BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
N° 289
MARS-AVRIL 1975
zoologie
199
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vaciion.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His-
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geofïroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
Crédit Lyonnais, agence Y-425) ;
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
Abonnements pour l’année 1975
Abonnement général : France, 440 F ; Étranger, 484 F.
Zoologie : France, 340 F ; Étranger, 374 F.
Sciences de la Terre : France, 90 F ; Ltranger, 99 F.
Botanique : France, 70 F ; Étranger, 77 F.
Écologie générale : France, 60 F ; Étranger, 66 F.
Sciences physico-chimiques : France, 20 F ; Étranger, 22 F.
International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 289, mars-avril 1975, Zoologie 199
Astérides abyssales de l’Atlantique sud.
(Résultats de la campagne Walda, juin-juillet-août 1971) 1
par Myriam Sibuet *
Résumé. — L’étude de 21 espèces d’Astérides récoltées dans la plaine abyssale de l’Atlantique
Sud au cours de la campagne Walda du N.-O. « Jean Charcot » a conduit à la description de deux
espèces nouvelles pour la Science : Dytaster cherbonnieri et Benthopecten chardyi, et à l’analyse
des variations intraspécifiques chez Freyella spinosa, ce qui remet en cause la validité spécifique
ou subspécifique de F. spinosa abyssicola. Presque toutes les espèces présentent une vaste réparti¬
tion dans tout l’océan Atlantique, mais la plupart n’étaient connues jusqu’ici que de l’Atlantique
Nord. La dorsale de Walvis ne semble pas constituer un obstacle à l’extension des Astérides.
Abstract. — During Walda cruise of the « Jean Charcot », 21 Asterids species were colleeted
in the abyssal plain of South East Atlantic. Two new species are described : Dytaster cherbon¬
nieri and Benthopecten chardyi. The analysis of infraspecilîc variations of Freyella spinosa makes
doubtfull the validity of F. spinosa ,var. abyssicola. Most species are widely distributed in the
whole Atlantic Océan ; they were previously known merely from the Northern Atlantic. The
Walvis ridge does not appear as a boundary for the dispersion of the Asterids.
Lors de la campagne Walda du N.-O. « Jean Charcot » dans l’Atlantique Sud, 21 espèces
d’Astérides ont été récoltées parmi 25 prélèvements effectués essentiellement au chalut
double perche Blake ou au chalut Marinovich (fig. 1). Les zones hathyale et abyssale ont
été prospectées, suivant des radiales à des profondeurs croissantes, dans le golfe de Guinée,
les bassins de l’Angola et du Cap. La faune abyssale de cette région est fort peu connue ;
seuls, les résultats des expéditions du « Challenger » et de la « Galathea » ont permis jusqu’ici
de connaître la faune échinodermique profonde de l’Atlantique Sud.
Les espèces récoltées par grande profondeur pendant cette campagne sont pour la
plupart connues de l’Atlantique Nord et ont fait l’objet d’une étude biogéographique à partir
des résultats de la campagne Noratlante (Cherbonnier et Sibuet, 1973). Dans le texte,
nous nous référerons souvent à ce travail qui fait le point sur l’état actuel des connaissances.
Cette étude apporte des compléments d’informations tant sur la répartition d’un grand
nombre d’espèces abyssales encore peu connues, que sur le plan systématique (description
de deux espèces nouvelles : Dytaster cherbonnieri, Benthopecten chardyi, variations intraspé-
cifiques chez Freyella spinosa).
Le tableau I indique, pour chaque espèce rencontrée, le nombre d’individus récoltés
à chaque prélèvement, les coordonnées géographiques et la profondeur de la station.
1. Contribution n° 203 du Département scientifique du Centre Océanologique de Bretagne.
* Centre Océanologique de Bretagne, B.P. 337, 29273 Brest (France).
