BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
299
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
209
MAI-JUIN 1975
BULLETIIS
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur ; Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction ; P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l'"® série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2® série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3® série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geofîroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
Crédit Lyonnais, agence Y-425) ;
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
Abonnements pour l’année 1975
Abonnement général : France, 440 F ; Étranger, 484 F.
Zoologie : France, 340 F ; Étranger, 374 F.
Sciences de la Terre : France, 90 F ; Étranger, 99 F.
Botanique : France, 70 F ; Étranger, 77 F.
Écologie générale : France, 60 F ; Étranger, 66 F.
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3® série, n° 299, mai-juin 1975, Zoologie 209
Bryozoaires Cténostomes et Cheilostomes
(Cribrimorphes et Escharellidae exceptés)
provenant des dragages
de la campagne océanographique Biaçores du « Jean-Charcot »
par Jean-Loup d’Hondt *
Résumé. — Inventaire des 103 espèces et formes de Bryozoaires Cténostomes et Cheilostomes
(sauf les Cribrimorphes et les Escharellidae) draguées dans l’océan Atlantique au cours de la cam¬
pagne océanographique Biaçores du « Jean-Charcot » en 1971. Description de 7 espèces et formes
nouvelles. Considérations sur les Bryozoaires abyssaux.
Zusammenfassung. — \erzeichnis der 103 Arten und Formen von Polyzoa Ctenostomata
and Cheilostomata (mit Ausnahme der Cribrimorpha und der Escharellidae), die im 1971 wahrend
der « Jean-Charcot » ’s ozeanischen Unternehmung Biaçores im atlantischen Ozean gebaggert
wiirden. Beschreibung von 7 neuen Arten und Formen. Bedachtsamkeiten gehôrig den al)yssaleii
Polyzoen.
Abstract. — List of the 103 species and forms of Ctenostomatous and Cheilostomatous
(Cribrimorpha and Escharellidae except) Bryozoa dredged in 1971 by the océanographie mission
Biaçores of the “ Jean-Charcot ” in the Atlantic. Description of 7 new species and forms. Consi¬
dérations on abyssal Bryozoa.
La connaissance systématique et écologique des Bryozoaires du talus continental
et des grands fonds de l’Atlantique Nord a déjà fait l’objet d’un certain nombre de travaux
récents, consécutifs à l’étude du matériel ramené lors de la campagne d’essais du « Jean
Charcot » (d’Hondt, 1970), des cinq missions effectuées de 1967 à 1972 par la « Thalassa »
(d’Hondt, 1973a ; 1974) et de la campagne Noratlante (d’Hondt, 1973à). S’inscrivant
dans le même programme faunistique, la campagne océanographique Biaçores du « Jean
Charcot » (du 29 septembre au 19 novembre 1971) permet de compléter et de préciser les
données réunies jusqu’à présent par l’ensemble des diverses missions de ces dernières années,
ainsi que par les plus anciennes : campagnes du « Caudan » (Calvet, 1896), du « Travailleur »
et du « Talisman » (Jullien, 1882 ; Calvet, 1906a, b, et c), du « Jacques Cartier » (Guérin-
Ganivet, 1911a) et de la « Vienne » (Guérin-Ganivet, 191 là) et les nombreuses expédi¬
tions dirigées par le Prince Albert de Monaco (Jullien et Calvet, 1903 ; Calvet, 1931).
La plujiart de ces dernières missions ont d’ailleurs effectué des dragages dans la région des
Açores. La campagne Biaçores ayant été marquée par un étagement des dragages de la
* Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins et Malacologie, Muséum national d'Histoire naturelle,
67, rue Cuvier, 75005 Paris.
299. 1
554
JEAN-LOUP d’hONDT
zone néritique jusqu’au domaine abyssal, elle a permis de réunir, souvent en grande quan¬
tité, un matériel apte à préciser la bathymétrie des espèces.
L’ensemble des Bryozoaires ramenés par la campagne Biaçores a fait, d’un commun
accord, l’objet d’un partage à la fois systématique et batliymétrique entre plusieurs cher¬
cheurs. Notre propre participation, dont nous piésentons ici les résultats, correspond à
l’étude des Cténostonies et des Cheilostomes Anasca et Ascophora (déduction faite des
Escharellidae et des Cribrimorphes qui feront par ailleurs l’objet de l’étude d’un autre
spécialiste) dragués à des profondeurs non accessibles par plongée en scaphandre autonome ;
les Cyclostomes et les espèces récoltées à la grève ou en plongée seront aussi inventoriés
par d’autres chercheurs. Enfin, pour ce qui est des Entoproctes, aucune espèce n’a été
collectée dans les stations profondes dont le matériel nous a été transmis.
Les descriptions des nouvelles espèces de Cténostomes ont été publiées, jointes à celles
d’autres espèces de Cténostomes des grandes profondeurs, dans un précédent travail {sous
presse). Elles ne seront pas reprises ici, et les Cténostomes hathyaux et abyssaux de la cam¬
pagne Biaçores ne seront mentionnés que dans les généralités concernant cette campagne.
Les 103 formes reconnaissables, récoltées au cours de cette unique campagne et étu¬
diées dans ce travail, appartiennent à 5 espèces de Cténostomes et 98 espèces, sous-espèces
et variétés de Cheilostomes, deux familles (Schizopcrellidae et Reteporidae) réunissant
à elles seules le quart des espèces. Plusieurs espèces typiques des grandes profondeurs
(Farciminariidae, Bugulidae, Bifaxaiiidae) ont parfois été ramenées en abondance par
les dragues du « Jean Charcot ». Un ceitain nombre de formes n’avaient pas été retrouvées
depuis les campagnes nord-atlantiques de la fin du siècle dernier ou du début de ce siècle.
Quatorze espèces et formes inédites font ici et dans un travail antérieur (d’Honot, sous
presse) l’objet d’une description. Nous limiterons ici nos remarques aux plus intéressantes
de ces espèces. L’un des principaux intérêts de cette campagne consiste en la découverte
de plusieurs espèces de Cténostomes dans les grandes profondeurs et en particulier de la
zone abyssale, zone où leur présence n’avait pas encore été signalée, ni dans la compilation
de SiLÉN (1951), ni par Wolff (1960), ni dans la récapitulation de Schopf (1969) qui fait
état des travaux les plus récents sur les Bryozoaires abyssaux ; une liste récapitulative
des Bryozoaires récoltés à une profondeur supérieure à 3 000 m avant 1951 figure dans le
travail de Silén. Un seul Cténostome bathyal a jusqu’à présent été signalé (Schopf, 1965).
Un autre intérêt de l’examen de cette collection réside dans l’apport d’un inventaire
faunistique détaillé et de précisions systématiques. La position de certaines espèces a pu
être établie, des compléments de descriptions ont pu être donnés, mais l’un des résultats
essentiels de cette étude consiste en l’apport de nombreux documents d’ordre bathymé-
trique, permettant de préciser la répartition d’espèces, connues par un nombre très réduit
de récoltes, en fonction de la profondeur, et de les classer par étages. Il faut enfin préciser
que l’état d’érosion de plusieurs échantillons ne nous a pas permis d’être affirmatif sur leur
identification, en particulier dans le cas d’un certain nombre de formes appartenant à la
famille Reteporidae.
Ce travail nous a aussi incité à revoir la classification des genres Dendrobeania et Cor-
nucopina dont nous avions déjà eu l’occasion d’examiner diverses espèces lors de l’étude
du matériel des campagnes précédentes ; pour ces travaux, comme pour celui-ci, un certain
nombre d’échantillons de référence nous ont été temporairement confiés par Miss Patri¬
cia L. Cook du British Muséum (Natural History) à qui nous tenons à témoigner toute
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
555
notre gratitude. Certains critères utilisés dans les classifications partielles antérieures
(IIarmer, 1926 ; Kluge, 1962) s’étant avérés insufiisants dans le cadre d’un examen d’ensem¬
ble du genre, d’autres caractères plus stricts ont été recherchés. Enfin ces clés étant essen¬
tiellement pratiques, les allinités entre espèces voisines n’ont pas toujours pu être parfaite¬
ment respectées.
M. E. Huge, du Laboratoire de Paléontologie du Muséum national d'Histoire natu¬
relle, nous a très aimablement permis d’étudier les Myriapora de la collection Canu, et nous
l’assurons de toute notre reconnaissance. Nos remerciements iront aussi à M. J. Forest,
organisateur de la campagne Biaçores, à qui nous sommes redevables de multiples docu¬
ments, et à M. et M™® C. Monniot, qui participaient à cette campagne et dont diverses
observations faites au moment des récoltes nous ont été très précieuses. Nous adressons
aussi nos remerciements à M. le Pr C. Bocquet et à Guillaumin qui nous ont permis
Futilisation du microscope à balayage du Laboratoire d’Evolution des Etres organisés de
Paris.
Phylum Ectoprocta Nitsche, 1869
Liste systématique des espèces déterminées
Dans la liste ci-après, nous n’avons tenu compte des éciiantillons trop érodés pour être déterminables
que s’ils s’avéraient sans conteste devoir appartenir à une espèce dilïérente <le celles signalées noininale-
inenl. Nous utilisons ici la classilication récente (1973) de Cufi-ky, inodiliant sur certains points celle d ■
Hassi.er, 19.53.
Nous mentionnons les limites e.xtrêmes bathyinétriques de la répartition des espèces ainsi que leur
répartition géographique (AN : .Atlantique Nord ; .AS ; .Atlantique Sud ; C : cosmopolite ; 0 : océan Indien ;
PN : Pacifique Nord ; .AR ; Aretique et circum-.Arcticpie ; AT : .Antarctique et circum-.Antarctique ; .\1 ;
bassin Méditerranéen ; OP : Océanie, Pcdynésie ; PS : Pacifique Sud).
Classe Gymnolaemata Allman, 1856
Ordre Ctenostomida Busk, 1852
Infra-ordre Carnosita Gray, 1841
Famille Cl.\ voporid.le Soûle, 1953
Pseudalcyomdium bohinae n. gn. n.
Famille Arachnidiidae Hincks, 1880
sp. (fig. 1)
1 200-3 100 m
AN
Arachnoidea prenanli n. sp.
Famille Noi.eli.idae Harmer, 1915
1 870-4 270 m
AN
Nolella monniotae n. sp.
Famille Victorellid.ae Saville Kent,
1870
4 680 m
AN
Vic.torella soulei n. sp.
2 100-3 459 m
AN
Infra-ordre Stoloniferita Ehlers, 1876
Famille Bathai.o/.oontid.le fam. nov.
Balhyalozoon foresli n. gn. n. sp.
1 200-1 240 m
AN
Ordre Clieilostomida Busk, 1852
Sous-ordre Anascina Levinsen, 1909
Famille Aeteidae Smitt, 1867
Aelea unguina (Linné, 1758) 0-827 m ? .AN, AS, PN,
PS, OP, M
Aelea sp.
556
JEAN-LOUP d’hONDT
Famille Scrupariidae Silén, 1941
Scruparia amhigua d’Ürbigny, 1841
Famille Flustridae Smitt, 1867
Carhasea papyrea (Pallas, 1766|
TerminofLustra harleei (Busk, 1860)
Famille Alderinidae Canu et Bassler, 1927
Crassimargiuatella crassimarginata (Hincks, 1880)
Famille Microporidae Hincks, 1880
Micropora coriaceu (Johnston, 1847)
Famille Hincksinidae Canu et Bassler, 1927
Aplousina filum (Jullien, 1903)
Famille Lunei.ariidae Levinsen, 1909
Cupuladria cananensis (Busk, 1859)
Famille Setoseli.idae LeA’insen, 1909
Setosella goezi Silén, 1942
Famille Cellariidae Hincks, 1880
Cellaria normani Hastings, 1946
Euginoma verrniformis Jullien, 1882 (fig. 25)
Famille Sc.rupocellariidae Levinsen, 1909
Caherea ligota Jullien, 1882 (?)
Juhella enucleata Jullien, 1882
Scrupocellariu incurvata Waters, 1896
Scrupocellariii luarsupiaUi Jullien, 1882 (fig. 14-16)
Scrupocellaria inlermedia Norman, 1893
Scrupocellorio evocata (Jullien, 1882) (= S. interme¬
dia ?)
Famille Bicei.larieleidae Levinsen, 1909
Kinetoskias cyathus Wyw. Thompson, 1873 (?)
Kinetoskias sileni n. sp. (fig. 4)
Bugida fuU’o Hyland, 1962
Dendroheonia (?) mirabilis (Busk, 1884)
Dendroheania antarctica (Calvet, 1909) suhsp. cookae
d’Hondt, 19736.
Dendroheania antarctica (Calvet, 1909) suhsp. rylandi
d’Hondt, 19736.
Camptoplites reticulatus (Busk, 1884)
Carnptoplites lutaudae n. sp. (fig. 3 et 11)
Camptoplites sp.
Cornucopina rotunda (Kluge, 1914) (fig. 2)
Cornucopina grandis (Busk, 1852) (fig. 10)
Famille Farciminariid.ae Busk, 1884
Farciminaria alice (Jullien, 1903) (fig. 17 et 18)
Columnella crihraria, (Busk, 1884)
Columnella magna (Busk, 1884)
Columnella magna var. ooigti n. var (fig. 5)
Sous-ordre Ascophorina Levinsen, 1909
l'^aniille Schizoporellidae Jullien, 1903
Anhropoma (?) sp.
Schizomavella auriculata (Hassall, 1842)
Schizoporella leontinensis (Waters, 1878) (fig. 6'
0-71
m
c
300-1 240
m ?
AN,
M
120-650
m
AN
69-875
ni
AN,
M
65-825
m
C
80-717
ni
AN,
M
80-259
ni
AN,
AS, M,
PS
20-480 m et
270-4 690
ni
AN,
AS
?-788
m
AN,
M ?
094-3 700
m
AN
76-2 330
ni
AN
358-2 000
ni
AN
155-900
m
AN,
M
520-2 018
m
AN
300-3 360
ni
AN
068-4 690
ni
AN
790-4 850
ni
AN,
AS
200-1 240
ni
AN
30-71
ni
AN,
.M
360-4 392
ni
AN
843-1 940
m
AN
110-3 360
ni
AN
430-4 270
ni
AN,
PS, AT
360-4 270
m
AN
397-4 270
m
AN,
AS, AT
90-690
m
AN,
AT, O
712-1 557
m
AN
360-3 477
m
AN,
AS
069-4 850
m
AN,
AS, AT
4 270
m
AN
AN
0-815 m
AN, PN, M
52-73 m
AN, M
BRYOZOAIRES CTÉIVOSTüMES ET CHEILOSTOMES
557
Sdlizoporella Irun^icvlata Calvet, 1903 (f. typique)
Schizoporella triiwiculatu var. pmicimandihulala var.
nov.
Schizoporella trlaviculala var. plurimandihulaUt var.
nov. (fig. 24)
Schizoporella ohsohUa Jiillien, 1882
Schizoporella arniata ( I lincks, 1800)
Schizoporella fayalensis C.alvet, 1903
Schizoporella perlusa (Esper, I794l
Schizoporella richardi Calvet, 1903 (?)
Escharina pesanseris (Sniitt, 1879)
Eschurina oidgaris (.Vloll, 1803)
Dakaria polygonia (.lullien, 1882)
Melroperiella lepnddoides (Calvet, 1903)
Famille Hippopohimdak Bassler, 1935
Stephanosella hiaperla (Waters. 1879)
Pseudofliustra iu’iculala (Calvet, 1906)
Hippoporina liihiosa (.lullien, 1903)
l/ippoporina discrepuns (Jullien, 1903)
Strophiella tuhige,ra (.lullien, 1903)
Famille .VIichoporei.i.i o ak Hincks, 1880
Microporella ciliala ( Pallas, 1766)
Microporella hastigera (Busk, 1884)
Ellipsopora sp. (E. flabellaris Busk, 1854 ?)
Famille Bu vi,la('tp:i,lid.\e Canu et Bassler, 1917
IViinha praete.rta Jullien, 1903
Jjagenipora pclita .Jullien, 1903
Famille Hippotuoid.ae Levinsen, 1909
Chorizopora brongniartii Andouin, 1826
Itaploporna impressum (Andouin, 1826)
llippothoa aniaena .Jullien, 1903
Ilippothoa flagellum Manzoni, 1870
Famille Smittinidae Ijcvinsen, 1909
Phocenna colutunaris (.Jullien, 1903)
Jaculina blanchardi Calvet, 1931
Sniitlina ophidiana (Waters, 1879) (= A. ensifera
Calvet, 1903)
Smittina perrieri Jullien, 1882
Smittina azorensis (Jullien, 1903)
Srtiittinn g’-irnaldii (.Jullien, 1903) (?)
Srniuina landshorovii (.Johnston, 1847)
l'amille Aoeonidae Jullien, 1903
Adeonellopsis dislonia (Busk, 1859)
Famille Heteporidae Smitt, 1867
Reteporella graefjei I Jvirchenpauer, 1869)
Schizoretepora caloeti n. sp. ( = Schizellozoon tessela-
liini var. nov., Calvet, 1931)
Mallealia rara Jullien, 1903
Serte.llü inarsupiala (Smitt, 1872) (= .S', allanlica
Busk, 1884)
Sertella oceanica, Jullien, 1903
Sertella cellulosa (Ijinné, 1767) (?)
