BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
I Il llll IUI11 II II II llll llll llllll II I II
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
200
N» 290 MARS-AVRIL 1975
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauciiot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. LIallé.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geoffroy-Saint-Ililaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
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Cuvier, 75005 Paris.
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n°.£90, mars-avril 1975, Zoologie 200
SOMMAIRE
J.-P. Trilles. — Les Cymothoidae (Isopoda, Flabellifera) des collections du Muséum
national d’Histoire naturelle de Paris. II. Les Anilocridae Schiœdte et Meinert,
1881. Genres Anilocra Leach, 1818, et Nerocila Leach, 1818. 303
— Les Cymothoidae (Isopoda, Flabellifera) des côtes françaises. IL Les Anilocridae
Schiœdte et Meinert, 1881. Genres Anilocra Leach, 1818, et Nerocila Leach, 1818. 347
290, 1
Les Cymothoidae (Isopoda, Flabellifera)
des collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
II. Les Anilocridae Schiœdte et Meinert, 1881.
Genres Anilocra Leach, 1818, et Nerocila Leach, 1818
par Jean-Paul Trilles *
Résumé. — Ce second travail est le résultat d’une étude critique des spécimens d’Anilocres
(Anilocridae, genre Anilocra ) et de Nérociles (Anilocridae, genre Nerocila ) des collections d’Isopodes
du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
Huit espèces d’Anilocres et quinze de Nérociles ont été inventoriées. Pour chacune d’entre
elles, des précisions sont données sur la répartition géographique et l’habitat parasitaire.
Abstract. — In this second work, the specimens of Anilocridae (Isopoda, Flabellifera, Cymo¬
thoidae) belonging to the collections of the National Muséum of Natural Ilistory of Paris are inves-
tigated.
Eight species of Anilocra and fifteen species of Nerocila are identified. The geographical
distribution and parasitical habitat are precised for every one of them.
Dans une première publication (Trilles, 1972 b), nous avons étudié les Cymothoadiens
de la tribu des Ceratothoinae sensu Schiœdte et Meinert des collections du Muséum national
d’Histoire naturelle de Paris. Nous poursuivons notre inventaire critique de l’ensemble
des échantillons de la collection en envisageant, dans cette deuxième note, les Anilocridae
appartenant aux genres Anilocra Leach, 1818, et Nerocila Leach, 1818.
Toutes les Anilocres et les Nérociles ont été examinées ; une étude critique des déter¬
minations existantes a été réalisée et les exemplaires non encore déterminés l’ont été. Pour
toutes les espèces identifiées, nous proposons une synonymie et nous précisons les caracté¬
ristiques actuellement connues de leur écologie parasitaire et de leur répartition géogra¬
phique.
Nous avons étudié les échantillons de 114 tubes différents et, comme nous l’avions
signalé dans notre précédente publication, tous ont été pourvus d’une étiquette sur laquelle
nous avons mentionné :
— un numéro d’ordre par échantillon ou par groupe d’échantillons (c’est celui qui figure
également dans ce texte) ;
— l’origine du ou des spécimens (CR : collection de référence ; CM : collection Th. Monod ;
I : indéterminés) ;
* Groupe d’Écophysiologie, Laboratoire de Physiologie des Invertébrés, Université des Sciences et Techni¬
ques du Languedoc, 34060 Montpellier Cédex.
304
JEAN-PAUL TRILLES
— le nom de genre et le nom d’espèce avec la date de notre détermination ;
— la phase sexuelle des animaux considérés (pullus, mâle, stade de transition, femelle).
De la même façon, dans notre texte, nous faisons figurer à la suite des caractéristiques
des divers spécimens concernés, leur origine (CR, CM, ou I) et les indications portées sur
les étiquettes déjà existantes.
I. Genre ANILOCRA Leach, 1818
Anilocra capensis Leach, 1818
(PI. I, 1)
Synonymie et mentions successives
Anilocra capensis Leach, 1818 : 350 | Desmaret, 1825 : 306, tab. 48, fig. 1 | Audouin, 1826 : 94 |
Edwards, 1840 : 258 | Krauss, 1843 : 66 | White, 1847 : 108 | Lucas, 1840 : 250 | Schiœdte
et Meinert, 1881 : 146-150, tab. X (Cym. XVII) fig. 4-5 | de Buen, 1887 : 14 | Kœlbel,
1892 : 107 | Stebbing, 1900 : 57 | Gerstaecker, 1901 : 259 et 261 | Stebbing, 1908-1910 :
424 | Nierstrasz, 1915 : 81 | Nierstrasz, 1918 : 116 | Metzelaar, 1919 : 237 | Monod,
1924 : 434-435 | Nierstrasz, 1931 : 129 | Barnard, 1936: 165-166, fig. 7 a-b | Barnard,
1940 : 404, 491 et 501 | Day, Field et Penrith, 1970 : 48.
Canolira du Cap : Latreille, 1829 : 134.
Canolira capensis : Guérin-Méneville, pl. 29, fig. 5.
Répartition géographique
Nous possédons de nombreuses indications qui permettent de conclure à la présence
de cette espèce dans l’Atlantique oriental, de Sétubal (Portugal) à l’Afrique du Sud, ainsi
qu’à Java.
Portugal : Sétubal (Nierstrasz, 1818 et 1931).
Espagne : Sud-Ouest, Andalousie ; « Cadiz, Paz ! » (de Buen, 1887).
Canaries : « Chinchorro-platz nâchst Las Palmas » (Kœlbel, 1892) ; Ténérifîe (Steb¬
bing, 1900 ; Gerstaecker, 1901 ; Nierstrasz, 1931).
Afrique : — Côtes ouest (Nierstrasz, 1918) ; Port-Étienne, cap Blanc (Mauritanie)
(Nierstrasz, 1918 ; Metzelaar, 1919 ; Monod, 1924 ; Nierstrasz, 1931).
— Afrique du Sud : cap de Bonne Espérance (Leach, 1818 ; Desmaret, 1825 ;
Edwards, 1840 ; White, 1847 ; Lucas, 1850 ; Stebbing (Simon’s Bay), 1900 ; Niers¬
trasz, 1918 ; Monod, 1924 ; Nierstrasz, 1931) ; (Krauss, 1843 ; Gerstaecker, 1901 ;
Stebbing, 1908-1910 ; Barnard, 1940 ; (« False Bay ») Day, Field et Penrith, 1970)
Java : (Stebbing, 1900 ; Gerstaecker, 1901 ; Nierstrasz, 1931).
Habitat parasitaire
Nous ne possédons que de rares précisions sur l’habitat parasitaire de cette espèce,
qui a cependant été signalée sur :
— des Sparidae : 2 $ et 2 <$ sur les branchies et dans la bouche de Sargus Hottentot-
tus Sm. ?? (Schiœdte et Meinert, 1881) ; 2 et 1 $ ovigère sur Sama spec. (un poisson du
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
305
genre Dentex, d’après Monod, 1924 : 434 ; Sama est le nom populaire donné par les pêcheurs
canariens) (Nierstrasz, 1918) ; parasite de Rhabdosargus tricuspideus (Day, Field et
Penrith, 1970) ;
— des Sciaenidae : I $ et 1 Ç ovigère sur Umbrina ronchus (Nierstrasz, 1918)
également sur Umbrina ronchus (n. vulg. Berrugato) (Metzelaar, 1919) ;
— des Serranidae : « espèce très commune sur les Bars tachetés (Morone punctata) »
(Monod, 1924).
Liste des spécimens
N° 83 : 2 $ ovigères, L. T. 48 et 56 mm et 1 (J, L.T. 37 mm (I) — Cymothoa ; île de la Réu¬
nion.
N° 84 : 2 Ç ovigères, L.T. 30 mm et 36 mm et 1 L.T. 25 mm (I) — Soudan ; Gruvel,
1905 ; sur Serranus canenier ; Novak chott ; février.
N° 85 : 1 <$, L.T. 28 mm et 1 individu très jeune, L.T. 7,5 mm (I) — « Sylvana », Cte de
Polignac, 1914 ; St. 56 ; 24 mars ; 7 à 8 m ; baie du Lévrier (Port-Etienne), vase sableuse
et coquilles brisées. Aegathoci aff.
N° 86 : 1 (J, L.T. 27 mm (I) — « Sylvana », Cte de Polignac, 1914 ; St. 61 ; 26-111-1913 ;
5 m ; baie du Lévrier (Port-Étienne), roche et sable, Aegathoa aff.
N° 87 : 1 (J, L.T. 18 mm (CM) — Fedhala (Maroc) ; J. Liouville ; été 1927. Coll. Th.
Monod n° 101.
N° 88 : 4 $ ovigères, L.T. 46, 48, 48 et 59 mm, 2 $ non ovigères, L.T. 32 et 40 mm et 1
L.T. 35 mm (CM) — Anilocra capensis H. M. Edw. ; cap Blanc, Mauritanie, Afrique
occidentale. Coll. Th. Monod n° 690.
N° 89 : 3 $ ovigères, L.T. 29, 42, et 45 mm, 1 Ç non ovigère, L.T. 28 mm et 14 <J, L.T.
14, 15, 16, 18, 18, 26, 27, 28, 29, 30, 30, 30, 32 et 42 mm (CM) — Anilocra capensis
H. M. Edw. ; cap Blanc, Mauritanie, Afrique occidentale. Coll. Th. Monod n° 691.
Remarques
Cette Anilocre est relativement bien connue (Leach, 1818 ; Edwards, 1840 ; Schiœdte
et Meinert, 1881 ; Stebring, 1900 ; Barnard, 1936), tout au moins en ce qui concerne les
stades mâle et femelle. Bien que très voisine des deux espèces Anilocra fronlalis Edwards,
1840, et Anilocra physodes (L., 1758), la morphologie du céphalon des individus en phase
sexuelle femelle est très caractéristique.
Il est d’autre part intéressant de remarquer que certains échantillons de la collection
du Muséum (n° 83, île de la Réunion ; n° 84, Soudan ; n° 87, Maroc) apportent des indica¬
tions complémentaires sur la répartition géographique de cette espèce. Les spécimens n° 84
confirment également la présence de ce parasite sur les Serranidae.
Anilocra dimidiata Bleeker, 1857
(PL I, 2)
Synonymie et mentions successives
Anilocra dimidiata Bleeker, 1857 : 31-32, tab. 81, fig. 10 | Miers, 1880: 462-463 | Schiœdte et Mei-
nert, 1881 : 111-113, tab. VIII (Cym. XV) fig. 5-6 | Stebbing, 1900 : 639-640 | Gerstaecker,
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JEAN-PAUL TRILLES
1901 : 261 | Stebbing, 1905 : 26 | Richardson, 1910 : 18 | Nierstrasz, 1915 : 81-83 | Nier-
strasz, 1931 : 128 I Monod, 1934 : 10-11, pl. XVII, C-D, XXIV, A et XXV, D-F I Pillai,
1954 : 14.
Répartition géographique
Cette espèce est connue de la bordure nord-est de l’océan Indien et en Océanie : Ceylan
et détroit de Palk (« Palk Bay ») (Stebbing, 1905) ; Travancore (Pillai, 1954) ; Indochine
(« localité exacte et date inconnues, n° 22 ») (Monod, 1934) ; Java (Batavia) (Bleeker,
1857; Miers, 1880; Schiœdte et Meinert, 1881; Gerstaecker, 1901; Nierstrasz, 1915;
Nierstrasz, 1918) ; Philippines (« Busin Harbor, Burias Island ; Mambojoc Bay, Bohol
Island ; Pasacao, Ragay gulf... San Miguel Harbor, Ticao Island, Tomindao Island... »)
(Richardson, 1910) ; Nouvelle-Guinée (Anglaise) « D’Entrecasteaux group Insel » (Steb¬
bing, 1900 ; Nierstrasz, 1931), Karuana (Stebbing, 1900 ; Nierstrasz, 1931).
Habitat parasitaire
« Cette espèce a été signalée sur la peau de diverses espèces de poissons » (Bleeker,
1857) ; « differents fishes in the seas of Batavia » (Miers, 1880).
Nous possédons cependant quelques indications plus précises : « fish called Losilili »
(Stebbing, 1900) ; « attached to nuchal région of Scolopsis » (Richardson, 1910) ; « auf
Psettus evansi » (Nierstrasz, 1915) ; « dans cavité nasale d’un Epinephelus » (Monod,
1934) ; « Parasitic on Lactarius lactarius » (Pillai, 1954).
Richardson (1910) a également signalé : « a number of young specimen were collec-
ted... by electric light... ».
Liste des spécimens
N° 90 : 7 $ ovigères, L.T. 20, 22, 24, 25, 25, 27 et 30 mm (I) —Batavia ; Blecker ; 97.1857.
N° 91 : 1 $ ovigère, L.T. 15 mm (I) — Nouvelle-Guinée ; N. Rix ; 38-119-1891 ; Anilocra.
Remarques
Les spécimens n° 90 ne renferment certainement pas les deux exemplaires signalés
par Bleeker (1857 : 32) : « longueur de mes deux exemplaires 23'" et 29"' ». Ils ne corres¬
pondent pas non plus, semble-t-il, aux sept exemplaires du Musée de Leyde examinés par
Schiœdte et Meinert (1881) : « Long. 25-26,5 mm. »
Anilocra laticauda Edwards, 1840
(Pl. I, 3)
Synonymie et mentions successives
Anilocra laticauda Edwards, 1840: 259 | Schiœdte, 1818: 12 | Schiœdte et Meinert, 1881: 126-
131, tab. IX (Cym. XVI) fig. 1-3 | Moore, 1900 : 172, pl. 10, fig. 3-4 | Richardson, 1900 :
221 Richardson, 1901 : 528 | Gerstaecker, 1901 : 263-267 | Gerstaecker, 1901 : 265-
266 Richardson, 1905 : 227-228, fig. 230 a-c et fig. 231 a-e | Richardson, 1912 : 190 |
CYMOTHOIDAE DU MUSÉUM DE PARIS
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Nierstrasz, 1915 : 81 | Nierstrasz, 1918 : 114 | Boone, 1921 : 94-95 | Boone, 1925 : 139 |
Boone, 1930 : 16 | Nierstrasz, 1931 : 130 | Pearse, 1952 : 39 | Bowman et Diaz-Ungria,
1957 : 112-113, fig. 3, K-L ; fig. 4, E | Menzies et Glynn, 1968 : 46, fig. 20, A-D.
nec Anilocra laticauda : Causey, 1956 : 10-14, fig. 1-4.
Anilocra mexicana de Saussure, 1857 : 505 | de Saussure, 1858 : 484 | Haller, 1880 : 388-389,
taf. XVIII, fig. 20.
Anilocra leacliii : Schiœdte, 1866 : 205, pl. XI, fig. 2 a-g | Schiœdte, 1868 : 12, fig. 5.
ÜÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
Anilocra laticauda est une espèce connue des Antilles et des côtes atlantiques améri¬
caines, depuis le Massachusetts jusqu’au détroit de Magellan.
Antilles (Edwards, 1840; Schiœdte, 1868; Schiœdte et Meinert, 1881; Gers¬
taecker, 1901 ; Richardson, 1901 et 1905 ; Nierstrasz, 1918 ; Boone, 1921 et 1925) ;
Bahamas (Saddle Rock, Bonne, 1925 ; Bury Island, Boone, 1930) ; Cuba (La Havane,
Schiœdte et Meinert, 1881 ; Richardson, 1901 et 1905) (Trinidad, Nierstrasz, 1918)
(St Lucia Bay et Cape Cajon, Boone, 1921) (Casa blanca, Boone, 1930) ; Haïti (Niers¬
trasz, 1918) ; Porto-Rieo (Arroyo and Vieques, Moore, 1900, et Richardson, 1905; Boone,
1921 ; Menzies et Glynn, 1968) ; St-Thomas (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Richardson,
1901 et 1905; Nierstrasz, 1915; Buck Island, Boone, 1921); Ste Croix (Schiœdte et
Meinert, 1881 ; Richardson, 1901 et 1905 ; Boone, 1921) ; St Barthélémy (Schiœdte
et Meinert, 1881 ; Richardson, 1901 et 1905) ; ldogsty Key, San Salvador (Boone,
1930) ; Jamaïque (Montego Bay, Richardson, 1912 ; Montego Bay et Snug Harbor, Boone,
1921) ; Pélican et Barbade (Boone, 1921).
Côtes atlantiques américaines ; Massachusetts (Gekstaecker, 1901) ; Maryland
(Schiœdte et Meinert, 1881 ; Gerstaecker, 1901 ; Richardson, 1901 et 1905 ; , Boone
1921 et 1925) ; Floride (Richardson, 1901 et 1905 ; Key west, Bush lake, Boone, 1921) ;
Texas (Pearse, 1952) ; Mexique (de Saussure, 1857 et 1858 ; Haller, 1880 ; Gerstaec¬
ker, 1901 ; St Anna, Schiœdte et Meinert, 1881, et Richardson, 1901 et 1905) ; Yuca-
tan (Cozumel, Richardson, 1901 et 1905 ; Boone, 1921) ; zone du canal de Panama (Colon
Reef et Toso point, Boone, 1921) ; Venezuela (Porlamar et Margarita Island, Richardson,
1901 et 1905 ; Nierstrasz, 1915 ; Margarita Island, Boone, 1921 ; Paria, Bowman et
Diaz-Ungria, 1957) ; Brésil (Rio de Janeiro, Richardson, 1901 et 1905, et Boone, 1921) ;
détroit de Magellan (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Gerstaecker, 1901 ; Richardson,
1901 et 1905 ; Boone, 1921 et 1925).
Habitat parasitaire
Cette espèce a été signalée « dans la bouche ou sur la peau des poissons » (Schiœdte
et Meinert, 1881), mais également : sur Haemulon spec. (Nierstrasz, 1918) ; « en la boca
de un « Coro. Coro » (familia Aemulidae) » (Bowman et Diaz-Ungria, 1957) ; Haemulon
plumieri (Richardson, 1905 ; Boone, 1921 et 1925) ; Haemulon arcuatum (Boone, 1921) ;
Mesoprion spec. (Nierstrasz, 1915) ; « Squirrel fish » (Menzies et Glynn, 1968) ; Ocyurus
chrysurus (eye of « yellow tail », Richardson, 1912 ; Boone, 1921) ; Bathystoma rimator
(Richardson, 1912 ; Boone, 1921) ; Upeneus martinicus (Richardson, 1905 ; Boone,
1921 et 1925) ; Abudefduf saxtalis (Boone, 1921) ; Scare (« Parrot-fish ») (Richardson,
1912 ; Boone, 1921) ; « grunt » jewfish (Boone, 1921) ; rouget (« Red-fish ») (Boone, 1921) ;
308
JEAN-PAUL TRILLES
Chromis marginatus marginatus (Castelnay) (Boone, 1925) ; Prionotus crassiceps Ginsburg.
(Pearse, 1952) ; Sardinella anchovia (Cuvier et Valenciennes) (Pearse, 1952) ; Schiaenops
ocellatus L. (Pearse, 1952).
Liste des spécimens
N° 92 : 2 $ ovigères, L.T. 35 et 36 min (CR) — île St-Thomas ; Anilocra laticauda Edw.
N° 93 : 1 $ ovigère, L.T. 32 mm (I) — St-Thomas ; a. M. Edwards, 1900.
N° 94 : 1 Ç ovigère, L.T. 36 mm et 2 $ non ovigères, L.T. 32 et 32 mm (I) — La Marti¬
nique ; Chaffanjon, 1872-1884.
N° 95 : 1 $ ovigère, L.T. 35 mm (I) — Cuba ; E. de Boury, 1914 ; Anilocra laticauda
Edw. ?
N° 96 : 1 $ ovigère, L.T. 32 mm (CM) — Anilocra laticauda IL M. Edw. ; Jamaïque ;
H. F. Nierstrasz det. Coll. Th. Monod n° 102.
N° 97 : 1 $ ovigère, L.T. 37 mm et 1 <J, L.T. 22 mm (I) — île St-Vincent ; M. Cardier
de Cuverville ; Cymothoa ; sur un poisson.
Remarques
Aucun des deux spécimens n° 92 ne correspond au type de l’espèce puisque Edwards
(1840 : 259) précise dans son texte : « longueur, environ 14 lignes », ce qui correspond plu¬
tôt au spécimen n° 93.