289, 1
ASTERIDES ABYSSALES DE L ATLANTIQUE SUD
283
Tableau I
Station
Engin
CODÉ
Coordonnées
GÉOGRAPHIQUES
Profondeui
EN MÈTRES
Espèces récoltées
Nombre
individus
i
CY 1
0°23,2'N
5121
H y pliai aster inermis Sladen
5
3°42,4'W
3
CY 2
18°52,1'S
5124
Styracaster horridus Sladen
29
7<>23,l'E
Dytaster agassizi Perrier
3
4
CY 3
20°02, S
4 820
Styracaster horridus Sladen
3
8°00,5'E
Dytaster agassizi Perrier
2
5
CY 4
2L°58,8'S
4163
Freyella benthophila Sladen
29
9°19,7'E
Dytaster agassizi Perrier
2
8
CY 7
22°53,3'S
2 840
Porcellanaster coeruleus W. Thomson
1
U<>56,2'E
Dytaster grandis Verrill
14
Freyella spinosa Perrier
52
il
CY 8
22°05,7'S
3 806
Dytaster agassizi Perrier
4
10°19,8'E
Freyella spinosa Perrier
5
15
CY 10
18°28,5'S
3 530
Freyella spinosa Perrier
22
10» 3,5'E
Porcellanaster coeruleus W. Thomson
7
16
CY 11
17°30, S
4 335
Porcellanaster coeruleus W. Thomson
80
9°27,5'E
Freyella spinosa Perrier
1
17
CY 12
14031,8'S
3 975
Freyella spinosa Perrier
3
9°46, E
llyphalaster inermis Sladen
5
18
CM 4
12004,5'S
1444
Zoroaster fulgens W. Thomson
1
12»53,5'E
Plutonaster hifrons W. Thomson
1
llyphalaster inermis Sladen
1
19
CY 13
12«03,7'S
2 044
Plutonaster bifrons W. Thomson
4
12022,3'E
Pectinaster filholi Perrier
6
21
CY 14
12°21,4'S
3 431
Dytaster cherbonnieri n. sp.
1
11°02,7'E
Styracaster elongatus Koehler
1
Pectinaster filholi Perrier
1
23
CY 15
10°30,3'S
1 756
Plutonaster bifrons W. Thomson
1
U°55, E
Hyphalaster inermis Sladen
2
26
CY 17
6°32,6'S
4 007
Hyphalaster inermis Sladen
7
8°19,5'E
27
CY 18
3°51,2'S
2 475
Pectinaster filholi Perrier
3
9«19,6'E
Plutonaster bifrons W. Thomson
1
28
DS 20
2°32, S
2 514
Freyella spinosa Perrier
1
8°18,1'E
28
CY 19
2«27,8'S
2 584
Freyella spinosa Perrier
2
8°17,1'E
Pectinaster filholi Perrier
1
llyphalaster inermis Sladen 3
Benlhopecten chardyi n. sp. 1
289, 2
284
MYRIAM SIBUET
Station
Engin
codé
Coordonnées
GÉOGRAPHIQUES
Profondeur
EN MÈTRES
Espèces récoltées
Nombre
individus
29
CY 20
2°39,5'S
4 088
Dytaster exilis Sladen
2
5°43,2'E
Hyphalaster inermis Sladen
3
Styracaster elongatus Koehler
2
30
CY 21
0°40,1'S
3 034
Dytaster agassizi Perrier
2
6°48,8'E
Paragonaster subtilis Perrier
1
Calyptraster personatus Perrier
1
31
CY 22
0°20,7'S
3 244
Freyella spinosa Perrier
10
5°48,4'E
Hyphalaster inermis Sladen
2
33
CY 24
2°20,7'N
2 509
Hyphalaster inermis Sladen
5
7°47,5'E
Styracaster chuni Ludwig
3
37
CW 2
2°49,1'N
3 694
Dytaster exilis Sladen
4
4°24,9'E
38
CW 3
3°59, N
3 225
Dytaster exilis Sladen
9
3°42,9'E
Hyphalaster inermis Sladen
4
Styrocaster chuni Ludwig
1
40
CW 5
3°57,4'N
5 366
Hyphalaster inermis Sladen
2
1°28,9'W
40
CW 6
4°07,3'N
975
Tethyaster submermis Philippi
1
1°35,1'W
Astropecten irregularis
var. pentcicanthus Delle Chiaje 3
Luidia aciculata Mortensen 1
Luidia heterozona Fischer 2
Famille des Pohcei.lanasteridae
Cinq espèces de cette famille abyssale ont été récoltées en grand nombre dans 16 pré¬
lèvements au cours de la campagne Walda. Elles sont connues de l’Atlantique Nord (Cher-
bonnier et Sibuet, 1973) mais leur répartition dans le Sud est nouvelle pour certaines.
Porcellanaster coeruleus W. Thomson a été récolté de part et d’autre de la dorsale de
Walvis (CY 7, CY 10). Ces localisations complètent les informations concernant la réparti¬
tion de cette espèce au large de la côte africaine où elle n’était pas signalée entre le golfe
de Guinée et le cap de Bonne-Espérance (voir carte de répartition mondiale, Madsen,
1961).
Les individus récoltés dans le prélèvement CY 10 sont remarquables par leur grande
taille puisque le plus grand mesure R/r : 35/14 mm, le plus petit 25/8 mm, ce qui n’avait
encore jamais été signalé. Un des individus (R/r : 32/13) possède un bras dédoublé à partir
du milieu de sa longueur.
Styracaster chuni Ludwig, a été récolté (prélèvements CY 24, CW 3) dans le golfe de
Guinée, non loin de la localité d’origine du type.
