ISBN 2-11080-725-3
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MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME 109
Loïc MATILE
FAUNE ENTOMOLOGIQUE DE L'ARCHIPEL DES COMORES
publié avec le concours de VORSTOM
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geolîroy-Saint-Hilaire (V e )
1978
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
C.C.P. : Paris 9062-62 Y
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Source : MNHN, Paris
ERRATA
La pagination de ce volume ayant été transformée par l’imprimeur après la correction des épreuves,
certaines, modifications concernant des renvois ont été omises. On en trouvera la liste ci-dessous :
p, 2), léger Ae de U. ocxvte, lire p. -1AfK 1 ) ZC.o9.
p. 11, note infrapag., lire p. 19 (et non 18).
p. 14, note infrapag., ligne 2, lire p. 195 (et non 186).
p. 16, alinéa 4, ligne 5, lire p. 195 (et non 11).
p. 39, alinéa 2, ligne 3, lire p. 30 (et non 29).
p. 39, alinéa 4, ligne 2, lire p. 68 (et non 66).
p. 39, note infrapag., ligne 1, lire p. 248 (et non 239).
p. 45, colonne 2, ligne 5, lire p. 44 (et non 42).
p. 164, paragraphe 4, ligne 2, lire p. 28 (et non 27).
p. 235, couplet 2, alinéa 1, lire p. 235 (et non 226).
p. 235, couplet 4, alinéa 2, et couplet 5, alinéa 2, lire p. 237 (et non 229).
p. 235, couplet 6, alinéa 1, et couplet 7, alinéas 1 et 2, lire p. 238 (et non 229).
p. 239, couplet 1, alinéa 1 de la clé des larves, lire p. 241 (et non 232).
p. 241, couplet 3, alinéa 1 de la clé des genres, lire p. 241 (et non 232).
p. 241, couplet 5, alinéas 1 et 2, couplet 6, alinéa 1, lire p. 243 (et non 234).
p. 241, couplet 7, alinéa 2, lire p. 244 (et non 235).
On constatera en outre que la p. 136 a été paginée 631, et la p. 165, 156. Le présent volume est paru
le 28 juillet 1979, comme indiqué à la suite de l’index, p. 388, et r .on le 31 (p. 4).
Enfin, le lecteur voudra bien rectifier la légende des échelles des figures 1 à 7, p. 253, qui représentent
1 mm, et non 1 cm.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie, Tome 109
FAUNE ENTOMOLOGIQUE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
par
Loïc MATILE
SOMMAIRE
PRÉFACE . 5
AVANT-PROPOS. 7
Aperçu géographique de l’Archipel des Comores par D. Matile-Ferrero, L. Matile et J. Brunhes. . 9
Esquisse du peuplement zoologique de l’Archipel des Comores par R. Pauhan. 19
L’Entomologie dans l’Archipel des Comores par P. Viette. 27
Homoptères Coccoidea de l’Archipel des Comores par D. Matile-Ferrero. 39
Coléoptères Scarabaeoidea de l’Archipel des Comores par R. Pauli an. 71
Coléoptères Cetonidae de l’Archipel des Comores par G. Ruter. 79
Coléoptères Histeridae de l’Archipel des Comores par Y. Gomy. 85
Coléoptères Buprestidae de l’Archipel des Comores par A. Descarpentries. 103
Coléoptères Cerambycidae de l’Archipel des Comores par R. M. Quentin & A. Villiers. 111
Coléoptères Brentidae de l’Archipel des Comores par R. M. Quentin. 133
Coléoptères Curculionidae de l’Archipel des Comores par M. Ferragu. 137
Lépidoptères Geometridae de l’Archipel des Comores par C. Herbulot. 149
Lépidoptères Noctuidae trifides de l’Archipel des Comores par P. Viette. 169
Lépidoptères Arctiidae et Nolidae de l’Archipel des Comores par H. de Toulgoët. 183
Les Insectes hématophages de l’Archipel des Comores (Diptera Culicidae, Ceratopogonidae, Simuliidae,
Tabanidae, Hippoboscidae et Muscidac Stomoxyinae ; Hemiptera Cimicidae), maladies trans¬
mises et méthodes de lutte par J. Brunhes. 193
Source : MNHN, Paris
4
SOMMAIRE
Diptères Mycetophilidae de l’Archipel des Comores par L. Matile . 247
Diptera Stratiomyiidae von den Comoren aus dem Muséum National d’Histoire naturelle, Paris par
E. Lindner . 307
Diptera Platypezidae from the Comoro Archipelago par J. Bowden . 311
Diptera Asteiidae, Milichiidae and Chloropidae from the Comoro Archipelago par C. W. Sabrosky _ 315
Diptera Sphaeroceridae from the Comoro Archipelago par J.-C. Deeming . 331
Diptera Muscidae and Anthomyiidae from the Comoro Archipelago par A. C. Pont . 333
Diptera Muscidae Atherigonini from the Comoro Archipelago par J.-C. Deeming . 367
Description of a new species of Phumosia Robineau-Desvoidy from Grande Comore (Diptera : Calli-
phoridae Calliphorinae) par F. Zumpt & D. Argo . 371
INDEX ALPHABÉTIQUE.. 373
Ouvrage paru le 31 juillet 1979
Source : MNHN, Paris
PRÉFACE
PRÉFACE
Le domaine insulaire tropical constitue un laboratoire naturel d’un exceptionnel intérêt pour
l’étude théorique des problèmes de la spéciation et de la biogéographie. C’est à partir de leurs observa¬
tions dans l’archipel malais et aux Galapagos que Wallace et Darwin lancèrent au milieu du siècle
dernier l’offensive victorieuse de l’Évolution des Espèces animales. Et depuis lors l’étude de la faune
de la région malgache a fourni au Professeur J. Millot les armes d’une attaque critique contre les risques
d’une biogéographie fondée sur des hypothèses géophysiques.
Mais si l’étude de la faune des îles tropicales est un domaine de choix pour les naturalistes, il
s’en faut, et de beaucoup, que ces faunes soient aujourd’hui bien connues. Un trop grand nombre d’entre
elles n’ont été l’objet que d’études superficielles, voire anciennes, et n’ont pas vu appliquer les méthodes
modernes d’analyse faunistique.
D’autre part la littérature les concernant est en général dispersée dans les périodiques scienti¬
fiques spécialisés à tel ou tel groupe zoologique, elle n’a été que rarement regroupée et n’est guère com¬
parative.
Ceci est particulièrement vrai dans l’Océan Indien Occidental où, de six archipels importants,
deux seulement (Madagascar et les îles côtières malgaches, les Mascareignes) peuvent être considérés
comme assez bien connus. Des autres, les Maldives et Laquedives sont pratiquement inconnus, les
Séchelles ont été l’objet d’une étude, excellente pour l’époque, de l’Expédition du Percy Sladen Trust
au début du siècle, puis d’une exploration récente, aux résultats encore inédits, de nos amis belges.
Les Comores enfin étaient restées largement à l’écart des recherches et de l’exploitation des
résultats. Après les travaux très généraux de Voeltzkow au début du xx e siècle, une analyse de 1965
— fondée sur les résultats publiés à l’époque — présentait les traits généraux de la faune, en soulignant
l’état très précaire de nos connaissances.
Au cours des dernières années, les recherches localisées de P. Griveaud, d’Y. Gomy, de
J. Brunhes et de L. Matile, ont apporté une somme importante de découvertes nouvelles et un matériel
fort étendu.
Il était très souhaitable que les résultats fournis par ces riches collectes ne soient pas dispersés
dans la littérature du monde entier et fournissent la base d’un corpus présentant l’état actuel de nos
connaissances sur la faune comorienne. C’est ce que L. Matile a compris et ce qui l’a amené à prendre
l’initiative de la publication d’une série de volumes consacrés à la présentation de l’état actuel de notre
connaissance de la faune comorienne.
Le soutien actif et éclairé du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’Office de la Recherche
Scientifique et Technique Outre-Mer a permis de donner forme à cette réalisation et le premier volume
de mélanges consacré à la Faune des Comores voit aujourd’hui le jour. Puisse-t-il être suivi d’autres
textes et nous apporter une claire connaissance de la faune d’un archipel, que son jeune âge et sa posi¬
tion géographique rendent particulièrement intéressant pour l’étude des problèmes de fond de la bio¬
géographie : migrations, acclimatation, spéciation et concurrence vitale.
R. Paulian
Correspondant de l’Institut.
Source : MNHN, Paris
Soprce : MNHN, Paris
AVANT-PROPOS
7
AVANT-PROPOS
L’idée de cette « Faune entomologique de l’Archipel des Comores » est née lors de la préparation
d’une mission dans cette région. En effet, un survol de la littérature entomologique la concernant révé¬
lait que de nombreux groupes y étaient pratiquement inconnus tandis que les autres n’étaient men¬
tionnés que par quelques notes dispersées ou de brèves citations, notamment dans la « Faune de Mada¬
gascar ». Cette mission a été accomplie de novembre 1973 à janvier 1974, avec une interruption (décembre
1973) consacrée à La Réunion et à l’Ile Maurice.
Les premiers résultats fournis par l’étude des récoltes de Diptères ont été encourageants par le
grand nombre d’éléments inédits qu’elles contenaient. D’autre part, plusieurs collègues du Muséum
et de l’ORSTOM ont bien voulu s’intéresser à mon projet et y apporter leur collaboration. C’est grâce
à eux, ainsi qu’à la coopération d’éminents spécialistes étrangers, que ce travail peut maintenant voir
le jour. Toute ma reconnaissance va donc à M me D. Argo (Dipt. Calliphoridae) et MM. J. Bowden
(Dipt. Platypezidae), J.C. DEEMiNG(Dipt. Sphaeroceridae etMuscidae Atherigonini), A. Descarpentries
(Col. Buprestidae), M. Ferragu (Col. Curculionidae), Y. Gomy (Col. Histeridae), Cl. Herbulot (Lép.
Geometridae), E. Lindner (Dipt. Stratiomyiidae), A. C. Pont (Dipt. Muscidae et Anthomyiidae),
R. M. Quentin (Col. Cerambycidae et Brentidae), G. Ruter (Col. Cetoniidae), C. W. Sabrosky
(Dipt. Asteiidae, Milichiidae et Chloropidae), H. de Toulgoet (Lép. Arctiidae et Nolidae), A. Villiers
(Col. Cerambycidae) et F. Zumpt (Dipt. Calliphoridae), pour leurs contributions.
Je remercie particulièrement M. J. Brunhes, non seulement pour son important article sur les
Ilématophages des Comores, mais aussi de sa précieuse collaboration à la présentation géographique
de l’Archipel. Mon épouse D. Matile-Ferrero a droit à toute ma reconnaissance, parmi bien d’autres
raisons, pour sa participation à cette même présentation ainsi que pour son travail sur les Cochenilles,
en grande partie récoltées par elle-même au cours de notre mission commune de janvier 1974.
La Direction de l’ORSTOM a accepté de contribuer financièrement à l’impression de ce volume ;
qu’elle en soit remerciée en la personne de son Directeur général le Professeur G. Camus.
Enfin, je dois une mention toute particulière à M. le Recteur R. Paulian et à M. P. Viette,
qui ne m’ont ménagé ni encouragements ni conseils. Outre son étude sur les Scarabaeoidea de l’Archipel,
M. R. Paulian a bien voulu enrichir cette « Faune » encore bien fragmentaire de son immense expérience
de la région malgache en rédigeant l’esquisse du peuplement zoologique comorien, et en l’honorant
d’une préface. De même M. P. Viette a accepté, en dehors des Lépidoptères Noctuidae, de traiter
avec sa compétence habituelle l’histoire de l’Entomologie aux Comores ; je lui dois aussi de précieuses
suggestions sur la présentation matérielle de ce volume.
Bien que ces contributions ne concernent qu’une trentaine de familles d’Homoptères, de Coléop¬
tères, de Lépidoptères et de Diptères, elles apportent un enrichissement significatif de l’entomofaune
comorienne puisqu’elles mentionnent plus de 500 espèces, dont 98 sont nouvelles pour la Science et de
très nombreuses autres inédites pour l’Archipel. D’autres manuscrits sont actuellement en préparation
ou en voie d’achèvement ; ils pourront faire l’objet, dans les années à venir, d’un nouveau volume. Nous
Source : MMHN, Paris
AVANT-PROPOS
»
espérons ainsi contribuer à combler les nombreuses lacunes qui existent encore dans notre connaissance
de la faune des Comores et sur les problèmes qu’elle pose à l’étude de la spéciation, de l’isolement insu¬
laire et de la biogéographie en général.
Comme le montre le pourcentage élevé d’espèces nouvelles contenues dans ce travail, les Comores
bénéficient d’un endémisme spécifique considérable ; il est impératif d’insister, en terminant ces lignes,
sur les menaces dramatiques qui pèsent sur leurs forêts. Le déboisement, sauvage ou organisé, met
en péril les sols, et par là-même le bien-être, et peut-être la survie, de la population ; il menace aussi
des centaines d’espèces animales et végétales qui ont trouvé refuge aux Comores ou s’y sont épanouies.
Les Autorités comoriennes m’en ont paru conscientes : que ce volume, en entrouvrant la porte sur des
richesses biologiques dont l’existence même est en cause, les encourage dans leur tâche de protection
de leur patrimoine naturel.
Loïc Matile
Maître-Assistant au Muséum.
Source : MNHN, Paris
APERÇU GÉOGRAPHIQUE DE L'ARCHIPEL
APERÇU GÉOGRAPHIQUE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Danièle Matile-Ferrero *, Loïc Matile * et Jacques Brunhes **
Les auteurs se proposent de donner ici quelques éléments généraux présentant au lecteur un
archipel longtemps méconnu, que seule la découverte du Cœlacanthe a révélé à l’ensemble des natura¬
listes. Dans la première partie de ce travail, consacrée aux Comores en général, leur situation géogra¬
phique et leur climat seront brièvement caractérisés ; leur géologie sera envisagée sous l’angle de leur
âge, point particulièrement important pour le biogéographe ; il a semblé utile d’ajouter quelques
données sur la population comorienne et ses ressources naturelles.
Une deuxième partie étudiera tour à tour chacune des quatre îles des Comores, énumérant
quelques données élémentaires sur leur géographie physique, leur agriculture et leur végétation naturelle,
ceci particulièrement en fonction des principales localités prospectées lors des missions entomologiques
effectuées par les auteurs.
I. Données générales
A. Situation géographique.
Situé au milieu de l’entrée nord du Canal de Mozambique, entre 11°20' et 13°04' de longitude
sud, et 43°14' et 45°19' de latitude est, l’Archipel des Comores est formé de quatre îles volcaniques
alignées sur 225 km le long d’un plateau sous-marin de direction WNW. Ce sont, d’est en ouest, Mayotte,
Anjouan, Mohéli et la Grande Comore (carte 1). La Grande Comore est éloignée de 300 km de la côte
du Mozambique et la même distance sépare Mayotte de Madagascar. Le point culminant de l’archipel
se trouve à la Grande Comore, où le volcan actif du Karthala atteint 2 361 m. L’Institut National
Géographique a publié des cartes au 1/50 000 e des quatre îles.
B. Climat.
L’Archipel est soumis à trois régimes successifs de vents (Legris, 1969). La mousson, de secteur
nord-ouest, génératrice des plus fortes pluies, souffle de décembre à mai ; de mai à août des vents locaux
de secteur sud-ouest provenant des hautes pressions au sud de Madagascar et canalisés entre cette île et
l’Afrique, apportent des pluies supplémentaires. Enfin, le reste de l’année, l’alizé austral, d’intensité
variable, partiellement désséché au passage sur les hauts massifs de Madagascar, correspond à la saison
sèche.
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, Muséum national d’Histoire naturelle, 45 rue de Buffon,
75231 Paris Cedex 05.
** Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer. 70-74, route d’Aulnay, 93140 Bondy.
Source : MNHN, Paris
Situation géographique de l’Archipel des Comores ; itinéraire et principales localités de la mission D. et L. Matile, 1973-
1974 (pour les missions J. Brunhes, voir la carte p. 186 de ce volume.)
Source : MNHN, Paris
APERÇU GÉOGRAPHIQUE DE L'ARCHIPEL
11
Les précipitations, on le comprend, sont donc éminemment variables suivant que les versants
sont exposés ou non aux vents chargés de pluie ; elles le sont aussi suivant l’altitude. C’est ainsi que la
moyenne annuelle des précipitations est comprise, dans les régions côtières, entre 1,25 m à Pamanzi
(Mayotte) et 2,77 m à Salimani (Grande Comore) tandis qu’elle peut atteindre 3,15 m à Dziani (400 m,
Anjouan) et jusqu’à 5,73 m à Nioumbadjou (460 m, Grande Comore) (Brunhes, 1975).
Les températures dépendent étroitement de l’altitude : dans les régions côtières, les moyennes
annuelles varient entre 25 et 27°C ; elles décroissent avec l’altitude et peuvent s’abaisser au-dessous
de 10°C sur les sommets.
C. Géologie
Les Comores ont été formées par une suite de trois phases volcaniques séparées par des périodes
d’érosion et contrôlées par deux systèmes principaux de fissures, dont l’intersection a très probablement
formé les deux volcans centraux de la Grande Comore, le Massif de La Grille et le Karthala.
Les roches, volcaniques, des quatre îles, sont formées de basaltes basiques, sous-saturés en sili¬
cates, et de leurs dérivés. Elles contiennent cependant des xénolithes siliceuses, de signification discutée,
mais qui semblent indiquer la présence de matériel continental sédimentaire sous le socle de l’archipel ;
ces inclusions sont connues de la Grande Comore, d’Anjouan et de Mohéli (Strong & Flower, 1969).
Des données géologiques détaillées sortiraient du cadre de ce travail, ainsi que de notre compé¬
tence ; le lecteur intéressé consultera les publications que nous allons citer. Les travaux précurseurs
de Voeltzkow (1906) et de Bauer (1911) ont permis de reconnaître la nature volcanique de l’archipel ;
les premières études précises sont celles de Lacroix (1916, 1922a, 1922b) et surtout de de Saint Ours
(1960). Les auteurs anglo-saxons se sont ensuite intéressés aux Comores et l’on peut se reporter avec
profit à l’étude générale de l’archipel par Esson, Flower et. al. (1970) et aux monographies consacrées
à Mayotte (Guilcher, 1965 ; Guilcher et al., 1965), à Mohéli (Strong, 1972a), à la Grande Comore
(Strong, 1972b) et enfin à Anjouan (Flower, 1973).
Il est un point, cependant, que nous ne devons pas passer sous silence ici : c’est celui de l’âge
de l’archipel et des différentes îles qui le composent. Le premier, de Saint Ours (op. cil.) a mis en évidence
une progression WNW-ESE de l’âge des volcans de l’archipel, l’île la plus ancienne, profondément
disséquée, étant Mayotte et la plus jeune, au volcanisme encore actif, étant la Grande Comore. Ceci
a été retenu par tous les auteurs récents et confirmé par les datations des roches au potassium-argon
(Hajash & Armstrong, 1972).
Cependant, de Saint Ours, se basant sur la géomorphologie comparée des volcans des Comores
et du Nord de Madagascar, après avoir distingué les trois phases éruptives responsables de l’édifica¬
tion de l’archipel, croyait pouvoir faire remonter la phase inférieure mahoraise au Miocène, peut-être
même au Crétacé. Or les mesures récentes au K-Ar, qui ont permis de dater la plupart des unités géolo¬
giques reconnues par de Saint Ours, n’ont pas permis de mettre en évidence d’échantillons antérieurs
à quatre millions d’années ; les données paléomagnétiques confirment la jeunesse des laves comoriennes
(Hajash & Armstrong, op. cit.). Il semble donc bien que les recherches les plus récentes ne permettent
pas d’attribuer à l’Archipel des Comores une origine antérieure au Pliocène, ou tout-au-plus à la fin
du Miocène L
D. Population ; ressources naturelles.
On ne connaît rien des premiers habitants des Comores, pourtant fréquentées depuis la plus
haute antiquité. Par contre, on sait que ces îles furent colonisées au xv e siècle (une première émigration
1. R. Paulian fournit des données plus précises sur ce sujet p. 18 de ce volume.
Source : MNHN, Paris
12
D. MATILE-FERRERO, L. MAT ILE ET J. BRUNHES
eut peut-être lieu dès le x«) par des populations persanes venues de Chiraz (Faurec, 1941). Les naviga¬
teurs portugais semblent avoir connu l’archipel dès le début du xvi« siècle mais n’y ont pas fait souche.
Dès l’installation des chiraziens, l’activité commerciale se porta surtout sur le trafic des esclaves arrachés
à la côte orientale de l’Afrique ; si l’on songe que ce « commerce » s’est prolongé jusqu’au xix e siècle
et qu’il faut lui ajouter des incursions, parfois suivies d’installation, de pirates européens, arabes et
malgaches, on comprendra que la population comorienne soit particulièrement hétérogène.
Le fond en est cependant constitué principalement par des éléments négroïdes originaires
d’Afrique orientale, auxquels s’ajoutent d’importantes populations d’origine sémite et (surtout à
Mayotte) malgache. L’implantation européenne est restée minime.
Les Comoriens sont quasiment en totalité musulmans. La langue comorienne, avec ses variantes
suivant les îles, est le reflet de l’histoire : son fond est swahili (langue parlée dans presque toute l’Afrique
orientale), avec des apports d’arabe et de malgache et un vocabulaire technique français.
L’Archipel des Comores vit surtout de son agriculture. Sa principale source d’exportation pro¬
vient des plantes à parfum (Ylang-ylang, Jasmin, Basilic, Palmarosa, etc.) cultivées et, le plus souvent,
distillées sur place. On y produit aussi des épices : clous de girofle, poivre, cannelle, ainsi que de la vanille,
du café et du cacao. En dehors de ses innombrables usages locaux, le Cocotier fournit également du
coprah destiné à l’exportation L Les cultures vivrières sont de type africain (bananes, manioc, taros...)
mais la base de l’alimentation comorienne est constituée par le riz, dont l’archipel produit très peu
et qu’il faut par conséquent importer en grande quantité.
L’élevage est peu important : bovins, surtout à Mohéli, Chèvres, Moutons et volailles, partout.
La pêche mériterait d’être mieux développée ; elle souffre du manque de moyens modernes. Le tourisme
est encore embryonnaire aux Comores, faute d’infrastructure ; la beauté de ses sites et de ses plages,
la pureté de ses eaux, pourraient cependant lui promettre un bel avenir.
IL Les Iles de l’Archipel
A. La Grande Comore.
La Grande Comore est la plus étendue et la plus jeune des îles de l’archipel. Longue de 62 km,
large au maximum de 25, elle a une superficie d’environ 1 100 km 2 . Elle est constituée de deux forma¬
tions volcaniques, le cône du Karthala (2 361 m) et le Massif de La Grille (1 087 m au Saondzou), reliées
par le plateau de Diboini, d’environ 500 m d’altitude moyenne. Les côtes sont simples, peu découpées
et frangées par endroits d’un récif corallien embryonnaire. Le Karthala est le seul volcan actif de l’archi¬
pel ; sa dernière éruption sommitale a eu lieu en 1972 mais un petit cratère s’est ouvert récemment
(avril 1977), vers 400 m d’altitude sur son flanc sud-ouest : deux coulées de 2,5 km ont coupé la route
côtière et rasé, notamment, le petit village de Singani, avant de se jeter à la mer.
Orientée approximativement nord-sud, l’île oppose un écran à la mousson du nord-ouest et aux
alizés du sud-est, ce qui provoque des précipitations abondantes, en particulier sur le flanc occidental
du Karthala (Legris, 1969). Malgré cette pluviosité élevée qui atteint par exemple, au niveau de la
côte ouest, 2,7 m à Moroni (moyenne sur 25 ans), la Grande Comore est caractérisée par l’absence
d eaux courantes, que ne peut retenir le sol volcanique. Il n’existe que deux sources et les habitants
recueillent l’eau de pluie grâce à de nombreuses citernes. La quasi-totalité des eaux de pluie s’enfonce
1. La Canne-à-sucre (au xix e siècle) et le Sisal ont été cultivés à grande échelle mais ces cultures industrielles
ont été ruinées par la concurrence et les produits de remplacement.
Source : MNHN, Paris
APERÇU GÉOGRAPHIQUE DE L’ARCHIPEL
13
sous terre et forme une nappe dont l’écoulement se fait au niveau de la mer (les pêcheurs vont parfois
puiser l’eau « douce » à une centaine de mètres au large). On a envisagé d’utiliser un petit cratère pour
y construire un impluvium, mais les premiers essais n’ont pas été concluants. La température de l’île
varie entre 21 et 33°C (Grjebine, 1966).
Peuplée de 118 500 habitants lors du recensement de 1966 (soit une densité d’environ 100 hab./
km 2 ), la Grande Comore est largement cultivée partout où les conditions le permettent ; la superficie
occupée par des sols vrais est en effet très limitée, sauf en altitude. Les cultures vivrières, outre celle
du Cocotier utilisé également pour le coprah, sont surtout consacrées au Bananier, au Manioc, au Taro
(Colocasia antiquorum) et à l’Ambrevade ( Cajanus indicus). Les cultures d’exportation, cantonnées
principalement dans la zone humide occidentale, consistent surtout, à côté du coprah, en plantations
de Vanille, de Jasmin et particulièrement d’Ylang-ylang ( Cananga odoratum), l’essence d’ylang repré¬
sentant financièrement l’essentiel des ressources de l’île [343 millions de francs CFA (6,86 millions
de francs) en 1966 (Larcher & Soitout, 1968)].
Ces plantations s’étendent jusque vers 400 m d’altitude, 700 m par endroits, mais les cultures
vivrières, principalement de Bananiers, montrent souvent des extensions sur défrichement ou sous
forêt jusqu’à 1 000 m. Au-dessus de 400 m, la zone cultivée fait place à des pâturages et des forêts.
Les coulées de laves récentes, dont certaines s’étendent jusqu’à la mer, sont colonisées lentement et
progressivement, par des Lichens et des Fougères, puis par des espèces arborescentes pionnières, surtout
Nuxia pseudodentata (Loganiacées).
Fortement déboisée, l’île ne comptait plus en 1960 qu’environ 16 640 hectares de forêts, dont
une proportion importante de forêts secondaires et de recrus post-culturaux (Legris, op. cit.). Cet
auteur estimait déjà, en 1954, à 30 000 stères par an le volume des exploitations illicites de bois dans
un rayon de 25 km autour de Moroni et de Mitsamiouli. La forêt originale de la Grande Comore semble
donc en grand danger de disparaître avant la fin du siècle si des mesures énergiques de conservation
ne sont pas prises dans les plus courts délais. Le reboisement, encore très limité, a fourni des réussites
avec Eucalyptus robusta ainsi que, en bas des pentes, Grewillea robusta, Casuarina equisetifolia, Cupressus
lambertiana et C. lusitanien.
Legris (op. cit.) distingue à la Grande Comore cinq types de formations végétales naturelles :
— la forêt dense humide des versants ouest et sud du Karthala ;
— la végétation de l’étage montagnard ;
— les formations humides du massif de La Grille ;
— la forêt de transition, peu dense, des versants nord, est et sud du Karthala ;
— les fourrés xérophiles et les savanes arbustives.
La plupart des entomologistes ayant prospecté la Grande Comore, ainsi que deux des auteurs
de cette note (D. et L. M.) ont en priorité consacré leurs efforts aux forêts humides de La Grille et du
Karthala, que nous caractériserons donc brièvement ci-dessous. Pour les autres formations naturelles,
ainsi que pour l’analyse détaillée des principaux bioclimats de l’île, nous renvoyons le lecteur à l’excellent
travail de P. Legris, duquel nous avons tiré la majeure partie des éléments ci-dessus et des indications
suivantes.
— La forêt dense humide du Karthala occupe le flanc ouest du volcan ; installée sur des coulées
de laves anciennes où s’est formé un sol mince mais très riche, recouvert d’humus, sa limite inférieure
se situe entre 500 et 800 m d’altitude et sa limite supérieure entre 1 300 et 1 800 m (La Convalescence)
selon les conditions écologiques. Cette pluvisylve couvre environ 9 000 hectares et reçoit plus de 4 m
d’eau par an (le poste pluviométrique de Nioumbadjou, à 460 m d’altitude, a reçu en moyenne, de 1960
à 1968, 5 623 mm ; il n’existe pas de station pluviométrique plus élevée sur le Karthala). Couverte de
nuages pratiquement toute l’année, elle ne connaît pas de mois sec.
Source : MNHN, Paris
14
D. MATILE-FERRERO, L. MATILE ET J. BRUNHES
On peut la diviser en une forêt dense humide de moyenne altitude, s’étendant jusqu’à 1 500 m,
et une forêt dense supervirente d’altitude, jusqu’à 1 800 m. Dans la première zone, la température du
mois le plus frais est comprise entre 15 et 20°C, elle peut être inférieure à 10°C dans la seconde. Les
arbres atteignent 20 à 30 m, le sous-bois est relativement clair ; l’hygrométrie toujours supérieure à
80 % favorise la croissance de Fougères arborescentes et de nombreux épiphytes (Mousses, Lichens,
Fougères, Orchidées, etc.). De belles Fougères apparaissent le long des sentiers et des clairières. Les
familles lés mieux représentées sont les Lauracées, les Méliacées (avec notamment le Takamaka, Khaya
comorensis ), les Oléacées, Loganiacées, Ulmacées, Euphorbiacées. Cette forêt se termine vers 1 800 m
par une zone de transition montrant quelques arbres isolés couverts d’épiphytes et un tapis de Fougères,
Sélaginelles, Graminées et Ericacées. Lui fait suite un fourré dense à Philippin comorensis, Bruyères
arborescentes dont certains exemplaires peuvent atteindre 8 m de haut.
La forêt occidentale du Karthala est difficilement accessible en dehors de sa limite inférieure,
que l’on peut atteindre en voiture, même de tourisme, par la route privée de Nioumbadjou. L’autorisa¬
tion de l’emprunter doit être demandée à la direction de la SAGC, qui prévient les chauffeurs de gru-
miers, danger principal de cette piste en lacets, étroite et pentue. De la scierie de Nioumbadjou partent
des chemins forestiers plus ou moins praticables qui permettent de s’enfoncer en forêt, notamment
la « piste du Capitaine Dubois », qui longe toute la moitié sud-ouest du volcan. Deux des auteurs
(D. et L. M.) ont effectué à cinq reprises des chasses entomologiques à Nioumbadjou, localité des plus
classiques à la Grande Comore, et un piège de Malaise y a été installé deux fois 1 .
L’accès à la zone supérieure de la forêt de l’Ouest ne peut se faire par Nioumbadjou. Une piste
« carrossable » permet d’atteindre, par M’ Vouni, le hameau de Boboni, à 650 m d’altitude. Cette piste
ne peut être empruntée que par des véhicules à deux ponts, encore le franchissement des derniers
kilomètres tient-il à l’état des passerelles ; à partir de Boboni, il faut monter à pied. Deux sentiers mènent
à La Convalescence (1 760 m), où l’on peut camper (les bâtiments indiqués sur la carte IGN ont brûlé).
Le premier, plus court, aborde la montagne de front en suivant le lit d’un torrent temporaire. Le second
représente un très long détour mais ne coupe que très progressivement les lignes de niveau. Le chemin
direct, très abrupt, traversant des étendues de « mâchefer » qui roule sous les pieds, ou au contraire
des sections traîtreusement glissantes, ne peut être emprunté sans danger par des personnes lourdement
chargées ; il devrait être réservé aux prospections de la journée, ou au retour de La Convalescence.
Le deuxième sentier permet la progression des porteurs qui, si l’on envisage un séjour plus long, doivent
ajouter aux vivres et au matériel de campement une provision d’eau potable.
L’un de nous (L. M.) a pu séjourner trois jours, grâce à l’aide matérielle d’un détachement de
la Légion Étrangère, à La Convalescence ; la forêt sempervirente seule a été prospectée, tandis que le
piège de Malaise était installé à la lisière de la forêt, dans le fourré à Philippin.
— Les forêts humides du Mnssif de Ln Grille occupent un plateau dont l’altitude est comprise
entre 800 et 900 m. Elles se rapprochent de la forêt du type ouest du Karthala mais s’en distinguent
notamment par l’absence du Takamaka, bois commercialement exploitable. Il y existe des essences
différentes, surtout photophiles, appartenant notamment aux Moracées (Ficus), aux Sapotacées, Loga¬
niacées, Monimiacées, Cunoniacées, Myrtacées, Euphorbiacées et Flacourtiacées. Les sols de pouzzo¬
lanes, pouvant atteindre 10 à 20 m d’épaisseur, permettent le développement d’une haute futaie, le reste
du terrain étant occupé par un taillis serré ne dépassant pas 15 m de hauteur. La partie la plus acces¬
sible est la forêt la plus au nord, au pied de l’Oussoudjou, qui est traversée par un large sentier qui
se poursuit jusqu’au village de Dimadjou, sur le versant oriental du Massif. On peut accéder en voiture
de tourisme jusqu’à Maouéni, puis en véhicule à deux ponts jusqu’à Guiri (800 m), où l’Agriculture
possède une case (non aménagée). La forêt de La Grille a été prospectée pratiquement par tous les entomo¬
logistes ayant fait escale à la Grande Comore. Le célèbre Humblot y avait installé sa résidence
}■ Le troisième auteur (J. B.) a surtout consacré ses efforts à Mayotte, mais a également visité la plupart des
localités mentionnées ici ; voir ses itinéraires de mission p. 186 de ce volume.
Source : MNHN, Paris
APERÇU GÉOGRAPHIQUE DE L’ARCHIPEL
15
(voy. l’article de P. Viette dans ce volume). L’un des auteurs (L. M.) a passé cinq jours, en novembre,
à Guiri. La forêt avoisinante a été prospectée et le piège de Malaise installé en savane arbustive. Le site
a été de nouveau étudié en janvier (D. et L. M.).
B. Mohéli.
La plus petite des îles de l’Archipel, Mohéli est située à environ 40 km au SSE de la Grande
Comore. C’est un ovale orienté est-ouest, d’environ 25 km de long sur 10 de largeur maximum ; sa
superficie atteint 290 km 2 . L’île se divise approximativement en deux zones d’importance inégale.
A l’est, s’étend un plateau peu élevé (en moyenne entre 100 et 300 m d’altitude), dont le sol peu permé¬
able permet la formation de lacs et d’étangs ; il montre de nombreux petits cratères éteints. La région
occidentale est un édifice volcanique plus tourmenté dont il reste, à l’heure actuelle, une chaîne dorsale
d’environ 500 m de hauteur (point culminant 790 m à M’Zé Koukoulé) qui parcourt l’île sur les deux
tiers de sa longueur. Cette partie montagneuse est entaillée, surtout au sud, par de profondes vallées
où coulent ruisseaux et torrents, souvent coupés de cascades. Les côtes de Mohéli sont très découpées,
de nombreux îlots existent au sud ; les récifs frangeants sont relativement anciens.
L’île compte environ 10 000 habitants ; relativement peu cultivée, elle possède de nombreux
pâturages où l’on élève bœufs et moutons. Les Cocotiers sont très nombreux sur toute la côte,le coprah
étant la principale production de l’île ; on cultive aussi le Cacao, le Café, le Poivre, la Girofle, la Vanille,
l’Ylang-ylang et le Basilic, encore que ces différentes cultures soient assez peu étendues.
En moyenne altitude, les pentes sont recouvertes d’une forêt très humide, à mousses et épiphytes
et sous-bois clair. Cette forêt non démantelée forme un seul bloc cohérent, frangé de galeries forestières
qui, par leur situation encaissée, ont échappé aux feux de brousses. La ligne de partage des eaux permet
à Gachet (1964) de distinguer deux zones forestières dans le massif principal : la forêt de M’Zé Kou¬
koulé Bandaloukoua (3 075 ha) et celle de M’Ledjélé (1 700 ha), auxquelles il faut ajouter environ
1 000 ha de forêts dégradées et 15 000 ha de broussailles. D’après Gachet, la forêt de Mohéli n’est pas
une forêt primaire mais une très bonne forêt secondaire. Les principales essences appartiennent aux
Myrtacées ( Eugenia ), aux Lauracées, Moracées (nombreux Ficus), Guttifères, Sapotacées, Lecythi-
deacées et Monimiacées.
Mohéli a sans doute été d’abord l’île la plus négligée des entomologistes mais depuis les années 50
pratiquement toutes les missions s’y sont arrêtées, au moins brièvement. Les localités les plus prospec¬
tées, en dehors des environs de Fomboni, la capitale, semblent être Djoumadounia et l’admirable
baie de Nioumachoua. L’un de nous (L. M.) a séjourné une semaine à Mohéli. Les principales localités
étudiées ont été la forêt de M’Ledjélé, atteinte d’une part par la route du col de Gaouani, d’autre part
par le sentier forestier de Djoumadounia, et celle de M’Zé Koukoulé Bandaloukoua par le sentier fores¬
tier de Bandani, ainsi qu’une galerie forestière prolongeant cette dernière forêt, à N’Gamaroumho.
C. Anjouan.
Située à 100 km au nord-nord-ouest de Mayotte, Anjouan est une île très tourmentée, forte¬
ment érodée, affectant la forme d’une pyramide à base triangulaire, culminant à 1 595 m au Mont
N’Tingui. D’environ 400 km 2 de superficie, elle bénéficie d’un réseau hydrographique permanent très
dense. Il existe des récifs frangeants et, à l’ouest, des récifs-barrière en voie de développement.
Anjouan est l’île la plus peuplée de l’Archipel des Comores ; elle comptait plus dé 130 000 habi¬
tants en 1972 (Flobert, 1972). Des plaines fertiles étendues ont permis l’établissement de grandes
plantations consacrées surtout aux plantes à parfum, notamment à l’Ylang-ylang, au Basilic, Palma-
rosa, Patchouly, Combava, Oranger, Jasmin, Tubéreuse, etc... On cultive aussi des épices, en particulier
le clou de girofle, mais encore la vanille, le gingembre, le poivre, la canelle. Le Cocotier est exploité
Source : MNHN, Paris
16
D. MATILE-FERRERO, L. MATILE ET J. BRUNHES
pour son coprah, il existe aussi des plantations de Caféiers, Cacaoyers, etc... Le Sisal recouvrait autre¬
fois de grandes étendues, mais sa culture a été abandonnée depuis un certain temps.
La pluviométrie moyenne annuelle est de 1 845 mm, la saison des pluies durant d’octobre à avril ;
la saison est assez peu marquée. La température varie à peu près entre 19 et 28°C. On trouvera des
renseignements détaillés sur l’environnement climatique d’Anjouan dans le travail de Brouwers et
Latrille (1974).
La forêt primaire, dense et humide, ne subsiste qu’autour des sommets, où elle n’a pu échapper
à la dégradation que grâce aux pentes très fortes ; Brouwers et Latrille estiment sa superficie à
8 000 ha en 1974. Gachet (1964) distingue quatre massifs forestiers : Moya, N’Tingui, Djadjana et
Habakavi, les deux premiers étant de loin les plus importants ; il y ajoute environ 2 300 ha de forêts
très dégradées et de broussailles. L’ensemble donnait en 1964 un taux théorique de boisement de 30 %,
en principe fort satisfaisant, mais l’auteur précise qu’il s’agit d’estimations basées sur cartes (et donc
en grande partie sur photographies aériennes) et que les nombreux défrichements incontrôlés et planta¬
tions en sous-bois ramènent l’évaluation à 15 %. L’action de l’Homme, à laquelle s’ajoutent d’importants
dégâts (abattis, glissements de terrains) dus aux cyclones, menace très sérieusement les forêts anjouan-
naises qui, plus encore que celles de La Grande Comore, semblent vouées à la régression, puis à la dispa¬
rition.
La flore primitive est limitée aux forêts de N’Tingui et de Moya, la dernière étant la plus sujette
aux déprédations du fait de son accès relativement facile. Cette flore se caractérise par une grande diver¬
sité d’espèces, apparemment peu étudiées jusqu’ici. Gachet cite une quarantaine d’espèces appartenant
à 25 familles. Notons qu’une mangrove à Avicenna existe sur la côte sud de la presqu’île de Sima.
Au cours d’un bref séjour, deux des auteurs (D. et L. M.) se sont attachés à l’étude des phyto¬
phages des plantations de Bambao, sur la plaine côtière orientale et les deux forêts principales de l’île
ont été atteintes, celle de Moya par la route du col du même nom, celle de N'Tingui par le sentier menant
au lac de Dzialandzé. Le troisième auteur (J. B.) a également prospecté l’île ; son itinéraire se trouvera
sur la carte incluse dans son travail sur les Hématophages, p. 11 de ce volume, ainsi que ceux effectués
dans les trois autres îles.
D. Mayotte
Située à l’extrême sud-est de l’archipel et à 60 km d’Anjouan, Mayotte n’est qu’à 300 km de la
côte malgache. L’île mesure 39 km de long et 22 de large mais sa côte, très découpée, n’est qu’une succes¬
sion de golfes profonds. Elle est formée de deux îles principales, Grand-Terre et Pamanzi (10 km*),
et d’une quinzaine de petits îlots secondaires dont un seul est habité (M’Zamboro).
La mise en place de l’île semble contemporaine de celle de Mohéli ; elle s’est effectuée en trois
phases volcaniques successives (de Saint Ours, 1960). Les deux premières ont mis en place un soubasse¬
ment à faciès basaltique ainsi que les principaux massifs de l’île (Mont M’Sapéré, 572 m ; Mont Bénara
600 m ; Choungi, 594 m). La décomposition de ces anciennes roches volcaniques a donné naissance
aux sols imperméables qui recouvrent actuellement une grande partie de l’île. La troisième phase
éruptive, localisée à la bordure est de l’île, a mis en place l’îlot de Pamanzi ainsi que le volcan sur lequel
est construit Mamutzu ; les tufs et les cendres qui datent de cette époque forment actuellement des
sols perméables. En conséquence, sur Grand-Terre, de nombreux torrents permanents descendent
du relief, alors que sur l’îlot de Pamanzi l’eau de surface est pratiquement inexistante.
La présence autour de Mayotte d’un récif barrière presque ininterrompu témoigne d’un enfonce¬
ment ancien de l’île.
Source : MNHN, Paris
APERÇU GÉOGRAPHIQUE DE L'ARCHIPEL
17
Comme les autres îles de l’archipel, Mayotte est soumise aux vents d’alizé et à la succession d’une
saison des pluies qui dure de novembre à avril et d’une saison sèche particulièrement marquée en juin,
juillet et août. La température moyenne des mois les plus froids (juillet et août) est de 24°C au bord
de la mer ; celle des mois les plus chauds (février-mars) ne dépasse pas 27,4°C.
Des lambeaux forestiers généralement peu étendus occupent tous les abords ou les sommets
des principaux massifs. Peu élevée, Mayotte ne joue pas comme les autres îles le rôle de barrière aux
alizés. Les précipitations sont donc moins abondantes, ce qui n’a généralement pas permis le dévelop¬
pement d’une forêt humide comparable à celles de la Grande Comore ou de Mohéli. Une forêt claire
est par contre assez bien représentée ; les taillis de repousse et les massifs de bambous sont aussi très
nombreux. Les forêts de reboisement se sont surtout faites en Avocat marron, mais aussi en Cannelliers,
Manguiers et Erythrines, l’ensemble pouvant, d’après Gachet (1964), former d’excellentes forêts de
protection. La plupart des plaines littorales ou des plateaux qui ne sont pas réservés à l’Ylang-ylang
sont occupés par des cocoteraies. Toutes les côtes basses de l’île sont d’autre part colonisées par une
importante mangrove à Avicennia, Sonneratia et Rhizophora (Fourmanoir, 1953). En définitive,
Gachet (op. cit.) estimait à 6 565 ha la surface des forêts vraies, auxquels il ajoutait près de 9 000 ha
de forêts dégradées et morcelées.
Les principales cultures d’exportation de Mayotte sont le coprah et l’ylang-ylang. La culture
du sisal et celle de la canne à sucre, qui avaient conduit au défrichement quasi total de l’île, ont été com¬
plètement abandonnées. Les principales cultures vivrières concernent le riz de montagne, la banane,
le manioc et l’ambrevade. L’île compte 32 600 habitants, soit une densité de 87 hab./km 2 .
L’un de nous (J. B.) a séjourné trois mois et demi à Mayotte dans le cadre de ses recherches sur
la filariose, au cours de l’année 1971. Une seule route goudronnée reliait alors Mamutzu à Sada et les
autres itinéraires qui figurent sur les cartes de prospections n’étaient pas accessibles aux véhicules
de tourisme. La marche à pied et le bateau étaient alors, et sont toujours, les meilleurs moyens de pros¬
pecter l’île. La mission du Muséum n’a pu séjourner que 48 heures à Mayotte et a dû se borner à un bref
circuit au centre de l’île, les principales localités entomologiques se situant à Combani et Coconi.
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Source : MNHN, Paris
18
D. MATILE-FERRERO, L. MATILE ET J. BRUNHES
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Source : MNHN, Paris
PEUPLEMENT ZOOLOGIQUE DE L’ARCHIPEL
19
ESQUISSE DU PEUPLEMENT ZOOLOGIQUE DE L’ARCHIPEL
DES COMORES
Renaud Paulian *
Les quatre îles principales de l’archipel des Comores : Grande Comore, Anjouan, Mohéli et
Mayotte, et les îlots satellites des deux dernières îles, forment, entre la côte Nord-Ouest de Madagascar
et la Tanzanie, développées dans le sens Sud-Est — Nord-Ouest sur 225 km, une série d’escales possibles.
A ce titre, l’étude de leur faune présente un exceptionnel intérêt, car elle devrait aider à mieux compren¬
dre l’origine et le développement de la faune malgache.
Les Comores, « stepping stones » naturelles pour le peuplement de Madagascar, ont-elles joué
ce rôle ?
Deux approches s’imposent pour résoudre le problème.
L’étude géochronologique, qui fixera la date probable de la formation de chaque île.
L’étude détaillée de la faune, qui permettra de la définir par rapport aux faunes africaine et
malgache.
Une analyse relativement récente d’A. Hajash et R. L. Armstrong nous apporte l’essentiel
des données géochronologiques nécessaires.
Le caractère récent de l’archipel prive les indications paléomagnétiques (concordance à 95 %
avec les positions actuelles) de toute signification.
Mais les mesures d’âge au K-Ar apportent des indications précises
Grande Comore. ± 10.000 ans
Anjouan. d: 390.000 ans
± 1,52 millions d’années
Mayotte. ± 1,42 millions d’années
± 3,4 — 3,65 millions d’années
Les auteurs ne datent pas Mohéli, mais indiquent d’une part, que Mayotte et Mohéli sont sur
un même soubassement, d’autre part que l’archipel tout entier est supporté par la migration vers le
* Rectorat de l’Académie, 29, Cours d'Albret, 33000 Bordeaux.
Source : MNHN, Paris
20
R. PAULIAN
Nord-Ouest d’une source de magma se déplaçant à une vitesse uniforme. Cette vue, qui permet de faire
de Mohéli une île au moins contemporaine d’Anjouan sinon plus récente, est renforcée par la descrip¬
tion donnée par Guilcher et Coü. des îles Glorieuses. Celles-ci, que leur relief permet de considérer
comme plus anciennes que Mayotte, se situent sur la même ligne Est-Ouest que l’archipel comorien,
mais encore plus à l’Est.
Il faut cependant retenir que si les échantillons prélevés à Mayotte et à Anjouan portent sur les
plus anciennes unités stratigraphiques visibles, il n’en a pas été de même à la Grande Comore. Cette
dernière est donc, sans doute, nettement plus âgée que nous ne l’indiquons.
Il n’est pas sans intérêt de rapprocher ces dates de ce que nous savons d un autre archipel, situé
dans la même région et dont les rapports faunistiques avec Madagascar ont également posé bien des
problèmes, les Mascareignes.
Des trois îles principales des Mascareignes, les plus anciens matériaux de la plus ancienne île
(Maurice) remontent à 7,8 millions d’années et des émissions volcaniques se sont renouvelées à 5 — 3,
5 — 3, 2 — 0,7 et 0,17 millions d’années. La Réunion remonte à 2 millions d’années, et le volcanisme
y est encore actif. Rodriguez enfin ne remonte qu’à 1,5 million d’années, mais sans activité volcanique
récente.
Tableau 1.
Age K-Arg.
Surface
Altitude maxlma
COMORES
Grande Comore .
- 10.000 ans
1.100 Km2
2.361 m.
Anjouan .
de 390.000 à
1,52 millions
d'années
400 Km2
1.595 m.
Mohéli .
-
290 Km2
790 m.
Mayotte .
de 1,42 à 3,65
millions d'an¬
nées
350 Km2
600 m.
MASCAREIGNES
Maurice .
de 0,17 à 7,8
millions d'années
1:840 km2
800 m.
La Réunion .
0,3 à 2 millions
d'années
2.512 kM2
3 040 m.
Rodriguez .
1,3 à 1,5 millions
d'années
450 km2
107 m.
Alors qu’aux Comores l’âge augmente du Nord-Ouest au Sud-Est, il décroît aux Mascareignes
d’Ouest en Est.
Enfin, les éruptions qui ont façonné l’Ankaratra, le plus récent massif de Madagascar, sont datées
de 3 millions d’années, à la fin du pliocène. Elles sont donc grossièrement contemporaines des éléments
d âge moyen de Maurice et des éléments d’âge ancien de Mayotte.
Source : MNHN, Paris
PEUPLEMENT ZOOLOGIQUE DE L’ARCHIPEL
21
Des données ci-dessus, il résulte que les Comores n’ont émergé (abstraction faite d’éventuels
mouvements antérieurs d’émersion et de submersion n’ayant laissé aucune trace géologique) qu’à
partir des dernières phases du pliocène, et que leur construction s’est poursuivie jusqu’aux époques
récentes.
La présence de quelques inclusions gréseuses dans les laves indique seulement qu’il existe des
dépôts pré-pliocènes sous les îles.
Le caractère récent de l’archipel revêt une grande importance pour l’étude de sa faune et nous
allons y revenir.
Pour compléter cette présentation, ajoutons que l’archipel s’étend, d’Est en Ouest, sur 225 km
et que son extrémité occidentale, formée par la Grande Comore, est à 300 km du Mozambique, tandis
qu’à l’Est, Mayotte est à 300 km de Madagascar.
L’archipel des Mascareignes est, quant à lui, situé à une distance de Madagascar double de celle
qui sépare les Comores de la Grande Ile.
Pour étayer l’exposé qui suit, il est utile de regrouper les données numériques relatives à l’âge,
à la surface et à l’altitude de chacune des îles de ces deux archipels (tableau 1).
L’analyse théorique des facteurs intervenant dans le peuplement des îles a amené Mac Arthur
et Wilson à reconnaître le rôle prioritaire de trois facteurs dans la constitution des faunes insulaires :
a) leur éloignement d’une aire continentale ou méganésienne, la distance pouvant être en partie
compensée ou accentuée par le régime des vents et des courants ;
b) leur surface ;
c) leur ancienneté.
A ces trois facteurs, s’en ajoute un quatrième, qui intervient d’ailleurs à un double titre, par
l’accroissement des chances de rencontre entre l’animal en déplacement et l’île, et par l’augmentation
de la diversité des écosystèmes, l 'altitude.
Il s’agit là de facteurs indépendants, mais dont les actions respectives s’intégrent : ainsi l’ancien¬
neté peut contribuer à atténuer les effets de l’éloignement d’une part ; d’autre part, l’ancienneté peut,
selon les cas, atténuer ou renforcer l’effet de la faible surface.
La comparaison entre les îles doit, d’autre part, s’exercer à plusieurs niveaux :
richesse spécifique : notre connaissance de la faune comorienne ne permet pas encore une
comparaison approfondie.
endémisme générique
endémisme spécifique
Mais elle doit aussi tenir compte du niveau d’originalité des endémiques.
Compte tenu de la très inégale connaissance acquise actuellement sur ces différentes îles, une
analyse purement statistique n’aurait pas grande signification.
On peut toutefois signaler que la faune des deux grandes Mascareignes est plus riche que ne l’est
celle de la Grande Comore, mais que, par contre, la faune de Rodriguez est incomparablement plus
pauvre que ne l’est celle d’Anjouan.
La diversité des milieux d’Anjouan, sous l’effet de l’altitude, peut, avec le bien moindre isole¬
ment dans l’espace, expliquer cette opposition.
Source : MNHN, Paris
22
R. PAULIAN
Considérées globalement, les Comores ont une faune plus diversifiée que ne l’est celle des Séchelles,
aux surfaces pourtant bien plus faibles, mais leur endémisme est bien moins prononce.
Le triple jeu de la surface, de l’ancienneté et de la distance, s’exerçant indifféremment selon
les groupes zoologiques, il est tentant d’étudier successivement les grandes divisions du règne animal.
Mammifères. — La faune mammalienne est d’une extrême pauvreté et ne paraît renfermer
que des espèces importées par l’Homme. Deux des importations humaines sont intéressantes parce
qu’elles font toucher du doigt les mécanismes de la spéciation.
Lemur mongoz L., connu à Anjouan et à Mohéli, habite le Nord-Ouest de Madagascar, le pays
Sakalava d’où sont partis les colonisateurs de Mohéli. La forme d’Anjouan diffère très légèrement, par
sa coloration, de la forme malgache, elle-même très variable. L’isolement des populations, bien que très
récent, puisque lié aux transports par l’Homme, peut rendre compte de cette différence.
Lemur fulvus mayottensis Schlegel, localisé à Mayotte, semble le produit de croisements multiples
entre des L. fulvus fulvus et des L. fulvus rufus. Ces deux sous-espèces se rencontrent dans 1 Ouest
malgache et sont fréquemment domestiquées, en particulier dans les villages Sakalavas. Ici, le jeu des
croisements, s’exerçant sur des populations importées, a pu aboutir à un type stabilisé.
Dans les deux cas, les mouvements de navigation directe entre la côte Nord-Ouest de Madagascar
et les Comores, très intenses jusqu’au deux tiers du xix e siècle, ont beaucoup diminué depuis. Le mou¬
vement des boutres et des pirogues et les expéditions de flotilles de guerre ont fait place aux mouvements,
plus rares, de navires plus importants, moins adaptés au transport d’animaux vivants de toute sorte.
Parmi les autres espèces, le Tanrec et la Viverricula rosse, et le Potamochoerus larvatus tout
comme les deux espèces de Rat et la Souris, relèvent d’importations banales. Le Tanrec a également
été introduit à la Réunion. Le Félix lybica caffra existerait à Anjouan. Une Musaraigne a été décrite
comme endémique de Mayotte mais la systématique des Suncus est à revoir.
Trois Microchiroptères ont été cités et Harrison a décrit une sous-espèce endémique de la
Grande Comore, Miniopterus minor griveaudi.
La répartition des Macrochiroptères est plus insolite. Les espèces comoriennes appartiennent
au genre oriental Pteropus : P. comorensis Nicoli des Comores (manquerait à la Grande Comore) se
rattache au groupe de P. rufus Geoffr., espèce malgache avec des vicariants à Aldabra, aux Séchelles
et aux Mascareignes ; P. livingstoni Gray, d’Anjouan, appartient au groupe oriental de P. melanopogon
Schlegel et n’a pas de représentants à Madagascar.
Nous reverrons un cas analogue d’influence orientale sans représentant à Madagascar, avec les
Butor ides.
On pourrait imaginer qu’il s’agit d’apports aléatoires séparés par de longs intervalles de temps,
sans possibilité pour les derniers arrivés de s’installer sur une île déjà occupée, n’était la coexistence,
justement, des deux Pteropus aux Comores.
L avifaune a été particulièrement bien étudiée à une époque récente et la synthèse donnée par
C. W. Benson est très complète. Cet auteur relève 56 espèces terrestres ou d’eau douce qui se repro¬
duisent dans l’archipel.
De ces espèces, une, Butorides striatus rhizophorae Salomonsen se rattache à la forme orientale,
javanicus (Horsfield), de l’espèce, et pas à la forme afro-malgache, atricapillus (Afzelius) ; deux ne se
Source : MNHN, Paris
PEUPLEMENT ZOOLOGIQUE DE L’ARCHIPEL
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retrouvent qu’aux Séchelles ; cinq ne se retrouvent qu’en Afrique ; huit dérivent de formes africaines ;
neuf ne se retrouvent qu’à Madagascar ; dix-huit dérivent de formes malgaches ; six sont afro-mal¬
gaches et une forme une sous-espèce intermédiaire entre les formes africaines et malgaches.
En poussant l’analyse un peu plus loin, on doit signaler qu’une espèce, Leptosomus discolor
(Hermann), est représentée à Mayotte et à Mohéli par la forme malgache, mais a donné naissance à une
forme spéciale à la Grande Comore : L. d. gracilis Milne-Edwards et Oustalet, et une forme spéciale à
Anjouan : L. d. intermedius Hartert et Neumann.
Nous avons donc affaire à une faune à prédominance malgache, avec d’importants éléments
africains, une spéciation relativement active atteignant, au niveau subspécifique, 29 formes sur 56,
soit pratiquement 50 %. On connaît neuf espèces et même un genre ( Humblotis ) endémiques.
L’influence malgache est d’autant plus marquée qu’elle se traduit par la présence aux Comores
de genres typiquement malgaches et absents d’Afrique tropicale, tel Cyanolanius.
Ces proportions s’interprètent aisément en tenant compte des vents dominants.
Mais cette faune est remarquable par sa pauvreté, explicable en partie par le faible développe¬
ment de certains milieux naturels comme les lacs et les rivières, au reste mal représentés aussi à la
Réunion.
L’importance de la rareté des nappes d’eau se retrouve dans la faune de Culicidae : on compte
15 espèces de Culicides à la Grande Comore, contre 35 à Mayotte, malgré la différence des surfaces
et des reliefs ; et la différence porte autant sur les formes d’origine éthiopienne (9 et 21) que sur les
formes d’origine malgache (2 et 11).
Cette pauvreté est comparable à celle de la Réunion où, en excluant les Oiseaux marins ou de
rivage, la liste de la faune actuelle ne dépasse pas trente espèces, pour une surface comparable à celle
de l’archipel et des altitudes du même ordre.
On peut considérer qu’elle est caractéristique d’îles océaniques, peuplées par apports aléatoires,
ces apports étant d’autant plus difficiles que les distances à franchir sont plus grandes, et que le régime
des vents est peu favorable.
Mais il faut ici souligner l’absence d’originalité de la faune comorienne, surtout comparée à celle
des Mascareignes et des Hawaï, archipels de même âge, mais beaucoup plus isolés que ne le sont les
Comores.
L’avifaune des Mascareignes est surtout remarquable par ses espèces éteintes ou en voie d’extinc¬
tion, représentantes de groupes isolés, souvent aptères. Cette faune comprenait la famille éteinte des
Raphides (Drontes et Solitaire) avec une espèce sur chaque île ; un groupe de Perroquets : Mascarinus,
Necropsittacus et Lophopsittacus apparentés aux genres indo-océaniens Lorius et Tanygnalhus ; les
Necropsar et Fregilupus de Rodriguez et de la Réunion, proches de Sturnides indo-malais ; des Pigeons
du genre Nesoenas ; une Foulque ; un Anatide de grande taille, parent des Sarcidiornis malgaches
et des genres fossiles malgaches Chenalopex et Centrocnis ; presque certainement un Râle plus ou moins
aptère.
L’avifaune des Hawaï montre à la fois une radiation explosive dans les formes actuelles et une
riche faune subfossile (Olson, 1976), que viennent de reconnaître des prospections dans les dépôts
des tunnels de refroidissement des coulées de lave. On y rencontre des genres éteints aptères : un Ibis,
deux Râles, deux Oies.
L’origine indo-malaise ou indo-océanienne des endémiques des Mascareignes dont les affinités
ont été établies, peut expliquer l’ampleur de leur dérive génétique. L’énorme distance parcourue a dû
Source : MNHN, Paris
24
R. PAULIAN
empêcher tout renouvellement des introductions aléatoires. Le courant faunistique qui balaie les
Comores, plus proches et situées dans le lit des vents dominants, a évite 1 isolement, en assurant
un brassage régulier.
Les Comores ont une faune de Reptiles et Batraciens encore insuffisamment connue, très pauvre.
Tout au plus, devons-nous citer la présence à la Grande Comore, d’un Oplurus , genre d Iguamdae
malgache à affinités incertaines ; mais il s’agit d’une forme à peine distincte de l’espèce malgache et
son introduction accidentelle est possible. Aucun élément comorien ne présente l’intérêt des Amphis-
baenides des Séchelles.
La faune de Gastéropodes, de Crustacés terrestres et d’Arachnides est pratiquement inconnue
et ne peut rien apporter au survol actuel.
La faune entomologique est relativement mieux connue. En 1964, un relevé des formes citées
dans la littérature se montait à 1 106 espèces, avec 34 % de formes endémiques. Les travaux réunis
dans le présent volume montrent — même sans prendre l’exemple des Mycétophilides que cette
liste est très loin de représenter l’ensemble de la faune existante et qu’il ne serait pas absurde de multi¬
plier ce chiffre par 2 ou par 3.
Même ainsi, nous obtenons une faune pauvre. Ainsi, les Coléoptères (qui sont parmi les mieux
prospectés d’entre les Insectes) ne comptent qu’environ 450 espèces ; chiffre qui doit, pour le groupe,
être inférieur à la faune réelle d’un bon tiers. On aurait alors environ 600 espèces de Coléoptères. Cet
effectif n’est pas sensiblement différent des 446 espèces connues (en 1967) de la Réunion, effectif que
les récentes récoltes d’Y. Gomy ont augmenté de façon sensible.
Mais l’indice de diversité spécifique des Comores (1,44 pour l’archipel) est nettement inférieur
à celui des Mascareignes (2,1), ce qui a pour effet de diminuer sensiblement la signification de l’effectif
d’espèces de ces dernières, le jeu de la spéciation compensant la pauvreté des apports initiaux.
Et, en effet, l’étude de détail montre que les grandes Mascareignes ont été le siège d’une spécia¬
tion explosive de type malgache, phénomène qu’on ne retrouve pas aux Comores et où Ton est tenté
de faire jouer les différences dans les surfaces : 1 840 km 2 pour Maurice et 2 512 km 2 pour la Réunion,
contre 1 100 km 2 à la Grande Comore, très récente, et moins de 400 km 2 pour chacune des trois autres
îles, de même âge que la Réunion.
Aux Comores, au contraire des Mascareignes, la spéciation ne joue qu’en rapport avec la sépa¬
ration des diverses îles.
Cette spéciation peut aboutir à la formation de 4 ou 5 formes vicariantes ; plus souvent, elle
oppose la forme de la Grande Comore et d’Anjouan à celle de Mayotte ou de Mohéli ; ou parfois, celle
de Mayotte et de Mohéli à la forme de Time des îles de l’Ouest.
Jamais chez les Coléoptères, on n’assiste à l’explosion de formes qui marquent, aux Mascareignes,
des genres comme Pelecophora, Spathuliger, Trichostola, Sizygops, CrcUopus, Sponsor, etc. Il suffit
de rappeler ici les 63 espèces mascareignes de Cratopus pour mesurer l’ampleur du phénomène.
Il est vrai que les recherches récentes de L. Matile ont montré que, chez les Mycétophilides,
on connaissait des cas de spéciation explosive, avec 13 espèces d ’Epicypta et 9 espèces de Plalurocypta.
Mais c’est le seul groupe qui soit actuellement, à notre connaissance, atteint par ce phénomène.
D’autre part, les Comores ne présentent pas de genres endémiques à caractères très tranchés,
ces genres qui donnent leur originalité à la faune des Mascareignes ; les très rares genres endémiques
comoriens ne montrent pas un isolement très profond et n’ont pas posé à leurs descripteurs les problèmes
rencontrés avec Vinsonella, Amneidus, Nesooinsonia, Chalcopauliana, Diastrophella, etc.
Source : MNHN, Paris
PEUPLEMENT ZOOLOGIQUE DE L’ARCHIPEL
25
L’étude comparative de ceux des groupes d’insectes assez connus pour supporter une analyse
précise, vient recouper et compléter l’analyse du peuplement.
Alors que les Oiseaux comoriens étaient nettement à dominante malgache, les Coléoptères
montrent une égalité assez grande entre les formes d’origine africaine et les formes d’origine malgache
et un endémisme faible.
Chez les Noctuidae Trifinae, la très grande majorité des espèces est malgache, avec un très faible
endémisme spécifique ; les affinités des Arctiidae et des Nolidae sont également malgaches, avec cepen¬
dant un endémisme atteignant 50 %. Chez les Géométrides, les affinités malgaches dominent aussi,
avec un endémisme faible, de 15 %.
On retrouve dans ces groupes un certain nombre de formes comoro-malgaches avec, aux Masca¬
reignes, des sous-espèces distinctes : ainsi le Noctuide Callopistria maillardi pseudinterrnissa Viette
et le Géométride Darisodes orygaria brunneata (W. Warren) Et on saisit la formation en cours de nou¬
velles sous-espèces, par exemple chez Callyna figurans F. Walker, dont les exemplaires comoriens et
mauritiens diffèrent de la forme malgache par la taille constamment plus faible.
On ne peut s’empêcher de rapprocher l’opposition entre les Oiseaux et les Lépidoptères d’une
part, et les Coléoptères, de l’autre, du rôle essentiel que les vents dominants Est-Ouest ont dû jouer
dans la dispersion d’espèces animales se déplaçant habituellement au vol.
Le transport des Coléoptères relève beaucoup plus d’une voie totalement passive, dans les bois
flottés, les débris divers, les produits organiques et la terre transportés par les embarcations primitives.
Mais le rôle des courants aériens est rendu encore plus évident lorsque l’on compare, parmi les
Rhopalocères et les Sphingides, les endémiques comoriens vicariants d’espèces malgaches et les endé¬
miques comoriens vicariants d’espèces africaines.
Les premiers comptent en effet trois Hespériides (dont un présentant deux sous-espèces vica-
riantes à Mayotte et à la Grande Comore) et deux Sphingides. Les seconds comptent un Hespériide,
deux Nymphalides, un Acréide, un Papilionide et quatre Sphingides. On est tenté de penser que seules
les espèces à vol puissant ont pu remonter les vents dominants pour venir d’Afrique aux Comores.
Conclusion
A partir de nos connaissances actuelles, très incomplètes, il est possible de caractériser la faune
comorienne comme une faune dérivant d’apports aléatoires, provenant essentiellement de Madagascar,
à un moindre degré d’Afrique orientale et, de façon sporadique, des Séchelles, des Mascareignes ou d’Asie
des Moussons.
Les vents dominants ont joué un rôle majeur dans la sélection des espèces transportées.
La jeunesse de l’archipel, sa relative proximité de Madagascar et de l’Afrique, ont permis un
renouvellement fréquent des apports et un brassage qui a empêché la formation ou le maintien de formes
hautement originales.
Une spéciation géographique s’exerce néanmoins, chaque île tendant à constituer un ensemble
isolé avec ses sous-espèces propres. Les particularités écologiques des îles sont assez différentes pour
que des facteurs d’adaptation au milieu se soient surajoutés au jeu de la simple dérive génétique.
A ce titre, et parce que l’endémisme s’y observe souvent à l’état naissant, l’archipel offre un labo¬
ratoire naturel d’un intérêt exceptionnel pour l’étude du jeu de la spéciation géographique.
Source : MNHN, Paris
26
L PAULIAN
Si les Comores ont bien joué, pour leur propre peuplement, le rôle d’étapes, de « stepping stones »
entre Madagascar et l’Afrique, ce rôle a été tenu dans les deux sens de mouvement possible et n’a pas
sensiblement contribué au peuplement de la Grande Ile. Peut-être la jeunesse de l’archipel fournit-elle
une explication de la faiblesse du rôle joué dans la constitution de la faune malgache.
RÉFÉRENCES
Blanc (C. P.), 1977. — Faune de Madagascar, 45, Iguanidae. Paris, 196 pp., 42 figs., 16 pis., 1 carte hors texte.
Benson (C. W.), 1960. — The birds of the Comoro Islands. — Ibis, Centenary Expédition volume, 103 b (1),
pp. i-ioé.
Berlioz (J.), 1946. — Faune de l’Empire français, IV. Oiseaux de la Réunion, Paris, 81 pp., 31 figs.
Hajash (A.) & Armstrong (R. L.), 1972. — Paleomagnetic and Radiometric evidence for the âge of the Comores
Islands, West Central Indian Océan. — Earth and Planetary Science Letters, 16, pp. 231-236, fig.
Mac Arthur (R.) & Wilson (E. O.), 1967. — The theory of Island biogeography. Princeton Univ. Press, 203 pp.,
60 figs.
Paulian (R.), 1961. — La Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines. — Faune de Madagascar, 13,
485 pp., 23 pis., 3 cartes hors texte, 122 figs.
— 1964. — Composition et origine de l’entomofaune comorienne. — Bull. Soc. ent. France, 69, pp. 167-
173.
— 1965. — Composition et origine de l’entomofaune comorienne. — Proc. XII Int. Congr. Ent. London,
1964, 7, p. 475.
— 1975. — La position de Madagascar dans le double problème du peuplement animal et des translations
continentales. — Mém. Mus. Nat. Hist. nat. Paris, (n.s.) A, Zool., 88, p. 55-71.
Petter (J. J.), Albignac (R.) & Rumpler (Y.), 1977. — Faune de Madagascar, 44, Mammifères Lémuriens.
Paris, 513 pp., 200 figs.
Saint Ours (J. de), 1960. — Études géologiques dans l’extrême nord de Madagascar et l’Archipel des Comores.
— Service géologique, Tananarive, 1960.
Vinson (J.), 1967. — Liste chronologique des Coléoptères des Mascareignes. Mauritius Inst. Bull., 4, pp. 299-
372 (Introduction par R. Paulian, pp. 299-310).
Source : MNHN, Paris
L’ENTOMOLOGIE DANS L’ARCHIPEL
27
L’ENTOMOLOGIE DANS L’ARCHIPEL DES COMORES
Pierre Viette *
Sous ce titre, on trouvera quelques renseignements sur les principaux entomologistes ayant
récolté des Insectes dans l’Archipel des Comores, soit pour leur propre compte, soit, le plus souvent,
pour celui d’un correspondant vivant en Europe.
Le travail ne fut pas toujours aisé. Si pour certains, comme L. Humblot ou A. Voeltzkow,
j’ai pu assez facilement trouver des indications, il en a été différemment pour beaucoup d’autres. Seul
leur nom reste sur les étiquettes, plus rarement dans la littérature.
Comme pour le cas de la plupart des récolteurs cités dans un travail homologue relatif à la
Réunion, je n’ai fait aucune recherche particulière, en dehors des bibliothèques qui m’étaient facile¬
ment accessibles ou de ma propre documentation.
Il m’est agréable de remercier ici les personnes qui ont eu l’obligeance de me fournir des rensei¬
gnements et, notamment, celles qui m’ont donné des indications concernant leur séjour dans l’archipel :
P. Dubernet, J. Étienne, Y. Gomy, P. Griveaud, A. Grjebine, L. & D. Matile et R. Paulian.
Ces indications sont précises et seront fort utiles aux chercheurs futurs.
Dans la mesure où il m’était possible de le faire, j’ai indiqué le Muséum où récoltes et collections
étaient finalement conservées.
Sigles. — Afin d’alléger le texte, j’ai utilisé un certain nombre de sigles, dont on voudra bien
trouver la signification ci-dessous :
IRAT
IRSM
BMNH
MNHN
MNHU
ORSTOM
Institut de Recherches agronomiques tropicales.
Institut de Recherche Scientifique de Madagascar, Tananarive.
British Muséum (Natural History), Londres.
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.
Muséum für Naturkunde der Humboldt-Universitât, Berlin.
Office de la Recherche scientifique et technique Outre-Mer.
L’entomofaune de l’Archipel des Comores nous est encore imparfaitement connue et il est évi¬
dent que nous autres Français n’avons pas assez systématiquement chassé dans l’archipel à une époque
où nous aurions pu facilement le faire.
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, Muséum national d’Histoire naturelle, 45, rue de Buffon,
75231 Paris Cedex 05.
Source : MNHN, Paris
P. VIETTE
Un léger effort a cependant été amorcé après 1947 et la création de l'Institut de Recherche
Scientifique de Madagascar par le P' D' J. Mulot devenu, par la suite, le Centre ORSTOM de Tana-
narive.
Les collections existantes montrent déjà que cette faune est plus riche que celle des Mascareignes,
mais infiniment plus pauvre que celle de la Grande Ile voisine. Bien que les deux archipels soient d’ori¬
gine volcanique, les Comores sont géographiquement mieux placées pour recevoir leur faune, soit
de l’Afrique, soit de Madagascar, que les Mascareignes.
La première citation que l’on trouve dans la littérature d’un Insecte des Comores semble être
la description par Fabricius (1793 : 205, n° 641) du Papilio Charmione : « Habitat in Insula Johanna
Mus. Dom. Drury. ». Le type, une femelle, est cité par Swinhoe (1904 : 537) comme se trouvant dans
les collections du BMNH. En 1964, Zimsen (560, n° 975) n’écrit pas : « London 1 specimen Ç ».
L’espèce est une Géométride appartenant au genre Amnemopsyche. Elle vit en Afrique tropi¬
cale, n’a jamais été retrouvée aux Comores et la localité donnée par Fabricius est très probablement
fausse. On sait que les indications de provenance des spécimens de la collection Drury ne brillaient
pas par leur exactitude.
Becke (C. H.). — A visité les îles du canal de Mozambique dans les années 1830. Il était en
relation avec Becker, marchand-naturaliste, ayant habité Wiesbaden (à l’époque dans le Duché
de Nassau), puis Paris, 49, quai Bourbon, dans l’île Saint-Louis.
Mon ami A. Descarpentries a bien voulu me montrer un Bupreste de la collection Théry,
Psiloptera comorica Mannerheim (1837), étiqueté : Capta Dom C. H. Becke (1836) mense Juny in Gua-
java foliis Insula Johanna intercomorinae maxima. Insect. Mohomba nom.
Ce vénérable et historique Coléoptère est certainement l’un des tout premiers Insectes como¬
riens actuellement connus avec précision.
Coquerel (Ch.). — Chirurgien de la marine, Ch. Coquerel eut l’occasion de visiter Malaga, la
Martinique, la Crimée, l’Algérie orientale, les Comores et les Seychelles. Mais ses régions favorites furent
Madagascar et, surtout, la Réunion, où il mourut en avril 1867, à Salazie.
Vers 1846, à bord de la Belle-Poule sous les ordres du Commandant R. Desfossés, il est à Mayotte
et à Anjouan.
Les Coléoptères récoltés seront étudiés par Fairmaire en 1869, puis, conjointement avec ceux
de L. Humblot (voir plus loin), en 1893. La deuxième de ces publications (1893) sera le premier travail
fondamental sur la Coléoptérofaune comorienne.
Matériel au MNHN.
Pollen (Fr. P. L.) et Van Dam (D. C.). — Voyageurs et naturalistes néerlandais ayant visité
la Réunion, Mayotte, Nosy Be, Madagascar et Maurice de 1864 à 1867. Séjournent à Mayotte en mai
et juin 1864.
Le compte rendu du voyage (d’ailleurs jamais terminé) et les résultats scientifiques ont paru
dans Recherches sur la faune de Madagascar et de ses dépendances, d’après les découvertes de François
P. L. Pollen et D. C. Van Dam.
La liste des Insectes recueillis a été publiée en 1869 par S. C. Sneelb» Van Vollenhovbn et
Edm. de Sélys Longchamps.
Collections au Rijksmuseum van natuurlijke Historié, Leiden.
Source : MNHN, Paris
L’ENTOMOLOGIE DANS L’ARCHIPEL
29
Hildebrandt (J. M.). — Illustre voyageur allemand. Après avoir visité l’Afrique orientale et
Zanzibar, de 1871 à 1877, il vint à Madagascar en 1879, où il mourut le 29 mai 1881 à Tananarive.
En juillet 1875, il fit un court séjour dans la partie Sud-Est d’Anjouan (qu’il nomme Johanna).
Il y mesura la hauteur du Mont Tingidju (1 575 m env.). Si on en juge par l’Arctiide Digama sagittata
Gaede, il a récolté des Insectes.
Il s’est également intéressé à la langue comorienne.
L’ensemble de ses récoltes est conservé au MNHU.
Bewsher (C. W.). — Venant de Maurice, il reste 7 semaines à Anjouan pendant l’automne 1876
et y fait des récoltes de plantes et d’animaux dans tous les groupes.
Les Lépidoptères capturés contenaient 24 espèces de Rhopalocères et 3 d’Hétérocères ; ils furent
étudiés par A. G. Butler en 1879. La collection de Coléoptères était plus pauvre, avec seulement
9 espèces, qui furent déterminées par Waterhouse (1879).
Matériel au BMHN.
Marie (E.). — Séjourne à Mayotte en 1881-1883 et y récolte quelques Coléoptères, qui seront
étudiés par Fairmaire en 1893.
Spécimens au MNHN.
Humblot (L.). — Naturaliste voyageur, puis colon à la Grande Comore. Il sut gagner la sympa¬
thie du Sultan de cette île, prépara, puis conclut le 6 janvier 1886, avec ce dernier, un traité assurant
l’établissement du protectorat français à la Grande Comore (on notera ici que Mayotte était déjà terre
française depuis 1843). Après 1886, il devint Résident de France.
Humblot fut le premier à récolter des Insectes d’une manière intensive, notamment les Coléo¬
ptères et les Lépidoptères, dans les îles de l’archipel, dont la faune était alors fort mal connue. Ses collec¬
tions restent encore aujourd’hui fondamentales. Les exemplaires appartenant aux deux Ordres cités
plus haut étaient envoyés au MNHN et, surtout, aux frères Oberthür de Rennes.
Si Charles étudia lui-même, dans ses propres publications, les Lépidoptères, René confia à Fair-
m aire le soin de les faire connaître. La plus grande partie des premiers est conservée au BMNH et les
seconds sont au MNHN.
Humblot, également botaniste, était fort connu des amateurs d’Orchidées de l’époque.
On notera que L. Humblot a aussi chassé les Insectes à Madagascar, notamment dans la région
du lac Alaotra.
Avec la « Société française de la Grande Comore, L. Humblot & C le », il possédait plus de
60 000 hectares de terrain, soit la moitié nord de l’île. La résidence était à la Grille.
Legros-Levassor (Ch.). — Beau-frère de L. Humblot et sous-directeur de la Compagnie citée
précédemment. Il a capturé des Insectes à la Grande Comore. Des Lépidoptères provenant de ses
chasses furent envoyés à Ch. Oberthür (BMNH) et d’autres se trouvent dans la collection Boullet
au MNHN.
Alluaud (Ch.). — Membre associé du MNHN. Chacun connaît ce que fut l’extraordinaire vie
de Ch. Alluaud, comme voyageur et entomologiste.
Source : MNHN, Paris
30
P. VIETTE
En 1893 lors du retour vers la France, après son premier séjour à Madagascar (Diégo-Suarez,
montagne des Français, montagne d’Ambre), il fait escale à Nosy Be, à Mayotte, à la petite île voisine
de Pamanzi et à Zanzibar. Les Coléoptères capturés ont été étudiés par Allüaud avec ceux de Madagas¬
car et des Mascareignes.
Récoltes au MNHN.
Faymoreau ( de). — A fait parvenir à Ch. Allüaud des Coléoptères récoltés à Mayotte en
juin 1894.
Au MNHN.
Mogenet (B.). — Capture, également pour Ch. Allüaud, des Coléoptères à Mayotte, Combani,
en 1895.
Au MNHN.
Prost ( ). — A collecté des Coléoptères à la Grande Comore en 1898 pour Ch. Allüaud
et R. Oberthür.
Au MNHN.
July (Dr). — Chasse en 1900 des Coléoptères à Mayotte.
Au MNHN.
Voeltzkow (A.). — Les récoltes de ce célèbre voyageur allemand constituent l’une des sources
les plus importantes de nos connaissances sur la faune et la flore des Comores, dont il fit une synthèse
en 1917. Il publia en 1904 un compte rendu de son séjour dans l’archipel.
Après avoir quitté Zanzibar le 11 juin 1903, à bord du vapeur Barawa, A. Voeltzkow arrive
à la Grande Comore le 16. Il restera dans les îles de l’archipel jusqu’au 31 octobre de la même année,
date à laquelle il s’embarquera pour Madagascar à bord d’un paquebot des Messageries Maritimes.
Le séjour aux Comores d’A. Voeltzkow s’établit comme suit :
Grande Comore : du 16 juin au 19 août. La première personne que visite Voeltzkow sera
L. Humblot, directeur, alors, de la « Société de la Grande Comore » employant quelques 1500 travailleurs.
Nioumbadjou, la Convalescence et la Grille seront les principales stations explorées. Quelques relevés
de température seront également effectués. Voeltzkow fait déjà état de la rareté de l’eau douce, malgré
les précipitations abondantes : « Man findet dort keinen Fluss, nicht den kleinsten Bach » (1904 : 280).
Mohéli : du 24 août au 23 septembre. Par suite de vents et d’un fort courant contraires, il fallut
5 jours pour faire la traversée entre les deux îles. Les stations visitées furent Fombani, Oanani, Mire-
mani et Numa Choa [Nioumachoua].
Anjouan : du 27 septembre au 17 octobre. Patsy, Convalescence près de Malindi dans le cercle
de Bombao (sic) et le lac Dzialandzé seront les lieux de récolte.
Mayotte : du 18 octobre au 31 octobre. Ce sont surtout les petites îles environnantes qui furent
explorées.
L’étude, par de nombreux spécialistes, des collections rassemblées et les observations de
Voeltzkow ont été consignées dans la publication Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905 mit
Mitteln der Hermann und Elise geb. Heckmann Wentzel-Stiftung ausgeführt.
Parmi les entomologistes ayant publié dans ces volumes on citera, au hasard, K. Grünberg,
Source : MNHN, Paris
L’ENTOMOLOGIE DANS L’ARCHIPEL
31
A. Jacobi, M. Bernhauer, P. Speiser, E. Bergroth, L. Bruner, Chr. Aurivillius, A. Pagenste-
cher, H. F. Friese, F. F. Kohl, E. Wasmann, A. Forel, P. Lesne, A. Grouvelle, etc.
En 1914, A. Voeltzkow publia un gros mémoire sur tout ce qui pouvait toucher l’Archipel
des Comores en son temps : géologie, climat, courants, flore, faune, noms des îles et histoire de la décou¬
verte de ces dernières, population, religion, langue, repaires des pirates, chasse à la Baleine, budget, etc.,
ainsi qu’une abondante et fort précieuse bibliographie.
Ses récoltes sont conservées au MNHU.
Meade-Waldo (E. G. B.). — A visité Mayotte, ainsi qu’Aldabra, Assumption, les Glorieuses
et le Nord de Madagascar (montagne d’Ambre) lors de la croisière de la Valhalla en 1905-1906. Hampson
(1908) a consacré un travail aux Lépidoptères récoltés. Ils sont conservés au BMNH.
Leigh (G. F.). — Chasseur et éleveur professionnel vivant à Durban (Afrique du Sud). Il récolta
beaucoup dans cette région. En 1911, il part aux Comores pour le compte de Lord Rothschild et le
Tring Muséum. Il est à la Grande Comore en août et septembre 1911. Il semble être revenu dans cette
île en novembre 1921, d’après les étiquettes que portent certains exemplaires (?).
Il visita également les Seychelles (1913) et la Réunion (1922).
Ses récoltes, étudiées par l’équipe du Tring Muséum, sont aujourd’hui au BMNH.
Desruisseaux ( ). — Des récoltes sont faites par lui à Anjouan : Nioumakélé et Lavanchy.
Malet ( ). — Chasse à Moroni (Grande Comore).
Pobeguin (H.). — Il collecte à la Grande Comore (sans plus de précision).
Pupier ( ). — Nous connaissons de lui des échantillons provenant de Mohéli : Djouma Dougna.
Un Pupier fut instituteur à la Grande Comore du 26 novembre 1888 au 15 novembre 1889.
Exception faite de la citation de leurs noms dans la littérature, je n’ai trouvé aucun renseignement
sur ces récolteurs dans les travaux classiques. Ils étaient, fort certainement, des techniciens des services
de l’Agriculture des Comores, qui faisaient parvenir leurs récoltes à E. Fleutiaux. Celui-ci détermi¬
nait les Insectes, notamment ceux qui étaient nuisibles, à l’École d’Agronomie tropicale dépendant
du Ministère des Colonies et située à Nogent-sur-Marne, ville où Fleutiaux habitait.
Des spécimens sont conservés au MNHN, soit dans la collection Fleutiaux (principalement),
soit dans celle L. et J. de Joannis.
Decary (R.). — Administrateur en chef de la France d’Outre-Mer, bien connu par ses recherches,
dans tous les domaines, à Madagascar. A séjourné à Anjouan dans les années 1930/31.
Matériel au MNHN.
Seyrig (A.). — On le connaît par ses remarquables récoltes entomologiques, et notamment
hyménoptérologiques, à Madagascar et, aussi, malheureusement, par son assassinat dans la prison de
Tananarive pendant la période politiquement troublée de 1942.
Collection au MNHN.
Millot (J.). — Membre de l’Académie des Sciences, Professeur au MNHN, directeur du Musée
de l’Homme, fondateur et directeur de l’Institut de Recherche Scientifique de Madagascar (IRSM),
fondé en 1947.
Source : MNHN, Paris
32
P. VIETTE
Aux Comores, le nom du P r D r Millot restera attaché, depuis la nuit du 24 au 25 septembre
1953, aux recherches scientifiques sur le Coelacanthe.
Dans le laboratoire d’Anatomie comparée du MNHN, il étudiera, en compagnie du
P r D r J. Anthony, ce Poisson dans les moindres détails. Le résultat de ces remarquables études est
publié par le Centre national de la Recherche scientifique, Paris (3 volumes).
Zoologiste d’une classe aujourd’hui pratiquement disparue, M. Millot a fait aux Comores,
accompagné d’A. Robinson, de nombreuses collectes dans tous les domaines du règne animal.
Des missions furent effectuées chaque année, jusqu’en 1960. Mais les plus importantes se situent
en 1953 et, surtout, en 1954. On citera les stations visitées :
Mayotte (juin 1954) : Dzaoudzi et le lac Dziani à Pamanzi.
Mohéli (juin 1954) : Fomboni et Kongoni.
Grande Comore (novembre 1954) : Moroni, M’rotso (± 350 m), Nioumbadjou (± 450 m),
Boboni (± 600 m), Grotte Dubois (± 600 m), la Grille, le lac Hantsogoma.
Collections au MNHN.
Paulian (R.). — Recteur de l’Académie de Bordeaux, directeur-adjoint de l’IRSM, membre
correspondant de l’Académie des Sciences.
Éminent zoologiste, lui aussi, a fait plusieurs missions dans l’archipel, entre 1950 et 1960. Il a,
notamment, exploré la forêt du Karthala et récolté la faune phréatique dans les quatre îles.
Des généralités sur la faune comorienne ont été exposées en 1961. On lui doit un travail, publié
en 1965, sur la composition et l’origine de l’entomofaune de l’archipel.
Matériel an MNHN.
Cachan (P.). — Entomologiste agricole de l’ORSTOM. A effectué quelques missions aux Comores
en 1947 et 1948, notamment à la Grande Comore (Moroni) et à Mayotte (Dzaoudzi).
Une partie des collectes au MNHN.
Robinson (A.). — Technicien entomologiste malgache de l’IRSM/ORSTOM. Sur le terrain,
chasseur remarquable, il accompagnera le Professeur Millot et le Recteur Paulian dans toutes leurs
tournées, aussi bien aux Comores que dans la Grande Ile. Mort subitement en novembre 1961, dans la
région d’Ambatondrazaka, à l’âge de 44 ans.
On lui doit des récoltes à Mohéli : Duani, Fomboni, Miringoni, lac Iconi (XI-1955), Kangani
(XII-1955) et à Mayotte : Combani, Mamoutzou (11-1956).
Collections au MNHN.
Une partie de l’étude du matériel récolté par les quatre dernières personnes citées est consignée
dans le tome X de la série E des Mémoires de l’Institut Scientifique de Madagascar, année 1968 (publié
en 1969). Y sont traités : les Tipulidae, Scydménides, Orthoptéroïdes, Odonates, Dytiscides, Gyrinides,
Hydrocorises et Curculionides.
Grjebine (A.). — Entomologiste médical de l’ORSTOM. Comme spécialiste des Culicidae,
il a effectué, en 1955 et 1956, trois missions dans l’Archipel, recherchant les vecteurs de la filariose de
Bancroft et prospectant respectivement : Mohéli (10-XI au 2-XII-1955), Mayotte et Pamanzi (9 au
24-11-1956), puis Anjouan (12 au 2 5-IV-1956).
Behaghel (J.). — Quelques Lépidoptères capturés par lui à Anjouan (IV/VII-1951) ont été donnés
Source : MNHN, Paris
L’ENTOMOLOGIE DANS L’ARCHIPEL
33
Oenevey (J.). — Magistrat. A fait, pour son propre compte, d’importantes récoltes de Lépidop¬
tères Rhopalocères à Mayotte en 1959.
Quelques rares individus sont conservés au MNHN.
Prola (C.). — Membre d’une mission italienne dirigée par Franco Prosperi et principalement
consacrée aux recherches sous-marines. Partie de Dar-es-Salam sur une goélette frétée à Zanzibar,
l’expédition restera en novembre 1953 à Cosmoledo, en Aldabra et aux Comores (Grande Comore
et Mayotte).
Les Noctuelles récoltées ont été étudiées par Berio en 1956. La plus grande partie des autres
Hétérocères a été donnée au MNHN, par F. Dujardin, de Nice.
En 1958, j’ai publié une petite note sur les exemplaires provenant d’Aldabra et des Comores.
Brygoo (E. R.). — Ancien Directeur de l’Institut Pasteur de Tananarive, Professeur au MNHN.
Des Moustiques qu’il a récoltés à Mohéli et à Mayotte en juin 1955 ont été étudiés par Grjebine (1956).
Griveaud (P.). — Entomologiste à l’IRSM/ORSTOM. A effectué une tournée dans l’Archipel,
d’août à novembre 1958, en tant qu’observateur français auprès de la mission organisée par la British
Ornithologist Union.
Les récoltes de P. Griveaud, parmi lesquelles les Lépidoptères ont particulièrement retenu
son attention, sont, suivant ma méthode appliquée dans la Grande Ile, les premières à avoir été faites
aux Comores d’une façon scientifique, avec l’indication précise de la station, de l’altitude et de la date
de capture. Ces récoltes, avec celles de L. Humblot, A. Voeltzkow et G. F. Leigh, sont à la base de
notre connaissance de la Lépidoptérofaune comorienne. « La mission n’a pas donné tous les résultats
que l’on pouvait escompter par suite d’une pluviométrie nettement abusive pendant les séjours à la
Grande Comore et à Anjouan, les deux îles dont on espérait le plus. Enfin, il fut à déplorer qu’une partie
des Insectes récoltés ne puissent être expédiés rapidement vers l’IRSM, à Tananarive, ce qui entraîna,
malgré toutes les précautions prises, des détériorations dues à l’humidité des campements » (P. Griveaud
comm, pers.).
Les stations qui furent visitées sont les suivantes :
Grande Comore (6 août au 10 septembre) — Nioumbadjou, 505 m, à proximité de la forêt
primitive du flanc Ouest du Karthala, du 8 au 22 août.
— La Griffe, 810 m, à l’Est de N’tsaoueni, où subsistent des vestiges de forêt secondaire passa¬
blement dégradée, du 23 au 29 août.
— Boboni, 700 m, 2 septembre.
— La Convalescence, 1 700 m, sur le flanc Ouest du Karthala, à la lisière supérieure de la forêt
primitive, en dessous de la zone à Philippia, du 3 au 7 septembre. C’est indiscutablement, de par sa
situation et son altitude, la station visitée la plus intéressante. C’est également la plus difficile d’accès,
le portage à dos d’hommes avec provisions d’eau étant nécessaire. Ceci explique cela.
Mohéli (11 au 26 septembre) — Fomboni, 10 m, 11 septembre.
— Bandamalé, 420 m, au-dessus de Fomboni, auprès des derniers bons vestiges forestiers, du
20 au 25 septembre.
Anjouan (27 septembre au 21 octobre) — M’Remani, au Sud de l’île, à env. 800 m d’altitude,
non loin des derniers vestiges forestiers, du 4 au 14 octobre.
— Lac de Dialandzé ou lac Jiani, 850 m, 1 er et 2 octobre.
— Mutsamudu, 15 et 16 octobre.
— Ajaho, 50 m, du 17 au 19 octobre.
3
Source : MNHN, Paris
34
P. VIETTE
Mayotte (21 octobre au 13 novembre) — Chingoni, 70 m, aux environs d’une forêt secondaire,
du 23 au 30 octobre.
— La Convalescence, 380 m, au Sud de Coconi, repousse de la forêt secondaire, du 31 octobre
au 7 novembre.
Collections au MNHN.
Raharizonina (B.). — Technicien entomologiste malgache de l’IRSM/ORSTOM. A accompagné
P. Griveaud dans son périple comorien (voir ci-dessus) et a plus particulièrement récolté les Insectes
autres que les Lépidoptères. Ils sont, pour la plus grande part, au MNHN.
Dubernet (P.). — Fonctionnaire de l’Éducation nationale. Après avoir été en poste à Tanana-
rive, il séjourne quatre années dans l’archipel : à Mayotte (du 15 septembre 1967 au 30 juin 1969) et
à la Grande Comore (du 15 septembre 1969 au 30 juin 1971).
Selon les aimables indications qu’il a bien voulu me fournir, ses lieux de chasse ont été les sui¬
vants :
Mayotte : sur l’îlot Dzaoudzi Pamanzi, sur la route Mamoutzou-Sada (route transversale) ;
Kavani, près de Mamoutzou, dans la propriété de M. de Villèle ; entre Chingoni et Comboni.
Grande Comore : aux environs de Moroni, sur la route côtière du Nord en direction de Mitsa-
miouli et jusqu’à M’Beni ; la Grille, au-dessus d’Irembéni (850 m) ; au-dessus de Bahani, dans la pro¬
priété de M. Moulin (970 m).
A fait don au MNHN de la plus grande partie de ses récoltes.
Wintrebert (D.). — Entomologiste des services antiacridiens. A visité les îles de l’Archipel en
avril-mai 1968. Les matériaux récoltés ont été étudiés, conjointement avec M. Descamps, en 1969.
Des cartes indiquant les principaux lieux de capture ont été données. C’est là un travail fondamental
pour l’étude de l’Acridofaune comorienne.
Les échantillons capturés ont été répartis entre la collection du MNHN, celle de la Station de
Recherches acridiennes de Betioky-Sud, à Madagascar (sic), et celle de la Direction de l’Agriculture
des Comores (sic).
Gomy (Y.). — Fonctionnaire de l’Éducation nationale, en poste à la Réunion d’octobre 1964
à août 1973. Coléoptériste amateur, a parcouru l’Archipel des Comores, pour son propre compte, du
11 août au 1 er septembre 1969.
D’après ses aimables renseignements, les stations qu’il a visitées sont les suivantes :
Mayotte (du 11 au 16 août) : Dzaoudzi ; Pamanzi, plage de Moya et lac Tsiny (du 11 au 13 août) ;
Mamoutzou et la Convalescence (14 août) ; intérieur de Mayotte (15 août).
Anjouan (du 16 au 20 août) : quelques chasses à l’intérieur de l’île, le long de la route principale.
Mohéli (du 20 au 28 août) : Moihani et environs (camp fixe dans le bungalow de M. Lauret) ;
Sambia (23 août) ; lac Dziani (27 août) ; Nioumachoa et Wanani.
Grande Comore (du 28 août au 1er septembre) : Moroni et la côte Nord-Ouest (29 août) ; Nioum-
badjou (600 m) (30 août).
Il a gardé pour les étudier les Histeridae et réparti entre les différents spécialistes le matériel
(des Mascareignes et des Comores) pouvant les intéresser. Le reliquat a été donné au Muséum de la
Ville de Genève.
Jacquemin (H.). Chercheur de l’ORSTOM (plantes médicinales). A capturé quelques Lépi¬
doptères à Mohéli en novembre 1970 : Iconi et Fomboni (300 m). La plupart d’entre eux sont au MNHN.
Source : MNHN, Paris
L’ENTOMOLOGIE DANS L’ARCHIPEL
35
Brunhes (J.). — Entomologiste médical de l’ORSTOM, spécialement chargé de l’étude de la
filariose de Bancroft à Madagascar, aux Comores et à la Réunion. A fait des recherches étalées sur plu¬
sieurs mois à Mayotte (1971 - début 1972) et des enquêtes de courtes durées à la Grande Comore et à
Anjouan.
Quelques Lépidoptères et Diptères récoltés par lui à Mayotte (Dembeni en mai et octobre 1971)
se trouvent dans les collections du MNHN.
Etienne (J.). — Entomologiste de l’IRAT-Réunion, chargé, depuis 1972, de la lutte biologique
aux Comores contre : (a) les foreurs du maïs et de la canne à sucre ( Chilo partellus, Ch. sacchariphagus
et Sesamia calamistis) et (b) les « mouches des fruits », plus particulièrement contre Ceratitis capitata.
A fait une mission du 18 au 31 janvier 1974 à la Grande Comore, où il a chassé de nuit à la Grille
(800 m), à Anjouan et à Mayotte.
Lépidoptères au MNHN.
Matile (L. et D.). — Entomologistes au MNHN. L. Matile a visité, seul, l’archipel du 6 novembre
au 6 décembre 1973, puis, avec son épouse, du 7 au 21 janvier 1974. Ils ont bien voulu me donner les
itinéraires de leurs voyages ; je les en remercie amicalement.
Grande Comore (du 6 au 25 novembre) : Nioumbadjou (9 et 10 novembre) ; Mitsamiouli
(12 novembre) ; massif de la Grille, à partir de Guiri (du 13 au 17 novembre) ; séjour sur le massif du
Kharthala, avec le concours de la Légion étrangère, à partir de la Convalescence (du 20 au 22 novembre);
lac Salé et Trou du Prophète (25 novembre).
Mohéli (du 28 novembre au 2 décembre) : traversée de l’île, de Fomboni à Nioumachoua (chasse
au col et à la forêt de Gaouani) (28 novembre) ; Djoumadounia (29 novembre) ; N’Gamaroumbo
(30 novembre) ; Djoumadounia (1 er décembre).
Le 2 décembre retour à la Grande Comore et le 6 départ vers la Réunion. Entre ces deux dates,
chasses aux environs de Moroni et, principalement, à Itsandra.
Grande Comore (du 7 au 13 janvier) : Mitsamiouli, Trou du Prophète, lac Salé (7 janvier) ;
Ouroveni (Foumbouni) (8 janvier) ; Nioumbadjou (9 janvier) ; massif de la Grille (810 m) (10 janvier)
Maoueni, M’Vouni (environs de Moroni) (du 11 au 13 janvier).
Anjouan (du 14 au 16 janvier) : Bambao (14 janvier) ; lac de Dzialandzé (850 m) (15 janvier) ;
col de Moya (850 m) (16 janvier).
Mayotte (du 17 au 20 janvier) : Mamutzu (17 janvier) ; Combani et Coconi (18 et 19 janvier).
Le 20 janvier, retour à la Grande Comore, puis départ vers la France.
Pour les Diptères et les Cochenilles, les importantes récoltes de L. et D. Matile constitueront
la base indispensable aux recherches futures sur ces groupes dans l’archipel.
Collections au MNHN.
Reneaud (H.). — Assistant de recherches à l’IRAT-Comores, responsable des essais agronomiques
à Mayotte.
A quitté l’île en octobre 1976, après y être resté une dizaine d’années et y avoir épousé une
mahoraise.
Par l’intermédiaire de J. Étienne, il a eu l’amabilité de faire parvenir quelques récoltes de Lépi¬
doptères au MNHN.
Source : MNHN, Paris
36
P. VIETTE
RÉFÉRENCES
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Source : MNHN, Paris
L’ENTOMOLOGIE DANS L’ARCHIPEL 37
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
HOMOPTÈRES COCCOIDEA DE L’ARCHIPEL DES COMORES 1
D. Matile-Ferrero *
Le dernier recensement de la faune des Cochenilles des Comores date de 1960 où Mamet fournit
une liste de 13 espèces présentes dans l’archipel.
Auparavant, Newstead (1908) est le premier à mentionner la présence d’une Cochenille à Mayotte ;
il s’agit d ’lcerya seychellarum (Westw.), Insecte récolté par Voeltzkow au cours d’un de ses voyages
dans ces îles [cf. Viette, p. 29).
Ainsi, 14 espèces étaient connues jusqu’à ce jour des Comores. Notre mission 2 nous a permis
de recenser 35 espèces nouvelles pour l’archipel, dont un genre nouveau et une espèce nouvelle pour
la Science. L’ensemble des 49 espèces est énuméré dans la liste ci-après. La majorité de ces espèces est
cosmopolite et polyphage. Quelques prélèvements se sont révélés intéressants, c’est le cas d 'Insulaspis
morafenobensis (Mamet, 1959), I. europae (Mamet, 1956), Kilifia deltoïdes De Lotto, 1965, Mametia
louisieae n. g. n. sp. et Parlatoria crypta McKenzie, 1943. D’autres espèces nous ont fourni l’occasion
de réviser leur statut ainsi que celui des espèces voisines. Nous renvoyons ici aux commentaires dans
le cadre de chaque espèce étudiée.
Nous avons, par ailleurs, récapitulé par plante-hôte les cochenilles des plantes à parfum dont la
culture pour les huiles essentielles constitue sans aucun doute la vocation première des Comores (cf. p. 66).
LISTE DES ESPÈCES PRÉSENTES AUX COMORES
(* : première citation de l’espèce pour l’archipel)
Margarodidae
Icerya seychellarum (Westwood, 1855)
Ortiieziidae
* Orthezia insignis Douglas, 1887
Coccidae
* Ceroplastes eugeniae (Hall, 1931)
* Cerostegia floridensis (Comstock, 1881)
* Coccus viridis (Green, 1889)
Eucalymnatus tessellatus Signoret, 1873
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, Muséum national d’Histoire naturelle, 45, rue de Buffon
75231 Paris Cedex 05.
1. Dans cette étude, nous ne présentons qu'une sélection bibliographique, guidée par l'intérêt systématique, ou
biogéographique des travaux. Les récoltes faites par l'auteur sont indiquées par les initiales D. M. F.
2. Dans le cadre de la réalisation de la mission, se reporter aux remerciements présentés par Loïc Matile, p. 239.
Nous ajoutons notre reconnaissance envers Ch. Floret pour l’aide apportée dans la détermination des plantes-hôtes,
ainsi qu’à H. Leruyet pour la réalisation des planches.
Source : MNHN, Paris
40
D. MATILE-FERRERO
* Gascardia brevicauda (Hall, 1931) 1
* Inglisia conchiformis Newstead, 1910 2
* Kilifia deltoïdes De Lotto, 1965
* Mametia louisieae n. g. n. sp.
* Parasaissetia nigra (Nietner, 1861)
Parasaissetia tsaratanae (Mamet, 1951) n. comb.
* Protopulvinaria pyriformis (Cockerell, 1894)
* Protopulvinaria mangiferae (Green, 1889)
* Saissetia oleae (Olivier, 1791)
PsEUDOCOCCIDAE
Antonina graminis (Maskell, 1897)
* Ferrisia virgata (Cockerell, 1893)
Nipaecoccus vastator (Maskell, 1894)
Paraputo comorensis Mamet, 1960
Planococcus citri (Risso, 1813)
Pseudococcus longispinus (Targioni Tozzetti, 1867)
Asterolecanidae
Russellaspis pustulans (Cockerell, 1892)
Diaspididae
DIASPIDINAE
* Cornuaspis beckii (Newman, 1869)
* Insulaspis europae (Mamet, 1956)
* Insulaspis morafenobensis (Mamet, 1959)
* Pinnaspis buxi (Bouché, 1851)
* Pinnaspis strachani (Cooley, 1899)
* Pseudaulacaspis cockerelli (Cooley, 1897)
* Pseudaulacaspis major (Cockerell, 1894)
Pseudaulacaspis pentagona (Targioni Tozzetti, 1886)
Pseudaulacaspis subcorticalis (Green, 1905) n. comb.
ASPIDIOTINAE
Abgrallaspis cyanophylli (Signoret, 1869)
* Aonidiella orientalis (Newstead, 1894)
* Aspidieüa sacchari (Cockerell, 1893)
Aspidiotus comorensis Mamet, 1960
* Aspidiotus spinosus Comstock, 1883
* Borchseniaspis palmae (Cockerell, 1892)
* Chrysomphalus aonidum (Linné, 1758)
* Chrysomphalus dictyospermi (Morgan, 1889)
Hemiberlesia lataniae (Signoret, 1869)
Morganella longispina (Morgan, 1889)
Mycetaspis personatus (Comstock, 1883)
Paraselenaspidus madagascariensis (Mamet, 1953)
Parlatoria crotonis (Douglas, 1887)
Parlatoria crypta McKenzie, 1943
Pseudaonidia trilobitiformis (Green, 1896)
1. Espèce africaine. Polyphage. Anjouan : sur " Niagé ”, lac Dzialandzé, 850
2. Espèce africaine. Polyphage. Mayotte : sur palmier d’ornement, Combani, D.
m, D.M.F., 15.1.1974.
M.F., 18.1.1974.
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
41
* Selenaspidus articulatus (Morgan, 1889)
* Varicaspis africana (Newstead, 1913)
LBUCASPIDINAB
* Lopholeucaspis cockerelli (Grandpré & Charmoy, 1899)
Famille des MARGARODIDAE
Genre Icerya Signoret, 1875
Espèce-type : ( Coccus sacchari Guérin-Méneville, 1867) = Dorthesia seychellarum Westwood, 1855.
Icerya seychellarum (Westwood, 1855) 1
Dorthesia seychellarum Westwood, 1855.
Coccus sacchari Guérin-Méneville, 1867 (n. nud.).
Icerya crocea Green, 1896.
Icerya candida Cockerell, 1905.
Icerya okadae Kuwana, 1907.
Icerya seychellarum var. cristata Newstead, 1908.
Rao, 1950 : 135 ; Beardsley, 1966 : 400.
Localité-type : Seychelles, sur « petite feuille de palmier ».
Cosmopolite et polyphage.
Beardsley (i.c.) suggère que Coccus sacchari Guérin-Méneville, pourrait être plutôt Icerya
pilosa Green, que Icerya seychellarum. Nous possédons, au Muséum national d’Histoire naturelle, des
cochenilles provenant de la collection Guérin-Méneville mais malheureusement le matériel-type de
Coccus sacchari n’a pas été retrouvé.
Grande Comore : sur Eugenia caryophyllata (« clou de girofle »), route de M’Vouni, 400 m. ait.,
D.M.F., 13.1.1974 ; sur Cananga odoratum (« ylang-ylang »), Nioumbadjou, 250 m. ait., D.M.F., 9.1.1974.
Anjouan : sur rosier, Bambao, D.M.F., 16.1.1974. Mayotte : sur indéterminé, Voeltzkow, 18-31.X.1903
(in Newstead 1908 et 1909) ; sur Litsea laurifolia (« avocat marron »), Ongojou, D.M.F., 19.1.1974.
Famille des ORTHEZIIDAE
Genre Orthezia Bosc d’Antic, 1784
Espèce-type : (Orthezia characias Bosc d’Antic, 1784) = Aphis urticae Linné, 1758.
Orthezia insignis Browne, 1887 *
Orthezia insignis Douglas, 1888.
Orthezia nacrea Buckton, 1894.
Morrison, 1925 : 123, 1952 : 32.
Localité-type : Grande-Bretagne, Kew Gardens, sur plantes en serre.
Cosmopolite et polyphage.
Anjouan : sur Lantana camara, lac Dzialandzé, Tsiancouni, 700 m. ait., D.M.F., 15.1.1974.
1. C. Richard dtt.
2. C. Richard det.
Source : MNHN, Paris
42
D. MATILE-FERRERO
Famille des COCCIDAE
Genre Ceroplastes Gray, 1828
Columnea Targ. Tozz., 1866.
Lacca Sign., 1869.
Baccacoccus Brain, 1920.
Espèce-type : Coccus (Ceroplastes) janeirensis Gray, 1828.
Ceroplastes eugeniae (Hall, 1931)
Ceroplastes rusci var. eugeniae Hall., 1931.
De Lotto, 1965 : 182, 1978 : 137, 139 ; Hodgson, 1969 : 4, 9.
Localité-type : Rhodésie, Mazoe, sur Eugenia owariensis (actuellement Syzygium sp.).
Cette variété, élevée au rang d’espèce par Hodgson (1. c.), est très voisine de C. rusci (L.) dont
elle diffère par des épines stigmatiques plus pointues et plus nombreuses :
C. rusci, stigmates antérieurs = 15-27 épines, stigmates postérieurs = 15-32 épines ;
C. eugeniae, stigm. ant. = 38-52 épines, stigm. post. = 35-57 épines.
Par ailleurs, les glandes multiloculaires ventrales des trois premiers segments abdominaux
font défaut chez C. eugeniae.
C. eugeniae n’était signalée que de Rhodésie et du Mozambique. Polyphage.
Anjouan : Sur Cananga odorata, Nioumakélé, Desruisseaux rec., in coll. E. Fleutiaux, 1911.
Genre Cerostegia De Lotto, 1969
Espèce-type : Ceroplastes rufus De Lotto, 1966.
Cerostegia floridensis (Comstock, 1881)
Ceroplastes floridensis Comstock, 1881.
Ferris, 1950 : 75 ; De Lotto, 1965 :185,1969 : 211 ; Ben-Dov, 1970 : 273.
Localité-type : U.S.A. (Sud), sur Citrus et autres plantes cultivées.
Cosmopolite et polyphage.
Grande Comore : sur jeune manguier, Moroni, D.M.F., 12.1.1974. Anjouan : sur Citrus histrix
(« combava »), Micheha champaca (« champaca »), Nerium oleander (« laurier-rose »), Phylodendron sp.
DMF -’ 14 et ^6.1.1974. Mayotte : sur Citrus aurantium bigaradia (« bigaradier »), Coconi,
D.M.F., 18.1.1974 ; sur cannelle sauvage, Combani, 330 m. ait., D.M.F., 19.1.1974.
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COGCOIDEA
43
Genre Coccus Linné, 1758
Espèce-type : Coccus hesperidum Linné, 1758.
Coccus viridis (Green, 1889)
Lecanium viride Green, 1889.
Lecanium ( Trechocoris ) hesperidum africanum Newstead, 1906 (n. nud.).
De Lotto, 1960 : 397, 1965 : 190.
Localité-type : Ceylan, sur arbres divers et notamment Cinchona, oranger, Gardénia et caféier.
Cosmopolite et polyphage.
Grande Comore : sur Ficus sp., sur les hauteurs dominant le lac Salé, D.M.F., 7.1.1974. Anjouan
sur Citrus histrix (« combava »), Bambao, D.M.F., 14.1.1974. Mayotte : sur palmier d’ornement,
Combani, D.M.F., 18.1.1974 ; sur caféier, Coconi, D.M.F., 18.1.1974.
Genre Eucalymnatus Cockerell, 1901
Espèce-type : Lecanium tessellatum Signoret, 1873.
Eucalymnatus tessellatus (Signoret, 1873)
Lecanium tessellatum Signoret, 1873.
Ferris (in Zimmerman), 1948 : 318 ; Mamet, 1960 : 157.
Localité-type : France, Montpellier (en serre), sur Caryota ursus ( Palmaceae).
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur manguier et sur cannelle sauvage, Nioumbadjou, 450 m. ait., D.M.F.
9.1.1974 ; sur Eugenia caryophyllata (feuilles), route de M’Vouni, 400 m. ait., D.M.F., 13.1.1974.
Mohéi-i : sur « kapokier », Fomboni, J. Millot, VI.1974 (Mamet, l. c.).
Genre Kilifia De Lotto, 1965
Platycoccus Takahashi, 1959 non Stickney, 1934.
Habibia Ezzat, 1967.
Espèce-type : Lecanium acuminatum Signoret, 1873.
Kilifia deltoides De Lotto, 1965
Localité-type : Kenya, Kilifi, sur Mangifera indica.
A notre connaissance, cette espèce n’était connue que du Kenya, sur Mangifera indica et Anacar-
dium occidentale et de Zanzibar sur Eugenia sp. Elle est caractérisée par la présence d’un éperon tibial
interne prononcé, sur les pattes médianes et postérieures.
Mayotte : sur « cannelle », Combani, D.M.F., 18.1.1974; sur « cannelle » et sur manguier,
Combani, Qualy, 330 m. ait., D.M.F., 19.1.1974.
Source : MNHN, Paris
44
D. MATILE-FERRERO
Genre Mametia n. gen.
Coccidae produisant un ovisac cotonneux blanc, non translucide. Femelle ovalaire, à cryptes
stigmatiques prononcées, pourvues de 2 à 6 épines avec l’épine basale toujours plus forte ; épines margi¬
nales longues, cylindriques pointues, très rapprochées, formant une marge régulièrement pectinée ;
antennes de 8 articles ; plaques anales armées de soies fines jamais spiniformes ; ongle du tarse pourvu
de digitules fortement dilatés ; glandes tubulaires présentes faces ventrale et dorsale, pouvant varier
de taille ; tubercules glandulaires dorsaux submarginaux absents ; soies dorsales normales, petites,
d’une seule taille ; glandes multiloculaires absentes face dorsale, présentes face ventrale ; rangée de
glandes pentaloculaires ventrales présentes depuis chaque stigmate jusqu’à la crypte stigmatique.
Ce genre est dédié à notre éminent collègue et ami Raymond Mamet. (cf. p. 44).
Espèce-type : louisieae n. sp.
Ce genre renferme actuellement 2 espèces, grandis Green & Laing, 1924 et louisieae n. sp. Ces deux
espèces produisent des ovisacs cotonneux blancs, comme les 4 genres suivants.
Le genre Mametia possède des affinités avec les genres Ceronema Maskell, 1895, Filippia Targioni
Tozzetti, 1868, Lichtensia Signoret, 1873 et Stotzia Marchai, 1906. Ils se séparent comme suit :
1. Présence de tubercules glandulaires dorsaux sub-marginaux. Ceroneniai
— Absence de tubercules glandulaires dorsaux sub-marginaux. 2
2. Épines marginales à apex plus ou moins aplati et évasé. Lichtensia
— Épines coniques ou cylindriques, pointues ou arrondies à l’apex. 3
3. Épines marginales coniques et pointues; fente anale à soies longues. Filippia
— Épines marginales cylindriques, pointues ou arrondies à l’apex ; fente anale sans soies.. 4
4. Absence de crypte stigmatique ; épines stigmatiques en général au nombre de 3, mais souvent seule
la basale distincte, les 2 autres se confondant, par la taille et par la forme, aux marginales ; celles-ci
cylindriques, courtes, à apex émoussé et subquadrangulaire, séparées entre elles par des espaces
variables et souvent plus grands que la longueur de chaque épine ; 16 à 25 épines marginales environ
entre stigmates antérieur et postérieur. Stotzia
— Présence de crypte stigmatique ; épines stigmatiques en nombre variable, de 2 à 6 épines ;
épines marginales cylindriques pointues, longues, très régulièrement rapprochées, formant une marge
pectinée, 60-70 épines marginales entre stigmates antérieur et postérieur. Mametia n. g.
Nous donnons ci-après la liste des espèces africaines appartenant à ces 5 genres. Nous avons
modifié le statut de certaines d’entre elles, à la lumière de révisions récentes (Ben-Dov 1975 • De Lotto
1967, 1974, 1978 ; Hodgson, 1967, 1971).
africana MacFie, 1913
asparagi Giard., 1894 1
asparagi Brain, 1920 2
banksiae Maskell, 1895
bituberculatus Brain, 1920
brachystegiae Hall, 1941
carissae Brain, 1920
chilianthi Brain, 1920
eatoni Newstead, 1895
ephedrae Newstead, 1901
Ceronema
Lichtensia
Lichtensia
Ceronema
Ceroplastodes 3
Ceronema
Filippia
Lichtensia
Lichtensia
Ceronema
syn. de ephedrae ?
Ceronema, n. comb.
Type du genre Ceronema Maskell, 1895
Ceronema, n. comb.
à transférer
Lichtensia, n. comb.
Lichtensia, n. comb.
syn. de viburni
Stotzia, n. comb.
1. cf. Balachowsky, 1932 : 29 (note infrapaginale).
2. Syntypes et topotypes aimablement communiqués par G. De Lotto et Y. Ben-Dov (Pretoria).
18 . 93 ‘ ^Pèce-type (Ceroplastodes nioea Cockerell, 1893) = Lecanopsis dugesii Signoret,
genre Ceroplastodes par Hodgson (1971) ne peuvent pas être défini-
sera pas redécrite.
u Cockerell, 1899. Les espèces attribuées
tivement congénériques tant que dugesii, = nivea
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
45
= striata, n. syn.
= foucauldi, n. syn.
follicularis Targioni Tozzetti, 1867
Philippia
= oleae
= olivina
foucauldi Balachowsky, 1929
Filippia
g emina De Lotto, 1974
Filippia
gowdeyi Newstead, 1911
Ceroplastodes
ci. p. 42 :
note infrap.
grandis Green & Laing, 1924
Ceronema
hederae Lichtenstein n. nud., 1881
Philippia
louisiae n. sp.
Mametia
madagascariensis Mamet 1950
Filippia
mobilis Brain, 1920
Ceronema
oleae Costa, 1857
Coccus
olivina Berlèse & Silvestri, 1906
Euphilippia
peringueyi Joubert, 1925
Lichtensia
polychaeta De Lotto, 1974
Filippia
rifana Balachowsky, 1930
Lichtensia
rosrnarini Goux, 1933
Filippia
spanochaeta De Lotto, 1974
Filippia
striata Marchai, 1906
Stotzia
slrigosa De Lotto, 1974
Filippia
viburni Signoret, 1873
Lichtensia
= hederae
= rifana, n. syn.
= rosrnarini, n. syn.
Type du genre Filippia Targioni Tozzetti,
1868 (= Philippia ; = Euphilippia)
syn. de ephedrae, n. syn.
à transférer
Ceronema, n. comb.
Mametia, n. comb.
syn. de viburni
Type du genre Mametia n. g. 1
à transférer
à transférer
syn. de follicularis
type du genre Euphilippia Berl. & Silv., 1906,
= follicularis
à transférer
à transférer
syn. de viburni, n. syn.
syn. de viburni, n. szn.
Filippia
Type du genre Stotzia Marchai, 1906
syn. de ephedrae, n. syn.
Filippia
Type du genre Lichtensia Signoret, 1873
Clé des espèces 1 du genre Mametia
— Glandes multiloculaires ventrales nombreuses, présentes sur tous les segments abdominaux,
le thorax et la région péribuccale ; plaques anales subquadrangulaires ; ongle du tarse pourvu
d’un crochet; absence de zone sclérifiée à l’articulation tibio-tarsale. grandis *
— Glandes multiloculaires ventrales peu nombreuses, limitées à la région périvulvaire et aux deux
segments prégénitaux ; plaques anales très allongées ; ongle du tarse dépourvu de crochet ;
présence de zone sclérifiée à l’articulation tibio-tarsale. louisieae n. sp.
Mametia louisieae n. sp.
(pl. I, 1-18)
$ adulte ovalaire, plate, totalement recouverte de sécrétions blanches molles ; ovisac plat, long
(L = 4-8 mm), ondulé transversalement et portant une légère carène médiane (pl. I, 1). L’aspect de ce
Coccidae rappelle celui de certains Phenacoccus (Pseudococcidae).
L = 3-5 mm ; 1 = 1,1 à 2 mm.
Antennes développées, de 8 articles (pl. I, 3) ; mentum unisegmenté, large et court, portant
5 paires de soies ; pattes normales à ongle court, trapu et digitules très dilatés, à articulation tibio-
1. Ceronema koebeli Green, 1909, de Ceylan, pourrait être placé dans ce genre.
2. L soies marginales = 44-51 |i.
Source : MNHN, Paris
46
D. MATILE-FERRERO
tarsale très prononcée et sclérifiée (pl. I, 9) ; plaques anales longues et étroites, portant 4 paires de soies
apicales fines et courtes, L = 200-230 fx 1 totale = 130-140 |x (pi. 1,11) ; cryptes stigmatiques profondes,
étroites, légèrement sclérifiées ; épines stigmatiques au nombre de 2 à 5 de taille différente, 2 épines
médianes toujours plus fortes et des épines latérales sensiblement de même taille que les épines margi¬
nales ; la disposition de ces épines est également variable ; nous avons figuré les 4 groupes d’épines
stigmatiques observés chez l’holotype (pl. I, 13 et 14 : stigm. post., 15-16 : stigm. ant.j.
Épines marginales longues, cylindriques, pointues. L = 25-30 fx ; ces épines sont très rapprochées
et régulières donnant à la marge un aspect pectiné, lorsqu’elles sont dressées ; on observe de 60 à 70
épines entre les cryptes stigmatiques antérieure et postérieure. Sur les préparations microscopiques,
ces épines se présentent parfois couchées (pl. I, 6).
Face dorsale régulièrement recouverte de pores glandulaires à tubulure (pl. I, 18), de taille plus
ou moins identiques ; soies cuticulaires courtes et assez nombreuses (pl. 1,17) ; pores discoïdaux présents,
à diamètre sensiblement égal à la base des soies cuticulaires et aussi nombreux (pl. I, 10) ; tubercules
glandulaires submarginaux absents.
Face ventrale, à pores glandulaires à tubulure présents, moins nombreux que sur la face dorsale
(pl. I, 5) ; courtes soies submarginales (pl. I, 6, 7) ; longues soies médio-ventrales, abdominales et fron¬
tales ; glandes stigmatiques pentaloculaires (pl. I, 4) ; glandes multiloculaires limitées à la région péri-
vulvaire et aux 2 segments prégénitaux (pl. I, 8).
Larve du premier stade à antennes de 6 articles, 2 épines stigmatiques cylindriques, digitiformes
(pl. I, 12) ; soies marginales fines, très espacées, égales ou supérieures à la longueur des épines stigma¬
tiques ; plaques anales allongées, terminées par une soie longue et robuste ; faces dorsale et ventrale
dépourvues de glandes, à l’exception des glandes stigmatiques pentaloculaires et anormalement trilo-
culaires ; courtes soies présentes dorsales et ventrales.
Grande Comore : sur Eugenia caryophyllata (« clou de girofle »), route de M’Vouni, 400 m. ait.,
D.M.F., 13.1.1974.
Holotype et para types au Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.
C’est avec plaisir que nous dédions cette espèce à Louisie Mamet, fille de notre collègue, qui nous
a accueillie à l’île Maurice ainsi que son père, avec la plus grande générosité et la plus grande amitié.
Genre Parasaissetia Takahashi, 1955
Espèce-type : Lecanium nigrum Nietner, 1861.
Parasaissetia nigra (Nietner, 1861)
Lecanium nigrum Nietner, 1861.
Saissetia cuneiformis Leornardi, 1913.
Lecanium ( Saissetia ) signatum Newstead, 1917.
Saissetia perseae Brain, 1920.
Lecanium ( Saissetia) nigrum v. nitidum Newstead, 1920.
Lecanium crassum Green, 1930.
De Lotto, 1957 : 175, 1967 : 789.
Localité-type : Ceylan, sur caféier.
Cosmopolite et polyphage.
Planche I, 1-18 : Mametia louisitae n. g. n. sp. — $ : 1, aspect de l’ovisac, face et profil ; 2, dessin d’ensemble ; 3, détail
de 1 antenne ; 4, pore pentaloculaire stigmatique ; 5, détaü de 2 glandes tubulaires de taille différente, débouchant
face ventrale ; 6, fragment de frange marginale, 7, soie ventrale grossie ; 8, pore multiloculaire ventral ; 9, détail
de 1 articulation tibio-tarsale ; 10, pore discoïdal dorsal ; 11, plaques anales ; 12, épines stigmatiques et soies margi-
nales chez la larve du 1 er stade ; 13-16, cryptes et épines stigmatiques chez l’holotype ; 17, soie dorsale grossie
(NB : proportionnellement moins que les autres figures) ; 18, détail de 2 glandes tubulaires de taille différente, dé¬
couchant face nnnuilp
Source : MNHN, Paris
ai
Source : MNHN, Paris
48
D. MATILE-FERRERO
Phylod
850 m
Parasaissetia tsaratanae (Mamet, 1951) n. comb.
Platysaissetia tsaratanae Mamet, 1951.
Mamet, 1960 : 157.
Localité-type : Madagascar, Tsaratanana, 2 200 m. ait., sur « Saryvonga », « Voantsilana » et
Panax sp.
Nous avons examiné le type et les 2 paratypes en notre possession. Nous a von- également exa¬
miné les autres prélèvements se rapportant à cette espèce, provenant de Madagascar et de la Réunion
(Mamet, 1957 : 374, 1959 : 377 et l. c.). Le matériel des Comores n’a pu être observé. Tous ces individus
sont des femelles âgées, à tégument très sclérifié, sur lesquelles nous ne pouvons pas trouver tous les
caractères nécessaires à fixer définitivement le statut de l’espèce.
Il nous est toutefois possible d’affirmer que cette espèce ne peut appartenir au genre Platysais¬
setia Cockerell, 1901 tel qu’il est redéfini par Hodgson (1969 : 25). Cette espèce semble, par contre,
pouvoir être intégrée dans le genre Parasaissetia, notamment par la présence d’épines cylindriques
face dorsale, la structure polygonale de la cuticule dorsale et l’absence d’articulation tibio-tarsale.
Par contre, aucune précision ne peut être donnée concernant la présence ou non de glandes tubulaires
ventrales.
Grande Comore : sur plante indéterminée, Moroni, J. Millot, XI.1954 (Mamet, 1960).
Genre Protopulvinaria Cockerell, 1894
Espèce-type : Pulvinaria pyriformis Cockerell, 1894.
Protopulvinaria mangiferae (Green, 1889)
Lecanium mangiferae Green, 1889.
Lecanium wardi Newstead, 1917.
Ben-Dov, Williams & Ray, 1975 : 1.
Localité-type : Ceylan, Punduloya, sur Mangifera indica.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur Eugenia caryophyllata, route de M’Vouni, 400 m. ait., D.M.F., 13.1.1974.
Mayotte : sur cannelle sauvage, Combani, D.M.F., 18.1.1974.
Protopulvinaria pyriformis (Cockerell, 1894)
Pulvinaria pyriformis Cockerell, 1894.
De Lotto, 1967 : 792.
Localité-type : Trinidad, sur goyavier.
Cosmopolite et polyphage.
Anjouan : sur « M’Pira », Bambao, D.M.F., 15.1.1974 ; sur Michelia champaca, Bambao, D.M.F.,
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÊRES COCCOIDEA
Genre Saiuetia Déplanche, 1859
Espèce-type : (Saissetia coffeae Déplanche, 1859) = Lecanium coffeae Walker, 1852.
Saissetia oleae (Olivier, 1791)
« Chermes oleae Bernard, 1783 », auct.
Coccus oleae Olivier, 1791.
De Lotto, 1965 : 223 ; Hodgson, 1967 : 16.
Localité-type : France (région méridionale) et Italie, sur olivier, myrte et Phillyrea
Cosmopolite et polyphage.
Anjouan : sur « M’Pira », Bambao, D.M.F., 15.1.1974.
Famille des PSEUDOCOCCIDAE
Genre Antonina Signoret, 1875
Espèce-type : Antonina purpurea Signoret, 1875.
Antonina graminis (Maskell, 1897)
Sphaerococcus graminis Maskell, 1897.
Antonina indica Green, 1908.
Mamet, 1950 : 156 ; McKenzie, 1967 : 76.
Localité-type : Hong-Kong, Kowloon, sur Graminée indéterminée.
Cosmopolite, inféodé aux Graminées.
Mohéli : sur Graminée indéterminée, Fomboni, J. Millot VI.1954 (Mamet, l. c.).
Genre Ferrisia Fullaway, 1923
Ferrisiana Takahashi, 1927.
Espèce-type : Dactylopius virgatus Cockerell, 1893.
Ferrisia virgata (Cockerell, 1893)
Dactylopius virgatus Cockerell, 1893.
Dactylopius virgatus v. farinosus Cockerell, 1893.
Dactylopius virgatus v. humilis Cockerell, 1893.
Dactylopius ceriferus Newstead, 1894.
Dactijlopius talini Green, 1896.
Dactylopius dasylirii Cockerell, 1896.
Pseudococcus virgatus v. madagascariensis Newstead, 1908.
Pseudococcus marchali Vayssière, 1912.
Pseudococcus bicaudatus Keuchenius, 1915.
Heliococcus malvastrus McDaniel, 1962.
Williams, 1958 : 214 ; McKenzie, 1967 : 179.
50
D. MAT ILE-FERR ERO
Localité-type : Jamaïque, Kingston, sur arbre indéterminé.
Cosmopolite et polyphage.
Awomh : «ur . M’Pira Bambao, D.M.F., 15.1.1974. Mayott. : sur caféier, Coooni, D.M.F.,
18.1.1974.
Genre Nipaecoccus Suie, 1945
Espèce-type : Dactylopius nipae Maskell, 1892.
Nipaecoccus vastator (Maskell, 1894)
Dactylopius vastator Maskell, 1894.
Dactylopius viridis Newstead, 1894.
Pseudococcus perniciosus Newstead & Willcocks, 1910.
Pseudococcus filamentosus v. corymbatus Green, 1922.
Trionymus sericeus James, 1936.
Ferris, 1954 : 53 ; Williams, 1958 : 212 ; Mamet, 1960 : 156.
Localité-type : Hawaï, sur Citrus sp.
Grande-Comore : dans un nid de Stegodyphus sp. (Arachnida), piste Mrotso, J. MiUot, XI.1954
(Mamet. I. c.) ; sur « Tchamba », Ourovéni, D.M.F., 8.1.1974.
Genre Paraputo Laing, 1929
Espèce-type : Ripersia anomala Newstead, 1908.
Williams, 1960 : 419; De Lotto, 1964 : 362.
Il existe une dizaine de genres dans le monde, créés pour des espèces de Pseudococcidae possé¬
dant un grand nombre d’épines aux cerarii. Parmi ces genres, le genre Cataenococcus Ferris, 1950 (14
espèces) et le genre Paraputo Laing (9 espèces) offrent, outre l’anneau basal armé de 6 soies seulement,
bon nombre de caractères en commun.
Jusqu’à ce jour les seuls caractères morphologiques distinctifs résidaient dans le nombre d’articles
antennaires (6 ou 8 articles) et dans la position de l’anneau anal.
Nous pensons toutefois qu’il est prématuré de mettre en synonymie ces deux genres. Nous
nous proposons de séparer les 23 espèces actuellement connues (région éthiopienne et néotropicale
principalement) sur la base de la présence ou non de glandes tubulaires de gros diamètre sur la face
ventrale.
Ainsi, l’espèce-type du genre Paraputo présente des glandes tubulaires de ce type, en plus d’ail¬
leurs de glandes tubulaires normales de petit diamètre alors que le genre Cataenococcus est totalement
dépourvu de glandes tubulaires de gros diamètre (espèce-type : olivaceus Cockerell, 1896) ; à l’aide de ce
caractère d’importance, ces 2 genres se trouveront composés comme suit :
1. genre Paraputo
Anomala (Newstead, 1908) (= ritchiei Laing, 1929, = multispinosus Jame-j, 1935) (Guinée, Kenya,
Tanzanie, Uganda, Zaïre) ; comorensis Mamet, 1960 (Comores) ; guatemalensis (Ferris, 1953) n. comb. (Gua¬
temala) ; hypogeus (De Lotto, 1961) n. comb. (Kenya) ; ingrandi (Balachowsky, 1959) n. comb. (Colombie)
» asmini (De Lotto, 1961) n. comb. (Kenya) ; larai (Williams, 1969) n. comb. (Costa Rica) ; loranthi (Strickland,
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
51
Source : MNHN, Paris
52 D. MATILE-FERRERO
1M7) ». comb. (Ghana, Guinée) ; m MamUu (De Lotto, 1964) ». eemb. (Uganda) ; meiieonn. (Miller et McK.n-
zie, 1971) n. comb. (Mexique) ; myrmecophilus Mamet, 1951 (Madagascar).