Il semble bien, d’autre part, que VAnilocra laevis décrite par Miers (1877 : 672 et 673,
pl. LXVIII, fig. 6 a-c) et signalée ensuite par Gerstaecker (1901 : 264 et 265), Richard¬
son (1910 : 85) et Nierstrasz (1931 : 129) n’est qu’un synonyme de VAnilocra laticauda
TEdwards (1840). Les différences que Miers signale entre ces deux « espèces très voisines »
sont : la longueur plus importante des antennes chez Anilocra laevis ; la branche interne
des uropodes plus longue que l’externe chez Anilocra laevis (différence d’ailleurs légère
d’après la pl. XVIII, fig. 6), égale ou plus courte que l’externe chez Anilocra laticauda.
Mais le simple examen des dessins représentant l’espèce Anilocra laticauda donnés par plu¬
sieurs auteurs successifs, suffît à montrer que ces différences ne sont pas significatives ;
elles ne correspondent qu’à des variations intraspécifiques, si fréquentes chez certains
Cymothoadiens et plus particulièrement chez les Anilocres et les Nérociles.
Anilocra laevis a été signalée à la Martinique et au Pérou (Miers, 1877 ; Gerstaecker,
1901 ; Richardson, 1910 ; Nierstrasz, 1931) ; si donc, comme nous le pensons, cette espèce
est synonyme à! Anilocra laticauda, l'aire de répartition de cette dernière comprend non
seulement les Antilles et les côtes atlantiques américaines, mais également une partie,
tout au moins, des côtes pacifiques de l’Amérique du Sud.
Anilocra longicauda Schiœdte et Meinert, 1881
(Pl. I, 4, 5)
Synonymie et mentions successives
Anilocra longicauda Schiœdte et Meinert, 1881: 113-116, tab. VIII (Cym. XV) fig. 7-8 | Gerstaec¬
ker, 1901 : 261 | Nierstrasz, 1915 : 83 I Nierstrasz, 1931 : 129 I Monod, 1934 : 12, pl. XX,
XXI, XXV, A-C.
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
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Anilocra cavicaudci Richardson, 1910 : 18-19, fig. 17 | Hale, 1926 : 210-212, fig. 7 a-i | Nierstrasz,
1931 : 129.
Répartition géographique
Jusqu’à présent, cette espèce n’a été signalée qu’en Océanie et dans les mers d’Asie :
— mer de Chine : Singapour (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Gerstaecker, 1901 ; Niers¬
trasz, 1931 ; Monod, 1934) ; Cauda (Annam) (Monod, 1934) ; Poulo Condor (Schiœdte
et Meinert, 1881 ; Gerstaecker, 1901 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod, 1934) ; île Paudanon
(Philippines) (Richardson, 1910 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod, 1934) ; côte est de Sumatra
(Pandang, Deli) (Nierstrasz, 1915 ; Nierstrasz, 1931) — océan Pacifique : Port-Deni-
son (Queensland, Australie) (Hale, 1926 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod, 1934).
Habitat parasitaire
Nous ne possédons que très peu de détails sur l’habitat parasitaire de cette espèce :
sur tête de poissons (Schiœdte et Meinert, 1881) ; « found attacking side of occiput of
rainbow fish ( Pentapus setosus). Attached by the mouth, the parasites infest about 75 per
cent of this species of fish, always in the same position » (Rainford, in Hale, 1926 : 211).
Liste des spécimens
N° 98 : 1 Ç non ovigère, L.T. 32 mm (CR) —- Poulo Condor (Cochinchine) ; R. Germain
n °s 446-68 ; Nerocila longicauda ; parasite de poissons.
N° 99 : 2 Ç ovigères, L.T. 45 et 46mm (I) — Cochinchine; Harmand, 1900 (1876).
Dans le même tube, se trouve un Cymothoa.
N° 100 : 1 (J, L.T. 13 mm (CM) — Mouillage de Cauda ; pêche à la lumière ; 3 000 bougies ;
21 à 24 h ; 29-VI-1927 ; larves Cymothoidae. Coll. Th. Monod n° 796.
Dans le même tube se trouvent des pulli ; espèce ?
N° 101 : 1 (J, L.T. 13 mm (CM) — Mouillage de Cauda ; pêche à la lumière (3 000 bou¬
gies) ; 21 à 24 h ; 29-VI-29 ; de Lanessan ; larves Cymothoidae. Coll. Th. Monod
n° 792.
Dans le même tube se trouvent des pulli ; espèce ?
Remarques
Le spécimen n° 98 est l’un de ceux que Monod a déjà signalés (1934 : 12) ; d’après
l’auteur, il correspond d’ailleurs également à l’un des deux « duo | exempla | ad Pulo Candore
a Dom. Germain capta... » signalés par Schiœdte et Meinert (1881 : 116).
Par contre, les exemplaires n os 100 et 101 ne paraissent pas correspondre aux indivi¬
dus jeunes signalés par le même auteur (Monod, 1934 : 12) : « 1 juv. (11 mm) ; mouillage
de Cauda ; Annam ; pêche à la lumière ; n° 8 (5-VII-1929 ; 20 à 22 h) » et « St. 365, 2 juvs
(12 à 13 mm) ; mouillage de Cauda ; Annam ; pêche à la lumière (3 000 bougies) ; n° 19
(28-VI-1927 ; 21 à 24 h) ».
310
JEAN-PAUL TRILLES
Anilocra leptosoma Bleeker, 1857
(PI. I, 6)
Synonymie et mentions successives
Anilocra leptosoma (Anilocre grêle) Bleeker, 1857 : 30-31, tab. I, 11g. 6 | Schiœdte et Meinert,
1881 : 108-111, tab. VIII (Cym. XV) fig. 2-4 | var. caudata Bovallius, 1887 : 13-14, pl. III,
fig. 29-38 | Gerstaecker, 1901 : 261 | Nierstrasz, 1915 : 87 | Barnard, 1924-1926 : 392-
393 | Nierstrasz, 1931 : 129 | Monod, 1933 a : 196-197 | Monod, 1933 b : 153 | Monod, 1934 :
11, pl. XIX, XXII A-B, XXIII, XXIV B | Boone, 1935 : 213-215, pl. 62 | Barnard, 1940 :
404, 491 et 501 | Pillai, 1954 : 14.
Anilocra alloceraea Kœlbel, 1878 : 407-409, tafel II, fig. 1 a-e | Miers, 1880 : 463.
Répartition géographique
11 s’agit d’une espèce indo-pacifique dont l'aire de répartition, assez étendue, comprend :
la mer Rouge (Shah. Mahmoud, golfe de Suez) (Monod, 1933 a et 1933 b) ; l’Afrique du
Sud (Delagoa Ray ; sud-est de l’Afrique) (Barnard, 1924-1926 et Barnard 1940) ; l’Inde
(Travancore) (Pillai, 1954) ; l’Indochine (haie de Port-Dayot, Annam) (Monod, 1934) ;
les îles de la Sonde (Batavia, Java) (Bleeker, 1857 ; Schiœdte et Meinert, 1881 ; Gers¬
taecker, 1901 ; Nierstrasz, 1915 ; Barnard, 1924-1926 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod,
1933 b ; Monod, 1934 ; Boone, 1935) ; (Sumatra) (Kœlbel, 1878 ; Schiœdte et Meinert,
1881 ; Gerstaecker, 1901 ; Barnard, 1924-1926 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod, 1933 b ;
M onod, 1934 ; Boone, 1935) ; la mer de Chine (Philippines) (Schiœdte et Meinert, 1881 ;
Bovallius, 1887 ; Gerstaecker, 1901 ; Barnard, 1924-1926 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod,
1933 b et 1934 ; Boone, 1935) ; (« Near Equator, South of South Brother’s Island, South
entrance of Durian straits, Lat. 29'N by long. 104°47'E ») (Boone, 1935).
Habitat parasitaire
Les seules précisions que l’on trouve dans la littérature sont : « Habite la peau de diverses
espèces de poissons... » (Bleeker, 1857) ; « 1 spécimen... fixé sur un Clupéidé... » (Monod,
1934) ; « 1 spécimen... sur Lethrinus... » (Monod, 1933 a et 1933 b) ■ « Parasitic on Pellona
brachysoma » (Pillai, 1954).
Liste des spécimens
N° 102 : 1 Ç ovigère, L.T. 33 mm (CM) — Chalutage à 40 m ; en face Port-Dayot ; 15-V-27 ;
trouvé accroché à un Clupéidé ; « De Lanessan » ; Anilocra leptosoma Bleeker, 1857.
Coll. Th. Monod n° 794.
Remarques
A priori, l’exemplaire n° 102 pourrait être le spécimen $ ovigère (« 33 mm Baie de
Port-Dayot, Annam, chalut, prof. 40 m, fixé sur un Clupéidé ») signalé par Monod (1934 :
11). Mais les dates ne correspondent pas puisque dans son texte l’auteur indique 24-VI-
1927, alors que l’étiquette qui accompagne l’échantillon n° 102 porte 15-V-27.
CYMOTHOIDAE DU MUSÉUM DE PARIS
311
Anilocra gigantea (Herklots, 1870)
(PI- I, 7)
Synonymie et mentions successives
Epichthys giganteus Herklots, 1870 : 122-128, pl. V, fig. 1-9.
Anilocra gigantea : Schiœdte et Meinert, 1881 : 104-107, pl. VII (Cym. XIV) fig. 16 et pl. VIII
(Cym. XV) fig. 1 | Stebbing, 1893 : 352 | Nierstrasz, 1915 : 87 | Nierstrasz, 1931 : 129 |
Trilles, 1972 a : 9-11, phot. 7-8, fig. 1-2.
Epichthys gigantea : Gerstaecker, 1901 : 261, pl. VIII, fig. 1-4.
Répartition géographique
Il s’agit d’une espèce indo-pacifique ; elle a été signalée : dans l’océan Indien (archipel
Indien) (Herklots, 1870 ; « la patrie de cette espèce ne m’est pas connue avec certitude,
pas plus que l’espèce de poisson sur laquelle elle vit ; il est probable toutefois qu’elle habite
l’Archipel des Indes ») (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Gerstaecker, 1901 ; Nierstrasz,
1915 et 1931) ; dans l’océan Pacifique (banc de la Torche, au sud-est de la Nouvelle-Calé¬
donie) (Trilles, 1972 a).
Habitat parasitaire
A notre connaissance, nous ne possédons que la seule indication : « l exemplaire en
phase sexuelle femelle, non ovigère, de longueur totale 60 mm ; parasite dans la région
branchiale d’un Etelis carbunculus Cuv., L.T. 100 cm (Trilles, 1972 a : 11).
Liste des spécimens
N° 103 : 1 Ç ovigère, L.T. 57 mm (I) — Nouvelle-Calédonie, Heurtel, 1879 ; 1900.
Remarques
L’espèce Anilocra gigantea est une espèce de grande taille (95 mm d’après Herklots,
1870; 83 mm d’après Schiœdte et Meinert, 1881; 60 mm d’après Trilles, 1972 a),
décrite par Herklots (1870) à partir de l’examen de deux spécimens $ incubantes, avec
de jeunes pulli dans leur marsupium, exemplaires qui « se trouvent au Musée de Leyde ».
Par la suite, le stade femelle et les pulli ont été redécrits par Schiœdte et Meinert (1881).
Nous-même (Trilles, 1972 a) n’avons eu à notre disposition qu’un spécimen Ç non ovigère,
le stade <$ de l’espèce Anilocra gigantea est donc encore inconnu.
Anilocra frontalis Edwards, 1840
(Pl. I, 9)
Ce Cymothoadien fait partie de la faune de France. Pour la synonymie et les mentions
successives le concernant, sa répartition géographique et son habitat parasitaire, nous
renvoyons à notre travail sur les Anilocridae des côtes françaises (Trilles, 1975).
312
JEAN-PAUL TRILLES
Liste des spécimens
N° 104 : 1 $ ovigère, L.T. 20 mm (CR) — France ; Guieysse, 1905. Anilocra frontalis
Edw. ?
Dans le même tube, se trouvent 1 9 ovigère et 1 $ d’Anilocra physodes.
N° 105 : 1 $ ovigère, L.T. 40 mm et 1 L.T. 20 mm (CR) — « Sylvana » ; Cte de Poli-
cnac, 1914 ; St. 134 ; 29 avril ; 22 m ; Porto Inglés, île Maïo (roche et sable) ; Anilocra
mediterranea Leach.
N° 106 : 1 Ç non ovigère, L.T. 22 mm (CR) — Anilocra physodes L. ; Nice, Risso ; H.
Milne Edw. det.
Effectivement, dans le même tube se trouvent 3 Ç (1 ovigère et 2 non ovigères) d'Anilocra
physodes.
N° 107 : 1 $ ovigère, L.T. 18 mm, 1 Ç non ovigère, L.T. 15 mm et 1 L.T. 12,5 mm
(CR) — Ivica, Anilocra frontalis Edw.
N° 108 : 1 Ç jeune non ovigère, L.T. 11,5 mm (CR) — Villefranche ; T1. Viallanes :
87-97 ; Anilocra frontalis H. M. Edw. ; young specimen ; 1889 — LI. 9. Hansen det.
1903.
N° 109 : 1 Ç non ovigère, L.T. 27 mm et 1 <$, L.T. 12 mm (I) — Maroc ; G. Buciiet,
1904.
Dans le même tube se trouve un Labridae, L.T. 93 mm.
N° 110 : 1 9 ovigère, L.T. 42 mm et 1 9 non ovigère, L.T. 28 mm (I) — Tanger ; G. Buchet.
Dans le même tube se trouve 1 Ç non ovigère de Meinertia parallèlei, L.T. 17 mm.
N° 111 : 1 9 ovigère, L.T. 42 mm et 1 9 non ovigère, L.T. 36 mm (I) — Tanger ; marché
au Poisson ; G. Buciiet, 1901.
Dans le même tube se trouvent 2 9 de Meinertia oeslroicles, L.T. 16 mm et 17 mm et 1
L.T. 12 mm ; également 1 Idotea et 3 Aegidae.
N° 112 : 1 9 non ovigère, L.T. 27 mm et 1 (J, L.T. 25 mm (I) — Localité inconnue.
N° 113 : 1 très jeune <?, L.T. 11 mm (CM) — Baie du mont St-Michel ; 22-III-1924;
Isopode ; Pectorale Motella. Coll. Th. Monod n° 86.
Dans le même lot se trouve 1 spécimen de Lironecinae.
N° 114 : 1 9 non ovigère, L.T. 15,5 mm (CM) — Sur Crenilabrus quinquemaculatus (Bloch)
= C. Roissali Risso ; Castiglione, Algérie, 3-111-1933. Coll. Th. Monod n° 1034.
N° 115 : 1 9 ovigère, L.T. 27 mm et 1 L.T. 17 mm (CM) — Monaco ; octobre 1923.
Coll. Th. Monod n° 47.
N° 116 : 1 9 ovigère, L.T. 24 mm et 1 9 non ovigère, L.T. 19 mm (CM) — Fixé sur le dos
de Crenilabrus quinquemaculatus Bloch = C. Roissali Risso, Castiglione ; 20-V-1931 ;
Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod n° 1035.
CYMOTHOIDAE DU MUSÉUM DE PARIS
313
N° 117 : 2 $ non ovigères, L.T. 29 et 24 mm (CM) — Sur la tête de Labrus uiridis L. ;
8- 111-1930 ; Castiglione (Alger). Coll. Th. Monod n° 124 l>is.
N° 118 : 1 Ç non ovigère, L.T. 24 mm et 1 <$, L.T. 15 mm (CM) — Fixé sur dos de Cre-
nilabrus quinquemaculatus Bloch = C. Roissali Risso ; Castiglione ; 20-111-1931 ;
Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod n° 1024.
N° 119 : 1 Ç ovigère, L.T. 27 mm (CM) — Sur Mugil auratus, Castiglione (Algérie), 27-IV-
1933 ; trémail ; surface ; Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod n° 1029.
N° 120 : 1 Ç ovigère, L.T. 30 mm (CM) — Sur Crenilabrus quinquemaculatus , Castiglione
(Algérie), 27-IV-1933, trémail, 1 m ; Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod n° 1020.
N° 121 : 1 $ ovigère, L.T. 21 mm et 1 L.T. 13 mm (CM) — Sur Crenilabrus quinquema¬
culatus ; Castiglione (Algérie) ; Dr R. Dieuzeide ; 18-IX-1931. Coll. Th. Monod
n° 1014.
N° 122 : 1 Ç ovigère, L.T. 25 mm et 1 (J, L.T. 13 mm (CM) — Croisière de F « Andrée III » ;
côte sud de Bretagne ; Th. Monod ; st. XV, chalut ; 25-VI1I-1922 ; sur un Melops.
Coll. Th. Monod n° 82.
N° 123 : 1 individu subissant la mue d’inversion sexuelle (demi-mue postérieure), L.T.
19 mm (CM) — Croisière de F « Andrée III » ; Côte sud de Bretagne ; Th. Monod ;
st. XIV, chalut ; en août 1922. Coll. Th. Monod n° 677.
N° 124 : 1 Ç ovigère, L.T. 22 mm et 1 (J, L.T. 14 mm (CM) — Sur Crenilabrus quinque¬
maculatus ; Nattes ; Castiglione (Algérie) ; 14-VIII-1931 ; Dr R. Dieuzeide. Coll.
Th. Monod n° 1028.
N° 125 : 5 $ ovigères, L.T. 46, 37, 35, 28 et 27 mm, 4 Ç non ovigères, L.T. 27, 25, 25 et
19 mm et 7 <?, L.T. 22, 22, 22,19, 16,16 et 13 mm (CM) — « Mistral », St. VII — 13-VII-
1920 ; Côte sud de Bretagne ; Anilocra physodes (L.). Coll. Th. Monod n° 62.
Dans le même tube se trouvent également 2 Ç et 1 $ en mauvais état et non mesurables.
Remarques
D’après Edwards (1840 : 258), le type de l’espèce a été récolté près d’Oran (« longueur,
environ 8 lignes ») ; il ne semble pas se trouver parmi les échantillons de la collection.
Nous pouvons également souligner que certains spécimens de la collection du Muséum
(n os 109, 110 et 111) montrent que l’espèce Anilocra frontalis est présente au Maroc ; de
nombreux autres échantillons confirment la distribution fréquente de ce Cymothoadien
sur les Labridae.
Anilocra physodes (L., 1758)
(PI. I, 8)
Pour la synonymie de cette espèce française, sa répartition géographique et son habitat
parasitaire, on pourra consulter notre travail sur les Anilocridae de la faune de France.
Liste des spécimens
N° 104 : 1 $ ovigère, mue antérieure, L.T. 31 mm et 1 <$, L.T. 20 mm (CR) — France ;
Guieysse, 1905. Anilocra frontalis Edw. ?
314
JEAN-PAUL TRILLES
N° 106 : 1 $ ovigère, L.T. 35 mm et 2 $ non ovigères, L.T. 28 et 27 mm (CR) — Ani-
locra physodes L., Nice, Risso ; II. Milne Edw. det.
N° 126 : 1 Ç ovigère, L.T. 36 mm (CR) — Méditerranée ; Anilocra mediterraneci Leach.
N° 127 : 1 $ ovigère, L.T. 36 mm (I) — Algérie, golfe de Philippeville, M. Théry, 1904.
N° 128 : 1 $ ovigère, L.T. 32 mm (I) — Alger, M. Lucas, 67.96.
N° 129 : 2 Ç ovigères, L.T. 38 et 30 mm et 1 Ç non ovigère, L.T. 34 mm (I) — ?
Dans le même tube se trouve un Aegidae.
N° 130 : 2 $ ovigères, L.T. 35 et 34 mm et 1 Ç non ovigère, L.T. 30 mm (I) — Côtes de
Tunisie, 1890.
Dans le même tube se trouve 1 Ç ovigère de Nerocila maculata, L.T. 29 mm.
N° 131 : 1 Ç ovigère, L.T. 17 mm, 3 Ç non ovigères, L.T. 18, 18 et 17 mm et 2 L.T.
