BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
11111111111 ! 1111111 ! 111111111111 ! I
PUBLICATION BIMESTRIELLE
N° 114
JANVIER-FÉVRIER 1973
zoologie
88
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : P r M. Vachon.
Comité directeur : P rs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr. M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr. N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Ilomme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geofîroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geofîroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
Crédit Lyonnais, agence Y-425) ;
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin , 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
Abonnements pour l’année 1973
Abonnement général : France, 360 F ; Étranger, 396 F.
Zoologie : France, 250 F ; Étranger, 275 F.
Sciences de la Terre : France, 60 F ; Étranger, 66 F.
Écologie générale : France, 60 F ; Étranger, 66 F.
Botanique : France, 60 F ; Étranger, 66 F.
Sciences physico-chimiques : France, 15 F ; Étranger, 16 F.
International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 114, janvier-février 1973, Zoologie 88
SOMMAIRE
J.-P. Trilles. — Notes documentaires sur les Isopodes Cymothoadiens parasites
de poissons d’eau douce de l’Amérique du Sud. 239
J.-P. Trilles et A. Raibaut. — Sur les Cymothoidae (Isopoda, Flabellifera) para¬
sites de poissons marins de Tunisie (2 e note). 273
114, 1
Notes documentaires
sur les Isopodes Cymothoadiens parasites
de poissons d’eau douce
de l’Amérique du Sud
par Jean-Paul Trilles *
Résumé. — Ce travail est une mise au point de nos connaissances actuelles sur les Cymo-
thoidae des eaux douces de l’Amérique du Sud.
Dix-neuf espèces, connues à ce jour, ont été inventoriées ; les indications que nous possédons
sur leur habitat parasitaire et leur distribution géographique ont été regroupées.
D’autre part, les spécimens de la collection de M. G. Bouvier, ainsi que ceux de la collection
d’Isopodes du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, ont été examinés.
Abstract. — The subject of this work is to give an accurate statement of our knowledge
about the freshwater Cymothoidae of south America.
Nineteen species are noted and considered ; their synonymy, parasitical habitat and geogra-
phical distribution are precised, according to the corresponding literature.
The specimens belonging to the collection of G. Bouvier and of the National Muséum of
natural History of Paris are investigated.
L’Amérique du Sud possède une riche faune de Cymothoadiens parasites de poissons
d’eau douce. Ainsi depuis 1866, date à laquelle Schiœdte a décrit l’espèce Art.ystone trysi-
bia du Rio de la Plata, dix-neuf espèces y ont été signalées sur divers poissons dulçaqui-
coles. Il est remarquable de constater que neuf genres distincts y sont représentés de même
que les grandes tribus (selon Schiœdte et Meinert, 1881-1884) de la famille des Cymothoi¬
dae.
Il nous a donc paru intéressant d’essayer de faire le point des connaissances actuelles
sur ces divers parasites, tant du point de vue faunistique qu’en ce qui concerne leur écolo¬
gie parasitaire et leur répartition géographique.
Ce travail expose les résultats de nos investigations dans ce domaine.
* Groupe d’Écophysiologie, Laboratoire de Physiologie des Invertébrés, Université des Sciences et Tech¬
niques, 34060 Montpellier Cedex.
240
JEAN-PAUL TRILLES
CYMOTHOINAE Schiœdte et Meinert, 1884
Genre TELOTHA Schiœdte et Meinert, 1884
Chez les Telotha, les péréiopodes des quatre dernières paires ne possèdent pas de carène
sur leur bord interne, ce qui les distingue immédiatement des Cymothoa (genre type de la
tribu).
Espèce type : Telotha henselii (von Martens, 1869).
Telotha henselii (von Martens, 1869)
(PI. I, 1)
Synonymie et mentions successives
1869. Cymothoa Henselii von Martens : 33-34, taf. II (fig. 6).
1884. Telotha Henselii, Schiœdte et Meinert : 287-289, tab. X (Cym. XXVIII), fig. 11-12.
1901. Cymothoa Henseli, Gerstaecker : 265.
1904. Telotha henselii, Richardson : 23.
1915. Telotha henseli, Nierstrasz : 95.
1925. Telotha henselii, Van Name : 478-481, pl. XIII, fig. 19-23.
1931. Telotha henseli, Nierstrasz : 137.
1936. Telotha henselii, Van Name : 435-439, fig. 271 (d’après Van Name, 1925).
1937. Telotha henseli, Monod : 465.
1937. Cymothoa henseli, Pannikkar et Aiyar : 429.
(?) 1937. Telotha henseli, Cordero : 9.
1940. Telotha henselii, Van Name : 138.
1947. Telotha henseli, Ringuelet : 102-106, fig. 4-6, pl. II, fig. 1-9.
1948. Cymothoa henselii, Szidat : 45.
1955. Telotha henselii, Szidat : 233-234.
1956. Telotha henselii, Szidat : 131, fig. 2 c.
1960. Telotha henselii, Szidat et Schubart : 112 et 123.
L’espèce a été décrite par von Martens, mais uniquement en ce qui concerne la phase
sexuelle femelle. A notre connaissance, le mâle a été décrit pour la première fois par Ringue¬
let (1947), mais Lemos de Castro (1959 : 75) pense qu’il s’agit plutôt d’un spécimen de
Braga fluoiatilis.
D’après Szidat et Schubart (1960 : 123), les spécimens que Cordero (1937) range
dans l’espèce Braga fluoiatilis appartiennent à Telotha henselii, alors que les parasites
déterminés par l’auteur comme Telotha henselii sont certainement des jeunes de Braga
patagonica.
En 1925, Van Name (p. 478) décrit un spécimen larvaire qu’il attribue à Livoneca
guianensis. Mais plus tard, l’auteur (Van Name, 1936 : 439) admet qu’il s’agit plutôt d’un
individu jeune de Telotha henselii.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
241
Habitat parasitaire
L’espèce Telotha henselii est parasite dans les cavités branchiales des poissons hôtes.
Elle a été successivement signalée : 1) sur les branchies de Geophagus sp. (von Mar-
tens, 1869) (Schiœdte et Meinert, 1884) ; 2) sur Brachyplatystoma sp. (« a giant catfish »,
« native name Lau-Lau ») et Pimelodus clarias (Bloch) (« another catfish ») (Van Name,
1925) ; 3) sur les branchies de Hoplias malabaricus (Bloch) (Cordero, 1937) (?).
Distribution géographique
L’espèce Telotha henselii est actuellement connue :
— du Brésil : Rio Cadea (von Martens, 1869) ;
Porte Alegre, Rio grande do Sul (Schiœdte et Meinert, 1884) ;
— de l’Uruguay : departemento de Treinta y Très (Cordero, 1937) (?) ;
— de l’Argentine : Rio Paranâ, medio a la altura de Paranâ (Ringuelet, 1947) ;
— de la Guyane : Kartabo (British Guiana) (Van Name, 1925).
Telotha lunaris Schiœdte et Meinert, 1884
(PI. II, 1)
Synonymie et mentions successives
1884. Telotha lunaris Schiœdte et Meinert : 289-292, tab. X (Cym. XXVIII), fig. 13-15.
1915. Telotha lunaris, Nierstrasz : 95.
1931. Telotha lunaris, Nierstrasz : 137.
1936. Telotha lunaris, Van Name : 438, fig. 272 (adaptée de Schiœdte et Meinert, 1884).
1937. Telotha lunaris, Monod : 465.
1948. Telotha lunaris, Szidat : 45.
1955. Telotha lunaris, Szidat : 234.
Cette espèce a été décrite par Schiœdte et Meinert d’après l’examen d’un seul spé¬
cimen $ ovigère et de pulli primi. A notre connaissance, aucun spécimen nouveau n’a été
signalé depuis. Le mâle est par conséquent encore inconnu.
Dans ces conditions, à la suite en particulier de Van Name (1936 : 438), on peut encore
douter de la validité de cette espèce.
Habitat parasitaire
Ce parasite n’a été signalé jusqu’à présent que des cavités branchiales de Sternarchus
brasiliensis Rht. (Schiœdte et Meinert, 1884).
242
JEAN-PAUL TRILLES
Distribution géographique
La seule indication que nous possédons à l’heure actuelle est : « Rio das Velhas » (Bré¬
sil) (Schicedte et Meinert, 1884).
Telotha silurii Szidat et Schubart, 1960
(PL II, 2)
1960. Telotha silurii Szidat et Schubart : 112-114, fîg. 3-7.
D’après Szidat et Schubart, cette espèce est très voisine de Telotha henselii : « Os
exemplares encontrados nas guelras de Iheringichthys lahrosus têm muita semelhança
com a especie em questao, mas com so 13 mm de comprimento estando as fêmeas jâ ple-
namente desenvolvidas » (Szidat et Schubart : 123).
Le mâle de cette espèce est connu.
Habitat parasitaire
Comme les deux espèces précédentes, il s’agit d’un Cymothoadien branchial ; il n’est
connu actuellement que des branchies de Iheringichthys lahrosus Kroeyer (Siluroidae ;
Pimelodidae).
Distribution géographique
Szidat et Schubart (p. 114) signalent cette espèce au Brésil : « Rio Mogi Guassu,
Cachoeira de Emas, Municipio de Pirassununga, Estado de Sâo Paulo ».
Genre PARACYMOTHOA Lemos de Castro, 1955
Chez Paracymothoa, la forme générale du corps est très voisine de celle des Cymothoa.
Toutefois, les péréiopodes 7 ne présentent pas de carène et sont moins bien développés que
les autres ; les ongles en sont plus courts.
Espèce type : Paracymothoa astyanaxi Lemos de Castro, 1955.
Paracymothoa astyanaxi Lemos de Castro, 1955
(PL II, 3)
1955. Paracymothoa astyanaxi Lemos de Castro : 411-414, fig. 1-18.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMERIQUE DU SUD
243
L’espèce Paracymothoa astyanaxi est la seule espèce connue du genre Paracymothoa.
Pour la décrire, Lemos de Castro a eu à sa disposition neuf spécimens dont un holotype
femelle, un allotype mâle et cinq paratypes.
Habitat parasitaire
Il s’agit d’un Cymothoadien buccal parasitant Astyanax bimciculatus (L.) (« lambari»).
Répartition géographique
Cette espèce est connue du Brésil : du Rio das Pedras, Itatiaia, État de Rio (l’holo-
type, l’alotype et les 5 paratypes) et du Rio Matipô, affluent du Rio Doce, Minas-Gerais
(2 exemplaires) (Lemos de Castro : 414).
LIRONECINAE Schiœdte et Meinert, 1884
Genre ARTYSTONE Schiœdte, 1866
Chez Artystone , les péréiopodes des six premières paires sont courts et crochus, tandis
que ceux de la septième paire sont minces, comprimés et pourvus d’ongles droits ; les cinq
premiers pléonites sont bien distincts.
Espèce type : Artystone trysibia Schiœdte, 1866.
Artystone trysibia Schiœdte, 1866
(PL II, 4)
Synonymie et mentions successives
1866. Artystone trysibia Schiœdte : 203 et 206, pl. XI, fig. 4 a-i.
1868. Artystone trysibia, Schiôdte : 12-13.
1884. Artystone trysibia, Schiœdte et Meinert : 402-404, tab. XVIII (Cym. XXXVI), fig. 1-4.
1901. Artystone trysibia, Gerstaecker : 264.
1903. Artystone trysibia, Rowntree : 76 (détermination par StebbingL
1904. Artystone trysibia, Richardson : 23.
1936. Artystone trysibia, Van Name : 445-446, fig. 278.
1937. Artystone trysibia, Leigh-Sharpe : 394.
1937. Artystone trysibia, Monod : 465.
1940. Artystone trysibia, Van Name : 132.
1946. Artystone trysibia, Lemos de Castro et Machado Filho : 407-413, fig. 1-22.
1948. Artystone trysibia, Szidat : 45, 46, 47, 52, 53.
1955. Artystone trysibia, Szidat : 235-239, textabb. 6, Abb. 4, textabb. 5 c.
1956. Artystone trysibia, Szidat : 131, fig. f.
244
JEAN-PAUL TRILLES
1957. Artystone tryslbia, Bowman et Diaz-Ungria : 122-123, fîg. 3 m-n, 4 g.
1957. Artystone trysibia, Weibezahn et Ramirez : 153-156, pl. I, fig. 1-4.
1960. Artystone trysibia, Szidat et Schubart : 117.
Artystone trysibia est la seule espèce actuellement connue du genre Artystone. Elle
a été décrite par Schiœdte à partir d’un seul spécimen en phase sexuelle femelle. Des exem¬
plaires mâles n’ont été signalés et décrits que plus récemment (Lemos de Castro et Machado
Filho, 1946).
