MEMOIRES
DU MUSÉUM
NATIONAL
D’HISTOIRE
NATURELLE
ZOOLOGIE
TOME 147
1990
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Directeur de la publication : Philippe Bouchet
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ISBN : 2-8 5 653-15 8-x
ISSN : 0078-9747
© Éditions du Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, 1990.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
SÉRIE A
ZOOLOGIE
TOME 147
Miscellanées sur les Staphylins
Coordonné par
Nicole BERTI
Muséum national d’Histoire naturelle
Laboratoire d’Entomologie
45, rue Buffon
75005 Paris
ÉDITIONS
DU MUSÉUM
PARIS
1990
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Sommaire
Contents
Pages
1. Révision des Euaesthetinae néotropicaux du genre Stenaesthetus Sharp (Coleoptera,
Staphylinidae) / Révision of the neotropical Euaesthetinae belonging to genus Stenaesthetus
Sharp (Coleoptera, Staphylinidae). 9
Jean Orousset
2. Aleocharinae delle Filippine. 82° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae / Aleocha-
rinae from the Philippines. 82th contribution to the knowledge of Aleocharinae . 57
Roberto Pace
3. Nuove specie e sottospecie del genere Geostiba Thomson. 93° contributo alla conoscenza
delle Aleocharinae (Coleoptera, Staphylinidae) / New species and subspecies of the genus
Geostiba Thomson. 93th contribution to the knowledge of the Aleocharinae (Coleoptera,
Staphylinidae). 115
Roberto Pace
4. Aleocharinae del Népal. 101° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae (Coleoptera,
Staphylinidae) / Aleocharinae from Népal. lOlth contribution to the knowledge of the
Aleocharinae (Coleoptera, Staphylinidae) . 155
Roberto Pace
5. Studi sugli Xantholinini délia regione orientale : il genere Manilla n. gen. (Coleoptera,
Staphylinidae) / Studies on the Xantholinini from oriental area : the genus Manilla
n. gen. (Coleoptera, Staphylinidae). 171
Arnaldo Bordoni
6. Les Xantholininae et les Staphylininae des îles Mascareignes (Coleoptera, Staphyli¬
nidae) / Xantholininae and Staphylininae from Mascareignes (Coleoptera, Staphyli¬
nidae) . 181
Jean-Claude Lecoq
Index Systématique / Taxonomie Index . 213
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
1
Révision des Euaesthetinae néotropicaux
du genre Stenaesthetus Sharp (1)
(Coleoptera, Staphylinidae)
Jean OROUSSET
Muséum national d’Histoire naturelle
Laboratoire d’Entomologie
45, rue Buffon
75005 Paris
RÉSUMÉ
Révision des espèces néotropicales de Staphylinides appar¬
tenant au genre Stenaesthetus Sharp, sous-famille Euaesthe¬
tinae, tribu Stenaesthetini. Le statut des douze espèces anté¬
rieurement décrites est examiné, des lectotypes étant désignés
pour S. Hiatus Sharp et 5. mrazi Rambousek ; la validité de
S. nitidiceps (Bemhauer, 1939) est rétablie. Onze espèces
nouvelles sont décrites : S. amedegnatoae n. sp., S. bernhaueri
n. sp., 5. campbelli n. sp., S. castaneus n. sp., 5. confragrosus
n. sp., S. eximius n. sp., S. lilliputanus n. sp., S. peruanus n.
sp. S. praestans n. sp., S. puthzi n. sp., S. schuhi n. sp. La
nouvelle synonymie suivante est établie : S. brasilianus
Orousset, 1983 = S. fauveli Puthz, 1979.
ABSTRACT
Révision of the neotropical Staphylinid beetles belonging
to genus Stenaesthetus Sharp, subfamily Euaesthetinae, tribe
Stenaesthetini. The présent taxonomical statute of the genus,
with its synonymies, is presented. A detailed diagnose of the
genus is given, with emphasis on male and female sexual
characters ; illustrations of major characters are given.
Mainly for practical purpose, the neotropical species are
divided in two species groups : group of S. illatus Sharp
(genus Stenaesthetus Sharp sensu auct.) and group of S. mrazi
Rambousek (corresponding to genus Aulacosthaetus Bem¬
hauer, presently synonymized). Some general informations
about collecting conditions and habitat data are given. A key
to the species is presented ; additionnaly, diagnose, illustra¬
tions and distributional area are given for each species. The
statute of the twelve species previously described is investi-
gated, with désignation of lectotypes for S. illatus Sharp and
S. mrazi Rambousek ; the validity of S. nitidiceps (Bem¬
hauer, 1939) established. Eleven new species are described :
S. amedegnatoae n. sp., S. bernhaueri n. sp., S. campbelli n.
sp., S. castaneus n. sp., 5. confragrosus n. sp., S. eximius n.
sp., S. lilliputanus n. sp., S. peruanus n. sp. S. praestans n. sp.,
S. puthzi n. sp., S. schuhi n. sp. The following new synonymy
is provided : 5. brasilianus Orousset, 1983 = S. fauveli Puthz,
1979.
(1) Seizième Contribution à la connaissance des Euaesthetinae.
Orousset, J., 1990. — Révision des Euaesthetinae néotropicaux du genre Stenaesthetus Sharp (Coleoptera, Staphylinidae).
In : N. Berti (ed.), Miscellanées sur les Staphylins. Mêm. Mus. nain. Hist. nat., (A), 147 : 9-55. Paris ISBN : 2-85653-158-X.
Publié le 31 juillet 1990.
Source : MNHN, Paris
10
JEAN OROUSSET
Le genre Stenaesthetus a été érigé par Sharp
en 1874 pour un Staphylinide du Japon, 5.
sunioides. Cet auteur a décrit en 1876 une
deuxième espèce du même genre, S. illatus,
provenant de la région amazonienne. Une troi¬
sième espèce, S. kraatzi, a été décrite en 1908 du
Paraguay par Bernhauer. D’autres espèces sont
venues ensuite s’y ajouter, faisant connaître la
présence du genre dans la région afrotropicale et
dans la région orientale. Deux espèces ont été
ajoutées à la faune néotropicale : S. mrazi
Rambousek 1915 et S. condei Wendeler 1930,
toutes deux du sud du Brésil.
La taxonomie de ces Euaesthetinae néotropi¬
caux s’est ensuite compliquée, avec la création en
1939 par Bernhauer du genre Aulacosthaetus,
érigé pour les cinq espèces inédites suivantes.
toutes originaires de l’état de Minas Geraes, au
Brésil : A. rambouseki (espèce-type du genre),
A. klimai, A. nitidiceps et A. pauloensis ; l’auteur
a de plus transféré dans ce genre S. mrazi
Rambousek. La diagnose originale du genre
Aulacosthaetus est fondée sur les seuls caractères
externes suivants : — brachélytrie accentuée —
présence de sillons pronotaux — absence de
macroponctuation pronotale et élytrale. De nou¬
velles espèces sont venues ensuite s’ajouter aux
genres Stenaesthetus et Aulacosthaetus, sans que
les auteurs justifient la plupart du temps leur
choix. D’autre part, Blackwelder (1943) a
transféré Euaesthetus immarginatus Erichson,
1840 (de Colombie) dans le genre Stenaesthetus
Sharp. Enfin, Kistner (1960), dans un travail
consacré aux Euaesthetinae d’Afrique orientale,
500|ini
Fig. 1. — Stenaesthetus confragrosus n. sp., holotype mâle, habitus.
Fig. 2. — S. eximius n. sp„ holotype mâle, habitus.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
11
a transféré Stenaesthetus africanus Bemhauer
1915 dans un genre nouveau, Gerhardia, fondé
également sur un nombre restreint de caractères
externes, de plus fort mal définis : — aptérisme
— forte brachélytrie — ponctuation grossière.
Puthz (1973) a proposé une clef et des
diagnoses des espèces néotropicales du genre
Stenaesthetus sensu auct. et a décrit une espèce
inédite de Panama, S. panamensis ; il a décrit
ensuite en 1979 S. fauveli, des Antilles. Cepen¬
dant, la situation taxonomique au niveau géné¬
rique est demeurée confuse jusqu’à la récente
mise au point proposée par ce même auteur
(1980), pouvant être brièvement résumée de la
manière suivante : la régression alaire ne peut
être retenue comme caractère générique, toutes
les transitions existant entre les espèces macrop-
tères et les espèces aptères, ou tout au moins
fortement brachyptères ; elle s’accompagne cor¬
rélativement d’une brachélytrie plus ou moins
prononcée, avec coaptation des élytres et efface¬
ment du calus huméral. — Il existe tous les
intermédiaires entre les espèces à sillons prono-
taux longs, profondément creusés, et celles à
sillons réduits à des fossettes oblongues, ces
sillons pouvant disparaître totalement chez quel¬
ques espèces. — Il en est de même pour la
ponctuation, des formes de transition existant
entre les espèces à téguments fortement ponc¬
tués, rugueux, et celles à téguments lisses, présen¬
tant seulement une très fine microponctuation.
De plus, toutes les combinaisons existent entre
ces trois caractères. Il s’est avéré par ailleurs
impossible de déceler des caractères inédits,
notamment au niveau des pièces buccales et des
genitalia, pouvant valider le statut des trois
genres mentionnés ci-dessus. La présente révision
des espèces néotropicales confirme ce fait et
n’apporte en conséquence aucune modification
aux synonymies établies au niveau générique par
Puthz (l.c.). La situation nomenclatoriale du
genre est donc la suivante :
Genre Stenaesthetus Sharp, 1874
Stenaesthetus Sharp, 1874 : 79; espèce-type par monotypie : Stenaesthetus sunioides.
Aulacosthaetus Bernhauer, 1939 : 211 ; espèce-type par désignation originale : Aulacosthaetus rambouseki Bemhauer, 1939.
Gerhardia Kistner, 1960 : 32; espèce-type par désignation originale : Stenaesthetus africanus Bemhauer, 1915.
Chrésonymie :
Stenaesthetus : Cameron, 1930 : 445; Bernhauer, 1939 : 211 ; Kistner, 1962 : 96; Puthz, 1980 : 17.
Aulacosthaetus : Kistner, 1965 : 358.
Si les espèces de ce genre ont fait l’objet
d’assez nombreux travaux de taxonomie, seules
de courtes diagnoses, la plupart anciennes, ont
été proposées jusqu’à présent pour la définition
du genre Stenaesthetus, malgré les rectifica¬
tions et précisions mentionnées. Une description
détaillée est donc proposée ci-dessous, en insis¬
tant sur les caractères originaux des genitalia
mâles et femelles, qui constituent les principaux
caractères discriminants ; des précisions ou cor¬
rections sont apportées à leur sujet, notamment
en ce qui concerne la spermathèque, dont la mor¬
phologie a été mal interprétée jusqu’à présent.
La description détaillée proposée ci-dessous n’a
pour but que de permettre une définition ulté¬
rieure des apomorphies significatives, en vue
d’établir les relations cladistiques entre les diffé¬
rents genres de la sous-famille. En effet, il est
prématuré, dans le cadre de ce travail limité aux
espèces néotropicales, de tirer des conclusions
phylogénétiques quelconques, la classification
supragénérique actuelle des Euaesthetinae (défi¬
nition des tribus), basée exclusivement sur la
formule tarsale, la présence ou l’absence de
pleurites et la présence ou non d’ailes fonction¬
nelles, étant artificielle et obscurcissant totale¬
ment les relations entre les genres, comme l’a
rappelé Newton (1965).
DESCRIPTION
Espèces de taille moyenne pour la sous-famille
(1,6 à 3,5 mm), cylindriques, avec une constric-
tion modérée au niveau du mésothorax. Colora¬
tion assez uniforme, brun-roux plus ou moins
foncé, les pattes plus claires, les antennes et
palpes testacées. Avant-corps brillant ou tout au
Source : MNHN, Paris
12
JEAN OROUSSET
Fig. 3-14. — Stenaesthetus du groupe de S. illatus Sharp, avant-corps. — 3 : S. illatus Sharp. — 4 : 5. confragrosus n. sp. — 5 :
5. panamensis Puthz. — 6 : S. castaneus n. sp. — 7 : 5. fauveli Puthz. — 8:5. immarginatus (Erichson). — 9 : S.
praeslans n. sp. — 10 : 5. schuhi n. sp. — 11 : 5. kraatzi Bemhauer. — 12:5. puthzi n. sp. — 13 : 5. peruanus n. sp. —
14 : 5. amedegnatoae n. sp.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
13
Fig. 15-21. — Stenaesthetus du groupe de S. mrazi Rambousek, avant-corps. — 15 : S. mrazi Rambousek. — 16 : S.
bernhaueri n. sp. — 17 : S. nitidiceps (Bemhauer). — 18 : S. condei Wendeler. — 19 : S. eximius n. sp. — 20 : 5. klimai
(Bernhauer). — 21 : S. lilliputanus n. sp.
moins luisant, la sculpture très variable : forte,
constituée de points profonds et juxtaposés,
parfois organisés en strioles longitudinales, ou
presque nulle, les téguments pourvus seulement
d’une microponctuation fine et éparse, des inter¬
médiaires existant entre ces cas extrêmes. Habi¬
tus : fig. 1 et 2.
Capsule céphalique (fig. 22) de forme très
constante, quadrangulaire, transverse, modéré¬
ment aplatie dorsoventralement ; tête fortement
enchâssée dans le prothorax, la constriction
collaire délimitant en face tergale un sillon
occipital plus ou moins marqué. Face tergale
avec les calus susantennaires peu protubérants ;
points d’insertion dorsaux du tentorium appa¬
rents, formant extérieurement deux fossettes inter-
oculaires superficielles, situées très en avant
et reliées généralement aux calus susantennaires
par un sillon plus ou moins profond. Front
dépourvu de sillons latéraux ou transversaux,
mais flanqué de deux carènes longitudinales
hautes et étroites, contournant les tempes, où
elles bifurquent parfois en une petite carène
basale interne, et se prolongeant en face ventrale,
délimitant les joues. Sutures gulaires confluentes
sur toute leur longueur, délimitant vers l’avant
un petit postmentum triangulaire, dépourvu de
macrochètes. Foramen occipital petit.
Yeux pigmentés, de développement variable
suivant les espèces : ovalaires, constitués au
Source : MNHN, Paris
14
JEAN OROUSSET
maximum d’une cinquantaine d’ommatidies chez
les espèces macrophthalmes, ou bien très allongés,
fortement régressés et composés d’une demi-
douzaine d’ommatidies. On ne connaît pour
l'instant aucune espèce totalement anophthalme.
Antennes (fig. 23) insérées aux angles du ver-
tex, longues et filiformes, constituées de 11 articles,
de proportions constantes dans tout le genre.
Scape piriforme, avec un scapobasal petit ; pédi-
celle globuleux ; funicule avec les articles III à
VIII subégaux, grêles et cylindriques, l’article IX
un peu plus renflé ; massue peu nette de 2 articles,
ces derniers aplatis, l’article X avec l’apex pédi-
cellé, où s'insère en rotule le dernier article.
Articles terminaux avec une pubescence fine et
dense, sans phanères différenciés (comme les
soies spatulées disposées en couronne, présentes
chez certains genres, comme par exemple Euaes-
thetotyphlus Coiffait et Decu, 1970).
Labre (fig. 24) à bord antérieur non crénelé,
subplan vers le milieu, dépouvu de dent ou
d’échancrure médiane.
Mandibules (fig. 25) subsymétriques, à terebra
grêle, longue et falciforme ; une ou deux soies
basales au bord externe. Région molaire très
réduite, délimitée parfois vers l’avant par un
vague denticule ; pas de pénicillé basal de soies ni
de lacinia mandibulaire. Bord interne non denti-
culé mais muni d'un rétinacle médian très déve¬
loppé, en forme de longue dent pointue.
Maxilles (fig. 26). Galea et lacinia terminées
par une grande brosse de soies. Palpes maxillaires
grands, constitués de 4 articles, l’article distal
petit, subulé.
Labium (fig. 27) très petit. Mentum quadran-
gulaire, le bord antérieur convexe, faiblement
relevé en dents latéralement, et portant 4 macro-
chètes et quelques gros pores sensoriels. Prémen-
tum distinct, assez grand et bien sclérifié, portant
des palpes labiaux courts, constitués de 3 articles :
article I allongé, article II globuleux et article III
petit, subulé. Paraglosses membraneux, en forme
de cornes striolées.
Prothorax. Pronotum (fig. 3 à 21) convexe,
portant deux impressions plus ou moins mar¬
quées ; schéma de base : — 2 sillons latéraux
s’étendant du bord antérieur aux angles posté¬
rieurs, creusés en fossettes vers l’arrière. —
2 sillons médians, généralement plus courts. —
6 fossettes basales punctiformes, alignées en un
rang parallèle au bord postérieur. Ces impres¬
sions peuvent être totalement ou partiellement
effacées ou confluentes. Prosternum (fig. 28).
Épisternes très grands, séparés des proépimères
par des sutures pleurales peu distinctes. Suture
stemopleurale bien marquée, délimitant un grand
prosternum trapézoïdal, à bord antérieur non
crénelé. Cavités coxales contiguës, ovalaires,
petites mais largement ouvertes en arrière et
séparées vers l’avant par une apophyse inter-
coxale.
Mésothorax court, le scutellum (fig. 30) assez
grand, déprimé, masqué par le bord postérieur
du pronotum. Mésosternum (fig. 29) sans carène
longitudinale médiane vers l’avant ; bord posté¬
rieur prolongé par une volumineuse apophyse
intercoxale triangulaire. Métasternum (fig. 29)
transverse, le bord antérieur prolongé en son
milieu par une courte apophyse triangulaire ;
bord postérieur sans apophyse intercoxale nette
mais avec une petite échancrure médiane. Endos-
quelette avec une grosse furca insérée au bord
postérieur.
Élytres (fig. 31) de développement variable.
Région basale déprimée ; articulation scapulaire
toujours présente et élytres coaptées, mais non
soudés, chez les espèces aptères. Espèces ailées :
élytres allongés, le calus huméral net, marqué par
une bosse ou une dent, et le disque assez
convexe ; espèces brachyptères ou aptères :
élytres très courts, transverse pris ensemble,
l’angle huméral indistinct, non surmonté par un
calus saillant, le disque plan vers la suture et le
bord postérieur fortement concave. Epipleures
bien développés, séparés du disque par une
carène saillante. Stries suturales présentes ou
effacées.
Ailes parfois très développées, sans neala
individualisée, l’apex arrondi. Bord frangé de
soies et face tergale densément revêtue de micro-
triches. Nervation toujours fortement régressée,
limitée à des nervures longitudinales ne dépas¬
sant pas la moitié antérieure de l’aile, sans
caractères taxonomiques utilisables au niveau
spécifique.
Pattes. Coxa I assez petites, allongées, mais
munies d’un trochantin volumineux ; coxa II
courtes et globuleuses ; coxa III triangulaires,
transverses et aplaties, munies de deux ou trois
macrochètes au bord externe. Trochanters petits,
toujours dépourvus de caractères sexuels secon¬
daires. Tibias subrectilignes, le bord interne non
crénelé, sans éperons apicaux mais avec un
peigne peu développé. Tarses (fig. 32-34) : tarses
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
15
Fig. 22-29. — Stenaesthetus illatus Sharp. — 22 : capsule céphalique, face sternale. — 23 : antenne droite. — 24 : labre. — 25 :
mandibule droite. — 26 : maxille droite. — 27 : labium. — 28 : prosternum. — 29 : ptérostemum.
Source : MNHN, Paris
16
JEAN OROUSSET
antérieurs et médians de cinq articles, tarses
postérieurs de quatre articles. Onychium muni de
deux ongles simples, égaux.
Abdomen (fig. 35-36) cylindrique à la base,
légèrement renflé vers le milieu, l’apex conique ;
sept segments visibles, le segment génital bien
distinct. Premier stemite avec une carène longi¬
tudinale médiane entre les hanches postérieures
et deux carènes latérales obliques peu marquées.
Les segments III et VII sont subégaux, cylin¬
driques, dépourvus de pleurites mais portant une
trace de suture latérale entre tergites et sternites ;
les segments intermédiaires possèdent des ter¬
gites et sternites totalement fusionnés, sans trace
de suture. Pygidium (urite VIII) muni d’un
tergite et d’un sternite, emboîtés à la base de
chaque côté et réunis latéralement par une fine
membrane, sans pleurites nettement distincts.
Segment génital (urite IX) du mâle avec le tergite
et les pleurites fusionnés en une volumineuse
capsule conique, munie de deux grands processus
basaux, sans trace de suture ; sternite en forme
de languette, l’apex aciculé muni de 2 à 4 macro-
chètes. Segment génital de la femelle (fig. 37)
constitué d’un tergite, de deux pleurites pro¬
longés chacun par un style aigu et d’un court
sternite triangulaire membraneux.
Caractères sexuels secondaires : le sternite du
pygidium du mâle présente au bord postérieur
une échancrure médiane, plus ou moins large et
profonde suivant les espèces ; les urites pré¬
cédents peuvent porter ou non en face sternale
des impressions médianes plus ou moins pro¬
fondes, ainsi que des dents et échancrures au
bord postérieur.
Appareil génital mâle (fig. 35). Canal éjacula-
teur différencié en une pompe génitale fortement
muscularisée et sclérotinisée, souvent très volu¬
mineuse et occupant une grande partie de la
cavité abdominale (« trachéal sclerotized tube » de
Kistner, 1965; «double trumpet » ou « sperm
pump » de Puthz, 1973 ; « spermapumpe » de
Puthz, 1979). Édéage retourné à 180° au repos
dans l’abdomen, sa face primitivement sternale
étant au contact de la face interne du tergite IX.
Édéage symétrique ou subsymétrique, de type
anopique : orifice distal du lobe médian situé du
côté tergal, c’est-à-dire du côté opposé à celui de
l’orifice proximal. Lame basale du tegmen réduite
à un calus annulaire entourant le foramen basal.
Capsule fortement sclérotinisée, dépourvue de
musculature intrinsèque, prolongée en face sternale
par une lame apicale plus ou moins développée,
parfois absente. Orifice distal généralement indis¬
tinct, entouré d’expansions membraneuses hya¬
lines complexes. Sac interne, évaginable par
prolapsus, muni d’une pièce copulatrice médiane
unique, de forme variable, parfois hérissée de
spiculés ou prolongée par un flagelle exsertile.
Paramères toujours présents mais de développe¬
ment variable, souvent partiellement ou totale¬
ment accolés au lobe médian ; chétotaxie :
nombre de soies très variable, ces soies en
position apicale ou réparties en plusieurs groupes
de la base à l’apex, et parfois différenciées en
dents ou phanères spatulés.
Appareil génital femelle (fig. 36-37). Sperma-
thèque s’ouvrant dans la paroi dorsale du vagin
par un ductus seminis en forme de baguette
rectiligne fortement sclérotinisée, habituellement
de couleur brun foncé ; celui-ci présente vers le
tiers apical un petit diverticule aveugle et une
branche principale recourbée en crosse, dont
l’apex est relié au diverticule par un muscle
assurant la contractilité de l’ensemble. Apex du
ductus parfois faiblement dilaté en ampoule, la
lumière apicale très petite. Réceptacle volumi¬
neux, sphérique, à paroi extrêmement mince,
diaphane ; pas de glande annexe. Seule le ductus
seminis a été figuré jusqu’à présent, considéré
comme étant la spermathèque proprement dite
(Kistner, 1965 ; Puthz, 1973), le réceptacle,
extrêmement fragile, n’étant discernable que sur
des examplaires fixés ou tout au moins conservés
en alcool.
RÉPARTITION
Le genre Stenaesthetus est largement distribué
dans les régions tropicales ; de nombreuses espèces
ont été décrites de la région éthiopienne (Afrique
et Madagascar), et de la région orientale, où le
genre remonte jusqu’au Pakistan, au Népal et au
sud du Japon. Il est inconnu de la région
holarctique et de la région australienne.
Il n’est possible que de présenter certaines
observations générales sur la chronologie du
genre dans la région néotropicale, les matériaux
disponibles étant encore beaucoup trop restreints
et reflétant sans doute imparfaitement sa réparti¬
tion réelle. Le genre Stenaesthetus est répandu
dans la majeure partie de la région néotropicale
(fig. 144-145). Le groupe de S. Hiatus Sharp
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
17
Fig. 30-37. — Stenaesthetus illatus Sharp. — 30 : scutellum. — 31 : élytre droit. — 32 : protarse. — 33 : mésotarse. — 34 :
métatarse. — 35 : abdomen du mâle, face sternale, les genitalia vus par transparence. — 36 : abdomen de la femelle,
idem. — 37 : S. praestans n. sp., segment génital femelle et spermathèque.
Source : MNHN, Paris
18
JEAN OROUSSET
(fig. 144), constitué d’espèces ailées, est connu de
tout le bassin amazonien et du plateau brésilien,
et atteint le nord-ouest de la Cordillière des
Andes. Il est inconnu pour l'instant d’Amérique
centrale au nord de l’isthme de Panama (S.
panamensis Puthz), ainsi que du plateau des
Guyanes. Sa présence dans la région antillaise
(S. fauveli Puthz, des Petites Antilles : Saint
Vincent), bien qu’étant vraisemblable, demande
confirmation : elle n’est basée en effet que
sur l’examen d’un seul exemplaire de récolte
ancienne ; de plus, le seul autre exemplaire connu
de cette espèce provient du Mato Grosso, sans
qu’aucune station amazonienne intermédiaire n’ait
été découverte jusqu’à présent. La localisation
du groupe de S. mrazi Rambousek, constitué
d’espèces aptères, au sud du plateau brésilien
(fig. 145) n’est probablement qu’apparente, les
rares matériaux disponibles dans ce groupe pro¬
venant essentiellement d’un seul récolteur, et les
méthodes de récolte ayant été peut-être inappro¬
priées (voir : Habitat).
Le genre est inconnu au sud du 30 e parallèle ;
il existe plusieurs genres endémiques dans le sud
du Chili, dont le genre Alzadaesthetus Kistner
qui présente de fortes affinités avec Stenaesthetus
Sharp et se révélera peut-être un vicariant de ce
dernier.
HABITAT
On possède des données relativement précises
sur la biologie d’un certain nombre de Stenaes¬
thetus asiatiques et africains. Ces indications
concordent avec celles fournies par l’étude de la
faune néotropicale.
Les Stenaesthetus, insectes édaphiques préda¬
teurs (comme le confirme la structure de leurs
pièces buccales), occupent un grand nombre de
niches écologiques. Ils se rencontrent principale¬
ment en région tropicale à basse altitude, en forêt
primaire hygrophile, comme le montrent les
récoltes relativement abondantes effectuées dans
le bassin amazonien ; ils vivent dans la litière,
l’humus, le bois pourri et les horizons superficiels
du sol. La plupart des exemplaires y ont été
récoltés par tamisage direct au moyen d’un
appareil de Winckler, ou bien par extraction au
moyen d’appareils de Berlèse ou de Winckler-
Mockzarsky, les deux méthodes pouvant être
associées. Les espèces ailées sont probablement
fréquemment attirées par les lumières, mais n’ont
été capturées qu’exceptionnellement par ce moyen
(quelques exemplaires de S. illatus), probable¬
ment en raison de la petite taille de ces insectes.
Des espèces éthiopiennes et asiatiques se rencon¬
trent en montagne, jusqu’à plus de 3 500 m
d’altitude ; dans la région néotropicale, des Ste¬
naesthetus ont été récoltés en moyenne montagne
jusqu’à 1 110 m d’altitude (Pérou, Paraguay). Ils
ont été rencontrés dans divers biotopes, certains
relativement secs : forêt-galerie à bambous, bos¬
quets à Broméliacées, broussailles à Cactacées.
Les espèces ailées peuvent coloniser assez facile¬
ment des biotopes dégradés, et se rencontrent en
forêt secondaire ainsi que dans les cultures, où
elles sont parfois attirées par les amas de débris
végétaux en décomposition. S. castaneus a été
récolté au Paraguay dans des plantations d’Euca¬
lyptus.
On ne possède aucun renseignement précis sur
les conditions de récolte des espèces du groupe
de S. mrazi. Elles ont été vraisemblablement
récoltées comme les précédentes, par extraction
directe, au moyen des mêmes techniques. Ces
espèces, toutes totalement aptères et relative¬
ment microphthalmes, présentent d’après leur
morphologie une tendance au confinement dans
le milieu endogé et occupent vraisemblablement
des horizons plus profonds du sol. Cela explique¬
rait leur beaucoup plus grande rareté dans la
région néotropicale, rareté qui ne serait qu’appa¬
rente, les techniques d’extraction par flottation
(« lavage de terre ») ne semblant pas avoir été
utilisées dans cette région. Ces espèces, à capa¬
cité de dispersion très faible, sont certainement
beaucoup plus sensibles à la dégradation du
couvert forestier.
TAXONOMIE
Les Stenaesthetus néotropicaux restent actuel¬
lement des matériaux fort rares dans les col¬
lections. Cependant, près de 450 exemplaires,
appartenant à 12 institutions différentes, ont pu
être examinés lors de cette étude. Ces matériaux
se révèlent encore très insuffisants, eu égard à la
superficie de la région étudiée ; il est probable
que des investigations ultérieures, menées avec
des techniques de récolte appropriées à l’étude de
la faune du sol, feront connaître bien d’autres
représentants de ce genre. Plus qu’une révison, ce
travail doit donc être considéré comme une mise
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
19
au point permettant surtout de régler les nom¬
breux problèmes de taxonomie posés par les
descriptions anciennes.
Il faut souligner que les clés de détermination
ci-dessous n’ont qu’une valeur indicative, étant
donné la relative pauvreté en caractères externes
chez ces Staphylinidae très proches les uns des
autres par leur habitus, caractères sujets de plus
à une certaine variabilité, qui peut être difficile¬
ment appréciée actuellement pour la plupart des
espèces en raison du peu de matériaux dispo¬
nibles. Seule la dissection et l’examen des geni-
talia permet une détermination sûre.
ABRÉVIATIONS UTILISÉES
amnh : American Muséum of Natural History,
New York.
bmnh : British Muséum (Natural History),
London.
cas : California Academy of Sciences, San
Francisco.
cnc : Canadian National Collection, Biosys-
tematics Research Institute, Ottawa.
fmnh : Field Muséum of Natural History,
Chicago.
ifp : Institut für Pflanzenschutzforschung der
Akademie der Landwirtschaftwissen-
schaften der DDR, Eberswalde.
irsnb : Institut Royal des Sciences Naturelles de
Belgique, Bruxelles.
mhng : Muséum d’Histoire naturelle de Genève.
mnhn : Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris.
mzsp : Museu de Zoologia, Sào Paulo.
usnm : United States National Muséum (Smith-
sonian Institution), Washington.
zmb : Zoologische Muséum, Berlin.
REMARQUES
CONCERNANT LE MATÉRIEL-TYPE
Tous les types des espèces néotropicales anté¬
rieurement décrites ont été examinés. Pour chaque
espèce est donc mentionné en premier le matériel-
type étudié, précédé des renseignements concer¬
nant la localité-type et le nombre de syntypes
éventuels figurant dans la description originale.
Les indications portées sur les labels accompa¬
gnant chaque spécimen-type sont mentionnées,
les indications manuscrites étant placées entre
guillemets ; cependant, les détails concernant
l’étiquetage ne sont précisés que pour les types
anciens dont le statut devait être fixé ou pour les
espèces pour lesquelles se sont posés des pro¬
blèmes de synonymies.
Tableau de détermination des Stenaesthetus néotropicaux
— Pronotum et élytres à téguments rugeux et luisants, portant une
macroponctuation plus ou moins forte ou des stries longitudinales.
Espèces macro- ou brachyptères. A : groupe de S. Hiatus Sharp... p 19-37
— Pronotum et élytres à téguments lisses et brillants, avec une microponc¬
tuation fine et, rarement, une macroponctuation superficielle à peine
distincte. Espèces aptères. B : groupe de S. mrazi Rambousek- p 37-52
A. GROUPE DE S. ILLATUS SHARP
1. 2,2-2,5 mm. Avant-corps densément ponctué ; pubescence fine, rare... 2
— 1,5-1,7 mm. Avant-corps granuleux ou muni de fortes stries longitudi¬
nales ; pubescence longue. 11
2. Sillons latéraux du pronotum longs, occupant au moins les V* pos¬
térieurs . 3
Source : MNHN, Paris
20
JEAN OROUSSET
— Sillons latéraux du pronotum courts, occupant au plus la moitié pos¬
térieure . 6
3. Avant-corps allongé, la tête 1,1 fois plus large que longue; tempes
dentiformes ; disque pronotal avec deux fortes impressions ovalaires
superficielles. Édéage : fig. 84. puthzi n.sp.
— Avant-corps large, la tête 1,4 fois plus large que longue; tempes
arrondies ; pronotum dépourvu d’impressions ovalaires nettes. 4
4. Tête non explanée latéralement vers l’avant ; tempes bien distinctes ;
élytres courts, 1,3 fois plus larges que longs. Mâle inconnu .
. panamensis Puthz
— Tête explanée latéralement vers l’avant ; tempes presque indistinctes ;
élytres plus allongés, 1,1 fois plus larges que longs. 5
5. Édéage : fig. 44. illatus Sharp
— Édéage : fig. 49. confragrosus n. sp.
6. Sillons latéraux du pronotum occupant la moitié postérieure . 7
— Sillons latéraux du pronotum très courts, occupant le quart posté¬
rieur . 8
7. Bord antérieur du front avec une bosse proéminente. Pronotum
faiblement rétréci en arrière. Angle huméral effacé ; brachyptère.
Édéage : fig. 70. praestans n. sp.
— Bord antérieur du front lisse. Pronotum fortement rétréci en arrière.
Angle huméral apparent ; macroptère. Édéage : fig. 54... castaneus n. sp.
8. Pronotum cordiforme, sa plus grande largeur vers le milieu. 9
— Pronotum nettement rétréci en arrière. 10
9. Bord postérieur du sternite VI du lisse. Édéage : fig. 65.
. immarginatus (Erichson)
— Bord postérieur du sternite VI du S bidenté. Édéage : fig. 79 ....
. kraatzi Bernhauer
10. Bord postérieur du sternite VII du avec deux petites dents pointues.
Édéage : fig. 60. fauveli Puthz
— Bord postérieur du sternite VII du S avec deux fortes dents tronquées.
Édéage : fig. 72. schuhi n. sp.
11. Tempes dentiformes; pronotum denté latéralement, le disque profon¬
dément striolé. Édéage : fig. 89. peruanus n. sp.
— Tempes arrondies ; pronotum arrondi latéralement, le disque non
striolé, granuleux. Mâle inconnu. amedegnatoae n. sp.
Stenaesthetus illatus Sharp, 1876
Stenaesthetus illatus Sharp. 1876 : 357.
Chrésonymie :
Stenaesthetus illatus : Bernhauer et Schubert, 1911 :
186; Puthz, 1973 : 67.
Description : Avant-corps : fig. 3.
Longueur : 2,1-2,5 mm. Espèce de grande
taille, macrophthalme et macroptère, de colora¬
tion variable : face tergale allant du roussâtre au
brun plus ou moins foncé (la coloration noirâtre
de certains exemplaires est due à une altération
post-mortem), les pattes un peu plus claires, les
antennes et pièces buccales testacées. Téguments
rugueux, luisants.
Capsule céphalique fortement transverse (L/l ;
388/544 p.m), explanée vers l’avant, les tempes
très courtes, faiblement dentiformes. Carènes
frontales subrectilignes, avec une petite bifurca-
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
21
tion interne à la base ; calus susantennaires
proéminents, prolongés en arrière jusqu’aux points
d’insertion dorsaux du tentorium par un pro¬
fond sillon arqué. Région antérieure du front
déprimée, avec une grande impression ovalaire
vers l’avant. Sillon occipital étroit et profond.
Microréticulation fine, distincte sur toute la
capsule céphalique. Ponctuation uniforme, cons¬
tituée de gros points enfoncés (diamètre : 15 [xm
environ), séparés par des espaces égaux au
diamètre de ces points. Œil ovalaire, saillant et
de grande taille (180 x 116 (xm), composé d’une
cinquantaine d’ommatidies pigmentées.
Pronotum faiblement allongé (L/l : 505/480 (xm),
sa plus grande largeur vers le milieu, les bords
latéraux subrectilignes vers l’avant, puis nette¬
ment convergents et concaves dans la moitié pos¬
térieure. Carènes latérales du pronotum visibles
du dessus dans toute la moitié postérieure ;
angles antérieurs et postérieurs peu marqués.
Disque avec deux très vagues impressions ova¬
laires dans la moitié postérieure, masquées par la
ponctuation chez certains exemplaires ; deux
grands sillons latéraux, profonds, occupant les
trois-quarts postérieurs de la longueur du prono¬
tum, progressivement effacés vers l’avant, bordés
à l’extérieur par un bourrelet vers l’avant et par
une forte carène arquée vers l’arrière, et enca¬
drant six fossettes punctiformes subégales, plus
ou moins coalescentes et peu distinctes en raison
de la forte macroponctuation du disque. Micro¬
réticulation indistincte ; ponctuation identique à
celle de la capsule céphalique, les points plus
rapprochés, non organisés en strioles longitudi¬
nales ; pubescence nulle. Elytres quadrangulaires,
modérément transverses (L/l : 557/610 |xm), leur
plus grande largeur vers le milieu, très convexes
latéralement et dorsalement, le bord postérieur
fortement concave, sinué ; angle huméral fuyant,
non surmonté par une dent, un calus ou une strie.
Suture déprimée, encadré par deux profondes
stries. Microréticulation indistincte ; ponctuation
formée de points ovalaires, un peu plus grands et
plus régulièrement alignés que sur le pronotum ;
pubescence nulle.
Abdomen cylindrique, sa plus grande largeur à
l’extrémité du premier urite (1: 583 ixm), le tergite
avec deux grandes impressions ovalaires laté¬
rales, contre le rebord élytral. Ponctuation ombili¬
quée assez dense, associée à une fine et très
courte pubescence couchée.
Caractères sexuels secondaires mâles : ils sont
légèrement variables suivant les individus d’une
même station ; la variabilité est un peu plus nette
entre les différentes populations connues et porte
essentiellement sur les urites V et VI (fig. 38-
41) (2) . — Sternite V non impressionné, le bord
postérieur faiblement concave (exemplaires du
Brésil), ou bien légèrement soulevé et échancré
(Pérou) ou simplement soulevé (Paraguay). —
Sternite VI avec dans la moitié postérieure une
large impression longitudinale médiane superfi¬
cielle, dépourvue de pubescence, le bord posté¬
rieur faiblement concave (Brésil), ou bien avec
une impression médiane plus petite, le bord
postérieur très faiblement denté en son milieu
(Pérou) ou faiblement échancré et soulevé (Para¬
guay). — Sternite VII avec sillon assez profond
dans la moitié antérieure, s’élargissant dans la
moitié postérieure en une large impression ova¬
laire, encadrée de brosses de longues soies,
le bord postérieur faiblement concave. — Ster¬
nite VIII avec une très profonde échancrure au
bord postérieur, à bords presque parallèles. —
Sternite IX (fig. 42) lancéolé.
Canal éjaculateur différencié en pompe géni¬
tale fortement muscularisée (fig. 43). Édéage
(fig. 44). Lobe médian piriforme, la capsule
fortement sclérotinisée, de coloration brun-rou¬
geâtre foncé, prolongée par deux lames membra¬
neuses diaphanes effilées. Sac interne avec un
ensemble de pièces copulatrices peu distinctes,
comportant une série de denticules médians et
une dent (en position apicale lorsque le sac
interne est évaginé). Paramères (fig. 45) dia¬
phanes, soudés à la capsule du lobe médian dans
leur moitié antérieure, puis fortement diver¬
gents ; apex torsadé, prolongé par une petite
digitation. Chétotaxie : six soies fines, subégales
(la variabilité apparente de forme de l’apex des
paramères est due à une torsion, fréquente chez
les exemplaires de collection).
Ductus de la spermathèque (fig. 92-94) avec un
long tubule proximal et une crosse apicale
courte ; seuls les exemplaires du Pérou (Ramon
Castillo) présentent une spermathèque à crosse
apical très développée et fortement recourbée.
(2) Pour les caractères sexuels secondaires, les pointillés figurant sur les illustrations délimitent simplement les
impressions des stemites ; les longues soies, masquant parfois le bord postérieur des stemites, ne sont pas représentées.
Source : MNHN, Paris
22
JEAN OROUSSET
Fig. 38-45. — Stenaesthetus Hiatus Sharp, mâle. — 38 : stemites V-VI1I (Brésil : Mogi-Guaçu). — 39 : idem (Pérou : Ramon
Castillo). — 40 : idem (Paraguay : Amambay). — 41 : idem (Brésil : Jacaré-a-Canga). — 42 : stemite IX. — 43 : pompe
génitale. 44 : édéage, face tergale. — 45 : apex du paramère droit.
Discussion : Il existe une certaine variabilité
individuelle chez cette espèce, portant sur la
taille, la sculpture, les impressions pronotales et
les caractères sexuels secondaires mâles. Une
variabilité beaucoup plus accentuée s’observe
entre les différentes populations ; cette variabilité
ne porte que sur les caractères externes et la
spermathèque, les genitalia mâles se révélant
parfaitement constant, tant par la forme de
l’édéage que par la chétotaxie des paramères.
Peut-être en raison d’un matériel encore très
insuffisant, il est pour le moment impossible
d’établir une corrélation entre la variabilité des
caractères sexuels secondaires et de la sperma¬
thèque et la répartition géographique. Il est
possible que des matériaux complémentaires
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
23
puissent permettre d’ériger un certain nombre
de sous-espèces ou bien d’établir l’existence chez
S. Hiatus, tel qu’il est défini actuellement, d’un
complexe d’espèces jumelles.
Distribution : S. illatus, telle qu’elle est actuelle¬
ment définie, est l’espèce possédant la plus vaste
répartition, connue actuellement de tout le bassin
amazonien, depuis l’embouchure de l’Amazone
jusqu’au Pérou, et atteignant au sud le Mato
Grosso et le Paraguay.
Matériel-type : La description contient les
indications suivantes : « Tapajos ; one <?, 2 $
individuals ; a specimen was also found at Lages,
near Manaos, by Dr. Trail, on the 5th January,
1875 ». Trois exemplaires sont actuellement con¬
servés dans la collection Sharp (bmnh) : — 1 Ç,
en parfait état, dans une grande cellule rectangu¬
laire lutée [Lectotype, présente désignation] :
« Stenaesthetus 9 illatus Type, Amazons, D.S. »
(indications manuscrites de Sharp, sur la cel¬
lule) / Type (étiquette circulaire blanche, bordée
de rouge) / Brazil, Tapajos (étiquette rectangu¬
laire blanche, barrée de vert) / « Tapajos » (pas¬
tille verte) / Sharp Coll. 1905 - 313 / Syntype
(étiquette circulaire blanche, bordée de bleu). —
1 $, en parfait état, dans une grande cellule
rectangulaire lutée [Paralectotype, présente dési¬
gnation] : « Stenaesthetus illatus Ind. typ., Ama¬
zons, D.S. » (indications manuscrites de Sharp,
sur la cellule) / South America, Brazil (étiquette
rectangulaire blanche, barrée de vert) / Sharp
Coll. 1905 - 313 / Syntype (étiquette circulaire
blanche, bordée de bleu). — 1 $, en bon état, sur
paillette [Paralectotype, présente désignation] :
S. America, Brasil (étiquette rectangulaire blanche,
barrée de vert) / Sharp Coll. 1905 - 313 /« Ste¬
naesthetus illatus var. D.S., Amazons » (étiquette
rectangulaire blanche, manuscrite de Sharp) /
« Lages, 5-1-75 » (étiquette rectangulaire blanche) /
Syntype (étiquette circulaire blanche, bordée de
bleu). Un exemplaire c? [Paralectotype, présente
désignation], à l’état de débris (édéage perdu), est
conservé au fmnh : S. America, Brazil (étiquette
rectangulaire blanche, barrée de vert) / Sharp
Coll., 1905-313 (étiquette rectangulaire blanche)
/ « Stenaesthetus illatus Ind. typ., Amazons, D.S. »
(étiquette rectangulaire blanche, manuscrite de
Sharp) / Chicago nat. Hist. Mus., ex. D. Sharp
Collin., by exchange with Brit. Mus. nat. Hist.
(étiquette rectangulaire blanche) / e32 / ç? « Stenaes¬
thetus illatus Shp., det. D. Kistner 59».
Matériel examiné : Outre la série typique ci-
dessous, les exemplaires suivants ont été examinés :
Brésil : état d’Amazonas, Ponta Negro près de
Manaus, 5.XI.1969 (J. M. & B. A. Campbell), 1 <?,
(cnc) ; état d’Amazonas, Manaus, Rio Taruma,
x/xi.1971 (U. Irmler), 1 S et 1 Ç (coll. Irmler);
état de Para, Jacaré-a-Canga, (aux lumières),
I. 1970 (F. R. Barbosa), 4 <? et 1 $ (amnh) ; état de
Para, Belém, 1/4.XU.1969 (J. M. & B. A. Camp¬
bell), 5 <? et 1 $ (cnc) ; état de Parana, Parque
nacional do Iguaçu, ait. 200 m, 10.ii.1970 (J. M. &
B. A Campbell), l <? (cnc) ; état de Sào Paulo,
Fazenda Campininas, Mogi-Guaçu, 1/8.1.1970
(J. M. & B. A. Campbell), 2 c? et 3 Ç (cnc) ; état
de Mato Grosso, le? (coll. Jarrige) (mnhn) ;
Distrito fédéral, Parque nacional de Brasilia, ait.
1 100 m, 26. h.1970 (J. M. & B. A Campbell),
1 S et 1 $ (cnc) ; mêmes localité et récolteurs,
9.IH.1970, 3 c? et 4$ (cnc). — Pérou : dep. de
Loreto, 3 km au nord-ouest de Ramon Castillo,
(tamisage de litière en forêt), 23.ii.1972 (S. & J.
Peck), 81 spms (cnc) ; dep. de Loreto, Rio
Mazan, 10. x. 1980 (Cl. Vaucher), 3 c? (mhng) ;
fleuve Tambo Pata, 12.1.1985, 1 9 (mnhg) ; dep.
de Madré de Dios, Tambopata (fleurs pourries
de palmier), 24.x. 1982 (L. E. Watrous & G.
Mazurek), 1 <? et 1 9 (fmnh) ; Amazones, Iqui-
tos, M. de Mathan, 1 <? (mnhn). — Paraguay :
dep. del Amambay, 10 km au sud de Bella Vista,
II. x. 1979, expédition mhng, 7 c? et 5 9 (mhng) ;
dep. de Caaguazu, 20 km au nord de Colonel
Oviedo, 7.x. 1979, expédition mhng, 1 <? et 3 9
(mhng) ; dep. de Caaguazu, Rio Guyrau - Gua,
(tamisage de bois pourri et de litière en forêt-
galerie), 12.iv. 1985 (C. Dlouhy, F. Baud & V.
Mahnert), 1 c? et 19 (mhng) ; dep. del Alto
Parana, Arroyo Dos Hermanas, à 30 km au nord
de Puerto Stroessner, xi.1980, (C. Dlouhy), 2 9
(mhng).
Stenaesthetus confragrosus n. sp.
Description : Habitus : fig. 1 . Avant-corps : fig. 4.
Longueur : 2,3 mm. Difficile à distinguer exté¬
rieurement en face tergale de S. illatus, hormis
par son pronotum à bords latéraux un peu plus
arrondis et ses élytres légèrement plus convexes.
Dimensions. — Tête L/l : 400y544 [Am. —
Pronotum L/l : 485/466 [Am. — Elytres L/l :
570/647 [xm. — Abdomen 1 : 557 [im.
Caractères sexuels secondaires mâles : —
Source : MNHN, Paris
24
JEAN OROUSSET
Sternite V sans caractères particuliers. —- Ster-
nite VI (fig. 46) avec dans sa moitié postérieure
une grande impression triangulaire superficielle,
dépourvue de pubescence. — Sternite VII (fig. 46)
avec une large et profonde impression trapézoï¬
dale, garnie de fines soies couchées, les bords
relevés vers l’arrière en bosses munies de grandes
soies ; bord postérieur avec une petite échancrure
médiane. — sternite VIII (fig. 46) avec une très
profonde échancrure médiane à bords parallèles.
— Sternite IX (fig. 47) lancéolé, fortement
aciculé.
Pompe génitale (fig. 48) (détériorée chez l’holo-
type) volumineuse, semblant fortement muscula-
risée. Édéage (fig. 49). Lobe médian volumineux,
piriforme, la capsule à parois moins épaisses que
chez l’espèce précédente, de coloration jaunâtre,
prolongée en gaine munie de deux fins processus
membraneux diaphanes. Sac interne de structure
proche de celle de S. illatus, avec un ensemble de
pièces copulatrices dentiformes peu distinctes.
Paramères (fig. 50) massifs, soudés à la capsule
du lobe médian dans leur moitié basale, puis peu
divergents ; apex spatulé et tronqué. Chétotaxie ;
six longues soies fines, subégales.
Femelle inconnue.
Discussion : S. confragrosus est proche de
l’espèce précédente, dont il se distingue par son
édéage caractéristique, à lobe médian volumi¬
neux et paramères non digitiformes.
Distribution : S. confragrosus n’est connu que
par l’holotype : Brésil (Norte), état d’Amazonas.
Matériel type : Brésil, état d’Amazonas, 20 km
au S.O. d’Itapiranga, 9.XI.1969 (J. M. & B. A.
Campbell), 1<? (mhng).
Stenaesthetus panamensis Puthz, 1973
Stenaesthetus panamensis Puthz, 1973 : 67, 68, fig. 33.
Description : Avant-corps : fig. 5.
Longueur : 2,3 mm. Très proche extérieure¬
ment de S. illatus et de S. confragrosus. Il s’en
distingue par les caractères suivants.
Capsules céphalique transverse (L/l : 370/
480 jim), non explanée latéralement vers l’avant,
les tempes courtes, arrondies mais distinctes.
Carènes frontales avec une très petite bifurcation
basale interne. Calus susantennaires peu proémi¬
nents, nettement limités en arrière par une
impression ovalaire, front faiblement convexe
vers l’avant. Œil ovalaire (160 x 90 jxm), com¬
posé d'une quarantaine d’ommatidies pigmentées.
Pronotum faiblement allongé (L/l : 490/480 |xm),
de forme identique à celle du pronotum de S.
confragrosus.
Disque avec deux sillons latéraux plus courts,
occupant les trois-quarts postérieurs du prono¬
tum, creusés en fossettes à la base et encadrant
six fossettes punctiformes presque totalement
masquées par la forte macroponctuation rugueuse
du disque. Élytres transverses (L/l : 450/580 |xm),
leur plus grande largeur peu après le milieu.
Abdomen sans caractères particuliers, sa plus
grande largeur à l’apex du premier urite visible
(1 : 580 (xm).
Ductus de la spermathèque (fig. 95) assez
court, le tubule proximal arqué, la crosse apicale
épaisse et fortement incurvée.
Mâle inconnu.
Discussion : S. panamensis est proche par ses
caractères externes de S. illatus et S. confragro¬
sus-, toutefois, ses affinités réelles ne pourront
être déterminées que par l’examen des genitalia
mâles.
Distribution : S. panamensis est la seule espèce
connue actuellement d’Amérique centrale (zone
de l’isthme de Panama) ; il marque la limite nord
de répartition actuelle du genre sur le continent
américain.
Matériel type : Holotype : Panama, Canal
Zone, Bohio, 8.IV.1911 (E. A. Schwarz), 1 Ç,
(usnm).
Matériel examiné : Seul 1’holotype est connu.
Stenaesthetus castaneus n. sp.
Description : Avant-corps : fig. 6.
Longueur : 2,2 mm. Espèce de taille moyenne,
macrophthalme et macroptère. Coloration brun-
roux foncé, les pattes rousses, les antennes et
pièces buccales testacées.
Capsule céphalique large et convexe (L/l :
363/453 jxm), les tempes peu saillantes. Carènes
frontales légèrement convexes, sans bifurcation
basale, peu relevées au niveau des calus susanten¬
naires, la région antérieure du front convexe.
Ponctuation formée de points espacés par des
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
25
Fig. 51-55. — Stenaesthetus castaneus n. sp., mâle. — 51 : stemites VII-VIII. — 52 : stemite IX. — 53 : pompe génitale. — 54 :
édéage, face tergale. — 55 : apex du paramère droit.
Source : MNHN, Paris
26
JEAN OROUSSET
intervalles égaux à leur diamètre. Œil ovalaire,
grand et saillant (142 x 97 fim), composé d’envi¬
ron cinquante ommatidies pigmentées.
Pronotum subcarré (L/l : 460/453 jj.m), sa plus
grande largeur au tiers antérieur, Sillons latéraux
occupant les deux-tiers postérieurs et encadrant
six petites fossettes punctiformes. Ponctuation
forte, rugueuse, les points beaucoup plus serrés
que sur la tête. Élytres transverses (L/l : 440/
570 fj.m), modérément convexes, le bord posté¬
rieur fortement sinué et portant un petit bourre¬
let oblique au tiers externe. Ponctuation intermé¬
diaire entre celle de la tête et celle du pronotum.
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles : —
Stemites III à VI sans caractères particuliers. —
Stemite VII (fig. 51) non impressionné, le bord
postérieur faiblement concave. — Stemite VIII
(fig. 51) avec une échancrure large et proportion¬
nellement peu profonde, à bords parallèles. —
Stemite IX (fig. 52) court et large.
Pompe génitale (fig. 53) fortement muscula-
risée. Edéage (fig. 54). Lobe médian ovoïde, la
capsule épaisse, de couleur brun-rougeâtre, pro¬
longée par deux lobes membraneux diaphanes
courts, torsadés. Sac interne avec un ensemble de
pièces copulatrices dentiformes peu distinctes.
Paramères grêles, soudés au tiers basal à la
capsule du lobe médian, puis divergents, renflés à
l’apex, ce dernier avec un prolongement digiti-
forme. Chétotaxie (fig. 55) : sept soies grêles et
inégales au quart apical.
Ductus de la spermathèque (fig. 96) assez
court, à tubule proximal subrectiligne et crosse
apicale épaisse, en arc de cercle.
Discussion : S. castaneus présente de fortes
affinités avec S. Hiatus ; il s’en distingue principa¬
lement pas sa taille plus faible, sa capsule
céphalique non explanée latéralement, ses sillons
latéraux du pronotum et ses élytres plus courts ;
les édéages des deux espèces sont du même type,
celui de S. castaneus étant plus petit, ovoïde et
non piriforme, mais à structure du sac interne et
chétotaxie des paramères très proches par leur
structure. La spermathèque de S. castaneus est
plus courte et moins arquée.
Distribution : S. castaneus possède une vaste
aire de répartition, étant actuellement connu du
Brésil (Sudeste) : district fédéral de Brasilia et
état de Sào Paulo ; du Paraguay et du nord-est
du Pérou.
Matériel type : Holotype : Paraguay, dep. de
Concepcion, à l’est de Estrellas, Primavera,
16.x. 1979, expédition mhng, 1 S (mhng). Para-
types : Paraguay : dep. de Concepcion, Colonia
Sergento José, E. Lopez, 13.x. 1979, expédition
mhng, 2 Ç (mhng) ; dep. d’Alto Parana, Puerto
Présidente Stroessner, 6.XI.1979, expédition mhng,
1 c? (mhng) ; dep. del Alto Parana, Puerto Ber-
toni à environ 40 km au sud de Puerto Présidente
Stroessner, Rio Alto Parana, (tamisage en forêt-
galerie), ll.xi.1982 (F. Baud et al .), 1 c? et 4$
(mhng) ; dep. del Alto Parana, environs de Puerto
Présidente Stroessner, vi.1980, (C. Dlouhy), 1 çj
et 1 9 (mhng) ; dep. del Alto Parana, Arroyo
Dos Hermanas, à 30 km au nord de Puerto
Présidente Stroessner, xi.1980 (C. Dlouhy), 1
et 1 Ç (mhng) ; dep. de Neembucü, 5 km au
nord-ouest de Pilar, bords du Rio Paraguay,
(tamisage dans broussailles à Cactacées), 18.x.
1982 (F. Baud et al .), 1 9 (mhng) ; même localité
et récolteurs, (tamisage dans plantation d’Euca-
lyptus), 2 9 (mhng); dep. de Itapua, 10km au
sud de Santa Maria, (tamisage de bois mort et
litière en forêt), 25.x. 1982 (F. Baud et al .), 1 c?
(mhng) ; dep. de Itapua, San Benito, (tamisage
en forêt-galerie avec bambous), 29.x. 1982 (F.
Baud et al .), 5 9 (mhng) ; dep. de la Cordillera,
6 km au sud de Tobati, Reposoir, (tamisage de
litière et bois mort en forêt sèche), 2 Lui. 1985 (C.
Dlouhy, F. Baud & V. Mahnert), 3 S (mhng) ;
dep. del Guaira, Ao. Yhacami, 4 km au nord de
Numi, (tamisage de bois pourri et litière en forêt-
galerie), 26.iii.1985 (C. Dlouhy, F. Baud & V.
Mahnert), 2 9 (mhng) ; dep. de la Cordillera,
5 km au nord de Emboscada, Rio Piribebuy,
(tamisage de litière et bois pourri dans bosquets
à Broméliacées), 5.IV.1985 (C. Dlouhy, F. Baud
6 V. Mahnert), 2 9 (mnhg) ; dep. de Caaguazu,
Rio Yukyry, 17 km au sud de Yku, (tamisage en
forêt sèche), 9.IV.1985 (C. Dlouhy, F. Baud &
V. Mahnert), 1 d (mhng) ; dep. de Caazapa,
3 km à l’est de Yeglos, Rio Pirapo, (tamisage de
litière et bois pourri), 28.ii.1985 (C. Dlouhy,
F. Baud & V. Mahnert), 1 cJ (mhng). — Pérou :
dep. de Loreto, Samiria, 28.x/8.xi.1980 (Cl.