11 et 10 mm (I) — Rade de Sfax ; Ed. Citevreux, 1908 ; Melita ; poisson pêché au
haveneau le long du bord et parasité par des Isopodes très visibles de loin ; 9-IX-I892.
Dans le même flacon, se trouvent également 3 poissons Moenidae.
N° 132 : 1 (J, L.T. 22 mm (I) — Algérie ; golfe de Philippeville ; A. Théry, 1904.
N° 133 : 1 $ non ovigère, L.T. 22 mm (I) — Raie d’Algésiras ; Anilocra Cuvieri Leach.
N° 134 : 1 $ ovigère, L.T. 32 mm (CM) — Anilocra physodes tératologique. Monaco,
octobre 1922. Coll. Th. Monod n° 44.
N° 135 : 1 Ç non ovigère, L.T. 25 mm (CM) — Port-Saïd ; A. Gruvel, 13-11-1928. Coll.
Th. Monod n° 694 bis.
N° 136 : 1 Ç ovigère, L.T. 34 mm et 1 L.T. 18 mm (CM) — Sur Tanude ; rade Agay ;
profondeur 7 m. F. Rarqui, 30 juillet. Coll. Th. Monod n° 91.
N° 137 : 1 $ ovigère, L.T. 36 mm et 1 L.T. 25 mm (CM) — Sur Diplodus ( sargus)
fasciatus C. V. ; 23-VIII-1931 ; par 15 brasses d’eau ; Castiglione (Algérie) ; Dr R. Dieu-
zeide. Coll. Th. Monod n° 1039.
N° 138 : 1 Ç non ovigère, L.T. 32 mm (CM) — Sur Zeus faber entre Casablanca et Maza-
gam. VI. Besnard leg. ; novembre 1929 ; fonds de 100 m. Coll. Th. Monod n° 123.
N° 139 : 1 $ ovigère, L.T. 40 mm et 1 L.T. 30 mm (CM) — Lagune de Moulay hou
Selharn ; Maroc ; Besnard, 1930. Coll. Th. Monod n° 57.
N° 140 : 1 $ ovigère, L.T. 41 mm (CM) — Pêcherie d’Alger. Coll. H. Gauthier. Coll.
Th. Monod n° 90.
N° 141 : 1 spécimen en mue postérieure d’inversion sexuelle, L.T. 23 mm (CM) — Agay
(Var) ; F. Barqui coll. ; Anilocra physodes (L.). Coll. Th. Monod n° 673.
N° 142 : 1 Ç non ovigère, L.T. 28 mm et 1 L.T. 23 mm (CM) -—- Sur Spondyliosoma
cantharus ; Castiglione ; 12 brasses ; 12-X-1932 ; Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod
n° 1018.
N° 143 : 1 $ ovigère, L.T. 27 mm (CM) — Sur Scorpaena porcus L. ; Castiglione (Algérie) ;
Dr R. Dieuzeide ; 13-V111-1931. Coll. Th. Monod n<> 1015.
N° 144 : 1 $ non ovigère, L.T. 32 mm et 1 L.T. 26 mm (CM) — Sur Spondyliosoma
cantharus ; Castiglione ; 13-X-1932 ; 13 brasses ; Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod
n° 1030.
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
315
N° 145 : 6 $ ovigères, L.T. 38, 32, 32, 31, 28 et 27 mm, 7 $ non ovigères, L.T. 33, 31, 30,
26, 25, 25 et 25 mm et 1 L.T. 25 mm (CM) — N5 Chalut NS ; golfe d’Alexandrette ;
Mission Gruvel ; Syrie ; 15- 111-29. Coll. Th. Monod n° 61.
Remarques
L’espèce Anilocra physodés est surtout méditerranéenne. Toutefois, nous savons qu’elle
a été également signalée dans le golfe de Gascogne (Tattersall, 1904), au Portugal (Boli¬
var, 1892) et au niveau des côtes atlantique nord et sud de l’Espagne (Ferrol : de Buen,
1887 ; Bolivar, 1892) (Santander, Gijori et Cadix : Bolivar, 1892). Les spécimens n° 138
et n° 139 de la collection du Muséum montrent que cette espèce peut également se rencontrer
au Maroc. Sa présence régulière dans l’Atlantique, même à ces niveaux, aurait cependant
besoin d’être confirmée.
IL Genre NEROCILA Leach, 1818
Nerocila trichiura (Miers, 1877)
(PI. II, 10)
Synonymie et mentions successives
Anilocra trichiura Miers, 1877 : 677-678, pl. LXIX, fig. 6 et 6 a.
Nerocila trichiura : Schicedte et Meinert, 1881 : 83-85, tab. VII (Cym. XIV) fig. 1-2 | Stebbing,
1909 : 84 et 102 | Barnard, 1911-1914 : 372 | Nierstrasz, 1918 : 111-113. | Nierstrasz,
1931 : 125 | Monod, 1931 a : 6, fig. 1 a-b de la page 7 | Barnard, 1940: 4911 Brian et Dartevelle,
1949 : 83-85 et 135-136, fig. 110 (d’après Monod, 1931) | Szidat, 1955 : 217 | Barnard, 1955 : 5 |
Monod, 1970 : 10, 30 et 65, pl. 3, fig. 2 (d’après un dessin original de Cranch, 1816).
Répartition géographique
L’espèce Nerocila trichiura est connue de :
L’océan Indien (Wiiite, 1847 ; Barnard, 1911-1914 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod,
1931 a) ; — île Maurice (Miers, 1877 ; Schicedte et Meinert, 1881 ; Barnard, 1911-
1914 ; Nierstrasz, 1918 ; Nierstrasz, 1931) ; — Zamboango, Philippines ? (Schicedte
et Meinert, 1881 ; Barnard, 1911-1914 ; Nierstrasz, 1918 ; Nierstrasz, 1931) ; —
Great Chagos (Stebbing, 1909 ; Barnard, 1911-1914 ; Nierstraz, 1918 ; Nierstrasz,
1931) ; — Durban, Afrique du Sud (Barnard, 1955).
L’Atlantique tropical (Schicedte et Meinert, 1881 ; Barnard, 1911-1914 ; Niers¬
trasz, 1918 ; Nierstrasz, 1931 ; Monod, 1931 a) ; — Congo, Banane (Nierstrasz, 1918 ;
Nierstrasz, 1931 ; Monod, 1931 a ; Brian et Dartevelle, 1949 ; Monod, 1970) ; —
Afrique du Sud (Nierstrasz, 1918 ; Nierstrasz, 1931 ; Barnard, 1940).
Habitat parasitaire
Cette espèce n’a été signalée jusqu’à présent que sur des poissons du genre Exocoetus
(Schicedte et Meinert, 1881 ; Barnard, 1911-1914 ; Monod, 1931 a ; Barnard, 1955)
316
JEAN-PAUL TRILLES
et, en particulier, sur Exocoetus evolans (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Stebbing, 1909)
et Exocoetus volitans (Nierstrasz, 1918 ; Cranch, 1816, in Monod, 1970).
Sur ces poissons, Nerocila trichiura a été rencontrée au niveau du pédoncule caudal
(15 mm en arrière de l’anus et le céphalon immergé jusqu’au niveau des yeux sous les écailles)
(Schkedte et Meinert, 1881) ou sur les nageoires pectorales [« attached by the mouth
and front claws at an angle to the underside at the base of the wing fin... » (Stebbing,
1909) ; « adhering to the pectoral fin... » (Cranch, 1816, in Monod, 1970)].
Liste des spécimens
N° 146 : 1 $ ovigère, L.T. 41 mm (I) ■—• ?
Remarques
Comme l’ont déjà indiqué Brian et Dartevelle (1949 : 83), il s’agit très certainement
de l’un des premiers Isopodes récoltés au Congo. C’est en effet un exemplaire femelle de
cette espèce que Cranch, zoologiste de l’expédition du capitaine Tuckey au Congo, 1816,
a récolté, dessiné et nommé Oniscus volitans (cf. Monod, 1931 a : 6 et 1970 : 30 et 65).
Nous n’avons pas inclus dans la synonymie que nous proposons ci-dessus YAnilocra
trichiura de White (1847) qui est un nomen nudum (Stebbing, 1909 : 102 ; Monod, 1931 a :
6 ; Brian et Dartevelle, 1949 : 136 ; Monod, 1970 : 65). A notre connaissance, depuis le
travail de Stebbing (1909), Nierstrasz (1918 : 111 ; 1931 : 125) est le seul auteur à avoir
maintenu la dénomination « Nerocila trichiura (White) ».
Le spécimen de la collection est une femelle très typique, avec de très longs exopodites
au niveau des uropodes. Il permet de se rendre très nettement compte qu’aucun des sept
péréionites n’est prolongé sur ses bords latéro-postérieurs ; cette caractéristique n’est pas
très répandue chez les Nérociles Ç, mais on la retrouve chez Nerocila excisa (Richardson,
1901) (Trilles, 1972 a).
Nerocila sundaica Bleeker, 1857
(PI. II, 11, 12)
Synonymie et mentions successives
Nerocila sundaica ( Nerocila sondaique) Bleeker, 1857 : 26, pi. I, fîg. 4 a-b | Miers, 1880 : 469
Schiœdte et Meinert, 1881 : 9-11, tab. I (Cym. VIII) fig. 1-3 | Lanchester, 1902 : 378
Nierstrasz, 1915 : 72 | Nierstrasz, 1931 : 124 | Barnard, 1936 : 163 | Chidambaram et
Menon, 1945 : 308, fig. 1 (très approximative).
Ernpkylia ctenophora Kœlbel, 1878 : 414-415, taf. II, fig. 4 a-d.
Répartition géographique
Cette espèce n’est connue que de l’océan Indien et de la mer de Java.
Elle a été successivement signalée : —- dans la mer de Batavia (Bleeker, 1857) ; —
à Akyab (Kœlbel, 1878) ; — en Malaisie (Miers, 1880) ; — à Pulo Pinang, Pulo Cant, Akyab
(Schiœdte et Meinert, 1881) ; — en Malaisie (Lanchester, 1902) ; — dans l’océan Indien
et dans la mer de Java, en particulier à Batavia (Nierstrasz, 1915) ; — dans la mer de Java,
à Balikpapan et Bornéo (Nierstrasz, 1918) ; — à Batavia, Balikpapan, Pulu Pinang,
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
317
Pulu Cant et Akyab (Nierstrasz, 1931) ; — à Godavari (Sacraments mouth) et Ganjam
coast : « Indian seas to East Indies » (Barnard, 1936) ; — « Indian West Coast » (Chidam-
baram et Menon, 1945).
Habitat parasitaire
Sur l’habitat parasitaire de ce Cyniothoadien, les seules précisions que nous possédons
sont celles de Chidambaram et Menon (1945) ; nous ne pouvons pas en effet tenir compte
des indications très vagues de Bleeker (1857) ; « Habite la peau de diverses espèces de
poissons de la nier de Batavia ».
D’après Chidambaram et Menon, Neroc.ila sundaica parasite « Engraulis mystax,
Otolithus ruber, Serranus gilberli, Pellona indica, Therapon jarbua et Sardinella fimbriata » ;
sur les Clupeidae, ce Cyniothoadien est fixé au niveau de l’angle de la nageoire pectorale,
tandis que chez les Percidae et le « Jewfish », il est attaché juste en arrière de la symphyse
mandihulaire. Le parasitisme d ’Engraulis mystax par Nerocila sundaica provoquerait
d’ailleurs chez ce poisson un retard dans le développement gonadique (Chidambaram et
Menon, 1945 : 308).
Liste des spécimens
N° 147 : 1 Ç ovigère, L.T. 31,5 mm (I) — M. de Castelnau, cap de Bonne Espérance.
N° 148 : 13 $ ovigères, L.T. 36, 35, 35, 34, 34, 34, 34, 33, 32, 31, 30, 30, et 27 mm, 2 $
non ovigères, L.T. 33 et 25 mm (I) — ?
Remarques
Aux conclusions synonymiques que nous proposons ci-dessus, nous pouvons ajouter
que c’est Miers (1880) qui, le premier, a signalé l’identité des deux espèces Nerocila sun¬
daica Bleeker et Emphylia ctenophora Kœlbel. Les résultats de Miers ont d’ailleurs été
confirmés l’année suivante par Schiœdte etMEiNERT (1881: 11) : « specimine typico Emphy-
liae ctenophorae cum exemplis tribus Nerocilae sundaicae a celeherrimo Bleeker captis
et in Museo Lugdun. Batav. asservatis comparato, non licuit nobis dubitare, quin haec
duo nomina eandeni speciem significarent ». Il semble toutefois que, par la suite, l’identité
des deux espèces Nerocila sundaica et Emphylia ctenophora n’ait pas été admise par Lan-
chester (1902) et Barnard (1936).
Nous avons déjà signalé l’importance du travail de Chidambaram et Menon (1945)
pour la connaissance non seulement de l’habitat parasitaire de ce Cyniothoadien très
typique, mais également de son action sur les hôtes. Nous pouvons cependant remarquer
que s’il s’agit vraiment de Nerocila sundaica, la figure 1 (p. 308), reproduite par les auteurs,
est vraiment très approximative.
290 , 2
318
JEAN-PAUL TRILLES
Nerocila depressa Edwards, 1840
(PL II, 13)
Synonymie et mentions successives
Nerocila depressa (Nérocile déprimé) Edwards, 1840 : 254, pl. 31, fig. 17-21 | Wiiite, 1847 : 108
Schiœdte et Mkinert, 1881 : 15-17, tab. I (Cym. VIII) fig. 10-11 1 | Stebbing, 1893 : 351-
352 | Lanchester, 1900 : 265, pl. XII, fig. 5 | Thif.i.emann, 1910 : 33 1 | Nierstrasz, 1931 :
124.
Nerocila dolichostylis Kœlbel, 1878 : 411, taf. II, fig. 3 a-b.
Nerocila pigmentala Bal et Joshi, 1959 : 565-567, pl. II (fig. 6-10).
Nerocila pigmenta (erreur typographique ?) Joshi et Bal, i960 : 446.
Répartition géographique
Edwards (1840) et Write (1847) ignoraient la patrie de cette espèce. Depuis le travail
de Kœlbel (1878), nous sax ons qu’elle habite la mer de Chine (Amoy).
Par la suite, Nerocila depressa a été signalée : - dans l’océan Indien et la mer de Chine :
à Pnlo Pinang, à Zamboango, aux Philippines ?, à Amoy (Schiœdte et Meinert, 1881) ;
— à Penang, Zamboango, Amoy et Buntal (Lanchester, 1900) ; — dans la mer de Chine,
à Amoy; à Pulo Pinang et Zamboango (Thielemann, 1910) ; — à Pulu Pinang, Zam¬
boango, Amoy et Buntal (Nierstrasz, 1931) ; — à Bombay (Bal et .Joshi, 1959).
Habitat parasitaire
L’habitat parasitaire de cette espèce est encore très mal connu. La seule indication que
nous possédons est « Host : Opilhopterus turtoor (dorsal side) » (Bal et Joshi, 1959).
Liste des spécimens
N° 149 : 1 Ç ovigère identifiable mais non mesurable car il manque le céphalon, le premier
segment thoracique et le pléotelson (CR) — Nerocila depressa Edw., ovig., ?
N° 150 : 1 $ non ovigère, L.T. 20 mm et 1 $ jeune, sectionnée en deux (I) — Tonkin,
pointe du Scorpion, Boiitan (1905), sur un Scomber pris à la traîne près du rivage ;
Nerocila Probabeja novo species.
N° 151 : 1 $ ovigère, L.T. 21 mm, 1 C J, L.T. 16 mm (I) — Tonkin, Dr Boutan, 1905,
n° 1041, Anilocra fixé sur un Scomber pris à la plage par le filet à traîne le 16 août
à la pointe du Scorpion, 1905.
Dans le même tube, se trouvent deux Cymothoa.
Remarques
A propos de la synonymie de ce Cymothoadien, on peut d’abord rappeler que Write
(1847) avait admis dubitativement que la Cymothoa falcata de Fabricius correspondait à
1. Pour le travail de Kœlbel (1879), Schiœdte et Mkinert indiquent p. 11, taf. Il, fig. 3 a-3 h et
Thielemann p. 441. II s’agit en réalité de la p. 411.
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
319
Nerocila depressa. Quant à l’espèce Nerocila dolichustylis Koelbel, 1878, c’est Schiœdte
et Meinert (1881) qui les premiers ont établi qu’il s’agissait en réalité de l’espèce
d’EDWARDS : « Exemplis typicis N. depressa et N. dolichostylis eomparatis speciem Koelbeli
sine dubio in speciem veterem Milne Edwardsii redegimus ». Par la suite, les conclusions
synonymiques proposées par les deux auteurs danois ont été reprises par Thielemann
(1910), mais pas par Lanchester (1900). Enfin, en ce qui concerne l’espèce Nerocila pig-
nientata Bal et Joshi, 1959, il ne fait pas de doute qu’il ne s’agit en fait que de Nerocila
depressa.
Le spécimen n° 149 de la collection correspond peut-être à celui qu’EmvARDs a eu
sous les yeux ; mais son état de conservation ne permet pas de se prononcer avec préci¬
sion. Nous pouvons d'ailleurs remarquer que, dans son texte, l’auteur indique que les
figures 17 à 20 concernent Nerocila depressa ; or, il semble bien que le dessin 21 de la planche
31 correspond également à ce Cymothoadien (17, A r ue dorsale ; 18, antennules et antennes ;
19 et 20, péréiopodes ; 21, uropodes).
Les spécimens n° 150 et n° 151 apportent des indications précieuses sur l’habitat para¬
sitaire de Nerocila depressa : Les Scombers sont, sinon les seids, tout au moins des hôtes
possibles pour ce parasite.
Nerocila laticauda Schiœdte et Meinert, 1881
(PI. II, 14)
Sa'NONYAIIE et mentions successives
Nerocila laticauda Schiœdte et Meinert, 1881 : 81-82, tab. VI (Cym. XIII) fig. 14-15 | Whitelegge,
1901 : 203-235 1 | Hale, 1926 : 203-206, fig. 2 a-o, fig. 3 a-f | Hale, 1929 : 257 et 259 à 261,
fig. 254, 257 a-c et 258 a-f | Nierstrasz, 1931 : 125 | Hale, 1940 : 300.
Nerocila blanvillei Schiœdte et Meiner, 1881 (nec Nerocila blainvillei Edwards, 1840) : 78-81,
tab. VT (Cym. XIII) fig. 11-13.
Répartition géographique
L’espèce Nerocila laticauda est connue des côtes sud, est et ouest de l’Australie.
Dans la bibliographie concernant ce Cymothoadien, nous avons relevé les indications
successives suivantes : — Port Westermann, Novae-Hollandiae (N. laticauda) et Adé¬
laïde, NoA’ae-Hollandiae (N. blainvillei) (Schiœdte et Meinert, 1881) ; — New South
Wales, « Stations 13, 37 and 42 » « Cape three points, Wata Mooli and Botany, in 41-78
fathoms », Port Western, Victoria (Whitelegge, 1901) ; — South Australia : Kingston,
S. E. Coast and Port Willunga ; Western Australia : Albany ; Victoria : Port Phillip ; New
South Wales : Botany Bay ; Wata Mooli ; Cape three points ; Jibbon, La Perouse, Botany
Bay, Port Jackson (Hale, 1926) ; — Western, Southern and Eastern Australian (Hale,
1926 et 1929 ; Nierstrasz, 1931) ; — South Australia : 50 miles south of Cape Wiles (Hale,
1940).
1. Dans la synonymie proposée par Whitelegge, la date (1879) indiquée pour le travail de Schiœdte
et Meinert est erronée. 1879 correspond au vol. XII (I. Aegidae) ; 1881 est la date exacte du vol. XIII
(II. Anilocridae).
320
JEAN-PAUL TRILLES
Habitat parasitaire
A notre connaissance, nous ne disposons encore que d’une seule indication : « ... from
Raja australis (S. Austr. Mus. Coll.)... » (IIale, 1926).
Liste des spécimens
N° 152 : 1 Ç ovigère, L.T. 21 mm (CM) — Nouvelle-Hollande, Quoy et Gaimard, 492-
1829, Nerocila laticauda, 55 — Nerocila bivittata — Nerocila laticauda.