Habitat parasitaire
On trouve généralement ce parasite dans une cavité creusée dans le corps du poisson
(Rowntree, 1903; Leigh-Sharpe, 1937; Lemos de Castro et Machado Filho, 1946;
Weibezahn et Ramirez, 1957) ; mais il a également été récolté dans les cavités branchiales
des hôtes (Bowman et Diaz-Ungria, 1957).
En 1903, Rowntree (p. 77) se demandant quelle est la structure exacte de la cavité
abritant ce parasite, pensait qu’elle est certainement close, sans communication avec
l’extérieur. Depuis les travaux de Lemos de Castro et Filho (1946) d’une part, de Wei¬
bezahn et Ramirez (1957) d’autre part, de nombreuses précisions ont été apportées sur
ce sujet. Nous savons à l’heure actuelle que les poissons parasités présentent des ouvertures
(de 1 à 4 par individu) à la surface du corps ; elles sont généralement situées en arrière de
la base des nageoires pectorales, des nageoires ventrales ainsi que dans la région située
en avant de l’anus. Chaque ouverture, qui correspond au lieu de pénétration du parasite,
conduit dans une cavité située généralement dans la cavité abdominale du poisson et orien¬
tée obliquement vers l’avant. Dans cette dernière, la position du parasite est toujours la
même : la tête vers le fond et le pléotelson vers l’ouverture.
Weibezahn et Ramirez ont d’autre part indiqué que les poissons parasités meurent
à la suite des lésions provoquées par les parasites et d’un affaiblissement général, et ont
posé le problème des préjudices économiques correspondants (p. 155).
La nature des poissons hôtes n’a pas toujours été précisée, mais à l’heure actuelle,
nous savons que l’espèce Artystone trysibia a été récoltée sur Anacyrtus microlepis (Rown¬
tree, 1903), Geophagus brasiliensis (Leigh-Sharpe, 1937), Geophagus brasiliensis et
Crenicichla lacustris (Lemos de Castro et Machado Filho, 1946), un Anostomatinae
et un Cichlidae indéterminés (Bowman et Diaz-Ungria, 1957), Aequidens tetramerus ,
Aequidens pulcher (Cichlidae) et Mollienesia sphenops (Poeciliidae) (Weibezahn et Rami¬
rez, 1957).
Distribution géographique
Weibezahn et Ramirez (1957 : 154) ont déjà donné un relevé des principales indica¬
tions que nous possédons sur la répartition géographique de cette espèce ; les deux auteurs
en ont conclu qu 'Artystone trysibia est largement répandue dans les eaux douces de l’Amé¬
rique du Sud.
En effet, ce parasite a été successivement signalé :
245
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
— du Rio de la Plata (Argentine ?) (Schiœdte, 1866 et 1868) ;
— du Brésil (localité non précisée) (Schiœdte et Meinert, 1884) ;
— d’Asunciôn, Rio Paraguay (Paraguay) (Rowntree, 1903) ;
— du Rio Roraima, à Avapupu (Guyane anglaise ?) (Van Name, 1936) ;
— de la rivière Humboldt (Brésil) (Leigh-Sharpe, 1937) ;
— du Rio Itajai do Norte, Santa Catarina (Brésil) (Lemos de Castro et Machado Filho,
1946);
— du delta de l’Orénoque (Caiio Güiniquina) (Vénézuéla), de la Terre de Feu et de l’Equa¬
teur (« provincia de Santiago-zamora al sureste del Ecuador » et « rio Cotapino de la
provincia Napo-Pastaza del este del "Ecuador ») (Bowman et Diaz-Ungria, 1957) ;
— de Caracas (Vénézuéla) (Weibezahn et Ramirez, 1957).
Genre RIGGIA Szidat, 1948
D’après Szidat (1948), ce genre s’apparente au genre Artystone Schiœdte, 1866, par
la conformation du céphalon, des deux paires d’antennes, des segments thoraciques et
par le fait que les péréiopodes de la septième paire ne se terminent pas par une griffe recour¬
bée. Mais chez les individus en phase sexuelle femelle de Riggia, les segments abdominaux
et le telson forment une plaque abdominale grande et convexe.
Espèce type : Riggia paranensis Szidat, 1948.
Riggia paranensis Szidat, 1948
(PI. II, 5)
Synonymie et mentions successives
1948. Riggia paranensis Szidat : 47-55, fig. 1-8.
1955. Riggia paranensis, Szidat : 239-241.
1956. Riggia paranensis, Szidat : 131, fig. 2g.
1960. Riggia paranensis, Szidat et Schubart : 117-121.
1965. Riggia paranensis, Szidat : 84.
1966. Riggia paranensis, Szidat : 3.
Les deux phases sexuelles (cJ et $) du parasite ont été récoltées et décrites par Szi
DAT (1948).
Habitat parasitaire
Comme dans le cas d 'Artystone trysibia, l’espèce Riggia paranensis (ainsi d’ailleurs
que les deux autres espèces actuellement connues de Riggia) est parasite dans une poche
creusée dans la cavité abdominale des poissons hôtes ; elle s’ouvre en arrière de l’opercule.
Le mâle nain se trouve sur le marsupium de la femelle.
Jusqu’à présent, ce Cymothoadien n’a été signalé que sur Curimata platana Günther
( Anostomatinae, Curimatinae).
114, 2
246
JEAN-PAUL TRILLES
Distribution géographique
Riggia paranensis est connue du Rio Parana, près de Rosario (République Argentine).
Riggia brasiliensis Szidat et Schubart, 1960
(PL I, 2)
1960. Riggia brasiliensis Szidat et Schubart : 118-120, fig. 18-23.
Les deux phases sexuelles (<$ et $) du parasite ont été récoltées et décrites par Szidat
et Schubart (1960).
Habitat parasitaire
Riggia brasiliensis est parasite dans une cavité creusée en arrière des nageoires pec¬
torales de Leporinus copelandi Steindachner (« Piava ») et Leporinus octofasciatus Stein-
dachner (« Piavussu ») (Characidae, Anostomatinae). D’après Szidat et Schubart (1960 :
120), Leporinus copelandi est l’hôte principal, tandis que seulement deux cas de parasitisme
ont été reconnus sur Leporinus octofasciatus. Schizodon nasutus Kner (« Taguara oder Chim-
boré ») et Leporellus vittatus (Cuvier et Val.) (« Solteira ») sont d’ailleurs peut-être également
des hôtes occasionnels.
Distribution géographique
Ce Cymothoadien a été récolté sur des poissons du Rio Mogi Guassu (région do Cachoeira
de Emas, Etat de Sâo Paulo, Brésil).
Riggia nana Szidat et Schubart, 1960
(PI. II, 6)
1960. Riggia nana Szidat et Schubart : 120-121, fig. 24-26.
Cette nouvelle espèce de Riggia a été créée par Szidat et Schubart d’après l’examen
de deux individus seulement, en phase sexuelle femelle. Le mâle et encore inconnu.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
247
Habitat parasitaire
Les deux seuls spécimens connus jusqu’à présent ont été récoltés sur deux Leporinus
striatus Kner (« Canivete ») (Characidae, Anostomatinae), dans une cavité abdominale
s’ouvrant à la hauteur des nageoires pectorales.
Distribution géographique
Comme Riggia brasiliensis, cette espèce n’est connue jusqu’à présent que du Rio
Mogi Guassu (région de Cachoeira de Emas, État de Sâo Paulo, Brésil).
¥ ¥
Remarques
Les trois espèces actuellement décrites du genre Riggia paraissent morphologiquement
très proches. Pour Szidat et Schubabt, les différences essentielles résident d’ailleurs dans
les caractères de pigmentation, la nature des hôtes et la position des parasites sur ces der¬
niers : « Verifica-se que as especies novas dos Isopoda parasitârias nâo se distinguera
por caractères morfolôgicos muito nitidos. O tamanho, diferenças constantes na pigmen-
taçào, diferenças no hospedeiro e na colocaçâo no peixe permitem a separaçâo... » (Szidat
et Sciiubart : 124).
Genre PHILOSTOMELLA Szidat et Schubart, 1960
D’après Szidat et Schubart (p. 114 et 123), ce genre nouveau est très proche de Liro-
neca Leach, 1818.
Les auteurs en précisent les caractéristiques suivantes (qui sont d’ailleurs celles de
l’espèce Philostomella cigarra Szidat et Schubart, 1960, à l’heure actuelle seule espèce con¬
nue du genre Philostomella).
Les femelles mesurent 26 mm et sont toujours de couleur marron foncé. Le premier
péréionite est presque deux fois plus long que les suivants. Le bord distal des segments
thoraciques est arrondi. L’abdomen est plus ou moins enfoncé dans le dernier péréionite ;
il est court, avec des segments très étroits ; le telson est cordiforme, avec une carène et un
bord distal airondi. Les antennules et les antennes ont huit articles et les péréiopodes des
ongles puissants.
Les mâles sont grands. La longueur de leurs segments est presque uniforme ; ils mon¬
trent, comme d’ailleurs également le pléotelson, une pigmentation obscure sur leur milieu,
leurs côtés et leur bord distal. L’abdomen est plus étroit que chez les femelles. Le bord
antérieur du dernier pléonite est fortement concave. Le telson est coidiforme, aeuminé
distalement. Les uropodes sont modifiés en pattes natatoires et munis de soies bipennées.
248
JEAN-PAUL TRILLES
Le céphalon est triangulaire. Les yeux sont grands ; les antennes, plus comprimées que chez
la femelle, comprennent neuf articles et les antennules sept.
Espèce type : PhilostomeUa cigarra Szidat et Schubart, 1960.
Philostomella cigarra Szidat et Schubart, 1960
(PL II, 7)
1960. Philostomella cigarra Szidat et Schubart : 114-117 et 123, fig. 8-13.
Dans le travail des deux auteurs (p. 116) apparaît également la dénomination « Phi¬
lostomeUa cigaro » ; elle correspond certainement à une erreur typographique.
Habitat parasitaire
L’espèce Philostomella cigarra vit sur la langue de Cynopotamus hemeralis Cuvier et
Val. (« Peixe cadela ») (Characidae, Characinae).
Distribution géographique
Ce Cymothoadien est très fréquent sur les Cynopotamus du Rio Mogi Guassu (région
de Cachoeira de Emas, municipio de Pirassununga, Etat de Sào Paulo, Brésil).
Genre LIRONECA Leach, 1818 1
Au moins provisoirement, nous pensons pouvoir adopter pour le genre Lironeca Leach
les caractéristiques indiquées par Richardson (1905 : 256) : « Body suboval, more or less
twisted. Head most always deeply immersed. First pair of antennae widely separated at
the base, rather compressed. Anterior margin of the first thoracic segment widely sinuated
in the middle, more or less sinuated or incised at the antero-lateral angles. Abdomen very
little immersed, continuons with thorax, not narrower than thorax ».
Espèce type : Lironeca Redmanii Leach, 1818.
Lironeca symmetrica Van Name, 1925
(PL II, 8)
Synonymie et mentions successives
1925. Livoneca symmetrica Van Name : 473-476, pi. IX-X, fig. 9-14.
1936. Livoneca symmetrica, Van Name : 439-441, fig. 273-274 (d’après Van Name, 1925).
1. Pour la justification de l’emploi de l’orthographe Lironeca au lieu de Livoneca, nous renvoyons
au travail de Monod (1931 : 5).
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMERIQUE DU SUD
249
(?) 1937. Livoneca symmetrica, Cordero : 9-10, fig. 11, 12 a et 12 b.
1937. Livoneca symmetrica, Monod : 465.
(?) 1939. Cymothoidae (gen. ?, sp. ?) Carvalho : 41-42, fig. 1-2.
1940. Livoneca symmetrica, Van Name : 135.
1942. Livoneca symmetrica, Van Name : 326.
1948. Livoneca symmetrica, Szidat : 45.
1955. Livoneca symmetrica, Szidat : 221-223.
1955. Livoneca symmetrica, Reichenbach-Klinke : 318-320, abb. 1 et 2.
1956. Livoneca symmetrica, Szidat : 131, fig. b.
L’espèce Lironeca symmetrica a été créée uniquement d’après un spécimen en phase
sexuelle femelle et des jeunes. Par la suite, la phase mâle a été figurée par Cordero (1937,
si la détermination de l’auteur est exacte ? 1 ) et par Reichenbach-Klinke (1955).