L’existence de Styracaster horridus Sladen de part et d’autre de la dorsale de Walvis
ASTÉRIDES ABYSSALES DE L’ATLANTIQUE SUD
285
(CY 2, CY 3) est nouvelle ; cette espèce, récoltée dans plusieurs océans, n’était pas signalée
au sud de l’équateur dans l’Ouest Atlantique.
Connu dans l’océan Atlantique Nord au niveau des Açores et dans le golfe de Gas¬
cogne, Styrcicaster elongatus Koehler est pour la première fois recueilli dans l’Atlantique
Sud (CY 14, CY 20).
Hyphalaster inermis Sladen est l’espèce rencontrée le plus fréquemment au cours de
la campagne Walda, dans des endroits très proches ou légèrement plus au sud des localisa¬
tions déjà connues (CY 1, CY 12, CM 4, CY 15, CY 17, CY 19, CY 20, CY 22, CY 24, CW 3,
CW 5).
Famille des Astropectinidae
Sept espèces, dont l’une nouvelle pour la Science, réparties en quatre genres, ont été
prélevées au cours de cette campagne.
Les deux espèces Astropecten irregularis f. pentacanthus Delle Chiaje et T elhyaster
subinermis Philippi, capturées par 975 m de profondeur (CW 6) vivent en milieu bathyal
au large des côtes méditerranéennes et de l’Atlantique Nord. Les résultats de l’expédition
de « l’Atlantide » donnés par Madsen (1950) ont déjà indiqué leur présence au niveau de
l’équateur, au large de la côte africaine.
Deux genres, Plutonaster et Dytaster, sont très bien représentés dans les prélèvements
abyssaux. Ceci étend à l’Atlantique Sud la répartition d’espèces pour la plupart limitées
à l’Atlantique Nord.
Plutonaster bifrons W. Thomson, n’a jamais été récolté au sud de 19°12'N (voir carte
de répartition, Chebbonnier et Sibuet, 1973) et semblait limité à la côte est de l’océan
Atlantique et à la Méditerranée. L’identification de cette espèce dans les prélèvements de
Walda (CM 4, CY 13, CY 15, CY 18) apporte des éléments nouveaux en ce qui concerne
sa distribution. Sur tous les exemplaires, nous observons l’absence de piquants proémi¬
nents sur les plaques actinales et surtout la présence de petits pédicellaires valvulaires à la
fois sur la surface des plaques actinales et des plaques marginales ventrales près du piquant
proéminent. Ces caractères, déjà remarqués sur des exemplaires de l’Atlantique Nord
(Cherbonnier et Sibuet, 1973), peuvent être considérés comme variables au sein de l’espèce,
et ne justifient pas une séparation spécifique. La similitude de nos exemplaires avec la
description de Plutonaster proteus (H. L. Clark), prélevé près du Cap, est pourtant à signa¬
ler, et pourrait conduire à considérer ces deux espèces comme synonymes. En effet, la com¬
paraison des exemplaires de la campagne Walda avec ceux provenant du golfe de Gascogne
(animaux en tous points semblables) est un élément qui justifie l’identification des spéci¬
mens de l’Atlantique Sud à P. bifrons plutôt qu’à une autre espèce.
La récolte de Dytaster grandis Yerrill (Syn : D. madreporifer Sladen) (CY 7) est intéres¬
sante : prélevée dans le nord-ouest de l’Atlantique par 39°26'12"N-70°02'37"N, 1 362 br
(« Albatross ») et 37°25'N-71°40'W, 1 200 br (« Challenger »), cette espèce n’avait jamais
été récoltée depuis. Les exemplaires de Walda correspondent bien à la description de Sla¬
den pour D. madreporifer, si l’on admet la synonymie établie par Verrill (1895).
Dytaster agassizi Perrier était localisé jusqu’ici dans le golfe de Gascogne et au niveau
des Açores. Sa présence dans des prélèvements situés de part et d’autre de la dorsale de
286
MYRIAM SIBUET
Walvis (CY 2, CY 3, CY 4, CY 8) et au niveau de l’équateur (CY 21) indique sa large répar¬
tition dans l’océan Atlantique.
Plusieurs exemplaires de taille moyenne provenant des prélèvements CW 2, CW 3,
CY 20 (2,5 cm < R < 5 cm) appartiennent à l’espèce Dytaster exilis Sladen. Malgré la
présence d’un petit nombre de pédicellaires dispersés sur les surfaces ventrales et dorsales,
les spécimens sont plus proches du type exilis que des variétés carinata ou gracilis ; ils
possèdent des piquants adambulacraires cylindriques, un piquant prédominant sur les
dernières plaques adambulacraires. Cette espèce est encore peu connue de l’Atlantique
Sud, seule la variété gracilis a été récoltée au large de Tristan da Cunha.
