BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
N° 14
IIIIIIIIH
I II II 111111111 ! 111111111111111 ! 1111
PUBLICATION BIMESTRIELLE
JUILLET-AOUT 1971
I I I I I I I I I I 1 I
III
zoologie
14
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75-Paris, 5 e
Directeur : P r M. Vaction.
Comité directeur : P rB Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : M me D. Grmek-Guinot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Ecologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75-Paris, 5 e (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75 Paris, 5 e (C.C.P., Paris 17591-12 —
Crédit Lyonnais, agence Y-425) ;
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 61, rue
de Buffon, 75-Paris 5 e .
En 1971, deux sections sont représentées :
Zoologie (prix de l’abonnement : France, 96 F ; Étranger, 110 F).
Sciences de la Terre (prix de l’abonnement : France, 24 F ; Étranger, 27 F).
En 1972, paraîtront également les sections suivantes : Botanique, Sciences
de l’Homme, Sciences physico-chimiques.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 14, juillet-août 1971, Zoologie 14
Étude critique des résultats des expéditions scientifiques
du « Travailleur » et du « Talisman ».
Nouvel examen des Macrouridae
(Téléostéens, Gadiformes)
par M.-L. Bauchot, T. Iwamoto, P. Geistdoerfer et M. Rannou *
Résumé. — Les auteurs font une analyse critique du travail de Vaillant (1888) sur les pois¬
sons récoltés au cours des campagnes scientifiques du « Travailleur » et du « Talisman » pendant
les années 1880-1883. Ce travail fut la source de nombreuses confusions par suite du délai de publi¬
cation, de sa présentation et des différentes listes de dragages publiées.
Les auteurs fournissent un tableau de correspondance entre les numéros de dragages des diffé¬
rentes listes utilisées, ainsi que les coordonnées exactes des stations.
Les Macrouridae décrits par Vaillant sont étudiés en détail. 102 spécimens appartenant à
19 espèces (9 holotypes, 39 paratypes) sont examinés et leur statut actuel est précisé.
Abstract. - — - The authors présent a critical analysis of Vaillant’s work (1888) on the fishes
collected during the scientific expéditions of the “ Talisman ” and the “ Travailleur ”, from 1880
to 1883. This work was the source of much confusion resulting from the delay of its publication,
from its format and from différences in published lists of station data. A table correlating station
numbers of different lists is given along with correct station coordinates.
The Macrourid fishes described by Vaillant are re-examined — 102 specimens, 19 species,
9 holotypes and 39 paratypes — and their current status specified.
Le travail que L. Vaillant publia en 1888 sur les poissons des grandes profondeurs,
capturés au cours des expéditions scientifiques du « Travailleur » et du « Talisman » pen¬
dant les années 1880 à 1883, fut la source de nombreuses confusions dans plusieurs publi¬
cations relatives à la faune ichtyologique profonde.
L’étude des poissons de la famille des Macrouridae provenant des Campagnes du
« Travailleur » et du « Talisman » nous a conduit à rechercher les causes de ces confusions.
L’exposé de quelques exemples typiques et l’explication que nous pouvons en four-
* M.-L. Bauchot, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) du Muséum national d’Histoire natu¬
relle , 25, rue Cuvier, Paris, 5 e .
T. Iwamoto, School of Marine and Atmospheric Sciences, University of Miami, Florida.
P. Geistdoerfer et M. Rannou, Laboratoire des Pêches Outre-Mer, Muséum national d’LIistoire natu¬
relle, 43, rue Cuvier, Paris, 5 e .
14, 1
654
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
nir après l’analyse critique de l’ouvrage de Vaillant sont donnés dans la première partie
de cette note bien qu’ils débordent largement le cas de la seule famille des Macrouridae.
I. Étude critique des résultats scientifiques
Le délai de publication de l’ouvrage est, sans aucun doute, une des premières causes
de confusion.
Au texte principal de 384 pages, accompagné de 28 planches, est adjoint un appen¬
dice (p. 385-388) dans lequel Vaillant change certains noms utilisés dans le texte princi¬
pal. Dans cet appendice, passé inaperçu de plusieurs auteurs, Vaillant lui-même donne
l’explication de ces changements : « Les planches qui accompagnent ce travail étaient déjà
terminées entièrement et l’impression déjà avancée, lorsqu’à paru le grand ouvrage de
M. Günther : Report on the Deep Sea Fishes collected by H.M.S. Challenger during the
years 1873-76, London, 1887. Comme il n’était plus possible d’introduire aucune modifi¬
cation sans détruire la concordance entre ces planches, les tableaux donnés dans les con¬
sidérations générales et le texte descriptif, j’ai dû conserver celui-ci dans son intégrité
première, me bornant à indiquer sous forme d’appendice les remarques principales que
suggère la lecture de cette œuvre importante en ce qui concerne la synonymie des espèces. »
Notons aussi que les noms donnés dans l’appendice figurent dans l’explication des
planches mais pas sur les planches elles-mêmes. Ainsi, pour les seuls Macrouridae, cinq cor¬
rectifs sont apportés dans l’appendice.
