ISBN 2-S565S<03a-X
JhD c ^
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME 110
Jean PELLETIER
* RÉVISION DES ESPÈCES
DU GENRE MARCIPA F. WALKER
(LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE OPHIDERINAE)
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue GeoffroySaint*Hilaire
75005 PARIS
1978
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Source : A^NHN, ftjris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
C.C.P. : Paris 9062-62 Y
Armuaire du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1939).
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Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (depiiis 1895. Depuis 1971, divisé en 6 sections : Zoolo*
gie. Botanique, Sciences de la Terre, Sciences de l’Homme, Sciences physico-chimiques. Écologie
générale. 4 livraisons par an).
Les grands Naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité).
Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1935. Depuis 1950, nouvelle série en 3 (puis 4.
parties : A. Zoologie ; B. Botanique ; C. Sciences de la Terre ; D. Sciences physico-chimiques)
Sans périodicité).
Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933. In-4*’, sans périodicité).
Publications du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1933. Sans périodicité).
Source : MNHN, Paris
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Source : MUHhl, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie, Tome 110
> RÉVISION DES ESPÈCES
DU GENRE MARCIPA F. WALKER
(LÉPIDOPTÈRES NOCTUIDAE OPHIDERINAE)
par
Jean PELLETIER*
SOMMAIRE
Pages
Avant-Propos. 3
Description morphologique des Mardpa . 5
Classification des Marcipa . 10
Clé des espèces de Marcipa ET Marcipalina . 15
Partie descriptive. 22
Remerciements. 140
Bibliographie. 141
Index systématique. 142
* Rue de la Saulaie, 37360 MONNAIE.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
AVANT-PROPOS
Créé en 1855 par F. Walker pour l’espèce înscripta, le genre Marcipa demeura longtemps
pauvre en représentants, les espèces voisines décrites durant les 70 années suivantes étant rangées
dans les genres Acantholipes Lederer et Baniana F. Walker. En décrivant, en 1926, 15 espèces nou¬
velles de Marcipa, HampSON signe véritablement le deuxième acte de naissance du genre et à partir
de cette date les petites espèces d'Ophiderinae à ailes falquées, à collier foncé et aux ailes antérieures
munies de prolongements écailleux au-dessus des ailes postérieures, y seront régulièrement insérées.
Une première synthèse a été effectuée par GaEDE en 1939 (mais avec combien d’erreurs dans
les illustrations !) et finalement, avec quelques additions faites ultérieurement, 50 espèces étaient ran¬
gées dans le genre Marcipa au début de cette étude. Malgré leur diversité de coloration, les espèces
de Marcipa sont généralement bien reconnaissables avec, outre les caractères déjà cités, une tache
subapicaie bien développée et des dessins caractéristiques au niveau de Faire médiane des ailes anté¬
rieures. On doit reconnaître à Hampson le mérite d’avoir séparé les Anoba, eux aussi issus en partie
de l’éclatement du genre Baniana, des Marcipa bien que certains caractères tels les prolongements
écailleux au bord interne des antérieures et parfois la coloration les rapprochent nettement de ces
derniers. Or, si les Anoba présentent une armure génitale mâle assez simple (et homogène chez les
espèces que j’ai examinées) on ne peut manquer d’être frappé par la diversité des armures des Mar¬
cipa qui sont de structure plus complexe avec notamment une costa individualisée par rapport au
reste de la valve. C’est cette diversité même qui est à l’origine de la présente étude, en particulier
quand il fut constaté qu’elle se manifestait au sein de groupes de spécimens à première vue identiques.
Bien que cette révision ait abouti à la reconnaissance de 54 espèces nouvelles, on doit noter la
méconnaissance dans de nombreux cas des spécimens femelles ; de plus, les découvertes récentes issues
des chasses intensives de G. BERNARDI au Gabon, de Ph. Darge au Cameroun ou de R. VUATTOUX en
Côte d’ivoire indiquent clairement que la faune est loin d’être bien connue et que vraisemblablem^ .t
pendant longtemps encore de nouvelles espèces seront répertoriées. Cependant, plutôt que de diiiérer
pour une durée indéterminée un ouvrage qui se voudrait définitif, il m’a semblé préférable d’effectuer
dès à présent un travail d’inventaire qui s’est révélé bien nécessaire. Telle quelle, j’espère que la pré¬
sente étude constitue une mise au point qui pourra servir de plateforme à une œuvre plus large.
Source ; MUHU, Paris
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DESCRIPTION MORPHOLOGIQUE DES MARCIPA SENSU LATO
Nombre de caractères morphologiques sont constants chez les différentes espèces de Marcipa
et, étant signalés ci-après, ne seront pas rappelés pour chacune des espèces traitées; d’autres carac¬
tères, tels certains détails des dessins des ailes antérieures, bien que se retrouvant dans la majorité
des cas, seront au contraire constamment cités dans la mesure où ils présentent, du fait de leur
variation, un intérêt pour l'identification.
Afin de simplifier la description de chacune des espèces on utilisera un certain nombre de termes
dont l’acceptation est définie ci-dessous.
I. La tète. — Les antennes sont longues et nettement bipectinées chez le S sur les 4/5 de leur
longueur, avec parfois des pectinations très importantes (chez M. inscripta F. Walker, par ex.) ; les
antennes des Ç présentent des pectinations courtes à la base seulement ou sont franchement filiformes.
Les palpes sont courts et redressés, le troisième article lui-même très court ; leur coloration est sou¬
vent un peu plus claire que celle du vertex. Celui-ci présente usuellement une teinte semblable à la
vestiture de la partie antérieure du thorax. Trompe normale. Yeux glabres.
II. Le thorax. — La vestiture est constituée d’un mélange de poils filiformes et d’autres dilatés
en écailles au sommet ; elle est souvent, dans la partie antérieure, très sombre et tranche alors nette¬
ment avec la teinte de la partie postérieure du thorax et celle de l’abdomen ; elle semble dans ce der¬
nier cas faire un « collier » à l’insecte et ce terme sera utilisé ici pour désigner la vestiture qui
recouvre à la fois les patagia, la partie antérieure des tegulae et le prothorax. Les tegulae, très
longues, sont généralement bicolores avec la partie antérieure sombre et la partie postérieure claire.
Les tibias des pattes prothoraciques présentent une vestiture fournie, de même teinte que celle
de la tête ou un peu plus claire ; les tibias des pattes mésothoraciques des présentent de grandes
touffes de poils.
III. L’abdomen. — Il présente assez souvent chez la Ç des modifications de structure au niveau
du septième stemite qui seront alors mentionnées.
IV. Les ailes.
1“ Les ailes antérieures. Pour la description il est commode de diviser les ailes antérieures en
trois zones (fig. 1).
a) L'aire submarginale. Sous cette dénomination est désignée ici non seulement la partie la plus
externe de l’aile mais aussi une large zone plus interne située sous la tache réniforme ; elle présente
en effet la même teinte que la partie externe et est bien délimitée intérieurement par l’aire médiane.
Les franges sont souvent plus sombres que la teinte générale de l’aile mais sont plus claires à l’apex.
Sous l’apex le bord externe est falqué, parfois de façon peu accusée tout en restant perceptible, par¬
fois très nettement (chez M. noel Viette, par ex.). La ligne marginale est généralement discontinue
mais se présente souvent sous forme de chevrons sombres internervuraux presque Jointifs ou bien sous
forme de points ou de petits traits internervuraux.
Source : MNHN, Paris
JEAN PELLETIER
Les dessins les plus caractéristiques de Paire submarginale sont : (i) la tache subapicale de forme
grossièrement triangulaire, rarement absente, située un peu au-dessous de l’apex le long du bord costal ;
de teinte généralement sombre elle est marquée au niveau costal de petits traits ou points clairs, (ii) des
« ombres » ou des « éclaircies », taches diffuses dues à un semis d’écailles respectivement plus sombres
ou plus claires que le reste de Paire; bien que sujettes à variations tant en étendue qu'en intensité,
ces taches sont importantes à considérer ; elles sont situées principalement soit vers le tomus ou de
façon plus interne sous la réniforme, soit au milieu du bord externe.
Enfin mentionnons que dans nombre de cas Paire submarginale sombre au niveau du bord externe
s’éclaircit progressivement vers Paire médiane.
Fie. 1. — Dessins caraclëristiques d’une aile anlërieure de Marcipa.
am, ligne antémédiane ; b, aire basale; c, chevrons marginaux internervuraux; m, aire médiane; o, ombre submarginale ; or, tache orbi-
culaire; p, prolongement écailleux du bord interne: pc, points costaux; pm. ligne posimédiane; r, tache réniforme; s, aire sub¬
marginale ; su, tache subapicale ; t, trait basal ; te, taches costales ; te, tache externe au bord interne de l'aire médiane ; ri, tache
interne (ou basale) au bord interne de l’aire médiane.
b) L'aire médiane. Elle est limitée antérieurement par la postmédiane et Pantémédiane et posté¬
rieurement par ce qiu est appelé ici la ou les « taches du bord interne » de Paire médiane. Ces taches
du bord interne de teinte généralement foncée ou très foncée participent, en dépit de la variété de
leur forme, avec la tache subapicale et le collier, à donner aux Marcipa un « air de famille » carac¬
téristique. Leur forme varie assez peu entre individus d’une même espèce et constitue au contraire
un caractère commode à utiliser pour l’identification. Pour simplifier les descriptions on considérera
que la disposition de ces taches peut se ramener à 4 types majeurs, appelés par convention A, B, C, D,
qui permettent de caractériser aisément le dessin essentiel de Paire médiane.
— Dans Paire médiane de type A {cf. fig. 2 a), les taches du bord interne sont fondues pour n’en
faire plus qu’une seule, la base de cette tache le long du bord interne étant elle-même sombre; dans
ce cas les prolongements écailleux qui indiquent usuellement la base des deux taches lorsqu’elles sont
séparées, sont situés ici aux extrémités de la tache unique.
— Dans Paire médiane de type B, ii n’y a qu’une tache présente au niveau du bord interne, sou¬
vent aussi volumineuse que dans le cas précédent, mais avec une éclaircie médiane au niveau du bord
interne. Dans le cas typique {cf. fig. 2 b,), la tache fait une sorte d’arceau avec une partie claire
médiane au bord interne bien nette ; dans d’autres cas, au contraire, l’éclaircie médiane est réduite
à une lunule claire, parfois peu visible chez les spécimens un peu frottés. Afin d’attirer l’attention sur
cette difficulté possible, ce type de tache sera référencé Bj {cf. fig. 2 bj).
— Dans Paire médiane de type C, les taches du bord interne sont séparées et l’une d’entre elles
au moins présente un étranglement en son milieu et une extrémité souvent mais non toujours dilatée ;
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
l’extrémité de la tache, surtout quand elle est dilatée, est fréquemment coudée par rapport à sa base
située au nivçau du bord interne; la deuxième tache, généralement la plus externe, est variable mais
plus réduite, se terminant par un filet qui rejoint dans nombre de cas la postmédiane. Lorsque la tache
la plus développée présente un étranglement très net avec notamment l’extrémité dilatée, l’aire médiane
est tyqjiquement du type C et est alors référencée C, ; dans d’autres cas où la tache principale n’est
que faiblement rétrécie en son milieu et l’extrémité peu ou pas dilatée la reconnaissance du type C
est un peu plus délicate, en particulier lorsque la teinte des taches du bord interne est de même
teinte ou presque que celle du reste de l’aire médiane ; ces cas plus difficiles à distinguer sont réper¬
toriés Cg {cf. fig. 2 Cj) et font la transition avec le groupe suivant.
a b, bz
Fie. 2. — Dessins caractéristiques de l’aire médiane des Marcipa.
a, aire médiane de type A; b,, aire médiane oaraLJcristique du type B‘; bj, aire m^sdiane de type B à lunule claire au bord interne de
l’aile, réduite; c,, aire médiane caractéristique du type C; Cj, aire médiane de type C, intermédiaire entre les types C et D ;
d„ aire médiane caractéristique du type D ; dj, aire médiane du type D avec les taches du bord interne réduites (ou absentes).
— Dans l’aire médiane de type D, les taches du bord interne, quand elles sont présentes, sont
séparées et s’apparentent à des bandes sombres ou à des taches progressivement rétrécies depuis leur
base jusqu’à leur extrémité dans la région discale ; à la différence du type Cj on ne constate aucun
étranglement sur la longueur de l’une d’entre elles. L’aire médiane présente de telles taches ou bandes
qui sont répertoriées D, {cf. fig. 2 d,) alors que celles qui sont réduites à de simples lignes, ou bien
par extension totalement absentes, sont notées Dj {cf. fig. 2 dj).
Il est important de préciser que la référence à un type donné ne signifie pas que le dessin soit
strictement semblable à celui indiqué sur la figure qui permet de l’illustrer, mais que la définition du
type s’applique à l’espèce considérée.
Outre les taches précédemment décrites, on trouve encore dans l’aire médiane l’orbiculaire géné-
Source : MNHN, Paris
JEAN PELLETIER
râlement punctiforme, rarement transverse, et la réniforme dont la forme et la coloration sont intéres¬
santes à considérer. Un aspect fréquemment rencontré de la réniforme est celui où le pourtour de la
tache est finement délimité par une ligne noire, le centre étant plus clair, mais l’ensemble étant entouré
d’un liseré encore plus clair. On distinguera du cas précédent celui où la majorité de la réniforme
étant sombre, le centre est marqué par une toute petite virgule claire [M. disrupta Hampson, par ex.).
La ligne postmédiane est généralement présente mais son trajet, rectiligne ou onduleux, est sujet
à de sensibles variations individuelles. La ligne antémédiane est usuellement très courte, souvent limitée
à une tache sur le bord costal. Précisément par « taches costales » on entendra au niveau de l’aire
médiane le départ généralement épaissi de l’antémédiane et de la postmédiane ainsi que, dans un cer¬
tain nombre de cas, une tache intermédiaire située entre les deux précédentes. On aura ainsi soit
trois taches costales soit deux seulement, celle du milieu étant manquante.
c) L’aire basale. Elle est généralement monochrome, avec un petit point ou plus rarement un
petit trait sombre près de la base de l’aile ; ses limites sont naturellement l’antémédiane antérieure¬
ment et la tache du bord interne la plus basale de l’aire médiane postérieurement.
2° Les ailes postérieures.
Elles sont généralement monochromes, grises ou jaunes, avec fréquemment dans ce dernier cas
une pilosité grise ou un semis d’écailles grises le long du bord interne ; dans un cas seulement {M. argy-
rosemioides PeUetier) les ailes postérieures sont bicolores, grises dans leur partie externe et jaunes
dans leur partie interne. La ligne marginale est le plus généralement réduite à quelques points margi¬
naux internervuraux.
3° Le dessous des ailes antérieures et postérieures.
Il présente une teinte fondamentale grise ou jaune comme le dessus des ailes postérieures.
Lorsque le dessus des ailes postérieures est gris, le dessous des ailes antérieures présente une teinte
sombre dans la région discale alors que le dessous des ailes postérieures est usuellement plus clair,
blanc sale avec un semis d’écailles grises. Lorsque le dessous des ailes antérieures est jaune, les
franges sont généralement très foncées, ressortant bien par rapport à la teinte de l’aile.
V. L’armure génitale.
1° L’armure génitale (J (fig. 3). Les valves des armures génitales (J présentent pour la détermi¬
nation un grand intérêt du fait des variations qui affectent notamment la costa; celle-ci est générale¬
ment bien développée et plus ou moins individualisée du reste de la valve ; la costa est parfois arron-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
9
die à l’extrémité ou bien munie d’un processus terminal effilé, parfois bifide; ces processus présentent
néanmoins des variations individuelles notables pouvant parfois faire croire à une multiplicité d’espèces
{cf. notamment M. catoxantha Holland).
Le sacculus, peu sclérifié, présente au contraire de la costa peu de variations et ne comporte
qu’occasionnellement des processus médians sclérifiés.
Usuellement, la valvula est dépourvue de toutes formations annexes.
Dans un certain nombre de cas (genre Marcipalina décrit ci-après), les valves sont étroitement
soudées par la base des sacculi et la juxta.
L’uncus, toujours présent, montre des variations entre espèces utiles à considérer, pouvant être
globuleux ou bien linéaire ; il est dans un petit nombre de cas muni d’une dent sur le dessus.
Le saccus généralement présent, est rarement bien développé en longueur, le plus souvent très
court.
Le pénis, parfois bossu ventralement (g. Marcipalina), présente une vesica armée ou non de cor-
nuti; ces derniers, lorsqu’ils sont présents, sont soit fortement sclérifiés et en forme d’épines, soit
moins sclérifiés, bulbeinc à la base, de grande taille et alors fréquemment isolés. Dans certains cas, les
deux sortes de cornuti peuvent se trouver simultanément.
2° L'armure génitale $ (fig. 4). Comme l’armure ^ le genitalia $ présente d’importantes varia¬
tions de structure et sous ce rapport, trois éléments sont intéressants à considérer dans le groupe
étudié ;
a) La bourse copulatrice. Elle est rarement très développée (la fig. 4 indique pratiquement la
taille relative maximum qu’elle peut atteindre) mais au contraire peut parfois être fort réduite ; le plus
souvent inerme, elle peut être aussi dans d’autres cas entièrement couverte de petits spiculés. Cepen¬
dant un cas intermédiaire est le plus fréquemment rencontré (principalement chez les Marcipa s. str.)
avec la partie antérieure inerme et la partie postérieure plus sclérifiée avec en outre des spiculés ou
Source : MNHN, Paris
10
JEAN PELLETIER
des granulations. La partie appendiculaire de la bourse copulatrice est généralement peu volumineuse.
Enfin, on ne note que dans un petit nombre de cas la présence de laminae dentatae.
b) Le ductus bursae. Il présente de très grandes variations, parfois court et large, et alors non
sclérifié, ou bien au contraire long, étroit et sclérifié {Marcipa du groupe de M. monosema, par ex.).
c) La lamelle antévaginale. Plus sclérifiée que les membranes tégumentaires 7 et 8, elle offre
souvent un bon critère d’identification du fait des formes variées qu’elle peut affecter étant échancrée
ou non, effilée latéralement ou au contraire arrondie.
En revanche, d’autres éléments de l’armure $ tels que les lobes de l’oviporus ou les apophyses
antérieures et postérieures ne présentent que des variations minimes et sont de ce fait moins inté¬
ressants pour la diagnose.
CLASSIFICATION DES MARCIPA SENSU LATO
L'ensemble des Marcipa envisagé dans la présente étude atteint 93 espèces et il était naturel
de les regrouper par affinité. Cependant, si les Marcipa présentent un habitus externe caractéristique
permettant de les identifier comme tels dans la majorité des cas, les armures génitales, c? notamment,
montrent une grande diversité et une classification basée sur ce critère conduirait à une pulvérisation
du genre en de nombreuses entités sans que les limites entre ces dernières puissent être clairement
tracées ; en effet, des formes intermédiaires permettent de passer progressivement d’un type à un
autre et les césures risqueraient alors d’être artificielles. Néanmoins, si l’on considère l’armure (5* de
M. inscripta, espèce type du genre, on constate que tout un groupe d’espèces présente ime armure qui
en diffère profondément tout en ayant à l’intérieur de ce groupe une grande homogénéité. Ces espèces
sont regroupées dans un nouveau genre décrit ci-après.
Marcipalina n. gen.
Espèce type du genre : Marcipa violacea Pelletier, 1974 = Marcipalina violacea (Pelletier), 1974.
Habitus externe semblable à celui des Marcipa s. str. mais en moyenne d’envergure plus petite ;
de plus, les femelles présentent plus souvent que chez les Marcipa vrais des formations sclérifiées au
niveau du septième sternite abdominal.
Armure génitale (J caractéristique (fig. 5), de petite taille, avec les valves partiellement soudées
a la base, au niveau des sacculi ; ces derniers sont en outre séparés latéralement du vinculum par une
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
11
fine membrane ’ ; la costa est fortement sclérifiëe et ne dépasse que de peu la moitié du reste de la
valve ; vinculum arrondi fréquemment sans saccus ou à saccus court ; pénis de petite taille, bossu ven-
tralement, avec une touffe de fins cornuti ou un gros cornutus isolé ou encore sans aucun cornutus.
Armure génitale $ de petite taille, à ductus bursae court et la bourse copulatrice peu développée,
fréquemment couverte de petits spiculés.
Sont rangées dans le genre Marcipalina les espèces suivantes :
— M. violacea (Pelletier)
— M. lineata Pelletier
— M. hayesi (Pelletier)
— M. melanoconia (Hampson)
— M. ruptisignoides Pelletier
— M. umbrosa (Holland)
— M. triangulifera (Holland)
— M. berioi (Pelletier)
— M. submarginalis (Gaede)
— M. clencki Pelletier
— M. obscura Pelletier
— M. laportei (Pelletier)
— M. confiuens (Hampson)
— M. conjuncta (Gaede)
— M. albescens (Pelletier)
— M. grisescens Pelletier
- M. detersa (Holland), très voisin des deux précédents par l’habitus externe, est rangé parmi
les Marcipalina, bien que le <? demeure inconnu ; on doit noter cependant que l’armure $ présente une
armure du type le plus généralement répandu chez les Marcipalina.
— M. tanzaniensis (Pelletier)
Les trois espèces suivantes, pour des raisons diverses, s’éloignent de l’espèce type du genre,
notamment en ce qui concerne l’armure génitale S ^l^i présente cependant dans tous les cas des valves
soudées à la base.
— M. pustulata (Holland) présente ime armure (J dont la structure globale s’apparente à celle
des Marcipalina typiques, mais le saccus est long et le pénis est muni extérieurement d’épines; cepen¬
dant la différence la plus nette résulte de la forme du ductus bursae de l’armure Ç qui est relative¬
ment large et long comme chez certains Marcipa s. str.
— M. lutea Pelletier présente au niveau de l’armure (J des valves bien soudées mais la taille et
la forme notamment de la costa, sont nettement différentes de celles des Marcipalina typiques ; l’ar¬
mure Ç présente, comme dans le cas précédent, un ductus bursae développé. En outre, M. lutea est la
seule espèce de teinte jaune du groupe.
— M. minima Pelletier a une armure génitale (J très voisine de celle observée chez M. violacea,
mais les valves ne sont soudées que par un point et c’est principalement la juxta qui maintient princi¬
palement les valves étroitement rapprochées. Cette espèce fait la transition avec les Marcipa vrais.
En définitive, si l’on excepte M. pustulata (Holland) et surtout M. lutea Pelletier dont la place
est incertaine, l’ensemble des espèces du groupe présente une grande homogénéité en ce qui concerne
l’armure génitale d*.
1. Il en résulte que. k la différence dea Marcipa vrais, on ne peut, sans endommaeer l’armure, faire pivoter de 90° chacune des
valves afin de lea présenter dans un plan pour la préparation sur lame: au contraire, du fait que l’armure présente l'aspect d'un paral¬
lélépipède, l'examen précis ne peut se faire que dans l'alcool, avant montage.
Source : MNHN, Paris
12
JEAN PELLETIER
DIVISION DES Marcipa VRAIS EN GROUPES.
Le nombre d’espèces rangées dans le genre Marcipalina s’élevant à 22, 71 espèces demeurent
dans le genre Marcipa pour lesquelles la diversité entre les armures c? reste considérable. Cependant
du fait de la méconnaissance de nombreux sujets $ d’une part, et pour éviter les divisions abusives
d’autre part, cet ensemble a été laissé indivis, évitant par là de disperser en de nombreux genres des
espèces qui par ailleurs présentent de grandes affinités en ce qui concerne leur habitus externe.
Ainsi, les espèces ont été rassemblées autour de types d’armure S typiques ou bien laissées
isolées si leur type d’armure ne peut être rattaché à aucun autre.
1® Groupe de M. macuUfera.
Ce groupe fait la transition entre les Marcipalina et les Marcipa vrais, la jonction entre les bases
des valves ne se faisant que par un point sans que ces dernières soient étroitement accolées par la juxta.
Cependant, l’apparence de l’armure S est très comparable à celle des Marcipalina^ notamment en ce
qui concerne la costa. Appartiennent à ce groupe relativement homogène ;
— M. macuUfera (P. Mabille)
— M. kasai Pelletier
— M. douala Pelletier
— M. argillacea (Holland)
2° Cinq espèces sont placées entre le groupe précédent et celui de M. inscripta F. Walker, qui
suit immédiatement :
— M. bistriata Pelletier
— M. molybdea Hampson
— M. mariaeclarae Pelletier
— M. rotundiplaga Gaede
— M. fiavilinea Pelletier
Ces espèces ne présentent guère d’autre parenté que d’avoir une costa encore relativement peu
développée (mais plus que dans le groupe de M. macuUfera) ; de plus, les armures des $ sont très
divergentes; en fait, seules les deux dernières espèces font une bonne transition entre le groupe pré¬
cédent et le groupe suivant.
3® GROUTE de M. inscripta.
— M. inscripta F. Walker
— M. mediana Hampson
— M. altemata Gaede
Ces trois espèces forment un petit groupe très homogène tant du point de vue des armures S
que des armures $ L’armure présente une costa terminée par un processus digiciforme atteignant
les 2/3 voire les 4/5 de la longueur de la valve, par ailleurs le sacculus présente une sorte de forma¬
tion circulaire sclérifiée caractéristique.
4° GrOLTE de m. talusina.
L’armure c7 est de grande taille dans ce groupe avec notamment la costa se terminant à droite
par un processus très effilé atteignant ou dépassant l’extrémité du reste de la valve ; à gauche, la costa
est plus courte, effilée ou terminée en tm crochet court; le saccus est de plus fin et court. À une
grande sunilitude au niveau des armures génitales mâles, les espèces de ce groupe ajoutent ime réeUe
homogénéité dans l’habitus externe et en particulier le dessin des ailes antérieures.
Appartiennent à ce groupe :
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
13
— M. insulata (F. Walker), le processus terminal de la Costa est ici rétréci sans être pointu à
l’extrémité.
— M. talusina (Schaus)
— M. carcassoni Pelletier
— M. dubia Pelletier
— M. silvicola Viette
— M. gabonensis Pelletier
— M. dentimacula Pelletier
— M. apicalis Hampson
— M. trista Pelletier
— M. kirdii Pelletier
5° Trois espèces placées à la suite du groupe de M. talusina présentent des formations parti¬
culières en lame ou en processus digitiforme très développé, issues soit de la Costa — M. aequatorialis
Pelletier — soit de la valvula — M. magniplaga Hampson — soit du teguraen lui-même — M. secticona
Hampson —. Inutile de souligner combien ces espèces sont rassemblées artificiellement, elles repré¬
sentent en fait autant de type d’armure particulier bien que leur habitus externe soit franchement de
type Marcipa.
6° Les trois espèces suivantes font la transition entre le groupe de M. inscripta et le groupe sui¬
vant du fait de la forme de la costa.
Il s’agit de :
— M. pyramidalis (Hampson)
— M. angulina (P. MabiÙe)
— M. curvilinea Pelletier
7° Groupe de M. semilunata.
Comme dans le groupe de M. talusina, la costa de l’armure cj est plus allongée que chez les
espèces du groupe de M. inscripta mais elle se termine ici par un processus bifide parfois très pointu.
Ont été rangés dans ce groupe :
— M. semilunata Pelletier
— M. amaba Hampson
— M. catoxantha (Holland)
— M. plantei Pelletier
— M. camerunica Pelletier
Bien que les (J de M. catoxantha et de M. plantei n’aient pas été identifiés avec certitude, la
majorité des tS examinés et présentant im habitus externe de M. catoxantha (sensu lato) ont des
armures très voisines de celle de M. semilunata.
8° Groupe de M. monosema.
Les armures dans ce groupe varient d’un type à costa large terminée cependant encore par
un processus courtement bifide (et non plus fin comme précédemment) è des formes où ce processus
disparut progressivement, la costa devenant alors très volumineuse. Les armures génitales $ sont
caractérisées par la présence d’un ductus bursae long et sclérifié.
— M. truncata Pelletier fait la transition avec le groupe précédent
— M. bergeri Pelletier
— M. accentifera Pelletier
— M. bernardii PeUetier
— M. holmi Fletcher
— M. dargei Pelletier (position incertaine)
— M. callaxantha (Kenrick)
— M. phaeodonta Hampson
Source : MNHN, Paris
14
JEAN PELLETIER
— M. vuattouxi Pelletier
— M. monosema Hampson
— M. splendens Pelletier
— M. pinheyi Pelletier (position incertaine)
— M. eucrines (Hampson)
— M. endoselene Hampson
— M. nimba Pelletier
— M. acutanguta Pelletier
- M. flavealis Pelletier
— M. amaniensis Pelletier
— M. panimicta (Bethune-Baker)
— M. xanthomochta D. S. Fletcher
9° Groupe de m. dimera.
Les espèces de ce petit groupe présentent des armures <5* très homogènes : la costa est dissymé¬
trique entre les valves, large, crénelée sur le bord externe, de forme seraiovalaire, plus courte que le
reste de la valve; ce type d’armure paraît dériver de certaines formes à costa développée du groupe
précédent tel M. pammicta.
— M. dimera Hampson
— M. rougeoti Pelletier
— M. acuta A. E. Prout
10° Les 5 espèces suivantes, de place incertaine, présentent une costa de forme contournée,
terminée parfois par un processus falciforme ou en crochet issu de sa partie interne (et non à l’extré¬
mité de sa partie externe comme précédemment).
— M. pulchra Pelletier
— M. argyrosemioides Pelletier
— M. brunnescens Pelletier
— M. nyei Pelletier
— M. disrupta Hampson
11° Groupe de m. heterospila.
Ces espèces présentent des armures génitales c? grêles où c’est la costa qui reste seule bien
développée, le reste de la valve étant réduit.
— M. ruptisigna Hampson
— M. heterospila (Hampson)
— M. madagascariensis Pelletier
— M. noel Viette
— M. crocataria Pelletier, chez qui le processus supérieur terminal de la costa est garni d’une
touffe de poils denses et courts.
— M. orientalis Pelletier est rattaché à ce groupe bien que la costa soit plus réduite car elle
présente, comme M. crocataria^ une touffe dense de poils courts à l’extrémité de la costa mais aussi
du reste de la valve.
12° Les quatre dernières espèces présentent des types d’armure nettement différents entre eux
et de tous les autres Marcipa ; toutefois ces espèces, si l’on excepte M. makokouensis, ont l’habitus
caractéristique des Marcipa typiques.
— M. lutearia Pelletier a une costa large terminée par une série de longues et fortes épines.
— M. makokouensis Pelletier présente un vinculum particulièrement large de même que l’en¬
semble de la valve. L’insertion de cette espèce dans le genre Marcipa n’est peut-être que provisoire.
— M. argyrosema Hampson
— M. viettei Pelletier, ces deux espèces présentent la particularité de n’avoir pas au niveau de
l’armure génitale mâle, de costa individualisée.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
15
Ainsi, si la majeure partie des Marcipa s. 1. se regroupe autour de huit types d’armure mâle,
certains dérivant indéniablement les uns des autres, une vingtaine d’espèces présentent des types par¬
ticuliers peu propices à la dichotomie en sous-genres.
Espèce non reconnue
Je n’ai pu malheureusement retrouver la trace de M. maculiferoides Strand et cette espèce n'est
pas incluse dans le présent travail; ce Marcipa serait très voisin de M. macutifera P. Mabille selon
Strand (1914) et la possibilité qu’il soit identique à M. kirdii Pelletier, seule espèce très voisine de
M. macutifera, est discutée lors de la description de cette dernière espèce.
ESPÈCES RETIRÉES DU GENRE Marcipa
Les espèces suivantes ont été retirées du genre Marcipa au vu de leur habitus externe principa¬
lement. cette décision apparaissant justifiée lorsque l’examen des armures génitales a pu être effectué ;
ces espèces ne seront donc pas traitées ultérieurement.
— M. nigropunctifera D. S. Fletcher et Viette
— M. madegassa Viette
— M. achyropa Viette
— M. contorta Viette
— M. bullifera Viette
— M. liberta Viette
— M. miraja Viette
— M. acephala Strand, qui n’est pas, comme l’indique Gaede (1939), proche de M. argillacea
Holland par l’habitus externe.
Certaines de ces espèces, telles M. achyropa, M. bullifera, M. liberta, ont été rangées par
BERIO (1966) dans le genre Marcipopsis décrit par cet auteur et indiqué par lui comme étant très
proche du genre Marcipa F. Walker. En fait, les armures des mâles de Marcipopsis décrites par
BeriO (1966) s’éloignent nettement du genre Marcipa par leur valve large, sans costa individuahsée.
CLÉ DES ESPÈCES DE MARCIPA ET MARCIPALINA
La logique voudrait que les divisions majeures mentionnées ci-dessus forment l’ossature de la clé
dichotomique proposée. Cependant, après mûre réflexion, il m’a semblé préférable, d’un point de vue
pragmatique, de présenter une clé fondée, sauf stricte nécessité, sur les caractères de l’habitus externe,
toutes les espèces de Marcipa et de Marcipalina étant confondues. En effet, l’habitus des Marcipalina
apparaît aussi varié que celui des Marcipa sans qu’un critère précis issu de la seule morphologie
externe puisse les séparer de ces derniers; or, d’une part, les femelles de nombreuses espèces sont
encore inconnues, d’autre part, l’identification à partir des armures génitales femelles serait plus déli¬
cate qu’à partir de l'habitus externe. Ainsi, si le regroupement des espèces à partir de l’armure géni¬
tale mâle pourrait être considéré comme plus rigoureux, il présenterait en revanche le désavantage
majeur d’exclure les femelles de la clé dichotomique alors que dans la grande majorité des cas les
dessins des ailes antérieures, suffisants généralement pour la détermination, sont semblables dans les
deux sexes.
Source : MNHN, Paris
16
JEAN PELLETIER
Dans la clé ci-dessous les noms des espèces appartenant au nouveau genre Marcipalina sont pré¬
cédés de « Ma. », alors que ceux des espèces laissées dans le genre Marcipa sont précédés de « M. ».
Ainsi qu’il a été indiqué ci-dessus, l’utilisation des caractères issus de l’armure génitale mâle a
été réduite au minimum; on doit cependant mentionner tout l’intérêt de l’examen de cette armure
chez les Marcipa notamment, où des espèces très voisines extérieurement présentent en fait de grandes
différences dans la conformation des armures.
1. Aire médiane des ailes antérieures de type A {cf. fig. 2 a). 2
— Aire médiane d’un type différent. 15
2. Ailes postérieures grises ou blanchâtres. 3
— Ailes postérieures nettement jaimes au moins en partie. 12
3. Tache subapicale brun foncé absente. 4
— Tache subapicale présente. 5
4. Tache médiane largement développée en demi-cercle. M. semilunata n. sp. (p. 87)
— Tache médiane réduite, plus étroite à sa base au bord interne de l’aile qu'en son milieu . .
M. rotundiplaga Caede (p. 56)
5. Taches médiane et subapicale d'un noir profond, ailes postérieures blanchâtres.
M. magnipiaga Hampson (p. 77)
— Taches brun foncé, non noires, ailes postérieures grises. 6
6. Réniforme bien marquée, au moins en partie brun foncé de même teinte que la tache
médiane du bord interne. 7
— Réniforme à peine marquée, moins foncée que la tache médiane. 9
7. Ailes antérieures et postérieures foncées, fortement bleutées le long du bord costal des
antérieures depuis Taire médiane jusqu’à Tapex. M. molybdea Hampson (p. 53)
— Ailes plus claires, non bleutées à Tapex. jj
8. Tache médiane brune semiovalaire, à bord externe convexe.
Ma. melanoconia (Hampson) (p. 25)
— Bord externe de la tache médiane linéaire ou concave. M. camerunica n. sp. (p. 88)
9. Tache médiane développée, son bord interne arrondi. M. truncata n. sp. (p. 90)
— Tache médiane subtriangulaire. 10
10. Aire submarginale traversée longitudinalement par une fascie très foncée. (p. 24)
Ma. hayesi (Pelletier)
— Aire submarginale sans fascie noirâtre. 11
11. c?. Valves soudées entre elles et vesica du pénis avec un cornutus. $. Bourse copulatrice
glabre antérieurement. Ma. triangulifera (Holland) (p. 29)
— <?• Valves non soudées entre elles et vesica du pénis avec une touffe de fins comuti.
$. Bourse copulatrice couverte de spiculés. M. flavilinea n. sp. (p. 57)
12. Ailes postérieures largement noirâtres le long du bord externe, grande taille (37 mm).
M. bergeri Pelletier (p. 91)
— Ailes postérieures peu ou pas noirâtres le long du bord externe, taille plus petite. . 13
13. Tache médiane du bord interne réduite. M. endoselene Hampson (p. 108)
— Tache médiane largement développée. 14
14. Ç, avec le ductus bursae sclérifié sur toute sa longueur, mais sur une partie seulement de
sa circonférence (çj non reconnu avec certitude). M. plantei n. sp. (p. 87)
— Ç, avec le ductus bursae entièrement sclérifié (<5* non reconnu avec certitude).
M. catoxantha (Holland) (p. 84)
Source : Mt-JHN, Paris
REVISION DU GENRE MARCIPA
15. Aire médiane de type B {cf. fig. 2 b).
• Aire médiane d’un tvpe différent .
20
22
21
. 16
. 26
16. Ailes postérieures jaunes. M. accentifera Pelletier (p. 92)
— Ailes postérieures grises. 17
17. Tache médiane en forme d’arceau, la lunule claire au bord interne de l’aile très nette.
Ma. pustulata (Holland) (p. 42)
— tache médiane non arrondie en arceau. 18
18. Tache médiane large, un peu étranglée en son milieu, son sommet jouxtant l’orbiculaire
volumineuse. M. amaba Hampson (p. 83)
— Tache médiane non étranglée en son milieu. 19
19. Tache médiane en accent circonflexe.
— Tache médiane largement tronquée au sommet.
20. Prolongement écailleux interne issu de la tache médiane très développé (3 mm), tache
subapicale transverse jouxtant la postmédiane, çj. Costa de la valve droite se termi¬
nant en fer de lance. M. dentimacula Pelletier (p. 70)
— Prolongement écailleux normal (1,5 mm), tache subapicale ne jouxtant pas la post¬
médiane, Costa de l’armure ^ se terminant par un processus effilé.
21. <J. Armure avec expansion médiane du sacculus digitiforme. Madagascar.
M. silvicola Viette (p. 67)
— (J. Armure avec expansion médiane du sacculus triangulaire.... M. gabonensis n. sp. (p. 68)
22. Aire médiane avec tache du bord interne transverse. 23
— Tache du bord interne étirée en hauteur. 24
23. Ailes postérieures en partie blanc sale. M. rougeoti Pelletier (p. 118)
— Ailes postérieures uniformément grises. M. splendens Pelletier (p. 104)
24. Bord externe'des antérieures gris rougeâtre, petite taille (25 mm) . . Ma. rubra n. sp. (p. 32)
— Bord externe largement rembruni. 25
25. Ailes antérieures effilées ; çj- Armure avec costa terminée par un processus effilé .
M. nyei n.
— Ailes antérieures relativement courtes, c?- Armure avec la costa terminée par un proces¬
sus très large. M. brunnescens n.
26. Aire médiane avec deux taches brun foncé semiovalaires, entourées d’un liseré bleuté au
niveau du bord interne de l’aile. M. mariaeclarae (Pelletier (p. 54)
— Aire médiane avec les taches du bord interne différemment disposées. 27
27. Aire médiane de type C net (cf. fig. 2 c,). 28
— Aire médiane de type intermédiaire entre C et D (cf. fig. 2 Cj) avec au moins l’une des
taches brunes du bord interne légèrement étranglée au milieu, ou aire médiane de
type D (ç/i fig. 2 di ou 2 dj) ’. 53
28. Ailes postérieures jaune pâle ou jaune vif en majorité. 29
— Ailes postérieures blanches ou grises. 34
29. Aire médiane avec la partie centrale bleue ou violacée du bord interne au bord costal. 30
— Aire médiane à partie centrale non bleutée. 31
30. Ailes postérieures entièrement jaune vif. Madagascar. M. noel Viette (p. 131)
— Ailes postérieures jaune avec le bord interne gris. M. nimba n. sp. (p- 109)
31. Taches de l’aire médiane jaunes. 32
— Taches du bord interne de l’aire médiane brun noir. M. pyramidalis (Hampson) (p. 79)
sp. (p. 124)
sp. (p. 123)
1. En CSS de deute reprendre en 58.
Source : MNHN, Paris
18
JEAN PELLETIER
32. (J. Armure avec la xosta munie à l’extrémité de longues épines . . . M. lutearia n. sp. (p. 134)
— (J. Armure avec la costa sans épines. 33
33. (J. Armure à costa largement échancrée à l’extrémité, en particulier à droite.
M. crocataria n. sp. (p- 132)
— (J. Armure à costa non échancrée. Ma. lutea n. sp. (p, 44)
34. Ailes postérieures bicolores, grises dans la moitié externe, jaune pâle dans la partie
interne.M. argyrosemioides Pelletier (p. 122)
— Ailes postérieures entièrement blanchâtres ou grises. 35
35. Fond de l’aile antérieure de teinte entièrement violacé foncé. 36
— Fond de l'aile avec des zones brunes ou jaunâtres. 37
36. 3- Costa peu développée ne dépassant pas le milieu de la valve.
M. maculifera (P. Mabille) {p. 47)
— 3- Costa développée se terminant par un processus effilé dépassant très largement le
milieu de la valve. M. kirdii Pelletier (p. 73)
37. Aire médiane à partie centrale bleutée ou violacée du bord interne au bord costal. . . 38
— Aire médiane sans partie centrale bleutée ou violacée. 41
38. Aire basale jaune pâle. M. argyrosema Hampson (p. 137)
— Aire basale brune ou violacée. 39
39. Aires basale et médiane ^^oiacées. M. amaniensis n. sp. (p. 112)
— Aires basale et médiane de teinte différente. 40
40. Ailes postérieures grises. M. aequatorlalis Pelletier (p. 74)
— Ailes postérieures blanc sale. Ma. minima n. sp. (p. 46)
41. Réniforme brune volumineuse avec une petite virgule blanche centrale; ailes anté¬
rieures blanchâtres ou brun très clair.;. 42
— Réniforme, si présente, sans virgule blanche centrale. 44
42. Concavité de la réniforme avec une petite tache brune très proche. 43
— Pas de tache brune entre la concuAité de la réniforme et la postmédiane.
M. disrupta Hampson (p. 125)
43. Orbiculaire formée d’un anneau d’écailles brunes, clair en son centre.
M. secticona Hampson (p. 78)
— Orbiculaire pleine. M. viettei Pelletier (p. 139)
44. Ailes postérieures blanchâtres. M. lieterospiia (Hampson) (p, 128)
— Ailes postérieures nettement grises. 45
45. Réniforme peu distincte, les dessins réduits aux taches brun noir de l’aire médiane au
bord interne de l’aile. M. madagascarlensis n. sp. (p. 129)
— Réniforme nette. 46
46. Tache brune externe de l’aire médiane, au bord interne de l’aile avec un diverticule
net orienté vers la réniforme. Ma. tanzaniensis Pelletier (p. 45)
— Tache bnme externe réduite, sans diverticule. 47
47. Aire submarginale avec une tache triangulaire noire à base au niveau de la marge,
située sous la tache subapicale. M. apicalis Hampson (p. 71)
— Aire submarginale sans tache noire sur la marge. 48
48. Orbiculaire et réniforraes noires, arrondies et volumineuses. 49
— Orbiculaire étirée, réniforme brune à contours noirs ou noire mais non arrondie.... 50
49. Trois taches brunes costales au niveau de l’aire médiane . . . Ma. niptisignoides n. sp. (p. 27)
— Deux taches costales.IVJ. ruptislgna Hampson (p. 126)
Source : MUHhl, Paris
REVISION DL GENRE MARCIPA
19
Tache la plus basale de l'aire médiane, au bord interne des ailes antérieures, étirée
vers le bord costal. M. dubia n. sp. {p. 66)
Tache la plus basale arrondie- au sommet, en forme de casque. 51
(J. Armure avec la costa terminée par un processus digitiforme identique chez les
deux valves. M. insulata (F. Walker) (p. 63)
Costa dissymétrique. 52
cJ. Valves carrées à l’extrémité, costa à processus termina! efHlé à droite, très court
et en crochet à gauche. M. carcassoni Pelletiei (p. 65)
(5'. Valves arrondies aux extrémités, processus terminal de la costa assez large à droite
et à gauche. M. talusina (Schaus) (p. 64)
Postmédiane rejoignant l’antémédiane après un parcours sinueux dans la zone discale ;
pas de tache subapicale ni de tache médiane développées. M. curvilinea n. sp. (p. 82)
Postmédiane ne rejoignant pas l’antémédiane. 54
Ailes antérieures paraissant formées de 4 bandes parallèles. 55
Ailes antérieures non divisées en bandes parallèles. 56
Aire médiane brun rougeâtre bordée intérieurement d’une fine ligne blanche.
Ma. Hneata n. sp. (p. 23)
Aire médiane violacée bordée intérieurement par les taches brunes du bord interne.
Ma. violacea (Pelletier) (p. 22)
Tache subapicale remplacée par une fascie brunâtre ou une série de traits sombres
atteignant au moins le milieu de Paire submarginale. 57
Tache subapicale, si présente, non en forme de fascie ou résultant d’une série de traits
sombres. 58
Ailes postérieures blanches, ailes antérieures rougeâtres . . Ma. submarginalîs (Gaede) (p. 33)
Ailes postérieures grises, ailes antérieures gris, brun foncé et rougeâtre mélangés . . .
Ma. berioi Pelletier (p. 31)
Ailes postérieures jaunes, ou de teinte crème ou ivoire. 59
Ailes postérieures grises ou brun clair. 72
Ailes postérieures entièrement jaune vif. 60
Ailes postérieures avec une portion grise. 65
Aire médiane mal délimitée. 61
Aire médiane bien délimitée au moins postérieurement par les taches du bord interne. 62
Collier brun noir. M. monosema Hampson (p. 102)
Collier fauve. M. pulchra n. sp. (p. 121)
Aire médiane de type Cj {cf. fig. 2 Cj), tache subapicale brun foncé nette. 63
Aire médiane de type D {cf. fig. 2 d), tache subapicale peu nette, un peu plus foncée que
le reste de l’aire submarginale, petite taille. 64
Orbiculaire jaune doré. M. orientalis n. sp. (p. 133)
Orbiculaire noire. M. pinheyi Pelletier (p. 105)
Aires basale et submarginale avec im fort semis d’écailles brunes. Madagascar.
M. callaxantha (Kenrick) (p. 98)
Aires basale et submarginale de teinte brun rosé plus vive en l’absence d’écailles
sombres. M. phaeodonta Hampson (p. 100)
Deux taches brun noir volumineuses présentes sur le bord costal.
