frt40 '
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES
DU
MUSEUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série Aj jZoologie ;
TOME XI. i
FASCICULE UNIQUE.
F. VAILLANT.
RECHERCHES SUR LA FAUNE MADICOLE
(HYGROPËTRIQUE S. L)
DE FRANCE, DE CORSE ET D'AFRIQUE DU NORD
PARIS
EDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V«)
1956
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D'HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES
G
o
MUSEUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie
TOM K XI.
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
:!C), rue (ïeoUïoy-Sainl-Hilairc (Y 1 )
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule unique.
F. Vaillant, Recherches sur la faune madicole de France, de Corse
et d’Afrique du Nord . 1-258
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie. Tome XI, fascicule unique. — Pages 1 à 258.
v RECHERCHES SUR LA FAUNE MADICOLE
(HYGROPËTRIQUE S. L.)
DE FRANCE, DE CORSE ET D'AERIQUE DU NORD
par F. Vaillant.
SOMMAI H E.
Pages
Introduction . I
Liste des abréviations . 9
Première partie. L’habitat madicole, sa flore et sa faune. H
Chapitre I. L'habitat madicole . 12
I. - Sa localisation et ses limites . 12
II. Son substrat . 12
A. L'habitat pétrimadicole . !2
B. — L’habitat limimadicole . 15
C. L’habitat brvomadicole . 15
III. L’épaisseur de la nappe d’eau . 15
IV. La vitesse du courant de l’eau . 15
V. La température de l’eau . 20
VI. La teneur de l'eau en corps dissous .
A. Oxygène . --
B. Gaz carbonique . 22
('.. Sels et matières organiques . 2.5
Chapitre IL — Les biocénoses madicoles . 24
L Etude dans l’espace de quelques gites . 24
II. Etude dans le temps de quelques gîtes . 25
III. Le peuplement des «places vides» 27
Source : MNHN, Paris
I\ VAILLANT.
Chapitre III. I.si composition de la llorc madicole . .'Ml
Chapitre IV. I.a composition de la faune madicole . 38
I. Composition qualitative de la faune madicole. 38
II. Espèces eumadicolcs et espèces lychomadicoles. 16
III. (Composition quantitative de la faune madicole. 18
Conclusion de la première partie . 53
oni>e partie. Relations entre les biocénoses madicoles et leur
habitat . 54
Chapitre I. Action du milieu sur les biocénoses. Facteurs
d’ordre chimique . 36
I. Rôle île l'oxygène . 56
II. Rôle du gaz carbonique . 57
III. Rôle des sels minéraux . 57
IV. Rôle des matières organiques . 59
(Chapitre II. Action du milieu sur les biocénoses. Facteurs
d’ordre physique . 62
I. Rôle de la nature du substrat . 62
II. Rôle de l’épaisseur de la nappe d'eau et rôle des phé¬
nomènes capillaires. 64
III. Rôle de la vitesse du courant de l’eau . 67
IV. Rôle des grandes variations de la vitesse du courant
et rôle de l'inclinaison du substrat . 70
V. Rôle de l'assèchement . 73
VI. Rôle de la température de l’eau et de l’insolation. ... 75
VII. Rôle de l’altitude et de la latitude . 80
(Chapitre III. Action du milieu sur les biocénoses. Spécialisa¬
tion et homogénéité île la faune madicole . 82
Chapitre IV. Action du milieu sur les biocénoses. Adaptations
et ajustements . 86
I. Adaptations . 86
A. Sélection des espèces pourvues de formes
adaptatives . 86
R. (Classification et justification des formes adap¬
tatives observées . 91
1. Action de l’épaisseur de la nappe d’eau. 91
a) Action sur la forme générale du
corps ou du fourreau . 91
b) Action sur l'appareil respiratoire.. 96
c) Action sur l’appareil locomoteur. • RM
d) Action sur l'appareil buccal. 106
2. Action de l’épaississement de la nappc
d’eau . KM)
II. Ajustements . 111
III. -— Origine des espèces eumadicolcs . 112
(Chapitre V. Action des biocénoses sur le milieu . 115
I. Action des végétaux . 115
II. Action des animaux . 115
(Conclusion de la seconde partie . 116
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SI R LA FAI NE MADICOLE. 3
Troisième partie. Relations des animaux madicoles avec d'autres
êtres vivants . 120
Chapitre I. Relations entre les différents éléments d’une
même biocénose madicole . 121
I. Coactions intéressant la nutrition . 121
II. - Coactions intéressant le logement . 129
Chapitre II. Relations entre des biocénoses madicoles et des
biocénoses d’autre nature . 131
I. Relations entre les biocénoses madicoles et d’autres
biocénoses aquatiques . 131
II. Relations entre les biocénoses madicoles et les bio¬
cénoses terrestres . 133
A. Apport de matière organique des biocénoses
terrestres dans les biocénoses madicoles.. 133
R. Retrait de matière organique des biocénoses
madicoles au profit des biocénoses ter¬
restres . 135
Chapitre 111. Relations entre les éléments de plusieurs bio¬
cénoses madicoles . 144
Conclusion de la troisième partie . 146
RÉSUMÉ ET CONCLUSION GÉNÉRALE . 148
Répertoire descriptif des biotopes madicoles étudiés et de leurs
BIOCÉNOSES . 152
1. France continentale . 152
II. Corse . 193
III. - Algérie . 197
IV. Maroc . 233
V. Sahara central . 245
Bibliographie. 247
Explication des planches. 257
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION.
Kn 1904, A. Thikxkmann i
nence par mu* pellicule d’eau ; il lui donna U- nom do « Fauno
hygropétriquo » ol on 1909 la définit oninmo « dio Tiorwoll dor nur
von dünnor Wassorschichl iiborspiillen Foison ».
gropétriqucs, dos dosages d’oxygène et oonstala quo I
«|u’il étudiait osl pros(|uo toujours sursaluréo do ce ga
certains éléinonts do la faune hygropétriquo respir
l’oxygène dissous dans l’eau, tandis que les autres i
trouent le film :
I do la
. "r
do dos animaux «|u’il recueillit sur dos rochi
> Centrale ; il distingua parmi eux d’une part
I hygropétriquo et d’autre part des espèces q
dans d’autres habitats.
En 1933, H. Fki'EHHokn entreprit en Allemagne I
do Psychodidac, parmi lesquelles se trouvent h
caractéristiques de la faune dos rochers suintant
En 1948. H. Rkhtrand 13] lit une mise au j
sauces sur cette faune ol cita <
Enfin tout récemment les récoltes de (i. Maki.
apportèrent une nouvelle contribution à l’étude qui
Suivant les conseils do M. le Professeur A. Do
on 1947 do développer le travail de A. Thiknemann c
la Franco. Ma nomination à l'Université d’Alger me f
d’étendre celte élude à la Corso, à l’AI
pellicule d’eau courante crée une unité écologique assi
alors que la nature du substrat n’intervient qu’au soi
ai-je désigné sous le nom de «Fauno madicole » C
animaux qui se développent sur un substrat recouvert par une pelli-
d’épaisseur inférieure à 2 nnn. Elle s’oppose à
Source : MNHN, Paris
mm sî « » is
RECHERCHES St'R I.A RAINE MADICOI.K.
la « Faune- fluicole ».(*), dont les éléments vivent dans l’eau courante,
l’épaisseur de la couche liquide à leur niveau étant supérieure à 2 mm.
Pour la faune des eaux courantes, on peut adopter les divisions
suivantes :
I.K ZOONECTON
Le zooim.ankton
Le zoohkxthos
I.K ZOOPSAMMON
Le substrat des zoocénoses pétrimadieolcs et pétrilluicoles esl
constitué par de la roche nue ou recouverte d’Algues, celui des zoocé¬
noses limimadicoles et limilluicoles par un dépôt minéral friable,
celui des zoocénoses bryomadicoles et bryofluicoles par des tiges et
des feuilles de Bryophytes, celui des zoocénoses phanérotluicoles par
des tiges et des feuilles de Phanérogames aquatiques. Malgré mon
désir de ne pas créer de noms nouveaux, il m’a paru utile de rem¬
placer le terme « hygropétrique (A. Thikxkmann) » par celui plus
précis de « pétrimadieolc ».
De perpétuels échanges de population se produisent entre les
divers biotopes pétrimadieolcs, limimadicoles et bryomadicoles. Il m’a
donc semblé préférable d’étudier concurremment leurs biocénoses.
Aussi celte étude porte-t-elle sur un territoire écologique plus étendu
que celle de A. Thienemaxx.
La principale difficulté à laquelle se sont heurtés les zoologistes
qui ont entrepris l’étude de la faune hygropétrique est la suivante :
ses éléments les plus nombreux et les plus caractéristiques sont des
Insectes à l’état larvaire et qui sont presque tous indéterminables sous
cette forme. Aussi A. Thikxkmann n’a-t-il pu identifier, parmi les ani¬
maux de ses récoltes, que 24 espèces ; le nombre total de celles signa¬
lées actuellement comme représentants de la faune hygropétrique ne
dépasse pas 5(1. J’ai porté ce nombre à plus de 300 ; ceci m’a été rendu
possible en élevant séparément un grand nombre de larves jusqu’à
l’éclosion des imagos. L’élevage de ces larves, et tout particulièrement
de celles à respiration aquatique, n’a pu être réalisé qu’après de nom¬
breux échecs.
Les travaux de A. Thikxkmann, J. H. Fkukrborn, H. Bertrand cl
<i. Marmkr ont été effectués dans des limites assez restreintes sous
l’angle de la latitude. J’ai envisagé une étude beaucoup plus vaste en
l)u verbe latin « (lucre ».
Source : MNHN, Paris
!•'. VAILLANT.
étendant ces limites du nord nu sud depuis les glaciers des Alpes jus-
qu'au Sahara Central et à des régions où l’existence d’un groupement
madicole paraissait impossible.
Je me suis efforcé de choisir des gîtes madicoles dans les terrains
les plus variés, d'origine sédimenlaire, volcani«pie et cristalline, et. dans
la plupart de ces gites, j’ai recueilli des échantillons d’eau pour en
effectuer les analyses ; afin île diminuer les causes d’erreur, les mêmes
méthodes et les mêmes liqueurs titrées ont été utilisées pour toutes ces
analyses.
Le grand nombre des espèces observées et la diversité des régions
examinées m’ont permis d’essayer de distinguer, ce que n’ont pu faire
mes devanciers, des groupements écologiques et de mettre en évidence
les principaux facteurs qui déterminent la répartition de ceux-ci.
Parmi une centaine de stations dont j'ai étudié la faune, soixante-
quatorze des plus caractéristiques ont été retenues. Certaines ont été
visitées plus île trente fois, de façon à connaître le comportement des
diverses espèces au cours de l’année.
Jusqu’ici la flore des rochers suintants n’avait été étudiée qu’indé-
pendamment de la faune, en particulier par E. Schmidt, par A. Wi'RTZ
et par E. Mangimn. Il m’a paru utile de réunir ici les listes des plantes
et des animaux recueillis en même temps dans une même station, pour
permettre d’obtenir des groupements écologiques plus complets.
Cette étude ne se limite pas à celle des animaux aquatiques des
rochers suintants ; elle s’étend à celle «le certains animaux peu ou non
mouillables qui sont plus ou moins liés à l’habitat madicole, soit qu’ils
trouvent à son contact une humidité favorable, soit que leur nourriture
s’y rencontre en plus grande abondance qu’ailleurs, soit enfin qu’ils
y déposent leurs œufs ; le rôle de ces animaux n’est souvent pas négli¬
geable vis-à-vis du biotope madicole, car ils provoquent soit un apport,
soit un retrait de matière organique.
Toute étude d’ordre systématique a été exclue de cet ouvrage. Plus
de 100 espèces animales et plusieurs espèces végétales mentionnées ici
sont nouvelles ; leurs descriptions, ainsi que celles inédites de nom¬
breuses larves d'insectes, ont paru ou paraîtront dans des notes sépu-
rées (*).
J’ai personnellement déterminé les Oslracodes, les (îammuriens.
les Trichoplères, les Coléoptères nqunti«|ues et les Diptères à l’exclu¬
sion des Tipulidae du genre T i pu lu et du genre Pales, des Chironomi
dae et «les Muscidac.
Le présent travail est essentiellement d’ordre écologi«(ue ; les idées
directrices en sont les suivantes :
I. mettre en évidence les caractères distinctifs «le l'habitat madi¬
cole et envisager les différents facteurs physico-chimi«|iies susceptibles
d’influencer la répartition des éléments «le sa population.
O Les références cnnccrnnnt 1rs espèces mentionnées dons cet ouvrage et non
encore décrites pnrnitronl en lit.")" lions une note du llullrlin île lu Société Enlainu
logique île l’rance.
Source : MNHN, Paris
lU-XHKUCMKS Sl'H I.A l’Al’NK MADICOl.K.
2. étudier In composition de In flore et de la faune inadicoles.
3. rechercher l’influence de conditions différentes du milieu sur
la répartition des espèces el étudier la répercussion des caractères par¬
ticuliers de l’habitat madicole sur la morphologie des éléments de sa
fa u ne.
4. envisager les relations au sein d'une biocénose madicole et les
échanges de celle-ci avec d’autres biocénoses.
Avant de débuter, qu'il me soit permis de remercier tous ceux qui
m’ont aidé dans la préparation de ce travail.
Mes remerciements vont tout d’abord à M. le Professeur
A. Dokikh. Directeur du Laboratoire d’Hydrobiologie de la Faculté
des Sciences de Grenoble, qui, en 1947, m’a proposé le sujet faisant
l’objet de cette étude, m'a guidé pendant son exécution et m'a toujours
prodigué ses précieux conseils ; qu’il reçoive ici l’expression de ma
profonde gratitude.
("est M. E. Skoty, Professeur au Muséum de Paris, qui a su
me donner le goût de l’étude des Diptères. Le présent travail n’aurait
pu être accompli sans son aide : il mit à ma disposition sa riche biblio¬
thèque et scs collections. Sa vaste érudition et ses encouragements
m’ont permis de franchir la première étape difficile. Il a bien voulu
s’occuper entièrement de l’impression de cet ouvrage. Enfin les Mus-
oidae inadicoles ont été déterminés par lui. Je le prie d’accepter l’ex¬
pression de toute ma reconnaissance.
La préparation de ce travail a été poursuivie après 1948 au Labo¬
ratoire de Zoologie de la Faculté d’Alger. Que M. le Professeur F. Bkr-
NAitn, Directeur de ce laboratoire, accepte mes remerciements pour les
facilités de travail qu’il m'a accordées. Grâce à lui, j’ai pu poursuivre
mes recherches en France plusieurs mois chaque année. En m’offrant
de participer à la mission qu’il dirigea en 1949 au Tassili N’Ajjer. il
me permit d’ajouter un complément original à ce travail.
M. P. P. Ghassê, Membre de l'Institut, Professeur à la Sorbonne,
m’a fait l’honneur de revoir le plan de cette étude en 1952, puis d’ètre
le rapporteur el le président de mon jury de thèse. Grâce à ses pré¬
cieux conseils, j’ai pu apporter d’utiles compléments à ce travail. Les
stations qu’il m’a indiquées en Auvergne m’ont permis des comparai¬
sons fructueuses. Je le remercie respectueusement, ainsi que
M"' G. CorsiN el M. IL CorTKAi x. Professeurs à la Sorbonne, qui ont
bien voulu être membres de mon jury de thèse et m'aider de leurs
excellents conseils.
Je ne saurais oublier la grande amabilité ni l’aide si efficace que
m'apporta en plusieurs circonstances M. H. Dii-i zeidi:, Maître de Con¬
férences à la Faculté d’Alger. Il fit construire à mon intention, dans la
station dulcaquicole qu'il créa récemment près de l’embouchure du
Mazafran, une dalle en ciment permettant des élevages contrôlés.
J’adresse mes sentiments de reconnaissance à M. A. Guntz, Pro¬
fesseur à la Faculté des Sciences d’Alger, qui me fit enseigner,
dans son laboratoire, les techniques des analyses d’eau, ainsi qu'a
Source : MNHN, Paris
I'. VAII.I.ANT
M. !.. Anijhikix, Professeur à lu Faculté «les Sciences «le Grenoble, qui
m'uecueillit clans l’Inslilul «|u'il dirige el mit ù ma disposition tout
ce qui m’était nécessaire pour effectuer les analyses des échantillons
d’eau récoltés en France.
Mes remerciements vont «'galemenl à ceux qui, en déterminant les
plantes et les animaux de mes récoltes, ont collaboré à l’exécution
de ce travail :
Les Diatomées ont été étudiées par M. K. Manoiin, Directeur des
Serres du Muséum «le Paris, les C.hloropliycées «les stations ,'l à 48 el
58 à 7.'l par M. H. Gutuikh-Lièvri:. Chef de Travaux à la Faculté
d'Alger, les Myxophyeées des mêmes localités par M. le Doctem
K. Bi-hiuc, de Brcmen iAllemagne', les Algues des autres stations, à
l'exception des Diatomées, par M. P. V\x Oyk, Professeur honoraire
à 1’lJniversilé «le Ganil (Belgique), les Mousses el les Hépalicpies par
M"" L. Jovkt-Ast. Assistante au Muséum «le Paris, les Thécamoehiens
par M.H. Gai tiiii ii-I.iï vm:. les Turhellariés par M. P. m-: Beat champ.
Professeur honoraire à la Faculté «le Strasbourg, les Mollusques par
M. A. Franc. Sous-Direcleur au Muséum de Paris, les Annélides par
M 1 " A. Tétry. Assistante à la Faculté «le Nancy, les Hydracariens de
France, de Corse et d’Algérie par M. le Docteur K. Vikts. de Bremen
(Allemagne), les Hydracariens du Maroc par M. E. AnüKMKH, Maître
de Conférences à la Faculté de Toulouse, les Acariens par M. le Docteui
K. Strknzkk, de l’Institut de Biologie marine de Wilhemshaven (Alle¬
magne), les Copépodes par M. le Professeur P. A. Ghappuis, attaché
à l'Université de Toulouse, les Collemboles par M 11 " M. ,1. Masskra. <1«
l'Université «le Parme (Italie) et par M. le Docteur H. Murphy, «b
l'Université de Durham (Angleterre), les Plécoptèrcs par M. J. Ai in:ni
Conservateur au Musée zoologique de Lausanne (Suisse), les Ephé¬
mères d'Algérie par M"' M.-L. Verrier, Directeur-Adjoint à l’Ecole
Pratique «les Hautes-Etudes, les Hémiptères Saldidae par M. le Profes¬
seur M. B ihai'T. «I«‘ la Faculté de Toulouse, les Hémiptères Limnobn-
tidae par M. H. Poisson, Professeur à la Faculté de Bennes, les Co¬
léoptères Carabidae par M. Dkwaiu.y. Attaché au Muséum de Paris,
par M. Sc'.hui.kr, de Strasbourg et par M. G. Coi.as, Assistant au Mu¬
séum, les Coléoptères Staphylinidae par M. ,1. .1 ak moi-:. Attaché au
Muséum de Paris, les Diptères Tipulidae par M. le Docteur B
Mannheims, du Muséum de Bonn (Allemagne), les Diptères Chirono
inidae par M. I«‘ Professeur A. Tiiienemann, Directeur de la Station
hydrohhdogique «!«• Plein (Allemagne) el par son Assistant, M. E. .1
Fittkai', les Hyménoptères par M. (’.. Granoer, Attaché au Muséum
de Paris.
Je remercie «leux chimistes du Centre National de la Recherche
Scientifique, attachées à l'Université d’Alger : M" B. Pi.ane m'a
initié à la technique des analyses d’eau et M"' S. Bénéfice a effectué
les analyses «les échantillons d’eau recueillis dans les stations (>(> et fit)
au Maroc.
M. C. A ni.Ès, Dessinateur attaché au G.N.B.S,, a exécuté toutes les
photographies de ce travail.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR LA FAUNE MADICOI.K.
Mes remerciements vont aussi à M. le Docteur P. Quézel, Chef de
travaux à la Faculté d’Alger, qui me permit de l’accompagner dans
une de ses randonnées au Maroc et m’aida souvent à récolter des
Insectes, ainsi qu’à M. Dupuis, Conservateur des Eaux et Forêts à
Marrakech, qui a beaucoup facilité nos déplacements dans le Grand-
Atlas.
M. L. Olivier, Chef de Travaux à la Faculté de Clermont-Ferrand,
m’a fait profiter, au cours de mon séjour à la Station Biologique de
Besse-en-Chandesse, de ses connaissances particulières sur la flore,
la faune et la topographie de la région. Qu’il accepte l’expression de
ma gratitude, ainsi que M. H. Bertrand, Directeur-adjoint à l’Ecole
Pratique des Hautes-Etudes, dont les conseils m’ont été utiles et
M. le Docteur W. Dôhi.er, de Klingenberg (Allemagne), qui me faci¬
lita l’étude des Trichoptères en m’envoyant des références bibliogra¬
phiques.
Mes déplacements en Afrique du Nord ont été subventionnés
surtout par le Centre National de la Recherche Scientifique et égale¬
ment par l’Institut Scientifique Chérifien.
LISTE DES ABRÉVIATIONS (*).
A : altitude.
O : orientation (N : nord — S : suit — E : est — AV : ouest).
D : découvert.
MO : moyennement ombragé.
AO : assez ombragé.
TO : très ombragé.
H : hauteur du gîte madicole au dessus de la zone de récolte.
S : nature du substrat.
TA : température de l’air.
TE : température de l’eau.
Cl : poids de Cl en mg par litre d’eau.
N,0 r , : poids de N,0 5 en mg par litre d’eau.
S0 4 : poids de S0 4 en mg par litre d’eau.
Ca : poids de Ca en mg par litre d’eau.
Mg : poids de Mg en mg par litre d’eau.
MOae : poids d'0 2 en mg consommés par litre en milieu acide.
MOal : poids d’0 3 en mg consommés par litre en milieu alcalin.
I : larve — la : larve âgée In : larve néonate.
n : nymphe,
i : imago.
I*) Les abréviations sont rangées dans l’ordre qui est adopté dans le texte.
MÈMOinns mi Muséum. — Zoologie, t. XL
Source : MNHN, Paris
I.I.ANT.
CC : très commun.
C : commun.
AC : assez commun.
H : rare.
HH : très rare.
V
A
France.
Corse.
Algérie.
M
Maroc.
S
Sahara.
P
zone pétriim
.licol»
\.
zone limima
icole.
H
zone bryorns
lie.le
Source : MNHN, Paris
RRCHKRCHES SUR I.A FAUNK MADICOLE.
11
PREMIÈRE PARTIE.
L'HABITAT MADICOLE. SA FLORE ET SA FAUNE.
L’objet du premier chapitre sera de mettre en évidence les carac¬
tères communs à la totalité ou à la presque totalité de l’habitat madi-
eole, puis d’indiquer quels facteurs sont susceptibles d’influer sur la
répartition des éléments de la population animale de cet habitat.
Les observations réunies dans le deuxième chapitre, ainsi que
les descriptions de 74 biotopes madicoles et de leurs biocénoses, des¬
criptions rassemblées dans un répertoire en appendice, servent de
fondement aux deux chapitres suivants, ainsi qu’aux deux autres par¬
ties de cet ouvrage.
Dans les troisième et quatrième chapitres, je donnerai une idée
de la composition globale de la flore et de la faune madicoles à l’aide
d’une liste de toutes les espèces trouvées dans les 74 gîtes étudiés.
Cette liste permettra de souligner les caractères distinctifs de cette
flore et de cette faune.
Les espèces animales madicoles seront ensuite classées suivant
leur fidélité à l’habitat qui nous occupe.
Enfin, ne considérant plus la faune madicole dans son ensemble,
je comparerai entre elles du point de vue quantitatif les biocénoses des
74 gîtes.
Source : MNHN, Paris
12
K. VAILLANT.
CHAPITRE I.
L'HABITAT MADICOLE.
I. — Sa localisation et ses limites.
Des gîtes madicoles peuvent être réalisés de bien des façons ; on
en trouve en particulier sur les parois de falaises arrosées par l’eau
d’une source ou d’un ruisseau, aux abords des cascades ou même
sous elles, sur les parois fissurées de citernes ou de bassins, sur les
talus des routes, sur les blocs mouillés par les embruns des chutes
d’eau et sous les pierres partiellement émergées en bordure des sour¬
ces et des torrents.
Comme le fait remarquer H. Ri-.kthand, « le renouvellement du
liquide se trouve assuré, non seulement par ruissellement, mais aussi
par capillarité ». Il y a donc, en bordure des gîtes madicoles, des sur¬
faces où le substrat est seulement mouillé et au niveau desquelles
l’eau n’est renouvelée que par capillarité au fur et à mesure de l’éva¬
poration ; la circulation de l’eau y est extrêmement lente. Par pure
convention, nous rattacherons à l’habitat madicole ces zones mouillées
adjacentes aux gîtes madicoles, bien qu’elles soient situées à la limite
du domaine lénitique et du domaine lotiquc et qu’elles offrent des
conditions de vie tout à fait semblables à celles réalisées sur les pierres
en partie émergées et les rives des pièces d’eau stagnantes.
L’habitat madicole est des plus morcelés. Si, en effet, des gîtes
assez étendus peuvent s’observer sur les parois de falaises, par contre,
dans les torrents, beaucoup d’« ilôts » madicoles ont une superficie
inférieure à 1 décimètre carré.
II. — Son substrat.
Dans ce travail, je n’ai étudié avec quelques détails que des gîtes
madicoles dont le substrat est vertical ou presque vertical ; nous ne
considérerons que ceux-ci dans ce premier chapitre. Quant aux gîtes
madicoles dont le substrat est incliné ou horizontal, il en sera question
dans les chapitres suivants, mais seulement à titre comparatif.
A. L’habitat pétiumadicolk. Le substrat de l’habitat pétrima-
dicole est en majeure partie constitué par du rocher. Sa surface est
rarement régulière ; elle présente généralement des ressauts et des
Source : MNHN, Paris
KCHERGHES SUR LA FAUNE MADICOI.E.
feules ; eertnines zones sont en saillie, d’autres en reliait, déterminant
ainsi des surfaces pratiquement verticales et des surfaces inclinées,
lesquelles peuvent être « procurrentes » ou «■ récurrentes» (Figure 1)
de haut en lias.
Ho. 1. — Coupe schématique d'un gîte inadicolc (en hachures le rocher ; en poin¬
tillé le dépôt de limon ; P : zone pétrimudicolo ; L : zone limimadicolc :
Il : zone hryomadicoh ; SP : surface procurrente ; SH : surface récurrente).
La surface d’un rocher suintant est d’autant plus irrégulière
qu’elle est plus neuve, c’est-à-dire qu’elle a été moins abrasée par le
passage de l’eau et des éléments que celle-ci entraîne. La nappe madi-
colc qui court sur un rocher tend constamment à régulariser la sur¬
face de celui-ci, tout comme une rivière tend à régulariser la pente
de son lit (Planches I et II).
De façon générale, les zones où la vitesse du courant est la plus
grande correspondent aux surfaces en saillie qui ne peuvent être con¬
tournées par l’eau. Inversement, le courant a sa valeur minimum dans
Source : MNHN, Paris
F. VAIIXANT.
les zones en retrait où se créent souvent de minuscules remous ; c'est
surtout dans ces dernières que l’eau dépose les particules minérales
qu’elle entraînait.
Lorsqu’une nappe madicote est alimentée par une source, son
débit est constant et son eau ne charrie toute l’année que des quantités
très faibles de débris minéraux ; la surface de la roche se régularise
très lentement. Bien au contraire, lorsque c’est l’eau d’un torrent ou
d’un ruisseau à débit irrégulier qui alimente une nappe madicolc, par
temps de pluies les zones en saillie sont sapées de façon active et en
même temps l’eau accumule dans les dépressions une partie du limon
et des minuscules fragments de roche qu’elle transportait.
Examinée à la loupe, la surface d’un rocher suintant, dans une
zone où la vitesse du courant dépasse 10 em/sec, apparaît générale¬
ment grenue ; les aspérités de la roche sont particulièrement mar¬
quées si celle-ci esl de nature cristalline ou formée de grès ; elles sont
faibles lorsque la roche est du basalte, du calcaire ou du schiste.
Une mince couverture de Diatomées tapisse les rochers suintants,
même lorsque la vitesse du courant atteint 140 cm/sec. Lorsque celle-
ci est comprise entre 3 et 10 em/sec, des Chroococcales peuvent pros¬
pérer. Quant aux Chlorophycées et aux autres Myxophycées, elles ne
peuvent se développer en abondance que sur des parois de rochers où
la vitesse du courant demeure inférieure à 3 cm/see.
Lorsque l'eau d’un gîte madicolc contient très peu de bicarbonate
de calcium, la roche apparaît à nu ou bien n'est recouverte que d’un
tapis végétal et localement de limon. Par contre, lorsqu’elle esl riche
en ce sel, une croûte calcaire recouvre la roche ; la formation de cette
croûte est limitée par l’usure de l’eau ; lorsque le courant atteint une
certaine vitesse, l’usure compense le dépôt.
Sur les parois suintantes des grottes, à l’abri de la lumière, le
dépôt calcaire est compact, homogène et parait tout à fait lisse ; mais
il en est tout autrement lorsque le gîte madicolc est situé en plein air :
le calcaire ne se dépose plus directement sur le roc, mais autour de
particules minérales et organiques ; il se forme ainsi une croûte cons¬
tituée d’une multitude d'oolithes mesurant 200 à 500 microns de dia¬
mètre ; les animaux qui circulent au sein de cette croûte la maintien¬
nent friable superficiellement en dissociant les oolithes. Toutefois,
lorsque l’eau est très « incrustante », les rares Algues et même les
Mousses qui se développent sur le roc sont enrobées de calcaire, les
oolithes sont cimentés entre eux à mesure qu’ils se forment ; la croûte
qui revêt la roche est compacte et peut atteindre plusieurs décimètres
d’épaisseur ; il se constitue un tuf.
Par définition, l'habitat pétrimadicolc est la portion de l’habitat
madicolc dont le substrat est constitué par de la pierre ; cette pierre
peut être représentée par de la roche nue ou tapissée par des Algues
ayant retenu très peu de particules minérales ; elle peut être repré¬
sentée aussi par une croûte calcaire compacte de néoformation. Bref,
cet habitat ne peut héberger des animaux macroscopiques fouisseurs.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SI R I.A FAl’NE MADICOLE.
B. L’habitat mmimauicom-:. Le substrat de l’habitat limima-
dicole est toujours friable. Il peut être constitué par de la terre. Des
^ites niadicoles, dont le substrat, formé de terre, est vertical ou presque
vertical, n’existeraient que de façon tout à fait accidentelle sans la
piésence de I homme. On trouve de semblables gîtes sur les talus des
routes, mais leur présence est en général de courte durée, car l’eau
entraîne progressivement la terre en diminuant la pente et le soubas¬
sement rocheux est finalement atteint.
La plupart des gîtes niadicoles présentent une aire limimadicole.
ans les zones où la vitesse du courant est de l’ordre de quelques
mm/sec, il se forme sur le rocher un dépôt de terre où de limon
si I eau est pauvre en bicarbonate de calcium, ou une croûte calcaire
friable englobant des particules terreuses si l’eau est suffisamment
« incrustante ».
Les Algues contribuent a retenir les particules entraînées par l’eau
la v,tcsse du courant à leur niveau reste faible toute l’année et si
I eau contient suffisamment de sels utiles (nitrates, phosphates...^ en
dissolution, elles ne cessent de se développer par dessus les particu¬
les qu elles ont arretées ; la roche se revêt alors d’un épais tapis formé
superficiellement d Algues vivantes et en dessous d’Algues .
«te débris minéraux et organiques parfo'
C. L’habit,
plus souvent si
l’eau subit des
tiques s’installent à I
du substrat ; elles
tiges formées protégeant
âs cimentés par du calcaii
i fav
HRYOMAUicou:.. Des Brvophytes se développent le
mr les rochers suintants. Dans les gîtes où le débit de
variations importantes, les touffes de Mousses et d’Hépa-
•ur de fentes ou de dépressions de la surface
nsuite a s’étendre plus ou moins, les pre-
... ■■ i... celles qui se développent ensuite.
Unique loulTc forme une barrière dans laquelle s’accumulent des
< ebris minéraux cl organiques de toutes sortes : elle crée, en dessous
d elle, une zone ou la vitesse du courant reste très faible, mais où la
i oc le leste presque nue. Les touffes de Brvophytes brisent le courant
au niveau des ressauts ; l’eau imbibe les tiges et les feuilles, très mouil¬
lâmes, souvent jusqu’à leur extrémité et tombe plus bas sous forme
«le gouttelettes. Ainsi se constituent des « îlots » brvomadicolcs, dont
le substrat est constitué par des tiges et des feuilles de Mousses et
d Hépatiques (Figure 1).
Dans beaucoup de torrents, des gîtes bryomadicoles temporaires
occupent le front de gros blocs par dessus les«]uels l’eau déborde.
III. — L'épaisseur de la nappe d'eau.
Par définition, l’épaisseur «le la nappe d’eau de l’habitat madi-
colc ne dépasse pas 2 mm. Ce chiffre établit, entre celui-ci et l’habitat
fluicole, une limite purement conventionnelle et assez arbitraire, com¬
me nous le verrons plus tard ; toutefois il se justifie par le fait que le
nombre des espèces animales communes à l’un et à l’autre habitat
diminue à mesure que l’on s’écarte de celle limite.
Source : MNHM, Paris
lfi
K. VAILLANT.
Dès que, par suite d’une pluie, l'épaisseur de la nappe au niveau
d’une surface donnée d’un rocher suintant dépasse 2 mm, cette sur¬
face cesse momentanément d’appartenir à l’habitat madicole. La pres¬
que totalité des animaux caractéristiques de la faune madicole la quit¬
tent, soit qu’ils ne puissent plus résister au courant, soit qu’ils gagnent
d’autres surfaces continuant à appartenir au domaine madicole.
Etant donné la faible épaisseur de la nappe d’eau qui recouvre
les animaux madicoles, les phénomènes capillaires jouent un rôle pri¬
mordial dans la biologie de la plupart d’entre eux. Un fragment de
calcaire de 1 mm de côté abandonné dans un bocal rempli d’eau tombe
au fond ; placé sur une paroi verticale de rocher parfaitement sèche,
il tombera également ; mais si on le dépose contre cette même paroi
en faisant couler sur elle une nappe d’eau de 0,3 mm d’épaisseur, le
fragment de calcaire adhérera au rocher. Ce grain, corps mouillahlc,
se trouvera appliqué contre le rocher par le film superficiel de la nappe
liquide qui le recouvre entièrement ; la résistance due au frottement
contre le substrat en sera fortement accrue et ne pourra être vaincue
par la force verticale résultant de l’action conjuguée de la pesanteur
du grain et de la vitesse du courant de l’eau (Fig. 2). Beaucoup de
l. ltcpréscntulion schématique d’un l'iaj'menl minéral
sur un rocher suintant (en pointillé le substrat).
corpuscules mouillahlcs d’origine minérale ou organique, ainsi que
des corps aplatis d’assez grande taille, tels que des feuilles de Phané¬
rogames, se trouvent ainsi retenus captifs sur des rochers suintants.
Comme nous le verrons, l’épaisseur de la nappe d’eau, plus que
tout autre facteur, intervient dans la répartition des éléments de la
faune madicole.
IV. — La vitesse du courant de l'eau.
Dans un gite madicole à substrat vertical et lisse, la vitesse du
courant en chaque point est liée à l’épaisseur de la nappe en ce point.
Aussi ai-je essayé d’établir une courbe de variation de la vitesse du
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR i.
FAUNE MADICOLE.
courant en fonction de l’épaisseur de lu nappe liquide (Figure 3) en
effectuant des mesures dans un gîte pétrimadicole naturel (gîte n" 20)
dont le substrat rocheux, vertical et pratiquement plan, était recou¬
vert par un mince tapis de Diatomées. Pour les mesures de vitesses,
j’ai utilisé un appareil simple (Figure 4). qui avait été préalablement
étalonné au moyen d'un tube de Pilot. Cet appareil comprend : un
ressort de montre spiral (R) — une tige rigide (T) fixée à l’extrémité
libre du ressort une minuscule palette (P) formée d’un fragment
de soie imbibé d’huile de vaseline et par conséquent non mouillable ;
celte palette est fixée à l’extrémité libre de la tige - un cadran (C)
placé dans un plan parallèle à celui du ressort et au centre duquel
est fixé l’axe du ressort. Pour mesurer la vitesse d’une nappe madi-
cole en un point donné, on note la position de la tige sur le cadran
avant et après avoir étalé la palette sur le film superficiel de la
nappe en ce point. L’épaisseur de la nappe est mesurée au moyen
d’une loupe binoculaire ; on met au point successivement sur le
substrat et sur la nappe superficielle ; l’épaisseur de la nappe est pro¬
portionnelle à l’angle dont a tourné la vis micrométrique de l'appareil.
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
Les valeurs obtenues sont 1res approximatives
. chaque su
r et créent
brables reliefs de chaque surface madicolc
perturbent I’.
Pour des mesures dans des stations d’accès difficile, il ne pou¬
vait être question d’utiliser l’appareil représenté par la figure 4, beau¬
coup trop fragile. J'ai dû recourir à deux méthodes qui ne peuvent
fournir des mesures ponctuelles et qui ne permettent d'obtenir qu’une
vitesse moyenne au niveau d’une bande verticale «le 2 ou 3 cm de large
et 20 ou 30 cm de long :
I. Lorsque la vitesse du courant est supérieure à I cm/sec, on
projette avec une pipette de la poudre d'aluminium sur la nappe niadi-
dant au coefficient de «
le temps que met une goutte de celui-ci pour s’étendre à la surface
d’une pla«{ue de verre propre placée horizontalement et recouverte
d’une pellicule d’eau de l’épaisseur «le celle qui recouvrait
suintant. Celte dernière méthode permet de mesurer non plus
«lu film
Profond.
Une
■ peut être divisée en une multitude «le I
valeurs très différentes.
Source : MNHN, Paris
ET ~
RECHERCHES S IR l.A F.U’NE MADICOEK.
L’expérience montre que, le plus souvent, une surface inarticulé
peut être divisée en deux parties : d’une part une « aire lolique » au
niveau de laquelle la vitesse du courant est partout assez forte et supé¬
rieure à Kl cm/sec, et d’autre part une «aire lénitique * au niveau
de laquelle la vitesse ne dépasse pas quelques nun/sec et dont certai¬
nes parties sont simplement mouillées par capillarité. La zone inter¬
médiaire esl généralement réduite.
Il esl essentiel de distinguer, d’une part les gîtes madicoles dont
l’eau provient d'une source et dont l’épaisseur de la nappe reste cons-
lanlc tout le cours de l’année, et d'autre part les gîtes madicoles ali¬
mentés par un torrent ou un ruisseau et dont l’épaisseur de la nappe
augmente lors de chaque pluie. Dans les premiers la topographie
ne change presque pas ; les surfaces recouvertes d'Algues vertes fila¬
menteuses gardent les mêmes contours et les Myxophycées sont sou
vent abondantes. Dans les seconds au contraire, les Myxophycées sont
localisées et des lapis de (’.hlorophycées filamenteuses n’arrivent à se
maintenir en permanence que dans des zones très restreintes, en des¬
sous de ressauts ou de touffes de Mousses, là où la vitesse du courant
ne dépasse pas quelques cm/scc, même pendant une forte pluie ; en
plein été. pendant les quelques semaines (pii séparent deux périodes
Source : MNHN, Paris
20
I-. VAILLANT.
do mauvais temps, ces lapis d'Algues vertes s'étendent rapidement et
arrivent parfois à recouvrir toute la surface du rocher où la vitesse
du courant reste faible ; mais la première pluie qui survient accroît
le débit cl les lapis de C.hlorophycécs reprennent leurs contours pri¬
mitifs.
Une muraille rocheuse formant un degré dans le lit d’un torrent
peut être, pendant la plus grande partie de l'année, recouverte totale¬
ment par une nappe madicolc ; lors d’un orage, à cette nappe se super¬
pose une véritable cascade (Figure 5) ; mais la plus grande partie de
l’eau, entraînée par sa force vive, passe loin de la surface de la muraille
et certaines zones de celle-ci, protégées par un ressaut, conservent une
pellicule d'eau à cours 1res lent et peuvent servir d’asiles à des ani¬
maux peu rhéophiles ; toutefois celle pellicule d’eau charrie momenta¬
nément quantité de particules terreuses. J’ai pu vérifier la présence
de ces « surfaces refuges » en disposant avant un orage, dans les zones
qui me paraissaient devoir être protégées, des témoins constitués par
de minuscules fragments de papier coloré ; je retrouvai ces témoins à
la même place après l’orage.
V. — La température de l'eau.
Pour mesurer la température de l’eau d’un gîte madicolc, j’ai tou¬
jours opéré de la façon suivante : une dépression suffisante pour con¬
tenir le réservoir du thermomètre était creusée dans le roc et j’atten¬
dais quelques minutes que l’eau se soi! renouvelée dans cette dépres¬
sion ; le réservoir était alors placé dans la dépression et ombragé, s’il
faisait jour, par une feuille de carton ; la lecture était faite au bout
de deux minutes.
La température de l’eau d’une nappe madicolc dépend de plusieurs
facteurs, dont les principaux sont les suivants :
1. Lu température de l’air. L’eau d’un rocher suintant situé
dans un lieu très ombragé demeure à une température assez voisine de
celle de l’air ambiant. Les écarts de température de l’eau restent un
peu plus faibles que ceux de l’air ; ils sont en effet tempérés par l’in¬
fluence du substrat dont la température change peu.
2. L'insolation. Lorsqu’une surface madicolc reste soumise aux
rayons solaires plusieurs heures par jour, les variations de la tempé¬
rature de l’eau sont influencées, pendant ces quelques heures, moins
par celles de la température de l’air que par celles de l’intensité lumi¬
neuse. L’eau d’un rocher suintant peut s’échauffer plus que l’air am¬
biant lorsque le soleil frappe ce rocher de face (Figure (il. Au dessus
de 2.000 m, dans les Alpes du Dauphiné, la température de l’eau des
murailles suintantes exposées au sud peut atteindre 17" ou davan¬
tage, alors <jue la température des torrents alentour reste de 2” ou
3” C. L’influence de l’insolation est telle que l’eau d’un rocher suintant
en plein soleil peut varier de 4“5 en une minute, simplement par suite
du passage d’un nuage. L’orientation d’une surface madicolc a évidem-
Source : MNHM, Paris
NHCHHUGHES SCI» I.A FAUNE MADICOLE.
21
ment une influence capitale sur la variation journalière de la tempé¬
rature (comparer les courbes de la figure 6 avec celles de la figure 10,
page 78, représentant les variations, au cours d’une journée d’été,
de la température de l’eau d’un gîte madicole exposé au nord).
O-.jris
Im<.. (>. Variations au cours d'une journée ensoleillée d’été (16.V1II.1953) de la
température de l’air à l’ombre (en trait interrompu) et de la température de
I eau (en trait continu) du gîte madicole n“ 20 (Le Charmeyran), dans les
Alpes du Dauphiné, exposé au sud-est. Les mesures ont été effectuées au bas
de ce gîte haut de 13 m (en abscisses les heures : en ordonnées les degrés C.).
8. I/évuporatiim. Par temps couvert et pendant la nuit, le
refroidissement dû à l’évaporation contribue à maintenir la tempé¬
rature de l’eau des nappes madicoles en dessous de celle de l’air
ambiant. Toutefois son action est peu effective pour une eau froide.
L’évaporation devient de plus en plus active à mesure que la tempé¬
rature de l’eau s’élève et finalement son action arrive à compenser
celle de l’insolation ; c’est ainsi qu’à proximité du Sahara et au mois
d’août, la température de l’eau des rochers suintants exposés en plein
midi dépasse rarement 30", alors que celle de l’eau des mares et des
oueds atteint parfois 36".
II est bien évident que les trois facteurs énumérés ci-dessus n’in¬
terviennent pour modifier la température de l’eau d’un gîte madicole
que lorsque cette eau a couru, sous forme de nappe, sur plusieurs
mètres ; au sommet de la nappe, la température de l’eau reste peu
différente de celle de l’eau de la source ou du ruissau qui alimente cette
nappe.
Source : MNHN, Paris
22
K. VAILLANT.
VI. — La teneur de l'eau en corps dissous.
Lu composition chimique d’une eau peut-elle être modifiée par
son passage sur une roche sous forme de nappe mince ?
A. Oxygène. En 1909, A. Tiiiknkmakn recueillit des échantillons
d’eau sur des rochers suintants dans diverses stations d’Europe Cen¬
trale et dosa l’oxygène dissous ; il constata dans la plupart des cas
une sursaturation d’oxygène, et, pour l’un des échantillons, la teneur
atteignait 130 p. 100. Concurremment, il dosa l’oxygène de l’eau de
plusieurs sources et de divers ruisseaux situés à proximité des gîtes
hygropélriques qu’il étudiait : leur teneur en ce gaz se révéla infé¬
rieure au point de saturation.
Les dosages que j’elTocluoi avee une pipette de Lévy dans divers
gîtes madicoles îles Alpes du Dauphiné ne firent que confirmer les
résultats de A. Tiiiknëmann. Il y avait toutefois lieu de se deman¬
der si cette sursaturation n'était pas due en partie à l’assimilation
chlorophyllienne des Algues qui recouvrent le substrat : aussi ai-je dosé
l’oxvgène d’échantillons d’eau recueillis le même jour dans un même
gîte et en un même point, d’une part au moment où le soleil éclairait
île face le rocher suintant et d’autre part pendant la nuit. Je ne citerai
que l’exemple de la muraille du « ruisseau du (’.harmevran » (gîte
n" 20), haute de 13 m. : l’eau lut recueillie en bas le 16.VIII.I953 par
temps très clair :
A 12 h 15, température de l’eau : 28"5 ; oxygène dissous : 7,5
cm 3 par litre : saturation : 139 p. 100.
A 22 h, température de l’eau : 18 : oxygène dissous : 8.0 cm 3
par litre ; saturation : 130 p. 100.
Comme l’a montré A. Thiknkmann, la teneur en oxygène de l’eau
d’une nappe madicolc est d’autant plus grande qu’on s’éloigne davan¬
tage du sommet de la nappe. Des dosages effectués à t riage (Isère)
m’ont montré que de l’eau jaillie du sol avec une teneur en oxygène
de 61 p. 100, après avoir coulé sous forme de nappe madicolc à la
vitesse moyenne de 1,5 cm/sec sur 2 mètres, avait déjà une teneur de
08 p. 100 en O-,
H. Gaz cahhonkji i:. Lorsque l’eau d’une nappe madicolc pro¬
vient d’une source située à proximité, sa teneur en gaz carbonique
libre dissous est souvent assez élevée ; sur le rocher suintant, l’eau
perd rapidement une partie de ce gaz, et. si elle conticnl du bicarbo¬
nate de calcium, elle le dépose partiellement sous forme de carbo¬
nate neutre.
Lorsque l’eau provient d’une tourbière, elle peut contenir égale¬
ment une assez grande quantité de gaz carbonique dissous. S. Villeret
a montré en effet que l’acidité de l’eau des tourbières à sphaignes
était due en grande partie à la présence de ce gaz et qu’elle diminuait
rapidement dès que l’eau était brassée. Cette théorie semble confirmée
par mes observations : l’eau de la vaste tourbière de la Barthe, en
Auvergne, collectée par un ruisseau à cours rapide, la couze de Neu-
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES St’R I.A l'ACN'K MADICOI.K. 2'f
font, tombe de 14 ni de haut au « Saut de la Barthe » ; des mesures
de pH effectuées le 29.VIII. 1953 ont conduit aux résultats suivants :
Tourbière — à 10 heures température de l’eau : 10"2 pH :
:>,8.
Buissonu de Ncul'onl, à 20 m. en amont de la cascade à 10 li 15
température de l’eau : 10 0 pH : 7,1.
Eau suintant sur les parois basaltiques de part et d’autre de la
cascade et au bas de celle-ci à 10 h 35 - température de l’eau :
18-5 pH : 7,3.
Lorsque l’eau qui alimente une nappe madicole provient d’un ruis¬
seau ou d’un torrent, elle a, dans la grande majorité des cas, une teneur
en gaz carbonique dissous guère supérieure à celle de l’air, c’est-à-dire
très faible.
('.. Sels et matières organiques. Pour un certain nombre des
gîtes madicolcs dont la faune est étudiée ici, j’ai effectué une analyse
de l’eau ; celle-ci a toujours été recueillie au printemps ou en été et
par très beau temps, au maximum deux jours après une pluie. Afin
de diminuer les causes d’erreur, j’ai utilisé, pour tous les giles, les
mêmes méthodes et les mêmes liqueurs titrées. Toutefois les eaux pro¬
venant du Maroc (gîtes 60 et 09) ont été analysées par Mlle S. Bénéfice
et les eaux provenant de Djanct (gîte 73) par le Service de Colonisa¬
tion et d’Hydraulique du Gouvernement Général de l’Algérie.
Les méthodes que j’ai utilisées sont les suivantes :
Caecu m : méthode par volumétrie (litrimétrie de l’oxalate de cal¬
cium).
Magnésium : méthode par gravimétrie (pesée du pyrophosphate
de magnésium.
Chlorures : méthode de Mohr.
Sulfates : méthode par gravimétrie (pesée du sulfate de baryum).
Nitrates : méthode colorimétrique par l’acide phénoldisulfonique.
Matières organiques : méthode de Diener, qui consiste à réduire
une solution de permanganate de potassium par l’eau à analyser.
pH. — Pour les mesures de pH, toujours faites sur place, j’ai
utilisé un nécessaire colorimétrique Prolabo.
Source : MNHN, Paris
24
F. VAILLANT.
CHAPITRE II.
LES BIOCÉNOSES MADICOLES.
I. — Etude dans l'espace de quelques gîtes.
Soixante-quatorze gîtes inndicolcs ont été choisis parmi beaucoup
d’autres dans les régions suivantes : en France, Alpes du Dauphiné.
Massif du Puy de Sanoy et environs de Nice Corse en Algéiie.
environs d’Alger, Allas de Blida, montagnes du Djurdjura et de Petite
Kabylic, Constantine, massif «le l’Aurès et environs de Tleineen
Grand-Atlas marocain au Sahara, Tassili N’Ajjer.
La description des giles madieoles étudiés, et la liste des éléments
de leur faune n’élanl que des documents qui ont servi à l’élaboration
de ce travail, il m’a paru utile de les reporter en appendice sous le
titre suivant : « Répertoire descriptif des biotopes nuidicoles étudiés
et de leurs biocénoses -> (p. 152). Le lecteur pourra ainsi s’y reporter
plus facilement. Les abréviations utilisées sont indiquées p. 9.
Les stations ont été réparties en cinq groupes, suivant qu’clles
appartiennent à la France continentale, à la Corse, à l’Algérie, au
Maroc ou au Sahara et, dans chacun de ces groupes, elles ont été ran¬
gées par altitude décroissante.
Je me suis efforcé de trouver, aussi bien dans les Alpes du Dau¬
phiné que dans l’Atlas de Blida. des gîtes très rapprochés, mais pré¬
sentant des groupements animaux «iifférenls.
Pour la plupart «les giles, j’ai noté successivement l’altitude,
l’orientation du rocher suintant, l’éclairement moyen, la nature de la
roche formant le substrat, «(uriques indications concernant l’origine
de l’eau de la nappe madieole et, au moment des récoltes, la tempéra¬
ture de l’air, la température de l’eau, son pH, sa teneur en certains
unions et caillions, enfin sa teneur en matières organiques exprimée en
milligrammes d’oxygène consommé par litre.
La flore et la faune «le chaque gîte ont été étudiées de la façon sui-
vanlc : sur le substrat, un certain nombre «le surfaces carrées ou rec¬
tangulaires «le quatre décimètres carrés étaient délimitées ; la vitesse
«lu courant était nol« ; e au niveau de chacune d’elles, puis le revêtement
d’Algues ou «le Brvophyles était soigneusement raclé et ramené au
laboratoire, où les animaux maeroseopi<|ucs <!«• ce revêtement étaient
triés et comptés.
La plupart des gîtes madieoles étudiés ici comprennent une zone
pétri madieole, une zone limimadieole et une zone bryomadicole ; pour
chaque zone est donnée une liste de végétaux et d’animaux. Chaque
nom d’animal est généralement suivi d’un chiffre romain qui indique le
mois «le la capture et d’un chiffre arabe qui indique le nombre moyen
d’individus par c|unlrc décimètres carrés. Pour les Algues et les espèces
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES Sl'R I.A FAUNE MADICOLE.
25
animales de très petite taille, ce dernier chiffre est remplacé par un
signe qui indique assez vaguement le degré d’abondance de l’espèce.
La liste des espèces aquatiques de chaque gîte est suivie d’une
liste d’animaux terrestres hygrophiles groupés sous le titre de « Faune
commensale terrestre » ; ces animaux ont été capturés à la surface du
gîte madicole ; chaque nom spéciiique est suivi d’un chiffre indiquant
le mois de la capture. Bien entendu, les espèces dont le nom figure
dans la liste des espèces aquatiques ne sont jamais mentionnées dans
cette seconde liste ; il est en effet bien évident que, si les larves d’un
Insecte font partie de la faune d’un gîte madicole, les imagos de ce
même Insecte fréquentent les abords de ce gîte.
II. — Etude dans le temps de quelques gîtes.
La zoocénose de certains biotopes madicoles subit d’un mois à
l’autre des changements importants dans sa composition. Aussi m’a-
t-il paru utile de suivre ces changements au cours d’une année dans
quelques gîtes madicoles très peuplés.
Dans les tableaux des pages 25 et 26 sont indiquées les fluc¬
tuations au cours d’une année de la faune des gîtes 18, 24 et 27, situés
tous trois dans les Alpes du Dauphiné.
Gîte 18 — Corenc.
Beraeidae (1.) .
Tinodes (1.) .
Hydruplila (1.) .
Luccobius (i.) .
Luccobius (1.) .
Anacaena (i.) .
j Dryops (1.) .
j Helmis (1.) .
Dicranomyia (1.) .
Thuumasloplera (1.) .
T i pula (1.) .
Ceratopogonidae .
jiChirononiidae (1.).
|l T bail milieu (1.) .
| Dira (1.) .
Psychodidae (I.) .
I Hermione (I.) .
Chrysopilus (I.) .
Tabonus (1.) .
Kowarziu (1.) .
Liuncalus (1.) .
Hydromyia (1.) .
I Xapuea (1.) .
Melannchelia (1.) .
ÏLispocephala (1.) .
I \Limnaea .
I Copépodcs et Ostracodcs.
évrier
Mars
Avril
Mai
Juillet
_
A.ai
Octobre
1,8
2,1
1,9
1,4
1 ?
1.5
9,3
0,7
4,3
2,7
0,1
3,0
9,5
4,5
B
R
0,1
0,3
0,3
0,1
R
3,0
1,5
0,8
0,8
1,2
1,8
1,3
2,1
0,2
1,3
0,4
0,3
0,9
R
0
R
R
0,3
R
R
3,8
0,5
0,!)
0,8
0,1
0
0
0
0,2
0,6
0,9
R
0
0
0
0,3
0,8
3,U
0,7
0,9
2,6
1.7
R
R
R
0,8
o 5
R
R
0,7
0,3
0,3
0,9
0,4
0,9
2,3
4,2
1,8
0,4
9,1
12.2
7,4
9,8
19
13,5
4,3
3,5
13,2
19
26
8,1
5,9
11,7
2,3
0
R
0,1
0
0
0
0
0
1.8
0,4
1 (I
R
R
0,3
1,0
R
2,.)
4,1
3,3
22,5
18
11,5
3,2
0,9
...2
1,9
17
19,5
6
H
R
0,8
0,3
R
R
0,2
R
0,3
1,1
0,5
1,4
0,3
7,8
1,9
1,2
0
0
0
R
0
0,2
R
0
0,2
0,8
0,5
0,5
0,9
1,3
0,4
0
0,5
0,8
R
R
R
R
0
0
R
0,7
0,5
0
0
0
0,2
0,3
1,0
0,8
1 .0
1,8
2,1
0,7
0,8
0
0.4
0,7
0,3
0
0
0
0,3
0,6
0,3
0,4
0,3
0,7
0,4
0,9
1,2
abondants toute l’année et particulièrement
en septembre
Mémoires
Muséum.
Zoologie,
I. XI.
Source : MNHN, Paris
F. VAIU.ANT.
Gîte 24 Domène Station II.
.Mars
Juin Audi
Octobre
Déce
llaetis t. i/emellns .
0 1.
3 1.
0,2 1.
U 1.
0
X an ara sp.
8 1.
1,5 1.
3 1.
1
Tinodes Zelieri .
4,5 1.
3 1.
1 ln-0,5 la
Il In.
U.
Bhyacophila sp.
0,9 1.
0,8 1.
0,5 1.
H 1.
H
Ilydronsyche sp.
|Staclobia eiiloniclla .
H 1.
3 1.
0,4 1.
00 1.
18 1.
U 1.
17 1.
I,
Stactobia Moselyi .
H 1.
3 1.
2 1.
5 |.
U
j Laccobius scntellaris ....
H i. 2 1.
i,5 i. In 1.
.3 i - 4 1.
• i i.
3
\ liicranomyia milis .
3,5 1.
8 1.
0,3 1.
U 1.
U
1 i pilla riifina .
H 1.
1,5 1.
0,2 1.
0,2 1.
U
Si in 111 i uni sp.
I 1.
1 1
('.eiatopof'oniilao .
0,4 1.
3 1.
0,2 1.
H 1.
H
Chironomidae .
17 1.
53 1.
8 1.
Il 1.
1,
| Dira niibilipainis .
1,5 1.
H 1.
H 1.
1 1.
1,
7 liaumalea 1 erralli .
0,5 1.
0,2 1.
2..) 1
Pericomu trifasciala .
H 1.
0,5 1.
0,2 1.
2 1.
. U
Periroma psaidejcquisila .
8 1.
a 1.
0,5 1.
a 1.
0
Pericomu crypta .
0 1.
0 1.
o 1.
1,5 1.
0.
Ilermione pardiilina .
2,5 1.
1,5 1.
0,.) 1.
10 1.
14
Ilermione pi/ymaen .
0,3 1.
0,7 1.
Tabanus cartliqer .
1,5 1.
1 ,0 1.
0,3 1.
8 1.
0,
\Altiliinta nii/ra .
1 ,0 1.
0 1.
0 1.
0 1.
U
Si/ntormon Zelieri .
0 1.
0 1.
U 1.
0
Melnnochelia ri paria ....
0,0 1.
1,5 1.
0,2 1.
U 1.
I.imnaea trnnailiila .
H
0,8
0,2
0„,
o,
(iÎTK 27 Sa|\T-MARTIN-I.E-ViNOITX — STATION i.
Ortolil'u
diiseniella lel niai ra .
! Il yilroptila sji.
I.accobius sniletlaris ....
Jiryops utiriailalus .
! Dicriinomyia yoritiensix.
Dicranomya niilis .
Tipula lateralis .
Orthocladiinac .
i Dasyhetea sp.
Cnlicoides puiiclaliis ....
Palpomyia dissimilis ....
I Pericomu psendc.ripiisila.
Ilermione iiyymncu .
Hermione Sleiyeni .
! Lion valu s virais .
Tnchytrechtis notai iis ....
Melanocheliii ri purin .
Limnaea sp.
\Sticciiiea Pfeifferi .
Bryocamptus pygmaeus . .
lirpetocypris hygropetri -
2,1
Alt
:t i - (1,8
0,3 I.
0 I.
0 I.
0 I.
0.1 In.
7,3 l:i.
I< I.
0 I.
0 I.
1,8 lu.
0,(i
()
AH AU
Ni- <),:>l 1 i - 121
3,5 1 . 2,3 1 .
III. 0,5 1.
0 I. 0,3 I.
I 0,3 la. 2 III.-2 la.
0 I. 0,8 I.
I IM. 1,0 I.
0 I. ! 1,0 I.
I 0 I. 2,1 I.
U In. 0,2 I.
8.1 la. 112 ln-17 la
H I. H I.
0 1. 8 In.
0 I. 5 lu.
1.1 la. 11 ln-1,0 la
0.8 1,3
0 0,2
commun toute
commun toute
AU AU
Xi - I I. 18 i - 1 I.
0 I. 0 I.
0,7 I. 0 I.
0 I. 0 I.
3 In 3,4 la 0,8 la
0 I. 0 I.
«1,3 I. 0 I.
2,2 I. 0 I.
0 I. 0 I.
0 I. 0 I.
108ln-3la 23 la.
0 I. U I.
i 0,3 la. 0 I.
0 I. 0 I.
23 ln-7 la 2ln-l 1,5 la
1,5 0,9
0,1 0,4
l'année
l'année
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A FAUNE MADICOI.E.
27
Les abréviations utilisées sont les suivantes :
1 : larve — ln : larve néonate — la : larve âgée — AR : assez rare
— R : rare.
Dans le tableau du gite 27 les larves néonates de Tipnhi, de Peri-
comn, d'Hermione, de Linncnhis et de Melanochelia sont mentionnées.
Celles des autres espèces ne le sont pas, car elles passent le plus sou¬
vent inaperçues.
III. — Le peuplement des « places vides ».
Certains gîtes madicoles sont détruits chaque année, la source qui
alimentait leur nappe venant à tarir ; leur flore et leur faune macrosco¬
piques peuvent alors disparailre totalement. Au bout d’un an ou de
plusieurs mois, la source reprend son activité et une « place vide »
madicolc est créée. Il peut arriver que, sous l’influence involontaire de
l’homme, des gîtes madicoles soient créés là où il n’y en avait jamais
eu (par la construction d’un barrage ou d’un canal pourvu de vannes,
par la création d’un jet d’eau, par la formation d’une fissure dans la
paroi d’une conduite d’eau, d'un réservoir ou d’un bassin). Il semblait
intéressant de noter comment et avec quelle rapidité se peuplait une
« place vide » madicolc ; comme il est bien difficile d’assister à la for¬
mation d’une « place vide » madicolc dans la nature, il m’a paru pré¬
férable d’en créer expérimentalement.
M. le I)' Dieu/.kide eut l’amabilité de me faire construire au Maza-
Iran une dalle en ciment carrée de 2 mètres de côté ; une des faces de
celle-ci, qui devait être le substrat du gite madicolc expérimental, fut
aplanie cl divisée en deux parties égales dont l’une resta rugueuse et
l’autre fut rendue lisse (Fig. 7). La dalle fut alors disposée de façon à
Fui. 7. dite- madicolc expérimental du Mazafran. A gauche, de face.
A droite, de profil (G : gouttière ; 1. : surface lisse ; R : surface rugueuse).
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
. 28
ce que ic plan de la future surface madicole soit « procurrenl » et
fasse avec la verticale un angle de 9". L'alimenlation en eau de la
nappe madicole fut réalisée de la façon suivante : l'eau, tirée d’un
puits par pompage, fut amenée dans une gouttière placée sur le bord
supérieur de la dalle et pourvue d’une série de perforations sur toute
sa longueur. Voici les caractères de ce gîte madicole :
Altitude : f> m. Orientation : K Découvert Le 22.1V.1952
à 12 heures 3(1 TA : 23" TE : 20"5 pli : 7.8 — (’.l : 254 -
N a O r> : 8 SO, : 377 0a : 245 Mg : 33 MOae : 0,7 MOal :
0,5 Le 19.V1II.1952 à 12 heures : TA : 24 TE : 23*8 pH : 7,4
— CI : 263 NjjO- : 16 SO, : 273 La : 242 Mg : 32 MOae :
0,4 MOal: 0,3. Ce gîte madicole offrait, pour l’étude que j’avais
entreprise, les inconvénients suivants : il était placé en un lieu très
venté, loin probablement de tout gîte madicole naturel et la lencur de
son eau en sels était particulièrement élevée ; aussi la zoocénose qui
s’y établit était-elle riche en individus, mais pauvre en espèces. Le
détail de l’étude du peuplement de cette « place vide » madicole sera
publié séparément [ 139J : il n’en sera donné ici qu’un résumé.
Le 23.Xll.1UM : mise en eau ; la « place vide » est créée.
Le là J.1931 : aucune flore apparente.
Le 1.11.1951 : couverture uniforme de Diatomées Touffes iso¬
lées de Chlorophycées filamenteuses, surtout dans la zone grenue.
Le 1.111.1951 : couverture presque complète d’Algucs vertes fila¬
menteuses dans la zone grenue, très incomplète dans la zone lisse —
très nombreuses larves de Limnophyes sp. I et d 'Eudnctyloclndins
bipiinelellus (Chironomidae).
Le à.IV.1951 : très nombreuses larves et nymphes de Limnophyes
sp. I et li'lùiduclyloelntlius bipiinelellus - quelques larves de V.uli-
eoides DieuzeUlei (Ceratopogonidae) rares larves de Psyclwdn (Psy-
chodidac).
Le 15.VII.195I : les larves de ('.nlicoides sont devenues plus nom¬
breuses que celles de Limnoplnies et de Eudnclylocladius réunies.
Quelques larves de Museidae Anthomyinac sont présentes.
Le 1 .VIII.1951 : Les larves de Cnlicoûles sont très nombreuses ;
celles de Chironomidae manquent complètement. Présence de quelques
larves de Tipuln sp.
Le 15.IX.1951 : Les larves de ('.lilicoiiles sont un peu moins nom¬
breuses : il y a quelques larves de Chironomidae.
Le I.X.1951 : Les larves de Chironomidae sont près de 2 fois plus
nombreuses que celles de ('.nlicoides quelques larves et nymphes de
Tipuln.
Le 1.X1.1951 : Présence de quelques larves de Melnnochelin ripa-
rin (Museidae) et de quelques Oligochètes Œisenielln telraedra ?).
Le 15.XI.1951 : larves de Limnophyes sp. I et de EudaclylocLulius
bipiinelellus très nombreuses larves de ('.nlicoides Dieuzeidei 7 fois
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR l.A FAUNE MADICOLE.
29
moins nombreuses quelques larves de Melanocheliu ripuria (Musci-
dae) cl de Liancalus vire ns (Dolichopodidae) - quelques imagos de
Laccobius scutellaris (Hydrophilidae) — Quelques Oligochètcs.
Mise à sec le 10.V.1952.
Mise en enu le 10.VI.1952. — La faune macroscopique a complè¬
tement disparu et il ne subsiste, à la surface de la dalle, qu’une mince
croûte sèche formée par les Algues qui tapissaient le substrat ; cette
croûte est enlevée avec un racloir avant la mise en eau.
Le 21.VI. 1952 : tapis régulier de Chlorophycées filamenteuses
dans la zone rugueuse, plus discontinu dans la zone lisse.
Le 2H.Vl.1952 ; larves de Eudactylocladius bipunctellus (2 par
4 dm 2 dans la zone rugueuse — 0 dans la zone lisse) —- larves de
Culicoides Dieuzeidei (9 par 4 dm- dans la zone rugueuse — 0 dans la
zone lisse).
Le 0.VII.1952 : larves de Eudactylocladius (5 par 4 dm 2 dans la
zone rugueuse — 6,5 par 4 dm 2 dans la zone lisse) — larves, nymphes
et exuvies nymphales de Culicoides (42 par 4 dm 2 dans la zone rugueuse
— 12 par 4 dm 2 dans la zone lisse).
Le 1li.VII.1952 : larves, nymphes et exuvies nymphales de Eudac¬
tylocladius (21 par 4 dm 2 dans la zone rugueuse — 9 par 4 dm 2 dans
la zone lisse) — larves, nymphes et exuvies nymphales de Culicoides
(48 par 4 dm 2 dans la zone rugueuse — 10 par 4 dm 2 dans la zone lisse)
quelques larves néonates de Tipuln.
Le 19.VllI.1952 : environ 350 larves de Eudactylocladius par
4 dm 2 dans la zone lisse et 120 larves de Culicoides par 4 dm 2 dans la
zone rugueuse.
Mise, à sec en mars 1955. La dalle est déplacée de façon à ce que
la surface du substrat du gîte madicole soit récurrente et forme avec la
verticale un angle de 7 Mise en eau le 15.VI 1.1955.
Le 51.VII.1955. - Nombreuses larves et nymphes de Culicoides
Dieuzeidei.
Le 50.X.195S. — Rares larves de Chironomidae — assez nom¬
breuses larves de Culicoides Dieuzeidei — nombreuses larves d’Afri-
cbapogon Irifascialus v. alyiriens.
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE III.
LA COMPOSITION DE LA FLORE MADICOLE.
Dans presque tous les gîtes madicolcs mentionnés dans ce travail,
des échantillons d'Algues et de Brvophytes ont été prélevés, mais
l’étude de plusieurs d'entre eux n’est pas encore achevée. Il m’a paru
toutefois utile de donner une liste de toutes les espèces identifiées jus¬
qu’ici dans l’ensemble des échantillons examines. J’ai indu dans cette
liste les noms des Diatomées des gîtes 4î) à 54, qui ne figurent pas dans
les documents à la fin de ce travail.
Pour chaque espèce végétale, je mentionnerai les régions (France :
F Corse : C Algérie : A Maroc : M Sahara : S) et par région
le nombre des gîtes où des représentants de cette espèce ont été trou¬
vés.
Diatoméiss.
Melosira ambigna (Crun.) (). M. : I A M. nrennrin Moore :
5 A 1 M .1/. grannlnln (Ehr.) Rails. :1F 4 A 1 M — 1 S
M. grannlnln v. nngnstissima Miill. : 1 A M. granulata fo. tubn-
losa Mang. : I S M. italien (Ehr.) Kiitz. : I A M. Uoesennn Rabli. :
fi F 2 A I M M. nnritms C. A. Ag. : 1 F Steplmnodiscus
nstrnea (Ehr.) (irun. :1F 1 A 2 M I S S. dnbius (Fricke)
Hust. : 1 S Tetrncgclus rnpeslris (A. Br.) Grun. : fi F 1 C —
Meridion circnlnre Agardh :8F 4 A I M — Dinlomn elongnlnm
Ag. v. minor Grun : I A I). elongnlnm v. tennis (Agardh) Kütz. :
1 F I). hiemale (Lynghye) Heibcrg : 2 F I A /). hiemale v.
mesodon (Ehr.) Grun. : fi F 1 C. 2 A 5 M I). vnlgnre Borv :
2 M I). vnlgnre v. cnpilnlnln Grun. : I F /). vnlgnre v. productn
Grun. : 2 A IM Denlicnln elegnns Kiitz. :2F I C. 8 A
4 M /). tennis Kiitz. : 5 F 2 M I). tennis v. crnssnln (Nag.) Hust.:
1 h' IC. IA I M I). tennis v. frigidn (Kiitz.) Grun. : fi F I).
thermalis Kiitz. : I M Frngilnrin nlpestris Krasske :1F I-\ brevi-
slrintn Grun. : fi F F. brevistrintn v. inflntn (Pant.) Hust. : fi F F.
gmcillimn Mayer : I M F. pinnntn Ehr. : 4 F F. pinnnla v. Inneet-
tula (Schumann) Hust. : 1 A 1 M /•'. nngerinnn Grun. : 1 F
nedrn tiens Kiitz. : I F .S. tiens v. niiipliirhijnclins (Ehr.) Grun. : 1 F
— S. timphieephaln Kiitz. :2F S. nmphieephnla v. nnstriacn Grun. :
Source : MNHN, Paris
HKCIIKHCIIKS Sl’H I.A l'AFNK MADICOI.K.
•"> K S. tschirchiana O. M. : I S .S. ulnn (Nil/sch.) Ehr. '• 4 K 1 C
12 A S. ulna v. amphirhgnchus (Ehr.) (irun. : 2F 1 A N.
ulna v. oxgrhgnchus Kiilz. :7F 3 A 1 S .S. Vuucheriae Kiilz. :
1 C- 1 A — Eunotia meus Ehr. : 8 F E. areas v. fallu, v Hust. : 3 F
2 A — 1 M - /•;. dindon Ehr. : IF E. flexuosa Kiitz. : 1 C
E. lunaris (Ehr.) Grun. : 1 M E. pectinalis (Kiilz.) Rabh. v. minur
(Kiitz.) Rabh. fo. impressa Ehr. : 1 C — E. praerupta Ehr. :2F
E. sudeticn (O. Müll.) Hust. : 1 G Cocconcis disculus Schum. : 1 F
— C. pediculns Ehr. : 2 F — (> A IM - C. placentula Ehr. : 3 F
I M C. place ulula v. eugli/pta (Ehr.) Cl. : 1 C 11 A Ach-
nanthes affinis Grun. : 3 F 1 A — .4. brevipes Ag. v. intermedia
(Kiitz.) Cl. : 2 A .1. brgophila B. Petersen : 4 F ■— A. Clevei Grun. :
I F — .4. Clevei v. rosi rata Hust. : 2 A — .4. coarctaca Bréb. : 2 A —
1 M .4. coarctala v. intermedia Krasske : 1 A A. exilis Kiitz. :
1 F — .4. (Eucocconeis) flexella (Kiitz.) Grun. :7F 4M — .4. Kolbei
fo. densestriata Manguin : 1 A — A. lanceolata Bréb. :4F — 1 C. —
8 A — 2 M — .4. lanceolata v. elliptica Cl. : 2 A 1 M — A. lanceo¬
lata v. rostrata Hust. : 1 F — .4. lapponica Hust. :1F — 1 M —
,4. linearis Sm. : 4 F - 3 M — .4. linearis v. pnsilla Grun. : 1 F
A. microcephala Kiitz. : 4 F — 1 C — 1 M .4. minutissima Kiitz. :
7 F -— 2 C — 4 A - 1 M — IS A. minutissima v. crgptocephala
Grun. : 7 F — 2 C — 16 A 1 M —-A. trinodis Arnott :3F — 2 A
— 2 M Rhoicosphenia carmin (Kiitz.) Grun. : 4 A 1 M Maslo-
gloia elliptica v. dansci Tlnv. : 2 A 1 S .1/. Gr avili ci W. Sm. :
2 F .1/. Smithii Thw. : 1 S .1/. Smitbii v. amphicephala Grun. :
1 F M. Smithii v. lacuslris Grun. :2F 3 A 1 S — Diploncis
elliptica (Kiitz.) Cl. :2F- I C 3 A 4 M /). oculata (Bréb.)
El. : 5 A 1 M I). uvalis (Hilsc) Cl. : 12 F 4 A 2 M 1 S
I). » va lis v. oblongella (Naeg.) Cl. : 3 F 2 A I). Peler-
seni Hust. :1F Amphipleura pellucida Kiilz. :1F IA
Eruslulia rhomboïdes (Ehr.) de Toni : 1 C 1 A F.. rhom¬
boïdes v. amphipleuroides Grun. : 1 A — F. rhomboïdes v.
saxonica (Rabh.) de Toni : 1 C — F. rhomboïdes v. saxonica fo. iindu-
lata Hust. : 1 C F. vulgaris Thwaites :1F - 8 A — Stauroneis
anceps Ehr. fo. linearis (Ehr.) Cl. :1F »S. obtusa Lagerst. :1F —
S. obtusa v. lapponica Hust. :1F — Ggrosigma aenminatum (Kiitz.)
Rabh. : 2 A G. seul proides (Rabh.) Cl. : 1 A G. Spenceri (W. Sm.)
Cl. : 1 A — Galoneis aequatorialis Hust. : 1 A — G. alpestris (Grun.)
Cl. :8F 1 A 2 M 1 S C. bacillum (Grun.) Mereschowsky :
4 F 1 C (> A - 2 M C. bacillum v. fonlinalis Grun. :2F-
2 A 1 M C. Clevei (Lagsl.) Cleve :1F 2 A I S C. latius-
cula (Kütz.) Cl. :1F C. Schumanniana (Grun.i Cl. : 1 F C. Schu-
manniana v. biconstricta Grun. : 1 M — C. silicula Klz. : 2 A IM
- Pinnularia borcalis Ehr. :2F— P. esox Ehr. :1F — 1 M-
P. gracillima Grog. : 5 F — 1 A — 1 M — P. graciloides Hust. : 1 S
P. inierrupta W. Sm. :1F — P. interrupta fo. minutissima Hustedt :
1 F — Pinnularia lata (Bréb.) W. Sm. fo. thuringiaca (Rabh.) A.
Mayer : 1 F — P. leptosoma Grun. : 1 S — P. microstauron (Ehr.) Cl. :
Source : MNHN, Paris
F. VA II.KANT.
32
1 A - P. microslmiron v. ttrebissuni (Kiitz.) Husl. : I A P. nudosa
Ehr. P. Hntlncri Husl. : I S P. slomatophora Grun. : 1 C 1 M
P. snbcapitata Greg. v. Ililseana l.liiniscli.i O. M. : I F P. subso-
Inris (Grun.) Cleve : I F P. niridis (Nil/.) Ehr. : I A P. niridis v.
rupestris (Hantz.) Gl. :1F I M P. niridis v. sudelica (Hilse)
Husl. : I F Anomoeoneis exilis (Iviilz.) Cl. :3F IC — 2 A —
1 M A. exilis v. lanceolata Mayer : 3 A .1. serions (Bréb.) Cl.
1 M A. serions v. brnchysirn (Bréb.) Husl. : 1 C 1 M A. serions
v. brachijsiro fo. tbermolis (Grun.) Husl. :1F 1 C — 3 M - A.
sphnerophoro (Kiitz.) Pfitzner : I A A. zellensis (Grun.) Cl. v. lineoris
Husl. :1F Xooiciiln binodis Ehr. : 1 A .V. bryophiln B. Petersen :
4 F 2 M .V. Cii ri Ehr. : 3 A IM N. Cori v. lineoris Oslr.
1 C — A', cincla (Ehr.) Kiitz. :1F 1 A — N. cinclo v. Henfleri
Grun. : 1 h - 2 A A', contenta Grun. : 3 F A', contenta v. biceps
Arnott :4F 1 A .V. ergplacephnla Kiitz. : 6 F -- 8 A — 1 M -
.V. cryptoccphidn v. intermedia Grun. :5F 5 A 2 M — N. cryp-
tocepholo v. neneto (Kiitz.) Grun. : 5 F — 8 A I M A’, cuspidata
Ktz. v. ambiyita (Ehr.» Cl. : 1 A .V. digiloradiata (Grég.) A. Schmidt :
1 A — I S .V. disjoncta Husl. : I F .Y. faloisiensis Grun. : 1 A
,V. faloisiensis v. lanceola Grun. : I A A’, yastrum Ehr. : 1 M -—
A', gibbnla CI. ( .V. terrestris B. Petersen) : 2 A A. gracilis Ehr.
2 F 11 A 1 M .V. graciloides A. Mayer : 1 A — .V. Grunnei
Krasske : 1 A .V. Krasskei Husl. : I A — A', la et a A. Mayer : 1 M
A', menisculns Schumann : 2 F 4 A A', microcephala Grun. :
1 F .V. mini ma Grun. : I F 3 A A', minima v. atomoides
(Grun.) Cl. :1F IA .V. / ni mise nia Grun. : 1 F 2 A A', mu-
lica Kiitz. :2F 2 A .V. ma tien v. Cohnii (Hilse) Grun. :2F —
3 A — .V. mntica v. nioalis (Ehr.) Husl. : 1 A A’, pellicnlosn (Bréb.)
Hilse : 4 A V. perpnsilln Grun. : 8 F A'. Peterseni (B. Peters.)
Hust. : I F .V psendosentiformis Husl. : 1 F A", pnpnla Kiitz. :
I A A', pnpnla v. elliplica Husl. : I A A', pnpnla v. rectangnlaris
(Grcg.) Grun. : I M .Y. pygmaea Kiitz. : I A IM Y. radiosa
Kiitz. : I F 8 A I M .Y. rliynchocephnla Kiitz. : 1 C 2 A
A'. Schroederi Meister : I A Y. seminnlnm Grun. :3F IA
A', simplex Krasske : I F 2 A Y. sohrensis Krasske : I M
.Y. snbhamnlata Grun. : I I 1 ’ .Y. snecnrnm Carlsen : 1 A Y. tnscnla
(Ehr.) Grun. : 1 A Y. niridnla Kiitz. : 4 A A’, niridnla v. slesni-
censis (Grun.) Clcvc : 3 A Gomphonema aenminatnm Ehr. : 1 A
- G. nngnstatnm (Kiitz.) Rabh. : 1 M G. angnstatnm v. producta
Grun. : 1 A G. Clevei l'rickc : I A G. constrictnm Ehr. : 3 F -
I C. IA G. gracile Ehr. : 4 F 2 C. 1 A IM G. gracile
v. an ri ta (A. Braun.) Cl. : 3 A G. intricatum Kiitz. :1F IA —
I M G. intricatum v. diclwtoma (Kiitz.) Grun. : I F G. intricatum
v. pnmila Grun. : il F 4 A 3 M G. intricatum x.nibrio (Ehr.i
Cl. : 1 F G. lanceolalnm Ehr. : 5 F 2 A IM G. lanceolatnm
v. acntinscnla O. M. : I S G. lanceolalnm x.insignis (Grég.) Cl.
1 F — G. lonyipes Ehr. v. snbclaoatn Grun. :1F G. longipes
v. nwntana (Schuni.i Cl. In. snecisa Grun. : I F G. olivacenm
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR I.A FAUNE MAIHCOI.K. 33
(Lyngbye) Kiitz. : Il A <!. parvalu m (Kiilz.) Grun. :7F 1 C —
10 A IM I S C. parnulum v. micropus (Kiitz.) Cl. : 3 F
I C 8 A 3 M (l. Icnellum Klz. : 2 A (I. lergestinum (Grun.)
Frickc : 3 A Amphora monta na Krasske : 2 A A. Normanni
Rabh. : 2 A A. onnlis Kiilz. : 3 A .1. ovalis v. hjbicn (Ehr.) Cl. :
1 A — A. ovalis v. pediculus Kiilz. : 3 F — IC — 8 A — 1 M —
A. ovalis v. pcnticulus Kiilz.: 2 A - .1. vendu Kiilz.: 3 A 1 M - Ci/m-
bella aegnalis W. Smith : G F 2 M C.affinis Kiilz. : 7 F — 1 C
10 A — 5 M — C. alpina (Irun. :8 F' I S C. amphicephala Naeg. :
1 M — C. aspera (Ehr.) Cl. : I F' IA C. austriacn (irun. :5F —
2 A — 2 M - C. Rrebmii Husl. : 1 M C. Cesatii (Rabh.) (irun. :
7 F’ — I C — 2 A C. cymbiformis (Kiilz.) v. Heurck. :2 F' — 4 A —
3 M - C. cistula (Homprich) (irun. : I M C. (lelicatulu Kiitz. : 8 F'
— 5 A — 4 M 1 S — C. fonticola Flusl. : 2 C — 1 A — C. gracilis
(Rabh.) Cl. : 1 F — 1 C - I M C. helvelica Kiitz. : 5 A — C. Hus-
tedtii Krasske :3 F' — C. hybrida (irun. :1F — C. laevis Naegeli :
8 F' — 1 M — C. leptoceros (Ehr.) (irun. : 1 F — C. leptoceros v. lap-
ponica Hust. :1F C. microcephala (irun. :11F- 2 C — 10 A -
ô M — C. microcephala v. r obus ta Flusl. :0 F' 4 A 1 S — C. nor¬
végien Grun. :1F C. parva (W. Sin.) Cl. :4F 1 A — 2 M —
C. perpusilla A. Cl. : 2 A C. proslraia (Berkeley) Cl. :1F — 1 C —
0 A - 1 M — C. Rullneri Flusl. : 2 A C. Ruttneri v. obtusa Husl. :
1 A — C. similis Krasske : I F’ C. sinnala Greg. : 1 F' — 1 A -
C. tumidula Grun. : 1 F' C. lurgida (Greg.) CI. : 1 C — C. tnrgi-
<iula Grun. : I A 1 M C. venlricosa Kiitz. : 3 F 1 C - 1 A
I M C. uentricosa v. lu nu la Meister : I F’ - Epithemia argus Kiilz. :
3 1’ — E. argus v. alpeslris Grun. : 3 F I C - K. argus v. longi-
cornis Grun. : 3 A K. Mnelleri Fricke : 3 F — 2 A 2 M
E. lurgida (Ehr.) Külz. : 1 M /•;. zébra (Ehr.) Kiitz. : I C — 1 M —
E. zébra v. saxonica < Kiitz.) Grun. : 4 F Rhopalodia gibba (Ehr.)
O. Millier :3F I A I M R. gibba v. venlricosa (Ehr.) Hust. :
1 F' 3 A R. gibberula (Ehr.) O. Millier : 2 A I M — 1 S —
R. gibberula v. prodneta Grun. : I S R. gibberula v. rupestris (W.
Sin.) O. M. : I S - R. para Ile la (Grun.) O. M. : 10 F - 2 M — Cera-
toneis tire us Kiitz. : 3 F' 1 G 2 M C. arcus v. amphioxys Rbh. :
1 F' — 1 M C. arcus v. linearis Hohn. :1F Xitzschia amphibia
Grun.: (W 1 C — 2 A— .V. anguslala (W. Sin.) Grun. v. acuta Grun.:
1 F' X. apiculata (Greg.) Grun.: I A X. commuais Rabh. :1F’ 8
A 1 M - X. denlicula Grun. : 0 F 1 A 1 S .V. denticula v. l)o-
lognei Grun. : I F' I M .V. dissipa ta (Kiitz.) Grun. : 2 A
V. fonticola Grun. :3F IA .V. frustulum (Kiitz.) Grun. :2I'
5 A - 2 M ,Y. frustulum v. perminuta Grun. : 1 A — .V. frustulum
v. perpusilla (Rabh.) Grun. : 2 A 1 M .Y. Hantzschiana Rabh. :
2 F’ IA X. hungarica Grun. : 3 A .Y. hybrida Grun. : 1 A
X. Kutzingiana Hilse : I F' 4 A .Y. linearis W. Smith : 7 F'
13 A - 3 M — X. palea (Kiitz). W. Sm. :1F — 1 C — 6 A — N. palea
v. exilis Grun. : 1 F' — .Y. romana Grun. : 1 C 1 A — X. Tryblionella
Hantzsch. v. debilis (Arnott) A. Mayer : 1 F .Y. Tryblionella v. levi-
Source : MNHN, Paris
!■'. V.MI.I.AN T
densis (W. Sm.i (îriiii. : I A .V. Tryblionclla v. nictoriae Grun.
IA— X. ai traça Norman : .'i A I M .Y. nitraea v. hibernica (Ehr.)
Grun. : 1 A Hantzschia amphioxys (Ehr.) (irun. : H A 1 M
H. nmphioxi/s v. en pi ta la <). Millier :1F 2 A H. amphioxys
v. major (Irun. : 2 A IM II. fenestraln Husl. : 2 A H. mon-
tana Krasske : 1 A Gyntaloplenra clliptica (Bréh.) W. Sni. : 5 A
('■ soleil (Breh.) W. Sm. : I F Siriirrlla angnstata Kiilz. :1F-
5 A S. oixilis Bréb. : 12 A 1 M S. ouata Kütz. v. pinnata W
Sm. : 4 A .S, spiralis Kiilz. :1F I A Gampylodiscus noriens
v. Iiiberniea (Ehr.) (Irun. : 3 A.
MyXOI'HVCKKS.