On pourrait penser que le manuscrit de Vaillant était achevé avant 1884 puisque
Filhol, au mois de février de cette même année (in : La Nature : 185) et en mars 1884
(in : Nature : 484) publiait l’illustration de l’espèce nouvelle Macrurus globiceps qu’il
attribuait à Vaillant, nom qui n’apparaît que dans l’appendice (p. 386) pour les exem¬
plaires que Vaillant désigne sous le nom de Macrurus crassiceps Günther dans le texte
principal.
En fait, le nom Macrurus globiceps est peut-être celui sous lequel Vaillant avait
désigné cette espèce sur son catalogue provisoire à bord du « Talisman ». A l’appui de cet
argument, notons que Vaillant écrit (p. 386), dans le correctif relatif à une autre espèce
de Macrouridae décrite (p. 225) sous le nom de Coryphaenoides aequalis Günther : « on pour¬
rait désigner ce poisson sous le nom de Coryphaenoides sublaevis n. sp. qu’il portait sur
notre catalogue provisoire à bord du « Talisman ». »
Quelle que soit la date à laquelle Vaillant termina le manuscrit de son travail prin¬
cipal — et ceci n’intervient pas dans la datation des espèces — nous voyons qu’entre 1884
et 1888 les mêmes exemplaires ont pu être décrits sous des noms différents.
La forme même du texte de Vaillant peut prêter à confusion en ce qui concerne la
description d’espèces nouvelles et le choix des exemplaires-types.
Les descriptions ont été faites d’après un individu choisi pour son meilleur état de
conservation, individu dont Vaillant indique les mensurations essentielles et le numéro
d’enregistrement dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle, Paris,
« TRAVAILLEUR » ET « TALISMAN ». NOUVEL EXAMEN DES MACROURIDAE 655
Vaillant mentionne ensuite l’origine (numéro de dragage, localité), la profondeur et le
nombre d’individus qu’il rapporte à cette même espèce.
En application des règles du Code international de Nomenclature zoologique
— articles 72-73 — l’exemplaire dont le numéro est indiqué doit être considéré comme
l’holotype de l’espèce.
Pour que l’article 72 fût appliqué en toute rigueur, il eut fallu que l’exemplaire décrit
fût le même que l’exemplaire représenté sur la planche, et qu’il n’y eût point d’erreur de
numérotation. Un seul exemple, brièvement résumé ici, nous montre que ce ne fut pas tou¬
jours le cas.
Bertin (1940 : 274) remarque que l’exemplaire d’une longueur de 225 mm, enregis¬
tré sous le numéro 85-167 (indiqué par Vaillant), ne correspond pas à la longueur 108 mm
du poisson décrit par Vaillant sous le nom de Bathytroctes melanocephalus (famille des
Alepocephalidae). Concluant que cet exemplaire ne peut être l’holotype de l’espèce, Ber¬
tin désigne les deux exemplaires 85-167 et 86-3 des collections du Muséum, enregistrés sous
ce nom, comme paratopotypes. (Ce dernier terme, qui doit s’appliquer à un paratype pro¬
venant de la même localité que l’holotype, est impropre car les quatre exemplaires men¬
tionnés par Vaillant proviennent de quatre dragages différents).
Bien plus, Parr (1960 : 65-67), dans son remarquable travail sur les Searsidae, démontre
que l’exemplaire 85-167 est le poisson représenté, planche XI, figure 3, sous le nom de
Bathytroctes melanocephalus, alors que l’exemplaire 86-3 a servi de modèle à la description.
Or ces deux poissons n’appartiennent pas à la même espèce. En vertu des règles du Code
international de Nomenclature, Parr considère l’exemplaire 85-167 comme holotype de
Bathytroctes melanocephalus ; il le désigne sous le nom de Holthyrnia melanocephala mela-
nocephala (Vaillant, 1888). L’exemplaire 86-3 est rapporté à l’espèce Bellocia vaillanti
(Parr, 1951), de la famille des Alepocephalidae.
Nous renvoyons au travail de Parr pour suivre dans le détail la « comedy of errors »
qu’une telle confusion a pu entraîner.
Une troisième source de confusion, et non la moindre, concerne la numérotation des
dragages de la campagne du « Talisman » en 1883.
Dans F « énumération statistique, par ordre de profondeur, des dragages dans lesquels
les poissons ont été pêchés » (p. 32-58), Vaillant indique les caractéristiques de chaque
dragage : profondeur, position géographique, température, nature du fond, type de chalut.
Une liste des dragages effectués par le « Talisman » en 1883 fut publiée par Smith
en 1889.
Tous les auteurs se sont reportés à cette liste et ont remarqué de nombreux désaccords
entre la liste de Vaillant et celle de Smith. Il y a 156 dragages « serial numbers » dans la
liste de Smith, et 140 selon Vaillant. Les dragages de même numéro n’ont pas les mêmes
caractéristiques. Ainsi, le dragage 106 in Vaillant a été effectué entre 75 et 30 m, dans
la rade de Porto Grande ; le dragage 106 in Smith a été effectué à 3 665 m entre les côtes
africaines et les îles du Cap Vert.
Ces contradictions sont si nombreuses que Grey (1956 : 110) écrit qu’il est impos¬
sible de donner des indications de profondeur et les localités exactes pour les exemplaires
décrits par Vaillant.