M. bernardii Pelletier (p. 94)
Tache subapicale seule présente sur le bord costal ou pas de tache subapicale. 66
Source ; MNHN, Paris
20
JEAN PELLETIER
Ailes antérieures bran très clair pratiquement sans dessins, ailes postérieures de
teinte crème. Ma. albescens Pelletier (p. 39)
Aire médiane des antérieures bien délimitée, tache subapicale présente, ailes posté¬
rieures jaune pâle ou vif. 67
Tête roux vif. 68
Tête brune.. 69
Réniforme jaune peu distincte. M. eucrines (Bethune-Baker) (p. 106)
Réniforme brune. M. vuattouxi n. sp. (p. 101)
Aire médiane avec une partie centrale gris bleuté joignant le bord interne au bord costal. 70
Aire médiane sans partie centrale gris bleuté. 71
Tache brune interne de l’aire médiane faiblement étranglée en son milieu, ailes posté¬
rieures blanchâtres. M. angulina (P. Mabille) (p. 80)
Tache brune interne de l’aire médiane linéaire {cf. fig. 2 d,), ailes postérieures jaune
paille. M. dargei n. sp. (p. 97)
Tache brune la plus basale de Taire médiane brun foncé, formant une bande sombre
nette, joignant le bord interne au bord costal. M. flavealis n. sp. (p. 111)
Tache brune la plus basale différente, ne formant pas une bande nette.
M. holmi D. S. Fletcher (p. 95)
Tache subapicale absente.
Tache subapicale présente.
Ailes antérieures coupées en deux par une étroite bande brune médiane.
Ma. laportei (Pelletier) (p. 36)
Ailes antérieures sans bande médiane brune. 74
Aire médiane avec une tache bleutée au bord interne et une autre au bord costal, ailes
postérieures grises. Ma. grisescens n. sp. (p. 41)
Ailes antérieures sans taches bleutées, ailes postérieures brunes.
Ma. detersa (Holland) (p. 41)
Aires basale et médiane violacé foncé ou gris noir. 76
Aire médiane ou aire basale brune. 81
Aire submarginale brune ou violacée, avec une éclaircie jaunâtre. 77
Ailes antérieures entièrement sombres. 78
Aire submarginale entièrement brun clair, tache subapicale exceptée.
M, dimera Hampson (p. 117)
Aire submarginale foncée comme le reste de l’aile mais avec une éclaircie jaunâtre
vers le tomus. Ma. obscura n. sp. (p. 35)
Ailes antérieures très fortement falquées. 79
Ailes antérieures peu falquées... 80
Réniforme à peine visible. M. trista n. sp. (p. 72)
Réniforme bien marquée, entourée d’un liseré jaune. Sao Tomé.
M. acuta A. E. Prout (p. 120)
Réniforme à peine visible. M. xanthomochla D. S. Fletcher (p. 115)
Réniforme bien marquée, entourée d’un liseré jaune. Ma, clenchi Pelletier (p. 34)
Postmédiane linéaire puis rejoignant, en faisant un angle aigu, la tache brune externe
de Taire médiane réduite à un filet (c/ fig. 2 dj). 82
Postmédiane à tracé différent. 84
Tache subapicale brun noir. 83
Tache subapicale brune.M. pammicta (Bethune-Baker) (p. 114)
73
75
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
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83. Grande taille (40 mm), réniforme de même teinte que Paire médiane.
M. acutangula Pelletier (p. 110)
— Taille moyenne (30 mm), réniforme brune de teinte différente du reste de Paire médiane.
Ma. umbrosa (Holland) (p. 28)
84. Réniforme jaune, tache subapicale brun noir volumineuse . . . M. makokouensis n. sp. (p. 136)
— Réniforme brune ou grise. 85
85. Postmédiane sinueuse très fine rejoignant la tache brune externe du bord interne, elle-
même réduite à une ligne très ténue. 86
— Postmédiane et tache brune externe de Paire médiane différentes. 87
86. Tache subapicale formée de deux traits noirs parallèles. M. bistriata n. sp. (p. 52)
— Tache subapicale pleine, brun noir uniforme. M. argillacea (Holland) (p. 51)
87. Tache subapicale volumineuse, antémédiane et tache interne de Paire médiane brun
noir formant deux traits épais se rejoignant en formant un angle presque droit. . .
M. douala Pelletier (p. 50)
— Tache subapicale non volumineuse, antémédiane et tache interne de Paire médiane
différentes, non pas en forme de traits épais. 88
88. <S- Armure génitale avec costa ne dépassant pas la moitié de la longueur de la valve. 89
— (J. Costa presque aussi allongée que la valve. 91
89. <5*. Taches brunes au bord interne des antérieures effilées ; taches costales bien visibles.
Armure génitale à valves soudées en un point k la base, plutôt carrées à l’extrémité.
M. kasai n. sp. (p. 49)
— {j*. Taches brunes du bord interne courtes ; taches costales peu visibles sur le bord
sombre. Armures génitale à valves longuement soudées à la base, arrondies k l’extré¬
mité. 90
90. <5*. Armure génitale avec un saccus net. Ma. conjuncta (Gaede) (p. 38)
— (S. Pas de saccus net. Ma. confluens (Hampson) (p. 37)
91. Teinte grise avec une éclaircie blanche souvent présente dans Paire submarginale, réni¬
forme peu distincte. M. alternata (Gaede) (p- 61)
— Teinte brune ou violacée, réniforme paraissant volumineuse par la présence d’une
tache difiuse foncée dans sa concavité. 92
92. <7- Armure génitale avec la costa terminée par un processus élargi k l’extrémité ; aire
médiane brune, parfois violacée k réniforme jaune. M. mediana Hampson (p. 60)
— (7. Costa non terminée par un processus dilaté ; réniforme brune paraissant ronde par
une tache foncé. M. inscripta Walker (p. 58)
Source : MNHN, Paris
22
JEAN PELLETIER
PARTIE DESCRIPTIVE
Genre Mardpalina Pelletier
Marcipalina violacea (Pelletier) comb. n. (pt. I, fig. 1).
Marcipa violacea Pelletier, 1974, Lambillionea, LXXJV, p. 53, fig.
Type. Holotype : 1 <J, Gabon, Belinga, camp central, 700 m, 22-III-1963 {G. Bemardî) (genitalia
prép. J. Pelletier n° 222) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Description. Envergure 26,5 mm. Dessus de la tête et collier brun clair. Ailes antérieures à
peine falquées, divisées en bandes parallèles à reflets violacés. Aire submarginale grise sans tache
subapicale nette, aires postmédiane et basale violet très clair, brillant. Aire médiane violet foncé déli¬
mitée par deux fines bandes brun foncé allant du bord costal au bord interne de l’aile, celui-ci sans
tache foncée en son milieu (aire médiane de type D, cf. fig. 2 dj) ; orbiculaire noire punctiforme, cerclée
de claire ; réniforme peu apparente avec la partie antérieure dans la bande brune externe de l’aire
médiane et la partie postérieure jaunâtre. Aire basale avec un point noir près de la base. Ailes posté¬
rieures grises à franges brunes.
Dessous des quatre ailes gris jaunâtre avec un petit point discal et quelques points marginaux
peu nets au niveau des postérieures.
Armure génitale (fig. 6). — Uncus court, vinculum arrondi, saccus à peine esquissé ; pénis avec
vésica armée d’une touffe de comuti fins et courts et d’un long cornutus isolé.
$. Même habitus externe que le mâle, le seul spécimen examiné d’envergure 24 mm.
Armure génitale (fig. 7). — Bourse copulatrice glabre à l’extrémité antérieure, plus sclérifiée à la
partie postérieure avec une petite zone de spiculés entre les deux ; apophyses antérieures et postérieures
très, fines.
Répartition géographique. Dates de capture. - CAMEROUN. Efulen, 9-V et 15-VI-1923 (2 <5* par.)
{H. L. Weber) ; Lolodorf (1 ^ par.) (L. Conradt).
Gabon. Belinga, camp central, 700 m, 22-111-1963 (<? hol. et 1 ç? par.) et 3-1V-1963 (1 Ç par.)
{G. Bemardî).
Discussion. L’habitus externe de M. violacea, avec en particulier les ailes antérieures divisées en
bandes parallèles, est suffisant pour la diagnose. La seule espèce voisine, avec également les antérieures
divisées en bandes parallèles, est M. lineata Pelletier, dont l’aire médiane est bordée ultérieurement
par une fine ligne blanche et non par une ligne brune comme chez M. violacea.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
23
Marcipalina lineata n. sp. (pl. 1, fig. 2)
Type. Holotype ; 1 <J, Cameroun, Efulen, 13-\'II-I922 (H. L. Weber) (genitalia prép. J. Pelletier
n° 300) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Description. (J. Envergure 30 mm. Tête, patagia et teguJae en entier brun rouge. Ailes antérieures
peu falquées, de teinte brun rouge, divisées en quatre bandes par trois lignes approximativement paral¬
lèles. Franges brunes. Bord externe marqué par de petits points marginaux. Aire subterminaie brun
clair à reflets violacés, limitée intérieurement par une bande brun foncé qui s’éclaircit progressive¬
ment pour prendre une teinte brun rouge. Cette aire postmédiane est séparée de l’aire médiane plus,
foncée par une fine Lgne blanche qui s’étend du bord costal au bord interne en passant par la réni-
forme à peine visible; mal définie au bord costal, cette ligne blanche est surtout nette vers le bord
interne. La ligne antémédiane de même teinte mais plus oblique sépare l’aire médiane de l’aire basale
brun clair à reflets violacés. Une minuscule tache noire est située près de la base de l’aile. Bord costal
ocre (détail visible à la binoculaire). Ailes postérieures grises à franges brunes et points marginaux à
peine marqués.
Dessous des quatre ailes brun à reflets faiblement bleutés, brillants ; présence d’un point discal
peu visible et de points marginaux nets seulement au bord externe des postérieures.
Armure génitale (fig. 8). — Uncus court et vinculum arrondi; pénis avec la vesica armée d’une
touffe de fins comuti et d’un gros cornutus peu sclérifié.
Ç. Même habitus externe que le mâle, le seul spécimen examiné d’envergure 27 mm. 7® sternite
abdominal avec une formation médiane semicirculaire sclérifiée et granuleuse.
Armure génitale (fig. 9). — Bourse copulatrice avec une rangée médiane de petits spiculés et
sclérifiée postérieurement jusqu’au ductus bursae très court.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Efulen, ll-IV-1923 (1 <5* par.), 18-V-
1922 (1 $ par.), 13-V1I.1922 (1 ç? hol.), 19-X-1922 (1 <? par.) {H. L. Weber).
Source : MNHN, Paris
24
JEAN PELLETIER
Discussion. M. lineata est bien caractérisé par son habitus externe et ne peut être confondu
avec aucune autre espèce. Bien que son aspect l’éloigne de l’habitus ordinaire des Marcipa s. 1., la
présence des palpes courts, de prolongements écailleux au-dessus des ailes postérieures et surtout l’ar¬
mure génitale attestent l’appartenance à ce groupe de M. lineata.
Marcipalina hayesi (Pelletier) comb. n. (pl. 1, 6g. 3)
Marcipa hayesi Pelletier, 1975, Lamhillionea, LXXIV, p. 88.
Type. Holotype : 1 S, Ouganda, Bwamba Toro, lX-1961 (A'. Milton) (genitalia prép. BM Noct.
n° 7731) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. (J. Envergure 28-29 mm. Tête et colher brun très foncé. Ailes antérieures peu fal-
quées avec des dessins formant des bandes grossièrement parallèles. Franges grises. Points marginaux
noirs. Aire subterminale grise bordée intérieurement d’une bande brune assez irrégubère. Aire post¬
médiane brun clair à rebets violacés incluant la réniforme peu marquée, voire obsolète, normalement
constituée de deux rangées d’écailles sombres entourées d’im cercle d’écailles jaunes. Aire médiane de
type A {cf. 6g. 2 a) paraissant formée de deux triangles opposés dont les bases seraient respectivement
au bord costal et au nord interne de l’aile, l’orbiculaire punctiforme constituant leur sommet commun ;
le triangle antérieur formé de deux traits bruns partant du bord costal enserre une tache grise tandis
que le triangle postérieur uniformément brun noir forme une tache centrale au miüeu du bord interne
de l’aile. Aire basale de même teinte que l’aire postmédiane avec une petite tache brun foncé près de
la base. Ailes postérieures grises y compris les franges.
Dessous des qua.tre ailes gris à franges sombres, avec les points marginaux peu visibles et un
point discal bien marqué.
Armure génitale (6g. 10). — Caractéristique du genre, sans saccus; pénis avec vesica armée de
petits comuti formant une touffe semicirculaire, plus un gros cornutus bulbeux.
Source : MNHN, Paris
HÉVISION DU GENRE MARCIPA
25
Ç. Semblable au mâle, le seul exemplaire connu est de petite taille ; envergure 25,5 mm.
Armure génitale (fig. 11). — Parties postérieure et latérale de la bourse copulatrice sclérifiées
et bordées d’une petite zone de spiculés.
Fie. 10 et 11- — Martipalina hayesi (Pelletier).
— 10. armure génitale <3* et pénis avec vesioa extériorisée. — 11. armure génitale Ç.
Répartition géographique. Dates de capture. — GABON. Mt Bengué, 8-X-1967 {G. Bemardi).
Zaïre. Sankuru, Dimbelenge, 20-V-1953 (1 <S par.) (A/. Fontaine) ; Mt Hoyo, Bunia, Ituri, III
{R. H. Carcasson).
Ouganda. Bwamba Toro, IX-1961 (c? hol.) (A^. Milton).
Discussion. M. hayesi ne peut être confondue avec aucune autre espèce connue à ce jour. Toute¬
fois en considérant que l’holotype provient de l'Ouganda et que la seule femelle connue est nettement
de plus petite taille et provient du Gabon, cette dernière n’a pas été incluse dans la série type bien
que son appartenance k l’espèce M. hayesi soit la plus probable.
Marcipalina melanoconia (Hampson) comb. n. (pl. I, hg. 4).
Marcipa melanoconia Hampson, 1926, Descr. Gen. Spec. Noctuinae, p. 166.
Marcipa melanoconia Hampson (orthographié melanconia) \Cm.oz, 1939 in Sejtz, Gross-Schmett d. Erde, 15, p. 295,
pL 35 rangée d.
Types. 1 Ghana, Bibianaba, 7{X) ft, V-1912 {H. G. F. Spurrell) (genitalia prép. BM Noeî.
n° 7898) (British Muséum (N. H.), Londres).
1 $, même localité et même récolteur. V-1912 (British Muséum, Londres).
Le <J est désigné ici comme LEGTOTYPE.
Description, çj. Envergure 28-34 mm. Tête et collier bruns. Ailes antérieures peu falquées, de
teinte brun clair. Franges grises. Ligne marginale pratiquement continue. Aire submarginale avec une
tache subapicale brun foncé et une éclaircie jaunâtre vers le milieu, parfois avec une autre vers le bord
interne. Aire médiane de type A {cf. fig. 2 a) avec la tache du bord interne brun foncé, semiovalaire,
parfois conique mais non tronquée au sommet ; réniforme volumineuse et orbiculaire petite brun foncé,
cerclées de jaune clair. Aire basale avec une petite tache noire vers la base. Ailes postérieures grises,
quelquefois blanchâtres vers le bord costal.
Source : MNHN, Paris
26
JEAN PELLETIER
Dessous des quatrfe ailes blanchâtre avec un fort semis d’écailles brunes ; points marginaux géné¬
ralement bien marqués surtout aux postérieures ; ces dernières présentent en outre un point discal et
une bande grise médiane.
Armure génitale (fig. 12). — Caractérisée par sa juxta très volumineuse ; saccus court ; pénis à
extrémité sclérifiée portant ventralement au milieu deux petites protubérances; vesica armée d'une
touffe de fins cornuti et un très gros cornutus bulbeux.
Ç. Non reconnue avec certitude mais vraisemblablement semblable au mâle (voir discussion).
Répartition géographique. Dates de capture. - GHANA. Bibianaba, 700 ft, V-1912 ((J lect.)
{H. G. F. Spurrell).
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. Mbata, préfecture de la Lobave, VIII {J. Planté).
Cameroun. Lomié, X.
Zaïre. Sankuru, Lusambo, route Batempa, VII {M. Fontaine) ; Sankuru, Kamnamba, VIII
{P. Hostie) : Kibali-Ituri, Nioka, I\' {J. Hecq) ; Bolingos, Busira, VI (/. Ghesquière).
Discussion. Le mâle de M. melanoconia est bien caractérisé par la tache semiovalaire médiane
et simultanément une réniforme volumineuse (différence avec M. magniplaga Hampson et M. semilu-
nata Pelletier, chez qui la réniforme est claire ou absente).
En revanche, la détermination de la femelle est plus délicate. En effet, HaMPSON a décrit comme
Source : MNHN, Paris
aÉVISION DU GENRE MARCIPA
27
type Ç un spécimen chez qui la tache médiane est franchement tronquée au sommet; bien que cap¬
turée dans la même localité que le cJ lectotype, cette femelle ne semble pas appartenir à la même
espèce car une Ç capturée au Zaïre (Lusambo) ressemble tout à fait aux (5* de M. melanoconia pris
dans la même région {M. Fontaine); malheureusement, cette femelle ne possède pas son abdomen. Un
autre spécimen très voisin et simplement un peu plus clair présente également la tache médiane semi-
ovalaire des (J et pourrait bien être également la femelle de M. melanoconia (Lowowo Valley, W. Kivu,
T. A. Barns). L’armure génitale de ce spécimen est représentée fig. 13. Quant au type $ de HAMPSON,
il se rapproche davantage de M. truncata Pelletier, chez qui la tache médiane brun foncé est pleine et
presque carrée.
Marcipalina ruptisignoides n. sp. (pl. I, fig. 5).
Type. — Holotvpe : 1 (J, Makokou-coUine, Mission biologique, 21-X-1967 {G. Bernard!) (genitalia
prép. J. Pelletier n° 221) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Frc. 14 et 15. — Marci/mlina ruptisignoides n. sp.
— 14, armure génitale J et pénis avee vesiea ertériorisée. — 15, armure génitale J.
Description. Envergure 25-33 mm. Tête brun clair, collier brun foncé. Ailes antérieures légè¬
rement falquées, de teinte fondamentale brun clair à faibles reflets bleutés. Franges brunes. Ligne mar¬
ginale brune constituée de petits chevrons intemervuraux contigus, parfois soulignés de clair. Aire sub¬
marginale avec une tache subapicale brun-noir bordée postérieurement de clair et deux éclaircies plus
ou moins prononcées, l’une au milieu de l’aire et l’autre près du tornus, saupoudrée d’écailles noires.
Aire médiane de type C (cf. fig. 2ci); réniforme volumineuse, noire avec souvent le centre plus clair;
orbiculaire noire ; bord costal avec trois traits bruns, la postmédiane partant du plus externe ; les
diverses taches de l’aire médiane sont soulignées d’un liseré clair. Aire basale avec un point noir près
de la base également entouré de clair. Ailes postérieures gris pâle avec une faible ombre discale.
Franges brunes.
Dessous des ailes antérieures gris ; ailes postérieures blanchâtres avec une petite tache discale
formés de deux traits gris, courts et une bande médiane peu nette.
Armure génitale (fig. 14). — Uncus volumineux, saccus faiblement accusé ; pénis avec une touffe
de petites épines ventralement à l’extrémité postérieure ; vesiea armée d’une toufl'e de fins cornuti et
d’un gros cornutus isolé.
Source : MNHN, Paris
28
JEAN PELLETIER
$. Habitus externe semblable à celui du iJ; sternite abdominal avec une paire de profondes
fossettes séparées par une plaque sclérifiée en forme de tronc de cône.
Armure génitale (fig. 15). - Lobes de l’oviporus relativement volumineux avec de fortes soies;
ductus bursae court, faiblement sclérifié ; ductus seminalis fin ; bourse copulatrice couverte de forts
spiculés sauf une toute petite zone antérieure.
Répartition géographique. Dates de capture (d’après la série type, holotype et 21 paratypes,
14 d* et 7 Ç).
Guinée. Nimba, Vn-XII-I951, 1 d* {Lamotte et Roy).
CÔTE D’IVOIRE, Abidjan, VII-1966, 1 $.
Cameroun. Massif du Manengouba, piste de Bangen par Mwakoumel, I 240 m, II-IV-1972, 1 d
{Ph. Darge)-, Efulen. 31-V-1922, 1 d Weber) \ Lolodorf, 1894, 1 d (^- Conradt)\ Lomié,
22-V1II-1962 et 4-IX-1962, 1 d et 1 Ç village Kala, 18 km de Yaoundé, 730 m, 24-X1-1972, 1 d
{A. Evoé).
RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. La Maboké, 15-Xn-1964, 1 $ {R. Pujof) ; Mbata, préfecture de la
Lobaye, 1/17-V1IM969. 1 d et 1 $ (/ Plante).
Gabon. Makokou-colline, 21-X-1967, d holotype (G. Bernard!)-, Belinga, camp central, 25-111-
1963,1 $(G. Bernard!)-, confluent lé et Ivindi, Nord de Mvadi, 23-V-1963, 1 d (G. Bernard!).
RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU CONGO. Bafwasende, 16-III-1971, 1 d {^- Isy-Sckwart).
Zaïre. Sankum, Katako-Kombe, 19-Vin et 18-IX-1952, 1 d et 1 $ Fontaine)-, Luebo, 1928,
1 d {J- F- Colin) ; Lulondja, 9-X-1913, 1 Ç {L. Burgeon) ; Lusambo, 15-V1I-1969, 1 d {M- Fontaine) ;
M’bela, XII-1963, 1 d-
Ouganda. Kantera Sango Bay, Masaka, X-1960, 1 d {R- Ü- Carcasson).
Discussion. Espèce jusqu’à présent confondue avec M. ruptisigna Hampson. à laquelle elle res¬
semble beaucoup extérieurement {cf. discussion concernant M. ruptisigna) -, elle en diffère cependant
profondément par l’armure génitale ; elle en diffère encore extérieurement par des détails concernant
les dessins des antérieures dont le plus aisé à reconnaître est le nombre des petits trains bruns cos¬
taux au niveau de l’aire médiane : ce nombre est de trois chez M. ruptisignoides et deux seulement
chez M. ruptisigna, correspondant respectivement au départ de l’antémédiane et de la postmédiane.
Marcipalina umbrosa (Holland) comb. n. (pl. I, fig. 6).
Acantholipes umbrosa Holland, 1894, Psvche, 7, p. 88.
Type. — Holotype ; 1 Ç, sans indications de date ni de lieu de capture (Carnegie Muséum,
Pittsburgh).
Description. — Envergure 29 mm. Tête et collier brun très foncé. Ailes antérieures faiblement
falquées, de teinte fondamentale brune avec des reflets violacés (visibles sur les spécimens frais seule¬
ment) et des dessins rudimentaires. Franges brunes, jaunâtres à l’apex. Aire submarginale avec tache
subapicale brun très foncé, entourée d’un bseré jaune; le reste de l’aire sans dessins. Aire médiane
de type D {cf. fig. 2 dj) de teinte un peu plus foncée que le reste de l’aile, avec les taches brunes du
bord interne de l’aile bmitées à un épaississement du tracé postérieur des lignes antémédiane et post¬
médiane ; réniforme brune cerclée de jaune, orbiculaire limitée à un point jaune. Aire basale sans dessins
ou avec un petit point noir basal. Ailes postérieures grises sans points marginaux.
Dessous des quatre ailes gris, plus ou moins foncé selon les individus, avec quelques points mar¬
ginaux noirs ; bord costal des antérieures plus jaunâtre.
Armure génitale (fig. 16). — Caractéristique du genre, comme celle de M. violacea mais un peu
plus robuste ; uncus assez allongé, vinculum arrondi ; pénis bossu ventralement, vesica armée d’un seul
gros cornutus bulbeux à la base.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
29
Ç. Même habitus externe que le mâle, à teinte jaune parfois développée dans la partie posté¬
rieure de Taire submarginale ; de même la réniforme peut être moins foncée et plus jaunâtre. 7® ster-
nite avec une paire de profondes fossettes sclérifiées.
Armure génitale (fig. 17). — Lobes de Toviporus relativement développés ; départ du ductus semi-
nalis bien marqué et fin ; bourse copulatrice couverte de spiculés.
FrC- 16 et 17. — Marcipalina umhrosa (Holland),
— 16. armure génitale (J et pénis. — 17. armure génitale §.
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IvOIRE. Bingerville, VIII (G. Melou).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. Mbata, préfecture de la Lobaye, VIII (y. Plante).
Zaïre. Sankuru, Lusambo, VIII (A/. Fontaine)-, Équateur, Flandria, VIII {R. P. Hiilstaert)-,
Yasuku, V {R. Smith).
Ouganda. Bwamba Toro, V {N. Milton).
Discussion. — M. umbrosa ressemble beaucoup à un petit Deinopa lilacina Hampson, mais en
difiere par Tarmure génitale qui est tout à fait semblable à celle de M. violacea (Pelletier); Tarmure
génitale de D. lilacina est, en revanche, très différente des divers types d’armure mâle trouvés chez
les Marcipa s. 1. ; M. umbrosa ressemble également à Marcipa acutangula Pelletier, cependant Tenver-
gure de ce dernier est de 10 mm supérieure et, à nouveau, les armures génitales sont complètement
différentes chez les deux espèces.
On doit encore noter, fait exceptionnel, que M. umbro.ia ne présente pas les prolongements écail¬
leux au-dessus des postérieures comme cela est le cas dans la quasi-totalité des Marcipa s. 1.
Marcipalina triangulifera (Holland) comb. n. (pl. I, Bg. 7).
Acanlholipes triangulifera Holland, 1894, Psyché, 7, p. 87. pl. III, fig. 14.
Marcipa triangulifera HoUand ; Caede, 1939 in Seitz, Gross-Schmetter. d. Erde, 13. p. 295, pl. 33, rangée a.
Type. — Holotype : 1 $, Benita (doit être Benito, Guinée Équatoriale) (genitalia prép. J. Pelletier
n° 440) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Pour les raisons présentées dans la discussion, la description principale est effectuée à partir du
type Ç.
Source : MNHN, Paris
30
JEAN PELLETIER
Description. - $ Envergure 29 mm. Tête brune, le vertex et surtout le collier de teinte plus
foncée. Ailes antérieures à peine falquées. de coloration fondamentale brun rougeâtre à reflets légère¬
ment violacés. Franges brunes plus claires à l’apex. Ligne marginale discontinue, formée de chevrons
noirs non jointifs. Aire submarginale avec tache subapicale brun noir, réduite mais nette ; teinte brune
plus sombre vers le bord externe s'éclaircissant vers l’aire médiane où la teinte rougeâtre est plus
marquée. Aire médiane de type A {cf. fig. 2 a) avec la tache au bord interne de l'aile brun noir, approxi¬
mativement triangulaire; le bord externe de cette tache est relativement régulier jusqu'au sommet du
triangle : une fine ligne bnm noir part en oblique de cette tache et rejoint la postmédiane à peine
marquée; orbiculaire noire, punctiforme et réniforme de même teinte que le fond de l’aile, aux con¬
tours peu nets, soulignées d’un fin liseré clair; trois petites taches costales. Aire basale avec un point
noir près de la base. Ailes postérieures grises à franges brunes.
Dessous des antérieures brun clair avec une tache discale grise et une ligne médiane incomplète;
ailes postérieures plus claires avec les chevrons marginaux plus nets, une tache discale formée de
deux petits traits gris et une ligne médiane anguleuse.
Une autre Ç, attribuée également à M. trianffuUf'era^ présente une tache médiane au bord interne
de l’aile, avec la partie externe concave sous le filet noir qui rejoint la postmédiane.
Armure génitale (fig. 19). — Bourse copulatrice glabre, ductus biirsae court ; pas de lamelle anté-
vaginale développée ni de lame sclérifiée sur le 7® sternite abdominal; apophyses antérieures et posté¬
rieures longufs, s’affinant progressivement.
<5* (considéré être celui de M. Iriangulifera, cf. Discussion). Envergure 29-32 mm. Teinte des
ailes antérieures un peu plus claire que celle de la $ tvpe, non rougeâtre ; la tache brune médiane au
bord interne de l’aile présente une concavité plus ou moins accentuée sous le filet noir qui rejoint la
postmédiane.
Fk- 18. Armure pënitale tj et pénis d'uti spdeimen considérd comme dtant le mâle de Marcipatina triangulifera (Holland).
Fie. 19. — M. trianguliftra. — Armure gdnicalc $.
Armure génitale (fig. 18). — Uncus assez globuleux terminé par une forte dent ; disposition des
valves comme chez les autres Marcipalina, les valves étant soudées non directement, mais par l’inter¬
médiaire de lajuxta qui empêche tout étalement dans un plan comme cela est le cas chez les Marcipa
s. str. ; saccus juste esquissé; pénis avec la vesica armée d'un seul très grand cornutus courbe, peu
sclérifié. Dans l’ensemble l’armure est de petite taille.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
31
Répartition géographique. — Dates de capture (sous réserve des points mentionnés dans la dis¬
cussion).
GUINÉE ÉQUATORIALE. Benito ($ hol.).
CAMEROUN. Efulen, II, VI, IX-X {H. L. Weber).
Gabon. Makokou-colline, mission biologique, X (C. Bernardî).
Discussion. — L’identification de M. triangulifera est délicate du fait : 1° que l’espèce a été
décrite à partir d'un spécimen §; 2° que la tache brun noir triangulaire du bord interne des anté¬
rieures n’a pu être retrouvée d’une forme identique chez aucun autre exemplaire; 3° qu'une autre
espèce très voisine {Marcipa flavilinea décrit ci-après) et apparemment la plus commune a été jusqu’à
présent confondue avec elle.
En ce qui concerne le dernier point mentionné, on s’aperçoit que la population des femelles
voisines de l’holotype par l’habitus externe peut, en fait, se diviser en deux groupes : celles qui, comme
l’holotypé, possèdent une armure génitale avec la bourse copuiatrice glabre et celles, plus nombreuses,
qui présentent une bourse copuiatrice garnie de forts spiculés. Cette dernière population, outre une
plus grande taille moyenne, jusqu’à 34 mm, montre aux ailes antérieures une tache médiane qui est
munie sur sa partie externe d’une petite échancrure arrondie au-dessus du filet qui rejoint la post¬
médiane ; de plus ces Ç présentent un fin liseré jaune généralement bien net (rarement absent) bordant
extérieurement la postmédiane. À cette population de $ correspondent des également de grande
taille dont l’habitus externe présente les détails caractéristiques mentionnés ci-dessus ; ces ont une
armure génitale avec les valves non soudées (type Marcipa) et, au niveau de la vesica du pénis, une
série de fins cornuti. Les <5* considérés être des M. triangulifera se rapprochent davantage par l’habi¬
tus externe du type $, ils sont de plus petite taille que les précédents, plus ternes, les reflets bleutés
moins accentués ; en outre la tache du bord interne ne présente pas de petite échancrure mais une
concavité plus ample située sous le départ du filet qui rejoint la postmédiane, celle-ci n’étant pas bordée
de jaune extérieurement. Finalement, ces S sont très semblables à la Ç indiquée ci-dessus dont le geni-
taUa est conforme à celui de l’holotype. On peut rappeler, en outre, qu'au niveau de l’armure génitale,
ces <3 se différencient encore de ceux de la population précédente par les valves soudées et la présence
d’un seul cornutus.
On dispose ainsi d’une présomption raisonnable pour que les <J reconnus appartenir à l’espèce
M. triangulifera le soient réellement.
Il n’en reste pas moins que l’identification fondée sur le seul habitus externe peut demeurer
délicate, compte tenu de la variabilité de la forme de la tache médiane des antérieures.
M. triangulifera ressemble encore à M. rotundiplaga Gaede, qui, cependant, ne présente pas de
tache subapicale foncée.
Marcipalina berioi (Pelletier) comb. n. (pl. 1, fig. 8).
Marcipa berioi Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXVbis, p. 76.
Type. — Holotype : 1 (J, Zaïre, Sankuru, Komi, I/II-1930 {J. Ghesquière) (genitalia prép. E. Berio
n° 5473) (Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren).
Description. — 3- Envergure 27,5 mm. Tête et collier brun clair. Ailes antérieures à peine Tal¬
quées. de teinte brun rougeâtre. Franges brunes. Ligne marginale formée de chevrons noirs presque
jointifs. Aire submarginale avec tache subapicale brun rouge foncé, diffuse, s’allongeant en oblique vers
le bord interne jusqu’au milieu de l’aile ; parties de l’aire situées entre la tache subapicale et la post¬
médiane d’une part et sous la réniforme d’autre part, blanchâtres. Aire médiane de type D {cf fig. 2 d,),
les deux taches brunes du bord interne enserrant une zone brun rosé qui s’étend jusqu’au bord costal ;
orbiculaire noire et réniforme brune à contours noirs cerclées d’un liseré clair; trois taches costales
brunes, les deux plus externes, rapprochées entre elles délimitant une petite zone gris violacé ; post-
Source : MNHN, Paris
32
JEAN PELLETIER
médiane à contour postérieur se terminant par une tache difiuse brun rougeâtre. Aire basale brun rosé
avec un point noir basal. Ailes postérieures grises.
Dessous des quatre ailes gris avec aux postérieures un point discal foncé et une ligne médiane
peu marquée. . . ,
Armure génitale. — Elle est caractérisée par le pénis court (fig. 20), avec la vesica munie d’un
très gros cornutus, large à la base, effilé et recourbé à l'extrémité ; le reste de l’armure typique du
genre Marcipalina {cf. fig. 6).
$. Inconnue.
Rc. 20. — Marcipaiina berioi (Pelletier). — Pénis.
20
Répartition géographique. - Dates de capture. — ZAÏRE. Komi, l/ll {L. Ghesquière) (spécimen
type seul comiu).
Discussion. — M. berioi ressemble surtout à M. submarginalis Caede, chez qui l’aire médiane
est moins étranglée dans son milieu et qui présente une fascie oblique depuis l’apex jusqu’au bord
interne ; en outre, chez M. submarginalis le vesica ne présente pas de volumineux cornutus comme
c’est le cas chez M. berioi.
Marcipalina rubra n. sp. (pl. 1, fig. 9).
Type. — Holotype : 1 ç?, Ouganda, forêt de Budongo, 4500 ft, VA1-1966 (J. G. Williams) (geni-
talia prép. BM Noct. 7801) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <?. Envergure 25 mm. Tête et colber bruns. Ailes antérieures non falquées, à
teinte fondamentale gris brillant avec une nuance rougeâtre, traversée verticalement par une bande
brune. Franges brunes. Points marginaux intemervuraux très petits. Aire submarginale gris brillant
avec la tache subapicale rougeâtre, peu nette, se prolongeant postérieurement jusqu’au bord interne
par une fascie de même teinte. Aire médiane étroite, de type D (cf. fig. 2 d,), les taches brun foncé
du bord interne de l’aile, rapprochées, atteignant le bord costal et enserrant à ce niveau et au niveau
du bord interne une petite zone bleutée; orbiculaire noire entourée d’un mince liseré clair; du fait de
l’absence de la postmédiane, la réniforme brun clair à contours noirs, accolée extérieurement à la tache
brune distale qui s’élève du bord interne, paraît située en dehors de l’aire médiane. Aire basale gris
rougeâtre avec un petit trait noir près de la base. Ailes postérieures gris foncé à franges brunes, avec
quelques points marginaux intemervuraux.
Dessous des quatre ailes bmn rougeâtre clair avec un point noir discal, des franges sombres aux
antérieures, de petits points marginaux aux postérieures.
Armure génitale (fig. 21). — Typique du genre, de petite taille avec les valves soudées; uncus
faiblement globuleux, saccus absent; pénis faiblement armé d’un fin cornutus allongé et d’une série de
petits comuti épars, peu sclérifiés.
$. Inconnue.
Répartition géographique. - Dates de capture. - OUGANDA. Forêt de Budongo, VAl (J. G. Wil¬
liams) (spécimen holotype seul connu).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
33
Discussion. — M. rubra possède, comme Marcipalina laportei Pelletier, une bande médiane étroite,
qui traverse l’aile antérieure du bord costal au bord interne ; cependant il s’en distingue aisément par
sa taille plus petite, de teinte rougeâtre et la bande médiane qui est plus large que chez M. laportei,
moins régulière et qui renferme de petites zones bleutées absentes chez cette dernière espèce.
Marcipalina submarginalis (Caede) comb. n. (pl. I, âg. 10).
Marcipa submarginalis Gaede, 1939 in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 296, pl. 35, rangée f.
Type. — LECTOTYPE : 1 désigné ici k partir de la série des syntypes, Zaïre, Upper Lowa Valley,
Nr Masisi, W. Kivu, 5000-6000 ft, 11-1924 {T. A. Barns) (genitalia prép. BM Noct. n° 7733) (British
Muséum (N. H.), Londres).
Description. — cJ. Envergure 29 mm. Tête et collier de couleur ocre. Ailes antérieures divisées
schématiquement en bandes parallèles, à peine falquées. Franges grises. Aire subterminale gris violacé
avec une série de points marginaux. Cette aire est séparée de l’aire postmédiane rougeâtre par une
fascie brun noir issue de la tache subapicale qui est peu distincte ; cette fascie envoie des prolonge¬
ments en forme de traits vers la partie interne. Aire médiane de 'type D {cf. fig. 2 d,) de teinte rose
violacé, limitée extérieurement et intérieurement par une bande brune, plus marquée vers le bord
interne de l’aile ; la bande interne forme un angle aigu dont la pointe est située au niveau de l’orbi-
culaire, celle-ci d’un noir profond ; réniforme brune, étroite, à contours noirs. Aire basale de même
teinte que l’aire subterminale. Ailes postérieures blanchâtres, grises le long du bord externe, k franges
couleurs chamois. Ligne marginale formée de chevrons noirs presque jointifs, bien nets.
Dessous des quatre ailes ocre clair k la périphérie, blanchâtre au centre avec un point discal.
Chevrons marginaux marqués seulement aux postérieures.
Source : MNHN, Paris
34
JEAN PELLETIER
Armure génitale (fîg. 22). - Typique du genre avec un vinculum arrondi, pas de saccus net, mais
l’uncus est muni d'une forte dent terminale; pénis avec vesica armee dune touffe de cornuti courts
et fins et d’un autre plus long, isolé.
Ç. Elle m’est inconnue.
Répartition géographique. — Dates de capture. — ZAÏRE. Upper Lowa Valley, W. Kivu, 11-1924
(T. A. Barns) (spécimen lectotype).
Discussion. — M. submarginalis est très voisin de M berioi Pelletier, chez qui la tache subapicale
forme une bande oblique limitée à la moitié antérieure de l’aile ; les deux espèces peuvent être sépa¬
rées aisément par l’examen de l’armure génitale : seul le pénis de M. berioi présente une vesica armée
d’un très gros comutus recourbé à l’extrémité. M. submarginalis se rapproche encore de M. violacea
Pelletier, dont la teinte est plus violacée, non rougeâtre et les ailes postérieures grises et non blan¬
châtres : les armures génitales sont cependant voisines chez les deux espèces.
Marcipalina clenchi (Pelletier) comb. n. (pl. I, fig. 11).
Marcipa clenchi Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXIV, p. 88.
Type. — Holotype : 1 <?. Cameroun, Efulen, 25-XI-1922 {H. L. Weber) (genitalia prép. J. Pelletier
n° 329) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Etc. 23 et 24. — Marcipalina clenchi (Pelletier).
— 23, armure génitale (J et pénis. — 24, armure génitale $.
Description. — (5*. Envergure 29 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures à peine falquées,
de teinte fondamentale violet foncé y compris l’aire basale. Franges noires, jaunes à l’apex. Une ligne
continue d’écailles noires forme la ligne marginale. Aire submarginale avec tache subapicale brun noir,
soulignée postérieurement d’un liseré jaune ; le reste de l’aire sans dessins mais avec des éclaircies où
la teinte violacée est plus brillante, notamment autour de la tache subapicate et au milieu du bord
externe. Aire médiane de type C (cf. fig. 2 Cj) ; réniforme volumineuse et orbiculaire brun noir souli¬
gnées d’un liseré jaune ressortant nettement sur la teinte sombre du fond ; il en est de même pour les
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
35
lignes antémédiane et postmédiane ; bord costal avec trois taches brunes à peine indiquées. Aire basale
avec un petit trait noir près de la base entouré de clair. Ailes postérieures gris foncé, sans dessins.
Dessous des quatre ailes plus clair que les franges noirâtres; postérieures avec un point discal
et une ombre médiane peu marquée.
Armure génitale (fig. 23). — Elle est caractérisée par un vinculum arrondi, épais, avec un tout
petit saccus ; la costa est un peu plus individualisée que chez les espèces voisines ; vesica du pénis
armée d’une touffe de fins cornuti peu sclérifiés.
Ç. Semblable au mâle.
Armure génitale (fig. 24). — Bourse copulatrice couverte de petits spiculés antérieurement, lamelle
antévaginale alloogée; apophyses antérieures et postérieures longues et fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Efûlen, 25-XI-1922 hol.), 14-V-1922
et lO-X-1921 (2 S par.), 6-IV-1923 (1 $ par.) {H. L. Weber).
Discussion. — A notre connaissance, cette espèce n’a pas été reprise depuis les captures initiales
de H. L. Weber en dépit de chasses intensives récentes au Cameroun, notamment de Ph. Darge.
M. clenchi est assez caractérisé par sa teinte violacée et les taches de l’aire médiane, qui sont souli¬
gnées d’un liseré jaune ; ces détails permettent de séparer M. clenchi de M. confluens (Hampson), qui
est l’espèce la plus voisine extérieurement; de plus, la vesica est armée de nombreux cornuti chez
M. clenchi, alors qu’elle es't inerme chez M. confluens.
Marcipalina obscura n. sp. (pl. I, fig. 12).
Type. — Holotype : 1 <S, Ouganda, Entebbe, Vl-1961 (genitalia prép. J. Pelletier n° 553) (Muséum
national de Rhodésie du Sud, Bulawayo).
Description. — Envergure 28-29 mm. Tête et collier brun très foncé. Ailes antérieures légère¬
ment falquées en dessous de l’apex, de teinte fondamentale brun violacé. Ligne marginale noire pouvant
être soulignée de clair. Aire submarginale comprenant une tache subapicale brun noir entourée posté¬
rieurement d’un liseré jaune et marquée de trois traits costaux clairs, et une large éclaircie jaunâtre,
mal délimitée au niveau du bord interne. Aire médiane de type D {cf. fig. 2 d,), plus foncée que l’aire
submarginale; réniforme marron entourée d’un liseré clair, de même que l’orbiculaire lorsqu’elle est
présente ; postmédiane soulignée de clair dans sa partie costale. Aire basale de même teinte que l’aire
submarginale. Ailes postérieures et franges gris foncé uniforme, avec un faible reflet bleuté.
Dessous des quatre ailes gris clair, surtout les postérieures, qui possèdent en outre un point discal
et quelques points marginaux noirs.
Source : MNHN, Paris
36
JEAN PELLETIER
Armure génitale (fig. 25). - Vinculum arrondi, juxta développée s’insérant entre les valves ; pénis
inerme, avec deux petites bosses ventrales et l’extrémité échancrée et ventraleraent sclérifiée.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — OUGANDA. Entebbe, VI-1961 (1 J* hol. et 1 d* par.).
Discussion. — M. obscura ressemble par l’habitus externe à M. xanthomochla D. S. Fletcher,
mais en diffère complètement par l’armure génitale. Extérieurement, on peut différencier les deux
espèces par l’absence d’une large zone brune dans l’aire médiane de M. obscura, mais, au contraire,
par la présence caractéristique de la tache jaunâtre vers le tornus, tache qui est manquante chez
M. xanthomochla.
Marcipalina laportei (Pelletier) comb. n. (pl. I, hg. 13).
Marcipa laportei Pelletier, 1975, LambUlionea, LXXIV, p. 89.
Type. — Holotype : 1 S-, Oabon, Makokou, XI/XII-1973 {H. Ener) (genitalia prép. J. Pelletier
n°420) (collection de la RCP 317, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — S- Envergure 29-31 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures de teinte
fondamentale brun clair avec de faibles reflets violacés. Franges grises, jaunâtres à l’apex. Points mar¬
ginaux nets. Aire submarginale avec tache subapicale à peine marquée. Aire médiane d’un type parti¬
culier apparenté au type D {cf. fig. 2 d,) caractérisée par ime petite bande marron qui part verticale¬
ment du milieu du bord interne, passe par l’orbiculaire, puis s’amincit à ce niveau et s’estompe dans
une petite zone gris bleuté au bord costal ; elle est rejointe à ce niveau par l’antémédiane qui fait alors
un angle de 90° avec elle ; l’aile parait ainsi séparée en deux parties, l’une interne très claire, l’autre
externe un peu plus foncée ; réniforme jaunâtre avec une petite partie brune intérieurement. Aire basale
sans dessins. Ailes postérieures grises avec im point discal et des points marginaux nets.
Dessous des quatre ailes jaune sale avec un semis d’écailles noires ; sur ce fond, les franges des
antérieures et un point discal et les points marginaux des postérieures ressortent nettement ; on
observe parfois une ombre médiane à peine esquissée aux antérieures comme aux postérieures.
Armure génitale (fig. 26). — EUe est caractéristique du genre, sans saccus et avec l’uncus fin au
départ, plus globuleux à l’extrémité ; pénis non armé, avec deux petites protubérances externes et
l’extrémité en partie sclérifiée.
Répartition géographique. Dates de capture. — GABON. Makokou, 18-XI au 9-Xn (1 hol. et 1
par.) (G. Bemardi).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
37
Cameroun, village Manengouba, 1040 m (1 (j* par.) {Ph. Dargé) \ savanes de Tsana {1 J* par.)
{Ph. Darge) ; Efulen {H. L. Weber).
Zaïre. Lunzele, II-IX-1950 (1 ç? par.) {P. Hostie) ; Lusambo, VI (A/. Fontaine).
Discussion. — Les mâles typiques ne peuvent être confondus avec aucune autre espèce. Un spé¬
cimen du Zai're capturé à Lusambo par M. FONTAINE se rapproche beaucoup de M. laporteU mais la
bande verticale marron n’est qu'esquissée au bord costal comme au bord interne ; de plus, la bande,
quand elle est complète, varie en épaisseur selon les individus en sorte qu’une certaine variabilité peut
être mise en évidence chez cette espèce. Enfin, un spécimen Ç capturé à Ipassa au Gabon (2-XI-1967,
G. Bemardi) pourrait être la femelle de M. laportei auquel elle ressemble beaucoup ; cependant la
bande verticale est à peine visible et les teintes des antérieures sont moins vives. Il n’est donc pas pos¬
sible de se prononcer avec certitude mais en tout état de cause les Ç doivent être plus rares que les
(J car, outre les spécimens de la série type qui appartiennent tous à ce sexe, 8 spécimens examinés
dans la collection du Carnegie Muséum (Pittsburgh) sont tous des <?.
Marcipalina confluons (Hampson) comb. n. (pl. I, fig. 14).
Marcipa confluens Hampson, 1926, Descr. Gen. Spec. Noctuinae, p. 168.