Microcystis aeruginosa Kiilz. : I F .1/. pulnerea (Wood) Forti :
1 A - Glaucocyslis noslochinearnm I tzigs :1F 1 C — Aphano-
capsa biformis A. Br. : 2 C. 3 A IM .1. fonticola Hansg. :
2 C. 2 A .1. mnscicola (Menegli.) Wille : 3 A I M Aphano-
thece microscopica Naeg. : I (1 A. microspora (Mencgh.) Rabenh. :
1 S (iloeocapsa compacta Kiilz. : I C. (i. decorlicnns (A. Br.)
P. Richl. : 1 A (1. dcrmochroa Naeg. : I C (!. Kutzingiana Naeg. :
IC.- IA 3 M (î. montana Kiilz. :2F IC. 4 A — 4 M —
1 S — C. pu ne ta ta Naeg. : I S (S. rnpestris Kiilz. : 1 C 2 A -
(i. ru picola Kiilz. : 1 C. Cloeothece Goeppertiana (Hilse) Forti :
IC 1 S V.hroococcus minutas (Kiilz.) Naeg. : 1 A 1 M
C. pallidus Naegeli :1F G. turgidus (Kiilz.) Naeg. :3F 2 C
1 A 2 M C. Tnricensis (Naeg. 1 ) Hansg. : I C IA 3 M -
Merismopedia glauca (Ehrenb.) Naeg. : I A M. punctata Meyen :
3 A M. tennissima Lemiii. : I A Entophgsulis samoensis Wille :
I A Ghlorogloea microcystoides (Jcill. : 1 C. 2 A Xenococcus
Kerneri Hansg. : 2 A Dcrmocarpa t'iahaultii Sauv. : 1 A Sco-
pulonema minus (Hansg.) Geitl. 2 A Stigoncma mamillosum
(Lvngbye) Ag. : 1 C. .S. minutant (Ag.) Massai. : I C Scytonema
crispnm (Ag.) Boni. : 1 A S. obscurum Hansg. : 1 C Pelalonema
alatum Berk : 1 M P. innolvens (A. Br.) Migula : I C Tolypothrix
distorta Kütz. v. penicillata (Ag.) Leinm : 1 C Ptcctoncma algeriense
Behre : 2 A IM P. radiosum (Schiederm.) Goniont : I A —
Homoeothrix bnlearica (Boni, el Flah.) Lenim. :1F 1 A — Calo-
thrix Braunii Boni, el Flah. : I C G. marchica Lenini. : 1 C.
G. parietina Thurel : I C 2 A G. parictina v. a(ricana Gom.
1 M Dichothrix compacta Boni, cl Flah. : I C /). gypsophila
(Kütz.) Boni, el Flah. : I C, I). Orsiniana Boni, cl Flah. v. africaini :
I M Anabaena thcrmalis Youk. : I C Xostoc V aillant i Behre :
IA -Y. nerrneosum Vauch. : I A Microcoleus sociatus West cl
West : 2 A M. sociatus v. tennis Behre : 1 A M. vaginatus
(Vauch.) Gom. : 1 A — Schizothrix affinis Lcmm. v. cpilithica Ërceg. :
1 C — 1 M -S’, arenaria (Berk.) Gom. : I C — S. calcicola (Ag.)
Gom. : 1 F — 2 A — I M .S. cuspidata W. el W. : 1 M — S. lardacea
(C.os.) Gom. : I C. IA l.yngbya aerngineo-coernlca (Kiilz.) Gom.: 1
Source : MNHN, Paris
RECHKRCHES SI’R I.A FAl’NK MADICOI.K. .'{T»
C I A 3 M /.. Digueli (loin. (?) : I A !.. di.slinclu (Nordsi.)
Schmidle : 1 M - !.. epinhylica Hieron : I C Plwrmidium ungustis-
simnm West cl Wcsl : 1 (/ IA IM P. aiiluiimnle < A^.l Gom.: 3
A I M — P. Curium Goni.: I F P. foueolarum Gom. : I A P.lu-
ridum (Kütz.) Gom. : (1 0 GA IM P. Relzii (Ag.) Gom. : 1 A
P. subfuscum Kütz. : I A P. tenue (Menegh.) Gom. : 1 A — Borzia
triloculnris Cohn. :1F I (’. Oscillatorin animnlis Ag. : I A - -
O. formosu Bory : 1 A - O. li mo.su Ag. : 1 A.
Ou i.orophycées.
Spiroggra cf. decimunu (Midi.) Kütz. Czurda : 1 A S. Lagcr-
beimii Witlr. : I M S. par nul a (Trans.) Czurda :1F S. varions
(Hass.) Kütz. :1F Muugeotia bicalgpirata Wittrock : 1 M —
M. paroula Hass. : I C — Cladophora glomerata (LA Kiitz. : 3 F
1 C — 4 A — Rbizoclonium hieroglgphicum (Agardh) Kütz. :1F
3 A — Vaucheria geminata De Candollc : 1 A — Pediastrum Borya-
num (Turpin) Menegh. :1F IC P. integrum Naeg. :3F —
1 M P. integrum fo. granulata Racib : 1 A —- Oocysti.s rupestris
Kirch. : I F 2 M O. solitnria Witlr.: 2 F 1 C — 1 A Scenedes-
mus bijugata (Turpin - ) Lagerhehn : I F S. guadricauda (Turpin)
Bréb.:l F — Geminella interrupta Turpin : 1 A — Closterium acutum
(Lung.) Bréb. v. variabile (Leimn.) Krieger : 1 F — C. Ehrenbergi
Menegh. v. podolicum Guhv. : 1 A C. lanceolatum Kütz. : 1 A —
C. lanceolatum v. parvum West et West : 1 A C. littorale
Gay v. crassum W. et W. : I A C. moniliferum (Bory) Ehrh. :
1 A (.. parvulum Naeg :1F 1 C Cn.smarium anceps
I-und. : I F C. attenuatum Bréb. : I M - C. Botrytis Me¬
negh. : 2 F C. codâtum Ralfs. v. spectabile (De Not.) Nordst. : 1 C
C. costatum Nordsl. : IM C. crenalum Ralfs. :3 F — 1 C —
- M — C. crenatum v. Boldtiana (Gutw.) West : 1 C — C. cucurbiti-
num (Biss.) Lütk. v. minor W. et W. : 1 F l C — C. didymochon-
drum Nordst. : 2 F I M C. furcalo.spermum W. et W. : 1 C —
C. granatum Bréb. : 1 M — C. Hammeri Reinsch. v. homalodermum
(Nordst.) West. : I M - C. bolmien.se Lund. : 2 M — C. holmiense
v. integrum Lund. :3F 1 M C. bornavanen.se Gutw. :2F —
2 M — C. impressulum Elfv. : 3 F — C. loeve Rabenh. :7F 2 C —
3 A 2 M C. Lundelli Delp. v. ellipticum West :1F - 1 C —
C. margarilalum Lund. : 1 M C. Mencghinii Bréb. :1F C. mi¬
nimum W. et W. : I C. C. monoebondrum Nordst. : 1 C — C. ochto-
dc.s Nordst. : I M C. plicatum Reinsch. : 1 C IM C. psetidn-
pyramidatum Lund. v. minor Nordsl. :1F C. punctulatum Bréb. :
I F — C. pygmacum Arch. : 1 C C. specio.sum Lund. : G F — C.
sportella Bréb. :4F — 2 C. C. .suberenatum Hantzsch. : 2 M —
C. .subguadratum Nordst. :3F 1 M — C. tetraophtalmum Bréb. :
G F — 4 A — C. vexatum West :1F 1 C 2 A — Cylindrocystis.
cras.su De Bary : 1 F — Xetrium digitus (Ehrb.) ttzigs et Rothe :
Source : MNHN, Paris
T. VAILLANT.
.'i6
1 F 1 <• Staiirastrum capitulant Brcb. : I (', .S. Meriani Reinscb.
2 F S. pnnctiilatum Brcb.: I (’. Telmemorns loeuix ( Kiilz.) Ralfs. :
I C.
Riionoim ycéi:s.
Asterocystis smaraydina Reinsch. : 1 C I A.
('.HHYSOI'IIYCEKS.
Hydru ru s foelidus Kirchner : 1 F.
Hépatiques.
Marchantia pnleaccn Berl. : I F M. pohjmorpha L. : I F — IA
Porella plalyphyltn (L.) Lindb. :1F Preissia quadrilla (Scop.)
Nées. : 3 F Plagiochila axplenioides (L.) Dum. :1F — I.eiocoleu
turbinata (Rad.) Buch. : 1 A Conocephalum conicum (L.) Dum. :
2 F Pellia epiplu/lla (L.) f.da : 2 F P. Fabbrnniana Raddi : 3 F
1 A.
Mousses.
Lunuluriu cruciata (L.) Dum. : 3 A Funaria calceata v. patula
Br. eur. : 2 A - F. hygrometrica (L.) Sihlh. : 1 A Mniobryum albi-
cans (Wahl.) Limpr. : I F M. carnenm fl^.) Limpr. (= Webera
carnea Scli.) : 2 A Mnium rosi rat uni Schrad. :1F M. spinosuni
Schw. : I F .1/. nndulaliim (L.) Weis. : I F Rrijum affine (Bruch.)
Lindb. : I F H. argenleum I.. : 1 A li. caespiticiunx L. : 1 A -
H. gemmiparum de Nul. : I M II. murale Wils. : 1 F II. Inrbi-
nalnm (Hedw.) Sehwaegr. : 2 M II. nenlricosum Dicks. :3F
I M Craloneuron filicinum (L.) Rolb. :2F 3 A C. filicinum
ad. v. fallax : I A C. ylaucum (Ram.) Jens. :8 b' - 2 A — 1 M
<'.. ylaucum v. faientum (Brid.i Jens. :1F 1 M C. ylaucum
v. irrigutnm (Zelt. i Brolli. : 2 F Fncladium oerticillalum (L.) Br.
eur. :4 b' 7 A Didymodon F.hrenberyi v. alyeriae C. Midi. : 3 A
I). tophaceus (Brid.) Juratz. : 1 F I C. 3 A llrachylhecium
rivulare Br. eur. :4F 1 A 2 M Tortilla maryinata (Br. eur.)
Spr. : I A T. noroegica (Web. fil.) Wahlenb. :1F Philonotis
caespitosa Wils. : I M P. calcarea Schpr. : 3 F I ('. P. ca-
pillaris Lindb. : 1 F P. fontana (L.) Brid. : 1 F P. marchica
(Willd.) Brid. : I F I A Fissidens adiantaides (L.) Hedw. :1F-
F. crassipes Wils. 1 A Platghypnidiiim rnsciforme (Neck.)
Fleisch. :1F I C. I A Marsupdla ayuatica (Lindb.) SchITn :
1 C. Oxgrrlujnchium praelongum (Heedw.) Warnsl. :1F — O.
Swartzii (TurnJ Warnsl. : 2 A Riccardia pinyuis (L.) Gray :1F —
Drepanocladiiis intermedius (Lindb.) Warnsl. : à F Hgmenostglium
curuirostre (Ehr.) Lindb. :2F - 3 M Trichostomum crispulum
Bruch. : 2 F Campylium hispidulum v. Snmmerfeltii (Mvr.) Lindb. :
1 F slellalum (Schreb.) Lang, el ('.. .1. ; 1 F Gymnostomnm
Source : MNHN, Paris
H IîCHRH CH ES St'li I.A PAl'XK MADICOI.K.
rupestre Schleich. : I F Blindin aculti Br. eur. :1F AmbUjste-
gium compactum Aust. : I M — Hggroamblgstegium fluviatite (Svv.)
Loeske :1F— Thamnium alopeeurum (L.) Br. eur. :1F Plagio-
thecium silnaticnm (Huds.) Br. eur. : 2 F.
La présente étude est d’ordre purement zoologique. Aussi les végé¬
taux n’y sont-ils considérés que dans leurs rapports avec les animaux.
Je me bornerai donc à quelques remarques au sujet de la flore madi-
cole.
La plupart des Algues qui se développent dans l’habitat madicole
appartiennent à des espèces plus ou moins uhiquistes et on les retrouve
dans d’autres habitats.
Les unes sont exclusivement aquatiques. Parmi elles, beaucoup
sont fluicoles ; d’autres, moins aérophilcs, peuvent prospérer aussi
dans les pièces d’eau stagnante.
A côté des Algues madicoles exclusivement aquatiques, on en
trouve d’autres dont l'aire écologique est particulièrement étendue
dans le domaine terrestre. Ainsi, selon K. Bkiihk, une bonne partie
des espèces du genre Gloeocapsa (Myxophycées), dont des exemplaires
ont été trouvés dans l'habitat madicole, se développent habituellement
sur des rochers secs, mais prospèrent plus particulièrement sur les
rochers suintants.
La plupart des espèces de Bryophytes citées dans la liste précé¬
dente sont localisées presque uniquement dans les gîtes madicoles.
hiles ne supportent ni un dessèchement complet de leur substrat, ni
une immersion prolongée dans une épaisse nappe d’eau, ni un cou-
ranl violent.
Toutefois les Mousses Enclrnliiim verticillatuin, Lunularia crucia-
In. Funaria calcenta v. put nia, Mniobryum carneum, Amblysteginm
compactum el l’Hépalique Leiocolea turbina ta font exception. Elles
supportent un dessèchement de leur substrat pendant plusieurs mois
consécutifs. Les Mousses Bryum cnespiticium et Tortilla marginata
sont encore plus résistantes à la sécheresse ; elles se développent sur la
terre ou sur les rochers liés légèrement humides et on ne les trouve
que dans les gîtes madicoles temporaires.
A l’inverse des précédentes, les Mousses Cratonenron filicinum,
glaucum el surtout Platijlu/pniitinni rusciforme et Brachijthecium
rivnlare supportent une immersion de plusieurs semaines consécutives
el un courant assez violent. Les Mousses des deux dernières de ces
espèces sont assez rarement madicoles et généralement fluicoles ; elles
vivent sur les pierres des lorrents.
Source : MNHN, Paris
!•’. VAILLANT.
chapitre iv.
LA COMPOSITION DE LA FAUNE MADICOLE.
Après avoir donné line liste dans laquelle seront réunies toutes les
espèces trouvées dans les faites madicoles étudiés, j’indiquerai les pro¬
portions des nombres d’espèces appartenant aux différents groupes
d’animaux dans l’ensemble de cette population, pour pouvoir la com¬
parer à celle d'autres habitats aquatiques.
J’essayerai ensuite de classer les espèces récoltées suivant leur
plus ou moins grande fidélité à l'habitat madicolc.
Enfin, dans la dernière partie de ce chapitre, je mettrai en paral¬
lèle, au point de vue quantitatif, les populations des différents gîtes
étudiés.
I. — Composition qualitative de la faune madicole.
Dans cette liste ne figurent ni les Protozoaires, si ce n’est les Thé-
cameebicns, ni les Rotifèrcs. ('.es derniers sont d’ailleurs peu abondants
dans l'habitat madicole et leur rôle doit être insignifiant dans l’écono¬
mie des biocénoses.
Les Diptères Simuliidae, ainsi que les Diptères Psychodidae du
genre Psychoda n’ont pas été déterminés spécifiquement. Je me réserve
de combler plus tard cette lacune.
Pour.chaque espèce, je mentionnerai les régions (France : F
Corse : C Algérie : A Maroc : M Sahara : S), et par région le
nombre des gîtes où des représentants de cette espèce ont été trouvés.
Ces' indications permettront dans une certaine mesure de connaître ù
quel point l’espèce esl commune dans l'habitat madicole el donne¬
ront une idée de sa répartition dans le territoire prospecté.
Rhizopodks.
Microcorycia fia vu (Greeff) Gockcrell : 2 A Arcella nrenaria
Greeff : 2 A -A. rolundala Play fer v. nplanala Dell. : I A — Difflu-
qia oblonya Ehrenb. :1F — Centropyxis aculeata Stein :1b’ — 3 A
IM I S — aerophila Dell. :4F IA 2 M - C. aero philo
v. sylvatica Dell. : I S C. rassis (Wallich) Dell. :3F-— 1 C
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A FAUNE MADICOLE.
cassis v. spinifera (Playfer) Défi. : 1 A — C. conslricta (Ehrenb.)
Pénard : 1 A C. ecorneis Ehrenb. : 1 A - C. Kahli Défi. :1F — 2 A
- C. loevigata Pénard : 1 A C. marsupiformis (Wall.) Défi. : 1 A
platysloma (Pénard) Défi. : 1 M —- Paraqundrnla irregitlaris
(Archer) Dell. :1F — 2 A — 5 M .Y ebela dcutistoma Pénard : 1 F
1 M .Y. symelrica Wallicb :1F 1 C 3 M — Y. tubulala
Brown : 1 M — Heleoptera petricola Leidy : 3 F — 1 M — Hyalos-
phoenia elcgans Leidy : 2 F Euglypba ciliala (Ehrenb.) Leidy :
1 F — 1 A /•’. denticnlata Brown :1F 1 A /•'. loevis (Ehrenb.)
Perly :4F <» A I M E. tubercnlata Duj. : 1 S Tracheleu-
glyplia dentala (Pénard) Dell. : 3 F 3 A — Trinema anchelys
(Ehrenb.) Leidy :3F 1 C, I A T. complanatam Pénard : 1 C
- T. lineare Pénard :2F 1 A C.yphnderia ampulla (Ehrenb.)
Leidy :1F -IC 1 A.
TURBKU.ARIÉS.
Crenobia alpina (Dana) : 1» F Dugesia gonocephala Dugès :
2 A Polycelis cornuta Johnson : 1 A - - Fonticola cf. vil ta Dugès :
2 A Vaillantiella algérien Luther : 2 A — Itynchodemns bilineatus
(Metcbnikov) : 1 F.
Ol.IGOCIlfeTF.S.
Eiseniella letraedrn Sav. :18 F 2 C — HA — (> M — Bimastus
tennis Eisen :3F 1 A Eisenia rosea Sav. :1F — Fisenia sp. :
1 A Luinbricus sp. : 1 F Dendrobuena (langlbaueri Posa v. annec-
tens Posa : 2 A I). siibrnbicanda Eisen :1F Allobophora cali-
ginasa Savigny fo. trapeznides Dug. : 1 A.
HlRI'DlKÉKK.
Herpobdella actacidata L. IA H. sp. :1F I A.
Hyiiuacariens.
Panisapsis ciiroifrnns (Waller) :7F 3 M P. Thnri (Walter) :
5 F 1 M — Panisus clypealatus (Maglio) : 7 F l A — Atractides
dentipalpis (Waller) : 1 A .1. ( Palymegapns) polyparas (Vietst :
1 A -A. naginalis Koenike : 1 F Lebertia depressostriata Vicls :
1 F L. giillntn Vicls : I F /.. lineata Thor :1F — L. (Psend<>-
lebertia) tuberosn (Thor) : 2 F l'eltria ( l'ellria) Menzeli Walter :
2 F 2 C IA- 2 M Attiras asscrcnlatns Walter :2F — Calu-
nyx rotandas (Waller) : 1 A C. sqnamosns (Walter) : 1 M — Lnnd-
bludia petrophila (Michael) : 1 F — 3 A - 3 M — L. petrophila v.
duplicata Viets : 2 C. Hydryphantes Handschini Walter : 1 A -
Sperebon clupeifer Piersig : 2 A — 2 M S. ( Hispidosperchon) plu-
mifer Thor : 1 M Dartia (Dartiella) longipora Walter : 1 A —
Manotnnia tegulata Viets : 1 A — Hydrouolzia cancellata Walter :
Source : MNHN, Paris
40
K. VAILLANT.
1 A 1 M //. oscensis Viels : 1 C Parlnunia Streinmanni Wal
ter :1F Thyopsis cancellata (Prolz.) : 1 F — 1 M Hygrobate
colliger Piersig : 1 M Torrenlicola lalinalnata Viols : 2 A 1 M
T. procerinalnala Viets : I F.
C.OPfcPODES.
Bryocamplus (Arclicocamptusi bryobates (Monard) : 2 F — II.
(.1.1 cuspidalus (Schineil) : I F 11. (A.) taccophilus (Kessler) : 2 F
II. (A.) rliaeliens (Schineil) : 1 M II. (A.) van Douwei (Kessler ) : 1 M
Bryocamplus {Bryocamplus) pyymaens (Sais) : 1) F 1 C - 15 A
1 M II. (B. i Xscbokkei (Schineil) : (1 F 2 C 2 M Ganlho
camptns slaphylirws (.1 urine) : 2 A Hypocamptus Brchmi (Douwe)
1 F Eucyclops scrrnlalas (Fischer) : 1 A Paracyclops fimbria-
Ins (Fischer) : 2 F.
ÜSTKACODES.
Erpelocypris djurdjurensis Vaillant : 1 A — IC. (laathieri Vail.
5 A IC. hyyropclricns Vail. : (1 F Prionocypris rupicolus Vail. :
2 A.
Ampiiipoi>i:s.
Gammarus Delebecquei Chcvr. et de Guerne :1F - G. pillez !..
:$ F 3 A ( 1 . Si muni Chcvr. : 5 A.
Pi.Æc.oPTÈnics.
iX cm tira ( Prolonemiira ) 'l'alboli Navas : I M Xrmnra (Prolonc
mura ) sj». : 2 A 1 M Nemnra sp. :4F —B A.
KPIHvMfcl<ES.
Baelis l. ycmcUns Eaton : 4 F .‘1 A B. biociilalus L. : 1 A
Garnis hogyariensis Grandi : I A.
Lim.nophii.idm-: : Haie su s sp. : 2 F Driisus maroccamis Vail¬
lant : 1 M I). sj.. : I F.
Skricostomatidak : Grunoecia irrorata (Curtis) : 2 F - Hrlicap-
sychc corsica Vaillant : I C Micrasema sp. :1F I C.
Mi.kakidai: : Beraca auresi Vaillant : 5 A B. aureomaryinala
Moselv : I C B. mourus (Curtis) : 3 F lirnodes articulons (Pio¬
let ) : î) F IC. nigroaurala Moscly : 2 C IC. vicina (Mac Lachlan) :
1 F.
Hvdhopsychidaiî : Hydropsijchc sj>. : 2 F 5 A.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A FAUNE MADICOLE.
Psy ch om y il) a e : Tinodes algirica Mac Lachlan : 16 A — 3 M —
T. nssimilis M. !.. : 3 F T. auréola (Zettcrsledt) :7F — T. madi-
cola Vaillant : I M — T. marnccana Vail. : 1 M — T. Zelleri M. L. :
7 F.
Philopotamidae : Wormaldia numidica Vaillant : 4 A — W. sp. :
6 F.
Rhyacophimdae : lihyacophila sp. : 7 A — Agapetus fuscus
Vaillant : I A .4. mimidicus Vail. : 3 A.
Hy’DROptimdak : Ptilocolepus granulalus (Pictet) :3F — Stac-
tobia algira Vail. : 9 A .S’, eatouielta Mac Lachlan :6F — S. furcata
Mosely : 1 C S. maculata Vail. : 7 A — S. megalallanlica Vail.
IM — N. Moselgi Kimmins :7F Hgdroptila djurdjurica Vail.
1 A — H. Mclachlani Klap. : 1 F 7 A //. Mclaehlani v. corsieanus
Mosely : 1 C — II. sp. : 3 F.
Coléoptères.
Gyrinidae : Aulonoggrus striatus F. : 1 A.
Hydrophilidae : lielopharus Milleri Kuw. : 1 A — II. oxggonus
Bedel : 2 M - //. viridicollis Stcph. : 5 A — 4M — Alractelophorus
glacialis Villa : 3 F — Octhebins auropallens Fairm. : 2 S — O. Bou-
nairei Guilleb. : 1 A -O. détritus Rey (= O. quadrifoveolatus Wollas-
lon) : 6 M — O. metallescens Rosir. :2F 3 C — 20 A — 4 M —
O. montanus Friv. :1F O. quadrifossulatus de Pey. : 1 A —
Hgdraena angustata Stiir. : 2 A II. Bensae Ganglb. : 1 F — H. palus-
tris Er. :1F — H. producla Muls. : 1 F II. sicula Kiesw. :1F-
Berosus stagnaticollis Charp. : 1 F Anacaena bipustulata Marsh. :
1 A .1. globulus Payk. :10 F IA .4. globulus v. elliptica Dev. :
2 C. Laccobius atrocephalus Reittcr : 2 S — L. gracilis Mots. : 1 A
I M !.. seutellaris Mots. : 18 F 18 A - 6 M - L. saitellaris
v. obscurus Dev. : 2 C — Coolostoma hispanicum Kust. : 1 F — 11 A
3 M Limnebius nitiduloides Baudi : 2 F !.. pilicauda Guilleb. :
20 A - L. truncatellus Thumb. : 2 F.
Dryopidae : Dryops auriculatus Pan/. :4F — Limnius kebir de
Pcycr. : 1 A — L. troglodytes Gyli. : 1 A Latelmis Mulleri Er. : 1 A
L. Surcou fi Pic : 1 A — Helmis Lntreillei Redcl :1F — 6 A —
//. nclulina v. atlantica Ail. : 2 M Hiatus nitens Midi. :2F — R.
uillosocostatus (Rciche) : 1 A.
Helodidae : Hgdraajphon australis Lind. : 2 A.
Dascii.lidai: : Eubria palustris Gerin. :3F — 1 C.
Hyménoptères.
Phygadeuon oariabilis Grav. : 1 F - P. sp. : 1 A — Hemiteles
sp. :1F — Alractides riparius Ruschka : 1 F.
Mémoires dc Muséu m. — Zoologie. 1. XI. i
Source : MNHN, Paris
42
I'. VAII.I.ANT.
Diptères.
Limoniioai: : Geranomyia caloplera Mik : <> F G. deserli Vail-
lant : 1 S G. obscurn Slrobl : •'! A 7 M Dicrannmyia goritien-
sis Mik :5F 8 A 2 M I). hygropelricn Vnil. : 1 F 8 A
4 M I). mi lis Meigen : Il F If. 5 A 11 M I). Slrobli
Pagasl : il F Seyuyella salinaria Vail. : I F .4 ni oc lui sp. :2F
Orimarga allenualn Walker : il F 8 A Taumasloplera calceala
Mik : 2 F llrlobia alyiricn Vail. I A Gonomyia forcipala Vail.
1 F G. lenella Meigen :1F 2 A Adelphomyia senilis Hal.
2 F — Limnophilo sp. : 1 F Grincent sp. : I F Tricyphona aure-
sinna Vail. : 1 A 7'. nccnllti Meigen : I F Dicrnnola alyiricn Vail. :
1 A I). allicola Vail. : I F I). lonyicatnla Vail. : I A />. snbtilis
Lnew : I F />. sp. :7F I A.
Tipi'I.idak : Tipnla (Acntipiila) maxima Poda : I F 7\ (f)reo-
myzn) Atlas Pierre : 1 M T. (O.i yoriziensis Slrobl :4F 2 A
2 M /'. (O.i Xielscni Mannheims’: 4 F T. (O.) rttfina Meigen :
5 F 3 A T. <().• subsignala I.ackchewitz : I F 7'. ( Tipnla i
meililerranea Laekchcwilz :2F 2 A T. (Yamalolipala) fitlvi-
pennis Deg. : I F T. (Y) latcrnlis Meigen :11F 18 A Dolichn-
peza alyira Vaillant : 4 A I). Iiispanica Mannheims : 1 F.
M vcktoph ii.i DA K : Sciant arniata Vail. : I F S. Iiyyropelrica
Vail. : 5 A - .S. sp. : 2 F.
CECinoMYiDAi-: : Hammamyia muscicola Vail. : 1 A Porricondyla
sp. : 1 F.
Simuuidai: : Sinwliiim sp. : (1 F I C — i) A.
Ckhatoi'Ogonidai; : Forci pont y ia arvernensis Vail. :1F F. dja-
netica Vail. : 1 S F. lonyicaitdala Vail. : I F F. sp. : I F Atri-
chopogon alveolnlus Nielsen : 5 F .1. deserli Vail. : 1 S A. lati-
pygtts Vail. : I (’. 1 A .1. Irifascialns Kiefl'er : 8 F .1. trifas-
ciatus v. tilyirictts Vail. : 4 A Dasyhelen alyiricn Vail. : 2 A /).
arvernensis Vail. : I F I). tljiinljnrica Vail. : I A />. (lava Vail. :
I A I). flavoscnlellata Zellersledl :8F IC. 18 A IM 1 S
/). madicola Vail. : I A. 2 M I). maroccana Vail. : 2 M I).
minuta Vail. : 8 F I 5 A I). obscara Vail. : 2 F I A -
l). salinaria Vail. : 1 F Helea ( Isohelea) babnrensis Vail. : I A
II. rnpicnla Vail. : I F Cttlicoides anresicns Vail. : I A G. Dieu-
zeidei Vail. ; 4 F 2 A G. djnrdjurensis Vail. : I A G. elnngnltis
Vail. : I A - G. yracilipes Vail. : 2 F 8 A G. niiinitiictis Vail.
1 A G. Ilemcenicns Vail. : I A Alliiaiidninya hygropelricn Vail. :
7 F I C 18 A I M .1. magna Vail. : f A -A. pallitla Vail. :
2 F Falpomyia allicola Vail. :2F F. bicolor Vail. : 1 A — F.
dissimilis Vail. : 5 F 1 C F. epltippittm Zellersledl :1F F.
fnsea Vail. :1F F. lucens Vail. : I A I M F. Ittccns v. pallida
Vail. : 2 A F. micropygia Vail. : 1 A F. pauciarmala Vail. : 1 F
P. pyymaea Vail. : 1 F F. rnpestris Vail. :8F — F. rnpicnla
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES Sl’R I.A FAUNE MADICOLE.
43
Vail. : 2 A — P. tenebriscosa Vail. : 3 A 1 M — Bezzia Berlandi
Vail. : 4 A — B. transfuga Staeg. : 1 F.
Chironomidae : Ablabesmyia binotata Wied. :3F — 1 A — .4.
sp. :4F — 2 A — Micropsectra lamellata Brundin : 1 A — M. sp. :
3 F — 4 A — 1 M — Gowiniella bavarica Thienemann : 12 F — 3 A
— G. sp. gr. acuta : 2 F Rheotanytarsus sp. : 2 M — Tamjtarsus
sp. :3F — Xeozavrelia improvisa Fittkau :1F — Metriocnemus
hygropetricus Kiefîer : 8 F — M. ter rester Pagast :1F — M. sp :
1F — 3 A — IM — Paraphaenocladins cuneatus (Edwards) :1F —
P. impensns Walkcr :7F- 6 A P. pseudirritus Strenzke : 1 F —
1 A — P. sp. : 8 F — 2 A Rheorthocladius Dorieri Goetghebuer :
3 F - R. frigidus Zell. : 1 A I M R. Vaillanti Thienemann : 1 A
— R■ sp. :1F Pseudorthocladius sp. : 1 A — Eudactylocladins
bipuncielhis Zell. : 8 F — 9 A — E. cf. hygropetricus :1F — E. sp. :
4 F 2 M — Paracricotopus niger Kieffer :7F — 1 C — 1 A — Tri-
chocladius sp. : 1 F - Cardincladius sp. : ! A — Dyscamptocladius
sp. gr. acuticornis :2F - I A /). dissipatus Edwards :1F — IA
- I). laminatus Brundin :1F— I). sp. : 2 F — Akiefferiella coerules-
cens Kieffer : 2 A Eukiefferiella bavarica Goetgh. :1F — E. calves-
cens Edwards : 1 F E. cyanea Thienemann : 1 A — E. sp. gr. longi-
calcar : 1 F - E. cf. minor Edw. ou montana Goetgh. : 1 M — E. sp. :
6 F — Limnophyes prolongaius Kieffer :7F — L. sp. I :5F -8 A
L. sp. II : 5 F — L. sp. III :1F L. sp. : 3 F — 2 A — Heptagyia
punctulatn Goetghebuer :3F - 1 A -IM-ff. sp. : 1 M — Diamesa
latitarsis Goetgh. :4F 3 M /). parva Edw. : 3 F — D. permacer
Walker :1F /). Steinboecki Goetgh. :2F — 3 M — D. Zernyi
Goetgh. :1F — /). sp. : 1 F — 1 A 2 M — Thienemaniella fnsea
Kieffer : 1 F — 2 A Corynonenra sp. : 1 F Protenthes vilipennis
Kieffer : 1 F Stempellina montivaga Goetgh. : 1 F.
Dixioai: : I)i.va djurdjurensis Vail. : 2 A — D. nubilipennis Cur-
tis :1F D. provincialis Vail. : 1 F ü. puberula Loew : 2 A —
/). sp. : 7 F - 3 A.
Thaumaeeidak : Thaumalea tdgira Vail. : 1 A — T. Bernardi
Vail. : 2 A — 8 M — T. Bezzii Edwards :1F — 7’. Freyi Edwards :
1 F T. galibierensis Vail. : 1 F — T. major Bezzi :3F — T. nigra
Loew : 1 F T. tarda Loew : 1 G T. testacea Ruthé :1F T.
Verralli Edwards :7F T. sp. : 1 S.
PsYCHODiDAE : Clytocerus occllaris (Meigcn) :1F Telmatosco-
pns ( Mormia ) limosus Vail. :2F 1 ('. 3 A — 2 M - T. (M.) tene-
bricosus Vail. : 7 A — 2 M T. (Panimerus) Thienemanni Vail.
1 A — T. ( Telmatoscopus ) decipiens (Eaton) :2F — Pericoma albi-
cans Vail. : 1 F — 1 C — P. alticola Vail. :1F — P. atra Vail. : 3 F
- 6 A — 8 M — P. barbarica Vail. : 7 A — 1 M — P. Berlrandi Vail. :
2 F — P. calcilega Feuerborn :2F P. crypta Vail. :8F — P. ( Ulo -
myid) fuliginosa (Meigen) :6F — P. longiseta Vail. :2F — P. Inci-
fnga Vail. : 4 F — P. magniseta Sarà :4F P. neglecta Eaton :1F —
Source : MNHN, Paris
41
I'. VAII.I.ANT.
P- nobila Meigen : I F P. nomidica Vail. : 14 A I M P. pi lo¬
in ria Tonnoir : 2 F P. poli la Vail. : 3 A P. psendexqnisila Ton-
noir :17 F 1 C P. pinlens Vail. : I F P. polchrn Eaton : 2 F
4 A P. Qoezeli Vail. : 8 A P. ropicola Vail. : 2 F P. Irifas-
cinta (Meigen' : 9 F P. neechiensis Vail. : 1 C — Psuchodn sp.
3 F — 4 A.
Blephakoœkidae : Apislonujin elegans Bigot : 1 G Cardio-
crépis Ganthieri Vail. : I A C. sirnoana Vail. : 1 M Liponeorc
cinerascens Loew : 1 F.
Sthatiomyiiiiai-: : Hermionc nnolis Wied. : fi F //. Dorieri
Vail. : 4 F II. Dorieri v. bnrbarica Vail. : 12 A f> M — H. for-
mosn Wied. : 8 F U. Incopies Loew : 2 F II. Meigeni Slaeg. : 3 F
II. Morrisi Fail lis : 1 F //. Morrisi v. ooresi Vail. : 3 A — H. Moi
risi v. minuta Vail. : 1 A H. Pandellei Séguv :3F- H. pardalina
Meigen : lfi F I F. II. pnlchella Meigen : 1 F — H. pnlchelln v
similis Vaillant : 3 A 2 M II. pggmaea Fallèn :8F II. ochra-
eea Vail. : 4 A 2 M II. lenebricosa Vail. : 2 A - H. lorrcntiom
Vail. : 4 A — 2 M II. Irilineala v. algira Vail. : 5 A - 1 M — Péris
vallata Forster :1F P. sp, :1F Enlalia ( Clgtellariopsis ) djnrd
jorensis Vail. : 1 A E. sp. :1F Slratiomyia sp. : 2 F.
Rhaoionidak : Chnjsopilns anralns Fabr. :2F — C. sp. : 1 M -
Atherix marginata Meigen :1F S pu nia atopocera Vail. : 1 F.
Tabanidak : Tabanns bromins Linné : fi A — T. cinereos Vail.
I F T. cordiger Meigen : 1 F T. paradoxos Jaenicke :1F-
T. sp. :8F IF. î) A 4M Chrysozona plnvialis Linné : 1 A
Empidiuak : Slilpon ilemnalensis Vail. : 1 M Chelifera stigma
lien Schiner : 3 F 2 A llemerodromia ( Melachela) Segttyi Vail. :
IA- Dolichoceplmla ocellala Costa v. bnrbarica Vail. : 3 A - I M -
A loin nia (A tain nia) nppendicnlata Zett. : 2 F A. (A.) megalallan
tien Vail. : 2 M A. (A.) nigra Meigen : 2 F - I C — il A - A. (Ko
warzia) barbaloln Mik :1F 2 A 2 M - A. (K.) bipnnetata Ha
liday :2F 1 A A. (A'.l libiella Mik : 2 F 1 F. — A. (Phaeobalia
inermis Loew : 3 F.
Doi.iOHOPomnAi: : Tachylrechos notatns (Stannius) :4F — 1
I.iancalns virais (Scopoli) : 11 F — 2 F. — 14 A -— 1 M Asphij
rolarsos lencostomns Loew : 1 C — Xiphandriam brevicorne (Fail lis)
1 A Syntormon pallipes (Fabrieius) : 2 A .S. Zelleri (Loew)
2 F 1 F. 2 A Campsicnemos crinitarsis Sir obi : 1 A C. cor
vipes (Fallèn i : I F Sympyenns hygropetriens Vail. : 1 F.
Syiiphiiiai-: : Erislalis arbnslornm L. : 1 F E. sp. : 1 A.
Aokomyzidai; : Phylomyza lenebricosa Vail. : 2 F.
Tetanoceridak : Hydromyia dorsalis (Fabrieius) : 2 F.
Ephydiudai: : Philygriola picta Fallèn : 2 A — Hydrellia nlbil/i
bris Meigen : I C H. griseola (Fallèn) : 2 F Sa para hecale (Ha
liday) : 1 F.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR LA FAI NE MARIC.Ol.K.
Mt suidai-: : Melanochelia ri paria Fallèn : 19 F — 2 G - 11 A
(5 M - Limnophora nigripes Roi». Desv. : 1 F — Lispocephala aima
Meigen :1F Graphomgia maculata Scopoli : 1 F.
Gastropodes.
Ancglus ( Ancglastrnm) fluviatilis Müller :3F — 2 A — 2 M
A. (A.) striatus Wcbb cl Bcrthelot : 1 M — A. (A.) vitraceas (Morelet) :
1 G — Limnaea (Galba) truncatula Müller : 17 F— 9A — 6 M —
!.. ( Radix) limosa L. : 1 F — L. (/?.) limosa v. vulgaris G. Pfeiffer :
4 M — L. percgra Müller : 1 F — 1 G — L. peregra v. marginala Mi-
chaud :1F — Amnicola dupotetiana Forbes : 6 A — Cochlicopa la-
brica Müller :1F — Ilgdrobia nana (Torver) :1F — Segmentina
angnsta Jickeli : 1 S Goniodiscus rotundatus Müller :1F — Colu-
mella inornala Michaud :1F — Succinea elegans Risso :1F — 1 G
- .S. Pfeifferi Rossmiissler :3F- Clausilia parvula Stüder : 1 F.
Lamellibranches.
Pisidium casertanum Poli : 1 A.
Considérons l'ensemble des espèces de Métazoaires récoltées dans
les 74 gîtes madicolcs étudiés. Elles se répartissent approximativement
de la façon suivante :
Turbellariés
Oligochètes
Kirudinées
Hydr acariens
Copépodes
Ostracodes
Amphipodes
Plécoptères
Ephémères
Trlchoptères
Coléoptères
Hyménoptères
Diptères
Gastropodes
Lamellibranches
Les Trichoptères, les Diptères et une partie des Coléoptères font
partie de la faune madicole uniquement à l’état larvaire.
Etant donné la variété des stations étudiées, nous pouvons admet¬
tre que, dans une bonne partie de la région paléarctique, la proportion
des nombres d’espèces animales appartenant aux différents groupes
dans un gîte madicole normal, c’est-à-dire ne présentant aucun carac¬
tère physico-chimique exceptionnel, n’est pas très différente de celle
que je viens d’indiquer.
Le caractère saillant de la population madicole réside dans sa
pauvreté en Crustacés et sa richesse en Insectes, tout particulière¬
ment en Diptères. L’extrême plasticité des Insectes appartenant à cette
classe explique qu’ils aient pu s’adapter plus facilement que d’autres
animaux à un habitat aussi particulier.
Source : MNHN, Paris
K. VAII.LANT.
II. — Espèces eumadicoles et espèces tychomadicoles.
Toutes les espèces dont on trouve des représentants dans l'habi¬
tat madicole ne montrent pas à celui-ci la même fidélité ; certaines
peuplent en même temps un ou plusieurs autres habitats.
Les éléments de la faune madicole peuvent être séparés en quatre
groupes :
1") Les espèces « eumadicoles », dont l’aire écologique ne dépasse
pas les limites de l'habitat madicole (Groupe A).
2°) Les espèces « tychomadicoles », dont l’aire écologique dépasse
les limites de l’habitat madicole et englobe un ou plusieurs autres
habitats en totalité ou en partie. Parmi les espèces tychomadicoles on
peut distinguer :
a) celles dont l’aire écologique est plus étendue dans l’habitat
madicole qu’en dehors de celui-ci. Nous les appellerons espèces « madi-
coles préférentielles» (Groupe B) ;
b) celles dont l’aire écologique est moins étendue dans l’habitat
madicole qu’en dehors de lui : parmi elles on distingue :
1°) Les espèces dont la vie entière, ou toute la vie larvaire, ou
toute la vie nymphale peut s’écouler dans l'habitat madicole. Nous
les appellerons espèces « madicoles occasionnelles » (Groupe C).
2” Les espèces dont quelques représentants peuvent trouver mo¬
mentanément dans un biotope madicole des conditions qui leur sont
favorables, mais qui n’y demeurent jamais pendant toute leur vie lar¬
vaire ou toute leur vie nymphale. Ce sont des espèces « hôtes ■
(Groupe Di
Comment savoir à quel groupe rattacher une espèce dont certains
représentants ont été recueillis dans l’habitat madicole ? Un ou
plusieurs hydrobiologistes peuvent avoir déjà récolté des exemplaires
de cette espèce, mais s’ils n'indiquent que la source ou le torrent dans
lequel la capture a été faite, sans préciser la nature de la « niche éco¬
logique », les renseignements fournis sont inutilisables au point de
vue qui nous occupe. Aussi, pour déterminer l’habitat électif de cer¬
taines espèces, ai-je dû étudier la faune de biotopes aquatiques d’autre
nature que les biotopes madicoles, et tout particulièrement celle des
gîtes tluicoles en relation avec les gîtes madicoles étudiés. En me basant
sur les travaux de mes devanciers et sur mes propres observations,
j’ai réparti, dans les 4 groupes A. 15, ('. et D. les espèces les plus com¬
munes de la liste citée page SH : même pour ces espèces communes,
des doutes subsistent et ne pourront disparaître qu'après de nouvelles
recherches.
Groupe A : Thichoptkhes : Heroeo uiiresi II. tiiireomtirf/imtla
H. mourus Ernodes articuluris E. nigroaurala - E. vie i no Tinoiles
idi/irirn - T. ussimitis T. oureolo T. Zelleri — Stactobiu nlr/iro
S. ealoniella S. [iircatu — S. inaculotu S. megulatlanlicu - - S. Muselai
Coléoptères : Eubrio palustris Diptères : Geranomyia calopleru
H. deserti G. obsciirn nicruiwmyia aoriliensis - D. hygropelriro
Source : MNHN, Paris
IIKCIIKHCHKS Sl’R l.A FAl'NK MADH.OI.K.
47
I). mi lis I ). Slrobli - - Orimurga utteiwalu Tuumastoplera calccata
Atrichopogon alveolalus — A. ileserli — A. latipygus — .4. trifusciatus
Akiefferiella roerulescens Heptagyia punclalala — Thaumalea algira
T. Rernardi T. Rezzii - T. Freyi — T. gulibierensis — T. major
T. nigrti — T. larda — T. teslacea — T. Verralli — Clylocerus ocellaris
Telmatoscopus limosus — /’. lenebricosus — T. Thienemanni — Pericoma
idbicans - P. alra — P. alticolu — P. barbarica — P. Rertrandi — P. cal-
cilega P. crypta — P. fuliginosu — P. longiseta - P. hicifnga — P. iiiimi-
dira — P. pilularia - P. polila — P pseadexqaisila — P. pudens - P. put-
chra — P. Qaezeli — P. rupicola — P. trifasciata — P. vecchiensis — Her-
mione unalis — H. Dorieri — H. Dorieri v. barbarica — II. formosu — H.
locuples - H. Meigeni — II. Morrisi — H. Morrisi v. auresi — H. Morrisi v.
minuta — H. Pandellei - H. pardalina — H. pulchellu — H. pulchclla v.
similis — II. pygmuea — II. ochracca - II. lenebricosa — H. trilineala v.
algira — Liancalns virais.
(Le groupe A est donc formé uniquement de Trichoptères, d’un Co¬
léoptère et de Diptères à l’état larvaire).
Groupe B : un certain nombre des espèces d’Hydracariens et de C.opé-
podes cités sur la liste p. 39-40 :
Ostracodes : Erpetocypris djurdjnrensis — E. Gautbieri — E. hygro-
pelricus (espèces également fluicoles) — Trichoptères : Helicopsyehe cor-
sica — Ptilocolepus grunnlatns (larves parfois fluicoles) — Coléoptères :
Octhebius mclallescens —- Anacaena globulus — Anacaena globuliis v. ellip -
tiÇ a — Laccobius scuteUaris — L. scutellaris v. obsenrus — Coelostoma
hispanicnm - Limnebins trnncatellus — L. pilicaiula (imagos parfois flui¬
coles) — Dryops anricntatns (larves parfois fluicoles) — Diptères : Tipula
lateralis - T. À ielseni - T. rnfina — T. subsignala — Dolichopeza algira
1). hispanica (larves également dans la terre humide) Tipula goriziensis
(larves parfois fluicoles) — Sciara hygrupelrica (larves parfois dans la terre
humide) la grande majorité des espèces de Ccratopogonidae citées dans
la liste page 42 (larves parfois sous une épaisseur d’eau de plus de 2 mm)
Ablabesmyia binolala — Gominiella bavarica — Melriocnemus bygrope-
tricus — Paraphaamcladiiis impensus — Eudadylocladins bipunclellus —
Paracricolopus niyer Limnophyes prolonyalus — sp. 1 — Diamesn
lalilarsis — /). Sleinboecki (larves parfois fluicoles) — Dixa djurdjnrensis
— I). nubilipennis — I). provincialis — D. puberula (larves parfois dans
les anses des torrents, à la surface des eaux presque stagnantes) — Chelifera
stigmatisa — Dolichocephala ocellata v. barbarica — Atalanta barbatula —
A. bipunctata — A. inermis — A. megalatlanticu — A. nigra — A. tibiella
(larves parfois fluicoles) Tachytrechns notatus — Melanochelia riparia
(larves parfois fluicoles) — Limnaea truncaliila — Amnicola dupotetiana
(parfois fluicoles).
Groupe C : Oi.igociiètes : Eiseniclla tetraedra (souvent fluicoles)
La plupart des espèces d’Hydracariens et de Copépodes citées dans la liste
page 39 Pi.écoptères : Xemtira sp. (larves souvent fluicoles) Co¬
léoptères : Helophorus viridicollis — II. Milleri — Octhebius montanus
O. quadrifossiitatus — Atractelophorus glacialis Uydraena angastata
II. Rensae — H. producla — H. sicula — Anacaena bipnstulata — Limnebins
nitiduloides (imagos surtout fluicoles) — Diptères : Gonomyia tenella
Tricyphona anresiana T. occulta — Dicranota algirica — I). alticolu —
D. longicauda — D. sublilis (larves surtout fluicoles) — Tipula maxima
T. mediterranea (larves surtout dans la terre humide) — une bonne partie
des espèces de Chironomidae citées dans la liste, dont les larves sont surtout
fluicoles Pericoma magniseta (larves surtout fluicoles) — Pericoma nc-
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
48
glecta P. nubila Telmaluscopus decipiens (larves souvent en bordure
des eaux stagnantes) - Apistomyia elegans — Cardiorrepis Gmilhieri
G. sirouanti — Lipaneura eineraseens (larves souvent fluieoles) llcrmione
lorrenlium (larves surtout lluieoles) Il cri s vallata Eulalia tljardja-
rensis (larves souvent stagnicoles ou sur la terre humide) — Chrysopilus
iiuriilus — Tabttnus bromius T. cillerais — T. cordiger T. piirudoxus
— Chrysozonu pllwiiilis (larves souvent dans la terre humide) llemero-
dromia Seyuyi Aliiltinla appendiciiliilii (larves souvent lluieoles) — Phi-
lyyriolu piclu Hydrelliti griseola (I. souvent dans la terre humide)
H. albilabris (I. surtout stagnicoles, dans les feuilles de Lemna) — Xapaea
hernie — Limnaphara nigripes — Lis pore phnlti aima - Graphomyia ma¬
ndata (1. souvent dans la terre humide ou la vase en bordure (les mares)
Ancylus fluvialilis .1. slriatns - .4. vitrnreus — Cochlieopa lubrica
Hydrobia nanti (surtout lluieoles).
Groupe I) : TemtEi.i.ARiÉs : Crenobia alpintt - Dagesia gonoeephala
Polycelis cornula Vaillantiella algérien l'onlirola ef. villa (lluieoles)
- lUiyncodemus bilinealus (terre humide) - IIiruuinées : Herpobdella
oclocnlala (fluicole) — Ci.adocf.res : Alona yultatu (stagnicole) — Ostra-
codes : Prianoeypris riipirolus (fluicole) Ampiiipodes : Gammarus Dele-
becquei — (l. pulex G. Simoni (fluieoles) Pi.écoptères : Xemura sp. —
Ephémères : Baelis I. gemellns H. bioenlaliis Garnis hoygariensis (flui-
coles) — Thichoptères : H alésas sp. Drusus sp. — llytlropsyche sp. —
Wormaldia nnmidica - - Bliyacophita sp. - Agapetus numidieiis — A. fus¬
ais (lluieoles) — Coléoptères : Auloiwgyriis slriatns (larves lluieoles)
Oclhebins anropallens l.act abias atrocephulus (imagos stagnicoles ou
lluieoles) liera sus slagnalicollis - I.imnitis kebir — Limniiis troglodytes
- Latelmis Mulleri !.. Sureoiifi llelmis Latreillei - liiolns nitens
II. villosocostatus (imagos fluieoles) Ilytlrocyphon australis (larves flui¬
eoles) - Diptères : Atherix mary inalu — Spania utopocera (larves flui¬
eoles) - Slraliomyia sp. (larves stagnicoles ou lluieoles) — Limnaea limosu
- Limnaea peregra Segmentina angnsta (lluieoles) — Snccinea elegans -
Siiceinea Pfeifferi (terrestres et lluieoles) — Goniodisciis rolnndaliis
Columelln inornata Claiisilia parvula (terrestres) — Lamki.i.ihranciies :
Pisidium easertannm (lluicolc).
La proportion du nombre des espèces de chacun des 4 groupes,
par rapport à celui de toutes les espèces recueillies dans les gîtes étu¬
diés et compte tenu uniquement des Métazoaires, est environ de :
Kspèces cumadicolcs . 21 %
Kspèces madicoles préférentielles . 28 '!<
Bspèces madicoles occasionnelles. 27 %
Espèces hôtes . M %
III. — Composition quantitative de la faune madicole.
Comme nous l'avons vu ip. 45i, les espèces figurant dans la popu¬
lation d’un gite madicole normal appartiennent pour la plupart à la
classe des Insectes et pour une très faible part à celle des Crustacés.
Si l’on considère non plus les rapports des nombres d’espèces,
mais ceux des nombres d’individus pour chaque groupe, les chiffres
obtenus sont tout autres. Ils sont d’ailleurs fort différents dans les
diverses biocénoses.
Source : MNHN, Paris
RF.CHKRC.HES SUR LA K A UN K MADICOLE.
C’est ainsi que dans le gîte 18 (p. 178), en juillet, les proportions
des nombres d’individus étaient en moyenne les suivantes :
Copépodes . 57 %
Ostracodcs . 38 %
Diptères . 9 %
Hydracariens . 1 %
Trichoptères . 0,5 ^
Coléoptères . 0,5 r /<
Gastropodes . 0,3 %
Oligochètes . 0,1 %
L’indice de diversité de cette population était voisin de 23.
Par contre, dans le gîte 20 (p. 177), toujours en juillet, les pro¬
portions étaient les suivantes :
Trichoptères . 81 %
Diptères . 14 %
Coléoptères . 3 %
Gastropodes . 1 %
Oligochètes . 0,3 %
Hydracariens . 0,1 %
L’indice de diversité de cette population était voisin de 5.
Liant donné la diversité, dans les différents gîtes madicoles, des
proportions des nombres d’individus appartenant aux divers groupes,
il serait vain d’en établir les valeurs moyennes pour l’ensemble des
gîtes étudiés ; les chiffres obtenus ne donneraient aucune idée d’en¬
semble sur la faune madicole. Par contre, on peut attribuer une cer¬
taine signification à l’ordre dans lequel s’inscrivent les indices de
diversité pour les différents groupes dans la plupart des gîtes madi¬
coles permanents, ('.es indices se rangent ainsi par valeur décrois¬
sante : Diptères Hydracariens Coléoptères Mollusques —
Frichoptères — Copépodes Ostracodcs.
Les Copépodes et les Ostracodcs sont très nombreux dans certains
biotopes, mais, en raison de leur petite taille, ils ne jouent qu’un rôle
négligeable dans l'économie des biocénoses.
Comparons maintenant au point de vue quantitatif les différentes
biocénoses étudiées.
Dans un même gile madicole, la population animale esl loin d’être
répartie de façon uniforme. Souvent, et pour des raisons que nous
essayerons en partie d’expliquer, les éléments d’une zoocénose se ras¬
semblent dans une partie de leur biotope et restent fort clairsemés
dans l’autre partie : nous dirons que la « densité de population » y
est différente.
Comment définir la « densité de population » dans une partie
donnée d’un biotope pétrimadicole ? C’est le poids en grammes de
Source : MNHN, Paris
. VAII.I.AVr.
.VI
matière animale vivante dans un gramme d'eau. Pour la mesurer, j'ai
utilisé le procédé suivant : dans la partie étudiée du biotope, est déli¬
mitée une surface de 4 dm- recouverte par une nappe d’eau d'épais¬
seur à peu près constante ; tous les animaux macroscopiques à l’inté¬
rieur des limites sont recueillis, tués à l'eau bouillante, puis déposés
en tas sur une feuille de papier filtre ; ils sont ensuite pesés. Connais¬
sant l’épaisseur de la nappe d'eau, on peut calculer le poids approxi¬
matif de l’eau qui, à un instant donné, recouvre la surface de 4 dm-.
Si P représente le poids en grammes de l’ensemble des animaux re¬
cueillis et E l’épaisseur en centimètres de la nappe d’eau, la densité
de population Dp du biotope pétrimadieole dans la partie choisie est :
Dp P/E x 401).
Voici, à titre d’exemple, les valeurs extrêmes de mesures effec¬
tuées dans trois gîtes pétrimadicoles particulièrement «peuplés»,
tîilc Utile Densilé de |ii>|iiilntii>n
n" IX 22.VI.1951 tic 0,02 à 1,1
n" 19 20.VI.1951 de 0,5 à 1,3
n" 27 22.VI.1951 de 0.2 à 1,2
A côté de ces gites à population très dense, il y a des gîtes pétri-
madicoles presque azoïques. Il n’en est pas moins vrai que, par suite
de l’étalement extrême de la nappe liquide et de la grande taille de
beaucoup d’animaux madicolcs comparativement à l’épaisseur de leur
habitat, aucun biotope aquatique d’une autre nature n’ofTre une den¬
sité moyenne de population comparable à celle de certains biotopes
pétrimadicoles (si on ne considère, bien entendu, que les animaux de
taille inférieure à 2 cm.).
Il peut être intéressant de connaître, non seulement la « densité
de population » d'un biotope madicole, mais aussi la densilé d’espèces
de ses différentes parties ; en effet la proportion des espèces animales
n’est nullement uniforme dans un même gile. Par pure convention,
nous appellerons « densité d’espèces animales » sur une partie d’un
gîte madicole le nombre d’espèces dans 4 dm-. Voici la « densité
moyenne d’espèces animales » de quelques biotopes pétrimadicoles :
(Stic Mule Mi'iisilé 111<>y■ ■ 111n' riVs|nVi's
avril
juillet
juin
septembre
avril
19
11
Si nous pouvons sans difficulté mesurer la densité de la popu¬
lation et la densité d’espèces d’un gile pétrimadieole, il n’en est pas
de même pour les gites limimadicoles et bryomadicoles ; 4 dm 2 d’un
gile bryomadicole représentent, pour la faune de ce territoire, un
substrat s’étendant à la surface de toutes les tiges et de toutes les
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR CA FAUNE MADICOI.E.
nsiIô do |H>|)iilatii)ii
[Vnsilo d'ospf
en juillet-an
Source : MNHN, Paris
I-. VAII.I.ANT
Jonsilé do |H>|>ulaliim
Densité d'aspè.*
1 lonsi lé d'espèces
on jniHol-amil
-n avril - mai
en jnillel-aodl
en": 7
dite il- : 58
21
44
54
rÿ\
87
45
34
5»o /.. <:
+ 28
feuilles de Bryophytes et parlant à une aire bien supérieure à 4 clin 2 ;
cette aire est d'autant plus étendue que les liges des Bryophytes sont
plus longues.
S’il nous est impossible de mesurer avec quelque précision la den¬
sité moyenne de la population et la densité moyenne d’espèces d’un
gîte madieole comprenant à la fois une zone pétrimadicole, une zone
limimadicole et une zone bryomadicole, il nous est par contre possible
de comparer ces densités respectivement avec celles d’autres gîtes ma-
dicoles.
Dans le tableau p. 51. les 60 biocénoses madicoles étudiées en
France, en Corse et en Algérie sont rangées par ordre décroissant de
densité de population, puis par ordre décroissant de densité d'espèces.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR LA FAUNE MADICOLR.
CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE.
L’habitat madicolc est caractérisé par la faible épaisseur de sa
nappe d’eau. Ce caractère en entraîne d’autres, qui s’appliquent, non
pas à l’ensemble de l’habitat madicolc, mais à une grande partie de
ce dernier : son eau est pauvre en gaz carbonique, saturée ou sursa¬
turée d'oxygène et soumise à de très importantes variations de la tem¬
pérature.
La faune de l’habitat madicolc comprend, dans l’ensemble des
gîtes étudiés, près de 400 espèces, qui. pour un cinquième environ, sont
propres à cet habitat ; les autres se trouvent aussi dans l’habitat flui-
cole et beaucoup plus rarement dans les eaux stagnantes ou sur la
terre humide.
La densité de la faune, dans certains biotopes particulièrement
peuplés, est localement supérieure à l’unité, ce qui l’oppose aux autres
biotopes aquatiques.
L’étude comparative des éléments de la faune madicole, qui fait
l’objet des seconde et troisième parties, repose essentiellement sur les
documents reportés à la fin de ce travail ; 74 gîtes y sont décrits en
détail. Je me suis servi aussi d’observations faites sur des espèces
isolées et dans des gîtes artificiels, observations consignées à la fin
de la première partie.
Source : MNHN, Paris
SECONDE PARTIE.
RELATIONS ENTRE LES BIOCÉNOSES MADICOLES
ET LEUR HABITAT.
SE
île espèce madicole a des exigences qui lui sont
sur plusieurs fadeurs du milieu. Les limites du
duquel ces exigences
écologique de l’cspèci
territoire éco-
< sont satisfaites r
l’avons vu, ne sont pas du tout repartis de fat;
sentants de chaque espèce n’occupent que des niches
sein du biotope.
cole, j’ai cherché quels étaient les caractères physi
muns aux divers biotopes hébergeant des représentants de celle espèce.
J’ai cherché ensuite, dans chacun de ces biotopes, quels <
ictères physico-chii
ques dans lesquelles les représentants de celle espèce étaient
nés. Ceci m’a permis d’entrevoir le rôle de divers facteurs
répartition des éléments de la faune niadicole et j'ai exposé l«
lais de cette enquête dans les deux premiers chapitres de cette
partie.
Dans le troisième chapitre est <
dicoles cueènes sont réparties da
à l’égard des
éléments de sa faune ; il a eu également un rôle constructif. Certaines
aises par cet habitat ont subi au cours des âges
, qui a modelé leurs formes ou modifié leur orga-
e de façon à les rendre plus aptes à supporter l’action des facteurs
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES Sl'H l.A FAl'NE MADICOLE. 55
partie que j’ai essayé de préciser quelles sont ces acquisitions d’ordre
morphologique ou physiologique favorables aux espèces madicoles et
de quelle façon elles peuvent leur être utiles.
Si l’habitat madicole influe constamment sur sa population pour
éliminer les individus les moins adaptes et pour répartir les autres
suivant leurs possibilités, inversement les végétaux et les animaux
madicoles agissent sur leur habitat et le modifient ; leur action sera
envisagée dans le cinquième et dernier chapitre.
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE I.
ACTION DU MILIEU SUR LES BIOCÉNOSES.
FACTEURS D'ORDRE CHIMIQUE.
La plupart des fadeurs du milieu, en un même point d’un biotope,
sont variables ; ils agissent sur un animal lorsqu’ils atteignent leurs
valeurs extrêmes. Autrement dit, cet animal ne pourra se maintenir
que si les limites de ses tolérances se situent entre ces valeurs extrê
mes.
I. — Rôle de l'oxygène.
L’importance de la teneur de l’eau en oxygène pour chaque espèce
madicolc dépend essentiellement de son mode de respiration.
Les imagos des Hydrophilidae et des Dryopidae, les larves de cer¬
tains Atrichopogon, des Psychoda, des Sciara, des Stratiomyiidac, de
Chrysopilux aiiratnx, des Tabanidae, des Dolichopodidae et des Musci-
dae et les Gastropodes, à l’exception des Ancylns, ont une respiration
aérienne exclusive ; il en est peut-être de même pour les larves de
quelques espèces de Pcricoma, dont la paroi rectale est peu plissée.
Les larves des Coléoptères Hydrophilidae, Dryopidae, Helodidae,
et Dascillidae, des Diptères Liinoniidae, à l’exclusion des Antocha, des
Tricyphona et des Dicranola, celles des Tipulidac, Dixidac, Thaurna-
leidae, de la plupart des Psychodidae et des Hydromyin ont à la lois
une respiration aérienne et une respiration aquatique.
Les Turbellariés, les Oligochèles, les Hirudinées, les Hydraearions,
les Crustacés, les larves des Plécoplères, des Ephémères et des Tri-
choptères, d'Antonogyriix xtrialnx, des Antocha, des Tricgphona. des
Dicranota, des Simuliidae, des Ccratopogonidac, à l’exception de plu¬
sieurs espèces A'Atrichopogon (voir page 87), les larves des Chirono-
midae, des Blepharoccridae, des Athcrix, des Spania, des Einpididac,
les Ancylnx et les Pisidium ont une respiration aquatique exclusive
Les formes à respiration aérienne restent indifférentes à l’égard de
la teneur de l’eau en oxygène et il en est de même pour les formes
à respiration mixte ; la respiration aérienne joue en effet, pour ces
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A FAUNE MADICOLK.
57
dernières, le rôle de beaucoup le plus important et elles meurent
lorsqu’elles restent trop longtemps complètement immergées. Par con¬
tre. la répartition des espèces madiroles à respiration aquatique est
étroitement liée à la teneur de l’eau en oxygène et par conséquent
à la température de l’eau (voir p. 20 et p. 75).
II. — Rôle du gaz carbonique.
Examinons la composition de la population des gîtes 9 (p. 164)
et 16 (p. 172), dont la teneur de l’eau en gaz carbonique doit être
particulièrement élevée.
Le gîte 9 a une faune normale composée en bonne partie de larves
à respiration aquatique.
Quant au gîte 16, sa zoocénose, riche en individus, mais peu
variée, ne renferme que cinq espèces à respiration aquatique ; mais
ceci est très probablement dû à la température élevée et à la haute
teneur de l’eau en sels.
L’eau des gîtes madicoles a une trop grande surface de contact
avec l’air pour que la tension du 'CO 1 dissous puisse demeurer long¬
temps supérieure à celle de l’air. Aussi, ce facteur doit-il être négli¬
geable dans l’habitat qui nous occupe (voir page 22).
III. — Rôle des sels minéraux.
Si nous comparons la faune mndicole des deux massifs qui s’élè¬
vent de part et d’autre du col du Lautaret, nous trouvons peu d’élé¬
ments communs. Sur le massif granitique du Combeynot, les larves
de Chironomidae et de Dicranota constituent les éléments dominants
de la faune des rochers suintants et les larves d 'Hermione manquent
totalement, tandis que sur la montagne de C.haillol, formée de schistes
et de grès à ciment calcaire, les larves d’ilermione sont les formes
madicoles dominantes, les larves de Chironomidae sont rares et les
larves de Dicranota absentes. Sur l’un et l’autre versant, les Tipula,
les Pericoma et les Thaumalea appartiennent à des espèces différentes
(voir j). 153 et p. 154). Il y a tout lieu de supposer que c’est la teneur
différente de l’eau en sels qui est responsable de la présence de grou¬
pements madicoles si différents dans des gîtes si rapprochés. En effet,
d’un côté l’eau est très peu minéralisée, alors que de l’autre elle est
assez riche en sels.
La teneur de l’eau en calcium semble être un facteur important
de la répartition des espèces madicoles. Toutefois, un petit nombre
d’espèces seulement ont des exigences étroites à l’égard de ce facteur ;
parmi celles-ci, on peut citer les larves de Thaumalea major, dont je
n’ai jamais trouvé d’exemplaire dans une eau contenant plus de 6 rng
de Ca par litre, les larves d 'Hermione Pandellei, qui ne prospèrent
Mémoires i>e Mvsêi'm. — Zoologie, l. XI. 5
Source : MNHN, Paris
I\ VAII.I.AXT.
que dans une eau contenant «le 2 à 11) mg «le Ca par litre, enfin celles
de Stnctobin Moselyi, pour lesquelles l’eau doit contenir de 2 à 60 ing
de Cn. Les Mollusques manquent totalement dans une eau contenant
moins de 6 mg «le Cn par litre.
l ue teneur en Cn supérieure à 20 mg par litre est nécessaire aux
représentanls de la grande ma jorité «les espèces madieoles ; par ailleurs
leur tolérance à l’égard de cet élément «lépasse souvent 110 ing par
litre. D’autres espèees ont des exigences encore plus souples ; je n’en
citerai que «fuelqucs-uncs, avec les valeurs extrêmes observées :
Lundbladia pelrophiln .
Fellria Menzeli .
Ilryocnmplns Zschokkei .
Hryornniplus pygmneus .
Iimoites iirlictilaris .
Entoiles nigronurata .
Tinodes imreoln .
Lnreobins seulellnris .
Aniline un globuliis .
(hthebius melallesrem .
Dieranomyin milis .
Orimarga nllenunln .
(ioivinielln bnnnrien .
Dinmesn puma .
Pnrnerirolopiis niger .
Metriocnemiis hygropetrieus .
Limnophyes sp. I .
Etitlnclyloclniliiis bipunclellus .
Pnrnphaenocladius impensns .
Pericoma psendexquisiln .
Aluluiiln nii/ra .
Syntormon Zelleri .
Melnnoehelin ri purin .
0,7 ing 178 mi» de Cit par litre
0,7 72
0,7 71»
2 178
2 82
0,7 62
0,7 82
0,7 178
0,7 82
0,7 186
0,7 105
5 72
5 67
2 56
0.7 82
5 105
25 242
29 242
5 178
0,7 105
0,7 97
0,7 82
0,7 178
La présence de nitrates dans l’eau «l'un gîte mndicole favorise k
développement «les Algues vertes filamenteuses et le «lépôl de limon
sur le substrat ; elle nuit par conséquent aux larves essentiellement
pétrimadicoles des Tinodes et «les Stnclobia, mais est utile à celles
il'Hi/dropliln. Comme la présence de nitrates s’accompagne le plus
souvent «le celle de matières organi«|ues, il est difficile de lui attribuer
le rôle «pii lui revient.
Quek|ues espèces madieoles montrent une tolérance toute parti¬
culière à l'égard de la teneur «le l’eau en sels, ('.'est le cas pour celles
«|ue l'on trouve sur les lufs de Sainl-Neetaire (git«* 16 page 172 et gîte
17 page 172) : la faune madicole de ces tufs ne comprend qu'un petit
nombre d'espèces, mais dont quelques-unes trouvent là, leur abondance
le prouve, «les conditions «le vie des plus favorables (citons en particu¬
lier les larves de Seynyella sntinnrin. «le Telmnloscopns limosns. de
Dnst/belen ftnooscnlellnln, «le I). sntinnrin . «l 'Uermione Meigcni et de
Tnchytreclms nota In s i, Par contre les Oligochètes, les Crustacés, les
Mollusques font totalement défaut dans ces gîtes.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SL’I
l.A FAUNE MADICOLE.
59
En Algérie, 4 des gîtes étudiés ont une eau assez riche en sels ;
comparons les teneurs de leurs eaux en sels et les densités de leurs
populations :
’slanUm:
du Mazafrau
Gttc 44
Rliotlffi
r.ite 55 |
Cliahet Kl Akra
Ca .
178
245
186
184
•»/.'/ .
24
33
64
148
Cl .
264
254
103
54
sa t .
377
607
768
i Nombre d’espèces en
39
1
21
iDensité moyenne de po¬
pulation en avril....
0,02
0,05
0,01.5
0,001
Une teneur en Cl de 264 mg par litre paraît donc être tolérée par
bon nombre d’espèces, alors que l’extrême pauvreté de la faune du gîte
55 semble montrer qu’une forte teneur de l’eau en SO*Mg est nocive
à presque toutes les espèces madicoles. La nocivité de l’ion Mg est
confirmée, si l’on considère la faible densité de la population du
gîte 62 au Maroc (p. 235), dont le substrat est formé de dolomie.
Il est opportun de signaler ici la population d’un gîte très parti¬
culier, situé au lieu dit « Le Figuier » à 65 km à l’est d’Alger, et dont
l’étude fera l’objet d'une note séparée. Ce gite est sur une falaise ver¬
ticale, dont le pied baigne dans la mer. De l’eau douce provenant d’un
marécage suinte sur cette falaise. Or, à I m au dessus du niveau de
la mer. dans une zone par conséquent atteinte très fréquemment par
les vagues, j’ai recueilli, en septembre, sur le rocher suintant, des
Algues, dont plusieurs sont halophiles, des larves de Stactobia maculala
et de Tinodes nlgirica (Trichoptères) et enfin des Isopodcs marins du
genre Lygia Fabr. Ceci illustre la grande tolérance de certaines espèces
madicoles à l’égard du XaCL
IV. — Rôle des matières organiques.
Nous pouvons diviser les gîtes étudiés en plusieurs groupes,
d’après la teneur de leur eau en matières organiques (*) :
Groupe I. - Teneur très faible. — MOac + MOal inférieur à 0,6 :
gites 3, 4, 12, 15, 33, 35, 41, 43. 49 (mai), 50, 52, 53 et 55.
Groupe II. - Teneur faible. — MOac + MOal compris entre 0,6
et 1,5 : gites 2, 5, 6, 8, 13, 22, 23, 30, 31, 32, 39, 40, 49 (août), 54, 56,
58 et 66.
Groupe III. — Teneur moyenne. — MOac + MOal compris entre
1,5 et 2 : gites 20, 25, 27, 36, 44 (avril) et 69.
Pour les abréviations MOac el MOal, voir page 9.
Source : MNHN, Paris
)■'. VAILLANT.
CO
Groupe IV. Teneur forte. M():tc + MOal compris entre 2 et
3,5 : gîtes 24. 29 et 44 (août).
GROUPE V. Teneur très forte. MOac + MOal supérieur à 3,5
gîtes 9, 18. 19. 28 et 4<i.
Pour connaître le rôle des matières organiques dans la répartition
des espèces animales madicolcs, nous devrons faire porter notre atten¬
tion tout particulièrement sur les gîtes des groupes extrêmes, c’est-à-
dire sur ceux des groupes I et V.
Un biotope peut être considéré comme favorable au peuplement
animai lorsque sa densité de population, ainsi que sa densité d’espèces,
sont élevées. Or. si nous examinons le tableau des pages 51 et 52, sur
lequel les gîtes étudiés sont rangés par ordre décroissant île densiiés
de population, puis par ordre décroissant de densités d’espèces, nous
pouvons constater que des gîtes appartenant au groupe I i précédés
sur le tableau du signe ) se trouvent dans les parties supérieures
des colonnes et sont, par conséquent, favorables au peuplement ani¬
mal ; tel est le cas pour les giles, 3, 4, 15, 33, 35, 43 et 53. Mais les
gîtes 18 et 46, qui appartiennent au groupe V (précédés du signe +)
apparaissent aussi en têtes de colonnes cl les éléments de leur faune
appartiennent, pour la plupart, aux mêmes espèces que ceux de la
faune des giles du groupe I. La répartition de. beaucoup d’espèces madi-
coles n’est donc en aucune façon liée à la teneur de l’eau en matières
organiques. Toutefois les larves A’Kubriu palustris, de Tipuln Xietseni,
de (ieranonujia adoptent, de (1. obscuru, il’Orimargn allenuata, d ’Her-
mione ttnalis et t\'Attilantu uppendieulata semblent ne pouvoir se déve¬
lopper dans une eau trop riche en matières organiques et n’ont été
récoltées que dans les giles des groupes I et II. Par contre, les larves
de Psijclwdu ne prospèrent que dans une eau riche en matières orga¬
niques et ne se trouvent que dans les gîtes du groupe V.
Comme nous venons de le voir, la répartition de beaucoup d’ani¬
maux madicolcs est indépendante de la teneur de l’eau en matières
organiques, mais ceci n’est vrai qu’en dessous d’une limite maximum
de tolérance, différente pour chaque espèce. Ainsi, le gîte 28 a une
biocénose très pauvre en espèces et sa densité de population serait «les
plus faibles s’il n’hébcrgeaiï «le nombreuses larves «le Pstjclwda. Or, il
est situé à proximité du gite 27 dont la densité «le population est remar¬
quablement forte, dont la densité d’espèces est moyenne cl qui n’héber-
ge aucune larve de Pstjehotlu. Les deux gîtes 28 et 27 ont des substrats
identi(|ues, la même exposition, le même débit, mais des teneurs de
l’eau en matières organiques des plus différentes ; il est évident que
ce dernier facteur est responsable «les compositions si dissemblables
de leurs faunes.
Ayant ainsi mis en évidence «[u’unc teneur élevée de l’eau en
matières organiques peut, dans certains cas, être un facteur limitant
pour la plupart des espèces madicolcs, comparons le gîte 28 aux
Source : MNHN, Paris
HKCHKRCHES Sl ll LA PAl’NK MADICOLK.
autres gîtes du groupe V. Les teneurs en matières organiques de
eaux étaient respectivement les suivantes :
Gîte 19..
Gîte 28. .
Gîte 4(>. .
MOac
MOac
MOac
MOac
3,1
MOal : 1,2
MOal : 3.0
MOal : 2,7
MOal : 2,9
MOal : 1,1
Dans le gîte 28, les limites de tolérance de presque toutes les espè¬
ces madicoles envers les matières organiques en solution ou en suspen¬
sion dans l’eau sont dépassées. Dans le gite 19, cette limite de tolé¬
rance l'est parfois également pour les larves de Dicrànomyia milia,
île Kudactylocladius bipunctellus, de Pericomn pseudexquisita et de
l.i/tncfdiis vire ns. J’ai en effet remarqué, à plusieurs reprises, en juin
et juillet, de nombreuses larves de ces quatre espèces mortes sur la
paroi suintante.
La population du gite 28 a un indice de. diversité très faible et
celle du gite 19 un indice faible : l’une et l'autre population s’opposent
a celles des trois gîtes 9, 18 et 4f>, qui ont des indices de diversité
particulièrement élevés et sont en même temps très denses. Comment
expliquer pareilles différ ences entre les biocénoses de ces cinq gîtes,
alors que les teneurs globales de leurs eaux en matières organiques
sont très voisines ? — La tolérance des animaux aquatiques envers
es matières organiques de l’eau doit être d’autant plus faible que la
température de l’eau est plus élevée et c’est ce qui explique la pau¬
vreté en espèces animales des gîtes 19 et 28. En effet, ces deux gîtes,
entièrement découverts, n’offrent aucun refuge à leurs habitants et la
température de l’eau y dépasse parfois 25 ('. ; par contre, dans le
gite 48, ln température de l’eau en plein été reste au voisinage de 18",
sauf pendant une heure par jour ; de même, dans le gîte 18, presque
tous les animaux, en été et quand l’insolation est forte, gagnent des
zones ombragées, où la température de l’eau ne dépasse jamais 20".
On ne peut donner la même explication pour le gîte 9, qui n’est pas
plus protégé de l’insolation que les gîtes 19 et 28, mais on peut en
ollrir une autre : si l’eau du gite 9 est riche en matières organiques
d’origine végétale (dénoncées par le poids d’O 2 consommé en milieu
acide), elle contient par contre beaucoup moins de matières organi¬
ques d’origine animale (dénoncées par le poids d’O 2 consommé en
milieu alcalin) (*>. De façon générale, les animaux madicoles mon¬
trent une grande tolérance envers les matières organiques d’origine
végétale et une tolérance bien plus faible envers les matières organi¬
ques d’origine animale. C’est le cas tout particulièrement pour les
larves de Stactobia Moselyi, communes dans le gîte 9, ainsi que pour
celles de .S. ralonicUa et de Pericomn crypta.
(’) Les eaux des gîtes 18, 19 et 28 n’ont des teneurs en matières organiques
d'origine animale aussi élevées que parce qu’elles sont polluées par l’homme. De
pareils gîtes ne pourraient sans doute exister sans la présence de ce dernier.
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE II.
ACTION DU MILIEU SUR LES BIOCÉNOSES.
FACTEURS D'ORDRE PHYSIQUE.
I. — Rôle de la nature du substrat.
Toutes les espèces madicoles ne montrent pas, à l’égard de la
nature de leur substrat, les mêmes exigences ; on peut les diviser en
7 groupes :
Groupe 1 : Espèces pèlrimadicoles. Leurs représentants ne se
trouvent que sur un substrat rocheux, dur et presque dépourvu de
limon et d’Algues filamenteuses : ce sont les larves d’Helicopsyche cor-
sien, de Tinodes algiricu, T. nssimilis, T. auréola, de tous les Slaçtobia,
des Similium, d'A triebopogon lalipggus, d’/l. trifascialus, de Diamesa
Sleinboecki, de I). lalilarsis, de Slempellina montiuaga, de Eudactglo-
cladius bipunctellus, iVHeptnggia punctulnta, d’A kiefferiella cœrules-
cens, de tous les Thaumalea, de Pericoma barbarica, de P. calcilega, de
P. polila, de P. rupicola, de P. irifasciata, de tous les Blepharoceridac
cl d 'Hermione Pandellei et les A ncglus.
A ce groupe, nous rattacherons les larves de Dixa, de Pericoma
fuliginosa et de P. pulcbra, qui ont des exigences plus souples. Elles
sont le plus souvent pétrimndicoles, mais peuvent se trouver aussi sur
ou sous les feuilles de Phanérogames tombées sur des rochers suin¬
tants, plus ou moins décomposées et imbibées d’eau.
Groupe 2 : Espèces limimadicoles. U y a lieu de distinguer
parmi elles les espèces rampantes, qui se déplacent à la surface du
limon ou sur la croûte calcaire, et les espèces fouisseuses, qui vivent
plus ou moins enfoncées dans le substrat friable. Au premier tvpe
appartiennent les larves d 'Hermione anttlis et (VH. Irilinenla v. algira
et au deuxième celles d’O rimarga allenuala et peut-être de quelques
espèces de Dasghelea.
Groupe : Espèces pèlrimadicoles et limimadicoles. Les larves
de Tinodes Zelleri et â'Atrichopogon alneolalus ont une préférence
des plus marquées pour l’habitai pétrimadicole, mais se trouvent par¬
fois dans des zones où le rocher est recouvert par une couche de limon
de 1 à 2 mm d’épaisseur. Au groupe A appartiennent les larves à four¬
reau fixe de Geranomgia deserli et de Ithcolamjlarsus sp. et les larves
rampantes d ’Enhria paluslris, de Taumasloptera calceala, d’.l Iricho-
Source : MNHN, Paris
HKCHKRGHËS SUR I.A FAUNE MADICOI.K. 63
pogoti deserti, de Clytocerus ocellaris, de- Telmatoscopus limosus, de*
Pericoma itlbicnns, de P. aUicola, de P. atra, de P. crypta, de P. luci-
fiiga. de P. Quezeli, de P. vecchiensis et d’Hermione tcnebricosa qui
se déplacent sans cesse de la zone pétrimadicole à la zone limimadicole,
mais ne pénètrent presque jamais dans la zone hryomadicole. Enfin au
groupe 3 appartiennent les IAmnaea irunculula et les Amnicola dupo-
tetiana et plusieurs autres Gastropodes.
Groupe f ; Espèces bryomadicoles. — Les larves d’un petit nom¬
bre d’espèces madieoles vivent de façon presque exclusive dans les
touffes de Mousses des torrents soumises à des variations brusques de
la vitesse du courant et contenant fort peu de limon. Citons celles de
7 /pilla goriziensis, de Dyscamptoctctdius dissipatus , de Eukiefferiella
calitcscens, de E. bavarica, de Pericoma magniseta, d’Hermione tor-
rentium et d'A taïaut a appendiculala.
Groupe .5 ; Espèces pctrimadicolcs et bryomadicoles. Ce groupe
comprend des larves qui vivent indifféremment sur du rocher nu, par¬
mi des Algues filamenteuses ou dans des touffes de Mousses dépour¬
vues de limon ; en font partie les larves de Diamesa paroa , de 1).
Xernyi, de Limnopluyes prolongutus, de Paracricotopus Dorieri, de P.
mger, de Paraphivnocladius impensus, de P. pseudirritus, de Thiene-
maniella fnsea, d’autres espèces de Chironomidae, de Pericoma pilu-
laria et d’Hermione ochracea.
Groupe <> : Espèces limimadicoles et bryomadicoles. - Ce groupe
comprend des animaux qui vivent à la fois dans les zones limimadico¬
les et dans des touffes de Brvophytes qui ont retenu de la terre et du
limon ; les uns sont des animaux rampants : larves de Tclmatoscopus
lenebricosus, de 7'. Thienemanni. de Pericoma Bertrandi, de P. lon-
giseta, de P. neglecta, de P. nubila, de P. pudens, d’Hydromyia dorsa-
Hs et de A a paca becate ; les autres sont des animaux fouisseurs ou à
fourreau lixe : Eiseniella tetraedru et autres Oligochètes madieoles,
larves de Tipula maxima, de T. mediterranea. de T. lateralis, de T.
rnfina, de T. subsignata, de Dolichopeza algira, de Ü. hispanica, de
Hicranomyia hygropetrica, de Sciara hygropetrica, de tous les Cerato-
pogonidae madieoles à l’exception des Atrichopogon, larves de Tabantis
bromius, de T. cinereus, de T. cordiger, de T. paradoxus, de Chrysozona
plunialis, de Chelifera stigmatica, d’.l talanta barbatula, d’A. bipunc-
lota. d’.l. tibielln, de Dolichoce phala ocellata v. algira, de Chrysopilus
auratus el de Melanochelia ri paria. Parmi les Ceratopogonidae, les lar¬
ves de Dasylielea el d’A llnaudomyia hygropetrica montrent une pré¬
férence marquée pour l'habitai limimadicole, alors que les larves des
Bezzia el des Palpomyia sont au contraire plus abondantes dans l'habi¬
tai hryomadicole.
Groupe 1 : Espèces indifférentes envers la nature du substrat.
Parmi elles figurent des espèces errantes ; leurs représentants, suivant
le hasard ou l’attrait d’une zone plus chaude ou plus fraîche, se trou¬
vent alternativement dans la zone pétrimadicole, la zone limimadicole
et la zone hryomadicole ; la plupart des espèces de Turbellariés,
Source : MNHN, Paris
H. VAILLANT.
Kl
d'Hydracaricns et de Copépodes madicoles, les Ostracodes, les Beraea
et les Ernndes à l’état larvaire, les Coléoptères aquatiques madicoles
à l'état larvaire ou imaginai, les Tipula Xielsrni, Limnophyes sp. I,
Pericnma mimiiiicn, /’. psetitli'xyuisila, Hermione Dorieri, H. Meiyrni.
H. Morrisi, H. ptirilalina, II. pnlchclln, II. pyymdea , II. formnsa, H.
locuples, Atalonla mcyaldtlanticd. .1. niyra, Liancdlus dirais et Tachy-
trechus notdlns à l'étal larvaire sont au nombre de ces espèces. Les
larves de Gemnoniyid cdlopterd. G. nbscura, Dicrdiwmyid yoriliensis,
I). milis, I). Slrobli et (loiviniella btwaria construisent un fourreau fixe
et s’établissent une fois pour toutes dans une «le ces trois zones.
Si nous comptons le nombre d’espèces eumadicoles dans chacun
groupes, nous
Groupe 1 —
avons :
P
: 31 espèces ei
nnadicolcs.
Groupe 2
L
: 3 »
»
Groupe 3
P+L
: 1 fi »
»
Groupe 4
B
: (1 »
»
Groupe 5
P + B
2 »
»
Groupe fi —
L+B
: fi »
»
Groupe 7
P+L+B
: 22 »
»
31 espèces eumadicoles sur 80 sont donc spéciales à l’habitat
pétrimadicole et 40 autres ont une aire écologique qui englobe en par¬
tie cet habitat secondaire.
Par contre il n’y a que 3 espèces eumadicoles spéciales à l’habitat
limimadicolc et 44 qu’il partage avec l’un ou les deux autres habitats
secondaires.
Enfin il n’y a aucune espèce eumadicolc spéciale à l’habitat brvo-
madicole, mais celui-ci en partage 30 avec l’un ou les deux autres habi¬
tats secondaires.
On peut donc en déduire que la faune pétrimadicole est plus
spécialisée que la faune limimadicolc cl que celte dernière l’est encore
plus que la faune bryomadicole. Ceci n’a d’ailleurs rien d’étonnant,
car l'habitat pétrimadicole est celui des trois habitats secondaires
dont la population est la plus exposée aux facteurs défavorables du
milieu ; les éléments de cette population ont donc acquis, au cours de
leur évolution, des adaptations ou des ajustements particuliers (p. 8(51,
mais qui les ont forcés en même temps à restreindre leur aire écolo¬
gique à un habitat de plus en plus spécialisé.
II. — Rôle de l'épaisseur de la nappe d'eau
et rôle des phénomènes capillaires.
Tous les animaux madicoles à respiration aquatique doivent, au
risque de périr, être entièrement immergés ; or, ils ne disposent sou¬
vent que d’une nappe d’eau d’épaisseur 5 ou ti fois plus faible que
celle de leur tronc. Aussi sont-ils très « mouillables » sur toute la sur¬
face du corps.
Source : MNHN, Paris
I.A FAI'N K MADICOI.1C.
ItKCIIKItClIIvS Sl'lt I
<55
Les Erpetocypris (Ostracodes) madicoles font exception ; ils ne
sonl pas plus inouillablcs que les autres Ostracodes vivant dans d’au-
* res habitats et le sont par conséquent assez peu. Lorsqu’ils circulent
dans une nappe d'eau de 0,2 ou <),:$ mm d’épaisseur, il arrive souvent
( l lle le filin superficiel se perce au dessus d’eux en les laissant à décou-
v çrt. Us sont, il est vrai, capables, en rampant sur le substrat, de
pénétrer à nouveau sous le film. Privés par contre d’un point d’appui,
ccs Ostracodes flottent sans pouvoir s'immerger à nouveau.
Les animaux madicoles à respiration aérienne, en dehors de cer-
aines parties de leur corps, sont toujours très inouillablcs (Fig. 8).
i\
■ ~~ Imago d’Anacaenu ylobulus (Coléoptère Hydrophilidé) de profil, rampant
sur le substrat (en hachiires) et recouvert par'le film superficiel de la nappe
jl'IUide. Seule, IVxtréniité postérieure du corps est en relation directe avec
:| 1 r. Cet Hydrophilidé a un habitat et un mode de vie voisins de ceux de
'■"rcobius snitelliiris (Fig. 2!). p. 128). '
Quelques-uns, en particulier les larves de plusieurs espèces de
■ptères, ont même besoin d’une mouillabilité toute spéciale, car
s v ' v ént généralement dans des zones où le substrat est seulement
'Uotiillé par capillarité. Les uns (larves d’.l trichopogon alneolatus, d’d.
'h’ Pericoma calcileya, de P. ru picola, de P. trifasciata,
j . • barbarie» (Fig. p. 97), A’Hermione analis et d’W. trilineata v.
H\ * r ° 1 01,1 ht peau recouverte d’une couche calcaire continue particu-
cr einent mouillable ; les autres ont la face dorsale du corps garnie
Source : MNHN, Paris
H. VAIIXANÎ.
fifi
do longues soies rigides (larves de Tclnuiloscopns limosus, de T. tene-
bricosus, de Pcricnnui albicans. de P. atticala, de P. titra, de P. crypta
de P tarifitya, de P. Qnezeli et de Xapaea Hrcatv (Fig. |>. 125) ou d’un
feutrage serré de poils très mouillnhles (larves de Tipnla Xielseni (Fig
p. 111 i et de T. rnfina).