Sertella gracilis (Jullien, 1903)
Sertella Iristis (Jullien, 1903) (?)
80-788
m
AN
142-825
m
AN
0-290
ni
AN,
.M
80-220
in
AN
135-148
ni
AN,
AS, M,
J'S,
O
80-290
in
AN
?-170
111
C ?
40-850
m
AN,
.\I
420-1 0()8
in
AN
80-290
111
AN
0-465
m
AN
0
190-3 360
ni
AN
80-4.50
ni
AN
130-148
ni
AN
77-148
ni
AN
0-275
ni
C
52-1 385
ni
AN
14,5-210
ni
AN,
AS
130-350
ni
AN-
130-800
ni
AN
0-1 300
ni
C
0-100
ni
AN,
.\I,Ü
80-1 260
ni
AN
0-815
ni
C
103-490
ni
AN-
230-983
in
AN,
M
69-810
ni
AN,
M
345-2 018
ni
AN
192-1 2,50
ni
AN
180-600
ni
AN
69-1 000
ni
C ?
40-1 262
ni
AN,
M,0
10-600
ni
AN,
O
599-880
ni
AN
60-1 385
ni
AN
57-825
ni
AN
69-1 300
ni
.AN,
20-1 300
ni
AN,
M,?
61-845
ni
AN
200-440
ni
AN
558
.IEA^■-LOUP d'ho>’dt
Sertella aff. tessalata Hinks, 1878, var. coespilosa
Busk, 1884
Sertella sparteli (Calvet, 1906) (?)
Sertella sp.
Famille Cellhpohidvk Busk, 1852
Harmerella diclwtonui (Hinks, 1862)
Tegmiriulu. i’enusta Jullieii, 1882 (lig. 7 et 8j
Costazia cnslazii (Auflouin, 1826)
Celleporu coronopus iWood, 1844) (?)
Famille ( Incuopori dae Levinsen, 1909
Onchopora picuensis Jullieii, 1903
Famille Higantupohidae Bassler, 1935
Spiroporina alterjiata (Calvet, 1906//)
Tessuradoma jlustroides (Calvet, 1931)
Tessaradoma gracile (Sars, 1851) i
Gigantopora rahida (Jullien, 1903)
Famille Chepidacanthidae Levinsen, 1902
Ilerentia hipidtiianiii (Johnston, 1847)
Famille Pasatiieidae Davis, 1934
Gemellipora ehurnea (Smitt, 1873)
Famille Savicna'ei.i.idae Levinsen, 1909
Safigni/ella lafontii (Audouin, 1826)
Famille Bip axariidae Busk, 1884
Bifaxariu reticulata Busk, 1884 (lig. 12, 19 et 20)
Bifaxaria redieri n. sp. (lig. 21)
Bifaxaria lagaaiji n. sp. (fig. 13 et 22)
Famille Mvhiozoidae Smitt, 1867
Myriapora hugei n. sp. (fig. 23 et 26-28)
Incertae sedis :
Escharoides hillardi Calvet, 1906
220-717 m
52-2 160 m
392-1 776 m
40-550 m
48-445 m
69-736 m
1 200-2 330 m
1 250-? m
220-3 484 m
130-980 ni
40-788 ni
58-2 018 m
0-180 m
2 940-4 270 m
1 810 m
3 360 m
190-350 m
136-636 m
AN
AN, M, PN ?
AN-
AN. M
AN, .M
AN
AN-
AN
AN, M
AN-
AN, AS, M
AN, AS]
AN, AS, M, PN,
PS, O, OP
AN
AN
AN
AN
AN
LiSTE des espèces PAH STATIO.N PROSPECTÉE
l.es slahons n’ayant rapporté que des especes de liryozoaires n'entrant pas dans le cadre de cette
étude systématique sont indicpiées entre parentlièses.
Sont indiquées : les coordonnées de chaque stalion, la prol'ondcnr dn préléveineni et la nature du fond
lorsipi’elle est connue {Ac : algues calcaires ; C.\ : coraux ; Scq : sable coqnillier ; 6 : cailloux ; Gr : gravier ;
V ; vase : Oq : coipiilles ; R : roche ; P : pierre ; S : sahie).
Station 1 : N et 26°36'W. 40-50 m. R, P, C, .\c : Aetea anguina, llaplopoma impressutii,
Chorizoporn hrangniarti, Escharina aulgaris, Schizoniavella aiiriculata ?
Station 2 : 38ol3' N et 26°36' W. 70-60 m. S, Gr, C : Aetea anguina, Escharina aulgaris, Schi-
zomaaella auriculata, (Jhorizopora hrangniarti, llaplopoma impressum, Costazia costazii, Mal-
leatia rara ?.
Station 5 : 38®13' N et 26°.38,5' W. 700-640 m. B : Alderinidae et Seliizoporeilidae indétermi¬
nables.
Station 6 : 38‘’14' N et 20'’38,5^ W. 570 m. H, C : Uippothoa flagellum, Gigantopora rahida, Schi-
zoporella obsoleta, plusieurs Anasea et .\seophora érodés.
Station 11 : 38<t.30' N et 27°14,5' W. 105-76 ni. Scq, Gr : Caherea ligota ?, Microporella hastigera,
1. Cette espèce est aussi le seul Rryo/.oairi- ipii nous ait été transmis de la campagne Polymède I elïec-
tuée en Méditerranée par le « .Jean Charcot » (prélèvenient 31, entre 2 584 et 2 535 m île profondeur).
BRYOZOAIRES CTENOSTOMES ET CHEILOSTOMES
5S9
Escharina vulguris, Siniuina ophidiaiui, Ilippoporinidé (?) érodé, Adeonellopsis disloma, Har-
merella dichotoma, Serlella rnarsupiata.
Station 12 : 38°3d,5 N et 27°04' W. 220 rri. Scq à Üitrupa : Smitlina ophidiamt, Micropoivlla
hastigera, Adeonellopsis distorna, Plioceana columnaris, Escharoides b'ilardi, Sertella gracilis,
Ascopliora arliorescent érodé.
Station 13 : 38o36' N et 27°05,5' W. 190-221 m. S, V, H : Cellaria norrnnni, Smitlina ophidiana,
Microporella hastigera, Escharoides billardi ?, Ilarmerella dichotoma, Sertella gracilis.
Station l(i : 38«39' N et 27o21' W. 990-880 m. P, 11 ; llétéporidé érodé.
Station 18 : 38*^31,5' N et 28°36,5' W. 57-73 m. R : Schizoporella leontinensis, Harnierellu. dicho¬
toma, Sertella gracilis (avec embryons).
Station 19 : 38°31,5' N et 28°36' W. 57-71 m ; Scruparia ambigna, Bugula fnloa, llarmerella
dichotoma, Saaignyella lafontii, Sertella rnarsupiata.
Station 21 : 38®31,5' N et 28*^36' W. 175-131 m. S, Gr, Cq : Micropora coriacea, Smitlina ophi¬
diana, Schizoporella fayalensis, Stephanosella biaperta, IHppothoa flagellum, Adeor'ellopsis
distorna, Sertella gracilis.
Station 22 : 38'’30,5' N et 28°35' W. 140-115 m. Cq, S, Cx : Stephanosella biaperta, Adeonellopsis
distorna, Herentia hyndmanni, Sertella rnarsupiata.
Station 23 : 38o30' N et 28'>35' W. 140-135 m. Cq, S, P : Termina fl ustra harleei, Adeonellopsis
distorna, Alallealia rara.
Station 24 : 38''28' N et 28°34,5' W. 340-390 m. P : Stephanosella biaperta, Sertella sp.
Station 28 : 38^14,5' N et 28“57,5' W. 560-420 m. R : Sertella sp.
Station 29 : 38°08,5' N et 28°57' W. 375-400 m. R, P : Schizoporella triaviculata, Stephanosella
biaperta.
Station 30 : 38°10' N et 28“57,5' W. 250-300 m. Gr, C : Schizoporella triaviculata, Schizomavella
sp., Smittina azorensis, Sertella gracilis.
Station 31 : 38°10,5' N et 28o58' W. 220 m. Gr, C : Termina [lustra harleei, Adeonellopsis disloma,
Sertella sparteli ?, Rétéporidé indéterminable.
Station 32 : 38°10' N et 28‘’57,5' W. 230 m. R, P : Cellaria norrnani, .Jaculiria blanchardi, Serlella
tristis.
Station 33 : 38°10' et 28“58' W. 220 m. R, Cx : Sertella gracilis ?
Station 38 : 37“59,5' N et 29®16,5' W. 350-400 m. P, C ; Micropora coriacea, Schizoporella tria¬
viculata, Rétéporidé indéterminable.
Station 39 : 37“43,5' N et 29°03' W. 420 m. Scq, C : Aplousina fdurn, Dakaria polygonia, Stepha¬
nosella biaperta, Adeonellopsis distorna.
Station 46 : 37o34' N et 28^54' W. 784 m. Sc morts : Ascopliora encroûtant érodé.
Station 48 : 37o44' N et 29*>03' W. 430-465 m. C, galets : Camptoplites reticulatus, Stephanosella
biaperta, Tessaradotna gracile.
Station 50 : 37057,5 ' N et 29oll'W. 300-315 m. R : Rétéporidé indéterminable.
Station 54 A : 38ol2'N et 28ol5'W. 1810 m. V sableuse : Crassimarginatella (?) sp., Setosella
goezi, Scrupocellaria rnarsupiata, Euginoma vermiformis, Pseudoflustra aviculata, Bifaxaria
redieri, Bifaxaria lagaaiji, Pseudalcyonidium bobinae, Cténostomes indéterminables.
Station 59 : 38°22,5' N et 28o48,5' W. 560-580 m. R, V : Schizoporella triaviculata.
Station 60 : 38o33,5' N et 28o33' 6W. 6-70 m. Sertella sp. {S. cellulosa ?), Celleporidé et Sertellidé.
indéterminables.
Station 61 : 38o34' N et 28o32,5' W. 77 m. Gr, Scq, Cq, Ac : Micropora coriacea, Herentia hynd¬
manni, Schizomavella auriculata, Hippothoa flagellum, Se’^tella atlantica, Strophiella tuhigera ?
Station 63 : 38o37,5' N et 28o36,5' W. 170-200 m. Scq, Gr, Sc : Micropora coriacea, Metroperiella
lepralioides, .Adeonellopsis distorna, Chorizopora brongniarti, Schizoporella sp., Stephanosella
biaperta, Srnittina landsborovii, Nimba praetexta, Gigantoporidé et Sertella indéterminables.
Station 64 : 38o43' N et 28o29' W. 1 200-1 240 m. V sableuse : Farciminaria alice, Flustridé
indéterminable, Euginoma vermiformis, Cellaria norrnani ?, Scrupocellaria rnarsupiata, Kine-
toskias sileni, Gernellipora eburnea, Spiroporina alternata, Bathyalozoon foresti, Pseudalcyoni¬
dium bobinae, Cténostome indéterminable {Nolella ?).
Station 66 : 38o34,5' N et 28ol9,5' W. 1 225-1 260 m. V : Colurnnella magna, Tegrninula venusta-
560
JEAN-LOUP d’hONDT
Station 67 : 38®34' N et 27“57,5' W. 245 m. Cx morts, Gr : Microporella hastigera, Escharina
fulgaris, Adeonellopsis distoma, Harmerella dichotoma, Sertella sp (5. gracilis ?).
Station 68 : 38‘’33,5' N et 27o56,5 'W. 220-230 m. Gr, P, Cx ; Aetea sp., Cellaria normani, Oncho-
para picoensis, Pseudoflustra aviculata, Escharoides hillardi, Harmerella dichotoma, Sertella
oceanica.
Station 69 : 38“33' N et 27°56' W. 220-230 m. Gr à Ditrupa : Schizoporellidé indéterminable.
Sertella marsupiata, Sertella gracilis, Sertella tristis ?, Hippothoa flagellurn.
Station 70 : 38'’29,5' N et 27'>50,5' W. 245-250 m. Gr, C : Jacutina blanchardi.
(Station 73 : 38o30' N et 27»51,5' W. 240-265 m.)
Station 74 : 38°28,5' N et 27054,5' W. 1 235-1 310 m. V, Sx : Farciminaria alice, Gemellipora
ehurnea, Malleatia raru ?
Station 79 : 39o00'N et 27o54'W. 360-380 m. P, C, Cx : Juhella enucleata, Cellaria normani,
Scrupocellaria incurvata, Onchopora picoensis, Schizoporella triaviculata, Adeonellopsis distoma,
Pseudoflustra aviculata, Myriapora bugei.
Station 80 : 39o01' N et 28o04' W. 145 m. R : Chorizopora hrongniarti, Ellipsopora sp. [E. fla-
bellaris ?), Smittina ophidiana, Sertella marsupiata.
Station 81 : 39o00,5' N et 28o04,5' W. 142 m. Gr ; Cellaria sp. iC. normani ?), Schizoporella obso-
laia, Schizoporella triaviculata.
Station 83 : 38o58' N et 28°04' W. 200-210 m. Gr ; Pseudoflustra aviculata.
Station 84 : 38o58,5' N et 28o03,5' W. 190-220 m. Gr à Ditrupa : Cellaria sp., Scrupocellaria
incurvata, Adeonellopsis distoma, Pseudoflustra aviculata, Microporella hastigera, Schizoporella
obsoleta, Schizoporella, triaviculata, Stephanosella biaperta, Escharoides hillardi, Rétéporidé et
Celléporidé indéterminables.
Station 86 : 39o25,5' N et 28o01' W. 1 670 m. V, Se : Cellaria sp. (C. normani ?'i. Plusieurs espèces
érodées et indéterminables, dont Sertella.
Station 88 ; 30002,5' N et 28o06,5' W. 400-450 m. C, Sx, Seq à Ophiura : Stephanosella biaperta,
Adeonellopsis distoma, Hippoporina lahiosa, Smittina landshorovii (aff. var. crystallina), Har¬
merella dichotoma, deux espèces de Sertella érodées (une arborescente, une rétéporoïde).
Station 89 : 39o04,5' N et 28“07,5' W. 358-406 m. C, Sc, Seq à Ophiura : Jubella enucleata, Campto-
plites sp., Adeonellopsis distoma, Microporilla hastigera, Schizoporella triaviculata, Schizopo¬
rella sp., Sertella sp., Harmerella dichotoma, Phoceana columnaris ?
Station 90 : 39o04,5' N et 28°07,5' W. 205-210 m. Seq à Ditrupa : H ippoporina lahiosa, Stepha¬
nosella biaperta, Sertella marsupiata, Sertella sp. {S. oceanica ?).
Station 92 : 39o03,5' N et 28o27,5' W. 2 450 m. S. vasard ; Pseudalcyonidium bohinae, fragments
de Cténostomes indéterminables.
Station 93 : 38°56' N et 28o42' W. 1 350-1 480 m : Farciminaria alice.
Station 99 : 30030,5' N et 31o09' W. 105 m. Seq : Microporella hastigera, Adeonellopsis distoma.
Station 100 : 30033' N et 31o07' W. 180 m. Seq : Adeonellopsis distoma, Schizoporella lepralioides.
Nimba praetexta, Rétéporidé indéterminable.
Station 101 : 30032,5' N et 31o05' W. 843-900 m. R, P, Cx : Jubella enucleata, Scrupocellaria
incurvata, Dendrobeania antarctica subsp. cookae.
Station 102 : 39o30' N et 31o04,5' W. 712-750 m. R, Cx : Farciminaria alice. Aldérinidé, Cellé¬
poridé et Rétéporidé érodés et indéterminables.
Station 106 ; 30032' N et 31ol4' W. 105 m. Cq, Seq : Cellaria normani ?, Escharina vulgaris,
Arthropoma (?) sp. (érodé), Hippothoa flagellurn, Sertella gracilis ?, Gigantoporidé (?) érodé.
Station 107 : 30033' N et 31ol5,5' W. 140-150 m. Cq mortes : Adeonellopsis distoma, Sertella
marsupiata.
Station 108 : 30032,5'N et 31ol6,5'W. 170 m. Seq, Cx : Adeonellopsis distoma, Microporella
hastigera, Sertella gracilis.
Station 100 : 30033'N et 31o17'W. 190-230 m. Seq : Stephanosella biaperta, Adeonellopsis dis¬
toma, Myriapora bugei.
Station 110 : 30033' N et 31ol7,5' W. 300-350 m. R : Carbasea papyrea, Myriapora bugei, Schi¬
zoporella leontinensis, Harmerella dichotoma, Sertella gracilis (avec embryons).
Station 112 : 300,34' N et 31ol9,5' W. 806-825 m. R, Tuf, Sx : Ascopbora arborescent indétermi¬
nable.
BRYOZOAIRES CTENOSTOMES ET CHEILOSTOMES
561
Station 113 : 39°29' j\ et 31“2()' \Y. 780-850 in. P, G (tul’j, Cq, Sc : Eschurina tnilgaris, Malleatia
r(tra ?
Station 118 : 3S)°19' N et 31”47' W. 470-500 ni. Il, Sc : Scrupocellaria incurvaUi.
Station 120 : 39°03,5' N et 32®43,5' W. 2 100 ni. \ line claire : Scrupocellaria incurvulu, Scru¬
pocellaria iiiarsupiata, Cumptoplites reticulatus, Euginoma venniformin, Setosella goezi, ( rassi-
margmatella (?) sp., Pseudo[lustra aviculala, Victorella soulei.