Vaucher) , 1 ç? (mhng). — Brésil : état de Sào
Paulo, Fazenda Campininas, Mogi-Guaçu, 1/8.
1.1970 (J. M. & B. A. Campbell), 2 $ (cnc) ;
Distrito fédéral, Parque Nacional de Brasilia, ait.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
27
1 000 m., 9.III.1970 (J. M. & B. A. Campbell),
1 £ (cnc) ; Distrito fédéral, réserve écologique
del Ins’tituto Brasileiro de Geografia e Estatis-
tica, km 0 br 251, 23.vm.l982, (M. Simoes), 2 $
et 1 Ç, (coll. Dalmacio) ; idem, 4.vm. 1984, 1 ç? et
2? (coll. Puthz); idem, 27.xi.1984 (J. Dalma¬
cio), 1 S (coll. Puthz).
Stenaesthetus fauveli Puthz, 1979
Stenaesthetus fauveli Puthz, 1979 : 174.
Stenaesthetus brasilianus Orousset, 1983 : 118, fig. 16-18.
Chrésonymie :
Stenaesthetus immarginatus (Erichson, 1840) : Blackwelder,
1943 : 228 (part.).
Description : Avant-corps : fig. 7.
Longueur : 2,1 mm. Espèce de taille moyenne,
macrophtalme et macroptère, de coloration brun-
roux uniforme, les appendices testacés.
Capsule céphalique transverse (L/l : 343/
395 (xm), les tempes peu marquées. Carènes
frontales subrectilignes, sans bifurcation à la
base. Région antérieure du front avec une bosse
proéminente. Microréticulation fine, bien dis¬
tincte, et ponctuation formée de points peu
profonds, séparés par des intervalles égaux à leur
diamètre. Œil ovalaire (142 x 85 |xm), composé
d’environ 45 ommatidies pigmentées.
Pronotum allongé, cordiforme (L/l : 430/-
376 |xm), sa plus grande largeur peu avant le
milieu, puis progressivement et modérément
réduit en ligne droite jusqu’à la base. Sillons
latéraux courts, ne dépassent pas le tiers posté¬
rieur, encadrant six fossettes punctiformes, les
fossettes médianes plus petites que les autres.
Ponctuation constituée de points plus petits et
plus serrés que sur la tête. Élytres transverses
(L/l : 460/518 (xm), leur plus grande largeur au
tiers apical, modérément convexes, le bord posté¬
rieur peu concave, faiblement sinué.
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles (fig. 56) :
— Sternite VI avec une vague lunule apicale, le
bord postérieur concave, faiblement sinué. —
Sternite VII avec dans sa moitié postérieure une
impression ovalaire médiane atteignant le bord
postérieur, ce dernier fortement échancré en
demi-cercle, les bords de l’échancrure relevés en
dents pointues. — Stemites VIII avec une pro¬
fonde échancrure médiane à bords parallèles. —
Tergite IX (fig. 57) avec de longs processus
basaux. — Sternite IX (fig. 58) long et aciculé.
Pompe génitale (fig. 59) grêle, peu muscu-
larisée. Edéage (fig. 60). Lobe médian très
allongé, la capsule à parois peu épaisses, de
coloration jaunâtre, prolongée par deux lames
membraneuses diaphanes effilées. Sac interne
avec un ensemble de pièces copulatrices denti-
formes peu distinctes. Paramères grêles, accolés
au lobe médian dans leur moitié basale, puis
fortement divergents, l’apex tronqué. Chétotaxie
(fig. 61) : une soie médiane et cinq soies apicales
grêles, de longueurs inégales.
Femelle inconnue.
Discussion : S. fauveli se distingue des espèces
précédentes par sa petite taille et ses caractères
sexuels secondaires mâles, à sternite VII carac¬
téristique. Il s’apparente nettement à ces espèces
par son édéage, plus grêle et à chétotaxie des
paramères du même type.
Distribution : On ne connaît pour l’instant
aucune station intermédiaire entre les Antilles et
le Mato Grosso. Il est assez surprenant de
n’avoir trouvé aucun exemplaire de cette espèce
parmi les matériaux provenant du bassin amazo¬
nien ; d’autre part, le tri, effectué personnelle¬
ment, d’importants prélèvements de sol prove¬
nant des Antilles n’a permis de trouver aucun
Stenaesthetus. La présence du genre aux Antilles,
bien que plausible, demande donc à être con¬
firmée.
Matériel type : Holotype de S. fauveli : Antilles
Françaises, Saint-Vincent, 1 S (coll. Fauvel)
(irsnb). — Holotype de S. brasilianus : Brésil,
état de Mato Grosso, 1 <J (coll. Jarrige) (mnhn).
Matériel examiné : L’espèce n’est connue que
par les deux holotypes précités.
Stenaesthetus immarginatus (Erichson, 1840)
Stenaesthetus immarginatus Erichson, 1840 : 748.
Stenaesthetus immarginatus Blackwelder, 1943 : 228 (part.).
Chrésonymie :
Euaesthetus immarginatus : Bernhauer et Schubert, 1911 :
189.
Stenaesthetus immarginatus : Puthz, 1973 : 67, fig. 34-35.
Description : Avant-corps : fig. 8.
Longueur : 2,2 mm. Espèce de taille moyenne,
macrophthalme et macroptère, de coloration
Source : MNHN, Paris
28
JEAN OROUSSET
Fig. 56-61. — Stenaesthelus fauveli Puthz, mâle (holotype de S. brasilianus Orousset, du Mato Grosso). — 56 : stemites VI-
VIII. — 57 : tergite IX. — 58 : stemite IX. — 59 : pompe génitale. — 60 : édéage, face tergale. — 61 : apex du
paramère droit.
Fig. 62-66. — 5. immarginatus (Erichson), mâle. — 62 : stemites VI-VIII. — 63 : stemite IX. — 64 : ductus sclérotinisé de la
pompe génitale. — 65 : édéage, face tergale. — 66 : apex du paramère droit.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
29
uniformément brun-roux, les pattes rousses, les
antennes et pièces buccales testacées.
Capsule céphalique transverse (L/l : 440/
480 fim), à tempes effacées. Carènes frontales
subrectilignes dans leur moitié antérieure, effacées
en arrière et ne contournant que partiellement
l’œil, sans bifurcation basale. Région antérieure
du front convexe. Œil ovalaire, grand et relative¬
ment saillant (150 x 100 |xm), composé d’envi¬
ron 50 ommatidies pigmentées.
Pronotum très allongé, cordiforme (L/l : 515/
440 ji.m), sa plus grande largeur vers le milieu.
Sillons latéraux courts, occupant le quart posté¬
rieur et encadrant six fossettes punctiformes
subégales. Élytres transverses (L/l : 545/620 (xm),
leur plus grande largeur vers le milieu, peu
convexes latéralement, le bord postérieur modé¬
rément sinué.
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles. — Ster-
nite V sans caractères particuliers. — Sternite VI
(fig. 62) avec une impression ovalaire médiane
superficielle, le bord postérieur convexe. — Ster¬
nite VII (fig. 62) avec une impression ovalaire
médiane, frangée de longues soies, le bord
postérieur muni d’une échancrure médiane trian¬
gulaire. — Sternite VIII (fig. 62) avec une
échancrure médiane relativement peu profonde,
à bords parallèles. — Sternite IX (fig. 63) très
allongé, aciculé.
Pompe génitale (fig. 64) longue et grêle (mus¬
culature détruite chez le seul mâle disponible).
Edéage (fig. 65). Lobe médian ovoïde, la capsule
fortement sclérotinisée, prolongée par deux lames
membraneuses diaphanes effilées. Sac interne
avec un ensemble de pièces copulatrices denti-
formes peu distinctes. Paramères soudés au lobe
médian dans leur moitié basale, convergents,
puis libres et fortement divergents ; apex légère¬
ment élargi, tronqué. Chétotaxie (fig. 66) : une
courte soie médiane isolée, trois soies préapicales
inégales et trois soies apicales très inégales, la
soie médiane transformée en phanère spatulé,
recourbée en crochet à l’apex.
Ductus de la spermathèque détérioré chez
l’holotype, seul exemplaire femelle connu.
Discussion : S. immarginatus se distingue exté¬
rieurement des espèces précédentes par son pro¬
notum cordiforme, à impressions latérales très
courtes. Son édéage est également du même type
que celui de ces espèces, mais se distingue par la
chétotaxie de ses paramères, munis d’une soie
apicale différenciée en un gros phanère spatulé.
Distribution : S. immarginatus n’est connu pour
l’instant que de Colombie : Rio Araguas, dans le
département de Santander (localité type) et
département de la Valle del Cauca (Cali).
Matériel type : La description originale ren¬
ferme les seuls renseignements suivants : « Habi¬
tat in valle Araguensi Columbia, Dom. Moritz ».
Le type unique [Holotype], préservé dans la
collection Erichson (zmb), est une $ portant les
labels suivants : rectangle rouge / 6631 / Type
(étiquette rectangulaire rouge) / « Columb., Moritz,
Nr.6631 » (étiquette rectangulaire verte)/«imar-
ginatus [sic !] Er. » (étiquette rectangulaire blan¬
che) / « Stenaesthetus immarginatus Erichson »
det. V. Puthz 1971 (étiquette rectangulaire blan¬
che) / Zool. Mus. Berlin (étiquette rectangulaire
blanche).
Matériel examiné : Outre l’holotype, un seul autre
exemplaire est actuellement connu : Colombie,
6 miles à l’est de Cali, Valle, ait. 1 630 m, 20.
m.1955 (E. I. Schlinger & E. S. Ross), 1 (cas).
Stenaesthetus praestans n. sp.
Description : Avant-corps : fig. 9.
Longueur : 2.6 mm. Espèce de grande taille,
macrophthalme et brachyptère, de coloration
brun-roux, les pattes roussâtres, les antennes et
pièces buccales testacées.
Capsule céphalique transverse (L/l : 408/
479 |i.m) avec des carènes frontales légèrement
arquées, sans bifurcation basale, peu relevées au
niveau des calus susantennaires, ces derniers
délimités en arrière par une impression ovalaire
peu marquée. Bord antérieur du front avec une
bosse proéminente. Ponctuation très régulière,
assez forte. Œil saillant et de grande taille (162
x 105 (xm), composé d’une cinquantaine d’omma-
tidies pigmentées.
Pronotum cordiforme (L/l : 518/466 (xm), sa
plus grande largeur vers le milieu, modérément et
progressivement rétréci en arrière. Rebord latéral
visible du dessus seulement au tiers basal. Sillons
latéraux larges et profonds, ne dépassant pas la
Source : MNHN, Paris
JEAN OROUSSET
Fig. 67-71. — Stenaesthetus praestans n. sp., mâle. — 67 : sternites IV-VIII. — 68 : stemites IX. — 69 : pompe génitale. — 70 :
édéage, face tergale. — 71 : apex du paramère droit.
Fig. 72-76. — Stenaesthetus schuhi n. sp., mâle. — 72 : stemites VI-VIII. — 73 : stemite IX. — 74 : pompe génitale. — 75 :
édéage, face tergale. — 76 : apex du paramère gauche.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
31
moitié postérieure du pronotum. Ponctuation
constituée de points plus petits et plus serrés que
sur la tête, non organisés en strioles longitudi¬
nales vers l’avant. Elytres (L/l : 480/610 (xm) très
étroits à la base, l’angle huméral complètement
effacé, la plus grande largeur des élytres près de
l’apex, le disque subplan vers la suture, le bord
postérieur faiblement sinué.
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles (fig. 67) :
— Stemite IV avec une très petite échancrure. —
Stemite V et VI avec une forte impression
ovalaire médiane, frangée de longues soies, attei¬
gnant le bord postérieur, ce dernier avec une
échancrure limitée par deux dents mousses, plus
nettes au niveau du stemite VI. — Stemite VII
avec une impression médiane plus étroite à la
base puis fortement élargie, le bord postérieur
faiblement convexe. — Stemite VIII (fig. 67) très
large, non anguleux, muni d’une profonde échan¬
crure médiane à bords parallèles, rebordée par
une lunule caractéristique. — Stemite IX (fig. 68)
assez large, fortement aciculé.
Pompe génitale (fig. 69) très fortement muscu-
larisée. Édéage (fig. 70). Lobe médian allongé, la
capsule très épaisse, de coloration brun-rou¬
geâtre, prolongée par une dent ventrale pointue
et deux lames diaphanes très développées. Sac
interne avec un ensemble de grosses pièces
copulatrices très sclérifiées. Paramères longs,
soudés à la capsule du lobe médian dans leur
moitié basale puis peu divergents, tronqués à
l’apex. Chétotaxie (fig. 71) : six soies dont une
longue soie basale incurvée, deux soies subégales
au bord interne, deux soies différenciées en
phanères spatulés et une longue soie apicale.
Ductus de la spermathèque (fig. 97) de taille
moyenne, le tubule proximal arqué, la crosse
apicale robuste, recourbée en crochet à l’extré¬
mité.
Discussion : S. praestans est la seule espèce
brachyptère du groupe de S. illatus. Il possède
un habitus caractéristique et peut être différencié
aisément par sa bosse frontale, son pronotum
très large à la base et ses élytres à angle huméral
effacé. Son édéage, notamment par la chétotaxie
de ses paramères, présente de fortes affinités avec
celui de S. immarginatus.
Distribution : S. praestans n’est connu pour
Tintant que du haut bassin du Rio Paraguay et
de l’extrême sud du Brésil (Sudeste) : état de
Santa Catarina. Étant brachyptère, son aire de
répartition est vraisemblable beaucoup plus res¬
treinte que celles des espèces précédentes.
Matériel type : Holotype : Brésil, état de Santa
Catarina, Nova Teutonia, ait. 300-500 m, vi.1957
(F. Plaumann), 1 g (cnc). Paratypes : idem, 2 S
et 2$; mêmes localité et récolteur, 1941, 1 S et
4 Ç (fmnh). — Paraguay, dep. del. Alto Parana,
Puerto Présidente Stroessner, 6.XI.1979, expédi¬
tion MHNG, 1 S (MHNG).
Stenaesthetus schuhi n. sp.
Description : Avant-corps : fig. 10.
Longueur : 2,3 mm. Espèce de taille moyenne,
macrophthalme et macroptère, de coloration pâle :
uniformément roussâtre, les appendices testacés.
Capsule céphalique transverse (L/l : 350/
420 fxm), les tempes courtes, dentiformes. Carènes
frontales légèrement sinuées. Région antérieure
du front convexe. Œil ovalaire, très grand (155 x
105 (xm), composé d’une cinquantaine d’ommati-
dies pigmentées.
Pronotum allongé (L/l : 400/38 fxm), sa plus
grande largeur au tiers antérieur, bien convexe en
avant, les bords latéraux assez fortement conver¬
gents et concaves dans la moitié postérieure.
Sillons latéraux courts, occupant le quart posté¬
rieur, encadrant six fossettes punctiformes sub¬
égales, nettes. Elytres grands (L/l : 440/530 fxm),
leur plus grande largeur au tiers postérieur,
latéralement convexe mais le disque relativement
plan, surtout vers la suture, le bord postérieur
très faiblement concave.
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles. — Ster-
nites V et VI sans caractères particuliers. —
Stemite VII (fig. 72) avec une impression ova¬
laire frangée de longues soies, le bord postérieur
muni d’une échancrure quadrangulaire limitée
par deux fortes dents mousses. — Stemite VIII
(fig. 72) large, avec une forte échancrure médiane
à bords parallèles. — Stemite IX (fig. 73) très
allongé.
Pompe génitale (fig. 74) très fortement muscu-
larisée (diamètre : 210 fxm). Édéage (fig. 75).
Lobe médian grêle, de petite taille, à capsule
ovoïde fortement sclérotinisée, prolongée par
Source : MNHN, Paris
32
JEAN OROUSSET
deux lames membraneuses diaphanes très pointues.
Sac interne avec un ensemble de pièces copula-
trices peu distinctes. Paramères robustes, soudés
au lobe médian sur presque toute la longueur de
ce dernier, puis libres et fortement divergents,
l’apex tronqué. Chétotaxie (fig. 76) : cinq soies,
dont une soie médiane arquée et quatre soies
apicales, parmi lesquelles une soie différenciée en
phanère fusiforme.
Femelle inconnue.
Discussion : S. schuhi ressemble extérieurement
à S.fauveli Puthz, les deux espèces possédant des
caractères sexuels secondaires mâles très proches.
Les édéages des deux espèces sont du même type,
mais S. schuhi se singularise par la chétotaxie de
ses paramères, portant une soie apicale fusi¬
forme.
Distribution : S. schuhi n’est connu pour l’ins¬
tant que du Brésil, où il semble posséder une
vaste aire de répartition, étant connu du nord de
l’état de Para (Nordeste) et de l’état de Santa
Catarina (Sudeste).
Matériel type : Holotype : Brésil, état de Para,
5 km à l’est de Belém, 2.V.1974 (R. T. Schuh),
1 c? (mzsp). Paratype : idem , 1 S • Brésil, état de
Santa Catarina, Blumenau, 1 (fmnh).
Stenaesthetus kraatzi Bemhauer, 1908
Stenaeslhetus kraatzi Bemhauer, 1908 : 300.
Chrésonymie :
Stenaesthetus kraatzi Bernhauer et Schubert, 1911 : 186;
Puthz, 1973 : 67, 68, fig. 32-36.
Description : Avant-corps : fig. 11.
L ; 2,2 mm. Espèce de taille moyenne, macroph-
thalme et macroptère, de coloration brun-roux
clair uniforme, les appendices testacés.
Capsule céphalique transverse (L/l : 388/
447 (xm), les tempes courtes et peu saillantes.
Carènes frontales subrectilignes, les calus sus-
antennaires assez proéminents prolongés en
arrière jusqu’aux points d’insertion dorsaux du
tentorium par un fin sillon. Région antérieure
du front convexe. Œil ovalaire, de grande taille
(155 x 96 (xm), composé d’une quarantaine
d’ommatides pigmentées.
Pronotum allongé (L/l : 480/414 (xm), sa plus
grande largeur vers le milieu, les bords latéraux
peu convexes et subplans dans leur moitié
postérieure. Disque sans impression médiane ;
sillons latéraux occupant le tiers postérieur et
encadrant six fossettes punctiformes, les deux
fossettes internes légèrement plus petites. Ély-
tres transverses (L/l : 518/583 |xm), leur plus
grande largeur vers le milieu, très convexes
latéralement, le bord postérieur sinué.
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles (fig. 77) :
— Sternites 1II-IV sans caractères particuliers.
— Stemite V avec une petite impression superfi¬
cielle semicirculaire près du bord postérieur, ce
dernier faiblement concave. — Sternite VI avec
dans la moitié postérieure une forte impression
semicirculaire frangée de longues soies et déli¬
mitée par deux dents mousses au bord posté¬
rieur, ce dernier concave. — Sternite VII avec
une impression identique à la précédente et
prolongeant celle-ci, le bord postérieur avec
simplement une petite échancrure médiane. —
Sternite VIII avec une échancrure médiane large
et profonde. — Sternite IX manquant chez le
seul mâle disponible.
Pompe génitale (fig. 78) volumineuse, la mus¬
culature détruite chez le seul mâle connu.
Edéage (fig. 79). Lobe médian piriforme, forte¬
ment sclérotinisé, la capsule épaisse, de colora¬
tion brun-rougeâtre foncé, prolongé par deux
grandes lames diaphanes. Sac interne (évaginé
chez l’holotype) avec un ensemble de pièces
copulatrices dentiformes peu distinctes. Para¬
mères diaphanes, soudés à la capsule du lobe
médian dans leur moitié antérieure, puis dilatés
et fortement divergents ; apex spatulé et tron¬
qué, avec un repli externe. Chétotaxie (fig. 80) :
six soies très inégales : — une courte soie
médiane simple. — cinq soies apicales, dont
deux soies simples encadrant trois soies spatulées
très inégales.
Ductus de la spermathèque (fig. 98) avec un
tubule proximal fortement arqué à la base et une
crosse apicale courte et épaisse.
Discussion : S. kraatzi est proche extérieurement
de S. immarginatus par son pronotum cordi-
forme, cependant plus large que chez ce dernier.
Il se distingue aisément de cette espèce par son
édéage, à lobe médian de structure identique
mais à paramères à spatule apicale caractéris¬
tique.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
33
Fig. 77-80. — Stenaesthetus kraatzi Bemhauer, lectotype mâle. — 77 : stemites V-VIII. — 78 : ductus sclérotinisé de la pompe
génitale. — 79 : édéage, face tergale. — 80 : apex du paramère droit.
Fig. 81-85. — Stenaesthetus puthzi n. sp., mâle. — 81 : stemites VII-VIII. — 82 : stemite IX. — 83 : pompe génitale. — 84 :
édéage, face tergale. — 85 : apex du paramère droit.
Source : MNHN, Paris
34
JEAN OROUSSET
Distribution : S. kraatzi n’est connu jusqu à
présent que par la série-type du Paraguay, sans
précisions concernant la station. 11 semble loca¬
lisé, n’ayant pas été repris dans les très nom¬
breux prélèvements effectués au Paraguay lors
des missions du Muséum d’Histoire naturelle de
Genève.
Matériel type : La description originale ren¬
ferme comme seules indications de localité, sans
précision du nombre d’exemplaires : « Paraguay
(Drake) ».
Série type : — 1 cj, de la collection Bernhauer
(fmnh), désigné holotype par Puthz (1973 : 68) ;
cette mention fait donc office de désignation de
lectotype [déduction abusive d’un holotype :
article 74 (b) du Code de Nomenclature zoolo¬
gique] ; cet exemplaire porte les indications sui¬
vantes : «Paraguay, leg. Drake 1885 «/»
Stenaesthetus Kraatzi Brh. Typus » / Chicago
nhmus, M. Bernhauer Collection/e 1302/<J/
« Stenaesthetus Kraatzi Brnh, det. D. Kistner
59 ». — 1 ?, de la coll. Kraatz (ifp) Paralec-
totype, portant les indications suivantes : « Para¬
guay, Dr. Drake » / Typus Stenaesthetus Kraatzi
Brh. « /coll. Kraatz/D.E.I. ».
Matériel examiné : L’espèce n’est connue que
par la série typique.
Stenaesthetus puthzi n. sp.
Distribution : Avant-corps : fig. 12.
Longueur : 2,4 mm. Coloration brun-roux
foncé, les pattes rousses, les antennes et pièces
buccales testacées. Téguments fortement rugueux.
Capsule céphalique un peu plus allongé que
celle des deux espèces précédentes (L/l : 440/
492 om), non explanée latéralement, les tempes
fortes, dentiformes. Carènes frontales rectilignes,
avec une fine bifurcation basale ; calus susanten-
naires relevés en bosses, mais non bordés en
arrière par une dépression ou un sillon. Région
antérieure du front subplane. Sillon occipital
superficiel. Microréticulation distincte seulement
vers le sillon collaire et l’espace périoculaire.
Ponctuation formée de gros points varioliques
juxtaposés (diamètre : 25 am environ), non alignés.
Œil de grande taille, saillant (205 x 1 10 am).
composé d’un cinquantaine d’ommatidies pig¬
mentées.
Pronotum allongé (L/l : 510/465 p.m), étroit,
les bords subparallèles dans leur moitié anté¬
rieure puis brusquement convergents en arrière ;
disque avec deux vagues impressions ovalaires
dans la moitié postérieure. Sillons latéraux longs,
subrectilignes. Fossettes basales nettes, puncti¬
formes, subégales. Microréticulation indistincte ;
ponctuation constituée de points varioliques con¬
fluents, grossièrement organisés en strioles longi¬
tudinales près du bord antérieur. Élytres modé¬
rément transverses (L/l : 595/628 p.m).
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles : — Ster-
nites V et VI sans caractères particuliers. —
Stemite VII (fig. 81) avec une impression ova¬
laire superficielle, le bord postérieur avec une
petite échancrure médiane. — Stemite VIII
(fig. 81) muni d’une échancrure médiane pro¬
fonde et assez large, rebordée par une lunule
étirée vers l’avant. — Stemite IX (fig. 82)
lancéolé.
Pompe génitale très volumineuse, fortement
muscularisée (fig. 83). Édéage (fig. 84). Lobe
médian allongé, de taille moyenne, prolongé
par deux courts lobes membraneux diaphanes,
portant deux fins processus transversaux. Sac
interne avec un ensemble de pièces copulatrices
dentiformes peu distinctes. Paramères robustes,
soudés au lobe médian dans leur moitié basale
puis divergents, terminés en palette triangulaire
munie d’un gros bourrelet apical (fig. 85). Chéto-
taxie : huit ou neuf soies subégales, assez courtes.
Ductus de la spermathèque (fig. 99) caracté¬
ristique, le tubule proximal rectiligne et la crosse
apicale enroulée sur elle-même, le diverticule
latéral long et pointu.
Discussion : S. puthzi possède un habitus carac¬
téristique, avec son avant-corps allongé et étroit.
Son édéage, à paramères dilatés en spatule à
l’apex, et sa spermathèque permettent également
de le différencier aisément.
Distribution : S; puthzi possède une vaste
répartition, qui reste à préciser, puisqu’il est
connu du nord et du centre de la Cordillière des
Andes (Équateur et Pérou) mais également du
haut bassin amazonien (état de Para).
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
35
Matériel type : Holotype : Pérou, dép. de
Cuzco, Consuelo, route de Manu, km 165 (tami¬
sage de litière sous la cime d’un arbre abattu),
1. x. 1982 (L. E. Watrous & G. Mazurek), 1 $
(fmnh). Paratypes : mêmes localité et récolteurs,
4/5/7/ 12.x. 1982, 3 ^ et 7 $ (fmnh). — Équateur :
Napo, Campana Cocha, à l'E. de Puerto Misa-
hualli, ait. 350 m, (litière de feuilles de palmier),
2. VI.1982 (H. Frania), le? (cnc). — Brésil : état
de Para, Icoraci, 3.viii.1962, (J. & B. Béchyné),
1 (cnc) ; état de Para, Ilha de Mosqueiro,
(tamisage de sol et de litière en forêt primaire),
20.V.1974 (R. T. Schulh), 1 £ (amnh).
Stenaesthetus peruanus n. sp.
Description : Avant-corps : fig. 13.
Longueur : 1,7 mm. Espèce de petite taille,
macrophthalme et macroptère, de coloration brun-
roux, les pattes rousses, les antennes et pièces
buccales testacées.
Capsule céphalique transverse (L/l : 259/382 (zm),
les tempes courtes mais fortement dentées. Carènes
88 i_M50|in)
Fig. 86-91. — Stenaesthetus peruanus n. sp., holotype mâle,
génitale. — 89 : édéage, face tergale. — 90 : détail de I
apex du paramère droit.
frontales fortes, avec une petite bifurcation basale.
Microréticulation forte, uniforme, constituée de
mailles isodiamétrales, effacées seulement au
niveau de l’espace périoculaire. Ponctuation nulle ;
pubescence constituée de fines soies éparses sur
toute la face tergale. Œil ovalaire, saillant (78 x
52 jim), composé d’environ trente ommatidies
pigmentées.
Pronotum transverse (L/l : 350/408 p.m), sa
plus grande largeur vers le milieu, les bords
latéraux subparallèles dans leur moitié anté¬
rieure, interrompus vers le milieu par une dent,
puis concaves et brusquement convergents en
arrière. Sillons latéraux occupant les deux-tiers
postérieurs du pronotum et encadrant six fossettes
punctiformes peu distinctes. Disque avec une
faible impression médiane en fer à cheval. Macro¬
ponctuation nulle ; des stries longitudinales sub¬
rectilignes, assez régulières, la microréticulation
bien visible dans le fond. Pubescence réduite à
quelques fines soies couchées. Élytres quadran-
gulaires, transverses (L/l : 388/466 (j.m), leur plus
grande largeur vers le milieu. Sculpture identique
à celle du pronotum, les stries un peu moins
marquées et plus irrégulières.
Source : MNHN, Paris
36
JEAN OROUSSET
Abdomen sans caractères particuliers en face
tergale.
Caractères sexuels secondaires mâles (fig. 86) :
— Stemites III à VI sans caractères particuliers.
— Sternite VII avec une grande impression
ovalaire médiane superficielle, le bord postérieur
faiblement concave, avec l’ébauche d’un denti-
cule médian. — Sternite VIII allongé, déprimé
sur la ligne médiane, non anguleux, muni d’une
profonde et étroite échancrure médiane à bords
parallèles, avec une lunule bien développée. —
Sternite IX (fig. 87) étroit.
Pompe génitale (fig. 88) très volumineuse,
courte, la musculature très développée. Édéage
(fig. 89). Lobe médian proportionnellement de
grande taille (L : 405 |xm), la capsule basale
globuleuse, fortement sclérotinisée, de coloration
brun-rougeâtre ; parois avec de chaque côté vers
le milieu, en face interne, une cavité (fig. 90)
s’ouvrant dans la lumière de la capsule, le con¬
tenu noirâtre, d’aspect cristallin. Lobe médian
prolongé par un tubule membraneux diaphane
muni à la base de deux lames torsadées. Sac
interne dissymétrique, muni d’un long flagelle
spiralé. Paramères robustes, soudés à la capsule
du lobe médian sur toute la longueur de ce
dernier, puis libres, parallèles, rétrécis à l’apex.
Chétotaxie (fig. 91) : neuf soies, dont six soies
subégales alignées près du bord interne, réguliè¬
rement espacées, deux soies préapicales au bord
externe et une soie apicale.
Ductus de la spermathèque détérioré chez le
seul exemplaire femelle disponible.
Discussion : S. peruanus présente un habitus
caractéristique, par sa petite taille, ses tempes
dentiformes saillantes, son pronotum anguleux
muni d’une impression en fer à cheval. Il présente
deux caractères l’isolant de toutes les espèces,
néotropicales ou non, actuellement décrites :
— La macroponctuation effacée, remplacée sur
le pronotum et les élytres par des stries longitudi¬
nales. — La structure du sac interne de l’édéage,
muni d’un long flagelle.
Distribution : S. peruanus n’est actuellement
connu que de la région amazonienne du Pérou.
Matériel type : Holotype : Pérou, dep. de
Loreto, Genaro Herrera, Rio Ucayali, 25.1.1984
(C. Amedegnato & S. Poulain), 1 <J (mnhn).
Paratype : Pérou, dep. de Loreto, 3 km au N.O.
de Ramon Castillo, (tamisage de litière en forêt),
23.ii.1972 (S. & J. Peck), 1 Ç (cnc).
Stenaesthetus amedegnatoae n. sp.
Description : Avant-corps : fig. 14.
Longueur : 1,6 mm. Espèce de très petite taille,
macrophthalme et macroptère, de coloration brun-
rougeâtre, les pattes rousses, les antennes et
pièces buccales testacées.
Capsule céphalique fortement transverse (L/l :
195/290 |xm), les tempes courtes, arrondies.
Carènes frontales arquées, sans bifurcation
basale. Région antérieure du front déprimée.
Microréticulation forte et uniforme. Ponctua¬
tion nulle. Pubescence blanchâtre, très longue,
hérissée, peu dense mais uniformément répartie.
Œil ovalaire, grand mais peu saillant (90 x
75 [xm), composé d’une cinquantaine de très
petites ommatidies pigmentées.
Pronotum transverse (L/l : 324/337 fzm), sa
plus grande largeur vers le milieu, les bords
latéraux subparallèles dans la moitié antérieure,
puis fortement convergents presque en ligne
droite. Sillons latéraux occupant les deux-tiers
postérieurs, fortement creusés à la base, et
encadrant quatre fossettes basales punctiformes
presque indistinctes. Disque avec une impression
médiane en fer à cheval, rétrécie en son milieu.
Microréticulation forte, uniforme, donnant au
disque un aspect granuleux. Ponctuation nulle, le
tégument granuleux pubescence blanchâtre, très
longue, couchée, peu dense. Élytres quadrangu-
laires, transverses, (L/l : 363/414 |xm), leur plus
grande largeur vers le milieu, latéralement bien
convexes, le disque relativement plan, le bord
postérieur peu concave, faiblement sinué. Micro¬
réticulation nette, uniforme, moins forte que sur
la tête et le pronotum. Ponctuation nulle, le
tégument granuleux ; pubescence formée de soies
blanchâtres couchées, peu denses, moins longues
que sur le pronotum.
Abdomen sans caractères particuliers.
Ductus de la spermathèque (fig. 100) petit, le
tubule arqué en son milieu et la crosse apicale
recourbée à angle droit.
Discussion : S. amedegnatoae est une des plus
petites espèces du genre (avec S. lilliputanus,
décrit ci-après), présentant un certain nombre de
caractères communs avec S. peruanus : très petite
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
37
Fig. 92-100. — Genre Sienaesihelus Sharp, groupe de S. Hiatus Sharp, ductus de la spermathèque. — 92 : S. illatus Sharp
(Brésil : Mogi-Guaçu). — 93 : idem (Paraguay : Amambay). — 94 : idem (Pérou : Ramon Castillo). — 95 : S.
panamensis Puthz. — 96 : 5. castaneus n. sp. — 97 : S. praestans n. sp. —98 : S. kraatzi Bemhauer. — 99 : S. puthzi n.
sp. — 100 : S. amedegnatoae n. sp.
taille. — Pronotum large à impression en fer à
cheval. — Élytres et ailes très développés. —
Macroponctuation effacée. Leurs affinités réelles
ne pourront être déterminées que lorsque le mâle
de S. amedegnatoae sera connu.
Distribution : S. amedegnatoae est connu actuel¬
lement du centre de la Colombie et du nord-est
du Pérou.
Matériel type : Holotype : Pérou, Estiron, Rio
Ampiyacu, (litière et sol en forêt secondaire
ancienne), 1.1984 (C. Amedegnato et S. Pou¬
lain), 1 Ç (mnhn). Paratype : Colombie, Meta,
23 km au nord-ouest de Villavicencio, Quebrada
Susamuco, ait. 1 000 m, 5.m.l972 (S. & J. Peck),
1 Ç (CNC).
B. GROUPE DE S. mrazi RAMBOUSEK, 1915
Six espèces ont été précédemment décrites de
la région néotropicale, dont cinq uniquement
d’après l’étude d’un abondant matériel prove¬
nant de récoltes effectuées au début du siècle par
J. Mraz dans la région de Sào Paulo (ce qui
explique la répartition anachronique de ce groupe :
fig. 145 ; voir Répartition).
Les espèces néotropicales, très proches les
unes des autres par leurs habitus (à l’exclusion de
la taille), forment un groupe homogène, répon-
Source : MNHN, Paris
38
JEAN OROUSSET
dant parfaitement à la définition du genre Aula-
costhaetus Bernhauer, actuellement et à juste
titre mis en synonymie, telle qu’elle a été rappelée
dans l’introduction. Les caractères généraux de
ce groupe peuvent être précisés comme suit : —
Coloration brun-roux, très uniforme, plus claire
que chez les espèces précédentes, indiquant une
dépigmentation relative. — Téguments lisses et
brillants, présentant seulement une microréticu¬
lation plus ou moins apparente, ou totalement
effacée, et une microponctuation extrêmement
fine, associée à une fine pubescence éparse (des
traces d’une macroponctuation chez S. mrazi ).
— Tendance à la microphthalmie, l’œil, semblant
cependant encore fonctionnel, réduit à une len¬
tille ovalaire composée de vingt à quarante
ommatidies pigmentées. — Sillons pronotaux
bien apparents en raison de l’effacement de la
sculpture, et plus ou moins développés. —
Espèces aptères, présentant une très forte bra-
chélytrie, avec coaptation des élytres et efface¬
ment de la région humérale ; ailes totalement
régressées. — présence d’une pompe génitale
volumineuse simplement en forme de fuseau
fortement muscularisé, le ductus interne moins
différencié que chez les espèces précédentes.
Une grande confusion règne actuellement dans
la taxonomie de ce groupe. En effet, la première
espèce, S. mrazi, a été décrite sommairement en
1915 par Rambousek d’après l’étude de quelques
exemplaires provenant des récoltes de J. Mraz à
Sâo Paulo. Bernhauer (1939), disposant d’un
matériel beaucoup plus abondant, provenant de
la même localité et du même récolteur, a dis¬
tingué quatre espèces, décrites de manière très
succinte dans une clef de détermination (seuls les
caractères externes étant utilisés à l’époque) :
— S. klimai, bien distinct par sa petite taille
et ses impressions pronotales réduites, rendant
toute confusion impossible. — S. rambouseki
(espèce-type du genre Aulacosthaetus Bernhauer),
5. nitidiceps et S. pauloensis. L’examen des types
permet de prouver la validité de S. nitidiceps,
considéré synonyme de S. rambouseki par Kis-
tner (1965), et de confirmer la mise en syno¬
nymie de S. pauloensis établie par ce même
auteur. Le problème majeur réside dans la
distinction de S. mrazi et S. rambouseki : l’exa¬
men des types permet de constater que, si
Bernhauer a bien établi la présence de deux
espèces proches dans le matériel à sa disposition,
il a redécrit S. mrazi sous le nom de S.
rambouseki ; S. mrazi sensu Bernhauer (1939) et
Kistner (1965), nec Rambousek (1915), est donc
redécrit ci-dessous sous le nom de S. bernhaueri
n. sp.
Tableau de détermination des espèces
du groupe de S. mrazi Rambousek, 1915
L 1,6 mm. Disque pronotal avec seulement 2 courts sillons latéraux, n’attei¬
gnant pas la moitié antérieure. Édéage : fig. 134-135... klimai (Bernhauer)
— Disque pronotal fortement impressionné, muni de 4 sillons longitu¬
dinaux . 2
2. L : 3,5 mm. Tête beaucoup plus large que le pronotum et fortement
explanée. Pronotum avec 2 courts sillons médians et 2 sillons latéraux
élargis en fovéoles vers l’avant. Édéage : fig. 120_ condei Wendeler
L < 2,2 mm. Tête pas plus large que le pronotum, peu ou pas explanée
latéralement. Pronotum avec 4 sillons longitudinaux. 3
3. L : 1,3 mm. Sillons pronotaux larges et profonds, fortement creusés
en arrière. Élytres avec une trace de macroponctuation. Édéage :
. lilliputanus n.sp.
L : 1,9-2,2 mm. Sillons pronotaux plus ou moins profonds mais
toujours étroits. Élytres dépourvus de macroponctuation. 4
4. Tête, pronotum et élytres très brillants, sans aucune réticulation
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
39
ou ponctuation. Sillons pronotaux limités à la moitié postérieure.
Édéage : fig. 115. nitidiceps (Bernhauer)
— Tête, pronotum et élytres avec une microréticulation nette. Sillons
pronotaux occupant au moins les 2/3 postérieurs. 5
5. Tête plus étroite que le pronotum, non explanée, sa plus grande lar¬
geur au niveau des yeux. Abdomen pseudophysogastre. Édéage :
fig. 105. mrazi Rambousek
— Têtes aussi large que le pronotum, légèrement explanée, sa plus grande
largeur au niveau des sclérites mandibulaires. Abdomen normal, tubu¬
laire . 6
6. L : 2,2 mm. Sillons latéraux du pronotum atteignant presque le bord
antérieur ; sillons médians superficiels. Édéage : fig. 111... bernhaueri n. sp.
— L : 1,9 mm. Sillons pronotaux plus larges et plus profonds, les sillons
latéraux occupant les 3/4 postérieurs ; sillons médians plus profonds,
flexueux. 7
7. Élytres avec une ponctuation très fine. Sternite VII du $ avec une
échancrure médiane en V assez étroite. Édéage : fig. 125... eximius n. sp.
— Élytres avec une ponctuation assez forte. Sternite VII du <$ avec une
large échancrure médiane en U. Édéage : fig. 129 ... campbelli n. sp.
Stenaesthetus mrazi Rambousek, 1915
Stenaesthelus mrazi Rambousek, 1915 : 54, fig. p. 54.
Aulacosthaetus rambouseki Bernhauer, 1939 : 211.
Stenaesthelus rambouseki : Puthz, 1980 : 21.
Aulacosthaetus pauloensis Bernhauer, 1919 : 212.
Stenaesthetus pauloensis : Puthz, 1980 : 21.
Chrésonymie :
Stenaesthetus mrazi : Scheerpeltz, 1933 : 1202 ; Putz, 1980 :
20.
Aulacosthaetus rambouseki : Kistner, 1965 : 363, fig. 1-10,
15-16.
Description : Avant-corps : fig. 15.
Longueur : 2,3-2,5 mm. Espèce de taille
moyenne, macrophthalme et aptère. Coloration
uniformément brun-roux clair, les appendices
testacés. Téguments brillants.
Capsule céphalique assez étroite bien que
transverse (L/l : 360/500 p.m), non explanée
latéralement, les tempes courtes et peu saillantes.
Carènes frontales nettement convexes, avec une
bifurcation basale interne nette ; calus susanten-
naires peu marqués, prolongés jusqu’aux points
d’insertion dorsaux du tentorium par un vague
sillon. Région antérieure du front subplane.
Microréticulation distincte, fine et uniforme,
formée de mailles isodiamétrales. Ponctuation
formée de gros points varioliques superficiels très
peu distincts, irrégulièrement répartis, séparés en
moyenne par des espaces égaux à trois fois leur
diamètre. Pubescence réduite à de fines soies
dans la région antérieure du front. Œil ovalaire,
peu saillant (145 x 65 fxm), composé d’environ
35 ommatidies pigmentées.
Pronotum subcarré (L/l : 530/535 [xm), sa plus
grande largeur au tiers antérieur, puis assez
fortement rétréci jusqu’à la base, les bords
latéraux légèrement concaves. Carènes latérales
visibles du dessus aux angles antérieurs et dans la
moitié postérieure. Disque muni de quatre sillons
nets : — deux sillons médians flexueux, occupant
les deux-tiers postérieurs. — deux sillons laté¬
raux, occupant les trois-quarts postérieurs, bordés
extérieurement par une carène peu marquée et
progressivement effilés vers l’avant. Base avec
huit fossettes punctiformes inégales : — Deux
grosses fossettes externes punctiformes fusion¬
nées aux sillons latéraux. — Quatre fossettes
médianes subégales, nettement séparées, et rejoi¬
gnant les sillons médians, ces derniers bifurqués
près de la base. — Deux très petites fossettes
internes punctiformes. Microréticulation fine, uni¬
forme, peu granuleuse, formée de mailles un peu
plus grandes que sur la tête. Ponctuation limité à
quelques gros points varioliques épars à peine
distincts ; pubescence nulle. Élytres très courts
(L : 1 : 360/680 |xm), l’angle huméral effacé mais
Source : MNHN, Paris
40
JEAN OROUSSET
surmonté d’un denticule. Microréticulation indis¬
tincte ; ponctuation et pubescence nulles.
Abdomen caractéristique, pseudophysogastre,
sa plus grande largeur au niveau du bord
postérieur du deuxième urite visible (1 : 695 |xm).
Caractères sexuels secondaires mâles : —
sternites III — V sans caractères particuliers. —
Stemite VI avec une impression médiane superfi¬
cielle en demi-cercle, le bord postérieur légère¬
ment concave. — Sternite VII (fig. 101) avec une
forte impression médiane en demi-cercle prolon¬
geant la précédente, muni d’un sillon médian
relevé en dent triangulaire peu avant le bord
postérieur, ce dernier légèrement sinué, non
échancré ; tégument luisants, dépourvus de ponc¬
tuation ou de réticulation, portant de très fines
soies couchées. — Stemite VIII (fig. 101) avec
une échancrure en U peu profonde et assez
largement ouverte. — Tergite IX (fig. 102) assez
court, sans caractères particuliers. — Sternite IX
(fig. 103) relativement court et large.
Pompe génitale (fig. 104) en forme de gros fu¬
seau très fortement muscularisé. Édéage (fig. 105).
Lobe médian globuleux, de petite taille, la
capsule épaisse, très fortement sclérotinisée, de
coloration brun foncé. Sac interne avec un
ensemble de pièces copulatrices dentiformes peu
distinctes. Paramères robustes, divergeant du
lobe médian après le tiers basal, l’apex spatulé,
avec un petit bourrelet terminal. Chétotaxie
(fig. 106) : une seule soie courte vers le milieu de
la spatule distale.
Ductus de la spermathèque (fig. 140) de
grande taille, la tige basale très allongée et la
crosse apicale courte.
Discussion : S. mrazi est remarquable par
sa pseudophysogastrie, l'abdomen hypertrophié
entraînant un élargissement corrélatif des élytres
et lui donnant un aspect trapu caractéristique ; il
se distingue également des autres espèces par
sa capsule céphalique relativement étroite (ces
caractères sont bien apparents sur l’illustration
donnée par Rambousek). L’espèce est également
remarquable par son édéage à chétotaxie des
paramères fortement régressée.
Distribution : S. mrazi est l’espèce la plus
commune de ce groupe, la seule connue comme
en un assez grand nombre d’exemplaires de
plusieurs localités. Il n'est actuellement connu
que du Brésil (Sudeste) : états de Minas Geraes,
Sào Paulo, Parana, Santa Catarina, Rio Grande
do Sul.
Matériel type : S. mrazi Rambousek : La
description originale comprend une diagnose en
langue tchèque et un résumé en allemand, renfer¬
mant tous deux les indications suivantes : « von
dem tüchtigen Tropensammler Herrn Jaro Mraz
in Minas Geraes (Sào Paulo) in Brasilie in
5 Exempl. gelunden... ». La date de récolte (juin
1914) est précisée dans la diagnose. Il n’a pas été
possible d’examiner les exemplaires actuellement
conservés (s’il en existe encore) dans la collection
Rambousek, conservée au Musée de Prague.
Cependant, deux des cinq syntypes se trouvent
dans la collection Bernhauer et m’ont été
communiqués.
Lectotype [Présente désignation] : 1^, portant
les indications suivantes : Brasil, S. Paulo, Minas
Geraes, vi.1914 — Mraz/Chicago nhmus, M.
Bernhauer Collection / « Stenaesthetus Mrazi m.
Typ. » det. Rambousek.
S. rambouseki Bernhauer : La description
originale, dans la clé de détermination des
espèces du Brésil, renferme la seule indication
suivante, sans précision du nombre d’exemplaires
étudiés ni de la localité : « Mus. Prag. ».
Série type : 1 S, dans la collection Bernhauer
(fmnh), désigné holotype par Kistner (1965 :
365) ; cette mention fait donc office de désigna¬
tion de Lectotype [déduction abusive d’un
holotype] ; il porte les mentions : Sào Paulo,
Bras. Mraz lgt, Mus. Pragense (étiquette rec¬
tangulaire blanche) / « Stenaesthetus rambouseki
Brh. » (étiquette rectangulaire blanche)//?am-
bouseki Brnh. Typus, Alaucosthaetus [sic !] (éti¬
quette rectangulaire rouge) / Chicago nhmus.,
M. Bernhauer Collection (étiquette rectangu¬
laire blanche) / « Aulacosthetus [sic !] rambouseki
B„ det. D. Kistner 59 » (étiquette rectangulaire
blanche) / e 1311.
1 çj [Paralectotype], dans la collection Bern¬
hauer, avec les mentions : « Rambouseki Brnh.
Cotypus, Alaucosthaetus [sic !] (étiquette rectan¬
gulaire rouge) / Sào Paulo, Bras. Mraz lgt. Mus.
Pragense (étiquette rectangulaire blanche) / Chi¬
cago nhmus., M. Bernhauer Collection / e 73 /
SI « Aulacosthetus [sic !] rambouseki Br., det. D.
Kistner 59 » (étiquette rectangulaire blanche).
1 exemplaire [Paralectotype], dans la collec-
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX 41
Fig. 101-106. — Stenaesthetus mrazi Rambousek, mâle. — 101 : stemites VII-VIII. — 102 : tergite IX. — 103 : stemite IX.
104 : pompe génitale. — 105 : édéage, face tergale. — 106 : apex du paramère droit.
Fig. 107-112. — S. bernhaueri n. sp., mâle. — 107 : stemites VII-VIII. — 108 : tergite IX. — 109 : stemite IX. — 110 : pompe
génitale. — 111 : édéage, face tergale. — 112 : apex du paramère droit.
Source : MNHN, Paris
42
JEAN OROUSSET
tion Bernhauer, à l'état de débris et de sexe
indéterminable, avec les mêmes mentions que le
précédent, hormis : N° 1312.
S. Pauloensis Bernhauer : La description origi¬
nale renferme les indications suivantes, sans
précision du nombre d’exemplaires étudiés :
« Klima, Minas Geraes ».
Série type : 1 dans la collection Bernhauer
(fmnh), désigné holotype par Kistner (1965 :
365) ; cette mention fait donc office de désigna¬
tion de Lectotype [déduction abusive d’un holo¬
type] ; il porte les indications suivantes : « Bras.
S. Paulo, Minas Geraes » (étiquette rectangulaire
blanche) / « pauloensis Brnh, Typus, Alaucos-
thaetus » [sic !] (étiquette rectangulaire rouge) /
Chicago nhmus., M. Bernhauer Collection
(étiquette rectangulaire blanche} / e 1303 / Compar-
ed with type » 1959. Aulacosthetus [sic !] rambou-
seki Brnh. det. comp. D. Kistner » (étiquette
rectangulaire blanche).
1 $ [Paralectotype], dans la collection Bern¬
hauer, avec les mentions : « Bras. S. Paulo.
Minas Geares. Klima don. » (étiquette rectangu¬
laire blanche) / « pauloensis Brnh. Cotypus, Alau-
costhaetus [sic !] (étiquette rectangulaire rouge) /
Chicago mhmus., M. Bernhauer Collection (éti¬
quette rectangulaire blanche) / e 75 / 9 / Com-
pared with type 1959 « Aulacosthetus [sic !] ram-
bouseki Brnh. det. comp. D. Kistner » (étiquette
rectangulaire blanche).
Matériel examiné : Outre le matériel type, j’ai
examiné les exemplaires suivants : Brésil : état de
Sào Paulo (J. Mraz), 9 c? et 7 9 (ex. Mus.
Prague, collection Bernhauer, fmnh) ; état de
Parana, Rio Azul, ait. 1 000 m., x.1959, (F. Plau-
mann), 1 c? (cnc) ; état de Parana. Serra do
Esperanza. Guarapuava, ait. 1 100 m, 12.D.1970,
(J. M. & B. A. Campbell), 1 et 1 9 (cnc) ; état
de Parana. Alexandra, à 20 km à l'ouest de
Paranagua, ait. 80 m. 13.ii.1970, (J. M. & B. A.
Campbell). 1 J et 19 (cnc) ; état de Santa
Catarina. Nova Teutonia. ait. 300-500 m. v.
1960. (F. Plaumann), 33 o et 34 9 (cnc) ; idem,
m. 1958. 2 c? (cnc): idem, vi.1972, 2 0 ' et 69;
idem. vu. 1958. 1 S et 2 9 (mhng) ; idem. vu. 1960.
5 c? et 2 î (mhng) : idem, vn.1969. 5 9 (mhng) ;
idem, x.1972» 29 (mhng); idem, vi.1976. 1£
(mnhg) ; idem. vu. 1952. 1 c? (fmnh); idem. xu.
1952, 5 <? et 10 9 (fmnh) ; idem. vin. 1953, 2 c? et
1 9 (FMNH) ; idem , xu.1953, 3 c? (fmnh) ; état de
Santa Catarina, Seara, vi.1958 (F. Plaumann)
1 cJ et 2 9 (fmnh) ; , idem, viii.1959, 1 9 (fmnh) ;
état de Santa Catarina, Chapeco, ait. 600 m,
vu. 1960 (F. Plaumann), 10 (? et 9 9 (cnc) ; idem.
ix. 1960 (F. Plaumann), 5 <$ et 1 9 (cnc) ; état de
Rio Grande do Sul, Sinimbu, ait. 200 m, ix.1960
(F. Plaumann), 3<? et 12 9 (cnc).
Stenaesthetus bernhaueri n. sp.
Stenaesthetus bernhaueri n. sp. ; holotype o : Brésil, Sâo Paulo
(J. Mraz), fmnh.
Stenaesthetus rnrazi : Bernhauer. 1939 : 212.
Chrésonymie :
Aulacosthaetus mrazi : Kistner, 1965 : 361, fig. 1-11-12.
Description : Avant-corps : fig. 16.
Longueur : 2,2-2,4mm. Espèce de taille
moyenne, macrophthalme et aptère. Coloration :
uniformément brun-roux, les appendices tes-
tacés. Téguments brillants.
Capsule céphalique large, transverse (L/l :
375/557 jim), modérément explanée latéralement,
les tempes courtes, dentiformes. Carènes fronta¬
les subrectilignes, avec une bifurcation basale
interne très nette ; calus susantennaires à peine
indiqués, prolongés jusqu’aux points d’insertion
dorsaux du tentorium par un fin sillon rectiligne.
Région antérieure du front faiblement convexe.
Microréticulation bien distincte, fine et uniforme,
légèrement granuleuse, constituée de mailles isodia¬
métrales. Ponctuation nulle ; pubescence réduite
à de rares soies dans la région antérieure du
front. Œil ovalaire, peu saillant (125 * 60 pm),
composé d’une quarantaine d’ommatidies pig¬
mentées.
Pronotum faiblement transverse (L/l : 530/
545 pm), sa plus grande largeur au tiers anté¬
rieur, puis assez fortement rétréci jusqu’à la base,
les bords latéraux concaves. Carènes latérales
visibles du dessus aux angles antérieurs et dans la
moitié postérieure. Disque muni de quatre sillons
très nets : — Deux sillons médians flexueux,
occupants plus des deux-tiers postérieurs du
pronotum. — Deux sillons latéraux occupant
presque la totalité de la longueur du pronotum,
bordés par une carène externe peu marquée et
progressivement effilés vers l’avant. Base avec
huit fossettes punctiformes inégales : — Deux
grosses fossettes externes fusionnées aux sillons
latéraux. — Quatre fossettes médianes plus petites.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
43
subégales, contiguës et fusionnées aux sillons
médians. — Deux fossettes internes. Microréti¬
culation fine, uniforme, non granuleuse, formée
de mailles plus grandes que sur la capsule
céphalique ; ponctuation et pubescence nulles.
Élytres très courts, transverses (L/l : 375/610 tan),
l’angle huméral effacé mais surmonté d’une dent
nette. Microréticulation à peine distincte ; ponc¬
tuation et pubescence nulles.
Abdomen sans caractères particuliers, sa plus
grande largeur à l’apex du premier urite visible.
Caractères sexuels secondaires mâles : —
Stemites III à V vaguement déprimés sur la ligne
médiane. — Stemite VI un peu plus nettement
déprimé, le bord postérieur très légèrement
concave en son milieu. — Stemite VII (fig. 107)
avec une forte échancrure médiane en U, les
bords relevés en dents mousses, le fond avec un
petit granule chitineux ; disque avec une forte
impression médiane circulaire, se prolongeant en
sillon jusqu’au bord postérieur du sternite, les
téguments luisants, dépourvus de microréticula¬
tion ou de ponctuation, portant de longues soies
blanchâtres très fines, couchées. — Stemite VIII
(fig. 107) avec une grande échancrure médiane à
bords parallèles, l’apex anguleux. — Tergite IX
(fig. 108) très allongé. — Stemite IX (fig. 109)
allongé, fortement aciculé.
Pompe génitale (fig. 10) en forme de fuseau
fortement muscularisé. Edéage (fig. 111). Lobe
médian allongé, la capsule à parois peu épaisses,
ovoïde à la base puis élargie en spatule ventrale
dans la moitié apicale. Sac interne (semblant éva-
giné chez tous les exemplaires étudiés) caracté¬
ristique, constitué de deux dents juxtaposées et
de deux petites pièces réniformes apicales, enca¬
drant un tubule diaphane peu distinct. Paramères
longs et fortement divergents, élargis peu avant
le milieu, l’apex fortement spatulé. Chétotaxie
(fig. 112) : six à huit soies réparties en deux
groupes — trois ou quatre longues soies préapi¬
cales internes — trois ou quatre soies apicales
très inégales.
Ductus de la spermathèque (fig. 141) très
court, ne dépassant pas dans l’abdomen le
segment génital, le tubule proximal rectiligne et
la crosse apicale peu arquée.
Discussion : S. bernhaueri possède des caractères
externes relativement banaux, le caractère le plus
facile à apprécier pour le différencier de S. mrazi
étant son abdomen non pseudophysogastre. Il
possède de plus une capsule céphalique plus
large, sans trace de ponctuation, des élytres plus
étroits et des sillons latéraux du pronotum plus
courts, caractères plus difficiles à apprécier et
sujets à une certaine variabilité. S. bernhaueri
possède par contre des genitalia mâles et femelles
caractéristiques, l’isolant de toutes les autres
espèces du groupe : édéage spatulé, le sac interne
muni d’une armature copulatrice caractéristique,
et spermathèque extrêmement réduite.
Distribution : S. bernhaueri est beaucoup moins
répandu dans les collections que S. mrazi, avec
lequel il semble cohabiter dans la localité typique
de ce dernier ; la sympatrie effective de deux
espèces n’est pas démontrée. Il n’est connu pour
l’instant que du Brésil (Sudeste) ; état de Sâo
Paulo.
Matériel type : Holotype : Brésil, état de Sâo
Paulo (J. Mraz), 1 c? (ex. Mus. Prague, coll.
Bernhauer), (fmnh). Paratypes : idem, 3 c? et 5 ?
(coll. A. bœrig), (fmnh).
Autre matériel : 1 g, non examiné, est men¬
tionné par Kistner (1965) : Brésil, état de Sâo
Paulo, Alta de Serra, 7.III. 1912, (G. E. Bryant)
(bmnh).
Stenaesthetus nitidiceps (Bernhauer, 1939)
bona species
Aulacosthaetus nitidiceps Bernhauer, 1939 : 212.
Chrésonymie :
Aulacosthaetus nitidiceps : Kistner, 1965 : 363 (part.).