Remarques
Le spécimen n° 152 de la collection est assurément le « virgo, in evolut », cpie Schiœdte
et Meinert (1881 : 82) ont examiné.
Pour les caractéristiques morphologiques de cette espèce très typique, nous renvoyons
aux importants travaux de IIale (1926 et 1929). Nous pouvons d'ailleurs rappeler qu’après
une étude précise de ce Cymothoadien, ainsi que de ses variations, l’auteur a pu conclure
que la Nerocila blainvitlei de Schiœdte et Meinert (1881) doit être mise en synonymie
de la Nerocila laticauda des deux auteurs danois, mais pas la Nerocila blaiwillei d’EüWARDS
(1840).
Nerocila tenuipes Dana, 1853
(PI. IL 15, 16)
Synonymie et mentions successives
Nerocila tenuipes Dana, 1853 : 762-763, pl. 50, fig. 11 a-f | ScHiœdte et Meinert, 1881 : 64-66,
tab. III (Cym. X) fig. 12-13.
Répartition géographique
Jusqu’à présent, cette espèce n’est connue que du Brésil et plus particulièrement de
Rio de Janeiro : — « From Rio Janeiro », rare (Dana, 1853) ; — « Ad oras Brasiliae, praeser-
tim propre Rio Janeiro... » (Schiœdte et Meinert, 1881).
Habitat parasitaire
Les seules indications que nous possédons sont celles de Schiœdte et Meinert (1881) :
« ... in Dule Auriga, vel in Diodonte sp., vel in Platessa sp., ... ».
Liste des spécimens
N° 153 : 1 $ ovigère, L.T. 19 mm (CR) — Brésil, Delalande, Nerocila tenuipes.
N° 154 : 1 $ ovigère, L.T. 22 mm, avec épiphytes sur la face tergale et de nombreux
pulli. (CR) — Brésil, Gaddiciiaud, Nerocila tenuipes.
Remarques
Il ne fait pas de doute que les deux spécimens (n° 153 et n° 154) de la collection cor-
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
321
respondent aux « duo in Museo Parisiensi (Brasilia, Delalande et Gaudichaud) », déjà
signalés par Schiœdte et Meinert (1881 : 66).
Il est également intéressant de remarquer (pie dans le tube n° 154 se trouvent de nom¬
breux pulli : Dana (1853) et Schiœdte et Meinert (1881) n’ayant examiné que des indi¬
vidus en phase sexuelle femelle, nous les décrirons en détail dans un travail ultérieur.
Nerocila aculeata Edwards, 1840
(PI. II, 17)
Synonymie et mentions successives
Nerocila aculeata (Nérocile Hérissé) Edwards, 1840 : 253-254 | SciiIcEdte et Me inf. rt, 1881: 37-39,
tab. Il Cym. IX) fig. 7-8 | (pro parte) Nierstrasz, 1931 : 124 et 126.
nec Nerocila aculeata : Dana, 1853 : 760-761, pl. 50, fig. 9 a-c.
Répartition géographique
Cette espèce n'a en réalité été observée que deux fois (Edwards, 1840; Schiœdte
et Meinert, 1881) ; les indications que nous possédons sur sa répartition géographique
sont donc rares. Edwards (1840), qui a décrit ce Cymothoadien, a précisé : « trouvé par
M. Raynaud, sur un poisson, dans les mers de l’Inde ». Par la suite, Schiœdte et Meinert
(1881) ont examiné deux spécimens de Nerocila aculeata dont, l’un correspond au type de
Edwards et l’autre à un exemplaire récolté à Akyab, Indes orientales. Quant à Niers-
traz (1931), il n’a fait que reprendre les indications des auteurs précédents, y compris celle
de Dana (1853, « Rio de Janeiro ») qui ne concerne pas cette espèce.
Habitat parasitaire
Il nous est encore totalement inconnu.
Liste des spécimens
N° 155 : 1 9 dont le céphalon a disparu, mais qui est cependant encore très bien identi¬
fiable (CR) — Mers des Indes, Reynaud, Nerocila aculiate Edw.
Remarques
Le spécimen n° 155 de la collection est sans nul doute celui qu’EnwARDS a examiné
et, par conséquent, le type de l’espèce.
Dans leur travail de 1881, Schiœdte et Meinert n'ont pas retenu l’espèce Nerocila
aculeata Dana. D'après Monod (1931 a), cette dernière doit d'ailleurs être mise en syno¬
nymie avec Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832) sensu Monod (= Nerocila cepha-
lotes Schiœdte et Meinert, 1881, sensu mihi). A notre connaissance, il pourrait tout aussi
bien s’agir d’une espèce synonyme de Nerocila latiuscula Dana, 1853.
322
JEAN-PAUL TRILLES
Nerocila latiuscula Dana, 1853
(PI. II, 18)
Synonymie et mentions successives
Nerocila latiuscula Dana, 1853 : 758-759, pi. 50, fig. 7 a-c j Schkedte et Meinert, 1881 : 76-78,
tab. VI (Cym. Xi il) (ig. 9-10.
? Nerocila brasiliensis Dana, 1853 : 759-760, pi. 50, fig. 8 a-e.
? Nerocila aculeata Dana, 1853 (nec Nerocila aculeata Edwards) : 760-761, pl. 50, fig. 9 a-c.
Répartition géographique
Jusqu’à présent, cette espèce n’a été signalée qu’au niveau des côtes atlantiques de
l’Amérique du Sud, plus précisément au Brésil et en Uruguay : Rio de Janeiro (Dana,
1853 ; Schiœdte et Meinert, 1881) ; Montevidéo (Schiœdtf. et Meinert, 1881).
Haritat parasitaire
Nous ne possédons que la seule indication « ..., in ore piscis Sciaenoidei... » (Sciiiœdte
et Meinert, 1881).
Liste des spécimens
N° 156 : 1 Ç ovigère, L.T. mm 20 et I stade de transition, L.T. 21 mm (CR) — Brésil,
Delalande, Nerocila latiuscula.
N° 157 : 2 Ç ovigères, L.T. 21 et 20 mm (I) — ?
N° 158 : 2 Ç ovigères encore accrochées sur fragments de nageoires, L.T. 18 et 17 mm (I)
— Guyane française, embouchure de l’Approuague, F. Geay, 1902 ; capturés sur les
nageoires ventrales du poisson : Coco (Silure) ; 24-XI-1901, n° 2644.
N° 159 : 1 Ç ovigère, L.T. 18 mm (I) — Guyane française, golfe de Cayenne, F. Geay,
1902, n° 3026.
N° 160 : 1 Ç ovigère jeune, L.T. 13,5 mm (I) — Ouanary, n° 1581.
Remarques
Les deux spécimens n° 156 de la collection correspondent indubitablement aux « ..., quo¬
rum duo ad oras Brasihae, alicubi (Delalande, Mus. Paris), ... » signalés dans le symbolae
ad Monographiam Cymothoarum de Schiœdte et Meinert (1881).
Dans son important travail sur les Nérociles du Cameroun et du Congo, Monod (1931 a)
considère que l’espèce Nerocila latiuscula doit être mise en synonymie de Nerocila orbi-
gnyi (Guérin-Méneville, 1829-1832) sensu Monod, 1931 a (= Nerocila cephalotes Schiœdte
et Meinert, 1881, sensu mihi). Si l’on compare la morphologie des péréionites chez ces deux
Cymothoadiens (VI et VII seuls nettement prolongés à leurs extrémités postéro-latérales),
on ne peut qu’admettre effectivement que ces deux espèces sont sinon identiques, du moins
très voisines.
A notre connaissance, elles sont cependant distinctes. A partir du matériel que nous
avons sous les yeux, nous pouvons indiquer que la différence la plus significative paraît
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
323
être la présence, chez Nerocila latiuscula, d’un céphalon plus allongé mais surtout plus
nettement quadrangulaire ainsi que d’yeux à la fois plus réduits et nettement plus posté¬
rieurs et latéraux. Quant à la forme du pléotelson, s'il existe une différence entre ces deux
espèces, elle est cependant moins évidente que sur les planches du symbolae de Schiœdte
et M El N F. HT.
Nerocila novae zelandiae Schiœdte et Meinert, 1881
(PI. III, 19)
Synonymie et mentions successives 1
Nerocila novae zelandiae Schiœdte et Meinert, 1881 : 70-72, tab. 5 (Cym. Xff fig. 10-11 | Gers-
TAECKER, 1901 : 262-263.
Nerocila novae zeelandiae Nierstrasz, 1931 : 126.
Répartition géographique
Les seules indications originales que nous possédons sont « Mare oras Novae-Zelandiae
atque Novae-Hollandiae alluens habitat » (Schiœdte et Meinert, 1881). Les deux auteurs
danois ont eu sous les yeux trois spécimens de Nouvelle-Zélande et un de Melbourne.
IIaiutat parasitaire
L’habitat parasitaire de ce Cymothoadien nous est encore totalement inconnu.
Liste des spécimens
N° 161 : 2 <J, L.T. 19 et 18 mm (CR) —- Nelle-Zelande, IIuoy et Gaimard 918, Nerocila
novae-zelandiae.
Remarques
Les deux spécimens n° 161 correspondent sans nul doute aux exemplaires types que
Schiœdte et Meinert (1881) signalent du Muséum de Paris. Ces échantillons ont également
été examinés par Monod (1931 a).
Aux conclusions synonymiques que nous proposons ci-dessus, il convient d’ajouter
que l’espèce Nerocila novaezelandiae a d’abord été identifiée à Nerocila macleayii (White
et Doubleday, 1843) (= Nerocila irnbricata Miers, 1876) successivement par Chii.ton
(1891) et IIale (1926). En 1931 a, après avoir examiné les deux spécimens $ du Muséum
de Paris, Monod a estimé qu’il s’agissait en fait de deux échantillons de Nerocila orbignyi
sensu Monod 1931a (= Nerocila cephalotes sensu mihi), espèce que l’auteur a également
considérée comme synonyme de Nerocila macleayii et Nerocila imbric.ata. Ces propositions
synonymiques de Monod ont ensuite été adoptées par Hale (1940) et par IIurley (1961).
A l’heure actuelle, nous ne disposons pas d’échantillons supplémentaires et en plus
grand nombre ; rien ne nous autorise donc apparemment à reconsidérer la synonymie
1. Nous avons volontairement limité cette synonymie aux références qui concernent uniquement
l’espèce de Schkkdtk et Meinkhi (cf. remarques ci-dessous).
324
JEAN-PAUL TRILLES
de cette espèce proposée par Monod ; à partir des spécimens que nous avons sous les yeux,
il ne nous est pas possible pour l’instant de mettre en évidence de nettes différences morpho¬
logiques entre Nerocila novaezelandiae et Nerocila cephalotes.
Pour quelles raisons avons nous donc maintenu l’espèce Nerocila novaezelandiae ? Non
pas parce que les spécimens correspondants ont été récoltés en Nouvelle-Zélande (patrie
également de Nerocila macleayii), mais parce que les deux seuls échantillons dont nous dis¬
posons sont tous deux du sexe mâle. Il nous paraît donc raisonnable d’attendre que des $,
et éventuellement des pulli, soient à notre disposition, pour pouvoir comparer avec préci¬
sion les deux espèces Nerocila nooaezelandiae et Nerocila cephalotes et reconsidérer le pro¬
blème de leur synonymie éventuelle.
Nerocila excisa (Richardson, 1901)
(PI. III, 20)
Synonymie et mentions successives
Aegathoa excisa Richardson, 1901 b : 567-568 J Nierstrasz, 1915 : 103 | Monod, 1922 : 409 | Yan
Name, 1924 : 184 | Nierstbasz, 1931 : 146.
Nerocila excisa : Richardson Searle, 1914 : 363-364 | Nierstrasz, 1931 : 126 ' Trilles, 1972 a :
11-17, fig. 25-73.
Répartition géographique
L’espèce Nerocila excisa habite l’océan Pacifique. Dans l’état actuel de nos connais¬
sances, on peut admettre que son aire de répartition s’étend de la côte occidentale de l’Amé¬
rique du Sud jusqu’aux voisinages de la Nouvelle-Calédonie (Trilles, 1972 a).
Dans la bibliographie concernant cette espèce, on peut en effet relever les indications
successives suivantes : — « in 5°N. lat., 90°W. long. » (Richardson, 1901 h) ; — « ... in lat.
9°57'N., long. 137°47'W. » (Richardson Searle, 1914) ; — « ... 16°40' de latitude Sud
et 163°30' de longitude Est... » (Trilles, 1972 a).
Habitat parasitaire
Ce Cymothoadien a été successivement récolté : — « ... from the fin of a Dolphin ( Cory -
phaena hippurus).,. » (Richardson, 1901 b) ; — « ... in the stomach of Coryphaenci sp. ... »
(Richardson Searle, 1914) ; — « ... sur Grammistes sp. 20 cm, pris sur ligne japonaise, ...;
l’hôte a été capturé à 130 m au niveau d’une zone où la profondeur est de 4 000 m (Croisière
« Diaphus I. » le 12 novembre 1970) » (Trilles, 1972 a).
Nous avons déjà indiqué (Trilles, 1972 a : 11) que la localisation sur l’hôte du spé¬
cimen décrit par Richardson Searle, est pour le moins curieuse et certainement acciden¬
telle.
Liste des spécimens
N° 162 : 1 L.T. 15 mm (I) — Malabar, Dussumier ; It is a male with exceedingly
large eyes. It seems to be a specimen of Anilocra ; il is not found in Schiœdte and
M einert Monograph. IL J. Hansen vid., 1903.
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
325
Remarques
Nous avons eu récemment à notre disposition de nombreux spécimens (88 au total)
de l’espèce Nerocila excisa. L’abondance et la diversité de ce matériel nous a permis de don¬
ner une description détaillée de ce Cymothoadien et d’en figurer les principaux stades du
développement (Trilles, 1972 a).
Nous pouvons également rappeler que l’étude de cette espèce permet de mettre en
évidence un cas de synonymie remarquable (Trilles, 1972 a) : Richardson (19016) a
d’abord décrit une espèce Aegathoa excisa puis, par la suite (1914 : Richardson Searle),
un nouveau Cymothoadien, Nerocila excisa. Or, l’examen du matériel abondant et varié
que nous avons eu sous les yeux nous a permis de constater que ces deux espèces sont en
fait synonymes et ne correspondent qu’à des stades de développement différents d’un même
parasite : Aegathoa excisa correspond à la phase sexuelle mâle et Nerocila excisa à la phase
sexuelle femelle.
Nerocila bivittata (Risso, 1816)
(PI. III, 21)
Cette Nérocile fait partie de la faune de France. Pour la synonymie et les mentions
successives qui la concernent, ainsi que pour sa répartition géographique et son habitat
parasitaire, nous renvoyons à notre travail sur les Anilocridae des côtes françaises (Trilles,
1975).
Liste des spécimens
N° 163 : 4 Ç ovigères, L.T. 33, 32, 31 et 28 mm, 2 $ non ovigères, L.T. 28 et 20 mm et
7 £ (dont 2 en eedysis postérieure), L.T. 16, 15, 14, 14, 13, 13 et 12,5 mm (CM) —
Nerocila bivittata (Risso), Monaco, octobre 1923. Coll. Th. Monod n° 42.
N° 164 : 1 $ ovigère, L.T. 24 mm (CM) — sur Crenilabrus tinca , trémail, 30 m, Casti-
glione (Algérie), 19-V-1932 ? Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod n° 1021.
N° 165 : 1 Ç ovigère, L.T. 21 mm et 1 <§ en eedysis postérieure, L.T. 14 mm (CM) — sur
Scorpaena porcus, Castiglione (Algérie), 25-V-32, Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod
n° 1019.
N° 166 : I 9 ovigère, L.T. 27 mm (CM) — Nerocila bivittata (Risso), Agay (Var), h’. Bahqui.
Coll. Th. Monod n° 106.
N° 167 : 1 9 11011 ovigère, L.T. 14 mm (CM) — 12-V-1932, sur caudale Crenilabrus tinca,
Castiglione (Algérie), Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod ii° 1037.
N° 168 : 1 9 jeune, en eedysis postérieure, L.T. 18 mm (CM) — Nerocila bivittata (Fabri-
cius), hase de la queue de Crenilabrus pavo C. V., Castiglione près Alger, 8-111-1930,
Argilas leg., R. Pli. D ollfus détermin. Coll. Th. Monod n° 674.
N° 169 : I 9 non ovigère, L.T. 21 mm (CM) *—- Sur caudale de Crenilabrus tinca, Algérie,
10 m de fonds, Dr R. Dieuzeide, Castiglione, 8-IV-I932. Coll. Th. Monod n° 1022.
N° 170 : 1 9 non ovigère, L.T. 22 mm (CM) — Nerocila sp., Nerocila bivittata (Risso),
sur Pagellus erythrinus, golfe d’Alexandrie, VI. Resnard. Coll. Th. Monod n° 114.
N° 171 : 1 9 n °n ovigère, L.T. 23 mm (CM) — Nerocila bivittata (Risso), Chai. n° 61 F.
Besnarii, Syrie, golfe d’Alexandrette. Coll. Th. Monod n° 670.
326
JEAN-PAUL TRILLES
N° 172 : 1 Ç ovigère, L.T. 20 mm (CM) — Sur Crenilabrus tinca, trémail, 30 m, Casti-
glione (Algérie), 19-V-1932, I)r R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod n° 1013.
N° 173 : 1 $ ovigère, L.T. 17 mm (CM) — Sur Scorpaena scrofa L., Castiglione, 8-VII-
1931, Dr R. Dieuzeide. Coll. Th. Monod n° 1023.
N° 174 : 1 Ç ovigère, L.T. 28 mm, 1 2 non ovigère, L.T. 19 mm et un intermédiaire, L.T.
15 mm (CM) — N 5. Chalut. 15-111-1929, golfe d’Alexandrette, Vladimir Besnard
leg. Coll. Th. Monod n° 678.
N° 175 : 1 $ non ovigère dont le telson, minuscule, ne paraît pas normalement développé ;
non mesurable avec précision (CM) — Grand Lac Amer - Canal de Suez, A. Gruvel,
mars-mai 1932. Coll. Th. Monod n° 67.
Remarques
Les spécimens n° 163 sont ceux que Monod a récoltés à Monaco (Monod, 1923). Les
échantillons n° 170 et n° 174 ont également déjà été signalés par Monod (1931 b).
Nerocila maculata Edwards, 1840
(PL III, 22)
Ce Cymothoadien fait partie de la faune française. Pour la synonymie et les mentions
successives le concernant, sa répartition géographique et son habitat parasitaire, on pourra
consulter notre travail sur les Anilocridae de la faune de France.
Liste des spécimens
N° 176 : 1 Ç ovigère, L.T. 30 mm, en eedysis postérieure (CM) — n° 112, Iloyan (Cha¬
rente inf.), Gab. Dollfus leg., sur Mulet gris, 1925, Nerocila orbignyi (Guér. Men.) ;
Th. Monod det., 1928.
N° 177 : 2 Ç ovigères, L.T. 34 et 30 mm (I) — Côtes de Naples, Nerocila (?), 1081-85.
N° 178 : 1 $ ovigère jeune, L.T. 19 mm (I) — Bohn, golfe de Gascogne, S. Trigle.
N° 179 : 1 $ très jeune, L.T. 11 mm (CR) — Anilocra vittata Lucas, Bône — Lucas.
N° 180 : 1 çj très jeune, L.T. 11 mm (CR) — Anilocra vittata Luc. ( Nerocila maculata ?),
Bône — Lucas.
Remarques
Parmi les spécimens de la collection du Muséum de Paris, nous n’avons pas retrouvé les
« ... quorum cjuinque ad La Rochelle (exempla typica utriusque speciei Milne Edwardsii ;
Mus. Paris), ... » signalés par Schiœdte et Meinert (1881) et Monod (1931 a) ; la $ ovigère,
« de St-Vaast (Manche), à la base des nageoires d’un Trigle, 20-IX-1896, Bouvier et coll.
et det. (N. maculata M. Edw.) », répertoriée par Monod (1931 a), paraît également avoir
disparu.
Par contre, les spécimens $ n° 179 et n° 180 sont indubitablement ceux que Lucas
(1849) a eu sous les yeux, bien que la taille indiquée par l'auteur soit de 12 mm.