Fig. 2. — Dytaster cherbonnieri n. sp. : A, deux plaques adambulacraires suivies des plaques marginales
ventrales ; B, paxilles de la plaque madréporique ; C, paxilles de la surface dorsale du disque avec
pédicellaires valvulaires.
ASTÉRIDES ABYSSALES DE L’ATLANTIQUE SÜD
287
Dytaster cherbonnieri n. sp. 1
(Fig. 2 A-C ; pl. I, A, C)
Matériel étudié
LJn exemplaire a été récolté avec un clialut Blake double perche, dans un prélèvement
(CY 14) par 12°21'4"S-11°02'7"E et 3 431 m de profondeur. L’exemplaire est déposé dans
les collections du Muséum national d’Histoire naturelle, au Laboratoire de Biologie des
Invertébrés marins et Malacologie, Paris.
Description
Le spécimen a cinq bras étroits et un disque bien développé. Ses dimensions sont :
R = 135 mm, r = 30 mm, R/r = 4,5. La face dorsale du disque et des bras est recouverte
uniformément de paxilles formées d’un faisceau de 15 à 20 piquants ou de pédicellaires
à 3 ou 4 valves (fîg. 2 C). Les pédicellaires d’assez petite taille sont nombreux et dispersés
sur toute la surface dorsale. L’extension des papules, visibles entre les paxilles, est variable
suivant les bras et atteint la moitié ou les 2/3 d’un bras. La plaque madréporique circu¬
laire, tangente à deux plaques marginales médianes, est remarquable par sa grande taille.
Avec un diamètre de 20 mm, elle occupe les 2/3 du rayon du disque, ce qui est exceptionnel
dans ce genre. De très grandes paxilles assez espacées, au nombre de 120 environ et formées
de 20 à 30 piquants, ornent cette plaque qui présente des sillons très fins. Certaines paxilles
présentent, comme sur le disque, des piquants élargis en forme de valves constituant des
pédicellaires (fig. 2 B).
Les plaques marginales dorsales au nombre de 42 sont d’abord très hautes dans l’espace
interbrachial, puis aplaties vers l’extrémité des bras ; toute leur surface est finement épi¬
neuse ; chacune d’elles porte sur son bord distal un long piquant aigu qui est parfois dédou¬
blé sur une ou deux plaques médianes.
Les plaques marginales ventrales, au nombre de 43, correspondent exactement aux
plaques marginales dorsales. Elles portent chacune en leur milieu un long piquant situé
à la jonction de la surface actinale et marginale de la plaque (fig. 2 A). Sur certaines plaques,
il y a parfois un deuxième piquant plus petit. Toute la surface des plaques est recouverte,
comme les marginales dorsales, de très petits piquants.
Les plaques adambulacraires, allongées, sont disposées, dans la partie proximale des
bras, dans le prolongement des plaques marginales ventrales. Leur bord libre est armé
de 12 piquants, d’égale longueur, caractérisés par leur allure en palette et leur extrémité
tronquée et digitiforme. Ces piquants, aplatis dans le sens transversal, sont très serrés
les uns contre les autres. Ils sont suivis, ventralement, d’une rangée de 7 ou 8 piquants
cylindriques atteignant la moitié de la longueur des piquants du sillon. Sur le reste de la
plaque, quelques petits piquants sont disposés irrégulièrement et plutôt dans les angles
(bg. 2 A). A l’extrémité distale des bras, ces plaques sont armées, en plus, d’un piquant
proéminent dans la deuxième rangée de piquants.
1. Cette espèce est très respectueusement dédiée à M. G. Cherbonnier.
288
MYRIAM SIBUET
L’aire interradiaire ventrale s’étend jusqu’à la 6 e plaque marginale et jusqu’à la
8 e plaque adambulacraire. Les plaques ventrales présentent une disposition très irrégulière ;
elles portent chacune de 20 à 25 piquants assez fins. On ne distingue que deux pédicellaires
quadrivalves sur toute la surface ventrale.
Les dents, assez grandes, ont leur arête interne très saillante sur la surface actinale.
Elles sont bordées de 14 piquants aplatis, ceux de l’extrémité buccale étant les plus grands.
Toute la surface ventrale des dents est garnie de petits piquants, y compris l’espace liga¬
mentaire fusiforme.
Discussion systématique
Parmi les espèces connues du genre Dytaster, on peut rapprocher la nouvelle espèce
de celles qui présentent un grand nombre de piquants adambulacraires, soit 10 à 12 piquants
dirigés vers le sillon. Ce caractère discriminant, déjà choisi par Sladen, apparaît chez
trois espèces connues : Dytaster demontrans Ludwig, D. exilis Sladen et D. gilberti Fisher.
La distinction entre ces trois espèces n’est pas très évidente, mais leur synonymie n’a pu
encore être clairement établie.