14 , 2
656
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
A la demande d’un collègue danois, l’un de nous a déjà cherché à résoudre cette énigme
(voir Nielsen, 1969 : 53). D’une part, il faut établir la correspondance entre les numéro¬
tations des dragages selon Vaillant et selon Smith. D’autre part, il faut vérifier que les
localités et profondeurs de capture indiquées pour les spécimens décrits par Vaillant
sont bien exactes.
La liste officielle des sondages et des dragages effectués par le « Travailleur » et le
« Talisman » a paru en 1883 dans un rapport du Commandant Parfait, publié dans les
Annales Hydrographiques. La liste publiée par Smith diffère de la liste officielle sur deux
points :
1. Suivant les pages, l’indication des profondeurs limites de chaque dragage est donnée dans
la liste officielle sous une forme typographique différente : tantôt par la mention « de x à y m »
ou « x à y m », tantôt par une accolade groupant les deux profondeurs x et y limites. Or, Smith
a considéré comme un seul dragage effectué entre les deux profondeurs, les dragages indiqués dans
la première forme typographique, et il a au contraire interprété la deuxième forme typographique
comme correspondant à deux dragages effectués à deux profondeurs distinctes et bien définies.
2. Le dragage 35 a été oublié dans la liste officielle.
La liste des dragages, publiée par Vaillant (p. 32-58) n’est pas conforme à la liste
officielle pour les raisons suivantes :
1. Comme il l’indique, page 29, Vaillant s’est référé à un tableau manuscrit établi par Milne-
Edwards. Or, des 164 dragages numérotés de 1 à 156 dans la liste officielle, Milne-Edwards
n’en retient que 147, numérotés de 1 à 141 ; en effet, certains dragages n’ont pas été comptés,
si bien qu’un décalage entre les deux systèmes de numérotation intervient à partir du numéro 26.
2. Les dragages 42 et 43 de la liste officielle correspondent au seul dragage 39 dans le tableau
de Milne-Edwards.
3. Vaillant respecte d’une façon générale les numéros du tableau de Milne-Edwards ;
cependant, il ne fait état que des dragages ayant rapporté des poissons : il retient 106 dragages
numérotés de 2 à 140.
4. Vaillant a tenu compte (sous le numéro 33 bis) du dragage 35 mentionné par Smith et
oublié tant dans la liste officielle que dans le tableau de Milne-Edwards.
On comprend aisément que les différents systèmes de numérotation aient donné lieu
à de multiples confusions et aient fait douter de l’exactitude des données de Vaillant.
Une autre différence doit encore être signalée entre la liste officielle et celle de Vail¬
lant. La liste officielle porte, en effet, les indications suivantes :
dragage 119 550-760 m
120 618 m
121 633-598 m
Ces indications correspondent dans le tableau de Milne-Edwards aux numéros 113,
113 A et 114. Ces données deviennent dans la liste de Vaillant :
dragage 113 A 760 à 618 m
114 633 à 598 m
Grâce aux indications de la nature du fond —- sable vasard dans les deux listes -—-
nous avons pu préciser que le dragage 113 A de Vaillant correspond au dragage 120 de
la liste officielle (mais avec une erreur sur la profondeur).
« TRAVAILLEUR » ET « TALISMAN ». NOUVEL EXAMEN DES MACROURIDAE 657
Ceci nous a été confirmé par la lecture du compte rendu détaillé de la campagne publié
en 1887 par le Marquis de Folin dans un ouvrage intitulé : Sous les mers. Campagnes
d’exploration du « Travailleur et du Talisman ». Cet ouvrage est en quelque sorte le car¬
net de bord de la campagne, relatant au jour le jour les opérations effectuées à bord et leur
résultat, en particulier le nom des animaux récoltés et la profondeur des dragages.
Ces renseignements très précieux sont également consignés dans le relevé manuscrit
des dragages, conservé au CERS de Biarritz. Ce document nous a permis de constater
que certaines divergences entre la liste de Vaillant et le récit de Folin étaient impu¬
tables à des erreurs de ce dernier auteur. Ainsi, pour les dragages 32 à 34, Folin n’a pas
correctement indiqué les profondeurs.
En utilisant conjointement les listes d’animaux de l’ouvrage de Folin et du relevé
manuscrit des dragages, nous avons pu vérifier que les localités et les profondeurs de cap¬
ture indiquées par Vaillant pour chaque récolte de poissons sont bien exactes.
Il convient de faire une dernière remarque au sujet de la position géographique des
différents dragages. La longitude indiquée dans les Annales Hydrographiques, calculée à
partir du méridien de Paris, doit être corrigée comme l’avait fait Smith en 1889, en se réfé¬
rant au méridien de Greenwich.
Nous donnons dans le tableau ci-après la correspondance entre les numéros des dragages
de la liste de Vaillant et ceux de la liste officielle, et nous indiquons pour chaque dra¬
gage les coordonnées exactes (Greenwich) qui sont plus précises que les indications de lieux
données par Vaillant.
Dragage
selon
Vaillant
Dragage selon les
Annales Hydrographiques
(= serial number selon Smith)
Coordonnées
géographiques
Profondeur
en mètres
Latitude
N.
Longitude
W.