On peut également ajouter que les échantillons n° 176, n° 177 et il 0 178 apportent
CYMOTHOIDAE DU MUSÉUM DE PARIS
327
une confirmation de la présence de cette espèce à la fois dans la Méditerranée et dans
l’Atlantique ; quant aux spécimens n° 176 et n° 178, ils fournissent des précisions intéres¬
santes sur l’habitat parasitaire de ce Cymothoadien.
Nerocila cephalotes Schiœdte et Meinert, 1881
(PI. III, 24)
Synonymie et mentions successives
Nerocila cephalotes 1 Schiœdte et Meinert, 1881 : 60-64, tab. IV (Cym. XI) fig. 16-18 j Gerstaec-
ker, 1901 : 259 | Stebbing, 1902 : 55 j Stebbing, 1908-1910 : 423 | Barnard, 1911-1914 :
371 | Van Namf., 1920-1921 : 43, 47 et 53-57, fig. 6-9 dans le texte | Monod, 1924 : 436-440
et 444, fig. A et B de la page 437 et fig. G et D de la page 4411 Barnard, 1936 : 165 (note infra-
paginale).
Nerocila rhahdota (nec Nerocila rhabdota Kœlbel, 1879) t Barnard, 1911-1914 : 371-372 | Monod,
1924 : 440-445, fig. C de la page 437 et fig. A et B de la page 441.
Nerocila armai us (nec Nerocila armata Dana, 1853) : Stebbing, 1921 : 23.
Rosca rogans Stebbing, 1923 : 10, pi. XV J Barnard, 1936 : 165 (note infrapaginale).
Nerocila armata (nec Nerocila armata Dana, 1853) : Barnard, 1924-1926 : 390-391.
Nerocila orbignyi [nec Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832)] : Monod, 1931 a : 10-15,
fig. 5 a-b, 6 a-b, 7 a-b et 8 a-b | ( mandata ) Schuurmans Stekhoven Jr., 1936 : 26, fig. 19-22 |
Barnard, 1940 : 402-404 | Brian et Dartevelee, 1949 : 140-142, fig. 122 7-6 | Day, Field
et Penrith, 1970 : 48.
Répartition géographique
Sur la base des propositions synonymiques que nous formulons ci-dessus, on peut
admettre que l’espèce Nerocila cephalotes est un Cymothadien commun le long des côtes
occidentales de l’Afrique, du Maroc au cap de Bonne Espérance.
Dans la bibliographie concernant ce parasite, nous avons en effet relevé les indications
successives suivantes ; — « Mare oras Africae australis alluens habitat : sex exempla...,
quorum primum ad Corée... ; secundum ad Promontorium bonae spei... ; tertium ad Pro-
montorium Agulbas... ; quartum et quintum ad Gabon... » (Schiœdte et Meinert, 1881) ;
— Afrique du Sud et Gabon (Gerstaecker, 1901) ; — Afrique du Sud, « Cape St-Blaize
N. 4 1/4 miles. Depth, 35 fathoms. Bottom, mud... » (Stebbing, 1902) ; — « n° 93, sent by
Dr Gilchrist. Trawled from depth of 64 m, Cape St-Blaize N., distant 4 1/4 miles » (Steb¬
bing, 1908-1910) ; — Afrique du Sud, « Bakkoven Rock W. 1/4 N. distant 3/4 mile (False
Bay). 22 fathoms 7/6/00. 1 immature $. Flesh Point N by E. 1/4 E. distant 4 miles.
29 fathoms. 28/1/04. 1 ovigerous Ç. S. S. Pieter Faure » (Barnard, 1911-1914) ; — Congo
Belge (Van Namf., 1920-1921) ; — Afrique du Sud, Natal (Stebbing, 1921) ; — Afrique du
Sud, Natal, « Cap I lenderson from a depth of 40 fathoms » (Stebbing, 1923) ; — « ... espèce
commune sur la côte occidentale d’Afrique, de la Mauritanie au Cap. Dans la région de
Port-Etienne, elle est extrêmement fréquente... » (Monod, 1924); — Afrique du Sud,
« ... Agulbas Bank... » (Barnard, 1924-1926) ; — Maroc, Mauritanie, Afrique occidentale,
Banana, Congo, San Antonio, Amer, Sud-Ouest Africain, « ofî Mercury Island..., 35 miles N
1. Sur l’exemplaire du svmbolae de Schiœdte et Meinert dont nous disposons, nous n’avons pas
retrouvé l’erreur typographique (Nerocila cephalotes, p. 60) signalée par Van Name (1920-1921 : 53, note
infrapaginale) et par Monod (1924 : 436).
328
JEAN-PAUL TRILLES
of Hollam’s Bird Island » (Monod, 193L a) ; — « ... South of Garnet Head (Rio de Oro)... »
(Schuurmans Stekhoven, 1936) ; — Afritfiie du Sud (Barnard, 1940) ; — Congo (Brian
et Dartevelle, 1949) ; — « 28/32/i — Walvis Bay, South Africa» (Day, Field et Penrith,
1970).
Habitat parasitaire
Bien qu'une étude précise de l’habitat parasitaire de ce Cymothoadien u’ait pas été
encore entreprise, nous possédons déjà quelques indications intéressantes le concernant :
— « ... pinnae pectorali piscis... » (Sciiiœdte et Meinert, 1881) ; — « ... found on Synap-
tura pectoralis... » (Stebbing, 1902) ; - « ... taken from a branching sponge... » (Barnard,
1911-1914) ; — « ail were found on marine fîshes (chiefly Caranx) ... they were adhering
to varions parts of the hodv or fins of the fish, sometimes more than one of the isopods
on one fish » (Van Name, 1920-1921) ; — « ... sur les nageoires de certains poissons, en
particulier sur le « Burro » (Diagramma mediterraneum, Guichen) et le « Merou » (Serranus
gigas ) ... », « ... sur une Silure (Arius heudeloti) » (Monod, 1924) ; — « the animais are foun-
ded clinging to the skin and especially the fins of varions kinds of fishes : Silver-fish ( Dentex ),
Panga ( Pagrus ), White stumpnose ( Chrysophrys) et Sole ( Synaptura ) ... » « from mouth
of Trackynotus... » (Barnard, 1924-1926) ; — « ... on gurnards. » (Monod, 1931a) :
— « ... on Pagrus auratus (L.) ... » (Schuurmans Stekhoven, 1936) ; — « to the list of
hosts... may be added the snoek ('Thyrsites alun) » (Barnard, 1940) ; — « ... espèce s’atta¬
quant à divers poissons marins, notamment les Carangidae... » (Brian et Dartevelle,
1949).
Brian et Dartevelle (1949) ont également précisé : — que les Carangidae sont spé¬
cialement sujets aux parasites externes, Isopodes et Copépodes, sans doute à cause de leur
abondance sur les côtes du Congo ; — que les Nerocila et en général tous les Cymothoidae
s’attaquent de préférence aux poissons malades et que ces Crustacés sont particulièrement
féroces puisque, d’après les auteurs, ils mordraient même avec vigueur la peau des bai¬
gneurs (?) aux endroits où se trouvent de petites érosions, occasionnant ainsi des déman¬
geaisons ; — que les indigènes connaissent bien ces Isopodes qu’ils nomment « mintudi »
(dialecte kiwoyo) et qu’ils craignent.
Liste des spécimens
N° 181 : 1 $ ovigère, L.T. 25 mm et 1 $ ovigère sans céphalon (I) — « Sylvana », Cte de
Polignac, 1914, St. 58, 25 mars, 5 à 6 m, baie du Lévrier, Port-Etienne, rochers,
sable, coquilles brisées.
N° 182 : 1 $ ovigère, L.T. 34 mm, 1 Ç non ovigère, L.T. 29 mm et I <$, L.T. 16 mm (CM)
— Nerocila orbignyi (Guérin), sur Pagellus erythrinus, St. CXXI (bis), 25-VII-1926.
Coll. Th. Monod n° 110.
N° 183 : 2 $ ovigères, L.T. 30 et 25 mm (CM) — Nerocila sp. [mandata ?), cap Blanc,
Mauritanie (Afrique occidentale), Th. Monod legit, Nerocila orbignyi (Guérin) =
mandata. Coll. Th. Monod n° 679.
N° 184 : 7 Ç ovigères, L.T. 32, 30, 27, 27, 25, 21 et 18 mm, 1 Ç non ovigère, L.T. 31 mm
et 1 Ç en ecdysis postérieure, L.T. 25 mm (CM) — Sur Arius hendeloti au moins p.
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
329
parte; Port-Étienne, Mauritanie, A.O.F., 26-III-1923, Th. Monod, Nerocila orbignyi
Guérin, Th. Monod dét., 1930. Coll. Th. Monod n° 60.
N° 185 : 3 $ ovigères, L.T. 32, 30 et 30 mm, 1 9 ovigère, en ecdysis postérieure, L.T.
29 mm, 1 2 non ovigère, en ecdysis postérieure, L.T. 25 mm, 1 2 ovigère dont le pléo-
telson a disparu, I 2 ovigère dont le céphalon a disparu et 5 stades de transition, L.T.
30, 27, 27, 26 et 25 mm (CM) — Nerocila orbignyi (Guérin), Port-Étienne, Mauritanie
occidentale. Coll. Th. Monod ii° 684.
N° 186 : 9 Ç ovigères, L.T. 35, 33, 33, 32, 32, 30, 30, 26 et 24 mm et 4 9 non ovigères,
L.T. 30, 37, 25 et 24 mm (CM) — Nerocila orbignyi Guérin, Port-Étienne, cap Blanc,
Mauritanie, Afrique occidentale, I $ ovigère à M. Hale. Coll. Th. Monod n° 63.
N° 187 : 6 $ jeunes, L.T. 25, 25, 24, 23, 22 et 20 mm, 7 stades de transition, L.T. 25, 24,
23, 23, 21, 20 et 19 mm, 2 stades de transition en ecdysis postérieure, L.T. 22,5 et
20 mm, 20 <?, L.T. 23, 22,5, 22, 22, 21, 21, 20, 20, 19,5, 19, 19, 17, 17, 16. 16, 16, 15,
13,5 et 13 mm et 1 en ecdysis postérieure, L.T. 19 mm (CM) — Nerocila orbignyi
Guérin, Port-Étienne, Mauritanie, Afrique occidentale. Coll. Th. Monod n° 64.
N° 188 : 10 $ ovigères, L.T. 37, 33. 32, 31, 30, 30, 29, 29, 27 et 27 mm, 7 9 non ovigères,
L.T. 30, 28, 28, 28, 27, 25 et 24 mm, 2 9 non ovigères, en ecdysis postérieure, L.T. 24
et 23 mm et 3 stades de transition, L.T. 28,5, 28 et 23 mm (CM) — Nerocila orbignyi
Guérin, Port-Étienne, cap Blanc, Mauritanie, Afrique occidentale, 1 9 ovigère à IL IIale.
Coll. Th. Monod n° 692.
Remarques
Les spécimens n os 183, 184, 185, 186, 187 et 188 sont sans aucun doute ceux que Monod
(1931 a) a déjà signalés [« nombreux exemplaires (une centaine) de Mauritanie, Afrique
occidentale »], sous le nom de Nerocila orbignyi (= Nerocila maculata — Nerocila cepha-
lotes...). L’examen attentif de tous ces échantillons avait d ailleurs permis à l’auteur d’y
reconnaître trois formes, d’après la morphologie de l’angle postérieur du péréionite 5 :
arrondi (f. maculata), rectangle ou très légèrement saillant (f. cephalotes), plus ou moins
étiré en pointe (f. orbignyi).
Chez les Nérociles de Mauritanie, on peut effectivement noter une telle variabilité dans
la morphologie du péréionite 5. Mais lorsqu’on compare les Nérociles africaines et celles
de la faune de France, on est toutefois amené à conclure que Nerocila cephalotes, Nerocila
maculata et Nerocila orbignyi, loin de ne constituer que trois formes distinctes d’un même
Cymothoadien, sont trois espèces parfaitement valables, qui diffèrent entre elles tant sur
le plan morphologique que sur celui de la répartition géographique et de l’habitat para¬
sitaire. Entre Nerocila cephalotes (africaine) et Nerocila maculata (méditerranéenne et
atlantique), espèce sensiblement de même taille (les 9 atteignent fréquemment 30 mm et
plus), les différences les plus apparentes concernent la forme générale du corps (nettement
plus aplati chez N. cephalotes) et de la partie antérieure du céphalon (angulaire chez N. cepha¬
lotes, arrondi chez N. maculata). Quant à Nerocila orbignyi, espèce méditerranéenne, en
plus de la description détaillée que nous en donnons dans notre travail sur les Nérociles
de la faune de France, nous pouvons rappeler qu’il s’agit d’une espèce plus petite (les 9
atteignent rarement 30 mm), plus épineuse, et dont les $ possèdent des uropodes très
caractéristiques.
330
JEAN-PAUL TRILLES
Nerocila armata Dana, 1853
(PI. III, 23, 25)
Synonymie et .mentions successives
Nerocila armata Dana, 1853 : 761-762, pl. 50, fig. 10 a-d | Gerstaecker, 1901 : 264 | Monod, 1931 a :
6-10, fig. 2 a-b et 4 a-b | Monod, 1937 ; 465 | Van Name, 1940 : 123-124 et 135 | Rixgvelet,
1947 : 95 Szidat, 1955 : 216-217.
nec Nerocila armatus ; Stebbixg, 1921 : 23.
Nerocila armata : Barnard, 1924-1926 : 390-391 | Nierstrasz, 1931 : 125 | (= Nerocila fluviatilis)
Szidat, 1948 : 46 | Brian et Dartevelle, 1949 : 136-140, fig. 111-121 | (= Nerocila fluvia¬
tilis) Trilles, 1973 : 257-259, 261 et 263, pl. I, fig. 4.
Nerocila sp. Monod, 1927 : 682.
Répartition géographique
Comme Monod (1931 a) l’indiquait déjà dans son important travail sur les Nérociles
du Cameroun et du Congo, l’espèce Nerocila armata vit dans l’Atlantique tropical, depuis
les côtes d’Amérique jusqu’à celles de l'Afrique.
Dana (1853) indiquait l’avoir récoltée à Rio de Janeiro (indication reprise par Gers¬
taecker en 1901). Par la suite, les seules précisions originales que nous connaissions ont
été fournies par Monod : — Cameroun (Monod, 1927) ; — Dikullu, embouchure de la rivière
Bimbia (Cameroun anglais), Souelaba (Cameroun), Vista (Congo) et Guyane anglaise
(Monod, 1931 a, 1937).
Habitat parasitaire
A l’heure actuelle, les seules indications que nous possédons sont celles de Monod
(1931 a) : — sur Hemicaranx et Mugil auralus (Cameroun) ; — sur Leporinus fasciatus ,
Crenicichla saxatilis, Cichla ocellaris et Pseudauchenipterus nodosus (Guyane anglaise).
Liste des spécimens
N° 189 : 2 (3\ L.T. 21,5 et 21,5 mm (I) —- Guyane française, F. Geay, 1902, n° 3055,
capturés sur les nageoires du poisson loubine.
N° 190 : 1 Ç ovigère, L.T. 23 mm (CM) — Cameroun, sur Hemicaranx marginatus, Dikullu
bordigue, 23-X-1925, Nerocila armata Dana. Coll. Th. Monod n° 105.
N° 191 : 1 Ç ovigère, L.T. 21 mm (CM) —- Souelaba, queue de Mugil auratus conservé,
Cameroun, Nerocila rhabdota Schiœdte et Meinert, Nerocila armata Dana. Coll. Th.
Monod n° 66.
Remarques
Les spécimens n os 190 et 191 sont ceux que Monod (1931 a) a déjà signalés.
Stebbing (1921), Barnard (1924-1926) et Nierstrasz (1931) ont successivement
signalé l’espèce Nerocila armata ; Monod (1931 a) a cependant fait remarquer qu’il ne
s’agissait en fait que de Nerocila cephalotes (= Nerocila orbignyi sensu Monod). Nous
CYMOTHOIDAE DU MUSÉUM DE PARIS
331
même (Trilles, 1973) avions cru pouvoir appeler Nerocila armata un spécimen du Muséum
(n° 193) provenant de la « Mar del Plata ». Nous avons pu constater depuis que les conclu¬
sions synonymiques sur lesquelles était basée notre détermination, c’est-à-dire Nerocila
armata Dana = Nerocila fluviatilis Schiœdte et Meinert, ne doivent pas être maintenues.
Dans leur travail sur les Isopodes marins et fluviatiles du Congo, Brian et Darte-
velle (1949) ont également signalé plusieurs Cymothoadiens qu’ils nomment Nerocila
armata et dont ils donnent deux photographies (fîg. 111 et 112) et 10 dessins (fig. 113-121
et 123). Mais est-ce vraiment des Nerocila armata cjue les deux auteurs ont eu sous les yeux ?
On peut en douter. En effet, un examen attentif de l’illustration correspondante ne permet
de distinguer ni les prolongements latéro-postérieurs de tous les péréionites, ni leur retrous¬
sement dorsal, si caractéristiques de Nerocila, armata.
Nerocila fluviatilis Schiœdte et Meinert, 1881
(PI. III, 26)
Synonymie et mentions successives
Nerocila fluviatilis Schiœdte et Meinert, 1881 : 66-70, tab. V (Cym. XII) fig. 6-9 | Schiœdte et
Meinert, 1884 : 414 | Gerstaecekr, 1901 : 264 | Richardson, 1904 : 23 | Monod, 1931 a : 9 |
Van Name, 1936 : 31, 431-432, fig. 267 (adaptée de Schiœdte et Meinert, 1881) | Cordero,
1937 : 3, 4-8, fig. 2-8 et phot. 1 a-b | Van Name, 1840 : 123-124 Szidat, 1948 : 45 | Brian
et Dartevelle, 1949 : 140 Bf.hre, 1950 : 18 | Szidat, 1955 : 216-217 | Szidat, 1965 : 84 et 87 |
(= Nerocila orbignyi f. orbignyi Monod) [nec Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-
1832)] Szidat, 1966 : 3.
Nerocilla orbignyi [nec Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832)] : Ringuf.let, 1947 :
95-99, fig. 1-3, pl. I (fig. I-VI) | Szidat, 1953 : 129, fig. 2 a | (forma orbignyi) Szidat, 1955 :
217-221, fig. 7 c, pl. 1 (fig. a-h) et pl. 2.
Nerocila armata (nec Nerocila armata Dana, 1853) : Trilles, 1973 : 257-258 et 261, pl. I, fig. 4.
Répartition géographique
L’espèce Nerocila fluviatilis est connue des côtes atlantiques américaines, depuis
l’Argentine jusqu’à la Louisiane.
Elle a été successivement signalée : — « ... in Rio Plata, ad urbem Montevideo... »
(Schiœdte et Meinert, 1881) (indication reprise ultérieurement par Gerstaecker, 1901 ;
Richardson, 1904 ; Monod, 1931 a ; Van Name, 1936 ; Cordero, 1937 ; Brian et Dar¬
tevelle, 1949; Szidat, 1953, 1955 et 1965; Trilles, 1973) ; — « ... ab Inisanga 1 , Bra-
siliae, ... » (Schiœdte et Meinert, 1884) (indication reprise en particulier par Van Name,
1936 ; Cordero, 1937, et Trilles, 1973) ; — au Brésil et en Uruguay ; « Playa del Buceo,
Playa de Malvin, Costa de Montevideo » (Cordero, 1937) ; — Argentine ; « Bahia Blanca,
Mar del Plata » (Ringuelet, 1947) ; — « Grand Isle Région, Louisiana » (Behre, 1950) ;
— Mar del Plata (Trilles, 1973).
1. Certainement Rio Ypiranga, Etat de San Pablo, d’après Cordero, 1937 : 8, note 1. Van Name
(1936 : 432) pensait également qu’il s’agissait d’une erreur typographique (Inisanga = Irisanga).