Proche de ces trois espèces, Dytaster cherbonnieri n. sp. s’en distingue par certains
caractères qui lui sont propres, et qui justifient la création d’une nouvelle espèce :
— L’armature adambulacraire, bien que présentant une certaine similitude pour
les quatre espèces, se caractérise par la forme en palette et la disposition transversale et
serrée des piquants du sillon chez D. cherbonnieri n. sp.
— L’importance de la plaque madréporique qui recouvre les 2/3 du rayon du disque
de D. cherbonnieri est un caractère marquant, connu chez une seule espèce, Dytaster gran¬
dis, mais c’est le seul élément commun entre ces deux espèces.
D’autres caractères témoignent de l’originalité de D. cherbonnieri vis-à-vis de ces
espèces : le rapport R/r est de 4,5 chez D. cherbonnieri, donc plus faible que chez D. grandis,
D. exilis et D. demontrans, où il varie de 6 à 6,5, et de D. gilberti où il est égal à 5. Le nombre
de plaques marginales est plus faible chez D. cherbonnieri n. sp. proportionnellement à la
longueur des bras. La rareté des pédicellaires ventraux, l’étroitesse des bras dès la base
et l’importance du disque sont caractéristiques de D. cherbonnieri n. sp.
Famille des Luidiidae
Le seul prélèvement dans l’étage bathyal CW 6 par 975 m a rapporté 3 individus de
5 et 10 bras du genre Luidia. Sur le seul exemplaire de Luidia aciculata Mortensen, qui ne
possède qu’un bras complet, on constate uniquement la présence de pédicellaires tridactyles
et l’absence totale de pédicellaires à deux mors sur toutes les plaques adambulacraires.
Il y a, d’autre part, deux individus à 10 bras de l’espèce Luidia heterozona Fischer.
Ces deux espèces, connues dans le golfe de Guinée depuis les récoltes de « l’Atlantide »
(Madsen, 1950), n'ont jamais été signalées à plus de 100 m de profondeur.
289
ASTÉRIDES ABYSSALES DE L’ATLANTIQUE SUD
Famille des IÎentiiopectinidae
Deux espèces, Pectinaster filholi Perrier et Benthopecten chardyi n. sp., ont été récoltées
au cours de la campagne.
Pectinaster filholi Perrier (synonyme P. forcipatus Sladen) est signalé essentiellement
dans l’Atlantique Nord (Ciierbonnier et Sibuet, 1973) dans deux prélèvements du « Chal¬
lenger » (îles Marions) et du « Pieter Faure », (cap de Bonne-Espérance). Les exemplaires
de la campagne Walda (CY 13, CY 14, CY 19) comme ceux du « Pieter Faure » (Clark,
1933) se rapprochent davantage de la description de P. forcipatus par Sladen.
Benthopecten chardyi n. sp. 1
(Fig. 3 A, B ; pl. I, B, D)
Matériel étudié
Un seul exemplaire a été récolté avec un chalut Blake double perche dans un prélè¬
vement (CY 19) par 2°27'8"S-8°17'1"E et 2 584 m de profondeur. L’exemplaire est déposé
dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle, au Laboratoire de Biologie
des Invertébrés marins et Malacologie, Paris.
Description
Le spécimen a cinq bras grêles allongés. Les dimensions sont les suivantes : R = 90 mm,
r = 14 mm, B/r = 6,1. La surface dorsale du disque et des bras est constituée d’une mem¬
brane fine où se détachent des petites plaques presque circulaires, dissociées, surmontées
d’un petit piquant.
Sur le disque, les piquants dorsaux sont souvent dédoublés ; autour de l’anus, ils sont
légèrement plus grands et plus nombreux (3 à 5 par plaque). L’aire papulaire, limitée à la
base des liras, s’étend jusqu’au niveau de la 3 e plaque marginale. On observe dans cette
région des pédicellaires pectinés formés par la réunion de 3 à 5 piquants par plaque (fig. 3 B).
La plaque madréporique est bombée, ovale, marquée de nombreux sillons sinueux, et
séparée de la plaque marginale impaire par une rangée de plaques.
Les plaques marginales dorsales, au nombre de 28, sont munies d’un très grand piquant
à la base duquel on distingue une ou deux petites spinules.
Dans l’arc interbrachial, la plaque marginale impaire dorsale est équipée d’un très
grand et fort piquant dressé, entouré à sa base de 3 petits piquants (fig. 3 B).
Sur la surface ventrale (fig. 3 A), l’aire interradiaire étroite est réduite à 6 ou 8 plaques
qui sont reliées par 3 ou 4 pédicellaires pectinés formés par la rencontre de 4 à 6 piquants
par plaque. Cette rangée de plaques s’étend jusqu’au niveau de la 3 e plaque adambula-
craire.