Habitat parasitaire
L’espèce Lironeca symmetrica est parasite dans les cavités branchiales (ou sur le corps)
des poissons hôtes. Elle a été successivement signalée : 1) sur les branchies de Myloplus
xubripennis (le type de l’espèce — 1 $ ovigère) ; sur Serrasalmo rhombeus (L.) (« Perai-
fish ») ; sur Brachyplatystoma sp. (« giant catfîsh » « Lau-Lau ») ; sur les écailles d ’Hemi-
dorus carinatus (L.) (« Catfish ») ; sur Cichla ocellaris Bloch and Schneider (« Lucananni
fish ») (Van Name, 1925) ; 2) sur le dos d’un Vendelia cirrhosa Cuv. Val. (Carvalho, 1939)
(?) ; 3) sur Carnegiella strigata (Guenther) (Gasteropelecidae — Characiformes) (Reichen¬
bach-Klinke, 1955).
Répartition géographique
Lironeca symmetrica est actuellement connue :
— de Kartabo (Guyane anglaise) (Van Name, 1925) ;
— du Rio Tocatins, Etat de Para (Brésil) (Cordero, 1937) (?) ;
— du Rio Araguâia (Brésil) (Carvalho, 1939) (?) ;
— du Chano del Rio Quebrada Honda, à 10 km à l’est de Zaraza (Vénézuéla) (Van Name,
1942) ;
•— du système des fleuves Essequibo (Guyane) et Tocatins (Brésil) (Reichenbach-Klinke,
1955).
Lironeca guianensis Van Name, 1925
(PI. II, 9)
Synonymie et mentions successives
1925. Livoneca guianensis Van Name : 476-478, pl. XI-XII, fig. 15-17 ($) et fig. 18 (larve).
1936. Livoneca guianensis, Van Name : 439, 441-443, fig. 275 (d’après Van Name, 1925).
1. « es con ciertas dudas que atribuyo a esta especie » (il faut entendre à Lironeca symmetrica ) « dos
ejemplares recogidos... Estos dos especimenes se aproximan por algunos caractères a Livoneca symmetrica
Van Name, pero por otros mas se parecen a L. guianensis Van Name. Es el caso de preguntarse si ambas
no son la misma especie... » (Cordero, 1937 : 9 et 10).
250
JEAN-PAUL TRILLES
1937. L. guianensis, Monod : 465.
1937. L. guianensis, Cordero : 10.
1940. Livoneca guianensis, Van Name : 135.
1942. Livoneca guianensis, Van Name : 326.
1948. Livoneca guianensis, Szidat : 45.
1954. Livoneca guianensis, Reichenbach-Klinke : 319.
1955. Livoneca guianensis, Szidat : 222.
Considérant que le spécimen larvaire attribué dubitativement à Lironeca guianensis
par Van Name en 1925 semble être un jeune de Telotha henselii (Van Name, 1936 : 439),
on peut dire que l’espèce Lironeca guianensis n’a été décrite qu’à partir de deux spécimens
en phase sexuelle femelle (17,7 et 26 mm ; le premier, correspondant au type de l’espèce,
est celui représenté par Van Name, 1925, pl. XI, fig. 15-17) et un immature (?).
A notre connaissance, le mâle est en particulier encore inconnu.
Habitat parasitaire
Les seules indications que nous possédons sont celles de Van Name ( L925) : 1) l’hôte
du type est inconnu ; 2) les deux autres spécimens ont été récoltés sur les branchies de
Leporinus fasciatus (Bloch) (Ç — 26 mm) et Pimelodus clarias (Bloch) (immature).
Distribution géographique
Il semble que ce Cymothoadien n’est connu jusqu’à présent que de Kartabo ((Guyane
anglaise) (Van Name, 1925).
Lironeca orinoco Bowman et Diaz-LTngria, 1957
(Pl. II, 10)
1957. Lironeca orinoco Bowman et Diaz-Ungria : 113-115, 118-119, fig. 1 a-p, 3 f-J.
Le matériel examiné par les deux auteurs comprenait une femelle holotype, un mâle
allotype et deux mâles supplémentaires.
Habitat parasitaire
Les quatre exemplaires examinés par Bowman et Diaz-Ungria ont été récoltés (par
le dernier) dans les cavités branchiales de deux Cichlidae indéterminés.
Distribution géographique
Ce parasite n’est actuellement connu que du delta de l’Orénoque (Vénézuéla).
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L AMERIQUE DU SUD
251
Lironeca lazzari (Pearse, 1921)
Synonymie et mentions successives
1920. Aegathoa lazzari Pearse (nomen nudum) : 39.
1921. Aegathoa lazzari Pearse : 461, fig. 2.
1923. Aegathoa lazzari, Monod : 406 et 409.
1936. Livoneca lazzari, Van Name : 443-444, fig. 276 (d’après Pearse, 1921).
1937. Livoneca lazzari, Monod : 465.
1948. Livoneca lazzari (Aegathoa lazzari), Szidat : 45.
1954. Livoneca lazzari, Reichenbach-Ivlinke : 319.
1955. Livoneca lazzari, Szidat : 222.
On peut remarquer que cette espèce n’est encore à l’heure actuelle basée que sur l’exa¬
men de formes jeunes, celles précisément étudiées par Pearse. L’auteur n’a d’ailleurs
figuré que les maxillules, inaxilles, maxillipèdes, le telson plus les uropodes de ces spécimens.
Il faut donc bien reconnaître que tant que les adultes ($ et <$) correspondants n’auront
pas été récoltés, on pourra douter de sa validité.
Habitat parasitaire
S’agissant de formes jeunes, et, qui plus est, récoltées en deux occasions seulement,
il n’est pas étonnant que l’on ignore encore la position exacte occupée par cette espèce
sur les hôtes.
Nous savons toutefois qu’elle a été trouvée sur Astyanax bimaculatus (L.) (« Sardina
Paleta ») et sur Gephyrocharax valenciae Eigenmann (« Sardina »).
Distribution géographique
L’existence de cette espèce n’a été jusqu’à présent reconnue que dans le lac Valencia
(Vénézuéla) (Pearse, 1920) : 1) « at moût h of Rio Bue » pour le parasite A’ Astyanax bima¬
culatus ; 2) « in shallow water near Maracay » pour celui de Gephyrocharax valenciae.
ÀNILOCRIDAE Schiœdte et Meinert, 1881
Genre ASOTANA Schiœdte et Meinert, 1881
Ce genre (encore représenté par la seule espèce Asotana formosa Schiœdte et Meinert,
1881) est très caractéristique ; au moins provisoirement, on peut le définir de la façon sui¬
vante : le bord frontal antérieur présente trois saillies nettes et le céphalon trois paires
de tubercules céphaliques (une située en arrière des saillies du front et les deux autres au-
252
JEAN-PAUL TRILLES
dessus des yeux). La partie antérieure du péréion montre une spinulation nette. Les uropodes
sont petits ; l’exopodite est plus large que l’endopodite.
Espèce type : Asotana formosa Schiœdte et Meinert, 1881.
Asotana formosa Schiœdte et Meinert, 1881
(PI. II, 11)
Synonymie et mentions successives
1881. Asotana formosa Schiœdte et Meinert : 155-157, tab. X (Cym. XVII), fig. 10-12.
1901. Asotona formosa, Gerstaecker : 264.
1904. Asotona formosa, Richardson : 23.
1931. Asotana formosa, Nierstrasz : 130.
1936. Asotana formosa, Van Name : 444-445, fig. 277 (d’après Schiœdte et Meinert, 1881).
(?) 1937. Badroulboudour splendida Leigh-Sharpe : 391-394, fig. 1-4.
1937. Asotana formosa, Monod : 465-466 1 .
1940. Asotana splendida, Van Name : 124, fig. 16 (d’après Leigh-Sharpe) 1 2 .
(?) 1940. Badroulboudour splendida, Van Name : 133.
i948. Asotana formosa, Szidat : 45.
(?) 1948. Badroulboudour splendida, Szidat : 46.
1955. Asotana formosa, Szidat : 234-235.
1956. Asotana formosa, Szidat : 131.
Il semble que le problème de l’identité éventuelle des « espèces » Asotana formosa et
A. splendida puisse être encore posé. Seules des récoltes plus abondantes (de spécimens
$ et Ç) permettront de trancher la question, car Schiœdte et Meinert d’une part et Leigh-
Sharpe d’autre part, n’ont eu à leur disposition qu’un seul spécimen Ç ovigère.
Habitat parasitaire
L’hôte du spécimen Ç décrit par Schiœdte et Meinert est inconnu. Quant au para¬
site signalé par Leigh-Sharpe, l’auteur indique qu’il a été récolté dans la bouche d’un
« Boca-Chica » « probably a Loricariia ».
Distribution géographique
Le type de l’espèce Asotana formosa a été récolté au Pérou (fleuve Iça), tandis que le
spécimen de Leigh-Sharpe provient de l’Équateur (Rio Napo).
1. Monod (1937) établit la synonymie entre les deux genres Asotana Schiœdte et Meinert, 1881, et
Badroulboudour Leigh-Sharpe, 1937 ; l’auteur ajoute : « on découvre même de si étranges coïncidences entre
la description de Badroulboudour spendida et celle d’ Asotana formosa... qu’il est bien possible que les deux
spécimens soient conspécifiques ».
2. « But Leigh-Sharpe’s figures show that his specimen is much smoother above than the highly
ornemented one depicted (possibly rather too fantastically) in ScmœDTE and Meinert’s work, and as
the localities are widely separated... a decision on that question » (séparation des espèces A. formosa et A.
splendida) « may be postponed » (Van Name, 1940).
ISOPODES CYMOTIIOADIENS DE l’aMÉRIQUE DU SUD
253
Genre BRAGA Schiœdte et Meinert, 1881
Ce genre, apparenté au genre bien connu Anilocra Leach, 1818, en diffère cependant
par la présence d’un front arqué, de petites épimères et d’un abdomen court ; d’autre part,
les crochets des péréiopodes de la septième paire sont plus petits que les autres.
Espèce type : Braga nasuta Schiœdte et Meinert, 1881.
Braga nasuta Schiœdte et Meinert, 1881
(PI. II, 12)
Synonymie et mentions successives
1881. Braga nasuta Schiœdte et Meinert : 93-94, tab. VII (Cym. XIV), fig. 8-9.
1901. Braga nasuta, Gerstaecker : 264,
1931. Braga nasuta, Monod : 363.
1932. Braga nasuta, Schouten : 105.
1938. Braga nasuta, Rossani : 43.
1955. Braga nasuta, Szidat : 223-233.
1959. Braga nasuta, Lemos de Castro : 69-70 et 72-73, pl. 3 (fig. 20-28) et planche photo 8 (fig. 66
et 67).
De l’espèce Braga nasuta, Schiœdte et Meinert n’ont eu a leur disposition qu’un
unique spécimen $ ovigère. La provenance de cet exemplaire (« Oras Brasiliae » ?) explique
pour quelle raison Braga nasuta a longtemps été considérée comme une espèce marine.
C’est Lemos de Castro qui, plus récemment (1959), a récolté ce parasite, décrit la
phase sexuelle mâle, et précisé qu’il se rencontre en eau douce.
On peut d’ailleurs remarquer que l’exemplaire Ç de Schiœdte et Meinert et les deux
spécimens <§ de Lemos de Castro sont les seuls encore actuellement connus de l’espèce
Braga nasuta.
Habitat parasitaire
La seule indication que nous possédions est celle de Lemos de Castro concernant
l’un des deux mâles qu’il a examiné : « parasitando peixe « cascudo » ( Plecostomus sp.) ».
Distribution géographique
Pour l’instant, cette espèce n’est connue que des eaux douces du Brésil (Lemos de
Castro, 1959);
— Paulo Afonso, Rio S. Francisco, État de Bahia (1 <$) ;
— Rio de Ribeira, État de S. Paulo (1 <J).