Station 120 ; 39°19,5' N et 33°47' W. 3 300 m. V à Globigérines : Dendroheaaia unlarctica snbsp.
rplaruh, CatuptoplUes reticulatus, Scrupocellaria evocala, Scrupocellaria riiarsupiata, Coluninella
crihraria, Ihfaxaria reticulata.
Station 130 : 38“54,5' N et 33°22' W. 2 940-2 900 ni. V à Crlobigérines : I^seudollustra aoicidata,
Bifa.raria s]). (érodée).
iStation 134 : 39018'X cl 31ol5'W. 050-850 ni. \', Cx.)
Slation 135 : 39o24,5' et 31o05,5'W. 700-800 in. H : Den.x Ascopliora érodés et indéti'i’ini-
nables, dont nn Ileteporidae.
Station 139 : .38o30,5' N et 28ol7,5' W. 1 200 ni. 5' ; Earciiuinaria alite (extrênienicnt abondant ,
Scbizoporellidé indéterminable, Hippothoa aiiiaena.
Station 142 : 37041.5' X et 25o31' W. 103 ni. Gr, G(| : Microporella hastigera, Adeoncllojisis dis-
loina, Phoceana colurnnaris, Sertella marsupiata.
Station 143 : 37o42' .\ et 25o,32'W. 01-09 in. S, Gr, G(( : Microporella hastigera, Sertella sp. .S.
gracilis ?).
Station 145 : 37o41' .\ et 25o33,5' W. 135-148 m. Sc(|, Gr, G, ])ilrupa : Cellaria norniaui, Micro-
pora coriacea, Adeonellopsis distoina, Microporella hastigera, Microporelhi ciliata, Scliizoporella
triavicidata, Schizoporella auriculata, Schizoporella pertusa, Ilippoporiiia tliscrepans, Hippo-
porina lahiosa, Slephanosella biaperla, Siuitlina ophidiana, Sertella marsupiata, Seiirlla gra-
cilis.
Station 140 : 37o39,5' N et 25o35,5' \V. 330-.334 m. Scq, Gr à Ditrupa : Adeonellopsis distoma,
Alicroporella hastigera.
Station 147 ; 37°39,5' N et 25o30' W. 345 m. S, Gr, G ; Aetea sji., Smittiiiu perrieri, Rétéporidés
indéteriinnables.
Station 148 : 37o34,5' et 250.34,5' W. 847-870 m. S, Gr : Tessaradoma (?) sp. encroiitante.
Station 150 ; 37o.37' N et 25o35' W. 550-000 m. Gr, G, V : Ixigenipora polita, Beleporella graef/ei,
Gelleporidé indéterminable.
Station 151 : 37o37,5' N et 250,39,5' W, 780-788 m. Gr, G, V : Tessaradoma [lustroides.
! Station 152 ; 370,38' ,\ et 25°37,5'W. 490 ni. Gr, R.)
Station 150 : 37o37,5' .\ et 25o54,5'W. 350 rn. Gr, V, Gx ; Tessaradoma horeale, Adeonellopsis
distoma, M icroporella hastigera, Schizoporella ohsolata, Escharoitles hillardi ?, Nimha praeleita,
Alallealia rara.
(Station 1.58 : 37o20' X et 25o52' W. 835-1 000 m. Il, V, Sc.)
Station 159 : 37o20' N et 25o51' W. 525-000 ni. S, G, V, Sc : Scrupocellaria incuroata, Scrupocella-
ria marsupiata, Aldérinidé et Rétéporidé indéterminables, Adeonellopsis distoma, Onchopora
picoensis, Schizoporella ohsolata ?, Mijriapora hugei.
Station 101 : 37o39,5' X et 25o50,54' W. 590 m. Gr, G, Sc : Tegmiiiula oeniista.
Station 105 : 37o33' X et 250.58' W. 2 050-2085 m. Y, S, Gr : Scrupocellaria marsupiata, Arach-
noidea prenanti ?, Pseudalcyonidium hohinae.
Station 160 : ,37o47,5' X et 25o50,5' W. 130 m. S détritique : Aetea sp., Adeonellopsis distoma,
.Microporella hastigera, Smittina ophidiana, llippoporina discrepans ?, Stephanosella hiaperla,
Sertella marsupiata, Sertella sp.
Station 167 : 37o46' X et 25°48,5' W. 130 m. Gr (ponce) ; (iupuladria canariensis, Aldérinidé
indéterminable, Hippothoa amaena, Herentia hyndmanni, Gigantopora (?) sp.. Al icroporella
hastigera, Strophiella tuhigera, Stephanosella hiaperta (avec embryons), Smittina ophidiana,
Ilarmerella dichotoma ?, Sertella marsupiata ?
Station 168 : .37°48,5' X et 25“54' \Y. 065-800 m. S, G (tuf), Gx ; Microporella hastigera, Schizo¬
porella obsoleta, J.agenipora polita, Tessaradoma gracile, Rétéporidés indéterminables.
.Station 109 : .37“47,5' X et 25°52,5' \Y. 225-200 m. S, Gr, P, lapili : AIicropora coriacea, Schizo-
i'J'i, 2
562
JEAN-LOUP d’hONDT
porella triuvicidula, Sriiittina ophidtana, Escharoide.s hdlardi ?, AdeoneUopsi.ft distorna, plusieurs
Rétéporidés érodés indéterminables.
Station 174 : 38“0(i' TS et 26015' N. 3 050-3 100 m. \', C, Gr, Tuf : Pseudalcyonidiuni hohinae.
Station 179 : 38o05,5' N et 25o46' W. 1 590-1 665 m. P et Gr (ponce') ; Tessaradotna gracüe.
Station 180 : 37o57,5' N et 25o33' W. 1 069-1 235 m. V, R : l''arci?iiinaria alice, ColumneUa rnagtw,
Mi/ruipora hugei, Malleatia rard.
Station 181 : 37o53' N et 25o35,5' W. 450-620 m. I’, C ; Cellaria norniani ?, Srhizoporella obsoleia,
SckizuporeUa Iriaviculatu.
Station 183 : 37o51,5' N et 25o40'W. 400-440 m. S détritique : Micropora coriaceii, Adeonellopsis
distoma, Rétéporidé et Celléporidé (?) indéterminables.
Station 187 : 37o51,5' N et 25o41'W. 120-130 m. S, ceiidres ; Aplousina fdum, Schizoporeüa
fmjalensis, Serlella indéterminable.
Station 188 : 37o51' N et 25o41' W. 45 m. S, Gr à Ditrapa : Aetea angulna, Strophiella (?) sp.
(érodée) encroûtante sur coquilles de dentales.
Station 195 : 37o56' N et 24o49,5' W. 1 700-1 776 m. S grossier, C : Scrupocellariu marsupiala,
Tegrninulu venusUi, Pseudalnjonidiiim hohi.nae.
Station 197 ; 37o49,5' N et 25“01,5'W. 815 m. S, Gr, Cx ; Aetea sp., Hippothoa fiageUinn,
Schizoporella triavicidata, Schizoporeüa ohsoleta ?, Schizorelepora caloeti, Sertella indétermi¬
nable, Gigantopora rabida.
Station 198 : 37“50,5' N et 25°04' W. 200-258 m. Scq : Micropora coriacea, AlicroporeÜa hastigera,
Sriiittina ophidiana, Schizoporella ohsoleta, Adeonellopsis distoma, llarineralla dicholorna.
Station 207 : 37'>1(),5' N et 24®47'W. 69-130 m. Gr, (Iq, P : Aetea anguina, Cellaria norniani,
Micropora coriacea, Crassiniarginatella crassimarginata, Onchopora picoensrs, Schizoporella
Iriaviculala, Escliarina vulgaris, Smittina landshorooii, Sriiittina ophidiana, Chorizopora bron-
gniarti, Herentia hyndrnanni, Sertella oceanica ?, Sertella rnarsupiata, llerrnerella dichotoma ?.
Station 208 : 31“16' jN et 24“47'W. 155-290 m. Gr, Cq : Crassirnarginatella crassimarginata,
Alicropora coriacea, Scrupocellaria incurvata, Schizoporella armata ?, Schizoporella uuriculata,
Schizoporella (?) richardi ("?), Metroperiella lepralioides, Rscharina vulgaris, Hippothoa fla-
gellurn, Chorizopora hrongniarti, Herentia hyndrnanni, Smittina landsborooii (?) Celle.pora
coronopus ?, Harmerella dichotoma, Sertella indéterminable, Malleatia rara.
Station 210 : 37°17,5'N et 24®46'W. 190-220 m. Gr, P (tnf) : Cellaria norniani, Scrupocellaria
incurvata, Onchopora picoensis, Adeonellopsis distoma, Pseudoflustra avicidata, Microporella
hastigera, Stephanosella biaperta, Schizoporella fayalensis, Escharoides billardi ?, Smittina
azorensis, Malleatia rara, Harmerella dichotoma.
Station 212 : 37ol8' N et 24045,5' "W. 610 m. P, C, Cx : Sertella gracilis, Serlella alï. tessalata var.
coespitosa, Sertella sp.
Station 224 : 37o03' N et 25“05' W. 60 m. Gr, Ac : Schizoporella armata, Schizoporella auricu-
lata ?, Hippothoa flagellum, Cellepora sp. (C. intricata érodée ?), Rétéporidé indéterminable.
Station 225 : 37o03' N et 25o94' W. 110 m. Cr, Cq, Ac : Micropora coriacea, Hippothoa flagellum,
Hippothoa amaena, Chorizopora hrongniarti, Escliarina pesanseris, Adeonellopsis distoma,
Rétéporidé indéterminable.
Station 229 : 37o01,5' N et 25ol4' W. 600 m. C (tuf) : Scrupocellaria incurvata, Gigantopora rabida,
Smittina sp. {S. grimaldii ?), Jaculina blanchardi.
Station 230 : 36o54,0' N et 25o09,5' W. 665-712 m. Gr, C : Schizorelepora calveti.
Station 231 : 36o55' N et 25ol0' W. 380-440 m. C, P, Gr, S : Gigantopora rabida, Adeonellopsis
distoma, Sertella sp. I (S. tristis ?), Sertella sp. 2, Ascophora indéterminables.
Station 232 : 36o55' N et 25oll' W. 390-620 m. S, 5', Gr, Sc ; Gigantopora rabida, Serlella ocea¬
nica.
Station 236 : 37o21,5'N et 25o45'W. 470-500 m. C, Gr, Cq : Myriapora bugei, Adeonellopsis
distoma.
Station 238 : 37o25' N et 25o45' W. 506 m. P, C, Gr (tuf), Cx. Ascophora encroûtant érodé.
Station 240 : N et 25032,5' W. 810-825 m. Gr, S, R, Sc : Scrupocellaria incurvata, Gigan¬
topora rabida, Tessaradoma gracile (? — partie encroûtante), Schizoporella obsoleia, Jaculina
blanchardi.
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
563
Stalidii 241 : 37°27,5' N et 25°32,5' W. 3Ü5-463 m. Gr, Sc : Stepluinosdla hiaperla, SerteUa indé-
teriniiiahle.
Station 245 : 40°57' N et 22°l(i' W. 4 270 m. \, C, Gr : Ciiiiiploplitss reticulatus, CauiplopUtes
liiUiiultie, Cornucopuia rolunda favee embryons), Scrupocellarid marsupiata, Coluiniu ILi voigti,
Bifd.niri.ti reticulalu, Ardrliiioidaii prenanli.
Stalmn 24!) : 45°50' N et 17”32.5' \V. 4 020-4 (iOO ni. \ , C, Gr : (djlumnella magna, Caiiiptapliies
lulaudae, Cornucopina rotunda, hinetoskias rpallius ?, Scrupocellaria niarsupiata, Srniporellarui
evocala.
Station 250 : 45®54,5' X et I7‘’2!),5' W. 4 080 m. V ; Notella monniolaf.
Station 25J : 47o38' X' et 08°50' VV. 3 300-3 (iOO in. \, (i : Camptoplitcs reliculatus, Deiidralii-ania
narahHis.
Station ? mon indi(|née) ; nnméro d’étnde : « Bry-I5ia- 78 s. Adeoncllopsis distoma.
I. I{KMAKQI'KS Sril QUELQUKS CHEILOSTOMES
-LY.IXY'H
I. Columnella magna iBusk, 1884) [Farriminaria, magna BusU 18841
lii SK, 1884 : 49-50 ; IIaumkiî, 1920 : 402 ; Sii.kn, 1951 : 03.
Bi sk (1884), à partir d’exemplaires dragués par le « Challenger », a clas.sé cette espèee
dans le genre Farciminaria. Elle doit en réalité être placée parmi les Colnmnelles, si l’on
se réfère aux diagnoses de Levixsex (1909) et Bassler (1953), qui distinguaient les deux
genres, en l’absence d’o\ icelles, par des caractèri's de spinnlation des zoécies. Chez les Colnm¬
nelles, le eadre zoéeial frontal est inerme, tandis qu'il est marqué de petites épines latérah's,.
soiuent nombreuses, chez les Farciminaria. Contrairement aux descriptions de ces deux
genres qui font mention de la (irésence constante d’avicnlaires, certaines colonies en sont
totalement dépourvues : les animaux dragués lors de la campagne Biaçores correspon¬
draient aux deux formes différentes définies par Busk (1884) : la forme typique et la variété
arrnata (caractérisée par la présence d’aviculaires), si IIarmer (1920) n’avait pas jugé
jiréférahle de les mettre en synonymie. Les rameaux, quadrisériés, ne sont pas articulés
et ont une section quadrangulaire. Les zoécies sont dépotirvues de toute ornementation
frontale.
2. Columna magna var. voigti n. var.
(Fig. 5)
Diagnose. — Zoécies de 1 à 2 niin de long, semhlahles à celles de C. magna, mais
moins calcifiées, et rangées en 4 files longitudinales. A la hase et dans les parties inférieures
du zoarium, n’existent à chaque niveau que deux loges, symétriquement opposées par
rapport à l’axe de la branche, de la même façon que chez le Pasytheidae Gemellipora ehur-
nea. Zoarium grêle, étroit (1/5® de mm de large). Pas d’aviculaires. La largeur de la zoécie
se réduit au niveau apertural des zoécies latérales.
Écologie. — Vase, cailloux et graviers, par 4 270 m.
564
JEAN-LOUP d’hONDT
Discussion. — Cette forme est très proche de la forme typique de ColumneUa magna.
Toutefois, chez celle-ci, le zoarium est plus robuste, plus large (1/2 mm), et les zoécies ont
des parois plus épaisses et ]ilus calcifiées. Les côtés de la zoécie sont ici parfaitement paral¬
lèles.
3. Farciminaria alice (.Jullien, 1!H)3)
(Fig. 17 et 18)
\i.vKi' et Jui.i.iEN, 1903 : 36-37 et 124.
Les exemplaires de cette magnifique espèce sont identiques à l’échantillon de réfé¬
rence (« Talisman ») des collections du Muséum national d'IIistoire naturelle. Les ox icelles
manquent sur les colonies recueillies lors de la camjiagne Biaçores ; les aviculaires, cons-
lauts, sont de forme triangulaire ; les épines latérales, très nombreuses et courtes, sont
localisées sur la moitié distale du cadre zoécial. L'esjièce était en jiarticulier extrêmement
abondante à la station 139.
4. Cellaria normani Hastings, 1946
Boiiix et I’rkxant. 1966 : 385-387 ; IListings, 1946 : 221-223.
fous les exemplaires de Cellaria dragués par le « .Jean-Cbarcot » appartiennent vrai¬
semblablement à ('. normam, espèce trou\ ée pour la première fois à Madère, et correspon¬
dent à sa description. Mais l'extrême rareté des aviculaires, dont nous n’avoiis \ u qu’un
ou deux exemplaires sur chacune des quelques zoaria qui eu étaient [lourvus, ne nous a
pas permis de confirmer la détermination île tous les échantillons.
5. Euginoma vermiformis Jullien, 1882
)Fig. 25)
Bobin et PfiF.N’A.N r, 1966 : 387-389 ; C.ilvet, 1906c : 402 ; Jui.i.ie.x, 1882 : 24-25.
Deux formes de cette espèce ont été draguées lors de la campagne Biaçores ; l’une
présente des branches grêles (500 [j.m) et cylindriques, l’autre des hrancbe.s aplaties et élar¬
gies (1 à 2 mm) ; l’aspect zoécial est absolument identique dans les deu.x cas. Les deux for¬
mes coexistent à la station 120, et les axes principaux des colonies à branches aplaties
tendent à prendre une section cylindrique à leur partie proximale ; il est donc \raisem-
blable que les deux formes ne soient qu’une simple variation de l'aspect d’un même zoarium
à différents niveaux de la colonie.
6. Carbasea papyrea (Pallas, 1786)
Bobin et Piîe.nant, 1966 : 179-181.
Le zoarium est unilamellaire, lacinié, formé de branches larges au maximum de 3 mm,
réunissant en général 4 ou 5 files de zoécies. Celles-ci, de forme variable, plus ou moins
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
565
tronquées à leur j)artie, distale (qui est sonveul d’un tiers plus étroite que la région médiane),
mesurent !KjO-l 100 qm X 450 qm. 11 n’a pas été oliservé d’o\ icelles. Les l)ranclies sont
bordées de coenozoécies étroites et parfois longues de 2,5 mm. Selon IIobi.x et Prkn.\nt
(191)0), cette espèce n’est connue que de Madère et de la Méditerranée.