Description : Avant-corps : fig. 17.
Seuls les caractères distinguant cette espèce de
S. mrazi sont précisés.
Tête, pronotum et élytres dépourvus de toute
microréticulation ou ponctuation, les téguments
parfaitement lisses, très brillants (d’aspect inso¬
lite, ressemblant à une céramique) ; pubescence
limitée à quelques fines soies éparses dans la
région antérieure du front. Seule l’abdomen
porte la ponctuation ombiliquée et la fine pubes¬
cence couchée habituelles dans le genre.
Capsule céphalique un peu plus large que chez
S. mrazi, très légèrement explanée au niveau des
sclérites mandibulaires.
Pronotum anguleux, brusquement rétréci vers
Source : MNHN, Paris
44
JEAN OROUSSET
Fig. 113-116. — Sienaestheius nitidiceps (Bemhauer), mâle. -
face tergale. — 116 : apex du paramère droit.
113 : stemites VII-VIII. -
Fig. 117-121. — S. condei Wendeler. holotype mâle. — 117 : stemites VII-VIII. — 118 : stemite IX.
— 120 : édéage, face tergale. — 121 : apex du paramère droit.
114 : stemite IX. — 115 : édéage,
119 : pompe génitale.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
45
le milieu, les bords latéraux nettement concaves
dans leur moitié postérieure. Disque avec des
sillons profonds mais assez courts, ne dépassant
pas la moitié postérieure, les fossettes basales
petites, punctiformes.
Abdomen normal, non hypertrophié, sa plus
grande largeur à l’apex du premier urite visible.
Caractères sexuels secondaires mâles : —
Sternites III à V sans caractères particuliers. —
Stemite VI avec une vague impression médiane
circulaire dans la moitié postérieure. — Stemite
VII (fig. 113) avec la même impression que chez
S. mrazi , le bord postérieur avec une dent
médiane légèrement échancrée (saillante chez les
exemplaires de Curitiba, à peine visible chez
Pholotype). — Sternites VIII (fig. 113) et IX
(fig. 114) identiques à ceux de S. mrazi.
Pompe génitale identique à celle de S. mrazi.
Édéage (fig. 114) fort semblable à celui de S.
mrazi, la capsule encore plus épaisse. Paramères
(fig. 116) de forme similaire, la spatule distale
portant quatre grosses sensilles réfringentes.
Femelle inconnue.
Discussion : Cette espèce a été mise en syno¬
nymie de S. rambouseki par Kistner (1965), bien
qu’elle s’en distingue d’emblée par son habitus
insolite, à téguments lisses et très brillants ; les
genitalia sont en effet pratiquement identiques,
hormis au niveau de la chétotaxie des paramères.
Ses caractères externes n’entrant pas dans la
gamme de variabilité des nombreux exemplaires
de 5. mrazi que j’ai pu examiner, je considère
donc S. nitidiceps comme une bonne espèce. Elle
représente un cas assez exceptionnel dans le
genre de différenciation spécifique portant essen¬
tiellement sur les caractères externes (cas ren¬
contré également, à un moindre degré, chez S.
condei).
Distribution : S. nitidiceps, très mal représenté
pour l’instant dans les collections, n’est connu
que du Brésil (Sudeste) : états de Sào Paulo et de
Parana.
Matériel type : La description originale ren¬
ferme les seules indications suivantes, sans men¬
tion du nombre d’exemplaires : « Klima, Minas
Geraës ».
Le type unique [Holotype] est un <$, portant
les mentions suivantes : Bras. S. Paulo. don
Klima » (étiquette rectangulaire blanche) / « niti¬
diceps Brnh ; Typus un., Alaucosthaetus [sic !]
(étiquette rectangulaire rouge) / Chicago nhmus,
M. Bernhauer Collection (étiquette rectangu¬
laire blanche) / e 1306 / c? / Compared with type »
1959. Aulacosthetus [sic !] rambouseki B. det.
comp. D. Kistner » (étiquette rectangulaire
blanche).
Matériel examiné : Outre le matériel type, j’ai
examiné les exemplaires suivants : Brésil : état de
Parana, San José dos Pinheiros près de Curitiba,
ait. 975 m, 7.H.1970 (J. M. & B. A. Campbell),
2 $ (cnc) ; état de Parana, Ribeirao, ait. 900 m,
15.ii.1970 (J.M. & B.A. Campbell), 1 <J (cnc).
Stenaesthetus condei Wendeler, 1930
Stenaesthetus condei Wendeler, 1930 : 184.
Chrésonymie :
Stenaesthetus condei : Scheerpeltz, 1933 : 1202.
Description : Avant-corps : fig. 18.
L : 3,5 mm. Espèce de très grande taille,
macrophthalme et aptère ; coloration brun-rou-
geâtre (plus foncée que celle des autres espèces
du groupe ; altération post-mortem ?), les appen¬
dices un peu plus clairs. Téguments lisses et
brillants.
Capsule céphalique transverse (L/l : 479/
738 jj.m), très fortement explanée latéralement,
sa plus grande largeur au niveau des angles
antérieurs, la région périoculaire concave, les
tempes très courtes mais distinctes, dentiformes.
Microréticulation forte, à mailles isodiamétrales,
effacée seulement à la périphérie de l’œil ; ponctua¬
tion et pubescence milles. Œil ovalaire (150 x
78 (i.m), peu saillant, composé d’environ trente
ommatidies dépigmentées. Mandibules falciformes
très longues et très pointues.
Pronotum transverse (L/l : 654/712 jxm), sa
plus grande largeur vers le milieu, puis rétréci
presque en ligne droite jusqu’à la base. Rebord
latéral visible du dessus sur presque toute sa
longueur ; angles antérieurs et postérieurs peu
marqués. Disque avec deux grandes fovéoles
ovalaires latérales, superficielles, et quatre faibles
impressions médianes irrégulières. Pas de sillons
médians. Base avec deux courts sillons latéraux
assez profonds, les bords relevés en carènes,
encadrant six fossettes punctiformes peu pro¬
fondes, les fossettes externes un peu plus grande
Source : MNHN, Paris
46
JEAN OROUSSET
que les fossettes internes. Microréticulation moins
forte que sur la tête ; ponctuation et pubescence
absentes. Élytres courts et fortement transverses
(L/l : 427/867 |xm), l’angle huméral effacé, avec
un petit denticule. Microréticulation presque
effacée, à mailles très allongées transversales;
ponctuation nulle ; pubescence très fine, éparse.
Abdomen volumineux mais non hypertrophié,
cylindrique, sa plus grande largeur vers l’apex du
premier urite visible (1 : 880 (xm).
Caractères sexuels secondaires mâles : —
Stemites III à V sans caractères particuliers. —
Stemite VI avec une faible impression médiane
en arc de cercle, le bord postérieur faiblement
excavé. — Stemite VII (fig. 117) avec une
impression triangulaire médiane rejoignant en
sillon le bord postérieur, ce dernier avec une
petite échancrure triangulaire. — Stemite VIII
(fig. 117) déprimé sur la ligne médiane, l’apex
non anguleux, avec une profonde et étroite
échancrure, rebordée par une fine lunule. —
Stemite IX (fig. 118) symétrique, lancéolé.
Pompe génitale (fig. 119) en forme d’énorme
fuseau (L : 1 340 fxm), fortement muscularisé.
Édéage (fig. 120). Lobe médian globuleux, de
petite taille, très fortement sclérotinisé, la capsule
de coloration brun-foncé. Sac interne avec un
ensemble de pièces copulatrices peu distinct.
Paramères robustes, l’apex en forme de crochet,
avec un bourrelet basal. Chétotaxie (fig. 121) :
quatre courtes soies apicales, subégales.
Femelle inconnue.
Discussion : S. condei est la plus grande espèce
du genre, remarquable par sa capsule céphalique
fortement explanée et ses mandibules falciformes
très développées, lui donnant un aspect caracté¬
ristique. Elle est par contre très proche de
S. mrazi et S. nitidiceps par ses genitalia mâles :
édéage à capsule courte, globuleuse, et paramères
à apex spatulé et à chétotaxie réduite.
Distribution : N'est connu que par l’holotype :
Brésil (Sudeste), état de Espirito Santo, Santa
Teresa, sur la côte sud-est du Brésil, à l’ouest de
la ville de Victoria. C’est l’espèce la plus septen¬
trionale actuellement connue dans ce groupe.
Matériel type : La description originale ren¬
ferme les indications suivantes : « Brasilien,
Espirito Santo, Sta. Thereza, 16.6.1928. O. Conde
coll. Das einzige Stück verdanke... »
Le type unique [Holotype] est un S, portant
les mentions suivantes : Esp. Santo, Sta. Theresa,
6 km im O. der Stadt. 16 juin 1928. O. Conde»
(étiquette rectangulaire blanche) / Espirito Santo,
Sta. Thereza, 16-VI-28, Conde (étiquette rectan¬
gulaire blanche) / Holotypus (étiquette rectangu¬
laire rouge) / « St. condei n. sp. » (étiquette rec¬
tangulaire blanche) / « condei Wdlr. » (étiquette
rectangulaire verte, cadre noir) / « Aulascosthetus
[sic !] condei Wend. Holotypus (zmb) » (étiquette
rectangulaire blanche).
Matériel examiné : L’holotype est à ma con¬
naissance le seul exemplaire récolté jusqu’à pré¬
sent.
Stenaesthetus eximius n. sp.
Description : Avant-corps : fig. 19.
Longueur : 1,9 mm. Espèce de taille moyenne,
macrophthalme et aptère, de coloration uniformé¬
ment brun-roux, les appendices plus claires.
Capsule céphalique transverse (L/l : 330/
479 jim), peu explanée latéralement, les tempes
très courtes mais distinctes, dentiformes. Carènes
frontales subrectilignes, avec une bifurcation
basale interne nette. Calus susantennaires peu
marqués, non prolongés jusqu’aux points d’inser¬
tion dorsaux du tentorium par un sillon. Région
antérieure du front avec une forte impression
médiane en U renversé. Microréticulation dense,
légèrement granuleuse, à mailles isodiamétrales,
peu effacée latéralement ; ponctuation nulle ;
pubescence limitée à quelques soies éparses dans
la région antérieure du front. Œil ovalaire, assez
grand (142 x 75 jxm), composé d’une trentaine
d’ommatidies pigmentées.
Pronotum peu transverse (L/l : 466/479 |xm), sa
plus grande largeur au tiers antérieur, les bords
latéraux parallèles vers le milieu puis fortement
convergents jusqu’à la base et légèrement con¬
caves. Rebord latéral visible du dessus seulement
au niveau des angles antérieurs et vers le tiers
postérieur. Angles antérieurs et postérieurs peu
marqués. Disque avec quatre profonds sillons :
— Sillons médians rectilignes, occupant les deux
tiers postérieurs. — Sillons latéraux incurvés,
occupant les quatre-cinquièmes de la longueur
du pronotum et creusés en fossettes vers l’arrière.
Base avec huit petites fossettes punctiformes :
— Deux grosses fossettes externes fusionnées aux
sillons latéraux. — Quatre fossettes médianes
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
47
Fig. 122-126. — Stenaesthetus eximius n. sp., holotype mâle. — 122 : stemites VII-VIII. — 123 : tergite IX. — 124 : stemite
IX. — 125 : édéage, face tergale. — 126 : apex du paramère droit.
Fig. 127-130. — S. campbelli n. sp., holotype mâle. — 127 : sternites VII-VIII. — 128 : stemite IX. — 129 : édéage, face
tergale. — 130 : apex du paramère droit.
Source : MNHN, Paris
48
JEAN OROUSSET
égales, nettement séparées et rejoignant les sil¬
lons médians, ces derniers dédoublés à la base.
Deux petites fossettes internes. Microréticula¬
tion identique à celle de la tête ; ponctuation
nulle ; pubescence réduite à quelques courtes
soies éparses. Élytres courts, transverses (L/l :
324/492 (xm) ; angle huméral totalement effacé,
avec un très petit denticule. Microréticulation
effacée ; ponctuation formée de points assez gros,
régulièrement répartis sur le disque, séparés par
des distances égales à trois fois leur diamètre,
associée à une fine pubescence.
Abdomen sans caractères particuliers, non
hypertrophié, sa plus grande largeur vers l’apex
du premier urite visible (1 : 492 jim).
Caractères sexuels secondaires mâles : Ster-
nites III à VI sans caractères particuliers. —
Sternite VII (fig. 122) avec une étroite fossette
ovalaire dépourvue de pubescence, atteignant le
bord postérieur, ce dernier avec une échancrure
médiane triangulaire. — Sternite VIII (fig. 22)
très allongé, l'apex non anguleux, avec une
échancrure médiane étroite et très profonde, à
bords rectilignes, rebordée par une fine lunule.
— Tergite IX (fig. 123) allongé à la base. —
Sternite IX (fig. 124) symétrique, fortement
aciculé.
Pompe génitale non conservée chez l’holotype.
Édéage (fig. 125). Lobe médian cylindrique, très
allongé, peu sclérotinisé, la capsule de coloration
pâle (exemplaire immature?). Sac interne avec
un ensemble asymétrique de pièces copulatrices
peu distinctes. Paramères caractéristiques : courts,
soudés au lobe médian sur toute leur longueur,
l’apex en forme de spatule triangulaire. Chéto-
taxie (fig. 126) : douze soies inégales réparties à
l'apex en trois groupes : — deux grandes soies au
bord interne. — Six microchètes à l'angle apical
interne, masqués en vue tergale. — Trois soies
apicales.
Ductus de la spermathèque (fig. 142) long, le
tubule proximal recourbé à la base et la crosse
apicale peu recourbée.
Discussion : S. eximùis se distingue par son
édéage cylindrique à paramères régressés et
soudés au lobe médian, munis cependant de
nombreuses soies. Il est proche par ses caractères
externes de S. bernhaueri.
Distribution : S. eximius n'est connu que de la
localité typique : Brésil (Sudeste), état de Sào
Paulo.
Matériel type : Holotype : Brésil, état de Sâo
Paulo, Salesopolis, 17/26.X1I.1969 (J. M. & B. A.
Campbell), 1 S (cnc). Para types : idem, 2 $.
Stenaesthetus campbelli n. sp.
Description : Extérieurement identique à S.
eximius, avec lequel il cohabite. Ne s’en distingue
en face tergale que par ses téguments un peu plus
rugueux, la ponctuation ombiliquée des élytres
assez forte.
Caractères sexuels secondaires mâles très
proches de ceux de l’espèce précédente : — Ster¬
nite VII (fig. 127) avec un étroit sillon longitu¬
dinal médian atteignant le bord postérieur, ce
dernier avec une échancrure triangulaire. Ster¬
nite VIII (fig. 127) volumineux, allongé et très
rétréci vers l’apex, ce dernier non anguleux et
muni d’une échancrure médiane profonde et
étroite, à bords parallèles, rebordée par une
lunule assez large. Sternite IX (fig. 128) subsymé¬
trique, très allongé et fortement aciculé.
Pompe génitale non conservée chez l’holotype.
Édéage (fig. 129). Lobe médian très allongé, la
capsule basale piriforme et l’apex rectiligne,
surmonté par un sclérite avec un fort bourrelet
terminal. Sac interne (évaginé chez l’holotype)
avec une grosse pièce copulatrice médiane en
forme de champignon. Paramères très déve¬
loppés, libres et fortement divergents dans leur
moitié distale, munis aux deux-tiers de leur
longueur d’une expansion lamelleuse triangu¬
laire. Chétotaxie (fig. 130) : Six soies inégales : —
Une soie basale insérée près de la jonction des
paramères à la capsule. — Une soie peu après le
diverticule triangulaire. — Quatre soies apicales.
Femelle inconnue.
Discussion : S. campbelli cohabite avec S.
eximius ; il s'agit d’une sympatrie effective, les
deux espèces provenant de mêmes prélèvements.
Les deux espèces sont pratiquement impossibles
à différencier extérieurement, hormis par les
caractères sexuels secondaires mâles, d’ailleurs
assez proches. Les genitalia mâles sont par
contre de structures totalement différentes, S.
campbelli ayant un édéage piriforme à paramères
très développés, fortement divergents. Le cas de
deux espèces sympatriques extérieurement sem¬
blables et présentant des différences considé-
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
49
râbles au niveau des génitalia a été souvent
signalé chez les Staphylinides hypogés.
Distribution : S. campbelli n’est connu que de
la localité typique : Brésil (Sudeste), état de Sâo
Paulo.
Matériel type : Holotype : Brésil, état de Sâo
Paulo, Salesopolis, 17/26.XU.1969 (J. M. & B. A.
Campbell), 1 3 (cnc).
Stenaesthetus klimai (Bemhauer, 1939)
Stenaesthetus klimai Bernhauer, 1939 : 212.
Stenaesthetus klimai : Puthz, 1980 : 20.
Chrésonymie :
Aulacosthaetus klimai : Kistner, 1965 : 363, fig. 13-14.
Description : Avant-corps : fig. 20.
Longueur : 1,6 mm. Espèce de petite taille,
macrophthalme et aptère, de coloration brun-
roux, les appendices testacés.
Capsule céphalique transverse (L/l : 260/
360 [j.m), à tempes courtes, dentiformes. Front
convexe, luisant et légèrement granuleux, cou¬
vert d’une microréticulation dense. Ponctuation
nulle ; pubescence limitée à la région antérieure
du front, éparse, formée de très fines soies. Œil
ovalaire (70 x 40 |im), composé d’environ
25 ommatidies pigmentées.
Pronotum transverse (L/l : 380/395 |i.m), sa
plus grande largeur vers le milieu, puis fortement
rétréci jusqu’à la base. Disque dépourvu de toute
impression, la base avec seulement de chaque
côté deux très courts sillons latéraux, encadrant
quatre grosses fossettes punctiformes. Microréti¬
culation fine, associée à une fine pubescence cou¬
chée, éparse ; ponctuation nulle. Élytres courts,
transverses (L/l : 235/435 jim). Microréticulation
effacée mais perceptible ; ponctuation nulle.
Abdomen sans caractères particuliers, non
hypertrophié.
Caractères sexuels secondaires mâles : Ster-
nites III à VI sans caractères particuliers. —
Stemite VII (fig. 131) avec un large sillon médian
superficiel, le bord apical prolongé en dent
obtuse. — Stemite VIII (fig. 131) allongé, l’apex
légèrement anguleux, muni d’une échancrure
médiane étroite et profonde. — Stemite IX
(fig. 132) symétrique, aciculé.
Pompe génitale (fig. 133) volumineuse, forte¬
ment muscularisée. Edéage (fig. 134-135). Lobe
médian globuleux (L : 205 fzm), la capsule
épaisse, fortement sclérotinisée, avec une grande
dent saillante, bien visible en face sternale et
l’apex prolongé par deux lames membraneuses
diaphanes. Sac interne avec un ensemble de
pièces copulatrices dentiformes bien distinctes et
assez volumineuses au tiers postérieur. Paramères
longs et grêles, l’apex spatulé. Chétotaxie :
paramères achètes.
Ductus de la spermathèque (fig. 143) moyen,
le tubule proximal presque rectiligne et la crosse
apicale fortement arquée.
Discussion : S. klimai se distingue par sa petite
taille, son pronotum à sillons réduits, son édéage
muni d’une longue dent sternale, et ses paramères
effilés et achètes. Ses affinités avec les autres
espèces ne peuvent être établies pour le moment.
Distribution : L’espèce n’est connue que du
Brésil (Sudeste) : états de Minas Geraes, Sâo
Paulo, Parana et Santa Catarina.
Matériel type : La description originale ren¬
ferme les indications suivantes, sans précision du
nombre d’exemplaires étudiés : « Klima, Minas
Geraes ».
Série type : — 1 3, de la collection Bernhauer
(fmnh), désigné holotype par Kistner (1965 :
363) ; cette mention fait donc office de désigna¬
tion de Lectotype [déduction abusive d’un
holotype] ; il porte les mentions suivantes :
« Brasil » (étiquette rectangulaire blanche) /
« 555 » / « Braz., S. Paulo, Minas Geraes »
(étiquette rectangulaire blanche) / « Klimai Brnh.
Typ. don Klima » (étiquette rectangulaire blanche)
/ « Klimai Brnh. Typus, Alacosthaetus » [sic !]
(étiquette rectangulaire rouge) / Chicago nhmus,
M. Bernhauer Collection (étiquette rectangu¬
laire blanche). — 1 3 [Paralectotype], de la
collection Bernhauer (fmnh), avec les mêmes
indications que précédemment, hormis les men¬
tions « Cotypus » et N° e74.
Matériel examiné : Outre le matériel type, j’ai
examiné les exemplaires suivants : Brésil : état de
Parana, Alexandra, à 20 km à l’ouest de Parana-
gua, ait. 80 m, 13.ii.1970 (J. M. & B. A. Camp¬
bell), 1 3 (cnc) ; état de Santa Catarina, Nova
Teutonia, ait. 300-500 m., m. 1958 (F. Plau-
mann), 7 3 et 6? (cnc); idem, iv.1976, 2$
(mhng) ; état de Santa Catarina, Chapeco, ait.
600 m., ix. 1960 (F. Plaumann), 2 3 (cnc).
Source : MNHN, Paris
50
JEAN OROUSSET
Fig. 131-135. S. klimai (Bemhauer), mâle. — 131 : stemites VII-VIII
edéage, face tergale. — 135 : idem, face latérale.
132 : stemite IX. — 133 : pompe génitale. — 134 :
Fig. 136-139. — S. lilliputanus n. sp., holotype mâle,
tergale. — 139 : apex du paramère gauche.
136 : stemites VII-Vm. - 137 : stemite IX. - 138 : édéage, face
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPÏCAUX
51
Stenaesthetus lilliputanus n. sp.
Description : Avant-corps : fig. 21.
L : 1,4 mm. Espèce de très petite taille,
macrophthalme et aptère, de coloration brun-
roux clair uniforme, les appendices testacés.
Capsule céphalique transverse (L/l : 233/
310 (xm), non explanée latéralement, sa plus
grande largeur au niveau des yeux, les tempes
courtes, dentiformes. Front convexe, submat,
granuleux, couvert d'une microréticulation dense ;
pas de macroponctuation ; pubescence peu dense,
formée de fines soies hérisées, réparties sur tout
le front. Œil ovalaire (45 x 25 [Am), peu saillant,
composé d’une vingtaine d’ommatidies pigmentées.
Pronotum transverse (L/l : 310/330 (xm), sa
plus grande largeur au tiers antérieur, fortement
rétréci dans sa moitié basale. Rebord latéral
visible du dessus sur les deux-tiers postérieurs ;
angles antérieurs fuyants et angles postérieurs
dentiformes. Disque avec quatre sillons très
profonds, fortement creusés en arrière : —
Sillons médians concaves, occupant les deux-tiers
postérieurs. — Sillons latéraux très larges, subrec¬
tilignes, occupant les deux-tiers postérieurs et
bordés extérieurement par une forte carène. Base
avec quatre énormes fossettes fusionnées aux
sillons et avec deux minuscules fossettes internes
punctiformes. Microréticulation presque imper¬
ceptible, associée à une très fine pubescence
couchée, éparse ; pas de ponctuation. Élytres
courts, transverses (L/l : 207/350 pm) ; angle
huméral fortement denté. Microréticulation
effacée ; une trace de ponctuation, formée de
gros points varioliques superficiels, séparés par
des distances égales à leur diamètre.
Abdomen sans caractères particuliers, sa plus
grande largeur à l'apex du premier urite visible.
Caractères sexuels secondaires mâles : —
Sternites III à VI sans caractères particuliers. —
Sternite VII (fig. 136) avec une faible impression
médiane ovalaire, le bord postérieur légèrement
concave. — Sternite VIII (fig. 136) très allongé,
l’apex anguleux, avec une échancrure médiane
étroite et très profonde, à bords rectilignes,
le fond avec une très petite lunule. Sternite IX
(fig. 137) symétrique, fortement aciculé.
Pomjie génitale non conservée chez l’holo-
type. Edéage (fig. 138). Lobe médian tubulaire
Fig. 140-143. — Genre Stenaesthetus Sharp, groupe de S. mrazi Rambousek, ductus de la spermathèque. — 140 : S. mrazi
Rambousek. — 141 : S. bernhaueri n. sp. — 142 : S. eximius n. sp. — 143 : S. klirnai (Bemhauer).
Source : MNHN, Paris
52
JEAN OROUSSET
(L : 285 la capsule à parois relativement
minces, prolongée par deux grandes expansions
lamelleuses diaphanes. Sac interne avec un
ensemble de pièces dentiformes peu distinctes,
situées dans la moitié postérieure. Paramères longs
et grêles, l’apex spatulé. Chétotaxie (fig. 139) :
17 soies au bord internes, réparties en trois
groupes, de la base vers l’apex : — Sept courtes
soies subégales. — Cinq soies accolées, à la base
de la spatule distale. — Cinq soies apicales.
Femelle inconnue.
Discussion : C’est la plus petite espèce du genre.
Elle se distingue des précédentes, outre par sa
taille, par ses caractères sexuels secondaires
discrets et par son édéage à paramères porteurs
de nombreuses soies, réparties dans la moitié
postérieure.
Distribution : S. lilliputanus n'est connu que de
la localité typique : Brésil (Sudeste), état de Sào
Paulo.
Matériel type : Holotype : Brésil, état de Sâo
Paulo (J. Mraz), 1 S (fmnh).
L’holotype (Stenaesthetus lilliputanus Bern-
hauer in litt.), conservé dans la collection Bern-
hauer, porte les indications suivantes : Sâo
Paulo, Bras. Mraz lgt. Mus. Pragense (étiquette
rectangulaire blanche) / « Stenaesthetus lilliputa¬
nus [sic !] Bmh. n. sp. » (étiquette rectangulaire
blanche) / Chicago nhmus., M. Bernhauer
Collection (étiquette rectangulaire blanche).
CATALOGUE DES ESPÈCES
A. Groupe de S. Hiatus Sharp.
amedegnatoae n.sp. Pérou, Colombie.
castaneus n. sp. Paraguay, Pérou, Brésil.
confragrosus n. sp. Brésil.
fauveli Puthz
(brasilianus Orousset).... Antilles françaises,
Brésil.
Hiatus Sharp. Brésil, Pérou, Paraguay.
immarginatus (Erichson). Colombie.
kraatzi Bernhauer. Paraguay.
panamensis Puthz. Panama.
peruanus n. sp. Pérou.
praestans n. sp. Brésil, Paraguay.
puthzi n. sp. Pérou, Équateur, Brésil.
schuhi n. sp. Brésil.
B. Groupe de S . mrazi Rambousek.
bernhaueri n. sp. Brésil.
campbelli n. sp. Brésil.
condei Wendeler. Brésil.
eximius n. sp. Brésil.
klimai (Bernhauer). Brésil.
lilliputanus n. sp. Brésil.
mrazi Rambousek
(rambouseki (Bernhauer))
(pauloensis (Bernhauer)) . Brésil.
nitidiceps (Bernhauer)). Brésil.
REMERCIEMENTS
Je tiens à exprimer mes plus vifs remercie¬
ments à tous les collègues qui ont permis l’éla¬
boration de cet article, par leurs envois de
matériel ou leurs conseils : — C. Amedegnato
(cnrs/mnhn), pour m’avoir communiqué ses
récoltes du Pérou, ainsi que pour son aide
concernant la cartographie des espèces. — L.
Baert (irsnb), pour la communication du type
de Stenaesthetus des Antilles de la collection
Fauvel. — N. Berti (mnhn), qui m’a confié
l’étude des Euaesthetinae des collections du
laboratoire d’entomologie du Muséum de Paris.
— C. Bésuchet (mhng), qui m’a transmis tous
les Stenaesthetus en sa possession, notamment
d’abondants matériaux récoltés au Paraguay lors
de missions zoologiques effectuées sous l’égide de
son institution. — P. Hammond (bmnh), pour la
communication des types de Sharp. — Lee H.
Herman (amnh), pour son envoi d’Euaesthetinae
néotropicaux provenant de son Institution et du
Musée de Sâo Paulo. — C. L. Milkint (fmnh),
pour le prêt des nombreux types de la collection
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÊOTROPICAUX
53
Fig. 144. — Répartition des Stenaesthetus du groupe de S. Hiatus Sharp dans la région néotropicale. 1 : S. illatus Sharp.
2 : S. confragrosus n. sp. — 3 : S. panamensis Puthz. — 4 : S. castaneus n. sp. — 5 : S. fauveli Puthz. 6 : S.
immarginatus (Erichson). — 7 : S. praestans n. sp. — 8 : S. schuhi n. sp. — 9 : S. kraatzi Bemhauer. 10 : S. puthzi n.
sp. — 11 : S. peruanus n. sp. — 12 : S. amedegnaloae n. sp.
Source : MNHN, Paris
54
JEAN OROUSSET
Fig. 145. Répartition des Stenaesthetus du groupe de S. mrazi Rambousek dans la région néotropicale. — 1 : S. mrazi
Rambousek. 2: S. bernhaueri n. sp. — 3 : 5. nitidiceps (Bemhauer). — 4:5. condei Wendeler. — 5. S. eximius n. sp.
— 6 : S. campbeUi n. sp. — 7 : S. klimai (Bemhauer). — 8 : 5. lilliputanus n. sp.
Source : MNHN, Paris
STENAESTHETUS NÉOTROPICAUX
55
Bernhauer. — A. Smetana (cnc), pour la
communication de très abondants matériaux
récoltés, notamment au Brésil et au Pérou, par
différents chercheurs canadiens. — P. J. Span-
gler (usnm), pour la communication du type de
S. panamensis. — M. Uhlig (zmb), pour l’envoi
des types de Wendeler et Erichson. — L.
Zerche (ifp), pour l’envoi du type de la collec¬
tion Kraatz.
Je tiens à remercier tout particulièrement mon
collègue V. Puthz (Max Planck Institute für
Limnologie, Schlitz, rfa), spécialiste reconnu des
Stenidae et Euaesthetinae, qui m’a incité à
entreprendre cette étude et m’a confié tout le
matériel à sa disposition, matériel parfois déjà
disséqué et prédéterminé par ses soins. Enfin, je
demande par avance à mes collègues de bien
vouloir m’excuser pour tout oubli éventuel, des
matériaux de provenances très diverses ayant été
nécessaires à l’élaboration de cet article.
RÉFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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fauna von Südamerika. Arch. Naturgesch. 74 (1) :
283-372.
Bernhauer, M., 1915. — Zue Staphyliniden-Fauna
des Tropischen Afrika. Annls hist. nat. Mus. natn.
Hung. XIII : 95-189.
Bernhauer, M., 1939. — Neue Staphyliniden (Coleop-
tera) aus Neu-Seeland. Am. Mag. nat. Hist., 11, IV,
20 : 193-216.
Bernhauer, M. & Schubert, K. — Staphylinidae II.
Coleopterorum Catalogus, Junk W. & Schenkling S.
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Blackwelder, R. E., 1943. Monograph of the West
Indian beetles of the family Staphylinidae. Smith-
son. Inst., U.S. nat. Mus. Bull. 182 : 658 p.,
19 cartes.
Cameron, M. 1930. — Fauna British India. Coleop-
tera, Staphylinidae, Vol. I. Taylor & Francis ed.,
London, XVII + 471 p., 3 pl., 1 carte.
Coiffait, H. & Decu, V., 1970. — Recherches sur les
Coléoptères endogés des Carpathes roumaines. III.
Staphylinidae — Euaesthetinae : Euaesthetotyphlus
almajensis, n. gen., n. sp. Ann. Spéléol., 25 (2) : 377-
382; 16 fig.
Erichson, G. F., 1980. — Généra et species Staphyli-
norum, Insectorum Coleopterorum familiae. F. H.
Morin ed., Berlin : 954 p., 5 pl. hors-texte.
Kistner, D. K., 1960. — XXXIX. Coleoptera Staphy¬
linidae Euaesthetinae. Mission zoologique de I’irsac
en Afrique orientale (P. Basilewsky & N. Leleup,
1957). Ann. Mus. r. Congo Belge, 88 : 31-39, 15 fig.
Kistner, D. H., 1962. — A révision of the old world
species of the genus Stenaesthetus Sharp and a
review of the Euaesthetinae of Angola (Coleoptera :
Staphylinidae). PuWne.î cuit. Companhia diam. Angola,
54 : 95-107, 7 fig.
Kistner, D. H., 1965. — A révision of the genus
Aulacosthaetus Bernhauer and a review of the
Euaesthetinae of Madagascar and related islands
(Coleoptera, Staphylinidae). Revue Zool. Bot. afr.,
LXXI (3-4) : 357-370, 26 fig.
Newton, A. F. Jr., 1985. — South temperate Staphy-
linoidea (Coleoptera) : their potential for biogeogra-
phic analysis of austral disjunctions. — in : G. E.
Ball (Ed.), Taxonomy, phylogeny and zoogeography
of beetles and ants. Dr. W. Junk Publ., Dordrecht :
180- 220, 1 tabl.
Orousset, J., 1983. — Nouveaux Euaesthetinae néo¬
tropicaux (Coleoptera, Staphylinidae). Revue fr.
Ent. (N.s.), 5 (3) : 113-119, 18 fig.
Puthz, V., 1973. — On some neotropical Euaesthe¬
tinae (Coleoptera, Staphylinidae). Stud. neotrop.
Fauna, 8 : 51-73, 36 fig.
Puthz, V., 1979. — Alte und neue Euaesthetinen,
vorwiegend aus der Fauvel-Sammlung (Coleoptera,
Staphylinidae). Ent. Bl. Biol. Syst. Kàfer, 74 (3) :
161-179, 27 fig.
Puthz, V., 1980. — Über einige Euaesthetinen - Gat-
tungen und - Arten (Coleoptera, Staphylinidae).
Ent. Bl. Biol. Syst. Kàfer, 76 (1) : 15-32, 5 fig.
Rambousek, F. G., 1915. — Novy brasilsky Stenaes¬
thetus (Col. Staphylinidae). Cas. ceske Spol. Ent.,
XII : 54-56, 1 fig.
Scheerpeltz, O., 1933. — Staphylinidae VII : supple-
mentum I. Coleopterorum Catalogus, Junk W. &
Schenkling S., ed., Berlin, VI, pars 129 : 989-1500.
Sharp, D. 1874. — The Staphylinidae of Japan.
Trans. ent. Soc. London : 1-103.
Sharp, D., 1876. — Contributions to an insect fauna
of the Amazon Valley. Coleoptera - Staphylinidae.
Trans. ent. Soc. London : 27-424.
Wendeler, H. 1930. — Neue exotische Staphyliniden
(Coleoptera). Neue Beitr. syst. Inseckten, IV (15-16) :
181- 192.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
2
Aleocharinae delle Filippine
82° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae
Roberto P ACE
Via Vittorio Veneto, 13
37032 Monteforte d’Alpone
Verona, Italia
RÉSUMÉ
Le présent travail traite de 87 taxa, dont 71 sont nouveaux
pour la Science. Ce matériel provient des récoltes effectuées
aux Philippines, par MM. J. Orousset et L. Deharveng. Les
descriptions de 6 nouveaux genres et 3 nouveaux sous-genres
sont données : Oroussetiella gen. n., Erasiriusa gen. n.,
Homoiobrachida gen. n., Lasiosomina gen. n., Monobothrus
gen. n., Ischyrocolpura gen. n. Physetotoma s. gen. n.,
Deharvengina s. gen. n., Oroussetina s. gen. n. Quinze genres
sont cités pour la première fois des Philippines : Eccoptogenia
Kraatz, 1859, Slernotropa Cameron, 1920, Adelarthra Came-
ron, 1920, Hypocyphtus Gyllenhal, 1827, Hygrochara Came¬
ron, 1939, Bryoihinusa Casey, 1904, Anomognathus Solier,
1849, Paractocharis Cameron, 1917, Neoleptusa Cameron,
1939, Anebolura Bemhauer, 1922, Geostibasoma Pace, 1985,
Mimoxypoda Cameron, 1925, Amarochara Thomson, 1858,
Pelioptera Kraatz, 1857 et Apimela Mulsant & Rey, 1874.
Quatre espèces sont placées en synonymie ; trois nouveaux
noms de remplacement et trois nouveaux statuts sont
signalés.
ABSTRACT
This paper deals with 87 taxa, 71 of which are new,
obtained by refui collecting made by Jean Orousset and L.
Deharveng. The descriptions of 6 new généra and 3
subgenera are given : Oroussetiella gen. n., Erastriusa gen. n.,
Homoiobrachia gen. n., Lasiosomina gen. n., Monobothrus
gen. n., Ischyrocolpura gen. n. Physetotoma subgen. n.,
Deharvengina subgen. n., Oroussetina subgen. n. Fifteen
généra are cited for the first time from Philippine Islands :
Eccoptogenia Kraatz, 1959, Sternotropa Cameron, 1920,
Adelarthra Cameron, 1929, Hypocyphtus Gyllenhal, 1827,
Hygrochara Cameron, 1939, Bryoihinusa Casey, 1904, Ano¬
mognathus Solier, 1849, Paractocharis Cameron, 1917, Neo¬
leptusa Cameron, 1939, Anebolura Bemhauer, 1922, Geosti¬
basoma Pace, 1985, Mimoxypoda Cameron, 1925, Amaro¬
chara Thomson, 1858, Pelioptera Kraatz, 1857 et Apimela
Mulsant & Rey, 1874. Four species are recognised as
synonyms; three new remplacements name and three new
status are recorded.
Pace, R., 1990. — Aleocharinae delle Filippine. 82° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae. In : N. Berti (ed.), Miscellanées sur les
Staphylins. Mêm. Mus. nain. Hist. nat.. (A), 147 : 57-113. Paris ISBN : 2-85653-158-X.
Publié le 31 juillet 1990.
Source : MNHN, Paris
58
ROBERTO PACE
La fauna delle Aleocharinae delle Filippine è
certamente una delle meno conosciute. 1 lavori
che hanno maggiormente contribuito a rendere
note le 150 specie finora descritte (aile quali
vanno ora aggiunte le 71 del présente lavoro),
sono dovuti a Bernhauer e a Cameron. Tutta-
via questi autori non si sono preoccupati di
corredare le loro descrizioni con tavole illustranti
gli organi genitali delle specie descritte, al fine di
permettere al lettore una sicura identificazione
delle specie. Pertanto per il présente lavoro mi è
stato necessario esaminare gli organi genitali
maschili e femminili di un gran numéro di tipi di
specie delle Filippine e territori geograficamente
vicini, descritte dai suddetti autori e da Fauvel.
Le raccolte svolte da J. Orousset e L. Dehar-
veng per lo più dal dicembre 1979 al febbraio
1980 sono State accurate e numerose. L’adozione
délia tecnica del lavaggio del suolo e l’uso di
selezionatori Berlese hanno permesso il rinveni-
mento anche di 15 generi nuovi per le Filippine e
di 6 nuovi per la scienza. Per la zoogeografia, il
genere sicuramente più importante è Geostiba-
soma Pace, che comprende specie terricole attere,
finora noto solo délia Nuova Zelanda.
Gli holotypi e parte dei paratypi sono conser-
vati nel Museo Nazionale di Storia Naturale di
Parigi (mnhn). Alcuni holotypi, designati prima
dell’esame del materiale raccolto dai due colleghi
francesi, su materiali antichi di Musei, sono
conservati nel Museo Zoologico di Berlino (zmb)
e nel Deutsches Entomologisches Institut di
Eberswalde (dei). Paratypi sono anche in colle-
zione dell’autore (cpa).
ELENCO DELLE SPECIE E DESCRIZIONE DEI GENERI, SOTTOGENERI, SPECIE E
SOTTOSPECIE NUOVI
Leucocraspedini
Leucocraspedum orousseti sp. n.
(fig. 1-4)
Descrizione : Lunghezza 2,4-2,5 mm. Corpo
lucido e rossiccio : addome bruno con estremità
apicale rossiccia ; antenne giallo-rossicce con
articolo 11 bruno-rossiccio tranne la sua base
che è giallo-rossiccia ; zampe rossicce. Il capo e il
pronoto sono privi di punteggiatura ; tubercoli
ben salienti e reticolazione svanita coprono le
elitre ; uroterghi lucidi.
Discussione : A motivo del colore differente del
corpo e per la diversa struttura degli articoli
antennali, la nuova specie è distinta dalle quattro
specie già note delle Filippine : L. luzonicum
Cameron, 1941, L. conicollis Cameron, 1941, L.
philippinum Cameron, 1941 e L. minor Cameron,
1941.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus <? '■ environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), en aval du village, lavage humus pied de
paroi calcaire, (mnhn). Paratypi : 1 es., stessa
provenienza, lavage, Sagada ; 1 es., Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 1 850 m, ravin humide,
guano dans réseau fossile ; 1 es., stessa prove¬
nienza, 2 150 m, forêt primitive humide, mousse
au sol ; 1 es.. Ile de Mindoro, Puerto Galera, 27-
29.xn.1979 (Orousset-Deharveng, leg.), récoltes
à vue dans la forêt primitive vers 250-300 m,
(mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Myllaeninj
Myllaena orousseti sp. n.
(fig- 5-8)
Descrizione : Lunghezza 2,1-2,2 mm. Corpo
rossiccio. antenne e zampe giallo-rossicce. Tutto
il corpo è coperto di pubescenza sericea.
Discussione : La nuova specie è distinta da M.
philippina Cameron, 1941, per il differente colore
del corpo e delle antenne, che inoltre sono più
slanciate.
Località tipica : Sagada.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE F1LIPPINE
59
Fig. 1-15. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, spermateca e sesto urotergo libero del maschio. 1-4 :
Leucocraspedum orousseti sp. n. ; 5-8 : Myllaena orousseti sp. n. ; 9-11 : Brachida mortuorum sp. n. ; 12-15 : Gyrophaena
(s. str.) oroussetiana sp. n.
Source : MNHN, Paris
60
ROBERTO PACE
Materiale tipico : Holotypus <$ : environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset-Deharveng
leg.) en aval du village, lavage d’humus, pied de
paroi calcaire, (mnhn). Paratypi : 59 es., stessa
provenienza dell’holotypus ; 1 es., Ile de Luzon :
Baguio, collines près de la ville, 5.1.1979 (Dehar-
veng, leg.), litière de pins ; 1 es., Luzon :
Ambasing, 1 380 m, près de la source, lô.xu.
1979 (Orousset-Deharveng, leg.), mousses
fraîches dans un éboulis sombre ; 3 es., environ
de Sargada, 15-19.xn.1979 (Orousset-Dehar¬
veng leg.), litière d’arbustes feuillus dans une
doline près Ambasing ; 5 es., stessa prove¬
nienza, lavage de terre ; 3 es., Baguio, 1 500 m,
près de Crystal Caves (Orousset-Deharveng
leg.), litière humide sous pin ; 4 es., Sagada,
15.xn.1979 (Orousset-Deharveng leg.), Lati-
pan Cave, sous arbustes feuillus près entrée
principale, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Gyrophaenini
Brachida mortuorum sp. n.
(fig. 9-11)
Descrizione : Lunghezza 3,3 mm. Corpo luci-
dissimo e rossiccio ; capo e pronoto di un
rossiccio scuro ; antenne rossicce con articolo
11 giallo-rossiccio ; zampe rossicce. La punteg-
giatura del capo e del pronoto è svanita o
quasi indistinta ; la pubescenza del pronoto è
sollevata ; tubercoletti fini e distinti coprono le
elitre.
Discussione : Specie distinta da B. philippina
Cameron, 1941, per il differente colore delle
antenne, per il pronoto per nulla largo due
volte la sua lunghezza e soprattutto per la
presenza di punti allineati alla base degli
uroterghi liberi 3 e 4.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus : Sagada,
vallon à l'est du cimetière, 4-5.1.1980 (Orous¬
set-Deharveng leg.), litière épaisse humide,
tamisage, (mnhn).
Etimologia : Dato che la specie è stata
raccolta presso il cimitero di Sagada, il suo
nome ricorda i defunti.
Gyrophaena (s. str.) oroussetiana sp. n.
(fig. 12-15)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Corpo luci-
dissimo e nero bruno ; addome bruno-rossic-
cio ; antenne gialle con articolo 11 giallo-bru-
niccio ; zampe gialle. Il capo e il pronoto sono
privi di reticolazione ; tubercoli svaniti stanno
sulle elitre ; solo il quinto urotergo libero
mostra reticolazione vigorosa.
Discussione : Specie probabilmente affine a G.
tenuicornis Cameron, 1941, delle Filippine. Ne
è distinta per la lunghezza del corpo doppia,
per il differente colore delle antenne e per il
capo decisamente più stretto del pronoto.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Sagada,
18.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.),
mousses sur tronc de caféier, doline au nord de
Sagada, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Gyrophaena (s. str.) sagadorum sp. n.
(fig. 16-20)
Descrizione : Lunghezza 1,5-1,6 mm. Corpo
lucido e bruno-gialliccio, con deboli riflessi
dorati ; antenne brune con articoli basali 1-
3 gialli ; zampe gialle. La punteggiatura del
pronoto e delle elitre è fine ; gli uroterghi sono
privi di reticolazione.
Discussione : Specie distinta da G. tenuicornis
Cameron, 1941, pure delle Filippine, per il colore
del corpo uniformemente bruno-gialliccio e per i
penultimi articoli antennali non più lunghi che
larghi.
Località tipica : Sagada.
Source : MNHN, Paris
Fig. 16-30. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, spermateca e sesto urotergo libero del maschio. 16-20 :
Gyrophaena (s. str.) sagadorum sp. n. ; 21-22 : Gyrophaena (s. str.) orousseli sp. n. ; 23-26 : Adelarthra caligata sp. n.,
27-28 : Siernolropa orousseli sp. n. ; 29-30 : Slernolropa deharvengi sp. n.
Source : MNHN, Paris
62
ROBERTO PACE
Materiale tipico : Holotypus o : Sagada (Orous-
set & Deharveng leg.), litière, (senza data),
(mnhn). Paratypi : 1 S e 1 ?, stessa provenienza ;
2 es., dolines au nord-est de Sagada, 21 .xn. 1979
(Orousset-Deharveng leg.), bois pourri contre
paroi au fond de la doline, zone obscure ; 1 es.,
stessa provenienza, litière bien éclairée, tamisage,
(mnhn) (cpa).
Etimologia : La specie prende nome da Sagada.
Gyrophaena (s. str.) orousseti sp. n.
(fig. 21-22)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo rossic-
cio scuro, capo e uriti liberi 1, 2 e 3 giallo-
rossicci ; antenne di un giallo sporco con articoli
basali 1, 2 e 3 gialli ; zampe giallo-rossicce. Il
capo e il pronoto, al di fuori délia rada punteg-
giatura, sono privi di reticolazione ; punti distinti
coprono le elitre ; il secondo e il terzo urotergo
libero mostrano reticolazione netta solo alla
base, il quarto è coperto di reticolazione vigo-
rosa, il quinto mostra reticolazione svanita e a
ciascun lato un solco longitudinale.
Discussione : La nuova specie è distinta da G.
tenuicornis Cameron, 1941, delle Filippine, per il
differente colore delle antenne, per la netta
microscultura basale dei primi uroterghi liberi
per il decimo articolo antennale non più lungo
che largo.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus Ç : Dolines au
nord-est de Sagada, 21.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), litière bien éclairée, tamisage,
(mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset
Adelarthra caligata sp. n.
(fig. 23-26)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo lucidis-
simo e bruno ; il capo è bruno-rossiccio, le elitre
hanno un triangolo rossiccio rovesciato, con
vertice agli angoli suturali posteriori e base alla
base delle elitre; gli uriti liberi 1, 2 e 3 e il
margine posteriore del quinto sono rossicci ;
antenne gialle con articolo terminale bruniccio ;
zampe giallo-rossicce con tibie nere ; setole lunghe
nere con estremità distale rossiccia. Il capo non
ha punteggiatura distinta ; il pronoto è coperto
da punteggiatura distinta e da reticolazione a
maglie molto trasverse, assenti in avanti, svanite
a metà e nette all’indietro ; salienti tubercoli e
reticolazione netta coprono le elitre ; gli uro¬
terghi liberi 1, 2 e 3 mostrano reticolazione ben
svanita, il 4 e il 5 vigorosissima ; il quinto
urotergo libero del maschio ha due tubercoli
mediani salienti, il sesto ne ha uno e ail’ apice è
inciso.
Discussione : Specie distinta da A. barbara
Cameron, 1920, di Singapore, per il minore
numéro di setole robuste inscrite sull’addome,
che è assai meno ristretto all’indietro e per la
struttura più semplice dell’edeago (v. Ashe, 1984 :
213).
Località tipica : Mount Data.
Material tipico : Holotypus S '■ Mount Data,
8.1.1980 (Orousset leg.), humus sous tronc cou¬
ché, (mnhn). Paratypi : 1 $, stessa provenienza ;
1 <?, Mount Data, 2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979
(Orousset-Deharveng leg.), forêt de feuillus un
peu dégradée, litière, bois mort, tamisage ; 1<J,
stessa provenienza, litière, tamisage ; 1 es.. Mont
Data, 8.1.1980 (Orousset leg.), mousses sur un
tronc pourri près de la Lodge ; 1 es., stessa
provenienza, racines et terre sur un tronc cou¬
ché ; 1 $, stessa provenienza, mousses et feuilles
au sol sur la crête, tamisage, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Poiché la nuova specie présenta
tibie oscurate, sembra portare l’antica calzatura
dei soldati romani detta « caliga ».
Sternotropa orousseti sp. n.
(fig. 27-28)
Descrizione : Lunghezza 1,4 mm. Corpo lucidis-
simo e giallo-rossiccio ; antenne gialle con arti¬
coli basali 1 a 5 di un giallo sporco ; zampe
rossicce. La punteggiatura del capo è indistinta ;
il pronoto ha tubercoletti poco salienti corne
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
63
quelli delle elitre che tuttavia sono più fitti, posti
su un fondo distintamente reticolato.
Discussioine : Per il colore del corpo e delle
antenne e per la minore taglia, la nuova specie è
distinta sia da S. brevicornis Cameron, 1927 e S.
longicornis Cameron, 1927, entrambe delle Figi,
che da S. rufa Cameron, 1936a, S. selangorensis
Cameron, 1936b e S. flavicornis Cameron, 1936b,
tutte délia Malesia.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus $ : Sagada, 18.
xii. 1979 (Orousset & Deharveng leg.), mousses
sur tronc de caféier, doline au nord de Sagada,
(mnhn). Paratypus : 1 $, Mount Data, 8.1.1980
(Orousset leg.), litière près de la Lodge, tami¬
sage, (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Sternotropa deharvengi sp. n.
(fig. 29-30)
Descrizione : Lunghezza 1,5 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio ; quarto urite libero rossiccio ;
antenne di un rossiccio sporco, con articoli basali
1 e 2 gialli ; zampe giallo-rossicce, con tibie
bruno-rossicce. La punteggiatura e i tubercoli del
capo sono indistinti ; sul pronoto sono ben
visibili tubercoletti e reticolazione ; uroterghi
lucidissimi, privi di distinta reticolazione.
Discussione : Per la minore taglia, per l’addome
più ristretto all’indietro, per il pronoto molto più
trasverso e per la presenza di tubercoletti distri¬
buai sulle elitre, la nuova specie è ben distinta da
5. ruficollis Cameron, 1920, di Singapore, (il cui
holotypus è un maschio).
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus ? : Sagada, 4-
5.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), vallon à
l’est du cimetière, litière épaisse humide, tami¬
sage, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da L.
Deharveng.
Sternotropa inconveniens sp. n.
(fig. 31-35)
Descrizione : Lunghezza 1,4-1,5 mm. Corpo
lucido e giallo-bruniccio ; antenne gialle con
metà apicale dell’undicesimo articolo gialla-bru-
niccia ; zampe giallo-rossicce. La punteggiatura
del capo è indistinta, la sua reticolazione evanes-
cente ; tubercoletti e reticolazione netti coprono
il pronoto ; le elitre presentano tubercoletti fini e
reticolazione lievemente svanita ; una scultura
embricata è ben visibile solo sui tre uroterghi
basali liberi.
Discussione : In base alla struttura dell’edeago,
la nuova specie appare più affine a S. nigra
Cameron, 1920, che a S. ruficollis Cameron,
1920, entrambe di Singapore. Tuttavia la grande
dilatazione délia lamina sternale dell’edeago délia
nuova specie e il differente colore del corpo
distiguono agevolmente la nuova specie dalle due
citate.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Mount Data,
2 200-2 300 m, 23-23.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradée,
litière, bois mort, tamisage, (mnhn). Paratypi :
1 es., stessa provenienza, mousses au sol, tami¬
sage ; 1 $, stessa provenienza, litière, tamisage ;
1 es., stessa provenienza, litière ; 1 <J, Mount
Data, 8.1.1908 (Orousset leg.), intérieur d’un
tronc couché pourri près de la Lodge, (mnhn)
(cpa).
Etimologia : Per la forma dell’edeago che non si
accorda con quello delle specie note, la specie
porta il nome di «non confacente».
Sternotropa alternata sp. n.
(fig. 36-39)
Descrizione : Lunghezza 1,3 mm. Corpo poco
convesso, lucido e giallo-bruniccio ; lati delle
elitre bruno-rossicci ; antenne brune con articoli
1, 3 e 4 gialli : il secondo è nero ; zampe rossicce,
con tibie brune. La punteggiatura del capo è fine
e netta, posta su un fondo a reticolazione molto
trasversa. Il pronoto présenta tubercoli salienti e
Source : MNHN, Paris
64
ROBERTO PACE
Fig. 31-46. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, spermateca e sesto urotergo libero del maschio. 31-35 Stemotropa
inconvénient sp. n. ; 36-39 : Slernotropa alternala sp. n. ; 40-43 : Slernotropa igoroiorum sp. n. : 44-46 : Hypocyphtus
orousseii sp. n.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
65
assai sviluppati e reticolazione netta, corne quella
delle elitre che hanno tubercoli distinti.
Discussione : A motivo délia minore taglia e,
soprattutto, per la particolare altemanza di colore
degli articoli antennali basali la nuova specie si
distingue da quelle geograficamente vicine, citate
più sopra.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus c? : environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), bois pourri sous pin, doline au nord de
Sagada, (mnhn). Paratypus : 1 $ stessa prove-
nienza, (cpa).
Etimologia : Il nome délia specie significa che
questa Sternotropa si avvicenda ad altre nel
luogo di raccolta.
Sternotropa igorotorum sp. n.
(fig. 40-43)
Descrizione : Lunghezza 1,6-1,7 mm. Corpo
lucido e bruno-gialliccio ; antenne giallo-rossicce
con terzo articolo giallo paglierino ; zampe giallo-
rossicce con tibie bruno-rossicce. Il capo pré¬
senta punteggiatura svanita e reticolazione a
maglie molto trasverse e nette ; i tubercoli del
pronoto son ben sviluppati e la reticolazione
délia superficie è distinta ; robusti tubercoli
coprono le elitre che hanno superficie non retico-
lata.
Dicussione : Per la forma dell’edeago, la nuova
specie è affine alla precedente S. alternata sp. n. ;
se ne distingue, tra l’altro, per avéré l’appendice
délia lamina ventrale dell’edeago molto più larga
e colore delle antenne differente. Per la taglia e
per il colore del corpo differisce sia dalle specie
delle Figi citate sopra, che da quelle di Sumatra e
di Singapore.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus : Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xi.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradé,
litière, bois mort, tamisage, (mnhn). Paratypi :
1 Ç, environs de Sagada, 15-19.xu.1979 (Orousset
& Deharveng leg.), tamisage de litière, doline au
nord de Sagada ; 1 $, Sagada, 7.1.1980 (Orous¬
set & Deharveng leg.), lavage de guano dans
une grotte ; 1 S, Baguio : Mt Santo Thomas, vers
2 150 m (Orousset & Deharveng leg.), mousses,
écorces, humus sur tronc couché, (mnhn) (cpa).
Etimologia : La specie prende nome dagli
Igorot, gruppo etnico dei dintorni di Sagada.
Hypocyphtini
Hypocyphtus oro us set i sp. n.
(fig. 44-46)
Descrizione : Lunghezza 0,95 mm. Corpo bruno
scuro, lati del pronoto poco distintamente gial-
licci ; antenne gialle con clava giallo-bruniccia ;
zampe gialle. 11 capo, il pronoto e le elitre hanno
superficie lucidissima senza punteggiatura e senza
pubescenza. La stria suturale delle elitre è accor-
ciata : è assente sulla metà anteriore di ciascuna
elitra.
Dicussione : Specie simile esternamente a H.
puer Pace, 1985, dell’India. Ne è distinta per il
pronoto chiaramente meno trasverso e per la
presenza di una stria suturale posteriore delle
elitre.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S '■ dolines au
nord-est de Sagada, 21.xu.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), champignons sur souche de
pin, (mnhn). Paratypus : 1 cj, stessa provenienza,
(CPA).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Source : MNHN, Paris
66
ROBERTO PACE
HYGRONOMINl
Hygrochara orousseti sp. n.
(fig. 47-49)
Descrizione : Lunghezza 2,2 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio, capo ed elitre rossicci ; antenne
rossicce scure con articoli 1, 2 e 11 giallo-ros-
sicci ; zampe giallo-rossicce. Il capo, il pronoto e
le elitre sono coperti da punteggiatura fine, fitta e
appena svanita, su un fondo lucido, non retico-
lato. Netta è la punteggiatura del fondo dei
solchi trasversali basali dei primi tre uroterghi.
Discussione : Specie distinta da H. sécréta
Cameron, 1939, dell’India, per gli articoli anten-
nali 5 a 10 distintamente trasversi e per il
differente colore del capo, del pronoto e delle
elitre.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Sagada,
15.xu.1979 (Orousset & Deharveng leg.), Latan
Underground river, bord du ruisseau, sous une
pierre, près de la perte extérieure, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Hygrochara philippinensis n. sp.