114, 3
254
JEAN-PAUL TRILLES
Braga cichloe Schiœdtc et Meinert, 1881
(PL II, 13)
Synonymie et mentions successives
1881. Braga Cichlue Schiœdte et Meinert : 94-96, tab. VII (Cym. XIV), fig. 10-11.
1901. Braga cichlae, Gerstaecker : 264.
1911. Braga cichloe, Richardson : 96.
1931. Braga cichlae, Monod : 363.
1932. Braga sichlae, Schouten : 105.
1936. Braga cichlae, Van Name : 433, fig. 268 (d’après Schiœdte et Meinert).
1937. Braga cichlae, Cordero : 9.
1937. Braga cichlae, Monod : 465.
1938. Braga cichloe, Rossani : 43.
1940. Braga cichlae, Van Name : 133.
1948. Braga cichlae, Szidat : 45.
1955. Braga cichlae, Szidat : 230.
1959. Braga cichlae, Lemos de Castro : 70-72, pl. 1 et 2 (fig. 1-19), pl. photo 8 (fig. 62-65).
Comme la précédente, cette espèce a été créée par Schiœdte et Meinert à partir
d’un seul spécimen Ç jeune. Mais plus récemment, Lemos de Castro a eu à sa disposition
des exemplaires plus nombreux (24 Ç et 9$) qui lui ont permis de redécrire la phase sexuelle
femelle et de décrire le mâle et les « immatures ».
Haritat parasitaire
Ce Cymothoadien a été successivement signalé : 1) « in lingua Cichlae sp. » (Schiœdte
et Meinert, 1881) ; 2) dans la bouche et sur les branchies du « peixe — Cadela » (Cynopo
tamus humeralis (Val.)) (Characinae) (Lemos de Castro, 1959).
Distribution géographique
Braga cichloe n’est pour l’instant connue que du Brésil :
— bassin de l’Amazone : « José Apu » (Schiœdte et Meinert, 1881) (d’après Lemos de
Castro : « certamente José. Açu, um igarape existente na margem direita do Rio
Xingu, no municfpio de Porto de Moz, Estado do Para ») ;
— bassin de Paranâ : « Rio Grande, Lavras, Estado de Minas Gérais... ; Rio Mogi — Guaçu,
Pirassununga, Estado de S. Paulo... ; ... Rio Sapucai, Carmo do Rio Claro, Estado
de Minas Gérais... » (Lemos de Castro, 1959).
Braga patagonica Schiœdte et Meinert, 1884
(Pl. I, 3 ; pl. II, 14)
Synonymie et mentions successives
1884. Braga patagonica Schiœdte et Meinert : 419-420, tab. XVIII (Cym. XXX-VI), fig. 17-18.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
255
1911. Braga patagonica, Richardson : 96.
1931. Braga patagonica, Monod : 363-365, fig. 1-36.
1932. Braga patagonica, Schouten : 105, fig. 1-2 (d’après Monod).
1933. Braga patagonica, Giambiagi de Calabrese : 511-512.
1936. Braga patagonica, Van Name : 433-434, fig. 269 (d’après Monod).
1937. Braga patagonica, Monod : 465.
1938. Braga patagonica, Rossani : 43-46.
1947. Braga patagonica, Ringuelet, : 100-101 1 .
1948. Braga patagonica, Szidat : 45, 46 et 53.
1955. Braga patagonica, Szidat : 230-232.
1959. Braga patagonica, Lemos de Castro : 69, 70, 73 et 74, pl. 4 et 5 (fig. 29-40) et pl. photo. 8.
1960. Braga patagonica, Szidat et Schubart : 111-112, fig. 1-2.
Schiœdte et Meinert (1884) n’ont eu à leur disposition qu’une femelle jeune. Le mâle
a été décrit par Monod (1931).
Habitat parasitaire
Braga patagonica a été récoltée sur : 1) « ascaris » (fam. Plecostomidae) ? Pogonias
chromis (L.) e « dourado » (Salminus hilarii Val.) (Lemos de Castro, 1959 : 74) ; 2) les bran¬
chies de Hoplias malabarica (Bloch) (« traira ») (Erythrininae) (Szidat et Schubart, 1960 :
111 - 112 ).
Distribution géographique
La présence de cette espèce a été reconnue :
— en Patagonie, près du fleuve Rio Negro (Schiœdte et Meinert, 1884) ;
— dans un lac en communication avec le Rio Paraguay (Monod, 1931) ;
— « em diferentes pontos do Rio S. Francisco, nos Estados de Pernambuco, Bahia et S.
Paulo ; Belém, Estado do Para, Brasil » (Lemos de Castro, 1959) ;
— dans le Rio Mogi Guassu, région de Cachoeira de Emas, État de Sâo Paulo (Szidat et
Schubart, 1960).
Braga fluviatilis Richardson, 1911
(Pl. II, 15)
Synonymie et mentions successives
1911. Braga fluviatilis Richardson : 95-96, fig. 1-2.
1931. Braga fluviatilis, Monod : 364-365 2 .
1. D’après Ringuelet (1947 : 101), les photographies de $ données par Cordero (1937) comme con¬
cernant Braga fluviatilis Richardson, concernent en réalité B. patagonica Schiœdte et Meinert. Ce point
de vue est partagé par Lemos de Castro (1959 : 74), qui admet également comme possible la synonymie
B. brasiliensis, B. occidentalis et B. patagonica.
2. Species inquirenda, d’après Monod (1931) : « tant que des femelles topotypiques n’auront pas été
examinées, il ne saurait être prouvé que B. fluviatilis n’est pas le mâle d’une forme déjà connue ».
256
JEAN-PAUL TRILLES
1932. Braga flwiatilis, Schouten : 106.
1933. Braga flwiatilis, Giambiagi de Calabrese : 511-515.
1936. Braga flwiatilis. Van Name : 434-435, fig. 270 (d’après Richardson).
1937. Braga flwiatilis, Monod : 465.
(?) 1937. Braga flwiatilis, Cordero : 8-9, fig. 9-10 a-b 1 .
1938. Braga flwiatilis, Rossani : 44-45.
(?) 1938. Braga gallardoi, Rossani : 46-48, fig. III 2 .
1940. Braga flwiatilis, Van Name : 133.
1947. Braga flwiatilis, Ringuelet : 100-101.
1948. Braga flwiatilis, Szidat : 45, 46, 48, 49, 51 et 53.
1955. Braga fluoiatilis, Szidat : 223-233, textabb. 5 a et 7 a-b, abb. 1, 2.
1956. Braga flwiatilis, Szidat : 131, fig. 2 d.
1959. Braga fluviatilis, Lemos de Castro : 69-77, pi. 6 et 7 (fig. 41-58), pl. 8, photo 61.
1960. Braga flwiatilis, Szidat et Schubart : 123.
1965. Braga flwiatilis, Szidat : 84.
1966. Braga flwiatilis, Szidat : 3.
Richardson a créé cette espèce à partir d’un seul exemplaire mâle qui est d’ailleurs
morphologiquement très voisin des jeunes individus de Livoneca. symmetrica représentés
par Van Name (1936 : 440, fig. 274). La phase femelle a été décrite par Giambiagi de Cala¬
brese (1933).
Habitat parasitaire
Ce Cymothoadien a été successivement signalé :
—- dans la bouche de Silures Platystomes indéterminés (Armado en République Argentine)
(Richardson, 1911) ;
— sur le dos d’un Loricariidae et sur Pagonias chromis (L.) (Cordero, 1937) (?) ;
— dans la bouche de Cichlasoma brasüiensis (B. gallardoi, Rossani, 1938) (?) ;
— dans la bouche de Loricaria anus (Cuv. Val.) (Ç) ; sur Loricaria anus et Salminus maxil-
losus Cuv. Val. (<^) (Ringuelet, 1947) ;
— dans la cavité buccale et sur les nageoires de Plecostomus commersoni (Szidat, 1948) ;
— sur « Armado » (fam. Doradidae) Salminus maxillosus C. V., « vieja » (Loricaria anus
(C. V.) et « bicudo » (Lemos de Castro, 1959).
Distribution géographique
Braga flwiatilis est connue du Rrésil et de l’Argentine :
— Villa Lutécia, environs de San Ignacio (Haut Parana, Rép. Argentine) (Richardson,
1911) ;
— Rio Santiago, Puerto de la Plata (Giambiagi de Calabrese, 1933);
— Rio Sâo Francisco (Etat de Pernambouc, Rrésil) ; Montevideo (Cordero, 1937) (?) ;
1. Cordero (1937 : 9) est d’avis que la description de Braga cichloe Schiœdte et Meinert n’est pas
suffisante pour être certain que ce n’est pas la même espèce que B. fluviatilis Richardson (également Van
Name, 1940).
2. D’après Lemos de Castro, Braga gallardoi Rossani serait une espèce du genre Lironeca.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
257
— Lagoa Rodrigo de Freitas, en Rio de Janeiro (Braga gallardoi ; Rossani, 1938) (?) ;
— Rio Parana et Rio de la Plata ; Gualeguaychû (Entre Rios, Argentine) (Ringuelet,
1947) ;
— Pôsto do Jacaré alto xingu, Etat de Mato Grosso ; Rio Itapicuru, Galdas de Cipô, État
de Bahia (Lemos de Castro, 1959).
N. B. : Pour une clef de détermination des espèces du genre Braga actuellement
connues dans les eaux douces sud-américaines, nous renvoyons au travail de Lemos de
Castro (1959 : 70).
Genre NEROCILA Leach, 1818
Chez les Nerociles, le corps est allongé et très souvent aplati. Le bord antérieur du
premier péréionite est profondément trisineux. Les bords latéro-postérieurs des segments
thoraciques, depuis le second jusqu’au dernier, augmentent graduellement en longueur
et sont le plus souvent prolongés distalement en pointe (au moins pour les derniers). Les
épimères sont également acuminées. Le pléon est libre.
Espèce type : Nerocüa Blainoillii Leach, 1818.
Nerocila armata Dana, 1853
(PI. I, 4)
Synonymie et mentions successives concernant l’Amérique du Sud
1853. Nerocila armata Dana : 761-762, pl. L., fig. 10 a-b.
1881. Nerocila fluoiatilis, Schiœdte et Meinert : 66-70, tab. V (Cym. XII), fig. 6-9.
1884. Nerocila fluoiatilis, Schiœdte et Meinert : 414.
1901. Nerocila fluoiatilis, Gerstaecker : 264.
1904. Nerocila fluoiatilis, Richardson : 23.
1931. Nerocila armata., Monod : 6-10, fig. 1 a-4 b.
1936. Nerocila fluoiatilis, Van Name : 431-432, fig. 267 (adaptée de Schiœdte et Meinert).
1937. Nerocila armata, Monod : 465.
1937. Nerocila fluoiatilis, Cordero : 4-8, fig. 2-8, pl. photo 1 1 .
1940. Nerocila armata, Van Name : 123-124.
1940. Nerocila fluoiatilis, Van Name : 135.
1947. Nerocila armata (= Nerocila fluoiatilis), Ringuelet : 95.
1948. Nerocila fluoiatilis, Szidat : 45, 53.
1948. Nerocila fluoiatilis. Nerocila armata, Szidat : 46.
1949. Nerocüa armata (= N. fluoiatilis), Brian et Dartevelle : 140.
(?) 1955. Nerocila fluoiatilis (= N. orbignyi Guerin-Méneville (1829) forma Orbignyi Monod
(1931)), Szidat : 216-217, tafel. 1-2, p. 253.
1965. Nerocila fluoiatilis, Szidat : 84 et 87.
(?) 1966. Nerocila fluoiatilis (= N. orbignyi form. orbignyi Monod), Szidat : 3.
1. L’auteur ne semble pas admettre que N. fluoiatilis = N. armata ; il ne cite pas le nom A'armata ;
mais par contre Cordero précise (p. 7) : « Nuestra Nerocila fluoiatilis se acerca mucho a Nerocila munda
Harger, 1873 ».
258
JEAN-PAUL TRILLES
Pendant longtemps, on n’a connu de l’espèce Nerocila armata Dana que la seule phase
sexuelle femelle. En 1937, Cordero signale bien avoir récolté deux exemplaires de l’espèce,
mais l’auteur n’en indique en fait que les dimensions (7,5 mm : 18 mm et 8 mm : 24 mm).
D’ailleurs, d’après Ringuelet (1947), les exemplaires de Cordero doivent plutôt être
rapportés à N. orbignyi f. orbignyi.
La phase mâle de ce Cymothoadien ne semble donc avoir été décrite qu’en 1955, par
Szidat.