Tous les animaux madieoles à respiration aérienne ou mixte ont
une partie du corps non mouillahle.
C’est ainsi que les imagos des Coléoptères madieoles ont l’abdo¬
men revêtu ventralement et parfois dorsalemenl de poils hygrofugcs ;
grâce à la provision d’air que relient ce revêtement de poils, les imagos
de Coléoptères madieoles peuvent demeurer quelque temps complè¬
tement immergés.
Chez les larves madieoles à respiration aérienne ou mixte, les pal¬
lies non inouillables du corps sont toujours dorsales ou situées à
l’extrémité postérieure du trône ; elles occupent une ou plusieurs
« fenêtres » dans le film superficiel de la nappe. Chez beaucoup de ces
larves, la seule ou la principale partie hygrofuge du corps, appelée
cupule respiratoire, est localisée autour des stigmates postérieurs sur
le dernier segment du tronc. Les larves des Diptères Psychodidae,
Stratiomyiidae (’( et Doliehopodidac ont en outre leurs stigmates
antérieurs non mouillnhles.
La cupule respiratoire est très réduite chez les larves de Coléoptè¬
res et des Diptères Tabanidae et Tetanoceridae ; elle est même parta¬
gée en deux chez les larves des Diptères Ephydridae et Miiscidae ; par
contre, elle est beaucoup plus large chez les larves de Diptères des
autres familles et en particulier chez celles de quelques espèces de
Psychodidae (Pericoma pu le lira, P. psvaitv.ryaisitti, P. mayniaeta (Fig.
I>. 1(12) et de Slraliomyiiitae (Hermione Pamlellei, II. achracea (Fig.
p. 105) : la cupule des larves de Diptères appartenant à ces deux der¬
nières familles est parfois entourée d’une frange de longues soies
hygrofugcs, simples ou plumeuses.
Les larves de plusieurs espèces (VAtrichopoyon (Diptères Ceralo-
pogonidac) appartiennent à un type très particulier ; leur appareil
trachéen est clos et leurs parties non inouillables, appelées « coussinets
respiratoires » se répartissent sur la face dorsale de plusieurs segments
du tronc (voir p. 87 ).
Enfin les larves des Diptères Dixidae et Thaumaleidae diffèrent d«
toutes les autres larves madieoles par la taille de leurs parties hygro
luges. Les larves des Thaumaleidae ne sont pas inouillables sur toute
la face dorsale du corps (Fig. p. 09) cl celles des Dixidae ont, en plus
d’une cupule respiratoire, des parties hygrofugcs sur chacun des seg¬
ments abdominaux 3, 4, 5, fi et 7. Soulevées, du fait de leurs grandes
plages hygrofugcs, les larves des Thaumaleidae et des Dixidae llollcnl
en quelque sorte sur la nappe madicolc et ne reposent sur le substrat (*)
(*) D'après F. I.esz, les stigmates antérieurs des larves de Stratiomyiidae ne
sont pas fonctionnels et ne le deviennent qu'après la nymphose.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES ST’R I.A FAI'N K MADICOI.E.
fi7
*I ue par leurs fausses pattes. A la différence des autres larves madico-
les, qui rampent lentement, elles peuvent glisser rapidement sur l’eau.
Ayant ainsi indiqué les liens qui unissent les animaux madico-
les avec le film superficiel, nous pouvons préciser quelle est la répar¬
tition de ces animaux en fonction de l’épaisseur de la nappe d’eau.
A l’égard de ce facteur, les animaux à respiration aquatique mon¬
trent une certaine indépendance et il en est de même pour les imagos
des Coléoptères, qui peuvent faire provision d’air. L’aire écologique de
ces animaux n’est donc pas liée à l'épaisseur de la nappe d’eau, tout
au moins entre certaines limites.
Par contre les animaux à respiration aérienne ou mixte, à l’excep¬
tion des larves des Dixidac et des Thaumaleidac, doivent maintenir
les parties non mouillables de leur corps émergées et en même temps
leur face ventrale en contact étroit-avec le substrat. Ces animaux doi¬
vent être appliqués par le film superficiel contre le substrat et, par
conséquent, l’épaisseur de la nappe d’eau qui les entoure doit toujours
etre inférieure à l’épaisseur de leur corps : sans cela, ils risquent fort
d’être entraînés par le courant. Ainsi, une larve néonate d ’Hermione
ne s’aventurera pas dans une nappe d’eau de plus de 0,2 mm d’épais¬
seur, alors qu’une larve du troisième stade pourra se maintenir dans
une nappe de 1,2 mm d’épaisseur.
Si une trop grande épaisseur de la nappe limite l’aire écologique
de beaucoup de larves à respiration aérienne, cette aire est également
limitée par une trop faible épaisseur de la nappe. Les larves madicoles
très mouillables peuvent fort bien vivre dans une partie de leur gîte
où l’épaisseur de la nappe d’eau est 10 ou même 15 fois plus petite que
I épaisseur de leur corps. Tel est le cas pour les larves de plusieurs
espèces d’.l trichopotjon, de Pericoma et d ’Hcrmionc. L’aire écologique
d’une larve madicole très mouillable est donc d’autant plus limitée que
sa taille est plus petite ; ceci explique peut-être dans une certaine
mesure l’uniformité de taille de tous les animaux madicoles à respira¬
tion aérienne (p. 129).
Quant aux larves âgées des Dixidac et des Thaumaleidae, qui,
nous l’avons vu, se distinguent des autres larves à respiration aérienne
ou mixte, leur aire écologique est limitée aux parties de leur habitat où
l’épaisseur de la nappe est comprise entre 0,8 et 2 mm. En dessous de
ces limites, ces larves ont de la difficulté à se mouvoir et en dessus
de ces limites, elles risquent fort d’être entraînées par le courant. Bien
entendu, l’aire écologique des larves plus jeunes est circonscrite de
façon différente.
III. — Rôle de la vitesse du courant de l'eau.
Pour connaître ce rôle, nous examinerons uniquement des gîtes
dans lesquels la vitesse du courant n’est pas modifiée pendant les
pluies ; la répartition «les plantes et des animaux y reste à peu près
la même au cours de toute la belle saison et elle est déterminée
avant tout par la vitesse du courant.
Source : MNHN, Paris
Prenons, pour l’illustrer, l'exemple d’un rocher suintant (t’I. II, 2)
près de Cnmp-dcs-Chênes, en Algérie. Sur ce rocher, on peut noter des
bandes verticales de teintes différentes. Chacune d’elles correspond à
un territoire où la vitesse du courant et en même temps la composition
de la llore et de la faune sont différentes.
Parmi les animaux madicoles. les uns sont rhéophiles, les autres
ne le sont pas. Nous considérerons comme rhéophiles les espèces dont
les représentants se trouvent habituellement dans la zone pétrimadi-
cole et sont soumis, presque toujours, à un courant de vitesse supé¬
rieure à 5 cm/sec. Tous les animaux madicoles rhéophiles ont une
respiration aquatique ; ce sont les larves des Ephémères, des Stncto-
bia et des Hydroptiln (Trichoptères), des Simuliidae, des Blepharoceri-
dae, des Diamesn et de plusieurs espèces de Chironomidac Orthocla-
diinae (Diptères) et les Ancylus. On peut considérer également comme
rhéophiles les larves des Tinodes (Trichoptères) et des Rheotnnytnrsuii
(Diptères), «pii se construisent un fourreau fixe en plein courant.
Les représentants de toutes les autres espèces madicoles ne sont
pas rhéophiles (*). Par non rhéophiles, nous entendrons les animaux
«pii, dans les zones pétrimadicoles et limimadicoles de leur gîte, sont
presque toujours soumis à un courant de vitesse inférieure à 5 cm/sec.
Les larves de plusieurs espèces de Coléoptères et de Diptères
( F.lmis sp., Dicrnnoln alticola, D. subtilis, Tipuln goriziensis, Pcricomn
magniseta, Hermione torrentinm, Atnlanta nppendiculntn, Melanoche-
lin ri paria et divers Chironomidac), «pii vivent exclusivement dans les
tapis d'Algues filamenteuses ou dans les touffes de Bryophytes et par¬
fois dans un courant «le vitesse supérieure à 5 cm/sec, seront néan¬
moins considérées comme non rhéophiles ; en effet, elles restent enrou¬
lées ou fixées sur les Algues ou les tiges «le Bryophytes et n’ont prcs«|ue
aucun effort à fournir pour se maintenir.
Les animaux madicoles non rhéophiles comprennent à la fois des
Invertébrés à respiration aérienne et «les Invertébrés ù respiration
aquatique.
Parmi les animaux madicoles non rhéophiles, toutes ne se com¬
portent pas «le la même manière à l’égar«l du courant, comme il res¬
sort de l’expérience suivante : sur un mur lisse, je créai une nappe
madicole, «lans la«|uelle on pouvait «listingucr trois barnlcs verticales
parallèles et de 4 cm de largeur environ ; dans les deux bandes laté¬
rales, le courant avait une vitesse comprise entre 8 et 11 cm/sec., alors
que dans la bande médiane elle n'était pas supérieure à 1 cm/sec.
Dans cette dernière bande, je plaçai 100 larves de Pcricomn crypta
et 100 larves d 'Hermione pnrdnlina. Au bout de 2 heures, 90 p. 100
des larves de Pcricomn étaient réparties en deux files contiguës aux
C) Il est difficile de décider si certains Hydracariens comme l'unisus clypeo-
lutiis et /*anisopsis eu rvifruits et certains Gastropodes comme Limnaen Iruncatuln
et Amnicota dupotetiaiui sont ou non rhéophiles, car on les trouve li la fois dans
les parties de leur Rite où le courant est fort et celles où il est faible.
Source : MNHM, Paris
RRCHRRCHRS SUR I.A FA UN R MADIGOI.R.
69
bandes latérales de la nappe (Fig. 9) ; les unes montaient et les
autres descendaient. Chaque fois que la tête d'une de ces larves péné¬
trait dans une des bandes latérales, elle s’arrêtait et se détournait. Les
larves des Pericoma étaient donc emprisonnées entre deux bandes à
courant rapide. Les larves des Hermione sc répartissaient de la même
manière que celles des Pericoma ; toutefois 8 d’entre elles étaient par¬
venues à franchir les bandes latérales et 3 avaient été entraînées.
BL
Ri«. 9. — Expérience réalisée sur des larves de Pericoma crypta (Diptère Psycho-
didé) et d 'Hermione pardalina (Diptère Stratiomyiidé) pour connaître la
nature de leur rhéotropisme. La position de ces larves à la fin de l’expérience
lül. : bande latérale : RM : bande médiane ; I : larve).
Dans cette expérience j’ai donc pu constater que les larves d'Her-
mione pardalina font appel parfois, et pendant quelques instants, à
leurs faibles possibilités de résistance au courant, jusqu’à ses limites
extrêmes, pour franchir une zone à courant rapide. Cette constatation
a été confirmée par des observations faites dans des gîtes naturels et
j’ai pu noter un comportement analogue pour d’autres animaux madi-
coles non rhéophiles, tels que les imagos des Laccobius, des Anacaena,
des Limnebius, des Oclbebins (Coléoptères) et les larves des Dicranota
(Diptères).
De façon générale, tous les animaux inadicoles qui vivent dans
des gîtes à débit variable sont contraints parfois à faire appel à leurs
possibilités de résistance au courant.
Tous les animaux inadicoles rhéophiles ont un rhéotropisme posi¬
tif C) et il en est de même, lorsque le courant est assez rapide, pour
bon nombre d’animaux inadicoles non rhéophiles, tels que les larves
<les Plécoptèrcs, des lleraea et des F. mode s (Trichoplères) et les larves
et imagos de Coléoptères. Toutes les larves inadicoles de Diptères, à
l’exception de celles des Simuliidae et des Blepharoceridae, n’ont pas
un rhéotropisme précis.
C) Les larves des Blepharoceridae au repos ont la tète tournée vers l’aval.
l‘ar contre, lorsqu’elles se déplacent, elles font face au courant.
Source : MNHN, Paris
T. VAII.I.ANT.
IV. — Rôle des grandes variations de la vitesse du courant
et rôle de l'inclinaison du substrat.
La nappe madicolc d’un gitc situé dans le lit d’un torrent ou d’un
ruisseau ne conserve pas toute l’année le même débit. Au cours de
chaque pluie, une grande partie de la surface de ce gîte est cédée à
l’habitat fluicole ; seuls quelques « refuges » situés en retrait ou pro¬
tégés par un ressaut continuent à lui appartenir. Si nous visitons ce
gîte plusieurs semaines après une pluie, nous pouvons constater que
les animaux mndicoles sont répartis sur toute la surface du biotope, à
peu près comme dans un gîte à débit constant. Que deviennent-ils au
moment d’une pluie ? Si nous visitons le gîte quelques heures après la
fin d’un orage, nous voyons que la population a, dans son ensemble,
fortement diminué ; quelques larves à fourreau (Tinodrs. Dirrnno-
mijin. Gowinielln), ainsi que quelques larves de Similinm et de Diu-
mrsn peuvent être demeurées en place dans la zone pélrimadicole
non protégée ; certaines parties du gîte ont été « nettoyées » de leur
faune. La population des « refuges » a par contre augmenté ; des Loc-
cobius, des larves de Stnclobia, de Pericoma et iVHrrmione, des l.im-
noen et même parfois des larves de Tinoilrs ont émigré sous les res¬
sauts et surtout vers les bords du gîte.
La population d’un gîte madicolc est d’autant plus appauvrie par
une arrivée d’eau importante que celle-ci s’est produite de façon plus
brusque ; les pluies d’automne sont en elTet beaucoup moins nocives
que les orages d’été. C’est ainsi qu’au lendemain «l’un violent orage,
«les dépressions dans le lit de l’oued Chiffa, en Algérie, étaient tapissées
par de la boue humide et qu’au pied d’un vaste gîte madicolc, on pou¬
vait remarquer, sur la boue des dépressions, de nombreuses traînées
sinueuses laissées par des larves madicoles arrachées par l’eau à leur
habitat.
Les larves qui flottent grâce à une large cupule respiratoire (Peri-
comn psendexijuisitn, Hrrmione pnrdalinn) ou à des parties peu mouil-
lables de leur corps (Thaumilieu, Dira) sont favorisées à ce point de vue
par rapport aux autres animaux madicoles, car, lorsqu'elles sont em¬
portées par l’eau, elles ont d’assez fortes chances d’être jetées dans une
zone « refuge » avant d’être entraînées hors de leur habitat.
Il in’a paru intéressant d’étudier expérimentalement le compor¬
tement de quelques animaux madicoles parmi les plus communs sou¬
mis à un courant de vitesse supérieure à celle du courant auquel ils
sont soumis, habituellement et par beau temps, dans leur habitat.
Celle étude a été faite à l’aide d’un chenal à fond de ciment et dont les
parois latérales sont en verre. Dans ce chenal, on peut faire couler une
nappe d’eau dont l’épaisseur et la vitesse du courant sont réglées à
volonté. Pour chaque espèce mise en expérience, je procédais de la
façon suivante : dans le chenal je faisais couler une nappe de 0.2 mm
d’épaisseur et dont la vitesse était «le l’ordre de «(uelques mm/sec. ; je
déposais plusieurs exemplaires de l’espèce dans le chenal, puis aug¬
mentais progressivement la vitesse du courant en même temps «jue
Source : MNHN, Paris
IKCIIKKCIIKS Sl'H I.A l'Al NK MADICOI.R.
l’épaisseur do la nappe. La vitesse maxima du courant que chaque
individu était capable de remonter, ainsi que la vitesse maxima qu’il
pouvait supporter deux minutes sans lâcher prise, étaient mesurées à
l’aide d’un tube de Pilot. Voici les valeurs moyennes obtenues pour
quelques espèces :
IIvokacarif.n's : Panisopsis Thori .
Osthacooks : F.rpetocypris hygropetriens. .
rnic.Hoi’TÈiucs : Tinotles algirica (1.) .
77 voiles iiiireoln (1.) .
T in (xl es Xelleri (1.) .
Slaclobia ealoniella (I.) ...
Slaclobia Moselyi (I.) .
Ernodes articiilnris (1.) ...
Loi.kootkuks : l.nccobius srntellaris (i.) .. .
Laccobius srntellaris (1.) ...
Anaraeiw globnlns (i.) .
F.ubria paluslris (1.) .
Helmis sp. (1.) .
Ihi'Tiïniis : Heplagyia piinctiilnta (1.) .
Akiefferiella roernlesrens (1.) ..
Diamesa Steinboecki (1.) .
Endaclylocladias bipunelellns (I.)
ti.\STnopoi)HS : Limnaea Inuiralnla .
Des larves de Tipula lateralis, de Dicranomyia milis, d'Orimargn
"ttenualn, de Tmimastoplcrn ciilreiiln, de Thaumalea Verralli, de Dix»
Piibilipennis, de Pericoma crypta, de P. magniseta, de P. pseudexqui-
■tila, d 'Herminne pardalina, d 'H. pygmaea, d’H. lorrentium, de Tabanus
cordiger et de I.iancalns virens, ne résistent pas à un courant de 1 cm/
Tous les essais dont les résultats sont indiqués dans ce tableau
"ut été effectués dans une nappe d’eau dont l’épaisseur était supérieure
à 3 mm.
(’elte série d'expériences permet de diviser les animaux madicolcs
en trois groupes, suivant leurs possibilités de résistance au courant :
1. — I.es animaux rhéophiles, qui, nous l’avons vu (p. 68), sont
soumis habituellement à un courant de vitesse assez grande et qui
peuvent résister à un courant beaucoup plus rapide encore. Tous ont
une respiration aquatique. A ce premier groupe appartiennent les
larves des Slaclobia et des Tinodes.
2. Les animaux rhéobionles, qui, en temps normal, vivent dans
des parties de leur gîte où le courant est lent, mais qui sont capables,
quand les conditions du milieu varient et qu’ils sont soumis à un cou¬
rant rapide, de résister quelque temps ou même de se mouvoir sur le
substrat. Tous les animaux madicolcs rhéobionles n’ont pas une respi¬
ration uniquement aquatique, mais, même lorsqu’ils respirent l’air en
nature, comme c’est le cas des Coléoptères, ils sont capables de rompre
leurs relations avec l’air extérieur et de demeurer longtemps immergés
sans périr.
Source : MNHN, Paris
72
!•'. VAILLANT.
Parmi les animaux madicolcs rhéobiontes, qui sont probablement
<■11 forte proportion dans la faune madicole, figurent : Pnnisopsis Thori,
Erpetocypris hygropelricns, les imagos de Laccobius scutellaris et
iVAnacaena globulus, les larves (VErnodes articulons, de Laccobius
scutellaris, d'Eubria paluslris, d ’Helmis sp„ d’Heptagyia punctulata.
d’d kiefferiella coerulescens, de Diamesa Sleinbaecki et <17 üudactylo-
cladius bipuncteUus et les Limnaca truncatula. Ce sont les Ostracodes
du genre Erpetocypris qui montrent, de loin, les possibilités de résis¬
tance les plus faibles.
3. — Les animaux limrwphilcs, dont l’absence complète de résis¬
tance à l’égard du courant contraste de façon remarquable avec les
possibilités, fort grandes, des autres animaux madieoles. Les animaux
limnophiles pétrimadicoles et limimadicoles se laissent entraîner pas¬
sivement par le courant, dès que l'épaisseur de la nappe d’eau n’est
plus suffisante pour que leur corps soit étroitement appliqué par le
film superficiel contre le substrat. Les animaux limnophiles bryoma-
dicoles ne semblent pas jouer un rôle actif pour se maintenir dans les
touffes de Bryophytes qui les abritent ; quand le courant devient trop
rapide, ils sont entraînés passivement ; beaucoup d’entre eux, comme
les larves des Dicranomyia et des Tipula, n’ont d’ailleurs aucun appa¬
reil de rétention. Font exception les larves de plusieurs espèces d 'Her-
mione ; elles sont pourvues d’épines el de crochets ventraux qui leur
permettent de s’agripper, soit au substrat rocheux, soit sur des tiges de
Bryophytes ; mais cet appareil n’est efficace, dans les zones pétrima¬
dicoles et limimadicoles, qu’à la condition que l’épaisseur de la nappe
d’eau reste inférieure à celle du corps ; dans ces conditions, les larves
résistent activement au courant, ('.'est ainsi que des larves âgées d’Her-
mione Pamlellei et (.VU. pantalina arrivent à progresser lentement dans
une nappe de 1,2 mm d'épaisseur et de vitesse 13 cm/sec.
Les animaux madieoles limnophiles ont, tout comme les rhéo¬
biontes, les uns une respiration aérienne, d’autres une respiration
aquatique, d’autres enfin, le plus grand nombre, une respiration mixte.
Parmi les espèces de ce troisième groupe figurent les larves des
Tipula, des Orimarga, des Taumastoptera, des Thaumalea, des Dixa,
des Pericoma, des Hermione. îles Tabanus et des Liancalus.
Dans ce travail, je n’ai mentionné jusqu’ici que des gîtes madi-
coles dont le substrat est vertical ou presque vertical. Il y a lieu de con¬
sidérer des gîtes madieoles d'un autre type, dont le substrat est presque
horizontal.
Si nous retournons de grosses pierres effleurant la surface de
l'eau en bordure des sources et de certains torrents, nous apercevons,
sur la partie humide de ces pierres, des animaux qui appartiennent,
pour la plupart, à des espèces communes sur les parois verticales suin¬
tantes. Voici quelques exemples de récoltes effectuées en avril :
Station 1 - Sassenage — sous les pierres d’un petit ruisseau très
en pente joignant les gîtes madieoles 25 et 2C> : Polycelis cornuta (AC),
larves de Nemura sp. (C), <1 ’Ernodes articulons (AC), de Crnnoecia
Source : MNHN, Paris
HRCHKHCHES Sl lt I.A FAUNE MADICOLK.
73
irrorata (AC), de Plilocolepns gru/wlntiis (Ri, imagos de Moins sp.
• R.i. larves de Thaumalea Verralli (CC), de Dira sp. (CO, d’Orthocla-
diinae ((3), de Pericoma fuliginosa (AC,), de P. psendexqnisila (R'i et
(VHermionc pardalina (O.
Station 2 — Oued Tailla sous les pierres d’une source non loin
du gîte madieole 39 : larves de .Y emnra sp. (Cl, d ’Helmis sp. (CC), de
Thinimalea liernardi (CC), de Dixn sp. (C.), de Pericoma pulchrn (C)
et (VHermionc Morrisi v. auresi (AR>.
Station 3 Arris sous les pierres en bordure de l’oued Boug-
liara, à proximité du gîte 41 : Dugesia gonocephala (R), larves de
X'emnra sp. (AC). (VA ga pelas fusais (AR), d’Hydrocyphon australis
(CC), d’.-t Iriclwpogon trifasciatus v. algirus (CC), de Dira sp. (C.). de
Pericoma pulchra (C. i et (YHermione Dorieri v. barbarica (AO et Lim-
naea frnncalnla (AR).
Station 4 Rhouffi sous les pierres en bordure de l’oued El
Abiod, à proximité du gîte 43 : complètement azoïque.
Station 5 - Le Ruisseau des Singes — sous les pierres dans la
petite grotte du gîte 50, zone O (Fig. 34, p. 220) : Dagesia gonocephala
(CC), larves de Nantira sp. (C), imagos (VHelmis Lalreillei (IV), larves
d ’Helmis sp. (AC), de Thaumalea algira (CO, de Dira pubenila (CC),
de Tipnla sp. (R), de Pericoma nnmidica (R) et d ’Hermione Dorieri v.
barbarica (R).
En quoi cet habitat de la face inférieure des (lierres diffère-t-il de
l’habitat madieole des parois rocheuses verticales ? L’insolation est
faible ; les variations de la température de l’eau ne dépassent pas
quelques degrés au cours d’une journée ; enfin cet habitat est cédé
périodiquement à l’habitat fluicole, lorsqu'il pleut et que le niveau
monte dans les sources et surtout dans les torrents. Pour survivre, les
éléments de sa faune doivent donc être capables soit d’émigrer rapi¬
dement (imagos de Laccobius, larves des Thaumalea et des Dira), soit
de rester immergés quelque temps (imagos (VHelmis et de Moins,
larves de Crunoecia, d ’V.rnodes. <VHelmis. d’Hydrocyphon et d’AIri-
chopogon). Quant aux larves à respiration aérienne très lentes :i se
mouvoir, elles doivent avoir une cupule respiratoire particulièrement
large leur permettant de flotter et d’être entraînées vers d’autres gîtes
madicoles. La faune de cet habitat des pierres mouillées n’est donc
qu’une faune madieole réduite, une sélection s’étant opérée en faveur
de quelques espèces particulièrement adaptées.
En bordure des cours d’eau à crues trop subites, comme l’oued El
Abiod ii Rhouffi, celle faune manque totalement.
V. — Rôle de l’assèchement.
Le débit de la nappe d’eau diminue au cours de l’été dans beau¬
coup de gîtes madicoles et l’étendue de ceux-ci diminue en même
MÆmothhs m- Mrsr.r.M. Zoologie, I. XI.
Source : MNHN, Paris
F. VAÏU.ANT.
temps <I U( ' S( “ concentre leur population. La plupart dos animaux de
ces gîtes se déplacent de façon à rester tou jours dans la zone mouillée.
Quant aux larves à fourreau Rxo ( Timides. (lertinomtjiti, Dicmnomi/io.
C.hironomidae Tanytarsariae), elles prolongent celui-ci en direction de
la partie la plus humide du substrat, mais ne l'abandonnent générale¬
ment pas ; elles périssent donc si elles ne parviennent pas au stade
imaginai avant l’assèchement complet de leur fourreau.
Certains gîtes madieoles s'assèchent entièrement au cours de l’été,
ce qui provoque une disparition complète de leur faune macroscopique.
J’eus l'occasion d’assister à l’assèchement brutal du gîte 10 à
Hesse-en-Chandesse ; ce gîte est situé sur la paroi verticale d'un petit
barrage. Le 30.VII 1.1953, les vannes de ce barrage furent retirées et le
gîte madieole resta une journée entière à sec par temps clair. Quelques
larves de C.hironomidae, de Perironw et de Doliehopodidae purent,
pendant que le rocher était encore humide, gagner des touffes de
Mousses qui ne se desséchèrent pas complètement avant le soir. Quant
aux larves restées sur le rocher (.1 tricho/xigon. Dnsijhelen, Chirono-
inidae, Perironw), elles commencèrent à se débattre dès que le soleil
eut échauffé le substrat et se détachèrent successivement pour tomber
dans le torrent ; seules quelques nymphes de C.hironomidae demeu¬
rèrent. I)e nombreux Carabidac, Staphylinidae, Doliehopodidae, Empi-
didae et Muscidae se répandirent sur le gîte et firent un ravage parmi
les larves madieoles qui ne s’étaient pas encore détachées. Au bout de
deux heures, les seuls animaux madieoles survivants étaient dans les
touffes de Mousses. Les vannes furent remises le soir même et, le len¬
demain, les animaux réfugiés dans les touffes avaient commencé à se
répandre dans les parties dénudées du gîte et «les pontes récentes de
C.hironomidae pouvaient déjà s’observer.
J’assistai à l’assèchement d'un autre gîte madieole à Arris (Algé¬
rie» (p. 208) : lorsque le substrat fut complètement sec, les larves
c YHermione se détachèrent et les l.mcobins ne lardèrent pas à s’en¬
voler. Des Limnaru Iriincnliilti demeurèrent deux jours fixées au
rocher desséché sans périr.
Les gîtes madieoles qui s’assèchent complètement en été pendant
plusieurs jours consécutifs sont totalement dépourvus d’animaux dont
la vie entière est aquatique (Oligoehètes, Hydracariens, Copépodes,
Oslracodes et Mollusques), à moins toutefois qu’ils ne soient en rela¬
tion avec un gîte lluicole d'où ces animaux peuvent émigrer.
Dans les Alpes du Dauphiné, des gîtes madieoles isolés peuvent
héberger des larves d’insectes à un seul cycle annuel, à condition qu’ils
ne s’assèchent pas plus d’un mois en été. Il n’y a d’exception que pour
un Diptère Stratiomyiidc, Hermione ptinl/iliiut : les femelles de cette
espèce pondent en août et septembre et l’éclosion des imagos a lieu en
avril, mai et juin, tout au moins en dessous de 1.000 m d’altitude ; par¬
fois les femelles de celte Hermione déposent leurs oeufs dans des gîtes
temporaires, non pas lorsque ceux-ci sont alimentés en eau, mais lors¬
qu’ils sont complètement asséchés : les œufs, enfoncés dans la croûte
d'Algues sèches qui revêt le substrat, restent en diapause tant qu’ils
ne sont pas mouillés.
Source : MNHM, Paris
RECHERCHES SLR I.A FAUNE MADICOLE.
En Algérie, en dessous de 500 in d’altitude, le développement des
Insectes inadicoles esl plus rapide que dans les Alpes et on peut trou¬
ver des larves de Tinodes algirica et A'Hermiono Dorieri v. barbarica
même dans des gîtes qui s’assèchent trois mois par an.
Les imagos des Hydropliilidae madicoles, capables de voler, ne
sont pas rares dans les gîtes madicoles temporaires.
Nous avons vu, le peuplement rapide du gîte expérimental du
Mazafran (p. 28) le prouve, qu’il suffisait en été de 18 jours pour qu’un
gîte asséché, puis remis en eau, se peuple de larves de Chironomidae et
de Ceratopogonidae.
J’ai pu maintes fois constater que la densité de population des
gîtes madicoles temporaires était plus grande que celle des gîtes per¬
manents situés à proximité ; bien plus, une véritable émigration des
éléments de la faune se produit en automne, dans certains gîtes qui
ne s’asséchent que partiellement en été, des zones permanentes vers
les zones restées sèches et récemment reconquises.
VI. — Rôle de la température de l'eau et de l'insolation.
I.’insolation agit directement el pour son propre compte sur les
animaux madicoles et sur leur répartition dans leur biotope ; ces ani¬
maux ont en effet un héliotropisme positif ou négatif suivant l’intensité
de la lumière. Toutefois les deux facteurs, température de l’eau et
insolation, sont difficiles à dissocier et il n’est pas possible d’attribuer
à chacun le rôle qui lui revient dans la répartition des animaux madi-
eoles. Comme nous l’avons vu (p. 20), l’insolation provoque en effet,
chaque jour el par temps clair, une élévation de la température de
l’eau. J’envisagerai donc simultanément les actions des deux facteurs,
température de l’eau et insolation.
La température de l’eau représente, pour chaque espèce madicole,
un facteur limitant, mais les tolérances des diverses espèces sont fort
différentes.
C.’cst ainsi que, dans un gîte madicole bordant la célèbre cascade
d’Hammam Meskoutine, en Algérie, j’ai recueilli, dans de l’eau à 34°,
«les larves et des imagos de I.accobins grneilis, ainsi qu’une larve de
Coeloslomn hispnnicinn (Coléoptères Hgdrophilidne). Dans ce même
gîte, des larves de Dnsghelea sp. (‘) étaient abondantes dans de l’eau
à 32". Ce gîte d’Hammam Meskoutine, alimenté par une source chaude,
est d’un type très particulier, car l’insolation n’a presque aucun effet
sur la température de son eau, qui subit seulement des variations de
très faible amplitude.
Il n’en est pas de même dans la plupart des autres gîtes madicoles,
dont la température de l’eau est très variable. Cette température agit
sur chaque espèce madicole quand elle atteint sa valeur maximum ;
les représentants d’une espèce ne pourront survivre dans une partie
d’un gîte madicole si la valeur maximum de la température de l’eau
dépasse la température critique de l’espèce.
L’étude de ce gîte d’Hamniam Meskoutine fera l’objet d’une note séparée.
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
A titre d'exemple, je visitai en juin un gile madieole près de
Mchounèchc, sur le versant saharien de l'Aurès (Algérie) ; l’eau de
ee gîte était à 2(>" : sa faune était constituée uniquement de larves
d'Endnclyloclndins bipnnetelliis. mais toutes ces larves étaient mortes.
La température critique des larves de ee (’.hironomidc est voisine de
29" dans une eau pauvre en matières organiques et cette limite avait
été sans doute dépassée.
Diverses larves à respiration aquatique n’en supportent pas moins
une eau relativement chaude, et dont la teneur en oxygène est par con¬
séquent faible. Ainsi, j’ai pu noter la présence de larves de Tinodes
Z elle ri et de Slnctobin enlnnielln dans de l’eau à 29 ; par ailleurs des
larves de Cnlicnides Dienzeidei. de Dnsgbelen flaimsnilellnln, de I).
salinaria et (VAlInnudomyin hygropelricn ( Diptères (leratopogonidael
s’accommodent fort bien d'une eau à 30" ; à vrai dire, toutes ces larves
sont protégées soit par un fourreau, soit par une gaine de limon. Les
larves (VEiidnctyiocIndins bipiinrlellns (Diptères (’.hironomidae). nous
l’avons vu, sont nues et cependant se rencontrent dans une eau à 2û”.
D’autres larves madicoles nues et à respiration aquatique sont
bien moins tolérantes : ainsi 1rs larves de Dinmesn Sleinboecki (Dip¬
tères (’.liironomidae i meurent lorsque la température de l’eau dépasse
19 ; aussi ne les trouve-t-on durant toute l'année que dans les gîtes
de haute montagne et seulement au printemps et en automne dans les
gîtes en basse altitude. Les larves de Dinmesn Inlitnrsis ne sont guère
plus résistantes.
Les animaux madicoles à respiration aérienne ne montrent pas
toutes la même tolérance à l’égard de la température de l’eau. Si les
imagos de Lnccnbius scnlellnris et les larves < VHerminne Meigeni,
(VH. pygmnen et de I.inncnlns nirens se déplacent au grand soleil et
dans de l'eau à 30", par contre les larves de Pericomn nlbicnns et de
P. crypta ne peuvent vivre longtemps dans une eau dont la tempéra¬
ture dépasse 20 et celles des Thnnmnlen sont encore moins tolérantes.
Un animal madieole pourra d'autant mieux satisfaire ses exi¬
gences thermiques qu’il est plus mobile. Examinons tout d’abord le
cas des espèces les moins favorisées à cet égard pour finir avec celui
des espèces les plus agiles.
Les larves nues des (’.hironomidae madicoles ( Dinmesn , Endncly-
loclndins i ainsi que les larves à fourreau fixe ( Tinodes , Orimnrgn,
(lernnnmyin. Dicranomyin. Dicrnnnln. (’.hironomidae Tanylarsariae) ne
se déplacent presque pas et meurent si la température de l’eau dépasse
leurs limites de tolérance.
Mais la plupart des animaux madicoles son! mobiles, ('.eux qui
sont fouisseurs, comme les Oligoehèles cl les larves prognathes des
Ceralopogonidae, s'enfoncent dans leur substrat meuble, lorsque la
température de l’eau est trop élevée. D’autres, capables de ramper,
se réfugient, pendant les heures chaudes des journées d’été, dans les
fissures des rochers suintants ou bien dans les touffes de Mousses ;
dans ces abris, la température de l'eau est moins élevée qu’alentour
et l'insolation est très atténuée.
Source : MNHM, Paris
111;(;111ii(:111•;s sri
77
l( l..\ l'AI'XI-: MADICOLK.
l’iinni les animaux madicoles mobiles, ee sont les larves des
Dixidae el des Thaumaleidae qui sont capables de se déplacer le plus
rapidement : aussi sonl-elles les plus sténothermes de toutes les larves
madicules bien (pi'elles respirent l’air en nature. En été, elles se main¬
tiennent tout le jour dans les parties les plus ombragées de leur gîte,
sans toutefois pénétrer dans les zones brvomadicoles. Pendant la nuit,
leur aire écologique est beaucoup plus étendue.
Les moins sténothermes des larves des Thaumaleidae sont celles
de Thuumuleu ulgiru , ces dernières présentent un phototropisme
assez net à une température inférieure à t) ' ; entre 9° et 15". leurs
réactions vis-à-vis de la lumière sont assez vagues ; enfin, à une tem¬
pérature supérieure à 15", elles présentent un phototropisme négatif
des plus nets. La température critique de ces larves est au voisinage
de 2fi", mais je ne les ni jamais trouvées dans une eau dont la tempéra¬
ture dépassait 18". Dans le gîte n" 50 (p. 220) en automne, les larves
de Tluinmalea uh/iru sont nombreuses pendant la journée dans la zone
H et la zone I), qui sont abritées du soleil, mais, de très bonne heure le
matin, on les trouve en abondance dans la zone A découverte (fig.
p. 220).
Les larves de Tlmiiinuleu des autres espèces se comportent de
manière analogue, mais la température maxima tolérée est plus faible
que pour les larves précédentes ; c'est ainsi que, chez les larves de
Thnumulen major, la température critique est voisine de 19".
Les larves de Thuumuleu manquent totalement en été dans les
gîtes dépourvus de zones très ombragées ou dont la température de
l’eau est, au milieu de la journée, trop élevée.
En Algérie el au Maroc, je ne les ai trouvées qu’en haute mon¬
tagne. dans les gîtes madicules des torrents : toutefois, une espèce
endémique. T. uhjiru. est commune dans tin lorrenl froid de l'Atlas de
Hlida, en basse altitude i * ).
Les larves madieotes des lti.ru sont plus lucifuges que celles des
Thuumuleu. bien que leur température critique soit plus élevée que
celle des larves de Thuumuleu. Le jour on les trouve sous les feuilles
mortes appliquées contre les rochers suintants et la nuit elles se dépla¬
cent à découvert dans la zone pétrimadicolc.
Eludions maintenant le rôle de la température et de l’insolation
•sur les üuclunlions saisonnières de la population des divers gîtes madi-
eoles, en prenant quelques exemples des plus typiques.
Si nous regardons la place occupée par le gîte 24 dans chacune
«les deux colonnes de densité d’espèces (p. 51 t, nous voyons qu elle est
1res différente au printemps el en été. En effet, en avril, la plus grande
partie de la population de ce gîte est constituée par des larves de
Lhironomidac, tandis qu'en août, celles-ci font complètement défaut.
L’eau qui alimente le gîte 24 circule à découvert sur plusieurs dizaines
(’) Lu présence d'une larve de Tluuiiiuilett dans un gtlc du Sahara Central
semble en contradiction avec la prétendue sténothermie des larves de Thauma-
leidae, mais il est nécessaire d'obtenir l'imago correspondant à cette larve avant
d'être certain île la détermination générique fp. 245).
Source : MNHN, Paris
\ VAILLANT.
de mètres et sous forme de nappe madicolc ; aussi les variations de la
En avril, la température maximum de l’eau au cours d’une journée
ensoleillée n’atteint pas les températures critiques des larves de Chiro-
nomidae, mais il n’en est plus de même en juin, juillet et août (p. 20>.
Le gîte 20 permet des observations analogues ip. 177).
A ces gîtes, dont l’eau a une température très variable, s’opposent
des gîtes où cette dernière ne subit, en été, que de faibles écarts et
dont la faune conserve à peu près la même densité pendant toute la
belle saison. Le gîte 18 est en grande partie ombragé et l’eau qui ali¬
mente sa nappe, ne circule pas au soleil ; aussi, au milieu de l’été, les
larves de Chironomidae y sont-elles abondantes et les densités de la
population, tout comme les densités des espèces, ne sont-elles guère
différentes dans ce gîte au printemps et en été (p. 25).
Un autre exemple est fourni par le gîte 40 (p. 215) situé au fond
des gorges du Rhumincl. La température de l’eau de ce gîte reste tout
Source : MNHN, Paris
79
.tK<;m:»cni-;s sru i..\ faunk madicole.
l’élé au voisinage de 18" ; aussi sa population est-elle des plus cons¬
tantes ; des Anct/lns flanialilis, Mollusques qui supportent mal les
écarts de température, ont pu s’y établir.
Si les variations «le la température de l’eau entraînent, dans les
gîtes madicoles, des migrations de la propre population de ceux-ci.
elles provoquent aussi parfois des migrations de population entre bio¬
topes lluicoles et biotopes madicoles. Citons le cas assez particulier du
gîte 44. à Rhoufli, (p. 2121 exposé au nord. En août, la température de
l’eau de ce gîte esl moins élevée au cours de la journée que celle de
l’oued El Abiod dans lequel son eau se déverse (Fig. 10) ; entre
4 el !l heures, le gîte esl totalement dépourvu de larves d’Ephémères,
mais vers 10 heures, les larves de Partis g. gemellus et de Garnis
Iwggariensis remontent en grand nombre de l’oued et s’installent sur
la paroi suintante ; par contre, vers 18 heures, leur nombre a beaucoup
décru dans le gîte madicole et vers 22 heures, il n’y demeure que quel¬
ques individus isolés. Toutes les larves d’Ephémères sont retournées
dans l’oued. J’eus l’occasion de suivre la descente d’une larve de Garnis:
elle se déplaçait à reculons et s’arrêtait fréquemment. Il est aisé de
concevoir que des larves d’Ephémères puissent être attirées par des
eaux plus fraîches et par conséquent plus oxygénées, mais il est dif¬
ficile d’expliquer comment elles sont attirées ensuite vers le bas lorsque
les eaux de l’oued leur sonl devenues plus favorables que celles du gîte
madicole.
Jus(|u’iei nous n’avons envisagé que le comportement des espèces
madicoles vis-à-vis des températures élevées ; il y a lieu de se deman¬
der maintenant ce que deviennent ces animaux en hiver.
Dans les hautes montagnes des Alpes, certains gîtes madicoles
sont recouverts 5 ou (i mois de l’année par une épaisse couche de neige.
J’ai eu l’occasion en juillet de déblayer une muraille de neige qui
recouvrait un gite madicole situé non loin du col du Galibier. De l’eau
à 2 ’ courait sur le rocher et un vide de quelques centimètres s’était
formé entre lui et la muraille de neige ; dans ce gîte madicole, «|iii
était resté à l’abri de la lumière pendant plus de cinq mois, se trou-
vaienl des larves actives de Thnumalra galibirrensis, de Dira sp. et
d 'Urrmionr pardalina. Les Insectes ne disparaissent donc pas de la
faune madicole, même en hiver el dans des régions très froides.
A. Niki.skn a constaté, dans les gîtes madicoles qu’il a étudiés au
Danemark el qui étaient situés en bordure d’un ruisseau à débil cons¬
tant, que les larves d 'Eubria, d’Alrichopogan el A'Urrmionr se reli¬
raient en hiver dans la terre mouillée en bordure des gîtes. J’ai pu
faire la même constatation dans les Alpes du Dauphiné, où des ani¬
maux essentiellement pélriinadicoles pendant la belle saison pénètrent
à la fin de l’automne dans la zone bryomadicole en bordure de leur
gîte ou s’insinuent dans des fentes «le la terre humide ; toutefois on
peut trouver, même lorsqu’il gèle, quelques larves de Prrimma et
Source : MNHN, Paris
!•'. VAILLANT.
811
à'Hennione à découvert sur de l;i pierre ou île la terre à peine mouil¬
lée. Toutes les larves madieolcs, à l'exception de celles des Thaiimu-
leidae, semblent, pendant les journées froides de l’hiver, être « moins
aquatiques » que pendant la belle saison.
Dans plusieurs gîtes madieolcs des environs dé Grenoble, lorsque
la température de l’eau dépasse momentanément 12 au cours des
belles journées de janvier et de lévrier, Paclivité des animaux reprend
momentanément cl des Insectes madieolcs se déplacent sur le rocher
à découvert. Dès que le soleil n’échaiiffe plus suffisamment l’eau de
ces gîtes, les animaux se dissimulcnl à nouveau en bordure de ceux-ci.
Ainsi, les Invertébrés madieolcs ont une succession de longues périodes
de vie ralentie séparées par de courtes périodes de vie active.
Il n'en est pas «le même en Algérie, en dessous de ;i(IO m d'altitude
et on n'y peut observer en hiver de telles migrations de la population
madieole ; les animaux cessent seulement de se mouvoir après le cou¬
cher du soleil et subissent vraisemblablement une diminution de leur
métabolisme pendant la nuit.
Beaucoup d’insectes madieolcs passent l’hiver à l’état larvaire,
comme les Tinoclcs, les Berne» et les IC modes (Trichoptères), les Luc-
cobins (Coléoptèresi, les Pericomn t'i et les Uerminne (Diptères). Par
contre, les larves des Shwtobin (Trichoptères) manquent totalement en
hiver dans certains gîtes madieolcs des Alpes, où elles pullulent en
été ; même en Algérie, elles sont peu abondantes en hiver.
D’une façon générale, on peut constater une diminution notable
de la densité de population des gîtes madieolcs en hiver, comme il res¬
sort des tableaux p. 2.") et 20. Ceci est vrai même en Algérie dans les
stations de basse altitude.
VII. — Rôle de l'altitude et de la latitude.
L’altitude et la latitude représentent, pour chacune des espèces
madieolcs, deux fadeurs limitants qui interfèrent l’un avec l’autre et
sont en outre étroitement liés au facteur température de l’eau.
Chaque espèce a, dans une région déterminée, une limite supé¬
rieure et une limite inférieure d’altitude. Mais ceci n’a évidemment
rien de particulier à l’habitat madieole et je n’indiquerai que l'influence
du facteur altitude sur la composition globale des biocénoses madi-
coles.
Dans les Alpes du Dauphiné, les seuls animaux madieolcs que j’ai
récoltés au dessus de 2.011(1 m sont des larves de Chironomidae Ortho-
eladiinae et de Thaumaleidae. Ainsi, à l’intérieur du tunnel du col du
Gnlihicr (2.000 un, plusieurs giles madieolcs situés près d’une «les
ouvertures hébergeaienl uniquement des larves d'Orlhocladiinae ;
l’eau de ees gîtes, au mois d’août et vers 14 heures, était à 2"f>.
Les gîtes situés entre 1.4110 el 2.200 m d'altitude dans les Alpes
semblent tous avoir un indice de diversité élevé en même temps
') Les Veriromu peuvent également passer l'hiver à l’état il'iniai'o.
Source : MNHM, Paris
KCIIKIÎCHKS Sl'U I.A S A I NK MADICOI.
qu’une l'orlc densité de population, même. lors<|iie leur eau est pauvre
en matières organiques. Pendant les quelques mois que dure la belle
saison, leur faune est donc riche et variée : elle est constituée d’une
|>art d’espèces spéciales aux régions élevées et dont la température
critique est particulièrement basse (l)icranomgia Slrobli, Dicranota
nlticola. Palpomijia nlticola, ('.ulicoidcs gracilipes, Thaumalea Freiji, T.
(jalibierensis. T. major et Pericoma nlticola ) et d’autre part d’espèces
à vaste répartition verticale iStaciobia Mosclyi, Tipilla goriziensis, Peri-
rotna magniseta et Hermione pardalimO. ("est en liasse attitude qu’on
remarque la plus grande inégalité entre les densités de population des
différents gîtes.
Kn Afrique du Nord, la répartition verticale de la plupart des
espèces madicolcs est très étendue et je ne peux citer, comme forme
d’altitude, que Thaumalea liernardi. Telmaloscopiis Thienemanni et
Pericoma polita ; je n’ai trouvé aucun exemplaire d’une de ces trois
espèces en dessous de 1.4(10 ni. En revanche, Pericoma Quezeli ne
.10, lasse pas 750 m. En Afrique du Nord, il ne semble pas que les gîtes
situés sur des montagnes élevées aient une faune particulièrement
riche et variée.
La faune madicole d’Afrique du Nord, autant que je puis en juger
par mes récoltes, comprend un nombre d’espèces à peu près égal aux
2/3 de celui des espèces madicolcs de France. Elle est particulièrement
riche en Ceralopogonidae, alors que les espèces madicolcs de Chirono-
midae et de Psychodidac paraissent beaucoup plus nombreuses en
France qu’en Algérie.
Dans les gîtes de Kbouffi, à la limite septentrionale du Sahara,
les Hydrophilidae, les Limoniidae, les (’.eratopogonidae, les Chirono-
niidac et les Slratiomyiidac constituent les éléments dominants de la
population ; les Triehoplères et les Psychodidac sont rares et ne se
maintiennent dans des stations aussi méridionales que grâce à des con¬
ditions microclimatiques spéciales.
Enfin, au Tassili N’Ajjer (Sahara), seuls subsistent dans les bioto¬
pes madicolcs des Hydrophilidae. «les Limoniidae, des Ceratopogonidae
et des Chironomidae.
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
82
CHAIUTHK III.
ACTION DU MILIEU SUR LES BIOCÉNOSES.
SPÉCIALISATION ET HOMOGÉNÉITÉ DE LA FAUNE MADICOLE.
La faune inadicole, (elle que nous l’observons, esl le résu liai d’une
sélection effectuée par l'habitat inadicole entre différentes espèces ani¬
males. Le milieu inadicole n’accepte que quelques espèces privilégiées,
capables de résister à ses facteurs défavorables ; parmi elles, certaines
espèces, les cumadicoles, ont une aire écologique qui ne dépasse pas
les limites de l'habitat inadicole ; elles remplissent donc parfaitement
les conditions requises par le milieu inadicole et elles doivent présenter
des adaptations particulières en relation étroite avec lui. C’est donc
sur ces espèces cumadicoles que va porter tout particulièrement notre
attention et nous rechercherons d’ahord comment elles sont réparties
dans la série animale.
Le tableau suivant nous montre que les 83 espèces cumadicoles
actuellement connues appartiennent seulement à 18 genres, à 11 famil¬
les, à 3 ordres et à une seule classe, celle des Insectes ; elles ne font
partie de la faune inadicole qu’à l’état larvaire et parfois à l’état nym-
phal.
t Beraeidao
Tiuchoi'tkuks { .. .
i Psychoinyidae
' Hydroptilidae
Coléoptères . | Dascillidae
Limoniidat
I Ccratopogonidac
' Chironoinidae
1 Thaumaleidae
F l’sychodidae
Stratiomyiidae
Dolichopodidav
i lie rne a .
F Ernodes .
| T in odes .
1 Staclobiii .
! Eubriu .
i Geranomyia .
1 Dicranonujin .
1 Orimurgn .
' Ttnimnsloplern .
| Mrirhopogon C).
I AkiefferielUi .
! Ileptagyin .
| Thanmalea .
I Clploeerus .
J Telmidoscopns .
( Pericomn .
! Ilermione .
| Liancalus .
10
I
20
13
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SIR I.A FA UN K MADICOLE.
Il y :| en moyenne 8.'}/18, c’esl-à-dire 4,(> espèces eumadicolcs pour
I genre. La théorie de H. Williams, selon laquelle il y aurait « a
sélection by nature in favour of more llian une species in the saine
Menus rallier llian in lavour of single species in different généra
1531 » et qui peut s'exprimer ainsi : « Plus un biotope est spécialisé,
plus on a de chances d’y trouver des représentants de plusieurs espè¬
ces d’un même genre parmi un nombre donné d’individus choisis au
hasard », se trouve donc admirablement confirmée par l’étude des
zoocénoses madicoles. Ainsi, dans le gîte n" 18 fp. 173), situé dans les
Alpes du Dauphiné et représenté par une pellicule d’eau répartie sur
une surface de 4 ni 2 environ, j’ai trouvé 2 espèces du genre Brgo-
<'(iniplus, 2 du genre Dicmnonujiu, 4 du genre Tipula, 2 du genre Dnsg-
helea. 3 du genre Palpumt/iii, 2 du genre Limnophges, 9 du genre Peri-
l'omn, 6 du genre Hermione et 2 du genre Tabanus.
Il y a lieu de remarquer (p. C»4 > que 31 espèces eumadicolcs sur
les 80 de mes récoltes ne se trouvent que dans l’habitat secondaire
pétrimadicole, alors que trois seulement sont spéciales à l’habitat
limimadicolc et qu’aucune n’est spéciale à l’habitat bryoïnadicole. Ceci
s’explique par la spécialisation particulièrement poussée du premier de
ces trois habitats secondaires, dont la population a une protection
moindre, contre les agents défavorables du milieu, que dans les deux
autres. A une spécialisation très poussée de l’habitat répond une spé¬
cialisation très poussée de la faune.
La faune madicole n'est pas seulement remarquablement spécia¬
lisée ; elle est aussi répartie de façon très homogène, comme il ressort
«lu tableau page 84. Kn effet 8 genres sur 18 sont représentés à la
fois en France, en Corse, en Algérie et au Maroc, deux autres genres
à la fois en France, en Corse et en Algérie et deux autres à la fois en
France, en Algérie et au Maroc.
Cette spécialisation et celle homogénéité de la faune madicole
traduisent son ancienneté. Les ascendants des espèces actuelles ont
pu, à une époque très reculée, abandonner progressivement soit le
milieu de la terre humide, soit le milieu fluicole en faveur de l’habi¬
tat madicole. Chaque genre aurait évolué séparément dans cet habitat,
à la fois en France, en Corse et en Afrique du Nord en donnant plu¬
sieurs espèces.
Source : MNHN, Paris
Beraea
maurus
Krnodes
articularis
Tinodes
auréola
assimilis
Zelleri
Stactobia
catoniella
Moselvi
Eubria
palustris
Geranomyia
caloptera
Dicranomyia
goritiensis
hygropetrica
mitis
Strobli
Orimarga
Taumastoptera
Atrichopogon
attenuata
calceata
trifasciatus
Akicfferiella
lleptagyia
Thaumalea
punclulata
Hezzii
Freyi
galibierensis
major
nigra
testacea
Verralli
Corse
Algérie
Maroc.
aureomarginata
nigroaurata
auresi
auréola
algirica
algirica
furcata
algira
maculata
megalatlanti-
palustris
obscura
obscura
mitis
goritiensis
hvgropetrica
nïitis
goritiensis
hvgropetrica
mitis
attenuata
latipygus
latipygus
trifasciatus
coerulescens
punctulata
punctulata
tarda
algira
Bernardi
Bernard i
Source : MNHN, Paris
Clytocerus
Telmatoscopus
liniosus
Pericoma
albicans
alticola
atra
Bertrandi
calcilega
crypta
fuliginosa
longiseta
lucifuga
pilularia
pseudexquisit;
pudens
trifasciata
Hermione
analis
Dorieri
formosa
locuples
Mcigeni
Morrisi
Pandellei
pardalina
pulchella
pvgmaca
i.iancalus
virons
numidic
polita
Quezeli
trilineata
Morrisi
ochracea
tenebricosa
pulchella
Dorieri
trilineata
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE IV.
ACTION DU MILIEU SUR LES BIOCÉNOSES.
ADAPTATIONS ET AJUSTEMENTS.
Certains animaux eumadicoles présentent des adaptations en rela¬
tion étroite avec leur habitat et traduisant les résultats de la sélec¬
tion effectuée par celui-ci.
A côté de ces adaptations visibles et qui se manifestent dans la
morphologie externe, la plupart des animaux eumadicoles sont pour¬
vus d’ajustements indispensables de l’organisme, difficiles à mettre en
évidence et qui permettent à celui-ci de résister à l’action des facteurs
physico-chimiques défavorables du milieu.
Ces deux modes de défense, adaptations et ajustements, dont les
animaux eumadicoles doivent être pourvus pour prospérer dans l’habi¬
tat madicolc, seront examinés successivement.
I. — Adaptations.
Nous rechercherons en premier lieu quelles sont les formes adapta¬
tives des animaux eumadicoles, puis essayerons, en les classant sui¬
vant la partie du corps qui a été intéressée, d'expliquer leurs relations
avec les caractères de l'habitat madicolc.
A. SÉLECTION l)KS ESPÈCES POURVUES DE FORMES ADAPTATIVES.
Pour mettre en évidence les formes adaptatives de chaque espèce
eumadicole, nous ne pouvons que comparer morphologiquement celle-
ci aux espèces du même genre ou, à défaut, d’un genre voisin qui ont
un habitat très différent de l’habitat madicolc.
A ce propos, il y a lieu de séparer les genres renfermant des espè¬
ces eumadicoles en deux groupes :
Groupe 1 : les genres qui comprennent à la fois des espèces euma¬
dicoles et des espèces qui peuvent vivre dans un habitat nettement
distinct de l’habitat madicolc : Beraea, Ernodes, T inodes, Geranomijia,
Dicranomyia, Ovimnrga, Alrichopogon, Akiefferielln, Heptagijia, Peri-
coma, Hermione et Liancnlns.
Source : MNHN, Paris
RfiCIIFRCHRS SCR I.A FACNK MADICOI.K.
87
CrHori'i: 2 : les genres qui comprennent iini(|iiemenl des espèces
eumadicoles ou bien qui comprennent à la fois des espèces eumadi-
colcs et des espèces qui vivent dans un habitat très peu différent de
l’habitat inadicole : Staclubia, Eubria. Taumnsloptern, Thmimnlea. C.lg-
locerus et Telnmloscopus.
Comparons tout d’abord les espèces eumadicoles du groupe 1 aux
espèces non madieoles appartenant aux mêmes genres :
1. Les larves madieoles des Reraea et des Ernodes ne diffèrent
que par des caractères d’ornementation des larves fluicoles de Reraen
pullula (Curtis) et seulement par l’absence de trachéobranchies laté¬
rales des larves de Reraeodes minuta (Linné) qui vivent en eau stag¬
nante.
2. Les larves madieoles des Timides ne se distinguent que par
•les caractères d’ornementation et de coloration des larves de Tinodes
Roslocki Mac Lachlan ( ‘ i qui vivent sur les pierres des lacs à plusieurs
décimètres de profondeur ; les fourreaux des unes et des autres sont
ù peu près semblables.
11. Les larves des différentes espèces de Gernnomyia, qui peu¬
plent les habitats humides les plus divers, sont très difficiles à distin¬
guer les unes des autres. Il en est de même pour celles des Dicrano-
nujia.
4. Les larves d ’Orimnrga allenuala sont presque identiques à
celles d’une espèce américaine d’Orimnrga qui vivent dans le bois
pourri.
f>. Les larves d’.l kieffcrieUu coerulescens diffèrent peu des lar¬
ves fluicoles d’espèces du même genre. Il en est de même pour les
larves iVllepluggin punclulala : toutefois leurs pseudopodes sont plus
courts que ceux des espèces fluicoles du même genre et leur corps est
particulièrement court et trapu.
(>. Les larves des Alriclwpagau. qui ont été étudiées en détail
par A. Niici.skn, ont des modes de vie assez différents ; les unes sont
eumadicoles, d’autres lychomadicoles ; d’autres enfin sont terrestres.
On peut les diviser en trois catégories suivant leur mode de respira¬
tion.
(.elles de la première catégorie (.1. alneolalus Nielscn, A. cumulus
N’ielsen, .1. dubius Nielscn, .1. latipggus Vaillant et A. speculiger Niel-
sen) sont eumadicoles et ont une respiration aérienne ; les échanges
gazeux s’cITcctuenl au travers de la peau dans certaines régions hien
délimitées de la face dorsale du tronc (Fig. 11-1), que l’on peut appe¬
ler « coussinets respiratoires <>. Ces organes, qui ont été étudiés par
li. T. Bi-htt et par A. Niixskn, représentent une adaptation respira¬
toire en relation étroite avec l’habitat madicole.
Les larves d’.-t Irichopagiin de la deuxième catégorie sont eumadi¬
coles (A. drsrrli Vaillant et A. polgdaclylns Nielscn) ou tychomadicoles
(*) Larves récoltées en abondance dans le lac Pnvin (Auvergne) en août 1953.
Source : MNHN, Paris
!•'. VAILLANT.
88
(.1. hexnsiicluis Niclsen et A. s|>. y Nielsen). Elles vivent entièrement
immergées et respirent nu moyen de trachcobranchies latérales. Or les
trachéôbranchies s’observent chez les larves aquatiques appartenant
aux habitats les plus divers.
Les larves d 'Atrichapoifitn de la troisième catégorie (A. lutmifer
(«oetghebuer, A. piwidnx Winnertz et A. Winnerlzi Goetghebuer) sont
1 : Alrichnpugon lalipygus, face dorsale. Chacun des segments du tronc 2, 4.
5, ti, 7, 8. !) et ÎO a un coussinet respiratoire inedindorsai. I.arve rampante, pétri
madicole et phytosaprophage.
2 : Vttlpomyia tUssiniilis, face dorsale. I.arve fouisseuse, essentiellement limi-
madieole et phytosaprophage.
Source : MNHN, Paris ’
IIHCHKUCHKS Sl’li I.A FAl'NK MADICOLE.
89
I erres Ires el dépourvues de eoussinets respiratoires et de trachéobran-
chies.
Hrel, seules les larves d'.t tricha pogon de la première catégorie
présentent des formes adaptatives en relation avec l’habitat madicole.
/. I.es larves de toutes les espèces connues du genre Pericoma,
saut une, l'espèce fluicole P. magniseta Sara, sont madicoles et vivent
sur la terre humide en bordure des cours d’eau et des mares. Nous
les comparerons donc aux larves de celte unique espèce fluicole.
Leur cupule respiratoire est entourée d’une frange de soies rela¬
tivement courtes el le contour de cette frange n’est pas circulaire ;
d’autre part le plan passant par les bords de la frange est très oblique
par rapport à l’axe longitudinal du corps, ('.liez la larve fluicole de Peri-
conia magniseta au contraire, la cupule respiratoire est entourée d’une
Irange de soies très longues et le contour de cette frange est circu¬
laire ; par ailleurs le plan passant par les bords de la frange est pres¬
que perpendiculaire à l’axe longitudinal du corps (Fig. p. 101 et 102).
8. Les larves d'tlermtone connues sont toutes eumadicoles, à
l’exception de celles de H. lorrenliitm, qui ont le même type d’habitat
que les larves de Pericoma magniseta. Fait remarquable, les dilTéren-
ees de formes constatées entre les larves eumadicoles de Pericoma
d’une part et les larves tychomadicoles de P. magniseta d’autre part
sont tout à fait identiques à celles que l’on peut relever entre les larves
eumadicoles d'IIermione et celles, fluicoles, de II. lorrentinm (Fig.
p. 105).
î). Les larves madicoles de Liancalus oirens diffèrent très peu
des larves d’autres Dnlichopodidne qui vivent dans le sable, la vase
«u la terre humide.
Après avoir passé en revue les espèces du groupe 1, pour mettre
en évidence leurs formes adaptatives, examinons les espèces du groupe
2, qui appartiennent à des genres ne comprenant aucune espèce non
madicole. Nous ne pouvons que les comparer il des espèces non madi-
eoles de genres voisins ou à défaut de familles voisines.
1. - Toutes les larves de Slaclobia connues sont eumadicoles;
elles se distinguent par des caractères très nets de toutes les autres
larves d’Hydroptilidae. Leur abdomen est déprimé dorso-ventralement
et non pas latéralement ; tous leurs tergiles ont de larges épaississe¬
ments chitineux ; leurs pattes ne montrent aucun organe préhensile ;
enfin leurs pièces buccales, massives, ne sont pas adaptées à la succion.
2. Il n’y a, pour le genre Ettbria, qu’une seule espèce paléarcti-
que, dont les larves, eumadicoles, sont beaucoup plus élargies et plus
aplaties dorso-ventralement que celles des autres Dascillidae ; ces
larves ont été étudiées en détail par H. Bertrand.
3. Dans le genre Taumasloptera, sont connues les larves d’une
seule espèce, T. ealceata (Fig. 12) ; ce sont, à ma connaissance, les
seules larves de Limoniidae qui vivent dans un fourreau mobile. Leur
Mémoiiiks lie Muski si. Zoologie. I. XI. 7
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
corps, cylindrique, ne semble pas avoir une forme bien différente de
celui d’autres larves de Limoniidae vivant dans l’eau stagnante ou le
bois pourri.
Fici. 12. Larve «le Tiaimasloplera calcetilii (Diptère Limoniidé), face dorsale.
De forme cylindrique, elle est protégée par son fourreau déprimé dorso-
ventraleinent et mobile. Cette larve, essentiellement Iimimadicole et bryoma-
dicole, est phvtosaprophage. L'imago de cette espèce est représenté ng. 13
p. 92.
4. Les Thaumaleidae forment une famille spéciale, dont tous
les représentants sont cumadicoles à l’état larvaire. Ces larves des
Thaumaleidae se distinguent nettement des larves non madicoles des
Ceratopogonidae C) par leur respiration aérienne et par leur mode
de déplacement très particulier.
Les comparaisons que nous venons de faire nous permettent de
diviser l’ensemble des animaux cumadicoles en deux groupes ; les
espèces du groupe A sont, à l’état larvaire, dépourvues de formes adap¬
tatives en relation avec l’habitat madicolc ; celles du groupe lî en sont
pourvues.
Les espèces du groupe A sont : Heraea aareomarginata, H. aaresi,
H. mitnrtis. E modes arliciilaris, nigroaiirata, E. vicina, Tinodes algi-
rica, T. assimilis, T. auréola, T. Zelleri, (leranomgia adoptera,
(î. deserti, G. obscura, Dicranomyia goritiensis, I). lu/gropetrica, />.
mitis, 1). Slrobli, Alrichopogon deserti, Akieffcriella coerulescens, Hep-
iaggia pnnctalata et Liancalus virens.
(■) Les Ceratopogonidae constituent la famille la plus voisine de celle des
Thaumaleidae.
Source : MNHN, Paris
HKCIIKHCHIiS Sl'H I.A FA UN H MADICOI.K. !I1
Les espèces du groupe B sonl : les Stactobia, lin brin pu Inst ris,
Alrichopogon alueolatus, .1. Inlipygus. .1. trifnscintus, les Thaumalea,
Clytocerns ncetlaris, les Telmatoscopus, les Pericoma à l’exception de
P. mngniseta, el les Hermione à l’exception de H. torrentium.
Il y :i lieu de remorquer la faible proportion des espèces pourvues
de formes adaptatives en relation avec l’habitat madicole. Plus de
4011 espèces ont été récoltées dans celui-ci ; un peu plus d’1/5 d’entre
elles sont eumadieoles el environ 1/8 d’entre elles seulement pré¬
sentent de telles formes adaptatives.
B. ( '. I . A S SIF1 ( ATI O N ET JUSTIFICATION
nr.S FORMES ADAPTATIVES OHSKRVÉES.
Pour les espèces du groupe A, j’essayerai d’expliquer l’absence de
lormes adaptatives en relation avec l’habitat madicole. Pour les
espèces du groupe B, je tenterai de mettre en évidence l’action sur les
formes adaptatives des différents facteurs du milieu madicole.
Certaines formes adaptatives ne sont favorables, pour l’espèce
qui les possède, que dans une partie de l’habitat madicole ; elles sont
indifférentes ou même défavorables dans l’autre partie.
Nous envisagerons tout d’abord les formes adaptatives qui ont un
effet favorable dans l’ensemble de l'habitai madicole el qui sont déter¬
minées par le caractère général de cet habitat, la faible épaisseur de sa
nappe d’eau.
1. — Action de l'épaisseur de la nappe d’eau.
Toutes les larves eumadieoles à respiration aquatique doivent, au
risque de périr, rester entièrement immergées et contenues en quelque
sorte entre le substrat et le lllm superficiel de la nappe d’eau. Les larves
à respiration aérienne doivent ne maintenir émergées que certaines
parties non mouillables de leur corps ; c’est ainsi que les larves
(V Eu brin paluslris gardent leur chambre stigmatique postérieure en
relation avec l’air el que les larves des Psychodidae, des Stratiomyiidae
et des Dolichopodidae eumadieoles maintiennent leur cupule respira¬
toire postérieure émergée ; chez les larves d’ Alricbopogon alveolatus,
d’.t. Inlipygus et d’.l. trifnscintus, ce sont les coussinets respiratoires
dorsaux qui demeurent émergés et enfin, chez les larves des Thauma¬
lea, Imite la face dorsale du corps reste hors de l’eau (Fig. 17, p. 99).
Les formes adaptatives des larves eumadieoles doivent leur per¬
mettre de se maintenir immergées totalement ou en partie, bien que
ces larves ne disposent que d’une nappe d’eau de quelques fractions de
millimètres d’épaisseur.
a) Action sur la forme générale du corps ou du fourreau.
Eliminons tout d’abord le cas des espèces du groupe A, dépour¬
vues de formes adaptatives en relation avec l’habitat madicole.
Les larves <1 ’Orimarga et de Liancalns sont essentiellement limi-
Source : MNHM, Paris
<12
l\ VAILLANT.
madicoles et fouisseuses : le limon ou In croûte friable dans laquelle
elles vivent les protège contre le danger de l'émersion.
Les larves des Timides « Fig. 1 I-1, p. {131, des (lernnomijiii et des
Dicranomi/ia (Fig. 27, p. 122), en construisant un fourreau fixé au sub¬
strat et constitué de particules terreuses agglomérées par du mucus.
se constituent une minuscule zone limimudicolc indépendante et sont
à peu près dans les mêmes conditions que les larves précédentes
Les larves il'Alrichopogon < le serti et d ’Akiefferielln coertilescens
restent toujours dans une nappe d’eau de plus d’1 mm d’épaisseur, qui
les contient facilement. Quant à celles d’Heptngyia punctnlaln, elles
sont liées à un habitat assez particulier et se trouvent exclusivement
Source : MNHN, Paris
• l'H LA FAI NK
sur les pierres butlues par les (
«le petites chutes en des z
tivcmenl mouillées, puis
elles so
nstant ;
besoin d’une eau particulièrement a
des larves de Blepharoceridae.
Source : MNHN, Paris
(•'. VAILLANT.
Quant aux larves cuinadicoles des Heraea el des Hrnodes, un
explique difficilement pourquoi l’habitat madicole leur offre des con¬
ditions do vie assez favorables pour qu'elles l’aient adopté de façon
aussi exclusive. Ceci n'est pas vrai seulement en Europe et en Afrique
du Nord, mais aussi au Canada, où (ï. B. Wiügins a signalé une espèce
madicole de Berueit. La forme arquée du fourreau de ces larves et sa
section circulaire ne lui permettent pas de reposer sur le substrat de
toute sa longueur, ni «l’être toujours entièrement immergé (Fig. 14-3).
A vrai dire, les larves cuinadicoles des Beraeidae ont toujours leur
fourreau humide superficiellement et rempli d’eau dans sa partie pos¬
térieure ; elles sont très rares sur les rochers suintants à découvert,
sauf lorsque le soleil est couché ou tout au moins très bas sur l’hori¬
zon : pendant la journée, elles sont presque toujours dans les touffes
mouillées de Mousses ou sous des feuilles mortes imbibées d'eau,
c’est-à-dire dans un habitat dont le microclimat est des plus humides.
Bref, si les larves de toutes les espèces du groupe A sont dépour¬
vues de formes adaptatives en relation avec leur habitat, c’est qu’elles
parviennent à se soustraire aux facteurs défavorables de cet habitat,
en se protégeant soit par une couverture de limon, soit par une nappe
d’eau d’épaisseur suffisante pour les recouvrir, soit par une pluie con¬
tinuelle de gouttelettes, soit enfin par une atmosphère saturée d’eau.
Il n’en est pas de même pour les espèces du groupe B, dont ?o>
larves sont pourvues de formes adaptatives en relation avec l’habitai
madicole. Ces larves sont toutes libres, actives, et, à l’exception de
celles des Thanmnlen. elles n'ont d’autre protection contre la dessic¬
cation que la pellicule d’eau qui recouvre leur corps ou leur fourreau
Aussi ces derniers ont-ils toujours une forme qui permet de maintenu
cette pellicule, même lorsque la hauteur du corps de l’animal est 5 ou
(> fois plus grande que l'épaisseur de la nappe autour de lui.
Les caractères de l’habitat madicole n’agissent pas seulement sur
la forme générale du corps ou du fourreau des espèces appartenant au
groupe B. mais aussi sur leur vestiture, sur la position de leurs organes
respiratoires, sur leur mode «le déplacement et enfin sur la forme de
leurs pièces buccales. J’examinerai successivement les adaptations de
ces différentes sortes en commençant par celles de la forme générale
du corps.
Chez toutes les larves nues du groupe B, à l’exception de celles des
Thanmalea, le corps est élargi, déprimé dorso-venlralement et étalé
sur le substrat ; ses parois latérales sont très inclinées, de sorte que les
dièdres «|ue forme avec elles la surface de la nappe nuulicole sont très
aigus (Fig. Iài : celle forme facilite l’adhérence de la nappe liqtrid*'
à la face dorsale du corps. Les larves A'Eubria ptihislris en four
nissent un bon exemple. Il est bien évident que les larves «les ,\lri
chopagon «lu groupe B sont plus aplaties et moins grêles que les
larves des autres espèces appartenant au même genre el <|u'il en est
de même pour les Periconui et les Hermione.
Cet aplatissement du corps se manifeste tout particulièrement
chez les larves liées à l'habitai pétri madicole el à l’habitat limimadi-
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A KAl’NE MADICOI.K.
«15
colo ; l'habitat bryumadicole constitue en effet pour les larves eumadi-
coles les moins aplaties un lieu de refuge, lorsque l’épaisseur de la
nappe d’eau devient, dans les zones pélrimadicolc et liminiadicole,
Irop faible pour les contenir. C’est ainsi que les larves de Pericoma
/Hilcliin et (VHcrmione Pandellei liées à l'habitat pétriniadicole sont
beaucoup plus déprimées que les larves de Pericoma pseudexquisita
( 't ( VHcrmione pardalina qui pénètrent fréquemment dans l’habitat
bryumadicole (PI. VI).
Coupes .schématiques de plusieurs larves euiuadicoles
au niveau du thorax.
I : l'ericoma fiiliginomi (Diptère Psyehodidé).
‘2 : Hermione l‘amlellei (Diptère Stratiomyiidc).
.‘I : F.ubriu ixilustrix (Coléoptère Dascilliilé).
I : Sliirliibiu nuiruliilii (Trichoptère Hydroptilidé).
■i : Taiinuisloplera cnlcetthi (Diptère l.imoniidé).
: Atrichopogon liilipyyus (Diptère Cèratopogonidél
7 : Thaumiileii llernarili (Diptère Thaumalcidé).
En pointillé le corps des larves. En hachures le substrat. l.es parties non
■non il labiés des larves sont indiquées en trait accusé.
Le corps des larves euiuadicoles du groupe B pourvues d’un four¬
reau n'a pas une forme particulière, mais c'est le fourreau de ces larves
qui présente une convergence de formes avec le corps des larves pré¬
cédentes.
Les larves des Stactobia, tant qu’elles sont très jeunes et qu’elles
sont facilement contenues dans la nappe madicole, restent nues et
elles se trouvent alors à peu près dans les mêmes conditions que les
larves c VAkiefferiella coernlescens ; devenues plus grandes, leur aire
d’oxiension dans un gîte serait réduite si elles ne se construisaient un
fourreau de forme particulière et très mouillable (Fig. 14-2).
Les larves de plusieurs espèces euiuadicoles de Psychodidae
s’assurent une protection supplémentaire contre l'émersion grâce à
un revêtement de calcaire ou de particules de limon (PI. V-l). On peut
diviser les larves euiuadicoles des Psychodidae en 4 catégories :
Catégorie A. Les larves nues — de Pericoma Bertrandi, de P.
fnliginosa, de P. pilularia, de P. polita, et de P. pulchra. Leurs soies
dorsales sont courtes et peu nombreuses ; même lorsqu’elles vivent
Source : MNHN, Paris
\ VAILLANT.
%
dans uni* zone limimadicole ou (|u'on les y place expérimentalement,
leurs corps reste parfaitement nu et lisse (PI. V-.‘5 et Vl-fi).
Catégorie li. Les larves à revêtement calcaire de Pericoma
barbarica, de P. calcilega, de P. ru picola et de P. trifasciata. Leurs soies
dorsales sont assez courtes, mais elles sont revêtues, ainsi que la face
dorsale du corps, d'une mince croûte calcaire compacte (PI. V-2 cl
Fig. Ifi, p. !)7 ).
(allégorie C. Les larves à revêtement de limon - de Clgtocerus
ocellaris, de Telmatoscopus linwsns, de T. tenebricosus, de T. Thiene-
manni, de Pericoma albicans, de P. aiticola, de P. dira, de P. crgpta,
de P. longiseta, île P. lucifaga. de P. Quezeli et de P. vecchiensis. Leurs
soies sont très longues, généralement arquées et elles retiennent tou¬
jours de la terre nu du limon : elles n’ont jamais de manchon calcaire
(PL V-l ).
Catégorie I). Les larves à revêtement facultatif de Pericoma
numidica, de P. pseudexquisita, de P. pinlens et de P. ambratilis
Elles sont généralement nues, mais, lorsqu’elles vivent dans une zone
limimadicole ou dans des loulTes de Mousses contenant beaucoup de
limon ou de débris organiques, leurs soies très longues retiennent des
particules : ces larves n’ont jamais de revêtement calcaire (PI. V-4 et
VI-5L
Les larves de la catégorie ('. sont essentiellement limimadicoles ;
elles sont toujours localisées dans des zones où la vitesse du courant
ne dépasse pas quelques min sec et parfois sur des parois seulement
mouillées par capillarité.
Les larves de la catégorie A, à l’exclusion de celles de Pericoma
Hertramti, ainsi que les larves «le la catégorie 15, sont essentiellement
pétrimadicoles, mais elles ont besoin d’une nappe d’eau plus épaisse
que les larves de la catégorie (’.
Quant aux larves de la catégorie I), elles sont surtout bryoniadi-
coles. Il y aurait donc une relation entre la vestiture des larves euma-
dicoles des Psvchodîdae et leur habitat.
Les larves limimadicoles des Straliomyiidae ( Hermione analis et
II. trilineata v. algiral ont un revêtement de limon tout à fait compa¬
rable à celui que l'on observe chez les larves de Psychodidae de la caté¬
gorie R. (PI. VI-81.
hi Action sur l'appareil respiratoire.
Etudions maintenanl les formes adaplives de l'appareil respira¬
toire chez les larves eumadicolcs :
L'appareil branchial est réduit chez toutes les larves eumadicolcs
à respiration aquatique exclusive ; ainsi les larves des Trichoptcres
appartenant aux genres Slaclobia, Tinodes, Beraca et Ernodes sont
totalement dépourvues «le branchies latérales et les larves d’Atricho-
pogon eumadicolcs et à respiration aquatique n’ont qu’une paire de
Source : MNHN, Paris
REÇU KH CT 1RS SI R I.A RAINE MADICOI.
97
Irachéobranchics peu différenciées sur ccrlains segments du tronc.
Ceci est assez naturel, étant donné la forte teneur de l’eau en oxygène.
Je n'insisterai pas sur la description d’un appareil respiratoire
d’un type tout à lait spécial et particulier aux larves eumadicoles de
certaines espèces d'Alrichnpogon (Ceralopogonidae). Il a en effet été
étudié en détail par K. T. Bertt et par A. Xiki.skn. Chez ces larves.
t'ai. |(i. Larve de l'ericomii btirbtirica (Diptère l’sycliodidéi, face dorsale. Elle
est entièrement recouverte d'une croûte calcaire, qui engaine également ses
soies dorsales. Elle esl essentiellement pétrimadicole. En Afrique du Nord,
elle caractérise les gîtes b débit constant dont l'eau est riche en (COSH)-Ca.
Elle est pliytosaprophage.
Source : MNHN, Paris
les échanges respiratoires s'effectuent au travers de la peau amincie
dans certaines régions de la lace dorsale du tronc, appelées « coussi¬
nets respiratoires ». (.es coussinets son! médio-dorsaux chez les larves
d’.l. Irifascialns et d’.l. latipygus (Fig. 11-1, page 88) el latérodor-
saux chez celle d’.t. alneolalus. Sous la peaii des coussinets respi¬
ratoires s’enchevèlrenl de nombreuses trachées. Les larves d’Atricho-
pogon dont il vient d’être question vivent dans les zones pétrimadi-
coles et plus rarement dans les zones limimadicoles ; on les trouve
presque exclusivement en bordure des gîtes sur le rocher mouillé par
capillarité el recouvert par conséquent d’une nappe d’eau de quelques
fractions de mm d’épaisseur. Tout leur corps reste mouillé, à l’exclu¬
sion des coussinets. La respiration peut donc être considérée comme
aérienne.
C.hez. les autres larves eumadicoles, la respiration aquatique fait
défaut (Hermione, I.iancalns ) ou ne joue qu’un rôle accessoire, ne
suffisant pas à assurer la vie de l’animal plus de quelques heures,
même dans une eau très aérée. Toutes ces larves ont un appareil tra¬
chéen ouvert.
Les larves eumadicoles à respiration aérienne se caractérisent
toutes par la position dorsale ou presque dorsale de leurs stigmates, ce
qui est particulièrement net chez les larves des Tluiumalea (Fig. 17',
Chez les larves des Clylocerus, des Tclnuitoscopus, des Pericoma
(Psychodidac) et des Hermione (Stratiomviidae), les stigmates anté¬
rieurs sont au sommet de prolongements tubuliformes du prothorax,
qui se recourbent dorsalcmenl ; quant aux stigmates postérieurs,
ils s’ouvrent dans une cupule respiratoire non mouillable el entourée,
chez la plupart des espèces, d’une couronne de soies hygrofuges.
L’orientation de cette cupule respiratoire par rapport à l’axe lon¬
gitudinal du corps, ainsi que la taille des soies qui entourent la cupule,
sont en relation étroite avec l’habitat secondaire de chaque larve. Ceci
a une importance toute particulière et m’a permis de mettre en évi¬
dence, comme je vais le montrer, deux séries parallèles de formes évo¬
lutives de la cupule respiratoire chez les larves madicoles des Psycho-
didae d’une part et chez celles des Stratiomviidae d’autre part.
Examinons tout d’abord la série des formes évolutives des Psycho-
didae madicoles.
Chez la larve de Pericoma pnlelivn. exclusivement pétrimndicolc.
la cupule respiratoire est vraiment dorsale et sa surface est peu oblique
par rapport à l’axe longitudinal du corps (Fig. 19-1 el PI. Vl-B) ; elle
est entourée d’une frange de soies, (pii sont beaucoup plus dévelop¬
pées sur le bord ventral (pie sur le bord dorsal (Fig. 20-0, p. 1021.
Chez les larves de Pericoma barbarica. de. P. calcilega. de P. rnpi¬
cola et de P. Irifasciuta, (pii sont à la fois pétri madicoles et limimadi¬
coles. la cupule respiratoire est plus oblique par rapport à l’axe longi¬
tudinal du corps et la différence de taille entre les soies ventrales et
les soies dorsales de la frange est moins accusée (Fig. 20-3, p. 102).
Source : MNHN, Paris
HKCHKIICIIKS Sl'R I.A I-AINK MA DI COI. K. "gff
Source : MNHN, Paris
100
Chez les larves essentiellement liiuimadicoles de Clyloccrux occi¬
tans, de Tclmatoscopiis limosns, de '/'. lenebricosus, de T. Thiene-
manni, de Pcricoma albicans, de l‘. allicola, de /’. a Ira, de P. crypta,
cte P. longiseta, de P. lucifiuja, de /'. (Juezeii et de P. vecchiensis, lu
cupule respiratoire, assez oblique par rapport à l’axe longitudinal «lu
corps, est entourée de soies courtes (Fig. 20-2, p. 102) ou bien est
dépourvue de soies (Fig. 20-1, p. 102).
Source : MNHN, Paris
RICCI!KHCIIKS St'R I.A F.U NIC MADICOLH.
101
Quant aux larves de Pericoma pscmicxqiiisila et de P. numidica,
qui vivent dans l'habitat pélrimadieole, l’habitat limimadicole et l’ha¬
bitat bryomadieole, avec toutefois une préférence marquée pour ce
dernier, elles ont une cupule respiratoire très oblique par rapport à
l'axe longitudinal du corps ; celle-ci est entourée de soies très déve¬
loppées et un peu plus courtes du côté dorsal que du côté ventral
(Fig. 20-4).
Il m’a paru utile de mentionner ici les larves essentiellement bryo-
lluieoles de Pericoma maqniscla . elles se développent dans les cous¬
sinets de Mousses qui tapissent les blocs de rochers dans les torrents
alpins. A l'intérieur de ces coussinets, qui sont en grande partie immer¬
gés, alternent des (ilets d’air el des filets d’eau (Fig. 21, page 103). Les
larves de /\ maqniscla mettent leur cupule respiratoire en contact,
soit avec des filets d’air, soit avec l'air extérieur. Leur cupule respira¬
toire est dans un plan presque perpendiculaire à l’axe longitudinal
du corps (Fig. 10-2) et entourée d’une frange de très longues soies.
Les quatre lobes (pii supportent ces soies sont rigoureusement de
même taille el le contour de la frange présente un axe de symétrie
(Fig. 20-5).
Kio. I!). Deux larves de Diptères Psycliodidés.
à habitats bien distincts l'un de l’autre.
1 : l'ericomn piilrhni. Larve de profil et appliquée contre son substrat. Elle
• st essentiellement pélrimadieole, jamais bryomadieole.
2 : /•ericiiina mtit/niselii. Larve de profil et suspendue au film superficiel. Elle
esl essentiellement bryolluicole.
(ES : film superficiel. Ko Irait l’orl le bord de la frange de la cupule respi-
Nous pouvons schématiser ainsi la série des formes adaptatives
'le la cupule respiratoire chez les larves madicoles de Psvchodidae :
lu cupule d’une larve est d’autant plus inclinée par rapport à l’axe
longitudinal du corps et le contour de la frange de soies tend d’autant
plus vers la symétrie axiale que l'habitat de la larve est plus restreint
Source : MNHN, Paris
102
I-. VAILLANT.
Source : MNHN, Paris
sut l.A l'At'Ni:
ne larve est d’autant
. . I « l’axe longitudinal du corps et le contour
«le la frange de soies s’écarte d’autant plus de la symétrie axiale que
l'habitat de la larve est plus restreint à la zone pétriinadicole. Ceci
s’explique aisément, si l'on songe que, dans les touffes de Mousses des
torrents, les larves de Pericmnu nmgnisela sont placées le plus sou¬
vent perpendiculairement à la surface de l’eau, alors que, sur les
rochers suintants, les larves de Pericoma ptilchra sont toujours allon¬
gées parallèlement à la surface de l’eau.
Comment concevoir l’origine de celle série de formes adaptatives ?
•le proposerai l'explication suivante : la larve de Telmatoscoptw tene-
bricDsus, qui vil sur la terre humide et les pierres mouillées par
capillarité et dont la cupule respiratoire est dépourvue de soies
1 Fig. 2(1-1), représente une forme ancestrale et un terme de passage
entre larves terrestres et aquatiques ,1e l‘syehodidae. A partir de ce
type ancestral, une évolution a pu se produire dans deux directions
différentes. La première aurait conduit à l’apparition de formes dont
l'habitat est pétriinadicole exclusif et un «les termes ultimes serait
!* voie aurait abouti à la f
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
104
ces telles que Perienma maynisela. dont l'habitat est hryotnadicole et
surtout bryofluicole.
Une série de formas adaptatives absolument parallèle à celle
observée chez les larves madicoles de Psychodidac est réalisée chez les
larves de Stralinmyiidac du genre llermione. Ceci est d’autant plus
remarquable que les Psychodidae et les Stratiomyiidac appartiennent
à deux sous-ordres différents de Diptères, les Némalocères et les Bra-
chycères. C.’est ainsi que les larves d'Ilermione Pandellei. dont l’ha¬
bitat est strictement pélrimadicole comme celui des larves de Pericoma
piilchru, ont la même inclinaison de la cupule par rapport à l’axe
longitudinal du corps que ces dernières et ont, comme elles, une frange
de soies élargie ventralcment (Fig. 22-8, page 105). De même, les larves
d'Hermione analis et d'il. Irilineala v. aUjira sont tout à lait compa¬
rables à celles de Pericoma (lira et «le crypta, tant par leur habitat
que par l’orientation et l'Ornementation «le leur cupule respiratoire
(Fig. 22-1 et PI. YI-8». Enfin on peut réunir les larves «l 'Hcrmione tor-
rentinm (Fig. 22-2 et PI. YI-7; et celles de Pericoma mayniseta «pii.
tout en vivant sur deux continents différents, ont l<‘ même type «l’ha¬
bitat et les mêmes formes adaptatives de la cupule respiratoire. On
peut difficilement nier l’existence des adaptations dont il vient d’être
«juestion, alors «ju’elles sont réalisées de façon aussi idcnliipie chez
deux sous-familles de Diptères aussi éloignées l’une «le l’autre au point
de vue systématique.
c) Action sur l'appareil locomoteur.