(fig. 50-53)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo lieve-
mente appiattito e giallo-rossiccio chiaro ; capo
bruno-rossiccio, elitre sfumate di bruno-rossiccio
sui 3/4 posteriori ; uriti liberi 4 e 5 rossicci ;
antenne bruno-rossicce con articoli basali 1 e 2
giallo-rossicci ; zampe gialle. Il capo e il pronoto
presentano punteggiatura fine, fitta e distinta, su
un fondo lucidissimo. Le elitre hanno punteg¬
giatura confusa nella distinta reticolazione. Il
secondo urotergo libero del maschio présenta
una debole bozza mediana ; tutti gli uroterghi
sono coperti di tubercoletti e di reticolazione
svaniti.
Discussione : Per la minuta taglia e le tempie
allargate all’indietro, la nuova specie sembra
simile a H. minuta Cameron, 1939. Se ne dis¬
tingue per il terzo articolo antennale lungo
quanto il secondo e per le elitre distintamente più
larghe del pronoto.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus <$ : Ile de Luzon,
Baguio, collines près de la ville, 1 300 m, 5.1.1979
(Deharveng leg.), litière, tiges pourries très
humides d’impatiens ; fond d’une doline, (mnhn).
Paratypus : 1 Ç, Sagada, doline en amont du
village. 9.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.),
litière dans fond de doline très sombre, (cpa).
Etimologia : Il nome délia specie significa
« appartenente aile Filippine ».
Diglottjnj
Bryothinusa orousseti sp. n.
(fig. 54-57)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Specie attera.
Corpo appiattito ; avancorpo opaco, addome
debolmente lucido. Corpo giallo-rossiccio ; uriti
3, 4 e base del 5 bruni ; antenne e zampe giallo-
rossicce. Il capo, il pronoto e le elitre presentano
punteggiatura finissima et fittissima. Il pronoto
ha un appiattimento discale. Tubercoletti fini e
radi e reticolazione svanita coprono gli uro¬
terghi.
Discussione : Specie sicuramente affine a B.
minuta (Sawada, 1955) del Giappone, sia per
l’habitus sia per la tipologia dell’edeago. Se ne
distingue per il profilo ventrale délia lamina
sternale dell’edeago profondamente incisa, per il
tratto apicale dello stesso, in visione ventrale,
appena più stretto del bulbo basale dello stesso
organo (nettamente più stretto in B. minuta), per
la piastra apicale dei parameri tre volte piu lunga
e per gli articoli antennali 4 a 10 trasversi.
Località tipica : Puerto Galera.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
67
Source : MNHN, Paris
gg ROBERTO PACE
Materiale tipico : Holotypus S : Ile de Min- Etimologia : Specie che prende nome dal suo
doro, Puerto Galera, 27-29.xn.1979 (Orousset & scopritore, Jean Orousset.
Deharveng leg.), lavages sur la plage et sous les
Cocotiers, (mnhn).
Silusini
Coenonica puncticollis Kraatz
Coenonica puncticollis Kraatz, 1857 : 46.
Diffusione : Specie largamente distribuita nelle
regioni calde del globo ; importata in Europa
con frutta. Specie già segnalata per le Filippine
(Bernhauer & Scheerpeltz, 1926).
Habitat : Specie che fréquenta frutta decom-
posta, linfa d’alberi ecc. (Cameron, 1939).
Materiale esaminato : 1 <?, Ile de Mindoro,
Puerto Galera, 27-29.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), à vue dans la forêt primitive,
vers 250-300 m.
Diestota testacea (Kraatz)
Bolitochara testacea Kraatz, 1859 : 7.
Diestota testacea (Kraatz) : Cameron, 1939 : 164.
Diffusione : Largamente diffusa nella Regione
Orientale, fino aile Hawaii ; segnalata corne
importata anche in Francia e Inghilterra (Came¬
ron, 1939). E’ già nota delle Filippine (Bern¬
hauer & Scheerpeltz, 1926).
Habitat : Riscontrabile in frutta marcia e in
fitodetriti (Cameron, 1939).
Materiale esaminato : 3 es., environs de Sagada,
15-19.xm.1979 (Orousset & Deharveng leg.),
en aval du village, lavage d’humus, pied de paroi
calcaire ; 4 es., stessa provenienza, lavage de
litière, doline humide au nord de Sagada ; 1 es.,
stessa provenienza, lavage, Sagada ; 4 es., dolines
au nord de Sagada, 21 .xii.1979, tronc pourri de
bananier ; 1 es. Mount Data, 2 200-2 300 m, 22-
23.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.), forêt
primitive de feuillus, lichen, sur arbre ; 1 es., Ile
de Mindoro : Puerto Galera, 27-29.xn.1979
(Orousset & Deharveng leg.), à vue dans la
forêt primitive vers 250-300 ; 1 es. Baguio : Mt
Santo Thomas, 2 150 m, 14.1.1980, forêt primi¬
tive humide, litière très humide sous herbes
succulentes.
Diestota leptusoides Bernhauer
Diestota leptusoides Bernhauer, 1928 : 37.
Diffusione : Specie endemica, attera.
Habitat : Fitodetriticola e muscicola.
Materiale esaminato : 1 es., Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradé,
litière, bois mort, tamisage ; 1 es., stessa prove¬
nienza ; mousses au sol, tamisage ; 2 es., stessa
provenienza, litière, tamisage ; 9 es., Mount
Data, 8.1.1980 (Orousset leg.), litière près de la
Lodge, tamisage ; 1 es., stessa provenienza ;
racines et terre sur un tronc couché ; 1 es., stessa
provenienza, écorces et champignons sur un
tronc pourri dans un ravin ; 6 es., stessa prove¬
nienza, humus dans un ravin près d’un ruisseau,
tamisage ; 6 es., stessa provenienza, mousses et
feuilles au sol sur la crête, tamisage ; 1 es., stessa
provenienza, litière et bois pourri, versant, face
au Lodge.
Diestota luzonica Bernhauer
Diestota luzonica Bernhauer, 1928 : 41 ; Sawada, 1971 : 64.
Diffusione : Specie endemica.
Habitat : Specie fitodetriticola.
Materiale esaminato : 4 es., environs de Sagada,
15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.),
lavage de litière, doline humide au nord de
Sagada ; 3 es., dolines au nord-est de Sagada,
21.xii. 1979 (Orousset & Deharveng leg.), litière
dans la pénombre, tamisage ; 1 es., stessa prove¬
nienza, bois pourri contre paroi au fond de la
Source : MNHN, Paris
ALEOCHAR1NAE DELLE FILIPPINE
69
doline, zone obscure; 15 es., Sagada, 4-5.1.1980
(Orousset & Deharveng leg.), valon à l’est du
cimetière, litière épaisse humide, tamisage ; 1 es.,
Sagada, 9.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.),
chevelu racinaire très dense d’une plante succu¬
lente. 1 es., Baguio : Mt Santo Thomas, 2 150 m
(Orousset & Deharveng leg.), forêt primitive
humide : litière très humide sous herbes succu¬
lentes.
Diestota nitidicollis Bernhauer
Diestota nitidicollis Bernhauer, 1928 : 40.
Diffusione : Specie endemica.
Habitat : Specie fitodetriticola, raramente musci-
cola.
Materiale esaminato : 3 es., environs de Sagada,
15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.),
Latan Cave, terre et herbes sèches à l’extérieur
en bordure de culture, lavages. 1 $, stessa prove-
nienza, en aval du village, lavage d’humus, pied
de paroi calcaire ; 2 es., stessa provenienza,
lavage de litière, doline humide au nord de
Sagada ; 1 es., dolines au nord-est de Sagada,
21.xn. 1979 (Orousset & Deharveng leg.), bois
pourri contre paroi au fond de la doline, zone
obscure ; 1 es., Mount Data, 2 200-2 300 m, 22-
23.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.), forêt
de feuillus un peu dégradé, litière de selaginelles ;
1 es., stessa provenienza, litière au sol ; 4 es.,
stessa provenienza, mousses au sol, tamisage ; 1
stessa provenienza, litière, tamisage ; 4 es., stessa
provenienza e habitat ; 1 es., Baguio, 1 500 m, 1-
2.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), litière
humide dans une doline, tamisage, près de
Crystal Caves; 5 es., Mount Data, 8.1.1980
(Orousset leg.), litière près de la Lodge, tami¬
sage; 9 es., Sagada, 4-5.1.1980, vallon à l’est du
cimetière, litière épaisse humide, tamisage ; 1 es.,
Mount Data, 8.1.1980 (Orousset leg.), humus
sous un tronc couché ; 4 es., Baguio : Mt Santo
Thomas, 2 150 m (Orousset & Deharveng leg.),
forêt primitive humide, orchidées, mousses sur
arbre ; 2 es., Baguio : Mt Santo Thomas, vers
2 150 m, 14.1.1980, herbes coupées au bord du
chemin, 1 stessa provenienza, litière. Esem-
plari comparati con i tipi.
Diestota staudingeri Bernhauer
Diestota staudingeri Bernhauer, 1928 : 41.
Diffusione : Specie endemica.
Habitat : Dalle annotazioni ecologiche dei rac-
coglitori, la specie appare essere succicola e
floricola.
Materiale esaminato : 1 <J, Mount Data, 2 200-
2 300 m, 22-23. xii. 1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt primitive de feuillus. Orchidée
sur arbre ; 2 c?c? e 1 Ç, Baguio : Mt Santo
Thomas, vers 2 150, 4.1.1980 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), herbes coupées au bord du chemin.
Esemplari comparati con l’holotypus <$.
Diestota deharvengi sp. n.
(fig. 58-61)
Descrizione : Lunghezza 2,5-2,6 mm. Corpo
lucidissimo ; avancorpo di un rossiccio scuro ;
addome rossiccio ; antenne bruno-rossicce con
articoli 1, 2, 3 e 11 giallo-rossicci ; zampe giallo-
rossicce con parte mediana delle tibie di un ros¬
siccio scuro. Il capo e il pronoto hanno punteg-
giatura quasi indistinta. Punti distinti stanno
solo sulla metà basale delle elitre.
Discussione : Specie distinta da D. luzonica
Bernhauer, 1928, per la taglia maggiore, sia
dell’edeago che del corpo, per il profilo ventrale
délia lama sternale dell’edeago per lungo tratto
rettilinea e per il sacco intemo con pezzi copula-
tori robustamente chitinizzati.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 2150 m (Orousset &
Deharveng leg.), herbes coupées au bord du
chemin, (mnhn). Paratypi : 1 S e 1 $, stessa
provenienza ; 1 es., Mount Data, 2 200-2 300 m,
22-23.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.), à
vue ; 1 c?, Ile de Mindoro, Puerto Galera, 0-300 m
(Orousset & Deharveng leg.), litière, bois
pourri près du gouffre de Tabinay ; 6 es., Mount
Data, 8.1.1980 (Orousset leg.), écorces et cham¬
pignons sur un tronc pourri dans un ravin ; 1 $,
stessa provenienza, tronc pourri sur la crête,
tamisage ; 1 5, Baguio : Mt Santo Thomas, vers
Source : MNHN, Paris
70
ROBERTO PACE
2 150 m (Orousset & Deharveng leg.), humus
et bois pourri, (mnhn) (cpa).
Etimologia : La nuova specie prende nome da
L. Deharveng.
Diestota sagadorum sp. n.
(fig. 62-65)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo intera-
mente rossiccio. La punteggiatura del capo è
assai distinta, quella del pronoto svanita, quella
delle elitre profonda e grossolana.
Discussione : Specie distinta da D. stenothorax
Bemhauer, 1928, pure delle Filippine, per il
pronoto più sviluppato e meno trasverso in
rapporto alla superficie delle elitre, per il capo
distintamente punteggiato e per il bulbo distale
délia spermateca di 1/3 meno lungo rispetto
quello délia spermateca di D. stenothorax, il cui
holotypus è una femmina.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus $ : environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), litière de pins dans doline au nord de
Sagada, (mnhn). Paratypi : 1 e 1 Ç, Sagada, 1-
5.11980 (Orousset & Deharveng leg.), vallon à
l’est du cimetière, litière épaisse humide, tami¬
sage, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dai Sagada,
gruppo etnico.
Diestota datamontis sp. n.
(fig. 66-67)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo lucido
e rossiccio scuro ; uriti liberi 3, 4 e 5 bruno-
rossicci ; antenne di un rossiccio scuro con
articoli basali 1, 2 e 3 giallo-rossicci ; zampe
rossicce. La punteggiatura del capo è distinta :
ciascun punto ha il fondo reticolato. La punteg¬
giatura del pronoto è appena svanita, quella delle
elitre è composta di punti grossolani e irregolar-
mente distribuiti. Tubercoletti fini coprono gli
uroterghi.
Discussione : Specie distinta da D. soda Bern-
hauer, 1928, pure delle Filippine, per il pronoto
più ristretto all’indietro, il quarto articolo anten-
nale più lungo che largo e per le elitre più larghe,
in rapporto alla larghezza del pronoto. Nell’esa-
minare il cotypus $ di D. soda, non ho rinvenuto
la spermateca.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus $ : Mount Data,
2 200-2300 m, 22-23.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), racines sèches au pied d’un gros arbre
tamisage, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da Mount
Data.
Diestota orousseti sp. n.
(fig. 68-71)
Descrizione : Lunghezza 1,7 mm. Corpo lucido
e rossiccio scuro ; antenne bruno-rossicce con
articoli basali 1 e 2 rossicci ; zampe di un
rossiccio scuro con tarsi rossicci. La punteggia¬
tura del capo è distinta, appena svanita, quella
del pronoto è molto svanita. Profondi e ampi
punti coprono le elitre. Reticolazione netta è
visibile nel fondo dei solchi basali dei primi
quattro uroterghi ; tutto il quinto urotergo libero
è coperto di reticolazione distinta.
Discussione : Specie differente da D. nitidicollis
Bemhauer, 1928, pure delle Filippine, per il
corpo più snello, per l’assenza di punti nel fondo
dei solchi trasversali basali degli uroterghi e per
l’edeago profondamente incavato al lato ven¬
trale.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Baguio,
Mt Santo Thomas, vers 2 150 m, 14.1.1980 (Orous¬
set & Deharveng leg.), herbes coupées au bord
du chemin, (mnhn). Paratypus : $, stessa prove-
nienza, (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
71
Source : MNHN, Paris
72
ROBERTO PACE
Diestota muscorum sp. n.
(fig. 72-75)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo lucido
di un rossiccio molto scuro ; uriti liberi 3, 4 e
5 bruni, estremità addominale rossiccia ; antenne
e zampe rossicce. La punteggiatura del capo è
visibile corne una successione di ammaccature. Il
pronoto présenta tubercoletti distinti e due solchi
profondi. Deboli punti con tubercoletto coprono
irregolarmente le elitre.
Discussione : Specie distinta da D. aequicollis
Bernhauer, 1928, pure delle Filippine, per il
colore più scuro del capo e per il pronoto meno
trasverso e nettamente ristretto all’indietro.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Mount Data,
2 200-2300 m, 22-23.xn. 1979 (Orousset & Dehar-
veng leg.), forêt primitive de feuillus, mousses
sur arbre, (mnhn). Paratypi : 1 S e 1 $, stessa
provenienza ; 1 es., Mount Data, 8.1.1980 (Orous¬
set leg.), mousses et feuilles au sol sur la crête,
tamisage, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Il nome délia nuova specie dériva
dalla latinizzazione délia parola « muschio » (lat.
musais).
Neosilusa orousseti sp. n.
(fig. 76-79)
Descrizione : Lunghezza 3,0-3.1 mm. Corpo
lucido e bruno : uriti liberi 1, 2 e 3 rossicci con
fondo dei solchi trasversali basali bruno-rossicci ;
antenne brune con articoli 1, 2 e 11 giallo-
rossicci e articoli 3 e 4 rossicci : zampe brune,
con tarsi rossicci. Il capo présenta punteggiatura
quasi indistinta e superficie non reticolata. Sul
pronoto tubercoli molto salienti stanno sulla
zona longitudinale mediana, ai lati di essa sono
svaniti. Le elitre hanno punteggiatura netta e
assente sul quarto posteriore. Gli uroterghi sono
praticamente nudi.
Discussione : Specie nettamente distinta da N.
philippina (Bernhauer. 1915). per il corpo ele-
gante. per il pronoto assai meno trasverso. per le
elitre non grossolanamente punteggiate alla base
e per l’edeago profondamente incavato al lato
ventrale e con bulbo basale molto sviluppato.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus 3 '■ Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 2150 m, 14.1.1980 (Orousset
& Deharveng leg.), herbes coupées au bord du
chemin, (mnhn). Paratypi : 11 es., stessa pro¬
venienza ; 1 es., stessa provenienza, mousses,
écorces, humus sur tronc couché ; 1 es., Baguio,
Mt Santo Thomas, 2 150 m, 14.1.1980 (Orousset
& Deharveng leg.), forêt primitive humide,
litière très humide sous herbes succulentes, (mnhn)
(cpa).
Etimologia : La nuova specie prende nome da
Jean Orousset.
Pseudosilusa granuliventris sp. n.
(fig. 80-83)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Corpo rossic¬
cio scuro, capo bruno, omeri rossicci ; antenne
brune con base rossiccia ; uriti 3 e 4 bruni. Il
capo è coperto di punteggiatura ombelicata fitta
e grande solo sulla metà posteriore e reticola-
zione distinta un po’ svanita. Granuli fitti, poco
salienti e confusi tra l’evidente reticolazione sono
presentati dal pronoto e dalle elitre. Assai dis¬
tinta è la reticolazione nel fondo dei solchi
trasversali basali degli uroterghi. Il quinto uro-
tergo libero del maschio mostra granuli molto
salienti e grandi su un fondo a reticolazione
svanita.
Discussione : La nuova specie è distinta net¬
tamente da P. trifoveolata Bernhauer, 1915,
pure delle Filippine, soprattutto per la forma
dell'edeago. Quello di trifoveolata possiede una
stretta, lunga e sinuosa appendice ventrale, origi-
nantesi presso la crista apicalis, assente nella
nuova specie.
Località tipica : Mindanao.
Materiale tipico : Holotypus <$ : Mindanao,
P. T. Bango, (zmb).
Etimologia : Dato che il quinto urotergo libero
del maschio présenta granuli molto salienti la
specie prende nome di Pseudosilusa «dall’ad-
dome granuloso ».
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
73
Fig. 76-88. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, spermateca e sesto urotergo libero del maschio. 76-79 : Neosilusa
orousseti sp. n. ; 80-83 : Pseudosilusa granuliventris sp. n. ; 84-88 : Stenomastax montana sp. n.
Source : MNHN, Paris
74
ROBERTO PACE
HOMALOTINI
Stenomastax variventris (Kraatz)
Homalota variventris Kraatz, 1859 : 34.
Stenomastax variventris (Kraatz) : Cameron, 1939 : 177.
Stenomastax insularis Cameron, 1941 : 399. Nuova Sinonimia.
Discussione : Esemplari esaminati comparati
con i tipi. L’edeago dell’ holotypus maschio di S.
insularis non mostra caratteri differenziali ris-
petto l’edeago di S. variventris.
Diffusione : Specie largamente diffusa dalle
Mascarene a Ceylon, Malesia e Nuova Guinea.
Già nota delle Filippine con il nome di S.
insularis Cam.
Habitat : Specie prevalentemente subcorticola.
Material esaminato : 4 es., environs de Sagada,
15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.),
lavage de litière, doline humide au nord de
Sagada : 1 $, Mount Data, 2 200-2 300 m, 22-
23.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.), forêt
de feuillus un peu dégradée, écorces sèches sur
tronc mort debout, tamisage ; 3 es., stessa prove-
nienza, écorce de feuillu mort sur pied, tamisage ;
1 tS e 1 $, stessa provenienza, Coléos, Couches ;
1 es., Mount Data, 8.1.1980 (Orousset leg.),
mousses et humus sur tronc couché, versant face
au lodge.
Stenomastax montana sp. n.
(fig. 84-88)
Descrizione : Lunghezza 1,7-1,8 mm. Corpo
lucido e rossiccio ; antenne di un rossiccio scuro
con articoli 1 e apice dell’undicesimo rossicci ;
zampe rossicce. II capo présenta una profonda
fovea frontale, punteggiatura svanita e reticola-
zione distinta. Tubercoletti fini e distinti e retico-
lazione appena svanita coprono il pronoto. Le
elitre mostrano tubercoletti svaniti e netta retico-
lazione, corne quella degli uroterghi.
Discussione : Specie distinta da S. rufobrunnea
Cameron, 1941, pure delle Filippine, per il
pronoto più distintamente ristretto all’indietro e
per l’edeago non fortemente arcuato al lato
ventrale, con pezzi copulatori del sacco interno
robusti (deboli neH’holotypus di rufobrunnea).
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus $ : Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 2 150 m, 14.1.1980 (Orous¬
set & Deharveng leg.), humus et bois pourri,
(mnhn). Paratypi : 12 es., stessa provenienza
dell’holotypus ; 1 es., stessa provenienza, mousses,
écorces, humus sur tronc couché ; 2 es., Mount
Data, 220-2 300 m, 22-23.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), forêt primitive de feuillus,
litière au sol ; 1 es., stessa provenienza, forêt de
feuillus un peu dégradée, litière, bois mort,
tamisage; 12 es., stessa provenienza, écorce de
feuillu mort sur pied, tamisage ; 6 es., stessa
provenienza, litière, tamisage ; 1 es., Mount
Data, 8.1.1980 (Orousset leg.), litière près de la
Lodge, tamisage ; 1 es., stessa provenienza, racines
et terre sur un tronc ; 2 es., stessa provenienza,
écorces et champignons sur un tronc pourri dans
le ravin ; 2 es., stessa provenienza, mousses et
feuilles au sol sur la crête, tamisage ; 4 es., stessa
provenienza, litière et bois pourri, versant face
au lodge ; 11 es., stessa provenienza, mousses et
humus sur tronc couché, versant face au Lodge ;
2 es., stessa provenienza, humus sous tronc cou¬
ché ; 1 es., Baguio, Mt Santo Thomas, 2 150 m,
forêt primitive humide (Orousset & Deharveng
leg.), à vue (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie rinvenuta in montagna
perciô prende nome di Sternotropa « di monte ».
Stenomastax orousseti sp. n.
(fig. 89-93)
Descrizione : Lunghezza 1,7-1,8 mm. Capo e
pronoto opachi, resto del corpo lucido. Corpo
giallo-rossiccio, capo bruno, elitre di un rossiccio
scuro ; antenne rossicce scure con i due articoli
basali giallo-rossicci ; zampe giallo rossicce. Il
capo présenta punteggiatura ombelicata poco
distinta perché è présente una vigorosissima
reticolazione, pure visible sul pronoto che ha
punteggiatura indistinta. Tubercoletti sono con-
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
75
fusi tra la reticolazione délia superficie delle
elitre. Svanita è la reticolazione degli uroterghi
che mostrano tubercoletti distinti.
Discussione : Specie distinta da S. densissima
Cameron, 1941, pure delle Filippine, per gli
occhi più sviluppati, per gli articoli antennali 4 a
10 maggiormente trasversi e per l’edeago profon-
damente arcuato al lato ventrale (appena arcuato
nell’holotypus di densissima, che possiede inoltre
un robustissimo pezzo copulatore del sacco
intemo.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus 3 : Sagada, 4-
5.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), vallon à
l’est du cimetière, litière épaisse humide, tami¬
sage, (mnhn). Paratypi : 3 es., stessa provenienza
dell’holotypus ; 1 es., stessa provenienza, litière,
chasse à vue ; 1 3, environs de Sagada, 15-
19.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.), lavage
de litière, doline humide au nord de Sagada ; 3 es.,
dolines au nord-est de Sagada, 21.xn.1979 (Orous¬
set & Deharveng leg.),litière humide, éclairée ;
1 3 , Ile de Mindoro, Puerto Galera, 27-29.
xn. 1979 (Orousset & Deharveng leg.), à vue
dans la forêt primitive vers 250-300 m ; 1 Ç,
Baguio, 1 500 m, près Crystal Cave, 1-2.1.1980
(Orousset & Deharveng leg.), à vue ; 1 3
Baguio, Mt Santo Thomas, vers 2 150 m (Orous¬
set & Deharveng leg.), herbes coupées au bord
du chemin, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Stenomastax deharvengi sp. n.
(fig. 94-98)
Descrizione : Lunghezza 1,7-1,8 mm. Capo e
pronoto debolmente opachi, resto del corpo
lucido. Corpo bruno-rossiccio, pronoto rossiccio
scuro, estremità addominale giallo-scura ; antenne
bruno-rossicce con i due articoli basali e la base
del terzo giallo-rossicci ; zampe gialle. La pun-
teggiatura ombelicata del capo è distinta anche
se su netta reticolazione. Vigorosa è la reticola¬
zione del pronoto, taie da cancellare la punteg-
giatura. Le elitre mostrano tubercoletti appiattiti
e reticolazione distinta, corne quella degli uro¬
terghi.
Discussione : Specie distinta da S. rufobrunnea
Cameron, 1941, pure delle Filippine, per il
pronoto meno trasverso. per i poco prominenti
denti al margine posteriore del sesto urotergo
libero del maschio e per l’edeago assai poco
ricurvo al lato ventrale.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus 3 : Baguio, Mt
Santo Thomas, 2 150 m, (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt primitive humide, écorce d’arbre
mort à terre, (mnhn). Paratypi : 1 es., stessa
provenienza dell’holotypus, Orchidées, mousses
sur arbres ; 2 es., Mount Data, 2 200-2 300 m,
22-23.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.),.
Orchidée du arbre ; 1 Ç, stessa provenienza, racines
sèches au pied d’un gros arbre, tamisage ; 1 3,
stessa provenienza, mousses sur tronc, tamisage ;
5 es., Mount Data, 8.1.1980 (Orousset leg.),
mousses et humus sur tronc couché, versant face
au Lodge; 1 es., Sagada, 9.1.1980 (Orousset &
Deharveng leg.), doline en amont du village,
litière dans fond de doline très sombre, (mnhn)
(cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da L.
Deharveng.
Stenomastax pustulata Cameron
(fig. 99-102)
Stenomastax pustulata Cameron, 1941 : 399.
Diffusione : Endemica.
Habitat : Muscicola e humicola.
Materiale esaminato : 1 Ç, Ile de Mindoro,
Puerto Galera, 2-4.1.1979 (Deharveng leg.), à
vue, graviers sur une plage ; 1 3, stessa prove¬
nienza, 0-300 m, 27-29.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), mousses et racines sur une
petite falaise au bord de la rivière, forêt primi¬
tive, litière; 1 Ç, Mount Data, 8.1.1980 (Orous¬
set leg.), mousses et humus sur tronc couché,
versant face au Lodge.
Stenomastax boettcheri sp. n.
(fig. 103-104)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo opaco
e bruno-rossiccio, pronoto schiarito appena,
Source : MNHN, Paris
76
ROBERTO PACE
RO ' 7“"' * «• urotergo Utero del «gchio. 89-93 :
SvSZZ ZXrfsp i. SP »• ' »- 102 S,e mnp u,,ula,a Canreroo ; 103-104 :
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
77
omeri rossicci ; addome rossiccio con urite libero
quarto appena oscurato ; antenne rossicce, oscu-
rate di bruno dal quarto al decimo articolo ;
zampe rossicce. Il capo ha punteggiatura fitta e
ombelicata e reticolazione assai netta. Il pronoto
è coperto di reticolazione vigorosa e di tuberco-
letti visibili solo ai lati. Le elitre mostrano
tubercoletti fitti e assai poco distinti tra le ampie
maglie délia reticolazione. Il fondo dei solchi
trasversali basali degli uroterghi è chiaramente
reticolato ; tubercoletti salienti sono visibili sugli
uroterghi basali.
Discussione : Specie distinta da S. pustulata
Cameron, 1941, pure delle Filippine per le elitre
più sviluppate in larghezza e in lunghezza e per
la presenza di un solco mediano del pronoto e
non di una fossetta basale. Inoltre la spermateca
délia nuova specie è più tozza, con doccia
sinistra présente.
Loc alita tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus $ : Luzon, Ben-
guet, Baguio, 2 170 m (G. Boettcher v.), (zmb).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, G. Boettcher.
Stenomastax rufobrunnea oblita ssp. n.
(fig. 105-108)
Descrizione : Lunghezza 2.0 mm. Avancorpo
opaco, addome lucido. Corpo rossiccio, capo
rossiccio scuro ; antenne brunicce con i due
articoli basali e il finale giallo-rossicci corne le
zampe. Il capo è coperto di punteggiatura ombe¬
licata e di reticolazione vigorosa. Quest’ultima è
présente anche sul pronoto che è privo di distinta
punteggiatura. Tubercoletti fini, poco evidenti e
una distinta reticolazione stanno sulle elitre.
Discussione : Sottospecie distinta dalla tipica per
l’edeago più ampiamente incavato al lato ven¬
trale e per la dilatazione preapicale dello stesso
organo, in visione ventrale, molto più accen-
tuata.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979 (Orousset & Dehar-
veng leg.), (mnhn). Paratypi : 5 <$<$ e 4 $Ç, stessa
provenienza dell’holotypus ; 1 S, Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 1 850 m (Orousset &
Deharveng leg.), ravin humide, 1 es., environs
de Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), en aval du village, lavage d’humus,
pied de paroi calcaire ; 22 es., Mount Data, 2 200-
2 300 m, 22-23.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradée,
écorces sèches sur tronc mort debout, tamisage,
(mnhn) (cpa).
Etimologia : La sottospecie prende nome di
oblita, cioè « dimenticata » dai raccoglitori del
passato.
Neomalota cingulata Cameron
Neomaloia cingulata Cameron, 1920 : 245.
Diffusione : Specie diffusa dalla Penisola Malese
(Cameron, 1920) a Celebes (Pace in stampa). E’
nuova per le Filippine.
Habitat : Fitodetricola.
Materiale esaminato : 3 es., Ile de Luzon,
Baguio, collines près de la ville, 1 300 m, 5.1.1979
(Deharveng leg.), litière, tiges pourries très
humides d’impatiens, fond d’une doline ; 1 es.,
environs de Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), Latan Cave, terre et herbes
sèches à l’extérieur en bordure de cultures,
lavages ; 19 es., stessa provenienza, en aval du
village, lavage d’humus, pied de paroi calcaire ;
1 es., stessa provenienza, litière de pins, fougères,
doline au nord de Sagada, tamisage ; 1 es., stessa
provenienza, lavage de litière, doline humide au
nord de Sagada ; 14 es., dolines au nord-est de
Sagada, 21.xu.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), litière humide, éclairée ; 1 es., Sagada,
Suyo, 17-19.1.1980 (Orousset & Deharveng
leg.), Balangagan, guano dans réseau fossile ;
1 es., Sagada, 22.1.1980 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), doline au nord du village, fauchage.
Esemplari comparati con i tipi.
Anomognathus (s. str.) orousseti sp. n.
(fig. 110-112)
Descrizione : Lunghezza 1,7 mm. Corpo molto
appiattito, lucido e giallo-rossiccio chiaro ; capo.
Source : MNHN, Paris
78
ROBERTO PACE
femina ( S nïhfi T * T ' s f rmateca ’ sest0 ur °*rgo libero del maschio (fig. 109) e délia
11012 i; P P ^ 6 maX ' ,la C ° n Palp ° raascellare ' 105-109 : Stenomastax rufobrunnea oblita ssp.
n 110-112 . Anomognathus (s. str.) orousset , sp. n. ; 113-116 : Anomognathus (s. str.) philippins sp n • 117-118
Actochans readmgi Sharp (= A . marina Fauvel). p ’ ’
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
79
elitre e uriti liberi 3 e 4 di un rossiccio scuro ;
antenne rossicce con Particolo basale giallo ;
zampe giallo-rossicce. Il capo è coperto di
punteggiatura ombelicata netta e di distinta
reticolazione. Il pronoto è privo di visibile
punteggiatura ed è reticolato corne il capo.
Tubercoletti fini e reticolazione distinta coprono
le elitre e gli uroterghi.
Discussione : Specie distinta da A. coloratus
Cameron, 1936a, di Sumatra, per avéré il capo
più stretto del pronoto e per la presenza di denti
al margine posteriore del sesto urotergo libero
délia femmina (largamente arrotondato in colo¬
ratus). La nuova specie è pure disitinta da A.
varicolor (Fauvel, 1889) délia Nuova Caledonia,
che ha colore del corpo differente, occhi grandi e
antenne clavate.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus S ■ Mount Data,
8.1.1980 (Orousset leg.), tronc pourri sur la
crête, tamisage, (mnhn). Paratypi : 1 $, stessa
provenienza dell’holotypus, écorces et champi¬
gnons sur un tronc pourri dans un ravin ; 1 Ç,
Mount Data, 2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979
(Orousset & Deharveng leg.), forêt primitive de
feuillus, bois pourri, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
Anomognathus philippinus sp. n.
(fig. 113-116)
Descrizione : Lunghezza 1,7-1,8 mm. Corpo
molto appiattito. Capo rossiccio, pronoto giallo-
rossiccio chiaro, elitre di un giallo sporco, addome
giallo-rossiccio con uriti liberi 3, 4 e 5 bruni ;
antenne di un rossiccio scuro con i due articoli
basali giallo-rossicci ; zampe gialle. La punteg¬
giatura del capo è netta : è visible la reticola¬
zione solo sulla fronte, essendo il resto délia
superficie lucidissimo. La punteggiatura e la
reticolazione del pronoto sono svanite. Le elitre
presentano tubercoletti poco salienti e reticola¬
zione distinta. Uroterghi lucidissimi, tranne alla
base dove è visibile una reticolazione svanita.
Discussione : Per il colore del corpo e per avéré
il terzo articolo delle antenne non apprezzabil-
mente più corto del secondo, la nuova specie è
distinta sia da A. brunneicollis (Cameron, 1920)
di Singapore, sia da A. debilis Cameron, 1927
delle isole Figi e A. coloratus Cameron 1936a di
Sumatra. Per avéré il capo largo quanto il
pronoto, la nuova specie si distingue dalle prime
due. Dalla specie di Sumatra inoltre è distinta
per avéré le tempie parallèle e non allargate
all’indietro e per la reticolazione del pronoto
svanita. La pubescenza dell’addome délia nuova
specie è molto rada, quella di A. orousseti sp. n.
fitta.
Località tipica : Mount Data.
Matérial tipico : Holotypus S '■ Mount Data,
2 200-2 300 m. 22-23.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradée,
écorces sèches sur tronc mort debout, tamisage,
(mnhn). Paratypi : 3 stessa provenienza
dell’holotypus, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Prende nome dalle Filippine.
Paractocharis orousseti sp. n.
(fig. 119-125)
Descrizione : Lunghezza 1,6-1,7 mm. Avan-
corpo opaco, addome debolmente opaco. Corpo
bruno-rossiccio, elitre giallo-rossicce, addome
nero pece, con margine posteriore degli uriti e
metà apicale del quinto libero ed estremità
addominale, rossicci ; antenne e zampe giallo-
rossicce. La punteggiatura è confusa nella netta
reticolazione sia del capo che del pronoto e delle
elitre. Evidente è la reticolazione degli uroterghi.
Discussione : La nuova specie è distinta da P.
fucicola Cameron, 1917, di Singapore, per il
differente colore del corpo, per le tempie non
parallèle, ma arcuate, per il pronoto più largo
che lungo e per le elitre evidentemente ben più
lunghe del pronoto.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Le de Min-
doro, Puerto Galera, 27-29.xu.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), lavages sur la plage, (mnhn).
Paratypi : 6 es., stessa provenienza dell’holoty-
pus ; 10 es., stessa provenienza, lavages sur la
plage et sous les cocotiers, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Source : MNHN, Paris
80
ROBERTO PACE
Fig. 119-136. Habitus, labio con palpo labiale, maxilla con palpo mascellare, mento, edeago in visione latérale e ventrale e
spermateca. 119-125 : Paractocharis orousseti sp. n. ; 126-129 : Paractocharis deharvengi sp. n. ; 130-133 : Eccoptogenia
phUippma sp. n. ; 134-136 : Oroussetiella mindorensis gen. e sp. n.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
81
Paractocharis deharvengi sp. n.
(fig. 126-129)
Descrizione : Lunghezza 1,5 mm. Corpo assai
appiattito, opaco e bruno ; pronoto bruno-ros-
siccio, elitre giallo-rossicce con base rossiccia ;
estremità addominale rossiccia ; antenne e zampe
giallo-rossicce. Il capo, il pronoto e le elitre sono
coperti di pubescenza vellutata e di reticolazione
distinta.
Discussione : La nuova specie è distinta da P.
fucicola Cameron, 1917, di Singapore, per il
differente colore del corpo, per il decimo articolo
delje antenne trasverso e per le elitre più lunghe
del pronoto.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus $ : Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 27-29.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), lavages sur la plage, (mnhn).
Paratypi : 8 es., stessa provenienza delPholoty-
pus, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da L.
Deharveng.
Nota : nel 1954, Tottenham trasferisce il
genere Actocharis Sharp, 1870, dalle Oxytelinae
aile Aleocharinae. Nel 1970, Herman trasferisce
pure aile Aleocharinae il genere affine Paracto¬
charis Cameron, 1917. I due generi si distin-
guono corne segue :
1. Ligula brevemente bifida (fig. 117) ; spina all’estremità del lobo interno
delle maxille, robusta ; ultimo articolo dei palpi mascellari conico
(fig. 118); Europa e Nord Africa. Actocharis Sharp
— Ligula bilobata (fig. 121); spina all’estremità del lobo interno delle
maxille, normale (fig. 122) ; ultimo articolo dei palpi mascellari
lesiniforme ; Asia sudorientale. Paractocharis Cameron
Eccoptogenia philippina sp. n.
(fig. 130-133)
Descrizione : Lunghezza 1,15 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio ; elitre sfumate di bruno dagli
omeri all’angolo suturale posteriore ; antenne e
zampe giallo-rossicce. La punteggiatura del capo
è ombelicata e netta, quella del pronoto fine e
distinta. Una reticolazione svanita e una punteg¬
giatura fine coprono le elitre.
Discussione : La nuova specie è nettamente
distinta da E. rufa Kraatz, 1859, di Ceylon, per
la minore taglia, per gli occhi più sviluppati, per
il pronoto più trasverso, per i solchi trasversali
basali degli uroterghi, non punteggiati, per l’as-
senza di una lunga lama ventrale dell’edeago e
per la spermateca a bulbo distale di 1/4 più
sviluppato, nonostante la taglia dell’insetto sia
minore.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus g : Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 0-300 m, 27-29.xn.1979
(Orousset & Deharveng leg.), littière, bois
pourri près du gouffre de Tabinay, (mnhn).
Paratypus : 1 ?, stessa provenienza dell’holoty-
pus, (cpa).
Etimologia : Prende nome dalle Filippine.
Chledophila angusta Cameron
Chledophila angusta Cameron, 1941 : 400.
Diffusione : Specie endemica.
Habitat : Specie subcorticola.
Materiale esaminato : 1 es., dolines au nord-est
de Sagada, 21.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), bois pourri contre paroi au fond de la
doline, zone obscure ; 1 es., Mount Data, 2 200-
2 300 m, 22-23.xu.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradée,
écorces sèches sur tronc mort debout, tamisage ;
3 es., stessa provenienza, écorce de feuillu mort
sur pied, tamisage ; 1 stessa provenienza 7 es.,
Source : MNHN, Paris
82
ROBERTO PACE
Mount Data, 8.1.1980 (Orousset leg.), écorces et
champignons sur un tronc pourri dans un ravin ;
1 stessa provenienza, humus dans un ravin
près d’un ruisseau, tamisage.
Genere Oroussetiella gen. n.
Diagnosi : Per l’habitus, il nuovo genere appare
simile a varie specie e generi termitofili délia
tribu Termitonannini, ma le antenne non sono
composte di 10 articoli, nè è genere termitofilo.
Pertanto va attribuito alla tribù Homalotini dove
si colloca presso il genere Placusa Erichson, dal
quale si differenzia essenzialmente per avéré la
ligula non intera e stretta.
Typus generis : Oroussetiella mindorensis sp. n.
Descrizione : Corpo lievemente appiattito ; capo
molto trasverso ; tempie non marginate ; palpi
labiali di 2 articoli, ligula bifida (fig. 136) ; palpi
mascellari di 4 articoli, lobo esterno e interno
corne da figura 135 ; mento ampiamente incavato
al margine anteriore (fig. 134) ; processo meso-
stemale poco prominente e largamente arroton-
dato all’apice ; precesso metastemale acuto, pro-
fondamente insinuato tre le mesocoxe che sono
tra loro separate ; formula tarsale 4-4-5 ; primo
articolo dei metatarsi lievemente più lungo del
successivo.
Etimologia : Genere dedicato al collega Jean
Orousset, studioso di coleotteri endogei, che
l’ha raccolto.
Oroussetiella mindorensis sp. n.
(fig. 134-139)
Descrizione : Lunghezza 2,2 mm. Corpo lucido,
poco convesso e rossiccio ; antenne rossicce con i
due articoli basali e l’apice dell’undicesimo giallo-
rossicci ; zampe giallo-rossicce. Il capo e il
pronoto presentano tubercoletti ben salienti su
un fondo non reticolato. La pubescenza del
pronoto è accavallata. Le elitre mostrano tuber¬
coletti più sviluppati di quelli del pronoto e
ugualmente salienti. Solo il quarto e il quinto
urotergo libero sono coperti di reticolazione
évidente.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 0-300 m, 27-29.xn.1979
(Orousset & Deharveng leg.), forêt primitive,
bois pourri, (mnhn).
Etimologia : Prende nome da Mindoro.
Neoleptusa (Physetotoma subgen. n.)
luzonensis sp. n.
(fig. 140-144)
Descrizione : Lunghezza 2,2 mm. Corpo lucido,
convesso e giallo-rossiccio ; una fascia trasversale
posteriore sulle elitre e il quarto urite libero sono
bruno-rossicci ; antenne brune con primi tre
articoli basali e undicesimo giallo-rossicci, corne
le zampe. La punteggiatura del capo è netta e
profonda ; la reticolazione è distinta solo sulla
fronte. Il pronoto présenta punteggiatura svanita
e reticolazione assente. La punteggiatura delle
elitre è netta, su un fondo privo di reticolazione.
Discussione : La nuova specie è nettamente
distinta da N. brunnea Cameron, 1939, dell’In-
dia, per il capo chiaramente punteggiato, per gli
uroterghi basali privi di scultura embricata e
soprattutto per l’ipertrofia del terzo articolo dei
palpi mascellari e per la ligula più larga. Per
questi motivi la nuova specie è collocata in un
nuovo sottogenere, distinto corne dalla seguente
tavola :
1. Terzo articolo dei palpi mascellari stretto (fig. 145); ligula stretta e
profondamente divisa a metà : ultimo articolo dei palpi labiali appena
più lungo del secondo (fig. 144). Neoleptusa s. str.
— Terzo articolo dei palpi mascellari assai largo (fig. 142) ; ligula larga,
appena incisa all’apice ; ultimo articolo dei palpi labiali più del doppio
lungo delFarticolo secondo (fig. 141) . N. Physetotoma subg. n.
(Typus subgeneris : Neoleptusa (Physetotoma) luzonensis sp. n.).
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
Fig. 137-145. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, labio con palpo labiale, maxilla con palpo mascellare e
spermateca. 137-139 : Oroussetiella mindorensis gen. e sp. n. ; 140-143 : Neoleptusa (Physetotoma subg. n.) luzonensis
sp. n. ; 144-145 : Neoleptusa (s. str.) brunnea Cameron.
Source : MNHN, Paris
ROBERTO PACE
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus 9 : environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), en aval du village, lavage d’humus, pied de
paroi calcaire, (mnhn). Paratypus : 1 9 , Sagada,
18.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.),
mousses sur tronc de caféier, doline au nord de
Sagada, (cpa).
Etimologia : Il nome del nuovo sottogenere
significa « Articolo rigonfio ». La specie prende
nome da Luzon.
Genere Erastriusa gen. n.
Diagnosi : Corpo depresso ; mandibole allun-
gate (fig. 150-151); palpi mascellari di 4 articoli
(fig. 148) ; palpi labiali di 3 articoli, ligula divisa
alla metà apicale che è membranosa : la parte
basale è ben chitinizzata (fig. 147) ; margine
anteriore del mento lievemente arcuato (fig. 149) ;
processo mesostemale sottile e saliente tra le
mesocoxe che sono tra loro assai poco separate
(fig. 152) ; formula tarsale 4-4-5 ; primo articolo
dei metatarsi corto.
Typus generis : Erastriusa luzonensis sp. n.
Discussione : Il nuovo genere è affine e dis-
tinto da Pseudatheta Cameron, 1920, per il
corpo depresso, per la ligula tozza, per le
mandibole allungate, per la particolare forma del
processo mesosternale e per la diversa tipologia
dell’edeago.
Etimologia : Il nome del genere significa « Colei
che è amabile ».
Erastriusa luzonensis sp. n.
(fig. 146-155)
Descrizione : Lunghezza 2,0-2,1 mm. Corpo
giallo-rossiccio, capo rossiccio, quarto urite libero
appena oscurato ; antenne e zampe giallo-ros-
sicce. La punteggiatura del capo è ombelicata e
assai distinta, assente sulla linea mediana. Tuber-
coletti ben salienti e reticolazione netta coprono
il pronoto. Le elitre mostrano una reticolazione a
maglie ampie e appena svanite e tubercoletti fini.
Tubercoli ben salienti stanno sugli uroterghi.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Luzon, Ben-
guet, Baguio, 2 170 m (G. Boettcher v.) (zmb).
Paratypi : le?, Mount Data, 22-23.xn.1979
(Orousset & Deharveng leg.), à vue ; 1 S, Le de
Mindoro, Puerto Galera, 0-300 m (Orousset &
Deharveng leg.), 27-29.xn.1979, forêt primitive,
bois pourri, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Luzon.
Genere Anebolura Bernhauer
Anebolura Bernhauer, 1922 : 181.
Finora il genere Anebolura Bernhauer, 1922,
era noto delle Seychelles, del Kenya, Madagascar
e Mascarene. Nelle Filippine tuttavia, le specie
sono da attribuire a due sottogeneri nuovi,
distinti in base alla seguente tavola :
1. Primo articolo dei metatarsi, accorciato, non più lungo del successivo ;
ligula generalmente lunga quanto il primo e il secondo articolo dei palpi
labiali, considerati insieme ; mesostemo non carenato . 2
— Primo articolo dei metatarsi lungo quanto i due seguenti considerati
insieme ; ligula lunga quanto il primo articolo dei palpi labiali ; mesos-
terno lievemente carenato ; Filippine. A. Deharvengina subg. n.
(Typus generis : Anebolura ( Deharvengina ) rorida sp. n.)
2. Processo mesosternale largo e tronco all’apice, sicché le mesocoxe sono
tra loro distanziate ; ligula corta ; Filippine . . A. Oroussetina subg. n.
(Typus generis : Anebolura ( Oroussetina ) minima sp. n.)
Processo mesosternale acuto ; mesocoxe tra loro contiguë . 3
Source : MNHN, Paris
ALEOCHAR1NAE DELLE FILIPPINE
85
Fig. 146-157. — Habitus, labio con palpo labiale, maxilla con palpo mascellare, mento, mandibole, meso-metastemo, edeago
in visione latérale e ventrale e spermateca. 146-155 : Erastriusa luzonensis gen. e sp. n. ; 156-157 : Anebolura
(Deharvengina subg. n.) rorida sp. n.
Source : MNHN, Paris
0,1 mm
86
ROBERTO PACE
3. Capo, pronoto ed elitre, fittamente, profondamente e grossolanamente
punteggiati ; Mauritius. A. Maresia (Cameron) st. nov.
— Sono fortemente punteggiati mai insieme il capo, il pronoto e le elitre :
se lo sono allora non fittamente. 4
4. Ligula a lembi larghi ; margine anteriore del mento fortemente
arcuato; parte prossimale délia spermateca a spirale; Madagascar.
. A. Stictomadecassina Pace
— Ligula a lembi stretti ; margine anteriore del mento debolmente
arcuato ; parte prossimale délia spermateca mai a spirale ; Kenya,
Seychelles, Mascarene, Madagascar. A. Anebolura s. str.
Anebolura (Deharvengina subgen. n.)
rorida sp. n.
(fig. 156-157)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Avancorpo
opaco, addome lucido. Corpo rossiccio scuro,
base, sutura e margine posteriore delle elitre
giallo-rossicci ; addome giallo-rossiccio ; antenne
bruno-rossicce con i tre articoli basali e il
terminale giallo-rossicci ; zampe rossicce. Il capo
présenta punteggiatura ombelicata netta e retico-
lazione distinta solo sulla fronte. Tubercoletti
salienti e fittissimi coprono il pronoto. Una netta
punteggiatura e una reticolazione svanita stanno
sulle elitre.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus $ : Sagada,
15.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.), pen¬
tes raides non calcaires au-dessus de Latavan
Cave et au sud, écorces de pins, (mnhn).
Etimologia : Poiché la specie ha il pronoto
coperto di tubercoletti, sembra rorida cioè « co-
perta di rugiada ».
Anebolura (Oroussetina subgen. n.)
mi ni ma sp. n.
(fig. 158-161)
Descrizione : Lunghezza 1,15 mm. Corpo bruno-
rossiccio, estremità addominale di un giallo
sporco ; antenne brune con i due articoli basali
giallo-bruni e il terminale di un giallo chiaro. La
punteggiatura del capo è ombelicata : cisacun
punto ha al centro un vistoso tubercolo. I
tubercoli che coprono il pronoto sono relativa-
mente grandi e lievemente allungati. Salienti
sono i tubercoletti delle elitre.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus ■ Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 0-300 m, 27-29 .xii. 1979
(Orousset & Deharveng leg.), forêt primitive,
bois pourri, (mnhn). Paratyppus : 1 $, stessa
provenienza dell’holotypus, (cpa).
Etimologia : Specie detta minima poiché è la più
piccola.
Genere Homoiobrachida gen. n.
Diagnosi : Capo trasverso ; tempie robusta-
mente marginate ; palpi labiali di tre articoli ;
ligula bifida con una seto'la a ciascun lato (fig.
163) ; palpi mascellari di 4 articoli (fig. 164) ;
margine anteriore del mento bisinuoso (fig. 165) ;
pronoto ristretto in avanti ; processo mesoster-
nale acuto, insinuato tra le mesocoxe fino a metà
délia loro lunghezza ; mesocoxe lievemente sepa-
rate tra loro ; formula tarsale 4-4-? (i tarsi
posteriori mancano ; l’esemplare tipico è antico,
proveniente dalla collezione Kraatz).
Tvpus generis : Homoiobrachida murrayi sp. n.
Discussione : Genere probabilmente affine al
genere Ameristoglossa Bemhauer, 1927, di Sumatra.
Se ne distingue per la ligula bifida e non intera e
per i palpi labiali per nulla allungati.
Etimologia : Il nome del genere, creato da
Bemhauer, significa « simile a Brachida ».
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
87
Fig. 158-170. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, spermateca, labio con palpo labiale, maxilla con palpo
mascellare, e mento. 158-161 : Anebolura (Oroussetina subg. n.) minima sp. n. ; 162-166 : Homoiobrachida murrayi gen.
e sp. n. ; 167-170 : Eusteniamorpha orousseti sp. n.
Source : MNHN, Paris
ROBERTO PACE
Homoiobrachida murrayi sp. n.
(fig. 162-166)
Descrizione : Lunghezza 3,5 mm. Corpo lucidis-
simo e bruno, comprese le antenne ; zampe
bruno-rossicce con tarsi rossicci. 11 capo e il
pronoto sono coperti di punteggiatura debole.
Distinti sono i punti che stanno sulle elitre.
Discussione : L’esemplare unico (holotypus) è
stato esaminato da Scheerpeltz che non ha
effettuato alcun preparato microscopico, ma che
ha posto la seguente scritta : « Bleibt als neue
Gattung und gute neue Art ! »
Loc ALITA TIPICA : Murray.
Materiale tipico : Holotypus $ : Port. Philipp.,
Murray, Coll. Kraatz, (dei).
Etimologia : Specie che prende nome da Mur¬
ray.
Eusteniamorphini
Eusteniamorpha philippina Bemhauer
Eusteniamorpha philippina Bemhauer. 1928 : 43 ; Cameron,
1929 : 116.
Diffusione : Specie endemica delle Filippine.
Habitat : Fitodetriticola.
Materiale esaminato : 6 es., Sagada, 15-19.
xii. 1979 (Orousset & Deharveng leg.), litière
d’arbustes feuillus dans une doline près d’Amba-
sing ; 11 es., stessa provenienza, tamisage de
litière, doline au nord de Sagada. 2 dolines
au nord-est de Sagada, 21 .xn. 1979 (Orousset &
Deharveng leg.), litière bien éclairée, tamisage ;
2 es., stessa provenienza, litière humide, éclairée ;
35 es., stessa provenienza, bois pourri contre
paroi au fond de la doline, zone obscure ; 58 es.,
Sagada, 4-5.1.1980 (Orousset & Deharveng
leg.), vallon à l’est du cimetière, litière épaisse
humide, tamisage. Esemplari comparati con i
tipi.
Eusteniamorpha orousseti sp. n.
(fig. 167-170)
Descrizione : Lunghezza 1,8-1,9 mm. Corpo
lucidissimo e bruno ; antenne brune con articolo
finale giallo-rossiccio ; zampe rossicce. I tubercoli
del capo sono salienti e assenti sul disco. La
punteggiatura del pronoto è profonda e assente
ai lati e presso il solco mediano anteriore. La
punteggiatura delle elitre è irregolarmente distri-
buita.
Discussione : Specie distinta da E. boettcheri
Bemhauer, 1928, pure delle Filippine, per gli
occhi più sviluppati, per il pronoto meno larga-
mente dilatato in avanti, per l’assenza di fovee
basali del primo urotergo libero e per la forma
délia spermateca che in boettcheri ha bulbo
distale sferico e parte restante spiralata, priva del
bulbo prossimale sferico assai grande corne nella
nuova specie.
Località tipica : Mt Santo Thomas.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 2 150 m, 14.1.1980 (Orous¬
set & Deharveng leg.), herbes coupées au bord
du chemin, (mnhn). Paratypi : 6 es., stessa
provenienza dell’holotypus ; 1 es. dolines au
nord-est de Sagada, 21.xu.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), tronc pourri de bananier,
(mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Eusteniamorpha deharvengi sp. n.
(fig. 171-172)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Capo e
pronoto opachi, resto del corpo lucido. Corpo
rossiccio, elitre oscurate all’indietro ; primo e
secondo urite giallo-rossicci ; quarto urite libero
bruno-rossiccio ; antenne rossicce ; zampe gialle.
Il capo è coperto di tubercoletti salienti a raspa.
Sul pronoto vi è una netta punteggiatura, assente
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
89
Fig. 171-184. — Habitus, spermateca, edeago in visione latérale e ventrale, mandibola, labio con palpo labiale, mento, maxilla
con palpo mascellare. 171-172 : Eusteniamorpha deharvengi sp. n. ; 173 : Eusteniamorpha monstrosicollis Bernhauer,
holotypus ; 174-175 : Falagria (Falagrioma) orousseti sp. n. ; 176-177 ; Gnypela modesta deharvengi ssp. n. ; 178-184 :
Lasiosomina collaris gen. e sp. n.
Source : MNHN, Paris
90
ROBERTO PACE
ai lati e posteriormente ; il solco mediano è
debole. La punteggiatura delle elitre è addensata
presso gli omeri e rada e irregolare sul resto délia
superficie.
Discussione : Specie affine a E. monstrosicollis
Bernhauer, 1928, pure delle Filippine. Ne è
distinta per la punteggiatura del pronoto assente
ai lati di esso, per le elitre più lunghe e più
larghe, per la caréna basale mediana del secondo
urotergo libero lunga tre volte quella corrispon-
dente di monstrosicollis e per la differente forma
délia spermateca (fig. 172-173).
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus $ : Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 27-29.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), à vue dans la forêt primitive
vers 250-300 m, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da L.
Deharveng.
Falagriini
Falagria (Falagrioma) orousseti sp. n.
(fig. 174-175)
Descrizione : Lunghezza 3,5 mm. Corpo lucido
e rossiccio scuro ; capo bruno, pronoto bruno-
rossiccio ; antenne bruno-rossicce con i due
articoli basali e il finale rossicci ; zampe rossicce.
Il capo e il pronoto sono coperti di punteggia¬
tura fitta, fine e quasi indistinta. Tubercoletti fini,
salienti verso lo scutello, coprono le elitre.
Discussione : Specie sicuramente affine a F.
riparia Cameron, 1950, di Selangor. Ne è distinta
per la tempie nettamente sfuggenti, per il pro¬
noto meno largamente arcuato ai lati e meno
trasverso e per il bulbo distale délia spermateca
arcuato e non rettilineo corne in riparia, che,
corne per la nuova specie, è nota per il solo
holotypus Ç.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus $ : environs de
Sagada, en aval du village, 15-19.xn.1979 (Orous¬
set & Deharveng leg.), lavage d’humus, pied de
paroi calcaire, (mnhn). Paratypus : 1 Ç, stessa
provenienza dell’holotypus, (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Gnypeta modesta deharvengi ssp. n.
(fig. 176-177)
Descrizione : Lunghezza 2,8 mm. Avancorpo
poco lucido, addome lucido. Corpo bruno-ros-
siccio, base e margine posteriore delle elitre
giallo-rossicci corne i due uriti basali ; antenne di
un rossiccio scuro con articoli basali 1 a 3 e
l’articolo terminale giallo-rossicci ; zampe gialle
con femori mediani e posteriori bruni. Il capo, il
pronoto e le elitre sono coperti di punteggiatura
fitta e netta.
Discussione : Forma distinta dalla tipica per il
capo più nettamente punteggiato, per gli articoli
delle antenne decisamente più slanciati, con
decimo articolo lungo quanto largo e non tras¬
verso e per l’assenza di introflessione apicale del
bulbo distale délia spermateca che è meno
slanciata.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus Ç : Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 2-4.1.1979 (Deharveng
leg.), à vue près de la cascade de San Theodoro,
(mnhn). 1 $, Dolores, Philippines (irsnb).