332
JEAN-PAUL TRILLES
Habitat parasitaire
Si l’on se réfère aux conclusions synonymiques que nous proposons ci-dessus, on peut
indiquer que Nerocila fluviatilis a été récoltée : — sur une Silure (« ... in Siluro sp. ... »)
(Schiœdte et Meinert, 1881) ; — sur diverses espèces de poissons, « tanto plagiôstomos
teleôsteos ... a saber : ... Pogonias chromis (L.) ..., ... Rhombus paru (L.) ..., ... Mustelus
canis (Mitch.) ..., ... Micropogon opercularis (Q. et G.) ... (Cordero, 1937) ; — sur Austro-
menida sp., Cynoscion striatus, Austromenida platensis et un « Bagre » (Ringuelet, 1947) ;
— sur Menticirrhus americanus (Behre, 1950).
Liste des spécimens
N° 192 : I Ç ovigère, L.T. 32 mm et 1 Ç non ovigère, L.T. 30 mm (I) — Nerocila flu¬
viatilis Seh. y Mein., Mar del Plata, Museo de Buenos Aires, n° 10251, entrée 19-1922.
Remarques
Nous avons déjà signalé ces échantillons du Muséum (Trilles, 1973); notre détermi¬
nation ( Nerocila armata Dana) était toutefois erronée. Il s’agit en fait de deux spécimens Ç
de Nerocila fluviatilis Schiœdte et Meinert, montrant très nettement la courbure interne
des prolongements latéro-postérieurs des péréionites 5, 6 et 7.
Nerocila munda Harger, 1873
(PI. III, 27)
Synonymie et mentions successives
Nerocila munda Harger (avec Verrill et Smith), 1873 : 571-572 Yerrill, 1873 : 459 i Harger,
1879 : 161 | Harger, 1880 : 392-393, pl. X, lig. 65 | Stebbing, 1893 : 352 1 Richardson, 1900 :
220 | Gerstaecker, 1901 : 267 | Richardson, 1901 a : 496 et 528 I Richardson, 1905 : 223-
224, fig. 227 (d’après Hargf.r) et fig. 228 a-e Rathbun, 1905 : 4 et 38 Sijmmer, Osburn
et Coi.e, 1911 : 658 | Schultz, 1969 : 150-151, fig. 223 a-b.
Répartition géographique
L’espèce Nerocila munda n’est connue que des côtes atlantiques de l’Amérique du
Nord. Elle a été décrite par Harger (1873) à parlir d’un seul spécimen récolté à « Yineyard
Sound, Southern coast of NeAV England ». Cette indication originale de Harger a, par la
suite, été reprise par ce même auteur (1879 et 1880 1 ), puis par Stebbing (1893), Gers¬
taecker (1901), Richardson (1900, 1901 a et 1905), Rathbun (1905), Summer, Osburn
et Cole (1911) et Schultz (1969). Summer, Osburn et Cole (1911) ont également signalé
les localisations particulières suivantes : « Buzzards Bay traps, near Woods 11oie, et Menem-
sha Bight ».
1. En 1880, Harger signale également avoir récolté deux spécimens supplémentaires à « Yineyard
Sound, Massachussets » (p. 393).
CYMOTHOIDAE DU MUSÉUM DE PARIS
333
Habitat parasitaire
Ce Cymothoadien a été successivement signalé : — sur la nageoire dorsale de Cerata-
canthus aurantiacus (= « file-fîsh » = Alutera schoepfli) (Harger, 1873 ; Verrill, 1873 ;
IIarger, 1879 et 1880 ; Richardson, 1905 ; Rathbun, 1905 ; Summer, Osburn et Cole,
1911 ; Schultz, 1969) ; — sur la nageoire dorsale de Mustelus canis, sur la nageoire pec¬
torale de Rémora et « from cheek of butterfish » (Summer, Osburn et Cole, 1911).
Liste des spécimens
X° 193 : Nous rapportons provisoirement à Nerocila munda Harger, les spécimens : 1 Ç
ovigère, L.T. 17 mm et un stade de transition (?), L.T. 18 mm (I) — Nerocila fluvia-
tilis S. et M. 24, 24. Genre, patrie inconnus.
Remarques
Les spécimens il 0 193 de la collection nous paraissent pouvoir correspondre à Nero¬
cila munda Harger. Sur les échantillons que nous avons sous les yeux, on peut remarquer
en particulier que le bord antérieur du eéphalon est tronqué et que les uropodes sont rela¬
tivement courts. M ais la détermination que nous proposons aujourd’hui sera peut-être à
revoir lorsque nous disposerons d’exemplaires en plus grand nombre ; en effet, sur nos deux
spécimens, on peut aisément constater que le pléotelson est cordiforme et ne présente pas,
comme chez Nerocila munda (d’après Harger, 1873), un bord distal arrondi.
Spécimens encore indéterminés
N° 194 : 1 Ç non ovigère, L.T. 17 mm (I) Tehuantepec, Boucard, 91-71.
Il s’agit peut-être d’une $ jeune de Nerocila lata Dana, 1853 ? Rappelons que cette espèce
n’a été signalée que deux fois, successivement par Dana (1853 : 757-758, pl. 50, fig. 6 a-d ; à Rio
de Janeiro) et Schiœdte et Meinert [1881 : 22-23, tab. Il (Cym. IX) fig. 3-4].
,\° 195 : 1 Ç non ovigère, L.T. 21 mm (I) — Golfe de Californie, L. Diguet, 118-97, sur
la nageoire caudale d’une Sole.
Peut-être s’agit-il d’un spécimen de Nerocila breoieeps Schiœdte et Meinert, 1881 [25-28,
tab. VI (Cym. XIII) fig. 3-6; « ... ad insulas Sandwich... ».] ? Seul un matériel abondant nous
permettra peut-être de conclure.
Spécimens nouveaux
N° 196 : 2 $, L.T. 22 et 23 mm et 2 L.T. 15 et 13 mm de Nerocila orbignyi (Guérin-
Méneville, 1829-1832). Parasites sur les nageoires de poissons Mugilidae ; golfe du
Lion, Méditerranée occidentale.
290 , 3
334
JEAN-PAUL TRILLES
N 0 197 : 1 Ç, L.T. 35 mm et 1 <$, L.T. 27 mm de Nerocila maculata Edwards, 1840. Para¬
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Manuscrit déposé le 21 mai 1974.
340
JEAN-PAUL TRILLES
PLANCHE I
1. Anilocra capensis Ç et (J, vue dorsale.
2. Anilocra dimidiata $, vue dorsale.
3. Anilocra laticauda $ et (J, vue dorsale.
4. Anilocra longicauda Ç, vue dorsale.
5. Anilocra longicauda $ jeune, vue dorsale.
6. Anilocra leptosoma Q, vue dorsale.
7. Anilocra gigantea $, vue dorsale.
8. Anilocra physodes $ adulte et Ç jeune, vue dorsale.
9. Anilocra, frontalis Ç, vue dorsale.
(Échelle : 10 mm.)
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
341
PLANCHE 1
342
JEAN-PAUL TRILLES
PLANCHE II
10. Nerocila trichiura $ ovigère, vue dorsale.
11. Nerocila sundaica $ ovigère, vue dorsale.
12. Nerocila sundaica $ non ovigère, vue dorsale.
13. Nerocila depressa 2 ovigère, vue dorsale.
14. Nerocila laticauda Ç ovigère, vue dorsale.
15. Nerocila tenuipes $ ovigère, vue dorsale.
16. Nerocila tenuipes Ç ovigère, vue dorsale.
17. Nerocila aculeata $ ovigère, vue dorsale.
18. Nerocila latiuscula $ ovigère, vue dorsale.
(Échelle : 10 mm.)
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
343
PLANCHE 11
344
JEAN-PAUL TRILLES
PLANCHE III
19. Nerocila novaezelandiae <J> vue dorsale.
“20. Nerocila excisa vue dorsale.
21. Nerocila bivittala $ ovigère, vue dorsale.
22. Nerocila mandata. $ ovigère, vue dorsale.
23. Nerocila annata $ ovigère, vue dorsale, spécimen n° 191.
24. Nerocila cephalotes $ ovigère, vue dorsale.
25. Nerocila armata $ ovigère et vue dorsale.
26. Nerocila fluoiatilis $ ovigère, vue dorsale.
27. Nerocila munda Ç ovigère et stade de transition (?), vue dorsale.
(Échelle : 10 mm.)
CYMOTHOIDAE DU MUSEUM DE PARIS
345
PLANCHE 111
Achevé d’imprimer le 19 juillet 1975.
Les Cymothoidae (Isopoda, Flabellifera)
des côtes françaises.
II. Les Anilocridae Schiœdte et Meinert, 1881.
Genres Anilocra Leach, 1818, et Nerocila Leach, 1818
par Jean-Paul Trilles *
Résumé. - Une étude systématique, faunistique et écologique a été réalisée sur les Anilo¬
cridae (genres Anilocra Leach et Nerocila Leach) (Isopoda, Flabellifera, Cymothoidae) de la faune
de France. Cinq espèces (deux Anilocres et trois Nérociles) sont signalées et redécrites. Une mise au
point sÿnonyinique est proposée et nos connaissances actuelles sur leur répartition géographique
et leur habitat parasitaire sont examinées.
Abstract. — This work is a systematic, faunistic and ecological study about the French
Anilocridae (Anilocra Leach and Nerocila Leach) (Isopoda, Flabellifera, Cymothoidae). Five
species are noted and described again. There synonymy, geographical distribution and para-
sitical habitat are precised.
Dans un premier travail (Trilles, 1972), nous avons examiné les Ceratothoinae de
la faune de France. Poursuivant notre inventaire faunistique et écologique des Cymothoi¬
dae des côtes françaises, nous abordons ici l’étude des Anilocridae (genres Anilocra Leach,
1818, et Nerocila Leach, 1818).
Les Anilocres et les Nérociles appartiennent à la catégorie écologique des « Cymothoa-
diens de surface » (Trilles, 1968 b) : elles vivent fixées sur les flancs ou les nageoires des
poissons hôtes.
Ce groupe de Cymothoidae est représenté en France par au moins cinq espèces dis¬
tinctes. Parmi elles, deux appartiennent au genre Anilocra Leach, 1818 ; il s’agit des
espèces Anilocra physodes (L., 1758) et Anilocra frontalis Edwards, 1840. Les trois autres
parasites sont du genre Nerocila Leach, 1818 : Nerocila bivitlatci (Risso, 1816), Nerocila
mandata Edwards, 1840, et Nerocila, orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832).
Genre ANILOCRA Leach, 1818
Anilocra physodes (L., 1758)
(Fig. 1-74, pl. 1,1)
Synonymie et mentions successives
Oniscus physodes Linné, 1758 : 636 | Linné, 1767 : 1060 | Fabricius, 1787 : 241.
Asellus physodes : Olivier, 1789 : 255.
* Groupe d'Écophysiologie, Laboratoire de Physiologie des Invertébrés, Université des Sciences et Tech¬
niques du Languedoc, 34060 Montpellier Cédex.
348
JEAN-PAUL TRILLES
Cymothoa physodes : Fabricius, 1793 : 507.
Idotea physodes : Fabricius, 1798 : 320.
Anilocra cuvieri (Aniloere de Cuvier) Leaeh, 1818 : 350 | Desmaret, 1825 : 306 j White, 1847 :
109 | Lucas, 1850 : 250.
Anilocra mediterranea (Aniloere de la Méditerranée) Leaeh, 1818 : 350 | Desmaret, 1825 : 306 |
Audouin, 1826 : 94, pl. 11, fig. 10-11 | Edwards, 1833 : 321-334, pl. 14 j Edwards, 1839 :
pl. 66, fig. 1 | Edwards, 1840 : 257 | White, 1847 : 108 | Lucas, 1849 : 77 | Lucas, 1850 :
250 | Hope, 1851 : 32 | Heller, 1866 : 741 | Barcelo y Combis, 1875 : 67 | Bullar, 1877 :
254-256 Stalio, 1877 : 234 j Mayer, 1879 : 165-179 | Stossich, 1880 : 46 | St Loup, 1885 :
175-176 Gourret, 1891 : 13-14, pl. I, fig. 8 | Idf,, 1892 : 106, pl. VII, fig. 84-92 | Bolivar,
1892 : 132 | Gerstaecker, 1901 : 255, 257, taf. XXY1, fig. 2 | Gourret, '907 : 50 et 89 |
Coulon’, 1908 : 92 j Gibert i Olive, 1919-1920 : 87 | Zimmer, 1926-1927 : 746 | Günther,
1931 : 1-79 | Balcells, 1953 : 550 | Fain-Maurel, 1966 : 7-10, fig. 1-2 et 3.
Canolira albicornis Guérin, 1832-1835 : 48 | Gerstaecker, 1901 : 257.
Anilocra physodes : Edwards, 1840 : 257 | Lucas, 1849 : 77 j Hope, 1851 : 32 | Heli.er, 1866 :
741 | Stalio, 1877 : 234-235 | Stossich, 1880 : 46 | Schiœdte et Meinert, 1881 : 131-139,
tab. IX (Cym. XVI) fig. 4-7 | Carus, 1885 : 441 | St Loup, 1885 : 175-176 | de Buen, 1887 :
14 | Bolivar, 1892 : 132 j Gerstaecker, 1901 : 255-257, taf. XXVI, fig. 2 j Tattersall,
1905 : 85 | Gourret, 1907 : 89 | Nierstrasz, 1915 : 80 | de Buen, 1916: 363 [ Xierstrasz,
1918 : 115 (pro parte ; 3 spécimens Ç de Naples) | Gibert i Olive, 1919-1920: 87 Monod,
1923 : 16-18 I Dudich, 1931 : 18 | Monod, 1931 a : 406 | Nierstrasz, 1931: 130 Monta¬
ient!, 1941 : 357-362, fig. 9, 10 et 11 | Montalenti, 1948 : 63-67, tah. N il, 1-6; fig. 24, 25
et 26 (1-2) | Holthuys, 1950 : 7 | Amar, 1951 : 530 | Balcells, 1953 : 550 | Remy et Yeillet.
1961 : 54 j Lee, 1961 : 470 | Trilles, 1962 : 114-118, fig. 8-9 j Trilles, 1964 b : 110-116 j
Trilles, 1964 e : 365-369 | Trilles, 1964 d : 127-134 j Trilles, 1965 : 575-594 j Quintard-
Üorques, 1966 : 10-11 | Fain-Maurel, 1966 : 7-10. fig. 1, 2 et 3 | Trilles, 1968 : 85-101,
phot. 18-21 et pl. XXV-XXIX j Macquart-Moulin, 1969 : 266 | Berner, 1969 : 93 | Trilles,
1969 : 433-445 | Lagarrigue et Trilles, 1969 : 117-136, phot. 2 | Roman, 1970 : 501-514 |
Trilles et Raibaut, 1971 : 80-81, pl. II | Ktari-Chakroun et Azouz, 1971 : 21 | Romes-
tand, Trilles et Lagarrigue, 1971 : 447-450 j Trilles et Raibaut, 1973 : 275-276 et 280.
Anilocra Edwardsii St Loup, 1885 : 175-176 | Carus, 1885 : 441 | de Buen, 1916 : 363.
Anilocra frontalis : Monod, 1923 : 84-85.
(?) Livoneca motasi Vasiliu et Carausu, 1948 : 176-180, pl. 1, fig. 1-21.
Répartition et habitat
Cette espèce a été signalée de très nombreuses fois en Méditerranée, dans l’Adriatique,
dans la mer Noire et dans la mer Egée :
Méditerranée : (Leach, 1818 ; Desmaret, 1825 ; Edwards, 1833 ; Edwards, 1840 ; Lucas,
1850 : 11 ope, 1851 ; Schiœdte et Meinert, 1881 ; Gerstaecker, 1901 ; Tattersall,
1904 : Monod, 1923 ; Montalenti, 1941 ; Trilles, 1968 et 1969) ; avec les localisa¬
tions particulières suivantes : Espagne, Malaga (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Carus,
1885) ; Valence et Alicante (de Buen, 1887 : Bolivar, 1892) ; Catalogne (secteur de
Castellon : Balcells, 1953 ; Gibert i Olive, 1919-1920) ; îles Baléares (Barcelo y
Combis, 1875; Schiœdte et Meinert, 1881; Carus, 1885); Ibiza (Leach, 1818;
Desmaret, 1825; White, 1847; Lucas, 1850: de Buen, 1887: Bolivar, 1892);
Palma (de Buen, 1916) ; France, Banyuls (Amar, 1951 ; Fain-Maurel, J966Î ; golfe
du Lion (Lee, 1961; Trilles, 1964 5, 1965, 1968 5; Quintard-Dorques, 1966);
étang de Thau (Trilles, 1962) ; golfe de Marseille (Carus, 1885 ; Gourret, 1891 ;
Coulon, 1908; Berner, 1969; Macquart-Moulin, 1969) ; étangs de Bolmon et de
Berre (Gourret, 1907) ; baie de la Ciotat (Roman, 1970) ; golfe Juan (Rémy et Veil-
CYMOTHOIDAE DES COTES FRANÇAISES
349
let, 1961) ; Villefranche-sur-Mer (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Carus, 1885 ; Rémy
et Veillet, 1961 ; Fain-Maurel, 1966) ; Nice (Hope, 1851 ; Schiœdte et Meinert,
1881 ; Carus, 1885) ; Corse, Ajaccio (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Carus, 1855) ;
Monaco (Monod, 1923) ; Italie, Gênes (Schiœdte et Meinert, 1881) ; Livourne et
Ostie (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Carus, 1885) ; Naples (et Astros : Guérin, 1832-
1835) (Carus, 1885 ; Nierstrasz, 1915 et 1918 ; Dudich, 1931 ; Montalenti, 1948) ;
Salerne (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Carus, 1885) ; Tarente (Carus, 1885) ; Sicile
(White, 1847) ; Messine (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Carus, 1885) ; Grèce (Schiœdte
et Meinert, 1881 ; Carus, 1885) ; Chypre (Schiœdte et Meinert, 1881 ; Carus,
1885) ; Syrie (Audouin, 1826 ; Monod, 1931 a) ; Égypte (Audouin, 1826) ; Tunisie
(Trilles et Raibaut, 1971 et 1973) ; golfe de Gabès (Ktari-Chakroun et Azouz,
1971) ; Algérie, Alger (Lucas, 1849 ; Carus, 1885 ; Fain-Maurel, 1966).
Adriatique : (Stossich, 1880 ; Gerstaecker, 1901) ; Dalmatie (Schiœdte et Meinert,
1881) ; Trieste, Lésina (IIeller, 1866 ; Stalio, 1877 ; Stossich, 1880 ; Carus, 1885).
Mer Noire et mer Égée : (Vasiliu et Carausu, 1948).
Anilocra physodes est, d’autre part, une espèce assez ubiquiste qui parasite diverses
espèces de poissons ; on peut cependant noter une nette prédominance des infestations sur
les Sparidae et les Moenidae.
En effet, cette espèce a été successivement signalée sur : la Baudroie (Desmaret,
1825) ; Lophius piscatorius (Stalio, 1877 ; Stossich, 1880) ; Moena vulgaris (St Loup,
1885 ; Carus, 1885) ; le dos de divers poissons, notamment Box boops, différents Labres,
Mendoles (Moena osbeckii et Moena oulgaris), Oblada melanura, Sargus annularis... (Gour-
ret, 1891) ; les Muges (Gourret, 1907) ; Squatina angélus (Nierstrasz, 1918) ; Chryso-
phris (« Aurades »), Lichia (« Palamides »), Torpédo (« Vaques tremoloses »), Trigla
(« Jurioles »), Scorpaena (« Escorpores »), Naucrates ductor (« Rairons »), « mabres », « llen-
guados », Alausa pilchardus (« Sardina »), etc. (Gibert i Olivé, 1919-1920) : Spicara,
Box , Pagellus et autres Sparidés (Montalenti, 1958) ; Smaridés et Sargus annularis
(Amar, 1951) ; Pagellus erythrinus, Merlucius merlucius (Ralcells, 1953) ; Sardina pil¬
chardus sardina (Lee, 1961) ; Spicara moena et chryselis (étang de Thau : Trilles, 1962) ;
Sparidae (Boops boops, Pagellus erythrinus ), Moenidae (Spicara smaris, moena et chryselis ),
Chrysophris aurata, Sargus annularis, Sardina pilchardus sardina, Trachinus draco, Gadus
capelanus... (Trilles, 1964 b, 1965, 1968 et 1969) ; Spicara, Box, Pagellus et autres Spari¬
dés (Fain-Maurel, 1966) ; Spicara chryselis (Quintard-Dorques, 1966) ; Boops boops
et Boops salpa, Chrysophris aurata, Gadus capelanus , Labres, Spicara moena, Oblada mela¬
nura, Pagellus erythrinus, Sargus annularis... (Berner, 1969) ; toutes les espèces de poissons
de la baie de la Ciotat, à l’exception de Mullus barbatus et Mugil cephalus (Roman, 1970) ;
Diplodus annularis, Spondyliosoma cantharus, Dentex oulgaris, Pagrus auriga, Pomatomus
saltator (Trilles et Raibaut, 1971 et 1973) ; Boops boops, Merlucius merluccius et Smaris sp.