Examinons maintenant les formes adaptatives «le l’appareil loco¬
moteur chez les larves eumadicoles.
Les larves des Thaumalea, petrimadicolcs exclusives, se distin¬
guent de toutes les autres larves eumadicoles du groupe B par la forme
cylindrique de leur tronc ; elles sont particulièrement exposées aux
facteurs défavorables «lu milieu, puis«|u’elles sont nues et «pie la face
dorsale de leur corps, non mouillable, n’est nullement protégée par le
film superficiel. Il semblerait, à première vue, «pie ces larves soient
dépourvues de formes adaptatives en relation avec l’habitat madicole,
auquel elles sont cependant liées de façon particulièrement étroite. Il
n’en est rien ; leurs formes adaptatives sont d’un tout autre type «pie
celles observées chez les autres larves eumadicoles et leur permettent
une gramle mobilité. Pendant les journées chaudes, les larves des
Thaumalea, très slénolbermes, «piitlent un territoire dès «pi’il est trop
ensoleillé pour en gagner un autre suffisamment ombragé ; elles se
déplacent en quelque sorte avec le soleil et présentent en plein été un
véritable rythme nycthéméral. A la différence des larves d'Atricho-
poyon, elles recherchent une nappe d’eau d’épaisseur supérieure à
0,5 mm et, comme la face dorsale de leur corps n’est pas mouillable,
elles sont soulevées par le film superficiel et ne reposent sur le substrat
que par l’extrémité de leurs fausscs-pattes, relativement longues, et
par leur bouche, «lont les pièces balayent et recueillent dans les
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR LA FAUNE MADICOLE. 105
Mémoires du Muséum. Zoologie. I. XI.
Source : MNHN, Paris
I', VA ll.l.A NT
11)0
anfractuosités «lu substrat des particules nutritives. Ces larves peu¬
vent ramper lentement sur le substrat en rapprochant et en écartant
alternativement leur fausse-patte antérieure et leur fausse-patle posté¬
rieure. Mais elles peuvent aussi progresser très rapidement en glissant
sur l’eau ; le corps esl alors alternativement allongé et recourbé sur
lui-même. Je n'insisterai pas sur ce dernier mode de déplacement, fort
spécial el qui a été décrit en détail par A. Tiiii-.xkmann.
Aux larves des Tlwnmttleti s'opposent toutes les autres larves
eumadicoles du groupe H : elles sont toutes complètement ou presque
complètement recouvertes par le film superficiel de la nappe madi-
cole, qui les applique étroitement contre le substrat. Elles n’ont qu’un
seul mode de déplacement, qui ne leur permet de progresser que len¬
tement. Examinons l'appareil locomoteur de ces différentes larves.
Il est représenté par des pattes très écartées du corps chez les
larves des Slaclobia ou très courtes chez les larves (VKnbria palustris ;
ces pattes n’éloignent pas le corps du substrat.
Les larves d’A Irivliopof/on du groupe B ont un pseudopode anté¬
rieur et un pseudopode postérieur, tous deux très courts.
Quant aux larves eumadicoles de Psvchodidae et de Slratio-
myiidae, elles rampent sur les rochers suintants en s’agrippant par
de fortes épines.
('.liez les larves de plusieurs espèces iVIfermione, deux forts cro¬
chets rebroussés garnissent le bord postéro-ventra! de l’avant-dernier
segment et s’opposent aux épines des segments précédents, formant
tenaille. Ces crochets et ces épines semblent d’autant plus développés
que l’habitat de la larve est plus restreint à la zone hryomadicole et
«l’autant moins développés «pie l'habitat de la larve est plus restreint
à la zone liminiadicole. ("est ainsi que les larves d 'H. lorrcnlium
(Fig. 23) et <17/. ochrncen ont des épines et des crochets énormes, alors
que celles <17/. analis et <17/. trilineata v. algira ont «les épines minus¬
cules et sont totalement dépourvues de crochets.
d) Action sur l'appareil buccal.
Y a-t-il, chez les larves eumadicoles, des formes adaptatives de
l’appareil buccal en relation avec leur habitat ? On ne peut l’affirmer
el il semble que la position et la forme «les pièces buccales soient en
relation bien moins étroite avec l'habitat qu’avec la nature «le la nour¬
riture, <|ui est la même chez la plupart des larves eumadicoles.
Recherchant des Algues ou des débris sous elles, les larves eumadi-
eoles du groupe B ont une ouverture buccale ventrale et beaucoup
sont orthognathes ; elles s’opposent en cela aux larves fouisseuses et
aux larves à fourreau fixe du groupe A, <|ui sont toutes prognathes.
Chez les larves «les Thaiinmlca (Fig. 24-3 à 8) el «les Hermione
(Fig. 24-1 et 2), les maxilles ou les maxillo-mandibules ont un mou¬
vement alternatif d’avant en arrière ; elles raclent et balayent les
éléments nourriciers dans les anfractuosités du substrat. Ces pièces
buccales sont garnies de soies pectinées caractéristiques ; on ne peut
les considérer comme des organes spéciaux aux larves madicoles.
Source : MNHM, Paris
RECHERCHES SL'Il LA FAUNE MADICOLE.
107
|>uis(|u’on retrouve des soies similaires chez beaucoup de larves d’Ephé-
m ère s brouteuses.
Les larves madicoles dos Hermione sont les seules, parmi celles
des Slraliomyiidae, cpii aient l’article distal de leurs ntaxillo-mandi-
bules garni de plusieurs rangées de fortes dents ; mais ce sont aussi
les seules à se nourrir presque exclusivement de Diatomées, qu’elles
raclent sur le substrat. À vrai dire, ces dents très développées existent
aussi chez les larves bryofluicoles (V Hermione lorrenlium, dont la
nourriture, comprenant à la fois des Diatomées et des débris organi¬
ques, est moins exclusive.
ratiomyiidé), de profil.
1 : Larve isolée montrant l’appareil de rétention constitué par des épines
récurrentes portées par les segments abdominaux 1 à fi et par deux crochets portes
par le segment abdominal 7.
2 : Larve située dans une touffe de Mousse torrenticole et dont la cupule
respiratoire s’ouvre dans un filet d’air.
» nourrissent de Diatomées et également
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCI
I.A FA CNE MADICOLE.
1(1! I
Lc‘s liUM-.s des Stnctobia se séparent par leur régime de celles des
autres I richoptères Hydroptilidae, qui ne. sont madicoles qu’excep-
lionnellemenl ; ce sont les seules en effet à recueillir exclusivement
des particules organiques, alors que les larves d'Ithytrichia se nour¬
rissent de Diatomées et que celles des autres Hydroptilidae sucent le
contenu d’Algues (ilamenteuses. Si on retrouve dans les pièces buccales
des Ithytrichia des vestiges d’un appareil perforant et d’un appareil
de succion, il n’en est pas de même pour les larves des Stactobia. On
notera (Fig. 24-9) la forme de leurs mandibules, beaucoup plus massi¬
ves que celles des autres Hydroptilidae.
Toutes les remarques qui viennent d’être formulées au sujet des
pièces buccales des larves euinadicoles ne s’appliquent qu’à des cas
isolés et il semble bien qu'elles ne concernent nullement des formes
adaptatives en relation avec l’unique caractère particulier de l’habitat
madicole, à savoir la très faible épaisseur de sa nappe d’eau.
Dans la première partie de ce chapitre, il n’a été question que
des formes adaptatives en relation avec ce caractère particulier de
l’habitat madicole. Envisageons maintenant celles en rapport avec un
nouveau caractère, qui appartient, non à l'ensemble, niais seulement
à une partie de l'habitat madicole.
2. Action de l'épaississement de In nappe d’eau.
Nous avons vu précédemment que, pendant les pluies, une portion
de l’habitat madicole devenait momentanément partie intégrante de
l’habitat fluicolc, l’épaisseur de la nappe dépassant alors 2 mm sur
ce territoire. Or on peut constater que certaines espèces eumadicoles
y vivent cependant et arrivent à s’v maintenir dans une certaine pro¬
portion. Les larves de ces espèces possèdent-elles des adaptations par¬
ticulières leur permettant de vivre provisoirement dans l’habitat
Huicole ?
Les larves eumadicoles à respiration aquatique exclusive (Tri-
choplères et Diptères Chironomidae) sont capables de résister à un
courant violent et sont pourvues des mêmes appareils de rétention
que les larves fluicoles appartenant à des genres ou à des familles
voisines. Il en est de même pour les larves d ’Eubria palustris (Coléoptè¬
res) qui ne diffèrent guère, à ce point de vue, de celles d ’Elmis et
(VHclodes.
Les larves eumadicoles des Atrichopogon, pourvues d’un puissant
appareil de rétention, peuvent rester immergées pendant plusieurs
heures consécutives et elles sont, pendant ce temps, capables d’utiliser
l'oxygène dissous (*). Peut-être ont-elles une respiration cutanée active
par toute la surface du corps, ou bien leurs coussinets respiratoires
peuvent-ils au besoin servir à la respiration aquatique.
Les larves des Thanmalea peuvent, grâce à leur mobilité, se
dérober au moment où le débit de la nappe augmente et se réfugier
dans une zone où elles ne risquent plus d’être entraînées.
Cl En effet, elles ni rare ni rapidement dans une eau peu aérée.
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
III)
Quant aux larves emmidicoles des Psychodiduc el des Stralio-
myiidae, communes dans les territoires à débit variable des gîtes madi-
coles, elles ont une respiration aérienne ou essentiellement aérienne.
Quelles sont les formes adaptatives qui leur permettent de se main¬
tenir dans ces territoires ? Pour le savoir, comparons entre elles d'une
part les larves de Psychodidae et de Straliomyiidae que l’on trouve
uniquement dans les gîtes à débit constant, et d'autre part les larves
de Diptères de ces deux familles communes dans des gîtes soumis à
de fortes variations de débit.
La cupule respiratoire des premières est entourée de soies courtes
ou bien en est dépourvue, ('.liez les secondes, les soies de la cupule
sont très développées. Il semble donc que, dans l’habitat madicole, la
taille des soies de la cupule soit, chez les larves «les Psychodidae et
des Stratiomviidae, fonction «le l'inconstance du débit (*). Il y a pour
cela deux raisons :
Tout d’ah«>rd une frange de longues soies hygrofuges permet à
une larve de flotter, si elle est entraînée lors d’une crue «le la nappe
madicole et. selon toutes probabilités, «l’être rejetée dans une zone
refuge. Par contre une frange de soies hygrofuges très courtes n’est
pas suffisante pour soutenir une larve en surface, tout au moins dans
une eau très brassée.
En second lieu, une frange <!«• longues soies, non seulement évite
à la larve qui en est pourvue d’être entraînée hors «te son habitat,
mais lui permet, si elle est immergée, de maintenir dans sa cupule
respiratoire une bulle d'air de grande taille. C’est le cas, en particulier,
pour les larves de Périront a nnmitlira <Fig. 20-4 page 102), de P. magni
scia (Fig. 20-5). tVHermionc partlalinn et <17/. lorrentiam (Fig. 22-2
page 105), qui, par périodes de pluie, demeurent souvent immergées
plusieurs jours de suite et ancrées dans des touffes «le Mousses par
leurs épines et leurs crochets ; la bulle d’air que retient leur cupule
respiratoire permet alors à ees larves de continuer à respirer l’air
en nature.
Tout ceci s'applique, je dois le reconnaître, aux larves des Tipnla,
bien que non eumadicoles. Ainsi les larves de T. Nielxeni, eumadicoles,
sont cantonnées dans «les gites à débit constant et ont une frange
réduite (Fig. 25-2 et 4), alors que celles de T. goriziensis, qui vivent,
comme les larves de Pericoma magnisela et il’Hermione lorrentium,
dans les toulTes de Mousses «les torrents, ont une frange très «lévelop-
pée (Fig. 25-1 el 31.
< ' I On pourra évidemment objecter que les larves liryomadieoles el bryo-
fluicoles de Melanorhelia riparitt l.Muscidac). <|lli cohabitent habituellement avec
les larves de Pericoma nuujnixelti, d'Ilermione Itirrenliuin et de Tipuht goriziensis.
sont soumises à de fortes variations de la vitesse du courant et souvent immergées.
Or leurs stigmates postérieurs ne sont pas réunis dans une cupule respiratoire,
ni entourés d'une frange de soies. Tl est fort probable que les larves de Melano¬
rhelia, qui vivent dans une eau brassée et très aérée, ont une respiration cutanée
oui peut au besoin et pendant longtemps suppléer à la respiration aérienne.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
112
F. VAILLANT.
Prenons un exemple : dans le lac Pavin, en Auvergne, les larves
d’un Trichoptère, Timilieu Knshieki Mae Laehlan. sont très communes
sur les pierres des bords, à plus de 1 in de profondeur. Dans les gîtes
madicoles des environs, ces larves manquent lolalemenl, mais sont
remplacées par celles d’une autre espèce de Timides. T. nssimilis. Or
les larves de T. Iliistocki el celles de T. nssimilis ne diffèrent morpho¬
logiquement que par des caractères insignifiants d’ornementation et
de coloration. C.e sont leurs exigences respiratoires el thermiques qui
sont dissemblables el par conséquent leurs ajustements indispensables
à l’égard des facteurs défavorables du milieu. Ainsi, les larves de
T. Rnstocki se contentent d’une eau relativement peu aérce, mais ne
peuvent supporter que de faibles variations quotidiennes de la tempé¬
rature ; dans le lac Pavin, l’amplitude de ces variations ne dépasse
pas 3". Par contre, les larves de T. nssimilis ont besoin d’une eau très
aérée, mais leurs ajustements indispensables leur permettent de sup¬
porter des variations importantes de la température de l’eau, ainsi
qu’une forte insolation.
Toutes les larves eumadieoles, à l'exception de celles des Thau-
malea, sont pourvues d’ajustements indispensables comparables à
ceux des larves de Timides nssimilis ; l’étendue de ces ajustements
est différente pour chaque espèce, ('.'est ainsi que les larves de Peri-
coma crypta sont peu tolérantes à l’égard des températures élevées et
de l’insolation ; elles ne se trouvent que dans les gîtes suffisamment
ombragés.
Quant aux larves des Thnumnlen, elles sont sténothermes et dé¬
pourvues de tels ajustements ; elles s’en dispensent grâce à leur grande
mobilité. Pendant la belle saison, elles se déplacent de façon à rester
toujours dans les parties ombragées de leur gîte.
III. — Origine des espèces eumadieoles.
Les formes adaptatives constatées chez les espèces eumadieoles
actuelles nous permettent d’émettre quelques suggestions concernant
l’origine des espèces eumadieoles. ('.es suggestions s’appuieront en
outre sur les deux observations suivantes : il ne semble pas y avoir
d’animaux eumadieoles limnophiles à respiration aquatique. Ensuite,
l’aire écologique de presque toutes les espèces tychomadicoles actuelles
s’étend exclusivement, en dehors de l’habitat madicole, sur celui de
la terre humide ou bien sur l'habitai lluicole.
L’habitat madicole, formé de milieux non fermés, a dû, depuis une
époque fort reculée de l’histoire de la terre, subir l'empiètement pro¬
gressif d’espèces provenant les unes de l'habitat de la terre humide
et les autres de l’habitat lluicole. L’aire écologique de chacune de ces
espèces s’esl lentement déplacée, quittant son emplacement initial pour
gagner sur l’habitat madicole, jusqu'à ce qu’elle soit entièrement
incluse dans ce dernier. Ce déplacement de l’aire écologique s’est
accompagné, pour chaque espèce, de modifications morphologiques et
anatomiques et d’ajustements lui permettant de prospérer dans son
nouvel habitat.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR I.A FAUNE MADICOI.E.
113
Comment reconnaître, parmi les espèces eumadicoles, celles qui
"nt une origine terrestre et celles qui ont une origine fluicole '? Les
meilleurs témoins pour cette enquête sont le mode de respiration et
les possibilités de résister au courant.
L’est ainsi que les larves orlhognathes des Alrichopogon (Cerato-
pogonidae) (*) ont probablement une origine fluicole, comme en té¬
moignent leur appareil trachéen fermé, la présence de trachéobran-
chies chez quelques espèces, enfin leurs grandes possibilités de résister
au courant ("*).
Les larves des Trichoptères et des Chironomidae eumadicoles ont
egalement une origine lluicole, et pour les mêmes raisons. Il en serait
encore de même pour les larves du Coléoptère Enbria palustris, qui
ont cependant une respiration aérienne, mais qui sont capables, tout
autant que celles des Helmis et des Moins, de résister longtemps à un
courant violent.
Quant aux larves des Limoniidae, Psvchodidae, Stratiomyiidae et
Doliehopodidae eumadicoles, leur origine est terrestre. Leur appareil
trachéen ouvert et leur absence de moyens devant un courant violent
•■•c. 2(i. Larve de llermione Irilinetilti v. al y ira (Diptère Stratiomyiidc), face
dorsale. Exclusivement limimadicole, elle se nourrit presque uniquement
«le Diatomées, qu'elle broute avec ses maxillo-innndibulcs sur le substrat.
C) Les Ceratopogonidae ont vraisemblablement une origine polyphylétique,
C!, r il n’existe, à ma connaissance, aucun intermediaire entre les larves ortlio-
gnuthes et les larves prognathes des Diptères de cette famille (Fig. page 88). Par
contre, les larves orthognathes des Ceratopogonidae sont extrêmement voisines
de celles des Thaumalcidac, si l’on ne tient pas compte de leur mode de respi¬
ration. Leur appareil trachéen tendrait à se centraliser, et peut-être même à
s ouvrir.
(■’) A. Niei.skn estime que les Alrichopogon madicoles actuels ont eu des
ascendants terrestres.
Source : MNHN, Paris
m
F. VAII.LANT.
en font foi. Chez les Hermione (Slratiomyiidad, il y a Ions les tenues
de passage entre les larves de la terre humide (//. nnalis et H. Irili-
neata v. algira, Fig. 26 et IM. VI-8), dont la cupule respiratoire a la
même forme que celle des larves terrestres de Chloromyiu formosa, et
d'autre part les larves essentiellement fluicoles de II. lorrenlium
(PI. VI-7).
Certaines espèces, au cours de leur évolution, ne se seraient pas
stabilisées dans l’habitat madieole, mais n’auraient fait que le traverser
pour passer de l’habitat de la terre humide à l’habitat fluicole, ou
vice versa. A titre d’exemple, mentionnons Periconui magniseta (Psy-
chodide) et Hermione lorrenlium (Slratiomyiide), dont les larves,
d’origine terrestre, sont maintenant adaptées à l'habitat Huicole, grâce
à la frange de soies protégeant leur cupule respiratoire. Inversement
les larves de Dolichocephala oeellnla (Kmpididac Alalantinae), sans
doute d’origine lluicole, ont traversé l'habitat madieole pour devenir
pratiquement terrestres ; elles n’en ont pas moins conservé une respi¬
ration cutanée.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES Sl l
I.A FAI'N K MADICOI.
CHAPITRE V.
ACTION DES BIOCÉNOSES SUR LE MILIEU.
I. — Action des végétaux.
D;tns les gîtes inudicoles dont l’eau est très pauvre en calcaire, les
Algues modifient assez peu le milieu ; toutefois, elles ralentissent loca¬
lement la vitesse du courant, retiennent du limon et, pendant le jour,
augmentent un peu la teneur de l’eau en oxygène. Les touffes de Bryo-
pliytes, en brisant le courant, étendent la surface des zones limimadi-
coles et retiennent souvent elles-mêmes du limon.
Dans les gites madicoles dont l’eau est riche en bicarbonate de
calcium, le rôle des Algues et des Bryophytes peut être beaucoup plus
important. En absorbant du gaz carbonique pendant la journée, ces
végétaux facilitent quelque peu le dépôt de calcaire. Les particules de
terre et de limon retenues par les Algues peuvent être cimentées entre
elles par du calcaire ; les zones limimadieolcs s’étendent et arrivent
parfois à couvrir presque entièrement la surface du gîte, comme j’ai
pu l’observer dans les stations 44 (p. 212) cl 49 (p. 218). La végétation
madieole, quand l’eau est incrustante, contribue donc à régulariser la
surface «lu substrat ; comme nous l’avons vu (p. 14), elle empêche
b* calcaire de se déposer en une couche compacte et favorise la forma¬
tion d'oolithes.
II. — Action des animaux.
Les animaux limimadieolcs et fouisseurs (Oligochèles, larves de
Tipulidae. de Limoniidae et de la plupart des Ceratopogonidae) main¬
tiennent friable en surface le dépôt de limon ou la croûte calcaire
qui forme le substrat : ils en favorisent donc l'entraînement par l’eau
cl par conséquent jouent un rôle antagoniste de celui des végétaux.
Par contre, les larves de quelques espèces qui construisent un
solide fourreau dans les zones pélrimadicoles (Tinodes, Dicrnnomi/ia,
Tanytarsariae), favorisent l’implantation d’Algues et par suite le dépôt
•le limon. Il en est de même des larves de Slactobia, <|ui, avant d’entrer
en nymphose, fixent solidement leur fourreau au substrat.
Source : MNHN, Paris
I-. VAIU.A.V
11 fi
CONCLUSION DE LA SECONDE PARTIE.
Kn conclusion, je* mettrai en évidence l'action des principaux fac¬
teurs chimiques et physiques sur la répartition des espèces dans l’habi¬
tat niadieolc. .l’envisagerai ensuite la faune mndicolc dans son ensem¬
ble sous le rapport de sa spécialisation et de ses caractères adaptatifs.
La teneur de l’eau en sels minéraux n’a qu’un rôle secondaire
dans la répartition des espèces madicolcs ; seuls deux éléments ont
quelque importance, le magnésium et le calcium. Le premier est nocif
pour toutes les espèces, mais à des concentrations différentes. Quant
au calcium, il est au contraire toléré à une forte concentration par la
plupart des espèces et il leur est souvent même nécessaire dans une
certaine proportion.
Certains gîtes madicolcs dont l'eau est très pauvre en matières
organiques n’en ont lias moins une population abondante et à indice
de diversité élevé. Il est d’autre part exceptionnel que les matières orga¬
niques soient en quantité suffisante dans l'eau d'un gîte madicole pour
avoir une influence défavorable sur des éléments de sa faune. Les
matières organiques d'origine animale sont plus nocives, en quantité
égale, que celles d’origine végétale.
Si la répartition des espèces madicolcs est peu influencée par les
facteurs d’ordre chimique du milieu, elle l’est bien davantage par cer¬
tains facteurs d’ordre physique, en particulier par la vitesse du cou¬
rant, par la plus ou moins grande variabilité de celle-ci et par la tem¬
pérature de l’eau.
La vitesse du courant, dans un même gile madicole, diffère beau¬
coup d’un point à un autre. Dans les zones les plus calmes, elle ne
dépasse pas quelques millimètres/seconde, alors qu’elle peut ailleurs
atteindre 90 centimètres/seconde ; aussi son influence est-elle prépon¬
dérante. La faune madicole compte à la fois des espèces rhéophilcs,
des espèces rhéobiontes et des espèces limnophilcs.
Les animaux madicolcs rhéophilcs sont soumis régulièrement à un
courant assez fort, mais ils sont capables de résister, en cas de besoin,
à des courants encore plus violents. Tous les animaux madicoles rhéo¬
philcs ont une respiration aquatique et sont par conséquent capables
de vivre dans une nappe d’eau de plus de 2 mm d’épaisseur.
Les animaux madicoles rhéobiontes vivent habituellement dans
des zones où le courant est très faible ; ils n’en ont pas moins la pos¬
sibilité de résister quelques minutes ou même quelques heures à un
courant violent en s’immergeant entièrement sous une nappe d’eau
de plus de 2 mm d’épaisseur, lis n'ont pas tous une respiration aqua¬
tique exclusive comme les animaux rhéophilcs.
Quant aux animaux madicoles limnophilcs, ils vivent aussi dans
les régions calmes de leur habitat ; ils se comportent, à l’égard du cou¬
rant. presque comme des corps inanimés et se laissent entraîner dès
Source : MNHN, Paris
RF.CHKRCHICS SCR I.A F.U’NE MADJCOT.E.
117
(|iir lii pellicule d’eau esl lmp ('paisse pour les maintenir appliqués
«‘onlre le substrat. La plupart d’enlre eux ont une respiration aérienne.
La majorité des animaux de cette dernière catégorie sont plus
lares dans les territoires soumis, pendant les pluies, à un épaississe¬
ment de la nappe, que dans les territoires protégés. Lents à se mou¬
voir, ils sont dotés pour la plupart d’un rhéotropisme négatif. Certains
<1 entre eux parviennent, par leurs propres moyens, à gagner les zones
refuges lorsque la crue de la nappe madicole n’est pas trop subite ;
<1 autres y sont transportés passivement. Les larves de quelques espè¬
ces madicolcs limnophiles, capables de fuir rapidement, peuvent pros¬
pérer dans ces territoires à débit variable.
La nature du substrat, dans l’habitat madicole, esl déterminée
en grande partie par la vitesse du courant de l’eau et surtout par
I amplitude des variations de celle-ci ; aussi n’influe-l-clle que secon¬
dairement sur la répartition des éléments de la faune madicole. Il y
a cependant des espèces dont les représentants demeurent de façon
élective dans l’un des trois habitats secondaires pétrimadicole, limiina-
dicole et bryomadicole ; d’autres sont communes à deux de ces habi¬
tats ; d’autres enfin restent indifférentes à l’égard de la nature du
substrat.
L’insolation a une grande influence sur la répartition des éléments
de la population madicole, car elle provoque, dans la plus grande par¬
tie de leur habitat, d’importantes variations de la température de
l’eau. La plupart des espèces madicolcs sont eurythermes, mais à
des degrés différents. Quelques-unes sont slénothermes, mais très
mobiles et capables de se soustraire à l’action de l’insolation en
quittant les zones exposées. Même dans les régions froides, les biocé¬
noses madicolcs ne disparaissent pas complètement en hiver ; les élé¬
ments de leur faune subissent seulement un ralentissement de leur
métabolisme.
Si les animaux lychomadicoles appartiennent aux groupes les plus
divers, par contre la faune eumadicole esl remarquablement spécia¬
lisée et homogène. Ses espèces n’appartiennent qu’à un petit nombre
de genres, à trois ordres et à une seule classe, celle des Insectes. Tous
les Insectes eumadicoles quittent leur habitat aquatique une fois par¬
venus à l’étal imaginai pour devenir terrestres ou aériens.
Les Insectes eumadicoles ont presque tous une vaste répartition
sur un même continent. La possibilité qu’ils ont d’être transportés pas¬
sivement par voie aquatique à l’état larvaire et par voie aérienne à
l’étal imaginai, ainsi que la proximité des gîtes madicolcs qui jalon¬
nent les cours d’eau, ont sans doute permis celte grande dispersion
des espèces eumadicoles.
Les larves d’une partie seulement des Insectes eumadicoles ont des
formes adaptatives ; celles-ci peuvent porter sur l’ensemble du tronc
et consistent le plus souvent en un aplatissement du corps ou du four¬
reau et permettent aux larves, malgré leur taille, de demeurer immer¬
gées entièrement ou presque entièrement, alors qu’elles disposent seu¬
lement d’une nappe d’eau de quelques fractions de millimètres d’épais-
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
MX
seur. Grâce à ces formes adaptatives, les larves ne peuvent constituer
une proie pour les Kmpididae et les Dolichopodidae qui cherchent leur
nourriture dans l'habitat madicole.
D’autres formes adaptatives, <|ni portent sur l'appareil respira¬
toire, s’ajoutent aux précédentes.
Les larves eumadicoles à respiration aquatique n’ont qu’un très
petit nombre de branchies simples, ce qui s’explique par la teneur
élevée de l’eau en oxygène.
Chez toutes les larves eumadicoles à respiration aérienne, les stig¬
mates, ou bien les membranes au travers desquelles s’effectuent les
échanges respiratoires, sont dorsaux.
Il en est ainsi chez les larves de plusieurs espèces d’d trichopngon
i Diptères Ceralopogonidae) dont l'appareil respiratoire, fermé, est d’un
type tout à fait spécial et lié étroitement à l’habitat madicole.
("est le cas également pour les larves des Psychodidae et des Stra-
tiomyiidac madicolcs, dont l’appareil trachéen est ouvert. Des formes
adaptatives leur permettent de maintenir leurs stigmates postérieurs
émergés ; elles ne sont pas favorables dans l’ensemble de l’habitat ma¬
dicole, mais dans l’un ou dans l’autre des trois habitats secondaires
pétrimadicole, limimadicole ou bryomadicole. Il est particulièrement
intéressant de remarquer que les mêmes formes adaptatives de la
cupule respiratoire se retrouvent, liées à un même type d’habitat
secondaire, à la fois chez les larves des Psychodidae et chez celles
des Stratiomyiidac madicolcs ; ceci est d’autant plus remarquable que
les Psychodidae et les Stratiomyiidac appartiennent à deux sous-ordres
différents.
Qui plus est, la taille des soies entourant la cupule respiratoire
des larves de Psychodidae et de Stratiomyiidae est en relation étroite
avec la plus ou moins grande stabilité «lu milieu. Ges soies semblent
d’autant plus longues que le débit de la nappe est soumis à des varia¬
tions plus importantes et surtout plus brutales. Elles permettent alors
aux larves soit de flotter et d’échouer dans des zones calmes, soit de
se maintenir immergées dans des toull'es de Mousses en retenant une
huile d’air dans leur cupule respiratoire.
Plusieurs espèces eumadicoles sont dépourvues de formes adapta¬
tives. Aussi doivent-elles se protéger par un fourreau ou par un revê¬
tement ou bien limiter leur aire écologique à une portion déterminée
de l’habitat madicole, dans laquelle les facteurs défavorables du milieu
sont atténués et où les prédateurs ne peuvent les atteindre.
A côté des formes adaptatives, toutes les larves eumadicoles, à
l'exception de celles des Tluminalea, sont eurylhermes et ont des
ajustements indispensables leur permettant de résister plus ou moins
bien aux variations de la température de l’eau et à l’insolation.
Les larves des Thnnmnlen se séparent de toutes les autres larves
eumadicoles. Elles sont en effet sténothcrines et dépourvues d’ajuste¬
ments indispensables, mais, grâce à leur mobilité, elles sont capables
de demeurer constamment dans une région «le leur biotope où leurs
exigences thermiques sont satisfaites. Leurs formes adaptatives, bien
Source : MNHN, Paris
rux:m:rtci!i:s si i
I» l,A FAl'N'K MADICOI.K. ]|!)
différentes de celles de toutes les autres larves eumadicoles, au lieu
d’appliquer le corps contre le substrat, tendent au contraire à le sou¬
lever et à faciliter les déplacements.
La spécialisation de la faune eumadicole et la présence de carac¬
tères adaptatifs chez beaucoup de ses représentants témoignent de
l’ancienneté de cette faune et posent le problème de son origine.
Les espèces eumadicoles actuelles proviennent vraisemblablement
de l’habitat fluicolc et de celui de la terre humide. C’est l’analogie avec
les espèces tvchomadicoles actuelles qui nous autorise à émettre cette
hypothèse ; en effet, il est permis de penser que certaines de celles-ci
deviendront eumadicoles. Or l’aire écologique de presque toutes les
espèces tvchomadicoles actuelles s'étend soit sur l’habitat fluicolc,
soit sur celui de la terre humide.
Les espèces eumadicoles actuelles rhéophiles et rhéobiontes ont
eu sans doute des ascendants fluicoles, alors que les autres, incapables
de résister au courant, descendent d’espèces dont les larves vivaient
sur la terre humide. En effet, il n’y a pas de termes de transition entre
les espèces eumadicoles pourvues de fortes possibilités de résistance au
courant et celles qui en sont dépourvues.
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
120
TROISIÈME PARTIE.
RELATIONS DES ANIMAUX MADICOLES
AVEC D'AUTRES ÊTRES VIVANTS.
Bien souvent, l;i rareté ou l’absence complète des représentants
d’une espèce dans un biotope madicole n’est pas duc uniquement à
des causes d’ordre chimique ou physique, mais à des causes d’ordre
purement biologique.
C’est ainsi que l’absence d’une espèce dans un biotope pourra être
très nuisible au développement des représentants d’une seconde espèce,
qui se nourrissent habituellement de ceux de la première.
Inversement une espèce ne pourra prospérer dans un biotope
lorsque telle autre espèce y est trop prolifique. Il y a donc des coactions
de certains végétaux ou de certains animaux madicoles les uns sur les
autres.
Des coactions peuvent s’exercer également entre des éléments
d’une biocénose madicole et des éléments appartenant à d’autres biocé¬
noses.
Nous allons envisager ici divers types de coactions qui intéressent
des animaux madicoles et leurs effets sur ces derniers.
Source : MNHN, Paris
121
HliCHKnCHliS M it l.A KAINIÎ MAD1COI.K.
chapitre i.
RELATIONS ENTRE LES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS
D'UNE MÊME BIOCÉNOSE MADICOLE.
Dans l'habitai madicole, des Algues tapissent presque partout le
substrat et, par endroits, envahissent toute la nappe d’eau en épaisseur,
de sorte que les animaux sont obligés de les écarter ou de les rabattre
pour se frayer un passage.
D’autre part, nous l’avons vu (p. 50), certains biotopes madicoles
ont une densité de population telle que les animaux se côtoient cons¬
tamment. Les relations d’ordre trophique de ceux-ci sont donc favo¬
risées et l’effet de foule peut intervenir entre espèces phytophages ou
saprophages, de façon à contrarier le développement de l’une d’elles.
J’étudierai successivement les fonctions qui intéressent la nutri¬
tion et celles qui intéressent le logement.
I. — Coactions intéressant la nutrition.
A titre de renseignement, j’ai examiné le contenu stomodéal de
quelques Insectes madicoles recueillis au mois de mai, c’est-à-dire pen¬
dant leur période d’activité, et appartenant aux espèces les plus com¬
munes :
Ernodes arlicularis (larve) niasse brunâtre indifférenciée :
05 % très peu de Diatomées spores de Champignons (AC) —
fragments de tissus de Bryophytes et de Phanérogames, dont certains
avec (»() cellules : 35 c /< poils de Labiées (C) 2 Copépodes Harpac-
ticides entiers.
Timides auréola (larve) masse brun-verdâtre indifférenciée avec
quelques débris bruns : 85 % très peu de Diatomées — filaments
de Chlorophycées : I % fragments de tissus de Bryophytes et de
Phanérogames : 10 % — particules minérales : 4 %.
Tinodes Zelleri (larve) — masse brunâtre indifférenciée : 83 %
- très peu de Diatomées Protococcales (Ri - Chlorophycées : 8 %
— fragments de tissus de Phanérogames : 1 % — particules miné¬
rales : 7 %.
Mémouirs ni' Mcski m. Zoologie, I. NI. :>
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
Stnctobin eatoniella (larve.) masse brunâtre indifférenciée, quel¬
ques Diatomées.
Anacaena globulus (imago) masse brunâtre indifférenciée :
96 % Myxophycées et Chlorophyeées filamenteuses : 2 % spores
de Champignons (Ri fragments de tissus de Phanérogames avec 2
ou 3 cellules : 2 très peu de particules minérales.
Anacaena globulus (larve) masse translucide indifférenciée.
Tipulu lui cm lis (larve) masse brun-verdâtre : 2,5 % peu
de Diatomées Chlorophyeées : I fragments de tissus de Pha¬
nérogames, plusieurs encore verts, parfois avec plusieurs centaines de
cellules : 74 '/> une exuvie larvaire de Péri coma un fragment
broyé d’une nymphe de Pericoma.
Tuumustoptera calceala (larve) masse brunâtre : 92 Dia¬
tomées : I 'v Myxophycées : 0,5 '/< Chlorophyeées : 3 "/> frag¬
ments frais de tissus de Phanérogames : 4 %.
Orimarga allenuala (larve) niasse brunâtre : 68 % Diato¬
mées : 0,5 Myxophycées : 8 Chlorophyeées : 8 frag¬
ments de tissus de Bryophytes et de Phanérogames : 19 % débris
minéraux : 6 '<.
l’Tis. 27. Larve de Uirinnomyi'i niilis (Diptère Liinoniidci.
1. Larve de profi I.
2. Cupule respiratoire, de face.
Les larves de Dieranomyiil milis construisent un fourreau lixe et formé sur
tout de leurs fèces agKlutinces par du mucus. Elles se trouvent à la fois dans
l'habitat pétrimadirolc. l'habitat limimadieole et l’habitat brvomadicolc. Elles
sont phytosapropliages.
Source : MNHN, Paris
HKCIIKUCHUS SL'Il I.A FA UN K MADICOI.K.
123
Dicranomyia mi lis (larve) masse brunâtre : 81 % - Diato¬
mées : I % - Myxophycécs :1 e /,- Chlorophycées : 5 % — frag-
menls de tissus de Brvophytes et de Phanérogames : 9 % — une exu-
vie nymphale de Céralopogonide débris minéraux : 4 %.
1 ricyplwna auresiana (larveI masse translucide indifférenciée.
Dicranola sp. (larve) masse translucide indifférenciée.
Thauntalea Verralli (larve) masse grisâtre avec fines particu¬
les brunes : 8!) % rares Diatomées - Protococcales (AR) — Chloro¬
phycées : I fragments de tissus de Bryophytcs et de Phanéroga¬
mes, parlais avec 7 cellules :1 e /, une mandibule et des soies de
larves de Chironomidnc - particules minérales assez fines : 3 %.
Di.vn, nnbecnlosa (larve) masse brunâtre : 81 % — Diatomées :
- Protococcales : I % Chlorophycées : 0,50 % — fragments
de tissus de Brvophytes et de Phanérogames : 4 % une patte de
larve de Slaclohia quelques griffes de fausses pattes de Chironomi-
dae un fragment de la capsule céphalique d’une larve de Dasyhelea
particules minérales très fines : 5 %.
Pericoma crypta (larve) — masse brunâtre : 89 % — très rares
Diatomées — rares Myxophycées fragments de tissus de Bryophytes
comptant parfois plus de 100 cellules : 0 % — particules minérales.
Pericoma pulchra (larve) masse brunâtre : 87 % — Diatomées:
4 °4 Protococcales (AR) Chlorophycées (R) — spores de Champi¬
gnons (Ci fragments de tissus de plantes supérieures très dilacérés :
11 { ’/< un menlum de larve de Chironomide.
Pericoma pseudexquisita (larve) masse brunâtre : KO % —
rares Diatomées — Myxophycées : 1 % Chlorophycées : 0 % —
fragments de tissus de Bryophytes et de Phanérogames : 7 % — une
mandibule de larve de Chironomide - particules minérales : 1 %■
Pericoma fuliginosa (larve) masse brunâtre : 89 % — Diato¬
mées : 2 Myxophycées (R) spores de champignons (AC) —
contenu vert de tissus de Phanérogames avec quelques cellules entières
et surtout des cellules à membrane déchirée : 8 °/, — particules miné¬
rales : 1 c 4.
Hermione analis (larve) débris brunâtres : 2 % Diatomées :
97 ’i Protococcales (R) spores de champignons (AC) - particu¬
les minérales très fines : 1 c / .
Hermione parilalina (larve) débris brunâtres : 1 % Diato¬
mées : 97 % - Myxophycées et Chlorophycées : 1 % particules
minérales : 1 %.
Hermione pygmen (larve) — débris brunâtres : 1 % — Diato¬
mées : 97 % Protococcales (AC) — Chlorophycées : 1 % — une
griffe de larve de Coléoptère — particules minérales : 1 %■
Tabanns cinerens (larve) — masse translucide indifférenciée.
Source : MNHN, Paris
1-, VAILLANT.
124
Liancalus virons (larve) niasse translucide indifférenciée, avec
quelques Diatomées et quelques débris brunâtres : 83 '}'< capsules
céphaliques, crochets et soies de larves de Chironomidae : 15
capsules céphaliques de larves de Cerulopognnidnc : 2 %.
Hydromyia dursalis (larve) masse translucide indifférenciée.
En me basant sur l’examen de ces contenus stomadéaux el sur
l’observation d'animaux madicoles vivants, je puis diviser les éléments
de la faune madicole en trois groupes :
1") des animaux plujtophayes qui se nourrissent presque unique¬
ment de végétaux île leur propre habitat ; les larves de Slraliomyiidae
et de plusieurs espèces de Chironomidae broutent presque exclusive¬
ment «les Diatomées, alors que les larves « VHydroplila sucent le con¬
tenu de cellules de Chlorophycées el de Mvxophycées filamenteuses ;
les Gastropodes madicoles se nourrissent surtout d’Algues, mais aussi
de tissus plus ou moins décomposés de plantes supérieures et de fines
particules organiques, qu'ils broutent sur le substrat.
2") dos animaux sapraphayes, qu'on peut séparer en trois catégo¬
ries.
a) des animaux plujlo-saprophayes «jui sont «les brouteurs ou des
mangeurs de substrat et «|ui se nourrissent presque exclusivement de
débris végétaux d’origine extérieure à leur biotope ; à celle catégorie
appartiennent les représentants de la plupart «les espèces madicoles.
b) des animaux zao-sapraphayes, «pii ne consomment «pie des cada¬
vres d’animaux ; citons les Turbcllariés et les Hydracariens. «pii tou¬
tefois peuvent être à l’occasion zoophages.
c) des animaux sapraphayes à réyime mixte, dont la nourriture
est constituée à la fois de débris végétaux et «le cadavres ; citons les
Ostracodes.
3") des animaux zoophages, «pii ne se nourrissent que d’animaux
vivants. Ce sont les larves <1 ’Anacaena ylobulus, de Laccobius scutel-
laris (Coléoptères Hydrophilidae), des Tricyphona el des Dicranota
(Diptères Liinoniidae), des Tabanûlae, des Empididae, «les Dolicho-
podidac, des Tetanoecridae et «le la plupart des Muscidae.
Les larves zoophages peuvent être prédatrices des larves «le la
même espèce el de larves zoophages d’espèces différentes. Par exemple,
si l’on réunit dans un bocal d'élevage de très petites dimensions lit lar¬
ves de Liancalus virons (Fig. 28-2) et 10 de Tabanus bromius, toutes
ces larves étant de même taille, on ne retrouve au bout d'une quinzaine
de jours, dans le bocal, que 2 ou 3 larves de Tabanus. Si on ajoute
alors 10 larves «le Melanochelia riparia de même taille «pie celles des
larves de Tabanus, les premières seules demeurent dans le bocal au
bout de quekpies jours. Les larves madicoles zoophages sont donc
situées à différents niveaux d’une chaîne alimentaire.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SI R I.A FAUNE MADICOLE.
125
2 : l.iancttlus virais (Uolichopodidé). profil. Surtout limimadicole, elle se
rencontre aussi dans l'habitat pétrimndicolc et l'habitat hryomadicole. Très active
pendant les journées chaudes, elle recherche les larves de Chironomidés qu’elle
avale entières. Les imagos de cette espèce (Fig. 32 p. 138) sont les prédateurs
aériens les plus communs sur les rochers suintants : ils se nourrissent essentielle¬
ment de larves de Chironomidés qu'ils « arrachent » à leur habitat aquatique.
Niveau (> : larves de Melanoche.Ua ri paria.
Niveau 5 : larves de Laccobius scutellaris, d’Anacaena globulus,
de Tabanus bromius et de T. cordiger.
Niveau \ : larves de Liancalus virens et d’Alalanta nigra.
Niveau .ï : larves de Tricgphona auresiana et de Dicranota sp.
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
I2fi
Niveau 2 : larves phytophages cl saprophages.
Niveau 1 : Algues, débris de Bryophytes cl de Phanérogames, cada¬
vres d’animaux.
Aucune larve madicole ne peut cire détruite par une larve de inémi
taille d’un niveau inférieur sur la chaîne alimentaire. Par contre, une
larve zoophage de très petite taille peut parfois être dévorée par une
larve de grande taille appartenant à un niveau inférieur ; c’est ainsi
que des larves âgées de Lianculux avalent des larves néonates de Taba-
nus et de Melanachelia et que de grosses larves de Tubanus peuvent
sucer des larves de Melanachelia.
Les larves âgées des Melanachelia riparia ont une peau épaisse
et ne peuvent être détruites par des larves de leur propre espèce,
comme c’est le cas chez des larves zoophages d’autres Insectes madi-
coles.
Certains animaux madieoles phytophages et saprophages n’ont
pas de prédateurs dans leur propre habitat ; c’est le cas pour les
Coléoptères à l’état imaginai et pour les Ostracodes.
D’autres ne sont vulnérables que pour les larves zoophages de
quelques espèces. Ainsi, les larves (V Hermione (Slratiomyiidae) peu¬
vent, lorsqu’elles sont néonates, être dévorées par des larves zoophages
des niveaux 8, 4, 5 et ti ; dès qu’elles sont au deuxième stade, les larves
des niveaux II et 4 sont pour elles inoffensives ; enfin, lorsque leur taille
dépasse 8 mm et qu’une peau épaisse les protège, seules les grosses
larves de Tabanus peuvent les détruire. Les larves âgées des Psyclio-
didae semblent invulnérables pour les prédateurs des niveaux 3 et 4.
L’alimentation d'une larve madicole peut parfois se modifier sui¬
vant les ressources de son biotope. C'est ainsi que les larves des Tipnla
ne sont pas zoophages tant qu’elles disposent d'aliments végétaux con¬
venables ; elles le deviennent par nécessité. Le contenu slomodéal de
larves de Tipula ipiriziensis. récoltées dans des touffes de Mousses
dépourvues de limon et de particules végétales, m’a révélé des capsu¬
les céphaliques de larves «le Limoniidae et de Chironomidae. J’ai pu
élever des larves de Tipula lalerulis depuis l’éclosion jusqu’à la nym¬
phose en nourrissant les unes uniquement de CAadophora en décom¬
position et les autres d'abord de CUulophora, puis, au cours de leurs
derniers stades, uniquement de larves de Chironomidae.
Les larves des Hermione. dans des conditions de vie normales,
se nourrissent presque exclusivement de Diatomées, mais les tubes
digestifs de larves d 'Hermione panlalina, récoltées dans le gîte 12 très
ombragé, contenaient des débris de Phanérogames en quantité pres«|iie
égale à celle des Diatomées.
Les larves de I.iancalus virais s’ignorent mutuellement tant
(|u’elles disposent de larves de Chironomidae ; elles s'uttn(|ucnl seule¬
ment lorsqu’elles sont affamées.
Dans les biotopes madieoles, les coactions directes des représen¬
tants d’une espèce phytophage ou phyto-saprophage sur ceux d’une
autre espèce de même régime doivent être très rares. En effet, les
Source : MNHN, Paris
127
RECHERCHES SI R I.A FAUNE MADICOI.E.
Algues ou les débris que ces animaux prélèvent sur le substrat sont
renouvelés constamment et les produits qu’ils rejettent sont, pour la
plupart, entraînés par l’eau. Mais il peut intervenir, par l'intermédiaire
<1 animaux zoophages, des coactions indirectes des représentants d'une
de ces espèces sur ceux de l'autre. C'est ce que je vais essayer île mon¬
trer.
Si nous comparons les indices de diversité des populations anima¬
les des gîtes I.S et 27 (pages 25 et 2(>), nous pouvons constater que
le premier indice est très élevé, tandis que le second est faible, sauf
pendant quelques mois en été. Dans le gîte 18, on compte plus de 30
espèces communes, alors que dans le gîte 27, il n’y en a pas plus de
0. Ces représentants d’une des 9 espèces communes du gîte 27. Her-
mmnp pygnutea, y sont abondants au point de représenter au moins
la moitié de la densité totale de population. Or les gîtes 18 et 27 offrent
I un et l’autre des conditions de vie favorables au développement de
nombreuses espèces madicoles, car le débit de leur nappe est très peu
variable et leur eau est assez riche en calcium et en matières organi¬
ques. Comment expliquer cette différence entre les populations de deux
biotopes madicoles apparemment semblables ? Avant de se pronon¬
cer, il y a lieu toutefois de faire la restriction suivante : l’eau du gîte
27, moins protégé que le gîte 18, subit des variations de température
plus importantes que celles de ce dernier gîte. Ceci ne suffit toutefois
pas à expliquer le faible indice de diversité de la population du gîte 27,
car il manque à cette population beaucoup d'espèces très eurythermes
communes dans le gîte 18. Des coactions doivent intervenir dans le
gîte 27 entre divers éléments de sa zoocénosc.
Voici l'explication que je propose : peu après que le gîte 27 fiit
créé, sa faune fut composée d’éléments variés, parmi lesquels figu¬
raient de nombreuses larves de Ceratopogonidae, de Chironomidae et
de Psychodidac. Puis une femelle à'IIermione pggniaea déposa des
omis dans le gîte. La rupture d'équilibre fut provoquée par le fait que
les larves de ce Straliomyiide y trouvèrent des conditions de vie parti¬
culièrement favorables. D’année en année leur nombre augmenta,
sans pour cela gêner le développement des larves phyto-saprophages
dont la nourriture est toute différente de la leur, ni celui des autres
larves phytophages. Puis, parmi les larves zoophages qui s’étaient éta¬
blies dans le biotope, celles de Melanochelin ri paria devinrent domi¬
nantes ; elles étaient les seules en effet à pouvoir profiter, au cours de
presque toute leur vie larvaire, de la nourriture qui leur était offerte
par les larves A'Hermione pggniaea ; mais elles s'attaquèrent moins
aux larves d ’Hermiane qu'aux larves de Ceratopogonidae et de Chivo-
nomidae qu'elles atteignaient plus facilement. Le nombre de celles-ci
diminua donc ; les autres larves zoophages ne pouvant se nourrir de
larves (VHermione trouvèrent des conditions de vie de moins en moins
favorables et leur existence fut de plus en plus menacée par les larves
de Melanochelin. Actuellement, les seuls animaux qui peuvent se main¬
tenir en quelque abondance aux côtés des larves d ’Herniione pygmaea
et de Melanochelin riparia dans le gîte 27 sont des Oligochètes des
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
iu:ciii;ih:iii;s sm la i-.u nk maimooll.
12i)
1 " > A maintes reprises, j’ai vu des Linncnlus virens déposer des
œufs dans le gîte 27 et les larves néonates de ce Dolichopodidc y sont
assez communes pendant la plus grande partie de l’année. Mais ces
larves ne trouvent pas en quantité suffisante les larves de Chirono-
uiidae dont elles ont besoin et elles ne peuvent poursuivre leur dévelop¬
pement. (à* n’est qu’en juin, à l’époque où les larves néonates à’Her-
mione pygmaea sont très communes dans ce gîte, qu’on trouve quel¬
ques larves âgées «le Liancalns. Le gîte 27 fait donc virtuellement par¬
tie de l’aire écologique de f.iancains virens, mais les larves de ce Dip¬
tère sont exclues de ce gîle par la concurrence de celles de Melana-
chelia ri paria et indirectement par la présence de larves d 'Hermione
pygmaea en très grand nombre.
2") En avril 1953, j’ai enlevé tout le revêtement végétal et toute la
■aune d’on gîte madicole de petite taille (1,5 m 2 environ) situé à côté
du gîte 27, et dont la faune était semblable à celle de ce dernier ; ce gîte
ainsi dénudé devint une « place vide ». Quinze jours après, il était peu¬
plé à nouveau, mais par une faune toute différente de sa faune initiale ;
elle comprenait uniquement des larves de Chironomidae et de Cerato-
pogonidae. On ne peut donc douter de l'influence, dans le gîte 27, des
larves phytophages d 'Hermione pygmaea sur le peuplement du bio¬
tope, influence qui s’exerce par l’intermédiaire des larves de Melano-
chelia ri paria.
La théorie d’Ei/rox ne se vérifie pas pour la faune qui nous occupe.
En effet, les animaux zoophages madicoles ne sont en aucune façon
plus grands que les phytophages et les saprophages. Les plus gros
zoophages sont les larves des Tabanidae, dont la taille ne dépasse pas
celle des larves phytophages ou phyto-saprophages de certaines Her¬
mione et Tipnia. Les plus petits des Invertébrés madicoles sont des
Copépodes, des Ostracodes et des Hydraeariens, qui ne semblent, ni les
uns. ni les autres, être la proie d’autres animaux de leur biotope ; cer¬
tains Hydraeariens s'attaquent même à des larves d’insectes plus
grandes qu'eux.
Dans l'habita! madicole et surtout dans l'habitat pétrimadicole, on
constate une remarquable unité de taille chez les Insectes, qui consti¬
tuent, nous l’avons vu, l'élément dominant de la population. En effet,
la longueur des imagos et des larves âgées des Insectes madicoles reste
comprise entre 0,5 et 2 cm, sauf de très rares exceptions. El encore,
les éléments les plus gros sont-ils surtout localisés dans l’habitat bryo-
madicolc. Il n'y a d'ailleurs pas lieu de s’étonner de cette uniformité
'le taille. La théorie d’Ei/rox ne peut, en effet, se vérifier pour des habi¬
tats limités dans une ou plusieurs de leurs dimensions, comme l’habi¬
tat psammique ou comme celui qui fait l'objet de cette étude.
II. — Coactions intéressant le logement.
Certains animaux madicoles, qui sont liés à la présence de certains
végétaux, ne le sont pas toujours parce qu’ils se nourrissent de ceux-ci,
mais parce que ces végétaux leur procurent un substrat ou un abri
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
I MO
convenable. C'est ainsi que les larves d'Hydroptilu Maclachlttni vivent
toujours accrochées à des Chlorophycées filamenteuses, non seulement
parce qu’elles s’en nourrissent, mais aussi parce qu’elles peuvent dif¬
ficilement se maintenir sur un substrat plan. Les larves des Beraeidae
recherchent des touffes de Mousses ou d’Hépatiques parce qu’elles y
trouvent un abri contre l’insolation. Les larves il’Hermione torrentium,
qui se nourrissent de Diatomées et de menus débris organiques, se
trouvent presque toujours dans des touffes de Plntyhypnidium rusci-
forme (Necker), parce que celle Mousse vit dans une eau froide et
qu’elle protège les larves d’Hermione torrentium contre l’uction du
courant.
Inversement, la présence de certains végétaux peut être nuisible
à celle de certains animaux, ('.'est ainsi que les zones pétrimadicole*
recouvertes d’Algucs filamenteuses sont toujours dépourvues de larves
de Stactobia et de Thiiumalca.
Source : MNHN, Paris
KKCIIKRCMKK SI » l..\ l'AlNF. MADICOI.K.
J JM
CHAPITRE II.
RELATIONS ENTRE DES BIOCÉNOSES MADICOLES
ET DES BIOCÉNOSES D’AUTRE NATURE.
Une biocénose madicole n’esl nulleinent autarchiquc. En effet,
1 eau qui traverse son biotope apporte des débris d’origine animale et
parfois des êtres vivants. D’autre part, des échanges perpétuels de
matière organique vivante et morte s’effectuent entre chaque biotope
madicole et le milieu aérien en raison «le leur grande surface de con¬
tact.
Nous allons essayer de préciser l’importance de ces échanges dans
I économie des biocénoses madicoles.
I. — Relations entre les biocénoses madicoles
et d’autres biocénoses aquatiques.
Une nappe madicole ne forme jamais une nappe d’eau isolée. A sa
partie supérieure, elle est en communication avec la source ou le cours
d’eau qui l’alimente : à sa partie inférieure, elle est reliée généralement
a un cours d’eau, plus rarement à une mare ; parfois, c'est dans la
terre humide qu’elle aboutit.
Lorsqu’une nappe madicole est alimentée par une source, la quan¬
tité de débris organiques apportée par l’eau est toujours très faible.
Par contre, lorsque c’esl un torrent ou un cours d’eau à débit variable
qui alimente la nappe, à chaque période de pluie, des débris organiques
d’origine diverse sont apportés par l’eau et certains d’entre eux sont
déposés dans les «zones refuges». Chaque pluie provoque donc un
renouvellement du stock de nourriture offert aux animaux saprophages
du gîte.
Comme nous l'avons vu tp. 4(i), une partie de la faune d un bio¬
tope madicole est formée d'éléments propres à cet habitat et qui le
quittent seulement s’ils sont entraînés malgré eux hors de ses limites ;
ces éléments « eu madicoles » (Croupe A) représentent généralement la
majeure partie de la population du biotope.
Par contre, les animaux « tychomadicoles » ne sont nullement liés
à l’habitat madicole et sont capables d’en sortir. Mais la plupart de
«•eux qui sont « madicoles électifs » (Groupe H) et une partie de ceux
Source : MNHN, Paris
132 K. VAILLANT.
qui sont lluicok's électifs » (Groupe Cl n':tl>;imlnniK'nl pas de leur
plein gré l'habitat madicole où ils sont nés.
Ce sont pres<|ue uniquement des animaux «hôtes» (Groupe D>
qui constituent les éléments migrants de la population madicole. Cer¬
tains d'entre eux peuvent naître dans l'habitat madicole ; c’est le cas
pour les larves de quelques espèces de Xcmura et pour les larves de
Hhyacophila sp. Mais ils sont l’exception et la plupart des représen¬
tants des espèces « hôtes » naissent dans d’autres habitats. C’est ce
qui explique que les "îles madicoles, qui ne sonl pas en relation avec
un torrent ou un ruisseau à cours rapide, n’héhergenl jamais de larves
d’Kphémères, de llhgacophila, d'Hydropsgche et de lilcpharoccridae.
La durée du séjour d’un animal « hôte » dans un gîte madicole
peut n'être que de quelques heures Ulammarus. larves d’Ephémères)
ou de quelques jours (Turhellariés, larves ([' Agape.lus\. Pour d’autres,
la durée du séjour est plus longue, (.'est ainsi que des larves de
Xcmura nées dans l’habitat madicole peuvent y demeurer près d’un
mois, puis gagner l’habitat fluicole cl revenir passer les derniers jours
de leur vie larvaire dans l’habitat madicole. Des larves de lilujacophila,
nées dans ce dernier, y restent dans des touffes (Je Mousses pendant
plusieurs semaines, mais elles y supportent mal les variations journa¬
lières de la température de l’eau et succombent si elles ne gagnent pas
à temps l’habitat fluicole. Les larves de Blepharoceridae, parvenues
âgées dans l’habitat madicole, s’y nymphosent généralement.
Quelles sont les causes de la migration d’espèces étrangères à
l’habitat madicole dans celui-ci ? Les principales sont :
1. l'allrail d'une eau plus riche en oxygène. Nous en avons vu
un exemple chez les larves d’Kphémères fp. 7ÎD.
2. l’allrail de la nourriture. Le 14.IX. 11)52, une colonne formée
de plus d'une centaine de Crenohia alpina partait du ruisselet situé au
pied du gîte madicole 13 (p. KHI) cl remontait verticalement dans la
zone pétrimadicole de ce gile ; la tôle de la colonne entourait un lum-
hricicn en partie dévoré.
3. l’allrail d'un support rapproché de la surface île l’eau. Les
larves de Xcmura. quelques jours ou quelques heures avant l’éclosion
de l’imago, gagnent souvent des surfaces madicoles où l’émergence a
lieu à l'abri des prédateurs fluicoles. Dans le gile 44, (p. 212), les larves
(VAuhmogyrus strialus n’apparaissenl, venant de l'oued, que lors¬
qu'elles sont prêtes à entrer en nymphose ; en avril, on peut remar¬
quer sur la pierre sèche, en bordure de ce gile, des cocons renfermant
(les nymphes de ce Coléoptère.
Les migrations des animaux lluicoles dans les gîtes madicoles se
font presque toujours de lias en haut, ces animaux ayant un rhéotro¬
pisme positif. Certains d’entre eux ne font que traverser les gîtes madi¬
coles pour passer d’un gile fluicole dans un autre ; il arrive ainsi qu’ils
soient en quelque sorte « pris au piège » lorsque la nappe madicole.
Source : MNHN, Paris
KHCIIKKCHIiS Sl'H l.A l'.U'NK MADICOLE.
<l:ins IjkjucIIo ils ont pénétré, est alimentée par de l’eau sortant des
tentes de rochers : incapables de redescendre, ils sont obligés de rester.
Si l'immigration d’animaux lluicoles dans l’habitat madicole est
très fréquente, il n’en est pas de même pour les animaux de la terre
humide, plus sédentaires et plus lents à se mouvoir. Je ne pourrai citer
que le Turbellarié lii/nchodemns hitineatns, dont un seul a été trouvé
dans le gîte 18 (p. 178).
Il arrive exceptionnellement que des animaux de collections d’eau
stagnante pénètrent dans l'habitat madicole : c’est le cas des Alona
Uutlala ((’ladocèresi trouvés dans le gîte 32 (p. 193) en Corse et qui
provenaient sans doute d'une anse «lu torrent de Latinctli.
I-e r<‘>le des « hôtes » doit être assez minime dans l’économie «les
biocénoses madicoles, car leur nombre est petit par rapport à celui des
cléments stables «le la population. La présence de ees hôtes entraîne
un retrait «le matières organiques peu important : les larves d’Ephé-
inères et de Plécoptères consomment des débris végétaux et les Turbel-
lariés des cadavres d’animaux ; seules les larves de Rhi/acophilii sont
carnassières.
II. — Relations entre les biocénoses madicoles
et les biocénoses terrestres.
A. Apport de matière ortjanique des biocénoses terrestres dans
les biocénoses madicoles. La couverture végétale des gîtes madicoles
et les débris organiques apportés par l’eau ne constituent qu’une faible
partie de la source de nourriture de leur population animale. En
effet, certains gîtes alimentés par une source hébergent beaucoup
«('animaux qui se nourrissent uniquement de débris de Phanérogames.
D’où proviennent ces derniers ? Sur les rochers suintants, le vent pro¬
jette sans arrêt de fines poussières végétales «|ui, tout d’abord non
mouillées, sont entraînées vers des zones du gite où la vitesse du cou¬
rant est très faible Cl. Parvenues là, elles s’imbibent et adhèrent fina¬
lement au substrat. Souvent, le vent projette dans les gîtes madicoles
«les éléments organiques plus gros, tels que des feuilles entières ou «tes
débris de feuilles de Phanérogames, des Insectes et des plumes d’Oi-
seaux ; ces éléments adhèrent aux rochers suintants et s’imbibent
d’eau progressivement ; puis ils sont lentement dévorés par les ani¬
maux madicoles. Au bout de quelques semaines, il ne subsiste des
feuilles <|ue leurs squelettes ligneux <|ui, une fois pourris, seront eux-
mêmes émiettés et dévorés.
(") On peut aisément le vérifier en projetant de la poudre d’aluminium sur
»ne nappe madicole.
Source : MNHN, Paris
!•'. VAILLANT.
1
2 : Imago mâle.
La larve de ect Kmpididé, limimadicole el bryomadicole, se nourrit de larves de
Chironomidés et de Ceratopogonidés, dont"elle suce les tissus. L’imago, égale¬
ment zoopliage, capture des Insectes aériens parfois sur les rochers suintants.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES Sl'R I.A I-’Al'NK MADICOLE.
i:r.
Les Insectes à larves niadicoles «jui viennent déposer leurs œufs
sur les rochers suintants provoquent un léger apport de matière orga¬
nique dans l’hahitat madicolc. Un apport est également effectué par
les IAmnebius et les Octhebius, Coléoptères dont la vie larvaire est
terrestre et qui deviennent niadicoles à l’état imaginai.
H. Retrait de matière organique (tes biocénoses niadicoles au
profit des biocénoses terrestres. Si la principale source de nourriture
de la population mndicole est fournie par le milieu aérien sous forme
de débris végétaux, inversement c’est ce même milieu aérien qui lui
retire la plus grande partie de sa population.
En effet, seulement une faible proportion de la faune madicole est
formée d’espèces « homo/.ones », dont la vie entière est aquatique
(Vers, Crustacés, Hydracariens, Coléoptères Hvdrophilidae du genre
• 1 nacaena. du g. La ce obi a s et du g. t'.œlostoma. Coléoptères Dryopidae
a l’exclusion des Drt/ops (’), Mollusques. Tous les autres animaux
niadicoles sont « hétérozones » et, à l’exception de quelques Hvdrophi-
lidae. n'appartiennent à l’habitat madicole qu'à l’état larvaire et parfois
à l’étal nympbal ; parvenus à l’état imaginai, ils abandonnent cet habi¬
tat en ne laissant derrière eux que leur exuvie nymphale.
D’autre part, de nombreux prédateurs du milieu aérien retirent de
la nourriture vivante de l'habitat madicole ; ces prédateurs sont des
Diptères Dolichopodidae el des Empididae Alalantinae, dont les plus
communs sont : I.iancalus oirens. Hercostomus chetifer, H. exarticu-
latns. Atalanla nigra et Koivarzia bipunctata. Postés sur les rochers
suintants ils guettent continuellement. Dès que l’un d’eux s’aperçoit
qu’une larve de Chironomide ou de Céralopogonide s’est aventurée
dans une nappe d’eau trop mince et dont le film superficiel est soulevé
par cette larve, il se place au-dessus d’elle et la saisit ; en s’arc-boutant
alors sur ses pattes de devant et en effectuant un brusque mouvement
de bascule du corps, il parvient à retirer la larve de l’eau. Les Dolicho¬
podidae el les Empididae prédateurs n’arrivent à se procurer ainsi
que des larves de forme allongée qu’ils saisissent généralement à une
de leurs extrémités. Je ne les ai jamais vus retirer de l’eau des animaux
aplatis, tels que des larves d’Alrichopogan, de Pericoma ou d’Her-
inione ; la force qui serait nécessaire pour vaincre la tension superfi¬
cielle <|ni retient ces larves dans l’eau est sans doute au dessus des
possibilités de ces prédateurs.
A ce propos, il est à remarquer que ces derniers recherchent rare¬
ment des larves eiimadicoles ; en effet, s’ils sont incapables de s’atta¬
quer à des larves aplaties ou à des larves protégées par un fourreau,
■ ls sont également incapables de saisir des larves à corps grêle si
celles-ci n’cflleurent pas la surface de l’eau ; comme ils redoutent les
embruns des cascades, ils n’inquiètent guère non plus les larves
O Les Coléoptères aquatiques que je viens de citer peuvent, en réalité, quitter
('habitat madicole quelques heures lorsqu’ils sont à l’état imaginai ; ils sont donc
incomplètement « homozoncs ».
Source : MNHN, Paris
!•'. VAILLANT.
1
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SFR I.A FAUNE MADICOLE. 137
<1 Heptagyia punctulnla. Il y :i donc lieu de se demander si les « formes
adaptatives » des larves eumadicoles libres (p. 94) n’onl pas un double
( “llel, celui de protéger les larves qui en sont pourvues, non seulement
contre l’émersion, mais aussi contre les prédateurs extérieurs à leur
habitat.
Les Dolichopodidae et les Empididae Atalantinae sont, à ma
connaissance, les seuls prédateurs terrestres capables de capturer des
larves dans l'habitat madieole. Les autres prédateurs terrestres com¬
muns à la surface des gîtes madicoles (Acariens, Hémiptères, Limno-
hatidae et Saldidae, Coléoptères Carabidae et Staphylinidae, Diptères
Empididae, Musidoridae, Diopsidae et Muscidae) ne cherchent pas
a saisir les animaux situés en dessous du film superficiel des nappes
madicoles ; ils capturent des imagos au moment de leur émergence
et ceux qui viennent pondre sur des rochers suintants ; ils se nour¬
rissent aussi d’insectes morts tombés sur les nappes madicoles et sont
ainsi coauteurs sur des animaux de l'habitat madieole en les privant
d’aliments qui leur étaient dévolus.
Les Insectes dont la vie larvaire s’écoule dans l’habitat madieole
sont donc, au moment de leur émergence, menacés par une foule de
prédateurs aériens capables de circuler sur les rochers suintants, et
beaucoup d’entre eux périssent à ce stade.
Des Isopodes et des Collcmholes, assez communs à la surface de
l'habitat madieole, en retirent de la nourriture. Ils mangent des parti¬
cules organiques qui flottent sur la nappe d’eau. Leur rôle est toutefois
insignifiant en regard de celui des formes prédatrices.
Il m’a paru utile de donner ici une liste des animaux terrestres
récoltés à la surface des gîtes madicoles étudiés. Il est en effet inté¬
ressant de noter que certaines des espèces citées se retrouvent en
abondance dans plusieurs gîtes et semblent liées par conséquent dans
une certaine mesure à l’habitat madieole. De quelle manière elles sont
liées, il est souvent difficile de le préciser, en particulier pour les
espèces non prédatrices. Ainsi les imagos de Limoniidac, Tipulidae
Lhironomidac, Lauxanidae, Cypselidae et de certains Ephydridae cap¬
turés sur des gîtes madicoles peuvent être venus là simplement pour
boire ou par pur hasard, mais aussi pour pondre ou pour s’accoupler ;
<>u bien ils ont été trouvés peu après leur émergence. Bref, on décou¬
vrira peut-être par la suite que les larves de quelques espèces parmi
ces Diptères se développent dans l'habitat madieole. Quant aux Iso¬
podes, aux Collcmholes et aux animaux prédateurs capturés sur les
gîtes madicoles, ils y recherchent leur nourriture.
Bon nombre de Diptères Empididae et Dolichopodidae sont, à
l’état larvaire comme à l’état imaginai, prédateurs de larves madicoles.
Nous pouvons citer parmi les Empididae : Chelifera stigmatica (Fig.
■•10-2. p âge 134), Dolichocephuln ocellntn v. bnrbnrica, Atnlanta appen-
ilicnlnla, ,4. megalatlantica, ,4. nigrn, .1. barbutula (Fig. 31-2, page 136),
•4. bipnnctnlu. .4. lihiella et A. inermis et, parmi les Dolichopodidae,
Mémoimîs du Muséum. Zoologie, t. XI. 10
Source : MNHM, Paris
K. VAIU-ANT.
Source : MNHN, Paris
HKCHKKCHKS Sl'M I.A FAUNE MADIOOI.K.
13!)
Tacbytrecbus notnlus, Liancalus virons (Fig. 32), Asphyrotnrsus le li¬
ras t omit s, Xipbandrium brenicorne, Syntarman pallipes, S. Zelleri,
Campsicnemus crinitarsis. curvipes et Sympycnus hygropetricus.
Il est probable que d'autres espèces de ces deux familles citées
dans la liste page 142 font partie de la faune madieole à l’état larvaire.
Dans la liste suivante ne figure évidemment aucune espèce trou¬
vée sous forme larvaire dans l'habitat madieole. Chaque nom d’espèce
est suivi du nombre des gîtes dans lesquels des représentants de cette
espèce ont été trouvés en France (F), en Corse (C), en Algérie (A), au
Maroc (M) et au Sahara (S).
Aranéides.
Frigone vagans spinasa (O. F. Cambr.) : 1 F.
Acariens.
Fpiseias major Halbt :7F 2 A E. necorniger (Oudms.) :
I F Calyptostoma expalpe (Herm.) : I F Allotrombidinm malli-
nilum (C. L. K.) : I F Centralrambidium Schneideri Kram. : I A
Plalylrombidiam sylvaticum C. L. K. : 1 F P. aff. sylvaticum
C. L. K. : 1 A Pergamasu? cf. crassipes L. :2F Johnstoniana
errans Johnst. : 2 F 1 A Trimalaconothrns cf. indusiatus Berl. :
I C.
Coi.lemboi.es.
X'eogastrura vialica (L.) :1F — .V. sp. A Murphy : 1 A — N. sp. B
Murphy : 1 A — Coratophysella denticulata Bagn. sensu Gisin : 4 A —
Hiloba nmseorum Templeton : 1 F Lalhriapyga phlegraea Caroli
v. plena Stach : I F Prolanura quadrioculala Borner : 4 A —
Faisanda candida Willem : I A Ballislura crassicauda Tullberg :
I F H. Schôtti Délia Torre : 3 A Isotoma niridis Bourlct :1F
Pseudisotoma sensibilis Tullberg :1F — Isotomuriis alticalus (Cari) :
II F <i A /. palustris (Müller) :2F — 7 A — /. palustris fo. ma¬
ndata (Sehaffer) : 4 F - 1 A /. palnstroides sp. aff. subciliatiis
Stach. : I F 1 C 4 M Tamacerus (Pogonognathellus ) flanescens
Tullberg : 1 F — T. minor Lubbock : 10 F — 2 A — Pseudosinella
duadecimpunclala Denis :1F- Entomabrya quinquelineata Borner :
I F l.epidocyrtus cnrvicollis Bourlct : 4 A IM /.. cyanens fo.
cyanrns Tullberg : 1 A Xynella maritima Tullberg : 1 A Becke-
rellodes tybiens (Caroli) : I A Heleromurus major Moniez : 2 A
Agrenia bidenticulata (Tullberg) : 1 F Orcliesella Kervillei Denis :
I F O. villa sa Geoffroy : 3 F.
Hémiptères.
I.imnobatidae : Hydramelra stagnorum (Linné) :2F — 7 A.
Sai.didak : Saldula cf. album (Ficb.) :1F — 3 A — S. variabilis
(H. S.) : 2 A Hebrus pusillits (Fall.) : 5 A — Leplopus hispanns
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
MO
(Rinb.) : 1 A !.. marmoratns (Gozc> : I A Charloscirta gémi nota
v. nennstnln (Scott) : 2 A Scoloposllielus Thomson! (Reut.) : 1 A.
ColÆoptkrks.
Cakahidak : Xebriola laticollis Dcjean ssp. sapaudiae Jcann. :
1 F Notiophilns g itad ri p une ta lu s Dcjean : I F T rechus qnadri-
slriatns Schnmk :1F Eotachys bistrialns Duftsch. : 1 A — Ocijs
quinqueslriatns Gvll. : 1 F Philochthus nicinnm Luc. : 1 M —
Tachyura dinbrachtjs Kolcn. : I ('. T. haemorrholdalis Ponza : 1 M
— Nephn Genci Kiislcr v. spécula ris Kiist. : 3 A ,V. Schmidti ssp.
Allumidi Antoine : 2 M Omope.ryphus hypocritn Dcjean : 2 F —
2 A — 1 M O. Xormandi de Mont. : 8 A Peryphus Andrcac Fabr.
1 A P. Andrcac v. monostigma .1. Millier : 1 A P. brnnneicornis
(Dejcan) : 2 F Pcryphnnes dalmatinns (Dcjean) ssp. Dudichi Csiki :
9 A — P. dalmatinns ssp. tatinns Nel. : I F P. dalmatinns ssp. ma¬
niera nam Antoine : I M Tcslediam bipunctatum (Linné) ssp. gra¬
cile Ranib. : 1 M Slenoloplws leu tonus Schrank. : 1 A — Anchus
rnficornis Gozc : 2 F 2 A Agostcnns nestitns (Payk.) :1F
Microlestes corticalis L. Dufour : 1 A.
Staphyliniiui: : Ocalea rivularis Müll. :1F Aleochara bipus-
tulata L. : I M .1. crassicornis Lac. : 1 A 1 M — A. intricata
Mann. : 1 A Enryalia marina Er. : I A Oxypoda abdominal!s
Mann. : I A O. opaca Grav. : 2 A Gngpcta carbonnria Mann.
1 M Alheta ( Acrotona ) client nia Er. : 2 A A. (A.) pellncida Fauv. :
1 A —- A. ( Coprolhassa) sordida Marsh. : 1 A — 1 M — A. (Glossola)
gregaria Er. : 3 A I M A. (Happalheta) Pertyi Hcer : I A
A. ( Hygroecia ) hygrotopora Kiesw. : 2 F A. ( l.ioglnta i longinscula
Grav. : 3 A -— Aloconnta snlcifrons Steph. : I F 1 A Brachynsa
raploria Wall. : I M Ealagria nacnula Er. : 3 A 1 M Gardiola
obscura Grav. : I A Antalia rinnlaris Grav. :1F Myllaena brevi-
cornis Mntth. :4F 1 ('. 1 A 2 M M. gracilicornis Fairm.
1 F M. infnscata Kiesw. : I A Tachgparas nilidnlus Fairm. : 1 A
T. pnsillns Grav. : I F — 3 A 2M - Mycetoporus angnlaris Muls.
et Rey : 1 A — Quedins anricomus Kiesw. : 1 F Q. bonps Grav.
2 P' Q. crassns Fairm. : 1 A (J. maurornfns Grav. :1F Q. obli-
leratns Er. ssp. Panliani Koch. : 1 A Q. semiaenens Steph. : I A - ■
Philontlws concinnns Grav. : 4 A P. fimetarins Grav. : I F
P. longicornis Steph. : 1 M — Gabrius nigrilnlns Grav. : 1 F 4 A
2 M Lcptobinm (Dolicaon s. I.i densinenlre Fauv. : 1 A Medon
( Hypomedan ) mclanocephalns Fairm. : I F M. ( Il .) propinqnns
Bris. : 1 A Lathrabinm angustalum Lac. :2F IA E. lon-
gnlum Grav. : 1 F Lobrathinm anale Lac. : 1 M L. mnltipnnctnm
Grav. : I F Scopaens didymns Er. : I A S. mitratns Ries. : 1 A
Astcnns longipennis Palm. : I F Dianous coernlescens Sam.
3 P' Stcnns aerosns Er. :1F — -S. Erichsoni P'auv. :1F S. fos-
snlatns Er. : 1 P' S. gnttula Müll. : 3 F - 7 A 2 M — S. Gnyne-
meri J, Duv. : 4 F S. Jnno F. : 1 A S. laenigatus Muls. et Rey :
Source : MNHM, Paris
KKCHKKCHES Sl'M I.A KAl'NK MADICOI.K. J II
- (- .S', nitidiusculus Steph. : I F Plalystclhus cornulus Grav.
1 1 A P. niions Sailli). :1F- 3 A — P. spinosus Er. : I A
Pyclocraerus oxylclinus Fairm. : 2 A 2 M — Oxytelus compla-
nnlns Er. : 2 A O. innslns Grav. : 2 A 0. nilidulus Grav. : 1 A
G. Saulcyi Panel. : I F 0. sculptas Grav. : I A 0. tetrnearinatus
Hlock : 2 F Trogophlocus bilincatus Steph. :1F 3 A — T. cor-
siens Klima : I ('. T. corlicinus Grav. : I A — T. nigrita Woll. : I M
T. rinnlnris Mots. : 1 F — 3 A - T. rufipennis Epp. : 1 A
’/'. n. sj). alT. troglodytes Er. : I M Ancyrophnurus nnreus Fauv.
I M Bereaphilus nelox Heer : 1 A Lesteva Hanseni Lohsc : 1 F
2 A IM !.. longucly tenta Goëze : 1 F — 3 M — L. longicornis
Bernhauer :2 F /,. luctuosa Fauv. :1F /,. monticola Kiesw.
I F !.. pnnctatn Er. : 1 F !.. sicula Er. : 1 A Omalium caesum
Grav. : I A O. excavatum Steph. : I M — O. rivulare Payk. : 1 A.
Diptères.
Limomidai: : Limnobia nubecutosa Meig. :1F — 2 A — Para-
limonia torrenticola Vail. : 1 A — Orimargula alpigena Mik : 3 F -
ICllipte.ru onüssa Egg. :1F Molophilus propinquus Egg. :1F
(’onomyia bieolor Vail. : 1 A — G. tenella Meig. :1F — Dorierella
sultans Vail. :4F 1 C — Gnophomyin tripudians Bergr. : 1 F —
Adelphomyia senilis Hal. : 1 F — Paracrypteria nigra Vail. : I F —
IC plie lia djurdjnrensis Vail. : 1 A — IC. nmrmnrata de Meij. : 1 C
Tricyphona alticola Vail. : 1 F T. chaadiensis Vail. : I A — T. tri-
f a rca tu Edw. : I ('. C.haadiella nigra Vail. : 1 A Echamlilia sleno-
cera Vail. - IA.
Ti pui,imai-: . Pales .1 lluaudi : I A P. flanescens Linné :
1 F P. subanalis : 1 M Tipula (Lanatipnla) alpina Loew :
1 F T. (/,.) anormalipennis : 1 M T. (/,.) lividula Man-
nheims : 2 A - T. (/,.) magnicauda Slrobl :1F T. (/,.) repen-
lina : 2 M — T. (Oreomyza) benesignala Mannheims :1F
T. (().) breviantennata Lacksch. : 2 A T. (O.) subpustulata :
I M T. (O.) Vaillanti Mannheims : 1 A — T. (Yamatotipula) mon-
linm Egger : 2 A.
Tuichookridak : Trichoceru barbaricn Vail. : 1 A — T. maculi-
pennis Meig. : 1 F.
Ckratopoc.onidak : Atrichopogon Olioieri Vail. : 1 F.
Chironomidak : Ablabesmyia melanops Wied. : I F — Micropsee-
tra alpicola B nmd in : 1 F M. praecox Meigen : 1 F — Gowiniella
«ttennatn Brundin : I F — Tricitocladius alpestris Goetgh. :1F
Itheorthoeladius rufinentris (Meigen) : 1 A.
ThaUmaleiDÀE : Thaumalea bruyanti Vail. :1F — T. serrata
Edwards : 1 F.
Psychodidae : Tclmutoscopus meridionalis Efflatoun : 2 A
Pericoma magna Vail. : 2 F.
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
112
Hhaoionidai: : Chrysopilus au mis Fabr. : I F.
Domchopooidai: : Didiclwpus alripes Moi». : 2 F D. nicla-
no pus Meig. : I F I). ungulatns (L.) : 2 F Hercastomus chétifer
(Walk.) :2F I C 2 .V //. exarticulalus (Loew) :5F 1 C
SA 2 M H. innrnalus (Locw) : 4 F H. longinenlris Loew :
3 M //. nigrihnlteratns Becker : I F Hypophyllus crinipes
(Staeg. I : I F //. obscu relias (Fa II.) : 4 F Ludovicius Du fan ri
(Marquait) :1F 4 A I S !.. encans Loew :1F IC,
Tachytreclius Iransitnrius Becker : I F Hydraphorus haïtiens (Mei-
gen ) : 2 A (> M Sphyrnlnrsus aryyroslomus Mik :1F - S. Hessei
Parent : I F Mnlelrra alhiscta Parent : 1 F ,17. flavipcs Meigen :
I A M. truncornni (Meigen ) : I A Xiphandrium albomacnlatum
Becker : I F X. hrcnicnrnc (C.urtis) :2F 2 A .Y. maerneernm
(Meigen) : I F X. mcgalatlasicum Vail. : 1 M .Y. pectinatum
Becker :1F 1 M Syntnrnmn pallipes (Fabr.) :2F - 5 A
Eularsus aulicus (Mcig.i : I A I \1 Oncopygins ilistans (Loew) :
•I F Dinphorus cf. (iredleri Mik : 1 ('. I). of. Kowarzi Lundbeck :
I C Campsicncmus annal ns Ze II. : 1 F C. armoricanns Parent :
1 F C. crinitarsis Slrobl. : 7 A C. cnrnipes (Fall.i : 2 A C. ma-
gius Loew : I F C. nmhriprnnis Loew : 2 F un ripes Loew :
1 F - Sympycnus annulipes Meigen : I F ,S’. cirrhipes Walk. fo.
pullulas Kw. : I F Acropsilus niger (Loew) : 2 A Teuchophorus
hipilnsus Becker : 4 A T. nwrwcanlhus Loew. : 1 F .1 nepsiomyin
flaninenlris (Meigen ) : I F Micronwrpltus albipes Zctlerstedt : I F
Xanthachlorus achracens Vail. : I A .\ nomalopyga ncuticornis
(Oldenberg) : 1 F Scinpus cuznnus Loew v. auresi Vail. : 1 A.
Empioidai: • Tachisla algirica Vail. : 4 A T. arrogans (L.) : 4 F
T. excisa Loew : 2 A T. ru picola Vail. : I A T. sp. I : 5 M
T. sj». Il : 2 M T. si>. III : I M ('.nryneta aruernensis Vail. :1F
chandiensis Vail. : I A (,'. ohscnra l’ail. : 2 A C. pallitla Vail. :
2 A C. rufescens l’ail. : I F Drape lis lenehricusa Vail. : 4 A
Dolichocephala gui lata Hal. :1F 1 A Malanla (liergenstammia)
mnnliuni Vail. : I F .1. (II.) nudipes Loew v. laulareti Vail. : 3 F
.4. (Hydrodromin) marnccana Scguy : 1 A I M .1. (II.) Wcsmacli
Marquai! : 2 F .1. ( Knwarzin ) Dieuzeidei Vail. : 2 A 1 M
.4. (K.) pleclrnm Mik : 1 F .1. (Phaeohnlia) inermis Loew : 3 F
Wiedemnnniu (V.hamaedipsiu ) allicola Vail. : 2 F W. ( Eucelidia)
Esche ri Zelt. : I F U’. (E.) Xellersledli Follèn : I F 11’. (Philo-
luira) azurea Vail. : 2 A \V. (P.) Ilahemuni Ze 11. : I F W.
(Iloederella ) nuednrnni Vail. : 5 A IV. ( Wiedemannia ) alpinu Vail. :
1 F Micrnphorella minuta l'ail. : 2 A lleaphila harharica Vail. :
I A IIilara pullula Vail. : 1 F.
Musidokiuak : Musidara kahyliensis Vail. : 2 A .1/. miern-
pygia Vail. : S A M. pidipennis Bezzi : 2 F .17. Irislis Meig. : 7 F.
Lai xamioai: : Prnsupomyia pallida Loew : 6 A — 2 M.
Tktainockhidak : Dilaenia cinerella (Fallèn) : 3 A Hydromyin
dorsalis (Fabr.i : 2 A.
IIi i.omv zin al : Snillin nmbralicn (Meigen' : I A.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SI R LA FAUNE MADICOLE.
143
Kphydkidak : Mosillus subsultans (Fabr.i : 2 A Alhyroglossa
g In bru (Meigen) : 1 F 2 A Hydrellia griscola (Fallcn) :1F —
H. poecilognslrn Decker : 1 A ('.nenia numidica Vail. : 3 A — Sca-
lella stagnalis (Fallcn) : 2 F X a paca nquiln (Fallèn) :1F 2 A —
•V. c on relata (Fallèn) : ô A .V. fossarum (Haliday) :1F 3 A
•V. (juadripunctala (Meigen) : 1 F.
Fui. 33. Imago mâle de Sphyrticephultt Heccarii (Diptère Diopsidé).
1 : Aile droite.
2 : Faite I droite.
3 : Tète, face dorsale.
■•es imagos de eelte espèce sont eommuiis en etc sur les rochers suintants dans le
sud de l'Algérie : ils se nourrissent surtout d'imagos de Diptères récemment
émergés et provenant de l'habitat madirolc.
Cypselidae : Cypselu glncialis (Meigen) : 1 A — Sphaerocera
pusilla Fallèn : 1 F .S. subsnllnns (Linné) : 1 A — Lcptocera ano-
nuda Vail. : 1 F L. humida (Haliday) : 1 F — L. scutellaris (Hal). :
4 A.
Diopsidae : Sphgracephala Beccarii Rondani : 1 A (Fig. 33).
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE III.
RELATIONS ENTRE LES ÉLÉMENTS DE PLUSIEURS BIOCÉNOSES
MADICOLES.
Les gîtes madicoles ne peuvent effectuer des échanges de popu¬
lation que par l'intermédiaire de gîtes d'autre nature ; c’est pourquoi
nous avons reporté ce chapitre à la fin de la troisième partie de cet
ouvrage.
Des gîtes madicoles, asséchés en été, constituent, une lois leur
alimentation en eau rétablie, des « places vides » ; mais rapidement
s’y installe une population dont les éléments viennent d’autres gîtes
madicoles. Deux voies peuvent être empruntées pour le transport de
ces nouveaux éléments : la voie aérienne et la voie aquatique. La pre¬
mière n’est utilisée que par les espèces hétérozones et par quelques
Insectes homozones capables, à l’état imaginai, de quitter quelques
jours leur habitat aquatique (p. 135). La seconde voie convient à la
fois aux espèces homozones et à certaines espèces hétérozones, mais
elle fait parfois défaut, (''est pour cette dernière raison que des gîtes
madicoles isolés de tout gîte fluicole non souterrain sont généralement
dépourvus de Vers, de Crustacés, d’Hydracaricns et de Mollusques (*>.
La rapidité de peuplement d’une « place vide » madicoie est d’au¬
tant plus grande que cette dernière est plus rapprochée d'autres gîtes
madicoles ; elle dépend de plusieurs facteurs, tels (pie la direction
des vents dominants et la présence ou l’absence d’arbres ou de buis¬
sons à l’entour de celte « place vide ».