7. Dendrobeania antarctica (Calvet, 1909) snbsp. cookae d'Ilondt, 19736
u’IIoNDT, 19736 : 1215-1217.
Dette forme n’était jusqu'à présent connue que par les exemplaires récoltés lors de la
campagne Noratlante. Dans les deux cas, les colotiies proviennent du talus continental.
Dans un précéilent travail, nous avions rattaché cette forme, ainsi que la suivante,
à l'espèce décrite sous le nom de I). murmanica (Kluge, 1915) ; or il semble bien que res[>èce
décrite par C.vlvet (1909) sous le nom d(‘ Fliisira antarctica (= Hiniantozoïim antarcticniii
I bistings, 1943) corres|)onde ])arfaitement à celle de l'auteur russe : le nom spécifique donné
])ar CAi.vrrr, plus antérieur, doit donc être considéré comme jjrioritaire.
S. Dendrobeania antarctica (Cahet, 1909) subsp. rylandi d'Ilondt, 19736
d’IIondi, 19736 : 1217.
Les remarques systématiques faites à [)ro|)os de la détermination de l espèce précédente
s’a]>pliqu(*nt également ici. C('tte forme se rencontre à une profondeur supérieure à celle
où la précédente a été draguée (3 110 m pour les exemplaires de Noral lanle, 3 360 m pour
ceux de Biaçores). Cette forme nous |)araît alline de D. siniiosa (Busk. 1884), qui n’en diffère
que par l’extrême réduction des processus spiniformes latéraux des zoécies médianes et
de la disparition de l’un d'entre eux sur les zoécies médianes de l'esiièce de Busk.
Ci.K ur; uéTER.MiN'ATiox OU GhNHK Dendroheujiia
Les nombreuses espèces appartenant au genre Dendrubeania n'ont pas encore l'ait l'objet (l'une mise
an point complète ; seules des clés partielles de détermination ont été publiées par Klcgk (tt)ü2|. Par ail¬
leurs. la |dupart des animaux appartenant à ce genre; (Uit été décrits sous le nom générique de Bugala.
1 — .Vviculaires implantés au milieu du gymnocyste proximal. Zoécies étroites et régulièrement
ellilées en vue frontale. Rameaux bisériés ou trisériés au moins dans les parties jeunes :
30.
— .V\iculaires absents ou implantés sur la partie dit gymnocyste tout à fait proximale à l’area.
Rameaux en général plnrisériés. Zoécies brusquement rétrécies à mi-longueur en vue fron¬
tale : 2.
— Aviculaires, au moins ceux situés en position frontale, implantés tout à fait à l’arrière du
gymnocyste proximal. Rameaux plnrisériés. Partie proximale des zoécies peu rétrécie par
rap|)Ort à la partie distale. Zoécies épineuses, aviculaires le plus souvent très allongées :
28.
2 — Aviculaires des zoécies latérales, lorsqu’ils sont présents, ne se différenciant des aviculaires
des zoécies médianes que par une taille différente. L’une ou l’autre fou les deux) de ces deux
catégories d’aviculaires ])ouv'ant constanàuient faire défaut : 3.
— Aviculaires des zoécies latérales se différenciant des zoécies médianes par une forme et
généralement aussi une taille différentes : 21.
3 —■ Existence d’un processus spiniforme, ou d’une véritable épine, à chaque angle distal de
566
JEAN-LOUP d’iIONDT
lu zoécif : plus (111 moins développés, et parfois asymétriquement, ees jiroeessus ou épines
sont les seules ornementations s|)inifornies poitées frontalement par les zoéeies : 4.
— l ue paire d’épines ou de processus spiniformes distaux ne sont pas les seules ornementa-
lions épineuses portées frontalement par les zoéeies; il existe d'autres épines, distales ou
latérales ; 14.
,\.B. : t'diez ]>. lichenoides, les éjiines autres que celles des angles distaux peuvent parfois
lolalement mampier chez certains individus.)
- Pas de processus spiniformes ou d'épines aux angles distaux des zoéeies, ou au plus un seul
à l'angle distal externe des zoéeies marginales : 20.
4 - Apn'is fermeture de l'avieulaire, sa mandibule est sensiblement orientée suivant le grand
axe de la zoéeie : 2(i.
Ajjrès fermeture de l'avieulaire, sa mandibule est allongé(( suivant un plan perpendiculaire
au grand axe de la zoéeie. Avieulaires totalement absents ebez certaines espèces : .5.
5 — /.oéeies généralement inermes. Zoarium trisérié, les avieulaires ne se rencontrant (|ue dans
la lile médiane. La zoéeie distale à chaque zoécii* ovicellée est deux fois plus large en son
milieu que les zoéeies normales : J), versicolor iHusk, 1(SS4).
—■ Ces caractères non réunis : 6.
6 — Processus S|)iniformes ou épines bien développés : 7.
— - Processus sjnniformes réduits et à peine saillants : 1.3.
7 — Zoarium bisérié : D. nuirgiiritiferii (Busk, 1(S84|.
— Zoarium ])lurisérié : 8.
8 — Lnormes ovicelles en forme de |)erle jirésentaiit deux gros processus orientés vers l’arrière,
latéralement à l’area : J). Iieia.sei (Hasenbank, 1,932).
— Dvicelles sans jirocessus orientés vers l’arrière et latéralement à l’area : 9. ]). (iiiUircticii
('.;dvet, 1909) )= ]). itiurtnanica (Kliige, 191.5V.
9 — Pas d’avieulaires ; forme tyj>i(|ue.
— 1 tes a\ iciilaires : 10.
10 — De gros avieulaires tous idenli([ues, allongés et implantés sur la totalité des zoéeies : subsp.
rodkae d’ilondl, 1973.
— De jietits avieulaires triangulaires localisés sur les zoéeies soit latérales, soit médianes :
11.
11 — Epines de tadle identique et d’implantation symétri(|ue de part et d’autre de l'axe antéro-
|)ostérieur, sur toutes les zoéeies. .Avieulaires localisés sur les zoéeies latérales : subsp. ri/landi
d'ilondt, 1973.
Epines absentes ou épines d’implaiitâtions symétriques et de taille ideiiti((ue, sur les zoéeies
méflianes. Epines d’implantation dissymétrique et de taille inégale (plus longues aux angles
distaux externes) sur les zoéeies latérales : var. vnriahilis Kluge, 1914 (rattaebée jiar l’auteur
à l'espèce D. sinuosa) : 12.
12 — .Avieulaires uniquement localisés sur les zoéeies latérales ; pas d'épines sur les zoéeies média¬
nes : forme a.
—• .Avieulaires uniquement localisés sur les zoéeies médianes ; une épine à cliaiiiie angle distal
des zoéeies médianes : forme b.
13 — Petits avieulaires localisés sur les seules zoéeies marginales ; IJ. simwsa (Busk, 1884).
— Petits avieulaires jirésents sur toutes les zoéeies : 1). sinur>.^n var. dariahiJis Hasenbank,
19,32 (non Kluge, 1914'.
— Pas d’aviculaires : 27.
14 — Pas d’aviculaires : 15.
— Des avieulaires : 17.
15 — Deux à trois é|)ines im])lantées de chaque ci'ilé de la zoéeie (exceptionnellement ne jieuvent
persister que les deux épines des angles distau.x) ; 1). lichenoides (Bobertsou, 1900).
lliiit à douze épines de eliaqiu' ciîté de la zoéeie ; 10.
16 — De huit à douze épines implantées de chaque ci'ité sur la moitié distale de la zoéeie et moins
longues que la largeur zoéciale ; I). ln.xu (Hobertson, 1905).
— l ue douzaine d’épines implantées sur toute la longueur de la zoéeie, et s’entrecroisant très
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
567
longuomeiit au-dessiia de l'arca ; leur longueur 6([uivaut à la largeur zoéeiale : 1). longiapi-
nosd ( Uohertson, 1605).
17 — Les z(K'‘cies latérales portent à la fois des épines latérales et des épines aux angles distaux :
18.
— Les zoéeies latérales ne jiortent pas d’autres épines qu’aux angles distaux : 1). ledinseni
( Kliige, 1921 I.
18 — Bec de ra\ieulaire peu et progressivement recourbé : 19.
— Bee de ra\ ieulaire lirusipiement reeoiirlié à angle droit : 1). can’lrostrala i Bobertson,
1905i.
19 — De une à trois épines de eliaqiie eôté de la moitié distale de la zoéeie : I). pseudolcviiineni
Kluge. 1952.
— De ipiatre à sept épines réparties sur toute la longueur de la zoéeie : D. inurrayana (Johnson,
1847).
20 — .Aucune zoéeie n’est spinigère : D. klugei, Androsova, 1958.
— Seules les zoéeies marginales portent une uniciue épine, à l’ansle distal externe : I). flustroides
iLevinsen, 1887).
21 — Les deux angles distaux de toutes les zoéeies portent des épines ; les zoéeies possèdent en
outre des épmes latérales : 22 (/). pseudomurrayana Kluge, 1955 1 .
— Les angles distaux des zoéeies marginales portent une ou deux épines et les angles distaux
des zoéeies internes portent deux épines immédiatement successives ; pas d’épines latérales
(N.B. : les épines des angles distaux internes des zoéeies marginales peuvent parfois être
absentes) : I). fruclicosu (Packard, 1863) : 24.
22 — De quatre à dix épines latérales de chaque coté : 23.
— Deux ou trois épines latérales de cliaipie côté, implantées sur toute la longueur de la zoéeie
et inclinées vers la face frontale : ]). pseudomurrayana var. fessa Kluge, 1955.
23 — De six à dix épines latérales réparties sur toute la longueur de la zoéeie et dirigées vers le
haut. Aviculaires des zoéeies médianes deux à trois fois plus petits que ceux des zoéeies
latérales : var. tenuis Kluge, 1955.
— De quatre à six épines latérales réjiarties sur la moitié distale de la zoéeie. .Vviculaires des
zoéeies médianes de (quatre à six fois [iliis petits (jiie ceux des zoéeies latérales : forme typi-
q ue.
24 — Zoarium unisérié : var. frigida (Waters, 1900).
— Zoarium bi- ou plurisérié : 25.
25 •— Zoarium lusérié ; les zoéeies portent en général deux épines à chacun de leurs angles distaux :
v'ar. quudrangulata (Lovén, 1834).
—- Zoarium plurisérié ; les zoéeies marginales ne portent généralement qu’une seule épine
à l’angle distal externe, l’angle distal interne étant inerme : forme typique.
26 — Aviculaires d’une largeur sensiblement égale à la largeur zoéeiale et d’une longueur égale
à plus du tiers de la longueur zoéeiale : D. rnultiseriata (Robertson, 1925).
— Aviculaires d’une largeur inférieure à la moitié de la largeur zoéeiale et d’une longueur
inférieure au quart de la longueur zoéeiale : D. apsteini (Hasenbank, 1932).
27 — Zoarium bi- ou trisérié : D. ortinanni (Androsova, 1958).
— Zoarium formé de huit à dix séries de loges : D. simplex (O’Donoghue, 1923).
28 — Aviculaires frontaux énormes (1/2 de la longueur zoéeiale, ou plus), implantés à l’arrière de
la partie proximale du gymnocyste et orientés vers l’avant ; aviculaires latéraux portés
par la partie externe de la zoéeie et dirigés vers l’arrière : D. hirostrata (Yanagi et (ikada,
1918).
— Pas d’aviculaires latéraux ; aviculaires frontaux implantés sur la partie proximale du gymno¬
cyste et dirigés vers l’avant : 29. D. japonica (Ortmann, 1890).
29 — Nfandibule longue (1/3 à 1/2 de la longueur zoéeiale) et très incurvée : subsp. kurilensis
(Okada, 1933).
— Mandibule courte (1/5 de la longueur zoéeiale) et peu incurvée ; forme typique [= 1). hexa-
cantha (Ortmann, 1890)].
30 — Généralement un processus spiniforme aux angles distaux des zoéeies externes. Avieulaire
568
JEAN-LOUP d’hONDT
eu forme fie croissant convexe vers l’arrière, avec |)ointe fin Ik'c oriejilce vers l'avant : 1). (?)
l'Iiiiigalii .Nordfraarfl,
Jamais de proeessiis spiniforme aux anoles distaux des zoéc.ies externes. ietdairc droit,
rtmllé, mais sans jn'ésenter d<! (onivexilé vfirs l’arrière : D. (?) iiilriihilis (Busk, 1884).
15a rn v.méthii; i-.t rki’Ah riTiox (;kogk eenipi E
J), imliiriticd typicpiei : niers du nord de l’UUSS, Antarctique. 40-292 m.
J), «nliirctirii suhsp. cookue ; Atlantique de riiémisplièri' noid. 84.'5-i 940 m.
]). antiirctica sul)s|). ri/lantli : .Vtlantifjue de l’hémisphère nord. 3 liO-3 360 m.
J), (luturi tica var. KHiruihilis : .Vntarctiquo. 3 397 m.
l). apsieini : Aretitpnn 752 m.
!). hirostrata : Japon. 70-100 fathoms.
D. cur\'irostratü : Pacifique nord-américain. 31-110 fathoms.
J), elongata : Arctique et Boréo-Atlantique. 20-550 m.
]). flus-lniides : mers nordifpics. Jusqu’à 70 m de profondeur.
IK fruliicosa f. typique) ; mer du Nord, Atlantique Nord horéal. 40-330 m.
I) . fruclirosti var. frigido : mers du nord de l’I BSS. 100-235 m.
J) , frucllcosd var. (jmidniiigiduta : mers du nord de l'I'BSS. 150-329 in.
!>. heisfsei : Sondireros Panais locéan Indien). 805 m.
I). japunicu : .lapon. 100-230 fathoms.
I>. japiiniid sidisp. kiirilt'iisis : Kurdes. Faihle pi'ofondenr non jfi'éciséc.
I). kliigid : .fapon. 72 m.
I). Iii.vii : Pacilitpie nord-américain. 17-.50 fathoms.
I) . levinut'iii ; Arctifpie. 142 ni.
/>. Hchnnoides : Pacifique nord-américain, liiterc.otidal et de faihle jirofondenr.
J) . Iiingisphwsci : Pacilitpie nord-américaiii. 15-81 fathoms.
I) . nuirgiirilifurd : .\tlanti(pie sud. 1 900-2 200 fathoms.
J) , iiilnihllis : .\tlantnpie nord. 2 400 fathoms.
I) . iiiiilli.srriiitii : .\laska. Profondeur inconniie.
J) . iii.tirnii/(inci : régions artico-horéales et eireiimpolaires. 0-750 m.
J), orliiinnni : .lapon. 78-81 m.
J), jinenilidedinseiii : mers du nord de l’UBSS. 50-53 m.
I) . pseiidumurnii/diui : récrions arctico-horéales. 1,50-288.
]). psed,domurrdijdiid var. fnssd : Arcticpie et .Atlantique horéal. 320 m.
J) , pseudoniiirrdiidiid var. tennis : mers du nord de l’UBSS. 50-180 m.
]). simplex : Pacilitpie nord-américain (profondeur non indiquée, du fait d'une impossibilité d’at oir
pu consulter la publication originale).
I). sinuosd : îles du Prince Edouard, suh-autarctique. 80-150 fathoms.
/). simiosd var. varidbilis : .Arctique. 146-274 m.
D. versicolor : .Atlantique Nord. 450 fathoms.
9. Bugula fulva Ryland, 1962
Bokix et pRKNAxr, 1966 : 510-514 ; Bvlvxu, 1962 : 28-.'50.
La colonie de Biapores se dill'erencie île celles décrites par Ryi.anu (1962) et Boni.x
et I’re.n Ax r ( 1966) par la présence parfois d'un grand nonilire fl'épines à l’angle distal externe.
Selon ces auteurs, il est île 3, l’épine la plus distale étant géiiéraleinent plus grande. Très
souvent, chez réchantilhni étudié, il s’élève à 4.
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
569
I/exemplaire dragué par le « Travailleur » (Dr. 46. 1882. Canaries), déterminé par
Calvet (I906r) sous le nom de Bugida dürupae et conservé dans les collections du Labora¬
toire de Biologie des Invertébrés marins du Muséum, appartient à cette espèce.
10. Cornucopina grandis (Busk, 1852)
(Fig. 10)
Busk, 1852 : 42 ; Hastings, 1943 : 404.
L’exemplaire de Biaçores est absolument identique aux écbantillons du British Muséum
(Natural History) que nous avons pu examiner (Hincks coll. ; J. B. Watson coll. ; Port
Phillip).
La détermination de cette espèce, dont la distinction des formes voisines est assez
délicate, a entraîné la nécessité d’une bibliographie et d’une révision complète du genre
Cornucopina qui n’avait, jusqu’à présent, fait l’objet que de deux clés restreintes (H.armeu,
1926 ; Hastings, 1943). Nous proposerons donc ici une clé générale des espèces actuelle-
itient connues.
Clé de détermination du genre Cornucopina
1 Fpiiies distales toutes sessiles, directement implantées sur les zoédes : 8.
— Lue partie au moins des épines distales est implantée sur un processus allongé, porté par
la zoécie en avant de l’area : 2.