1. Cette espèce est amicalement dédiée à Pierre Chardy.
ASTÉRIDES ABYSSALES DE L’ATLANTIQUE SUD
291
Les dents, très proéminentes, sont soudées l’une à l’autre suivant une ligne crénelée ;
antérieurement, il y a entre elles un espace ovalaire occupé par un ligament. Chaque dent
porte sur son bord amhulacraire 5 ou 6 piquants de taille décroissante, le piquant du som¬
met étant le plus développé. La surface actinale présente une rangée longitudinale de 3
(ou plus rarement 4) piquants semblables à ceux qui ornent les plaques adambulacraires.
La première plaque adambulacraire porte 6 piquants marginaux, les suivantes 5 ou 4
qui sont insérés selon une ligne faiblement arquée. Sur sa surface actinale, chaque adam¬
bulacraire montre un seul grand piquant suivi souvent d’un piquant plus grêle ; vers l’extré¬
mité des bras, les deux piquants sont égaux et plus petits.
Les plaques marginales ventrales, à peu près opposées aux dorsales, portent deux
piquants placés l’un au-dessous de l’autre, le plus dorsal proéminent et mesurant 1/3 de
plus que l’autre ; une à trois spinules sont dispersées sur les plaques de la l ère moitié du
bras. Entre presque toutes les plaques infra-marginales ventrales, on distingue un pédi-
cellaire pectiné caractéristique constitué de 3 à 6 piquants par plaque.
La plaque marginale impaire ventrale est garnie de 3 piquants grêles, 2 situés ventra-
lement, un autre piquant médian plus long placé en dessous, et 3 à 5 spinules. Cette dis¬
position se retrouve sur 3 plaques ; elle n’est pas constante en ce qui concerne les piquants
situés ventralement qui peuvent être remplacés par 3 plus petits piquants ou un seul piquant
médian au-dessus du piquant central toujours présent. Ce dernier piquant, encore grêle
sur les deux plaques adjacentes, est ensuite deux fois plus long jusqu’à l’extrémité des
bras.
Discussion systématique
La présence de pédicellaires pectinés infra-marginaux rapproche Benthopecten chardyi
n. sp. de plusieurs espèces connues de l’océan Atlantique : B. pedicifer Sladen, B. folini
(Perrier), B. fisheri (Perrier), B. simplex (Perrier) ; mais par d’autres caractères tels que
l’armature de la mâchoire, des plaques adambulacraires ou des plaques marginales, B.
chardyi diffère de ces quatre espèces.
En revanche, nous observons une plus grande similitude pour tous ces caractères
entre B. chardyi n. sp. et B. spinosus (Verrill) [= B. armatus Sladen], qui a été caractérisé
par l’absence de pédicellaires infra-marginaux ; leur existence, considérée comme déter¬
minante par Sladen et Perrier, peut justifier la création d’une nouvelle espèce ; seules
des observations ultérieures permettront de mieux connaître la valeur de ce caractère et
de savoir s’il peut être sujet à des variations.
Toutefois, de petites différences entre ces deux espèces peuvent être relevées : chez
B. chardyi n. sp., les plaques dorsales sont moins denses et l’on ne remarque pas de très
longs piquants autour de l’anus. L’aire papulaire est plus grande puisqu’elle atteint la
3 e plaque marginale dorsale. La plaque marginale impaire dorsale présente en plus du grand
piquant, 3 piquants fins et courts au lieu de nombreux granules comme chez B. spinosus,
et la plaque marginale impaire ventrale porte, en plus du piquant central, 2 piquants internes.
Il faut noter également que B. spinosus est connue uniquement (Cherbonnier et
Sibuet, 1973) dans l’Atlantique Nord ; la séparation entre les lieux de récolte tend à isoler
ces deux espèces que nous considérons aujourd’hui comme distinctes.
292
MYRIAM SIBUET
Famille des Goniastehidae
Un seul exemplaire de cette famille, appartenant à l’espèce Paragonaster subtilis
(Perrier), a été identifié dans un prélèvement CY 21, situé légèrement plus au sud par
rapport aux localisations connues de cette espèce abyssale et des espèces synonymes (P.
cylindratus Sladen, P. elongatus Perrier, P. strictus Perrier) qui ont été rencontrées dans
l’Atlantique Nord-Est uniquement, au niveau des Açores et du Cap Vert.
Famille des Pterasteridae
Calyptraster personatus (Perrier) est une espèce récoltée rarement (Cherbonnier et
Sibuet, 1973) ; le prélèvement CY 21 de Walda, prolonge nettement au sud l’aire de répar¬
tition de cette espèce abyssale recueillie dans 3 prélèvements seulement, aux Açores et dans
le détroit de Gibraltar.