Etimologia : Specie che prende nome da L.
Deharveng.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
91
Callicerini
Genere Lasiosomina gen. n.
Diagnosi : Avancorpo molto opaco, simile a
velluto, addome lucido ; mandibole assai lunghe
(fig. 181) ; tempie marginate ; palpi labiali di tre
articoli, di cui il primo è più lungo dei due
seguenti considerati insieme ; ligula composta di
due larghi lembi (fig. 182) ; palpi mascellari di 4
articoli (fig. 184) ; mento trapezoidale (fig. 183) ;
prostemo assai convesso nella regione mediana ;
mesosterno con appendice mediana stretta, insi-
nuata per breve tratto tra le mesocoxe che sono
tra loro contiguë ; processo metasternale cortis-
simo e ottuso ; formula tarsale 4-5-5 ; primo
articolo dei metatarsi corto.
Typus generis : Lasiosomina collaris sp. n.
Discussione : Genere affine a Hydrosmecta
Thomson ; se ne differenzia per i larghi e corti
lembi délia ligula, per i cortissimi articoli termi-
nali dei palpi labiali, per l’avancorpo vellutato e
per la particolare struttura dell’edeago.
Etimologia : Il nome dei genere significa « Cor-
picino vellutato».
Lasiosomina collaris sp. n.
(fig. 178-184)
Descrizione : Lunghezza 1,4 mm. Capo, pro-
noto ed elitre molto opachi, d’aspetto vellutato ;
addome lucido ; corpo bruno, pronoto giallo
chiaro ; antenne di un rossiccio scuro, con
articoli da 6 a 9 rossicci, undicesimo giallo-
rossiccio ; zampe di un giallo paglierino. Il capo,
il pronoto e le elitre sono coperti di reticolazione
vigorosissima che rende assai opaca la superficie.
La punteggiatura degli uroterghi è fitta, la
pubescenza corta ; una distinta reticolazione è
solo nel fondo dei solchi trasversali basali degli
uroterghi basali.
Località tipica : Latan.
Materiale tipico : Holotypus $ : près de Latan
Underground River, 24.xu.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), lavage et récoltes à vue,
(mnhn).
Etimologia : Il nome délia specie è suggerito dal
colore chiaro dei pronoto che, trasferito alla
figura umana, sembra il collo.
Geostibasoma orousseti sp. n.
(fig. 185-188)
Descrizione : Lunghezza 2,3-2,4 mm. Specie
attera. Corpo interamente giallo-rossiccio e debol-
mente lucido. Il capo présenta tubercoli fini,
assenti sulla linea mediana e una netta reticola¬
zione. Il pronoto è coperto di tubercoli fini e
poco distinti sulla superficie a reticolazione quasi
vigorosa. Tubercoli ben salienti e netta reticola¬
zione coprono le elitre. Gli uroterghi hanno
tubercoli distinti e reticolazione svanita.
Discussione : Specie che per la forma dell’edeago
e délia spermateca appare assai affine a G.
antipodum (Bemhauer, 1943) délia Nuova Zelanda.
Ne è distintamente differente per le elitre più
corte, per l’edeago meno sviluppato e meno
profondamente ricurvo al lato ventrale e per
l’assenza di introflessione apicale dei bulbo dis¬
tale délia spermateca.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradé,
litière, tamisage, (mnhn). Paratypi : 1 e 1 $,
stessa provenienza dell’holotypus ; 1 $, stessa
provenienza, litière de selaginelles ; 3 es., stessa
provenienza, mousses au sol ; 2 es., Mount Data,
8.1.1980 (Orousset leg.), humus dans un ravin
près d’un ruisseau, tamisage ; 1 S e 1 $, stessa
provenienza, litière et bois pourri, versant face
au Lodge ; 1 Ç, stessa provenienza, humus sous
tronc couché, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Source : MNHN, Paris
92
ROBERTO PACE
A thêta (Xenota) coriaria (Kraatz)
Homalota coriaria Kraatz. 1858 : 282.
Atheta coriaria (Kraatz) : Fauvel, 1872 : 715.
Atheta (s. str.) coriaria (Kraatz) : Cameron, 1939 : 344.
Atheta IXenotai coriaria (Kraatz) : Pace, 1984 : 263.
Deffusione : Specie cosmopolita.
Habitat : Ad ampia valenza ecologica.
Materiale esaminato : 1 <?, Luzon, Moun¬
tain Province, Sagada, 18.xu.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), dolines au nord-est du village,
à vue et lavages divers ; 1 $ stessa provenienza,
lavage.
Atheta (Xenota) pseudocoriaria Cameron
Atheta (s. str.) pseudocoriaria Cameron, 1939 : 345.
Atheta ( Xenota ) pseudocoriaria Cameron : Pace, 1984 : 450.
Diffusione : Specie nota dell’India (Cameron,
1939) e di Burma (Pace, 1984). E’ nuova per le
Filippine.
Habitat : Fimicola, fitodetriticola e succicola.
Materiale esaminato : 1 es., environs de Sagada,
15-19.xn.1979, polypore sur souche de pin, St.
Joseph Rest House ; 1 es., dolines au nord-est de
Sagada, 21 .xii.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), tronc pourri de bananier ; 1 es., Ile de
Mindoro : Puerto Galera, 28.xn.1979 (Orousset
& Deharveng leg.), chasse à vue; 12 es.,
Sagada, 7.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.),
lavage de guano dans une grotte ; 1 es., Sagada,
Suyo, 17-19.1.1980 (Orousset & Deharveng
leg.), petite grotte en amont de Balangagan,
racines, guano, débris divers. Esemplari compa-
rati con i tipi.
Atheta luzonorum sp. n.
(fig. 192-195)
Descrizione : Lunghezza 2,2-2,3 mm. Corpo
lievemente opaco e bruno-rossiccio ; capo, quarto
urite libero e base del quinto bruni ; antenne
brune con articolo basale rossiccio scuro ; zampe
giallo-rossicce. I tubercoli del capo sono fini e
debolissimi, quelli delle elitre pure fini, ma
evidenti. Una reticolazione assai svanita copre il
capo e il pronoto ; una netta reticolazione è sulle
elitre. La punteggiatura del pronoto è estrema-
nente svanita. Gli uroterghi mostrano una retico¬
lazione a maglie molto trasverse e molto evanes-
centi.
Discussione : Per la forma dell’edeago e délia
spermateca, la nuova specie è sicuramente affine
ad Atheta pellucida Fauvel, 1878 délia Tunisia,
ad Atheta kenyensis Pace, 1985, del Kenya, a una
specie dello Yemen e a una del Népal non ancora
descritte. Esse sono da attribuire a un sottoge-
nere nuovo (Pace, in stampa). La nuova specie è
distinta da A. pellucida per il pronoto ben
ristretto in avanti, per la crista apicalis dell’edeago
meno saliente e per la zona preapicale dello
stesso organo, in visionne ventrale, per nulla a
lati paralleli. Da A. kenyensis, la nuova specie si
distingue per il corpo molto meno fittamente
pubescente e per i robusti pezzi copulatori del
sacco interno dell’edeago che non ha apice acuto
corne spina, in visione ventrale.
Località tipica : Mount data.
Materiale tipico : Holotypus : Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), litière, bois mort, tamisage (4 Berlèses),
(mnhn). Paratypi : 1 ?, dolines au nord-est de
Sagada, 21. xii.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), bois pourri contre paroi au fond de la
doline, zone obscure ; 1 S e 3 ?9, Sagada, doline
en amont du village, 9.1.1980 (Orousset &
Deharveng leg.), mousses sur rochers, (mnhn)
(cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Luzon.
Pelioptera oroussetiana sp. n.
(fig. 189-191)
Descrizione : Lunghezza 2,5 mm. Corpo lucidis-
simo, senza traccia di microscultura reticolare,
giallo-rossiccio ; capo rossiccio, elitre giallo-brune ;
uriti liberi 4, 5 e 6 bruno-rossicci ; antenne di un
rossiccio scuro con i due articoli basali gialli ;
zampe gialle. La punteggiatura del capo è ombe-
licata, assai svanita e assente sulla linea mediana ;
quella del pronoto è distinta pure mancante sulla
linea mediana e diradata ai lati e all’indietro.
Distinta è la punteggiatura delle elitre ; quella
degli uroterghi è netta.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
Fig. 185-195. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale e spermateca. 185-188 : Geostibasoma orousseti sp. n. ; 189-191 :
Pelioptera oroussetiana sp. n. ; 192-195 : Atheta luzonorum sp. n.
Source : MNHN, Paris
94
ROBERTO PACE
Discussione : A motivo délia presenza di una
fossetta basale mediana del pronoto, per l’as-
senza di punteggiatura sulla linea mediana dello
stesso, la nuova specie è ben distinta da quelle
geograficamente vicine, tra cui P. dubia (Kraatz,
1859) di Ceylon e Sumatra, che ha corpo più
sviluppato, elitre più accorciate e pubescenza più
fitta (l’holotypus di dubia è una femmina).
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S '■ crête à l’est de
la piste Bang-An à Sagada 1 600 m, 21 .xn.1979
(Orousset & Deharveng leg.), récoltes à vue,
(mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Pelioptera sagadensis sp. n.
(fig. 196-197)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Corpo lucido,
avancorpo lievemente bronzeo. Corpo di un
rossiccio scuro, addome rossiccio, antenne bruno-
rossicce ; zampe giallo-rossicce. La punteggiatura
del capo, del pronoto e delle elitre è fine e assai
svanita ; la reticolazione délia superficie è svanita
oppure indistinta. Gli uroterghi mostrano una
reticolazione a maglie molto trasverse.
Discussione : Per il grande sviluppo degli occhi,
per la pubescenza del corpo rada e per la forma
degli articoli antennali la nuova specie è appa-
rentemente simile a P. acuticollis (Kraatz, 1859),
di Ceylon, ma questa specie ha la spermateca
molto differente : è piegata a semicerchio, con
bulbo distale gradualmente confluente verso la
zona mediana délia stessa spermateca.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus Ç : environs de
Sagada, en aval du village, 15-19.xu.1979 (Orous¬
set & Deharveng leg.), lavage d’humus, pied de
paroi calcaire, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da Sagada.
Pelioptera demangorum sp. n.
(fig. 198-199)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo lucido,
di un rossiccio sporco ; antenne bruno-rossicce
con i due articoli basali rossicci ; zampe gialle. Il
capo, il pronoto e le elitre sono coperti da
tubercoletti e da reticolazione svaniti. Gli uro¬
terghi presentano reticolazione a maglie molto
trasverse.
Discussione : In base alla tavola data da
Cameron (1939) la nuova specie appare affine
a P. differens Cameron, 1939, dell’India, ma
l’esame dei tipi di questa specie mi ha permesso
di constatare che essa non appartiene al genere
Pelioptera.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus $ environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), lavage de terre, pied de paroi calcaire,
(mnhn).
Etimologia : La specie prende nome dai
« demang », sezioni di villaggio filippino aventi
la custodia degli spiriti guardiani delle sorgenti.
Pelioptera mindorensis sp. n.
(fig. 200-201)
Descrizione : Lunghezza 3,8 mm. Corpo lucido.
Capo e pronoto bruni, elitre di un rossiccio
scuro, addome bruno-rossiccio con margini pos¬
teriori degli uroterghi rossicci ; antenne intera-
mente brune ; zampe giallo-rossicce. La reticola¬
zione délia superficie del capo e del pronoto è
distinta, quella delle elitre lievemente svanita. La
punteggiatura del capo è evanescente e assente
sulla linea mediana, quella del pronoto è fine e
quella delle elitre è distinta. Gli uroterghi sono
coperti di reticolazione a maglie molto trasverse
e nette.
Discussione : A motivo délia grande taglia e per
avéré gli articoli antennali non trasversi, la
nuova specie appare simile a P. dubia (Kraatz,
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
95
Fig. 196-205. — Habitus, spermateca, edeago in visione latérale e ventrale. 196-197 : Pelioptera sagadensis sp. n. ; 198-199 :
Pelioptera demangorum sp. n. ; 200-201 : Pelioptera mindorensis sp. n. ; 202-205 : Amaurodera orousseti sp. n.
Source : MNHN, Paris
96
ROBERTO PACE
1859), di Ceylon. Se ne distingue per il pronoto
assai meno trasverso, gli occhi più sviluppati e
per la spermateca di struttura molto differente :
quella di dubia ha bulbo distale meno sviluppato
del prossimale, al contrario di quanto si osserva
nella spermateca délia nuova specie.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus $ : Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 0-300 m, 27-29.xu.1979
(Orousset & Deharveng leg.), mousses et racines
sur petite falaise au bord de la rivière, forêt
primitive, litière, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da Min-
doro.
Gastropaga (Rougemontia) philippina sp. n.
(fig. 224-228)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio chiaro. La punteggiatura del
capo e del pronoto è distinta. Molto svanita è la
reticolazione del capo, quella del pronoto è
evanescente corne quella delle elitre. Tubercoletti
distinti e fini coprono le elitre e gli uroterghi.
Discussione : La nuova specie è distinta da G.
bakeri Bernhauer, 1915, pure delle Filippine, per
il pronoto meno trasverso, per la punteggiatura
del capo più fitta e per la spermateca non a
spirale corne è in bakeri (fig. 223). Per questo
motivo e per la differente struttura degli articoli
dei palpi labiali e délia ligula, il genere Gastro¬
paga si suddivide nei sottogeneri délia seguente
tavola :
1. Ligula lunghissima ; primo articolo dei palpi labiali assai largo ;
spermateca a spirale. Gastropaga s. str
— Ligula corta ; primo articolo dei palpi labiali normale ; spermateca non
spiralata. G. (Rougemontia Pace, 1984)
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Sagada, doline
au nord du village, 22.1.1980 (Orousset &
Deharveng leg.), fauchage, (mnhn). Paratypi :
1 $, environs de Sagada, 15-19.xn.1979 (Orous¬
set & Deharveng leg.), Latan Cave, terre et
herbes sèches à l’extérieur en bordure de cultures,
lavages ; 2 ÇÇ, stessa provenienza, lavage de
limons sous débris végétaux, bord d’un champ
cultivé, près Latan Cave, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dalle
Filippine.
Zyrasini
Amaurodera orousseti sp. n.
(fig. 202-205)
Descrizione : Lunghezza 4,0 mm. Corpo lucido,
pronoto assai opaco. Corpo bruno-rossiccio,
pronoto bruno ; antenne di un rossiccio scuro,
con i due articoli basali e il terminale rossicci ;
zampe giallo-rossicce con femori bruni, tibie
anteriori brune. La punteggiatura del capo è fine
e assente sulla linea mediana ; la reticolazione è
svanita ; vi è una fossetta trasversa tra le
antenne. Il pronoto è coperto di reticolazione
vigorosissima, d’aspetto vellutato ; zona mediana
debolmente depressa. Tubercoli fini e distinti e
reticolazione estremamente svanita si presentano
sulla superfiicie delle elitre. Il primo e il secondo
urotergo libero mostrano reticolazione trasversa
netta e obliqua solo ai lati ; i restanti uroterghi
hanno solo reticolazione trasversa netta, non
obliqua ai lati di ciascuno di essi ; il sesto
urotergo libero del maschio ha reticolazione
vigorosa isodiametrica e tubercoli grandi salienti.
Discussione : La nuova specie è ben distinta da
A. philippina Cameron, 1941, per il differente
colore del corpo, delle antenne e delle zampe e
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
97
Source : MNHN, Paris
ROBERTO PACE
per il capo largo quanto il pronoto, corne in A.
kraepelini Fauve), 1905, di Giava, che perô non
ha il primo articolo antennale robustissimo, né il
bulbo prossimale délia spermateca più stretto di
quello distale. Ritengo inutile comparare la
nuova specie con A. philippinensis Sawada, 1971,
dato che appartiene al genere Drus ilia Leach (v.
« Sinonimie, nomi nuovi ecc. »).
Loc ALITA tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus : environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), en aval du village, lavage d’humus, pied de
paroi calcaire, (mnhn). Paratypi : 1$, stessa
provenienza dell’holotypus ; 1 es., stessa prove-
nienza, litière de pins dans doline au nord de
Sagada ; 1 es, Baguio, 1 500 m, 1-2.1.1980 (Orous¬
set & Deharveng leg.), près de Crystal Caves,
litière dans une doline, tamisage ; 2 es., Sagada,
Suyo, Balangagan Cave, 19-20.1.1980 (Orousset
& Deharveng leg.), à vue, feuilles humides près
Tatayan-An, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Orphnebius orousseti sp. n.
(fig. 206)
Descrizione : Lunghezza 4,8 mm. Corpo lucidis-
simo e giallo-rossiccio, il capo è bruno-rossiccio.
La punteggiatura del capo è composta di punti
grandi e ben svaniti, quella del pronoto è assente
quella delle elitre fine. Queste ultime possiedono
ciascuna un grande tubercolo molto saliente
presso lo scutello. Gli uroterghi sono nudi e
concavi. Il quinto urotergo libero è molto con-
cavo alla base e nettamente e profondamente
punteggiato.
Discussione : Specie distinta da O. glaberrimus
Cameron, 1941, pure delle Filippine, per il
differente colore delle antenne e del capo che è
inoltre largo quanto il pronoto e per avéré il
quarto articolo delle antenne per nulla trasverso.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus Ç : Baguio, 1 500 m,
1-2.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), près
de Crystal Caves, litière dans une doline, tami¬
sage, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Genere Monobothrus gen. n.
Diagnosi : Affine al genere Tetrabothrus Bern-
hauer, 1915, se ne distingue per la profonda
cavità trasversa sul quinto urotergo, per il
secondo articolo dei palpi labiali cortissimo e per
la zona mesostemale tra le mesocoxe cava.
Typus generis : Monobothrus apterus sp. n.
Descrizione : Collo piuttosto stretto ; tempie
non marginate ; palpi labiali di tre articoli ; ligula
divisa in due lembi, con tre setole aU’estremità
(fig. 209) ; palpi mascellari di quattro articoli
(fig. 208) ; margine anteriore del mento larga-
mente incavato (fig. 210) ; prosterno non care-
nato ; processo mesostemale cortissimo e arcuato
aU’estremità ; mesocoxe largamente separate tra
loro ; intervallo tra esse concavo.
Etimologia : Il nome del genere significa « una
sola cavità ».
Monobothrus apterus sp. n.
(fig. 207-212)
Descrizione : Lunghezza 4,7 mm. Corpo lucidis-
simo e interamente rossiccio, comprese antenne e
zampe. La punteggiatura del capo, del pronoto e
delle elitre è finissima e quasi indistinta. La
pubescenza delle elitre è eretta. Gli uroterghi
sono quasi nudi, tranne ai lati dove la pubes¬
cenza è lunga ed eretta.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus : Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xn 1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), litière, tamisage, (mnhn). Paratypus :
1 <J, Mount Data, 8.1.1980 (Orousset leg.), humus
sous tronc couché, (cpa).
Etimologia : Specie attera.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
99
Zyras (s. str.) mortuorum sp. n.
(fig. 213-215)
Descrizione : Lunghezza 4,6 mm. Corpo lucidis-
simo e giallo-rossiccio, capo rossiccio, elitre
brune con base rossiccia ; uriti liberi 4 e 5 neri ;
antenne brune con i due articoli basali e il
terminale giallo-rossicci corne le zampe. La pun-
teggiatura del capo è distinta, quella del pronoto
netta e assente presso il margine posteriore del
pronoto stesso e quella delle elitre è profonda.
Gli uroterghi sono nudi.
Discussione : Specie distinta da Z. pulchricornis
Bemhauer, 1915, pure delle Filippine per non
avéré la zona mediana del pronoto priva di
punteggiatura e per l’assenza di una fila di punti
ai lati. E’ pure distinta da Z. boettcheri Bem¬
hauer, 1941, anch’esso delle Filippine, per la
punteggiatura del pronoto per nulla estrema-
mente fine e molto sparsa e per il differente
colore del corpo. E’ distinta anche da Z. sagax
Cameron, 1941, delle Filippine, per il differente
colore delle antenne e del corpo e il pronoto per
nulla con punteggiatura obsoleta.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S '■ environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), en aval du village, lavage d’humus, pied de
paroi calcaire, (mnhn). Paratypus : 1 <J, stessa
provenienza dell’holotypus, (cpa).
Etimologia : Raccolta nei dintorni si Sagada, la
specie prende nome dai morti di questo centro
abitato.
SCHISTOGENIINI
Mimoxypoda perpusilla sp. n.
(fig. 216-217)
Descrizione : Lunghezza 1,4 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio sporco, addome giallo-rossic¬
cio, antenne giallo-rossicce con i due articoli
basali gialli ; zampe gialle. Il capo, il pronoto e le
elitre sono coperti di tubercoletti fini e salienti a
raspa.
Discussione : Per la minuta taglia e per gli
articoli antennali 4 e 5 più lunghi che larghi, la
nuova specie è facilmente distinguibile da M.
rufa Cameron, 1925, di Sumatra.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus ? : Baguio, 1 500 m,
1-2.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), près
de Crystal Caves, litière dans une doline, trami-
sage, (mnhn). Paratypus : 1 $, stessa provenienza
dell’holotypus, (cpa).
Etimologia : Data la taglia ridotta, la specie
porta il nome di « molto piccola ».
Mimoxypoda modesta sp. n.
(fig. 218-221)
Descrizione : Lunghezza 1,7 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio, capo, pronoto e uriti liberi 3 e
4 di un rossiccio scuro ; antenne bruno-rossicce
con articoli 1,2 e base del terzo gialli ; zampe
giallo-rossicce. Il capo mostra d’esser coperto di
tubercoletti svaniti e di reticolazione poco appa-
riscente. Il pronoto ha tubercoletti e reticola¬
zione distinti, le elitre mostrano tubercoletti fini e
reticolazione netta. La scultura embricata degli
uroterghi basali 1 a 3 è netta.
Discussione : La nuova specie è distintamente
separata da M . rufa Cameron, 1925, di Sumatra,
per l’addome assai poco ristretto posteriormente,
per il differente colore del corpo e per gli articoli
antennali 4 a 7 trasversi.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus 3 Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xu.1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradée,
écorces sèches sur tronc mort debout, tamisage,
(mnhn). Paratypi : 2 ?$, stessa provenienza
dell’holotypus, (mnhn) (cpa).
Etimologia : La specie è modesta cioè « senza
pretese », perché non présenta caratteri distintivi
somatici notevoli.
Source : MNHN, Paris
100
ROBERTO PACE
pLLrum t 7 v£ 2 Î Z i ’ f' « l»Wo con p,lp„ labiale. 213-215 : Zvras (s. ,t,
cZZrna £' i î 7 » r^ 1 - ‘ p - 218 - 221 : mo*m> S p. n.; 222-223
( S . str .) baker , Bemh.uer, paraleclotypus ; 224-228 : Gasircpag, iRougemoMal philippin ,p n
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPP1NE
101
OXYPODINI
Amarochara luzonensis sp. n.
(fig. 229-232)
Descrizione : Lunghezza 2,9-3,0 mm. Corpo
lucido e rossiccio, antenne di un rossiccio scuro
con i due articoli basali rossicci ; zampe rossicce.
Il capo e il pronoto presentano punteggiatura
fine e poco distinta. Tubercoletti salienti a raspa
coprono le elitre. Gli uroterghi possiedono pun¬
teggiatura grande, allineata in file di punti.
Discussione : La nuova specie è distinta da A.
jacobsoni Cameron, 1936, di Sumatra, per il
differente colore del corpo e per il terzo articolo
delle antenne nettamente più corto del secondo
(lungo quanto il secondo in jacobsoni ).
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus ■ environs de
Sagada, en aval du village, 15-19.xu.1979 (Orous-
set & Deharveng leg.), lavage d’humus, pied de
paroi calcaire, (mnhn). Paratypi : 7 es., stessa
provenienza dell’holotypus ; 3 es., stessa prove-
nienza, lavage de terre ; 1 es., dolines au nord-est
de Sagada, 21.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), litière humide, éclairée, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Luzon.
Apimela luteiventris sp. n.
(fig. 233-234)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo debol-
mente lucido ; avancorpo bruno-rossiccio, addome
giallo-rossiccio ; antenne bruno-rossicce con i
due articoli basali giallo-rossiccio ; zampe gialle.
Il capo, il pronoto e le elitre presentano punteg¬
giatura fine e poco distinta. La reticolazione
degli uroterghi è svanita.
Località tipica : Puerto Galera.
Materiale tipico : Holotypus $ : Ile de Min-
doro, Puerto Galera, 0-300 m, 27-29.xn.1979
(Orousset & Deharveng leg.), forêt primitive,
bois pourri (4 Berlèses), (mnhn).
Etimologia : luteiventris, cioè « dall’addome
giallo ».
Apimela orous set i sp. n.
(fig. 235-238)
Descrizione : Lunghezza 2,2-2,3 mm. Avan¬
corpo opaco, addome lucido. Corpo bruno,
pronoto bruno-rossiccio, estremità addominale
rossiccia, antenne rossicce scure con articolo
terminale giallo-rossiccio ; zampe giallo-rossicce.
Il capo, il pronoto e le elitre presentano punteg¬
giatura fitta, fine e confusa nella reticolazione del
fondo. Svanita è la reticolazione délia superficie
degli uroterghi.
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus : Mount Data,
2 200-2 300 m, 22-23.xii1979 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), forêt de feuillus un peu dégradée,
feuilles gorgées d’eau dans le lit du ruisseau,
tamisage, (mnhn). Paratypi : 12 es., stessa prove¬
nienza dell’holotypus, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Genere Ischyrocolpura gen. n.
Diagnosi : Per i palpi labiali estremamente corti
e assai larghi e per la profonda cavità basale del
quinto urotergo libero, il nuovo genere è assai
distinto da Oxypoda Mannerheim, 1831.
Typus generis : Ischyrocolpura philippinensis sp. n.
Descrizione : Tempie robustamente marginate ;
palpi labiali di tre articoli estremamente dilatati e
corti ; ligula bilobata, con due setole all’estremità
apicale (fig. 241) ; palpi mascellari di quattro
articoli (fig. 242) ; mento assai trasverso (fig. 243) ;
prosterno con bozza mediana ; processo mesos-
temale carenato all’apice, largo e insinuato tra le
mesocoxe per quasi tutta la loro lunghezza,
sicché esse sono tra loro largamente separate ;
processo metasternale cortissimo ; formula tar-
Source : MNHN, Paris
102
ROBERTO PACE
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
103
sale 5-5-5 ; primo articolo dei metatarsi lungo
quanto i due seguenti considerati insieme.
Etimologia : Il nome del genere significa « addome
con forte cavità».
Ischyrocolpura philippinensis sp. n.
(fig. 239-243)
Descrizione : Lunghezza 3,6 mm. Corpo lucido,
interamente giallo-rossiccio. Il capo e il pronoto
presentano punteggiatura fine e svanita ; le elitre,
su un fondo lucidissimo, mostrano una punteg¬
giatura distinta. Gli uroterghi liberi terzo e
quarto sono appiattiti e nudi. Il quinto uro-
tergo libero présenta una profondissima e ampia
fovea, lateralmente limitata da un rilievo longitu¬
dinale.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus Ç : Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 1850 m, 14.1.1980 (Orousset
& Deharveng leg.), ravin humide, litière (3-
4 Berlèses), (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome dalle
Filippine.
Aleocharini
Pseudoplandria minima (Bemhauer)
Hoplandria minima Bemhauer, 1915 : 127.
Pseudoplandria minima : Cameron, 1941 : 489.
Diffusione : Filippine.
Habitat : Muscicola, fitodetriticola, humicola,
guanicola.
Materiale esaminato : 1 S, Luzon, Ambasing,
1440 m, 16.xii.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), pied de la paroi, amas de feuilles de cafeier,
cirque sombre au-dessus de la source ; 8 es.,
environs de Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), mousses sur rochers, doline au
nord de Sagada ; 4 es., stessa provenienza, en
aval du village, lavage humus, pied de paroi cal¬
caire; 16 es., stessa provenienza, litière d’arbustes
feuillus dans une doline près d’Ambasing; 12 es.,
stessa provenienza, lavage de litière, doline humide
au nord de Sagada ; 2 es., stessa provenienza,
litière de pins dans doline au nord de Sagada ;
5 es, dolines au nord-est de Sagada, 21 .xn. 1979
(Orousset & Deharveng leg.), litière dans la
pénombre, tamisage ; 2 es., stessa provenienza,
litière très humide sous caféier, tamisage ; 12 es.,
stessa provenienza, litière humide, éclairée ;
2 es., stessa provenienza, bois pourri contre paroi
au fond de la doline, zone obscure ; 1 es., Mount
Data, 2 200-2 300 m, 22-23.xu.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), litière, tamisage, forêt de feuillus
un peu dégradée ; 3 es., Baguio, 1 500 m, près de
Crystal Caves, 1-2.1.1980 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), litière dans une doline, tamisage ;
6 es., Sagada, 4-5.1.1980 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), vallon à l’est du cimetière, litière
épaisse humide, tamisage ; 1 es., Sagada, 7.1.1980
(Orousset & Deharveng leg.), Latipan Cave,
Dancing Hall, guano et débris divers ; 2 SS
e 2$$, Sagada, 9.1.1980, doline en amont du
village (Orousset & Deharveng leg.), chevelu
racinaire très dense d’une plante succulente ; 10 es.,
stessa provenienza, mousses sur rochers ; 2 es.,
Baguio : Mt Santo Thomas, 2 150 m, 4.1.1980
(Orousset & Deharveng leg.), forêt primitive
humide, à vue, divers ; 3 es., stessa provenienza,
litière très humide; 3 es., Sagada, Suyo, 17-
19.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), Balan-
gagan, guano dans réseau fossile ; 1 S, Baguio :
Mt Santo Thomas, vers 2 150 m, 14.1.1980
(Orousset & Deharveng leg.), herbes coupées
au bord du chemin ; 1 es., Sagada, doline au
nord du village, 21.1.1980 (Orousset & Dehar¬
veng leg.), divers, à vue; \ S, Sagada, 15.
xii. 1979 (Orousset & Deharveng leg.), Latipan
Cave, litière de feuillus près de l’entrée ; 1 es.,
Sagada, 16.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), litière humide; 1 S, Sagada, 16.xn.1979,
petit cirque frais au-dessus de la résurgence
d’Ambasing (Orousset & Deharveng leg.), litière
humide, humus noir au pied de la paroi ; 1 es.,
stessa provenienza, mousses sèches sur rochers.
Esemplari comparati con un cotypus S-
Source : MNHN, Paris
104
ROBERTO PACE
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
105
Pseudoplandria philippina (Bemhauer)
Hoplandria philippina Bernhauer, 1914 : 105.
Pseudoplandria philippina : Cameron, 1941 : 490.
Materiale esaminato : 2 33 , environs de Sagada,
15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng leg.),
lavage de litière dans doline cultivée. Esemplari
comparati con l’holotypus $.
Pseudoplandria orousseti sp. n.
(fig. 244-246)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio, 3/4 posteriori delle elitre bruni ;
antenne bruno-rossicce con i due articoli basali
rossicci ; zampe giallo-rossicce. Il capo e il
pronoto presentano punteggiatura quasi indis-
tinta. Le elitre sono coperte da tubercoletti
salienti a raspa.
Discussione : Specie estremanente simile a P.
minima (Bernhauer) 1915 pure delle Filippine ; se
ne distingue per l’edeago privo di angoli o
dentini preapicali ventrali.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus 3 : Sagada, 15.
xn. 1979 (Orousset & Deharveng leg.), Latipan
cave, litière de feuilles près de l’entrée, (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Pseudoplandria wendeleri sp. n.
(fig. 247-249)
Descrizione : Lunghezza 3,6 mm. Corpo lucidis-
simo e rossiccio ; antenne bruno-rossicce con
articoli basali 1 e 2 rossicci e il terminale giallo-
rossiccio ; zampe rossicce. La punteggiatura del
capo e del pronoto è fine. Le elitre sono coperte
di tubercoli robusti e ben salienti.
Discussione : Specie affine a P . philippina (Bern¬
hauer) 1914 ; se ne distingue estemamente per gli
occhi ridotti e per la presenza di un tubercolo
basale sul secondo urotergo libero ; l’edeago, in
visione ventrale, è largamente e acutamente
appuntito nella nuova specie, ad angolo quasi
retto e assai corto in philippina.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus 3 '■ Luzon, Ben-
guet, Baguio, 2 170 m, (G. Boettcher v.), (dei).
Etimologia : Specie dedicata ad Hans Wendeler,
studioso di Staphylinidae degli anni 20 e 30 del
nostro secolo. Si occupé soprattutto dello studio
del genere Paederus Fabricius, 1775.
Pseudoplandria igorotorum sp. n.
(fig. 250-252)
Descrizione : Lunghezza 2,8 mm. Corpo lucido
e rossiccio, elitre di un rossiccio scuro, addome
giallo-rossiccio con uriti liberi 3, 4 e base del
quinto di un rossiccio scuro ; antenne bruno-
rossicce con i due articoli basali e l’undicesimo
giallo-rossicci ; zampe giallo-rossicce. Il capo e il
pronoto presentano punteggiatura estremamente
fine. Le elitre sono coperte da tubercoli : sono
molto salienti solo sulla metà interna di ciascuna
elitra ; lungo il margine posteriore non vi sono
distinti tubercoli salienti per una stretta fascia.
Discussione : Specie intermedia tra P. wendeleri
e P. philippina (Bernhauer, 1914). Si distingue
dalla prima per gli occhi molto più sviluppati,
per gli articoli antennali 4 a 6 meno allungati,
per il solco basale del terzo e quarto urotergo
libero, nettamente punteggiati e per la parte
apicale dell’edeago tozza e con dente preapicale.
Si distingue da P. philippina per la presenza di un
dente preapicale ventrale dell’edeago.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus 3 ■ Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 1850 m, 14.1.1980 (Orousset
& Deharveng leg.), ravin humide, litière (3-4
Berlèses), (mnhn). Paratypus : 1 3 , Sagada, 4-
5.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), vallon à
l’est du cimetière, litière épaisse humide, (cpa).
Etimologia : Il nome délia specie dériva dagli
Igorot, gruppo etnico delle montagne di Luzon.
Source : MNHN, Paris
106
ROBERTO PACE
Pseudoplandria lepantorum sp. n.
(fig. 253-255)
Descrizione : Lunghezza 3,9 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio, capo bruno, elitre bruno-ros-
sicce, addome unicolore giallo-rossiccio, antenne
brune con i due articoli basali di un rossiccio
scuro e con l’undicesimo articolo giallo-rossic¬
cio ; zampe giallo-rossicce. Il capo e il pronoto
possiedono punteggiatura finissima o poco dis¬
tinta. Le elitre sono coperte di tubercoletti
distinti e di reticolazione netta.
Discussione : La nuova specie appare estrema-
mente simile a P. philippina (Bemhauer, 1914).
Se ne distingue per gli articoli antennali 4 e 5 per
nulla più lunghi che larghi e per la presenza di un
dente ventrale situato quasi a metà tra l’apice e
la crista apicalis dell’edeago.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus <$ : Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 2 150 m, 14.1.1980 (Orous-
set & Deharveng leg.), herbes coupées au bord
du chemin, (mnhn).
Etimologia : La nuova specie prende nome dai
Lepanto, gruppo etnico dei dintomi di Baguio.
Pseudoplandria demangicola sp. n.
(fig. 256-258)
Descrizione : Lunghezza 3,0 mm. Corpo lucidis-
simo e giallo-rossiccio, elitre brune, uriti liberi 3
e 4 bruno-rossicci, antenne brune con i primi
quattro articoli basali e la metà apicale dell’undi-
cesimo giallo-rossicci corne le zampe. La punteg¬
giatura del capo e del pronoto è estremamente
fine. Tubercoli salienti a raspa coprono le elitre.
Discussione : Specie affine a P. lepantorum e a P.
philippina (Bernhauer, 1914). Si distingue dalla
prima per il capo più trasverso e per il dente
ventrale delfedeago situato più vicino alla crista
apicalis che all’apice dell’edeago stesso. E’ diffe¬
rente da P. philippina per gli articoli 4 e 5 delle
antenne non allungati e per la forma dell’edeago,
che in philippina è privo di dente ventrale.
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S : environs de
Sagada, 15-19.xn.1979 (Orousset & Deharveng
leg.), litière de pins dans doline au nord de
Sagada, (mnhn).
Etimologia : La specie prende nome dal termine
filippino « demang » sezione di villaggio Sagada
che ha la custodia degli spiriti guardiani delle
sorgenti e delle grotte sacre.
Pseudoplandria notatipennis sp. n.
(fig. 259-261)
Descrizione : Lunghezza 3,0 mm. Corpo lucidis-
simo e giallo-rossiccio, elitre brune, con base ed
omeri rossicci ; antenne bruno-rossicce con i due
articoli basali giallo-rossicci ; zampe giallo-ros¬
sicce. Il capo e il pronoto hanno punteggiatura
svanita o indistinta. Le elitre sono coperte di
tubercoli molto salienti in avanti, debolmente
all’indietro ; ciascuna elitra del maschio mostra
un debole rilievo posteriore.
Discussione : Per i caratteri sessuali secondari
presenti sull’addome e sulle elitre del maschio, la
nuova specie si distingue dall’affine P. philippi-
nensis Cameron, 1941. Se ne differenzia pure per
l’addome fortemente ristretto all’indietro e per
l’edeago nettamente incavato all’altezza délia
« crista apicalis » (appena incavato in philippi-
nensis) con apice, in visione ventrale, meno
stretto (assai stretto in philippinensis).
Località tipica : Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Mount Data,
8.1.1980 (Orousset & Deharveng leg.), mousses
et feuilles au sol sur la crête, tamisage, (mnhn).
Etimologia : Per avéré la caratteristica distribu-
zione dei tubercoli sulle elitre, la specie prende
nome di Pseudoplandria « dalle elitre distinte ».
Pseudoplandria ibaloiorum sp. n.
(fig. 262-265)
Descrizione : Lunghezza 3,0 mm. Corpo lucidis-
simo e bruno ; antenne brune con i due articoli
basali e l’apice dell’undicesimo giallo-rossicci ;
zampe giallo-rossicce con femori bruno-rossicci
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
107
Fig. 253-261. — Habitus, ed edeago in visione latérale e ventrale. 253-255 : Pseudoplandria lepantorum sp. n. ; 256-258 :
Pseudoplandria dentangicola sp. n. ; 259-261 : Pseudoplandria notatipennis sp. n.
Source : MNHN, Paris
108
ROBERTO PACE
verso la base. Il capo e il pronoto raostrano
punteggiatura fine molto svanita. I tubercoli
delle elitre sono molto salienti verso lo scutello.
Discussione : Per le antenne allungate e l’ad-
dome poco ristretto all’indietro la nuova specie
appare simile a P. bakeri Cameron, 1941, pure
delle Filippine ; ne è distinta per il pronoto più
trasverso e per la bozza ventrale dell’edeago,
assente nell’edeago di bakeri che ha apice, in
visione ventrale, non largamente arrotondato,
ma a punta smussata.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus S, Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 2150 m, 14.1.1980 (Orousset
& Deharveng leg.), herbes coupées au bord du
chemin, (mnhn). Paratypi : 13 es., stessa prove-
nienza dell’holotypus ; 1 es., stessa provenienza,
ravin humide ; 1 es., stessa provenienza, epiphytes,
mousses, terreau dans une cavité d’arbre vivant ;
1 es., stessa provenienza, litière très humide,
(mnhn) (cpa).
Etimoplogia : La nuova specie prende nome
dagli Ibaloi, gruppo etnico dei dintomi di Baguio.
Pseudoplandria sagadensis sp. n.
(fig. 267-269)
Descrizione : Lunghezza 2,7 mm. Corpo lucido
rossiccio scuro o bruno ; antenne brune con
articoli basali 1 a 4 e apice dell’undicesimo
giallo-rossicci ; zampe rossicce. Il capo e il
pronoto presentano punteggiatura estremamente
svanita. I tubercoli a raspa delle elitre sono poco
salienti.
Discussione : Specie affine a P. philippina (Bem-
hauer, 1914), ma l’edeago délia nuova specie non
è distintamente ricurvo al lato ventrale nella
regione preapicale ed è prowisto di dente preapi-
cale (assente in philippina).
Località tipica : Sagada.
Materiale tipico : Holotypus S ■ dolines au
nord-est de Sagada, 21.xn.1979 (Orousset &
Deharveng leg.), litière bien éclairée, tamisage,
(mnhn). Paratypus : 1 <?, environs de Sagada, 15-
19.xii.1979 (Orousset & Deharveng leg.), lavage
de litière dans doline cultivée, (cpa).
Etimologla : Specie che prende nome da Sagada.
Pseudoplandria transitoria sp. n.
(fig. 270-271)
Descrizione : Lunghezza 3,7 mm. Corpo lucido
e bruno ; antenne brune con articoli basali 1 e
2 e apice dell’undicesimo giallo-rossicci ; zampe
giallo-rossicce con femori mediani e posteriori
bruno-rossicci. La punteggiatura del capo e del
pronoto è svanita. Le elitre sono coperte di
reticolazione saliente a raspa molto superficial-
mente.
Discussione : Per la forma délia spermateca, la
nuova specie sembra affine a P . piceorufa Came¬
ron, 1941, pure delle Filippine, ma questa specie
mostra articoli antennali 5 e 6 trasversi, pronoto
più dilatato, addome meno appuntito e introfles-
sione apicale del bulbo distale délia spermateca,
assai corta.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus Ç : Baguio, Mt
Santo Thomas, 2 150 m, 14.1.1980 (Orousset &
Deharveng leg.), forêt primitive humide, à vue,
(mnhn). Paratypus : 1 $, environs de Sagada, 15-
19.xii.1979 (Orousset & Deharveng leg.), litière
de pins dans doline au nord de Sagada, (cpa).
Etimologia : Specie detta « di passaggio » per¬
ché raccolta in due esemplari.
Pseudoplandria sola sp. n.
(fig. 272-273)
Descrizione : Lunghezza 2,6 mm. Corpo lucido
e bruno-rossiccio ; addome giallo-rossiccio con
uriti 3 e 4 bruno-rossicci ; antenne giallo-bru-
nicce con i due articoli basali giallo-rossicci ;
zampe rossicce con tibie brune. Il capo e il
pronoto mostrano una punteggiatura estrema¬
mente svanita. I tuberculi a raspa che coprono le
elitre sono più salienti alla base.
Discussione : Specie estremamente simile a P .
rufescens Cameron, 1914, pure delle Filippine ; se
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
109
Fig. 262-273. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale e spermateca. 262-265 : Pseudoplandria ibaloiorum sp. n. ; 267-269 :
Pseudoplandria sagadensis sp. n. ; 270-271 : Pseudoplandria transporta sp. n. ; 272-273 : Pseudoplandria sola sp. n.
Source : MNHN, Paris
110
ROBERTO PACE
ne distingue per il pronoto meno trasverso e per
la struttura délia spermateca che in rufescens non
ha bulbo distale trasverso, nè è a forma accor-
ciata.
Località tipica : Baguio.
Materiale tipico : Holotypus Ç : Baguio, Mt
Santo Thomas, vers 2 150 m, 14.1.1980 (Orous-
set & Deharveng leg.), herbes coupées au bord
du chemin, (mnhn). Paratypus : 1 $, Luzon
Mountain Province, Ambasing, 1 440 m, cirque
sombre au-dessus de la source, 16.xn.1979 (Orous-
set & Deharveng leg.), pied de la paroi, amas de
feuilles de caféier, (cpa).
Etimologia : Specie detta « solitaria » perché
abitante le montagne che sono poco popolate sia
da uomini che da animali.
ELENCO DELLE SINONIMIE, COMBINAZIONI, STATO E NOMI NUOVI
SlLUSINI
Diestota luzonorum , nom. nov.
Diesioia capitalis Bemhauer, 1928, Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, 78 : 38. (nec Diestota capitalis Bemhauer &
Scheerpeltz, 1926, Coleopt. Cat. pars 82. Staphylinidae 6 :
538).
Diestota nimborum, nom. nov.
Diestota montana Bemhauer, 1928, Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, 78 : 41. (nec Diestota montana Blackbum & Sharp,
1885, Trans. roy. Dub. Soc. 3 : 121).
Diestota balbalanensis , nom. nov.
Diestota puncticeps Bemhauer, 1928, Verh. zool.-bot. Ges.
Wien, 78 : 38. (nec Diestota puncticeps Sharp, 1880, Trans.
ent. Soc. Lond. : 141).
Homalotini
Stenomastax variventris (Kraatz, 1859)
Homalota variventris Kraatz, 1859 : 34
Stenomastax variventris (Kraatz) : Cameron, 1939 : 177.
Stenomastax insularis Cameron, 1941, Ann. Mag. nat. Hist.,
Lond., 7 : 399, syn. nov.
Callicerini
Atheta (Acrotona) inornata (Kraatz, 1859)
Homalota inornata Kraatz, 1859 : 39.
Atheta (Acrotona) inornata (Kraatz) : Cameron, 1939 : 406.
Atheta (Acrotona) cariei Pace, 1984 : 263, syn. nov.
Zyrasini
Drusilla philippina (Bemhauer, 1915), Comb. nov.
Astilbus philippinus Bemhauer, 1915 : 125.
Amaurodera philippinensis Sawada, 1971 : 65, syn. nov.
Aleocharini
Pseudoplandria minima (Bemhauer. 1915)
Hoplandria minima Bemhauer, 1915 : 127.
Pseudoplandria minima Cameron, 1941 : 489, syn. nov.
Anomognathus (Mindoria) paradoxus (Cameron, 1941), Comb.
nov., Stat. nov.
Mindoria paradoxa Cameron, 1941 : 402.
I sottogeneri di Anomognathus si distinguono
in base alla seguente ta vola :
1. Corpo molto appiattito ; pronoto privo di due solchi obliqui dis-
cali. Anomognathus s. str.
— Corpo lievemente convesso ; pronoto con due sottili solchi obliqui
discali. A. (Mindoria)
RINGRAZIAMENTI
Ringrazio molto cordialmente il collega fran-
cese Jean Orousset di Antony che mi ha dato
occasione di studiare il materiale da lui raccolto
insieme a L. Deharveng, oggetto del présente
lavoro.
Per il prestito di numerosi esemplari tipici e
non, ringrazio il Dr. J. S. Ashe e C. C. Milkint
del Field Muséum of natural History di Chicago ;
il Dr. L. Baert dell’Institut Royal des Sciences
naturelles di Bruxelles ; il Dr. P. M. Hammond e
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DELLE FILIPPINE
111
il Sig. L. Rogers del British Muséum (Natural
History) ; il Dr. F. Hieke e il Dr. M. Uhlig del
Museo Zoologico deU’Università Humboldt di
Berlino e il Dr. L. Zerche del Deutsches Ento-
mologisches Institut di Eberswalde.
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
3
Nuove specie e sottospecie del genere Geostiba Thomson
93° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae
(Coleoptera, Staphylinidae)
Roberto P ACE
Via Vittorio Veneto, 13
37032 Monteforte d’Alpone
Verona, Italia
RÉSUMÉ
Une étude des espèces du genre Geostiba Thomson, 1858,
provenant principalement de la collection Coiffait déposée au
Muséum national d’Histoire naturelle à Paris est présentée.
Le genre Geostiba renferme de nombreuses espèces aptères et
endémiques. Après l’examen de la structure de l’édéage et de
la spermathèque, 36 espèces et 5 sous-espèces sont décrites
comme nouvelles : G. moreli cerdanica, coiffaitiana, paracoif-
faitiana. couflensensis, monogranulata, quadrisignata, vallie-
rensis, hervei, commingensis, maritima, salatensis, ossalensis.
orhyensis, gardensis, lozerensis, heraultensis et lapurdensis de
France ; G. arundensis, hispalensis, gadesensis, valentiana,
leridensis. segurensis, araneaensis, et G. plicatella roscidaval-
lensis d’Espagne ; G. benicki, saltustesti, azrouensis, berbera.
riffensis ksibensis, riffensis houriensis, baerti, mussardi et
plicatella cobosi du Maroc ; G. turrensis de Sardaigne ; G.
krapinensis, biokovensis et cribripennis (Scheerpeltz in litt.)
de Yougoslavie ; G. biharica (Scheerpeltz in litt.) de Rou¬
manie ; G. rodopensis de Bulgarie ; G. euboica de Grèce.
L’étude présente des clés d’identification des espèces et sous-
espèces. Chaque nouveau taxon est illustré.
ABSTRACT
A study of the species of the genus Geostiba Thomson,
1858, mainly in Coiffait collection in the National Muséum
of Natural History in Paris is presented. The genus Geostiba
includes apterous and endemic species. Following the exami¬
nation of the structure of the aedeagus and of the sperma-
theca, in ail 36 species and 5 subspecies are described as new :
G. moreli cerdanica, coiffaitiana, paracoiffaitiana, couflensen¬
sis, monogranulata, quadrisignata, vallierensis, hervei, commin¬
gensis, maritima, salatensis, ossalensis, orhyensis, gardensis,
lozerensis, heraultensis and lapurdensis from France ; G.
arundensis. hispalensis. gadesensis, valentiana, leridensis. segu¬
rensis, araneaensis, and G. plicatella roscidavallensis from
Spain ; G. benicki, saltustesti, azrouensis, berbera. riffensis
ksibensis, riffensis houriensis, baerti, mussardi and plicatella
cobosi from Maroc ; G. turrensis from Sardinia ; G. krapinen¬
sis, biokovensis and cribripennis (Scheerpeltz in litt.) from
Jugoslavia ; G. biharica (Scheerpeltz in litt.) from Ruma-
nia ; G. rodopensis from Bulgaria ; G. euboica from Greece.
Keys to species and subspecies are provided. Each new taxa
is illustrated.
PaCe, R., 1990. — Nuove specie e sottospecie del genere Geostiba Thomson. 93° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae
(Coleoptera, Staphylinidae). In : N. Berti (ed.), Miscellanées sur les Staphylins. Mém. Mus. nain. Hist. nat., (A), 147 : 115-154. Paris
ISBN : 2-85653-158-X.
Publié le 31 juillet 1990.
Source : MNHN, Paris
116
ROBERTO PACE
Il Dr Henri Coiffait délia Facoltà di Scienze
dell’Università di Tolosa, noto e insigne studioso
di Staphylinidae, nel corso di ricerche sulla coleot-
terofauna humicola ed endogea, ha raccolto
numerose specie appartenenti al genere Geostiba
Thomson, 1858 ( Sipalia Mulsant & Rey, 1853,
auct., partim), prevalentemente nella regione
pirenaica, in Spagna e nel Nordafrica. Le aveva
in parte considerate nuove per la Scienza dando
loro un nome, perô non aveva ancora effettuato
alcun preparato microscopico degli organi geni-
tali al fine di riconoscere caratteri differenziali la
cui importanza tassonomica ognuno attualmente
non mette più in dubbio.
Il Dr Coiffait con grande cortesia e generosità
mi ha offerto in studio Tintera sua collezione di
Geostiba, comprese le sue specie nuove (la cui
descrizione non è mai stata da lui pubblicata).
Attualmente (1988), Tinsieme di queste specie è
conservato nel Museo Nazionale di Storia Natu-
rale di Parigi ed è il prevalente oggetto del
présente lavoro.
Grazie all’osservazione degli organi genitali,
con Taiuto del disegno degli «habitus» effet-
tuato mediante l’uso del micrometro oculare e
con Pesame di molti tipi di specie descritte nel
passato, non solo ho potuto confermare la
validità délia maggior parte delle specie nuove
nominate dal Dr Coiffait, ma sono stato in
grado anche di riconoscerne altre nel materiale
indeterminato.
Il genere Geostiba comprende specie humicole
attere e microftalme attualmente geneticamente
isolate per fattori climatici e geografici, per cui
Tendemismo risulta più o meno spinto. Questo è
verificabile con Tosservazione délia forma del
lobo mediano dell’edeago, con Pesante dei carat¬
teri délia spermateca e delle piastre apicali dei
parameri. I caratteri morfologici esterai, quali la
dimensione oculare, il numéro di ommatidi e la
forma di tubercoli, caréné spine o altro, concor-
rono alla costruzione del concetto di specie.
Scheerpeltz, noto studioso di Staphylinidae
del Museo di Storia Naturale di Vienna, nel 1951
pubblicô una nuova sistematica sottogenerica del
genere allora ancora chiamato Sipalia. Essa è
basata unicamente sui caratteri sessuali secon¬
dait esterai dei maschi. Pur non negando il loro
valore, debbo constatare che unicamente in base
ad essi alcune specie délia collezione Coif¬
fait vengono a collocarsi al di fuori dei sottoge-
neri creati da Scheerpeltz, mentre in base alla
tipologia délia spermateca, non è possibile non
includerle in essi. E’ questo il caso di G. benicki
sp. n. (fig. 79) e di G. saltustesti sp. n. (fig. 86) del
Marocco, la cui spermateca indica una chiara
affinità con G. praefixa Normand 1909, délia
Tunisia (fig. 89), specie tipo del sottogenere
Acanthosipalia Scheerpeltz, 1951, perché il mas-
chio présenta una spina mediana sul quarto uro-
tergo libero. Perô i maschi delle due specie nuove
del Marocco ne sono privi e dovrebbero essere
incluse nel sottogenere Lioglutosipalia Scheer¬
peltz, 1951. Naturalmente nel présente lavoro le
ho incluse nel sottogenere Acanthosipalia. Lo
stesso discorso vale anche per altre specie,
pertanto la sistematica sottogenerica proposta da
Scheerpeltz appare in parte vacillante e il
genere ha nécessité di essere sottoposto a revi-
sione che spero di condurre a buon termine nel
prossimo futuro. In quella occasione farô conos-
cere anche 1*« habitus » e gli organi genitali di
tutti i tipi esaminati, che nel présente lavoro per
le comparazioni non ho inserito per non aumen-
tare il numéro di tavole illustrative e trovare cosi
difficoltà di pubblicazione per Paumento dei
costi di stampa.
Nel frattempo Pesame di molti tipi e dei loro
organi genitali mi permette di riconoscere che
alcune ampie distribuzioni indicate dagli autori
del passato, vanno ridimensionate, corne quella
di G. armata (Eppelsheim, 1878) che Saint-
Claire Deville (1938) segnala delle Alpi Marit-
time francesi e Porta (1925) del Piemonte. La
localité tipica di G. armata è il Monte Olimpo in
Grecia.
Ho incluso nel présente lavoro anche la descri-
sione di alcune nuove specie citate in litt. da
Scheerpeltz (1951) avute in esame grazie alla
cortesia del Dr H. Schônmann del Museo di
Storia Naturale di Vienna, in occasione del-
Pesame di numerosi tipi. Ho pure aggiunto la
descrizione di alcune nuove specie residue, datemi
in studio dal Dr C. Besuchet del Museo di
Storia Naturale di Ginevra, dopo la pubblica¬
zione del mio lavoro sulle Geostiba di detto
Museo, (Pace, 1983) e una specie datami dal
Dr G. Benick di Lubecca, noto studioso di
Aleocharinae d’Europa.
Gli holotypi delle specie descritte nel présente
lavoro sono conservati nelle collezioni del Muséum
National d’Histoire Naturelle di Parigi (mnhn),
del Naturhistorisches Muséum di Vienna (nmw),
del Muséum d’Histoire Naturelle di Ginevra
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
117
(MHNG), all’Institut Royal des Sciences Naturel¬
les di Bruxelles (irsnb) e in collezione Benick,
attualmente al Museo di Ginevra. Dei paratypi si
conservano negli stessi Musei e nella mia colle¬
zione (cpa).
La località tipica dei nuovi taxa è quella
delPholotypus.
DESCRIZIONE DELLE SPECIE E SOTTOSPECIE NUOVE
Geostiba (s. str.) moreli cerdanica ssp. n.
(fig. 1-5)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo rossic-
cio ; il capo è di un rossiccio scuro, gli uriti liberi
terzo e quarto bruni, antenne e zampe gialle. Il
capo présenta punteggiatura fine e reticolazione
distinta e svanita ; il pronoto mostra reticola¬
zione svanita, netta solo nella regione posteriore
e punteggiatura quasi indistinta. La sutura delle
elitre dei maschio è saliente solo per brevessimo
tratto. La superficie delle stesse è coperta di
granuli ben salienti.
Discussione : La nuova sottospecie è una forma
affine alla tipica G. moreli (Bernhauer, 1898), di
cui ho esaminato l’holotypus. Se ne distingue in
base ai caratteri seguenti :
1. Pronoto più allungato ; lamina cultriforme délia « crista apicalis »
dell’edeago tozza ; piastre apicali dei parameri alla base larghe quanto
la loro zona distale (fig. 6). Pyrénées... moreli (Bernhauer, 1898) s. str.
— Pronoto meno allungato ; lamina cultriforme délia « crista apicalis »
snella (fig. 2) ; piastre apicali dei parameri ristrette nella regione distale
(fig. 5). Pyrénées orientales : Osséja. cerdanica ssp. n.
Località tipica : Osséja.
Materiale tipico : Holotypus S ’■ France,
Pyrénées orientales, Osséja, 9.x. 1944 (Coiffait
leg.), (mnhn).
Etimologia : Dériva da « Cerdagne ».
Geostiba (s. str.) biokovensis sp. n.
(fig. 7-12)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Corpo di un
rossiccio sporco ; capo bruno-rossiccio ; uriti
liberi quarto e quinto nero-bruni ; antenne di un
rossiccio scuro con articolo basale giallo-rossic-
cio corne le zampe. La punteggiatura dei capo e
dei pronoto è molto superficiale. La reticolazione
dei capo è svanita e quella dei pronoto è
finissima e netta. Un appiattimento mediano
posteriore sta sul pronoto dei maschio. La sutura
delle elitre dei maschio è strettamente saliente e
maggiormente sporgente alla base ; i tubercoli
delle stesse sono più salienti verso la sutura.