La composition d’une biocénose madicoie dépend non seulement
des caractères physico-chimiques de son biotope, mais aussi de l’ori¬
gine des Insectes madicoles qui viennent y déposer leurs œufs. Ces
Insectes peuvent provenir du gîte madicoie lui-même, mais bien plus
souvent ils sont nés dans d’autres gîtes. Aussi se produit-il des échan¬
ges continuels d’espèces entre les différents gîtes madicoles d’une
même région.
Dans quelle mesure des échanges entre deux gîtes madicoles à
caractères très différents peuvent-ils avoir une influence sur la com¬
position de la faune ? Prenons l’exemple suivant : le gîte 24, dont la
nappe d'eau est soumise à des variations importantes de débit, est
situé à proximité de plusieurs gîtes dont le débit de la nappe est
constant ; ces derniers hébergent en permanence de nombreuses larves
de Pericoma crypta, larves (pii se maintiennent toujours dans des
Cl Toutefois, lorsqu'ils sont très anciens et lie s'assèchent jamais complète¬
ment, des Vers, des Crustacés, des Hydraeariens et des Mollusques ont pu être
introduits par phorésic.
Source : MNHN, Paris
MiicniîHciiKs sut i.a i-aim: madicoi.k. 145
zo,u ’ s 0,1 l'épaisseur de hi nappe madicole rosie très faible. Pendant
1(111 *e la belle saison, les imagos de ce Psyebodide se répandent à la
surface du gîte 24 et y déposent leurs œufs. Or, en juillet et en août,
quand le débit de la nappe du gîte 24 se stabilise, des larves de Peri¬
coma crypta naissent en grand nombre dans les zones mouillées en
bordure de ce gîte, mais il semble qu'elles ne parviennent jamais à
I état imaginai ; en effet la vie larvaire et nymphale de l’espèce à
laquelle elles appartiennent dure plus d’un mois et, au cours de la pre¬
mière pluie qui survient après leur naissance, elles sont immanquable¬
ment emportées par le courant. Pericoma crypta n’est donc pas une
espèce adaptée au gîte 24 et ses larves y feraient totalement défaut
sans la présence, à proximité, d’autres gîtes où cette espèce trouve des
conditions de vie des plus favorables.
Dans tout gîte mndicolc, le milieu fait donc un choix entre les
espèces qui sont importées et élimine celles qui ne sont pas adaptées
aux conditions qu’il leur offre.
L’habitat madicole n’est pas formé, comme l’habitat fluicole, d’élé¬
ments très vastes, mais d’une multitude d’ilots indépendants. Les ani¬
maux de ces îlots sont capables de franchir, dans l’air ou dans l’eau,
de courtes distances.
Les cours d’eau torrentueux, jalonnés de gîtes madicoles, ont
constitué pour la faune étudiée dans cet ouvrage des voies de com¬
munication entre des régions très éloignées les unes des autres ; aussi
la plupart des espèces cumndicolcs semblent-elles avoir une aire
d’extension assez vaste, ('.'est ainsi qu’en Afrique du Nord les divers
massifs montagneux que j’ai visités ont sensiblement les mêmes espè¬
ces eu madicoles. Quelques-unes, toutefois, semblent endémiques d’une
région limitée de l'Afrique du Nord, mais il est difficile de l’affirmer
dans l’état actuel de nos connaissances ; citons Thanmalea algira et
Hermione tenebricosa, qui n’ont été trouvés jusqu’ici que dans une
gorge de l’Atlas de Blida et Telmaloncopun Thienemanni connu seule¬
ment dans le Djurdjura.
La faune eumadicolc a évolué de façon assez différente en France
et en Afrique du Nord, car les seules espèces eumadicoles communes
aux deux pays sont : Dicranomyia goritiensis, P. hygropetrica, P.
mi tin, Heptagyia panclulata. Telmatoscopnn limosus, Pericoma atra,
P- pnlchra et Liancalnn oirenn. c'est-à-dire 8 espèces sur 83. 5 espèces,
communes en Europe, Atrichopoyon trifasciatun, Hermione Porieri,
H. Martini. II. palchella et II. trilineata, sont représentées en Afrique
du Nord par des variétés différentes. Notre ignorance complète sur la
faune madicole d’Espagne ne permet pas actuellement d’émettre de
suggestions au sujet de l’époque à laquelle certaines espèces eumadi¬
coles ont passé d'un continent à l’autre.
La Corse possède quelques espèces eumadicoles endémiques :
Heraea aureomarginata, Krnoden nigroaurata, Thaumalea tarda et Peri¬
coma vecchiensin ; toutes les autres se retrouvent en France ; seule
•4 trichopogun latipyyns est commune à la Corse et à l'Algérie.
Source : MNHN, Paris
I\ VAILLANT.
nt;
CONCLUSION DE LA TROISIÈME PARTIE.
Dans celle conclusion, je ne ferai que souligner les relations des
biotopes entre eux et avec les milieux environnants, puis indiquer
quelle est la nourriture des animaux madieoles et quels sont leurs pré¬
dateurs.
Des influences réciproques s'exercent entre les populations de
deux biotopes madieoles séparés, mais voisins, à condition toutefois
que ces deux biotopes présentent des conditions de vie similaires. En
effet, beaucoup de leurs éléments sont des Insectes et sont pourvus
d’ailes à l’état imaginai : ils sont donc capables de se répandre sinon
par voie aquatique, du moins par voie aérienne, d’où la vaste répar¬
tition sur chaque continent des espèces eumadicoles.
Les biotopes madieoles ne constituent en aucune façon des milieux
fermés ; ils ne sont pas seulement en relation avec des biotopes fluico-
les et des biotopes de la terre humide, mais aussi avec le milieu aérien.
Des biotopes fluicolcs et des biotopes de la terre humide, ils reçoi¬
vent des éléments minéraux, qu’ils restituent en grande partie. Les
échanges directs de population avec ces deux sortes de biotopes sont
peu importants et ne sont généralement que provisoires. En effet, la
plupart des animaux nés dans l’habitat madicole y demeurent pen¬
dant leur vie entière ou tout au moins pendant leur vie larvaire.
Beaucoup plus importants sont les échanges avec le milieu aérien,
dont les biotopes madieoles reçoivent de la matière organique sous
forme de débris plus ou moins décomposés et auquel ils la restituent
sous forme d’animaux vivants.
Les coaelions entre les éléments d’une même biocénose madicole
sont essentiellement d’ordre trophique. Les consommateurs primaires,
pour la plupart, tirent leur nourriture des débris organiques prove¬
nant du milieu extérieur. Les consommateurs des quatre échelons sui¬
vants des cycles biocénoliques sont zoophages. Leur taille ne dépasse
pas celle des animaux du premier échelon, ce qui est en contradiction
avec la théorie (I’Ei.ton.
Les animaux madieoles sont soumis de façon très différente aux
atteintes de prédateurs «le leur propre habitat et à des ennemis du
monde extérieur. Seuls (|ucl«|ues animaux tychomadicoles pourvus
d’une coquille ou d’une carapace protectrice paraissent invulnérables.
Les animaux eumadicoles sont menacés, au cours de leur vie larvaire,
uni(juement par les prédateurs aquatiques de leur propre habitat.
Source : MNHN, Paris
IUXIIIîRCHES Sl'l
.A KAC1NK MADICOI.K.
147
Beaucoup de larves lyehomadicules soûl en outre exposées à être cap¬
turées par des ennemis du dehors capables de les retirer de leur habitat
aquatique, ennemis n’appartenant qu’à deux familles de Diptères, les
Empididac et les Dolichopodidae. Enfin, au moment d’émerger, tous
les insectes inadicoles, à l’exclusion des Coléoptères, sont menacés par
une foule de prédateurs aériens appartenant aux familles les plus
diverses.
Source : MNHN, Paris
I'. VAII.l.AM'.
1 fs
RftSl'MI-; ET CONCLl'SION GÉNÉRALE.
L'habitat madicole est caractérisé par l'épaisseur de sa nappe
d’eau, qui ne dépasse pas 2 mm ; on admet toutefois que, dans cer¬
tains territoires, elle eut dépassé-eelte épaisseur de façon très momen¬
tanée.
La flore de l'habitat ainsi défini ne comprend, semble-t-il, aucune
espèce eueène. Par contre, sa faune en renferme un certain nombre.
I.a faune eueène ou faune eumadicole est remarquablement spé¬
cialisée et homogène. Il est probable que, depuis une époque très an¬
cienne, les ascendants des espèces eumadicolcs actuelles sont établis
dans l’habitat madicole, car ces espèces se groupent en un petit nom¬
bre de genres à très vaste répartition, qui eux-mêmes appartiennent
à trois ordres et à une seule classe, celle des Insectes. Elles ne font
partie de la faune madicole qu’à l’état larvaire et parfois à l’état nym-
phal. La spécialisation de la faune est plus poussée dans l’habitat
pétrimadicole que dans l’habitat limimadicolc ; elle est la plus faible
dans l’habitat bryomadicole.
Si les espèces eumndicoles actuelles forment un ensemble très
homogène, elles n’en ont nas moins une double origine, soulignée par
l’observation suivante : if n’y a, semble-t-il, aucune transition entre
les larves eumadicolcs pourvues de grandes possibilités de résistance
au courant et celles qui en sont presque dépourvues. Les premières,
rhéobiontes ou rhéophiles, ont pour la plupart une respiration aqua¬
tique et des besoins particulièrement grands en oxygène ; elles des¬
cendent d’animaux fluicoles. Les secondes, limnophiles, ont toutes
une respiration aérienne et leurs ascendants vivaient sur la terre
humide. Au cours de leur évolution, certaines espèces fluicoles ou ter¬
restres ont pu s’établir progressivement dans l’habitat madicole, grâce
à l’acquisition de formes adaptatives qui répondent aux conditions spé¬
ciales de leur nouveau milieu.
Certaines formes adaptatives s’étendent à l’ensemble du corps
ou du fourreau. Elles sont de deux types bien différents. Grâce à celles
«lu premier type, le corps ou le fourreau, mobile, peut rester immergé
en totalité ou en partie suivant le mode de respiration. Grâce à celles
du deuxième type, le corps est au contraire soulevé hors de l’eau et
l’animal peut, en se déplaçant très rapidement, se soustraire à l’occa¬
sion aux agents défavorables du milieu.
D’autres formes adaptatives, qui se superposent aux premières,
sont propres à l’appareil respiratoire. Chez les espèces eumndicoles à
respiration aquatique, l’appareil branchial est très réduit, vu la forte
teneur de l’eau en oxygène. Quant aux espèces eumadicolcs qui respi-
Source : MNHN, Paris
REcmcnaiKs sn
I.A l'.AI'M-: MADICOI.
Mi)
'«■ni I air on nature, leurs « coussinets respiratoires » ou leurs stigma¬
tes sont dorsaux, c’est-à-dire localisés dans la partie du corps de l’ani¬
mal qui fait face à l'air extérieur.
(.est le cas de plusieurs espèces de Pericoma (Diptères Psycho-
didae) et iVHermionc (Diptères Slraliomyiidae) dont l’appareil tra¬
chéen est ouvert et dont les stigmates postérieurs sont réunis dans
une cupule non mouillable.
Une adaptation particulière, consistant en un grand développe¬
ment de la frange de soies autour de la cupule respiratoire, confère
aux larves madicoles qui la possèdent une indépendance très momen¬
tanée à l’égard du facteur limiianl, l'épaisseur de la nappe d’eau ;
elle leur permet, dans une certaine mesure, de se maintenir dans le
territoire de l’habitat bryomadieole qui lui échappe, pendant les pluies,
par suite d'un épaississement exagéré de la nappe d’eau.
Les adaptations dont il vient d'être question sont favorables dans
l’cnscmbFe de l'habitat madicolc : mais il en est d’autres qui ne le sont
que dans une partie restreinte de cet habitat et qui sont défavorables
dans l’autre partie. C’est ainsi que deux genres de Diptères, Pericoma
et Hrrmionc. renferment des espèces adaptées de façon préférentielle
a l’un ou à l’autre des trois habitats secondaires pélrimadicole, limi-
madieole et bryomadieole ; les espèces de l’un et de l’autre genre,
qui appartiennent au même type d'habitat secondaire, montrent
exactement les mêmes formes adaptatives, autrement dit font partie
de la même forme biologique. Ceci est d’autant plus remarquable que
les deux genres Pericoma el Hermione appartiennent à deux sous-
ordres différents.
Quelques espèces eumadicoles sont dépourvues de formes adapta¬
tives, mais elles se comportent de façon à échapper aux facteurs défa¬
vorables de leur habitat et aux prédateurs aériens, soit en se proté¬
geant par un fourreau fixe, soit en se cantonnant dans certains terri¬
toires favorisés de leur habitat. Par ailleurs, elles sont pourvues, com¬
me tous les autres animaux eumadicoles, d’ajustements indispensables
les rendant eurythermes et leur permettant de supporter, à des degrés
différents, les variations quotidiennes très importantes de la tempéra¬
ture de l’eau et parfois une forte insolation. Seules les larves des Thaa-
inalea (Diptères Thaumalcidae) se dispensent de tels ajustements,
grâce à leur grande mobilité qui leur permet de se maintenir cons¬
tamment à l’ombre.
Beaucoup plus nombreuses que les espèces eumadicoles sont les
espèces madicoles tychocèncs ou tychomadicoles. Ces dernières appar¬
tiennent aux groupes d’invertébrés les plus divers. Leur aire écolo¬
gique chevauche plus ou moins l’habitat mndicole el l’on trouve parmi
elles tous les termes de passage entre celles qui vivent dans l’habitat
madicolc de façon préférentielle et celles qui n’v sont que des hôtes
de passage. Les représentants de plusieurs de ces espèces ne fréquen¬
tent l'habitat madicolc que pendant certaines saisons de l’année ou
même pendant certaines heures de la journée, quand les conditions
de vie leur sont, dans cet habitat, momentanément favorables.
Source : MNHN, Paris
V. VAILLANT.
Pour qu’une espèce tychomadicole puisse subsister dans l’habitai
<|ni nous occupe et bénéficier des facilités exceptionnelles qui y sont
offertes pour les fonctions respiratoires, il faut que celle espèce pos¬
sède les ajustements indispensables la rendant capable de supporter
les variations de température et l'insolation, ou bien que ses représen¬
tants aient la possibilité de se déplaeer rapidement pour gagner suc¬
cessivement. au cours de la même journée, les zones les moins expo¬
sées.
La plupart des espèces Ivehomadicoles sont fouisseuses ou proté¬
gées par un fourreau. Quelquesjiines cependant vivent à découvert ;
elles sont, beaucoup plus que les espèces eumadicoles, exposées aux
atteintes des prédateurs aériens, n'étant protégées ni par la forme de
leur corps, ni par un revêtement.
Après avoir indiqué la composition de la faune madicole, ainsi
que les caractères adaptatifs de ses éléments, nous envisagerons com¬
ment sont réparties les différentes espèces madicoles dans leur habi¬
tat.
La répartition des éléments de la faune madicole est déterminée
par plusieurs facteurs, dont les principaux sont : la vitesse du cou¬
rant, la plus ou moins grande variabilité de celle-ci et la température
de Peau.
Pour résister au courant, les différentes espèces madicoles ont
des possibilités très inégales, qui déterminent au premier chef leur
répartition. Les espèces rhéophiles ou rhéobiontes peuvent se main¬
tenir dans une grande partie «les territoires qui deviennent fluicolcs
pendant les pluies. Quant aux espèces limnophiles, elles y sont fort
menacées ; quelques-unes toutefois, dont la respiration est uni«|uement
a«[uati«|ue ou qui ont des formes adaptatives particulières, peuvent
demeurer dans des zones bryomadicoles de ces territoires.
Comme nous l’avons vu, presque tous les animaux madicoles sont
eurythermes, mais à des degrés différents suivant les espèces. La tem¬
pérature «le l’eau constitue un facteur limitant pour chaque espèce.
Certains facteurs d'ordre chimique agissent aussi sur la réparti¬
tion d’un petit nombre d’espèces madicoles et de façon différente pour
chacune de celles-ci ; ce sont en particulier la teneur de l'eau en bicar¬
bonate de calcium et sa teneur en matières organiques.
La nourriture ne semble jouer qu’un r«»le très accessoire dans la
répartition «les consommateurs primaires de la faune madicole, de
beaucoup les plus nombreux, car, «•! c'est ce qui distingue l'habitat
madicole des autres habitats aquati(|ues, elle est fournie essentielle¬
ment par le milieu extérieur et «le façon assez homogène. Ces con¬
sommateurs primaires, surtout saprophages, sont pour la plupart des
« brouteurs » et des « mangeurs «le substrat ». Si l’on ne tient compte
ni des Hydraeariens, ni des Crustacés, qui jouent un rôle peu impor¬
tant dans l’économie des biocénoses étudiées ici, les animaux madi¬
coles présentent une étonnante uniformité «le taille, les Insectes zoopha-
ges n’étant pas plus grands ou étant même plus petits «jue les phylo-
Source : MNHN, Paris
HKCIIKKCUKS Sl’H LA I-'Al'XK MADICOI.
151
pliages el les saprophages à la fin «le leur vie larvaire. Ceci est en con¬
tradiction avec la théorie d'Ei/rox, mais se justifie, les dimensions des
animaux madicoles étant limitées par l’épaisseur de leur habitat.
Pour terminer, si nous voulons dégager l’essentiel de ces conclu¬
sions, l’hahitat madïcole offre comme avantages à sa population une
nourriture abondante en même temps que des facilités exceptionnelles
pour les échanges respiratoires. Mais en revanche les animaux madi¬
coles sont mal protégés contre l’insolation et l’élévation de tempéra¬
ture qui en résulte, contre le danger de dessiccation et contre les pré¬
dateurs aériens. Seules des espèces de forme particulière ou pourvues
d’un abri protecteur sont uniquement madicoles ; d’autres espèces ne
présentant aucune forme adaptative en relation avec l’habitat madi-
cole cohabitent avec les précédentes, mais leur vie est particulièrement
menacée et leur aire écologique s’étend en dehors de l’habitat qui a
fait l’objet de ce travail.
Source : MNHN, Paris
!•'. VAILLANT.
RÉPERTOIRE DESCRIPTIF DES BIOTOPES MADICOLES ÉTUDIÉS
ET DE LEURS BIOCÉNOSES.
Pour l’introduction de ce réperto’irc, le lecteur est prié de se reporter
à lu p. 24. I.es abréviations utilisées sont indiquées p. !l el 10. Le lecteur
trouvera les noms d’auteurs des espèces citées dans « Flore et faune aqua¬
tiques » p. 2(1 et suivantes et p. 38 et suivantes. Enlin les noms d’auteurs
des espèces citées dans « Faune commensale terrestre» sont indiqués p. 13!)
et suivantes.
I. — FRANCE CONTINENTALE.
Gîte 1 : Glacier de Freydannc. Gite 2 : Col du Galibier. Gîte 3 :
Rif-Blanc du Lautarct. Gite 4 : Chalet Jean-Collet. Gîte à : Villar
d’Arène. — Gite (i : Galerie du Grand-Clol. — Gite 7 : Ruisseau de la Fayolle.
— Gîte 8 : Saint-Nizier du Mouchcrottc. Gîte 9 : Cascade de la Bartlie.
Gite 10 : Besse-en-Chandesse. 1 Gîte 11 : Cascade de Vaucoux. — Gite 12 :
Gorges du Bruyant. — Gite 13 : Gorges d’Engins. — Gîte 14 : Cascade d’En-
traigues. — Gîte 15 : Kntraigucs. Gîte 10 : Saint-Nectaire, Source Papon.
(îite 17 : Saint-Nectaire, Source des Says. Gîte 18 : Corcnc. Gîte 19 :
La Vierge-Noire. Gite 20 : Le Charmeyran, Station I. Gîte 21 : Le Char
meyran. Station II. Gîte 22 : Claix. Gîte 23 : Domène, station I.
Gite 21 : Domène, station IL Gîte 25 : Sassenage, station I. Gîte 20 :
Sassenage, station IL - Gite 27 : Saint-Martin-le-Vinoux, station I. (îite
28 : Saint-Martin-le-Vinoux, station II. Gîte 29 : Grenoble. Gîte 30 :
Vallon obscur. Gîte 31 : Nice.
Gîte 1 : Glacier de Freydanne.
(Alpes Massif de Belledonne) A : 2500 m O : SW I) Il : 1,5 m
S : gneiss acide Rocher suintant situé en bordure du glacier et au
dessus d'un névé. L'eau qui nourrit la nappe madieole sort d’une fente
de la roche. Le 24.VII.1948 à 14 h ; TA : 13' ; TE : 9",5. Gite unique¬
ment pétrimadieole. ('.ouverture végétale formée de Diatomées.
FAI NE AQUATIQUE.
Diptères : Orlhocladiinae (1,5 I.) Thinimiileti major (2 I.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Acariens : Culyptostoma expulpe.
Coi.i.em hoi.es : Rnlomobrya qiiinquelineata.
Source : MNHN, Paris
UKCMF.RCHES SUR I.A FAUNE MADICOLR.
153
Gîte 2 : Col du Galibier.
(Alpes Massif du Pelvoux) A : 2400 m — O : S — D — H : 0,5 m -
S : grès du Tongrien-Priabonien L’eau sort de fentes de la roche ;
son débit est constant Zone limimadicole très réduite Ce gîte est
recouvert de neige au moins (i mois par an — Le 14.VI1I.1951 à 12 h 15,
l’eau, au sortir du roc. était à 10" ; TA : 17" ; TE : 14",5 à 10",5 ;
pH : 7,8 ; Ca : 31 ; Mg : 5 ; MOac : 0,4 ; MOal : 0.8.
FAI NE AQUATIQUE LE 14.VIII.1954.
Zone pétrimadicole.
Hydracarikns : Panisopsis curvifrons — Panisus clypeolatus.
Trichoptkres : Halesus sp. (RR 1.) (•).
Diptères. : Dicranomyiu Slrobli (0,8 1.) — Orthocladiinac (H 1.) Tlwn-
malen galibierensis (2 I.) — Hermione pardalina (0,5 1.).
Zone bryomadicole.
FLORE.
Moc s. ses : Philonolis cale area Schpr. Brynm sp.
FAUNE AQUATIQUE.
H von acariens : Panisopsis curvifrons - Panisus clypeolatus.
Copépodes : Bryocamptus Zschokkei (R.).
Diptères : Dicranomyia Slrobli (0,3 1.) Tipulu Xielseni (1,3 l.n.) I)ys-
camplocladius laminalus (R l.t Ablabesmyia sp. (R 1.) Hermione
pardalina (2 1.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Coli.emroi.es : Isolomurus alticolus.
Diptères : Trichoeera mac.uUpennis Parucrypleriu nigra Micropseclra
alpicola Atalanla appendiculula - Phaeobalia inermis - Bergen-
slammia monlium B. nudipes var. lautareti Sphyrotarsus argyro-
slomus Metlelera albisela Xapaea Hecate.
Gîte 3 : Ril-Blanc du Lautaret.
(Alpes Massif du Pelvoux Montagne du Combeynot) A : 2200 m
O : N I) H : 2 m - S : granit du Pelvoux L’eau de ce gîte
provient du torrent, le Rif-Blanc, «pii est alimenté par plusieurs névés
Le débit est très variable Le 16.IX.1952 à 15 h ; TA : 10",5 ;
TE : 5" ; pH : 0,8 — Le 4.VII.1951 ; Cl : 0,7 ; N 2 0 5 : traces ; SO 4 :
traces ; Ca : 3 ; Mg : 3 ; MOac : 0.2 ; MOal : 0,3.
O M. le D' W. D0 hi.br det.
Mémoires ne Muséum. Zoologie, t. XI.
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
FLORE KT FAI NE AQt'ATlQCES LE -I.VII.1952.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Stauroneis obtusa var. lapponica (R.) Denliculti tennis var.
frigidu (AC.) — Cgmbella nentricosu C. parmi (AC.) C. nlpina (R.)
— Navicula perpusilla (AR.) .V. crgptocephaln var. venata (R.)
A', brgophila (RR.) Cerntoneis arens (R.) Meridion circnlare (R.)
Eunotia diodon (R.) Xitzschia sinuata (R.) - A', fnistulum
Dialonm hgemale (AC.) I). hiemale var. mesodon (AR.) Achnanthes
minntissima (AC.) A. minutissinui var. crgptocephaln (AC.).
Chhysophycées : Hi/drurtis [oetidus'ICCC.).
Chi.orophycées : Ocdogonitim sp., stérile (R.).
Tirbei.i.ariés : Crenobia nlpina (VII 0.2).
Trichoptères : 1 larve indéterminable (Vil).
Diptères : Dicranota nlticola (VIII 0,2 l.n.). Dinmesn parmi (VII C ; VIII
C ; 1.). I). latitarsis (VIII C 1.) Dgscnmptoclndiiis dissipatus (VII C ;
VIII AC 1.). Thaumatcn Fregi (VII 0.5 I.). T. major (VIII. ; VIII 0.8
I.). Atalanln appcndiciilatn (VII R I.).
Zone limimadicole.
Diatomées : Stephanodisciis nstrnen (RR.) Cymbellu nlpina (CC.) C.
venlricusa (C.) C. nentricosu var. luniiln (AC.) C. parva (C.)
C. gracilis (AR.) Melosira grannlata (RR.) M. Hoeseana (R.) —
Meridion circnlare (C.) Navicula perpusilla (C.) — N. eontendu fo.
biceps (AC.) .V. eontendu type (R.) — .V. muticn (R.) .V. menisen-
Ins fo. (AC.) .V. minusculn (R.) — Denticula tennis var. [rigida (C.)
Stauroneis obtusa var. lapponica ? (AC.) — S. anceps fo. linearis
(R.) Eunotia praernpta (R.) F. diodon (R.) Dialoma hiemale
type et var. mesodon (C.) Ceraloneis areas (C.) — Cocconeis pla-
centnla C. Achnanthes lanceolata (AC.) A. minntissima var.
crgptocephaln (C.) .1. minntissima type (C.) A. microcephala -
A. brgophila INC..) (lomphanema parvulum (R.) Pinnularia borealis
(R.) /'. interrnpta (R.) P, lata var. thiiringiaca (RR.) Xitzschia
[rnstulum (AC.).
Chhysophycées : Hgdrnrus foetidus (C.).
Hydhacariens : Leberlia tnberosa (VII C. ; VIII C.) - Atractides vaginalis
(VIII AC.).
Copépoues : liryocamptns laccophilus (VIII AC.) Hgpoeamptns Hrehmi
(VII AC. ; VIII AC.).
Coléoptères : Atractelophorns glacialis (VIII R i).
Diptères : Dicranota nlticola (VII 0,5 l.n.) Dicranomgia Strobli (VII 0,8 ;
VIII 0,1 ; I.) Dinmesn parva (VII C. ; VIII C. ; I.) Pericoma alljcola
(VII I ; VIII 2,5 ; 1.) Thtmmnlea major (VII R l.n.).
Zone bryomadicole.
Mousses : Cratoneuton glane uni var. irrigatum Itryum sp. Tortilla
norvégien — la plupart des tiges retiennent près de leur base des détri¬
tus ; les feuilles sont tapissées de Diatomées et parfois d’Hydrures.
Turbellariés : Crenobia alpina (VII R.).
Hyoracariens : Lebertia tnberosa (VIII C.) — Atractides vaginalis (VIII AC.).
Source : MNHN, Paris
MADICOLK.
RECHERCHES SUR I.A FAUNE
Lopépodes : Bryocamptns laccophilus — Hypocamplus Brehmi.
Coléoptères : Atractelophorus gtacialis (VIII R. i.).
Diptères : Dicranola allicola (VII 0,5 ; VIII I l.n.) — Dicranomyia Strobli
(VII 0,5 ; VIII 2,5 ; l.n.) Tipula goriziensis (VII 2 ; VIII 0.4 ; l.n.) —
Diurnesa parva (VII, VIII) /), Zernyi (VIII) Dyscamplocludius dis-
sipalus (VII) Ptiruplutenoclaiiius sp. (VIII) — Eukiefferiella calves-
eens (VIII) — E. sp. type longicalcar (VIII) — E. bavarica (VIII)
E. sp. (VII) (en tout 121 1. et n. de Cliironoinidae par 4 dm 2 en VII et
213 en VIII) Thuumalea major (VII R n.) — Alalanla appendiculala
(VII 0.2 ; VIII 0,9 ; l.n.) Atalantiné (VIII 0,2 1.).
FAlNIi COMMENSAL K TERRESTRE.
Cou.emhoi.es : Agrenia bidenticnlata (VII) Pseudisotoma sensibilis (VII)
Isotomorus alticolus (VII, VIII) — /. palustris f. macula!a (VIII).
Coléoptères : A'ebriola lalicollis sp. sapandiae (VIII) Lesteva longicor-
nis (VIII).
Diptères : Bergenslammia nudipes var. laulareli (VIII) Chamaedipsia
allicola (VII CCC VIII AC) Phaeobalia inermis (VIII) Encelidia
Escheri (VIII).
Gîte 4 : Chalet lean Collet.
(Alpes Massif de Belledonne) A : 1.900 ni — O : W D — Il : 13 ni —
S : micaschistes quartzeux — L’eau provient d’une source, mais le
débit n’en est pas moins assez variable dans la zone pétrimadicole
Le «ite est recouvert de neige trois ou quatre mois par an Le
18.IX.1952 à 13 11 30, TA : (>\5 ; TE : (i” à <>',5 ; pH : 0,9 Le I4.VI1.
1951, Cl : traces ; N-’O» : traces ; SO' : traces ; Ca : 5 ; Mg : 2 ; MOae :
0.2 ; MOal : 0,1.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 18.IX.1952.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Telracyclui rupeslris — Denlicula tenais — Cymbella affinis
- C. delicatula - C. venlricosa C. norvegica — C. ulpina — C. mi-
crocephala — C. parva — C. sinuata — C. laevis — C. cesali - C.
aeipialis — X a vie nia per pus ilia X. cryptocephala type et var. inter-
media X. contenta Synedra ulna var. oxyrhynchus — S. amphiee-
pludn var. austriaca C.eraloneis areas (CC.) — Diatoma hiemale type
et var. mesodon Pinnularia viridis var. rupeslris Gomphonemu
tonyipes var. montanu fo. snecica — Anomoeoneis exilis — Achnun
tlies flexella A. linearis — .1. microcephala .4. minutissima
Caloneis ulpina Fragilaria brevistriala F. pinnatu Epithemia
Muelleri — Cocconeis placentula.
Myxophycées : Glaucocystis nostochinearum, forme (AC.).
Chlorophycées : Spirogyra parvula (R.) - Zygnema sp., stérile (CCC.)
Oedogonium sp. (R.) — Xetrium digitus (CCC.) — Closterium parvulum
(R.) C. acutum var. variabile (CC.) — Cosmarium tetraophtalmnm
(C.) — C. holmiense var. integrum (AC.) — C. Lundelli var. ellipticum
(AR.) C. cncurbitinum var. minor (AC.) — C. Sportetla (C.) C.
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
telraophtalmum (CC.) Slauraslrum Heriani Srcnedesmus sp. (H.)
Petlinslrum inlegrnm, forme (C.) Ooryslis rupeslris ? (AC.).
Kiiizopooes : le 18.IX.1952 : Euglypha sp. (HH.) Xehela deutistoma Pénard
(H.) — Difflugia oblonga Èlirenb. (AC.).
Turbellariés : Crenobia al pi tut (VII AC.).
Hydracarjens : Panisopsis rurvifrons (VII H.).
Trichoptères : Drusns sp. (') (VII 0,2 I.) Slticlobia Moselt/i (VII H
I. — IX 1,2 I.).
Coléoptères : Limnebius trunralellus (IX HH. i).
Diptères : Dieranomyia Strobli (VJII (1,1 I.) Alrichopogon alveolalus
(VII H I.) - Gowiniella bavarica (VII AC I.) Diurne sa partut (VII
H 1.) Dira sp. (VII H I.) Thaumulea major (VII 0,5 ; VIII 0,-1 ; IX
0,9 I.) l.iponeurn r.inarescens (VIII H l.n.) Hermione Pandellei (VII
0,5 ; VIII 0.4 : IX 2 l.n.) Mtdanla tippendinilnla (VII H I.).
Zone limimadicole.
Diatomées : Cgmbella deliratula (CC.) alpina C. mirrorephala
C. Cesatii — C. norvégien C. aequnlis - C. similis C. laevis
parmi C. aspera Denliriihi tennis Telrac.yclits rupeslris (CC.)
Arhnanlhes flexella Anomoeoneis ;ellensis mtr. linearis ,t. exilis
Gompboncma intriratum var. piimila et type 11. longipes var. mon-
lium fo. siteciea Caloneis alpina - X'uni cala per pu si Un X. crijplo-
eephala Epitbemia Muelleri Eiinolia amis E. praernpta var.
inflala - Dialoma hiemale type et var. mesodon - - Pinnnlaria gracilli-
ma — P. viridis var. rupeslris Diploneis ovalis Fraijilaria bre-
nislriata - Melosira roeseana Ceraloneis areas type et var. linearis
— Slauroneis oblusa Xilsehia angnslata var. ucula.
Myxophycées : Culolhrix sp. (CGC.) Scytonemu sp. (CCC.) Sligonema
sp. (fragments).
Chlorophyoées : Oedogunittm sp. (H.) Cosinariiim telraophtalmum (C.)
- C. holmiense var. inlegrnm (.'. hornavanense (H.) —- C. speeiosum
(H.) Slauraslrum Meriani (H.) Peiliaslriim inlegrnm (AH.).
Hiiixopooes : Heleoplera pelrieola (H.) Difflugia sp. (H.) Areella' sp.
(débris) (HH.).
Oligochètes : Lumbrieus sp. (VII H.).
Hydracariens : Panisopsis rurvifrons (VII AC) Lebertia luberosa (VII C.)
- L. lineuta (VII H) Panisus elgpeolalus (VII HH).
Copépodes : Bryoeamplus bryobales (VII) Hryoramplns Zschokhci (VII).
Coléoptères : Limnebius Iriinralellus (IX H i).
Diptères : Dieranomyia Strobli (VIII 0,5 I.) Orimarga tillenuala (VIII H ;
IX 1,(1 1) T i pilla subsignala (IX H I) Pnlpomyia ait i vola (VII l.n.)
Culicoides yracilipes (VIII H I) Ablabesmyiu sp. (VII C 1) Gowi¬
niella bnmtrica (VII H I) Periroma lurifnga (VII 0,(î ; IX 1.2 I) Her¬
mione locuples (VII 0,3 I).
Zone bryomadicole.
Zone A en bordure de la zone pétrimadicole
supérieure à 2 cm/sec :
i M. le I)' \V. Dohi i
Source : MNHN, Paris
Mousses : Cratoncaron gluucum var. irrigatum Certaines tiges ont une
couverture d'Algues analogue à celle de la zone pétrimadicole.
Turiieu.ariés : Crenobiu ulpina (VII AC).
Coléoptères : Mriwlelophorus glucialis (IX H i.).
Diptères : Dicranota subtilis (VII 4 l.n.) — Tipula goriziensis (VII 1,2 1.)
Diamesa parvu (VII, VIII) I). sp. (VII) — Eukiefferiella sp. Metrioc-
nemus hygropelricas (VII) Discamptocladius sp. (VII) Limnophyes
prolongaliis (VIII) Paraphaenocladius impensus (VIII) — P. sp. (VII)
RheorthOcladius Dorieri (VII) — Tanylarsas sp. (VIII) (en tout 09 l.n.
de Chironomidae par 4 dm- en VII et 91 en VIII) — Pericoma magniseta
(VII 121 l.n.) Atalanta appendiculata (VII 0.5 1.).
Zone H - en bordure de la zone limiinadicolc — vitesse du courant
inférieure à 5 min/sec :
Mousses t : Eissidens adiantoides Cumpyliiiin stellatum Mniiim spino-
.iiim Hlindia acuta.
Hépatiques : Playiochila u.iplenioides — Preissia quadrata.
Couverture d’Algues analogue à celle de la zone limiinadicolc.
I.a faune aquatique renferme Ions les éléments signalés pour la faune limi-
madicole, à l’exception des Rhizopodcs (non étudiés), de Limnebius
trunculellus et des larves de Orimarga attenuata.
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Cou.emhoi.es : Isotomarns allicoltis (VII, IX) — Tomocerus [lavescens (VII).
Diptères : Tricyphona allicolu (VII) Porricondyla sp. (VII) - Phaeo-
bulia iitcrmi.i (VII C.) Chamaedipsia allicolu (VII) — Kowarzia tibicllu
(IX) K. plectrum (VII).
Gîte 5 : Villar d'Arène.
(Alpes Massif du Pelvoux) A : 1600 ni — O : NE I) — H : G m S :
schistes liasiques — Substratum en pente (10 à 15° avec la verticale),
sauf en quelques aires très réduites. Nappe madicole alimentée par une
source - Le 16.IX.1952 à 19 h, TA : 9°5 ; TE : 7°6 ; pH : 7,6 Le
5.VII.1951 ; Cl : 4,5 N’20 s : 0,5 — SO* : 66 — Ca : 72 Mg : 12 —
MOac : 0,5 — MOal : 0,2.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 5.VII.1951.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Cymbetla délie ut (du (AC.) - C. Cesulii (R.) - C- microcephaln
(C.) C. uffinis (AC.) C. austriaca (R.) — C. Hnstedtii (R.) - C.
parvu (Alt.) C. laevis (R.). Diatoma hiemale var. mesodon (RR.)
Denlicula tenais var. frigida (AC.) — Tetracyclns rnpestris (RR.)
Eunotia areas var. fallax (AR.) — Navicula seminulum (R.) — A - , cryplo-
cephala var. veneta (R.) - .V. matica (R.) — Gomphonema parvulum
(R.) — G. intricatam var. pnmila (AR.) — Meridion circalare (R.)
Achnanthes flcxella (AC.) .t. bryophila (R.) A. minntissima var.
Source : MNHN, Paris
cryptocephalu (H.) Synedra ampliicephala (AH.) S. amphicephulii
var. austriaca (AH.) Epit hernie argus var. alpestris (H.) Diploneis
OiHilis (AH.) Ithopalodia parallèle (Ali.) Pinnulariu yrarillimii
(HH.) Xilzchia sinitala (HH.) Caloneis alpestris (HH.).
Myxophycées cl Ciilohophycées non étudiées.
Tu kuellah i És : Crenobia alpina (0.2).
Hydracahiens : (0,5).
Ephémères : Haelis l. gemellus (0,2 1.).
Plécoptères : Xenuira sp. (H I.).
Trichoptêres : Halesus sp. (0,3 I.) (,’) Tinoiles Zclleri (2,5 I.).
Coléoptères : Limnebius niliilnloides (0.5 i) — l.arcobius sculellaris (H il
Dryopiilc (H 1.).
Diptères : Dicranomyia Slrobli (0,1 l.n.) Siimiliam sp. (l.n. très loca¬
lisées) Atrichopogon ulvcolatus (2,5 l.n.) Diamesa lalilarsis (I.)
I). Sleinboecki (1.) Eiiductylocladius sp. (IX l.n.) — Tanytarsiens
(larves localisées dans aires verticales en tout 8 larves de Chirono-
midae par I dm 2 ) Dira sp. (0,3 l.n.) Thitumalea sp. (0,4 1.) Péri -
coma Irifasciatu (0,2 1.) Hermione pardalina (0,3 1.).
Gastropodes : Limnaea truncatnla (0,3) Colmnella inornala (H.).
Zone limimadicnle.
Diatomées : CymbeUa alpina (AC..) microcephala (C.) (,'. loevis (H.)
- C. purva (AC.) — C. Cesatii (AC.) — C. aeqtialis (AH.) C. delica-
lula (AH.) Diploneis coatis (AH.) Synedra amphicephala var. uus-
Iriaca (AC.) Tetracyclns rupeslris (H.) Epithemia argus var. al¬
pestris (AC.) Xilschia sinuala (AC.) — X. amphibie (H.) Ithopa-
India parallèle (AC.) Eunolia arctis var. falla.r (AC.) Achnanthes
flexclla (AH.) .4. minnlissima var. cryptocephalu (CC.) — Dcnticnlu
tennis var. frigide (AH.) Xavicula bryophila (H.) .Y. perpusilla (H.)
X. cryptocephalu (AH.) Gomphonema intricalnm var. pumila (AC.i
G. conslriclnm (H.) G. gracile (AH.).
Myxophycées et Chloropiiycées non étudiées.
Oï.igo ch êtes : Eiseniella lelraedra (H.).
Hydracahiens : Panisopsis cnroifrons Panisns clypeolalus Leberlia
depressostriala - E. gui laie - Torrenlicola procerivalvntu Feltria
Menzeli — en moyenne 2 Hydracariens par I dm'-.
Copépodes : liryocamptus Zschokkei (AC.).
Gammartens : Gemmants pulex (0,1).
Plécoptères : Xemura sp. (H 1.).
Trichoptêres : Tinodes Zelleri (0,2 1.).
Coléoptères : Atraclelophorus glacialis (HH.) l.arcobius sculellaris (0,2 i)
Limnebius nilidnloides (2,3 i) Dryopide (H 1.).
Diptères : Dicranomyia Slrobli (0.8 l.n.) Orimurga attenante (0,7 l.n.)
Atrichopogon aloeolalus (H. I.) Palpomyia allicola (2 1.) Culicoides
gracilipes (H I.) - Tain tarsiens (0,7 I.) Dixa sp. (0,2 l.n.) Peri-
coma Irifasciatu (H 1.) Hermione pardalina (0,5 1.) Tabulais sp.
(R 1.) — Kowarzia tibiella (0,1 I.).
Gastropodes : Limnaea truncatnla (0,7) Colmnella inornala (0,2).
(•) M. le IV W. DOhi.eh ciel.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR LA FAUNE MAPICOLE.
Zone bryomadicole.
Mousses : Drepanarladius inlermedius H ri/um affine Bryum sj>. - —
Philonolis culcarea.
TfR heli.ariés : Crenobia ulpina (»,9).
Olioochètes : Eiseniella telraedra (0,4).
Hyiiracariens : (4,5).
Copépodes : Rryocamplus Zschokkei.
(îAmmahiens : Gammarus puler (0,5).
Plécoptères : Xemtiru sp. (1 1.).
Trichoptêres : Halesus sp. (0,2 1.).
Coléoptères : Alraelelophorus glaeialis (H i) — Laccobius sculellaris
(0,8 l.i.) Limnebius niliduloides (2 i.) — Dryopides (1,5 l.n.).
Diptères : Dirranomyia Slrobli (R l.n.) Culicoides gracilipes (0,3 1.) —
Palpomgiu alticolu (2,5 l.n.) — Limnophyes prolongatus — Eukieffe-
riella sp. (en tout 2 larves de Chironomidae par 4 dm 2 ) Hermione
pardalina (0,0 1.) Tabulais sp. (R 1.) Kawarzia libiella (R 1.).
Castropooes : Columella inornata (0,3).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Collemboi.es : Isolomuriis allie oins (VII).
Coléoptères : Peryphus geniculalus (VII) Lesteva monlicola (IX)
Alhela hggrolopora (VII).
Diptères : Alalanla appendiculata (VII, VIII) — Bergenstammia nudipes
var. laulareli (VII) Dolichopus ungulatiis (VII CC.) — D. melano-
pus (VIII) — Hereostomus inornalus (VII) Xiphandritim albomu-
ciilatum (VII) — Tachytrechus transitorius (VIII) — Campsienemiis
umbripennis (VII et VIII CC.).
Gîte 6 : Galerie du Grand-Clot.
(Alpes Massif du Pelvoux - en bordure de la route de Bourg d’Oisans
à La (îrave) A : 1400 ni — O : S — D — H :1m — S : schistes gra-
nitisés — L’eau sort de fentes de la roche — Epais dépôt calcaire,
friable en surface, dans la zone limimadicole - Débit très constant —
Le 17.IX.1952 à 10 h 30 ; TA : 14\5 ; TE : 12° dans zones à l'ombre
et 21“ dans zones au soleil ; pH : 7,9, pour une température de l’eau
de 12“ Le 12.VIII.1951 : Ca : 45 ; Mg : 0,5 ; MOac : 0,4 ; MOal : 0,8.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 12.VIII.1952.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Xilzschia sinnala X. denticulala Xaoiciila cryploeephala
X. contenta fo. biceps — Mastogloia Gravillei Gomphonemu i ni ri¬
rai uni var. pumila G. grucile — Eunolia arens — E. praerupta
Fragillaria brevistriata — Caloneis alpestris — C. bacillum var.
Cymbella délicatula — C. ulpina — C. Cesatii — C. austriaca — C. parva
— C. laevis ~ Synedra nlna var. oxyrhynehus — S. amphicephala var.
austriaca Tetracyclus rnpeslris — Anomeoneis exilis - T)enticnla
Source : MNHN, Paris
!•. VAILLANT.
tennis - Bhopalodia parullelti .1 c huant lies [lexellu .1. trinodis
.4. mimdissima Cerutoneis tirais F.pithemin Muelleri E. ttrtjus.
Myxophycées : Scptonemu sp. (C.).
Chlorophytées : Zpgnema sp„ stérile (CCC.) Cosmarium liolmiensc var.
inteyrnm (R.) speciosum (R.) loeve (R.) Bolrylis, forme
(RR.) Pediastrum inteyrum (RR.) Oocystis solitoria, forme (R.).
Rhizopodes : Trinema anche tps (IX RR.).
Turbellariés : Crenobia (dpinu (0.2) très localisés.
Plécoptères : Sonura sp. (I.).
Trichoptères : Tinodes Zelleri (1.1 I.) Staclobin Eutoniellu (1.2 l.n.)
S. Moselyi (12 l.n.) Wormald'ia sp. (R 1.).
Coléoptères : .1 nnrticnu ptobiilus (0,1 I 0,2 j) Lacrobiiis sculetlnris
(0,4 i).
Diptères : Dicranomyia Strobli (0,7 I.) - Simuliiiin sp. (larves nombreuses,
mais très localisées) - Atrichopogon alveolalns (R I.) — Gowiniellti
buvuricu (0,8 1.) Ortlioclailiinae (0,2 I.) Thuumuleu Verrnlli (0,8 I.)
Pericoma crypta (R I.) - liennione purdulinu (1,1 I.) II. gyy-
mnea (0,2 1.).
Gastropodes : Limnuea tritncululu (0,4).
Zone limimadicole.
Diatomées : Xitzschia siniialii Spnedrti ulna var. oxyrhynchiis S. am-
phicephala var. austriaca Itlioptilodia piiratlclu Doit indu tennis
— Mastogloin Gravillei M. Smithii var. Iiicnslris Achnnnthes
flexella - Meridion circnlare Cymbelln microcephaln type et var.
robnsla C. Cesalii - C. hybrida - délie ut nia C. ulpinu Epi
themiu argus E. Muelleri — Xauicnla microcephaln X. pcrpasilla
— Caloneis alpestris C. bacillnm var. ? Gomphonema gracile
G. intricatiim var. piimila Diploneis twalis tvpe et var. oblongelta.
Myxophycées C) : Chroococcus pallidas (CC.) Xosloe sp. (CC.)'.
Chi.ohophyoées C) : Zygnema sp. (CC.) Microcystis sp. (CC.).
Oi.igochÈTES : Eiseniella tetraedru (0,3).
Hydhacariens : Panisopsis cnrvifrons (R.) Punisus clypeolatus (0,2).
Copépoues : Bryocamplns bryobates.
Ostracodes : Erpetocypris hygropelricus (2).
Trichoptères : Ernodes urlicnlaris (0,1 1.) Beraea mutirns (R 1.) — Ti¬
nodes Zelleri (0,4 1.) Staclobin Eutoniellu (2,2 l.n.) S. Moselyi
(3 l.n.).
Coléoptères : Aiiacaena ylobnlus (0,0 1. 0,4 i) Laccobins scnlelliiris
(0,8 1. — 0,8 i) -— l.imnebins nitidnloides (R i) Enbria palustris (R 1.).
Diptères : Dicranomyia Strobli (0,5 I.) - Geranomyia adopte ru (0,8 1.)
Orimarga attennalu (0,3 I.) Allnandomyia pultida (R 1.) Pulpomyia
sp. (0,2 1.) Goiviniellu buvuricu (1.8 l.n.) G. gr. acuta (IX I.)
Ablabesmyia binotuta (I.) Paraphaenocladiiis sp. (R 1.) Micro-
spectru sp. (IX 1.) Pericoma crypta (1,0 I.) Ilermione anulis (0,1 I.)
II. locuples (R 1.) II. pardalina (0,5 1.) II. ppgmaca (1.0 I.)
Tabanns sp. (0,1 1.).
Gastropodes : lAmnaeu Iriincalnla (0,0) Snccinea elegans (0,11.
C) M. le Professeur P. Van Oyr det.
Source : MNHN, Paris
ItlXIIEHCIIKS Sl'li i.a i aim; madicoi.k.
Mil
Zone bryomadicolc.
Moussus : Crulonettrun glauciim var. fuient tint - Philonolis calcarea
Gymnostonuim rupeslre Hymenuslylium ciirviroslre.
Ti’hueij.ahiks : Crenobiu alpinu (0,3).
Oligochètes : Eise niella lelraeilru (0.8).
H vdhacahi en s : Panisopsis curvifrons Panisus clypeolalus.
Copépodes : liryocamptus bryobales.
Ostkacodes : Erpelocypris hygropelricus (3).
Plécoptêres : Xemnra sp. (0,1 1.).
J Riciioptères : Ernodes arlicularis (0,2 I.) lieraea inanriis (R 1.) —
Wormaldia sp. (R I.).
Coléoptères : Anacaena i/lobnliis (0,8 I. — 1 i.) Eaccobias scalellaris
<0,9 i. 0,2 L).
Diptères : Dicranornyiu Slrobli (0,2 l.n.) Pulpomyia sp. (0,3 1.) Goivi-
niellu bavarica (0,5 1.) Hermione pardalina (0,7 1.) U. yygmaea
(0,0 I.) T abattus sp. (0.2 I.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Acariens : Johnstoniuna erratis (VIII) Plalylrombidium sylvaticum (VIII).
Diptères : Adelphomyia senilis (VIII) Orimargula alpigena (VIII)
Trichocladitis alpestris (VIII) Micropseclra praecox (VIII) — M. n. sp.
(VIII) — Koutarzia tibiella (IX) — l.iancalas virens (VIII, IX) — Herco-
stomtis exarliculalus var. alpestris (VIII).
Gîte 7 : Ruisseau de la Fayolle.
(Alpes Massif du Pelvmix en bordure de la route de I.a Chapelle-en-
ValjonlFrey à Valseneslro) A : 1220 ni — O : SE — MO — H : 50 cm —
S : schistes granilisés Epais dépôt calcaire, friable en surface, dans
la zone limimadicole - L’eau sort de fentes de la roche — Nappe à
débit très constant Le 23.IX.1952 à 17 h. TA : 10" — TE : 10",5 ;
pH : 7,3.
FLORE ET FAl’NË AQUATIQUES LE 23.IX.1952.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Synedra alita var. oxyrhynchiis — S. amphicephalu var. aus-
Iriaca Cymbella alpina G. tnicrocephala — C. cymbiformis
ilclicalula C. Cesalii G. affinis G. laçais - Dealictila tenais -
Mastogloia Gravellei - Telracyclus rupeslris Hhopalodia parallelu
Eunoiia areas Achnanlhes flexella — .1. af finis - Fragilaria piniiala
F. brevislriatu Xaviciila perpusilla X. cryptocephala - X. dis-
jaiicla Epilhemia argus E. Mttelleri Xilzschia sinnata X. fon-
licola X. dealictila X. htinlzschiana — Galoneis alpina — G. ba-
cillam var. - Dialoma hiemale var. mesodon — Piniiularia grucilimu
Cocconeis placentaltt — C. discutas — Diploneis ovalis — Gompho-
ttema gracile G. lanceolatum Hantzschia amphioxys fo. capilala.
Myxophycées : Xosloc sp. (C.) Chroococcacées (AC.).
Source : MNHN, Paris
162
Chlorophycbes : Spirogyra sp. (CGC.) Cosmariiim lueur ( H. ) !.. s pé¬
ri os um (C..) lelraophlalmiim
IRii/.opodks : Cenlropyxis uciileulii (G.) Puruyuudrulu irreguluris (H.)
Euglypha denliculu (H.) Trnchelciiglypha ileiiliilu (H.).
Trichoptèhes : Tinodes Zelleri (3 I.) Slaclobia Moselyi (5,(5 l.n.).
Coléoptères : ,1 nue ne nu globulus (0,4 1. 1,3 i.).
Diptères : Dieraiwmyia milis (0,3 I.) Sitnuiium sp. (quelques larves très
localisées) — Endaelylorladins bipynclellus (VII n.) Thuumaleu Ver¬
rai!i (0,5 I.) Hermione Paiulellei (VII 0,3 1.).
Gastropodes : l.imnaeu trimculula (0,4).
Zone limimadicolc.
Diatomées non étudiées.
Myxophycéks : Xosloc sp. (CGC.).
Chi.orophycées : Spirogyra sp. (G.) Cosmarium loeue (H.) - C. specio-
sum (H.) C. nexalum (H.) C. lelraophlalnuun (G.) - Slimruslriim
Meriani (G.).
Rhizopodes : Cenlropyxis aerophUa, forme (C..) Ilyalosphoeniu eleynns
(11.) - Paraqiiiidrula irreguluris (Alt.) .Ve bêla symmelrica (R.)
Oligochètes : Eisenia roseu.
Hydracariexs : Panisopsis eurvifrons (VII, 0,1).
Gopépodes : Paracyclops fimbriulus (Alt.).
Trichoptèhes : Ernodes urticularis (R 1.) Tinodes Zelleri (0,9 1.)
Slactobia Moselyi (0,9 l.n.).
Goléoptères : Anacaenu globulus (0,6 1.) — l.imnebiiis Iruncatellus (R i.).
Diptères : Dicranomyia milis (0,5 1.) Geranomyia caloptera (VII 0,6 1.)
— Orimarga alleniiala (2 I.) T i put a sp. (R 1.) Pnlpomyia sp.
(0,4 l.n.) Pariierirotopus niger (VII 1.) Parnphaenocladins impensns
(VII I.) (larves de Ghironomidae assez rares) Perieoma erypla (1,2 1.)
Hermione pnrdalina (VII R 1.) //. p y gnu i eu (VII R I.) Tabulais
sp. (0,3 1.).
Gastropodes : Eimnaen Irnnritttila (0,2).
Zone bryomadicole.
Mousses : Drepanoeliidiiis inlermedius.
Trichoptèhes : Ernodes urticularis (R I.).
Goléoptères : Anacaenu globulus (0,8 I. ; 0,7 i.).
Diptères : Dicranomyin milis (0,1 I.) T i pu lu sp. (0,2 1.) Pnlpomyia sp.
(2 I.) Hermione pnrdalina (VII R I.) Tabulais sp. (0.2 I.).
FAI'NK COMMENSALE TERRESTRE.
Acariens : Episeius major (VII).
Goi.lemiioi.es : Isotomuriis ullicolus (VII) Tomoeerns minor (VII).
Trichoptères : Tinoiles auréola ; de nombreuses larves de cette espèce
ont été récoltées dans un gîte niadicole éloigné de 100 m environ el
n’hébergeant aucune larve de T. Zelleri.
Coléoptères : Slenus guttiila (VII).
Diptères : Tipula mnximu (VII) - T. mtiynicaiida (VII) Kowurzia li-
Source : MNHN, Paris
bietlu (VII <;.) flercoslomns inonuiltis (VII) Hypophyllus obsru-
rellus (VII) Sphyrolarsus H esse i (VII) Campsirnemns umbri hen¬
nis (VII).
Gîte 8 : Saint-Nizier du Moucherotte.
<Alpes Massif du Vercors en bordure de la route de Saint-Nizier à
Villard-dc-Lans) A : 1201) ni — O : SW - MO II : 50 cm S : pou-
dingues du Miocène marin Epais dépôt calcaire, friable en surface,
dans la zone limimadicole L’eau sort de fentes de la roche — Débit
constant la plus grande partie de l’année, mais, de juillet à octobre, le
gîte est assez réduit Le 8.IX.I952 à 11 h 30. TA : 11\5 ; TE : 10"5 ;
pli : 7,8 Le 29.VliI.1951, CI : 1,7 ; X 2 O r> : traces ; SO' : 1 ; Ca : 70 ;
Mg : 7Ji ; MOac : 0,5 ; MOal : 0,4.
FLOUE ET FAI NE AQUATIQUES LE 27.VI.1951.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Epithcmiu argus var. alpestris (AH.) Cymbellu inicrocephaht
(H.) — (]. mierocephala var. robustu (RR.) — C. loevis (RR.) — Arhnan-
Ihes ininutissima var. cryplocephulu (AC.) - Rhopalodia pnrallela (AC.)
iiomplwnema partinium (H.) — G. parvnliim var. micropus (R.)
(I. intricatnm var. pumila (R.) — Xitzschia sinuata (R.) — X. denticu-
Itda (RR.) — Synedra nliw var. oxyrhynchus (AC.) — Eunolia areas
var. falUvx (AR.) Diploneis ovalis var. obhtnyella (R.) — Pinnularia
yracillima (RR.) P. borealis (RR.) — Meridion circalare (RR.).
Chlorophycées : Cosmarium holmiense var. inteyrum (RR.) — C. specio-
sam (C.) C. siibqnadratum (R.) C. iinpressnlain (R.) C. didy-
mochondrum (R.) Ooeystis solîloria, forme (CC.).
hnizopoDEs : Euylypha cilialtt (R.) — Hyalosphaenia elegans (R.) - Heleo-
phoru petricola (forme) — Centropyxis Kahli (R.).
l'nionopTÈRES : Tinodes Zelleri (0,1 I.) - Staclobia eutonictla (0,1 1.).
Coléoptères : Anacaena ylobnlus (0,2 1.).
Diptères : Umnophyes prolongalus (I.) — Melriocnemiis hygropetricus
(l.n.) — Prolenlhes vilipennis (1.) — (larves de Chironomidae communes
en juin, rares en août et septembre) Thtmnmlea sp. (0,1 1.) — Peri-
coma trifasciata (IX 0,1 1.) — P. pseudexquisita (0,2 1.) — P. Bertrandi
(0,1 1.) — Hermione formosa (0,2 1.) H. pardalina (0,1 1.) — H. pyg-
maea (0,4 I.) — I.iancalus virens (R 1.).
('Asthopoi)es : Cochlicopa labrira (0,2).
Zone limimadicole.
Diatomées : Rhopalodia parallela (C.) R. yibba (AC.) - Diploneis ovalis
(AR.) I). ovalis var. oblongella (R.) — Xitzschia sinuata (C.) — Epi-
themia argus var. tdpeslris (AC.) Cymbella leptoeeros var. lapponica
(A.R.) — C. alpina (R.) C. aequalis (AC.) - C. mierocephala (AC.) —
C. microcephula var. robusta (AC.) --- C. laevis (R.) — Achnanthes mi-
nutissima (AC.) — A. minulissima var. mierocephala (AC.) — Navicula
mutiea var. Cohnii (R.). Fragilaria pinnata (AR.) — P- brevistrinta
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
101
var. inflata (AH.) Synedra allia var. oxyrhynchus (AH.) Ilompho-
nema /laraalam (H.) G. tanreolatiim Pinnulariu borealis (HH.)
P. yracillima (AH.) P. esox (HH.) /'. subsolaris P. viridis
var. sudeliai (HH.).
Myxopiivcées et Ciiloropiiycées non étudiées.
Oligoghi'îtes : Eise niella lelraeilra (0,1).
Copépodes : Hryocumplus Zsrhokkei (AC.).
Trichoptèhes : Ernodes articularis (0,1 I.) Timides Zelleri (H I.)
Staclobia ealoniella (1,1 I.).
Coléoptères : Anucaeiut ylobiilusAil.'A i.).
Diptères : Gerunomyia adoptera (0,2 I.) Orimarya allenuala (1,2 1.)
Tipidu lateralis (0,1 I.) T. Xielseni (IX 0.1 I.) Dastjhelca sp. (0,2 l.n.)
Palpomyia sp. (0,9 l.n.) Melriocnemus hyyropelricus (0,2 l.n.)
Ablubesmyiu sp. (IX 0,2 1.) Pericoma lucifiuja (1,2 I.) P. Irifasciata
(IX H 1.) P. psaidexquisila (H 1.) Hermione analis (0,5 1.) II.
formosa (0,2 1.) H. pardalina (H 1.) II. pyymaea (0,4 I.) - Tabanas
sp. (0,2 1.) — Phaeobalia inermis (H 1.) Lianadus virais (0,1 1.) -
Anthomyiiné (H 1.).
Gastropodes : Cochlicopa labrira (0,2).
Zone bryomadicole.
Mousses : Crutoiieiiron ylaucum Eneladiiim uerlicillalum Weberu sp.
Hépatiques : Pelliu Fubbrionianu.
Turhei.lariés : Crenobia alpina (0,1).
OligochèTes : Eiseniella lelraedra (0,8).
Copépodes : Hri/oramplus Zsrhokkei (AC.).
Trichoptères : Ernodes urliaitaris (0,2 1.).
Coléoptères : Anaeaena globnlus (0,1 IX 0,1 i.).
Diptères : Tipula lateralis (0,2 l.n.) T. Xielseni (IX 0,2 1.) Palpomi/ia
sp. (1,2 l.n.) Pericoma psendexqnisita (0,2 1.) Hermione pardalina
(0,2 1.) — II. pi/i/maea (0,2 I.) Tabanas sp. (0,4 I.) Lianadus virais
(H I.).
FAIMÎ COMMIiNSAI.K TKHHCSTHK.
Coi.lemhoi.es : Tomocerus minor (VII, IX).
Coléoptères : Peryphus brunneiiornis (IX) Lesleva lotujicornis (VI)
Hypomedon melanocephalus (VI, VII) Lalhrobinm lonyiilnm (VI)
L. angustutiim (IX).
Diptères : Gonomyia lenella (VIII) Tipula fluvescens (VI) — Dolicho-
cephalu ocellala (VI) Tachisla arroyuns (VII) llercostomus exarli-
culatus (VIII) llypophyllus crinipcs (VII) Xiphandrinm peelina-
lum (VI) Xeuroi/ona sp. (VII).
Gîte 9 : Cascade de la Barthe.
(Auvergne Massif du Sancy) A : 1190 ni O : S.SE D - II : 14 ni
S : basalte pliocène — L’eau provient de la tourbière de la Barthe
à Sphaynum compactum DC. ; elle est collectée par le ruisseau de Neu-
font qui tombe en cascade au «saut de la Barthe». Le gîte a été choisi
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A PAUXE MADICOLE.
i n bordure de la chute et sur la rive droite — Le 29.VIII.1953 à 10 h 35 ;
TA : 20\8_; TE : 18",5 ; pH : 7,3 ; CI : 2,5 ; N*0* : 3 ; SO 4 : 4 ; Ca :
•î ; Mg : 0,7 ; MOac : 2.2 ; MOal : 1,2. Les Algues n’ont pas été étudiées
ici ; on est prié de se reporter aux travaux de E. Maxoiun sur des gîtes
comparables.
PAINE AQUATIQUE LE 29.VIII.1953.
Zone pétrimadicole.
Hiruoinées : Herpobdellu sp. (It.).
Hydracarikns : Panisopsis Thori
rmc.tioPTÈHEs : Entoiles articulons (0.1 1.) Tinodes assimilis (0.4 1.) —
Stactobia Moselyi (2,5 l.n.).
Coléoptères : Anacneim ylobnlus (0,2 i) Octhebius metatlescens (R il.
Diptères : Dicranomyiii Strobli (0.4 l.n.) Heptagyia punclulata (CC 1.)
Euilaclylocladius et. hyyropetrieus (1.) Thaumalea Verralli (0,9 1.)
Pericoma atru (0.4 I.) /’. pseudexquisila (0,1 1.) Hermione Pan-
iletlci (1.1 I.).
Castropodes : Aneylastrum fhwiatile (1,5) I.imitant trunc'ilula (1.2).
Zone limimadicole.
Oi.KiocnÈTEs : Eiseniellu letraedra (0,5).
Hiruoinées : Herpobdetta sp. (0,2).
Hyoraoaiurns : Panisopsis Thori (CC.).
CopÉPoiiEs : Bryocamptus pyymaeus (C.).
I’richoptères : Entoiles arlicnlaris (0,2 1.).
Coléoptères : Anacaena qlobulus (0,3 i.).
Dr,.- pères : lUcranomyia Strobli (0,2 1.) Palpomyia sp. (0,2 1.) Limno-
phyes prolontjalits (C I.) Paraphaeiioctudius impensus (1.) — Gotvi-
tiiellti b avarie a (I.) (en tout 18 I. de Chironomidae par 4 dm 2 ) Péri
coma alra (1,9 l.n.) P. pseudexquisila (0,2 1.) — Hermione Panilelléi
(0,4 I.).
Castropodes : Limitant Iniiicatnla (0,4).
Zone bryomadicole.
Mousses : Pluyioslhecium silualinim Mai uni roslrutum — Bruchylhe-
cinm ri vu lare.
Hépatiques : Pellia epiphylla Mare htm lia polymorpha.
Oi.KiouiiÈTKs : Eiseniellu lelraedra (1).
Hiruoinées : Herpobdellu sp. (0,4).
Hydracarikns : Panisopsis Thori.
Copépodes : Bryocamptus pyymaeus.
Trichoptères : Entoiles arlicnlaris (1,3 I.).
Coléoptères : Anacaeiia ylobtilus (0,0 i.) Oehthebius inetallescens (0,1 i.).
Diptères : Dieranomyia Strobli (0,0 l.n.) - Tipnla sp. (0,3 1.) —- Palpomyia
sp. (0,4 1.) — Cttlieoides sp. (H. 1.) Limnophyes prolonyatus (1.)
Pnraphaenocladitis impensus (1.) Gowittiella bavarica (I.) — (en tout
9 1. de Chironomidae par 4 dm 2 ) Pericoma pseudexquisila (1, 8 l.n.)
— Atalanta niyra (R. l.n.) — Phytomyza tenebricosa (3 l.n., parasite de
Pellia epiphylla) — Hydrellia yriseola (0,9 l.n.).
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
100
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Acadiens : Eugamasns sp. (ou Parasitas sp.) (C.).
Coléoptères : St en as Gnynemeri — Mytlaena gracilicornis.
Diptères : Metriocnemas hygropelricus AI niant a appendiculata Ta-
chista arrogans — Dolichopus atripes l.iancalus virais Musidora
tristis.
Gîte 10 : Besse-en-Chandesse.
(Auvergne Massif «lu Sa ne y Barrage «le 1 in de liant sur la couzc Ravin
en face de la Station Biologique) A : 1080 ni O : S.SK I) Il : O
ni — S : mur formé essentiellement de blocs de basalte pléistocène —
Débit variable Plusieurs fois par an. le gîte est mis à sec Le
28.VIII.1958 à 10 h ; TA : 19".8 ; TE : 17" ; pH : 7,2. La zone limima-
dicole est réduite à de minuscules ilôts et sa faune n'est pas mention¬
née. Les Algues n’ont pas été étudiées.
FAUNE AQUATIQUE LE 28.VII1.I953.
Zone pétrimadicole.
Hydhacahiens : Panisopsis Thori - Parlnnnia Steinmanni.
TmcHOPTÈnEs : Micrasema ? (fourreaux vides très nombreux et localises).
Coléoptères : Oclhebius melallescens (0.8 i.) Dryops aaricalatas 0.1 1.).
Diptères : Dicranomyia Strobli (1 l.n.) Gonomyia forcipata (0.1 I.)
Tipuln latertdis (H. 1.) Forcipomyia arvernensis (0,8 1.) Alricho-
poyon Irifasciatas (2,5 1.) — l.imnophyes prolonyatns (23 l.n.I Gowi-
niella bavarica (0,0 1.) Pericoma psendexquisita (1,2 I.) Lianndns
virais (0,1 1.) - Melanoehelia riparia (0,2 1.).
Gastropodes : l.inuiaea truncatula (4,4).
Zone bryomadicole.
Mousses : Phitnnotis [ontaaa llyyroamblysteyinm flnviatile.
Olioochètes : Eiseniella letraedra (3,5).
Hydracariexs : Panisopsis Thori Parlnnnia Steinmanni.
Coléoptères : Octhebias melallescens (0,5 i.) - Dryops aaricalatas (0,2 I.).
Diptères : Dicranomyia Strobli (1,3 l.n.) Tipula lateralis (0,9 l.n.) For¬
cipomyia arvernensis (4,7 I.) Dasylielea arvernensis (02 l.n.) l.im¬
nophyes prolonyatns (l.n.) Paraphaenocladins impensns (I.) Me¬
triocnemas hygropelricus (I.) Goioiniella bavarica (1.) (en tout 133
l.n. de Cliironomidae par I dm-) Pericoma psendexquisita (2,5 l.n.)
l.iancalus virens (0,3 I.) Campsicnemns cnrvipes (0,1 I.) Meluno-
chelia riparia (3,4 l.n.).
Gastropodes : l.imnnea truncatnla (0,4).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Acariens : Episeias cf. major.
Coléoptères : Anchus rnficornis.
Source : MNHN, Paris
RKCHK11CHKS SI R LA FAINE MADICOLE.
107
Diptères : Atrirhopogon Olivieri Paraerieolopus niger (C.) — Eudacly-
loeladins cf. hygropet riens Heplagyia piinctulata Trichocladius
■sp. .1 blabesmgia melanops Goutiniella ultenuala - Polypedilum
sp. Metachela sligmaliea Atalanla appendicnlata (C.) .4. nigrtt
(('••* Coryneta urnernensis — Doliehopus atripes I). ungulatus —
Lndooieius encerus - Campsienemns armoricanus — Sympyeims
annnlipes S. cirrhipes var. pullalm Leplocera humilia Xtipucu
quadripiinctata (AC.. I Hydrellia griseolu.
Gîte 11 : Cascade de Vaucoux.
(Auvergne Massif du Sanov non loin de la route de Besse-en-Chan-
desse à Compains) A : 1020 ni — O : NE — AO — H : 18 m — S :
basalte pléistocène. Gîte sur la rive gauche de « la Ribeyre » en bordure
de la -cascade. Débit variable, mais nombreux ilôts niadicoles perma¬
nents. Le 1.IX.1953, pH : 7.4. Les Algues n’ont pas été étudiées.
FAI NE AQUATIQUE LE 1.IX.1953.
Zone pétrimadicole.
Thichoptèiuïs : Mie rase ma ? sp. (AC, très jeunes larves et fourreaux vides
groupés en faisceaux) — Wormaldia sp. (R 1.) — T inodes assimilis
(0,9 1.) — Staclobia Moselyi (4 l.n.).
Coléoptères : Anacaena glohulus (0.2 i) - Laccobius scutellaris (0,1 i.) --
Hydraena producta (R i.).
Diptères : Dieranomyia Slrobli (0,2 1.) Tipula sp. (R 1.) — Heplagytn
punelnlala (8,1 l.j Thaumalen Verrtdli (0,9 1.) — Perieoma alra (2,7
I.) P. pseudexquisila (0,0 1.).
Gastropodes : Aneylastrum {Uwiatile (0,5) Limnaea truncahda (0,2).
Zone limimadicole.
Oi.iuociiÈTES : Eiseniella lelraedra - - Dendrobaena subrubieauda.
Trichoptères : Micrusema ? sp. (R. 1.) Heraea muiirus (0,1 1.).
Coléoptères : Anaeaena ylobulus (0,1 i.) Laccobius scutellaris (R 1.
0,3 i).
Diptères : Dieranomyia Slrobli (0,2 1.) —
diinae (0,2 1.) — Perieoma alra (0,0 1.)
Gastropodes : Limnaea Irunculnta (R.).
Tipula sp. (0,2 1.) — Orthocla-
P. pseudexquisila (0,2 1.).
Zone bryomadicole.
Zone A Vitesse du courant supérieure à 2 cm/sec.
Mousses : Hraehyleeium riuulure.
Diptères : Tipula yoriziensis (0,5 1.) Orthoeladiinac (1,7 l.n.) Melnno-
ehelia ri paria (0,9 l.n.).
Zone B Vitesse du courant inférieure à 1 cm/sec.
Mousses : Philonotis eapillaris ■— Thamnium alopeeurum.
Hépatiques : Pellia epiphylla.
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
Oi.igochètes : lu se niella letraedru — Dendrobaena subrubicaudu.
Trichoptères : Beraea mourus (0,1 1.).
Coléoptères : Anacaena globulus (0,1 i) — Laccobius sculellaris (0,5 i.).
Diptères : Dicrunomijia Slrobli (0,3 1.) T i pu la sp. (0,5 I.) Orthocladi-
inae (4,5 I.) Pericomu pseudcxqnisita (3,2 l.n.) Phytomyzn leur-
bricosu (0,9 l.n., parasite de Pellia epiphylla).
FAIM-: COMMENSALE TERRESTRE.
Coléoptères : Sleiius Guynemeri Diunoys coerulescens (Juedius uuri-
comas.
Diptères : Metachela stigmalicd Alulonlu appendiculula Philolulra
Hohcmnni Tachislo arroyans Campsicnemus annulas.
Gîte 12 : Gorges du Bruyant.
(Alpes Massif du Vercors. I,e Bruvant est un affluent du Furon) A : 1000
ni —- O : NE TO S : calcaires à silex du Sénonien Cite situé
sur une des parois d'un délilé ; il est ombragé par des hêtres, l'ne clarté
diffuse atteint ce gîte (piclques heures chaque matin et tout particu¬
lièrement en hiver, quand les hêtres sont défeuillés. L’eau provient d'un
ruisseau qui aboutit au sommet de la falaise et tombe de plus de 15 ni
de haut ; le ruisseau a un débit très irrégulier, mais, comme le gîte est
situé sur une paroi en retrait, l'épaisseur de sa nappe d'eau ne dépasse
jamais 2 mm. Ce gîte s’asséche complètement chaque année, parfois
un mois entier et généralement en août ou septembre. La zone pétri-
madicolc est assez réduite et sa flore est composée de Diatomées et de
Protococcales. Presque partout le rocher est recouvert d’un dépôt cal¬
caire friable, blanchâtre et dont l'épaisseur dépasse rarement 1 cm.
Il n'v a pas de zone brvomadicole. I.e 14.IX.1952 à l(i h, TA : I0",5 ;
TE : 13 '5 ; pli : 7,X Le 29.VIII.1951 ; Cl : 1 ; N-O' : traces ; SO 1
traces : Ca : 40 ; Mg : 5 ; MOilc : 0,5 ; MOal : 0,1.
FLORE ET FAI NE AQL'ATIQI ES.
Zone pétri madicole.
LE 29.VIII.1951 :
Diptères : Dicranomyiu niilis (0,2 I.) T i pu la Nielseni (0.1 I.» Limno-
phyes prolonyalas (0,4 l.l Tluuiinalea Verralli (0,4 I.) T. niyru (0,2
I.) Pericomu lucifugu (0,5 I.) P. pseudcxqnisita t 0,1 I.) Ilermione
pardulinu (0,1 I.).
Zone limimadicole.
LE 27.VI.1951 :
Diatomées : Xavicula contenta fo. biceps (AC.) - .V. perpasilla (AC.)
.V. malien var. Cohnii (R.) Cymbella microcephala var. robasta (C.)
C. loevis (CC.) — C. aeqaalis (R.) C. Hustedtii (AR.) Bhopalodia
parallela (AR.) — Diploneis oaalis (R.) Gomphonema parnulam (R.)
Dialoma hiemale var. mesodon (R.) Denticala tenais (R.) Syne-
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SI'R I.A FAUNE MADICOLE.
169
'Ira ulna var. axyrhynchns (AC.) Fragilaria brevislriata var. inflata
(AH.) Meridion circulare —- Xitsschia sinnala (R.) — Achnanthes mi-
nntissima (AC.) — .4. bryopltila (C.).
Myxopiiycéks : V.hroococcus liiryidns (CC.) Microcyslis aeruginosa (C.).
LE 29.VIII.1951 :
Diptères : Dicranomyia milis (0,6 l.n.) — Dicranota sp. (R. 1.) — Tipulu
Xielseni (0,2 1.) üasyhelea sp. (0,1 I.) — Gowiniella bavarica (1,8
l.n.) Tanylarsiis sp. (VI 1.) — Eukicfferiella sp. (1.) — Limnophyes
prolongtdus (1.) Thaumalen Verrulli (0,1 l.n.) T. niyra (1,0 l.n.) —
Periromu Iticifiign (0,8 I.) /'. psendexquisita (0,1 1.) — Hermione
pardiilinti (0,2 1.) Phueobalia inermis (R l.n.).
(lASTHonoDKS : Clunsilia parvnla (VIT R.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Cou.KMiioi.es : Orchesellu villosa (VI, VIII).
Diptèhks : Elliptera omissa (VI) Tipulu benisignala (VIII) — Thauma-
Icu serrait! (VIII) — T. bru y an ti (VIII) — T. Rezzii (VIII) — Pericomu
magna (VI) Kowarzia barbalnla (VI) — K. tibiella (VII) — Hydro-
dromia Wesmaeli (XI) — Alalanla niyra (VII).
Gîte 13 : Gorges d'Engins.
(Alpes Massif du Vercors) — A : 1000 ni — O : E — Découvert, mais seu¬
lement en partie — H : 50 cm — S : calcaires à silex du Sénonien —
L’eau sort d’une fente de la roche. Ce gîte s’assèche en août ou en
septembre chaque année ; toutefois, un étroite zone bryomadicolc
reste au moins humide. D’autre part, ce gîte demeure toujours en
relation avec le torrent « le Furon ». Débit très constant en période
humide. Le 1 1.IX.1952 à 14 h ; TA : 22°,5 - TE : 9° dans zone à rom-
lire, I l dans zone au soleil ; pH : 8,3 (eau à 14") Le 29.VIII.1951,
Cl : U.7 ; N-O’ : traces ; SO 1 : ! ; Ca : (il) ; Mtf : 2 ; MOac : 0,4 ; MOal :
0,7.
FAUNE AQUATIQUE I.E 29.VIII.1951.
Zone pétrimadicole.
Ui hhki.i.ahiks : Crenobiu alpina (IX CC.).
Diptères : Dicranomyia milis (0,2 I.) Anluchu sp. (XI 0,5 I.) Dicranota
sp. (VII 0,1 I.) F.ndaclylocladins bipunclelhis (VI 1.) - Limnophyes
sp. I (IX I.) Gowniella bavarica (CC l.n.) - Paraphaenoeladias sp.
(IX I.) (en juin 0 larves de Chironomidae en moyenne par 4 dm 2 ) —
Dixa sp. (VII 0,1 1.) - Thautnalea Rezzii (1,1 1.) — Pericomu pseadex-
qaisila (1,1 1.) - P. lucifuga (0.9 1, uniquement dans la zone située à
l’ombre) Hermione pardalina (0,5 I.) — Meltmochelia riparia (VII R l.j.
Gastropodes : Limnaea Iruncalula (VI 0,3).
Mémoihes ne Muséum. - Zoologie, t. XI.
Source : MNHN, Paris
170
F. VAILLANT.
Zone limimadicole.
Oliuociiètes : lli se il iel lu lelraedra II i mus lus leiuiis.
Hydracariens : Panisus clt/peolulus Panisopsis cnrvifrons l.eberlia
sp. (VII, environ 0,5 Hydracariens par I dm-).
Coléoptères : Anacaena globuliis (IX H i.) Lucrobius sculelliiris (0,0 i).
Diptères: Dicrtmomyiu milis (0,1 I.) Dicriinolu sp. (VII 0,2 I.) Cnlicoitles
Dieuzeidei (VI IL) Gouiiniellu buvuricu (2,5 1.) Pericoma lucifiiiju
1,2 l.n.) P. pseudexqiiisila (1 l.n.) Ilermione purdalina (0,9 1.)
Phaeobulia inermis (VII H I.) I.ianculus uirens (VI 0,2 l.i Melano-
cheliu riparia (VI 0,-1 I.).
Gastropodes : Linmaeu Iruneululu ,(0,2).
Zone bryomadicole.
MorssKs : Cratoneuron filicinum Oxyrrhynrhium pruelonyum.
Oi.igochètes : Liseaiella lelnieilru (CC..I ISimasltis leiiuis.
Hydracariens : Panisus clypeolatus Panisopsis cnrvifrons.
Gammahiens : Gommants pulex (0,2).
Coléoptères : Larcobins srulellaris (1,1 l.i.).
Diptères : IHcranomyia milis (0,8 l.n.) Ilicrimola sp. (H 1.) Guminielhi
baoarica (9 l.n.) Orllwcladiinue (2,5 l.n.) Pericoma pseudexqai-
silu (0 l.n.) Ilermione purdulinu (1,2 l.n.) l.i un cul ns uirens (0,2
l.n.) - Melnnocheliu riparia (2,2 l.n.).
l'Al'NK COMMENSALE TERRESTRE.
Collemboles : Isoloinu niriilis (VII) Tomocerns minor (VII, IX),
Coléoptères : Le sic vu luclnosn (IX) l.obralhium mullipiinclnm (IX).
Diptères : Pericoma magna (VI ('.) Kowarzia barbalnla (VI) Atalanla
appendiculata (XI) .1. nigru (XI) Herroslomus inornalus (VI)
Miisidora Irislis (IX).
Gîte 14 : Cascade d'Entraigues.
(Auvergne Massif du Sancy non loin de la roule île Hesse à Kglise-
neuve) A : 950 ni O : SW MO II : 10 ni S : basalte du Pliocè¬
ne et gneiss. Gîte sur la rive droite de « la Clamouzc » en bordure de
la cascade. Débit variable, mais nombreux ilôts madicoles permanents.
Le 31.VUI.I95:t à 10 b ; TA : 17\5 ; TE : 12" ; pH : 7,4.
I-AI'NE AQl'ATIQI'E LE 2!.VIII.1953.
Zone pétrimadicolc.
Hvdracariens : Panisopsis Tlwri ((',.).
Tiuchoptères : Heraea muants (0,1 I.) Tinodes assimilis (0,5 I.) Slaclo-
bia Moselyi (3,2 l.n.).
Coléoptères : Anacuenn globtilus (R i).
Diptères : Dicranomyia Slrobli (0,2 1.) Ileplayyia punctulata (7,1 I.)
I)ixa sp. (R 1.) Tbaamulea Verralli (0,8 I.) Pericoma alra (0,3 1.)
P. pseudexqnisita (0,1 1.).
Gastropodes : Anrylaslrnm fluvialilis (1,1) l.imnaea truncalula (0,3).
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A FAUNE MADICOLE. 171
Zone limimadicole.
Hydracahiens Ponisopsis Thori (C.).
Copépodes llryocomplos pyymoeos R. cnspidalus.
I'richoptéres : Reraen mourus (0,4 l.L
Coléoptères : A nome no ylobulux (H i.).
Hiptèiiks : IHeronomyio Strobli (0.4 I.) Du r,molo longicauda (0.1 I.)
T i polo s|,. Scioro ormolo (R. Il l.imnophyes prolonynlns (C.)
Porophaenorlailins impensns (en tout (> I. tic Chironomidac par t
dm'-') Pericoma al ru (0,5 I) — P. psendexquisila (0,1 1.).
Castropopes : l.imnaea Iriincnlula (0,1).
Zone bryomadicole.
Moi sshs : Plagiostherium sylnalicum Rrachylhecium rinnlare Mnio-
brynm ulbicans.
Hkpatiqi ks : Conocephalum conicum.
Oi.icoaiÈTEs : Eiseniclla lelraedru (C.).
Hydracahiens : Panisopsis Thori (AC.).
Copépodes : Rryocamplus pygmaens - H. cuspidaltis.
Trichoptères : Reraen mourus (1,5 1.).
Coléoptères : Anucaenu globulus (0,3 i.).
Diptères : Dicranomyia Strobli (0,1 1.) — T i pu lu sp. (0,3 1.) - l.imnophyes
prolonynlns (CC.) - Parnphiienoclndins impensns — Pericoma psen-
ilexquisila (1,5 l.n.).
Castropodes : Rylhinella brevis (0,3).
FAl'NK COMMENSALE TERRESTRE.
Acariens : Pergamasus cf. crnssipes (AC.).
Coi.lemboi.es : Isolomurns nlticolns.
Coléoptères : Sténos nitidiuscnlus.
O i pt ères : Mnlanlu niyrn Liane oins virens.
Gîte 15 : Entraïgues.
(Alpes Massif du Pelvoux, au confluent de la Valbonne et de la Malsanne)
A : 890 m — O : NE - AO — N : 30 cm — S : granit du type « granit
du Pelvoux». L’eau provient de fissures dans la paroi du «canal du
Reaumonl » ; ce canal est une dérivation de La Bonne. Chaque hiver,
lorsqu'on récure le canal, l’arrivée d’eau est interrompue quelques jours,
mais le gîte demeure néanmoins humide. Le 24.IX.1952 a 9 h ; TA :
11; TE : 10" ; pli : 7.1 Le 30.VI1.1951 ; Cl : 0,3 ; N 2 (K' : 4 ; SO* :
30 ; Ca : 25 ; Mg : I ; MOac : 0,3 ; MOal : 0,3. Zone limimadicole très
réduite.
FAUNE AQUATIQUE LE 30.VII.1951.
Zone pétrimadicole.
Uhizopodes : Centropyxis cassis - Trinema lineare.
Trichoptères : H modes nrticularis (0,1 1.).
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
Coléoptères : Aiiacaenn globules (ll,2 i.).
Diptères : Puraphaenodadius impenses (l.n.) i.imnophycs sp. I (I.) (en
tout 28 larves de Chironomidae pour I dm-) Dixa s)>. (H.l.) Tlwn-
maleu Verralli (3,2 I.) T. sp. (0,8 I.) Pericomu elbicens (0,(5 1.)
- /’. piluluria (0,3 1.) P. pseudexqeisUu (0,1 1.) /’. fuliginosu (0,2 1.)
— Hermione purdalina (0,1 1.) Mclunochelie riparia (0,1 ).).
Gastropodes : l.imnaen Irnncetulu (1,0).
Zone bryomadicole.
Mousses : llri/itm oenlricosem - Hruchylhecium ri ou lare Cumpylium
hispitliilnm var. Sominerfeltii.
Hépatiques : Porellu plutyphyllu.
Le courant «le l'eau n'rtanl que «le quelques mm/sec, les Mousses el les
Hépatiques onl retenu beaucoup «le terre et «le particules organiques.
Ouuociiètes : Eiseniellu lelraedru (C.) Ilimustes tenais (IX).
Copépodes : Hryocuniplus pygmuees (('.('■.).
Gammariens : (iammares pelex (0,8).
Trichoptères : Ernodes artirnluris (0,3 I.) Hhyacophilu sp. (0,2 1.)
Pt Hoc oie pu s f/rtmulidus (K 1.).
Coléoptères : Anacaena ulobulus (1,2 i.).
Diptères : Dicrunolti sp. (0,1 I.) Tipulu rufina (0.8 I.) Dast/heleu sp.
(0,2 I.) Puruphuenocladius impensus (161 l.n.) Pericoma mai/nisclii
(H 1.) /’. pseudexqnisita (2,1 l.n.) Hermione pur dut i nu (H 1.)
Cheliferu sliijinulicu (H 1.) I.iiinculus virens (0,1 1.) Melanochelia
riparia (2 l.n.).
FAIM-: COMMKNSALK TKRRESTKE.
Coi-i.emboi.es : Tomocerus minor (Vil) Isotonwrus palustris (VII)
Orchesella Keroiltei (VII).
Coléoptères : Lesteva punclalu (VII) ()xpleins Saulcyi (VII) Quedius
boops (VII) Mylluenu breoicornis (IX) Slenns Guynemvri (IX)
Ocaleu riuultiris (IX) Athetu sp. (VII).
Diptères : Tipulu alpinu (VII) Kowurzia libiellu (VII) llypopliyllus
obscurellus (VII) Anepsiomyiu fluoioenlris (VII) Xcurogona sp.
(VII) Musidoru Irislis (VII).
Gîte 16 : Saint-Nectaire — Source Papon.
'Auvergne Massif «lu Sancy) A : 700 in <) : W I) Il : 1,20 m
Substrat profond : granit ; substrat réel : travertin formé surtout d'ara¬
gonite et d’opale, friable en surface. Ni zone pétrimadicole, ni zone
bryomadicole. L'eau, riche en sels, sort des «liaclases du granit. Débit
très régulier, En bordure «lu gite, sur le rocher, «les plantes «le terres
salées : Gluux maritime et Pltndngo maritime. Le 2.IX. 1953 à 8 h 45 '
TA : 18" ; TE : 24",6 ; pli : 8.1 Le même jour, à 14 h ; TA : 31" ;
TE : 27“,5. Pour connaître la composition de l’eau, voir le guide de !..