2. genre Cataenococcus
Barbatus (De Lotto, 1964) n. comb. (Tanzanie); cualatensis (Cockerell, 1903) (Mexique) ; formwarii
(Ehrhorn, 1899) (Arizona) ; gaUicolus (Mamet, 1953) n. comb. (Madagascar) ; glanduhfera (Newstead, 1912)
n. comb. (Sud-Ouest Africain) ; hispidus (Morrison, 1921) (Java, Malaisie, Sumatra Sarawak) ; kukurrn (W.i -
liams, 1960) n. comb. (îles Salomon) ; bwri (Green, 1934) n. comb. (Fidji, îles Salomon) ; nuaoensis (Hall,
1937) n. comb. (Rhodésie du Sud) ; olivaceus (Cockerell, 1896) (= Lachnodiella acrUocera Chaffin, 1923) (Mexique,
Floride, Texas) ; phoradendri (Cockerell, 1912) (Arizona) ; oiUosus (De Lotto, 1969) n. comb. (Afrique du Sud).
Paraputo comorensis Mamet, 1960
(pl. II, d’après Mamet)
Type (1 préparation : 3 $) et paratypes (1 préparation : 3 $) in MNHN, Pans.
Espèce actuellement connue uniquement de la localité-type.
Grande-Comore : sur hôte indéterminé, forêt de La Grille, J. Millot, XI.1954.
Genre Planococcus Ferris, 1950
Espèce-type : Dorthesia citri Risso, 1813.
Planococcus citri (Risso, 1813)
Dorthesia citri Risso, 1813.
Lecanium phyllococcus Ashmead, 1879.
Dactylopius destructor Comstock, 1880.
Dactylopius brevispinus Targioni Tozzetti, 1881.
Pseudococcus calceolaria v. minor Maskell, 1897.
Pseudococcus citri v. phenacocciformis Brain, 1915.
Ezzat & McConnell, 1956 : 65 ; Mamet, 1960 : 156.
Localité-type : France, sur Citrus sp.
Cosmopolite et polyphage.
Les individus des Comores ne possèdent pas de macropores tubulaires dorsaux alors que la dia¬
gnose fournie par Ezzat & McConnell ( l. c.) en signale la présence au nombre de 4 à 11. Cependant,
sur la base de la longueur relative de la soie cisanale, caractère mis en évidence par Ezzat & McConnell
(l. c.), les individus des Comores sont similaires à Pl. citri (sensu Ezzat & McConnell), possédant une
paire de soies cisanales bien plus courtes que les soies de l’anneau anal.
Grande-Comore : sur Crassulacée d’ornement, Mitsamiouli, D.M.F., 7.1.1974 (avec Monomo-
riurn sp., Myrmecinae ). Mayotte : sur « goyavier marron », Combani, D.M.F., 19.1.1974 ; sur caféier,
Combani, D.M.F., 18.1.1974 ; sur plante indéterminée, Dzaoudzi, J. Millot, VI.1954 [in Mamet, l. c.,
sous le nom de Planococcus lilacinus (Ckll.)].
Planche II : Paraputo comorensis Mamet. — $ : Type, dessin d’ensemble et détaü (d'après Mamkt).
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
53
Genre Pseudococcus Westwood, 1840
Espèce-type : Dactylopius longispinus Targioni Tozzetti, 1867.
Pseudococcus longispinus (Targioni Tozzetti, 1867)
Coccus adonidum auct. (non Linné, 1767).
Dactylopius longispinus Targioni Tozzetti, 1867.
Dactylopius longifilis Comstock, 1881.
Mamet, 1960 : 156 ; McKenzie, 1967 : 303.
Localité-type : Europe ?, sans localité et sans hôte précis.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur Cananga odoratum, Moroni, J. Millot, XI.1954 (Mamet, l. c.) ; sur id.
Dache, 25.XI.1954 ; sur id. et sur Theobroma cacao, Nioumbadjou, D.M.F., 9.1.1974 ; sur Eugenia
caryophyllata, route de M’Vouni, D.M.F., 13.1.1974. Anjouan : sur Croton, R. Paulian, X.1954 (Mamet,
l. c.) ; sur Cananga odoratum, Bambao, 26.XI.1954. Mayotte : sur Litsea laurifolia (« avocat-marron »)
et sur vanille (avec Tapinoma sp., Dolichoderinae), Combani, D.M.F., 18.1.1974 ; sur Citrus aurantium
bigaradia, Coconi, D.M.F., 18.1.1974.
Famille des ASTEROLECANIDAE
Genre Russellaspis Bodenbeimer, 1951
Espèce-type : Asterodiaspis pustulans Cockerell, 1892.
Russellaspis pustulans (Cockerell, 1892)
Asterodiaspis pustulans Cockerell, 1892.
Asterolecanium pustulans sambuci Cockerell, 1903.
Asterolecanium pustulans seychellarum Green, 1910.
Russell, 1941 : 165 ; Mamet, 1960 : 156.
Localité-type : Jamaïque, sur Nerium oleander.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur Cananga odoratum, Nioumbadjou, D.M.F., 9.1.1974; sur « goyavier
sauvage », Moroni, 1954 (Mamet, l. c.). Anjouan : sur Cananga odoratum, Bambao, 1957 (Mamet, l. c.)
id., Chalmin, XII.1956 ; id., R. Pasquier, XI.1961 ; sur Agave sisalana, Bambao, I.R.C.T., 21.VII.1951
Famille des DIASPIDIDAE
Diaspidinae
Genre Cornuaspis McGillivray, 1921
Espèce-type : Mytilaspis ocellata Green, 1907.
Cornuaspis beckii (Newman, 1869)
Coccus beckii Newman, 1869.
Aspidiotus citricola Packard, 1869.
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
55
Coccus anguinus Boisduval, 1870.
Mytilaspis flavescens Targioni Tozzetti, 1876.
Mytilaspis fulva Berlèsc, 1892.
Mytilaspis citricola v. tasmaniae Maskell, 1897.
Mytilaspis pinnaeformis Newstead, 1902.
Balachowsky, 1954 : 61 ; Borchsenius, 1963 : 1168.
Localité-type : Europe, sur orange.
Cosmopolite et polyphage, à préférendum marqué pour les Citrus.
Anjouan : sur Citrus aurantium bigaradia, Bambao, récolteur inconnu, 1.1964 ; sur id., Bambao,
D.M.F., 14.1.1974 ; sur Citrus paradisi et Citrus histrix, Bambao, D.M.F., 14.1.1974.
Genre Insulaspis Mamet, 1950
Espèce-type : Lepidosaphes oermiculus Mamet, 1937.
Insulaspis morafenobensis (Mamet, 1959)
(pl. III, 1-6)
Lepidosaphes morafenobensis Mamet, 1959.
Localité-type : Madagascar, Morafenobe, sur « Ravensara ».
Ainsi que le fait remarquer l’auteur, cette espèce est très voisine de pitsikahitrae (Mamet, 1959).
Elle diffère de cette dernière par l’épaississement et l’élargissement du céphalothorax qui est dépourvu
de tubercules céphaliques latéraux. Seule l’observation de grandes séries d’individus nous permettra
de trancher sur la validité de l’espèce.
La présente illustration est basée sur le matériel des Comores, comparé au Type que nous possé¬
dons.
Anjouan : sur « Chivoundzé », lac Dzialandzé, 850 m. ait., Akoko Machengué, D.M.F., 15.1.1974.
Insulaspis europae (Mamet, 1956)
Lepidosaphes europae Mamet, 1956.
Localité-type : île d’Europa (Océan Indien), sur un arbre halophile.
Nous assimilons pour l’instant nos individus des Comores à Insulaspis europae, malgré l’absence
de mamelons pleuraux. Les macropores submarginaux et submédians du segment VI varient de 4 à 7
dans le matériel comorien alors qu’ils sont au nombre de 3 à 4 dans la série-type d’/. europae.
Après examen des types, Insulaspis antakaranae (Mamet, 1959) et Insulaspis europae nous
paraissent deux espèces très voisines. I. europae a des affinités certaines avec I. maskelli (Cockerell
1895), I. paüida (Green, 1896), I. tokionis (Kuwana, 1902) et I. camelliae (Hoke, 1921).
Anjouan : sur Tambourissa sp. (« M’Bouomo »), col de Moya, 850 m. ait., Changojua (région
de Nioumakélé). D.M.F., 16.1.1974.
Planche III, 1-6 : Insulaspis morafenobensis (Mamet). — $ : 1, dessin d'ensemble ; 2, détail du pygidium ; 3, antenne ;
4, détail de la tache oculaire céphalique ; 5, pore triloculaire peristigmatique ; 6 détail des éperons abdominaux
intersegmentaires et des variations observées sur d'autres individus.
Source : MNHN, Paris
56
D. MATILE-FERRERO
Genre Pinnaspis Cockerell, 1892
Hemichionaspis Cockerell, 1897.
Jaapia Lindinger, 1914.
Lepidaspidis McGillivray, 1921.
Espèce-type : ( Mydlaspis pandani Comstock, 1881) = Aspiiiotus buxi Bouche, 1851.
Pinnaspis buxi (Bouché, 1851)
Aspidiotus buxi Bouché, 1851.
Mydlaspis pandani Comstock, 1881.
Pinnaspis bambusae Cockerell, 1893.
Pinnaspis siphonodontis Cockerell & Robinson, 1915.
Hemichionaspis pseudaspidistrae Green, 1916.
Fbrris & Rao, 1947 : 32 ; Balachowsky, 1954 : 277 ; Takagi, 1970 : 105.
Localité-type : Europe, sur Buxus sempervirens.
Cosmopolite et polyphage.
Pinnaspis buxi sensu auctorum est une espèce à affinités tropicales marquées, se rencontrant
en régions tempérées exclusivement dans les serres chaudes. P. buxi (Bouché) a été décrite, vivant
sur Buxus sempervirens ; cette plante-hôte est limitée aux régions tempérées. Deux espèces sont donc
vraisemblablement confondues.
Mayotte : sur palmier d’ornement, Combani, D.M.F., 18.1.1974.
Pinnaspis strachani (Cooley, 1899)
Hemichionaspis minor v. strachani Cooley, 1899.
Hemichionaspis marchali Cockerell, 1902.
Hemichionaspis townsendi Cockerell, 1905.
Hemichionaspis aspidistrae v. gossypii Newstead, 1908.
Hemichionaspis proxima Leonardi, 1914.
Pinnaspis temporaria Ferris, 1942.
Ferris & Rao, 1947 : 39 ; Balachowsky, 1954 : 284 ; Takagi, 1970 : 108.
Localité-type : Nigéria, Abeokuta, sur plante indéterminée.
Cosmopolite et polyphage.
Mohéli : sur Annona reticulata (« cœur de bœuf »), Fomboni, A. Robinson, VI.1954.
Genre Pseudaulacaspis McGillivray, 1921
Sasakiaspis Kuwana, 1926.
Euvoraspis Mamet, 1951.
Takagi & Kawai, 1967 : 39 ; Takagi, 1970 : 41 ; Nakahara, 1975 : 201.
Espèce-type : Diaspis pentagona Targioni Tozzetti, 1886.
Le genre Pseudaulacaspis a été redéfini récemment par Takagi & Kawai (l. c.), par une étude
comparative avec le genre Chionaspis Signoret, 1869. Les considérations biologiques de ces auteurs
(dimorphisme dû au mode de nutrition) les ont conduits à mettre en synonymie le genre Phenacaspis
Cooley & Cockerell, 1899 avec le genre Chionaspis.
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
57
Knipscher, Miller & Davidson (1976) partagent cette opinion en démontrant le dimorphisme
accusé de Ckionaspis nyssae Comstock, 1881 (espèce-type du genre Chionaspis).
D’autre part, Takagi & Kawai (l. c.) ont observé chez le 2 e stade larvaire de la lignée mâle
des caractères morphologiques de distinction évidents. Ils suggèrent aux systématiciens d’approfondir
les observations morphologiques et biologiques de tous les stades de développement des deux sexes,
sans exception, afin de nous permettre à l’avenir de tenter de retrouver la véritable phylogénie du
groupement par une autre voie que l’unique voie suivie actuellement de la morphologie des femelles
adultes.
Le genre Pseudaulacaspis renferme les espèces dont les femelles ont l’espace médian du pygidium
occupé par une paire de soies plus ou moins robustes par opposition avec le genre Chionaspis qui en
est dépourvu.
Pseudaulacaspis cockereüi (Cooley, 1897)
Chionaspis cockerelli Cooley, 1897.
Chionaspis aucubae Cooley, 1897.
Chionaspis dilatata Green, 1898.
Phenacaspis natalensis Cockerell, 1902.
Chionaspis miyakoensis Kuwana, 1931.
Chionaspis syringae Borchsenius, 1938.
Chionaspis hattorii Kanda, 1941.
Phenacaspis eugeniae v. sandwicensis Fullaway, 1932.
Chionaspis akebiae Takahashi, 1952.
Pseudaulacaspis biformis Takagi, 1956.
Phenacaspis ferrisi Mamet, 1959.
Ferris, 1955 : 46 ; Takagi, 1970 : 43.
Localité-type : Californie, sur palmier.
Cosmopolite et polyphage.
Espèce à morphologie variable, notamment dans la forme du corps, le nombre et la disposition
des macropores dorsaux, le nombre des glandes circumgénitales et des épines glandulaires ainsi que
d’autres caractères (Takagi, l. c.).
Le type de Phenacaspis ferrisi Mamet, 1959 que nous possédons (1 type ; aucun paratype) ne
présente aucun caractère distinctif. Le système glandulaire réduit et la tache orbiculaire submarginale
sur le segment I sont des caractères de P. cockerelli (Cooley). Nous partageons donc l’avis de Takagi
(l. c.) sur la synonymie de ferrisi Mamet avec cockerelli (Cooley).
Grande-Comore : sur jeune manguier, Moroni, D.M.F., 12.1.1974. « Comores » (sans précision) :
sur noix de coco, récolteur inconnu, janvier 1922.
Pseudaulacaspis major (Cockerell, 1894)
Chionaspis major Cockerell, 1894.
Diaspis euphoriae De Charmoy, 1899.
Aulacaspis flacourtiae Rutherford, 1914.
Pseudaulacaspis hwangyensis Chen, 1937.
Mamet, 1941 : 30 ; Ferris in Zimmermann, 1948 : 381.
Localité-type : Antigua, sur Héliotrope.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
Espèce signalée à Madagascar, Maurice, Seychelles, Zanzibar, Antilles, Floride, Chine, Ceylan,
Taiwan. Polyphage.
Anjouan : sur « Tsongo Ma » (prunes-pays comestibles), Bambao, D.M.F., 16.1.1974.
Pseudaulacaspis pentagona (Targioni Tozzetti, 1886)
Diaspis pentagona Targioni Tozzetti, 1886.
Diaspis amygdali Tryon, 1889.
Diaspis lanatus Morgan & Cockerell, 1892.
Diaspis patelliformis Sasaki, 1894.
Chionaspis prunicola Maskell, 1894.
Diaspis amygdali v. rubra Maskell, 1898.
Diaspis auranticolor Cockerell, 1899.
Balachowsky, 1954 : 236 ; Takagi, 1970 : 42.
Localité-type : Italie, province de Côme, sur Morus sp.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur Eugenia sp., massif de La Grille, 600 m. ait., D.M.F., 10.1.1974.
Pseudaulacaspis subcorticalis (Green, 1905)
(pl. IV, A-U)
Chionaspis subcorticalis Green, 1905.
Chionaspis cordiae Mamet, 1936, d. syn.
Euvoraspis vicinus Mamet, 1953, n. syn.
Phenacaspis comorensis Mamet, 1960, n. syn.
Mamet, 1951 : 227 ; Ferris, 1955, 47 et 52 ; Nakahara, 1975 : 202.
Localité-type : Ceylan, sur Artocarpus integrifolia (sous l’écorce).
Espèce signalée de Madagascar, île Maurice, île de la Réunion, Seychelles, Ceylan, Chine (prov.
Kwagtung), Hawaï. Polyphage.
Les individus de Phenacaspis comorensis Mamet examinés dans nos collections (type et paratypes •:
4 $) présentent des caractères entrant dans le cadre de la variation spécifique de cordiae et notamment
celui du développement prononcé des palettes latérales qui sont arrondies à l’apex (pl. IV, O-R).
Dans sa diagnose de comorensis, Mamet (1960) souligne la particularité de la présence de tuber¬
cules glandulaires ventraux mésothoraciques submédians et submarginaux. Ces tubercules existent
également chez tous les individus de cordiae Mamet, mais en nombre variable et ne se remarquent pas
toujours clairement.
Nous avons également examiné dans nos collections le type et les paratypes de Phenacaspis
cordiae (Mamet), soit au total une série-type de 14 Ç. Dans cette série, le nombre de macropores dorsaux
Planche IV, A-U : Pseudaulacaspis subcorticalis (Green), $ variations des palettes médianes et latérales. — A-D, lame-
type de = cordiae Mamet ; E-N, id., paratypes ; O et P, lame-type de = comorensis Mamet ; Q et R, id., paratypes ;
S-U, individus de la Grande-Comore, sur Ficus sp., Lac Salé, 7.1.1974.
Source : MNHN, Paris
D. MATILE-FERRERO
submarginaux et submédian. varie, depuis la forme possédant très peu de macropores (Faims, 1. c
fig. 48 ; “icinus Mamet), à la forme possédant un plus grand nombre de m.cropores (Fanais, I. c„ lig. 36).
Quant au* palettes médianes et latérales, leur taille et leur forme sub.ssent des variations (pl. IV,
A-N).
Nous proposons donc de mettre cordiae Mamet et comorensis Mamet en synonymie avec subcor-
ticalis (Green).
Nous appuyant sur la diagnose et le dessin de vicinus Mamet (type non retrouvé), nous mettons
également cette espèce en synonymie avec subcorticalis (Green).
Grande-Comore : sur Ficus sp., sur les hauteurs dominant le lac Salé, D.M.F., 7.1.1974.
Mohéli : sur plante indéterminée (feuilles et pétioles), Fomboni, A. Robinson, VI.19o4 (Mamet, 1960 :
comorensis).
Aspidiotinae
Genre Abgrallaspis Balachowsky, 1948
Espèce-type : Aspidiotus cyanophylli Signoret, 1869.
Abgrallaspis cyanophylli (Signoret, 1869)
Aspidiotus cyanophylli Signoret, 1869.
Balachowsky, 1956 : 16; Davidson, 1964 : 640; Komosinska, 1969 : 56.
Localité-type : France, serres du Jardin du Luxembourg à Paris, sur Cyanophyllum magnificum.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur Aphloia theaeformis (« goyavier marron »), Nioumbadjou, 450 m. ait.,
D.M.F., 9.1.1974.
Genre Aonidiella Berlèse & Leonardi, 1896
Heteraspis Leonardi, 1914.
Espèce-type : Aspidiotus aurantii Maskell, 1879.
Aonidiella orientalis (Newstead, 1894)
Aspidiotus orientalis Newstead, 1894.
Aspidiotus osbeckiae Green, 1896.
Aspidiotus (Chrysomphalus) pedronis Green, 1905.
Aspidiotus (Aonidiella) taprobanus Green, 1905.
Aspidiotus ( Aonidiella) cocotiphagus Marlatt, 1908.
Chrysomphalus pedroniformis Cockerell & Robinson, 1915.
Balachowsky, 1948 : 125 ; 1956 : 42.
Localité-type : Inde, sur plante indéterminée.
Cosmopolite et polyphage.
Amoiiin : sur Agaee sisalana, Clément, 20.IX.1947 (sans localité) (l.c.) ; id., Domaine de Bambao,
2i.VII.1951 ; id., I.R.C.T., 1.VIII.1951.
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
Genre Aspidiella Leonard!, 1898
Espèce-type : Aspidiotus sacchari Cockerell, 1893.
Aspidiella sacchari (Cockerell, 1893)
Aspidiotus sacchari Cockerell, 1893.
Balachowsky, 1958 : 284.
Localité-type : Jamaïque, sur canne à sucre.
Cosmopolite. Espèce principalement inféodée aux Graminées.
Anjouan : sur Cymbopogon martini (« palmarosa »), Bambao, D.M.F., 14.1.1974.
Genre Aspidiotus Bouché, 1833
Temnaspidiotus McGillivray, 1921.
Espèce-type : Aspidiotus nerii Bouché, 1833.
Aspidiotus comorensis Mamet, 1960
(pl. V, 1-5)
Espèce connue uniquement de la localité-type.
Nous avons examiné le type (1 préparation : 3 $) et les paratypes (1 préparation : 4 $). Le maté¬
riel à sec de cette espèce nous a fourni 1 $ supplémentaire.
Cette espèce est très voisine de A. destructor Signoret, 1869. Mamet (l. c.) distingue A. comorensis
de A. destructor par les palettes médianes de cette première nettement plus robustes que les palettes
latérales et la présence d’un cinquième groupe, médian, de glandes circumgénitales.
Ces caractères ne nous semblent pas, quant à nous, suffisamment constants sur les 8 femelles
provenant de la série-type. Ainsi, sur 8 individus, 3 ne possèdent pas de groupe médian de glandes
circumgénitales et 1 seul individu possède un groupe médian composé de 7 glandes (pl. V, 1, 3 et 4).
En ce qui concerne les palettes médianes, Beardsley (1966 : 514) fait remarquer la variation
observée dans la taille des palettes médianes chez A. destructor, sur les séries de Micronésie. Takagi
(1969 : 65) fait les mêmes remarques pour les individus de Taiwan.
A. destructor et A. comorensis seraient une seule et même espèce. Cependant, la série des Comores
étant homogène, de par la taille régulièrement développée des palettes médianes qui ne sont jamais
en retrait par rapport aux palettes latérales, nous maintenons ici le nom d’A. comorensis Mamet.
Mohéli : sur Annona reticulata (« cœur de bœuf »), Fomboni, A. Robinson, VI.1954 (localité-
type).
Plancbe V, 1-5 : Aspidiotus comorensis Mamet. — $ : 1, type, dessin d'ensemble (glandes circumgénitales : lire, de droite
à gauche, la formule 3, 10, 7, 6, 4) ; 2, id., détail des palettes ; 3, paratype, pygidium (lire la formule 4, 8, 1, 7, 4) ;
4, autre paratype, pygidium (lire la formule 5, 10, 8, 4) ; 5, glande circumgénitale pentaloculaire.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
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Aspidiotus spinosus Comstock, 1883
Aspidiotus cydoniae Newstead, 1897.
Aspidiotus persearum Cockerell, 1898.
Balachowsky, 1956 : 52.
Localité-type : Washington (serres), sur Camellia sp.
Cosmopolite et polyphage.
Mayotte : sur Litsea laurifolia (« avocat marron »>), Combani, D.M.F., 18.1.1974.
Genre Borchseniaspis Zahradnik, 1959
Espèce-type : Aspidiotus palmae Cockerell, 1892.
Ce genre est monotypique. Il offre de grandes affinités avec les genres Abgrallaspis Balachowsky,
1948, Diaspidiotus Cockerell, 1897, Hemiberlesia Cockerell, 1897 et Quadraspidiotus McGillivray, 1921.
De nombreux auteurs s’interrogent sur leur validité respective ainsi que sur les réels caractères géné¬
riques à considérer.
Borchseniaspis palmae (Cockerell, 1892)
Aspidiotus rapax v. palmae Cockerell, 1892.
Aspidiotus unguiculatus Leonardi, 1914.
Aspidiotus javanensis Kuwana, 1931.
Balachowsky, 1948 : 320, 1956 : 114 ; Takagi, 1969 : 77.
Localité-type : Jamaïque, sur Cocotier.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur « goyavier-marron » ( Aphloia theaeformis), Nioumbadjou, 450 m. ait.,
D.M.F., 9.1.1974. Mayotte : sur caféier, Coconi, D.M.F., 18.1.1974 ; sur palmier d’ornement, Combani,
DM.F., 18.1.1974.
Genre Chrysomphalus Ashmead, 1880
Espèce-type : ( Chrysomphalus ficus Ashmead, 1880) = Coccus aonidum Linné, 1758.
Chrysomphalus aonidum (Linné, 1758)
Coccus aonidum Linné, 1758.
Chrysomphalus ficus Ashmead, 1880.
Balachowsky, 1956 : 88.
Localité-type : Asie, sur Camellia sp.
Cosmopolite et polyphage.
Anjouan : sur Citrus aurantium bigaradia, Bambao, D.M.F., 14.1.1974 ; sur rosier, Bambao,
DM.F., 16.1.1974. Mayotte : sur Cycas sp. et sur Citrus aurantium bigaradia, Coconi, DM.F., 18.1.1974.
Source : MNHN, Paris
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D. MATILE-FERRERO
Chrysomphalus dictyospermi (Morgan, 1889)
Aspidiotus dictyospermi Morgan, 1889.
Aspidiotus dictyospermi v. arecae Newstead, 1893.
Aspidiotus mangiferae Cockerell, 1893.
Aspidiotus dictyospermi v. jamaicensis Cockerell, 1894.
Chrysomphalus minor Berlèse, 1896.
Aspidiotus agrumicola De Gregorio, 1915.
Chrysomphalus castigatus Mamet, 1936.
Balachowsky, 1956 : 82.
Localité-type : Guyane Britannique, Demerara, sur Dictyospermum album.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur manguier et sur cannelle sauvage, Nioumbadjou, 450 m. ait., D.M.F.,
9.1.1974. Mayotte : sur Agave sp. et sur palmier d’ornement, Combani, D.M.F., 18.1.1974.
Genre Hemiberlesia Cockerell, 1881
Marlataspis MacGillivray, 1921.
Hemiberlesiana Thiem & Gerneck, 1934.
Balachowsky, 1956 : 104 ; Takagi, 1969 : 76, 1974 : 22.
Espèce-type : Aspidiotus rapax Comstock, 1881.
Hemiberlesia lataniae (Signoret, 1869)
Aspidiotus lataniae Signoret, 1869.
Aspidiotus cydoniae Comstock, 1881.
Aspidiotus punicae Cockerell, 1893.
Aspidiotus ( Hemiberlesia) diffinis v. lateralis Cockerell, 1894.
Aspidiotus ( Diaspidiotus) crawii Cockerell, 1897.
Aspidiotus greeni Cockerell, 1897.
Aspidiotus cydoniae v. tecta Maskell, 1897.
Aspidiotus lateralis Marlatt, 1899.
Aspidiotus aspleniae Sasaki, 1935.
Balachowsky, 1956 : 108 ; Mamet, 1960 : 157 ; Stoetzel & Davidson, 1974 : 505.
Localité-type : France, Paris (serre), sur Latania sp.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur goyavier sauvage, Moroni, J. Millot, sans date (Mamet, l. c.). Anjouan
sur écorce de « bois noir », Domaine de Domoni, Bambao, IRAT, 1956.
Genre Morganella Cockerell, 1897
Espèce-type : ( Aspidiotus (Morganella) maskeUi Cockerell, 1897) = Aspidiotus longispinus Morgan,
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
Morganella longispina (Morgan, 1889)
Aspidiotus longispinus Morgan, 1889.
Aspidiotus ( Morganella) maskelli Cockerell, 1897.
Aspidiotus longispina v. ornata Maskell, 1898.
Hemiberlesia maskellii Leonardi, 1900.
Balachowsky, 1956 : 126.
Localité-type : Guyane Britannique, Demerara, sur Cupania sapida.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur Cananga odoratum, Nioumbadjou, 250 m. ait., D.M.F., 9.1.1974.
Genre Mycetaspis Cockerell, 1897
Espèce-type : Aspidiotus personatus Comstock, 1883.
Mycetaspis personata (Comstock, 1883)
Balachowsky, 1958 : 206.
Localité-type : Cuba, La Havane, sur plante indéterminée.
Espèce tropicale. Peu répandue.
Grande-Comore : sur indéterminé, massif de la Grille, 810 m. ait., Guiri, D.M.F., 10.1.1974.
Anjouan : sur Tambourissa sp. (« M’Bouomo »), col de Moya, 850 m. ait., Changojua (rég. Nioumakélé),
D.M.F., 16.1.1974.
Genre Paraselenaspidus Mamet, 1958
Espèce-type : Selenaspidus madagascariensis Mamet, 1953.
Paraselenaspidus madagascariensis (Mamet, 1953)
Mamet, 1958 : 420.
Localité-type : Madagascar, Permet, sur « Varongo mainty ».
Espèce tropicale, limitée à l’Afrique et aux Mascareignes.
Grande-Comore : sur Erythroxylum corymbosum et sur indéterminé, massif de la Grille, 850 m.
ait., Guiri, D.M.F., 10.1.1974 ; Anjouan : sur « Niajé », lac Dzialandzé, 850 m. ait .,D.M.F., 15.1.1974.
Genre Parlatoria Targioni Tozzetti, 1868
Apteronidia Berlèse, 1896.
Euparlatoria Leonardi, 1904.
Parlatorea Lindinger, 1905.
Espèce-type : Aspidiotus proteus Curtis, 1843.
Source : MNHN, Paris
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D. MATILE-FERRERO
Parlaloria crotonis (Douglas, 1887)
Parlatoria prolens v. crotonis Douglas, 1887.
Parlatoria greeni Banks, 1906.
Ferris in Zimmehman, 1948: 396 ; Mamet, 1960 :157.
Localité-type : Grande-Bretagne, sur Croton sp. (en serre).
Cosmopolite et polyphage.
Anjouan : sur feuilles de Croton, H. Paulian, X.1954 (sans localité) (Mamet, l. c.) ; sur id.,
Bambao, D.M.F., 16.1.1974.
Parlatoria crypta McKenzie, 1943
Parlatoria morrisoni McKenzie, 1943.
McKenzie, 1945 : 62 ; Balachowsky, 1953 : 80.
Localité-type : Inde, Rajapur, sur hôte indéterminé.
Rencontrée jusqu’à ce jour seulement en Inde, Iran et Irak. Polyphage.
Espèce orientale mésasiatique, nuisible aux plantes cultivées en Iran. Elle n’a jamais été signalée
au Sud de l’Équateur. Sa présence aux Comores constitue un fait nouveau.
Grande-Comore : sur Ficus sp., sur les hauteurs dominant le Lac Salé, D.M.F., 7.1.1974.
Genre Pseudaonidia Cockerell, 1896
Pseudaonidiella McGillivray, 1921.
Espèce-type : Aspidiotus duplex Cockerell, 1896.
Pseudaonidia trilobitiformis (Green, 1896)
Aspidiotus trilobitiformis Green, 1896.
Aspidiotus darulyi Charmoy, 1898.
Balachowsky, 1958 : 272 ; Mamet, 1960 : 157.
Localité-type : Ceylan, Punduloya, sur Dalbergia championii et sur arbre indéterminé.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur goyavier sauvage, Moroni, J. Millot, sans date (Mamet, l. c.) ; sur Pitto-
sporum sp., sur les hauteurs dominant le Lac Salé, D.M.F., 7.1.1974 ; sur id., Ourovéni (sud de l’île),
D.M.F., 8.1.1974; sur Theobroma cacao, Nioumbadjou, 400 m. ait., D.M.F., 9.1.1974; sur Cananga
odoratum, Nioumbadjou, 250 m. ait., D.M.F., 9.1.1974 ; sur jeune manguier, Moroni, D.M.F., 12.1.1974.
Mohéli : Fomboni, A. Robinson, VI.1954. Anjouan : sur feuille de poivrier, « sang-dragon », Cananga
odoratum, domaine de Pomoni, Bambao, 1956 (Mamet, l. c.) ; sur Cananga odoratum, sans localité,
asquier, novembre 1961 ; sur Citrus histrix, Citrus aurantium bigaradia, pamplemousse, Michelia
champaca, Bambao, D.M.F., 14.1.1974 ; sur « M’Pira » et sur Citrus bergamia, Bambao, D.M.F., 14-15.
Source : MNHN, Paris
HOMOPTÈRES COCCOIDEA
67
1.1974 ; sur rosier, Bambao, D.M.F., 16.1.1974. Mayotte : sur Nerium oleander, Dzaoudzi, Frappa,
III.1928 ; sur Bauhinia sp., Dzaoudzi, J. Millot, V.1954 (Mamet, l. c.) ; sur cannelle sauvage et avocat-
marron, Combani, D.M.F., 18.1.1974 ; sur avocat-marron, Ongojou, D.M.F., 19.1.1974.
Genre Selenaspidus Cockerell, 1897
Selenaspis Leonardi, 1897.
Selenaspidiotm Thiem & Gerneck, 1934.
Espèce-type : Aspidiotus articulatus Morgan, 1889.
Selenaspidus articulatus (Morgan, 1889)
Aspidiotus articulatus Morgan, 1889.
Aspidiotus articulatus v. simplex Charmoy, 1899.
Mamet, 1958 : 370.
Localité-type : Guyane Britannique, Demerara, sur Dictyospermum album.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur indéterminé, massif de La Grille, 810 m. ait., Guiri, D.M.F., 10.1.1974.
Anjouan : sur « Niajé », lac Dzialandzé, 850 m. ait., D.M.F., 15.1.1974 ; sur Tambourissa sp.
(« M’Bouomo »), col de Moya, 850 m. ait., Changojua (rég. Nioumakélé), D.M.F., 16.1.1974.
Genre Varicaspis McGillivray, 1921
Africonidia McKenzie, 1947.
Hallaspidiotus Mamet, 1951.
Espèce-type : Aspidiotus fiorineides Newstead, 1920.
Varicaspis africana (Newstead, 1913)
Gymnaspis africana Newstead, 1913.
Africonidia halli McKenzie, 1947.
Balachowsky, 1958 : 152.
Localité-type : Uganda, Tero Forest, sur un arbuste indéterminé en forêt profonde. [Espèce
trouvée avec Macropulvinaria filamentosa (Newstead, 1913)].
Espèce signalée d’Uganda, Tanzanie, Afrique du Sud et Madagascar, sur Méliacées et Euphor-
biacées. Nous possédons des individus du Kenya, sur Aleurites moluccana, De Lotto, 24.VI.1951.
Anjouan : sur « Pandandjija », lac Dzialandzé, 700 m. ait., Dziancouni, D.M.F., 15.1.1974;
sur Tambourissa sp. (« M’Bouomo »), col de Moya, 850 m. ait., Changojua (rég. Nioumakélé), D.M.F.,
16.1.1974.
Leucaspidinae
Genre Lopholeucaspis Balachowsky, 1953
Espèce-type : Leucaspis japonica Cockerell, 1897.
Source : MNHN, Paris
D. MATILE-FERRERO
Lopholeucaspis cockereUi (Grandpré & Charmoy, 1899)
Fiorinia cockerelli Grandpré & Charmoy, 1899.
Mamet, 1941 : 34 ; Bauachowsky, 1958 : 336 ; Bobatinsky, 1960 : 193.
Localité-type : île Maurice, sur Pamplemoussier, Citrus maxima.
Cosmopolite et polyphage.
Grande-Comore : sur Theobroma cacao, Nioumbadjou, 400 m. ait., D.M.F., 9.1.1974.
RÉCAPITULATION DES COCHENILLES DES CULTURES DE PLANTES A PARFUM
Sur Bergamote, Citrus bergamia (Rutaceae) :
Pseudaonidia trilobitiformis.
Sur Champaca, Michelia champaca (Magnoliaceae) :
Cerostegia floridensis ; Protopulvinaria pyriformis ; Pseudaonidia trilobitiformis.
Sur Clou de girofle, Eugenia caryophyllata (= E. aromatica ; Caryophyüum aromaticum) (Myrtaceae) :
Icerya seychellarum ; Eucalymnatus tesseUatus ; Mametia louisieae n. g. n. sp. ; Protopulvinaria
mangiferae ; Pseudococcus longispinus.
Sur Palmarosa, Cymbopogon martini (Graminaceae) :
Aspidiella sacchari.
Sur Petit-Grain Bigaradier, Citrus aurantium bigaradia (Rutaceae) :
Cerostegia floridensis ; Pseudococcus longispinus ; Cornuaspis beckii ; Chrysomphalus aonidum ;
Pseudaonidia trilobitiformis.
Sur Petit-Grain Combava, Citrus histrix (Rutaceae) :
Cerostegia floridensis ; Coccus viridis ; Cornuaspis beckii ; Pseudaonidia trilobitiformis.
Sur Ylang-ylang, Cananga odoratum (Annonaceae) :
Icerya seychellarum ; Ceroplastes eugeniae ; Pseudococcus longispinus ; Russellaspis pustulans ;
Morganella longispina ; Pseudaonidia trilobitiformis.
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3, p. 1-33.
:i (S.) & Kawai (S.), 1967. — The généra Chionaspis and Pseudaulacaspis with a criticism on Phenacaspis
(Homoptera : Coccoidea). Insecta Matsum., 30, p. 29-43.
ams (D. J.), 1958. — The mealy-bugs (Pseudococcidae : Homoptera) described by W. N. Maskell,
EntTlS^p ^05-236 G ° Ckerel1 8nd E ' E- GrCen from the ethio P ian re g'°n. Bull. brit. Mus. ( nat. HisU),
bÏÏ),"Ê"Ms^^ iô), d 7æ7Î30 <C ““ id “ : Homop,cra) ot ,he Solom ° n ("«I-
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES SCARABAEOIDEA
71
COLÉOPTÈRES SCARABAEOIDEA DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Renaud Paulian *
Les récoltes effectuées aux Comores, sous la direction de P. Griveaud, à l’occasion de l’expédi¬
tion du Centenaire de la British Ornithologist Union, en 1958, et plus récemment par Y. Gomy, ont
amené la découverte d’un certain nombre d’espèces nouvelles de Scarabaéoides.
Laissant ici de côté les Cetonidae qui font l’objet d’une note de G. Ruter dans ce même volume,
il nous a paru utile de dresser la liste des espèces de Scarabaéoides actuellement connues de l’Archipel.
Un certain nombre de Séricines et un petit Mélolonthide n’ont pu être identifiés, ainsi qu’un
Aphodius.
La liste ci-dessous est sans doute encore incomplète, surtout pour ce qui concerne les Melolon-
thidae. Elle pose un certain nombre de problèmes.
S’il est normal que les Aulonocnemis, genre malgache corticole, aient colonisé l’archipel, alors
que les Heliclopleurus et les Canthonina, coprophages, n’ont pu s’établir, il est remarquable que le genre
Lonchotus ne soit signalé des îles que par deux captures, apparemment isolées. La plus anciennement
connue a été rattachée à une espèce malgache ; la plus récente, provenant de Mohéli, correspond à
une forme manifestement isolée et, jusqu’ici endémique. Il est donc possible que le genre soit représenté
dans tout l’archipel et par des formes vicariantes. Il mériterait d’être recherché.
TROGIDAE
Trox squalidus var. madagascariensis Fairmaire, Ann. Soc. ent. France, 1871, p. 34.
Mayotte ( L. Humblot) ; Dembéni, oct. 1974 (J. Brunhes).
Madagascar ; Afrique tropicale.
CERATOCANTHIDAE
Synarmostes humilis Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XXXVII, 1893, p. 530.
Mayotte (E. Marie).
Espèce dont le type semble avoir disparu, et qui n’a jamais été retrouvée.
* Rectorat de l’Académie, 29, Cours d’Albert, 33000 Bordeaux.
Source : MNHN, Paris
72
R. PAUL LAN
hybosoridae
Hybosorus illigeri Reiche, Ann. Soc. ent. France, 3 (1), 1893, p. 529.
Mayotte (L. Humblot ) ; Dembeni, 1971 {J. Brunhes).
La valeur exacte des taxa d'Hybosorus décrits par Fairmaire de la région malgache, et en parti¬
culier de son Hybosorus laeviceps de Mayotte, mériterait une étude précisé fondée sur un materiel plus
riche que celui devant moi ; en attendant cette étude, je rattache le materiel de Mayotte à la forme
tropicale illigeri.
AULONOCNEMIDAE
Aulonocnemis crassecostata subsp. fairmairei Boucomont, Entom. Nachrichtbl., V, 1931, p. 28.
Grande Comore : Boboni, Moroni, Nioumbadjou, forêt de la Grille.
Anjou an : M’Remani, 800 m. (E. Haharizonina).
Mohéli : Bandamele, 200 m. (P. Griveaud).
Aulonocnemis vulgaris comorica R. Paulian, Bull. Soc. ent. France, 80, 1975, p. 247.
Grande Comore : Nioumbadjou (E. Raharizonina).
Anjouan : M’Remani [E. Raharizonina).
Sous-espèce vicariante d’une espèce malgache.
Aulonocnemis nanus n. sp.
Holotype : un exemplaire de la Grande Comore : Nioumbadjou, 600 m, sous écorces, 30.VIII.
1969 (Y. Gomy) ; Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.
Long. 2,25-2,5 mm. — Corps très étroit, allongé, cylindrique, noir ou brun noir luisant.
Tête à très grosse ponctuation serrée, disposée en rangées transverses peu distinctes.
Pronotum convexe, sans sillon dorsal, à sillon basilaire feutré ; rebord latéral mince, non visible
d’au-dessus ; angles postérieurs obliquement tronqués et sinués. Ponctuation très forte, finement séti-
gère, assez serrée, plus forte et plus dense sur la partie moyenne des côtés du disque.
Élytres à stries très fortes, à points rapprochés, crénelant les intervalles, sétigères. Interstries
étroits et convexes, à très fins points épars. Dix stries, la neuvième effacée au quart antérieur, réunie
à la huitième au milieu ; la huitième réunie à la septième au quart antérieur.
Grande Comore : type ; Moroni, Malé 50 m, VIII 1958 (E. Raharizonina).
Anjouan : M’Remani, 800 m, IX 1958 (E. Raharizonina).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES SCARABAEOIDEA 73
Espèce reconnaissable à sa très petite taille, le plus petit des Aulonocnemis, et à sa ponctuation
thoracique forte, dense, mais ne donnant pas un aspect mat à la surface.
La découverte aux Comores de cette espèce endémique, ajoutée à celle des deux sous-espèces
vicariantes de formes malgaches déjà connues, donne à la répartition afro-malgache du genre une
disposition logique. Elle recouvre celle du genre Rhyparus à plus vaste distribution mondiale.
APHODIIDAE
Aphodius (Pharaphodius) impurus Roth, Arch. Naturgesch., XVII (1), 1851, p. 85.
Mayotte : Mamoutzou, II 1956 [A. Robinson) ; Pombani ; Chingoni.
Mohéli : Bandamele, IX 1958 (E. Raharizonina).
Grande Comore : Nioumbadjou, 500 m, VIII 1958 ( E. Raharizonina).
Nous conservons son statut classique à cette espèce, bien qu’elle diffère du taxon défini par
Endrôdi, par les soies terminales des tibias postérieurs égales et par la ponctuation céphalique médiocre
et écartée.
Aphodius (Calaphodius) moestus Fabricius, Syst. Eleuth., I, 1801, p. 78.
Anjouan.
Mohéli : Moihani, 28.VIII.1968 (Y. Gomy).
Mayotte : Dembeni, 1971 {J. Brunhes ).
Aphodius (Mesontoplatys) dorsalis Klug, Monatsb. Akad. Berlin, 1855, p. 656.
Mohéli : Fomboni ; Miringoni ; M’Dzouazi ; lac Iconi ; Moihani, 28.VIII.1968 (Y. Gomy).
Mayotte : Mamoutzou, 11.1956 {A. Robinson) ; Combani ( id.) ; Dembeni (J. Brunhes).
Aphodius (Nialus) lioidus Olivier, Entom., I (3), 1789, p. 86, pl. 26, fig. 222.
Mayotte : Mamoutzou ; Chiringoni ; Dembeni (J. Brunhes).
Mohéli : M’Dzouazi.
Aphodius (Nialus) nigritus Fabricius, Syst. Eleuth., I, 1801, p. 73.
Mohéli : Wanani, lac Dziani, VIII 1969 (Y. Gomy) ; Moihani, VIII 1969 (Y. Gomy) ; Banda-
mélé, IX 1958 ( E. Raharizonina).
Mascareignes ; Seychelles ; Madagascar ; toute l’Afrique intertropicale ; Amérique du Sud.
Saprosites pygmaeus Harold, Ann. Mus. cio. Genooa, 10, 1877, p. 91.
Grande Comore : Nioumbadjou, 600 m, 30.VIII.1969, sous écorces (Y. Gomy) un exemplaire.
Ile Maurice : La Flora, 18.1.1966 (Y. Gomy) ; Mare aux Vacoas 6.II.1966 (Y. Gomy) ; Forest
Side, 12.1.1966, poulailler (Y. Gomy).
Source : MNHN, Paris
74
R. PAUL.IAN
La Réunion : Étang Salé, 22.11.1965 (Y. Gomy).
Iles Seychelles : Mahé.
Malaisie ; îles Hawaï.
Saprosim laticcps (Fairmaire), Ann. Soc. ent. Franco, (5) I, 1871, p. 34.
Mohéli : Sambia, 23.VIII.1969 (Y. Gomy) ; Moihani, 21.VIII.1969 (Y. Gomy).
Anjouan : vers Domoni, 12.VIII.1969 (Y. Gomy).
Grande Comore : Moroni [P. Cachan) ; Nioumbadjou, 600 m, 30.VIII.1969 sous écorce
(Y. Gomy).
Madagascar ; nombreuses localités du Nord, de l’Est et de l’Ouest ; Nosy Mitsio, 13-14.1.1960
(R. Paulian).
Seychelles : Silhouette ; — Mascareignes : Ile Maurice, Curepipe ;
La Réunion : Saint-Gilles les Bains, II, III, V, X (Y. Gomy), sur excréments et dans une berge¬
rie ; Saint Paul, 7.II.1965 (Y. Gomy) sur fruits pourris.
Iles Chagos.
Saprosites gomyi n. sp.
Holotype : Mohéli : Moihani, 21.VIII.1969, dans un tronc de cocotier (Y. Gomy), Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris.
Long. 2 mm. — Corps étroit, allongé, très convexe, brun rouge. Tête fortement et courtement
sinuée au milieu du bord antérieur du clypéus ; rebord très marqué ; joues très petites, saillantes, à
angle externe arrondi et bord postérieur dirigé obliquement vers l’arrière ; surface faiblement chagrinée
en vue rasante en avant ; ponctuation assez fine, régulière, écartée, suture frontale fine ; vertex à ponc¬
tuation semblable à celle du front.
Pronotum plus large que long
/ 60'
\ 45 .
j, près de moitié de la longueur des élytres. Base non rebordée,
un peu saillante en courbe large vers l’arrière, au milieu de la base, bord postérieur marqué de quelques
points alignés dans un très faible sillon marginal. Angles postérieurs tronqués assez courtement en
oblique, rebordés, le rebord un peu épaissi sur l’angle basal ; surface lisse, brillante ; points moyens,
réguliers, écartés.
Élytres assez allongés ^ = — j ; épine humérale petite, rectangulaire, à sommet vif. Stries
très fortes, à gros points peu serrés, crénelant les intervalles ; interstries bien convexes à fins points
écartés. Mésosternum aussi haut que le métasternum ; celui-ci avec un profond et étroit sillon longi¬
tudinal médian ; côtés avec quelques points moyens. Sternites abdominaux à carinules basilaires à
peine visibles.
Tibias antérieurs avec les deux dents apicales très rapprochées, séparées de la dent basale par
un fort denticule ; arête externe des tibias antérieurs faiblement crénelée.
Éperon terminal supérieur des tibias postérieurs, de peu plus long (“) que le métatarse ; celui-ci
deux fois plus long que l’article II. '
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES SCARABAEOIDEA
75
S. gomyi n. sp. diffère de S. laticeps Fairmaire par la troncature des angles postérieurs du prono-
tum (ces angles sont arrondis chez S. laticeps), par les joues plus petites et à bord postérieur oblique
et par la ponctuation thoracique simple et non double, sans les gros points de l’espèce de Fairmaire.
Elle diffère de S. pygmaeus Har. par la troncature des angles postérieurs du pronotum à rebord
marqué et à très légère sinuosité faisant ressortir l’angle arrière, par les joues plus petites et plus obli¬
ques, par la taille plus faible et par les carinules de la base des segments abdominaux presque invisibles.
Ces carinules sont plus fortes et écartées chez S. falcatus, courtes et un peu plus serrées chez S. pygmaeus.
Deux exemplaires ont été capturés avec le type.
Notons que les Saprosites ne mûrissent qu’un ou deux très gros œufs à la fois.
Rhyssemus sp.
Mayotte : Dembelé (J. Brunhes).
Un exemplaire d’une espèce proche de R. madagassus Har., mais qui en diffère par l’absence
de coupure sur la callosité thoracique antérieure. Un très grand nombre d’espèces de Rhyssemus ont
été décrites ces dernières années par Balthasar et par Petrovitz et il est prudent d’attendre une révi¬
sion d’ensemble du genre avant de créer de nouveaux taxa.
Rhyparus comorianus Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XL, 1896, p. 452.
Comores (L. Humblot).
Madagascar ; Afrique centrale et jusqu’au Cameroun.
SCARABAEIDAE
Onthophagus catta Fabricius, Mantis. Ins., 1787, p. 12.
Mayotte : Dembeni, X 1971 (J. Bruhnes).
Mohéli : M’Dzouazi ( A. Robinson) ; Fomboni, XI.1955 (A. Robinson) ; Kangani [A. Robinson)
Grande Comore : Moroni, XI 1954 (J. Millot).
Afrique et Asie tropicales.
MELOLONTHIDAE
Encya inermis Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XXXIX, 1895, p. 443.
Grande Comore (L. Humblot).
Encya mohelica R. Paulian, Rev. fr. Ent., 1961, 28, p. 12, fig. 5.
Mohéli.
Source : MNHN, Paris
I. PAULIAN
76
Encya griceaudi R. Paulian, R,c. fr. Ent., 1961, 28, p. 9, figs. 3, 96.
Mayotte.
Encya raharizonai R. Paulian, Rev. fr. Ent., 1961, 28, p. 14, fig. 8.
Grande Comore.
Encya andriai R. Paulian, Rev. fr. Ent., 1961, 28, p. 12, figs. 7, 90.
Mohéli.
Encya anjouanae R. Paulian, Rev. fr. Ent., 1961, 28, p. 9, figs. 2, 9 b.
Anjouan.
Encya pamanzii R. Paulian, Rev. fr. Ent., 1961, 28, p. 10, figs. 4, 9 d.
Pamanzi.
Enaria mayottenis Dewailly, Mém. Inst, scient., Madag., A IV, 1950, p. 345, fig. 76.
Mayotte.
Ablabera gracilis Fairmaire, Ann. Soc. ent. France, 1868, p. 789.
Mayotte (Ch. Coquerel, L. Humblot).
Hoplia retusa Klug, Ins. Madagasc., 1833, p. 170, pl. III, fig. 9.
Grande Comore.
Madagascar et Afrique orientale.
DYNASTIDAE
Heteronychus plebejus (Klug), Ins. Madag., 1833, p. 166.
Mayotte.
Madagascar.
Heteronychus clypealis Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XXXVII, 1893, p. 530.
Grande Comore.
Madagascar.
Lonchotus crassus (Klug), Ins. Madag., 1833, p. 166.
Grande Comore (selon Ch. Alluaud, pas retrouvé depuis).
Lonchotus mohelicus R. Paulian, Rev. Ent. Moçamb., 3, 1960, p. 277.
Mohéli : Bandamélé, IV, 1958 (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES SCARABAEOIDEA
77
Le genre Lonchotus est propre à Madagascar, à l’îlot d’Astove et aux Comores où il paraît toujours
très rare.
Oryctes insularis Coquerel, Rev. Mag. Zool., 1851, p. 87.
Les quatre Comores, Madagascar et La Réunion.
Oryctes comoriensis Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., XXXVII, 1893, p. 531.
Mayotte (L. Humblot).
Mohéli.
Grande Comore.
Oryctes simiar nesiotes R. Paulian, Mèm. Inst, scient. Madag., E XI, 1959, p. 34.
Grande Comore.
Mohéli.
Forme vicariante d’une espèce malgache.
Oryctes pyrrhus Burmeister, Handb. Ent., V, 1847, p. 197.
Mayotte (L. Humblot).
Madagascar.
Oryctes ranavalo Coquerel, Rev. Mag. Zool., 1851, p. 87.
Grande Comore (L. Humblot).
Madagascar.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CETONIDAE
79
COLÉOPTÈRES CETONIDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Gaston Ruter *
Les Cétonides sont pauvrement représentés parmi l’ensemble de la faune des Coléoptères des
Comores L Néanmoins, il est remarquable de constater que la totalité des espèces, à l’exception de l’une
d’entre elles dont la présence à Madagascar est douteuse et peut être due au fait d’une introduction
accidentelle, sont endémiques à l’archipel.
Au point de vue générique, la faune des Cétonides comoriens s’apparente soit à la faune africaine
(Mausoleopsis, 1 espèce ; Leucocelis, 3 espèces), soit à la faune malgache ( Doryscelis , 1 espèce; Pseudeu-
ryomia, 2 espèces).
Genre Doryscelis Burmeister
Doryscelis humbloti Oberthür
Remarquable endémique comorien vicariant de Doryscelis calcarata Klug, ce dernier exclusi¬
vement malgache. Mohèli. III.1960 (R. Legrand).
Genre Pseudeuryomia Kraatz.
Genre extrêmement voisin, si même différent, du genre malgache Euryomia, représenté par
l’espèce argentea Olivier dans la plus grande partie de Madagascar.
Les deux espèces connues de Pseudeuryomia sont des endémiques comoriens exclusifs.
Pseudeuryomia argentata Nonfried
« Comores » ; Anjouan : Mutsamudu (coll. Carié), d’après Pouillaude ( loc. cit.) ; Anjouan,
XIe-1948 ( L. Lasère), ; Mayotte : Combani.
Pseudeuryomia albomacülata Pouillaude
« Comores » (L. Humblot), d’après Pouillaude (loc. cit.)
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, 45, rue de Bufïon, 75231 Paris Cedex 05.
1. Ouvrage de base à consulter : Pouillaude (I.), « Les Cétonides malgaches », in Insecta, Rennes, 6 à 9, 1916 à
Source : MNHN, Paris
G. ROTER
Genre Mausolbopsis Lansberge.
Genre africain représenté aux Comores par l’espèce suivante :
Mausoleopsis eustalacta Burmeister et var. clouei Blanchard
« Comores » ; Grande Comore 1.1974, (J. Etienne) ; Anjouan 1.1956, (L. Lasère), Mayotte.
Existerait au ssi de façon sporadique à Madagascar, peut-être du fait d’importations accidentelles.
Genre Leucocelis Burmeister
Genre richement représenté en Afrique et comprenant 3 espèces comoriennes endémiques, dont
deux nouvelles, plus loin décrites, que je suis heureux de dédier à mes collègues et amis R. Paulian
et A. Descarpentries.
Les paramères de l’édéage des Leucocelis sont caractérisés par leur extrémité divisée en deux
lobes dont seuls les lobes internes sont visibles de dessus ; de leur côté, les lobes externes sont brusque¬
ment et fortement repliés en oblique en dessous, de telle sorte que leur extrême sommet ne peut s obser¬
ver que par la face inférieure de l’organe (fig. 3).
Dans certains cas, les lobes externes sont eux-mêmes bilobés.
Leucocelis maculosa Fairmaire
Cité par Pouillaude ( loc. cit.) de la Grande Comore. L’espèce n’est pas mentionnée dans le « Cata¬
logue » de Schenkling.
Leucocelis pauliani n. sp. (fig. 1)
Long, (tête et pygidium exclus) : 9-10 mm ; larg. max. : 5-5,5 mm.
Entièrement d’un noir brillant, plus ou moins nuancé par places de vert métallique sombre,
notamment sur le clypéus, les métatibias, les tarses et parfois l’abdomen. Dessus (voir fig. 1) et dessous
ornés de taohes crétacées ; dessus glabre, mésépimères parfois légèrement pubescents.
Clypéus à côtés subparallèles, légèrement rétrécis un peu avant le sommet, celui-ci rebordé et
légèrement sinué en son milieu. Ponctuation céphalique assez fine, régulière, les points ronds, devenant
progressivement très fins en atteignant le sommet.
Pronotum largement arrondi à la base ; celle-ci non ou insensiblement sinuée devant l’écusson ;
côtés légèrement sinués en arrière du milieu, le rebord latéral très net, épaissi dans les angles postérieurs,
disque finement ponctué, la ponctuation ménageant une faible bande médiane imponctuée ; côtés ornés
de taches crétacées (voir fig. 1).
Écusson imponctué.
Élytres ornés de taches crétacées (voir fig. 1), rebordés sur les côtés, bords sinués, angles suturaux
brièvement épineux ; intervalle suturai et 4 e interstrie relevés en arrière du milieu ; stries élytrales
faiblement géminées, régulières, les stries 1 à 5 constituées en avant du milieu de points ronds, plus
lins sur les deux stries internes ; dans la dépression élytrale post-médiane, les points des stries se trans¬
forment en une double strie linéaire gravée continue.
Pygidium maculé sur les côtés, son disque médian peu densément semé d’impressions annulaires
superficielles peu distinctes.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CETONIDAE
81
Fig. 1. — Leucocelia paidiani n. sp. <J.
Fig. 2. — Leucocelia deacarpentrieai n. sp. (J
Saillie mésosternale large, transversale, modérément saillante en avant des mesocoxae, arrondie
au sommet, celui-ci délimité en arrière par une fine strie transversale piligère (fig. 8 et 9) ; angle postéro-
interne des mésépimères, métépisternes et côtés du métasternum plus ou moins maculés. Milieu du
métasternum lisse et finement sillonné, ses côtés obliquement striolés et peu densément pubescents,
la pubescence blanchâtre.
Abdomen très finement ponctué en son milieu, la ponctuation latérale un peu plus forte et cons¬
tituée de légères impressions arquées piligères peu denses émettant une pubescence blanchâtre. Partie
moyenne des côtés des sternites 2 à 5 (visibles) pourvue d’une bande crétacée transversale située le long
du bord antérieur des segments.
Fente génito-anale jouxtant chez les deux sexes l’extrême sommet du dernier sternite.
Bord externe des protibias bidenté chez les deux sexes (dent apicale comprise) ; bord interne
des fémurs, tibias et tarses garni d’une dense pilosité jaunâtre, plus courte sur les métafémurs.
cj, abdomen déprimé en son milieu, lobes internes de l’édéage courts, leur angle antéro-interne
brièvement aigu à sommet mousse (fig. 5).
Mohéli : Fomboni, XI.1955.
Holotype $ et paratypes des deux sexes (coll. Mus. de Paris et coll. G. Ruter).
Leucocelia descarpentriesi n. sp. (fig. 2)
Long, (tête et pygidium exclus) : 10,5 mm ; larg. max. : 6 mm.
D’un beau vert métallique à reflets brunâtres plus ou moins prononcés sur les élytres, le pygi¬
dium et l’abdomen (ce dernier nettement rougeâtre chez le mâle étudié) ; clypéus et pattes en partie
6
Source : MNHN, Paris
82
G. RUTER
d’un rouge cuivreux plus ou moins prononcé ; rebord antérieur du clypéus et antennes brunâtres ;
dessus (voir fig. 2) et dessous ornés de taches blanc-jaunâtre ; dessus glabre.
Bords latéraux du clypéus subparallèlcs, légèrement rétrécis avant le sommet, celui-ci étroite¬
ment rebordé et faiblement sinué en son milieu ; ponctuation céphalique régulière, assez dense, les
points ronds, devenant progressivement très fins en atteignant le sommet.
Pronotum à base largement arrondie, non ou imperceptiblement sinuée devant l’écusson ;
côtés rebordés, nettement sinués en arrière du milieu ; angles postérieurs arrondis ; ponctuation peu
dense et assez fine sur le disque, les points ronds, un peu groupés par places, ménageant une bande
médiane lisse imponctuée ; côtés ornés de taches (voir fig. 2), réduites chez la femelle étudiée à une
simple tache ponctiforme située dans l’angle latéral ; rebord latéral très accusé, épaissi dans les angles
postérieurs.
Écusson imponctué.
Élytres ornés de taches (voir fig. 2), moins nombreuses et de dimensions réduites chez la femelle
étudiée ; bords apicaux sinués, angles suturaux épineux ; intervalle suturai relevé en arrière du milieu,
moitié antérieure du 2 e interstrie et 4 e interstrie sur toute sa longueur faiblement mais nettement
costiformes. Stries élytrales très régulières, alignées, les stries 1-2 et 3-4 faiblement mais nettement
géminées, constituées, en avant du milieu : les stries 1 et 2, de points ronds, les stries 3 et 4, d’impres¬
sions arquées ; les points des stries 1 à 3 se transforment chacun, dans la dépression élytrale post¬
médiane, en une double strie linéaire gravée continue ; les stries extérieures à la 6 e deviennent progressi¬
vement moins régulières et plus confuses jusqu’au rebord élytral, qui est bien marqué ; les interstries
présentent quelques lignes irrégulières de points d’une extrême finesse.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRE CETONIDAE
83
Pygidium largement maculé sur les côtés ; sculpture du disque constituée de petites impressions
annulaires très nettes.
Saillie mésosternale (fig. 6 et 7) modérément saillante, large, peu resserrée entre les mesocoxae,
largement arrondie au sommet, celui-ci délimité en arrière par une fine strie transversale piligère à
pubescence claire (fortement usée chez les deux spécimens étudiés) ; milieu du métasternum lisse et
finement sillonné, sa ponctuation latérale se transformant sur les côtés en strioles concentriques obli¬
ques émettant une pubescence blanche. Bord externe des metacoxae rebordé.
Pièces latérales du sternum (à l’exception des métépimères) et côtés des metacoxae ornés
de taches crétacées ; sternites (à l’exception du dernier) présentant des bandes transversales blanches
n’atteignant pas le milieu de l’abdomen, ce dernier finement ponctué.
Fente génito-anale jouxtant chez les deux sexes l’extrémité du dernier sternite.
Tranche externe des protibias bi-dentée chez les deux sexes (dent apicale comprise). Bord
interne des fémurs densément garni d’une pilosité blanchâtre, assez longue sur les deux premières
paires, très courte sur les métafémurs ; tranche interne des tibias densément pubescente.
(J, milieu de l’abdomen déprimé ; lobes internes des paramères de l’édéage courts et
arrondis au sommet (fig. 3 et 4).
Holotype et paratype $ : Anjouan, Nioumakélé ( Desruisseaux ), Mus. de Paris.
L. descarpentriesi est à ma connaissance la seule espèce de teinte nettement et entière¬
ment métallique.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE
85
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Yves Gomy *
Lors d’un court séjour aux Iles Comores, du 11 août au 1 er septembre 1969, nous avons eu la
possibilité de visiter les quatre îles constituant cet archipel : Mayotte, Anjouan, Mohéli et la Grande-
Comore. C’est surtout de Mohéli, la plus petite, la plus sauvage et la plus passionnante des quatre que
provient le matériel étudié ici. Notre note fait par ailleurs le point de nos connaissances sur les Histeridae
de cette région toujours rattachée par commodité à la faune malgache sensu lato.
Nous joignons à l’étude de nos propres récoltes (235 exemplaires), celle des exemplaires de la
collection de l’ancien I.R.S.M de Tananarive (20 ex.), de la collection J. Therond (7 ex.), de la collec¬
tion du Muséum National à Paris (8 ex.) et des récoltes de notre ami R. Marthot (3 ex.), soit un matériel
total de 273 exemplaires.
Abraeinae
Cette sous-famille n’était jusqu’alors représentée dans l’archipel des Comores que par Hala-
critus algarum (Schmidt). Le matériel étudié ici permet d’ajouter cinq espèces dont une s’avère nouvelle
Abraeini
Abraeus cyclonotus Marseul.
Abraeus cyclonotus Marseul, Mon. Hist., 1856, p. 583, pl. 23, fig. 2. — Bickhardt, Archiv. f. Naturg.,
1921, p. 98. — Thérond, Contr. à l’étude Biol, du Sénégal sept. Bull. IFAN, t. XXXIII, sér. A, n° 3, 1971,
p. 690.
Répartition géographique : Sénégal, Éthiopie, Zaïre, Congo, République d’Afrique du Sud.
Comores : 18 exemplaires (tous Y. Gomy.) Mohéli : Wanani, Lac Dziani, 27.VIII.1969, sous
bouse (Coll. Y. G.).
Espèce nouvelle pour l’archipel.
Acritini
Aeletes daubani Scott
Aeletes daubani Scott, Percy Sladen Trust Expédition, Trans. Linn. Soc. London, Zool., 1913, n° 10,
p. 230, pl. 14 figs. 27, 28.
* Résidence Le Tour de Marne, 43, bld. de Polangis D2, 94340 Joinville-le-Pont.
Source : MNHN, Paris
y. GOMY
Répartition géographique : Espèce jusqu’alors endémique des Iles Seychelles.
Comores : 32 exemplaires (tous Y. Gomy). Mohéli : Moihani 21 VIII 1969 sous écorces de
cocotier, 12 ex. (coll. Y. G.) ; Sambia, 23.VIII.1969, sous écorces. 4 ex. (coll. Y. G.) ; Wanam, 27.VIII.-
1969, sous écorces. 16 ex. (coll. Y. G.).
Espèce nouvelle pour l’archipel.
Halacritus algarum (Schmidt)
Acrilus algarum J. Schmidt, Bull. Soc. Ent. France, 1893, p. 103.
Halacritus algarum, Bickhardt, Archiv. f. Naturg., 1921, p. 107.
Acritus ( Halacritus) algarum, Müller, Ent. Bl. Biol. Syst. Kàfer, 1937, p. 100.
Halacritus algarum Thérond, Monitore Zoologico Ilaliano, N.S., Suppl. V, n° 9, 1974, p. 102.
Répartition géographique : Iles Seychelles, Ceylan, Kenya, Territoire des Afars et des Issas, Éthiopie,
Somalie littorale, Yémen du nord (première citation), Comores.
Comores : 60 exemplaires (tous Y. Gomy). Mohéli : Moihani, 22.VIII.1969, plage sous algues
ou débris (coll. Y. G.).
Halacritus surcoufi Gomy
Halacritus surcoufi Gomy, Coléoptères Histeridae nouveaux... Rev. Zool. Afr., 92 (3), 1978, p. 572.
Répartition géographique : Ile Maurice, Madagascar, Kenya, Somalie.
Comores : 43 exemplaires (tous Y. Gomy). Grande Comore : Moroni, 29.VIII.1969, plage sous
algues, (coll. Y. G.).
Espèce nouvelle pour l’archipel.
Acritus pectinatus Cooman
Acrilus pectinatus de Cooman, Bull. Muséum, 2* série, 4 (4), 1932, p. 402 et Rev. Fr. Ent., 1934, 1 (2), p. 121
pour la correction de la figure.
Répartition géographique : Vietnam, Chine, Inde.
Comores : 17 exemplaires (tous Y. Gomy). Mohéli : Wanani, 27.VIII.1969, Lac Dziani, sous
bouses (coll. Y. G.).
Espèce nouvelle pour l’archipel.
Acritus colettae n. sp.
Espèce appartenant au groupe de l 'Acitw, mvgnm Cooman, elle est très proche d ’Acritus iuchai-
Cooman mai. en différé par la ponctuation du pronotum et des élytres légèrement moins forte,
par son prosternum un peu plus large, et surtout par la forme de la strie antéscutcllaire (Fig 1 h)
et a presence sur le metasternum d’un sillon assez profond parallèle à la suture entre le métasternum
et le premier segment abdominal. (Fig. 1, c).
M.daga*c"n déCriVOnS ^ "° UVellC " Pè “ 6 exera P la t res que nous «von. récoltés dans 1, sud de
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE
87
Ovale large et arrondi, convexe, brun sombre luisant, presque noir. Pattes et antennes légèrement
plus claires. Scape renflé, premier article du funicule allongé, deux fois plus long que large, massue de
même couleur que le funicule, pubescente. Tête régulièrement et assez densément ponctuée, avec de
fines strioles longitudinales particulièrement visibles non loin du point d’insertion des antennes et se
poursuivant sur l’épistome. Pas de séparation visible entre le front et l’épistome (Fig. 1, a).
Pronotum avec une strie marginale fine et entière ; ponctuation régulière peu profonde et relati¬
vement lâche (points séparés les uns des autres par l’équivalent de 2 à 3 de leurs diamètres). Strie anté-
scutellaire nette au milieu, très peu arquée (nettement moins que chez A. duchainei Cooman), plus
fine sur les côtés où elle semble disparaître vers le tiers extérieur de la base du pronotum. La région
centrale de cette strie est formée de points doubles, très serrés (une vingtaine au moins entre les contacts
avec la base du pronotum) et que l’on peut difficilement séparer les uns des autres. Espace entre cette
strie antéscutellaire et la base lisse. Base proprement dite avec une ligne de très petits points irréguliers,
parfois un peu ridés sur les côtés (Fig. 1, b).
Écusson très petit, à peine perceptible.
Élytres courts, un peu plus longs que larges ; ponctuation plus forte que celle du pronotum,
caractérisée par des points plus allongés et la présence de strioles longitudinales nettes, remontant
aux trois quarts antérieurs. Région scutellaire à ponctuation plus fine et plus régulière rappelant celle
du pronotum. Pas de strie dorsale. Strie marginale non visible de dessus, très abaissée sur les côtés,
s’interrompant dans l’angle apical. Épipleures lisses.
Propygidium et pydigium à ponctuation régulière assez lâche, perdue dans un fin et dense réseau
de strioles anastomosées.
Prosternum (Fig. 1, c) un peu plus large que chez A. duchainei, légèrement convexe ; ponctuation
lâche, irrégulière, assez fine et parfois perdue dans de très fines strioles longitudinales s’étendant sur la
moitié antérieure du prosternum. Stries prosternales bien nettes, d’abord légèrement convergentes
jusqu’au milieu, puis régulièrement divergentes vers le sommet où elles atteignent le bord antérieur
et se rejoignent en suivant de très près la bordure prosternale. Mésosternum (Fig. 1, c) avec une strie
marginale fine et entière comme chez A. duchainei ; impressionné au milieu, avec une ligne arquée peu
nette, entaillée de points allongés, assez nombreux pour être peu facilement séparables les uns des autres
et rejoignant parfois le reste de la ponctuation irrégulière du mésosternum. Suture mésométasternale
à peine perceptible derrière cette crénulation. Métasternum convexe, avec un fin sillon médian basal
rejoignant la suture méso-métasternale ; ponctuation très fine sur le disque, un peu plus nette antérieu¬
rement de part et d’autre du sillon médian, nettement plus forte sur les côtés. Il convient de noter aussi
la présence au sommet du métasternum d’un sillon net et assez profond, parallèle à la suture entre le
métasternum et le premier segment abdominal, cette région est par ailleurs assez fortement ponctuée
(Fig. 1, c). Premier segment abdominal assez fortement et régulièrement ponctué partout, avec une
strie de chaque côté.
Strie métasternale latérale nette, (Fig. 1 d), profonde, droite et interrompue rapidement. On
retrouve dans la région de la suture mésépimérale un court rudiment de strie peu net. Strie postcoxale
fine, droite, longeant la hanche intermédiaire. Plaque mésopostcoxale non délimitée, ponctuée comme
les côtés du métasternum, très finement alutacée. Mésépiméron large, assez densément et irrégulière¬
ment ponctué, avec une strie interne nette sur le côté, fine le long du bord antérieur (Fig. 1, d).
Tibias grêles, s’élargissant un peu vers les sommets, avec de petites soies sur les bords externes
et deux ou trois denticules à l’apex.
Long : environ 1 mm (tête et pygidia exclus).
Espèce dédiée à mon épouse en souvenir de nos voyages à Madagascar et aux Comores.
Remarque : Un exemplaire possède une région pro-méso-métasternale nettement concave, comme
enfoncée, avec sur le disque du métasternum, symétriquement par rapport à l’axe longitudinal, deux
Source : MNHN, Paris
88
Y. GOMY
Acritus colettae n. sp. : a) Ponctuation de
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE
89
petits tubercules. Le sillon médian a disparu ainsi que l’impression et la ponctuation du mésosternum.
Tout juste pouvons-nous distinguer une fine suture mésométasternale droite avec des ébauches de ponc¬
tuation. Nous pensons qu’il s’agit d’un accident individuel assez spectaculaire pour être signalé. Si,
bien sûr, des récoltes ultérieures permettaient de découvrir des exemplaires similaires, il faudrait alors
se poser la question au niveau du dimorphisme sexuel, mais cette solution me paraît très improbable ;
elle serait en tout cas unique chez les Acritus !
Acritus colettae, comme A. duchainei et A. magnus est stercoraire.
Répartition géographique : Holotype : Madagascar Sud-ouest, Sakaraha, R.N. 7, sous bouse,
18.VI 1.1969 (Y. Gomy), coll. Y. G. Paratypes : 2 ex. mêmes localité, date et récolteur que l’holotype.
Coll. Y. G.
Espèce connue également de la localité suivante : Madagascar Sud : Ampanihy, sous bouse,
25.VII.1969, 3 ex. (Y. Gomy), coll. Y. G.
Comores : Mohéli : Wanani, Lac Dziani, 27.VIII.1969, sous bouse, 1 ex. (Y. Gomy), coll. Y. G.
CLEF DE DÉTERMINATION DES ACRITINI CONNUS DE l’aRCHIPEL DES COMORES
1. — Scutellum invisible. Epistome avec une strie marginale sur les côtés et le long du bord anté¬
rieur. Mésosternum généralement orné d’une série de sillons longitudinaux plus ou moins
profonds et plus ou moins étendus au niveau de la suture méso-métasternale (genre : Aeletes
Horn) . 2
— Scutellum petit mais visible. Epistome sans strie marginale. Mésosternum sans sillons lon¬
gitudinaux mais la suture méso-métasternale peut cependant être ponctuée ou ponctuée-
crénelée plus ou moins visiblement. 3
2. — Pronotum avec une ligne pré-basale finement ponctuée-crénelée, légèrement arquée au
milieu, s’interrompant avant les angles. Ponctuation fine, irrégulière, espacée mais bien
marquée cependant sur le pronotum, à peine visible sur les élytres. Mésosternum avec une
dizaine de sillons longitudinaux s’étendant au niveau de la suture mésométasternale. Très
petite taille : environ 0,75 mm. Aeletes daubani Scott
3. — Tibias antérieurs nettement dilatés à l’apex et garnis de spinules. Milieu de la marge anté¬
rieure du mésosternum saillant. Espèces littorales vivant sur les plages, sous les algues ou
les laisses de haute mer. (genre Halacritus Schmidt) 4
— Tibias antérieurs normaux, à peine légèrement dilatés à l’apex, sans spinules, mais avec des
soies fines peu visibles. Milieu de la marge antérieure du mésosternum non saillant. Espèces
généralement corticoles ou stercoraires. (genre Acritus Le Conte) 5
4. — Brun-jaune, assez clair. Ponctuation fine et peu serrée. Subaptère. Mésosternum et méta-
sternum finement mais distinctement ponctués. Métasternum alutacé sur les côtés. Taille
voisine du millimètre. Halacritus algarum Schmidt
— Brun-foncé, presque noir. Ponctuation forte et assez dense, aux points allongés en petits
traits. Ailes normalement développées. Mésosternum et métasternum ponctués comme les
élytres. Métasternum non alutacé sur les côtés. Taille inférieure au millimètre.
Halacritus sur cou fi Gomy
5. — Mésosternum impressionné, avec une ligne arquée peu nette entaillée de points allongés
nombreux et serrés. Strie marginale du mésosternum entière. Strie métasternale latérale
droite, interrompue. Métasternum avec, au sommet, un sillon transversal assez profond,
Source : MNHN, Paris
90
Y. GOMY
parallèle à la suture entre le métasternum et le premier segment abdominal. Taille voisine
du millimètre (Fig. 1).;•• • Acritus cole ^ e n ' S P'
— Mésosternum sans impression, avec une suture méso-métasternale couverte par une ligne
dentelée. Strie marginale du mésosternum interrompue antérieurement. Strie métasternale
latérale régulièrement courbée, entière, rejoignant la suture mésépimérale. Metasternum
sans sillon transversal au sommet 0,75 mm. Acntus pectinatus Coom.
Saprininae
Une seule espèce appartenant au genre Baeckmanniolus Rchdt. se trouve actuellement dans
l’archipel.
Baeckmanniolus disjunctus (Marseul)
Saprinus disjunctus Marseul, Mon. Hist., 1855, p. 731, pl. 20, fig. 163.
Saprinus ( Hypocaccus) disjunctus, Desbordes, Ann. Soc. ent. France, 1915, 84, p. 492. Scott, Trans.
Soc. London, 16, 1913, p. 235.
Hypocaccus disjunctus, Bickhardt, Archiv. f. Naturg., 1921, p. 137.
Baeckmanniolus disjunctus, Thérond, Naturaliste malgache, 12, 1960, p. 81.
Répartition géographique : décrit de Madagascar ; Comores ; Iles Seychelles.
Comores : Mayotte ( teste Marseul), Pamanzi, 17.VII.1967, plage de Moya, 1. ex. (R. Marthot),
coll. Y. G. ; id., 15.VIII.1969, sous cadavre de Tortue, 4 ex. (Y. Gomy), coll. Y. G. Mohéli : Lac Iconi,
20 m, IX.1958 ( Raharizonina), 1 ex. coll. Y. G. ; Moihani, 22.VIII.1969, sous bouse, 1 ex. (Y. Gomy),
coll. Y. G. id., 22.VIII.1969, plage, sous carapace de Tortue en décomposition, 4 ex. (Y. Gomy), coll.
Y. G. Grande Comore : Moroni, 29.VIII.1969, « La Guinguette », sous petit cadavre, 22 ex. (Y. Gomy),
coll. Y. G.
Remarque : souvent considéré comme sous-genre d’ Hypocaccus Thoms. (Dahlgren, Kryzha-
novskij), Baeckmanniolus semble constituer un genre distinct, non du point de vue « anatomie » mais
du point de vue « écologie » (habitat, mœurs...). Nous suivons donc l’avis de J. Thérond et de
R. L. Wenzel en élevant Baeckmanniolus au rang générique.
Dendrophilinae
Cette sous-famille n’était pas jusqu’alors représentée dans l’archipel. Ce matériel nous permet
de combler une lacune et de décrire le premier Histeridae endémique des Comores. Nous pensons que
cest principalement parmi les Bacaniini que des recherches ultérieures pourraient nous faire faire
des découvertes intéressantes...
Dendrophilini
Carcinops troglodytes (Payk.)
Stocké? '.’ZSZSS? ,811 ' """■ -■ * %' 1 - Natur-historiska Rik«,,
Pnromaln, troglodyte,, Erioh.on, 1834, in Kl»g, Jnhrb. Imektenk 1 • 169
8 ; uel“• 1855 ' S “- Fr " (3 >' 3 : 92 - P'- 8 - 5 - *862, op. ai,., (4), 2 :
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE
91
Répartition géographique : Amérique du Sud, Ile Madère, Iles Canaries, Guinée (ex. portugaise),
Zaïre, Ethiopie, Sénégal, Afrique du Sud, Inde, « Indochine », Madagascar, Ile de La Réunion, Ile Maurice,
Iles Seychelles (?).
Comores : Grande Comore : Moroni, 29.VIII.1969, « La Guinguette » sous petit cadavre, 2 ex.
(Y. Gomy) coll. Y. G.
Espèce nouvelle pour l’archipel.
Diplostix madagascariensis (Marseul)
Carcinops madagascariensis Marseul, Mon. Hist., 1855, p. 99, pl. 8, fig. 12.
Carcinops madagascariensis, Desbordes, Ann. Soc. Ent. Fr., 1915, 84, p. 485.
Diplostix madagascariensis, Bickhardt, Archiv. f. Naturg., 1921, p. 153.
Répartition géographique : Décrite de Madagascar, l’espèce ne semble pas avoir été trouvée
ailleurs.
Comores : Mohéli : Sambia, 23.VIII.1969, sous écorce, 1 ex. (Y. Gomy), coll. Y. G.
Espèce nouvelle pour l’archipel.
Bacaniini
Bacanius (Néobacanius) atomarius Sharp
Bacanius atomarius Sharp, Trans. R. Dublin Soc., 3, 1885, p. 128. — Scott, Fauna Hawaïensis, 3, p. 510,
pl. 15, fig. 37, 198. — Scott, Trans. Linn. Soc. Zool, 16, p. 229. — Desbordes, Ann. Soc. Ent. Fr., 1915, 84
p. 488.
Répartition géographique : Décrit des Iles Hawaï. Sud-Est asiatique (ex. Tonkin) Bacanius (N.)
cinctipectus Cooman in litteris. Iles Seychelles, Archipel des Mascareignes, Inde, Malaisie (l re citation),
Népal (l re citation).
Comores : Grande Comore : Moroni, XI.1954 (sous une pierre) (J. Millot), 1 ex. coll. Y. G. ;
Moroni, « La Guinguette », sous petit cadavre, 1 ex. (Y. Gomy), coll. Y. G. Mohéli : Sambia, 23.VIII.1969
sous écorce, 1 ex. (Y. Gomy), coll. Y. G.
Espèce nouvelle pour l’Archipel.
Bacanius (s. str.) comorensis n. sp.
Espèce assez proche du vrai Bacanius ambiguus Schmidt dont nous allons reparler ci-dessous
(Fig. 2, b et e). Elle s’en sépare cependant par sa forme plus convexe, par sa ponctuation plus irrégu¬
lière et beaucoup plus fine, par la forme de son prosternum (plus large que long), par ses épipleures, etc.
Ovale, très convexe, brun-foncé. Pattes et scapes antennaires de même couleur que le reste du
corps, seuls les funicules et les massues sont un peu plus clairs. Scape court, renflé ; premier article du
funicule sensiblement aussi long que large, subconique. Tête finement et éparsément ponctuée. Front
peu convexe, séparé de l’épistome par une ligne rembrunie en forme de V très évasé.
Pronotum avec une strie marginale entière, très fine derrière la tête ; angles antérieurs abaissés,
aigus ; ponctuation irrégulière, superficielle, fine et éparse. Pas de strie antéscutellaire.
Source : MNHN, Paris
Y. GOMY
Élytres un peu plus de deux fois plus longs que larges ; ponctuation de même type que celle du
pronotum mais plus forte, plus distincte. Strie subhumérale incomplète, atteignant le milieu de l'élytre,
bien marquée, légèrement caréniforme postérieurement. Strie marginale fine, largement bisinuée.
Épipleure lisse avec une strie complète, fine, à peu près parallèle à la marginale (Fig. 2, d), bien diffé¬
rente de chez B. ambiguus Schmidt où la marginale est grossièrement ponctuée et beaucoup plus proche
de la strie épipleurale (Fig. 2, e).
Pygidium éparsément et irrégulièrement ponctué.
Lobe prosternai assez nettement cordiforme, entièrement et finement rebordé. Mentonnière
relativement étroite, ponctuée irrégulièrement et superficiellement d’une manière peu nette ; séparée
du prosternum par une strie très fine, visible seulement sous certains angles. Prosternum plus large
que long, aux stries fines d’abord très légèrement convergentes à la base, puis plus nettement diver¬
gentes au sommet ; ponctué comme le reste du lobe prosternai. Mésosternum à strie marginale inter¬
rompue antérieurement, ponctué comme le reste du corps. Suture méso-métasternale rembrunie,
visible par transparence, régulièrement arrondie. Métasternum légèrement convexe, à peine percept.i-
blement affaissé en arrondi vers le tiers sommital, ponctué comme le reste du corps avec cependant
un renforcement visible sur les côtés.
Strie métasternale latérale bien marquée, (Fig. 2, a), entière, ponctuée, arrondie, rejoignant
la suture mésépimérale. Strie postcoxale fine, largement bisinuée et recourbée en crochet, proche du
bord de la hanche intermédiaire. Plaque mésopostcoxale semblant lisse ou avec 2 ou 3 points peu visibles.
Mésépiméron unistrié, la partie externe avec un ou deux points peu visibles (Fig. 2, a).
Premier sternite abdominal avec quelques points épars, plus nets le long de la base. Plaque
métapostcoxale semblant lisse.
Tibias antérieurs avec un court denticule au quart apical de l’arête externe, et deux plus petits
denticules vers le milieu de cette arête.
Long : environ 0,75 mm (tête et pygidia exclus).
Répartition géographique : Holotype : Grande Comore : Nioumbadjou (600 m), 30.VII 1.1969,
sous écorces (Y. Gomy), coll. Y. G. Paratypes : 7 exemplaires, mêmes localité, date et récolteur que
l’holotype, coll. Y. G.
Bacanius (s. str.) insularis n. sp.
Espèce souvent confondue dans les collections avec le Bacanius ambiguus Schmidt. Ce n’est
qu après avoir vu le type de Schmidt, décrit des Iles Seychelles et ayant appartenu à la collection Bic-
khardt, que nous avons pu les séparer réellement. En fait, B. insularis est bien différent par sa forme
beaucoup plus large et trapue, par sa ponctuation, par sa taille et par la forme de son prosternum.
Revoir les exemplaires nommés ambiguus ne manquerait pas d’intérêt, en particulier la longue série
trouvée par la Percy Sladen Trust Expédition aux Iles Seychelles 1 . En attendant, cette description per¬
mettra peut-être de clarifier en partie une situation bien ambiguë !
Ovale, large, massif, trapu, convexe, brun rouge foncé presque noir. Pattes et scapes légèrement
plus clairs, funicules et massues brun jaunâtre. Scape court, très renflé, premier article du funicule
à peu près aussi long que large, subconique. Tête large, assez fortement mais éparsément ponctuée,
cette ponctuation semblant mêlée à un fin réseau alutacé. Front peu convexe, séparé de Tépistome par
une ligne rembrunie en forme de V évasé assez peu visible.
1. Depuis la rédaction de cette note, nous avons obtenu du British Muséum
formes au type de Paris (ex. Coll. Bickhardt).
ex. de cette série : ils sont bien con-
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES HISTERXDAE
93
Pronotum avec une strie marginale nette sur les côtés, peu visible antérieurement où elle semble
même interrompue derrière la tête ; angles antérieurs abaissés, aigus ; ponctuation nette, assez dense
(points séparés les uns des autres par l’équivalent de 1 à 3 de leurs diamètres), légèrement renforcée
dans la région basale. Pas de strie antéscutellaire.
Élytres à peine deux fois plus longs que larges ; ponctuation de même type que celle du pronotum,
mais plus forte partout, sans faiblesse réelle dans la région suturale ou scutellaire, très faiblement striolée
à l’apex chez certains exemplaires. Une ou plusieurs faibles traces de stries dorsales obliques, visibles
sous certains angles. Strie subhumérale raccourcie (Fig. 2, f) ; atteignant environ le milieu de l’élytre.
Strie marginale abaissée en position épipleurale, ponctuée. Strie épipleurale proche de la marginale
dont elle suit approximativement le tracé, ponctuée également. Espace entre ces deux stries non
ponctué, parfois très légèrement ridé postérieurement (Fig. 2, f).
Fig. 2. — Mésépimérons, plaques mésopostcoxales et épipleures chez B. comorensis n. sp. (a et d),
B. ambiguus Schmidt, d'après le type du Muséum de Paris (b et e), et B. insularis n. sp. (c et f).
Pygidium densément et assez rugueusement ponctué.
Lobe prosternai très légèrement cordiforme, finement rebordé. Mentonnière irrégulièrement
mais assez grossièrement ponctuée, séparée du prosternum par une strie fine, peu visible. Prosternum
Source : MNHN, Paris
94
Y. GOMY
large, nettement et visiblement plus large que long, stries prosternales faiblement divergentes anté¬
rieurement ; ponctué comme la mentonnière, mais avec le tiers basal à peine perceptiblement enfoncé
et paraissant lisse. Mésosternum grossièrement et irrégulièrement ponctué, ponctuation plus forte au
niveau de la suture mésométasternale qui n’est que très faiblement visible par transparence mais coïn¬
cide avec une ligne de gros points. Strie marginale nette et profonde sur les côtés, interrompue antérieu¬
rement. Base bisinuée. Métasternum souvent largement impressionné au niveau du disque ; ponctua¬
tion grossière et très forte (points séparés les uns des autres par l’équivalent d’un de leurs diamètres
environ), un peu plus faible sur le disque ou dans l’impression discale.
Strie métasternale latérale entière, (Fig. 2, c), bien marquée, large et ponctuée, régulièrement
arrondie, rejoignant la suture mésépimérale ; doublée par une strie mésopostcoxale nette, entière,
profonde, l’espace entre ces deux stries est garni de gros points. Strie postcoxale en fin crochet. Plaque
mésopostcoxale réduite, avec quelques petits points. Mésépiméron étroit, unistrié, finement alutacé
à l’intérieur, ponctué-rugueux à l’extérieur.
Premier sternite abdominal ponctué comme le métasternum. Plaque métapostcoxale avec quelques
points irréguliers.
Tibias antérieurs avec un fort denticule au quart apical de l’arête externe et trois ou quatre
petites épines supplémentaires. Tibias intermédiaires et postérieurs avec aussi quelques petites épines
sur l’arête externe.
Long : environ 1 mm (tête et pygidia exclus).
Répartition géographique : Holotype : Comores : Mohéli : Moihani, 21.VIII.1969, sous écorces
de cocotier (Y. Gomy ), coll. Y. G.
Paratypes : 16 ex. mêmes localité, date et récolteur que l’holotype (15 ex. coll. Y. G. et 1 ex.
coll. Muséum national, Paris), Espèce connue également des localités suivantes : Comores : Mohéli :
Sambia, 23.VIII.1969, sous écorces, 3 ex. (Y. Gomy), coll. Y. G. Madagascar : Perrier de La Bathie,
Coll. L. Fairmaire 1906, 2 ex., Muséum national, Paris. Périnet, 17.IV.1969, station forestière, tamisage,
1 ex. (H. Franz), coll. Y. G. Iles Glorieuses, 16-17.IX.1958, 2 ex. (R. Paulian), Ancien I.R.S.M ,
coll. Y. G.
La description de B. insularis nous permet maintenant de situer les deux exemplaires de l’île
de La Réunion que nous avions nommés avec doute B. ambiguus Schmidt (Y. Gomy, in litt.) en les
comparant avec des exemplaires de Madagascar et des Iles Glorieuses. Us appartiennent probable¬
ment à une espèce nouvelle, très proche de B. insularis : B. albinsi Gomy, 1978. Il convient également
de corriger notre note sur les Bacanius Lee. de Madagascar (Y. Gomy, 1969).
CLEF DE DÉTERMINATION DES BACANIUS LEC. CONNUS DE l’aRCHIPEL DES COMORES
1. — Pronotum avec une strie antéscutellaire ponctuée, sinueuse et allongée devant la base.. 2
— Pronotum sans strie antéscutellaire devant la base. 3
2. — Espace entre la strie antéscutellaire et la base ponctué comme le reste du pronotum, c’est-
à-dire d une ponctuation double constituée d’un mélange de gros points et de petits points.
Mesostcrnum traversé par une strie arquée, ponctuée crénelée (s-g Neobacanius Millier).
Pas de strie subhumérale nette, visible seulement sous la forme de points alignés ; mar-
gmale longeant de très près le bord de I’élytre, ce qui rend l’épipleure presque inexistant.
Pro-meso et métasternum densément et assez fortement ponctués (ponctuation double),
nviron mm. Bacanius ( Neobacanius) atomarius Sharp.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE
95
3. — Brun rouge foncé presque noir, forme massive, large et trapue. Ponctuation nette, assez
dense, plus forte sur les élytres que sur le pronotum. Pygidium densément et rugueuse-
ment ponctué. Suture mésométasternale peu visible par transparence, coïncidant avec une
ligne de gros points. Forte strie mésopostcoxale doublant la strie métasternale latérale
(Fig. 2, c). Environ 1 mm. Bacanius (s. str.) insularis n. sp.
— Brun plus clair, forme plus ovale, très convexe. Ponctuation fine et éparse, légèrement plus
forte sur les élytres que sur le pronotum. Pygidium éparsément et irrégulièrement ponctué.
Suture mésométasternale bien visible par transparence, rembrunie, non soulignée par une
ligne de gros points. Pas de strie mésopostcoxale doublant la strie métasternale latérale.
(Fig. 2, a). Environ 0,75 mm. Bacanius (s. str.) comorensis n. sp.
Paromalini
Platylomalus digitatus (Woll.)
Paromalus digitatus Wollaston, Col. Hesper., p. 88, 1867.
Paromalus digitatus, Bickhardt, Archiv. f. Naturg., p. 160, 1921.
Platylomalus digitatus, Thérond, Comm. Biolog. Helsinki, 5, 1966 ; et 1968, Ann. Mus. Roy. Afr. centrale
p. 147.
Répartition géographique : Décrit des Iles du Cap-Vert, se trouve dans la plus grande partie
de l’Afrique : Sénégal, Mali, Côte d’ivoire, Ghana, Togo, Cameroun, Guinée espagnole, Gabon, Répu¬
blique Centrafricaine, Congo, Zaïre, Éthiopie, Tanzanie, Mozambique, Afrique du Sud, Ile de La Réunion.
Comores : Mohéli : Kangani, XI.1955, 11 ex. (A. Robinson), 7 ex., coll. ancien I.R.S.M., 2 ex.
coll. J. Thérond et 2 ex. coll. Y. Gomy. Mayotte : Mamutzu, II. 1956, 6 ex. ( A. Robinson), 4 ex. coll.
ancien I.R.S.M., 2 ex. coll. J. Thérond.
Espèce nouvelle pour l’archipel.
Histerinae
Trois tribus représentées et cinq espèces, toutes probablement importées par les activités humaines.
Platysomini
Diabletes taciturnus (Marseul)
Macrosternus taciturnus Marseul, Mon. Hister., 1853, p. 244, pl. 6, fig. 2.
Apobletes taciturnus, Marseul, Mon. Hister. (Suppl.), 1859, p. 51. — Desbordes, Ann. Soc. ent. France,
84, 1915, p. 472.
Diaphorus taciturnus, Bickhardt, Archiv. f. Naturg., 1921, p. 182. — Thérond, Naturaliste malgache
8 (2), 1956, p. 186.
Diabletes taciturnus, Reichardt, Sbornik ent. odd. Mus. v. Praze, 11, 1923, p. 83.
Répartition géographique : Madagascar.
Comores : Mohéli : Kangani, 1 ex. (A. Robinson), coll. ancien I.R.S.M. Grande Comore,
1884 (L. Humblot), coll. Muséum national, Paris. Mayotte, 1884 (L. H umblot), 1 ex., coll. Muséum
national, Paris.
Espèce nouvelle pour l’archipel. N’a pas été citée par H. Desbordes dans sa note sur les Histe-
ridae de la Région malgache (1915).
Source : MNHN, Paris
96
Y. GOMY
Histerini
Atholus goudoti (Marseul)
Hister goudoti Marseul, Mon. Hister., 1854, p. 585, pl. 10, fig. 144.
Hister ( Atholus) goudoti, Desbordes, Ann. Soc. ent. France, 84, 1915, p. 4/9.
Atholus goudoti, Bickhardt, Abhandl. o. Nalurg. Cassel, 1919, p. 145.
Répartition géographique : décrit de Madagascar. Comores.
Comores : Mayotte, 1884 (£. Humblot), 1 ex., coll. Muséum national, Paris. Grande Cokore
environs du Lac Mantsongoma, battage, XI.1954, 1 ex. (J. Millot), coll. ancien I.R.S.M.
Note : Cet exemplaire de la Grande Comore est plus petit que les autres et présente une quatrième
strie réduite à quelques points peu visibles à la place des deux arcs basaux bien visibles ordinairement.
A première vue, on pense que cette quatrième strie est absente.
Atholus aequistrius (Mars.)
Hister aequistrius Marseul, Mon. Hister., 1854, p. 589, pl. 10, fig. 148.
Hister ( Atholus ) aequistrius. Desbordes, Ann. Soc. Ent. France, 84, 1915, p. 479.
Atholus aequistrius, Lewis, Ann. Ma g. Nat. Hist. (7), 18,1906, p. 402. — H. Bickhardt, A bhandl. e. Naturg.
Cassel, 1919, p. 146.
Répartition géographique : Décrit de Madagascar.
Comores : Mayotte : 1 ex. (sans indic.) ; Coll. J. Thérond. Espèce nouvelle pour l’archipel.
Notolister colettae n. sp.
Nous avons trouvé dans les « magasins » du Muséum national, à Paris, hélas en un seul exemplaire
une très belle espèce nouvelle de Notolister Lewis en provenance de Mayotte ( E. Marie rec.). Un certain
nombre de caractères la distinguent à première vue des cinq autres espèces de ce genre : sa taille d’abord,
beaucoup plus petite (4 mm) ; ses stries dorsales ensuite, où seules deux sont entières (Fig. 3, a) ;
son mésosternum enfin, ne correspondant à aucun des cas signalés et figurés par Lewis (Fig. 3, b).
Il est à noter, comme l’a fait Desbordes (1915, p. 481), que les quatre espèces décrites par Lewis
seraient à revoir de près...
Ovale assez large, peu convexe, brun-rouge très foncé, presque noir. Antennes et pattes légè¬
rement plus claires. Front un peu concave, très finement pointillé, avec un court rudiment basal de
strie frontale de chaque côté. Pronotum nettement plus large que long, légèrement bisinué à la base,
entièrement, densément et régulièrement pointillé ; avec une strie marginale très fine, entière, suivant
de très près les bords latéraux légèrement bisinués et les angles antérieurs, s’écartant seulement derrière
la tête où elle se renforce; sillon latéral profond, s’arrêtant derrière les angles antérieurs qui sont
abaissés, peu aigus.
Écusson très petit.
Élytres (Fig. 3, a) environ deux fois plus longs que les bords latéraux du pronotum ; entière¬
ment recouverts du même type de pointillés que le pronotum, avec cependant quelques petites strioles
sommitales plus grossièrement ponctuées et des gros points remontant très légèrement sur les élytres
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE
97
de chaque côté. Strie humérale très fine, oblique ; subhumérale fine, plus ou moins tronçonnée, ponctuée
irrégulièrement, dépassant de peu le sommet de l’humérale (l’examen de l’exemplaire unique laisse
à penser que cette strie pourrait être très variable chez cette espèce puisque la subhumérale est plus
irrégulière à gauche qu’à droite.). Première et seconde stries dorsales entières, régulièrement ponctuées ;
troisième très fine, non ponctuée, basale, atteignant cependant le milieu de l’élytre ; 4 e et 5 e nulles,
suturale apicale atteignant à peine le quart de la longueur de l’élytre. Épipleures avec cinq stries com¬
plètes, les deux ou trois premières régulièrement et grossièrement ponctuées.
Propygidium grossièrement et régulièrement ponctué (points séparés les uns des autres par
l’équivalent de 1/2 à 1 de leurs diamètres). Pygidium ponctué d’une manière légèrement moins grossière
(points séparés les uns des autres par l’équivalent d’un de leurs diamètres).
Prosternum rétréci antérieurement, pointillé comme tout le reste du corps. Stries prosternales
convergentes, se rejoignant en arrondi au sommet. Mésosternum (Fig. 3, b) à marge antérieure
sinueuse, entièrement pointillé, avec une strie marginale fine s’interrompant en arrondi vers les angles
antérieurs, et deux stries entières : l’une basale, forte et irrégulièrement ponctuée, l’autre (correspon¬
dant peut-être à la suture mésométasternale) fine, oblique vers la base de chaque côté, légèrement
cordiforme au centre à la jonction avec le très fin sillon médian longitudinal du métasternum. La pré¬
sence d’un seul point d’un côté de cette strie laisse penser que l’espèce pourrait aussi être variable sur
ce point. Métasternum pointillé comme le reste du corps avec un très fin sillon médian longitudinal.
Tibias antérieurs régulièrement élargis avec, sur l’arête externe, six denticules de plus en plus
petits à mesure que l’on va de l’apex à la base. Tibias intermédiaires régulièrement élargis, avec égale¬
ment six denticules décroissant de taille (l’apical bifide). Tibias postérieurs comme les intermédiaires,
mais les denticules paraissent plus petits.
Long : environ 4 mm (Tête et pygidia exclus).
Espèce dédiée à mon épouse.
Fig. 3. — Notolisler colettae n. sp.
a) Ponctuation et striation élytrales.
b) Ponctuation et striation du mésostemum et de la base du métasternum.
Répartition géographique : Holotype : Comores : Mayotte (E. Marié). Exemplaire conservé
au Muséum national, à Paris.
Exosternini
Pachycraerus cyanescens (Erichson)
Hister cyanescens Erichson, in Klug, Jahrb. Ins. 1834, p. 155.
Pachycraerus cyanescens, Marseul, Mon. Hister. 1853, p. 458. — H. Desbordes, Bull. Soc. Stiinte d. Cluj,
Source : MNHN, Paris
Y. GOMY
. .. hol op Tprvuren 1939 P. 111- — Thérond, 1973, BuH. IF AN,
1922, p. 391 et 395. Burgeon, Ann. Mus. Congo belge, lervuren, ivoa, p.
35, sér. A, n° 4 p. 902.
Répartition, géographique : Afrique au sud du Sahara : Sénégal, Mali Guinée, Côte d'ivoire,
Ghana, Togo, Dahomey, Nigeria, Cameroun, Rio Muni, Gabon, Congo, République du Tchad, Za.re,
Ouganda, Ruanda, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, République d’Afrique du sud. Madagascar. Comores.
Comohes : Moniil i Kangani, 2 eu. (A Robinson) (1 ex. CoU. J. Thérond, 1 ex, Coll ancien
I.R.S.M. Tananarive-Tsimbazaza). Grande-Comore : Région nord, 5.VIII.1967, 2 ex. (R. Marthot)
dans tronc de Baobab, coll. Y. G.
Tribalinae
Une seule espèce bée aux activités humaines.
Onthophilini
Epiechinus commersoni Gomy
Epiechinus commersoni Y. Gomy, Coléoptères Histeridae nouveaux... Rev. Zool. Afr., 92 (3),
1978, p. 590.
= Epiechinus quadrifoveolatus Thérond in litteris.
Répartition géographique : Décrit de l’île de La Réunion. Ile Maurice.
Comores : Mohéli : Fomboni [A. Robinson), 1 ex. Coll, ancien, I.R.S.M Tananarive-Tsimbazaza.
Grande-Comore : Moroni, sous une pierre, IX.1954, 2 ex. (J. MiUol) (1 ex. coll. ancien IRSM, 1 ex.
coll. J. Thérond).
Espèce nouvelle pour l’archipel.
CONCLUSIONS
Cette région semble avoir été quelque peu délaissée par les missions scientifiques...
La littérature se rapportant aux Histeridae de l’Archipel des Comores est très pauvre : H. Des¬
bordes en 1915 cite Hister ( Atholus) goudoti Marseul et Saprinus ( Hypocaccus) disjunctus Marseul.
J. Thérond en 1966 cite Pachycraerus cyanescens (Er.) et en 1974 Halacritus algarum (Schmidt).
La présente étude du premier matériel relativement important de cette région nous a permis
de porter à 19 le nombre des espèces connues des Comores. Nous donnons dans le tableau ci-joint la
répartition géographique actuelle des différentes espèces composant cette faune ainsi que leur répar¬
tition dans chacune des quatre îles constituant l’archipel.
L’étude de ce tableau montre immédiatement une lacune de taille : l’absence de matériel en pro¬
venance d’Anjouan. Ceci nous paraît provenir du fait qu’Anjouan est probablement l’île la plus huma-
Source : MNHN, Paris
REPARTITION GEOGRAPHIQUE ACTUELLE DES HISTERIDAE DES COMDRES.
COMDR
ES
Séch.
Masc.
F. éthio-
Gr.Co.
Anj.
Moh.
May.
pienne
taie
ABRAEINAE
Abraeini
*. AL. cyclono tus Mars.
Acritini
'
"
+
-
“
+
"
-
* Ae. daubani Scott
-
-
+
-
-
+
-
-
-
-
H. algarum (Schmidt)
-
-
+
-
-
+
-
+
-
H. surcoufi Gomy
+
-
-
-
+
-
+
-
-
* Ac. pectinatus Cocm.
-
-
+
-
-
-
-
-
+
-
* Ac. colettae n.sp.
SAPRININAE
Baeckm. dis i une tus (Mars)
DENDROPHILINAE
Dendrophilini
+
* C. troglodytes (Payk)
+
-
-
-
?
+
+
+
+
* D. madaeascariensis (M.)
Bacaniini
“
+
"
+
“
"
* B. (N.) atonarius Sharp
+
“
+
-
+
-
+
+
* B. (s.s) insularis n.sp.
Paromalini
* P. digitatus (Woll.)
HISTERINAE
Platysomini
+
* D. tacitumus (Marseul)
Histerini
+
"
+
+
+
_
~
-
A. goudoti (Marseul)
+
-
-
+
-
-
-
-
-
* A. aequistrius (Mars.)
-
-
-
+
+
-
-
-
-
-
* N. colettae n.sp.
Exostemini
+
P. cyanescens (Er.)
TRIBALINAE
Qnthophilini
X E. conmersoni Ganv
+
-
+
-
-
+
-
-
19 espèces
9
0
13
6
10
4
5
6
4
2
*= espèces nouvelles pour l'archipel.
Tableau I. — Répartition géographique actSëfleOd
Imuseum/
Histeridae des Comores.
Source : MNHN, Paris
100
Y. GOMY
nisée, donc aussi la plus dégradée et la moins intéressante pour les « naturalistes de terrain » ! A l’inverse,
la richesse de Mohéli n’est due qu’à une prospection plus avancée... Ces deux remarques montrent qu’il
reste encore à notre avis un gros travail de prospection à faire dans cet archipel... et que les conclusions
que nous pourrions formuler n’auraient qu’un caractère provisoire.
Ce tableau nous permet aussi de tenter de rattacher les Histeridae des Comores aux faunes
voisines.
1) Éléments typiquement malgaches :
Acritus colettae Gomy.
Baeckmanniolus disjunctus (Marseul).
Diplostix madagascariensis (Marseul).
Bacanius insularis Gomy.
Diabletes taciturnus (Marseul).
Atholus goudoti (Marseul).
Atholus aequistrius (Marseul).
Notolister colettae Gomy (malgré son endémisme car le genre Notolister est particulier
à Madagascar).
2) Éléments éthiopiens :
Abraeus cyclonotus Marseul.
Halacritus surcoufi Gomy.
Platylomalus digitatus (WolL).
Pachycraerus cyanescens (Er.).
3) Éléments orientaux :
Acritus pectinatus Cooman.
Bacanius (N.) atomarius Sharp.
4) Éléments probablement orientaux :
Aeletes daubani Scott.
Epiechinus commersoni Gomy.
5) Élément a très vaste répartition dans l’hémisphère sud :
Carcinops troglodytes (Payk.).
6) Élément endémique :
Bacanius comorensis Gomy.
7) Élément d’origine douteuse :
Halacritus algarum (Schmidt).
Actuellement, les éléments d’origine malgache dominent donc nettement sur des éléments éthio-
issez disparates (1 sp. stercoraire, 1 sp. halophile et 2 sp. corticoles) et sur des éléments orientaux
omogenes (très petites espèces facilement transportables, corticoles ou rudérales à biotopes peu
ises . 11 ne fait, imp.ro rlp rlmitc r»a- _i___• . . . . . . . r r .
ment avec Mayotte.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES HISTERIDAE
101
Les Histeridae des Iles Comores correspondent, dans l’état actuel de nos connaissances, à une
faune hétérogène presque exclusivement importée. Il reste maintenant à découvrir les espèces indigènes
car l’Archipel des Comores mérite que les entomologistes se penchent, avec des moyens modernes et
du temps, sur une faune intéressante qui devrait nous réserver encore bien des surprises.
REMERCIEMENTS
Nous tenons à remercier M. J. Thérond pour son accueil toujours si chaleureux à Nîmes et pour
ses conseils amicaux ainsi que M. A. Descarpentries pour nous avoir permis l’accès aux Collections
du Muséum national à Paris.
RÉFÉRENCES
Desbordes (H.), 1915. — Étude des Histeridae de la région malgache. Ann. Soc. Ent. Fr., 84, pp. 463-495.
Gomy (Y.), 1969. — Les Bacanius Lee. de Madagascar, Bull. Soc. Ent. Fr., 74, p. 71 à 79.
— 1978. — Coléoptères Histeridae nouveaux de l’archipel des Mascareignes. Rev. Zool. Afr., 92 (3), p. 569-
592.
— (in litt.). Les Histeridae des Iles Mascareignes. Mémoire de Maîtrise de Zoogéographie.
Paulian (R.), 1961. — La Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines. Faune de Madagascar, n° XIII,
485 p.
Scott (H.), 1913. — Percy Sladen Trust Expédition n° X. Coleoptera-Hydrophilidae-Histeridae. Trans. Linn
Soc. Zool., 16, p. 193-235.
Therond (J.), 1966. — Contribution à l’étude de la faune de la Basse-Casamance (Sénégal). Bull. IFAN, 28,
sér. A, n° 3, p. 994-997.
— 1974. — Histérides d’Afrique orientale et sud-orientale. Monitore Zoologico Italiano, N. S., suppl. V, n° 9
p. 101-109.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES BUPRESTIDAE
103
COLÉOPTÈRES BUPRESTIDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
André Descahpentries *
La faune des Buprestides de l’Archipel des Comores n’est encore qu’approximativement connue
et serait restée pratiquement ignorée sans les récoltes de L. Humblot effectuées à la fin du siècle dernier
et au début de celui-ci. Il est donc vraisemblable qu’un nombre non négligeable d’espèces nouvelles
restent à découvrir. D’autre part, une espèce a sans doute été citée par erreur de l’Archipel et inverse¬
ment, d’autres, vraisemblablement endémiques, ont été mentionnées erronément, soit du continent
africain, soit de Madagascar.
A l’échelon générique, la faune des Buprestides comoriens s’apparente nettement à celle de
Madagascar sans présenter, dans l’état actuel de nos connaissances, de trace de pénétration africaine.
Au niveau spécifique et si l’on excepte Psiloptera coquerelii Fairmaire dont la présence aux
Comores reste très douteuse, seules trois espèces, dont l’une à titre subspécifique, Psiloptera aeneoma-
culata Klug, P. chalcochrysea Klug s. lat. et Agrilus perrieri Fairmaire, sont communes à l’archipel
et à la Grande Ile.
Le nombre des endémiques comoriens est donc important et se limite même parfois à l’une des
îles ; c’est le cas de Psiloptera patruelis Fairmaire, P. cupreonitens Kerremans, P. oberthürii Fairmaire,
P. humblotii Fairmaire et Coraebastus quinquepustulatus Fairmaire à Mayotte, de P. diecki Théry et
P. obesa Kerremans à la Grande Comore, puis une espèce, P. laeta Castelnau et Gory, se trouve à Anjouan
et à Mayotte, une autre, P. comorica Mannerheim est représentée par deux sous-espèces, l’une à Anjouan,
la seconde à la Grande Comore. Certaines de ces espèces sont morphologiquement voisines et forment
des couples de vicariants, ce sont P. patruelis et P. comorica s. lat., P. diecki et P. cupreonitens, P. laeta
et P. aeneomaculata.
Enfin, le cas de l’une des espèces, Agrilus perrieri Fairmaire, connu de Madagascar et des Masca¬
reignes, nous amène à concevoir l’hypothèse d’une introduction accidentelle aux Comores dont on ne
saurait chiffrer l’ancienneté.
Tribu Psilopterini
Psiloptera ( Lampetis) coquerelii Fairmaire
Psiloptera Coquerelii Fairmaire, 1869 : 211 (loc. type : Mayotte [Madagascar]).
Psiloptera Coquereli ; Snellen van Vollenhoven, 1874 : 2.
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, 45 rue de Buffon, 75231 Paris Cedex 05.
Source : MNHN, Paris
104
DESCARPENTRIES
Polybothris (Alampetis) Coquerelii ; Thomson, 1878 : 319.
Polybothris Coquereli ; Kunckel d’Herculais, 1890 : pl. 39, fig. 8.
Psiloptera Coquerelii ; Fairmaire, 1893 : 523.
Polybothris Coquereli ; Kerremans, 1894 : 339.
Psiloptera Coquereli ; Fairmaire, 1899 : 19.
Polybothris Coquereli ; Alluaud, 1900 : 183.
Psiloptera (Lampetis) Coquereli ; Kerremans, 1903 : 95.
Psiloptera (Lampetis ) Coquereli ; Théry, 1905 : 40 et 42.
Psiloptera (Polybothris) Coquereli ; Kerremans, 1911 : 319 et 374.
Psiloptera Coquereli ; Marie et Lesne, 1917 : 103.
Psiloptera ( Polybothris) Coquereli ; Obenberger, 1926 : 186.
Dans sa description, Fairmaire indique l’île Mayotte comme localité d’origine de cette espèce,
mais les syntypes de cet auteur, conservés dans la collection Ch. Kerremans, au British Muséum (Natural
History), sont tous étiquetés : Madagascar, sans autre précision.
Il est à remarquer, d’autre part, qu’aucun autre spécimen n’a été effectivement récolté et signalé
de l’archipel depuis la citation originale, les auteurs successifs ayant ensuite cité cette espèce des Comores
ne s’étant référés qu’aux indications données par Fairmaire.
P. coquerelii est, par contre, connu et cité de Nosy Bc, du Sambirano et du domaine de l’Ouest
malgache. Il semble donc que sa présence soit à exclure de la faune comorienne.
Nous désignons présentement, comme lectotype de cette espèce, un exemplaire de la collection
Ch. Kerremans, au British Muséum (Natural History) portant les mentions suivantes : Madagascar
Fairmaire : Coquereli Fairmaire, type (ces deux étiquettes de la main de Ch. Kerremans) : Psiloptera
coquereli Fairm Madag (de la main de L. Fairmaire) : Kerremans, 1903-59.
Psiloptera (Lampetis) patruelis Fairmaire
Psiloptera patruelis Fairmaire, 1869 : 211 (loc. type : Mayotte).
Psiloptera sternalis Fairmaire, 1869 : 213 (n. syn.) (loc. type : Mayotte).
Psiloptera mayottensis Snellen van Vollenhoven, 1874 : 2 et 9, pl. 1, fig. 6 et 6 a ( J ) (n. syn.) (loc. type :
Mayotte).
Polybothris (Alampetis) sternalis ; Thomson, 1878 : 319.
Polybothris sternalis ; Kunckel d’Herculais, 1890 : pl. 44, fig. 2.
Psiloptera patruelis ; Fairmaire, 1893 : 523.
Polybothris patruelis ; Alluaud, 1900 : 188.
Psiloptera (Lampetis) patruelis ; Kerremans, 1903 : 95.
Psiloptera (Lampetis) patruelis ; Théry, 1905 : 40 et 41.
Psiloptera (Polybothris) patruelis ; Kerremans, 1911 : 318 et 365.
Psiloptera mayottensis ; Voeltzkow, 1917 : 465.
Psiloptera patruelis ; Marie et Lesne, 1917 : 103.
Psiloptera (Polybothris) patruelis ; Obenberger, 1926 : 195.
Mayotte : 6 ex., 1884 (L. Humblot) ; 1 ex., VI.1894 (de Faymoreau).
Endémique. Espèce citée par erreur de Madagascar par Kerremans, 1903 : 95.
Nota : Les nouvelles synonymies mentionnées ci-dessu, nécessitent, en raison de la présence
de syntypes dans la collection Ch. Kerremans au British Muséum (Natural History), aimablement
communiques par Mis, C. M. F. von Hayek, les désignation, de leetotypes suivante, :
■. '-'SzrtrzÆzs: xsrgzs con “"
n ayant été publié réalité ,u',n 1874 (Cf. Ga.u„,»,„, , 90 5 , 42™ ’ ** S ' V "
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES BUPRESTIDAE
105
Psiloptera (Lampetis) patruelis Fairmaire
patruelis L. Fairmaire. Lectotype : Mayotte Fairmaire : patruelis Fairmaire, type (ces deux
étiquettes de la main de Ch. Kerremans) : Psiloptera patruelis Fairm. i. Mayotte (de la main de L. Fair¬
maire) : Kerremans, 1903-59. Présente désignation.
sternalis L. Fairmaire. Lectotype Ç : Mayotte Fairmaire : sternalis Fairmaire, type (ces deux
étiquettes de la main de Ch. Kerremans) : Psiloptera sternalis Fairm. i. Mayotte (de la main de L. Fair¬
maire) : Kerremans 1903-59. Présente désignation.
Psiloptera ( Lampetis) comorica comorica Mannerheim
Psiloptera comorica Mannerheim, 1837 : 125 (loc. type : Anjouan).
Buprestis Sommeri Gory, 1840 : 94, pl. 16, fig. 92 (loc. type : côte de Mozambique [err.] pro Comores).
Psiloptera comorica ; Fairmaire, 1893 : 523 et 533.
Polybothris comorica ; Alluaud, 1900 : 183.
Psiloptera ( Lampetis) comorica ; Kerremans, 1903 : 95.
Psiloptera (Lampetis) comorica ; Théry, 1905 : 40 et 42.
Psiloptera (Polybothris) comorica ; Kerremans, 1911 : 318 et 363.
Psiloptera comorica ; Marie et Lesne, 1917 : 103.
Psiloptera (Polybothris ) comorica ; Obenberger, 1926 : 186.
Anjouan : 1 ex., VI.1836 (Ch. Bescke, in Mannerheim, 1837) ; 2 ex., 1922 (R. Decary) ; 2 ex.,
Nioumakélé ( Desruisseaux).
Endémique. Espèce citée par erreur de Madagascar et de la côte orientale d’Afrique.
Psiloptera ( Lampetis) comorica angazidziana n. subsp.
Holotype : 1 (J, Grande Comore (L. Humblot).
Diffère constamment de P. comorica s. str., par sa forme proportionnellement un peu plus étroite,
la coloration du pronotum plus cuivreuse, les élytres pourvus d’un sillon marginal entier atteignant
leur sommet et formé par l’effacement du dernier interstrie convexe prémarginal existant sur la moitié
postérieure dans la forme anjouannaise.
Grande Comore : 35 ex., 1884 (L. Humblot) ; 1 ex., 1892 (Legros) ; 1 ex., 1899 (H. Pobéguin) ;
1 ex., (coll. Sicard) ; 1 ex., Mitsamiouli, VII.1943.
Endémique.
Psiloptera (Polybothris ) laeta (Castelnau et Gory)
Buprestis laeta Castelnau et Gory, 1837 : 111, pl. 28, fig. 152 (loc. type : Brésil [err.] pro Comores).
Polybothris laeta ; Alluaud, 1900 : 186.
Psiloptera (Polybothris) laeta ; Kerremans, 1903 : 100.
Psiloptera (Polybothris) laeta ; Théry, 1905 : 94 et 101.
Psiloptera (Polybothris) laeta ; Kerremans, 1911 : 346 et 560.
Psiloptera (Polybothris) laeta ; Obenberger, 1926 : 191.
« Iles Comores » : 1 ex., 1885-1886 (L. Humblot).
Mayotte : 1 ex., Combani, 1895 (B. Mogenet).
Anjouan : 1 ex., 1922 (R. Decary) ; 1 ex., Patsy, 24/27.1.1974 (J. Etienne).
Endémique. Cité par erreur de Madagascar.
Source : MNHN, Paris
106
A. DESCARPENTRIES
Psiloplera (Polybothris) aeneomaculata (Klug)
Buprestis aeneomaculata Klug, 1833 : 61 (loc. type : Madagascar).
Polybothris aeneomaculata ; Spinola, 1837 : 118.
Buprestis aeneomaculata ; Castelnau et Gory, 1837 : 76, pl. 19, fig. 102.
Polybothris aeneomaculata ; Mannerheim, 1837 : 60.
Polybothris (Pycnobothris ) aeneomaculata ; Thomson, 1878 : 320.
Polybothris aeneomaculata ; Kunckel d’Herculais, 1890 : pl. 38, fig. 4 et pl. 43, fig. 5, (var.).
Polybothris aeneomaculata ; Brancsik, 1893 : 234.
Polybothris aeneomaculata ; Alluaud, 1900 : 180.
Psiloptera ( Polybothris ) aeneomaculata ; Kerremans, 1903 : 100.
Psiloptera (Polybothris) aeneomaculata ; Théry, 1905 : 100.
Psiloptera (Polybothris) aeneomaculata ; Kerremans, 1911 : 346 et 556.
Psiloptera (Polybothris) aeneomaculata ; Obenberger, 1926 : 182.
Grande Comore : 1 ex., 1884 ( L. Humblot).
Mohéli : 1 ex., Kangani ; 1 ex., M’Dzouazi (tous deux A. Robinson).
Comores, Madagascar.
Psiloptera (Polybothris) diecki Théry
Psiloptera (Polybothris) Diecki Théry, 1905 : 94 et 101, pl. II, fig. 11 (loc. type : Grande Comore).
Psiloptera (Polybothris) Diecki ; Kerremans, 1911 : 345 et 550.
Psiloptera (Polybothris) speculifera Kerremans, 1911 : 345 et 551 (n. syn.) (loc. type : Comores).
Psiloptera (Polybothris) Diecki ; Obenberger, 1926 : 188.
Psiloptera (Polybothris) speculifera ; Obenberger, 1926 : 198.
« Comores » : 1 ex. (coll. Ch. Alluaud, in Kerremans, 1911, holotype de P. speculifera) ; 2 ex.,
1884, 1885-1886 (L. Humblot).
Grande Comore : 1 ex., 1898 (Prost, in Théry, 1905, holotype de P. diecki) ; nombreux ex.,
1907 (L. Humblot).
Endémique.
Psiloptera (Polybothris) cupreonitens Kerremans
Polybothris cupreonitens Kerremans, 1894 : 346 (loc. type : Comores).
Polybothris cupreonitens ; Alluaud, 1900 : 183.
Psiloptera (Polybothris) cupreonitens ; Kerremans, 1903 : 100.
Psiloptera (Polybothris) cupreonitens ; Théry, 1905 : 94 et 86.
Psiloptera (Polybothris) cupreonitens ; Kerremans, 1911 : 342 et 528.
Psiloptera (Polybothris) cupreonitens ; Obenberger, 1926 : 187.
« Iles Comores » : 6 ex., 1885-1886 (L. Humblot, in Kerremans, 1894).
Mayotte : 1 ex., 1887 (L. Humblot, in Kerremans, 1911).
Endémique.
Psiloptera ( Polybothris) oberthurii Fairmaire
Psiloptera Oberthurii Fairmaire, 1893 : 523 et 533 (loc. type : Mayotte).
Polybothris Oberthuri ; Alluaud, 1900 : 188.
Psiloptera (Polybothris) Oberthuri ; Kerremans, 1903 : 102.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES BUPRESTIDAE
107
Psiloptera ( Polybothris) Oberthuri ; Théry, 1905 : 103.
Psiloptera (Polybothris) Oberthuri ; Kerremans, 1911 : 346 et 560.
Psiloptera Oberthuri ; Marie et Lesne ; 1917 : 103.
Psiloptera (Polybothris) Oberthuri ; Obenberger, 1926 : 194.
Mayotte : 2 ex., dont l’holotype, 1884 ( L. Humblot, in Fairmaire, 1893).
Endémique. Cité par erreur de Madagascar.
Psiloptera (Polybothris) obesa Kerremans
Psiloptera ( Polybothris ) obesa Kerremans, 1911 : 345 et 553 (loc. type : Comores).
Psiloptera (Polybothris) obesa ; Obenberger, 1926 : 194.
« Comores » : 1 ex., holotype (coll. Ch. Attuaud, in Kerremans, 1911).
Grande Comore : 6 ex , 1907 ( L. Humblot).
Endémique.
Psiloptera ( Polybothris) chalcochrysea humblotiana n. subsp.
Holotype : 1 <?, Grande Comore (L. Humblot).
Diffère de P. chalcochrysea s. str., de Madagascar, par sa forme proportionnellement plus étroite,
avec les élytres moins élargis en arrière du milieu, sa coloration foncière cuivreux rougeâtre au lieu
d’être bronzé verdâtre.
Disque du pronotum avec la dépression oblique postmédiane faible et très réduite, les reliefs
vermiculaires bleu d’acier atteignant la base.
Élytres à fovéoles latérales très peu profondes, les discales très effacées, pratiquement nulles,
ménageant les interstries, ces derniers convexes, costiformes, non interrompus de place en place comme
chez P. chalcochrysea s. str.
Grande Comore : 4 ex., 1885-1886, 1907 (L. Humblot).
Psiloptera (Polybothris) humblotii Fairmaire
Polybothris Humblotii Fairmaire, 1893 : 523 et 533 (loc. type : Mayotte).
Polybothris Humbloti ; Alluaud, 1900 : 185.
Psiloptera (Polybothris) Humbloti ; Kerremans, 1903 : 101.
Psiloptera (Polybothris ) Humblodti ; Théry, 1905 : 91.
Psiloptera (Polybothris) Humblodti ; Kerremans, 1911 : 338 et 503.
Polybothris Humbloti ; Marie et Lesne, 1917 : 97.
Psiloptera (Polybothris) Humboldti ; Obenberger, 1926 : 190.
Mayotte : 1 ex., holotype, 1884 (L. Humblot, in Fairmaire, 1893).
Endémique. Cité par erreur de Madagascar.
Tribu Coraebini
Coraebastus quinquepustulatus Fairmaire
Coraebaslus quinquepustulatus Fairmaire, 1896 : 456 et 457 (loc. type : Mayotte).
Coraebastus quinquepustulatus ; Alluaud, 1900 : 197.
Source : MNHN, Paris
108
DESCARPENTRIES
Coraebastus quinquepustulatus ; Kerremans, 1903 : 223.
Coraebastus quinquepustulatus Théry, 1905 : 24 et 116.
Annietta imperatrix Obenberger, 1931 :184 (n. syn.) (loc. Type : Madagascar ?)
Coraebastus quinquepustulatus ; Obenberger, 1935 : 809.
Annietta imperatrix : Obenberger, 1935 : 809.
Mayotte : 1 ex., holotype (E. Marie).
Nota : Le type unique d’A. imperatrix, que nous avons eu la possibilité d’examiner grâce à
l’obligeance du D r J. Jelinek, du Narodni Muzeum, Prague, ne diffère en rien, génériquement et
spécifiquement, du type unique de C. quinquepustulatus. Il est étiqueté « Madagascar ? », ce qui rend
douteuse sa présence dans la Grande Ile et demanderait confirmation, l’espèce étant plus vraisembla¬
blement endémique à l’Archipel des Comores.
Tribu Agrilini
Agrilus (Diplolopbotus) perrieri Fairmaire
Agrilus Perrieri Fairmaire, 1902 : 349 (loc. type : Suberbieville, Madagascar).
Diplolopbotus Perrieri ; Kerremans, 1903 : 265.
Diplolophotus Perrieri ; Théry, 1905 : 10, 25, 126, et 127.
Agrilus Perrieri ; Marie et Lesne, 1917 : 4.
Agrilus Perrieri ; Obenberger, 1936 : 1126.
Grande Comore : 4 ex., 1884 ( L. Humblot).
« Iles Comores » : 2 ex., 1885-1886 (L. Humblot).
Mohéli : 2 ex., lac Iconi ; 4 ex., Fomboni (tous A. Robinson).
Comores, Madagascar, Mascareignes.
RÉFÉRENCES
Alluaud (Ch.), 1900. — Liste des Insectes Coléoptères de la Région malgache, in A. Grandidier, Histoire
physique, naturelle et politique de Madagascar, volume XXI, Histoire naturelle des Coléoptères, tome I,
texte, l re partie, p. [Ij-VIII -f [l]-509 Paris.
Brancsik (K.), 1893. — Beitrage zur Kenntniss Nossibés und dessen Fauna nach Sendungen und Mitthcilungen
des Herrn P. Frey. Jahresh. Natur. Ver. Trencséner Corn., 16, p. 202-258.
Castelnau (F.-L. de Laporte de) & Gory (H.), 1837. — Monographie des Buprestides, in Histoire naturelle
et Iconographie des Insectes Coléoptères, tome I, genre Buprestis, p. 1-160, pl. col. h.-t. 1-39. Paris.
Fairmaire (L.), 1869. — Notes sur les Coléoptères recueillis par Charles Coquerel à Madagascar et sur les côtes
d’Afrique, 2 e partie, Ann. Soc. enl. France, 4 e sér., tome 9, p. 179-260.
— 1893. — Coléoptères des îles Comores. Ann. Soc. ent. Belgique, 37, p. 521-555.
~ i 8 "; _ Lucanidae - Scarabaeidae, Buprestidae, Cleridae, Lymexylonidae, Ileteromera, Curculionidae,
Bruchidae, Brenthidae, Cerambycidae, Chrysomelidae, Coccinellidae, in Liste des Coléoptères recueillis
à Madagascar par MM. le Commandant Dorr, de l’Infanterie de Marine (1896-97) et le Lieutenant Jobit
du 13 e d’Artillene (1895-96). Mém. Soc. zool. France, 12, l èr e partie p. 11-28.
~ IJ 02 ’-Matériaux pour la faune Coléoptérique de la Région malgache, 12® note. Ann. Soc. ent. France,
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
109
Gory (H.), 1840. — Monographie des Buprestides, in Histoire naturelle et Iconographie des Insectes Coléoptères,
tome IV, supplément, [l]-356 + 1-7 -f- [l]-2, pl. col. h. t. 1-60. Paris.
Grandidier (G.), 1905. — Bibliographie de Madagascar, première partie, p. [i]-viii + [l]-434. Paris.
Kerremans (Ch.), 1894. — Mission scientifique de M. Ch. Alluaud dans le territoire de Diego-Suarez (Madagas¬
car-Nord), avril-août 1893, Buprestides. Ann. Soc. ent. Belgique, 38, p. 338-357.
— 1903. — Coleoptera Serricornia, Fam. Buprestidae (première partie), in P. Wytsman, Généra Insectorum,
fasc. 12, année 1902, p. [l]-338, pl. col. h. t. 1-4 Bruxelles.
— 1910-1912. — Monographie des Buprestides, tome V, Chalcophorini : Psilopterites ; 1910, p. [l]-256 ; 1911,
p. 257-640 ; 1912. p. 641-[665] ; pl. col. h. t. 27-32. Londres, Bruxelles et Berlin.
Klug (Fr.), 1833. — Bericht über eine auf Madagascar veranstaltete Sammlung von Insecten aus der Ordnung
Coleoptera, p. [l-3]-4-135, pl. col. h. t. I-V. Berlin.
Kunckel d’HERCULAis (J.), 1890. — in A. Grandidier, Histoire physique, naturelle et politique de Madagascar,
volume XXII, Histoire naturelle des Coléoptères, tome II, Atlas, 2 e partie, pl. col. 26-54.
Mannerheim (C. G. von), 1837. — Enumération des Buprestides et description de quelques nouvelles espèces
de cette tribu de la famille des Sternoxes, de la collection de M. le Comte Mannerheim. Bull. Soc. Imp.
Nat. Moscou, n° VIII, p. [1-3] 4-126.
Marie (R.) & Lesne (P.), 1917. — Catalogue des Coléoptères de la Région malgache décrits ou mentionnés par
L. Fairmaire (1849-1906). Bull. Mus. nat. Hist. nat., 23, n° 7, publication annexe, p. [1] iv + [1]-180.
Obenberger (J.), 1926. — Buprestidae I, in S. Schenkling, Coleopterorum Catalogus, vol. XII, pars 84, p. [1]-
212. W. Junk, Berlin.
— 1931. — Studien über die aethiopischen Buprestiden, I. Folia Zool. Hydrob., II (2), p. 175-201.