2 - Pas d’avioulaire frontal en arrière de l’area. Un avuculaire allongé peut exister, au moins
sur certaines zoécies, du côté dorsal et externe de la loge : 6.
— Un aviculaire frontal, plus ou moins brièvement pédonculé en arrière de l’area (N. B. :
cet aviculaire est inconstant chez C. nnvicularis, qui ne se différencie alors de U. rolumla
(]ue par la disposition plus irrégulière des épines sur le processus). Pas d’aviciilaire allongé
et implanté sur la partie dorsale et externe de certaines zoécies : 3.
3 — Urande opésie s’étendant jusqu’à l’axe de la colonie. L’aviculaire, s'il est p/ésent, est
axillaire : 4.
— Opésie réduite, ne s’étendant pas jusqu’à l’axe de la colonie. .Vviculaire nettement frontal :
C. geniculata Uarmer, 1926.
4 — Processus court, sensiblement plus bref que la longueur de la partie frontale libre de la
colonie. Outre les épines implantées sur le processus, une demi-douzaine d’épines s’implan¬
tent directement sur la zoécie : C. hella (Busk, 1884).
— Processus plus long que la partie frontale libre de la zoécie. Une seule des épines n’est pas
implantée sur le processus, mais s’insère directement sur la zoécie : 5.
5 — L’area s’étend en partie sur l’axe zoécial : C. angulata (Kluge, 1914).
— L’area est limité è la partie frontale libre de la zoécie et ne s’étend pas sur l’axe zoécial :
C. naoicularis (Busk, 1884).
6 — Processus court, d’une longueur sensiblement égale au diamètre opésial, et portant trois
ou quatre épines à son extrémité. Plusieurs épines sont implantées sur la zoécie inême ;
li. luha iBusk, 1852).
— Processus au moins deux fois plus long que le diamètre opésial et ])ortant toutes les é|iiiics
distales : 7.
7 — Sur certaines zoécies, l’aviciilairc, très allongé, est ellilé en forme de trompette ; les épines
sont irrégulièrement dis|)osées sur le processus : ('. inolucrensis Busk, 1884) (= C. nuici-
lenla (Busk, 1884:).
299, 3
570
.TEA.N-LOUP d’hO?JDT
— L’aviculaire, s’il est allongé, n’est jamais ellllé en forme de trompette ; sur chaque processus,
il existe, à l’extrémité, un groupe constant de deux ou trois épines, tandis que une, deux
ou trois autres sont disposées entre ce groupe et l’area : C. rotunda (Kluge, 1914) (llg. 2).
8 —• Pas d’aviculaire frontal proximalement à l’area. Un aviculaire, généralement en forme de
trompette, est implanté latéro-dorsalement sur la zoécie : 9.
— Un aviculaire frontal existe constamment proximalement à l’area. 11 s’y ajoute souvent
un aviculaire latéro-dorsal : 14.
9 — L’area est séparée de l’axe de la colonie par une distance sensiblement égale à sa propre
longueur : C. conica Harmer, 1926.
— L’area est contiguë à l’axe de la colonie, ou séparée d’elle par une distance nettement infé¬
rieure à la moitié de sa propre longueur : 10.
10 — Deux épines distales : 13.
— Une demi-douzaine d’épines distales : 11.
11 — Aviculaires implantés au niveau de la moitié proximale de l’opésie : 12.
— Aviculaires implantés très distalement et en général très effilés et allongés (la longueur de
la zoécie) ; opésie ovalaire sans sinus : C. pectogemma (Goldstein, 1882) (= C. antillea Osburn,
1940).
12 — Opésie relativement triangulaire, sinuée proximalement ; pédoncule de l’aviculaire isodia-
métrique, C. gracillima d’Hondt, 1973.
— Opésie régulièrement arrondie et non sinuée proximalement ; pédoncule de l’aviculaire en
forme de corne d’abondance : C. lata (Kluge, 1914).
13 — Lorsque la mandibule d’un court aviculaire est fermée, sa direction est oblique par rapport
au dos du bec avicularien : C. infundibulata (Busk, 1884).
— Lorsque la mandibule d’un court aviculaire est fermée, sa direction est presque parallèle
au dos du bec avicularien : C. dubilata (Calvet, 1909).
14 — Ovicelle dorsal aplati d’aspect adventif. Aviculaires pédonculés rares et d’une taille avoisi¬
nant celle de la partie libre de la zoécie : C. polymorpha (Kluge, 1914).
— Ovicelle sensiblement sphérique surmontant les loges. Aviculaires pédonculés très nom¬
breux et petits (moins de la moitié de la longueur de la partie libre de la zoécie) : 15.
15 — Opésie arrondie : 16.
— Opésie nettement triangulaire, précédant un aviculaire peu mobile à implantation massive :
C. zelandica llastings, 1932.
16 — Partie tubuleuse isodiamétrique et ensemble de la partie élargie de la zoécie (partie libre -(-
partie sessile) sensiblement de même longueur : C. grandis (Busk, 1852).
— Partie tubuleuse isodiamétrique de la zoécie deux fois plus longue que la partie élargie
(partie libre + partie sessile) : 16.
17 — Après fermeture, la mandibule de l’aviculaire dorsal forme un angle obtus d’environ 120°
avec le côté cardinal de l’aviculaire : C. oaalis Hastings, 1943.
— Après fermeture, la mandibule de l’aviculaire dorsal forme un angle d’environ 90° avec le
côté cardinal de l’aviculaire : C. ovalis var. versa Hastings, 1943.
Bathymétrie et répartition géographique
C. angulata : Antarctique. 2 450 m.
C. bella : Indonésie, régions australes. 1 224-1 595 m.
C. conica : Malaisie, îles Célèbes, îles Crozet, Nouvelle-Guinée, océan Indien. 424-2 928 m.
C. duhitala : baie de Biscoe (Antarctique. 110 m.)
C. geniculata : Célèbes. 1 165-1 264 m.
C. gracillirna : golfe de Gascogne. 498-520 m.
C. grandis : Océanie, détroit de Magellan, Açores. 90-690 m.
C. infundibulata : « South Indian and Southern Océans » (Busk). 2 516-3 614 m.
C. lata : Antarctique. 370-385 m.
C. moluccensis : Malaisie, région australienne, Nouvelle-Zélande, océan Indien : 281-2 050 m.
('. naviculnris : Atlantique Nord et Sud ; Brésil (9° au sud de l’équateur). 32-2 200 fathoms.
BRYOZOAIRES CTËNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
571
('. oçalis : Antarcliquo. 177 m.
1’. ovalis var. versa : Siil)-Antarotiqiie (Atlantique Sud, Patagonie, Kerguelen ?). 210-4(i3 m.
('. pectogernma : l^orto-Hieo, îles Botivct, Atlantique Sud, Antarctique et sub-Antarctique. 80-
500 m.
C. polytnorpha : Antarctique. 507 ni.
C. rotunda : .Vntaretiijue, .\tlantique Snd, Açores. 3 397-4 270 ni.
('. luba : .Vustralie. 45 fatlioms.
C. zehnidica : Nouvelle-/.élande. 64-183 in.
11. Kinetoskias cyathus (?) Wiw. Tlioinpson, 1873
BrsK, 1884 : 44-45.
l.a structure des fragments de ramifications terminales draguées au cours de la cam¬
pagne Biaçores ne permet pas d’apporter des arguments sullisants pour définir leur appar¬
tenance à A. cyaUius plutôt qu’à K. sniilli. Toutefois, l’implantation plus postérieure des
aviculaires sur la première de ces deux espèces nous incite à lui attribuer l’espèce étudiée
ici. Par ailleurs, et tout comme cela se produit chez K. cyathus, les aviculaires de la forme
de Biaçores sont le jilus souvent portés par une pelite protubérance de la paroi zoéciale.
12. Kinetoskias sileni n. sp.
(Fig. 4)
DiAG.xosr;. — Ramifications zoariales formées de sept séries de loges, dont une seule,
très élargie et située au centre du limbe, est ovicellée.
Description. — L’unique fragment étudié de zoarium forme un limbe uiiilominaire,
constitué par sept rangées de zoécies dépourvues d’aviculaires et d’épines : une paire de
rangées latérales, non ovicellées, étroites et aux côtés parallèles ; une rangée unique, cen¬
trale, large, constituée de zoécies toutes ovicellées ; deux paires de rangées intermédiaires,
d’une largeur intermédiaire entre celles des deux catégories précédentes et non ovicellées ;
les ovicelles, ectozoéciaux et globuleux, ont un diamètre de 900 p.m ; la plupart d'entre
eii.x incubaient des embryons au moment de la récolte. Le seul fragment récolté nous étant
transmis sans son axe, il ne nous est jias possible de préciser davantage la description de
cette espèce.
Dimensions : diamètre de l ovicelle : 900 ji.m ; largeur moyenne des zoécies centrales :
600 (j.m ; largeur totale d’une paire de zoécies intermédiaires : 750 [xm ; largeur des zoécies
marginales ; 150 à 200 (xm ; longueur moyenne des zoécies : 1,5 mm; longueur des poly-
(lides : 0,9-1 mm.
.Aucune des espèces de Kinetoskias décrites actuellement (par Bush, 1884 ; ILahmer,
1926 : Il -ASTi.NGS, 1943 ; Kluge, 1962 ; Bobin et Prenant, 1966) ne jirésente d'ovicelles
strictement localisés dans la file médiane zoéciale (par ailleurs beaucoup plus large que
les autres files zoéciales du zoarium) d’un limbe terminal comportant un nombre impair
de zoécies.
Écologie. — Vase sableuse, par 1 200-1 240 m.
572
JEAN-LOUP D HONDT
13. Camptoplites lutaudae n. sp.
(Fig. 3 et 11)
Diagnose. — Camptoplites bisérié présentant une paire de fortes épines à chaque
angle distal autozoécial et présentant les trois types d’aviculaires connus chez l’espèce
alliiie C. hicornis.
Description. — Le zoariiim est dressé, hisérié et formé d’autozoécies alternantes
d’une rangée à l’autre, identiques à celles de C. hicornis (Busk, 1884). Chaque autozoécie
apparaît, en vue frontale, comme étant de forme longuement triangulaire ; cette zoécie,
longue d’environ 1 350 pm, large de 400 pm à l’avant, s’ellile progressivement vers l’arrière
et comporte deux parties : une région distale et une région proximale. La région distale,
longue en moyenne de 1 000-1 100 pm, présente à l’avant de sa face frontale un opercule
large d’environ 160-170 pm. Chaque angle zoécial distal est marqué par l’existence de deux
fortes épines, souvent inégalement développées (la plus interne étant en général plus longue
que la plus externe), plus ou moins longuement soudées à leur hase, et parfois dissymé¬
triques d’un côté à l’autre de la zoécie ; la taille de ces épines varie de 0,2 à 0,45 mm. Le
délnit de la région proximale est marqué par un brusque rétrécissement de la largeur zoé-
ciale.
La région proximale, longue en moyenne de 250 p, s’ellile progressivement vers l’arrière.
Elle peut porter des départs de radicelles, ainsi que les trois types d’aviculaires existant
chez la forme typique de C. hicornis : 1) Un aviculaire latéral allongé, long de 500 pm envi¬
ron, étroit (et moins large dans sa partie médiane), assez longuement pédoncidé (400 pmi
et à mandibule très brièvement recourbée vers l’avant. 11 ne coexiste jamais avec le suivant
sur la même zoécie. 2) Le second type d’aviculaire est latéral, beaucoup plus petit (1/6®
de mm), triangulaire et brièvement pédoncidé. 3) Il peut enfin exister, en nombre très
variable suivant les colonies, des aviculaires globuleux de 200 p environ de diamètre, implan¬
tés dorsalement. Aucun ovicelle n’a été observé.
Discussion. — Cette espèce est très proche de C. hicornis, récolté pour la première
fois par le « Challenger » sous sa forme typique. C. hicornis présente en outre un certain
nombre de variétés décrites ultérieurement, se reconnaissant par des caractères zoariaux,
ou une légère dilférence dans la forme et le nombre de types d’aviculaires, ou encore l’implan¬
tation de l’ovicelle ; nous avons étudié, à cet égard, des exemplaires de la forme typique
de la variété magna Kluge, de la variété compactus Kluge, de la variété elatior (fig. 9) et
de la variété quadriaoicularis Hastings qui nous ont été confiés par le British Muséum
(Natural History). Les loges sont sensiblement identiques d’une forme à l’autre et pré¬
sentent toutes, eu particuliei, une épine simple, généralement courte, plus rarement très
fine et allongée, à chacun des angles distaux.
Après comparaison des spécimens de la campagne Biaçores et de ceux conservés au
British Muséum (Natural History), nous avons constaté que la morphologie zoariale de
('. liitandae et celle de la forme typique de C. hicornis sont identiques. La différence essen¬
tielle que présente C. lutaudae avec les diverses variétés de l’espèce de Busk réside dans
la morphologie et le nombre des épines distales ; celles-ci sont deux fois plus nombreuses
à chaque angle, beaucoup plus robustes, et aussi bien plus longues que dans la quasi-totalité
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
573
des formes décrites. Par ailleurs, les diverses formes connues de C. bicornis ont été récoltées
à des profondeurs variant de 24 à 600 m ; la forme typique seule a été trouvée jusqu’à
3 568 m et est donc abyssale comme l’espèce de Biaçores.
Ecologie. — Vases, vases à Globigérines, sables, graviers, par 3 360-4 690 m de
profondeur.
14. Scrupocellaria evocata (Jullien, 1882)
Bobin et Prenant, 1966 : 422-424 ; Calvet, 1906c : 379 ; Jullien, 1882 : 508.
Cette espèce a été décrite sous le nom générique de Bicellaria. Les minuscules frag¬
ments dragués par le « Jean-Charcot » correspondent parfaitement à la diagnose de l’espèce;
ils ne s’en différencient que par l’absence du processus proximal porté par le bord inférieur
de l’area ; malheureusement, leur mauvais état ne permet guère de préciser la description
de l’espèce. Dorsalement, nous avons observé deux zones arrondies à la partie distale de
la zoécie ; il n’y a pas d’aviculaire frontal ni de viliraculaire. Les épines sont au nombre
de 4-5 ; nous n’ai ons pas vu de scutum, ni d’ovicelles, ni de départ de ramification. L’opésie
occupe moins du tiers de la face frontale. Les zoécies sont très effilées vers l’arrière.
L’état des échantillons de la station 245 ne permet ni de confirmer ni d’infirmer la
mise en synonymie de S. evocata et de C. spatulata proposée par Bobin et Pren.ant (1966).
Celui de la station 249 évoque, quant à lui, S. intermedia et il nous semble probable que ce
soit avec cette espèce que S. evocata doive être mise en synonymie.
15. Setosellina goezi Silén, 1942
Lagaaij, 1963 : 172-173 ; Silén, 1942 ; 20-31.
Bien que ressemblant beaucoup à S. roulei, nous rattacherons la forme de Biaçores
à celle décrite par Silén, qui diffère de la première par la position des zoécies vibraculaires.
Chez les exemplaires de référence de S. roulei de la collection Calvet conservée au Muséum
national d’Histoire naturelle de Paris (et qui ont servi de hase à la description originale
de C.alvet), celles-ci sont situées dans le prolongement des aiitozoécies, du côté distal ;
chez S. goezi et chez les échantillons de Biaçores, elles sont nettement situées en position
interzoéciale, latéralement et distalement par rapport à la partie aperturale des autozoécies.
Toutefois, S. goezi est une espèce d’eaux peu profondes (20-480 m), alors que S. roulei
a été draguée par 1 900 et 2 300 m, et que la forme de Biaçores est abyssale. Bien que cela
ne soit pas impossible à priori, il est quand même assez inattendu de trouver la même espèce
dans la zone littorale et dans les abysses et le cas serait unique dans l’état actuel de nos
connaissances chez les Bryozoaires ! Pourrait-il s’agir de deux formes éeologiques d’une
même espèce ? Les problèmes que pose cette espèce ne pourront être résolus qu’après
accumulation d’un matériel plus important.
574
JEAN-LOUP d’hONDT
16. Aplousina filum (.JuUien, 1903)
Calvet, 1906r : 386-387 ; Gautier, 1961 : 38-39 ; Juulien et Cai.vet, 1903 : 41.
Les zoécies, de contours presque circulaires (triangulaires à angle axial dirigé vers
l’avant au niveau des liifurcations), sont seniblaldes à l'exemplairi» de référence de la col¬
lection Calvet (« Talisman », Dr. 125, Açores, par 80-115 in). La taille des loges varie entre
950-1 000 [xni X 900-950 (xm. Il n’existe pas d’avicidaires, et nous n’a^■ons pas observé
d’ovicelles. I..’as|>ect du crypfocyste est semblable au dessin de Bobi.n et Prenant et sa
largeur est de 60 p.m environ. Les deux épines antéro-latérales à l’opercule sont courtes,
à pointe émoussée et inconstantes (elles fout défaut sur emiron 1/4 des zoécies).