Olivier. Ce gîte madicole est en relations avec un canal à cours très
lent et «pii hébergeait de nombreuses larves de Slridiomyin sp. de grande
taille. La flore de ce gite n’a pas été étudiée ; elle comprend de très
nombreuses Diatomées.
Source : MNHN, Paris
il-CIUïRClIRS SUR I.A FAUNR MADICOl.K.
173
Zone limimadicole Faune aquatique le 2.IX.I953.
IIydiiacahiens : Thyopsis runcellula (AR.).
Tiuchoptères : Hydroplila Mcluchlani (0,1 l.n.i.
Coléoptères : l.uccobius sculelluris (0,9 1. 1,2 i.l.
Diptères : Seguyella salinaria (1,5 l.n.) Tipilla sp. (0,2 l.n.) Dusyheleu
flaiioscutellata (32 l.n.) I). salinaria (63 l.n.) — Tanytarsiens (17,5
l.n.) Telmaloscopus limosus (7,8, mais par endroits atteignant 00 par
I dm-) Hermione analis (0,8 1.) H. Meigeni (1,5 1.) — //. pygmaea
(0.7 1.) Heris sp. (0,3 1., très localisées) — Straliomyia sp. (les larves
«lu canal envahissent la surface madicolc entre 12 heures et 15 heures)
Tabanus sp. (0,9 I.) — Tachytrechus notât us (0,9 l.n.) — Melanoche-
lin riparia (0,2 l.n.) I.imnophora niyripes (0,8 l.n.) — Graphomyia
maculata (0,5 l.n.).
Gastropodes : Surrinen Pfeifferi (RR.).
FAI'NK COMMENSALE TERRESTRE.
Acariens : Episeius major (CC.) E. necorniger (CC.).
Aranéides : Erigone vugans spinosa (AC.).
Coli.emiioi.es : Xeogastrura vialica — Isolonmrus ef. paluslroides var. sub-
ciliatus.
I.iMNoiiATiDAE : Hygrometro sp. (CC.).
Diptères : Gowinietla buvurica — Hilara sp. Lianralus virens - Syn-
tormon pallipes Campsicnemus magius — Micromorphits albipes - -
Leptocern anomala — Sratella slagnalis — Xapaea aquila — X. [os-
Gîte 17 : Saint-Nectaire — Source des Says.
(Auvergne Massif du Sancy) A : 700 ni O : SE D — H : I m
Substrat de même nature que celui du gite précédent. L’eau qui ali¬
mente cette nappe madicole sort de fentes de la roche, court sur une
dizaine de mètres en formant un ruisseau à pente faible et riche en
larves de Stratiomgia sp. ; puis l’eau suinte sur une paroi verticale
tapissée d’une croûte friable d’aragonite et d’opale. Le débit de la
nappe est un peu modifié en temps de pluies. Le 9.IX.1953 à 12 h ;
TA : 31“ ; TE : 28" ; pli : 8,3.
Zone limimadicole Faune aquatique.
Tiuchoptères : T inodes sp. (R I.).
Coléoptères : I.accobius scutellaris (0,1 I. 0,2 i.).
Diptères : Dasyhelea [lavosculeUida (120 l.n.) Telmaloscopus limosns
(2,8 l.n.) Hermione Meigeni (0,5 I.) //. pygmaea (0,7 1.) — Stralio¬
myia sp. (larves de passage) Tachytrechus notalus (1,2 l.n.) Mêla
nochelia riparia (0,1 l.n.).
Gîte 18 : Corenc.
(Alpes Massif de la Grande-Chartreuse, non loin de Grenoble) A : 470 ni
O : SW - MO H : 3 m — S : calcaire à entroques du Bajocien.
La nappe madicole est alimentée par un petit ruisseau qui traverse un
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
jardin cultivé cl qui reçoit périodiquement des eaux résiduelles ; cette
nappe est en communication en dessous avec un marais. Le débit est
constant. Le I0.IX.1U52 à 11 h 30 : TA : 11" ; TL : 13" ; pli : 7.8 Le
20.VI11.1951 ; CI : 13 ; N-•()■ : 8 ; SO' : 13 ; Ca : 83 ; Mg : 9.5 ; MOac .
1,9 ; MOal : 3,0. Ce gîte a été étudié tout particulièrement, et mois après
mois, au cours d’une année. Nous avons donné (p. 25) les résultats de
l’étude dans le temps de cette station. Nous n'indiquerons ici que les
proportions des espèces au mois de mai, en mentionnant toutefois les
espèces récoltées à d’autres périodes de l’année.
LI.ORL HT LAI Ni; AQIJATIQCKS.
Zone pétrimadicole.
LE 20.VlU.t9H1.
Diatomées : pas encore étudiées.
Chi.orophycéks : ('.ludophora sp. tic bris d'Oeilot/ouium Cosniiirium
crenalum C. loeve (AH.) ('.. sporlellu (H.) C. telrnophtalmuni
(C.).
LE 16.V.WK.
Rhizopodks : Trinenui iinchelys (VIII, C.) Traelieleut/lypliii deiilala (VIII.
AC.) — Cenlropyxis ne ro phi la s. I. (VIII, AH).
Ostracodrs : Erpeloeypris hygropelrietis (très localisés, de (I à 25(1 par
4 dm 2 ).
Trichoptères : Entoiles arlictihiris (l),(i I.) Heriien muants (0,2 1.)
Tinodes auréola (0,3 I.) Ilydroplila sp. (0,3 l„ mais uniquement sur les
Cludophora).
Coléoptères : Lacvobius scttlelluris (0,1 I. 0,3 i.) Anaraenu ylobultis
(H I. 0,1 i.) — Hydruenu paluslris (VII H i.) Elmis sp. (0,1 I.).
Diptères : Dii rtinomyia yorilieasis (0,2 I.) D. mitis (0,3 I.) Taumas-
toplera calceala (0,2 1.) Tiptila laleralis (0,1 I.) Alrichopoyou
alveolalus (VIII R I.) Limnophyes sp. I !.. sp. Il Melriocnemus
hyyropelricus Eudactyloclailius bipunclelltis (III i (iowiniella
bavarica (CC.) Tanylarsits sp. (VII) Paraphaenocladius psenilir-
riltts (IX) P. sp. (VII) Enkiefferiella sp. (VII) Paruericoloptis
uiyer (IX) (en tout 21 l.n. de Chirouomidae par I dm 2 ) Dixa sp.
(0,1 1.) T hua male a Verralli (IV, larves localisées dans zones ombra¬
gées) — Clylocertis oeellaris (VII H 1.) Perieomu fuliginosii (0.0 1.)
P. maynisela (0.1 1.) I‘. iteylecla (VII R 1.) /’. niibila (VI 0,1
VIII 0,2 I.) P. piltiliiria (IV 0.1 1.) P. pseudexquisita (1,0 I.)
P. pttdens (R I.) /’. pale lira (1,2 I.) P. Irifaseiala (0,3 I.) P s y
ehoda sp. (0,1 I.) Hermione Dorieri (0,8 I.) //. formosa (0,2 I.)
II. Meiyeni (0,1 I.) II. Morrisi (R 1.) II. parilulina (0,9 1.) II. pul-
ehella (R 1.) Chrysopilus aurai us (R 1.) Tablants ritierctis (0,1 I.)
Liancaltts itiretts (0,1 I.) Hydromyia dorsitlis (0,1 1.) Sapant
Hecale (R I.) Meliatoeheliit ri paria (0,1 I.).
Hyménoptères : Pltyyadetion variabilis (parasite de 1. de Hermione piirtla-
lina) (R I.).
Gastropodes : Limitant truncatula (0,5) - Goniodiscns roliindaliis (VIII 0.1)
Sneeinea Pfeifferi (VIII R.).
Source : MNHN, Paris
Zone limimadicnle.
LE 20.Vlll.1951.
Diatomées : pas encore étudiées.
Chloropiiyc.ées : Oedoyonium sp., débris (HH.) Spirogyra sp. (HH.).
LE 16.V.1948.
Rhizopodes : Cyphoderiu ampuUa (R.) Trineinu unchelys (CG.) Euyly-
l>hu loeuis (R.) Ceitlropyxis ne ro phi la s. 1. (HH.).
Tl rp.ei.lariés : llhyiichudemus bilineutus (IX HR.).
Oi.KioiaiÈTics : Eisenielln lelraedrn (0,5).
IIvdhacaiukss : Panisopsis Thori (Vit, VIII AC.).
Copépodes : Pryocamplus Zschokkei (VIII C.) H. pyymaens (VIII G.).
Ostracodes ; Erpetocypris hygropelricns (0 à 300).
Triohoptères : Ernodes arlicularis (0,9 I.) Peraea mtiiirns (0,3 1.)
Tinodes tnireola (H I.).
Coléoptères : Lareobiiis scalellaris (11,3 1. 0,4 i.) Anacaenu ylobulus
(H I. 0.2 i.) Elmis sp. (0,3 1.) — Dryops auriculatus (0,2 I.).
Diptères : Dicranomyia gorUiensis (0.3 1.) /). milis (0,5 1.) — Taiimas-
loplera calrealu (0,5 1.) Ailelphomyia senilis (IV R I.). — Tipula lale-
ralis (0,7 l.n.) T. medilerrtmea (VIII H 1.) T. rufina (0,5 I.n.) —
Seiara sp. (0,1 I.) Porricondyla sp. (IX H 1.) — Dasyhelea fhwoscn-
tellala (2 l.n.) /). minuta (6 l.n.) — Alluaudomyia hyyropetrira
(0.5 l.n.) Palpomyia dissimilis (3.5 l.n.) P. ephippium (H I.) -
P. pauriarmala (VIII AC 1.) Forcipômyia sp. (VIII RI.) — Gowi-
niella bavariea (3.2 l.n.) Ablabesmyia binotala (0,8 1.) — Melriocne-
mus hygropelricns (0,6 I.) Ortliocladiinae (5,6 l.n.) — Pericoma fuli-
yinosa (0.1 I.) P. negleclu (R l.n.) P. nubila (VI 0,2 — VIII 0,5 l.n.)
P. pseudexquisita (1,5 I.) P. Irifusciata (0,1 1.) — Psychoda sp.
(0,4 I.) Hermione Dorieri (0,8 I.) — H. formosa (0,4 1.) — H. Meiyeni
(H I.) H. pardalina (0,5 I.) Péris vallala (H I.) — Chrysopiltis aura-
lus (0.2 l.n.) Tabauus cinereus (1,3 1.) — T. paradoxus (0,2 1.)
Kowarzla bipunelata (VI H I. VIII 0,1 1.) Chelifera sliymalica
(H 1.) Liancalus virais (0,7 l.n.) -- Tachylrcchns notatus (0,1 1.) - -
Synlormon Zelleri (H. 1.) Xapaea Haute (0,5 1.) — Hydrelliu ariseola
(II H 1.) Melanorhelia riparia (0,7 l.n.) — Lispocephaïa aima (IV
0,3 l.n.).
Gastropodes : Limnaea truncatula (0,4).
Zone bryomadicole.
Mousses : Craloneuron ylaueum Pryum venlrirosum — P. pseudolriyne-
Irnm.
LE 15.V.19W.
Oi.iRor.iiÈTEs : Eisenielln lelraedrn (1,1).
Hydracariens : Panisopsis Thori (VII, VIII).
Copépodes : Pryocamplns Zsrhokkei (VIII C) — P. pyymaens (VIII C.).
Ostracodes : Erpetocypris hygropelricns (0 à 800).
Trichoptères : Ernodes articulons (2 1.) — Peraea mourus (0,4 1.).
Coléoptères : Laccobins sculellaris (0,9 I. — 1.9 i.) Anacaena ylobulus (0,2 1.
0,5 i.) Elmis sp. (1.1 I.) — Dryops uuricnlalns (1.3 I.).
Source : MNHN, Paris
Diptères : IHrranomyia milis (0,7 l.n.) Tannnislaptera ralreala (1 l.i
T ipu la luleralis (2,1 l.n.) T. mari ma (H I.) 7'. mediterranea (VIII
0,1 I.) T. rufina (1,1 l.n.) Dasyhelea ftavosciitellulu (0,5 l.n.)
I). minuta (0,1 l.n.) Alluaudomyia hygropetrira (0,2 I.) Palpomyia
dissimilis (4,2 l.n.) rphippium (0,2 l.n.) pauciarmata (VII AC.
l.n.). Gowinietta bauarica (8.2 l.n.) Ablubesmyia binotula (0,2 I.)
Metriocnemus hygropelricus ((),!) 1.) Orlhocladiinae (22 l.n.) Pc ri¬
ra ma maynisrta (0,4 1.) P. neglerlu (0,5 I.) P. nubila (VII 0,5
— VIII 1 l.n.) — P. psendexquisilu (4,2 l.n.) Psychotla sp. (0,8 l.n.)
Hermione Dorieri (0,5 I.) II. formosa’ (0,1 I.) II. Meiyeni (0,2 1.)
//. part! ali nu (1,2 I.) Chrysçpilus auratus ((),(> l.n.) Tabanus rine-
reus (2 1.) T. paradoxus (0,4 l.i Liancalns virais (0,3 l.n.) Syn-
tarman Zelleri (0,1 I.) Xapaea Hernie (0,8 I.) Mrlanorhelia riparia
(2,3 l.n.) Lispocephala aima (0.5 l.n.).
Hyménoptères : A tract ides ri parias (VII, larves parasites île nymphes de
Melunocheliu riparia, C.).
Gastropodes : Sucrineu Pfeifferi (VIII (’„).
FA I NK COMMENSALE TKRKESTRK.
Acariens : Episeius major — Allotlirombidium mollirulum (X) Perya-
masns rrassipes.
Coi.lemboles : Toinocerus minor (II. VII. VIII C.) Isotomurns pidustris
f. mandata (VII) — PseudosineUa duodecimpunctatu (VII) Hiloba
mnsrorum (VI).
Coléoptères : Prriphanes dntmalinus sp. latinus (VIII) Omoperyphus
hypocrita (VII) Xotiophilus yuadripunrtatns (VII) Troyophloeus
rivularis (VIII) 7'. biliucalns (VIII) Aloconota sulrifrons (VI, VII,
VIII) Quedius manrorufns (VI) Tachyporus pusillns (VI) An-
talia rivularis (VI) Philonlhus fimelarius (VIII) Gabrius niyri-
turius (IX) Lalhrobium anyustatum (IX) Platyslhelus romains
(VIII) P. nitens (VIII) Myllaena brevirornis (VIII).
Diptères : Molophilus propinguns (IX) — Doliiborephida orellata (VIII)
Kowurzia tibiella (IV) Atalanla nigra (C. toute l’année) Il erras! a-
mus rhetifer (VII, VIII) II. exartirulatus (VII) II. inornatus (VII)
llypoithyllus obsrurellus (IX) Xiphandrium marrorerum (VII,
VIII) X. brevicorne (VII, VIII) Synlormon pallipes (XI) Anoma-
lopyya arnlirornis (VIII) Campsicnemus varipes (VIII) Teurho-
phorus monoranthus (VIII) O nropyyius disions (VIII) Mnsidoru
tristis (Vl> Scatella stagnalis (IV').
Gîte 19 : La Vierge Noire.
(Alpes Massif île la Granile-Chartreuse non loin île Grenoble) A : 320 ni
O : NE I) H : 20 cm S : mur formé «le blocs de calcaire à
entroques du Bajocien Nappe madicolc formée d’eaux résiduelles
et dont la teneur en matières organiques variait souvent. Le débit était
variable dans l’axe de la nappe et à peu près constant de part et d’au¬
tre. II n’v avait donc pas de zone brvomadicole. Le 2G.IX.1951 à 11 li ;
TA : 17" ; Tlî : 20’,5 ; MOac : 2.2 ; MOal : 3.1.
Source : MNHN, Paris
KKCIIF.UCIIKS SU
l..\ l'AI'Xi; MADIGOl.K.
FAUNE AQUATIQUE LE 20.IX.195I.
Zone pétrimadicole.
Coléoptères : l.accobins sciilellaris (0,5 I. 0,7 i.l.
Diptères : Dicranomyia milis (3,2 l.n.) T i pu la laleralis (0,2 I.) Cnli-
coides Dienzeidei ( I I.) Gowiniellu buvarica (2,5 l.n.) Endaclyto-
cladias bipunctelliis (18 l.n.) Pericoma pseudexquisita (4,5 1.)
Psychoda sp. (9,1 l.i Hcrmione Dorieri (0,2 1.) — II. pardalina (0,9 1.)
l.iancalus virens (1,2 1.1 Melanochelia ri paria (0,8 1.).
Zone limimadicole.
Gopépoijes : llryocamplns pyymaeus (plusieurs centaines par 4 dm-.)
Coléoptères : l.accobins sciilellaris (1,5 I. 0,9 i.).
Diptères : Dirranomyia milis (2,4 l.n.) — Tipnla laleralis (0,5 l.n.)
T. rnfiiia (2 l.n.) - Cnlicoides Dienzeidei (05 l.n.) — Gowiniella bava-
rica (28 l.n.) - Eudaclylocladius bipnnclellus (0 l.n.) — Pericoma
pseudexqnisila (7,5 l.n.) - Psyehoda sp. (11 l.n.) — Hermione Dorieri
(1.5 l.n.) //. pardalina (3,3 l.n.) l.iancalus virens (12,5 l.n.) - Mela¬
nochelia riparia (4 l.n.) Anthoniyiné (1,5 l.n.).
Gîte 20 : Le Charmeyran — Station I.
•Alpes Massif de la Grande-Chartreuse petit torrent prenant sa source
sur le Mont Radiais) A : 350 m O : SE I) Il : 12 ni
S : calcaires marneux du Kiméridgien inférieur — L’eau, issue d'une
source située environ à 440 m d’altitude, descend de la montagne en
cascatelles successives dans un vallon aride. Le débit est très irrégulier
et. lorsqu'il pleut abondamment, une épaisse nappe d’eau passe par
dessus le gîte madicole ; celui-ci ne conserve alors que quelques îlots.
Après chaque pluie, la zone limimadicole est extrêmement réduite, puis
elle s'étend progressivement à mesure que les Zi/gnema se développent.
Le 9.IX.1952 à lt h 30 ; TA : 15",5 ; TE : 19" ; pH : 7.9. Le 19.VIII.1951 ;
Cl : 0 ; N-O' : I ; SO' : 05 ; Ca : 38 ; Mg : 25.5 ; MOac : 0,8 ;
MOal : 0,8.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 25.VI.1951.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Caloneis alpeslris (Alt.) C. Clenei (R.) Diploneis ovalis
(Alt.) Synedra allia var. oxiyrhyiichiis (C.) Achnanlhes minulis-
simii (Alt.) .1. flexella (R.) Gomphonema intricatum var. pumilu
(C.) G. piirviiliim var. micropns (R.) - lùinolia lirais (Alt.) — C.ym-
bella affinis (AC.) C. delicaliila (Alt.) Xilzschia linearis (Alt.)
A’, denlicula (AU..) l{hni>alodia yibba (R.).
Gui.oi(o|.|| ycéks : Cladophora ylomerala (GO.) Zyynema sp.. stérile ((.(.(..)
Cosmarium loeve (Rit.).
"Iyxophycées : Scylonema sp. (AC.).
Dhizopooks : Cenlropyxis cassis (Rit.).
r I-ècoptèrks : Xemnrii sp. (R 1.).
Source : MNHN, Paris
Kphkmères : Haelis pemellus (H l.(.
Trichoptères : Tinodes Zelleri (1.8 I.) Slactobia Enloniella (05 l.n.)
ll!l<lroi>lilti sp. (AC. mais toujours sur 1rs C.ladophora ri 1rs Zppnemn
Coléoptères : I,ne robin s scidellaris (0.1 i.i Moins ni te ns (H i.l.
Diptères : Dicranompia poritiensis (0.2 l.i Simnlinm sp. (larvrs com¬
munes. mais Localisées) Diamesn hditarsis (IV 1,8 VI 0.1 l.n.)
Pericomu trifusriatn (0.2 l.i Hermione liorieri (0,1 I.) II. Mei-
tte ni (Il l.i II. pariltdina (0,8 l.n.) II. pppmuen (0,5 l.n.) Knlalia
sp. (0,2 l.i.
Castro poo es : l.imnnen lrnnr,alnln (O.O).
Zone brvomadicole.
Mousses : C.ratonenron plancnm.
Oi.ioociiètes : Eiseniella telrneilru (AH.).
Hydracarikns : Munis nsserrnlnlns (AH.).
I'lbcoptèhes : Xenuira sp. (Il I.).
Kpiiémères : liaetis I. pemellus (2 I.).
Triohoptèrrs : Itlu/acophila sp. (0.7 1.) Ifpdropspche sp. (0.3 I.l
Sluelobia Enloniella (0.5 l.n.).
Coléoptères : l.arrobins scidellaris (2 I. 0,5 i.) Moins nilens (H i.l.
Diptères : Tipnla Intenilis (0,8 I.) T. fulvipennis (III H I.) Simnlinm
sp. (larves localisées dans 1rs zones à courant rapide, AH.) Dasphelea
obsrnra (2,3 l.n.) Palpompia tlissimilis (2.1 l.n.) Enkieffericlla sp.
Paracricotopus ni per I.imnophyes sp. Il (en tout 35 l.n. de Chiro-
nomidac par I dm") Pericomu lonpisela (1,1 1.) P. rnpicola
(VIII H. 1.) /*. trifasciala (0,1 I.) Ilermione Dorieri (0.1 I.)
II. pardalina (0.5 I.) II. pt/i/mtira (0.5 I.) Alherix marf/inata (H I.)
Melanochelia ri paria (0,4 l.n.).
FAI'NK COMMKNSAI.K TKHHKSTKK.
Coi.i.emp.oi.es : Isolomnrns alticolns (VI. VIII) llallislnra crassicanda
(VIII).
Coléoptères : Sien ns i/nllnla (VIII).
Diptères : C.hrysopitns anreus (VIII) Kowarzia barbalnla (VII) Ta-
ebista arropans (VIII) Hilara pallida (VIII) Hercostomns exarti-
cnlatns (C. toute l’année) II. niprihulteratns (VI) Oncopppins
distans (VI) Liancalns virent (C.. toute l’année) Tachptrechns no-
lalns (('.. toute l’année) tlppophpllns obscnrellns (VII, X C.) Mnsi-
ilora trislis (Vil Sphnerocepluda pnsilla (X) Athproplossa plabra
(VIII).
Gîte 21 : Le Charmeyran — Station II.
(Station située à 30 m ch- la précédente) A : 370 in () : NK AO
H : 10 cm — S : calcaires marneux du Kiméridgien inférieur recouverts
par une épaisse croûte calcaire compacte en profondeur, mais friable
en surface. L’eau est issue de fentes de la roche ; sa température ne
dépasse jamais 20". Nostocs abondants.
Source : MNHN, Paris
réchkhchks srn i.a facnk mamcoi.k.
170
FAI NIC AQl’ATIQfK LE 25.VI.I951.
Zone pétrimadicole.
Thighoptères : T inodes Zelleri (0.8 1.).
Coléoptères : I.ne robin s sculellaris (0.1 I. 0,6 i.|.
Diptères : Geranomyia adoptent (0,6 l.n.l Orimargu tdlenitala (1,2 l.n.)
Ilusyhelea flavoscntellula (17,5 l.n.) Hezzia Irunsfuga (2,5 l.n.) --
Pericoma ralcilegn (1,5 l.n. localisées dans les zones où le dépôt cal¬
caire est le plus compact) P. rrypta (2 l.n.) — Hermione analis
(0,2 I.) II. pgt/nitieti (0,1 I.) Tabanns sp. (0,1 I.) - Sympyciws hy-
gropelrirus (0,2 l.n.).
Gastropodes : Limnaeu trimeatuta (0,1).
Zone bryomadicole.
Mousses : Ettcladium verticiUatuni Trichostomiun crispulum.
Coléoptères : l.turobiits sculellaris (0,1 1.).
Diptères : Ihtsyhelea flavoscuteltata (2,2 l.n.) Tabanns sp. (R 1.).
FAIM-! COMMENSALE TERRESTRE.
Coléoptères : Peryphus bmnneicornis (VIII).
Diptères : Kowurzitt barbatula (VI) Dolichocephala yiittata (VI) — I.ian-
rutns virens (VI, VIII).
Gîte 22 : Claix.
(Alpes Massif du Vercors) A : 350 m O : NIC 1) Il : 2 ni
S : tuf formé par l’eau d’une source ; celle-ci sort à la base d’un cône
de déjections constitué essentiellement de blocs île calcaire urgonien.
Ce tuf est plus ou moins friable en surface et on peut distinguer une
zone pétrimadicole où le dépôt est compact et où la vitesse du courant
dépasse 2 cm/sec et une zone limimadicole où le dépôt est friable et
où la vitesse du courant reste inférieure à 1 cm/sec. En réalité le tuf
est poreux et l'eau du gite madieole est en relation avec celle qui cir¬
cule dans de multiples cavités et canaux de la roche. Débit à peu près
constant. Le 21.IX.1952 à 11 h ; TA : 14",5 ; TE : 12“ à 13°,5 ; pH : 7,9
Le 21.VI.1951 ; Cl : 2,8 ; X*O s : 1 ; S(M : 2 ; Ca : 54 ; Mg : 15 ;
MOac : 0.3 ; MOal : 0.9.
FLORE ET FAI NIC AQl'ATIQl.’ES LE 21.VI.195I.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Telraeyclns rupeslris (OC.) Dialoma hienude var. mesodon
(CCC.) I). dont,ntum var. tennis (O.) Gomphonemu intrieatum var.
pumila (OC.) - G. intrieulnm var. diehotoma (O.) — G. Itmceolalum
CAR.) - G. conslrielum (AR.) - G. intrieulnm var. ni brio (CCC.) —
Diploneis ovalis (AR.) Siirirelln spiralis (R.) — Achnanthes flexella
(AC.) — .4. minutissimu var. eryptoeephulu (C.) — .4. lupponica (R.) —
.1. Irinodis (R.) Cymbrlla lornis (AC.) C. delirutntu (AC.)
Source : MNHN, Paris
!• VAILLANT.
1X11
C. aeqnalis (IL) affinis (CC.) C. alpina (AIL) microce-
phala (AC.) C. Cesatii (AC..) C. lumidiila (AH.) C. Ilusteillii
(AH.) C. iiiislriaca (AC.) Cocconeis pedicnlus (AIL) Amphora
ovalis var. petliailas (AH.) Epithemiu argus var. tilpintt (AH.)
Pinnuluriu gracillimu (AH.) Hhopulodia pttrallela (AH.) Denlicula
tennis var. fritjitlu (AH.) Synetlru iitna (CC.) S. ulim var. oxy-
rhynchus (H.) S. ainphicephiila (C.) S. amphicephula var. uus-
triacii (('..) - (,Udoneis alpestris (AIL) (.'. hilitiscnla (H.) Amphi-
pleurtt pctlucida (C.) — Eunotin lirais (C.) Acliniintlies bryophila
(H.) .1. microcephalu (H.) .1.' exilis (C.) A. lineitris (AH.)
Xavicula grarilis (AH.) . .V. rryptucephala var. venetu (AH.) .V.
pseuti osent if urmis (H.) — .Y. seminiiliint (H.) Mastogloia Smithii var.
laaistris (AC.) Xitzsehia siniiatn (H.) A', friistiiliiin (H.) .Y. linea-
ris (AH.).
Myxophycées : Sii/toiiaim sp. (AC.) C).
Cm.OHoPiiYCÉKS : Spirogyra sp. (CCC.) Cltitloplwni sp. (CC(L) C).
Ciammakikns : Gainiiwriis Delebeapiei (0,11.
Pi.écoptères : Xeiiiiirti sp. (0,1 n.).
Thichoptères : Ithi/tieophiln sp. (H I.) Ptilocolepiis griiniiliitiis (H I.).
Coléoptères : Moins nitais (0,2 I. H i.).
Diptères : Dierunomyiti mitis (0,4 I.) - Gowihielht btnutrica - Ablabes-
myiti s]). EuUiefferiella sp. Paracricotopus niger (larves de Cliiro-
noniidae en tout 22 par 4 dm-) l)ixti sp. (H I.) Pericomti pseiulex-
tpiisilu (0,1 I.) llermione pygmaea (H I.).
Zone liminiadicole.
Diatomées : Cymbella loevis (CCC.) (.'. Ilusteillii (AH.) C. microce-
pluiln var. robiista (CC.) Xtiuicula perpusilla (C.) - .Y. contenta
var. biceps (C.) - Aehninitlies bryophita (CCC.) Dial onia hiemule
var. mesotlon (AH.) Meritlion circulare (IL).
Myxophycées et Ciii.orophycées non déterminées.
Olioochètes : Himastus tamis (0,1).
Hyoracariens : Panisus clypeolalus (XI H.).
Diptères : (îerunomyia adoptera (0,8 l.n.) Dicranomyia mitis (0,2 I.)
Orinutrga uttenuata (1,5 l.n.) Sciara sp. (H I.) Diisylieten flavoscu-
telliiln (3,5 l.n.) Allnaudomyia hygropetrica (1,2 l.n.) Palpomyia
dissimilis (0,9 l.n.) Goiviniella banarica (4,5 l.n.) — Ablabesmyia sp.
(3 1.) Metriocnemns sp. (H I.) Partipliaenocladiiis sp. (I.) Tel-
matoscopns deripiens (H I.) Pericoma crypta (1,3 l.n.) P. pseudex-
quisita (0,2 l.n.) P. trifasciata (VIII, IX, H I.) llermione pyymaea
(H 1.) Tabnntts sp. (H I.) Kouiarzia tibietla (H I.) Melanochelia
riparia (0,1 I.).
Zone bryomadicole.
Mousses : C.ratonearon glanai ni Hrynm nentricosnm llymaiostyliiiin
curniroslre.
Olioochètes : Himastus tamis (0,2).
Diptères : Dolichopeza hispanica (0,1 I.) Dusyhelea flanoscuteUala
(*) M. P. Van Oyr dot.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR I.A EAt'N'E MADTCOLE.
1X1
(2U l.n.) Palpomyia dissimilis (1,(> l.n.) Goiviniella biwarica
(3,5 l.n.) Melrioenemns sp. (H I.) Periroma pseitile.rquisila (0,1 l.n.»
Tabulais sp. (0,2 I.) Melanoehelia ri paria (0,3 l.n.).
KAl'Nli COMMENSALE TERRESTRE.
Coli.emhoi.ks : Tomorerns minor (IX).
Diptères : Dieranotnyia yoriliensis (VI) Dorierietlu sultans (VI C.) —
Encelidia Zetlersledli (VI) W iedemannia alpina (VI) Hydrodro-
111 ia Wesmaeli (\’l) Alalanla niyra (VI. IX) Lianealns nirens
(VI, IX) Oneopyyins disions (VI).
Gîte 23 : Domène — Station I.
(Alpes ('.nllincs entre la vallée «le l’Isère et le massif de Belledonne — non
loin île (irenoble) A : 300 ni () : SK MO - H : 30 cm — S : marno-
ealeaires du Lias. La roche est recouverte d’un épais dépôt calcaire gris
clair et particulièrement friable. L’eau sort de fentes de la roche. Débit
très constant tout le cours de l’année, sauf en août et septembre ; à ce
moment, le gîte madicole est très réduit. Pas de zone pétrimadicole.
Le 13.LX.1952 ;) 18 h ; TA : 13 ,5 ; TE : 12" ; pH : 7,7. Le 18.VIII.1951 ;
CI : (i ; N-()•"■ : I ; S(P : 103 ; Ca : (i(i ; Mg : 19 ; MOac : 0,7 ; MOal : 0,7.
FLORE ET FAI NE AQI'ATIQI KS LE 18.V1II.1951.
Zone limimadicole.
Diatomées : Xitzschia linearis (H.) .V. sinuala var. tabelluria (H.)
Telraryclns rupeslris (('..) Eucocconeis flexella (R.) Achnunthes
Irinotlis (C.) Caloneis alpeslris (R.) - Cymbella microcephala (R.)
aequalis (R.) C. delii atula (R.) — C. anstriaca (C.) — Epilhemia
aryns (C.) E. zébra var. saxonica (R.) — Khopalodia parallela (R.) —
Ennoliii areas (R.) Xavicnla cryplocephula var. intermedia (R.) — -
Anamoeoneis serions v. braebysira fo. Ihermalis (C.) — Diploneis ova-
lis (R.) I), ovalis var. oblonyella (H.) i). sp. (ad i). margineslriala)
Denlicnla eleyans (C.) Gomphonema intricalum var. pumila.
Myxophyokes : Gloeorapsa montanu (CO.) Chrooeoeens luryidus (C.).
Ciu.ohophyokks : Cosmarium snbqtiadralum (CC.) — G. loeve (CGC.)
C. lelraophlalnium (G.) C. impressulum (H.).
ItinzopooKs : Eenlropyxis aerophila (It.l.
•Iydracahikxk : Panisopsis rurnifrons (IX It.l.
CopÉPoniis : Hryocamplus laccophilus (X AG.).
CsTiucoiJKX : Er peine y pris hyyropelrieus (2).
V n le no pt kh es : Tinodes Zelleri (VI 2,5 I.) — Entoiles arlietiluris (VI 0,1 1.)
E. t’ieina (VI 0,5 I.) Slaelobia Ealoniella (0,1 I.) — Ptilocolepns
granululiis (R 1.).
Coléoptères : Anaeaena ylobnlns (0,2 i.) — Laccobius scnlellaris (0,1 i.) —
Hydraena sienla (0,1 i.) — Eubria paluslris (1,4 1.).
Diptères : Geranomyia caloplera (0,3 1.) — Orimarya attenuala (0,8 l.n.)
Tanmasloplera calceala (III 0,8 1.) — Linmophila sp. (R 1.) — Diera-
nola s]>. (III R 1.) — Tipnla sp. (R I.) Alrichopoyon atveolatus (1,1 l.n.)
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
182
Dusyhelea [luuosculellula (1,9 l.n.) Allttaudomyia hygropelrica
(0,3 I.) Palpomyia dissimilis (1,1 I.) Goiviniella bavarica (3 1.) —
Ablabesmyia binolala (0,5 I.) — Limnophyes sp. Il (I.) Melriornemiis
terrester (Vil H 1.) Dix» sp. (R 1.) - Pericoma Hertrandi (II R 1.) —
P. caleilega (3,5 l.n.) P. cryplu (2,2 l.n.) P. fuliyinosa (Il R 1.)
P. pseudexquisita (VIII R 1.) /'. irifusciulu (X 0,2 I.) Hermione
taudis (VI 0,9 I.) II. formosu (VI 0,5 1.) II. pardalina (VI 0,8 1.) -
II. pyymuea (VI 1,8 1.) Chrysopilus aurai us (111 R 1.) — l'abattus sp.
(0,2 1.).
Hyménoptères : Hemileles sp. (larves - parasites de celles de Hermione
analis — V).
Gastropodes : Limnaea truncatulu (0,2).
Zone bryomadieole.
Mousses : Drepanocladitis inlermedins Ditlytnodon lophucrus.
Hépatiques : Preissia quadratu.
CoI’Épooes : Hryocamplus lart opliilus.
Ostracodes : Erpelocypris hygropelricus (AIL).
TriChoptères : Entoiles arlietiltiris (VI 0,3 1.) nieinu (VI 1.2 1.)
Ptiloeolepus yranulalits (R I.).
Coléoptères : Anacaena ylobulns (0.1 i.) I.uerobiits sculelluris (0,3 i.)
Eu brin palus! ris (1,5 1.).
Diptères : Taumasloplera cale cal a (RI 1.8 I.) Tipula sp. (R 1.) Alri-
chopoyon alveolatus (0,5 l.n.) Dusyhelea flavosculellulu (0,0 l.n.) -
AUuuudomtyiu hyyropelriea (R I.) Palpomyia tlissimilis (2,3 1.)
(lotoinielln btwarira (5 I.) Orthoeladiinae (3 1.) Pericoma cryplu
(0,5 n.) P. pseudexquisita (VIII R l.n.) - Hermione pardalina (VI
0,2 I.) H. pyymuea (VI 0,5 I.) Tabanus sp. (0,5 I.).
FACNK ( :< )M MKNSALK TERRKSTRK.
Acariens : Johnsloiiiana errons Episeitts major.
Coli.emiioi.es : Tomocerus minor (VI).
I.iMNOBATiDAE : Ilt/ilroutelra slaynorum (C. en été).
Coléoptères : Dianous coerulescens (IX) - Slenns arrosas (IX) S. fos-
stilaltis (IX).
Diptères : Dicranomyia ntilis (VI) Dorieriella salions (VI) Komarzia
libiellu (VI, VIII, IX) Dolichocephala ocellnta (VIII) Sympycnits
hygropelricus (VII, VIII C.) Eiancaltts nirens (C. toute l’année).
Gîte 24 : Domène — Station II.
(Environ à 100 ni tle la station précédente à vol d’oiseau sur l’autre ver¬
sant de la vallée du torrent « le Domènon ») A : 250 m () : \V — D
- II : 8 in Substrat de même nature que celui du gite précédent,
mais constitué presque partout par de la roche nue ; des touffes de
Mousses et d’Hépatiques se sont développées sous quelques ressauts ;
la zone limimadicole est très réduite. La nappe madicole est alimentée
par une source «pii jaillit vers 400 m d’altitude et descend de la mon¬
tagne en cascatelles. Lorsqu’il pleut, à l’eau «le la source s’ajoutent les
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES Sl’R I.A FAI'XK MAD1C01.E.
183
i-Hiix île ruissellement, très abondantes, de sorte que le débit de la nappe
madieole est irrégulier. I.es zones madicoles permanentes sont peu
et end lies. I.e 13.IX.1952 à l(i h : TA : 18" ; T K : I4\5 ; pH : 7.8
l.e 18.VIII.1951 ; CI : (i ; N-TP : 2 ; SO* : 10 ; Ca : 50 ; Mg : 9 ;
MOae : 1.3 ; MOul : 2.1.
l-I.OHi: ET FAI'N'H AQUATIQUES I.K 18.VI11.1951.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Gymbella mierocephala (<;.> <:. Cesalii (R.) C. deticalula
Hi.i C. i,[finis (K.) C. le/il or rrns (R.) C. sp. ail C. Bremii (R.)
Ili/ilonfis outilis (R.i />. Peterseni (R.l Cocconeis placenlula var.
(R.i Üj/netlra iilna (R.) S. iiliui var. amphirhynchus (R.l
Xilzschia linraris (C.) A. sinnata (R.l .V. amphibia (R.) —
■V. Tryblionella var. debilis (li.i Hhopalodiu gibba (R.) H. pti-
rallela (R.i Anomoeoncis exil i s (R.i Xiinirnlii cryplocephala var.
inlermedia X. ronlenln (R.i A', bryophila (C.) Colonels alpes-
Iris (R.l C. btirillnm (R.l Gomphonema partinium (R.) G. in-
Iriralum var. pnmila (R.) G. lanreolidnm (R.l G. eonslrielnm (R.l
G. urarile IR.i Denlirnla tennis (R.l I). elet/ans (R.) Aehnan-
Ibes minnlissima var. rryptoeephnla (C.i .1. linearis (R.l .4. linett-
ris var. piisilln (R.l .1. lanceohtlti (R.l — .4. affinis (R.) Bunotin
are ns (R.).
'•vxopiivokks : Gloeoeapsn moulinai (R.) Ilomoeothrix bnlearica (AC.) —
Sehizolhrix ealeieoln {('.C.) Phormidium C.orinm (CC.) Borzia Iri-
locnlaris (C.).
''"i-oiiopmyckks : Zi/i/nema sp.. plusieurs espèces stériles (CC.) — Mon-
lieolia sp., stérile (C.l Spirom/ra sp.. stérile (R.) Cosmarinm loeve
(C.) C. didtimorhondrum (CC.) C. Hormwtmense (R.) - C. Me-
nruhinii (R.) C. impressulnm (R.l C. lelraophlnlmiim (('..)
pUnelnlalnm (R.).
HlUZOi>()i)i:s : liiu/lj/plin loeuis (R.l.
HvnilAOAlWKNs : l'eltria Menzeli (III. IX. X AC.) Alnrns assereiilalns (IX).
()stiiai:oi»i:s : Erpetocypris hyyropelrirus (IX R.l.
Ephémères : Baelis t. yemellus (1. communes, mais localisées).
I’i.écoptèrks : Xemnra sp. (0,1 I.).
Triciioptèhes : Tinodes Zelleri (VI 3 I. VIII R l.n.l - Slaclobia Euto-
niella (53 l.n.) - S. Moselyi (2 1.).
Coléoptères : Berosns slaynatieollis (III RR i.) l.aeeobins senlellaris
(0.2 I. 0,4 i) Hydraenu bensae (VIII R i).
'•iptères : Dieranomyia milis (0,3 l.n.) Dicranola sp. (R. 1.) Tipttla
rnfina (0,1 I.) Simiilium sp. (l.n. CC, mais localisées) larves de
Ceralopogonidae localisées autour des feuilles mortes tombées sur le
rocher suintant, absentes ailleurs Diamesa parmi Thienemanielta
[asea Limnophyes sp. Paraerieolopns niyer (pour l'ensemble
de ces I espèces de Chironomidae, environ 0 larves par 4 dm-) Xeoza-
urelia improvisa (IV l.i Diamesa lalilarsis (III C.l.) D. Sleinboerki
(111, VI C.l.) /; n dac I y loe lad i iis cf. bipunclellus (III C.l. — VI n.) —
Triehocladius sp. (VI n!) — Stempellina monlivaga (X I.) — Dira nnbi-
lipennis (IX I.) Thanmnlea Verralli (0,3 I.) Pericoma crypta (IX.
X larves très localisées) /'. fuliginosa (IV R 1.) P. longiseta (R 1.)
P. pseudext/uisila (0.4 I.) — P. Irifasciala (X 0,2 1.) Hermione par-
ilalina (VI 1.7 I.) II. pygmaea (VI 0,3 1.) Tnbanus cnrdiger (larves
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
181
assez communes sous les feuilles mortes plaquées contre le rocher
suintant — Alalantu nit/ru (IV à VI AC l.n.) — Synlormon Zelleri (IX.
X H 1.) Melanochelia ri paria (I. AC sous les feuilles mortes).
Gastropodes : l.imnaca Iritncaltila (0.5).
Zone bryomadicole.
Mousses : Craloneuroh yhaieiim Didymodon lophaeens.
Hépatiques : Preissia qiiailrala.
Olioociiètks : Kiseniella telnmira (AC.).
Hydracariens : l'ellria Menzeli.
Ostkacodes : Erpetocypris hyyropelricns (IX H.).
Ephémères : liaetis I. yeinellus (I. dans les touffes en plein courant).
l’i.ÉcoPTÈREs : Se mur a sp. (2,3 1.).
Trichoptèhes : lihyaeophila sp. (0.7 I.) Hydropsyche sp. (0.2 1.1 Wor-
inahliu sp. (H I.).
Coléoptères : I.aeeobins senlellaris (0,8 1. 1,3 i.) Dryops anriailalus
(K 1.).
Diptères : Adelphomyia se ni lis (H I.) Dicrunomyia milis (I( I.) Tipnlu
rufititi (0,4 1.) Dasyhelea obscura (0,4 l.n.) Ilelea rupieola (VI 1( 1.)
AHuaudomyia hyyropclrica (0,1 I.) — l’alpomyia fnsea (0.1 I.) P-
rapeslris (VI lî 1.) Thienemaniella fnsea — Paraericotopns niger
Paruphaenocladius sp. Rheorthoeladius sp. Limnophyes sp. II —
(pour l’ensemble de ces 5 espèces de Chironomidae, environ 23 l.n. par
4 dm-’) — Seozavrclia improvisa (IV C 1.) Goiviniella sp. gr. aenlit
(III I.) — Di.va mibilipennis (0,9 1.) Perieoma lonyiseta (0,3 l.n.)
P. psendexyuisita (0,8 I.) - Hermionc pardalina (VI 0,9 l.l Tabanus
eordiyer (0,5 I.) Synlormon Zelleri (IX II 1.) Melanoehelia riparia
(0,6 l.n.).
FAI'NK COMMENSALE TERRESTRE.
Coi.lemiioi.es : Isolomurus allieolus (IX).
Coléoptères : Myllaena brevieornis (X) Slenns yiillula (IX).
Diptères : Dolichocéphale ocellata (IX) Kowurzia libiella (IX, XI C)
Corynela rnfeseens (XD Chelifera sp. (X) Liane alus virais (CE
toute l’année) llercosloimis exarlienlalus (C toute l'année) II. ché¬
tif er (VI) Mnsidora Irislis (XI) M. pietipennis (XI).
Gîte 25 : Sassenage — Station I.
(Alpes Massif du Vercors) A : 215 m O : NE T<> H :2m - S :
tuf sur calcaires à silex du Sénonien. En surface le dépôt calcaire est
plus ou moins friable et on peut distinguer des zones pétrimadicoles
et des zones limimadicoles. L’eau provient d’une source qui jaillit 5 ou
6 m au dessus du gîte. Débit très régulier. I.e substrat est percé de nom¬
breuses cavités dans lesquelles circule de l’eau. Le 9.IX.1952 à 16 h 40 ;
TA : 14",5 ; TE : 10",5 ; pH : 7,6 Le 27.VIII.1951 ; Cl : 1,4 ; N’îO»
traces ; SO> : 2 ; Ca : 60 ; Mg : 2 ; MOac : 0,8 ; MOal : 1,0.
Source : MNHN, Paris
HKC.HKRC.HES SCR I.A FAl'NK M.ADICOLE.
FI.OH K HT FAINE AQUATIQUES LE 20.VI.1951.
Zone pétrimadicole.
Ihichoi'TKHüs : Tinodcs auréola (1,3 1.) - H modes urlicularis (R 1.) —
Crunoecia irrorata (0,1 1.).
Coléoptères : Luccobius sculellaris (0,2 1.) Helmis Latreillei (R ].) —
Helmis sp. (R 1.).
Diptères : Dicranomyia goritiensis (0,2 l.n.) — D. milis (0,5 l.n.) — Anto-
elw s]>. (0,3 I.) Alrichopogon Irifascialus (IX 0,9 l.n.) — Orthocla-
riiinac (2 I.) Dixa sp. (0,2 I.) Thaumaleu Verralli (1,0 1.) — T. lésin¬
era (0,3 I.) Pericoma crypta (0,4 1.) P. rupicola (1,3 1.) — P. tri-
fasciata (0,8 1.) Hermioue pardaliiia (0,(i l.n.) - Kowarzia barbatulu
(0,3 I.) Liancalus l’ire ns (li l.n.).
(■astropodes : I.imnaea triincatula (0,3).
Zone limimadicole.
Diatomées : \ a inc a la perpusilla (R.) .V. cryplocephala var. venela (1t.)
- Cymbella microcephala (('..) C. microcephala var. robusla (AC) —
C. alpina (C.) C. attslriaca (R.) Synedra ulna var. oxyrhynchtts
(AC.) - Diploneis ovalis Xitzschia linearis (R.) — A’, amphibia.
petite forme (It.) .V. denlicula (R.) — Melosira Hoeseana (Alt.) —
Puuotia anus Comphonema partinium (R.) — Epithema zébra var.
sa.ronica (lî.) - Meridion circttlare (Alt.) — Rhopalodia parallela (Alt.)
— Cymbella loevis (C.) Euiiolia arcits var. fallax (C.).
Myxophycées : Chroococctts sp. (CC.) Xostoc sp. (CCCC.).
Ciii.orophyokes : Desmidiécs (It.) Cosmarium crenalum (RR.) — C.
sporlella (AC.) - C. speciosttm (C.).
Oi.KiociiÈTKs : Eisenielltt lelraedra (AC.).
Hyoracariens : Ptinisopsis Thori (C.).
Tiuciioptères : Tinodcs auréola (It 1.) — Entoiles arlicularis (R 1.).
Coléoptères : Luccobius sculellaris (0,4 i.).
Diptères : Dicranomyia goritiensis (0,3 l.n.) /). milis (0,0 l.n.) Dicra-
itolit sp. (R I.) Tipttla laterulis (0,3 l.n.) Atrichopoyon trifasciatus
(IX 0,2 l.n.) Dasyhelea [lavoscutellulu (2,0 l.n.) — Palpomyia rttpes-
Iris (4,1 l.n.) Abbtbesmyia sp. (0,0 1.) — Corynoneiira sp. (R I.) —
Périr orna crypta (1.3 I.) /’. rupicola (0,0 l.n.) P. I ri fasciata (0,4 I.)
Hermioue pardalitut (0,2 l.n.) Spaniu atopocera (R n.) — Komar-
zia barbalula (0,8 l.n.) Liancalus nirens (R I.) Melunochelia ripariu
(It n.).
Castropoi>es : I.imnaea triincatula (0,2).
Zone bryomadicole.
Mousses : Crutoneuron ylaiicum Eucladitim verlicillatum.
Hépatiques : Pellia l’abbroniaiia.
Olioochètes : Eisenielltt lelraedra (C.).
Hydracariens : Panisopsis Thori (AC.).
Pi.écoptèhes : Xemurti sp. (0,9 1.).
Thichoptères : Ernodes arlicularis (0,1 1.) — Crunoecia irrorata (0,2 l.)
- Rhyacophila sp. (0,1 1.) — Wormaldia sp. (0,2 1.).
Mémoires or Muséum. Zoologie, l. XI. 13
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
180
Coléoptères : Laccobias scutellaris (0,4 i.) Helmis Lalreillei (H i.)
H, sp. (0,3 1.).
Diptères : Tipula lateralis (0,5 l.n.) T. Xielseni (0,3 Lu.) Forci pomy ta
longicandala (V AC I.) Dasybelea flauosculellala (0,9 l.n.) Palpo-
myia rupeslris (2,5 l.n.) Ablabesmyia sp. (0,2 1.) Corynoneura sp.
(0,3 I.) Paraphaenocladius im pensas (IX 1.) Orthocladiinac (0,0 I.)
Di.ru sp. (H 1.) llermione pardaliua (0.2 l.n.) Koumrzia barba-
liila (0,2 l.n.).
K A1 N K ( :< )M\I KNSA I .K TKHH KSTH K.
Acariens : Fpiseins major.
Coi.lemroi.es : Isolomarns alticolas (VIII. IX) /. palustris f. maculaiti
(VI) Tomocerus minor (VI) Orchesella nillosa (VI).
Coléoptères : Trechus qntitlrislrialas (VI) Dianons coerulescens (X)
Oxylelns lelracarinalas (\'l) Slenus Guynemeri (VI) .S'. Frichsoni
(VI) Myllacaa brevirornis (VI) Lotie va lonyaelylrata (IV).
Diptères : Orimaryula alpiyena (VI C.) I.imnobia nubeculosa (VIII)
Dorieriella salions (VI C.) Dolirhocephalti ocellala (VIII) Kotvar-
;ia libiella (VI. VIII, IX AC.) Mnsitlora Irislis (VIII C.) .)/. picli-
pennis (VIII).
Gîte 26 : Sassenage — Station II.
Station située à I in en dessous de la station précédente. Même orientation,
mais le gîte est à découvert. L’eau du gîte 25 s’écoule en ruisseau dans
un terrain riche en humus et s’enrichit vraisemblablement en matières
organiques avant d’alimenter le gîte 20. Ce dernier est submergé et en¬
tièrement détruit chaque année au printemps lorsque le torrent, le
Furon, est en crue. Les zones pétrimadieoles sont réduites et les zones
limimadicolcs absentes. La plus grande surface de ce gîte est recouverte
par une Mousse, le Plalyhypniilinm rnsciformc. solidement implantée
dans le roc. et qui arrive à se maintenir, tout au moins en partie, lors
des crues du torrent. Dans la liste qui suit, je n’ai lias séparé zone
pétrimadieole et zone brvomadicole.
KAl’NK AQl'ATIQl'K LM 20.VI.I951 :
Oi.HiOCiiÈTKs : Fisc ni ella lelraetlra (CC).
Copkpooks : liryocamplns Zschokkei (CC.).
Triciioptères : C.rnnoecia irrorata (R I.) lihyacophila sp. (0,1 I.).
Coléoptères : Laccobias scnlcllaris (0,5 i.) flclmis sp. (0,8 I.) Dryopitlc
(0,1 I.).
Diptères : Dicranola sp. (0,3 I.) Tipula laleralis (0,3 I.) T. yoriziensis
(III 0,5 XI 0,3 l.n.) Palpumyia rupeslris (1,0 l.n.) Limnophyes
sp. I — Orthocladiinac (en tout 32 I. de Chironomidue par 1 dm 2 )
Metriocnemus hyyropelriens (1,2 1.) - Telinaloscopus tlecipiens (It. 1.)
Pericoma futiginosa (0,2 1.) P. mayniseta (5,0 l.n.) /’. pseudex-
qnisila (2,1 l.n.) P. trifasciata (2,2 l.n.) - llermione pardalina (H 1.)
Chelifera sliymalica (VIII 0,0 I.) Melanochelia riparia (3,3 l.n.)
Source : MNHN, Paris
KKCHKHCHKS Si: K I.A FA UN K MADICOLE.
1X7
FAI'NE COMMENSALE TEHRESTRE.
Saldidae : Saldula cf. album (VI).
Coléoptères : Athela hygrolopora (VIII).
Diptères : Linné «lus vire ns (VII).
Gîte 27 : Saint-Martin-le-Vinoux — Station I.
(Alpes .Massif de la Grande-Chartreuse en bordure de la route de Gre¬
noble à Lyon) A : 210 in O : SW I) H : 2 m - S : mur de sou¬
tènement formé probablement «le blocs calcaires du Tithonique — L’eau
provient d'un canal qui traverse la propriété en arrière de ce mur et
dont les parois ne sont pas étanches. Débit constant. En dessous, le gîte
madicolc est en communication avec un ruisseau à cours extrêmement
lent recouvert de Lemna rninor et riche en Limitées. De juin à octobre,
les Lemna envahissent plus ou moins le gîte madicole. Le 8.IX.1952 à
8 h 3(1 ; TA : 12" ; TE : I l",5 ; pH : 7,(i. Au mois d’août une tempéra¬
ture de l'eau de 28" a été observée. Le 20.VIII.1951 ; CI : 13,3 ; N*0* :
10 ; SO' : (i l,5 ; Ca : 105 ; Mg : 21 ; MOac : 1,0 ; MOal : 0,6.
FLORE ET FAI NE AQUATIQUES LE 22.VI.1951.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Xitzchia amphibie (C.) — .V. commuais (AC.) — A’, denticula
var. Dolognei (AH.) A. Hiinlzscbiana (AC.) A', sinnata var. tabel-
laria (AC.) Synedra uhia (AR.) S. ulna var. amphirhynchus (C.)
Culoneis bacillum (R.) C. baciUnm var. fontinalis (AC.) Xaviculu
minimu (CGC) .V. minimu var. (domoides (C.) .V. simplex (R.) -
V. einclu (R.) A', cincta var. Heufleuri (AR.) — .V. cryptocephala
(AC.) Cf/mbella Cesalii (AC.) — C. microcephala (R.) — Achnanthes
lunceolulu (AR.) A. lunceolulu var. roslrulu (AR.) A. uffinis (AC.)
.1. minntissima var. cryptocephala (CCC.) - Gomphonema purvulum
(CC.) G. longipes var. snbcliwalu (R.) G. inlricalum var. insignis
(AR.) - G. inlricalum var. pumilu (AR.) —- Diploneis ovalis (AC.) —
/). clliplica (R.) Amphora ovalis var. pediculns (CCCC.) — Meridion
cireulare (AC.) — Pinnnlaria inlerrupla fo. minntissima (R.). — P. sub¬
capitula var. Hilseana (R.) Bhopalodia parallela (AR.)
Chi.orophycées : Cladophora glomerala (CCCC. ; l'épaisseur par endroits
atteint plusieurs centimètres) Spirogyra sp„ stérile - Cosmarium
subyiiadratum Hhizoclonium hieroylyphicum (X AC.) — Oedogo-
nium sp. aff. pluviale (X AR.) Pediaslrum Boryanum (X RR.).
Ostraoooks : lirpelocypris hygropelricns (8).
•'niCHopTÈRKs : Hydrôptilu sp. (AR, sur Cladophora).
Coléoptères : Laccobius scidellaris (0,8 1. — 0,5 i.) — Dryops auriculalus
(0,1 1.).
Diptères : Dicranomyia goritiensis (0,3 1.) - D. milis (0,5 1.) — Eudac
lylocladius bipunclellus (III n.) Orthocladiinae (0,5 1.) — Pericoma
pseudexquisila (R 1.) — Hermione Meigeni (0,1 1.) — //. pardalina (R
I.) - //. pygmaea (18 l.n.) — Hydromyia dorsalis (IV R I.).
Gastropodes : I.imnaea limosa - L. peregra — L. peregra var. marginata
L. Iruncalnla — (en tout 2,3) — Succinea Pfeifferi (0,2).
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
1X8
Zone limimadicole.
Diatomées : Xilzsehia si nu a la var. Tabellaria (C.( X. linearix (HH.)
X. (lenlictila (0. ) X. ilenlienla var. Dolognei (AO.) .V. rommitnis
(H.) X. [onlirola ( AH.) Cymbella microcéphale (OCC.) micro¬
céphale var. robusla (000.) C. Cexalii (AO) Aehnanlhex lanceulata
(Ail.) .1. microcéphale (AO.) .1. minnlissima (AO.) .1. minnlissi-
ma var. eryploeephala (AO. I Caloneis hue ilium (11.) F ray i latin
pin nul u (AH.) F. brcnistriala var. infinie (AO.) Diploneix onalis
(AO.) Xanieula bryopliila (H.) ' .V. eryploeephala var. inlermedia
(AO.) .V. simple .r (H.) * (îomphonemu pnrvnlnm (AO.) <•. parmi-
lum var. mieropns (AO.) G. inlriealnm var. pumila (AH.) lî. Itm-
ceolatum (AH.) lihopalodia parallèle (AO.) Synedra unis (AH.)
S. unis var. amphirhyn e h ns (AH.) Meridion eirenlare (AH.) Am-
phora onnlis var. pedienhis (AH.).
Myxophycées : Chrooeoeens Inryidnx (00,00.).
Ohi.orophvcêes Ci : Cosmarinm psendopyramidalnm var. minor Seene-
ilesmns qnadrirandala S. bijnyala Pediaslrnm inleijrnm.
IDiizopodes 0) : Fnylypha Iovnis Cent rappris rassis.
01.100 ch êtes : Eise nie! ta lelraedra (0,5).
Oopépodes : Bryocamptns pyymaens (00.).
Osthacodes : Hrpelocypris hyyropelriens (12).
Ou LÉO pt È u es : Laeeobins senlellaris (2,2 I. 0,7 i.) Dryops anrienlalns
(0,0 1 . 1 .
Diptères : Hierunomyin yoriliensis (0,5 l.n.) - I). milis (0,0 l.n.) (lono-
myin lenclla (0,2 l.n.) Tipnln latéral is (0,9 I.) — Culicoides Dienzeidei
(3 l.n.) Dasyhetea minuta (7 l.n.) Mlnandomyin hyyropetrica (2 I.)
Palpomyia ilissimilix (1,5 l.n.) Perieomn psendexqnisilu (0,2 I.)
Hermione Meiyeni (0,1 I.) II. pyymnea (22 l.n.) Tnbanns sp. (H I.)
Lianealns nirenx (larvules) Taehylreehns uotatns (lnrvilles)
Metanochelin ri purin (0 l.n.).
Gastropodes : Sneeinea Pfeifferi (0.2).
/une bryomadicole.
Mousses : Cralonenron ylnnenm Diilyniinlan topliarens Pbilonalis
marehiea.
Hépatiques : Pellia Fabbrunianu.
Oi.IüociiÈtes : F.iseniella lelraedra (1,5).
H yoracariens : Piinisopsis Thori (H.).
Oopépodes : Hryoeamplnx pyymaens (00.).
Osthacodes : Frpeloeypris hyyropelriens (A0.).
Coléoptères : l.areobins senlellaris 01 I. 1,7 i.) Dryups anrienlalns
(0 I.).
Diptères : Dieranomyia yoriliensis (0,5 l.n.) Tipnln laleralis (2,0 l.n.)
Cnliroides Dienzeidei (0,5 l.n.) Dasyhetea miaula (1,3 l.n.) Allnaii-
domyia hyyropelriea (2.0 l.n.) Palpomyia dissimilis (3,5 l.n.)
Orlhoeladiinae (1,8 I.) — Melriuenemus hyyropelriens el Dyseamplo-
eladius sp. (III. 2,0 I.) Perieomn psendexquisita (0,2 I.) Ilermione
pardalina (H 1.) II. pyymnea (9,5 I.) Tnbanns sp. (0,1 1.) Lian¬
ealns nirenx el Taehylreehns nolalns (larves néonales) Helanoeheha
ri paria (0 l.n.).
Gastropodes : Sneeinea Pfeifferi (0,2).
ri M. P. Vas Oyk de!.
Source : MNHN, Paris
IKKCIIKS SU
IA INI-: MADICOI.
faim: commensale terrestre.
Acariens : Episeius major (IX).
'■oli.kmhoi.es : Isolomurus palus!ris (VI) Lathriopyga phlegraea v. plcnu
(VI).
I.imnobatidae : Hydrometra slaijiiorum (AC eu été).
Coléoptères : Ocys S-sIrialns (X) Anchus ruficornis (VII) Afioslenus
veslilus (VII) - /.estera jonlinalis (X) — Qneilius boops (X).
Gîte 28 : Saint-Martin-le-Vinoux — Station II.
Cite en tous points semblable au précédent et qui lui est presque continu ;
mais l’eau a une origine toute différente ; ee sont les eaux résiduelles
•l’une ferme <|ui alimentent la nappe madicole de ce gîte. Ce 23.X.1953
à U h ; TA : 14" ; TE : 17”,5 ; pH : 7,4 ; MOac : 3,1 ; MOal : 2,9.
FI.OKE ET FAI NE AQUATIQUES LE 23.X.1953 — ZONE PÉTRIMADICOLE.
Diatomées non déterminées.
Chlorophycées : Oedogonium sp. aff. pluviale (CCC.) — Rhizoclonium
hieroglyphicum (R.) — Pediaslrum Boryanum (RR.).
Ostracodhs : Erpetocypris bygropelrirus (3).
Coléoptères : Laccobius scutellaris (0,3 i.).
Diptères : Psychoda sp. (0.8 l.n.) Erislalis arbuslorum (3,9 larvules).
Gîte 29 : Grenoble.
Cite madicole dans la cour du laboratoire de Zoologie de l’Université de
Grenoble A : 215 m - O : N D II : O m S : paroi en ciment
d’un bassin. En 1949, l’eau ayant traversé une série de bassins d’éle¬
vage de truites, venait se déverser dans un large bassin circulaire dont
la margelle est au niveau du sol. Au début de 1950, la paroi du bassin
circulaire étant félée, on ouvrit la vanne de celui-ci et l’eau venant des
parcs à truites s’écoula sur une des parois du bassin circulaire en cons¬
tituant une nappe madicole. Ce gîte, à débit assez constant, subsista
près d’un an. La température de l’eau, en plein été, ne semblait jamais
dépasser 10". Le 29.VIII.1951 ; Cl : 5,0 ; N-’tF : 1 ; SLF : 07 ; Ca : 01 ;
Mg : 9,5 ; MOac : 1.4 ; MOal : 0.8.
FAUNE AQUATIQUE LE 29.VIII.I951.
Zone pétrimadicole.
l'RiciiopTÈREs : Tinodes auréola (2.0 l.n.).
Coléoptères : Laccobius scutellaris (0,2 1.).
Diptères : Dicranomyia mitis (1,2 l.n.) — Simulium sp. (l.n. C., mais loca¬
lisées) — Atrichopoyon trifascialus (2,2 l.n.) — Gowiniellu bavaricu et
Micropsectra sp. (3,3 l.n.) — Paracricolopus niyer — Metriocnemus hy-
yropetricus — Rheorlhacladius Dorieri — Dyscamptocladius sp. cf.
aculicornis - I.imuophyes sp. —- Endactylocladius bipuncteltus — Eu-
Source : MNHN, Paris
1!I0
F. VAILLANT.
dactylocludius sp. (pour ccs 7 dernières espèces de Chironoinidae,
16 l.n. par 4 dm 2 ) Periroma pseadexquisila (3,1 1.) — Hermione par-
dalina (0.0 1.) Kowarzia bipunrtata (1,2 l.n.) Liancalus virais (0,7
* l.n.) Melanochelin ri paria (0,2 1.).
Zone limimadicole.
Oligociiètes : Eisenieila letruedra (0,6).
Copépodes : Paracyclops fimbrialns Hryocamplus pygmueus ((’,.).
Trichoptères : T inodes auréola (1,3 l.n.).
Coléoptères : i.arc obi us scntellaris (0,2 I. 0,7 i.).
Diptères : Dirranomyia miiis (2 l.n.) Tipulu laleralis (0,4 I.) Alricho-
poyon Irifasrialus (1,1 l.n.) Dasyhelea flavosadellutu (9.7 l.n.)
Gowiniellu bavarica (1,5 l.n.) Orthocladiinae (2 l.n.) Periroma
pseudexqnisita (4,7 l.n.) Hermione pardalina (0,5 l.n.) Tabanus
sp. (0,2 1.) Kowarziu bipunclata (1,6 l.n.) Liancalus virais (1,3
l.n.) Melanochelin riparia (4.3 l.n).
FA INK COMMKNSAKK TERRESTRE.
Com.emhoi.es : Isolomurus pulustris f. maatlala (VIII).
Gîte 30 : Vallon obscur.
(Alpes-Maritimes environs de Nice) A : 80 ni O : K TO H : 3
ni S : poudingue du Pliocène. Gîte madicole sur une des parois ver¬
ticales d’un défilé large de 5 mètres. L’insolation n’est forte (pi’à peine
une heure chaque matin. La zone pétricole est très réduite. Dans la
zone limimadicole, le rocher est recouvert d’un dépôt calcaire gris
blanc et très friable. L’eau est issue de fentes du rocher. Débit très
constant. Le 2.IX.1952 à 10 h ; TA : 17 ; TE : 17' ; pli : 7,4 Le
0.VIII.1951 ; Cl : 7.3 ; N-’O' : 2 ; SO' : 98 ; Ca : 08 ; Mg : 2 ; MOae :
0.9 ; MOal : 0,5.
FLORE ET FAINE AQ F AT IQF ES LE 0.VIII.195I.
Zone pétrimadicole.
Trichoptères : Tinodes auréola (0,5 1.) Ernodes arlicularis (0,1 1.).
Coléoptères : Anacaena qlobulus (R i.) Octhebins monlanus (R i.)
Helmis sp. (R I.) — Eubriu pulustris (0.8 1.).
Diptères : Dicrunomyia hyyropetricu (R 1.) Orthocladiinae (0,4) Dira
provincialis (0,2 I) Periroma crypta (0.3 1.) P. fiiliqinosa (0,1 1.)
P. pnlrhra (0,2 1.).
Zone limimadicole.
Oligociiètes : Eisenieila letruedra (0,2).
Copépodes : liryoeumpltis pygmaetis (Alt.).
OsTRACODEs : Erpelorypris hygropetricus (0,9).
Trichoptères : Tinodes auréola (0,1 1.).
Coléoptères : Anacaena ylobiilus (R i.) Helmis sp. (R 1.) Eubriu
pulustris (0.4 1.).
Source : MNHN, Paris
R ('.CHERCHES SCR I.A FAINE MAD1C0LE.
Diptères : Orimurya atténuaiti (1,3 l.n., mais très localisées) — Tricyphona
occulta (0,2 I.) Tipala sp. (0,2 l.n.) — Alluaudomyia pullida (0,8 1.)
Pericoma crypta (0,4 1.) Liancalus aire ns (VI R 1.) - Melanoehelia
riparia (0,2 l.n.).
Zone bryomadicole.
Oi.igochètes : Piseniella telraedra (0,4).
Copépodes : Brgocamptus pyymacus (AH.).
Osthacodks : Erpetocypris hyyropelriens (0,7).
I iticiioi'TKKKN : Ernodes articularis (0,2 1.) Ptilocotenus aranulatus
(2,4 l.n.).
Coléoptères : Anacaena ylobuius (H i.) - Caelostoma hispanicum (R. i.) -
I!chais sp. (0,5 1.) Enbria palustris (0,2 I.).
Diptères : Tricyphona occulta (0,4 1.) Tipala sp. (0,5 l.n.) - Limnophyes
sp. Il (VI AH I.) Dira prouincialis (0,3 l.n.) — Melanoehelia riparia
(0,5 l.n.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Loi.lemuoi.es : Isotomurus allieolus (VIII) — Tomocerus minor (VIII).
Coléoptères : Omoperyphus hypocrila (VIII) Oxytelus letracarinalus
(VI) Aslenus lonyipennis (VIII) llyura fugax (VIII).
Diptères : Orimaryula alpigena (VI) Gnophomyia Iripudians (VIII)
Dorieriella salions (VIII O.) — Kowurzia bipunctata (VI) — K. tibiella
(VIII) Dolichocephala ocellata (VI) — Ludovicius Dit fou ri (VIII)
Teuchophorus sp. (VIII).
Gîte 31 : Nice.
(Alpes-Maritimes Colline «lu l'iol) A : 50 m O : NE D H : O ni
S : mur formé surtout de pierres calcaires L’eau provient d’une
conduite d’eau potable par une fissure du mur. Débit très constant. Le
3.IX.1952 à 18 b ; TA : 24" ; TE : 17“ ; pH : 7,(i — Le 10.VI.1951 ; Cl :
2,8 ; N2Q S : 0,5 ; SO< : 50 ; Ca : 35 ; Mtf : 4 ; MOac : 0,4 ; MOal : 1,0.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 30.VII.1950.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Melosiru mirions (R.) Diatomu uulyare var. capitululu (R.)
Synedra nlna — Ceratoneis areas v. amphioxys (R.) Coeconeis
pcdiculus (R.) C. placenlula v. euylypta (R.) Achnanthes Cleoei
(R.) .1. lanceolata (R.) A. linearis (R.) - A. minutissima v. cryp-
tocepbala (R.) Eruslulia vulgaris (R.) Caloneis bacillum v. fonli-
nalis (R.) C. schumaniana (R.) — Diploneis elliplica (R.) — A avicula
cryplocephala Y. cryplocephala v. veneta (C.) A', eryptocephala
v. intermedia (C.) - A’, yracilis (R.) — .V. menisculus (R.) — A’, radiosu
(R.) — .V. seminulum (IL) — A’, subhamulata (R.) — Amphora ovalis
v. pediculus (R.) — Cymbella affinis (R.) — C. cymbiformis (R.) —
C. microcephala (C.) — C. prostrata (R.) — C. nenlrieosa — Denlirnla
Source : MNHN, Paris
!•'. VAIIXANT.
192
lenuis v. erassula IR.) Hlwpulodia gihlui v. nnilrit u.su (U.» lipilhc-
ni/ri zébra v. saxonicu (R.) Sitzschiu amphibia (R.) .V. foiilicola
« (R.) .Y. Külzint/ianu (R.) A', lineuris (C.) A - , palea (V..) - A.
paie» v. r.r/7/'.* (R.) — A', sintiula v. lubellttriu (R.i Cymalopleura soleti
(R.) — Snrirella anyiislala (R.).
Myxophycées : S'osloc sp. i Cylindrospermum sp. (C.).
Chloropiiyoées : Spiroi/yra mirions (C.) S. sp., stérile (<'..) Zt/t/nema sp.
(R.) Oeiiofiunium sp.. stérile (CCC.l Cladophora ylomerala, forme
grêle (AC.) C ylind roc y.s I is c rossa (R.) - Cosmarinm loenc (R.) -
C. sporlella (AC.) C. speeiosum (C.) - C. tetraophlalmum (R.) C.
creniiliim (AR.) C. anecps (RR.).
Rhizopouks : Cnilropj/ris ovruphilo (R.). lleleuplero pelricola (R.i
Trinema lineore (AR.) T. anchelt/s (R.) lÀit/Ii/pha loeois (AR.)
T ruchelettf/h/pho tien loto (R.).
Tiuchoptèkes : Tinoiles auréola (0,(i l.n.).
Coléoptères : Loecobius sntlellaris ((),!) I. 0,3 i.i.
Diptères : Dicnmomi/ia t/oriliensis (0,3 l.n.) /). milis (0,2 l.n.) Limno-
phi/es sp. I Orthoeladiimie (en tout 7,5 l.n. île Chironoinidae)
Perieoma psnnlcxipiisita (3.5 I.) Hermione Dorieri (1,3 l.n.) — Lion
calas virais (3 I., dont 2 néonates) Melanochelia ripario (0,2 l.n.).
Hyménoptères : Phtpjodeuon Irot/lotli/lcs (larves parasites de celles de
Hermione Dorieri).
Gastropodes : Limnaea Iriincatulo (0.9).
Zone limimadicole.
Oligochèti-s : lüseniella Iclruedra (0,3).
Hydracariens : Panisus ülupeotalus Lundbladia pelrophila (VF AC.).
Copépodes : Bryocomplus pt/t/maeus (C.).
Trichoptères : Tinodes auréola (0,2 l.n.).
Coléoptères : Laccobius sculellaris (5 I. 1,5 i.).
Diptères : Dirranomyia t/oriliensis (0,5 l.n.) /). milis (0,3 l.n.) Tipulu
laleralis (0,4 1.) - T. medilerranea (X 0.2 1.) T. rufina (VI R 1.)
Culicoides Dieuzeidei (8,5 l.n.) - Dasi/helea minuta (7 l.n.) - Alluau-
domi/ia hi/t/ropelrica (1,2 l.n.) Palpomi/ia sp. (VI R I.) Orthocla-
diinae (2,9 l.n.) Perieoma pseudexquisila (7 l.n.) Hermione Dorieri
(i,(i l.n.) Liancalus virais (5 1.. dont 4 néonates) Melanochelia
riparia (0.8 l.n.).
Gastropodes : Limnaea Iruncaliila (0,(5).
Zone bryomadicole.
Oligociiètes : Lise niella lelraeilra (0,(5).
Hydracariens : Panisus cli/peolalus Lundbladia pelrophila (VI AC.).
Copépodes : linjocamptus pi/t/maeus (C,.).
Coléoptères : l.aceobius sculellaris (7,5 I. 2,2 i.).
Diptères : Dicranomqia t/oriliensis (0,8 l.n.) I). milis (0,3 l.n.) Tipnla
laleralis (0,9 l.n.) T. medilerranea (X 0,4 l.n.) T. rufina (VI 0,1 I.)
Culicoides Dieuzeidei (2 l.n.) Dasyhelea minuta (9 l.n.) Ortho-
cladiinae ((i l.n.) Perieoma pseudexquisila (11.8 l.n.) Hermione
Dorieri (0,6 l.n.) Liancalus virais (3 larves, dont 2,5 néonates)
- Melanochelia riparia (1,9 l.n.).
Gastropodes : Limnaea Iruncaliila (R.).
Source : MNHN, Paris
faim: commensale terrestre.
Uiptèhks : Xiphandrium brevicorne (VIII) Kotoarzia bipunetata (VI,
VIII
IL — CORSE.
'iîtc 32 : Torrent de Lalinelli Cite 33 : Casc-Veccliie — Gîte 34 : Ville
de Pietrabugno.
Gîte 32 : Torrent de Latinetti.
ri) * n * la forêt de Vizzavona) A : 115(1 ni - O : SE — I) II : 3 m - - S :
granulite - A 400 ni au-dessus du chemin conduisant du col de Vizza-
vona au Monte d’Oro. le lit du torrent de Latinetti s’élargit et forme
un petit cirque ; sur les parois verticales de ce cirque, l’eau du torrent
s’étale en une vaste nappe madicole. Débit probablement variable. Le
28.VIII.1952 à 12 h ; TA : 25" ; TE : 23" (au soleil) et 15° (à l’ombre) ;
pli : 5.9 pour de l’eau à 15“ ; CI : 5 ; N 2 0-' : 1 ; SO< : traces ; Ca : 0,7 ;
Mg : traces ; MOac : 0.7 ; MOal : 0.5.
FLORE ET FAI NE AQUATIQUES LE 28.VIII.1952.
Zone pétrimadicole.
atomiîes : Anomoeoneis serions v. brachysira (C.) .4. serions v. brachy-
sim f. Ihermalis (C.) .1. exilis (CGC.) —- Synedra Vaucheriae (G.)
Cymbella Cesolii (G.) C. microcephala (AG.) — C. gracilis (AR.) —
G. nenlricosa (AG.) C. turgida (AG.) - C. prostrnla (AG.) — Tetra-
eyclus rupeslris (G.) Ceraioneis arciis (AR.) — Tabellaria flocculosa
(GGG.) Frtisliilin rhomboides (R.) F. rhomboïdes v. saxonica (R.)
F. rhomboides v. saxonica f. nndulata (R.) — Pinnularia stomato-
phorn (AR.) Gomphonemn gracile (CG.) — Navicnla cari v. linearis
(R.) Eunolia peclinidis v. minor f. impressa (AR.) E. sadetica (AG.)
E. flexnosa Achnanlhes minulissima (C.) — .1. minutissima v.
cryplocephala (C.) A. microcephala (G.) — Epilhemia argus v. alpes-
Iris (AC.) E. zébra (AG.) - Dialoma hiemale v. mesodon (R.).
xophycées : Aphanocapsa biformis (GG.) - Gloeocapsa compacta (AR.)
Calothrix parielina (AG.) Dichothrix gypsophila (C.) — Schizo-
thrix affinis v. epililhica (GGG.) - Phormidium luridnm (AC.) —
Borsia trilocularis |R.).
i-onoiMivciîiis : Zygnema sp„ stérile (AG.) Mougeolia sp. (AR.) — Ocdo-
gonium sp., stérile (RR.) Bulbochaele sp., stérile (RR.) A ’elrium
digitus (AR.) — Closlerium parvulum (R.) Cosmarium roelalnm v.
speclabile (R.) C. cucurbilinum f. minor (R.) C. crenatum f.
Èoldtiana (R.) C. [nreatospernmm (AG.) - C. I.nndelli v. ellipticum
(R.) C. minimum — C. plicalum (R.) — C. sportella (R.) — Stauras-
triim capitulum (R.) Oocystis soliloria (R.).
•'oichoptères : Tinodes auréola (1,2 l.n.) — Beraeu aureomarginalu (R 1.)
Emodes nigroaurata (0,2 1.) - Stactobia furcata (4,3 l.n.) — Hydroptila
sp. (0.2 I.).'
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
191
Coléoptères : Anacaenu ylobnlus v. elliptica (0,1 i. ) Octhebius metal-
lesrcas (0,2 i.).
■Diptères : Dicrunomyia milix (0,0 Lu.) Atrichopoyon Intipyyus (1,8 l.n.)
Tanytarsariae (5,5 l.n.) Ortlioeladiinac (0,3 I I Paracricolopus
niyer (I.) Thuumilieu larda (0,3 I.) Simnliiim sp. (larves assez, com¬
munes, mais localisées) Apistomyia eteyans (AC, l.n. localisées)
Pericoma pseud exipi ix i I a (0,1 I.) Melanocheliu ri paria (H I.).
Zone limimadicole.
Diatomées : llore <|tialitalivemenl cl quantitativement iilenlique à celle de la
zone pétrimadicole.
Mvxophvckes : Aphunocup.su fonticolu (C.) Aphauothece mirroxeupira
(AC) Gloeocapsa compacta (H.) G. rapicola (H.) Stiyoneniu
mamilioxam (AH) S. miaulant (CC.i Scylonema obxcnrum (AIL)
Galypolhrix dixlorla v. pcaicillala (IL) Calolliri.r parielina (AIL)
Dichothrix compacta (C.) I). yypsophila (AIL) Schizolltrix
affinis v. epilithica Phormidium luriilnnt (AC.) Glaucocystis noslo-
chineurum (AC.).
Ciilorophycées : Y . y y arma sp., stérile (C..) Moutjeolia parnula (AC.)
Oedoyonium sp., plusieurs espèces stériles (AU.) Hutbochaele sp. ;
plusieurs espèces, dont probablement II. rcclanyuluris (AC.) Clos-
! criant parmi la ai (AC.) Telmemornx locaix (IL) Cosmarium coelu-
lam v. xpectabilc (A('..) C. cucnrbitinum f. miuor (AIL) C. creuutum
f. Holdtiaua (C,.) furcaloxpermtim (C.) G. LundeUi v. eUipticani
(AC.) C. monochoudram (HR) C. minimum (CC.) C. plicatnm
(C.) - pyymaenm (C.) C. Sporlella (CC.) Staurastrnm apicnla-
lum (Alt.) S. pnnctulalum (R.) S. capitulant (Alt.).
Riiizopodes : C.cntropyxix cassis (Alt.) Gypltoderia uni pu lia (It.i linyly-
pha sp. (R.) Xcbela xymmetrica (R.) Trinema unehetys (AC..)
T. complanatum.
Hydhacahiens : l.undbluditi pctropliila v. duplicata llydranulzia oxeensix
Fellria Menzeli (AC.).
Copépodes : Hryocamplus pyymaeus II. Y.schokkci (C.,).
Ci.adocèrks : Al on u yuttata (IL) C).
Triciioptères : Tinodrs auréola (0.3 l.n.) Heraea aureomaryinalu (It I.)
Ernodes nigrouurata (0,3 I.).
Coléoptères : Anacaenu ylobulnx v. elliptica (0,3 i.) I.uccobins xcutel-
laris v. obxcurtix (It i.) Octhebius melullescens (0,1 i.).
Diptères : Dicrunomyiu mitis (1,8 l.n.) Alrichopoyon lalipyyas (0.1 l.n.)
Dasyltelea sp. (10 l.n.) Alluuudomyia hyyropetrica (0,2 l.n.)
Papomyia dissimilis (0,9 l.n.) Tanytarsariae (1,2 l.n.) Pericoma
albicans (R I.) /’. pseudexquisita (0,1 I.) Alalanla niyra (It I.) -
Koutarzia tibiella (R I.) Asphyrolursus leucoslomus (It I.) Syntor-
mon Zcllcri (H I.) Melanocheliu ri paria (0,2 l.n.).
Zone bryomadieole.
Mousses : Plutyhypnidium ruscifornte Marsupella uquatica.
Hydracariens : Lundbludiu petrophila v. duplicata - Hydrovolziu oscensis
— Feltria Menzeli.
Copépodes : llryocamptus pyymaeus H. Y.schokkci (C.).
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SCR I.A FAINE MADICOl.E.
195
Trichoptères : Hcrticii uureomargitiala (H n. C. larvulcs) Ernodes
nigroaurata ((),!) l.n.) Micrusema ? sp. (2,8 1.).
Coléoptères : Anacuena globulus v. elliplica (0,2 i.) — Laccobius scutella-
ris v. obxriiriis (H i.) Orlhebius melallescens (R i.).
Diptères : Dicranumyia mitis (0,3 l.n.) Tipiiln sp. (0,1 1.) — Dusyhelea -sp.
(0,8 l.n.) Palpomyia dissimilis (1,5 l.n.) Tanytarsariac (1,2 l.n.)
Orthocladiinae (0,8 I.) Pericoma pseudcxquisitu (0,3 1.) Melano-
chelia ri paria (0,9 l.n.).
FAI NK COMMENSALE TERRESTRE.
Acariens : Trimaluconolhrus cl', intlusialiis.
Cou.emhoi.es : Isolomiirus palustroides v. siibcilialiis.
Coléoptères : Stenus laevigutus Mylluena breoicomis.
Diptères : Tricyphona tri far cala -- Dorieriella sultans — Chelifera sp. -
Diaphanes cf. Gredleri (femelles CGC., mais aucun mâle) Hercoslomus
chétifer — Ludovicius encertis - Chrysotas cf. Kowarzi.
Gîte 33 : Case Vecchie.
(A 1 km environ de Bastia) A : 100 m O : SE — D H : O m S :
schistes amphiboliques Nappe madicole alimentée par une source
fraîche el à débit constant. La température de l’eau ne doit jamais
dépasser 20". Le 3I.VII1.1952 à 17 h ; TA : 24" ; TE : 18" ; pH : 7,1 ;
Cl : 23 ; N-’O» : (races ; S(H : 18 ; Ca : 02 ; Mfi : 10 ; MOac : 0,05 :
MOal : 0.1.
FLORE ET FAI NE AQl'ATIQI ES LE .31 .VIII. 1952.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Cyclotclla Kntzingiana (Alt.) — Synedra alna (CGC.) — Cym¬
bidia fonlicola (G.) C. microcephata (AG.) — Gomphonema constric-
tam (Alt.) G. parvatam (G.) G. sp. cf. Clevci (Rlt.) — Diploneis
etliptica (AG.) Achnanlhes minutissima (GCC.) — .1. minutissima v
cryptocephaln (CGC..) — .4. lanceolata (AG.) — Cocconeis plucentnla v.
euylypla (GG.) — Amphora oualis v. pediculus (G.) — Caloneis bacillnm
(H.).'
Myxophycées : Gloeocapsa dermochroa (R.) — Calothrix Braunii (R.) —
Lynybya aerugineo-coerulea (Alt.) — !.. epiphytica (R.) — Phormidium
laridum (AG.).
Ciii.oropiiyoées : débris de Cladophoru sp. cf. glomerata Cosmarium
toc ne (GG.) C. sportella (G.).
Hhooopiiycées : Asterocystis smaraydina (AC.).
Phanérogames : Lemna minor (CGC.).
Trichoptèhes : Tinodes auréola (0.8 I.) Ernodes nigroaurala (1,6 l.n.) -
Ilelicopsyche corsica (0.0 l.n.) Hydroptila Mclachlani v. corsicanus
(R l.n.). ‘
Coléoptères : Anacuena globnlus v. elliplica (1,1 i.) — Laccobius sculella-
ris v. obscurus (0,1 i!) — Octhebius melalleseens (R i.) — Helmis sp.
(2.3 I.) Enbria paluslris (R I.).
Source : MNHN, Paris
\ VAILLANT.
196
Diptères : Trici/phona sp. (H I.) - Pericoma vecrhiensis ((1,1 I.) larves
identiques à celles de Lianculus virais (0,3) Ilyilrellia albiltibri s
(larves CA'., dans feuilles de l.emnti) Melanochelia ri paria (0,1 l.n.).
Gastropodes : l.imnara peret/ra (0.3) ,1 iici/laslriim ni Irai'ram (1.9)
Saccinca clemms (0.2).
Zone limimadicole.
Diatomées : St/netlra alita (C.) Xilzschia romanti (CGC.) .V. amphibia
(AC.) V. paleu (C.) , Gomphonenui partinium v. micrapus (C.)
(i. gracile (Alt.) Cgmbella tnicrocephtilti (AC..) C. affinis (AC.)
.1 chiianlhcs miniilissimtt v. cri/ptocephala (('..) Xavicttla rhi/nchoce-
phtiltt (H.) Denlicnla tennis v. c rassit la (H.).
Myxophvcêes : Aphanocupsu biformis (H.) Chroucocctis Inrt/iilns (AH.)
Chlorogloea microcgsloitles (C.) Calolhrix murc.hica (AH.)
Schizolhrix arenaria (AH.) — S. lardaceu (C.) - l.t/ngbi/a aerugineo-
cocrulea (H.) !.. epiphj/tica (AH.) Phurmitlinm laridtim (CC.).
Chloropiiycées : Cltitlophorii sp. cf. tjlomcrtdu (AC.) Ulothrix sp. (HH.)
- Cosinaritim loevc (CC.) C. vcxulmn (CC.) C. sporlella (AH.)
Pediaslrinn lltirt/tntum (HH.).
Phanérogames : Lemnti minor (CCC.).
Oi.iGociiÉTES : Eiseniella lelracdra (0,2).
Hydhacahiens : l.antlblatlia pelrophila v. duplicata - Pellritt Menzeli.
Copépodes : Hri/ocamplas Zsclwkkei (C.).
Trichoptères : Ernodes niijroaiirala (0,5 l.n.).
Coléoptères : Anucttentt globalus v. elliplica (0,1 1. 2,3 i.) - l.accobins
scnlcllaris v. obst tiriis (0,2 i.) Hclmis sp. (0,0 1.).