— 1935. — Buprestidae IV, in S. Schenkling, Coleopterorum Catalogus, vol. XII, pars 143, p. [785]-934.
W. Junk, Berlin.
— 1936. — Buprestidae V. ibid., vol. XIII, pars 152, p. [935]-1246.
Spinola (M.), 1837. — Lettre adressée à la Société entomologique de France, sur un groupe de Buprestides.
Ann. Soc. ent. France, 6, p. 101-122.
Théry (A.). — 1905. — Révision des Buprestides de Madagascar, p. [1-5] 6-[187], pl. h. t. I-VII. Paris.
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Voeltzkow (A.), 1917. — Flora und Fauna der Comoren, in A. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den Jahren
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Vollenhoven (S. C. Snellen van), 1874. — Liste des Insectes rapportés de l’île de la Réunion, des îles Comores
et de Madagascar par MM. Pollen et van Dam. Description des espèces nouvelles de Coléoptères, Orthop¬
tères, Lépidoptères et Hémiptères, mentionnées dans la liste précédente, in Recherches sur la Faune
de Madagascar et de ses dépendances, d’après les découvertes de François P. L. Pollen et D. C. van Dam,
5 e partie, l ère livraison, Insectes, année 1869, p. [l]-6[7]-14, pl. col. h. t. 1-2. Leyde.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
111
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
René Michel Quentin * et André Villiers *
Les Cerambycidae des Comores sont sûrement très mal connus et il est vraisemblable qu’un bon
nombre d’espèces nouvelles restent encore à découvrir. Par ailleurs, un certain nombre de formes citées
de l’Archipel l’ont sans doute été par erreur et leur présence demande confirmation.
La liste que nous présentons ici est quelque peu disparate car seules trois sous-familles, les
Parandrinae, Prioninae et Lamiinae, ont été entièrement révisées pour la sous-région malgache.
Dans l’ensemble, au niveau générique, la faune des Comores s’apparente davantage à la faune
malgache proprement dite. Au niveau des espèces, on se trouve souvent en présence de formes vica-
riantes, généralement très proches de leur correspondante malgache. Par ailleurs, on peut reconnaître
quelques sous-espèces bien caractérisées.
En dehors d’espèces à vaste répartition, l’endémisme de l’archipel est donc indéniable. Par
contre, il ne semble guère exister d’endémisme particulier à chaque île, mais il est vrai que nos connais¬
sances sur la faune de ces îles sont très inégales.
Subfam. Parandrinae
Parandra (s. str.) gabonica Thomson
Parandra gabonica Thomson, 1858, Arch. ent., 2, p. 145 ; type : Gabon.
Parandra comoriana Fairmaire, 1895, Bull. Soc. ent. Fr., p. CCV ; types $ et $ : Comores.
Parandra gabonica : Lameere, 1902, Ann. Soc. ent. Belg., 46, p. 97 et 104 (Révision, p. 39 et 46).
Parandra (s. str.) gabonica : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 18, fig. 1 et 2.
Grande Comore (ex. Coll. Fairmaire, Oberthür, Argod et Sicard) ; idem ( Prost).
Toute l’Afrique intertropicale et australe.
Subfam. Prioninae
Maüodon downesi Hope 1
Mallodon miles Dejean, 1836 [1837], Catal. 3 e édit., p. 342, nom. nud. cité du Sénégal sans description.
Mcdlodon Downesi Hope, 1843, Ann. Mag. nat. Hist., 11, p. 366 ; type : Fernando-Poo.
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, 45 rue de Bufîon, 75231 Paris Cedex 05.
1. La bibliographie concernant cette espèce est si considérable que nous avons dû nous limiter ici, en ce qui con¬
cerne la systématique, à donner seulement, outre les références originales, les seules références concernant des citations
de Madagascar ; pour la biologie on trouvera dans Duffy (1957) le détail des divers travaux traitant des larves, plantes-
hôtes, etc.
Source : MNHN, Paris
112
R. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Mallodon Downesi : Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 525 (Grande Comore)
Mallodon Downesi : Alluaud, in Grandidier, 1900, Hist, nat. Madag., 1 (3), p. 337 (Madagascar et
Mallodon Downesi : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 30, fig. 7 et 8.
Grande Comore : 1884 (L. Humblot) ; 1899 [H. Pobéguin).
Mayotte : 1884 (L. Humblot) ; Combani, 1895 (B. Mogenet).
Mohéli : Djouma-Dougna ( Pupier ).
Toute l’Afrique intertropicale et australe, Madagascar.
Aulacotoma tenuelimbata perfusca Quentin et Villiers
Macrotoma cinnamomea : Lameere, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 122 et 193 (Révision, p. 316 et 387)
[pro parte ]
Hovatoma cinnamomea : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 24 [pro parte]
Hovatoma cinnamomea : Lameere, 1919, Gen. Ins., Wytsman, 172, p. 45 [ pro parte]
Hovatoma cinnamomea : Gilmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 3 [pro parte]
Aulacotoma tenuelimbata perfusca Quentin et Villiers, 1973, Ann. Soc. ent. France, n.s., 9 (1), p. 13 et 16 ;
holotype <J et allotype $ : Nioumbadjou.
Aulacotoma tenuelimbata perfusca : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 46.
Grande Comore : Nioumbadjou, 500 m., VIII. 1958 ( E. Raharizonina) ; sans précision
(L. Humblot).
« Comores » : sans précision (L. Humblot).
Sous-espèce de A. tenuelimbata (Nonfried) de Madagascar.
Hovatoma impressicollis (Fairmaire)
Macrotoma impressicollis Fairmaire, 1901, Bull. Soc. ent. France, p. 97 ; holotype $ : Ankara.
Hovatoma impressicollis : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 49, fig. 19, 20 et 23.
Figures 1 et 2.
Nous avons vu un seul exemplaire portant l’étiquette « Komboni, Grande Comore, E. DH. VII-
43 ». Or Comboni est une localité de Mayotte... De toute façon, la présence aux Comores de cette espèce
largement répandue à Madagascar, reste à confirmer.
Tropidoprion costulatus (Fairmaire)
Macrotoma costulata Fairmaire, 1901, Rev. ent., 20, p. 204 ; holotype $ : Grande Comore.
Macrotoma costulata : Lameere, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 112 et 192 (Révision, p. 306 et 386).
Hovatoma costulata : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
Hovatoma costulata : Lameere, 1919, Gen. Ins., Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma costulata : Gilmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 4.
Tropidoprion costulatus : Quentin et Villiers, 1973, Ann. Soc. ent. France, n.s., 9 (1), p. 24 et 29, fig. 21.
Tropidoprion costulatus : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 61, fig. 31.
Figure 3.
Grande Comore : 1884 ( L. Humblot).
Mayotte : 1884 (L. Humblot).
Espèce propre aux Comores, apparentée à quatre espèces malgaches.
Source : MNHN, Paris
FlC. 1 à 6, Subfam. Prioninae. — 1, Hovatoma impressicollis (Fairmaire), mâle. — 2, idem, femelle. — 3, Tropidoprion costu-
latus (Fairmaire), mâle. — 4, Phlyctenosis crassa (Fairmaire), mâle. — 5, Phlyctenosis vicina (Waterhouse), femelle. —
6, Hoplideres spinipennis nitidior Lameere, femelle.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
113
Trichophysis humbloti (Lameere)
Macrotoma Humbloti Lameere, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 120 et 193 (Révision, p. 314 et 387) ;
holotype $ : Grande Comore.
Hovatoma Humbloti : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
Hovatoma Humbloti : Lameere, 1919, Gen. Ins., Wytsman., 172, p. 45.
Hovatoma humbloti : Gilmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 3.
Trichophysis humbloti : Quentin et Villiers, 1973, Ann. Soc. ent. France, 9 (1), p. 37 et 39.
Trichophysis humbloti : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 72.
Grande Comore : 1898 (Prost) ; Nioumbadjou, 505 m., VIII.1958 ( E. Raharizonina).
Anjouan : M’Remani, 800 m., IX.1958 (E. Raharizonina).
« Comores » : sans précision, 1885-1886 ( L. Humblot) ; idem (Dr. Lafont).
Espèce propre aux Comores, affine avec une espèce de Madagascar, Trichophysis obscura (Water-
house).
Phlyctenosis crassa (Fairmaire)
Macrotoma crassum Fairmaire, 1868, Ann. Soc. ent. France, p. 820 ; syntypes $ et Ç : Madagascar.
Phlyctenosis crassa : Quentin et Villiers, 1973, Ann. Soc. ent. France, n.s., 9 (1), p. 41, fig. 30.
Phlyctenosis crassa : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 74, fig. 40.
Figure 4.
L’unique exemplaire connu des Comores est le lectotype femelle qui porte une étiquette manus¬
crite « Macrotoma crassus Coquerel, Mayotte ». Cette espèce, largement répandue à Madagascar, n’a
jamais été reprise aux Comores, ce qui peut laisser douter de la localité de Coquerel.
Phlyctenosis vicina (Waterhouse)
Macrotoma vicina Waterhouse, 1880, Ann. Mag. nat. Hist., (5) 5, p. 411 ; syntypes £ et $ : Antana¬
narivo.
Phlyctenosis vicina : Quentin et Villiers, 1973, Ann. Soc. ent. France, n.s., 9 (1), p. 41 et 43, fig. 31.
Phlyctenosis vicina : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 76, fig. 41.
Figure 5.
L'unique exemplaire cité des Comores (sans précision) est un exemplaire du Muséum G. Frey
où il était étiqueté « prosti ». Cette espèce connue de Madagascar-Est et Centre, n’a jamais été reprise
dans l’archipel, ce qui permet de mettre en doute son origine.
Phlyctenosis prosti (Lameere).
Macrotoma Prosti Lameere, 1903, Mém. Soc. ent. Belg., 11, p. 117 et 193 (Révision, p. 311 et 387) ; holo¬
type Ç : Grande Comore.
Hovatoma Prosti : Lameere, 1913, Col. Cat. Junk, 52, p. 23.
Hovatoma Prosti : Lameere, 1919, Gen. Ins., Wytsman, 172, p. 44.
Hovatoma prosti : Gilmour, 1965, Bull. Inst. r. Sc. nat. Belg., 41 (37), p. 6.
Phlyctenosis prosti : Quentin et Villiers, 1973, Ann. Soc. ent. France, n.s., 9 (1), p. 41 et 56.
Phlyctenosis prosti : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 91.
Contrairement aux espèces précédentes du même genre, et bien que n’ayant non plus jamais
été reprise, nous l’avons considérée comme espèce valable, car elle n’existe pas à Madagascar.
Source : MNÜN, Paris
114
R. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Hoplideres spinipennis nitidior Lameere
Hoplide,,, ,pinip,nnû F.irm.ire [me Serville), 1893, Ann. Soc. ont. Bd»., 37, p. 525 [pro perlé]
Hoploderes spinipennis : Alluaud (nec Serville) in Grandidier, Hist. nat. Madag., 1 (3), p. 335
P "“ ] Hoplodero, niliiior L.meere, 1906, Ann. Soc. ont. Bel S ., 49, p. 364 et 367 (Révi.ion, p. 544 et 547) ;
syntypes $ et Ç : Grande Comore et Mayotte.
Hoploderes nitidior : Lameere, 1913, Col. Cal. Junk, 52, p. 48 [pro parte]
Hoploderes nitidior : Lameere, 1919, Gen. Ins., Wytsman, 172, p. 90 [pro parte ]
Hoplideres nitidior : Gilmour, 1962, Mèm. Inst, scient. Mad., E, 13, p. 162 [pro parte]
Hoplideres spinipennis nitidior : Quentin et Villiers, 1972, Ann. Soc. ent. France, n.s., 8 (2), p. 268 et 274,
fig. 21 et 22.
Hoplideres spinipennis nitidior : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 119, fig. 76 et 77.
Figure 6.
Grande Comore : sans précision, 1898 ( Prost ) ; XI.1954 [J. Millot).
Mohéli : Fomboni [A. Robinson ) ; Djouma-Dougna ( Pupier).
Mayotte : sans précision, 1884 (L. Humblot) ; idem (E. Marie, L. Humblot) ; Sada (G. Olsufieff).
Anjouan : forêt de M’Remani (A. Robinson) ; Nioumakélé ( Desruisseaux).
« Comores » : sans précision, 1885-1886 [L. Humblot).
Megopis mutica Serville 1
Megopis mutica Serville, 1832, Ann. Soc. ent. France, 1, p. 162 ; syntypes $ et Ç : Ile de France.
Megopis mutica : Quentin et Villiers, 1975, Faune Madag., 40, p. 238, fig. 255 à 257, 259 et 260.
Grande Comore : sans précision, 1898 (Prost) ; 1885-1886 (L. Humblot) ; 1899 (H. Pobéguin) ;
VI (J. Millot) ; Nioumbadjou, 505 m., VIII.1958 (E. Raharizonina) ; Moroni (Malet).
Mohéli : Fomboni (J. Millot) ; Kangani (A. Robinson) ; lac Iconi (A. Robinson) ; Djouma-
Dougna (Pupier) ; sans précision, III.1960 (R. Legrand).
Mayotte : M’Sapéré, VII et XI.1971 (J. Brunhes).
Anjouan : M’Remani, 800 m., IX.1958 (E. Raharizonina).
Espèce largement répandue à Madagascar, aux Mascareignes, et en Afrique australe et orien¬
tale.
Subfam. Disteniinae
Nethinius ernesti n. sp.
Longueur : 9 mm. — Figure 7.
Tête noire, les palpes labiaux et la nuque brunâtres. Antennes noires. Pronotum rouge un peu
brunâtre. Ecusson brunâtre. Élytres violet sombre à reflets irisés. Pattes entièrement noires. Face
ventrale noire, le prosternum rouge.
Tête courte, médiocrement étranglée à la base, le vertex régulièrement convexe, une petite
fossette juste en amère du bourrelet mterantennaire. Pronotum court, avec un fort bourrelet collaire
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Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
115
souligné par un étranglement et un sillon transverse très marqué ; base fortement étranglée et délimitée
par un fort sillon transverse ; disque imponctué, luisant, régulièrement convexe, côtés arrondis, portant
une légère protubérance. Élytres subparallèles, s’élargissant légèrement à partir du milieu vers l’apex
où ils sont largement arrondis en commun, la ponctuation régulière sur toute la surface, de type alvéo¬
laire, les points plus larges sur le disque qu’à la base.
Mayotte : Convalescence, 380 m, XI.1958 (E. Raharizonina), holotype femelle au Muséum de
Paris.
Fig. 7. — Subfam. Disteniinae, Nethinius ernesli, n. sp., holotype femelle.
Source : MNHN, Paris
116
R. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Nethinius humbloti n. sp.
Longueur : 10 mm.
Tête noire, les pièces buccales brunâtres ou noirâtres. Antennes brunâtres s’éclaircissant pro¬
gressivement vers l’apex qui est brun clair. Pronotum et scutellum noirs. Élytres bleu métallique
sombre. Pattes antérieures avec les fémurs entièrement jaunes, les tibias jaunâtres à brunâtres ainsi
que les tarses ; pattes intermédiaires brunâtres avec près de la moitié basale des fémurs jaune ; pattes
postérieures également brunâtres avec seulement la base des fémurs claire. Face ventrale noire.
Tête étranglée à la base, le vertex avec un sillon longitudinal médian assez superficiel s’élargis¬
sant en fossette, en avant, contre le bourrelet interantennaire. Pronotum plus long que large, avec un
bourrelet collaire médiocre, mais souligné par une forte dépression ; base fortement étranglée, délimitée
par une dépression large mais peu profonde ; disque avec, de chaque côté, une forte bosse, une étroite
plage lisse médiane ; milieu du disque avec une ponctuation moyennement forte mais serrée, les bosses
avec des points plus gros, plus enfoncés et moins serrés, les marges antérieure et postérieure lisses ;
côtés avec une protubérance conique étirée en une pointe dirigée vers l’arrière et légèrement redressée.
Élytres acuminés en arrière, à ponctuation régulière sur toute la surface, les points plus larges sur le
disque qu’à la base, mais cette sculpture effacée sur le septième apical.
Mayotte : Convalescence, 380 m, IX.1958 (E. Raharizonina), holotype femelle au Muséum de
Paris ; sans précision, 1884 (L. Humblot), paratype femelle au Muséum de Paris.
Subfam. Lepturinae
Mastododera nigrina n. sp.
Longueur : 18 mm. — Figure 8.
Noir, avec l’extrémité des palpes, le fouet antennaire, le métasternum et la pilosité de l’extrême
apex des tibias et des tarses roussâtre. Tout le tégument avec une fine et courte pubescence argentée
éparse, plus dense dans les dépressions humérales et le long de la suture des élytres (les parties élevées
probablement frottées chez le type).
Tête avec la région antennaire portant de gros points peu profonds, irrégulièrement serrés,
le vertex fortement convexe entre les yeux, déprimé en « cou » en arrière, avec une ponctuation plus
fine, plus superficielle et plus serrée. Antennes atteignant presque l’apex des élytres, le troisième article
plus court que le scape, les articles suivants de longueur progressivement croissante, nettement angulés
à partir du cinquième, puis subépineux. Pronotum entièrement ponctué comme le vertex, les bosses
latéro-postérieures nettement plus développées que les antérieures, les côtés avec une forte protubé¬
rance occupant la moitié médiane du côté et fortement mucronée ; bourrelet collaire ponctué, limité
en arrière par un fin sillon ; bourrelet basilaire luisant, imponctué. Élytres fortement rétrécis d’avant
en arrière, l’extrême apex avec une troncature concave ; dépression humérale longue atteignant presque
le milieu de 1 élytre, 1 angle huméral saillant et arrondi, zone suturale légèrement déprimée en arrière
de l’écusson puis à partir du milieu.
Mayotte : Convalescence, 380 m, XI.1958 (E Raharizonina), holotype mâle au Muséum de
Ce Mastododera est le premier cité des Comores, alors que le genre comprend de nombreuses
espèces à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
117
Aedoeus anjouanensis □. sp.
Longueur : 9 mm. — Figure 9.
Entièrement brun, avec les articles antennaires plus clairs sur leur moitié basale de même que
les pattes, l’extrême base des tibias et des tarses rembrunie. Corps couvert de pubescence jaunâtre
couchée.
9
Fig. 8 et 9. — Subfam. Lepturiinae.
8. Mastododera nigrina, n. sp., holotype mâle. 9. — Aedoeus anjouanensis, n. sp., holotype femelle.
Tête aussi longue que large, à ponctuation fine sous les soies couchées ; saillies antennifères
écartées dénudées au sommet, leur base délimitée par une ligne de points ; vertex faiblement convexe,
parcouru par une étroite plage légèrement surélevée entre les tubercules antennifères. Antennes attei¬
gnant sensiblement l’apex des élytres ; troisième article un peu plus court que le scape, les articles
suivants de taille progressivement croissante, puis faiblement décroissante à partir du septième. Pro-
notum sensiblement aussi long que large, uniformément, assez finement et régulièrement ponctué, assez
nettement rétréci au quart antérieur, le disque convexe, légèrement bossué latéralement, les côtés
sans tubercules et verticaux ; bords collaire et basilaire étroitement rebordés. Écusson abondamment
pileux. Élytres subparallèles, légèrement évasés au tiers postérieur, l’extrême apex de chaque élytre
obliquement tronqué-arrondi, formant un angle rentrant avec T élytre opposé ; dépression humérale
presque nulle, épaule bien marquée.
Anjouan : M’Remani, 800 m, IX.1958 ( E. Raharizonina ), holotype femelle au Muséum de
Paris.
Le genre comprend également quelques espèces propres à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
118
M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Subfam. Aseminae
Mythozoum antennatum n. sp.
Longueur : 5-8,5 mm. — Figure 10.
Jaunâtre, avec les antennes brun-noir, souvent le scape et le pédicelle brun-rouge, les élytres
bordés de brun-noir latéralement, cette coloration s’étendant généralement sur le cinquième apical
jusqu’à la suture, mais pouvant envahir la totalité des élytres, les fémurs testacés à brunâtres. Tout
le corps couvert de longues soies pâles, semi-dressées.
Tête, pronotum et élytres avec de gros points superficiels, un peu plus denses sur les élytres.
Espace interoculaire supérieur égal à deux fois la largeur de l’œil. Troisième article des antennes deux
fois plus long que le pédicelle, le quatrième un peu plus court que le troisième, ces quatre articles lui¬
sants, garnis seulement de longues soies, les articles suivants mats couverts d’une pubescence foncière
courte et couchée, avec seulement une couronne de longues soies à l’apex ; article V sensiblement égal
à III et IV ensemble, les articles suivants de taille progressivement croissante jusqu’au IX, le X plus
court, le XI égal au IX chez le mâle, les articles VI à XI de taille décroissante chez la femelle.
Fie. 10. — Subfam. Aseminae, Mythozoum antennatum, n. sp., holotype mâle.
Pronotum sensiblement aussi long que large au niveau des tubercules, avec un léger rétrécisse-
ment au bord coUaire et à la base, le disque plan convexe avec l’indication d’une callosité médiane
pre-basilaire. Elytres subparallèles, largement arrondis à l’apex, l’angle suturai rentrant.
yt i- 30 I ? 0n î’ I XL19 , 55 Robinson), holotype mâle au Muséum de Paris ; Kangani,
mâles et femelles’ * ° type femelle au Muséum de Paris ; Djouma-Dougna ( Pupier ), paratypes
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
119
Mayotte : Chingoni, X.1958 ( E. Raharizonina), paratype mâle ; Dembeni, X.1971 (J. Brunhes),
para type mâle.
Grande Comore : sans précision, 1899 ( H. Pobéguin), paratype mâle.
Anjouan : Nioumakélé ( Desruisseaux ), paratypes mâles.
Mythozoum variabile n. sp.
Longueur : 7-10 mm.
Très proche du précédent mais de coloration plus claire, les antennes entièrement testacées,
ou tout au plus légèrement assombries à partir du cinquième article, élytres testacés, parfois faiblement
rembrunis sur les côtés et à l’apex ; articles antennaires V à XI avec de longues soies éparses.
Mohéli : Fomboni (A. Robinson) holotype et paratypes femelles au Muséum de Paris ; Kangani
(A. Robinson), paratype femelle.
Mayotte : Mamoutzou, 11.1956 ( A. Robinson), paratypes femelles ; Dembeni, X.1971 (J. Brunhes)
paratypes femelles.
Ce genre a été décrit pour une espèce d’Afrique occidentale. On peut lui rapporter également
une espèce, somaliensis Villiers, décrite dans le genre très voisin Tetropiopsis Chobaut. Nous en avons
vu une espèce encore inédite de Madagascar.
Subfam. Cerambycinae
Acutelinopteridius mohelianus Breuning et Villiers
Acutelinopteridius mohelianus Breuning et Villiers, 1958, Rev. fr. Ent., 25 (3), p. 229, fig. 11 ; type : Mohéli.
Figure 11.
Mohéli : Fomboni, XI.1955 (A. Robinson) ; Kangoni, XI.1955 {A. Robinson).
Acutelinopteridius minutus n. sp.
Longueur : 3,5 mm.
Extrêmement voisin de mohelianus, en diffère essentiellement par l’apex des élytres formant
un angle obtus (aigu chez mohelianus) et par le quatrième article des antennes un peu plus long, presque
aussi long que le troisième (nettement plus court chez mohelianus).
Mayotte : Mamoutzou, XI.1956 {A. Robinson), holotype mâle au Muséum de Paris; Dembeni,
XI.1971 (J. Brunhes), paratypes mâles.
Le genre n’est connu que par ces deux espèces des Comores.
Xystrocera globosa (Olivier)
Cerambyx globosus Olivier, 1795, Ent., 4, p. 27, pl. 12, fig. 1 ; type : Java.
Source : MNHN, Paris
120
R. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
121
Anjouan : sans précision ( Desruisseaux ; Lavauchy).
Mayotte : sans précision ( L. Humblot ; Ch. Alluaud) ; Chingoni, X.1958 (E. Raharizonina) ;
Mamoutzou, 13.VII.1969 (Y. Gomy ) ; Dembeni et M’Sapéré, XI.1971 (J. Brunhes).
Mohéli : Djouma-Dougna ( Pupier) ; Bandamalé, IX.1958 (E. Raharizonina) ; sans précision,
III.1960 (R. Legrand).
Espèce largement répandue dans la région orientale, du Japon à la Malaisie, Philippines, Célèbes,
Madagascar, La Réunion, Maurice, Seychelles ; l’Égypte.
Linyra lymphatica Fairmaire
Linyra lymphatica Fairmaire, 1898, Ann. Soc. ent. Belg., 42, p. 496 ; type : Madagascar.
Grande Comore : sans précision (L. Humblot) ; La Grille, 820 m, VIII.1953 (E. Raharizonina) ;
Nioumbadjou, 505 m, VIIL1958 (E. Raharizonina).
Espèce largement répandue à Madagascar. Les exemplaires des Comores diffèrent de ceux de
la Grande Ile, par les dessins sombres des élytres plus étendus, et par la carène humérale moins longue¬
ment étendue en arrière.
Arrhytmus rugosipennis Waterhouse
Arrhylmus rugosipennis Waterhouse, 1878, Cist. ent., 2, p. 289 ; type : Madagascar.
Grande Comore : sans précision, 1898 ( Prost).
Espèce largement répandue à Madagascar. Présence aux Comores à confirmer.
Idobrium myrmido (Fairmaire), comb. nov.
Anisogaster myrmido Fairmaire, 1871, Ann. Soc. ent. France, (5), 1, p. 60, type : Mayotte.
Mayotte : Mamoutzou, 11.1956 {A. Robinson) ; Convalescence, XI.1958 (E. Raharizonina).
Mohéli : Miringoni, XI.1955 ( A. Robinson) ; Fomboni (J. Millot) ; idem, XI.1955 (A. Robinson) ;
idem, IX.1958 ( E. Raharizonina) ; Kangani (A. Robinson) ; Djouma-Dougna (Pupier).
Grande Comore : sans précision, 1899 (H. Pobéguin) ; idem (L. Humblot) ; Nioumbadjou,
VIII.1958 (E. Raharizonina).
Anjouan : M’Remani, 800 m, IX.1958 (E. Raharizonina).
Espèce de coloration très variable : élytres entièrement testacés, ou jaunâtres avec une large
bande latérale brune allant de l’épaule jusqu’avant l’apex où elle rejoint la suture.
Le genre a été décrit pour une espèce des Séchelles.
Hologaster mohelianus n. sp.
Longueur : 7,5-8 mm. — Figure 13.
Brun-rouge, les antennes, les pattes, les élytres et l’abdomen jaunâtres.
Source : MNHN, Paris
122
R. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Tête, avec les yeux, un peu plus large que longue, le sillon médian du front large et profond ;
toute la surface du vertex finement ponctuée. Antennes dépassant en arrière l'apex des élytres d'environ
la moitié de leur longueur (mâle).
Pronotum à peine plus étroit que la base des élytres au milieu, les tubercules latéraux du disque
à peine indiqués, toute la surface très finement et uniformément ponctuée. Élytres subparallèles un peu
rétrécis à l’apex, celui-ci arrondi avec l’angle suturai émoussé ; ponctuation élytrale relativement forte,
mais superficielle, non sériée, disparaissant au quart apical, toute la surface avec une très fine pubescence
rase. Pattes avec les fémurs en massue, les postérieurs longs, atteignant 1 apex des élytres.
Mohéli : Fomboni, IX.1958 (E. Raharizonina ), holotype mâle au Muséum de Paris ; Miringoni
(A. Robinson), paratype mâle ; sans précision, III.1960 (R. Legrand), paratype mâle.
Le genre groupe diverses espèces de Madagascar et des Mascareignes.
Spathuliger ornatus n. sp.
Longueur : 7 mm. — Figure 14.
Très voisin de nigrostriatus (Fairmaire) de Madagascar, en diffère par la coloration des antennes
uniformément jaunâtre (les articles III et IV nettement brun rouge chez nigrostriatus), par la disposi¬
tion des bandes élytrales brun-rouge, les bandes antérieures moins obliques vers l’arrière, les bandes
postérieures nettement plus larges (deux fois) sur le bord externe qu’au bord suturai. En diffère égale¬
ment par le pronotum nettement plus long, par la côte humérale des élytres se prolongeant jusqu’au
tiers apical et par la présence d’une échancrure à l’apex des élytres.
Mohéli : Bandamalé, 420 m, IX.1958 (E. Raharizonina), holotype mâle au Muséum de Paris.
Genre comprenant de nombreuses espèces à Madagascar et aux Mascareignes.
Ceresium flavipes (Fabricius)
Callidium flavipes Fabricius, 1792, Ent. Syst., 1 (2), p. 327 ; type : « Cap de Bonne Espérance ».
Ceresium, flavipes : Gressitt, 1951, Longicornia, 2, p. 155.
Grande Comore : sans précision (L. Humblot), (Malet) ; Moroni, XI.1954 (J. Millot).
Mayotte : Combani, 1895 (B. Mogenet) ; idem, 11.1956 (A. Robinson) ; Mamoutzou, 11.1956
(A. Robinson) ; Chingoni, X.1958 (E. Raharizonina) ; M’Sapéré, VII.1971 (J. Brunhes).
Mohéli : Kangani, XI.1955 (A. Robinson) ; Miringoni, XI.1955 (A. Robinson) ; Fonboni, XI.1955
(A. Robinson) : M’Dzouazi, XI.1955 (A. Robinson) ; lac Ikoni, XI.1955 (A. Robinson) ; Djouma-
Dougna ( Pupier) ; sans précision, III.1960 (R. Legrand).
Anjouan : forêt de M’Remani, X.1953 (A. Robinson) ; Nioumakélé ( Desruisseaux ).
Espèce inféodée aux Cilrus, largement répandue en Asie orientale et méridionale, à Madagascar,
Maurice... Citée aussi de Mexico.
Philematium virens fémorale (Olivier)
Cerambyx femoralis Olivier, 1790, Enc. méth., 5, p. 297 ; type : Madagascar.
« Comores » : sans précision (Dr Lafont).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
123
Mohéli : « Djouma-Dougna » (Djoumadounia) [Papier).
Madagascar, Ile Maurice, Ile de la Réunion.
Thaumasocerus quadrivitticollis Breuning et Villiers
Thaumasocerus quadrivitticollis Breuning et Villiers, 1968, Ann. Soc. ent. France, n.s., 4 (1), p. 48 ; type :
Comores.
« Comores » : sans précision [L. Humblot).
Iresioides ferox Thomson
Iresioides ferox Thomson, 1858, Arch. ent., 1, p. 423 ; type : Madagascar.
Figure 12.
Mohéli : sans précision, XII.1947 (P. Cachan).
Espèce largement répandue à Madagascar.
Subfam. Lamiinae 1
Monochamus spectabilis (Perroud)
Lophoptera spectabilis Perroud, 1855, Ann. Soc. linn. Lyon, (2) 2, p. 355 ; type : Natal.
Monochamus spectabilis : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 6.
Mayotte : Convalescence, XI.1958, 380 m ( E. Raharizonina).
Espèce d’Afrique orientale et australe, connue à Madagascar. Première citation des Comores.
Batocera rufomaculata (Degeer)
Cerambyx rufomaculatus Degeer, 1715, Mém. Ins., 5, p. 107 ; type : provenance inconnue.
Batocera rufomaculata : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 10, fig. 3.
Grande Comore : Moroni [Malet) ; Nioumbadjou, VIII.1958 [E. Raharizonina).
Mohéli : Djouma-Dougna [Pupier).
Figure 17.
Espèce indienne importée dans de nombreux pays, acclimatée sur le Manguier.
Coptops nigropunctata Fairmaire
Coptops nigropunctata Fairmaire, 1871, Ann. Soc. ent. France, (5) 1, p. 68 ; type : Mayotte.
Coptops nigropunctata : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 15.
Mayotte : sans précision, 1884 [L. Humblot) ; Combani, 1895 [B. Mogenet).
Grande Comore : sans précision.
Mohéli : Miringoni, cité par Breuning, exemplaire non retrouvé.
1. Pour des raisons pratiques évidentes, nous avons suivi ici l'ordre systématique proposé par Breuning dans la
Faune de Madagascar, 4, 1957.
Source : MNHN, Paris
F, °' 15 m î;l 8 ' 47 Sub i a “*' Lami î nae - ~~ Pseudotragocephala nigropieta (Fairmaire). 16. — Phryneta alricornU Fair-
maue. 17. — Batocera rufomaculata (Degeer). 18. — Sternotomie ( UltioUmur) cornulor (Fabricius).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
125
Coptops mourgliai Villiers
Coptops mourgliai Villiers, 1975, Bull. Soc. ent. France, 79 (7-8), 1974, p. 198, fig. 1 ; type : Mohéli.
Mohéli : Maihani, 21.VIII.1973 [B. Mourglia).
Idactus ellioti Gahan
Idactus Ellioti Gahan, 1890, Trans. r. ent. Soc. London, p. 311 ; type : Madagascar.
Idactus ellioti : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 19, fig. 6.
Figure 23.
Grande Comore : sans précision, 1884 [L. Humblot), 1899 (H. Pobéguin). VI (J. MiUot) ; Moroni
[Malet).
Mohéli : Fomboni.
Commun dans tout Madagascar ; Afrique orientale.
Frea (s. str.) johannae johannae (Gahan)
Eumimetes Johannae Gahan, 1890, Trans. r. ent. Soc. London, p. 322 ; type : Ânjouan.
Eumimetes Johannae : Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 27, p. 552.
Frea johannae : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 70, fig. 22.
Anjouan : Nioumakélé ( Desruisseaux ).
Mayotte : sans précision, 1884-1887 [L. Humblot) ; Combani, 1895 [B. Mogenet).
Espèce propre aux Comores.
Frea (s. str.) johannae moheliana Breuning
Frea johannae moheliana Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 71 ; type : Mohéli.
Figure 22.
Mohéli : Fomboni [A. Robinson) ; sans précision, III.IV.1926 [Ph. Ruteler).
Frea ( Crossotofrea) comorensis Breuning
Frea ( Crossotofrea ) comorensis Breuning, 1948, Bull. Mus. r. Hist. nat. Belg., 24 (38), p. 25 ; type : Comores.
Frea ( Crossotofrea) comorensis : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 71.
« Comores » : sans précision, un seul exemplaire connu.
Phryneta atricornis Fairmaire
Phryneta atricornis Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 307, p. 551 ; type : Mayotte.
Phryneta atricornis : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 86, fig. 27.
Figure 16.
Mayotte : sans précision.
Grande Comore : sans précision (L. Humblot).
Source : MNHN, Paris
126
R. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Fio. 19 à 23. Subfain. Lamiina». 19. —Batrachorhina pruinosa (Fairmaire). 20. —Diboma procera (Pascoe). 21._ Plero-
lophia ( Hylobrolus ) tuberculatrix (Fabricius). 22. — Frea johannae moheliana Breuning. 23. — Idactus ellioti
Diadelia nervosa (Fairmaire)
Oopsis neivosa Fairmaire, 1871, .4nn. Soc. ent. France, (5), 1, p. 73 ; type : Mayotte.
Diadelia nen’osa : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 124.
Mayotte : sans précision, 1884 (L. Humblot).
Striomecyna bimaculicollis Breuning
Sirtomecyna bimaculicollis Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 150, fig. 47 ; type : Mohéli.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE
127
Figure 25.
Mohéli : Fomboni, VI (J. Millot et non A. Grjebine, comme indiqué par erreur par Breuning).
Pilomecyna serieguttata (Fairmaire)
Apomecyna serieguttata Fairmaire, 1899, Ann. Soc. ent. France, 68, p. 123 ; type : Madagascar.
Pilomecyna serieguttata : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 152, fig. 48.
Figure 24.
Mohéli : Fomboni (A. Grjebine) cité par Breuning, exemplaire non retrouvé.
Espèce largement répandue à Madagascar.
Pilomecyna longeantennata Breuning
Pilomecyna longeantennata Breuning, 1942, Fol. zool. hydrobiol., 11, p. 165 ; type : Mayotte.
Pilomecyna longeantennata : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 153.
Mayotte : sans précision, 1884, 1887 (L. Humblot).
Sophronica moheliana Breuning
Sophronica moheliana Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 157, fig. 51 ; type : Mohéli.
Figure 26.
Mohéli : Fomboni, XI.1955 {A. Robinson).
Mayotte : Dembeni, XI.1971 (J. Brunhes).
Diboma procera (Pascoe)
Hathlia procera Pascoe, 1859, Trans. ent. Soc. London, (2), 5, p. 50 ; type : Ceylan.
Diboma procera : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 173, fig. 56.
Figure 20.
Mohéli : Djouma-Dougna ( Pupier ), cité par Breuning, exemplaire non retrouvé.
Anjouan : sans précision ( Desruisseaux ), cité par Breuning, exemplaire non retrouvé.
Espèce asiatique, présente à Madagascar (Sambirano).
Goephanes comorensis Breuning
Goephanes comorensis Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 198 ; type : Mayotte.
Mayotte : sans précision, 1884 (L. Humblot) ; Chingoni, 70 m, X.1958 ( E. Raharizonina).
Myrmecoclytus mayottei Breuning
Myrmecoclytus mayottei Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 213 ; type : Mayotte.
Mayotte : île Pamanzi, 1893 [Ch. Alluaud).
Mohéli : Fomboni, IX.1958 ( E. Raharizonina).
Source : MNHN, Paris
128
R. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Myrmecoclytus pauliani Breuning
Myrmecoclylus Pauliani Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 213 ; type : Mohéli.
Mohéli : Fomboni, VI (J. Millot).
Exocentrus (Pseudocentrus) reticulatus Fairmaire
Exocentrus reticulatus Fairmaire, 1896, Ann. Soc. ent. Belg., 40, p. 382 ; type : Mayotte (et non Madagascar
comme indiqué par erreur par Breuning).
Exocentrus (Pseudocentrus) reticulatus : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 241, fig. 79.
Mayotte : île Pamanzi, 1893 (Ch. Alluaud) ; Dembeni, XI.1971 (J. Brunhes).
Espèce largement répandue à Madagascar.
Batrachorhina (s. str.) pruinosa (Fairmaire)
Madecops pruinosus Fairmaire, 1871, Ann. Soc. ent. France, (5), 1, p. 70 ; type : Mayotte.
Batrachorhina pruinosa : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 258, fig. 84.
Figure 19.
Mayotte : sans précision.
Batrachorhina (s. str.) albostrigosa (Fairmaire)
Madecops alboslrigosus Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 552 ; type : Mayotte.
Batrachorhina albostrigosa : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 259.
Mayotte : tans précision, 1884 ( L. Humblot).
Batrachorhina ( Coedomea) distigma (Fairmaire)
Praonetha distigma Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 553 ; type : Mayotte.
Batrachorhina punctiventris Breuning, 1938, Fetschr. E. Strand, 4, p. 245 ; type : Mayotte.
Batrachorhina distigma : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 267.
Mayotte : sans précision, 1884, 1887 (L. Humblot) ; Ile Pamanzi, 1893 (Ch. Alluaud).
Pterolophia (Hylobrotus) tuberculalrix (Fabricius)
Lamia tuberculator Fabricius, 1781, Spec. Ins., p. 224 ; type : Le Cap.
Pterolophia (Hylobrotus) tuberculatrix Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 298, fig. 95.
Figure 21.
Grande Comore : Moroni (A. Mallet) ; sans précision, 1884 (L. Humblot), 1899 (H. Pobéguin).
Mayotte : sans précision, cité par Breuning, exemplaire non retrouvé : Mamoutzou, 13.VIII.
1969 (Y. Gorny).
Mohéli : Djouma-Dougna ( Papier) ; Kangani (A. Robinson) ; Miringoni (A. Robinson) ■ Fom¬
boni, XI.1955 (A. Robinson).
Anjouan : Nioumakélé (Desruisseaux) ; Mutsamudré, 19.VIII.1969 (Y. Gomy).
Espèce connue de Madagascar, de l’île de la Réunion, de l’Asie méridionale et de l’Afrique orien¬
tale et australe.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES BRENTIDAE
129
Ropica signala Pic
Ropica signala Pic, 1932, Mil. exot.-ent., 60, p. 26 ; type : Inde.
Ropica signata : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 303, fig. 97.
Figure 28.
Mayotte : île Pamanzi, 1893 (Ch. Alluaud).
Espèce de l’Inde méridionale, Ceylan, Sumatra, citée aussi des Maldives et de 1*Ile Maurice.
Fig. 24 à 29. — Subfam. Lamiinoe. 24. — Pilomecyna serieguttata (Fairmaire). 25. — Striomecyna bimacidicoüis Breuning.
26. — Sophronica moheliana Breuning. 27. — Pseudorucentra sybroitdes Breuning. — 28. Ropica signata Pic.
29. — Sybra ( Fasciculosybra ) ephippiata (Fairmaire).
Sybra (s. str.) biangulata (Fairmaire)
Praonetha biangulata Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 553 ; type : Mayotte.
Sybra (s. str.) biangulata : Breuning, 1957, Faune Madag. 4, p. 314.
Mayotte : sans précision, 1884 (L. Humblot).
Source : MNHN, Paris
130
B. M. QUENTIN ET A. VILLIERS
Mohéli : Fômboni, cité par Breuning, exemplaire non retrouvé.
La collection du Muséum renferme également un exemplaire de Madagascar : Tananarive-
ville, 1921 (Waterlot).
Sybra ( Fasciculosybra) ephippiata (Fairmaire)
Praonelha ephippiata Fairmaire, 1896, Ann. Soc. ent. Belg., 40, p. 391 ; type : Mayotte.
Sybra (Fasciculosybra) fasciculata Breuning, 1942, Folia zool. hydrobiol. 11, p. 151 ; type : Mayotte.
Sybra {Fasciculosybra) ephippiata : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 315, fig. 101.
Figure 29.
Mayotte : sans précision, 1884 (L. Humblot) ; île Pamanzi, 1897 (Ch. Alluaud) ; Chingoni,
X.1958 (E. Raharizonina).
Grande Comore : sans précision (L. Humblot) ; environs du lac Montsongama, XI.1954, cité
par Breuning, exemplaire non retrouvé ; Nioumbadjou, VIII.1958, 505 m (E. Raharizonina).
Mohéli : sans précision, III-IV.1926 ( Ph. Ruteler) ; Miringoni, cité par Breuning, exemplaire
non retrouvé ; Fomboni, IX.1958 (E. Raharizonina).
Anjouan : M’Remani, IX.1958, 800 m (E. Raharizonina).
Pseudorucentra sybroides Breuning
Pseudorucentra sybroides Breuning, 1948, Bull. Mus. r. Hist. nat. Belg., 24 (47), p. 18 ; type : Comores.
Pseudorucentra sybroides : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 316, fig. 102.
Figure 27.
« Comores » : sans précision, 1884-86 (L. Humblot).
Grande Comorb : Convalescence, IX.1958, 1700 m (E. Raharizonina).
Anjouan : M’Remani, IX.1958, 800 m (E. Raharizonina).
Pseudorucentra elongata Breuning
Pseudorucentra elongata Breuning, 1948, Bull. Mus. r. Hist. nat. Belg., 24 (47), p. 19 ; type : Comores
Pseudorucentra elongata : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 317.
« Comores » : sans précision, 1884-86 (L. Humblot).
Pseudotragocephala nigropicta (Fairmaire)
Tragocephala nigropicta Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 551 ; type : Mayotte.
Pseudotragocephala nigropicta : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 360, fig. 116.
Figure 15.
Mayotte : sans précision, 1884 (L. Humblot).
Sternotomis ( Ultiolemur) thomsoni Buquet
Th ° m ”" i B “ ,U ' t ' 1855 ’ Ann - S “' F, ‘™' < 3 >' 3 ’ P- 78 ' P'- VII, fig. 2 ; type ; M.dii-
Sternotomis Thomsoni : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 379.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE 131
Mayotte : sans précision, 1884, 1887 ( L. Humblot), 1885 (H. Deyrolle ), VI.1970 ( Deschamps) ;
Kaoueni (H. Coquerel) ; Chingoni, X.1958 (E. Raharizonina) ; Dembéni, X.1971 (J. Brunhes).
Sternotomis (Ultiolemur ) levassori Fairmaire
Sternolomis Levassori Fairmaire, 1894, Bull. Soc. ent. France, p. 253 ; type : Grande Comore.
Sternotomis Levassori : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 380.
Grande Comore : sans précision, 1884 (L. Humblot), 1899 (H. Pobéguin) ; Moroni (Mallet) ;
Nioumbadjou, 505 m, VIII-1958 (E. Raharizonina).
« Comores » : sans précision (Dr. Lafont).
Sternotomis (Ultiolemur) pupieri Fleutiaux
Sternotomis Pupieri Fleutiaux, 1905, Bull. Soc. ent. France, p. 7 ; type : Mohéli.
Sternotomis Pupieri : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 380.
Mohéli : Djouma-Dougna (Pupier) ; idem (Duchaussay) ; Fomboni, VI (J. Millol) ; sans préci¬
sion, 111.1957 (Gachet).
Sternotomis (Ultiolemur) cornutor Fabricius
Lamia cornutor Fabricius, 1775, Syst. Ent., p. 177 ; type : « America » (erreur !).
Lamia (Sternotomis) cornes Westwood, 1845, Arc. ent., II, p. 125, 147, pl. LXXVIII, fig. 1 ; type : Mada¬
gascar ?
Sternotomis cornutor : Breuning, 1957, Faune Madag., 4, p. 382, fig. 120.
Figure 18.
Grande Comore : sans précision (L. Humblot).
Anjou an : Nioumakélé ( Desruisseaux ).
« Comores » : sans précision, 1885-1886 (L. Humblot).
Source : MNHN, Paris
■ .
.
COLÉOPTÈRES BRENTIDAE
133
COLÉOPTÈRES BRENTIDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES 1
René Michel Quentin *
Les Brentidae des Comores n’ont fait l’objet d’aucune mention quelconque dans la littérature
entomologique jusqu’à ce jour. Et par ailleurs, les Brentidae de la sous-région malgache restent à réviser.
A partir des quelques espèces énumérées ci-après, il semble que le peuplement brentidien des
Comores soit surtout malgache ; mais la pauvreté numérique des récoltes rassemblées ici ne permet pas
d’aller plus avant.
Subfam. Calodrominae
Adidactus striolatus (Fairmaire)
Zemioses striolatus Fairmaire, 1897, Ann. Soc. ent. Belg., 41, p. 187 ; type : Tsarasotra, Madagascar
(Muséum de Paris).
Genogogus striolatus : Kleine, 1938, Gen. Ins., Wystman, 207, p. 22.
Adidactus striolatus : Muizon, 1955, Bull. IFAN, 17, A, p. 463.
Mayotte : Dembeni, XI.1971 (J. Brunhes).
Schizoadidactus humbloti n. sp.
Longueur : 5-8,5 mm. Figures 1 à 6.
Brun noirâtre, prorostre, antennes et pattes brun rougeâtre à brun noirâtre presqu’aussi sombre
que le corps.
Tête transverse, très légèrement plus large au niveau des yeux qu’à la base, celle-ci nettement
concave et distinctement séparée de la région occipitale (fig. 1). Yeux faiblement convexes, moyens,
circulaires. Tempes à peine égales au diamètre des yeux (fig. 2). Antennes robustes, scape cylindrique,
pédicelle et premier article du funicule coniques, les cinq articles suivants très nettement transverses,
les trois articles de la massue à peine plus larges que le VIII, mais au moins deux fois plus longs, un peu
aplatis, l’article XI une fois et demie plus long que le X, mais nettement plus court que IX et X ensemble
(fig- 3).
* Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer, 74 route d'Aulnay, 93140 Bondy.
1. Quatrième Contribution à l'étude des Coléoptères Brentidae.
Source : MNHN, Paris
134
R. M. QUENTIN
Rostre à peine plus long que la tête, graduellement rétréci jusqu’au bord antérieur, un peu évasé
et nettement concave en son milieu (fig. 1).
Dessus de la tête et du rostre éparsément ponctué, avec une importante fovéole ronde médiane
à la base du métarostre, ainsi que quelques touffes de soies alignées au niveau des tempes. Dessous
profondément excavé au niveau du métarostre, l’excavation en triangle prolongée en arrière, sous la
tête, par une assez étroite dépression, l’ensemble soulignant deux lobes latéraux subgénaux porteurs
de longues soies (fig. 2).
Prothorax allongé, près de deux fois plus long que sa plus grande largeur, parcouru par un fin
sillon médian, avec de chaque côté, avant la base, une nette constriction latéro-postérieure, et en avant
une profonde impression en fer-à-cheval (fig. 1).
Schizoadidactus humbloti, n. sp., holotype mâle. — fig. 1, tête et pronotum ; fig. 2, tête, vue de profil ; fig. 3, antenne ;
fig. 4, région intercoxale prothoracique ; fig. 5, patte postérieure droite, vue d’arrière ; fig. 6, élytres.
Élytres avec la suture très large, entièrement et profondément crénelée sauf sur la déclivité
apicale, subparallèle sur toute sa longueur ; première côte paire visible seulement sur la base ; deuxième
côte impaire plus forte que les suivantes, avec de gros points espacés où s’insèrent des soies squamu-
leuses dressées, puis lisse sur la déclivité ; les autres côtes étroites et lisses, les paires disparaissant
avant la déclivité. Apex élytral régulièrement rétréci, étroitement arrondi à la suture (fig. 6).
Pattes antérieures à fémur en massue aplatie, le tibia avec un angle postmédian souligné par
une touffe de soies, le basitarse conique subégal aux deux articles suivants séparément. Pattes inter¬
médiaires à peine plus grêles, le basitarse allongé, aussi long que le tibia mais un peu plus court que
les deux articles suivants ensemble. Pattes postérieures à fémur dépassant de peu l’extrémité abdo¬
minale, en massue allongée un peu aplatie sur la face externe et à demi-déprimée sur la face interne,
avec un sillon dorsal s ouvrant sur une plage subapicale faiblement imprimée, le tout garni de soies
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES BRENTIDAE
135
semi-dressées ; le tibia très court, un peu en cuiller étroite, le côté interne suggérant un lobe avec un
processus dentiforme apical discrètement indiqué ; le basitarse cylindrique de faible diamètre, sensi¬
blement aussi long que les deux articles suivants ensemble (fig. 5).
Prosternum légèrement déprimé ; la saillie prosternale étroite, creusée en triangle ; le sternellum
(pièce impaire) distinct par une étroite suture entre les hanches, et par deux profonds sillons postérieurs
aux hanches formant un V prolongé par le très large sillon séparant les épimères sur la ligne médiane
(fig- 4).
Métasternum long, presque aussi long que l’abdomen, profondément déprimé mésialement sur
toute sa longueur, la dépression s’élargissant vers l’arrière. Plaque abdominale grande, environ une fois
et demie le restant de l’abdomen, avec une dépression médiane du premier sternite visible faisant suite
à la dépression métasternale et la complétant ; cinquième sternite renflé mais un peu déprimé au milieu,
faiblement ponctué.
« Iles Comores » : sans précision [L. Humblot).
Holotype et paratype mâles au Muséum de Paris (ex-coll. R. Oberthür).
Observation : Espèce très voisine de S. aethiops Kleine, 1924 de l’Afrique tropicale, mais présen¬
tant des caractères ne correspondant pas exactement à ceux du genre Schizoadidactus tel qu’il a été
redéfini par J. de Muizon en 1955 et 1960, puis par R. Damoiseau en 1963 et 1967, par exemple les
tempes égales au diamètre des yeux, le prothorax relativement long... Ces différences sont peut-être
inhérentes au simple fait que ce genre restait basé sur une seule espèce ; et il semble prématuré de se
prononcer davantage, dans la méconnaissance de la faune malgache.
Microtrachelizus rectestriatus (Fairmaire), n. comb.
Cerobates rectestriatus Fairmaire, 1897, Ann. Soc. ent. Belg., 41, p. 195 ; type : Tsarasotra, Madagascar
(Muséum de Paris).
Mayotte : Dembeni, 1.1972 (J. Brunhes).
Subfam. Ceocephalinae
Orphanobrentus picipes (Olivier)
Brenlus picipes Olivier, 1807, Ent, 5, gen. 84, p. 442, n° 15, pl. 2, fig. 18 ; type : Oware, Afrique australe
(disparu ?).
Ceocephalus picipes : Schoenherr, 1840, Gen. Cure., 5, p. 516.
Centrophorus picipes : Thomson, 1857, Arch. ent., 2, p. 120.
Ceocephalus picipes : Lacordaire, 1866, Gen. Col., 7, p. 454.
Pseudoceocephalus picipes : Kleine, 1918, Arch. Nalurg., 84, A, 11, p. 15.
Orphanobrentus picipes : Damoiseau, 1962, Bull. Ann. Soc. Ent. Belg., 98, p. 65.
« Iles Comores » : sans précision, 1885-86 (L. Humblot).
Grande Comore : sans précision, 1884 (L. Humblot).
Mayotte : sans précision (L. Humblot).
Anjouan : sans précision, XII.1947 (P. Cachan).
Cette espèce est la plus fréquemment rencontrée — sous écorce — dans toute la région éthio¬
pienne, y compris la sous-région malgache.
Source : MNHN, Paris
631
R. M. QUENTIN
Orphanobrentus curvirostris (Chevrolat), n. comb.
Centrophorus curvirostris Chevrolat, 1839, Rev. zool., 2, p. 181 ; type : Madagascar (Muséum de Paris).
Pseudoceocephalus curvirostris : Kleine, 1918, Arch. Naturg., 84, A, 11, p. 15.
Mohéli : Kangani, XI.1955 [A. Robinson) ; Fomboni, lac Iconi, Miringoni (A. Robinson).
Piazocnemis striatulus (Olivier)
Brentus striatulus Olivier, 1807, Ent., 5, gen. 84, p. 441, n° 14, pl. 2, fig. 13 ; type : Indes Orientales
(disparu ?).
Brentus striatulus : Gyllenhal in Schoenherr, 1833, Syn. Ins. gen. sp. Cure. 1, p. 357, n° 25, ?.
Centrophorus compressipes Chevrolat, 1839, Rev. zool., 2, p. 181 ; type : Madagascar (Muséum de Paris).
Centrophorus compressipes -f striolatus : Chevrolat, 1839, Rev. zool., 2, p. 181.
Piazocnemis compressipes : Lacordaire, 1866, Gen. Col., 7, p. 453.
Piazocnemis striatulus : Damoiseau, 1966, Casopis Morav. Mus., 51, p. 301.
Mayotte : sans précision, 1887 ( L. Humblot).
Piazocnemis picicornis (Klug)
Brentus picicornis Klug, 1833, Abh. kon. Ak. Wiss. Berlin, 1832-36,19, p. 195 ; type : Madagascar (Musée
de Berlin).
Piazocnemis picicornis : Lacordaire, 1866, Gen. Col., 7, p. 453.
Grande Comore : sans précision, XI.1954 (J. Millot).
Rhyticephalus brevicornis Chevrolat
Rhylicephalus brevicornis Chevrolat, 1839, Rev. zool., 2, p. 176 ; type : Madagascar (Muséum de Paris).
Ischyromerus madagascariensis Labram & Imhoff, 1842, Gen. Cure., 1, n° 14 ; type : Madagascar (dis¬
paru ?).
Rhytidocephalus brevicornis : Schoenfeldt, 1908, Gen. Ins., Wystman, p. 59.
« Iles Comores » : sans précision, 1885-86 {L. Humblot).
Grande Comore : sans précision, 1884 (L. Humblot) ; idem, 1898 ( Prost).
Mohéli : Kangani, XI.1955 (A. Robinson).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CURCULIONIDAE
137
COLÉOPTÈRES CURCULIONIDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Michel Ferragu *
Ce catalogue, basé sur les publications anciennes et récentes réalisées par : Hustache, Synopsis
des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, et ses trois suppléments ; Hustache,
Cure, des Mascareignes, Ann. Soc. ent. France, 89, 1920 ; R. Richard, Mémoires de l’Institut scienti¬
fique de Madagascar, sér. E, 10, 1958, permet d’avoir un aperçu de la faune, encore très incomplète¬
ment connue, de ces îles. Parmi les quarante-neuf genres figurant dans ce travail, quarante-quatre
appartiennent à la faune malgache et cinq sont endémiques : Stiamus Pascoe, Pamphaea Pascoe, Hoffma-
nista Richard, Geopentarthrum Richard et Mesostenotrupis Richard. L’examen des Curculionides peu
nombreux récoltés dans cet archipel fait apparaître un endémisme spécifique beaucoup plus important.
Quelques nouveaux exemplaires, dont certains inédits, venant de m’être soumis pour examen
et provenant des récoltes de Monsieur L. Matile, feront l’objet d’une publication ultérieure.
Blosyrini
Blosyrus trux Fàhraeus
Blosyrus trux Fâhr., 1840, ap. Schoenh., Gen. Cure., V, 2, p. 908.
B. nossibianus Fairm., 1880, Le Naturaliste, 1, 2, p. 316 ; id., Ann. Soc. ent. France., (5), 10, 1880, p. 436.
Brancs., Jahr. Grenesin, 15, 1893, p. 329. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg.,
n. sér., VII, 1924, p. 17. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 41.
Anjouan (type de trux Fâhrs.). Grande Comore {H. Pobéguin, 1899, coll. Muséum, Paris).
Blosyrus globulipennis Fairmaire
Blosyrus globulipennis Fairm., 1871, Ann. Soc. ent. France, p. 45 ; id., Ann. Soc. ent. Belg., 37, 1893,
p. 525. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 17.
Mayotte (Ch. Coquerel) ; type in coll. Fairmaire, Muséum, Paris) ; id., Dr. R. Marie, Muséum,
Paris.
Brachyderini
Proictes nasutus Richard
Proictes nasutus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 41.
Mohéli, Fomboni (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
* 58, rue Dulong, 75017 Paris.
Source : MNHN, Paris
138
M. FERRAGU
Proictes virescens Richard
Proictes virescens Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 42.
Mohéli, Duoni, IX.1955 (A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris.
Cyrtops sparsus Fâhraeus
Cyrtops sparsus Fâhr., 1840, ap. Schoenh., Gcn. Cure., V, 2, p. 925. — Hustache, Synopsis des Curcu-
lionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 26. — Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag.,
sér. E, 10, p. 43.
Anjouan (type). Mohéli, Fomboni (J. Millot). Mayotte, Miringoni, Kangani, Dzaoudzi
[A. Robinson).
Cratopini
Stiamus brachyurus Pascoe
Stiamus brachyurus Pasc., 1886, Journ. Linn. Soc. London, 19, p. 325, pl. 41, fig. 6. — Fairmaire, Ann.
Soc. ent. Belg., 37,1893, p. 644. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII,
1924, p. 36.
Mayotte, Combani (B. Mogenet, coll. Ch. Alluaud) ; id. ( L. Humblot) ; Coconi, 15.XII.1975
(J. Étienne, ma coll.).
Stiamus brunneus Hustache
Stiamus brunneus Hust., 1919, Ann. Soc. ent. France, 87, 1918 (1919), p. 475. — idem. Synopsis des
Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 36.
Anjouan (British Muséum) ; Nioumakélé ( Desruisseaux). Mayotte (L. Humblot, 1887), coll.
Muséum, Paris.
Cratopus ditissimus Boheman
Cratopus ditissimus Bohem., 1840, ap. Schoenh., Gen. Cure., VI, 1, p. 404.
Cratopomorphus herbaceus Deyrolle, 1863, ap. Maillard, Notes sur l’île de la Réunion, annexe H,
p. 12.
Anjouan (British Muséum) ; Mutzamudu (P. Carié) ; Bimbini, forêt de M’Rémani, XI.1953
(A. Robinson) ; Nioumakélé ( Desruisseaux ) ; sans précisions ( Lavanchy) ; Gouni, 14.1.1974 (J. Étienne).
Mohéli, Fomboni, XI.1955, M’Dzaoudzi, lac Iconi [A. Robinson) ; Kangani (J. Millot) ; Pamanzi,
lac Dziani (id) ; Djoumadounia, 2.XII.1973 (L. Matile).
Cratopus ditissimus var. lepidopterus Deyrolle
Cratopomorphus ditissimus var. lepidopterus Deyr., l.c., p. 13.
Mayotte (L. Humblot) ; Combani (B. Mogenet, E. Marie) ; Dzaoudzi, 19.XI.1947 (P. Cachan) ;
Combani, XI.1956, Mamutzu, XI.1956 (A. Robinson). Mohéli, Jangani, Fomboni (J. Millot).
Cratopus viridisparsus Fairmaire
Cratopus viridisparsus Fairm., 1896, Bull. Soc. ent. France, p. 222. — Linell, Proc. U.S. nat. Mus.,
19, 1897, p. 702. Champion, Trans. Linn. Soc. London, 16, 1914, pars 4, p. 401.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CURCULIONIDAE 139
Grande Comore (L. Humblot, H. Pobéguin) ; Pamanzani (Ch. Alluaud, 1897) ; Moroni, III.1952
(R. Paulian) ; 20.1.1974 (J. Étienne) ; sans date (Malet).
Cratopus subdenudatus Richard
Cralopus subdenudatus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 45.
Grande Comore, forêt de La Grille, sous bois mort, XI.1954 (J. Mittot), type unique <J in coll.
Muséum, Paris ; Nioumbadjou, 450 m, 9.1.1974 (L. Matile).
Pamphaea deficiens Pascoe
Pamphaea deficiens Pasc., 1886, Journ. Ent. Soc. London, 19, p. 322. — Faust, Ent. Zeit., Stettin, 1890,
p. 172. Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., 37, 1893, p. 545. — Hustache, Synopsis des Curculionides mal¬
gaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 40.
Mayotte.
Oosomini
Barianus uniformis Fairmaire
Barianus uniformis Fairm., 1902, Ann. Soc. ent. Fr., 71, p. 354. — Epiramphus litoralis Champ., 1914,
Trans. Linn. Soc. London, p. 388, pl. 22., fig. 4, 4a. Var. coquereli Fairm., I. c., p. 355. Hustache, Synopsis
des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 119.
Mayotte (types, Ch. Coquerel, L. Humblot).
Brachycerini
Hoffmanista parcegranatus (Fairmaire)
Rhytiphloeus parcegranatus Fairm., 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 543. — Hustache, Synopsis Cure,
malg., Bull. Acad. Malg., n. sér., 12, 1924, p. 191. Richard, Natur. Malg., 3 (2), 1951, p. 129.
Mayotte (L. Humblot). Grande Comore, Moroni, 2.IV.1948 (P. Cachan).
Hoffmanista parcegranatus ssp. mohelii Richard
Hoffmanista parcegranatus Fairm., ssp. Mohelii Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 46.
Mohéli, Fomboni, XI.1955 (A. Robinson) ; Kangani (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Cleonini
Neocleonus sannio var. coquereli Chevrolat
Neocleonus sannio var. coquereli Chev., 1873, Mém. Soc. Sc. Liège, p. 69. Brancs. (sub Cleonus), Jahr.,
Trencsin, XV, 1893, p. 239. Fairmaire, Mém. Soc. Zool. France, 1899, p. 25. Faust, l.c., p. 201. Hustache,
Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1925, p. 169.
Anjouan, Nioumakélé (Desruisseaux).
Source : MNHN, Paris
140
M. FERRAGU
Hylobiini
Aclees impressifrons Hustache
Aclees impressifrons Hust., 1920, L'Echange, 36, hors-texte n° 398, p. 4. — Hustache, Synopsis des
Curculionides malgaches. Bull. Acad. malg.. n. sér., 1924, p. 211.
Grande Comore (L. Humblot).
Gonotrachelus quinquecarinatus Champion
Gonotrachelus quinquecarinatus Champ., 1914, Trans. Linn. Soc. London, 16 (4), p. 407, pl. 22, fig. 11.
— Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., 1924, p. 215. Richard, 1958,
Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 46.
Grande Comore, Moroni, sous pierre, XI.1954 (J. Millot).
Cycloterini
Cycloteres sulcirostris Richard
Cycloteres sulcirostris Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 46-47.
Mohéli, Kangani [A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris.
Erirrhinini
Bagous impressus Fairmaire
Bagous impressus Fairm., 1898, Ann. Soc. ent. Belg., 42, p. 246. — Hustache, Synopsis des Curculionides
malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 224. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10,
p. 47.
Mohéli, Fomboni, Kangani (J. Millot, A. Robinson).
Bagous hovanus Hustache
Bagous hovanus Hust., 1920, L'Echange, 36, hors-texte n° 400, p. 5 (sep.). — Hustache, Synopsis des
Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 225.— Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag.,
sér. E, 10, p. 47.
Mohéli, Fomboni, XI.1955 {A. Robinson).
Apionini
Apion exiguum Béguin-Billecocq
Apion exiguum Bég.-Billc., 1905, Ann. Soc. ent. Fr., 74, p. 158. — Hustache, Synopsis des Curculionides
malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 264.
Mayotte, Pamanzi {Ch. Alluaud) ; type in coll. Muséum, Paris.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CURCULIONIDAE
141
Apion pamanzianum Béguin-Billecocq
Apion pamanzianum Bég.-Billec., 1904, Bull. Soc. ent. Fr., p. 56. — Hustache, Synopsis des Curculio-
nides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 267.
Mayotte, Pamanzi (Ch. Alluaud) ; type in coll. Muséum, Paris.
Apion (Aspidapion) alutaceicollis Richard
Apion (Aspidapion ) alutaceicollis Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 48.
Mohéli, Miringoni, XI.1955 (A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris. Mayotte, Mamutzu,
11.1956 (A. Robinson).
Apion (Aspidapion) comoriensis Richard
Apion (Aspidapion) comoriensis Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 48-49.
Grande Comore, forêt de La Grille, XI.1954 (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris ; village
de Guiri, massif de La Grille, 10.1.1974 ( D. Matile).
Cyladini
Cylas formicarius (Fabricius)
Brentus formicarius F., 1798, Ent. Syst., Suppl., p. 174. — Hustache, Synopsis des Curculionides mal¬
gaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 276. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 49.
Mohéli, M’Dzouzi, lac Iconi (A. Robinson) ; Pamanzi, lac Dziani (J. Millot).
Alcidodini
Alcidodes convexus (Olivier)
Curculio convexus o!., 1790, Encycl. méthod., V, p. 507. — Id., Ent., V, 1807, p. 176, t. 8, fig. 88.
Curculio gibbus F., 1792, Ent. Syst. n I (2), p. 431.
Rhynchaenus gibbus, F., Syst. El., XI, 1801, p. 471. Herbst, Kâfer, VI, p. 307, t. LXXXIV, fig. 4. Klug,
Ins. Madag., 1833, p. 198 (110). Boheman ap. Schoenh., Gen. Cure., VIII (1), 1844, p. 55. Fairmaire, Ann.
Soc. ent. France (5), 1, 1871, p. 48. Chevrolat, Ann. Soc. ent. France, Bull., 1881, p. lxxiii. Dohrn, Stett.
ent. Zeit., 43, 1882, p. 464. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII,
1924, p. 341.
Comores.
Alcidodes costipennis (Fairmaire)
Alcides costipennis Fairm., 1871, Ann. Soc. ent. France (5), 1, p. 49. Id., Mém. Soc. zool. France, 1899,
p. 25. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad., malg., n. sér., VII, 1924, p. 342
Mayotte (Ch. Coquerel, E. Marie, Moquerys).
Prionomerini
Endaeus sulcatus Richard
Endaeus sulcatus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 49.
Mohéli, Fomboni (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Source : MNHN, Paris
142
M. FERRAGU
Nanophyini
Diacritus roudieri Richard
Diacritus roudieri Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 50.
Grande Comore, forêt de La Grille, XI.1954 (A. Robinson ) ; type in coll. Muséum. Paris.
Derelomini
Psilocaulus elatus Richard
Psilocaulus elatus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 50.
Mohéli, Fomboni, XI.1955 {A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris.
Ithyporini
Ithyporoidus variegatus Hustache
Ithyporoidus variegatus Hust., 1922, Bull. Mus. Paris, p. 285 ; Synopsis des Curculionides malgaches,
Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 382.
Grande Comore (Prost, 1896) ; Moroni, (Malet) ; Mayotte, (L. Humblot) ; Anjouan, Nioumakélé
(Desruisseaux).
SoPHRORHININI
Bathyaulacus subscutellatus Fairmaire
Bathyaulacus subscutellatus Fairm., 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 547. — Id., Mém. Soc. zool. Fr.,
1899, p. 25. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 414.
Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 51.
Mayotte (L. Humblot). Mohéli, lac Iconi, XI. 1955, Kangani, Fomboni, M’Dzaouzi (A. Robinson).
Camptorhinini
Camptorhinus brullei Boheman
Camptorhinus brullei Boh., 1837, ap. Schoen., Gen. Cure., IV, 1, p. 174.
C. dorsiger Fairm., 1871, Ann. Soc. ent. France (5), 1, p. 53 ; id., Mém. Soc. zool. France, 1899, p. 26.
Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 427. Richard, 1958.
Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 51.
Grande Comore (H. Pobéguin) ; Mayotte, Combani (B. Mogenet, de Faymerenu). Anjouan,
forêt de M Rémani, X.1953 (A. Robinson). Mohéli, M’Dzaouzi, lac Iconi, Miringoni (A. Robinson).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CURCULIONIDAE
143
Tylodidini
Anabellus breviclavus Richard
Anabellus breviclavus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 51.
Grande Comore, XI.1954 (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris ; Nioumbadjou, 600 m,
30.VIII.1969 (Y. Gomy).
Cryptorhynchini
Cryptorhynchus mangiferae (Fabricius)
Curculio mangiferae F., 1775, Syst. Ent., p. 139. — Id., Ent. Syst., 1-2,1792, p. 432, Ol., Ent., V, gen. 83,
p. 200, pl. XI, fig. 137. Herbst, Kâfer, VI, p. 150, pl. LXX, fîg. 4. Boh. in Schoen., Gen Cure., IV, 1, 1837,
p. 91. Klug, Ins. Madag., 1833, p. 199.
C. ineffectus Wa\k., Ann. Mag. Nat. Hist., 1859, p. 264.— Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches,
Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 432.
Grande Comore (H. Pobéguin) ; Moroni, [Malet) ; Mohéli, Djouma-Dougna, ( Pupier).
Zygopini
Antobaphus rufoviüatus (Fairmaire)
Sympiezopus rufovittatus Fairmaire, 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 546. Hustache, Synopsis des Curcu¬
lionides malgaches. Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 459.
Mayotte [L. Humblot).
Campyloscelini
Epiphylax carinicollis Richard
Epiphylax carinicollis Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 52.
Grande Comore, Nioumbadjou, bois mort, nov. 1954 (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Mohéli, Kangani [A. Robinson).
Alsirhinus aureus Richard
Alsirhinus aureus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 53.
Mohéli, Miringoni, XI.1955 (.<4. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris ; id., Fomboni (J. Millot).
Coeliodini
Lioxyonyx uniseriatus Hustache
Lioxyonyx uniseriatus Hust., Synopsis Cure, malg., 1 er suppl., déc. 1932, p. 100. Richard, 1958. Mém.
Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 54.
Mohéli, Fomboni (J. Millot).
Source : MNHN, Paris
144
M. FERRAGU
Sphenophorini
Perissoderes ruficollis Waterhouse
Perissoderes ruficollis Waterh., 1879, Ann. Mag. Nat. Hist., sér. 5, 3, p. 363. — Fairmaire, Ann. Soc.
ent. Belg., 37, 1893, p. 549. Hustachf., Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n.s ér., VII,
1924, p. 501.
Anjouan (C. W. Bewsher) ; type in coll. Muséum, Paris. Grande Comore, 19.11.1974 (J. Étienne).
Calandrini
Polytus mellenborgi (Boheman)
Sitophilus mellenborgi Boh., 1838, ap. Schoenh., Gen. Cure., IV (2), p. 976.
Calandra remota Sharp, 1885, Trans. R. Soc. Dublin (2), 3, p. 183, 254 ; Perkins, Fauna Hawaiiens.,
II, 1900, p. 139.
Sphenophorus musaecola Fairm., 1898. Ann. Soc. ent. Belg., 42, p. 489. Hustache, Synopsis des Curcu¬
lionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 503. Richard 1958. Mém. Inst, scient Madag., sér.
F., 10, p. 54.
Mayotte, Mamutzu, XI.1956 (Æ Robinson).
Eugnoristus latevittatus Fairmaire
Eugnoristus latevittatus Fairm., 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 548. Hustache, Synopsis des Curcu¬
lionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 510. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag.,
sér. E, 10, p. 54.
Mohéli, Miringoni, XI.1955 {A. Robinson).
Eugnoristus monachus (Olivier)
Calandra monacha 01., 1807, Ent., V, gen. 83, p. 90, t. 28, fig. 411. Klug, Ins. Madag., 1833, p. 200
(112). Gyll. ap. Schoenh., Gen. Cure., IV, 2, 1838, p. 849. S. von Vollenhoven, Liste Ins. Réun., Comor.
Madag., 1869 (1874), p. 2. Fairmaire, Ann. Soc. ent. Belg., 37, 1893, p. 525.
E. tristis Pasc., 1887. Ann. Mag. Nat. Hist. (5), 19, p.877. Hustache, Synopsis des Curculionides mal¬
gaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 509.
Mayotte (L. Humblot) ; Coconi, 15.XII.1975 (J. Étienne).
Myocalandra exarata (Boheman)
Cossonus exaratus Boh., 1838, ap. Schoenh., Gen. Cure., IV, 2, p. 970.
Sphenophorus exquisitus Walk., Ann. Mag. Nat. Hist., 1859 (3), IV, p. 218.
Calandra porcata Pasc., 1885, Ann. Mus. civ. Stor. nat. Genova, 22, p. 306. Hustache, Synopsis des
Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 517.
Mayotte, Combani (B. Mogenet).
Calandra linearis (Herbst)
Rhynchophorus linearis Herbst, 1795, Natursyst. Ins. Kâf., VI, p. 5, t. 100, f.
Cordyle striatus Thumb., 1815, Nova Acta Ups., 7, p. 112. Var. striata Perkins, Fauna Hawaiiens., II,
p. 139.
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CURCULIONIDAE 145
C. tamarindi Christy, 1834, Trans. Ent. Soc. London, 1, p. 36. Hustache, Synopsis des Curculionides
malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 520.
Comores.
Calandra stigmaticollis (Gyllenhal)
Silophilus stigmaticollis Gyll., 1838, ap. Schoenh., Gen. Cure., IV, 2, p. 972. Kolbe, Mitt. Zool. Mus.
Berlin, V, 1910, p. 46.
S. subfasciatus Boh. ap. Schoenh., Gen. Cure., IV, 2, p. 971.
S. subsignatus Gyll., l.c., p. 973.
C. punctigera Pasc., 1885, Ann. Mus. civ. Stor. nat. Genova, 22, p. 305.
C. sechellarum Kolbe, 1910, l.c., p. 46.
S. cruciger Motsch., in litt. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér.,
VII, 1924, p. 519. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 54.
Grande Comore (H. Pobéguin), Mohéli, Fomboni, M’Dzaouzi (J. Millot). Mayotte, Mamutzu,
XI. 1956 (A. Robinson).
Stromboscerini
Rhinostomus niger (Drury)
Curculio niger Drury, 1773, Illustr. Nat. Hist., 11, p. 63, t. 34, fig. 2. Klug, Ins. Madag., 1833, p. 200
(112). Fâhr. ap. Schoenh., Gen. Cure., IV, 2, 1838, p. 798. Coquer., Ann. Soc. ent. France (2), 6, 1848, p. 181,
t. 7, IV, fig. 4 (larve). Fairm., Ann. Soc. ent. Belg., 37, 1893, p. 525. Brancs., Jahr. Naturiv. Ver. Trencsén,
15,1893, p. 240. Vuill., Agronomie colon., 1913, p. 37, fig. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches,
Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 526. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 54.
Grande Comore (H. Pobéguin, L. Humblot) ; Mitsamiouli, VII.1948 ; Moroni, {Malet) ; Anjouan,
(Lavanchy) ; Nioumakélé ( Desruisseaux).
Cossonini
Cossonus elongatulus (Fabricius)
Curculio elongatulus F., 1798, Ent. Syst., Suppl., p. 168. —- Boh., ap. Schoenh., Gen. Cure.. IV, 2,1838,
p. 1022. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924,p.534, Richard,
1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 55.
Grande Comore, Nioumbadjou, XI.1954 {J. Millot).
Cossonus impressicollis Fairmaire
Cossonus impressicolis Fairm., 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 549. Hustache, Synopsis des curculio¬
nides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 532. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E,
10, p. 55.
Grande Comorb (L. Humblot, 1884). Mayotte, Mamutzu, XI.1956 {A. Robinson).
Cossonus suturalis Boheman
Cossonus suturalis Boh., 1838, ap. Schoenh., Gen. Cure., IV, 2, p. 1033.
C. fasciolatus Fairm., 1871, Ann. Soc. ent. Fr. (5), 1, p. 55. Hustache, Synopsis des Curculionides mal-
10
Source : MNHN, Paris
146
M. FERRAGU
gâches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 533. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10,
p. 55.
Mayotte (L. Humblot), Mamutzu, XI.1956 (.A. Robinson). Mohéli, M’Dzaouzi, Fomboni,
Kangani [A. Robinson).
Cossonus ovalipennis Richard
Cossonus ovalipennis Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 55-56.
Mayotte, Mamutzu, II. 1958 {A. Robinson).
Pentarthrum humile (Fairmaire)
Catolethrus humile Fairm., 1893, Arm. Soc. ent. Belg., 37, p. 549. Hustache, Synopsis des Curculio-
nides malgaches, BuU. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 536, Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag.,
sér. E, 10, p. 56.
Grande Comore (L. Humblot). Mohéli, M’Dzaouzi, Fomboni, Kangani, lac Iconi. Mayotte,
Mamutzu, XI.1956 (A. Robinson).
Geopentarthrum convexum Richard
Geopentarthrum convexum Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 56.
Grande Comore, Moroni, sous pierre, nov. 1954 (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris. Mohéli,
Mohiani, 20.VII.1969, tronc Cocotier (Y. Gomy).
Stenotrupis distinguendus (Fairmaire)
Catolethrus distinguendus Fairm., 1897, Ann. Soc. ent. Belg., 41, p. 196.
C. intermedius Fairm., 1902, Ann. Soc. ent. France, 71, p. 381. Hustache, Synopsis des Curculionides
malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér. VII, 1924, p. 537. Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10,
p. 57.
Mohéli, M’Dzaouzi (A. Robinson).
Pseudostenotrupis comoriensis Richard
Pseudostenotrupis comoriensis Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 57.
Mohéli, M’Zaouzi (A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris ; Mohiani, tronc de Cocotier
(Y. Gomy).
Mesostenotrupis punctatus Richard
Mesostenotrupis punctatus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 58.
Mayotte, Mamutzu, XI.1956 (A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris.
Miorrhinus mohelianus Richard
Miorrhinus mohelianus Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 58.
Mohéli, Miringoni, XI.1955 (A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris ; Mohiani, 20.VII.1959
(Y. Gomy).
Source : MNHN, Paris
COLÉOPTÈRES CURCULIONIDAE
147
Phloephagosoma subcaudatum (Fairmaire)
Calolethrus subcaudatus Fairm., 1849, Rev. Mag. Zool. (2), 1, p. 556.
P. proximum Woll., 1873, Trans. ent. Soc. London, p. 614 ; Waterh., Phil. Trans. R. Soc., 158, 1879,
p. 511, 531. Hustache, Synopsis des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., Vil, 1924, p. 540.
Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 59.
Mayotte, Mamutzu, XI.1956 (^4. Robinson).
Orthotemnus filiformis Champion
Orthotemnus filiformis Champ., 1914. Trans. Linn. Soc. London (2), 16, p. 484. Hustache, Synopsis
des Curculionides malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 541. — Richard, 1958, Mém. Inst, scient.
Madag., sér. E, 10, p. 59.
Mayotte (Ch. Alluaud). Mohéli, M’Zaouzi, Kangani, lac Iconi (A. Robinson).
Dryophtorus alluaudi Hustache
Dryophtorus alluaudi Hust., 1922, Bull. Mus. Paris, p. 417. Id., Synopsis des Curculionides malgaches,
Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 546. Richard, 1958, Mém. inst. scient. Madag., sér. E, 10, p. 59.
Grande Comore, forêt de La Grille ; Nioumbadjou (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Dryophtorus atomus Fairmaire
Dryophtorus atomus Fairm., 1893, Ann. Soc. ent. Belg., 37, p. 550. Hustache, Synopsis des Curculionides
malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 546.
Grande Comore (L. Humblot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Ochronanus lignicola Richard
Ochronanus lignicola Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 59.
Grande Comore, Nioumbadjou, bois mort, XI.1954 (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Himatinum subnudum Richard
Himatinum subnudum Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 69.
Grande Comore, XI.1954 (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Himatinum alternatum Richard
Himatinum alternatum Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 60.
Mohéli, Kangani (A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris.
Himatinum sericeum Richard
Himatinum sericeum Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 62.
Grande Comore, XI.1954 (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Himatinum granülirostris Richard
Himatinum granülirostris Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 62.
Mohéli, Kangani (A. Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris.
Source : MNHN, Paris
148
M. FERRAGU
Himatinum collaris Richard
Himatinum collaris Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 62.
Mohéli, Fomboni (A Robinson) ; type in coll. Muséum, Paris.
Atellabini
Euops janthinus Fairmaire
Euops janthinus Fairm., 1899, Ann. Soc. ent. Belg., 43, p. 545. Hustache, Synopsis des Curculionides
malgaches, Bull. Acad, malg., n. sér., VII, 1924, p. 559. Richard, 1958, Mém. Inst, scient Madag., sér. E, 10,
p. 63.
Mohéli, Miringoni (A. Robinson) ; Fomboni (J. Millot). Mayotte, Pamanzi, lac Dziani (J. Millot).
Euops goudoti Jeck. ssp. latirostris Richard
Euops goudoti Jeck., ssp. latirostris Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 63.
Mohéli, Fomboni (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Euops convexicollis Richard
Euops convexicollis Richard, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., sér. E, 10, p. 63.
Mohéli, Fomboni (J. Millot) ; type in coll. Muséum, Paris.
Salacus hustachei Voss
Salacus hustachei Voss, Ent. Blatt., 28, 1932, p. 100. Richard, 1958, Mém. Inst. scient. Madag., sér. E,
10, p. 63.
Mohéli, Kangani, Fomboni [A. Robinson, J. Millot). Grande Comore, Boboni [J. Millot).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
149
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Claude Herbulot *
On trouvera ci-après pour chaque espèce connue des Comores la référence à sa description ori¬
ginale, la référence aux travaux dans lesquels elle a, le cas échéant, déjà été citée des Comores (en négli¬
geant les auteurs qui se sont bornés à reproduire de précédentes indications sans faire état de nouvelles
captures), sa répartition dans l’archipel et son aire de dispersion.
L’altitude des différentes stations où l’espèce a été prise n’a pas été indiquée, ces stations se
situant pour la plupart entre 0 et 500 m, zone dans laquelle les différences d’altitude sont trop faibles
pour jouer un rôle important. Il n’en va autrement que pour la station de Convalescence à la Grande
Comore qui se trouve à 1 700 m et à un degré beaucoup moindre pour celles de La Grille à la Grande
Comore et de M’Rémani à Anjouan qui sont respectivement à 810 et à 800 m.
Sous-Famille Geometrinae
Pingasa griveaudi Herbulot
Pingasa griveaudi Herbulot, 1966 : 285 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore ( L. Humblot).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Pingasa rhadamaria signifrontaria (P. Mabille)
Hypochroma signifrontaria P. Mabille, 1893 : 65 (loc. type : Mayotte).
Mohéli [A. Voellzkow) ; Bandamalé (P. Griveaud) ; Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan [A. Voeltzkow) ; M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte ( teste P. Mabille).
Comores, nord de Madagascar.
La sous-espèce nominative, P. r. rhadamaria Guenée, se trouve sur les plateaux du centre de
Madagascar ; d’autres sous-espèces se trouvent sur le continent africain.
* 67, rue de la Croix Nivert, 75015 Paris.
Source : MNHN, Paris
150
CL. HERBULOT
Pingasa ultrata Herbulot
Pingasa ultrata Herbulot, 1966 : 285 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : Convalescence (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Agathia malgassa n. sp. (fig. 1)
cî, $. Tête et dessus du corps brun violacé, le collier et la base des ptérygodes verts, une tache
verte sur la partie postérieure du thorax et une autre sur chacun des quatre premiers segments abdo¬
minaux. Dessous du corps blanchâtre. Dessus des ailes d’un vert voisin du 348 de Séguy, la base
brun noir et la partie distalc largement envahie de brun violacé. Dessous des ailes blanchâtre traversé
aux 2/3 par une large fascie brun noir.
L’espèce est évidemment proche d’A. confuscata W. Warren, d’Afrique occidentale, la ressem¬
blance externe étant confirmée par la similitude de l’armature génitale des qui ne diffèrent guère
que par la harpe des valves un peu plus longue chez malgassa que chez confuscata.
Holotypc : 1 <$, Madagascar, Ranomafana, R.I.G. 8 au km 401, 26/30. II 1.1955 ( C. Herbulot),
in coll. C. Herbulot. Allotype : 1 $, mêmes indications. Paratypes : 3 <J, mêmes indications. Longueur
de l’aile antérieure de l’holotype : 13,5 mm.
Mohéu : Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar *.
Archichlora trygodes L. B. Prout
Archichlora trygodes L. B. Prout, 1922 : 327 (loc. type : Madagascar, Diego Suarez).
Mayotte : Chingoni (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Archichlora ioannis Herbulot
Archichlora ioannis Herbulot, 1955 : 115 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore ( Prola ).
1. Des exemplaires des stations suivantes dans la collection du Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris :
Madagascar Sambirano : Région d'Ambanja, Nord de Beangona-Ambevy, vallée d’Antremabe, 400 m, 11.1964
(P. Soga).
Madagascar Est : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale XII, Ambinanitelo, 500 m, XII-1958 (P. Gri¬
veaud) ; Anjanaharibc Sud, Betsakotso, 1 030 m, XI-1961 (P. Soga) ; Andasy II [camp 2], 1 300 m, IV-1969 (P. Soga).
— Piste d’Andapa à Ambalapaiso, 25 km à l’Ouest d’Andapa, 725 m, XI-1968 (P. Griveaud, A. Peyrieras et P. Viette).
— 42 km au Nord de Sambava, forêt d’Analabe, 50 m, XI-1968 ( id .). — Baie d’Antongi), base de la presqu’île Masoala,
Hiarakn, 500 m, X-1968 (id.) ; Nosy Mangabe, 200 m, 1-1968 (P. Griveaud et A. Peyrieras). — Route de Beparasy, km 17
et km 25, V-1970 (B. Turlin). Route d’Anosibe, III-1969 [G. Dujardin Delacour).
Madagascar Ouest : Route d’Ambato-Boeni, km 3, Andavatsiotra, XII.1971 (Patovoson). — Ankarafantsika,
Ampijoroa, 120 m, IX-1956 (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
Anjouan (R. Decary).
Endémique comorien.
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
151
Comibaena punctaria (Swinhoe)
Probolosceles punctaria Swinhoe, 1904 : 550 (loc. type : Madagascar).
Grande Comore : La Grille (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte : Chingoni (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Lophorrhachia rubricorpus (W. Warren)
Oenospila rubricorpus W. Warren, 1898 : 235 (loc. type : Warri, Niger Coast Protectorate)
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Afrique au sud du Sahara, Comores, Madagascar.
Une sous-espèce, L. r. omorrhodia L. B. Prout, se trouve à Sào Tomé.
Thalassodes quadraria Guenée
Thalassodes quadraria Guenée, 1857 : 360 (loc. type : Inde centrale ? Nouvelle Hollande ?).
Nemoria aequaria P. Mabille, 1897 : 231.
Thalassodes quadraria, Hampson, 1908 : 477.
Thalassodes digressa Walker ; L. B. Prout, 1930 : 21.
Grande Comore (L. Humblot, G. F. Leigh) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Mohéli {A. Robinson) ; Bandamalé (P. Griveaud) ; Djouma-Dougna ( Pupier) ; Fomboni (P. Gri¬
veaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud) ; Mutsamudu (P. Griveaud).
Mayotte ( Meade-Waldo, A. Robinson) ; Convalescence (P. Griveaud).
Afrique au sud du Sahara, îles du Cap-Vert, Comores, Madagascar, Aldabra, la Réunion, Maurice,
Rodriguez L
Chlorissa approximans (W. Warren)
Hemithea approximans W. Warren, 1897 : 39 (loc. type : Weenen, Natal).
Chlorissa approximans, L. B. Prout, 1930 : 29.
Grande Comore (L. Humblot, G. F. Leigh).
Mohéli (A. Robinson) ; Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan (G. F. Leigh).
Afrique orienlale et australe. Comores.
1. L'espèce n’avait pas encore été signalée de Rodriguez. Je l'en cite d'après un exemplaire pris par N. Manders
qui se trouve dans les collections du British Muséum (N. H.).
Source : MNHN, Paris
152
CL. HERBULOT
Chlorissa stibolepida (Butler)
Comibaena stibolepida Butler, 1879 : 394 (loc. type : Madagascar, Antananarivo).
Hemithea albostrigulata W. Warren ; Hampson, 1908 : 477 (erreur de détermination).
Chlorissa stibolepida, L. B. Prout, 1930 : 28.
Grande Comore (L. Humblot, G. F. Leigh).
Mohéli [A. Robinson).
Anjouan (G. F. Leigh) ; M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte (G. F. Leigh, Meade-Waldo) ; Convalescence (P. Griveaud ).
Comores, Madagascar, Europa, Assumption, Aldabra, Cosmoledo, Farquhar 1 .
Heterorachis insueta L. B. Prout
Heterorachis (?) insueta L. B. Prout, 1922 : 331 (loc. type : Madagascar, Diego Suarez).
Grande Comore ( Prola ).
Comores, Madagascar.
Rhodesia alboviridata (Saalmüller)
Comibaena alboviridata Saalmüller, 1880 : 292 (loc. type : Nossi-Bé).
Mohéli ( A. Robinson).
Afrique au sud du Sahara, Comores, Madagascar.
Comostola subsimplex intensa (L. B. Prout)
Comostolopsis intensa L. B. Prout, 1915 : 323 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore (G. F. Leigh) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Mohéli {A. Robinson).
Anjouan (R. Decary) ; M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte : Chingoni (P. Griveaud) ; Convalescence (P. Griveaud).
Endémique comorien.
La sous-espèce nominative, C. s. subsimplex L. B. Prout, au demeurant assez peu différente
de la sous-espèce intensa, se trouve à Madagascar 2 .
Eucrostes disparata F. Walker
Eucrostis disparata F. Walker, 1861 : 567 (loc. type : Ceylan).
Eucrostes disparata, L. B. Prout, 1930 : 46.
Grande Comore (G. F. Leigh).
Mohéli [A. Robinson) ; Fomboni (P. Griveaud).
1. La présence signalée de cette espèce en Afrique du Sud résulte d’une erreur de détermination.
2. La présence signalée de cette espèce au Kenya résulte d'une erreur de détermination.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
153
Anjouan (G. F. Leigh).
Mayotte (G. F. Leigh, A. Robinson).
Afrique orientale et australe, Comores, Madagascar, Aldabra 1 , Arabie, Indes, Ceylan, Philip¬
pines, Formose, Queensland, Nouvelles-Hébrides.
Une sous-espèce à peine différenciée, E. d. beatificata F. Walker, se trouve en Afrique occiden¬
tale et centrale.
Sous-Famille Sterrhinae
Chrysocraspeda erythraria (P. Mabille)
Amaurinia erythraria P. Mabille, 1893 : 62 (loc. type : Madagascar).
Chrysocraspeda rosacea Pagenstecher, 1907 : 100 (loc. type : Mohéli).
Mohéli ( A . Voeltzkow).
Comores, Madagascar.
Traminda observata atroviridata (Saalmüller)
Timandra atroviridata Saalmüller, 1880 : 293 (loc. type : Nossi-Bé).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar, la Réunion.
La sous-espèce nominative, T. o. observata F. Walker, se trouve en Afrique du Sierra-Leone
à la Rhodésie du Sud.
Traminda vividaria (F. Walker)
Timandra vividaria F. Walker, 1861 : 800 (loc. type : Caffraria).
Mohéli : Djouma-Dougna ( Pupier).
Mayotte (G. F. Leigh) ; Convalescence (P. Griveaud).
Afrique au sud du Sahara, Comores, Madagascar.
Somatina lia L. B. Prout
Somatina lia L. B. Prout, 1915 : 327 (loc. type : Anjouan).
Anjouan (G. F. Leigh).
Comores, Madagascar.
Somatina vestalis (Butler)
Argyris vestalis Butler, 1875 : 419 (loc. type : Natal).
Mohéli {A. Robinson).
Afrique australe, Comores, Madagascar 2 .
1. L’espèce n’avait pas encore été signalée d’Aldabra. Elle y a été prise par la mission Prola.
2. L’espèce n’avait pas encore été citée de Madagascar. Elle y a été prise par P. Griveaud & la station forestière
d’Ampijoroa dans le massif de l’Ankarafantsika (district de Marovoay).
Source : MNHN, Paris
154
CL. HERBULOT
Problepsis meroearia Saalmüller
Problepsis meroearia Saalmüller, 1884 : 218 (loc. type : Nossi-Bé).
Argyris mayottaria Ch. Oberthür, 1923 : 219 (loc. type : Mayotte).
Mayotte (teste Ch. Oberthür) ; Chingoni (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Antitrygodes dentilinea herbuloti Viette
Antitrygodes dentilinea W. Warren ; L. B. Prout, 1933 : 60.
Antitrygodes herbuloti Viette, 1977 : 64 (loc. type : Madagascar, piste d’Andapa à Ambalapaiso, 25 km
Ouest d’Andapa).
Grande Comore ( L. Humblot).
Comores, Madagascar.
La sous-espèce nominative, A. d. dentilinea W. Warren, se trouve du Sierra Leone au Kenya.
Scopula bistrigata (Pagenstecher)
Timandra bistrigata Pagenstecher, 1907 : 101 (loc. type : Madagascar, Fianarantsoa).
Scopula bistrigata L. B. Prout, 1933 : 67.
Grande Comore ( Prola ).
Mohéli (A. Robinson) ; Fomboni (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Scopula caesaria (F. Walker)
Acidalia caesaria F. Walker, 1861 : 750 (loc. type : Ceylan).
Scopula caesaria,L. B. Prout, 1933 : 68.
Mohéli : Fomboni (P. Griveaud).
Mayotte (Prola) ; Convalescence (P. Griveaud).
Afrique au sud du Sahara, Comores, Madagascar, Mascareignes, Asie méridionale, Queensland.
Scopula internataria punctistriata (P. Mabille)
Acidalia punctistriata P. Mabille, 1880 : 23 (loc. type : Madagascar).
Craspedia punctistriata, Pagenstecher, 1907 : 99.
Grande Comore : La Grille (A. Voeltzkow).
Comores, Madagascar, la Réunion.
La sous-espèce nominative, S. i. internataria F. Walker, se trouve sur une grande partie du
continent africain.
Scopula minorata (Boisduval)
Geometra minorata Boisduval, 1833 : 263 (loc. type : Maurice).
Scopula minorata, L. B. Prout, 1933 : 73.
Mayotte (A. Robinson).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
155
Afrique au sud du Sahara, îles du Cap-Vert, Comores, Madagascar, Mascareignes, Aldabra,
Seychelles.
Une sous-espècc, S. m. ochroleucaria Herrich-Schâffer, se trouve dans la région méditerranéenne.
Scopula rufolutaria (P. Mabille)
Acidalia rufolutaria P. Mabille, 1900 : 739 (loc. type : Madagascar, Loukoubé).
Craspedia luculata Guenée ; Pagenstecher, 1907 : 99 (erreur de détermination).
Scopula gaudialis L. B. Prout, 1928 : 55 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore (G. F. L'igli, Prola).
Mohéli : Djouma-Dougna (Papier); Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan (G. F. Leigh) ; Pulsy (.4. Voeltzkow).
Mayotte (G. F. Leigh, A. Voellzkvtv).
Comores, Madagascar.
Scopula sparsipunctata (P. Mabille)
Acidalia sparsipunctata P. Mabille, 1900 : 738 (loc. type : Madagascar, Antongil).
Mohéli : Bandamalé (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Une sous-espèce, S. s. menaiensis Legrand, se trouve à Aldabra et à Cosmoledo.
Idaea griveaudi Herbulot
Sterrha pulveraria agrammaria P. Mabille ; L. B. Prout, 1933 : 79 (erreur de détermination).
Sterrha agrammaria P. Mabille ; Paulian et Viette, 1955 : 193 (erreur de détermination).
Idaea griveaudi Herbulot, 1978 : 7 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comorb (G. F. Leigh) ; Boboni (P. Griveaud) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Sous-Famille Larentiinae
Disclisioprocta natalata (F. Walker)
Scotosia natalata F. Walker, 1862 : 1351 (loc. type : Natal).
Camptogramma polyacmaria P. Mabille, 1897 : 230 (loc. type : Mayotte).
Mohéli (A. Robinson) ; Bandamalé (P. Griveaud).
Mayotte ( teste P. Mabille).
Afrique au sud du Sahara, Sâo Tomé, Comores, Madagascar, Europa.
Une sous-espèce, D. n. rubritincta Hampson, se trouve à Socotra et une autre, D. n. constellata
W. Warren se trouve à Maurice.
Source : MNHN, Paris
156
CL. HERBULOT
Orthonama quadrisecla Herbulot
Orthonama quadrisecla Herbulot, 1954 : 85 (loc. type : Madagascar, Ankaratra).
Orthonama quadrisecla, Paulian et Viette, 1955 : 194.
Grande Comore ( Prola ) ; Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar, la Réunion.
Mimoclystia dimorpha Herbulot
Mimoclyslia dimorpha Herbulot, 1966 : 286 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore : Boboni (P. Griveaud) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Ecpelala meridionata nesaea (L. B. Prout)
Gonanticlea meridionata nesaea L. B. Prout, 1923 : 197 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore (L. Humblot, G. F. Leigh, Prola).
Anjouan (G. F. Leigh).
Endémique comorien. C’est par erreur que L. B. Prout (1935 : 89) cite nesaea de Madagascar
au lieu de le citer des Comores.
La sous-espèce nominative, E. m. meridionata F. Walker, se trouve en Afrique orientale et
australe.
Collix foraminata Guenée
Collix foraminata Guenée, 1857 : 358 (loc. type : Afrique centrale).
Collix foraminata, D. S. Fletcher, 1958 : 115.
Grande Comore (L. Humblot) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Afrique au sud du Sahara, Comores, Madagascar.
Horisme minuata albostriata (Pagenstecher)
Phibalapterix albostriata Pagenstecher, 1907 : 99 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : Convalescence (A. VoeUzkow).
Endémique comorien.
La sous-espèce nominative, H. m. minuata F. Walker, se trouve en Afrique orientale et australe.
Eupithecia bolespora L. B. Prout
Eupithecia bolespora L. B. Prout, 1937 :107 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore (L. Humblot).
Comores, Madagascar l .
1. L’espèce n’était connue que des Comores. Je la cite de Madagascar d’après la capture que j’ai faite à Ambato-
fitorahana (district d’Ambositra) de deux exemplaires d’une forme dont les lignes blanches sont plus développées et plus
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
157
Eupithecia ericeti abacta n. subsp. (fig. 2)
$. Diffère de la sous-espèce nominative, E. e. ericeti Herbulot, de Madagascar par sa taille infé¬
rieure et sa coloration rembrunie (ressemblant à cet égard beaucoup plus au g qu’à la $ d’ericeti), par
la présence d’une éclaircie dans la partie centrale des ailes antérieures et par la petitesse du point cellu¬
laire des ailes postérieures. L’armature génitale présente par ailleurs des différences sensibles. C’est
ainsi que les épines garnissant la partie postérieure de la paroi interne de la bursa sont plus courtes
chez abacta que chez ericeti et que le ductus d 'abacta n’est pas sclérifié aussi régulièrement que l’est
celui A'ericeti.
Holotype : 1 $, Grande Comore, Convalescence, 1 700 m, IX.1958 ( P. Griveaud), in coll. Muséum
national, Paris. Paratypes : 1 Ç, mêmes indications ; 1 $, Grande Comore, IX.1953 ( Prola) in coll.
C. Herbulot. Longueur de l’aile antérieure de l’holotype : 11,5 mm.
Endémique comorien.
La sous-espèce nominative, E. e. ericeti Herbulot, se trouve dans les hautes montagnes du nord
de Madagascar.
Chloroclystis toreumata L. B. Prout
Chloroclystis toreumata L. B. Prout, 1937 : 111 (loc. type : Anjouan).
Chloroclystis nanula P. Mabille ; Herbulot, 1957 a : 4 (erreur de détermination).
Chloroclystis nanula P. Mabille ; Herbulot, 1957 b : 232 (erreur de détermination).
Grande Comore (L. Humblot, Prola ) ; Boboni (P. Griveaud).
Mohéli {A. Robinson).
Anjouan (G. F. Leigh).
Mayotte (G. F. Leigh) ; Convalescence (jP. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Chloroclystis grisea leighi (L. B. Prout) 1
Chloroclystis leighi L. B. Prout, 1937 : 109 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore (L. Humblot, G. F. Leigh).
Endémique comorien.
La sous-espèce nominative, C. g. grisea W. Warren, se trouve en Afrique orientale.
Chloroclystis comorana n. sp. (fig. 3)
$. Assez semblable d’aspect à la précédente espèce. En diffère notamment par sa taille sensible¬
ment inférieure, par ses palpes beaucoup plus longs (atteignant deux fois le diamètre de l’œil), par la
découpe de ses ailes postérieures dont le bord externe est nettement concave entre la nervure 2 et le
tornus de l’aile et par le revers des ailes sur lequel la postmédiane est beaucoup moins vigoureusement
épaisses que celles du type unique des Comores. Peut-être ces différences sont-elles subspécifiques mais il faudrait un plus
abondant matériel pour se prononcer, d’autant que mes deux exemplaires de Madagascar sont des alors que le type
unique des Comores est une $.
1. Le rattachement de leighi à grisea en tant que sous-espèce m’a été indiqué par D. S. Fletcher.
Source : MNHN, Paris
CL. HERBULOT
indiquée. Armature génitale comportant une bursa minuscule, à peine aussi longue que les apophyses
antérieures du huitième sternite (0,4 mm de long).
Holotype : 1 Ç, Grande Comore, 23.VIII.1911 (G. F. Leigh), in coll. British Muséum (N. H.).
Paratypes : Grande Comore, 3 Ç, 1884 (L. Humblot) ; 3 $, VII. 1911 (G. F. Leigh ) ; 2 $, 25. VIII. 1911
(G. F. Leigh), in coll. British Muséum (N. H.), coll. Muséum national, Paris, et coll. C. Herbulot. Lon¬
gueur de l’aile antérieure de l’holotype : 6,5 mm.
Endémique comorien.
Gymnoscelis rubricata (J. de Joannis)
Chloroclyslis rubricata J. de Joannis, 1932 : 442 (loc. type : Maurice, Curepipe).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar 1 , La Réunion, Maurice.
Gymnoscelis olsoufieffae L. B. Prout
Gymnoscelis olsoufieffae L. B. Prout, 1937 : 112 (loc. type : Madagascar, Nanisana).
Grande Comore : Nioumbadjou (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Littoral oriental de l’Afrique australe, Comores, Madagascar.
L’espèce n’est connue d’Afrique que de Lourenço Marques, sur la côte du Mozambique et de
Port Saint Johns, sur la côte du Pondoland. Sa répartition est donc tout à fait semblable à celle de
Cleora quadrimaculata Janse au sujet de laquelle D. S. Fletcher (1967 : 54) a très justement fait remar¬
quer qu’il s’agit vraisemblablement d’une espèce originaire de Madagascar qui serait récemment arrivée
sur le continent.
Protosteira spectabilis (W. Warren)
Holorista (?) spectabilis W. Warren, 1899 : 36 (loc. type : Natal).
Protosteira spectabilis, L. B. Prout, 1935 : 115.
Grande Comore ( L. Humblot) ; Convalescence (P. Griveaud).
Cameroun, Zaïre, Afrique orientale et australe, Comores, Madagascar.
Sous-Famille Ennominae
Epigynopteryx piperata (Saalmüller)
Crocinis piperata Saalmüller, 1880 : 294 (loc. type : Nossi-Bé).
Gynopteryx piperata, Pagenstecher, 1907 : 97.
Grande Comore ( L. Humblot, A. Voeltzkow) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
1. L’espèce n’avait pas encore été citée de Madagascar. Elle s’y trouve à Diego-Suarez, d’où elle a été redécrite
par L. B. Prout (1937 : 112) sous le nom de Gymnoscelis crassata varions ab. loc. tripartita.
Source : MNHN, Paris
FlC. 1 à 5. — 1, Agalhia malgassa n. sp., X 1. — 2, Eupithecia ericeti abacta n. subsp., X 2.-3, Chloroclystis
n. sp., X 3.-4, Cabera humbloti n. sp., <? holotype, X 1. t 5, id., $ allotype, X 1.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
159
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Eupsamma pulverosa russulata (P. Mabille)
Caberodes russulata P. Mabille, 1897 : 226 (loc. type : Comores).
Grande Comore (L. Humblot).
Endémique comorien.
La sous-espèce nominative, E. p. pulverosa W. Warren est connue de l’Éthiopie à l’Afrique du
Sud ainsi que de l’Ouganda, du Zaïre et de l’Angola, aire de répartition à laquelle il faut ajouter le Came¬
roun où pulverosa a été pris par Ph. Darge au dessus de Buéa à 900 m d’altitude et par moi dans la
forêt de Bafout N’Guemba à 2 000 m.
Psilocerea harmonia L. B. Prout
Psilocerea harmonia L. B. Prout, 1932 : 112 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore (L. Humblot, G. F. Leigh) ; Boboni (P. Griveaud) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Mohéli : Djouma-Dougna ( Pupier ).
Anjouan : Ajaho (P. Griveaud) ; M’Rémani (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Une sous-espèce, P. h. jacobi L. B. Prout, se trouve à Madagascar.
Psilocerea ferruginaria (P. Mabille)
Metrocampa ferruginaria P. Mabille, 1897 : 231 (loc. type : Comores).
Grande Comore [L. Humblot, Legros-Levasseur) ; Convalescence (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Une sous-espèce, P. f. pallidizona Herbulot, se trouve à Madagascar.
Aspilatopsis unilineata (W. Warren)
Euomoea unilineata W. Warren, 1897 : 124 (loc. type : Zomba, Upper Shire River).
Caberodes liemigrarnmata P. Mabille, 1897 : 227 (loc. type : Comores).
Comores (teste P. Mabille).
Afrique australe, Comores.
Il est possible que les populations comoriennes constituent une sous-espèce particulière. Cette
question est actuellement difficile à trancher, l’espèce n’étant connue des Comores que par le type
d’hemigrammata. Cet exemplaire se distingue de ceux du continent par sa petite taille et par les lignes
des ailes moins vigoureusement dessinées mais ces différences ne sont peut-être qu’individuelles (les
armatures génitales sont semblables).
Drepanogynis quadrivalvis Herbulot
Drepanogynis quadrivalvis Herbulot, 1960 : 105 (loc. type : Madagascar, Périnet).
Source : MNHN, Paris
160
CU HERBULOT
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Xenimpia maculosata (W. Warren)
Procypha maculosata W. Warren, 1897 : 121 (loc. type : Cape of Good Hope).
Grande Comore : Nioumbadjou (P. Griveaud).
Afrique australe, Comores.
Xenimpia luxuriosa Herbulot
Xenimpia luxuriosa Herbulot, 1961 : 145 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : Convalescence (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Xenimpia crassipecten Herbulot
Xenimpia crassipecten Herbulot, 1961 : 145 (loc. type : Mohéli).
Grande Comore ( L. Humblot).
Mohéli : Bandamalé (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Xenimpia trizonata (SaalmüUer)
Hexeris trizonata SaalmüUer, 1891 : 498 (loc. type : Nossi-Bé).
Xenimpia trizonata, H. Legrand, 1966 : 125.
Mohéli (A. Robinson) ; Bandamalé (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar, Aldabra.
Erastria madecassaria (Boisduval)
Geometra madecassaria Boisduval, 1833 : 262 (loc. type : Madagascar).
Hyperythra madecassaria, Pagenstecher, 1907 : 96.
Hyperythra miegii humbloti Ch. Oberthür, 1912 : 264 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore (teste Ch. Oberthür).
Mohéli (A. Robinson).
Anjouan (R. Decary).
Mayotte [A. Voeltzkow) ; Chingoni (P. Griveaud) ; Convalescence (P. Griveaud).
Afrique orientale et australe, Seychelles, Comores, Madagascar, Aldabra, Cosmoledo, la Réunion,
Maurice.
Tephrina univirgaria P. Mabille
Tephrina univirgaria P. Mabille, 1880 : 24 (loc. type : Madagascar).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
161
Tephrina catalaunaria Guenée ; Hampson, 1908 : 477 (erreur de détermination).
Mohéli : Fomboni (P. Griveaud).
Mayotte ( Meade-WaXdo , Prola).
Comores, Madagascar.
Tephrina contexta Saalmüller
Tephrina contexta Saalmüller, 1891 : 498 (loc. type : Nossi-Bé).
Grande Comore ( L. Humblot, G. F. Leigh).
Mohéli {A. Robinson) ; Bandamalé (P. Griveaud).
Mayotte ( L. Humblot, A. Robinson) ; Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Tephrina pulinda deerraria F. Walker
Tephrina deerraria F. Walker, 1861 a : 962 (loc. type : Cape).
Mohéli {A. Robinson) ; Fomboni (P. Griveaud).
Afrique, îles du Cap-Vert, Comores, Madagascar, Aldabra.
La sous-espèce nominative, T. p. pulinda F. Walker, se trouve aux Indes et à Ceylan.
Semiothisa normata (F. Walker)
Tephrina normata F. Walker, 1861 a : 966 (loc. type : Moreton Bay).
Mohéli : Djouma-Dougna ( Pupier ) ; Fomboni (P. Griveaud).
Afrique au sud du Sahara, Comores, Madagascar, Asie méridionale, Insulinde, Queensland.
Semiothisa simplicilinea pagenstecheri n. nom. 1
Macaria trigonata Pagcnstecher, 1907 : 95 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore : Moroni {Malet) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Mohéli : Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan ( Behaghel ; A. Voeltzkow) ; M’Rémani (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
La sous-espèce nominative, S. s. simplicilinea W. Warren, se trouve en Afrique orientale et
australe.
Obolcola retorta Herbulot
Obolcola retorta Herbulot, 1966 : 286 (loc. type : Mayotte).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Endémique comorien.
1. Le nom donné par Pagenstecher à cette sous-espèce (qu’il considérait par ailleurs, à tort, comme une espèce)
ne peut pas être retenu, étant préoccupé par Semiothisa trigonata W. Warren 1897.
11
Source : MNHN, Paris
162
CL. HERBULOT
Colocleora comoraria (Ch. Oberthür)
Ophthalmodes comoraria Ch. Oberthür, 1913 : 292 (loc. type : Comores).
Grande Comore : Nioumbadjou (P. Griveaud).
Mohéli : Bandamalé (P. Griveaud) ; Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Une sous-espèce, C. c. moinieri Herbulot, se trouve à Madagascar.
Darisodes orygaria brunneata (W. Warren)
Xylopleryx brunneata W. Warren, 1902 : 523 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore (teste W. Warren) ; La Grille (P. Griveaud) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
La sous-espèce nominative, D. o. orygaria Guenée se trouve à la Réunion ; une autre sous-espèce
se trouve à Maurice.
Xylopteryx doto L. B. Prout
Xylopleryx doto L. B. Prout, 1925 : 61 (loc. type : Madagascar, Diego Suarez) ; Viette, 1973 : 76.
Grande Comore ( Prola) ; Convalescence (P. Griveaud) ; La Grille (P. Griveaud) ; Nioumbadjou
(P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Racotis deportata Herbulot
Racotis deportata Herbulot, 1970 :166 (loc. type : Madagascar, massif du Tsaratanana).
Grande Comore : Convalescence (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Cleora transversaria (Pagenstecher)
Boarmia transversaria Pagenstecher, 1907 : 97 (loc. type : Grande Comore).
Cleora transversaria, D. S. Fletcher, 1967 : 18.
Grande Comore (L. Humblot, A. Voeltzkow, G. F. Leigh, Prola) ; Moroni (P. Dubernet) ; Nioum¬
badjou (P. Griveaud).
Mohéli (A. Robinson) ; Bandamalé (P. Griveaud) ; Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
163
Mayotte (G. F. Leigh, Prold) ; Chingoni (P. Griveaud) ; Coconi (J. Étienne) ; Convalescence
(P. Griveaud) ; Kawani (P. Dubernet).
Endémique comorien.
Cleora quadrimaculata (Janse)
Neocleora quadrimaculata Janse, 1932 : 269 (loc. type : Pondoland, Port Saint Johns).
Mohéli (A. Robinson).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Littoral oriental de l’Afrique australe, Comores, Madagascar.
Cleora angustivalvis (Herbulot)
Boarmia acaciaria Guenée ; Pagenstecher, 1907 : 99 (erreur de détermination).
Neocleora angustivalvis Herbulot, 1965 : 120 (loc. type : Grande Comore).
Cleora angustivalvis, D. S. Fletcher, 1967 : 82.
Grande Comore (L. Humblot, A. Voeltzkow , G. F. Leigh) ; Boboni (P. Griveaud) ; Convalescence
(P. Griveaud) ; Nioumbadjou (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani (P. Griveaud).
Endémique comorien.
Cleora rothkirchi insularum D. S. Fletcher
Cleora rothkirchi insularum D. S. Fletcher, 1967 : 111 (loc. type : Madagascar, Diego Suarez).
Grande Comore (L. Humblot).
Mohéli : Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan (G. F. Leigh, Behaghel).
Mayotte : Chingoni (P. Griveaud).
Comores, Madagascar. A noter toutefois que ce n’est qu’avec un point de doute que D. S. Flet¬
cher a rattaché les populations des Comores à la sous-espèce insularum qui est typiquement cons¬
tituée par les populations de Madagascar.
La sous-espèce nominative, C. r. rothkirchi Strand, se trouve sur une grande partie du continent
africain ; une autre sous-espèce se trouve à Socotra et se retrouve vraisemblablement sur la côte septen¬
trionale du Kenya.
Ascotis selenaria reciprocaria (F. Walker)
Boarmia reciprocaria F. Walker, 1860 : 366 (loc. type : Congo).
Grande Comore : Nioumbadjou (P. Griveaud).
Afrique au sud du Sahara, Principe, Comores, Madagascar.
La sous-espèce nominative, A. s. selenaria [Denis et Schiffermüller], se trouve en Europe cen¬
trale et orientale ; d’autres sous-espèces se trouvent dans la région méditerranéenne, en Extrême-
Orient, aux Indes et à Ceylan.
Source : MNHN, Paris
164
CL. HERBULOT
Cabera toulgoeti Herbulot
Cabera toulgoeti Herbulot, 1957 : 260 (loc. type : Madagascar, Périnet).
Grande Comore : Nioumbadjou (P. Griveaud).
Mohéli : Bandamalé (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Cabera humbloti n. sp. (fig. 4 et 5)
<J. Proche de la précédente espèce. S’en distingue par ses ailes un peu moins élancées, par le
dessus du corps et des ailes d’un brun moins rouge, approchant le 176 de Séguy avec les macules cellu¬
laires des deux ailes plus grosses, noirâtres avec leur centre plus clair et la postmédiane des postérieures
bien indiquée, par le revers des ailes largement assombri au voisinage du bord externe et par son arma¬
ture génitale, les différences portant notamment sur l’uncus plus court et se terminant par une pointe
fine et régulière (bifide chez toulgoeti), sur les socii beaucoup plus longs, sur le bord costal des valves
ne présentant pas, comme chez toulgoeti, une dilatation hérissée de petites soies raides et sur la garni¬
ture de la vesica qui ne comporte que 3 cornuti au lieu de 5 chez toulgoeti, ceux-ci étant par ailleurs
différemment disposés.
$. Diffère du £ par sa coloration ocre rouge (146 de Séguy), par la postmédiane des antérieures
extérieurement bordée de blanc, par la réduction des macules cellulaires et par la zone terminale du
revers des ailes brun rouge et beaucoup plus nettement délimitée.
Holotype : 1 <J, Grande Comore (L. Humblot), in coll. British Muséum (N. H.). Allotype : 1 $,
mêmes indications. Longueur de l’aile antérieure de l’holotype : 14 mm.
Endémique comorien.
Zamarada differens Bastelberger
Zamarada differens Bastelberger, 1907 : 167 (loc. type : Mozambique).
Zamarada differens, D. S. Fletcher, 1974 : 63.
Mohéli (A. Robinson).
Anjouan (G. F. Leigh).
Afrique centrale et australe, Comores.
[Amnemopsyché charmione (Fabricius)]
Cette espèce est à rayer de la faune de l’Archipel des Comores (voir à ce sujet l’article de P. Viette
dans le présent volume, p. 27).
Scardamia maculata percitraria (Fryer)
Scardamia percitraria Fryer, 1912 : 15 (loc. type : Aldabra).
Scardamia maculata neeraria Ch. Oberthiir ; H. Legrand, 1966 : 126 ( x ).
1. L'espèce décrite de Madagascar par Ch. Oberthür en juillet 1912 sous le nom de neeraria ne me paraît pas diffé¬
rente de celle décrite d’Aldabra par Fryer en mars 1912 sous le nom de percitraria. Le type de percitraria a une colo¬
ration jaune très particulière mais tous les autres exemplaires d’Aldabra que j'ai vus sont bien semblables, dans leur diver¬
sité individuelle, aux populations malgaches et comoriennes.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES GEOMETRIDAE
156
Grande Comore (G. F. Leigh).
Mohéli (A. Robinson) ; Bandamalé (P. Griveaud) ; Fomboni (P. Griveaud).
Anjouan (G. F. Leigh).
Mayotte : Chingoni (P. Griveaud).
Comores, Madagascar, Aldabra.
La sous-espèce nominative, S. m. maculala W. Warren, se trouve dans une grande partie de
l’Afrique continentale au sud du Sahara.
CONCLUSIONS
Les Geometridae des Comores ne sont encore qu’imparfaitement connus. Je n’en veux pour
preuve que, sur les 73 espèces actuellement recensées, 14 ne le sont que par la capture d’un exemplaire
unique. Telle quelle cette faune peut néanmoins, compte tenu de la superficie et de l’isolement des
îles composant l’archipel, être considérée comme assez riche. Par contre l’endémisme n’est pas très
important : il n’atteint que 16 % si on raisonne au stade spécifique (12 espèces sur 73), passant à 29 %
si on descend au stade subspécifique (21 espèces ou sous-espèces sur 73).
Si maintenant on examine la question île par île on constate une richesse en espèces plus grande
à la Grande Comore (50 espèces) qu’à Mohéli (35 espèces), à Anjouan (28 espèces) et à Mayotte (28 espèces)
mais cette situation correspond bien au fait que la Grande Comore dépasse de loin les trois autres
îles en étendue et en altitude. Beaucoup plus remarquable est la richesse en endémiques de la Grande
Comore comparée à celle des autres îles puisque, sur les 21 taxa propres à tout l’archipel considéré en
bloc, on en retrouve 20 à la Grande Comore contre seulement 10 à Anjouan, 5 à Mohéli et 5 à Mayotte.
En ce qui concerne les relations avec les terres voisines, bien que les Comores soient à peu près
à la même distance du continent africain que de Madagascar, les affinités sont beaucoup plus grandes
avec cette dernière île. En effet, les 52 taxa qui ne sont pas des endémiques se répartissent comme suit :
Taxa communs au continent africain et aux Comores 4
Taxa communs à Madagascar et aux Comores 31
Taxa communs au continent africain, à Madagascar et aux Comores 17
Les espèces communes à plusieurs îles ne paraissent guère avoir tendance à s’y diversifier. Je
ne peux citer que le cas de Pingasa griveaudi et celui de Mimoclystia dimorpha dont les populations de
la Grande Comore sont d’une teinte tirant sur le rose alors que celles d’Anjouan tirent sur le vert.
On remarquera, enfin, que le peuplement par les espèces d’origine malgache ne semble pas s’être
fait préférentiellement sur les îles les plus proches, c’est-à-dire sur Mayotte et sur Anjouan. Quant au
peuplement par les espèces venues du continent africain, elles sont trop peu nombreuses pour que leur
absence de Mayotte soit significative.
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en 1857. Etudes de Lépidoptérologie comparée 20 : 213-291, illus.
Paulian, R. et Viette, P. 1955. — Essai d’un Catalogue biologique des Lépidoptères Hétérocères des environs
de Tananarive. Mémoires de l’Institut scientifique de Madagascar, série E, 6 : 141-281, illus.
Pagenstecher, A. 1907. — In Voeltzkow, A., Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905. Wissenschaftliche
Ergebnisse 2. Systematische Arbeiten. Lepidoptera-Heterocera (Uraniidae, Geometridae, Noctuidae
Pyralidae, Thyrididae, Pterophoridae) von Madagascar, den Comoren und Ostafrika : 93-146, illus.,
Stuttgart.
Prout, L. B. 1915. — New Généra and Species of African Geometridae. Novitates Zoologicae 22 : 311-385.
— 1922. — New and little-known Geometridae. Novitates Zoologicae 29 : 327-363.
— 1923. — New Geometridae in the Tring Muséum. Novitates Zoologicae 30 : 191-215.
— 1925. — Geometrid Descriptions and Notes. Novitates Zoologicae 32 : 31-69.
— 1928. — New Geometridae. Novitates Zoologicae 34 : 53-70.
— 1929-1938. In Seitz, A., The Macrolepidoptera of the World, 16, The African Geometrae, 160 pp. (p. 1-8
publ. 1929, p. 9-48 publ. 1930, p. 49-88 publ. 1933, p. 89-104 et 113-120 publ. 1935, p. 105-112 publ. 1937,
p. 121-160 publ. 1938), illus., Stuttgart.
— 1932. — New exotic Geometridae. Novitates Zoologicae 38 : 103-126.
Saalmüi.ler, M. 1880. — Neue Lepidopteren aus Madagascar, die sich im Muséum der Senckenbergischen
naturforschenden Gesellschaft befinden. Bericht über die Senckenbergische naturforschende Geseüschaf
in Frankfurt am Main 1879-1880 : 258-310.
— 1891. — Lepidopteren von Madagascar, Abtheilung 2 (Heterocera : Noctuae, Geometrae, Microlepidop-
tera) : 247-531, illus., Frankfurt am Main.
Swinhoe, C. 1904. — On the Geometridae of Tropical Africa in the National Collection. Transaction of the ento-
mological Society of London 1904 : 497-590.
Viette, P. 1972. — Un nouveau Xylopteryx de Madagascar (Lep. Geometridae Ennominae). Lambillonea, 71 :
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— 1977. — Nouvelles espèces de Géométrides madécasses (Lep.). Bulletin mensuel de la Société Linnéenne
de Lyon, 46 : 63-68, illus.
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— 1861 a. — List of the specimens of Lepidopterous Insects in the collection of the British Muséum 23 :
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— 1861. — List of the specimens of Lepidopterous Insects in the collection of the British Muséum 25 :
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Warren, W. 1897. — New Généra and Species of Moths from the Old-World Régions in the Tring Muséum.
Novitates Zoologicae 4 : 12-30.
— 1898. — New Species and Généra of the families Drepanulidae, Thyrididae, Uraniidae, Epiplemidae,
and Geometridae from the Old-World Régions. Novitates Zoologicae 5 : 221-258.
— 1899. — New Species and Généra of the families Drepanulidae, Thyrididae, Uraniidae, Epiplemidae,
and Geometridae from the Old-World Régions. Novitates Zoologicae 6 : 1-66.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES
DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Pierre Vxette *
La Lépidoptérofaune de l’Archipel des Comores nous est principalement connue par les récoltes
de L. Humblot, Ch. Legros-Levassor, A. Voeltzkow, G. F. Leigh, P. Griveaüd et P. Dubernet.
Il semble cependant que ces collectes, ajoutées à quelques autres (comme celles de J. Étienne
et H. Reneaud, par exemple), ne nous donnent qu’une idée fort imparfaite de la faune des Lépidoptères
de l’archipel.
On pourra nous reprocher de ne pas avoir fait un effort particulier vers les Comores lorsque la
France possédait à Tananarive-Tsimbazaza un centre de recherches scientifiques remarquable. Mais,
on comprendra que la Grande Ile, avec ses nombreux et différents biotopes, la diversité et l’endémicité
de sa faune, ait davantage — et d’abord — attiré l’attention des autorités scientifiques françaises.
Une mission de longue durée était prévue à la Grande Comore dans le cadre de la Recherche coopérative
sur programme n° 225 du Centre national de la Recherche scientifique (étude des écosystèmes monta¬
gnards des îles de l’Océan Indien occidental). La situation politique à Madagascar et aux Comores,
peu propice aux missions scientifiques sur le terrain, n’en a pas permis la réalisation. Il nous faudra
donc étudier le seul matériel dont nous pouvons disposer.
Les Noctuelles trifides sont traitées dans cette note. L’ordre suivi est celui de ma révision des
espèces madécasses appartenant à ce groupe de sous-familles.
Sous-Famille Noctuinae
Agrotis radama Viette
Agrotis radama Viette, 1958 : 146 (loc. type : Tananarive-Tsimbazaza).
Agrotis radama ; Viette, 1963 : 96, fig. 17, 18 et 22.
Anjouan : M'Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaüd).
Comores, Madagascar.
Agrotis longidentifera ranavalo Viette
Euxoa longidentifera Hamspon ; Pagenstecher, 1907 : 102 et 143.
Euxoa longidentifera ; Strand, 1917 : 470.
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, Muséum national d’Hiitoire naturelle, 45, rue de Buffon,
75231 Paris Cedex 05.
Source : MNHN, Paris
170
P. VIETTE
Euxoa longidentifera ; Gaede, 1934 ; 34.
Georyx putativa Berio ; Berio, 1956 : 82.
Euxoa longidentifera ; Paulian et Viette, 1956 : 207.
Scotia longidentifera ; D. S. Fletcher, 1961 : 180.
Agrotis longidentifera ranavalo Viette, 1958 : 146 (loc. type : Tananarive-Tsimbazaza).
Agrotis longidentifera ranavalo ; Viette, 1963 : 104, fig. 19, 20, 25 et 26.
Grande Comore : (A. Voeltzkow, in Pagenstecher, 1907, et Strand, 1917) ; X.1953 (C. Prola,
in Berio, 1956) ; Boboni, 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Chingoni, 70 m, X.1958 ; Convalescence, 380 m, XI.1958 (tous P. Griveaud).
Comores, Madagascar, Mascareignes.
Agrotis ipsilon (Hufnagel)
Plialaena Ipsilon Hufnagel, 1776 : 416 (loc. type : env. de Berlin).
Agrolis ipsilon ; Viette, 1963 : 108, fig. 27 et 28.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Dembeni, X.1971 (J. Brunhes).
Cosmopolite, Comores, Madagascar, Mascareignes, île Amsterdam.
Mentaxya comorana Viette
Mentaxya comorana Viette, 1960 : 222 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore : 1894 ( L. Huinblot) ; Boboni, 700 m, IX.1958 ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958
(tous P. Griveaud) ; La Grille, 1.1974 (J. Étienne) ; Hauts de Bahoni, 970 m, XI.1970 (P. Dubernet).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Mabilleana pudens (P. Mabille)
Agrotis pudens P. Mabille, 1900 : 728 (loc. type : Comores).
Mabilleana pudens ; D. S. Fletcher et Viette, 1962, 5.
Mabilleana pudens ; Viette, 1963 : 133, fig. 41, 49 et 50.
Agrotis pudens ; Viette et D. S. Fletcher, 1968 : 410.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 [P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
sous-famille Hadeninae
Leucania insulicola Guenée
Leucania Insulicola Guenée, 1852 : 82, n° 116 (loc. type : île de France [île Maurice]).
Cirphis insulicola ; Pagenstecher, 1907 : 103 et 143.
Cirphis insulicola ; Strand, 1917 : 470.
Leucania ( Boursinania ) insulicola ; Viette, 1963 : 182, fig. 86, 87, 92, et pl. VIII, fig. 5.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES
171
Grande Comore : (A. Voeltzkow, in Strand, 1917) ; Bomboni, 700 m, IX.1958 (P. Griveaud) ;
La Grille, 1.1974 (J. Étienne).
Mohéli : XI.1955 (A. Robinson).
Comores, Madagascar, Mascareignes.
Mythimna viettei Rungs
Mythimna Viettei Rungs, 1956 : 77, fig. 6, pl. II, fig. 6 (loc. type : Tananarive-Tsimbazaza).
Mythimna viettei ; Viette, 1963 : 190, fig. 89, 91, 93, pl. VIII, fig. 6.
Mayotte : Convalescence, 380 m, XI.1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Mythimna pyrausta (Hampson)
Cirphis pyrausta Hampson, 1913 : 600 (loc. type : Uganda, Lake George).
Mythimna pyrausta ; Viette, 1963 : 199, fig. 100, 102, 118, pl. VIII, fig. 9.
Grande Comore : (A. Voeltzkow, signalé par Pagenstecher, 1907 : 103 et 143 et Strand,
1917 : 470, sous le nom de Cirphis nebulosa Hampson) ; Hauts de Bahoni, 970 m, 30.XI.1970 (P. Duber-
net).
Afrique orientale, Comores, Madagascar, Mascareignes.
Mythimna infrargyrea (Saalmüller)
Leucania Infrargyrea Saalmüller, 1891 : 256, pl. 10, fig. 158 (loc. type : Madagascar occidental).
Mythimna infrargyrea ; Paulian et Viette, 1956 : 212.
Mythimna infrargyrea ; Viette, 1957 : 187.
Mythimna infrargyrea ; Viette, 1963 : 202, fig. 103, 104, pl. IX, fig. 10.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 {P. Griveaud).
Mohéli : Djouma-Dougna ( Pupier).
Comores, Madagascar, Mascareignes.
Mythimna fallaciosa (Rungs)
Leucania fallaciosa Rungs, 1956 : 75 (loc. type : Madagascar).
Mythimna fallaciosa ; Viette, 1963 : 223, fig. 75, 117, 124, pl. X, fig. 17.
Grande Comore : (signalé par Gaede, 1916 : 116, et 1934 : 50, sous le nom de Cirphis brantsi
Snellen) ; Boboni, 700 m, IX.1958 {P. Griveaud) ; La Grille, 1.1974 (J. Étienne).
Anjouan : Patsy [A. Voeltzkow, signalé par Pagenstecher, 1907 : 103, sous le nom de Cirphis
sp.) ; IV/VII.1951 (J. Behaghel) ; M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Coconi, 1.1974 (J. Étienne).
Comores, Madagascar.
Source : MNHN, Paris
172
P. VIETTE
Vietteania griveaudi n.sp. (fig. 1)
Holotype : 1 Grande Comore, Convalescence, 1 700 m, IX.1958 (P. Griveaud) (genitalia,
prép. P. Viette n° 5 445).
Envergure : 35 mm ; longueur de la côte des ailes antérieures : 16 mm.
cj. — Antennes brun bronzé, avec le scape, le pédicelle et les premiers articles du flagellum gris
jaunâtre ou garnis d’écailles de cette couleur. Palpes labiaux brun jaunâtre, le deuxième article avec
une bandelette longitudinale et dorsale noirâtre. Tête gris jaunâtre, avec trois touffes noires : l’une entre
les yeux et les deux autres entre les antennes. Patagia gris roussâtre, avec la base gris jaunâtre, une
bande transversale et médiane brun roux et l’apex noirâtre. Tegulae, thorax et abdomen gris jaunâtre.