La validité et la synonymie de cette espèce ont été discutées par Bobin et Prenant
(1966) ; Gautier (1961), s’appuyant sur la présence des épines et la largeur du cryptocyste,
avait conclu qu’il s’agissait d’une espèce distincte A'Aplousina capriensis. Il est possible
que l’espèce décrite par Jullien ne soit pas celle figurée par Canu et Bassler (1923, pl. 45),
dont les zoécies sont nettement plus allongées, mais la pbotograpbie de ces auteurs est
insuHisante pour en décider. La forme décrite par Osburn (1950 : 47) se différencie de celle
de Biaçores par des dimensions plus réduites et des proportions un peu différentes, mais
cette limite de variation ne nuit en rien à l'identification de cette forme à l’animal de Jul¬
lien (quelques loges de l’exemplaire de référence du Muséum mesurent en effet jusqu’à
750 X 500 p.m).
A SCO? U OR A
17. Schizoporella leontînensis (Waters, 1878) (= S. auriculata var. leontinensis y^aters, 1878)
(Fig. 6)
Canu et Bassler, 1930 : 35 ; Gautier, 1961 : 137-138 ; Hincks, 1880 : 260-261.
Les exemplaires recueillis sont conformes aux descriptions de Canu et Bassler, G.au-
TiER et Hincks, et nous ne compléterons que sur quelques points les observations de ces
auteurs. La zoécie est dépourvue d’épines. L’ovicelle est semblable à celui de Schizomaoella
auriculata, mais la non-occlusion de l’ovicelle par l’opercule montre bien qu’il ne peut
s’agir, dans le cas présent, d’une Schizomavella, mais typiquement d’une Schizoporella,
donc, d’une forme appartenant à un genre différent de Schizomaoella auriculata. Nous
la considérons donc de ce fait, comme une espèce indépendante. L’aviculaire médian est
en général spatulé, plus rarement ovalaire ; mais deux aviculaires peuvent cohabiter l’un
à la suite de l’autre sur la même zoécie (fig. 6).
18. Schizoporella triaviculata Calvet, 1903
Calvet, 1906 : 420-421 ; Jullien et Calvet, 1903 : 143-144.
Cette espèce est représentée dans le matériel de Biaçores par trois formes ne cohabi¬
tant pas dans la même station et se différenciant essentiellement par le nombre des avicu-
BRYOZOAIRES CTENOSTOMES ET CHEILOSTOMES
575
laires ; nous les considérons comme des variétés distinctes. Tous les autres caractères sont
identiques chez les trois formes. L’ovicelle est assez plat, circulaire, de 350 [j.m de diamètre
microporé et non fermé par l’opercule ; le sinus, étroit, est schizoporellidien. Les aviculaires
latéraux sont en position très variable, inégalement développés et parfois géants (350 p.m) ;
ils sont d’autant plus gros, semble-t-il, que la zoécie qui les porte est plus marginale. Les
loges mesurent jusqu’à 0,9-1 mm ; leur surface frontale est aplatie, perforée. L’orientation
des aviculaires est conforme à la description initiale. Les épines aperturales sont au nombre
de 6-7.
a — var. lypica. Un petit aviculaire constamment présent proximalement par rapport
à l’orifice. Lin aviculaire latéral de chaque côté de l’ouverture. (N. B. : sur quelques loges
d’une colonie qui possède typiquement ces deux aviculaires latéraux, il peut arriver que
l’un d’entre eux soit absent.) Stations 29, 30, 38, 59, 79, 81.
h — var. paucimandibulata n. var. Décrite et figurée (pl. XXVII, fig. 15) — sans
a\ oir été nommée —, par Calvet (1906 c), cette forme se différencie de la précédente par
l’absence constante de l’aviculaire médian chez toutes les loges de la même colonie. Stations
84, 89, 145, 169, 197.
c — var. rnultimandibulala n. var. Cette forme est identique à la forme typique et
à la variété précédente, ne s’en différenciant que par la présence de deux aviculaires anta¬
gonistes, dirigés vers l’intérieur et l’arrière, formant entre eux un angle de 180 à 90°, en
arrière de l’aperture zoéciale. Station 207 (fig. 24).
19. Schizoporella obsoleta Jullien, 1882
Calvet, 1906c : 422 ; Jullien, 1882 : 512.
Les zoécies, peu saillantes, mesurent de 600 à 1 100 [xm de long et sont séparées par
des sutures. Elles sont finement perforées sur toute leur surface, tout comme l’ovicelle.
Ce dernier n’est pas fermé par l’opercule ; peu saillant, sa périphérie est marquée par un
bourrelet plus en relief et sans ponctuations. L’ouverture est de forme intermédiaire entre
les deux types schizomavellidien et schizoporellidien et le sinus apertural étroit. Proxi¬
malement à ce dernier, existe une éminence qui porte le seul aviculaire de la zoécie. Les
épines péri-aperturales sont au nombre de 5-7 ; sur un unique exemplaire bien conservé,
elles étaient fusiformes, nettement renflées en leur milieu.
L’espèce ne semble avoir jusqu’ici été récoltée que par le « Travailleur » et le « Talis¬
man ».
20. Schizoporella armata (Hincks, 1860)
Hincks, 1880 : 238-260.
Les zoécies de cette rare espèce mesurent environ 500 [xm de long. Le sinus, très allongé
et assez large, est limité postérieurement par un péristome. De chaque côté de l’ouverture
existe un aviculaire, l’un court, l’autre long et en forme de spatule. Les 4 longues épines
sont situées distalement par rapport à l’aperture ; les deux plus latérales sont droites, les
deux centrales sont rectilignes sur la moitié de leur longueur, avant de se courber latérale¬
ment et de divergei.
576
JEAN-LOUP d’hoNDT
21. Schizoporella fayalensis Calvet, 1903
JuLLiEN et Calvet, 1903 : 139-140.
Cette espèce ne paraît jusqu’ici avoir été rencontrée que lors des dragages de 1’ « Hiron¬
delle » et de la « Princesse-Alice ». L’ovicelle est aplati et pourvu en son milieu d’une dépres¬
sion ponctuée dont la partie tout à fait centrale est en relief. Le sinus apertural est large ;
l’opercule ne ferme pas rovieelle. Nous n’avons pas observé d’aviculaires.
22. Metroperiella lepralioides (Calvet, 1903)
JuLLiEN et Calvet, 1903 : 142.
L’exemplaire de référence (collection Cah et, dragage du « Talisman ») concorde par¬
faitement avec l’échantillon de Biaçores. Les pores ovicelliens, ‘souvent semi-lunaires, sont
portés chacun par une très courte tubulure ; la rîgion antérieure de l’ovicelle n’est pas per¬
forée. L’espèce paraît r’avoir été draguée que par 1’ « Hirondelle » (3 colonies).
23. Stephanosella biaperta (Waters, 1879)
Gautier, 1901 : 155-157,
Les colonies étudiées étaient en général dépourvues d’ovicelles, mais lorsque ces der¬
niers étaient présents, ils incubaient des embryons. Les zoécies ne portent pas d’épines.
Les avicellaires sont latéraux et ovalaires et portent chacun un aviculaire correspondant
à la description de Gautier. Ces avicellaires sont souvent adventifs sur la nijitié postérieure
de la loge, parfois interzoéciaux ; il n’existe aussi dans certains cas qu’un seul aviculaire
latéral. Le sinus est triangulaire, à extrémité peu arrondie. Le péristome est très réduit.
La paroi frontale est assez fine et presque lisse.
Ainsi que Gautier (1961) et nous-même (1970) l’avions précédemment indiqué, le
groupe réunissant S. biaperta et les espèces affines nécessite une révision complète ; des
confusions ont même été possibles av^ec des espèces de familles dilîérentes. L’échantillon
de référence de la collection Calvet, provenant de Banyuls-sur-Mer, présente d’ailleurs
un aspect tout à lait différent. Par surcroît, l’apparence de zoécies érodées est, ainsi que
l’ont déjà figuré Rogick et Croasdale (1949), souvent différente.
24. Strophiella tubigera Jullien, 1903 ?
JuLLiKN et Calvet, 1903 : 66-67.
Les zoécies observées ressemblent beaucoup à la description initiale et sont munies
d’un péristome, d’un sinus et de 7-9 éjiines aperturales ; le sinus est le plus souvent élargi.
De gros aviculaires pointus sont portés par des zoécies adventives ou vicariantes. Des avi-
BRYOZOAIRES CTENOSTOMES ET CHEILOSTOMES
577
culaires usés seraient peut-être en forme de spatules. Nous avons observé de grosses perfo¬
rations circulaires à la périphérie de la zoécie. Les échantillons étudiés étaient dépourvus
d’ovicelles (stations 61 et 167).
Les deux échantillons de la station 145, que nous estimons devoir rattacher à la même
espèce, ont leurs zoécies aviculariennes constamment associées aux autozoécies ; le sinus
est très étroit et semble renflé à son extrémité ; les ovicelles ont une ouverture plus haute
que large, et non fermée par l’opercule ; des perforations frontales existent aussi.
L’aljsence d’échantillons de référence dans la collection Calvet ne nous a pas permis de
confirmer la détermination de ces diverses colonies.
25. ? Hippoporina labiosa (Jullien, 1903)
.lui.i.iEx et Calvet, 1903 : 69 et 134.
En l’absence d’échantillons de référence dans les collections du Muséum, cette déter¬
mination ne peut être confirmée. Les zoécies sont saillantes, rappelant celles à'Escharella
octodentata et pourvues de huit épines. L’ouverture est allongée et munie postérieurement
de cardelles ; en arrière, une lame en forme de croissant, concave vers l’avant, forme une
sorte de muraille péristomiale incomplète. Nous n’avons observé, ni lyrule, ni aviculaires.
La surface frontale est lisse, ne présentant que quelques fines perforations. L’ovicelle est
recumbant.
L’état et la petitesse de l’échantillon ne permettent pas de préciser sa position géné¬
rique. Les zoécies présentent simultanément des caractères de Phyllactellidae et d’Llippo-
porinidae, et une confirmation précise de la position systématique de cette espèce ne pourra
s’effectuer qu’à partir d’un maté.iel plus abondant.
26. Hippoporina discrepans (Jullien, 1903) ?
Jullien et Cai.vbt, 1903 : 72.
L’espèce récoltée correspond à la description originale d’//. discrepans, mais s’en dilfé-
rencie par un ovicelle plus largement ouvert en direction de l’orifice zoécial.
27. Microporella hastigera (Bush, 1884) {= Diporula hasligera Busk, 1884)
Bt'SK, 1884 : 136 ; Calvet, 1931 : 51-52.
L’ouverture zoéciale de cette espèce arborescente et aux branches aplaties est presque
ovalaire (quoique moins que chez E. flahellaris) et allongée dans le sens de la largeur : les
angles proximaux sont presque arrondis, et surtout chez les zoécies âgées. Nous la classons
dans le genre Microporella, son ouverture étant intermédiaire entre celle des Microporella
typique et celle du sous-genre Ellipsopora.
Selon Bassleh (1953), la forme de l’aperture des Diporula, genre dans lequel le des¬
cripteur avait placé son espèce, est définie comme « horseshoeshoped ».
578
JEAN-LOUP d’hONDT
La description de ces échantillons correspond parfaitement à celle de Calvet (1931),
à l’exception do l’ovictlle (absent des zoécies draguées par le « Jean Charcot »). Ce dernier,
figuré par Calvet, est tout à fait différent de celui de la forme encroûtante A'EUipsopora
flabellaris, draguée par la campagne d’essais du « Jean Charcot » (d’Monut, 1970) et dont
une colonie non ovicellée a été retrouvée lors de la camjjagne Biaçores. Finement granuleux
sur toute sa surface chez E. flabellaris, l’ovicelle est marqué de côtes radiaires chez M.
hasiigera. La taille des zoécies d’/i. flabellaris est de 500-600 pm, alors qu’elle est de 800 pni
chez M. hastigera. Chez ce dernier, il existe trois épines aperturales, et la mandibule avi-
cularienne est vihraculcïde.
28. Lagenipora polita Jullien, 1903
Jci-i lEx et Calvet, 1902 : 92 et 146.
L’unique colonie recueillie concorde parfaitement avec la description de Jullien,
mais le mauvais état de conservation de cet échantillon ne permet pas de compléter la diag¬
nose sommaire de cet auteur.
29. Smittina sp. {S. grimaldi Jullien, 1903 ?)
L’unique échantillon dragué lors de la campagne Biaçores semble correspondre à la
description de Jullien. Les caractéristiques de la lyrule et de l’avicidaire correspondent.
Les zoécies mesurent 1 mm ; nous n’avons pas vu d’ovicelle, la surface frontale est lisse et
translucide, il existe quelques perforations sur les bords de la loge. Mais le zoarium est
arborescent selon les termes de la description originale, alors que l’exemplaire de Biaçores
est encroûtant ; un tel caractère est toutefois loin d’être déterminant, puisque plusieurs
espèces ont été signalées sous les deux aspects.
30. Smittina perrieri (Jullien, 1882)
Calvet, 1906c : 437 ; Jullien, 1882 : 515-516.
L’espèce est conforme au type et à la description de Jullien. Le sinus apertural, non
visible chez l’exemplaire-type du Muséum du fait de l’usure plus ou moins accentuée de
la région péristomiale de toutes les zoécies (il en est de même des loges basales de la colonie
de Biaçores), est étroit dans le cas des zoécies étudiées.
31. Smittina azorensis (.Jullien, 1903)
Jullien et Calvet, 1903 : 99-100.
Les exemplaires étudiés sont absolument conformes à la description et aux dessins
de Jullien. L’ovicelle, très peu saillant, n’est reconnaissable que par transparence sous
BRYOZOAIRES CTENOSTOMES ET CHEILOSTOMES
579
les carènes caractéristiques décrites par l’aiiteiir. Cette espèce, comme la précédente, n’avait
pas été retrouvée depuis les campagnes du Piince Albert de Monaco dans l’Atlantique.
32. Adeonellopsis distoma (Busk, 1859)
Cuérix-Ganivet, 1911è : 9 ; d’Hondt, 1970 : 241.
La desciijition classique de cette espèce (telle qu’elle est donnée par IIusk, 1884),
correspond à celle des zoécies de parties relativement âgées du zoarium, et nous avons déjà
rendu conqjte de leur évolution dans un travail précédent (d’HoNOT, 1970). Mais, dans les
parties jeunes du zoarium, la surface frontale est dans le même plan que le cadre zoarial,
souvent même bondré et saillant par l'apport à lui et le « crible » frontal est minuscule.
Sur la même branche, pourA ii qu’elle soit assez longue, il est possible de suivre progressi¬
vement renfoncement de ce crible en fonction du vieillissement.
Cette espèce semble être le Cheilostorne le plus répandu dans la région prospectée
lors de la campagne Hiaçores. Elle a, en effet, été draguée dans 31 des 115 stations étudiées,
parfois en abondance, et à des profondeurs variées.
33. Hippothoa amaena Jullien, 1903
Jur.i.ir.N (U C.Ar.vF.T, 1903 : 88.
iVinsi que le signale Calvet (1903), les zoécies avicellées ont efîectivement une apei’ture
beaucoup plus schizomavelliforme que les zoécies non ovicellées (qui sont par ailleurs plus
petites). Les stries concentriques à l’ouverture sont très bien reconnaissables et confirment
l’identification générique.
34. Malleatia rara .Jullien, 1903, f. U/pica Calvet, 1931
r, vi.vc r, 1931 : 100-102 ; Ji li.ien et Cai.vet, 1903 : 10(i.
L’ovicelle, peu saillant, est marque d’une étroite fissure (un peu plus large du côté
apertural) ne remontant pas jusqu’à l’ape.x ovicellien. Il existe un court sinus limité par
un petit aviculaire ovalaire. De rares petits a\iculaires identiques sont éjiars sur toute la
zoécie.
35. Sertella s]). (station IfiG)
L’exemplaire dragué lors de la campagne Hiaçores éAoquerait S. hanneri décrit par
Hass (1948) et dont les caractères ont été précisés par Gautier (1962), mais s’en différencie
au moins par la forme de l’a\iculaire oral, arrondi au lieu d’être triangulaire. L’état de
récbantillon, qui semble appartenir à un zoarium arborescent, ne permet pas d’approfondir
la comparaison.
580
JEAN-LOUP d’hONDT
36. ? Sertella tristis ( .Jullioii, 1903)
JuLLiEN et C.\i.vicT, 1903 : 60-61 et 132.
L’état d’érosioii des échantillons de référence de S. tristis de la collection Calvet rend
dillicile leur homologie avec les échantillons dragués |)ai le « Jean-Charcot ». Les colonies
en meilleur état proviennent de la station 32 et ont le même port zoarial, avec étroitesse
des séries zoéciales et grande taille des pores rétéporoïdes, que les échantillons de référence.
Les zoécies sont très peu distinctes et hi- ou trisériées en vue frontale ; l’ouverture possède
un court sinus incurvé, et bordant un petit aviculaire arrondi ; il peut aniver qu’il existe
un long aviculaire acéré implanté vers le milieu de la face frontale. 11 a parfois été observé
une épine de chaque côté de l’orifice. L’ovicelle, parfois incubant sur les exemplaires étudiés,
est perforé d’une fente longitudinale très étroite.
37. Sertella marsupiata (Smitt, 1872)
C.VLVET, 1931 : 102-103.