Marcipa confluens Hampson; Gaede in Seitz, 1939. Gross-Schmeti. d. Erde, 15, p. 296, pl, 35 rangée f.
Types. — Syntypes : 1 (J et 1 Ç, Ghana, Cape Coast Castle {G. A. Higglett). Le (J est désigné ici
comme LECTOTYPE (genitalia prép. BM Noct. n° 7901) (British Muséum (N. H.), Londres).
Fic- 27. — Marcipalina confluent (Hampson).
- Armure géniiale tj et pénis.
Description. — Envergure 27-29 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures faiblement
falquées, de teinte fondamentale gris violacé avec des reflets bleutés. Franges sombres, jaunâtres à
l’apex. Ligne marginale pratiquement continue formée de chevrons noirs internervuraux soulignés de
clair. Aire submarginale avec la tache subapicale brun noir, bordée de clair postérieurement ; le reste
de l’aire sans dessins mais avec une sorte de fascie grisâtre vers le milieu. Aire médiane de type D
{cf. fig. 2 d,) avec ime petite tache gris bleuté au bord interne de l’aile enserrée par les taches brunes
réduites â des traits, en sorte que les touffes d’écailles qui prolongent les taches brunes au-dessus des
ailes postérieures sont très rapprochées l’une de l’autre ; orbiculaire punctiforme et réniforme foncées,
entourées d’im liseré clair ; deux taches au niveau du bord costal se prolongeant par les lignes anté-
médiane et postmédiane, toutes deux soulignées de clair ; l’antémédiane assez épaisse rejoint la tache
brune interne qui jouxte la tache bleutée. Aire basale avec un petit point noir près de la base. Ailes
postérieures gris foncé.
Dessous des ailes antérieures gris, plus clair au niveau costal, franges très sombres ; dessous des
ailes postérieures blanchâtre avec im fort semis d’écailles grises, un point discal net et quelques points
marginaux.
Armure génitale (fig. 27). — De petite taille, avec le saccus à peine indiqué, le vinculum arrondi ;
pénis fin et inerme, très court.
Source : MNHN, Paris
38
JEAN PELLETIER
Ç. Non déterminée avec précision {cf. Discussion de 1 espèce suivante i M. conjuncta Hampson),
vraisemblablement un peu différente du (J, avec la teinte des ailes antérieures brun clair, presque sans
dessins, la tache subapicale et la réniforme ressortant fortement.
Répartition géographique. Dates de capture. — GUINÉE. Nimba, IV {Lamotte et Roy).
CÔTE D’Ivoire. Troyà, X, XII {R. Vuattoux) ; Lamto, V (R. Vuattoux).
Ghana. Cape Coast Castle {S et $ syntypes) (C. A. Higglett) ; également signalé de Kumasi
{Sanders) et de Bibianaha (Spurrell) par HAMPSON (1926), mais la détermination n’a pas été vérifiée
par l’examen de l’armure génitale.
Cameroun. Mt Kala, l 450 m, III {Ph. Darge) ; village Kala, 730 m, 11 {A. Evoë) ; Efulen (?), VII
{H.L. Weber)-, Lolodorf (?) {Ü.V.E. Conrad).
Discussion. — Les spécimens d’Efulen et de Lolodorf s’écartent sensiblement de ceux du Mt Kala
ou de Côte d’ivoire par la teinte moins foncée des différentes taches. Les problèmes soulevés par la
détermination spécifique de M. confluens sont discutés conjointement avec ceux concernant celle de
A/, conjuncta (Gaede).
Marcipalina conjuncta (Gaede) comb. n. (pl. I, fig. 15).
Marcipa conjuncta Gaede, 1939, in Skitz, Gross-Sclunett. d. Erde. 15, p. 296, pl. 35. rangée f (la figure est assez
différente du type qui est beaucoup plus foncé).
Type. — Holotype : 1 tS, Zaïre, Middle Lowa Valley, Nr Walibali, 3000-4000 ft, 11-1924 {T. A. Barns)
(genitalia prép. BM Noct. n° 7884) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — çj. Habitus externe très voisin de celui de M. confluens Hampson. en diffère par
la taille un peu plus grande, la teinte des ailes antérieures plus terne, l’aire submarginale sans ombre
brunâtre, les lignes brunes délimitant Paire médiane plus fines et la réniforme claire en son centre.
Armure génitale (fig. 28). — Caractérisée par la présence d’un saccus bien développé ; elle diffère
en outre de l’armure de M. confluens par la taille plus grande, le pénis inerme plus long et la costa
plus sclérifiée.
Discussion. — Les de M. confluens et de M. conjuncta diffèrent, en ce qui concerne les types,
par les détails de dessins indiqués ci-dessus mais surtout par l’armure génitale : celle de M. conjuncta,
plus grande, présente un saccus très net, celle de M. confluens, plus petite, n’en possède pas.
Parmi les spécimens mâles du groupe confluens-conjuncta examinés, les deux types d’armure
ont été retrouvés permettant la séparation de deux populations. La population à armure sans saccus
développé a été attribuée à M. confluens et ces exemplaires ont en majorité un habitus externe con¬
forme k celui du type. Toutefois, certains spécimens s’écartent un peu du tvpe par la teinte moins vive
des taches brunes (spécimens du Cameroun : Lolodorf, Efulen) ; ces exemplaires sont regroupés provi¬
soirement avec M. confluens, faute d’un matériel suffisant pour préciser leur statut. Ce ne sont peut-
être que des variétés de M. confluens, mais peut-être aussi une espèce différente à la fois de M. con¬
fluens et de M. conjuncta.
La population à armure présentant un saccus développé, de type conjuncta, se rapproche pour
certains spécimens de l’habitus externe du type de GaeDE avec en particulier les taches brunes fines,
la réniforme claire en son centre et l’aire submarginale sans dessins, mais d'autres sont pratiquement
indiscernables des Marcipalina sans saccus, de type confluens (spécimens de République Centrafricaine,
par exemple). GaeDE (1939) a mentionné que M. conjuncta pouvait n’être qu’une variété de M. con¬
fluens. Cela pourrait être le cas s’il pouvait être prouvé que les armures génitales variaient d’une façon
continue d’un type à l’autre, mais une telle assertion ne peut être présentement démontrée.
Finalement, faute d’arguments décisifs, je considère que tous les Marcipalina de type confluens-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
39
con/uncta, dont l’armure présente un saccus, appartiennent à l’espèce conjuncta Gaede, en dépjt de
l’habitus externe qui s’écarte parfois de celui du type.
En résumé, M. confluens (Hampson) est certainement une bonne espèce, mais qui recouvre peut-
être plusieurs entités.
M. conjuncta (Gaede) est considéré ici comme bona species en attendant qu’une étude portant
sur un plus vaste matériel permette de mieux préciser son statut exact ; les spécimens les plus proches
du type par l’habitus externe sont ceux du Zaire.
Cette difficulté de caractériser les mâles empêche de différencier les femelles avec certitude
puisque les deux espèces volent dans les mêmes régions. 11 semble bien y avoir comme pour les mâles
deux populations : l’une avec armure génitale petite, 3 mm, et bourse copulatrice presque sans spi¬
culés {M. confluens'?)^ l’autre avec l’armure plus grande, 4 mm, et la bourse copulatrice nettement
plus armée {M. conjuncta'})', une armure de ce dernier tvpe est représentée fig. 29.
Répartition géographique. Dates de capture de M. conjuncta, d’après l’acceptation retenue ci-dessus.
CÔTE D’IVOIRE. Sokré, XII {R. Vuattoux).
Cameroun. Namiong bei Loîodorf {U. V. E. Conrad) ; village Manengouba, X {Ph. Darge) ; Lomié,
IX ; Efulen, VII {H. L. Weber).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. Mbata, préfecture de la Lobaye, VllI {J. Plante).
Zaïre. Upper Lowa Vallev and Middle Lowa Vallev, W. Kivu, II {T. A. Barns) ; Sankuru, Lunzele,
IX {P. Hostie).
Ouganda. Mabira Forest, Jinja, X {R. H. Carcasson).
Marcipalina albescens (Pelletier) comb. n. (pl. 1, fig. 16).
Marcipa albescens Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXiV, p- 87-
Type. — Holotype : 1 (J, Côte d’ivoire, Lamto, 27-V-1970 {R. Vuattoux) (genitalia prép. J. Pelle¬
tier n° 106) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
40
JEAN PELLETIER
Description. - cJ. Envergure 28 mm. Tête et collier brun foncé. Ailes antérieures à peine fal-
quées, brun très clair à reflets faiblement bleutés. Franges de même teinte que le fond de l’aile, plus
foncées à l’apex. Dessins rudimentaires. Bord externe marqué de points marginaux. Aire submarginale
mal délimitée avec tache subapicale peu distincte. Deux traits bruns costaux esquissent une aire médiane,
bleutée à ce niveau, qui s’estompe vers la réniforme ; réniforme et orbicuiaire brunes, parfois très
réduites ; au bord interne de l’aile, les touffes d’écailles sombres qui débordent au-dessus des posté¬
rieures encadrent une petite zone gris bleuté. Ailes postérieures de couleur ivoire, plus grises vers le
bord anal; bord externe avec de petits points marginaux noirs.
Dessous des quatre ailes de couleur crème, sans dessins mais où les points marginaux et les
franges sombres des antérieures ressortent nettement.
Armure génitale 30). — Elle est caractérisée par la présence d’un saccus court mais net; le
pénis, de forme irrégulière, est inerme.
Ç. De même habitus externe que le mâle ; 7® sternite avec une paire de fossettes sclérihées cir¬
culaires.
Armure génitale (fig. 31). — Bourse copulatrice assez volumineuse, par comparaison avec les
autres espèces du genre, mais sans spiculés.
Frc. 30 et 31. — Marcipalina aibescem (Pelletier).
— 30, annure génitale et pénis avec vesica extériorisée. — 31, armure génitale Ç.
Répartition géographique. Dates de capture. - CÔTE D’IVOIRE. Lamto, 19-XI-1969, 13-VI-1970
P^ )’ 27-X-1970 (<s hol.) {R. Vuattoux)-, Bandama, 22 et 29-XII-
1970, 28-1-1971 (3 S par.), 29-XI1-1970 (1 $ par.) {R. Vuattoux).
Discussion. M. albescens est assez bien reconnaissable à sa teinte claire, presque blanche chez
les animaux un peu frottés, les ailes antérieures sans pratiquement de dessins, les postérieures ivoire
(grises ou jaunes chez la majorité des Marcipa s. 1.).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
41
Marcipalina grisescens n. sp. (pl. II, fig. 1).
Type. — Holotype : 1 <ÿ, Ouganda, Bwamba Toro, IX-1961 (N. Millon) (genitalia prép. BM Noct.
n° 7745) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <5*. Envergure 28-30 mm. Tête et collier brun foncé. Ailes antérieures à peine
falquées, brun clair à reflets violacés très nets. Franges de même teinte que le fond de l’aile mais à
extrémité plus foncée. Points marginaux à peine marqués. Dessins rudimentaires se limitant à l’orbi-
culaire brune, claire en son centre et à deux petits traits bruns présents à la fois au bord costal et au
bord interne de l’aile, délimitant dans chaque cas une petite zone bleutée. Présence d’un minuscule
point noir basal. Ailes postérieures grises avec des petits traits marginaux internervuraux nets.
Dessous des quatre ailes clair avec un fort semis d’écaiUes grises et un point discal ; ressortent
de plus, les franges foncées aux ailes antérieures et des points marginaux noirs aux postérieures.
Armure génitale (fig. 32). — Caractéristique du genre mais avec im petit saccus, fin et pointu ;
juxta développée, assez sclérifiée dans sa partie postérieure ; pénis inerme.
2- Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — OUGANDA. Bwamba Toro, IX hol.) {N. Milton)-,
même localité, VI-1956 (1 is par.) {R. H. Carcasson).
Discussion. — M. grisescens est voisin de M. albescens Pelletier, mais en diflère par la teinte plus
vive des antérieures et celle des postérieures qui est grise et non blanc ivoire. De plus, au niveau de
l’armure génitale, le saccus est réduit chez M. albescens alors qu’il est net et pointu chez M. grisescens.
Ce dernier ressemble encore à M. detersa Holland, dont seul l’holotype $ est connu ; toutefois, les ailes
postérieures sont grises chez M. grisescens et brunes chez M. detersa, de plus, dans ce dermer cas, le
collier est brun clair et non brun foncé et les petites zones bleutées du bord costal et du bord interne
de l’aile sont pratiquement inexistantes.
Marcipalina detersa (Holland) comb. n. (pl. II, fig. 2).
Acantholipes detersa Holland, 1894, Psyché, 7, p. 87.
Type. — Holotype : 1 $, sans indication de lieu de capture ni de nom de récolteur (genitalia prép.
J. Pelletier n° 439) (Carnegie Muséum, Pittsburg).
Source : MNHN, Paris
42
JEAN PELLETIER
Description. - $. Envergure 32 mm. Tête et collier brun clair. Ailes antérieures brunes, prati¬
quement sans dessins avec un fort reflet brillant. Pas de tache subapicale mais les petits traits costaux
subsistent. Points marginaux nets. Aire médiane à peine distincte, avec 1 orbiculaire réduite a un point
noir, la réniforme brune peu nette et une petite zone au bord interne de 1 aile ou la teinte gris bleuté
est un peu plus accusée. Aire basale avec un point noir près de la base. Ailes postérieures brunes.
Dessous des quatre ailes brun clair sans Lgnes ou taches ; seuls les points marginaux sont nets.
7® sternite avec une paire de profondes fossettes.
Armure génitale (fig. 33). - Ductus bursae court, bourse copulatrice couverte de petits spiculés,
lamelle antévaginale iransverse ; apophyses longues et fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — Inconnues, mais l’espèce a dû être capturée dans
l’Afrique équatoriale de l'Ouest comme les autres spécimens décrits par HOLLAND (1894).
33
Fie. 33. — Marcipalina delena Holland).
— Armure génitale $.
Discussion. - Je n’ai observé aucun spécimen c? ou Ç comparable strictement à l’holotype de
M. detersa. Un «J'en provenance du Gabon {G. Bemardi), référable à aucune autre espèce connue, s’en
rapproche nettement mais dans ce cas le coUier est brun foncé et non clair, les antérieures ne pos¬
sèdent pas le reflet caractéristique de M. detersa, enfin les postérieures sont grises et non brunes.
M. detersa se rapproche encore de M. grisescens Pelletier dont seuls des «J* sont connus : ils pré¬
sentent un collier brun foncé, des taches bleutées plus vives au niveau de faire médiane, des ailes pos¬
térieures grises, détails qui permettent de différencier les deux espèces ; en outre, les d' de M. gri¬
sescens ont une envergure de 28 et 30 mm alors que le type de M. detersa a une envergure de 32 mm ;
or, en règle générale, chez les Marcipa, les «J* sont plus grands que les $, ce qui tend à accentuer la
différence mentionnée ci-dessus.
La présence de fossettes sur le 7® sternite, la structure de l’armure génitale avec le ductus
bursae court et la bourse copulatrice couverte de spiculés, l’habitus externe qui se rapproche le plus
d’espèces appartenant au genre Marcipalina, sont autant d’éléments qui permettent de ranger
M. detersa dans ce genre, bien que formellement seule la structure de l’armure mâle autorise à le faire.
Marcipalina pustulata (Holland) comb. n. (pl. II, fig. 3).
AcatUholipes pustulata Holland, 1894, Psyché, p. 87.
Marcipa pustulata Holland ; Gaede in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 296, pl. 35, rangée d.
Type. — Holotype : 1 Ç, sans indication de lieu de capture ni de nom de récolteur (genitalia prép.
J. Pelletier n° 438) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
43
Description. — (J- Envergure 31-33 mm. Tête et collier brun très foncé. Ailes antérieures à peine
falquées, de teinte fondamentale brune. Franges gris foncé. Ligne marginale continue marquée de che¬
vrons internervuraux. Aire submarginale avec tache subapicale volumineuse, trapézoïdale, soulignée de
clair postérieurement, de teinte brun foncé; présence d’une éclaircie au milieu de l’aire. Aire médiane
de type B typique {cf. fig. 2 b,), la tache du bord interne faisant un arceau brun foncé presque régulier
avec une lunule claire en son centre ; réniforme très grosse, parfois presque circulaire et orbiculaire
brun foncé, toutes deux soulignées de clair ; trois taches brunes au bord costal. Aire basale avec un
point foncé près de la base. Ailes postérieures grises à franges grises ou ocres.
Dessous des ailes de teinte variable ; ordinairement les antérieures grises avec une tache foncée
marquant la place de l’orbiculaire ; postérieures blanchâtres envahies d’écailles brunes, avec un point
discal formé de deux petits traits, les points marginaux nets.
Armure génitale (fig. 34). — Caractéristique avec le vinculum arrondi prolongé par un saccus bien
développé ; uncus assez volumineux et contourné ; pénis long muni de 5 à 7 épines courtes et sclérifiées
à l’extérieur, la vesica elle-même inerme.
Ç. Semblable au mâle par l’habitus externe, mais d’envergure moindre, 27 mm ; 7* sternite muni
de deux fossettes sclérifiées.
Armure génitale (fig. 35). — Ductus bursae plus développé que chez les autres espèces du genre,
long et sclérifié ; bourse copulatrice petite, garnie de spiculés; lamelle antévaginale presque carrée,
étroitement échancrée en arrière.
34
Pic. S4 et 3S. — Marripalina pustulata (Holland).
— J4, armure génitale ÿ ec pénis. - 35. armure génitale Ç.
Répartition géographique. Dates de capture. — GUINÉE. Nimba {Lamotte et Roy).
CÔTE d’Ivoire. Lamto, IV-VII, IX, Xl-XII {R. Vuattoux) ; Bandama, XI {R. Vuattoux).
ZAÏRE. Eala, III {J. Ghesquière) ; Sanlcuru, Katako-Kombe, III {M. Fontaine); Lunzele, IX
{P. Hostie) ; Ifuta, X {L. Verlaine) ; Équateur, Losoko, IX {R. P. Hulstaert).
Source : MNHN, Paris
44
JEAN PELLETIER
Discussion. - Espèce bien caractérisée à la fois par l’habitus externe et l’armure génitale c?, qui
ne peut être confondue avec aucune autre. Cependant, sa position systématique est incertaine car l’ar¬
mure génitale Ç, avec le ductus bursae long et sclérifié, éloigne M. pustulata des Marcipalina les plus
typiques.
Marcipalina lutea n. sp. (pl. II, hg. 4).
Type. — Holotype : 1 Gabon, Makokou-coUine, Mission biologique, 4-XI-1967 (G. Bemardi)
(genitalia prép. J. Pelletier n° 615) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national
d'Histoire naturelle, Paris).
Description. — (?• Envergure 34-36 mm. Tête et collier orange vif. Ailes antérieures faiblement
falquées, de teinte fondamentale jaune orangé vif, avec des reflets bleutés. Franges orange, brunes à
l’extrémité. Ligne marginale absente. Aire submarginale avec tache subapicale un peu plus foncée que
le fond de l’aile, mal délimitée, se prolongeant jusqu’au milieu de l’aire ; une tache diffuse, de même
teinte est située sous la réniforme et se prolonge jusqu’au bord interne ; le reste de l’aire avec des
reflets bleutés. Aire médiane de type C (cf. fig. 2 c,), de même teinte que le reste de l’aile ; les taches
du bord interne, la réniforme, l’orbiculaire volumineuse et les trois taches costales de même coloration
que la tache subapicale. Aire basale avec une tache jaune près de la base. Ailes postérieures jaune vif
de même que les franges, sans points marginaux.
Dessous des quatre ailes jaune vif, sans dessins ; les franges des antérieures plus foncées à l’extré¬
mité.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
45
Armure génitale (fig. 36). — üncus long et sinueux ; tegumen prolongé au-delk du point de départ
de l’uncus ; valves complexes longuement soudées à la base, avec le sacculus chitinisé prolongé par un
processus membraneux qui s’étend au niveau de la valvula; costa présentant un bourrelet transverse
au dernier tiers de sa longueur ; saccus présent ; juxta réduite ; pénis inerme, fin et incurvé.
$. Habitus externe semblable à celui du <J.
Armure génitale (fig. 37). — Ductus bursae large et particulièrement long en comparaison avec
les autres espèces du genre ; bourse copulatrice petite et glabre ; lamelle antévaginale volumineuse ;
apophyses antérieures plus courtes et plus fortes que les apophyses postérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Gabon. Makokou-colbne, 4-XI'I967 {(^ hol.) {G. Ber-
nardi).
Cameroun. Efulen, 9 et 17-V-1923 (1 Ç et 1 c? par.) {H. L. Weber).
Zaïre. Lusambo, 16-VI-1949 (1 cj par.) (A/. Fontaine).
Discussion. — Bien que s’écartant sensiblement des espèces caractéristiques du genre Marcipa-
lina par la structure complexe des valves de l’armure mâle et surtout le ductus bursae chez la femelle,
cette espèce a été placée dans ce genre du fait de la longue suture entre les bases des valves.
M. lutea est très voisin de M. lutearia Pelletier par l’habitus externe ; les caractères distinctifs
sont les suivants : l’envergure est plus grande chez M. lutea., les ailes antérieures plus effilées, la
teinte moins sombre que chez M. lutearia ; de plus, les postérieures sont jaune vif chez M. lutea sans
traces de pilosité grise comme dans le cas de M. lutearia. En revanche, les armures génitales sont
très différentes chez les deux espèces et permettent de les différencier très sûrement. M. lutea res¬
semble encore à M. holmi D. S. Fletcher qui ne présente pas les reflets bleutés intenses communs aux
deux espèces précédentes.
Marcipalina tanzaniensis (Pelletier) (pl. II, fig. 5).
Marcipa tanzaniensis Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXV bis, p. 75.
Type. — Holotype : 1 cJ, Tanzanie, Mts Usambara, 11-1953 (genitalia prép. J. Pelletier n° 605)
(Muséum national de Rhodésie du Sud, Bulawayo).
Description. — <5'. Envergure 30-32 mm. Tête et patagia brun clair, partie antérieure des tegulae
un peu plus foncée. Ailes antérieures nettement falquées, de teinte fondamentale brune avec des nuances
rougeâtres. Franges bnmes. Ligne marginale discontinue formée de petits traits intemervuraux peu
accusés. Aire submarginale avec une tache subapicale peu marquée dans sa partie antérieure mais très
foncée dans sa partie postérieure; reste de l’aire sans dessins. Aire médiane de type C {cf. fig. 2c,)
avec au niveau du bord interne de l’aile la tache brun foncé la plus externe rejoignant, en faisant une
sorte de pont, la tache interne ; cette tache externe présente, en outre, un diverticule caractéristique
en direction de la réniforme ; orbiculaire brun noir, un peu transverse, cerclée d’un liseré clair ; réni-
forme brun plus clair à contours noirs, se détachant mal du fond de l’aile, bordée également d’un liseré
clair surtout sur son bord interne ; postmédiane rectibgne ; trois taches costales peu accentuées. Aire
basale brun rougeâtre. Ailes postérieures blanc sale à gris, avec quelques points marginaux peu nets.
Dessous des quatre ailes clair avec un semis d’écailles brunes et un point discal.
Armure génitale (fig. 38). — Très caractéristique, triangulaire, de petite taille ; uncus et saccus
courts ; juxta développée et sclérifiée ; pénis relativement volumineux, fortement bossu, avec vesica
armée d’un grand comutus bulbeux, d’une touffe de comuti peu sclérifiés et d’une autre touffe de cor-
nuti plus grands et plus sclérifiés.
$. Habitus externe semblable à celui du mâle ; antennes franchement filiformes. 7® stemite abdo¬
minal avec une paire de profondes fossettes.
Source : MNHN, Paris
46
JEAN PELLETIER
Armure génitale (fig. 39). - Ductus biirsae très court, la bourse copulatrice présentant latérale¬
ment une partie avec des plis et en dehors de cette zone entièrement couverte de spiculés; lamelle
antévaginale relativement large ; apophyses très courtes.
Fiü. 38 et 39. — Marcipalina tanzaniensis (Pelletier).
- 38. armure génitale cf et pénis avec vesica extériorisée. - 39. arinure génitale J.
Répartition géographique. Dates de capture. — TANZANIE. Mts Usambara, 11-1953 hol.) ; Malarial
Institute, Amani, III (G. Pringle) (Ç par. portant en outre l’indication « P 178 »).
Discussion. — Espèce bien caractérisée par son habitus externe et en particulier les taches brunes
du bord interne de l’aile, et par l’armure génitale ; celle-ci, bien que s’éloignant un peu du type com¬
mun aux Marcipalina, présente des valves soudées nettement à la base et en conséquence a été rangée
dans ce groupe. En revanche, l’armure Ç est bien typique du genre.
Marcipalina minima n. sp. (pl. II, hg. 6).
Type, — Holotvpe : 1 c?, République Centrafricaine, préfecture de la Lobave, Mbata, 1/17-VIII-
1969 {J. Plante) (genitalia prép. J. Pelletier n° 407) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — <5'. Envergure 25 mm. Tête et collier de teinte brune à ocre. Antennes à pectina-
tions très fines. Ailes antérieures falquées de couleur fondamentale brune avec les éclaircies jaunâtres.
Franges brunes. Points marginaux bien marqués. Aire submarginale claire. Jaunâtre, avec des reflets
violacés chez les individus frais ; tache subapicale brune, modérément foncée ; une ombre également
brune, variable selon les spécimens, est située près du bord interne de l’aile. Aire médiane plus foncée
que Faire submarginale, de type C {cf. fig. 2 c,) avec la tache la plus interne bien développée, la plus
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
47
externe réduite à un filet qui va se rétrécissant jusque sous la réniforme ; le prolongement écailleux issu
de la tache interne relativement volumineux ; réniforme brune et orbiculaire noire, toutes deux cerclées
d’un liseré jaune ; le reste de l’aire médiane gris bleuté; trois taches brunes au bord costal. Aire ba.sale
jaunâtre. Ailes postérieures grises, plus claires vers l’apex, à points marginaux à peine marqués.
Dessous des quatre ailes blanchâtre parsemé d’écailles grises, parfois avec un point discal aux
postérieures.
Armure génitale (fig. 40). — Valves jointives par un seul point à leur base mais étroitement sou¬
dées par une juxta étroite ; uncus allongé ; saccus à peine esquissé. Vesica du pénis armée d’une toulTe
de cornuti très fins plus un gros cornutus peu sclérifié.
Ç. Non déterminée avec certitude (cf. discussion).
FrC- 40. — Mareipalina minima n. sp.
— Armure génitale et pénis. La séparation des bases des
valves, due à la préparation de l’armure dans un plan, est
artificielle et les sacculi sont normalement soudés entre eux.
Répartition géo^aphique. Dates de capture. — RÉPUBLiOt'E CENTRAFRICAINE. Préfecture de la
Lobavc, Mbata, 1/17-VIII-1969 (1 hol. et 1 cj par.) {J. Plante).
Ouganda. Forêt Mabira, Jinja, X-1962 (1 <5* par.) {R. H. Carcasson).
Discussion. — M. minima est l’un des plus petits Marcipa s. 1. connus. La couleur jaune à brune
permet de le séparer de M. maculifera P. Mabille, dont il se rapproche le plus ; en outre, la tache
brune interne de l’aire médiane est beaucoup moins allongée que chez M. maculifera. Cependant,
comme ce dernier, M. minima fait la transition entre les Mareipalina et les Marcipa s. str., car les
valves ne sont soudées que par un point ; toutefois, la juxta étroite maintient la base des valves étroi¬
tement rapprochée et l’aspect de l’armure est tout à fait celui d’un Mareipalina, notamment en ce qui
concerne la costa et le pénis.
Une Ç du Zaïre (Sankuru, Katako-Kombe, M. Fontaine) pourrait appartenir à M. minima, cepen¬
dant la teinte vive chez le <5* est ici plus terne, la nuance jaunâtre plus diffuse ; d’autres spécimens sont
donc nécessaires pour identifier la Ç chez M. minima.
Genre Marcipa F. Walker
Marcipa maculifera (P. Mabille) (pi. II, fig. 7).
Acantholipes maculifera P. Mabille, 1881, Annales Soc. enl. Belgique, 25, p. 60.
Marcipa maculifera Mabille ; Cabde, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 296, pl. 35, rangée e.
Acantholipes maculifera iP- Mabille) ; Viette et D. S. Fletcher, 1968, Bull. Br. Mus. nat. Hist. (Ent.), 21 (8), p. 409
(citation de l’holotype).
Type. — Holotype : 1 $, Congo (genitalia prép. J. Pelletier n° 323) (Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris).
Source ; MNHht, Paris
48
JEAN PELLETIER
Description. — <5*. Envergure 28-31 mm. Tête avec palpes orangés, vertex et collier brun chocolat
foncé. Ailes antérieures de couleur fondamentale violet foncé avec les taches brunes ; ces ailes sont net¬
tement falquées en dessous de l'apex, plus efïilées que chez la majorité des Marcipa. Franges noires,
orangées au niveau de l’apex. Points marginaux assez allongés, formant une ligne marginale presque
continue. Aire submarginaie avec trois taches sombres, brunes : une subapicale carrée, nette, une autre
au-dessous de la précédente, au milieu de l’aile, une troisième située vers le bord interne ; ces deux
dernières tache.s sont moins nettement délimitées que la tache subapicale, en outre, celle du bord interne
est moins foncée que les deux autres, souvent cerclée d’une petite zone claire. Aire médiane de type C
{cf. fig. 2ci), la tache brune la plus interne en forme de cône pédiculé orienté vers le bord externe;
orbiculaire noire et réniforme brune cerclées de clair ; trois taches brunes au bord costal. Aire basale
avec un petit trait brun. Ailes postérieures gris foncé uniforme.
Dessous des quatre ailes gris foncé, avec une éclaircie au niveau du bord costal des antérieures.
Armure génitale (fig. 41). — Valves se jouxtant par un seul point à la base, mais bien séparées
au-delà par la juxta ; uncus allongé ; vesica du pénis inerme.
$. De même habitus externe que le cj, mais d’envergure en moyenne 1 à 2 mm moindre, la
teinte des antérieures étant par ailleurs moins violacée et plus brune.
Armure génitale (fig. 42). — Bourse copulatrice glabre, petite ; ductus bursae non sclérifié ; lamelle
antévaginale profondément échancrée ; apophyses relativement courtes.
- 41, armure génitale 3 et pénis. - 42, armure génitale Ç.
Répartition géographique. Dates de capture. - CAMEROUN. Massif du Mt Cameroun, Musake Hut,
XI {Ph. Darge et A. Evoé)-, route de Yaoundé, M'Balmayo, I {Ph. Darge)-, collines de Djoungolo,
700 m, II {Ph. Darge)-, Ayos, 13 km NNW d’Obout, V \Ph. Darqé)-, Lomié, V; Efulen, IlI-IV, X
{H. L. Weber).
Répubuque Centrafricaine. M’Bata, VIII (y. Plante).
Gabon. Ipassa, X {G. Bemardf).
ZaIre. Eala, IV (J. Ghesquière) ; Matadi, IX.
Discussion. - Espèce assez bien caractérisée par ses ailes étroites, nettement falquées, violet
fonce, du moins chez les spécimens frais ; un autre caractère distinctif important est constitué par la
forme de la tache brune interne de l’aire médiane, qui, d’abord pédiculée sur le bord de l’aile, est
ensuite très transverse. Certains exemplaires clairs se rapprochent de M. minima Pelletier, plus petit.
Source : MUHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
49
à teinte jaune ou brun clair, la teinte violacée à peine indiquée au niveau de l’aire médiane, les posté¬
rieures gris clair ; en revanche, les armures génitales mâles sont très voisines chez ces deux espèces.
M. maculifera est encore proche de M. kirdii Pelletier, aux ailes moins effilées, la teinte des anté¬
rieures plus gris bleuté, non franchement violacée ; les armures mâles sont ici très différentes et per¬
mettent d’éviter toute confusion.
L’armure mâle est encore très proche de celle observée chez les Marcipalina et comme M. minima,
M. maculifera fait la transition entre ces derniers et les Marcipa s. str. ; toutefois la suture entre les
valves est moins étroite ici que chez les Marcipalina et les valves peuvent être étalées dans un plan.
Marcipa kasai n. sp. (pl. Il, iig. 8).
Type. — Holotype ; 1 d*, Zaïre, Kasai', Bena-bibele, VI-1928 {Trollî) (genitalia prép. E. Berio
n° 5469) (Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren).
Description. — <?. Envergure 27 mm. Tête et collier bruns, palpes plus clairs. Ailes antérieures
h peine falquées, de teinte fondamentale grise à reflets bleutés. Franges grises. Ligne marginale presque
continue, très fine. Aire submarginale avec tache subapicale brun foncé et une ombre diffuse vers le
bord interne de l’aile. Aire médiane de type D {cf fig. 2 d,) avec les taches brunes du bord interne se
terminant par des filets ; celui issu de la tache la plus externe rejoint la postmédiane et celui qui pro¬
vient de la tache la plus basale rejoint l’antémédiane ; orbiculaire punctiforme ; réniforme brun clair
à contours latéraux brun noir, le tout cerclé d’un liseré clair; trois taches costales; une ombre gris
bleuté est située entre les deux taches costales les plus externes et déborde au-delk de la postmédiane
sur l’aire submarginale. Aire basale sans point sombre près de la base et k bord costal plus foncé. Ailes,
postérieures gris uniforme.
Dessous des quatre ailes gris uniforme, sauf le long du bord costal des antérieures qui est plutôt
brun clair.
Armure génitale (fig. 43). — Uncus bossu, terminé par une forte dent ; vinculura arrondi sans sac-
cus ; Costa individualisée mais peu développée, ne dépassant pas le milieu du reste de la valve ; juxta
relativement volumineuse ; pénis court, non armé.
Répartition géographique. Dates de capture. — Zajre. Kasaï, Bena-Bibele, VI hol. seul connu)
(Trolh).
Discussion. — M. kasai ressemble à M. bistriata Pelletier, mais les taches brunes du bord interne
sont plus épaisses dans le premier cas ; au niveau de l’armure génitale, également assez voisine chez
les deux espèces, on note l’absence de saccus chez M. kasai. M. kasai ressemble encore à M. submar-
ginalis Caede et M. berioi Pelletier, toutefois l’aire médiane est mieux individualisée chez ces deux
dernières espèces, de teinte plus rougeâtre et dont l’armure est tout à fait du type Marcipalina ; chez
M. kasai, les valves ne se jouxtent que par un point, mais eUes sont séparées par une juxta volumineuse.
Source : MNHN, Paris
50
JEAN PEI-LETIER
Marcipa douala Pelletier (pl. II, fig. 9).
Marcipa douala PelJetier, 1975, Lambillioriea, LXXV bis, p. 69.
Type. - Holotype : 1 Cameroun, Ayos, galerie forestière du Nyong, 13 km NNW d’Obout,
4-V-1973 {Pk. Darge) (genitalia prép. J. Pelletier n° 320) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (J. Envergure 31 mm. Tête et collier brun chocolat. Ailes antérieures très faible¬
ment falquées, de teinte fondamentale brun rosé avec un faible reflet bleuté. Franges beige foncé. Points
marginaux nets, non jointifs. Aire submarginale avec la tache subapicale brun chocolat foncé, volumi¬
neuse, bien marquée et soulignée postérieurement d’un liseré clair ; le reste de l’aire avec la partie
externe plus foncée que la partie interne mais pouvant présenter des éclaircies diffuses au milieu du
bord externe et vers le tomus. Aire médiane de type D {cf. fig. 2 dj) avec les taches brunes du bord
interne réduites ; orbiculaire noire punctiforme ; réniforme gris entiimé ; trois taches costales, la plus
externe et la plus interne bien marquées. Aire basale séparée de l’aire médiane par une antémédiane
brun foncé, épaisse, dont le tracé forme un angle droit dont le sommet est orienté vers l’extérieur ;
aire basale claire avec un fort reflet bleuté au niveau costal. Ailes postérieures gris foncé à franges
de teinte beige, avec un point discal et une bande médiane plus foncés.
Dessous des antérieures gris pour l’essentiel, les postérieures blanchâtres avec un fort semis
d’écailles noires ; dessins très nets aux quatre ailes consistant en un point discal et une bande médiane
noire, épaisse et discontinue aux postérieures.
Armure génitale (fig. 44). — De petite taille, avec la costa un peu plus sclérifiée que le reste de
la valve, terminée par un processus digitiforme court ; sacculus formé de plusieurs parties ; vinculum
légèrement pointu ; juxta volumineuse à partie postérieure plus sclérifiée ; pénis inerme.
Ç. Inconnue.
Fie. 44. — Marcipa douala Pelletier.
— Armure génitale (J et pénis.
44
Répartition géographique. Dates de capture. - CAMEROUN. Ayos, 13 km NNW d’Obout, 4-V-1973
(1 d* hol. et 1 d* par.) (Ph. Darge).
Zaïre. Bas Congo, 1939 {F. Chrystely de Scholen).
Discussion. — Espece voisine de M. argillacea (Holland), dont elle diffère par l’intensité plus forte
des marques brunes et la réniforme enfumée, non bien délimitée comme dans le cas de M. argillacea.
Au niveau de 1 armure génitale mâle, M. douala présente un uncus plus épais, le vinculum et la costa
plus effilés que chez M. argillacea. A noter encore que le spécimen du Zaïre diffère légèrement par
1 habitus externe des spécimens du Cameroun, par le coUier orangé avec le bord postérieur seul brun
foncé.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
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Marcipa argillacea (Holland) (pl. II, fig. 10).
Acanlholipes argillacea Holland, 1894, Psyché, 7, p. 89, pl. IV, fig. 18.
Marcipa argillacea Holland; Gaedf., 1939, in Ssitz, Gross-Schmect. d. Erde, 15, p. 297, pl. 35, rangée g (l’exemplaire
représenté n’est vraisemblablement pas M. argillacea mais plutôt M. bistriata Pelletier).
Type. — Hololype : 1 ç?, Gabon, Kangwé (sans date de capture ni nom de collecteur) (genitalia
prëp. J. Pelletier n® 435) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Description. — Envergure 30 mm. Tête et collier bruns sauf le point d’insertion des antennes
qui est’ clair. Ailes antérieures à peine falquées, de teinte fondamentale brun clair avec un semis
d’écailles sombres et un faible reflet bleuté. Franges brunes. Points marginaux nets. Aire submarginale
avec la tache subapicale brun foncé sinon sans autres dessins; teinte s’éclaircissant progressivement
de l’extérieur vers l'intérieur de Faire. Aire médiane de type D {cf. fig. les taches brunes du bord
interne de l’aile pratiquement réduites à des lignes ; orbiculaire nulle ; réniforme brune, fine, à centre
clair; présence de trois petits traits costaux. Aire basale avec un fort semis d’écailles brunes. Ailes
postérieures grises à franges brunes ; points marginaux présents quoique moins nets qu’aux antérieures ;
un point discal peu net.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un fort semis d’écailles brunes, un point discal et
l'ébauche d’une bande médiane; points marginaux nets.
Armure génitale (fig. 45). — Elle est caractérisée par ses valves courtes avec la costa terminée
par un processus digitiforme ; juxta volumineuse et sclérifiée ; pénis à extrémité munie d’un processus
sclérifié en forme de cuiller et avec vesica armée d’une touffe de fins cornuti.
Ç. Inconnue.
Fie. 45. — Marcipa argillacea (Holland).
— Armure génitale et pénis.
45
Répartition géographique. Dates de capture. — GABON. Kangwé (d* hol.).
Cameroun. Ayos, bords du Nyong, 13 km NNW d’Obout, V {Ph. Darge).
Discussion. — Les espèces voisines de M. argillacea sont M. douala Pelletier, aux marques brunes
beaucoup plus fortes, et M. bistriata Pelletier, où, à l’inverse, les marques brunes sont très réduites ;
chez cette dernière espèce, la teinte est plus grise, la tache subapicale est constituée de deux petits
traits brun noir parallèles au bord costal et enfin elle présente une petite zone enfumée extérieurement
à la réniforme (c’est précisément la présence de cette petite partie enfumée qui laisse présumer que
l’exemplaire représenté par GAEDE (1939) est M. bistriata et non M. argillacea).
Source : MNHN, Paris
52
JEAN PELLETIER
Marcipa bistriata n. sp. (pl. II, %■ 11).
Type. - Holotype : 1 d*, Niger, Degama, 6-IV-1902 {Dr Ansorge) (genitalia prép. BM Noct.
n° 7782) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <S- Envergure 25-27 mm. Tête et collier brun très clair. Ailes antérieures à peine
falquées, de teinte fondamentale variant du gris clair au brun clair. Franges de couleur beige. Chevrons
noirs marginaux pratiquement jointifs. Aire submarginale avec la tache subapicale réduite, indiquée
principalement par deux traits brun noir, parallèles au bord costal ; aire autrement sans dessins. Aire
médiane de même teinte que le reste de l’aile, de type D {cf. fig. 2 dj), les taches du bord interne étant
réduites è de fines lignes ; orbiculaire punctiforme, noire, très petite ; réniforme caractéristique, longue
et étroite, brune k centre clair, assez arquée, avec extérieurement une tache difhise enfumée ; trois
petits traits bruns au niveau du bord costal. Aire basale claire. Ailes postérieures grises avec des franges
de teinte beige et un point discal peu distinct.
Fie. 46 et 47. - Marcipa bistriata n. sp.
— 46, Armure génitale 3 et pénis. - 47, armure génitale Ç.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un fort semis d'écailles brunes, un point discal et une
bande grise médiane surtout nette aux postérieures ; points marginaux nets ; franges des ailes anté¬
rieures plus sombres que celles des postérieures.
Armure génitale (fig. 46). — Elle est caractérisée par des valves brèves avec la costa individua¬
lisée mais courte se terminant par un processus bifide typique ; saccus étroit ; juxta volumineuse ; pénis
inerme.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MAHCIPA
53
Ç, Habitus externe très voisin de celui du mais avec la teinte grise plus uniforme et la zone
extérieure à la réniforme moins enfumée ; cependant les deux traits au niveau de la tache subapicale
demeurent très bien marqués.
Armure génitale (fig. 47). — Lamelle antévaginale volumineuse, échancrée postérieurement; duc-
tus bursae court ; bourse copulatrice relativement volumineuse avec, vers le milieu, une longue forma¬
tion de laminae dentatae et, postérieurement, une zone légèrement sclérifiée et plissée donnant l’appa¬
rence d'une formation définie mais en fait artificielle (en particulier après montage sur lame).
Répartition géographique. Dates de capture. — NIGER. Degama, 6-IV-1902 (c? hol.) {Ansorge).
Togo. Bismarckburg, IV-1891 (1 Ç par.) {R. Büttner).
Cameroun. Ayos, galerie forestière du Nyong, 13 km NNW d’Obout, 4-V-1973 (4 $ par.)
{Ph. Darge); village Kala, 18 km W de Yaoundé, 730 m, 9/13-II-1973 (1 $ par.) {A. Evoé)\ Lolodorf
(2$par.)(£. Konrad) \ Namiong b. Lolodorf, II et 13-111-1912 (2 par.) {V.E. Conrad)^ même loca¬
lité, (2 $ par.) ly. E. Conrad) ; Ngoko-Stat., 6-IV-1902 (1 $ par.) (Hdsemann).
Discussion. — M. bistriata se rapproche de M. argillacea (Holland) par l’habitus externe et en
particulier l’aire médiane avec les taches du bord interne réduites à des lignes ; cependant la tache
subapicale consiste en deux traits parallèles chez M. bistriata alors qu’elle est pleine chez M. argillacea.
De plus, la costa présente un processus digitiforme bifide chez M. bistriata seulement.
Marcipa molybdea Hampson (pl. II, hg. 12).
Marcipa molybdea Hampson, 1926, Descr. Cen. Spec, Noctuinae, p. 167,
Marcipa molybdea Hampson; G/vere, 1939, in Seitz, Gross-Srhmett. d. Erde, 15, p. 295.
Type. — Holotype : 1 $, Nigeria, Sapele {F. W. Sampson) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — Envergure 30,5-34 mm. Tête et collier brun très foncé ; partie postérieure des
tegulae rougeâtre. Ailes antérieures légèrement falquées k l’apex, de teinte générale grise à brune k
laquelle se superpose une teinte bleutée, brillante chez les spécimens frais. Franges très sombres,
jaunes à l’apex. Ligne marginale discontinue. Aire submarginale sombre, surtout le long du bord externe,
plus claire vers l’aire médiane ; zone apicale fortement bleutée avec la tache subapicale brun très
foncé, bordée d’un liseré clair postérieurement. Aire médiane de type A {cf. fig. 2 a), la tache médiane
au bord interne de l’aile brun chocolat k brun noir, de forme pyramidale mais tronquée au sommet ;
orbiculaire noire ; réniforme brune k contours noirs ; ces trois taches et la ligne postmédiane bordées
d’un fin liseré jaune ; zone costale fortement bleutée avec trois taches brun noir. Aire basale avec
deux points noirs. Ailes postérieures uniformément gris foncé.
Dessous des quatre ailes gris noir avec une aire discale blanchâtre variable, surtout aux posté¬
rieures ; présence d’im point discal sombre ; franges foncées sauf k l’apex.
Armure génitale (fig. 48). - Elle est de petite taille (3 mm d’envergure lorsque les valves sont
disposées dans un plan), avec un développement membraneux de la costa qui ne dépasse pas cependant
l’extrémité des valves ; uncus allongé terminé par une petite dent ; vinculum arrondi ; saccus fin et
court; pénis inerme.
$. Même habitus externe que celui du S-
Armure génitale (fig. 49). — Bourse copulatrice réduite ; ductus bursae avec une partie appendi¬
culaire développée ; lamelle antévaginale fortement transverse.
Répartition géographique. Dates de capture. — NIGERIA, llesha (Humphrey)\ Sapele ($ hol.)
{F. W. Sampson).
CÔTE D’Ivoire. Lamto, V (R. Vuattoux).
Cameroun. Efulen, I, IV, VI, XII {H. L. Weber) ; Mt Cameroun, XI (Ph. Darge et A. Evoë).
Source : MNHN, Paris
54
JEAN PELLETIER
Fie. 48 et 49. — Manipa motyhdea Hampson.
- 48, armure génitale 3 et pénis. - 49, armure génitale Ç.
Discussion. — M. molybdea est caractérisé extérieurement par la grande tache médiane pleine et
par sa teinte fortement bleutée ; ce dernier caractère permet de séparer M. molybdea de M. melano-
conia (Hampson) chez qui la teinte de l’aile est brune ; les armures génitales sont également différentes
chez les deux espèces.
Marcipa mariaeclarae Pelletier (pl. II, fig. 13).
Manipa mariaeclarae Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXIV, p. 90.