2
2
36° 53 '
80 32'
99
3
3
36° 53 '
80 28'
106
4
4
36« 53 '
80 24'
118
5
5
36° 26'
6° 27'
60
6
6
36« 21'
6° 41'
126
8
8
35° 35'
60 40'
540
9
9
35o 31'
60 43'
622
10
10
35o 26'
60 49'
717
11
11
35o 21'
7° 05'
1084
13
13
35o 07'
7° 18'
1216
13 bis
13 bis
35o 07'
7° 18'
1216
14
14
34o 20'
80 08'
2516
16
16
34o 01'
80 32'
2190
17
17
33o 33'
80 59'
550
18
18
33o 33'
80 59'
550
19
19
33o 42'
9° 01'
920
20
20
33o 43'
9o 02'
1105
21
21
33o 46'
9° 02'
1319
658
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
Dragage
selon
Vaillant
Dragage selon les
Annales Hydrographiques
(= serial number selon Smith)
Coordonnées
géographiques
Profondeur
en mètres
Latitude
N.
Longitude
W.
22
22
33» 47'
9o 03'
1635
23
23
33° 16'
8« 53'
120
26
27
33° 10'
9o 29'
1400
28
29
32° 46'
9o 56'
2600
30
32
32o 38'
9o 49'
1435
31
32 bis
32° 37'
9o 47'
1103
32
33
32o 34'
9o 49'
1590
33
34
32o 31'
9o 48'
1350
33 bis
35 (oublié in Ann. Hydr.)
32° 29'
9o 47'
834
34
36
32° 27'
9o 55'
1123
36
37
31o 34'
lOo 21'
912
37
38
31o 31'
lOo 27'
1050
38
41
30o 09'
Ho 41'
2210
( 42
30o 08'
llo 42'
2200
oy
( 43
30o 08'
Ho 45'
—
40
44
30o 03'
llo 42'
2212
41
45
30° 01'
11° 46'
2115
42
46
29o 58'
11° 41'
2104
43
47
29o 52'
llo 44'
2075
44
48
29o 52'
llo 47'
2083
45
49
29o 08'
12o 26'
1235
46
50
29o 03'
12o 28'
1220
47
51
29° 02'
12o 29'
11 6 3
48
52
29o 01'
:L2o 31'
1180
49
53
28° 37'
13o 02'
865
50
54
28o 35'
13° 10'
975
51
55
28° 35'
13o 16'
1238
52
56
28° 33'
13° 19'
946
58
61
27o 35'
I40 15'
2015
59
62
27o 32'
14« 09'
2013
62
65
26° 20'
14o 53'
782
63
66
26o 18'
14o 52'
640
64
67
26« 17'
14o 51'
355
65
68
26° 16'
14« 51'
250
66
69
26o 13'
14» 50o
175
67
70
26° 07'
14o 48'
130
68
71
26« 04'
14o 45'
102
69
72
25° 41'
15» 56'
410
71
74
25° 39'
15» 58'
640
72
75
25° 39'
16o 02'
882
73
76
25o 39'
16» 06'
1435
78
81
23o 57'
17o 12'
1400 — 1435
79
82
23o 53'
I70 16'
1232
79 bis
83
23o 52'
I70 17'
1250
80 )
81 )
84
I
23o 50'
I70 17'
1139
« TRAVAILLEUR » ET « TALISMAN ». NOUVEL EXAMEN DES MACROURIDAE 659
Dragage
selon
Vaillant
Dragage selon les
Annales Hydrographiques
(= serial number selon Smith)
Coordonnées
géographiques
Profondeur
en mètres
Latitude
N.
Longitude
W.
82
85
23° 00'
17° 30'
932
83
86
22° 57'
17o 31'
930
84
87
22° 54'
17° 26'
860
85
88
22° 52'
17o 23'
830
86
89
22o 49'
17o 21'
800
87
90
22« 03'
17o 33'
1013 — 1113
88
91
2lo 58'
17o 32'
888
90
93
21o 5i'
17o 28'
175
91
94
2lo 5i'
17o 28'
235
92
95
21« 47'
17o 27'
140
93
96
20° 44'
18o 07'
1495 — 1283
94
97
20« 39'
18o 09'
1090
95
98
20« 38'
18o 19'
1230 — 1160
96
99
19° 19'
18° 02'
2333 — 2320
97
100
19o 12'
17o 57'
2324
98
101
19o 12'
17o 57'
2324
99
103
17o 12'
17o 07'
1617
100
104
17o 16'
16o 59'
1550
101
105
16“ 38'
18° 24'
3200
102
106
15o 48'
20° 23'
3655
106
114
rade de Porte Grande
75 — 30
107
115
)>
))
90 — 75
110
116
16“ 53'
25o 10'
410 — 460
111
117
16o 52'
25o 10'
400 — 580
112
118
16° 55'
25o 07'
347 — 405
113A
120
16« 53'
25o 12'
618
114
121
16« si'
25o 10'
633 — 598
119
127
36o il'
32o oi'
2195 — 2792
120
128
36° 12'
3lo 54'
2792 — 2921
121
130
37o 35'
29o 26'
1442
122
131
37o 35'
29° 26'
1440
123
132
38° 23'
28° 50'
560
127
139
38° 38'
28° 21'
1257
129
142
38o 00'
27° 13'
2220 — 2155
130
143
37° 55'
27o 02'
2235
131
144
38o 38'
25° 06'
2995
132
145
40° 35'
23o 34'
4415
133
146
42o 15'
21° 17'
3975
134
147
42° 19'
21° 16'
4060
135
149
43° 15'
19° 20'
4165
136
150
44o 20'
17° 11'
4255
137
152
44o 29'
13o 32'
4975 — 5005
139
154
46o 06'
60 50'
4789
140
155
46° 04'
40 26'
2285
660
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
II. Nouvel examen des macrouridae
Les résultats scientifiques font état de 2051 Macrouridae récoltés. Beaucoup ont
été donnés à des musées étrangers. Certains ont pu être détruits. Il en subsiste actuellement
102 dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. Nous avons exa¬
miné chacun de ces spécimens et précisé son statut à la lumière de travaux plus récents. Dans
l’exposé qui suit, nous avons respecté l’ordre des groupes spécifiques établis par Vaillant.