Dessous du corps d’un gris jaunâtre plus clair que celui du dessus, à l’exception de la poitrine, qui est
lavée de gris. Pattes concolores, avec les articles des tarses, notamment les prothoraciques, noirs.
Ailes antérieures à couleur fondamentale d’un gris jaunâtre légèrement olivâtre, avec un court
et étroit trait blanc sale situé sur le bord inférieur de la cellule, au niveau de la naissance de M3 et de
Cula. Ce trait est rostralement bordé d’une fine ligne noire. Toute l’aire située au-dessus du trait blanc
est rougeâtre. Un point noir, subbasal, à la côte. Une série antémédiane de points noirs : à la côte, aux
bords antérieur et postérieur de la cellule, sur le pli, sur la nervure anale et au bord interne. Une série
postmédiane de points noirs : un point sur chaque nervure ; cette série est enfoncée vers l’intérieur
de l’aile entre R5 et Ml. Ombre antémarginale peu marquée, plus olivâtre. Nervures plus blanchâtres
que le fond ; entre elles, une ligne longitudinale plus foncée que le fond. Une série marginale de points
noirs ; chaque point étant situé entre les nervures, à l’extrémité de la ligne foncée internervurale.
Frange concolore.
Ailes postérieures gris noir, plus claires (sous un certain angle) dans une zone située entre M2
et Culb. Nervures apparentes, plus foncées que le fond. Frange gris noir dans la moitié proximale,
blanc sale dans la moitié distale.
Dessous des ailes antérieures gris noirâtre, largement bordé de gris jaunâtre. Une série de points
marginaux. Frange gris noirâtre.
Dessous des ailes postérieures d’un gris jaunâtre saupoudré de gris noirâtre, avec une tache discale,
une série postmédiane de points et une série marginale de lunules gris noirâtre. Frange concolore.
Armure génitale. — Voir la figure 5.
$. — Elle m’est inconnue.
Je n’ai vu que l’exemplaire holotype.
Cette nouvelle espèce est voisine de V. torrentium (Guenée), de Madagascar et des Mascareignes.
Outre les caractères tirés des genitalia (J, elle s’en distingue par une taille nettement plus grande.
Brithys crini pancratii (Cyrillo)
Noclua Pancratii Cyrillo, 1787, pl. 12, fig. 4 (loc. type : Naples).
Brithys pancratii Ochsenheimer ; Pagenstecher, 1907 : 103 et 143.
Brithys pancratii ; Strand, 1917 : 470.
Brithys pancratii ; Berio, 1956 : 82.
Brithys pancratii ; Viette, 1958 : 64.
Brithys pancratii ; Viette, 1963 : 236, fig. 131 et 132.
[Brithys crini pancratii ] ; Bretherton et Hayes, 1976 : 226.
Grande Comore : X.1953 (C . Prola , in Berio, 1956).
Source : MNHN, Paris
wjW 4
Fie. 1 à 4, Noctuelles trifides de l’Archipel des Comores, imagos.-1, Vietteania griveaudi n. sp., <? (holotype). - 2, Amphi
voeltzkowi n. sp-, <? (holotype). - 3, Appana comoriensis n. sp., c? (holotype). - 4, Gailopistna matUei n. sp., tf.
Fie. 5, armure génitale c? (a) et pénis (b) de Vietteania griveaudi a sp. (holotype).
Fie. 6, armure génitale (? (a) et pénis (b) de Amphia voeltzkowi n. sp. (holotype).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES 173
Mohéli : (A. Voeltzkow, in Pagenstecher, 1907, et Strand, 1917) ; XI.1955 ( A. Robinson),
Espagne, France, Italie, Afrique. « Specimens from Mauritius and Madagascar appear to repre-
sent an intermediate population » (Bretherton et Hayes, Le. : 227). La Réunion.
sous-famille Acronictinae
Callixena versicolora Saalmüller
Callixena Versicolora Saalmüller, 1891 : 325, pl. 10, fig. 164 (loc. type : Madagascar occidental).
Callixena versicolora ; Viette, 1965 : 303, fig. 184, 185, pl. XI, fig. 1, 2.
Anjouan : IX/VII.1951 (J. Behaghel).
Mayotte : X/XI.1958 (P. Griveaud).
Afrique au Sud du Sahara (?), Comores, Madagascar, Mascareignes.
Platysenta conducta (F. Walker)
Caradrina conducta F. Walker, 1856 : 296 (loc. type : Congo).
Perigea conducta ; Viette, 1958 : 64.
Perigea conducta ; Viette, 1965 : 319, fig. 193, 198, 199.
Grande Comore : X.1953 (C. Prola, in Berio, 1956) ; La Grille, 1.1974 (J. Étienne).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : 1.1956 (A. Robinson) ; Kawani, 15/16.11.1969 (P. Dubernet) ; Convalescence, 380 m,
XI.1958 (P. Griveaud) ; Dembeni, V.1971 (J. Brunhes).
Afrique au Sud du Sahara, Comores, Madagascar, Mascareignes, Seychelles.
Platysenta pauperata (F. Walker)
Hadena pauperata F. Walker, 1858 : 1 727 (loc. type : Port Natal).
Perigea pauperata ; Viette, 1965 : 322, fig. 192, 200, 201.
Grande Comore : (Ch. Legros-Levassor) ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud) ;
Boboni, 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Chingoni, 70 m, X.1958 (P. Griveaud).
Sâo Tomé, Afrique au Sud du Sahara, Comores, Madagascar, Mascareignes, Seychelles, Socotra.
Amphia voeltzkowi n. sp. (fig. 2)
Holotype : 1 <J, Anjouan, M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud) (genitalia, prép. P. Viette
n° 4 058).
Envergure : 38 mm ; longueur de la côte des ailes antérieures : 18 mm.
<?. — Antennes brun fauve, avec le scape latéralement blanc jaunâtre et la partie proximale
du flagellum plus foncée. Palpes labiaux brun marron, porrigés ; le troisième article légèrement décom-
Source : MNHN, Paris
174
P. VIETTE
bant et atteignant environ la moitié de la longueur du deuxième. Tête, patagia, tegulae et thorax brun
marron brillant. Abdomen gris brun. Dessous du corps gris jaunâtre, avec la poitrine brun noir. Pattes
brunes, annelées, au niveau des articulations, de blanc sale.
Ailes antérieures à couleur fondamentale brun marron, avec la côte, les bords antérieur et posté¬
rieur de la celllule et la nervure anale teintés de brun noir. Des points noirs dans la partie proximale.
Ligne antémédiane indistincte dans l’aire costale et dans celle du bord interne, noire et, en partie,
bordée intérieurement de beige, ailleurs. Tache orbiculaire grande, à contour extérieurement noir
et intérieurement beige foncé. Tache réniforme comme l’orbiculaire, mais contenant une grande macule
blanc crème dans sa partie distale. Ligne potsmédiane et ombre submarginale noires. Entre elles, une
zone beige roussâtre ; celle-ci est large, triangulaire et plus claire dans la moitié costale de l’aile ; elle
va ensuite en se rétrécissant pour ne plus devenir qu’une bande dans la moitié caudale de l’aile. Bord
externe de l’ombre submarginale festonné. Marge externe garnie de lunules noires. Frange concolore.
Ailes postérieures brun noir, avec une zone blanc sale à la base et, en partie, dans l’aire abdominale.
Frange gris jaunâtre dans sa moitié proximale, brune dans sa moitié distale, blanche à l'angle abdo¬
minal et le long de la marge abdominale.
Dessous des ailes antérieures brun noir brillant, avec une tache discale blanc sale. Frange con¬
colore.
Dessous des ailes postérieures gris noirâtre, avec une aire proximale et abdominale blanc jau¬
nâtre. Frange concolore.
Armure génitale. — Voir la figure 6.
$. — Elle m’est inconnue.
Je n’ai vu que l’exemplaire holotype.
Cette espèce, par comparaison avec l’habitus des Amphia madécasses, a été placée dans ce genre,
mais elle n’y est certainement pas à sa place.
Appana rosacea Saalmüller
Apparia Rosacea Saalmüller, 1891 : 311, pl. 13, fig. 248 (loc. type : Madagascar).
Appana rosacea ; Viette, 1965 : 422, fig. 281, 282, pl. XI, fig. 5.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Appana comoriensis n. sp. (fig. 3)
Holotype : 1 (genitalia, prép. P. Viette n° 4 511), allotype : 1 $, Grande Comore, Convalescence,
1 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Envergure : 28-30 mm ; longueur de la côte des ailes antérieures : 15-16 mm.
<?• Antennes dorsalement gris jaunâtre, avec le scape et le pédicelle de même couleur. Palpes
labiaux beige rosacé, ainsi que la tête, les patagia et les tegulae. Thorax beige rosacé antérieurement,
blanc jaunâtre postérieurement, le métathorax avec deux touffes latérales devenant progressivement
brun dans leur partie apicale. Abdomen beige rosacé, ainsi que la poitrine, le dessous du corps et les
pattes.
Ailes antérieures à couleur fondamentale beige rosacé, avec la côte plus foncée, tirant sur le gris.
Une grande tache brun roux, en forme de V, occupe le milieu de l’aile ; les branches du V sont élargies
en bandes et la base constitue une grande zone arrondie au bord interne ; la branche proximale ne dépasse
pas le bord antérieur de la cellule ; la branche distale atteint plus ou moins la côte, sa coloration se
confondant alors avec la couleur du fond dans l’aire costale. Cette tache en V est extérieurement bordée
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES
175
par un liséré gris rosacé. A l’intérieur du V, une zone blanc jaunâtre, parfois teintée de gris rosacé et
montrant une tache discale, triangulaire et brun roux. Un point de même couleur dans la cellule, au
sixième proximal. Au même niveau que ce point, une zone progressivement brun roux, au bord interne.
Bande submarginale brun roux plus clair, plus ou moins bordée extérieurement de blanc jaunâtre.
Nervures finement marquées, en noir. Frange concolore, mais plus claire.
Ailes postérieures blanc jaunâtre. Aire marginale beige rosacé. Nervures plus ou moins brun noir
dans leur partie distale. Une tache de même couleur à la base du bord abdominal. Frange comme aux
ailes antérieures.
Dessous des deux paires d’ailes blanc jaunâtre, avec les aires costale et marginale et une tache
discale brun rosacé. Frange concolore.
Armure génitale. —- Voir la figure 7 a et b.
Ç. — Ailes antérieures comme chez le mâle, avec les couleurs plus foncées.
Ailes postérieures envahies de brun noir.
Dessous des ailes, notamment celui des antérieures, presque entièrement brun rosacé.
Armure génitale. — Voir la figure 7 c.
Cette nouvelle espèce est voisine d 'A. rosacea Saalmüller, qui habite également, mais à une alti¬
tude moindre, la Grande Comore. Elle s’en distingue par : (a) une taille nettement plus grande ; (b) une
coloration générale des ailes plus claire ; (c) une différence dans la constitution de la tache en V des ailes
antérieures ; et (d), surtout, par l’absence de la petite zone mal définie blanc bleuté située en dessous
de l’apex des mêmes ailes.
Grande Comore : Convalescence, 1 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Apparia cinisigna (J. de Joannis)
Conservula cinisigna J. de Joannis, 1906 : 170, pl. 9, fig. 2 (loc. type : île Maurice).
Apparia cinisigna; Viette, 1965 : 427, fig. 285, 286, pl. XII, fig. 1.
Grande Comore : Hauts de Bahoni, 970 m, 30.XI.1970 (P. Dubernet) ; Convalescence, 1 700 m,
IX.1958 (P. Griveaud).
Afrique au Sud du Sahara, Comores, Madagascar, Mascareignes.
Apparia malagasa (Gaede)
Conservula malagasa Gaede, 1915 : 79 (loc. type : Madagascar).
Apparia malagasa ; Viette, 1965 : 429, fig. 287, 288, pl. XII, fig. 2.
Grande Comore : Convalescence, 1 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Mohéli : Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Callopistria intermissa Saalmüller
Callopistria intermissa Saalmüller, 1891 : 376 (loc. type : Nosy Be).
Callopistria intermissa ; Viette, 1965 : 456, fig. 300, 304, 309.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud) ; La Grille, 1.1974 (J. Étienne).
Comores, Madagascar.
Source : MNHN, Paris
176
P. VIETTE
Callopistria maillardi pseudintermissa Viette
Callopistria maillardi pseudintermissa Viette, 1965 : 459, fig. 301, 305, 308 (loc. type : Tananarive-Tsim-
bazaza).
Grande Comore : Moroni {Malet) ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud) ; La Grille,
1.1974 {J. Étienne).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 {P. Griveaud).
Comores, Madagascar. La sous-espèce C. m. maillardi habite La Réunion.
Callopistria miranda (Saalmüller)
Eriopus Miranda Saalmüller, 1880 : 273 (loc. type : Nosy Be).
Callopistria miranda ; Viette, 1965 : 472, fig. 317, 320, 325.
Mayotte : Convalescence, 380 m, XI.1958 {P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Callopistria matilei n. sp. (fig. 4)
Holotype : 1 <J, Mohéli, Bandamalé, 420 m, IX.1958 {P. Griveaud).
Envergure : 29-32 mm ; longueur de la côte des ailes antérieures : 14-15 mm.
c?. — Antennes brun bronzé foncé, avec le scape et le pédicelle blanc crème. Palpes labiaux bruns,
avec quelques écailles ventrales jaunâtres. Tête, patagia, tegulae et thorax brun noir. Abdomen gris
noirâtre, avec deux touffes proximales et médianes sur les premiers segments ; marge caudale de ces
derniers blanc jaunâtre. Poitrine et face externe des pattes brun noir ; articles des tarses blanc crème
maculé de brun. Dessous du corps blanc jaunâtre.
Ailes antérieures brunes, avec des plages brun noir et les lignes et dessins blanc crème. Bande
basale nette. Ligne postbasale bien indiquée, anguleuse intérieurement. Ligne antémédiane élargie
entre le bord inférieur de la cellule et la nervure anale. Taches orbiculaire et réniforme peu individualisées,
leur contour est à peine marqué de blanc jaunâtre ; entre elles deux, une plage brun noir. Ligne postmé¬
diane avec des lunules brun noir, chaque lunule étant située entre deux nervures. Ligne submarginale
fortement anguleuse intérieurement au niveau de Ml. Aire marginale largement brun noir. Ligne anté-
marginale anguleuse extérieurement au niveau de M3. Frange brun noir, blanc crème au niveau des
nervures.
Ailes postérieures blanc jaunâtre sale, avec les nervures et le tiers externe gris noirâtre. Frange
d’abord gris jaunâtre, puis brune, et, enfin, blanc sale.
Dessous des ailes antérieures brun roussâtre, avec une aire blanc jaunâtre, étroite et longitudi¬
nale sous la côte. Aire du bord interne largement blanc jaunâtre. Frange comme sur le dessus.
Dessous des ailes postérieures blanc jaunâtre, avec la tache discale, la bande postmédiane et
l’aire marginale brun roussâtre. Frange comme sur le dessus.
Armure génitale. — Voir la figure 8.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958; Convalescence, 1 700 m, IX.1958 (tous
P. Griveaud).
Mohéli : Miringoni, XI.1955 (A. Robinson) ; Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Source : MNHN, Paris
Fie. 8, armure génitale <? (a) et pénis (b) de Callopistria matilei n. sp.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES
177
Megalonycta mediovitta (W. Rothschild)
Acronycta mediovitta W. Rothschild, 1924 : 312 (loc. type : « Diego-Suarez »).
Megalonycta mediovitta ; Viette, 1965 : 482, fig. 330, 331 et 336.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Anedhella boisduvali Viette
Anedhella boisduvali Viette, 1965 : 88 (loc. type : Madagascar Ouest, forêt de Lambomakandro).
Anedhella boisduvali ; Viette, 1967 : 517, fig. 359, 360 et 363.
Mayotte : Chingoni, 70 m, X/XI.1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Spodoptera mauritia (Boisduval)
Hadena mauritia Boisduval, 1833 : 240 (loc. type : Mascareignes).
Spodoptera mauritia mauritia ; D. S. Fletcher, 1956 : 215.
Spodoptera mauritia ; Berio, 1956 : 83.
Spodoptera mauritia ; Viette, 1958 : 64.
Spodoptera mauritia mauritia ; H. Legrand, 1966 : 135.
Spodoptera mauritia mauritia ; Viette, 1967 : 522, fig. 361, 367, 370 et 371.
Spodoptera mauritia ; E. S. Brown et Dewhurst, 1975 : 242.
Grande Comore : X.1953 (C. Prola, in Berio, 1956) ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Gri¬
veaud).
Mohéli : XI.1955 (A. Robinson).
Anjouan : IV/VII.1951 (J. Behaghel) ; M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Coconi, 1.1974 (J. Étienne) ; Chingoni, 70 m, X.1958 (P. Griveaud).
Vieux Monde tropical, sauf l’Afrique continentale et ses îles occidentales.
Spodoptera cilium Guenée
Spodoptera cilium Guenée, 1852 : 156, n° 249 (loc. type : Java).
Spodoptera cilium; Viette, 1967 : 527, fig. 372, 373 et 374.
Spodoptera cilium ; E. S. Brown et Dewhurst, 1975 : 242.
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : 11.1956 {A. Robinson) ; Kavani-M’sapéré, 15/25 m, IV.1968 (P. Dubemet) ; Chingoni,
70 m, X/XI.1958 (P. Griveaud).
Espèce du Vieux Monde, tropicale et subtropicale, atteignant le Sud de l’Europe.
Spodoptera apertura (F. Walker)
Prodenia apertura F. Walker, 1865 : 654 (loc. type : Ceylan).
Spodoptera leucophlebia malagasy Viette ; Viette, 1967 : 543.
Spodoptera apertura ; E. S. Brown et Dewhurst, 1975 : 242 et 253.
12
Source : MNHN, Paris
178
P. VIETTE
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Afrique orientale et australe, Comores, Madagascar, Ceylan, Indes, Formose, Chine, Bornéo,
Sumatra, Nouvelle Guinée, Australie.
Note. — Sp. malagasy est une bonne espèce, différente de Sp. apertura (= leucophlebia).
Spodoptera littoralis (Boisduval)
Hadena littoralis Boisduval, 1833 : 239.
Prodenia litura ; Viette, 1958 : 64.
Spodoptera littoralis ; Viette, 1967 : 535, fig. 379 et 380.
Spodoptera littoralis ; E. S. Brown et Dewhurst, 1975 : 242.
Grande Comore : Boboni, 700 m, IX.1958 ; La Grille, 810 m, VIII.1958 ; Convalescence, 1 700 ni,
IX.1958 (tous P. Griveaud).
Mohéli : XI.1955 (A. Robinson).
Afrique et ses îles, atteint la région méditerranéenne, le Proche et le Moyen Orient.
Elyptron schrôderi Viette
Elyptron schrôderi Viette, 1963 : 39 (loc. type : Madagascar Est, env. de Périnet).
Elyptron schrôderi ; Viette, 1967 : 638, fig. 474, 483 et 484.
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 ; Boboni, 700 m, IX.1958 (tous P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Sesamia calamistis Hampson
Sesamia calamistis Hampson, 1910 : 325, pl. CXLIV [144] (loc. type : Colonie du Cap, Grahamstown).
Sesamia calamistis ; Tams et Bowden, 1953 : 665.
Sesamia calamistis ; Paulian et Viette, 1956 : 220.
Sesamia calamistis ; Viette, 1967 : 703, fig. 545 et 546.
Grande Comore : 1885 (L. Humblot).
Mayotte : Chingoni, 70 m, X.1958 (P. Griveaud).
Afrique au Sud du Sahara, Comores, Madagascar, Mascareignes.
Sesamia simplaria Rungs
Sesamia simplaria Rungs (nec Saalmüller), 1954 : 164, fig. 2, pl. VIII, fig. 2 et 5.
Sesamia simplaria ; Viette, 1958 : 65.
Sesamia simplaria ; Viette, 1967 : 707, fig. 548 et 549, pl. XIV, fig. 2 et 5.
Mohéli : XI.1955 [A. Robinson).
Comores, Madagascar.
Chasmina candida (F. Walker)
Arbasera candida F. Walker, 1865 : 638 (loc. type : Cambodge).
Chasmina candida ; Viette, 1967 : 719, fig. 558, 559 et 561.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES
179
Anjouan : IV/VII.1951 (J. Behaghel) ; M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
De l’Afrique australe aux îles Salomon.
Chasmina malagasy Viette
Chasmina malagasy Viette, 1965 : 91 (loc. type : Tananarive-Tsimbazaza).
Chasmina malagasy ; Viette, 1967 : 722, fig. 560, 562 et 563.
Mohéli : Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence, 380 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Caüyna figurans F. Walker
Callyna figurans F. Walker, 1858 : 1 667, (loc. type : Afrique australe, Port Natal).
Callyna figurans ; Viette, 1967 : 736, fig. 572, 576 et 577.
Mayotte : Convalescence, 380 m, XI.1958 (P. Griveaud).
Afrique au Sud du Sahara, Comores, Madagascar, Maurice.
Note. — Les exemplaires comoriens et mauriciens sont plus petits que les exemplaires malgaches.
Tathorhynchus homogyna malagasy Viette
Tathorhynchus homogyna malagasy Viette, 1967 : 747, fig. 584, 585, 587 (loc. type : Tananarive-Tsim¬
bazaza).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : Mutsamudu, 50 m, X.1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
sous-famille Heliothinae
Heliothis posttriphaena (W. Rothschild)
Chloridea posttriphaena W. Rothschild, 1924 : 310 (loc. type : « Diego-Suarez »).
Heliothis posttriphaena ; Viette, 1967 : 773, fig. 606, 607 et 613.
Grande Comore : Hauts de Bahoni, 970 m, 30.XI.1970 (P. Dubernet).
Comores, Madagascar.
Mieux que de longs discours, le tableau suivant, présenté à la manière de Pagenstecher (1907),
fait ressortir la composition et les affinités de la faune comorienne des Noctuelles trifides.
On remarquera de suite que, parmi les quatre îles de l’archipel, la faune de la Grande Comore
est la plus riche, ce qui n’est pas pour nous surprendre étant donné la superficie de la pluvisilva encore
existante et la hauteur de l’île. Cette forêt d’altitude ne se retrouve dans aucune autre des trois îles.
On pourra voir, ensuite, que cette petite partie de la faune comorienne est essentiellement mal¬
gache, même à la Grande Comore qui est la plus éloignée de la Grande Ile.
Source : MNHN, Paris
Noctui
Agrotis radama
Agrotis longidentifera ranavalo
Agrotis ipsilon
Mentaxya comorana
Mabilleana pudens
X
X
X
X
Hadeninae
Leucania insulicola
Mythimna viettei
Mythimna pyrausta
Mythimna infrargyrea
Mythimna fallaciosa
Vietteania griveaudi
Brithys crini pancratii
X X
X
X
X X
X XX
X
X X
X
X
X
X
X
X
X X
X
X X
X
Acronictinae
Callixena versicolora
Plalysenta conducta
Platysenta pauperata
Amphia voeltzkowi
A ppana rosacea
Appana comoriensis
Appana cinisigna
Appana malagasa
Callopistria intermissa
Callopistria maillardi pseudintermissa
Callopistria miranda
Callopistria matilei
Megalonycta mediovitta
Anedhella boisduvali
Spodoptera maurilia
Spodoptera cilium
Spodoptera apertura
Spodoptera liltoralis
Elyptron schrôderi
Sesamia calamistis
Sesamia simplaria
Chasmina candida
Chas mina malagasy
Callyna figurons
Tathorhynchus homogyna malagasy
X X X?
X X X X
X X X X
X
X X
X
X
XX x
X X X X
X XX
X X X X
X
XXX
X
X XX
X
XXX
X
Heliothinae
Heliothis posttriphaena
X
X
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE TRIFIDES
181
Quant aux espèces endémiques, il est impossible de dire, en l’état actuel de nos connaissances,
si elles sont strictement inféodées à l’une ou à l’autre des îles de l’archipel. C’est, cependant, vraisem¬
blablement le cas pour les espèces d’altitude de la Grande Comore.
Les types des nouvelles espèces et d’une manière générale tout le matériel cité dans ce travail
sont conservés dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle (Paris).
Remerciements. — En terminant ce petit travail, il m’est agréable de remercier M me Franey,
ainsi que mon collègue et ami M. Boulard, qui ont, respectivement, réalisé les photographies des imagos
et les microphotographies des genitalia.
RÉFÉRENCES
Afin de ne pas grossir démesurément la bibliographie, les références aux descriptions originales des taxa
du groupe espèce n’ont pas été données. On voudra bien les trouver dans ma révision des Noctuelles trifides
de Madagascar (1963, 1965 et 1967).
Berio E.), 1956. — Eteroceri raccolti dal Dr. Carlo Prola durante la spedizione aile isole dell’Africa orientale.
Bolletino delta Societa Entomologica Jtaliana, volume LXXXVI, N. 5-6 : 82-87, 2 fig.
Bretherton (R. F.) & Hayes (A. H.), 1976. — Brithys pancratii (Cyrillo, 1787) a subspecics of Brilhys crini
(Fabricius, 1775) (Lep., Noctuidae). Enlomologist’s Gazette, vol. 27, n° 4 : 226-228.
Brown (E. S.) & Dewhurst (C. F.), 1975. — The genus Spodoptera (Lepidoptera, Noctuidae) in Africa and the
Near East. Bulletin of Entomological Research, Vol. 65 (2) : 221-262, 4 tabl., pl. phot. h.-t. VI-VIII, 9
+ 7 fig.
Fletcher (D. S.), 1956. — Spodoptera rnauritia (Boisduval) and S. triturata (Walker), two distinct species.
Bulletin of Entomological Research, Vol. 47, Part 2 : 215-217, pl. phot. h.-t. VI, 12 fig.
— 1961. — British Muséum (Natural History) Ruwenzori Expédition 1952. Volume I, Numbcr 7, Noctuidae,
p. 177-323. 325 fig. London, Printed by order of the Trustées of the British Muséum.
Fletcher (D. S.) & Viette (P.), 1962. — Descriptions de trois nouveaux genres de Noctuelles trifides (Lepid.).
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Lyon, 31 e année, n° 1 : 5-7.
Gaede (M.), 1916. — Neue und wenig bekannte Lepidoptera Heterocera des Berliner Zoologischen Muséums.
Stettiner Entomologische Zeitung, 77. Jahrgang, Heft 1: 114-126, pl. phot. h.-t. 1,18 fig.
— 1934. — Die Heteroceren Noctuiformes, in A. Seitz, Die Gross-Sclimetterlinge der Erde, vol. 15 (Noc¬
tuidae), [signât. 5 et 6] : 31-46. A. Kernen, Stuttgart.
Legrand (H.), 1966. — Lépidoptères des îles Seychelles et d’Aldabra. Mémoires du Muséum national
d'IIistoire naturelle, nouvelle série, Série A, Zoologie, tome XXXVII, fascicule unique, 1965, 210 p.,
9 fig., tabl., 16 pl. phot. h.-t., nombr. fig.
Paulian (R.) & Viette (P.), 1956. — Essai d’un catalogue biologique des Lépidoptères Hétérocères de Tanana-
rive. Mémoires de l'Institut Scientifique de Madagascar, Série E, tome VI, 1955 : [141]-281, 114 fig., pl.
phot. h.-t. V à XII.
Pagenstecher (A.), 1907. — Lepidoptera - Heterocera (Uraniidae, Geometridae, Noctuidae, Pyralidac,
Thyrididae, Tortricidae, Tineidae, Pterophoridae) von Madagaskar, den Comoren und Ostafrika, in
A. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905, Wissenschaftliche Ergebnisse, Band II,
Systematische Arbeiten, Heft II : [93]-146,pl. col. h.-t., 27 fig. E. Schweizerbartsche Verlagsbuchhandlung
(E. Nagele), Stuttgart.
Strand (E.), 1917. — Lepidoptera, in A. Voeltzkow, Flora und Fauna der Comoren, in A. Voeltzkow,
Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905, Wissenschaftliche Ergebnisse, Band III, Systematische
Arbeiten, Heft V : 466-472, tabl. E. Schweizerbart’sche Verlagsbuchhandlung (Erwin Nagele), Stutt¬
gart.
Source : MNHN, Paris
182
P. VIETTE
Tams (W. H. T.) & Bowden (J.), 1953. — A révision of the African species of Sesamia Guenée and related
généra (Agrotidae — Lepidoptera). Bulletin of Entomological Research, vol. 43 (1952), part 4 : 645-678,
7 pl. h.-t., 74 fig.
Viette (P.), 1957. — Lépidoptères de la Réunion (excepté les Tordeuses et les Géométrides). Mémoires de l'Ins¬
titut Scientifique de Madagascar, série E, tome VIII : [37J-226, 26 fig., pl. phot. h.-t. IV, [11] fig.
— 1958. — Note sur de petites collections de Lépidoptères récoltés aux îles Comores et en Aldabra. Lam-
hillionea, 58 e Année, n 08 7-8 : 60-65.
— 1963, 1965, 1967. — Noctuelles trifides de Madagascar, écologie, biogéographie, morphologie et taxono¬
mie (Lep.). 1963, Annales de la Société entomologique de France, tome 131 (1962) : [1J-294, fig. 1-183, cartes
1-19, 16 tabl., 9 graph., pl. phot. h.-t. I à X — 1965, Faune de Madagascar, 20 (1) : 295 [l]-490 [196],
fig. 184-342, cartes 20-32, pl. phot. h.-t. XI et XII — 1967, id., 20 (2) : 491 [197]-285 [531], fig. 343-617,
pl. phot. h.-t. XIII et XIV.
Viette (P.) & Fletcher (D. S.), 1968. — The types of Lepidoptera Heterocera described by P. Mabille. Bulletin
of the British Muséum (Natural History) Entomology, Vol. 21, N° 8 : 389-425.
Walker (F.), 1865. — List of the specimens of Lepidopterous Insects in the collection of the British Muséum-
Part XXXII - Supplément - part 2 : 323-706. Printed by order of the Trustées, London.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES ARCTIIDAE ET NOLIDAE
183
LÉPIDOPTÈRES ARCTIIDAE ET NOLIDAE
DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Hervé de Toulgoët *
Avec à peine plus de 30 espèces, la faune des Arctiidae et des Nolidae de l’archipel des Comores
n’atteint pas 10 % du nombre des taxa recensés à Madagascar dans ces deux familles.
Par contre, toutes les sous-familles d’Arctiidae connues de la Grande Ile sont représentées aux
Comores : Lithosiinae, Arctiinae, Callimorphinae, Nyctemerinae, Hypsinae.
Il est probable que de futures récoltes systématiques permettront la découverte de nouveaux
taxa, mais l’accroissement de la proportion indiquée ci-dessus demeurera certainement limité.
Les affinités des deux familles en cause avec leurs représentants de la faune malgache sont indis¬
cutables. Plusieurs espèces madécasses se retrouvent même aux Comores, sans modification, mais par
contre 50 % des taxa comoriens sont des endémiques. Enfin, dans quelques cas seulement, on constate
une relation avec des espèces d; l’Afrique au Sud du Sahara, absentes de Madagascar.
Dans le recensement ci-après, l’ordre suivi est dans les grandes lignes celui d’E. Strand dans le
I^epidopterorum Catalogus. En l’absence d’une classification complète et satisfaisante à l’échelon géné¬
rique, certains genres seront utilisés sensu lato.
ARCTIIDAE
Lithosiinae
Eilema humbloti Toulgoët
Eilema humbloti Toulgoët, 1956 : 341, fig. 2, 38 et 39 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : 1884 (L. Humblot) ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Mohéli : Bandamalé, 420 m, X.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
* 25 rue de la Bienfaisance, 75008 Paris.
Source : MNHN, Paris
184
H. DE TOULGOËT
Eilema stictigramma Hampson
Ilema stictigramma Hamspon, 1908 : 475 (loc. type : Mayotte).
Mayotte (E . G. B. Meade-Waldo).
Madagascar, Comores.
Eilema obtusoides sakalava Toulgoët
Eilima obtusoides sakalava Toulgoët, 1960:121 (loc. type : Madagascar Ouest, Andobo, forêt de l’Antsingy).
Mayotte : Kawani, 11.1969 (P. Dubernet).
Madagascar, Comores.
Eilema catenata (P. Mabille)
Lithosia catenata P. Mabille, 1900 : 726 (loc. type : Madagascar Est, baie d’Antongil).
Mayotte : Kavani-M’Sapéré, 15/25 m, IV.1968 (P. Dubernet) ; Coconi, 1-1974 (J. Etienne),
11.1975 [H. Reneaud).
Madagascar, Comores.
Eilema trispilota (Saalmüller)
Lithosia Trispilota Saalmüller, 1880 : 262 (loc. type : Nosy Be).
Mayotte : Combani, 11.1956 (A. Robinson) ; Chingoni, 70 m, X.1958 (P. Griveaud) ; Convales¬
cence, 380 m, X/XI-1958 (P. Griveaud).
Comores, Madagascar.
Eilema comorensis Toulgoët
Eilema comorensis Toulgoët, 1955 : 195, pl. VI, fig. 9 (loc. type : Mohéli).
Grande Comore : Boboni, 700 m, IX.1958 ; Nioumbadjou, 505 m, VII 1.1958 (tous P. Griveaud).
Mohéli : Djouma Dougna ( Pupier) ; Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence, 380 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Eilema kingdoni comoreana Toulgoët
Eilema kingdoni forme comoreana Toulgoët, 1972 : 155, fig. 3 (loc. type : Mayotte).
Mayotte : Convalescence, 380 m, XI.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Spatulosia griveaudi Toulgoët
Spatulosia griveaudi Toulgoët, 1972 : 156, fig. 2 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES ARCTIIDAE ET NOLIDAE
185
Exilisia insularis Toulgoët
Exilisia insularis Toulgoët, 1972 : 156, fig. 1 (loc. type : Anjouan).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Chingoni, 70 m, X/XI.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Exilisia variegata Toulgoët
Exilisia variegata Toulgoët, 1972 : 156, fig. 4 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : Convalescence, 1 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Exilisia leighi (Toulgoët)
Philenora leighi Toulgoët, 1956 : 345, fig. 12 (loc. type : Mayotte).
Exilisia leighi ; Toulgoët, 1958 : 182.
Mayotte : VI.1911 (G. F. Leigh) ; Chingoni, 70 m, X.1958 (P. Griveaud) ; Convalescence,
380 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Mimülosia quadripunctaria (Toulgoët)
Philenora quadripunctaria Toulgoët, 1956 : 345, fig. 11 (loc. type : Grande Comore).
Mimülosia quadripunctaria ; Toulgoët, 1972 : 158, fig. 9.
Grande Comore : VIII.1911 (G. F. Leigh).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Fig. 1, Viettesia matilei n. sp., holotype
Viettesia matilei n. sp. (fig. 1)
Envergure : 15 mm. — Espèce voisine de V. griseovariegata, décrit de Madagascar.
Ailes antérieures avec le fond gris brun clair ; une ligne antémédiane brune très fine coudée à
angle droit au centre ; une zone médiane brun noirâtre portant deux lignes ondulées fines plus foncées ;
deux petits points noirs sur la nervure discoidale ; une ligne subterminale brune très ondulée ; une tache
brune costale située avant l’apex de l’aile ; une ombre antémarginale assez courte ; franges gris brun
clair.
Source : MNHN, Paris
186
H. DE TOULGOËT
Ailes postérieures gris brun uniforme, plus foncé qu’aux ailes antérieures.
Dessous des quatre ailes gris brun uniforme et diffus.
Holotype : 1 Ç, Grande Comore, Boboni, 700 m, IX.1958 (P. Griveaud) (Muséum national d’His-
toire naturelle, Paris).
Cette espèce est dédiée à M. Loïc Matile, Maître-assistant au Laboratoire d’Entomologie du
Muséum.
Proxhyle comoreana Toulgoët
Proxhyle comoreana Toulgoët, 1959 : 140, fig. 23 (loc. type : Mayotte).
Mayotte : V.1911 (G. F. Leigh) ; Chingoni, 70 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Siccia punctipennis (Wallengren)
Lithosia punctipennis Wallengren, 1860 : 46, n° 61 (loc. type : Caffrerie).
Mayotte : Convalescence, 380 m, X.1958 (P. Griveaud).
Afrique du Sud, Comores, Madagascar.
Arctiinae
Utetheisa pulchella pulchella (Linné)
Phalcena Tinea pulchella Linné : 534, n° 238 (« Habitat in Europa australi ; in Mauritania »).
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 ; Bandamalé, 420 m, IX.1958 (tous P. Griaeaud).
Anjouan : Ajaho, 50 m, X.1958 ; M’Rémani, 800 m, X.1958 (tous P. Griveaud).
Mayotte : Pamanzi, Moya, XII.1967 et III.1968 ; Kavani, 25 m (tous P. Dubernet).
Régions paléarctique et éthiopienne, s’étendant vers l’Est jusqu’à la Birmanie (Jordan 1939 :
275). Antilles.
Utetheisa elata elata (Fabricius)
Bombyx elata Fabricius, 1798 : 440, n° 222-3 (« Habitat in India orientali » — falso).
Utetheisa elata elata ; Jordan, 1939 : 269, (a).
Grande Comore : XI-1954 (J. Millot).
Anjouan (Jordan, l . c .).
Comores, Madagascar, Mascareignes, Seychelles.
Spilosoma comorensis W. Rothschild
Spilosoma comorensis W. Rothschild, 1933 : 175, n° 25 (loc. type : Mayotte).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES ARCTIIDAE ET NOLIDAE
187
Mohéli : Djouma Dougna (Papier) ; Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : VII.1911 (G. F. Leigh) , Chingoni, 70 m, X/XI.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Spilosoma pseudasperscUa W. Rothschild
Spilosoma pseudaspersata W. Rothschild, 1933 : 176, n° 26 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : XI.1921 (G. F. Leigh) ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Convalescence, 380 m, X/XI.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Rhodogastria saalmuelleri W. Rothschild subsp. ?
Rhodogastria saalmuelleri W. Rothschild, 1911 : 235 (loc. type : Madagascar Ouest, Morondava).
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : Dembeni, 1.1972 (J. Brunhes) ; Kavani, 25 m, 11.1969 (P. Dubernet) ; Convalescence,
380 m, XI.1958 (P. Griveaud).
Madagascar, Comores.
Callimorphinae
Fodinoidea pupieri Toulgoët
Fodinoidea pupieri Toulgoët, 1972 : 159, fig. 6 (loc. type : Mohéli).
Mohéli : Djouma Dougna ( Pupier ).
Endémique.
Eohemera rectilineata Toulgoët
Eohemera rectilineata Toulgoët, 1972 : 158, fig. 8 (loc. type : Mayotte).
Mayotte : Convalescence, 380 m, XI.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Argina cribraria (Clerck)
Phalaena cribraria Clerck, 1764, II, pl. 54, fig. 4 (loc. type : inconnue).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX-1958 ; Bandamalé, 420 m, IX.1958 (tous P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : IX.1953 ( C. Prola).
Chine, Inde, Samoa, Nouvelle-Guinée, Afrique au Sud du Sahara, Comores, Madagascar, Masca¬
reignes, Seychelles.
Source : MNHN, Paris
188
H. DE TOULGOËT
Nyctemerinae
Galtara colettae Toulgoët
Galtara colettae Toulgoët, 1976 : 195, fig. 18 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore : Boboni, 700 m, IX.1968 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Nyctemera paUescens Ch. Oberthür
Nyctemera PaUescens Ch. Oberthür, 1890 : 15, pl. IV, fig. 21 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : (L. Humblot) ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud) ; La Grille,
1.1974 (J. Étienne).
Endémique.
Hypsinae
Aganais borbonica Boisduval
Aganais Borbonica Boisduval, 1833 : 244 (loc. type : Bourbon = La Réunion).
Grande Comore : Convalescence, 1 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Mayotte : (L. Humblot) ; Convalescence, 380 m, IX.1958 (P. Griveaud ).
Madagascar, Comores, La Réunion.
Aganais comorana Aurivillius
Aganais comorana Aurivillius ,1909 : 336, pl. 19, fig. 9 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : (A. VoeUzkow) ; Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 [P. Griveaud).
Mohéli : Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Aganais fereunicolor Toulgoët
Aganais fereunicolor Toulgoët, 1972 : 159, fig. 5 et 7 (loc. type : Anjouan).
Grande Comore : Nioumbadjou, 505 m, VIII.1958 (P. Griveaud).
Mohéli : Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES ARCTIIDAE ET NOLIDAE
Paraplocia imparepunctata (Ch. Oberthür)
Lithosia Imparepunctata Ch. Oberthür, 1890 : 15, pl. IV, fig. 19 (<J) et 20 (?) (loc. type : Anjouan).
Paraplocia imparepunctata; Aurivillius, 1909 : 337.
Paraplocia imparepunctata ; Gaede, 1926 : 89, pl. 17 d.
Grande Comore : ( L. Humblot, A. Voeltzkow) ; VIII et IX.1911 (G. F. Leigh) ; Convalescence,
1 700 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Anjouan : (L. Humblot) ; M’Rémani, 800 m, X.1958 ; lac Jiani, 850 m, X.1958 (tous P. Griveaud).
Mayotte : 1887 (L. Humblot).
Note. — P. imparepunctata, endémique remarquable, présente aux ailes antérieures un dimor¬
phisme sexuel bien caractérisé : une tache noire cellulaire chez le mâle et deux taches chez la femelle.
La taille de ces taches noires, généralement importante, est variable. En outre, d’après le matériel
examiné, une partie de la population présente, chez les mâles, également aux ailes antérieures, une
suffusion brun rouge à brun noirâtre intéressant la plus grande partie de la moitié externe de l’aile.
Dans le cas extrême (brun noir), cette suffusion s’accompagne d’une diminution de la taille et de la
tache cellulaire, qui est réduite à un petit point noir. Il ne semble pas que ces variations soient d’ordre
géographique, car nous les avons constatées sur des exemplaires en provenance de la Grande Comore,
d’Anjouan et de Mayotte, avec prépondérance, toutefois, de la suffusion brune à la Grande Comore.
Digama sagittata Gaede
Digama sagittata Gaede, 1926 : 90, pl. 17 e (loc. type : Madagascar [Johanna = Anjouan]).
Digama sagittata angasijensis Viette
Digama sagittata angasijensis Viette, 1970 : 45 (loc. type : Grande Comore).
Grande Comore : Boboni, 700 m, IX.1958 ; Nioumbadjou, 505 m, IX.1958 (tous P. Griveaud).
Endémique.
Digama sagittata toulgoëti Viette
Digama sagittata toulgoëti Viette, 1970 : 45 (loc. type : Mohéli).
Mohéli : Bandamalé, 420 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Digama sagittata sagittata Gaede
Digama sagittata sagittata ; Viette, 1970 : 45 (loc. type : Anjouan).
Anjouan : ( Hildebrandt) ; M’Rémani, 800 m, X.1958 (P. Griveaud).
Endémique.
Digama sagittata duberneti Viette
Digama sagittata duberneti Viette, 1972 : 45 (loc. type : Mayotte).
Mayotte : Chingoni, 70 m, X/XI.1958 ; Convalescence, 380 m, XI.1958 (tous P. Griveaud).
Endémique.
Source : MNHN, Paris
190
H. DE TOULGOÊT
NOLIDAE
Celama musculalis (Saalmüller)
Nola Musculalis Saalmüller, 1880 : 261 (loc. type : Madagascar [Nosy Be]).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Madagascar, Comores.
Celama socotrensis Hampson
Celama socotrensis Hampson, 1901 : 177, n° 39 a (loc. type : Socotra).
Mohéli : Fomboni, 10 m, IX.1958 (P. Griveaud).
Socotra, Madagascar, Comores.
Meganola praefica (Saalmüller)
Nola Praefica Saalmüller, 1884 : 174, n° 412, pl. 5, fig. 57 (loc. type : Nosy Be).
Mayotte : Chingoni, 70 m, X.1958 [P. Griveaud).
Madagascar, Comores.
RÉFÉRENCES
Aurivillius (Chr.), 1909. — Lepidoptera, Rhopalocera und Heterocera (Pars I) von Madagaskar, den Comoren
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Boisduval (Dr), 1833. — Descriptions des Lépidoptères de Madagascar. Nouvelles Annales du Muséum d'His¬
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Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES ARCTJIDAE ET NOLIDAE
191
— New Species and Subspecies of Arctiinae (id., vol. XI, tenth sériés : [167]-194).
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— 1884. — Lepidopteren von Madagascar, Erste Abtheilung : Rhopalocera, Heterocera : Sphinges et Bom-
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— 1959. — Description d’Arctiides nouvelles de Madagascar (10 e note) (Lep.). Annales de la Société entomo-
logique de France, volume 128 : [121]-140, 23 fig., pl. phot. h.-t. III, 23 fig.
— 1960. — Description d’Arctiides nouvelles de Madagascar (Lepid.) (11 e note). Le Naturaliste Malgache,
tome XI, fascicule 1-2 : [111J-121, 6 fig., pl. phot. h-t. IV, 7 fig.
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Bulletin de la Société entomologique de France, tome 77, n 08 5-6 : 155-160, 9 fig.
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id., tome 81, n os 5-6 : 185-197, 18 fig.
Viette (P.), 1970. — Note sur Digama sagitlata Gaede (Lep. Aganaidae). Bulletin de la Société entomologique
de France, tome 75, n 08 1-2 : 43-45.
Wallengren (H. D. J.), 1860. — Lepidopterologische Mittheilungen. Wiener Enlomologische Monatschrift,
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
193
LES INSECTES HÉMATOPHAGES DE L’ARCHIPEL DES COMORES
(DIPTERA CULICIDAE, CERATOPOGONIDAE, SIMULIIDAE,
TABANIDAE, HIPPOBOSCIDAE ET MUSCIDAE STOMOXYINAE ;
HEMIPTERA CIMICIDAE), MALADIES TRANSMISES ET MÉTHODES DE LUTTE
Jacques Brunhes *
SOMMAIRE
1. Présentation de l’Archipel. 194
2. Les Diptères hématophages. 194
2.1. Les Moustiques ou Culicidés. 196
2.1.1. Inventaire et répartition. 196
2.1.2. Biologie des espèces anthropophilcs. 198
2.1.3. Biologie des espèces non anthropophiles. 210
2.1.4. Maladies transmises par les Culicidés. 216
— Le paludisme. 216
— La filariose de Bancroft. 219
— La fièvre jaune. 222
2.2. Les Cératopogonides. 222
2.3. Les Simulies. 224
2.4. Les Taons. 225
2.5. Les Stomoxes. 226
2.6. Les Hippobosques. 226
3. Les Hémiptères Cimicidés ou Punaises. 227
4. Origines de l’entomofaunc hématophage des Comores. 228
5. Lutte contre les Insectes hématophages. 231
5.1. Lutte contre les Moustiques vecteurs de maladies. 231
5.2. Lutte contre les nuisances diurnes. 232
5.3. Lutte contre les autres nuisances. 233
6. Conclusions et remerciements. 233
Clés de détermination des Culicidés adultes de l’Archipel. 235
Clés de détermination des larves de Culicidés de l’Archipel. 239
* Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Me r, 70-74 route d'Aulnay, 93140 Bondy.
13
Source : MNHN, Paris
194
J. BRUNHES
Depuis le début du siècle de nombreuses missions épidémiologiques et entomologiques se sont
succédé dans l’Archipel des Comores, chacune apportant sa contribution à une meilleure connaissance
des insectes hématophages et des parasitoses qu’ils transmettent.
Nous avons nous-même séjourné plusieurs mois dans l’archipel pour y étudier l’incidence et la
transmission de la filariose de Bancroft.
Après plus d’un demi-siècle de récoltes il nous a semblé opportun de synthétiser les connais¬
sances éparses dans la littérature et d’étudier le matériel entomologique déposé dans les musées français
ou récolté récemment par nous (1969-1972) et par notre collègue L. Matile (1974-1975).
Afin que cette synthèse puisse être utilisée par le plus grand nombre et, notamment, par Iss
Services de Santé, les Services vétérinaires ainsi que par les étudiants ou les naturalistes de l’archipel,
nous proposerons des clefs de déterminations illustrées, nous développerons tout particulièrement
l’étude des espèces agressives pour l’homme ainsi que les parasitoses qu’elles transmettent. Nous envi¬
sagerons enfin les méthodes de lutte utilisables contre les nuisances ou destinées à interrompre la trans¬
mission des parasitoses humaines véhiculées par les insectes de l’Archipel des Comores.
1. — PRÉSENTATION DE L’ARCHIPEL
Une présentation détaillée de l’archipel étant proposée au début de cette étude (cf. fig. 1) nous
ne mettrons ici l’accent que sur les facteurs pédologiques et géomorphologiques qui influent de façon
déterminante sur les possibilités de pullulation des moustiques.
Dans une région donnée les espèces culicidiennes sont d’autant plus variées que les gîtes larvaires
qui s’offrent à elles sont plus diversifiés ; d’autre part, la pullulation d’une espèce est directement liée
à la fréquence et à l’importance des gîtes dans lesquels elle se développe à l’état larvaire.
Ces quelques rapides considérations ainsi que l’étude géo-historique de l’archipel permettront
de rendre compte des différences observées, aussi bien dans la richesse en espèces de la faune des quatre
îles qu’en ce qui concerne la densité de piqûres que l’on subit dans chacune d’entre elles.
A Mayotte, le modelé du relief est relativement doux, les petites plaines littorales sont fréquentes
et la décomposition des sols volcaniques anciens a donné naissance à des argiles imperméables. Les
torrents permanents sont nombreux. Dans de telles conditions, l’eau de surface est abondante, tout
particulièrement pendant la saison des pluies, et les gîtes larvaires offerts aux moustiques sont des plus
variés.
La Grande Comore, beaucoup plus jeune que Mayotte, présente à la fois des pentes beaucoup
plus fortes et des sols non décomposés, perméables, qui n’autorisent la formation d’aucun ruisseau ou
marécage permanent. L’eau de surface est donc des plus rares et seuls les gîtes non liés à la nature du
sol sont abondamment représentés (noix de coco, trous d’arbre, etc...).
Mohéli montre des caractéristiques très proches de celles de Mayotte alors qu’Anjouan, plus
jeune, possède des caractéristiques pédologiques qui se situent à mi-chemin entre celles des îles les plus
anciennes (Mayotte et Mohéli) et celles de la Grande Comore.
2. — LES DIPTÈRES HÉMATOPHAGES
Parmi les insectes, l’ordre des Diptères est celui qui comporte le plus grand nombre d’espèces
agressives pour l’homme et les vertébrés pulmonés ; bon nombre d’entre eux sont de plus les agents
transmetteurs de germes pathogènes.
Les Diptères se subdivisent classiquement en 3 sous-ordres : les Nématocères dont les antennes
sont plurisegmentées (6 à 40 articles) et souvent longues (Moustiques) ; les Brachycères aux antennes
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÊMATOPHAGES
195
Source : MNHN, Paris
196
t. BRUNHES
courtes et formées de 3 segments (Tabanides ou Taons) ; les Cyclorrhaphes enfin dont le dernier segment
antennaire renflé porte, en position latérale, une petite soie ou arista ; ces diptères ont un aspect de
petite mouche (Stomoxe) ou de grosse mouche aplatie dorso-ventralement (Hippobosque).
2.1. Les moustiques ou Culicides
2.1.1. Inventaire et répartition.
Les premières déterminations précises de Moustiques provenant de l’archipel sont dues à Ven-
trillon qui décrivait en 1905 Eretmapodites condei (= quinquevittatus) provenant de Mayotte puis,
en 1906, Stegomyia cartroni (= Aedes (Skusea) cartroni) également récolté à Mayotte.
En 1949, Lavergne publie ses observations sur le paludisme aux Comores et signale la présence
dans l’archipel de 4 Anophèles (dont 2 vecteurs de la malaria) et d 'Aedes aegypti qui est le principal
vecteur de la fièvre jaune urbaine.
Quelques années plus tard, Brygoo et Escolivet (11) récoltèrent à Mayotte, Anjouan et Mohéli
7 nouvelles espèces pour l’archipel. En 1967, une enquête de Chauvet (12) portait à 17 le nombre des
Moustiques dont la présence avait été signalée aux Comores.
Au cours de notre étude sur la transmission de la filariose de Bancroft nous avons récolté 21
espèces non encore signalées, faisant ainsi passer à 38 le nombre des espèces connues (8 et 9).
Plus récemment enfin, L. Matile a capturé à Mohéli un Culex qui n’avait jusqu’alors été récolté
qu’à Madagascar.
Le tableau I propose une répartition par île de ces 39 espèces de moustiques présentes dans
l’Archipel des Comores.
Comme le montre d’autre part la figure I, Mayotte et la Grande Comore sont actuellement les
2 îles dont la faune hématophage est la mieux connue ; les îles d’Anjouan et de Mohéli ont, par contre,
été fort peu prospectées.
Avec 15 espèces de Moustiques, la Grande Comore possède la faune culicidienne la moins diver¬
sifiée de l’archipel. Les prospections y ont été pourtant minutieusement conduites et il est peu probable
que la liste des moustiques présents puisse dépasser les 20 espèces. Nous pensons que cette situation
est due au piètre accueil qu’elle offre à la plupart des espèces qui pourraient y être introduites acciden¬
tellement. Le sol de la Grande Comore est en effet formé de laves jeunes si perméables qu’aucun cours
d’eau permanent ne dévale les pentes pourtant très arrosées du Kartala. Il n’existe d’autre part aucun
de ces marécages ou étangs permanents qu’affectionnent de nombreuses espèces de moustiques. Les
gîtes à moustiques sont donc à la fois peu nombreux et peu diversifiés, ce qui n’a permis que l’implanta¬
tion des espèces se développant dans les noix de coco ( Eretmapodites ), dans les trous d’arbres ( Orthopo -
domyia) ou des espèces qui peuvent se développer dans des gîtes larvaires très variés ( Culex pipiens
faligans, Uranotaenia pandanï).
Mayotte, qui possède la faune culicidienne la plus variée de l’archipel, est profondément différente
de la Grande Comore. L’île, plus ancienne, est formée de sols décomposés et imperméables ; les torrents
permanents y sont fréquents et, pendant la saison des pluies, les plaines côtières se couvrent de flaques
et de marécages. Les gîtes à moustiques sont donc à la fois beaucoup plus nombreux et plus diversifiés
qu’à la Grande Comore, aussi n’est-il pas surprenant d’observer que 33 espèces au moins ont pu s’y
implanter.
L’île de Mohéli présente les mêmes caractéristiques fondamentales que Mayotte : sol ancien et
imperméable, eaux de surface abondantes, gîtes à moustiques nombreux et diversifiés. Il est donc,
au premier abord, surprenant de n’y rencontrer que 22 espèces de Moustiques. A notre avis, cette
situation n’est imputable qu’à une prospection très insuffisante de l’île ; il est probable que la faune
est en réalité beaucoup plus riche qu’elle ne paraît actuellement.
L’île d’Anjouan est plus ancienne que la Grande Comore mais plus jeune que Mayotte et Mohéli ;
pour ces raisons, ainsi que pour des considérations d’ordre historique, nous pensons que sa faune doit
être plus riche que celle de la Grande Comore, mais probablement moins diversifiée que celles des îles
Source : MNHN, Paris
Espèces culicidiennes
Grande
Comore
Anjouan
Mayotte
Mohéli
Origine geographiquedes
espèces rencontrées
Anopheles
A. coustani
+
+
+
éthiopienne
A. funestus
+
t
+
"
A. gambiae
+
+
t
+
"
A. maculipalpis
+
+
"
A. mascarensis
+
+
+
malgache
A. pretoriensi3
+
+
+
+
éthiopienne
Culex
C. (C.) antennatus
+
éthiopienne
C. (C.) carleti
+
malgache
C. (C.) comorensis
C. (C.) c. ssp. kartalae
+
+
+
+
endémique
C. (C.) decens
+
+
éthiopienne
C. (C.) pipiens fatigans
+
+
+
+
pantropicale
C. (C.) simpsoni
+
+
+
+
éthiopienne
C. (C.) sitiens
+
+
océans indien 8 Pacifr
C. (L.) tigripes
+
+
+
+
éthiopienne que
C. (Culi.) cinerellus
+
+
"
C. (Culi.) nebulosus
C. (E.) chauveti
+
+
malgache
C. (E.) horridus
+
+
éthiopienne
C. (E.) wiggleworthi
+
"
Aedes
A. (Aedi.) albocephalus
A. (Aedi.) fowleri
+
éthiopienne
A. (Finlaya) monetus
+
+
malgache
A. (Neomi.) circumluteolus
+
éthiopienne
A. (Skusea) cartroni
+
+
+
malgache
A. (Stego.) aegypti
+
+
+
+
pantropicale
A. (Stego.) simpsoni
+
+
+
+
éthiopienne
A. (Stego.) vittatus
+
+
+
"
Eretmapodites
E. quinquevittatus
+
+
+
+
éthiopienne
E. subsimplicipes
+
+
+
+
"
Ficalbia
F. (Ingramia) grjebinei
t
endémique
Mansonia
M. uniformis
éthiopienne
Orthopodormyia
0. comorensis
+
endémique
0. joyoni
+
+
+
Uranotaenia
U. alboadbominalis
+
éthiopienne
U. andavakae
+
malgache
U. douceti
+
"
U. mayottensis
+
endémique
U. pandani
+
+
seychelles
TOTAL
15
17
35
22
éthiopiennes 60 %
malgaches 8. „
seychelles ’ 1
endémiques 12 %
orientales 2,5 %
Source : MNHN, Paris
198
.1. BRUNHES
les plus anciennes. Actuellement, les 17 espèces connues ne reflètent que très partiellement la richesse
de sa faune qui demeure très incomplètement connue.
2.1.2. Biologie des espèces anthropophiles.
Genre Anopheles
Dans la région éthiopienne le genre Anopheles comprend 122 espèces ; 6 d’entre elles ont été
récoltées dans l’Archipel des Comores. Toutes ces espèces sont à des degrés divers agressives pour
l’homme.
Anopheles gambiae Giles, 1902
Anopheles gambiae est l’Anophèle à la fois le plus largement représenté dans toute la région éthio¬
pienne et le plus dangereux pour l’homme. Il est en effet présent depuis les régions côtières humides
et chaudes jusque dans les oasis de la zone sahélienne ; son aire de répartition coïncide exactement
avec les limites de la région éthiopienne. An. gambiae est d’autre part le principal vecteur du palu¬
disme ; sur le continent africain il est aussi le vecteur majeur de la filariose de Bancroft.
Dans la sous-région malgache l’espèce est présente dans les Mascareignes, à Madagascar et dans
les 4 îles de l’Archipel des Comores ; elle n’a cependant pas atteint l’Archipel des Seychelles.
Les travaux de Davidson et Paterson (1960-1964) ont montré, que cette « espèce » est en réalité
un complexe formé de 5 espèces biologiquement distinctes. A Madagascar, les 3 espèces présentes (13)
sont : An. gambiae A., B et merus. Dans l’Archipel des Comores, Grjebine (21) a récolté des larves
d’An. gambiae se développant dans de l’eau contenant de fortes proportions de chlorure de sodium ;
ceci tendrait à indiquer qu’elles appartenaient à l’espèce merus dont les larves affectionnent particu¬
lièrement l’eau salée. Il est, d’autre part, fort probable que les espèces A et B qui sont très fréquentes
dans le nord de Madagascar soient également présentes dans l’Archipel des Comores.
A la Grande Comore où l’eau « sauvage » est pratiquement inexistante, les larves d 'An. gambiae
(s. I.) se développent essentiellement dans les citernes (de préférence largement éclairées), dans les bassins
d’ablutions et plus rarement dans les fûts métalliques servant au stockage de l’eau. Nous n’avons trouvé
qu’une fois des larves d 'An. gambiae dans un gîte sauvage ; il s’agissait d’une petite flaque résiduelle
située dans le lit d’un torrent temporaire.
Il semble bien que cette espèce qui était absente au début du siècle ait été introduite à la Grande
Comore aux environs de 1922. C’est en effet à cette époque de prospérité économique liée à la bonne
commercialisation de la vanille que furent construites de très nombreuses citernes. Peu de temps après,
en 1923, éclatait la première épidémie de paludisme ; elle devait faire plus de 300 morts en quelques
mois (48). Avant cette date le paludisme était inconnu dans l’île, ce qui soulignait comme cela se produit
actuellement aux Seychelles, l’absence des vecteurs habituels de la maladie (50).
Dans les 3 autres îles de l’archipel, le stockage de l’eau douce n’est pas une nécessité vitale,
aussi les citernes sont-elles beaucoup moins nombreuses qu’à la Grande Comore. Cependant, l’abondance
des eaux de surface que l’on peut observer, en particulier à Mayotte et Mohéli, permet le développement
constant d’un grand nombre de larves. Ces conditions très favorables au développement d’An. gambiae
expliquent pour une large part l’ancienneté de son implantation dans ces 2 îles ainsi que la morbidité
causée par le paludisme.
Pendant la saison des pluies, les gîtes les plus fréquemment utilisés par An. gambiae sont les
flaques temporaires, les prairies inondées, les trous de prélèvement de terre, les fossés mal drainés.
Pendant la saison sèche, la majorité de ces petits gîtes non alimentés par les pluies disparaît
mais l’espèce peut rester très abondante dans les villages où un estuaire bouché fournit un gîte stable,
dans lequel la nourriture est abondante. Ces estuaires bouchés par la dune littorale servent en effet
d’abreuvoir pour le bétail et les volailles ainsi que de décharge publique ; l’eau est donc très riche en
matières organiques et convient parfaitement à un développement rapide des larves de moustiques.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
199
Dans les villages construits sur pente, ou loin de tout gîte permanent, les larves d’An. gambiae ne se
rencontrent que dans des gîtes peu productifs : bassins d’ablutions, puits peu utilisés, citernes.
Les femelles d’An. gambiae sont très anthropophiles ; elles sont agressives de nuit et piquent
volontiers à l’intérieur des habitations. Après s’être gorgées de sang, les femelles se reposent fréquem¬
ment sur les parois des maisons. Dans les villages construits sur pente forte (Chiconi) ou loin des gîtes
permanents (Dembéni), les femelles d 'An. gambiae ne sont abondantes que pendant la saison des pluies
(décembre à avril) (cf. tableau 2). Dans les villages construits autour d’un ou plusieurs gîtes permanents
(Sada), An. gambiae est abondant pendant toute l’année (8). Nous avons observé ce phénomène à
Mavotte mais il en va probablement de même dans les villages côtiers de Mohéli et d’Anjouan.
Villages
Espèces
Nombre moyen de femelles capturées par homme/
nuit
Moyenne
annuelle
mars
mai
■juillet
novembre
i anvier
Culex fatigans
106
72
50
57
75,1
67,5 (21*)
An. gambiae
74
13
76
127
9,5
64,7
Culex fatigans
30
3
9
15
11,5 (19*)
Chiconi
An. gambiae
64
13
-
1
6
10,5
Culex fatigans
50
11
2
0,2
15
11,3 (18*)
Dembeni
An. gambiae
51
3
4
1,2
122
16
Ae. cartroni
249
40,3
17,5
182,6
377
194
Tableau II. — Variations annuelles de la faune culicidienne agressive dans trois villages de Mayotte
(captures effectuées hors d’une maison). * = nombre de captures nocturnes effectuées dans le village.
Par contre, à la Grande Comore où les larves se développent essentiellement dans les eaux de
boisson stockées, les femelles d’An. gambiae sont présentes pendant toute l’année mais elles ne sont
jamais très abondantes.
Dans les 3 autres îles de l’archipel (Mayotte, Mohéli et Anjouan) An. gambiae constitue avec
C. fatigans l’une des principales nuisances nocturnes. Il est, de plus, le premier vecteur du paludisme
et le second vecteur de la filariose de Bancroft (cf. 2.1.4.)
Sur le continent africain An. gambiae transmet aussi le virus O’nyong-nyong et Tataguine (38).
A ces différents titres il doit être considéré comme le moustique le plus redoutable et son déve¬
loppement mériterait d’être contrôlé.
Anopheles funestus Giles
L’aire de répartition de cette espèce recouvre toute la région éthiopienne, à l’exception de
l’Afrique australe et du sud de l’Arabie (19). Dans la sous-région malgache elle est présente et parfois
fort abondante à Madagascar ; elle a été d’autre part signalée à Maurice mais les traitements insecti¬
cides entrepris dès 1949 l’ont éradiquée de cette île (24) ; elle est enfin présente à Mayotte, Anjouan
et Mohéli (8-12-13-22).
Source : MNHN, Paris
200
J. BRUNHES
Les larves d’An. funestus affectionnent particulièrement les marécages herbeux, les rizières,
les bordures des lacs. Dans l’Archipel des Comores, personne n’a récolté des larves de cette espèce.
Les adultes sont particulièrement agressifs vis-à-vis de l’homme. Les femelles piquent de nuit,
elles pénètrent volontiers dans les maisons et s’y reposent fréquemment après avoir pris leur repas
de sang.
En Afrique (19) et à Madagascar (8-14-22) An. funestus est l’un des vecteurs majeurs du palu¬
disme et de la filariose de Bancroft. Il en serait de même dans l’Archipel des Comores si les gîtes larvaires
de cette espèce étaient plus nombreux. A Mayotte où les conditions sont les plus favorables à son déve¬
loppement nous n’avons capturé que 9 femelles agressives au cours de 39 captures nocturnes de mous¬
tiques effectuées dans 3 villages (Dembéni, Chiconi et Sada). Sept de ces femelles ont été disséquées
et aucune d’entre elles n’était porteuse de sporozoïtes ou de filaires.
Même si localement cette espèce peut être abondante (Chauvet a capturé à Mayotte 224 femelles
dans 2 cases du village de Dzumogné), elle ne joue probablement qu’un rôle fort modeste dans la trans¬
mission du paludisme et de la filariose. En Afrique, An. funestus est le principal vecteur de la fièvre
O’nyong-nyong (38).
Lieux de captures : Anjouan : Pajé (A. Grjebine) ; Mohéli : in Brygoo, 1955 ; Mayotte :
Dzomogné, Chiconi, Proani (G. Chauvet) ; Dembéni, Chiconi (J. Brunhes).
Anopheles coustani Laveran, 1900
Cette espèce a été découverte à la Réunion. Son aire de répartition s’étend à toute l’Afrique
située au sud du Sahara ; elle s’est même implantée au Yémen. Dans la sous-région malgache elle est
présente à Madagascar, dans les 2 îles des Mascareignes et dans 3 îles de l’archipel des Comores (Mayotte,
Mohéli, Anjouan). Lavergne (1949) a signalé le premier sa présence dans l’archipel ; Grjebine (1956),
Brygoo (1955) et Chauvet (1957) ont précisé plus tard sa répartition géographique.
Les larves d’An. coustani se développent de préférence dans les marécages riches en végétation
herbacée dressée ou flottante. En l’absence de ce type de gîte, les larves se développent dans les trous
de rocher, les estuaires bouchés, les berges des petits torrents ainsi que les mares temporaires qui se
forment pendant la saison des pluies. Faune larvaire associée : C. tigripes, C. simpsoni, C. comorensis,
An. gambiae, An. pretoriensis, U. mayottensis.
Les femelles d’An. coustani peuvent parfois se montrer agressives le jour sous couvert forestier,
elles piquent cependant beaucoup plus généralement pendant la nuit. Elles répugnent à pénétrer dans
les maisons pour piquer et s’y abritent plus exceptionnellement encore. Lorsque le choix est possible,
les femelles d’An. coustani piquent des animaux (bœufs) plutôt que l’homme (19-22). La longévité des
imagos est relativement faible (19) mais ils peuvent supporter d’importants écarts de température
puisqu’on les trouve jusqu’à 2 000 m d’altitude à Madagascar ; dans l’Archipel des Comores, ils peuvent
atteindre au moins 1 800 mètres.
An. coustani permet le complet développement des microfilaires de W. bancrofti (7) ainsi que
celui de plusieurs Plasmodium ; cependant sa zoophilie marquée et sa faible longévité l’empêchent
de participer activement à la transmission d’affections humaines.
Anopheles mascarensis de Meillon, 1947
Cette espèce a été découverte à Madagascar où elle semblait endémique jusqu’à la découverte
dans 3 îles de l’Archipel des Comores (Mayotte, Mohéli et Anjouan).
Les gîtes larvaires d’An. mascarensis sont pratiquement les mêmes que ceux d’An. funestus :
plans d’eau importants (lacs, rizières, bords des cours d’eau) ombragés par une végétation dressée ou
par un couvert forestier (22). Aux Comores nous n’avons jamais récolté de larves de cette espèce.
Les femelles se nourrissent, semble-t-il, indifféremment sur homme ou sur bétail ; leurs préfé¬
rences trophiques semblent essentiellement déterminées par l’accessibilité de leur hôte. C’est une espèce
sauvage qui répugne à pénétrer dans les maisons et qui s’y réfugie rarement. Nous n’avons capturé
que 7 femelles dans le village de Dembéni, ces captures ont été effectuées en pleine saison des pluies
(Janvier 1972).
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
201
Malgré de nombreuses recherches effectuées à Madagascar (7-22), An. mascarensis n’a pu être
impliqué dans la transmission du paludisme ou de la filariose de Bancroft. Pourtant, dans les conditions
du laboratoire, cette espèce permet le développement complet des micro filaires de Wuchereria bancrofti
Cobbold (7-8). Dans l’Archipel des Comores, An. mascarensis est beaucoup trop rare pour participer
de façon appréciable à la transmission d’agents pathogènes.
Genre CULEX
Dans la région éthiopienne le genre Culex est actuellement représenté par 135 espèces dont 14
ont été récoltées aux Comores. Ce genre se subdivise en 8 sous-genres dont 4 seulement sont représentés
dans l’archipel ; 3 d’entre eux ( Eumelanomyia , Culiciomyia et Lutzia) ne comprennent que des espèces
non agressives pour l’homme. Les seules espèces anthropophiles se rencontrent donc dans le sous-genre
Culex qui regroupe 67 espèces éthiopiennes ; 7 d’entre elles ont été capturées aux Comores parmi les¬
quelles 4 seulement sont anthropophiles.
Les femelles pondent leurs œufs entre les tarses de leurs pattes postérieures. Ces œufs, fusiformes,
sont posés sur la pointe ; en se collant les uns aux autres ils forment de petites barquettes qui flottent
à la surface de l’eau. Les œufs ne résistent pas à la dessiccation.
Culex pipiens fatigans Wiedemann, 1828
Cette espèce est actuellement la plus largement et la plus abondamment représentée dans toutes
les régions tropicales et intertropicales. Strictement domestique dans les régions où elle s’est implantée
récemment (Afrique occidentale, Madagascar), elle peut se rencontrer indifféremment en milieu sauvage
ou domestique dans les territoires plus anciennement colonisés (Afrique orientale, Asie, Comores).
Dans la sous-région malgache C. fatigans est présent aux Seychelles (32-37), à Madagascar (8), dans les
Mascareignes (11-25-26-27), dans les 4 îles de l’Archipel des Comores et même sur de petits îlots tels
que Rodriguez et Juan de Nova (8-9-13-24-39).
Les larves de C. p. fatigans sont susceptibles de se développer dans des types de gîtes très variés ;
elles affectionnent néanmoins les gîtes anthropiques si riches en matières organiques qu’ils sont le
plus souvent dépourvus d’espèces prédatrices ou commensales (eau polluée des puisards, latrines,
égouts à ciel ouvert, estuaires bouchés, etc...).
Dans l’Archipel des Comores, les larves se développent dans les gîtes pollués habituels et les plus
productifs d’entre eux (car ils sont les plus vastes) sont sans conteste les estuaires des petites rivières
côtières. L’eau de ces gîtes est protégée de l’invasion marine par la dune côtière qui forme aussi un bar¬
rage derrière lequel s’accumulent quelques m 8 , ou parfois quelques dizaines de m 8 , d’une eau riche en
matières organiques. Dans cette eau chaude et nutritive se développent rapidement 3 espèces de mous¬
tiques : C. p. fatigans, C. simpsoni et An. gambiae. A la Grande Comore tout particulièrement, mais
cela a été observé aussi à Anjouan et à Mayotte, les larves de C. fatigans se développent aussi dans
l’eau de boisson stockée (citernes, fûts métalliques) ainsi que dans les bassins d’ablutions, les trous
d’arbres, les creux de rocher ou les récipients abandonnés. Faute d’eau de surface polluée les larves se
développent ainsi dans de nombreux gîtes qui ne leur sont pas familiers. Ces derniers types de gîtes
sont peu volumineux, l’eau qu’ils contiennent est moins nutritive, aussi ne permettraient-ils pas à eux
seuls une pullulation de l’espèce. Ils peuvent néanmoins constituer des gîtes refuges en cas de traitement
chimique des gîtes les plus productifs.
Les femelles de C. fatigans piquent de nuit ; elles pénètrent et vivent volontiers dans les habita¬
tions, se réfugiant alors dans les endroits sombres et tranquilles (penderies, armoires, derrière les meubles,
dans les rideaux, etc...). A la tombée de la nuit, les mâles et les femelles se rassemblent en de bruyants
essaims et s’accouplent de nombreuses fois en vol avant de se mettre en quête de leur nourriture.
La pullulation de l’espèce se produit très généralement pendant la saison des pluies ; des densités
de 300 à 500 piqûres/homme/nuit ne sont alors pas rares à Mayotte (M’Sapéré, Passamainti). Cependant,
si des pluies régulières créent de nombreux gîtes larvaires stables, de violents orages lessivent les bas-
Source : MNHN, Paris
202
J. BRUNHES
fonds, les égouts et les caniveaux, ils emportent aussi les dunes côtières détruisant ainsi les gîtes les
plus productifs, ce qui provoque rapidement une baisse de la densité de piqûre. Inversement, pendant
la saison sèche, les estuaires bouchés entretiennent une forte densité de piqûres dans les villages voisins
[cf. tableau 2).
Culex fatigans est, avec An. gambiae, la principale nuisance nocturne de l’archipel (si l’on excepte
les punaises, cf. chapitre 3). Il est aussi et surtout le principal vecteur de la fdariose de Bancroft (cf.
chapitre 2.1.4.). Dans les conditions expérimentales il est d’autre part capable de transmettre les virus
West Nile et Sindbis (38).
Culex ( C .) antennatus Becker, 1903
L’aire de répartition de cette espèce s’étend à toute la région éthiopienne ; vers le nord elle atteint
même l’Égypte et Israël (région paléarctique). Dans la sous-région malgache nous avons signalé sa
présence à Madagascar et à Mayotte (Archipel des Comores) (7.8) ; elle semble absente des Mascareignes
et des Seychelles.
Les larves de C. antennatus affectionnent particulièrement les marécages herbeux, les eaux sta¬
gnantes encombrées d’algues. A Mayotte nous n’avons pas trouvé ses gîtes larvaires.
Les femelles se nourrissent aux dépens des mammifères et des oiseaux. Leur agressivité pour
l’homme a été fréquemment signalée dans toute la région éthiopienne et en Égypte. De nombreux auteurs
(2.7.8) ont montré que les femelles de C. antennatus permettent le développement des microfilaires de
W. bancrofti mais seuls Brengues et al. (1969) ont prouvé qu’elles participaient effectivement à la
transmission de la filariose lymphatique humaine. A Mayotte, C. antennatus est une espèce rare et son
rôle de vecteur ne peut être que des plus réduit. Par contre, son agressivité à la fois pour les oiseaux et
pour l’homme lui permet de jouer un rôle de premier plan dans la transmission du virus West Nile (38).
Lieu de capture : Mayotte, femelles agressives dans le village de Dembéni.
Culex (C.) carleti Brunhes, 1971
Cette espèce a été récoltée pour la première fois sur la côte orientale de Madagascar où elle est
fréquente (4). A Mayotte nous avons capturé 2 femelles agressives ainsi que de nombreuses larves.
C. carleti ne semble pas avoir atteint Anjouan et la Grande Comore où nous l’avons vainement recherché ;
par contre, il ne serait pas surprenant qu’il se soit implanté à Mohéli où les bambous sont abondants.
Les larves de C. carleti ne semblent se développer que dans la partie dressée des bambous fraî¬
chement sectionnés ; elles se nourrissent du revêtement blanchâtre qui tapisse les parois de leur gîte.
Faune larvaire associée : C. nebulosus, C. horridus, Ae. simpsoni, Ae. aegypti, Ae. monetus et O. como-
rensis.
La biologie des imagos est presque totalement inconnue. Nous considérions cette espèce comme
non anthropophile mais la capture de 2 femelles sur appât humain nous a amené à réviser notre opinion.
Compte tenu de l’abondance des larves, son agressivité nous semble cependant exceptionnelle.
Lieux de capture : Mayotte, Ironi-Bé, Dembéni, la Convalescence.
Culex (C.) sitiens Wiedemann, 1828
C. sitiens est présent dans presque toutes les régions côtières et tropicales qui bordent l’océan
Indien et l’océan Pacifique. La limite septentrionale de son aire de répartition atteint les côtes de la
mer Rouge, l’Inde et le Japon. Elle est aussi présente sur toute la bordure est-africaine, en Australie
ainsi que dans de nombreuses îles polynésiennes. Dans la sous-région malgache c. sitiens a été capturé
à Madagascar, à Maurice et dans 3 îles de l’Archipel des Comores (Mayotte, Mohéli et la Grande Comore)
(9-10-17-24).
Ses larves se développent dans des gîtes variés mais qui contiennent tous de l’eau plus ou moins
salée : trous de rocher en bordure de mer, pirogues abandonnées sur la plage, trous de crabes, marécages
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
203
périodiquement envahis par la mer, etc... A Madagascar nous avons récolté des larves de C. siliens dans
l’eau fortement natronée du lac Tsimananpetsotsa.
Les femelles se nourrissent aux dépens de nombreux mammifères dont l’homme. Dans les îles
du Pacifique Sud, l’espèce est très anthropophile. Dans le village de Dembéni (Mayotte) nous n’avons
capturé que 5 femelles agressives au cours des 18 captures nocturnes effectuées ; ceci montre que l’espèce
est présente dans l’île mais qu’elle ne constitue pas une nuisance.
En Nouvelle-Calédonie C. sitiens transmet la filariose du Chien (Dirofilaria immitis) mais il ne
participe pas à la transmission de la filariose humaine. Sur la côte du Mozambique C. sitiens a été trouvé
infecté par le virus Mossulil (Kokernot et al., 1962).
Lieux de récoltes : Grande Comore, Iconi. Mohéli, Ouani. Mayotte, Dembéni.
Genre ERETMAPODITES
Le genre Eretmapodites comprend actuellement 43 espèces strictement éthiopiennes. Dans l’Archi¬
pel des Comores 2 espèces à large répartition ont été récoltées ( E. subsimplicipes et E. quinquevittatus) ;
elles sont présentes et le plus souvent très abondantes dans les 4 îles de l’archipel. Ces 2 Eremtapodiles
ont atteint Madagascar mais ils sont absents des Mascareignes et des Seychelles.
De nombreux Eretmapodites sont anthropophiles ; ils piquent essentiellement pendant la journée
et participent à la transmission de viroses (E. chrysogaster transmet la fièvre de la vallée du Rift ;
E. sylvestris transmet le virus Spondweni) (38). Aucun Eretmapodites n’a été impliqué dans la transmis¬
sion de filaires ou de Plasmodium.
Les œufs d ’Eretmapodites sont pondus séparément et ne semblent pas résister à la dessiccation.
Eretmapodites subsimplicipes Edwards, 1929
Cette espèce a été découverte par Edwards en Tanzanie ; elle est présente et parfois très abon¬
dante en Afrique de l’Est et à Madagascar. Vers l’Ouest, son aire de répartition ne semble pas dépasser
la République Centrafricaine (16). E. subsimplicipes est présent dans les 4 îles de l’Archipel des Comores.
Brygoo et Escolivet (1955) l’ont découvert à Mayotte et Mohéli ; Chauvet (1967) l’a récolté à la
Grande Comore et nous l’avons nous-même capturé à Anjouan. En fait, cette espèce est très abondante
dans toutes les régions de l’archipel situées au-dessous de 1 000 m d’altitude.
Les larves d 'E. subsimplicipes se développent le plus souvent dans les noix de coco qui jonchent
le sol des cocoteraies mal tenues. Ces noix, percées par les rats, se remplissent d’une eau brunâtre dans
laquelle se développent de nombreux stades pré-imaginaux. L’espèce n’est cependant pas inféodée
à ce type de gîte ; nous l’avons en effet rencontrée dans des bambous sectionnés reposant sur le sol,
dans un trou d’arbre largement ouvert, dans les tissus très spongieux d’un bananier sectionné. La mise
en eau de ces très petits gîtes est étroitement tributaire des précipitations atmosphériques ; de fait,
l’espèce pullule en saison des pluies et devient moins abondante pendant la saison sèche. Faune larvaire
associée : Ae. aegypti, U. pandani ; plus rarement C. tigripes, C. nebulosus, C. carleti.
Les femelles piquent de jour et, de préférence, les parties basses du corps ; elles piquent plus
rarement les bras ou la face. Pendant la saison des pluies et par temps couvert et humide, cette espèce
constitue une gêne insoutenable dans les cocoteraies mal tenues, non débroussaillées et jonchées de
noix perforées. Elle est fort heureusement rurale et ne pénètre qu’exceptionnellement dans les maisons.
E. subsimplicipes n’a jamais été impliquée dans la transmission de viroses; cependant, son abon¬
dance et son agressivité en font un vecteur potentiel inquiétant.
Eretmapodites quinquevittatus Theobald, 1901
Cette espèce présente une très large répartition, on la rencontre en effet depuis la Sierra Leone
jusqu’à Madagascar ; elle est. par contre, absente des Mascareignes et des Seychelles. Ventrillon
(1905) avait signalé sa présence à Mayotte mais le nom d 'E. condei qu’il lui avait alors donné devait
Source : MNHN, Paris
204
J. BRUNHES
tomber en synonymie avec celui d ’E. quinquevittatus Theobald, 1901. Cette espèce est abondante à
Mayotte, à la Grande Comore et à Anjouan. Matile l’a aussi récoltée en 1973 dans la végétation basse
de Mohéli.
Ses larves se développent dans les coquilles d’escargots (Achatines le plus souvent) où elles peu¬
vent vivre dans de très petites quantités d’une eau brunâtre et nauséabonde.
Les femelles sont très agressives pendant la journée et sous couvert forestier. Les agressions ces¬
sent rapidement dès que l’on s’éloigne des gîtes larvaires, ce qui tendrait à prouver que les femelles
se déplacent peu autour de leurs lieux d’émergence. Cette espèce peut localement constituer une nuisance
importante mais elle n’a jamais été impliquée dans la transmission naturelle de viroses.
Genre MANSONIA (subg. MANSONIOIDES)
Dans la région éthiopienne le sous-genre Mansonioides est représenté par 2 espèces anthropo-
philes à large répartition : Mansonia uniformis Theobald, 1901 et Mansonia africana Theobald, 1901.
Les larves et nymphes des Mansonia sont morphologiquement très originales et ne peuvent, de ce fait,
être confondues avec celles d’aucune autre espèce de moustique. Elles vivent en effet fixées à la végéta¬
tion aquatique par leur siphon ou trompettes respiratoires perforantes. Leur système trachéen est mis
ainsi en communication avec les tissus aérifères des plantes aquatiques dans lesquelles elles puisent
l’oxygène nécessaire à leur respiration. De telles larves et nymphes vivent en permance immergées
et ne viennent pratiquement jamais respirer en surface. Les œufs sont déposés sur la face inférieure des
feuilles flottantes où ils constituent de petites masses en forme d’oursin.
Mansonia (Mansonioides) uniformis Theobald, 1901
L’aire de répartition de M. uniformis englobe toute la région éthiopienne ainsi que les régions
orientale et australienne ; elle atteint même le sud du Japon (région Paléarctique).
Dans la sous-région malgache M. uniformis a été signalé aux Seychelles et à Madagascar ; nous
l’avons aussi capturé à Mayotte mais il est absent des Mascareignes.
Grâce à un siphon et à des trompettes respiratoires crochues et perforantes, les larves et nymphes
respirent les gaz contenus dans les tissus des plantes auxquelles elles se fixent. Nous n’avons récolté
aucune larve de cette espèce dans l’Archipel des Comores.
Les femelles piquent de nuit ; elles agressent alors aussi bien l’homme que les animaux domestiques
mais elles répugnent à pénétrer dans les maisons. Dans les villages de Dembéni (Mayotte) nous ayons
capturé une quinzaine de femelles agressives. Ces captures ont eu lieu pendant la saison des pluies
et à l’extérieur des habitations. L’espèce semble absente des 5 autres villages où des captures analogues
ont été effectuées. Dans l’île de Mayotte les marécages encombrés de végétation flottante ou dressée
sont rares, l’espèce ne peut donc être que très ponctuellement répartie et rare (région de Dzomogné,
lac de Dziani). A la Grande Comore il n’existe aucun gîte larvaire à M. uniformis ; à Anjouan, seuls
quelques petits marécages situés près de Ouani ou sur la côte sud de l’île sont susceptibles d’accueillir
ses larves. Par contre, il ne serait pas surprenant de récolter cette espèce à Mohéli où les gîtes potentiels
sont plus nombreux.
A Madagascar et en Afrique M. uniformis transmet plusieurs Claires animales et notamment
Setaria labialopapillosa qui parasite le bœuf (3). Au Congo et en République Centrafricaine il a été
impliqué dans la transmission du virus Middelburg et Yata (16-38). En Afrique australe M. uniformis
transmet les virus Spondweni et Wesselsbron (38). Il est probable que son abondance et le fait qu’il
se nourrisse aux dépens de tous les Vertébrés à sang chaud lui permettent de propager de nombreux
autres virus.
Dans l’Archipel des Comores, la nature du sol et la vigueur du relief s’opposent à la pullulation
de l’espèce qui n’a, de fait, été récoltée qu’à Mayotte.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
205
Genre AEDES
Dans la région éthiopienne le genre Aedes est représenté par plus de 190 espèces (58) parmi les¬
quelles se rencontrent de nombreux moustiques anthropophiles et vecteurs de maladies. Huit espèces
ont été récoltées dans l’Archipel des Comores ; elles sont toutes, à des degrés divers, agressives pour
l’homme. Deux d’entre elles sont endémiques dans la sous-région malgache (A. monetus, A. cartroni),
les 6 autres espèces ont une très vaste répartition. Les œufs des Aedes sont pondus séparément sur les
parois des gîtes ; ils sont très généralement résistants à la dessiccation.
Les deux Aedes les plus abondants et les plus agressifs de l’archipel sont A. aegypti et A. cartroni.
Aedes ( Stegomyia ) aegypti Linné
L’aire de répartition de cette espèce est l’une des plus vastes qui soit, elle recouvre en effet la
quasi-totalité des zones intertropicales (Amérique Centrale, Afrique, Asie, Australie, Océanie).
Signalée au début du siècle à la Réunion (25) et à Maurice, il semble que les traitements insec¬
ticides entrepris dès 1949 l’aient fait disparaître de ces deux îles (24-25-26). Elle est, par contre, présente
à Madagascar (en particulier sur le versant occidental de l’île) ; elle est présente aussi sur l’île de Rodri¬
guez, dans l’archipel des Seychelles et sur l’île Europa (obs. pers.). Ae. aegypti a été capturé dans les
4 îles de l’Archipel des Comores ; il est particulièrement abondant à la Grande Comore.
Comme toutes les espèces à large répartition qui ont été attentivement étudiées, Ae. aegypti
s’est révélée polytypique ; 2 formes sympatriques sont présentes aux Comores ; il s’agit de la forme
type et la forme queenslandensis (36).
Dans cette île les larves se rencontrent aussi fréquemment en milieu urbain qu’en milieu rural.
Dans les villes et les villages elles se développent essentiellement dans l’eau stockée en vue de la con¬
sommation humaine (fûts métalliques, citernes), ainsi que dans les bassins d’ablutions, les récipients
abandonnés (boîtes de conserve, poteries, vieux pneus, etc...). En milieu rural les larves se développent
dans les trous d’arbres, les bambous sectionnés, les noix de coco largement ouvertes, plus rarement dans
les trous de rocher.
Les femelles d 'Ae. aegypti piquent surtout pendant la journée ; elles pénétrent alors dans les
maisons ombragées. Elles sont particulièrement agressives dans les jardins, près des taillis où elles trou¬
vent refuge. Lorsque le temps est couvert et en l’absence de vent elles s’aventurent même sur les plages.
Une légère activité de piqûre se manifeste aussi pendant la nuit. Pendant la saison sèche, les femelles
et les mâles n’hésitent pas à se réfugier dans les maisons où l’on peut en capturer des dizaines en effec¬
tuant des aspersions de pyrèthre.
Ae. aegypti est le principal vecteur de la fièvre jaune épidémique urbaine (15) ; il est aussi vec¬
teur de la fièvre Chikungunya. A la Grande Comore où l’eau est stockée à proximité et parfois même
à l’intérieur des maisons, il existe une très grande promiscuité entre l’homme et le vecteur de la fièvre
jaune. Dans cette île, la pullulation A'Ae. aegypti constitue une nuisance et un risque d’épidémie à ne
pas sous-estimer.
Dans les autres îles, l’eau n’est pas (ou peu) stockée ; les populations larvaires sont donc tenues
à l’écart des habitations et contraintes d’utiliser des gîtes péridomestiques ou sauvages qui sont soumis
au rythme des précipitations. De fait, les femelles agressives sont fréquentes pendant la saison des
pluies mais elles disparaissent presque complètement pendant la saison sèche.
Lieux de récolte : Grande Comore : partout présent jusqu’à une altitude de 800 m au moins :
Anjouan : Mitsamudu, Sima, Domoni, Ouani ; Mohéli : Siri, Hoani, Itsania, N’Droudroui, Fomboni
(Mohamed Sohéli rec.) ; Mayotte : Dzaoudzi, Labattoir, Mamudsu, M’Sapéré, Dembéni, Coconi,
Chiconi, M’Zamboro, Longoni, etc...
Aedes ( Skusea) cartroni Ventrillon, 1906
Ventrillon (1906) a décrit sous le nom de Stegomyia cartroni la femelle d’une espèce culicidienne
agressive sur l’île de Mayotte. En 1920, Edwards mettait cette espèce en synonymie avec Aedes ( Skusea)
Source : MNHN, Paris
206
J. BRUNHES
pembaensis Theobald, 1901, espèce également agressive provenant de la côte Est africaine. Dans notre
ouvrage de synthèse sur l’épidémiologie de la filariose lymphatique dans le Sud de l’Océan Indien
(Brunhes, 1973, 1975) nous avons tacitement entériné cette mise en synonymie en signalant qu’Aedes
( Skusea ) pembaensis était présent et agressif dans 3 îles de l’Archipel des Comores. Une étude plus
approfondie de la morphologie des imagos et, en particulier, la comparaison avec des exemplaires pro¬
venant du berceau Est-Africain de l’espèce devaient nous montrer que les Aedes (Skusea ) des Comores
appartiennent à une espèce distincte d’A. pembaensis.
Nous redonnons ainsi droit de cité à Aedes ( Skusea ) cartroni Ventrillon, 1906 ; les stades pré-
imaginaux et les mâles qui étaient jusqu’alors inconnus sont décrits par ailleurs (10).
Biologie larvaire
Les stades pré-imaginaux d’A. cartroni vivent en étroite relation avec les crabes terrestres qui
creusent leurs terriers dans les sédiments argileux des côtes basses. Les galeries de ces terriers atteignent
la nappe phréatique et sont partiellement remplies d’eau saumâtre.
Les femelles d’A. pembaensis pondent leurs œufs sur les crabes terrestres qui déambulent hors
de leur terrier (20). Lorsqu’ils rejoignent leur galerie, ces crabes immergent les œufs déposés sur leur
carapace ; les œufs éclosent et les larves se développent alors dans la partie inondée du terrier. Il est
probable que les femelles d’A. cartroni, dont les larves se rencontrent dans le même type de gîte, pro¬
cèdent de la même façon pour immerger leur ponte.
L’eau de ces gîtes peut présenter un taux de salinité très variable. Nous avons en effet récolté
des larves d’A. cartroni dans un terrier creusé sur les bords d’un estuaire bouché dont l’eau était très
peu, ou pas, salée. Inversement, nous avons récolté des larves qui se développaient dans un trou de
rocher rempli d’eau de mer.
Les crabes terrestres affectionnent particulièrement les côtes argileuses basses dans lesquelles
ils peuvent aisément creuser de nombreux terriers. De telles conditions pédologiques se rencontrent
souvent à proximité des estuaires des petits fleuves côtiers ; ces sols sédimentaires sont généralement
occupés par la mangrove. Par contre, les côtes rocheuses ou sablonneuses ne sont pas colonisées par les
crabes terrestres car ceux-ci ne peuvent y creuser de terriers.
L’abondance ou la rareté d’A. cartroni sera donc sous la dépendance de la morphologie et de la
nature du sol des côtes de l’archipel.
A la Grande Comore, le volcanisme est récent, les sols ne sont qu’exceptionnellement décomposés
et les terrains sédimentaires côtiers sont très rares. Un seul site, celui de Ouroveni, dans l’extrême sud
de l’île, peut se prêter au développement d’A. cartroni ; en 1969 cette espèce en était pourtant absente.
A Anjouan, le volcanisme est légèrement plus ancien et la mangrove a pu s’installer sur les ter¬
rains argileux de la corne ouest de l’île. C’est effectivement dans un tel site, près de Bimbini, que nous
avons capturé des imagos d’A. cartroni au repos dans les terriers creusés à la limite supérieure de la
mangrove. Il est probable que cette espèce est aussi présente dans les autres petites mangroves de la
côte-ouest.
A Mayotte et à Mohéli, le volcanisme est ancien, les roches sont largement décomposées et
l’érosion a déposé d’importants sédiments au débouché des fleuves côtiers. Ces conditions très favo¬
rables au développement des crabes terrestres côtiers ont aussi permis une large implantation d’A. car¬
troni qui est présent sur toutes les côtes basses et argileuses. A Mayotte nous l’avons notamment ren¬
contré à Bandélé, Iloni, Passamainti, Dzomogné, Proani, Chirongi et M’Zamboro. A Mohéli les femelles
sont très agressives dans les mangroves qui entourent Nioumachoua, et Grjebine (1955) a capturé de
nombreux imagos près de Ouallah. Comme à Mayotte, l’espèce est présente en plus ou moins grand nom¬
bre sur toute la frange côtière.
Biologie des Imagos
Au cours des captures nocturnes de femelles agressives que nous avons effectuées à Mayotte,
nous avons pu constater qu’A. cartroni est totalement absent du village de Sada construit sur une côte
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
sablonneuse ainsi que du village de Chiconi accroché à une colline qui tombe dans la mer sans ménager
de place à la moindre plaine littorale. Par contre, dans le village de Dembeni, A. cartroni est, pendant
toute l’année, l’espèce dominante. Ce village est construit dans une plaine littorale bordée au nord
par une rivière aux berges criblées de trous de crabes et à l’est par une région de mangrove. Au cours
des 18 captures nocturnes que nous avons effectuées dans ce village, nous avons capturé 5 183 femelles
d ’Aedes cartroni et seulement 639 Anopheles gambiae et 547 Culex p. fatigans (8).
Ces captures nous ont aussi montré qu’A. cartroni répugne à pénétrer dans les maisons pour
piquer et qu’il est donc plus exophage qu’endophage (en moyenne : 93 piqûres/homme/nuit à l’intérieur
d’une maison contre 194 à l’extérieur de la même maison). Aux Seychelles, Lambrecht (1971) a montré
aussi que 78 % des femelles agressives d 'A. lambrechti étaient capturées à l’extérieur des habitations.
L’activité de piqûre s’exerce essentiellement pendant la nuit mais, lorsque l’hygrométrie est
forte, les femelles peuvent être très agressives pendant la journée, en particulier sous couvert végétal.
Nous avons d’autre part observé que la densité de piqûres dues à cette espèce varie au cours
d’un cycle saisonnier. Les femelles agressives sont en effet très nombreuses pendant la saison des pluies
(250 à 350 piqûres/homme/nuit à l’extérieur en janvier et février) ; elles deviennent beaucoup plus
rares pendant la saison sèche (une vingtaine de piqûres/homme/nuit en juillet). Cette raréfaction des
femelles agressives dans le village de Dembéni n’est pas forcément due à une raréfaction des popula¬
tions larvaires comme cela est le cas à la même période pour An. gambiae ou Culex p. fatigans (8).
Quelle que soit la saison, la densité de piqûres est en effet toujours très grande à proximité immédiate
des terriers de crabes.
La mise en eau des terriers de crabes n’étant pas soumise au rythme des précipitations atmosphé¬
riques mais à celui des marées, il est donc peu probable que les populations larvaires subissent des varia¬
tions parallèles à celles des populations adultes que l’on a pu enregistrer dans le village de Dembéni.
A notre avis, les femelles d’A. cartroni, qui se reposent habituellement dans les terriers de crabes, sont
très liées à l’humidité qui règne en permanence dans ces galeries. Pendant la saison des pluies, les
femelles rencontrent une humidité favorable dans la végétation herbacée et arbustive, ce qui favo¬
rise leur dispersion autour des gîtes larvaires. Cette hypothèse permet d’expliquer les fortes densités
de piqûres que l’on observe en permanence près des gîtes larvaires ainsi que l’agressivité accrue des
femelles par temps pluvieux ou couvert. De la même façon cette hypothèse permet de rendre compte
de l’absence totale, pendant la saison sèche, de femelles agressives dans les villages situés à quelques
centaines de mètres des gîtes larvaires.
Intérêt médical
Dans l’archipel des Seychelles, Lambrecht (1971) a observé qu’Ae. ( Skusea ) lambrechti pique
tous les mammifères et qu’il peut transmettre des filarioses (1 stade III non identifié pour 436 femelles
disséquées) (32).
Sur la côte Est-africaine, Nelson et al. (1962) ont montré qu’Ae. pembaensis ne participe pas
à la transmission de la filariose lymphatique humaine mais qu’il transmet activement des filarioses
animales.
A Mayotte, où nous avons disséqué 4 198 femelles capturées de nuit sur appâts humains, nous
avons observé que 42 d’entre elles (1 %) hébergeaient des stades infestants de filaires. Ces larves, mon¬
tées dans la glycérine, ont été déterminées par le Dr. Nelson 1 ; il s’agissait de 39 lots de filaires animales
appartenant au genre Setaria et de 3 lots en trop mauvais état pour être déterminés. Compte tenu de la
présence de bétail à proximité du village, il est possible que ces filaires animales proviennent du bœuf
et appartiennent à l’espèce Setaria labiatopapillosa.
Ae. cartroni, comme Ae. pembaensis et Ae. lambrechti, ne participe donc pas à la transmission
de la filariose lymphatique humaine ; il joue par contre un rôle très actif dans la transmission de filarioses
animales.
An Afrique du Sud et au Mozambique Ae. pembaensis transmet très activement les virus Tahyna
1. London School of Tropical Medicine and Hygiene, England.
Source : MNHN, Paris
208
J. BRUNHES
et Bunyamwera (38). Le développement de ses larves dans des gîtes non soumis aux rythmes des préci¬
pitations lui permet de jouer en permanence un rôle moteur dans la circulation des viroses.
Aedes ( Aedimorphus ) albocephalus Theobald, 1903
Cette espèce occupe la totalité de la région éthiopienne mais elle est plus abondante en Afrique
orientale qu’en Afrique occidentale. Elle a été signalée aux Seychelles et sur l’îlot d’Aldabra (37) ;
nous l’avons capturée sur la côte occidentale de Madagascar. Brygoo (1955) a récolté des larves et des
femelles de cette espèce à Fomboni (Mohéli) ; nous ne l’avons pas retrouvée au cours de notre enquête.
Les larves d ’Ae. albocephalus se développent habituellement dans les marécages, les trous de roche
riches en matières organiques ; elles semblent pouvoir tolérer une forte teneur en sels dissous car elles
ont été récoltées dans des terriers de crabes creusés à proximité de la mer.
Les femelles sont agressives pendant la journée ; elles peuvent être localement très abondantes.
Ainsi, à Madagascar, ce sont de véritables essaims de femelles qui attaquent sous couvert forestier
pendant la saison des pluies. Dans l’Archipel des Comores Ae. albocephalus semble rare mais, peut-être,
étions-nous absent lors de sa brève période de pullulation ?
Une souche de virus Middelburg a été isolée en Afrique du Sud à partir d’un lot d ’Ae. alboce¬
phalus (38).
Aedes ( Aedimorphus) fowleri Charmoy, 1908
Ae. fowleri est présent dans toute la région éthiopienne depuis les Mascareignes et Madagascar
jusqu’au Sénégal. Dans l’Archipel des Comores nous l’avons capturé à Mayotte, Mohéli et la Grande
Comore. Il est probablement présent aussi à Anjouan mais nos récoltes, effectuées pendant la saison
sèche, n’avaient que fort peu de chances de le mettre en évidence.
Les œufs d ’Ae. fowleri sont en effet résistants à la dessiccation et ils éclosent tous dès la mise
en eau du gîte temporaire dans lequel ils ont été déposés. On peut alors récolter des milliers de larves,
puis de nymphes, dans une petite dépression herbeuse ou un ancien trou de prélèvement de terre. A la
Grande Comore, nous avons ainsi récolté plusieurs centaines de nymphes dans une citerne contenant
quelques centimètres cubes d’eau. A la Réunion, Hamon (1953) signale 10 000 larves/m 2 dans un trou
envahi par la végétation.
Les femelles piquent à l’aube et au crépuscule (25-26) ; elles se nourrissent aux dépens de l’homme
et des animaux domestiques. Les plus fortes densités de femelles agressives s’observent en début de
saison des pluies. Dans le village de Dembéni (Mayotte), nous n’avons capturé que 7 femelles agressives
au début et pendant la saison des pluies.
Ae. fowleri n’a pas été impliqué dans la transmission de parasitoses humaines.
Lieux de récolte : Grande Comore : Salimani ; Mohéli : Fomboni, Djoiezi ; Mayotte : Ironi-Bé ;
Dembéni.
Aedes (Neomelaniconion) circumluteolus Theobald, 1908
L’aire de répartition de cette espèce recouvre la majeure partie de la région éthiopienne depuis
le Sénégal jusqu’à Madagascar et des plateaux éthiopiens jusqu’à l’Afrique australe. Dans l’Archipel
des Comores elle n’a été capturée qu’à Mayotte.
Les larves se développent dans les gîtes herbeux temporaires mis en eau au début de la saison
des pluies (plaines inondables, bord de rivières en crue, etc...). Il est donc peu probable qu’Ae. circum¬
luteolus ait pu s’implanter à Anjouan et à la Grande Comore où ce type de gîte est rare ou inexistant.
Par contre, il ne serait pas surprenant de découvrir cette espèce à Mohéli.
Les femelles peuvent piquer occasionnellement l’homme mais elles sont beaucoup plus zoophiles
qu’anthropophiles. Dans le village de Dembéni (Mayotte), nous avons capturé 2 femelles agressives
pendant la nuit (Janvier 1972).
Ae. circumluteolus est un vecteur de virus particulièrement actif .En Afrique du Sud et au
Mozambique 11 types de virus ont été isolés à partir de lots de ce moustique (38). Quatre de ces virus
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
209
(Wesselbron, Spondweni, Bunyamwera et Mongola) provoquent des syndromes grippaux chez l’homme
(fièvre, maux de tête, douleurs musculaires) et causent parfois la mort du bétail (mouton et bœufs).
Le virus Simbu a également été isolé d’un lot d'Ae. circumluteolus capturés dans l’Empire Centrafri¬
cain (16).
Dans l’Archipel des Comores A. circumluteolus n’est présent qu’à Mayotte ; la nature du sol
et les pentes fortes se prêtent cependant mal à son développement, aussi cette espèce est-elle plus une
curiosité qu’un problème sanitaire.
Aedes (Finlaya) monetus Edwards, 1935
A. monetus a été décrit par Edwards à partir de femelles agressives capturées dans l’ouest de
Madagascar. Nous avons retrouvé cette espèce et complété récemment sa description (5).
Dans l’Archipel des Comores les larves d’A. monetus ont été récoltées dans leurs gîtes habituels :
bambous sectionnés et dressés, trous d’arbres ou vieux pneus ; elles sont généralement peu nombreuses
dans un même gîte. Faune culicidienne associée : Ae. aegypti, Ae. simpsoni, C. horridus, C. nebulosus
et C. carleti.
A Madagascar les femelles d 'Ae. monetus piquent l’homme ; leurs agressions se produisent de
jour et sous couvert forestier. Dans l’Archipel des Comores où l’espèce est rare, nous n’avons capturé
aucune femelle sur appâts humains.
Ae. monetus n’a jamais été impliqué dans la transmission de parasitoses humaines.
Lieux de captures : Mohéli : creux d’arbres près de l’aérodrome ( M. Soheli) ; Mayotte : Ironi-Bé,
route de la Convalescence, altitude 350 m.
Aedes ( Stegomyia ) simpsoni Theobald, 1905
Espèce à large répartition, elle est présente dans toute la région éthiopienne continentale mais
n’a atteint ni l’archipel des Seychelles, ni Madagascar et les Mascareignes ; elle est, par contre, présente
dans les 4 îles de l’Archipel des Comores.
Les larves A'Ae. simpsoni se développent très généralement à l’aisselle des feuilles engainantes
(Dracaena Canna Colocasia, bananier, ananas, etc...). Dans d’aussi petits gîtes, les larves sont peu nom¬
breuses ; elles peuvent d’autre part supporter une certaine dessiccation du milieu, se contentant alors
de l’humidité retenue par les débris végétaux (42). A la Grande Comore (Massif de la Grille), nous avons
aussi récolté des larves d ' Ae. simpsoni qui se développaient dans un creux d’arbre servant de citerne ;
à Mayotte, des larves ont été récoltées dans des bambous sectionnés et dressés.
Les femelles d 'Ae. simpsoni sont peu agressives en Afrique occidentale ; par contre, elles piquent
l’homme avec acharnement en Afrique centrale et orientale (42-56). A la Grande Comore, l’espèce est
agressive dans les jardins, les plantations et plus rarement en forêt. Dans les 3 autres îles, l’espèce est
présente mais beaucoup moins abondante.
En Afrique orientale, Ae. simpsoni assure le passage du virus de la fièvre jaune des populations
de singes à l’homme. Ce virus peut être transmis occasionnellement à l’homme qui séjourne dans les
plantations et qui, de retour dans sa famille, l’introduira en milieu semi-urbain ou urbain. Dans les
villes et villages, la transmission sera alors assurée par Ae. aegypti (15). Ae. simpsoni transmet aussi
le virus Chikungunya.
Lieux de récolte : Grande Comore : Iconi, Moroni, Bangoi-Kouni, Massif de la Grille, Mitsa-
miouli, Foumbouni ; l’espèce est probablement présente dans toutes les régions situées à moins de
1 000 mètres d’altitude ; Anjouan : Gégé ; Mohéli : Ouani (Brygoo, rec.), Miringoni ; Mayotte :
Ironi-Bé, Passamainti, Coconi.
Aedes ( Stegomyia ) vittatus Bigot, 1861
Espèce à vaste répartition, elle est présente dans toute la région éthiopienne ainsi qu’en Asie
du Sud-est et dans le bassin méditerranéen ; elle est abondante à Madagascar mais ne semble pas avoir
14
Source : MNHN, Paris
210
J. BRUNHES
atteint les Seychelles et les Mascareignes. Ae. vittatus a été récolté dans 3 îles de l’Archipel des Comores
(Mayotte, Anjouan et la Grande Comore) ; son absence de Mohéli n’est probablement due qu’à l'insuffi¬
sante prospection de l’île.
Les larves d ’Ae. vittatus se développent presque exclusivement dans les trous de rochers. L’eau
de ces gîtes peut être propre ou souillée de matières organiques, abondante (plus de 10 litres) ou rare
(quelques ml.). Lorsqu’elle est exposée au soleil l’eau peut atteindre 35 à 40°C, le développement com¬
plet de l’espèce (de l’œuf à l’œuf) peut alors s’effectuer en 6 jours (51). Nous avons fréquemment ren¬
contré des larves d ’Ae. vittatus dans des trous de rochers ; nous l’avons aussi récolté dans un impluvium
encombré d’excréments où venaient boire les bovins.
Les femelles d ’Ae. vittatus se montrent généralement très agressives vis-à-vis de l’Homme et
de nombreux Vertébrés à sang chaud (porc-épic, oiseaux, animaux domestiques) (51). Sur la côte Est-
africaine son anthropophilie semble cependant réduite (55). L’activité de piqûre se manifeste essentielle¬
ment au crépuscule et au cours de la première partie de la nuit (51) mais les agressions ne sont pas rares
pendant la journée et sous couvert forestier. A Anjouan, où l’espèce est très abondante dans le lit des
petits torrents, nous avons été agressé de jour et à proximité immédiate des gîtes ; s’éloigner de quelques
dizaines de mètres suffisait alors à se mettre à l’abri des piqûres. Cette espèce a été soupçonnée de trans¬
mettre la fièvre jaune au Soudan et au Nigéria (épidémie de 1969).
Faune larvaire associée : An. pretoriensis, An. gambiae, C. comorensis, C. decens, C. tigripes.
Lieux de récolte : Grande Comore : Maoueni, Nioumbadjou ; Anjouan : Sima, Chironkamba,
Assimpao, Vouani ; Mayottb : Coconi, M’Sapéré, Labattoir.
2.1.3. Espèces culicidiennes non anthropophiles.
Dans ce chapitre nous aborderons l’étude des espèces culicidiennes qui ne prennent jamais
(ou très exceptionnellement) leurs repas de sang sur l’Homme ou les Mammifères. Les femelles appar¬
tenant à ces espèces piquent généralement les Vertébrés à sang froid (Batraciens, Reptiles) ou les
Oiseaux. Elles peuvent transmettre des germes pathogènes ou des parasites aux animaux aux dépens
desquels elles se nourrissent.
Genre CULEX
Dans l’Archipel des Comores le genre Culex est représenté par quatre sous-genres dont trois ne
comprennent que des espèces non anthropophiles (sous-genres Lutzia, Eumelanomyia et Culiciomyia).
Culex ( Lutzia) tigripes Grandpré et Charmoy, 1900
L’aire de répartition de cette espèce englobe la totalité de la région éthiopienne ; elle est notam¬
ment présente dans les Mascareignes et à Madagascar mais elle est absente de l’île de Rodriguez et de
l’Archipel des Seychelles. Dans l’archipel des Comores C. tigripes est présent dans les quatre îles.
Les larves de C. tigripes peuvent s’accommoder de tous les types de gîtes à l’exclusion des très
petites collections d’eau (aisselles de feuilles engainantes, coques de fruits, etc...) et des gîtes d’eau
saumâtre ou salée. Elles peuvent par contre se développer dans des gîtes riches en matières organiques
(puisards, égouts à ciel ouvert). Nous les avons fréquemment récoltées dans les citernes, fûts et bassins
d’ablutions de la Grande Comore, ainsi que dans les marécages, flaques, creux de rocher, puisards,
estuaires bouchés ou importants trous d’arbres des 3 autres îles. Ces larves sont carnivores ; elles possè¬
dent des mandibules préhensiles qui leur permettent de se saisir de toutes les proies dont la taille n’excède
pas trop largement la leur ; elles se nourrissent notamment aux dépens des jeunes batraciens et de toute
la faune culicidienne associée, y compris les larves de leur propre espèce.
Les femelles ne piquent pas l’homme ; elles semblent se nourrir aux dépens des oiseaux et trans¬
mettent le virus Sindbis en République Centrafricaine et au Cameroun (16).
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÊMATOPHAGES
211
Lieux de récoltes : cette espèce est présente partout jusqu’à une altitude au moins égale à
800 mètres.
Faune associée : toutes les espèces autres que celles vivant à l’aisselle de feuilles engainantes
et d 'Ae cartroni qui vit en eau saumâtre.
Culex {Culex) comorensis Brunhes, 1977
Cette espèce a été récoltée tout d’abord à Anjouan et à Mayotte, puis plus récemment à Mohéli
(Matile, 1973) ; la sous-espèce kartalae n’est présente qu’à la Grande Comore. Jusqu’à sa découverte
récente à Madagascar (Brunhes, non publié) nous considérions cette espèce comme endémique de
l’Archipel des Comores (9-10).
Les larves de C. comorensis se développent dans les trous de rocher ou dans les vasques sablon¬
neuses que l’on rencontre fréquemment dans le lit des torrents temporaires en voie d’assèchement.
L’eau de ces gîtes est propre, claire et fraîche. Cette espèce tolère bien les basses températures car nous
l’avons trouvée jusqu’à 2 000 m d’altitude (Kartala et massif de l’Ankaratra à Madagascar). Dans
les gîtes larvaires les plus élevés C. comorensis est la seule espèce culicidienne présente ; au-dessous de
1 000 m la faune associée comprend : An. preloriensis, An. coustani, Ae. vittatus, C. tigripes, C. cinerellus.
La biologie des adultes est presque totalement inconnue ; les femelles n’ont jamais été capturées
sur appât humain et semblent donc peu (ou pas) anthropophiles ; 2 mâles au repos dans la végétation
basse ont été capturés au filet à main.
Lieux de récolte de C. comorensis : Anjouan : rivière Bouékouni, près de M’Jamaoué ; Mayotte :
trou de rocher dans la rivière Gouloué, rivière M’Sapéré et rivière Apandzo.
Lieux de récolte de la sous-espèce kartalae : Grande Comore : au-dessus de la Convalescence,
altitude 2 000 m ; torrent au-dessus de Boboni ; lit d’un torrent près de Nioumbadjou.
Mattingly (37) avait attribué avec réserve le nom de C. theileri à une larve que lui avait confiée
le Muséum de Paris. Nous n’avons pas retrouvé cette larve mais il est probable, compte tenu des réserves
formulées par cet auteur, qu’elle appartenait à l’espèce C. comorensis.
Culex {Culex) decens Theobald, 1901
Espèce pan-tropicale, C. decens est présent à Madagascar et dans l’Archipel des Comores ; il
semble absent des Seychelles et des Mascareignes.
Ses larves se développent dans les types de gîtes les plus variés : feuilles engainantes, trous de
rocher, marécages, lits de rivière, petits récipients, etc. Faune larvaire associée : An. gambiae, An.
pretoriensis, Ae. vittatus, C. tigripes, C. wigglesworthi, U. andavakae.
La biologie des adultes est très mal connue car les femelles de C. decens ne sont pas anthropophiles
et n’ont jamais été impliquées, même indirectement, dans la transmission de parasitoses humaines.
Ces femelles se nourrissent essentiellement aux dépens des oiseaux et des chauves-souris (50). Elles
transmettent cependant des viroses animales car les virus Mossuril et Sindbis ont été isolés à Bangui
et Yaoundé de lots de femelles appartenant au « groupe decens » (16).
Lieux de récolte : Anjouan : Sima ; Mayotte : Passamainti, Proani ; Mohéli : Ouallaha
(A. Grjebine).
Culex {Culex) simpsoni Theobald, 1905
Espèce à large répartition, elle est présente et souvent abondante dans toute la région éthio¬
pienne depuis le Tibesti jusqu’au Cap, et du Sénégal à l’île Rodriguez (24). Dans la sous-région malgache
C. simpsoni est encore présent à Maurice, aux Seychelles, à Madagascar ainsi que dans les 4 îles de l’Archi¬
pel des Comores.
Les larves de C. simpsoni ne sont pas inféodées à un type de gîte précis ; on peut les rencontrer
aussi bien dans des gîtes naturels (marécages, trous de rocher) que dans des gîtes artificiels (citernes
obscures, bassins, récipients abandonnés) ou encore dans de très petites collections d’eau (empreintes
Source : MNHN, Paris
212
J. BRUNHES
de pas) ou dans de vastes marécages herbeux ou des estuaires bouchés. Dans les eaux riches en matières
organiques, on peut rencontrer des milliers de larves de cette espèce (rivière polluée de Kawéni, Mayotte).
Faune larvaire associée : An. gambiae, An. coustani, C. p. fatigans, C. ligripes et A. vittatus.
La biologie des adultes est pratiquement inconnue. Les femelles ne piquent pas l’homme et n’ont
été impliquées dans la transmission d’aucune affection humaine. Des imagos au repos dans la végéta¬
tion basse ont été capturés à Mayotte.
Lieux de rencontre : Grande Comore : Ivoini, Moroni, Bangoi-Kouni ; Mayotte : Kaweni,
Mamutzu, Sada, Chiconi ; Mohéli : Fomboni, Ouani (E. Brygoo, 1955.) Anjouan : Bambao (A. Grje-
bine).
Cülex ( Culiciomyia) cinerellus Edwards, 1922
L’aire de répartition de cette espèce englobe toute la région éthiopienne ; elle est présente à
Madagascar ainsi qu’à Mayotte et Mohéli.
A Mayotte les larves de C. cinerellus se développent essentiellement dans les trous de rocher ;
nous les avons aussi rencontrées dans des noix de coco mais nous ne les avons jamais récoltées dans les
trous de crabes où elles ont pourtant été signalées (32-37).
Faune culicidienne associée : C. comorensis, Ae. aegypti.
Les femelles de C. cinerellus ne piquent pas l’homme et ne présentent aucun intérêt médical
ou vétérinaire. A Mohéli L. Matile a récolté, en 1973, des imagos au repos dans la végétation herbacée.
Lieux de récolte : Mayotte : Ironi-Bé, Coconi, Barakani, Mohéli : Fomboni (A. Grjebine,
1955) N’Gamaroumbo (L. Matile, 1973).
Culex ( Culiciomyia ) nebulosus Theobald, 1901
Cette espèce est présente dans toute la région éthiopienne ; dans la sous-région malgache elle
n’a été récoltée qu’à Madagascar et à Mayotte. Il ne serait pas surprenant qu’elle se soit aussi implantée
à Mohéli et, peut-être, à Anjouan.
Les larves de C. nebulosus se développent dans des gîtes très variés : elles peuvent notamment
coloniser des eaux riches en matières organiques. A Mayotte, nous les avons récoltées dans un trou
de palétuvier, dans des fûts de papayers et de bananiers ainsi que dans des bambous fraîchement
coupés. Faune larvaire associée : C. horridus, E. subsimplicipes, O. comorensis, A. aegypti.
Les femelles de C. nebulosus sont ornithophiles (50), elles ont été trouvées infestées par le virus
Usutu dans l’Empire Centrafricain et au Cameroun ainsi que par les virus Middelburg et N’taya au
Cameroun (16).
Lieux de récolte : Mayotte : Ironi-Bé, Dembéni, Iloni, M’sapéré, Proani.
Culex ( Eumelanomyia ) chauveti Brunhes et Bambelo, 1968
Cette espèce, originaire de Madagascar, a été capturée à Mohéli, en 1973, par L. Matile ; les
mâles étaient au repos dans la végétation herbacée.
A Madagascar, les larves de C. chauveti se développent dans les mares temporaires et ombra¬
gées (4).
La biologie des adultes est inconnue.
A la Grande Comore, L. Matile a également récolté un mâle dont les pièces génitales sont sensi¬
blement différentes de celles de C. chauveti ; il s’agit probablement d’un vicariant qui ne peut être actuel¬
lement décrit, faute de matériel en assez bon état.
Culex ( Eumelanomyia ) horridus Edwards, 1922
Espèce pan-éthiopienne, elle est présente à Madagascar, à Mayotte et à Anjouan mais elle ne
semble pas avoir atteint les Mascareignes ou les Seychelles.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
213
Ses larves se développent dans de petites collections d’eau riches en tannins et débris végétaux
et ne subissant pas de fortes variations de température : creux d’arbre, trous de rocher sous couvert
végétal, bambous sectionnés, vieux pneus, etc. Faune culicidienne associée : Ae. aegypti, C. carleti,
0. comorensis, C. nebulosus, C. tigripes et Ae. monetus.
Bien que les femelles de C. horridus piquent parfois l’homme en Afrique orientale (56) cette espèce
n’est pas considérée comme anthropophile car dans toutes les autres régions, les femelles ne sont pas
agressives vis-à-vis de l’homme et des gros mammifères. La biologie des adultes est très peu connue
et les femelles n’ont jamais été impliquées dans la transmission de maladies.
Lieux de récoltes : Mayotte : Ironi-Bé, Dembéni, Doujani, Proani ; Anjouan : localité non
précisée (A. Grjebine).
Culex ( Eumelanomyia) wigglesworthi Edwards, 1941
Cette espèce est largement répandue dans toute la région éthiopienne humide. Elle est présente
à Madagascar et dans l’archipel des Seychelles (32-37) ; aux Comores nous ne l’avons récoltée qu’à
Mayotte.
Ses larves se développaient dans un trou de rocher ombragé contenant des feuilles mortes et des
algues filamenteuses. Faune associée : U. andavakac, C. decens, An. pretoriensis.
Espèce non anthropophile, sa biologie est pratiquement inconnue.
Lieux de récoltes : Mayotte : lit de la rivière Gouloué, près de Passamainti.
Genre ANOPHELES
Les Moustiques appartenant au genre Anopheles sont fréquemment anthropophiles ; cependant,
An. pretoriensis fait exception à cette règle.
Anopheles pretoriensis Theobald, 1903
An. pretoriensis est présent dans toute la région éthiopienne occupée par la savane ; par contre,
il est absent des régions forestières du golfe du Bénin ainsi que de la cuvette congolaise. Dans la sous-
région malgache sa présence a été signalée à Madagascar (22) ainsi que dans les 4 îles de l’Archipel
des Comores (8-12-13-22).
Les larves à.’An. pretoriensis affectionnent particulièrement les eaux fraîches, courantes et claires
des torrents, rivières et canaux d’irrigation (22). A la Grande Comore et à Anjouan nous avons fréquem¬
ment rencontré ses larves dans l’eau fraîche et claire retenue dans les creux de rocher. A Mayotte,
nous les avons récoltées dans des ruisseaux au cours vif : elles s’abritaient alors dans les racines flottantes,
parmi la végétation dressée ou dans les petites anses préservées du courant. Faune larvaire associée :
An. coustani. An. gambiae, U. andavakae, C. decens, C. wigglesworthi, C. comorensis, Ae. oittalus,
C. tigripes.
Les femelles n’ont jamais été capturées sur appâts humains et cela coïncide bien avec les obser¬
vations effectuées à Madagascar (22) et sur le continent africain, qui montrent que ces femelles sont
essentiellement zoophiles (19). Cette espèce a été impliquée dans la transmission de Plasmodium sp. ;
compte tenu de la forte zoophilie de l’espèce, il est probable que les parasites ainsi observés avaient,
été prélevés sur des animaux et non sur l’homme. Dans l’archipel, cette espèce ne constitue pas une
nuisance ; elle ne présente d’autre part aucun intérêt médical.
Lieux de captures : Grande Comore : Nioumbadjou, Ouani, M’Rémani, Vouani (G. Chauvet) ;
Mayotte : Passamainti, M’Sapéré, Combani.
Source : MNHN, Paris
214
J. BRUNHES
Genre ORTHOPODOMYIA
Bien que son aire de répartition s’étende à l’ensemble des régions zoogéographiques, le genre
Orthopodomyia reste actuellement l’un des plus mal connus.
Dans la région éthiopienne où 7 espèces ont été décrites il n’est réellement bien représenté que
dans la sous-région malgache (5 espèces fréquentes) alors que sur l’ensemble du continent africain ne
sont connues que 2 espèces forestières rares.
Les femelles d 'Orthopodomyia prennent généralement leurs repas aux dépens des Oiseaux et ne
se nourrissent pratiquement jamais aux dépens de l’Homme ; seules deux espèces orientales ont été
parfois accusées de piquer l’Homme. C’est le manque d’intérêt des Orthopodomyia pour l’Homme qui
est probablement à l’origine du peu d’études que celui-ci lui a consacré en retour. Pourtant, si ce genre
est apparemment sans intérêt médical direct, il est probable que certaines espèces entretiennent la
circulation de virus d’Oiseaux ; ces virus peuvent passer accidentellement à l’Homme grâce à des
moustiques aux préférences trophiques moins exclusives.
Nous avions signalé (Brunhes, 1975) qu’un Orthopodomyia non déterminé au niveau spécifique
était présent dans l’Archipel des Comores (Mayotte). En fait, ce sont 2 espèces distinctes qui sont pré¬
sentes dans au moins 3 îles de l’archipel.
Orthopodomyia joyoni, Brunhes, 1977
Les larves d ’O. joyoni ont été récoltées pour la première fois à la Grande Comore (élevage E 319) ;
elles ont été retrouvées plus tard à Mohéli puis à Mayotte. Les stades pré-imaginaux se développent
exclusivement dans les creux d’arbres. L’eau de ces gîtes peut être aussi bien brunâtre, riche en tannin
et débris végétaux que très claire et destinée à la consommation humaine. Les espèces culicidiennes
associées sont Ae. simpsoni, Ae. aegypti, C.p. fatigans, U. pandani.
La plupart des Moustiques adultes qui ont servi à la description de l’espèce ont été obtenus
grâce à l’élevage de stades larvaires ; 2 mâles ont été récoltés dans la végétation basse de l’île de Mayotte.
La biologie de ces adultes est inconnue.
Lieux de récolte : Grande Comore : Ivoini, Hahaya, Massif de la Grille ; Mohéli : Fomboni,
près de l’aéroport ; Mayotte : Ironi-Bé.
Orthopodomyia comorensis Brunhes, 1977
Des larves et des nymphes de cette espèce ont été récoltées à Mayotte ; elles se développaient
dans des bambous sectionnés (près de Dembéni), dans un trou de manguier (Barakani) ainsi que dans
un tronc de palétuvier (près de Passamainti). La biologie des adultes, obtenus d’élevages, est inconnue.
Faune associée : C. horridus, C. carleti, C. nebulosus, Ae. monetus, Ae. aegypti.
Genre FICALBIA (subg. Ingramia)
Ce sous-genre s’appelait autrefois Ravenalites Doucet, 1957, mais White (1974) a fait prévaloir
l’antériorité du nom d’Ingramia Edwards, 1912 ; il comprend actuellement 7 espèces endémiques mal¬
gaches, 1 espèce endémique aux Comores et 3 espèces orientales.
Aucune des femelles appartenant à ce sous-genre ne pique l’homme ou les mammifères. Leurs
larves se développent dans les petites collections d’eau retenues à l’aisselle des feuilles engainantes.
Ficalbia ( Ingramia ) grjebinei Brunhes, 1977
Nous avons récolté les larves de F. grjebenei à l’aisselle de feuilles engainantes de taro ( Colo -
caeia) et de Typhonodorum. La faune culicidienne associée comprenait U. douceti et Ae. simpsoni.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
215
La biologie des adultes est inconnue mais, si l’on se réfère aux observations effectuées par
A. Grjebine à Madagascar, il est peu probable que les femelles de F. grjebinei piquent les mammifères.
Espèce sans intérêt médical.
Lieux de récoltes : Mohéli : Fomboni (A. Grjebine, 1955). Mayotte : rivière Gouloué, altitude
50 m ; Ougojou près de Coconi.
Genre URANOTAENIA
Le genre Uranotaenia est présent dans toutes les régions géographiques. Dans la région éthio¬
pienne il est représenté par 46 espèces dont seul U. alboabdominalis a été accusé de piquer l’homme ;
aucune espèce ne présente d’intérêt médical direct. Il semble que les femelles se nourrissent aux dépens
des Batraciens et des Reptiles.
Uranotaenia alboadominalis Theobald, 1910
Cette espèce a une aire de répartition très vaste mais elle ne semble, par contre, jamais très
abondamment représentée. Découverte au Soudan, elle a été retrouvée dans toute la bande inter-tro¬
picale, de la Haute-Volta, au Kenya et au Zaïre. Elle est présente à Mayotte où une nymphe, qui devait
donner naissance à un mâle, a été récoltée près de Passamainti ; une femelle au repos dans la végétation
basse a, d’autre part, été récoltée par L. Matile en 1973.
Les larves et les nymphes d’ U. alboabdominalis se développent habituellement dans les maré¬
cages et dans le lit des rivières ; à Mayotte la nymphe récoltée se développait dans un trou de rocher.
Les femelles d 'U. alboabdominalis sont les seules parmi toutes celles appartenant au genre
Uranotaenia à s’être montrées 2 fois agressives pour l’homme (Kenya et Ouganda) (55). Partout ailleurs,
y compris aux Comores, elles ont un comportement non anthropophile et ne présentent donc aucun
intérêt médical direct.
Uranotaenia andavakae Doucet, 1950
Cette espèce, dont la larve a été décrite par Doucet, avait été récoltée pour la première fois
par R. Paulian dans le lit d’un torrent descendant du massif du Tsaratanana (Madagascar). Nous
avons retrouvé cet Uranotaenia à Mayotte où ses larves se rencontrent fréquemment dans les trous
de rocher situés dans les lits de torrents. Faune associée : C. ( E.) wigglesworthi, C. decens et An. preto-
riensis.
La biologie des adultes est inconnue ; seuls 3 mâles au repos dans la végétation basse ont été
capturés au filet à main.
Lieux de captures : Mayotte : rivières Doujani et Gouloué, vallon humide situé près du col
d’Angojou.
Uranotaenia douceti Grjebine, 1953
Cet Uranotaenia a été découvert par Grjebine à Madagascar où il était considéré comme endé¬
mique jusqu’à sa découverte à Mayotte.
Ses larves, comme celles d’A. simpsoni et de F. grjebinei se développent généralement à l’aisselle
des feuilles engainantes de Ravenala, de Typhonodorum ou de Colocasia. Cependant, nous avons pu
constater à Madagascar qu’elles ne sont pas inféodées à ce type de gîtes et que l’on peut notamment
les rencontrer sur les feuilles mortes jonchant le sol ou entre des racines d’arbres.
La biologie des adultes est inconnue.
Lieux de captures : Mayotte : Coconi, Malamani. U. douceti ne semble pas avoir atteint Anjouan
et la Grande Comorc où les aisselles de feuilles engainantes ne sont occupées que par U. pandani et
Ae. simpsoni.
Source : MNHN, Paris
216
J. BRUNHES
Uranotaenia mayottensis Brunhes, 1977
Cette espèce récoltée à Mayotte dans 3 gîtes distincts est endémique dans l’Archipel des Comores
(9-10).
Ses larves se développent dans les torrents et les ruisseaux au courant vif, à l’eau claire, fraîche
et oxygénée. Nous l’avons récoltée dans de petits golfes abrités du courant (rivière Doujani), dans des
paquets de racines flottantes (rivière Gouloué) ainsi que dans un caniveau parcouru par un courant
rapide (route Passamainti à Combani, altitude 240 m). Les larves étaient très nombreuses dans ces
différents gîtes. Comme les larves d’anophèles, elles se tiennent parallèlement à la surface de l’eau
et se déplacent grâce à de très vifs mouvements du corps.
La biologie des adultes est inconnue.
Uranotaenia pandani Théobald, 1912
Cette espèce a été découverte dans l’archipel des Seychelles par Théobald (1912). Nous l’avons
retrouvée à la Grande Comore où elle abonde depuis la frange côtière jusqu’à une altitude au moins
égale à 800 m (Nioumbadjou) et à Mayotte où elle semble beaucoup plus rare.
Aux Comores comme dans l’archipel des Seychelles (32-37). U. pandani montre une grande sou¬
plesse dans le choix de ses gîtes larvaires. Nous l’avons en effet rencontré à l’aisselle des feuilles de
Pandanus mais aussi dans des boîtes de conserves usagées, dans des réserves d’eau de boisson, dans des
troncs de baobabs ainsi que sur des feuilles sèches de bananiers jonchant le sol. Ces larves peuvent
donc s’accommoder de très petites collections d’eau ou de citernes contenant plusieurs m 3 d’eau de boisson.