Type. — Holotype : 1 (?, Gabon, Mt Bengué, 8-X-1967 (C. Bernardî) (genitalia prép. J. Pelletier
n° 181) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (J. Envergure 26-32 mm. Tête et collier brun très foncé; partie postérieure des
tegulae brun plus clair séparée de la partie antérieure par une zone d'écailles blanchâtres. Franges des
quatre ailes brunes. Ailes antérieures à peine falquées. Ligne marginale noire formée de chevrons presque
jointifs. Aire submarginale plus sombre vers le bord externe, s’éclaircissant vers l’aire médiane et pre¬
nant alors une teinte brun clair ; taches de Paire submarginale constituées par la tache subapicale brun
foncé et une ombre plus difiùse le long du bord externe. Aire médiane apparentée au type C {cf.
fig. 2ci), les deux taches brun foncé volumineuses, se détachant mal du fond de l’aile, lui-même
sombre ; la réniforme brune, à centre un peu plus clair, Porbiculaire noire et les taches du bord interne
limitées par un liseré d’écailles bleutées caractéristiques ; présence de trois taches brunes au bord
costal, celle correspondant au départ de la postmédiane, petite. Aire basale brun rougeâtre foncé. Ailes
postérieures gris uniforme, sans points marginaux.
Dessous des quatre ailes clair fortement parsemé d’écailles brunes pouvant envahir toute l’aile.
Armure génitale (fig. 50). — Valves soudées en un point à la base; uncus fortement arrondi se
terminant par une petite dent; sacculus muni d’une expansion membraneuse qui, traversant la valve,
se poursuit ensuite transversalement le long ou bord costal sans dépasser l’extrémité de la valve ; pénis
inerme.
Ç. Habitus externe semblable à ce ai du c?; 7' stemite abdominal modifié, présentant une étroite
lamelle médiane légèrement sclérifiée.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
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Armure génitale (fig. 51). — Bourse copulatrice relativement grosse munie d’une zone de laminae
dentatae ; ductus bursae large, peu sclérifié ; lamelle antévaginale très développée, obtuse postérieure¬
ment ; apophyses postérieures courtes, larges à la base ; apophyses antérieures longues et fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Efulen, 21-VI-1923 (1 c? P^>' )
{H.L. Weber) \ Ayos, galerie forestière du Nyong, 13 km NNW d'Obout, 4-V-1973 (1 par.)
{Ph. Darge).
Gabon. Mt Bengué, 8-X-1967 (<? hol.) (G. Bernard!).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. Lobaye, Mbata, Vin {J. Plante).
Zaïre. Uele, Isiro (ex-Paulis), 27-11-1957 (1 S par ) (^- Fontaine).
Discussion. — Par l’habitus externe, M. mariaeclarae est voisin de M. dimera Hampson; cepen¬
dant, chez le premier, la ligne postmédiane séparant l’aire submarginale claire de l’aire médiane sombre
présente un décrochement très court vers la base, alors que ce décrochement est beaucoup plus accuse
chez M. dimera. Ces espèces diffèrent profondément par leurs armures génitales.
On peut encore mentionner que c’est vraisemblablement un spécimen de M. mariaeclarae qui
est représenté par GaEDE (1939) et non un spécimen de M. dimera (pl. 35, rangée f).
Source : MNHN, Paris
56
JEAN PELLETIER
Marcipa rotundiplaga Caede (pl. II, fig. 14).
Marcipa rotundiplaga Caede. 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15. p. 294, pl. 33, rangée d.
Type. — Holotype : 1 Cameroun, Bitje Ja River, 2000 ft, X/XI-1912 {G. L. Bâtes) (British
Muséum, Londres).
Description. — Envergure 32-35 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures falquées, de
teinte fondamentale variant du gris au brun très clair. Franges grises. Chevrons marginaux noirs, nets.
Aire submarginale sans tache subapicale, mais à ce niveau les petits traits costaux clairs sont présents ;
une ombre peu prononcée vers le bord externe, s’estompe complètement vers la partie interne de l’a^e.
Aire médiane avec la tache du bord interne brun noir réduite (type A, cf. fig. 2 a), approximativement
en forme de losange, parfois plus arrondie ; cette tache, située dans la moitié interne de l'aile, envoie
un Blet sombre qui rejoint la postmédiane et de ce fait l’aire médiane apparaît très oblique ; orbicu-
laire réduite à un petit point noir ; réniforme à contours peu nets, de même teinte que le fond de l’aile ;
trois taches costales peu marquées, généralement limitées à un simple épaississement au départ des
bgnes antémédiane et postmédiane, et k im petit trait situé au-dessus de la réniforme. Ailes posté¬
rieures gris clair, à franges brunes, avec des chevrons marginaux nets.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un fort semis d’écailles brunes, ime petite tache discale
(formée de deux points aux ailes postérieures) et une bande médiane brune peu nette ; dhevrons margi¬
naux bien marqués.
Fie. 52 et 53. — Mtmipa rotundiploga Caede.
- 52. amiiire génitale ÿ et pénis. - 53, armure géniule 9 .
Armure génitale (fig. 52). — Uncus épais et recourbé; vinculum arrondi; saccus réduit; sacculus
sclérifié dans sa partie proximale, se terminant par un processus digitiforme perpendiculaire au bord
de la valve ; costa sclérifiée, approximativement en forme de losange, terminée par un processus mem¬
braneux qui ne dépasse pas l’extrémité de la valve; juxta très large; pénis.effilé se terminant par une
partie sclérifiée recourbée vers l’avant ; vesica armée d’une fine touffe de cornuti.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
57
Ç. Habitus externe semblable à celui du (ÿ. 7® sternite sclérifié présentant une formation tra¬
pézoïdale dont la grande base est postérieure.
Armure génitale (fig. 53). — Ductus bursae sclérifié court ; bourse copulatrice petite, couverte de
longs spiculés ; lamelle antévaginale se présentant sous forme paire.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Bitje, Ja River, 2000 ft, X/XI-1912
(cf hol.) (G. L. Bâtes).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. La Maboké, XI (il. Pujol).
ZaIre. Lusambo, VI {M. Fontaine) \ Uele, Isiro (ex-Paulis), IV {M. Fontaine) ; Kisangani, Yaluraba,
VIII {M. Poil).
Discussion. — Espèce aisée k reconnaître, ressemblant à un Anoba, mais dont l’armure est de type
Marcipa. Contrairement à Caede (1939), on doit noter que M. rotundiplaga ne ressemble guère k
M. magniplaga Hampson, mais plutôt k M. triangulifera (Holland), car dans les deux cas la tache brun
noir du bord interne est réduite, alors qu’elle est très développée chez M. magniplaga. Outre l’armure
génitale, qui diffère chez M. rotundiplaga et M. triangulifera., la première se distingue aisément de la
seconde par l’absence de tache subapicale. Le même critère permet de séparer M. rotundiplaga de
M. flavilinea Pelletier, cette espèce étant davantage voisine de M. triangulifera.
Marcipa flavilinea n. sp. (pl. II, fig. 15).
Xype, _ Holotype : 1 (J, Cameroun, Ayos, galerie forestière du Nyong, 13 km NNW d’Obout,
4-V-1973 {Ph. Darge) (genitalia prép. J. Pelletier n° 354) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
E)escription. — Envergure 30-34 mm. Tête et collier brun chocolat k brun noir. Ailes anté¬
rieures k peine ou non falquées, de teinte fondamentale brun clair avec des reflets violacés assez vifs,
surtout dans la région apicale. Ligne marginale formée de chevrons noirs jointifs. Franges brunes.
Aire submarginale avec la tache subapicale brun noir, petite ; usuellement la teinte brune, plus sou¬
tenue le long du bord externe s’atténue vers l’aire médiane. Aire médiane de type A {cf. fig. 2 a), la
tache brun noir unique au bord interne de l’aile approximativement triangulaire, variable selon les indi¬
vidus ; le milieu du bord externe de cette tache présente une petite concavité avec, k sa base, un filet
noir qui rejoint la postmédiane; orbiculaire punctiforme noire, parfois soulignée d’un liseré clair; réni-
forme brune k contours clairs; postmédiane bordée extérieurement d’une fine ligne jaune pâle; pré¬
sence de trois taches brunes costales ; le reste de l’aire de même teinte que les autres parties de
l'aile. Aire basale avec un point noir près de la base. Ailes postérieures grises k franges brunes, plus
claires qu’aux antérieures.
Dessous des ailes antérieures gris, avec un point discal et une ombre gris foncé peu nette; ailes
postérieures blanchâtres avec un fort semis d’écailles brunes ; point discal formé de deux petits traits
noirs parallèles, l’ombre médiane ressortant mieux qu'aux antérieures ; points marginaux nets.
Armure génitale (fig. 54). — Uncus épais ; vinculum arrondi ; pas de saccus ; costa faiblement
développée ; pénis armé de deux fines touffes de comuti.
Ç. Habitus externe semblable k celui du <?, la teinte des antérieures variant du brun clair au
brun rougeâtre. 7* sternite abdominal muni d’une plaque chitinisée médiane.
Armure génitale (fig. 55). — Bourse copulatrice couverte de spiculés; ductus bursae court;
lamelles antévaginales relativement volumineuses; apophyses antérieures et postérieures longues et
fines.
Répartition géographique. Dates de captures. — Outre le ^ holotype, tous les exemplaires cités
sont des spécimens paratvpes.
Guinée. Nimba, vil-XII.1951 (1 $) {Lamotte et Roy); idem, 1942-1943 (1 $) (M. Lamotte);
Soundedou, Nr Macenta, 1800 ft, 13-V-1926 (1 $) (C. L. Collenette).
Source : Mt-JHN, Paris
58
JEAN PELLETIER
CÔTE D’IVOIRE. Bingerville (1 $) ; Bognoa, XI-1964 (1 $) {Piard et Griveaud) ; Bandama, 29-VII-
1970 (1 ^ (A t'uaWowj:) ; Lamto, 25-XI-1970 (1 <?) {R. Vuattoux).
Nigeria. Warri, II-1896 (l $) {Dr Roth) ; Kumasi (1 Ç) {H. Whiteside) -, U. C. Ibadan, 22-V-1959
(1 $) {H. J. Sutton).
Cameroun. Route forestière de Ngat à Mbanga, 40 km ESE de Yaoundé, 8-XII-1973 (1 Ç)
{Ph. Darge) ; Johann Albrechts Hohe, St. Kamerun, 1896 (1 $) {L. Conradt) ; village Kala, 18 km W de
Yaoundé, 730 m, 12-11-1973 (1 §) {A. Evoë) \ Ayos, galerie forestière du Nyong, 13 km NNW d’Obout,
4-V.1973 (<f hol.) {Ph. Darge)-, Efulen, 21-V1-1922 (1 ^ {H.L. Weber).
FiC- 54 et 55. — Marcipa flatiilmea n. sp.
— 54, armure génitale et pénis. — 55, armure génitale Ç.
Discussion. — M. ftavilinea a été séparé de M. triangulifera (Holland) avec lequel il était jusqu’à
présent confondu (cf. pour la séparation spécifique de ces deux espèces, la discussion concernant
M. triangulifera). M. flavilinea ressemble encore à M. rotundiplaga Caede, mais chez cette dernière
espèce la tache subapicale est absente.
Marcipa inscripta F. Walker (pl. Il, fig. 16).
Marcipa inscripta F. Walker, 1855, List Lep. Ins- B. M., 4, p, 807.
Marcipa inscripta Walker; Gaede, 1939, in Seitz. Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 297, pl. 35, rangée g.
AcanthoUpes transversata Holland, 1894, Psyché, 7, p. 88. Syn. n.
Types. — inscripta F. Walker. Holotype : 1 d, Sierra Leone (spécimen sans abdomen) (British
Muséum (N. H.), Londres).
transversata Holland. Syntypes ; 1 et 1 Ç, localités et dates de capture non précisées (geni-
talia c? prép. J. Pelletier n° 436, genitalia $ prép. J. Pelletier n° 437) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Source : MNHN, Paris
RÉVISiON DU GENRE MARCIPA
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Description. — <S- Envergure 25-30 mm. Tête et collier gris, parfois partie postérieure du collier
rembrunie. Antennes à pectinations longues. Ailes antérieures à peine falquées, à teinte fondamentale
variant entre le gris et le brun avec des reflets bleutés brillants. Franges brunes. Chevrons marginaux
noirs presque jointifs. Aire submarginale avec la tache subapicale subquadrangulaire, brune avec deux
traits noirs parallèles au bord costal dans sa partie postérieure ; de plus une ombre brune diffuse est
située sous la réniforme vers le bord interne. Aire médiane intermédiaire entre les types C et D {cf.
fig- 2 Cg), avec la tache brun foncé la plus basale du bord interne seule bien développée ; parfois toute
la zone au niveau du bord interne enfumée ; orbiculaire noire punctiforme ; réniforme brune cerclée
de noir, très arquée, souvent accompagnée extérieurement par une ombre gris noir, l’ensemble donnant
l'aspect d’une grosse tache sombre circulaire; trois taches brunes au niveau du bord costal. Aire basale
avec un point sombre parfois manquant. Ailes postérieures grises à franges brunes.
Dessous des quatre suies gris, variable selon les individus, avec parfois une éclaircie le long du
bord costal des antérieures ; de même chez certains individus les ailes postérieures apparaissent blan¬
châtres avec un fort semis d’écailles noires et un point discal.
Armure génitale (fig. 56). — Sacculus présentant dans sa partie distale une formation sclérifîée
presque circulaire ; costa développée en un processus digitiforme ; saccus relativement large ; juxta pré¬
sentant une sclérification semi-circulaire ; pénis inerme.
— 56, armure génitale ^ et pénis- — 57, armure génitale Ç.
$ Habitus externe sensiblement différent de celui du mâle, de teinte brun clair, non grise, avec
tous les dessins atténués, sauf parfois les taches du bord interne d’un noir profond pouvant ressortir
vigoureusement. 7* sternite abdominal présentant une paire de fossettes.
Armure génitale (fig. 57). — Bourse copulatrice plus ou moins sclérifîée postérieurement munie
d’une formation de laminae dentatae antérieurement; lamelle antévaginale profondément échancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. — SÉNÉGAL. Sedhiou, VIll {H. Castell).
Sierra Leone. Localité inconnue (<J hoL).
CÔTE D’Ivoire. Lamto, IV-V, X-XI (Æ. Vuattoux)-, Bingerville, XI (G. Melou).
Ghana. Kete-Krachi (A. W. Cardinall).
Source : MNHN, Paris
60
JEAN PELLETIER
Togo. Bismarckburg, I-II {R- Büttner), X (L. Conradt).
Cameroun. Bitje, Ja'River, IV-V, X {G.L. Bâtes)-, Victoria (Ph. Darge).
Discussion. - Espèce formant avec M. alternata Gaede et M. mediana Hampson, un groupe bien
caractérisé par l’armure génitale, en particulier la forme du sacculus ; en revanche, ces trois espèces
sont très voisines entre elles et notamment A/, inscripta et M. mediana ; M. inscripta paraît essentielle¬
ment occidentale alors que M. mediana est orientale, et au niveau de l’armure mâle on note que la costa
droite se termine par un processus peu ou pas élargi chez M. inscripta alors qu il est nettement spa-
tulé chez M. mediana ; enfin, l’habitus externe, qui peut être assez différent chez les spécimens typiques,
est parfois insuffisant pour séparer sûrement les deux espèces du fait que M. mediana présente une
certaine variation individuelle. L’habitus externe beaucoup plus gris de M. alternata permet de séparer
cette espèce des deux précédentes.
On peut remarquer encore que les types de A. transversata Holland et de M. inscripta F. Walker
sont très semblables en dépit de leurs origines éloignées {A. transversata provenant vraisemblablement
du Gabon ou de Guinée équatoriale) ; cependant une certaine variabilité existe aussi chez M. inscripta
et on trouve des spécimens moins foncés, avec une teinte bronzée nette, qui diffèrent quelque peu des
M. inscripta typiques.
Marcipa mediana Hampson (pi. III, fig. I).
Marcipa mediana Hampson, 1926, Deser. Gen. Spec. Noctuinae, p. 170.
Marcipa mediana Hampson; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 296, pl. 35, rangée f.
Type. — Type d*, Nyasaland, Mt Mlanje, 28-11-1913 (S. A. Neave) désigné ici comme LECTOTYPE
(genitalia prép. BM Noct. n° 7637) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — Envergure 29-33 mm. Tête et collier brun clair; antennes à pectinations
longues. Ailes antérieures è peine falquées, de teinte brun clair avec l’aire médiane plus sombre.
Franges brun clair. Chevrons noirs marginaux nets pouvant former une ligne continue. Aire submar¬
ginale avec tache subapicale brune, subquadrangulaire, avec dans sa partie postérieure deux traits noirs
parallèles au bord costal ; coloration violacée au niveau du bord costal ; une ombre diffuse foncée est
généralement présente vers le bord interne, sous la réniforme, mais parfois complètement absente.
Aire médiane intermédiaire entre les types C et D {cf. fig. 2 Cj) avec les taches du bord interne brun
foncé, présentant parfois un reflet cuivreux ; entre ces taches et jusqu’au niveau du bord costal la teinte
varie du brun enfumé au violacé net selon les individus ; orbiculaire punctiforme noire ; réniforme jau¬
nâtre à contours bruns ou brune a contours noirâtres ; présence de trois taches brunes à peine indi¬
quées au bord costal. Aire basale claire, sans dessins. Ailes postérieures grises avec un faible reflet irisé.
Dessous des quatre ailes gris à blanchâtre, surtout aux postérieures mais avec un fort semis
d’écailles brunes; présence d’un point discal surtout net aux postérieures.
Armure génitale (fig. 58). — Sacculus présentant dans sa partie distale une formation sclérifiée
presque circulaire ; Costa en forme d’im processus assez contourné, élargi en spatule du côté droit
seulement ; saccus relativement étroit ; juxta présentant une sorte de sclérification circulaire ; pénis
inerme.
Ç. Habitus externe différant sensiblement de celui du ^ par l’aire médiane estompée, de même
coloration que le reste de l’aile mais avec souvent les taches du bord interne d’un noir intense, de même
que la tache subapicale. 7« stemite abdominal avec une paire de fossettes sclérifiées.
Armure génitale 59). — Bourse copulatrice couverte de petits spiculés postérieurement, glabre
mais avec une formation de laminae dentatae antérieurement. Lamelle antévaginale très échancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. - TANZANIE. Dar-es-Salaara (d’après HAMPSON, 1926) ;
Amani, II, IV (C. Pringle).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
61
Malawi. Ft Mkuwadzi, Nkata Bay, V. Mt Mlanje, I-II, IV {5./4. Neave).
Mozambique. Beira, VIll (£’. Pinhey) ; 40 miles E d’Inhambiga, VIII [E. Pinhey).
Fig. 58 et 59. — Marcipa mediana Hampson.
— 58, armure génitale <3 et pénis. — 59, armure génitale $.
Discussion. — M. mediana apparaît être une espèce d Afrique orientale très proche de M. inscripta
F. Walker d’Afrique occidentale, mais de plus grande taüle ; elle en diffère, en outre, par la teinte brun
à violacé de Paire médiane et la forme moins arquée de la réniforme chez le taches noires du
bord interne plus vives chez la ÿ Cependant, il existe des formes intermédiaires, notamment chez la
Ç, où aucun critère précis de différence n’a pu être mis en évidence au niveau de l’armure génitale.
Chez le <?, au niveau de l’armure, le saccus est plus étroit chez M. mediana que chez M. inscripta,
mais surtout le processus digitiforme, qui représente à droite la Costa, se termine en spatule chez
M. mediana seulement.
Marcipa alternata Gaede (pl. IIl, fig. 2).
Marcipa alternata Caede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 13, p. 295, pl. 33, rainée e.
Type. — Holotype : 1 $, NW Rhodésie, Solwezi, 3-II-1918 {H. C. Dullman) (British Muséum
(N. H.), Londres).
Description. — cj. Envergure 28-31 mm. Antennes à pectinations longues. Tête et collier gris,
tegulae avec un trait brun séparant la partie antérieure grise de la partie postérieure claire. Ailes anté¬
rieures non falquées, ù teinte dominante grise. Franges grises longues. Traits marginaux noirs nets.
Aire submarginale avec la zone externe grise bordée intérieurement par une zone blanche caractéris¬
tique mais variable en étendue selon les individus et, à la limite, entièrement envahie d’écailles grises;
Source ; MUHhl, Paris
62
JEAN PELLETIER
cette partie blanche, partant de la tache subapicale brun noir, s’étend jusqu’au bord interne. Aire
médiane de type D {cf. fig, 2di) de teinte gris foncé avec les taches du bord interne brun noir; orbi-
culaire noire, petite, et réniforme grise se détachant peu sur la coloration du fond. Aire basale grise.
Ailes postérieures grises.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un fort semis d’écailles grises.
Armure génitale (fig. 60). — Valves courtes, le sacculus présentant une formation sclérifiée cir¬
culaire dans sa partie distale ; saccus large et court ; uncus court et arrondi ; pénis inerme.
$. Habitus externe semblable à celui du (J. 7' sternite abdominal muni d’une paire de fossettes.
Armure génitale (fig. 61). — Bourse copulatrice munie de spiculés dans sa partie postérieure et
d’une formation de laminae dentatae dans sa partie antérieure ; lamelle antévaginale peu développée.
Répartition géographique. Dates de capture. — ZAÏRE. Lumumbashi (ex-Élisabethville), VI-VII
(C. Seydet).
Zambie. Ikelenge, N Mwinilunga, IV-V {E. Pinhey).
RHODÉSIE. Solwezi, 3-II-1918 ($ hol.) {H. C. Dullman).
Discussion. — Espèce à armure génitale très voisine de celles de M. inscripta F. Walker et
M. mediana Hampson, mais bien reconnaissable par son habitus externe lorsque l’aire submarginale
présente une partie interne blanche ; lorsque cette partie est absente, la teinte générale grise permet
cependant de différencier M. alternata des deux autres espèces voisines dont la teinte brune est domi¬
nante.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
63
Marcipa insulata (F. Walker) (pl. 111, fig. 3).
Birtha insulala Walker, 1863, List Lep. 1ns. BM, 33, p. 976.
Birtha insulata Walker; Moore, 1884, The Lepidoptera of Cevian, p. 75.
Baniana insulala Walker; Hampsôs, 1894, Moths of India, 2, p. 516.
Marcipa insulata Walker; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 295, pl. 35, rangée h.
Type. — Holotype ; 1 (sans abdomen), Ceylan (date et récolteur non précisés) (British Muséum
(N. H.), Londres).
Description. — (J. Envergure 32-34 mm. Tête et collier bruns. Ailes antérieures falquées, de teinte
brun clair. Aire submarginale avec une tache subapicale brun foncé soulignée d’un liseré clair ; une
éclaircie jaunâtre est située sous la tache subapicale et une autre, nettement plus grande, est présente
vers le bord interne, en partie sous la réniforme. Aire médiane de type C (cf. fig. 2ci) avec les deux
taches du bord interne brunes avec des reflets roux brillant ; orbiculaire ovalaire et transverse, noire
et réniforme brune à contours noirs, toutes deux cerclées d’un liseré clair; bord costal assombri avec
trois taches brunes. Ailes postérieures grises à franges de teinte beige.
Dessous des quatre ailes clair, plus ou moins envahi d’écailles sombres ; franges foncées aux
antérieures; un point discal et une ombre médiane gris aux postérieures.
Fie. 62. — Marcipa insulata (Walker).
— Armure génicale J «t pénis.
Armure génitale (fig. 62). — Uncus long et courbe ; saccus très fin et court ; sacculus étroit ; costa
terminée en un processus digitiforme atteignant l’extrémité de la valve; pénis avec vesica armée de
cornuti courts, peu sclérifiés, formant une longue touffe.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IVOIRE. Lamto, VI {R. Vuattoux).
Nigeria. U. I. Farm, V-VI {A. U. Oboite).
Discussion. — Le type de M. insulata n’ayant plus d’abdomen, c’est uniquement d’après l’habitus
externe que les spécimens mentionnés ci-dessus sont rapportés à cette espèce, la présomption d’iden¬
tité me paraissant hautement probable : l’aire submarginale est plus claire que chez les espèces voi¬
sines M. talusina Schaus, M. dentimacula Pelletier, M. qabonensis Pelletier et M. carcassoni Pelletier;
de même, la teinte générale brjune est moins foncée ; l’armure (J est caractéristique et permet de
distinguer M. insulata des espèces à habitus externe proche.
Source : MNHN, Paris
64
JEAN PELLETIER
L'indication de Ceylgin comme lieu de capture par K. WalkER (1865) est probablement erronée,
aucun Marcipa s. 1. n'a\ ant été capturé à ma connaissance hors du continent africain ; c’était également
l'opinion de HamPSON (manuscrit non publié’).
Marcipa talusina (Schaus) (pl. III, fig. 4).
Binha talusina Schaus. 1893, in Sckals et Clemens, The Lepidoptera of Sierra Leone, p. 37. pl. Ill, fig. 12.
Mairipa talusina Schaus; Gaede, 1939, in Seitt, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 295, pl. 35, rangée e.
Type. - LECTOTYPE : 1 d*, Sierra Leone (n° 21725 Schaus collection, Birtha talusina Type,
American Muséum of Natural History, New York) 2. Présente désignation.
Pic. 63 et 64. — Marcipa talusina (Schaus).
— 63, armure génitale <S et pénis. — 64. armure génitale Ç.
Description. — <J. Envergure 30-32 mm. Tête et collier bruns. Ailes falquées, de coloration marron
assez vive avec des reflets bleutés. Franges brunes, grises à l’extrémité. Ligne marginale noire continue.
Aire suimarginale avec la tache subapicale brun très foncé, marquée souvent de deux traits noirs dans
la partie postérieure, I ensemble entouré d’un liseré clair ; le reste de l’aire brun avec une éclaircie
vers le milieu du bord externe pouvant se prolonger jusqu’au tomus; présence d’une ombre brune
vers le bord interne, sous la reniforme. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,) avec une éclaircie grise
entre les deux taches brunes du bord interne ; orbiculaire oblique et réniforme noires, cerclées d’un
liseré clair ; présence de trois taches brunes au bord costal, la partie de l’aire située entre ces taches
1. Examiné grâce â l’obligeance du D' 1. W. B. Nye, British Muséum (N. H.).
2. Il m'est agrédble de remercier ici le D' Fr. H. Rindce, Curator, Lepidoptera. The American Muséum of Natural History.
New York, qui a bien voulu faire parvenir ces renseignements â P. Vibtte.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
65
fortement gris bleuté ; postmédiane à trajet rectiligne, jusqu’au mibeu de l’aile, bordée extérieurement
de clair. Aire basale violacée. Ailes postérieures grises à franges beiges avec un point discal peu net.
Dessous des quatre ailes variant du gris au brun, les postérieures parfois plus claires avec un point
discal et une bande médiane gris.
Amure génitale (fig. 63). — Costa bifide à l’extrémité, le processus digitiforme supérieur variable
en longueur, pouvant dépasser a droite le reste de la valve ; vinculum anguleux avec le saccus très
court;juxta arrondie; vesica du pénis armée de sortes de cornuti peu sclérifiés en forme de courtes
lames triangulaires.
Ç. Habitus externe semblable à celui du d*.
Armure génitale (fig. 64). — Bourse copulatrice glabre avec une large partie postérieure sclé-
rifiée et plus antérieurement une formation de laminae dentatae ; ductus bursae réduit ; lamelle anté*
vaginale très développée.
Répartition géographique. Dates de capture. — SIERRA LEONE, d* hol.
GUINÉE. Nimba {Lamotte et Roy).
CÔTE D’IVOIRE. Adiopodoumé, VIII {J. Pelletier)-., Lamto, V (R. Vuattoux)-, Bingerville, V
(G. Melou).
Nigeria. Warri, VI, VIll {Dr Roth).
Cameroun. ViUage Kala, 730 m, 18 km W de Yaoundé, 11 (A. Evoé).
Zaïre. Lusambo, Vil {M. Fontaine).
Discussion. — Comme cela était bien indiqué par SCHAUS (1893) M. talusina est proche de
M. insulata (F. Walker), mais il s’en différencie nettement par l’armure génitale et notamment la
forme de la costa et du sacculus ; l’absence de tache claire sous la réniforme, le trajet rectiligne de
la postmédiane et la réniforme noire sont autant de critères qui permettent de séparer les deux espèces,
d’après l’habitus externe. L’opinion de GaedE (1939), selon laquelle M. talusina ne serait qu’une forme
de M. insulata, ne peut donc être maintenue ; en revanche, M. talusina est plus proche de M. carcas-
soni Pelletier, de taille nettement supérieure, de 2 à 6 mm, et dont la tache la plus basale au bord
interne en forme de casque est encore plus volumineuse ; au niveau de l’armure génitale (J, M. talusina
se différencie de M. carcassoni par le processus digitiforme proximal du sacculus plus large et par la
Costa qui se termine à gauche également par un processus plus large et plus long.
Marcipa carcassoni Pelletier (pl. III, fig. 5).
Marcipa carcassoni Pelletier. 1973, Lambillionea, LXXV bis, p. 77.
Type. — Holotype : 1 (J, Kenya, Kakamega, III-1966 {R. H. Carcasson) (genitalia prép. BM Noct.
n° 7797) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <5*. Envergure 34-36 mm. Tête et collier brun foncé, palpes plus clairs. Franges
brunes. Ligne marginale formée de petits traits noirs pratiquement jointifs. Aire submarginale avec tache
subapicale brun foncée soulignée postérieurement d’un fin liseré clair; le reste de l’aire brune, surtout
vers le bord externe avec deux éclaircies jaunâtres plus ou moins envahies d’écaüles brunes, l’une,
petite, au milieu du bord externe, l’autre, plus développée, s’étendant du bord interne jusque sous la
réniforme ; cette dernière éclaircie est limitée extérieurement par une ligne grise dans le prolonge¬
ment de la postmédiane. Aire médiane de type G {cf. fig. 2 c,), les deux taches du bord interne brun
foncé, soulignées d’un fin liseré clair, la plus basale très développée, en forme de casque ; orbiculaire
noire, légèrement transverse et réniforme brune à contours noirs soulignées d’un liseré clair, de même
que, extérieurement la postmédiane ; trois taches brunes au bord costal, la portion de l’aire comprise
Source : MNHN, Paris
66
JEAN PELLETIER
entre la plus externe et la .plus interne d’une part et la réniforme d’autre part gris bleuté ; le reste de
l’aire brun clair. Aire basale violacée avec un trait noir près de la base. Ailes postérieures grises.
Dessous des quatre ailes brun à blanchâtre avec des franges sombres et une ligne médiane et
un point discal noir ; traits marginaux très fins, non jointifs.
Armure génitale {fig. 65). — Uncus long et fin, vinculum arrondi, saccus très petit; costa se ter¬
minant par un processus dissymétrique entre les valves, long et effilé à droite, courbe et recourbé en
crochet à gauche ; sacculus muni d’un processus bifide caractéristique ; valves très carrées à l’extrémité ;
pénis volumineux et court non armé.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — KENYA. Kakamega, III-1966 ((? hol.) {R. H. Car-
casson).
Mozambique. Chironde, 30 miles E de Inhaminga, 22-V-1969 (1 c? par.) {E. Pinhey).
Discussion. — Les deux spécimens connus de M. carcassoni diffèrent légèrement entre eux :
l’exemplaire du Mozambique a les taches claires de l’aire submarginale plus développées, la postmédiane
plus sinueuse et les taches du bord interne de l’aire médiane plus foncées que chez le type du Kenya ;
néanmoins, l’armure génitale est identique chez les deux exemplaires.
L’habitus externe et l’armure génitale permettent de ranger M. carcassoni dans le groupe de
M. insulata (F. Walker), mais c’est de M. talusina (Schaus) dont il se rapproche le plus par l’habitus
externe; M. carcassoni diffère de M. talusina par la taille plus grande, le plus grand développement
de la tache basale au bord interne, toutes les nuances brunes plus foncées. La même tache du bord
interne, en forme de casque, permet encore de distinguer M. carcassoni des autres espèces du groupe,
l’extrémité de la costa gauche en forme de crochet court et étroit est par ailleurs caractéristique.
Marcipa dubia n. sp. (pl. III, fig. 6).
Type. — Holotype : 1 <5*, Nigeria, Warri, IV-1897 {Dr Roth) (genitalia prép. BM Noct. n° 7739)
(British Muséum, Londres).
Description. — Envergure 31 mm. Tëie et collier brun très clair. Ailes antérieures à colora¬
tion fondamentale brune â marron mélangés, légèrement falquées. Franges brunes. Ligne marginale
presque continue. Aire submarginale avec la tache subapicale trapézoïdale, la grande base étant au bord.
costal, marron foncé avec deux traits noir velouté dans sa partie postérieure bordée de clair ; partie de
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
67
l’aire située le long du bord externe brun clair, celle située sous la réniforme formant une tache diffuse
jaune. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,), la tache brune la plus basale, au bord interne de l’aile,
très étirée en hauteur et rejoignant la tache brune costale la plus interne ; orbiculaire noire, ovalaire,
et réniforme brune à contours noirs, toutes deux cerclées d’un liseré clair; trois taches brunes le long
du bord costal; trajet antérieur de la postmédiane d’abord linéaire puis s’incurvant sous la réniforme
pour pratiquement rejoindre la tache brune la plus externe du bord interne de l’aile. Aire basale lie de
vin avec un petit trait sombre près de la base. Ailes postérieures grises à franges beiges.
Dessous des ailes antérieures brun clair, à franges sombres; ailes postérieures avec un semis
d’écailles blanches et brunes, un point discal noir, une bande médiane grise peu marquée; pas de points
marginaux.
Armure génitale (fig. 66). — Sacculus se développant en un processus triangulaire volumineux
vers le milieu de la valve ; costa se terminant par un processus dissymétrique entre les valves, plus
développé à droite et dépassant alors l’extrémité de la valve qui paraît courte et tronquée ; saccus très
petit ; pénis inerme.
Ç. Inconnue.
Fie. 66. — Marcipa dubia n. sp.
— Armure géniiale ÿ et p6nis.
Répartition géographique. Dates de capture. — NIGERIA. Warri, IV-1897 {S hol.), VI-1897 (1 (J
par.) {Dr Roth).
Discussion. — Espèce très voisine de M. insulata (F. WaLKER) et M. talusina (Schaus), mais
s’en différenciant par la forme étirée de la tache brune basale du bord interne qui rejoint la tache cos¬
tale la plus basale ; en outre, M. dubia diffère de ces deux espèces par l’armure génitale, notamment
la forme du sacculus et le pénis, qui est inerme. Mais, c’est surtout de M. silvicola Viette, de Mada¬
gascar, dont M. dubia se rapproche le plus ; cependant, la tache brune du bord interne affecte la forme
d’un V renversé chez M. silvicola (aire médiane de type B, cf. fig. 2 b) alors que les deux taches du
bord interne sont disjointes chez M. dubia ; au niveau de l’armure génitale, les deux espèces peuvent
être séparées par la forme du processus du sacculus qui est triangulaire chez M. dubia, alors qu’il est
digitiforme chez M. silvicola.
Marcipa silvicola Viette (pl. III, fig. 7).
Marcipa silvicola Viette, 1966, Lambillionea, LXV, p. 55, pl. I, fig. 5.
Xype. — Holotype : 1 tj' Madagascar Sambirano. Nosy Be, forêt de Loboke, 150 m, 3/9-X1-1958
{P. Viette) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
JEAN PELLETIER
6R
Description. - c?- Envergure 25-31 mm. Tête et collier bruns. Ailes antérieures légèrement fal-
quées de teinte fondamentale brune à marron. Franges brunes, grises à l’extrémité. Aire submarginale
avec tache subapicale brun foncé entourée d’un liseré clair ; le reste de l'aire brun clair dans sa partie
externe et avec une éclaircie jaunâtre volumineuse diffuse, sous la réniforme. Aire médiane de type B
{cf. fig. 2 b,) avec la tache brune du bord interne en forme d’accent circonflexe, marron foncé, souli¬
gnée par un liseré jaune ; orbiculaire noire très petite ; réniforme brune à contours noirs entourée d’un
liseré clair ; trois taches brunes au bord costal encadrant une zone gris bleuté ; postmédiane à tracé
onduleux. Aire basale brun rosé à reflets bleutés, avec un point noir très près de la base. Ailes posté¬
rieures gris foncé à franges beiges.
Dessous des ailes antérieures brun avec une grosse tache discale noirâtre ; postérieures plus
claires avec un point discal noir et une ligne grise médiane discontinue peu nette.
Armure génitale (fig. 67). — Costa bossue en son milieu, se terminant par un prolongement fin
et aigu ; sacculus avec un seul prolongement digitiforme, long ; juxta arrondie à la base ; pénis non
armé.
^ Elle m’est inconnue.
Discussion. — M. silvicola est voisin de M. insulata (F. Walker) et surtout de M. dubia Pelletier
par la teinte et les dessins des ailes antérieures, mais en diffère par la forme en accent circonflexe de
la tache marron au bord interne. M. silvicola est encore proche de M. gabonensis Pelletier, qui possède
également une aire médiane de type B, mais dont la taille est plus grande, les antérieures plus effilées
et la coloration générale brune plus foncée ; l’armure génitale mâle permet de séparer sans ambiguité
les deux espèces et en particulier la forme du sacculus qui ne présente pas de processus digitiforme
chez M. gahonensis. Enfin, M. silvicola semble bien être un endémique de Madagascar, alors que les
espèces proches sont ouest-africaines.
Marcipa gabonensis n. sp. (pl. III, fig. 8).
Type. — Holotype : 1 Gabon, Makokou-colline, 6-X11-1967 (O. Bemardi) (genitalia prép.
J. Pelletier n° 176) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire natu¬
relle, Paris).
Source : MNHN, Paris
RÉVISÎON DU GENRE MARCIPA
69
Description. — (J. Envergure 35 mm. Tête et collier brun clair. Ailes antérieures à peine falquées,
de coloration fondamentale brune et marron. Franges grises. Ligne marginale continue. Aire submargi¬
nale brun clair avec la tache subapicale brun foncé soulignée postérieurement d’un liseré jaune avec
les traits costaux jaunes nets ; elle comprend en outre une éclaircie à peine esquissée au milieu du bord
externe et'une tache jaune envahie de brun extérieurement vers le bord interne, sous la réniforme.
Aire médiane de type B {cf. fig. 2 b,) avec la tache brune au bord interne en forme d’accent circonflexe
dont le sommet rejoint la tache brune la plus interne du bord costal ; de la base externe de la tache en
forme d’accent part un filet brun, verticalement, jusque sous l’orbiculaire ; trois taches brunes au bord
costal ; postmédiane soulignée de clair extérieurement ; orbiculaire noire légèrement transverse ; orbicu-
laire brune à contours noirs. Aire basale lie-de-vin. Ailes postérieures gris uniforme.
Dessous des ailes antérieures gris, plus clair vers le bord costal ; ailes postérieures blanchâtres
avec un fort semis d’écailles grises, une ligne médiane discontinue et un point discal noirs ; points mar¬
ginaux présents mais fins.
Armure génitale {fig. 68). — Costa terminée par un prolongement long et fin à droite, plus court
et plus obtus à gauche, atteignant juste l’extrémité de la valve ; sacculus avec un processus triangulaire
médian caractéristique garni de courts spiculés ; saccus très réduit ; pénis inerme.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — GABON. Makokou-colline, 6-XII-1967 hol. seul
connu) {G. Bernardî).
Discussion. — Espèce très voisine par l’habitus externe de M. dentimacula Pelletier, qui se trouve
également au Gabon. Elle en diffère par l’extension moindre de la tache jaune vers le bord interne des
antérieures, la teinte générale moins vive, la tache subapicaie moins transverse et surtout le prolonge¬
ment supérieur de la tache brune en forme d’accent circonflexe qui forme un angle presque droit avec
le bord costal, alors que cet angle est très aigu chez M. dentimacula ; en outre, au niveau de l’armure
génitale, les prolongements de la costa sont beaucoup plus effilés chez M. gabonensis que chez M. den¬
timacula.
M. gabonensis se rapproche encore de M. silvicola Viette, de Madagascar, chez qui aux anté¬
rieures, la postmédiane est plus tortueuse, la tache jaunâtre de l’aire submarginale est plus développée
et la forme du sacculus de l’armure mâle est nettement différente. Enfin, M. gabonensis peut être
aisément séparé des autres espèces du groupe de M. insulata (F. Walker) par la tache du bord interne
en forme d’accent circonflexe alors que chez ces dernières espèces il y a deux taches médianes (type C
cf. fig. 2 c,).
Source : MNHN, Paris
70
JEAN PELLETtEH
Marcipa dentimacula n. sp. (pl. III, fig. 9).
Type. - Holotype : 1 c?, Gabon, Beünga, terminus Nord de la grande Crête Sud, 19-III-1963
(C. Bernardï) (genitalia prép. J. Pelletier n° 122) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — <?. Envergure 33-37 mm. Tête et collier brun clair. Ailes antérieures à peine Tal¬
quées, de teinte fondamentale marron vif. Franges brunes. Ligne marginale noire continue. Aire sub¬
marginale avec une tache subapicale brun foncé, très transverse, noire dans sa partie postérieure ;
en dessous de la réniforme, vers le bord interne est située une large tache jaune avec un fort semis
d’écailles noires, bordée extérieurement par une ligne sombre dentelée. Aire médiane de type B {cf.
fig. 2 b,), la tache marron foncé du bord interne en forme d’accent circonflexe aigu dont le sommet
rejoint la tache brune la plus interne du bord costal ; orbiculaire noire pouvant jouxter la réniforme ;
réniforme brune à contours noirs. Aire basale lie-de-vin avec un point basai noir. Ailes postérieures
gris foncé avec les franges de teinte ocre.
Dessous des ailes antérieures gris avec l’esquisse d’une bande médiane noirâtre et un point discal
peu visible ; ailes postérieures plus claires avec un point discal et une bande grise médiane, discontinue.
Armure génitale (fig. 69). — Costa se terminant par des processus dissymétrique entre les valves :
épais et émoussé à gauche, plus long, dilaté à la base et fin k l’extrémité à droite ; sacculus muni d’un
processus médian arrondi garni de dents fines: il en est de même des zones du sacculus immédiate¬
ment adjacentes à ce processus ; vesica du pénis armée de trois touffes de cornuti en son milieu, la
plus externe constituée de cornuti plus sclérifiés.
$. Inconnue.
FiC- 69. — Marcipa dentimacuta n. sp.
— Armure génitale tS et pénis.
Répartition géographique. Dates de capture. - Gabon. Belinga, 19-111-1963 (ç? hol.) (G. Bernard!) ;
Ipassa, 27-X-1967 (1 çj par.) (G. Bernard!}.
Discussion. - M. dentimacula est voisin de M. silvicola Viette et surtout de M. gabonensis Pelle¬
tier : de taille plus grande et de coloration plus vive que ces deux espèces, M. dentimacula se recon¬
naît encore par la coloration très foncée de la tache médiane au bord interne et le tracé plus linéaire
de la postmédiane, mais ce dernier critère est souvent sujet à variation et demanderait à être confirmé
chez un plus grand nombre de specimens ; finalement, le meilleur critère reste l’armure génitale avec
la forme du sacculus d’une part et le pénis qui est armé seulement chez M. dentimacula. Cette espèce
diflère des autres représentants du groupe apparenté à M. insulata (F. Walker) par la forme en accent
circonflexe de la tache médiane du bord interne.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
71
Marcipa apicalis Hampson (pl. III, fig. 10).
Marcipa apicalis Hampson, 1926, Descr. Cen. Spec. Noctuinae. p. 171.
Marcipa apicalis Hampson; Gaeüe, 1939, in Skit/.. Gross-Srhmett. d- Erde, 15, p. 297.
Type. — Holotype : 1 Nigeria, Lagos, 7-VIII-1906 {G.L. Boag) (genitalia prép. BM Noct.
n'’ 7950) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — (J. Envergure 27-32 mm. Tête et collier bruns. Ailes antérieures nettement fai-
quées, le fond de l'aile variant d’une teinte brun rosé au jaune pâle entre les aires basales et médiane
d'une part et l’aire submarginale d’autre part. Franges brunes. Ligne marginale discontinue, assez
épaisse. Aire submarginale comprenant deux taches triangulaires foncées, l’une subapicale, brune avec
deux traits noirs postérieurement, l'autre plus foncée, caractéristique de l’espèce, sous l’apex, avec sa
base au niveau du bord externe; le reste de l’aire jaune pâle avec une ombre diffuse brune, étroite,
vers le tornus. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,) avec les taches du bord interne pouvant varier
du brun noir au brun rougeâtre ; orbiculaire noire ovale et transverse et réniforme brune à contours
noirs soulignées de clair ; trois taches costales brunes, la plus interne correspondant au départ de l’anté-
médiane, large, pouvant rejoindre la tache la plus basale du bord interne. Aire basale avec un point
noir étiré transversalement, cerclé d’un liseré clair. Ailes postérieures grises à franges beiges.
Dessous des ailes antérieures gris sans dessins nets ; dessous des postérieures blanchâtre avec
un point discal et une ombre médiane gris.
Armure génitale (fig. 70). — Costa se terminant par un processus dissymétrique entre les valves,
très effilé du côté droit ; sacculus avec processus digitiforme bien développé ; saccus très court ; juxta
volumineuse ; oénis avec vesica fortement armée.
Fie. 70 et 71. — Marcipa apicalis Hampson.
— 70, armure génitale ij et pénis. — 71, armure génitale Ç.
Source : MNHN, Paris
72
JEAN PELLETIER
Ç. Semblable au <S par l’habitus externe mais de plus petite taille en moyenne ; 7' stemite abdo¬
minal portant une lame chitinisée semi-circulaire.
Armure génitale (fig. 71). — Bourse copuJatrice présentant des replis k la jonction avec le ductus
bursae et plus antérieurement une zone de laminae dentatae ; lamelles antévaginales développées.
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IVOIRE. Lamto, V {R. Vuattoux) ; Agboville,
VI {G. Melou) ; Bingerville, VI {G. Melou) ; Bouaké, VIII {J. Pelletier).
NIGERIA. Lagos, 7-VIII-1906 (<? hol.) {G.L. Boag).
Discussion. — Le type de M. apicalis est si frotté qu’il serait inidentifiable si, sur le bord externe
des antérieures, ne subsistait la tache triangulaire caractéristique. Nous rapportons donc à M. apicalis
les différents exemplaires présentant une telle tache bien qu’au niveau de l’armure des spécimens exa¬
minés, la longueur des prolongements effilés terminant la costa soit supérieure à celle observée dans le
cas du type. Ce caractère apparaissant assez variable chez différentes espèces de Marcipa, le rappro¬
chement proposé ci-dessus paraît acceptable. M. apicalis est voisin de M. insulata (F. Walker) et de
M. dubia Pelletier, qui ne possèdent pas la tache noire sur le bord externe près de l’apex.
Marcipa trista n. sp. (pl. III, fig. 11).
Type. — Holotype : 1 d*, Tanzanie, Amani, III-1963, P. 1305 {G. Pringle) (genitalia prép. BM
Noct. n° 7767) (British Muséum (N. H.), Londres).