Nous n’avons pas retenu ici l’espèce Nerocila falklandica Cunningham, 1871, mise
en synonymie de Nerocila fluviatilis par Schiœdte et Meinert (1881 : 66) et également
dubitativement par Van Name (1936 : 431-432). Quant à Cordero (1937), il la considère
comme species inquirenda (1937 : 7). Cette espèce, ainsi que l’a reconnu Monod (1931 :
15), appartient à Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832) forma mandata
H. M. Edwards, 1840. À notre connaissance, c’est une espèce qui n’a jamais été signalée
en eau douce. Nerocila armata au contraire, d’après Monod (1931 : 8), se rencontre à la fois
dans l’eau douce et dans l’eau de mer. Pour Cordero (p. 8) « es possible que Nerocila flu-
viatilis no sea una forma originalmente de agua dulce, sino mâs bien una especie marina
adaptada a las aguas del estuario del Plata... » Szidat quant à lui (1965 : 87) indique que
Nerocila fluviatilis vit aussi bien « en aguas salobres, como en la desembocadure del Rio
de la Plata ».
Habitat parasitaire
Les indications que nous possédons sont les suivantes : 1) chez un Silure indéterminé
(Schiœdte et Meinert, 1881) ; 2) sur Leporinus fasciatus, Crenicichla saxatilis , Cichla
ocellaris, Pseudauchenipterus nodosus (Monod, 1931) ; 3) sur Mustelus canis (Mitch.), Rhom-
bus paru (L.), Micropogon opercularis (Q. et G.), Pogonias chromis (L.) (hôtes seulement
marins )(Cordero, 1937).
Distribution géographique
En Amérique du Sud, cette espèce a été signalée dans les localités suivantes :
— Rio de Janeiro (Dana, 1853) ;
— Montevideo (Rio Plata) (Schiœdte et Meinert, 1881) ;
— Inisanga (Brésil) (probablement Rio Ypiranga, État de San Pablo, d’après Cordero,
1937 : 8, note 1) (Schiœdte et Meinert, 1884) ;
— Guyane anglaise (Monod, 1931) ;
— estuaire de la Plata, Uruguay (Cordero, 1937).
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
259
NOTES COMPLÉMENTAIRES
1. Sur quelques Cymothoadiens parasites de poissons d’eau douce du Brésil, récoltés par
G. Bouvier 1 .
En 1953, G. Bouvier a signalé avoir récolté des Isopodes parasites du genre Braga
sur divers poissons d’eau douce du Brésil.
Grâce à l’amabilité de MM. G. Bouvier et R. Ph. Dollfus, nous avons pu examiner
ces parasites (11 spécimens -j- des pulli) et y reconnaître des représentants des deux espèces :
Telotha henselii (von Martens, 1869), Riggia brasiliensis Szidat et Schubart, 1960.
Telotha henselii (von Martens, 1869)
— 1 $ non ovigère, L.T. 20 mm.
—- 3 dont un en mue antérieure, L.T. 12, 11 et 10,5 mm.
Hôte : Rhamdia quelen (« Bagre » — Siluridae) (fide G. Bouvier, 1953 : 423).
Localité : Rio Jaguari (5-XI-1948 et 8-XII-1948).
Riggia brasiliensis Szidat et Schubart, 1960
— 1 Ç ovigère et de nombreux pulli II (Ç : L.T. 28 mm).
Hôte : Leporinus piapara (« piapara » — Anostomatinae) (fide G. Bouvier 1953 : 423).
Localité : Rio Atibaia (mars 1949).
— 3 $ ovigères avec de nombreux embryons (Ç : L.T. 19, 17 et 20 mm).
Hôte : Leporinus sp. (« Piava riscada » —- Anostomatinae) (fide G. Bouvier, 1953 :
423). Cavité, base nageoire pectorale.
Localité : Rio Atibaia (janvier-mai 1949/50).
—■ 2 Ç ovigères et nombreux embryons ($ : L.T. 22 et 25 mm).
Hôte : Anostomus kneri (« Chimburé » — Anostomatinae) (fide G. Bouvier, 1953 :
423). Base de la nageoire pectorale, interne.
Localité : Rio Atibaia (9-111-1949 ; 9-X-1949).
2. Sur quelques spécimens de Cymothoadiens dulçaquicoles sud-américains conservés dans
la collection d’Isopodes du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris
La collection d’Isopodes du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris comporte
un certain nombre de Cymothoidae ; parmi ceux-ci, nous avons inventorié quelques spéci¬
mens dulçaquicoles sud-américains dont il nous paraît intéressant de signaler ici l’exis¬
tence.
Quatre espèces y sont représentées : Nerocila armata, Telotha henselii, Rraga pata-
1. Service vétérinaire cantonal et Institut Galli-Valerio, Lausanne (Suisse).
260
JEAN-PAUL TRILLES
gonica et Braga fluviatilis ; nous indiquons ci-dessous les caractéristiques des spécimens
correspondants ainsi que les indications consignées sur les étiquettes préexis¬
tantes (Ét.).
Telot.ha henselii (von Martens, 1869)
— 1 $ ovigère, L.T. 20 mm.
3 $ non ovigères, L.T. 15, 14 et 13 mm.
2 $ jeunes, L.T. 12 et 9,5 mm.
5 (J, L.T. 7, 7, 7, 7 et 6,5 mm.
Et. : Mission F. Geay, 1900. — Guyane française. Oyapock. Ouanary n° 1358.
— 2 $ jeunes (ou stades de transition), L.T. 9 et 8,5 mm.
Ét. : Dans la cavité branchiale de Caloueri (Silure). — Guyane Française. — F. Geay
1900 — n° 13.
— 2 (J. Un de L.T. 7,5 mm, l’autre en mue postérieure non mesurable.
Ét. : Guyane Française. — G. Geay 1900. — Ouanary n° 1359.
—- 2 çj, L.T. 7 et 6,5 mm.
Ét. : Guyane Française. — F. Geay 1900. — Ouanary n° 1359.
Braga patagonica Schiœdte et Meinert, 1884
— 1 $ ovigère, L.T. 30 mm.
1 (J, L.T. 6 mm.
Ces deux exemplaires appartiennent à la collection Th. Monod et correspondent aux spéci¬
mens que l’auteur a étudiés et représentés (1931 : 364, fig. 1, 2 et 3).
Ét. : Braga patagonica. — Coll. Th. Monod, n° 119. — Asuncion. Paraguay 1929.
— 1 $ ovigère, L.T. 22 mm.
1 $ non ovigère, L.T. 17 mm.
2 Ç jeunes (ou des intermédiaires), L.T. 14 et 13 mm.
Ét. : Rivière Araguay. — Prov. de Goyaz — Brésil. — de Castelnau 11-1847.
— 1 $ ovigère, L.T. 22 mm.
Ét. : Buenos Aires. — L. Iches 1912. — parasite sur le « Pejerrey » ou Atherinichthys
boneriensis Günth.
— 1 Ç jeune, L.T. 15,5 mm.
Ét. : Goyaz. —- Baër 1927. — Parasite d’un poisson d’eau douce, le piranha vermelha
(Serrasalmo sp.). — Rio Araguaya. — IX. 06.
Braga fluviatilis Richardson, 1911
— 1 cj jeune, L.T. 10,5 mm.
Ce spécimen est assurément celui décrit par Richardson (1911 : 94-96) et par conséquent
le type de l’espèce.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
261
Et. : 2 e Mission Charcot 1912 1 . Braga fluviatilis sp. nov. — type. — n° 2138.
— 1 cj très jeune, L.T. 5 mm (ce spécimen est en tout point semblable au parasite
décrit par Richardson, 1911, et Lemos de Castro, 1959).
Et. : Braga sp. larva. — Riv. Camopi (Affluent de l’Oyapock). — sur un piraye. — Guyane
française. — F. Geay 1900. — H. J. Hansen vidit 1903.
Nerocila armata Dana, 1853
1 Ç ovigère, L.T. 32 mm.
1 Ç non ovigère, L.T. 30 mm.
Et. : Nerocila fluviadlis Sch. Mein. —- Mar del Plata. — Museo de Buenos Aires n° 10251.
— Entrée 19-1922.
1. Cette indication est certainement erronée. Le spécimen décrit par Richardson a été récolté, d’après
l’auteur, sur un « Armado » dans les environs de San Ignacio, Haut Parana (fide E. Wagner, in Richard¬
son, 1911).
262
JEAN-PAUL TRILLES
Conclusions
À l’heure actuelle, dix-neuf espèces de Cymothoadiens parasites de poissons d’eau
douce sont connues en Amérique du Sud.
Quatre ( Telotha henselii, Telotha lunaris, Telotha silurii et Paracymothoa astyanaxi )
appartiennent à la tribu des Cymothoinae et neuf (. Artystone trysibia, Riggia paranensis ,
Riggia brasiliensis, Riggia nana, Philostomella cigarra, Lironeca symmetrica, Lironeca
guianensis, Lironeca orinoco et Lironeca lazzari) à celle des Lironecinae ; les six autres
(Asotana formosa , Rraga cicliloe, Rraga patagonica, Rraga fluviatilis, Bragci nasuta et Nero-
cila armata ) sont du groupe des Anilocridae.
Parmi ces différentes espèces, certaines sont à l’heure actuelle relativement bien carac¬
térisées ; pour d’autres, l'une des deux phases sexuelles, ou les deux, sont encore inconnues.
D’ailleurs, d’une façon quasi générale, on ne peut que souhaiter que des récoltes plus abon¬
dantes permettent à l’avenir de mieux définir ces différents parasites.
En ce qui concerne l’habitat parasitaire, on constate que toutes les possibilités sont
représentées puisque la faune dulçaquicole sud-américaine comprend à la fois des espèces
buccales, branchiales, internes et de surface. Quant aux poissons hôtes, s’ils sont variés,
on peut cependant noter une fréquence plus élevée du parasitisme sur les Characidae et
les Silures Pimelodidae.
Enfin, il serait souhaitable qu’une étude générale de la répartition géographique de
ces divers Cymothoadiens soit entreprise ; en effet, nous pensons que la localisation stricte
que nous connaissons à l’heure actuelle pour certaines de ces espèces n’est due en fait qu’à
l’extrême rareté des récoltes correspondantes.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
263
Tableau récapitulatif
Espèces
2
c n
a
2
cr
‘W
CQ
CJ
3
fcc
eB
Pu
CB *®
S ^
&C S
? §
=
O
r*
bp a>
« Si
PU H
Cymothoinae
Telotha henselii
Telotha lunaris
Telotha silurii
Paracymothoa astyanaxi +
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
+
4-
+
+
+ + +
Lironecinae
Artystone trysibia
+
+
4-
+ +
+
+
+
+
+
Riggia paranensis
+
+
+
H"
Riggia brasiliensis
+
+
+
+
Riggia nana
+
+
+
Philostomella cigarra
+
+
+
+
Lironeca symmetrica
+
+
+
+
+
+
+
Lironeca guianensis
+
+
+
Lironeca orinoco
+
+
+
+
Lironeca lazzari
+
Anilocridae
Asotana formosa
+
+
+ +
Braga nasuta
+
+
+
Braga cichloe
+
+
+
+
+
Braga patagonica
+
+
+
+ +
+
Braga fluoiatilis
+
+
+
+
+
+
Nerocila armata
+
+
+
+ +
+
+
264
JEAN-PAUL TRILLES
AUTEURS CITÉS
Bouvier, G., 1953. — De quelques crustacés parasites des poissons d’eau douce de Suisse et du
Brésil. Bull. Soc. vaud. Sci. nat., 65 (283) : 423-427, fig. A. F.
Bowman, Th.-E., et C. Diaz-Ungria, 1957. — Isopodos quimotoideos parasitos de peces de las
aguas venezolanas. Mems Soc. Cienc. nat. « La Salle », 17 (47) : 112-124, fig. 1-4.
Brian, A., et E. Dartf.velle, 1949. —- Contribution à l’étude des Isopodes marins et fluviatiles
du Congo. Annls Mus. r. Congo belge, Zoologie, série III, 1 (2) : 77-208, fig. 1-175.
Carvalho, .l.-P., 1939. — Sobre um caso curioso de ecto-parasitismo. Rev. Ind. anim., 2 (3) : 41-
44, fig. 1-2.
Cordero, H.-E., 1937. — Nerocila fluviatilis y otros isopodos parasitos de las familias Cymo-
thoidea y Bopyridae del Uruguay y del Brasil. An. Mus. nac. Montevideo, sér. 2 a, 4 (12) :
1-11, fig. 1-12.