Faune larvaire associée : O. joyoni, C. p. fatigans, An. gambiae, Ae. simpsoni, Ae. aegypti, E. subsim-
plicipes.
Biologie des adultes inconnue.
Lieux de captures : Grande Comore : depuis la côte jusqu’à une altitude de 1 000 m (L. Matile,
en 1973, a récolté de nombreux adultes au repos dans la végétation basse du massif de la Grille) ;
Mayotte : près de Coconi.
2.1.4. Les maladies transmises par les Culicides
Le paludisme
La paludisme est une parasitose humaine dont l’agent pathogène est un protozoaire appartenant
à la classe des Sporozoaires et au genre Plasmodium. La reproduction sexuée du parasite se produit
dans l’estomac du moustique vecteur. Chez l’Homme, le parasite se multiplie de façon asexuée dans les
cellules hépatiques ainsi que dans les hématies.
11 existe 4 espèces de Plasmodium dont 3 sont présentes dans l’Archipel des Comores : P. falci-
parum, P. vivax et P. malariae (34).
Biologie du parasite
Le Moustique transmet le paludisme à l’Homme en lui injectant des formes infestantes ou
sporozoïtes mélangées à sa salive. Ces parasites gagnent les cellules hépatiques dans lesquelles ils se
multiplient très activement, les faisant éclater. Les schizontes ainsi libérés peuvent parasiter une nou¬
velle cellule hépatique (cycle endohépatique) ou pénétrer dans un globule rouge. Dans ces hématies
parasitées se produit une nouvelle multiplication asexuée (cycle endo-érythrocytaire) et les 12 méro-
zoïtes ainsi formés sont libérés lors de l’éclatement de la cellule. Ils peuvent alors pénétrer dans une
autre hématie et poursuivre ainsi le cycle endoérythocytaire ou évoluer vers des formes sexuées ou
gamontes. Ce sont ces gamontes, qui, absorbés par un Moustique appartenant au genre Anopheles,
seront à l’origine d’un nouveau cycle de reproduction sexuée du Plasmodium.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
217
Dans l’estomac de l’Insecte, des microgamontes mâles fécondent les macrogamontes femelles et
le9 oocystes ainsi produits vont se fixer et poursuivre leur évolution sur la paroi externe de l’estomac.
Les oocystes mûrs donnent naissance à des milliers de sporozoïtes (formes infestantes) qui gagnent
activement les glandes salivaires de l’insecte ; ils seront transmis à un hôte vertébré avec la salive
injectée en début de piqûre.
Aux Comores, le principal vecteur du paludisme est An. gambiae ; dans certaines régions de
Mayotte, de Mohéli ou d’Anjouan An. funestus peut aussi participer à cette transmission.
Pathogénicité
La crise du paludisme est due à la libération dans le sang de nombreux antigènes lors de l’écla¬
tement synchrone d’un très grand nombre d’hématies parasitées. Il se produit alors un choc physiolo¬
gique qui peut se compliquer dans les cas graves de syndromes hépatiques et encéphalitiques. La
périodicité des accès fébriles et la gravité du pronostic dépendent pour une large part de l’espèce de
Plasmodium parasite et de l’état de prémunition des individus atteints. Les cas les plus graves sont
dus à P. falciparum et s’observent généralement chez les jeunes enfants et les individus introduits
récemment dans une région impaludée.
Épidémiologie
La transmission du paludisme s’effectue avec une redoutable efficacité qui est due essentielle¬
ment :
— à une multiplication intense du parasite chez l’homme et l’anophèle,
— à l’invulnérabilité actuelle du cycle endohépatique,
— à la très faible pathogénicité du parasite pour l’insecte qui reste infectant pendant toute
sa vie.
Enfin et surtout, une seule piqûre infectante suffit à transmettre le paludisme.
Dans de telles conditions, un climat favorable, un contact étroit entre l’Homme et de fortes
densités de Moustiques vecteurs entretiennent aisément une hyperendémie palustre.
Le cycle de transmission du paludisme peut cependant être brisé à 3 niveaux : par la lutte chi¬
mique dirigée contre les vecteurs, par une chimioprophylaxie prévenant les infestations de l’Homme
et la pullulation des gamétocytes dans son sang, enfin par l’élévation du niveau de vie des populations
et par l’éducation sanitaire.
Incidence et répartition du paludisme aux Comores
Une mortalité due au paludisme est observée depuis fort longtemps dans l’archipel mais, à ce
jour, aucune enquête parasitologique et clinique portant sur un échantillon représentatif de la popu¬
lation n’a été effectuée. Les chiffres dont nous disposons actuellement sont, soit très partiels (2 ou 3
villages très bien étudiés), soit très peu précis (des échantillons disparates pris dans de nombreux
villages).
Grande Comore
Au début du siècle, les médecins en poste à la Grande Comore se plaisaient à souligner la salu¬
brité de l’île et notamment l’absence de ces fièvres qui rendaient les séjours si détestables ailleurs.
En 1920, une première épidémie d’une fièvre alors non identifiée devait provoquer une forte
mortalité dans la pointe sud de l’île (Badjini). Lavergne (1949) pense qu’il s’agissait probablement
de la première épidémie de paludisme qu’ait connue la Grande Comore.
Quelques années plus tard, au début de la saison des pluies 1923-1924, une franche épidémie
de paludisme débutait à Bangoi-Kouni provoquant immédiatement près de 300 décès (48). L’épidémie
Source : MNHN, Paris
218
J. BRUNHES
devait rapidement s’étendre vers l’est et vers l’ouest au cours des mois pluvieux qui suivirent. En avril
1924 elle avait atteint Hahaia à l’ouest et M’Beni à l’est, provoquant une forte mortalité sur son passage
(200 à 300 décès à Mitsaoueni qui comptait 1 200 habitants et 250 décès à Hantzani qui n’en comptait
que 750).
Presque en même temps une autre épidémie partait de Moroni et atteignait Itsandra, Kombani
et Singani en fin de saison des pluies. En 1924-1925 le paludisme achève de se répandre dans l’île,
épargnant les villages précédemment touchés mais frappant durement les autres.
Au cours des années suivantes la paludisme passe à l’état endémique, provoquant une spléno¬
mégalie et une mortalité infantile importantes. En 1949, Lavergne observe alors un indice splénique
de 65 % chez un lot de 550 enfants vivant à Moroni ; l’indice hématologique du même échantillon n’est
que de 17,5 %.
Beaucoup plus récemment, Ivorra-Cano (1974) a observé un indice parasitaire de 52,4 % chez
les habitants du village d’Hantsambou (250 examinés) et de 38,9 % dans celui de Bandamadji (144
examinés) (29).
Ces chiffres récents montrent qu’après les épidémies meurtrières de 1920-1930 le paludisme est
présent dans tous les villages côtiers et qu’il atteint un niveau de méso ou d’hyperendémie.
A la Grande Comore An. gambiae est la seule espèce vectrice du paludisme ; la liaison exclusive
de ses larves avec l’eau de boisson stockée par l’Homme rend l’espèce à la fois plus redoutable parce
que plus domestique mais aussi plus vulnérable. Une campagne antilarvaire relativement peu coû¬
teuse et des mesures prophylactiques pourraient contrôler l’espèce ou, peut-être même, l’éradiquer
(cf. chapitre 5.1).
Anjouan
A Anjouan le paludisme semble implanté depuis fort longtemps et Lafont (1901) signale sa
présence à l’état endémique dans tous les villages côtiers. La maladie affecte alors les nouveaux arri¬
vants et les jeunes enfants mais les adultes installés depuis longtemps dans l’île ne font généralement
que des accès sans gravité. Les régions hautes de l’île apparaissent immédiatement plus saines que les
régions côtières et la construction d’un lieu de convalescence pour les Européens du sud de l’océan
Indien y fut même un moment proposé.
Lavergne observe en 1949 un indice parasitaire de 12 % dans les villages des hautes terres alors
que cet indice peut atteindre 20 % sur la côte ; dans le village le plus élevé (M’Rémani) l’indice splénique
des enfants n’est que de 8 %.
Le paludisme est donc installé depuis fort longtemps dans l’île d’Anjouan mais il y est réparti
de façon très inégale entre la côte et les hautes régions de l’intérieur. Dans l’ensemble de l’île le palu¬
disme semble atteindre un niveau de méso-endémie.
Mayotte et Mohéli
Ces deux îles ont de tout temps été considérées comme les plus insalubres de l’archipel.
A Mohéli, le paludisme atteint un niveau holo-endémique. Selon Sudley (1918) 100 % des Créoles
et 80 % des Mohéliens présentent une rate hypertrophiée. Lavergne (1949) observe en milieu hospi¬
talier un indice splénique variant de 50 à 80 % et un indice parasitologique qui oscille entre 20 et 35 %.
A Mayotte, les observations sont tout aussi imprécises mais il semble que le paludisme soit,
comme à Mohéli, hyper ou holo-endémique. Les premiers visiteurs européens qui ont laissé des obser¬
vations écrites sur l’état sanitaire de l’île ont tous souligné l’insalubrité de la Grand-terre. L’îlot de
Pamanzi sur lequel vivait la majorité de la colonie européenne apparaissait par comparaison beaucoup
plus sain et accueillant (1). Au cours de son enquête malariologique, Lavergne devait observer un
indice splénique variant de 40 à 90 % et un indice parasitologique compris entre 10 et 18 % ; la gravité
du paludisme et la forte mortalité qu’il provoque est imputable, selon lui, à la très forte prédominance
de P. falciparum.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
219
Dans ces 2 îles le paludisme est essentiellement transmis par An. gambiae mais An. funestus
peut localement (Dzumogné) participer très activement à cette transmission. Les larves de ces 2 espèces
sont très largement répandues en milieu rural et urbain. La transmission de la maladie s’effectue essen¬
tiellement pendant la saison des pluies, mais dans les villages situés près de très importants gîtes perma¬
nents la transmission peut durer toute l’année (cf. Tableau 2).
La filariose de Bancroft
La filariose de Bancroft est une parasitose humaine dont l’agent pathogène est un ver rond ou
Nématode (Wuchereria bancrofti Cobbold) qui accomplit sa reproduction sexuée dans les gros troncs
lymphatiques de l’Homme. Cette maladie est obligatoirement transmise par les Moustiques.
Biologie du parasite
Après la fécondation qui se produit dans les gros troncs lymphatiques abdominaux, les femelles
pondent des dizaines de milliers de petites larves ou microfilaires. La longévité des vers adultes atteint
15 ans mais la période de fécondité n’est que de 7 à 8 ans. Les microfilaires mesurent 300 p de long ;
elles n’apparaissent dans la circulation périphérique (sous-cutanée) que pendant la nuit. Si ces micro¬
filaires sont absorbées avec le repas de sang d’un moustique, elles poursuivront leur évolution chez leur
nouvel hôte ; dans le cas contraire, elles disparaîtront spontanément au bout de 2 mois et seront rem¬
placées par des microfilaires fraîchement pondues.
Les rares microfilaires qui sont absorbées par un moustique vecteur quittent l’estomac de l’insecte
en perforant sa paroi ; elles gagnent alors les muscles thoraciques où elles se logent. En 15 jours environ
elles vont grandir, muer, subir une organogenèse au terme de laquelle elles atteindront 1 500 à 1 800 p
et seront dites « stades infestants ». Elles retrouvent alors leur mobilité et quittent le moustique au
cours du prochain repas de sang. Elles pénètrent chez l’homme au niveau de la lésion provoquée par les
pièces buccales du moustique. Ces stades infestants gagnent alors la circulation lymphatique de l’homme
et se différencient en mâles et femelles ; les premières microfilaires peuvent apparaître 3 mois après
l’infestation de l’homme.
Pathogénicité
La pathogénicité de ces filaires est essentiellement due à la présence dans les canaux lympha¬
tiques des gros vers adultes qui perturbent le circulation de la lymphe et déterminent des réactions
inflammatoires locales. Ces réactions des tissus se manifestent par des hypertrophies ganglionnaires
et des crises de lymphangite. Le blocage de la circulation lymphatique provoque la formation de varices
lymphatiques qui peuvent éclater, libérant la lymphe au niveau de divers organes (scrotum, reins,
vessie, etc...). Cette lymphe peut s’infiltrer sous la peau, provoquant une dégénérescence et une hyper¬
trophie du tissu cutané. Il y a alors formation, au niveau des jambes, du scrotum ou des bras, d’élé-
phaptiasis plus ou moins volumineux.
Incidence et répartition de la filariose aux Comores
Si les conditions climatiques varient peu d’une île à l’autre, il n’en va pas de même de la perméa¬
bilité, du drainage des sols et des risques de pullulation des moustiques qui en résultent. En l’absence
de luttes spécifiques qui viendraient modifier artificiellement la carte de répartition de la filariose,
l’incidence de la maladie est le reflet fidèle de l’influence des facteurs climatiques, pédologiques, morpho¬
logiques propres aux différentes îles.
Grande Comore
Au début du siècle, la Grande Comore comptait 50 000 habitants, les citernes étaient rares,
l’eau manquait et les populations s’approvisionnaient à de petits puits (les foumbsus) creusés près de
Source : MNHN, Paris
220
J. BRUNHES
la mer et contenant une eau légèrement salée (34). Dans de telles conditions la filariose était rare et il
est même possible que les quelques cas cliniques signalés dans l’île soient dus à des parasitoses con¬
tractées dans les autres îles de l’archipel.
La situation allait progressivement changer avec l’augmentation de la population, la création
de nombreuses citernes à ciel ouvert et l’introduction de moustiques vecteurs. C’est ainsi que vers
1920 An. gambiae a été introduit et s’est développé dans les citernes nouvellement construites, provo¬
quant la première épidémie de paludisme qui fit plusieurs centaines de morts. Le développement du
milieu urbain, avec la création des nombreux gîtes péri-domestiques habituels (citernes, fûts, récipients
divers), devait d’autre part favoriser le développement de C. fatigans qui fut signalé pour la première
fois en 1955 (29). Une telle évolution devait se traduire par une endémisation du paludisme et un déve¬
loppement de la filariose.
Actuellement, la filariose semble atteindre 10 à 20 % de la population. Cependant, si la présence
des microfilaires peut être fréquemment observée, les signes cliniques de la maladie sont tout à fait
exceptionnels. La filariose de Bancroft est donc présente, elle est probablement en cours d’extension,
mais elle ne présente pour le moment qu’une incidence sociale faible.
Anjouan
Jusqu’en 1890, date de l’arrivée à Anjouan du dernier contingent d’esclaves, le parasite était,
semble-t-il, régulièrement introduit dans l’île avec la main-d’œuvre provenant de la côte Est-africaine
où la filariose de Bancroft est très fréquente. Lafont (1902) note alors que « l’affection la plus commune
du pays est sans contredit l’éléphantiasis du scrotum ou des membres inférieurs » ; il remarque cepen¬
dant que les régions situées au-dessus de 200 m d’altitude sont beaucoup plus saines que les régions
côtières.
Plus récemment Prod’hon (1969) a montré que la microfilarémie atteignait près de 40 %
des personnes âgées de 10 ans et plus vivant près des côtes. La filariose est donc largement représentée
à Anjouan ; elle est cependant très inégalement répartie et les signes cliniques graves ne s’observent
que dans certains villages côtiers où la transmission est intense.
Mohéli
Les terrains imperméables de Mohéli se prêtent bien au maintien de nombreux gîtes à moustiques
et tous les observateurs soucieux de l’état sanitaire de l’île ont été unanimes à souligner son insalubrité
(37-50-53). Les moustiques y pullulent, les « fièvres » y sont fréquentes et de très nombreux Mohéliens
sont porteurs d’éléphantiasis. Rouffiandis (1910) évalue ainsi à 90 % les habitants de Mohéli atteints
par la filariose lymphatique. Quelque temps plus tard, Sudley (1918) observe 61 porteurs d’éléphan¬
tiasis et d’hydrocèles sur un lot de 260 malades examinés en milieu hospitalier.
Il a fallu attendre 1955 pour qu’une première enquête parasitologique et clinique apporte des
données précises sur la microfilarémie des Mohéliens. Dans un lot de 1 996 personnes de plus de 10 ans
examinées par Brygoo et Escolivet, 48,7 % des hommes et 38 % des femmes présentaient des mi*o-
filaires ; 1,7 % de l’ensemble de l’échantillon était porteur de signes cliniques graves.
Aucune autre enquête n’a été effectuée depuis cette date à Mohéli mais il est peu probable qu’en
l’absence de chimiothérapie et de lutte anti-vectorielle, la maladie ait pu régresser ; cela est d’autant
plus vraisemblable que le nombre des habitants s’est accru sans que le niveau de vie s’élève de façon
sensible.
A Mohéli, une fraction importante de la population souffre de filariose clinique grave et cette
parasitose constitue donc un important problème de santé publique.
Mayotte
Les sols de Mayotte, comme ceux de Mohéli, se prêtent au maintien de l’eau de surface : les
torrents permanents sont donc nombreux et pendant la saison des pluies les plaines littorales se couvrent
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
221
de mares et marécages temporaires. Une telle situation est favorable au développement et au maintien
de très nombreuses populations de moustiques vecteurs.
Dès 1870, Gevrey note que Féléphantiasis est l’une des maladies les plus communes de l’île.
En 1897, Neiret renchérit en écrivant « c’est la filariose la grande endémie de Mayotte. L’éléphantiasis
des jambes est extrêmement fréquent... l’hydrocèle est encore plus fréquent ».
La maladie s’est-elle aggravée entre 1870 et 1910 ? On serait tenté de le croire à en juger par
les rapports de plus en plus dramatiques des médecins : Rouffiandis (1910) estime à 71 % les hommes
de plus de 20 ans dont le scrotum est plus ou moins gravement hypertrophié et à 35 % ceux qui ne peu¬
vent plus avoir d’activité sexuelle. Il est possible que Blin (1905) fournisse l’explication de cette éven¬
tuelle aggravation lorsqu’il rapporte que les 16 usines sucrières de l’île rejettent des déchets sucrés
dans lesquels se développent d’innombrables larves de moustiques. A la Réunion, Hamon et Dufour
(1951) ont montré que ce sont les larves d’un des plus important vecteur de la filariose (C. fatigans)
qui se développent par millions dans de tels ^tes.
En 1955, Brygoo et Escolivet examinent 1 442 Mahorais chez lesquels ils dépistent 48 %
de microfilariens chez les hommes et 26,7 % chez les femmes. Les éléphantiasis des membres et du
scrotum sont relativement rares dans cet échantillon car ils n’affectent que 0,8 % des personnes âgées
de 10 ans et plus.
En 1971-72 nous avons conduit une enquête destinée à évaluer l’incidence de la maladie et à
préparer une campagne de lutte. Cette enquête (8) a montré que la filariose de Bancroft atteint de 20
à 45 % des Mahorais de plus de 10 ans vivant dans les différents types de villages de l’île. Les villages
les plus infestés sont situés dans les plaines côtières et à proximité d’importants gîtes à moustiques
(marécages permanents, estuaires bouchés, etc...). Dans les villages construits sur pente, sur terrain
perméable ou en altitude les moustiques sont rares, la parasitose peu importante (20 %) et les signes
cliniques plus rares encore. Les éléphantiasis des jambes affectent 2,4 % des Mahorais de plus d’un an
mais 9,4 % des hommes sont de plus porteurs d’un hydrocèle ou d’un éléphantiasis du scrotum. Dans
certains villages très infestés (Sada, Bandélé), 50 % des hommes âgés de 50 ans et plus souffrent d’un
signe clinique grave de filariose.
Compte tenu de la minoration des résultats due au manque de sensibilité des méthodes de dépis¬
tage, on peut dire qu’actuellement plus de la moitié des Mahorais sont parasités par W. bancrofti ;
la transmission est, d’autre part, si intense que de nombreuses déformations invalidantes des jambes
ou du scrotum apparaissent chez les personnes âgées mais aussi chez les jeunes de 10 à 20 ans. La fila¬
riose de Bancroft est donc à Mayotte un handicap au développement économique et touristique ainsi
qu’un très important problème de santé publique.
Épidémiologie et perspectives d'avenir.
Dans l’Archipel des Comores, la filariose de Bancroft est essentiellement transmise par C. p. fati¬
gans et par An. gambiae (8).
A la Grande Comore, les 2 principaux moustiques vecteurs sont présents mais les conditions
locales très particulières empêchent leur pullulation et, de ce fait, la transmission de la filariose est peu
importante (8). Dans les hautes régions de la Grande Comore et d’Anjouan les températures moyennes
annuelles empêchent une transmission continue et intense de la maladie ; ce fait explique les faibles
indices microfilariens observés chez les populations des hautes terres.
Par contre, à Mayotte, Mohéli et sur les côtes d’Anjouan la transmission est intense pendant
toute la saison des pluies. Elle s’arrête pendant la saison sèche dans les villages situés sur pente forte
mais elle se poursuit généralement pendant toute l’année dans les villages bâtis près d’importants gîtes
permanents.
Nous avons montré (8) que la filariose de Bancroft est une parasitose qui se transmet très diffi¬
cilement et qui nécessite des circonstances tout à fait exceptionnelles pour se maintenir et, à plus forte
raison, pour progresser. Il est certain qu’elle régresserait de façon spectaculaire si une campagne de
lutte anti-vectorielle était entreprise (cf. chapitre 5.1.).
Source : MNHN, Paris
222
J. BRUNHES
La fièvre jaune
La fièvre jaune est une maladie virale du Singe et de l’Homme dont le vecteur urbain est
Ae. aegypti. En milieu rural africain, de nombreux autres Aedes appartenant généralement au sous-
genre Stegomyia font circuler le virus parmi les populations de Singes ou en assurent le passage à l’Homme ;
ce sont notamment Ae. simpsoni, Ae. africanus et Ae. opok (15).
La maladie est bénigne pour le Singe africain ; elle est, par contre, souvent à pronostic grave
pour l’Homme, Après une phase d’incubation qui dure en moyenne 6 jours, s’installe alors un syndrome
fébrile ictéro-hémorragique grave. L’évolution de la maladie se subdivise classiquement en 2 phases,
l’une très congestive est dite « phase rouge », l’autre pendant laquelle se développe un ictère et un
syndrome hémorragique viscéral, est dite « phase jaune ».
Aucun cas de fièvre jaune n’a été signalé dans l’Archipel des Comores mais la proximité de
l’Afrique où la maladie est endémique ainsi que la présence dans l’archipel de 2 principaux vecteurs
de la maladie ne permet pas d’écarter l’hypothèse de l’introduction accidentelle du virus aux Comores.
Cette introduction peut se faire par voie maritime ou aérienne, elle peut être le fait d’un jauneux
en phase prépatente ou d’un moustique infesté. Ces différentes hypothèses doivent être successivement
examinées.
Les risques d’introduction d’un jauneux en phase prépatente sont beaucoup plus grands par voie
aérienne que par voie maritime. Le voyage aérien est en effet très rapide et ne laisse pratiquement aucune
chance d’apparition des symptômes de la maladie avant la pénétration en milieu grand-comorien.
Les boutres qui traversent le canal de Mozambique restent par contre plusieurs jours en mer avant
d’atteindre un port comorien et la virémie a de grandes chances d’être terminée avant la fin du voyage.
Ces risques d’introduction ne sont pas à négliger et les services sanitaires doivent continuer à faire preuve
d’une grande vigilance.
L’introduction d’un moustique infesté doit être également redoutée. Après s’être gorgé sur un
jauneux en début de maladie, le moustique reste en effet infestant toute sa vie, soit près de 2 mois.
Pour prévenir une telle introduction les aspersions d’insecticides appropriés dans les avions en pro¬
venance de l’Afrique doivent être effectuées avec beaucoup de conscience. L’introduction par voie
maritime de moustiques infestés nous semble infiniment plus difficile à contrôler ; leur présence à bord
serait du reste probablement à l’origine d’une épidémie qui permettrait de déceler le danger.
Si, malgré ces diverses précautions, une épidémie de fièvre jaune venait à éclater il conviendrait
de la combattre en s’attaquant aux populations culicidiennes vectrices. Les aspersions d’insecticides
par voie aérienne, le contrôle des gîtes péridomestiques, seraient une nécessité vitale. Ces mesures
devraient être mises en place au plus tôt et être maintenues pendant quelques mois après la fin de
l’épidémie (cf 5.1).
Fort heureusement, la faune des Comores ne comprenant aucun singe réceptif au virus, la maladie
ne se maintiendrait pas dans un cycle selvatique difficile à contrôler ; chassée des villes et des villages,
elle disparaîtrait donc définitivement.
2.2. LES CERATOPOGONIDES
Les Cératopogonides sont de très petits Diptères (1 à 3 mm de long) dont les larves vivent dans
la boue et les matières organiques en décomposition ; les femelles sont fréquemment hématophages
et parfois anthropophiles.
Jusqu’à ce jour aucune espèce de Cératopogonides n’avait été signalée dans l’Archipel des
Comores. Dans l’île de Mayotte nous avons capturé de nuit quelques-uns de ces insectes, alors qu’ils
étaient attirés par la lumière électrique de notre maison (M’Sapéré) ou par un piège lumineux placé
à proximité d’une mangrove (Dembéni). Des récoltes aussi limitées ne nous ont probablement révélé
qu’une très faible partie de la richesse faunistique de l’île ; elles nous ont néanmoins permis de capturer
12 espèces distinctes.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
223
Ces Cératopogonides ont été confiés pour étude et détermination à notre collègue Michel Cornet
(Institut Pasteur, Dakar, Sénégal) qui nous a adressé en retour les déterminations et observations
suivantes :
Culicoides distinctipennis Austen, 1912
Espèce très commune dans toute la région éthiopienne, débordant dans la région paléarctique,
en particulier en Égypte. Il est à noter que tous les spécimens correspondent à la variété praetermissus
Carter, Ingram & Macfie, 1920.
Lieux de récoltes : Mayotte, M’Sapéré, 6.III.1971 (8 mâles et 12 femelles) Dembéni, V.1971
(9 mâles et 21 femelles).
Culicoides rhizophorensis Khamala & Kettle, 1971
Espèce appartenant au groupe schultzei ; caractérisée par les styles velus du mâle. Elle n’est
jusqu’à présent connue que des mangroves du Kenya et du Natal.
Lieux de récoltes : Mayotte, Dembéni, V.1971 (1 mâle et 31 femelles).
Culicoides imicola Kieffer, 1913 (= C. pallidipennis Carter, Ingram et Macfie, 1920).
Espèce largement répandue sur le continent africain, débordant même sur la région paléarctique
(Égypte, Israël, Iran). C’est le vecteur supposé de la peste équine. Nevill (1970) pense que les stades
préimaginaux de cette espèce se développent dans les déjections des bovidés.
Lieux de récoltes : Mayotte, Dembéni, V.1971 (1 femelle).
Culicoides sp. 1
Autre espèce du groupe imicola, très voisine de C. brosseti Vattier et Adam, 1966 et de C. dubi-
tatus Kremer, 1974. Ce Culicoïde, très abondant en Afrique occidentale, est présent dans toute la région
éthiopienne, y compris Madagascar.
Lieu de récolte : Mayotte, Dembéni, V.1971, (3 mâles).
Culicoides sp. 2
Ce spécimen unique appartient au groupe similis ; il est très proche de C. accraensis Carter,
Ingram & Macfie, 1920, dont il se différencie par la présence d’une armature cibariale et un dessin alaire
légèrement différent. Cette nouvelle espèce n’est connue que par cette unique femelle.
Lieu de récolte : Mayotte, Dembéni, V.1971 (1 femelle).
Culicoides sp. 3
Les ailes de ces deux femelles ne présentent pas de taches ; elles appartiennent à une espèce
(ou à une sous-espèce) proche d’une espèce sénégalaise en cours de description. Elles se différencient
de cette dernière par la présence de 2 sensilla trichodea courtes sur les articles basaux de l’antenne.
Lieu de récolte : Mayotte, M’Sapéré, 6.III, 1971 (2 femelles).
Culicoides sp. 4
Autre espèce du groupe schultzei, communément confondue avec C. schultzei (Enderlein), 1908,
dont elle diffère par la présence d’une seule tache claire dans la cellule cubitale. Cette espèce est répandue
dans toute la région éthiopienne mais elle est plus abondante à proximité des côtes.
Lieu de récolte : Mayotte, Dembéni, V.1971 (2 femelles).
Source : MNHN, Paris
224
J. BRUNHES
Dasyhelea sp.
Quatre représentants de ce genre ont été capturés à Dembéni (1 mâle et 3 femelles) ; ils appar¬
tiennent à 2 espèces distinctes.
Un mâle appartenant à une troisième espèce a été capturé à M’Sapéré.
Forcipomyia sp.
Les 19 femelles capturées à Dembémi appartiennent à 3 espèces distinctes.
Ces quelques récoltes incomplètement déterminées ne permettent pas de dégager avec certitude
les affinités et les origines géographiques des cératopogonides peuplant l’Archipel des Comores. On peut
toutefois noter que 4 espèces de Culicoides sur 7 (C. distinctipennis var. praetermissus, C. groupe schultzei,
C. imicola ; C. aff. imicola proche de C. brosseti) sont très largement répandues, au moins dans la région
éthiopienne ; une seule espèce (C. rhizophorensis) n’était connue que de l’Afrique de l’Est ; les 2 autres
Culicoides sont probablement nouveaux et endémiques aux Comores.
Le peuplement culicoïdien des Comores semble, dans l’état actuel de nos connaissances, plus
influencé par la faune africaine que par la faune malgache ; son degré d’endémisme apparaît d’autre
part du même ordre que celui de l’ensemble de l’entomofaune comorienne (30 % environ).
2.3. LES SIMULIES
Les Simulies sont de petits Diptères au thorax globuleux et aux ailes larges ; les stades pré-
imaginaux sont aquatiques et la femelle est généralement hématophage (18). Dans l’Archipel des Comores
nous n’avons récolté qu’une seule espèce appartenant à cette famille.
Simulium adersi Pomeroy, 1922
L’aire de répartition de S. adersi recouvre l’ensemble de la région éthiopienne mais elle semble
tout particulièrement abondante en Afrique de l’Est. Cette espèce est très fréquente à Madagascar
mais elle ne semble pas avoir atteint les Mascareignes et les Seychelles. Dans l’Archipel des Comores,
nous l’avons récoltée à Mayotte et à Anjouan ; il ne serait pas surprenant qu’elle soit aussi présente
à Mohéli où les conditions de son développement se trouvent réunies. Par contre l’absence d’eau cou¬
rante interdit son implantation à la Grande Comore.
Les larves et les nymphes de S. adersi peuvent se développer dans des gîtes et sur des supports
très variés. A Mayotte, nous les avons récoltées dans tous les cours d’eau depuis le mince filet d’eau
jusqu’à d’importants torrents de montagne. Elles sont, d’autre part, présentes depuis la plaine littorale
jusqu’au lieu-dit « La Convalescence » (altitude 404 m). A Anjouan, notre prospection s’est déroulée
à la fin de la saison des pluies et, seuls, les plus importants cours d’eau coulaient encore ; nous avons
trouvé des larves de S. adersi dans chacun d’eux (M’Ro Tatinga, M’Roni Jomani, M’Ro Gégé). Ces
larves se développaien t aussi bien dans le courant très vif des cascades que dans le courant faible des
torrents traversant la plaine littorale (fig. 2).
Les femelles de S. adersi ne piquent généralement pas l’Homme ; cependant, en Afrique de l’Est,
de nombreuses femelles peuvent être agressives. En Afrique occidentale, cette espèce peut être agressive
pendant la saison des pluies. Malgré son antropophilie occasionnelle, cette espèce n’a jamais été impli¬
quée dans la transmission de parasitoses humaines. Dans l’Archipel des Comores, nous n’avons jamais
été piqués par 5. adersi.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
Fig. 2. — Quelques insectes hématophages de l’archipel. Simulium adersi : femelle (A), nymphe (B), larve (C) ; aile
d'Hippobosque (D) ; tête de Stomoxe vue de profil (E) ; Tabanide : tête vue de profil (F), Aegophagamyia bivittala ,
front, antenne et palpe (G).
2.4. LES TABANIDES OU TAONS
Les Tabanides sont des Diptères le plus souvent de grande taille (1 cm et plus) ; leurs yeux
sont gros, leurs antennes bien visibles, leur abdomen trapu. Ils ont une activité diurne ; les deux sexes
se nourrissent du nectar des fleurs mais les femelles sont de plus hématophages. Elles chassent à vue
et s’attaquent à toutes les grosses masses en déplacement (bœufs, ânes, chèvres, homme ou encore
automobiles, voile des boutres, embarcations diverses près de la côte).
Les larves sont molles, fusiformes, leur tête à peine marquée est munie de forts crochets ; elles
se développent le plus souvent dans la terre humide et la boue qui borde les cours d’eau. Elles se nour¬
rissent aux dépens des arthropodes ou des vers vivant dans le sol ; certaines espèces sont saprophages.
Ces larves ont un développement très lent (7 à 10 stades larvaires, un stade pré-nymphal puis nymphal)
et de nombreuses espèces n’accomplissent qu’un seul cycle de développement par an.
Deux espèces endémiques appartenant au genre Aegophagamyia ont été signalées dans l’Archipel
des Comores (41-44). Ce genre n’est représenté que dans la région malgache et en quelques points de la
côte du Kenya et de la Tanzanie.
Aegophagamyia ( Triclida ) bivittata Enderlein, 1925
Aegophagamyia bioittata a été récolté p^ur la première fois à Anjouan ( Voeltzkow) mais Paulian
et Grjebine devaient le retrouver peu de temps après à la Grande Comore puis à Mohéli. En 1971,
1S
Source : MNHN, Paris
226
J. BRUNHES
nous l’avons personnellement capturé à la Grande Comore ainsi qu’à Anjouan ; nous signalons, d’autre
part, sa présence'à Mayotte (Fig. 2).
Dans cette île, Aegophagamyia ài«ÎMato ét^t très abondant pendant les mois d’octobre et novem¬
bre (fin de la saison sèche) ; au cours des autres missions qui eurent lieu en janvier-février, avril et
juin-juillet, l’espèce semblait absente. Ces observations tendent à prouver qu’A. bivittata n’effectue
qu’un seu* cycle annuel de développemertt. ét que sa période ^émergence et de reproduction se situe
en fin de saison sèche.
Les stades pré-imaginaux sont inconnus. Les femelles attaquent l’Homme et les animaux domes¬
tiques mais elles ne constituent pas une nuisance grave ; elles présentent probablement peu d’intérêt
médical ou vétérinaire.
Aegophagamyia (Triclida) comoriensis Èhdérlein, 1925
Cette espèce récoltée à Anjouan a été décrite à partir d’un exemplaire mâle en mauvais état.
Paulian a signalé sa présence à Mohéli et à Anjouan (44) mais nous ne l’avons personnellement capturée
dans] aucüne des quatre îles.
L
1 (f
2.5. LES STOMOXES
Les Stomoxes sont de petites mouches noirâtres (Diptères, Muscidae) què'leur trompe piqueuse
repliée en Y sous la tête (cf. Figure 2) et leur mœurs hématophages permettent aisément de distinguer
(59). Les stomoxes piquent de jour et les deux^sêxes sont )hématophages (il en est ;de même chez les
glossines ou tsé-tsé). ^ A v q
Stomoxys nigèjr Macquart, (1851)
L’aire de répartition de cette espèce recouvre toute la région éthiopienne ; omniprésente au
sud du Sahara, au Soudan et en Éthiopie, elle a atteint les principales îles de la sous-région malgache
(Madagascar, Maurice et Réunion). Nous l’avons capturée à Mayotte et L. Matile l’a récoltée à la
Grande Comore et à Anjouan en 1973 (voyez dans ce volume le travail de A. C. Pont, où cet auteur
signale également la présence dé SC isaXcilrans à- la- Grande Gbinbre).
Après avoir pris son repas de sang aux dépens du bœuf, du cheval, de la chèvre ou du mouton,
la femelle dépose de 60 à 125 œufs sur une bouse de ruminants ; l’éclosion se produit 2 à 3 jours après
la ponté. Les larves sont de petits asticots qui mettent de 14 à 18 jours pour effectuer les 3 mues qui les
séparent du stade nymphal. La nymphose dure de 11 à 14 jours, elle a lieu dans le sol, juste au-dessous
de la bouse. Les adultes prennent leur premier repas de sang 2 à 3 jours après leur éclosion.
S. nigra est extrêmement répandu à Maurice où il pique avec acharnement le bétail et les ongulés
introduits (Cervus unicolor Kerr). Une pullulation de Stomoxes peut empêcher le bétail de se nourrir
pendant la journée ; d’autre part, la fréquence des piqûres sur le pourtour des yeux peut provoquer
la cécité. Les Stomoxes ont été accusées de transmettre mécaniquement de nombreuses trypanoso-
misases du bétail.
2.6. LES HIPPOBOSQUES
Les Hippobosques sont des Diptères hématophages qui appartiennent au groupe biologique
des Pupipares (35). Ces Diptères possèdent en commun la particularité de ne pas « pondre » des œufs
mais des larves mûres qui se nymphosent immédiatement au sortir de la femelle, ou parfois même de
pondre des nymphes toutes formées ou pupes (d’où leur nom de Pupipares).
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
227
Ce sont de grosses mouches qui vivent plaquées sur la peau des grands Ongulés ; aux Comores,
elles se nourrissent aux dépens du bétail. Leur morphologie est très marquée par cette vie ecto-parasi-
taire : corps aplati dorso-ventralement ; tégument coriace ; tête petite enfoncée dans le thorax ; yeux
réduits; pattes insérées latéralement et terminées par des grands crochets. La nervation antérieure
des ailes est d’autre part très épaissie (cf. fig. 2). Les 2 sexes sont hématophages mais ils ne piquent
qu’exceptionnellement l’Homme. Les femelles déposent leurs pupes dans l’humus forestier.
Sans intérêt médical, ils ne constituent pas non plus une gêne importante pour le bétail de
l’archipel.
Nous n’avons récolté qu’une seule espèce d’Hippobosque appartenant au groupe d'Hippobosca
variegata Mergèle, 1803. Ce groupe comprend 3 espèces difficiles à distinguer, à notre avis il s’agit
d ’H. rufipes dont la présence a déjà été signalée en Afrique de l’Est.
Lieux de récoltes : Grande Comore : Nioumbadjou, Moroni, ânjouàn : Domoni ; Mayotte ;
M’Sapéré, Proani.
3. LES PUNAISES, OU HÉMIPTÈRES CIMICIDES
Les Punaises parasites do l’homme appartiennent à Tordre des Hémiptères et à la famille des
Cimiddae ; ce sont des ectoparasites temporaires dépourvus d’ailes fonctionnelles ; leur couleur brune
et leur aplatissement dorso-ventral leur donnent l’aspect d’une lentille. Les larves ainsi que les imagos
des 2 sexes se nourrissent de sang. '
Deux espèces de punaises parasites de l’homme ( Cimex'lectularius et C. hemipterus ) sont très
largement répandues dans toutes les régions habitées. Cimex lectularius, originaire des régions tempérées
ou froides de l’ancien monde, a suivi les explorateurs européens dans tous leurs voyages ; elle est actuel¬
lement présente dans le monde entier avec une seule exception : l’Antarctique. Cimex hemipterus
se rencontre dans toutes les régions chaudes du monde.
Dans l’île de Mayotte nous avons capturé et identifié Cimpx lectularius ; il est cependant possible
que Cimex hemipterus soit également présent. Dans tout l’Archipel des Comores, les Punaisés sont
abondantes et constituent parfois une gêne nocturne insoutenable.
Cimex lectularius Linné, 1758
La ponte! de cette Punaise s’effectue en plusieurs fois ; lés œufs sont déposés en petits paquets
dans les anfractuosités des murs, sous lés papiers recouvrant les cloisons, entre les planches des meubles
et plusjgénéralement dans tous les interstices où ces insectes lucifuges peuvent se glisser. Après chaque
repas de sang Ici femelle dépose ainsi de 300 à 350 œufs mesurant 1 mm de long, ovoïdes et légèrement
arqués près de T’opercule. La durée d’incubation dépend beaucoup de la température ambiante; à
28°C les œufs écjlosent au bout de 5 à 6 jours mais l’incubation durera plus d’un mois si la température
moyenne n’fest (j[ue de 20°C.
Dès leur“édosieny-les--jeunes larves-ressemblent aux adultes-;-elles-prennent un repas..de sang
avant chacune des 5 mues qui les séparent de l’état imaginai. Les femelles, très voraces, se gorgent
tous les 2 jours ; elles sé nourrissent de préférence de nuit lorsque leur hôte est au repos.
Lorsque la température est fàvorablé (28°C) le cycle complet de développement d’une génération
dure environ un mois ; il peut durer 6 mois si la température moyenne n’est que de 15°C.
Les piqûres de punaises constituent une gêne considérable; elles peuvent aussi provoquer des
troubles nerveux chez les enfants. Bien que de nombreux germes pathogènes puissent rester vivants
pendant dé longues périodes Chez cet Insecte (Rickettsies, Trypanosomes, Spirochètes) les Punaises
De participent habituellement pas à la transmission de maladies humaines.
Source : MNHN, Paris
J. BRUNHES
4 — ORIGINES DE L’ENTOMOFAUNE HEMATOPHAGE DES COMORES
LES CULICIDES
La faune culicidienne de l’archipel comprend actuellement 39 espèces parmi lesquelles 22 (56 %)
sont originaires de la région éthiopienne ; 2 sont pantropicales ; 13 (33 %) se rencontrent à Madagascar
ou sont des variantes d’espèces malgaches ; une seule espèce se rencontre à la fois aux Seychelles et
aux Comores (U. pandani) ; une autre enfin occupe toutes les côtes indo-pacifiques (C. sitiens).
L’archipel ne comporte donc aucune espèce relique dont l’origine serait aujourd’hui incertaine.
Sa faune culicidienne est ainsi entièrement formée d’espèces provenant des grandes terres voisines :
1/3 des espèces proviennent de Madagascar et un peu moins des 2/3 restants sont originaires du continent
africain tout proche. Enfin, seule la présence de C. sitiens atteste l’appartenance des Comores à l’en¬
semble des îles de l’Océan Indien (cf. Tableau 3).
ILES
Distances par rapport
à
ESPECES
Madagascar
(ta)
Ethiopiennes
Pantropicales
Malgaches
vicariants
Seychelles
ou Indo¬
pacifiques
Total
Grande
Cancre
300
550
9
(601)
2
2
(13t)
2
1S
Mshêli
350
500
12
(54%)
2
7
(321)
1
22
Anjouan
450
400
12
(70t)
2
3
(17%)
17
Mayotte
550
300
21
(60t)
2
11
(32%)
,
35
Ensemble
22
2
13
2
39
l'Arâiicel
Tableau III. — Origines présumées de la faune culicidienne
des différentes îles de l’Archipel des Comores.
Stabilité des espèces africaines évolution des espèces malgaches.
Nous soulignerons ici que les 21 espèces éthiopiennes et pantropicales qui ont atteint l’archipel
présentent une remarquable stabilité génétique ; aucune d’entre elles n’a en effet donné naissance à la
moindre sous-espèce endémique. Nous pouvons observer par contre que parmi les 13 espèces originaires
de la Grande île, 5 ont donné naissance à des espèces ou à des sous-espèces aujourd’hui distinctes.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
229
Cette dérive génétique, qui est plus importante chez les espèces malgaches que chez les espèces
africaines, pourrait être imputée à une insularisation comorienne plus ancienne des espèces malgaches.
A vrai dire, aucune justification historique ne venant étayer cette hypothèse, nous préférons retenir
celle d’un isolement génétique plus rigoureux des espèces malgaches introduites aux Comores. Il nous
semble en effet que les espèces malgaches ont pu arriver aux Comores à la faveur de quelques rares
occasions historiques. C’est ainsi qu’aux xvi® et xvn e siècles elles ont pu voyager dans des pirogues qui,
parties du Nord de Madagascar, allaient razzier des esclaves à Mayotte et Mohéli. Plus tard, au début
du xix e siècle des habitants du Boina partirent aussi en pirogues et en boutres pour coloniser le Sud
de Mayotte. Ces voyages en bateaux légers devaient pratiquement cesser dès la deuxième moitié du
xix e siècle.
A notre avis, les espèces d’origine malgache, qui sont toutes liées plus ou moins directement
au stockage de l’eau, ont été introduites dans les réserves d’eau embarquées à bord des pirogues et les
boutres cinglant vers Mayotte et Mohéli.
C’est ainsi qu’t/, andavakae et U. dumonti (qui devait donner U. mayottensis ) et C. comorensis
se développent dans les ruisseaux et torrents malgaches dans lesquels ont été puisées les réserves d’eau
nécessaires au voyage. D’autre part C. carleti, Aedes monetus et les Orthopodomyia, dont les larves affec¬
tionnent tout particulièrement les bambous remplis d’eau, ont pu être transportés dans de tels containers
si fréquemment utilisés par les populations malgaches.
U. douceti et F. grjebinei, qui se développent à l’aisselle des feuilles engainantes des plantes
cultivées (Colocasia), peuvent avoir effectué le voyage dans des plants destinés au repiquage.
Ces différents modes de transport semblent avoir rigoureusement sélectionné les espèces malgaches
candidates au départ vers les Comores ; cette hypothèse est en effet soulignée par l’absence complète
des si nombreux Uranotaenia, Ficalbia et même Culex malgaches qui vivent sans relations avec le trans¬
port ou le stockage de l’eau (gîtes larvaires constitués par les trous de rocher, les marécages, les flaques
temporaires, l’aisselle des feuilles de Ravenala, etc...).
Par contre, les courants commerciaux et migratoires reliant les Comores à l’Afrique ont été à la
fois beaucoup plus anciens (arrivée des premiers Arabes vers le x e siècle) et surtout plus réguliers que
ceux établis avec Madagascar. A notre avis, l’introduction répétée des quelques espèces africaines les
plus aptes à supporter le voyage et à réussir leur implantation dans l’archipel a grandement contribué
à la stabilité génétique de ces espèces.
Composition de la faune et proximité des grandes terres.
Si nous examinons maintenant la faune culicidienne de chacune des îles de l’archipel, nous
constatons que les proportions respectives des espèces malgaches et africaines sont peu influencées
par la proximité éventuelle de Madagascar ou de l’Afrique. C’est ainsi que la faune de Mayotte et celle
de Mohéli, pourtant distantes de près de 200 km, comprennent toutes deux 32 % d’espèces malgaches.
De même, Mayotte et la Grande Comore qui se trouvent aux deux extrémités de l’archipel comptent
chacune 60 % d’espèces éthiopiennes. Ce phénomène a été déjà observé et amplement illustré par
R. Paulian (1964).
Pourtant, il convient de noter que l’île la plus éloignée de Madagascar, la Grande Comorc, ne
possède que deux espèces malgaches ; l’une d’entre elles, isolée sur les flancs du Kartala, a donné nais¬
sance à une sous-espèce : C. comorensis ssp. kartalae. Cette observation vient encore souligner l’influence
capitale que joue l’isolement géographique dans la formation des espèces.
Comparaison quantitative.
La Grande Comore et Mayotte sont les deux îles dont la faune culicidienne est actuellement
la mieux connue. Or, Mayotte héberge plus de 35 espèces de moustiques alors que la Grande Comore
n’en abrite que 15. Cette différence est essentiellement due aux caractéristiques pédologiques de la
Grande Comore, qui interdissent le maintien d’eau de surface et par conséquent la formation de mares,
étangs et marécages permanents. Cette île ne peut donc offrir aux espèces accidentellement introduites
qu’un très petit nombre de gîtes larvaires (eau de boisson stockée, creux d’arbres, trous de rocher, noix de
Source : MNHN, Paris
230
J. BRUNHES
coco percées et feuilles engainantes). Si ces gîtes ne conviennent pas (et tel est le cas pour toutes les
espèces vivant dans les marécages herbeux ou dans les torrents), ou bien si le gîte est déjà solidement
occupé (noix de coco), l’espèce introduite ne pourra que disparaître. De tels échecs ont dû être nombreux
et cela peut expliquer la pauvreté de la faune culicidienne de la Grande Comore.
Anjouan et Mohéli ont été trop peu prospectées et il manque probablement une dizaine d’espèçes
à la faune culicidienne de chacune d’elles.
Mayotte a été le point de rencontre des peuplements africain, malgache et européen ; elle a été,
de plus,. File la plus ouverte aux cultures industrielles et aux échanges commerciaux. Elle est d’autre
part très riche en eau de surface, aussi n’est-il pas surprenant d’y rencontrer 35 espèces de moustiques
dont 11 proviennent de Madagascar.
LES SIMULIES
La présence aux Comores d’une espèce à très large répartition comme S. adersi n’a rien de sur¬
prenant ; cette espèce est en effet présente à Madagascar et les Comores n’ont probablement constitué
pour elle qu’une étape dans sa progression vers l’Est.
Par contre, l’absence de S. ruficorne est assez surprenante. Sur le continent africain cette espèce
est en effet aussi largement représentée que S. adersi mais elle à de plus atteint Madagascar et les Masca¬
reignes où elle a été signalée dès 1838. Tout se passe donc comme si S. ruficorne avait sauté l’étape
comorienne ou n’avait pas réussi son implantation dans l’archipel ; cette dernière hypothèse nous semble
la plus improbable.
LES TABANIDES
Les deux espèces présentes aux Comores appartiennent au genre Aegophagamyia. Ce genre,
endémique de Madagascar, est à l’origine d’une intense spéciation ; il ne compte actuellement pas moins
de 29 espèces malgaches. On notera l’absence totale d’espèces africaines et tout particulièrement celle
d 'Atylotus agrestis Wied., qui a été pourtant signalé dans les Mascareignes et à Madagascar, et dont Faire
de répartition s’étend aux régions orientale, paléarctique et éthiopienne.
LES CERATOPOGONIDES
Les Cératopogonides des Comores sont encore très incomplètement connus, aussi serait-il hasar¬
deux de rechercher leurs affinités africaines et malgaches. Nous noterons cependant que parmi les 7
espèces actuellement décrites, cinq sont africaines et 2 seulement sont malgaches (ou sont des vica-
riants d’espèces malgaches).
LES MUSCIDAE
Stomoxis niger comme Hippobosca gr. variegala sont deux espèces éthiopiennes à très large
répartition qui ont atteint les Mascareignes et Madagascar, il n’est pas surprenant de les rencontrer
aussi dans l’Archipel des Comores.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
231
5 — LUTTE CONTRE LES INSECTES HÉMATOPHAGES
Le développement économique de l’archipel et celui de ses relations touristiques avec l’extérieur
passent par une réduction de la transmission des deux principales endémies de l’île : le paludisme et
la filariose de Bancroft. La lutte devrait donc être engagée prioritairement contre les 3 espèces culici-
diennes vectrices de ces endémies ( Culex p. fatigans, Anopheles gambiae et A. funestus).
D’autre part, dans le but de soulager les populations locales ou de développer le tourisme, une
lutte complémentaire pourrait être entreprise contre les principales nuisances diurnes (Aedes aegypti,
Eretmapodites) ou nocturnes (Punaises, Aedes cartroni).
5.1. LUTTE CONTRE LES MOUSTIQUES VECTEURS DE MALADIES
La 1 utte chimique contre les moustiques vecteurs de maladies peut se donner deux cibles prin¬
cipales :
— les populations pré-imaginales localisées dans quelques types de gîtes bien précis ;
— les moustiques adultes que l’on peut atteindre lorsqu’ils pénètrent dans les maisons pour
prendre leurs repas de sang.
La lutte contre les moustiques peut aussi se donner pour objectif non de tuer les moustiques
existants (lutte chimique) mais de supprimer les conditions de leur pullulation (aménagement). Cette
dernière méthode, moins spectaculaire, se fixera alors un objectif qui se révélera rentable à moyen terme.
Lutte chimique anti-larvaire
Dans l’Archipel aucune campagne de lutte chimique dirigée contre les vecteurs du paludisme
et de la filariose n'a jusqu’à ce jour dépassé le stade expérimental. Pourtant, de telles campagnes ont
été couronnées de succès dans les îles voisines (Maurice et la Réunion) et nul doute qu’aux Comores
elles permettraient aussi d’obtenir une spectaculaire régression du paludisme, de la filariose et des
nuisances.
Subra et al. (1974)'ont déjà apporté la preuve qu’un traitement insecticide (abate) des puisards
et estuaires bouchés du gros village de Sada (Mayotte) suffit à réduire progressivement les densités
de piqûres dues à A. gambiae et C. p. fatigans. Seize jours après l’épandage, la densité de piqûres dues
à ces deux vecteurs avait en effet baissé de 90 %. Au cours de cette expérimentation l’abate a montré
une rémanence d’un peu plus d’un mois.
Plus récemment, et dans les conditions très particulières de la Grande Comore, Ivorra-Cano
et Hudleston (1975) ont montré que deux traitements à l’abate des citernes du village d’Hantsambou
permettent d’obtenir la disparition des larves d’A. gambiae pendant une durée de onze semaines.
D’autre part, des tests de sensibilités effectués par G. Quelennec sur des larves de C. p. fatigans
provenant des Comores ont révélé une résistance de cette espèce au D.T.T., à la Dieldrine et au H.C.H. ;
ils ont par contre mis en évidence une très grande sensibilité à l’abate, au malathion et au dursban,
ainsi qu’une bonne sensibilité au bromophos et au sumithion.
Ces différentes informations montrent que l’abate pourrait être utilisé aussi bien contre A. gambiae
que contre C. p. fatigans. Cependant, son coût relativement élevé et sa non-toxicité pour les mammifères
inciteraient à ne l’utiliser que dans l’eau de boisson (Grande Comore) ou dans l’eau susceptible d’être
consommée par les animaux domestiques. Par contre, les eaux polluées dans lesquelles se développent
les larves de C. p. fatigans pourraient être traitées avec des granulés de dursban à 3 %. A la dose de
0,5 ppm, la rémanence de cet insecticide est d’environ deux mois (47). A Mayotte, un traitement anti-
Source : MNHN, Paris
232
J. BRUNHES
larvaire effectué tous les deux mois pourrait permettre d’obtenir de très bons résultats. D’autre part,
la localisation côtière de la plupart des villages mahorais permettrait d’effectuer ces traitements en
circulant en bateau sur le lagon.
Les quatre îles de l’archipel sont trop différentes les unes des autres pour que la même méthode
de lutte puisse être appliquée. Chaque méthode devra donc être adaptée aux réalités géographiques
de chaque île (réseau routier, répartition de la population, relief, nature des principaux gîtes).
Lutte chimique anti-adultes
La grande majorité des moustiques adultes piquent et se reposent à l’extérieur des maisons.
Cependant, les principales espèces vectrices de maladies ont une activité nocturne et doivent de ce fait
pénétrer dans les maisons pour se nourrir sur les hommes au repos.
Pendant leur séjour à l’intérieur des habitations, les moustiques se posent sur les murs. Si ceux-ci
ont été imprégnés d’insecticides, les maisons deviennent alors des pièges mortels pour les femelles
agressives.
Lors des traitements rémanents intra-domiciliaires, les insecticides les plus couramment utilisés
et les plus toxiques pour les moustiques des Comores sont, en première position, le malathion puis le
fénitrothion. A la dose de 2g/m 2 ces insecticides conservent une bonne rémanence pendant deux à
trois mois selon la nature des murs (47).
Lutte contre les gîtes à moustiques.
A la Grande Comore où les principaux gîtes sont constitués par les citernes à ciel ouvert, une
réglementation concernant toutes les nouvelles constructions permettrait à peu de frais de faire progres¬
sivement régresser l’endémie palustre. Cette réglementation devrait inciter à ne laisser construire que
des citernes couvertes dans lesquelles le prélèvement d’eau s’effectuerait par une trappe ou à l’aide
d’une pompe à main.
Dans les autres îles où les eaux de surface peuvent stagner, le drainage des eaux usées et de
l’eau de pluie revêt en milieu urbain une importance capitale.
En milieu rural, les villageois habitant à proximité d’un estuaire bouché par la dune côtière
auraient grand intérêt, pendant la saison sèche, à creuser tous les mois un chenal permettant d’assécher
les énormes gîtes que constituent ces estuaires. Si ce conseil était suivi, la densité de piqûres dans ces
villages s’en trouverait réduite de près de 80 %.
5.2. LUTTE CONTRE LES NUISANCES DIURNES
Aedes aegypti
Les gîtes larvaires d’Ae. aegypti sont trop nombreux et trop divers pour qu’une campagne de
lutte chimique anti-larvaire de longue durée puisse être entreprise.
En milieu urbain, une baisse considérable du nombre des piqûres pourra être obtenue par la
suppression des nombreux gîtes péri-domestiques : récipients divers abandonnés dans les jardins,
pots de fleurs trop arrosés, fûts métalliques, bassins, vieux pneus, trous d’arbres (manguier, papayer,
baobab dont les trous peuvent être remplis de sable, etc...).
Une éducation de la population devrait être faite en ce sens ; des mesures incitatives complé¬
mentaires pourraient aussi être prises. Pédagogiquement et vigoureusement conduite, une telle campagne
permettrait une forte réduction de la densité des piqûres.
Si une épidémie de fièvre jaune se déclarait dans l’une des îles de l’archipel, il conviendrait alors
de compléter l’application rigoureuse de la méthode proposée ci-dessus par l’aspersion généralisée d’in¬
secticides au-dessus des régions habitées. La technique la plus rapide et la plus efficace consiste en un
épandage aérien tous les 4 à 5 jours ou, à défaut, en des épandages au sol effectués tous les 3 jours.
L’insecticide de choix pour ce type de lutte est le malathion. La dose à utiliser est très faible : 225ml/ha,
ou 450 ml/ha si l’on veut atteindre les Aedes au repos dans les maisons (47).
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
233
Eretmapodites subsimplicipes
Les larves de cette espèce se développent essentiellement dans les noix de coco perforées qui
jonchent le sol des cocoteraies mal tenues. Une réduction considérable du nombre des piqûres pourrait
être obtenue par un débroussaillage des cocoteraies, par la pose de bagues métalliques sur le tronc des
cocotiers et enfin par la destruction des noix perforées. Si de telles mesures étaient appliquées, les quel-
sues gîtes restant seraient insuffisants pour maintenir une nuisance en milieu rural.
Eretmapodites quinquevittatus
Les larves de ce moustique se développent dans les coquilles vides d’escargots. Les villageois
amateurs d’escargots supprimeraient complètement les piqûres dues à ce moustiques en écrasant ou
en enterrant les coquilles des escargots consommés.
5.3. LUTTE CONTRE LES AUTRES NUISANCES
Cimex lectularius (Punaise des lits) et, dans certains villages, Aedes cartroni sont les deux Arthro¬
podes non vecteurs de maladies qui causent la plus grande gêne nocturne.
C. lectularius
Les traitements devront viser tout particulièrement les lits, les meubles, la literie, les planchers
et les fissures des murs.
Aux poudres insecticides qui pénétrent mal, on préférera les solutions et les émulsions. Diffé¬
rentes formulations ont d’ores et déjà prouvé leur efficacité : « le Diazinon à 0,5 %, le Dichlorvos à
0,5 %, le Fenchlorfos à 1 %, le Malathion à 1 ou 2 %, le Trichlorgon à 0,1 % et le Carbaryl sont effi¬
caces contre les punaises » (Quelennec, 1974). D’autres auteurs recommandent l’emploi du Chlorpy-
rofos à 0,5 %, le Propoxur à 1 %, le Fenitrothion en émulsion à 0,25 % ou le Bromophos à 2g/m 2 .
Les traitements doivent être renouvelés tous les 3 à 6 mois selon la rémanence des insecticides
utilisés.
Aedes cartroni
Nous avons montré ci-dessus (cf. 2.1.2) que cette espèce se déplace peu autour des trous de crabes
dans lesquels se développent ses larves.
Le contrôle d ’Ae. cartroni passe donc par celui des crabes qui interviennent de façon décisive
dans son cycle biologique. La destruction massive des crabes nous paraît trop lourde de conséquences
imprévisibles sur l’équilibre de la faune des rivages pour pouvoir être préconisée. Cependant, la protec¬
tion rapprochée d’un site touristique peut nécessiter un contrôle des populations d ’Ae. cartroni. Une
telle lutte contre ce moustique pourrait s’effectuer grâce à des granulés d’insecticide déposés dans chaque
trou de crabe. Cette méthode permet à la fois de tuer le propriétaire du terrier et les moustiques qui
s’y développent. Les galeries désertées n’étant plus entretenues, s’effondreront rapidement supprimant
les gîtes du moustique cible. Une seule application, puis une surveillance sporadique, seraient ainsi
nécessaires.
Cet insecticide est très actif contre les larves de moustiques et contre les crustacés ; il devrait
donc être manipulé avec beaucoup de précautions pour que la faune marine n’ait pas à souffrir de son
utilisation.
6. CONCLUSIONS
Sur le plan faunistique cette étude a permis de doubler le nombre des espèces culicidiennes
signalées dans l’Archipel, de préciser les cartes de répartition de chaque espèce, leur biologie larvaire
Source : MNHN, Paris
234
J. BRUNHES
et imaginale ainsi que de formuler des hypothèses quant à l’origine géographique de cette entomo-
faune.
La stabilité génétique des espèces d’origine africaine apparaît d’autant plus remarquable que les
espèces d’origine malgache ont donné un plus grand nombre de sous-espèces endémiques. Des hypothèses
sont proposées pour rendre compte de ce phénomène^
Dans le domaine vétérinaire, une étude des ectoparasites du bétail à permis de préciser la biologie
des Tabanides de l’archipel et de signaler la présence de 12 espèces de Cératopogonides, d’une Stomoxe
et d’un Hippobosque.
Sur le plan médical enfin, cette enquête a révélé le rôle capital de Culex pipiens fatigans dans la
transmission de la filariose de Bancroft ainsi que le rôle joué par Anopheles gambiae et Anopheles funestus
dans la transmission du paludisme.
Le mauvais drainage des plaines côtières de Mohéli et de Mayotte est à l’origine d’une transmis¬
sion intense du paludisme et de la filariose dans ces régions les plus peuplées des 2 îles. Par contre,
la perméabilité des sols de.la. Grande Gpjmor.e et 4’Anjouan, les pentes fortes qui permettent un bon
écoulement de l’eau ainsi que Tes températures plus basses qui régnent en altitude, constituent autant
de facteurs défavorables à la transmission de çes 2 parasitoses.
Seychelles
Fig. 3. ; — Origine présumée des différentes espèces de Moustiques présentes dans l’archipel.
D’autre part, la pullulation d 'Aedes aegypti à la Grande Comore et sa présence dans les 4 autres
îles font courir le risque d’une épidémie très meurtrière si par malheur un jauneux ou un moustique
infesté était introduit dans l’archipel. Ces hypothèses sont envisagées et des mesures concrètes de lutte
sont proposées.
Dans l’Archipel des Comores, les Moustiques transmettent donc 2 parasitoses humaines dont
Tune provoque une forte mortalité (le paludisme) et dont l’autre détermine l’apparition de monstrueuses
déformations du scrotum et des membres (la filariose lymphatique). Cette étude a permis de préciser
l’identité et la biologie des insectes vecteurs de ces affections, des méthodes de lutte adaptées ont alors
pu être proposées. Leur mise en application permettrait une spectaculaire régression des nuisances
et du niveau d’endémisme des 2 parasitoses, ce qui se traduirait par un progrès considérable du mieux-
être des populations de l’Archipel des Comores.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
235
Remerciements
Sgsg
Nous tenons à remercier nos collègues entomologistes A. GiWEBiNR'èt L. 'Matii.b qui ont bien
voulu nous confier pour étude le* Moustiques qu’ils avaient récoltés dans l’Archipel des Comores.
Nous remercions aussi de tout cœur notre collègue M. Cornet qui a étudié avec beaucoup de
compétence les cératopogonides récoltés à Mayotte. Nous remercions enfin M. Rickenbach et Rageau
qui nous ont guidé et conseillé tout au long de ce travail.
ANNEXES
CLÉS DE DÉTERMINATION DES CULICIDES ADULTES DE L’ARCHIPEL
Clé des genres 3.
. Nervures alaires recouvertes d’écailles aux couleurs contrastées blanches, noires ou jaunâtres > . i^ >
(Fig. 4 A et D)....2
- Nervures alaires recouvertes d’écailles très peu contrastées : grisâtres, jaunâtrés ou noires.. 5
. Palpes de la femelle aussi longs que le proboscis ; palpes du mâle renflés à l’apex (segments
4 et 5) (cf. fig. 4 E).. .^1,,-^.. Anopheles Jg&tâ 6)
- Palpes de la femelle beaucoup plus courts que le' proboscis ; palpes du mâle noa rfenfiés
à l’apex.1 . 3
. Écailles jaunâtres et noirâtres des ailes souvent asymétriques et mêlées les unes aux autres,
ne constituant pas de taches (cf, fig. 4 H),-Espèce piqueuse. Mansonia ynifotYriis
- Écailles blanches et noires régroupées et formant sur chaque nervure une succession dé taches
blanches et noires. 4
. Palpes des mâles atteignant environ la moitié du proboscis ; proboscis renflé dans la moitié
distale. Petite espèce non piqueuse (aile = 2.5 mm). Ficalbia ( Ingramia) grjebinei
- Palpes des mâles aussi longs que le proboscis ; proboscis non renflé. Grande espèce non piqueuse
(aile = 4mm).y.,.. Orthopodomyia (p. 228)
. Sixième pervure alaire (anale) brusquement recourbée et rejoignant le-bord-de l’aile avant
la fourche de la nervure 5 (fig. 4 B). Petite espèce non piqueuses (aile = 3 mm). . .v....
UrfanoUienià (p. 228)
- Sixième pervure non brusquement coudée.. ... j . • ^...... . 6
; Moustiqîie au thorax globuleux et de teinte orange ; abdomen noir orné de taches argentées.
| Espèce /très agressive... r.7^r:Y. .. Eretmapodites (p. 229)
Pas cette combinaison de ^^ctères.T?... ,.-. Jj*...'. • •L-i’-
g Soies posfcfcpiraculaires absentes (fig. 4 C). Extrémité abdominale de la femelle obtuse Culeix,-jp. 229)
g! Soies poôt-spiraculaires présentes (fig. 4 C). Extrémité abdominale de la femelle pointue.
Aedes (p. 229)
m w|/rr '
Clé des espèces appartenant au genre Anophislès
Bord' antérieur de l’aile orné de 2 taches blanches, l’une apicale et l’autre située aux 2/3 de la
longueur de l’aile ; 4 anneaux blancs sur le palpe ; apex de la patte III blanc (2/3 du segment
§
Source : MNHN, Paris
. — Détails morphologiques de quelques moustiques adultes. A : Aile d’Anopheles funestus ; B : Nervation alaire
d Uranotaenia ; C : Thorax vu de profil ; D : Agencement des écailles blanches et jaunâtres sur une nervure alaire
de Mansonia. ; E : Palpes femelle et mâle d ’Anopheles gambiae.
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
237
3 et totalité des segments 4 et 5) (fig. 4). A. coustani
_Bord antérieur de l’aile orné de plus de 2 taches blanches. 2
2. Fémurs, tibias et premier article tarsal non mouchetés de blanc. 3
_Fémurs, tibias et premier article tarsal mouchetés de blanc. 4
3. Pattes sombres ; 3 à 4 taches blanches sur le bord antérieur de l’aile. A. funestus
— Pattes postérieures marquées par des anneaux pâles portés à l’apex du tibia et des segments
tarsaux 1 à 4 (fig. 4). A. mascarensis
4. Pas de tache blanche recouvrant les derniers segments tarsaux de la patte postérieure ; au plus
un anneau blanc à l’apex des segments tarsaux 1 à 4 (fig. 4). A. gambiae
— Une importante tache blanche recouvrant au moins les 2 derniers segments tarsaux de la patte
postérieure . 5
5. Cette tache blanche occupe la totalité des segments tarsaux 3 — 4 — 5 et la moitié apicale
du segment 2 (fig. 4). A. maculipalpis
— Cette tache blanche n’occupe que la moitié apicale du segment tarsal et la totalité des seg¬
ments 4 et 5 ; un anneau blanc à l’apex des segments 1 et 2 (fig. 4). A. pretoriensis
Clé des espèces appartenant au genre Orthopodomyia
— Tarses de la patte postérieure ornée de 3 anneaux blancs. O. joyoni
— Tarses de la patte postérieure orné de 5 anneaux blancs. O. comorensis
Clé des espèces appartenant au genre Uranotaenia
1. Thorax brun, pleures ornées d’écailles argentées formant 1 ou 2 bandes blanches longitudi¬
nales (Fig. 5) (sg. Uranotaenia) . 2
— Thorax jaune ou jaunâtre ne présentant pas de telles bandes argentées sur les pleures (sg.
Pseudoficalbia) . 4
2. Abdomen uniformément noir, une seule bande argentée sur les pleures (Fig. 5). 3
Ae. simpioid
Fig. 5. — Ornementation thoracique de 4 espèces culicidiennes des Comores.
Source : MNHN, Paris
J. BRUNHES
_u Abdomen portant dorsalement des taches blanches médianes ; 2 bandes blanches latérales,
l’une sur les pleures, l’autre sur le bord du scutum... U. alboabdominalis
3. Sternopleure partiellement recouverte d’éçaiües sombres (Fig, 5)......,....,., U. mayottae
— Sternopleure sans écailles sombres (Fig. 5)....— . . U. andavakae
4. Scutum et post-notum jaune----.....-.. U. pandani
— Scutum jaunâtre, post-notum marron.......... U, douceti
Clé des espèces appartenant au genre Eretmapodites
— Thorax orné dorsalement de 5 bandes d’écailles noires (1 bande médiane et 2 paires de bandes
latérales) séparées par des écailles jaune d’or..... E. quinquêvittatus
— Thorax orné d’écailles noires et jaunes d’or non disposées en bandes. E. subsimplicipes
Clé des espèces appartenant au genre Aedes
1. Espèces noires, ornées de larges écailles argentées qui, regroupées, forment des anneaux et des
taches d’un blanc brillant (Fig. 5).. 2
— Espèces marron plus ou moins foncé. 5
2. Tarses entièrement noirs, une double rangée d’écailles larges et argentées parcourt toute
la partie médio-dorsale du thorax............ Ae. (F inlayà) monetus
— Tarses annelés de blanc, thorax orné différemment. 3
3. Tibias marqués d’un anneau blanc ; écailles blanches éparses sur tout le corps ; 3 paires de
taches blanches sur le thorax.... A'e. (Stegomyia) oillatus
— Tibias noirs, pas d’écailles blanches éparses sur le corps ; ornementation du thorax différente. 4
4. Thorax orné de 2 taches blanches triangulaires latéro-antérieures ; 4 bandes jaunâtres sur
le scutum postérieur (Fig. 5)....,... Ae. (Stegomyia) simpsoni
— Thorax orné de 2 taches blanches en croissant de lune (ou en lyre) dont les cornes postérieures
se prolongent vers l’arrière par 2 bandes jaunâtres (Fig- 5). Ae. (Stegomyia) aegypti
5. Thorax bordé latéralement d’écailles jaune d’or ; vertex recouvert d’écailles jaunes ; bandes
Fémuçs et tibias des,^p^J.|es antérieures et moyennes sombres mais ornés d’une rangée longi¬
tudinale de petits points blancs ; plus de 2 soies mésépimérales inférieures. Gros moustique
non piqueur.. s-opi. v•.U-J•. iwjvü li-iil..-***-;,,......,... v . ^ . C. (Lutzia) tigripes
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
239
_ Pattes ornées différemment ; au plus 2 soies mésépimérales inférieures. 2
2. Thorax (scutum) recouvert d’écailles longues 'ét blanches (espèce-peu agressive).
.thwo-bi.» C. (Culex)'«arleti
_ Thorax non recouvert d’écailles blanches.... V J ....... .V • ‘ : 3
3. Proboscis orné en son milieu d’un large anneau d’écàilles pâles ; de nombreux anneaux blan¬
châtres sur les tarses (espace. ..agressive). -;......,.... C. (Culex) '^sitiens
_ Proboscis avec au plus quelques écailles claires sur - la face ventrale. 4
4. Abdomen dont au moins 2 segments (tergiteS)-Spnt ornés de bandes blanches basales . 5
— Abdomen uniformément sorhbre..\./.«>. .|._.. 9
5. Écailles post-spiraculaires présentes ; scutellùm orné d’écailles jaunes et blanches dont les
regroupements forment des dessinai...... 6
_ Écailles post-spiraculaires absentes (Fig- 4 G) ; scutum né. présentant pas de regroupements
d’écailles et donc sans dessins..... 7
6. Bandes blanches des tergites occupant. 1/5 dé la longueur du segment; petite espèce non
piqueuse au tégument j âunatre /••£*£... ■.£» . C. (Culex) simpsoni
— Bandes blanches des tergites occupant i/10"(îfe : la longueur du segment ; grosse espèce au té- ,
gument noirâtre. Préférencés trophiques inconnues . Y. . .. C. (Culex) corriprensis
7. Sternites (abdomen, face inférieure)jreçou,yerts d’écailles blanches et noires regroupées en-
2 zones distinctes (espèce,-non piqueuse).... . .. Jlecens
Sternites uniformément recouverts d’écailles blanches.. 8
8. Des bandes,blanches braies sur tous les tergites abdominaux (espèce piqueuse)......
— Des bandes blanches bâsâler sur les seuls^segraents 6 et 7. Petite espèce brun roux (espèce
piqueusep $^g r. .TrrrT-^'KUT. ...-. I . -f*' *
9. Écailles couchées du vertexéfcroites (Eumelanomyia) ; palpes du mâle sans écailles spa-Rilées
(espèces-noxf; piqueuses}.'-... - -. . .10
— Écailles couchées du ver tex larges et formant une bordure grès des yeux ( Culiciomyià) ; palpes
des mâles portant suîfla lacé Ventrale des écaillés spâtulées (espèces nonjrfifùëüsés). 12
10. Côtés du thorax (pleures) ornés d’une bande longitudinale sombre (espè^nbh'pîqueusé)
C. ( Eumelanomyia ) wiggleswortki
— Pleures du thorax unicolorè's J ?’^?^ î r.!^r^?f.^'... 11
11. Une soie mésépimérale inférieure ; pleures marron foncé ; soies acrosticales présentes ; palpes
du mâle velus et plus longs que le proboscis.. C. (Eumelanomyia) chauveti
— Pas de soie mésépimérale inférieure, pleures jharron clair ; soies acrosticales absentes ; palpes
presque glabres et plus courts (0.80) que le proboscisr: ... -.^z^ r j^EïlTn étàndfnyia) horridus
12. Sternopleure portant une bande d’écailles larges parallèle'au bord postérieur 3e la plaque
ainsi qu’une petite tache èa position sternCplçurale supérieure. .■ Gr -(Culicio'myia) nebkdosus
— Sternopleure ne portant au maximum que quelques raies écailles isolées ; pas d’écailles sur
le mésepiméron .--A - - - x .- C’.^lCuliciüâiuicdi èin
C^Culiciomyia) cinerellus
CLÉS DE DÉTERMINATION DES LARVES DE CULIOIDES
K 'b sècaiBC) no2 m
Clé des genres ■■■■«.• nwT»
1. Pas de siphon respiratoire (fîg. 6). Genre Anopheles (p. 232)
— Siphon respiratoire présent.
Source : MNHN, Paris
J. BRUNHES
Fan donaéa d'un HpMnl abdominal
Fio. 6. — Larves de moustiques : nomenclature des pièces citées dans la clé de détermination.
INSECTES HÉMATOPHAGES
241
2. Siphon court, conique, terminé par des crochets et un dispositif perforant.. Mansonia uniformis
_ Siphon cylindrique, non modifié. 3
3. Siphon portant plus d’une paire de soies subventrales (Fig. 6). Genre Culex p. 232
— Siphon ne portant qu’une paire de soies subventrales. 4
4. Une plaque sclérotisée sur chaque côté du segment VIII. 5
— Pas de plaques sclérotisées sur le segment VIII. 6
5. Peigne siphonal absent ; épines du segment VIII disposées sur 2 rangées ; larves de grande
taille, souvent colorées en rose. Genre Orthopodomyia p. 234
— Peigne siphonal présent ; épines du segment VIII disposées sur une seule rangée ; larves de
petite taille. Genre Uranotaenia p. 234
6. Soie caudale inférieure (soie 3-X) simple ; brosse ventrale (soie 4-X) composée de plus de 4
paires de soies aux branches multiples. Genre Aedes p. 234
— Soie caudale inférieure double ; brosse ventrale composée au plus de 4 paires de soies dont
les branches sont généralement peu nombreuses. 7
7. Pas de peigne siphonal ; antenne longue et pluri-segmentée ; soie de la selle (I-X) bien plus
longue que le segment anal. Filcabia (Ingramia ) grjebinei
— Peigne siphonal présent mais parfois réduit à une ou deux dents ; antenne courte, cylin¬
drique, uni-segmentée ; soie de la selle beaucoup plus courte que le segment X ; brosse ven¬
trale réduite. Genre Eretmapodites p. 235
Clé des espèces appartenant au genre Anopheles
1. Soies clypéales internes (2-C) séparées par moins de 2 fois la largeur de leur point d’insertion
(Fig. 6). A. coustani
— Soies clypéales internes beaucoup plus écartées. 2
2. Plaque abdominale principale du segment V plus large que la distance séparant les soies
palmées (Fig. 6) ; pas de plaques accessoires. A. funestus
— Plaque abdominale principale du segment V moins large que la distance séparant les palmées ;
au moins une plaque accessoire. 3
3. Soie de la selle (I-X) formée d’une longue hampe basale terminée par un plumet et 3 à 6 bran¬
ches (Fig. 6). A. mascarensis
— Soie de la selle simple ou au plus bifide. 4
4. Folioles des soies palmées (segments IV à VI) lancéolées. A. maculipalpis
— Folioles des soies palmées larges à la base puis brusquement rétrécies vers les 2/3 de leur
longueur et terminées par une longue pointe (fig. 6). 5
5. Soie clypéale interne (2-C) pectinée ou finement rameuse. complexe A. gambiae
— Soie clypéale interne lisse.. A. pretoriensis
Clé des espèces appartenant au genre Culex
1. Brosses buccales formées de nombreux et forts crochets denticulés à l’apex ; siphon pas plus
long que le segment X ; bord dorsal de la selle environ 2 fois plus long que le bord ventral
(Gîtes très variés, eau douce). C. tigripes
— Brosses buccales non modifiées ; siphon nettement plus long que le segment X ; selle cylin-
16
Source : MNHN, Paris
242
J. BRUNHES
drique . 2
2. Peigne du segment VIII formé d’épines. (Gîtes très variés, eau douce). C. simpsoni
— Peigne du segment VIII formé d’écailles. 3
3. Indice du siphon compris entre 2 et 5. 4
— Indice du siphon compris entre 7 et 12. 9
4. Soie caudale supérieure (2-X) simple ; peigne du segment VIII formé d’écailles coniques ;
dents du peigne siphonal généralement simples, portant au maximum 2 denticules basaux.
(Gîtes : bambous sectionnés) (Fig. 6). C. carleti
— Soie caudale supérieure aux branches multiples, peigne du segment VIII formé d’écailles
spatulées et frangées ; nombreux denticules basaux sur les dents du peigne siphonal. 5
5. Soie de la selle (1-X) double et nettement plus longue que le segment anal ; peigne siphonal
formé de 4 à 5 dents fortement denticulées ; selle échancrée au-dessous du point d’insertion
de la soie I-X. (Gîtes variés, eau douce). C. nebulosus
— Soie de la selle plus courte que le segment anal ; peigne siphonal formé de plus de 5 dents.... G
6. Soies siphonales I-S formées de 3 paires de touffes subventrales et d’une paire latérale.
(Gîtes variés, souvent eaux polluées). C. p. fatigans
— Soies siphonales I-S formées de plus de 4 paires de touffes. 7
7. Soie céphalique I-C courte, épaisse, en massue ; papilles anales courtes, globuleuses. (Gîtes
d’eau salée ou saumâtre). C. sitiens
— Soie céphalique I-C longue et mince ; papilles anales lancéolées. 8
8. Peigne siphonal formé de 10 à 14 dents (moyenne 11,2) ; généralement 4 paires de touffes
siphonales subventrales. (Gîtes : trous de rocher, lit de torrent, eau propre).
C. comorensis comorensis
— Peigne siphonal formé de 5 à 10 dents (moyenne 7,2) ; généralement 5 paires de touffes
siphonales subventrales. (Gîtes : ravines descendant du Kartala, eau propre).
C. comorensis kartalae
9. Soie caudale supérieure (2-X) simple . 10
— Soie caudale supérieure formée de plusieurs branches. 11
10. Indice siphonal au moins égal à 10 ; de 5 à 7 petites touffes siphonales ; dents du peigne
siphonal portant une bordure de très petits denticules ; bord distal de la selle non spiculé.
(Gîte habituel : trou d’arbre). C. horridus
— Indice siphonal au plus égal à 10 ; 3 petites touffes siphonales formées de 2 à 3 branches ;
dent du peigne siphonal portant 3 denticules ventraux dont un nettement plus gros et plus
recourbé que les autres ; bord distal de la selle spiculé. (Gîtes variés, eau douce). C. cinerellus
11. Soie caudale supérieure formée de 3 à 4 branches ; soie 4-X formée de 7 paires de soies
ramifiées. 12
-— Soie caudale supérieure formée de 2 branches ; soie 4-X formée de 6 paires de soies rami¬
fiées ... 13
12. Soie caudale supérieure formée de 4 branches (3 courtes et 1 longue). (Gîte habituel : trou
de rocher). C. wigglesworthi
— Soie caudale supérieure formée de 3 branches (2 courtes et 1 longue). (Gîte habituel : petite
mare en forêt). C. chauveti
13. Indice siphonal voisin de 10 ; 5 paires de touffes siphonales. (Gîtes variés, eau douce). C. decens
— Indice siphonal voisin de 7, 6 paires de touffes siphonales. (Gîte : marécage herbeux)..
C. antennatus
Source : MNHN, Paris
INSECTES HÉMATOPHAGES
243
Clé des espèces appartenant au genre Orthopodomyia
_ Soies abdominales I-III et I-V comme la soie I-IV (courtes et formées de plus de 4 branches),
plaques du segment VIII non soudées dorsalement ; soies 4-X comprenant 6 paires de soies spa-
tulées à la base. O. comorensis
— Soies abdominales I-III et I-V doubles et 2 fois plus longues qu’un segment abdominal ;
soie I-IV formée de 5 à 6 branches plumeuses et plus courtes qu’un segment ; plaques du seg¬
ment VIII soudées ; soies 4-X comprenant 7 paires de soies spatulées. O. joyoni
Clé des espèces appartenant au genre Uranotaenia
1. Soies céphaliques 5 et 6-C très épaissies et barbelées (sg. Uranotaenia). 2
— Soies céphaliques 5 et 6-C fines et souples (sg. Pseudoficalbia) . 4
2. Soie céphalique 7-C simple et épaissie ; siphon cylindrique à peine plus long que la selle ;
peigne du segment VIII formé d’écailles. (Gîte : eaux courantes) .... Uranotaenia mayottensis
— Soie céphalique 7-C formée de plusieurs branches ; peigne du segment VIII comprenant au
moins quelques épines. 3
3. Peigne du segment VIII uniquement formé d’épines ; selle ne présentant pas de longues épines
sur son bord distal. Uranotaenia alboabdominalis
— Peigne formé d’écailles et de quelques fortes épines ; selle fortement armée (Gîte : trou de
rocher). Uranotaenia andavakae
4. Peigne du segment VIII formé d’épines simples et acérées portant quelques fines barbelures
à la base ; peigne siphonal formé de moins de 10 épines (généralement 5). (Gîtes : très petites
collections d’eau, feuilles mortes, petits récipients, etc.). Uranotaenia pandani
— Peigne du segment VIII formé d’épines aux pointes courtes et multiples ; peigne siphonal
formé de plus de 10 écailles très courtes, égales et très denticulées. (Gîte : feuilles engainantes).
Uranotaenia douceti
Clé des espèces appartenant au genre Aedes
1. Peigne du segment VIII formé d’écailles bilobées ; les écailles basales sont frangées mais non
bilobées. (Gîte habituel : terrier de crabe). A. cartroni
— Peigne du segment VIII formé d’épines ou d’écailles non bilobées. 2
2. Antenne lisse sans aucun spiculé. 3
— Antenne présentant au moins quelques spiculés à la base ou à l’apex. 4
3. Soie caudale inférieure (3-X) bi- ou trifide ; épines du peigne siphonal délicatement frangées
sur les 2 bords. (Gîtes habituels ; feuilles engainantes, récipients, trou d’arbre)- A. simpsoni
— Soie caudale inférieure (3-X) simples ; épines du peigne siphonal portant de 1 à 4 forts den-
ticules ventraux. (Gîtes habituels : fûts, trous d’arbre, récipients). A. aegypti
4. Tégument de l’abdomen et du thorax recouvert de petits spiculés bien visibles ; tégument
de la tête recouvert de petits tubercules. (Gîtes habituels : gîtes temporaires, trou de rocher,
flaque herbeuse). A. fowleri
— Tégument de l’abdomen et du thorax non spiculé, tégument céphalique lisse. 5
5. Peigne du segment VIII formé de 20 à 30 écailles non disposées sur une seule ligne ; soie 5-C
Source : MNHN, Paris
244
J. BRUNHES
bien développée ; antenne légèrement spiculée à la base. (Gîtes habituels : bambous, creux
d’arbres). A. monetus
— Peigne du segment VIII formé d’épines ; soie 5-C peu visible. 6
6. Soies céphaliques 5 et 6-C simples ; antenne faiblement spiculée. (Gîte habituel : trou de
rocher). A. vittatus
— Soies céphaliques 5 et 6-C formées de 5 à 10 branches plumeuses ; antenne fortement spiculée. 7
7. Soie subventrale du siphon (I-S) nettement plus courte que la largeur du siphon. (Gîte habituel :
marécage herbeux). A. circumluteolus
— Soie siphonale aussi longue que la largeur du siphon. (Gîte habituel : marécage herbeux)
A. albocephalus
Clé des espèces appartenant au genre Eretmapodites
— Soies latérales de l’abdomen (6-1 à 6-VI) insérées sur un tubercule conique ; dents du peigne
siphonal acérées ; soie 3-VIII formée de 5 à 6 branches longues, souples et plumeuses (Gîtes
habituels : noix de coco perforées, bambous). E. subsimplicipes
— Soies latérales de l’abdomen non insérées sur un tubercule ; 1 dent tronquée à la base du siphon ;
soie 3-VIII courte, épaisse, rameuse (Gîte : coquilles d’escargots). E. quinquevittatus
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Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHIUDAE
247
DIPTÈRES MYCETOPHIUDAE DE L’ARCHIPEL DES COMORES
Loïc Matile *
I. Introduction
Les Mycetophilidae sont des Diptères Nématocères de petite taille (de 1,5 à 15 mm, en moyenne
5-6 mm), de couleur généralement brune ou noire plus ou moins ornementée de jaune. Les adultes se
reconnaissent surtout par leurs hanches exagérément allongées, leurs tibias munis d’éperons longs
ou très longs, l’aile sans cellule discale, la forme plutôt bossue de leur thorax, etc. (voir habitus figs. 1-7).
Leurs larves ont une capsule céphalique bien développée, elles sont apodes mais présentent parfois
des bourrelets locomoteurs munis de spinules ambulatoires ; elles vivent le plus souvent aux dépens
des carpophores des Champignons supérieurs, dans lesquels elles creusent des galeries. Bon nombre
d’entre elles, cependant, tissent des toiles ou des tubes soyeux sous les champignons ou le bois pourri
et s’y nourrissent de spores ou de mycélium, ou encore des animalcules capturés dans leurs toiles ;
certains de ces prédateurs sécrètent une salive toxique, contenant de l’acide oxalique. Quelques larves
s’écartent de ces modes de vie et se développent dans les Mousses et les Hépatiques, tandis qu’une
espèce néo-zélandaise vit en endoparasite de Planaires terrestres.
Les Mycetophilidae sont presque exclusivement inféodés à la forêt, encore que la prairie, la savane
cl la steppe n’en soient pas dépourvues, le facteur limitatif, en dehors de la présence de la plante-hôte,
semblant ici l’humidité atmosphérique. Cette famille est apparue dès le Secondaire (au moins au Juras¬
sique inférieur d’après Colless, 1970) et la faune tertiaire de l’Oligocène, telle qu’elle nous est révélée
par l’ambre balte, était déjà abondante, variée et peu différente, génériquement, de la faune tempérée
actuelle. Elle s’est répandue sur tout le Globe qu’elle peuple du Spitzberg et du Groenland, au Nord,
à la Patagonie et l’Archipel Crozct au Sud.
Divisés en huit sous-familles d’importance très inégale dont les plus riches sont les Keroplatinae,
les Sciophilinae et les Mycetophilinae, les Mycetophilidae comprennent actuellement environ 3 000 espèces
décrites, contre moins d’un millier au début de ce siècle. Les révisions et les catalogues récents, les
données fournies par divers collègues et le matériel que j’ai eu sous les yeux permettent d’afiirmer
que nous ne connaissons que 30 % au plus des espèces australiennes, néotropicales, orientales et afro-
tropicales, 60 % des espèces néarctiques et probablement pas plus de 80 % de la faune paléarctique,
la mieux étudiée jusqu’ici. Ce groupe est donc l’un des plus diversifié au sein des Diptères Nématocères
et ne doit pas rassembler moins de 8 000 espèces.
Les Mycetophilidae de la sous-région malgache sont encore très peu connus. Pourtant, le premier
travail sur cette partie du Globe remonte au début de ce siècle, lorsqu’ENDERLEiN (1910 b), rendant
compte des résultats de la Percy Sladen Trust Expédition, fit connaître 9 genres et 16 espèces des Iles
Séchclles. Durant les 50 années suivantes, on ne trouve aucune référence, en dehors de citations occa-
* Laboratoire d'Entomologie Générale et Appliquée, Muséum National d'Histoire naturelle, 45, rue de Buffon,
75231 Paris Cedex 05.
Source : MNHN, Paris
248
L. MATILE
sionnelles du travail d’ENDERLEiN, à un quelconque Mycetophilidae des Iles de l’Océan Indien occi¬
dental. Puis viennent quelques notes brèves de Stuckenberg (1960), Matile (1969, 1975) et Freeman
(1970). La sous-famille des Keroplatinae, plus particulièrement étudiée, fait l’objet de deux articles
(Matile, 1972 et 1977 b) atteignant ensemble l’importance de celui d’Enderlein, puisqu’ils énumèrent
11 genres et 27 espèces de la Réunion, des Comores et surtout de Madagascar.
Les autorités du Muséum ont bien voulu me permettre d’effectuer une mission, en 1973-1974,
dans l’Archipel des Comores ; avant ce voyage, deux Mycetophilidae seulement étaient connus de ces
Iles : Macrocera insolita Matile, récolté tant à Madagascar qu’aux Comores par R. Paulian, P. Griveaud
et E. Raharizona, et M. exilis Mat., dont un exemplaire unique avait été pris par ce dernier à la Grande
Comore.
Les recherches que j’ai entreprises aux Comores dans le but précis d’en étudier les Mycetophilidae
(encore que des récoltes de tous les Ordres, mais surtout de Diptères, aient été simultanément effectuées)
se sont naturellement révélées plus fructueuses que les prélèvements occasionnels d’entomologistes
ayant eu de toutes autres préoccupations que cette famille. Il est maintenant possible, en effet, de porter
à 22 genres et 56 espèces la liste des Mycetophilidae comoriens. Notons cependant que bien des biotopes
difficilement accessibles nous sont restés inconnus, que la belle forêt du Karthala n’a été qu’à peine
abordée, que quelques jours seulement de prospection ont pu être consacrés à Anjouan et Mayotte.
Enfin, le retard considérable de la saison des pluies en 1973 a largement réduit les récoltes. La faune
comorienne est donc certainement plus riche que ne l’indique le présent travail.
IL Remerciements
Je dois tout d’abord remercier ici les autorités du Muséum national d’Histoire naturelle, et sur¬
tout Mr. le Professeur A. S. Balachowsky, alors Directeur du Laboratoire d’Entomologie, d’avoir
bien voulu transformer une mission initialement prévue pour Madagascar et remise pour des raisons
extra-scientifiques, et me permettre de prospecter l’Archipel des Comores.
La Direction de l’Agriculture des Comores, en la personne de M. Carsalade, a mis à ma dispo¬
sition sa case de Guiri (Massif de la Grille), où j’ai fait des récoltes très fructueuses ; grâce à elle, j’ai
pu bénéficier aussi de l’hébergement à Mohéli, ainsi que d’un véhicule pour mes déplacements sur cette
île. La Direction de la Société Bambao-Comores a été tout particulièrement coopérative, d’une part
en nous permettant l’accès à la scierie de Nioumbadjou, à la lisière de la grande forêt du Karthala,
et surtout en nous offrant logement confortable et véhicule à Anjouan. M. Larcher, de la Station IRAT
de Moroni, m’a aidé matériellement à plusieurs reprises et je l’en remercie ici. J’ai aussi beaucoup de
gratitude pour M. le Chef du Détachement de la Légion Étrangère à la Grande Comore, le lieutenant
Desgrées du Lou, qui a mis généreusement à ma disposition un sous-officier et cinq hommes, ainsi
que tout le matériel de campement nécessaire à un séjour de courte durée à La Convalescence, sur le
Karthala ; grâce à son aide, et à la bonne volonté de ses légionnaires, j’ai pu accomplir cette prospection
dans les meilleures conditions possibles.
Je réserve une place toute particulière à mon ami Si Mohammed Naçr-ed-Dîne : il m’avait
fait aimer son pays avant de le connaître, et a été mon mentor dès le jour de mon arrivée ; qu’il trouve
ici l’expression de ma reconnaissance amicale.
Quelques personnes ont fait preuve à notre égard d’un accueil particulièrement chaleureux ;
elles trouveront la preuve de notre gratitude plus loin, sous la forme des espèces nouvelles que nous
avons eu plaisir à leur dédier.
III — Remarques écologiques
Dans un paragraphe précédent, j’ai évoqué le retard de la saison des pluies ; il est évident que
celle-ci a un rôle fondamental en ce qui concerne des animaux aussi hygrophiJes que les Mycetophilidae,
mais je voudrais en donner ici un exemple montrant qu’elle joue non seulement un rôle quantitatif,
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
249
mais aussi qualitatif dans la composition des prélèvements (ceci est naturellement valable pour bien
d’autres groupes). En novembre, avant l’installation des pluies, j’ai prospecté quatre jours durant,
matin et après-midi, la forêt de La Grille, aux environs de Guiri. Malgré quelques averses qui auraient
dû hâter les éclosions ou faire sortir les Mycetophilidae de leurs gîtes estivaux, je n’ai pu prendre que
78 exemplaires de cette famille, répartis en 8 genres et 18 espèces. Au début des pluies, en janvier,
j’ai chassé un court après-midi exactement le long des mêmes sentiers, dans les mêmes micro-biotopes
à un buisson près : ces quelques heures m’ont livré 179 spécimens comprenant 10 genres et 20 espèces.
La chasse de janvier comprenait 6 genres et 11 espèces absents de celles de novembre qui, inversement,
comptaient 4 genres et 9 espèces non retrouvés en janvier. Seulement 4 genres et 9 espèces étaient com¬
muns aux deux périodes sur un total, respectivement, de 14 et 29. La tableau présenté par la même
localité à deux mois d’intervalle est donc bien différent, et l’aurait été encore plus si j’avais pu lui
consacrer autant de temps en janvier qu’en novembre.
J’ai pu refaire d’autre part à Mohéli une observation que j’avais faite pour la première fois en
Centrafrique, dans la grande forêt ombrophile de la Maboké, et selon laquelle certains endroits très
localisés, permettent un véritable essaimage de Diptères (avec quelques Hyménoptères) et en parti¬
culier, fait exceptionnel, de Mycetophilidae. En ce qui concerne La Maboké, il s’agissait d’un sentier
bordé d’une Acanthacée très commune dans toute la forêt, Whitfieldia longifolia, sur les feuilles de
laquelle grouillaient jour après jour, entre autres, des centaines de Leia (cf. Matile, 1974). A Mohéli
(Djoumadounia) c’est aussi le long d’un sentier forestier qu’étaient rassemblés en grand nombre, sou¬
vent in copula des Clastobasis et quelques représentants d’autres genres. J’ai rencontré le même phéno¬
mène, quoique moins prononcé, à N’Kolbisson (Cameroun) pour les mêmes espèces de Leia, et à Com-
bani (Mayotte), où le même Clastobasis abondait sous les feuilles d’une haie de Roucou alors que deux
heures de chasse aux environs ne m’en avaient livré aucun x . Je me borne à citer cette observation
à laquelle je n’ai trouvé aucune explication ; l’association comprend trop d’insectes de biologie variée
pour qu’on puisse l’attribuer à des éclosions massives étroitement localisées.
IV — Remarques biogéographiques
Bien que les conditions de prospections n’aient pas toujours été favorables et que beaucoup de
biotopes, notamment à Anjouan et surtout Mayotte, nous aient échappé, le matériel obtenu en six
semaines est relativement considérable : plus de 600 Mycétophilides répartis en 21 genres et 53 espèces.
Outre deux genres inédits ( Angazidzia et Mohelia), une sous-famille (Lygistorrhininae), une tribu
(Mycomyini) et huit genres ( Lygistorrhina, Chiasmoneura, Parempheriella, Sciophila, Allodia, Myce-
topkila et Zygomyia) sont nouveaux pour la sous-région malgache. Quarante-quatre des espèces citées
dans ce travail sont décrites pour la première fois ; des autres, quatre ont déjà été nommées, les restantes
ne sont représentées que par des femelles uniques.
Les genres les mieux représentés dans la faune comorienne sont les Epicypta et les Platurocypta,
qui comprennent respectivement 9 et 13 espèces. Toutes restrictions faites sur la représentativité de
récoltes réparties sur 6 semaines dont 2 seulement en période vraiment favorable, la faune de l’Archipel
semble se caractériser, par rapport à celle des forêts africaines, par sa pauvreté en Keroplatinae, en
Mycomyini et en Leiini, habituellement bien représentés sur le Continent ; ces groupes semblent égale¬
ment pauvres à Madagascar, mais le peu de renseignements dont on dispose sur la faune de la Grande
Ile interdit pour le moment de tirer des conclusions à ce sujet. Par contre, l’isolement insulaire semble
avoir joué tout particulièrement dans la spéciation des Manota, des Platurocypta et des Epicypta.
Des deux genres décrits ici, notons que l’un, Angazidzia, existe aussi à Madagascar (où il est
représenté par la même espèce), et l’autre, Mohelia, habite Maurice et la Réunion, donc très probable¬
ment Madagascar lui aussi. Ces deux taxa ne sont donc pas des endémiques comoriens mais, jusqu’à
plus ample informé, de la sous-région malgache toute entière.
La quasi-ignorance où nous sommes en ce qui concerne les faunes mycétophilidiennes de l’Afrique
1. J’ai reçu récemment de mon collègue J. Étienne un lot de 59 Clastobasis appartenant à une espèce inédite
de La Réunion, également rassemblées sur des feuilles, de Glyricidia maculai a cette fois.
Source : MNHN, Paris
250
L. MATILE
orientale et méridionale comme de Madagascar ne permet pas, sur le plan spécifique, de tirer des con¬
clusions définitives du nombre élevé d’endémiques comoriens sans affinités apparentes avec des espèces
des terres voisines. En dehors de Macrocera africana Freeman, commun et répandu dans toute la Région
afrotropicale, il existe cependant 3 espèces, Angazidzia insolita (Matile), Sciophila atrigaster n. sp.
et Exechia pilifera n. sp., qui habitent également Madagascar tandis qu’une quatrième, Exechia setosa
n. sp., existe à la Réunion. Une quinzaine d’espèces ont des vicariants à Madagascar ou des parents
très proches aux Séchelles.
Clastobasis brunhesi n. sp., Pseudexechia sp. et Platurocypta balkisae n. sp. montrent des affinités
avec la faune d’Afrique orientale tandis que Mycetophila karthalae n. sp. est allié à la fois à une espèce
d’Afrique orientale et à une autre d’Afrique du Sud et que Epicypta aurata n. sp. a un vicariant à Mada¬
gascar et un autre au Natal. Enfin Platurocypta ambigua est apparenté à une espèce de Rhodésie du Sud.
Il apparaît ainsi qu’il a été possible, malgré le peu de matériel extra-comorien à ma disposition,
de mettre en évidence un assez grand nombre de taxa comoriens ayant des parents proches soit en
Afrique orientale ou méridionale, soit aux Séchelles et surtout à Madagascar, tandis que quatre espèces
seulement se sont révélées communes à Madagascar ou à La Réunion. Ceci permet de penser que le
taux élevé d’endémicité spécifique correspond bien à la réalité.
L’origine en grande partie malgache de la faune comorienne semble bien évidente, et l’endémisme
spécifique de grande ampleur chez les Mycetophilidae, contrairement à ce que note Paulian (1964)
pour l’entomofaune comorienne en général. L’homogénéité du peuplement mycétophilidien de la sous-
région malgache paraît aussi ressortir du matériel que j’ai étudié, l’éloignement de La Réunion, de
Maurice et des Séchelles se traduisant surtout par des « manques ».
Il sortirait tout à fait du cadre de ce travail d’entreprendre une comparaison des résultats obtenus
et des théories émises avec les autres animaux de l’Archipel. Chaque groupe est, en biogéographie,
un cas particulier, et il est bien évident que le mode de peuplement d’une île diffère selon que l’on s’adresse
à des Oiseaux, des Reptiles, des Acridiens ou des Dytiques. Les Diptères Mycetophilidae les plus évolués,
tels que les Platurocypta ou les Epicypta, semblent en pleine spéciation explosive dans toute la région
afrotropicale ; sans doute les quelques espèces arrivées plus ou moins passivement aux Comores ont-
elles pu se diversifier largement, aidées par l’isolement dans des forêts d’altitude. La pauvreté notée
dans des groupes plus primitifs, notamment Keroplatinae, tient probablement au fait que ces groupes
ont perdu une grande part de leur potentiel évolutif et, une fois installés aux Comores, sont demeurés
tels quels ou ne se sont modifiés que très lentement.
A l’intérieur de l’Archipel, l’âge respectif des différentes îles semble avoir eu peu d’importance
dans leur peuplement, puisque celles que j’ai prospectées le plus attentivement, Mohéli et la Grande
Comore sont l’une la plus vieille avec Mayotte, l’autre la plus récente, et qu’elles montrent un taux
d’endémisme comparable : 18 espèces (23 %) pour Mohéli et 21 (37,5 %) pour la Grande Comore (voir
tableau I).
Le fait que 7 espèces soient communes à la Grande Comore et à Anjouan, alors que cette dernière
n’en partage que 3 avec Mohéli (Mayotte n’a pas assez livré de matériel pour entrer en ligne de compte)
et ne possède qu’un endémique, semble impliquer que le peuplement d’Anjouan se soit surtout fait
à partir de la Grande Comore. Comme cette dernière est plus récente qu’Anjouan, on est amené à penser
que la principale expansion des Mycetophilidae s’est effectuée après que les quatre îles eussent émergé,
mais ceci n’est qu’hypothèse tant que la faune de l’Archipel n’est pas mieux connue.
V — Remarques taxinomiques
L’étude du matériel provenant des Comores m’a amené à consulter d’une part l’important
travail d’ENDERLEiN (1910 b) sur la faune mycétophilidienne des Séchelles, d’autre part les quelques
collections disponibles en provenance de Madagascar, de La Réunion, d’Afrique orientale et australe.
Les taxa décrits par Enderlein l’ont été sans illustrations des genitalia mâles, qu’il est indispensable,
à l’heure actuelle, de figurer, et la plupart du temps sur des séries conservées partie au British Muséum,
partie (à l’origine) au Musée de Stettin ; ces dernières sont actuellement à l’Institut zoologique, Varsovie.
J’ai donc dû sélectionner un certain nombre de lectotypes et les figurer.
Source : MNHN, Paris
ESPECES
Grande
Comore
Anjouan
Mohéli
Mayotte
Madagascar
La Réunion
Lygistorrhina nassreddinei
+
Hanota aureonigra
+
" crassiseta
" sp.
+
+
Macrocera africana
+
+
+
" bilucida
+
+
" exilis
+
“ vulcania
+
Angazidzia insolita
Chiasmoneura stylata
+
+
+
Neoplatyura anjouana
+
Monocentrota comoreana
+
+
Parempheriella setosa
+
+
+
sp.
Neoempheria anjouana
" raoheliana
+
*
Sciophila atrigaster
Mohelia nigricauda
+
+
+
Clastobasis brunhesi
Exechia setosa
+
+
+
+
" lydiae
+
+
" pi li fera
M sp.
+
+
+
+
Pseudexechia sp.
+
Allodia flavorufa
+
+
Phronia ri pari a
+
“ flobertae
+
+
“ fusconitida
+
Mycetophila karthalae
+
sp.
+
Platurocypta ambigua
" angazidziana
+
+
balkisae
" dzialandzea
+
+
flavomarginatc
+
fuscomarginatc
+
+
julieni
+
nigronitida
+
tenuis
+
Epicypta aurata
+
" chaetophora
+
11 flavimaculata
" hirsutistyla
+
+
+
" lophophora
+
+
maculipleura
" maculosa
+
+
" monilis
" pilosistyla
+
+
+
" seditiosa
+
+
" surdipleura
" sp. 1
+
+
" sp. 2
+
Aspidionia balachowskyi
+
Platyprosthiogyne mohelian»
Zygonyia sp. 1
+
+
sp. 2
+
Tableau I. — Répartition dans l’Archipel, à Madagascar et à La Réunion,
des Mycetophilidae comoriens.
Source : MNHN, Paris
252
L. MATILE
Je remercie très vivement les Autorités du British Muséum et mon collègue A. M. Hutson
d’avoir bien voulu me communiquer à cette fin les espèces d’ENDERLEiN. Toute ma reconnaissance
va aussi à ceux qui ont eu l’amabilité de me confier le matériel à leur disposition : le Dr. B. R. Stucken-
berg (Natal Muséum, R.S.A.) pour Madagascar et l’Afrique du Sud, J. Brunhes pour Mayotte, J. Cha-
zeau et A. Peyrerias pour Madagascar (tous trois de PO.R.S.T.O.M.), et le Dr. H. R. Feijen (Leyde,
Pays-Bas) pour le Malawi.
Pour chaque taxon supra-spécifique, je me suis efforcé de préciser ce qui était actuellement
connu de la sous-région malgache et, plus généralement, de la région afrotropicale. Je dois à l’honnêteté
de reconnaître que ces renseignements sont la plupart du temps fragmentaires, sinon trompeurs :
comme je l’ai déjà fait remarquer, le matériel disponible des îles de l’Océan Indien occidental comme de
l’Afrique orientale et australe est extrêmement insuffisant ; d’autre part, des centaines d’espèces inédites
me sont connues d’Afrique occidentale et équatoriale, et je n’ai pu les examiner en détail lors de la
préparation de cette publication.
Les Insectes faisant l’objet de ce travail, y compris les types, appartiennent au Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris.
VI — Étude systématique
Lygistorrhininae
Les Insectes très remarquables appartenant à ce groupe ont été élevés au niveau de sous-famille
par Edwards (1925). Leur position systématique au sein des Mycetophiloidea a depuis été envisagée
brièvement par Shaw & Shaw (1951) et Hennig (1954), puis plus longuement par Tuomikoski
(1966 c). Hennig les considérait, au même titre que les autres sous-familles d’EDWARDS, comme
une famille distincte. Tuomikoski, au contraire, n’y veut voir qu’un groupe spécialisé au sein des « Kero-
platidae » ; c’est son opinion qu’a fini par suivre Hennig (1973) dans le « Handbuch der Zoologie ».
La découverte récente par Thompson (1976) de nombreux exemplaires d’une espèce nord-américaine
a permis à cet auteur de revenir sur ce groupe dont les représentants étaient, jusqu’alors, rarissimes
dans les collections. Thompson, reprenant point par point l’argumentation de Tuomikoski, se trouve
en désaccord avec lui sur les relations de Lygistorrhina avec les Keroplatinae. Il me semble aussi que
les deux groupes n’ont des affinités qu’au plus lointaines.
Ce n’est pas ici la place d’argumenter sur ce point, d’autant que la découverte de nombreux
éléments nouveaux m’a amené à entreprendre la révision du groupe. En attendant d’achever ce travail,
nous conserverons provisoirement aux Lygistorrhina et aux taxa voisins le rang de sous-famille
qu’ Edwards leur avait attribué. Notons l’existence sur le Continent africain de quatre espèces encore
inédites réparties en trois groupes dont l’un au moins, caractérisé par des pièces buccales extrêmement
réduites, nécessitera l’établissement d’un genre nouveau. Ces Lygistorrhininae habitent le Cameroun,
l’Empire Centrafricain, la République populaire du Congo et l’Uganda. L’espèce comorienne, sur¬
tout proche de l’ugandaise, est la première connue de la sous-région malgache, mais une espèce sans
affinités étroites avec elle vit à Madagascar, où elle a été récoltée par M. A. Peyrieras. L’espèce des
Comores est provisoirement décrite dans le genre Lygistorrhina sensu lato ; je suis heureux de dédier
cet insecte particulièrement intéressant à mon ami Si Mohammed Naçr-ed-Dîne en remerciement de
l’accueil chaleureux qu’il m’a réservé dans son pays.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
253
1-7. — Mycetophilidae comoriens, habitus. Fig 1 : Lygistorrhina ( s.l.) nassreddinei n. sp. ; %• 2 : Monocentrota comorea-
na n. sp. ; fig. 3 : Macrocera africana Freem. ; fîg. 4 : Mohelia nigricauda n. gen. n. sp. ; fig. 5 : Clastobasis brunhesi n.
sp. ; fig. 6 : Aspidionia bcdachowskyi Mat. ; fig. 7 : Epicypta monilis n. sp. Echelles = 1 cm.
Source : MNHN, Paris
254
L. MATILE
Genre LYGISTORRHINA Skuse
Lygistorrhina Skuse, 1890 : 598.
Lygistorrhina (s.l.) nassreddinei n. sp.
Holotype <J (habitus : fig. 1). Longueur de l’aile : 3,4 mm. Tête brun sombre ; trois ocelles, calus
ocellaire distinct, noir, ocelle médian réduit. Antennes allongées, atteignant près du double de la lon¬
gueur de la tête et du thorax réunis, de 2 -f- 14 articles, de couleur brune, le scape, le pédicelle et l’extrême
base du premier article flagellaire plus clairs. Articles flagellaires légèrement élargis et aplatis, portant
des macrochètes dorsaux ; dernier article étroit, allongé, double du précédent. Face brune, labre et
trompe jaune. Trompe un peu plus courte que les antennes.
Fig. 8. — Lygistorrhina (s.l.) nassreddinei n. sp-, hypopyge, face tergale (segment anal non représenté).
Thorax : prothorax bien développé, brun. Scutum brun noir, ainsi que le scutellum et le postno-
tum. Pleures bruns. Pleurotergites avec quelques macrochètes noirs, dressés, le long du bord postérieur.
Hanches brunes, la paire postérieure plus sombre. Fémurs jaune brunâtre, plus clairs à la base, fémurs III
élargis. Tibias jaune brunâtre, les tibias III progressivement élargis de la base vers l’apex. Microchètes
disposés en rangées régulières. Éperons noirs, 1 : 2 : 2, les éperons du tibia II petits, ne dépassant pas la
largeur du tibia à l’apex. Tarses brun sombre, les antérieurs et médians longs et minces, les postérieurs
plus courts et plus épais. Griffes longues et fines.
Ailes brunâtres, sans taches. Costale dépassant très largement R5, prolongée jusqu’à l’extrémité
de l’aile. Sous-costale courte, libre à l’apex. RI courte, se terminant avant le milieu de l’aile ; R5 sub-
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
255
rectiligne, se jetant sur la costale bien avant l’apex. Fourche médiane effacée à la base, Ml plus courte
que M2. Cul fortement courbée à l’apex, Cu2 longue, anale très réduite. Balanciers jaunes.
Abdomen élancé, brun sombre, les tergites et les sternites portant des incisures basales blanc
jaunâtre. Segment VII petit, en grande partie rétracté dans le VI ; VIII très réduit, submembraneux.
Hypopyge (fig. 8) brun. Tergite IX ovale tronqué à la base, portant à l’apex une brosse de courtes
soies noires. Gonocoxopodites plus larges que longs, échancrés sur la ligne médiane. Styles longs et
minces, une dent apicale.
Holotype : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974.
L. nassreddinei se distingue de tous les autres Lygistorrhininae connus par la longueur des
antennes et la forme des articles flagellaires.Une espèce très proche par l’hypopyge existe en Uganda,
dans la chaîne du Ruwenzori. Elle diffère surtout de l’espèce comorienne par la sous-costale, qui se
termine distinctement sur la costale ; la trompe est beaucoup plus longue (presque aussi longue que
l’abdomen), les ailes sont plus claires, les segments abdominaux d’un brun uniforme, etc.
Manotinae
Les Manotinae forment un groupe très isolé, comprenant quatre genres, au sein des Mycetophi-
lidae (ci. Tuomikoski, 1966 b). Il s’agit d’insectes toujours rares, que l’on ne capture jamais en nombre :
l’espèce européenne, Manola unifurcata Lundstrôm, décrite en 1913, n’est encore connue que d’une
demi-douzaine d’exemplaires. Dans l’état actuel de nos connaissances, seul le genre Manola existe
dans la région afrotropicale. M. flavipes (Enderlein) a été décrit des Séchelles en 1910, et j’ai fait con¬
naître (1972 b) sept autres espèces d’Afrique occidentale et équatoriale. Les Manola sont donc très
diversifiés sur ce Continent, car d’autres espèces s’ajouteront certainement à celles déjà décrites ;
pour ma part j’en connais plusieurs, inédites, du Nigéria, et une de Centrafrique. Trois espèces ont été
récoltées lors de notre mission dans l’Archipel des Comores, ce qui confirme que la spéciation s’est donnée
libre cours, dans ce groupe, en région afrotropicale.
Genre MANOTA Williston
Manota Williston, 1896 : 260.
Aphanizophleps Enderlein, 1910 b : 210.
Manota aureonigra n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2 mm. Tête brun noir ; trois ocelles disposés en ligne droite,
le médian plus petit. Soies occipitales sombres à reflets dorés. Antennes : scape, pédicelle, les trois
premiers articles flagellaires et la base du quatrième jaunes, le reste du flagelle bruni. Face jaune sombre
à soies noires, palpes jaunes.
Thorax : prothorax jaune orangé à soies dorées. Scutum brun noir, étroitement et indistinctement
jauni à la marge antérieure et sur le premier tiers de la marge latérale ; soies à reflets dorés. Scutellum
noir, deux paires de longues soies scutellaires apicales. Postnotum brun noir. Pleures : anépisternite
et pleurotergite brun noir à soies dorées, les autres sclérites jaune orangé, plus ou moins brunis en haut.
Hanches I jaunes à soies dorées, sauf les postérieures apicales, qui sont noires ; hanches II et III jaune
orangé. Fémur I jaune, fémurs II et III jaune orangé, largement brunis à la base, ventralement. Tibias
jaunes, tarses brunis, éperons noirs.
Ailes grisâtres ; sc très courte, libre à l’apex. RI très courte, se terminant bien avant le milieu
de l’aile ; R5 courbée, très rapprochée de la costale, cette dernière atteignant presque l’apex de l’aile.
Balanciers : pédicelle jaune, capitule d’un noir profond.
Source : MNHN, Paris
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L. MATILE
Abdomen : tergites noirs, sauf le premier, étroitement jauni à la base, latéralement ; sternites
jaune orangé. Hypopyge (fig. 10) jaune orangé. Gonocoxopodites avec une seule soie épaisse à la marge
apicale ; styles simples, soies apicales modérément longues.
Allotype $ semblable au mais la teinte générale beaucoup plus claire, en particulier sur le
scutum, où la teinte jaune s’étend presque au tiers antérieur.
Holotype £ : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974; allotype $ : Grande
Comore, Nioumbadjou, 550 m, piège de Malaise, 10.XI.1973.
Cette espèce ne semble pas avoir de proche parente parmi celles déjà connues de la région afro-
tropicale. En ce qui concerne la sous-région malgache, elle se distinguera de M. flavipes (Enderlein),
des Séchelles, par sa coloration particulière, ainsi que par le gonostyle allongé, pourvu de longues
Manota crassiseta n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 2,2 mm. Diffère de M. aureonigra par les caractères suivants :
antennes à scape, pédicelle, articles flagellaires 1 et 2 jaune brunâtre, le reste brun. Face brunâtre.
Scutum presque entièrement brun noir, le quart antérieur indistinctement moins sombre. Seulement
deux longues soies scutellaires apicales. Abdomen : tergites plus clairs, bruns. Hypopyge (fig. 9) : bord
Fig. 9-10. — Fig. 9 : Manota crassiseta n. sp., hypopyge, face tergale ; fig. 10 : M. aureonigra n. sp., id.
apical des gonocoxopodites portant successivement, de dehors en dedans, une soie claire en large palette,
trois soies un peu plus sombres, en serpe, puis cinq fortes soies noires élargies à l’apex ; style avec deux
longues et fortes soies apicales.
Holotype : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
257
Cette espèce se tient à part de toutes les autres par l’ornementation de la marge des gonocoxo-
podites. Sur le plan de la coloration, elle est proche de M. flavipes (End.), dont on la séparera aisé¬
ment par les soies scutellaires noires, au lieu de jaunes chez M. flavipes.
Manota sp.
Un exemplaire unique pris à Mayotte semble proche de M. aureonigra mais en diffère notamment
par la taille plus petite et le flagelle antennaire entièrement brun. Comme il s’agit d’une femelle, il paraît
préférable de s’abstenir de la nommer. L’insecte a été capturé en bordure de la route de Combani,
entre 50 et 150 m d’altitude, le 19.1.1974.
Keroplatinae
Les Keroplatinae forment une sous-famille très diversifiée abondamment représentée sur le globe,
en particulier dans les régions tropicales. Dans la région afrotropicale, et bien que leur étude n’y soit
encore qu’à peine abordée, on en connaît déjà 24 genres et sous-genres comprenant 128 espèces (Matile,
sous presse). Le matériel que j’ai eu sous les yeux permet de penser qu’un chiffre de 400 espèces de
Keroplatinae dans cette région est loin d’être exagéré. En ce qui concerne la sous-région malgache, ce
groupe comprend une trentaine d’espèces décrites (dont deux des Comores), mais de nombreux taxa
restent inédits ; la riche faune de Madagascar, de plus, n’a été qu’effleurée par les récolteurs et risque
de nous demeurer longtemps quasi inconnue. En tout état de cause, dans l’état actuel de nos connais¬
sances, la faune de la sous-région malgache se caractérise surtout, par rapport à l’africaine, par l’absence
des Ralytupa, très nombreux sur le Continent, la présence de trois taxa endémiques, Angazidzia, Rofelia
et Pyrtulina, et d’un autre qui n’était connu, jusqu’en 1972, que de la région néotropicale, Taulyrpa.
Comme précédemment (Matile, 1977b), nous considérons les sous-genres décrits par Edwards et
d’autres dans les Orfelia comme valables au niveau générique.
L’Archipel des Comores ne nous a fourni jusqu’ici que huit espèces, dont cinq décrites ci-dessous,
et semble donc relativement pauvre en Keroplatinae. Le genre Chiasmoneura est cité ici pour la première
fois de la sous-région malgache.
Macrocerini
Genre MACROCERA Meigen
Macrocera Meigen, 1803 : 261.
Promacrocera Speiser, 1913 : 134.
Les Macrocera comportent plus d’une vingtaine d’espèces connues de la région afrotropicale,
dont dix endémiques de la sous-région malgache ; trois de ces dernières, M. exilis Matile, M. bilucida
n. sp. et M. vulcania n. sp. semblent particulières aux Comores.
Macrocera africana Freeman
Macrocera africana Freeman, 1970 : 364. Matile, 1972 a : 109 ; 1973 a : 597 ; 1974 b : 918 ; 1974 c : 512.
Cette espèce est la plus commune en région afrotropicale ; elle habite les forêts de toute l’Afrique
au sud du Sahara, ainsi que la sous-région malgache. Habitus : fig. 3.
Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 13.XI.1973, 1 $ ; 14.XI.1973,1 <J, 1 $ ; 15.XI.1973,
1 (J ; 10.1.1974, 1 (J, 1 $. Mohéli, Djoumadounia, 80-150 m, 2.XII.1973, 1 <J.
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Source : MNHN, Paris
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L. MATILE
Macrocera bilucida n. sp.
Holotype <$. — Longueur de l’aile : 3,6 mm. Tête : occiput noir, phragme ocellaire noir, luisant.
Antennes : scape et pédicelle jaunes, flagelle brun, épaissi à la base, un peu plus long que le corps.
Thorax : prothorax jaune. Scutum brun noir, légèrement luisant, marqué de deux bandes laté¬
rales plus luisantes. Scutellum brun, plus sombre sur le disque. Postnotum et pleures bruns, sauf le
ptéropleure et l’hypopleure. Hanches jaunes, les médianes brunies en bas, les postérieures d’un brun
luisant sur presque toute la moitié apicale. Pattes jaunes, fémurs II et III largement brunis à l’apex.
Aile (fig. 13) jaune grisâtre marquée de brun : tout le tiers apical brun clair, sauf une tache hyaline
entre R5 et Ml, elle-même précédée d’une zone d’un brun plus sombre ; une bande transversale médiane
dans laquelle se trouve, en plus sombre, la partie comprise entre R5 et Cul ; une tache allongée dans la
cellule basale. Membrane dépourvue de macrotriches. Costale atteignant l’apex de l’aile, s’étendant sur
la moitié de l’intervalle R5-M1. Sc se terminant au niveau de la base de R. RI non épaissie à l’extrémité ;
R4 très oblique. Fusion radio-médiane courte ; M3 très indistincte à la base. Anale courte, n’atteignant
pas la marge alaire, sclérifiée dans sa moitié basale, le reste évanescent, dépourvue de macrotriches.
Balanciers : pédicelle jaune, capitule noir.
Abdomen : segment I brun jaunâtre, segments II à V brun noir à bande apicale jaune, VI et
VII brun noir. Hypopyge (fig. 11) brun noir, styles tri-dentés à l’apex.
Holotype <? : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850 m, 14.XI.1973. Paratypes : Anjouan,
col de Moya, 850 m, 16.1.1974, 1 ; Lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974, 1 (J.
Le paratype du col de Moya montre les bandes mésonotales luisantes bien plus nettes que sur
l’holotype ; celui de Dzialandzé a le premier article du flagelle antennaire jauni sur toute la moitié
basale et la tache apicale hyaline de l’aile réduite à une trace allongée.
En dehors des caractères chromatiques du thorax et de l’aile, l’espèce est bien caractérisée par
la réduction de la nervure anale. Dans la clé des Macrocera de la sous-région malgache (Matile, 1972),
elle se place à côté de M. pictipennis Matile, dont elle diffère notamment par la présence d’une seule
tache, au lieu de trois, dans le tiers apical de l’aile.
Macrocera exilis Matile
Macrocera exilis Matile, 1972 a : 111.
L’espèce a été décrite de Grande Comore, massif de La Grille ; bien qu’ayant prospecté à plusieurs
reprises cette localité, je ne l’ai pas retrouvée.
Macrocera vulcania n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 3,2 mm. Tête : occiput noir, luisant. Antennes : scape brun,
pédicelle jaune brunâtre, flagelle entièrement gris noirâtre, aussi long que le corps (les articles apicaux
manquent), épaissi à la base. Face noirâtre, palpes jaune sombre.
Thorax : prothorax brun noir. Scutum noir, luisant, macrochètes noirs, pas de soies acrosti-
cales. Scutellum, postnotum et pleures noirs, luisants. Hanches I jaunes, étroitement brunies à la base ;
hanches II et III brun noir. Pattes jaunes, les fémurs II et III nettement brunis à l’apex ; tibias et
tarses assombris.
Ailes hyalines, enfumées de gris brunâtre dans la moitié apicale, dépourvues de macrotriches
sur la membrane. Costale dépassant à peine l’extrémité de R5 ; sc courte, n’atteignant pas le niveau
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
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Fig. 11-15. — Fig. 11 : Macrocera bilucida n. sp., hypopyge, face tergale ; fig. 12 : M. vulcania n. sp., id. ; fig. 13 : M. bilu-
cida n. sp., aile ; fig. 14 : Chiasmoneura stylata n. sp., aile ; fig. 15 : id., style, vue latérale.
Source : MNHN, Paris
260
L. MATILE
de l’apex de la cellule basale, celle-ci coupée en deux longitudinalement par la base de M, qui porte
quelques macrochètes ventraux. RI non épaissie à l’apex, R4 très oblique ; fusion radio-médiane courte,
M3 légèrement effacée à la base. Anale atteignant la marge de l’aile. Toutes les nervures ciliées à la
face dorsale, y compris l’anale sur toute sa longueur. Face ventrale : R4, R5, Ml, M2, pétiole de la fourche
médiane, fusion radio-médiane et moitié apicale de l’anale ciliés. Les macrochètes portés par les nervures
sont particulièrement longs. Balanciers jaunes.
Abdomen : segments I à V jaune brunâtre sombre à la base, noirâtres à l’apex, les segments
suivants noirâtres. Hypopyge (fig. 12) noirâtre, style tridenté.
Holotype : Grande Comore, Karthala, Convalescence, 1800-1880 m, 21.XI.1973.
Cette espèce semble assez proche de M. exilis (connu seulement de l’holotype $), dont cependant
de nombreux caractères de coloration la séparent. Ceux-ci pourraient peut-être entrer dans le cadre
normal des variations, cependant l’expérience montre que la coloration des ailes est bien constante
(au pâlissement près) chez les Macrocera ; or l’aile de M. exilis est indubitablement entièrement claire,
alors que le brunissement apical est bien net chez M. vulcania. Je pense donc être en présence de deux
espèces distinctes représentées pour le moment chacune par un sexe.
Une espèce malgache de l’Andringitra (Madagascar Centre), M. caudata Matile, appartient aussi
à ce groupe ; ses pièces génitales <J<J sont fort voisines de celles de M. vulcania, mais sont proportionnelle¬
ment plus grandes. L’espèce de Madagascar montre une coloration thoracique bien différente (jaune
orangé à bandes brun rouge), et l’aile est hyaline comme chez M. exilis.
Genre ANGAZIDZIA, n. gen.
Je propose ce nouveau taxon pour Macrocera insolita Matile, dont j’avais, lors de la description
originale (Matile, 1972 a) souligné qu’il n’avait probablement pas sa place dans les Macrocera.
Genre proche des Macrocera, dont il diffère par l’ensemble de caractères suivants : palpes courts,
monoliformes, les deux derniers articles plus courts que les précédents ; aile : sc2 absente, R5 courte,
se terminant bien avant l’apex de l’aile ; protarse I ne dépassant pas la moitié de la longueur du tibia I.
Mâle : tergite VII en partie téléscopé dans le VI ; sternite IX non fusionné aux basistyles, ceux-ci
fusionnés mais leur suture distincte ; dististyles divisés en trois lobes.
Tête plus large que longue, phragme occipital présent, légèrement rétréci en arrière (fig. 18) ;
trois ocelles ; yeux à peine échancrés au niveau de l’insertion des antennes. Antennes de 2 + 14 articles ;
scape et pédicelle globuleux, flagelle avec seulement quelques macrochètes ventraux, à peine distincts
de la villosité, sur les articles basaux. Face large et courte, dénudée, clypeus saillant et cilié. Palpes de 4
articles (plus le palpifère), ceux-ci courts, les deux derniers articles plus longs que larges (fig. 19).
Thorax : prosternum nu ; scutum dénudé en dehors des soies latérales et des dorsocentrales.
Scutellum petit, nu sur le disque ; postnotum arrondi, dénudé. Pleures nus, en dehors de l’anépisternite,
dorsalement ; suture médiopleurale non anguleuse, fosse peu profonde.
Pattes : hanches II et III plus courtes que I, I ciliée en avant, II à l’apex de la face externe,
III à l’apex de la face postérieure ; fémurs à soies ventrales longues. Tibias dépourvus de macrochètes,
un peigne tibial antérieur seulement, éperons 1:2:2. Protarse I court, atteignant environ la moitié
de la longueur du tibia. Empodium et pulvilles présents, griffes courtes.
Aile : (fig. 16) : membrane couverte de macrotriches. Costale dépassant fortement R5 ; sc courte,
se terminant sur C un peu après la base de Rs, sc2 absente. R4 absente ; R5 régulièrement courbée et
se terminant sur C bien avant l’apex de l’aile. Une trace dans la cellule basale et une entre RI et R5.
Fusion radio-médiane courte, Cu2 longue, anale entière. Ciliation, face dorsale : apex de sc et toutes les
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
261
nervures sauf la fusion radio-médiane ; face ventrale : nervures nues sauf l’apex de RI, R5 et la ner¬
vure anale.
^ : tergite abdominal VII en partie télécospé dans le précédent, VIII entièrement télescopé.
Tergite IX grand, profondément échancré en arrière. Sternite IX distinct, non fusionné aux basistyles,
ceux-ci de grande taille, aussi longs que larges, fusionnés mais cependant séparés par une dépression
médiane profonde, la suture distincte (fig. 17). Dististyles à insertion basale large, concaves dorsalement
divisés en trois lobes. Edéage court, ne dépassant pas le basistyle.
$ : sternite VIII bien développé, rebordé à la marge postéro-interne ; cerques bi-articulés, petits.
Plaque post-génitale réduite, par contre insula très bien développée.
Fig. 16-18. — Angazidzia insolita (Mat.),. Fig. 16 : aile ; fig. 17, hypopyge, face sternale ; fig. 18, tête, vue dorsale ; fig. 19,
tête, vue latérale. Semi-schématique.
Espèce-type : Macrocera insolita Matile
Ce genre est caractérisé par un ensemble d’apomorphies (absence de sc2, raccourcissement de
R5, et des palpes, complexité des styles etc...) et de plésiomorphies (macrotriches sur toute la surface
de l’aile, présence d’un sternite IX distinct chez le <£...) tel que sa séparation d’avec Macrocera semble
s’imposer, surtout en raison de la structure de l’hypopyge Ses relations avec les autres genres de
Macrocerini seront envisagées dans un travail plus général portant sur l’ensemble des Keroplatinae.
L’étymologie du genre vient d’Angazidzia (Gazidad, Angareja, Angazija), nom sous lequel les
Anciens connaissaient la Grande Comore.
Source : MNHN, Paris
.. MATILE
Angazidzia insolita (Matile), n. comb.
Macrocera insolita Matile, 1972 a : 107.
Je ne connais toujours que la série type de cette espèce (Grande Comore, La Grille, et Mada¬
gascar) que je n’ai pu retrouver à La Grille en 1973-74.
Genre CHIASMONEURA de Meijere
Chiasmoneura de Meijere, 1913 : 324.
Ce genre paléo-tropical n’a longtemps été connu que de Java et des Nouvelles-Hébrides ; ce
n’est que récemment que son existence a été signalée dans la région afrotropicale (Matile, 1972b).
Une espèce habite le Nigeria, trois l’Afrique orientale (Uganda et Kenya). Le genre est donc nouveau
pour la sous-région malgache ; il existe une deuxième espèce à La Réunion, aussi peuple-t-il sans doute
également Madagascar.
Chiasmoneura stylata n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête : occiput jaune roux, bruni sur le disque.
Antennes d’un tiers plus courtes que le corps ; scape et pédicelle jaune roux ; les trois premiers articles
flagellaires élargis, les suivants progressivement amincis. Premier article du flagelle jaune roux, brun
à la base, articles 2 et 3 bruns, jaunes à la base, les autres bruns. Face jaunâtre, palpes bruns.