Oe^ription. — d*. Envergure 37 mm. Palpes bruns, tête et collier pratiquement noirs. Ailes anté¬
rieures très fortement falquées, de teinte gris noir k reflets brillants. Franges plus foncées encore que
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
73
la teinte fondamentale de l’aile. Aire submarginale avec une tache subapicale d’un noir profond, entourée
d’un fin liseré jaune et marquée de traits jaunes costaux ; au niveau du bord interne est située une tache
dilfiise caractéristique de teinte vert olive avec un fort semis d’écailles noires. Aire médiane de type D
{cf. fig. 2 dg), de même teinte que le reste de l’aile, les taches du bord interne pratiquement réduites
à des lignes sombres; les prolongements écailleux au-dessus des ailes postérieures, roux; orbiculaire
réduite à un très petit point jaune ; réniforme foncée, peu nette ; trois taches noirâtres au bord costal.
Aire basale avec un minuscule point noir près de la base de l’aile entouré de quelques écailles jaunes.
Ailes postérieures grises.
Dessous des quatre ailes gris brillant, les antérieures avec les franges sombres ressortant nette¬
ment, les postérieures avec un point discal.
Armure génitale (fig. 72). — Costa terminée par un processus effilé dissymétrique entre les valves,
plus long à droite et dépassant l’extrémité de la valve, plus court à gauche ; saccus court et fin ; uncus
effilé et courbe ; pénis large et court avec la vesica non armée.
2- Elle diffère du çj, outre les antennes filiformes, par l’absence de la tache vert olive vers le
tomus, la taille plus petite (33 mm) et les dessins foncés de l’aire médiane ressortant moins nettement.
Armure génitale (fig. 73). — Bourse copulatrice volumineuse en partie sclérifiée postérieurement,
munie d’une zone de îaminae dentatae antérieurement; ductus bursae réduit; lamelles antévaginales
développées.
Répartition géographique. Dates de capture. — TANZANIE. Amani, I1I-1963 («j* hol.), id. (1 $ par.)
(G. Pringle).
Discussion. — Espèce facile à reconnaître grâce à son habitus externe gris noir aux antérieures ;
la seule espèce présentant un faciès presqu’aussi foncé est M. acuta A. E. Prout de Sao Tomé, chez qui
la réniforme noire est bien développée. L’armure génitale mâle est de plus très différente chez les
deux espèces.
Il importera de vérifier sur d’autres exemplaires que la différence mentionnée concernant la pré¬
sence ou non de la tache vert olive au tornus des antérieures est bien liée au sexe.
Marcipa kirdii Pelletier (pl. III, fig. 12).
Marcipa kirdii Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXVbis, p. 70.
Type. — Holotype : 1 Cameroun, Nsouna, Massif du Manengouba, 1 400 m {Ph. Darge) (geni-
taba prép. J. Pelletier n° 657) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — <J. Envergure 30 mm. Tête et collier brun très foncé. Ailes antérieures nettement
falquées, de teinte fondamentale gris bleuté avec les taches brunes. Franges noirâtres, claires à l’apex.
Ligne marginale brune continue, bordée d’un liseré clair vers le tornus. Aire submarginale avec la tache
subapicale brune soulignée d’un liseré clair ; deux ombres diffuses, moins foncées que la tache subapi¬
cale, sont situées d'une part vers le milieu du bord externe, d’autre part du tornus jusque sous la réni¬
forme. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,), la tache brune externe, au bord interne, étroite, se ter¬
minant par un filet qui s’incurve extérieurement pour rejoindre la postmédiane ; tache brune la plus
basale au bord interne, développée verticalement, son sommet rejoignant la tache brune costale la plus
interne ; toute l’aire médiane ainsi délimitée soulignée extérieurement par un fin liseré clair ; orbicu¬
laire noire fortement transverse et réniforme brune k contours noirs, finement cerclees d un liséré
clair; trois taches brunes présentes au bord costal. Aire basale gris bleute avec une petite tache noire
parallèle k la côte. Ailes postérieures gris foncé uniforme.
Dessous des quatre ailes gris, les antérieures jaunâtres le long du bord costal, les postérieures
plus claires avec un point discal et une ombre grise médiane.
Source : MNHN, Paris
74
JEAN PELLETIER
Armure génitale (figv74). — Valves caractérisées par le développement dissymétrique de la costa
qui se termine par un processus long et fin à droite, court et obtus à gauche ; sacculus avec un processus
épineux orienté vers la base de la valve ; saccus très court ; uncus se terminant par une dent recour¬
bée ; pénis inerme.
Ç. Inconnue.
Fie. 74. — Manipa kirdii Pelletier.
— Armure génitale ^ et pénis.
Répaititiol) géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Nsduna, Massif du Manengouba, 1 400 m
(<? hol.) {Ph. Darge).
Zaïre (? voir discussion). Kisangani (ex-Stanleyville), VI {Dr Faniel).
Discussion. — Par l’habitus externe, M. kirdii se rapproche surtout de M. maculifera (P. Mabille)
qui en diflère cependant par la tache brune interne de Faire médiane qui est fortement transverse et
non allongée vers le haut comme chez M. kirdii-, de plus, les armures génitales c? sont nettement diffé¬
rentes chez ces deux espèces; celle de M. kirdii est bien caractérisée par le développement d’un pro¬
cessus épineux issu du sacculus.
Le spécimen du Zaïre présente la même armure que Fholotype du Cameroun mais montre un
habitus externe légèrement différent avec, notamment aux ailes antérieures, tous les liserés clairs sou¬
lignant les taches brunes plus développés et le tracé rectiligne de la postmédiane qui atteint presque
le bord externe en son milieu.
Il subsiste encore la possibilité que M. kirdii soit, en fait, M. maculiferoides (Strand), dont je
n’ai pu retrouver la trace, et que STRAND (1914) indique comme très voisin de M. maculifera. Toute¬
fois, M. kirdii diffère de la description faite par cet auteur par les ailes antérieures violacé foncé et
non grises, l’orbiculaire nettement transverse et non ronde et le dessous des ailes antérieures gris
très foncé et non gris pâle. En défimtive, Je n’ai pu distinguer aucune espèce voisine de M. maculifera
qui présente les caractères de la description de STRAND.
Marcipa aequatorialis Pelletier (pl. III, fig. 13).
Marripa aequatorialis Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXVbis, p. 73.
Type. — Holotype ; 1 Gabon, Mouila, VII-1947 {P. C. Rougeot) (genitalia prép. B. Laporte
n° 142) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
75
Description. — (J- Envergure 32-34 mm. i'ëte et collier bruns, palpes brun clair. Ailes antérieures
peu falquées, de teinte fondamentale brune, l’aire médiane plus sombre. Franges brunes, jaunâtres à
l'apex. Ligne marginale discontinue, formée de petits traits noirs internervuraux. Aire submarginale
brune, s’éclaircissant progressivement vers l’aire médiane ; tache subapicale brun foncé avec posté¬
rieurement deux traits noirs parallèles à la côte. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,) constituée d’une
bande médiane gris bleuté allant du bord interne au bord costal de l'aile, flanquée intérieurement et
extérieurement par les taches brunes du bord interne ; la tache externe peut être très réduite, dimi¬
nuant alors sensiblement la largeur de l’aire médiane à la base; le tracé sinueux de la bande bleutée
englobe l’orbiculaire légèrement transverse d’un noir profond et la réniforme brune à contours noirs,
toutes deux cerclées d’un liseré clair; présence de deux petites taches brunes au bord costal, la plus
interne très oblique. Aire basale brun rougeâtre avec un petit point noir près de la base. Ailes posté¬
rieures grises avec les traits marginaux à peine marqués ; franges brunes.
- 75, armure génitale <? et pénis. - 76, armure génitale Ç.
Dessous des quatre ailes blanchâtre fortement parseme d’écailles brunes ; postérieures avec des
points marginaux internervuraux plus nets qu’au recto et un point discal noir souvent dédoublé.
Armure génitale (fig. 75). - Elle est bien caractérisée par le développement de la costa en un
processus en forme de lame courbe, crénelée sur le bord et présentant en son milieu une touffe de
Source : MNHN, Paris
76
JEAN PELLETIER
longues soies ; sarculus avec un large processus digitiforme fortement denté à rextrémité ; uncus très
épais ; vinculum k bords parallèles se terminant par un court saccus ; juxta particulièrement large ;
pénis inerme.
$. Habitus externe semblable k celui du mâle; 7® sternite présentant une formation sclérifiée
transverse et une paire de fossettes.
Armure génitale (fig. 76). — Ductus bursae long, sclérifié ; bourse copulatrice couverte de longs
et fins spiculés, surtout dans la partie postérieure ; lamelles antévaginales fortement sclérifiées et den¬
tées; apophyses longues et fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — Tous spécimens paratypes.
Guinée. Nimba, Vll/Obl-1951 (1 (S) (Lamotte et Roy).
CÔTE D'IVOlRE. Bingervüle, 1 $, 5/7-V111-1915 (1 <?) et 7/11-V1I1.1915 (1 $) (G. Melou); Aza-
guié, V-1964 (1 (J) {Guerout).
Cameroun. EfuJen, 30-X-1921 (l (S) {H.L. Weber)-, Namiong b. Lolodorf (1 $) (U. V. Conrad).
Gabon. Mouila, VII-1947 ((? hol.) (p. C. Rougeot).
Zaïre. Sankuru, Lusambo, 13-VI1-1950 (1 (?),'l8-Vl-1949, lO-Vlll-1950, l-lX-1950 (3 $) {M. Fon¬
taine)-, Kisangani, 20-11-1971 (1 Ç) (J. Tavemiers)-, Katako-Kombe, lO-VII-1952 (1 Ç) {M. Fontaine)-,
Uele, Isiro (ex-Paulis), l-VlIl-1957 (1 <S) et 24-V-1958 (1 $) {M. Fontaine)-, Luluabourg, lO-V-1953
(1 {M. Fontaine).
Ouganda. Forêt Zika, Entebbe, VI-1961 (2 (J et 1 Ç).
Discussion. — Cette espèce est voisine par l’habitus externe de M. angulina {P. Mabille) ; elle en
diffère par la coloration générale plus brune, le développement nettement plus accusé de la tache brune
la plus basale au bord interne de l’aile et les postérieures grises et non jaune pâle ; de plus, les armures
génitales sont très différentes chez les deux espèces. En fait, l'armure génitale permet de caractériser
sans ambiguité M. aequatorialis parmi les diverses espèces de Marcipa s. 1.
Marcipa magniplaga Hampson (pl. III, fig. 14).
Marcipa nuu/niptaga Hampson. 1926. Descr. Gen. Spec. Noctuinae, p. 161-,
Marcipa magniplaga Hampson; Caede, 1939, in Seitz, Cross-Schmett. d. Erde, 15, p. 294.
Type. — Holotype ; 1 $, Nigeria, Kumasi {J. D. G. Sanders) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <S. Envergure 33-36 mm. Palpes et vertex brun clair, collier brun noir. Ailes anté¬
rieures légèrement falquées, brun très clair. Franges brunes. Ligne marginale discontinue en chevrons
noirs internervuraux. Aire submarginale avec la tache subapicale brun noir souvent bordée d’un liseré
clair extérieurement ; aire autrement sans dessins, la partie externe un peu plus assombrie que la partie
interne. Aire médiane de type A (cf. fig. 2 a), la tache du bord interne particulièrement volumineuse,
brun noir, en demi-cercle, légèrement tronquée au sommet; orbiculaire noire punctiforme; réniforme
claire à contours à peine esquissés ; une seule tache nette quoique réduite au bord costal, correspon¬
dant au départ de la postmediane ; celle-ci très fine rejoignant le sommet de la tache médiane du bord
interne. Ailes postérieures brun très clair, voire blanchâtres vers le bord externe de l’aile mais k
franges plus sombres ; chevrons marginaux bien apparents.
Dessous des quatre ailes clair, surtout les postérieures, avec un semis d’écailles brunes ; points
marginaux nets ; présence d’un point discal et d’une bande médiane peu distincte grise.
Armure génitale (fig. 77). — Présence d’un processus paraissant issu de la valvula, sclérifié et cré¬
nelé, dépassant l’extremité des valves ; costa munie de nombreuses soies ; uncus épais, arrondi ; saccus
assez court ; pénis armé de longs cornuti sclérifiés au niveau de la vesica.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
77
Ç. Habitus externe semblable à celui du c?-
Armure génitale (fig. 78). — Bourse copulatrice arrondie et relativement petite ; ductus bursae
allongé, faiblement sclérifié, large antérieurement et garni de spiculés ; apophyses postérieures plus
longues et plus fines que les apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IVOIRE. Anguededou, I (Guerout).
Guinée. Nimba, VII-XII {Lamotte et Roy).
Nigeria. Kumasi ((J hol.) {J. D. G. Sanders).
Gabon. Makokou-colline, XII {G. Bemardî).
Cameroun. Nsouna, Massif du Manengouba, 1400 m {Ph. üarge) \ Bitje Ja River {G.L. Bâtes).
Zaïre. Matadi, V (A. Dumez) \ Lulua, Kapanga, XII {F. G. Overlaet).
Ouganda. Entebbe, VI.
Discussion. - Espèce de grande taille aisée à distinguer par les deux taches très foncées, l’une
subapicale et l’autre médiane au bord interne, qui tranchent bien sur le fond clair de l’aile. L’armure
génitale rapproche cette espèce de M. aeguatorialis Pelletier, qui possède aussi un long processus en
lame, crénelé; cependant l’habitus externe est fort différent chez les deux espèces.
Source : MNHN, Paris
78
JEAN PELLETIER
Marcipa secticona Hampson (pi. III, fig. 15).
Mairii>a serticona Hampf-on, 1926, Doser. Cen. Spec. Noctuinae, p. 194.
Marcipa secticona Hampson: T-aede, 1939, in SEtrE, Cross-Sohmett. tl. Ercle, 15, p. 294.
Type. — Holotype : 1 <?, Sierra-Leone (C. R. Bartlett) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <J. Envergure 31 mm. Palpes, front et base des antennes de couleur crème, vertex
et collier bruns. Ailes antérieures à peine faiquées de teinte fondamentale crème sur laquelle se détachent
les dessins et taches brun noir. Franges de teinte crème. Ligne marginale discontinue formée de che¬
vrons noirs. Aire submarginale avec la tache subapicale assez allongée ; reste de Paire sans dessins.
Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,), la tache la plus basale petite, triangulaire, surmontée en partie
par la portion antérieure de la tache externe qui est très oblique ; de la tache externe se détache une
fine ligne noire qui monte jusque sous Porbiculaire ; cette dernière est constituée d’un anneau d’écailles
brunes enserrant un point clair; réniforme volumineuse, pleine, arquée, avec une tache triangulaire dont
la base est située sur la postmédiane entrant en coin en son centre ; présence de trois taches au bord
costal. Aire basale claire avec un point noir près de la base. Ailes postérieures blanchâtres avec des
points marginaux nets.
Dessous des quatre ailes jaune très pâle, brillant, avec un semis d’écailles grises le long du bord
costal des antérieures; de même, aux quatre ailes, présence d’un petit point discal et d’une ombre
médiane peu nette ; points marginaux bien marqués.
Fie. 79. — Marcipa secticona Hampson.
— Armure génitale çj et pëni».
Armure génitale (fig. 79). — Elle est caractérisée par le long processus effilé complètement isolé
de la Costa et donc issu du tegumen ; uncus assez loqg, arqué ; tegumen plus long que chez les autres
espèces; saccus court; costa se terminant par un processus sclérifié bifide et séparée de la valvula par
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCiPA
79
une membrane perpendiculaire à la valve; sacculus faiblement sclérifié dans sa partie proximale ; juxta
développée; vesica du pénis armée d’une série de petites dents; extrémité du pénis dilatée avec une
toute petite bosse du côté ventral.
Ç, Elle m'est inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — Sierra-Leone. Localité de capture inconnue (<? hol.)
(C. R. Bartletl).
Ghana. Localité de capture inconnue.
Discussion. — Espèce très bien caractérisée par l’armure génitale mâle et par l’ensemble des
dessins sombres formés par la réniforme et la tache issue de la postmédiane ; l’habitus externe permet
aisément de séparer M. secticona de M. disrupta Hampson et M. viettPÎ Pelletier, qui s’en rapprochent
le plus par l’habitus externe. A noter que.l’envergure du papillon, les bords internes des ailes anté¬
rieures étant alignés, n’est pas de 40 mm comme indiqué par HAMPSON (1926) mais nettement moindre,
de l'ordre de 30 mm.
Marcipa pyramidalis (Hampson) (pl. III, hg. 16).
Baniana pyramidalis Hampson, 1910, Proc. Soc. Zool. Lond.. 1910, p. 434, pl. XXXVII, fig. 38.
Marcipa pyramidalis Hampson; Gaede, 1939, m Seitz, Gross-Schmett. d. Ertle, 13, p. 293, pl. 42 rangée f (pl. non
publiée).
Type. — IcJ : NE Rhodésie, Loangwa Valley, Niamadzi River, 20(X) ft, 2-VI-1905 (5./l. Neuve)
(British Muséum (N. H.), Londres). Le spécimen d* est désigné ici comme LECTOTYPE.
Description. — (^. Envergure 32-33 mm. Tête brune à palpes de teinte ocre; collier brun roux,
plus foncé postérieurement. Ailes antérieures à peine falquées, brun très clair à reflets violacés bril¬
lants. Franges brunes. Points marginaux noirs peu marqués. Aire submarginale claire avec un semis
d’écailles noires, la partie externe pouvant être envahie de brun; tache subapicale brun noir, petite.
Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,), la tache brun noir la plus basale, au bord interne de l’aile, très
étranglée en son milieu; la tache basale et la tache externe forment ensemble une petite pyramide
sombre à centre gris bleuté ; orbiculaire minuscule, noire, parfois absente ; réniforme claire peu visible ;
ligne postmédiane sinueuse, généralement peu marquée, mais pouvant comme l’antémédiane, s’épaissir
et être alors bien nette ; zone costale gris bleuté sans taches brunes bien definies. Aire basale sans
dessins, avec un fort semis d’écailles noires. Ailes postérieures jaune pâle, plus sombres vers le bord
interne; quelques points marginaux internervuraux; franges jaune sale.
Dessous des quatre ailes jaune pâle avec un point discoïdal et des points marginaux nets ; franges
des ailes antérieures très sombres.
Armure génitale (fig. 80). — Costa se terminant en deux larges processus digitiformes ; uncus long
et étroit ; saccus pointu ; vesica du pénis avec un grand cornutus.
Ç. Envergure 30-32 mm ; tête et collier roux vif ; ailes antérieures jaunes à brun très clair, pra¬
tiquement sans autres dessins que la tache subapicale (parfois elle-même très atténuée) et les taches
foncées du bord interne.
Armure génitale (fig. 81). — Bourse copulatrice relativement petite; ductus bursae très long,
légèrement sclérifié; lamelle antévaginale volumineuse, largement échancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. — KENYA. Forêt de Sokoke, Gedi, I {R. H. Carcasson).
Tanzanie. Usambara, Amani, IV {Watulege).
Mozambique. 40 miles E d’Inhaminga, VIII {E. Pinhey).
Source : MNHN, Paris
80
JEAN PELLETIER
Malawi. Nkata Bav, XII.
RHODÉSIE. Chambèzi Valley, 4000 ft, V ($ syntype) (5./1. Neave); Loangwa Valley, Niamadzi
River, 2-VI-1905 (d* lectotype) (S.’/4. Neave) \ District d’Umtali, IV {P. A. Sheppard).
Discussion. — Espèce assez variable, aisée à reconnaître lorsque l’individu est typique, avec les
taches foncées de Paire médiane formant une sorte de pyramide. Lorsque les taches brun foncé de
Paire médiane sont très atténuées, M. pyTomidalis paraît alors indiscernable de Deinopa flavida Hamp-
son, dont les exemplaires examinés présentent une armure génitale semblable k celle de M. pyrami-
doits; il est donc probable que ces deux formes appartiennent k la même espèce, cependant le type
de D. flavida n’a pas été étudié, ce qui empêche de conclure k une synonymie dans l’immédiat.
Marcipa angulina (P. Mabille) comb. n. (pl. IV, fig. 1).
AccaUholipes angulina P. Mabille, 1891. Ann. Soc. ent. Belg., 25, p. 61.
Baniana angulina P. Mabille; Hampson, 1910, Proc. Zoo!. Soc. Lond., 1910, p. 434.
Acantholipes angulina IP. Mabille]; VttTTE et D. S. Fletcher, 1968, Bull. Br. Mus. nat. Hisl. (Ent.), 21 (8), p. 409
(citation de l'holotype).
Type, — Holotype : 1 <?, Angola, Landana (indiqué Congo par MABILLE et rectifié par ViETTE et
D. S. Fletcher, 1968) (genitaLa prép. J. Pelletier n° 324) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — Envergure 30-34 mm. Tête et collier de teinte ocre, souvent partie antérieure
des tegulae brun foncé. Ailes antérieures légèrement falquées, de teinte fondamentale jaune pâle mélangé
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DO GENRE MARCIPA 81
de nuances brunes plus ou moins accusées selon les individus. Franges grises ou brunes. Aire submar¬
ginale bordée extérieurement par la ligne marginale discontinue formée de chevrons noirs non jointifs ;
tache subapicale brun foncé; bord externe à nuance brune plus accusée s’éclaircissant usuellement vers
l’aire médiane. Aire médiane de type intermédiaire entre C èt D {cf. fig. 2 Cj), les taches brunes du
bord interne enserrant une zone gris bleuté qui s'étend jusqu’au bord costal; orbiculaire noire et réni-
forme brune parfois à contours noirs, cerclées d’un liseré clair ; présence de deux taches costales. Aire
basale claire avec un point noir près de la base. Ailes postérieures blanchâtres, brillantes, fréquem¬
ment obscurcies de gris le long du bord interne.
Dessous des quatre ailes clair avec un semis d’écailles brunes et une tache discale sombre; points
marginaux nets.
Armure génitale (fig. 82). — Elle est caractérisée par le développement modéré de la costa qui
ne dépasse guère la moitié de la longueur de la valve ; elle se termine par deux processus digitiformes
larges, bien séparés entre eux; sacculus présentant un processus sclérifié garni d’épines; uncus brus¬
quement rétréci avant l’extrémité; saccus modérément long; vesica du pénis fortement armée de longs
comuti étagés par groupes.
Ç. Habitus externe semblable à celui du S-
Armure génitale (fig. 83). - Ductus bursae relativement long; bourse copulatrice avec une forte
partie appendiculaire, garnie de spiculés surtout posterieurement ; lamelle antévaginale transverse,
apophyses relativement courtes et épaisses.
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IVOIRE. Bouaké, VIII (J. Pelletier) ; Korhogo,
VIII (y. Pelletier) ; Lamto, IX, XII {R. Vuattoux).
FERNANDO-PO. Santa Isabet, IX {G. Tessmann).
Cameroun. Victoria, X {Ph. Darge).
Source ; A1NHW, Paris
82
JEAN PELLETIER
Angola. Landana {<S hol.).
RhodéSIE. Luangwa R., Chambezi Valley (d’après HaMPSON, 1910).
Discussion. — M. angulina est bien caractérisé par J’armure génitale mâle ; seul M. aequatorialis
Pelletier en est voisin mais en diflère par la largeur plus grande de l’aire médiane, du fait du plus large
développement des taches brunes du bord interne des ailes antérieures.
Marcipa curvilinea n. sp. (pl. IV, fig. 2).
Type. — Holotype : 1 c?, Gabon, Makokou-Colline, 17-X1-1967 (C. Bernardi) (genitalia prép. J. Pel¬
letier n° 118) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — Envergure 30 mm. Tête et collier brun foncé, palpes plus clairs. Ailes antérieures
à peine falquées, de teinte brun très clair. Franges brunes. Ligne marginale discontinue. Aire submargi¬
nale brun un peu plus foncé que le reste de l’aile, s’éclaircissant vers l’aire médiane et la partie cos¬
tale ; tache subapicale absente mais son emplacement, usuel chez les autres espèces, est marqué par
trois petits traits blancs ressortant bien sur la côte plus sombre. Aire médiane de type D {cf. fig. 2 dj)
mais la tache brun foncé au centre du bord interne est très réduite, semiovalaire, d’environ 2 mm à sa
base; reste de l’aire très clair, caractérisé par le tracé typique d’une ligne brune, fine, qui, prolon¬
geant la postmédiane, rejoint l’antémédiane après avoir fait une boucle vers le bord interne ; le som¬
met, postérieur, de cette boucle est situé à 2 mm du bord interne, un peu à l’extérieur de la tache
Source ; MUHhl, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
83
brun foncé : orbiculaire brune, punctiforme ; réniforme claire à peine distincte : un petit trait brun est
situé sur la côte à la place usuellement tenue par la 3® tache costale. Aire basale de même teinte que
l’aire médiane et en continuité avec celle-ci le long du bord interne. Ailes postérieures gris clair avec
un point discal et une ombre médiane peu marqués ; traits marginaux bien nets ; franges beiges.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un semis d’écailles brunes ; présence d’un point discal
aux antérieures, de deux petits points discaux et une ligne médiane assez bien indiquée aux posté¬
rieures ; points marginaux intemervuraux surtout nets aux postérieures mais franges plus sombres aux
antérieures.
Armure génitale (fig. 84). — Uncus relativement volumineux terminé par une fine dent ; vinculum
arrondi; costa atteignant l'extrémité de la valve à droite seulement; sacculus muni d’un processus
digitiforme développé vers l’extrémité ; pénis long avec vesica armée d’une touffe de longs et fins cornuti.
Ç. Envergure 35 mm; semblable au (J excepté la tache brun foncé au bord interne des anté¬
rieures qui est absente. 7® sternite abdominal avec une plaque sclérifiée (fig. 85).
Armure génitale (fig. 86). — Bourse copulatrice entièrement couverte de longs spiculés; ductus
bursae assez court, peu sclérifié ; lamelles antévaginales étroites dans la partie antérieure, dilatées dans
la partie postérieure.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Bitje, Ja River, 1915 (1 d* par.).
Gabon. Makokou-Coiline, 17-XI-1967 (c? hol.) (C. Bernardî).
Zaïre. Stan à Coq., XI-1921 (1 d* pat.) {L. Verlaine)-, Lufuta, IX-1935 (1 d" pat.) {P. Henrard).
Ouganda. Nabadzidza, 18-IX-1931 (1 Ç par.) {G.H.E. Hopkins).
Discussion. — M. curvilinea est bien caractérisé par les antérieures à dessins réduits et surtout
par le tracé de la ligne joignant la postmédiane à l’antémédiane ; cette espèce ne peut être confondue
avec aucun autre Marcipa s. 1.
Marcipa amaba Hampson (pl. IV, fig. 3).
Marcipa amaba Hampson, 1926, Descr. Gen. Spec. Noctuinae, p. 167.
Marcipa amoeba Hampson; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d Erde, 15, p. 295, pl. 35. rangée e (Gaëüe cite
cette espèce sous le nom d'amoeba car le type porte une étiquette écrite de la main d’HAMPSON où ce nom %ure).
Xype. _ Holotype : 1 Ç, Ghana, entre Kumasi et la côte {C. H. McDowall) (British Muséum
(N. H.), Londres).
Description. - d*' Envergure 30-34 mm. Tête avec palpes brun clair, autrement brun chocolat
de même que le collier. Ailes antérieures à peine falquées, de coloration brun clair avec des nuances
rougeâtres, sinon toutes les taches brun noir. Aire submarginale avec la tache subapicale bordée d'un
liseré clair ; le reste de l’aire sans dessins mais teinte un plus claire vers le bord interne, sous la
réniforme. Aire médiane de type B, la large tache du bord interne ne comprenant à sa base qu’une
très petite lunule claire {çf. fig. 2 bj) ; cette tache Jouxte l’orbiculaire elle-même volumineuse, formant
un ensemble typique suffisant pour la diagnose ; réniforme brun noir à partie postérieure claire ; pré¬
sence de trois taches brunes au bord costal. Aire basale claire avec un petit point noir près de la base.
Ailes postérieures grises à franges brunes.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un point discal et des points marginaux nets.
Armure génitale (fig. 87). — Costa ne dépassant pas l’extrémite de la valve, se terminant par un
processus courtement bifide ; uncus à extrémité obtuse légèrement arquée ; saccus court ; vesica du
pénis portant une série de très longs cornuti peu sclérifiés et quelques-uns plus postérieurs, plus courts
et plus sclérifiés.
Source : MNHN, Paris
JEAN PELLETIER
Ç. Habitus semblable à celui du c?, la teinte brune du fond de l’aile un peu plus foncée.
Armure génitale (fig. 88). — Ductus bursae long et sclérifié présentant une forte partie appendi¬
culaire à la jonction avec la bourse copuiatrice ; celle-ci garnie postérieurement de spiculés très petits,
la partie antérieure glabre ; lamelle antévaginale fine et évasée.
FiC- 87 et 88. — Marcipa amaba Hampson.
— 87, armure génitale ^ et pénis. — 88, armure génitale $.
Répartition géographique. Dates de capture. - CÔTE D’IvoiRE. Bingerville; Bandama, V {R. Vuat-
toux) ; Azaguié, VIII {R. Guerout) ; forêt de M’Bra, VII (R. Vuattoux).
Ghana. Sud de Kumasi (Ç hol.) {C. H. McDowall).
Gabon. Belinga, Camp central, III (G. Bemardi).
Discussion. — Espece bien caractérisée par la large tache médiane brun noir jouxtant l’orbiculaire
qui apparaît comme une excroissance de cette tache ; en outre, les cornuti de la vesica du pénis cons¬
tituent un autre élément de diagnose.
Marcipa catoxantha (Holland) (pl. IV, fig. 4).
Acantholipes catoxantha Holland. 1894, Psyché, 7, p. 87, pl. IV, fig. 19.
Acaniholipes catoxantha HoUand; Strand, 1915, Ent. Mitteil, IV, N. 4/6, p. 155.
Marcipa catoxantha Holland; Gaede, 1939. in Seitz, Gross-Sehmett. d. Erde, 15, p. 213, pl. 36, rangée a.
Marcipa catoxantha Holland ; D. S. Fletcher, 1963. Expi. Parc Nat. Albert. 2« série, 15, p. 108. (Les trois dernières
références ne peuvent s’appliquer qu'à M. catoxantha sensu lato, cf. discussion).
Type. - Holotype : 1 $ (et non 1 <5* comme indiqué par HOLLAND), Guinée Équatoriale (?), Benita
(Prép. J. Pelletier n° 441) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
85
Description. — $ (d'après le type). Envergure 31 mm. Tête et collier brun foncé, palpes plus
clairs. Ailes antéi'ieures peu falquées, de teinte fondamentale jaune plus ou moins rembruni, surtout
vers le bord externe. Franges brunes. Ligne marginale formée de chevrons non jointifs. Aire submar¬
ginale avec la tache subapicale brun noir, le reste de l'aire brun clair s’éclaircissant du bord externe
vers l’aire médiane. Aire médiane de type A (c/ fig. 2 a), la tache brun noir du bord interne tra¬
pézoïdale, s’étendant largement au milieu de l'aire, jusque sous l’orbiculaire ; orbiculaire noire et réni-
forme brune à partie postérieure claire, toutes deux cerclées d’un liseré clair; présence de trois taches
brunes au bord costal, celle du centre peu nette ; la zone costale et celle située autour de l’orbiculaire
gris bleuté ; postmédiane soulignée intérieurement et extérieurement d'un fin liseré clair. Aire basale
jaunâtre. Ailes postérieures jaune pâle, les franges rembrunies ; ligne marginale discontinue ; présence
d’une longue pubescence grise le long du bord interne.
Dessous des quatre ailes jaune avec im léger semis d’écailles brunes, surtout le long du bord
externe; franges foncées aux antérieures.
Armure génitale (fig. 89). — Bourse copulatrice glabre; ductus bursae relativement long, sclérifié
et plissé ; lamelle antévaginale développée et largement échancrée.
cf. Non identifié avec certitude [cf. Discussion).
Répartition géographique. Dates de capture. {M. catoxantha sensu lato, cf. Discussion).
CÔTE D’Ivoire. Troya, Xll {R. Vuattoux) : Bingerville, XI (G. Melou) ; Lamto, XI ( R Vuattoux) ;
Bouaké, VIII (7. Pelletier)-, Korhogo, VIII {J. Pelletier).
Nigeria. Kumasi (j. D. G. Sanders)-, Warri, VI (Dr Roth).
Cameroun. Johann Albrechts Hohe, Station-Kamerun’ (L. Conradt)-, Efulen, I, IV-V, XII
(H.L. Weber). ^
GUINÉE ÉQUATORIALE. Benita ($ hol.).
Gabon. Savanes Mwadi, III (G. Bernardî).
Zaïre. Loango, III (F. Remand) ; Mt Hoyo, 1 200 m, riv. Issehe, afil. Bombuo, III (P. Vanschuyt-
broeck) ; Uele, Isiro (ex-Paulis), IV, vi (M. Fontaine) ; Équateur, Bokuma, I (Rév. P. Hulstaert).
Tanzanie. Amani, IV-V (G. Pringle)-, même localité, II.
Discussion. — Bien que l'habitus externe de M. catoxantha paraisse caractéristique avec la grande
tache brun noir de l’aire médiane et les ailes postérieures jaunes, l’examen des armures génitales révèle
des variations considérables entre les spécimens sans qu’il soit possible, pour l’instant, de les relier à
une localisation géographique précise ou même à une modification de l’habitus externe, notamment dans
le dessin des ailes antérieures. Les variations affectant l’habitus externe sont minimes : elles con¬
cernent soit la forme de la tache médiane du bord interne (tantôt trapézoïdale, tantôt arrondie au som¬
met et pouvant alors englober l’orbiculaire), soit la coloration de cette même tache (brun chocolat à
brun noir), soit encore l’étendue de la teinte diffuse brun clair de l’aire submarginale qui peut, à la
limite rejoindre l’aire médiane et faire ainsi disparaître la teinte normale jaunâtre de la partie interne
de cette aire (spécimens de Tanzanie).
Sur les 31 exemplaires de Marcipa à habitus externe semblable à première vue au type $ de
M. catoxantha (15 et 16 $), au moins 5 types distincts d’armures mâles et 7 types d’armures
femelles ont pu être distingués. Les principales variations affectant les armures mâles concernent
l’uncus, épineux au sommet ou inerme, l’extension des processus qui terminent la costa, ces processus
pouvant être bifides ou non (fig. 90 et 91), le développement de la juxta qui peut en outre être dentée
dans certains cas, enfin le pénis qui est diversement armé selon les cas, soit de cornuti courts, sclé-
rifiés et dispersés, soit de cornuti fins, en touffe (cf. fig. 90 et 91). Plusieurs types d’armures peuvent
se retrouver non seulement dans un même pays mais aussi bien dans une même localité ; les exemplaires
en provenance de la région du Gabon ou du Cameroun ne font pas exception à la règle, en sorte qu’il
n’est pas présentement possible d’attribuer le nom de M. catoxantha à un type d’armure tS défini.
Les armures Ç varient par la taille de la bourse copulatrice, la longueur, 1 intensité de la scleri-
fication et la présence ou non de plis au niveau du ductus bursae, enfin par la forme plus ou moins
Source : MNHN, Paris
86
JEAN PELLETIER
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
87
échanrrée de la lamelle antévaginale (comparer la fig. 92 — $ en provenance du ZaiVe — avec la fig. 89
représentant l’armure de i’holotype).
Une étude plus complète, portant en particulier sur des séries plus importantes, paraît indispen¬
sable ; aussi, afin de ne pas ajouter à la complexité du problème en créant prématurément de nouveaux
taxa, tous les exemplaires dont l’habitus externe est très voisin de l’holotype — à une exception près,
voir ci-dessous — sont confondus pour l’instant sous la rubrique « M. catoxantha sensu lato », réser¬
vant à plus tard une nouvelle mise au point lorsque des éléments nouveaux permettront une meilleure
compréhension du problème. Cependant, deux Ç de République Centrafricaine présentent une armure
si différente de la Ç type de M. catoxantha qu’il est hors de doute qu’elles appartiennent à une espèce
distincte qui est décrite ci-après.
Marcipa plantel n. sp. (pl. IV, fig. 5).
Type. — Holotvpe : 1 Ç, République Centrafricaine, Lobaye, Mbata, 1/17-VI1I-1969 (J. Plante)
(genitalia prép. J. Pelletier n° 333) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — Ç. Envergure 29 mm; habitus externe indiscernable
de M. catoxantha (cf. la description de cette espèce), les ailes posté¬
rieures simplement un peu plus largement grisâtres le long du bord
interne sans que ce caractère puisse être certifié constant.
Armure génitale (fig. 93). — Bourse copulatrice volumineuse, glabre
dans sa partie antérieure, munie de spiculés formant un arc de cercle
dans la partie postérieure ; ductus bursae caractéristique avec une zone
sclérifiée qui s’étend sur toute sa longueur mais sur la moitié seulement
de la circonférence ; lamelle antévaginale peu échancrée.
(?. Non reconnu avec certitude {cf. la discussion concernant M. cato¬
xantha).
Répartition géographique. Dates de capture. — RÉPl BLtQUE CENTRA¬
FRICAINE. Lobaye, Mbata, 1/17-VIII-1969 ($hol. et 1 $ par.) {J. Plante).
Discussion. — L’armure génitale Ç permet de séparer sans ambiguité
M. planlei de M. catoxantha., qui est la seule espèce voisine par l'habi¬
tus externe ; de plus, le ductus bursae est suffisamment caractéristique
pour séparer M. plantei de toutes les espèces de Marcipa.
On doit noter que si les armures génitales sont identiques chez la
Ç holotype et la Ç paratvpe, l’habitus externe diffère légèrement, la
tache brune médiane du paratype présentant un côté externe coudé près
de la base en direction de l’extérieur de l’aile ; cependant, cette diffé¬
rence reste minime et demeure dans le cadre des variations individuelles.
Marcipa semilunata n. sp. (pl. IV, fig. 6).
Type. — Holotype : 1 <J, Gabon, Belinga, camp central, 22-111-
1963 (G. Bernard!) (genitalia prép. J. Pelletier n° 114) (collection de la
Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris).
93
Fie. 93. — Marcipa planlei
— Armure génitale Ç.
Source : MNHN, Paris
JEAN PELLETIER
Description. — <5'- Envergure 30-32 mm. Tête et collier brun très foncé. Ailes antérieures prati¬
quement pas falquées, de teinte Ibndamentale brun clair. Franges brunes. Ligne marginale formée de
chevrons presque jointifs. Aire submarginale sans tache subapicale mais avec au niveau du bord costal
des petits traits clairs à l’emplacement où cette tache est usuellement trouvée chez les autres espèces
de Marcipa ; une ombre grisâtre est présente le long du bord externe. Aire médiane de type A {cf.
fig. 2 a), la taciie brun noir du bord interne ayant la forme d’un cercle tronqué aux 2/3 du diamètre ;
réniforme jaunâtre, peu visible ; orbiculaire brun noir ; reste de l’aire sans dessins, le bord costal un
peu rembruni ; antémédiane absente en sorte qu’il n’y a pas de séparation entre l’aire médiane et l’aire
basale. Aire basale claire avec parfois un point noir près de la base. Ailes postérieures gris uniforme,
la ligne marginale peu nette ou absente.
Dessous des antérieures variant du gris au brun ; postérieures blanchâtres avec un fort semis
d’écailles brunes, quelques points marginaux, un point discal et chez certains spécimens une bande
brune médiane peu accusée.
Armure génitali’ (fig. 94). — Costa se terminant par un processus bifide plus long que le reste de
la valve ; uncus avec une dent sur le dessus ; saccus allongé ; pénis fortement armé comprenant deux
sortes de cornuti, certains longs et bulbeux, d’autres, les plus nombreux, courts et sclérifiés.
$. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. - GABON. Belinga, Camp central, 700 m, 22-III-1963
(d'hoL), 18-111-1963 (1 <S par.) {G. Bernardi)\ même localité, 12-1-1963 (1 d* par.) {R. Minko) ; confluent
de lé et Ivindo, N de Mvadi, 23-V-1963 (1 par.) {G. Bemardi).
Discussion. — M. semilunata ressemble extérieurement, mais en plus petit, à M. magniplaga
Hampson, qui possède cependant une tache subapicale brun noir bien nette, alors que cette tache
manque chez M. semilunata ; de plus, les armures (J sont très différentes chez les deux espèces. L’ar¬
mure <s rapproche, en fait, la nouvelle espèce de M. catoxantha s. 1. (Holland).
Marcipa camerunica n. sp. (pl. IV, fig. 7).
Type. - Holotype : 1 d*, Cameroun, Johann Albrechts Hbhe’, 1898 {L. Conradt) (genitalia prép.
BM Noct. n° 7794) (British Muséum (N. H.), Londres).
1. Station Kamerun, 70 km environ au N de Douala (= Kumba. 220 m).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
89
Description. — Envergure 25-32 mm. Tête et collier bruns, partie postérieure des tegulae plus
claire, brun rougeâtre. Ailes antérieures légèrement falquées, les teintes brun et marron foncé domi¬
nantes. Franges brunes, jaunes à l’apex. Ligne marginale presque continue, formée de petits traits noirs
internervuraux. Aire submarginale brune vers le bord externe, s’éclaircissant progressivement vers Taire
médiane en une teinte jaune pâle surtout nette vers le bord interne ; teinte également plus claire vers
l’apex qui présente en outre des reflets brillants; tache subapicale brun très foncé. Aire médiane de
type A {cf. fig. 2 a) avec la tache marron foncé du bord interne à base assez étroite mais s’étendant
jusqu’àl’orbiculaire noire qu'elle englobe partiellement; limite externe de cette tache légèrement con¬
cave rejoignant au niveau de la réniforme la limite interne régulièrement arrondie ; réniforme brune
avec un point jaune dans sa partie postérieure ; zone costale gris bleuté avec trois taches brunes sur
la côte. Aire basale brun rougeâtre avec un point noir près de la base. Ailes postérieures grises à
franges brunes.
Dessous des quatre ailes clair, surtout les postérieures en dépit d’un semis d’écaiiles brunes;
présence d’un point discal aux quatre ailes ainsi que quelques points noirs marginaux; postérieures
avec une ombre grise médiane vers le bord interne.
Armure génitale (fig. 95). - Costa bien développée en largeur puis brusquement rétrécie juste
avant l'extrémité en un fin processus digitiforme bifide qui dépassé le reste de la valve ; vinculum
arrondi; saccus très court; uncus muni d’une dent sur le dessus; pénis avec vesica armée de deiuc
sortes de comuti, longs et peu sclérifiés antérieurement, plus fins, plus courts et plus sclérifiés posté¬
rieurement.
Source : MNHN, Paris
90
JEAN PELLETIER
$. La seule O conrtue est de teinte un peu moins vive que le <J.
Armure génitale (fig. 96). - Ductus bursae sclérifié, long et en partie garni de granulations et de
sortes de côtes longitudinales, dilaté à sa jonction avec la bourse copulatrice; celle-ci de petite taille;
lamelles antévaginales effilées à l’extrémité; apophyses fines; lobes de l’oviporus volumineux.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Johann Albrechts Holie, 1898 ((J hol.
et 1 $ par.) (L. Conradt): Efulen, 11-VI et 22-X-1922 (3 <J par.) {H.L Weber)\ District de Yabassi,
XII-I937 (1 <S par.) {F. G. Merfield).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. Lobaye, Mbata, I/17-VI1I-1969 (1 par.) (J. Plante).
Discussion. — Par l’habitus externe, M. camerunica ressemble beaucoup à M. truncata PeUetier;
les c? se différencient par la teinte plus vive chez M. camerunica qui ont en outre une tache médiane
plus étroite et plus haute, bordée extérieurement par une éclaircie jaunâtre assez nette ; au niveau de
l’armure génitale, les différences sont plus accusées, notamment en ce qui concerne la forme de la
Costa et la longueur du saccus. 11 ne fait donc pas de doute qu’il s’agisse là de deux espèces distinctes.
Cependant la différence au niveau des $ est moins nette ; l’armure Ç représentée (fig. 96) appartient
à un spécimen dont l’aspect morphologique est très proche de celui du type, en particulier en ce qui
concerne la forme de la tache médiane ; mais une $ en provenance d’Efulen (Cameroun), tout en pré¬
sentant la même armure que celle représentée, a une tache médiane beaucoup plus large et ressemble
alors beaucoup plus à M. truncata. Une difficulté subsiste donc en ce qui concerne la séparation spé¬
cifique des femelles de ces deux espèces.
M. camerunica ressemble encore à M. catoxantha (Holland) mais possède des ailes postérieures
grises et non jaunes comme dans ce dernier cas.
Marcipa truncata n. sp. (pî. IV, fig. 8).
Type. — Holoiype : 1 cf? Côte d’ivoire, Bingerville, 14/20-V1-1915 {G. Melou) (genitalia prép.
BM Nocl. n° 7750) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — (J. Envergure 31 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures à peine falquées,
de teinte fondamentale brun clair. Ligne marginale continue, peu marquée. Aire submarginale à tache
subapicale brun noir, le reste de l’aire avec la teinte gris brun le long du bord externe, s’éclaircissant
progressivement vers l’aire médiane. Aire médiane de type A {cf. fig. 2 a), la large tache brun-noir du
bord interne de l’aile présente un côté externe perpendiculaire à sa base, puis est arrondie régulière¬
ment vers l’intérieur jusqu’au bord interne; orbiculaire brun noir punctiforme; réniforme brun clair,
surtout dans sa partie postérieure, entourée d’un liseré clair ; présence de trois taches brunes au bord
costal; aire médiane gris bleuté dans la région costale. Aire basale claire avec un petit point noir près
de la base. Ailes postérieures grises à franges brunes ; ligne marginale discontinue.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un semis d’écailles brunes et un point discal gris. Points
marginaux seulement aux postérieures.
Armure génitale (fig. 97). — Uncus très long, terminé par une petite dent crochue; tegumen
large ; vinculum étroit prolonge par un saccus long et fin ; costa bien individualisée en une expansion
membraneuse dépassant l’extrémité du reste de la valve, à bordure contournée et crénelée vers le
milieu ; juxta longue ; pénis à vesica fortement armée de deux douzaines de comuti environ, de plus en
plus courts vers l’extrémité.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. - CÔTE d’Ivoire. Bingerville, 14/20-VI.1915 (çf holo-
type seul connu) {G. Melou).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
91
9
Fie. 97- — Mareipa truneala n. sp.
génitale et pénis-
Discussion. — M. truncata ressemble surtout à M. camerunica Pelletier chez qui la teinte est plus
vive aux antérieures, la tache du bord interne souvent bordée de jaune, plus étroite et plus haute,
jouxtant l’orbiculaire, ce qui n'est pas le cas chez M. truncata ; de plus, la forme de la costa et du
saccus permet de séparer les deux espèces.
Le type $ de M. melanoconia (Hampson), dont l'habitus externe est assez différent de celui du
type (S {cf- la Discussion concernant cette espèce), pourrait en fait être la Ç de M. truncata. En plus des
genitalia, qui sont très différents, M. truncata se distingue de M. melanoconia par la forme de la tache
brun noir du bord interne qui est large avec un pan externe vertical chez le premier alors qu'elle est
nettement semiovalaire chez le second.