Dana, J.-D., 1853. — Crustacea. In : United States exploring expédition during the years 1838,
1839, 1840, 1841, 1842, under the command of Charles Wilkes, U.S.N., XIV, part. II,
with a Folio Atlas of ninety-six plates : 761-762, pl. 50.
Gerstraecker, A., 1901. — Isopoda. In : Die Klassen und Ordnungen der Arthropoden wissen-
schaftlich dargestellt in Wort und Bild., Ed. H. CG Bronn, Fünfter Band. II. Abtheilung.
Crustacea. (Zweite Hàlfte : Malacostraca) : 8-278, pl. I-XXIV.
Giambiagi de Calabrese, D., 1933. — Descripcion complementaria de un Isôpodo de agua dulce
Braga fluviatilis Richardson. An. Mus. nac. Hist. nat. B. Aires, carcinologia, publicacion
n° 13, 37 : 511-515, fig.
Leigh-Siiarpe, W.-H., 1937. — Badroulboudour splendida N. g. et Sp., a new parasitic Isopod
from Ecuador. Parasitology, 29 : 391-394, fig. 1-4.
Demos de Castro, A., 1955. — « Paracymothoa astyanaxi » G.N.E.Sp.N. Isopode parasita de peixe
de agua doce (Isopoda, Cymothoidae). Revta bras. Biol., 15 (4) : 411-414, fig. 1-18.
— 1959. — Sobre as especies sul-Americanas do genero Braga Schiœdte et Meinert 1881
(Isopoda, Cymothoidae). Archos Mus. nac., Rio de J., 49 : 69-77, pl. 1-8.
Demos de Castro, A., et J. P. Machado Filho, 1946. — « Artystone trysibia » Schiœdte, um Crus-
taceo parasita de peixe d’agua doce do Brasil, com descriçâo do Alôtipo macho (Isopoda,
Cymothoidae). Revta bras. Biol., 6 (3) : 407-413, fig. 1-22.
Martens, F.. von, 1869. — Südbrasilische süss-und Brackwasser-Crustaceen nach den Sammlun-
gen des Dr. Reinh. Hensel. Arch. Naturgesch., XXXV. Jahrg. 1 : 1-37, pl. I-II.
Monod, Th., 1923. — Remarques sur le genre « Aegathoa » Dana suivies de la description d’A.
indicatrix, nov. sp. C. r. Ass. fr. Avanc. sci., 46 e session : 405-413, fig. 1-11.
— 1931. — Sur quelques Crustacés aquatiques d’Afrique (Cameroun et Congo). Revue Zool.
Bot. afr., 21 (1) : 1-36, fig. 1-11.
— 1931. —- Sur un Braga du Paraguay. Annls Parasit. hum. comp., 9 : 363-365, fig. 1-3.
— 1931. —- Sur un Isopode parasite du genre Asotana Sch. et M. 1881 (= Badroulboudour
W. H. Ceigh-Sharpe 1937). Annls Parasit. hum. comp., 15, notes et informations : 465-466.
Nifrstrasz, H.-F., 1931. — Die Isopoden Der Siboga-Expedition III, Isopoda genuina, II.
Flabellifera. Siboga-Expeditie, Monograph, 32 c : 123-232, pl. X et XI.
Panikkar, N.-K., et R.-G. Aiyar, 1937. — On a Cymothoan Parasitic on some Brackishwater
fishes from Madras. Curr. sci., 5 : 429-430.
Pearse, A.-S., 1920. — The fishes of Dake Valencia, Venezuela. Univ. FFis. Stud. Sci., number 1 :
1-51, fig. 1-14.
ISOPODES CYMOTHOADIENS DE L’AMÉRIQUE DU SUD
265
— 1921. — Crustacea from Lake Valencia, Venezuela. Proc. U.S. nation. Mus., 59 (2381) :
459-462, fig. 1-2.
Reichenbach-Klinke, H.-H., 1955. -— Erstmalige Einschleppung einer amerikanischen Livo-
neca — Art. nach Europa (Isopoda — Crustacea). Zool. Anz., 154, 1954 (1955) : 318-320,
abb. 1-2.
Richardson, H., 1904. — Contributions to the natural Ilistorv of the Isopoda. Proc. U.S. nation.
Mus., 27 (1369) : 657-681.
— 1911. — Description d’un nouvel Isopode du genre Braga provenant d’une rivière de l’Amé¬
rique du sud. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 17 (3) : 94-96, fig. 1-2.
Ringuelet, R., 1947. — Anotaciones sobre copépodos e Isôpodos parâsitos de peces. Notas Mus.
La Plata, zoologia, 12 (98) : 93-107, 2 pl. (I et II), fig. 1-6.
Rossani, A.-R., 1938. — Un enemigo de los peces. Rev. geogr. am., 9 (52) : 43-48, fig.
Rowntree, W.-S., 1903. — On some points in the viscéral Anatomy of the Characinidae, with
an Enquiry into the Relations of the Ductus Pneumaticus in the Physostomi generally.
Trans. Linn. Soc. Lond., 2 e sér., zoologie, 9, part II : 47-81, pl. 3 et 4.
Schredte, J.-C., 1866. — Krebsdyrenes Sugemund. Naturhist. Tidsskr., sér. 3, 4 : 169-206, pl. X-
XI.
— 1868. — On the structure of the mouth in sucking Crustacea. Part I. Cymothoae. Ann.
Mag. nat. Hist., 4 e sér., Vol. I : 1-25, 1 pl.
Schiœdte, J.-C., et F., Meinert, 1881. — Symbolae ad Monographiam Cymothoarum Crusta-
ceorum Isopodum Familiae. II. Anilocridae, Naturhist. Tidsskr., sér. 3, 13 : 1-166, pl. I-
X (Cym. VII1-XVII).
Schiœdte, J.-C., et F. Meinert, 1884. —- Idem. IV. Cymothoidae. TRIE. II. Cymothoinae. TRIE.
III. Livonecinae. Naturhist. Tidsskr., sér. 3, 14 : 221-454, pl. VI-XVIII (Cym. XXIV-
XXXVI).
Schouten, G.-R., 1932. — Isopodo del género Braga. Revla Soc. cient. Parag., 3 : 105-106, fig.
1-2.
Szidat, L., 1948. — Riggia paranensis N. G., N. Sp. un isopodo parâsito de la cavidad del cuerpo
de « Curimata platana » Günther del Rio paranâ (y Descripcion del Iluesped por el Prof.
Alberto Nani). Revta Inst. nac. Invest. Cienc. nat. Mus. argent. Cienc. nat. Èernardino Riva-
davia, Ciencias zoologicas, 1 (2) : 47-65, fig. 1-9.
— 1955. — Reitrâge zur Kenntnis der Reliktfauna des La Plata. Stromsystems. Arch. Hydro-
biol., 51 (2) : 209-260, pl. 1-7.
1956. — Der marine charakter der parasitenfauna der süsswasserfische des Stromsys¬
tems des Rio de la Plata und Ihre dentung als reliktfauna der Tertiaren Tethys-Meeres.
XIV international congress of zoology, Copenhagen, 1953 (1956) : 128-128.
— 1965. — Sobre la evolucion del dimorfismo sexual secundario en Isopodos parasitos de
la familia Cymothoidae (Crust. Isop.). Annals do segundo congresso Latino-Americano de
zoologia {1962), 2 : 83-87.
■— 1966. — Untersuchungen über den Entwicklungszyklus von Meinertia gaudichaudii
(Milne Edwards, 1840), Stebbing, 1886 (Isopoda, Cymothoidae) und die Entsteliung eines
sekundaren sexual dimorphismus bei parasitischen asseln der familie Cymothoidae Schiœdte
u Meinert, 1881. Z. Parasitkde, 27 : 1-24.
Szidat, L., et O. Schubart, 1960. — Neue und seltene parasitische süsswasser — Asseln der fami¬
lie Cymothoidae aus dem Rio Mogi Guassu, Rrasilien (Isopoda). Anais Acad. bras. Cienc.,
32 fl) : 107-124, fig. 1-26.
Van Namk, W.-G., 1925. — The Isopods of Kartabo, Rartica district, Rritish Guiana. Zoologica,
6 (5) : 461-503, pl. VII-XXVI.
266
JEAN-PAUL TRILLES
— 1936. — The American land and Fresh-water Isopod Crustacea. Bull. Am. Mus. nat.
Hist., 71 : 22-508.
—- 1940. — A supplément to the American Land and Fresh-water Isopod Crustacea. Bull.
Am. Mus. nat. Hist., 77, art. II : 109-142.
— 1942. — A second supplément to the American Land and Fresh-water Isopod Crustacea.
Bull. Am. Mus. nat. Hist., 80, art. VIII : 299-329.
Weibezahn, H. -F. et V. M. Ramirez, 1957. — Mortandad de peces de agua dulce causada por
un Crustaceo parasite Artystone trysibia Schiœdte, 1866 (Isopoda, Cymothoidae). Boln
Soc. venez. Cienc. nat., 19 (89) : 153-156, pl. I.
Manuscrit déposé le 18 avril 1972.
PLANCHES
268
JEAN-PAUL TRILLES
PLANCHE I
Fig. 1. — Telotha henselii (von Martens). $, vue dorsale ; L.T. 15 mm. (Collection Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris.)
Fig. 2. — Riggia brasiliensis Szidat et Schubart. $, vue dorsale ; L.T. 20 mm. (Collection G. Bouvier.)
Fig. 3. — Braga patagonica Schioedte et Meinert. Ç, vue dorsale ;L.T. 30 mm. (Collection Th. Monod.
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.)
Fig. 4. — Nerocila armata Dana. Ç, vue dorsale ; L.T. 32 mm. (Collection Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris.)
270
JEAN-PAUL TRILLES
PLANCHE II
Fig. 1. — Telotha lunaris Schicedte et Meinert. $, d’après Schiœdte et Meinert, 1884.
Fig. 2. — Telotha silurii Szidat et Schubart. Ç, d’après Szidat et Schubart, 1960.
Fig. 3. — Paracymothoa astyanaxi Lemos de Castro. $, d’après Lemos de Castro, 1955.
Fig. 4. — Artystone trysibia Schioedte. $, d’après Van Name, 1936.
Fig. 5. — Riggia paranensis Szidat. 9, d’après Szidat, 1948.
Fig. 6. — Riggia nana Szidat et Schubart. $, d’après Szidat et Schubart, 1960.
Fig. 7. — Philostomella cigarra Szidat et Schubart. $, d’après Szidat et Schubart, 1960.
Fig. 8. — Lironeca symmetrica Van Name. 9> d’après Van Name, 1936.
Fig. 9. — Lironeca guianensis Van Name. $, d’après Van Name, 1936.
Fig. 10. — Lironeca orinoco Bowman et Diaz-Ungria. $ (vue latérale), d’après Bowman et Diaz-Ungria,
1957.
Fig. 11. — Asotana formosa Schioedte et Meinert. 9> d’après Schiœdte et Meinert, 1881.
Fig. 12. — Braga nasuta Schioedte et Meinert. 9> d’après Schiœdte et Meinert, 1881.
Fig. 13. — Braga cichloe Schiœdte et Meinert. Ç, d’après Lemos de Castro, 1959.
Fig. 14. — Braga patagonica Schicedte et Meinert. $, d’après Monod, 1931.
Fig. 15. — Braga fluviatilis Richardson. 9> d’après Giambiagi de Calabrese, 1933.
Achevé d’imprimer le 31 octobre 1973.
Sur les Cymothoidae (Isopoda, Flabellifera)
parasites de poissons marins de Tunisie
(2 e note)
par Jean-Paul Trilles et André Raibaut *
Résumé. — Cette note constitue la deuxième partie d’un travail sur la connaissance des
Cymothoidae parasites de poissons marins de Tunisie. Sept espèces nouvelles pour la faune tuni¬
sienne ont été inventoriées, ce qui porte à quatorze le nombre d’espèces actuellement connues
en Tunisie.
Abstract. — This paper constitutes the second part of a study on the understanding of Cymo¬
thoidae parasites on marine tunisian fishes. Seven new species hâve been reported for the tunisian
fauna.
Therefore, fourteen species of Cymothoidae are now identified in tunisian waters.