Thorax : scutum jaune brunâtre, luisant, portant trois bandes longitudinales brunes cohérentes ;
calus huméraux d’un jaune plus clair. Scutellum et postnotum jaune brunâtre luisant. Pleures jaunes,
une bande verticale brun luisant couvrant l’anépisternite et le katépisternite ; anépisternite avec une
soie dorsale. Hanches et pattes jaune roux, tibias et tarses assombris. Protarse I n’atteignant pas la
moitié de la longueur du tibia (mesure prise sur le paratype protarses I brisés sur Phototype).
Ailes brunes marquées de blanc (fig. 14) : base de l’aile, une bande médiane et une bande sub¬
apicale, interrompue au niveau de M2, blanches. Costale dépassant R5 sur moins du tiers de l’intervalle
R5-M1. Sc se terminant sur C au niveau de la base de rs. Fusion radio-médiane punctiforme. Balanciers
brun noir, le pédicelle largement jaune à la base.
Abdomen : tergite I brun luisant, jaune roux à la base ; tergites 1I-III brun luisant, portant
une large bande basale jaune, plus étroite sur la ligne médiane. Tergite IV brun, deux taches latérales,
triangulaires, jaunes, à la base ; tergites V-VI jaunes, VII et hypopyge brun noir. Styles noirs, de grande
taille, tridentés (fig. 15).
Allotype $ semblable au sauf les bandes scutales nettement séparées ; abdomen brun luisant,
sauf l’extrême base des tergites II-IV et la totalité du tergite VI, jaunes. Ovipositeur brun.
Holotype £ et un paratype <$ : Mohéli, Djoumadounia, 80-150 m, 2.XII.1973 ; Allotype et un
paratype $ : id., 100-150 m, 29.XI.1973 ; 1 paratype $ : Mohéli, forêt du col de Gaouani, bord de ruis¬
seau entre Ziroudani et le col, 300 m, 28.XI.1973.
La présence d’une soie anépisternale, l’épaississement basal des antennes et les genitalia
placent cette espèce nettement à part des autres Chiasmoneura de la région afrotropicale. L’anépister¬
nite cilié et la fusion radio-médiane punctiforme la rapprochent du genre Chiasmoneurella Matile, dont
elle diffère cependant par plusieurs caractères significatifs dont la présence de macrotriches alaires et
l’absence de R4. Il pourrait s’agir là d’un taxon subgénériquement ou génériquement distinct de Ckias-
moneura, où nous rangeons provisoirement cette espèce dans l’attente d’informations complémen¬
taires.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
263
Keroplatini
Genre NEOPLATYURA MaUoch
Neoplatyura Malloch, 1928, : 601.
Trois espèces de Neoplatyura seulement sont connues de la région afrotropicale à ce jour, dont
l’une des Séchelles et une autre de Madagascar. Une espèce non décrite existe à La Réunion et nous en
avons trouvé une aux Comores.
Neoplatyura anjouana n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 3,2 mm. Tête : occiput jaune sombre, bruni sur le disque,
calus ocellaire noir. Front brun. Antennes : scape et pédicelle brun jaunâtre, flagelle brun noir, sauf
la base du premier article antennaire, jaune. Face jaune, palpes jaune brunâtre.
Thorax : scutum jaunâtre, luisant, portant trois bandes longitudinales brun roux indistincte¬
ment séparées ; bandes dénudées paracrosticales larges. Scutellum jaune, largement bruni sur le disque.
Postnotum jaune roussâtre, luisant. Pleures jaunes, luisants, anépisternite plus sombre, ainsi que le
pleurotergite en arrière, et l’hypopleure aux marges postérieure et ventrale. Hanches jaunes, les médianes
et les postérieures tachées de brun sur la face externe. Pattes jaunes, éperons noirs. Protarse I plus
court que le tibia (2,2 : 3).
Ailes jaunes, brunies à la marge apicale. Costale dépassant R5 sur près des deux tiers de l’inter¬
valle R5-M1. Sc très courte, se terminant sur C avant le niveau du milieu de la cellule basale. Rapport
3 e section costale / 4 e = 0,9 : 2. Fusion radio-médiane courte ; rapport fusion radio-médiane / pétiole
de la fourche médiane = 0,5 : 2. Anale longue, atteignant la marge, progressivement amincie. Nervures
furcales et anale ciliées à la face dorsale, fusion radio-médiane ciliée ventralement. Balanciers : pédi¬
celle jaune, capitule roux.
Abdomen : tergite I brun, une tache pré-apicale jaune mal délimitée ; II brun, jauni à l’apex,
tergites suivants bruns à marge apicale jaune. Sternites jaunes. Hypopyge (fig. 20) jaune.
Allotype $ semblable à l’holotype mais l’abdomen à tergites bruns, luisants, les tergites II-VI
à marge apicale jaune. Ovipositeur (fig. 22) jaune roussâtre.
Holotype (J, allotype $ et un paratype <J : Anjouan, Lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974 ;
un exemplaire mutilé ((J ?) : Anjouan, col de Moya, 850 m, 16.1.1974.
N. anjouana diffère notamment de N. manjarivolo (Matile) et de N. axiüariger (Enderlein)
par la présence des bandes mésonotales et la couleur du flagelle antennaire, mais ces caractères peuvent
varier et la distinction se fera plus sûrement par l’étude des pièces génitales.
Genre MONOCENTROTA Edwards
Monocentrota Edwards, 1925 : 526.
Ce genre comprend trois espèces afrotropicales dont l’une, M. aethiopica (Matile), est répandue
sur tout le continent africain, tandis que les deux autres, M. descarpentriesi (Matile) et griveaudi (Matile)
sont endémiques de Madagascar. L’Archipel des Comores présente une quatrième espèce.
Monocentrota comoreana n. sp.
Holotype (J (habitus : fig. 2). — Longueur de l’aile : 3 mm. Tête : occiput brun jaunâtre, calus
ocellaire noir. Front jaune. Antennes : scape jaune, pédicelle brun clair, flagelle antennaire entièrement
brun noir. Face jaune, palpes brun jaunâtre.
Source : MNHN, Paris
264
L. MATILE
Fio. 20-24. — Fig. 20 : Neoplalyura anjouana n. sp., hypopyge, face sternale ; fig. 21 : Monocentrota comoreana n. sp., id.
fig. 22 : Neoplalyura anjouana n. sp., ovipositeur ; fig. 23 : Monocentrota comoreana n. sp., ovipositeur ; fig. 24 :
Parempheriella setosa n. sp., hypopyge, face tergale. Échelles = 0,1 mm.
Thorax : prothorax jaune. Scutum roux, luisant, jaune aux angles huméraux, soies noires ; pas
de bandes longitudinales. Scutellum et postnotum jaune roux. Pleures : anépisternite, ptéropleure et
pleurotergite roux, le reste jaune. Soies pleurales noires. Hanches et pattes jaunes, tarses assombris,
éperons noirs. Protarse I aussi long que le tibia.
Ailes jaunes, brunies sur le quart apical et à la marge postérieure de l’apex à Cul. Costale dépas¬
sant largement R5, atteignant l’apex de l’aile. Sc très courte, se terminant sur la costale au niveau du
milieu de l’intervalle entre la transverse humérale et la base de Rs. Anale interrompue largement avant
la marge. Balanciers : pédicelle jaune, capitule roux.
Abdomen : tergite I jaunâtre, les suivants brunâtres indistinctement marqués de jaune à la
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
265
base et aux marges latérales. Hypopyge (fig. 21) jaune ; styles bien plus longs que larges, noircis à
l’apex, bi-dentés.
Allotype $ semblable à l’holotype, la teinte générale plus rousse ; abdomen : tergite I jaune orangé,
II jaune orangé à marge apicale brune indéfinie. Ovipositeur (fig. 23) brunâtre.
Holotype <$ : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974; allotype$: id.,13.XI.1973 ;
1 paratype $ : Grande Comore, Karthala, Convalescence, 1640-1680 m, 21.XI.73 ; 1 paratype $ :
Anjouan, Lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974.
M. comoreana forme avec les deux espèces malgaches un groupe très homogène, probablement
de même origine. La distinction se fera surtout à l’aide des genitalia, et aussi de la coloration alaire.
Sciophilinae
Les Sciophilinae sont représentés principalement, dans la région afrotropicale, par de très nom¬
breux Mycomyini et d’abondants Leiini ; la faune est particulièrement pauvre en Sciophilini et surtout
en Gnoristini. L’étude des représentants de cette sous-famille n’est qu’à peine commencée, ce qui rend
impossible la caractérisation biogéographique de la sous-région malgache, encore moins l’interpréta¬
tion du matériel récolté aux Comores.
Mycomyini
La région afrotropicale renferme six genres appartenant à cette tribu, auxquels il faut ajouter
plusieurs taxa inédits. Les Neoempheria et les Parempheriella, en particulier, sont représentés par de
très nombreuses espèces dans les forêts de toute l’Afrique au sud du Sahara. Aucun Mycomyini n’a
encore été signalé des îles de l’Océan Indien occidental, mais les genres Mycomya, Neoempheria et
Parempheriella existent à Madagascar. Les Comores nous ont fourni des représentants des deux derniers.
Genre PAREMPHERIELLA Matile
Parempheria Matile, 1973b : 2, non Enderlein, 1906.
Parempherina Matile, 1977 : 287 ( nom nov. injustifié pour Parempheria Mat. non End.).
Parempheriella Matile, 1974a : 612 (s.g. de Parempheria ).
Ce genre comprend de très nombreuses espèces ; j’en ai fait connaître récemment (Matile,
1974a) une trentaine d’Afrique équatoriale, mais des dizaines d’autres restent à nommer. Deux ont
été trouvées aux Comores, dont une seule peut être décrite ici.
Parempheriella (P.) setosa n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,5 mm. Tête : occiput et front jaune roux ; soies ocellaires
longues, dépassant le calus de la moitié de leur longueur. Antennes : scape et pédicelle jaune roux,
flagelle brun noir. Face et palpes jaunes.
Thorax : scutum jaune, portant trois bandes longitudinales un peu plus sombres, étroites, large¬
ment séparées, et une large tache préscutellaire brun noir de chaque côté. Scutellum jaune, bruni sur
le disque ; quatre longues soies scutellaires apicales. Postnotum jaune brunâtre. Pleures, hanches et
pattes jaunes, tibias et tarses brunis, éperons brun noir.
Source : MNHN, Paris
L. MATILE
Ailes jaune grisâtre, sans taches. Sous-costale se terminant au niveau du milieu de rm, base de
la fourche cubitale située un peu avant la base de rm. Balanciers : pédicelle jaune, capitule brun noir.
Abdomen : tergite I jaune, légèrement bruni à l’apex ; tergites II à IV jaunes, largement brunis
sur la ligne médiane, la zone brime occupant toute la longueur de chaque tergite. Tergites V-VI entière¬
ment bruns, VII entièrement jaune. Sternites jaunes. Hypopyge (fîg. 24) jaune. Tergite IX longuement
prolongé en un processus antérieur couvert de soies longues et non séparé de la base par un rétrécisse¬
ment ; apophyse interne mince et courte ; processus tergal latéral petit, dissimulé par le processus
antérieur. Processus ventral prolongé par une longue soie aiguë. Gonocoxopodites : processus sternal
court, style externe portant trois très longues soies internes ; style interne élargi à l’apex et portant
deux dents apicales externes.
Allotype $ semblable au <J, mais premier article du flagelle antennaire jaune sombre ; abdomen :
tergites brun luisant, les deux premiers jaunis latéralement. Ovipositeur brun.
Variations : Les bandes mésonotalcs peuvent être plus nettes ; le flagelle antennaire est plus
ou moins jauni à la base, parfois au contraire, le pédicelle peut être brunâtre (1 $).
Holotype <$, allotype $ et un paratype $ : Mohéli, N’Gamarombo, rives du M’Ro Oibouéni,
20 m, 1.XII.1973. Paratypes : Mohéli, Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973, 1 $; Djoumadounia,
100-150 m, 29.XI.1973, 1 $ ; Mayotte, Combani, 120 m, 18.1.1974,1 (J ; Grande Comore, La Grille,
Guiri, 850-900 m, 14.XI.1973, 1 ; 15.XI.1973, 2 ; 16.XI.1973, 1 <J.
P. setosa n’entre dans le cadre d’aucun des groupes définis in Matile, 1974. Il se caractérise
surtout par la présence de quatre soies scutellaires, particularité que ne présentent que deux autres
espèces d’Afrique équatoriale, P. quadriseta et P. tetrachaeta, dont les hypopyges sont de type très
différent. Le seul exemplaire que je connaisse de Madagascar et appartenant à ce genre est une $
possédant également deux paires de scutellaires apicales ; la comparaison des ovipositeurs montre
qu’il s’agit d’une espèce distincte.
Parempheriella (P.) sp.
Une $ unique prise à la Grille (Grande Comore) diffère de P. setosa notamment par la présence
d’une seule paire de soies scutellaires apicales.
Genre NEOEMPHERIA Osten-Sacken
Empheria Winnertz, 1863 : 738 (non Hagen, 1856).
Neoempheria Osten-Sacken, 1878 : 9 (nom. nov. pro Empheria Winnertz).
Les Neoempheria sont parmi les Mycetophilidae les plus abondants et les plus diversifiés des
forêts de la région afrotropicale. Trois espèces sont connues d’Afrique orientale, quatre de Fernando-Poo
et une d’Afrique équatoriale, mais des dizaines d’espèces inédites me sont connues de toute l’Afrique
au sud du Sahara. Les deux espèces décrites ci-dessous seront les premières citées de la sous-région
malgache, mais quelques autres habitent Madagascar ; le genre semble moins bien représenté dans
cette sous-région.
Neoempheria anjouana n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,8 mm. Tête : occiput et front jaune, calus ocellaire noir.
Antennes : scape et pédicelle jaunes, le pédicelle bruni dorsalement ; soie pédicellaire apicale un peu
inférieure à la longueur des deux premiers articles flagellaires ensemble ; flagelle brun noir, sauf la base
du premier article, jaune. Face jaune, palpes brun jaunâtre.
Source : MNHN, Paris
Fig. 25-33. — Fig. 25 : Neoempheria anjouana n. sp., hypopyge, face sternale ; fig. 26 : N. moheliana n. sp., id. ; fig. 27 :
N. moheliana, style et appendices des gonocoxopodites, vue latérale ; fig. 28 : N. anjouana, style, vue latérale ;
fig. 29 : N. moheliana, tergite IX, vue latérale ; fig. 30 : N. anjouana, id. ; fig. 31 : Sciophila atrigaster n. sp., style,
vue dorsale ; fig. 32 : S. atrigaster, hypopyge, face sternale ; fig. 33 : 5. intima Lindn., id. Echelles = 0,1 mm.
Source : MNHN, Paris
L. MATILE
Thorax : scutum uniformément jaune roux, sauf deux taches préscutellaires brunes. Scutellum
jaune roux, deux longues soies scutellaires apicales ; postnotum jaune roux, dénudé. Pleures jaunes,
les pleurotergites et les katépisternites légèrement brunis ventralement. Hanches I jaune roux, II et III
jaunes. Fémurs jaune roux, tibias et tarses bruns, éperons brun noir.
Ailes brunes, sauf le disque et la base ; l’apex de sc, Rs et R4 tachés de brun plus foncé. Costale
ne dépassant que faiblement l’apex de R5 ; sc se terminant au niveau du milieu de la cellule radiale,
sc2 située juste après Rs. Cellule radiale à peine plus longue que large. Fourche cubitale débutant un
peu avant le niveau de la base de rm. Ciliation, face dorsale : un peu moins de la moitié apicale de sc,
RI, R5, les deux branches de la fourche médiane sauf à la base, M3, sauf à la base, Cul, sur toute sa
longueur, pétiole de la fourche cubitale ; nervures dénudées à la face ventrale. Balanciers jaune roux.
Abdomen : Tergite I jaune roux à bande apicale brune ; tergites II et III jaune roux avec une
tache triangulaire apicale brune, celle du III plus étendue, sa pointe remontant presque jusqu’à la base
du tergite. Tergite IV entièrement jaune, V entièrement brun, VI jaune à la base et brun à l’apex, les
tergites postérieurs, les sternites et l’hypopyge (fig. 25) jaunes. Tergite VIII transverse, marge apicale
portant quelques soies clairsemées ; sternite VIII bien développé, pentagonal, cilié à l’apex. Tergite IX
avec un processus apical interne court, un processus médian court et cilié à l’apex, le processus ventral
long et mince (fig. 30). Gonocoxopodites : processus sternal long et étroit ; style interne bien sclérifié,
court, terminé en pointe, portant au milieu un lobe large et une petite épine arrondie (fig. 28).
Holotype (J : Anjouan, col de Moya, 850 m, 16.1.1974.
Ni la coloration, ni les pièces génitales, ne permettent de rapprocher N. anjouana des espèces
déjà décrites de la région afrotropicale ou de celles qui me sont connues de Madagascar.
Neoempheria moheliana n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 4,8 mm. Tête : occiput et front jaune brunâtre, calus ocellaire
noir. Soies ocellaires courtes, à peine plus longues que le calus. Antennes : scape, pédicelle et premier
article du flagelle jaunes, le reste brun ; soie pédicellaire apicale un peu plus longue que le premier
article flagellaire. Face jaune, palpes brun noir.
Thorax : scutum, scutellum et postnotum jaune brunâtre ; deux longues soies scutellaires apicales,
postnotum nu. Pleures jaunes, pleurotergites jaune brunâtre. Hanches jaunes, fémurs jaune brunâtre,
les postérieurs plus foncés, tibias et tarses bruns, éperons brun noir.
Ailes jaunâtres ; le tiers apical bruni de la nervure costale à la marge postérieure ; une bande
transversale médiane d’un brun plus sombre, s’étendant sur toute la largeur de l’aile et recouvrant
entièrement la cellule radiale ; cellule costale brunie entre la bande médiane et la tache apicale. Costale
dépassant R5 sur un peu moins du tiers de l’intervalle R5-M1 ; sc se terminant au niveau de l’apex
de Rs, sc2 située un peu avant la base de Rs. Cellule radiale trapézoïdale, la petite base à peine plus
longue que R4. Fourche cubitale débutant un peu avant la base de rm. Ciliation, face dorsale : RI,
R5, apex de Ml et M2, quelques soies apicales sur M3, Cul et pétiole de la fourche cubitale ciliés sur
toute leur longueur ; face ventrale : nervures nues. Balanciers bruns, pédicelle jaune.
Abdomen : tergite I entièrement jaune pâle ; II jaune, étroitement brun grisâtre à la base,
une tache triangulaire apicale brune ; III entièrement brun, IV entièrement jaune roux, V et VI entiè¬
rement bruns, VII jaune roux. Sternites et hypopyge (fig. 26) jaune roux. Tergite VIII formant une
large bande transverse ciliée tout le long de la marge apicale, sternite VIII grand, la marge postérieure
arrondie et ciliée à l’apex. Tergite IX avec un seul processus, se détachant de toute la longueur de
la marge ventrale du tergite, le processus étant ainsi très large à la base, fortement rétréci à l’apex (fig. 29)
Gonocoxopodites : processus sternal long et étroit, terminé par une forte soie apicale noire. Style externe
petit, dissimulé, en vue ventrale, par le processus sternal portant quelques soies fines ; à sa base, se
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
détache une très courte apophyse ciliée, munie d’une longue soie apicale forte et noire et d’une petite
pré-apicale ; marge ventrale du gonocoxopodite portant un lobule basal pourvu de trois microchètes
apicaux (fig. 27).
Holotype <? : Mohéli, Djoumadounia, 100-150 m, 29.XI.1973.
En dehors des pièces génitales, l’espèce se distinguera aisément de la précédente par l’ornemen¬
tation de l’aile. Elle n’a pas non plus de proches parents dans les espèces afrotropicales qui me sont
connues.
Sciophilini
Les Sciophilini sont très peu abondants dans la région afrotropicale où ils ne sont représentés,
dans l’état actuel de nos connaissances, que par les genres Acnemia Winnertz, Azana Walker, Lepto-
morphus Curtis et Sciophila Meigen. Sur le plan spécifique, seul Sciophila intima Lindner avait été
décrit, en 1958, de Tanzanie, jusqu’à ce que sept espèces de Leptomorphus soient publiées récemment
(Matile, 1977 a). La sous-région malgache ne comprenait jusqu’ici que L. grjebinei Mat., de Madagascar,
appartenant au sous-genre endémique Austroleptomorphus Mat.
Genre SCIOPHILA Meigen
Sciophila Meigen, 1818 : 245.
Un seul Sciophila est connu jusqu’ici de la région afrotropicale, S. intima Lindner, mais j’ai
sous les yeux quelques espèces d’Afrique équatoriale. L’espèce décrite ci-dessous habite Madagascar
et les Comores.
Sciophila atrigaster n. sp.
Holotype —- Longueur de l’aile : 2,6 mm. Tête : occiput brun jaunâtre, calus ocellaire noir ;
front jaune. Antennes : scape, pédicelle et premier article du flagelle jaunes, articles flagellaires 2 à 4
grisâtres, le reste brun noir. Face jaune ; palpes : premier et deuxième articles bruns, les autres jaunes.
Thorax : scutum jaune sombre, macrochètes jaunes ; scutellum et postnotum brun jaunâtre,
macrochètes jaunes ; six scutellaires apicales longues. Pleures jaunes, brunis par place. Hanches jaunes,
les médianes et les postérieures brunies à l’apex. Pattes jaunes, tarses assombris, éperons jaunes.
Ailes jaunes, sans taches. Sc2 située avant le niveau de rs ; cellule radiale petite, quadrangulaire.
Pétiole de la fourche médiane plus court que la moitié de rm. Balanciers jaune sombre.
Abdomen entièrement noirâtre, à soies jaunes. Hypopyge (fig. 32) jaune sombre ; style : fig. 31.
Allotype $ semblable au <J, mais les palpes entièrement bruns ; ovipositeur jaune.
Holotype $ et un paratype : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 16.XI.1973 ;
allotype $ : id., 13.XI.1973. Un paratype <? : Madagascar Nord, dct. Diego-Suarez, Montagne d’Ambre,
1 000 m, 23.XI. à 4.XII.1957 (B. Stuckenherg) au Natal Muséum.
Le paratype de la Grande Comore a le scutum beaucoup plus sombre que l’holotype, brun
jaunâtre ; celui de Madagascar, de même coloration que l’holotype, présente de très légères différences
hypopygiales qui paraissent entrer dans le cadre de la variation géographique normale.
S. atrigaster diffère notamment de l’espèce tanzanienne, S. intima Lindner, par la présence de
6 longues soies scutellaires au lieu de 2, et les palpes bruns au moins dans la moitié basale, alors qu’ils
sont entièrement jaunes chez S. intima. Cette dernière espèce montre en outre un hypopyge bien diffé-
Source : MNHN, Paris
270
L. MATILE
rent, surtout par les rangées marginales de soies digitées à l’apex. Le dessin donné par Lindner (1958)
ne mettant pas ces caractéristiques en évidence, on trouvera fig. 33 une nouvelle représentation de
cette espèce (je remercie vivement Mr. le Professeur E. Lindner d’avoir bien voulu m’en communiquer
le type).
Leiini
Les Leiini de la région afrotropicale comprennent surtout de très nombreuses espèces apparte¬
nant aux genres Leia Meigen et Clastobasis Skuse. Deux autres genres, Acrodicrania Skuse et Allactoneura
de Meijere, sont représentés chacun par une espèce, respectivement d’Afrique du Sud et de la sous-région
malgache (un Allactoneura inédit habite le continent africain). Madagascar compte, à ma connaissance,
une espèce de Clastobasis et quelques Leia, ce qui semble d’une pauvreté contrastant avec l’Afrique
mais il faut peut-être l’attribuer à l’insuffisance des récoltes. Cette même cause explique sans doute
l’absence remarquable du genre Leia dans l’Archipel des Comores, qui nous a cependant fourni un genre
nouveau pour la Science.
Genre MOHELIA, n. gen.
<J $. — Tête allongée, plus haute que large. Trois ocelles situés au sommet de la tête, l’ocelle
médian plus petit, éloigné des ocelles latéraux par un peu plus du diamètre de ceux-ci, qui sont très
éloignés des marges oculaires ; les trois ocelles disposés pratiquement en ligne droite. Front cilié au-
dessus de la base des antennes. Yeux velus, encochés au niveau de l’insertion antennaire. Antennes de
2 + 14 articles. <J : articles du flagelle aussi longs que larges, nettement pétiolés, le pétiole situé un peu
dorsalement au milieu ; dernier article allongé, lancéolé. $ : articles raccourcis et épaissis, bien plus larges
que longs ; dernier article court et arrondi. Flagelle $ plus long que la tête et le thorax réunis, $ moitié
de cette longueur. Face large, chez le hérissée d’une longue pilosité formée de poils fins courbés à
l’apex, chez la $ couverte de courtes soies couchées et clairsemées. Pièces buccales normales ; palpes
de quatre articles, 1 court, 2 long et épais, 3 et 4 un peu plus longs que 2.
Thorax : prothorax bien développé latéralement, fortement rétréci au milieu. Scutum peu bombé,
uniformément couvert de rangées de soies, les dorsocentrales et les latérales plus longues, en particu¬
lier les dorsocentrales préscutellaires très longues, dépassant l’apex du scutellum. Scutellum semi-
circulaire, deux paires de longues soies apicales et trois paires de courtes. Postnotum obtus à l’apex,
dénudé. Pleures dénudés, sauf la marge postérieure des pleurotergites.
Pattes : hanches et pattes courtes, les fémurs postérieurs élargis. Tibias nettement élargis à
l’apex ; éperons 1 : 2 : 2, les externes un peu plus courts que les internes. Tibias I sans macrochètes ;
II : quelques externes, ventraux et dorsaux largement séparés, et une rangée interne sur la moitié api¬
cale ; III : une rangée externe et une dorsale. Microchètes irrégulièrement disposés, sauf à l’apex du
tibia II et la quasi-totalité du tibia III. Peignes tibiaux absents aux pattes I et II, un peigne tibial
postérieur bien développé, interne. Tarses un peu plus longs que les tibias. Griffes courtes, pas plus
longues que l’empodium.
Ailes (fig. 34) larges. Costale dépassant fortement R5, atteignant presque l’apex de l’aile. Sous-
costale très courte, se terminant sur R. RI courte, se jetant dans la costale vers le milieu de l’aile. Cellule
basale longue et très étroite ; rm plus longue que RI. R4 absente, R5 sub-rectiligne. Fourche médiane
longuement pétiolée, le pétiole dépassant le niveau de l’apex de RI, les branches sub-parallèles à l’apex.
Fourche cubitale courtement pétiolée, la fourche débutant au niveau de la base de rm. Cu2 courte,
dépassant à peine la base de la fourche cubitale. Anale absente. Ciliation, face dorsale : RI, rm, R5,
fourches médiane et cubitale et pétiole de cette dernière ; face ventrale : nervures nues.
Abdomen large et court. A sec, 5 segments distinctement visibles avant l’hypopyge chez le <$,
avant l’ovipositeur chez la $. : tergites YI, VII et VIII télescopés dans le V, dont seul dépasse, à sec.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
271
la marge apicale du VI. Tergite VIII en bandelette transverse, portant quelques microchètes apicaux
externes. Sternite VIII grand, longuement cilié à l’apex, les macrochètes latéraux très longs. Tergite IX
petit, transverse, profondément encoché sur la ligne médiane (fig. 35). Sternite IX et gonocoxopodites
soudés ensemble mais séparés par une suture presque complète, l’ensemble grand, bien développé
(fig. 36). Styles externes grands, bifides ; styles internes petits, bilobés, fortement sclérifiés. Édéage
bien sclérifié, prolongé en arrière, où il dépasse le niveau du tergite IX mais pas celui du sternite.
Fig. 34-36. — Mohelia nigricauda n. gen. n. sp. Fig. 34 : aile ; fig. 35 : hypopyge, face tergale ; fig. 36 : hypopyge, face
sternale.
Espèce-type : Mohelia nigricauda n. sp.
Répartition : sous-région malgache ? En dehors de l’espèce décrite ci-dessous, il en existe une à
La Réunion, et une à l’Ile Maurice (A. M. Hutson, comm. pers.).
Ce genre est de toute évidence très proche du néotropical Aphrastomyia Coher & Lane, dont la
nervation alaire est identique ; il ne s’en distingue que par l’absence de forts macrochètes dorsaux sur
les articles du flagelle antennaire, et les labelles normaux au lieu d’allongés. Coher & Lane (1949),
dans leur description du genre Aphrastomyia, hésitaient à le classer dans les Leiini en raison de la pré-
Source : MNHN, Paris
272
l. mat île
sence de deux ocelles seulement, et des soies tibiales disposées en rangées régulières, caractères distin¬
guant classiquement les Mycomyini. Mon collègue et ami R. Vockeroth m’avait déjà signalé ( comm.
pers., 1974) que les Aphrastomyia qu’il avait eus sous les yeux possédaient un très petit ocelle médian
qui avait pu échapper à Coher & Lane. J’ai pu depuis étudier une espèce inédite des Antilles qui montre
aussi un ocelle médian. La tendance à l’alignement des microchètes tibiaux existe aussi chez d’autres
Leiini mais cette structure est loin d’y être aussi distincte que chez Mohelia et Aphrastomyia. L’existence
de rangées régulières de microchètes tibiaux bien séparés par un espace dénudé est l’aboutissement
d’un morphocline qui est apparu plusieurs fois chez les Mycetophilidae ; tous les autres caractères des
deux genres indiquent leur appartenance aux Leiini, du moins tels qu’ils sont actuellement reconnus.
Megophthalmidia Dziedzicki semble étroitement allié au groupe Aphrastomyia-Mohelia, dont
il se sépare notamment par le front nu au-dessus des antennes, ainsi que la face au-dessous, et la pré¬
sence d’une nervure anale courte mais distincte. Les relations phylogénétiques entre ces différents
taxa seraient à revoir dans le cadre d’une révision, bien nécessaire, des Leiini sensu Edwards.
Mohelia nigricauda n. sp.
Holotype (habitus : fig. 4). — Longueur de l’aile : 1,8 mm. Tête : occiput jaune, largement
bruni sur le disque ; pas de calus ocellaire distinct. Front jaune grisâtre, portant deux rangées de macro-
chètes noirs, disposés en V de part et d’autre de la ligne médiane, la pointe du V entre les bases anten-
naires. Antennes : scape et pédicelle jaunes, flagelle brun noir à pilosité dorée. Face jaune à pilosité
hérissée jaune pâle. Palpes jaunes.
Thorax : prothorax jaune roux. Scutum jaune roux, luisant, soies noires ; traces de trois bandes
longitudinales plus sombres, plus ou moins confondues, à peine discernables. Scutellum et mésophragme
jaune roux, deux paires de longues scutellaires apicales, trois paires de courtes. Pleures jaune roux,
macrochètes des pleurotergites noirs. Hanches et pattes jaunes, éperons noirs, tarses brun noir.
Ailes jaune grisâtre (fig. 34), balanciers jaune roux.
Abdomen : tergites I-II jaune roux, III avec une bande apicale brune, IV jaune roux, V avec
une large bande apicale noire très luisante ; tergites VI à VIII noirs, luisants, ainsi que l’hypopyge
(figs. 35-36). Sternites jaunes jusqu’au VI, largement bruni à l’apex, les suivants bruns.
Allotype $. — diffère du (J par les antennes raccourcies et épaissies, le flagelle jaune jusqu’au
septième article, puis brun ; face portant de courts macrochètes couchés, sombres ; ovipositeur jaune.
Holotype (J et 1 paratype : Mohéli, Djoumadounia, 100-150 m, 29.XI.1973. Allotype $, 2 para-
types et 1 paratype $ : id., 80-150 m, 2.XII.1973.
Genre CLASTOBASIS Skuse
Clastobasis Skuse, 1890 : 617.
Rhymoleia Edwards, 1924 : 570 (sous-genre de Leia).
Ce genre, dont j’ai récemment établi la synonymie avec Rhymoleia (Matile, 1978), comprend
de très nombreuses espèces afrotropicales dont quatre seulement sont décrites à ce jour, une du Sénégal,
une de Tanzanie et deux des Séchelles. Les Clastobasis viennent souvent aux lumières des maisons ou
aux pièges U.V. ; ils se rencontrent parfois, de jour, accrochés aux toiles d’Araignées, qu’ils semblent
utiliser comme refuge.
Clastobasis brunhesi n. sp.
Holotype <$ (habitus : fig. 5). — Longueur de l’aile : 2,6 mm. Tête : occiput brunâtre, front jaune
roux, bruni en haut. Ocelle médian absent. Antennes : scape et pédicelle jaune roux, flagelle jaune, les
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
273
articles flagellaires brunis à l’apex de la façon suivante : 1 bruni sur le tiers apical, 2 à 6 sur un peu plus
du tiers, les suivants sur la moitié, les deux derniers presque entièrement bruns. Face jaune ; palpes
bruns sur la moitié basale, jaunes sur la moitié apicale.
Thorax : proscutum brun, le quart apical jaune ; prosternum jaune. Scutum brun, luisant, à
soies dorées. Scutellum jaune, deux longues scutellaires apicales ; postnotum brun. Pleures bruns,
pleurotergites à soies dorées. Hanches et pattes jaunes, apex des hanches bruni, apex des fémurs d’un
jaune plus sombre, les fémurs postérieurs étroitement noircis à l’apex. Tibias II et III étroitement brunis
à l’apex ; éperons brun jaunâtre.
Ailes jaunes, sans taches. Balanciers blanc jaunâtre.
Abdomen : tergite I brun noir, jaune pâle à la base ; II jaune à la base, bruni sur la moitié apicale ;
III-IV jaunes, portant une large tache triangulaire apicale brune. Tergite VI-VIII jaunes. Sternites
jaunes à larges taches latérales brunes, obliques. Hypopyge (fig. 38) jaune brun, style ventral noirci,
style dorsal (fig. 40) brun luisant à la base.
Allotype $. — Thorax jaune, sauf l’apex du postnotum, largement bruni, et les pleurotergites
et sternopleures, en partie. Abdomen : tergites II à V jaunes à bande transverse apicale brune. Oviposi-
teur : fig. 42.
Variations : le thorax des paratypes est souvent bien plus clair que chez l’holotype. Chez les <J(J,
le nombre des dents basales du bras apical du style dorsal varie de 1 à 3 (2 chez l’holotype).
Holotype $ et 3 paratypes : Mayotte, Dembéni, X.1971 ; allotype $, 4 paratypes et
H paratypes : id., 1.1972 (J. Brunhes). Autres paratypes : Mayotte, Coconi, 90 m, sous une haie
de Roucou ( Bixa orellana L.), 18.1.1974, 15 (J<J, 17 $$ ; Mohéli, Djoumadounia, en foule sur et sous les
feuilles d’arbustes, en bordure de sentier forestier, souvent in copula : 100-150 m, 29.XI.1973, 20 <$(§,
18 $$ ; 80-150 m, 2.XII.1973, 51 <J<J, 47 $$. Deux paratypes de cette espèce ont été déposés au British
Muséum (Nat. Hist.).
Deux autres espèces de ce genre sont connues de la sous-région malgache, nommément des
Séchelles : C. maculicoxa et C. seychellensis, toutes deux décrites par Enderlein (1910 b). R. brunhesi
se distingue de toutes les deux par l’absence de l’ocelle médian. C. seychellensis, d’après la description
originale, était représenté par une série de 5 ; cependant, les deux exemplaires du British Muséum
sont des $$, bien qu’étiquetés comme $<$ de la main d’Enderlein. C. maculicoxa a été décrit sur les
deux sexes, qu’ENDERLEiN a donc eus sous les yeux, et dans ce genre il n’est pas possible de prendre
Phypopyge <J pour l’ovipositeur $. Il faut donc conclure, en ce qui concerne le sexe de la série type de
C. seychellensis, h un lapsus calami de l’auteur. On trouvera fig. 37 un dessin de l’hypopyge d’un
de C. maculicoxa, ici désigné comme lectotype, et fig. 41 l’ovipositeur d’un des syntypes $$ de C. seychel¬
lensis (je préfère ne pas en faire un lectotype faute de données certaines sur le sexe des 3 syntypes man¬
quants).
Notons qu’EüWARDS (1913) a mis Rymosia fascipes Brunetti, de Sri Lanka (Ceylan), en synonymie
avec C. maculicoxa, en se basant sur le fait que les genitalia « semblent identiques », mais l’examen après
potassage d’exemplaires de Ceylan ainsi déterminés par Edwards montre que l’espèce cinghalaise
est distincte de celle des Séchelles.
Deux autres espèces, encore non décrites, existent à Madagascar et à La Réunion. Les geni¬
talia sont d’un type très différent de C. brunhesi et, comme chez les espèces d’Enderlein, il y a un
ocelle médian. C. brunhesi se rapproche surtout de R. tanganyikae Matile, dont les genitalia sont ana¬
logues, et qui ne possède que deux ocelles. Les figs. 39 et 40 représentent les styles dorsaux des deux
espèces, qui appartiennent de toute évidence au même groupe. Une femelle unique du Transvaal montre
aussi deux ocelles seulement ; en l’absence de mâles, il n’est pas possible de définir ses affinités avec
les deux espèces précédentes.
ie
Source : MNHN, Paris
Fig. 37-42. — Claslobasis. Fig. 37 : C. maculicoxa (End.), hypopyge, face sternale ; fig. 38 : C. brunhesi n. sp., id. ; fig. 39 :
C. tanganyikae Mat., style dorsal, vue latérale interne ; fig. 40 : C. brunhesi, id. ; fig. 41 : C. seychellensis (End.),
ovipositeur ; fig. 42 : C. brunhesi, id. Echelles = 0,1 mm.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
275
Mycetophilinae
Comme celle des Sciophilinae, l’étude des Mycetophilinae de la région afrotropicale est encore
à peine effleurée. Cependant, de toute évidence, il apparaît que des deux tribus qui forment la sous-
famille, ce sont les Mycetophilini qui sont les mieux représentés à la fois en nombre d’espèces et d’indi¬
vidus. Onze espèces seulement sont actuellement connues de la sous-région malgache ; toutes sauf
une (Aspidionia balaehowskyi Matile) ont été décrites des Séchelles par Enderlein.
Exechiini
Cette tribu est représentée par quelques espèces appartenant surtout aux genres Exechia Winnertz
et Pseudexechia Tuomikoski. Les Exechiini semblent relativement plus abondants en montagne.
Genre EXECHIA Winnertz
Exechia Winnertz, 1863 : 879 ( pro parle : section II b) ; emend. Tuomikoski, 1966 a : 176.
Peu de représentants de ce genre ont été nommés jusqu’ici mais quatre espèces sont connues
aux Séchelles. Comme celles décrites ci-dessous des Comores, elles appartiennent au groupe d’E. seriala
(Meigen) [= E. paUida (Stannius)], qui existe également à Madagascar et sur le continent africain.
La faune afrotropicale renferme cependant bien d’autres Exechia plus typiques.
Exechia setosa n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête : occiput brun noir. Antennes : scape et pédi-
celle jaunes, flagelle brun noir, sa base un peu plus claire ; articles flagellaires, à l’exception du premier,
plus larges que longs. Face et palpes jaune orangé.
Thorax : scutum brun, jauni aux angles huméraux ; scutellum brun noir, deux soies scutellaires
apicales longues et fines. Postnotum brun noir. Pleures brun clair, sauf le propleure et l’hypopleure,
jaunes, et les pleurotergites, brun sombre. Hanches et pattes jaunes ; fémurs III dépourvus de trace
basale sombre, mais étroitement brunis à l’apex. Tibias et tarses brunis. Protarse I un peu plus long
que le tibia I (3,4 : 3,1), éperons brun noir. Soies postérieures du tibia I mousses à l’apex, disposées en
rangée régulière, serrées, sur un peu plus de la moitié apicale du tibia. Soies antérieures du tibia II
disposées, de la même façon, sur les deux tiers apicaux.
Ailes jaunâtres, plus sombres le long du bord antérieur. Sous-costale très courte, libre à l’apex.
RI rectiligne ; pétiole de la fourche médiane bien plus court que la transverse rm (2 : 5). Ml, M2 et M3
effacées à l’apex, n’atteignant la marge de l’aile que sous forme de trace non sclérifiée. Anale 1 absente,
A2 bien visible le long de la marge anale. Balanciers jaunes.
Abdomen brun, le tiers ventral du lergite II entièrement jaune, la marge ventrale des tergites
I et III étroitement jaunie.
Hypopyge (fig. 44) jaune ; angle interne des gonocoxopodites portant deux fortes soies noires,
ainsi que le sternite IX. Lobes des styles minces et allongés ; lobes ventral et externe avec chacun une
forte soie noire non épaissie, lobe interne avec une grosse soie aplatie en palette (fig. 47).
Allotype $ semblable à l’holotype, mais toute la moitié ventrale de l’abdomen jaune. Oviposi-
teur brun jaunâtre, cerques bisegmentés (fig. 53).
Remarquons que tous les exemplaires de La Réunion ont le mésonotum entièrement brun sauf,
étroitement, la marge humérale. Je n’ai pas trouvé de différences significatives dans les pièces génitales,
aussi s’agit-il sans doute là d’une forme saisonnière, ou locale, de l’espèce.
Source : MNHN, Paris
276
L. MATILE
Holotype <J, allotype $ et 1 paratype $ : Grande Comore, La Grille (Guiri), 850-900 m, 10.1.1974.
Paratypes : Grande Comore, Karthala, La Convalescence, 1640-1880 m, 21.XI.1973,1 $ ; La Réunion,
forêt de Bébour, sentier de la rivière, 1 400 m, 14.XII.1973, 2 2 $$ ; 19.XII.1973, 2 2 9? ;
La Réunion, Plaine des Affouches, Bois Guillaume, 1 100 m, 11.XII.1973, 1 $.
Cette espèce est proche d ’E. subvenosa (Enderlein), qui diffère de la série comorienne par l’absence
de taches humérales jaunes. Ce caractère, comme il a été dit plus haut, étant variable, les deux espèces
se sépareront plus sûrement par la conformation des pièces génitales <J<J et $$. Celles-ci n’ayant jamais
été figurées, on trouvera fig. 43 et 54, les dessins de l’hypopyge <J et de l’ovipositeur. Le spécimen (J
Fig. 43-49. — Exechia. Fig. 43 : E. subvenosa (End.), hypopyge, face sternale ; fig. 44 : E. setosa n. sp., id. ; fig. 45 :
E. lydiae n. sp., ibid. ; fig. 46 : E. pilifera n. sp., ibid. ; fig. 47 : E. setosa, style, vue latérale interne ; fig. 48 : E. pili-
fera, id. ; fig. 49 : E. lydiae, ibid. Echelle commune.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
277
figuré est ici désigné comme lectotype ; il porte les indications suivantes : « 120 », « Mahé 08-9 / Seychelles
Exp. » ; « Phronia fsubvenosaf Enderl. $, Type / det. Dr. Enderlein » ; « Seychelles Islands / Percy Sladen
Trust / Expédition / 1911-497 » ; « Exechia subvenosa (End.) / lectotype / par L. Matile, 1978 »,
ainsi qu’une étiquette circulaire « type » du modèle propre au British Muséum.
E. setosa diffère d’E. flabellipennis (End.) par l’absence de la nervure al ; celle-ci est très bien
marquée chez l’espèce d’ENDERLEiN. L’ovipositeur (fig. 50) est également distinctif. La série type A'E.
flabellipennis comprenait un (J et une Ç, tous deux de Mahé, et partagés entre le British Muséum et le
Musée de Stettin. Le British Muséum possède la $, le est maintenant à Varsovie mais a malheureuse¬
ment perdu son abdomen. Je pense donc préférable de désigner la Ç comme lectotype de l’espèce.
Elle porte les indications suivantes : « Mahé, 08-9. / Seychelles Exp.-120 » ; « Phronia/flabellipennis /
type / Enderl. $ » ; ; « Seychelles Islands. / Percy Sladen Trust / Expédition. 1911-497 » ; Exechiaf
flabellipennis / (End.) / lectotype $ / par L. Matile, 1978 », et l’étiquette type du British Muséum.
E. areolata (End.), représenté au British Muséum par son holotype $, se distingue d’E. setosa
par la structure de l’ovipositeur (fig. 51) et les marques abdominales brunes plus étendues. E. tricincla
(End.) a été décrit sur 5 Ç$, comme variété d’E. subvenosa, et élevé au rang spécifique par Edwards
( 1913). Les marques abdominales jaunes formant trois bandes basales ininterrompues sont très carac¬
téristiques et permettront d’éviter toute confusion avec les espèces déjà décrites de la sous-région
malgache. L’ovipositeur, représenté fig. 52, est également bien reconnaissable. Le spécimen figuré
est ici désigné comme lectotype. Il porte les étiquette suivantes : « Mahé / 08-9 » ; « Seychelles Exp. [
120 » ; « Phronia subvenosa Enderl. / var. tricincta/type, Enderl. $ / det. Dr. Enderlein » ; « Seychelles
Islands. / Percy Sladen Trust / Expédition / 1911-497 » ; « Exechia tricincta (End.) / lectotype $ / par
L. Matile, 1978 » et l’étiquette « type » du British Muséum.
Exechia lydiae n. sp.
Holotype <$. — Longueur de l’aile : 2,3 mm. Tête : occiput brun. Antennes : scape et pédicelle
jaunes, ainsi que la base du premier article flagellaire, le reste brisé (paratype : flagelle brun noir,
articles plus larges que longs). Face et palpes jaune roux.
Thorax : scutum presque entièrement jaune-roux, seulement deux petites taches préalaires
brunes et une zone préscutellaire diffuse, plus sombre. Scutellum brun sombre, deux longues soies scutel-
laires apicales. Postnotum jaune roux, bruni à l’apex. Pleures jaunes, les pleurotergites un peu plus
sombres. Deux longues soies propleurales. Hanches et pattes jaunes, tarses brunis, éperons bruns,
fémurs III uniformément jaunes. Tibias I et II portant une rangée de soies serrées comme chez E. setosa,
la rangée du tibia I étendue sur un peu plus de la moitié apicale, celle du tibia II sur environ les trois
quarts. Protarse I plus long que le tibia (3 : 2,6).
Ailes jaunâtres. Sc libre à l’apex, plus longue que chez l’espèce précédente. RI rectiligne ; pétiole
de la fourche médiane bien plus court que rm (3 : 10). Nervures médianes et Cul largement effacées à
l’apex ,M3 presque entièrement incolore. Al absente, A2 longue mais non sclérifiée. Balanciers jaunes.
Abdomen : tergite I brun noir, avec une petite tache basale jaune et une étroite bande apicale
concolore ; tergites suivants brun noir sur le disque, jaune orangé sur la moitié ventrale, les marges
plus ou moins distinctement brunies. Hypopyge (fig. 45) jaune ; marge postérieure des gonocoxopodites
avec quatre soies fortes ; sternite IX nu. Styles : fig. 49.
Paratype plus sombre dans l’ensemble, marques abdominales claires moins étendues.
Holotype : Mohéli, Djoumadounia, 100-150 m, 29.XI.1973. Paratype (J : Anjouan, col
de Moya, 850 m, 16.1.1974.
L’espèce est amicalement dédiée à M Ue Lydie Mac Luckie, en remerciement de son aimable
accueil à Bambao (Anjouan).
Source : MNHN, Paris
278
L MATILE
Fig. 50-55. — Ovipositeur des Exechia. Fig. 50 : E. flabellipennis (End.) ; fig. 51 : E. areolata (End.) ; fig. 52 : E. tricincta
(End.) ; fig. 53 : E. setosa n. sp. ; fig. 54 : E. subvenosa (End.) ; fig. 55 : E. pilifera n. sp. Échelle commune, sauf
fig. 51.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
279
Proche par sa coloration et sa nervation d ’E. subvenosa, E. lydiae en diffère par l’hypopyge (J,
qui la distingue aussi des autres espèces comoriennes. Trois espèces des Séchelles ne sont connues que
par des $$, tandis que celle d’i?. lydiae reste à découvrir ; on ne pourra donc les séparer que par des
caractères autres que les dessins abdominaux, sur lesquels le dimorphisme sexuel joue dans ce genre.
E. flabellipennis est de coloration de fond rousse, l’occiput concolore avec le mésonotum, et surtout
se distingue de toutes les autres par la nervure Al bien distincte. E. areolata a l’occiput roux et les
balanciers bruns, ce dernier caractère la sépare de toutes les autres espèces du groupe.
E. lydiae est surtout proche d 'E. tricincta, dont elle ne se distingue (compte tenu du fait que l’on
ne peut se fier à la coloration de l’abdomen) que par le flagelle antennaire plus sombre (gris jaunâtre
chez l’espèce séchelloise) et le postnotum plus clair ( tricincta : entièrement noir). Il existe une espèce
vicariante, non décrite, à Madagascar (Tuléar), qui ne diffère d’E. lydiae que par des détails mineurs
de coloration et de pièces génitales.
Exechia pilifera n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,5 mm. Tête : occiput roux ; antennes : scape jaune, pédi-
celle roux, flagelle brisé (allotype : flagelle brun, plus clair à la base, articles plus larges que longs).
Face et palpes jaune roux.
Thorax : scutum entièrement jaune roux ; scutellum brun roux, deux longues soies scutellaires
apicales ; postnotum jaune roux. Pleures jaune roux, plus sombres dorsalement ; trois fortes soies
propleurales, anépisternite portant un groupe de cils couchés occupant le tiers dorsal de ce sclérite.
Hanches et pattes jaunes, tarses bruns, éperons brunâtres ; fémurs III étroitement brunis à l’apex.
Tibias I et II ornementés comme chez les espèces précédentes, la rangée du tibia II ne s’étendant que
sur les deux tiers de la longueur. Rapport protarse I / tibia I = 3,8 : 3,3.
Ailes jaunâtres. Sous-costale aussi courte que chez E. setosa. Pétiole de la fourche médiane plus
de quatre fois plus court que rm (3 : 14) Nervures médianes et Cul largement effacées à l’apex, M3
peu sclérifiée ; Al absente, A2 longue. Balanciers roux.
Abdomen : tergite I brun, étroitement jauni à la base, sous le postnotum ; tergites II-V jaunes,
portant une large tache triangulaire discale, brune ,à pointe basale effacée avant la marge sur les tergites
II, III et IV. Tergites suivants plus largement brunis.
Hypopyge (fig. 46) jaune. Marge apicale des gonocoxopodites dépourvue de soies différenciées,
par contre un fort processus ventral noirci à l’apex. Styles : fig. 48.
Allotype $ semblable au g. Tergite abdominal I jauni à la marge apicale, taches triangulaires
brunes des tergites suivants plus distinctes et plus étendues, leurs pointes et leurs bases se rejoignant
d’un tergite à l’autre sur la ligne médiane. Ovipositeur jaune, cerques unisegmentés (fig. 55).
Holotype (J : Moiiéli, Djoumadounia, 100-150 m, 29.XI.1973 ; Allotype $, 1 paratype (J et
2 paratypes $$ : Anjouan, Col de Moya, 850 m, 16.1.1974 ; 1 paratype $ : Madagascar Centre,
75 km N-0 de Tsiroanomandiby, région du Bongolava, lambeaux forestiers, 1 250 m, début XII.1974
(A. Peyrieras).
E. pilifera se distingue de toutes les autres espèces connues de la sous-région malgache par la
présence de trois soies propleurales, la ciliation de l’anépisternite, le processus sternal sclérifié chez
l'hypopyge des <$<$, et les cerques unisegmentés chez la $$. Tous ces caractères la mettent nettement
à part au sein du groupe seriata-subvenosa, auquel elle appartient cependant par son ornementation
tihiale.
Exechia sp.
Une femelle prise à la Grande Comore, La Grille (Guiri), 850-900 m, 10.1.1974, appartient aussi
au groupe seriata-subvenosa, mais la structure de l’ovipositeur et la couleur brune du capitule des balan-
Source : MNHN, Paris
L. MATILE
ciers ne permettent pas de la rapporter à l’une quelconque des espèces déjà connues de la sous-région
malgache.
Genre PSEUDEXECHIA Tuomikosi
Pseudexechia Tuomikoski, 1966 a : 180.
Ce genre comprend quelques représentants répartis de l’Afrique équatoriale à l’Afrique orientale.
Pseudexechia silhouettensis (Enderlein) est connu des Séchclles. Un seul exemplaire, $, de ce genre a
été capturé à la Grande Comore (La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974). Il diffère notamment de P. sil-
houettensis par l’absence de bandes mésonotales et semble surtout proche, par la coloration, de P. han-
cocki Matile, dont il se distingue par le tergite pré-génital entièrement noir. En l’absence de <$, je crois
préférable de ne pas nommer cette espèce.
Genre ALLODIA Winnertz
Allodia Winnertz, 1863 : 826 ( pro parte), emend. Tuomikoski, 1966 a : 182.
Aucun Allodia n’a été décrit de la région afrotropicale mais j’ai sous les yeux une espèce du
Cameroun occidental appartenant au sous-genre Allodia s. str. ; l’espèce comorienne décrite ci-dessous,
au contraire, se classe dans les Brachycampta.
Allodia (Brachycampta) flavorufa n. sp.
Holotype <?. — Longueur de l’aile : 2,0 mm. Tête : occiput jaune roux à soies noires. Antennes :
s cape, pédicelle et base du premier article flagellaire jaunes, articles suivants progressivement assom¬
bris, derniers articles brun noir. Face et palpes jaunes.
Thorax : scutum d’un jaune roux uniforme ; scutellum jaune roux, cilié et bruni sur le disque,
deux longues soies scutellaires apicales. Postnotum jaune roux. Pleures jaunes, pleurotergites jaune
roux, deux soies propleurales. Hanches et pattes jaunes, tarses assombris, éperons brun noir. Tibia
et protarse I subégaux.
Ailes hyalines ; sous-costale courte, pétiole de la fourche médiane un peu plus long que rm,
fourche cubitale débutant largement avant la base de rm. Ml, M2, et M3 évanescentes à la base. Balan¬
ciers jaune pâle, capitule jaune roux.
Abdomen : tergite I jaune, bruni à l’apex ; tergites II à VI jaunes avec une étroite bande médiane
brune occupant toute la longueur de chaque tergite, l’ornementation se présentant de ce fait sous forme
d’une ligne longitudinale continue de II à IV. Tergite V entièrement brun noir, VI brun noir avec une
large bande apicale jaune ; sternites jaunes. Hypopyge (fig. 56) jaune sombre ; styles : fig. 57.
Allotype $ semblable au <J, mais tergite abdominal VI presque entièrement jaune, seulement
faiblement bruni à la base.
Holotype (J, allotype $, 2 paratypes £<$ et 2 paratypes $$ : Mohéli, Djoumadounia, 100-150 m,
29.XI.1973. Autres paratypes : Mohéli, Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973, 2 1 $ ; N’Gama-
roumbo, 20 m, 1.XII.1973, 1 (J, 1 $ ; Grande Comore, La Grille (Guiri), 850-900 m, 10.1.1974, 2 $$.
Mycetophilini
Genre PHRONIA Winnertz
Phronia Winnertz, 1863 : 857.
La région afrotropicale ne renferme jusqu’ici qu’un seul Phronia décrit, P. brevifurcata (Ender¬
lein), des Séchelles. Cette espèce a été placée par son auteur dans le genre Macrobrachius Dziedzicki,
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
282
L. MATILK
longtemps considéré comme synonyme de Phronia mais rétabli récemment, à juste titre, par Gagné
(1975). L’examen du type d’ENDERLEiN montre qu’il appartient plutôt aux Phronia ; en effet, si la
fourche cubitale est particulièrement brève, la nervure costale dépasse peu R5 et surtout le tergite
abdominal VII est loin d’être aussi grand que chez Macrobrachius : son aspect est tout à fait le même
que chez Phronia. Comme Gagné, je pense que ce caractère, lié à ceux de l’aile, assure suffisamment la
séparation des deux genres. Plusieurs espèces de Phronia vivent sur le Continent africain, mais ne sont
pas encore nommées. Les espèces comoriennes décrites ci-dessous appartiennent au même groupe que
P. breoifurcata, groupe qui se trouve aussi en Afrique.
Le groupe de P. breoifurcata est cependant un peu à part des Phronia typiques, non seulement
par la réduction prononcée de la fourche cubitale, mais aussi par un certain nombre d’autres caractères
plus significatifs : nervure rm ciliée ventralement comme dorsalement, postnotum dépourvu de soies,
gonocoxopodites largement séparés à la base, lobe dorsal du style dépourvu de longues soies margi¬
nales. Cet ensemble justifierait peut-être l’établissement d’un sous-genre, ou même d’un genre distinct.
L’examen des autres espèces afrotropicales et des taxa apparentés aux Phronia s’impose avant d’en décider.
Phronia riparia n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 1,7 mm. Tête : occiput roux. Antennes : scape, pédicelle
et les deux premiers articles du flagelle jaune roux, le reste progressivement bruni, les derniers articles
flagellaires noirs. Face jaune, palpes brun noir.
Thorax : scutum roux sur le disque, jaune aux marges latérales, portant trois larges bandes
longitudinales un peu plus sombres, très peu distinctes, visibles seulement en vue frontale. Scutellum
roux, quatre longues soies scutellaires apicales fortement divergentes, les externes un peu plus courtes
que les internes. Postnotum roux, taché de brun latéralement. Pleures jaunes, anépisternite et pleuro-
tergite jaune brunâtre ; deux soies propleurales, quatre anépisternales. Hanches et pattes jaunes ;
hanches III avec une trace externe brune, fémur III brun noir à l’apex, le brunissement allant en s’affai¬
blissant mais étendu à tout le tiers apical. Tibia III étroitement brun noir à l’apex ; éperons jaunes.
Protarse I plus court que le tibia (2,1 : 2,4).
Ailes jaunes. Sous-costale libre à l’apex, prolongée sous forme de trace jusqu’au niveau d’envi¬
ron le quart apical de la cellule basale. Costale dépassant R5 sur moins du quart apical de l’intervalle
R5-M1. Pétiole de la fourche médiane un peu plus long que rm. Fourche cubitale très courte, rapport
pétiole/fourche = 3 : 0,6. Balanciers jaune roux.
Abdomen : tergite I jaune roux, une tache apicale brune triangulaire ; tergites II à IV brun noir,
marqués de chaque côté, ventralement et basalement, d’une tache triangulaire jaune roux. Tergites
suivants brun noir, sternites jaunes. Hypopyge (fig. 60) jaune ; styles : fig. 58.
Holotype <$ et un paratype : Mohéli, N’Gamaroumbo, rives du M’Ro Oibouéni, 20 m, l.XII.
1973.
P. brevifurcata (End.) diffère de P. riparia n. sp., outre la structure de l’hypopyge, par les antennes
moins largement jaunies (seuls le scape, le pédicelle et la base du premier article flagellaire) et les bandes
mésonotales plus nettes, surtout les externes. L’hypopyge de l’holotype d’ENDERLEiN est dessiné
fig. 61, pour comparaison.
Phronia flobertae n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,5 mm. Tête : occiput brun, roussâtre à la base. Antennes :
scape, pédicelle et premier article du flagelle jaunes, articles flagellaires 2 et 3 bruns, le reste brisé.
Face jaune, palpes brunâtres.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
283
Thorax : scutum jaune roux, portant trois faibles bandes longitudinales brunes, la médiane
incomplète en arrière. Scutellum brun, quatre longues soies scutellaires apicales (les externes sont tom¬
bées, chez l’allotype elles sont plus courtes que les internes). Postnotum roux. Pleures jaune roux,
pleurotergite brun, hypopleure légèrement bruni. Deux soies propleurales fortes et une faible, trois
fortes anépisternales. Hanches jaunes, les postérieures légèrement brunies à l’apex ; pattes médianes
et postérieures cassées, pattes antérieures jaunes (allotype : fémur III bruni sur le quart apical, tibias
II et III brunis à l’apex, éperons bruns).
Ailes jaunes marquées d’une large bande préapicale, peu distincte. Sous-costale libre à l’apex,
bien sclérifiée, s’étendant un peu plus loin que le niveau du milieu de la cellule basale. Costale dépassant
à peine R5 ; fourche cubitale moins réduite que chez l’espèce précédente (rapport pétiole/fourche =
3,2 : 1). Balanciers roux.
Abdomen : tergite I roux, légèrement bruni à l’apex ; tergites II-III jaune roux, portant chacun
une large tache triangulaire brune à base apicale qui laisse jaune toute la moitié ventrale de ces tergites.
Tergite IV à tache brune plus étendue ventralement, tergites suivants brun noir, sternites jaunes.
Hypopyge (fig. 62) jaune.
Allotype $ semblable au <J, mais la bande scutale médiane quasiment effacée ; tergite VII et
ovipositeur roux. Tergite VIII avec deux fortes soies aplaties, apicales ; cerques bisegmentés, dernier
article très petit, triangulaire.
Holotype g, allotype $ : Anjouan, col de Moya, 850 m, 16.1.1974. Matériel additionnel : un
hypopyge perdu lors de la préparation, Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 16.XI.1973.
Cette espèce est respectueusement dédiée à Madame R. Flobert en souvenir de la chaleureuse
hospitalité qu’elle a bien voulu nous accorder à Bambao (Anjouan).
P. flobertae diffère notamment de P. riparia, outre les pièces génitales, par le protarse I propor¬
tionnellement plus long, les éperons bruns au lieu de jaunes, la présence de bandes mésonotales distinctes.
Elle est surtout proche de P. breoifurcata, dont l’hypopyge est cependant bien différent. Une espèce
non décrite, assez voisine par la coloration et les pièces génitales, existe au Malawi.
Phronia fusconitida n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 2,5 mm. Tête : occiput brun noir, luisant. Antennes : scape,
pédicelle et base du premier article flagellaire jaune sombre, le reste brun. Face jaune, palpes jaune
brunâtre.
Thorax : scutum entièrement brun noir, luisant, surtout en vue frontale. Scutellum brun, quatre
longues soies scutellaires apicales, les externes plus courtes. Postnotum brun jaunâtre. Pleures jaunes,
propleure, anépisternite, pleurotergite et hypopleure plus sombres. Deux soies propleurales, quatre
anépisternales. Hanches et pattes jaunes ; hanches II et III brunies à l’apex. Fémur II bruni sur toute
la longueur de la face dorsale et, plus légèrement, de la face ventrale ; fémur III largement bruni à
la face dorsale, plus étroitement à la face ventrale, tout le quart apical du fémur brun. Tibias II et III
légèrement brunis à l’apex. Éperons jaune brunâtre. Protarse I plus long que le tibia I (2,2 : 2).
Ailes jaunes. Sous-costale longue, s’étendant presque jusqu’au niveau de l’extrémité de la cellule
basale. Costale dépassant à peine R5. Pétiole de la fourche médiane subégal à rm. Fourche cubitale
trois fois plus courte que le pétiole. Balanciers : pédicelle jaune, capitule brun.
Abdomen : tergites bruns, sauf ventralement, où les tergites II à IV sont largement jaunis ;
sternites jaunes. Hypopyge (fig. 59) jaune sombre.
Holotype : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 14.XI.1973 ; un paratype : id.,
13.XI.1973.
Source : MNHN, Paris
284
L. MATILE
P. fusconitida se distinguera des autres espèces comoriennes, et de celle des Séchelles, par la
coloration brun luisant du scutum.
Genre MYCETOPHILA Meigen
Fungivora Meigen, 1800 : 16 (supprimé, Opinion 678, I.C.Z.N., 1963 : 339).
Mycetophila Meigen, 1803 : 263.
Trois espèces de ce genre seulement sont connues de la région afrotropicale : Mycetophila rufi-
collis Meigen (= lineola auct., non Meigen), M. collineola Speiser et M. subscutellaris (Lindner). La pre¬
mière est censée habiter les régions paléarctique, néarctique, orientale et afrotropicale ; en Afrique,
elle s’étend du Golfe de Guinée à l’Afrique orientale et australe. Cependant, les recherches récentes
de Lastovka (1972, 1975) ont montré qu’en région holarctique était rassemblé sous ce nom tout un
complexe d’espèces distinctes ; cet auteur a reconnu qu’il en était de même en Asie et en Afrique ( comm.
pers.) ; M. collineola Speiser appartient à ce complexe afrotropical actuellement à l’étude.
Peu communs dans les forêts africaines de basse altitude, les Mycetophila semblent un peu plus
abondants en montagne. M. subscutellaris a été capturé à 3 500 m, sur le Mont Kibo, dans une associa¬
tion à Bruyères arborescentes, Séneçons et Lobélies (Lindner, 1958) ; M. collineola a été pris de 2 000
à 2 700 m sur le Kilimandjaro (Speiser, 1910; Edwards, 1914) et à 2 400 m sur le Mont Kenya
(Edwards, 1914). D’autres espèces me sont connues notamment des montagnes du Cameroun occi¬
dental et du Mont Kenya.
Aucun Mycetophila n’est cité jusqu’ici de la sous-région malgache, mais le D r . B. R. Stuckenberg
en a récolté plusieurs espèces dans des localités montagnardes de Madagascar (Montagne d’Ambre,
Andringitra, Pic Boby...). L’espèce décrite ci-dessous a été découverte aux Comores sur les flancs du
Karthala.
Mycetophila karthalae n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,6 mm. Tête : occiput brun. Antennes : scape, pédicelle
et l’extrême base du premier flagellomère jaune sombre, le reste du flagelle brun. Face et palpes bruns.
Thorax : scutum brun noir à pruinosité grise, portant trois bandes longitudinales brunes, non
pruineuses, peu distinctes, la médiane incomplète en arrière, les latérales incomplètes en avant. Scutel-
lum et postnotum brun noir, quatre longues soies scutellaires apicales subégales. Pleures bruns, le pro¬
thorax un peu plus clair, jaune sombre dorsalement. Trois soies propleurales, quatre anépisternales
fortes et trois mésépimérales. Hanches et pattes jaune sombre ; hanches II et III brunies à l’apex,
de même que les fémurs II et III, le III de plus étroitement bruni aussi sur la moitié apicale de la face
dorsale. Tibia II avec deux soies ventrales, pas d’antéro-dorsales. Tibia III : 3 dorsales, 4 antérodor-
sales, 1 postérieure préapicale faible, une seule rangée de chétules sombres entre les dorsales et les antéro-
dorsales. Éperons jaune sombre.
Ailes jaune brunâtre ; une tache centrale s’étendant du pétiole de la fourche médiane à la marge
antérieure de l’aile, une tache apicale antérieure plus faible occupant près de la moitié de la longueur
de l’aile de Ml à la costale, et renfermant une tache ovalaire claire, allongée, le long de R5, au niveau
de son quart apical. Base de l’aile, et partie comprise entre la tache centrale et la tache apicale, d’un
jaune plus clair. Pétiole de la fourche médiane plus court que rm. Fourche cubitale au niveau de la
fourche médiane. M, avant rm, portant 6 microchètes ventraux. Balanciers jaunes.
Abdomen uniformément brun noir. Hypopyge (fig. 63) brun, styles jaunâtres (fig. 64).
Allotype $ semblable à l’holotype, taches alaires nettement plus marquées ; ovipositeur brun.
Holotype <$, allotype $ et 1 paratype Ç : Grande Comore, Karthala, La Convalescence, 1640-
1680 m, 21.XI.1973.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
L. MATILE
M. karthalae est très proche de M. subscutellaris (Lindner), d’Afrique orientale, et surtout d’une
espèce inédite d’Afrique du Sud, province du Cap, dont l’hypopyge est tout à fait du même type. Ces
trois espèces, par leur ornementation alaire et la conformation des genitalia mâles, appartiennent au
groupe de M. ocellus Walker, mais M. karthalae diffère du groupe B de Laffoon (1965), qui renferme
M. ocellus, par la présence de 6 microchètes ventraux, au lieu de 0-2, sur la médiane avant m.
Mycetophila sp.
Une espèce bien différente de celle du Karthala, représentée par une seule $, a été capturée
à La Grille, Guiri (850-900 m, 10.1.1974). Elle appartient au groupe de M. aléa Laffoon, dont elle montre
l’ornementation thoracique et abdominale caractéristique, mais il n’y a pas de tache alaire pré-apicale.
Genre PLATUROCYPTA Enderlein
Platurocypla Enderlein, 1910 b : 76.
Neoepicypta Coher, 1949 : 172.
Epicypta auct., non Winnertz, 1863.
Le genre Platurocypta n’est actuellement représenté que par deux espèces afrotropicales : P. lim-
batifemur Enderlein, des Séchelles, l’espèce type du genre, et P. approximata (Edwards), des montagnes
d’Afrique orientale. Il est cependant assez répandu dans toute la région afrotropicale : j’en connais
plusieurs espèces d’Afrique occidentale et équatoriale, d’Afrique orientale et méridionale, de Madagascar
et de La Réunion. Ce genre est très bien représenté aux Comores, puisqu’il a livré 9 espèces, toutes
nouvelles. La clé suivante, à laquelle sont incorporées les deux espèces déjà décrites, permettra de les
reconnaître.
Clé des Platurocypta actuellement connus de la Région afrotropicale
1. Balanciers à capitule brun ou noir. 2
— Balanciers à capitule jaune ou jaune orangé. 5
2. Deux grandes taches antérieures jaunes sur le scutum ; sclérites pleuraux peu réduits, de
type Mycetophila ; occiput et scutum non ponctués. P. ambigua n. sp.
— Au plus la marge antérieure du scutum étroitement jaunie ; pleures normaux ; occiput et
scutum ponctués . 8
3. Marge antérieure du scutum jaune ; propleure jaune ; fémur III non bruni le long du bord
dorsal; 3 soies propleurales. P. julieni n. sp.
— Scutum uniformément noir ; propleure noir ; fémur III bruni dorsalement ou non ; 2 ou
3 propleurales . 4
4. Deux propleurales ; bord dorsal du fémur III bruni sur toute sa longueur ; RI et R5 normale¬
ment écartées. P. nigronitida n. sp.
— Trois propleurales ; fémur III bruni dans le quart apical ; RI et R5 serrées contre le bord
costal, l’écartement entre les nervures ne dépassant pas, dans la partie médiane, le double
de l’épaisseur d’une nervure. P. approximata (Edw.)'
5. Scutum entièrement noir. 6
— Scutum jauni plus ou moins distinctement à la marge antérieure. 9
6. Au moins RI serrée contre le bord costal. 7
— Nervure RI normalement écartée. 8
7. RI et R5 serrées contre C ; pétiole de la fourche médiane double de rm ; fémur III, en dehors
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
287
du quart apical, non bruni le long du bord dorsal. P. balkisae n. sp.
— R5 normalement écartée de RI ; pétiole de la fourche médiane égal à rm ; bord dorsal du
fémur III entièrement bruni. P. angazidziana n. sp.
8. Hypopyge comme sur la fig. 73. P. flavomarginata n. sp.
— Hypopyge $ comme sur la fig. 74. P. limbatifemur End.
9. RI normalement écartée de la costale. P. dzialandzea n. sp.
— RI serrée contre la costale, l’écartement ne dépassant pas, dans la partie médiane, le double
de l’épaisseur de RI. 10
10. Grande taille : longueur de l’aile largement supérieure à 2 mm ; propleure bordé de jaune
ventralement. P. fuscomarginata n. sp.
— Petite taille : longueur de l’aile inférieure à 2 mm ; propleure entièrement noir.. P. tenuis n. sp.
Platurocypta ambigua n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête : occiput brun, mat, non ponctué ; front brun.
Antennes : scape et pédicelle jaunes, premier flagellomère brun jaunâtre, le reste brun noir. Face brune,
palpes jaunes.
Thorax : scutum noir, mat, non ponctué ; deux grandes taches jaunes aux angles antérieurs,
deux petites aux angles postérieurs. Scutellum et postnotum noirs, deux paires de scutellaires apicales,
les internes dépassant largement l’apex des externes. Pleures : anépisternite et pleurotergite brun noir,
le reste brun, sauf l’hypopleure jaune brunâtre ; 3 propleurales fortes. Mésépimère, katépisternite méso¬
thoracique et pleurotergite moins réduits que chez les autres Platurocypta, plutôt de type Mycetophila.
Hanches et pattes jaunes, éperons jaunes. Fémurs II et III légèrement brunis à l’apex. Tibia
II avec 2 longues soies ventrales, 3 antérieures, 5 dorsales, 3 courtes postérieures ; tibia III : 1 rangée
antéro-dorsale et 1 rangée dorsale.
Ailes jaunâtres, sans taches. Costale dépassant R5 sur environ le tiers de l’intervalle R5-M1.
Nervures RI et R5 normalement écartées. Fourche cubitale débutant un peu avant la fourche médiane.
Transverse rm, courte, le pétiole de la fourche médiane deux fois plus long ; rm et moitié distale de M
ciliées à la face ventrale. Balanciers : pédicelle jaune sombre, capitule brun.
Abdomen entièrement brun noir. Hypopyge (fig. 75) jaune brunâtre. Gonocoxopodites à nom¬
breuses soies fines, style ventral portant 2 fortes épines noires, style dorsal bilobé.
Holotype $ : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 16.XI.1973.
Par plusieurs caractères, P. ambigua tient une place à part dans le genre et semble plutôt proche
des Mycetophila ; une espèce de même type, représentée par une femelle unique, habite la Rhodésie
du Sud. Cependant, ses genitalia sont morphologiquement proches de celles de P. julieni et dzialand¬
zea, c’est pourquoi je l’ai maintenue dans les Platurocypta.
Platurocypta angazidziana n.sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,6 mm. Tête : occiput noir brillant, ponctué ; front jaune
brunâtre. Antennes : scape et pédicelle jaunes, flagelle brunâtre. Face jaune brunâtre, palpes jaune orangé.
Thorax : scutum entièrement noir brillant, ponctué. Scutellum noir, légèrement pruineux, 4
longues scutellaires apicales subégales ; postnotum concolore. Pleures brun noir, propleure jauni
ventralement ; 3 fortes soies propleurales. Hanches I et pattes jaune orangé, hanches II et III jaunes,
éperons tibiaux brun noir ; fémur III étroitement bruni à l’apex, fortement bruni tout le long de la
Source : MNHN, Paris
Fie. 71-76. — Plalurocypla, hypopyge, face sternale. Fig. 71 : P. approximala Edw. ; fig. 72 : P. balkisae n. sp. ; fig. 73 :
P. flaoomarginata n. sp. ; fig. 74 : P. limbatifemur End. ; fig. 75 : P. ambigua n. sp. ; fig. 76 : P.julieni n. sp. Echelles
= 0,1 mm ; fig. 71-72 : éch. en haut, fig. 73 à 76 : éch. en bas.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
marge dorsale. Tibia II : 2 soies ventrales fortes, 1 faible ; 3 antérieures, 6 dorsales. Tibia III avec une
rangée oblique de 8 antérieures ; 5 dorsales.
Ailes jaunâtres, un peu plus sombres à la marge antérieure. Costale dépassant R5 sur un peu moins
du tiers de l’intervalle R5-M1. RI courte, très proche de C, R5 normale. Pétiole de la fourche médiane
égal à rm, M et rm ciliées ventralement. Fourche cubitale débutant au niveau de la fourche médiane.
Balanciers entièrement jaunes.
Abdomen noir, luisant ; hypopyge (fig. 70) jaune. Gonocoxopodites avec des soies rares et courtes.
Style ventral formé de 2 lobes, l’un ventral, l’autre dorsal, le ventral dépourvu de soies remarquables,
le dorsal avec une rangée interne de petites épines sombres. Style dorsal simple, foliacé, bordé de soies.
Allotype $ semblable à l’holotype, ovipositeur jaune.
Holotype et allotype $ : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974.
Les pièces génitales <J(J de cette espèce ne permettent pas de la rapprocher des autres espèces
actuellement connues de la sous-région malgache. La position de RI, très proche de la costale tandis
que R5 en est normalement écartée, permettra de la reconnaître aisément.
Platurocypta balkisae n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,2 mm. Tête : occiput brun noir, luisant, à ponctuation
profonde. Antennes : scape et pédicelle jaunes, flagelle brun noir. Face brune, palpes jaunes.
Thorax : scutum noir, luisant, ponctué, la ponctuation grosse et espacée. Scutellum et post-
notum noirs, quatre longues soies scutellaires apicales, les internes dépassant les externes en arrière.
Pleures : propleure et anépisternite noirs, luisants, ponctués, le reste brun noir ; trois propleurales
longues. Hanches et pattes jaunes, fémur III fortement bruni, sur le quart apical ; éperons jaune brunâtre.
Tibia II avec 2 soies antérieures, 1 antéro-dorsale, 5 dorsales + 1 pré-apicale très longue, 2 ventrales
longues ; tibia III : 1 externe, 6 antéro-externes, 5 dorsales.
Ailes jaunes, sans taches, mais d’un jaune plus sombre le long de la marge antérieure. Costale
dépassant R5 sur le tiers de l’intervalle R5-M1 ; sous-costale très courte, libre à l’apex. RI très rappro¬
chée de la costale, séparée d’elle, dans la partie moyenne de son trajet, par environ le double de son
épaisseur, de même que de R5. Pétiole de la fourche médiane près de deux fois plus long que rm, celle-ci
ciliée ventralement ; pas de macrochètes ventraux sur M avant rm. Fourche cubitale débutant après
la fourche médiane. Anale longue. Balanciers entièrement jaunes.
Abdomen : tergites noirs, luisants, jaunis à la marge ventrale. Hypopyge (fig. 72) jaune ; style
ventral portant de longues soies externes sombres et des soies internes claires ; style dorsal multilobé.
Allotype $ semblable à l’holotype, ovipositeur jaune.
Holotype $ et allotype Ç : Grande Comore, Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m, 21.XI.
1973. L’espèce est nommée d’après Balkis, Reine de Saba dont, selon une légende comorienne, le
trône fut jeté dans le cratère en feu du Karthala.
Cette espèce est très proche de P. approximata (Edwards), du Kilimandjaro, tant par la nerva¬
tion que par les pièces génitales. P. approximata diffère de P. balkisae par la fourche cubitale débutant
un peu avant la médiane et la costale dépassant R5 sur moins du quart de l’intervalle R5-M1. Edwards
(1914) ne signale pour son espèce qu’une seule paire de soies scutellaires ; en fait, l’examen du type
montre les insertions d’une paire de scutellaires externes, dont le diamètre indique que les soies qu’elles
portaient devaient être à peu près aussi longues que les scutellaires internes. L’hypopyge de l’holotype
de P. approximata est dessiné fig. 71.
19
Source : MNHN, Paris
290
L. MATILE
Platurocypta dzialandzea n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête : occiput brun, mat, très faiblement ponctué.
Antennes : scape, pédicelle et base du premier flagellomère jaunes, le reste brun noir. Face brune, palpes
jaune orangé.
Thorax : scutum brun noir, faiblement luisant, ponctué, pruineux de gris latéralement ; marge
antérieure étroitement jaune, jusqu’au calus huméral, deux petites taches jaunes préscutellaires. Scutel-
lum brun noir, jauni latéralement ; quatre longues scutellaires, les internes dépassant légèrement les
externes. Postnotum brun noir. Pleures bruns, anépisternite et pleurotergite noir brunâtre, l’anépis-
ternite ponctué dorsalement ; trois propleurales fortes. Hanches et pattes jaune orangé, fémurs II
étroitement brunis à l’apex, les pattes III manquent. Tibia II avec 2 soies ventrales, 2 externes, 5 dor¬
sales, 1 postérieure + 1 longue apicale.
Ailes jaunes, sans taches, un peu plus sombres le long du bord antérieur. Costale dépassant R5
sur environ le quart de l’intervalle R5-M1, ces deux nervures normalement écartées. Pétiole de la fourche
médiane à peine plus long que rm, celle-ci ciliée ventralement ; 3 ou 4 macrochètes sur M avant rm.
Fourche cubitale débutant à peu près au niveau de la fourche médiane. Balanciers : pédicelle jaune,
capitule jaune orangé.
Abdomen entièrement noir, sauf l’hypopyge (fig. 66), jaune. Gonocoxopodites à soies nombreuses,
les apicales plus longues et serrées. Style ventral bilobé, le lobe externe portant deux épaisses soies
noires, spiniformes. Style dorsal avec deux processus internes, le plus ventral pourvu d’une petite
épine apicale.
Holotype (J : Anjoxjan, Lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974.
Les gonocoxopodites <J(J portant de longues soies apicales sont caractéristiques chez cette espèce ;
l’hypopyge est du même type que ceux de P. julieni et ambigua.
Platurocypta flavomarginata n. sp.
Holotype <?. — Longueur de l’aile : 2,2 mm. Tête : occiput brun noir, luisant, finement ponctué.
Antennes : scape, pédicelle et base du premier article du flagelle jaunes, le reste jaune grisâtre jusqu’à
l’article 4 du flagelle compris, puis brunâtre. Face et palpes jaunes.
Thorax : scutum entièrement brun noir, luisant, finement ponctué. Scutellum brun noir, légère¬
ment pruineux sur le disque, 4 longues scutellaires apicales noires subégales. Postnotum brun noir.
Propleure et anépisternite brun noir, luisants, ponctués ; 3 longues soies propleurales. Reste des pleures
brun pruineux de gris, sauf le métakatépisternite (hypopleure), jaune pruineux, apparaissant gris argenté
sous certains angles.
Hanches et pattes jaunes, macrochètes bruns, éperons jaune brunâtre. Marge dorsale et apex,
étroitement, du fémur III brunis. Tibia II avec 3 soies antérieures, 5 dorsales et 2 ventrales. Tibia III :
6 antérieures, 1 antéro-ventrale, 4 dorsales.
Ailes jaunâtres, brunies le long de la marge antérieure, une tache plus sombre, diffuse, sur rm.
Costale dépassant l’apex de R5 sur près du tiers de l’intervalle R5-M1 (7 : 10) ; sous-costale courte,
effacée à l’apex. Nervures RI et R5 normalement écartées. Rm un peu plus courte que le pétiole de la
fourche médiane, face ventrale ciliée, 2 microchètes sur M avant rm. Fourche cubitale débutant sous la
fourche médiane. Anale longue et forte, prolongée presque jusqu’à la marge de l’aile. Balanciers entière¬
ment jaunes.
Abdomen : tergites brun sombre, luisants, largement jaunis à la marge ventrale. Hypopyge
(fig. 73) jaune. Gonocoxopodites avec d’assez nombreuses petites soies ventrales. Style ventral portant
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILEDAE
291
de fortes soies marginales, les apicales externes spiniformes, et une soie interne claire, lancéolée. Style
dorsal avec, à la marge externe, une épine arrondie à l’apex.
Allotype $ semblable à l’holotype, ovipositeur jaune. Variations : chez quelques paratypes, la
fourche cubitale débute un peu après la fourche médiane ; chez d’autres, rm n’est pas tachée.
Holotype S, allotype $, 14 paratypes et 8 paratypes $$ : Gbande Comore, La Grille (Guiri)
850-900 m, 10.1.74 ; id., 14.XI.1973, 2 &?, 1 $•
Une espèce très proche de P. flavomarginata habite Madagascar Centre ; elle ne s’en distingue
que par sa teinte générale tirant sur le brun roux, et des détails des genitalia $$. L’espèce décrite des
Séchelles par Enderlein, P. limbatifemur, est également voisine et ne se distingue de P. flavomarginata,
que par les pièces génitales légèrement différentes, notamment des épines apicales plus nombreuses
sur le lobe ventral des gonostyles. Les trois espèces sont manifestement étroitement alliées et d’origine
commune. L’exemplaire de P. limbatifemur dont l’hypopyge est représenté fig. 74 appartient au British
Muséum et est ici désigné comme lectotype de l’espèce. Il porte les renseignements suivants : sur la
paillette, au recto, le n° 104, au verso « Mahé, ’ 08-9 / Seychelles Exp. » ; une étiquette circulaire « type »
(placée par Edwards) ; une étiquette « Platyrocypta / limbatifemur / Type Enderl. / det. Dr. Ender¬
lein », une autre « Seychelle Islands / Percy Sladen Trust /Expédition / 1911-497 ; enfin « lectotype /
par L. Matile, 1978 ». Ce spécimen correspond à l’un des 3 mâles cités par Enderlein de Mahé, Cascade
Estate.
Platurocypta fuscomarginata n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête : occiput brun, luisant, ponctué. Antennes :
scape et pédicelle jaune orangé, flagelle brunâtre, le premier article plus clair (presque jaune sous certains
angles). Face jaune brunâtre, palpes jaunes.
Thorax : scutum noir brunâtre luisant, ponctué, étroitement bordé de jaune à la marge anté¬
rieure ; une petite tache humérale jaune, une post-alaire. Scutellum noir, légèrement luisant, une petite
tache apicale jaune, diffuse ; 4 longues soies scutellaires apicales, les externes atteignant l’apex des
internes. Postnotum brun noirâtre. Pleures brun noirâtre, propleure et partie antérieure de l’anépisternite
non distinctement ponctués, faiblement luisants. Propleure bordé de jaune à la marge ventrale, 3 fortes
soies propleurales noires ; hypopleure jaune brunâtre. Hanches et pattes jaune orangé ; fémur III
bruni sur toute la longueur du bord dorsal et le cinquième apical. Tibia 11:2 soies ventrales longues
et 1 courte ; 3 antérieures ; 6 dorsales + 1 apicale. Tibia III : 1 antérieure, 7 antéro-dorsales, 6 dorsales.
Éperons brun jaunâtre.
Ailes jaunes, fortement enfumées de brun le long de la marge antérieure, une tache plus sombre
s’étendant sur Rs, rm et le pétiole de la fourche médiane. Costale dépassant R5 sur un peu moins du
tiers de l’intervalle R5-M1. Sous-costale longue, libre à l’apex. RI serrée le long de la costale, R5
à peu près normalement écartée de RI. Pétiole de la fourche médiane subégal à rm, cette dernière ciliée
ventralement, ainsi que M avant rm. Fourche cubitale commençant un peu après la fourche médiane,
anale longue. Balanciers entièrement jaunes.
Abdomen brun noir, hypopyge (fig. 67) brun jaunâtre. Style ventral bilobé, la marge interne
du lobe externe bordée de soies spiniformes, une courte épine apicale mousse (fig. 68) ; style dorsal
simple, aplati, bordé de soies fines.
Allotype Ç semblable à l’holotype, segment prégénital apparent à marge apicale orangé sombre
peu distincte, ovipositeur jaune orangé.
Holotype allotype $ et 1 paratype : Grande Comore, La Grille (Guiri), 850-900 m, 14.XI.
1973. Paratypes : id., 10.1.1974, 2 3 $$ ; Grande Comore, Nioumbadjou, ravin à Fougères arbo-
Source : MNHN, Paris
292
h. MAT1LE
rescentes, 550-600 m, 10.XI.1973, 1 $ ; Anjouan, col de Moya, 850 m, 16.1.1974, 2 <$,$, 1 $ ; Anjouan,
lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974, 2
P. fuscomarginata est étroitement allié à P. tenuis, dont elle ne diffère que par la taille, la colo¬
ration propleurale et des détails des styles (J(J (comparer les figs. 68 et 69).
Platurocypta julieni n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 2,6 mm. Tête : occiput brun, mat, ponctué ; front jaune
orangé. Antennes : scape, pédicelle et base du premier flagellomère jaunes, le reste brun noir. Face
et palpes jaunes.
Thorax : scutum brun, ponctué, luisant sous certains angles, pruineux latéralement sous d’autres ;
marge antérieure jaunie jusqu’au calus huméral compris. Scutellum brun, 4 scutellaires apicales, les
internes dépassant largement l’apex des externes. Pleures bruns, sauf le propleure, entièrement jaune,
et l’hypopleure, jaune brunâtre ; trois propleurales fortes. Hanches et pattes jaune orangé, fémurs II
étroitement et faiblement brunis à l’apex, fémur III plus largement et plus fortement. Tibia II avec
2 soies ventrales, 3 antérieures, 4 dorsales et 1 postérieure (en plus de l’apicale) ; tibia III : 6 antérieures,
4 dorsales longues alternant avec 4 courtes. Éperons jaune brunâtre.
Ailes jaunes, la marge antérieure un peu plus sombre, ainsi que rm. Costale dépassant R5 sur
le tiers de l’intervalle R5-M1 ; RI et R5 normalement écartées. Transverse rm très courte, le pétiole
de la fourche médiane à peine plus long ; rm ciliée ventralement, ainsi que M sur les deux tiers apicaux.
Fourche cubitale débutant très peu avant le niveau de la fourche médiane. Anale longue, courbée à
l’apex. Balanciers à pédicelle jaune et capitule brun noir.
Abdomen entièrement noir, sauf l’hypopyge (fig. 76) jaune. Gonocoxopodites portant des soies
subégales, dénudés dans la moitié basale. Style ventral petit, simple, avec 2 fortes soies noires. Style
dorsal complexe, portant 4 lobes dont l’un terminé par une forte épine sombre.
Allotype Ç semblable à l’holotype, ovipositeur jaune orangé. Un paratype $ montre une nervation
alaire anormale : M2 interrompue sur les deux ailes, fourche cubitale réduite sur l’aile gauche, où elle
débute largement après la fourche médiane.
Holotype (?, allotype $, 1 paratype (J et 3 paratypes $$ : Grande Comore, La Grille, Guiri,
850-900 m, 10.1.74 ; id., 14.XI.1973, 1 $.
L’espèce est dédiée à Monsieur R. Julien, en souvenir de son aimable accueil à Nioumbadjou
(Grande Comorc).
P. julieni est, par les pièces génitales, proche de P. dzialandzea, dont il se distingue immédiate¬
ment par la couleur des balanciers.
Platurocypta nigronitida n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 2,1 mm. Tête : occiput noir, luisant, ponctuation grosse
et serrée. Antennes : scape et pédicelle jaune orangé, flagelle brunâtre. Face brune, palpes jaune orangé.
Thorax : scutum uniformément noir brillant, ponctuation un peu plus fine que sur l’occiput.
Scutellum noir, luisant, légèrement pruineux de gris sur le disque ; 4 longues scutellaires apicales noires,
les internes dépassant légèrement l’apex des externes. Postnotum noir à pruinosité grise. Pleures noirs,
propleure noir luisant, deux propleurales longues, noires. Anépisternite luisant et ponctué, partie dorsale
du ptéropleure luisant, le reste pruineux de gris. Hanches et pattes jaunes à macrochètes brun noir ;
éperons tibiaux jaune brunâtre. Bord dorsal du fémur III brun, ainsi que l’apex. Chétotaxie tibiael
semblable à celle de P. flavomarginata.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
Ailes jaunes, brunies le long de la marge antérieure ; nervation comme chez P. flavomarginata
mais fourche cubitale débutant un peu avant le niveau de la fourche médiane. Balanciers : pédicelle
jaune, capitule noir.
Abdomen : tergites brun noir, luisants, sternites jaunes. Hypopyge (fig. 65) jaune. Gonocoxo-
podites ne portant que quelques soies ventrales ; style ventral avec 3 soies fortes ; style dorsal prolongé
par un lobe apical interne mince et allongé.
Allotype $ semblable à Pholotype, ovipositeur jaune. Variations : chez certains paratypes, la
transverse rm est plus ou moins tachée ; le nombre de soies antérieures des tibias III peut aller jusqu’à 10.
Holotype $, allotype $, 41 paratypes 22 paratypes ÇÇ : Gbande Comore, La Grille, Guiri,
850-900 m, 10.1.1974 ; id., 13.XI.1973, 1 1 $ ; 15.XI.1973, 1 $.
Platurocypta tenuis n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 1,8 mm. Tête : occiput brun, luisant, ponctué. Antennes :
scape et pédicelle jaunes, flagelle noir brunâtre, sauf l’extrême base du premier article. Face jaune
sombre, palpes jaune clair.
Thorax : scutum brun noir, luisant, fortement ponctué, très étroitement jauni le long de la marge
antérieure et, latéralement, jusqu’au calus huméral. Scutellum brun noir, pruineux ; 4 longues scutel-
laires, l’apex des externes arrivant au niveau de celui des internes. Postnotum brun noir. Pleures brun
noir pruineux. l’hypopleure plus clair, ainsi que le propleure, qui porte 3 longues soies. Anépisternite
faiblement ponctué.
Hanches et pattes jaunes, éperons brun noir. Fémur II étroitement bruni à l’apex, le fémur III
plus largement et son bord dorsal brun sur toute la longueur. Tibia II : 2 soies ventrales longues et
1 petite, 3 antérieures (non compris l’apicale) et 4 dorsales longues (d°) ; tibia III : 7 antérieures et
6 dorsales.
Ailes jaunes, plus sombres à la marge antérieure, cette infuscation s’étendant à rm et à la base
de la fourche médiane. Costale dépassant R5 sur environ le quart de l’intervalle R5-M1. RI courte,
proche de C, R5 normalement écartée. Pétiole de la fourche médiane égal à rm, cette dernière et M
ciliées à la face ventrale. Fourche cubitale débutant nettement après la fourche médiane. Anale longue,
courbée à l’apex. Balanciers entièrement jaunes.
Abdomen brun noir. Hypopyge jaune, très semblable à celui de P. fuscomarginata (cf. fig. 67),
en différant surtout par le style ventral, notamment la présence de 2 épines fortes à l’apex au lieu d’une
(comparer figs. 68 et 69).
Allotype $ semblable à l’holotype, ovipositeur jaune orangé.
Holotype <J : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974. Allotype $ : id., 14.XL
1973.
L’espèce est fort voisine de P. fuscomarginata, dont la sépare surtout la taille. L’aspect ventral
de l’hypopyge S est semblable, et je n’ai figuré que le style ventral, en vue latérale, pour comparaison
avec P. fuscomarginata (figs. 68 et 69).
Genre EPICYPTA Winnertz
Epicypta Winnertz, 1863 : 909.
Delopsis Skuse, 1890 : 623.
Les Epicypta sont extrêmement communs et variés dans toute la région afrotropicale, bien que
11 espèces seulement en aient été décrites ; des dizaines d’autres me sont connues. En ce qui concerne
Source : MNHN, Paris
294
L. MATILE
la sous-région malgache, trois espèces ont été décrites des Séchelles par Enderlein (1910). Ce genre
paraît subir une spéciation explosive en région tropicale : la seule île de Fernando-Poo nous en a livré
7 espèces (bien que nous n’ayons pu accéder à la forêt d’altitude) dont une seule habitant aussi le Came¬
roun, (Matile, 1973 c), et le matériel comorien en comprend 13, dont 11 sont décrites ci-dessous. A
titre de comparaison, notons que l’ensemble de la Région paléarctique comprend au plus une demi-
douzaine d’espèces dont une (jusqu’à plus ample informé) s’étend jusqu’en Amérique du Nord, où elle
est la seule représentante du genre. Les Régions néotropicale et orientale sont très riches en Epicypta,
comme la Région afrotropicale.
Les limites entre Epicypta, Plalurocypta et même Mycetophila sont parfois imprécises et tout
ce groupe demanderait à être révisé. Je considère ici les Epicypta dans leur sens classique, tel qu’il est
défini, par exemple, par Edwards (1925) dans sa révision générique des Mycetophilidae (sous le nom
de Delopsis).
Clé des Epicypta de la sous-région malgache
Scutum partiellement ou totalement brun ou noir. 2
Scutum entièrement jaune orangé. E. aurata n. sp.
Une bande scutale antérieure jaune au moins aussi large que le propleure. 3
Si un collier antérieur est présent, il est distinctement plus étroit que le propleure, ou bien
il est brun au lieu de jaune. 7
Scutum portant un collier subégal à la largeur du propleure. 4
Tout le tiers antérieur du scutum jaune. E. flavimaculata n. sp.
Pleures en grande partie bruns ou noirs. 5
Pleures jaunes, sauf le ptéropleure et le pleurotergite. E. maculipleura n. sp.
Propleure jaune . 6
Propleure brun roux. E. luridiceps (End.)
Anépisternite luisant ; 4 soies propleurales. E. monilis n. sp.
Anépisternite mat ; 3 soies propleurales. E. surdipleura n. sp.
Un collier scutal large, distinct, brun clair ou jaune ; abdomen peu jauni ventralement... 8
Collier scutal étroit (au plus 1/3 de la largeur du propleure) ou indistinct ; abdomen : au moins
le tiers ventral jaune. 10
Collier scutal jaune, atteignant environ les 2/3 de la largeur du propleure ; scutellum noir. . 9
Collier scutal brun clair, à peu près aussi large que le propleure ; scutellum orangé sur les
côtés. E. pilosistyla n. sp.
Soies tibiales brunes. E. chaetophora n. sp.
Soies tibiales orangées. E. coüaris (End.)
Ailes non tachées ; pattes entièrement jaunes. 11
Une tache sur rm ; tibias II et III nettement noircis à l’apex. E. maculosa n. sp.
Propleure entièrement brun. 12
Propleure entièrement jaune. E. hirsutistyla n. sp.
: marge postérieure des gonocoxopodites avec un lobe portant une longue et forte soie
noire (fig. 83). E. seychellensis (End.)
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE 295
__ £ ; n’ayant pas ce caractère. 13
13. 3 ■ styles externes avec une touffe apicale de soies noires, serrées (fig. 78). E. lophophora n. sp.
_ : styles externes ne portant que quelques petites soies (fig. 77). E. seditiosa n. sp.
Epicypta aurata n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,2 mm. Tête entièrement jaune orangé à pilosité dorée,
sauf les yeux, noirs, et la moitié apicale du flagelle antennaire, brun grisâtre. Occiput luisant et finement
ponctué.
Thorax entièrement jaune orangé à pilosité dorée et macrochètes noirs, sauf le scutellum entiè¬
rement brun noir, et le mésophragme largement noirci sur le disque. Quatre longues soies scutellaires
apicales ; 3 propleurales, 4 anépisternales fortes, 3 ptéropleurales.
Pattes : hanches, fémurs, tibias et tarses jaunes à pilosité dorée, éperons jaune grisâtre, macro¬
chètes bruns. Chétotaxie tibiale : II avec 1 ventrale forte et 2 faibles, 3 antérieures, 5 dorsales (non
compris l’apicale) et 1 postérieure préapicale courte plus 1 apicale longue ; tibia III : 6 antérieures,
6 dorsales, 5 postérieures.
Ailes entièrement jaunes. Costale ne dépassant pas R5 ; transverse rm plus longue que le pétiole
de la fourche médiane. Fourche cubitale débutant vers les deux tiers de la cellule basale. Balanciers
jaunes.
Abdomen jaune orangé, assombri dorsalement par les soies couchées brimes, les trois quarts
ventraux jaune orangé à pilosité dorée. Hypopyge (fig. 89) jaune orangé. Processus médian ventral
court, styles ventraux portant de très nombreuses soies apicales serrées ; styles externes pointus à
l’apex. Processus médian dorsal ne portant pas, à la différence des autres espèces, une paire de soies
sombres plus ou moins épaissies, mais de nombreuses soies claires, courtes et arrondies à l’apex.
Allotype $ semblable à l’holotype.
Holotype <J, allotype $, 29 paratypes 23 paratypes $$ et un spécimen sans abdomen :
Mohéli, N’Gamaroumbo, rives du M’Ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973 ; 1 paratype $ : Mohéli, Djou-
madounia, 100-150 m, 29.XI.1973.
Une espèce de coloration voisine habite Madagascar (Montagne d’Ambre) ; je n’en connais
qu’une seule femelle, qui se distingue d’E. aurata par le scutellum et le postnotum roux, non brunis.
Une autre, du Natal, m’est aussi connue par une femelle unique. Elle se sépare des deux précédentes
par l’amorce de trois bandes mésonotales brunes, largement fusionnées en arrière et n’atteignant pas
la moitié du scutum ; les antennes sont entièrement jaunes.
Si l’on se base sur la coloration et la chétotaxie, ces trois Epicypta forment un groupe très homo¬
gène. L’absence de mâles autres que celui d’E. aurata ne permet pas de se rendre compte de l’étroi¬
tesse des relations qui existent entre elles ; il pourrait s’agir de sous-espèces ou de simples formes géogra¬
phiques d’un même taxon mais la spéciation a tellement joué chez les Epicypta de cette région que cette
hypothèse me paraît très peu probable.
Epicypta chaetophora n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête brune, luisante, finement ponctuée. Antennes :
scape et pédicelle jaunes, flagelle jaune grisâtre. Face brime, palpes jaunes.
Thorax : scutum noir, luisant, portant un collier antérieur jaune luisant, à limite postérieure
nette, dont la largeur atteint environ les deux-tiers de celle du propleure ; une petite tache jaune aux
angles postérieurs. Scutellum noir, 2 paires de scutellaires apicales. Postnotum et pleures bruns, le pro-
Source : MNHN, Paris
L. MATILE
pleure un peu plus clair, surtout ventralement, où la marge est étroitement jaune orangé sombre. Trois
soies propleurales, 4 anépisternales, 2 ptéropleurales.
Hanches et pattes jaunes, éperons brun jaunâtre. Chétotaxie tibiale : tibia II avec 3 ventrales,
dont 1 faible, 3 antéro-dorsales, 5 dorsales et 1 postérieure préapicale ; tibia III : 5 antéro-dorsales,
5 dorsales, 3 postérieures fines.
Ailes jaunes ; costale ne dépassant pas R5. Transverse rm et pétiole de la fourche médiane courts,
subégaux ; fourche cubitale débutant au niveau du milieu de la cellule basale. Balanciers jaunes.
Abdomen entièrement brun noir, un peu moins sombre ventralement. Hypopyge (fig. 79) brun
jaune ; processus sternal médian plus court que les styles, ceux-ci portant de longues soies courbées.
Bord apical des gonocoxopodites avec, de chaque côté du processus sternal, un petit lobe portant de
longues soies courbées.
Allotype $ semblable à l’holotype, collier scutal moins nettement délimité en arrière. Tergite
prégénital jaune orangé, abdomen plus longuement éclairci ventralement.
Holotype <J, allotype Ç, 7 paratypes et 7 paratypes $$ ; Mohéli, N’Gamaroumbo, rives
du M’Ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973.
Par la morphologie des pièces génitales mâles, P. chaelophora se rapproche de P. seychellensis
(Enderlein), dont l’hypopyge est tout à fait de même type. On trouvera fig. 83 un dessin de l’espèce
d’ENDERLEiN, effectué sur un spécimen ici désigné comme lectotype et appartenant au British Muséum.
Il fait partie d’une série de 8 $$ provenant de Silhouette et porte les renseignements suivants : « high
forest / 2 000 ft » ; étiquette « type » circulaire ; « Silhouette, ’08 / Seychelles Exp. » ; « Mycetophila /
seychellensis / type, Enderl. (J / det. D r . Enderlein » ; « lectotype / par L. Matile, 1978 ». British Muséum.
Les deux espèces, bien qu’étroitement alliées, se distingueront immédiatement par le large collier
thoracique jaune présent chez P. chaetophora et absent chez P. seychellensis.
Une autre espèce de la sous-région malgache, P. luridiceps (Enderlein), des Séchelles, est alliée
aux deux précédentes par la présence de chaque côté du processus sternal, d’un petit lobe pourvu
d’une longue soie apicale. Elle se sépare aisément de toutes deux, cependant, par le style dorsal très
long et bilobé à l’extrémité (fig. 80). L’exemplaire figuré a été choisi comme lectotype. Il porte les indi¬
cations suivantes : « 120 », « Mahé, ,’08-9 / Seychelles Exp. » ; étiquette circulaire « type » ; « Myceto¬
phila / luridiceps / type, Enderl., (J / det. D r . Enderlein » ; « Seychelles Islands / Percy Sladen Trust /
Expédition / 1911-497 » ; « lectotype / par L. Matile, 1978 ». Ce spécimen fait partie d’une série de 3
de Mahé (Cascade Estate) et appartient au British Muséum. Enfin, du point de vue de la coloration,
P. chaetophora est très proche de P. collaris (Enderlein), également des Séchelles, dont la couleur des
macrochètes tibiaux le séparera. Les pièces génitales de P. collaris ne sont pas tout à fait de même type ;
elles sont représentées fig. 81. L’exemplaire dessiné est ici choisi comme lectotype ; il porte les indi¬
cations suivantes : « 19 » ; étiquette circulaire « type » ; « Mycetophila / collaris / type Enderl. <$ / det.
D r . Enderlein » ; « Seychelles Islands / Percy Sladen Trust / Expédition / 1911-497 » ; « Lectotype /
par L. Matile, 1978 ». British Muséum.
Epicypta flavimaculata n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête jaune roux, luisante, occiput finement ponctué.
Antennes : scape, pédicelle et les 3 premiers articles du flagelle jaunes, le reste gris brunâtre. Face et
palpes jaunes.
Thorax : scutum brun noir, luisant, le tiers antérieur jauni, plus sombre sur le disque ; collier
scutal prolongé sous forme d’une étroite ligne jaune latérale, jusqu’à la base de l’aile ; angles postérieurs
avec une petite tache jaune, les deux taches reliées par une étroite ligne préscutellaire jaune. Scutellum
jaune, largement noirci à l’apex, 4 scutellaires apicales. Postnotum noir, jauni latéralement. Pleures
Source : MNHN, Paris
Fig. 77-84. — Epicypta. Fig. 77 : E. seditiosa n. sp., hypopyge, face sternale; fig. 78 : E. lophophora n. sp., id. ; fig. 79 :
E. chaetophora n. sp., ibid. ; fig. 80 : E. luridiceps (End.), style dorsal, vue latérale externe; fig. 81 : E. collaris
(End.), hypopyge, face sternale; fig. 82 : E. maculosa n. sp., id. ; fig. 83 : E. seychellensis (End.), ibid. ; fig. 84 :
E. flavimaculata n. sp., ibid. Echelle commune, sauf fig. 80.
Source : MNHN, Paris
2‘J8
L. MATILE
jaunes, sauf le ptéropleure, brun jaunâtre clair, et le pleurotergite brun le long du bord postérieur.
Trois soies propleurales, 5 anépisternales, 2 ptéropleurales.
Hanches et pattes jaunes, éperons jaune grisâtre; fémurs III étroitement brunis à l’apex;
tibias II et III brunis à la base et à l’apex, sur une longueur environ équivalente à la distance entre la
base et la première soie antéro-dorsale. Chétotaxie tibiale : tibia II avec 3 ventrales de taille croissante
vers l’apex, 3 antéro-dorsales, 5 dorsales et 1 postérieure préapicale ; tibia III : 5 antéro-dorsales, 6
dorsales, 3 postérieures faibles.
Fie. 85-91. — Fig. 85 : Epicypta pilosislyla n. sp., hypopyge, face sternale ; fig. 86 : E. monilis n. sp., id. ; fig. 87 : E. surdi-
pleura n. sp., ibid. ; fig. 88 : E. hirsutistyla n. sp., ibid. ; fig. 89 : E. aurata n. sp., ibid. ; fig. 90 : E. maculipleura
n. sp., ibid. ; fig. 91 : Platyprosthiogyne moheliana n. sp., ibid. Échelle commune, sauf fig. 91.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
299
Ailes jaunes ; costale ne dépassant pas R5, rm atteignant un peu moins du double du pétiole
de la fourche médiane. Nervures RI et R5 un peu serrées contre le bord costal ; fourche cubitale débutant
un peu après les deux-tiers de la cellule basale. Balanciers jaunes.
Abdomen : tergite I jaune orangé, II bruni latéralement à la base, le reste et les tergites suivants
jaunes, assombris sur le disque par les soies couchées noires ; les parties dénudées de l’abdomen jaune
orangé. Hypopyge (fig. 84) jaune orangé ; styles, en dehors de la longue pilosité, avec 2 fortes soies
spiniformes sombres.
Allotype $ semblable à l’holotype, ovipositeur jaune orangé.
Holotype (J, allotype $, 4 paratypes et 5 paratypes $$ : Mohéli, N’Gamaroumbo, rives du
M’Ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973 ; 1 paratype c? : d°, Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973.
Epicypta hirsutistyla n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Semblable à E. lophophora, dont il ne se différencie
que par la taille un peu plus grande et le propleure, franchement et entièrement jaune. Coloration,
nervation et chétotaxie semblables mais hypopyge (fig. 88) bien différent : processus sternal médian
beaucoup plus court, processus tergal portant deux fortes épines, styles avec des groupes de soies recour¬
bées et serrées, etc.
Allotype Ç semblable à l’holotype.
Holotype (J et allotype $ : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974 ; 1 paratype <J :
Anjouan, col de Moya, 850 m, 16.1.1974.
Epicypta lophophora n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,1 mm. Tête : occiput orangé sombre, luisant, finement
ponctué. Front jaune. Deux ocelles bordés en dedans par une petite tache noire en forme de croissant.
Antennes : scape, pédicelle et premier article flagellaire jaunes, le reste brunâtre, progressivement assom¬
bri. Face et palpes jaunes.
Thorax : scutum brun noir, luisant, indistinctement plus clair à la marge antérieure où il porte
un étroit collier orangé sombre ; deux petites taches jaunes aux angles postérieurs. Scutellum brun noir,
deux paires de soies scutellaires apicales longues. Pleures brun noir, le propleure nettement plus clair
et le pleurotergite plus sombre, noir. Trois soies propleurales, 4 anépisternales longues, 3 ptéropleu¬
rales.
Pattes : hanches et fémurs entièrement jaune pâle, tibias et tarses jaune orangé, éperons brun
jaunâtre. Chétotaxie tibiale : II avec 3 soies ventrales, 1 forte et 2 faibles, 3 antérieures dont 1 faible,
5 dorsales de taille croissante de la base vers l’apex, plus 1 apicale très longue, 1 postérieure courte et
1 apicale postérieure longue ; tibia III : 5 antéro-dorsales (non compris l’apicale), la première plus faible,
6 dorsales ( id .) de taille croissante et 4 postérieures courtes.
Ailes jaunes, sans taches ou marques plus sombres. Costale dépassant très légèrement l’embou¬
chure de R5. Pétiole de la fourche médiane et transverse rm très courts, subégaux ; fourche cubitale
débutant au niveau des deux tiers de la cellule basale. Balanciers jaunes.
Abdomen brun noir dorsalement, largement jaune orangé ventralement. Tergite prégénital
orangé sombre, éclairci à l’apex. Hypopyge (fig. 78) jaune orangé. Processus médian ventral long et
mince, atteignant le niveau de l’apex des styles ventraux. Styles externes portant une forte touffe
apicale de soies noires surmontée d’une longue soie fine (ce détail visible sans préparation sur les exem¬
plaires montés).
(siBLDUi
(MUSEUM
\ PARIS/
Source : MNHN, Paris
300
L. MAT ILE
Allotype $ semblable à l’holotype, l’abdomen plus largement jaune orangé ventralement. Sur
les paratypes, la couleur de l’occiput et du front varie de l’orangé sombre au brun noir.
Holotype çj, allotype $, 9 paratypes <J<J et 9 paratypes $$ : Grande Comore, La Grille, Guiri,
850-900 m, 13.XI.1973 ; autres paratypes : d°, 14.XI. 1973, 1 <?, 7 ; 15.XI. 1973, 2 £<? ; 16.XI.1973,
4 <J(J, 3 $$ ; 10.1.1974, 32 17 ; Grande Comore, Nioumbadjou, 550-600 m, ravin à Fougères
arborescentes, 10.XI.1973, 2 3 $$ ; Anjouan, lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974, 2
Une espèce voisine habite l’Andringitra, Madagascar-Centre.
Epicypta maculipleura n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 2,4 mm. Tête : occiput et front roux. Antennes : scape et
pédicelle jaunes, articles 1 et 2 du flagelle jaune sombre, le reste brunâtre. Face et palpes jaunes.
Thorax : scutum comme chez E. monilis, le collier moins nettement délimité en arrière. Scutellum
et postnotum brun noir, 2 paires de longues scutellaires apicales. Pleures jaunes, à pilosité dorée sur le
propleure et l’anépisternite, ptéropleure et pleurotergite bruns. Trois soies propleurales, 4 anépisternales,
2 ptéropleurales.
Hanches et pattes jaunes, éperons jaune grisâtre. Chétotaxie tibiale (soies apicales non comprises) :
tibia II avec 2 ventrales fortes et 1 faible, 3 antérieures, 5 dorsales, 1 postérieure ; tibia III : 5 anté¬
rieures, 5 dorsales, 5 postérieures faibles.
Ailes comme chez E. monilis, mais transverse rm de même longueur que le pétiole de la fourche
médiane.
Abdomen jaune, bruni sur le quart dorsal. Hypopyge (fig. 90) de type très proche de celui
à’E. surdipleura ; processus sternal médian plus mince, styles à soies plus serrées, épines du processus
tergal médian plus épaisses, etc.
Allotype $ semblable à l’holotype, mais le collier thoracique plus nettement délimité.
Holotype (J, allotype $ et 2 paratypes : Anjouan, Col de Moya, 850 m, 16.1.1974.
Epicypta maculosa n. sp.
Holotype (J. — Longueur de l’aile : 3 mm. Tête brune, luisante, finement ponctuée. Antennes :
scape, pédicelle et premier tiers du flagelle jaunes, le reste jaune brunâtre progressivement assombri.
Face brune, palpes jaunes.
Thorax : scutum brun, luisant, très indistinctement plus clair le long de la marge antérieure»
un peu plus nettement à la marge postérieure. Scutellum brun noir, jauni latéralement ; deux paires
de scutellaires apicales. Postnotum et pleures brun noir, sauf le prothorax, qui est jaune orangé sauf
à la marge propleurale ventrale, la marge postérieure de l’anépisternite, jaune sombre, et Phypopleure
d’un brun jaunâtre plus clair. Trois soies propleurales, 5 anépisternales, 2 ptéropleurales.
Hanches et pattes jaune orangé, éperons brunâtres. Fémurs III étroitement brunis à l’apex
et le long de la marge dorsale. Tibias II et III nettement noircis à l’apex, ainsi que la base du tibia III,
moins distinctement. Chétotaxie tibiale : tibia II avec 2 longues soies ventrales, 3 antéro-dorsales,
5 dorsales, 1 postérieure préapicale ; tibia 111:4 antéro-dorsales, 5 dorsales, 6 postérieures courtes.
Ailes jaunes, portant une tache brune sur la transverse rm. Costale ne dépassant pas R5 ; rm
et pétiole de la fourche médiane très courts, rm un peu plus longue que le pétiole. Fourche cubitale
débutant vers les deux tiers de la cellule basale. Balanciers jaunes.
Abdomen brun, environ le tiers ventral orangé, sauf sur les deux dernières tergites apparents,
qui sont entièrement brun noir. Hypopyge (fig. 82) jaune à la base, brun noir à l’apex. Processus sternal
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
301
médian court et bien sclérifié, styles ventraux hérissés de longues soies, styles externes élargis et concaves
en dedans.
Allotype $ semblable à l’holotype, ovipositeur brun noir.
Holotype (J, allotype $, 2 paratypes <J(J et 1 paratype $ : Grande Comore, Karthala, La Conva¬
lescence, 1650-1800 m, 21.XI.1973.
Epicypta monilis n. sp.
Holotype <? (habitus : fig. 7). — Longueur de l’aile : 2,8 mm. Tête : occiput et front bruns, fine¬
ment ponctués. Antennes : scape, pédicelle et flagellomères 1 à 3 jaunes, le reste brunâtre. Face et palpes
jaunes.
Thorax : prothorax jaune ; scutum brun noir, luisant, pilosité couchée à reflets cuivreux, une
large bande antérieure jaune, le long de la marge, de même largeur que le prothorax latéralement et
continuant sa coloration pour former un collier complet. Une petite tache jaune aux angles postérieurs
du scutum, les deux taches reliées l’une à l’autre par une étroite ligne préscutellaire jaune. Scutellum
brun noir, deux paires de scutellaires apicales. Pleures (sauf le propleure) brun noir, l’anépisternite
luisant, à pilosité dorée. Quatre soies propleurales, 4 anépisternales longues, 3 ptéropleurales.
Hanches et pattes jaunes, tibias et tarses légèrement assombris, éperons brun jaunâtre ; fémurs
III étroitement brunis à l’apex. Chétotaxie tibiale (soies apicales non comprises) : tibia II avec 2 ventrales
fortes et 2 faibles, 3 antérieures, 5 dorsales, 1 postérieure ; tibia III : 6 antérieures, 6 dorsales, 5 posté¬
rieures plus faibles.
Ailes jaune sombre. Costale ne dépassant pas R5. Transverse rm environ double de la longueur
du pétiole de la fourche médiane. Fourche cubitale débutant vers les deux-tiers de la cellule basale.
Balanciers jaunes.
Abdomen brun, largement jauni sur la face ventrale ; tergite prégénital entièrement brun.
Hypopyge (fig. 86) brun ; processus médian ventral court et peu visible, styles ventraux longuement
ciliés, processus médian dorsal portant 2 longues soies noires et 2 courtes.
Allotype $ semblable à l’holotype, ovipositeur jaune.
Holotype (Jet 1 paratype (J : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974 ; allotype $ :
Grande Comore, Nioumbadjou, 550-600 m, ravin à Fougères arborescentes, 10.XI.1973 ; 1 paratype (J :
Mohéli, N’Gamaroumbo, rives du M’Ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973.
Epicypta pilosistyla n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,6 mm. Tête : occiput brun roux, luisant, finement ponctué.
Antennes : scape et pédicelle jaunes, flagelle jaune grisâtre, progressivement assombri vers l’apex.
Face brun roux, palpes jaunes.
Thorax : scutum brun noir, luisant, portant un collier antérieur brun clair à limite postérieure
indécise, ce collier d’environ la même largeur que le propleure ; marge postérieure du scutum étroite¬
ment jaune orangé. Scutellum orangé, assombri sur le disque, deux paires de scutellaires apicales.
Postnotum et pleures bruns, le prothorax, brun clair, formant avec la marge antérieure du scutum un
collier complet. Trois soies propleurales, 4 anépisternales, 2 ptéropleurales.
Hanches et pattes jaune orangé, éperons jaune brunâtre ; fémur III étroitement bruni à l’apex
et le long de la marge dorsale. Chétotaxie tibiale : tibia II avec 2 ventrales fortes et 2 faibles, 4 antéro-
dorsales, 5 dorsales et 1 postérieure préapicale ; tibia III : 6 antéro-dorsales, 6 dorsales, 5 postérieures
courtes.
Ailes jaunes ; costale ne dépassant pas R5. Transverse rm près du double du pétiole de la fourche
Source : MNHN, Paris
302
L. MATILE
médiane, celui-ci très court ; fourche cubitale prenant naissance au niveau des deux tiers de la cellule
basale. Balanciers jaune orangé.
Abdomen brun, luisant, indistinctement maculé de jaune ventralement. Hypopyge (fig. 85)
jaune orangé ; processus sternal médian très mince au milieu, puis s’élargissant à l’apex ; styles ventraux
élargis et couverts de soies serrées.
Holotype et 1 para type £ : Mayotte, route de Combani, 50-150 m, 19.1.1974.
Epicypta seditiosa n. sp.
En dehors de la morphologie de l’appareil génital je n’ai pu trouver aucun caractère stable
et significatif permettant de séparer cette espèce d’E. lophophora. Les paratypes $$ de cette dernière
renferment probablement quelques exemplaires se rapportant en fait à E. seditiosa.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,1 mm. Semblable à E. lophophora, dont il ne diffère que par
l’hypopyge (fig. 77) : processus médian ventral bien moins long et plus large, styles ventraux plus élan¬
cés, styles externes minces, dépourvus de touffe de soies noires et de longue soie apicale, ne portant que
quelques microchètes ; épines du processus médian dorsal beaucoup plus longues et fortes.
Holotype <J et 4 paratypes ($<J : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 10.1.1974 ; 1 para-
type : Grande Comore, Nioumbadjou, 550-600 m, ravin à Fougères arborescentes, 10.XI.1973 ;
2 paratypes <J<£ : Anjouan, col de Moya, 850 m, 16.1.1974.
Epicypta surdipleura n. sp.
Holotype <J. — Longueur de l’aile : 2,5 mm. Semblable à E. monilis dont il diffère par les carac¬
tères suivants : occiput jauni aux angles postérieurs ; collier scutal plus sombre, à limite postérieure
moins nettement tranchée ; anépisternite et propleure mats, non luisants; 3 soies propleurales; tibia II
avec seulement 3 soies ventrales.
Hypopyge (fig. 87) de type différent : styles ventraux plus courts et plus dénudés, processus
médian ventral plus étroit, le dorsal bien plus large, portant de nombreuses petites soies en plus des
2 épines noires, etc.
Allotype $ semblable à l’holotype, mais l’anépisternite légèrement luisant.
Holotype <? et 3 paratypes <?£ : Grande Comore, La Grille, Guiri, 850-900 m, 14.XI.1973 ;
allotype $ : id., 13.XI.73 ; autres paratypes : ibid., 10.1.1974, 2 3
Epicypta sp. 1
Une $ unique d’ Anjouan (lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974) se rapproche d 'E. flavimaculala,
dont elle possède la coloration scutale, mais le scutellum et le postnotum sont entièrement brun noir,
les pleures (sauf le propleure) bruns, la face dorsale de l’abdomen brune.
Epicypta sp. 2
Il s’agit également d’une $ unique, de Grande Comore (La Grille, Guiri, 850 m, 15.XI.1973) ;
elle est proche d'E. lophophora et hirsutistyla, mais en diffère par le prothorax et le collier scutal orangé
sombre.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MYCETOPHILIDAE
303
Genre PLATYPROSTHIOGYNE Enderlein
Plalyproslhiogyne Enderlein, 1910 b : 78.
Ce genre n’a longtemps été connu que des Séchelles, d’où Enderlein l’avait décrit ; je l’ai fait
connaître récemment (Matile, 1975) d’Afrique continentale (Cameroun, République Centrafricaine,
Nigeria) ainsi que des Comores. Je n’avais alors examiné que deux femelles de Mohéli, et avais préféré
ne pas les nommer ; j’ai retrouvé depuis un mâle qui me permet de décrire ci-dessous l’espèce comorienne.
Platyprosthiogyne moheliana n. sp.
Holotype — Longueur de l’aile : 1,7 mm. Tête : occiput brun foncé, distinctement ponctué
à la base des soies. Antennes : scape, pédicelle et l’extrême base du premier flagellomère jaunes, le reste
brun grisâtre. Face et palpes jaunes.
Thorax : scutum uniformément brun foncé, luisant, ponctué, les soies couchées, à reflets dorés.
Scutellum concolore, 4 soies scutellaires apicales longues. Postnotum noir. Pleures brun noir, le pro¬
pleure et l’anépisternite luisants et ponctués.
Hanches et pattes jaunes, éperons jaunes, macrochètes bruns ; le tiers apical du fémur III d’un
brun luisant. Chétotaxie tibiale : tibia II avec 1 petite soie ventrale, 2 antérieures et 3 dorsales ; tibia III :
6 antérieures et 4 dorsales.
Ailes jaunes, légèrement assombries sur la cellule basale. Costale dépassant R5 sur environ le
tiers de l’intervalle R5-M1 ; RI et R5 très fortement serrées l’une contre l’autre, presque contiguës
sur la plus grande partie du trajet de RI. Ml et M2 peu écartées à l’apex, presque parallèles ; encoche
cubitale peu profonde. Balanciers jaunes.
Abdomen entièrement brun foncé. Hypopyge (fig. 91) jaune ; style trilobé, le lobe ventral à
soies courtes, le médian portant deux fortes épines, l’une apicale, l’autre médiane. Tarses antérieurs
non épaissis.
Allotype $ semblable à Phototype, ovipositeur jaune ; paratype $ : fémur III bruni seulement
sur le quart apical.
Holotype <J et allotype $ : Mohéli, Djoumadounia, 80-150 m, 2.XII.1973 ; 1 paratype $ :
d°, N’Gamaroumbo, rives du M’Ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973.
Cette espèce diffère des deux autres espèces afrotropicales (P. melameromelina Enderlein, des
Séchelles, et P. oresbia Matile, du Cameroun) par les hanches entièrement jaunes, les nervures RI et
R5 rapprochées, la fourche médiane sub-parallèle à l’apex, la présence d’une petite soie ventrale sur
le tibia II etc.
Genre ASPIDIONIA Colless
Aspidionia Colless, 1966 : 664.
Deux espèces d 'Aspidiona ont été décrites, l’une, A. palauensis Colless, de Micronésie, l’autre,
A. balachowskyi Matile, des Comores. Une espèce non décrite est signalée par Colless d’Autralie; dans
sa description du genre, Colless supposait qu’il existait aussi dans la région orientale : cette hypothèse
est confirmée, car j’ai pu en examiner en provenance de Sri Lanka (Ceylan).
Aspidionia balachowskyi Matile
Aspidionia balachowskyi Matile, 1975 : 590.
Source : MNHN, Paris
304
L. MATILE
Cette espèce habite Mohéli (Djoumadounia), où je l’ai prise volant le long d’une falaise, au bord
d’un ruisseau. Habitus : fig. 6.
Genre ZYGOMYIA Winnertz
Zygomyia Winnertz, 1863 : 901.
Aucune espèce de ce genre n’a été décrite de la région afrotropicale, mais j’en ai signalé la présence
au Cameroun, en République Centrafricaine et aux Comores (Matile, sous presse). Les récoltes
effectuées dans l’Archipel comprennent deux espèces, chacune représentée par une femelle unique, fort
distinctes l’une de l’autre par la coloration. L’une provient de la Grande Comore (La Grille, Guiri,
850 m, 15.XI.1973), l’autre de Mayotte (route de Combani, 50-150 m, 19.1.1974) ; en l’absence de mâles,
il est préférable de ne pas les décrire.
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Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES STRATIOMYIIDAE
.307
DIPTERA STRATIOMYIIDAE VON DEN COMOREN
AUS DEM MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE, PARIS
Erwin Lindner *
Mehrfach konnte ich Stratiomyiden der Madagassischen Région untersuchen, so das Material,
das D r Keiser (Basel) von seiner Reise 1957/58 mitgebracht hatte, dazu Material des Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris und des Musée Royal de l’Afrique Centrale, Tervueren (Belgien), das
mir anvertraut war und das Ergebnis der Sammeltâtigkeit A. Seyrigs (1938). Eine wertvolle Ergân-
zung dieser Sammlungen und unserer Erkenntnisse brachte nun eine Reise D. und L. Matile, 1973/74
(Muséum Paris) nach den Comoren. Die Ausbeute ist bemerkenswert durch die verhàltnismâfiig groBe
Zahl von Arten der Gattung Chrysochroma dieses Archipels, z.T. denselben Arten, die von Madagaskar
bekannt geworden sind, z.T. aber wohl Endemismen der Comoren sind, und die von den benachbarten
ôstlichen Gebieten, wie auch aus Afrika nicht bekannt geworden sind. Im Gegensatz dazu findet sich
Ptecticus elongatus weit verbreite in Afrika, wie auf Madagaskar, auch auf den Inseln.
Im folgenden werden die Arten aufgeführt :
Pachygasterinen :
Cardopomyia robusta Kert.
Lopholeles plumula Loew
Sarginen :
Ptecticus elongatus F.
Chrysochroma triste Lindn. 1966
— ? longestylum Lindn. 1966
argentipellitum Lindn. 1966
— matilei sp. nov.
— species (defekt, ohne Kopf)
Microchrysa scutellaris Loew
Chrysochroma triste Lindner (1966)
1 (J von Anjouan, M’Rémani, 800 m, IX.1958 ( E. Raharizonina ).
Ich Konnte 1966 das $ dieser Art von Montagne d’Ambre beschreiben. Das vorliegende <J stimmt
damit gut überein. Leider ist es etwas verschmuzt. Die Augen sind auf der Stirn zusammenstoBend.
* Staatliches Muséum für Naturkunde Stuttgart, 7140 Ludwigsburg, Areenalplatz 3, B.R.D.
Source : MNHN, Paris
308
E. LINDNER
Ubcr den Fühlern sind noch Spuren der weiBen Skulptur erkennbar. Die feine Behaarung des Mesono-
tums ist hell und aufrecht. Das Schildchen ist ganz dunkel. Humeralcallus und Notopleuralleiste sind
weiB, die Pleuren schwarz. Mesophragma dunkelviolett. Beine wie beim Ç. Flügel wie beim $. Ml
sehr schwach. Abdomen schwarz, etwas violett glânzend. 6 mm.
2 $$ : Grande Comore, Karthala, Convalescence, 1 680 m, piège de Malaise, 20-21.XI. 1973
(L. Matile).
Chrysochroma ? longestylum Lindner (1966)
1 $ von Anjouan, Col de Moya, 850 m, 16.1.1974 (L. Matile).
Die Ubereinstimmung mit dem $ von Chrys. longestylum, das ich 1966 aus dem nôrdlichen
Teil von Madagaskar beschrieben habe, ist so groB, daB wohl eine Zusammengehôrigkeit angenommen
werden darf.
Stirn schwarz, mit mehreren Làngsleisten, über den Fühlern mit einem Querwulst, dessen obéré
scharfe Kante ein in der Mitte unterbrochenes weiBes Bàndchen zeigt. Taster und Rüssel hellgelb;
Fühler brâunlichgelb, mit brauner Arista und schwarz behaarten Basalgliedern. Thorax schwarz,
mit grünem Schimmer auf dem Dorsum und schwacher gelber Behaarung auf gerauhtem Grunde. Schild¬
chen ebenso, apikal kaum heller. Beine einschlieBlich ; Coxae hell gelb ; nur die letzte Tarsalglieder
durch Behaarung verdunkelt. Flügel wenig grau ; r4 vorhanden ; r2 -}- 3 steht distal des Endes der D. 3
m-Aste. Mesophragma smaragdgrün. Schwinger gelblich. Abdomen chitingelb : nur das letzte Tergit
und der hintere Teil des vorletzten glânzend braun. 6,5 mm.
Chrysochroma argentipellitum Lindner (1966)
1 £ von Grande Comore, Nioumbadjou, 10.XI.1973 (L. Matile).
Eine im $ Geschlecht durch die silberschimmernde weiBe Behaarung des Abdomens auffallende
Art.
Augen zusammenstoBend. Die schmale Stirn und der Hinterkopf schwarz. Stirndreieck und das
Untergesicht glânzend elfenbeinweiB, mit wenig gelblicher, langer, nach oben gerichteter Behaarung.
Fühler hell gelbbraun. Das 2. Glied schwarz, ebenso die Arista. Taster und Rüssel hell gelblich. Thorax
hell rotlichbraun, dorsal glânzend, etwas dunkler. Schildchen und Mesophragma ebenso, wenig heller.
Behaarung des Mesonotums kurz, schwarz, unscheinbar. Beine braungelb ; die Tarsen gelblich, an den
pl fast weiB ; f3 apikal, t3 basal breit dunkelbraun. T3 in der Basalhâlfte schwarz, in der Apikalhâlfte
dorsal hell. Flügel wenig grau, glânzend. Die Adern dunkelbraun, fast schwarz ; r 2 3 und r4 hell.
Abdomen dorsal braun, mit silberweisser kurzer Behaarung, die zusammen mit einem siberweissen
Toment als Reif wirkt, der nur bei bestimmter Beleuchtung sichtbar wird. An der Basis des Abdomens
ein schmaler schwarzer Querstreif. Bauchseite hell gelblich. 13,5 mm.
Ich habe diese Art als Chrysochroma argentipellitum beschrieben. Es stammte von Madagascar
(Seyrig, coll. Tervueren).
Das vorliegende Stück (<J) ist etwas grôBer als das Material, das mir einst vorlag und weicht
in einigen Fârbungsunterschieden ab, was aber kaum mehr als eine unbedeutende Variabilitàt sein
dürfte. Die vorliegende Art zeigt eine etwas grôBere Entfernung des untcren Punktauges von den
beiden oberen als das gewôhnlich für Sargus zutrifft. Ich halte die Gattung Chrysochroma mit ihren
zahlreichen variierenden Formen als kaum berechtigt. Bei Chr. argentipellitum steht die Arista kaum
etwas seitlich vom Scheitelpunkt des Komplexgliedes, wie das Willistons Chrysochroma im Gegensatz
zu Sargus erfordern würde.