Une lecture attentive de l’ouvrage de Vaillant montre que la description de chaque
espèce est faite d’après un individu unique choisi dans le lot récolté. En effet, on lit,
page 227 : « La vessie natatoire, éclatée chez l’individu étudié... », et page 231 : « Sauf l’in-
dividu-type ici étudié... » Le tableau de mesures qui suit la description se rapporte égale¬
ment à cet individu, comme il est logique de le penser et comme Vaillant le précise
page 208 : « Cristallin volumineux 11 mm de diamètre sur l’individu-type dont les dimen¬
sions seront données plus loin. » On peut donc appeler holotypes les « individus types » des
espèces nouvelles de Vaillant et paratypes les autres spécimens de la série type, bien qu’il
s’agisse d’holotypes et de paratypes de fait, et non de droit au sens moderne des règles.
Faisant suite, dans l’ouvrage de Vaillant, au tableau de mesures, une liste indique
les dragages au cours desquels l’espèce a été récoltée, sans indiquer de quels individus il
s’agit. Sur le registre d’entrée en collection, ces mêmes indications sont portées en regard du
numéro des poissons. Nous avons pu ainsi préciser l’origine de chaque spécimen de la collection.
Nous utilisons les abréviations suivantes :
LT : Longueur totale en mm (lorsque la longueur indiquée par Vaillant n’est pas la même,
nous la reproduisons entre parenthèses)
Lt : Longueur de la tête en mm
BMNH : British Muséum (Natural History), Londres
MNHN : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
USMN : United States National Muséum of Natural History, Washington, DC
St : n° de dragage selon Vaillant
AH : n° de dragage selon les Annales Hydrographiques (= serial numbers de Smith, 1889)
Famille Macrouridae
Genre Bathygadus Günther
Bathygadus melanobranchus Vaillant, 1888
(p. 206)
L’examen des dix exemplaires des collections a permis de les rapporter à deux espèces
différentes.
— Bathygadus melanobranchus Vaillant, 1888
Holotype
86-112
St XXXIII
1 350 m
(AH 34)
LT 440
Lt 84
« TRAVAILLEUR » ET « TALISMAN ». NOUVEL EXAMEN DES MACROURIDAE 661
Para types
86-96
St XLIX
865 m
(AH 53)
LT 340
Lt 63
86-97
St XLIX
865 m
(AH 53)
LT 200 env.
mauvais état
86-102
St LXXX
1 139 m
(AH 84)
LT 322
Lt 64
86-103
St XLVII
1 163 m
(AH 51)
LT 325
Lt 72
86-104
St XLVII
1 163 m
(AH 51)
LT 221
Lt 48,5
86-105
St XLVII
1 163 m
(AH 51)
LT 168
Lt 35
86-111
St XXXIII
1 350 m
(AH 34)
LT 316
Lt 66
Bathygadus
favosus Goode
et Bean, 1886
Paratypes
de B. melanobranchus Vaillant,
1888
86-114
St XXX
1 435 m
(AH 32)
tronqué
Lt 77
86-115
St XXXII
1 590 m
(AH 33)
LT 425 (422) Lt 75
Deux spécimens sont déposés au USNM : USNM 42083 et 42211 (MNHN 86-110 et
86-113), St XXI (AH 21) ; deux autres ont été examinés par l’un d’entre nous au BMNH
(Cat. n° 1890-6-16, 35-6, 1 235 m, St XLY, AH 49).
Roule et Angel (1933) ont appelé cette espèce B. vaillanti, synonyme récent de
B. melanobranchus.
Genre Hymenocephalus Giglioli
Hymenocephalus italicus Giglioli, 1882
(p. 211)
86-42, 43
St LXIX
410 m
(AH 72)
2 spécimens
86-56
St CXXIII
560 m
(AH 132)
86 -66, 67
St IX
622 m
(AH 9)
2 spécimens
86-69, 70
St CXIII
618 m
(AH 120)
2 spécimens
83-117
St XXXVIII
636 m
« Travailleur »
83-120
St XXXIX
530 m
« Travailleur »
Nous rapportons également à cette espèce un exemplaire que Vaillant a désigné
sous le nom de Coryphaenoides aequalis.
H. cavernosus Goode et Bean, 1885, est probablement un synonyme récent de H. ita¬
licus.
Hymenocephalus crassiceps (Günther, 1878)
(p. 214)
Nommé H. globiceps dans l’appendice
(p. 386)
Ce dernier nom fut mentionné pour la première fois par Filhol (1884) qui l’attribue
à Vaillant dans le texte et dans la légende de l’illustration.