Edeago : fig. 8-9 ; piastra apicale dei parameri :
fig. 12 ; spermateca : fig. 10.
Discussione : Specie dei gruppo di G. armata
(Eppelsheim). Per le comparazioni si veda la
tavola dicotomica data par G. cribripennis sp. n.
Località tipica : Mt. Biokovo.
Materiale tipico : Holotypus <? : Yugoslavie,
Croatie, Mt. Biokovo, 1 000 m, 18.v. 1984 (Besu-
chet leg.), sous les pierres, (mhng). Paratypi :
1 çj e 2 $Ç, stessa provenienza, (mhng) (cpa).
Etimologia : Dériva dal Mt. Biokovo, località
tipica.
Geostiba (s. str.) krapinensis sp. n.
(fig. 13-17)
Descrizione : Lunghezza 2,3 mm. Corpo rossic¬
cio, comprese le antenne ; uriti liberi terzo e
Source : MNHN, Paris
118
ROBERTO PACE
F V < *î. abllu , s ' e , deag0 ln vls,one latérale e ventrale, capo in visone latérale, piastra apicale dei parameri e spermateca.
' , : (jeos “° a ( s - str ) moreli cerdanica ssp. n. dei Pirenei. 6 : Geosliba (s. str.) moreli moreli Bernhauer, 1898,
nolotypus. 7-12 : Geosliba (s. str.) biokovensis sp. n. délia Croazia. 13-17 : Geostiba (s. str.) krapinensis sp. n. délia
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
quarto bruni ; zampe gialle. Il capo è coperto di
punteggiatura finissima e di reticolazione netta
gui disco e svanita ai lati ; il pronoto mostra una
punteggiatura fine, reticolazione quasi vigorosa e
una debolissima impressione mediana posteriore.
Le elitre non sono concave, ma piane e presen-
tano tubercoli più salienti sulla regione anteriore
che su quella posteriore. La loro sutura nel
maschio è strettamente saliente. Edeago : fig. 13-
14; piastra apicale dei parameri : fig. 16;
spermateca : fig. 15.
Discussione : Anche per questa specie si vedano
le comparazioni date nella tavola dicotomica per
G. cribripennis sp. n.
Località tipica : Krapina.
Materiale tipico : Holotypus çj : Yugoslavie,
Croatie, Krapina (Hensch leg.) (nmw). Paratypus :
1 $, stessa provenienza, (nmw).
Etimologia : Dériva da Krapina, località tipica.
Geostiba (s. str.) biharica sp. n.
(fig. 18-23)
Descrizione : Lunghezza 2,4 mm. Corpo rossic-
cio ; uriti liberi quarto e base del quinto di un
rossiccio scuro corne le antenne che hanno i tre
articoli basali e l’undicesimo giallo-rossicci corne
le zampe. Una netta reticolazione è visible solo
sul disco del capo e su tutta la superficie del
pronoto. Una fine punteggiatura copre sia il
capo che il pronoto. Una caréna divergente sta
alla base di ciascuna elitra del maschio : essa è
assai saliente ; le elitre sono molto concave e i
loro tubercoletti sono poco salienti. Edeago :
119
fig. 19-20, piastra apicale dei parameri : fig. 23 ;
spermateca fig. 21.
Discussione : La nuova specie viene comparata
con altre affini nella tavola dicotomica data per
G. cribripennis sp. n.
Località tipica : Mt. Bihar, Banat.
Materiale tipico : Holotypus <$ : Roumanie,
Mts. Bihar, Banat, environs d’une grotte, vi.1922
(Jeannel & Winkler leg.), (nmw). Paratypi : 1
e 1 ?, stessa provenienza, (nmw) ; 1 ?, Hungaria,
Bihar (Fleischer leg.), (nmw) ; 1 $, Aong, Bihar,
(mhng).
Etimologia : Il nome è quello dato da Scheer-
peltz (1951), derivato dai Monti Bihar.
Geostiba (s. str.) cribripennis sp. n.
(fig. 24-28)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo giallo-
rossiccio ; il capo è appena oscurato ; quarto
urite libero bruno chiaro. La punteggiatura del
capo e del pronoto è fine e netta e la reticola¬
zione del pronoto è più netta di quella del capo.
Il pronoto è ben convesso, con un appiattimento
mediano posteriore. La sutura delle elitre del
maschio è priva di tubercoli o di caréné. Tuber¬
coli salienti a raspa e una robusta reticolazione
stanno sulle elitre. Edeago : fig. 25-26, piastra
apicale dei parameri : fig. 28.
Discussione : La nuova specie si distingue dalle
altre affini délia penisola Balcanica secondo i
principali caratteri dati nella seguente tavola
dicotomica :
1. Base del pronoto del maschio subsinuata (fig. 7 e 24). 2
— Base del pronoto a profilo ellittico o regolarmente ricurvo (fig. 18)... 3
2. Pronoto del maschio più allungato e con una fossetta basale mediana
(fig. 7) ; spina mediana del quinto urotergo libero del maschio acuta ;
lamina cultriforme délia « crista apicalis », corta (fig. 8) ; piastre api-
cali dei parameri bruscamente ricurve all’apice (fig. 12). Croazia :
Mte Biokovo . biokovensis sp. n.
— Pronoto del maschio tozzo e privo di fossetta basale (fig. 24) ; spina
mediana del quinto urotergo libero del maschio debolmente acuta ;
lamina cultriforme délia « crista apicalis » dell’edeago, stretta e lunga
Source : MNHN, Paris
120
ROBERTO PACE
no. '»-»■- Habim.ri tago h vM 0ne tende e ventrale, capo in vitone tende, piastre apicale dei parante e spermateca.
délia iSS” Scheerpeltz in délia Romani,. 24-28 : G.oMa (..V) cnbnpTnnk sp. n.
aeua Hosnia. 2V-33 . Geosnba (s. str.) rodopensis sp. n. délia Bulgaria.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
121
(fig. 25) ; piastre apicali dell’edeago non sinuate nella regione subapicale
(fig. 28) Lunghezza 1,8 mm. Bosnia, Mte Dasnik_ cribripennis sp. n.
3. Pronoto del maschio aU’indietro distintamente ristretto e con un’
impressione longitudinale mediana basale (fig. 17) ; lamina cultriforme
délia « crista apicalis » distintamente angolosa al lato intemo. Lunghezza
2,3 mm. Croazia : Krapina. krapinensis n.sp.
— Pronoto del maschio con base largamente arcuata, con o senza debole
impressione mediana basale ; lamina cultriforme délia « crista apicalis »
priva di distinto angolo interno. 4
4. Pronoto del maschio distintamente protratto all’indietro, perciô netta-
mente più lungo che largo (fig. 18) ; lamina cultriforme délia « crista
apicalis » stretta e corta (fig. 19). Lunghezza 2,4 mm. Romania : Mti.
Bihar. biharica sp. n.
— Pronoto del maschio non protratto all’indietro, perciô è appena più
lungo che largo ; lamina cultriforme délia « crista apicalis » lunga ... 5
5. Corpo del maschio esile ; base del pronoto dello stesso maschio meno
largamente arcuato ; lamina délia « crista apicalis » subsinuata e di 1/5
délia lunghezza dell’edeago. Lunghezza 2,1 mm. Romania : Banato...
. mihoki Bernhauer, 1931
— Corpo del maschio robusto ; base del pronoto dello stesso maschio
largamente arcuata ; lamina cultriforme délia « crista apicalis » rettili-
nea e di 1/3-1/4 délia lunghezza dell’edeago. 6
6. Pronoto del maschio snello ; quinto urotergo libero del maschio con un
granulo mediano al margine posteriore ; lamina cultriforme délia
« crista apicalis » assai stretta, nove volte più lunga che larga ; robusta
è l’introflessione apicale del bulbo distale délia spermateca. Lunghezza
2,1 mm. Croazia. croatica Eppelsheim, 1880
— Pronoto del maschio tozzo ; quinto urotergo libero del maschio con
una spina larga e assai saïiente al margine posteriore ; lamina
cultriforme délia « crista apicalis » circa tre volte più lunga che larga ;
poco robusta è l’introfiessionne apicale del bulbo distale délia sperma¬
teca. Lunghezza 2,2 mm. Grecia : Mte. Olimpo.
. armata Eppelsheim, 1878
Località tipica : Dasnik.
Materiale tipico : Holotypus $ : Süd.-Bosnien
(Westlich von Prozor) Dasnik-Gbg., (Weirather
leg., & M. Linke donavit) (nmw).
Etimologia : Il nome è quello dato da Scheer-
peltz (1951), dérivato evidentemente per le elitre
fortemente punteggiate.
Geostiba (s. str.) rodopensis sp. n.
(fig. 29-30)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo giallo-
rossiccio, comprese le antenne e le zampe ; uriti
liberi terzo e quarto di un rossiccio scuro. Il capo
e il pronoto presentano punteggiatura e reticola-
zione svanite. Le elitre del maschio mostrano,
ciascuna, un tubercolo suturale basale molto
saïiente. Edeago : fig. 29 e 30, piastra apicale di
paramero : fig. 32.
Discussione : L’attribuzione sottogenerica a
Geostiba s. str. di questa specie, in base alla
tavola dicotomica data da Scheerpeltz (1951),
sarebbe errata. Il sottogenere dovrebbe essere
Ditroposipalia Scheerpletz, 1951. Perô in base
alla forma delfedeago, fomito di lamina cultri¬
forme délia « crista apicalis », per le piastre
apicali dei parameri strette e lunghe e per il
pronoto del maschio protratto all’indietro fin
sopra le elitre che presentano tubercoli suturali
Source : MNHN, Paris
122
ROBERTO PACE
basali, ritengo indubbia Fattribuzione sottogene-
rica data. Poiché la nuova specie è affine a G.
chyzeri (Eppelsheim, 1883) dell’Ungheria, anche
questa specie dovrà essere trasferita al sottoge-
nere Geostiba s. str.
La nuova specie è facilmente distinta da G.
chyzeri (Eppelsheim, 1883) per i caratteri délia
seguente tavola dicotomica :
1. Corpo robusto; pronoto del maschio più allungato ; occhi più
sviluppati ; caréné del quinto urotergo libero del maschio, nettamente
più lunghe e arcuate ; lamina cultriforme délia « crista apicalis » molto
larga e triangolare ; piastre apicali dei parameri più larghe alla base che
nella regione preapicale. Lunghezza, 2,0 mm. Ungheria : Hegualla....
. chyzeri (Eppelsheim, 1883)
— Corpo esile, pronoto meno allungato (fig. 33), occhi meno sviluppati
(fig. 31) ; caréné del quinto urotergo libero del maschio ridotte a
tubercoli allungati ; lamina cultriforme délia « crista apicalis » stretta e
a lati paralleli (fig. 29) ; piastre apicali dei parameri strette (fig. 32).
Lunghezza, 1,8 mm. Bulgaria : Rodopi. rodopensis sp. n.
Località tipica : Monti Rodopi, Batak.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Bulgarie,
Rodopes, Batak, 7.x. 1970 (Coiffait leg.) (mnhn).
Etimologia : Dai Monti Rodopi.
Geostiba (Tylosipalia) arundensis sp. n.
(fig. 34-39)
Descrizione : Lunghezza 1,9-2,0 mm. Corpo
rossiccio con uriti liberi terzo quarto e base del
quinto bruni ; antenne e zampe giallo-rossicce. Il
capo ha il disco largamente impresso, reticola-
zione fine e netta e punteggiatura distinta corne
quelle del pronoto. Nella femmina la depressione
mediana del pronoto puô mancare. Sutura delle
elitre del maschio molto saliente, con tubercoli
molto sviluppati : sul resto délia superficie
delFelitra i tubercoli sono svaniti. Gli uroterghi
mostrano reticolazione ben trasversa e il quinto
urotergo libero del maschio ha una caréna
mediana molto saliente e stretta. Edeago : fig. 35-
36, piastra apicale dei parameri : fig. 39, sperma-
teca : fig. 37.
Discussione : Specie distinta de G. douradasensis
Pace, 1983, G. vidua Pace, 1983 e dalle altre
nuove qui di seguito descritte per i caratteri dati
nella tavola dicotomica per G. couflensensis sp. n.
Località tipica : Pr. Ronda, Sierra las Nieves.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Pr- Ronda,
Sierra las Nieves (Coiffait leg.) (mnhn). Para-
typi : 12 (Je? e 18 ?9, stessa provenienza (mnhn)
(cpa) ; 1 S, Sierra Crazalema, xn.1974 (Coiffait
leg.) (mnhn).
Etimologia : La nuova specie prende nome dalla
provincia di provenienza La Ronda (lat. Arundd).
Geostiba (Tylosipalia) hispalensis sp. n.
(fig. 40-45)
Descrizione : Lunghezza 2,2-2,3 mm. Corpo
lucidissimo e rossiccio ; sono giallo-rossicce Fes-
tremità addominale, le antenne e le zampe. La
punteggiatura del capo è distinta e svanita,
assente sulla fascia mediana, quella del pronoto è
netta sulla zona mediana e assente ai lati. La
reticolazione del capo è svanita, quella delle
elitre a maglie ampie e trasverse. Il quinto
urotergo libero del maschio ha reticolazione
poligonale irregolare netta. Edeago : fig. 40-41,
piastra apicale di paramero : fig. 44, spermateca :
fig. 42.
Discussione : Per le comparazioni con le specie
affini si veda la tavola dicotomica data per G.
couflensensis sp. n.
Località tipica : Sierra Grazalema.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Andalousie,
Sierra Grazalema (Coiffait leg.) (mnhn). Para-
source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOST1BA THOMSON
123
Fig. 34-45. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo in visone latérale, piastra apicale di paramero e spermateca.
34-39 : Geostiba (Tylosipalia) arundensis sp. n. deUa Spagna. 40-45; Geostiba (Tylosipalia) hispalensis sp. n.
dell’Andalusia.
Source : MNHN, Paris
124
ROBERTO PACE
typi : e 2??, stessa provenienza (mnhn)
(cpa).
Etimologia : La nuova specie prende nome dal
capoluogo dell’Andalusia, Sevilla (lat. Hispalis).
Geostiba (Tylosipalia) gadesensis sp. n.
(fig. 46-51)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo intera-
mente giallo-rossiccio. La punteggiatura del capo
è netta e assente sulla fascia mediana, quella del
pronoto è svanita. La reticolazione è distinta
sulla zona mediana del capo e sul pronoto. La
sutura delle elitre del maschio è molto saliente
solo presso lo scutello. La caréna mediana del
quinto urotergo libero del maschio è poco
saliente. Edeago : fig. 47-48, spermateca : fig. 49.
Discussione : Si vedano le comparazioni con le
specie affini nella tavola dicotomica data per G.
couflensensis sp. n.
Località tipica : San Roque.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Prov. Cadiz,
San Roque (Nord), xn.1960 (Coiffait leg.)
(mnhn). Paratypi : 1 $ e 1 ?, stessa provenienza
(mnhn) (cpa).
Etimologia : La nuova specie prende nome da
Cadice (lat. Gades).
Geostiba (Tylosipalia) valentiana sp. n.
(fig. 52-57)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo giallo-
rossiccio, comprese le antenne e le zampe ; uriti
liberi quarto e quinto di un rossiccio scuro. Il
capo e il pronoto presentano punteggiatura e
reticolazione svanite. Le elitre del maschio verso
la sutura mostrano tubercoli molto salienti su un
fondo a reticolazione distinta. La caréna mediana
sul quinto urotergo libero del maschio è poco
saliente. Edeago : fig. 54-55, spermateca : fig. 56.
Discussione : Per le comparazioni si veda la
tavola dicotomica data per G. couflensensis sp. n.
Località tipica : Sierra Tavalambre.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Espagne,
Sierra Tavalambre, près de Valence, iv.1974
(Coiffait leg.) (mnhn). Paratypi : 1 S e 5 ÇÇ,
stessa provenienza (mnhn) (cpa).
Etimologia : La nuova specie prende nome dalla
provincia di Valenza.
Geostiba (Tylosipalia) coiffaitiana sp. n.
(fig. 60-65)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo intera-
mente giallo-rossiccio, antenne e zampe com¬
prese. La punteggiatura del capo e del pronoto è
svanita. La reticolazione del capo è molto eva-
nescente, mentre quella del pronoto è distinta.
La sutura delle elitre del maschio è appena
saliente ; la loro superficie è coperta di tubercol-
letti poco salienti. La caréna mediana del quinto
urotergo libero del maschio è molto saliente.
Edeago : fig. 60-61, spermateca : fig. 62.
Discussione : Per le comparazioni con le specie
affini si veda la tavola dicotomica data per G.
couflensensis sp. n.
Località tipica : Port d’Aula.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Ariège, Port
d’Aula, vi. 1964 (Coiffait leg.) (mnhn). Paratypi :
1 S e 2 Ç$, stessa provenienza (mnhn) (cpa) ;
14 <Jc? e 4Ç$, Ariège, Couflens, vu. 1965 (Coif¬
fait leg.) (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie dedicata al Dr Henri Coif¬
fait, insigne specialista di Staphylinidae, che l’ha
raccolta.
Geostiba (Tylosipalia) paracoiffaitiana sp. n.
(fig. 66-70)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo debol-
mente lucido e giallo-rossiccio, comprese le
antenne e le zampe ; quarto urite libero bruno-
rossiccio. Il capo e il pronoto presentano retico¬
lazione distinta e appena svanita e punteggiatura
indistinta. Le elitre del maschio verso la sutura
mostrano tubercoli molto forti e molto salienti.
La caréna mediana del quinto urotergo libero del
maschio è affilata, posta su una superficie a
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
125
Fig. 46-65. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca.
46-51 : Geostiba (Tylosipalia) gadesensis sp. n. délia Spagna. 52-57 : Geosliba (Tylosipalia) valentiana sp. n. délia
Spagna. 58-59 : Geostiba (Tylosipalia) ehlersi (Eppersheim, 1984) holotypus. 60-65 : Geostiba (Tylosipalia) coiffaitiana
sp. n. dell’Ariège.
Source : MNHN, Paris
126
ROBERTO PACE
reticolazione vigorosa. Edeago : fig. 67-68, piastra
apicale dei parameri : fig. 70.
Discussione : Per le comparazioni con le specie
affini si veda la tavola dicotomica al termine
délia descrizione di G. couflensensis sp. n.
Località tipica : Ardèche.
Materiale tipico : Holotypus S '■ France,
Ardèche, vni.1977 (H. P. Aberlenc leg.) (mnhn).
Etimologia : Il nome indica la sua affinité con
G. coiffaitiana sp. n.
Geostiba (Tylosipatia) couflensensis sp. n.
(fig. 71-76)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Avancorpo
bruno-rossiccio, addome largamente annerito ;
antenne brune con i due articoli basali bruno-
rossicci ; zampe rossicce. Il capo ha reticolazione
e punteggiatura svanite, ma distinte. Una netta
reticolazione sta sul disco del pronoto : ai suoi
lati è svanita. Le elitre del maschio portano un
tuberculo all’angolo posteriore interno e tuber-
coli e reticolazione distinti. Il quinto urotergo
libero del maschio présenta solo dei tubercoli
salienti. Edeago : fig. 72-73, spermateca : fig. 74.
Discussione : Per l’assenza di una caréna
mediana sul quinto urotergo libero del maschio,
questa nuova specie non si collocherebbe nel
sottegenere Tylosipalia Scheerpeltz, 1951. Tutta-
via i caratteri délia spermateca inducono a
proporre questa attribuzione. La nuova specie
dalle precedenti dello stesso sottogenere qui
descritte e dalle restanti délia Spagna (a me note
sui tipi) si distingue in base alla seguente tavola
dicotomica :
1. Parte prossimale délia spermateca corta e non circonvoluta (fig. 37).... 2
— Parte prossimale délia spermateca lunga e circonvoluta (fig. 42-56-
74). 3
2. Capo e pronoto non impressi ; ciascuna elitra del maschio con
tubercolo periscutellare obliquo ; edeago in visione ventrale stretto ;
bulbo distale délia spermateca nettamente distinto per larghezza dalla
regione mediana délia stessa spermateca, Lunghezza 2,1 mm. Porto-
gallo : Penhas Douradas. douradasensis Pace, 1983
— Capo e pronoto impressi sulla linea mediana ; ciascuna elitra del
maschio con regione suturale saliente (fig. 34) ; edeago in visione ven¬
trale largo (fig. 36) ; bulbo distale délia spermateca poco più largo délia
regione mediana délia spermateca stessa (fig. 37). Lunghezza 1,9-2,0 mm.
Spagna : Sierra las Nieves, Sierra Crazalema. arundensis sp. n.
3. Pronoto lungo quanto largo. 4
— Pronoto più largo che lungo. 7
4. Elitre meno corte (fig. 66). Lunghezza 2,0 mm Ardèche.
. paracoiffaitiana sp. n.
— Elitre più corte (fig. 65). 5
5. Capo e pronoto impressi ; bulbo distale délia spermateca non dilatato ;
bulbo prossimale délia stessa molto sviluppato. Lunghezza 2,1 mm
Spagna Sierra del Agua. vidua Pace, 1983
— Capo e pronoto non impressi (fig. 65) ; bulbo distale délia spermateca
assai dilatato (fig. 62). 6
6. La caréna mediana del quinto urotergo libero del maschio non giunge
al margine posteriore dell’urotergo stesso (fig. 46) ; occhi ellittici
(fig. 50) ; spermateca più sviluppata (fig. 49); piastre apicali dei
parameri poco ristrette all’apice (fig. 51). Lunghezza 1,8 mm. Spagna :
Prov. Cadiz, San Roque. gadesensis sp. n.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
127
Fig. 66-82. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca.
66-70 : Geostiba (Tylosipalia) paracoiffailiana sp. n. dell’Ardèche. 71-76 : Geostiba (Tylosipaha) couflensensis sp. n.
dell'Ariège. 77-82 : Geostiba (Acanthosipalia) benicki sp. n. del Marocco.
Source : MNHN, Paris
128
ROBERTO PACE
— La caréna mediana del quinto urotergo libero del maschio giunge
al margine posteriore dell’urotergo stesso (fig. 65); occhi circolari
(fig. 63) ; piastre apicali dei parameri molto ristrette all’apice (fig. 64) ;
spermateca meno sviluppata (fig. 62). Lunghezza 1,8 mm. Ariège : Port
d’Aula, Couflens. coiffaitiana sp. n.
7. Spermateca, in rapporto alla taglia dell’insetto, molto sviluppata e
robusta (fig. 56) ; piastre apicali dei parameri poco o non ristrette nella
regione distale (fig. 57-58). 8
— Spermateca, in rapporto alla taglia dell’insetto, poco sviluppata (fig.
42), se è molto sviluppata allora è gracile (fig. 74) ; piastre apicali dei
parameri distintamente ristrette nella regione distale (fig. 44-75). 9
8. Occhi meno sviluppati (fig. 59) ; quinto urotergo libero del maschio con
un granulo mediano al margine posteriore ; edeago meno profonda-
mente ricurvo al lato ventrale ; piastre apicali dei parameri più
distintamente ristrette distalmente (fig. 58) ; introflessione del bulbo
distale délia spermateca robusto. Lunghezza 2,0 mm. Spagna : Sierra
d’Espuna . ehlersi Eppelsheim, 1884
— Occhi più sviluppati (fig. 53) ; quinto urotergo libero del maschio con
una caréna mediana smussata (fig. 52) ; edeago più profondamente
ricurvo al lato ventrale (fig. 54) ; piastre apicali dei parameri assai poco
ristrette nella regione distale (fig. 57) ; introflessione del bulbo distale
délia spermateca meno robusta (fig. 56). Lunghezza 2,0 mm. Spagna :
Sierra Tavalambre. valentiana n. sp.
9. Elitre del maschio con una plica all’angolo posteriore interno (fig. 71) ;
parte prossimale délia spermateca molto allungata, con bulbo molto svi-
luppato e largo quanto quello distale (fig. 74). Lunghezza 2,0-2,1 mm.
Ariège : Couflens, Montagagne. couflensensis sp. n.
— Elitre del maschio senza distinta plica presso l’angolo posteriore
interno, ma con una caréna suturale più o meno sviluppata (fig. 45) ;
parte prossimale délia spermateca poco allungata e con bulbo poco
sviluppato, distintamente più stretto del distale (fig. 42). 10
10. Taglia minore : lunghezza 1,7-1,8 mm ; caréna mediana del quinto uro¬
tergo libero del maschio non dilatata posteriormente ; profilo ventrale
dell’edeago, dalla regione délia « crista apicalis » all’estremità distale,
bisinuoso ; bulbo prossimale délia spermateca molto allungato. Spagna :
Pro. Cadiz Sierra del Pinar. gaditana Fagel, 1961
— Taglia maggiore : lunghezza 2,2-2,3 mm ; caréna mediana del quinto
urotergo libero del maschio dilatata posteriormente (fig. 45) ; profilo
ventrale dell’edeago, dalla regione delle « crista apicalis » all’estremità
distale, semplicemente arcuato (fig. 42). Spagna : Andalusia, Sierra
Grazalema. hispalensis sp. n.
Località tipica : Couflens.
Materiale tipico : Holotypus S : Ariège,
Couflens, vu. 1965 (Coûtait leg.) (mnhn). Para-
typi : 1 <? e 2 $?, stessa provenienza (mnhp)
(cpa) ; 1 $, Ariège, Montagagne, ix.1965 (Coif¬
fait leg.) (mnhn).
Geostiba (Acanthosipalia) benicki sp. n.
(fig. 77-82)
Descrizione : Lunghezza 1,7 mm. Corpo intera¬
men te giallo-rossiccio. La reticolazione délia
superficie del capo e del pronoto è netta sul disco
o sulla fascia mediana e ai lati e posteriormente è
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
129
estremamente svanita. Una punteggiatura fine è
visibile sul capo e dei tubercoletti finissimi sul
pronoto. Le elitre del maschio mostrano tuber-
coli più grossolani e più salienti presso la sutura,
su un fondo a reticolazione svanita. Gli uroterghi
sono coperti di reticolazione trasversa netta. Il
sesto urotergo libero del maschio è coperto di
reticolazione vigorosa e ha il margine posteriore
arcuato con un dentino smussato a ciascun lato.
Edeago : fig. 77-78, spermateca : fig. 79.
Discussione : Per le comparazioni si veda la
tabella data per G. saltustesti sp. n.
Località tipica : Gebel Tazeka.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Marokko,
Jebel Tazeka b. Taza (Franz leg.) (cbe). Para-
typi : 2 e 4 $Ç, stessa provenienza (cbe) (cpa).
Etimologia : La nuova specie è dedicata al
Dr. G. Benick di Lubecca, noto studioso di
Aleocharinae paleartiche, che cortesemente me
l’ha ceduta in studio.
Geostiba (Acanthosipalia) saltustesti sp. n.
(fig. 83-88)
Descrizione : Lunghezza 1,7 mm. Corpo lucidis-
simo e giallo-rossiccio ; quarto urite libero bruno-
rossiccio ; antenne e zampe gialle. Il capo e il
pronoto sono coperti di reticolazione e di punteg¬
giatura molto svanite. Dei salienti e grossolani
tubercoli stanno solo presso la sutura delle elitre
del maschio. Gli uroterghi sono coperti di retico¬
lazione ondulata poco trasversa. Il margine
posteriore del sesto urotergo libero del maschio è
incavato a metà e porta a ciascun lato dei
dentini. Edeago : fig. 84-85, spermateca : fig. 86.
Discussione : Corne ho accennato nell’introdu-
zione, questa specie e la precedente G. benicki
sono attribuite al sottogenere Acanthosipalia
Scheerpeltz, 1951, in base all’osservazione délia
struttura délia spermateca, evidentemente simile
a quella di G. praefixa (Normand, 1909) délia
Tunisia, specie tipo di taie sottogenere. Ciô in
base all’esame di cotypi e Ç délia località tipica
La Kef.
Località tipica : Tizi-N’Test.
Materiale tipico : Holotypus <? : Maroc, Tizi-
N’Test, 6.HI.1968 (Coiffait leg.), (mnhn). Para-
typi : 1 (J e 1 $, stessa provenienza, (mnhn)
(cpa).
Etimologia : Il nome délia nuova specie dériva
dalla latinizzazione délia località tipica : infatti in
lingua berbera « tizi » significa passo (lat. saltus).
Le specie del sottogenere Acanthosipalia Scheer¬
peltz, 1951, si distinguono secondo i caratteri
délia seguente tavola dicotomica :
1. Taglia maggiore : lunghezza 2,2-2,3 mm ; pronoto del maschio
distintamente più lungo che largo ; quarto urotergo libero del maschio
con una caréna mediana posteriore sporgente a forma di spina dal
margine posteriore ; regione délia « crista apicalis » prominente ; bulbo
prossimale délia spermateca 1/3 più largo del bulbo distale (fig. 89).
Tunisia : Le Kef. praefixa (Normand, 1909)
— Taglia minore : lunghezza 1,7 mm ; pronoto del maschio più largo che
lungo ; quarto urotergo libero del maschio privo di caratteri sessuali
secondari ; regione délia « crista apicalis » non (fig. 84) o poco (fig. 77)
prominente ; bulbo prossimale délia spermateca appena più largo del
bulbo distale (fig. 79-86). 2
2. Pronoto nettamente più largo che lungo (fig. 82) ; profilo ventrale
dell’edeago con angolo presso la « crista apicalis » (fig. 77) ; bulbo
basale dell’edeago molto dilatato (fig. 78) ; regione preapicale del-
l’edeago a lati convergenti (in visione ventrale) (fig. 78) ; piastre apicali
dei parameri molto ristrette distalmente (fig. 80) ; bulbo prossimale
délia spermateca poco sviluppato (fig. 79). Lunghezza 1,7 mm.
Marocco Gebel
Tazeka . benicki sp. n.
Source : MNHN, Paris
130
ROBERTO PACE
"LSSiSr T latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero, spermateca e
90 96° fipm //)Wp U n ° Ur0 er f°, llb ? r ° del masch10 - 83 ' 88 : Geosliba (Acamhosipalia) saltus,esti sp. n. ddMarocco.
1850) ‘ (Pnonosipaha) leridensis sp. n. délia Spagna. 97 : Geostiba (Prionosipalia) myops (Kiesenwetter,
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
131
— Pronoto appena piu largo che lungo o lungo quanto largo (fig. 83) ;
profilo ventrale dell’edeago senza angolo presso la « crista apicalis »
(fig. 84) ; bulbo basale dell’edeago appena dilatato (fig. 85) ; regione
preapicale dell’edeago a lati paralleli (in visione ventrale) (fig. 85) ;
piastre apicali dei parameri poco ristrette distalmente (fig. 88) ; bulbo
prossimale délia spermateca molto
1,7 mm. Marocco : Tizi-N’Test ..
Le due nuove specie modificano la diagnosi del
sottogenere Acanthosipalia nel modo seguente :
« Introflessione del bulbo distale délia sperma¬
teca in posizione asimmetrica ; quarto urotergo
libero del maschio talvolta con una caréna
longitudinale mediana sporgente dal margine
posteriore dell’urotergo stesso ; quinto urotergo
libero del maschio senza caratteri ».
Geostiba (Prionosipalia) leridensis sp. n.
(fig. 90-95)
Descrizione : Lunghezza 2,2 mm. Corpo intera¬
men te giallo-rossiccio, comprese le antenne e le
sviluppato (fig. 86). Lunghezza
. saltustesti sp. n.
zampe. La reticolazione délia superficie del capo
è molto svanita, quella del pronoto quasi netta.
Una punteggiatura assai superficiale o indistinta
copre il capo e il pronoto. Le elitre del maschio
hanno una caréna suturale posteriore molto
saliente e tubercoletti fitti e netti. Edeago : fig. 91-
92, spermateca : fig. 93, piastra apicale di
paramero : fig. 95.
Discussione : Specie affine a G. myops (Kiesen-
wetter, 1850) dei Pirenei orientali. Se ne distingue
in base ai caratteri dati nella seguente tavola
dicotomica :
1. Secondo dente mediano (distale) del quinto urotergo libero del maschio
più o meno sviluppato e sporgente (fig. 97) ; edeago più profondamente
ricurvo al lato ventrale ; spermateca più robusta, con bulbo distale più
voluminoso. Lunghezza 2,2 mm. Alti Pirenei.
. myops (Kiesenwetter, 1850)
— In luogo del secondo dente mediano (distale) del quinto urotergo libero
del maschio, vi è una bozza circolare (fig. 96) ; edeago meno
profondamente ricurvo al lato ventrale (fig. 91) ; spermateca esile
(fig. 93). Lunghezza 2,2 mm. Spagna : Prov. Lerida, Col de Tosas...
. leridensis sp. n.
Geostiba ( Triptychosipalia) monogranulata sp. n.
(fig. 98-103)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo rossic-
cio ; base ed estremità delle antenne giallo-ros-
sicce. Sul capo e sul pronoto stanno tubercoletti
assai svaniti. La reticolazione del capo è chiara-
mente svanita, quella del pronoto è netta. La
caréna suturale posteriore delle elitre del maschio
è saliente e affilata. I tubercoletti délia superficie
delle elitre del maschio sono poco salienti, posti
su un fondo a reticolazione svanita ; il tubercolo
mediano sul quinto urotergo libero del maschio è
molto saliente. Edeago : fig. 99-100, spermateca :
fig. 101, piastra apicale dei parameri : fig. 103.
Discussione : Specie affine a G. glacialis (Bri-
sout, 1867). Ne è distinta per i caratteri dati nella
tavola dicotomica per G. vallierensis sp. n.
Località tipica : Pic Granquet.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Hautes Pyré¬
nées, Pic Granquet, 1 600 m, 5.IX.1943 (Coiffait
leg.), (mnhn).
Etimologia : Ho conservato il nome dato da
Coiffait, esso indica l’unico granulo mediano sul
quinto urotergo libero del maschio.
Source : MNHN, Paris
FlG ' 98 *!m „ Habit l us ’ / e ^ eago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca. 98-
Wi . Geostiba (Tnptychosipaha) monogranulata sp. n. degli Alti Pirenei. 104-109 : Geostiba (Triptychosipalia)
quadrisignata sp. n. dell’Ariège.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
133
Geostiba (Triptychosipalia) quadrisignata sp. n.
(fig. 104-109)
Descrizione : Lunghezza 2,0-2,1 mm. Avan-
corpo bruno-rossiccio, addome nero ; antenne
brune con articoli basali 1, 2 e 3 rossicci ; zampe
giallo-rossicce. La punteggiatura del capo e del
pronoto è fine e svanita. La reticolazione del
capo è distinta sul disco e svanita ai lati, quella
del pronoto è netta. Le elitre sono coperte di
tubercoletti fini e di reticolazione distinta. Il
quinto urotergo libero maschio porta due caréné
parallèle alla base delle quali stanno verso
l’intemo due tubercoli. Edeago : fig. 105-106,
spermateca : fig. 107, piastra apicale dei para-
meri : fig. 109.
Discussione : Per conoscere i caratteri differen-
ziali con le specie affini si veda la tavola
dicotomica data per G. vallierensis sp. n.
Località tipica : Port d’Aula.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Ariège, Port
d’Aula, ix. 1965 (Coiffait leg.), (mnhn). Para-
typi : 12 e 10 $$, stessa provenienza, ma con
date differenti : vi.1964, x.1952, v.1954, (Coif¬
fait leg.) ; 1 <J, Haute-Garonne, env. de Tou¬
louse, vi. 1965 (Coiffait leg.); 1 <J, Forêt de
Bélesta, ix.1965 (Coiffait leg.), (mnhn) (cpa).
Etimologia : Il nome délia specie, dato da
Coiffait, dériva dai caratteri del quinto urotergo
libero del maschio.
Geostiba (Triptychosipalia) vallierensis sp. n.
(fig. 110-115)
Descrizione : Lunghezza 2,3-2,4 mm. Avan-
corpo rossiccio scuro, addome bruno o nero ;
antenne e zampe rossicce. La punteggiatura del
capo e del pronoto è estremamente svanita. La
reticolazione del capo è distinta e fine, quella del
pronoto vigorosa. Le elitre mostrano tubercoletti
e reticolazione distinti. Edeago : fig. 111-112,
spermateca : fig. 113, piastra apicale dei para-
meri : fig. 115.
Discussione : La nuova specie differisce dalle
precedenti nuove, descritte dello stesso sottoge-
nere e da G. glacialis (Brisout, 1867) per i
caratteri dati nella seguente tavola dicotomica :
1. Le due caréné sul quinto urotergo libero del maschio sono in avanti
collegate da un solco trasverso a forma di caréna ; l’edeago présenta
una prominenza ventrale presso la « crista apicalis » ; la spermateca è
snella, con parte prossimale molto circonvoluta (una spira e mezza).
Lunghezza 2,4 mm. Hautes-Pyrénées : Pic-du-Midi-de-Bigorre.
. glacialis (Brisout, 1867)
— Le due caréné sul quinto urotergo libero del maschio talvolta mancano
(fig. 98) o sono molto sviluppate e arcuate (fig. 110), mai collegate in
avanti da un solco trasverso, ma da granuii (fig. 98 e 104). 2
2. Un solo e molto saliente tubercolo mediano, tra due deboli pliche, sta
sul quinto urotergo libero del maschio (fig. 98) ; bulbo distale délia
spermateca dilatato (fig. 101). Lunghezza 2,0 mm. Hautes-Pyrénées :
Pic Granquet. monogranulata sp. n.
— Due tubercoli più o meno distinti stanno in avanti tra le due pliche del
quinto urotergo libero del maschio, (fig. 104 e 110) ; bulbo distale délia
spermateca poco dilatato (fig. 107 e 113). 3
3. Pronoto meno trasverso ; sul quinto urotergo libero del maschio vi
sono due caréné rettilinee tra cui in avanti sono presenti due tubercoli
salienti (fig. 104) ; bulbo prossimale délia spermateca circa lungo
quanto largo (fig. 107). Lunghezza 2,0-2,1 mm. Ariège : Port d’Aula;
Haute-Garonne : Toulouse, Ft de Bélesta. quadrisignata sp. n.
— Pronoto più trasverso ; sul quinto urotergo libero del maschio vi sono
Source : MNHN, Paris
Fig. 110-124. Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca.
110-115 : Geosliba (Triptychosipalia) vallierensis sp. n. dell’Ariège. 116-118 : Geosliba f Ditroposipalia) segurensis sp.
n. délia Spagna. 119-124 : Geosliba (Ditroposipalia) hervei sp. n. del Var.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
135
due caréné arcuate tra cui, in avanti, stanno due deboli tubercoli (fig. 110) ;
bulbo prossimale délia spermateca più lungo che largo (fig. 113).
Lunghezza 2,3-2,4 mm. Ariège : Montvallier, Cirque d’Anglade, Vallée
de la Mésa, Cirque de Lésion. vallierensis sp. n.
Geostiba (Ditroposipalia) segurensis sp. n.
(fig. 116-118)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo lucido
e rossiccio, antenne e zampe comprese ; uriti
liberi terzo e quarto bruni. Il capo e il pronoto
presentano reticolazione svanita e punteggiatura
fine distinte. Le elitre, su un fondo con reticola¬
zione a maglie ampie e nette, sono coperte di
distinti tubercoletti poco salienti. Gli uroterghi
mostrano una reticolazione a maglie pure ampie e
nette. Spermateca : fig. 117.
Discussione : Specie affine a G. albacetensis
Pace, 1983, délia Prov. di Albacete, per i carat-
teri délia seguente tavola dicotomica :
1. Pronoto con punteggiatura fitta e robusta e con împressione longitudi¬
nale mediana ; introflessione apicale del bulbo distale délia spermateca,
molto profonda ; bulbo prossimale délia spermateca corto e non
sferico. Lunghezza 2,1 mm. Spagna : Prov. Albacete, Bogarra Paterna
del Madera. albacetensis Pace, 1883
— Pronoto con punteggiatura fine e senza impressione (fig. 116); intro¬
flessione apicale del bulbo distale délia spermateca, poco profonda ;
bulbo prossimale délia spermateca, s
Spagna : Sierra de Segura.
Località tipica : Sierra de Segura.
Materiale tipico : Holotypus 2 : Alcanar :
Sierra de Segura (Coiffait leg.), (mnhn).
Etimologia : Dalla località tipica.
Geostiba (Ditroposipalia) hervei sp. n.
(fig. 119-124)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Corpo giallo-
rossiccio con quarto urite libero bruno. La
(fig. 117). Lunghezza 1,9 mm.
. segurensis sp. n.
punteggiatura del capo e del pronoto è fine e
svanita. La reticolazione del capo è pure svanita,
quella del pronoto è distinta. Le elitre del mas-
chio lungo la sutura sono molto salienti e coperte
di tubercoli grossolani ; il resto délia superficie
mostra tubercoli poco sporgenti. Edeago : fig. 122-
123, spermateca : fig. 121, piastra apicale di
paramero : fig. 120.
Discussione : La nuova specie si distingue da
G. subcarinulata (Bemhauer, 1909) in base ai
seguenti caratteri :
1. Taglia minuscola : lunghezza 1,5-1,7 mm; le due carenule sul quinto
urotergo libero del maschio sono poco evidenti e assai convergenti
all’indietro. Fréjus. subcarinaluta (Bemhauer, 1909)
— Taglia maggiore : 2,1 mm ; le due carenule sul quinto urotergo libero
del maschio sono assai distinte e tra loro parallèle. Les Maures ..
. hervei sp. n.
Località tipica : Les Maures. Etimologia : Specie dedicata al suo raccoglitore
P. Hervé, noto studioso délia coleotterofauna
Materiale tipico : Holotypus S '■ Var, Les endogea del Var e regioni vicine.
Maures (P. Hervé leg.), (mnhn). Paratypus 2 :
stessa provenienza, (cpa).
Source : MNHN, Paris
136
ROBERTO PACE
Geostiba (Ditroposipalia) commingensis sp. n.
(fig. 125-130)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo rossic-
cio scuro ; quarto urite libero bruno scuro ;
antenne e zampe giallo-rossicce. Il capo e il
pronoto presentano reticolazione distinta e pun-
teggiatura fine e svanita. Le elitre del maschio
hanno, ciascuna, una caréna suturale posteriore
molto saliente e mostrano distinti tubercoletti su
un fondo superficialmente reticolato. Gli uro-
terghi sono coperti di reticolazione a maglie
trasverse, ampie e svanite. Il quinto urotergo
libero del maschio possiede due caréné médiane
poco salienti poste su un fondo nettamente
reticolato.
Discussione : Specie distinta da G. furcifera
(Fauvel, 1900) délia Provenza per i seguenti
caratteri :
1. Pronoto lievemente più lungo che largo, con disco depresso ; elitre del
maschio con una caréna suturale compléta ; quinto urotergo libero del
maschio con due robuste e lunghe caréné oblique, appena divise
all’estremità, presso il margine posteriore. Lunghezza 2,0 mm.
Provenza. furcifera (Fauvel, 1900)
— Pronoto trasverso e non depresso sul disco ; elitre del maschio con
caréna suturale incompleta, cioè interrotta a metà (fig. 125) ; quinto
urotergo libero del maschio con due evanescenti caréné lievemente
oblique, largamente divise all’estremità presso il margine poteriore.
Lunghezza 2,0 mm. Haute-Garonne : Coudeloux. commingensis sp. n.
Località tipica : Coudeloux.
Materiale tipico : Holotypus $ : Haute Garonne,
Coudeloux, v.1960 (Coiffait leg.), (mnhn).
Etimologia : Il nome, dato da Coiffait, ha
etimologia a me sconosciuta.
Geostiba (Ditroposipalia) maritima sp. n.
(fig. 131-136)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo intera-
mente giallo-rossiccio, antenne e zampe com-
prese. Il capo e il pronoto presentano una pun-
teggiatura estremamente svanita e una reticola¬
zione netta o quasi vigorosa ; la sutura delle
elitre del maschio è molto saliente solo alla metà
basale ; tubercoletti e reticolazione svaniti coprono
le elitre. Edeago : fig. 132-133, spermateca :
fig. 134, piastra apicale di paramero : fig. 136.
Discussione : Specie affine a G. furcifera (Fau¬
vel, 1900) da cui si differenzia per i seguenti
caratteri dati nella seguente tavola dicotomica :
1. Elitre del maschio con una caréna suturale compléta ; quinto urotergo
libero del maschio con due robuste e lunghe caréné oblique ; sesto
urotergo libero dello stesso con margine posteriore semplice. Lun¬
ghezza 2,0 mm. Provenza. furcifera (Fauvel, 1900)
— Elitre del maschio prive di caréna suturale ; quinto urotergo libero dello
stesso con corte caréné oblique (fig. 131); sesto urotergo libero dello
stesso, impresso sulla linea mediana e inciso al margine poste¬
riore. Lunghezza 2,0 mm. Alpi Marittime : Andon, Caussols, Col
St Martin. maritima sp. n.
Località tipica : Andon.
Materiale tipico. Holotypus S '■ France, Alpes-
Maritimes, Andon, 19.iv.1959 (P. Hervé leg.),
(mnhn). Paratypi : 5 c?c? e 7 Ç$, Alpes-Maritimes
Caussols, 28.iv 1962 (G. Tempère leg.) ; 1 $,
Alpes-Maritimes, Caussols, 28.iv. 1962 (G. Tem¬
père leg.) ; 1 Ç, Alpes-Maritimes, Col. St Martin,
vin. 1937, (Coiffait leg.), (mnhn) (cpa).
Etimologia : Dalle Alpi Marittime.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
137
Fig. 125-136. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca.
125-130 : Geostiba (Ditroposipalia) commingensis sp. n. dell’Alta Garonna. 131-136 Geostiba (Ditroposipalia)
maritima sp. n. delle Alpi Marittime.
Source : MNHN, Paris
138
ROBERTO PACE
Geostiba (Lioglutosipalia) azrouensis sp. n.
(fig. 137-142)
Descrizione : Lunghezza 1,8-1,9 mm. Corpo
giallo-rossiccio, antenne e zampe comprese ; quarto
urite libero bruno-rossiccio. Il capo e il pronoto
sono privi di reticolazione e mostrano punteggia-
tura fine e distinta. Le elitre sono coperte di
tubercoletti poco salienti. La reticolazione degli
uroterghi è composta di maglie lievemente tras-
verse, nette e ampie. Edeago : fig. 138-139, sper-
mateca : fig. 140, piastra apicale di paramero •
fig. 142.
Discussione : Specie che, in base alla forma
dell’edeago e delle piastre apicali dei parameri,
appare affine a G. taediosa (Peyerimhoff, 1924)
dell’Alto Atlante. Se ne distingue per i caratteri
dati nella seguente tavola dicotomica
1. Pronoto nettamente trasverso ; parte prossimale délia spermateca,
lunga e piegata due volte. Lunghezza 1,9 mm. Marocco : Alto Atlante,
Tachdirt. taediosa (Peyerimhoff, 1924)
— Pronoto appena trasverso ; parte prossimale délia spermateca, corta e
semplice. Lunghezza 1,8-1,9 mm. Marocco : Azrou. azrouensis sp. n.
Località tipica : Azrou.
Materiale tipico. Holotypus S '■ Maroc, Azrou,
xn.1974 (Coiffait leg.), (mnhn). Paratypi : 21 es.,
stessa provenienza, (mnhn) (cpa) ; 1 Ç, Maroc,
Ito, 19.in.1968 (Coiffait leg.), (mnhn).
Etimologia : Evidentemente dalla località tipica
Azrou.
Geostiba (Lioglutosipalia) ber ber a sp. n.
(fig. 143-145)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo bruno-
rossiccio, pronoto, elitre e base addominale
giallo-brunicci ; uriti liberi terzo, quarto e quinto,
bruni ; antenne e zampe giallo-rossicce. Il capo e
il pronoto sono coperti di reticolazione distinta,
appena svanita, e da fine punteggiatura superfi-
ciale ; le elitre mostrano superficie vogorosa-
mente reticolata e tubercoli fini ; una reticola¬
zione trasversa a maglie ampie e appena svanita.
copre gli uroterghi. Spermateca : fig. 144.
Discussione : Specie affine e distinta da G.
maghrebica (Fagel, 1961) per i seguenti caratteri
délia tavola dicotomica :
1. Pronoto più trasverso tubercoletti delle elitre fitti ; parte prossimale
délia spermateca lunga e piegata ad angolo. Lunghezza 2,0 mm. Rif :
Mt. Lexchab. maghrebica (Fagel, 1962)
— Pronoto meno trasverso ; tubercoletti delle elitre meno fitti (fig. 143) ;
parte prossimale délia spermateca corta e rettilinea (fig. 144). Lun¬
ghezza 1,8 mm. Marocco : Merchouch. berbera sp. n.
Località tipica : Merchouch.
Materiale tipico : Holotypus Ç : Maroc, Mer¬
chouch, ni. 1969 (Coiffait leg.), (mnhn). Paraty-
pus : 1 $ stessa provenienza, (cpa).
Etimologia : La specie prende nome del popo-
lo dei Berberi, stanziato nelPAfrica settentrionale
a ovest delPEgitto.
Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis ksibensis ssp. n.
(fig. 146-150)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo rossic-
cio ; uriti liberi terzo, quarto e base del quinto
bruni ; antenne e zampe gialle. La punteggiatura
del capo e del pronoto è estremamente superfi-
ciale. La reticolazione del capo è svanita, quella
del pronoto netta. Le elitre del maschio presen-
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
Fig. 137-150. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca.
137-142 : Geostiba (Lioglutosipalia) azrouensis sp. n. del Marocco. 143-145 : Geostiba (Lioglutosipalia) berbera sp. n.
del Marocco. 146-150 : Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis ksibensis ssp. n. del Marocco.
Source : MNHN, Paris
140
ROBERTO PACE
tano tubercoli molto salienti nella regione sutu-
rale, sul resto délia superficie lo sono poco ; il
fondo è distintamente reticolato. Edeago : fig. 146-
147, piastra apicale di parameri : fig. 149.
Discussione : Sottospecie distinta dalla tipica e
da un’altra qui descritta di seguito, per i caratteri
dati nella tavola dicotomica per G. riffensis
houriensis ssp. n.
Località tipica : El Ksiba.
Materiale tipico : Holotypus $ : Maroc,
El Ksiba, 29.ii.1968 (Coiffait leg.), (mnhn).
Paratypi : 3 33, stessa provenienza, (mnhn)
(cpa).
Etimologia : Dalla località tipica.
Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis houriensis ssp. n.
(fig. 151-156)
Descrizione : Lunghezza 1,7-1,8 mm. Corpo
lucidissimo e interamente giallo-rossiccio chiaro.
La punteggiatura del capo e del pronoto è quasi
indistinta ; il capo mostra superficie lucida, priva
di reticolazione, présente invece, anche se sva-
nita, sul pronoto ; verso la sutura delle elitre
i tubercoletti sono più salienti che sul resto
délia superficie ; una reticolazione superficiale a
maglie lievemente trasverse copre gli uroterghi.
Edeago : fig. 152-153, spermateca : fig. 154,
piastra apicale di paramero : fig. 155.
Discussione : Questa sottospecie, insieme alla
precedente ksibensis, si distingue dalla tipica
riffensis (Fagel, 1961) corne segue :
1. Pronoto distintamente trasverso ; occhi più sviluppati, composti cias-
cuno da circa 20 ommatidi. Lunghezza 1,7 mm. Tangeri.... riffensis s. str.
— Pronoto appena trasverso (fig. 150) ; occhi ridotti, composti ciascuno-
da 7 a 10 ommatidi circa. 2
2 Edeago più robusto (fig. 147) ; occhi meno sviluppati (fig. 148).
Lunghezza 1,8 mm. Marocco : El Ksiba. ksibensis ssp. n.
— Edeago meno robusto (fig. 153); occhi più sviluppati (fig. 141).
Lunghezza 1,7-1,8 mm. Marocco : Sidi Bou-Houria... houriensis ssp. n.
Località tipica : Sidi Bou-Houria.
Materiale tipico : Holotypus $ : Maroc, Sidi
Bou-Houria, m.1968 (Coiffait leg.), (mnhn). Para¬
typi : 2 et 1 ?, stessa provenienza, (mnhn)
(cpa).
Etimologia : Dalla località tipica Bou-Houria.
Geostiba (Lioglutosipalia) baerti sp. n.
(fig. 157-159)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo rossic-
cio ; uriti liberi quarto e metà basale del quinto
bruni. Il capo e il pronoto hanno punteggiatura
fine e distinta, anche se poco impressa, e reticola¬
zione évidente. I tubercoletti delle elitre non sono
molto fitti e sono posti su una superficie assai
distintamente reticolata, composta di maglie
ampie. La reticolazione degli uroterghi è debol-
mente trasversa.
Discussione : Specie distinta da G. riffensis
(Fagel, 1961) per i seguenti caratteri :
1. Pronoto distintamente trasverso; occhi più sviluppati, composti cias-
cuno da circa 20 ommatidi. Lunghezza 1,7 mm. Tangeri_ riffensis s. str.
— Pronoto appena trasverso (fig. 150) ; occhi ridotti, composti ciascuno-
da 7 a 10 ommatidi circa. 2
2. Edeago più robusto (fig. 147) ; occhi meno sviluppati (fig. 148).
Lunghezza 1,8 mm. Marocco : El Ksiba . ksibensis ssp. n.
Edeago meno robusto (fig. 153); occhi più sviluppati (fig. 141).
Lunghezza 1,7-1,8 mm. Marocco : Sidi Bou-Houria... houriensis ssp. n.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
141
Fig. 151-169. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca
(fig. 161 ruolata di 90° rispetto la figura 160). 151-156 : Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis houriensis ssp. n. del
Marocco. 157-159 : Geostiba (Lioglutosipalia) baerti sp. n. di Yeboursouk. 160-163 : Geostiba (Lioglutosipalia)
mussardi sp. n. del Marocco. 164-169 : Geostiba (Lioglutosipalia) salatensis sp. n. dell’Ariège.
Source : MNHN, Paris
ROBERTO PACE
142
Località tipica : Yeboursouk.
Materiale tipico : Holotypus <J : Yeboursouk,
ex. coll. Fauvel (irsnb). Nuova specie già indivi-
duata da Fauvel con la scritta « sp. nov. ».
Etimologia : Specie dedicata al Dr L. Baert
deH’Institut Royal des Sciences Naturelles di
Bruxelles, che con grande cortesia e sollecitudine,
mi ha permesso di esaminare e dissezionare molti
tipi delle collezioni Fauvel e Fagel conservate nel
suo Istituto.
Geostiba (Lioglutosipalia) mussardi sp. n.
(fig. 160-163)
Discussione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo rossic-
cio, antenne e zampe comprese ; uriti liberi terzo.
quarto e base del quinto bruni. Il quarto articolo
delle antenne è subquadrato ; il capo e il pronoto
mostrano una punteggiatura finissima e quasi
indistinta ; la reticolazione del capo è svanita sul
disco e assente ai lati, quella del pronoto è ben
visible solo sulla fascia mediana ; i tubercoletti
delle elitre sono salienti ; il quinto urotergo
libero délia femmina mostra una reticolazione
trasversa molto impressa. Spermateca osservata
da due punti di vista : fig. 160-161.
Discussione : Specie distinta dall’affine G. rif-
fensis (Fagel, 1961) per i caratteri dati nella
seguente tavola dicotomica :
1. Quarto articolo delle antenne molto trasverso ; reticolazione délia
superficie del pronoto assai svanita ; bulbo distale délia spermateca
molto dilatato, parte prossimale délia stessa descrivente una spira e
mezza. Liinghezza 1,7 mm. Tangeri. riffensis (Fagel, 1961)
— Quarto articolo delle antenne subquadrato (fig. 163) ; reticolazione
délia superficie del pronoto distinta sulla fascia mediana ; bulbo distale
délia spermateca appena dilatato, parte prossimale délia stessa descri¬
vente una sola spira. Lunghezza 2,0 mm. Marocco : Ketama.
. mussardi sp. n.
Località tipica : Ketama.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Maroc,
Ketama, 1 500 m, 12.xii.1961 (R. Mussard leg.),
(mhng).
Etimologia : Dal nome del suo raccoglitore,
R. Mussard.
del capo e del pronoto è assai superficiale ; la
reticolazione del capo è svanita, quella del
pronoto è netta solo posteriormente, davanti allô
scutello ; i tubercoletti delle elitre sono ben
sviluppati, ma poco salienti ; la reticolazione
degli uroterghi è composta di maglie poligonali
irregolari nette.
Geostiba (Lioglutosipalia) salatensis sp. n. Dicussione : Specie distinta da G. laticornis
(fig. 164-169) (Fauvel, 1890) per i seguenti caratteri :
Descrizione : Lunghezza 1,6-1,7 mm. Corpo
interamente giallo-rossiccio. La punteggiatura
1. Pronoto appena trasverso ; occhi più sviluppati e distintamente ellittici ;
lati dell’edeago poco convergenti verso l’apice (in visione ventrale) ;
piastre apicali dei parameri poco ristrette verso l’apice ; introflessione
apicale del bulbo distale délia spermateca stretta e pronfonda. Lun¬
ghezza 1,8 mm. Pirenei orientali : Collioure.... laticornis (Fauvel, 1890)
— Pronoto distintamente trasverso (fig. 164) ; occhi meno sviluppati e
quasi circolari (fig. 169) ; lati dell’edeago nettamente convergenti verso
l’apice, in visione ventrale (fig. 166) ; introflessione apicale del bulbo
distale délia spermateca, profonda e larghissima (fig. 167). Lunghezza
1,6-1,7 mm. Ariège : Couflens, Col. d’Aula. salatensis sp. n.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
143
Fig. 170-185. — Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero e spermateca
(fig. 172 ruotata di 90° rispetto la figura 171). 170-173 : Geostiba (Lioglutosipalia) araneaensis sp. n. délia Spagna. 174-
179 : Geostiba (Lioglutosipalia) ossalensis sp. n. dei Bassi Pirenei. 180-185 : Geostiba (Lioglutosipalia) plicalella cobosi
ssp. n. del Marocco.