Depuis déjà quelques années, nous avons entrepris une étude faunistique et écologique
des Cymothoadiens de Tunisie et dans une première publication (Trilles et Raibaut,
1971), sept espèces ont été inventoriées : Meinertia oestroides (Risso, 1826), Meinertia
oxyrrhynchaena (Koelbel, 1878), Meinertia steindachneri (Koelbel, 1878), Irona nana
Schiœdte et Meinert, 1884, Anilocra physodes (L., 1767), Anilocra frontalis Edwards, 1840,
et Nerocila rhabdota Koelbel, 1878.
Dans cette deuxième note, nous exposons les résultats que nous avons obtenus par la
suite et plus particulièrement durant les années 1970 et 1971 1 . Au cours de cette période
nous avons en effet récolté en Tunisie de nombreux Cymothoadiens parasites et onze espè¬
ces ont pu y être reconnues ; parmi celles-ci, quatre ont déjà été signalées dans notre pre¬
mière publication, mais les sept autres sont à notre connaissance nouvelles pour la faune
tunisienne.
* Groupe d’Êcophysiologie, Laboratoire de Physiologie des Invertébrés, Université des Sciences et Tech¬
niques du Languedoc, 34000 Montpellier Cedex ; et Laboratoire de Biologie marine, Faculté des Sciences de
Tunis.
1. Nous tenons à remercier M. M. H. Ktari (Faculté des Sciences de Tunis) pour l’amabilité avec
laquelle il a bien voulu participer à nos récoltes.
274
JEAN-PAUL TRILLES ET ANDRÉ RAIBAUT
I. ESPÈCES DÉJÀ SIGNALÉES EN 1971
CERATOTHOINAE Schiœdte et Meinert, 1883
Meinertia oestroides (Risso, 1826)
Nous avons déjà signalé la présence de ce Cymothoadien dans la cavité buccale de
certains Trachurus trachurus (L.), Boops boops (L.) et Diplodus annularis (L.) (Trilles
et Raibaut, 1971).
Nous l’avons retrouvé depuis sur ces mêmes poissons, mais également dans la cavité
buccale de Spicara sp. et dans les cavités branchiales d ’JJranoscopus scaber L.
Spécimens récoltés
— 3 Ç ovigères (L.T. 25, 25 et 19 mm) et 3 G (L.T. 9, 8 et 6 mm) sur Boops boops (cavité
buccale) ; golfe de Tunis, 29-1-1971.
— 1 Ç ovigère (L.T. 21 mm) et 1 (L.T. 8 mm) sur Boops boops (cavité buccale) ; golfe
de Tunis, 21-XI-1970.
— 6 $ ovigères (L.T. 28, 24, 23, 22 et 20 mm), 4 Ç non ovigères (L.T. 28, 28, 27 et 19 mm)
et 8 (J (L.T. 12, 10, 10, 10, 10, 9, 8 et 7 mm) sur Boops boops (cavité buccale) ; golfe de Tunis,
13-11-1971.
— 1 intermédiaire (L.T. 25 mm) et 1 ^ jeune (L.T. 5 mm), sur Trachurus trachurus ;
golfe de Tunis, 29-1-1971.
— 2 Ç non ovigères (L.T. 22 et 22 mm) et 1^ (L.T. 9 mm) sur Spicara sp. (cavité buccale) ;
golfe de Tunis, 21-X1-1970.
—• 1 Ç non ovigère (L.T. 18 mm) et 1 $ (L.T. 7 mm) sur Diplodus annularis ; golfe de Tunis,
13-11-1971.
— 1 <$ (L.T. 8 mm) sur Uranoscopus scaber (cavité branchiale) ; golfe de Tunis, 30-III-
1971.
LIRONECINAE Schiœdte et Meinert, 1884
Irona nana Schiœdte et Meinert, 1884
Comme précédemment, nous avons récolté ce Cymothoadien sur Belone belone L.
Spécimens récoltés
— 1 Ç non ovigère (L.T. 23 mm) et 1 ^ (L.T. 13 mm) sur Belone belone ; 2-111-1970.
CYMOTHOIDAE DE TUNISIE
275
ANILOCRIDAE Schiœdte et Meinert, 1881
Anilocra physodes (L., 1767)
Diplodus annularis (L.), Spondyliosoma cantharus (C. V.), Dentex vulgaris Cuvier,
Pagrus auriga Val. et: Pomcitomus saltator L. ont déjà été reconnus comme des hôtes possi¬
bles pour les exemplaires tunisiens d’ Anilocra physodes (Trilles et Raibaut, 1971).
Nos récoltes ultérieures confirment ces premiers résultats et nous permettent d’ajou¬
ter à cette liste de poissons : Boops boops (L.), Alerlucius merluccius (L.) et Smaris sp.
On peut également remarquer que l’espèce Anilocra physodes a été signalée récemment
dans les pelouses de Caulerpes, au niveau du golfe de Gabès (Founoun Ktari Chakroun
et Abderrazak Azouz, 1971).
Remarques
Dans notre travail de 1971, nous avons indiqué que durant la phase sexuelle femelle,
les exemplaires tunisiens possèdent un pléotelson dont le bord distal est légèrement arrondi.
Les spécimens en plus grand nombre que nous avons eus depuis à notre disposition,
nous permettent de préciser qu'il ne s’agit pas d’un caractère constant. Rien qu’il soit
fréquent chez les individus de taille relativement importante (30 mm et plus), on constate
que chez les femelles plus petites le pléotelson est le plus souvent cordiforme.
Dans la liste des spécimens récoltés que nous indiquons, nous désignons par (A) les
femelles à pléotelson arrondi distalement et par (C) les exemplaires à pléotelson cordiforme.
Notons que la présence d’un pléotelson cordiforme est souvent associée à l’absence de pro¬
cessus auriformes nets au niveau du premier péréionite.
Spécimens récoltés
•—• 1 Ç non ovigère (A) (L.T. 38 mm) et 1 $ (L.T. 28 mm) sur Pagrus auriga (en arrière
de l'œil gauche, dorsalement) ; golfe de Tunis, 12-III-1971.
— 1 $ ovigère (A) (L.T. 35 mm) et 1 (L.T. 25 mm) sur Spondyliosoma cantharus (sur
le corps, dorsalement et en arrière de l’œil gauche) ; golfe de Gabès, VII-1970.
— 1 $ ovigère (A) (L.T. 32 mm), 1 Ç non ovigère (A) (L.T. 30 mm) et 1 <$ (L.T. 23 mm)
sur Spondyliosoma cantharus (en arrière de l’œil) ; golfe de Tunis, 13-11-1971.
—- 1 $ ovigère (A) (L.T. 30 mm), 1 $ non ovigère (A) (L.T. 23 mm) et 1 Ç ovigère (C) (L.T.
27 mm) sur Diplodus annularis (en arrière de l’œil et sous la mâchoire inférieure) ;
golfe de Tunis, 13-11-1971.
— 1 $ non ovigère (A) (L.T. 20 mm), 3 $ non ovigères (C) (L.T. 19, 18 et 18 mm) et 1 $
ovigère (C) (L.T. 22 mm) sur Smaris sp. (sur le corps) ; golfe de Tunis, 13-11-1971.
— 1 Ç ovigère (C) (L.T. 30 mm) sur Diplodus annularis (région dorsale, en arrière de l’œil) ;
golfe de Tunis, 10-IV-1971.
276
JEAN-PAUL TRILLES ET ANDRÉ RAIBAUT
— I $ ovigère (C) (L.T. 25 mm) et 1 Ç non ovigère (C) (L.T. 27 mm) sur Boops boops
(corps, région dorsale) ; golfe de Tunis, 13-1-1971.
— 4 Ç non ovigères (C) (L.T. 20, 19, 19 et 18 mm) sur Smaris sp. (en arrière de l’œil) ;
golfe de Tunis, 13-11-1971.
— 1 ? non ovigère (C) (L.T. 23 mm) sur Diplodus annularis ; golfe de Tunis, 13-11-1971
— 1 Ç jeune, non ovigère (C) (L.T. 23 mm) sur Diplodus annularis (en arrière de l’œil.
sous la mâchoire inférieure) ; golfe de Tunis, 13-11-1971.
—- 1 $ jeune, non ovigère (C) (L.T. 22 mm) sur Boops boops (nageoire pelvienne) ; golfe
de Tunis, 13-11-1971.
—- 1 Ç jeune, avec oostégites postérieurs (C) (L.T. 20 mm) sur Merlucius merluccius (sur
la nageoire dorsale) ; golfe de Tunis, 13-11-1971.
Nerocila rhabdota Ivoelbel, 1878
En Tunisie, nous avons déjà signalé ce parasite sur Diplodus annularis (L.) (Trilles
et Raibaut, 1971).
Les résultats que nous avons obtenus depuis confirment cette localisation et nous
permettent d'ajouter que Nerocila rhabdota peut se rencontrer aussi sur Boops salpa (L.),
Corvina nigra (Bloch) et Boops boops (L.).
Spécimens récoltés
— 10 $ non ovigères (L.T. 21, 21, 20, 20, 20, 20, 19, 19, 18 et 17 mm) sur Diplodus annularis
(en arrière de l’œil et sous la mâchoire inférieure) ; golfe de Tunis, 13-11-1971.
— 1 $ jeune non ovigère (L.T. 15 mm) sur Diplodus annularis ; golfe de Tunis, 13-11-
1971.
—- 1 $ jeune non ovigère (L.T. 18 mm) sur Boops salpa (région antérieure, face ventrale) ;
golfe de Tunis, 10-III-1971.
— 2 Ç non ovigères (L.T. 18 et 15 mm) sur Corvina nigra ; golfe de Tunis, 9-11-1971.
— 1 $ ovigère (L.T. 20 mm) sur Boops boops (nageoire pelvienne) ; golfe de Tunis, 13-II-
1971.
IL ESPÈCES NOUVELLES POUR LA FAUNE DE TUNISIE
CERATOTHOINAE Schiœdte et Meinert, 1883
Meinertia parallela (Otto, 1828)
Il s’agit d’une espèce assez ubiquiste puisqu’elle est connue de la Méditerranée, de
l’Adriatique et de l’Atlantique. Pour la synonymie et les diverses mentions concernant
ce parasite, ses caractéristiques morphologiques, son habitat parasitaire et sa répartition
géographique, nous renvoyons au travail de Trilles sur les Ceratothoinae des côtes fran¬
çaises ( Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 3 e sér., 1972, n° 91, Zool. 70).
CYMOTHOIDAE DE TUNISIE
277
En Tunisie, nous avons récolté ce parasite sur Boops boops (L.). Cette localisation
parasitaire est celle que l’un d’entre nous (Trilles, 1968) avait déjà observée le long des
côtes françaises de la Méditerranée, et plus particulièrement au niveau du golfe du Lion.
Spécimens récoltés
— 1 Ç non ovigère (L.T. 25 mm) sur Boops boops (cavité buccale) ; golfe de Tunis, 13-11-
1971.
Meinertia capri Trilles, 1964
Cette espèce a été décrite (Trilles, 1964) à la suite de l’examen d’un certain nombre
de Cymothoidae récoltés dans la cavité buccale de Capros ciper (L.) pêchés au large de
La Nouvelle (Aude, France), par 400 à 500 m de profondeur.
En Tunisie, nous avons retrouvé ce parasite sur cette même espèce de poisson.
Spécimens récoltés
— 1 Ç non ovigère (L.T. 16 mm), 5 (L.T. 8, 7, 6, 6 et 5 mm) et 2 pulli II sur Capros
aper (fond de la cavité buccale, sur les branchiospines) ; La Galite, Tabarka, 5-IX-
1970.
Meinertia collaris (Schiœdte et Meinert, 1883) f. typica Monod, 1924
Cette espèce est déjà connue de l’Algérie, du Maroc et des côtes du Sahara maurita¬
nien. Pour la synonymie et les diverses mentions concernant ce parasite, ses caractéristiques
morphologiques, son habitat parasitaire et sa répartition géographique, nous renvoyons
aux travaux de Monod (1924a et 19246) et à celui de Trilles sur les Ceratothoinae de la
collection du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris (Bull. Mus. Hist. nat., Paris ,
3 e sér., n° 91, Zool. 70).
Elle paraît assez commune en Tunisie, où nous l’avons rencontrée sur plusieurs espèces
de poissons : dans la cavité buccale de Dentex filosus Webb, Dentex dentex (L.), Dentex maroc-
canus Val., Spicara sp. et Smaris sp. ; sur le disque (face ventrale) de Raja miraletus L.