Il s’agit donc d’un nom spécifique emprunté à une source manuscrite. Nous nous con-
662
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
formerons aux recommandations de Bauchot et al. (1970 : 303) pour l’indication de nom
de l’auteur secondaire.
— Cetonorus globieeps ([Vaillant MS] Filhol, 1884)
Holotype
86-92 St LXXVIII 1 400 à 1 435 m (AH 81) LT 340 (350)
Lt 67,5 (69)
Paratypes
83-83 et 84 St LXXIX 1 232 m ou LXXIX bis, 1 250 m (AH 82 ou 83)
2 spécimens LT 338 et 335 Lt 70 et 70
86-85 St LXXX 1 139 m (AH 84) tronqué Lt 19
86-86 St LXXIX 1 232 m (AH 82) LT 95 Lt 15
86-90 St LXXIII 1 435 m (AH 76) LT 221 Lt 50
86-91 St CXXXI 2 995 m (AH 144) LT env. 223 mauvais état
86-93 St LXXIX 1232 m (AH 82) mauvais état
83-109 St VII 1 600 m « Travailleur » LT 170 mauvais état
Hymenocephalus longifilis (Goode et Bean, 1885)
(P- 218)
-— Gadomus longifilis (Goode et Bean, 1885)
86-491 à 493
St XXXI
1 103 m
(AH 32 bis)
3 spécimens
86-498
St LXXX
1 139 m
(AH 84)
86-501
St XXX
1435 m
(AH 32)
86-502
St XXII
1 635 m
(AH 22)
2 spécimens
86-542
St XI
1084 m
(AH 11)
86-545 et 546
St XIII bis
1216 m
(AH 13 bis)
2 spécimens
3 spécimens
86-547 à 549
St XXI
1319 m
(AH 21)
86-550
St XXII
1 635 m
(AH 22)
Hymenocephalus dispar Vaillant, 1888
(P- 221)
— Gadomus dispar (Vaillant, 1888)
Holotype
86-551 St XX 1105 m (AH 20) LT 195 Lt 30
Aucune autre capture ne semble être mentionnée dans la littérature, mais le
D r N. B. Marshall atteste la validité de l’espèce (communication personnelle) et signale
qu’il a trouvé d’autres exemplaires dans des collections.
« TRAVAILLEUR » ET « TALISMAN ». NOUVEL EXAMEN DES MACROURIDAE 663
Genre Coryphaenoides Gunner
Coryphaenoides aequalis Günther, 1878
(p. 225)
nommé C. ( Malacocephalus) Iaevis (Lowe, 1843) et C. sublaevis n. sp. dans l’appendice
(p. 386)
L’examen des huit spécimens de la collection a permis de les rapporter à trois espèces
différentes. Vaillant lui-même en avait distingué deux dans l’appendice de son ouvrage :
C. ( Malacocephalus ) Iaevis (Lowe, 1843) et C. sublaevis n. sp.
C. sublaevis a posé bien des problèmes aux ichtyologistes. Goode et Bean (1896 : 535)
furent les premiers à placer l’espèce dans le genre Malacocephalus, bien que Vaillant ait
écrit (p. 386) que ce poisson devait être rapproché des Malacocephalus. Gilbert et Hubbs
(1916 : 144), Grey (1956 : 179) et Iwamoto (1970 : 399) rapprochent C. sublaevis des Macrou-
ridae à six rayons branchiostèges en raison de la position supposée de l’anus qui, d’après
les dessins de Vaillant (pl. XIX, fig. 2) est situé immédiatement en avant de l’anale.
L’examen des spécimens a montré que le dessin est inexact : l’anus est situé entre l’anale
et les pelviennes, généralement plus près de ces dernières. L’erreur dans l’illustration est
peut-être due au mauvais état des poissons puisque Vaillant écrit (p. 225) : « Aucun
individu n’a d’ailleurs la paroi abdominale intacte, chez tous elle est en partie ou en tota¬
lité enlevée. » Le dessin, relativement exact dans la plupart des détails, a été fait d’après
un spécimen en mauvais état et desséché. Il s’agit cependant sans aucun doute d’un Mala¬
cocephalus occidentalis dans la synonymie duquel on doit ranger C. sublaevis.
— Malacocephalus occidentalis Goode et Bean, 1886
Holotype
de C. sublaevis
Vaillant, 1888
86-81
St CXI
400-580 m
(AH 117)
LT 413 (430)
Lt 76
Paratypes
de C. sublaevis Vaillant, 1888
86-72
St XCII
140 m
(AH 95)
LT 195
Lt 30
86-73
St XCII
140 m
(AH 95)
LT 225
Lt 37
86-74
St XCII
140 m
(AH 95)
LT 255
Lt 40
86-78
St XCI
235 m
(AH 94)
LT 235
Lt 39,5
86-79
St XCI
235 m
(AH 94)
LT 325
Lt 52
-— Hymenocephalus italicus Giglioli, 1882
Paratype de C. sublaevis Vaillant, 1888
86-80 St LXIX 410 m (AH 72) LT 65 Lt 11,5
— Malacocephalus Iaevis Lowe, 1843
86-82 St LXII 782 m (AH 65)
Vaillant note (p. 386) que des exemplaires à dentition particulière devaient être
rapportés à C. Iaevis Lowe. Le n° 86-82 est sans aucun doute un de ceux-là.