Diptères : Dttsyhelea minuta (7,5 l.n.) Tclmaloscopns limosns (0,3 l.n.)
Pericoma vecrhiensis (0,7 I.) - Tabanus sp. (H 1.) larves cf. I.iun-
ctdits virais (0,8) Ifj/drellia ttlbilabris (CC. dans l.emna) Mclaito-
chelia riparia (0,9 l.n.).
Gastropodes : l.imnaeti perct/rti (0,2) Saccinca clet/ans (0.2).
Zone bryomadicole.
Mousses : Philonolis calcarea.
Oligochètes : Eiseniclla letraedra (1,3).
Hydracariens : l.itiidbladia pelrophila v. duplicata Eellritt Menzeli.
Copépodes : Hrt/ocnmplns Zscliokkci (C.).
Trichoptères : Ernodes nitiroanrala (0,8 l.n.) Ilclicopsyche corsicn
(0,3 l.n.).
Coléoptères : Anacttentt t/lntinlus v. elliplica (2 i.) l.accobins scnlcllaris
v. obsctirns (0,1 i.) Hclmis sp. (0,9 I.).
Diptères : Dnst/helca minuta (19,8 l.n.) Tabanus sp. (H.) Mclanochclia
riparia (1,3 l.n.).
Gastropodes : Sticcineti clet/ans (0.1).
FAl’XE COMMENSALE TERRESTRE.
Diptères : Ephetia marmorala — Hercoslomtts cxarlictilultis.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SFR I.A KAl'XE MADICOLE.
Gîte 34 : Ville de Pietrabugno.
IA 000 ni de Bastia) A : 80 ni O : S I) Il : 50 cm S : schistes
a glaucophanc. Sur une paroi verticale d'une carrière naît une source
minuscule dont l’eau s’étale sur la roche et y dépose du calcaire. La
croûte qui revêt la roche esl blanchâtre, friable et de consistance assez
uniforme. Le débit doit cire assez constant, mais, fin août, il ne subsis¬
tait de ce Mite nindieole, qui avait dû être important au printemps,
qu’une élroite bande mouillée. Le 31.VIII.1952 à 15 h ; TA : 29".5 ;
TE : 28" ; pH : 7,!».
FLORE BT FAI NB AQl'ATIQl'BS LB 31.VI1I.1952.
Zone limimadicolc.
Diatomées : Cj/mbella fonlicoln (C.) Denlicula etei/ans (C.).
Myxophycées : Aphanocapsa fonlicoln (CC.) G loeocapsa Kiilzini/ionn (H.)
G. montana (C.I G. rnpeslris (AC.) Gloeothece Goepperliann
(Alt.) Chroococctis lurgidiis (Alt.) C. tnricaisis (H.) — Petalonema
invaincus (CC.) Anabaena thermolis (Alt.) Phormidiiim antpislis-
simum (C.) P. Iiiridum (C-.).
Chlorophyeées : Zip/nano sp. (It.i Cosmnriiim loeve (C.).
Coléoptères : Octhebius melaltescens (0,8 i.).
Diptères : exuvies nymphales de Dosi/helea flavosciilellata — Hermionc
pardalina (0,4 I.) larves cf. J Jonc oins virais (0,8).
Zone bryomadicole.
Mousses : Didi/niodon lophoceus.
Oi.UiociiÈTEs : Eiseniella lelrnedra (2,2).
(Coléoptères : Octhebius melollcscens (0,3 i.).
Diptères : exuvies nymphales de Dast/helea ftovoscutellalo Hermionc
pardalina (1,(1 1.) I. cf. I.iancaliis virais (0,3).
FAl NB COMMENSALE TEHRESTRE.
Coléoptères : Trnchtpira tlinbrachi/s Tropophloeiis corsions Slains
laevipatns.
III. — ALGÉRIE.
Cite 35 : Itass Kcltoiini. Cite 30 : Tala <înilef, station I. - Gîte 37 : Tala
(iuilef, station II. Cite 38 : Aïn Fadha. Gîte 39 : Le Chélia —
Gîte 40 : Arris, station L - Gîte 41 : Arris, station IL — Gîte 42 :
Tlemcen. Gite 43 : Rhouffi, station I. — Gîte 44 : Rhouffi, station IL
Cite 45 : Rhouffi, station III. Gîte 40 : Constantine, station I. -
Gite 47 : Constantine, station IL - Gite 48 : Constantine, station III. —
Gite 49 : Karrata. — Gîte 50 : Le Ruisseau des Singes, station 1.
Cite 51 : Le Ruisseau des Singes, station IL — Gîte 52 : La Grotte de
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
la Ciiifïa. — Gîte 53 : Camp-des-Chénes. — Gile 54 : Sidi-Madani. —
Gîte 55 : Chabet el Akra, station I. Gîte 56 : Cliabet el Akra. station II.
Gîte 57 : Alger, mur du Musée. — Gîte 58 : Jardin d’Essai du Hamma.
Gîte 59 : Bougie.
Gîte 35 : Rass Keltoum.
(Versant méditerranéen de l'Aurès, à 3 km du point culminant de l’Algérie)
A : 1950 m O : W-NW I) Il : 0 m S : grès blanc, de l'Aptien.
Le gite est situé sur le front d’une cascatelle haute de 1,50 m dans le
lit de l’oued Tallia ; c’est l’eau de cet oued qui alimente la nappe madi-
cole. L’oued Talha naît d’une source à 500 m environ du gite. En été.
le débit de la nappe madieolc est assez constant, car l’eau qui l'alimente
provient uniquement de la source, mais, le reste de l'année, les eaux
de ruissellement et les eaux de fonte des neiges augmentent le débit.
Le 16.VI.I952 à M h ; TA : 8 ; TE : fi',5. Le 13.VIII.1052 à 11 h ;
TA : 26",8 ; TE : 22 ; pli : 8.0 ; Cl : 12 ; N*0« : 2 ; SO» : 5 ;
C.a : 34 ; Mg : 19 , MOae : 0.1 ; MOal : 0,1.
FLOUE ET FA FNE AQFATIQl'ES DE LA ZONE PÉTRIMADICOI.E
LE 16. VI.1952.
Diatomées : pas encore étudiées.
Myxoi’HYO.éks : Aphtinocapsa biformis (AC.) .4. muscicola (AH.) C.alo-
thrix parietina (AH.) Ilomoeothrix balearicu (AH.) X os toc ucrru-
cosum (AH.) Schizothrix calcicolu (AH.) Lynybya aerugineo-
coerulea (R.) — Phormidium automnale (R.) P. luridnm (AO.)
Uscillatoria animalis (CC.).
Chi.ohophycées : Cosmarium loeve (RR.).
Rhizopodks : lùiylypha tonds (H.) Quadrilla irreyiilaris (AH.).
Trichoptères : Beraea auresi (H 1.) Ayapelus uumidicus (H I.) Tinodes
algiricu (0,4 1.) — Stactobia mandata (1,7 1.).
Coléoptères : Helmis sp. (0,2 1.).
Diptères : Dicranomyia hyyropetriea (0,6 I.) — Thaumalea lie mardi (0,8 I.)
Pericoma pulchra (0,2 1.) Hermione Morrisi v. auresi (0.4 I.)
//. torrentium (0,1 1.).
Gastropodes : Limnaea truncatutu (0,2).
FLORE ET FAI NE AQFATIQI’ES LE 13.VIII.I952.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : pas encore étudiées.
Myxopiiyoées : Aphtinocapsa [onticola (AH.) - Merismopedia ylauca (H.)
Scopulonema minus (H.) Xosloc nerruCOsum (RH.) — Lynybya tiern-
yineo-coerulea (R.).
Chlorophycées : pas encore étudiées.
Plécoptères : Xemura ( Protonemura) sp. (H I.).
Ephémères : Haetis bioculatus (0,2 1.).
Trichoptères : Ayupelus uumidicus (0,5 1.) Baraea auresi (R I.)
Tinodes algirica (2,2 l.n.) — Stactobia mandata (8,3 l.n.).
Source : MNHN, Paris
hkchkhchhs sm i.a kai nk maimcoi.k. ühi
Coléoptères : Limnebius pilicauda (0,2 i.) Helmis Lulreillei (0,1 i.)
Helmis cf. Lulreillei (0,2 1.) Helmix sp. (H I.).
Diptères : Dicranomyiu hyyropelrica (0,4 l.n.) — Simulium sp. (l.n. C. et
très localisées) Orthorladiinac (2,5 1.) — Thaiimalea Hernurdi (0,5 1.)
/•encorna numidica (0,5 1.) /'. polila (0,7 1.) — P. pulchrti (0,1 I.)
Ilermione Morrisi v. auresi (0,3 1.) H. torrenliiim (R 1.).
(■astropodes : Limiiiien Irnneatulu (0,4).
Zone limimadicolc Vitesse du courant supérieure à 5 mm sec.
-Mvxoï’iivcÉEs : Aphanocupsa biformis (AR.) - Xosloc verrucosum (CC.)
^ Phormidinm Inridum (AC..) P. subfiisciim (AR.).
OUGoniETEs : Hiseniella lelraeiirti (0,1).
Coi’Êi>oi»ES : Bryocamplus pygmaeus (R.).
••a.mmariexs : (iammarus pnlc.i (0.1).
I’i.écoptèhes : Xemiira sp. (R 1.).
I'iiicmoptères : Wormtililin niimiilicii (R I.) Ilhyaeophila sp. (R 1.). -
.4 t/apelux iiiiiniilicnx (R I.) Beraen auresi (R 1.) — Tinodes algirica
(0,5 l.n.) Slaclobia mandata (0,9 1.).
Coléoptères : Limnebius pilicaudii (0,3 i.) Helmis cf. Lulreillei (0,3 1.).
Diptères : Dicrunomt/ia hjigropelrica (0,0 l.n.) — Tipnla goriziensis (0,1 1.)
Diixi/helea flavosculellala (2,3 I.) - Alluaudomyia hyyropelrica
(1,5 l.n.) Palpomyia sp. (12 l.n.) Ortliocladiinae (3,5 1.) Peri-
coma itira (0,4 I.) P. numidica (0,0 I.) P. polila (0,2 1.) Hermione
Morrisi v. auresi (0,5 1.) Liancalus virens (R 1.) Melaiiocheliii
riparia (0,7 l.n.).
Castropodes : Limmicti Iruncaliilti (0,3).
Zone limimadicolc - Vitesse du courant inférieure à 5 mm/sec.
MyxophyÉées : Aphanocapsa Informix (AR.) A. fonlicola (C.) - Chloro-
gloea microcysloitles (AR.) — Scopulonema minus (R.) — Xosloc ner-
rucosnm (RR.) Lynybya aeriigineo-coernlea (R.) Phormidium
antiimnule (R.) P. luridum (C.) P. subfusciim (R.).
Ciii.oropiiycées : Oedogonium sp. atl’. pluviale (C.) Spirogyra sp., stérile
(R.) Oocyslis soliloria, forme (CC.) Cosmarium tetraophtalmum,
forme (AR.)'.
Di.Kioc.HÈTEs : Eiseniella lelraeilra (R.).
Copépodes : llryocamplus pygmaeus (R.).
I'Oichoptères : Heraeti auresi (R 1.).
Diptères : Tipnla laleralis (0,2 I.) Dasyheleu flavosculellala (0 l.n.)
Culicoides gracilipes (0,4 I.) C. niimidicus (0,1 1.) — Allinnidomyiu
hyyropelrica (2 l.n.) Palpomyia sp. (2 l.n.) — Pericomu alra (2,8 l.n.)
P. numidica (0,2 I.) P. polila (R I.) — Hermione Morrisi v. auresi
( 0,1 1 .).
'•astropodes : Limnaea Iriincalula (0,4).
Zone bryomadicole.
Mousses : Cralonearon filicinitm (IV) Platyhypnidium rusciforme.
Hépatiques : Marchanda polymorpha.
Source : MNHN, Paris
200
I - . VAILLANT.
Oi.igochètes : Eiseniellu lelruedru (0,8).
Copépoiies : Bryocamplus pyymaeiis (H.l.
(Mmmariens : Hammams pulex (1,8).
I’lécoptères : Xemura (Protonemnrn) sp. (0,0 lj.
Ephémères : Buelis biociilalns (l( l.l.
Trichoptères : Wormuldia numidica (0,2 I.) tihyiicophiln sp. (0,3 1.) •-
Hydropsyche sp. (0,1 1.) v Ayupelns numidieits (0,2 I.) Berneu anresi
(0,1 1.).
Coléoptères : Limnebius piliraudtt (H i.) Helmis l.ntreillei (0.2 i.)
lielmis et. Latreillei (0,4 1.).
Diptères : Tipula gorizienhis (0,8 I.) Culicoides ntimidicus (1.8 l.n.)
l'ulpomyiu sp. (1,7 1.) Orthocladiinae (3 I.) — l’ericoma nitmidicu
(0,0 1.) Hermione lorrenlium (3 1.) Mherix sp. (li 1.) Meluno-
ehelia riporia (2,1 l.n.).
Hyménoptères : Phygudeuon sp. (larves parasites de celles iVHermione lor¬
renlium).
l-ArNI-: COMMENSALE TERRESTRE.
Coléoptères : Omoperyphns Xormundi (IV, X) Philonllws concilions
(VIII).
Diptères : Tipula Vtiillanli (VIII) Hoederella ouedorum (IV) Mulanla
niyru (IV, VIII C.) — Corynela sp. (VIII) Musidora micropyyia (VIII)
— Xnpaeii courclala (VIII).
Gîte 36 : Tala Guilef — Station I.
(Djurdjiira - Massif de l’Kyzer) A : 1430 in O : N.NW I) Il :0m-
S : calcaires du Lias. L’eau provient d'une source située à 100 ni envi¬
ron ; elle traverse une prairie marécageuse et tombe en cascatellcs
successives jusque dans l’oued Kchamlili. Le gîte madicole a été choisi
en bordure d'une de ces cascatellcs. Débit assez constant ; toutefois le
gîte madicole se rétrécit un peu au milieu de l’été. Le 31.V.1952 à II b ;
TA : 24" ; TE : 14" à 15 ; pli : 7.9 ; Cl : I ; N 2 (> 5 : 2 ; SO 1 : traces ;
Ca : 07 ; Mg : I ; MOac : (1.9 ; MOal : 0,9.
FLOUE ET FAI NE AQFATIQl’ES LE 3.V.195I.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : Xaniciila rinliosa (l(.) A. yrucilis (C.) .V. niridula (H.)
.V. menisculus (AH.) .V. cryploeephulu (H.) .V. cryptocephiila v.
nenelu X. minimu (AH.) Dialonui hiemule v. mesodon (CCC.) -
Amphoru onulis v. peiliculus (CCC.) Achnanlhes Innceotalu (CCC.)
.1. minnlissimu (CCC.) .1. minnlissima v. cryploceplmlu (CCC.)
Coceoneis pedieulus (AC.) !.. plucenlulii v. euylyplu (AH.) Ilom-
phonemu purnulum (C.) - II. leryeslinnm (AC.) I•rllsluliu milyuris
(RR.) — Xilzschiu frusluliim (AH.) Diploneis onulis (HH.) Suri-
rellu ouata v. pinnala (AC.) Cymbella proslralii (AH.).
Myxophycées : pas encore déterminées.
Chlorophycées : Cludophora sp. (CCC.).
Hirudinées : HerpobdeUu octociitata (0,9).
Ostracooes : F.rpetocypris iljnrdjurensis (0,5 femelles).
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SIR I.A FAUNE MADICOLE. 201
Plkcoptèhes : Xrmura sp. (R 1.).
l’KKjiiopTÈREs : Tiiwiles iilf/iricu (0,6 1.).
Coléoptères : Laccobius scntellaris (0,1 i.) — Oclhebius metallescens (0,2 i.)
I.imnebius pilîcainla (R i.) llelmis I.ulreillei (R i.).
Diptères : Dieranomyia hyyropelrica (0,1 l.n.) Dixa djurdjurensis (R 1.)
Simulinm sp. (l.n. AC. mais très localisées) — Gowiniella buvaricu —
Micropseclm sp. Eukiefferiella cyanea Paraphaenocladius im-
pensns P. sp. Diiiinesn sp. - (en tout 21 l.n. de Chironomidae
par I dm-) Thutunalea Bernard! (1,8 I.) — Pericoma numidica (0,8 1.)
P. polito (0,-1 I.) Hermione Dorieri v. barbarica (0,2 1.) H. Mor¬
risi v. niiresi (0,1 I.) - Alalanla nigra (0,1 I.n.).
Casthopooes : Amnicoln dupoleliiina (0,8).
Zone liminiadicole.
Diatomées : Xauicula gracilis (O.) -V. mintisctdu (R.) .V. cryplocephtda
v. vendu (AR.) X. pelliculosti (AR.) .V. menisculus (AC.) — X. uiri-
didu (R.) Achnaidhes lunceolala (CC.) - .4. minulissima (CC.)
.4. minulissima v. cryptocephula (CC.) Cymbella prostrata (C.) -
Meridion eireulare (R.) — Amphoru ovalis v. pediculus (CC.) Dia-
loma hiemale v. mesodon (CC.) Gomphonenia lergestinum (AR.) —
G. piirindnm (AC.) - G. intriculum v. pumila (AC.) — Xitzschia [ruslu-
lum (AR.) Suri relia ovula v. pinnala (C.) — Cocroneis placentula
v. euglypla (AC.) Eruslulia vulgaris (RR.) — Caloneis bacillam (RR.).
Ciilorophyoèes : Cladophorn sp. (CC.) Hormidium sp.
Turbeli,ariés : Vaillantiella ulgericu (AC..).
OuüOcm'iTEs : Eiseniella tetruedru (0.1).
HiiU'uinées : llerpobilella ocloculala (0,8).
Hvdhaoaiukss : Sperrhon clupeifer Torrenlicola sp. (C.).
Copéi'odes : Bnjocumphts pyymaeus (C.).
Ostracodes : Erpclocypris djurdjurensis (8).
Thioiioi’tkhes : Tinodes alyirica (0,1 1.) - Berueu auresi (R 1.).
Coléoptères : Laccobius scntellaris (0,2 i.) Helophorus viridicollis (0,5 i.)
//. Mille ri (0,1 i.) Oclhebius metallescens (0,8 i.) Limnebius
piUcuuda (R i.) Coelosloma hispanicum (0,1 i.).
Diptères : Dicranomyia hyyropelrica (0,3 l.n.) — Dicranola alyirica (R 1.)
77 pilla laleralis (0,3 ï.) T. mediterranea (R 1.) — Dasyhelea djurd-
jnriea (17 I.n.) /). flavosculellala (28 l.n.) Culicoides djurdjurensis
(VI, AC 1.) C. numidicus (1,4 I.n.) Alliiaudomyia hyyropelrica
(0.8 l.n.) A. magna (1,5 1.) Bezzia Berlandi (R 1.) — Palpomyia
micropygia (R l.n.) P. lenebricosa (9 l.n.) — Telmatoscopus limosus
(2 1.) T. Thienemanni (0,2 l.n.) Pericoma atra (2,5 I.n.) - - P. nu¬
midica (1,3 l.n.) P. polila (0.1 I.) Psychoda sp. (R l.n.) — Hermione
Dorieri v. barbarica (0,4 I.) H. Morrisi v. auresi (R 1.) — Eulalia
djurdjurensis (R I.) Tabanus bromins (0,2 1.) - Atalanla nigra (0,2 1.)
Komarzia barbatula (R I.) Uanralus virens (0,1 l.n.) Melano-
chelia ri paria (0,1 l.n.).
Castropodes : Amnicoln dupoteliana (0,3).
Zone brvomadicole.
Mousses : Brachylhecium rivnlare.
Mémoires ni Mi siîi'.m. Zoologie, l. XI. 14
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
Tuhhei.lariés : VaitlunÜella algérien (C.).
Oligochètes : Eiseniella telraedra (0,3).
Hiri'DINÉes : Herpobdella ocloculaln (1,2).
H YI) Il ACARIENS : Sperchan clupeifer Torrenticola sp. (AH.).
Copépodes : Bryocamplns pygmaens (C.).
Osthacodes : Erpetacypris djurdjurensis (2).
Trichoptèhes : Bernai nuresi (0,1 1.» llytlropsyche sp. (H 1.).
Coléoptères : l.accobins sculellaris ((),(» i.) llelaphorus viridicollis (0,3 i.)
Orlhebius metallescens (1,5 i.) Coeloslomn hispanicnm (0,5 i.).
Diptères : Dicranola alyiricn (H I.) Tipula liileralis (0,5 1.) T. medi-
lerranea (0,1 1.) Basÿlielea djnrdjurica (2 l.n.) /). flnvoscntellalu
((i l.n.) — Culicoides il jnriljn renais (VI. (',(', I.) C. namidicns (5 l.n.) -
Mluaudomyia hyyropetriai (H l.n.) I. magna (4,5 l.n.) Bezzia
Berland i (0,5 I.) l’alpomyia lencbricosa (17 i.n.) Garni niella bava-
rira ((> l.n.) Orthocladiinae (33 l.n.) Telmnloseopus Thieneinimni
(0,3 l.n.) Pericoma nnmidica (2 l.n.) Psychoda sp. (0.1 l.n.)
Hermione Dorieri v. barbarica (0,3 l.i Tabanus bromius (0.4 I.)
Atalanla niyra (H l.n.) Melanoehelia riparia (0,0 l.n.).
FAI'.XK COMMKNSALK TKRRIiSTRIi.
Coi.lemboi.ks : Isolomiinis sp. (V) Brotunnra quadriociilata (V).
Plécoptèrks : A 'enivra 1 Prolonemnra) alyiricn Aubert (VI).
Coléoptères : Omoperyphns Xarmant!i (C.) Peryphns tlalmalinnm ssp.
Dudichi Boreaphilus vêla.r Lesleva fonlinalis !.. sicnla Pla-
lyxtelhus oxytelinns Trogophlaens riviilaris Myeelaporns angu-
laris MyIlacna brevicornis Alhela lonyinscnla.
Diptères : Dicranomyia milis l.imonia nnbecnlosa Ephelia djurdju-
rensis - Gonomyia bicolor - Echamlilia slenocera Triehorera bar¬
barica Hydrodromia maroccana Buetlerella onedorvm Kowar-
zia bipanclala E. Dieuzeidei Dolichocephula ynllala Corynela
pallida Tachisla rupicola Tuchisla alyiricn Hilara sp.
Campsicnemns crinilarxis C. canapés • Syntormon pallipes
Mnsiiiora kabyliensis M. micropyyia Dilaenia cinerelln Cypsela
qlacialis l.eplocera scnlellaris Snpnea atpiila X. coarclaca.
Gîte 37 : Tala Guilei — Station II.
Cite inadicole situé à 150 ni du précédent, en bordure d’une petite cascade
dans l’oued Kchamlili. O : W.SW I) Il : 1 ni S : calcaires du
Lias. Pratiquement pas de zone limimadicole. Débit très variable.
Fl.OH K HT FAC'Nlî AQl'ATIQDKS I.K 3.V.1051.
Zone pétri inadicole.
Diatomées : Sirarella avala v. pin mil a (AH.) S. iingtistalii (H.) • Mela-
sira yrtinniulu (HH.) Cocconeis peilicnlas (AC.) G. placentnla \•
enylypla (AH.) Meridion circiilare (AH.) Cymbella proslrala (AH.)
- C. helvelica (AH.) C. affinis (AH.) C. aspersa, petite forme (AR.)
Diatoma hiemale (AH.) /). Iiiemalc v. mesotlon (H.) Xitzschia
linearis (AC.) - X. Kiitzinyiana (AC.) — llantzschia amphioxys (R.) -
II. amphioxys fo. capitata Xavicnla yracilis (AC.) X. malien v.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES Sl'R I.A FAUNE MADICOLK.
2o:i
Cohnii (R.) .V. radiosa (R.) .V. cryptocephala v. oenela (G.)
cari (R.) .V. mimiscula (AR.) A', viridula (R.) — A', viridula v.
slesaicensis (R.) - X. menisrulus (AC.) A', pelliculosa (AR.)
A. rhynchocephalu (R.) Frustulia vidgaris (R.) — Synedra Vau-
cheriae (R.) .V. allia (RR.) - Denticula eleyans (R.) — Caloneis ba-
e ilium (R.) Achnanlhes lanceolata (AC.) - A. minutissima (C.) —
minutissima v. cryplocephala (C.) — Amphora ovalis v. pediculiis (R.)
Gomphonemu parvuhnn v. micropus (R.) — G. aciirninutum (R.)
G. leryestinum, petite forme (AR.) — Fruyilaria nov. sp. (AR.).
Myxophyoées et Chi.orophycées non étudiées Cladophora sp. (CC.).
Tuhhei.labiés : Polyeelis [clinu (VI C.) Vaillantiella algerica (C.).
Ephémères : Partis t . yemetlus (0,3 1.).
l’RrcHoprÈREs : Tinodes algiricu (0,9 I.) Ilyilroptila djurdjurica (R 1. >.
Coléoptères : Laccobins scutellaris (0.1 1.) Helophorus oiridicollis (0,1
i.) Oclhrbius mrtaltescens (0,5 i.) Helmis Lalreillei (0.1 i.) Rio-
lus t’illosocoslalus (R i.) - Limnius troglodytes (R i.).
Diptères : Dira djurdjurensis (0,2 1.) Simulium sp. (l.n. C. et localisées)
Dasyhctea flaooscutetlala (A 1.) Orthocladiinae (6 1.) Pericoinu
numidica (0,3 1.) Uermione Doricri v. barbarica (0.2 1.) — H. tor-
rentium (0,1 1.).
Zone bryomadicole.
Mousses : Cratoneuron filicinum.
I'i'Hbei.lahiés : Polyeelis felina (VI AC.) Vaillantiella algérien (C.).
Ouoochètes : Eiseniella tetraedru (0,6).
Hydracariens : Hydrovolzia canceUatu Sperchon clnpeifer — Torren-
ticola lalivalvata — Panisus clypeolatus Alractides dentipalpis.
Copépodes : Canthocamptus staphylinits (C.).
Ri.écoptéres : Xemura sp. (1,6 1.).
Ephémères : Partis I. grmellus (R 1.).
Trichoptères : Hydropsyche sp. (0,2 I.).
Coléoptères : llelophorns viridicoltis (0,3 i.) Piolas villosorostatus (0,2
i.) Agabus bigultatus (R i.).
Diptères : Tipula lateralis (0,1 1.) Dasyhctea flavoscutellata (0,2 1.) —
Orthocladiinae (19 I.) — Pericoma numidica (0,5 1.) Hermione lor-
rrntium (9,4 I.) Tabanus sp. (R 1.) — Melanochelia riparia (3,6 l.n.).
Gîte 38 : Aïn Fadha.
(Versant méditerranéen de PAurès sur le flanc sud du Djebel Faraoun,
à 8 km environ de la maison forestière d'Aïn Mimoun) À : 1400 ni —
O : S.SW I) Il : 30 cm S : grès à ciment calcaire de l’Aptien.
I.’eau provient d’une source rliéocrène et le débit doit être parfaite¬
ment constant.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 21.VI.1950.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : Meridion circulare (R.) — Synedra ulna (R.) — Cocconeis
placentula v. ruglypla (R.) Achnanthes lunreolata (C.) — A. tmearis
Source : MNHN, Paris
IL VAILLANT.
(K.i .1. minutissima v. cryplocephala (C.) Xauicala cryplocephala
t (H.) .V. cryplocephala v. intermedia (IL) .V. rhynchocephala .V.
Krasskei X. yracilis (K.) .V. radiosa (FL) Amphora ovalis v.
pedicnlus (li.l Cymbella affinis, forme (C.) G. microcephala (H.) —
C. parmi (IL) Gomphonemn inlricaltim v. pimtila (IL) C. anyusta-
luin v. produclu (H.) ii. oliuaceum (H.) G. pnrnulnm (15.) - G.
paruulum v. micropus IH.) Hanlzschiu amphioxys (15.) - Xilzschia
commuais (15.) .Y. Kulzinyiana (15.) .Y. lineuris (15.) .Y. nul en
lliA Surirella ouata v. pinnala (15.) S. ovalis (15.).
Myxophyoées : Aphnnornpsu biformis (Ali.) Phormitiium Inridnm, va¬
riété (AC.).
Ciii.orophyoées : Cliuliiphorn ylomerala (C.CC.) Vaucheria yeminalii (CC.)
Spiroyyru sp.. stérile (C.) Xyynema sp., stérile avec formation
il’akinètes (C.) Oedoyonium sp.. stérile (C.) Closlerium Ehrenberyi
v. podolictim (C.) ('.. lillorale v. rrassum (C.) (.'. mnniliferum
(('.('.('..i f'.osnuiriuin lelraophlalmum, forme (15.i.
Mhizopodks : Arcella roluntlala v. iiplanidn (1515.) Cenlropyxis rassis v.
spinifera (15.) Euylypha locnis (15.).
Olhiooiiètes : (0..i).
Hydracahiens : Ilydrypliantes llandseliini (AC.).
Copépodes : llryocamplus pyymaens (('.('..).
Ostracodes : Erpetocypris Ganlhicri (0 à 300 par I dm 2 , mâles et femelles).
Tiuohoptèrks : Hhynrophila sp. ( 15 I.) Ayapetus numidicns (0,2 I.)
Tinodes tdyirica (0,0 I.) Slaclobia alyira (9,3 l.n.) S. mandata (7,5
Coléoptères : llelophorus niridicollis (0,3 i.) Eimnebins pilicutidu (0,1 i.)
Limnius krbir (15 i.) Helmis sp. (15 I.) Dryopide (0,1 I.).
Diptères : Tipnla laleralis (0,2 I.) Atrichopoyon trifasriatns v. alyirus
(1,5 l.n.) Dasylielea flavosralellida (2,2 l.n.) Alluaiidomyiii et. hy-
yropetrica (0,3 l.n.) Orlhoctadiinae (1,8 I.) Pericoma titra (1,2 l.n.)
P. nnmidiea (0,0 l.n.) I‘. polila (0.8 l.n.) /'. pulchru (0,5 l.n.)
Ilermione Dorieri v. barbariea (0,6 1.) II. pulcheUa v. similis (0.8 I.)
- Tabanns sp. (0,1 I.).
Gastropodes : Amnicola dupotelianii (0,0) Pliysa sp. (15.i.
Lamellibranches : Pisidinm casertanum (15.1.
Zone bryomadicole.
Moi'SSES : Cralonearon (iliriniim. tendant vers la forme fallax.
Oi.Kior.HÈTES : (0.8).
Hydracahiens : Il ydry phanies llandseliini (C.).
Copépodes : llryocamplus pyymaens (C.CC.).
Ostracodes : Erpetocypris Gaulhieri (0 à 120 par I dm 2 ).
(îAMMARiENs : Gammarus pulex (0,2).
Thioiioptères : Ehyacophila sp. (0,1 I.) Ayapelus numidicns (15 I.).
Coléoptères : lleloplwras niridicollis (0,5 i.) Eimnebins pilicauda (0,3
i.) — Helmis sp. (15 1.) — Dryopide (0,3 I.).
Diptères : Tipnla laleralis (0,5 l.n.) Dasyhelea flauosculellala (0,0 l.n.) —
Palpomyia sp. (A I.) Orlhoctadiinae (0,7 I.) Ilermione Dorieri v.
barbariea (0,7 1.) II. pulcheUa v. similis (0,5 l.i Tabanns sp. (0,3 1.).
Castropodes : Amnicola dupolelinna (0,1).
Source : MNHN, Paris
hkciikhciiks s
H I.A FAI'NK MAOICOUi, 205
LAI NL COMMENSALE TLHHLSTHL.
Collemiiolks : Prolunura quadriocututa Lepidocyrltis cyaneus f. cyaneus
Hémiptères : Hydromel ru slaynorum (C.) llebrns pusillus Solda la cf.
album l.cplopus murmondus.
Coléoptères : Se plia Genei v. specularis — Omoperyplms Sormandi
Peryplius dalmidiaum ssp. Dudichi - SI en iis Jiino — Philonlhus cou-
cinnus Quedius erassus Q. semiaeneus — Q. obliterutus ssp. Pau-
liani Homaliiim coesum Tachyporus pusillus — Troyophloeus
bilineidus Mheln yreguria .1. clientula Euryalea marina -
O ry poilu opaca Aleochuru in! rirai a.
Diptères : Drapclis lenebrieosa Campsicnemus curoipes — Hydrophoriis
haïtiens Musidora mieropyyia — Prosopomyia pallida Sphaero-
eera subsnlltuis l.eplocera sculellaris — Mosillns subsultans Xupaea
aquila S. eourchwa.
Gîte 39 : Le Chélia.
(Versant méditerranéen de l'Aurés) A : 1280 ni O : W.NW D II :
0 m S : paroi en ciment d’un bassin. Ce bassin, situé près de la
maison forestière du Chélia. sert île lavoir et en même temps d’abreu¬
voir pour les bestiaux. I.e site madicole, bien que très peu étendu, a
une population assez dense, l'as de zone bryomadicole. Débit constant,
mais teneur de l’eau en sels dissous assez variable. Le 16.IV.1952 à
7 h 30 ; TA : 8°,5 ; TL : 9°,5 ; pli : 7.7 ; Cl : 9 ; N20 R : 1 ; S0‘ : 9 ;
Ca : 15 ; Mj> : 19 ; MOac : 0.2 ; MOal : 0,6 Le 13.V1II.1952 à 15 b,30 ;
TA : 31 ; TL : 25“ : pli : 7.1 : Cl : 23 ; N-’O' : I ; SO* : 12 ; Ca : 17,5 ;
Ms : 12 ; MOac : 1.0 ; MOal : 2.1.
LLOItlî LT FA1NL AQUATIQUES LL 16.1V.1952.
Zone pétri madicole.
Diatomées : non étudiées.
Mvxopiivcées (*) : Aphanoeapsa biformis (AH.) .1. muscicola (AC.) -
Merismopedia punclala (H.) — Phormidium luridum (AR).
Cmi.ohophvcées : Spiroyyru cf. decimana (CGC.) — Oedogonium sp., stérile
(H.) — Clailophora ylomerala (H.) -— Closlerium lanceolalum (AH.)
Gosmarium loeve (H.) G. letraophtalmuin, forme (C.).
Hiiizopodes : Genlropyxis sp. Eughypha sp.
Copépoiies : Hryoeamplus pyymaeus.
•■ammaiuens : Gammariis pulex (H.).
’l’nicHopTÈiiEs : Tinodes ulgirieu (2,3 I.).
Coléoptères : l.aecobius sculellaris (0,3 i.) — Helopharus uiridicollis
(0,5 i) Hydraena anguslala (H i.).
Diptères : Dieranomyia qoriliensis (1,1 D Tipula luteralis (0,2 I.)
Mrielwpoyon Irifaseialus v. algirus (0,1 l.n.) Eudadyloeladius bipunc-
lellns (19 l.n.) Telmatoscopus limosus (2,9 1.) — Pericoma atra (2.7
1.) Hermione Dorieri v. barburica (0.2 1.) - H. ochracea (0.1 1.)
'I Se reporter aux échantillons 20 el 28 de K. Mkhiik '(>'•
Source : MNHN, Paris
K. VAILLANT.
200
//. pu le lie Un v. similis (0,9 I.) Uancaliis uirens (0,2 1.) Melanoche-
t lia raparia (0,3 J.n.L
(îastbopodks : l.imnaea triincalula (2).
■ Zone limimadicole.
Diatomées (le 18.VI.1950) : Cymatoplenru elliplica Anomoeoneis sphaero-
phora Xaoicula pnpiila, forme .V. ptipula v. elliplica X. pyymaea
X. cryplocephala v. inlermeilia X. enspidala v. ambiyuu Gom-
phonema conslrictum h. parnulum G. pariiulum v. micropus, for¬
me G. Clenei G. inlricalum Denticiila leiiais v. crassula (CC.)
CymbeUa microcephalu (CC.) proslrala C. affinis et nom¬
breuses fo. gravitantes (CC.) Synedra allia FrayUaria pinnala v.
luncelluta - Pinnularia microstauron v. Urebissoni — Xavicula graci-
lis — .V. railiosa - X. cryplocephala Xilzchia linearis X. sp. ad.
.V. [ruslulum var. Melosira yranulala Achnanlhes affinis .1.
minutissima v. Cryplocephala Surirella ovulis.
Myxophycées C) : Aphanocapsa biformis (AU.) .1. muscicola (H.)
Schizolhrir calcicola (II.) S. lartlacea (AH.) Phonnidium aulum-
uale (R.) P. Inridiim ((',.).
Chlorophycées : absentes.
Copépodes : Hryocamplus pyymaeus F.ucyclops serrulalus (VI).
Coléoptères : I.accobius sculellaris (l.l I. 0,2 i) llelophorus niridi-
collis (0,1 i.).
Diptères : Dicranomyia goriliensis (0,8 I.) Tipulu laleralis (0,1 I.)
Dasyhelea rf. minuta (0,9 l.n.) Telmaloscopus limosus (2,4 l.n.)
Pericoma idra (1,7 l.n.) Hermione pulchella v. similis (0,2 I.) Tabu¬
lais bromius (0,2 1.) I.iancalus uirens (R l.n.) Melanochelia ripuriu
0,1 l.n.).
Gastropodes : l.imnaea Iruncidiila (1.5).
FAI‘NK AQl'ATIQl’K LF, 13.VIII.1952.
Coléoptères : I.accobius sculellaris (0,1 i.).
Diptères : Dasyhelea ef. minuta (2,0 l.n.) I). Dieuzeidei (0,9 l.n.) Tel¬
maloscopus limosus (0,3 1.) Psychoda sp. (7 l.n.) Hermione pul¬
chella v. similis (0,2 l.n.) liés nombreuses larves néonates d ’Erisla-
Gastropooks : l.imnaea triincalula (0,8).
FA INK COMMENSALE TERRESTRE.
Hémiptères : Saldulu nariabilis (VI) S. ef. album (VI).
Coléoptères : Omoperyphus Xormandi (V, VI. VIH) Oxypoda opina
(IV) f.ioyluta lonyiusciila (VI) Plalyslellms nilens (V) P. s pi no-
sus (IV) Oxylelus sculptas (VI) Hoinalium rivulare (IV).
Diptères : Tachytrechus nolalus (VII) Synlormon Xelleri (VI) llt/dro
phorns haïtiens (VI, VII) Campsicnemus crinilarsis (VI, VII C)
Medelera Irnncorum (VI) Dilacnia cincrella (VII) Prosopomyia
palliila (VII) Mosillus subsnllans (VII) Xapaeu coarclaca (VII)
.V. fossarum (VII).
Source : MNHN, Paris
IRClIKRCttÊS SUR I.A PAI NT. MADICOLE.
207
Gîte 40 : Arris — Station I.
(Versant méditerranéen de l'Aurès) A : 1204 ni O : W — D H : 30
<’ui S : marno-calcaires du Cénomanien recouverts par un tuf. La
surface du gîte madicolc est très irrégulière et il est difficile de sépa¬
rer zone pétrimadicole et zone limimadicole, qui sont l’une et l’autre
très morcelées. L’eau provient d’un canal qui déverse une partie de
son eau dans l’oued Boughara par dessus une vanne. Le débit
est donc constant. Le 15.IV.1952 à 11 h ; TA : 14” ; TE : 17” à 17”,5 ;
|)H : 7,8 ; CI : 20 ; N-’O' : I ; S(M : 124 ; Ca : 97 ; Mg : 30 ; MOac :
0.1 ; MOal : 0,7.
FAI NE AQUATIQUE LE 15.IV.1952.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Oi.iuociiKTKs : Kise niella lelraetlra Dendrobaena Gunglbaueri v. annec-
teim.
Hydracahikns : Calonyx rotlmdus (VI AR.).
Copépodes : Bryocamptns pyymuens (AC.).
(iammahien's : Gommants Simoni (0,2).
Pi.écoptères : Xemnra sp. (0,1 1.).
Ephémères : Haelis t. yemellns (0,3 U.
Triciioptères : Beraea anresi (0,1 1.) T inodes algirica (0,4 1.) Slaclo-
bia alyira (0,8 1.) S. mandata (1,7 1.) — Hydroplila Mclachlani (0,2
1., localisées sur les algues filamenteuses).
Coléoptères : Anacaena bipiislulala (0,2 i.). Coelostoma hispanicnm (0,2
1. 0,1 i.) Octhebins metallescens (0,1 i.) Limnebius pilicauda
(1,2 i.) Hydronia angnstala (X, R i.) Hydroci/phon aaslralis (0,3
1.).
Diptères : Die ranomyia yoriliensis (0,2 l.n.) Tricyphona aiiresiana (0,3
I.) Tipulu lateralis (0,9 1.) Dasyhclea flavosndellala (0,5 l.n.)
Cnlicoides anresinis (R 1.) - Palpomyia sp. (R 1.) — Micropsectra sp.
-- Thienemaniella fnsea Limnophyes sp. I Eitdaclylocladius bi-
punclellus Metriocnemns sp. (en tout 9 l.n. de Chirono’midae par
I dm-) - Dixa sp. (0,3 l.n.) Simulinm sp. (R 1.) -- Telmatoscopus
tenebricosus (0,2 l.n.) - Pericoma barbarica (1,1 l.n.) - P. niimidica
(0,0 1.) - Hcrmione Dorieri v. barbarica (0,9 1.) — H. ochracea (0,6 1.)
Alalanta niyra (0,2 l.n.) Hemerodromia Seyityi (R 1.) — Lion-
calas virais (R 1.) - Melanochelia riparia (0,3 l.n.).
Gastropodes : Limnaen Irnncalnla (3.2).
Zone br.vomadicole.
Mousses : Oxyrrhynchinm Schnnirlzii et surtout Didymodon Ehrenbergii
v. alycriac.
Oi.ioociiètes : Bise ni clin Iclraedra (4,2).
Gammarikns : Gammarns Simoni (1,8).
Pi-écoptères : Xemnra sp. (2,1 1.).
Ephémères : Baetis I. yemellns (0,5 n.).
Triciioptères : Rhyacophila sp. (0,2 1.) — Beraea auresi (R ).).
Coléoptères : Hydroci/phon anstralis (0,3 1.).
Diptères : Tricyphona anresiana (2,3 1.) Hermione ochracea (R 1.) —
Melanochelia riparia (0,8 l.n.).
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
208
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
AcIariens : Johnsloniana errons.
Hémiptères' : llebrus pusillus (X) Cbarloscirla gem initia v. nennslnla
(VI).
Coléoptères : O ma per y pli à s Xormandi (IV, VI, VII, VIII) Peryphus ilul-
malinnm ssp. Dudichi (VI) Gitbrins nigrilnlns (VI, VII) Slenus
pullula (X) Philonlhus eoncinnus (VI) Cordnliu obscura (VI ,VI11)
— Falagria une vu la (VI) Aleoehara rrassirornis (VI) Tachyporus
pusillus (X) Oxylelus eomplanalus (VI) — O. inuslus (VI) (). nili-
dulus (VIII) Plalyslelhus nitens (VI) P. oxylelinns (VIII) Mliela
greparla (IV, VIII) .1. sordida (VII).
Diptères : Tipula monlium Chrysopilus au rat us (VIII) Dolichocephulu
ocellata v. lutrbarica (X) Kowarzia barbalula (X) K. bipttnclala
(VI) Tachytrechus nolalus (VII) - Musidora tnicropyyia (VIi
Dilaenia rinerella (VII) - Hydromyia dorstdis (VII) - Leptoccra sett-
tellaris (VI).
Gîte 41 : Arris — Station II.
(Versant méditerranéen de PAurès) A : 1200 m O : S MO II : O m
-- S : calcaire à entroques du Vraconien ("). Gîte madicole en bordure
d’une cascatolle de l’oued Boukhara. Les crues de cet oued sont assez
peu importantes à l’endroit où se trouve le gîte madicole, car les sour¬
ces (pii alimentent cet oued sonl situées à peu de distance. Débit de la
nappe madicole presque constant en été. Le 8.VIII.1952 à 15 h ; TA :
30',5 ; TK : 19\5 ; pli : 7,(5 ; Cl : 30 ; N-’O"' : I ; SO* : 138 ; Ga : 80 ;
Mg : 33 ; MOac : 0.3 ; MOal : 0.1.
FLOU K IÎT FAIM-; AQUATIQUES LE 13.VI.1950.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : Melosira yrannlala (H.) Synedra ulna (B.) Cacconeis plu-
centula v. euglypla (C.) Aehnanlhes lanceotatu (It.) .1. linearis
(lt.) .1. rninutissima v. iryplocephala (B.) - Caloneis bar ilium v.
fonlinalis Xavirnla Cari (B.) .V. rryplorepbala v. venela (B.i X.
yracilis (B.) .V. falaisiensis (B.) Amphorti ovalis v. pediculus (B.)
- Cymbella microcephala (B.) C. proslrala (B.) C. siuuula (B.)
Gomphonemu purvulum v. micropus (B.) Rhopalodia yibba v. ven-
Iricosn (B.i Xilzscliia linearis Cymatopleura elliplica (B.) Suri-
rella ovalis (R.).
Mvxophyc.êes : Gloeocapsa monlana (B.) Pleclonema radiosum (CC.)
Microcoleus vaginal ns (B.) Phormidium foveolarum (AB.) Meris-
mopedia punclala (VIII B.) Oscillaloriu formosa (VIII AC.) O.
limosa (VIII B.) .Yo s/or Vaillanlii (VIII CCC.).
Ciiloropiiycées : Cladophura glomerala (débris) Oedogonium sp. (débris)
- Ce ni i ntl la interrupta (AC.) Closlerium lanceolalnm v. pttrvum
(B.) — Cosmarium tetraoplitulmum (B.) C. ne.ratum. forme (BB.l.
Rhodophycées : Asleroryslis smaragdina (VIII AC.).
n M. Lucas. Professeur à la Faculté des Sciences d’Alger, del.
Source : MNHN, Paris
RKCtlKIICHKS M l
B l„V IA IN K MAIJICOl.Iî. 2fH£
Copepooes ; Rryocumplns pygmaens (C.).
Ostiucodes : Erpelocypris Gaiilhieri (H.).
(jammaiue.ns : Ganimants Simoni (0,1 ).
rniciioi*TÈREs : Agapelns fusais (0,2 I.) Tinodes algirica (0,8 1.) Slac-
lobia algira (8,5 l.n.) .S', muai loin (0,3 I.n.) - Ilydroptila Mclachlani
(0.2 1.).
Coléoptères : Luccobius saitcllaris (0,4 I. 1,3 i.) !.. yracilis (H. i.)
ffelophorits niridicollis (0,1 i.) Octhebius metallescens (2,9 i.)
I. imnebius pilicanda (1,8 i.) — Coelostoma hispanicnm (0,2 1. 0,3 i.)
Hydrocyphon twslrtilis (0,5 1.).
Diptères : Dicranomyia goriliensis (0,1 1.) T i pu ta lateralis (0,2 1.) - T.
meiliterranea (H I.) Sciant hygropelrica (R 1.) Simulium sp. (IV
Ad I.n.) Qrthocludiinae (IV I i. VI 0,8 1.) — Atrichopogon trifas-
ctalus v. algirus (0.9 I.n.) Dasyhclea fhwoscutellata (2,2 I.n.) Allu-
andomyia hygropelrica (0,9 l.n.) Palpomyia sp. (0,3 I.) Pericomu
barbarica (II l.n.) /’. namidica (8 l.n.) - /’. pnlchra (0,3 l.n.) iier-
inione Dorieri v. barbarica (1.8 I.n.) II. Morrisi v. aurcsi (1,2 l.n.)
II. Irilineala v. algira (0,2 l.n., mais uniquement dans la zone limima-
ilicole) — Tabantis sp. (0,1 1.) Atalanla nigra (R 1.) — Liancalus
l'irais (0,2 l.n.) — Tachi/lrechns nolaliis (0,1 I.n.) — Melanochelin ri pa¬
ria (0,6 l.n).
Castro po oes : llgdrobia nanti Limnaea Iriiiicaliila —- (1,4).
Zone br.vomadicole.
Mousses : Dit! y motion Ehrenberyii v. algericac, à liges 1res courtes.
l’resque toutes les espèces animales de la z. pétrimadicole et de la ?.. limi-
madicole sonl représentées. Notons toutefois l'absence complète des
larves de Tinodes. de Sciara, (le Simulium, t\'Alrichopogon. iVHermione
Irilineala v. algira. d’ .1/ alan la et de Tachylrechus et l’absence presque
complète des larves de Slactobia, tVIIelophorns, d'Alluaiidomyia, de
Pericomu barbarica. île P. pnlchra et de Liancalus. Par contre, notons
la présence de larves de liaetis t. ycmellus (0,1 1.) et de Rhyucophila sp.
(0.1 1.) et l'abondance des larves de Melanochelin riparia (1,2 l.n.).
FAI NK COMMENSALE TERRESTRE.
Cou.emroi.es : Lepidocyrlns cnrvicollis (VI).
Hémiptères : Itydromelra slagnoriim (X).
Coléoptères : Omoperyphus Xormandi (VI. VIII).
Diptères : Chrysozonn plnvialis (VI) Dolichocephala ocellala v. barba¬
rica (IV) Kowarzia barbaliila (VI) K. bipiinclala (IV. VII)
Roetlerellu oucdoriim (IV, VI) Drapelis lenebricosa (VI) Corynela
obsciira (VI) Liidovicius Dufouri (Vil, C.) Synlormon paUipes
(VI, VII, C.) S. Zelleri (IV, VI. VII, C.) lùilarsns indiens (VII)
Campsicnenms crinilarsis (IV. VI. VII. C.) Tenchophoriis bipilosns
(IV. VI, C.) Ilcrcostomiis exarliculaliis (VI. VII, C.) Xiphandrium
brevicorne (IV) Acropsihis niger (VIII, C.) Musidora kabyliensis
(VII) M. micropi/gia (VII) Hydromyia dorsalis (VI, VII) — Pro-
sopomyia pallida (VI) Leplocera sculellaris (VI, VIII. AC.) — Athyro-
glossa glabra (VI. VTTI) C.aenin numidica (VI).
Source : MNHN, Paris
210
F. VAILLANT.
Gîte 42 : Tlemcen.
dite assez étendu, sur la rive droite de l'oued Safsaf à 150 ni environ au
dessus de la route reliant Ain Fezza cl Tlemcen. A : 820 m O : NW
AI) II : 2 ni S : dolomies du jurassique supérieur recouvertes
par un tuf. Le 31.V.1954 à 15 li ; TA : 20°,5 ; TE : 25" ; pH : 8.1.
FAI NE AQl'ATIQl'E LE 31.Y.1951.
Zones pétrimadicole et limimadicule.
Oi.iuociiètes : Eiseniellu letruedra (AIL).
111 hi’dinhks : llerpobdella sp. (('..).
Copépodes : Hryocamplus pyymaens
Plécoptèhes : Xemura sp. (H. 1.).
Trichoptères : Tinodes alyirica (Ad. I.) Sluclobia alyira (AC. I.).
Coléoptères : Ortbebins melallescens (('.. i.) ■ O. Honnairei (AH. i.i.
Diptères : Dicranomyia yoriliensis (AC. I.) /). hygropelrica (C.) Ori-
marya allenuala (AC. 1.) Dolichopeza alyira (1t. 1.) Tipula sp. (C. I.)
Mluaudomyia hygropelrica (AC. I.) Culicoides elonyatus (AH I.)
C. yracilipes (C. I.) Ilemcenirus (H 1.) Eudactylocludius sp.
(AC. I.) Pericomu ulrtt (CC. l.n.) P. barbiiricu (C. 1.) Hermione
ochracen (C. I.) Mehmorhelia ri paria (AH. 1.).
Gastropodes : Limitant Iriinralnla (C.).
Zone bryomadicole.
Mousses : I./malaria craciala Cratonearon ylaucum Eurladiam ver-
ticillatam.
Oi.ikochètes 4 Eiseniellu lelraedra (CC.).
IIiiu'dinées : Herpobdella sp. (AH.).
Copépodes : Hryoeamplns pyymarns (CGC.).
Plécoptèhes : Xemura sp. (C. 1.).
Coléoptères : Octhebius melallescens (C. i.).
Diptères : Dicranomyia hygropelrica (H. I.) Dolichopeza alyira (AC. 1.)
- Tipula sp. (C. I.) Ceratopogonidac assez rares sauf Palpomyia sp.
(AC. 1.). Ortlioeladiinae (AC. 1.) Hermione ochracea (AH I.)
//. lorrenliam (CC. 1.) Melanochelia ri paria (C I.).
FAI NE COMMENSALE TERHESTRE.
Coléoptères : Omoperyphus Xormandi.
Diptères : Pales AUuaudi Tipula medilerranea Kowarzia Dieuzeidei
Alalanla niyra (C.) Liancalus uirens (C.) Urrcoslomus exarticu-
lalus (C.) Xapaea fossarum.
Gîte 43 : Rhouffi — Station I.
(Versant saharien de PAurès) dite situé sur la rive gauche de l’oued FU
Abiod, en face du village de Rhouffi. Il est au pied d’une haute falaise,
mais toutefois au dessus des éboulis de cette dernière. Etant sous un
encorbellement, ce gite est complètement protégé de la pluie. A : 750
Source : MNHN, Paris
riKCHKRCHKS SI R I.A FAITS'K MADICOI.E.
211
111 /* : X MO II : () ni S : calcaires à rognons de silex du
l.ondinien. La nappe d’eau de ce gîte s’étend seulement sur 1 mètre
carré environ ; elle est alimentée par une source à débit très constant
jaillissant du rocher. C.ette nappe est en relations avec une petite col¬
lection d’eau presque stagnante dans laquelle se développent en abon
dance des Chant. Le 15.IV.1952 à 11 h ; TA : 14”,5 ; TE : 14” ; pH :
7.7 ; Cl : 39 ; \-’0- : 2 ; SCM : 74 ; Ca : 05 ; Mg : 26 ; MOac : 0,2 ; MOal :
0.2 Le 9.VI 11.1952 à 11 li,30 ; TA : 28" ; TE : 21" ; pH : 7.8 ; Cl :
43 ; N*0« : I ; SO« : 7« ; Ca : 58 ; Mg : 25 ; MOac : 0.3 ; MOal : 0,3.
FLORE ET FAl’NK AQUATIQUES LE 15.IV.1952.
Zone pétri madicole.
Diatomées (le 21.VI.1950) : Denticula e le y an s (CC.) Cymbella delicalulu
(UC.) C. microcephala Amphora ooalis.
Mvxopiivcées C) : Aphanocupsa fonlicola (Alt.) — Enlophysalis samoensis
(CC.) Phormidium Itiridum (C.).
Chi.okophycées : Vaucheria sp. (R.).
l’UHiiiii.i.AluÉs : Duyesia yonocephala (0,2).
Irioiioptères : T inodes algirica (2.3 1.).
Coléoptères : Laccobius scutellaris (It i.) Oclhebius metallescens (1.9
i) Limnebius pilicauda (0,8 i.).
Diptères : Dicranomyia goritiensis (0,2 1.) Microspeclra lamellala (0,8
I.) Pericoma barbariea (0,1 I.) Hermione Dorieri v. barbarica
(0,4 ï.).
Castropodes : Limnaca truncatula (0,3).
Zone limimadicnle.
Diatomées : pas encore déterminées.
Myxophvcées C) : Aphanoeapsa mtiseicola (Alt.) — Gloeoeapsa rnpeslris
(AC.) Chroococcns lurgidns (1t.) — C. Tnricensis (AC.) — Entophy-
salis samoensis (Alt.) Pledonema algeriensis (Alt.) — Microcoleus
socialns (It.) Phormidium Itiridum (AR.) — P. tenue (C.).
Ciilorophycées : Cosmarium loeve (CCC.).
Rhizopodes : Centropyxis aerophila (VI C.) C. conslricla (VI C.) — C.
marsupiformis (VI C.) C. Kahli (VI R.) - F.uglgpha loevis (VI R.) —
Trachcletiylypha tien lata (VI R.).
Ti rhei.i.ariés : Duyesia yonocephala (0,1 ).
Olioochètes : Eiseniella lelraeilra (R.).
Hydracariens : Darlitt lonyiporu (VI) - Manolonia leyulala (VI) — Atrnrti-
tles polyparus (VI) tous peu communs en juin et. semble-t-il, absents
Copépodes : Hryocumplus pyymaeus (AC).
Ostracodks : Priottocypris rupicolus (VI, X, R.),
Trichoptèrks : Tinodes algirica (0,3 I.).
Coléoptères : Laccobius scutellaris (0,6 i.) Oclhebius metallescens (3.2
i.) — Limnebius pilicauda (4,1 i.).
Cl Se reporter aux échantillons 30 et 34 de K. Bp.kiik 16
Source : MNHN, Paris
I'. VAII.I.ANT.
Diptères : Dicrunomyiu yorilieusis (1,3 l.n.) tlonOmyiu Itfncllti ((1,2 l.n.i
* — Tipula luleralis (IV H I. VI 8,2 I.) Dasylielea (lava (51 l.n.)
I). flavosctilellalu (28 l.n.) Mliiaiidomyia byyropelrica (9 l.n.)
Bezziu Berlandi (7 l.n.) Pulpomyiu sp. (I! I.) Micropseclru liimel-
lula (0,2 I.) • Ablubesmyiu sp. (VI H I.) Telmaloseopas lencbricosiis
(0,1 l.n.) Pericomu burbaricu (0,5 l.n.) tlermione Dorieri v. bur¬
baricu (0,8 l.n.) II. pulchellu v. similis (0,0 I.) II. trilineala v.
alyiru (0,5 I.) Tabaniis bromius (27 I.) I.iancalw virens (H I.)
Tachytrechus notnlas (VII H.I.). Melunocliclia riparia (II l.n.).
Gastropodes : l.imiiueu Iruiirnliilii (0,5).
Zone bryomadicole.
Mousses : Craloneiirun filicinnm liiiclutliiim i>erlicitlatiim.
Hépatiques : Pellia l'iibbroniaiui.
OutiOCHÈTKs : Kisenielln Ictnu'ririi (0,7).
GoPÉPODEs : llrtiocumpliis pi/t/muctis (G.).
Coléoptères : l.acrobius scntellaris (0,0 i.) Oclhrbius mehillescens (0,8
i.) Limiicbins pilhiiiuln (1,1 i.).
Diptères : Dirrnnomi/ia goriliensis (0,8 l.n.) Tipula luleralis (0,2 l.n.)
Dusijhelea flava (9 l.n.) /). flavosculellalu ( I l.n.) Mltiautlomyia
hyyropetrica (2 l.n.) Bezzia Berlaiuli (9 l.n.) Micropseclra lainel-
lala (0,5 l.n.) Ablabesmyia sp. (VI K I.) Têlmaloscopus leuebrico-
stis (0,3 l.n.) Pericomu burbaricu (0,1 l.n.) Hcrmione Dorieri v.
burbaricu (0.1 1.) II. pulchellu v. similis (0,2 I.) Tabulais bromius
3,1 1.) iMelunoclieliu riparia (0,1 l.n.).
Gastropodes : l.imiiueu Iriincalula (0,1).
I'AIM-: COMMKXSAI.K TKHHKSTHIi.
Acariens : Episeius major Centrolrombiiliiim Schnciileri Plalylrombi-
tlium aff. sp. s y I mil ica m.
Hémiptères : Hydromel ru slayiiorum (VI G.) II éliras pasillus (VI) llclc-
royasler ii rlieue (VI).
Coléoptères : Slenolophus leiiloiius (VI) lislachys bislriulus (X)
SI en n s y ut I alu (IV, X) l.alhrobiiim iiiigiisliiliim (VI) Gubrius nigri-
IiiIiis (VI, X) Philonlhlis conciiiiiiis (VI) Troyophlaeus bitinealus
(VI) Fuluyriu nuemilu (VI) Alhela yreyariu (IV. VI) .1. pellu-
eida (VII).
Diptères : Dolichocephula ocellalu v. burbaricu (VI. X, GG.) Komarzia
bipiinctalu (VI) Tenchophoriis bipilosus (VI GG.) - llercoslomus
chelifer (VI) II. cxarliciilalus (VI) Syntormon puUipes (VI)
- Campsicnemiis crinilarsis (IV. VI, GG.) Cuenia iiiimidicu (VI).
Gîte 44 : Rhoufii — Station II.
A 50 ni environ en dessous du site précédent, au bord de l’oued Kl Abiod.
A : 700 in O : N I) 11:1 ni S : éboillis provenant de diverses
couches éocènes : calcaires à silex, marnes et f>>'P ses - I-es habitants
du village de Rhouffi détournent une partie de l’eau de l’oued El Abiod
pour irriguer leur palmeraie et des jardins sur les pentes abruptes de
la rive gauche de l’oued. Au sortir de la palmeraie, le canal qui conduit
Source : MNHN, Paris
HKCIIKRCIU'.S Si:n LA l'Al’NK MADICOI.E.
213
I fini aux jardins surplombe l'oued sur 8 mètres de long et coule à 5
m au dessus de lui ; à cet endroit, l'eau déborde continuellement et
alimente une vaste nappe madicolc verticale de 40 m- ; son substrat est
constitué par un épais feutrage de protonemas de Mousses et d'Algues
filamenteuses qui ont retenu du limon. L'eau étant riche en nitrates, le
lapis d'Algues s’accroît rapidement mais se recouvre au fur et à mesure
de limon. La vitesse du courant est presque partout supérieure à 2
cm/sec et atteint en certains points 90 cm/sec. Ce gîte est entièrement
limimadicole, mais d'un type particulier. Kn effet, le débit de la nappe
est constant, car le canal a un trop-plein près de son origine ; par con-
Ire, l'oued Kl Abiod étant sujet à de fortes crues, la teneur en sels et la
lurbidité de l’eau du gite madicolc varient d’un jour à l'autre, tout au
moins pendant les périodes pluvieuses. Le ILIV. 1951 à 9 h 15 ; TA :
I l .5 ; TK : 11; pli : 8.2 ; Cl : 103 : N'-O 3 : l(i ; SO' : 007 ; Ca : 186 ;
Mg : 01 ; MOac : 0.9 ; MOal : 0.8 Le 9.VIII.I952 à I I 11 ; TA : 35" ;
TK : 27" ; pli : 8.0 ; Cl : 121 ; X-'O 3 : 11 ; SO' : 713 ; Ca : 107.5 ; Mg :
73 ; MOac 1.2 ; MOal : 1.3.
FI.ORK KT FAI'N K AQl'ATIQl'KS LK 14.1V.1952.
Diatomées : (le 21.VL1950) : Melosira grannlula v. angnstissima Diotonw
elonyntnm v. ininor Sgneilro nlna - Cocconeis plarenlnla v. englypla
Arhnanthes minntissima v. ergptoeephala - Mustogloia Smithii v.
lacns/ris Frnsliilia vnlgoris A mphi pleura pellncida Ggrosign :i
animinaium G. scolproides — Colonels Clevei n. fo. — C. silicula
il. olpeslris Diploneis onalis I). onalis v. oblongella — Ano-
moeoneis exilis Xavirttla rrgplocephnlo X. crgplocephalu v. venela
X. cincta v. Heufleri - X. fnlnisiensis v. Innceola X. Grnnnei —
CgmbeUo mirroccphoto C. affinix C. Cesolii C. ilelicotolo - C.
n. sp. — Gomphonemu porvnlum G. pormiliim v. micropos - Denti-
cnln tennis I). etegnns H ho pat oit i a yibberulo — H. gibba v. ven-
tricoso - Hontzschio omphioxgs - Xitzschia tineuris — .V. oitrea v.
solinornm X. trybhonella v. levidensis X. hnngnricn X. pnteo
X. signio — Snrirelto onalis.
Mvxopmvckks C) : Mieroeolens sociotns (AH.) M. suciatns v. tennis (R.)
Phormiilinin antnmnale (H.).
Chi.ohoi'iiycéks : Spiroggro sp. (AC.) Zggnema sp. (AC.).
Oi.ioociiKTKS : (0,2).
Kpiiicmkiies : Hoetis I. gemellns et Coenis hoggnriensis (larves en nombre
variable).
Tiuciiocthhes : llgtlroplilo Me toc titan i (0.2 I.).
Coi.koi'Tkhes : Antonoggrns striolns (H I.) I.imnebins piliennilo (0.2 i.)
Octhebins metotteseens (2.8 i.i.
Dii'TÈni-s : Dicronuingio gnritiensis (2.9 Lu.) Dirronoto sp. (0,3 1.)
Dosghelea [lavoscntellatn (02 l.n.) Allnaudomyia hggropetrien (23 l.n.)
Mieropseetro sp. Thienemanielta fnsen Endaclylocladins bipnne-
I et Ins Melrioeneinns sp. (en tout 12,5 l.n. de Chironomidac par
I dm-) Simnlinm sp. (larves très jeunes et groupées) - Hermione
trilineato v. olgiro (H l.i Tabanns bromius (0.9 I.) - Kowarzia bar¬
bai nia (0.5 l.n.) Liancalns virais (0.2 l.i Melanochetia ri paria
(0,5 l.n.).
Casthopodes : I.imnaeo Irnncatnla (1,2).
Ci Se reporter aux échantillons .là A 3!) de K. Bkhiik IB .
Source : MNHN, Paris
214
F. VAILLANT.
FLOU K HT FAI'N K AQUATIQUES LE 9.VIII.1952.
Zone A : Vitesse du courant supérieure à 20 cm sec.
Myxophycées : Gloeocapsa monlaiiti (H.) Merismopedia pane ta ta (AK.)
M. tenaissima (AC..) Mirrocoleus sociatus (AK.) M. socialus
v. tennis (RR.) Phormidium nngnstissimum (AC.) P. Hetzii (C.C.).
Ephémères : liaelis I. ijemellus et C.aenis hoygariensis (larves en nombre
variable).
ThichoptÈhes : llydroptila Mclachlani (0.8 l.n.).
Coléoptères : Octhebius tnelallescens (0,3 i.).
Diptères : Paraphaenodadius s|>. (0,2 I.) Simuliiim sp. (l.n. CCC, loca¬
lisées).
Gastropodes : l.imiwen trancatala (0,41.
Zone K : Vitesse du couranl inférieure à 10 cm /sec.
Myxophvcées : (Hoeocapsa rupestris (AC.) Plectonema atyericnse (RR.)
— Mirrocoleus socialus (R.) M. sociatus v. tenais (AC..).
ThichoptÈhes : llydroptila Mclachlani (0,1 1.).
Coléoptères : l.accobius scutellaris (RI.) Coelostoma Itispaniciim (1,9 I.)
Limnebins pilicauda (0,1 i.) Octhebius melaüescens (1,0 i.).
Diptères : Dicranomyia i/oritiensis (0,1 l.n.) Dusyhelea flanoscntellala
(0 l.n.) Ilermione trilineata v. ale/iru (R 1.) - Tabunus bromius (0,1 I.)
• Liancalns virens (R I.) Melanochelia riparia (0,2 n.l.
Gastropodes : Limuaea truncatnla (0,7).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Hémiptères : Il yilromelrti staynorum (VI, VII, C.).
Coléoptères : Peryphus Andreae (VI) Omopert/phus hypocrila (VI)
Sepha Genei v. specularis (VI) Microlestes corlicalis (VI) Slenns
yuttida (IV) Platyslethus romains (VI).
Diptères : Tipula lateralis (IV, VI) Kowurzia bipunctata (IV) lioede-
rella onedorum (IV, X, CCC.) Philolntrn azarea (IV, C.) Drapelis
tenebricosa (IV) Corynela obscura (X) Hercostomas exarticulatus
(VI, VII, C.) Tachytrechas nolatus (VII) Tendit,plairas hipilosus
(VI, VII, CC.) Campsicnemns crinilarsis (IV, VI, VII. C.) Masidora
inicropyyia (VI) Prosopomyia ptdlida (VI) llydrellia poecilo-
yastra (VI) - S'apaea fossarum (VI, C.) Athyroylossa yltdira (VI).
Gîte 45 : Rhouifi — Station III.
Gîte situé à côté du précédent et représenté presque uniquement par une
zone bryomadicole. O : N AO La vitesse du courant est partout
de l’ordre de quelques inm/see. L’eau provient du canal. Ce gîte s’assé¬
che presque entièrement en août. Bryophyles à tiges très courtes.
Source : MNHN, Paris
H KG! IICII CH KS SL’H LA FAl'Nli MARICOI.K.
21 . r .
Fl.OHli HT FAINE ASIATIQUES LE 9.VIII.1952.
aioi/sses : lùicladium verticiUalum.
Hépatiques : Leicolen Inrbin/ila.
Coléoptères : Coelostoma hispanictim (0,2 I. — 0,4 i.) Oclhebius rnetal-
Icscens (0,8 i.) I.imnebius pilicmula (0,1 i.).
Diptères : Dolichopeza algira (0,4 l.n.> Tipula rufina (0,0 l.n.) — lia-
syhelea sp. (1,3 l.n.i Telmatoscopiis tenebricosus (5,5 l.n.) — lier-
mione Dorieri v. barlmrica (VI H I.) Dolichocephala ocellata v. bar-
bariett (IV 0,0 l.n.).
Gastropodes : Limnaea Irmicaltila (0.1).
FAI'NE COMMENSALE TER H ESTE H.
Cou.kmboi.es : Lepidocyrtns curvicollis (IV).
Hémiptères : Hydrometra staynorum (VI. VIIl Chartoscirta gémi nuta
v. venustuta (VI) Leptopns hispiinns (VII).
Coléoptères : Oxy poilu abdominalis (IV) Moconola sulcifrons (IV).
Diptères : Drapetis Irnebricosa (IV) Tenchophoriis bipilosus (VI. VII)
Meilelrru fliinipes (VII) Liidovicius Uufouri (VI C.) - Musiiloni
micropygia (VI) Sphyracephala tteecarii (VII, VIII. CC.).
Gîte 46 : Constantine — Station I.
A : 000 ni o : s TO II : 3 ni S : calcaire du Turonien. Ce gîte,
situé dans les gorges du Khummcl au dessus de la « Promenade des
touristes», n’est pas ensoleillé plus d’une demi heure par jour. Sou
substrat est formé par un dépôt calcaire compact, dur et très irrégu¬
lier ; des tiges de Mousses s’v développent çà et là et sont enrobées à
leur base par un manchon calcaire, Une mince couche de calcaire
blanchâtre et très friable recouvre, par places, ce dépôt compact. L’eau
qui alimente la nappe madicole sort de fissures de la roche. Débit
constant. Le 11.IV.1952 à 13 h ; TA : 22",5 ; TE : 18°,1 ; pH : 8,2
Le 15.VIII.1952 à 9 h,15 ; TA : 25“ ; TF. : 18“,5 ; pH : 8,0 ; Cl : 204 ;
N-()•'' : 7 ; S<>' : 175 ; Ca : 178 ; Mg : 24 ; MOac : 2.8 ; MOal : 1.4.
FLORE ET FAI NE AQI'ATIQCES LE 28.VI.1950.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : Surirelltl ovalis (C.) S. spirulis (H.) Nitzschia vitrea (H.)
.V. linearis (H.) V. communia (IL) .V. hungarica (R.) — A’, hy¬
brida (R.) A. fruslulitin (C.) A', frasluliim v. perminnla (C.) -
■V. n. sp. (R.) Ihinlzschia amphioxys v. major (R.) - II. amphioxys
fo. capitula (H.) Xaoicula cryplocephala (R.) A', contenta v. biceps
(R.) Y. mut ica v. Cohnii (R.) A', mntica v. nivalis (R.) — .V. ci ne ta
v. Heufleri (R.) Melosira arenaria (R.) — M. Iioeseana (R.) -
Achnanthes coarclaca (C.) - A. coarclaca v. intermedia (R.) — .4m-
phora nindis (R.) - ,1. ovalis v. lybica (C.) — A. ovalis v. penticnlus
((;,)_a veneta (IL) _ 4. Xormani (R.) Diploneis oculata (C.) —
I). ovalis (C.) Gomphonema parvnlnm.
Source : MNHN, Paris
210
F. VAILLANT.
Myxophycéks (') : Microcyslis pulverca (AC.) Gloeocupsa monlanu (C.)
« Chroococcus minutas (AC.) Chloroyloeu microcysloides (AC.) —
Xenococciis Kerneri (AC.) Calothrix parie! ina (AH.) I.ynybya
Dif/neti '?' (AC.) Phormiilitim luriilum (AC.).
Ciii.orophycées : Bhizoclpnium hieroyli/phicnm ((’..) Oedoyonium sp.
(AR.).
Hhizopodes : Cyphoderia umpiilla (H.) Quadrilla irreytilaris (H.)
Euglypha loeuis (H.) /•;. denticnlata (H.) — H. ciliala (H.) -- Cen-
Iropyxis aculeata (C.) C. eçornis (R.) — C. loeviyala (C.) Arcella
sp. (H.) A. arenaria, forme (H.) Microeorycia [lava (C.).
Oligochètes : Hiseniella lelraedra Rimas!us levais (0,2).
Hydracariexs : Lundbladia pelrophila (1,8).
Copépodes : Bryocarnptiis pyymaeus (CCC.).
Ostracodes : lirpelocypris Gaulhieri (AIL).
( îammariexs : Ganmuirus Sinmni (0,1).
Triciioptères : Timides ali/irira (0,7 I.) Sluclohia alijira (Il l.n.)
S. muculata (8 l.n.) Ilj/droplila Mclachlani (H l.n.).
Coléoptères : Laceobius sealellaris (0,2 1. 0,1 i.) Coelusloma hispa-
nicum (0,2 i.l — Orlhebius melallescens (1,7 i.) ~ I.imnebius pilieauda
(1,2 i.).
Diptères : Dieranomi/ia lupjropetrieu ((),(> l.n.) Tipula rafiau (0,3 l.n.)
Seiara hipiropetrica (H I.) Dasyhelea flanoseulellata (1,9 l.n.)
Aucune larve de Chironomide en juin ; en avril, 3,2 l.n. localisées dans
la zone où la vitesse du courant dépasse 1 cm/sec : I.imnopht/es sp. I —
Paraphueniicladius pseadirrilas P. impensus —■ Perieoma barbarica
(H 1.) P. Quezeli (1.9 l.n.) P. uumidicu (3,2 l.n.) Psyrhoda sp.
(0,2 1.) Ilermione Dorieri v. barbarica (1,4 1.) //. ochracea (1,1 1.)
II. Irilineala v. ahjira (0,4 1.) — T abattus sp. (0,5 I.) I.iuncalus
virais (R 1.) — Xiphaudrium brevicornc (R 1.) Synlormon pallipes
(IV R 1.) Philyyriola piela (0,2 1.) Melanochelia riparia (R l.n.).
Gastropodes : Ancylus [Inviatilis (0,9) Linwaea Iruncalula et Amnicola
dnpoleliana (3,2).
Zone bryomadicole.
Mousses : Oxyrrhynchium Siuarlzii.
Oi.ieocHÈTEs : P.isenieUa lelraedra Hiniaslus tenais (2,1).
Hydracariexs : Lundbladia pelrophila (0,3).
Copépodes : Bryocamptus pyymaeus (AIL).
Gammariens : Gaminaras Simoni (0,4).
Coléoptères : Coelusloma hispanicnni (0,8 i.) Ocllicbius melallescens
(0,3 i.) — I.imnebius pilieauda (0,2 i.).
Diptères : Tipula rufinu (0,5 l.n.) Melanochelia riparia (0,2 l.n.).
Gastropodes : Limitant Iriincaliila Amnicola dnpoleliana (0,3).
FAI'NK COMMKNSAI.i; TKRRKSTRK.
Acariens : Lpiseins major (C.).
Collemiioi.es : Isolomiirus paluslris (IV, VI) Ballislura Schotti (IV) —
Lepidocyrlus curvicollis (IV).
Se reporter aux échantillons II à lli de K. limon; fi .
Source : MNHN, Paris
HKCH!ilU;il!îS SI'H l.A FA UN li MAMCOI.K.
217
Hémiptères : Hydrometra stagnoram (G.).
Coléoptères : Slenus gntlula (IV, VI).
Diptères : Atalanta nigra (IV, VI, VIII. G.) Kowarsia bipunctata (VI).
Gîte 47 : Constantine — Station II.
Gîte situé à (i ni en dessous du précédent, sur la rive droite du Rhumrael.
Gomme il est plus rapproché de l'axe de l’oued, ce gîte a une période
d'ensoleillement journalière plus courte que celle du gîte précédent
(environ 20 minutes). Le substrat est formé d’un dépôt calcaire com¬
pact, lisse el régulier. Aucune Mousse ne s’y développe. Ce gîte ne
comprend donc qu’une zone pétrimadicole. L’eau a la même origine
que celle du gîte précédent, mais a circulé plus longtemps à l’air libre.
FLORE HT FAIM-: AQUATIQUES LE 28.V1.1950.
Di •vroMÉKs : Melosiru arenaria (IL) M. italien (R.) Stephunodiscus
untraea (R.) Coceoneis placentutu v. euglypta (G.) — Achnanthes
eoaretaca (IL). A. Kolbei f. densestriala (R.) A. lanceolata (R.) —
Itboicosphnenia curnata (IL) Diploneis ovalis (R.) — D. ovalis v.
pediculus (R.) Xavicala cineta (R.) - X. cryplocephula (R.) — X.
eryptocephula v. veneta (R.) .V. gracilis (IL) — X. radiosa (R.) —
Amphora Xormanni (R.) A. ovalis (R.) A. ovalis v. penticulus (G.)
- C.ymbella microcephula (R.) — C. delicatula (R.) — C. venlricosa —
C. affinis Dcnlicula elegans (R.) Xilzchia hnngarica (R.) — X.
vilraea (IL) X. linearis (IL) - X. friistnlum v. perpusilla (R.) —
Snrirelln ovalis (R.).
Myxophycées : absentes.
Chlorophylles : Khizoclonium hievoglyphicum (AIL) Oedoqonium sp.
(IL).
Hhizopodrs : les mêmes espèces que dans le gite précédent, mais en très
petit nombre.
Hydracariens : Luiidbladia petrophila (0,7).
Gammariens : Gammarns Simoni (IL).
Tiuchoptères : Tinodes algiriea (0.8 I.) — Stactobia algira (13 l.n.) — S.
mandata (3 l.n.).
Coléoptères : Octhebias metallescens (1,5) — Limnebius pilicaada (0,6).
Diptères : Dicranomyia hygropetrira (0,8 l.n.) — Pericoma numidica (1,2
l.n.) P. Quezeli (1,0 l.n.) — Hermione Doricri v. barbarica (0,9 1.).
Gastropodes : Àncylus fluviatilis (1,1) — Umnaea truncalula et Amnicota
dnpotetiana (1,8).
Gîte 48 : Constantine — Station III.
Côte situé à 200 mètres environ des deux gîtes précédents, en descendant le
cours de l’oued Rliummel et toujours sur la rive droite de ce dernier.
En cet endroit, les gorges s’élargissent et le gite madicole est enso¬
leillé deux heures par jour environ. Le substrat est tout à fait sembla¬
ble à celui de la station I, mais la couverture d’Algues est plus appa¬
reille et la zone bryomadicole plus différenciée. L’eau sort de fentes
Mémoires dp Muséum. — Zoologie, t. XI. 15
Source : MNHN, Paris
218
K. VAILLANT.
«le la muraille rocheuse. Débit constant. A : 000 m O : S.SW -
* AO — H : 3 m.
FLORE ET I-A1NE AQI'ATIQI ES LE 1I.IV.1952.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : pas encore étudiées.
Myxophycées : (lloeocapsa Kutzinyidna (AH.I Seopulonema minus (('..)
Phormidium Inridiim (C.).
Chlorophylles : absentes.
Rhizopodes : Arcelln itrenaria (C.) Microeorycia [lima (IL).
Oligochètes : (0,2).
Trichoptèhes : Timides alyiriea (0.8 I.) Slaelobia alyira (120 l.n.).
S. maculai a (191 l.n.).
Coléoptères : Coelosloma hispanieum (0,2 i.) Oclhebius melalleseens
(1,9 i.) I.imnebius pilicaiula (2,8 i).
Diptères : Dasyhelea [lavoscutellata (8,3 l.n.) Limnophyes sp. 1 cl Ortho-
cladiinae (0 l.n.) Pericoma niimidica (1,1 l.n.) /’. Quezeli (0.3 l.n.).
Ilermione Dorieri v. barbariea (0,7 1.) Tabanus sp. (0,1 1.) Melano-
ehelia riparia (0,3 1.).
Gastropodes : Ancylus [hwiidilis (0,5) Limnaea Iriincatula el Amnirola
dupoletiana (1,9).
Zone bryomadicole.
Mousses : llryiim sp.
Oligochètes : (0,9).
Trichoptèhes : Slaelobia alyira (11 1.) S. maralala (14 1.).
Coléoptères : Coelosloma hispanicum (5,3 i.) Oclhebius melalleseens
(0,3 i.) — I.imnebius pilicaiula (1,1 i.).
Diptères : Tipula rufina (0,-1 1.) — /'. laleralis (0,9 l.n.) I)ixa sp. (0,1 1.)
— Dasyhelea [lanoseulellala (6,5 l.n.) Pericoma numidica (3,2 l.n.)
Ilermione Dorieri v. barbariea (0,9 I.) Tabanus sp. (0,3 I.) Melano-
eheliu riparia (0,9 l.n.).
Gastropodes : Limnaea Iriincatula el Amnieola dupoletiana (0,4).
FAI NE COMMENSALE TERRESTRE.
Hémiptères : Hydromelra slaynorum ((',('.).
Coléoptères : Slentis yullula (C.).
Diptères : Dolichoeephala ocellala v. barbariea (IV. VI) Alalanla niyra
(IV) Liancalus nirens (C.).
Gîte 49 : Kerrata.
(Petite-Kubylie) A : 330 ni O : VV.S VV - 1) H : I m S : marno-
calcaire du Crétacé supérieur ("). Gîte situé en bordure «l’une cascatclle
dans le lit d’un petit oued, «pii traverse la route reliant Kerrata et Dji-
djeli à 200 m environ du village «le Kerrata. Substrat formé par un épais
<’) M. Duplan, Attaché au service de la Carte géologuiue «le l’AI|{érie, «let.
Source : MNHN, Paris
iti:<;ni;u<;niis suit i.a fa uni; madicolk.
21!)
feutrage d'Algues ülanienleuses rempli de limon. Les jours de pluie,
l'eau de l’oued est très boueuse. De juillet à septembre, la nappe madi-
eole est assez étroite, mais elle ne disparait jamais complètement, car
une partie de l’eau de l'oued provient d’une source. Le 22.V.1952 a
10 b 30 ; TA : 21 ; TH : 17 à 21”,5 ; pH : 7,8 (eau à 17“) ; Cl :
31 ; N-O ' : I ; S()> : 87 ; Ca : 82 ; Mg : 30 ; MOac : 0,2 ; MOal : 0,1
Le 3.VI 11.1952 à 10 b 30, TA : 27\5 ; TE : 22“,5 ; pli : 7,0 ; Cl : -11 ;
N-O 5 : traces ; SO< : 110 ; Ca : 74 ; Mg : 30 ; MOac : 0,5 ; MOal : 0,3.
FAI NE AQUATIQUE LE 22.V.1952.
Zone limimadicolc.
Turuellahiés : PonticOlU cf. villa (III 0,0).
Oi.ioochètes : Allobophora ealiginosa f. trapezoides (VI H.).
Copépodes : Canlhocamphis slaphylinus (G.).
Coléoptères : Laccobius sculellaris (0,2 1. — 0,1 i.) — Oclhebius metalles-
cens (0,4 i.) Limnebius pilicauda (0,1 i.).
Diptères : Dicranomyia hyyropelrica (III, 8 l.n. — V, 0,5 l.n.J — D. mitis
(0,4 l.n.) Ilelubia algirica (H 1.) — Gonomyia tenella (0,1 l.n.) -
T i pain laleralis (0,5 l.n.) - Dasyhclea algirica (10 l.n.) — I). minuta
(8 l.n.) Helea baborensis (III H I.) — Ablabesmyia binotata — Limno-
phyes sp. I Paraphaenocladius im peu s us - Orthocladiinae — (en
tout 8 l.n. de Chironomidae par 4 dm-) - Le 20.111.1951 : Eudaclylo
c lad i us biptinclelliis el Hheorlhocladius frigidus (31 l.n. de Chirono¬
midae par 4 dm-) Telmatoscopus liniosus (0,5 l.n.) — T. tenebrico-
sus (0,2 l.n.) Pericoma alra (0,4 l.n.) Hermione üorieri v. barba-
rica (0,3 1.) //. trilineata v. algirti (0,2 1.) Chrysozona phwialis
(VII H I.) Tabulais sp. (0,1 I.) - Liancalus virais (0,8 l.n.) —
Campsicnemus criniliirsis (U 1.) — Synlormon pallipes (H 1.) — S.
Zelleri (11 1.) — Melanochelia riparia (0,4 l.n.).
Casthopoues : Limnaea Iriincalula (4,5).
Zone brynmadicole.
Mousses : Didymodon lophaceus.
Copépodes : Canlhocamphis sliiphylinns (G.).
Coléoptères : Oclhebius melallescens (0,1 i.).
Diptèhes : Dicranomyia hyyropelrica (III, 2,5 l.n.) — T i pu la laleralis (0,4
l.n.) Dasyhelea algirica (2 l.n.) D. minuta (2.5 l.n.) — Le 20.III.
1951 : 7 l.n. de Chironomidae Le 22.V.1952 : 0,4 l.n. de Chirono¬
midae Telmatoscopus lenebrisosus (0,5 l.n.) — Hermione Dorieri v.
barbarica (0,2 1.) - Tabanus sp. (H 1.) — Liancalus virais (0,2 l.n.) —
Synlormon Zelleri (11. 1.) - Melanochelia riparia (0,1 l.n.).
Gastropodes : Limnaea Iriincalula (0,8).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Gollkm iioi.es : Isolomiirus alticolus (III, V).
Hémiptères : Hebrus piisillus (II).
Coléoptères : Peryphus dalmalinum ssp. Dudichi (V) — Anchus ruficor-
nis (V) Oxylelus inuslus (II) — Stenns gultula (II).
Diptères : Limonia niibeculosa (V) — Dolichocephala ocellata v. barbarica
(V) — Al alan la nigra (V) — Kowarzia barbiilula (V) — Tachista excisa
(III) Hercoslomus exarticulaliis (VI).
Source : MNHN, Paris
220
!•'. VAILLANT.
' Gîte 50 : Le Ruisseau des Singes — Station I.
(Atlas de Blida -Torrenl a f fl non I de l’oued Chilfa) A : 200 m S : schistes
du Crétacé.
Le « Ruisseau des Singes .■ (Oued Ko h Chaa<la) est un petit oued très
encaissé. I.a température de son eau s’élève rarement, même au cœur «le
l’été, au dessus de 18 ". Aussi eet oued a-t-il une faune tout à fait parti¬
culière et pour ainsi dire anormale dans une région d’altitude aussi faible.
Cette faune, qui fut étudiée par II. Caithikh, comprend des larves de
nombreuses espèces «le Pléeoptèrcs, «l’Kphémères, de Triehoplères et de
Diptères. Les larves «h- plusieurs espèces de Simnliiim et d’un Blépharo-
eeride, Cardiocrcpix (Itinlhicri, sont innombrables pendant la belle saison
sur les pierres du Boisseau îles Singes, en plein courant. On ne retrouve
en Algérie uni' faune comparable qu'au «lessus de 1(100 m dans le Djurdjnra
et dans l’Aurès.
Le débit «lu Boisseau des Singes reste assez constant en saison sèche,
e'esl-a-dire «le juin à octobre, mais il n’en est pas «le même le reste de
l'année. Comme cet oued coule dans un étroit thalweg limité par des parois
hautes et escarpées, les eaux de ruissellement, pendant les périodes de
pluies, s’y rassemblent et le Ruisseau «les Singes charrie alors de la boue,
des pierrailles et des branches.
Le gîte 50 a été choisi sur un énorme bloc rocheux barrant le lit de
l’oued. Sous ce bloc est une petite excavation naturelle de 4 mètres de
Source : MNHN, Paris
RIILIIKHCIIIiS SI'H I.A KAliNE MAMIGOLE-
221
profondeur (Figure 21). En période «le beau lemps, l’eau déborde par
dessus ce bloc en formant une petite cascade et une partie de celte eau
« ouïe sur le plafond de l'excavation avant de tomber en gouttelettes. Lors-
«pi’il pleut, l'oued enfle et le front du bloc est lessivé, à l’exception de «piel-
<|Ues zones protégées par des ressauts ; par contre le débit de la nappe
niadicolc sur le plafond de l'excavation n’est pratiquement pas modifié.