Chrysochroma matilei n. sp.
1 $ von Grande Comore, La Grille (Guiri), 850-900 m, 16.XI.1973 (L. Matile).
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES STRATIOMYIIDAE
309
Eine chitingelbe Art mit grüngoldenem ,violett glânzendem Schildchen und ebensolchem Prâscu-
tellarfleck.
Stirn gelbbraun glânzend ; der Hôcker über den Fühlern hellgelb, wie Gesicht, Taster und Rüssel.
Fühler gelb, mit brauner Arista. Hinterkopf schwarz mit grauer Bereifung ; Collare weiB. Thorax
Chitingelb, das Mesonotum etwas dunkler. Schildchen und Pràscutellarfleck grüngolden, bis zur Quer-
naht violett ausstrahlend ; das Schildchen mit schmalem gelbem Rand. Mesophragma grünviolett
glânzend. Pleuren und Coxae hellgelb. Ebenso die Beine, mit Ausnahme der apikal zunehmend gebrâun-
ten Tarsen von p3. Flügel glânzend grau mit braunen Adern. R4, r-m und m-cul wohlentwiclcelt. R2 -f-
3 über dem distalen Ende der D entspringend. Abdomen braungelb, an der Basis mit einem braunen
Fleck, ebenso die letzten Tergite dunkelbraun und auf den mittleren Tergiten die Andeutung eines
diffus begrenzten braunen Lângsstreifens. Legerôhre hellgelb. 7,8 mm.
Chrysochroma sp. ?
1 $ von Mohéli, Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1073 ( L. Matile).
Eine kaum 6 mm groBe, chitingelbe Art, mit schwarzen Flecken in den Vorderwinkeln der
mittleren Tergite, schwarzem letztem Tergit, einschbesslich der Legerôhre. Beine gelb. R4 vorhanden,
r2 + 3 entspringt über dem distalen Ende der D. (Leider defekt ; es fehlt der Kopf).
Ptecticus elongatus Fabricius
1 $ von Mayotte, Chingoni, 70 m, X.1958 ( E. Raharizonina) (defekt durch KâferfraB).
Die Art ist in Afrika und auf Madagaskar weit verbreitet.
Microchrysa scutellaris Loew (1860)
3 $$ von Mayotte, ohne weitere Angaben (J. Brunhes) ; Mayotte, Dembéni, X.1971, 1 Ç (id.).
1 $ von Anjouan, Bambao, 14.1.1974 (L. Matile).
Die Art ist in Afrika weit verbreitet ; sie lag mir von Madagaskar durch Keiser vor.
Cardopomyia robusta Kertèsz (1916)
4 $$ von Mayotte, ohne weitere Angaben (J. Brunhes) ; Mayotte, Dembéni (id.) ; Mayotte
Mont M’Sapéré, 11.1971 ( ibid.).
3,8 — 4.5 mm. Mir lag eine Anzabl der Art, auch <$<$ vor, die Seyrig, 1938 (Muséum Paris)
und Keiser, 1957/58 auf Madagaskar gesammelt hatten. Die Royal Society Expédition London
legte sie mir kiirzlich von Aldabra vor. Kertész hatte sie 1916 von Madagaskar beschrieben.
Lophoteles plumula Loew (1858)
1 <$ von Mohéli, Kangani, XI.1955 (A. Robinson). 1 (J von Anjouan, Col de Moya, 850 m, 16.1.
1974 (L. Matile).
Kertész erwâhnt die Art auch von den Seychellen, von Neuguinea, von Matupi (8.XII.1900).
Leider scheint über die Okologie dieser so weit verbreteiten Pachygasterinen noch nichts bekannt gew-
orden zu sein.
Source : MNHM, Paris
310
E. LINDERN
LITERATUR
Kertész (K.), 1908-1921. — Vorarbeiten zu einer Monographie der Nothacanthen. Ann. Mus. Nat. Hung.,
VI-XX.
Lindner (E.), 1936. — Stratiomyiden von Madagaskar. Konowia, 15, p. 33-50.
— 1958. — Stratiomyiidae de Madagascar. Naturaliste Malgache, 10, p. 87-91.
James (M. T.), 1950. — A new Stratiomyid from Madagascar. Proc. Ent. Soc. Washington, 52, p. 100-101.
— 1959. — Les Potamidinae et Hermetiinae de Madagascar. Naturaliste Malgache, 11, p. 147-152.
Lindner (E.), 1966. — Stratiomyiiden von Madagaskar. Stuttgart. Beitr. z. Naturk., Nr. 156, p. 1-26.
— 1968. — Madagassische Stratiomyiden aus dem Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. Stuttgart.
Beitr. z. Naturk., Nr. 190, p. 1-18.
— 1970. — Einige Madagassische Stratiomyiden des Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. Bull.
Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, 2 e sér., 42 : 3, p. 489-490.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES PLATYPEZIDAE
311
DIPTERA PLATYPEZIDAE FROM THE COMORO ARCHIPELAGO
John Bowden *
The Comoro Islands lie roughly halfway between the African mainland and Madagascar at the
northern end of the Mozambique Channel. Of the 40 species of Platypezidae described from the
Afrotropical région, 14 are known from Madagascar and about as many from eastern Africa, from Ethio-
pia to the Cape ; two species are known from both the mainland and Madagascar but none hâve been
described from the Comoros. It is, therefore, of interest that the D. and L. Matile Expédition to
the Comoros, 1973-1974, collected two specimens, representing two species, on Moheli, the smallest
of the islands. I am much indebted to Loïc Matile for the opportunity to study these specimens.
Both species are referred to the genus Plesioclythia Kessel & Maggioncalda. This is one of
several segregates from Platypeza s. lat. which are based primarily on venational différences. Virtually
the only différence from another segregate, Paraplatypeza Kessel & Maggioncalda, is that in that taxon
the posterior cross vein, m-m, is half its length or less removed from the wing margin, whereas in Plesio¬
clythia this cross vein is three-quarters its length or more removed from the wing margin. This is a
slender generic distinction and is in fact completely eroded in certain, as yet undescribed, African species.
The male genitalia of both taxa are indistinguishable except for spécifie detail, and are highly charac-
tcristic : the hypandrium is reduced almost to vanishing, and when présent is merely the junction of
the well developed, elongate parameres (nomenclature of Kessel & Maggioncalda, 1968). The two
taxa should be merged, when the name Paraplatypeza will take precedence, but a formai promulgation is
inappropriate here.
There are three other taxa with male genitalia similar to Paraplatypeza and Plesioclythia, these
are Symmetricella Kessel, Penesymmetria Kessel & Maggioncalda and Grossovena Kessel & Maggion¬
calda. The five taxa were recognized by Kessel & Maggioncalda (1968) as a distinct, closely
related group charactcrised by the male genitalia. Grossovena is a Nearctic taxon, is the most distinct
and warrants rétention as a valid genus. Symmetricella and Penesymmetria constitute a pair in a manner
exactly similar to Paraplatypeza and Plesioclythia, distinguished by the base of the costa being for-
wardly curved, so that the costal cell is expanded, and difîering from each other in the position of
cross-vein m-m, which is further from the wing margin in Penesymmetria than in Symmetricella. These
two taxa should, probably, be merged into one, with the name Symmetricella.
The Paraplatypeza group, apart from Grossovena, is dominant in the African Fauna, account-
ing for 30 of the 40 described African species (see Kessel & Clopton, 1970), and is particularly well
represented in eastern Africa. Ail the species described from Madagascar are either Plesioclythia
(8 species) or Penesymmetria (6 species). Plesioclythia basilewskyi Kessel & Clopton is known from
Burundi and Madagascar ; PI. ubuhle Kessel & Clopton is known from Rhodesia, Natal and Madagascar ;
PI. malagasiensis Kessel & Clopton is widely distributed in Madagascar, including Nossi Bé, while
PI. natalensis (Brunetti), the mainland taxon closest to PI. malagasiensis, is found in Natal. One
would, therefore, expcct Platypezidae occuring in the Comoros to belong to the Paraplatypeza — Plesio¬
clythia complex.
* Entomology Department, Rothamsted Experimental station, Harpenden, Herts. AL5 2JO. IT.K.
Source : MNHN, Paris
312
J. BOWDEN
Genus PLESIOCLYTHIA Kessel & Maggioncalda
Plesioclythia Kessel & Maggioncalda 1968 : 58. Type species Platypeza agarici Willard, by original désignation.
Since both species hâve cross vein m-m more than its length removed from the wing margin,
they are, pending révision, placed in Plesioclythia. Both are very close to malagasiensis and natalensis,
a not unexpected conclusion.
Plesioclythia matilei n. sp.
Holotype <£. Length of body 3.1 mm., of wing 2.9 mm. Body black, mesonotum posteriorly,
scutellum, pleura and sixth abdominal tergite brownish ; thorax matt, abdomen slightly shining.
Head : ocelli red, tubercle with 10 very small black setae, 4 across posterior margin and 3 équi¬
distant médian pairs ; upper eye facets red, contiguous for 16 facets, lower eye brown ; post-ocular
fringe of very small, straight black setae, slightly curved forward on lower occiput ; head beneath and
lower angles of genae with much longer, denser black hairs, frons and face bare ; antennae yellow, third
segment slightly brownish and with dense yellow hair apically, second with apical circlet of short
black setae, proportions about 1:1:2 ; arista a little more than 3 times as long as antenna, with 2 basal
segments, yellowish basally becoming blackish apically ; proboscis and palps yellow, labellae with
longish, yellow hair.
Thorax : about 20 dorso-central setae either side, the anterior ones curving towards humeri,
the last 2 of each row very much longer, the last equal to but slightly finer than the outer scutellars ;
4 humerais, the innermost the longest ; 3 very stout pre-alars ; 1 stout post-alar ; an irregular row
of supra-alars, 3 of which are pre-sutural and the last 4 or 5 biscrial ; 4 scutellars, the médian pair much
longer and stronger.
Abdomen : tergites with scattered, short black hairs, those in latéral tufts on I, especially, and on
sides of other tergites much longer, denser and more brownish-black.
Legs, including coxae, predominantly yellow, femora broadly blackish, obscurely so on first
2 pairs, more distinctly so on hind pair ; mid femora with a sparse postero-dorsal fringe, the hairs about
half width of fémur ; hind tibiae opaquely brownish-black at some angles of view ; hind tarsi with
first segment a little longer than third on both dorsal and ventral margins ; tarsal pubescence generally
black, hind tarsi with dense yellowish hair ventrally.
Wing (fig. 1) : clear hyaline ; first basal cell ending at two-thirds length of second costal cell,
s-m dividing upper vein of discal cell in ratio : 1 : 4, m 2 short, twice its length from margin, m-m 1.4
times its length removed from margin and m 4 + 5 fading before margin ; anal cell about 11/2 times
as long as second basal cell ; squama opaque whitish with brownish fringe ; haltere with dark blackish-
brown knob and stem varying from brownish to light yellowish according to view.
Genitalia (Fig. 3, 4) with parameres short and terminating in a sharp, recurved point and with
a few sub-apical, short and stout setae ; surstyles broadly rounded, with a sclerotised basal attachment
to ninth tergite.
Holotype <J : Mohéli, Namaloungou, 400-450 m., 30.XI.1973 ( L. Matile ) ; in Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris.
This species is separated from both malagasiensis and natalensis by the proportions of the hind
tarsi ; in malagasiensis the first and third segments are subequal on the anterior margin but the third
longer posteriory, while in natalensis these two segments are subequal along both margins.
Plesioclythia cascassi n. sp.
Holotype : Length of body 2.6 mm., of wing 2.6. mm. Body brownish-black, blacker on
anterior mesonotum, browner on pleura, slightly translucent brownish at base of abdomen ; humeri
and notopleura yellowish-brown, sixth tergite brown and brown dusted.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES PLATYPEZIDAE
313
Head : ocelli brownish, tubercle with 4 short setae on posterior margin, 2 between rear ocelli
and a curved row of 3 above anterior ocellus ; upper eye facets red, contiguous for 14 facets, lower
eye brown ; post-ocular fringe of sparse, very short stout setae, lower occiput and head beneath with
longer, finer and somewhat brownish-black hair, frons and face bare, dusted grey ; antennae with
first segment brown, second and third yellow, second with usual apical circlet of black setae and third
with yellow pubescence, proportions 2:2:3.5 ; arista slightly less than 3 times length of antenna, with
3 yellowish basal segments, sharply narrowed after second ; proboscis and palps yellow, labellae relati-
vely large with brownish-yellow hairs.
Fig. 1. — Pleaioclylhia malilei : wing ; fig. 2 : P. cascassi : wing ; fig. 3 : P. matilei : genitalia, latéral ; fig. 4 : id. : apices
of parameres ; fig. 5 : P. cascassi : genitalia, latéral ; fig. 6 : id. : oblique ventral aspect of parameres.
Thorax : about 25 dorSo-central setae either side, the penultimate about half the length of the
latéral scutellar bristle, the last about twice as long as penultimate and equal to the latéral scutellar ;
4 fine post-humerals, one longer and stronger but still hair-like ; 3 strong pre-alars, 1 post-alar and
about 8 minute supra-alars ; 4 scutellars, the médian pair twice the size of the laterals.
Abdomen with scattered, short black hairs discally, those at sides of I and II denser, longer
and brownish, those on sides of III to VI stifîer, less dense than on I and II, black.
Legs, including coxae, yellow, mid and hind femora obscurely brownish apically above, mid
femora without postero-dorsal fringe ; hind tarsi with first and third segments subequal dorsally,
the third distinctly longer ventrally ; fine tarsal pubescence yellow.
Wing (Fig. 2) : clear hyaline, first basal cell ending at two-thirds length of second costal cell,
s-m dividing upper vein of discal cell in ratio 1:5, m-m 1.4 times its length removed from wing margin,
m4 + 5 ending well short of margin ; anal cell about 1.4 times as long as second basal cell ; squama dingy
hyaline with long, brownish fringe ; haltere light brownish-yellow, dorsal surface of knob brownish
black.
Source : MNHN, Paris
314
J. BOWDEN
Genitalia (Fig. 5, 6) : parameres strongly in-curved, apices heavily sclerotised and strongly
toothed ; aedeagus with triangular apical dilation ; surstyles elongate, somewhat triangular.
Holotype $ : Mohéli, Djoumadounia, 100-150 m., 29.XI.1973 ( L. Matile) ; in Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris.
This small species is readily separated from malagasiensis by the entirely yellow legs, with only
slight darkening on the four hind femora.
REFERENCES
Kessel (E. L.) & Clopton (J. R.), 1970. — The Platypezidae of the Ethiopian Zoogeographic Région, with
description of new species and a new genus. Wasmann J. Biol, 28 : 47-167.
Kessel (E. L.) & Maggioncalda (E. A.), 1968. — A révision of the généra of Platypezidae, with the descrip¬
tions of five new généra, and considérations of phylogeny, circumversion and hypopygia. (Diptera).
Wasmann J. Biol., 26 : 33-106.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE, CHLOROPIDAE
315
DIPTERA ASTEIIDAE, MILICHIIDAE AND CHLOROPIDAE
FROM THE COMORO ARCHIPELAGO
Curtis W. Sabrosky *
A small collection of Àsteiidae, Milichiidae, and Chloropidae from the Comoro Islands was
submitted for study through the kindness of M. Loïc Matile of the Muséum National d’Histoire Natu¬
relle at Paris. Although the collection is small, the specimens are with few exceptions in excellent
condition for study. There are 2 specimens and 2 species of Asteiidae, 1 specimen of a new species
of Milichiidae, and 83 specimens of 15 species (10 new) of Chloropidae.
Holotypes and other material are in the Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, and
duplicates where available in the collection of the author. Ail specimens were collected by M. Matile,
hence the collector’s name has been omitted in listing the data.
Family ASTEIIDAE
Two species of Asteiidae are represented in the collection, the first originally described from
the Seychelles, the second from mainland Africa.
Asteia lambi Duda
Asieia nigra Lamb, 1911, Trans. Linn. Soc. London, ser. 2 (Zool.), 16 : 353 (Seychelles) (preoccupied in Zbtter-
STEDT, 1860).
Asteia lambi Duda, 1927, Deutsch ent. Ztschr., 1927 : 129 (new name for nigra Lamb, preoccupied).
Lamb described the front tibia as “ black at base ” and the hind tibia as having “ a narrow black
ring near base ”, but the mid tibia as “ black at tip ”. This would be an odd pattern ; one would
expect a fundamental similarity in the three tibiae, without any différences in the extent of black.
Dr. Brian Cogan at the British Muséum (Nat. Hist.) has kindly confirmed from the holotype that
Lamb’s description was indeed in error ; the “black ring on the mid tibia is at the base, and broader
than that on the hind tibia.
The species seems to hâve been recorded previously only from the Seychelles.
Male, Mohéli. Djoumadounia, 100-150 m., 29.XI.1973.
* 8610 Grant Streat, Bethesda, Maryland, U.S.A.
Source : MNHN, Paris
316
C. W. SABROSKY
Asteia nigroscutellata Duda
Asleia nitida var. nigroscutellata Duda, 1927, Deutsch. ent. Ztschr., 1927 : 130, 138 (Natal, Uganda).
Asteia nigroscutellata Duda ; Sabrosky, 1956, Rev. franç. d’Ent., 23 : 229, 231.
Apparently a widely distributed species. I hâve seen material from Natal, Malawi, and Mada¬
gascar.
Female, Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m., 21.XI.1973.
Family MILICHIIDAE
A single tiny female of a new species is ail that is available of this family, but study of its generic
position raised important questions. It is clearly in the area of Desmomelopa-Leptometopa, but it
does not completely agréé with either. It lacks the distinct sclerotized interfrontal stripes of Desmo-
metopa ,on the one hand, but it also lacks the well-developed, subtriangular epistoma of Leplometopa.
It does hâve the elongate lunule of the latter, projecting ventrad as a long plate between the bases
of the antennae, and it seems doser to that genus than to Desmometopa. In particular it resembles
the Palearctic species L. niveipennis (Strobl).
Duda (1932, in Lindner) proposed the genus Dicraeoptera for Siphonetta niveipennis Strobl,
but he, like Strobl, considered it to be a chloropid. Hennig (1937, in Lindner) recognized that it
was actually a milichiid, and he synonymized the genus with Leptometopa. Strobl’s species, that
from the Comoros, and another similar but distinct species from Rarotonga in the Cook Islands are
distinct from other Leptometopa in having numerous mesopleural hairs and a strong presutural bristle.
However, the mesopleuron does hâve a few setae, at least posteriorly, in some typical Leptometopa
(e.g., in L. rufifrons Becker). The single available examples of the Comoros and Cook Islands species
also differ from characteristic Leptometopa in lacking a pteropleural bristle, but I find that in the 1 male,
8 females of L. niveipennis before me the pteropleural bristle is présent in the male and absent in the
females. The sample is small but suggestive that the character, while présent in most species of Lepto¬
metopa, is sometimes absent. It remains to be seen whether the apparent sexual dimorphism in nivei¬
pennis will also be true of the similar Comoros and Cook Islands species. These two species, as well
as niveipennis, show complété rows of interfrontal setae, whereas in most Leptometopa the rows are
incomplète or the setae are minute and indistinct. In both females (Comoros and Cook Islands),
the epistoma is not developed in the characteristic subtriangular form of typical Leptometopa, and hence
the face is not partitioned by juxtaposition of the apices of lunule and epistoma. However, both
species are tiny and the cheek is narrow, and the epistoma is probably normally less developed. In
sum, the species is best placed in Leptometopa.
Leptometopa matilei, n. sp.
Tiny, gray tomentose species, the head anteriorly yellow, cheek narrow, strong presutural supra-
alar bristle présent, and mesopleuron with numerous hairs.
Female. Back of head, posterior 3/5 of frons, apex of 3rd antennal segment, arista, and ail
bristles black in ground color, remainder of head yellow, lunule and cheek whitish. Thorax, abdomen,
and ail bristles and hairs black. Legs chiefly yellowish, but partly teneral, possibly some infuscation
on fore fémur. Wing lightly browned, apex of costal cell blackish. Halter yellow.
Frons approximately as broad as long, width at vertex nearly twice width of an eye and nearly
half width of head, dull and finely gray tomentose, frontal triangle tomentose but shining and weakly
distinguished from rest of frons, about half length of frons ; in profile, head 1.14 times higher than long,
antennal axis 1.4 times the vibrissal axis, face receding and vibrissal angle not strongly developed ;
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE, CHLOROPIDAE
317
cheek narrow, only 1/3 breadth of 3rd antennal segment and 1/10 height of an eye ; frontal lunule
elongate triangular, projecting between bases of antennae, its apex approximately opposite apex of
2nd antennal segment and about half length of face ; epistoma narrow ; proboscis not especially elon¬
gate, the haustellum slightly longer than lower margin of head ; antenna small, arista 3 times antennal
length, distinctly pubescent.
Chaetotaxy : ail bristles strong and distinct, inner and outer vertical, parallel postvertical,
proclinate and divergent ocellar, 2 lateroclinate upper orbital and 2 mesoclinate lower orbital pairs
of bristles ; interfrontal rows of setae conspicuous, each row of 7 or 8 setae, of which the anterior is
mu ch longer and stronger than the others, and arching forward over the lunule ; vibrissa strong ; lower
cheek margin with 5 proclinate bristlelike setae.
Thorax subshining, finely gray tomentose except for polished area on anterior slope of sterno-
pleuron ; mesoscutum convex, length and breadth approximately equal. Bristles long and strong :
1 humerai, 1 + 1 notopleural, 1 presutural and 1 postsutural supra-alar, 1 postalar, 1 posterior dorso-
central, 1 apical and 1 subapical scutellar, and 1 sternopleural, also 1 short dorsocentral just anterior
to the large posterior one, and a short prescutellar acrostical ; mesopleuron with numerous scattered
hairs.
Legs slender, without distinctive features.
Wing as usual in Leptometopa, second vein long, distal portions of veins 2, 3, and 4 approximately
parallel, apical cell scarcely narrowed ; fore crossvein (r-m) opposite 2/3 length of discal cell.
Length, 1.5. mm.
Holotype, female, Mayotte : Route de Combani, 50-150 m., 19.1.1974.
I take pleasure in naming this species for the collector of this interesting lot of specimens,
M. Loïc Matile.
Family CHLOROPIDAE
Eighty-three specimens of 15 species of Chloropidae were found to include 81 specimens and 14
species of Oscinellinae, 9 of them new, and 2 specimens of one species of Chloropinae, also new. This
is not unlike Lamb’s (1912) findings on the Chloropidae of the Seychelles, for which he recorded a total
of 19 species, 16 of them new, and again only one chloropine. In my Ruwenzori paper (Sabrosky,
1951), I found a higher proportion of Chloropinae, 31 species out of a total of 104.
It is unusual not to find représentatives of Cadrema, Siphunculina, and Eutropha, which contain
widespread littoral species that occur commonly in island collections. However, most of the collec-
ting was apparently done at higher altitudes, and this yielded the good proportion of undescribed and
probably endemic species. It is also unusual to find such a high proportion of specimens of Tricimba,
46 of the total of 83, but this may be due chiefly to chance collecting of the long sériés of T. comoroensis.
The fauna has a typically Ethiopian habitus. For a key to the généra, see Sabrosky (1951).
Subfamily Oscinellinae
Genus DACTYLOTHYREA de Meijere
The genus is widely distributed in the Oriental and Ethiopian Régions, but relatively few speci¬
mens hâve been recorded or seen by me from the latter région. Three species hâve been described
Source : MNHN, Paris
318
C. W. SABKOSKY
from Madagascar and one from the Ivory Coast, Bezzi (1912) recorded one specimen from the Congo
(Zaïre), and Sabrosky (1951) recorded specimens from Uganda, N. Nigeria, and Nyasaland (Malawi).
I hâve seen a number of examples from Madagascar, but none from the Seychelles or Aldabra. In the
présent collection from the Comoros are 10 specimens of 3 species, ail undescribed. Another species
described in Dactylothyrea, D. stipula Séguy, is in my opinion a Rhodesiella.
It is interesting to note that the 3 species from the Comoros hâve close counterparts in the 3 spe¬
cies recorded from Madagascar (Séguy, 1957). No doubt the species of each pair hâve a common
origin, but the populations hâve been sufficiently isolated in the higher parts of each island that they
hâve become specifically albeit narrowly distinct.
Ethiopian species of Dactylothyrea share the following characters : Eye bare, large, the cheek
linear ; antenna large, 3rd segment shorter than broad, almost reniform, arista distinctly pubescent ;
long cephalic bristles : inner and outer verticals, cruciate postverticals, and proclinate and divergent
ocellars. Mesoscutum short and broad, highly convex, polished black but densely and coarsely punc-
tate ; scutellum convex, punctate, elongate, as long or longer than broad, with 3 pairs of long, slender
projections arising from the lower margin, each projection bearing a long scutellar bristle ; mesopleu-
ron with distinct hairs ; chaetotaxic formula : 1 humerai, 0 1 notopleural, 1 presutural supra-alar,
1 postalar, and 1 posterior dorsocentral, the presutural and dorsocentral bristles especially long. Male
genitalia with broad platelike surstyli. Hind tibia cylindrical, without trace of a “ sensory area ”
posterodorsally. Wing venation regular, approximately as figured for the Oriental D. infumata Meijere
by Becker (1911 : pl. 2, fig. 17) but costal cell longer and 2nd costal sector shorter, the latter shorter
than 3rd sector.
Key to Ethiopian species of Dactylothyrea
1. Second costal sector (between apices of lst and 2nd veins) nearly twice length of 3rd sector;
distal half of wing infumated (Ivory Coast, Central Africa). D. leucopsis (Bigot)
— Second costal sector obviously shorter than, or at most subequal to, length of 3rd sector ;
wing entirely clear. 2
2. Scutellum strongly narrowed distally (fig. 1), apical scutellar bristles inserted close together ;
hind tibia with strong preapical ventral spur. 3
— Scutellum broadly rounded distally (figs. 2, 3), bases of scutellar bristles well separated ;
hind tibia without strong spur. 4
3. Antenna yellow ; scutellar projections black on basal 1/2-3/5 (Comoros).. D. flavicornis n. sp.
— First 2 antennal segments and dorsal half of 3rd segment black ; scutellar projections yellow
except narrowly at base (Zaïre; also Madagascar). D. seyrigi Séguy
4. Hind fémur with 2 rows of short stout spines, anteroventral and posteroventral. 5
— Hind fémur without spines. 6
5. Hind tibia black except narrowly at base and apex ; scutellum in profile with almost a right
angle apicodorsally (fig. 4), marginal projections relatively short, the apicals obviously less
than length of scutellum (Madagascar). D. spinulenta Séguy
— Hind tibia yellow ; scutellum rounded apicodorsally as seen in profile (fig. 5), marginal
projections elongate, the apicals each as long as scutellum (Comoros). D. flavitibia n. sp.
6. Knees, fore tibia and tarsus, and spot near apex of hind tibia black ; scutellar projections
entirely black, relatively short, the three on each side close together on distal 2/5 of scutel¬
lum (Madagascar). D. microptera Séguy
— Legs yellow, at most distal tarsal segment on each leg brown ; scutellar projections black
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE CHLOROPIDAE
319
on basal halves only, moderately short, farther apart, more evenly distributed on sides of scu-
tellum (fig. 3) (Comoros). D. comoroensis n. sp.
Dactylothyrea fia vie omis n. sp.
Scutellum strongly narrowed distally (fig. 1) ; hind fémur without ventral spines ; hind tibia
with strong ventral spur ; antenna yellow.
Male. Black, with ail bristles, antenna except arista, cheek, distal halves of scutellar projec¬
tions, basal 2 segments of abdomen, male genitalia, ail legs except distal fourth of hind fémur and distal
2 to 3 segments of ail tarsi, and halter yellow ; frons dark reddish outside polished black frontal triangle ;
palpus, distal tarsal segments, and wing veins brown ; mesonotal hairs black but glistening and appear-
ing yellowish in some lights ; hairs of pleuron and legs pale yellow.
Frontal triangle almost attaining anterior margin of frons, bordered on each side by a row of
interfrontal hairs 6et on very edge of triangle or barely off it ; a row of 5 long, reclinate fronto-orbital
hairs on each side of frons, the hindmost bristlelike and nearly as long as an inner vertical bristle.
Mesoscutum appearing square but barely longer than broad ; scutellum (fig. 1) nearly 2/3 as long as
mesoscutum, very broad on basal 2/3 but strongly narrowed distally, scutellar projections long, apicals
each 0.72 times length of scutellum and as long as the apical bristle it bears. Hind fémur longer than
fore or middle, slightly enlarged, not armed with ventral spines ; hind tibia straight, with strong, curved,
preapical ventral spur that is slightly longer than greatest diameter of tibia. Wing : length of 2nd to
4th costal sectors as 18:20:9 ; fore crossvein slightly before middle of discal cell, at 0.43 of its length ;
distance between crossveins 1.42 times distance from hind crossvein to wing margin.
Length, 3 mm.
Holotype, male, Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m., 21.XI.1973.
D. flavicornis is obviously close to D. seyrigi from Madagascar in the peculiar form of the scutellum
and the possession of a strong tibial spur, both unusual characters in Dactylothyrea. The consistency
of color characters in sériés of other species of the genus leads me to describe this unique example as a
distinct species. These two species, unknown to me in 1951, will not key satisfactorily to genus in the
generic key by Sabrosky (1951) : the hind tibial spur will mislead one to Cadrema, a quite different
genus.
Dactylothyrea flavitibia, n. sp.
Hind fémur ventrally armed with 2 rows of spines ; hind tibia without ventral spur, and yellow.
Male, female. Black, but with ail bristles, antenna except arista, cheek, scutellar projections
except for extreme bases and apices narrowly, basal 2 segments of abdomen, male genitalia, ail legs
except distal 2/5 of hind fémur, a narrow preapical band on mid fémur, and distal segment of ail tarsi,
and halter yellow ; frons dark reddish outside polished black frontal triangle ; palpus, distal tarsal
segment on each leg, and wing veins brown ; mesonotal hairs black but glistening and appearing yello¬
wish in some lights.
Frontal triangle almost attaining anterior margin of frons, bordered on each side by a row of
intcrfrontal hairs, set on very edge of triangle or barely off it ; a row of 5 long reclinate fronto-orbital
hairs on each side of frons, hindmost one slender and hairlike, shorter than in flavicornis, not comparable
to an inner vertical bristle. Mesoscutum appearing square but barely longer than broad ; scutellum 2/3
as long as mesoscutum, broad throughout and broadly rounded apically in dorsal aspect (fig. 2), apico-
dorsally rounded and sloping as seen in profile (fig. 5), scutellar projections elongate, apical ones each
equal to length of scutellum and longer than the bristle it bears. Legs : hind fémur considerably longer
than the others and somewhat enlarged, armed with anteroventral and posteroventral rows of short.
Source : MNHN, Paris
Figs. 1-6. — Daclylothyrea flavicornis (1), flavitibia (2, 5), comoroensis (3, 6), and spinulenta (4). Figs. 7-10, Tricimba
bimarginala (7), nitida (8), comoroensis (9), and sexsetosa (10). Fig. 11, Rhodesiella octosetosa. Fig. 12, Elachiptera
comoroensis. Figs. 13, 14, Chlorops comoroensis. Figs. 1-3, 7-10, and 11, dorsal aspect of scutellum ; figs. 4-6, latéral
aspect of scutellum ; figs. 12, 13, antenna ; fig. 14, dorsal aspect of head. Ail drawings were made from a holotype
except figs. 4 (specimen from Madagascar), 6 (allotype), and 12 (a paratopotype).
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE, CHLOROPIDAE
321
stout spines ; hind tibia slightly curved and lacking a strong ventral spur. Wing : length of costal
sectors 2 to 4 as 22:22:9 ; fore crossvein barely proximad middle of discal cell ; distance between cross-
veins 1.23 times distance from hind crossvein to wing margin.
Length, 2.5 (male) — 3 mm.
Holotype male, and allotype, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m., 14 (female)
and 15.XI.1973.
This species is closest to D. spinulenta from Madagascar, but easily distinguished by the yellow
hind tibia and the sloping apex of the scutellum as seen in profile.
Dactylothyrea comoroensis, n. sp.
Smaller species with shorter scutellar projections than the other species from the Comoros
(cf. figs. 1-3) ; legs yellow ; hind leg without either fémoral spines or hind tibial spur.
Male, female. Black, but with ail bristles, antenna except arista and slight infuscation at base
of latter, distal halves of scutellar projections, basal 2 segments of abdomen, ail legs except distal segment
of each tarsus, and halter yellow ; frons dark reddish outside polished black frontal triangle ; male geni-
talia, distal tarsal segments, and wing veins brown ; mesonotal hairs black but glistening and appearing
yellowish in some lights ; hairs of pleuron and legs yellow.
Frontal triangle and interfrontal hairs as described for D. flavitibia ; frons on each side with
5 long reclinate fronto-orbital hairs, posterior 2 longer than the others. Mesoscutum appearing square,
but barely longer than broad ; scutellum (fig. 3) shorter than in the other species, only 0.56 times length
of mesoscutum and barely longer than its own basal breadth, in profile not as high as in the other species
and strongly sloping from base to apex (fig. 6), scutellar projections shorter, apicals each barely over
linlf length of scutellum and less than length of bristle it bears. Legs : hind fémur neither enlarged nor
elongate, without ventral spines ; hind tibia straight, without ventral spur. Wing similar to that of
jlavicornis, with 2nd costal sector obviously shorter than 3rd sector ; length of costal sectors 2 to 4 as
14 : 17:8 ; fore crossvein slightly before middle of discal cell ; distance between crossveins 1.3 times
distance from hind crossvein to wing margin.
Length, 2-2.5 mm.
Holotype male, allotype, and female paratype, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m,
16.XI.1973 (holotype) and 10.1.1974 (allotype and paratype). Other paratypes : male, Anjouan :
Col de Moya, 850 m., 16.1.1974 ; female, Mohéli : Djoumadounia, 100-150 m., 29.XI.1973 ; 2 males,
saine locality as preceding but 80-150 m., 2.XI 1.1973.
D. comorensis is much different from the preceding species and can only be compared with
D. microptera from Madagascar, as diagnosed in the key.
Genus RHODESIELLA Adams
I am persuadcd to describe the single availablc spccimen of this genus because of the distinctive
scutellum. I find nothing like it in the described species or in material I hâve secn from Madagascar,
the Seychelles, Aldabra, or the African mainland. The scutellum is much longer in proportion to the
length of the mesoscutum than in most other species, and the 4 pairs of scutellar bristles are more than
in other species known to me.
21
Source : MNHN, Paris
322
C. W. SABROSKY
Rhodesiella octosetosa, n. sp.
Frontal triangle, palpus, knob of halter, ail femora, and tibiae chiefly black, tarsi yellow ; scutel-
luxn elongate conical with 4 pairs of marginal scutellar bristles.
Male. Chiefly black ; antennal segments orange-yellow, dorsal fourth of 3rd segment infuscated,
and arista brown ; stalk of halter yellowish ; legs chiefly black, the trochanters, knees of mid and hind
femora narrowly, distal fifth of mid and hind tibiae and a bit more of fore tibia, and ail tarsi yellow,
wing veins brown, wing membrane slightly browned ; ail bristles and hairs black.
Frons narrowing from vertex to anterior margin, at vertex 1.23 times and at anterior margin
0.86 times greatest width of an eye as seen from above, length of frons subequal to its width at vertex
but appearing longer because of the narrowing ; frontal triangle smooth and highly polished, compara-
tively narrow, base at vertex 0.82 times width of frons, sides straight to acute apex at anterior margin
of frons, on each side a row of interfrontal hairs set barely off surface of triangle, arched mesoclinate
over the triangle. Head in profile much higher than long (1.43 times), frons steeply sloped and upper
angle of head acute ; eye large, occupying most of head as seen in profile ; cheek linear ; insertion of
antenna opposite middle of eye, appearing lower because of steep slope of frons and the decumbent
antennae which almost attain mouth margin. Antenna small, 3rd segment barely broader than long;
arista pubescent. Face polished. Chaetotaxy : usual inner and outer vertical, postvertical, and ocellar
bristles présent, ocellars distinct but shorter and finer than the others ; on each side a row of reclinate
fronto-orbital hairs, the posterior 5 pairs as long as the interfrontal setae and almost as long as ocellars ;
vibrissa only moderately strong.
Thorax polished, highly shining, coarsely punctate, moderately densely haired ; mesoscutum
strongly convex, slightly broader than long ; scutellum (fig. 11) convex, elongate conical, nearly as
long (0.90) as mesoscutum and bearing on distinct tubercles 4 pairs of marginal scutellar bristles, inclu-
ding a pair of long diverging apicals and 3 pairs of laterals grouped on distal half of scutellum, the
laterals only half length of apical bristles and more slender. 1 humerai, 1 + 1 notopleural, 1 postalar,
and 1 posterior dorsocentral pairs of bristles well developed.
Abdomen polished ; male genitalia with surstyli small and slightly longer than broad.
Legs without unusual development ; hind fémur only slightly larger than the others, hind tibia
straight and without “ sensory area ” posterodorsally.
Wing with 2nd and 3rd veins curving toward costa, the ultimate sector of 4th vein arched for-
ward slightly at base, then straight to apex of wing ; length of costal sectors 2 to 4 as 26:25:20 ; fore
crossvein opposite middle of discal cell, which is slightly broadened distally.
Length, 1.5 mm.
Holotype male, Grande Comore : Nioumbadjou, 250-400 m., 9.1.1974.
Genus TRICIMBA Lioy
This characteristic genus, easily recognized by the 3 deeply incised lines of punctures on the
mesoscutum, is the best represented genus in the présent collection, with a total of 46 specimens of
4 species. There are no specimens of the genus in a collection from Aldabra now before me, and only
one species, T. seychellensis Sabr., has been recognized from the Seychelles. Species very closely
related to the dull gray species T. sexsetosa and T. comoroensis occur on Madagascar, and T. brunneihal-
terata Sabr., described from the Ruwenzori Range in Uganda, is also in the same group. The Comoro
species may be separated as follows :
1. Notopleural bristles 1 + 1, yellow ; scutellum narrowly elongate (fig. 7), with vertical sides
and sharp upper and lower side margins, the stout yellow scutellar bristles inserted on lower
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE, CHLOROPIDAE 323
margin. T. bimarginata n. sp.
— Notopleural bristles 1 + 2, black ; scutellum not so (figs. 8-10), not sharply margined and
not as high apically, bristles black and inserted at or near upper edge of scutellum. 2
2. Thorax predominantly shining black, thinly tomentose in part, including scutellum and
posterior portion of mesoscutum. T nitida n. sp.
— Thorax dull, densely gray or brown-gray tomentose. 3
3. Scutellum conical and sides straight, apical scutellar bristles close together at bases (fig. 9).
T. comoroensis n. sp.
— Scutellum broadly rounded in outline, sides convex, apical scutellar bristles not approxi-
mated at bases (fig. 10). T. sextosa n. sp.
Tricimba bimarginata, n. sp.
Densely gray and brown tomentose species with yellow bristles, 1 + 1 notopleural bristles, and
narrowly elongate-conical scutellum with vertical sides and sharp upper and lower margins.
Male. Head and body black in ground color, dull and densely gray or brown tomentose, only
the face, cheek, antenna except apicodorsal half of 3rd segment, palpus, halter, and legs yellow ; para-
frontal and frontal triangle gray ; frons chiefly brown, but narrow anterior margin and a linear médian
stripe gray. Mesoscutum and upper half of pleuron predominantly gray, the impressed dorsocentral
lines and broad supraalar stripes brown ; lower half of pleuron and postscutellum polished black ; scutel¬
lum chiefly brown, narrowly gray at base. Abdomen brown. Wing veins brown.
Eye large, bare ; frons approximately square, width at vertex 1.4 times width of an eye and
0.56 times width of head ; ocellar tubercle conspicuously protruding ; frontal triangle not distinctly
bounded ; head in profile higher than long, face concave and vibrissal angle projecting slightly before
eye ; cheek narrow, its height half the breadth of 3rd antennal segment and 1/6 height of eye ; facial
carina undeveloped ; bristles apparently greatly reduced, the one undamaged one, an outer vertical,
extremely short and spinelike.
Mesoscutum strongly convex, as seen in profile ; no intrahumeral bristles ; doubled dorsocentral
rows of punctures deeply impressed, the single médian acrostical row less so ; short supraalar lines,
above wing base, moderately deeply impressed ; a single row of fine piliferous punctures between médian
and each dorsocentral position ; only 1 + 1 notopleural bristles évident ; scutellum (fig. 7) distinctive,
narrowly elongate conical, 1.56 times as long as broad at base, relatively high with vertical sides and
distinct dorsolateral and ventrolateral angles, flattened on disk, the depressed disk bare and setae
confined to the narrow rounded dorsolateral ridges ; apical and 2 subapical pairs of stout and spinelike
marginal scutellar bristles inserted on lower margin of scutellum, apical bristles moderately approxi-
mated at base and diverging slightly.
Legs short ; hind tibia with elongate-oval “ sensory area
Wing with 2nd costal sector longer than 3rd, costal sectors 2 to 4 as 20:14:8 ; lst basal cell slightly
broadened midway ; 2nd vein parallel to costa for most of its length before curving into costa, marginal
cell midway less than half (0.44) width of submarginal cell opposite ; ultimatc sector of 3rd vein gently
concave anteriorly, curving toward costa and diverging at apex from ultimate sector of 4th vein, which
is straight ; fore crossvein barely beyond middle of discal cell, distance between crossveins 0.86 times
distance from hind crossvein to wing margin ; hind crossvein oblique.
Length, 1.5 mm.
Holotype male, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m., 13.XI.1973.
The form of the scutellum is the distinctive feature of this species and should enable it to be
recognized easily.
Source : MNHN, Paris
324
C. W. SABROSKY
Tricimba nitida, n. sp.
Thorax chiefly polished black, thinly tomentose posteriorly on mesoscutum ; legs yellow.
Male, female. Head black in ground color, the anterior 1/5 of frons, the face, cheek, palpus,
and antenna except apicodorsal half of 3rd segment yellowish ; frons brown. Thorax highly shining
black, though sparsely and finely brownish tomentose on mesoscutum posteriorly and on scutellum,
and about base of wing, including posterodorsal corner of mesopleuron and most of pteropleuron ;
postscutellum polished black. Abdomen dark brown, basal segment or two yellowish. Legs yellow,
tarsi infuscated on distal 2-4 segments. Wing lightly browned, veins brown ; halter yellow. Ail
bristles black.
Eye large, appearing bare, occupying most of head as seen in profile, cheek linear and vibrissal
angle barely évident ; frons narrower than usual in genus, 1.3 times as long as broad, width at vertex
1.35 times width of an eye and 0.42 times width of head ; frontal triangle dull, tomentose, not sharply
bounded but posterior portion distinct from frons by being shining ; face almost fiat ; head bristles short
and hairlike ; fronto-orbital hairs short, fine, numerous, 9-10 in each row.
Mesoscutum modérately convex, highly shining though partly finely tomentose especially poste¬
riorly ; médian acrostical and the dorsocentral rows strongly punctate but not deeply impressed, about
2 somewhat irregular rows of hairs between médian and each dorsocentral position ; 1 humerai, 1 + 2
notopleural, 1 postalar, 1 posterior intraalar and 1 posterior dorsocentral pairs of bristles, moderately
long and strong except for weak humerai ; scutellum (fig. 8) subconical, narrowed toward apex, as long
as broad at base, rounded on sides, disk moderately flattened and setose, 1 apical and 3 subapical pairs
of marginal scutellar bristles borne on small tubercles, the apical and distal 2 subapical pairs strong,
basal pair weaker, apicals cruciate at tips, subapicals radiating from scutellum.
Legs as usual in genus, short and unmodified ; hind tibia with elongate-oval “ sensory area ”.
Wing with 2nd costal sector longer than 3rd sector, costal sectors 2 to 4 as 24:15:7 ; lst basal
cell slightly broadened beyond midway ; 2nd straight on most of its length, apically curving gently
into costa ; breadth of marginal cell midway 0.6 times breadth of submarginal cell opposite ; ultimate
sectors of 3rd and 4th veins straight, diverging only slightly toward apex of wing ; fore crossvein barely
beyond middle of discal cell, distance between crossveins slightly less than distance from hind crossvein
to wing margin ; hind crossvein not oblique.
Length, 1.5-2 mm.
Holotype male, allotype, and 3 male paratypes, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m.,
13 and 15 (holotype). XI.1973 and 10.1.1974 (allotype and 2 paratypes).
The highly shining black appearance is unusual in the genus, most of the species being dull
and heavily gray or brown-gray tomentose.
Tricimba comoroensis, n. sp.
Dull, brownish gray tomentose species with almost linear cheek, and scutellum conical in outline
with moderately approximated apical scutellar bristles (fig. 9).
Male, female. Dull, finely brownish gray tomentose, black in ground color, the frons anteriorly,
face, cheek, palpus, lower half of 3rd antennal segment, and knob of halter yellow or yellowish ; legs
chiefly yellow, only mid and hind femora in large part, hind tibia centrally, and distal segment or two
of ail tarsi infuscated ; proboscis black ; ail bristles and hairs black.
Head essentially as described for T. sexsetosa, the vibrissal angle slightly more distinct, cheek
slightly wider although still very narrow, 3rd antennal segment larger, and proboscis shorter.
Thorax almost entirely dull, postscutellum polished ; mesoscutum relatively narrow and highly
convex, the dorsocentral and acrostical lines of punctures deeply impressed, supraalar fines only slightly
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE, CHLOROPIDAE
325
so ; a pair of lateroclinate intrahumeral bristles on anterior slope of mesoscutum ; scutellum (fig. 9)
straight-sided, conical, narrowed at apex, almost as long as broad at base, disk flattened and with scatte-
red hairs ; humerai bristle weak and hairlike, other thoracic bristles stout and distinct : 1 -f- 2 noto-
pleural, 1 postalar, 1 posterior intraalar, 1 posterior dorsocentral, 1 apical and 2-3 subapical marginal
scutellar pairs of bristles, scutellars set in small tubercles, apicals approximated, each 3/4 length of
scutellum, subapicals shorter, in small specimens the basal pair appearing weak and hairlike.
Legs as in T. sexsetosa.
Wing with 2nd costal sector distinctly longer than 3rd sector, sectors 2 to 4 as 26:15:8 ; 2nd vein
straight on most of its length, distally curving gently into costa ; 3rd and 4th veins subparallel to slightly
divergent ; lst basal cell slightly broadened ; discal cell narrow, fore crossvein opposite or barely beyond
middle of cell, distance between crossveins slightly less than distance from hind crossvein to wing margin.
Length, 1.25-1.75 mm.
Holotype male, allotype, and 5 male, 5 female paratypes, Grande Comore : La Grille (Guiri),
850-900 m., 13, 14, and 15.XI.1973 and 10.1.1974. (holotype and allotype, 14.XI)
Other paratypes : 2 males, 1 female, Grande Comore : Nioumbadjou, 9.XI.1973 (<J, 500-600 m.),
10.XI.1973 (cî), and 9.1.1974 (Ç, 450 m.) ; 2 males, Grande Comore : Karthala, La Convalescence,
1640-1680 m., 21.XI.1973, and 2 males, 3 females, same locality, 1680 m., 20-21.XI.1973 ; male, female,
Anjouan : Col de Moya, 850 m., 16.1.1974 ; female, Mohéli : Namaloungou, 400-450 m., 30.XI.1973 ;
female, Mohéli : Djoumadounia, 100-150 m., 29.XI.1973.
Nine other specimens, which duplicate the cited localities, are in poor condition and are not
included in the type-series.
In the Comoros fauna, this species is closest to T. sexsetosa but is readily distinguished by the
f orm of the scutellum ( cf figs. 9, 10). It is exceedingly close to T. seycheüensis Sabr. ( trisulcata Lamb,
1912, preoccupied), but differs most obviously in the presence of the intrahumeral bristles. The
Seychelles form also has the lower half of the pleuron more thinly tomentose and therefore more shining,
and indeed partly polished, especially on the anterior slope of the sternopleuron and anteroventral
edge of the mesopleuron. I am indebted to Dr Brian Cogan of the British Muséum (Nat. Hist.)
for making available syntypes of Lamb’s species from the Seychelles for direct comparison with the
Comoros material.
Tricimba sexsetosa, n. sp.
Dull, brownish gray tomentose species, with linear cheek and broadly rounded scutellum with
3 pairs of scutellar bristles, the apicals well separated.
Male, female. Dull, finely brownish gray tomentose, black in ground color except for yellow
or yellowish anterior margin of frons, the face, cheek, palpus and proboscis, most of antenna except
arista and infuscated dorsal margin of 3rd segment, and legs ; propleuron and knob of halter brownish
yellow ; hind fémur lightly browned ; hairs and bristles black.
Eye large, occupying most of head as seen in profile, cheek linear and vibrissal angle not évident ;
frons longer than broad (1.26 times), breadth at vertex nearly 1.6timesan eye and about 0.45 times width
of head ; frontal triangle indistinct, dull, concolorous with rest of frons and not sharply bounded, appa-
rently ending about midway on frons ; facial carina low, scarcely évident ; haustellum and slender labella
each about equal in length to lower margin of head ; 3rd antennal segment small, almost orbicular,
only slightly broader than long, arista pubescent ; cephalic bristles extremely short, the usual ocellar,
postvertical, and inner and outer verticals as short as hairs but slightly stouter ; on each side of frons
a row of numerous, minute, fine orbitals.
Thorax almost entirely dull except for shining propleural area and polished postscutellum ;
Source : MNHN, Paris
326
C. W. SABROSKY
3 lines of punctures on mesoscutum moderately impressed, supraalar lines only slightly so ; a short
but distinct pair of lateroclinate intrahumeral bristles on anterior slope of mesoscutum ; scutellum
(fig. 10) short and broadly rounded, 0.80 times as long as broad at base, disk flattened and with numerous
hairs ; thoracic bristles short but stout and distinct : 1 humerai (weaker than others), 1 + 2 notopleural,
1 postalar, 1 posterior dorsocentral, and 1 apical and 2 subapical pairs of scutellar bristles, the apicals
well separated, stouter than any other thoracic bristles, and only half length of scutellum, adjacent
subapical pair strong, the second pair weaker and sometimes not distinct from hairs, leaving appearance
of only one subapical pair.
Legs short, without distinctive features ; hind tibia with elongate-oval “ sensory area ”.
Wing with 2nd costal sector only slightly longer than 3rd sector, sectors 2 to 4 as 28:26:13 ;
2nd vein nearly straight and marginal cell narrow, veins 3 and 4 diverging slightly, especially distally ;
lst basal cell slightly broadened ; discal cell moderately narrow, fore crossvein barely before middle
of the cell, distance between crossveins about equal to distance from hind crossvein to wing margin.
Length, 1.25 (male )— 1.5 (female) mm.
Holotype male, allotype, and 1 female paratype, Mohéli : N’Gamaroumbo, Rives du M’Ro
Oibouéni, 20 m., 1.XII.1973 ; two male paratypes, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m,
14.XI.1973, and Mohéli : Djoumadounia, 100-150 m., 29.XI.1973.
This species is superficially similar to T. comoroensis from which it may be distinguished by the
shape of the scutellum. It is very close to T. brunneihalterata Sabr., described from 6500 ft. in the
Ruwenzori Range in Uganda. However, the Ruwenzori species has the frons at vertex over half the
width of head, cheek narrow (1/6 height of an eye) but not linear as in sexsetosa, no intrahumeral bristles,
and each humérus with 4 moderately strong bristles. The scutellum in brunneihalterata is somewhat
intermediate between sexsetosa and comoroensis, somewhat rounded distally but not as broadly so as
in sexsetosa. Also, the apical and 2 subapical pairs of scutellar bristles are strong in brunneihalterata,
plus a weak basal third pair, and the apicals are doser together than in sexsetosa, the bases of the apical
bristles being no farther apart than each base is from its adjacent subapical.
Genus ELACHIPTERA Macquart
Elachiptera (Melanochaeta) comoroensis, n. sp.
Arista narrow but flattened on basal third, slender distally ; frontal triangle dull gray tomentose ;
thorax chiefly hlack, with conspicuous yellow humeri.
Male, female. Head yellow, only frontal triangle, dorsal half of occiput, arista, and narrow
area on 3rd antennal segment about base of arista, black. Thorax chiefly black, humérus and propleu-
ron conspicuously bright yellow, in some specimens (probably somewhat teneral) extreme sides of
mesoscutum and part of pleuron ycllowish. Abdomen dark brown. Legs yellow, distal tarsal segments
brownish. Wing veins brown, membrane brownish tinted. Halter whitish yellow. Ail bristles black.
Head as usual in Melanochaeta, higher than long ; frons broader than long, at vertex twice width of
an eye and nearly half width of head ; frontal triangle of moderate size, well separated from eyes at
vertex, its basal width 3/4 width of frons, extending 2/3 of distance to anterior margin of frons ; cheek
narrow, its height not over 0.4 times the breadth of 3rd antennal segment and 1 /5 height of an eye ;
3rd antennal segment reniform, arista narrow and flattened on basal third, tapering and very slender
distally, short pubescent (fig. 12) ; chaetotaxy : the usual inner and outer vertical, erect and cruciate
postvertical and ocellar, and 2 pairs of orbital bristles.
Thorax as usual for Melanochaeta, subshining, finely brownish gray tomentose, short haired and
only finely punctured ; pleuron polished on lower half, gray tomentose above except for anteroventral
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE. CHL.OROPIDAE
327
margin of mesopleuron ; postscutellum dull, gray tomentose ; scutellum broadly rounded apically,
length only 2/3 breath at base, flattened on disk ; chaetotax} : 1 humerai (weak), 1 + 2 notopleural
(only lower posterior strong), 1 postalar, 1 posterior dorsocentral, 1 strong apical and 1 weak subapical
scutellar pairs of bristles, apical scutellars widely separated, each subapical much doser to base of an
apical bristle than to base of scutellum.
Legs as usual ; posterodorsal “ sensory area ” on hind tibia narrow, elongate. Wing relatively
short and broad compared with some species, approximately 2.25-2.3 times as long as broad ; 2nd costal
sector obviously longer than 3rd sector, length of costal sectors 2 to 4 as 23:17 or 18:9, 2nd vein curved
gently into Costa, 3rd nearly straight, throughout diverging slightly from straight 4th vein ; fore cross-
vein slightly beyond middle of discal cell, distance between crossveins less than 2/3 distance from hind
crossvein to wing margin.
Length, 2-2.25 mm.
Holotype male, allotype, and 3 male, 5 female paratypes, Grande Comore : La Grille (Guiri),
850-900 m., 13, 14,15, and 16.XI.1973,10.1.1974 (holotype, 15.XI ; allotype 16.XI). Other paratypes :
female, Grande Comore : Nioumbadjou, 500-600 m., 9.XI.1973 ; female, Anjouan : Col de Moya,
850 m., 16.1.1974.
Because of the slender arista, one might easily confuse this with a species of Oscineüa sens, lat.,
but it is actually closely related to the common Ethiopian species of Melanochaeta such as vulgaris
(Adams) and scapülaris (Adams). In particular the yellowish humeri and propleura suggest scapülaris,
but that species has the frontal triangle chiefly polished black and the arista broad and fiat throughout
its length.
Elachiptera ( Melanochaeta) scapülaris (Adams)
Crassiseta scapülaris Adams, 1905, Kans. Univ. Sci. Bull., 3 : 189 (Rhodesia).
This is a widespread African species, especially common in eastern Africa.
Female, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m., 13.XI.1973.
Genus PSEUDOGAMPSOCERA Sabrosky
Pseudogampsocera scutellata (Lamb)
Gampsocera scutellata Lamb, 1912, Trans. Linn. Soc. London, ser. 2 (Zool.), 15 : 331 (Seychelles).
Pseudogampsocera scutellata (Lamb) Sabrosky, 1964, Ann. Mag. Nat. Hist., ser. 13, 6 : 751. Type-species of new
genus.
This species resembles Gampsocera in the divaricate antennae with 3rd segment elongate reni-
form, and arista short and broadly flattened ; however, the scutellum is of quite a different type, elon¬
gate and subtriangular, narrowed at apex, and bases of apical scutellar bristles approximated. It has
also been recorded by Sabrosky (1951, 1964) from Mauritius.
4 males, 2 females, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m., 13.XI.1973.
Genus OSCINELLA Becker
This common genus, used as in the traditional sense, is represented in the collection from the
Comoros by 3 species but only 5 specimens, ail females. Ail hâve the head and body chiefly shining
Source : MNHN, Paris
328
C. W. SABROSKY
black although in part finely and sparsely tomentose. There are a number of very similar species
of Oscineüa in the Ethiopian Région, and their proper séparation will require a careful révision of
the genus based on more adéquate material than is now available. It would only contribute to confu¬
sion to describe the présent forms from females alone, even assuming that they are actually distinct
species. The three may be distinguished as follows :
1. Legs yellow ; mesoscutum chiefly polished black, with only a narrow prescutellar band of
fine tomentum. O. sp. (? complicata Beck.)
— Legs chiefly black ; mesoscutum chiefly thinly brownish tomentose. 2
2. Mid tibia yellow, becoming light brown distally ; discal cell short, distance between cross-
veins a trifle over half distance from hind crossvein to wing margin ; tarsi unusually long,
each 1.25 times length of corresponding tibia. Oscinella sp. a
— Ail tibiae black except narrowly at base ; mid and hind basitarsi yellowish ; discal cell longer,
distance between crossveins about 0.8 time distance from hind crossvein to wing margin ;
tarsi short, equal in length to tibiae. Oscinella sp. b
Oscinella (? complicata Becker)
Oscinis oculata Lamb, 1912, Trans. Linn. Soc. London, ser. 2 (Zool.), 15 : 340 (Seychelles). Preoccupied by
Oscinella oculata Becker, 1912.
Oscinella complicata Becker in Lamb, 1914, Trans. Linn. Soc. London, ser. 2 (Zool.), 16 : 370. Replacement
name for oculata Lamb.
The species before me is easily recognized by the entirely yellow legs. Lamb described a sériés
of specimens as variable in leg color, usually with some black, but “ more rarely the legs are entirely
yellow. ” The présent specimen agress with that variant, if that is what it is, but probably the sériés
should be restudied, along with additional material, to détermine if indeed such variation occurs within
one species or if 2 or more species were intermingled.
Female, Grande Comore : Nioumbadjou, 550 m., 10.XI.1973 (piège de Malaise).
Oscinella sp. a
Almost entirely black, only halter, ail trochanters, mid tibia, and bases of fore and mid tibiae
narrowly, yellow, mid tibia apparently lightly browned on distal fourth ; wing membrane brownish,
veins brown.
Body slender. Frontal triangle smooth and polished, large, sides slightly convex ; cheek narrow.
Humérus polished, mesoscutum and scutellum subshining but chiefly thinly and finely brownish tomen¬
tose ; pleuron polished anteriorly, thinly brownish tomentose posterior to level of wing base. Legs
long and slender, tarsi exceptionally long, each obviously longer (1.25 times) than corresponding tibia.
Wing : 2nd costal sector shorter than 3rd, costal sectors 2 to 4 as 25:29:7 ; lst basal cell narrow, parallel
sided ; fore crossvein opposite middle of discal cell ; latter short, distance between crossveins a trifle
over half distance from hind crossvein to wing margin ; anal area of wing gently rounded, not developed,
intermediate between typical Oscinella and the extreme réduction of Stenoscinis.
Length, 2 mm.
Female, Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m., 21.XI.1973.
The yellow mid tibia would immediately suggest Oscinella mesotibialis Sabrosky, described
from 6-8000 feet altitude in Uganda, but that is a different species. There is apparently a complex
of species having this distinctive color character.
Source : MNHN, Paris
DIPTERES ASTEIIDAE, MILICHIIDAE, CHI.OROPIDAE
329
Oscinella sp. b
Almost entirely black, only halter, tibiae narrowly at bases, and mid and hind basitarsi yellow,
trochanters and other tarsal segments brownish or yellowish brown ; wing lightly browned.
Frontal triangle polished, sides straight, and triangle more acute than in species “ a ” ; cheek
narrow. Humérus, mesoscutum and scutellum subshining but thinly and finely brownish tomentose ;
pleuron chiefly polished, thinly brown tomentose posterior to level of wing base. Legs shorter than
in species “ a ”, tarsi and tibiae of equal length. Wing with 2nd costal sector obviously as long or
longer than 3rd sector, length of costal sectors 2 to 4 as 23:18:6 ; lst basal cell narrow, parallel sided ;
discal cell longer than in species “ a ”, fore crossvein approximately opposite middle of discal cell,
distance between crossveins about 0.80 times distance from hind crossvein to wing margin.
Length, 1.75 mm.
2 females, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m., 13.XI.1973 and 10.1.1974 ; female,
Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1680 m., 20-21.XI.1973, piège de Malaise.
Subfamily Chloropinae
Chlorops comoroensis, n. sp.
Frontal triangle and mesonotal stripes shining black, pleuron yellow with large oval, shining
black mesopleural spot, arista white and slightly thickened.
Female. Head largely yellow, only the frontal triangle, occiput broadly in middle directly
behind triangle, apical 2/5 of 3rd antennal segment on inner surface and basal 3/5 on outer surface,
and bristles black ; arista white with yellow base ; basal antennal segments brownish. Thorax yellow
in ground color, a large spot on each humérus, most of mesoscutum, a large oval spot anteroventrally
on mesopleuron, and postscutellum shining black ; disk of scutellum shining brown to blackish brown
except apex and margins narrowly ; dorsocentral positions posteriorly narrowly yellow, or in other
words the mesoscutum with 3 broad black stripes that are completely fused on anterior half. Abdomen
shining brown. Legs yellow, only distal segment of each leg browned. Wing hyaline, veins brown ;
halter knob cream white.
Frons as broad as long, broader than an eye, at vertex over twice width of eye (2.17) and over
half (0.54) width of head ; frontal triangle leafshaped (fig. 14), well separated from eyes at vertex, its
basal width 0.62 times width of frons, its sides gently convex, apex acuminate and almost at anterior
margin of frons ; eye bare, large, occupying most of head as seen in profile, frons projecting slightly
anterior to eye ; cheek narrow, its height only 1/4 breadth of 3rd antennal segment ; antenna porrect,
3rd segment (fig. 13) 1.3 time longer than broad, arista slightly thickened, micropubescent. Chaetotaxv:
inner and outer vertical bristles and the proclinate and divergent ocellars well developed, inner verti-
cals not as long as others ; 3 pairs of slender fronto-orbitals ; a row of interfrontal hairs along each side
of frontal triangle, close beside but not on the triangle, and a few scattered hairs on rest of frons.
Thorax highly shining, non-tomentose, the shine of mesoscutum broken up by numerous, mode-
rately coarse, piliferous punctures ; scutellum 0.70 times as long as broad at base, broadly rounded api-
cally, disk flattened ; mesopleuron bare. Chaetotaxy : 1 -f 2 notopleural (but only lower posterior
strong), 1 postalar, 1 posterior dorsocentral, 1 apical and 1 subapical pairs of bristles ; apical scutellars
subequal to length of scutellum, straight, slightly divergent, bases well separated, the subapicals close
to apicals, weak and hairlike.
Legs slender, not distinctive ; hind tibia posterodorsally without distinct “ sensory area ”.
Wing with 2nd costal sector barely longer than 3rd sector (1.10 in holotype, 1.045 in paratype)»
costa extending slightly beyond apex of 3rd vein ; veins 3 and 4 subparallel to slightly diverging, 4th vein
Source : MNHN, Paris
330
C. W. SABROSKY
ending at wing margin well behind apex of wing, its ultimate section pale and slender ; submarginal
cell narrow, marginal and apical cells broad ; discal cell long and narrow, fore crossvein joining it before
middle of cell, at 0.44 length of cell ; distance between crossveins greater (1.27) than distance from hind
crossvein to wing margin.
Length, 2.5 mm.
Holotype and one paratype, both females, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m.,
13.XI.1973. Holotype with head detached and glued to card, paratype slightly teneral.
This species is not a typical Chlorops in a restricted sense, but generic and subgeneric relation-
ships of Chlorops sens. lat. hâve not been worked out. It seems best at this time to refer it to Chlorops.
I hâve seen nothing like the species in material before me from continental Africa, Madagascar, or
Aldabra, and the only représentative of Chloropinae recorded from the Seychelles is a species of Homops.
REFERENCES
Bf.cker (T.), 1911. — Chloropidae. Eine monographische Studie. III. Teil. Die indo-australische Région. Buda¬
pest Magyar Nemzeti Muz., Ann. Hist. Nat., 9, p. 35-170, 2 pis.
Bezzi (M.), 1912. — Diptères recueillis au Congo au cours du voyage de S.A.R. le Prince Albert de Belgique.
Rev. zoo/, afr., 2, p. 79-86, 1 fig.
Duda (O.), 1932. — Chloropidae. Fam. 61 (Lfg. 64), p. 1-48, in Lindner, E., Die Fliegen der palaearktischen
Région.
Hennig (W.), 1937. — Milichiidae et Carnidae. Fam. 60 a, p. 1-91, 100 figs., in Lindner, E., Die Fliegen der
palaearktischen Région.
Lamb (C. G.), 1912. — The Percy Sladen Trust Expédition to the Indian Océan in 1905. Volume IV. No. XIX. —
Diptera : Lonchaeidae, Sapromyzidae, Ephydridae, Chloropidae, Agromyzidae. Trans. Linn. Soc.
London, ser. 2 (Zool.), 15, p. 303-348, pis. 15-16, 33 text figs.
Sabrosky (C. W.), 1951. — Chloropidae. In Ruwenzori Expédition 1934-5, Vol. II, no. 7, p. 711-828, 21 figs.
— 1964. — New synonymy, generic transfers, and a new genus in Old World Chloropidae (Diptera). Ann.
Mag. nal. Hist. (13), 6, p. 749-752.
Séguy (E.), 1957. — Chloropides africains du Muséum. Rev. franç. d’Ent., 24, p. 264-277.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES SPHAEROCERIDAE
331
DIPTERA SPHAEROCERIDAE FROM THE COMOROS ARCHIPELAGO
> John C. Deeming *
Leptocera ( s.s.) curvinervis (Stenhammar)
Described (1854 : 406) from Sweden, this species is known from Europe, the Atlantic Islands,
Africa, Madagascar, the islands of Seychelles, St. Paul and Kerguelen, the Oriental Région including
the Himalayas, the tropics of the Australian Région, Micronesia and Samoa.
There are four females in this collection, labelled : « Anjouan, Bambao, 16.1.1974, piège de
Malaise ( L. Malile) » Mayotte, Coconi, 90 m, 18.1.1974 ( L. Matile), “ Mayotte, Dembéni, X.1971,
(J. Brunhes) ” and “ Grande Comore, La Grille (Guiri), 850 m., 15.XI.1973 (L. Matile) ”.
Leptocera ( Opacifrons ) sp. n.
A single male labelled Grande Comore, Nioumbadjou, 500-600 m, 9.XI.1973 (L. Matile),
represents an undescribed species close to Leptocera impudica Duda, 1925 : 70 and L. pseudimpudica
Deeming, 1969 : 57, but differs from both in having the basal two antennal segments deep black and
the third yellow, somewhat infuscate at apex and dorsal margin and the lower part of the face yellow.
The specimen is not in good condition and so I hesitate to describe it.
Leptocera ( Limosina) obscuripennis Hackman
Described (1967 : 34) from both sexes from Madagascar and to the best of my knowledge not
since recorded. A single male labelled Grande Comore, La Grille (Guiri), 850-900 m, 10.1.1974
(L. Matile), differs from the original description and figures in that there are four pairs of interfrontal
bristles, the most anterior of which is weak, the second costal sector is equal in length to the third,
the fore tibia has a row of about thirteen short, stubby, close-set anteroventral bristles, the mid tibia
is lacking a ventral bristle and has the bristle situated anteriorly at .72 of its length longer, .40 of the
length of the adjacent anterodorsal bristle. A sériés of 3 (J 2 Ç labelled Anjouan, Lac de Dzialandzé,
850 m., 15.1.1974 (L. Matile) appears similar, though the specimens are not in as good condition. A
long sériés of both sexes in coll. Inst. Agric. Research, Samaru, labelled Nigeria, Sardauna Prov., Vogel
Peak, headwaters of River Kam, 4500 ft., gallery montane forest, 20.Y.1969 (H. Roberts) is similar
to the Grande Comore male in the lengths of the second and third costal sectors and the lack of a mid
ventral bristle on the mid tibia and in the male with identical chaetotaxy of the fore tibia, and further
differs from the original description in the following respects : wing more uniformly brownish tinged ;
ultimate section of fourth vein produced to wing margin as a fold ; mid tibia with anterior bristle nearly
as long as its adjacent anterodorsal and surmounted by a short bristle, the more basal anterodorsal
surmounted by four short bristles and an apical posterior bristle présent, that is almost as long as the
apical ventral ; ventral valvulae of male genitalia a little longer.
* Department of Entomology, Institut® for Agricultural Research, Samaru, P.M.B. 1044 Zaria, Nigeria.
Source : MNHN, Paris
332
J. C. DEEMING
Leptocera ( Limosina) ? moesta Villeneuve
A single teneral female labelled Mohéli, Djoumadounia, 80-150 m, 2.XII.1973 (L. Mutile)
may well be referable to L. moesta Villeneuve, 1918 : 337, but the hairs of the arista are slightly longer
than is normal for the female of this species.
Leptocera ( Poecilosomeüa) angulata (Thomson)
Described from Brazil (1869 : 602), this species is widely distributed in the tropics of Africa and
the New World and has further been recorded from Madagascar and Hawaii. The material comprises
20 and 2 $$ so labelled : Mohéli, Djoumadounia, 80-150 m, 2.XII.1973, 15 ,1 $ ; Mohéli,
N’Gamaroumbo, rives du M’Ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973, 2 ; Grande Comore, La Grille (Guiri),
850-900 m, 13.XI.1973, 1 and Mayotte, route de Combani, 50-150 m, 19.1.1974, 1 $ (ail L. Malile)
and 1 (J, Grande Comore, Mitsoudjé, XII.1970 (J. Brunhes).
Sphaeroceridae gen. et sp.
A single damaged female labelled Grande Comore, Karthala, Convalescence, 1 680 m, piège
de Malaise, 20-21.XI.1973 (L. Matile), shows aflinities to the genus Limosinella Richards, 1968 : 105,
in the combination of having the face very strongly convex and the postvertical bristles absent. Howe-
ver, the sternites are sclerotised and the more basal pair of scutellar bristles are normal in length for
species of Leptocera subgenus Limosina.
Acknowledgements
I am grateful to M. Matile for allowing me to examine his material and to the Director, Inst.
Agric. Research, Samaru, for research facilities.
REFERENCES
Deeming (J. C.), 1969. — Diptera from Népal. Sphaeroceridae. Bull. British Mus. nat. Hist. (Ent .). 23 : 3,
p. 54r74.
Duda (O.), 1925. — Die aussereuropâischen Arten der Gattung Leptocera Olivier = Limosina Macquart (Diplc-
ren) mit Berücksichtigung der europâischen Arten. Arch. Naturgesch., 90 (A), 1924 (1925), p. 5-215.
Hackman (W.), 1967. — Sphaeroceridae (Diptera) from Madagascar. Notul. Ent., 47, p. 25-36.
Richards (O. W.), 1968. — Some Sphaeroceridae (Diptera), partly short-winged, collected in South Africa
bv Monsieur N. Leleup. Ann. Natal Mus., 20 : 1, p. 93-108.
Stenhammar (C.), 1854. — Copromyzidae Scandinaviae granskade och beskrifne. K. svenska Vetensk. Akad.
Handl., 41, p. 257-442.
Thomson (C. G.), 1869. — 6. Diptera. Species nova descripsit. In K. Svenska Vetenskaps-Akademien, Kon-
gliga svenska fregatten Eugenies resa omkring jorden, Pt. 2 : Zoologie, (Sec.) 1 : Insekter, p. 443-614
(Stockholm, « 1868 », 617 pp.).
Villeneuve (J.), 1918. — Descriptions de deux espèces nouvelles du genre Limosina (Leptocera) Meig. (Dipt.).
Bull. Soc. ent. France, 18, p. 79-82.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
333
DIPTERA MUSCIDAE AND ANTHOMYIIDAE
FROM THE COMOROS ARCHIPELAGO
Adrian C. Pont *
Introduction
The collection of Muscidae and Anthomyiidae made by Loïc Matile in the Comoros Islands
lias proved to be of unusual interest. The only previous record of any species of these families from the
Comoros is that of Séguy (1937 : 279) who described the Muscid Apographomyia fulva n. gen., n. sp.,
from Mohéli Island. Matile’s collection, although small, includes représentatives from the four
main islands of Grande Comore, Mohéli, Anjouan and Mayotte. To this has been added a small amount
of material collected by J. Brunhes, and these two collections contain 36 species. Of these no fewer
than 15 hâve proved to be new species and are described in this paper. 6 species were represented
only by indéterminable females, and 15 belong to species that are mostly well-known from mainland
Africa and the Malagasy subregion.
The genus Atherigona Rondani has been omitted from this report as the material has been studied
by M. J. C. Deeming (Zaria, Nigeria) and will be described separately in this volume. No species
of the family Fanniidae, previously included in the Muscidae, has been found in the présent collection,
nor has any been recorded form the Comoros.
Although the Madagascan Muscid fauna is largely undescribed, the new species in the présent
collection show unquestionable afïinities with the Madagascan fauna, according to material I hâve
seen from the collections made by D rs B. R. Stuckenberg and F. Keiser, rather than with the mainland
African fauna. Inevitably, however, the demands of formai description hâve necessitated comparison
of the new species with previously described species from Africa since the relevant parts of the Madagascan
Muscid fauna remain undescribed. The small Oriental element known to me in the Madagascan Muscid
fauna is not présent in the Comoros.
Of the 15 described species, 10 are known from mainland Africa, Madagascar, and the smaller
islands of the Malagasy subregion : Musca domestica ssp. euro if or ceps, M. sorbens, M. confiscata, M. xan-
thomelas, Orthellia albigena, Alluaudinella bivittata, Hebecnema semiflava, Anaphalantus longicornis,
Stomoxys calcitrans and S. niger. Gymnodia versicolor and Myospila lenticeps are known from main¬
land Africa, Madagascar, and only the Comoros of the smaller Malagasy islands ; Orthellia nudissima
and Anthomyia benguellae are known from mainland Africa and just the Comoros ; and Dichaetomyia
fulva is apparently an endemic Comoros species.
The arrangement, nomenclature and distribution notes given below are taken from a manus-
cript paper on Muscidae s. lat. from the islands of the Western Indian Océan (Pont, in prep.) and from
my catalogue of the Muscidae and Anthomyiidae of the afrotropical zoogeographic région (Pont in
Cro6skey, et al., in press).
* Department of Entomology, British Muséum (Naturel History), Cromwell Road, London S.W.7 5BD
England.
Source : MNHN, Paris
334
A. C. PONT
The material discussed in this paper is located in the Muséum National d’Histoire Naturelle,
Paris (MNHNP), with some duplicates in the British Muséum (Natural History), London (BMNH).
I am very grateful to Loïc Matile for entrusting me with the study of his collection and for the loan
of Séguy’s holotype of Apographomyia fulva.
Family MUSCIDAE
Subfamily Muscinae
Tribe Muscini
Genus MUS CA Linnaeus, 1758
Musca domestica ssp. curviforceps Saccà & Rivosecchi, 1955
Mayotte : M’Sapéré, 11.1971 (J. Brunhes), 1 $, MNHNP
Widespread and common in Africa and Madagascar, Sokotra, Mauritius, Réunion.
Musca sorbens Wiedemann, 1830
Mayotte : no locality or date (J. Brunhes), 1 $, MNHNP.
Widespread and common in Africa and Madagascar, Sokotra, Seychelles, Aldabra, Astove,
Cosmoledo, Coetivy, Réunion, Mauritius ; South Palaearctic, Oriental, Pacific.
Musca confiscata Speiser, 1924
Musca fasciata Stein, 1910, (preocc.).
Mayotte : no locality or date (J. Brunhes), 2 <J, MNHNP.
Grande Comore : La Grille (Guiri), 850 m, Malaise trap, 15.XI.1973 (L. Matile), 1 <J, MNHNP,
& 1 $, BMNH ; the same, 14-15.X.1973, 1 $, MNHNP.
Throughout East and South Africa, Ghana, Cape Verde Islands, Madagascar, Sokotra, Seychelles,
Aldabra, Réunion, Mauritius, Rodriguez ; Oriental, as far east as the Ryukyus and Philippines.
Musca xanthomelas Wiedemann, 1824
Mayotte : no locality or date (J. Brunhes), 1 $, MNHNP ; Dembeni, 1.1972 (J. Brunhes), 5 $,
MNHNP, & 1 $, BMNH.
Grande Comore : La Grille (Guiri), 850 m, Malaise-trap, 15.XI.1973 [L. Matile), 1 $, MNHNP.
Throughout East and South Africa, Zaïre, Cape Verde Islands, Madagascar, Seychelles (?),
Réunion, Mauritius, Rodriguez ; Oriental, as far east as China and Java.
Genus ORTHELLIA Robineau-Desvoidy, 1863
Orthellia albigena (Stein, 1913)
Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1680 m, Malaise-trap, 20-21.XI.1973 (L. Matile),
1 3, 1 $, MNHNP ; the same, 1640-1680 m, 21.XI.1973, 1 <?, MNHNP ; Nioumbadjou, 550 m, Malaise-
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE 335
trap, 10.XI.1973 (L. Matile), 3 <J, 3 ?, MNHNP, & 1 <?, 1 $, BMNH ; La Grille (Guiri), 850 m, Malaise-
trap, 14-15.XI.1973 (L. Matile), 2 $, MNHNP, & 1 $, BMNH.
Throughout Africa, Madagascar, Sokotra, Réunion, Mauritius, Rodriguez.
Orthellia nudissima (Loew, 1852)
Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m, 14.XI.1973 (L. Matile), 1 $, MNHNP ; the same,
850 m, Malaise-trap, 15.XI.1973, 1 $, BMNH ; Nioumbadjou, 500-600 m, 9.XI.1973 (L. Matile), 1 $,
MNHNP ; the same, 450 m, 9.1.1974, 1 Ç, MNHNP.
Anjouan : Col de Moya, 850 m, 16.1.1974 (L. Matile), 1 (J, 1 $, MNHNP ; Lac de Dzialandzé,
850 m, 15.1.1974 (L. Matile). 2 <J, MNHNP & BMNH.
Throughout Africa.
Genus GYMNODIA Robineau-Desvoidy, 1863
Gymnodia versicolor (Stein, 1906)
Anjouan : Lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974 [L. Matile), 1 $, MNHNP.
Mayotte : no locality, V.197? [year not stated] (J. Brunhes), 1 <J, MNHNP.
Throughout Africa, Madagascar.
Subfamily Phaoniinae
Tribe Phaoniini
Genus HELINA Robineau-Desvoidy, 1830
KeY TO THE CoMOROS SPECIES
1. Femora entirely yellow. Mesonotum cinereous and without dark vittae, at most with weak
brownish vittae in the female. 3rd antennal segment pale yellow. Palpi orange-yellow
mohelii sp. n.
— Femora dark brown. Mesonotum with large and conspicuous dark vittae or patches.
Antennae and palpi dark brown. 2
2. Very dark species, the cinereous dust on mesonotum almost entirely suppressed by dark
brown markings. Scutellum with a large dark brown patch at base. Abdominal tergites 3
and 4 with large spots that reach to fore-margin. matilei sp. n.
— Lighter species, the mesonotum with cinereous dust, without vittae but with large dark spots at
the base of the larger setae. Scutellum wholly cinereous. Abdominal tergites 3 and 4
with small spots that occupy less than half of tergal length. speculosa sp. n.
Source : MNHN, Paris
336
A. C. PONT
Helina mohelii sp. n.
Male
Head. — Ground-colour black. Frons at narrowest point almost twice width of the (narrow)
3rd antennal segment. Eyes virtually bare. Ocellar setae strong, crossed at tips. Vertical setae
short, hardly differentiated from the short postocular setulae. Parafrontalia, parafacialia, face and
genaé silvery-white pruinose, the parafrontalia slightly tinged with yellow above ; occiput and gular
area yellowish-grey pruinose ; interfrontalia black, light grey when viewed from below. Parafrontalia
quite narrow, at middle of frons a parafrontale as broad as diameter of anterior ocellus, broadening
out to lunula wliere it is as broad as width of 3rd antennal segment. Interfrontalia broad and distinct
throughout, at narrowest point (at middle) equal to twice diameter of anterior ocellus (width of 3rd
antennal segment). 3 pairs of inclinate ori, on lower 2/5 of frons ; ors absent. Basal two antennal
segments yellow, brownish on dise ; 3rd segment pale yellow, 3 times as long as broad, falling short of
epistoma by almost twice its width. Arista yellowish-brown, long-plumose, the longest combined
plumosity equal to length of 3rd antennal segment. Parafacialia quite broad, not tapering below,
at middle slightly less than width of 3rd antennal segment ; without a matt patch just below lunula ;
bare. Vibrissae strong. Vibrissal angle behind level of profrons. Facial ridges bare except for the
usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin equal to 11/2 times
width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite sparse, beard short and black. Mentum of
proboscis dark brown, dusted. Palpi orange-yellow, little enlarged apically.
Thorax. — Ground-colour black. Mesonotum densely yellowish-grey dusted, without darker
vittae or markings from any point-of-view ; scutellum concolorous. Pleura densely yellowish-grey
dusted, but greyer than mesonotum. Spiracles yellowish. Acr 0 + 1 ; prst setulae in 4 rows, the outer
rows doser to de than to each other. De 2 + 3, ail strong. 2 h, 2 ph. 1 ia, the anterior one absent.
2 sa, posterior one short. 2 pa. Pra represented by a ground-setula. Prosternum and propleural
dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron bare apart from the setae. Meso-
pleuron with a strong setula in upper anterior corner. Stpl 1 + 2, the lower one doser to posterior
than to anterior. Hypopleuron bare on beret and metepisternum, with some fine setulae below spi-
racle. Metathoracic spiracle bare on margins. Scutellum with the usual pair of strong apical and
latéral setae, and with short basal latéral, médian latéral and preapical discal pairs. Disc evenly
setulose ail over except along base ; latéral margins and ventral surface bare.
Legs. — Yellow, coxae mainly brown, tarsi black. Without any modifications, pulvilli and
claws long. Fore fémur without av setae, with a complété pa row. Fore tibia without p setae, with
2 short ad setulae in apical half. Mid fémur without av setae ; with 1 moderate and 2-3 short pv at
base ; a row of short a setae on basal half ; 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid tibia without setae except
for 2 p setae. Hind fémur with a row of av setulae in basal half culminating in a moderate submedian
seta, and 2 av setae in apical half ; bare on pv surface ; ad row complété ; 1 d and 1 pd preapical. Hind
tibia without pd or pv setae ; 2 short ad and 1-2 short av ; d and ad apicals both strong.
Wings. — Rather yellowish tinged, especially costally. Epaulet orange, brown apically ; basi-
costa yellow. Veins bare except for costa. Costal spine strong, as long as cross-vein r-m. r-m placed
below the point where rl enters costa. ml + 2 running straight to wing margin. m-m oblique, straight.
Squamae yellowish. Haltères yellow.
Abdomen. — Ground-colour black, hind-margin of tergite 5 orange. Densely yellowish-grey
dusted with darker brown markings as follows : tergite 3 with a pair of faint paramedian triangular
spots, about half tergal length, and faint bristle dots at the bases of the marginal setae ; tergite 4 also
with a pair of spots, strongly marked, and with strong bristle-dots at the bases of the marginal and
discal setae ; tergite 5 unspotted but with strong bristle-dots at the bases of the discal setae. The setae
strong and erect : a marginal row on tergites 3-5, and a discal row on tergites 4-5. Sternites 2-5 dusted,
without spécial setae. Sternite 1 bare. Hypopygium reddish.
Measurements. — Length of body, 7.0 mm. Length of wing, 6.5 mm.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
Female
Difîers from the male as follows :
337
Head. — Frons broad, at middle almost as broad as an eye. Ocellars rather divergent. Vti
strong, twice as long as vte ; vie subequal to pvt, twice as long as an adjacent post-ocular setula. Para-
frontalia yellowish-white pruinose, tinged with brownish along interfrontal margin ; parafacialia with
a matt patch just below lunula. Interfrontalia dark, the frontal triangle conspicuous, brownish-
grey, reaching to lunula. Parafrontalia moderate, at middle of frons a parafrontale twice as broad
as diameter of anterior ocellus, at lunula broader than width of 3rd antennal segment. Interfrontalia
broad, at middle 4 times as broad as a parafrontale at this point. 3-4 pairs of inclinate ori and 2 pairs
of reclinate ors ; 3-5 short parafrontal setulae outside ori ; interfrontalia bare. Face shorter, 3rd anten¬
nal segment not falling short of epistoma by much.
Thorax. — Mesonotum with brownish bristle-dots around the bases of the strong setae ; with
some diffuse browner dust between the rows of setae forming weak vittae and, in one female, forming
a prsc patch.
Legs. — Pulvilli and claws shorter. Mid fémur with 3-4 av setulae near base. Hind fémur
with 1-2 av setae in apical half in addition to the setulae in basal half. Hind tibia with 1 av.
Wings. — m-m rather bowed.
Abdomen. — Markings as in the male, but the paramedian spots rounder, smaller and bolder.
Tergite 3 without marginals, and tergite 4 without discals.
Measurements. — Length of body, 6.0 — 7.0 mm. Length of wing, 5.0 — 6.0 mm.
Holotype <?, Mohéli : Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973 ( L. Matile), in MNHNP. Paratypes,
2 $. Mohéli : data as for holotype, 1 $, BMNH ; Djoumadounia, 100-150 m, 29.XI.1973 (L. Matile),
1 $, MNHNP.
This species is most closely related to the mainland African species juxtamedialis Emden, as are
the other two new species described below. It difîers from juxtamedialis most obviously by the yellow
femora and tibiae.
Helina matilei sp. n.
Male
Head. — Ground-colour black. Frons at narrowest point 4 times diameter of anterior ocellus,
much broader than width of 3rd antennal segment. Eyes virtually bare. Ocellar setae strong, crossed
at tips. Vertical setae (vti and vte) short, hardly differentiated from the short post-ocular setulae.
Parafrontalia (and ocellar tubercle) usually dark brown pruinose (grey in 1 <J) ; parafacialia and face
silvery-white pruinose ; genae and occiput grey, upper occiput and eye-margin dark brown ; interfron¬
talia black, brownish-grey when viewed from below. Parafrontalia narrow, at middle of frons a para-
frontale not quite as wide as diameter of anterior ocellus, broadening out to lunula where it is about
2/3 width of 3rd antennal segment. Interfrontalia broad and distinct throughout, at narrowest point
(above middle) as broad as width of 3rd antennal segment. 4-5 pairs of inclinate ori, on lower half
of frons ; ors absent. Antennae dark brown ; 3rd segment 2 1/2 times as long as broad, falling short
of epistoma by almost its own width. Arista dark, long-plumose, the longest combined plumosity
equal to length of 3rd antennal segment. Parafacialia quite broad, not tapering below, at middle
slightly less than width of 3rd antennal segment ; bare ; without a matt patch just below lunula.
Vibrissal angle behind level of profrons. Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae
at vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin equal to 1 1/2 time width of 3rd antennal seg¬
ment. Peristomal setae quite sparse, beard short and black. Mentum of proboscis dark brown, dusted.
Palpi dark brown, little enlarged apically.
22
Source : MNHN, Paris
338
A. C. PONT
Thorax. — Ground-colour black. Mesonotum with yellowish-grey dust that is almost comple-
tely overlaid with dark brown dust that leaves only small areas yellowish-grey : a narrow médian vitta
from neck to 2nd or 3rd post de, a small patch at neck outside prst de, humeri, part of notopleura, a
small streak along suture between de and ph, a vitta between post ia and sa, most of post-alar calli,
most of sides of scutellum and latéral part of the dise beyond the basal latéral setae. Pleura mostly
yellowish-grey, with some brown streaks on several pleural plates. Spiracles brownish. Acr 0 + 1,
the prsc pair very weak ; prst setulae in 3-4 rows, the outer rows closer to each other than to de. De
2 + 3, ail strong. 2 h, 2 ph. 1 ia, the anterior one absent. 2 sa, posterior one short. 2 pa. Pra
represented by a ground-setula. Prosternum and propleural dépréssion bare. Auxiliary prostig-
matal seta weak. Notopleuron bare apart from the setae. Mesopleuron without a setula in upper
anterior corner. Stpl 1 + 2, the lower one only slightly closer to posterior than to anterior. Hypo-
pleuron bare on beret and metepisternum, with some fine setulae below spiracle. Metathoracic spi-
racle bare on margins. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral setae, and with short
fine basal latéral, médian latéral and preapical discal pairs. Disc sparsely setulose ail over except
along base ; latéral margins and ventral surface bare.
Legs. — Dark brown, at most knees dull yellow. Without any modifications, pulvilli and claws
long. Fore fémur without av setae, with a complété pv row. Fore tibia without p setae, with 2 ad
setulae in apical half. Mid fémur without av setae, with 1 pv at base subequal to fémoral depth, some-
times with a short second seta ; a row of short a on basal half ; 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid
tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur with several av setulae in basal half, a short
submedian seta, and 1 strong and 1 short seta before apex ; bare on pv surface ; ad row complété ;
1 d and 1 pd preapical. Hind tibia without pd or pv setae ; 2 ad and 1 short av ; d and ad apicals both
strong.
Wings. — Faintly brownish tinged, darker towards base. Epaulet and basicosta dark brown.
Veins bare except for costa. Costal spine strong, as long as cross-vein r-m. r-m placed below the
point where rl enters costa. ml + 2 running straight to wing margin. m-m oblique, almost straight.
Upper squama brown, lower squama dirty creamy. Knob of haltères creamy, stalk yellowish-brown.
Abdomen. — Ground-colour black. With yellowish dust that is mostly overlaid with dark
brown dust that leaves only small areas yellowish-grey : médian line, hind-margin and sides of tergite
1 + 2 ; fore- and hind-margin, médian line and sides of tergite 3, the sides with large bristle-dots ;
hind-margin and some of sides of tergite 4 ; hind-margin narrowly and sometimes antero-lateral corners
of tergite 5, but tergites 5 and 4 are mostly dark brown. Setae strong and erect : latéral marginals
and discals on tergite 3, and complété discal and marginal rows on tergite 4 and 5. Sternites 2-5
dusted, without spécial setae. Sternite 1 bare. Hypopygium dark.
Measurements. — Length of body, 6.0 — 6.5 mm. Length of wing, 5.5 — 6.0 mm.
Female
Differs from the male as follows :
Head. — Frons broad, at middle almost as broad as an eye. Ocellars rather divergent. Vli
strong, twice as long as vte ; vte slightly longer than pvt which are twice as long as an adjacent post-
ocular setula. Parafrontalia sometimes partly grey pruinose. Parafacialia with a matt patch just
below lunula. Interfrontalia dark ; the frontal triangle conspicuous, dark brown, reaching over halfway
from anterior ocellus to lunula. Parafrontalia moderate, at middle of frons a parafrontale twice as
broad as diameter of anterior ocellus, at lunula broader than width of 3rd antennal segment. Inter¬
frontalia broad, at middle 4 times as broad as a parafrontale at this point. 3-4 pairs of inclinate ori
and 2 pairs of reclinate ors ; 4-5 short parafrontal setulae outside ori ; interfrontalia bare.
Thorax. — Mesonotum yellowish-grey dusted as in male, but the dust often even more restricted
(the médian vitta often not reaching suture, the line along suture sometimes absent) and sometimes
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSGIDAE ET ANTHOMYIIDAE
339
more extended (ail patches larger, the médian vitta reaching well behind suture and sometimes even
forming a light-dusted prsc patch). Preapical discal setulae on scutellum short.
Legs. — Some specimens with the tibiae yellowish. Pulvilli and claws shorter.
Wings. — m-m rather sinuous. Squamae paler, upper one smoky and lower one creamy.
Abdomen. — Usually with a little more yellowish-grey dust than in male : sides of tergites 3-5
more dusted, tergites 3-4 usually with a distinct or mainly distinct médian vitta, tergite 5 with indica¬
tions of a vitta, rarely even more extensively light-dusted. Setae less strong and erect, only the discal
row on tergite 5 and the marginal rows on tergites 4 and 5 strong.
Measurements. — Length of body, 5.5 — 6.5 mm. Length of wing, 5.0 — 6.0 mm.
Holotype <?, Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m, 21.XI.1973 (L. Matile),
in MNHNP. Paratypes, 4 7 $. Grande Comore : data as for holotype, 2 <J, 2 $, MNHNP, & 1 ?,
BMNH ; same locality, 1680 m, piège de Malaise, 20-21.XI.1973 ( L. Matile), 1 (J, 3 $, MNHNP, & 1
1 $, BMNH.
Like the other two Helina- species described here, this species is most closely related to the main-
land African juxtamedialis Emden. It differs by the very extensive dark markings on mesonotum
and abdomen, mostly darkened scutellum, dark brown basicosta and epaulet, and few pv setae on mid
fémur.
Helina speculosa sp. n.
Male
Head. — Ground-colour black. Frons very slightly shrunken, at narrowest point equal to width
of 3rd antennal segment. Eyes virtually bare. Ocellar setae strong, crossed at tips. Vertical setae
short, hardly differentiated from the short post-ocular setulae. Head pruinosity largely damp ; para-
frontalia apparently yellowish-grey pruinose ; parafacialia silvery-white pruinose ; face and genae
apparently grey, occiput and gular area yellowish-grey. Parafrontalia linear, even at lunula a parafron-
tale only half width of 3rd antennal segment. Interfrontalia broad and distinct throughout, at narro¬
west point (just above middle) equal to just over diameter of anterior ocellus. 3 pairs of inclinate
ori, on lower 2/5 of frons ; ors absent. Antennae black ; 3rd segment twice as long as broad, in frontal
view falling short of epistoma by almost its own width. Arista long-plumose, the longest combined
plumosity slightly greater than length of 3rd antennal segment. Parafacialia quite broad, not tapering
below, at middle just over half width of 3rd antennal segment ; without a matt patch just below lunula ;
bare. Vibrissal angle behind level of profrons. Facial ridges bare except for the usual cluster of
setulae at vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin just over width of 3rd antennal segment.
Peristomal setae quite sparse, beard short and black. Mentum of proboscis dark brown, dusted.
Palpi dark brown, little enlarged apically.
Thorax. — Ground-colour black. Mesonotum densely grey dusted, tinged with white anteriorly
and yellow laterally, without dark vittae but with dark brown bristle-dots around the base of ail setae
except for inner h and anterior npl ; some of these dots very large, e.g. the ph and de, that around lst
post de very large and almost coalescing with that around 2nd. Scutellum grey, with dots at the base
of the 4 strong setae. Pleura grey dusted, tinged with yellow. Spiracles yellowish. Acr 0 + 1 ;
prst setulae in 4 rows, the outer rows doser to de than to each other. De 2 + 3, ail strong. 2 h, 2 ph.
1 ia, the anterior one absent. 2 sa, the posterior one very short. 2 pa. Pra absent. Prosternum
and propleural dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta not distinct. Notopleuron bare apart
from the setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Stpl 1 + 2, the lower
one doser to posterior than to anterior. Hypopleuron bare on beret and metepisternum, with some
fine setulae below spiracle. Metathoracic spiracle bare on margins. Scutellum with the usual pair
of strong apical and latéral setae, the basal and preapical discal setae very short. Disc evenly setulose
except along base ; latéral margins and ventral surface bare.
Source : MNHN, Paris
340
A. C. PONT
Legs. — Mostly dark brown, tibiae and knees infuscated yellow. Without any modifications,
pulvilli and claws long. Fore fémur without av setae, with a complété pv row. Fore tibia without
p setae, with 2-3 longer ad setulae in apical half. Mid fémur without av setae ; with 1 moderate and
1-2 short pv at base ; a row of short a on basal half ; 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid tibia without
setae except for 2 p setae. Hind fémur with a few scattered av setulae, with 1 very short and 1 strong
seta before apex ; bare on pv surface ; 1 d and 1 pd preapical. Hind tibia without pd or pv setae ; 2 ad
and 1 short av ; d and ad apicals both strong.
Wïngs. —Very weakly yellowish tinged. Basicosta and epaulet dark brown. Veins bare except
for costa. Costal spine strong, as long as cross-vein r-m. rm placed slightly basad of the point where
rl enters costa. ml + 2 running straight to wing-margin. m-m oblique, straight. Squamae and
haltères yellow.
Abdomen. — Ground-colour black, tip of segment 5 orange. Densely yellowish-grey dusted,
greyer towards tip, with dark brown spots and bristle-dots as follows : tergite 1+2 unmarked ; tergite
3 with a pair of squarish spots in posterior half of tergite, less than half tergal length, the marginal setae
outside them with large dots, the discal setulae with small dots ; tergite 4 similarly marked, but the
discal row consists of setae with large dots ; tergite 5 without spots but with large dots at the base of
the discal and marginal setae. Setae strong and erect : latéral marginals on tergite 3, and complété
discal and marginal rows on tergites 4 and 5. Sternites 2-5 dusted, without spécial setae. Sternite 1
bare. Hypopygium reddish.
Measurements. — Length of body, 5.0 mm. Length of wing, 4.0 mm.
Female
Differs from the male as follows :
Head. — Frons broad, at middle almost as broad as an eye. Ocellars rather divergent. Vti
strong, twice as long as vte ; vte subequal to pvt, twice as long as an adjacent post-ocular setula. Para-
frontalia yellowish-white pruinose, tinged with brown at vertex ; parafacialia with a large matt patch
just below lunula. Interfrontalia dark, the frontal triangle conspicuous, grey to yellowish-grey, brown
around ocelli, extending 2/3 the distance from anterior ocellus to lunula. Parafrontalia moderate,
at middle of frons a parafrontale twice as broad as diameter of anterior ocellus, at lunula considerably
broader than width of 3rd antennal segment. Interfrontalia broad at middle 4-4 1/2 times as broad
as a parafrontale at this point. 3-4 pairs of inclinate ori and 2 pairs of reclinate ors ; lower half of para-
frontale with a row of short setulae outside ori ; interfrontalia bare. Face and 3rd antennal segment
rather longer, antennae almost reaching epistoma.
Thorax. — Inner h and anterior npl with brown dots ; most bristle-dots larger than in male, and
the acr line with a peppering of bristle-dots and additional dots. Scutellum in 1 $ with a médian dot
of brown dust. Mesopleuron with some brown dust along dorsal and posterior margins.
Legs. — Tibiae brown, only the knees yellow. Pulvilli and claws shorter. Hind fémur in 1 $
with a strongish av seta at middle.
Wings. — Conspicuously yellowish tinged. Squamae brownish.
Abdomen. —Markings as in male, but the spots on tergites 3 and 4 larger, and a number of the
ground-setulae on tergites 3-5 with dark dots, especially on the sides of the abdomen. Setae reduced
in number and strength : weak latéral marginals on tergite 3 and latéral discals on tergite 4.
Measurements. — Length of body, 6.0 — 7.0 mm. Length of wing, 5.0 — 6.0 mm.
Holotype çj, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m, 13.XI.1973 (L. Matile), in MNHNP.
Paratypes, 2 $. Grande Comore : data as for holotype, 2 $ MNHNP & BMNH.
Like the other two Helina- species described here, this species is most closely related to the main-
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
341
land African juxtamedialis Emden. It differs by the speckled pattern of dark markings on thorax and
abdomen, absence of anterior ia seta, and reduced av setae on hind fémur.
Tribe DICHAETOMYIINI
Genus ALLUAUDINELLA Giglio-Tos, 1895
Alluaudinella bivittata (Macquart, 1843)
Grande Comore : Mitsoudsé, XII.1970 (J. Brunhes), 2 $, MNHNP.
Mohéli : Kangani, Pr. M., VI ( ), 3 $, BMNH.
Throughout East and South Africa, Madagascar, Mauritius, Réunion, Seychelles.
Genus DICHAETOMYIA Malloch, 1921
KEY TO THE COMOROS SPECIES
1. Infra-alar bulla setulose. (3 strong post de setae, fore tibia usually without p seta, mentum
of proboscis shining, scutellum setulose laterally and ventrally at base.) (sg. Panaga Curran,
1928). 2
— Infra-alar bulla bare. (sg. Dichaetomyia s.s.). 5
2. Thorax and abdomen dark in ground-colour. Femora and tibiae dark brown. Squamae
and haltères brown . 3
— Thorax and abdomen mainly yellow. Femora and tibiae yellow. Squamae and haltères
yellow. 4
3. Palpi yellow. Humeri dull red to reddish. Hypopleuron haired on beret. Abdomen with
a shifting pruinose pattern of dust. comorensis sp. n.
— Palpi brown. Humeri dark brown. Hypopleuron bare on beret. Abdomen evenly dusted,
with a narrow undusted médian vitta. insularis sp. n.
4. Thorax and abdomen densely golden dusted. Antennae and palpi yellow. fulva Séguy
— Body undusted, subshining. 3rd antennal segment and palpi brown. sp. indet. A
5. 3 strong post de setae, preceded by a short 4th seta. Fore tibia without a submedian p seta.
Basicosta and epaulet yellow. 6
— Only 2 strong post de setae. Fore tibia with a submedian p seta. Basicosta and epaulet
brown . 8
6. Ground-colour of thorax and abdomen yellow. Femora yellow. Palpi yellow. Scutellum
setulose laterally and ventrally. sp. indet. B
— Ground-colour of thorax and abdomen dark. Palpi dark. Femora dark, or if yellow then
scutellum bare laterally and ventrally. 7
7. Femora yellow. 3rd antennal segment dark. Humeri dark. Scutellum bare laterally and
ventrally. Post-alar declivity bare. sp. indet. C
— Femora dark. 3rd antennal segment yellow. Humeri yellow. Scutellum setulose laterally
Source : MNHN, Paris
342
A. C. PONT
and ventrally. Post-alar declivity setulose. mayottensis sp. n.
8. Hind fémur with a complété row of pv setae. Wing-base intensely and strikingly deep yellow.
Lower stpl seta not much closer to posterior one than to anterior one. 9
— Hind fémur with the pv setae at most on basal half, or with a complété row of shortpp setulae
( brunhesi ). Wing-base dirty yellow to brown. Lower stpl seta much closer to posterior
one than to anterior one. 10
9. Antennae dark brown, only 3rd segment yellow basad of arista. Humeri dark 1 . Femora
entirely dark brown. Lower squama brownish. Mesonotum hardly dusted except for
a small dusted fascia at sides along suture. sartoria sp. n.
— Antennae wholly yellow. Humeri yellow 1 . Femora yellow on apical quarter to third.
Lower squama deep yellow. Mesonotum densely brownish-grey dusted. isolata sp. n.
10. Males. 11
— Females. 15
11. Vein r4 -j- 5 entirely bare above. Hind fémur with a row of pv setulae along most of length,
the longest half fémoral depth. (Squamopleuron and hypopleuron on metepisternum
haired. Scutellum setulose laterally and ventrally. Femora brown.). brunhesi sp. n.
— Vein r4 -f 5 entirely bare above. Hind fémur without pv or with 2-3 setae near base.
(Femora mostly brown, narrowly yellow just before tip. Tibiae yellow). 13
— Vein r4 -f- 5 with a few setulae at base on upper wing-surface. Hind fémur with about
4 pv setae on basal half. (Squamopleuron bare). 12
12. Antennae entirely dark brown. Lower squama dark brown. Frons at narrowest point 2-3
times diameter of anterior ocellus. Hypopleuron bare on metepisternum. Mid and hind
tibiae brown. Abdomen thinly dusted. matilei sp. n.
— Antennae pale brown, basal part of 3rd segment orange. Lower squama dirty yellow to
brown. Frons at narrowest part equal to diameter of anterior ocellus. Hypopleuron haired
on metepisternum. Mid and hind tibiae yellow. Abdomen densely brown dusted..
consors sp. n.
13. Squamopleuron haired. Hypopleuron bare on metepisternum. Hind fémur without pv
setae. Scutellum with setulae along ventral angle. Abdomen without trace of an undusted
médian vitta. Frons linear, at narrowest point less than diameter of anterior ocellus.
(Lower squama brown. Antennae brown, tip of 2nd and base of 3rd segments orange)
fumisquama sp. n.
— Squamopleuron bare. Hypopleuron haired on metepisternum. Hind fémur with 2-3 pv
setae near base. Scutellum bare along ventral angle. Abdomen with a narrow undusted
médian vitta on tergites 3-5. Frons narrow, at narrowest point slightly broader than dia¬
meter of anterior ocellus. 14
14. Squamae yellow, margin of lower one brown. 3rd antennal segment orange, slightly infu-
mated towards tip. mohelii sp. n.
— Squamae brown, margin of lower one dark brown. 3rd antennal segment dark brown....
guirii sp. n.
15. Scutellum bare along ventral angle. (Humeri yellow. Squamopleuron and hypopleu¬
ron on metepisternum bare). ? guirii sp. n.
— Scutellum with setulae along ventral angle. 16
1. If 3rd antennal segment is dark brown, only yellow basad of arista, and humeri are yellow, see couplet 11
(brunhesi).
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
343
16. Humeri yellow. (Squamopleuron and hypopleuron on metepisternum haired. Vein r4 -(- 5
bare above). brunhesi sp. n.
— Humeri dark . 17
17. Squamopleuron and hypopleuron on metepisternum haired. Vein 4r + 5 bare above.
Tibiae yellow. ? fumisquama sp. n.
— Squamopleuron and hypopleuron on metepisternum bare. Vein 4r + 5 setulose above.
Tibiae brown. matilei sp. n.
Dichaetomyia comorensis sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark, except around face and genae. Frons linear, at narrowest point
equal to one of the adjacent eye-facets, less than diameter of anterior ocellus. Eyes with only the usual
microscopie pubescence ; upper inner eye-facets enlarged as usual but not conspicuously so. Ocellar
setae short, crossed at tips. Parafrontalia, parafacialia and face yellowish-white pruinose, genae
brownish-grey, occiput grey. Parafrontalia narrow throughout, at lunula a parafrontale only slightly
broader than diameter of anterior ocellus. Interfrontalia almost entirely obliterated, visible narrowly
above lunula and below ocellar triangle. 1 strong pair of inclinate ori at lunula and 2-4 weak
pairs just above them ; 2 pairs of tiny hair-like ors just before ocellar triangle. Antennae
yellow ; 3rd segment 3 times as long as broad, in frontal view almost reaching epistoma. Arista long-
plumose, the longest combined plumosity equal to length of 3rd antennal segment. Parafacialia
linear, at middle narrower than diameter of anterior ocellus, hardly tapering below. Vibrissal angle
below level of profrons ; most of parafrontalia and parafacialia concealed in latéral view. Facial ridges
bare except for the usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin
equal to just under width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite dense. Beard entirely
black. Proboscis dark brown, the mentum undusted and glossy. Palpi yellow, dull towards base,
rather dilated at tips but not as broad as width of 3rd antennal segment.
Thorax. — Ground-colour dark, humeri dull reddish to red. Mesonotum densely yellowish-
grey dusted, in posterior view with dark undusted markings as follows : a pair of paramedian vittae
running just inside de from neck to 2nd post de, narrower before suture and interrupted at suture ;
a pair of broad dark patches around ph ; a pair of faint short vittae between post de and ia ; dark along-
side wing-basc from pra to outer pa ; humeri and most of notopleura yellowish-grey dusted. Pleura
thinly brownish-grey dusted. Spiracles brown. Scutellum yellowish-grey dusted in dorsal view,
only thinly dusted in posterior view. Acr 0 + 1, the prst setulae in 8 irregular rows. De 2 + 3, ail
strong, the 2nd post pair much doser to 3rd than to lst pair. 2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one strong.
2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae on the ridge between inner seta and scutellum. Pra
short, a little longer than a ground-setula. Prosternai setulae dark. Propleural dépréssion bare.
Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with a few dark setulae in addition to the 2 setae.
Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Setulae on infra-alar bulla and pteropleu-
ron dark. Stpl 1+2, the lower one doser to posterior than to anterior. Hypopleuron with some
dark hairs on beret and metepisternum, bare below spiracle. Metathoracic spiracle with dark setae
on posterior and lower margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamopleuron with some
dark hairs. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral setae, the dise densely setulose ;
the setulae descending multiserially on to sides as far as ventral angle, from base almost to the apical
setae.
Legs, — Dark brown, mid and hind trochanters reddish, tarsi reddish. Tarsi without any
modifications. Fore fémur without av setae, with a complété pv row. Fore tibia without setae except
at tip. Mid fémur without ventral setae, but the setulae slightly longer near base though hardly equal-
ling half fémoral depth ; without a setae : with 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid tibia without setae
Source : MNHN, Paris
344
A. C. PONT
except for 2 p setae. Hind fémur without ventral setae except for 2 av just before apex and, opposite
them, 3 pv, ail these setae subequal to fémoral depth ; ad row complété ; 1 d and 1 pd preapical setae.
Hind tibia with 1 short submedian ad and a shorter av slightly apicad of it ; with a few erect setulae
on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well-developed.
Wings. — Rather yellowish tinged, the veins yellow. Epaulet and basicosta brown. Veins
bare above except for costa, on lower surface stem-vein with some short dark hairs on basal part (basad
of se) and vein r4 -j- 5 with a few setulae just beyond basal node. Costal spine and spinules short.
r-m placed below the point where rl enters costa. ml + 2 running almost straight to wing-margin,
very slightly curved forwards just before tip. m-m oblique, sinuous. Squamae brownish, with brown
margins and fringe. Knob of haltères black.
Abdomen. — Ground-colour black, the hind-margin of tergite 5 reddish. With shifting dark
brownish-grey dust so that it appears wholly dusted in dorsal view, more or less shining in posterior
view, and with shifting patches as the abdomen is turned from side to side. Setae not particularly
strong : tergite 3 with latéral marginals, tergite 4 with latéral discals and marginals, tergite 5 with latéral
discals and a marginal row. Sternites 2-5 dusted, without spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypo-
pygium dark.
Measurements. — Length of body, 6.5 — 7.0 mm. Length of wing, 6.0 — 6.5 mm.
Female : Not known.
Holotype <J, Mayotte : Combani, 120 m, 18.1.1974 (L. Matilé), in MNHNP. Paratypes, 2 (J.
Mayotte : Dembéni, 1.1972 (J. Brunhes), 1 (J, MNHNP ; M’Sapéré, 11.1971 (J. Brunhes), 1 (J, BMNH.
D. comorensis belongs to the same group as fasciculifera (Stein) from the Seychelles and a large
number of undescribed Madagascan species. It differs from these species by the dark body and legs.
Dichaetomyia insularis sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark. Frons narrow, at narrowest point slightly narrower than diameter
of anterior ocellus, greater than one of the adjacent eye-facets. Eyes with only the usual microscopie
pubescence ; upper inner eye-facets enlarged as usual but not conspicuously so. Ocellar setae broken
off, the scars large. Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose, the pruinosity tinged
with yellow ; genae and occiput brownish-grey. Parafrontalia narrow throughout, at lunula a para-
frontale slightly broader than diameter of anterior ocellus. Interfrontalia obliterated on about médian
third, visible only as a seam where parafrontalia touch. 1 strong pair of inclinate ori at lunula (broken
off), with 3-4 weak pairs just above them ; 2 pairs of tiny reclinate ors just before ocellar triangle.
Antennae yellow ; 3rd segment 2 1/2 times as long as broad, in frontal view almost reaching epis-
toma. Arista long-plumose, the longest combined plumosity equal to length of 3rd antennal segment.
Parafacialia narrow, at middle equal to diameter of anterior ocellus, hardly tapering below.
Vibrissal angle below level of profrons ; most of parafrontalia and parafacialia concealed in latéral
view. Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth below
lowest eye-margin equal to just under width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite dense.
Beard entirely black. Proboscis dark brown, the mentum undusted and glossy. Palpi brown, rather
dilated at tips but not as broad as width of 3rd antennal segment.
Thorax. — Ground-colour dark. Mesonotum densely yellowish-grey dusted, in posterior view
with dark undusted markings as follows : a pair of paramedian vittae running just inside dcfromneck
to 2nd post de, narrower before suture and interrupted at suture ; a pair of broad dark patches around
ph ; a pair of very faint short vittae between post de and ia ; dark alongside wing-base from pra to outer
pa ; humeri and most of notopleura brown dusted. Pleura thinly brownish-grey dusted. Spiracles
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
345
brown. Scutellum yellowish-grey dusted in dorsal view, only thinly dusted in posterior view. Acr
0 + 1, the prst setulae in 7-8 irregular rows. De 2 + 3, ail strong, the 2nd post pair variable in position.
2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one strong. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae on the ridge between
inner seta and scutellum. Pra short, a little longer than a ground-setula. Prosternai setulae dark.
Propleural dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with a few dark setulae
in addition to the 2 setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Setulae on
infra-alar bulla and pteropleuron black. Stpl 1 + 2, the lower one doser to posterior than to anterior.
Hypopleuron bare on beret and below spiracle, with a few dark hairs on metepisternum. Metathoracic
spiracle with dark setae on posterior and lower margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamo-
pleuron with some dark hairs. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral setae, the
dise densely setulose ; the setulae descending on to sides and, in basal half, reaching as far as ventral
angle.
Legs. — Dark brown ; mid and hind trochanters, knees, basal third of fore tibia, and tarsi red-
dish-yellow. Tarsi without any modifications. Fore fémur without av setae, with a complété pv
row. Fore tibia without setae except at tip. Mid fémur without ventral setae, but the setulae sligh-
tly longer near base though hardly equalling half fémoral depth ; without a setae ; with 1 a and 3 d-p
preapical setae. Mid tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur without ventral setae except
for 2-3 av just before apex, subequal to fémoral depth, and opposite them 3-4 slightly longer pv ; ad
row complété ; 1 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 short submedian ad and a shorter av
slightly apicad of it ; with a few erect setulae on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well-
developed.
Wings. — Rather yellowish tinged, the veins yellow. Epaulet and basicosta brown. Veins
bare above except for Costa, on lower surface stem-vein with some short dark hairs on basal part (basad
of sc) but vein 4r + 5 bare. Costal spine and spinules short, r-m placed below the point where rl
enters costa. Vein Im + 2 running almost straight to wing-margin, very slightly curved forwards
just before tip. m-m oblique, sinuous. Squamae brownish, with brown margins and fringe. Knob
of haltères black.
Abdomen. — Ground-colour black, the hind-margin of tergite 5 reddish. Densely brown-
dusted in dorsal and posterior views, without a shifting pruinose pattern ; with a narrow undusted
médian vitta on tergites 3-5 and the hind-margins also thinly dusted. Setae not particularly strong :
tergite 3 with latéral marginals, tergite 4 with latéral discals and marginals, tergite 5 with latéral discals
and a marginal row. Sternites 2-5 thinly dusted, without spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypo-
pygium dark.
Measurements. — Length of body, 6.5 mm. Length of wing, 6.0 mm.
Female : Not known.
Holotype <J, Grande Comore : Nioumbadjou, 450 m, 9.1.1974 ( L. Matile), in MNHNP.
Like comorensis sp. n., this species belongs to the same group as fasciculifera (Stein), from which
it differs by the dark body and legs. It differs from comorensis as stated in the key above.
Dichaetomyia fulva (Séguy)
Mohéli : Fomboni, XII.1932 (A. Seyrig), holotype <?, MNHNP [examined] ; Djoumadounia,
100-150 m, 29.XI.1973 (L. Matile), 4 <J, 2 $, MNHNP & 3 (J, 2 $, BMNH ; same locality, 80-150 m,
2.XII.1973, 3 <?, 2 $, MNHNP, & 1 <J, 1 $ BMNH ; Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973 (L. Matile),
1 (J, 1 $, MNHNP ; N’Gamaroumbo, Rives du M’ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973 (L. Matile), 1 <?, 1 $,
MNHNP ; Forêt du Col de Gaouani, 300 m, 28.XI.1973 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
Known only from Mohéli Island in the Comoros.
Source : MNHN, Paris
346
L. C. PONT
Dichaetomyia sp. indet. A
Anjouan : Col de Moya, 850 m, 16.1.1974 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m, 21.XI.1973 (L. Matile), 1 $,
MNHNP.
There are several closely related and undescribed species from Madagascar in collections before
me, ail closely related to fasciculifera (Stein). At présent females in this group cannot be distinguished.
It is possible that these two females will be found to be one of these Madagascan species.
Dichaetomyia sp. indet. B
Mohéli : Djoumadounia, 80-150 m, 2.XII.1973 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
This single female resembles the West African macfiei Malloch and paramacfiei Zielke, but
differs by having hypopleuron bare below spiracle, mesonotum entirely yellow in ground-colour, 3rd
antennal segment brown after arista, and pra subequal to 2nd npl.
Dichaetomyia sp. indet C
Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m, 10.1.1974 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
This female does not resemble any of the mainland African species and probably represents
a Malagasy or further endemic element.
Dichaetomyia mayottensis sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark, except on facial ridges. Frons quite broad, at narrowest point
equal to width of 3rd antennal segment, almost 3 times diameter of anterior ocellus. Eyes with only
the usual microscopie pubescence ; upper inner eye-facets hardly enlarged. Ocellar setae strong.
Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose, genae brownish-grey, occiput grey. Para-
frontalia comparatively broad, at middle of frons a parafrontale slightly broader than diameter of ante¬
rior ocellus. Interfrontalia obliterated for a short space on middle, where parafrontalia touch. 7-8
pairs of inclinate ori, in a sériés of gradually decreasing strength ascending from lunula and reaching
the 2 pairs of short reclinate ors just before ocellar triangle. Antennae pale yellow ; 3rd segment 3 times
as long as broad, in frontal view almost reaching epistoma. Arista long-plumose, the Iongest combined
plumosity exceeding length of 3rd antennal segment. Parafacialia narrow, at middle slightly broader
than diameter of anterior ocellus, hardly tapering below. Vibrissal angle below level of profrons ;
most of parafrontalia and parafacialia concealed in latéral view. Facial ridges bare except for the usual
cluster of setulae at vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin slightly less than width of
3rd antennal segment. Peristomal setae quite dense. Beard entirely black. Proboscis dark brown,
the mentum thinly brown dusted. Palpi brown, paler at tips, thin and only a little dilated apically.
Thorax. — Ground-colour dark, humeri yellow. Mesonotum densely yellowish-grey dusted,
with black undusted markings as follows : a pair of narrow paramedian vittae just mesad of the de,
reaching from neck to just behind suture and narrowly interrupted at suture ; a pair of prst patches
around ph, also extending from neck to suture ; a pair of small post marks between de and ia, at level
of 2nd and 3rd de ; pre-and post-alar areas very thinly dusted. Pleura thinly brownish-grey dusted.
Spiracles brown. Scutellum densely yellowish-grey dusted. Acr 0 + 1, the prst setulae in 7 irregular
rows. De 2 + 3, ail setae strong, the first strong post seta preceded by a short 4th seta that is 3 times
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
347
as long as a ground-setula. 2 h, 2 ph. 2 ia, both strong. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae
on the ridge between inner seta and scutellum. Pra strong, subequal to 2nd npl. Prosternai setulae
dark. Propleural dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta short. Notopleuron dark setulose
in addition to the 2 setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Infra-alar bulla
bare. Ptpl setulae dark. Stpl 1 + 2, the lower one rather doser to posterior than to anterior. Hypo-
pleuron bare on beret and below spiracle (one hair présent on one side), with some dark hairs on mete-
pistemum. Metathoracic spiracle with dark setae on posterior and lower margins. Supra-spiracular
convexity pilose. Squamopleuron bare. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral
setae, the dise densely setulose ; the setulae descending multiserially and strongly on to sides as far as
ventral angle, from base to tip.
Legs. — Coxae brown, trochanters yellow ; femora dark brown with yellow tips ; tibiae and tarsi
yellow, the apical tarsal segments brown. Tarsi without any modifications. Fore fémur without av
setae, with a complété pv row. Fore tibia without submedian setae. Mid fémur without av setae,
but with some rather longer setulae on basal third ; with several short pv setae on basal 2/3, slightly
shorter than fémoral depth ; with some short a setae in basal half ; 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid
tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur with a row of short av setae, the longest only
slightly exceeding fémoral depth ; with 3-4 pv setae in basal half, subequal to fémoral depth ; adrow com¬
plété ; 2 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 ad, 2 av, and a few erect setulae on apical half
of pd surface ; d and ad apicals both well-developed.
Wings. — Yellowish tinged, the veins yellow. Epaulet and basicosta yellow. Wings bare
above except for costa, on lower surface stem-vein with some short dark hairs on basal part (basad
of sc) and r4 + 5 with a few small setulae on the node at base. Costal spine and spinules short, r-m
placed below point where rl enters costa. Ml + 2 running almost straight to wing-margin, slightly
curved forwards just before tip. m-m oblique, sinuous. Upper squama brownish, with a brown margin ;
lower squama dirty yellow, outer part intensely so. Knob of haltères yellow (?).
Abdomen. — Ground-colour black, the tip of tergite 5 narrowly reddish. Densely yellowish-
grey dusted, without any vitta or pattern. Setae strong and erect : tergite 3 with some latéral marginals ;
tergite 4 with latéral discals and a marginal row ; tergite 5 with discal and marginal rows. Sternites
2-5 dusted ,without spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypopygium brown.
Measurements. — Length of body, 7.5 mm. Length of wing, 7.0 mm.
Female
Differs from the male as follows :
Head. — Frons broad, at middle narrower than an eye at this point. Eye-facets uniformly
small. Ocellars strong, divergent. Vti strong, vte broken off. Parafrontal pruinosity grey on upper
third and along interfrontal margin, very thin around upper ors. Parafrontalia broad, at middle a
parafrontale almost 3 times diameter of anterior ocellus and half width of interfrontalia. Interfrontalia
with straight margins, black, bare. 1 pair of very strong inclinate ori at lunula with 1 weak inclinate
pair below and 3-4 week pairs above that are directed inwards and slightly forwards ; 2 pairs of reclinate
ors ; numerous short proclinate parafrontal setulae in 2 or more rows outside ori. Parafacialia rather
broader. Palpi rather more swollen.
Thorax. — The paramedian vittae less distinct, and reaching to 2nd post de. A broad thinly
dusted vitta running through ia, contiguous with the patch around ph in front and with the pre- and
post-alar vitta outside ; no trace of the post marks between de and ia. Lower stpl équidistant from the
upper two. Hypopleuron with numerous setulae below spiracle, descending in a row to anterior angle
of hind coxa. Sides of scutellum with fewer setulae.
Legs. — [Mid legs missing.] Hind fémur with the av and pv setae shorter ; 1 d preapical.
Wings. —Upper squama paler brown. Lower squama pale yellow.
Source : MNHN, Paris
348
A. C. PONT
Abdomen. — In extreme posterior view tergites 3-5 with faint traces of a narrow médian vitta.
Setae short and weak : those on tergites 3 and 4 hardly developed, and tergite 5 with only moderately
developed latéral discals and marginal row.
Measurements. — Length of body, 7.5 mm. Length of wing, 7.0 mm.
Holotype Mayotte : Route de Combani, 50-150 m, 19.1.1974 (L. Matile ), in MNHNP. Para-
type $, Mayotte : M’Sapéré, X.1971 (J. Brunhes), MNHNP.
D. mayottensis is very close to the Madagascan seyrigi Séguy from which it differs by the dark
colour of thorax and abdomen, and dark brown femora.
Dichaetomyia sartoria sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark, except on genae. Frons narrow, at narrowest point equal to dia-
meter of anterior ocellus, greater than one of the adjacent eye-facets. Eyes with only the usual micro¬
scopie pubescence ; upper inner eye-facets enlarged as usual but not conspicuously so. Ocellar setae
strong. Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose, genae brownish-grey, occiput
grey. Parafrontalia narrow throughout, at lunula a parafrontale slightly broader than diameter of
anterior ocellus. Interfrontalia obliterated for a short space on middle where parafrontalia touch.
1 strong pair of inclinate ori at lunula, with 3 shorter pairs above them ; 2 pairs of short reclinate ors
just before ocellar triangle. Antennae mostly brown, only tip and seam of 2nd segment and basal
part of 3rd segment, basad of arista, yellow ; 3rd segment 3 times as long as broad, in frontal view almost
reaching epistoma. Arista long-plumose, the longest combined plumosity equal to only 3/4 length of
3rd antennal segment. Parafacialia narrow, at middle slightly broader than diameter of anterior ocellus,
hardly tapering below. Vibrissal angle below level of profrons ; most of parafrontalia and parafacialia
concealed in latéral view. Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae at vibrissal angle.
The depth below lowest eye-margin equal to just under width of 3rd antennal segment. Peristomal
setae quite dense. Beard entirely black. Proboscis dark brown, the mentum thinly brown dusted.
Palpi brown, thin, hardly dilated apically.
Thorax. — Ground-colour dark. Mesonotum only thinly dusted, appearing subshining black
in dorsal view ; in posterior thinly brown dusted, without dark vittae, with a narrow light grey fascia
just in front of suture from notopleuron to just mesad of de ; humeri and notopleura densely light grey,
almost bluish dusted. Pleura thinly brownish-grey dusted. Spiracles dark brown. Scutellum thinly
dark brown dusted in dorsal view, subshining black in posterior view and contrasting with mesonotum.
Acr 0 + 2, the prst setulae in 8 irregular rows. De 2 + 2, ail strong, the anterior post pair doser to
posterior pair than to suture and preceded by 2 setulae that are slightly longer than the ground-setulae.
2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one short. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae on the ridge between
inner seta and scutellum. Pra short, half length of 2nd npl. Prosternai setulae dark. Propleural
dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron dark setulose in addition to the
2 setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Infra-alar bulla bare. Ptpl
setulae dark. Stpl 1 + 2, the lower one hardly doser to posterior than to anterior. Hypopleuron with
some dark hairs on beret and on metepisternum, bare below spiracle. Metathoracic spiracle with
some dark setae on posterior and lower margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamopleuron
with some dark hairs. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral setae, the dise densely
setulose ; the setulae descending multiserially and strongly on to sides as far as ventral angle, from base
to apical setae.
Legs. —Coxae dark brown, trochanters reddish, femora dark brown except at tips ; tibiae yellow,
the hind ones dull ; tarsi yellow. Tarsi without any modifications. Fore fémur without av setae,
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
349
with a complété pv row. Fore tibia with a strong submedian p seta. Mid fémur with a row of short
pv setae on basal 2/3, slightly shorter than fémoral depth, and a row of av setulae on basal half, hardly
half fémoral depth ; with some a setae in basal half ; 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid tibia without
setae except for 2 p setae. Hind fémur with a row of short av setae, the longest ones almost equal
to fémoral depth ; with an almost complété row of pv setae, the longest ones almost equal to fémoral
depth ; ad row complété ; 1 or 2 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 submedian ad, 2-3 av,
and a few erect setulae on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well-developed, and also
the pd.
Wings. —Conspicuously yellowish tinged, especially costally, deep yellow at base ; veins yellow.
Epaulet and basicosta dark brown. Wings bare above except for costa, on lower surface stem-vein
with some short pale hairs on basal part (basad of sc) and r4 -f- 5 with a few small setulae on the node
at base. Costal spine and spinules short, r-m placed very slightly basad of the point where rl enters
costa. ml -[- 2 running almost straight to wing-margin, slightly curved forwards just before tip.
m-m oblique, almost straight. Upper squama deep yellow, some of the outer fringe-hairs brown.
Lower squama brownish, with brown margins and fringe. Knob of haltères dark brown.
Abdomen. — Ground-colour black. With no dust or pattern, subshining black in dorsal view
and also in posterior view when ail tergites appear weakly shagreened. Setae strong and erect : tergite
3 with some latéral marginals ; tergite 4 with latéral discals and a marginal row ; tergite 5 with discal
and marginal rows. Sternites 2-5 thinly dusted, without spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypo-
pygium reddish-brown.
Measurements. — Length of body, 7.5 mm. Length of wing, 7.0 mm.
Female
Differs from the male as follows :
Head. — Frons broad, at middle narrower than an eye at this point. Eye-facets uniformly
small. Ocellars strong, divergent. Vti twice as long as vie which are in turn twice as long as one of
the adjacent post-ocular setulae and rather longer than pvt. Parafrontal pruinosity grey on upper
half, very thin at vertex. Parafrontalia quite broad, at middle a parafrontale almost twice as broad
as diameter of anterior ocellus and 1/4 width of interfrontalia. Interfrontalia with concave margins,
black, bare. 1 pair of strong inclinate ori at lunula with 2-3 weak strictly inclinate pairs above them ;
2 pairs of reclinate ors ; a few short proclinate parafrontal setulae in one row outside ori. Antennae
with even less reddish colour. Palpi a little larger.
Thorax. — Mesonotum in posterior view with rather less brown dust. Acr 0 + 1 (? — partly
obscured by pin). Hypoleuron bare on beret. Sides of scutellum with fewer setulae.
Legs. — Hind fémur with the av and pv setae slightly shorter ; 1 d preapical. Hind tibia with
3 av.
Wings. — Upper squama paler yellow, lower squama paler brown.
Abdomen. — Setae shorter. Ovipositor partly extruded and containing an egg.
Measurements. — Length of body, 7.5 mm. Length of wing, 6.5 mm.
Holotype <J, Anjouan : Col de Moya, 850 m, 16.1.1974 (L. Matile), in MNHNP. Paratype $,
Anjouan : data as for holotype, MNHNP.
This species and the following seven new species are ail related to the mainland African neavei
Emden. They differ from neavei by the mainly or entirely brown femora, brown palpi, and, in most
species, shining black abdomen.
Source : MNHN, Paris
350
L. C. PONT
Dichaetomyia isolata sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark. Frons linear, at narrowest point equal to one of the adjacent
eye-facets, less than diameter of anterior ocellus. Eyes with only the usual microscopie pubescence ;
upper inner eye-facets enlarged as usual but not conspicuously so. Ocellar setae strong, crossed at
tips. Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose, genae brownish-grey, occiput grey.
Parafrontalia narrow throughout, at lunula a parafrontale only slightly broader than diameter of ante¬
rior ocellus. Interfrontalia obliterated on over médian third, where parafrontalia touch. 1 strong pair
of inclinate ori at lunula and 2 shorter pairs above them ; 2 pairs of short reclinate ors just before ocellar
triangle, one of the setulae fortuitously proclinate. Antennae yellow ; 3rd segment 3 times as long
as broad, in frontal view almost reaching epistoma. Arista long-plumose, the longest combined plumo-
sity equal to only 3/4 length of 3rd antennal segment. Parafrontalia narrow, at middle slightly broader
than diameter of anterior ocellus, hardly tapering below. Vibrissal angle below level of profrons ;
most of parafrontalia and parafacialia concealed in latéral view. Facial ridges bare except for the
usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin equal to just under
width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite dense. Beard entirely black. Proboscis
dark brown, the mentum thinly dusted. Palpi brownish, hardly dilated apically.
Thorax. — Ground-colour black, humeri yellow ; parts of pleura and post-alar area reddish.
Mesonotum densely brownish-grey dusted, in posterior view with an undusted black prst médian vitta,
running through the acr setulae, and two pairs of thinly dusted and inconspicuous marks : prst patches
between ph and de, and post vittae between de and ia. Humeri and notopleura densely whitish dusted.
Pleura thinly brownish- grey dusted. Spiracles brown. Scutellum thinly dark brown dusted in dorsal
view, subshining black in posterior view and contrasting with mesonotum. Acr 0 + 2 (? — partly
obscured by pin), the prst setulae in 8 irregular rows. De 2 + 2, ail strong, the anterior post pair mid-
way between posterior pair and suture and preceded by 2 setulae that are rather longer than the ground-
setulae. 2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one short and fine. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae
on the ridge between inner seta and scutellum. Pra short, half length of 2nd npl. Prosternai setulae
dark. Propleural dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with only a
few dark setulae in addition to the setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner.