Mareipa bergeri Pelletier (pl. IV, fig. 9).
Mareipa berperi Pelletier, 1975, Lanibillionea, LXXIV, p. 91.
Type. — Holotype : 1 <S, Zaïre, Uele, Paulis, 9-VII-1958 {M. Fontaine) (genitalia prép. J. Pelletier
n° 446) (Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren).
Description. — S- Envergure 37 mm. Tête à palpes brun clair, vertex et collier brun très foncé,
partie postérieure des tegulae de couleur crème avec quelques écailles foncées. Ailes antérieures fal-
quées avec les nuances brun ou chocolat foncé dominantes. Franges brun foncé mais jaunâtres à l’apex
et brun plus clair vers le tornus. Ligne marginale discontinue, les traits noirs internervuraux très fins.
Aire submarginale avec la tache subapicale chocolat foncé soulignée postérieurement d’un liseré clair;
reste de Faire brun foncé, s’éclaircissant un peu vers Faire médiane. Aire médiane de type A {cf.
fig. 2a), la tache chocolat foncé du bord interne occupant ainsi presque toute Faire médiane; le bord
externe de cette tache, vertical, atteint la réniforme, son bord interne est arrondi ; orbiculaire puncti¬
forme, noire, réduite ; réniforme brun noir à partie postérieure plus claire ; orbiculaire, réniforme et
postmédiane soulignées d’un liseré clair très fin; portion de Faire médiane située entre orbiculaire et
réniforme gris bleuté passant au brun le long de la côte. Aire basale brun foncé dans sa partie costale,
plus claire dans sa partie postérieure. Ailes postérieures jaune sale à la base et dans la région discale,
passant au brun vers les bords interne et externe. Traits marginaux internervuraux mieux marqués
qu’aux antérieures. Franges brunes.
Dessous des ailes antérieures jaunâtre, rembruni le long du bord costal et vers l’apex ; ailes pos-
Source : MNHN, Paris
92
JEAN PELLETIER
térieures plus foncées qüe les antérieures par un semis d’écailles brunes sur le pourtour de l'aile, sauf
la base; présence d’une tache noire aux antérieures à l’emplacement de la réniforme, et d’uri point dis¬
cal aux postérieures.
Armure génitale (fig. 98). — Uncus muni d’une dent sur le dessus et à extrémité sclérifiée et
pointue ; costa se présentant sous forme d’un développement membraneux crénelé et garni de soies
sur le bord, terminé par un processus courtement bifide à droite, dilaté et dépassant l’extrémité de la
valve du côté gauche ; pénis allongé avec un grand cornutus peu sclérifié.
$. Inconnue.
Discussion. — M. bergeri ressemble à M. catoxantka (Hollande), mais il est d’envergure bien
supérieure et, en outre, les aires submarginale et basale sont plus sombres que chez ce dernier. Du
point de vue de l’armure génitale, M. bergeri est bien caractérisé par le fort développement de la juxta
qui est garni d’épines.
Marcipa accentifera Pelletier (pl. IV, fig. 10).
Marcipa accentifera Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXVbis, p. 71.
Type. — Holotype : 1 (J, Zaïre, Paulis, 24-IV-1958 {M. Fontaine) (genitalia prép. J. Pelletier
n° 455) (Musée Roysil de l’Afrique centrale, Tervuren).
Description. — Envergure 34 mm. Tête à palpes roux, autrement brun clair de même que le
collier. Ailes antérieures à peine falquées, de teinte fondamentale jaune plus ou moins rembruni, à
reflets brillants. Franges brunes, jaunes à l'apex. Points marginaux faiblement marqués. Aire submar¬
ginale brune dans sa partie externe, s’éclaircissant vers l'aire médiane; tache subapicale brun foncé.
Aire médiane de type B {cf. fig. 2 b,), la tache du bord interne chocolat plus foncé encore que la tache
subapicale; cette tache affecte grossièrement la forme d’un accent circonflexe avec une éclaircie jau-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
93
nâtre en son centre; orbiculaire et réniforme noires, cerclées d’un liseré jaune, la partie postérieure
de la réniforme jaunâtre ; aire médiane délimitée au niveau costal par deux petites taches brunes enca¬
drant une zone gris bleuté. Aire basale claire avec un trait noir près de la base de l’aile. Ailes posté¬
rieures jaune clair à points marginaux petits mais nets ; franges un peu plus foncées que la teinte de
l’aile.
Dessous des quatre ailes jaune avec un semis d’écailles sombres; présence d’une tache discale
noire aux antérieures ; points marginaux nets.
Armure génitale (fig. 99). — Costa bien développée se terminant par un processus bifide épais
atteignant l’extrémité du reste de la valve ; uncus avec une petite dent sur le dessus ; saccus net ;
pénis à vesica armée de quelques grands comuti peu sclérifiés, les plus grands bulbeux à la base.
99
Fie. 99 et 100. — Marcipa accenùfèm Pelletier.
- 99. irmore génitale «f et pénis. — 100, armure génitale Ç.
$. Habitus externe semblable à celui du (J. ^
Armure génitale (fig. 100). - Ductus bursae très long et sclérifié, se terminant par une partie
appendiculaire développée, la partie opposée étant garnie de spiculés ; bourse copulatrice petite ; lamelle
antévaginale large.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Efiilen, 14-V-1922 (1 $ psr.)
{H.L. Weber)-, Lolodorf, 16-XII-1914 (1 2 par.) {J. A. Reis).
Zaïre. Isiro (ex-Paulis), 24-rV-1958 (<? hol.) {M. Fontaine).
Source : MNHN, Paris
94
JEAN PELLETIER
Discussion. — H- accentifera ressemble à M. catoxantha (Holland), mais la tache médiane au
bord interne des antérieures présente à sa base une éclaircie caractéristique ; finalement, cette espèce
est assez aisée à reconnaître d'après le seul habitus externe.
Marcipa bernardii Pelletier (pl. IV, fig. 11).
Marcipa bernardii Pelletier. 1974, Lambillionea, L\X1\’, p. 52, fig.
Type. — Holotype : 1 c?, Gabon, Savane M’wadi, 1-1\-1963 (G. Bernardi) (genitaiia prép. J. Pelle¬
tier n° 116) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (ÿ. Envergure 34 mm. Palpes clairs, le reste de la tête et le collier brun très foncé.
Ailes antérieures à peine falquées, de teinte brun clair avec des reflets rosés. Franges brunes. Ligne
marginale très discontinue, limitée à quelques petits traits marginaux noirs. Aucune tache ou bgne ne
permet de séparer les aires les unes des autres, et les dessins rudimentaires sont limités à la tache
subapicale brun noir et à une deuxième tache costale de même teinte et de même dimension, située
vers le milieu de la côte ; orbiculaire noire punctiforme. Ailes postérieures jaune paille, plus grises le
long du bord interne.
FfC. 101 et 102. — Marcipa bernardii Pelletier.
1, armure génitale (J et pénis. — 102, armure génitale Ç.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
95
Dessous des quatre ailes jaune vif avec un semis d’écailles brunes, principalement au niveau des
postérieures; présence de quelques points marginaux aux quatre ailes et d’une tache discale formée
de deux petits traits bruns aux postérieures seulement.
Armure génitale (fig. 101). — Costa très développée, dépassant l’extrémité du reste de la valve,
terminée par un processus bifide court et épais, couvert de petites épines; présence d’un editum garni
de soies ; uncus brusquement rétréci puis légèrement renflé avant l’extrémité ; saccus fin ; pénis avec
vesica armée de longs cornuti peu sclérifiés.
Ç. Habitus externe semblable à celui du antennes courtement bipectinées, les pectinations
toutefois moins longues que chez le (J-
Armure génitale (fig. 102). — Ductus bursae sclérifié et étroit postérieurement, dilaté et couvert
de petits spiculés à sa jonction avec la bourse copulatrice, celle-ci relativement petite ; lamelle antéva-
ginale étroite ; apophyses antérieures et postérieures longues et fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IVOIRE. Lamto, XI {R. Vuatloux) (cf. dis¬
cussion).
Gabon. Savane M’wadi, l-IV-1963 ((J hol.) {G. Bernardi) ; Lower Ogome, 11-1917 (1 Ç par. et non
1 (J comme indiqué précédemment ; PELLETIER, 1974) ; lac Azingo, XII-1907 (1 çj par.) (Dr Ansorge).
Zaïre. Lusambo, VI (M. Fontaine).
Discussion. — Par l’habitus externe, M. bernardii se rapproche de M. monosema Hampson qui ne
possède qu’une tache, d’ailleurs moins foncée, le long de la côte. M. bernardii serait très aisé à recon¬
naître s’il était certain qu’il ne présente pas de grandes variations individuelles ; en effet, un exemplaire
de Côte d’ivoire diffère de la série type par la présence d’une tache brun foncé au niveau du bord interne
des ailes antérieures, petite, semiovalaire. D’autres exemplaires sont nécessaires pour savoir si l’on est
en présence d’une simple variation individuelle ou bien d’une sous-espèce géographique.
Marcipa holml D. S. Fletcher (pl. IV, fig. 12).
Marcipa holmi D. S. Fletcher. 1961, Ruwenzori Expédition 1952, 1 (7), p.'233, fig. 58. 289 et 290.
Marcipa holmi Fletcher; D. S. Fletche», 1963, Expi. Parc nat. Albert, 2' série, 15, p. 108.
Type. — Holotype : 1 tS, Cameroun, Epulan, 16-IV-1926 (G. Schwab) (genitalia prép. BM Noct.
n'^ 2636) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <?. Envergure 30-33 mm. Tête et collier brun clair. Ailes antérieures faiblement
falquées, de teinte fondamentale brun et jaune sale mélangés, avec des reflets violacés. Aire submargi¬
nale avec la tache subapicale brun un peu plus foncé que le fond de l’aile ; il en est de même de deux
ombres brunes diffuses situées, l’une au milieu du bord externe, l’autre vers le bord interne. Aire
médiane de type intermédiaire entre C et D (cf. fig. 2 Cj), la tache externe réduite à un filet, la tache
interne plus développée mais souvent peu nette par le développement d’une ombre brune à ce niveau ;
de toute façon, ces taches ressortent peu sur le fond de l’aire ; il en est de même de l’orbiculaire et de
la réniforme, toutes deux soulignées par un liseré plus clair; taches costales généralement peu mar¬
quées. Aire basale un peu plus claire que l’aire médiane avec un point noir basal. Ailes postérieures
jaune paille, largement grises le long du bord interne ; points marginaux nets ; franges jaunes.
Dessous des quatre ailes jaune vif avec un point discal sombre et des points marginaux noirs bien
marqués.
Armure génitale (fig. 103). — Costa bien développée, large jusqu’à son extrémité, dentée sur le
bord en particulier vers la base ; saccus fin mais bien net ; vesica du pénis fortement armee de cornuti
plus ou moins sclérifiés.
Source : MNHN, Paris
96
JEAN PELLETIER
Ç. Habitus externe semblable à celui du d*.
Armure génitale (fig. 104). — Ductus bursae particulièrement long, sclérifié et couvert de spi¬
culés dans sa partie antérieure ; bourse copulatrice petite ; lamelle antévaginale très développée, peu
échancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. — (° citations d’après FLETCHER 1961 et °° d’après
Fletcher 1963).
CÔTE D’Ivoire. Bingerville iC. Melou)\ Adiopodoumé, VIII {J. Pelletier) ., Bouaké, VIII (J- Pelle¬
tier)-., Lamto, XII {R. Vuattou.r).
Cameroun. Epulan, 16-IV-1926 ({J hol.) {O. Schwab)°-., Namiong b. Lolodorf; Bitje, Ja River,
2000 ft, X-XI°.
Gabon. Makokou,XIl {G. Bernardî)-, Belinga, terminus Nord de la grande crête Sud (G. Bemardî).
RÉPUBUQUE Centrafricaine. Lobaye, Mbata, VIII (/. Plante).
Zaïre. Kilo-Mines {Lepersonne) Mt Hoyo, XI (G. Seyrfe/)®; Eala, VI {J. Gkesquière) •, Isiro
(ex-Paulis), IV, VII {M. Fontaine) -, Upper Kasai District {P. Landbeck)°.
Ouganda. Bwamba, Vll (T. H. E. Jackson)°; Hakitengia, 900 m, IV {A. Holm)^; Grotte Ibatama,
1 610 m, V (P. Vanschuytbroeck)°°.
Discussion. — Cette espèce commune ressemble à M. lutearia Pelletier et à M. lutea Pelletier,
qui présentent des teintes plus vives ; de plus, les ailes postérieures jaune vif, sans traces grises le long
du bord interne, permettent de séparer aisément M. lutea de M. holmi ; M. lutearia est beaucoup plus
proche par l'habitus externe, mais aux antérieures les taches brunes se détachent sur un fond beaucoup
plus bleuté; les ailes postérieures ont une teinte jaune vif usuellement sans nuance grise le long du
bord interne, mais ce caractère n’est pas constant. En revanche, ces trois espèces se séparent facile¬
ment par l’examen de l’armure génitale mâle qui est très différente dans les trois cas. M. holmi res¬
source : MNHN, Paris
RÉVIStON DU GENRE MARCIPA
97
semble encore à certains exemplaires de M. pammicta (Bethune-Baker), cependant chez ce dernier les
ailes postérieures sont grises sans traces de jaune comme chez M. holmi.
Marcipa dargei n. sp. (pl. IV, %. 13).
Type. — Holotype : 1 Cameroun, Ayos, Galerie forestière du Nyong, 13 km NNW d’Obout,
4-V-1973 (Pk. Darge) (genitalia prép. J. Pelletier n° 297) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — c?. Envergure 30 mm. Tête et collier brun clair, ce dernier plus foncé postérieure¬
ment. Ailes antérieures à peine falquées, de teinte fondamentale jaune sale avec l’aire médiane sombre.
Franges brunes. Aire submarginale avec tache subapicale brun foncé, réduite, autrement sans dessins;
teinte un peu plus foncée le long du bord externe. Aire médiane de type D {cf. fig. 2 d,), les taches brun
foncé du bord interne encadrant une zone gris bleuté qui s’étend linéairement du bord interne au bord
costal ; présence de deux taches brunes au niveau costal, la plus interne rejoignant au bord inférieur
de l’aile la tache brune la plus basale ; réniforme brune cerclée d’un liseré clair, située à la limite entre
la zone gris bleuté et une petite aire de même teinte que le fond de l’aile qui borde intérieurement la
postmédiane. Aire basale sans dessins avec un point noir près de la base. Ailes postérieures jaune paille,
grises au niveau du bord interne ; franges jaunes ; traits noirs marginaux internervuraux bien marqués.
Dessous des quatre ailes jaune clair avec un point discal et des points marginaux bien marqués.
Armure génitale (fig. 105). — Uncus muni d’une forte dent sur le dessus ; costa terminée par un
processus lobé ; sacculus formant un repli fortement épineux ; saccus court ; pénis inerme.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Ayos, 4-V-1973 (c? hol. seul connu).
Discussion. - M. dargei est très voisin extérieurement de M. eucrines Hampson, mais en diffère
nettement par l’armure génitale qui est très caractéristique et permet la séparation vis-à-vis de tous
les Marcipa s. 1.
Source : MNHN, Paris
JEAN PELLETIER
Marcipa callaxantha (Kenrick) (pl. IV, fig. 14).
Baniana callaxantha Kenrirk, 1917, Trans. Ent. Soc. Landon, 1917, pl. 4.
Marcipa callaxantha Kenrick: GAEoe, 1939. m Seitz, Gross-Schmett, d. Erde, 15, p, 294, pl. 42, rangée f (pl. non
publiée).
Type. — LECTOTYTE :!(?,« Central Madagascar, 2500 ft, Jan.-March 1911 » {F. B. Pratt)
I Madagascar Est. environs de Périnet, forêt d’Analamazaotral (British Muséum (N. H.), Londres). Pré¬
sente désignation.
Description. — <J. Envergure 29-31 mm. Tête et collier roux vif. Ailes antérieures assez forte¬
ment falquées en dessous de l’apex, de teinte brun clair avec un semis d’écailles plus sombres et reflet
irisé faible. Aire submarginale avec la tache subapicale brun peu foncé, se distinguant parfois à peine
de la teinte du fond de l’aile ; bord externe un peu plus rembruni que le reste de l’aire. Aire médiane
de type D {çf. fig. 2d,) faiblement gris bleuté vers le bord interne, les taches brunes peu nettes;
Dessous des quatre ailes jaune vif ; franges grises aux antérieures, jaunes aux postérieures, ces
dernières avec quelques points noirs marginaux.
Armure génitale (fig. 106). — Costa légèrement crénelée sur le bord et terminée par un processus
bifide très court ; uncus muni d’une dent sur le dessus ; saccus effilé ; pénis avec vesica armée de cor-
nuti disposés par groupes, les comuti du groupe le plus postérieur plus courts et plus sclérifiés.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
99
Ç. Habitus externe semblable à celui du ^ mais la teinte est un peu plus foncée et les dessins
encore moins marqués.
Armure génitale {fig. 107). — Ductus bursae long, sclérifié, s’évasant au niveau de la bourse copu-
latrice qui est petite; lamelle antévaginale subrectangulaire, peu échancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. — Madagascar.
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre, les Roussettes, 1 000 m, XII {P. Vîette).
Madagascar Sambirano : Nosy Be, forêt de Lokobe, 150 m, XI (P. Viette). — Route du Haut Sam-
birano, 10 km d’Ambanja, col du Bekaka, 140 m, XII {P. Viette et P. Soga). — Contreforts du Tsarata-
nana, Haut Sambirano, vallée de la Besanetribe, 1 200 m, XII {P. Viette).
Madagascar Est : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Ambinanitelo, 500 m,
XII (P. Griveaud)', Anjanaharibe Sud, Betsakotsa, 1030 m, XI {P. Soga)\ Beondroka, 1200 m
{P. Soga)-., Andasy II [camp 2], 1 300 m, XII {A. Peyrieras), IV {P. Soga). — 42 km au Nord de Sam-
bava, forêt d’Analabe, 50 m, XI {P. Griveaud., A. Parieras et P. Viette). — Baie d’Antongil, base de la
presqu’île Masoala, Hiaraka, 500 m et 1 000 m, X {id.) ; environs de Maroantsetra, station forestière
de Farankaraina, route de Navana, km 16,5, vallée d’Antoroka, 100 m, I {P. Viette). — Pourtour de la
3® réserve naturelle intégrale, route de Manakambahiny Est, environs de Nosivola, 1000 m, XI
{P. Viette). — Réserve naturelle intégrale n° 3, Andranomalaza, Ambatovositra, IV {P. Soga). — Région
de Moramanga {G. OlsoufiefJ). — Route d’Anosibe, km 26, forêt de Sandrangato, XII {P. Viette) ; km 57,
II {P. Viette). — Route de Lakato, km 10, Ambodiriana, 1 050 m, III {P. Griveaud et R. Vieu) ; km 15,
Ankasoka, 1 100 m, I {P. Viette). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra {F. B. Pratt), 910 m,
XI, XII, I, II, III, IV {P. Viette), I {R. Vieu). — 6 km au Nord-Ouest de Fanovana, Italaviana, 730 m, II
{P. Griveaud et R. Vieu). — Route de Mananjary (au-dessus de Ranomafana), km 131,800, 870 m, VIII
{P. Griveaud et J.-M. Betsch). — Vallée du Faraony, Vohilava {/?. Catala). — Route de Vondrozo, col
de Madiorano, 750 m, V {A. Peyrieras). — Au Sud de Midongy du Sud, forêt de Befotaka, 950 m, III
{P. Viette et P. Griveaucf). — Région de Fort-Dauphin, forêt d’Isaka {R. Catala).
Madagascar Centre : Ouest du lac Alaotra, route d’Andriamena, forêt d’Andranobe, 1 250 m, IX
{A. Peyrieras). — 5/6 km à l’Ouest de la route de Moramanga à Ambatondrazaka, canton d’Amboasary,
forêt d’Analabe, 1 000 m, IX {A. Peyrieras). — La Mandraka, 1 200 m, II {P. Griveaud et R. Vieu), III
{P. Viette). — Tananarive, parc de Tsimbazaza, 1 200 m, II {P. Viette). — Nord d’Ankazobe, lambeaux
forestiers du tampoketsa d’Ambohitantely, 1 400 m, III {P. Griveaud et R. Vieu). — Route d’Ambo-
sitra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m, XI {P. Viette).
Madagascar Ouest : Ankarafantsika, Ampijoroa, 120 m, IX {P. Griveaud). — Sud-Ouest d'Anka-
zobe, forêt d’Herea, 580 m, VI {P. Griveaud).
Discussion. — Cette espèce ressemble beaucoup à M. phaeodonta Hampson qui habite le Sud et
l’Est de l’Afrique, mais cette dernière espèce présente des dessins plus nets, avec la teinte jaune des
ailes antérieures mieux marquée et les reflets violacés plus accusés ; on a vu au contraire que la nuance
brune diffuse masque en majorité le fond de l’aile chez M. callaxantha. Au niveau de l’armure génitale
(J, M. callaxantha présente un saccus mieux marqué et surtout, un pénis dont la vesica est plus armée
que chez M. phaeodonta ; en revanche, les armures des Ç sont peu différentes. L’origine commune des
deux espèces ne fait pas de doutes.
Le nom de cette espèce est validé par la figure donnée par KENRICK. Cet auteur ayant cru, à tort,
qu’il s’agissait de M. catoxantha (Holland) (qu’il orthographie « callaxantha, Holl. » /. c., p. 94) avait
retiré le texte de la description dans son manuscrit.
Source : MNHN, Paris
100
JEAN PELLETIER
Marcipa phaeodonta Hampson (pl. IV, fig. 15).
Marcipa phaeodoiUa Hampson. 1926. Descr. Cen. Spec. Noctuijiae, p. 163.
Marcipa phaeodonta Hampson; Cabde, 1939, in Seitz, Gross-Schmeit. d. Erde, 15, p. 294.
Type. — Holotype ; 1 <?, Malawi, Mt Mlanje, 31-V-I913 (S./l. Neavé) (British Muséum (N. H.),
Londres).
Description. — <S- Envergure 30 mm. Tête et collier roux vif. Ailes antérieures nettement fal-
quées, de teinte jaune brun à reflets bleutés nets. Franges brunes, noirâtres sous l’apex. Aire submar¬
ginale avec la tache subapicale brun clair, parfois à peine visible ; présence d’une ombre brune diffuse
vers le bord interne. Aire médiane de type D {cf. fig. 2 d,) guère plus foncée que le reste de l’aile, avec
une petite zone gris bleuté vers le bord interne ; taches basale et externe du bord interne brun noir,
étirées verticalement, rejoignant respectivement l’antémédiane et la postmédiane ; ces taches sont, en
outre, bordées à l’extérieur de l’aire médiane par un liseré clair net ; réniforme généralement de même
teinte que le fond de l’aile, parfois brun plus marqué ; orbiculaire noire très petite ; ces deux dernières
taches sont marquées d’un fin liseré clair. Aire basale claire, de même teinte que le milieu de l’aire
submarginale. Ailes postérieures jaune vif
Dessous des quatre ailes jaune vif, les franges plus sombres aux antérieures.
Armure génitale (fig. 108). — Uncus surmonté d’une petite dent; costa modérément développée,
terminée par un processus bifide très court n’atteignant pas tout à fait l’extrémité du reste de la
valve ; saccus net ; pénis k vesica armée de cornuti antérieurement peu sclérifiés, plus courts et plus
sclérifiés postérieurement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
101
Ç. Envergure 31-33 mm. Habitus externe semblable à celui du
Armure génitale (fig. 109). — Ductus bursae très long et sclérifié; bourse copulatrice glabre et
relativement petite ; lamelle antévaginale volumineuse, peu ëchancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. — RhodÉSIE. Mt Vumba, Umtali, 111, V {B. D. Barns).
Tanzanie. Amani, 11.
Malawi. Mt Mlanje, V (S. A. Neuve).
Mozambique. Mussampa, Serra Rotanda, III {E. Pinhey).
Discussion. — M. phaeodonla est voisin de M. callaxantha (Kenrick), qui n’est connu que de Mada¬
gascar ; il en diffère par les teintes plus vives et les dessins moins diffus, et au niveau de l’armure géni¬
tale S 1® pénis est beaucoup moins armé que chez M. callaxantha.
L’exemplaire examiné du Mozambique s’éloigne un peu de ceux en provenance des autres régions
par ses antérieures plus brunes et la teinte plus foncée des taches du bord interne <le l’aire médiane.
Marcipa vuattouxi n. sp. (pl. IV, hg. 16).
Type. — Holotvpe : 1 Côte d’ivoire, Bandama, 28-1-1971 {R. Vuattoux) {genitalia prép. J. Pelle¬
tier n° 298) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — Envergure 29 mm. Tête et patagia roux vif, partie antérieure des tegulae roux
vif puis brun foncé plus postérieurement. Ailes antérieures faiblement falquées, de teinte fondamen¬
tale brun très clair avec un faible reflet bleuté. Franges brunes, jaunes à l’apex. Aire submarginale avec
la tache subapicale triangulaire, brune avec un trait plus foncé au milieu ; bord externe avec les traits
marginaux intemervuraux très fins, la teinte brune un peu plus foncée à ce niveau; présence d’une
ombre brun plus foncé que le fond de l’aile, variable selon les individus vers le tornus. Aire médiane
de type C {cf. fig. 2 Cj), étroite vers le bord interne et gris bleuté à ce niveau entre les taches brunes,
et jusqu’au bord costal entre les deux taches brunes qui correspondent au départ de l’antémédiane et
de la postmédiane ; orbiculaire noire punctiforme et réniforme urune, plus claire en son centre, toutes
deux cerclées d’un liseré clair. Aire basale de teinte uniforme brun rosé avec un point basal noir. Ailes
postérieures jaune vif avec quelques points marginaux et une ombre grise le long du bord interne.
Franges jaunes.
Dessous des quatre ailes jaune vif avec un point discal noir; franges sombres aux antérieures.
Armure génitale (fig. 110). — Uncus muni d’une dent sur la partie supérieure ; costa à bord assez
irrégulier, ne dépassant pas l’extrémité du reste de la valve ; saccus triangulaire ; pénis avec vesica
armée d’avant en arrière d’un groupe de cornuti très fins, puis de 4 à 7 gros cornuti tubulaires peu
sclérifiés, enfin d’un comutus fin isolé, parfois absent.
$. Habitus externe semblable à celui du (5*.
Armure génitale (fig. 111). — Ductus bursae long et sclérifié; bourse copulatrice peu volumi¬
neuse ; lamelle antévaginale effilée antérieurement.
Répartition géographique. Dates de capture. — LIBERIA. Grassfield, Nimba, VllA'IIl-1967 (1 <S pR'".)
{A. Forbes-Watson).
CÔTE D’IVOIRE. Bandama, 28-1-1971 (d‘hol.)(/f. VuaWouz') ; Lamto, 3-VI-1970 (1 d'par.) {R. Vuat-
toux); Bingerville, 1915 (1 Ç par.) (C- Melou).
Cameroun. Afenende, NE d’Obala (1 S par.) {Ph. Darge).
Zaïre (? cf. Discussion). Équateur, lX-1940 {P. Hulstaert).
Discussion. — M. vuattouxi est voisin de M. eucrines (Bethune-Baker), mais en diffère par la
teinte plus vive du dessin aux ailes antérieures et le jaune plus soutenu aux postérieures ; de plus.
Source : A1MHM, Paris
102
JEAN PELLETIER
l’orbiculaire est situé sur le bord interne de l’aire médiane et non au milieu comme chez M. eucrines.
M. vuattouxi ressemble encore à M. dargei, mais avec la teinte de l’aire médiane moins foncée. En
fait, l’armure génitale permet un diagnostic plus sûr : la forme du sacculus permet de séparer
M. dargei des deux autres espèces ; l’uncus de M. vuattouxi est muni d’une dent alors qu’inversement,
seul, M. eucrines a une costa munie en son milieu d’un repli membraneux.
Le spécimen <? capturé au ZaiVe {P. Hulstaert) se rapproche beaucoup par l’armure génitale de
M. vuattouxi, mais l’habitus externe diffère sensiblement des spécimens de Côte d’ivoire et, en con¬
séquence, n’a pas été introduit dans la série type ; par rapport aux M. vuattouxi typiques, ce spécimen
a une taille de 3 mm supérieure, une teinte vive aux ailes antérieures, plus envahie de brun, l’orbicu¬
laire plus grosse et, enfin, les ailes postérieures plus grises le long du bord interne. Finalement, les
trois espèces mentionnées ci-dessus sont proches par l’habitus externe et leur variabilité respective
reste à préciser.
Marcipa monosema Hampson (pi. V, fig. 1).
Marcipa monosema Hampson, 1926, Descr. Gen. Spec. Noctuinae, p. 162.
Marcipa monosema Hampson ; Caede, 1939. in Seitz, Gross-Sehmett. d. Erde, 13, p. 294, pl. 35, rangée c.
Type.— Holotype : 1 (J, Nigeria, Jemmata, 17-11-1911 (G. B. Simpson) (genitaba prép, BM Noct.
n° 7882) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — (J- Envergure 32-37 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures brun très
clair à faibles reflets bleutés brillants ; apex de l’aile variable par la forme plus ou moins falquée du
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
103
bord externe. Franges brun foncé ou noires. Dessins rudirfientaires, les différentes aires usuellement
bien individualisées chez la majorité des espèces du groupe, ici non séparées. Quelques points margi¬
naux noirs parfois totalement absents. Aire submarginale sans tache subapicale. Aire médiane générale¬
ment sans taches au bord interne, parfois avec une petite touffe d’écaiües noires; orbiculaire réduite
à un point noir ou absente ; réniforme à peine dessinée, brun un peu plus foncé que la teinte de fond
de Taile ; bord costal avec une tache gris bleuté foncé, souvent indiquée simplement par un assombris¬
sement au niveau de la côte. Aire basale de même teinte que le reste de l’aile. Ailes postérieures jaune
vif ayant éventuellement quelques points noirs marginaux internervuraux.
Dessous des quatre ailes jaune vif à ocre ; franges sombres aux antérieures ; quelques points mar¬
ginaux aux postérieures.
Armure génitale 112). — Costa en forme d'expansion membraneuse assez effilée, ne dépassant
pas l’extrémité du reste de la valve, à bord irrégulier, crénelé ou denté dans sa partie distaie ; saccus
modérément long ; pénis inerme.
Fig. 112. — Marcipa mono$ema Hampson.
— Armure génilale cf et p^nis.
Ç. Habitus externe semblable à celui du c? (d’après un exemplaire de Tanzanie mais dont l’ab¬
domen était manquant).
Armure génitale. — Le seul exemplaire examiné ne présentait pas la forme la plus commune du
groupe, à savoir la présence d’un long ductus bursae sclérifié; au contraire, dans le cas considéré, le
ductus bursae était court et non sclérifié, mais en revanche la bourse copulatrice était relativement
volumineuse. Comme cette $, sans aucune tache sombre, n’est rapportée qu’avec réserve à M. mono-
sema, l’aspect du genitalia $ devra être précisé.
Répartition géographique. Dates de capture. — SIERRA LEONE. Moyamba, V {D. Cator).
CÔTE D’IVOIRE. Bingerville (C. Melou) ; Azaguié, VI {Guerout).
Ghana. Kumasi, H {H. Whiteside).
NIGERIA. Jemmata {(S hol.) {G. B. Simpson) ; Warri {Dr Roth).
Cameroun. Falaises de l’Amadoua {Pli. Darge).
Gabon. Ipassa, IX {G. Bemardi) ; Makokou-Colline, XII (G. Bernardî).
Zaïre. Upper Lowa Valley {T. A. Barns).
Tanzanie. Mt Usambara, II {E. Pinhey).
Discussion. — Espèce assez variable pouvant présenter soit une tache sombre costale bien mar¬
quée, soit aucune tache aux antérieures; comme il existe des formes de transition entre ces deux
extrêmes et que les spécimens sans tache costale présentent la même armure que ceux chez qui cette
tache est présente, ces individus (Sierra Leone, Gabon) sont rapportés, bien qu'avec réserve, à M. mono-
sema.
Source : MNHN, Paris
104
JEAN PELLETIER
L’absence de rénifbrme jaune et de tache noire bien marquée différencie M. monosema de M. endo-
selene Hampson; au contraire, la présence d’un collier brun noir permet de séparer M. monosema de
deux autres espèces sans dessins sombres aux ailes antérieures, M. lutea Pelletier et M. lutearia
Pelletier.
Marcipa splendens Pelletier (pl. V, fig. 2).
Marcipa splendens Pelletier. 1975, Lamhillionea, LXW'bis, p. 73.
Type. — Holotvpe : 1 (J, Gabon, Mt Bengué, 8-X-1967 {G. Bernardi) (genitalia prép. B. Laporte
n° 411) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (J. Envergure 35 mm. Palpes brun clair, vertex et collier brun foncé. Ailes anté¬
rieures à peine falquées à franges brunes, plus sombres sous l’apex. Aire submarginale brun clair le
long du bord externe, s’éclaircissant vers l’aire médiane en prenant une teinte bleutée dans la partie
antérieure et jaune dans la partie postérieure, sous la réniforme; cette tache jaune, diffuse, n’est pas
soulignée de noir comme dans nombre d’espèces ayant un habitus externe voisin; tache subapicale brun
clair le long du bord costal, presque noire postérieurement. Aire médiane de type B {cf. fig. 2 b,) avec
la tache du bord interne brun très foncé, largement tronquée au sommet et présentant une éclaircie
basale peu nette, gris bleuté; orbiculaire noire volumineuse, légèrement transverse, et réniforme brune
à partie postérieure claire, toutes deux entourées d’un très fin liseré jaune ; partie costale de Paire
Fie. 113. — Marcipa splendens Pelletier.
— Armure génitale et pénis avec vesica par¬
tiellement extériorisée.
médiane gris bleuté, limitée extérieurement par une ligne postmédiane au tracé onduleux; présence
de trois taches bnmes au bord costal. Aire basale violacée avec un point noir près de la base. Ailes
postérieures grises à franges de teinte ocre.
Dessous des ailes antérieures à franges brunes à extrémité noire, grises dans Paire discale, brun
clair vers Papex avec quelques points marginaux noirs à ce niveau ; ailes postérieures blanchâtres avec
un fort semis d’écailles noires, une tache discale formée de petits traits noirs et des points internervu-
raux plus nombreux et plus nets qu'aux antérieures.
Armure génitale (fig. 113). — Costa développée en une expansion membraneuse courtement bifide,
légèrement crénelée vers l’extrémité; sacculus denticulé à la base; vinculum arrondi; saccus court et
large ; uncus armé d’une courte pointe ; vesica du pénis très fortement armée de longs comuti sclérifiés.
$. Inconnue.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
105
Répartition géographique. Dates de capture. — GABON. Mt Bengué, 8-X-1967 (c? hol. seul connu)
(G. Bernardï).
Discussion. — L’habitus externe rapproche M. splendens de M. gabonensis Pelletier, mais l’aspect
est plus brillant chez le premier et les dessins sensiblement diflérents, avec notamment le sommet de
la tache du bord interne qui est large et non aigu comme chez M. gabonensis ; de plus, la tache jaune
diffuse de l’aire submarginale tranche moins sur le fond de l’aile chez M. splendens et elle n’est pas
limitée extérieurement par une ligne noire denticulée. En revanche, l’armure génitale éloigne M. splen¬
dens de tout le groupe de M. insulata.
Marcipa pinheyi Pelletier (pl. V, fig. 3).
Marcipa pinheyi Pelletier. 1975, Lamhillionea, LXXV'bis, p. 72.
Type. — Holotype : 1 (?, Ouganda, Entebbe, Vl-1961 (genitalia prép. J. Pelletier n° 531) (Muséum
Description. - cJ. Envergure 31 mm. Tête et patagia jaune pâle, partie antérieure des tegulae
brune. Ailes antérieures nettement falquées, de teinte fondamentale jaune sale plus ou moins enva
de brun. Franges brunes, jaunes vers l’apex. Ligne marginale discontinue, formée de traits bruns, épais
dans ta partie postérieure. Aire submarginale avec la tache subapicale brune, plus noirâtre posterieu¬
rement, entourée d’un liseré clair; le reste de l’aire variable, jaune et brun mélangés, avec une ombre
Source : MNHN, Paris
106
JEAN PELLETIER
mal définie vers le bord interne. Aire médiane de type C (fig. 2 Cj), les taches du bord interne brun
doré enserrant une zone gris bleuté qui s’étend jusqu’au bord costal; réniforme brun doré à contours
noirs, orbiculaire de même teinte ou franchement noire, toutes deux cerclées d’un liseré clair. Aire
basale brun clair avec un point noir peu distinct. Ailes postérieures jaune pâle pouvant être obscurci
de gris le long du bord interne ; présence de quelques points marginaux à peine distincts.
Dessous des quatre ailes jaune pâle.
Armure génitale (fig. 114). — Costa bien développée à bord contourné, denticulée dans sa partie
distale qui se termine par un processus lobé ; uncus fin et arqué ; tegumen très développé ; saccus pré¬
sent modérément long; vesica du pénis à extrémité fortement dentée en plus d’une touffe de cornuti
effilés à la base.
Ç. Habitus externe semblable à celui du (5*.
Armure génitale (fig. 115). — Ductus bursae allongé et sclérifié, avec une série de forts spiculés
antérieurement et fortement dilaté à ce niveau ; bourse copulatrice allongée ; structure complexe au
niveau de la lamelle antévaginale qui présente des replis et qui est soudée partiellement au 7® sternite.
Répartition géographique. Dates de capture. — OUGANDA. Entebbe, Vl-1961 ((J hol.) ; forêt de Zika,
Entebbe, VlI-1961 (1 c? par.), idem, VI-1961 (1 $ par.).
Discussion. — Espèce très voisine par l'habitus externe de M. orientalis Pelletier d’aspect plus
vif et à aire médiane moins sombre ; M. pinheyi ressemble encore à M. vuattouxi et à un moindre degré
à M. dargei Pelletier et M. eucrines (Bethune-Baker), mais s’en distingue par la teinte brun doré des
taches du bord interne alors que celles-ci sont franchement brunes ou brun noir dans ces derniers cas.
Le meilleur critère en cas de doute reste néanmoins l’armure génitale, qui est très caractéristique et
permet une identification parmi toutes les espèces de Marcipa s. 1.
Marcipa eucrines (Bethune-Baker) (pl. V, fig. 4).
Baniana eucrines Bethune-Baker, 1911, Ann. Mag. Nat. Hist. (8), 8, p. 530.
Marcipa eucrines Bethune-Baker; Gaede, 1939, in Seits, Gross-Sehmeti. d. Erde, 15, p. 293, pl. 33, rangée c.
Type. — Holotype : 1 N. Nigeria (D. Cator) (genitalia prép. BM Noct. n° 7881) (British
Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <5*. Envergure 30-32 mm. Tête et partie antérieure du collier roux vif, partie posté¬
rieure rembrunie. Ailes antérieures modérément falquées, de teinte fondamentale variant du jaune au
brun clair avec un reflet bleuté. Franges brunes. Aire submarginale avec la tache subapicale peu nette,
un peu plus brune que le reste de l’aire mais de même teinte que tout le bord externe qui est rem¬
bruni sauf l’apex. Aire médiane de type D {cf. fig. 2di) avec les taches du bord interne brun foncé
enserrant une bande verticale gris foncé brillant qui s’étend du bord interne au bord costal; orbicu¬
laire noire, réniforme jaunâtre ; zone comprise entre la réniforme et la postmédiane jaune pâle. Aire
basale claire. Ailes postérieures jaunes, grises le long du bord interne ; franges grises ; présence de
quelques petits points marginaux noirs.
Dessous des quatre ailes jaune orangé, envahi d’un semis d’écailles brunes. Franges des ailes
antérieures foncées ; quelques points marginaux noirs aux postérieures.
Armure génitale (fig. 116). — Costa très développée, arrondie à l’extrémité avec une petite pointe
juste avant celle-ci et présentant un bord avec au milieu des replis caractéristiques ; saccus assez effilé ;
pénis avec vesica armée d’un gros comutus antérieur isolé et d’une série de cornuti postérieurs plus
rapprochés et plus fins.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
107
Ç. Elle n’est pas connue avec certitude ; un spécimen considéré comme tel présente une tache
subapicale plus foncée que chez le (J.
Armure génitale (fig. 117). — La Ç considérée avec réserves {cf. ci-dessus) comme étant celle de
M. eucrines présente un ductus bursae long et faiblement sclérifié avec antérieurement l’origine du
ductus seminalis qui est bien individualisé ; bourse copulatrice arrondie et relativement petite ; lamelle
antévaginale peu développée, presque triangulaire.
Fig. 116 et 117. — Marcipa eucrines (Hampson).
- 116. armure génitale d et pénis. — 117, armure génitale $.
Répartition géographique. Dates de capture. — NIGERIA. {<? hoL) (£>. Cator).
Gabon. Belinga, terminus Nord de la grande crête Sud, III (G. Bernardi).
Zaïre. Équateur, Bokuma, X (P. Hulstaert); Kisangani, V {V. Allard).
Ouganda. Forêt Zika, Entebbe, VI-VII.
Discussion. — M. eucrines se rapproche par l’habitus externe de M. dargei Pelletier, mais en
diffère par la réniforme jaune et non brun foncé et par la teinte roux vif du collier ; il est encore voisin
de M. vuattouii Pelletier, dont l’aire médiane cependant est nettement moins foncée.
Outre la femelle, dont l’armure est représentée fig. 117 (en provenance du Zaïre), un autre exem¬
plaire de grande taille (35 mm) provenant de Tanzanie se rapproche aussi de M. eucrines., mais pré¬
sente des antérieures plus nettement falquées, une aire médiane moins foncée et des postérieures jaune
vif même le long du bord interne; en outre, l’armure génitale diffère de ceQe représentée par la lamelle
antévaginale plus développée et échancrée au milieu.
Ces différents éléments indiquent que la détermination de M. eucrines ne peut s’effectuer qu’avec
précaution et que le meilleur critère reste pour l’instant l’armure génitale avec notamment la costa
et ses replis au milieu de son bord externe. De plus, il reste possible, sinon probable, que d’autres
espèces voisines par l’habitus externe de M. eucrines devront a 1 avenir être distinguées de celui-ci.
Source : MNHN, Paris
JEAN PELLETIER
Marcipa endoselene Hampson (pL V, fig. 5).
Marcipa endoselene Hampson, 1926, Descr. Gen. Spec. Noctuinae. p. 162.
Marcipa endoselene Hampson ; Gaede, 1939. in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 293. pl. 35. rangée c.
Type. — Holotype : 1 cJ, Ghana, Coomassie {H. Whiteside) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — (ÿ. 30-35 mm. Tête et collier brun foncé. Ailes antérieures à peine falquées, de
teinte fondamentale brun très clair fortement mélangé d'écailles jaunes, à dessins très rudimentaires.
Franges grises ou brunes. Aire submarginale sans tache subapicale mais la partie costale est faiblement
gris bleuté ; teinte brune un peu plus foncée le long du bord externe autrement sans dessins ; parfois
une éclaircie jaunâtre dilTuse est présente vers le tornus. Aire médiane de type A {cf. fig. 2 a), la tache
brun noir du bord interne semiovalaire, parfois très réduite; limites antérieures de Faire médiane à
peine indiquées extérieurement par la postmédiane peu nette mais soulignée d’un liseré clair, et inté¬
rieurement par une tache costale en forme d’un petit trait sombre à l’emplacement du départ de Fanté-
médiane qui est ici manquante ; limites postérieures de Faire médiane absentes ; orbiculaire et réni-
forme indiquées par une tache jaune à contours peu nets. Aire basale sans dessins de même teinte que
le reste de l’aile. Ailes postérieures jaune assez vif avec des petits points marginaux gris ; bord interne
légèrement assombri de gris.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DO GENRE MARCIPA
109
Armure génitale (fig. 118). — Costa présentant un grand développement membraneux, dépassant
légèrement l'extrémité du reste de la valve, à bord ondulé avec un repli avant l’extrémité ; saccus
allongé ; juxta étroite; pénis avec vesica armée de gros cornuti très sclérifiés vers la base, plus nom¬
breux et plus petits vers l’extrémité.
Ç. Habitus externe semblable à celui du
Armure génitale (fig. 119). — Ductus bursae allongé et sclérifié, dilaté antérieurement et couvert
alors en partie de nombreuses épines ; bourse copulatrice très réduite ; lamelle antévaginale très allongée,
peu échancrée ; apophyses antérieures et postérieures très fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — GUINÉE. Nimba (Lamotte et Roy).
CÔTE D’IVOlRE. Lamto, V {R. Vuattoux).
Ghana. Kumasi (ex-Coomassie) ((5* bol.) {H. Whiteside).
NIGERIA. Warri (Dr Roth).
Fernando Poo {W. Cooper).
Cameroun. Environs de Yaoundé, Vallon de Djoungolo, I-II {Ph. Darge)\ village Kala, I-Il
[A. Evoé) ; Ayos, 13 km NNW d’Obout, V {Ph. Darge) ; Bitje, Ja River (G. L. Bâtes) ; Efuien, IV, VI
{H. L. Weber).
Zaïre. Sankuru, Lusambo, VIII {M. Fontaine) ; environs de Kisangani {T. A. Barns).
Discussion. — Espèce assez largement répandue qui ne peut être confondue avec aucune autre ;
les espèces les plus voisines par l’habitus externe présentent soit deux taches le long du bord costal
{M. bemardii Pelletier), soit une seule au milieu du bord costal (M. monosema Hampson) et lorsque
celle-ci est absente, les spécimens ne présentent pas la petite tache semiovalaire brun noir caracté¬
ristique au milieu du bord interne.
Marcipa nimba n. sp. (pl. V, fig. 6).
Type. - Holotype : 1 <?, Liberia, Nimba, III-1968 {A. F. Watson) (genitalia prép. BM Noct.
n° 7796) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. - Envergure 37 mm. Tête et collier de teinte fauve. Ailes antérieures faiblement
falquées, de teinte fondamentale brune à faibles reflets violacés dans l'aire submarginale. Franges brunes.
Ligne marginale brune presque continue. Aire submarginale avec la tache subapicale brune, arrondie,
postérieurement brun plus foncé ; le reste de Paire avec plusieurs ombres brunes difluses, plus foncées
que le fond de l’aile, au milieu du bord externe et sous la réniforme jusque vers le bord interne. Aire
médiane de type C {cf. fig. 2 c,), les taches brun foncé du bord interne enserrant une zone gris bleuté
qui s’étend du bord interne au bord costal ; orbiculaire noire punctiforme et réniforme noire à partie
postérieure plus claire, entourées d’un bseré clair; trois taches brunes nettes présentes au bord costal.
Aire basale brun clair avec un point noir près de la base bien marqué. Ailes postérieures jaune vif avec
une pubescence grise et un semis d’écailles grises le long du bord interne ; quelques points marginaux
le long du bord externe.