Famille des Brisingidae
La récolte de Freyella benthophila Sladen au sud de la dorsale de Walvis (CY 4) montre
la grande extension géographique de cette espèce signalée très rarement dans l’océan Paci¬
fique et dans l’océan Atlantique Nord (Cherbonnier et Sibuet, 1973).
Freyella spinosa Perrier, espèce abyssale, connue depuis les dragages du « Travailleur »
et du « Talisman » et retrouvée récemment dans les prélèvements effectués dans l’Atlantique
Nord lors des campagnes Noratlante (Cherbonnier et Sibuet, 1973) et Biaçores, a été
récoltée en très grande nombre dans le golfe de Guinée, les bassins du Cap et de l’Angola.
Le tableau II ci-dessous montre les caractères susceptibles de varier entre des indivi¬
dus de différents prélèvements et au sein d’une même population.
Parmi les caractères morphologiques retenus pour établir ce tableau comparatif,
certains ont justifié la création par Perrier d’une variété abyssicola que A. H. Clark
(1949) a élevée au rang d’espèce. Notre étude démontre que l’amplitude des variations
observées sur les populations de l’Atlantique Sud est trop importante pour conserver une
validité spécifique ou subspécifique à F. spinosa abyssicola. En effet, les nombres des bras,
des pédieellaires croisés, des sillons sur la plaque madréporique varient indépendamment
les uns des autres sur des individus provenant d’un même prélèvement.
Il est curieux de constater, dans l’estomac de très nombreux individus, la présence
de Copépodes pélagiques. Les genres Euchaeta ou Centropages ont été reconnus, ainsi que
des représentants de la famille des Pseudocalanidae dont les macrocritères morphologiques
ne permettent pas une détermination plus approfondie.
Famille des Zoroasteridae
L’unique exemplaire de l’espèce Zoroaster fulgens W. Thomson, récolté dans le bassin
de l’Angola pendant la campagne Walda (CM 4), est le premier représentant de cette famille
Tableau II. — Variation des caractères chez F. spinosa
selon
différents prélèvements
au sein d’une
même pop
ulation.
CY 7
CY 8
CY 10
CY 11
CY 12
DS 20
CY 19
CY 22
Nombre d’individus
52
5
22
1
3
1
2
10
Nombre de bras
11 ou 12
11 ou 12
9, 10 ou 11
légèrement
renflés à la
base
10
légèrement
renflés
10 ou 11
renflés à
la base
12 bras
12 ou 13
11 ou 12
Nombre de sillons de
la plaque madrépori-
que
3 à 6
2 ou 3
2 ou 3
très
nombreux
2
très
nombreux
très
nombreux
très
nombreux
Disposition des plaques
dorsales
plaques
isolées ou
imbriquées
plaques
imbriquées
plaques
imbriquées
plaques
isolées
plaques
imbriquées
plaques
isolées et
imbriquées
plaques
imbriquées
plaques
imbriquées
Piquants des plaques
brachiales
alignés
ou non
non
alignés
peu ou pas
alignés
peu
alignés
alignés
alignés
alignés
peu
alignés
Tendance à former des
arceaux, plaque initiale
développée
oui ou non
non
non
oui
oui
oui
oui
non
Nombre et forme des
piquants dentaires di¬
rigés vers la bouche
2 ou 3
grêles
2 ou 3
grêles
2 ou 3
aplatis
2 ou 3
aplatis
3
aplatis
2
grêles
2
grêles
3
grêles
Pédicellaires croisés
dorsaux
rares ou
nombreux
très
nombreux
nombreux
très
nombreux
très
nombreux
rares
rares
très
nombreux
294
MYRIAM SIBUET
dans l’Atlantique Sud-Est. Cette espèce a été signalée fréquemment au large des Açores,
golfe de Gascogne (campagnes Noratlante, Biaçores) ; elle suit la répartition bathymétrique
de Plutonaster bifrons avec laquelle elle est souvent associée dans les prélèvements.
CONCLUSIONS, REMARQUES BIOGÉOGRAPHIQUES
Les Astérides récoltées lors de la campagne Walda dans les plaines abyssales de l’Atlan¬
tique Sud-Est sont presque toutes des espèces à grande répartition géographique déjà
connues de l’océan Atlantique Nord, Est et Ouest. En effet, quatre espèces seulement sont
limitées à l'Atlantique Sud : deux espèces de Luidiidae qui ont été prélevées en zone bathyale
par 1 440 m, alors qu’elles sont habituellement littorales ; deux espèces nouvelles pour la
Science : Dystaster cherbonnieri et Benthopecten chardyi. Parmi les 21 espèces de Walda,
12 ont été récoltées pendant la campagne Noratlante et 9 sont signalées pour la première
fois dans 1 Atlantique Sud : Styracaster horridus, Styracaster elongatus, Plutonaster bifrons,
Dytaster grandis, Dytaster agassizi, Calyptraster personatus, Freyella benthophila, Freyella
spinosa, Zoroaster fulgens. On peut remarquer la présence d’espèces réputées rares : Calyp¬
traster personatus, Freyella benthophila et Dytaster grandis.