Conformément à l’opinion de S.mitt reproduite par C.llvet (1931), nous avons l’impres¬
sion que Sertella marsupiata est effectivement identique à S. atlantica (Busk, 1884). Les
deux espèces se rapprochent par la forme du sinus apertural, la forme de l’ovicelle (marqué
par une fissure étroite, un peu élargie vers le haut) et la présence d’un aviculaire latéral
au sinus. Chez les deux espèces, eji proportion très variable suivant les colonies, l’aviculaire
est, selon les zoécies, soit ovalaire et court, soit très long et pointu. Les mailles du zoarium
rétéporoïde sont formées de 2 à 7 rangées de zoécies ; les épines sont typiquement au nombre
de deux.
38. Reteporella graeffei (Kirchenpauer, 1869)
Busk, 1884 ; 108-109 (sous le nom de Retepora produrta ) ; IIarmer, 1934 : 573-579.
Le minuscule et très grêle fragment recueilli par les dragues du « Jean Charcot » cor¬
respond à l’échantillon de référence de R. graeffei qui nous a été transmis par le British
Muséum (Natural llistory), et nous avons pu y retrouver tous les caractères zoéciaux de
cette espèce. Mais le zoarium de l’échantillon de Biaçores est bisérié en vue frontale, alors
que celui récolté par la « Siboga » présente presque toujours un nombre supérieur (de 4
à 6 en général) de files zoéciales.
39. Sertella cellulosa (Smitt, 1867) ?
G.autier, 1961 ; 233-234.
En dépit de son mauvais état, cette espèce a été déterminée comme étant une Sertella
cellulosa sensu Calvet par comparaison avec les exemplaires de référence utilisables de la
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
581
collection du Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins du Muséum. Selon Gautier
(1961), plusieurs formes differentes ont été signalées sous le même nom ; cette appellation
est très sujette à caution car, « Millepora cellulosa n’étant pas reconnaissable » et « l’espèce
de Smitt ne portant pas de nom distinct », il est diflicile de sa\’oir à quelle forme précise
se rapportait initialement le nom linnéeii.
40. Schizoretepora calveti n. sp. (= Srltizellozoon lesselalum Hincks var. nov. Calvet, 1931)
C AI VET, 1931 : 108-109.
Le zoarium est arborescent. Les loges présentent un orifice prolongé jiar un sinus
étroit relié à un large spiramen circidaire. L’orifice est caractérisé jiar la présence d’une
échancrure triangulaire située du côté opposé au sinus ; entre cette échancrure et le sinus,
le bord apertural est marqué par l’existence de 6-7 courtes spinules, dirigées vers l’intérieur
de l’orifice. Il existe de chaque côté du sinus un aviculaire styliforme, dont la pointe est
engainée dans une muraille avicellaire angidaire et qui souligne dans la plupart des cas
l’emplacement d’une arête longitudinale, délimitant la partie latérale de la paroi frontale.
L’ovicelle est muni d’nne large fissure occupant toute la longueur de l’hétérozoécie ; elle
a la forme d’une languette très élargie vers le haut, et débouche par un sillon étroit dans
le tuhe péristomial. L’ovicelle est long de 2/7® de mm et large de 1/7®. Du côté dorsal de
chaque zoécie existe un aviculaire et un avicellaire comparahles à ceux décrits du côté
frontal.
Cette forme avait été décrite et figurée (pl. II, fig. 32), mais non nommée par Calvet
(1931), qui l’avait rattachée à Schizellozoon lesselatum Hincks, 1878. Or, après comparai¬
son avec les e.xemplaires de référence reçus du British Muséum (Natural Ilistory) (Uni-
versity of Capetown, Ecological Survey), il s’avère que ceux-ci ne présentent qu’un simple
sinus schizomavelliforme, des zoécies à peine liombées et des aviculaires irréguliers moins
styliformes et ne marquant pas des arêtes latérales de la surface zoéciale ; enfin, le zoarium
est rétéporiforme. Nous estimons donc que la forme de Calvet est en réalité une espèce
nouvelle que nous dédions à sa mémoire.
Par ailleurs, Bassler (1953) ayant mis les genres Schizoretepora et Schizellozoon en
synonymie, c’est donc au premier cité qu’il convient, en vertu de la loi de priorité, de ratta¬
cher cette espèce.
4L Tegminula venusta Jullien, 1882
(Fig. 7 et 8)
Calvet, 1906c : 441 ; Jullien, 1882 : 510-511.
Cette espèce avait été décrite à partir du matériel dragué par le « Travailleur » et le
« Talisman ». Les exemplaires récoltés lors de la campagne Biaçores permettent d’en pré¬
ciser la description, en particulier en ce qui concerne la forme de l’ovicelle. Celui-ci est aplati
et appendu du côté distal de l’orifice zoécial ; long de 400-450 (j.m (la longueur de l’auto-
zoécie étant elle-même de 900 [xm), il est marqué d’une huitaine de cannelures rayonnant
582
JEAN-LOUP d’hoNDT
à |)artir du Itord ovicellien aj)ertural, séparant des crêtes allongées portant chacune un petit
nombre de ])erforations ovalaires alignées.
L’aperture présente une incisure distale ; sur son côté proximal, elle possède une sorte
de mucron. L’a^■iculaire est porté latéralement et en arrière de l’oinerture zoéciale par
un avicelaire suljcylindrique ; chaque aviculaire présente une mandihule ovalaire d’une
forme rappelant celle d’une semelle de soulier. La partie antérieure de la loge est libre et
surélevée par rapport au substrat et seule la partie postérieure y adhère. La surface frontah;
est limitée de chaque côté jiar une suture latérale, qui bifurque à Lavant, sa branche supé¬
rieure rejoignant l’incisure distale aperturale. Le long des sutures interzoéciales existent
quelques perforations. Au centre de la colonie, nous avons observé le départ d’une tige
dressée et brisée sans doute lors du dragage ; il n’est donc pas impossible que Tegminula
venusta soit une espèce arborescente, dont seules les parties basales et encroûtantes ont
encore été étudiées. L’exemplaire de référence déposé au Muséum national d’Histoire natu¬
relle dans la collection Calvet est identique aux échantillons de Bia^ores.
52. Cellepora coronopus i^Wood, 1844) ?
Cai.vut, 19()6t' : 443-444 ; Jui.lien et Calvei-, 1903 : 82.
Ln dépit d’une grande ressendilance aAec les descriptions de Jui.lien et Calvet (1903),
de Calvet (1906) et de Hincks (1880), l’absence d’aviculaires spatulés et d’ovicelles sur
l’échantillon étudié nous contraint à faire siiiATc cette détermination d’un point d’interro¬
gation.
43. Osthimosia ? sp.
Le mauvais état du fragment encroûtant (d’un zoarium peut-èire en partie dressé)
étudié ne permet pas d’être allirmatif sur sa position générique. L’ovicelle se présente comme
un simple épaississement du péristome par l’intermédiaire duquel débouche une zoécie
tubuleuse.
44. Onchopora picoensis Jullien, 1903
Jui.lien et C.vi.vet, 1903 : 53.
Cette très élégante espèce, qui ne paraît pas avoir été retrouvée depuis les récoltes du
Prince Albert de Monaco, présente 7 paires d’épines péri-aperturales ; les deux plus externes
sont bifurquées, les cinq plus internes sont simjiles.
45. Tessaradoma flustroides (Calvet, 1931)
Calvet, 1931 : 87.
Calvet (1931) a décrit sous le nom de Microporella fluslroi les une espèce dressée,
aux zoécies absolument identiques à celles de l’exemplaire de Biaçores ; or les Bryozoaires
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
583
Ascophora arborescents présentant généralement nn socle encroûtant leur ser\ant de zone
d’implantation an substrat, il est fort possible que l’échantillon étudié ici soit en fait une
partie basale d’une espèce habituellement érigée. Par ailleurs, la forme des zoécies corres¬
pond typiquement à celle des Tesseradoma et l’espèce n’est pas un Microporellidé. Si l’on
se réfère à la diagnose de Bassler (1953), l’échantillon de Biaçores ne se différencie des
Tessaradoma que jiar son port zoérial érigé au lieu d’être encroûtant, caractère sur la vali¬
dité duquel nous avons déjà fait quelques réserves et la diagnose des Tessaradoma doit être
modifiée sur ce point.
I^e zoarium, encroûtant, est formé de séries linéaires de zoécies. La surface frontale est
chagrinée et présente environ 4 perforations plus ou moins allongées de chaque côté, au \ oi-
sinage du bord zoécial. L’orifice apertural est arrondi et suréle^■é par un péristome. L’asco-
pore, situé en arrière de l’ouverture, est arrondi et surélevé par rapport au plan de la loge ;
de chaque côté de lui existe une minuscule éminence portant un petit aviculaire à mandi-
btde vraisemblablement arrondie. L’ovicelle est peu saillant, globuleux, et présente de
fines perforations. Nous n’avons pas observé de cardelles, mais le mauvais état de l’échan-
lillon ne permet pas d’alfirmer leur absence.
46. Gigantopora rabida (.Jullien, 1903)
Jvi.i.iF.N et Calvet, 1903 : 94 et 146 ; Calvet, 1931 : 78.
Les nombreux échantillons ramenés par les dragues du « Jean Charcot », bien que
généralement détériorés, sont conformes à la préparation et à l’exemplaire de référence
(1895, D. 77) de la collection Calvet. Ils correspondent aussi à la description de Jullien
que nous ne préciserons que sur un point ; sur l’échantillon original, nous avons observé une
« cicatrice » de 150 pm environ, semblant être celle d’un aviculaire en forme de semelle
de soulier qui serait jiassé inaperçu aux yeux du descripteur.
47. Escharoides billard! Calvet, 1906o
Calvet, 1906a : 140 ; 1906c : 448 ; u’Ho.xdt, 1974 : 42-43.
Les parties basales de colonies arborescentes et ramifiées de la station 84 ressemblent
beaucoup aux rameaux étudiés par ailleurs et rattachés à « Escharoides » billardi, mais s’en
écartent par le plus grand nombre des rangées zoéciales. Sur chaque ramification d’£.
billardi, deux rangées de zoécies sont visibles en examen frontal ; ce nombre est double
chez la forme de la station indiquée ci-dessus.
Busk, 1884 : 82.
48. Bifaxaria reticulata Busk, 1884
(Fig. 12, 19 et 20)
Trois espèces affines de Bifaxaria ont été récoltées lors des dragages de la campagne
Biaçores. Nous préciserons ici quelques-uns des caractères non mentionnés dans la descrip-
584
JEAIV-LOUP d’hONDT
tion originale de B. reticulata, la seule de ces trois espèces qui soit déjà connue. Ces carac¬
tères constitueront des points de comparaison avec les deux espèces inédites décrites ci-
après.
Chez Bifaxaria reticulata, les antozoécies sont hexagonales, la moitié proximale étant
généralement plus allongée. Chaqne loge mesure le plus souvent environ 1 mm de long,
pour 360 pm de largeur maximale ; l’ouverture est frontale et antérieure, de forme sensi¬
blement carrée, de 1/7® de mm de côté (il arrive que le côté proximal soit légèrement con¬
vexe vers l’intérieur et le côté distal soit concave vers l’extérieur). L’opercule est enfoncé
au fond d’un mince péristome plus ou moins saillant ; un avicnlaire unique a sa mandil)ule
arrondie logée dans la partie proximale de l’ouverture. La face frontale, très peu bombée
juste en arrière de l’aperture, est recouverte d’une mosaïque d’ornementations polygonales
limitées par de fines arêtes, an nombre de 16-18 rangées longitudinales d’un côté à l’autre
de la zoécie (fig. 12). Au voisinage de la suture interzoéciale existent latéralement des per¬
forations ovalaires, généralement au nombre de 6 et à minuscule pertuis central. Le zoa-
rinm est quadrisérié en vue frontale.
49. Bifaxaria redieri n. sp.
(Fig. 21)
Diagnose. — Bifaxaria à orifice frontal, à aviculaire apertural unique et médian,
à zoécies régulièrement alternantes et quadrisériées. Surface frontale marquée d’ornemen¬
tations polygonales proportionnellement larges.
Description. — Le zoarium est quadrisérié. Longues de 700 à 800 pm, larges de
250 pm au maximum, les zoécies sont de taille plus réduite que dans le cas de l’espèce
précédente et plus larges à l’avant qu’à l’arrière. L’aperture, frontale, longue de 1/7® à
1/8® de mm est nettement pentagonale, un angle étant dirigé vers l’avant de la loge ; un
discret péristome l’entoure. L’aviculaire oral médian est situé au même emplacement que
chez B. reticulata, mais détermine sur la face frontale, dans la région postaperturale, une
saillie beaucoup plus marquée et longue de 1/8® de mm environ. Les perforations margi¬
nales sont plus petites que dans le cas de l’espèce précédente, et situées au centre d’aréoles
ovalaires, au nombre d’une demi-douzaine de chaque côte. Les ornementations polygonales
de la face frontale sont aussi plus grosses, leur nondtre variant de 6 à 8 de gauche à droite
de la zoécie et elles sont séparées par des arêtes plus marquées. Il n’y a pas d’ovicelles.
Discussion. — Voir l’espèce ci-après.
Écologie — Vase sableuse, par 1810 m de fond.
50. Bifaxaria lagaaiji n. sp.
(Fig. 13 et 22)
Diagnose. — Bifaxaria à orifice frontal à aviculaire apertural invaginé et médian,
à zoécies régulièrement alternantes et quadrisériées. Présence de 3 à 5 perforations sur la
gibbosité frontale postaperturale et d’une douzaine d’aréoles de chaque côté de la loge au
voisinage de la limite interzoéciale.
BRYOZOAIRES CTENOSTOMES ET CHEILOSTOMES
58S
Deschi l’TioN. — Le zoariiim, qiiadrisérié, esl formé de raofj’ées alternantes de zuéeies
très élargies jjar rapport à celles des es]»èees ])réeédeotes ; longues de I à 1,3 mm, elles jieu-
A eut en ell'et atteindre une largeur de 0,5 mm dans la région moyenne. L’ovicelle, jilat,
très finenumt granuleux, a un diamèlT(' de 1/3 de mm et déborde assez largement de part
et d’autre de l’orifice frontal ; ce dernier est moins nettement jiolygonal que dans le cas
des espèces précédentes : ari'ondi à l’avant, il se rétrécit nettement vers l’arrière. L’a\ ie.ulaii'e
oral y est aussi médian et («nfoncé dans un court ])éristome ; la région frontale immédia¬
tement ])ostaperturale est saillante et marquée de 3-5 perforations presque contiguës et
très visibles. Cette sailbd*, tout comme l’orifice, mesure environ 200 u,m (b* long. La mosaïque
d'ornementations frontales est formée ibï 12-10 éléments d'un coté à l'autre de la loge.
11 existe uni' douzaine d'aréoles non |)erforées et presque accolées de chaque côté de la zoécie,
de plus gi'ande taille dans la région médiane et de tailb- décroissante vers les exirétiutés.
DiSCI SSION
B. redieri et /L se distinguent de touti's les espèc('s jusqu'iei connues :
B. corriigala Biisk, 1884, et B. sabcoronala Husk, 1884, dont l'oriliee n est pas frontal,
mais décalé et incliné sur le reliord antérieur de la zoécie :
B. lai'i’is Busk, 1884, qui se différencie jiar l'existema' de jierforations latérales à l'ori-
liia;, un port zoarial et une disposition des loges différents;
B. niiiiala Busk, 1884, au zoarium bisérié ;
B. papillaia Busk, 1884, aux loges de morphologie dilférente ;
B. arlicalata Busk, 1884, et B. ahi/s.'iic.ola Busk, 1884, qui ont des loges de forme diffé¬
rente, des ouvertures de position et de morphologie également différentes ;
B. longicaidis llarmer, 1957, (pii a une longue, lè\re jiéristomiale saillante et oblique ;
B. geniella Harmor, 1957, qui jiossède deux a^ iculaires latérau.x à l’orifice zoécial ;
B. hilahiata llarmer, 1957, à l'ouvi'rture zoéciale très étroite ;
B. S]). Thornely, 1907, an sinus ajiertural très accentué ;
B. reticulata Busk, 1884, qui s’en distingue par les caractères de taille, d’aréolation
latérale, de forme de l’ouverture et d’ornementation de la face frontale mentionnés précé¬
demment.
ÉcoLoniE. — Vase à Globigérines, 3 360 m. Vase sableuse, 1810 m.
51. Myriapora bugei n. sp.
(Fig. 23 et 26-28)
Di.vgxose. — Myriapora à zoarium mince, segmenté en verticilles réguliers de 4 à
5 zoécies.
Deschiptiox. — Le zoarium, jaune clair, est formé de braiiehes anastomosées, fines
(1,5-1,6 mm), cylindriques, parfois très allongées (3-4 cm) sans |)résenter de ramifications,
et scindées |iar des rétrécissements annulaires (1,2-1,3 mm) très réguliers en verticilles
de 4 ou 5 zoécies suivant les branches et radiaires à fiartir du centre du rameau. Les zoécies
de chaque verticille, longues de 1,7-1,8 mm et toutes de même taille, alternent avec celles
du segment qui les précède et celles du segment qui les suit sur la même branche.