Dessous des quatre ailes jaune avec un semis d’écailtes brunes, un point discal sombre surtout
bien marqué aux antérieures et quelques points noirs marginaux.
Armure génitale (fig. 120). - Dessus de Puncus muni d’une forte dent; costa très développée,
terminée par un lobe plus ou moins individualisé selon les côtés ; juxta relativement petite ; saccus pré¬
sent; pénis avec vesica fortement armée d’une quinzaine de cornuti longs, sclérifiés et serrés, plus
trois autres encore plus grands que les précédents, isolés, l’un d’eux recourbé en crochet.
Ç. Inconnue.
Source : MNHN, Paris
110
JEAN PELLETIER
Répartition géographique. Dates de capture. — LIBERIA. Nimba, III-1968 (<5* hol. seul connu)
{A. F. Watson).
Discussion. — Par son habitus externe, M. nimba ressemble à un grand spécimen de M. angulina
(P. Mabille), mais les aires submarginale et basale sont plus claires chez cette dernière espèce ; de plus,
les armures génitales sont très différentes dans les deux cas ; M. nimba ressemble encore à M. holmi
D. S. Fletcher, mais s’en distingue par la présence de la fascie gris bleuté au centre de Paire médiane.
Marcipa acutanguia Pelletier (pl. V, fig. 7).
Marcipa acutanguia Pelletier, 1975, LambUlionea, LXXV bis, p. 75.
Type. — Holotype : 1 Zaïre, Sankuru, Lusambo, 12-V1II-1950 (M. Fontaine) (genitalia prép.
E. Berio n° 5471) (Musée Royal de l’Afrique centrale, Tervuren).
Description. — çf. Envergure 41 mm. Tête et collier brun foncé. Ailes antérieures modérément
falquées, de teinte fondamentale brun clair avec un semis d’écaiUes brun foncé, Paire médiane un peu
plus foncée que le reste de l’aile, avec des reflets bleutés. Franges brunes. Ligne marginale formée de
chevrons noirs jointifs. Aire submarginale avec la tache subapicale brun foncé ; le reste de Paire sans
dessins mais avec un trait sombre, fin, peu marqué, qui, partant de la postmédiane et suivant la nervure
Cu 1 a, partage Paire en deux. Aire médiane de type D {cf. fig. 2 dj), les taches brunes du bord interne
pratiquement réduites à des lignes ; la tache la plus basale, plus épaisse que la tache externe, est située
dans le prolongement de Pantémédiane et forme avec celle-ci une petite bande joignant le bord interne
au bord costal; orbiculaire très petite, formée d’un anneau d’écailles brunes avec quelques écailles plus
claires au centre ; de même, réniforme à contours brun foncé, très fins, claire en son centre ; trois taches
brunes costales, celle correspondant à l’origine de la postmédiane peu nette. Aire basale de même teinte
que Paire submarginale avec un minuscule trait noir près de la base. Ailes postérieures grises avec une
ombre discale peu nette.
Dessous des antérieures variant du brun au gris, les postérieures plus blanchâtres avec un semis
d’écailles brunes; aux quatre ailes les points marginaux noirs sont bien marqués; aux postérieures se
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
111
trouvent de plus une petite tache discale formée de deux courts traits noirs parallèles et une ombre
médiane brune peu nette.
Armure génitale (fig, 121). — Costa très développée, crénelée sur son pourtour, avec un pli avant
l'extrémité ; vinculum arrondi, terminé par un court saccus ; vesica du pénis armée d’une série de cor-
nuti courts, dispersés et peu sclérifiés.
$. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — ZAÏRE. Sankuru, Lusambo, 12-VIII-1950 (<? hol.
seul connu) {M. Fontaine).
Discussion. — M. acutangula ressemble à un très grand M. umbrosa (Holland), mais qui, outre
la taille moindre, présente une armure typique du genre Marcipalina. M. acutangula ressemble encore
à un grand Deinopa lilacina Hampson, mais en diffère par la teinte bleutée de l’aire médiane et les
taches brunes du bord interne qui sont convergentes et non parallèles comme chez D. lilacina-, de
plus, les armures génitales sont à nouveau très différentes. On doit toutefois remarquer que chez les
trois espèces mentionnées ci-dessus, le bord interne des ailes antérieures ne porte pas les touffes
d’écailles caractéristiques trouvées usuellement chez les Marcipa s. 1.
Marcipa flavealls n. sp. (pl. V, fig. 8).
Type. — Holotype : 1 (J, Cameroun, massif du Mt Cameroun, Musake Hut, 8-XI-1973 (Pk. Darge
et A. Evoe) (genitalia prép. J. Pelletier n° 332) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — <?. Envergure 32 mm. Tête et collier bruns, palpes plus jaunâtres. Ailes anté¬
rieures à peine falquées, de teinte fondamentale variant du brun clair au Jaune sale. Franges Jaunâtres,
grises sous l’apex. Ligne marginale discontinue formée de petits traits noirs intemervuraux. Aire sub-
Soarce : MNHN, Paris
112
JEAN PELLETIER
marginale avec la tache subapicale brun foncé, autrement sans dessins. Aire médiane de type D (c/
fig. 2d,), les taches brun foncé partant perpendiculairement au bord interne; la tache la plus basale
forme une bande étroite qui rejoint le bord costal, la tache la plus externe s’amincit progressivement
jusqu'à ne plus faire qu’une fine ligne sous la réniforme où elle rejoint alors la postmédiane coudée
vers l’intérieur; orbiculaire noire très petite et réniforme brune entourées d’un liseré clair peu net;
deux taches costales brunes bien marquées, la troisième à peine esquissée ; le reste de l’aire avec un
aspect violacé qui tranche sur les autres parties de l’aile. Aire basale avec ou sans point noir près de
la base. Ailes ppstérieures jaune sale avec une ombre et une pubescence grises le long du bord interne
et des traits marginaux noirs bien marqués le long du bord externe.
Dessous des quatre ailes de la même teinte jaune sale que le dessus des ailes postérieures avec
quelques points marginaux nets.
Armure génitale {fig. 122). — Uncus long et fin terminé par une forte dent recourbée ; costa bien
développée transversalement mais ne dépassant pas l’extrémité du reste de la valve, denticulée sur le
bord externe ; valves carrées à l’extrémité ; saccus fin ; pénis avec vesica fortement armée : en allant
de la partie proximale à la partie distale on trouve d’abord 2 cornuti longs et fins flanqué d’un très petit
cornutus, puis un groupe variable de petits cornuti (2 à 6 pour les deux exemplaires examinés), enfin
un dernier groupe d’une quinzaine environ rangés perpendiculairement à l’axe de l’organe.
Ç. Inconnue.
Fie. 122. — Marçipa Jiavealis n. sp.
— Armure génitele <5* et p^nis.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Massif du Mt Cameroun, Musake Hut,
8-XI-1973 {d'hui.) {Pk. barge et A. Evoé); Namiong b. Lolodorf {1 d* par.) {U.V.E. Conrad).
Discussion. — L’armure génitale et l’habitus externe rapprochent M. flavealis de M. holmi
D. S. Fletcher; cependant M. flavealis est bien caractérisé par la tache brune la plus basale du bord
interne qui, presque linéairement, joint le bord interne au bord costal. À noter que si M. laportei
{Pelletier) présente également une telle bande transverse, dans ce dernier cas cette bande est plus large,
plus au milieu de l’aire médiane et surtout les ailes postérieures sont grises et non jaunes.
Marcipa amaniensis n. sp. {pt. V, fig. 9).
Type. — Holotype : 1 <3, Tanzanie, Malaria! Institute, XI-1961, P. 178 {G. Pringlé) {genitalia prép.
BM Noct. nP 7764) {British Muséum {N. H.), Londres).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
113
Description. — cJ. Envergure 30-32 mm. Tête et collier brun foncé, palpes brun clair. Ailes
antérieures nettement falquées. Franges grises. Ligne marginale grise pouvant être soulignée de clair
intérieurement. Aire submarginale avec tache subapicale brun foncé antérieurement et deux traits noirs
parallèles à la côte postérieurement, soulignée d’un liseré clair diffus ; le reste de l’aire brun clair avec
un faible reflet violacé mais présentant deux éclaircies jaunâtres diffuses situées l’une au milieu du bord
externe, l’autre vers le bord interne, sous la réniforme; l’éclaircie du milieu du bord externe n’est par¬
fois qu’esquissée. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,) avec les deux taches du bord interne brunes
entourées d’un liseré clair peu net, enserrant une zone gris bleuté; orbiculaire noire, ronde ou trans¬
verse, et réniforme entourées d’un liseré clair; trois taches brunes présentes au bord costal; le reste
de l’aire violacé brillant sauf la zone comprise entre les deux taches costales les plus externes qui pré¬
sente la même teinte gris bleuté qu’au bord interne. Aire basale violacé brillant comme l’aire médiane
avec un petit trait noir près de la base. Ailes postérieures grises ainsi que les franges ; bgne marginale
noire presque continue, peu nette.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un semis d’écailles brunes ; franges sombres surtout
aux antérieures ; présence d'une tache discale formée de deux petits traits noirs et de points margi¬
naux nets aux postérieures.
Armure génitale (fig. 123). — Uncus fin terminé par une longue pointe recourbée; saccus pré¬
sent mais court ; costa développée, large, à bord externe finement denticulé et garni de soies ; sacculus
peu sclérifié ; juxta relativement volumineuse ; vesica du pénis avec 5 à 6 cornuti courts mais fortement
sclérifiés.
£ Semblable au S mais le seul exemplaire connu avec les teintes un peu moins vives.
Armure génitale (fig. 124). - Elle est caractérisée par un ductus bursae trhs fin et non sclénfie
qui s’évase brusquement au niveau de la bourse copulatrice ; celle-ci à partie antérieure glabre et
partie postérieure plissée, sclérifiée avec des petites granulations; lamelles antévaginales effilées; apo¬
physes postérieures longues et fines, apophyses antérieures plus épaisses.
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114
JEAN PELLETIER
Répartition géographique. Dates de capture. — TANZANIE. Amani, Malarial Institute, XI-1961 (c? hol.)
et 1IM964 (1 par.) ; Amani, E Mts Usambara, 11-1953 (1 (? et 1 $ par.) {E. Pinkey).
Discussion. — Espèce caractérisée extérieurement par sa teinte violacé brillant des aires médiane
et basale. Par l’habitus externe, M. amaniensis se rapproche un peu de M. angulina (P. Mabille),
mais ce dernier présente des ailes postérieures blanc ivoire et non grises comme chez M. amaniensis ;
de plus, les armures génitales <? et Ç sont différentes chez les deux espèces.
Marcipa pammicta (Bethune-Baker) (pl. V. fig. 10).
Baniana pammicta Bethune-Baker, 1911. Ann. Mag. Nat. Hisl. (8), 8, p. 531.
Marcipa pammicta Bethune-Baker ; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmctt. d. Erde. 15, p. 296, pi. 35, rangée a.
Marcipa pammicta Betliune-Baker ; D. S. Fletcher, 1963, Expi. Parc nat. Albert. 2* Série, 15, p. 109.
Type. — Holotype : 1 (J, Angola, N’Dalla Tando, 20-X-1908 (W. J. Ansorge) (genitalia prép.
BM Noct. n° 3243) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <?. Envergure 28-33 mm avec parfois des exemplaires atteignant 37 mm {cf. Dis¬
cussion). Ailes antérieures faiblement falquées, de teinte brun clair avec un léger reflet violacé. Franges
grises. Aire submarginale avec ligne marginale presque continue ; tache subapicale brun plus foncé que
la teinte générale de l’aile; présence d’une ombre brune diffuse vers le tornus. Aire médiane de type D
{cf. fig. 2 d,) ; lignes antémédiane et postmédiane bordées extérieurement à l’aire médiane par un üseré
clair ; orbiculaire punctiforme noire et réniforme brune entourées d’un liseré clair. Aire basale brune.
Ailes postérieures grises à franges beiges, présentant quelques petits traits noirs marginaux.
Dessous des ailes antérieures variant du gris au brun, à franges sombres ; ailes postérieures
blanchâtres avec une ombre médiane et une tache discale grises; quelques points noirs nets présents
à la marge.
Armure génitale (fig. 125). — Uncus long et étroit; costa bien développée à extrémité lobée;
saccus court mais net ; pénis avec vesica armée d’une vingtaine de cornuti courts et sclérifiés.
$. Habitus externe semblable à celui du c?.
Armure génitale (fig. 126). — Ductus bursae long et sclérifié ; bourse copulatrice arrondie, relati¬
vement petite ; lamelle antévaginale profondément échancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. — SIERRA LEONE (selon D. S. FLETCHER, 1963).
Guinée. Nimba {Lamotte et Roy).
CÔTE D’IvoiRE. Bingerville, VI (G. Metou)-, Lamto, V, VIII, XII {R. Vuattoux); Bandama, XII
{R. Vuattoux).
Nigeria. Ile-Ife, XI-XII (y. T. Medler).
Cameroun. Passif du Kala, 1 150 m, XII {Ph. Darge)-, Ayos, galerie forestière du Nyong, 13 km
NNW d’Obout, V {Ph. Darge)-, Bitje, Ja River {G. L. Bâtes)-, Lomié, IX.
Fernando POO. Santa Isabel, IX (G. Tessmann).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. La Maboké, XI (R. Pu/ol) ; Lobaye, Mbata, VIII (y. Plante).
Angola. N’Dalla Tando, 20-X-1908 (<J hol.) {W. J. Ansorge).
Zaïre. Mambasa, III {M. Fontaine)-, Uele, Isiro (ex-Paulis), I, VII {M. Fontaine)-, Lusambo, VI
{M. Fontaine) -, Sankuru, Katakokombe, VIII {M. Fontaine) -, Itoka à Combe {L. Verlaine).
Ouganda. Semliki Valley, 32 km SW Boga, 1 300 m, VII {T. A. Barns)-, Ruwenzori, 1 600 m,
près grotte Ibatama, V {P. Vanschuytbroeck)-, Forêt Zika, Entebbe, VII.
Malawi. Forêt Mkuwadzi.
Discussion. — Généralement R. pammicta est une espèce aisée à recormaître ; cependant des
exemplaires à reflets pl'-s violacés se rapprochent to lement de M. xanthomochla D. S. Fletcher et la dis-
Source : Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
115
tinction peut être délicate. En ce qui concerne l’habitus externe la tache subapicale est moins foncée chez
M. pammicla que chez M. xanthomochla et elle est, en outre, non bordée de jaunâtre postérieurement ;
au niveau des armures génitales, également voisines, on peut noter que l’uncus est pratiquement
linéaire chez M pammicta alors qu’il est renflé chez M. xanthomochla \ de même l’armure $ peut
être distinguée chez ces deux espèces par la forme de la lamelle antévaginale beaucoup plus échancrée
chez M. pammicta.
Fie. 125 et 126. — Marcipa pamnàeta (Bethune-Baker).
— 125, armure génitale et pénis. - 126, armure génitale Ç.
Plusieurs spécimens de grande taille, atteignant 37 mm et provenant tant de Côte d Ivoire que
d’Ouganda ont été examinés; certains présentent une armure génitale mâle identique à ceUe des
M. pammicta typiques, mais d’autres diffèrent par la costa plus sclérifiée chez le <5' et la jonction
ductus ôursae-bourse copulatrice moins tranchée chez la $. Tous ces exemplaires ont été maintenus
provisoirement au sein de l’espèce M. pammicta, mais une etude portant sur un plus grand nombre
d'exemplaires serait nécessaire pour conclure définitivement.
Marcipa xanthomochla D. S. Fletcher (pl. V, fig. 11).
Marcipa xanthomochla D. S. Fletcher, 1963, Expi. Parc nat. Albert, 2* série. 15, p. 109, fîp. 23.
Type. - Holotype : 1 Nigeria, Ilesha (L. E. H. Humprey) (genitalia prép. BM Noct. n° 3244)
(British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — Envergure 29-35 mm. Tête et collier bruns, ce dernier bordé postérieurement
d’écailles claires. Ailes antérieures modérément falquées, de teinte brun violacé. Franges grises, ocre
Source : MNHN, Paris
116
JEAN PELLETIER
vers l’apex. Ligne marginale brune bordée intérieurement par un liseré jaune assez vif, bien visible.
Aire submarginale avec la tache subapicale brun foncé entourée postérieurement d’un liseré jaune;
le reste de l’aire sans dessins. Aire médiane de type D {cf. fig. 2 d,), les taches du bord interne brunes;
la plus basale de ces taches forme une bande linéaire verticale qui rejoint le bord costal; les lignes anté-
médiane et postmédiane, la réniforme brune et généralement l’orbiculaire punctiforme noire, soulignées
d’un liseré clair; taches costales absentes. Aire basale de même teinte que l’aire submarginale. Ailes
postérieures grises à franges variant du gris au brun clair ; ligne marginale gris foncé souvent présente
mais peu nette.
Dessous des ailes antérieures gris; dessous des ailes postérieures blanchâtre avec un fort semis
d’f -tilles grises et un point discal.
Armure génitale (fig. 127). — Costa bien développée en largeur, n’atteignant pas tout à fait l'extré¬
mité du reste de la valve, à bord non crénelé ; uncus long, légèrement renflé en son milieu ; saccus
effilé;juxta étroite; pénis avec vesica armée de nombreux cornuti modérément longs mais très sclé-
rifiés.
Fie. 127 et 128. — Marcipa xanthomochia Fletcher. y j
— 127, armure génilaJe cJ et priais. — 128, armure génitale $. /
Ç. Habitus externe semblable à celui du
Armure génitale (fig. 128). — Diictus bursae particulièrement long, sclérifié ; bourse copulatrice
petite, glabre ; lamelle antévaginale large et peu échancrée.
Répartilion géographique. Dates de capture. — (° citations d’après D. S. FLETCHER, 1963).
Sierra Leone. Moyamba {D. Cator)°.
Guinée. Nimba {Lamotte et Roy).
CÔTE D’Ivoire. Bingerville, VlII-IX®; Lamto, XII {R. Vuattoux)-, Adiopodoumé, IX {J. Pelletier).
Ghana. Gambaga {Burg)'^-, Kumasi, I {N. E. Bell ; J. D. G. Sanders)°.
Togo. Bismarckburg (7Î. Buttner).
Nigeria. Warri, I, IV, VII°; Nr Ugos, I {W.P. iou?e)° ; Ilesha(d' hol.) (L.E. H. Humphrey)° -,
II.. If., vit ri 'r HA.J! _\ r J r
Île-Ife, XII (y. T. Medler).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
117
Cameroun. Bitje, Ja River, IV-V, IX-X (G. L. Bates)°; Lomié, IX.
Gabon. Belinga, Ili (G. Bernardî).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. La Maboké, XII {R. Pujol) ; Lobaye, Mbata, VIII (J. Plante).
Zaïre. Leopotdville, VIII-IX {M. Fontaine); Sankuru, Katako-Kombe (M. Fontaine); Kivu, Nya-
munyunye, III, VI, XII {J. Hecq); Isiro (ex-PauIis), VI {M. Fontaine); Ruwenzori, Kyandotire, 1 750 m.
Camp des Gardes, X {P. Vanschuytbroeck et J. Kekenbosck) ° ; Ruanda, Forêts Rugege et Kabira,
2100 m, I, XII {T. A. Barns)°.
Ouganda. Mbale, Forêt Namadara, Vil {Watulege); Forêt Nabagulo, 23 km de Kampala, X-XI
{W. Featker).
Discussion. — Cette espèce commune est, en principe, aisée à reconnaître par sa teinte violacée
avec la bordure externe des ailes antérieures et différents dessins bien soulignés de jaune ; la seule
espèce voisine par Phabitus externe est M. obscura Pelletier qui ne présente pas les liserés clairs
caractéristiques de M. xanthomoclila, mais qui possède en revanche une tache claire vers le tornus ;
de plus, chez ces deux espèces les armures génitales sont très différentes.
Parfois, chez certains spécimens, la teinte violacée fait place à une nuance plus brunâtre et l’as¬
pect devient alors proche de M. panimicta (Bethune-Baker). Un critère paraissant constant et permet¬
tant de séparer ces deux espèces est constitué par l’angle formé par la tache médiane la plus basale et
le bord interne : cet angle est nettement aigu chez M. pammicta alors qu’il est droit chez M. xantho-
mochla.
Marcipa dimera Hampson (pl. V, fig. 12).
Marcipa diniera Hampson, 1926, Dcscr. Gen. Spec. Noctuinae. p. 169.
Marcipa diniera Hampson ; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett, d. Erde, 15, p. 296, pl. 35 rangée f (mais le spé¬
cimen représenté n'est pas M. diniera, mais, très vraisemldablement, M. mariaeclarae Pelletier).
Type. — Holotvpe : 1 Ç, Nigeria, Old Calabar (5. D. Crompton) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — Envergure 29-33 mm. Tête et partie antérieure du collier brunes, partie posté¬
rieure du collier brun chocolat très foncé. Ailes antérieures légèrement falquées, de teinte générale
brun plus ou moins foncé selon les aires considérées. Franges brunes, jaunes à l’apex. Chevrons mar¬
ginaux faisant une ligne pratiquement continue. Aire submarginale de teinte variant d’un brun très clair
à un brun enfumé; tache subapicale brun noir. Aire médiane de type D {cf. fig. 2di) brun foncé, plus
violacée vers le bord costal, les taches du bord interne brun noir se détachant mal de la teinte du
centre de l’aire ; réniforme brune à contours noirs, plus jaunâtre dans sa partie postérieure, et orbi-
culaire noire punctiforme, toutes deux cerclées d’un fin liseré clair ; trois taches costales, celle du
milieu peu nette. Aire basale violacé foncé ou brune. Ailes postérieures grises ou brunes à franges
beiges.
Dessous des ailes antérieures gris dans la partie discale, brun sur le pourtour; franges sombres.
Dessous des ailes postérieures blanchâtre avec un semis d’écailles brunes ; présence de deux petits
traits gris discaux peu nets de même que les points marginaux.
Armure génitale (fig. 129). - Elle est caractérisée par le grand développement en largeur de la
Costa,crénelée sur son bord externe, plus courte à droite qu’a gauche; uncus renfle au milieu; saccus
très court ; vesica du pénis armée de 2 à 6 petits cornuti.
$. Habitus externe semblable à celui du cJ-
Armure génitale (fig. 130). — Ductus bursae long et sclérifié, couvert antérieurement de petits
spiculés et s’évasant jusqu’à la jonction avec la bourse copulatrice qui est petite et glabre ; lamelle
antévaginale profondément échancrée.
Source : MNHN, Paris
118
JEAN PELI.ETIER
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IVOIRE. Bingerville {G. Melou)\ Lamto,
VII, XII {R. Vuattoux).
Cameroun. Ngoko Stat., IV (5. Hosemam).
Gabon. Localité non précisée.
Ouganda. Forêt Kallinzu, I; Entebbe, Forêt Zika, VI.
Zaïre. Lac Kivu, Rwankwi, X (J. V. Leroy) ; Kivu, Nyamunyunve, X {J. Hecq) ; Sankuru, Katako-
Discussion. — Espèce assez commune qui ne peut être confondue qu’avec M. mariaeclarae Pelle¬
tier de teinte plus vive et dont Paire médiane est nettement plus large au niveau du bord interne ; les
armures génitales sont cependant très différentes dans les deux cas. En revanche, M. dimera présente
une armure c? très voisine de celle de M. rougeoti Pelletier et de M. acuta A.E. Prout; M. rougeoti
difière de M. dimera^ au niveau de l’habitus externe, par une aire médiane du type B et M. acuta est
plus grand et plus sombre, y compris Paire submarginale.
Marcipa rougeoti Pelletier (pl. V, fig. 13).
Marcipa rougeoti Pelletier, 1975, Bull. Soc. eut. France., 80, p. 29, fig. 1-3.
Type. — Holotype : 1 <?, Éthiopie, environs de Kebre-Mengist, 1 800-2 000 m, 12-XI-1973
{P. C. Rougeot) (genitalia prép. J. Pelletier n° 426) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (?. Envergure 34-38 mm. Tête et collier brun foncé. Ailes antérieures nettement
falquées, de teinte brun clair avec des reflets bleutés pouvant donner chez certains exemplaires une
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
119
nuance lie-de-vin. Franges brunes. Aire submarginale avec une tache subapicale brun très foncé, noire
dans sa partie postérieure ; le reste de l’aire unicolore et sans dessins, parfois avec une éclaircie jau¬
nâtre vers l’aire médiane. Aire médiane de type B, généralement l’éclaircie au centre de la tache brun
noir le long du bord interne de l’aile très réduite {cf. fig. 2b2); orbiculaire noire, réniforme à centre
clair et contours de l'aire médiane nettement soulignés de liserés clairs ; partie costale gris bleuté avec
trois taches brunes. Ailes postérieures blanc sale, plus grises vers le bord interne, avec une bande
médiane grise peu nette.
Dessous des quatre ailes crème, plutôt ocre vers l’apex des antérieures, celles-ci seules avec des
franges sombres; une bande grise médiane et un point discal sont présents aux quatre ailes mais la
bande grise est plus nette aux postérieures.
Armure génitale (fig. 131). — Costa très large, crénelée sur le bord externe et plus courte à droite
qu’à gauche; seulement dans ce dernier cas elle atteint l’extrémité du reste de la valve; saccus large
et court ; juxta allongée ; vesica du pénis avec une sorte de petite zone sclérifiée et plus postérieure¬
ment quelques petits cornuti.
$. Habitus externe semblable à celui du c?, niais les ailes postérieures plus grises.
Armure génitale (fig. 132). - Ductiis bursae long et sclérifié, antérieurement garni de spiculés;
bourse copulatrice petite et glabre; lamelle antévaginale échancrée profondément; apophyses posté¬
rieure plus longues et plus fines que les apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — ÉTHIOPIE. Kebre-Mengist, 1 800-2 000 m, 12/16-
Xl-1973 (7 spécimens dont le <? hol. et 2 $ par.) {P. C. Rougeot) .. loubdo, Birbir, Xll (H. Ungemach).
Discussion. - Espèce de grande taille assez bien caractérisée par l’habitus externe, notamment
Faire médiane dont les taches sont nettement soulignées d’un liseré clair. L’armure génitale rapproche
Source : ÜNHW, ftins
120
JEAN PELLETIER
M. rougeoti de M. dimera Hampson, la valve gauche étant simplement un peu plus effilée chez M. dimera ;
en revanche, les deux espèces diffèrent sensiblement par l’habitus externe, en particulier Paire médiane
qui est de type D chez M. dimera et de type B chez M. rougeoti.
Lors de la description de cette espèce (PELLETIER, 1975), j’avais indiqué que P. C. ROUGEOT avait
été le premier à la découvrir ; depuis j’ai retrouvé dans les collections du Muséum national, à Paris, un
spécimen pris quelque 50 ans plus tôt par H. Ungemach.
Marcipa acuta A. E. Prout (pl. V, fig. 14).
Mairipo acuta A. E. Prout, 1927, TVons. ent. Soc. Lond., 75, p. 224, pl. XXI. fig. 18.
.Marcipa acuta Prout ; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 297, pl, 35, rangée g {l’exeinplaire repré¬
senté est sans doute M. angulina P. Mabille. mais non M. acuta, comme indiqué).
Type. — Holotype : 1 çj, Sao Tomé, 24-1/25-11-1926 {T. A. Barns) (genitalia prép. BM Noct.
n° 7904) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <J. Envergure 37-41 mm. Tête à palpes bruns et vertex noir; colber roux foncé,
partie postérieure des tegulae gris violacé. Ailes antérieures fortement falquées, de teinte gris violacé
foncé, l’aire médiane plus foncée que les aires submarginale et basale. Ligne marginale noire presque
continue. Aire submarginale avec tache subapicale foncée, petite et arrondie ; parfois une éclaircie jau¬
nâtre entre la tache subapicale et l’apex. Aire médiane de type D {cf. fig. 2d,), les taches du bord
interne roux foncé; orbiculaire noire punctiforme et réniforme foncée entourées d’un liseré clair;
trois taches brunes présentes au bord costal. Aire basale violacée, sans dessins. Ailes postérieures
grises.
Dessous des quatre ailes gris, jaunâtre vers l’apex des antérieures ; un point discal et une bande
médiane gris un peu plus foncé que le reste de l’aile aux postérieures.
Fie. 133. — iWarci^ acuta Prout.
— Armure génitale ^ et pénis.
Armure génitale (fig. 133). — Costa large, dissymétrique entre les côtés, plus développée à
gauche qu’à droite, crénelée sur le pqurtour externe ; uncus se terminant par une pointe émoussée ;
saccus très court ; vesica du pénis avec deux cornuti.
$. Elle m’est inconnue.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
121
Répartition géographique. Dates de capture. - Sao TomÉ. 24-I/25-I1-1926 (cÿ hol.) {T. A. Barns) :
Monte Café, Esperança, VI (P. Viette).
Discussion. — Grande espèce facile à reconnaître par sa teinte sombre et ses ailes antérieures
fortement falquées. La présence d’une aire médiane bien marquée, avec orbiculaire et réniforme nettes,
la différencie de M. trista Pelletier, également de grande taille et de teinte générale très foncée. En
revanche, l’armure génitale rapproche M. acuta de M. dimera Hampson et de M. rnugeoti Pelletier;
cependant, l’habitus externe permet de séparer facilement M. acuta de ces deux dernières espèces.
On doit noter encore que, contrairement à l’assertion de A. E. PROLT (1927), M. acuta diffère
considérablement de M. inscripta F. Walker tant en taille que par la teinte et les dessins des ailes
antérieures.
Marcipa pulchra n. sp. (pl. V, fig. 15).
Type. — Holotype : 1 çj. Liberia, Nimba, Grassfield, 11-1968 {A. F. Fortes) (genitalia prép. BM
Noct. n° 7802) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — (J. Envergure 32 mm. Tête et collier roux vif. Ailes antérieures à peine falquées,
de teinte fondamentale jaune orangé avec un reflet bleuté net. Franges orangées à la base, grises à
l’extrémité. Ligne marginale absente. Aire submarginale avec trois taches jaunes diffuses, se distinguant
mal du fond de l’aile bleuté : l’une subapicaJe, l’autre située au milieu du bord externe, la troisième
vers le tornus. Aire médiane mal individualisée, probablement de type C (cf. fig. 2ci) d’après le seul
exemplaire, légèrement frotté à cet endroit, examiné ; les taches du bord interne, l’orbiculaire puncti¬
forme et la réniforme jaunes sans les reflets bleutés présents dans le reste de l’aire, mais se distin¬
guant cependant mal par rapport au fond de l’aile; une très petite tache violacée est située entre les
bases des deux taches jaunes du bord interne ; trois taches brunes présentes au bord costal, celle du
centre avec une nuance roux foncé ; entre cette dernière et la tache costale la plus externe, la teinte
du bord costal est nettement violacée. Aire basale jaune orangé, mal séparée de l’aire médiane, avec
une petite tache brune vers la base. Ailes postérieures jaune vif de même que les franges ; pas de
points marginaux sombres.
Dessous des quatre ailes jaune vif, un peu plus pâle dans la partie postérieure des ailes anté¬
rieures ; franges sombres aux antérieures seulement.
Ç. Inconnue.
Source : MNHN, Paris
122
JEAN PELLETIER
Répartition géographique. Dates de capture. — LIBÉRIA. Nimba, Grassfield, 11-1968 hol. seul
connu) {A. F. Forbes).
Discussion. — M. pulchra se distingue des autres espèces de teinte jaune sans taches sombres
par la présence des deux petites taches violacées, Tune costale et l’autre au bord interne. M. lutearia
Pelletier et M. lutea Pelletier ont les antérieures plus foncées, avec une nuance plus orangée que
Jaune ; l’espèce la plus proche, M. crocataria du Cameroun, a une envergure moindre, les ailes anté¬
rieures moins effilées, les taches jaunes et le fond de l’aile plus vif encore que chez M. pulchra. De
plus, les armures génitales sont très différentes chez ces quatre espèces et notamment celle de
M. pulchra permet de distinguer celui-ci parmi toutes les espèces de Marcipa s. 1.
Marcipa ai^yrosemioides Pelletier {pl. V, fig. 16).
Marcipa argymsemioides Pelletier, 1975, Lambillionea, LXXV bis. p. 70.
Type. — Holotvpe : 1 d", Gabon, Makokou-coUine, 21-X-1967 {G. Bernardî) (genitalia prép.
J. Pelletier n° 652) {collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris).
Description. — <5*. Envergure 35 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures à peine falquées,
à franges grises, jaunes à l’apex. Ligne marginale formée de chevrons jointifs. Aire submarginale grise
avec la tache subapicale brun foncé, soulignée d’un liseré clair postérieurement ; une ombre noirâtre
située au milieu de l’aire se prolonge obliquement vers le bord interne ; plus intérieurement, sous la réni-
forme, se trouve une petite zone diffuse, jaune pâle. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,), les taches
brunes du bord interne délimitant une zone sombre en forme de trapèze s’étendant jusque sous l’orbi-
culaire et enserrant une zone médiane gris bleuté ; orbiculaire noire et réniforme brune à contours noirs,
cerclées d’un liseré clair; le reste de l’aire vers le bord costal gris bleuté, plus foncé sur la côte même ;
présence de trois taches brunes costales peu nettes. Aire basale jaune pâle, noirâtre le long de la côte,
avec un point noir tout près de la base. Ailes postérieures grises dans leur moitié externe, pâles dans
leur moitié interne.
Dessous des ailes antérieures gris, plus clair vers la base; ailes postérieures claires sauf le tiers
externe qui est gris ; présence d’un point discal gris.
Armure génitale (fig. 135). — Costa développée en une formation membraneuse large mais plus
courte que le reste de la valve, se terminant par un processus sclérifié falciforme ; uncus muni d’une
longue dent sur le dessus ; saccus modérément développé ; pénis court avec vesica fortement armée
de cornuti disposés en trois touffes, la plus postérieure avec des cornuti particulièrement longs en com¬
paraison avec les autres espèces du genre.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
123
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — CA.MEROUN. Environs Kumba, 1 (H. E. Box).
Gabon. Makokou-colline, 21-X-1967 {S bol.) et 1/3-XI-1967 (1 ^ par.) (G. Bernardt).
Discussion. — M. argyrosemioides est très voisin par l’habitus externe de M. argyrosema Hamp-
son, différant cependant extérieurement de ce dernier par la teinte plus vive, l’aire basale plus jaune
et la présence d’une ombre noirâtre au niveau de l’aire submarginale. Les armures génitales sont
très différentes.
Marcipa brunnescens n. sp. (pl. VI, Bg. 1).
Type. — Holotype : 1 d*, Guinée, Nimba, VIl/Xn-1951 {Lamotte et Roy) (genitalia prép. J. Pelle¬
tier n° 355) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — <?. Envergure 34-38 mm. Tête et collier brun chocolat. Ailes antérieures faible¬
ment falquées, brunes avec des reflets violacés brillants. Franges très sombres, jaunâtres vers l’apex.
Ligne marginale formée de chevrons séparés. Aire submarginale avec le bord externe brun foncé,
s’éclaircissant progressivement vers l’intérieur; reflets violacés nets au niveau du bord costal où la
tache subapicale est absente. Aire médiane de type B, la tache brune du bord interne étroite avec une
éclaircie réduite au centre de sa base (c/ fig. 2 bj) ; orbicuJaire noire, réniforme brune et lignes anté-
médiane et postmédiane soulignées d’un fin liseré jaunâtre ; postmédiane à tracé irrégulier ; teinte vio¬
lacée prononcée au niveau costal; trois taches brunes présentes sur la côte. Aire basale brun violacé
plus clair que le reste de l’aile avec un point noir près de la base. Ailes postérieures variant du brun
au gris uniforme sans points ou traits marginaux.
Dessous des ailes antérieures foncé; dessous des ailes postérieures variable selon les individus,
le fond blanchâtre plus ou moins envahi d’écailles brunes; présence au niveau de ces ailes d’un double
point discal gris.
Armure génitale (fig. 136). - Uncus relativement voluminei«; saccus pointu et court; costa
modérément développée, brusquement rétrécie avant l’extrémité qui atteint celfe du reste de la valve ;
pénis inerme.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — GUINÉE. Nimba, Vn/XlI-1951 (c? hol.) {Lamotte et
Roy).
Source : MNHN, Paris
124
JEAN PELLETIER
CÔTE D’IVOIRE. Sakré, ll-XII-1972 (1 c? par.) {R. Vuattoux): Bandama, 23-VI-1970 (1 c? par.)
{R. Vuattoux); Troya, XII (R. Vuattoux); Bingerviile, 1915 (3 «J par.) {G. Melou).
Discussion. — Espèce très voisine de M. nyei Pelletier, du Cameroun ; elle en dilïère par la lar¬
geur moindre de la tache brune de l’aire médiane, encore que celle-ci varie sensiblement entre les
individus. Les armures génitales sont cependant nettement différentes dans les deux cas.
Marcipa nyei n. sp. (pl. VI, fig. 2).
Type. — Holotype : 1 (?, Cameroun, Efulen, ll-Xl-1922 {H. L. Weber) (genitalia prép. J. Pelle¬
tier n° 254) (Carnegie Muséum, Pittsburgh).
Description. — <S- Envergure 35-37 mm. Tête et collier brun foncé, palpes plus clairs. Ailes anté¬
rieures à peine falquées, de teinte brun foncé avec un fort reflet bleuté notamment le long du bord cos¬
tal au niveau de l’aire médiane et de l’apex qui est marqué d’un liseré jaune. Franges brunes, noirâtres
à l’extrémité. Ligne marginale discontinue. Aire submarginale à bord externe brun foncé s’éclaircissant
progressivement vers l'aire médiane ; tache subapicale brun noir présente mais ressortant peu sauf chez
certains exemplaires où son bord postérieur est marqué d’un semis d’écailles jaunes. Aire médiane de
type B, la tache du bord interne trapézoïdale, étirée en hauteur et ayant une très petite éclaircie au
mibeu de sa base {cf. fig. 2b2); prolongement écailleux le plus basal bien développé au-dessus de l’aile
postérieure; orbiculaire noire et réniforme brune à contours noirs, finement cerciées.d’un liseré jaune;
trois taches brtmes présentes au bord costal. Aire basale plus claire que le reste de l’aile, avec un point
basal noir. Ailes postérieures brunes, avec un faible reflet irisé sans points marginaux.
Dessous des quatre ailes brun, les postérieures plus claires avec un point discal noir.
Armure génitale (fig. 137). — Valves courtes et larges englobant la costa qui est terminée par un
processus falciforme ; uncus surmonté d’une membrane faisant une sorte de crête ; vinculum arrondi
et large ; saccus absent ; juxta relativement large ; pénis inerme.
Ç. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Efulen, ll-XI-1922 (ç? hol.), 13 et 18-XI-
1922, 27.XI1-1922 (3 <? par.) {H. L. Weber).
Discussion. — Par l'habitus externe, M. nyei se rapproche surtout de M. brunnescens Pelletier,
mais il en diffère par la tache médiane brune plus large et par le reflet bleuté encore plus net aux anté¬
rieures ; cependant, les armures génitales sont nettement différentes dans les deux cas. On doit noter
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
125
que le processus efHlé de la costa gauche peut être plus allongé que dans le cas représenté fig. 137 ; en
fait, les processus digitiformes ou falciformes qui terminent fréquemment la costa sont souvent sujets
k variation et M. nyei ne constitue pas une exception.
Marcipa disrupta Hampson (pL VI, fig. 3).
Marcipa disnipla Hampson, 1926, Descr. Gen. Spec. Noctuinae, p. 164.
Marripa disrupta Hampson; Gaede. 1939. in Seit/, Gross-Schmett. d. Erde, 15, p. 294.
Type. — Holotype : 1 d*, Ghana, Coomasie {H. Whiteside) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — «j*. Envergure 31 mm. Tête et collier brun noir. Ailes k peine falquées, de teinte
fondamentale brun très clair, tous les dessins brun noir. Ligne marginale formée de chevrons noirs.
Aire submarginale avec la tache subapicale brun noir sinon claire, sauf un semis d’écailles noires for¬
mant une tache très diffuse vers le bord interne. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,) avec la tache la
plus basale fortement étranglée en son milieu ; orbiculaire et réniforme volumineuse à centre clair,
cerclées par un liseré clair ; trois taches brunes présentes au bord costal ; le reste de l’aire médiane
de même teinte que le reste de l’aile. Aire basale claire avec un fort trait noir près de la base. Ailes
postérieures gris clair, brillantes vers la base, avec les franges brun clair parfois grises, et quelques
points marginaux noirs.
Dessous des quatre ailes brun clair à blanchâtre avec des chevrons marginaux noirs nets ; de
plus, on observe aux antérieures une tache grise k l’emplacement au recto de la réniforme, et aux pos¬
térieures une bande médiane peu nette et une tache discale formée de deux petits points noirs.
Armure génitcUe (fig. 138). - Uncus caractéristique de l’espèce, bossu au milieu de sa partie
supérieure ; vinculum large, arrondi, terminé par un saccus très court ; valves courtes, presque jointives
k la base, la costa formant im lobe large semicirculaire terminé toutefois par un processus^ plus étroit ;
juxta composée de , trois pièces sclérifiées; pénis relativement long, muni extérieurement k son extré¬
mité d’une série de dents sclérifiées ; vesica inerme.
Source : MNHN, Paris
126
JEAN PELLETIER
Ç. Habitus externe semblable à celui du
Armure génitale (fig. 139). - Ductus bursae large, sclérifié et court, garni comme la bourse copu-
latrice arrondie, de nombreux spiculés ; lamelle antévaginale large, profondément échancrée ; apophyses
antérieures plus fortes que les apophyses postérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — GUINÉE. Mt Nimba {Lamotle et Roy).
CÔTE D’IVOIRE. Lamto, XII {R. Vuattoux).
Ghana. Kumasi (ex-Coomassie) (c? hol.) (H. Whiteside).
Cameroun. Lomié, VIII; Mt Djokye, 5,5 km NNE N’Kolbisson, II {Ph. Darge); Village Kala,
780 m, XI {Ph. Darge).
Gabon. Mt Bengué, X {G. Bemardi).
Zaïre. Kai Bumba, X {H. Schouteden).
Discussion. — Espèce souvent confondue avec M. ruptisigna Hampson, mais en diffère par la réni-
forme plus grande, claire en son centre. M. disrupta se rapproche encore de M. viettei Pelletier qui
présente toutefois des ailes antérieures plus longues et plus falquées ainsi qu’un dessin moins chargé
au niveau de l’aire médiane. Certains exemplaires de M. ruptisignoides Pelletier, qui présentent une
éclaircie dans la réniforme, peuvent également être confondus avec M. disrupta ; chez ce dernier, le
fond est cependant plus clair et les dessins sombres plus largement entourés de clair. Enfin, M. disrupta
se distingue de M. secticona Hampson par l’absence de tache noire entre la postmédiane et la réni¬
forme. Dans tous les cas, l’armure génitale permet d’effectuer un diagnostic correct vis-à-vis de ces
différentes espèces.
Marcipa ruptisigna Hampson (pl. VI, fig. 4).
Marcipa ruptisigna Hampson, 1926, Descr. Cen. Spec. Noctuinae, p. 168.
Marcipa ruptisigna Hampson; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 13, p. 295, pl. 35, rangée e.
Type. — Hoiotype : 1 (J, Nigeria, Ilesha (L. E. H. Humphrey) (genitalia prép. BM Noct. n° 7899)
(British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — (J. Envergure 28-32 mm. Tête et collier bruns. Ailes antérieures modérément fal¬
quées, de teinte brun violacé, les reflets bleutés brillants bien nets chez les spécimens frais. Franges
brunes, grises ou violacées. Aire submarginale avec la tache subapicale brun noir soulignée d’un liseré
clair ; chevrons marginaux formant une ligne continue ; deux éclaircies, plus ou moins nettes selon les
spécimens, sont situées l’une vers le mifieu du bord externe, l’autre sous la réniforme vers le bord
interne ; cette dernière tache claire est cependant souvent envahie d’un semis d’écailles brunes qui
parfois subsistent seules, formant alors une ombre sur le fond de l’aile. Aire médiane de type G (c/l
fig. 2 c,) ; orbiculaire et réniforme noires, entourées d’un liseré clair, cette dernière souvent très horizon¬
tale ; deux taches brunes seulement au niveau du bord costal correspondant au point de départ de l’anté-
médiane et de la postmédiane. Aire basale avec une tache noire près de la base. Ailes postérieures
grises.
Dessous des quatre ailes blanchâtre à gris avec un point discal et une bande médiane gris plus
foncé.
Armure génitale (fig. 140). — Uncus long, étroit et globuleux à l’extrémité; costa à développe¬
ment dissymétrique entre les deux côtés, plus effilée et plus longue à droite, plus large et munie au
milieu du bord externe d’une courte dent à gauche; la forme de la costa est sujette à quelques varia¬
tions entre les individus ; saccus net ; pénis inerme.
Ç. Habitus externe semblable à celui du bien que la teinte générale du fond de l’aile soit plus
brune et moins violahée que chez celui-ci.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
127
Armure génitale (fig. 141). — Ductus bursae faiblement sclérifié, court; bourse copulatrice volu¬
mineuse avec une formation ovalaire de laminae dentatae et plus postérieurement une rangée semi-
circulaire de spiculés ; lamelle antévaginale massive, peu profondément échancrée.
Répartition géographique. Dates de capture. — CÔTE D’IVOIRE. Lamto, XI-XIl {R. Vuattoux).
Ghana. Kete-Krachi {A. W. Cardinali).
Nigeria. Ilesha (c? hol.) {L. E. H. Humphrey) ; île-lfe, X {J. T. Medler).
RÉPUBLIQUE Centrafricaine. La Maboké, XI (R. Pujot).
Cameroun. Lolodorf {L. Conradt)\ Village Kala, 780 m, XI {Ph. Darge et A. Evoè)\ Bitje,
Ja River, X (G. L. Rates) ; Efulen (H. L. Weber).
Congo. N'Gomo, Bas Ogoué {E. Hang).
Zaïre. Uele, Isiro (ex-Paulis), II {M. Fontaine) ; Équateur, Bokuma [R. P. Hulstaert).
Discussion. — M. ruptisigna a été jusqu’à présent confondu avec Marcipalina ruptisignoides Pelle¬
tier; il s’en rapproche beaucoup par l’habitus externe mais nullement par l’armure génitale. Extérieu¬
rement, M. ruptisigna difière de M. ruptisignoides par la teinte violette plus accentuée, 1 aile anté¬
rieure moins efBlée, l’orbiculaire ovale et transverse alors qu’elle est petite et plutôt arrondie chez
ce dernier ; cependant, le meilleur critère est constitué par les taches brunes sur le bord costal au
niveau de l’aire médiane; leur nombre est de deux, correspondant au départ des lignes antémediane
et postmédiane chez M. ruptisigna et de trois chez M. ruptisignoides.
M. ruptisigna peut encore être confondu avec M. disrupta Hampson, dont les antérieures sont
plus claires et les taches brunes largement soubgnées de clair; comme chez M. ruptisignoides, les
taches du bord costal sont au nombre de trois chez M. disrupta.