(Trilles et Raibaut, 1973).
Remarques systématiques et écologiques
Anilocra physodes est une espèce principalement méditerranéenne. Or, certains auteurs
(Tattersall, 1905 ; Coulon, 1908 ; Nierstrasz, 1918) ont mentionné ce Cymothadien
290, 4
JEAN-PAUL TRILLES
Fig. 1-12. — Anilocra physocles (L., 1758). Individu en phase femelle.
1, antennule ; 2, antenne ; 3, maxillipède ; 4, maxille ; 5, maxillule ; 6, mandibule ; 7, maxillipède de femell
ovigère ; 8, péréiopode 1 ; 9, péréiopode 4 : 10, péréiopode 7 ; 11, détail d’un pléopode 1 1 avec appendi
masculina très réduit ; 12, uropodes.
(Echelles données en mm.)
CYMOTIIOIDAE DES CÔTES FRANÇAISES
353
Fig. 51-74. — Anilocra physodes ( L. , 1758).
51 à 64, Pullus primus : 51, antennule ; 52, antenne ; 53, maxillipède; 54, maxille ; 55, maxillule; 56, palpe
mandibulaire ; 57 à 62, péréiopodes 1 à 6 ; 63, pléopodes 2 ; 64, pléotelson et uropodes.
65 à 74, Pullus secundus : 65, vue dorsale ; 66, antennule ; 67, antenne ; 68, maxillipède ; 69, maxille ; 70,
maxillule ; 71, mandibule ; 72, pléopodes 1 ; 73, pléopodes 2 ; 74, pléotelson et uropodes.
(Échelles données en mm.)
354
JEAN-PAUL TRILLES
non seulement en Méditerranée, mais également dans la Manche. Ceci provient du fait
qu’ils ont certainement eu sous les yeux un mélange d’échantillons d 'Anilocra, physodes
et d'Anilocra frontalis. Quant à la présence d’Anilocra physodes dans le golfe de Gascogne
(Tattersall, 1905), au Portugal (Bolivar, 1892) et au niveau des côtes atlantiques Nord
et Sud de l’Espagne (Ferrol : de Buen, 1887 ; Bolivar, 1892) (Santander, Gijon et Cadix :
Bolivar, 1892), elle aurait besoin d’être confirmée.
Enfin, en ce qui concerne les caractéristiques morphologiques de l’espèce Anilocra
physodes, nous renvoyons à l'illustration détaillée que nous donnons ici, ainsi qu’à nos
précédents travaux sur ce parasite (Trilles, 1965 et 1968) (Trilles et Raibaut, 1971
et 1973).
Taille
Pullus secundus : 3 à 4,2 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle mâle : 10 à 30 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle femelle : 18 à 50 mm de longueur totale.
Anilocra frontalis Edwards, 1840
(Fig. 75-121 ; pl. I, 2)
Synonymie et mentions successives
Anilocra frontalis Edwards, 1840 : 258 | Lucas, 1849 : 77, pl. 8, fig. 1 | Hope, 1851 : 32 | Heller,
1866 : 741 | Stalio, 1877 : 235 ) Stossich. 1880 : 46 | Schuedte et Meinert, 1881 : 139-144,
tab. IX (Cym. XVI) fig. 8-10 | Carus, 1885 : 441 | Gourret, 1891 : 14 | Gerstaeckeh, 1901 :
256-257 | Guieysse-Pei.i.isier, 1913 : 392-394 | Nif.rstrasz, 1915 : 80 | Monod, 1923 : 16 |
Nierstrasz, 1931 : 130 | Montalenti, 1941 : 357 | Montalenti, 1948 : 67-71, tab. VIII, 1-3 ;
fig. 26 (3-4), 27, 28, 29, 33 (6) | Rémy et Veillet, 1961 : 54 | Trilles, 1965 : 575-594, fig. 1-13 |
Fain-Maurel, 1966 : 7-10, fig. 1-2 et 3 | Trilles, 1968 : 149-152, pli. 43-48 | Roman, 1970 :
501-514 | Trilles et Raibaut, 1971 : 78-79, pl. II, ph. 7 | Trilles et Raibaut, 1973 : 280.
Anilocra mediterranea : Norman, 1868 : 422 Van Beneden, 1871 : 45 | Delage, 1881 : 156 |
Kœhler, 1885 : 61 j Bonnier, 1887 : 134 Walker et Hornell, 1896 : 51 | Maitlanii, 1897 :
39 | Sinel, 1906 : 223 | Mabbs, 1906-1907 : 135 | Norman, 1907 : 362 | Zirwas, 1911 : 34 |
Pfi.ugfei.der, 1955 : 122-130, Abb. 1-6.
Cymothoa ? Chevreux, 1883 : 519.
Anilocra asilus Walker et Hornell, 1896 : 51 | Zirwas, 1911 : 34.
Anilocra. physodes : Norman, 1907 : 362 | Zirwas, 1911 : 34 | Nierstrasz, 1918 : 115 (pro parte,
1 $ ovigère de Roscoff) | Monod, 1923 : 84 | Legrand, 1952 : 1-55.
Répartition et habitat
L’espèce Anilocra frontalis a été signalée dans la mer du Nord, la Manche, l’océan
Atlantique, la Méditerranée et l’Adriatique :
Mer du Nord : Belgique (Van Beneden, 1871); Pays-Bas et Belgique Flamande (Mait-
LAND, 1897).
Manche : îles Anglo-Normandes (Norman, 1868; Kœhler, 1885; Jersey, Guernesey :
Bonnier, 1887 ; Walker et Hornell, 1896 : Sinel, 1906 ; Norman, 1907 ; Monod,
CYMOTHOIDAE DES CÔTES FRANÇAISES
355
1923); Roscolî (Delage, 1881; Bonnier, 1887; Monod, 1923; Legrand, 1952;
Trilles, 1964 ; Trilles, 1968).
Atlantique : (Monod, 1923) ; environs du Croisic (Chevreux, 1883) ; Concarneau (Bon¬
nier, 1887) ; golfe de Gascogne, « Bordeaux Bay » (Mabbs, 1906-1907).
Méditerranée : (Iran (Edwards, 1840; Lucas, 1849; Carus, 1885; Gf.rstaecker, 1901) ;
Mers-el-Kébir (Lucas, 1849; Carus, 1885); Tunisie (Trilles et Raibaut, 1971);
Baléares, Palma (Sciiiœdte et Meinert, 1881 ; Carus, 1885) ; Yillefranche-sur-Mer
(Sciiicedte et Meinert, 1881 ; Carus, 1885 ; Rémy et Veillet, 1961; Trilles, 1965
et 1968 b) ; golfe Juan (Rémy et Veillet, 1961) ; baie de la Ciotat, Bec de l’Aigle,
St Jean (Roman, 1970) ; golfe de Marseille, prairies littorales de zostères de Ratoneau,
station des pilotes (Gourrf.t, 1891); Nice (Sciiiœdte et Meinert, 1881; Carus,
1885; Gerstaeckek. 1901); Monaco (Monod, 1923); Naples (IIope, 1851; Mon-
talenti, 1948) ; Messine (Sciiiœdte et Meinert, 1881 : Carus, 1885 ; Gerstaecker,
1901); Méditerranée, ubique (Nierstrasz, 1915: Monod, 1923).
Adriatique : (IIellkr, 1866; Stossich, 1880; Gerstaecker, 1901); Curzola (Stalio,
1877 ; Stossich, 1880 ; Carus, 1885 ; Trieste (Carus, 1885) ; Tergeste (Sciiiœdte et
Meinert, 1881) ; station Rovinj (Pflugfelder, 1955).
Ce parasite a surtout été récolté sur des Labridae : Labrus maculatus (Van Beneden,
1871) ; Labrus et Crenilabrus (Delage, 1881) ; Labrus (Chevreux, 1883) ; Labrus vetula
(« Vieille » ou « Perroquet ») (Bonnier, 1887) ; Labridae (Walker et ITornell, 1896) ;
Acantholabrus (Sinel, 1906); Labres (Monod, 1923); Labridés (Monod, 1923; Monta-
lenti, 1948) ; Labrus bergylta, Labrus ( Crenilabrus ) melops (Legrand, 1952) ; Crenilabrus
cinereus (Pflugfelder, 1955) ; Labrus bergylta et Crenilabrus melops (Trilles, 1965) ;
Labridés ( Crenilabrus ) (Fain-Maurf.l, 1966) ; Labridae (Trilles, 1968 6) ; Labrus merula
(Roman, 1970) ; Labridae (Trilles et Raibaut, 1971).
Mais Anilocra frontalis a également été signalée sur : Gadus (Chevreux, 1883) ; Mer-
langus pollachius (« Pollack »), « Whiting » (Merlan) et « Bass » (Bar) (Sinel, 1906) ; pois¬
sons de roches (« Corkwing and otlier species of rock-fîsh ») (Mabbs, 1906-1907) ; Blennius
pholis, Cottus bubalis, Gobius flaveseens, Gobius paganellus, Gobius minutus , Onos mustella,
Spinachia vulgaris et jeune Merlangus pollachius (Legrand, 1952) ; Boops boops (Roman,
1970).
Remarques systématiques et écologiques
Pour tout ce qui concerne les caractéristiques morphologiques de l’espèce Anilocra
frontalis, ainsi que la distinction des deux espèces Anilocra frontalis et Anilocra physodes,
nous renvoyons à l’illustration qui accompagne ce travail, ainsi qu'à nos précédentes études
sur ce sujet (Trilles, 1965 et 1968) (Trilles et Raibaut, 1971 et 1973).
Nous pouvons toutefois ajouter que ces deux espèces, parfaitement valables, diffèrent
non seulement sur le plan morphologique, mais également :
-— par leur spécificité parasitaire : Anilocra frontalis est en effet surtout parasite de
poissons Labridae, tandis que l’espèce Anilocra physodes se fixe le plus souvent sur des
Sparidae ou des Moenidae ;
356
JEAN-PAUL TRILLES
Fig. 75-89. — Anilocra frontalis Edwards, 1840. Individu en phase femelle.
75, antennule ; 76, antenne ; 77, maxillipède ; 78, détail du maxillipède ; 79, maxille ; 80, maxillule ; 81, palpe
mandibulaire, 82 à 88, péréiopodes 1-7 ; 89, pléopodes 2, partie proximale avec appendix masculina
réduit.
(Echelles données en mm.)
CYMOTHOIDAE DES CÔTES FRANÇAISES
359
— par leur position sur l’hôte : Anilocra frontalis et Anilocra physodes vivent fixées
sur les flancs des hôtes ; mais la première espèce se fixe généralement très en avant sur le
poisson, au-dessus de l’opercule, en arrière de l’oeil et au-dessus du niveau relatif de la ligne
latérale.
Taille
Pullus secundus : 3 à 3,5 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle mâle : 10 à 30 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle femelle : 15 à 40 mm de longueur totale.
Genre NEROCILA Leach, 1818
Nerocila bivittata (llisso, 1816)
(Fig. 122-156; pl. I, 3)
Synonymie et mentions successives
Cymolhoa bivittata Risso, 1816 : 143 | Desmaret, 1825 : 310-312.
Anilocra bivittata : Risso, 1826 : 124.
Nerocila bivittata : Edwards, 1839 : pl. 66, fig. 5 a-m | Edwards, 1840 : 252 | White, 1847 : 108 |
Lucas, 1849 : 76 pl. 8, fig. 2 a-d | Hope, 1851 : 32 | Heller, 1866 : 739-740 | Barcelo y
Combis, 1875 : 67 | Stalio, 1877 : 232-233 | Mayer, 1879 : 176, taf. V, fig. 6 et 13 | Stossich,
1880 : 46 | Schiœdte et Mf.inert, 1881 : 29-35, tab. IV (Cym. XI) fig. 1-15 | Carus, 1885:
439 | de Buen, 1887 : 418 (14) | Hansen, 1890 : 67 (303), tab. X, fig. 3 a-g | Gourret, 1891 :
12, 13 et 37, pl. I (fig. 11), pl. IV (fig. 5-9) | Kœlbel, 1892 : 107-115 | Gerstaecker, 1901 :
255 et 257, taf. VIII, fig. 26-32 | Nierstrasz, 1915 : 74 | de Buen, 1916 : 363 | Gibert i
Oi.ivé, 1919-1920 : 8(3 (78) | Monod, 1923 : 85-86 et VI de l’erratum | Monod, 1923 : 15 |
/.immer, 1926-1927 : 746 | ? Belloc, 1929 : 250-251, fig. 43 a | Monod, 1931 a : 406 | Mon-
talenti, 1948 : 72-78, tav. VIII (fig. 4-6) et fig. 30 (1-10), 31 (1-6), 32, 33 (7) [ Houdemer,
1949 : 39-40 | ? Szidat, 1955 : 16 | ? Szidat, 1956 : 254 | Trilles, 1961 : 694-696 I Trilles,
1964 b : 109-110 et 114-116 | Trilles, 1968 : 153,156-158 et 160-161, photographies 49-52 ; 191
Berner, 1969 : 93-94 | Roman, 1970 : 501-513 | Trilles et Raibaut, 1973 : 279-280.
Répartition et habitat
Nerocila bivittata est une espèce méditerranéenne typique. Elle n’a été récoltée qu’une
seule fois hors de ce bassin, plus précisément aux Canaries (Ténérife) par Kœlbel (1892) ;
encore faudrait-il d’ailleurs que la présence de cette espèce y soit confirmée.
Ce Cymothoadien a été successivement signalé : — à Nice (Risso, 1816) ; — en Médi¬
terranée (Edwards, 1840 ; Write, 1847 ; Hope, 1851) ; —- dans la rade de Bône et d’Oran
(Lucas, 1849) ; — à Lésina, Lissa, Lagosta (Adriatique) (Heller, 1866) ; — aux îles
Baléares (Barcelo y Combis, 1875) ; — à Trieste, Lésina, Lissa, Lagosta (Adriatique)
(Stalio, 1877 ; Stossicii, 1880) ; — à Bône, Nice, Villefranche, Gènes, Livourne, Naples,
Messine, en Sicile et à Trieste (Schiœdte et Mf.inert, 1881) ; — à Alger, Bône, Oran,
Nice, Villefranche, Gênes, Livourne, Naples, Messine, Tarente, Trieste, Lésina, Lissa,
Lagosta (Carus, 1885) ; — à Majorque (Baléares) (de Buen, 1887) ; — dans le golfe de
Marseille, à Nice, Villefranche, Naples, en Sicile, dans l’Adriatique et en Algérie (Gour-
360
JEAN-PAUL TRILLES
ret, 1891) 1 ; — dans l’Adriatique, en Méditerranée (Gerstaecker, 1901 ; Nierstrasz,
1915) ; — dans la baie de Palma, aux Baléares (de Buen, 1916) ; — à Monaco (Monod,
1923) ; — en Méditerranée, à Nice, en Italie, dans l’Adriatique, etc. (Monod, 1923) ; — en
Catalogne (Gibert i Olive, 1919-1920) ; — en Méditerranée (Belloc, 1929 ; Szidat, 1955
et 1956) ; — dans le golfe d’Alexandrette (Monod, 1931 a) ; — dans le golfe de Naples
(Montalenti, 1948) ; — en Corse (Houdemer, 1949) ; — dans le golfe du Lion (Trilles,
1961, 1964 b et 1968) ; — dans le golfe de Marseille, à Nice (Berner, 1969) ; —- dans la baie
de la Ciotat (Roman, 1970) ; — à Zarzis et dans le golfe de Tunis (Tunisie) (Trilles et
Raibaut, 1973).
Ce Cymothoadien parasite préférentiellement les Téléostéens Labridae : « trouvée sur
la queue du Lutjan geoffroy » (Desmaret, 1825) ; « ... sur les Labridés (notamment sur
Crenilabrus pavo, tinca, etc... » (Gourret, 1891) ; Labrus et Crenilabrus (Gibert i Olive,
1919-1920) ; « ... le plus souvent sur des Labroïdes... » (Monod, 1923) ; « ... vari Labridi »
(Montalenti, 1948) ; préférentiellement sur des Labridae ( Crenilabrus melops et Creni¬
labrus pavo ) (Trilles, 1961, 1964 b, 1968 ; Trilles et Raibaut, 1973) ; Crenilabrus pavo,
melops, etc. (Berner, 1969) : sur des Labridae (Roman, 1970).
Mais il peut également être rencontré : sur des Scorpaenidae (« in maxilla Scorpaena
scrofae » ; Schiœdte et Meinert, 1881) (sur les Rascasses, Scorpaena porcus ; Gourret,
1891) (Montalenti, 1948) ( Scorpaena scrofa ; Houdemer, 1949) ( Scorpaena sp. ; Berner,
1969) ; « in operculo Cotti sp. » (Schiœdte et Meinert, 1881) ; — dans la bouche de Sypho-
nostomes, en ce qui concerne les exemplaires jeunes (Gourret, 1891) ; — sur Page!lus
mormyrus (Gibert i Olive, 1919-1920) et Pagellus erythrinus (Monod, 1931 a) ; — sur
MugiI cephalus, Boops boops, Spicara moena (Roman, 1970) ; — sur Merlucius merluccius
(Belloc, 1929 ; Szidat, 1955 et 1956) ? ; sur Monacanthus setifer Benn. (Kœlbel, 1892).
Remarques systématiques et écologiques
L’espèce Nerocila biviltata vit fixée sur les nageoires des poissons, plus particulière¬
ment à la base de la caudale. Il s’agit d’une espèce côtière que Risso (1826) localisait déjà
au niveau des rochers coralligènes et Roman (1970) dans la bordure littorale de l’herbier
à Posidonia oceanica..., jamais à plus de 15 m de profondeur.
La synonymie que nous proposons ci-dessus ne regroupe que les références qui nous
paraissent vraiment concerner l'espèce Nerocila bivitlata (Risso). Encore peut-on être dubi¬
tatif pour la mention de Belloc (1929), reprise ultérieurement par Szidat (1955 et 1956).
D’après Belloc, ce parasite peut se rencontrer en Méditerranée sur Merlucius merluccius L. ;
or récemment (Trilles et Raibaut, 1971 et 1973), sur des Merlus tunisiens, nous avons
récolté une Néroeile très épineuse, mais qui ne correspond absolument pas à Nerocila bivit-
tata.
Nous n’avons donc pas tenu compte des références :
— Nerocila bivittata : V. Beneden, 1861 : 143-144 | Pelseneer, 1886 : 218 | Preud’homme de
Borre, 1886 : LXXXIV | Bonnier, 1887 : 136 | Maitland, 1897 : 39 | Zirwas, 1911 : 106 (34) |
Nierstrasz et Schuurmans Stekhovf.n, 1930 : X. e 69 | Holthuis, 1950 : 7-8.
1. Gourret (1891) indique également « Angleterre et Nord de la France », ce qui ne concerne certai¬
nement pas Nerocila bivittata.
iase fei
maxill
pode 7
CYMOTHOIDAE DES CÔTES FRANÇAISES
363
Elles concernent soit Concarneau, Le Croisic et le golfe de Gascogne (Bonnier, 1887),
soit la nier du Nord et plus particulièrement les côtes de la Belgique. Or, à notre connais¬
sance, l’espèce Nerocila bivittata est typiquement méditerranéenne ; nous ne l’avons par
exemple jamais rencontrée sur les Labridae de Roscoff (Manche). Ces références doivent
donc correspondre à une autre espèce. A propos des afTirmations de Van Beneden (1861),
les seules originales puisque celles de Pelseneer, Preud’iiomme de Borre, Maitland,
Zirwas, Nierstrasz et Sciiuurmans Stekiioven n'en sont que des reprises, Holthuis
précise d’ailleurs qu’elles sont assez peu fondées : « ... les poissons étudiés par V. Beneden
ne proviennent certainement pas tous de la côte Belge... » (Holthuis, 1950).