586
JEAN-LOUP d’hONDT
Il n’a pas été observé d’ovicelle ni d’aviculaire. L’orifice zoécial n’est entouré d’aucun
péristome et ses dimensions sont de 200 X 200 (xm ; il est de même forme que celui de
Myriapora truncalurn, mais présente des cardelles beaucoup moins développées. Il est fermé
par un opercule de taille sensiblement identique à celui de cette dernière espèce et d’une
forme voisine, avec des échancrures moins marquées au niveau des cardelles. La surface
de chaque zoécie est marquée d’assez fines et nombreuses petites dépressions ; chaque
zoécie a la même longueur que le segment correspondant du zoariurn et une largeur approxi¬
mative de 800 [xin (face frontale).
Discussion. — L’absence d’ovicelles et le non-développement du péristome qui,
chez les Myriapora, abrite généralement les aviculaires, rend ditlicile la détermination de
cette espèce. Chez beaucoup d’espèces le péristome n’apparaît que chez les zoécies âgées
et il est possible que les échantillons étudiés ici appartiennent effectivement à des parties
jeunes de zoaria. Mais il existe une différence fondamentale entre les colonies étudiées ici
et toutes les autres formes de Myriapora que nous avons étudiées par comparaison (prove¬
nant soit du Lalioratoire de Biologie des Invertébrés marins, soit du Laboratoire de Paléon¬
tologie du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris) : chez celles-ci, aussi bien dans
les parties jeunes qu’âgées, les loges ne sont pas disposées en segments aussi réguliers et
identiques. Par ailleurs, chez la plupart des espèces que nous avons étudiées, l’orifice zoécial
a une forme et une taille différente et les zoécies sont souvent disposées d’une façon désor¬
donnée.
La seule espèce qui présente une ressemblance avec cette forme est M. truncatum,
dont les orifices zoéciaux sont pratiquement identiques, les opercules voisins, mais qui s’en
diflerencie par un zoariurn robuste et épais, très gros, de section ovalaire et non pas cir¬
culaire, par un nombre de séries zoéciales beaucoup plus important (une douzaine de séries
de loges, simplement en examen frontal) et des orifices zoéciaux plus rapprochés. Il semble
donc que nous ayions affaire ici à une nouvelle espèce.
Ecologie. — Trouvé de 190 à 350 m de profondeur, sur des fonds de roches, vases
et coraux, sables coquilliers.
IL CONSIDÉRATIONS BATHYMÉTRIQUES ET GÉOGRAPHIQUES
SUR LES BRYOZOAIRES ABYSSAUX
Tenant compte des récoltes des grandes expéditions et des principales campagnes
ayant effectué des dragages dans l’Atlantique Nord et dont un certain nombre des espèces
collectées ont été retrouvées lors de la campagne Biaçores, nous nous sommes efforcé d’éta¬
blir les limites bathymétriques actuellement connues des diverses espèces étudiées dans le
présent travail. Le bilan de cette analyse est joint à la liste systématique des espèces récoltées
(p. 555).
La comparaison des profondeurs limites des diverses espèces précédentes permet
d’apprécier l’intervalle de répartition de chacune d’entre elles et de préciser leurs vrai¬
semblables exigences bathymétriques. Certaines espèces paraissent liées à un étage déter-
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
587
inmé (l(,‘ la zojiatioii du iniluMi marin et il est possible d’établir une succession bathynic-
trique des laiines de lîryozoaires.
Ccflidiies indications di' |)rofoinleurs, douteuses en raison du inau\ais étal ou d’une détermi¬
nation incertaine de divers échantillons, sont suixies d’un point d’inlerroeation.
.Nous avons conventionnelleinenl admis les limites bathyniétriques snivantes :
zone littorale et plateau continental : 0-200 m enxiron ;
- étaoe batbyal (tains continental) : 200-2 500 à 3 000 m i l. 200-1 000 m cnxiron — 2. en
dessous d'un millier de mètres) ;
-- étaer abyssal (plaine abyssale) : 2 500-3 000 m à 0 t)00-li 500 m.
Sur les 95 es|)èces retenues i sont limitées à la zone littorale et au plateau continental,
eiixiron 24 au jiremier tiers de l'étape batbyal, 4 aux deux autres tiers, 3 à l'ensemble de
l'étaoe batbyal. et II à l’élaue abyssal. 38 se rencontrent à la fois dans la zone littorale
et dans I étage batbyal, et 10 à la fois sur le talus continental et dans la jilaine abyssale,
l iie seule espèce est commune au.x domaines du |)lateau continental et dn premier tiers
de l'étage batbyal et à la [ilaine abyssale ; peut-ètri’ l'examen d'un plus important maté¬
riel permettra-t-il d'y reconnaître deux formes distinctes.
CaOte liste suscite également, cjnelques autres remarcpies : sur les II es|ièces nouxelles
décrites ou nommées ici, 9 sur les 10 inédites sont décrites soit de la partie pi'ofonde du talus
coni immtal, soit de la zone abyssale. La campagne Biaç;ores n'a dragué aucun Cténostome
dans les fonds inférieurs à I 200 m et en a ra|)])orté 5 d’entre 1 200 et 4 080 m, dont 4 au-
delà de 3 000 m (soit dans le domaine abyssal).
Lu lin, comparé avec les documents de Sii.én (1951), Woi.i- f (1960), Scnoi'i' (1965
et 1909) et o’Hondt (1973/r et sous fjresse), cette étude met en éxidence, dans l’état actuel
de nos connaissances, l’existence d’au moins 00 esjrèces de Bryozoaires Eurystomes dans
le milieu abyssal (6 Cténostomes, 43 Cbeiloslomes .Vnasca, 11 Cbeilostomes Ascopbora),
tandis rpi’il n’a jusqu'à présent été fait état que d’un seul Cbeiloslome .Vnasca (Hulula
sp.) dans le milieu badal, pttr 8 210-8 300 m d(‘ fond) ; selon Me.nziks et George (1907),
l’absence de Bryozoaires dans le milieu badal serait une caractéristique de ce domaiiuî.
Les documents ramenés lors de la campagm* Biaçores montrent (dairement l’intérêt que
revêt, dans le cas de l’étude des Bryozoaires, l'examen de ce nnlitm profond, encore très
pauvrement prospecté.
Les Eurystomes abyssau.x actuellement déterminés appartiennent atix 23 familles
suivantes (tious indiquons entre jtarenthèses le nombrtt d’espèces abyssales connues jumr
chacune d’entre elles) et à 35 genres ; les familles dont les représentants abyssaux étaient
encore inconnus sont indiquées en gras :
a — Cbeilostomes Anasca : Membraniporidae (1); lleliodomidae (I); Lunulariidae (2);
Setosellidae (1) ; Cblidoniidae (I) ; Cellariidae (4, en 2 genres) ; Scrupocellariidae (7,
en 5 genres) ; l'arciminariidae (II, en 3 genres) ; Bicellariellidae (14, en 6 genres) ;
Arachnopusiidae (I).
h - Cbeilostomes .4sco])bora : Hippoporinidae (1) ; Gigantoporidae (1) ; Onchoporidae
(1) : Bifaxariidae (4) ; Myriozoidae (1) ; Celleporidac (1) ; Pbx llactellidae (1) ; Mamillo-
jtoridae (l).
c — Cténost omes : Clavoporidae (1) ; Arachnidiidae (2) ; Nolellidae (1) ; Flustrellidridae
(1); Victorellidae (1).
588
JEAIN-LOUP d'hONDT
Nous ne tiendrons pas compte ici des Cril)rimorj)hes, non étudiés et de ce fait non
inclus dans le cadre de ce travail.
Toutes les grandes subdivisions systématiques des Clieilostomes Anasea, à l’exception
des groupes primitifs des Inovicellata et des Scruparines, sont représentées dans le milieu
abyssal. 11 en est de même des Cténostomes, où seules les Vésicularines semblent faire défaut.
Une seule famille de Clieilostome (une Ascophoral ])araît spécifiquement inféodée à une
profondeur supérieure à 1 200 m. Citez les Ascophora, peu nombreuses dans le milieu altys-
sal, sont les familles largement représentées dans les mille premiers mètres de itrofondeur :
la plus riche en espèces, la famille Hifaxariidae, est ]irécisément la seule à ne grouper que
des espèces ])rofoudes.
Aux listes des espèces abyssales dressées |iar Sii.iix (1951) et Sciioep (1905), il faut
ajouter à la suite du présent travail et de deux notes jtrécédentes (o’Ilo.xuT, 1973/t et .son.s-
presse) les espèces sui\’antes : Pseiidalcponidiiun hohinae, Arachnoidea prenanli, Arachnni-
deu dithia, Xulella monniolae, Neoflustrellidrn srhopfi, \'icl(jrella soiilei. SetoseUa goezi. Den-
drobeania antarctica snlts]). ri/landi, ScrupoceUaria evocala, Pseiulojlustra aviculata. Par
ailleurs, le matériel de Hiaeores a également rajqtorté quelques Cyclostomes abyssaux
qui feront l’objet d’une étude [tarticulière de J. (1. [I.vbmkli.x : station 126 (3 300 m), sta¬
tion 245 (4 270 m), station 250 (4 680 m): selon .Mexzies et I.mohie (1959), ces animaux
étaient inconnus en dessous de 3 000 m. (gluant à la présence" de Bryozoaires Cténostomes
dans les grandes profondeurs, nous n’en axons relexé qu’une seule mention dans la bttéra-
tiire (Sc.nopF, 1965 : un Alcijonidiiau par 2 500 m de fond, aux Bermudes).
A quelques exceptions jerès, tous les Cténostomes et Clieilostomes abyssau.x ont une
forme allongée, dressée sur le substrat, souvent arborescente; les ramifications sont en
général très fines. Très peu d’entre eux sont formés de loges isolées et érigées, inqilantées
sur un stolon rampant, lu's formes encroûtantes y sont très rares, sans doute en raison
de la rareté des substrats durs qui sont leur substrat nécessaire. La |)ortion au contact
du substrat est toujours très réduite, et généralement constituée de faisceaux de rhizoïdes
pénétrant dans le sédiment. La colonie est sonxent de petite taille, sinon microscopique
dans le cas des Cténostomes. La pbqiart des Clieilostomes sont peu calcifiés. Ces particu¬
larités semldent caractéristiques des Bryozoaires abyssaux.
En rap|iort sans doute avec le nombre réduit des dragages profonds jusqu’ici effectués,
la plupart des esjièces abyssales ne sont encore connues que d’un seul grand bassin océa¬
nique : Atlantique Nord, Atlantique Sud, Pacifique Nord, Pacifique Sud, Antarctique,
Indes, Malaisie. Quatre espèces seulement ont, selon les connaissances actuelles, une aire
de répartition plus vaste : Kineloskias cyathus (Atlantique Nord et Sud), Cornuropina
rotunda (Atlantique Nord et Sud), Camploplites reticulatus (Atlantique Nord, Pacifique
Sud), Columnella magna (Atlantique Nord et Sud, Antarctique) ; ces quatre esjièces sont
des Clieilostomes Anasea. Vu le caractère fragmentaire des prospections, il serait téméraire
d’établir une comparaison entre les peuplements des divers grands bassins jusqu’ici étudiés ;
nous nous liornons donc pour l’instant à signaler qu’il a été inxentorié 32 espèces dans
l’Atlantique Nord (qui est d’ailleurs la zone la plus étudiée), 6 dans l’Atlantique Sud, 5
dans le Pacifique Nord, 5 dans le Pacifique Sud, 7 dans l’Antarctique et 6 en Indo-Malai¬
sie.
Ecologie. — Cinq stations abyssales de la campagne Biaçores ont rajiporté des
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
589
Bryozoaires : sur ces hases, le aoiiil)re de formes rencontrées décroît progressivement de
l’ouest vers l'est. Ainsi la station 1 2(i (3 360 ni) a rapporté 9 ou 10 espèces, la station 245
(4 270 m) : 10, la station 249 (4 620 m-4 690 m) : 5, la station 250 (4 680 m) : 1, la station
251 (3 600-3 360 m) : 2 Cette dilîérence de richesse est sans doute fonction de la nature
du substrat, f.es fonds les plus riches sont les fonds \aseux, et surtout les houes à Cocco-
lil lies.
Il n’est pas possible, comjite tenu du caractère encore fragmentaire du tri du maté¬
riel abyssal, de dire s’il existe une relation entre la richesse eu espèces et la profondeur.
Ces données précédentes ne sont pas sullisantes à notre avis. La seule conclusion que nous
puissions provisoirement dégager ne consiste donc qu’en un appau\rissenient progressif
du nombre des espèces en partant de la dorsah' médio-atlantique et au fur et à mesure
que l’on s'approche du vieux continent : une dizaine d’espèces au voisinage immédiat
des Açores, 5 et I à mi-distance des Açores et de l'Curope, 2 à Centrée du golfe de Gascogne
I carte 1),
Enfin, en considérant l’ensemhle des espèces abyssales actuellement connues et déter¬
minées, 39 descendent jusqu'entre 3 009 et 4 000 ni, 16 jusqu’entre 4 000 et 5 000 m, 5
entre 5 000 et 6 000 m et une seule espèce, hadale, dépasse les 6 000 m. Mais il est encore
Cartk 1. — Slatiniis abyssales à Hrvozoaires de la campagne Biaçoros (le noinbre des espèces el variétés
récoltées à chaque' station est indi([ué entre parenthèses).
1. Ces chiIVres sont donnés compte non tenu des Cycloslomes, des Escliarellidae et des Crihrimor-
phes.
590
JEAr^-LOUP d’hondt
bien prémal lire (ralürmcr que la diminution du nombre établi soil un reflet fidèle de la
réalité el traduise ellVetivcment une disparilion proeressivi' des Bryozoaires en allant
\'ers les grands fonds, domine nous l'aNons \ u, les Bryozoaires « profonds » sont générale¬
ment des animaux diserets, petits, fragiles, souxent Iranslueides ; de même leur aspect
n’est pas toujours celui d’un Bryozoaii'e « cdassiipie », el seul un examen minutieux ])ar un
trieur averti jiermet leur récolte. L’étude des dh'mostomes des grands fonds, en jiarliculier,
n’est qu'<à peine enirejirise.
HKrKHL.NCLS BIlil.lOdll.VBffKJl KS
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JEAN-LOUP D HONDT
Fig. H-'i.
(’ampiopUteft lutaudae n. sp. (scht‘raati((ue). a : cpielques zoécies (échelle : 80 p.m) ; b : épine (échelle
!ü p.m).
Kinetoskias sileni n. sp. Fragment de zoariuin (schématique). (Kchelle : 150 [xin).
59S
BRYOZOAIRES CTÉ?yOSTOMES ET CHEILOSTOMES
Fig. 5-8.
.5. — Cohunnella fiia^na var. voi^ti var. iiov. a : aiilozoécies normales ; b : l)ase du zoarium (de face) ; c :
hase du zoarium (de profil). (Échelle ; 250 pin.)
(). — Schizoporella leoniinensis. Exemplaire atypique à deux aviculaires frontaux successifs. (Echelle :
50 pm.)
7. — Teginimila veniista. (^luelques zoécies. (Echelle : 200 pin.)
8. — 'J'egifùnula venusia. Ovicelle. (Echelle : 100 pni.)
Fig. 9-10.
Camptoplites bicornis var. elatior (pour comparaison, exemplaire du British Muséum). (Echelle
)0 p.m.)
Cornucopina grandis (exemplaire du British Musi'iim, Porl-Phillip). (Echelle : 200 (jtm.)
'iitale. (Échelle : 2'
Fig. 14-19.
14. — Scrupocellaria niarsupiaia. Aulozorcie el son opine (x UiO).
15. — Scrupocellaria marsupiata. Zoécies et détail <iu scutuin (X 2i)).
16- -— Scrupocellaria marsupiata. Zoécies (X 150).
17. — Farciminaria alic^. Ramification (X 55).
18. — Farciminaria alic-'. Avienlaires ( X 12v)).
19. — Fijaæaria reiicnh.la. Suilace frontale (X 250).
BRYOZOAIRES CTÉNOSTOMES ET CHEILOSTOMES
S99
Fig. 20-2V
■20. — Bifaxaria reticidala (schématique). (Fcliellc : 250 (j.m.) Le détail de la surface frontale n’a pas été
figuré.
21. — Bifaxaria redieri n. sp. (schématique). (Echelle : 200 pm.) L’ornementalion frontale n’a été figurée
qu’au niveau d’une bande transversale arbitrairement délimitée.
22. — Bifaxaria lagaaiji n. sp. (schématique). (Echelle : 330 (xm.) L’ornementation frontale n’a été figurée
qu’au niveau d’une bande transversale arbitraire.
23. — Myriapora bugei n. sp. Ouverture zoéciale et opercule (schématique). (Echelle : 100 p.m.)
'24. — Schizoporella (riai’icalata var. multimandibuiata var. nov. Une zoécie. (Échelle : 350 p.m.)
600
JEAN-LOUP d’hONDT
Fig. 25-28.
25. — Euginoma K’ennifonnis. Zoécies (X 100).
26. — Alyriapora hugei ii. sp. Détail d’une liranclie du /.oariuin (X 20).
27. — Myriapora bugei n. sp. Départ de ramifications (X 20).
28. — Myriapora hiigei n. sp. Ouverture zoéciale (X 270).
Bull. Mus. natn. IJist. nat., Paris, 3® sér., ii” 299, mai-juin 1975,
Zoologie 209 : 553-()00.
Achevé (Pimprimer le 15 octobre 1975.
IMPRIMERIE NATIONALE
5 564 002 5
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« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2® sér., 42 (2) : 301-304.
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