Spécimens récoltés
•— 1 Ç ovigère (L.T. 26 mm) sur Dentex maroccanus (cavité buccale) ; golfe de Tunis,
21-V-1971.
— 1 Ç ovigère (L.T. 35 mm) et 2 (L.T. 16 et 14 mm) sur Dentex filosus (cavité buccale) ;
Kelibia, 19-V-1971.
— 1 (J (L.T. 20 mm) sur Dentex filosus (cavité buccale, sur les branchiospines) ; Tabarka,
La Galite, 5-IX-1970.
— 1 $ ovigère (L.T. 20 mm) et 1 <$ (L.T. 9 mm) sur Dentex filosus (cavité buccale) ; golfe
de Tunis, 20-1-1971.
278
JEAN-PAUL TRILLES ET ANDRÉ RAIBAUT
— 1 $ ovigère (L.T. 22 mm) sur Dentex dentex (cavité buccale) ; golfe de Tunis, 16-III-
1971.
—- 1 Ç non ovigère (L.T. 20 mm) et 1 £ (L.T. 9 mm) sur Dentex dentex (cavité buccale) ;
golfe de Tunis, U-III-1971.
— 1 Ç ovigère (L.T. 18 mm) sur Spicara sp. (cavité buccale) ; golfe de Tunis, 21-XI-
1970.
— 1 Ç ovigère (L.T. 19 mm) sur Smaris sp. (cavité buccale) ; golfe de Tunis, 13-11-1971.
—- 1 c? (L.T. 10 mm) sur Raja miraletus (sur le disque, face ventrale) ; golfe de Tunis,
15-V-1971.
LIRONECINAE Schiœdte et Meinert, 1884
Lironeca sinuata Koelbel, 1878
Ce Cymothoadien a été récolté pour la première fois en Sicile, sur les branchies de
Cepola rubescens L. (Koelbel, 1878). Cette localisation parasitaire a par la suite été con¬
firmée, en particulier par Galati-Mosella (1920) et Trilles (1968). Par contre, le long
des côtes du Sahara mauritanien, Monod (1924a) a récolté cette espèce dans la cavité
branchiale de Pleuronectes.
En Tunisie, nous n’avons pour l’instant rencontré ce parasite que dans les cavités
branchiales de Cepola rubescens ou la cavité pharyngienne de Raja miraletus L.
Spécimens récoltés
— 1 2 ovigère (L.T. 12 mm) sur Cepola rubescens (cavité branchiale) ; golfe de Tunis
(Zembra), 15-V-1971.
— 1 $ ovigère (L.T. 9 mm) sur Raja miraletus (cavité pharyngienne, au niveau des fen¬
tes branchiales internes) ; golfe de Tunis, 16-11-1971.
Livonectus pomatomi Gaillat Airoldi, 1942
Nous rapportons à cette espèce, un parasite trouvé en Tunisie dans la cavité buccale
d’un Gadiculus argenteus L. 1
L’espèce Livonectus pomati a été décrite par Gaillat Airoldi (1942) à partir d’un seul
exemplaire Ç ovigère récolté sur un Pomatomus telescopus pêché au large de Gênes, à une
profondeur de 300 m environ.
L’auteur, en se basant sur la forme du céphalon et du pléotelson ainsi que sur la taille
relative des yeux et du corps, a estimé que le parasite trouvé sur Pomatomus telescopus
représentait le type d’un nouveau genre, voisin cependant du genre Lironeca Leach, 1818.
Mais une étude précise des Cymothoadiens récoltés sur Gadiculus argenteus (ainsi que
la description de l’espèce donnée par Gaillat Airoldi) montre qu’il ne s’agit en fait que
1. Nous avons récemment récolté à Sète (Hérault, France) un spécimen $ ovigère de cette même
espèce, également sur Gadiculus argenteus.
CYMOTHOIDAE DE TUNISIE
279
d’un représentant du genre Lironeca Leach ; les différences relevées par Gaillat Airoldi
ne concernent que des caractéristiques spécifiques.
Pour ce travail, nous conservons toutefois provisoirement la nomenclature de Gail¬
lat Airoldi ; en effet, à l’occasion d’une étude comparée sur les représentants de la tribu
des Lironecinae, l’un de nous se réserve de revenir sur cette question d’une manière plus
explicite.
Spécimens récoltés
— 1 $ non ovigère (L.T. 14 mm) sur Gadiculus argenteus (ouverture branchiale) ; entre
Tabarka et La Galite, 5-IX-1970.
ANILOCRIDAE Schiœdte et Meinert, 1881
Nerocila orbignyi (Guérin-Méneville, 1829-1832)
Le long des côtes françaises de la Méditerranée et en Italie, l’un de nous (Trilles,
1968) a déjà précisé la localisation parasitaire de cette espèce sur les Muges, plus rarement
sur Dicentrarchus labrax (L.) et Platichthys flesus (L.).
En Tunisie, nous avons surtout récolté ce Cymothoadien sur des Mugilidae ( Mugil
cephalus L., Mugil auratus Risso, Mugil capito Cuvier et Mugil labrosus L.), mais un spé¬
cimen a également été rencontré sur Alosa fallax nilotica (Geoffroy Saint Hilaire).
Spécimens récoltés
— le? ®gé (L. T. 19 mm) sur Mugil cephalus (sur le dos) ; golfe de Tunis, 18-VI-1971.
— 1 Ç jeune, non ovigère (L.T. 13 mm) sur Mugil auratus (sur le flanc droit, entre la 2 e
dorsale et l’anale) ; lac de Tunis, 17-XII-1970.
— 2 Ç non ovigères (L.T. 19 et 20 mm) sur Mugil labrosus (sur la face interne d’une pec¬
torale et sur la 2 e dorsale) ; lac de Tunis, 19-1-1971.
— 1 Ç ovigère (L.T. 25 mm) sur Mugil capito (sur le corps) ; lac d’Ichkeul, 9-VII-1970.
— le? très âgé (L.T. 22 mm) sur Alosa fallax (sur la nageoire pectorale) ; 3-11-1970.
Nerocila bivittata (Risso, 1816)
Il s’agit d’une espèce méditerranéenne banale ; elle parasite préférentiellement les
Labridae (cf. en particulier : Gourret, 1891 ; Montalenti, 1948 ; Trilles, 1968 ; Roman,
1970), mais on peut la rencontrer également sur Scorpaena sp. (Gourret, 1891: Schicbdte
et Meinert, 1881 ; Montalenti, 1948) et sur Mugil cephalus, Boops boops et Sipcara
moena (Roman, 1970).
280
JEAN-PAUL TRILLES ET ANDRÉ RAIBAUT
En Tunisie, nous n’avons jusqu’à présent récolté ce parasite que sur des Labres :
Crenilabrus melops (L.) et Crenilabrus pavo Cuv. et Val.
Spécimens récoltés
— 1 $ jeune, non ovigère (L.T. 20 mm) sur Crenilabrus pavo (au niveau de la caudale) ;
Zarzis, 23-XII-1970.
— 1 individu en mue d’inversion sexuelle (L.T. 15,5 mm) sur Crenilabrus melops (extré¬
mité postérieure de la nageoire dorsale) ; golfe de Tunis, 14-1-1970.
Nerocila sp.
Nous avons également récolté un nouvel exemplaire ($ non ovigère) de Nerocila sp.,
parasite de Merlucius merluccius (L.), déjà signalé dans notre publication de 1971. Nous
attendons toutefois de pouvoir disposer d’exemplaires en plus grand nombre pour émettre
un avis sur la détermination de ce Cymothoadien.
A l’heure actuelle, on peut donc admettre que la faune marine de la Tunisie comporte
au moins quatorze espèces de Cymothoidae, parasitant des poissons très variés ; parmi
celles-ci, on peut distinguer :
— six espèces « buccales » : Meinerda oestroides *, M. oxyrrhynchaena *, M. Steindachneri *,
M. parallela, M. capri et M. collaris f. typicà ;
— trois espèces « branchiales » : Irona nana *, Lironeca sinuata et Livonectus pomatomi ;
— cinq espèces « de surface » : Anilocra physodes *, A. frontalis *, Nerocila rhabdota *,
N. orbignyi et N. bivittata.
AUTEURS CITÉS
Founoun Ivtari-Chakroun et Abderrazak Azouz, 1971. —- Les fonds chalutables de la région
sud-est de la Tunisie (Golfe de Gabès). Bull. Inst. Océanogr. Pêche, Salammbô, 2 (1) : 5-
47.
Gaillat Airoldi, A., 1942. — Di un nuovo genere di Cymothoide parassita di Pomatomus teles-
copus (Livonectus pomatomi). Boll. Istitud. zool. Anat. comp. Genova, sér. 2 a , 20 (122)
(1940 — XVIII) : 1-4, tav. I II.
Galati Mosella, R., 1920. — Sulla Livoneca sinuata Koelbel, parassita di Cepola rubescens e di
Atherina mocho. Monitore zool. ital., XXXI anno, n os 1-2 : 1-10, pl. I.
Goi'hret, P., 1891. —- Les Lemodipodes et les Isopodes du Golfe de Marseille. Annls Mus. Hist.
nat. Marseille, zool. IV, Mém. 1 : 1-44, pl. 1-11.
Koelbel, C., 1878. — Über einige neue Cymothoiden. Sber. Akad. IViss. Wien., 78 : 401-416.
Espèces déjà signalées dans notre première publication (Trilles et Raibaut 1971).
CYMOTHOIDAE DE TUNISIE
281
Monod, Th., 1924a. — Isopoda. In : Parasitologia Mauritanica. Bull. Comm. Études et scient.
Afr. Occ. Franç., juillet-septembre : 428-445.
— 19246. — Note sur la morphologie et la distribution géographique de Meinertia collaris
Schiœdte et Meinert. Bull. Soc. zool. Fr., 49 : 31-34.
Montalenti, G., 1948. — Note sulla sistematica e la biologia di alcuni Cimotoidi del Golfo di
Napoli. Arch. Oceanogr. Limnol. Venezia, 5, I-III : 25-81, pl. I-VIII.
Roman, M. L., 1970. — Contribution à l’étude de la biologie des Cymothoidae (Crustacés Isopodes)
de la baie de la Ciotat. Théthys, 2 (2) : 501-514.
Schiœdte, J.-C., et Fr. Meinert, 1881. — Symbolae ad Monographiam Cymothoarum Crusta-
ceorum Isopodum familiae. II. Anilocridae. Naturhist. Tidsskr., sér. 3, 13 : 1-166, pl. I-
X (Cym. VIII-XVII).
Trilles, J.-P., 1964. —- Un nouveau Cymothoadien, Meinertia capri n. sp. (Isopoda), parasite
de Capros aper Lacépède, 1803 (Téléostéens, Caproidae) en Méditerranée. Crustaceana,
7 (part. 3) : 188-198.
— 1968. — Recherches sur les Isopodes Cymothoidae des côtes Françaises. I) Systématique et
Faunistique. II) Rionomie et parasitisme. Thèse de Doctorat ès sciences, Montpellier,
n° enregistrement CNRS, AO 2305 : 1-181, pl. I-XXXIV, photographies 1-56 et p.
1-307.
Trilles, J.-P., et A. Rairaut, 1971. — Aegidae et Cymothoidae parasites de poissons de mer
Tunisiens : premiers résultats. Bull. Inst. Océanogr. Pêche, Salammbô, 2 (1) : 71-86, pl. 1-
Manuscrit déposé le 25 mai 1972.
Bull. Mus. Hist. nal., Paris, 3 e sér., n° 114, janv.-févr. 1973,
Zoologie 88 : 273-281.
Achevé d’imprimer le 31 octobre 1973.
IMPRIMERIE NATIONALE
3 564 001 5
Recommandations aux auteurs
Les articles à publier doivent être adressés directement au Secrétariat du Bulletin du
Muséum national d'Histoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompa¬
gnés d’un résumé en une ou plusieurs langues. L’adresse du Laboratoire dans lequel le
travail a été effectué figurera sur la première page, en note infrapaginale.
Le texte doit être dactylographié à double interligne, avec une marge suffisante, recto
seulement. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres
et d’espèces soulignés d’un trait).
Il convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux
compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur bristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs » (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimés de leur travail. Ils pourront
obtenir à leur frais des fascicules supplémentaires en s’adressant à la Bibliothèque cen¬
trale du Muséum : 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.