On peut «liviser le gîte f>0 en plusieurs gîtes secondaires :
dite .1 : sur le front du bloc. I.e débit de la nappe madieole y est très
variable. Au printemps, le substrat de ce gîte est constitué par le rocher
recouvert d’un mince tapis de Diatomées et de touffes «l’une Mousse. Plat y-
hi/IHiitlitim nisciforme, solidement fixées au roc et localisées en dessous
«le ressauts du substrat. Au cours de l’été, des Myxophycées et des Cliloro-
pltycées revêtent la roche et les touffes de Platyhypnidium s’étendent. Mais
la première pluie d'automne «pii survient rétablit la couverture végétale
dans son état primitif.
dite II : sur le plafond de l'excavation. Le débit est constant. Pendant
la période des pluies, l’eau apporte des particules minérales et végétales.
Pendant la période sèche, elle dépose du calcaire et cimente beaucoup
de ces particules entre elles, Inc couverture, constituée de Diatomées et sur¬
tout de Myxophycées, revêt toute l’année le substrat.
dite V. : en bordure de la zone A et protégé par un bloc rocheux qui
le surplombe. Le substrat, vertical, est entièrement tapissé de mousse (voir
page 223). En période sèche, la vitesse du courant ne dépasse pas 5 mm/sec.
Kn période de pluies, l’eau de l’oued, grâce à sa force vive, passe au dessus
«le ce gite et le débit de la nappe madieole n'y est que légèrement accru.
Presque chaque année, ce gite s’assèche entièrement «le juin à septembre.
La flore du gite 50 n’ayant été étudiée encore qu’incomplètement, la
liste des espèces végétales récoltées ne sera donnée «pie dans une note
ultérieure.
LITE A O : E 1) Il : () m — I.e 15.V.1952 à 12 h ; TA : 20 ,5; TE :
15" à 15®,5 ; pli : 7,7 ; CI : 21 ; N’20 r - : 2 ; SfP : 84 ; Ca : 39 ; Mg :
1 I ; MOae : 0.2 ; MOal : 0.1 Le 18.VIII.1952 à 19 h,20 ; TA : 28” ;
TE : 22" ; pli : 7,8 ; Cl : 17 ; SHY : traces ; SfP : 30 ; Ca : 45 ; Mg :
15 ; MOae : 0,2 ; MOal : 0,1.
FAUNE AQUATIQUE LE 24.III.1951.
Zone pétrimadicole.
Hyiuucarikns : Lundbladia pelrophila (II. Vil) Feltria Menzeli (VII).
Oammaiwicns : Hammams Simoni (IL).
Pi.écoptèrks : Xemnra sp. (0,2 I.).
Ephémères : Partis t. gemellus (1,3 1.).
TiticnoPTiciu-s : Agapelns numidiens (R I.) Tinodes algirica (0.3 1.)
Staclobia algira (VII C I.n.) - S. mandata (1,2 I.) - llydroplila M clac ti¬
tan i (VI 1,3) Wurmatdia numidica (0,3 I.).
Coléoptères : l.arcobins seutellaris (0,2 i.) — Linwebiiis pilieauda (0,1 i.)
Il et mis Lalreillei (V R i.) — Lalelmis Surcoufi (Ri.).
Diptères : Dicranomyia yoriliensis (R 1.) — D. hygropetrica (VII R 1.) —
D. mitis (0,4 1.) Eudactylocladins bipuncteltns et Paraphaenoctadins
impensas (23 l.n.) — Heptagyia punctutata (75 l.n., très localisées) —
Akirffrriclla roerulesrens (48 l.n.. très localisées) - Cardiactadins sp.
Source : MNHN, Paris
\ VAILLANT.
222
, cl Hheorthocladius Vaillanli (Il I.) Pericoma mimidicn (0.S I.)
Similium sp. (I. C„ très localisées) C a ni i ocre pi s Gauthieri (I. très
localisées) Dira pubernlu (0,2 I.) - Hermione lenebricosa (0,0 I.)
II. lorrenlium (0.5 I.) MulanUt nigra (2,3 l.l l.iancalns ni mis (VII
0.2 l.n.) — Melan/icheliii ri par in (U I.).
Gastropodes : .1 ne glus fluvialilis (7,2) l.imnaeu Iruncnlnlu et Ainnicola
(Inpoleliana (3,1).
Zone brvomadieole.
Mousses : Plalghgpnidium ruscifornic.
Hydhacariens : l.undbladia pelrophilu Feltria Menzeli.
Gammariexs : Hammams Simoni (0,2).
Plécoptères : Semant sp. (14,5 I.).
Ephémères : Bue lis t. gemellus (2,5 I.).
Triciioptèhks : Hhgacophila sp. (0.3 I.) Ilgdropsgche sp. (R I.) IVor-
malàia niimitlica (0,4 I.).
Coléoptères : l.accobius seulellaris (R i.) Ilelmis La!reillei (R i.)
Ilelmis sp. (VII 0,3 I.).
Diptères : Tipula ef. f/oriziensis (0.1 I.) Rudaclglocladins bipunclellus
Paraphantocladius impensus Orthocladiinac (en tout 11 l.n. île
Cliironomidae) Pericoma immidicti (2 I.) Ilermione lorrenlium
(134 1.) Alherix sp. (R 1.) Alalanla nitjra (1.2 I.) Liancalus virens
(R. I.) Melanochelia riparia (13 l.n.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Coli.emhoi.es : Isotomurns allicolns (III, V).
Hémiptères : llcbrns pusillns (VII) Saldnla variabilis (VII).
Coléoptères : Pergphns tlalmalinum ssp. Dudichi (V) Ox•pleins compla-
natns (V).
Diptères : Paralimonia lorrenlicola (IV) Tipula lividula (III) Kowar-
zia bipnnctala (VI, VII, ('..) Roederella ouedorum (V) Tachisla
altjirica (VI) T. excisa (VI) l.utlovicius Du fou ri (Vil) Synlor-
mon pallipes (VII, C.) S. Xelleri (VII) Campsicnemns crinilarsis
(VII) Sciopus euzonus v. auresi (VII) llercoslomus exarliculalus
(VII) Acropsilus ni per (VII) Musidora micropi/pia (VII) Proso-
pomyia pallida (VIT).
GITE R : Nappe madicole à peu près horizontale.
FAUNE AQUATIQUE LE 24.111.1951.
Zone pétrimadicole.
Diptères : Thaumalea altjira (3.2 l.l Di.ni pubernlu (0,4 I).
Zone limimadicole.
Copépodes : Hryocumplus pip/maeus (AC.).
Coléoptères : Limnebius pilicauda (3 i.) — Oclhebius melalleseens (0,5 i.).
Diptères : Dicranomijia goriliensis (2,8 l.n.) Geranomyia obscura (3,7
l.n.) Tipula laleralis (0,2 l.n.) Dasghelea flavoscutellata (7(i l.n.)
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR l.,V FAUNE MADICOLE.
223
l'alpomyia rapicolu (9 l.n.) Pericoma niimidicu (8 l.n.) — P. Quezeli
(3,5 l.n.) Hermione lenebrirosa (7,4 l.n.) - Tabanus sp. (0,8 1.)
Meliaiochelia ripariu (R l.n.).
Lastropoiies : l.imnaea Irniictiliilii et Amnicola dupotetiana (0,5).
<*ITK C : O : E MO H : O ni II ne comprend qu’une zone bryomadi-
cole.
Mousses : l.unidariu cruciutu Piinariu valcurea v. pain la Mniobryum
FAI Mi AQl’ATIQl'Ii LE 24.111.1951.
Coléoptères : Oclhebiiis metallesceus (0,8 i.) - l.imnebiiis pilicaudu (1,3
i.) Coelosloma hispanicuin (0,0 i.).
Diptères : Doliclwpeza algira (1,9 l.n.) Tipula sp. (0,8 1.) Dusyhelea
flai’oscnlellala (14 l.n.) Telmatoscopus tenebricoaus (19 l.n.) Dali-
choeephalu oceUnta v. barbarica (2 l.n.).
Gîte 51 : Le Ruisseau des Singes — Station II.
•Sur la rive gauche du Ruisseau des Singes, une canalisation en fonte qui
amenait l'eau à l’hôtel se fissura au niveau d’un joint vers la fin de
l'année 1950. Par cette ouverture, l’eau se répandit en gouttelettes sur
la paroi faiblement inclinée d’un rocher. Ainsi fut créée une « place
vide » madicole, mais d’un type assez particulier, puisque son substrat
était presque horizontal. Après avoir passé sur la roche, l’eau s’écou¬
lait vers l’oued en formant un minuscule ruisseau reliant le gîte madi¬
cole et l'oued. La « place vide » madicole se peupla rapidement et le
gîte ne fut détruit, par réparation de la conduite, qu’au cours de l’été
1951. A : 250 m O : très faiblement incliné vers le S. SE — O - S :
schistes du Crétacé. Débit très constant.
FAUNE AQUATIQUE LE 13.11.1951.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Tirhellahif.s : Dugesia yonocephala (III CC.).
Copépodes : Hryocamptus pyyinaeiis (CC.).
Pi.écoptéhes : Xemura sp. (0,8 1.).
Trichoptèrks : Tinodes alyirica (4,0 1.) Slaclobia mandata (53 l.n.)
Ilydroptila Mclachlani (1,5 1.).
Coléoptères : I.accobias sculellaris (3 i.) - Octhebins melallescens (0,8 i.)
IJmncbius piUcauda (11 i.) Helmis Latreillei (VII R i.).
Diptères : Dicranomyia milia (2,7 l.n.) Sciara hygropetrica (2,2 l.n.)
Dira puberiüa (3,5 l.n.) (iowiniella bavarica (75 l.n.) — Parametrioc-
nemus sp. (R n.) Padarlyloctadiiia bipunctellus et Orthocladiinae (11
l.n.) Paraphacnocladias sp. (III 1.) — Dasyhelea flavoscutellata (23
l.n.) - Alliiaudomyia hygropetrica (9,5 l.n.) — Palpomyia sp. (0,9 1.) —
Pericoma numidica (18 l.n.) — P. pnlchra (R 1.) — P■ Quezeli (2,7 l.n.)
- Tabanus sp. (1.8 1.) —- AI alan ta nigra (4,2 l.n.) — Melanochetia ripa-
ria (0,4 l.n.).
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
Zone bryomadicole.
Mousses : Plulyhypnidium ruse if orme.
TuKiiEU.AitiÉs : l)u</esiu gonoeephata (III C.>.
Copépodes : Hryocamplus pygmaeus (CC.).
Plécoptères : Xemtira sp. (3,0 I.).
Triciioptères : W'ormaldia numidivu (0,4 I.) PhyaCOphila sp. (U 1.).
Diptères : Dicranomyia milis (1,4 l.n.) Sciant hygropelrica (23 l.n.)
Gowinielltt baoariea (03 l.n.) Orlhocladiinae (1!) l.n.) Dasyheleu
flavosculellata (I l l.n.) Alluaudomyia hygropelrica (2 I.) Palpo-
myia sp. (2,3 l.n.) Pericoinu ntimidica (32,5 l.n.) — Tabanus sp.
(3,0 1.) — AUdauta nigrtt (3,1 l.n.) MelanocheUa ri paria (1,3 l.n.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Go i.i.emboles : Isolonuirus paluslris f. maeulata (VII) /. tillicolus (II, III.
IV) C.ertdophysella denliculala (II).
Coléoptères : Peryphus Andreae v. monosligma (VII) P. dalmaliiiiun
ssp. Dadichi (VII) — Tachyporas tiilidiilus (VIII).
Diptères : Paracricolopus niger (IV).
Gîte 52 : La Grotte de la Chiffa.
Cite situé ;i 300 m environ du gîte précédent, en bordure île In route reliant
Sidi-Madnni et Camp-dcs-Chcnes et au-dessus de la grotte de la GliilTa.
A : 230 ni O : NE 1) II : 2 m S : tuf anfractueux. Il n'v a pas
de zone pétrimadicole ; le tuf est entièrement recouvert par un dépôt
friable d'oolithes, à l’intérieur duquel s’entremêlent des protonrnias de
Mousses et des filaments d’Algues. L’eau sort de fentes dans les schistes
cristallins. Débit constant, été comme hiver. Le 15.V.1952 à 11 h 30; TA:
20 T> ; TE : 17" ; pli : 7.3 ; Cl : 17 ; N-O'- : traces ; SO' : 80,5 ; Ca :
00 ; Mg : 21 ; MOac : 0,3 ; MOnl : 0,3 Le I8.VIII.1952 à 10 h ; TA :
30°7 ; TE : 2(1 "8 ; pH : 7,5 ; Cl : 54 ; NW : traces ; SO' : 90 ; Ca : 08 ;
Mg : 20.
FAUNE AQUATIQUE LE 12.11.1951.
Zone limimadicole.
Il vu r acariens : Darliella longipora (R.).
Copépodes : llryoramplus pygmaeus (AR.l.
Gammariens : Hammams Simoni (0,2).
Coléoptères : l.acrobitis seulellaris (VIII 0,2 i.) Limncbius pilicttuda
(0,2 i.) Oclhebias melallesretis (VIII 0,0 i.).
Diptères : Orimarga tdlentiala (0,1 I.) Geranamyia obscura (0,4 1.)
T i pilla sp. (0,1 I.) Seiara hygropelrica (0,3 1.) Ablabesmyia sp.
(0,5 I.) Atriehopogon Irifasrialus v. algims (R I.) Dasyheleu fla-
vosculetlala (31 l.n.» Alluaudomyia hygropelrica (R l.n.) Hczzia
Rerlantli (0,0 l.n.) Ilermionc Dorieri v. barbarica (0,7 1.) — Tabanus
sp. (0,3 1.).
Gastropodes : Amnieola dupotetiana (0,2).
Source : MNHN, Paris
IKCIIKKCIIKS SI M I.A FAUNE MAD1COLK.
225
Zone bryomadicole.
Mousses : Craloneuron glane um.
Copkpodes : Bryocamptus pygnmeus (AH.).
Gammariens : Gainmarus Simoni (0,4).
Diptères : Geranomyia obscura (H I.) Dusyhelea hygropelrica (4,5 I.n.»
Bezzia Berlandi (0,2 I.n.) Tabunus sp. (0,1 I.).
FAIM-; COMMENSALE TERRESTRE.
Collemhoi.es : Isotomurus allicolus (II-VIII) Tomocerus minor (II).
Diptères : Tipulu breviantennala (VII) — I.iancaliis virons.
Gîte 53 : Camp-des-Chênes.
(■île situe en bordure de lu route relinnt Sidi-Mndani à Cainp-des-Chènes, à
1,5 km du gîte 50 en direction de ce dernier village. A : 225 ni O :
H SE I) - II : 2 m S : schistes du Crétacé. L’eau sort de fissures
de lu roche. Le débit vurie très lentement ; lu nappe inadicole s’élargit
en hiver ; elle se rétrécit en été, mais sans jamais disparaître. Le 15.V.
1952 à 9 h 10 ; TA : 19"5 ; TE : lt»”5 à 17" ; pH : 7,8 ; Cl : 32 ; N20-- :
traces ; SO' : 18 ; Ca : 43,5 ; Mg : 16 ; MOac : 0,4 ; MOal : 0.2 — Le
18.VIII.1952 à 17 h ; TA : 30*5 ; TE : 23°5 ; pH : 7,4 ; Cl : 41 ; N20 s :
traces : S(H : 62 ; Ca : 18 ; Mg : 24.
FAI NE Ayl ATIQl'E LE 15.V.1952.
Zone pétrimadicole.
luuuKi.LARiÉs : Fonlicolu cf. villa (Il C.) Dugesiu gonocephulu (V, VII,
C.).
Ostracodes : Erpetocypris Guulhieri (H.).
Gammariens : Gammarus Simoni (III 0,3).
l’niCHopTÈREs : Tinodes alyirira (2,3 1.) Slaclobia alyira (21 I.n.)
Ilydropliln Mrlachlani (I. AC, uniquement sur les algues filamenteuses).
Coléoptères : Laccobius sculellaris (H i.) Octhebins mehdlescens (0,1 i.)
I.imnebius pilirauda (0,2 i.).
Diptères : Dicranomyia milis (0,8 I.n.) Geranomyia obscura (R 1.) —
Simuliiim sp. (1. C., localisées) - - Limnophyes sp. I et Paraphaenoclu-
dius im pensas (9 I.n.) Dyscamplocladius dissipât us, 1). gr. acnticor-
nis et F.ududylocladius bipunclellus (Il 13,5 I.n.) Pcricoma numidica
1.3 I.) P. Quezeli (0.9 I.) Hcrmione Dorieri v. barbarica (R I.) —
//. ochracea (7,9 I.) II. lencbricosa (0,4 I.).
Gastropodes : Limnaea Iruncalula (0,8).
Zone limimadicole.
Turukllarjes : Fonlicola cf. villa (II C.) — Dugcsia gonocephulu (V, VII,
C.).
Olioochètes : Eiseniella tetraedra (0,2).
Copépodes : Bryocamplus pygmaeus (C.).
Ostracodes : Erpetocypris Guulhieri (R.).
Source : MNHN, Paris
220 F. VAILLANT.
Tiuciioptères : Ti'notles uhjirica (0,5 I.J.
Coléoptères : l.accobiaa snilellaris (0,2 i.l Limnebius pilicuiidu (0,3 i.)
Diptères : Orimuryu idleniiiiln (l( I.) Dicranomyia milia (0,5 l.n.)
Geranomyiu obscurti (15 I.) T i pu la lulertdis (0,4 l.n.) Sciant hyyro-
petricu ((1.3 l.n.I Duiyhelea flauoaciilellalu (80 l.n.) /). madicolu
(54 l.n.) I). minuta (11 l.u.i I). obscura (9 l.n.) Mluutidomyia
hyyropelrira (0,8 l.n.) Itezziu Herluudi (0.2 l.n.) Putpomyia lurens
v. pailida (0,8 l.n.) P. rupicola (0,2 1.) /’. lenebricosa (3,1 l.n.)
Orthocladiinuc (2 l.n.) Pericoma numidica (0,7 l.n.) P. Quezeli
(3,8 l.n.) Hermione liorieri v. burburicu (H 1.) II. ochracea (1,4
l.n.) II. lenebricosa (0,7 I.) Tabunus bromius (0,7 I.) Ghelifera
stiymulica (0,3 I.) l.iancalus virais (0.2 I.).
Gastropodes : Idnuiaea Irtmcalula (l(.).
Zone bryumadicole.
Mousses : Punaria hyyromelricu Didymoilon lophaceus.
Tiiuiei.i.ariés : Fonlicola ef. villa (Il G.) Uut/esia ijonocephida (V, VII, H).
Oi.iüochètks : EisenieUa lelraeilra (0,8).
C.opépooks : Hryocamptus pyymueus (G.).
Ga mm ariens : Gammarus Simoni II II 0,5).
Tiuciioptères : Wormaldia numidica (0,2 I.) lieraea auresi (0,1 1.)
Ilydroplila Mclachluni (I. AC., localisées).
Coléoptères : I.uccobins sculellaris (0.1 i.) Goelosloma biapanicum
(0,1 i.).
Diptères : Dicrunvmyia milia (0,2 l.n.) Geranomyia obscura (0,8 l.n.)
T'put a laleralis (0,5 l.n.) Sciara hyyropclrica (0,5 l.n.) - Dasyheleu
flavoaculellula (21 l.n.) I). madicolu (19 l.n.) /). minuta (33 l.n.)
/). obscura (5(1 l.n.) liczzia llcrlandi (0,9 I.) Palpomyia liicens v.
pailida (1,1 l.n.) P. rupicola (0,5 l.n.) P. lenebricosa (019 l.n.)
Orthocladiinac (3 l.n.) Pericoma numidica (3,2 l.n.) Hermione
ochracea (0,0 I.) - Tubanus bromius (2.3 I.) Ghelifera sliymalica
(0.0 l.n.) Liancalits virais (l( I.) Melanochelia riparia (VII II n.).
I-AI NI-: COMMFNSAI.K TKHKFSTKK.
Goi.lemboi.es : Isolomurus allicolua (II-V) Tomoceras minor (I, II, III)
Prolanuru quadrioailala (III) Ceralophysella dcnliculala (l-II) —
Folsomia candida (II).
Coléoptères : Peryphus dalmalinuin ssp. Iiudiclii (V.) I.csleva [onlinalia
(II) Plulystelhus a Hais (III) Myllaena infascala (I) Gabrins
aiyrilalas (V) Palayria nue vida (V).
Diptères : Chaadiella uiyrit (IV) Tricyphona chaadicnsia (VI) Tipulu
lividula (V) /'. mon lia m T. brcvianlennatu Itheorthocludius
rufiventris (V) Mulanlu niyru (VIi Microphorellu minuta (V, G.)
Ileaphilii burburicu (V) Corynela pallidu (V, G.) G. chaudicnsis
(V) Tachislu ulyiricu (IV, V) l.udovicius Dufami (V) Xaulho-
chloru.a ochraceus (V).
Gîte 54 : Sidi-Madani.
Gile situé à 1 km du gîte 50 el à 2,3 km du gitc 53, en bordure de la route
reliant Sidi-Madani et Gamp-de s-Gliè nes. A : 225 ni O : E.NE — D —
II : O m S : schistes du Crétacé. Substrat vertical constitué par un
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SI R l..\ FAI NE MADICOI.I
mur de 80 cm de liant, par dessus lequel déborde l'eau d'un ruisseau.
I.e mur présente de nombreuses dépressions, dans lesquelles se déve¬
loppent des Mousses. Entre les touffes de Mousses, le substrat est recou¬
vert presque entièrement par une couche d’argile rouge déposée par
l'eau pendant les pluies et dont l’épaisseur varie. L’arrivée de l’eau est
interrompue brusquement el complètement plusieurs fois par an, mais
jamais pour plus d’un jour ou deux ; le fond des anfractuosités du sub¬
strat et les touffes de Mousses demeurent alors suffisamment humides
pour permettre à certains animaux madicoles de subsister. D’autre
part, pendant les périodes pluvieuses, le ruisseau est beaucoup plus
important qu’en temps normal, mais les anfractuosités et les touffes de
Mousses servent de refuges aux animaux madicoles. Par beau temps,
l’eau de la nappe madicole est limpide ; elle est couleur rouille par
temps de pluie. I.e 15.V.1952 à Kl h 30 ; TA : 22"3 ; TE : I5°5 ; pH :
8.0 ; Cl : là ; N-•<)■'• : 02 ; SO< : 53 ; C'.a : 04 ; Mg : 21 ; MOac : 0,0 ;
MOal : 0.5.
FAI NE AQl ATTQt’E LE 12.11.1951.
Zones pétrimadicole et limimadirole.
Oi.ioociiktks : Dendrobuena Ganylbaueri v. umiecten.t (H.).
Hydracahiens : Torrenlicola lalivalvula (III IL).
(’ouéi-odes : Hryocamptus pyymaens (XII G.).
Ostrac.odes : Erpetocypris Gauthieri (XII IL).
Trichoptêres : Tinodes ulyirica (3,0 1.) Staclobia ulyiru (18 1.) Wor-
maldia mimitlictt (H I.).
Coléoptères : Laccobius scuteliaris (0.0 i.) Limnebius pilicaada (0,7 i.)
Oclhebius melallescens (0,2 i.) Coelostoma hispanicum (0,2 i.)
I.tilelmis Mulleri (VI H i.) Ilelmis Lnlreillei (XI R i.).
Diptères : Dicrunomyia milis (0,0 1.) - Tipilla lateralis (0,2 1.) — Sciara
hygropelrica (R I.) Dasyhcleu flauosculellata (3,8 l.n.) - Alluaudo-
mvia hygropelrica (0.9 l.n.) — Palpomyitt luceits v. pullida (V 0,3 1.) —
/’. lenebricosa (V R I.) Orthocladiinae (19 l.n.) — Limnophyes sp„
Euro p h itenoc lad i us impensus el Orthocladiinae (IV 28 l.n.) Akieffc-
rirlla roerulesrens (XI R n.) Metrioniemns sp. (II I.) — Pericoma
niimidira (11 l.n.) Hermione Dorieri v. barbarica (9 1.) — Tabantis
sp. (R I.) Chelifera sliymalica (V 0,2 1.) Atalanta niyra (III 0,4 l.n.)
- Lianealits virens (VII 0,5 l.n.).
Gastropodes : Eimnaea Irunratida et Amnirola dnpotetiana (2,3).
Zone bryomadicole.
Mousses : l'Iiiloiiolis marcliica l'issidrns rrassipes.
Di.uiiicmÏTES : Dendrobacna Ganylbaiieri v. anneclens (0,9).
Dvdracariens : Torrenlicola lalivalnala (111).
Gopépodes : Hryoeamplns pyymaens (XII G.l.
l'ntmuiPTÈHEs : W'ornuddia nnmidira (0.1 I.) lihynrophila sp. (VI H I.)
Goi.hoptères : Larrobins scnlcllaris (1.9 i.) Coelostoma hispanirnm
(1,5 i.) — Limnebius pilieauda (0,2 i.).
Diptères : Dieranomyia milis (0,4 l.n.) Tipula lateralis (0,6 1.) — Sciara
hygropelrica (0.3 1.) — Dasyhelea fltwosciilellala (15 l.n.) — Palpomyia
lucens v. pullida (V 0,7 I.) — /’. rupicola (IV R l.n.) — P. tenebricosa
(V R I.) Orthocladiinae (1.5 1.) Pericoma nnmidira (.37 l.n.) Her-
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
mione Dorieri v. barbariea (0,3 l.n.) Tuba nus sp. (0,2 I.) Dolielio-
eephala ocellala v. burbaricu (0,3 l.n.) Atulunta niyra (III 0,1 1.)
Liancalus aire ns (VII K 1.) Melanorhelia ri paria (IV R 1.).
Gastropodes : Limnaca Irttncalula et Amnirola dupolelianu (0.-1 >.
FAI NK COMMKNSAI.K TKRRKSTRK.
Coi.i.emboi.es : Isolomurus palnslris (III, XI) /. alticolus (XI) Xynella
maritima (VII) Ceralophysella denliculutu (III).
Hémiptères : Hydromelra staynorum (VII) Saldula variabilis (VII) -
S. cf. album (XII) llcbrus pusillns (III. VII, XII) Scoloposlethus
Thomsoni (XII).
Coléoptères : Peryphus ilalmalinum ssp. Dndirlii (VII) Xepha Genei v.
specalaris (VII) Alhela lonyiusrala (III) Troyophlaens corticinus
(VII) T. rimilaris (IV) SI en us yultula (III) Tachyporns pusillns
(VII) Gabrius niyrilulns (VII) Sropaeus ilidymus (IV) S. milra-
lus (VI) I.eplobium dureivenlre (XII).
Diptères : Kownrzia bipunclatu (IV, VII) Philolulra azureu (V)
MicrophoreUa miaula (V G.) Taehisla alyiriea (VI) Tachytrechus
notalus (VII) Hercoslomus ehelifer (IV) II. exarticulatiis (IV, VII)
- Synlormon pallipes (VII) S. Zellcri (VII) C.ampsicnemus cri-
nilarsis (VII) Prosopomyia pallitla (VII C.) Suillia umbrirala (V)
Xapaea coarctaca (IV) C.uenia nnmidira (III, IV).
Gîte 55 : Chabet-el-Akra — Station I.
(Petite Kabylie) Gîte en bordure de la route reliant Bougie et Kerrata, à
2.5 km environ de ce dernier village. A : 220 ni O : K. SI-; I)
H : 1,5 ni — S : dolomies breehoïdes de l’Infra-Lias, colorées en rouge
par de l’oxyde de fer C). Le rocher est recouvert d’une croûte calcaire
jaunâtre et peu friable. L’eau sort île fentes de la roche. Débit constant.
Le 22.V.1952 à 13 h III ; TA : 21*5 ; TE : 1!>”5 ; pli : 8,0 ; Cl : 54 ;
N 2 0* : traces ; S(P : 708 ; Ca : 184 : Mg : 148 ; MOac : 0.3 ; MOal : 0,2.
FAI NE AQC.ATIQI’E LE 22.V.1952.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Coléoptères : Larcobius scutcllaris (R i.) Oclhebius melallescens (R i.).
Diptères : Tipula laleralis (RR 1.) — Simulium sp. (en tout un groupe de
28 1. de petite taille) Dasyhelea [lavosenlellala (0,5 l.n.).
Gastropodes : Limnaea trnnratulu (R.).
Zone bryomadicole.
Mousses : Eucladium nerlirillalum.
Complètement azoïque, mis à part I imago de Oclhebius melallescens.
FAI NE COMMENSALE TERRESTRE.
Diptères : Kownrzia barbulnla (V).
<‘1 Voir note infrapaginale page 2IX.
Source : MNHN, Paris
HKCHKIU'.IIKS SCI? J .A l-'AINK MADICOI.K.
Gîte 56 : Chabet-el-Akra — Station II.
<!ito situé on bordure do la route reliant Bougie et Kerrata, à I km environ
-le ce dernier village. A : 180 in <) :S — I) — H : 0 m — S : mur
formé de blocs de dolomies Basiques recouverts localement d’un «lépôt
calcaire compact laissé par l’eau. La nappe madicole est alimentée
par une source qui jaillit à 80 m du gîte ; son débit est peu variable.
Toutefois, lorsqu'il pleut, des eaux de ruissellement s’ajoutent aux
eaux de la source. Le 22.V.1952 à N li 30 ; TA : 20°,5 ; TE : 17”,5
à IX ; pli : 8,0 ; CI : 21 ; N-’O'- : traces : SO* : 200 ; Ca : 80 ; Mg : 40
Le 3.VIIÏ.1952 à 14 11 30 ; TA : 27 ; TE : 21" ; pH : 8,0 ; Cl : 28 :
N 2 0 5 : 2 ; SO' : I Kl ; Ca : 02 ; Mg : 34 ; MOae : 0.5 ; MOal : 0.3.
FAI NE AQtATIQl'E LE 22.V.1952.
Zone pétrimadicole.
Tckiikli-ahiés : Fonlicolu cf. villa (AC.).
I’richoptères : Timides algirica (3,5 1.) Slactobia algiru (19 l.n.).
Coléoptères : Larcobiws scntellaris (0,0 I.) Octhebins metullescens
Diptères : Dicranomyin goriliensis (0,1 I.) Gowiniella biwarira (3,7 l.n.)
Micropsectru sp., Paraphaenocludins sp., Paracricotopus niger et
l.imnophyes sp. I (54 l.n.) Dira sp. (1,2 1.) - Pericoma barbarica
(U I.) - Simiilium sp. (1. C„ localisées) Hermione Dorieri v. bar¬
barica (0,8 I.).
Gastropodes : l.imnaea Irnncatiila (2,1).
Zone limi madicole.
IT’rheu.ariés : Fonlicolu cf. villa (AC.).
Copépodes : Hryocamptus pygmaeus (AC..).
•’nicHOPTÈREs : Timides algirica (0,0 I.) Slactobia algira (0,8 1.).
Coléoptères : Laccobius scntellaris (2,4 I. 0,5 i.) — Octhebins metal-
lescens (2,4 i.) I.imnebins pilicauda (0,2 i.).
Diptères : Dicranomyia goritiensis (2,8 l.n.) Dasyhelea flaoosculellala
(41 l.n.) - I). minuta (118 l.n.) — Alluaiidomgia hygropelrica (5 l.n.) —
Gowiniella bavarica (1,7 l.n.) Ortliocladiinae (11 l.n.) — Pericoma
barbarica (B 1.) — P. Quezeli (0 l.n.) Hermione Dorieri v. barbarica
(1,9 1.) Alalanla nigra (0,2 l.n.) l.iuncalns virens (0,4 l.n.).
Gastropodes : l.imnaea Irnncatnla (2.9).,
Zone bryomadicole.
Mousses : Fuctadium verticitlnlnm.
• >-mii-.i.i.AHiEs : conncoai ci. viiiu.
Copépodes : Hryocamptns pygmaeus (AC.).
Cammariens : Gammaras Simoni (0,3).
Trichoptères : M ’ormaldia numidica (0,3 1.) — Hydropsyche sp. (R 1.).
Coléoptères : Laccobius scntellaris (0.9 1. — 1 i.) — Coelosloma hispa-
nicam (0,2 i.) Octhebins melallescens (0,5 i.).
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
Diptères : Dicrunomyiu yoriliensis (2,2 l.n.) — Dus y lie le a fluvosculellaia
(22 l.n.) I). miiiuln (CI l.n.) Allaaatlomyia hygropelrica (1,5 l.n.)
■Palpomyia sp. (0,8 1.) Gominiella bavarica (6,2 l.n.) Ortlio-
cladiinae (71 l.n.) - üixa sp. (3 I.) Hermione Dorieri v. barbaricii
(1,1 1.) - Alalanla nigru (0,2 l.n.).
Gastropodes : Liinnueu Irunculula (0,2).
FAI NE COMMENSALE TERRESTRE.
Coi.i-emroi.es : Isolomunis allicolus (V) /. paluslris (II) lleteromurus
major (II).
Coléoptères : Omoperyphus hypoerila (V) O. Xormantli (V) Pery-
plius (lalmatinum ssp. Diulichi (V) Xcbria sp. (V).
Diptères : Kowarzia bipunclala (II. V, C.).
Gîte 57 : Alger — Mur du Musée.
An cours de l'hiver 1950-1951, un gitc madicolc se forma sur un mur crépi
en dessous «lu Musée des Beaux-Arts à Alger. Une couverture végétale,
constituée essentiellement de Mousses à tiges très courtes, Hryum
raespilicinm cl Tortilla marginala, se développa dans ce gîte el une
population animale liés pauvre en espèces s’y établit. A : 12 ni -
O : NE AO II : 0 m. L’eau provenait d’inliltrations au travers
du mur. Le débit resta constant depuis novembre 1950 jusqu’en avril
1951, puis la nappe madicolc se rétrécit et disparut progressivement.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 21.11.1951.
Diatomées : Xavicula viridula v. slesuicensis (CC.) Pinnnlaria micro-
stauron (CGC.) Aehnanlhes niiiiitlissima v. eryplocephala (CGC.) -
Xilzschia fritshiluin (AC.) .V. palea (AC,.) X. comnninis (AC.)
Gomphonenia parinilnm (R.) Amphora nenela (AIL).
Diptères : Itolichopeza algira (3.2 l.n.) Ilummuinyia musrieola (7,9 I.)
Telmaloscopns lenebricosns (70 l.n.) Dolichocephala oc e liai a v.
barbarica (R 1.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Coi.lemiioi.es : liellisliira Schiitli I.epiilocyrlns carnicollis Isolomunis
paluslris Ceralophysella tienticulatu lleteromurus major.
Diptères : Telmaloscopns meriilionalis (C.).
Gîte 58 : Jardin d'essai du Hamma.
(Alger). Cite situé sur lu paroi en ciment d’un bassin. A : 8 m O : S.SW
MO — H : 50 cm Débit constant. Le 24.IV.1952 à 15 h ; TA : 16°,5 ;
TE : 14° à I4°,5 ; pH : 7,8 ; Cl : 80 ; N^O* : 8 ; S(D : 142 ; Ca : 100 ,
Mg : 20 ; MOac : 0.5 ; MOal : 0.8.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SUR !.A FAUNE MADICOLE.
FLORE ET FA CM-; AQIATIQIKS LE 24.TV.1952.
Zone pétrimadicole.
Diatomées : pus encore étudiées.
Myxopiiycées : Gloeocapsa decorlicans (AC.) — Xenococcus Kerneri (AC.)
Dermocarpa Flahaullii (C.) - Scylonema crispnm (AC.).
Oiilorophycêes : llhizoclonium hieroylyphicum (CC.) — Cladophoru ylo-
meralii (débris) Oedoyonitim sp., stérile (AC.) Cosmarium vexa-
lum, forme (HK.) Pediaslrum integra m fo. yranulala (lt.).
I'iuchoptères : Tinodes idyiricn (12 I.).
Coi.éoptèuks : Limnebius pilicauda (58 i.) Luccobins sculellaris (0,8 i.i.
Diptères : Limnophyes sp. et Orthocladiinae (2-1 l.n.) Umnophyes sp. I.
/•-'udaclylocladius bipunclellus et Pseudorlhocladius sp. (Il 31 l.n.)
Pericoma numidini (9 I.) Hermione Morrisi v. minuta (09 l.n.).
Castro po des : I.imnneti Inmcahda (4).
Zone limimadicole.
Diatomées : pas encore étudiées.
Myxophycées : Gloeocapsa montana (AH.) Dermocarpa Flabiinltii (AH.)
Scylonema crispnm (AC.).
Ciilohopiiycées : Spiroyyrn sp., stérile (H.) Hhizoclonium hieroylyphi¬
cum (CC.) Cosmarium vexalum, forme (AR.).
Hiiizopodes : Euylypha loevis (R.) Tracheleuylypha denlala (R.).
Oi-iGociiÊTEs : Fisenia sp. (3).
Tiuciioptères : Tinodes alyiricu (0,5 1.).
Coléoptères : Limnebius pilicauda (19 i.) Laccobins sculellaris (0,8 i.)
Coelosloma hispanicum (2,5 i.).
Diptères : Dicranomyia hyyropelrica (IX 0,0 l.n.) Dasyhelta minuta
(00 l.n.) Palpomyia Incens (3 l.n.) P. bicolor (0 l.n.) - Ortho-
eladiinae (1,5 l.n.» Telmaloscopus lencbricosus (3 l.n.) — Pericoma
numidica (13 l.n.) - Hermione Morrisi v. minuta (38 l.n.) Tabanus
sp. (R I.) Dolichocephala ocellala v. barbarica (Il 8,5 l.n.) Lian-
calus virens (VI R I.) Phih/yriola picla ( I l.n.) Melanochelia ripa-
ria (VI 0,3 l.n.).
Casthopodes : I.imnaea truncalnla (21).
Zone bryomadicole.
Mousses : Mniobryum carneum.
Di.igociiètes : Fisenia sp. (7).
Coléoptères : Limnebius pilicauda (8,5 i.) Coelosloma hispanicum (7 i.).
Diptères : Tipuln medilerranea (XII R I.) Dasyhelea minuta (81 l.n.)
Palpomyia luccns (2 l.n.) P. bicolor (9 l.n.) Orthocladiinae (8 l.n.)
Telmaloscopus lencbricosus (12 l.n.) Pericoma numidica (9 l.n.)
Hermione Morrisi v. minuta (10 l.n.) — Tabanus sp. (R 1.) — Doli-
chocephala ocellala v. barbarica (Il 3,2 l.n.) Philygriola picla
(13 l.n.) - Melanochelia ri paria (VI 0,5 l.n.).
Castropodes : i.imnaea truncalnla (0,5).
Source : MNHN, Paris
F. VAII.I.ANT.
FAl.'NE COMMENSALE TERRESTRE.
C, oi.l emi^oles : Bec.kereUodes libyens (II CC.) Prolanura quadrioculalu
(I, II) Haltislura Schiilli (I, II) - Isolomtirus piduslris (Il AV u-
yastrura sp. A (I) — Xeogastrnra sp. B (I).
Coléoptères : Anehus ruficornis (IV) - llypomedon propinquus (IV)
AI lie lu Perlyi (X) Troyophloeus bilineutus (VI) T. rivularis (VI).
Diptères : Limnophyes sp. III (II) Telmatoscopus meritliontilis (TV) -
Kowarzia bipiinelulii (VI C.).
Gîte 59 : Bougie.
(Petite-Kabvlie). Gîte madicole sur une paroi rocheuse verticale à 30 ni
environ de la «are île Bougie. La station est détruite actuellement.
A :4m- O : S.SW I) Il : 3 m S : éléments de calcaires liasi-
ques provenant du Gouraya (Falaise du Pliocène) et dolomie liasique
colorée en rouge par de l’oxyde de 1er (*). L'eau provenait d'une
source, mais traversait un hameau Kabyle ; elle était vraisemblable¬
ment riche en matières organiques.. Cite sans doute temporaire, vu
l’absence île Mollusques et de Crustacés.
FLORE ET FAI NE AQl'.ATIQUES LE 20.111.1951.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : Surirellu ovalis (AC.) Amphoru venelu (CCC.) .1. mon-
lana (AH.) Xilsschia commuais (CCC.) - .V. vitraeu (AH.) .V. n. sp.
(CCCC.) - .V. friislulum v. perpusilla (CCCC.) — .V. païen (CCC.)
Hantzschia amphioxys (C.) II. umphioxys v. major (AC.) II. [e-
neslrata (C.) Aehnanthes coarclucu (AH.) A. brenipes v. inter-
media (AC.) A. miniilissima v. eryplocephala (CC.) X unie nia ma¬
lien (AH.) X. viridula v. slesvicensis fo. minor (CC.).
Myxophycées : débris de Xosloc sp. et de Lyngbya sp.
Ghlorophycées : totalement absentes.
Hiiizopodes : Euylyphu loenis (AC.) — Traeheleuylypha denlala (H.) - -
Trinema lineare T. anehelys Cenlropyxis aerophilu s. lato (CC.)
- C. Kahli -- C. aeuleala, forme sans épines.
Coléoptères : Laceobius seuteUaris (9 i.L
Diptères : Dasyhelea alyiriea (143 l.n.) I). [lavoseulellala (33 i.n.)
AUuaudomyia hyyropetriea (5 l.n.) Limnophyes sp. 1 et Eudactylo-
eladins bipnnelellns (22 l.n.) Perieoma Quezeli (X l.n.) Pst/-
ehoda sp. (3 l.n.) Ilermione liurieri v. burbarieu (3,5 I.) Kowarzia
bipunelala (1.9 l.n.) Lianeidns nirens (7,5 l.n.) C.aenia sp. (0,3 l.n.).
Zone bryomadicole.
Mousses : Rryum aryenleum.
Coléoptères : Laceobius seulellaris (0 i.).
Diptères : Dasyhelea alyiriea (175 l.n.) I). flavoseulellala (12,5 l.n.)
Voir note infra pagina le page 21 S.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SI M LA I-AI NK MADICOLE. 233
Alluaudomyia hygropelrica (1 l.n.) Orthocladiinae (19 l.n.) — Her-
mione Dorieri v. barbarira (2 l.n.) Kowarzia bipunrlata (0.8 l.n.) —
Liancalus virent (1 l.n.) Caenia sp. (H il.).
FAUNE COMMKXSAI.K TERRESTRE.
Coi.i.emiioles : Isolomuriis /xiluslris (IV).
Coléoptères : Alhela clienlula (II).
Diptères : Xiphandrium brevicorne (III)
(III).
Herroslomns exarliculalus
IV. — MAROC.
Cite lin : Toubkal. Gite (il : Siroua. — dite 02 : Sources île la Tessaoul. —
dite d.t : Anrenier. dite 04 : Otikaïmcden. dite 05 : M’Goun,
station I. dite 00 : M’doun, station II. — Gîte 07 : Izourar. —
dite 08 : Taniesrit. Gîte 09 : Sidi Chainarouch. — Gîte 70 : Aguel-
inous. Gîte 71 : Imi n’Ifri. Gite 72 : Talianaout.
Gîte 60 : Le Toubkal.
(Grand-Atlas Massif du Toubkal). dite situé sur le flanc ouest du Dj.
Toubkal, à droite de l’asif Rerhaia (asif Ait Mizane) et à 800 in envi¬
ron du refuge Neltner. A : 3350 m O : W.NW — D — H : 1 ni —
S : andésite de l’Infracambrien, à grands cristaux de feldspath, très
altérés, avec formation de calcite ('). dite sans doute permanent, mais
encore entouré de neige le 13.VII.1954. L’eau provient d’une source qui
jaillit à quelques mètres du gite. Le 13.VII.1954 à 15 li 30 ; TA : 25“ ;
TE : 12“ ; pH : 0.8.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 13.VII.1954.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : Xavieula laela (RR.) .V. gaslrum — A', cari — .V. pu pu la
v. rectangnlure Hanlzschia amphioxys —- H. amphioxys v. major —
Piniwlaria nodosa — P. viridis v. rupeslrix P. gracilliinu P. sto-
inalophora — Meridion circnlare (CGC.) XHzschia friistulum (GCC.)
Dialuma vulgare — I). hiemale v. mesodon — Eunotia lunaris —
Ctdnneis bacillum C. silictila — C. schumanniana v. biconstricta —
Cymbella venlricosa C. gracilis C. cyslula C. aequalis — Gom-
phonema gracilis G. lanceolatum G. angiistalnm — G. parvulum
v. micropus Slephaiiodiscus astraea (RR.) Achnanlhes lanceolata
(GCC.) Melosira granulata (RR.) M. roeseana (RR.).
Mvxophycées : Aphanocapxa biformis (R.) — Gloeocapsa Kutzingiana (G.)
Dcrmocarpa (?) sp. (AC.) — Dicholhrix orsiniana v. africana (R.) —
I.t/ngbi/a dislincla (AG.) Hormogonics de !.. aerugineo-coerulea (?t
(ÂG.). '
Ci Voir note Infrapaginalc page 208.
•Mémoiiirs m Muséum. Zoologie. I. XI.
Source : MNHN, Paris
F. VAILLANT.
Chi.ohophycf.es : Cosmarium holmiense (H.) C. holmiense v. inleyrum
(H.) Ilammeri v. homalodermum (CC.) C. didymochondrum
(AH?) hornavanense (AID (,'. crenalum (AID (.'. rosiidun i
(HR.).
Rhizopodes : Cenlropyxis aerophila s. lato (CC.) C. phdysloma (CC.)
Paraqiiiidnila irreyularis (R.) Sebela symmetrica (R.) .Y. deu-
tislomu (AC.) .Y. lubulatn (RID Heleoplera pelricola (AC.) En
glyphu ! ne vis (AC.).
Copépodes : llryoeamplus Zschokkei et II. van Douvei (Alt.).
Coléoptèhes : Helophorus viridicollis (ID.
Diptères : Ditnnesa sp. (It I.) Ortliocladiinae (Alt I.) Palpomyia sp
(It 1.) T hou mal va liernardi (0,2 I.) Hydrodromia marorcana (?)
(0,2 1.) Meltinochelia ri paria (It l.i.
Zone bryomadicole.
Mousses : llryum venlricosnm.
Oi.igo ch êtes : Eiseniella Ivlracdra (AID.
Copépodes : llryoeamplus Zschokkei el H. van Douvei (AH.).
Diptères : Tipula sp. (It 1.) Palpomyia sp. (It I.) Melanorhelia ripa
ria (AC. l.n.) Anthomyiné (C 1.).
FA CNE COMMKNSAI.Ii TERRESTRE.
Collemboi.es : Isolomurus cf. paluslroitles ad', var. subcilialus.
Coléoptères : Homaliiim excavatum.
Diptères : Tipula allas — llydrodromia maroccuna - I.ianralus virens
Hydrophorus haïtiens Xiphandrium meyalallaasicum.
Gîte 61 : Le Siroua.
(Massif du Siroua, <|iii relie le Grand-Atlas el l'Anti-Atlas). dite situé eu
bordure d'une petite cascade, haute de (i ni environ, dans le lit d’un
asif. Cet asif coule au pied du Dj. Siroua et sur la face nord-est de
celui-ci. A : 3000 ni O : W I) Il : 5 ni - S : andésite C)
Le 30.VI.1954 à 15 h ; TA : 23” ; TE : 12" ; pii : 7.2.
FAI'NE AQI ATIQI'E LE 30.VI.I95I.
Zone pétrimadicole.
Coléoptères : (lelhebius détritus (0,2 i.).
Diptères : Diamesa Sleinboecki et I). sp. (AC I.) Hheorllweladius sp. (I.
Ileplayyia sp. (CC.) Thaumalea liernardi (1,0 I.) Pericoma aire
(0,8 I.) Cardioerepis sirouana (I. AC., localisées).
Gastropodes : Ancylaslrum fluvialile (0,8).
Zone limimadicole.
Hydracariens : Sperrhon clupeifer et Panisupsis cnrvifrons (AID.
Coléoptères : Helophorus oxyyonus (R i.) Oethebius détritus (0,8 i.i
(*) Voir note i il Ira |>n finale pane 20H.
Source : MNHN, Paris
RECHERCHES SU
I.A FAUNE MADICOLE.
23.'»
Diptères : Tanytarsariae (11,5 l.n.) Pericoma atra (6,7 l.n.) — Kowarzia
barbatnla (2,6 l.n.) Hémérodromiiné (0,1 l.n.) — Melanochelia ripa-
ria (0,3 l.n.).
Zone bryomadicole.
Mousses : Urachylhecium rivulare.
Hyoracariens : Sperc.hon clupeifer et Panisopsis curvifrons (AR.).
Plécoptères : Xemura sp. (6,9 1.).
Coléoptères : Oethebim détritus (1,3 i.).
Diptères : Tipula cf. yoriziensis (2.1 1.) Tanytarsariae (27 l.n.) — Ortho-
cladiinac (16 l.n.) Kowarzia barbatnla (1,3 l.n.) - Hémérodromiiné
(1,2 l.n.) Melanochelia riparia (8 l.n.).
FAI NE COMMENSALE TERRESTRE.
Coli.emroi.es : Isotomurus cf. paluslroides a IF. var. subciliatns.
Coléoptères : Xebria sp. — Pyclocranus oxijtelinus.
Diptères : Tipula atlas Liancalus virens (CGC.) — Hydrophorus haïtiens.
Gîte 62 : Sources de l'Asif Tessaout.
(Grand-Atlas — Massif du M’Goun). Cite situé sur la paroi d’une falaise
qui borde, à droite et près de son extrémité, la vaste pozzine dans
laquelle prend naissance l’asif Tessaout. A : 2950 in — 0 : E.NE — U
H : 2 in S : calcaire doloinitique (’). Roche en partie tapissée
par une croûte calcaire friable. L’eau sort de fentes, «le la roche. Débit
vraisemblablement constant. Le 8.VII.1954 à 10 h ; TA : 29“,5 ;
TE : 16", 5 ; pH : 8,3.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 8.VII.1954.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : Cymbella delicatula C. eymbiformis — C. affinis — C. pros¬
trata C. microcephala — C. austriacu — C. parvu — Denticula te¬
nais I). thermalis — Achnanthes flexella — A. trinodis Ano-
nweoneis serions v. brachysira A. serions fo. thermalis — l)iatorna
nulyarc I). mesodon v. hiemule — Gomphonema intricatum
G. intricatum v. pnmila Diploneis ovalis Cocconeis placentula
Synedra ulna.
Mvxopu vcéks : Gloeocapsa Kiitzinyiana (C.) G. montana (R.) Chroococ-
ciis minutas (C.) C. turicensis (R.) C. turyidns (R.) Schizothrix
affinis v. epililhica (AC.) Calothrix parietina v. africana (AC.)
Phormidium anyustissimum fo. major (R.) — Lynybya aeruyineo-
coernlea (R.) Schizothrix cuspidata (?) (AC.).
Ciu.oHoPHYC.ÉEs : Dans une zone A. permanente : Oocystis rupestris (AC.)
Mouyeotia bicalyplrata (CC.) — Cosmarium Holmiense (AR.) —
C. plicatum, forme (AR.) C. yranatum, forme. — Dans une zone B,
infra pagina le page 208.
Source : MNHN, Paris
qui doit s’assécher en lin d’été : Cosnwrium attemlplam (AC.) -
C. costal uni C. Holmiense (AC.) Spirogyru sp. (CCC.).
Hhizopoiiks : Xcbêla symmetrica (AH.) Paraquadrula irreyuturis (H.).
Hydracaiuens : Hyyrobules colliger, Punisopsis curnifrons et Culony: r
squamosus (AH.).
Coléoptères : Helophorus idridicollis (H i.) Octhebius détritus (H i.)
O. metallescens (H i.).
Diptères : Dicrnnomyiu hygropelrica (II.I I.) I). niitis (0,0 I.) - Du-
syhelea sp. (1,8 l.n.) Diamésa lulilarsis et Eudactylocladitis sp. (I. AH
et localisées dans la zone H) Periconw utrti (0.1 I.).
Zone bryomadicole.
Mousses : Hryum turbinutum llymenostylium curoirostrc t'.raloneuron
ytauciim v. falcatum.
Touffes de Hryum apparemment azo’iqnes ; dans les autres touffes :
Oi.Kior.HÈTES : Eisenielta tetraedra (0,4).
Coléoptères : Oclhcbius détritus (H i.».
FAt'NK COMMKNSALK TRHHKSTHK.
Coléoptères : Leste ou lonyaelytrtda s. lato Tachyporns pusillus.
Diptères : Periconw cf. numidica (CCC.) Liancalns nirens llydro-
phorus haïtiens.
Gîte 63 : L'Anremer.
(Grand-Atlas Massif de l’Anremer). I.e plus grand des lacs de l’Anremer,
le lac Tanidha, est alimenté par un ruisseau permanent, l’Issil Taindha.
qui disparait avant d’atteindre le lac. A 2 km environ du lac, l’Issil
Tanidha s’étale sur les parois verticales d’un petit cirque, en formant
une vaste nappe madicole. C’est ce gîte qui est étudié ici. A : 2900 m
O : S.SW 1) Il : 2 m S : doléritc (’). Le rocher apparait
à nu. Zone limimadicole très réduite. Le 2(i.YL1954 à 17 h ; TA : 10" ;
TK : 9°,5 ; pH : 7.0.
FLOHK Kt FAI NK AQI ATIQI KS LK 20.VI.195I.
Zones pétrimadicole et limimadicole.
Diatomées : Denticulu eleyans I). tennis Cymbella delieutulu
C. uffinis C. unslriueu (.. purvu (.. microcephatu (.’. cymbi-
(ormis C. lurgidiilu Aehnunlhes microcephatu .1. flexella
,4. linearis Xitzschiu sinuata X. linearis - X. sp. (laloneis
ut pi nu - Epithemia Muelleri li. zébra Oomphunema intricatum
v. pumilu Fragilariu yracillimu Xaviculu radiosa — Anomoeoneis
serions — Ceratoneis arcus Diutomu hiemale v. mesodon - Synedru
ulnu Rhopatodia pandlela Diploneis elliplica Xauicnta bryo-
phila Y. cryptocephaln.
l'i Voir note infrapaginalr page 2(IX.
Source : MNHN, Paris
237
RECHERCHES SI M LA FAUNE MADICOLE.
Mvxophyoées : Schizolhrix sp. ;iir. culcicola (CCC.) I.yngbya aeruyineo-
coerulea (H.).
< . 111.0 iiopiiycées : Z fi<) ne ma sp. (AH.) Oocystis rupeslris (GC.) Cosma-
rinm oeillades (AH.) C. horniwanen.se (H.) — C. loeve — snbcre-
n al uni (H.) C. roslaliun (H.) C. margaritatum (HR.) — C. cre-
nalum (HH.).
Rmizopodks : Cenlropyxis ne ro phi la s. lato (C.) C. acnleata (AH.) -
Acheta symmelrica (AH.) Paraquadrnla irreyularis (AC.) Pseudo-
(liffluyia sp. (C.).
Hydhacahiens : Sperchon ptumifer et Feltria Menzeli (AC.).
I'riciioptères : llrustis marocranns (1.9 1.) Tinodes cf. alyiriea (0,3 1.)
Coléoptères : I.accobius scntellaris (0.1 i.) Oclhebius détritus (0,2 i.)
O. melallesrens (0,4 i.).
Diptères : Dieranomyia hygropetrica (0,2 1.) I). milis (3,2 l.n.) — Gera-
nomyia obscnru (0,1 1.) - Hheolanylarsus sp. (15,5 1.), Diamesa loti
larsis. I). sp. liheorlhocladiiis frigidus et Orthocladiinae (en
tout 21 l.n.) Thuumalea lier nard i (0,9 I.) Pericoma alra (0,0 1) - P.
ef. numidica (0,2 I.) Hermione of. Dorieri v. burbarica (0,2 1.) - H.
et. ochrace a (0.5 1.) Kowarzia barbai nia (0,2 l.n.) — Melanoehelia
ri paria (H n.).
Gastropodes : I.imnuea Irnnealula (0,4).
Zone bryomadieole.
Mousses : Cratoneuron glaiicum.
■ I von acariens : Sperchon plumifer Feltria Menzeli (AC.).
Triciioptèrks : Driisns maroccanus (1,1 I.).
Coléoptères : I.accobius 4culellaris (H i.) Oclhebius détritus (0,3 i.) -
O. melallesrens (0,1 i.).
Diptères : Dieranomyia milis (0,5 l.n.) Orlliocladiinae (38 l.n.) Peri¬
coma cl', numidica (H. I.) Hermione et. ochracea (H 1.) Melano-
chelili riparia (0.9 l.n.).
FAIM- COM.MliNSAI.K TERRESTRE.
Coléoptères : Xepha Schmidli ssp. AUuaudi - Peryphus dalmalinum
ssp. maroccanum Omoperyphus hypocrita Lesteva longaelytrala
s. lato Oncyraphorus aurais - Myllaena brevicornis.
Diptères : Tipula allas T. anormalipennis - T. repentina Kowarzia
Dieuzeidei Alalanla megalallantica - Tachisla sp. I — Tachistu
sp. Il Hercoslomus exarticulatus II. longioentris — Liancalus vi¬
rais Tachytrechus insignis T. nolalus — Hydrophorus haïtiens
Sapaea Hernie Caenia sp. (CC.).
Gîte 64 : L'Oukaïmeden.
(Grand-Atlas Massif du Toubkal) Gîte situé en bordure de la route reliant
Sidi-Farrès et l’Oukaïmeden, à 3 km environ de cette dernière loca¬
lité. A : 2550 m O : SW - D — H : 1 m - S : grès à ciment sili¬
ceux du Permo-Trias. Nappe alimentée par une source qui jaillit juste
au dessus du gîte. Le 7.VI.1954 à 16 h ; TA : 15“ ; TE : 12° ; pH :
6 , 8 .
Source : MNHN, Paris
P. VAILLANT.
238
FAUNE AQUATIQUE LE 7.VI.1954.
Zones pétrimndicole e( limimadieole.
Oi.ioociiKTics : Eiseniella lelraedru (R.).
Copépodes : Bryocamplns Zsehokkei (Ad.).
Coléoptères : Helophorus viridicollis (R i.).
Diptères : Dicranomyia milis (0,4 I.) Geranomyia obscura (0,8 I.)
Dasyhelea maroccanu (2,2 l.n.) Diamesa Steinboecki, I). sp., Me-
triocnemus sp. et Orthocladiinae (en tout 17 l.n. par 4 dm-) Hepla-
yyia punclulala (I. CG., niais très localisées) Thaumalea liernnrdi
0,9 1.) Pericomu <dru (3,8 l.n.).
Gastropodes : l.imnaeu limosa v. vnlyaris (0,6).
Zone bryomadicole.
Mousses : Itruchythecium rivuhtrc 1‘hilonolis caespilosu.
Oliuochètes : Eise niella tel rat-dru (1,9).
Gopéi'odes : Bryocamplus Zchokkei (G.).
Coléoptères : Laccobitis sculelluris (R i) Helophorus viridicollis (R.
i.) — //. oxt/t/omis (R i.).
Diptères : Dicranomyia hyyropelrica (R I.) II. milis (0,2 I.) Gerano-
myia obscura (1,4 1.) Dasyhelea maruc.cana (3,7 l.n.) Ptdpomyia
sp. (0,9 1.) Orthocladiinac (8 1.) Thaumaleu Bernardi (0,3 n.)
Tabanus sp. (1,8 1.) Chrysopilus sp. (R 1.).
KAUNK COMMENSALE TERRESTRE.
Triciioptères : T inodes madicola (G.).
Coléoptères : Testedium bipunctatum ssp. gracile Pyclocrunns oxyle-
linas Gabrins nigrilulas Tachyporas pasillus Myllaena bre-
vicornis - Al ht-la yreyaria - Aleochara bipaslulala.
Diptères : Pales snbanalis Tipnla laleralis T. medilerranea Kouwr-
zia barbatula - E. bipunclala Tachisla sp. 1 Synlormon Zelleri
Hydrophoras haïtiens Xiphandrium pedintdum Prosopomyia
pallida.
Gîte 65 : Le M’Goun — Station I.
(Grand-Atlas Massif du M'Goun) Gite situé sur la rive gauche de l'Asif
M’Goun, à 40 ni environ de sa source. Substrat formé de calcschistes
noirs liasiques, lisses. Gite presque entièrement pétrimndicole, avec
quelques ilôts limimadicoles à l’abri île ressauts. Le substrat n’est pas
vertical, mais a une pente de 70° environ. Nappe alimentée par des
sources. A : 2500 ni O : E I) vers 12 11. TE : 12".
FAUNE AQUATIQUE LE I9.VI.1954.
Ephémères : Baelis sp. (G 1.).
Coléoptères : Laccobitis sculellaris (R i.) !.. yracilis (R i.) Octhebins
dctrilns (G i).
Source : MNHN, Paris
iu:<;hkrciii:s sut i..v facni-: madicoi.k.
239
Diptères : Dicranuinyia mi lis (AM I.) Pulpomyia sp. (AM I.) Dinmesa
lalilarsis ((',('. 1.) Thanmalea Hcrnardi (C 1.) Pericoma titra (AC.
1 -).
Gastropodes : Litnnaea limosti v. nalgaris (C.).
Gîte 66 : Le M'Goun — Station II.
(Urun<l-Atlas Massif du M’Goun) Gîte situé sur la rive droite d’un minus¬
cule affluent de l’asif M’Goun, qui se jette dans cet asif à 20 ni environ
«le sa source. A : 2300 m O : W — D - H : 50 cm — Substrat :
ealcschistes noirs liasiques recouverts par un épais dépôt calcaire
friable et jaunâtre. Nappe alimentée au travers de fentes de la roche.
Gite très probablement permanent. Le 19.VI.1954 à 18 h ; TA : 19" ;
Tli : 14" ; pH : 7,8 à 17 h par temps couvert ; TA : 21° ; TE :
18" ; Cl : 0.5 ; S<)• : 28 ; CO* : 107 ; Ca : 48 ; Mg : 24 ; MOac : 0,2 ;
MOal : 0.8.
FLOMK ET FAUNE AQUATIQUES LE 19.VI.1954.
Zone limimadicoie.
Diatomées : Cymbella laevis, forme (CGC.) — C. microcephala, forme —
C. ne quai i s (M.) C. affinis (AR.) C. Brehmii (R.) — C. amphice-
phala (AM.) C. dclicatula (AC.) - Gomphonctna intricaliim v. pumila
(AC.) Stephanodiscns astraea (MM.) — .1 nomoeoneis serions v. bra-
rhysira fo. Ihermalis (AC.) — Diploneis elliptica (AM.) — Achnanlhes
flexella (AC.) - . 1 . trinodis (AR.) .4. lapponica (M.) — Fragitaria
piiinnla v. lancellala (M.) Eunotia arcus v. fallax (AC.) — Diploneis
onitlis (AM.) Xtwicnlti cryptocephala v. intermedia (AR.) — Xitzschia
simiatn (AM.) Denlietila eleyans (CCG.).
Myxophycées : Plectonema algcriense — Pelalunenui ttlalum Gloeocapsa
montant! (C.) - Chroococeus tnrirensis (C.).
Ciii.orophyoées : Zygnenut sp. — Cosmarium siibqiiatlratnm (AC.) C.
loeve (AM.) C. subcrenatum (AIL).
Hyi>kacariens : Ltunibltidiii petruphila et Panisopsis cnrvifrons (C.).
Coléoptères : Laccobiiis scntellaris (R i.).
Diptères : Dicranomyia goritiensis (0,2 1.) - /). tnilis (0,5 1.) — Gerano-
myia obscura (1,3 l.n.) — Dasyhelea madicola (63 l.n.) — Telmatosco-
pns lenebricosus (0,7 1.) Pericoma barbarica (1,2 1.) — Hermione cf.
Dorieri v. barbarica (R 1.) - Atalanta meyutattantica (0,6 l.n.).
Gastropodes : Limnaea truncatala (2,2).
Zone bryomadicole.
Mousses : Hymenostylium carviroslre.
Hydhacariens : Lundbludia pelrophila et Panisopsis cnrvifrons ((,.).
Coléoptères : Laccobiiis scntellaris (R i.).
Diptères : Geranomyia obscara (0,9 1.) — Dasyhelea madicola (11 l.n.) -
Telmaloscopns lenebricosus (3 l.n.) — Melanochelia riparia (0,7 l.n.).
Source : MNHN, Paris
240
!■'. VAILLANT.
FAI NK ('.()MMKNSAI.K TKHR EST RK.
Coi.lemhoi.es : Isolomurus cf. paluslroides aff. var. snbeiliatns.
Coléoptères : Lesteoa fonliimlis !.. longaelytrata.
Diptères : T i pu lu allas T. medilerranea T. repeiilina T. subpustn-
lata Periroma cf. numidiea Koivarzia barbatula (C.) Ilemero-
il rom 1/la sp. Tarhisla sp. I T. sp. III Uercostomus longiven-
Iris - ligilrophorus hall iras Xiphantlriiim perlinalum.
Gîte 67 : L'Izourar.
(Grand-Atlas Massif de l’Azourki) Gîte situé en bordure de la piste con¬
duisant du village d'Irhirine au lac temporaire d'Izourar, à I km en¬
viron du lac. Ce gîte, situé à 2.500 m d’altitude, est sur substrat ca 1 -
caire ; la nappe est alimentée par une source. Il ne m’a été possible
que de recueillir rapidement quelques animaux dans ce gîte, visité le
(>.VII.1954.
ANIMAUX AQUATIQUES.
Oligochêtes : Hiseniella telraedra.
Tric.hoptèrbs : Tinodes algirira (C I.).
Diptères : Dieranomyia mi lis et Geranomyia obscura (AC. I.i T hau mil¬
ieu Bernardi (AC.. I.) Hermione lorrenlium (C, I.).
AN IM AUX TER R ESTRES.
Diptères : Koivarzia barbatula llercostomus longivenlris Uydropho-
rus haïtiens.
Gîte 68 : Tamesrit.
(Grand-Atlas Massif du M’Goun) Gile situé sur la rive droite de l’Asif
Tessaout, à 5 km en amont du village île Tamesrit. A : 2400 m O :
SK I) Il : I m S : dolérite C). Nappe alimentée par des sour¬
ces sortant de fissures du rocher. Substrat formé en majeure partie
par de la pierre lisse, avec quelques touffes de Mousse. I.a récolte que
j’ai faite hâtivement dans ce gîte ne permet que de donner un relevé
très incomplet des éléments de sa faune.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES I.K 9.VII.I95I.
Zone pétrimadieole.
Diatomées : Denlirula elegans (CC.) D. tennis v. irassula Bhopaloiliu
gibbcrula (R.) H. gibba (R.) II. parallela (R.) Diploneis ellipliea
(AR.) Cymbelta delieatuta (C.) C. affinis (C.) C. microrephula
(CC.) Gomphonema parvulum v. micropus (AR.) Xitzschia sinuata
(AR.) .V. linearis (R.) .V. denlirula v. Delognei (AR.) .V. frns-
Voir note infi'apaginale page 2IIX.
Source : MNHN, Paris
I u lu tu (H.). M clos ira arcnaria (HH.) Xavicula sohrensis (AC.)
V. graciUs (AH.) .V. bryophila (AC..) V. cryptocephala v. inter¬
media (AH.) Ceratoneis areas (AH.) C. anus v. amphyoxys (AH.)
Epithemia Mnelleri (AC.) Aehnanlhes flcxella (AH.) .4. linearis
(AH.) .1. miiiulissima v. microcephala (CC.) - Diatoma hiemale v.
me soi Ion (AC.) Culoncis alpina (HH.) Cocconeis pediculus (AH.)
4 nomoeoneis exilis (H.) — 4. serions v. braehysira f. Ihermolis (AH.).
Myxopiiygébs : hématites de Riimlaria sp. (CC.).
Chlorophycées : totalement absentes.
Kuizopodes : l'araquadrula irreynlaris (H.).
Hydracaiuexs : Thyopsis cancdlala Hydrouolsia cancellata — Lund-
bhtdia pelrophila.
Plécoptères : Xenmra sp. (H I.).
Tkichoptères : Tinodes alyirica (C 1.) Stadobia megalallanlica (CC I.).
Coléoptères : Coelosloma Itispunicum (H i.) Octhebius détritus (AH
i) llctmis uelutina v. atlanliea (H i.).
Diptères : Dirranomyia milis (AC I.) Geranomyia obscura (AH 1.)
Eheolanylarsiis sp. (('.CC I.) Orthocladiinae (AC 1.) Telmatosco-
pus limosus (AH I.. localisées surtout dans les îlots limimadicoles).
Castropodes : Limnaea Irunealula (AC.).
Zone bryomadicole.
Zone A : courant lent.
Mousses : llymenostylium curviroslre.
Coléoptères : Coelosloma hispuniciim (H i.).
Diptères : Geranomyia obscura (C. 1.) Palpomyia tenebricosa (AC 1.)
Orthocladiinae (C I.) Tabanus sp. (H I.).
Zone H : courant rapide.
Mousses : llymenoslylium curviroslre v. calaradarum.
Oligochètes : Eiseniella lelracdra (AC.).
I'lécoptères : Xemura sp. (C 1.).
I niCHopTÈRES : Drusus ef. maroccanus (CC 1.).
Coléoptères : admis velulina v. atlanliea (AH i.) admis sp. (AC. 1.).
Diptères : Tipula ef. yoriziensis (AC. 1.) aermione torrentinm (C, 1.).
FAI NK COMMENSALE TKHHKSTHK.
l'nictiopTÈHEs : Tinodes maroccana.
Coléoptères : Slenus pullula.
Diptères : Malanla megalallanlica 4. nigra Tachisla sp. 1 Syn-
lormon Zelleri.
Gîte 69 : Sidi Chamarouch.
(Crand-Atlas Massif du Toubkal) Cite situé contre une paroi rocheuse sur
la rive droite de l’Asif Rerhaïa, à 20 m du Marabout de Sidi Chama-
roueh. A : 2300 m O : W.SW 1> H : 3 m S : andésite très
Source : MNHN, Paris
242
F. VAILLANT.
claire <lc l'Infra-Cambrien. Nappe alimentée par des sources sortant de
fentes de la roche. Gîte certainement permanent. Il reste en relations
avec l’asif Herhaïa l.e 15.VII.1954 à 8 h là ; TA : 18",5 ; TE : 12",f> ;
|)ll : 7,1 ; Cl : 2.7 ; SO' : I ; CO» ; 3» ; Ca : 18 ; M« : I ; MOac : 0.7 ;
MOal : 1.0.
FI.OHE ET FAI NE AQIATIQIES LE 15.VII.I95I.
Zones pétrimadicole et liniimadicole.
Diatomées : Dialoma vulgure v. protlucla D. hit-male v. mesodon Cym-
bellu microcephala ('.. affinis ('.. cymbiformis Epithemia tur-
gida De ni ic nia elegans (CC.) Achnanlhes minulissima.
Myxophvcéks : Phormidium aiiliimnale (C.C.) Aphanocapsa muscicoln
(CC.) Gloeocapsa monlana (C.C.) (I. Kalzingiuna (AC.) Chroococ-
cus Inrirensis (CC.) Phormidium luridiim (AC..) Spores de A'oslof
sp.
Ciu.oHoi’iiYcÉKS : Pediaslrum intégrant (H.) Spiroggra I.agerbeimii (AH.)
Cosmarittm coslalum (HH.).
Hhizopodks : Paraquudrula irregularis (CC.).
Hydiiacauiens : Peltria Menzeli l.nndhladia pelrophila Sperchon clu-
peifer Torrenlicola lalioalvuta Panisopsis Thori.
Copépodks : Hryoeamplus rhaelicus.
Trichoptêhks : Tinoiles madieola (0,4 I.).
Coléoptères : Laccobius scutellaris (0,2 i.) Anacaena glohuliis (0,4 i.)
Octhebius melallescens (0,7 i.).
Diptères : Dicranomyia mi lis (12 l.n.) Geranomyia obscara (0,6 l.n.)
Dusyhelea maroertma (27 l.n.) AUmmdomyia hygropelrica (3 l.n.)
Diamesa Sleinboecki et Orthocladiinae (0,5 I.) Thimmulea ller-
nardi (2,2 1.) Perieoma alra (0,5 1.) Hermione et. Dorieri v. bar-
baril a (0,2 1.) II. palchella v. similis (0,1 1.) Tabanus sp. (0,2 1.)
I.iancaltis oirens (0,9 I.) Melanorhelia riparia (0,4 I.).
Gastropodes : Anrglaslrum fluvialHe (0.5) Limnaea Irnnralula (0,7).
Zone bryomadicole.
Mousses : Urgum lurbinalnm ad var. praelongum.
liVDRACARIENS : (AC.).
Coléoptères : Laccobius sculellaris (0,4 i.) Octhebius melallescens
(0,3 i.).
Diptères : Dicranomyia milis (3 l.n.) Geranomyia obscara (2,2 l.n.)
Tipula sp. (1,4 l.n.) Dasghelea maroccana (3,5 l.n.) Alluuudômyia
hygropelrica (3,5 l.n.) Orthocladiinae (21 I.) Thaamalea Hernardi
(0,5 il) Tabanus sp. (1,5 I.) I.iancaltis virais (0.3 1.) Melano-
chelia riparia : 2,8 l.n.).
FAI NE COMMENSALE TERRESTRE.
(’.o lle.mhoi.es : Isotomuras cf. paluslroiiles aff. var. subcilialus.
Coléoptères : Xepha Schmiilli ssp. AUuaudi.
Diptères : Atalanta nigra llydrodromia maroccana — Kowarziu bar-
batnla Tachisla sp. II.
Source : MNHN, Paris
i:ciiF.f»;m:s scn i..\ kai nk mai» ici
243
Gîte 70 : Aguelmous.
(Grand-Atlas) (vite situé en bordure de la route reliant Marrakech et Amerz-
«ane, à 0 km environ du col du Tizi N’Tichka sur le versant sud. A :
2100 ni - Nappe madieole produite par infiltration de l’eau d’un canal
au travers de sa paroi. Substrat formé de blocs de calcaire, tapissés par
une croûte friable et çà et là par des touffes d’une mousse : Bryum
gemmiparum. Récolte très incomplète.
FAUNE AQUATIQUE LE 3.VI1.1954.
I'iuchoptèhes : Tinodes ulgiricu (AC 1.) 7'. maroccana (R I.).
Coléoptères : Octhebius détritus (R i.).
Diptères : IHcrunomyiu mitis (CC. 1) — Tipula sp. (AC 1.) — Diisyheleu
sp. (AC I.) Micropsectra sp. (CC 1.) Orthocladiinae (C 1.) Peri-
coma atra (CC 1.) - Hermione cf. Dorieri v. barbarica (AC 1.) — II.
sp. (C. 1.).
Gastropodes : Anrylastrum striatum (CC.) — Limnaeu truncatutu (C.).
FAUNE COMMENSALE TERRESTRE.
Coléoptères : Trogophlueus niyrita Brachyura raploria — Alheta sor-
didu — A ni hic us sp.
Diptères : Atalanta niyru — Kowarziu burbutulu Tachisla sp. 1 — Lian-
catus virais Hercostomus exarticulatus.
Gîte 71 : Imi NTfri.
(Grand-Atlas) Gîte situé à 3 km environ de Deinnat, sous le pont naturel
d'Imi N’Ifri. Il est assez comparable au gîte 46 dans les «orges du
Rluimmel à Gonstantine. 1050 m O : W.SW - TO — H :2m —S:
calcaires du Lias. Nanne alimentée au travers de fissures du rocher.
Le 11.V1I.1954 à 11 h ; TA : 24" ; TE : 15” ; pH : 7,3. La zone pétrima-
dicole, très pauvre en Algues, est pratiquement azoïque ; toute la faune
est concentrée dans les zones limimadicole et bryomadicole, cependant
assez peu étendues en comparaison île la zone précédente.
FLORE ET FAUNE AQUATIQUES LE 11.VII.1954.
Zone limimadicole.
Diatomées : Xilzschia commuais (CGC.) A', frustulum v. perpusilla
(CGC.) .V. lineuris (AR.) N. vilruea (AR.) — Achnanthes lanceolata
(C.» A. lanceolata v. elliplica (C.) A. coarctatu (R.) — A. lineuris
(C.) — Su ri relia ovalis (CGC.) Diploneis elliplica (CGC.) — T), ocu-
lala (C.) — Xavicula cryplocephala v. vetiela (CGC.) — X. pygmaea
(C.) Caloneis bac ilium (AR.) C. bacillum v. fontinalis (AC.) —
Amphora vendu (AC.) — .4. ovalis v. pediculus (AC.) — Bhoicosphe-
nia curvata (R.) Pinnularia esox. forme (R.) Gomphonema parvu-
lum (AR.) G. parvulum v. micropus (Alt.).
Source : MNHN, Paris
241
F. VAILLANT.
Myxophycees : Glocoeapsa montant! (IL) Ghrooeorcus turyitlus (IL)
Oseillaloria (?) sp. (IL).
Chlorophyoées : débris (l’une forme filamenteuse (H.).
Oligochètes : l'.ise niella tetraedra (AH.).
Copépodes : Hryocumptus pyymneus (('..).
Coléoptères : Ctelostoina hispanieum (H.) Octhebius inetulleseens (1,5 i.).
Diptères : Dirranomyia hyyropetriea ((),:{ I.) Dasyhelea sp. (3 l.n.)
Palpomy a Incens (1,8 I.) lùikiefferiella cf. ininor-montunii et Eiulae-
tylortadius sp. (9,5 I.) Te Inuit osco pus limosus (1,5 I.) T. lenebri-
rusus (0,1 I.) Pericoma titra (3 l.n.) Hermione ochraeeti (0,2 I.)
//. piilehelta v. similis (0,4) II. IrilineuUi v. altjira (0,8 I.) Dolicho-
cephalti ocellalu v. burbariru (0,4 I.) M alan ta meyalallanlica (0,3 I.)
Stilpon tlemnatensis (H I.).
Gastropodes : Limnaen truiicatiila cl !.. limosa v. unlyttris (0,4).
Zone bryomadicole.
Mousses : Ainblysleyiam compaetum.
Ouoochètes : Eiseniella tetraedra (AH.).
Copépodes : liri/ocamptus pi/i/maeus (('..).
Coléoptères : Octhebius metalleseens (0,2 i.).
Diptères : Dasyhelea sp., (0,5 l.n.) Palpoinyia liirens (4,5 I.) Orlho-
cladiinae (0,8 I.) Telmatosropus tenebricosus (3.5 I.) Ilermione
ochraeeti (0,1 I.) Tabanus sp. (0,0 I.) Dolichocephaln v. barbariea
(0,9 I.).
FAI NK COMMKNSAMi TKHHKSTHK.
Collemroi.es : I.epidocyrtus cf. ciiruicollis.
Coléoptères : Traehyura hoemorrlwidalis Troyophleiis n. sp. ail'. Irot/lo¬
ti y tes St en us yulluta l.obrtdhium anale Phitonthus lonyicornis
Gabrius nit/rilulus Fatayria naeuiila Guyfrela carbonaria
.4 leochara crassicornis.
Diptères : Futarsus aulicus — l.iaiicalux iiirens Xaptien Hernie Pro-
sopomyia pallitla.
Gîte 72 : Tahanaout.
(Grand-Atlas) Gîte situé sur la paroi en ciment d'un canal, en contrebas de
la routé de Marrakech à Asni et à 50 m du village de Tahanaout. A :
750 m O : \V I) Il : 1 ni. L’eau sort de fissures de la paroi du
canal. Le substrat est forme d'un épais dépôt calcaire friable. Il n’v a
qu'une zone limimadicole. Kceoltc très incomplète.
FAI NK AQl’ATIQl'IS LK 8.VI.1954.
Coléoptères : Ctelostomu hispanicum (C. i.),
Diptères : Ditraiioinyia mitis (C. 1.) I). yoritiensis (AH 1.) Dasyhelea
flauoseutellata (130 l.n.) I). madicola (95 l.n.) Hermione cf. Dorieri
v. barbariea (0,3 1.).
Gastropodes : l.imnaea limosa v. uulyaris.
Source : MNHN, Paris
UKCHIÏRCHKS SCI! I.A F.
MADICOUi.
21.')
FAUNE COMMENSALE Tl
Acaiuexs : Oamasidae.
Coi.éoptkiuîs : Philoc/llhus vicinuni.
Diptères : l.itincnlns virais I.
V. — SAHARA CENTRAL — TASSILI N'AJJER.
Gîte 73 : Dianet.
'"te situé sur les parois rocheuses d'une source dans le «Jardin du Beylik »
de l’oasis de Djanel. A : 1060 ni AO II : O ni S : grand. Par
endroits, le granit est assez friable et détermine une zone limimadicolc.
Débit probablement constant. Le 2-1.Y.1949 à 14 li ; TA : 34*5 ; TE :
25" ; pli : 5 (?'? — mesure faite avec du papier indicateur Prolabo) ;
CI : 9 ; Oa : III ; Mg : traces.
FLORE ET FAI NE AQUATIQUES LE 24.V.1949.
Diatomées : Sgiiedra iilnii v. oxgrhgnclws (RR.) Melosira granulala (AIL)
.1/. granulala f. Iiiliulosa (R.) Diploneis ovalis (AR.) — Slephuno-
iliscus aslraea (R.) S . iliibius (Rli.i S'avicula sp. ail', digitorudiata
(AR.) Eunolia tschirchiana (AR.) Caloneis Clevei (AC.) — C.
ulpesiris (RR.) ilhopiilodia gibberulu v. rupeslris (AR.) — II. gibbe-
l'ula v. prodnrlii (R.) Pinniiluria graciloides (AR.) - P. Iluttneri
(AR.) P. leplosoma (AC.) Maslogloia Smilhii (R.) — M. Smithii v.
Iiicuslris (R.) ,)/. elliplicu v. dttnsei (R.) Xitzschia denticula (CCC.)
Achiuinlhes miiiiilissimu (AR.) Gomplionemu lunceolalnm v. acu-
liusculu (C.) G. parviiliim (RR.) Cgmbella microcephala f. robuslu
(CCCC.) C. idpinii (CCC.) C. delicaluln (RR.) — plusieurs espèces
«le Cosrinodisciis.
Myxophycées : Aphnnolheie micros paru (C.) — Gloeocapsa monliina (AC.)
- G . piinclnla (CCC.) Gloeolhecc Goeperliuna (A.R.).
CiiJ.ouoi'HYoÉES : totalement absentes.
Riiizopodes : Ccnlropgxis iiadcala (R.) G. aerophilu v. sglvolicii (R.) - -
Euglgplui luberciilalo (C.).
Coi.éoptéiies : Ocllicbiiis titiropallais (2.8 i.).
DiPTÉniis : Geranomgiu deserli (0,5 l.n.) Forcipomgia djunetica (8 l.n.)
Diisghcleit [luvusciilellidn (160 n. et exuvies nymphales par 4 dm-')
Thuimmlea sp. (une seule larve récoltée).
(■asthopodks : Scgmenlinu angitsla (1,5).
FAI NE COMMENSALE TERRESTRE.
Diptèhks : l.iidovicins Dufoitri .
Source : MNHN, Paris
1-. VAILLANT.
2 IC
Gîte 74 : Iherir.
(iite situé dans la vallée «le Foukani station 58 «le F. Bkknahd en bor
dure d’une petite cascade «le 2 m de haut déversant l’eau d’une guelta
dans une autre. Par temps de pluie, le débit de cette cascade doit ètr<
important, mais, lors «le l’étude de ce gîte madicole, il n’v avait pas en
de forte pluie au Tassili N’Ajjer depuis 4 ans. Substrat tapissé par une
mince couche brunâtre, molle et constituée probablement «le Diato
niées. Le 29.IV.1949 à l(i h ; TA : 34*5 ; TE : 28" ; pH : 7 (??).
FAI NE AQtATIQlE LE 29.IV.1949.
Coléoptères : Laccobius alrocephalits (8 i.) Octhebius iiiiropallens (13 i.l
Diptères : Atrichopoyon tleserli (62 1.) Simulium sp. (I. CGC.) localisée'
dans la zone où le courant est le plus fort.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
EXPLICATION DES PLANCHES Ci.
Iancii I-: J. (iilc- madieole ancien el usé. Les particules minérales transportées
par l'eau ont ahrasé la plupart des reliefs de la roche. Gîte situé au bord
de l'oued CliitTa (Algérie). Eléments dominants de la faune : larves de Timides
nhjiriru. de l’eriromn numidim. d'Ilermione nrhrnrea et d'Ilermione torren-
Hum. Déduit d'environ 1/10.
'm:hk II. En haut : (üte madieole réeenl. Les reliefs de la roche sont bien
marqués. Gîte situé au bord de l'oued Chilîa (Algérie). Eléments dominants
•le la faune : larves île l’eriromn Qnezeli et d'Ilermione Dorieri v. Imrbnricn.
Déduit d'environ 1/10. En luis : dite madieole n" 53 du « Cantp-des-Chénes ».
La vitesse du courant varie de droite à gauche et elle détermine, dans le gîte
madieole. une série de zones en forme île bandes verticales et dans lesquelles
la flore et la faune sont différentes. C'est ainsi que. dans la bande sombre
dont une partie a été encadrée, où la vitesse du courant est supérieure à
5 cm/sec. la flore est constituée surtout par des Diatomées et des Chroococ-
eales et que la faune comprend des larves de Tinodes nlgirirn et de Slnclobin
nlyiru. Par contre, dans la bande claire située à droite de la précédente, où
la vitesse du courant est comprise entre I et 5 cm 'sec, les Chrooeoecalcs sont
bien moins nombreuses et les Hormogonales et les Chlorophvcées sont assez
abondantes : la faune comprend de rares larves de Tinodes, des larves de
l'eriromn mimidien et d'Ilermione oehrucen. Enfin, dans la bande sombre
située à droite de la bande claire précédente, où la vitesse du courant est de
l'ordre de quelques mm/sec. les Chroococcales manquent et les Hormogonales
dominent : les larves de Tinodes sont absentes : les éléments dominants de
la faune sont les larves de l’eriromn Quezeli et de Cératopogonidés. Les deux
premières bandes mentionnées font partie du domaine pétrimadicolc. alors
que la troisième bande est limimadieole. Noter dans cette troisième bande
une feuille et des brindilles adhérant au substrat. Déduit d’environ 1 /a.
l’i-ANOtiiî III. Agrandissement de la zone encadrée sur la planche précédente.
On distingue les Protococcales et les fourreaux sinueux des larves «le Tinodes.
Noter la rugosité de la roche. Environ grandeur naturelle.
I (anche IV. Surface « récurrente » d'un gite madieole. l'ne partie de l’eau se
détache de la nappe madieole. Par temps de pluie, cette surface constitue une
« zone refuge » pour des larves madieoles peu rhéophiles. Noter à la surface
de la roche les nombreux fourreaux de larves «le Tinodes. Gîte situé au bord
de l’oued Cltiffa. Déduit d’environ 1/5.
Di.asc.hk V. Larves «le Diptères madieoles. face dorsale el grossies 15 fois.
I : l’eriromn ni ru 2 : rnlrileijn - 3 : /•. fuliyinosn 4 : !’. nnmidieu.
■’l-ANCHi-: VI. Larves de Diptères madieoles, face dorsale et grossies 15 fois.
5 : l'eriromn mngnisela 11 : /'. pulrhru 7 : llermione Inrrenliuin
S : II. Irilinenln v. nlyiru. Comparer la forme «les larves bryomadieoles el
brvofluieolcs «le l'eriromn muyniseln et «le llermione lorrenlilim ii celle des
larves pétrimadicoles ou limimadicoles de l’eriromn piilchm et de llermione
Irilinenln v. nlyiru.
"U laboratoire
ces photographies ont été effectuées par M. G. Aulks, dessinateur
«le zoologie de la Faculté «les Sciences d'Alger, que j'ai plaisir à
Source : MNHN, Paris
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Achevé d’imprimer le 15 Mai 1950.
Iin|>riim-r-if M. Dkci.i mi:. I.ons-Ie-Sjiunier. 1233-55-650.
Mai 1956 « DépAt 2" ti-iiurslrc 1 !>.>!>, N" 1551'».’
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XI
RECHERCHES SUR LA FAUNE MADICOLE
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Fl. II
RECHERCHE SUR LA FAUNE MADICOLE
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PI. III
RECHERCHES SUR LA FAUNE NlAfJlCOLE
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XI
PI. IV
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PI. V
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