664
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
Les spécimens des stations XLI et XLII (au large du Maroc, 2 104 et 2 200 m) n’ont
pas été retrouvés, mais ce ne sont probablement pas des Malacocephalus, car les poissons
appartenant à ce genre vivent généralement dans la zone supérieure du talus continental
et ne semblent pas descendre au-dessous de 1 000 m.
Notons enfin que la figure 225 de l’ouvrage de Fowler (1936) a été faite d’après le
dessin de Vaillant représentant C. aequalis et porte la légende Macruroplus serratus
puisque, pour cet auteur, les deux espèces étaient synonymes. Cependant, la description
qui suit se rapporte à Nezumia aequalis.
Coryphaenoides asperrimus
(p. 229)
Vaillant, 1888
Nous adoptons la synonymie de Parr (1946 : 79) bien que nous n’ayons pas com¬
paré nous-même les spécimens des deux espèces.
—- Trachonurus sulcatus Goode et Bean, 1885
Holotype de C. asperrimus Vaillant, 1888
86-118 St CXXI 1442 m (AH 130) LT 301 Lt 52
Paratype de C. asperrimus Vaillant, 1888
86-187
86-188
86-189
St CXXVII
St CXXI
St CXXI
1 257 m
1442 m
1 442 m
(AH 139)
(AH 130)
(AH 130)
mauvais état
LT env. 95 mauvais état
LT 160 Lt 25
Coryphaenoides gigas Vaillant, 1888
(p. 232)
Parr (1946 : 54) groupe cette espèce et nombre d’autres avec Nematonurus armatus
(Hector, 1875). Si ces synonymies sont exactes, ce serait le Macrouridae dont l’aire de
répartition serait la plus vaste (voir Nybelin, 1957, fîg. 4). Une étude complémentaire
portant sur des spécimens provenant de toute Taire de répartition devra être faite avant
qu’une conclusion définitive soit adoptée.
— Nematonurus armatus (Hector, 1875)
Holotype de C. gigas Vaillant, 1888
86-117 St CXXXVI 4 255 m (AH 150) LT 730 Lt 116
Paratype de C. gigas Vaillant, 1888
86-116 St CXXXV 4165 m (AH 149) LT 692 Lt 122
« TRAVAILLEUR » ET « TALISMAN ». NOUVEL EXAMEN DES MACROURIDAE 665
Genre Macrurus
Macrurus sclerorhynchus Valenciennes, 1838
(P- 237)
Les treize spécimens répertoriés sous ce nom se répartissent en trois espèces.
Sphagemacrurus hirundo eut constitué une espèce nouvelle si Vaillant l’avait dis¬
tinguée dans sa publication ; elle sera décrite huit ans plus tard par Collett.
Nezumia sclerorhynchus et N. longeharbatus (Roule et Angel, 1933) se distinguent des
autres Nezumia de l’Atlantique par les spinules des écailles qui sont très grêles, coniques,
rangées en séries longitudinales plus ou moins parallèles avec une série médiane légère¬
ment plus grande sur les écailles de la nuque et en arrière de la première dorsale. Ces deux
espèces ont également la partie inférieure du museau dépourvue d’écailles jusqu’à la région
suborbitale. N. sclerorhynchus a neuf rayons (rarement huit ou dix) à chaque nageoire pel¬
vienne, tandis que N. longeharbatus en a treize.
N. aequalis (Günther, 1878), qui dans certaines collections a été confondu avec N. scle¬
rorhynchus, a huit rayons aux pelviennes. Macrurus violaceus (Zugmayer, 1911) est un
synonyme de cette espèce.
—- Nezumia sclerorhynchus (Valenciennes, 1838)
86-108
St XXXVIII
636 m
« Travailleur»
86-153 et 154
St XVII
550 m
(AH
17)
2
spécimens
86-155
St XVIII
550 m
(AH
18)
86-162 et 163
St LXII
782 m
(AH
65)
2
spécimens
86-165
St IX
622 m
(AI1
9)
Sphagemacrurus
hirundo (Collett, 1896)
86-171
St LI
1 238 m
(AH
55)
86-172 à 174
St CXXVII
1 257 m
(AH
139)
3
spécimens
Coryphaenoides guentheri (Vaillant, 1888)
86-178
St XXXVIII
2 210 m
(AH
41)
Deux spécimens de M. sclerorhynchus sont déposés au USNM : n° 42092 (MNHN SO¬
IS?), St XX et n° 42104 (MNHN 86-164), St XIX.
Macrurus holotrachys Günther, 1878
( P . 241)
nommé Macrurus guentheri n. sp. dans l’appendice
( P . 386)
Cette espèce, actuellement rapportée au genre Coryphaenoides , se distingue des autres
espèces atlantiques de ce genre par la vaste zone dépourvue d’écailles qui s’étend sur et
sous le museau, et par le nombre de rayons des pelviennes : sept, rarement huit.
666
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
— Coryphaenoides guentheri (Vaillant, 1888)
Holotype
86-179
St XLI
2 115 m
(AH 45) LT 360
Lt 64
Paratype
86-180
St XXXIX
2 200 m
(AH 42 et 43) LT 304
Lt 61
Nous avons rapporté à cette espèce un spécimen nommé par Vaillant, M. sclerorhyn-
chus.