Source : MNHN, Paris
J44 ROBERTO PACE
quinto di un rossiccio scuro. La punteggiatura
del capo è finissima, quella del pronoto indis-
tinta ; sul capo la reticolazione è fine e ben
visibile e sul pronoto è un po’evanescente sulla
fascia mediana e cancellata ai lati ; le elitre délia
femmina, dietro lo scutello sono debolmente
salienti ; gli uroterghi presentano una reticola¬
zione a maglie trasverse, spermateca osservata da
due diversi punti di vista : fig. 171-172.
Discussione : Specie affine a G. riffensis (Fagel,
1961); se ne distingue per i caratteri dati nella
seguente tavola dicotomica :
1. Occhi più sviluppati, composti ciascuno da circa 20 ommatidi ; bulbo
distale délia spermateca dilatato. Lunghezza 1,7 mm. Tangeri.
. riffensis (Fagel, 1961)
— Occhi assai ridotti, composti ciascuno da 4-5 ommatidi (fig. 173);
bulbo distale délia spermateca poco dilatato (fig. 171). Lunghezza
2,0 mm. Spagna : Puerto de la Ragna. araneaensis sp. n.
Località tipica : Couflens.
Materiale tipico. Holotypus S ■ Ariège, Cou¬
flens, vu. 1965 (Coiffait leg.), (mnhn). Paratypi :
6 es., stessa provenienza ; 4 es., Ariège, Col
d’Aula, xl965 (Coiffait leg.), (mnhn) (cpa).
Geostiba (Lioglutosipalia) araneaensis sp. n.
(fig. 170-173)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo rossic¬
cio ; uriti liberi terzo, quarto e metà basale del
Località tipica : Puerto de la Ragna.
Materiale tipico. Holotypus $ : Prov. Gra-
nada, Puerto de la Ragna, 2 000-2 100 m, 14.
v.1960 (Besuchet leg.), (mhng).
Etimologia : Il nome délia specie dériva dalla
località tipica.
Geostiba (Lioglutosipalia) ossalensis sp. n.
(fig. 174-179)
Descrizione : Lunghezza 1,8-1,9 mm. Corpo
interamente giallo-rossiccio. La punteggiatura e
la reticolazione del capo sono evanescenti ; il
pronoto è privo di distinta punteggiatura e ha
una reticolazione fine ed évidente ; gli uroterghi
sono coperti di reticolazione a maglie trasverse e
impresse.
Discussione : Specie distinta da G. laticornis
(Fauvel, 1890) per i caratteri dati nella seguente
tavola dicotomica :
1. Edeago profondamente concavo al lato ventrale; piastre apicali dei
parameri robuste ; bulbo distale délia spermateca appena dilatato ;
parte mediana e prossimale délia stessa, meno sviluppate. Lunghezza
1,8 mm. Pirenei : Collioures. laticornis (Fauvel, 1890)
Edeago concavo al lato ventrale (fig. 176) ; piastre apicali dei parameri
poco sviluppate (fig. 175) ; bulbo distale délia spermateca ben dilatato
(fig. 178) ; parte mediana e prossimale délia stessa molto più sviluppate
in lunghezza (fig. 178). Lunghezza 1,8-1,9. Basses Pyrénées.
. ossalensis sp. n.
Località tipica : Louvie-Juzon. leg.), (mnhn). Paratypi : 9 es., stessa prove¬
nienza ; 1 (J e 1 $, Pyrénées-Atlantiques, Forêt
Materiale tipico. Holotypus S ■ Pyrénées- des Arbailles, x.1972 (Coiffait leg.), (mnhn)
Atlantiques, Louvie-Juzon, 16.m. 1956 (Coiffait (cpa).
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
145
Geostiba ( Lioglutosipalia) plie ale lia cobosi ssp. n.
(fig. 180-185)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Corpo bruno-
rossiccio ; uriti liberi terzo e quarto bruni ;
antenne e zampe rossicce. Il capo présenta
punteggiatura e reticolazione svanite ; il pronoto
mostra distinta reticolazione e tubercoli fini. I
tubercoletti delle elitre sono poco salienti, posti
su un fondo a reticolazione distinta. Gli uro-
terghi hanno reticolazione molto trasversa e
appena svanita. Edeago : fig. 181-182, spermateca :
fig. 183, piastra apicale dei parameri : fig. 185.
Discussione : Per la comparazione con le varie
sottospecie si veda la tavola dicotomica che
segue la descrizione di G. plicatella roscidaval-
lensis ssp. n.
Località tipica : Zoco El Arba.
Materiale tipico : Holotypus (J : Marruecos,
Zoco El Arba, vi.1963 (A. Cobos leg.), (mnhn).
Paratypi : 11 es., stessa provenienza ; 1 <$ e 1 $,
Maroc, Bine El Ouidane, 27.ii.1968 (Coiffait
leg.), (mnhn) (cpa).
Etimologia : Sottospecie dedicata al suo racco-
glitore A. Cobos.
Geostiba (Lioglutosipalia)
plicatella roscidavallensis ssp. n.
(fig. 186-191)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo giallo-
rossiccio ; quarto urite libero bruno-rossiccio ;
antenne bruno-rossicce con i due articoli basali e
l’undicesimo giallo-rossicci corne le zampe. La
punteggiatura del capo è distinta e svanita, la
sua reticolazione è superficiale, mentre quella del
pronoto è vigorosa ; poco salienti tubercoli, ma
grandi, stanno sulla regione suturale delle elitre
del maschio ; sul resto délia superficie elitrale
sono superficiali ; la reticolazione degli uroterghi
è lievemente trasversa. Edeago : fig. 187-188,
spermateca : fig. 189, piastra apicale dei parameri :
fig. 190.
Discussione : Propongo la seguente tavola dico¬
tomica di tutte le sottospecie di plicatella, com-
prese le due sopra descritte :
1. Bulbo prossimale délia spermateca poco sviluppato, cioè la lunghezza
del suo diametro o del suo asse minore è pari alla distanza tra la parete
sinistra del bulbo distale délia spermateca stessa e Tasse longitudinale
délia sua introflessione apicale. 2
— Bulbo prossimale délia spermateca di medio o di grande sviluppo, cioè
la lunghezza del suo diametro o del suo asse minore è superiore alla
distanza tra la parete sinistra del bulbo distale délia spermateca stessa e
Tasse longitudinale délia sua introflessione. 6
2. Occhi molto sviluppati, composti ciascuno da circa 26-35 ommatidi.... 3
— Occhi meno sviluppati, composti ciascuno da circa 14-21 ommatidi. 4
3. Edeago, in visione latérale, strettamente ricurvo presso la « crista
apicalis » ; piastre apicali dei parameri più slanciate. Portogallo :
Faro. subopacula (Bernhauer, 1909)
— Edeago, in visione latérale, largamente ricurvo presso la «crista
apicalis » ; piastre apicali dei parameri meno slanciate. Portogallo : Lis-
bona. olisiponensis Pace, 1983
4. Pronoto appena più largo che lungo ; introflessione apicale del bulbo
distale délia spermateca, assai larga. Spagna : Navarra, Abourrea Alta,
Bruguete. roscidavallensis ssp. n.
— Pronoto nettamente più largo ; introflessione apicale del bulbo distale
délia spermateca, stretta. 5
5. Edeago in visione ventrale, con lati distintamente bisinuati ; piastre
Source : MNHN, Paris
146
ROBERTO PACE
apicali dei parameri poco ristrette distalmente. Spagna : Sierra de
Cordoba. heydeni (Eppelsheim, 1882) [ = cordobana (Fagel, 1961)]
— Edeago, in visione ventrale, a lati rettilinei ; piastre apicali dei parameri
distintamente ristrette ; femmina sconosciuta. Spagna : Castiglia, Puerto
de Bejar. bejarensis (Fagel, 1961)
6. Bulbo prossimale délia spermateca meno sviluppato, cioè la lunghezza
dei suo diametro o dei suo asse minore è di poco superiore alla distanza
tra la parete sinistra dei bulbo distale délia spermateca e Tasse
longitudinale délia sua introflessione apicale. Portogallo : Castelo
Branco . estrelensis Pace, 1983
— Bulbo prossimale délia spermateca più sviluppato, cioè la lunghezza dei
suo diametro o dei suo asse minore raggiunge o supera la distanza tra la
parete sinistra dei bulbo distale délia spermateca stessa e la metà dello
spazio intercorrente tra Passe longitudinale dell’introflessione apicale
dei bulbo distale délia spermateca stessa e la parete sinistra dei bulbo
distale stesso. 7
7. Bulbo prossimale délia spermateca di medio sviluppo, cioè la lunghezza
dei suo diametro o dei suo asse minore, riportata sul bulbo distale délia
spermateca stessa, è pari alla distanza intercorrente tra la parete sinistra
dei bulbo distale stesso e la metà dello spazio tra Passe longitudinale
dell’introflessione apicale e la parete destra dei bulbo stesso. 8
— Bulbo prossimale délia spermateca di grande sviluppo, cioè la lun¬
ghezza dei suo diametro o dei suo asse minore, riportata sul bulbo
distale délia spermateca stessa è quasi pari alla lunghezza dell'asse
trasverso dei bulbo distale stesso. 11
8. Occhi molto sviluppati, composti ciascuno da circa 48 ommatidi ; lati
dell’edeago, in visione ventrale, lievemente sinuati ; bulbo distale délia
spermateca nettamente subcilindrico. Spagna : Tarragona, Sierra de
Prades. tarraconensis Pace, 1983
— Occhi meno sviluppati, composti ciascuno da circa 13-35 ommatidi ;
lati dell’edeago, in visione ventrale, rettilinei ; bulbo distale délia
spermateca subsferico. 9
9. Occhi più ridotti, composti ciascuno da circa 13 ommatidi ; introfles¬
sione apicale dei bulbo distale délia spermateca, molto profonda.
Marocco : col du Zegotta. zegottaensis Pace, 1983
— Occhi meno ridotti, composti ciascuno da circa 24-35 ommatidi ;
introflessione apicale dei bulbo distale délia spermateca, meno pro-
tratta. 10
10. Edeago, in visione latérale, largamente concavo presso la «crista
apicalis » : estremità distale delle piastre apicali dei parameri più
snella ; bulbo prossimale délia spermateca ovale allungato. Algeria :
Bône, Daya. plicatella (Fauvel, 1878) s. str.
— Edeago, in visione latérale, strettamente concavo presso la « crista
apicalis» (fig. 181) ; estremità distale delle piastre apicali dei parameri
meno snella ; bulbo prossimale délia spermateca quasi ovale e corto
(fig. 183). Marocco : Zoco El Arba, Bine El Ouidane_ cobosi ssp. n.
11. Occhi più sviluppati, ciascuno composto da circa 29 ommatidi ;
spermateca esile, con bulbo prossimale nettamente ellittico. Marocco :
Tangeri. tingitana (Fagel, 1961)
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
147
— Occhi meno sviluppati, composti ciascuno da circa 18 ommatidi ;
spermateca robusta, con bulbo prossimale subsferico. Marocco : Alto
Atlante, Imouzzer. imouzzerensis Pace, 1983
Località tipica : Aburrea Alta.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Navarre,
Aburrea Alta, 26.m. 1956 (Coiffait leg.), (mnhn).
Paratypi : 1 S e 1 $, stessa provenienza ; 3 $$,
Navarre, Bruguete, iv.1956 (Coiffait leg.), (mnhn)
(cpa).
Etimologia : La sottospecie prende nome dalla
storica località di Roncesvalles, situata nei pressi
délia località tipica.
Geostiba (Lioglutosipalia) orhyensis sp. n.
(fig. 192-196)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo debol-
mente lucido e rossiccio ; quarto urite libero di
un rossiccio scuro ; antenne e zampe giallo-ros-
sicce. La reticolazione è netta solo nella fossetta
discale del capo e sul pronoto ; la punteggiatura
del capo e del pronoto è estremamente svanita ;
lungo la sutura delle elitre del maschio i tuberco-
letti sono molto salienti. Edeago : fig. 193-194,
piastra apicale dei parameri : fig. 196.
Discussione : Specie affine a G. laticornis (Fau-
vel, 1890) da cui si distingue corne segue :
1. Occhi meno sviluppati, ciascuno composto da 8-10 ommatidi ; pronoto
privo di fossetta basale ; piastre apicali dei parameri tozze e appena
ristrette all’apice. Lunghezza 1,7-1,8 mm. Pirenei orientali : Collioures..
. laticornis (Fauvel, 1890)
— Occhi più sviluppati, ciascuno composto da circa 19 ommatidi
(fig. 195) ; pronoto con una fossetta basale (fig. 192) ; piastre apicali dei
parameri snelle e distintamente ristrette all’apice (fig. 196). Pirenei
atlantici : Pic d’Orhy. orhyensis sp. n.
Località tipica : Pic d’Orhy.
Materiale tipico : Holotypus $ : Pyrénées
Atlantiques, Pic d’Orhy, 1 400 m, v.1974 (Coif¬
fait leg.), (mnhn).
Etimologia : Evidente è la derivazione dal nome
délia località tipica.
Geostiba (Lioglutosipalia) gardensis sp. n.
(fig. 197-201)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo giallo-
rossiccio ; è bruno il quarto urite libero. La
punteggiatura del capo e del pronoto è fitta e
superficiale ; sul capo la reticolazione è svanita,
sul pronoto invece è distinta ; tubercoletti fini e
reticolazione netta coprono le elitre ; gli uro-
terghi presentano reticolazione a maglie appena
trasverse, ampie e nette. Edeago : fig. 197-198,
piastra apicale di paramero : fig. 199.
Discussione : Specie distinta da G. curtipennis
(Aubé, 1863) a motivo dei caratteri messi a
confronto nella tavola dicotomica che segue la
descrizione di G. heraultensis sp. n.
Località tipica : Lespérou.
Materiale tipico : Holotypus $ : Gard, Lespé¬
rou, 19.ix.1919 (Chobaut leg.), (mnhn).
Etimologia : Del dipartimento del Gard.
Geostiba (Lioglutosipalia) lozerensis sp. n.
(fig. 202-207)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo rossic¬
cio scuro ; quarto urite libero bruno ; antenne e
zampe rossicce. Il capo e il pronoto presentano
una punteggiatura svanita e una reticolazione
fine distinta ; le elitre hanno tubercoletti poco
salienti e reticolazione evanescente ; gli uroterghi
Source : MNHN, Paris
148
ROBERTO PACE
FlG ' 186 18M91 • £ÏÏ£ T V1S ! 0ne ‘, atera !? 6 ven ‘ rale ’ ca P° vist0 di lat0 ’ P iastra apicale di paramero e spermateca.
orhvensis în ■' a' ^\P l ! ca ^ r n ° t sc ^ vMe ^ ssp. n. délia Spagna. 192-196 : Geostiba (Lioglutosipalia)
y p. . ei Pirenei Atlantici. 197-201 : Geostiba (Lioglutosipalia) gardensis sp. n. délia Gard.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
149
sono coperti di reticolazione trasversa netta.
Edeago : fig. 203-204, spermateca : fig. 205,
piastra di paramero : fig. 207.
Discussione : Questa nuova specie si distingue
da G. curtipennis (Aubé, 1863) per i caratteri dati
nella tavola dicotomica dopo la descrizione di G.
heraultensis sp. n.
Località TIPICA : Rousses.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Lozère,
Rousses, v.1963 (Coiffait leg.), (mnhn). Para-
typi : 5 es., stessa provenienza, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Dal dipartimento délia Lozère.
Geostiba (Lioglutosipalia) heraultensis sp. n.
(fig. 208-213)
Descrizione : Lunghezza 1,9-2,0 mm. Corpo
rossiccio ; uriti liberi terzo e quarto bruni ;
antenne e zampe giallo-rossicce. Il capo e il
pronoto presentano punteggiatura e reticolazione
svanite ; le elitre del maschio mostrano tubercoli
assai salienti, soprattutto verso la sutura ; gli
uroterghi sono coperti di reticolazione netta.
Edeago : fig. 209-210, spermateca : fig. 211,
piastra apicale di paramero : fig. 213.
Discussione : Specie distinta da G. curtipennis
(Aubé, 1863) e dalle due nuove sopra descritte
per i caratteri messi in risalto dalla seguente
tavola dicotomica :
1. Occhi più sviluppati, ciascuno composto da circa 25-43 ommatidi. 2
— Occhi meno svilippati, ciascuno composto da circa 16-20 ommatidi. 3
3. Pronoto debolmente trasverso ; profilo ventrale dell’edeago stretta-
mente ricurvo ; « crista apicalis » ben sviluppata ; bulbo distale délia
spermateca distinta dalla porzione mediana délia stessa, per mezzo di
un brusco restringimento. Lunghezza 2,0 mm. Var : Cavalière, Le
Lavandou. curtipennis (Aubé, 1863)
— Pronoto distintamente trasverso (fig. 202) ; profilo ventrale dell’edeago
ampiamente ricurvo ; « crista apicalis » ridotta (fig. 203) ; bulbo distale
délia spermateca non distinto dalla porzione mediana délia stessa
(fig. 205), Lunghezza 1,9-2,0 mm. Lozère : Rousses. lozerensis sp. n.
3. Elitre del maschio con tubercoli grossolani e assai salienti (fig. 208) ;
edeago meno sviluppato e con « crista apicalis » poco pronunciata
(fig. 209). Lunghezza 1,9-2,0 mm. Hérault : col du Carbareton.
. heraultensis sp. n.
— Elitre del maschio coperte di tubercoli fini (fig. 201); edeago più
sviluppato con «crista apicalis» pronunciata (fig. 197). Lunghezza
1,9 mm. Gard : Lespérou. gardensis sp. n.
Località tipica : Col du Cabareton.
Materiale tipico : Holotypus S ■ Hérault, col
du Cabareton, s./St. Pons, 950 m, 17.vi.1984,
feuilles mortes Hêtre (Besuchet leg.), (mhng).
Paratypi : 6 e 12 stessa provenienza,
(mhng) (cpa).
Etimologia : dal dipartimento dell’Hérault.
Geostiba (Lioglutosipalia) lapurdensis sp. n.
(fig. 214-218)
Descrizione : Lunghezza 2,1 mm. Corpo intera-
mente rossiccio. Il capo e il pronoto presentano
reticolazione e punteggiatura fine svanite ; le
elitre sono coperte di tubercoli fini e lievemente
fitti e di reticolazione distinta ; gli uroterghi
mostrano reticolazione appena trasversa e piut-
tosto netta. Edeago : fig. 215-216, piastra apicale
di paramero : fig. 217.
Source : MNHN, Paris
150
ROBERTO PACE
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
151
Discussione : L’habitus délia nuova specie, cioè G. catalanica (Scheerpeltz, 1961) il cui holotypus,
l’addome distintamente dilatato, la taglia media unico esemplare noto, è una femmina. Le due
e la reticolazione debolmente trasversa degli specie si distinguono corne segue :
uroterghi, probabilmente indicano affinità con
1. Occhi quasi circolari ; pronoto distintamente trasverso ; taglia maggiore :
2,4 mm. Catalogna : Montseny. catalanica (Scheerpletz, 1961)
— Occhi nettamente ellittici (fig. 217) ; pronoto appena trasverso ; taglia
minore : 2,1 mm. Pyrénées Atlantiques : Aussurucq... lapurdensis sp. n.
Località tipica : Aussurucq.
Materiale tipico : Holotypus S ■ Pyrénées Atlan¬
tiques, Aussurucq, 800 m, 16.ix.1976, (Besuchet
leg.), (mhng). Paratypus : 1 <J, stessa prove-
nienza, (cpa).
Etimologia : La specie prende nome da Lapur-
dum, oggi Baionne, città vicina alla località
tipica.
Geostiba (Lioglutosipalia) turrensis sp. n.
(fig. 219-223)
Descrizione : Lunghezza 1,8 mm. Corpo lucido
e rossiccio scuro ; uriti liberi terzo, quarto e
quinto bruni ; antenne bruno-rossicce con i tre
articoli basali gialli corne le zampe. La reticola¬
zione del capo e del pronoto è distinta anche se
lievemente svanita ; la punteggiatura del capo è
chiara e superficiale, quella del pronoto è indis-
tinta : sono presenti solo 4 punti superficiali
dispositi corne su angoli di un quadrato discale ;
1 tubercoletti delle elitre del maschio sono più
salienti presso la sutura ; svanita è la reticola¬
zione delle elitre ; quella degli uroterghi non è
trasversa ed è distinta. Edeago ; fig. 220-221,
piastra apicale di paramero : fig. 222.
Discussione : Per avéré il pronoto distintamente
ristretto all’indietro e le elitre del maschio dei
tubercoli salienti verso la sutura, la nuova specie
appare affine a G. laevata (Mulsant & Rey, 1875)
délia Corsica. Se ne distingue nel seguente modo :
1. Occhi circolari ; capo distintamente più stretto del pronoto ; edeago
profondamente ricurvo al lato ventrale, con alcune spinule diafane
all’interno del suo bulbo basale ; piastre apicali dei parameri di ridotte
dimensioni. Lunghezza 1,8 mm. Corsica : Corte, L’Ospedale, Punta
dell’Oriente. laevata (Mulsant & Rey)
— Occhi ellittici (fig. 223) ; capo largo quasi quanto il pronoto (fig 219) ;
edeago poco profondamente ricurvo al lato ventrale, senza distinte
spinule diafane basali del sacco interno (fig. 220) ; piastre apicali dei
parameri, grandi (fig. 222). Lunghezza 1,8 mm. Sardegna : Porto
Torres. turrensis sp. n.
Località tipica : Porto Torres.
Materiale tipico. Holotypus g : Sardaigne,
Porto Torres (Coiffait leg.), (mnhn).
Etimologia : La specie prende nome da Porto
Torres.
Geostiba (Lioglutosipalia) euboica sp. n.
(fig. 224-228)
Descrizione : Lunghezza 1,7 mm. Corpo lucido
e rossiccio ; uriti liberi quarto e base del quinto
bruno-rossicci ; antenne e zampe giallo-rossicce.
La punteggiatura del capo e del pronoto è
estremamente superficicale ; la reticolazione del
capo è estremamente svanita, quella del pronoto,
invece, è molto netta, quasi vigorosa ; le elitre
presentano tubercoletti poco salienti e reticola¬
zione distinta ; gli uroterghi sono coperti di
reticolazione trasversa e appena evanescente.
Edeago : fig. 224-225, piastra apicale di para¬
mero : fig. 227.
Discussione : L’esemplare, non dissezionato da
Coiffait, è stato da lui ritenuto allotypus fem-
Source : MNHN, Paris
152
ROBERTO PACE
IG 2l4 clostiba (Uoelutotinah^ In V1 j‘° ne lateral ® e ventrale, capo visto di lato, piastra apicale di paramero. 214-218 :
delLSardema 22^228 de ‘ P, ^ enei A ‘ lantici ‘ 219 ' 2 23 : Geostiba (Lioglu'osipalia) turrensis sp. n.
egna ' 224 - 228 ' Geostiba (Lioglutosipalia) euboica sp. n. délia Grecia, isola di Eubea.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE GEOSTIBA THOMSON
153
mina di Sipalia lichasensis Coiffait, 1968. Ho
scoperto l’errata attribuzione nel rivedere tutti i
tipi delle specie greche descritte da questo autore
nel 1968.
Per la forma dell’edeago e alcuni caratteri
estemi, la nuova specie è da awicinare sistemati-
camente a G. libanensis Pace, 1983, da cui si
distingue corne segue :
1. Occhi minuscoli, ciascuno composto di circa 7 ommatidi ; quarto
articolo delle antenne fortemente trasverso ; edeago al lato ventrale
meno ripiegato su sè stesso, tanto che forma quasi un angolo retto.
Lunghezza 1,8-1,9 mm. Libano : Cedres de Barouk .. libanensis Pace
— Occhi grandi, ciascuno composto di circa 20 ommatidi (fig. 226) ;
quarto articolo delle antenne poco trasverso (fig. 228) ; edeago al lato
ventrale più ripiegato su sé stesso, tanto da formare un angolo acuto
distinto (fig. 224) Lunghezza 1,7 mm. Grecia : Eubea, Lichas_
. euboica sp. n.
Località tipica : Lichas.
Materiale tipico. Holotypus S '■ Eubée, Lichas
(mnhn). Allotypus Ç di Sipalia lichasensis Coif¬
fait, 1968.
Etimologia : La specie prende nome dall’isola di
Eubea.
RINGRAZIAMENTI
I miei più vivi e cordiali ringraziamenti vanno
rivolti al Dr Henri Coiffait délia Facoltà di
Scienze dell’Université di Tolosa che mi ha
ceduto in studio le Geostiba délia sua collezione,
prevalente oggetto del présente lavoro, com-
presi i tipi delle specie da lui descritte nel 1968, e
per avermi dato in dono i suoi schedari e la
letteratura in suo possesso su questo genere, che
sono andati ad integrare utilmente quanto già io
possedevo.
Ringrazio pure molto cordialmente il Dr Claude
Besuchet del Museo di Storia naturale di Ginevra
per avermi inviato in studio gli esemplari di
Geostiba da lui trovati e conservati nel suo
Istituto e il Dr G. Benick co-autore del voLime
sulle Aleocharinae délia monumentale opéra « Die
Kàfer Mitteleuropas » per avermi ceduto in
studio una nuova specie délia sua collezione.
Per il prestito di tipi e di materiale di confronto,
ringrazio moltissimo il Dr J. S. Ashe del Field
Muséum of natural History di Chicago, il Dr L.
Baert dell’Institut Royal des Sciences naturelles
di Bruxelles, la Dr N. Berti del Muséum national
d’Histoire naturelle di Parigi, il Dr H. Schôn-
mann del Naturhistorisches Muséum di Vienna e
il Dr L. Zerche dell’Institut für Pflanzenschutz-
forschung Kleinmachnow di Eberswalde.
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ROBERTO PACE
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Sveriges Staphyliner. ôfv. kôn. Vet.-Akad. Fôrh., 15
27-40.
Source : MNHN, Paris
4
Aleocharinae del Népal
101° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae
(Coleoptera, Staphylinidae)
Robert o P ACE
Via Vittorio Veneto, 13
37032 Monteforte d’Alpone
Verona, Italia
RÉSUMÉ
Les descriptions et les illustrations de 12 espèces et sous-
espèces nouvelles appartenant aux tribus des Myllaenini,
Oligotini, Silusini, Callicerini et Schistogenini sont données.
Un nouveau genre et une espèce nouvelle de la tribu des
Hypocyphlini sont discutés, décrits et illustrés. Pour chaque
espèce des données biologiques sont présentées.
ABSTRACT
Descriptions and illustrations are given for 12 new species of the tribe Hypocyphlini are discussed, described and
or subspecies of the tribes Myllaenini, Oligotini, Silusini, illustrated. Habitat data for each species are presented.
Callicerini and Schistogenini. A new genus and a new species
Pace, R., 1990. — Aleocharinae del Népal. 101° contributo alla conoscenza delle Aleocharinae (Coleoptera, Staphylinidae). In : N. Berti
( ed.), Miscellanées sur les Staphylins. Mém. Mus. nam. Hist. nat., (A), 147 : 155-169. Paris ISBN : 2-85653-158-X.
Publié le 31 juillet 1990.
Source : MNHN, Paris
156
ROBERTO PACE
Nel maggio-giugno del 1986, il collega fran-
cese Jean Orousset ha svolto ricerche entomolo-
giche nel Népal. Le Aleocharinae da lui raccolte
sono State a me affidate in studio. Parte delle
nuove specie sono descritte nel présente lavoro e
parte in un successivo lavoro in preparazione,
inscrite per ragioni di opportunité comparative
tra altre nuove specie affini.
A mano a mano che progredisco nella conos-
cenza délia fauna delle Aleocharinae del Népal,
mediante l’esame di abbondante materiale di
varie provenienze, vedo gradualmente confer-
mato corne dato di fatto che il numéro delle
specie endemiche del Népal è di molto superiore
a quello di analoghi territori montuosi europei :
l’azione selettiva dei monsoni e la profondità di
moite valli potrebbero essere le principali cause
délia radiazione genetica di moltissime specie.
Gli holotypi e parte dei paratypi delle nuove
specie si conservano nel Museo nazionale di
Storia naturale di Parigi (mnhn) ; altri paratypi
sono conservati nel British Muséum (Natural
History), London (bmnh) e in mia collezione
(CPA).
DESCRIZIONE DELLE SPECIE E SOTTOSPECIE NUOVE
MYLLAENINI
Myllaena bhutia sp. n.
(fig. 1-4)
Descrizione : Lunghezza 2,2 mm. Corpo lucido
e bruno ; le antenne sono brune con articolo
basale e l’undicesimo gialli ; zampe giallo-rossicce.
Il corpo è interamente rivestito di pubescenza
sericea molto corta. Edeago : fig. 2-3 ; sperma-
teca : fig. 4.
Discussione : Specie simile a M. terminalis
Cameron, 1939, dell’India, ma ha differente
struttura e colore delle antenne : queste hanno i
due articoli basali gialli e articoli quarto a
decimo più snelli. L’edeago délia nuove specie, in
visione ventrale, è molto più stretto di quello di
terminalis Cameron.
Habitat : Specie raccolta in una foresta di pini,
in una gola e in detriti d’inondazione presso una
cascata.
Località tipica : Sundarijal.
Material tipico : Holotypus S ■ Kathmandu
Valley, Sundarijal, 2 000 m, 5.V.1986 (Orousset
leg.), (mnhn). Paratypus : 1 $, stessa prove-
nienza, (cpa).
Etimologia : La specie prende nome dai Bhutia,
gruppo etnico del Népal.
Myllaena notabilis sp. n.
(fig. 5-8)
Descrizione : Lunghezza 2,4 mm. Corpo lucido
e bruno, pronoto bruno-rossiccio ; antenne bruno-
rossicce con articoli primo a quinto e l’undice-
simo giallo-rossicci corne la zampe. L’intero
corpo è coperto di pubescenza sericea. Edeago :
fig. 6-7 ; spermateca : fig. 8.
Discussione : Specie distinta dalle specie presenti
in India, Kashmir e Népal per il pronoto
rossiccio. Per la forma dell’edeago, la nuova
specie appare affine a M. himalayica Cameron,
1939, del Kashmir ; tuttavia quest’ultima specie
mostra l’edeago molto più acuto all’apice, in
visione ventrale e la sua spermateca non ha
bulbo distale molto dilatato e reniforme corne
quello délia nuova specie.
Habitat : Raccolta in foresta di cedui, in valle-
cola molto scura presso un ruscello e vagliando
lettiera molto umida.
Località tipica : Pharphing.
Materiale tipico : Holotypus <? '■ Kathmandu
Valley, Pharphing, 1 600 m, 18.vi.1986 (Orous¬
set leg.), (mnhn). Paratypi : 31 es., stessa
provenienza, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Il nome délia specie significa che è
notevole per la forma dell’edeago.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DEL NEPAL
157
Source : MNHN, Paris
uiui l'o
ROBERTO PACE
158
Myllaena vescicularis sp. n.
(fig. 9-12)
Descrizione : Lunghezza 2,3 mm. Corpo lucido
e bruno ; pronoto bruno-rossiccio ; antenne brune
con articoli primo, ottavo, nono, decimo e
undicesimo giallo-rossicci corne le zampe. Tutta
la superficie del corpo è coperta di corta pube-
scenza fitta. Edeago : fig. 10-11 ; spermateca :
fig. 12.
Discussione : Specie distinta da M. himalayica
Cameron, 1939, del Kashmir, per il colore delle
antenne e per la forma dell’apice délia lamina
sternale dell’edeago, larga nella nuova specie e
assai stretta in himalayica Cameron.
Habitat : Specie raccolta in foresta di pini e di
latifoglie, presso cascate, in vallecola molto scura
e nel lavaggio di terra ai piedi di un albero.
Rinvenuta anche in lettiera.
Località tipica : Sundarijal.
Materiale tipico : Holotypus <$ : Kathmandu
Valley, Sundarijal, 2 000 m, 5.VI.1986 (Orousset
leg.), (mnhn). Paratypi : 1 $, Kathmandu Valley,
Pharphing, 1 600 m, 18.vi.1986 (Orousset leg.) ;
2 ÇÇ, Kathmandu, réserve de Raniban, 1 450 m,
5.VI.1986 (Orousset leg.); 1 Ç, Népal, Maew
Khola : Shangu, 27°21' N-87°33' E, 6 000 ft, 4.xi.
1961 (K. H. Hvatt leg.), British Muséum, Népal
expédition 1961-1962, (bmnh) (mnhn) (cpa).
Etimologia : Il nome délia specie prende origine
dalla forma di vescica délia spermateca.
Myllaena sunvar sp. n.
(fig. 13-14)
Descrizione : Lunghezza 2,7 mm. Corpo lucido e
bruno, pronoto castano ; antenne brune con arti¬
coli primo e undicesimo giallo-rossicci ; zampe
rossicce. Tutto il corpo è coperto di pubescenza
corta, aderente e fitta. Spermateca : fig. 14.
Discussione : Specie che per la forma délia
spermateca appare affine a M. tricolor Coiffait,
1982, pure del Népal, ma questa specie ha
addome di colore molto differente, cioè la metà
posteriore del terzo e quarto urotergo, è brunic-
cia. La spermateca délia nuova specie differisce
da quella di tricolor Coiffait, per il minore
sviluppo dell’introflessione apicale del bulbo
distale e per il bulbo prossimale subsferico, e non
acuto corne in tricolor Coiffait.
Habitat : Raccolta in detriti d’inondazione,
presso una cascata in una foresta di pini.
Località tipica : Sundarijal.
Materiale tipico : Holotypus $ : Kathmandu
Valley, Sundarijal, 2 000 m, 5.VI.1986 (Orousset
leg.), (mnhn).
Etimologia : La nuova specie prende nome dalla
popolazione nepalese dei Sunvar.
Myllaena vagans sp. n.
(fig. 15-16)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo lucido
e bruno ; pronoto ed elitre bruno-rossiccio ;
estremità addominale bruno-gialliccia ; antenne
brune con articoli primo, nono, decimo e undice¬
simo gialli ; zampe giallo-rossicce. L’intero corpo
è coperto di pubescenza fitta e corta. Spermateca :
fig. 15.
Discussione : La nuova specie, per la forma
délia spermateca, appare assai affine a M. lateri-
tia Kraatz, 1859, dello Sri Lanka, da cui si
difîerenzia per il colore del corpo e per avéré più
ampia e profonda introflessione apicale del bulbo
distale délia spermateca.
Habitat : Specie raccolta mediante la tecnica del
lavaggio tra numerose radici a 20 cm di profon-
dità alla base di ontani.
Località tipica : Budhanilkantha.
Materiale tipico : Holotypus $ : Kathmandu
Valley, Budhanilkantha, 2 000 m, l.vi.1986
(Orousset leg.), (mnhn).
Etimologia : Il nome délia specie indica che essa
è vagante, corne più o meno lo sono le specie di
Myllaena.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DEL NEPAL
159
sunvar sp. n. ; 15-16 : Myllaena vagans sp. n.
Source : MNHN, Paris
160
ROBERTO PACE
HYPOCYPHTINl
Genere Ampheida gen. n.
(fig. 17-27)
Typus generis : Ampheida orousseti sp. n.
Diagnosi. — Genere unico nell’ambito délia
tribù Hypocyphtini a motivo délia formula tar-
sale 5-5-5, invece di 4-4-4, per la forma délia
ligula e dei parameri dell’edeago.
In base ai criteri degli autori del passato sulle
varie suddivisioni tribali, la creazione di una
nuova tribù per il nuovo genere Ampheida
sarebbe giustificata, data la formula tarsale diffe¬
rente. Tuttavia attualmente si fa strada la ten-
denza a non valutare rigidamente detta formula
su cui ancor oggi si basa la distinzione tra tribù.
I casi che fanno eccezione cominciano ad appa-
rire evidenti in base all’osservazione, tra l’altro,
dei caratteri degli organi genitali, corne è il caso
del nuovo genere e per molti generi délia tribù
Diglottini.
Descrizione : Corpo assai minuto, convesso e
ristretto in avanti e all’indietro. Capo molto
corto e largo, con possibilité di essere deflesso
sul prostemo ; occhi sviluppati, tempie oblique ;
antenne di 10 articoli, con i primi due basali
assai robusti (fig. 20). Lobo interno ed estemo
delle maxille corti ; palpi mascellari lunghi (fig. 26) ;
ligula corta e divisa in due larghi lembi da
un’incisione mediana ; paraglose nulle (fig. 24) ;
mento trapezoidale, con due setole anteriori
(fig. 25). Pronoto fortemente trasverso, convesso
e non marginato lateralmente. Elitre convesse e
trasverse, con epipleure fortemente riflesse, non
visibili di lato. Addome appuntito e lateralmente
ribordato. Tibie senza spine ; formula tarsale 5-
5-5 ; primo articolo dei tarsi medi e posteriori
lunghi quanto i tre seguenti presi insieme (fig. 21-
23).
Etimologia : Il nome del nuovo genere significa
« Forma di entrambe le parti », ad indicare la
posizione sistematica intermedia del nuovo genere
tra il genere Hypocyphtus Gyllenhal, 1827 e
O ligota Mannerheim, 1831.
Ampheida orousseti sp. n.
(fig. 17-27)
Descrizione : Lunghezza 1,1 mm. Corpo molto
convesso, lucidissimo e giallo-rossiccio ; occhi
neri ; antenne di un giallo pallido ; zampe giallo-
rossicce. Sul corpo non vi sono distinti punti. La
pubescenza del pronoto è a setoline allineate solo
posteriormente. La pubescenza delle elitre e degli
uroterghi è disposta ordinatamente su linee
oblique o trasverse. Edeago : fig. 18-19 ; sperma-
teca insufficientemente sclerificata, perciô non
visibile.
Habitat : Specie raccolta con la tecnica del
vaglio e del lavaggio del suolo ai piedi un tronco
morto, con cortecce, legno marcio e sabbia, in
una foresta e savana, presso una sponda fluviale.
Località tipica : Sauraha.
Materiale tipico : Holotypus S : Royal Chit-
wan National Park, Sauraha, 100 m, 24.V.1986
(Orousset leg.), (mnhn). Paratypi : 10 es., stessa
provenienza, (mnhn) (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, il collega francese Jean Orousset,
noto studioso di Coleotteri endogei.
OLIGOTINI
Oligota (Oligota) orousseti sp. n.
(fig. 28-31)
Descrizione : Lunghezza 1,15 mm. Corpo luci¬
dissimo e nero-bruno ; antenne nero-brune con i
due articoli basali giallo-rossicci ; zampe bruno-
rossicce. Il capo e il pronoto sono coperti di
punteggiatura fine e svanita. Le elitre presentano
tubercoletti distinti. Il quarto urotergo libero del
maschio mostra tubercoli salienti e allineati solo
sulla metà posteriore ; il quinto urotergo libero
del maschio è coperto di tubercoletti disposti più
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DEL NEPAL
161
Fig.
17-27. — Ampheida orousseti gen. n., sp.
21 : zampa anteriore ; 22 : zampa media
con palpo mascellare; 27 : paramero.
n. 17 : habitus; 18-19 : edeago in visione latérale e ventrale; 20 antenna ;
; 23 : zampa posteriore ; 24 : labio con palpo labiale ; 25 : mento ; 26 : maxilla
Source : MNHN, Paris
162
ROBERTO PACE
F,G ^ Hygrod^a'TpMfcTp in n V ' Si0ne latera ' e 6 ventrale e spermateca. 28-31 : Oligota (Oligota) orousseti sp. n. ; 32-33 :
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DEL NEPAL
163
fittamente che sui precedenti uroterghi. Edeago :
fig. 28-30 ; spermateca : fig. 31.
Discussione : Specie differente da O. monticola
Cameron, 1939, a motivo del colore del corpo e
delle antenne. Infatti monticola Cameron ha
il pronoto e le elitre bruno-rossicci corne le
antenne, mentre la nuova specie ha corpo unifor-
memente nero-bruno e le antenne nero-brune con i
due articoli basali giallo-rossicci. Gli organi genitali
di monticola Cameron sono restati sconosciuti
anche al revisore delle specie délia regione
indiana, S. A. Williams (1978).
Habitat : Specie raccolta con la stessa tecnica e
nello stesso habitat di Ampheida orousseti sp. n.
sopra descritta.
Località tipica : Sauraha.
Materiale tipico : Holotypus : Royal Chit-
wan National Park, Sauraha, 100 m, 24.v. 1986
(Orousset leg.), (mnhn). Paratypus : 1 $, stessa
provenienza, (cpa).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
HYGRONOMINI
Hygrochara agrestis sp. n.
(fig. 32-33)
Descrizione : Lunghezza 2,2 mm. Corpo lucido,
piatto e bruno ; pronoto elitre e base dell’ad-
dome bruno-rossicci ; antenne brune con articolo
basale giallo-rossiccio ; zampe gialle. Il capo e
il pronoto presentano un’ampia e profonda
impressione mediana. La pubescenza del capo è
eretta e quella del pronoto e delle elitre è corta,
fitta e sericea. La punteggiatura del capo è assai
svanita e quella del pronoto e delle elitre è fine,
fitta e assai evanescente. Gli uroterghi presen¬
tano reticolazione distinta ; il quinto urotergo
libero mostra una pubescenza meno fitta di
quella degli uroterghi anteriori. Spermateca :
fig. 32.
Discussione : Specie distinta da H. indica Came¬
ron, 1939, per il differente colore del corpo e
delle antenne ; queste ultime giallo-brune in
indica Cameron e brune con articolo basale
giallo-rossiccio nella nuova specie. lnoltre il
pronoto délia nuova specie è lungo quanto largo
e non più largo che lungo corne in indica
Cameron.
Habitat : La specie è stata raccolta nella lettiera
e nell’argilla del fondo di un canale di drenaggio.
Località tipica : Mt Phulchoki.
Materiale tipico : Holotypus $ : Mt Phulchoki,
2 400 m, 7. vi. 1986 (Orousset leg.), (mnhn).
Etimologia : Dato che la specie è stata raccolta
in zona coltivata, prende nome di « agreste o
campestre ».
SILUSINI
Coenonica orousseti sp. n.
(fig. 34-36)
Descrizione : Lunghezza 3,1 mm. Capo opaco,
pronoto debolmente opaco, resto del corpo
lucido. Corpo rossiccio, capo bruno, pronoto
bruno, tranne i margini laterali e posteriori
largamente rossicci ; elitre sfumate di bruno sulla
porzione posteriore estema ; zona mediana dei
tre uroterghi liberi basali, quarto urotergo libero
e base del quinto bruni ; antenne brune con i tre
articoli basali e la metà apicale deU’undicesimo
giallo-rossicci corne le zampe. La punteggiatura
del capo e del pronoto è netta ed estremamente
fitta ; quella delle elitre è netta e irregolarmente
distribuita. Una superficiale bozza mediana sta
sul terzo urotergo libero del maschio ; una ben
saliente e grande sta sul sesto urotergo libero del
maschio. Edeago : fig. 35-36.
Source : MNHN, Paris
164
ROBERTO PACE
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DEL NEPAL
165
Discussion E : Specie distinta da C. birmana
Cameron, 1939, per il colore rossiccio dei mar-
gini laterali e di quello posteriore del pronoto,
(pronoto uniformemente nero in birmana ), per la
maggiore taglia, per la lamina mediana del sesto
urotergo libero del maschio a margine arcuato e
non tronco e per la presenza nella nuova specie
di un tubercolo sullo stesso sesto urotergo libero
del maschio.
Habitat : Specie raccolta vagliando humus,
legno marcio e muschi sotto un grande tronco
marcio, sotto bambù, in una foresta di querce.
Località tipica : Mt Phulchoki.
Materiale tipico : Holotypus S ■ Mt Phulchoki,
2 600 m, 7.VI.1986 (Orousset leg.), (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore, Jean Orousset.
1. Profilo ventrale délia porzione mediana dell’edeago, ad angolo retto ;
estremità délia lama sternale dell’edeago acuta ; bulbo distale délia
spermateca sferico, con due distinte docce interne. Sri Lanka.
. varicornis (Kraatz, 1879), s. str.
— Profilo ventrale délia porzione mediana dell’edeago descrivente un’am-
pia curva semicircolare ; estremità délia lamina sternale dell’edeago
larga e a profilo arcuato ; bulbo distale délia spermateca ovale, senza
distinte docce interne. Népal. varicornis varions ssp. n.
Habitat : Specie raccolta nella foresta a savana (Orousset leg.), (mnhn). Paratypi : 30 es., stessa
vagliando e lavando cortecce, legno marcio e provenienza, (mnhn) (cpa).
sabbia ai piedi di un tronco marcio.
Etimologia : Il nome « varions » indica che
Località tipica : Sauraha. la sottospecie présenta differenze rispetto alla
forma tipica.
Materiale tipico : Holotypus <$ : Royal Chit-
wan National Park, Sauraha, 100 m, 24.V.1986
Coenonica varicornis varions ssp. n.
(fig. 37-41)
Descrizione : Lunghezza 2,0 mm. Corpo lucido
e bruno ; base ed estremità addominale bruno-
rossicce ; antenne nere con i due articoli basali
giallo-rossicci ; zampe giallo-rossicce. Il capo è
coperto di punteggiatura ombelicata netta solo
sulla metà posteriore. Il pronoto e le elitre
mostrano tubercoletti molto salienti netti. La
reticolazione dell’avancorpo è svanita, quella
dell’addome netta solo alla base di ciascum
urotergo. Edeago : fig. 37-38 ; spermateca :
fig. 39.
Discussione : La nuova sottospecie, confrontata
con il tipo di C. varicornis (Kraatz, 1859) dello
Sri Lanka, rivela tra l’altro le differenze messe in
rilievo nella seguente tabella :
CALLICERINI
Aloconota vulnerans sp. n.
(fig. 42-46)
Descrizione : Lunghezza 2,2 mm. Corpo debol-
mente opaco e giallo-bruniccio ; capo e uriti
liberi quarto e base del quinto, bruni ; antenne
brune con i tre articoli basali giallo-rossicci,
corne le zampe. Il capo è coperto di tubercoletti
confusi nella distinta reticolazione e mostra un
debole solco mediano. Il pronoto e le elitre sono
ben reticolati e hanno confusi tubercoletti. Il
quinto urotergo libero del maschio ha un saliente
tubercolo mediano. Edeago : fig. 43-44 ; sperma¬
teca : fig. 45 ; sesto urotergo libero maschio :
fig. 46.
Source : MNHN, Paris
Fig. 42-49 Habitus, edeago in visione latérale e ventrale, spermateca e sesto urotergo libero del maschio. 42-46 : Aloconota
vulnerans sp. n. ; 47-49 : Schistoglossa nepalicola sp. n.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DEL NEPAL
167
Discussione : La nuova specie, a motivo dell’af-
filata e stretta appendice cultriforme ventrale
dell’edeago, è nettamente distinta dalle restanti
specie note.
Habitat : Specie raccolta alla base di un albero,
in una foresta di latifoglie.
Località tipica : Raniban.
Materiale tipico : Holotypus S : Kathmandu,
Raniban, 1 450 m, 5.VI.1986 (Orousset leg.),
(mnhn). Paratypi : 1 <$ e 2 $$, stessa prove-
nienza, (mnhn) (cpa).
Etimologia : L’affilata appendice cultiforme
dell’edeago, ha suggerito il nome délia specie,
che con essa puô ferire.
Schistoglossa nepâlieola sp. n.
(fig. 47-49)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo lucido
e bruno-rossiccio ; capo e terzo e quarto urite
libero bruni ; antenne giallo-brune con i due
articoli basali e l’undicesimo gialli, corne le
zampe. Il capo présenta una punteggiatura dis¬
tinta, assente sulla linea mediana su cui sta una
debole impressione attraversata da un debole
solco longitudinale. Tubercoletti salienti e fini
coprono il pronoto che mostra posteriormente la
superficie spianata con due deboli solchi paral-
leli. Tra la reticolazione distinta delle elitre i
tubercoletti sono svaniti. Gli uroterghi sono
coperti di reticolazione distinta e di tubercoletti
fini. Edeago : fig. 48-49.
Discussione : Nel Népal è nota un’altra specie,
S. biapicalis Pace, 1985. La nuova specie ne è
distinta per i caratteri dati nella seguente tavola :
1. Quarto articolo delle antenne lungo quanto largo, l’undicesimo giallo-
bruno corne i precedenti ; pronoto meno trasverso ; apice dell’edeago,
in visione ventrale, con due espansioni laminari. Népal.
. biapicalis Pace, 1985
— Quarto articolo delle antenne trasverso, Pundicesimo giallo, in con-
trasto con i precedenti giallo-bruni ; pronoto più trasverso ; apice
dell’edeago normale. Népal. nepalicola sp. n.
Habitat : Specie raccolta con vaglio nella let- réserve de Raniban, 1 450 m, 4.VI.1986 (Orous-
tiera e tra ramaglie, in foresta di latifoglie. set leg.), (mnhn).
Località tipica : Réserve de Raniban. Etimologia : La nuova specie prende nome dal
Népal.
Materiale tipico : Holotypus $ : Kathmandu,
SCHISTOGENIINI
Mimacrotona orousseti sp. n.
(fig. 50-52)
Descrizione : Lunghezza 1,9 mm. Corpo lucido
e giallo-rossiccio ; capo rossiccio ; antenne brune
con i tre articoli basali giallo-rossicci ; zampe
gialle. I tubercoletti che coprono la superficie del
capo sono molto svaniti, quelli del pronoto sono
distinti e quelli delle elitre sono netti. Il capo e il
pronoto sono privi di reticolazione, mentre le
elitre l’hanno molto svanita. Gli uroterghi sono
coperti di scultura squamiforme netta, tranne
che sulla metà posteriore del quarto urotergo
libero e sul quinto e sesto. Edeago : fig. 51-52.
Discussione : Specie distinta dalle note M.
uniformis Cameron, 1939, e M. cingulata Came-
ron, 1920 (M. rugatipennis (Kraatz, 1858), va
attribuita al genere Brachidamorpha Cameron,
1928), per il colore del corpo quasi interamente
Source : MNHN, Paris
168
ROBERTO PACE
51 52
Fig. 50-52. — Habitus ed edeago in visione latérale e ventrale. 50-52 : Mimacrotona orousseti sp. n.
giallo-rossiccio, per il terzo articolo delle antenne
più corto del seconde» e per il pronoto appena
più stretto delle elitre.
Località tipica ; Pharphing.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Kathmandu
Valley, Pharphing, 1 600 m, ll.vi.1986 (Orous-
set leg.), (mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome dal suo
scopritore.
RINGRAZIAMENTI
Ringrazio molto cordialmente il collega Jean
Orousset per avermi affidato in studio le Aleo-
charinae da lui raccolte in Népal e qui descritte.
Per il prestito di tipi e di materiale di studio
ringrazio molto il Dr J. S. Ashe e la Signora
C. Milkint del Field Muséum of Natural His-
tory di Chicago, il Dr P. M. Hammond e il
Signor L. Rogers del British Muséum (Natural
History) di London e il Dr L. Zerche dell’Insti-
tut für Pflanzenschutzforschung Kleinmachnow
di Eberswalde.
BIBLIOGRAFIA
Cameron, M., 1920. — New species of Staphylinidae
from Singapore, Part IV (conclusion). Trans. ent.
Soc. Lond. : 347-413.
Cameron, M., 1928. — New species of Staphylinidae
from Bornéo, Part II. Sarawak Mus. J., 3 : 413-422.
Cameron, M., — The Fauna of British India, inclu-
ding Ceylon and Burma. Coleoptera, Staphylinidae,
vol. 4, pt. I, II, A. E. Shipley (ed), London, 691 pp.
Gyllenhal, L., 1827. — Insecta Suecica descripta,
vol. I, pars 4, (ed), Lipsiae, 762 pp.
Source : MNHN, Paris
ALEOCHARINAE DEL NEPAL
169
Kraatz, G-, 1859. — Die Staphylinen-Fauna von
Ostindien insbesondere der Insel Ceylan. Arch.
Naturg., 25 : 196 pp.
Mannerheim, C. G., 1831. — Précis d’un nouvel
arrangement de la famille des Brachélytres de
l’ordre des Insectes Coléoptères. Mëm. Acad. Sci.
St. Petersbourg, 1 : 415-501.
Pace, R., 1985. — Aleocharinae riportate dall’Hima-
laya dal Prof. Franz Parte I. Nouv. Rev. Ent.
(N. S.) 2 : 91-105.
Williams, S. A., 1978. — The Genus Oligota in the
Indian Subregion. Rev. suisse Zool., 85 : 167-176.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
5
Studi sugli Xantholinini délia regione orientale :
il genere Manilla n. gen. (1)
(Coleoptera, Staphylinidae)
Arnaldo BORDONI
Museo Zoologico de « La Specola »
Université degli Studi
Via Romana, 17
50125 Firenze, Italia
RÉSUMÉ
Description du genre Manilla n. gen. de l'île de Luzon
(Archipel des Philippines). Ce genre est très étroitement
apparenté au genre Mitomorphus Kraatz, dont il diffère par
la conformation du segment génital mâle et par l’édéage. Les
espèces suivantes sont décrites : Manilla orousseti n. sp.
(espèce type du genre), M. bipatea n. sp., M. emussitata
n. sp., M. deharvengi n. sp. Toutes ces espèces ont été
récoltées en montagne, à moyenne et haute altitudes, dans la
cordillière centrale de l’île de Luzon.
ABSTRACT
Description of the genus Manilla n. gen. from the island of
Luzon (Philippines). This genus is closely related to genus
Mitomorphus Kraatz, but diffère in the structures of the male
génital segment and of the aedeagus. The following species
are described : Manilla orousseti n. sp. (type species of the
genus), M. bipatea n. sp., M. emussitata n. sp., M. deharvengi
n. sp. Ail these species hâve been collected in the mountains
of the central Luzon at middle and high altitudes.
(1) 99 e Contributo alla conoscenza degli Staphylinidae.
Bordoni, A., 1990. — Studi sugli Xantholinini délia regione orientale : il genere Manilla n. gen. (Coleoptera, Staphylinidae). In :
N. Berti (ed.), Miscellanées sur les Staphylins. Mém. Mus. nain. Hist. nat., (A) 147 : 171-180. Paris ISBN : 2-85653-158-X.
Publié le 31 juillet 1990.
Source : MNHN, Paris
172
ARNALDO BORDON1
Nell’ambito délia revisione degli Xantholi-
ninae délia regione orientale di cui mi sto
occupando da tempo, ho isolato di recente un
gruppo di specie che credo di poter riferire ad un
genere nuovo per la scienza, pur ritenendo
opportuna una verifica délia loro variabilità
morfologica attraverso l’esame di un più abbon-
dante materiale. Prendo spunto quindi dallo
studio di una parte di un lotto si Stafilinidi
raccolti nelle Filippine ed inviatimi dall’amico e
collega Jean Orousset per trattare brevemente
questo gruppo a cui, in ricordo dell’antica
denominazione dell'isola di Luzon, dalla quale
provengono gli esemplari, dô il nome di Manilla.
Genere Manilla gen. n.
Diagnosi : Simile nell’aspetto generale ai Mito-
morphus Kraatz (1859) ai quali puô essere avvici-
nato. Palpi mascellari con ultimo articolo visto-
samente più lungo e più stretto del precedente ;
palpi labiali minuti, stretti, con ultimo articolo
sottile e un poco più lungo del precedente che è
nettamente più largo. Suture gulari a forma di
larga e lunga V con vertice presso il « collo » ;
placca antisternale del prosterno priva di sutura,
intera ; margine latérale del pronoto con linea
superiore ed inferiore corne da figura la. Seg-
mento génitale maschile con urostemo provvisto
di lobi laterali sporgenti, talora nettamente scle-
rificati, con setole vistose e con margine poste-
riore membranoso e semitrasparente (fig. 2).
Organo copulatore maschile con bulbo basale
ovoidale, fascia d’introflessione centrale, lobi
laterali simmetrici, di norma minuti e stretti
(fig. 3d).
Specie tipo : Manilla orousseti n. sp.
A questo genere attribuisco per il momento
anche le nuove specie di seguito descritte : M.
bipatae n. sp., M. emussitata n. sp., M. dehar-
vengi n. sp., tutte raccolte sull’isola di Luzon
nelle Filippine.
Discussione : Molti degli Xantholinini orientali
sono stati descritti corne Mitomorphus, anche in
epoca recente, e corne ho potuto constatare, tra
l’altro esaminando tutti i tipi, e corne mi riserbo
di dimostrare in altra sede con sudi del tutto
inediti, essi appartengono in buona parte a
generi ben diversi, per i caratteri sessuali secon-
dari e per la conformazione dell’organo copu¬
latore maschile. Anche le specie qui trattate
potrebbero essere attribuite ai Mitomorphus, in
base ad un esame frettoloso che non tenesse
conto, corne era norma per AA corne Bernhauer
e Cameron, del segmento génitale e dell’organo
copulatore (a titolo di esempio cito l’opéra fon¬
damentale di Cameron del 1932 per la conoscenza
degli Stafilinidi dell’India).
Uno studio più attento e minuzioso, reso
purtroppo lento dalla nécessité di effettuare
preparati che spesso comportano la scomposi-
zione del segmento génitale nelle sue varie parti
non di rado diafane, semitrasparenti e talora
membranose e altrimenti di difficile lettura,
mostra infatti che l’organo copulatore è formato
da un bulbo basale di discrète dimensioni anzichè
da un piccolo bulbo costretto alla base, con
fascia muscolare d’introflessione orizzontale cen¬
trale anzichè con placca d’introflessione subcir-
colare, con lobi laterali simmetrici, minuti e
stretti anzichè asimmetrici, grandi e larghi. Il
segmento génitale inoltre présenta urostemo
provvisto di lobi laterali, talora sclerificati e con
grandi setole, e tra loro una membrana, talora
semitrasparente, spesso di non facile individua-
zione. In Mitomorphus, il segmento génitale è
regolare ma présenta l’urostemo con due piccoli
lobi, che si agganciano presumibilmente alla
pleure, nella sua porzione prossimale, corne
appare nella figura 6 che propongo per un
opportuno raffronto.