Source : MNHN, Paris
128
JEAN PELLETIER
Eli revanche, M. ruptisigna se rapproche par l’armure génitale de M. heterospila Hampson (pour
la séparation spécifique entre ces deux espèces cf. la Discussion concernant M. heterospila).
Marcipa heterospila (Hampson) (pl. VI, fig. 5).
Baniana heterospila Hampson. 1910, Proc. Soc. Zool. Lond.. 1910, p. 433, pl. XXXVll, fig. 27.
Marcipa heterospila Hampson; Gaëde, 1939, w Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 13, p. 294.
7ype. _ LECTOTYPE : 1 d*, NE Rhodésie, Loangwa, 1 700 ft, 5-VI-1905 (S. A. Neave) (genitalia
prép. BM Noct. n° 7883) (British Muséum (N. H.), Londres). Présente désignation.
Description. — (5*. Envergure 26-35 mm. Tête et collier brun clair, parfois vertex rougeâtre.
Ailes antérieures légèrement falquées de teinte générale brun très clair à reflets bleutés brillants, les
taches brunes à reflets de teinte fauve ou cuivrée. Franges grises ou brunes. Ligne marginale formée
de chevrons noirs peu marqués. Aire submarginale avec la tache subapicale brun noir cerclée d’un
liseré clair; le reste de l’aire avec parfois des éclaircies soit au milieu du bord externe, soit sous la
réniforme, vers le bord interne. Aire médiane de type C {cf fig. 2 c,) avec les taches du bord interne,
l'orbiculaire noire et la réniforme brune soulignées d’un liseré clair; présence de deux taches brunes
au niveau du bord costal. Aire basale claire avec un petit trait noir. Ailes postérieures gris clair ou
franchement blanches avec quelques écailles grises cependant ; franges brun clair ; pas de points mar¬
ginaux.
Dessous des quatre ailes clair, satiné brillant passant à une teinte crème sur les pourtours;
franges foncées aux antérieures.
- 14Z, armure génitale <$ et pénis. — 143, armure génitale Ç.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
129
Armure génitale (fig. 142). — Costa à développe.nent dissymétrique entre les deux côtés, plus
volumineuse à gauche qu'à droite, mais dans les deux cas plus longue que le reste de la valve ; sacculus
avec une petite formation sclérifiée semicirculaire au milieu; uncus assez épais portant une très courte
pointe dans le prolongement de son bord supérieur ; saccus effilé ; pénis inerme.
Ç. Habitus externe semblable à celui du <?.
Armure génitale (fig. 143). — Ductus bursae court; bourse copulatrice relativement volumineuse
avec antérieurement une formation plus ou moins ovalaire de laminae dentatae et postérieurement une
zone garnie, d’ailleurs incomplètement, de spiculés.
Répartition géographique. Dates de capture. — ZAÏRE. Urundi, Usambura, 900 m, VH {M. Fon¬
taine).
Ouganda. Entebbe, Vil.
Malawi. Mt Mlange, V (5.4. Neuve).
ZA.MBIE. Rapides du Zambeze, Ikelenge.
RHODÉSIE. Loangwa, 1700 ft, 5-V1-1905 (c? hol.) (S./4. Neuve) \ Gatooma, IIl {C. B. Coffrelf);
Vumba, X {B. D. Barnes).
Discussion. — Espèce à ailes postérieures généralement blanchâtres (rarement grises) très proche
de M. ruptisigna Hampson, qui est plus sombre, les ailes antérieures plus violacées, les ailes posté¬
rieures toujours grises, jamais blanches et dont le dessous est gris et non clair comme chez M. hete-
rospila. Les deux espèces diffèrent, en outre, par le développement de la costa de l’armure génitale <J
qui est plus effilée chez M. heterospila, plus large et plus anguleuse chez M. ruptisigna. 11 semble
cependant exister des formes intermédiaires tant par la coloration — quelquefois foncée chez M. hete-
rospila — que par la variation de forme de la costa et la détermination peut parfois être délicate.
Actuellement, M. keterospila paraît habiter seulement l'Afrique orientale alors que M. ruptisigna se
trouve surtout en Afrique occidentale. Il semble pourtant qu’il ne s’agisse pas là de simples variations
géographiques d'ime même espèce car les exemplaires typiques dans les deux cas sont en fait bien
reconnaissables.
À noter encore qu'au niveau de l’armure génitale Ç aucun critère précis permettant de séparer
les deux espèces n’a pu être relevé. Finalement une étude portant sur de plus grandes séries d’indi¬
vidus reste encore souhaitable.
Marcipa madagascariensis n. sp. (pl. VI, fig. 6).
Type. — Holotype : 1 Ç, Madagascar Ouest, route nationale 6, 40 km au Nord de Port Bergé
Vaovao, VIll-1973 {A. Peyrieras) (Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
Description. — <^. Envergure 29 mm. Tête et collier brun foncé. Ailes antérieures nettement Tal¬
quées, de teinte générale brun fauve assez terne. Franges grises. Ligne marginale discontinue formée
de points marginaux noirs. Aire submarginale monochrome, sans dessins ni taches nets ; emplacement
usuel de la tache subapicale simplement un peu plus foncé. Aire médiane de type C (c/. fig. 2 c,) avec
la tache la plus externe du bord interne de l’aile réduite à un point ; reste de l’aire brun violacé se dis¬
tinguant mal des aires submarginale et basale du fait que les bgnes antémédiane et postmédiane sont
peu accusées ; orbiculaire et réniforme peu distinctes. Aire basale un peu plus claire que le reste de
l’aile. Ailes postérieures grises à franges brun clair.
Dessous des quatre ailes jaune sale avec un point discal peu net.
Armure génitale (fig. 144). — Apparence grêle avec la costa étroite, effilée à l’extrémité, dépas¬
sant nettement le reste de la valve qui est courte ; de plus le développement est quelque peu dissymé¬
trique entre les côtés, la costa gauche étant plus étroite que la costa droite ; uncus globuleux à 1 extré¬
mité terminée par une petite dent ; vinculum arrondi ; saccus court ; sacculus a partie proximale sclé¬
rifiée ; pénis relativement long et inerme.
Source : MNHN, Paris
130
JEAN PELLETIER
Ç. Elle présente une teinte plus claire que celle du (J, avec la tache subapicale ressortant mieux
et la tache la plus basale au bord interne de l’aile plus noire. 7® sternite muni d’une plaque sclérifiée
semicirculaire.
Armure génitale (fig. 145). — Ductus bursae court; bourse copulatrice paraissant divisée en deux
zones ; la plus postérieure nantie de spiculés formant antérieurement une sorte de couronne et à ce
niveau les spiculés sont plus longs, la plus antérieure glabre mais munie d’une longue formation de
laminae dentatae ; lamelle antévaginale large, peu échancrée ; apophyses antérieures courtes et
épaisses ; apophyses postérieures fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — MADAGASCAR.
Madagascar Nord : « Diego-Suarez », 24-VII-1917 (<5* par.) et 14/17-V11-1917 (1 $ par.) (C. Metou).
Madagascar Ouest : Route nationale 6, 40 km au Nord de Port Bergé Vaovao, VIll-1973 (1 $ hol.)
{A. Peyrieras).
Discussion. — M. madagascariensis ressemble extérieurement à M. pyramidalis (Hampson), sur¬
tout la Ç qui présente quelques taches brun noir sur un fond monochrome ; en revanche, le c? s’écarte
plus nettement de celui de M. pyramidalis. Dans ce dernier cas, les armures génitales sont nettement
différentes. En se fondant sur le seul habitus externe, M. madagascariensis est plus petit que M. pyra¬
midalis., plus terne, avec la tache subapicale peu marquée et non brun noir, et la tache la plus externe
au bord interne de l’aile beaucoup plus réduite.
Bien que s’écartant considérablement de M. noel Viette par l’habitus externe, on notera la remar¬
quable convergence au niveau des armures gémtales.
Quant à la région de capture, Diégo-Suarez, elle ne peut être prise en considération qu’avec
réserves; en effet, selon ViETTE (1963), G. MelOU étiquetait avec la même référence des spécimens
capturés dans toute la région avoisinante (Montagne des Français et Montagne d’Ambre).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
131
IVIarcipa noel Viette (pl. VI, fig. 7).
Marci/Hi noel Viette, 1966, Lambillionea, LXV, p, ,Î4, fig. 13-
Type. — Holotype : 1 <J, Madagascar Est, environs de Périnet, forêt d’Analamazoatra, 910 m,
25-XII-i954 {P. Viette) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (J. Envergure 26 mm. Tête et collier brun rougeâtre. Ailes antérieures fortement
falquées, de teinte fondamentale brun clair avec Paire médiane sombre et des reflets violacés prononcés.
Franges variant du gris au brun. Ligne marginale brune, peu nette. Aire submarginale avec la tache
subapicale brun rougeâtre ; le reste de Paire sans dessins mais avec la bordure externe violacée, plus
foncée que la partie interne. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,) avec la tache brune la plus basale
bordée de noir sur sa partie interne et la tache la plus externe réduite qui envoie un filet brun sous la
réniforme ; orbiculaire brune et réniforme brune à centre clair, toutes deux cerclées d’un liseré clair;
présence de deux taches brunes au bord costal ; le reste de Paire gris bleuté, la teinte bleue plus nette
le long de la côte, vers la postmédiane. Aire basale brun clair avec un tout petit trait noir près de la
base. Ailes postérieures jaune paille avec les franges brun clair.
Dessous des quatre ailes jaune vif avec un semis d'écailles brunes; franges foncées surtout aux
antérieures qui présentent en outre une tache discale grise : aux postérieures, une fine ligne marginale
est située entre R et Cu J b.
147
Fie. 146 et 147. — Marcipa noel Viette.
— 146. armure génitale ^ et pénis. — 147, armure génitale Ç.
Armure génitale (fig. 146). - D’aspect grêle, elle est caractérisée par la costa étroite qui s’affine
progressivement depuis le milieu jusqu’à l’extrémité qui dépasse par ailleurs nettement le reste de la
valve ; uncus globuleux à l’extrémité terminée par une dent fine ; sacculus faiblement sclérifié dans sa
partie proximale ; saccus présent ; pénis relativement volumineux avec la vesica armée de nombreuses
petites dents.
$. Habitus externe semblable à celui du (J-
Armure génitale (fig. 147). - Bourse copulatrice à partie antérieure glabre mais munie d’une
Source : MNHN, Paris
132
JEAN PELLETIER
longue série de iaminae dentatae, et à partie postérieure avec une série de spiculés formant un anneau
au niveau de la partie appendiculaire ; ductus bursae court et large ; lamelle antévaginale profondément
échancrée ; apophyses très fines.
Répartition géographique. Dates de capture. — MADAGASCAR.
Madagascar Est : Massif du Marojejy, réserve naturelle intégrale n° 12, Ambinanitelo, 500 m,
XII {P. Griveaud)i Ambatosoratra, 1000 m, VIII (P. Soga)\ Beondroka, 1 200 m, XII {P. Soga). —
Piste d'Andapa à Ambalapaiso, 25 km à TOuest d’Andapa, 725 m, XI {P. Griveaud, A. Peyrieras et
P. Viette). — Baie d’Antongil, base de la presqu’île Masoala, Hiaraka, 500 m, X {id.). — Route d’Ano-
sibe. km 52, X {R. Vieu), I (P. Griveaud et R. Vieu). — Environs de Périnet, forêt d’Analamazaotra,
910 m, XII, I, II, III, IV {P. Viette). — Au Sud de Midong)- du Sud, forêt de Befotaka, 950 m, III
{P. Viette et P. Griveaud).
Madagascar Centre : Nord d’Ankazobe, lambeaux forestiers du tampoketsa d’Ambohitantelv,
1 600 m, XII {P. Griveaud). — Route d’Ambositra à Ambohimanga du Sud, km 39, 1 350 m, XI
{P. Viette).
Discussion. — Espèce endémique de Madagascar bien caractérisée par l’habitus externe. Les ailes
antérieures fortement falquées et Paire médiane sombre permettent de séparer M. noel des autres
espèces malgaches : M. callaxantha (Kenrick), M. silvicola Viette et M. madagascariensis Pelletier.
Marcipa crocataria n. sp. (pi. VI, fig. 8).
Type. — Holotype : 1 <5*, Cameroun, Johann Albrechts Hohe’, 1898 {L. Conradt) (genitaba prép.
BM Noct. n° 7779) (British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — <?. Envergure 27 mm. Tête, patagia et tegulae en entier jaune d’or. Ailes anté¬
rieures à peine falquées, avec la teinte de fond variant du jaune au rosé brillant, les dessins en surim¬
pression peu nets, jaune vif. Franges jaunes. Aire submarginale avec une bande jaune partant du bord
costal et atteignant le bord interne après un petit décrochement vers l’intérieur de l’aile; cette bande
est assez foncée à l’emplacement usuellement tenu par la tache subapicale, ici indistincte. Aire médiane
de type C (cf. fig. c,) avec la tache la plus basale oblique s’étendant au-dessus de la tache la plus
externe sans la rejoindre (ce détail mériterait cependant confirmation, l’exemplaire unique examiné
étant légèrement frotté) ; orbiculaire volumineuse et réniforme à centre plus clair, jaunes ; bord costal
avec une tache rouille au-dessus de la réniforme et une autre plus étroite correspondant au départ de
l’antémédiane. Aire basale ayant la teinte du fond de l’aile avec un trait jaune vers la base. Ailes pos¬
térieures jaune clair sans points marginaux sombres.
Dessous des quatre ailes jaune clair uniforme.
Armure génitale (fig. 148). — Elle est volumineuse en proportion avec la faible envergure de
l’espèce. Costa à développement dissymétrique entre les côtés, plus large à gauche qu’à droite; elle
est divisée à son extrémité en plusieurs lobes dont l’un, plus épais, présente une touffe de poils courts ;
uncus très épais ; saccus inexistant ; sacculus à partie proximale faiblement sclérifiée ; pénis court avec
vesica armée de deux touffes de cornuti, l’une avec des cornuti sclérifiés, l’autre avec des cornuti fili¬
formes.
Ç. Habitus externe semblable à celui du <ÿ.
Armure génitale (fig. 149). — Bourse copulatrice allongée à partie antérieure glabre et partie pos¬
térieure sclérifiée et munie de plis longitudinaux ; ductus bursae court et large ; lamelle antévaginale
développée, longuement échancrée; apophyses fines et longues.
1. Voir
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
133
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Johann Albrechts Hôhe. 1898 (<? hol.)
(L. Conradt); village Kala, 780 m (1 Ç par.) {Ph. Darge).
Discussion. — Espèce proche de M. pulchra Pelletier, de plus grande taille et de coloration jaune
moins vive que chez M. crocataria ; de plus la petite aire violacée du bord costal de 1 aile anterieure de
M. pulchra manque chez M. crocataria ; enfin, les armures (J sont différentes chez les deux espèces.
M. crocataria ressemble encore, mais à un moindre degré que précédemment, à M. lutea Pelle¬
tier et M. lutearia Pelletier ; ces deux espèces, de plus grande envergure, avec l’aile antérieure plus
effilée et de teinte tirant plutôt sur le brun que sur le jaune vif, ne présentent pas, comme M. croca-
taria, de bande jaune joignant le bord costal au bord interne ; en outre, les armures <5* sont très diffé¬
rentes dans les trois cas.
La Ç citée ci-dessus, bien qu'assez frottée surtout au niveau de Faire médiane où le dessin est
indistinct, est rapportée néanmoins à l'espèce M. crocataria du fait de la présence de la bande jaune
transverse de Faire submarginale et la teinte de fond des anterieures qui est tout a fait comparable
à celle du S holotype.
Marcipa orientalis n. sp. (pl. VI, fig. 9).
Type. - Holotype : 1 (ÿ, Tanzanie, Malarial Institute, Amani (genitalia prép. BM Noct. n° 7737)
(British Muséum (N. H.), Londres).
Description. - S. Envergure 31 mm. Tête et coUier roux vif. Ailes antérieures nettement fal-
quées, de teinte fondamentale jaune pâle avec des reflets bleutés, les différents dessins dorés. Franges
Source : MNHN, Paris
134
JEAN PELLETIER
brunes, jaunes k l’apex. Ligne marginale brune. Aire submarginale avec la tache subapicale brun foncé
et une ombre brune mal définie vers le tornus. Aire médiane intermédiaire entre les types C et D {cf.
fig. 2 Cj) avec les taches du bord interne dorées, étirées vers le bord costal, la tache la plus basale
faiblement renflée vers l’intérieur de l’aire ; orbiculaire et réniforme jaune clair cerclées d’un liseré
brun; trois taches brun doré au niveau du bord costal; le reste de Paire médiane gris bleuté. Aire
basale claire avec une petite tache brune. Ailes postérieures jaune pâle, sans dessins ; franges jaune vif
au milieu du bord externe ; quelques petits traits marginaux internervuraux peu marqués.
Dessous des quatre ailes jaune, sans dessins ; franges sombres et quelques points marginaux
noirs aux antérieures.
Armure génitale (fig. 150). — Uncus épais avec une bosse ventralement ; vinculum arrondi; saccus
court; Costa courte avec, au milieu du bord externe, un processus couvert de fortes épines; reste de
la valve très effilé avec une forte pilosité juste à l’extrémité ; pénis inerme.
$. Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — TANZANIE. Amani, Malarial Institute (<? hol. seul
cormu).
Discussion. — Espèce caractérisée par les dessins dorés des antérieures, plus vifs que chez
M. pinheyi Pelletier, qui s’en rapproche le plus. L’armure génitale (J est très caractéristique et per¬
met l’identification parmi les Marcipa s. 1. actueUement connus.
Marcipa lutearia n. sp. (pl. VI, fig. 10).
Type. — Holotype : 1 Cameroun, Massif du Mt Cameroun, Musake Hut, 8-II-1973 (Ph. Darge
et A. Evoé) (genitalia prép. J. Pelletier n° 676) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — çj. Envergure 33-35 mm. Tête et collier roux. Ailes antérieures à peine falquées,
de teinte fondamentale brun violacé brillant, avec les dessins brun plus foncé. Franges brunes, jaunes
à l’apex. Ligne marginale rousse, peu nette, formée de chevrons jointifs. Aire submarginale avec la
tache subapicale brune et deux taches k contours diffus et variables, l’une vers le milieu du bord
externe, l’autre entre le bord interne et la réniforme ; la tache située au milieu du bord externe parfois
réunie k la tache subapicale. Aire médiane de type C {cf. fig. 2 c,) quoique parfois les deux taches du
bord interne se touchent, donnant l’apparence d’une aire médiane de type B {cf. fig. 2b,); orbiculaire
brun foncé et réniforme volumineuse, toutes deux cerclées d’un liseré clair ; trois taches présentes au
bord costal ; le reste de l’aire de même coloration que l’aire submarginale. Aire basale avec un gros
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
135
point brun près de la base. Ailes postérieures jaune vif, avec une pilosité grise le long du bord interne
et des points marginaux gris réduits ou absents.
Dessous des quatre ailes jaune vif avec des points marginaux noirs bien nets; franges sombres
aux antérieures.
Armure génitale (fig. 151). — Uncus muni d'une forte dent recourbée sur sa partie supérieure ;
Costa fortement développée en un triangle membraneux muni, le long de son bord externe, de longues
épines sclérifiées caractéristiques; sacculus peu sclérifié; saccus très réduit; juxta développée; pénis
présentant une forte excroissance en son milieu; vesica armée de nombreuses épines courtes et sclé¬
rifiées.
Ç. Non reconnue avec une entière certitude, les spécimens se rapprochant le plus de l’holotype
paraissant de taille inférieure à celle des (31 mm), la teinte des ailes antérieures étant moins brune.
Armure génitale (fig. 152, avec la réserve faite ci-dessus). — Bourse copulatrice petite, présen¬
tant des replis longitudinaux postérieurement; ductus bursae court et large; aucune lamelle antévagi-
nale sclérifiée présente.
Répartition géographique. Dates de capture. — NIGERIA. Warri, Vll-1897 (1 (J par.) {Dr Roth) ',
Forcados, 30-IX-1914 (1 par.).
Cameroun. Massif du Mt Cameroun, Musake Hut, 8-11-1953 (ç? hol.)-(/*/i. Darge et A. Evoé)\
Efulen, 12-VI-1923 (1 <5 par.) {H.L. Weber)-, Namiong b. Lolodorf (2 Ç par.) {U. V.E. Conrad S.).
Discussion. — Espèce très voisine par l’habitus externe de M. lutea Pelletier, dont elle ne diffère
que par la teinte plus foncée des ailes antérieures et la présence de pilosité grise le long du bord
interne des ailes postérieures; cependant, les armures génitales sont très différentes dans les deux cas
et, au moins en ce qui concerne les (J, permettent de différencier aisément les deux espèces.
M. lutearia ressemble encore à certains exemplaires foncés de M. holmi D. S. Fletcher, mais en
diffère par le reflet bleuté nettement plus accentué au niveau des ailes antérieures et la teinte jaune
beaucoup plus vif des ailes postérieures.
Source : MNHN, Paris
136
JEAN PELLETIER
Marcipa makokouensis n. sp. (pl. VI, fig. 11).
Type. — Holotvpe : 1 c?, Gabon, Makokou-colline, Mission biologique, 26-XI-1967 {G. Bemardî)
(genitalia prép. J. Pelletier n° 170) (collection de la Mission biologique au Gabon, Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (J. Envergure 30,5-35 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures à peine
falquées, de teinte fondamentale brun rosé clair, de même que les franges. Ligne marginale très discon¬
tinue, présente sous forme de petits points noirs marginaux internervuraux. Aire submarginale avec
tache subapicale brun noir très développée, sans traits costaux ; le reste de l’aire sans dessins nets
mais avec une ou plusieurs petites taches jaunâtres diffuses situées sous la réniforme. Aire médiane
mal délimitée, apparentée au type D (cf. fig. 2 dj) avec deux points noirs marquant ses limites au bord
interne et les lignes antémédiane et postmédiane très peu visibles, la séparant des aires basale et sub¬
marginale qui sont en outre un tout petit peu plus clair ; orbiculaire punctiforme jaune ; réniforme jaune
traversée par une fine ligne brune ; trois taches brunes présentes au bord costal. Aire basale avec un
semis, peu important, d’écailles noires et une tache jaune diffuse, variable en étendue et en position,
généralement présente. Ailes postérieures plutôt grises bien que la teinte rosée subsiste surtout au
niveau des franges; traits noirs marginaux internervuraux bien marqués tout le long du bord externe.
Dessous des quatre ailes blanchâtre avec un semis d’écailles brun rosé, un point discal et une
bande médiane gris ; points marginaux peu nets.
Armure génitale (fig. 153). — Elle est caractérisée par sa grande taille avec la costa brusquement
rétrécie avant l’extrémité qui est effilée et dépasse le reste de la valve ; uncus à extrémité pointue,
régulièrement recourbé dans sa partie inférieure, muni d’une petite crête dans la partie proximale de
sa partie supérieure (fig. 154); vinculum large et arrondi; juxta très développée, séparant largement
les valves; pénis avec l’extrémité dorsale très sclérifiée ; vesica armée de trois touffes de cornuti de
plus en plus volumineux de la partie proximale à la partie distale.
Ç. Habitus externe semblable à celui du
Armure génitale (fig. 155). — Bien caractérisée par la lamelle antévaginale carrée antérieurement,
largement échancrée postérieurement ; bourse copulatrice relativement réduite avec postérieurement
des plis longitudinaux et des spiculés très courts sur toute sa surface ; ductus bursae court, large et
sclérifié ; apophyses antérieures courtes, apophyses postérieures très longues.
Répartition géographique. Dates de capture. — GaBON. Makokou-colline, 26-XI-1967 (cj hol.)
(G. Bernardi); Belinga, Camp central, 25-111, 22 et 30'V-1963 (3 c? par.) (G. Bernardî); Belinga, ter¬
minus Nord de la grande crête Sud, 19-111-1963 (1 Ç par.) (G. Bernardi).
Zaïre. Sankuru, Lusambo, 13-VI11-1950 (1 (J par.) {M. Fontaine).
Discussion. — Cette espèce a été rangée avec quelques hésitations dans le genre Marcipa ; en
faveur de cette appartenance figurent les ailes antérieures légèrement falquées, le collier et la tache
subapicale, caractéristiques de nombre d’espèces par leur teinte foncée tranchant sur la teinte du reste
du corps et des ailes, enfin, comme chez les autres Marcipa, les antennes des <S sont bipectinées et
chez les deux sexes les palpes présentent un troisième article très court ; au niveau de l’armure géni¬
tale (^, la Costa est individualisée ; en revanche, la taille de l’armure avec le vinculum très large,
l’armure $ et l'absence de touffes d’écailles au bord interne des ailes antérieures sont autant d’éléments
qui éloignent M. makokouensis du genre Marcipa. On peut toutefois remarquer que l’absence de touffes
d’écailles au bord interne n’est pas une exception unique au sein du groupe Marcipa s. 1. : c’est le cas,
semble-t-il, de Marcipalina umbrosa (Holland) dont l'armure S très caractéristique du genre exclut
le doute quant à son appartenance générique ; de plus, les armures <S sont si diverses au sein d’un
groupe, qui pourtant présente une grande homogénéité pour nombre de caractères de l’habitus externe.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MAHCIPA
137
que l’aspect de l’armure à lui seul ne permet pas d'écarter objectivement la nouvelle espèce du genre
Marcipa.
L’habitus externe (taille de la tache sombre subapicale, teinte de la réniforme et de l’orbiculaire)
est suffisant pour distinguer M. makokouensis des autres espèces du groupe.
Marcipa argyrosema Hampson (pl. VI, fig. 12).
Marcipa argyrosema Hampson, 1926, Descr. Gen. Spec- Nociuinae, p. 165. _ _ , ,c ■
Marcipa argyrosema Hampson; Gaede, 1939, in Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 15. p. 295. pl. 35, rangée d {figure
sous le nom de « tessmanni » ; en revanche, l’exemplaire indiqué « argyrosema • esi, en fait, M. metanoconia Hampson).
Type. - Holotype : 1 (?, Ghana, Coomassie (H. Whiteside) (genitalia prép. BM Noct. n° 7902)
(British Muséum (N. H.), Londres).
Description. — Envergure 29-40 mm. Tête et collier brun noir. Ailes antérieures à peine fal*
quées. Franges grises, jaunes à l’apex. Aire submarginale grise s’éclaircissant vers le bord interne et
l’aire médiane; limite extérieure constituée par une ligne marginale discontinue de chevrons noirs
bien marqués; tache subapicale brun noir soulignée postérieurement d’un liseré clair. Aire médiane de
type C {cf. fig. 2 c,) avec les taches du bord interne brun noir enserrant une zone gris bleuté ; orbi-
culaire noire volumineuse et réniforme brune à contours noirs, toutes deux cerclées par un liseré clair ;
trois taches brunes présentes au bord costal ; espace compris entre les taches orbiculaire et réniforme
d’une part et le bord costal d’autre part, gris bleuté. Aire basale grisâtre ou jaunâtre avec un point
noir près de la base. Ailes postérieures grises, plus claires vers la base.
Source : MNHN, Paris
138
JEAN PELLETIER
Dessous des quatre ailes gris clair, satiné brillant, avec une petite tache discale noire se présen¬
tant sous forme de deux petits traits parallèles au niveau des postérieures.
Armure génitale (fig. 156). — Uncus long et étroit ; valves courtes avec en particulier la costa
qui n’est pas individualisée ; sacculus présentant une sorte de décrochement à la base des valves ; vin-
cuium arrondi ; saccus absent ; pénis avec une touffe de très longs et fins comuti.
Ç. Habitus externe semblable à celui du mais avec souvent les teintes moins affirmées.
Armure génitale (fig. 157). — Bourse copulatrice petite, la partie appendiculaire bien développée
et garnie à sa base de spiculés ; ductus bursae court ; lamelle antévaginale réduite.
Répartition géographique. Dates de capture. - CÔTE D’IVOIRE. Lamto, l-II, V, X, XU {H. Vuattoux) ;
Divo, XI {P. Griveaud).
Ghana. Kumasi (ç? hol.) (H. Whiteside).
Ca.MEROUN. Bitje, Ja River.
Gabon. Makokou, III, X (G. Bemardi).
Zaïre. Katako-Kombe {M. Fontaine)-, Isiro (ex-PauIis), II-IV, VII, X-XI {M. Fontaine)-, Nioka, IV
(y. Hecq) -, Nyangwe, IV {R. Marne) ; Kinshasa, V {M. Fontaine) -, Sankuru, Lusambo, IV, VI, XII {M. Fon¬
taine) -, Kilo, I (RR. FF. Maristes) ; Urundi, Usumbura, XII {M. Fontaine).
Discussion. — Espèce bien caractérisée par l’armure génitale S qui s’écarte des autres types obser¬
vés chez les Marcipa s. 1., en particulier par la forme du sacculus et l’absence d’une costa individualisée :
en revanche, l’habitus externe est celui qu’on observe typiquement chez les Marcipa.
La seule espèce voisine par l’habitus externe, mais pas du tout par l'armure génitale, est M. argy-
rosemioides Pelletier aux teintes plus vives et qui présente, en outre, une tache noirâtre dans l’aire sub¬
marginale, vers le milieu du bord externe, et des ailes postérieures nettement bicolores, grises sur leui-
partie externe, claires vers la base.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
139
Marcipa viettei Pelletier (pl. V!, fig. 13).
Marcipa vietlei Pelletier, 1975, LambüUonea, LAXI\ , p. 90.
Type. — Holotype : 1 d*, Cameroun, Mt Cameroun, 8-XI-1973 (Ph. Darge et A. Evoe) (genitalia
prép. J. Pelletier n° 272) (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
Description. — (J. Envergure 34,5 mm. Tête et patagia brun clair; partie antérieure des tegulae
et du thorax brun foncé. Ailes antérieures nettement falquées, de teinte fondamentale giis clair à brun
très clair. Points marginaux noirs bien marqués. Aire'submarginale avec la tache subapicale brun foncé;
reste de l’aire sans dessins nets mais avec une ombre brune s’étendant depuis la région du tornus jus¬
qu’à proximité de la postmédiane. Aire médiane de type C (cf. fig. 2 c,) avec les taches du bord interne
brunes, la plus externe réduite à une ligne au tracé assez sinueux ; orl^iculaire noire et réniforme brune
avec un petit trait clair interne, toutes deux cerclées d'un liseré clair; en outre, la réniforme présente
dans sa concavité une tache brune formant comme un épaississement de la postmédiane ; trois taches
brunes présentes au bord costal. Aire basale claire avec une petite tache brune près de la base. Ailes
postérieures grises à franges brun clair, avec les points marginaux noirs fo'rmant presque une bande
continue.
Dessous des quatre ailes blanc jaunâtre, saupoudré largement d’écailles noires, avec une bande
postmédiane grise, un point, voire une tache discale, noir et cfes points marginaux noirs nets.
Armure génitale (fig. 158). — Valve à costa non individualisée; sacculus faiblement sclérifié à la
base ; uncus long et fin terminé par une petite pointe ; vinculum arrondi terminé par un saccus très
petit ; juxta large ; pénis inerme.
Ç. Habitus externe semblable à celui du c?, le seul exemplaire examiné de moindre taille (31 mm).
Armure génitale. L’abdomen abîmé sur le seul spécimen $ connu fait que la structure de 1 ar¬
mure demeure inconnue pour ce sexe.
Répartition géographique. Dates de capture. — CAMEROUN. Mt Cameroun, 8-XI-1973 {S hol.) et
4-V-1973 (1 S par.) {Ph. Darge et A. Evoè)\ Lolodorf, 1894-1895 (1 ç? par.) et 1898 (1 $ par.)
(L. Conradt).
Discussion. — M. viettei est voisin par l’habitus externe de M. disrupta Hampson et M. secticona
Hampson; il en diffère par les ailes antérieures plus effilées, la tache brune la plus basale de 1 aire
médiane beaucoup plus fine et non coudée, et enfin par l’armure génitale qui est nettement différente.
Source : A1NHW, Paris
140
JEAN PELLETIER
REMERCIEMENTS
Je dois remercier d’abord M. le Professeur J. DORST, membre de l’Institut, Directeur du Muséum
national d’Histoire naturelle, et M. le Professeur J. Carayon, Directeur du Laboratoire d’Entomologie,
d’avoir bien voulu accepter le présent travail pour publication dans les Mémoires du Muséum.
J’adresse aussi mes plus vifs remerciements à P. ViETTE, sous-directeur de laboratoire au Muséum
national d’Histoire naturelle pour m’avoir confié du matériel pour étude, fourni des documents iconogra¬
phiques importants et fait bénéficier de sa large connaissance de la faune de Madagascar. De plus, outre
les conseils pertinents qu’il m’a prodigués pour la rédaction du manuscrit, il a assumé la lourde tâche
d’en contrôler le texte.
Je désire également remercier bien vivement le Dr I. W. B. NYE et Mr A. H. Hayes pour leur pré¬
cieuse collaboration qui s’est manifestée en de nombreuses occasions : prêt d’un riche matériel pour
étude, préparation des armures des Types conservés dans les collections du British Muséum (Natural
History), fourniture de documents photographiques ou de renseignements.
Ma gratitude va aussi à MM. les Conservateurs des Musées qui ont eu la courtoisie de me confier
des types et du matériel abondant pour examen, me permettant ainsi d’observer des spécimens d’ori¬
gines géographiques les plus variées : M. L. A. BERGER (Musée Royal d’Afrique centrale, Tervuren),
Dr H. Clench (Carnegie Muséum, Pittsburgh), Dr H. J. Hannemann (Muséum zoologique de l’Univer¬
sité Humboldt, Berlin) et le Dr E. PiNHEY (Muséum national de Rhodésie du Sud, Bulawayo); de même,
je désire remercier MM. G. BernaRDI (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris) et Ph. DARCE,
pour leur prêt généreux de spécimens.
Je ne saurais oublier que je dois une part importante de ma bibliographie à mon collègue de la
Recherche Agronomique. J. D’AGUILAR, et de mes documents photographiques à mon père; qu’ils
trouvent ici l’un et l’autre l’expression de ma reconnaissance.
Enfin, j’ai une dette toute particulière envers mon excellent ami B. LAPORTE : grâce à son aide
généreuse et multiforme, l’amateur collectionneur que j’étais, provincial de surcroît, a pu se recon¬
vertir vers une spécialisation qui a abouti au présent manuscrit. Je désire lui adresser ici mes senti¬
ments de profonde gratitude.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
141
BIBLIOGRAPHIE
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Fletcher (D. S.), 1961. — Bdtish Muséum (Natural Histon') Ruwenzori Expédition 19.32, vol. 1, number 7,
Noctuidæ. pp. 177-323, 32.3 fig. (fig. 1 à 130 phot.). British Muséum, Londres.
— 1963. — Exploration du Parc National Albert (Deuxième Série), fasc. 15, 1. Geometridæ, 2. Noctuidæ,
155 p., 80 -I- 77 fig. in 26 pl. phot. h.-t. Institut des Parcs Nationaux du Congo et du Rwanda,
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CaEDE (.M.), 1939. — Die Heteroceren Noctuiformes, in A. Seitz, Die Gross-Schmetterlinge der Erde, vol. 15
(Noctuidæ), signât. 37 et 38, pp. 287-302. pl. 36. A. Kemen, Stuttgart.
HA.MPSON (G. F.), 1926. — Descriptions of new généra and species of Lepidoptera Plialænæ of the subfamiK
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Pelletier (J.). 1975. - Description d'une nouvelle espèce de Marcipa d’Ethiopie (Lep. Noctuidæ) (Btili. S<k.
eut. France, 80, n° 1-2, pp. 29-30, 3 fig.).
ProlT (A. E.). 1927. — A list of Noctuidæ with desci-iptions of new forms collected in the islantl of Sao Thome
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Strand (A. e.), 1914. — Neue Lepidoptera aus Kamerun gesammelt von Herrn Leutnant v. Rothkirch und
Panthen (Arch. Xatiirges., BOA, n° I, pp. 41-49).
VIETTE (P.), 1963. — Noctuelles trifides de Madagascar, écologie, biogéographie, morphologie et taxonomie (Lep.)
(part I) (Ann. Soc. eut. France, 131 (1962), pp. 1-294. fig. 1-183. cartes 1-19, 16 tabl., 9 graph., pl.
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— 1966. — Noctuelles quadrifides de Madagascar nouvelles ou peu connues. I (Lepidoptera) (Lanibillionea,
LXV, n° 7-8, pp. 51-66, pl. h.-t. 1, 13 fig.).
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nal. Nist. (Ent.), 21, n° 8, pp. 13911-425).
WaLKER (F.), 1855. — List of the Specimens of Lepidopterous Insects in the collection of the British Muséum. -
Part l\, pp. 777-976. Printed bv order of the Trustées, Londres.
— 186'5. — List of the Specimens of Lepidopterous Insects in the collection of the British Muséum. —
Part XXXIII. Supplément. - Part 3. pp. 707-1120. Printed by order of the Trustées. Londres,
Source : MNHN, Paris
142
JEAN PELLETIER
INDEX SYSTÉMATIQUE
Les noms des nouveaux taxa décrits dans ce volume
tique.
accentifera, 92.
acephala, 15.
achvropa, 15.
acuta, 120.
acutangula, 110.
aequatonalis, 74,
atbescens, 39.
alternaia, 61.
amaba, 83.
’amaniensis, 112.
an^lina, 80.
apiraJis, 71,
argillacea, 31.
argyrosema, 137.
argyrosemioides, 122.
bergeri, 91.
berioi, 31.
bernardii, 94.
‘bistriata, 52.
’brunnescens, 123.
bullifera, 15.
callaxantha, 98.
'camerunica, 89.
carcassoni, 65.
catoxantha, 84.
clenchi, 34.
confluens, 37,
conjuncta, 38.
contorta, 15.
‘crocataria, 132.
‘curvilinea. 82,
'dargei, 97.
‘dentimacula, 70.
detersa, 41.
dimera, 117.
disrupta, 123.
douala. 50.
‘dubia, 66.
endoselene, 108.
eucrines, 106.
■flavealis, 111.
flavida, 80.
‘flavilinea, 57.
sont précédés d’un astérisque ('). Les sj-nonv-mes sont en ita-
‘gabonensis, 68.
'grisescens. 41.
hayesi, 24.
tererospila, 128,
holmi. 95.
inscripta, 58.
insulata. 63.
'kasai, 49.
kirdii, 73.
laportei, 36.
lilacina, 29.
’lineata, 23.
‘luiea, 44.
'lutearia, 134.
maculifera, 47.
maculiferoides, 74.
‘madagascariensis, 129.
magniplaga, 76.
'makokouensis, 136.
Marclpa, 12.
'Marcipalina, 10.
mariaeclarae, 54,
mediana. 60.
melanoconia. 25.
'minima, 46.
miraja, 15.
molybdea, 53.
monosema, 102.
nigropunctifera. 15.
‘nimba, 109.
noel, 131.
•nyei, 124.
'obscura. 35,
’orientalis, 133.
pammicta, 114.
phaeodonia, 100.
pinheyi, 103.
‘plantei. 87.
‘pulchra. 121.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE MARCIPA
143
pustulata, 42.
pyramidalis, 79.
rougeoti, 118.
rotuncliplaga, 56.
’rubra, 32.
ruptisigna, 126.
’ruptisignoides, 27.
secticona, 78.
‘semiiunata, 88.
silvicola, 67.
splendens, 104.
submarginalis, 33.
talusina, 64.
tanzaniensis, 65.
transversala, 58.
triangulifera, 29.
•trista. 72.
truncata, 90.
umbrosâ, 28.
viettei, 139.
violacea, 22.
'vuatiouxi, 101.
xanthomochia, 115.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PLANCHES
Planche I. — I, Marcipulina ciotacea (Pelletier) cf. — 2, Marcipalina liiieata n. sp. (J. — 3. Marcipalùta
hayesi (Pelletiei'). holott pe (J- — 4. Marcipulina melanoconia (Hamjtson) <3. — 5, Marcipalina riiptisi-
ÿnnides n. sp., holotype — 6, Marcipalina iiinhrosa (Hollaiiti) «J. — 7. Marcipalina triangulif'era
(Holland), holotype $. - 8, Marcipalina berioi (Pelletier), holotype S- — 9. Marcipalina rubra n. sp.,
holotype c?. — 10, Marcipalina snhniarf/inalis (Gaede). cf lectoty|>c. — 11, Marcipalina clenciti (Pelle¬
tier) — 12. Marcipalina obsciira n. sp, cj. — 13, Marcipalina laportei (Pelletier) <?. — 14, Marcipalina
confliiens (Ham|)soii) c?. — l.î, Marcipalina canjancta (Hainpsoii) c?. — 16, Marcipalina albexcens (Pelle¬
tier). cf holotype.
(Numérotation de gauche à droite et de haut en bas: les pa))illoiis sont représentés avec une
échelle un peu intérieure à 2).
Source : MNHN, Paris
PLANCHE I
Source : MUHhl, Paris
Planche II. - l, Marcipatinu ÿrisexrens n. sp., holot\pe <f. - 2, Marcipalina delersa {Hollan<l), holotvpe Ç. —
3. MordpuHna piisliilola (Holiainl) - 4, Marcipalina liitea n. sp., holotvpe c?' — 5, Marcipalina
lanzanienxi.i (Pclletiei-) $. — 6, Marcipalina minima n. sp. S- ~ 7, Marcipa maciilifera (Mabille) <?. —
8, Marcipa fcusai n. sp.. holot\|)e c?. — 9, Marcipa douala Pelletier, holotvpe c?- - 10, Marcipa argil-
tiiceii (Hulland), holotvpe — 11, Marcipa bistriala n. sp. (J. — 12. Marcipa molybdea Hampson cJ. —
1.3, Marcipa nianaeclurae Pelleiiei' (J. — 14, Marcipa roliindiptaga Gaeiie S- — 13, Marcipa flavilinea
n. sp. Ç. — lO. Marcipa inxcripta Walker cf-
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
Source : MNHN, Paris
Planche III. — Mardpa mediana Hainpson c?. — 2, Marcipa allernala Gaede cj. — 3, Marcipa insulata (Walker)
cf. — 4, Mairipa taliisina (Schaus) <?. — 5, Marcipa carcassoni Pelletier, holot\pe «J- — Marcipa dubia
n. sp., holotype S- ~ Marcipa silvicola Viette <S- — 8, Marcipa gaboitensis n. sp., holotxpe c?- —
9, Marcipa dentimactda n. sp., holotype (J. — 10, Marcipa apicalis Hatnpson c?- — 11, Marcipa trista
n. sp., holotype (^. - 12, Marcipa kirdii Pelletier, holot\pe <S- - 13, Marcipa aegiialorialis Pelletier
«J. — 14, Marcipa magniplaga Hainpson <3- — 15, Marcipa secticoua Hampson 3- — 16, Marcipa pvra-
midalis (Hampson) 3-
Source : MNHN, Paris
PLANCHE ni
Source : iMfJHM, Paris
Planche I\'. — I. Murcipu amjulina (Mabiile) cf- — 2, Marcipu ciirviliiiea n. sj). (J. — 3, Marcipa amabu
Ham|)>ün - 4. Marcipa calo.vanlha (Hollaïui), holotvpe $. — 5, Marcipa plaiitei n. sp., hoiotvpe Ç. —
6, Mairipa semiliinalu n. sp. <?. — 7, Marcipa camerunica n. sp., hoiotvpe <?. - 8, Marcipu tnincata
n. sp.. hoiotvpe c?- - 9, Murcipu berçjeri Pelletier, hoiotvpe cf. — 10, Marcipa accentiferu Pelletier $. —
11. Mairipa beriiardii Pelletier, hoiotvpe <?. - 12, Marcipu holiiii Fletcher c?. - 13, Marcipa dargei
n. sp.. hoiotvpe <5*. — 14, Marcipa caÙa.raiillia (Kenrick) (j. — 15, Marcipa phaeodtmia Hampson <3. —
16, Mairipa cuuttouxi n. s|)., hoiotvpe <?.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 1\’
Source : MUHhl, Paris
Planche V. — l. Marcipu monosema Hampson. — 2, Manipa sp/endens, holot\pe (J. — 3. Mardpa pinhevi
Pelletiei'. holotype S- “4, Maixipa eticriiies (Bethune-Baker) (J — 5, Marcipu endoselene Hami)so» —
6, Mardpa nimba n. sp., holot\pe (J. — 7, Mardpa aciitaiijala Pelletier, holotype c?. - 8, Mardpa fia-
vealis n. sp., holoty|)e tj. — 9, Mardpa amaiiieiids n. sp. (J. — 10, Mardpa panimicta (Bethune-Baker)
(J. — 11. Mardpa .vanthomodda Fletciier <?. - 12, Mardpa dimera Hampson c?. — 13, Mardpa roaçfeoti
Pelletier Ç. — 14, Mardpa acuta Proiit (J. — 15, Mardpa piilclira n. sp., holot\pe c?. — 16, Mardpa
argyrosemiaides Pelletiei-, holotype
Source : MNHN, Paris
PLANCHE V
Source : MUHhl, Paris
Planche M — 1. Manipu bnutiiexiens ii. sp. c?. — 2. Murciini nvei n. b)i. cJ. — 3.
cJ. - 4. Man-ipu riiptisiyiia Hampsoii (J. - à, Marcipd helerospila (Hanipson)
cariensis n. sp.. pai-atype (J. - 7, Muiripu nnel Vielle — 8. Mardpu croc
9. Mairipti on'eiilulix n. sp.. lîolotxpe <?. — 11). Manipu liileana ii. sj). (j*. -
n. s|>.. holoupe — 12, Mairipa an/vrosema Ham|)>oii (S. — 13. Muiripu
Murcipa r/isnipla Haiiipson
I Ç. — 6, Murcipa madayas-
nlariii n. sp.. holotype iS- —
■ 11. Marripii makokouensis
rieltei Peilciiar, liolotype (J.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE V(
■ Source : MNHN, Paris
t^rPal^^BRIl; NATtONALB
7 564 018 6 16
r
Source ; MNHN, Paris
PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSEUM
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Bulletin de la Société d'Ethnozoologie et d’Ethnobotanique. Laboratoire d’Ethnobotanique et d’Ethnozoologie,
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Cahiers de Paléontologie, Laboratoire de Paléontologie.
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Index Seminum. Service des Cultures, 43, rue de Buffon, 75005 Paris.
Journal d’Agriculture tropicale et de Botanique appliquée. Laboratoire d’Ethnobotanique et d’Ethnozoologie.
Mammalia. Laboratoire de Zoologie (Mammifères et Oiseaux), 55, rue de Buffon, 75005 Paris.
Objets et Mondes. Laboratoire d’Ethnologie. Musée de l’Homme, Palais de Chaillot, place du Trocadéro,
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Revue Algologique. Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue de Buffon, 75005 Paris.
Revue Bryologique et Lichénologique. Laboratoire de Cryptogamie.
Revue ^Écologie et Biologie du Sol. Laboratoire d’Écologic générale.
Revue internationale Acarologia. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes).
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