Macrurus smiliophorus Vaillant, 1888
(P- 242)
nommé Macrurus aequalis Günther, 1878, dans l’appendice
(p. 386)
— Nezumia aequalis (Günther, 1878)
Holotype de M. smiliophorus Vaillant, 1888
A-2510
St XVI
1 160 m
« Travailleur »
LT 250
Lt 37
Paratypes
de M. smiliophorus
Vaillant,
1888
86-140
St CX 410
à 460 m
(AH 116)
LT env. 211
Lt env. 36
mauvais
état
86-143
St LXXXV
830 m
(AH 88)
LT 224
Lt 43
86-146
St XI
1 084 m
(AH 11)
LT 217
Lt 39
86-147
St XI
1084 m
(AH 11)
LT 165
Lt 27
86-148
St XI
1 084 m
(AH 11)
LT 225
Lt 40
86-152
St XXI
1 319 m
(AH 21)
LT 226
Lt 38,5
— Nezumia sp.
Paratypes de M. smiliophorus Vaillant, 1888
A-4818 St XXX 1 205 m « Travailleur » mauvais état
(= N. sclerorhynchus ou longebarbatus )
86-141 et 142 St LXXXV 830 m (AH 88) mauvais état, 2 spécimens
(= N. sclerorhynchus ou aequalis)
Un autre Nezumia. sp. a été nommé Macrurus zaniophorus par Vaillant
Un paratype de M. smiliophorus est déposé au USNM : n° 42098 (MNHN 86-149), St XI.
Macrurus zaniophorus Vaillant, 1888
(p. 245)
— Coryphaenoides zaniophorus (Vaillant, 1888)
Holotype
86-182 St LXXXII
932 m
(AH 85) LT 380 Lt 70
« TRAVAILLEUR » ET « TALISMAN ». NOUVEL EXAMEN DES MACROURIDAE 667
Paratypes
86-181 St LXXXV
830 m
(AH 88)
LT 413
Lt
86-185 St LXXXVII
1 013 m à 1 113 m
(AH 90)
LT 280
Lt
86-186 St XXXIII
1 350 m
(AH 34)
LT 362
Lt
— Nezumia sp. (? aequalis )
86-184 St LXXXVII
1 013 m à 1 113 m
(AH 90)
LT 170
Lt
Macrurus coelorhynchus Risso, 1810
( P . 247)
Coelorhynchus coelorhynchus (Risso,
1810)
86-107
St VIII
411 m
« Travailleur »
86-128
St XCII
140 m
(AH 95)
86-133
St XCI
235 m
(AH 94)
86-136 et 137
St CXXIII
560 m
(AH 132) 2 spécimens
86-138 et 139
St CXI
400 à 580 m
(AH 117) 2 spécimens
Macrurus trachyrhynchus Risso,
1810
(p. 250)
Trachyrhynchus trachyrhynchus (Risso, 1810)
86-119
St LXXXVI
800 m
(AH 89)
86-121 et 122
St LXXX
1 139 m
(AH 84) 2 spécimens
Macrurus japonicus Temminck
(p. 254)
et Schlegel, 1846
— Coelorhynchus (Oxygadus) labiatus (Koehler, 1896)
86-123
St CXI
400 à 580 m
(AH 117)
86-124 et 125
St LXXIX
1 232 m
(AH 82) 2
86-126
St CXXI
1 422 m
(AH 130)
86-127
St XCIII
1 495 à 1 283 m
(AH 96)
spécimens
Remerciements
Nous remercions le P r Th. Monod (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris) et le D r
D. Cohen (U.S. National Muséum, Washington) pour les suggestions qu’ils nous ont faites à la
lecture du manuscrit.
Pour l’aide qu’ils nous ont apportée en nous confiant des documents originaux, nous remer¬
cions MM. J. Forest (Laboratoire des Arthropodes) et Vibert (CERS de Biarritz).
M. Iwamoto a pu participer à ce travail à l’occasion de visites dans différents laboratoires
en 1970 ; il remercie de leur assistance le D r N. B. Marshall (British Muséum, Natural History)
668
M.-L. BAUCHOT, T. IWAMOTO, P. GEISTDOERFER ET M. RANNOU
et le P r Vaissière (Institut océanographique de Monaco). Ces voyages ont pu être faits grâce à une
subvention accordée par le Smithsonian Institution Foreign Currency Program (Projet 3818, respon¬
sable : D r C. Richard Robins) à l’Université de Miami. M. Iwamoto remercie le D r Robins de lui
avoir permis de bénéficier de cette subvention et pour son aide en de nombreuses autres occasions.
Les recherches de M. Iwamoto ont été financées par les programmes de recherche ichtyologique
de l’Université de Miami grâce à une subvention de la National Science Fondation (N.S.F. GB 7015,
responsable : M. C. Richard Robins).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Manuscrit déposé le 1 er avril 1971.
Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 14, juillet-août 1971,
Zoologie 14 : 653-669.
Achevé d’imprimer le 30 juin 1972.
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Baucijot, M.-L., J. Daget, J.-C. IIureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Ilist. nul., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
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