Les prélèvements étant en général situés suivant des radiales à des profondeurs crois¬
santes entre 2 000 et 5 000 m dans différents secteurs géographiques, depuis le golfe de
Guinée jusqu’au bassin du Cap, on pouvait s’attendre à des changements faunistiques du
nord au sud, et selon les profondeurs. Or, nous remarquons que les mêmes espèces sont
présentées dans plusieurs prélèvements et ne sont pas limitées à une seule zone (géogra¬
phique ou bathymétrique). Il n’y a pas d’endémisme. La dorsale de Walvis, barrière topo¬
graphique de plus de 3 000 km de long dominant de près de 3 000 m les deux bassins du
Cap et de l’Angola, ne semble pas représenter un obstacle à l’extension des espèces d’Asté¬
rides. De plus, ces deux bassins présentent des types de sédimentation très différents (Gos-
lin et al, sous presse) qui n’influent pas non plus sur la répartition des espèces d’Astérides
abyssales.
Aucune espèce parmi les prélèvements effectués au sud de la dorsale (CY 3, CY 4,
CY 7, CY 8) n’est caractéristique de cette région et ne semble présenter d’affinité avec la
faune abyssale subantarctique. Paragonaster subtilis et Calyptraster personatus, trouvés
durant cette campagne uniquement au sud de la dorsale, étaient déjà connus de l’Atlan¬
tique Nord-Est.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Cherbonnif.r, G., et M. Sibuet, 1973. — Résultats scientifiques de la campagne Noratlante :
Astérides et Ophiures. Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 102, Zool. 76 : 1333-
1394.
Clark, A. IL, 1949. — Echinoderms from the mid Atlantic in the summer of 1948. J. Wash. Acad.
Sci., 39 (11) : 371-375.
ASTÉRIDES ABYSSALES DE L’ATLANTIQUE SUD
295
Clark, H. L., 1923. — The Echinoderm fauna of South Africa. Ann. S. Afr. Mus., 13 : 221-435,
pi. 8-13.
Goslin, J., J. Mascle, J. C. Sibuet, et H. Hoskin. — Geophysical study of the easternmost Walvis
ridge (South Atlantic) Part. 1, Morphology and shallow structure. Bull. geol. Soc. Am.
(sous presse).
Madsen, F. J., 1950. — The Echinoderm colleeted by the Atlantide — Expédition 1945-46. Aste-
roidea — With remarks on other sea-stars from tropical and Northern West Africa. Atlan¬
tide Rep., n° 1, Danish Science press, Copenhagen : 167-222.
— 1961. — The Porcellanasteridae. A monographie Révision of an abyssal group of sea-stars.
Galathea Rep., n° 4, : 33-176, pl. I-XII.
Perrier, E., 1894. — Ecliinodermes. Expéditions scientifiques du Travailleur et du Talisman
pendant les années 1880-1883 : 1-431, pl. I-XXXVI.
Sladen, P., 1889. —- Report of the Asteroidea colleeted by HMS Challenger. The voyage of HMS
Challenger, Zoology, 30 : 1-893, pl. 1-117.
Verrill, 1895. — Distribution of the Echinoderms of Northeastern America. Ann. Journ. Sci.,
3 e sér., 49 (290) : 127-141.
Manuscrit déposé le 9 janvier 1974.
296
MYRIAM SIBUET
PLANCHE I
A : Dytaster cherbortnieri nov. sp. Face dorsale.
B : Benthopecten chardyi nov. sp. Face ventrale.
C : Dytaster cherbortnieri nov. sp. Face ventrale.
D : Benthopecten chardyi nov. sp. Face dorsale.
PLANCHE I
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 289, mars-avril 1975,
Zoologie 199 : 281-298.
Achevé dé imprimer le 19 juillet 1975.
IMPRIMERIE NATIONALE
5 564 001 5
Recommandations aux auteurs
Les articles à publier doivent être adresses directement au Secrétariat du Bulletin du
Muséum national d’IIistoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompa¬
gnés d’un résumé en une ou plusieurs langues. L’adresse du Laboratoire dans lequel le
travail a été effectué figurera sur la première page, en note infrapaginale.
Le texte doit être dactylographié à double interligne, avec une marge suffisante, recto
seulement. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres
et d’espèces soulignés d’un trait).
Il convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux
compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en laxionomic. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur hristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs » (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimes de leur travail. Ils pourront
obtenir à leur frais des fascicules supplémentaires en s’adressant à la Bibliothèque cen¬
trale du Muséum : 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.