— Nerocila bivittata : Gourret, 1907 : 89 | Euzet, 1949 : 30 | Amar, 1951 : 530 | Balcells, 1953 :
350 | Fain-Maurel, 1966 : 7-8.
Ces références concernent des Néroeiles récoltées sur des Mugilidae ; à notre avis,
elles ne correspondent pas à Nerocila bivittata mais, plus vraisemblablement, à l’espèce
Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville). Ces deux Cymothoadiens sont très proches en ce
qui concerne les caractères de pigmentation (trois bandes longitudinales sombres sur un
fond clair), ce qui permet d’expliquer certaines confusions dans les déterminations : ils
sont toutefois bien distincts.
Ceci n’exclut pas que l’espèce Nerocila bivittata puisse se rencontrer occasionnellement
sur les Mugilidae. Ainsi, dans la baie de la Ciotat, Roman (1970) indique avoir récolté ce
parasite sur des Labridae mais également sur Mugil cephalus.
Taille
Pullus secundus : 3 à 3,6 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle mâle : 10 à 15 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle femelle : 20 à 30 mm de longueur totale.
Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832)
(Fig. 157-206; pl. I, 4, 5)
Synonymie et mentions successives
Ichthyophilus orbignyi Guérin-Méneville, 1829-1832 : pl. 29, fig. 3-3 a-e | Guérin-Méneville,
1832 : 47-48.
Nerocila orbignyi : Lucas, 1849 : 76 | Schiœdte et Meinert, 1881 : 55-60, tab. V (Cym. XII)
ûg. 1-5 | Carus, 1885 : 440 | Gerstaecker, 1901 : 257 | Nierstrasz, 1915 : 73 | Montalenti,
1948: 75 | Trilles, 1961: 689-696, pl. I, fig. 1-4 : pl. II, fig. 5-13 ; pl. III, lig. 14-241 Trilles, 1962 :
102, 111-114, 121-123, fig. 6-7 | ? Wunder, 1962 : 140-151, phot. 1-12 | ? Scott, 1965 : 23
Trilles, 1964 a : 5739-5741 | Trilles, 1964 b : 109-110 et 114-115 | Trilles, 1964 c : 365-369
Trilles, 1964 d : 127-129 | Trilles, 1968 : 103-118, phot. 22-24, pl. XXX-XXXIV ; 12, 17,
41, 90-91, diagramme VI de la page 92 | Berner, 1969 : 93-94 | Trilles, 1969 : 434-445 j
Trilles et Raibaut, 1971 : 81 | Romestand, Trilles et Lagarrigue, 1971 : 447-450 | Trilles
et Raibaut, 1973 : 279-280.
Nerocila orbigugi (erreur typographique ?) : Popov, 1933 : 194.
nec Nerocila orbignyi : Monod, 19316: 10-15, fig. 5 a-b, 6 a-b, 7 a-b, 8 a-b-e-d, 9 a-b, 10 a-b et 11 a-b|
Barnard, 1936 : 165 | Barnard, 1940 : 403-404 | Brian et Dartevelle, 1949 : 135, 140-141,
364
JEAN-PAUL TRILLES
fig. 122 (1-6) | Szidat, 1953 : 131, fig. 2 a | Szidat, 1955 : 217-221, fig. 7, pi. 1 a-f, pl. 2 | Hur-
ley, 1961 : 268 | Day, Field et Penrith, 1970 : 48.
nec Nerocila orbignyi mandata : Schuurmans Stekhoven, 1936 : 25-26, fig. 19-22.
nec Nerocila orbignyi orbignyi : Ringuelet, 1947 : 95-99, fig. 1-3, pl. I (I-VI).
Nerocila bivillata : Gourret, 1907 : 89 | Euzet, 1949 : 30 | Amar, 1951 : 530 | Balcells. 1953 :
550 | Fain-Ma l' r el, 1966 : 7-8.
Distribution et habitat
En prenant pour base les conclusions synonymiques que nous proposons ci-dessus,
on peut valablement considérer que Nerocila orbignyi est une espèce principalement médi¬
terranéenne. Schiœdte et Meinert (1881) el Nierstrasz (1915) en étaient d’ailleurs arrivés
à la même conclusion : pour les deux auteurs danois, les spécimens que Guérin-Méne-
ville (1832) signale de La Rochelle doivent en effet concerner une autre espèce ; quant à
Nierstrasz, il considère que Nerocila orbignyi est une forme typiquement méditerranéenne,
en particulier distincte de Nerocila maculata, qui est elle à la fois méditerranéenne et atlan¬
tique.
On peut également remarquer que Wunder (1962) et Scott (1964) ont signalé un
Cymothoadien qu’ils nomment Nerocila orbignyi, le premier en Egypte et le second dans
le lac Waituna en NouA r elle-Zélande. Mais s’agit-il vraiment de l’espèce Nerocila orbignyi ?
En ce qui concerne la Méditerranée, nous avons relevé les indications successives sui¬
vantes : — en M orée, à Modon, en Grèce et au niveau d’autres côtes méditerranéennes (Gué-
rin-Méneville, 1832) ; — dans la rade de Bône (Lucas, 1849) ; — le long des côtes italiennes,
à Gênes, Livourne et Naples (Schiœdte et Meinert, 1881) ; — à Gênes, Livourne, Naples,
Modon, en Morée (Carus, 1885) ; — à Gênes, Naples et en Grèce (Gerstaeckf.r, 1901) ; —-
dans l’étang de Bolrnon (Gourret, 1907) ; — à Naples (Nierstrasz, 1915) ; — dans l’étang
de Thau (Euzet, 1949) ; — à Banyuls (Amar, 1951) ; — à Barcelone (Balcells, 1953) ; —
dans les étangs de Thau et de Vic-Mireval (Trilles, 1962) ; — dans le golfe du Lion, l’étang
de Thau, l’étang de Vic-Mireval (Trilles, 1964 b) et le lac de Patria en Italie (Trilles,
1968); — dans le golfe de Marseille et à Nice (Berner, 1969) ; — dans le golfe de Tunis,
le lac de Tunis et le lac d’Ichkeul, en Tunisie (Trilles et Raibaut, 1973).
Nerocila orbignyi parasite surtout les Mugilidae : « flancs et lobes de la caudale des
Muges » (Gourret, 1907) ; « sur la queue de Mugil auratus » (Amar, 1951) ; « ... sur Saute¬
reau (llissara, en espagnol = Mugil cephalus Cuvier)... » (Balcells, 1953) : « ... poissons
de la famille des Mugilidae... Mugil auratus Risso et Mugil cephalus Risso... » (Trilles,
1961) ; « ... Mugilidae : Mugil auratus Risso, Mugil capito Cuvier et Mugil chelo Cuvier »,
« ... Mugil cephalus L. (très rare) » (Trilles, 1962, 1964 b, 1964 d et 1968) ; « ... à la base
de la nageoire caudale des Mugilidés... » (Fain-Maurel, 1966) ; « sur Mugil auratus, Mugil
capito et Mugil chelo » (Berner, 1969) ; « ... Mugilidae (Mugil cephalus L., Mugil auratus
Risso, Mugil capito Cuvier et Mugil labrosus L.) (Trilles et Raibaut, 1973).
Mais cette espèce, bien que plus rarement, a également été rencontrée : sur Flesus
passer (= Platichlhys flesus = Pleuronectes flesus ; Pleuronectidae) et Labrax lupus (= Dicen-
trarchus labrax ; Serranidae) (Trilles, 1961, 1962, 1964 b et 1968) ; sur Alosa fallax nilo-
tica (Trilles et Raibaut, 1973) ; dans la bouche de Syphonostomes (Fain-Maurel, 1966) ;
sur Tilapia galilea (Wunder, 1962) (?) ; sur Salmo trutta (Scott, 1964) (?).
On peut d’ailleurs remarquer que les individus récoltés sur Flesus passer, Labrax
172 à 177, Individu en phase mâle : 172, antennule ; 173, antenne ; 174, maxillipède ; 175, maxille ; 176.
maxillule ; 177, mandibule.
178 à 191, Pullus primus : 178, vue dorsale ; 179, antennule ; 180, antenne ; 181, maxillipède ; 182, maxil¬
lule et maxille ; 183, palpe mandibulaire ; 184-189, péréiopodes 1 à 6 ; 190, pléopodes 2; 191, uropodes.
192 à 206, Pullus secundus : 192, antennule ; 193, antenne ; 191, maxillipède ; 195, maxille ; 196, maxil¬
lule ; 197, palpe mandibulaire ; 198 à 203, péréiopodes 1 à 6 ; 204, pléopodes 1 ; 205, pléopodes 2 ;
206, pléotelson et uropodes.
(Échelles données en mm.)
CYMOTHOIDAE DES CÔTES FRANÇAISES
367
lupus (Trilles, 1968) et sur des Syphonostomes (Fain-Maurel, .1966) sont des spécimens
jeunes, ce qui nous autorise à penser qu’il s’agit là de poissons hôtes occasionnels, ou tout
au moins jamais définitifs.
Remarques systématiques et écologiques
Les Nérociles de l’espèce orbignyi, comme celles de l’espèce bivittata, sont générale¬
ment fixées sur les nageoires des poissons hôtes. Dans la majorité des cas (77 % env.),
on les rencontre sur la nageoire caudale ; mais on peut également les récolter, bien que plus
rarement, sur les nageoires dorsales et anales (respect. 10 % et 13 % env.). Dans tous les
cas, le céphalon du parasite est dirigé vers l’extrémité antérieure de l’hôte.
En ce qui concerne les caractéristiques morphologiques de l’espèce Nerocila orbignyi,
nous renvoyons à l’illustration détaillée que nous en donnons ici ; elle nous paraît sulli-
sante pour permettre une bonne identification de ce Cymothoadien qui a été assez souvent
confondu avec l’espèce voisine Nerocila bioittata, certains auteurs attachant, semble-t-il,
trop d’importance aux caractères de pigmentation.
Nous insisterons simplement sur le fait que :
— dans le cas de Nerocilq orbignyi, les péréionites des individus femelles ne sont pas
tous prolongés sur leurs bords latéro-postérieurs ; chez les individus en phase mâle, il existe
une petite dent caractéristique sur le bord interne distal de l’endopodite des uropodes ;
— chez Nerocila bivittata, tous les segments thoraciques des individus en phase sexuelle
femelle sont nettement prolongés ; chez les individus en phase sexuelle mâle, l’endopodite
des uropodes ne présente pas de dent caractéristique.
Taille
Pullus secundus : 2,2 à 2,7 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle mâle : 10 à 15 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle femelle : 19 à 30 mm de longueur totale.
Nerocila maculata Edwards, 1840
(Fig. 207-248 ; pl. I, 6-9)
Synonymie et mentions successives
Nerocila maculata Edwards, 1840 : 253 j Heller, 1866 : 740 | Stalio, 1877 : 233 | Stossich, 1880 :
47 | Schuedte et Meinert, 1881 : 50-55, tab. III (Cym. X) fig. 7-11 | Chevseux, 1883 : 519 |
Carus, 1885 : 440 j Bonnier, 1887 : 137 | Bolivar, 1892 : 132 | Gerstaecker, 1901 : 255-
256 et 259 | Nierstrasz, 1915 : 74 | Gibert i Olive, 1919-1920 : 86 (78)-87 (79) | Monod,
1923 : 85-87 j Popov, 1933 : 194 | Balcells, 1953 : 550-551 | Trilles, 1962 : 102 | Trilles,
1968 : 158-163, phot. 53-56 ; 19 | Berner, 1969 : 94 | Lagarrigue et Trilles, 1969 : 117-
136, phot. 1 j Romestand, Trilles et Lagarrigue, 1971 : 447-450.
Nerocila afjinis Edwards, 1840 : 253 | Chevreux, 1883 : 519 | Bolivar, 1892 : 133 [ Gerstaecker,
1901 : 255-256 et 259.
Anilocra oitatta Lucas, 1849 : 77-78, pl. 8, fig. 2 a-d.
Nerocila neapolitana Schiœdte et Meinert, 1881 : 41-45, tab. II (Cym. IX) fig. 9-16 | Carus, 1885:
439-440 | Gerstaecker, 1901 : 256 | Tattf.rsall, 1905 : 85 | Norman et Scott, 1906 : 39 |
368
JEAN-PAUL TRILLES
ZirwaSj 1911 : 34 (106) et 37 (109) | Monod, 1923 : 87 I Popov, 1933 : 194 I Trilles, 1962 :
102.
Nerocila neapoletana (erreur typographique ?) : Dudich, 1931 : 18.
Nerocila adriatica Schiœdte et Meinert, 1881: 45-48, tab. III (Cym. X) fig. 1-4 | Carus, 1885: 440 |
Gerstaecker, 1901 : 255 | Popov, 1933 : 194 | Trilles, 1962 : 102.
Répartition et habitat
L’aire de répartition de ce Cymothoadien paraît au moins s’étendre de la Méditerra¬
née aux côtes atlantiques du sud de l’Europe.
Dans le Bassin méditerranéen : cette espèce a été successivement mentionnée — dans la
rade de Bône (Lucas, 1849) ; — à Lésina, Lissa (Adriatique) (Heller, 1866) ; — à
Lésina, Lissa, Spalato et Zara (Adriatique) (Stalio, 1877 ; Stossich, 1880) ; — à
Gênes, Rome, Naples et dans l’Adriatique (Schiœdte et Meinert, 1881) ; — à Bône,
Gênes, üstie, Naples, Lésina, Lissa, Zara et Spalato (Carus, 1885) ; — à Gênes, Rome,
Naples et dans l’Adriatique (Gerstaecker, 1901) ; — sans indication de localité (Niers-
trasz, 1915, et Monod, 1923) ; — en Catalogne (Gibert i Olive, 1919-1920) ; — à
Naples (Dudich, 1931) ; — à Banvuls (Balcells, 1953) : — dans le golfe du Lion
(Trilles, 1962 et 1968).
Dans l’Atlantique : Nerocila maculata a été signalée : —- dans le golfe de Gascogne (Edwards,
1840) ; — à La Rochelle (Schiœdte et Meinert, 1881) ; — dans les environs du Croi-
sic (Chevreux, 1883) ; — sans indication de localité (Carus, 1885) ; —- à Concarneau,
Le Croisic, dans le golfe de Gascogne (Bonnier, 1887) ; — à Guétaria (Bolivar, 1892 ;
Balcells, 1953) ; — dans le golfe de Gascogne (Gerstaecker, 1901) — au niveau
des côtes irlandaises (Tattersall, 1905 ; Zirwas, 1911) ; — à « ... five or six miles south
of the Mewstone... » (Norman et Scott, 1906 ; Monod, 1923) ; — à La Rochelle (Niers-
trasz, 1915).
Par contre, nous ne possédons encore que très peu de renseignements sur l'habitat
parasitaire de ce Cymothoadien : « ... fîssate sopra diversi pesci... » (Stalio, 1877) ; « ... atta-
cata sui pesci... » (Stossich, 1880) ; « ... parasite des sardines » (pour N . maculata ) et «para¬
site des poissons du genre Raja » (pour «IV. affinis ») (Chevreux, 1883) ; «... assez fréquem¬
ment fixée sur les sardines » (Bonnier, 1887) ; « ... damunt Calamars » ( Loligo ) (Gibert i
Olive, 1919-1920) ; « ... sur des Capelans ( Gadus capelanus Risso) » (Trilles, 1968).
Remarques systématiques et écologiques
En ce qui concerne d’abord la position de ce parasite sur les hôtes, tous les individus
que nous avons examinés jusqu’à présent étaient fixés sur les flancs des poissons. Nous
sommes donc là en présence d’une localisation qui n’est pas très fréquente chez les Néro-
ciles ; par contre, elle est semblable à celle des représentants de l’espèce Anilocra physodes.
Comparée aux deux autres Nérociles de la faune de France ( N. bivittata et N. orbignyi),
cette espèce est morphologiquement très caractéristique. A l’illustration détaillée que nous
donnons ici de sa morphologie, nous pouvons d’ailleurs ajouter (bien qu’il convienne de
faire très attention à l’utilisation des caractères de pigmentation à des fins systématiques)
que : sa coloration très claire, jaunâtre, et le plus souvent uniforme (seuls quelques très
en phase femelle ovigère.
[Iule ; 212, palpe mandibulaire ;
îs 2 ; 217, uropodes.
372
JEAN-PAUL TRILLES
rares spécimens montrent trois zones longitudinales très légèrement plus sombres sur la
face tergale du péréion) distingue déjà très nettement ce Cymothoadien des espèces Nero¬
cila bivittata et Nerocila orbignyi.
Taille
Pullus secundus : 4 à 5 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle mâle : 20 à 30 mm de longueur totale.
Individus en phase sexuelle femelle : 25 à 35 mm de longueur totale.
CONCLUSIONS
Dans un travail antérieur (Trilles, 1972), nous avons précisé que sept espèces au
moins de la tribu des Ceratothoinae font partie de la faune de France des Cymothoidae.
Poursuivant notre inventaire faunistique et écologique des Cymothoadiens des côtes
de France, cette deuxième publication nous a permis d’étudier les Anilocridae des genres
Anilocra Leach, 1818, et Nerocila Leach, 1818.
Cinq espèces ont été inventoriées :
— Deux appartiennent au genre Anilocra Leach, 1818 (Anilocra physodes et Anilocra
frontalis ).
— Les trois autres correspondent au genre Nerocila Leach, 1818 (Nerocila bivittata , Nero¬
cila orbignyi et Nerocila maculata).
1 JlS THIBUTION
DES ESPECES
ETUDIEES
Espèces
Méditer-
ranée
Adriatique
Mer Noire
Mer Egée
Atlantique
Mer du Nord
Manche
Pacifique
Anilocra physodes
+
+
+
Anilocra frontalis
+
+
+
+
Nerocila bivittata
+
+
+ (?)
Nerocila orbignyi
+
+ 1
+ (?) 2
Nerocila maculata
+
+
+
1. D’après des récoltes que L. Boscolo m'a aimablement communiquées.
2. D’après Scott (1964).
En ce qui concerne leur spécificité parasitaire, on remarque que les caractéristiques
en sont très variables quand on compare une espèce comme Anilocra physodes aux autres
Cymothoadiens étudiés. Bien que manifestant une prédominance des infestations sur les
Sparidac et les Moenidae, Anilocra physodes est une espèce uhiquiste ; pour les autres, au
CYMOTHOIDAE DES CÔTES FRANÇAISES
373
contraire, la spécificité parasitaire est plus étroite : Anilocra frontalis et Nerocila bivittata
sont surtout parasites des Labridae ; Nerocila orbignyi est principalement fixée sur des
Mugilidae. Quant à Nerocila maculata, bien que les résultats que nous possédons sur ce para¬
site soient encore fragmentaires, il semble qu’elle parasite surtout les Sardines (Atlantique)
et les Capelans (Méditerranée).
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5. Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832).
Individu en phase sexuelle mâle. Vue dorsale.
6. Nerocila maculata Edwards, 1810.
Couple ($ et (J). Vue dorsale.
7. Nerocila maculata Edwards, 1840.
Individu en phase sexuelle femelle. Vue ventrale.
8. Nerocila maculata Edwards, 1840.
Individu en phase sexuelle femelle. Vue latérale.
9. Nerocila maculata Edwards, 1840.
Individu en phase sexuelle mâle. Vue dorsale.
(Échelles : 10 mm.)
PLANCHE I
1. Anilocra physodes (L., 1758).
Couple ($ et (J). Vue dorsale.
2. Anilocra frontalis Edwards, 1840.
Couple (Ç et (J). Vue dorsale.
3. Nerocila bivittala (Risso, 1816).
Couple (Ç et (J). Vue dorsale.
4. Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832).
Individu en phase sexuelle femelle. Vue dorsale.
Achevé d’imprimer le 19 juillet 1976.
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compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure-
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Bureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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