Infra-alar bulla bare. Ptpl setulae dark. Stpl 1+2, the lower one rather doser to posterior than
to anterior. Hypopleuron bare except for a few fine hairs on metepisternum. Metathoracic spiracle
with dark setae on posterior and lower margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamopleuron
with a few fine hairs. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral setae, the dise densely
setulose ; the setulae dcscending multiserially on to sides as far as ventral angle, from base to the apical
setae.
Legs. — Coxae brown, trochanters yellow ; femora brown basally, apical third yellow ; tibiae
and tarsi yellow. Tarsi without modifications. Fore fémur without av setae ; with a complété pv row.
Fore tibia with a strong submedian seta. Mid fémur with a row of fine po setae on most of length,
the longest almost equal to fémoral depth, and a row of short av setae on basal half, almost half fémoral
depth ; with some short a setae in basal half ; 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid tibia without setae
except for 2 p setae. Hind fémur with a row of av setae, the longest ones subequal to fémoral depth ;
with an almost complété row of pv setae, the longest ones almost equal to fémoral depth ; ad.row com¬
plété ; 1 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 submedian ad, 3 av, and a few erect setulae
on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well-developed, and also the pd.
Wings. —Conspicuously yellow tinged, especially costally, deep yellow at base ; veins yellow.
Epaulet and basicosta brown. Wings bare above except for costa, on lower surface stem-vein with
some short pale hairs on basal part (basad of sc) and r4 + 5 with a few small setulae on the node at
base. Costal spine and spinules short, r-m placed slightly basad of the point where rl enters costa.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
351
ml + 2 running almost straight to wing-margin, slightly curved forwards just before tip. m-m oblique,
rather sinuous. Squamae deep yellow. Knob of haltères black.
Abdomen. — Ground-colour black. With no dust or pattern, thinly dusted in dorsal view and
subshining black in posterioi view when ail tergites appear weakly shagreened. Setae strong and erect :
tergite 3 with some latéral marginals ; tergite 4 with latéral discals and a marginal row ; tergite 5 with
discal and marginal rows. Sternites 2-5 dusted, without spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypo-
pygium red.
Measurements. — Length of body, 7.0 mm. Length of wing, 6.5 mm.
Female : Not known.
Holotype (J, Mohéli : Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973 (L. Mutile), in MNHNP.
Dichaetomyia brunhesi sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark, except around vibrissal angle. Frons narrow, at narrowest
point equal to diameter of anterior ocellus, greater than one of the adjacent eye-facets. Eyes with
only the usual microscopie pubescence ; upper inner eye-facets enlarged as usual but not conspicuously
so. Ocellar setae strong. Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose, genae brownish-
grey, occiput grey. Parafrontalia narrow throughout, at lunula a parafrontale slightly broader than
diameter of anterior ocellus. Interfrontalia obliterated on almost médian half, visible only as a seam
where parafrontalia touch. 1 strong pair of inclinate ori at lunula, with 2 (-3) shorter pairs above them ;
2 pairs of short reclinate ors just before ocellar triangle. Basal 2 antennal segments yellow, darkened
on dise ; 3rd segment yellow basad of arista but otherwise dark brown ; 3rd segment 31/2 times as long
as broad, in frontal view almost reaching epistoma. Arista long-plumose, the longest combined plu-
mosity equal to only 3/4 length of 3rd antennal segment. Parafacialia narrow, at middle slightly
broader than diameter of anterior ocellus, hardly tapering below. Vibrissal angle below level of prof
rons ; most of parafrontalia and parafacialia concealed in latéral view. Facial ridges bare except
for the usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin equal to just
under width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite dense. Beard entirely black. Proboscis
dark brown, the mentum brown dusted. Palpi brown, thin, little dilated apically.
Thorax. — Ground-colour dark, humeri yellow, post-alar area and neck reddish. Mesonotum
densely brownish-grey dusted, lightei grey dusted at neck. In posterior view with a pair of narrow undusted
prst vittae mesad of the de, sometimes confined to prst area and sometimes just extending behind
suture after a small interruption at suture ; with a pair of more thinly dusted prst patches between
de and ph and post lines between de and ia ; very thinly dusted around posterior ph and along pre-alar
declivity. Pleura thinly brownish-grey dusted. Spiracles brown. Scutellum thinly dark brown dusted
in dorsal view, subshining black in posterior view and contrasting with mesonotum. Acr 0 1, the
prst setulae in 8 irregular rows. De 2 +2, ail strong, the anterior post pair sometimes slightly doser
to suture, sometimes slightly doser to posterior pair, and preceded by 2 setulae that are slightly longer
than the ground-setulae. 2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one short. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with
setulae on the ridge between inner seta and scutellum. Pra short, half length of 2nd npl. Prosternai
setulae dark. Propleural dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with
a few dark setulae in addition to the 2 setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner.
Infra-alar bulla bare. Ptpl setulae dark. Stpl 1 + 2, the lower one doser to posterior than to anterior.
Hypopleuron bare on beret and below spiracle, with some dark hairs on metepisternum. Metathoracic
spiracle with dark setae on posterior and lower margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamo-
pleuron with some dark hairs. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral setae, the
Source : MNHN, Paris
352
k. C. PONT
dise densely setulose ; the setulae descending multiserially on to sides and running along ventral angle
from base almost to the apical setae.
Legs. — Coxae and femora dark brown, trochanters and knees reddish ; fore tibiae yellow, mid
and hind tibiae dull yellow or reddish, tarsi yellow. Tarsi without any modifications. Fore fémur
without av setae, with a complété pv row. Fore tibia with a strong submedian p seta. Mid fémur
with av and pv setulae on basal half, not half fémoral depth ; without a setae ; 1 a and 3 d-p preapical
setae. Mid tibia without setae except for 2 p. Hind fémur with a row of short av setae, the longest
ones equal to femorai depth ; with a row of pv setulae, the longest of which are half fémoral depth ; ad
row complété ; 1 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 ad, (2-) 3 av, and a few fine erect setulae
on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well-developed.
Wings. —Conspicuously yellow tinged, rather dirty yellow towards base ; veins yellow. Epau-
let and basicosta brown. Wings bare above except for costa, on lower surface stem-vein with some
short dark hairs on basal part (basad of sc) and r4 + 5 with 0-1 setula on the node at base. Costal
spine and spinules short, r-m placed below or slightly basad of the point where rl enters costa. ml -f-
2 running almost straight to wing-margin, slightly curved forwards just before tip. m-m oblique,
weakly sinuous. Squamae brownish, the margins dark brown. Knob of haltères dark brown.
Abdomen. — Ground-colour black, tip of tergite 5 sometimes narrowly reddish. With no dust
or pattern, thinly dark brown dusted in dorsal view and subshining black in posterior view when ail
tergites appear weakly shagreened. Setae strong and erect : tergite 3 with some latéral marginals,
tergites 4 and 5 each with some latéral discals and a marginal row. Sternites 2-5 thinly dusted, without
spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypopygium reddish-brown.
Measurements. — Length of body, 6.5 — 7.0 mm. Length of wing, 6.0 — 6.5 mm.
F EMALE
Differs from the male as follows :
Head. — Frons broad, at middle broader than an eye at this point. Eye-facets uniformly
small. Ocellars strong, divergent. Vti almost twice as long as vie which are in turn 3 times as long as
one of the adjacent post-ocular setulae and twice as long as pvt. Parafrontal pruinosity grey on upper
half, very thin at vertex. Parafrontalia quite broad, at middle a parafrontale almost twice as broad
as diameter of anterior ocellus and 1/4 width of interfrontalia. Interfrontalia with rather concave
margins, black, bare. 1 pair of strong inclinate ori at lunula with 3 strictly inclinate pairs above them ;
2 pairs of reclinate ors ; a few short mostly proclinate parafrontal setulae in one row outside ori. Anten-
nae dark brown except for the reddish articulation between segments 2 and 3. Palpi rather larger.
Thorax. — Dusting on mesonotum rather thinner, especially at sides. Squamopleuron with
2 hairs on one side, bare on the other.
Legs. — Fore tibia dull yellow ; mid and hind tibiae reddish-yellow, brown on basal third or so.
Mid fémur with pv setulae but without av. Hind fémur with the av setae shorter, more setulose in
basal half ; the pv setulae forming a complété row, but shorter.
Wings. — Squamae darker brown.
Abdomen. — Setae shorter.
Measurements. — Length of body, 7.0 mm. Length of wing, 6.0 mm.
Holotype (J, Mayotte : no locality, V.1971 (J. Brunhes ), in MNHNP. Paratypes, 4 1 $.
Mayotte : data as for holotype, 3 <J, 1 $, MNHNP, & 1 <J, BMNH.
Source : MMHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
353
Dichaetomyia matilei sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark. Frons narrow, at narrowest point equal to 2-3 times diameter
of anterior ocellus, almost half width of 3rd antennal segment. Eyes with only the usual microscopie
pubescence ; upper inner eye-facets enlarged as usual but not conspicuously so. Ocellars strong, cross-
ed at tips. Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose, the parafrontalia usually
tinged with brownish on upper half ; genae brownish-grey, occiput grey. Parafrontalia narrow through-
out, at lunula a parafrontale rather broader than diameter of anterior ocellus. Interfrontalia distinct
throughout, at narrowest point broader than a parafrontale at this point. 7-8 pairs of inclinate ori,
forming a continuous if sparse row with the 2 pairs of hair-like reclinate ors. Antennae dark brown ;
3rd segment 3 times as long as broad, in frontal view almost reaching epistoma. Arista long-plumose,
the longest combined plumosity equal to length of 3rd antennal segment. Parafacialia narrow, at
middle equal to diameter of anterior ocellus, hardly tapering below. Vibrissal angle slightly in front
of level of profrons ; most of parafrontalia but hardly any of parafacialia concealed in latéral view.
Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth below lowest
eye-margin greater than width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite dense. Beard
entirely black. Proboscis dark brown, the mentum brown dusted. Palpi brown, thin, hardly dilated
apically.
Thorax. — Ground-colour black. Mesonotum densely dusted, the dustin g grey and appearing
bluish at neck, brownish-grey behind suture. In posterior view with thinly dusted markings as follows :
a pair of narrow paramedian prst vittae mesad of the de, running from neck to 2nd prst de ; very weak
traces of prst patches between de and ph, and of post patches between de and ia. Humeri and noto-
pleura densely brownish-grey dusted. Pleura thinly brownish-grey dusted. Spiracles dark brown.
Scutellum thinly dark brown dusted in dorsal view, subshining black in posterior view and contrasting
with mesonotum. Acr 0 + 1, the prst setulae in 7-8 irregular rows. De 2 + 2, ail strong, the anterior
post pair slightly doser to suture than to posterior pair and preceded by 2 setulae that are rather longer
than the ground-setulae. 2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one short. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with
0-1 setula on the ridge between inner seta and scutellum. Pra short, half length of 2nd npl. Prosternai
setulae dark. Propleural dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with
a few dark setulae in addition to the 2 setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner.
Infra-alar bulla bare. Ptpl setulae dark. Stpl 1+2, the lower one much doser to posterior than to
anterior. Hypopleuron entirely bare. Metathoracic spiracle with dark setae on posterior and lower
margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamopleuron bare. Scutellum with the usual pair
of strong apical and latéral setae, the dise densely setulose ; the setulae descending on to upper part
of sides, and also présent along ventral angle from base to the apical setae.
Legs. — Coxae, trochanters and femora dark brown, knees yellow ; fore tibia yellow at base,
otherwise tibiae and tarsi brown. Tarsi without any modifications. Fore fémur without av setae,
with a complété pv row. Fore tibia with a strong submedian p seta. Mid fémur with 2-3 fin pv
setae in basal third, slightly longer than fémoral depth ; without av or a setae ; 1 a and 3 d-p preapical
setae. Mid tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur with a row of av setae, most of them
subequal to fémoral depth ; with 2-4 po setae confined to basal half, equal to fémoral depth ; ad row
complété ; 1 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 ad, 1-2 av, and a few erect setulae on apical
half of pd surface ; d and ad apicals both well-developed.
Wings. — Weakly smoky or yellowish, more strongly smoky towards base ; veins brown. Epau-
let and basicosta dark brown. Wings bare above except for Costa and base of r4 + 5, on lower surface
stem-vein with some short dark hairs on basal part (basad of se) and r4 + 5 with a few short setulae
on basal part. Costal spine and spinules short, r-m placed below the point where rl enters costa.
mi + 2 running almost straight to wing-margin, slightly curved forwards just before tip. m-m oblique,
23
Source : MNHN, Paris
354
A. C. PONT
rather sinuous. Squamae dark brown, especially outer part of lower one. Knob of haltères dark
brown.
Abdomen. —Ground-colour black. Thinly brown dusted in dorsal view, this dust mostly disap-
pearing in posterior view giving a subshining or shagreened appearance ; without any dusted pattern.
Setae quite strong and erect : tergite 3 with some latéral marginals ; tergite 4 with latéral discals and
a marginal row ; tergite 5 with discal and marginal rows. Sternites 2-5 thinly dusted, without spécial
setae ; sternite 1 setulose. Hypopygium brownish to dark brown.
Measurements. — Length of body, 5.5 — 6.5 mm. Length of wing, 5.0 — 6.0 mm.
Female
Differs from the male as follows :
Head. — Frons broad, at middle narrower than an eye at this point. Eye-facets uniformly
small. Ocellars strong, divergent. Vti almost twice as long as vte which are in turn over twice as long
as one of the adjacent post-ocular setulae and almost twice as long as pot. Parafrontal pruinosity grey
to brownish-grey on upper 2/3, very thin at vertex. Parafrontalia quite broad, at middle a parafron-
tale almost twice as broad as diameter of anterior ocellus and 1/5 width of interfrontalia. Interfron-
talia with concave margins, black, bare. 1 pair of strong inclinate ori at lunula with 2-3 weak strictly
inclinate pairs above them ; 2 pairs of reclinate ors ; a few short proclinate parafrontal setulae in 1-2
rows outside ori. Palpi rather larger.
Thorax. — Mesonotum in posterior view with rather less brown dust. Sometimes with rather
few latéral and ventral scutellar setulae.
Legs. —Mid fémur with only 1-2 po, shorter than fémoral depth. Hind fémur with only 3 ao
setae before tip, preceded only by setulae on the rest of this surface, or at most by 1-2 setae that do
not equal fémoral depth ; with a few pv setulae in basal half, otherwise bare on this surface.
Wings. — Quite markedly yellowish tinged.
Abdomen. — Damp in most specimens, but apparently thinly dark brown dusted in dorsal view
but subshining in posterior view, with the tergites rather shagreened. Setae weaker and tergite 5
with only latéral discals.
Measurements. — Length of body, 6.0 — 6.5 mm. Length of wing, 5.5 — 6.0 mm.
Holotype çj, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m, 16.XI.1973 (L. Matile), in MNHNP.
Paratypes, 2 <$, 16 $. Grande Comore : locality as for holotype, 850-900 m, 13.XI.1973, 1 $, MNH¬
NP, & 1 S, 1 $, BMNH ; same locality, 850-900 m, 14.XI.1973, 1 $, MNHNP ; same locality, 850 m,
piège de Malaise, 14-15.XI.1973, 1 $, MNHNP; same locality, 850-900 m, 15.XI.1973, 2 $, MNHNP;
same locality, 850 m, piège de Malaise, 15.XI.1973, 4 $, MNHNP, & 2 $, BMNH ; same locality, 850 m,
piège de Malaise, 16.XI.1973, 1 $, MNHNP ; same locality, 850-900 m, 10.1.1974, 1 <J, 1 Ç, MNH¬
NP, & 1 $, BMNH ; Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m, 21.XI.1973 (L. Matile), 1 Ç, MN¬
HNP.
Dichaetomyia consors sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark. Frons linear, at narrowest point equal to diameter of anterior
ocellus, slightly broader than one of the adjacent eye-facets. Eyes with only the usual microscopie
pubescence ; upper inner eye-facets enlarged as usual but not conspicuously so. Ocellars moderate,
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
355
crossed at tips. Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose ; genae brownish-grey,
occiput grey. Parafrontalia narrow throughout, at lunula a parafrontale scarcely as broad as diameter
of anterior ocellus. Interfrontalia obliterated on middle of frons, visible only as a seam where parafron¬
talia touch. 1 pair of moderate inclinate ori at lunula with 4-5 weak pairs above them ; 2 pairs of short
reclinate ors just before ocellar tubercle. Basal 2 antennal segments orange, weakly infuscated on dise ;
3rd segment pale brown, broadly orange at base ; 3rd segment 2 1/2 times as long as broad, on frontal
view almost reaching epistoma. Arista long-plumose, the longest combined plumosity almost equal
to length of 3rd antennal segment. Parafacialia narrow, at middle equal to diameter of anterior ocellus,
hardly tapering below. Vibrissal angle below level of profrons ; most of parafrontalia and parafacialia
concealed in latéral view. Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae at vibrissal angle.
The depth below lowest eye-margin equal to width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite
dense. Beard entirely black. Proboscis dark brown, the mentum brown dusted. Palpi brown, thin,
a littlc dilated apically.
Thorax. — Ground-colour black, the humeri below and post-alar calli orange. Mesonotum
densely brownish dusted, the dust appearing more brownish-grey befo e suture or even grey at neck.
In posterior view with thinly dusted markings as follows : a pair of narrow paramedian vittae mesad
of the de, running from neck to 2nd prst de ; weak traces of prst patches between de and ph, and of
post patches between de and ia. Humeri and notopleura densely brownish-grey dusted. Pleura thinly
brownish-grey dusted. Spiracles brownish. Scutellum thinly dark brown dusted in dorsal view, sub-
shining black in posterior view and contrasting with mesonotum. Acr 0 + 1, the prst setulae in 7-8
irregular rows. De 2 + 2, ail strong, the anterior post pair very slightly doser to suture than to poste¬
rior pair and preceded by 2 setulae that are rather longer than the ground-setulae. 2 h, 2 ph. 2 ia,
anterior one short. 2 sa, posterior one short 2 pa, with several setulae on the ridge between inner
seta and scutellum. Pra short, hardly half length of 2nd npl. Prosternai setulae dark. Propleural
dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with a few dark setulae in addition
to the 2 setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Infra-alar bulla bare.
Ptpl setula dark. Stpl 1 + 2, the lower one much doser to posterior than to anterior. Hypopleuron
bare except for a few fine hairs on metepisternum. Metathoracic spiracle with dark setae on posterior
and lower margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamopleuron bare. Scutellum with the
usual pair of strong apical and latéral setae, the dise densely setulose ; the setulae descending on to
upper part of sides, and also présent along ventral angle from base to the apical setae.
Legs. — Coxae dark brown, trochanters orange ; femora dark brown, yellow on apical third ;
tibiae and tarsi yellow, the apical tarsal segments brown. Tarsi without any modifications. Fore
fémur without av setae, with a complété pv row. Fore tibia with a strong submedian p seta. Mid
fémur with 3-4 fine pv setae in basal third, slightly longer than fémoral depth ; without av or a setae ;
1 a and 3 d-p preapical setae. Mid tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur with a row
of av setae, most of them subequal to fémoral depth ; with 4 pv setae confined to basal half, equal to
fémoral depth ; ad row complété ; 1 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 ad, 2 av, and a few
erect setulae on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well-developed.
Wings. — Weakly yellow, more smoky towards base ; veins yellow. Epaulet and basicosta
brownish. Wings bare above except for costa and base of r4 + 5, on lower surface stem-vein with some
short dark hairs on basal part (basad of se) and r4 + 5 with a few short setulae on basal part. Costal
spine and spinules short, r-m placed slightly basad of the point where rl enters costa. ml + 2 run¬
ning almost straight to wing-margin, very slightly curved forwards just before tip. m-m oblique,
rather sinuous. Squamae dirty yellowish, lower one brown on outer part. Knob of haltères dark
brown.
Abdomen. — Ground-colour black, the tip of tergite 5 obscurely reddish. Densely and uni-
formly brown dusted, in posterior view with an undusted médian vitta on tergites 3-5 that is broadest
on tergite 5. Setae not particularly long or strong : tergite 3 with some latéral marginals ; tergite 4
Source : MNHN, Paris
356
A. C. PONT
with some latéral discals and marginals ; tergite 5 with some latéral discals and a marginal row. Ster-
nites 2-5 thinly dusted, without spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypopygium reddish.
Measurements. — Length of body, 5.5 mm. Length of wing, 5.0 mm.
Female : Not known.
Holotype (J, Mohéi.i : Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973 ( L. Matile), in MNHNP.
Dichaetomyia fumisquama sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark. Frons linear, at narrowest point not as broad as diameter of
anterior ocellus, subequal to one of the adjacent eye-facets. Eyes with only the usual microscopie
pubescence ; eyes enlarged as usual but not conspicuously so. Ocellars moderate, crossed at tips.
Parafrontalia, parafacialia and face silvery-white pruinose, genae brownish-grey, occiput grey. Para-
frontalia linear throughout, at lunula a parafrontale slightly narrower than diameter of anterior ocellus.
Interfrontalia obliterated on médian third of frons and hardly visible even as a seam where parafron¬
talia touch. 1 pair of strong inclinate ori at lunula, and 3-4 pairs of weak setae above them ; 2 pairs
of reclinate ors just before ocellar tubercle, lower pair tiny. Antennae dark brown, the tip of 2nd
and base of 3rd segments orange ; 3rd segment 3 times as long as broad, in frontal view almost reaching
epistoma. Arista long-plumose, the longest combined plumosity equal to length of 3rd antennal seg¬
ment. Parafacialia narrow, at middle scarcely equal to diameter of anterior ocellus, hardly tapering
below. Vibrissal angle below level of profrons ; most of parafrontalia and parafacialia concealed in
latéral view. Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth
below lowest eye-margin slightly less than width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite
dense. Beard entirely black. Proboscis dark brown, the mentum thinly brown dusted. Palpi
dark brown, thin, hardly dilated apically.
Thorax. —Ground-colour black, humeri reddish below. Mesonotum with quite dense brownish-
grey dust, the dust much lighter or grey near neck. In posterior view with undusted or thinly dusted
markings as follows : a pair of narrow paramedian vittae just mesad of the de, running from neck to
just behind suture but broadly interrupted just before suture ; a pair of weak prst patches between de
and ph ; a pair of post vittae between de and ia that may be joined behind to, or be narrowly separated
by thin dust from, a broad undusted prsc patch occupying almost the whole of the rectangle formed
by the post de setae, leaving a narrow prsc fascia of brownish-grey dust. Humeri and notopleura
brownish-grey dusted. Pleura thinly brownish-grey dusted. Spiracles dark brown. Scutellum brown
dusted in dorsal view, subshining black in posterior view and contrasting with mesonotum. Acr
0 + 1) the prst setulae in 6-7 irregular row. De 2 + 2, ail strong, the anterior post pair équidistant
from suture and posterior pair and preceded by 2 setulae that are rather longer than the ground-setulae.
2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one short. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae on the ridge between
inner seta and scutellum. Pra short, half length of 2nd npl. Prosternai setulae dark. Propleural
dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with several dark setulae in addi¬
tion to the setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Infra-alar bulla bare.
Ptpl setulae dark. Stpl 1 + 2, the lower one much doser to posterior than to anterior. Hypopleuron
entirely bare. Metathoracic spiracle with dark setae on posterior and lower margins. Supra-spiracular
convexity pilose. Squamopleuron with several dark hairs. Scutellum with the usual pair of strong
apical and latéral setae, the dise densely setulose ; the setulae descending multiserially on to sides as far
as ventral angle, from base to apical setae.
Legs. —Coxae brown, trochanters yellow; femora dark brown, with yellow tips; tibiae yellow;
tarsi yellow, apical segments brown. Tarsi without any modifications. Fore fémur without av setae,
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
357
with a complété pv row. Fore tibia with a strong submedian p seta. Mid fémur with 3-4 fine pv
setae in basal third, subequal to fémoral depth ; without av or a setae ; 1 a and 3 d-p preapical setae.
Mid tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur with a row of av setae, most of them subequal
to fémoral depth ; without any pv setae ; ad row complété ; 1 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia
with 1 ad, 2 av, and a few erect setulae on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well
-developed.
Wings. —Moderately yellow-tinged, rather dirty yellow towards base ; veins yellow. Epaulet
and basicosta brown. Wings bare above except for costa, on lower surface stem-vein with some short
dark hairs on basal part (basad of se) and r4 -f 5 with a few short setulae on the node at base. Costal
spines and spinules short, r-m placed basad of the point where rl enters costa. ml + 2 running
almost straight to wing-margin, slightly curved forwards just before tip. m-m oblique, weakly sinuous.
Squamae brown. Knob of haltères dark brown.
Abdomen. — Ground-colour black. Thinly dark brown dusted in dorsal view, in posterior
view almost without any dusting or pattern, subshining, weakly shagreened. Setae not particularly
strong and erect : tergite 3 with some latéral marginals ; tergite 4 with 1-2 latéral discals and a marginal
row ; tergite 5 with a marginal row and an almost complété discal row. Sternites 2-5 thinly dusted,
without spécial setae. Sternite 1 setulose. Hypopygium dark brown.
Measurements. — Length of body, 5.5 — 6.0 mm. Length of wing, 5.0 — 5.5 mm.
Female
One female is at hand tbat probably belongs to this species. Apart from its larger size, the only
significant différence between it and the males described above lies in the haired metepisternum. It
differs from these males as follows :
Head. — Frons broad, at middle narrower than an eye. Eye-facets uniformly small. Ocellars
strong, divergent. Vti twice as long as the vte which are in turn 3 times as long as one of the adjacent
post-ocular setulae and rather longer than pvt. Parafrontal pruinosity grey on upper half, very thin
at vertex. Parafrontalia quite broad, at middle a parafrontale twice as broad as diameter of anterior
ocellus and 1/4 width of interfrontalia. Interfrontalia with rather concave margins, black, bare.
1 pair of strong inclinate ori at lunula, with 2 weak pairs above them of which the lower is inclinate and
the upper is directed inwards and rather forwards ; 2 pairs of reclinate ors ; a few short proclinate
parafrontal setulae in one row outside ori. Antennae dark brown, with only the articulation between
2nd and 3rd segments reddish-yellow. Parafacialia at narrowest point rather broader than diameter
of anterior ocellus. Palpi rather larger.
Thorax. — Mesonotum rather damaged, but in posterior view with rather less brown dust :
the paramedian vittae broader and reaching just behind anterior post de ; the patches between prst de
and ph, and between post de and ia, more distinct ; the line of prst dust between de and ph conspicuously
whitish, and humeri and notopleura also whitish dusted ; prealar and postalar areas thinly dusted.
Anterior post de slightly doser to posterior seta than to suture. Hypopleuron haired on metepisternum.
Legs. — Tarsi wholly yellow. Mid fémur with the pv setae shorter. Hind fémur with only
2-3 setae before tip, preceded only by setulae on rest of this surface ; without pv setae.
Wings. — Squamae with darker brown borders.
Abdomen. —Rather damp but probably, as in other species, tbinly dark brown dusted in dorsal
view but subshining in posterior view, with the tergites rather shagreened. Tergite 5 with discal row
incomplète. Ovipositor with an egg protruding.
Measurements. — Length of body, 8.0 mm. Length of wing, 7.0 mm.
Holotype $, Mohéli : Namaloungou, 400-450 mm, 30.XI.1973 ( L. Matile), in MNHNP. Paratype
Source : MNHN, Paris
358
A. C. PONT
<J, Mohéli : data as for holotype, MNHNP. Not a paratype, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-
900 m, 10.1.1974 (L. Matile), 1 ?, MNHNP.
Dichaetomyia mohelii sp. n
Male
Head. — Ground-colour dark. Frons narrow, at narrowest point slightly broader than diameter
of anterior ocellus. Eyes with only the usual microscopie pubescence ; upper inner eye-facets enlarged
as usual but not conspicuously so. Ocellars strong, crossed at tips. Parafrontalia, parafacialia and
face silvery-white pruinose, genae brownish-grey, occiput grey. Parafrontalia narrow throughout, at
lunula a parafrontale rather broader than diameter of anterior ocellus. Interfrontalia obliterated on
médian third of frons and visible only as seam where parafrontalia touch. 1 pair of strong inclinate ori
at lunula and 4 pairs of weak setae above them ; 2 pairs of reclinate ors just before ocellar tubercle,
lower pair tiny, upper pair quite strong. Antennae orange, basal 2 segments largely darkened on dise,
3rd segment weakly infumated towards tip ; 3rd segment 3 times as long as broad, in frontal view almost
reaching epistoma. Arista long-plumose, the longest combined plumosity equal to 3/4 length of 3rd
antennal segment. Parafacialia narrow, at middle equal to diameter of anterior ocellus, hardly tapering
below. Vibrissal angle below level of profrons ; most of parafrontalia and parafacialia concealed in
latéral view. Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae at vibrissal angle. The depth
below lowest eye-margin less than width of 3rd antennal segment. Peristomal setae quite dense.
Beard entirely black. Proboscis dark brown, the mentum thinly brown dusted. Palpi dark brown,
thin, hardly dilated apically.
Thorax. — Ground-colour black, humeri reddish below. Mesonotum densely brownish-grey
dusted, lighter grey dusted at neck. In posterior view with a pair of narrow undusted paramedian
prst vittae mesad of the de, running from neck to 2nd prst de, otherwise without markings though
thinly dusted at sides. Humeri and notopleura densely light-grey dusted. Pleura thinly brownish-
grey dusted. Spiracles dark brown. Scutellum thinly dark brown dusted in dorsal view, subshining
black in posterior view and contrasting with mesonotum. Acr 0+1 ,the prst setulae in 6-7 rows.
De 2 + 2, ail strong, the anterior post pair slightly doser to posterior pair than to suture and preceded
hy 2 setulae that are rather longer than the ground-setulae. 2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one short.
2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae on the ridge between inner seta and scutellum. Pra
short, half length of 2nd npl. Prosternai setulae dark. Propleural dépréssion bare. Auxiliary prostig-
matal seta weak. Notopleuron with a few dark setulae in addition to the setae. Mesopleuron with
a strong setula in upper anterior corner. Infra-alar bulla bare. Ptpl setulae dark. Stpl 1 + 2, the
lower one much doser to posterior than to anterior. Hypopleuron bare except for a few hairs on mete-
pisternum. Metathoracic spiracle with dark setae on posterior and lower margins. Supra-spiracular
convexity pilose. Squamopleuron bare. Scutellum with the usual pair of strong apical and latéral
setae, the dise densely setulose ; the setulae descending on to upper part of sides, but bare below and
at ventral angle.
Legs. — Coxae brown, trochanters yellow ; femora dark brown, with yellow tips ; tibiae and
tarsi yellow. Tarsi without any modifications. Fore fémur without av setae, with a complété pv
row. Fore tibia with a strong submedian p seta. Mid fémur with 2-3 fine pv setae in basal third,
subequal to fémoral depth ; without av setae, but with some strongish a setae in basal half ; 1 a and 3
d-p preapical setae. Mid tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur with a row of av setae,
most of them subequal to fémoral depth ; with 2-3 pv setae on basal quarter, the longest subequal to
fémoral depth ; ad row complété ; 1 d and 1 pd preapical setae. Hind tibia with 1 ad, 2 av, and a few
erect setulae on apical half of pd surface ; d and ad apicals both well-developed.
Wings. —Conspicuously yellow-tinged, rather dirty yellow towards base ; veins yellow. Epaulet
and basicosta brownish. Wings bare above except for costa, on lower surface stem-vein with some
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
359
short dark hairs on basal part (basad of se) and r4 + 5 with a few short setulae on the node at base.
Costal spines and spinules short, r-m placed basad of the point where rl enters Costa, ml + 2 run-
ning almost straight to wing-margin, slightly curved forwards just before tip. m-m oblique, weakly
sinuous. Squamae deep yellow, lower one brown around margins. Knob of haltères dark brown.
Abdomen. — Ground-colour black, the hind-margin of tergite 5 narrowly reddish. Thinly brown
dusted in dorsal view, in posterior view more densely grey dusted, the dusting lighter grey towards sides
of tergites ; in posterior view each tergite with a narrow undusted médian vitta. Setae not particu-
larly strong and erect : tergite 3 with some latéral marginals ; tergite 4 with 1-2 latéral discals and a
marginal row ; tergite 5 with a marginal row and an almost complété discal row. Sternites 2-5 thinly
dusted, without spécial setae ; sternite 1 setulose. Hypopygium red.
Measurements. — Length of body, 5.5 mm. Length of wing, 5.0 mm.
Female : Not known.
Holotype <J, Mohéli : Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973 (L. Mutile), in MNHNP.
Dichaetomyia guirii sp. n
Male
Head. — Ground-colour dark. Frons narrow, at narrowest point almost twice diameter of ante-
rior ocellus. Eyes with only the usual microscopie pubescence ; upper inner eye-facets enlarged as
usual but not conspicuously so. Ocellars strong, crossed at tips. Parafrontalia, parafacialia and face
silvery-white pruinose, upper part of parafrontalia dull grey ; genae brownish-grey, occiput grey.
Parafrontalia narrow throughout, at lunula a parafrontale rather broader than diameter of anterior
ocellus. Interfrontalia obliterated on médian third of frons and visible only as a seam where para¬
frontalia touch. 1 pair of strong inclinate ori at lunula and 3-4 pairs of weak setae above them ; 2
pairs of reclinate ors just before ocellar tubercle, lower pair short, upper pair quite strong. Antennae
dark brown, the tip of 2nd and base of 3rd segments orange ; 3rd segment 3 times as long as broad,
in frontal view almost reaching epistoma. Arista long-plumose, the longest combined plumosity
equal to 3/4 length of 3rd antennal segment. Parafacialia narrow, at middle equal to diameter of ante¬
rior ocellus, hardly tapering below. Vibrissal angle below level of profrons ; most of parafrontalia and
parafacialia concealed in latéral view. Facial ridges bare except for the usual cluster of setulae at
vibrissal angle. The depth below lowest eye-margin less than width of 3rd antennal segment. Peristo-
mal setae quite dense. Beard entirely black. Proboscis dark brown, the mentum thinly brown dusted.
Palpi dark brown, thin, hardly dilated apically.
Thorax. — Ground-colour black. Mesonotum densely brownish-grey dusted, lighter grey dusted
at neck. In posterior view with a pair of narrow undusted paramedian vittae mesad of de, running
from neck to just after suture but broadly interrupted before suture, a pair of thinly dusted prst patches
between de and ph, and a pair of thinly dusted post vittae between de and ia. Humeri and notopleura
densely light grey dusted. Pleura thinly brownish-grey dusted. Spiracles dark brown. Scutellum
thinly dark brown dusted in dorsal view, subshining black in posterior view and contrasting with mesono¬
tum. Acr 0+1, the prst setulae in 7-8 irregular rows. De 2 + 2, ail strong, the anterior post pair
slightly doser to posterior pair than to suture and preceded by 2 setulae that are rather longer than the
ground-setulae. 2 h, 2 ph. 2 ia, anterior one short. 2 sa, posterior one short. 2 pa, with setulae
on the ridge between inner seta and scutellum. Pra short, half length of 2nd npl. Prosternai setulae
dark. Propleural dépréssion bare. Auxiliary prostigmatal seta weak. Notopleuron with a few dark
setulae in addition to the setae. Mesopleuron with a strong setula in upper anterior corner. Infra-
alar bulla bare. Ptpl setulae dark. Stpl 1 + 2, the lower one much doser to posterior than to anterior.
Source : MNHN, Paris
360
A. C. PONT
Hypopleuron bare except for a few hairs on metepisternum. Metathoracic spiracle with dark setae
on posterior and lower margins. Supra-spiracular convexity pilose. Squamopleuron bare. Scutellum
with the usual pair of strong apical and latéral setae, the dise densely setulose ; the setulae descending
on to upper part of sides, but bare below and at ventral angle.
Legs. — Coxae brown, trochanters yellow ; femora dark brown, with yellow tips ; tibiae and
tarsi yellow. Tarsi without any modifications. Fore fémur without au setae, with a complote pu
row. Fore tibia with a strong submedian p seta. Mid fémur with 2-3 pu setae in basal third, subequal
to fémoral depth ; without au setae, though some of the setulae on basal half are quite long, and without
a ; 1 a and 3 d-p preapical setae. Mid tibia without setae except for 2 p setae. Hind fémur with a
row of au setae, most of which are very short, with only 1-2 near tip subequal to fémoral depth ; with
2-3 pu setae on basal quarter, the longest subequal to fémoral depth ; ad row complété ; 1 d and 1 pd
preapical setae. Hind tibia with 1 ad, 2 au, and a few erect setulae on apical half of pd surface ; d
and ad apicals both well-developed.
Wings. —Rather smoky, brownish towards base ; veins brown. Epaulet and basicosta brownish.
Wings bare above except for costa, on lower surface with some short dark hairs on basal part of stem-
vein (basad of sc) and r4 -f- 5 with a few short setulae on the node at base. Costal spines and spinules
short, r-m placed basad of the point where rl enters costa. ml + 2 running almost straight to wing-
margin, rather curved forwards just before tip. m-m oblique, rather sinuous. Squamae brownish,
lower one dark brown around margins. Knob of haltères dark brown.
Abdomen. — Ground-colour black. Abdomen mostly damp in both specimens examined, but
in posterior view apparently largely subshining on dise, shagreened, grey dusted towards sides, and
with an absolutely undusted médian vitta on at least tergites 3 and 4. Setae not particularly strong
and erect : tergite 3 with some latéral marginals ; tergite 4 with 1-2 latéral discals and a marginal row ;
tergite 5 with a marginal row and an almost complété discal row. Sternites 2-5 without spécial setae ;
sternite 1 setulose. Hypopygium dark.
Measurements. — Length of body, 6.0 — 6.5 mm. Length of wing, 5.5 — 6.0 mm.
Female
One female is at hand that may belong to this species. However, it differs rather strikingly
from the male by having humeri yellow, hypopleuron bare on metepisternum, r4 + 5 with setulae above
(only on one wing), and fore tibia without a submedian p seta (probably aberrant). It differs from the
male as follows :
Head. — Frons broad, at middle narrower than an eye at this point. Eye-facets uniformly
small. Ocellars strong, divergent. Vti over twice as long as ute which are in turn twiee as long as one
of the adjacent post-ocular setulae and rather longer than put. Parafrontal pruinosity grey on upper
half, very thin at vertex. Parafrontalia quite broad, at middle a parafrontale twice as broad as diameter
of anterior ocellus and 1/4 width of interfrontalia. Interfrontalia with weakly concave margins, black,
bare. 1 pair of strong inclinate ori at lunula with 3-4 weak strictly inclinate pairs above them ; 2 pairs
of reclinate ors ; a few short proclinate parafrontal setulae in one row outside ori. Antennae dark
brown, only narrowly reddish at articulation between 2nd and 3rd segments. Palpi rather larger.
Thorax. — Humeri yellow. Mesonotum in posterior view with rather less brown dust : the para-
median vittae reaching almost to prsc de setae ; the markings between prst de and ph, and between post
de and ia, much more distinct ; prealar and postalar areas thinly dusted. Anterior post de rather doser
to suture than to posterior pair. Hypopleuron bare on metepisternum.
Legs. — Tibiae and tarsi dull yellow. Fore tibia without a p seta. Mid fémur with the pu
setae rather shorter. Hind fémur with 3 au setae before tip, preceded only by setulae on rest of this
surface ; without pu setae.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
361
Wings. —Rather yellow, dirty yellow towards base ; veins yellow. r4 + 5 ° n dorsal surface with
a few setulae at base on one side, bare on the other. m-m straight.
Abdomen. — Squashed laterally, but apparently thinly dark brown dusted in dorsal view,
subshining in posterior view with the tergites shagreened. Setae ail weak.
Measurements. — Length of body, 5.5 mm. Length of wing, 5.0 mm.
Holotype <J, Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m, 10.1.1974 (L. Mutile), in MNHNP.
Paratype $, Anjouan : Lac de Dzialandzé, 850 m, 15.1.1974 (L. Matile), MNHNP. Not a paratype,
Grande Comore : La Grille (Guiri), 850-900 m, 16.XI.1973 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
Subfamily Mydaeinae
Genus HEBECNEMA Schnabl, 1889
Hebecnema semiflava Stein, 1913
Grande Comore : La Grille (Guiri), piège de Malaise, 850 m, 14-15.XI.1973 (L. Matile), 1 (?,
MNHNP ; the same, 15.XI.1973, 2 <J, 2 $, MNHNP, & 1 <£, 1 $, BMNH ; same locality, 850-900 m,
13.XI.1973, 1 <? 1 $, MNHNP, & 1 <J, BMNH.
Mohéli : Namaloungou, 400-450 m, 30.XI.1973 (L. Matile), 1 (J, MNHNP.
Anjouan : Col de Moya, 850 m, 16.1.1974 (L. Matile), 3 Ç, MNHNP, & 1 $, BMNH.
Throughout Africa, Madagascar, Mauritius.
Genus MYOSPILA Rondani, 1856
Myospila lenticeps (Thomson, 1869)
Mohéli : Djoumadounia, 80-150 m, 2.XII.1973 (L. Matile), 1 <$, MNHNP.
Throughout Africa, Madagascar ; Oriental.
Subfamily Limnophorinae
Genus LIMNOPHORA Robineau-Desvoidy, 1830
KeY TO THE CoMOROS SPECIES
1. 4 post de setae. S P• indet. A
— 3 post de setae. S P‘ indet- B
Limnophora sp. indet. A
Anjouan : Bambao, piège de Malaise, 16.1.1974 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
This species is near the Mauritius species atra Desvoidy.
Source : MNHN, Paris
362
A. C. PONT
Limnophora sp. indet. B
Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m, 21.XI.1973 (L. Matile), 1 $,
MNHNP.
Subfamily Coenosiinae
Genus ANAPHALANTUS Loew, 1857
Anaphalantus longicornis (Macquart, 1843)
Mayotte : Coconi, 90 m, 18.1.1974 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
Throughout Africa, Madagascar, Réunion.
Genus COENOSIA Meigen, 1826
Coenosia sp. indet.
Grande Comore : Nioumbadjou, 550 m, piège de Malaise, 10.XI.1973 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
This female belongs to the humilis- group. It cannot be identified with any of the African species
of this group, nor does it appear to be an exceptionally dark specimen of attenuata Stein.
Genus SPANOCHAETA Stein, 1919
Spanochaeta secunda sp. n.
Male
Head. — Ground-colour dark except around mouth, and ail setae black. Eyes bare. Frons
broad, at middle 2/3 width of an eye, broadening gradually from vertex to lunula. Head pruinosity
entirely light grey except at vertex and on ocellar triangle where it is tinged with brown. Interfrontalia
black ; frontal triangle brown dusted, small, narrow, reaching halfway from vertex to lunula, to level
of lower ors. Ocellar setae short and fine, subequal to upper ors. Vti long and strong ; vte short and
hardly distinct from the adjacent post-ocular setulae. 1 pair of long inclinate ori at lunula, with 1
short pair above ; 2 pairs of reclinate ors, the upper one considerably shorter than the lower one ; para-
frontalia bare apart from these 4 setae. Parafrontalia narrow, at middle a parafrontale hardly twice
diameter of anterior ocellus and for most of its length about 1/3 width of interfrontalia. Antennae
dark, 2nd segment reddish at tip inside ; 3rd segment 21/2 times as long as broad, falling short
of epistoma by its own width, its lower anterior corner rounded. Arista pubescent, the longest individual
hairs slightly longer than its basal width. Parafacialia narrow, almost obliterated at middle. Vibris-
sae long and strong, vibrissal angle below level of profrons. Genae narrow, the depth below lowest
eye-margin less than width of 3rd antennal segment. Peristomal setae sparse. Palpi yellow, thin.
Mentum of proboscis glossy black.
Thorax. — Ground-colour black. Mesonotum grey dusted ; this mostly overlaid with brow-
nish dust, darkest along de rows, which leaves a médian line along the acr, broader in front but obso¬
lescent before scutellum, and the latéral areas outside ph and ia grey. Pleura grey dusted. Scutellum
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
363
grey dusted, with a pair of faint brown lines that continue on to it from mesonotum and reach the
apical setae. Spiracles dull. Ground-setulae normal, sparse. Acr setulose, the prsc pair very weak,
in one row before suture. De 2 + 3, the anterior prst setula very short, only twice as long as a ground-
setula and less than half as long as posterior de. Both ia short and fine. Pra absent. 2 propleurals. 2
prostigmatals, the lower one directed forwards and downwards. Notopleuron bare apart from the
setae. Lower stpl équidistant from the upper two. Prosternum, pteropleuron and hypopleuron
bare. Scutellum with the apical setae strong, sub-basal latéral seta absent ; 5 discal setumae ; latéral
and ventral surfaces bare.
Legs. — Fore coxa and ail trochanters yellow, mid and hind coxae dark brown ; fore fémur dark
brown above, yellow below and at tip ; mid and hind femora yellow on basal half, dark brown on apical
half ; tibiae brown, fore tibia yellow on basal quarter ; tarsi dark brown. Tarsi without modification,
fore tarsus very long. Fore fémur with a few av setulae in basal half and a complété pv row. Fore
tibia with a short p seta just beyond middle. Mid fémur with a row of av setae on basal 2/3, the lon-
gest (around middle) greater than fémoral depth ; with a complété row of sparse pv setae the longest
of which are twice fémoral depth ; 1 stout a at middle ; O a and 1 p preapical setae. Mid tibia with
1 submedian pd seta, otherwise without setae except at tip. Hind fémur with a row of short av setae,
with 2 very much longer ones around middle ; with a complété row of pv setae, the setae in apical half
much shorter than those in basal half, the longest of which are twice fémoral depth ; ad row complété ;
0 d but 1 pd preapical seta. Hind tibia with 2 long ad setae, the apical of the two half tibial length,
and 2 short pd ; 1 av, 0 pv ; 1 long d and 1 short ad preapical.
Wings. — Rather elongate. Apical half conspicuously smoky. Basicosta yellow, epaulet
brown. Costa reaching the tip of ml + 2. Veins bare apart from the Costa ; costal spine inconspi-
cuous. r-m placed well beyond the point where rl enters costa. m-m upright, straight. Squamae
creamy ; lower one well-developed and projecting far beyond upper. Haltères yellow.
Abdomen. — Elongate-cylindrical, very swollen at tip. Ground-colour mostly dark ; the sides
of tergites 1 + 2 and 3 yellow, this yellow narrowly visible even in dorsal view ; sternites 2-4 yellow,
sternites 1 and 5 dark. Tergites grey dusted, with dark markings as follows : tergite 1 + 2 dark on
médian 2/3, except for the dusted hind-margin ; tergites 3-5 each with a pair of bold quadrate spots,
these reaching the hind-margins of the tergites but separated from the fore-margins by a narrow band
of dust, and on tergites 3-4 with very weak traces of a médian vitta between the spots. Pregenital
tergites and hypopygium grey dusted. Setae erect : tergites 1 + 2 — 5 each with 1-2 latéral discals,
and tergite 5 with a marginal row ; pregenital tergite with 2 pairs of setae. Sternite 1 bare ; sternites
2-4 with normal setae ; sternite 5 large, the tips of the lobes extended into 2 shining black points.
Measurements. — Length of body, 4.0 mm. Length of wing, 3.5 mm
Female
DilTers from the male as follows :
Head. — Pruinosity slightly duller grey. Parafrontalia rather broader, at middle a parafron-
tale almost half width of interfrontalia.
Thorax. — The brown dusting on mesonotum rather darker and extending rather further late-
rally, and also rather more extensive on scutellum. Anterior prst de longer, half as long as posterior
■one. 4 scutellar discals.
Legs. —Mid fémur with the ventral setae reduced, only 1 av and 2 pv, ail around middle and not
much longer than fémoral depth. Hind fémur with the ventral setae reduced : only 2 av around middle,
preceded by several setulae, and 2-3 long pv and a few setulae confined to basal 2/3.
Wings. — m-m rather sinuous. Margin of lower squama yellowish.
Source : MNHN, Paris
364
L. C. PONT
Abdomen. —Flattened and pointed. Pale colour reduced, only tergite 1 + 2 with some yellow
colour which is restricted to sides ; sternites mostly yellow. Tergite 1 + 2 with a pair of dark spots
instead of a médian patch ; tergites 3-5 with the spots rather smaller, those on tergite 5 much smaller
and only measuring about half tergal length. Ovipositor partly extruded, the sclerites grey dusted.
Setae weaker ; tergite 5 with a discal row.
Measurements. — Length of body, 5.0 mm. Length of wing, 4.5 mm.
Holotype g, Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1640-1680 m, 21.XI.1973 (L. Mutile),
in MNHNP. Parat.ype $, Grande Comore : data as for holotype, MNHNP.
This species lias been referred with some hésitation to the genus Spanochaeta Stein. Only one
species of Spanochaeta is known, dorsalis (von Roser), widely distributed in Europe and recorded from
East Africa. The présent species, and a further undescribed one that I hâve seen from Madagascar,
hâve the essential Spanochaeta characters of 2 ors, short ocellar triangle, reduced ocellar setae, short
anterior prst de seta, basal scutellar setae absent, 0 ad and 1 pd seta on mid tibia. The main différence
lies in the bristling of the hind tibia : dorsalis has only 1 ad seta, whilst the two Malagasy species hâve
2 short pd and 2 very long ad setae, the arrangement found in Orchisia Rondani and Lispocephala
Pokorny.
Subfamily Stomoxyinae 1
Genus STOMOXYS Geoffroy, 1762
Stomoxys calcitrans (Linnaeus, 1758)
Grande Comore : La Grille (Guiri), 850 m, piège de Malaise, 14-15.XI.1973 (L. Matile), 2 Ç,
MNHNP.
Throughout Africa and most of the Malagasy subregion ; cosmopolitan.
Stomoxys niger Macquart, 1851
Grande Comore : La Grille (Guiri), 850 m, piège de Malaise, 15.XI.1973 (L. Matile), 3 $, MNHNP
& 1 $, BMNH ; the same, 14-15.XI.1973, 1 Ç, MNHNP, & 1 $, BMNH ; the same, 16.XI.1973, 1 $,
MNHNP ; Nioumbadjou, 550 m, piège de Malaise, 10.XI.1973 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
Anjouan : Bambao, piège de Malaise, 16.1.1974 (L. Matile), 1 $, MNHNP.
Mayotte : Dembeni, 1.1972 (J. Brunhes), 1 (J, 2 $, MNHNP ; M’Sapéré, 1.1972 (J. Brunhes),
1 $, MNHNP.
Throughout Africa and the Malagasy région ; ? Canary Islands.
1. See also, in this volume, the paper by J. Brunhes, p. 217.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ET ANTHOMYIIDAE
365
Family ANTHOMYIIDAE
Genus ANTHOMYIA Meigen, 1803
Anthomyia benguellae Malloch, 1924
Grande Comore : Karthala, La Convalescence, 1680 m, piège de Malaise, 20-21.XI.1973
(L. Matile ), 2 $>, MNHNP.
Widespread in East and Southern Africa. These females agréé with certain dark South African
females in the BMNH : the 3 post spots are fused into a 3-pronged post band, the de limit being between
2nd and 3rd setae ; scutellum very weakly and inconspicuously grey at tip ; abdomen wholly black
in ground-colour.
REFERENCES
Crosskey (R. W.) et al., In press. — A Catalogue of the Diptera of the Afrotropical Région. British Muséum
(Natural History), London.
Pont (A. C.), In prep. — Muscidae (Diptera) from the islands of the Western Indian Océan (excluding Mada¬
gascar).
Séguy (E.), 1937. — Diptera, family Muscidae. Généra Insect. 205 : 604 pp., 9 plates.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ATHERIGONINI
367
DIPTERA MUSCIDAE ATHERIGONINI
FROM THE COMOROS ARCHIPELAGO
John C. Deeming *
The only species of this tribe as yet recorded from the Comores is Atherigona (s.s.) laevigata
(Loew) (Deeming, 1971 : 148). The présent collection contains a further eight species, of which, unfor-
tunately, most are represented by female material alone and so cannot be identified with any certainty.
The System of numbering of male tergites follows that of Venturi (1968).
Atherigona ( Acritochaeta) orientalis Schiner
1 <J, Grande Comore, La Grille (Guiri), 850 m, piège de Malaise, 14-15.XI.1973 ; 1 <?, Anjouan,
Bambao, piège de Malaise, 16.1.1974 (both L. Matile).
This is the only tropically cosmopolitan species of the genus.
Atherigona ( Acritochaeta) sp. n. near orientcdis Schiner
1 $, Mohéli, N’Gamaroumbo, rives du M’Ro Oibouéni, 20 m, 1.XII.1973 (L. Mutile).
This differs from orientalis in having the apex of the hind fémur narrowly infuscate and the
eighth tergite with the latéral lobes narrow and widely separated by membrane.
Atherigona (s.s.) sp. n.
1 $, Grande Comore, Nioumbadjou, 550 m, piège de Malaise, 10.XI.1973 (L. Matile).
This species has no near relative described, having the following combination of characters :
with the exception of the prosternum, heavily grey dusted throughout ; palpus and ail antennal seg¬
ments black ; interfrontalia dirty yellow on anterior half, infuscate behind ; fore fémur black on ail but
basal quarter ; eighth tergite consisting of only two lobes, these broad rounded and pale brown with
apices narrowly black, and are joined medially for less than half their length, the usual pair of separated
sclerites absent.
A. tetrastigma Paterson has a very similar female eighth tergite, but its female has the fore
fémur yellow on basal three quarters, the parafrontalia largely undusted and the two basal antennal
segments ferruginous.
* Department of Entomology, Institute for Agricultural Research, Samaru, P.M.B. 1044 Zaria, Nigeria.
Source : MNHN, Paris
368
J. C. DEEMING
Atherigona ( s.s.) ? trapezia van Emden
1 $, Grande Comore, Karthala, La Convalescence, piège de Malaise, 1680 m, 20-21-XI.1973
(L. M utile).
On female xnaterial alone I am loath to give more than a tentative détermination of this species,
which is widely distributed in the highlands of Africa.
Atherigona (s.s.) fuscisquama sp. n., (figs. 1-4)
^ : Head black dorsally and posteriorly, yellow anteriorly and on jowls, the yellow parts yellow
dusted, the dark parts brownish grey dusted, the dusting on parafrontalia slight, elsewhere heavy ;
interfrontalia deep velvety black ; five pairs of orbital bristles, of which the second is longest and the
first and third short ; parafacialia at narrowest part no wider than base of arista ; palpus deep black
on basal half, yellow on apical half ; antenna completely black. Thorax black, heavily grey dusted
on pleura and humérus, more brownish and slightly less heavily dusted on dorsum ; prosternum undust-
ed ; only the faintest indication of a darker vitta medially and along lines of the 2 + 4 dorsocentral
bristles, mesonotal setulae rather long ; propleura with two long bristles and a fine hair, this last equal
to the upper prostigmatal ; lower sternopleural bristle situated équidistant from bases of the two upper
bristles. Legs yellow, black on mid and hind coxae, hind trochanter, fore fémur with exception of
extreme base, apical two fifths of hind fémur and on ail tibiae and tarsi, though the mid tibia is less inten-
sively black ; fore tarsus lacking specialised chaetotaxy. Wing greyish hyaline with dark brown veins ;
anterior crossvein situated at .41 of length of discal cell ; squamae conspicuously grey fumose ; haltere
white. Abdomen yellow with dorsum completely black except for hypopygial prominence, base of
tergite 7 and sides of 5 and 7, subshining through rather weak brownish grey dust and rather long and
densely haired ; hypopygial prominence (fig. 1) bifurcate ; trifoliate process (fig. 2) black on lobes,
elsewhere yellow, the apical third of stem whitish yellow, the stem over four times as long as médian
lobe ; surstylus (fig. 3) of a rether unusual shape, with a small cone-shaped projection at lower hind
corner, with only sparse and rather short hairs and with two brown areas.
Length about 3.25 mm, of wing 2.9 mm.
$ : in addition of sexual différences, dffering from the male in the following respects : yellow
parts of head more greyish dusted ; palpus completely black ; entire dorsum of abdomen black ; eighth
tergite : fig. 4.
Holotype paratypes 5 c?<?, 2 $$ : Grande Comore, Karthala, La Convalescence, 1680 m,
piège de Malaise, 20-21.XI.1973 (L. Matile). Holotype and paratypes in Mus. Nat. Hist. Nat., Paris,
apart from one paratype each in Brit. Mus (Nat. Hist), London, and coll. Inst. Agric. Res., Samaru.
This species is undoubtedly related to A. piceiventris van Emden, but differs from it and ail
other described ethiopian and malgasian species of this subgenus in having the hind fémur yellow on
basal three fifths and black apically. The eighth tergite of a paratype female A. piceiventris (from the
saine locality as the type) is figured (fig. 5) for comparison.
Atherigona (s.s.) sp. near lineata (Adams)
1 $, Grande Comore, Nioumbadjou, 550 m, piège de Malaise, 10.XI.1973 (L. Matile).
This specimen is larger than A. lineata, having a wing length of 3.7 mm, and the médian lobe
of the eighth tergite is much broader.
Source : MNHN, Paris
DIPTÈRES MUSCIDAE ATHERIGONINI
369
Fig. 1. — Alherigona fuscisquama sp. n., male, hypopygial prominence from above and in profile. Fig. 2 : d°, male, tri-
foliate process in ventral view and profile. Fig. 3 : d°, male, left surstylus in profile. Fig. 4 : d°, female, eighth
tergitc. Fig. 5 : Alherigona piceiventris van Emden, female, eighth tergite.
Alherigona (s.s.) tridenlata Malloch
<?$, Anjouan, Col de Moya, 850 m, 16.T.1974 ( L. Mutile).
This is a very variable species and due to the holotype having been destroyed its identity has
been long in doubt. It was described from a single male from the Congo and has further been record-
ed from East Africa. There is now sufiîcient material available, including topotypic examples, to
redescribe it, but this I shall do elsewhere. The two Comores specimens represent one of the forms
having the parafrontalia largely shining, partiaJly yellow legs and thehypopygial prominence not
tridcntate.
Alherigona (s.s.) sp. near tridentata Malloch
5 $$, Grande Comore, Nioumbadjou, 550 m, piège de Malaise, 10.XI.1973, (L. Matile) ; 1 $,
La Grille (Guiri), 850 m, piège de Malaise, 14-15.XI.1973 (id.).
These also bave the parafrontalia largely shining and the legs partiaJly yellow, but also hâve
the second tergite bearing a black mark medially and the eighth tergite weakly sclerotised.
Source : MNHN, Paris
370
J. C. BEEMING
Atherigona (s.s.) sp. near tridentata Malloch and ancora Deeming
1 Ç, Grande Comore, La Grille (Guiri), 850 m, piège de Malaise, 15.XI.1973 ( L. Matile).
This might be taken for the undescribed female of A. ancora, which is known only from
Nigeria, were it not for the anterior crossvein being more basally situated on the discal cell, at .38 of
its length. It differs from tridentata in the same respect and in having the apex of the médian lobe on
fore margin of eighth tergite straight, rather than emarginate.
Acknowledgements
My thanks are due to M. L. Matile for allowing me to examine this material, to M. A. C. Pont
(British Muséum, Nat. Hist.) for allowing me to dissect a paratype and to the Director, Inst. Agric.
Res., Samaru, for allowing me the facilities to write this paper.
REFERENCES
Deeming (J. C.), 1971. — Some species of Atherigona Rondani (Diptera, Muscidae) from northern Nigeria,
with spécial reference to those injurious to cereal crops. Bull. ent. Res., 61, p. 133-190.
Malloch (J. R.), 1923. — Exotic Muscaridae (Diptera). X. Ann. Mag. nat. Hist. (ser. 9), 12, p. 177-194.
Paterson (H. E.), 1956. — East African Muscidae (Diptera). Ergebnisse der Deutschen Zoologischen Osta-
frika-Expedition 1951/1952, Gruppe Lindner, Stuttgart, Nr. 20. Beitr Ent., 6, p. 154-179.
Schiner (J. R.), 1868. — Diptera. In Reise der osterreichischen Fregatte Novara um die Erde in den Jahren
1857-59. Zoologischer Theil, Bd. 11 (6), Vienna, 388 pp.
Van Emden (F. I.), 1940. — Muscidae : B. — Coenosiinae. In British Muséum (Natural History) Ruwenzori
Expédition 1934-35, Vol. 2, p. 91-255, London, Brit. Mus. (N. H.) ed.
Venturi (F.), 1968. — La struttura morfologica addominale del maschio di Atherigona quadripunctata Rossi
(Dipt. Muscidae Chelisiini). Frustula ent., 7 : 3, p. 1-22.
Source : MNHN, Paris
PHUMOSIA
371
DESCRIPTION OF A NEW SPECIES OF PHUMOSIA
ROBINEAU-DESVOIDY FROM GRANDE COMORE
(Diptera : Calliphoridae, Calliphorinae)
Fritz Zumpt * and Dorothee Argo *
In Zumpt’s révision of the Calliphoridae of the Madagascan zoogeographical région (1962), this
species runs down to Phumosia pauliani and P. stuckenbergi. So far the male terminalia (Fig. 1)
are not separable from those of P. stuckenbergi, but in respect of the non-hypopygial features, this
species resembles R. pauliani.
Phumosia matilei spec. nov.
Male — Eyes with enlarged upper and inner facets ; frons at its narrowest point measuring about
twice the width of the anterior ocellus. Inner vertical and ocellar bristles long, parafrontal bristles
extending up to the ocellar triangle, partly irregular and forming 16-20 pairs. Frontal stripe black
Fig. 1. — Plumosia matilei n. 8p., holotype <J, terminalia.
* Department of Entomology, School of Pathology of the South African Institute for Medical Research and the
University of the Witwatersrand, Johannesburg.
Source : MNHN, Paris
372
F. ZUMPT ET D. ARGO
to reddish brown, parafrontalia and -facialia with a silvery pollinosity on a predominantly black back-
ground, black setae présent only on the parafrontalia. Facial ridge with dense black setae up to the
parafacialium, vibrissa long, peristomal bristles and buccal hairs black. Bucca deep black, its height
3/10 of eye-length. Basal antennal segments predominantly black, 3rd segment totally black and about
3 times as long as the second. Palpi blackish.
Thorax metallic green to bluish, stigmata black. Chaetotoxy : ac = 2 -(- 3, de = 2 -J- 4, ia =
1 + 3, outer ph and prs présent, h = 3, n = 2, sa = 3, pa = 2, sc = 4 -(- 1, pst = 1, st = 2:1. Pro-
pleuron, sternum and alar-declivity haired. Wing hyaline, with a brown tinge, costal spine indistinct,
r 4 -f- 5 dorsally with a row of black spines up to r-m. r 5 open. Legs in fully mature specimens black ; fore-
tibia with several ad and 1-2 pv ; mid-tibia with one ad and av as well as 2 pd ; hind-tibia with 2-3 ad,
2 pd and 1 av.
Abdomen metallic green or bluish like the thorax, without any yellow colouring. Hypopy-
gium (Fig. 1) so far not separable from that of Phumosia stuckenbergi Zumpt.
Female — Frons at vertex measuring about 1/2 of eye-length, gradually widened towards the
lunula. Frontal stripe black, except the lower part, which may be more or less extended reddish.
Chaetotaxy of head complété, with iv, ev, f and fo ; 7-10 pairs of paf can be counted, which show a
moderate variation in size and arrangement. Colouring of body as in the male sex.
Body length : 5-10 mm.
Localily : Grande Comore, Karthala, La Convalescence, 1680 m, 20-21. XI.1973, 17 and
13 piège de Malaise (L. Matile). (5 male and 3 female paratypes hâve been retained for the collec¬
tion of the Department of Entomology, the South African Institute for Medical Research, Johannesburg).
REFERENCES
Zumpt (F.), 1962. — The Calliphoridae of the Madagascan Région (Diptera). Part I. Calliphorinae. Verhandl.
Naturf. Ges. Basel, 73, n°. 1, p. 41-100, 31 figs., 15 refs.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
373
INDEX ALPHABÉTIQUE DES TAXA ZOOLOGIQUES GÉNÉRIQUES ET
INFRAGÊNÊRIQUES CITÉS DANS CE VOLUME *
abacta, Eupithecia ericeti, 157.
Abgrallaspis, 40, 60, 63.
Ablabera, 76.
Abraeus, 85, 100.
acaciaria, Boarmia, 163.
accraensis, Culicoides, 223.
Àcidalia, 154, 155.
Aclees, 140.
Acnemia, 269.
acritocera, Lachnodiella, 52.
Acritochaeta, Atherigona, 367.
Acritus, 86, 89, 100.
Acrodicrania, 270.
Acronycta, 177.
acuminatum, Lecanium, 43.
Acutelinopteridins, 119.
adersi, Simulium, 224, 230.
Adidactus, 133.
adonidum, Coccus, 53.
Aedes, 196, 202, 203, 205, 209, 211-216, 222, 229,
232, 233, 238, 243.
Aedimorphus, Aedes, 208.
Aedoeus, 117.
Aegophagamyia, 225, 230.
aegypti, Aedes (Stegomyia), 196, 202, 203, 205, 209,
212, 213, 214, 216, 222, 232.
aegypti, f. queenslandensis, Aedes (Stegomyia), 205.
Aeletes, 85, 89, 100.
aeneomaculata, Psiloptera (Polybothris), 103, 106.
aequaria, Nemoria, 151.
aequistriatus, Atholus, 96, 100.
aethiopica, Monocentrota, 263.
aethiops, Schizoadidactus, 135.
africana, Ceronema, 44.
africana, Macrocera, 250, 257.
africana, Mansonia, 204.
africana, Varicaspis, 41, 67.
africanum (var.), Lecanium hesperidum, 43.
africanus, Aedes, 222.
Africonidia, 67.
Aganais, 188.
agarici, Platypeza, 312.
Agathia, 150.
aggramaria, Sterrha, 155.
agrestis, Atylotus, 230.
Agrilus, 103, 108.
Agrotis, 169.
agrumicola, Aspidiotus, 64.
akebiae, Chionaspis, 57.
Alampetis, Polybothris, 104.
albensi, Bacanius, 94.
albigena, Orthellia, 333, 334.
alboabdominalis, Uranotaenia, 215.
albocephalus, Aedes (Aedimorphus), 208.
albomaculata, Pseudoryomia, 79.
albostriata, Horisme minuta, 156.
albostrigosa, Batrachorina (s. str.), 128.
albostrigulata, Hemithea, 152.
alboviridata, Rhodesia, 152.
Alcides, 141.
Alcidodes, 141.
aléa, Mycetophila, 286.
algarum, Halacritus, 85, 86, 89, 98, 100.
Allactoneura, 270.
AUodia, 249, 280.
aüuaudi, Dryophtorus, 147.
Alluaudinella, 333, 341.
Alsirhinus, 143.
alternatum, Himatimum, 147.
alutaceicollis, Apion (Aspidapion), 141.
Amaurinia, 153.
ambigua, Platurocypta, 250, 286, 287, 290.
ambiguus, Bacanius, 91, 92, 94.
Amneidus, 24.
Amnemopsyche, 28, 164.
Amphia, 173.
amygdali, Diaspis, 59.
Anabellus, 143.
Anaphalantus, 333, 362.
ancora, Atherigona (s. str.), 370.
andavakae, Uranotaenia, 211, 213, 215, 229.
andriai, Encya, 76.
Anedhella, 177.
angasijensis, Digama sagittata, 189.
Angazidzia, 249, 250, 257, 260.
angazidziana. Platurocypta, 287.
angazidziana, Psiloptera (Lampetis) comorica, 105.
* Les taxa comoriens valides sont en italiques, les taxa nouveaux en romaines grasses. Les noms en romain
maigre correspondent aux synonymes ou aux taxa extra-comoriens cités dans les discussions.
Source : MNHN, Paris
374
L. MAT ILE
anguinus, Coccus, 55.
angulata, Leptocera (Poecilosomella), 332.
angustivalvis, Cleora, 163.
Anisogaster, 121.
anjouana, Neoempheria, 266.
anjouana, Neoplatyura, 263.
anjouanae, Encya, 76.
anjouanensis, Aedoeus, 117.
Annietta, 108.
anomala, Paraputo, 50.
A nopheles, 198, 200, 201, 207, 210-213, 215-218,221,
231, 235, 241.
antakaranae, Insulaspis, 55.
antennatum, Mythozoum, 118.
antennatus, Culex (s. str.), 202.
Anthomyia, 333, 365.
Antilry godes, 154.
Anthobaphus, 143.
Antonina, 40, 49.
Aonidiella, 40, 60.
aonidum, Chrysomphalus, 40, 63, 68.
apertura, Spodoptera, 177.
Aphanizophleps, 255.
Aphodius, 71, 73.
Aphrastomyia, 271.
A pion, 140.
Apobletes, 95.
Apographomyia, 333, 334.
Apomecyna, 127.
Appana, 174.
approximans, Chlorissa,' 151.
approximata, Platurocypta, 286, 287.
Apteronidia, 65.
Arbasera, 178.
Archichlora, 150.
arecae (var.), Aspidiotus dictyosperma, 64.
areolata, Exechia, 277, 279.
argentata, Pseudoryomia, 79.
argentea, Euryomyia, 79.
argentipellitum, Chrysochroma, 307, 308.
Argina, 187.
Argyris, 153, 154.
Arrhytmus, 121.
articulalus, Selenaspidus, 41, 67.
Ascotis, 163.
asparagi, Lichtensia, 44.
asparagi, Stotzia, 44.
Aspidapion, Apion, 141.
Aspidiella, 40, 61, 68.
Aspidionia, 275, 303.
Aspidiotus, 40, 53, 56, 60, 61, 63-67.
aspidistrae, Hemichionaspis, 56.
Aspitalopsis, 159.
aspleniae, Aspidiotus, 64.
Asteia, 315.
Asterodiaspis, 53.
Asterolecanium, 53.
Atherigona, 333, 367.
Atholus, 96, 98, 100.
atomarius, Bacanius, 91, 94, 100.
atomus, Dryophtorus, 147.
atra, Limnophora, 361.
atricapillus, Butor striatus, 22.
atricornis, Phryneta, 125.
atrigaster, Sciophila, 250, 269.
atroviridata, Traminda observata, 153.
attenuata, Coenosia, 362.
Atylotus, 230.
aucubae, Chionaspis, 57.
Aulacaspis, 57.
Aulacotoma, 112.
Aulonocnemis, 71, 72.
auranticolor, Diaspis, 59.
aurantii, Aspidiotus, 60.
aurata, Epicypta, 250, 294, 295.
aureonigra, Manota, 255, 256.
aureus, Alsirhinus, 143.
Austroleptomorphus, Leptomorphus, 269.
axillariger, Neoplatyura, 263.
Azana, 269.
Bacanius, 91, 100.
Baccacoccus, 42.
Baeckmanniolus, 90, 100.
Bagous, 140.
balachowskyi, Aspidionia, 235, 303.
balkisae, Platurocypta, 250, 287, 289.
bambusae, Pinnaspis, 56.
bancrofti, Wuchereria, 200-202, 219.
banksiae, Ccronema, 44.
barbatus, Cataenococcus, 52.
Barianus, 139.
basilewskyi, Plesioclythia, 311.
Bathyaulacus, 142.
Batocera, 123.
Batrachorhina, 128.
beatifica, Eucrostes disparata, 153.
beckii, Cornuaspis, 40, 53, 68.
benguellae, Anthomyia, 333, 365.
biangulata, Sybra (s. str.), 129.
bicaudatus, Pseudococcus, 49.
biformis, Pseudaulacaspis, 57.
bilucida, Macrocera, 257, 258.
bimaculicollis, Striomecyna, 126.
bimarginita, Tricimba, 323.
bistrigata, Scopula, 154.
bitubertulatus, Ceroplastodes, 44.
bivittata, Aegophagamyia (Triclida), 225.
bivittata, Alluaudinella, 333, 341.
Blosyrus, 137.
Boarmia, 162, 163.
boisduvali, Anedhella, 177.
bolespora, Eupithecia, 156.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABETIQUE
375
Bombyx, 186.
borbonica, Aganais, 188.
Borchseniaspis, 40, 63.
Boursinania, Leucania, 170.
Brachycampta, Allodia, 280.
brachystegiae, Ceronema, 44.
brachyurus, Stiamus, 138.
Brentus, 135, 136, 141.
brevicauda, Gascardia, 40.
breviclavus, Anabellus, 143.
breoicornis, Rhyticephalus, 136.
brevifurcata, Phronia, 280, 283.
brevispinus, Dactvlopius, 52.
Brithys, 172.
brosseti, Culicoides, 223.
brullei, Camptorhinus, 142.
brunhesi, Clastobasis, 250, 272.
brunhesi, Dichaetomyia, 342, 343, 351.
brunrieata, Darisodes orygaria, 25, 162.
brunneihalterata, Tricimba, 322, 326.
brunneus, Stiamus, 138.
Buprestis, 105, 106.
Butorides, 22.
buxi, Pinnaspis, 40, 56.
Cabera, 163.
Caberodes, 159.
Cadrema, 317, 319.
caesaria, Scopula, 154.
cafjra, Félix lybica, 22.
calamistis, Sesamia, 178.
Calandra, 144.
Calaphodius, Aphodius, 73.
calcarata, Doryscelis, 79.
calceolaria, Pseudococcus, 52.
calcitrans, Stomoxys, 226, 333, 364.
Callidium, 122.
Callixena, 173.
Callopislria, 25, 175.
Callyna, 25, 179.
camelliae, Insulaspis, 55.
Camptogramma, 155.
Camptorhinus, 142.
candida, Chas mina, 178.
candida, Icerya, 41.
Canthonina, 71.
Caradrina, 173.
Carcinops, 90, 91, 100.
Cardopomyia, 307, 309.
carinicollis, Epiphylax, 143.
carissae, Lichtensia, 44.
carleti, Culex (s. sir.), 202, 203, 209, 213, 214, 229.
cartroni, Aedes (Skusea), 196, 205, 233.
caacasai, Plesioclythia, 312.
castigatus, Chrysomphalus, 64.
Cataenococcus, 50, 52.
catalaunaria, Tephrina, 161.
calenata, Eilema, 184.
Catolethrus, 146, 147.
catta, Ontophagus, 75.
caudata, Macrocera, 260.
Celama, 190.
Centrocnis, 23.
Centrophorus, 135, 136.
Ceocephalus, 135.
Cerambyx, 122, 123.
Ceresium, 122.
ceriferus, Dactylopius, 49.
Cerobates, 135.
Ceronema, 44.
Ceroplastes, 39, 42, 68.
Ceroplastodes, 44.
Cerostegia, 39, 42, 68.
Cervus, 226.
chaetophora, Epicypta, 294, 295.
chalcochrysea chalcochrysea, Psiloptera (Polybo-
thris), 107.
chalcochrysea humblodana, Psiloptera (Polybo-
thris), 107.
Chalcopauliana, 24.
characias, Orthezia, 41.
charmione, Amnemopsyche, 28, 164.
Chas mina, 178.
chauveti, Culex (Eumelanomyia), 212.
Chenalopex, 23.
Chermes, 49.
Chiasmoneura, 249, 257, 262.
Chiasmoneurella, 262.
chilianthi, Lichtensia, 44.
Chionaspis, 56, 57, 59.
Chloridea, 179.
Chlorissa, 151.
Chloroclystis, 157.
Chlorops, 329.
Chrysochroma, 307.
Chrysocraspeda, 153.
chrysogaster, Eretmapodites, 203.
Chrysomphalus, 40, 60, 63, 64, 68.
cilium, Spodoptera, 177.
Cimex, 227, 233.
cinctipectus, Bacanius, 91.
cinerellus, Culex (Culiciomyia), 211, 212.
cinisigna, Appana, 175.
cinnamomea, Macrotoma, 112.
circumluteolus, Aedes (Neomelaniconion) , 208.
Cirphis, 170, 171.
citri, Planococcus, 40, 52.
citricola, Aspidiotus, 53, 55.
Clastobasis, 249, 250, 270, 272.
Cleonus, 139.
Cleora, 158, 162.
clouei (var.), Mausoleopsis eustalacta, 80.
clypealis, Heteronychus, 76.
Source : MNHN, Paris
376
L. MATILE
Coccus, 39, 41-43, 49, 52, 53, 55, 63, 68.
cockerelli, Lopholeucaspis, 41, 68.
cockerelli, Pseudaulacaspis, 40, 57.
cocotiphagus, Aspidiotus, 60.
Coedomea, 128.
Coenosia, 362.
coffeae, Saissetia, 49.
colettae, Acritus, 86, 90, 100.
colettae, Galtara, 188.
colettae, Notolister, 96, 100.
collaris, Epicypta, 294, 296.
coüaris, Himatimum, 148.
collineola, Mycetophila, 284.
Collix, 156.
Colocleora, 162.
Columnea, 42.
cornes, Lamia (Sternotomis), 131.
Comibaena, 151, 152.
commersoni, Epiechinus, 98, 100.
comorana, Aganais, 188.
comorana, Chloroclystis, 157.
comorana, Mentaxia, 170.
comoraria, Colocleora, 162.
comoraria moinieri, Colocleora, 162.
comoreana, Eilema kingdoni, 184.
comoreana, Monocentrota, 263.
comoreana, Proxhyle, 186.
comorensis, Aspidiotus, 40, 61.
comorensis, Bacanius (s. sir.), 91, 95, 100.
comorensis, Culex (s. str.), 200, 211-213.
comorensis, Dichaetomyia, 341, 343, 345.
comorensis, Eilema, 184.
comorensis, Frea (Crossotofrea), 125.
comorensis, Geophanes, 127.
comorensis kartalae, Culex (s. str.), 210, 229.
comorensis, Orthopodomyia, 202, 212-214.
comorensis, Paraputo, 40, 50, 52.
comorensis, Phenacaspis, 59.
comorensis, Pteropus, 22.
comorensis, Spilosoma, 186.
comoriana, Parandra, 111.
comorianus, Rhyparus, 75.
comorica angazidziana, Psiloptera (Lampetis), 105.
comorica, Aulonocnemis vulgaris, 72.
comorica comorica, Psiloptera (Lampetis), 28,103,105.
comoriensis, Aegophagamyia (Triclada), 226.
comoriensis, Apion (Aspidapion), 141.
comoriensis, Apparia, 174.
comoriensis, Oryctes, 77.
comoriensis, Pseudostenotrupis, 146.
comoroensis, Chlorops, 329.
comoroensis, Dactylothyrea, 319, 321.
comoroensis, Elachiptera (Melanochaeta), 326.
comoroensis, Tricimba, 317, 322-324, 326.
Comostola, 152.
Comostolopsis, 152.
complicata ?, Oscinella, 328.
compressipes, Centrophorus, 136.
conchiformis, Inglesia, 40.
condei, Eretmapodites, 196, 203.
conducta, Platysenta, 173.
confiscata, Musca, 333, 334.
confuscata, Agathia, 150.
Conservula, 175.
consors, Dichaetomyia, 342.
constellata, Disclisoprocta natalata, 155.
contexta, Tephrina, 161.
convexicollis, Euops, 148.
convexum, Geopentarthrum, 146.
convexus, Alcidodes, 141.
Coptops, 123.
coquereli, (var.), Barianus uniformis, 139.
coquereli (var.), Neoclonus sannio, 139.
coquerelii, Psiloptera (Lampetis), 103.
Coraebastus, 103, 107.
cordiae, Chionaspis, 59.
Cordyle, 144.
Cornuaspis, 40, 53, 68.
cornutor, Sternotomis (Ultiolemur), 130.
corymbatus (var.), Pseudococcus filamentosus, 50.
Cossonus, 144, 145.
costipennis, Alcidodes, 141.
costulatus, Tropidoprion, 112.
coustani, Anopheles, 200, 211-213.
Craspedia, 155.
crassa, Phlyctenosis, 113.
crassata varians ab loc. tripartita, Gymnoscelis,
158.
crassecostata fairmairei, Aulonocnemis, 72.
crassipecten, Xenimpia, 160.
Crassiseta, 327.
crassiseta, Manola, 256.
crassum, Lecanium, 46.
crassum, Macrotoma, 113.
crassus, Lonchotus, 76.
Cratopomorphus, 138.
Cratopus, 24,138.
crawi, Aspidiotus (Diaspidiotus), 64.
cribraria, Argina, 187.
crini pancratii, Brithys, 172.
cristata (var.), Icerya seychellarum, 41.
crocea, Icerya, 41.
Crocinis, 158.
Crossotofrea, Frea, 125.
crotonis, Parlatoria, 40, 66.
cruciger, Sitophilus, 145.
crypta, Parlatoria, 39, 40, 66.
Cryptorhynchus, 143.
cualatensis, Cataenococcus, 52.
Culex, 196, 199-201, 203,207,209, 210, 212-216, 221,
228, 229, 231, 238, 241.
Culiciomyia, Culex, 201, 210, 212.
Culicoides, 223.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
377
cuneiformis, Saissetia, 46.
cupreonitens, Psiloptera (Polybothris), 103, 106.
Curculio, 141, 143, 145.
curviforceps, Musca domestica, 333, 334.
curvinervis, Leptocera (s. str.), 331.
curvirostris, Orphanobrentus, 136.
cyanescens, Pachycraeus, 97, 98, 100.
Cyanolanius, 23.
cyanophylli, Abgrallaspis, 40, 60.
cyclonotus, Abraeus, 85, 100.
Cycloteres, 140.
cydoniae, Aspidiotus, 63, 64.
Cylas, 141.
Cyrtops, 138.
Dactylopius, 49, 50, 52, 53.
Dactylothyrea, 317.
Darisodes, 25, 162.
darutyi, Aspidiotus, 66.
Dasyhelea, 224.
dasylirii, Dactylopius, 49.
daubani, Aeletes, 85, 86, 100.
decens, Culex (s. str.), 210, 211, 213, 215.
deerraria, Tephrina pulinda, 161.
deficiens, Pamphaea, 139.
Delopsis, 293, 294.
deltoïdes, Kilifia, 39, 40, 43.
dentilinea dentilinea, Antitrygodes, 154.
dentilinea herbuloti, Antitrygodes, 154.
deportata, Racotis, 162.
descarpentriesi, Leucocelis, 80.
descarpentriesi, Monocentrota, 263.
Desmometopa, 316.
destructor, Aspidiotus, 61.
destructor, Dactylopius, 52.
Diabletes, 95, 100.
Diacritus, 142.
Diadelia, 126.
Diaphorus, 95.
Diaspis, 56, 57, 59.
Diaspidiotus, 63, 64.
Diastrophella, 24.
Diboma, 127.
Dichaetomyia, 333.
Dicraeoptera, 316.
dictyospermi, Chrysomphalus, 40, 64.
diecki, Psiloptera (Polybothris), 103, 106.
differens, Zamarada, 164.
diflinis, Hemiberlesia, 64.
Digama, 189.
digitatus, Platyromalus, 95, 100.
digressa, Thalassodes, 151.
dilatata, Chionaspis, 57.
dimorpha, Mimoclystia, 156, 169.
Diplolophotus, 108.
Diplostix, 91, 100.
Dirofilaria, 203.
Disclisioprocta, 155.
discolor gracilis, Leptosomus, 23.
discolor intermedius, Leptosomus, 23.
disjunctus, Baeckmanniolus, 90, 98, 100.
disparata, Eucrostes, 152.
disparatabeatifica, Eucrostes, 153.
distigma, Batrachorhina (Coedomea), 128.
distinctipennis var. praetermissus, Culicoides, 233.
distinguendus, Stenolrupis, 146.
ditissimus, Cratopus, 138.
ditissimus var. lepidoplerus, Cratopus, 138.
domestica curviforceps, Musca, 333, 334.
dorsalis, Aphodius (Mesontoplatys), 73.
dorsalis, Spanochaeta, 364.
dorsiger, Camptorhinus, 142.
Dorthezia, 41, 52.
Doryscelis, 79.
doto, Xylopteryx, 162.
douceti, Uranotaenia, 214, 215, 229.
downesi, Mallodon, 111.
Drepanogynis, 159.
Dryophtorus, 147.
duberneti, Digama sagiltata, 189.
dubitatus, Culicoides, 223.
duchainei, Acritus, 89.
dugesii, Lecanopsis, 44.
dumonti, Uranotaenia, 229.
duplex, Aspidiotus, 66.
dzialandzea, Platurocypta, 287, 290, 292.
eatoni, Lichtensia, 44.
Ecpetala, 156.
Eilema, 183.
Elachiptera, 326.
elata elata, Utetheisa, 186.
elatus, Psilocaulus, 142.
ellioti, Idactus, 125.
elongala, Pseudorucentra, 130.
elongatulus, Cossonus, 145.
elongatus, Ptecticus, 307, 309.
Elyptron, 178.
Empheria, 266.
Enaria, 76.
Encya, 75.
Endaeus, 141.
Eohemera, 187.
ephedrae, Stotzia, 44.
ephippiata, Sybra (Fasciculosybra), 130.
Epicypta, 24, 249, 250, 286, 293.
Epiechinus, 98, 100.
Epigynopteryx, 158.
Epiphylax, 143.
Epiramphus, 139.
Erastria, 160.
Eretmapodites, 196, 203, 212, 216, 233, 238, 244.
Source : MNHN, Paris
378
L. MATILE
ericeti abacta, Eupithecia, 157.
ericeti ericeti, Eupithecia, 157.
Eriopus, 176.
ersnesti, Nethinius, 114.
erythraria, Chrysocraspeda, 153.
Eucalymnatus, 39, 43, 68.
Eucrosles, 152.
Eucrostis, 152.
eugeniae, Ceroplastes, 39, 42, 68.
eugeniae var. sandwicensis, Phenacaspis, 57.
Eugnoristus, 144.
Eumelanomyia, Culex, 201, 210, 212.
Eumimetes, 125.
Euomoea, 159.
Euops, 148.
Euparlatoria, 65.
Euphilippia, 45.
euphoriae, Diaspis, 57.
Eupithecia, 156.
Eupsamma, 159.
europae, Insulaspis, 39, 40, 55.
Euryomia, 79.
eustalacta, Mausoleopsis, 80.
Eutropha, 317.
Euvoraspis, 56, 59.
Euxoa, 169.
exarata, Myocalandra, 137.
exaratus, Cossonus, 137.
Exechia, 250, 266.
exiguum, Apion, 133.
exilis, Macrocera, 248, 249, 251.
Exilisia, 185, 257.
Exocentrus, 128.
exquisitus, Sphenophorus, 144.
fairmairei, Aulonocnemis crassecostata, 72.
falcatus, Saprosites, 75.
falciparum, Plasmodium, 216, 217.
fallaciosa, Mythimna, 171.
farinosus (var.), Dactylopius virgatus, 49.
fasciata, Musca, 334.
fasciculifera, Dichaetomyia, 344-346.
Fasciculosybra, Sybra, 130.
fasciolatus, Cossonus, 145.
fascipes, Clastobasis, 273.
fatigans, Culex fs. str.) pipiens, 196, 199, 201, 207,
212, 214, 216, 221, 231.
Félix, 22.
fémorale, Philematium virens, 122.
femoralis, Cerambyx, 122.
fereunicolor, Aganais, 188.
ferox, Iresioides, 123.
ferrisi, Phenacaspis, 57.
Ferrisia, 40, 49.
Ferrisiana, 49.
ferruginaria paliidizona, Psilocerea, 159.
ferruginaria, Psilocerea, 159.
Ficalbia, 214, 215, 229.
ficus, Chrysomphalus, 63.
figurons, Callyna, 25, 179.
filamentosa, Macropulvinaria, 67.
filamentosus, Pseudococcus, 50.
filiformis, Orthotemnus, 147.
Filippia, 44, 45.
Finlaya, Aedes, 209.
Fiorinia, 68.
fiorineides, Aspidiotus, 67.
(iabellipennis, Exechia, 277, 279.
flacourtiae, Aulacaspis, 57.
flavescens, Mytilaspis, 55.
flavicornis, Dactylothyrea, 318, 319.
flavimaculata, Epicypla, 294, 296, 302.
flavipes, Ceresium, 122.
flavipes, Manota, 255-257.
fiavitibia, Dactylothyrea, 318, 319, 321.
flavomarginata, Platurocypta, 287, 290, 292.
flavorufa, Allodia (Brachycampta), 280.
flobertae, Phronia, 282.
floridensis, Cerostegia, 39, 42, 68.
Fodinoidea, 187.
follicularis, Philippia, 45.
foraminata, Collix, 156.
Forcipomyia, 224.
formicarii, Cataenococcus, 52.
formicarius, Cylas, 141.
foucauldi, Filippia, 45.
foucauldi, Stotzia, 45.
fowleri, Aedes (Aedimorphus), 208.
Frea, 125.
Fregilupus, 23.
fulva, Apographomyia, 333, 334.
fulva, Dichaetomyia, 333, 334, 341, 345.
fulva, Mytilaspis, 55.
fulvus fulvus, Lemur, 22.
fulvus mayottensis, Lemur, 22.
fulvus rufus, Lemur, 22.
fumisquama, Dichaetomyia, 342, 343, 356.
funestus, Anopheles, 199, 217, 231.
Fungivora, 284.
fuscisquama, Atherigona (s. str.), 368.
fuscomarginata, Platurocypta, 287, 291, 293.
fusconitida, Phronia, 283.
gabonica, Parandra (s. str.), 111.
gallicolus, Cataenonoccus, 52.
Galtara, 188.
gambiae, Anopheles, 198, 200, 201,207, 210-213, 216-
218, 221, 231.
Gampsocera, 327.
Gascardia, 40.
gaudialis, Scopula, 155.
gemina, Filippia, 45.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
379
Genogogus, 133.
Geometra, 160.
Geopentarthrum, 137, 146.
Geophanes, 127.
Georyx, 170.
gibbus, Curculio, 141.
glandulifera, Cataenococcus, 52.
globosa, Xystrocera, 119.
globulipennis, Blosyrus, 137.
gomyi, Saprosites, 74.
Gonanticlea, 156.
Gonotraehelus, 140.
gossypii (var.), Hemichionaspis aspidistrae, 56.
goudoti, Atholus, 96, 98, 100.
goudoti latirostris, Euops, 148.
gowdeyi, Ceronema, 45.
gracilis, Ablabera, 76.
gracilis, Leptosomus discolor, 23.
graminis, Antonina, 40, 49.
grandis, Mametia, 44, 45.
granulirostris, Himatimum, 147.
greeni, Aspidiotus, 64.
greeni, Parlatoria, 66.
grisea grisea, Chloroclystis, 157.
grisea leighi, Chloroclystis, 157.
griseovariegata, Viettesia, 185.
griveaudi, Encya, 76.
griveaudi, Idaea, 155.
griveaudi, Miniopterus minor, 22.
griveaudi, Monocentrota, 263.
griveaudi, Pingasa, 149, 165.
griveaudi, Spatulosia, 184.
griveaudi, Vietteania, 172.
grjebinei, Ficalbia (Ingramia), 214, 215, 229.
grjebinei, Leptomorphus (Austroleptomorphus), 269.
Grossovena, 311.
guatemalensis, Paraputo, 50.
guirii, Dichaetomyia, 342, 359.
Gymnaspis, 67.
Gymnodia, 333, 335.
Gymnoscelis, 158.
Gynopteryx, 158.
Habibia, 43.
Hadena, 173, 177, 178.
Halacritus, 85, 86, 89, 98, 100.
Hallaspidiotus, 67.
halli, Africonidia, 67.
hancocki, Pseudexechia, 280.
harmonia jacobi, Psilocerea, 159.
harmonia, Psilocerea, 159.
Hatblia, 127.
hattorii, Chionaspis, 57.
Hebecnema, 333, 361.
hederae, Philippia, 45.
Helictopleurus, 71.
Helina, 335.
Heliococcus, 49.
Heliothis, 179.
Hemiberlesia, 40, 64, 65.
Hemiberlesiana, 64.
Hemichionaspis, 56.
hemigrammata, Caberodes, 159.
hemipterus, Cimex, 227.
Hemithea, 151,152.
herbaceus, Cratopomorphus, 138.
herbuloti, Antitrygodes dentilinea, 154.
hesperidum africanum, Lecanium, 43.
hesperidum, Coccus, 43.
Heteraspis, 60.
Heteronychus, 76.
Heterorachis, 152.
Hexeris, 160.
Himatimum, 147.
Hippobosca, 226, 230.
hirsutistyla, Epicypta, 294, 299, 302.
hispidus, Cataenococcus, 52.
Hister, 90, 96-98.
Hof}manista, 137, 139.
Hologaster, 121.
Holorista, 158.
homogyna malagasy, Tathorhynchus, 179.
Homops, 330.
Hopli-a, 76.
Hoplideres, 114.
Hoploderes, 114.
Horisme, 156.
horridus, Culex (Eumelanomyia), 202, 209, 212, 214.
hovanus, Bagous, 140.
Hovatoma, 112.
humblodti, Psiloptera (Polybothris), 107.
humbloti, Cabera, 164.
humbl-oti, Doryscelis, 79.
humbloti, Eilema, 183.
humbloti, Hyperythra miegii, 160.
humbloti, Nethinius, 116.
humbloti, Schizoadidactus, 133.
humbloti, Trichophysis, 113.
humblotiana, Psiloptera (Polybothris) chalcochrysea,
107.
humblotii, Psiloptera (Polybothris), 103, 107.
Humblotis, 23.
humïle, Pentarthrum, 146.
humilis, Coenosia, 362.
humilis (var.), Dactylopius virgatus, 49.
humilis, Synarmostes, 71.
hustachei, Salacus, 148.
Hybosorus, 72.
Hylobrotus, 128.
Hyperythra, 160.
Hypocaccus, Saprinus, 90, 98.
Hypochroma, 149.
Source : MNHN, Paris
380
L. MATILE
hypogeizs, Paraputo, 50.
hwangyensis, Pseudaulacaspis, 57.
Icerya, 39, 41, 68.
Idactus, 125.
Idaea, 155.
Idobrium, 121.
iUigeri, Hybosorus, 72.
imicola, Culicoides, 233.
immitis, Dirofilaria, 203.
imparepunctata, Paraplocia, 189.
imperatrix, Anietta, 108.
impressicollis, Cossonus, 145.
impressicollis, Hovatoma, 112.
impressifrons, Aclees, 140.
impressus, Bagous, 140.
impudica, Leptocera (Opacifrons), 331.
impurus, Aphodius ( Pharaphodius), 73.
indica, Antonina, 49.
inermis, Encya, 75.
infrargyrea, Mythimna, 171.
infumata, Daclylothyrea, 318.
Inglisia, 40.
Jngramia, Ficalbia, 214.
ingrandi, Paraputo, 50.
innefectus, Cryptorhynchus, 143.
insignis, Orthezia, 39, 41.
insolita, Angazidzia, 250, 260-262.
insueta, Heterorachis, 152.
insularis, Bacanius (s. str.), 92, 95, 100.
insularis, Dichaetomyia, 341, 344.
insularis, Exilisia, 185.
insularis, Oryctes, 77.
insularum, Cleora rothkirchi, 163.
Insulaspis, 39, 40, 55.
insulicola, Leucania, 170.
intensa, Comostola subsimplex, 151.
intermedius, Catolethrus, 146.
intermedius, Leptosomus discolor, 23.
intermissa, Callopistria, 175.
internataria internataria, Scopula, 154.
internaria punctistriata, Scopula, 154.
intima, Sciophila, 269.
ioannis, Archichlora, 150.
ipsilon, Agrotis, 170.
Jresioides, 123.
Ischyromerus, 136.
isolata, Dichaetomyia, 342, 350.
Ithyporoidus, 142.
Jaapia, 56.
jacobi, Psilocera harmonia, 159.
jamaicensis (var.), Aspidiotus dictyospermi, 64.
janeirensis, Ceroplastes, 42.
janthinus, Euops, 148.
japonica, Leucaspis, 67.
jasmini, Paraputo, 50.
javanensis, Aspidiotus, 63.
javanicus, Butorides striatus, 22.
johannae, Eumimetes, 125.
johannae johannae, Frea (s. str.), 125.
johannae moheliana, Frea (s. str.), 125.
joyoni, Orlhopodomyia, 214, 216.
julieni, Platurocypta, 285, 287, 290.
juxtamedialis, Helina, 337, 339, 341.
kartalae, Culex (s. str.) comorensis, 211.
karthalae, Mycetophila, 250, 284.
Kilifia, 39, 40, 43.
kingdoni comoreana, Eilema, 184.
koebeli, Ceronema, 45.
kukumi, Cataenococcus, 52.
labiatopapillosa, 204, 207.
Lacca, 42.
Lachnodiella, 52.
laeta, Psiloptera (Polybothris), 103, 105
laeviceps, Hybosorus, 72.
laevigata, Atherigona, (s. str.), 367.
lambi, Asteia, 315.
lambrechti, Aedes, 207.
Lamia, 128, 131.
Lampetis, Psiloptera, 103.
lanatus, Diaspis, 59.
larai, Paraputo, 50.
larvatus, Potamochaerus, 22.
lataniae, Hemiberlesia, 40, 64.
lateralis, Aspidiotus, 64.
latevittatus, Eugnoristus, 144.
laticeps, Saprosites, 74, 75.
latirostris, Euops goudoti, 148.
Lecanium, 43, 46, 48, 52.
Lecanopsis, 44.
lectularius, Cimex, 227, 233.
Leia, 249, 270.
leighi, Chloroclystis grisea, 157.
leighi, Exilisia, 185.
Lemur, 22.
lenticeps, Myospila, 333, 361.
Lepidaspidis, 56.
lepidopterus (var.), Cratopus ditissimus, 138.
Lepidosaphes, 55.
Leptocera, 331.
Leptometopa, 316.
Leptomorphus, 269.
Leptosomus, 23.
Leucania, 170, 171.
Leucaspis, 67.
Leucocelis, 79, 80.
leucophlebia malagasy, Spodoptera, 177.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
381
leucopsis, Dactylotherea, 318.
levassori, Slernotomis (Ultiolemur), 131.
leveri, Cataenococcus, 52.
lia, Somatina, 153.
Lichtensia, 44.
lignicola, Ochronanus, 157.
lilacinus, Planococcus, 52.
limbatifemur, Platurocypta, 286, 287, 291.
Limnophora, 361.
Limosina, Leptocera, 331.
linearis, Calandra, 144.
lineata, Atherigona, 368.
lineola, Mycetophila, 284.
Linyra, 121.
Lioxyonyx, 143.
Lispocephala, 364.
Lithosia, 184, 186, 189.
litoralis, Epiramphus, 139.
littoralis, Spodoptera, 178.
litura, Prodenia. 178.
lividus, Aphodius (Nialus), 73.
livingstoni, Pteropus, 22.
Lonchotus, 71, 76.
longeantennata, Pilomecyna, 127.
longestylum ?, Chrysochroma, 307, 308.
longicornis, Anaphalantus, 333, 362.
longidentifera ranavalo, Agrotis, 169.
longifilis, Dactylopius, 53.
longispina, Morganiella, 40, 64, 65, 68.
longispinus, Pseudococcus, 40, 53, 68.
Lopholeucaspis, 41, 67.
lophophora, Epicypla, 295, 299, 302.
Lophopsittacus, 23.
Lophoptera, 123.
Lophorrhachia, 151.
Lophoteles, 307, 309.
loranthi, Paraputo, 50.
Lorius, 23.
lonisieae, Mametia, 39, 40, 44, 45.
luculata, Craspedia, 155.
luridiceps, Epicypta, 294, 296.
Lutzia, Culex, 201, 210.
luxuriosa, Xenimpia, 160.
lybica caffra, Félix, 22.
lydiae, Exechia, 277.
Lygistorrhina, 249, 252, 254.
lymphatica, Linyra, 121.
Mabilleana, 170.
Macaria, 161.
macfiei, Dichaetomyia, 346.
Macrobrachius, 280.
Macrocera, 248, 250, 257.
Macropulvinaria, 67.
Macrosternus, 95.
Macrotoma, 112, 113.
maculata maculata, Scardamia, 165.
maculata neeraria, Scardamia, 164.
maculata percitraria, Scardamia, 164.
maculicoxa, Clastobasis, 273.
maculipalpis, Anopheles, 237, 241.
maculi pleura, Epicypta, 294, 300.
maculosa, Epicypta, 294, 300.
maculosa, Leucocelis, 80.
maculosata, Xenimpia, 160.
madagascariensis, Diplostix, 91, 100.
madagascariensis, Filippia, 45.
madagascariensis, Ischyromerus, 136.
madagascariensis, Paraselenaspidus, 40, 65.
madagascariensis (var.), Pseudococcus virgatus, 49.
madagascariensis (car.) Trox squalidus, 71.
madagassus, Rhyssemus, 75.
madecassaria, Erastria, 160.
Madecops, 128.
magnus, Acritus, 86.
maillardi maillardi, Callopistria, 175.
maiüardi pseudintermissa, Callopistria, 25, 176.
major, Pseudaulacaspis, 40, 57.
malagasa, Appana, 175.
malagasiensis, Plesioclythia, 311, 312, 314.
malagasy, Chasmina, 179.
malagasy, Spodoptera, 178.
malagasy, Spodoptera leucophlebia, 177.
malagasy, Tathorhynchus homogyna, 179.
malariae, Plasmodium, 216.
malgassa, Agathia, 150.
MaUodon, 111.
malvastrus, Heliococcus, 49.
Mametia, 39, 40, 44, 68.
mangiferae, Aspidiotus, 64.
mangiferae, Cryptorhynchus, 143.
mangiferae, Protopulvinaria, 40, 48, 68.
manjarivolo, Neoplatyura, 263.
Manota, 249, 255.
Mansonia, 204.
Mansonioides, Mansonia, 204.
marchali, Hemichionaspis, 56.
marchali, Pseudococcus, 49.
markhamiae, Paraputo, 52.
Martalaspis, 64.
mascarensis, Anopheles, 200.
Mascarinus, 23.
maskelli, Insulaspis, 55.
maskelli, Morganella, 64, 65.
Mastododera, 116.
matilei, Callopistria, 176.
matilei, Chrysochroma, 307, 308.
matilei, Dichaetomyia, 342, 343, 353.
matilei, Helina, 335, 337.
matilei, Leptometopa, 316.
matilei, Phumosia, 371.
matilei, Plesioclythia, 312.
matilei, Viettesia, 185.
Source : MNHN, Paris
382
L. MATILE
mauritia, Spodoptera, 177.
Mausoleopsis, 79, 80.
mayottaria, Argyris, 154.
mayottei, Myrmecoclytus, 127.
mayottensis, Dicliaetomyia, 342, 346.
mayottensis, Enaria, 76.
mayottensis, Lemur fülvus, 22.
mayottensis, Psiloptera, 104.
mayottensis, Uranolaenia, 200, 216, 229.
mazoensis, Cataenococcus, 52.
mediovitla, Megalonycta, 177.
Megalonycla, 177.
Meganola, 190.
Megophthalmidia, 272.
Megopis, 114.
Melanochaela, Elachiptera, 326.
melanopogon, Pteropus, 22.
mellenborgi, Polytus, 144.
menaiensis, Scopola sparsipunctata, 155.
Mentaxya, 170.
meridionata meridionata, Ecpetala, 156.
meridionala nesaea, Ecpetala, 156.
meroearia, Problepsis, 154.
merus, Anopheles, 198.
Mesontoplatys, Aphodius, 73.
Mesostenotrupis, 137, 146.
mesotibialis, Oscinella, 328.
metameromelina, Platyprosthiogyne, 303.
Metrocampa, 159.
mexicanus, Paraputo, 52.
Microchrysa, 307, 309.
microptera, Dactylothyrea, 318, 321.
Microtrachelizus, 135.
miegii humbloti, Hyperythra, 160.
miles, Mallodon, 111.
Mimoclystia, 156.
Mimulosia, 185.
Miniopterus, 22.
minor, Chrysomphalus, 64.
minor griveaudi, Miniopterus, 22.
minor, Hemichionaspis, 56.
minor (var.), Pseudococcus calceolaria, 52.
minorata minorata, Scopüla, 154.
minorata ochroleucaria, Scopula, 155.
minuata albostriata, Horisme, 156.
minuata minuata, Horisme, 156.
minutas, Acutelinopteridius, 119.
Miorrhinus, 146.
miranda, Caüopistria, 176.
miyakoensis, Chionaspis, 57.
mobilis, Ceronema, 45.
moesla?, Leptocera (Limosina), 332.
moestus, Aphodius (Calaphodius), 73.
Mohelia, 249, 270.
moheliana, Frea (s. str.) johannae, 125.
moheliana, Neoempheria, 268.
moheliana, Platyprosthiogyne, 303.
moheliana, Sophronica, 127.
mohelianus, Acutelinopteridius, 119.
mohelianus, Hologaster, 121.
mohelianus, Miorrhinus, 146.
mohelica, Encya, 75.
mohelicus, Lonchotus, 76.
mohelii, Dichaetomyia, 342, 358.
mohelii, Helina, 335.
mohelii, Hoffmanista parcegranatus, 139.
moinieri, Colocleora comoraria, 162.
monacha, Calandra, 144.
monachu, Eugnoristus, 144.
monetus,s Aedes (Finlaya), 202, 205, 209, 213, 214,
229.
mongoz, Lemur, 22.
monilis, Epicypta, 294, 300, 301.
Monocentrola, 263.
Mono charnus, 123.
Monomorium, 52.
morafenobensis, Insulaspis, 39, 40, 55.
Morganella, 40, 64, 68.
morrisoni, Parlatoria, 66.
mourgliai, Coptops, 125.
multispinosus, Paraputo, 50.
musaecola, Sphenophorus, 144.
Musca, 333, 334.
musculalis, Celama, 190.
mutica, Megopis, 114.
Mycetaspis, 40, 65.
Mycetophila, 249, 250, 284, 287, 294.
Mycomya, 265.
Myocalandra, 144.
Myospila, 333, 361.
Myrmecoclytus, 127.
myrmecophilus, Paraputo, 52.
myrmido, Idobrium, 121.
Mythimna, 171.
Mythozoum, 118.
Mytilaspis, 53, 55, 56.
nacrea, Orthezia, 41.
nanula, Chloroclystis, 157.
nanus, Aulocnemis, 72.
nassreddinei, Lygistorrhina, 254.
nasutus, Proictes, 137.
natalata constellata, Disclisioprocta, 155.
natalata natalata, Disclisioprocta, 155.
natalata rubritincta, Disclisioprocta, 155.
natalensis, Phenacaspis, 57.
natalensis, Plesioclythia, 311, 312.
neavi, Dichaetomyia, 349.
nebulosa, Cirphis, 171.
nebulosus, Culex (Culiciomyia), 202, 203, 209, 212-
214.
Necropsar, 23.
Necropsittacus, 23.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
383
neeraria, Scardamia maculata, 164.
Nemoria, 151.
Neobacanius, Bacanius, 91, 94, 100.
Neocleora, 163.
Neoclonus, 139.
Neoempheria, 265, 266.
Neoepicypta, 286.
Neomelaniconion, Aedes, 208.
Neoplatyura, 263.
nerii, Aspidiotus, 61.
nervosa, Diadelia, 126.
nesaea, Ecpetala meridionata, 156.
nesiotes, Oryctes simiar, 77.
Nesoenas, 23.
Nesovinsonia, 24.
Nethinius, 114.
Niai us, Aphodius, 73.
niger, Rhinostomus, 145.
niger, Stomoxys, 226, 333, 364.
nigra, Asteia, 315.
nigra, Parasaissetia, 40, 46.
nigricauda, Mohelia, 270, 271.
nigrina, Maslododera, 116.
nigritus, Aphodius (Nialus), 73.
nigronitida, Platurocypta, 286, 292.
nigropicta, Pseudotragocephala, 130.
nigropunclala, Coptops, 123.
nigrosculellala, Asteia, 316.
nigrostriatus, Spathuliger, 122.
nigrum, Lecanium, 46.
nipae, Dactylopius, 50.
Nipaecoccus, 40, 50.
nitida, Asteia, 316.
nitida, Tricimba, 323, 324.
nitidior, Hoplideres spinipennis, 114.
nitidum (var.), Lecanium nigrum, 46.
nivea, Ceroplastodes, 44.
niveipennis, Leptometopa, 316.
Noctua, 172.
Nola, 190.
normata, Semiothisa, 161.
nossibianus, Blosyrus, 137.
Notolister, 96, 100.
nudissima, Orthellia, 333, 335.
Nyctemera, 188.
nyssae, Chionaspis, 56.
oberthürii, Psiloptera (Polybolhris), 103, 106.
obesa, Psiloptera (Polybothris), 103, 107.
Obolcola, 161.
obscura, Trichophysis, 113.
obscuripennis, Leptocera (Limosina), 331.
observata atroviridata, Traminda, 153.
observata observata, Traminda, 153.
obtusoides sakalava, Eüerna, 184.
ocellata, Mytilaspis, 53.
ocellus, Mycetophila, 286.
ochroleucaria, Scopula minorata, 155.
Ochronanus, 147.
octosetosa, Rhodesiella, 322.
Oenospila, 151.
okadae, Icerya, 41.
oleae, Filippia, 45.
oleae, Saissetia, 40, 49.
olivaceus, Cataenococcus, 50, 52.
olivina, Euphilippia, 45.
olsoupeffae, Gymnoscelis, 158.
omorrhodia, Lophorrhachia rubricorpus, 151.
Onthophagus, 75.
Oopsis, 126.
Opacifrons, Leptocera, 331.
Ophthalmodes, 162.
Oplurus, 24.
opok, Aedes, 222.
Orchisia, 364.
oresbia, Platyprosthiogyne, 303.
Orfelia, 257.
orientalis, Aonidieüa, 40, 60.
orientalis, Atherigona (Acritochaeta), 367.
ornata (var.), Aspidiotus longispina, 65.
omatus, Spathuliger, 122.
Orphanobrentus, 135.
Orthellia, 333, 334.
Orlhezia, 39, 41.
Orthonama, 156.
Orthopodomyia, 196, 202, 212-214, 216,229,237, 243.
Orthotemnus, 147.
Oryctes, 77.
orygaria brunneata, Dasirodes, 25, 162.
orygaria orygaria, Dasirodes, 162.
osbeckiae, Aspidiotus, 60.
Oscinella, 327.
ovalipennis, Cossonus, 146.
Pachycraerus, 97, 98, 100.
pagenstecheri, Semiothisa simplicilinea, 161.
palauensis, Aspidionia, 303.
pallescens, Nyctemera, 188.
pallida, Exechia, 275.
pallida, Insulaspis, 55.
pallidipennis, Culicoides, 223.
pallidizona, Psilocera ferruginaria, 159.
palmae, Borchseniaspis, 40, 63.
pamanzianum, Apion, 141.
pamanzii, Encya, 76.
Pamphaea, 137, 139.
Panaga, Dichaetomyia, 341.
pancratii, Brithys crini, 172.
pandani, Mytilaspis, 56.
pandani, Uranotaenia, 196, 203, 214, 216.
paramacfiei, Dichaetomyia, 346.
Parandra, 111.
Source : MNHN, Paris
384
L. MAT ILE
Paraplatypeza, 311.
Paraplocia, 189.
Paraputo, 40, 50, 52.
Parasaissetia, 40, 46, 48.
Paraselenaspidus, 40, 65.
parcegranalus, Hofjmanista, 139.
parcegranalus mohelii, Hofjmanista, 139.
Parempheria, 265.
Parempheriella, 249, 265.
Parempherina, 265.
Parlatorea, 65.
Parlatoria, 39, 40, 65.
Paromalus, 90, 95.
patelliformis, Diaspis, 59.
patruelis, Psiloptera (Lampetis), 103, 104.
pauliani, Leucocelis, 80.
pauliani, Myrmecoclytus, 128.
pauliani, Phumosia, 371.
pauperata, Platysenta, 173.
pectinatus, Acrilus, 86, 90, 100.
pedronis, Aspidiotus (Chrysomphalus), 60.
pedroniformis, Chrysomphalus, 60.
Pelecophora, 24.
pembaensis, Aedes (Skusea), 206, 207.
Penesymmetria, 311.
pentagona, Diaspis, 56.
pentagona, Pseudaulacaspis, 40, 59.
Pentarthrum, 146.
percitraria, Scardamia maculata, 164.
perfusca, Aülacotoma tenuelimbata, 112.
Perigea, 173.
peringueyi, Lichtensia, 45.
Perissoderes, 144.
perniciosus, Pseudococcus, 50.
perrieri, Agrilus (Diplolophotus), 103, 108.
perseae, Saissetia, 46.
persearum, Aspidiotus, 63.
personata, Mycetaspis, 40, 65.
personatus, Aspidiotus, 65.
Phalaena, 170, 186, 187.
Pharaphodius, Aphodius, 73.
Phenacaspis, 56, 57, 59.
phenacocciformis (var.), Pseudococcus citri, 52.
Phenacoccus, 45.
Phibalapterix, 156.
Philematium, 122.
Philenora, 185.
Philippia, 45.
Phloephagosoma, 148.
Phlyctenosis, 113.
phoradendri, Cataenococcus, 52.
Phronia, 280, 295.
Phryneta, 125.
Phumosia, 371.
phyllococcus, Lecanium, 52.
Piazocnemis, 126.
piceiventris. Atherigona, 368.
picicornis, Piazocnemis, 136.
picipes, Orphanobrentus, 135.
pictipennis, Macrocera, 258.
pilifera, Exechia, 250, 279.
Pilomecyna, 127.
pilosa, Icerya, 41.
pilosistyla, Epicypta, 294, 301.
Pingasa, 149, 155.
pinnaeformis, Mytilaspis, 55.
Pinnaspis, 40, 55.
piperata, Epigynopteryx, 158.
pipiens fatigans, Culex (s. str.), 196, 201, 207, 212,
214, 216, 221, 231.
pitsikahitrae, Insulaspis, 55.
Planococcus, 40, 52.
Plasmodium, 200, 203, 213, 216, 217.
Platurocypta, 24, 249, 250, 286, 294.
Platycoccus, 43.
Platylomalus, 95, 100.
Platypeza, 311.
Platyprosthiogyne, 303.
Platysaissetia, 48.
Platysenta, 173.
plebejus, Heteronychus, 76.
Plesioclythia, 311, 312.
plumula, Lophoteles, 307, 309.
Poecilosomella, Leptocera, 332.
polyacmaria, Camptogramma, 155.
Polybothris, Psiloptera, 104.
polychaeta, Filippia, 45.
Polytus, 144.
porcata, Calandra, 144.
posttriphaena, Heliothis, 179.
Potamochaerus, 22.
praefica, Meganola, 190.
praetermissus (var.), Culicoides distinctipennis, 223.
Praonetha, 128-130.
pretoriensis, Anopheles, 200, 210, 211, 213, 215.
Problepsis, 154.
Probolosceles, 151.
procera, Diboma, 127.
Procypha, 160.
Prodenia, 177, 178.
Proictes, 137.
Promacrocera, 257.
prosti, Phlyctenosis, 113.
proteus, Aspidiotus, 65, 66.
Protopulvinaria, 40, 48, 68.
Protosteira, 158.
Proxhyle, 186.
proxima, Hemichionaspis, 56.
proximum, Phloephagosoma, 147.
pruinosa, Batrachorhina (s. str.), 128.
pruinosus, Madecops, 128.
prunicola, Chionaspis, 59.
Pseudaonidia, 40, 66, 68.
pseudaspersata, Spilosoma, 187.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
385
pseudaspidistrae, Iiemichionaspis, 56.
Pseudaulacaspis, 40, 56.
Pseudeuryomia, 79.
Pseudexechia, 250, 275, 280.
pseudimpudica, Leptocera, 331.
pseudintermissa, Callopistria maillardi, 25, 70.
Pseudoaonidiella, 66.
Pseudocentrus, 128.
Pseudoceocephalus, 135, 136.
Pseudococcus, 40, 49, 50, 52, 53, 68.
Pseudogampsocera, 327.
Pseudorucentra, 130.
Pseudostenotrupis, 146.
Pseudotragocephala, 130.
Psilocaulus, 142.
Psilocerea, 159.
Psiloptera, 28, 103.
Ptecticus, 307, 309.
Pterolophia, 128.
Pteropus, 22.
pudens, Mabilleana, 170.
pulchella pulchella, Utetheisa, 186.
pülinda deerraria, Tephrina, 161.
pulinda pulinda, Tephrina, 161.
pulveraria aggrammaria, Sterrha, 155.
pulverosa pulverosa, Eupsamma, 159.
pulverosa russulata, Eupsamma, 159.
Pulvinaria, 48.
punctaria, Comibaena, 151.
punctatus, Mesostenotrupis, 146.
punctigera, Calandra, 145.
punctipennis, Siccia, 186.
punctistriata, Scopula internataria, 154.
punctiventris, Batrachorhina, 128.
punicae, Aspidiotus, 64.
pupieri, Fodinoidea, 187.
pupieri, Sternotomis (Ultiolemur), 131.
purpurea, Antonina, 49.
pustulans, Russelaspis, 40, 53, 68.
pustulans sambuci, Asterolecanium, 53.
pustulans seychellarum, Asterolecanium, 53.
putativa, Georyx, 170.
Pycnobothris, 106.
pygmaeus, Saprosites, 73, 75.
pyrausta, Mythimna, 171.
pyriformis, Protopulvinaria, 40, 48, 68.
pyrrhus, Oryctes, 77.
Pyrtulina, 257.
quadraria, Thalassodés, 151.
Quadraspidiotus, 63.
quadrifoveolatus, Epiechinus, 98.
quadrimaculata, Cleora, 158, 163.
quadripunctaria, Mimulosia, 185.
quadrisecta, Orthonama, 156.
quadriseta, Parempheriella (s. str.), 265.
quadrivalvis, Drepanogynis, 159.
quadrivitticollis, Thaumasocerus, 123.
queenslandensis (forme), Aedes aegypti, 205.
quinquecarinatus, Gonotrachelus, 140.
quinquepustulatus, Coraebastus, 103, 107.
quinquevittatus, Eretmapodites, 196, 203, 233.
Racolis, 162.
radama, Agrotis, 169.
raharizonai, Encya, 76.
Ralytupa, 257.
ranavalo, Agrotis longidentifera, 169.
ranavalo, Oryctes, 77.
rapax, Aspidiotus, 63, 64.
rasse, Viverricula, 22.
Ravelanites, Ficalbia, 214.
reciprocaria, Ascotis selenaria, 163.
rectestriatus, Microtrachelizus, 135.
rectilineata, Eohemera, 187.
remota, Calandra, 144.
reticulatus, Exocentrus (Pseudocentrus), 128.
retorta, Obolcola, 161.
retusa, Hoplia, 76.
rhadamaria rhadamaria, Pingasa, 149.
rhadamaria signifrontaria, Pingasa, 149.
Rhinostomus, 145.
rhizophorae, Butorides striatus, 22.
rhizophorensis, Culicoides, 223.
Rhodesia, 152.
Rhodesieüa, 318, 321.
Rhodogastria, 187.
Rhymoleia, 272.
Rhynchaenus, 141.
Rhyparus, 75.
Rhyssemus, 75.
Rhyticephalus, 136.
Rhytidocephalus, 136.
Rhytiphloeus, 139.
rifana, Lichtensia, 45.
riparia, Phronia, 282.
Ripersia, 50.
ritchiei, Paraputo, 50.
robusta, Cardopomyia, 307, 309.
Rofelia, 257.
Ropica, 128.
rosacea, Appana, 174, 175.
rosacea, Chrysocraspeda, 153.
rosmarini, Filippia, 45.
rothkirchi insularum, Cleora, 162.
rothkirchi rothkirchi, Cleora, 162.
roudieri, Diacritus, 142.
rubra (var.), Diaspis amygdali, 59.
rubricata, Gymnoscelis, 158.
rubricorpus, Lophorrhachia, 151.
rubricorpus omorrhodia, Lophorrhachia, 151.
rubritincta, Disclisoprocta natalata, 155.
25
Source : MNHN, Paris
L. MATILE
386
ruficollis, Mycetophila, 284.
ruficoUis, Perissoderes, 144.
ruficorne, Simulium, 230.
rufifrons, Leptometopa, 316.
rufipes, Hippobosca, 227.
rufolutaria, Scopula, 155.
rufomaculata, Batocera, 123.
rufomaculatus, Cerambyx, 123.
rufovittatus, Anthobaphus, 143.
rufus, Ceroplastes, 42.
rufus, Lemur fulvus, 22.
rufus, Pteropus, 22.
rugosipennis, Arrhytmus, 121.
rusci, Ceroplastes, 42.
Russelaspis, 40, 53, 68.
russulata, Eupsamma pulverosa, 159.
Rymosia, 273.
saalmuelleri, Rhodogastria, 187.
sacchari, Aspidiella, 40, 60, 68.
sacchari, Coccus, 41.
sagittata angasijensis, Digama, 189.
sagittata duberneti, Digama, 189.
sagittata sagittata, Digama, 189.
sagittata toulgoëti, Digama, 189.
Saissetia, 40, 46, 49.
sakalava, Eilema obtusoides, 184.
Salacus, 148.
sambuci, Asterolecanium pustulans, 53.
sandwicensis (var.), Phenacaspis eugeniae, 57.
sannio var. coquereli, Neoclonus, 139.
Saprinus, 90,98.
Saprosites, 73.
Sarcidiornis, 23.
Sargus, 308.
sartoria, Dichaetomyia, 342, 358.
Sasakiaspis, 56.
scapularis, Elachiptera (Melanochaeta), 327.
Scardamia, 164.
Schizoadidactus, 133.
schroderi, Elyptron, 178.
schultzei, Culicoides, 223.
Sciophila, 249, 250, 269.
Scopula, 154.
Scotosia, 155.
scutellaris, Microchrysa, 307, 309.
scutellata, Pseudogampsocera, 327.
sechellarum, Calandra, 145.
secunda, Spanochaeta, 362.
seditiosa, Epicypta, 295, 302.
selenaria reciprocaria, Ascotis, 163.
selenaria selenaria, Ascotis, 156.
Selenaspidiotus, 67.
Selenaspidus, 41, 65, 67.
Selenaspis, 67.
semiflava, Hebecnema, 333, 361.
Semiothisa, 161.
seriata, Exechia, 275, 279.
sericeum, Himatimum, 147.
sericeus, Trionymus, 50.
serieguttata, Pilomecyna, 127.
Sesamia, 178.
Setaria, 204, 207.
setosa, Exechia, 250, 275.
setosa, Parempheriella (s. str.), 265.
sexsetosa, Tricimba, 322-325.
seychellarum, Asterolecanium pustulans, 53.
seycheUarum, Icerya, 39, 41, 68.
seychellensis, Clastobasis, 273.
seychellensis, Epicypta, 294, 296.
seychellensis, Tricimba, 322, 325.
seyrigi, Dactylothyrea, 318, 319.
seyrigi, Dichaetomyia, 348.
Siccia, 186.
signata, Ropica, 129.
signatum, Lecanium (Saissetia), 46.
signifrontaria, Pingasa rhadamaria, 149.
silhouettensis, Pseudexechia, 280.
simiar nesiotes, Oryctes, 77.
similis, Culicoides, 223.
simplaria, Sesamia, 178.
simplex (var.), Aspidiotus articulatus, 67.
simplicilinea pagenstecheri, Semiothisa, 161.
simplicilinea simplicilinea, Semiothisa, 161.
simpsoni, Aedes (Stegomyia), 202, 209, 214-216,222.
simpsoni, Culex (s. str.), 200, 201, 211.
Simulium, 224, 230.
Siphonella, 316.
Siphonodentis, Pinnaspis, 56.
Siphunculina, 317.
sitiens, Culex (s. str.), 202, 228.
Sitophilus, 144, 145.
Sizygops, 24.
Skusea, Aedes, 196, 205.
socotrensis, Celama, 190.
somaliensis, Mythozoum, 119.
Somatina, 153.
sommeri, Buprestis, 105.
Sophronica, 127.
sorbens, Musca, 333, 334.
Spanochaeta, 362.
spanochaeta, Filippia, 45.
sparsipunctata, Scopula, 155.
sparsus, Cyrtops, 138.
Spathuliger, 24, 122.
Spatulosia, 184.
spectabilis, Monochamus, 123.
spectabilis, Protosteira, 158.
speculifera, Psiloptera (Polybothris), 106.
spcculosa, Helina, 335, 339.
Sphaerococcus, 49.
Sphenophorus, 144.
Spilosoma, 186.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
387
spinipennis nitidior, Hoplideres, 114.
spinosus, Aspidiolus, 40, 63.
spinulenta, Dactylothyrea, 318, 320.
Spodoptera, 177.
Sponsor, 24.
squalidus, Trox, 71.
Stegodyphus, 50.
Stegomyia, Aedes, 196, 205, 209, 222.
Stenoscinis, 328.
Stenotrupis, 146.
sternalis, Polybothris (Alampetis), 104.
Sternotomis, 130.
Sterrha, 155.
Stiamus, 137, 138.
stibolepida, Chlorissa, 152.
stictigramma, Eilema, 184.
stigmaiicollis, Calandra, 145.
stipula, Dactylothyrea, 318.
Stomoxys, 226, 230, 333, 364.
Stotzia, 44.
strachani, Pinnaspis, 40, 56.
striata, Calandra, 144.
striata, Stotzia, 47.
striatulus, Piazocnemis, 136.
striatus atricapillus, Butorides, 22.
striatus, Cordyle, 144.
striatus avjanicus, Butorides, 22.
striatus rhizophorae, Butorides, 22.
strigosa, Filippia, 45.
striolatus, Adidactus, 133.
Striomecyna, 126.
stuckenbergi, Phumosia, 371.
stylata, Chiasmoneura, 262.
subcaudatum, Phloephagosoma, 147.
subcaudatus, Catolethrus, 147.
subcorticalis, Pseudaulacaspis, 40, 59.
subdenudatus, Cratopus, 139.
subfasciatus, Sitophilus, 145.
subnudum, Himatimum, 147.
subscutellaris, Mycetophila, 284, 286.
subscuteüatus, Bathyaulacus, 142.
subsignatus, Sitophilus, 145.
subsimplex intensa, Comostola, 152.
subsimplex subsimplex, Comostola, 152.
subsimplicipes, Eretmapodites, 203, 212, 216, 233.
subvenosa, Exechia, 276, 279.
sulcatus, Endaeus, 141.
sulcirostris, Cycloteres, 140.
Suncus, 22.
surcoufi, Halacritus, 86, 89.
surdipleura, Epicypta, 294, 300, 302.
suturaiis, Cossonus, 145.
Sybra, 129.
sybroides, Pseudorucentra, 130.
sylvestris, Eretmapodites, 203.
Symmetricella, 311.
Sympiezopus, 143.
Synarmostes, 71.
syringae, Chionaspis, 57.
taciturnus, Diabletes, 95, 100.
talini, Dactylopius, 49.
tamarindi, Calandra, 145.
tanganyikae, Clastobasis, 273.
Tanygnathus, 23.
Tapinoma, 53
taprobanus, Aspidiotus (Aonidiella), 60.
tasmaniae (var.), Mytilaspis citricola, 55.
Tathorhynchus, 179.
Taulyrpa, 257.
tecta (var.), Aspidiotus cydoniae, 64.
Temnaspidiotus, 61.
temporaria, Pinnaspis, 56.
tenuelimbata perfusca, Aulacotoma, 112.
tenuis, Platurocypta, 287, 292, 293.
Tephrina, 160.
tessellatum, Lecanium, 43.
tessellatus, Eucalymnatus, 39, 43, 68.
tetrachaeta, Parempheriella (s. str.), 266.
tetrastigma, Atherigona, (s. str.), 367.
Tetropiopsis, 119.
Thalassodes, 151.
Thaumasocerus, 123.
theileri, Culex, 211.
thomsoni, Sternotomis (Ultiolemur), 130.
tigripes, Culex (Lutzia), 200, 203, 210-213.
Timandra, 154.
Tinea, 186.
tokionis, Insulaspis, 55.
toreumata, Chloroclystis, 157.
torrentium, Vietteana, 172.
toulgoeti, Cabera, 164.
toulgoëti, Digama sagitlata, 189.
townsendi, Hemichionaspis, 56.
Tragocephala, 130.
Traminda, 153.
transversaria, Cleora, 162.
trapezia?, Atherigona (s. str.), 368.
Trechocoris, Lecanium, 43.
Trichophysis, 113.
Trichostola, 24.
Tricimba, 317, 322.
tricincta, Exechia, 277, 279.
Triclida, Aegophagamyia, 225.
tridentata, Atherigona fs. str.), 369.
trigonata, Macaria, 161.
trigonata, Semiothisa, 161.
trilobitiformis, Pseudaonidia, 40, 66, 68.
Trionymus, 50.
tripartita (ab. loc.), Gymnoscelis crassata varians,
158.
trispilota, Eilema, 184.
triste, Chrysochroma, 307.
Source : MNHN, Paris
L. MATILE
tristis, Eugnoristus, 144.
trisulcata, Tricimba, 325.
trizonata, Xenimpia, 160.
troglodytes, Carcinops, 90, 100.
Tropidoprion, 112.
Trox, 71.
trux, Blosyrus, 137.
trygodes, Archichlora, 150.
tsaratanae, Parasaissetia, 40, 48.
tuberculator, Lamia, 128.
tuberculatrix, Pterolophia (Hylobrotus), 128.
ubuhle, Plesioclythia, 311.
Ultiolemur, Sternotomie, 130.
uhrata, Pingasia, 150.
unguiculatus, Aspidiotus, 63.
unicolor, Cervus, 226.
uniformis, Barianus, 139.
uniformis, Mansonia, 204.
unifurcata, Manota, 255.
unilineata, Aspitalopsis, 159.
uniseriatus, Lioxyonyx, 143.
univirgaria, Tephrina, 160.
Uranotaenia, 196, 200, 203, 211, 213-215, 228, 229,
237, 243.
urticae, Orthezia, 41.
Utetheisa, 186.
variabile, Mythozoum, 119.
varians ab. loc. tripartita, Gymnoscelis crassata,
158.
Varicaspis, 41, 67.
variegata, Exilieia, 185.
variegata, Hippobosca, 227, 230.
variegatus, Ithyporoidus, 142.
vastator, Nipaecoccus, 40, 50-
vermiculus, Lepidosaphes, 55.
versicolor, Gymnodia, 335, 333.
versicolora, Callixena , 173.
vestalis, Somatina, 153.
viburni, Lichtensia, 44, 45.
vicina, Phlyctenosis, 113.
vicinus, Euvoraspis, 59.
Vietteania, 172.
viettei, Mythimna, 171.
Viettesia, 185.
villosus, Catenococcus, 52.
Vinsonella, 24.
virens fémorale, Philematium. 122.
vires cens, Proictes, 138.
virgata, Ferrieia, 40, 49.
virgatus, Dactylopius, 49.
viride, Lecanium, 43.
viridis, Coccus, 39, 43, 68.
viridis, Dactylopius, 50.
viridisparsus, Cratopus, 138.
vittatus, Aedes (Stegomyia), 209, 211-213.
vivax, Plasmodium, 216.
Viverricula, 22.
vividaria, Traminda, 153.
voeltzkowi, Amphia, 173.
vulcania, Macrocera, 257, 258.
vulgaris comorica, Aulonocnemis, 72.
vulgaris, Elachiptera (Melanochaeta), 327.
wardi, Lecanium, 48.
wigglesworthi, Culex (Eumalanomyia), 211, 213, 215.
Wuchereria, 200-202, 219.
xanthomêlas, Musca, 333, 334.
Xenimpia, 160.
Xylopteryx, 162.
Xystrocera, 119.
Zamarada, 164.
Zemioses, 133.
Zygomyia, 249, 304.
ouvrage paru le 28 juillet 1979.
Source : MNHN, Paris
IMPRIMERIE NATIONALE
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Source : MNHN, Paris
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