Corne ho accennato, per il momento includo
nel nuovo genere tutte le specie qui trattate
anche se alcune hanno bulbo basale con sacco
intemo non evidenziabile, altre hanno lobi late¬
rali grandi, altre urostemo del segmento génitale
con piccole differenze morfologiche rispetto al
generotipo. Tutte comunque presentano il mede-
simo vistosamente modificato nello stesso modo.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE MANILLA N. GEN.
173
Fig. 1. — Genere Manilla nov. gen. : protorace in visione ventrale (a), mandibola (b), primi 5 antennomeri (c), palpo
mascellare (d) e labiale (e), labbro (f).
Tabella delle specie
Pur tenendo conto dell’esiguo numéro di specie che al momento sono in grado
di riferire a questo nuovo genere, ritengo non inutile proporre una brève chiave
per la loro identificazione.
1. Specie robusta, lunga circa 10mm; elitre con punteggiatura grande;
segmento génitale $ con pleure prowiste di grandi setole ed urostemo
del medesimo con prominenze laterali lobiformi prowiste di corte
spinule nere. M. orousseti, n. sp.
— Specie minute, lunghe circa 6 mm ; elitre con punteggiatura molto
piccola ; segmento génitale con pleure sprovviste di setole. 2
2. Urosterno del segmento génitale S con prominenze laterali lobiformi ad
apici provvisti di una grossa spinula nera ; capo particolarmente
allungato e stretto ; arti bruni ; organo copulatore S molto stretto con
lobi laterali molto lunghi. M. bipatea n. sp.
— Urosterno del segmento génitale $ con prominenze laterali lobiformi
sprowiste di spinule. 3
Source : MNHN, Paris
174
ARNALDO BORDONI
3. Corpo nerastro ; capo subrettangolare ; arti giallastri ; prominenze
laterali dell’urostemo del segmento génitale S corte ; urotergo del
medesimo tozzo ; organo copulatore più grande con sacco interno
apparentemente non visible. M. emussitata n. sp.
— Corpo bruno ; capo ovoidale ; arti giallastri molto chiari ; prominenze
laterali dell’urostemo del segmento génitale S più lunghe ; urotergo del
medesimo più allungato ; organo copulatore g più piccolo con sacco
intemo a forma di tubo dilatato. M. deharvengi n. sp.
DESCRIZIONE DELLE SPECIE
Manilla orousseti n. sp.
Descrizione : E’ la specie più grande del gruppo.
Corpo lungo circa 10 mm; lunghezza dall’orlo
anteriore del capo a quello posteriore delle elitre
di circa 4,80 mm ; bruno nero con riflessi bronzei
sulle elitre.
Capo ovoidale, più stretto delle altre parti del
corpo, a lati arrotondati ; occhi piatti, il loro
diametro pari circa alla lunghezza del 2 e anten-
nomero. Superficie del capo lucida e liscia, con
qualche punto in addietro e sui lati, 4 punti tra
gli occhi ; solchi frontali labili. Antenne lunghe
con 2' articolo più lungo del 3 e ; 4 e e 5 e subqua-
drati, successivi trasversi.
Pronoto ben più lungo e largo del capo, in
avanti e in addietro pressochè délia medesima
larghezza, a lati nel mezzo sinuosi, ad angoli
arrotondati. Superficie lucida con sérié dorsale di
circa 6 punti larghi e non molto profondi.
Elitre in addietro più larghe del pronoto, più
corte di questo, a lati subrettilinei. Superficie
appena rugulosa con tre sérié distanziate di 7/9
punti poco profondi e qualche punto tra esse.
Addome composto da segmenti gradatamente
più larghi, molto finemente e fittamente micro-
striati in maglie isodiametriche, con punti ben
netti e radi. Arti bruno chiari.
Il segmento génitale, che in visione naturale si
présenta corne nella figura 2a, appare nel prepa-
rato allestito con pleure prowiste di setole scure
sul suo margine posteriore (fig. 2b, c) ; anche il
margine posteriore dell’urotergo présenta due
setole scure laterali (fig. 3a). In visione ventrale
l’urostemo del segmento génitale appare prov-
F |g : 2. — Manilla orousseti n. sp. : segmento génitale (a), in
visione ventrale (b) e dorsale (c). Sono indicati : us,
urostemo ; m, membrana ; pl, pleure ; ut, urotergo.
Source : MNHN, Paris
IL GENERE MANILLA N. GEN.
175
Fig. 3. — Manilla oroussseti n. sp. : urotergo (a), pleura con particolare (b), urostemo con particolare dell’apice délia
prominenza latérale (c), organo copulatore (d). È indicata : m, membrana.
Source : MNHN, Paris
176
ARNALDO BORDONI
visto di lobi laterali molto evidenti e sporgenti, il
cui apice reca 5 corte spinule scure (fig. 3c). Il
suo margine posteriore, tra i lobi, è seguito da
una stretta membrana trasparente saldata ai lobi
suddetti ed un poco staccata dal margine stesso
(fig. 2b; 3c).
L’organo copulatore, costituito da un bulbo
subovoidale, reca un’evidente armatura copula-
trice costituita da fini spinule e scaglie (fig. 3d).
Sesto urotergo ed urostemo apparenti privi di
caratteri salienti.
Località tipica : Luzon, Mount Data.
Materiale tipico : Holotypus S '■ Filippine,
Luzon, Mount Data, 2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979
(L. Deharveng & J. Orousset leg.), lettiera in
foresta, (mnhn). Paratypi : stessi dati, 1 e 1 $
(coll. Bordoni), 1 $ (coll. Orousset) ; stessi dati,
8.1.1980 (J. Orousset leg.) ; 1 $ (coll. Orousset) ;
1 S (coll. Bordoni), nel legno marcescente.
Etimologia : Specie che prende nome da Jean
Orousset.
Manilla bipatea n. sp.
Descrizione : Specie minuta. Corpo lungo circa
6 mm ; lunghezza dall’orlo anteriore del capo a
quello posteriore delle elitre di circa 3 mm ;
corpo nero con deboli riflessi bronzei.
Capo ovoidale, in avanti dilatato e molto
costretto in addietro ove la sua larghezza è
uguale a quella del « collo », a lati ovviamente
molto arrotondati ; occhi piatti, relativamente
grandi, il loro diametro pari circa alla lunghezza
del 3' e 4 e antennomero presi insieme. Antenne
con 2 e articolo molto più lungo del 3 e che ha
apice dilatato ; 4' e 5' subquadrangolari, succes-
sivi trasversi. Superficie del capo lucida con
alcuni punti in addietro e sui lati, 4 punti tra gli
occhi ; solchi frontali labili. Un grosso punto
presso il margine posteriore del capo.
Pronoto più largo e nettamente più lungo del
capo, ad angoli anteriori molto sfuggenti ail’
indietro, a lati un poco sinuosi nel mezzo.
Superficie lucida con una sérié dorsale di circa
6 punti grandi e poco profondi ; qualche punto
sui lati.
Elitre circa délia lunghezza del pronoto e
nettamente più larghe, dilatate, appena più larghe
in addietro, ad omeri ben marcati e lati subretti-
linei ; superficie lucida e liscia, con una sérié di
5/6 punti piccoli presso la sutura, molto distan-
ziati tra loro, una sérié più corta mediana ed una
latérale. I punti poco visibili. Sono presenti altri
punti tra scutello ed omeri. Addome lucido,
privo di microstriatura, con alcuni piccoli punti
sparsi qua e là, soprattutto presso il margine
posteriore dei segmenti. Arti bruni.
Il segmento génitale, che in visione naturale si
présenta corne nella figura 4a, appare nel prepa-
rato allestito con pleure sprovviste di setole, al
pari dell’urotergo. L’urosterno si prolunga late-
ralmente in due lobi evidenti che racano una
vistosa spinula scura rivolta verso l’urotergo
(fig. 4b) ; l’apice dei lobi sporge al di sotto del
margine posteriore delle pleure (fig. 4c). In
visione ventrale, l’urosterno non présenta mem¬
brana tra i lobi ma ad un attento esame si
evidenzia una stretta striscia membranosa interna
rivoltata verso la parete dello stesso urostemo
(fig. 4b).
L’organo copulatore è piuttosto piccolo, ovoi¬
dale e costretto e non présenta sacco intemo
evidenziabile e reca due lobi laterali simmetrici
molto grandi, oscurati all’apice (fig. 4d). Sesto
urotergo ed urostemo apparenti privi di caratteri
salienti.
Discussione : Dai dati di raccolta sembrerebbe
essere una specie briofila di foresta.
Località tipica : Luzon, Mte Santo Thomas.
Materiale tipico : Holotypus $ ; Filippine,
Luzon, Baguio, Mte Santo Thomas, 2 150 m,
14.1.1980 (L. Deharveng & J. Orousset leg.),
nei muschi su corteccia, (mnhn). Paratypi : stessi
dati, 3 cJc? (coll. Bordoni & Orousset) ; Luzon,
Mount Data, 2 200-2 300 m, 22-23.xn.1979 (L.
Deharveng & J. Orousset leg.), 3 $<$ nei
muschi su corteccia e nel legno marcescente (coll.
Bordoni & Orousset).
Etimologia : Il nome délia nuova specie significa
« aperto da entrambi i Pati ».
Manilla emussitata n. sp.
Descrizione : Specie minuta. Corpo lungo circa
6 mm ; lunghezza dall’orlo anteriore del capo a
Source : MNHN, Paris
IL GENERE MANILLA N. GEN.
177
Fig. 4. — Manilla bipatea n. sp. : segmento génitale (a), in visione ventrale (b) e dorsale (c), organo copulatore con
prominenza latérale in visione latérale (d). Sono indicati : a, apice délia prominenza latérale delFurosterno ;
us, urostemo ; m, membrana ; ut, urotergo ; s, spinula.
quello posteriore delle elitre di circa 3 mm ; nero
con evidenti riflessi bronzei sulle elitre che hanno
omeri rossastri.
Capo subrettangolare anche se a lati arroton-
dati ; occhi appena sporgenti, proporzionalmente
più piccoli che nelle due specie precedenti, con
diametro pari circa alla lunghezza del 3 e et 4 e
antennomero presi insieme. Antenne corte con 2 e
articolo appena più lungo del 3 e , dal 4 e trasversi.
Superficie del capo lucida con qualche punto qua
e là ; 4 punti tra gli occhi ; solchi frontali appena
marcati.
Pronoto appena più largo ed un poco più
lungo del capo, ad angoli anteriori sfuggenti
all’indietro, a lati appena sinuosi nel mezzo.
Superficie lucida con sérié dorsale di circa 6
punti grandi, poco profondi, distanziati e con
qualche punto latérale.
Elitre nettamente più larghe e circa délia
medesima lunghezza del pronoto, dilatate, in
addietro più larghe, ad omeri marcati, con lati
subrettilinei. Superficie lucida e liscia, con una
sérié di piccoli punti presso la sutura, una
mediana ed una latérale ; i punti ben visibili.
Sono presenti alcuni punti sul margine anteriore
tra scutello ed omero. Addome lucido, privo di
Source : MNHN, Paris
178
ARNALDO BORDONI
Fig. 5. — Manille emussitata n. sp. : segmenta génitale (a) con indicazione dell’apice délia prominenza latérale dell’uro-
sterno (a), in visione dorsale (b), urostemo con particolare délia prominenza (c), organo copulatore (d). Manille
aeharvengi n. sp. ; urotergo (e), urostemo (0 con particolare délia prominenza latérale (g), organo copulatore (h).
Source : MNHN, Paris
IL GENERE MANILLA N. GEN.
179
microstriatura, con un paio di sérié distanziate di
piccoli punti. Arti giallastri. Sesto urosterno
apparente appena smarginato nel mezzo del suo
margine posteriore.
Il segmento génitale, che in visione naturale si
présenta corne nella figura 5a, appare nel prepa-
rato allestito con pleure sprovviste di setole al
pari dell’urotergo. Questo è più tozzo e largo che
nella specie precedente (fig. 5b). L’urosterno del
segmento génitale ha due lunghi lobi, sprovvisti
di spinule, che sporgono visibilmente oltre il
margine posteriore delle pleure e che si presen-
tano con apice strutturato corne nella figura 5c.
Organo copulatore (fig. 5d) formato da un
grosso bulbo basale ovoidale che non présenta
sacco intemo evidenziabile ; i lobi laterali sono
piccoli e sottili.
Località tipica : Luzon, Sagada.
Materiale tipico : Holotypus ; Filippine,
Luzon, Mountain Province, Sagada, 15-19.xn.1979
(L. Deharveng & J. Orousset leg.), lavaggi
d’humus, (mnhn). Paratypi : stessi dati, 2
(col. Bordoni & Orousset) ; stessi dati, lavaggio
di fogliame, 1 (J e 1 $ (coll. Bordoni) ; Amba-
sing, 1440 m, 16.xn.1979 (L. Deharveng &
J. Orousset leg.), 1 $ nei muschi su sassi (coll.
Orousset); Sagada, 21.xii. 1979 (L. Deharveng
& J. Orousset leg.), 1 $ nei muschi (coll.
Orousset) ; Sagada, presso Latan Cave, 4-5.1.1980
(L. Deharveng & J. Orousset leg.), 2 ??, dolina
di ne (coll. Orousset) ; Sagada, Latipan Cave,
15.xn.1979 (L. Deharveng & J. Orousset leg.),
1 $, fogliame presso l’entrata (coll. Orousset).
Etimologia : Il nome délia nuova specie significa
« perfetta ».
Manilla deharvengi n. sp.
Descrizione : Specie minuta. Corpo lungo circa
6 mm ; lunghezza dall’orlo anteriore del capo a
quello posteriore delle elitre di circa 2,80 mm ;
bruno con elitre a reflessi bronzei ed omeri
rossastri.
Capo ovoidale, un poco dilatato in avanti, a
lati poco arrotondati ; occhi appena sporgenti, il
loro diametro pari a poco meno délia lunghezza
del 2 e e 3 e antennomero presi insieme. Antenne
corte, con 2 e articolo più corto del 3 e , successivi
trasversi, molto corti. Superficie del capo lucida,
con qualche punto qua e là ; 4 punti tra gli
occhi ; solchi frontali presenti, quelli oculari
labili.
Pronoto appena più largo e lungo del capo, ad
angoli anteriori un poco sfuggenti all’indietro, a
lati sinuosi nel mezzo. Superficie lucida con sérié
dorsale di circa 6 punti ; qualche punto latérale.
Elitre un poco più larghe e lunghe del pronoto,
non dilatate nè più larghe in addietro, subrettan-
Fig. 6. — Mitomorphus nigroaeneus (Kraatz) : segmento génitale in visione dorsale (a) e ventrale (b).
Source : MNHN, Paris
180
ARNALDO BORDONI
golari, con omeri ben marcati e lati subparalleli,
appena bombati nel mezzo. Superficie lucida con
una sérié di piccoli punti presso la sutura, una
sérié mediana ed una latérale ; i punti poco
visibili. Sono presenti alcuni punti al margine
anteriore tra scutello ed omero. Addome lucido,
privo di microstriatura, con due-tre sérié di
piccoli punti ben visibili. Arti giallicci molto
chiari. Sesto urotergo ed urosterno apparenti
privi di caratteri salienti.
Il segmento génitale è simile a quello délia
specie precedente. Se ne differenzia per la forma
dell’urotergo (fig. 5e), dell’urosterno (fig. 5f) e dei
lobi laterali dello stesso (fig. 5g) che sono anche
più lunghi. L’organo copulatore è formato da un
bulbo più piccolo, più costretto con lobi laterali
più minuti, arcuati ed è visibile un sacco interno
a forma di tubo dilatato, privo di spinule e
scaglie, di colore scuro (fig. 5h).
Località tipica : Luzon, Baguio.
Materiale tipico : Holotypus S ; Filippine,
Luzon, Baguio, 1 000 m, 2-4.1.1979 (L. Dehar-
veng leg.), nel fogliame fresco entro una dolina,
(mnhn).
Etimologia : Specie che prende nome da L.
Deharveng.
RINGRAZIAMENTI
Sono grato al collega J. Orousset per avermi inviato in studio gli Xantholininae raccolti nelle
Filippine e a M lk N. Berti (mnhn) per la fattiva collaborazione.
BIBLIOGRAFIA
KRAAT XXv ’ Staphylinien Fauna von Ostindien insbesondere der inseln Ceylan. Arch. Naturg.,
Cameron, M., 1932. — The Fauna of British India including Ceylan and Burma. Coleoptera Staphvlinidae.
London, Taylor & Francis, 3 : 1-443.
Source : MNHN, Paris
6
Les Xantholininae et les Staphylininae
des îles Mascareignes
(Coleoptera, Staphylinidae)
Jean-Claude LECOQ
Muséum national d’Histoire naturelle
Laboratoire d’Entomologie
45, rue Buffon
75005 Paris
RÉSUMÉ
Un catalogue commenté des Xantholininae et Staphyli¬
ninae des îles Mascareignes est présenté. La sous-famille
Xantholininae est représentée par douze espèces réparties en
sept genres; un genre nouveau, Daclylapiatus n. gen., et six
nouvelles espèces sont décrites ; le genre Microleptus Jarrige,
1963, est nouveau pour les Mascareignes. La sous-famille
Staphylininae est représentée par trente cinq espèces et une
sous-espèce ; cette dernière ainsi que huit espèces nouvelles
sont décrites. Le genre Platydracus Thomson, 1858, existe à
La Réunion : trois femelles identiques, très semblables à
Platydracus indicus Kraatz, 1859, ont été examinées, mais
l'examen d’un mâle pourrait seul confirmer cette identifica¬
tion. Le genre Holisomimus Cameron, 1920, est nouveau
pour Maurice où il est représenté par une espèce nouvelle. La
présence de Philonthus aeneipennis Boheman, 1958, est
douteuse. L’édéage de Gabrius rabigoides Jarrige, 1957, qui
avait été décrit sur des femelles, est représenté pour la
première fois. Un tableau montrant la distribution des
espèces entre les îles Mascareignes, Madagascar, le continent
africain et la région orientale, est présenté.
ABSTRACT
An annotated catalogue of Xantholininae and Staphylininae
of the Mascarene Islands is presented. The subfamily Xan¬
tholininae is represented by twelve species and seven généra ;
a new genus, Dactylaptatus n. gen., based on a new species,
and six new species are described ; the genus Microleptus
Jarrige, 1963, is new for the Mascarene Islands. The
subfamily Staphylininae is represented by thirthy five species
and one subspecies ; eight new species and one subspecies are
described. The genus Platydracus Thomson, 1858, is known
from La Réunion from three identical females ; they are very
similar to Platydracus indicus Kraatz, 1859, but males are
needed for positive identification. The genus Holisomimus
Cameron, 1920, is new for Mauritius ; it is represented by a
new species. The presence of Philonthus aeneipennis Bohe¬
man, 1858, is doubtful. The aedeagus of Gabrius rabigoides
Jarrige, 1957, which was described from females is illustrated
for the first time. A table, showing the distribution of the
species in Mascarene Islands, Malagasy Republic, the Afri-
can continent and the Oriental région, is presented.
Lecoq, J.-C., 1990. — Les Xantholininae et les Staphylininae des îles Mascareignes (Coleoptera, Staphylinidae). In : N. Berti (ed.),
Miscellanées sur les Staphylins. Mém. Mus. natn. Hist. nat.. (A), 147 : 181-212. Paris ISBN : 2-85653-158-X.
Publié le 31 juillet 1990.
Source : MNHN, Paris
182
JEAN-CLAUDE LECOQ
Depuis les travaux de Vinson (1956, 1967) le
catalogue des Staphylins des îles Mascareignes
s'est enrichi de nouvelles espèces. Cet accroisse¬
ment est dû pour une grande part aux recherches
de notre collègue et ami Y. Gomy, installé
pendant plusieurs années à La Réunion et qui,
sur les conseils et encouragements de Jarrige
notamment, a prospecté et tamisé en de nom¬
breux endroits et dans des biotopes variés. Ses
récoltes abondantes et intéressantes constituent
une grande part du matériel étudié.
Nous présentons ici les sous-familles Staphyli-
ninae et Xantholininae. Les Paederinae ont déjà
fait l'objet d’un travail antérieur (Lecoq, 1986).
Les nouveaux taxa sont déposés au Muséum
national d’Histoire naturelle de Paris (mnhn) et
au Musée d’Histoire naturelle de Genève (mhng)
ainsi que dans la collection du Professeur H.
Franz à Môdling (Autriche). Le type unique de
Dactylaptatus insularis n. sp. qui m’a aimable¬
ment été prêté par le Dr Baert est déposé à
l’Institut Royal des Sciences naturelles de Bel¬
gique (irsnb) à Bruxelles. Le British Muséum
(bmnh) m’a obligeamment communiqué les types
de Cameron. Le matériel examiné provient en
grande partie de la collection Jarrige (mnhn)
(qui contient notamment une bonne part des
récoltes de Gomy) ainsi que de la collection
générale du mnhn et de la collection Vinson
(également conservée au mnhn). Une petite
partie des récoltes de Gomy ainsi que celles
de Schauenberg sont déposées au Musée de
Genève et m'ont été très aimablement communi¬
quées par le Dr. Bésuchet. Enfin, le Professeur
Franz de Môdling (Autriche), dont on connaît
les talents de chasseur, a bien voulu me confier
l’étude du matériel qu’il a récolté à La Réunion
en 1969 et je l’en remercie vivement.
Toutes les localités indiquées figurent sur les
cartes touristiques et routières au 1/100 000 de
l’iGN-France.
SOUS-FAMILLE XANTHOLININAE
Genre Pachycorynus Motschulsky
Pachycorynus Motschulsky, 1858, Bull. Soc. nat. Moscou
XXXI-3:204 espèce-type : Pachycorynus dimidiatus Mots¬
chulsky, 1858.
Ce genre est représenté dans les îles Masca¬
reignes par cinq espèces nouvelles pour la science.
Deux de celles-ci sont remarquables par leur très
petite taille (entre 2,7 et 3 mm) et leur coloration
testacée.
Pachycorynus quadriceps Cameron, 1936
(fig- 1)
Pachycorynus quadriceps Cameron, 1936 : 202 : Vinson 1956 •
47; 1967 : 319.
Matériel examiné : Maurice, les Mares, 7.xi.
1935 (J. Vinson) (Type unique). Moka, 26.m.
1950, 1 ex. (J. Vinson) (bmnh).
Pachycorynus vinsoni (Cameron, 1947)
(fig- 2)
Xantholinus vinsoni Cameron, 1947 : 115.
Gyrohypnus vinsoni (Cameron, 1947) : Vinson, 1956 : 46.
Xantholinus vinsoni Cameron, 1947 : Vinson, 1967 : 319.
Matériel examiné : Maurice, Mont Cocotte,
2.XII.1943 (J. Vinson) (Holotype) (bmnh).
Pachycorynus mauritianus n. sp.
(fig- 3)
Description : long. 6,5 mm. Ailé. Tête, prono-
tum et scutellum noirâtres, élytres rougeâtres,
abdomen brunâtre, le rebord latéral et la marge
postérieure des tergites rougeâtres. Pattes et
antennes rougeâtres.
Tête légèrement convexe, un peu plus longue
que large, les angles postérieurs largement arron¬
dis. Tempes au moins trois fois et demi plus
longues que les yeux (guère plus de deux fois
chez P. quadriceps). Sillons frontaux superficiels,
assez courts, n’atteignant pas le niveau du bord
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE
Fig. 1-7. — Avant-corps de Pachycorynus : 1,
corps et antenne de Pachycorynus :
P. quadriceps Cam. ; 2, P. vinsoni (Cam.) ; 3, P. mauritianus n. sp. — Avant-
1, 5, P. jarrigei n. sp. ; 6, 7, P. infimus n. sp.
Source : MNHN, Paris
184
JEAN-CLAUDE LECOQ
postérieur de l’œil, sillons oculaires plus pro¬
fonds, terminés par un point ombiliqué, très
peu obliques vers l’arrière. Ponctuation discale
éparse, ombiliquée. Tégument brillant, finement
strié transversalement en rides sinueuses.
Pronotum plus long que large (R = 1,45), plus
étroit que la tête, faiblement convexe. Ponctua¬
tion très éparse et irrégulière, ménageant une
bande médiane imponctuée, limitée de part et
d’autre par une rangée de 8 à 12 points mal
alignés ; tégument luisant, très superficiellement
microstrié en travers.
Écusson imponctué, microréticulé transversa¬
lement.
Élytres plus longs que larges ensemble, visible¬
ment plus larges que le pronotum dans leur
partie postérieure, mais à peine aussi larges aux
épaules. Ponctuation sétigère fine et très éparse ;
pubescence subdressée, avec quelques soies dres¬
sées plus longues. Tégument non lisse, à peine
coriacé.
Abdomen à ponctuation sétigère fine et très
éparse ; tégument microstrié transversalement, à
réticulation isodiamétrale dans les angles anté¬
rieurs.
Discussion : Cette espèce se différencie de P.
quadriceps par sa taille plus grande, son avant-
corps plus convexe, ses yeux proportionnelle¬
ment plus petits. De plus, chez P. quadriceps le
tégument céphalique est couvert d’une réticula¬
tion longitudinale très nette. Comparée à l’espèce
précédente ( P. vinsoni initialement rangée dans les
Xantholinus), elle présente le même système de
coloration et elle s’en distingue surtout par sa taille
plus grande, par la forme de la tête qui est
proportionnellement moins allongée et dont les
bords latéraux sont plus arrondis. L’œil est un peu
plus petit par rapport aux tempes et la tête est
proportionnellement plus large par rapport au
pronotum.
Matériel type : Holotype : 1 Ç, Maurice, Mont
Cocotte, 16.iv. 1955 (J. Vinson) (mnhn). Paratype :
1 Ç, Maurice, Mont Cocotte, 30.1.1967 (Y. Gomy)
(mhng).
L’holotype est accompagné d’une étiquette ma¬
nuscrite : « Xantholinus n. sp. ». Il s’agit très
probablement de la citation faite par Vinson dans
sa liste chorologique de 1967.
Pachycorynus infimus n. sp.
(fig. 6-7)
Description : long. 2,7 mm. Ailé. Roux ferrugi¬
neux, les élytres enfumés. Pubescence éparse, sub¬
dressée.
Tête à angle postérieurs largement arrondis, la
base subrectiligne. Yeux normaux, faiblement sail¬
lants ; tempes trois fois plus longues que le plus
grand diamètre de l’œil. Sillons frontaux parallèles,
bien visibles; sillons interoculaires courts. Ponc¬
tuation nette très éparse sur un fond brillant
très finement et superficiellement réticulé. Premier
article antennaire épais, trois fois plus long que le
deuxième, celui-ci plus court que les deux suivants
réunis. Le troisième à peine transverse, subcarré,
les suivants progressivement transverses, le dixième
près de deux fois et demi plus large que long. Le
onzième ovoïde, à peine plus long que les deux
précédents réunis.
Pronotum visiblement plus étroit que la tête
(R. = 0,83 à 0,90), environ une fois et demi aussi
long que large. Ponctuation éparse et bien visible
laissant une bande médiane imponctuée. Écusson
réticulé transversalement.
Élytres un peu plus larges et à peu près aussi
longs que le pronotum. Ponctuation plus fine et un
peu plus dense que celle du pronotum, moins dense
que celle de l’espèce suivante.
Ponctuation abdominale fine et éparse, la partie
médiane des tergites imponctuée.
c? : édéage : fig. 8. Le sac interne a l’aspect d’une
longue poche étroite occupant presque toute la
longueur de l’organe et recouvert d’écailles.
Remarque : plusieurs exemplaires ont été trouvés
dans du bois et des Aloes pourris.
Matériel type : Holotype : 1 çj, Maurice, Macabe,
10.xn.1956 (J. Vinson) (mnhn). Paratypes : une
série de 10 exemplaires des deux sexes : Maurice,
Macabe, 10.xn.1956; Mont Cocotte, 23.rv.1955/
8.xn.l956 (J. Vinson), 19/28.1.1971 (Y. Gomy) ; Le
Pouce, n.1966 (Y. Gomy) (tous in mnhn); Mont
Cocotte, 28.1.1971 ; Le Pouce, 1966, 4 ex. (Y.
Gomy) (mhng).
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
185
Pachycorynus jarrigei n. sp.
(fig. 4-5)
Description : long. 3 mm. (l es exemplaires de
Saint Philippe sont un peu plus petits : 2,5 mm).
Ailes fonctionnelles. Roux ferrugineux en entier.
Les élytres un peu plus sombres.
Tête plus longue que large (R = 1,15 à 1,20),
les angles postérieurs très arrondis. Sillons fron¬
taux parallèles, bien visibles. Sillons interocu¬
laires courts. Yeux de tour normal, saillants et
assez grands, environ moitié moins longs que les
tempes. Premier article antennaire grand, plus de
deux fois plus long que le deuxième, celui-ci plus
long que large, environ aussi long que les deux
suivants réunis. Les 4-10 progressivement trans¬
verses, le 10 environ deux fois plus large que
long. Le onzième ovoïde, aussi long que les deux
précédents ensemble.
Pronotum près d’une demi fois plus long que
large, plus étroit que la tête ; ponctuation un peu
plus dense que celle de la tête, laissant une
surface médiane imponctuée, fond brillant, fine¬
ment strié en travers. Écusson réticulé.
Élytres un peu plus longs et nettement plus
larges que le pronotum. Ponctuation assez dense,
un peu plus fine et plus serrée que celle du
pronotum. Plus dense que chez infimus.
Ponctuation abdominale fine, les tergites avec
une suface médiane imponctuée, le fond réticulé
transversalement.
Édéage : fig. 9.
Discussion : Cette espèce se sépare de P. infimus
par ses yeux plus grands, le deuxième article
antennaire environ moitié moins long que le
premier, la ponctuation élytrale plus dense et les
élytres plus longs que le pronotum.
Matériel type : Holotype : 1 <£, La Réunion,
Grand Matarum, Cilaos, l.xi.1969 (Y. Gomy)
(mnhn). Paratypes : 1 cj, mêmes date, localité, et
récolteur; Saint Philippe Baril, 3 ex., 15.xi. 1971
(tamisage de Pandanus) ; 1 mâle, la Petite Plaine,
Plaine des Palmistes, v.1967 (tous Y. Gomy)
(mnhn). Quatre exemplaires sont déposés au
mhng : Saint Philippe Baril, 15.xi. 1971 ; Cilaos,
1.xi. 1969; piste forestière de la Plaine d’Affou-
ches, 1 400 m, 19.x. 1969 (Y. Gomy).
Clé de détermination des Pachycorynus
1. Grandes espèces de taille supérieure à 5 mm, de couleur brun-noir à
élytres plus ou moins rougeâtres ou jaunâtres. 2
— Petites espèces, inférieures à 3 mm, entièrement roux ferrugineux ... 4
2. Pronotum plus long que la tête (1,15 labre exclus), élytres moins longs
que le pronotum . P • vinsoni (Cameron)
— Pronotum à peine plus long que la tête (1,05 labre exclus), élytres au
moins aussi longs que le pronotum . 3
3. Tégument céphalique strié longitudinalement. Tête subcarrée, à peine
plus longue que large (labre exclus), yeux plus grands, les tempes moins
de trois fois plus longues que ceux-ci. P. quadriceps Cameron
— Tégument céphalique strié transversalement en rides sinueuses superfi¬
cielles ; tête plus longue que large (1,15), yeux plus petits, les tempes plus
de trois fois et demi plus longues que ceux-ci... P. mauritianus n. sp.
4. Élytres plus longs que le pronotum, à ponctuation plus dense ; tempes
environ deux fois plus longues que les yeux . P. jarrigei n. sp.
— Élytres aussi longs que le pronotum, moins densément ponctués ;
tempes environ trois fois plus longues que les yeux.... P. infimus n. sp.
Source : MNHN, Paris
Les Staphylinidae constituent certainement aujourd’hui un des groupes de Coléoptères les plus
étudiés. De récentes expéditions dans l’Archipel des Philippines (Louis Deharveng et Jean Orousset 1979-
1980) et au Népal (Jean Orousset, 1986) ont permis la découverte d’une riche faune encore inconnue. Dans
ce volume, onze genres ou sous-genres nouveaux et cent vingt-neuf espèces ou sous-espèces nouvelles sont
décrits et de nombreuses espèces sont révisées par Amaldo Bordoni (Université de Florence) et Roberto
Pace (Musée d’Histoire naturelle de Vérone), lequel aborde dans ce mémoire, l’étude de la faune des
Aleocharinae du bassin méditerranéen.
Une révision des représentants néotropicaux de microstaphylins de la sous-famille des Euaesthetinae
permet à Jean Orousset d’étudier la taxonomie des Stenaesthetus. Jean-Claude Lecoq quant à lui, effectue
un inventaire faunistique et une étude descriptive des Staphylininae et Xantholininae des Mascareignes.
Jean Orousset et Jean-Claude Lecoq sont tous deux Attachés au Laboratoire d’Entomologie du Muséum
national d’Histoire naturelle.
ÉDITIONS
DU MUSÉUM
38,
RUE GEOFFROY
SAINT-HILAIRE
75005 PARIS
1990
ISBN 2-85653-158-X
ISSN 0078-9747
PRIX : 306 FF TTC (France)
300 FF (Étranger)
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYL1NINAE DES MASCAREIGNES
187
Genre Microleptus Jarrige
Microleptus Jarrige, 1963, Revue fr. Ent. 30 (2) : 122 ; espèce
type : Microleptus vadoni Jarrige, 1963.
Ce genre a été introduit par Jarrige pour deux
très petits Xantholininae (de 2,3 à 3,3 mm) de
couleur roux testacé. L’espèce type du genre a
été capturée par J. Vadon en 1955 en utilisant la
technique du lavage de terre dans la région
d’Andapa (Madagascar Est). L’autre espèce (M.
jeanneli Jarrige) n’est actuellement connue que
par quatre femelles provenant de Sri Lanka et de
Pondichéry (Inde méridionale) et récoltées par le
Professeur P. A. Rémy en 1959.
Il n’est donc pas étonnant de retrouver le
genre aux îles Mascareignes où il est représenté
par une espèce nouvelle, capturée en nombre à
La Réunion par notre collègue et ami Y. Gomy
dans des souches pourries de bananier et du
terreau d’agave.
Mais alors que l’espèce de Madagascar est
microphthalme et aptère, et peut comme l’in¬
dique Jarrige (l.c.), être considérée en voie
d’évolution souterraine, les deux autres espèces
sont ailées et normalement oculées.
Microleptus gomyi n. sp.
(fig. 10-11-12)
Description : Long. 2,4 mm. Ailé. Roux ferrugi¬
neux, la tête et parfois les élytres plus clairs.
Pubescence éparse dressée ou subdressée.
Tête allongée à angles postérieurs arrondis, la
base rectiligne. Les yeux normaux, nullement
microphthalmes, mais non saillants, un peu
déportés vers la face supérieure de la tête, leur
diamètre égal environ au quart de la longueur
des tempes. Sillons frontaux courts. Sillons inte¬
roculaires courts mais profonds. Ponctuation
bien nette, éparse ménageant une bande médiane
longitudinale imponctiiée mal délimitée ; tégu¬
ment finement, à peine visiblement réticulé.
Premier article antennaire épais, claviforme, le
deuxième plus étroit, deux fois aussi long que
large, moitié moins long que le précédent et un
peu plus court que les trois suivants ensemble ;
les 3-10 progressivement de plus en plus trans¬
verses, le dixième deux fois et demi plus large
que long, le onzième ovoïde presqu’aussi long
que les trois précédents ensemble.
Pronotum à peine plus étroit que la tête,
environ une fois et demi aussi long que large.
Ponctuation analogue en force et en densité à
celle de la tête, laissant une bande médiane
imponctuée délimitée par deux rangées de points.
Elytres un peu plus larges et aussi longs que
le pronotum, un peu plus longs que larges
ensemble. Ponctuation plus fine que celle du
pronotum.
Abdomen à ponctuation fine et éparse, laissant
une étroite surface médiane imponctuée sur
chaque tergite. Tégument très finement réticulé
transversalement.
Edéage peu chitinisé, de même type que chez
M. vadoni, les paramères larges à la base,
glabres, terminés en fine lanière (fig. 12).
Discussion : Cette espèce est voisine d’aspect de
M. vadoni mais elle s’en sépare immédiatement
par ses yeux de taille normale et ses élytres aussi
longs que le pronotum.
Matériel type : Holotype : 1 La Réunion,
Saint Gilles les Bains, 21. vu. 1965 (Y. Gomy)
(mnhn). Paratypes : une série de trente exemplaires
des deux sexes de mêmes provenance et date ; et
Étang Salé, parc départemental, 25.xi.1965 et
22.xi.1972 (Y. Gomy) tous déposés au mnhn).
Genre Phacophallus Coiffait
Phacophallus Coiffait, 1956, Revue fr. Ent. XXIII : 50;
espèce-type : Staphylinus parumpunctatus Gyllenhal, 1827.
Phacophallus tricolor (Kraatz)
Leptacinus tricolor Kraatz, 1859 : 110.
Leptacinus parumpunctatus (Gyllenhal, 1827) : Vinson, 1956 :
45; 1967 : 319.
Discussion ; Dans un récent travail, Smetana
(1980) a repris l’étude de la série typique de
Kraatz et désigné un lectotype. L’espèce serait
d’origine orientale et aurait été introduite en
Europe et en Amérique du Nord. Sa présence
aux Mascareignes pourrait être aussi le résultat
d’une introduction.
Matériel examiné : La Réunion ; Sainte Thé¬
rèse, 1.1972, 4 ex. ; Saint Paul, v.1965, 6 ex. (dans
des papayes pourries) ; Ravine Trois Bassins,
Source : MNHN, Paris
188
JEAN-CLAUDE LECOQ
xii. 1960, 5 ex. (dans des bouses) ; Saint Gilles, 1
ex. sous des algues; Plaine des Makes, 27.ra.
1966, 2 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn). — Maurice :
Moka, 27.x. 1936, 2 ex. (J. Vinson) ; Flic en Flac,
15.1.1971, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Phacophallus flavipennis (Kraatz)
Leplacinus flavipennis Kraatz, 1859 : 111.
Discussion : De la même manière que pour
l’espèce précédente, Smetana (1980) a étudié la
série typique de Kraatz et considère P. flavipen¬
nis comme une bonne espèce. Celle-ci est connue
de la péninsule indienne et de Sri Lanka mais
aussi du Japon et de Taïwan.
Matériel examiné : La Réunion, Saint André,
29.xn.1971, 9 ex. ; Saint Joseph, vi-1969, 1 ex. ;
Ravine Trois Bassin, 21.1.1973, 1 ex. (Y. Gomy)
(mnhn). — Maurice : Baie du Tombeau, 7.1.
1971, 2 ex. (à la lumière) ; Bel Ombre, 30.1.1966,
1 ex.; Flic en Flac, 15.1.1971, 1 ex.; Albion,
21.1.1970, 1 ex. (tous Y. Gomy); v.1970, 1 ex.
(C. M. Courtois) (mnhn). — Rodrigues : La
Ferme, 13.V.1972, 2 ex.; Port Sud-Est, v.1972,
2 ex. (sous des bouses sur la plage) (Y. Gomy)
(mnhn) (mhng).
Genre Leptacinus Erichson
Leplacinus Erichson, 1839, Kâf. Mark. Brandenb. 1 (2) :
429; espèce-type : Staphylinus batychrus Gyllenhal, 1827.
Leptacinus gomyi n. sp.
(fig. 13-14)
Description : long. 6 mm. Ailé. Aspect brillant.
Tête noir de poix ; pronotum, élytres et premiers
segments abdominaux brun rougeâtre, les der¬
niers segments assombris. Pattes, pièces buccales
et base des antennes testacées.
Tête ovoïde, plus longue que large d’un quart
à un cinquième, les angles postérieurs inexis¬
tants, en courbe très arrondie, les bords latéraux
lentement convergents vers l’arrière. Yeux grands,
leur plus grand diamètre égal au tiers de la
longueur de la tête. Sillons frontaux larges et
profonds, faiblement convergents en arrière, ne
dépassant pas le niveau du milieu des yeux ; sillons
oculaires inexistants, réduits à une faible dépres¬
sion juxta-oculaire occupée par un point sétigère
ombiliqué. Ponctuation médiocre et rare, limitée
à quelques points sur les côtés et autour de la
dépression juxta-oculaire ; le disque imponctué.
Tégument lisse et brillant, sans trace de micro¬
réticulation. Antennes à troisième article sub¬
carré, les suivants transverses environ deux fois
plus larges que longs, le onzième ovoïde, aussi
long que les deux précédents ensemble.
Pronotum une fois et demi aussi long que
large, aussi large mais nettement plus long que la
tête, les côtés distinctement rétrécis dans leur
moitié postérieure ; ponctuation formée de deux
rangées discales de 6-8 points, chacune latéra¬
lement doublée d’une rangée de cinq points
environ ; ceux-ci médiocres et sétifères. Tégu¬
ment lisse sans trace de microréticulation.
Écusson lisse, portant deux longues soies.
Élytres aussi longs mais un peu plus larges que
le pronotum, les épaules bien marquées ; la
ponctuation médiocre et superficielle, rare, lais¬
sant deviner une série discale et quelques autres
points vaguement alignés.
Tergites avec quelques soies éparses sur les
bords ; le tégument à peine visiblement réticulé
en travers sur les premiers tergites, plus nette¬
ment sur les derniers.
Édéage : fig. 13 ; le lobe médian est pratique¬
ment inexistant et les paramères sont particu¬
lièrement longs.
Matériel type : Holotype : 1 La Réunion,
Saint Paul, 20.ii.1965, (Y Gomy) (mnhn). Para-
types : La Réunion, 2 ex. capturés avec l’holo-
type ; Saint André, 29.xn.1971, 9 ex.; Saint
Denis, 30.iii.1966, 1 ex.; Saint Gilles, x.1964,
1 ex. ; Hauts de Saint Denis, 1 120 m, 2.XII.1971,
1 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn). Saint Benoit,
13.1.1975, 1 ex. (P. Schauenberg) (mhng).
Genre Thyreocephalus Guérin-Méneville
Thyreocephalus Guérin-Méneville, 1844, Rev. Zool. 7 : 10;
espèce-type : Thyreocephalus jekelii Guérin, 1844.
Thyreocephalus Guérin-Méneville, 1844 : Steel, 1938, Ento-
mologist’s mon. Mag. 74 : 55-56.
Thyreocephalus anachoreta (Erichson)
Xantholinus anachoreta Erichson, 1839 : 316.
Thyreocephalus anachoreta (Erichson, 1839) : Vinson, 1956 :
46; 1967 : 319.
Source : MNHN, Paris
XANTHOL1NINAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
189
Distribution : Cette espèce est largement
répandue en Inde et au Sri Lanka et dans la
région orientale jusqu’au sud de la Chine. Elle
existe aussi à Madagascar.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Gilles les
Bains, 30.iv.1965, 2 ex. ; Plaine des Makes,
27.iii.1966, 1 ex.; l’Escalier, Salazie, 2.1.1969,
2 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn) ; Plaine des Makes,
1969, 1 ex. (Prof. H. Franz) (coll. Franz). —
Maurice, Curepipe, 1987, 1 ex. (Alluaud) ; Mon
Désert, xii.1903, 1 ex. ; Rose Belle, m. 1912, 1 ex.
(Carié) ; 2 ex. sans autre précision (D. d’Emme-
rez) ; Trou d’Eau Douce, vni.1934, 1 ex.;
Moka, n.1934, 1 ex.; Macabé, l.iv.1962 (J.
Vinson) ; Flic en Flac, 1.1966, 1 ex. (Y. Gomy)
(mnhn).
Genre Diochus Erichson
Diochus Erichson, 1839, Gen. spec. Staph. : 300 ; espèce-type :
Diochus nanus Erichson, 1839.
Diochus punctipennis (Motschulsky)
Rhegmatocerus punctipennis Motschulsky, 1858 : 659.
Diochus punctipennis (Motschulsky, 1858) : Vinson, 1956 :
51 ; 1967 : 320.
Matériel examiné : La Réunion, Ravine Trois
Bassins, v-1965, 1 ex. ; Saint Gilles les Bains,
10.vi.1972, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn). — Maurice,
Albion, v.1970, 2 ex. (C. M. Courtois) (mnhn) ;
Grand’Baie, 17.V.1977, 1 ex. (Sieber) (mhng). —
Rodrigues, Caverne Patate, Plaine Corail, ll.v.
1972, 6 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Genre Dactylaptatus n. gen.
Diagnose : Stature grêle, convexe, faciès d’un
petit Xantholinus, (fig. 15).
Tête subrectangulaire, les sillons frontaux et
interoculaires très courts, superficiels. Labre bi-
lobé ; mandibules sillonnées au bord externe.
Palpes maxillaires de quatre articles, le premier
court, le deuxième assez épais, environ un tiers
plus long que large, le troisième un peu plus long
que le précédent, un peu moins de deux fois aussi
long que large, le quatrième grêle, subcylin¬
drique, étroit dès la base, un peu plus court que
le précédent ; palpes labiaux de trois articles, le
premier un peu plus long que large, le deuxième
subégal en longueur, le troisième bien plus grêle,
un peu plus court que le précédent, étroit dès la
base ; sutures gulaires fines, convergeant vers
l’arrière où elles deviennent peu apparentes,
subcontiguës, la gula lisse et imponctuée.
Cou environ des deux cinquièmes de la largeur
de la tête.
Pronotum allongé, convexe, sutures latérales
entières, infléchies en avant ; mentonnière pros¬
ternale avec une carène longitudinale médiane ;
prosternum déprimé de part et d’autre d’un
bourrelet médian devenant caréné vers la pointe
postérieure à partir de la suture transverse.
Mésostemum court, son bord postérieur tronqué
arrondi en son milieu.
Protarses légèrement dilatés chez la femelle ;
(mâle inconnu).
Par l’ensemble de ses caractères voisin de
Paulianella Jarrige, 1951, mais différent par la
morphologie du thorax.
Espèce-type : Dactylaptatus insularis n. sp.
Dactylaptatus insularis n. sp.
(fig. 15-19)
Description : long. 5,5 mm. Ailé. Brun rouge
sombre, les élytres un peu plus clairs que l’avant-
corps, légèrement éclaircis aux épaules et au
sommet ; abdomen brun rouge, sommet des ter-
gites et pleurites roux. Antennes, pièces buccales
et pattes roux testacé.
Tête subrectangulaire, de moitié plus longue
(labre compris) que large, les yeux non saillants,
courts (0,18 de la longueur de la tête) tempes
subparallèles ; disque très finement et superficiel¬
lement microréticulé en mailles très allongées,
éparsement, irrégulièrement et modérément ponc¬
tué, les points ombiliqués à bord net, une bande
lisse médiane assez large, avec quelques points
épars en arrière des sillons frontaux et deux
autres plus gros et ombiliqués au niveau du quart
postérieur du bord interne des yeux. Premier
article antennaire claviforme, atteignant le bord
postérieur des yeux, le deuxième environ du tiers
de la longueur du premier, le troisième d’un
cinquième plus court que le deuxième, le qua¬
trième subtransverse, les 5-10 transverses, gra¬
duellement un peu plus larges, subégaux en
Source : MNHN, Paris
190
JEAN-CLAUDE LECOQ
Fig. 15-20. — Daclylapiatus insularis n. sp. : 15, avant-corps ; 16, 17, palpes labial et maxillaire ; 18, gula et sutures gulaires ;
19, prostemum. — Erichsonius franzi n. sp. : avant-corps, 20.
longueur, le 10 un tiers plus large que long, le
dernier subégal en longueur aux deux précédents
réunis.
Pronotum allongé (R = 1,60), un peu plus
long et plus large que la tête, ses bords latéraux
subparallèles, les angles antérieurs peu distincts,
les postérieurs plus largement arrondis ; le disque
avec une double série irrégulière de 9-10 points
un peu plus gros que ceux de la tête et quelques
autres épars de chaque côté, subégaux à ceux de
la tête ; le tégument à fond lisse. Écusson
imponctué.
Elytres un peu élargis vers l’arrière, plus courts
et plus larges à leur sommet que le pronotum ;
une dépression sulciforme à bord externe sub¬
caréné de chaque côté de la suture ; la ponctua¬
tion assez éparse, subégale en force à celle de la
tête mais plus dense.
Premiers tergites plus finement et plus densé¬
ment ponctués que les élytres, les deux tiers plus
éparsement. Tégument lisse. Tergite du propygi-
dium postérieurement bordé d’un liseré clair.
Remarque : Fauvel a déjà eu ce spécimen sous
les yeux et il avait considéré que cette espèce
était nouvelle et qu’elle appartenait à un genre
nouveau. II l’avait donc fait figurer dans un cata¬
logue manuscrit, non daté, mais rédigé posté¬
rieurement à 1904 (probablement vers 1907). Ce
catalogue avait été donné à Jarrige par Ch.
Alluaud et est actuellement en ma possession.
J’ai conservé les noms de genre et d’espèce
proposés par Fauvel dans ce manuscrit.
Matériel-type : Holotype : 1 $, La Réunion
(sans autre précision), collection Fauvel in
irsnb, Bruxelles.
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLIN1NAE DES MASCAREIGNES
191
SOUS-FAMILLE STAPHYLININAE
Genre Erichsonius Fauvel
Erichsonius Fauvel, 1874, Faune Gallo-Rhénane, III : 427;
espèce-type : Staphylinus cinerascens Gravenhorst, 1802.
Dans le catalogue de Vinson (1967) ne figure
pas le genre Erichsonius. En 1947 Cameron a
décrit de Maurice sur un exemplaire unique :
Philonthus (Gabrius) vinsoni qui doit être trans¬
féré dans le genre Erichsonius. De plus, deux
nouvelles espèces inédites, toujours en un exem¬
plaire chacune sont à ajouter à la faune de
Maurice. Le Dr Manfred Uhlig, de Berlin
(rda) spécialiste de ce genre, les a nommés et la
publication correspondante vient de paraître
(Novius, 1988).
A ces trois espèces de Maurice, il faut ajouter
une nouvelle espèce de La Réunion décrite ci-
après sur trois exemplaires femelles et récoltées
par le Prof. H. Franz. Il est étonnant que si peu
d’individus de ce genre aient été capturés aux
Mascareignes et il faut en déduire que leur
biotope reste à découvrir.
Le genre est réparti non seulement dans la
région holarctique mais aussi dans les régions
intertropicales et à Madagascar où nombre
d’espèces inédites sont actuellement étudiées par
le Dr. Uhlig.
Erichsonius franzi n. sp.
(fig. 20)
Description : long. 3,8-4 mm. Subaptère, les
ailes membraneuses réduites à d’étroits et courts
moignons n’atteignant pas la longueur de l’élytre.
Brun-roussâtre clair. Pattes et antennes plus
claires.
Tête subcarrée, un peu élargie en arrière, sa
plus grande largeur un peu avant les angles
postérieurs. Yeux non-saillants, très réduits et
bien plus courts que les tempes, au moins trois
fois moins longs que celles-ci. Réticulation trans¬
verse fine et superficielle. Ponctuation de densité
moyenne, répartie sans ordre apparent de part et
d’autre d’une bande médiane imponctuée. Les
points de taille inégale, sétigères. Les quatre
premiers articles antennaires plus longs que
larges, le deuxième des deux tiers de la longueur
du troisième, les 5-10 progressivement transverses.
Pronotum très légèrement plus large que la
tête à son point le plus large. Plus long que large
(R = 1,15). La ponctuation comparable en den¬
sité à celle de la tête, mais les points un peu
moins gros dans l’ensemble. Une bande médiane
imponctuée. Tégument finement et superficielle¬
ment réticulé.
Écusson avec quelques points sétigères vers le
sommet, finement réticulé.
Élytres transverses plus courts et plus larges
que le pronotum, à ponctuation sétigère peu
serrée, aussi forte que celle du pronotum, sur un
fond non réticulé et brillant.
Abdomen à ponctuation fine, assez dense sur
les trois premiers tergites, un peu plus espacée
sur les suivants, à pubescence couchée, unifor¬
mément dirigée vers l’arrière.
cJ inconnu.
Discussion : Cette espèce subaptère est la pre¬
mière récoltée à La Réunion. L’importante réduc¬
tion alaire et le développement réduit des yeux en
font un insecte très certainement endémique de
l’île et probablement en voie d’évolution vers la
microphthalmie et Faptérisme.
Matériel-type : Holotype : 1 $, La Réunion,
Maïdo près du Grand Bénard, 1969, (H. Franz)
(collection H. Franz, Vienne). Paratypes : 2$,
récoltées avec l’holotype (collection Franz et
mnhn).
Cette espèce est dédiée à son récolteur.
Erichsonius vinsoni (Cameron)
Philonthus (Gabrius) vinsoni Cameron, 1947 : 116.
Gabrius vinsoni Cameron, 1947 : Vinson, 1956 ; 49 ; 1967 :
319.
Erichsonius (Sectophilonthus) vinsoni (Cameron, 1947). Uhlig,
1988 : 74, Comb. nov.
Distribution : Espèce très probablement endé¬
mique de Maurice.
Source : MNHN, Paris
192
JEAN-CLAUDE LECOQ
Matériel-type : L’espèce est connue par le seul
holotype mâle récolté par J. Vinson sur le Mont
Cocotte (île Maurice), le 6.0.1943 (bmnh).
Erichsonius mauriticus Uhlig
Erichsonius (Sectophilonthus) mauriticus Uhlig 1988 : 83.
Distribution : Espèce très probablement endé¬
mique de Maurice.
Matériel examiné : Maurice, Piton Grand Bas¬
sin, 14.x. 1961 (J. Vinson leg.). Holotype mâle
unique (mnhn).
Erichsonius mauritiensis Uhlig
Erichsonius (Sectophilonthus) mauritiensis Uhlig 1988 : 79.
Distribution : Espèce très probablement endé¬
mique de Maurice.
Matériel examiné : Maurice, Piton Grand Bas¬
sin, 14.x. 1961 (J. Vinson leg.). Holotype mâle
unique (mnhn).
Genre Gabrius Stephens
Gabrius Stephens, 1832, 111. Brit. Ent. (Mand.) 5 : 200;
espèce-type Staphylinus nigritulus Gravenhorst, 1802.
Ce genre est représenté dans les îles Mascarei¬
gnes par cinq espèces. Excepté l’une d’entre elles
ce sont des endémiques de la Réunion. Parmi
celles-ci, deux sont nouvelles pour la science.
L’espèce décrite par Cameron (1947) sous le
nom de Gabrius vinsoni est à transférer dans le
genre Erichsonius. Gabrius nigritulus (Graven¬
horst, 1802) n’existe probablement pas aux Mas¬
careignes par suite de confusion avec des formes
voisines.
Gabrius fauveli (Coquerel)
(fig. 24-30-31)
Philonthus fauveli Coquerel, 1866 : 316.
Philonthus coluhrinus Fauvel, 1868 : 70.
Gabrius fauveli (Coquerel, 1866) : Vinson, 1967 : 319.
Distribution : Cette espèce est endémique de la
Réunion.
Matériel examiné : La Réunion, Plaine des
Cafres, Notre Dame de la Paix, 1 700 m, 28.xu.
1971, 16 ex ; Haut de Saint Paul, la Petite France,
30.x. 1972, 1 ex.; gîte forestier de Bébour, 22.
iv.1972, 1 ex.; Roche Écrite, 3.XII.1967, 1 ex.
(mnhn) ; Plaine des Chicots, 1 800 m, 19.iv.1973,
10 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn) ; Cilaos, 21.1.1976,
1 ex. (H. Coiffait) ; Cilaos, iii.1956, 1 ex. ; forêt
et rempart de Bélouve, i/n.1955, 2 ex. (mnhn).
Gabrius fimbriolatus (Erichson)
(fig. 28-29)
Philonthus fimbriolatus Erichson, 1840 : 486; Vinson, 1956 :
49; 1967 : 319.
Distribution : Cette espèce se retrouve à Mada¬
gascar et sur le continent africain. Aussi à la
Grande Comore.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Paul,
v/vi.1952, 5 ex.; Plateau de Cilaos, 1 200 m,
v.1952, 6 ex ; Cirque de Salarie, Hellbourg, 800 m,
v.1952, 4 ex. ; ravine Trois Bassins, vi.1952, 4 ex.
(tous J. Hamon) ; Plaine des Makes, km 14, xi-
1970, 4 ex. ; ravine Trois Bassins, 1.1973, 3 ex.
(Y. Gomy) (mnhn). — Maurice, Curepipe, 1897,
1 ex. (Ch. Alluaud) et 1900, 4 ex. (Carié) ;
Moka, xi.1934 et iv.1935, 3 ex. (J. Vinson); et
4 ex. étiquetés : île Maurice sans autre précision
(mnhn).
Gabrius rabigoides Jarrige
(fig. 21-27)
Gabrius rabigoides Jarrige, 1957 : 110; Vinson, 1967 : 319.
Remarque ; Cette espèce a été décrite sur trois
exemplaires femelles ; l’édéage du mâle est ici
figuré pour la première fois. (fig. 27).
Matériel examiné : La Réunion, forêt et rem¬
part de Bélouve, 23/26.1.1955, 3 ex. (holotype et
paratypes) Plaines des Cafres, Notre Dame de la
Paix, 1 700 m, 31 .xii. 1970/18.xn. 1971 /9.1.1972,
10 ex. ; piste de Bélouve, 22.iv.1972, 3 ex.. Plaine
des Chicots, 1 800 m, 19.iv.1973, 1 ex. (Y.
Gomy); cirque des Mafates, m.1975, 2 ex.;
Cilaos, 21.1.1976, 1 ex. ; forêt Bébour, 2 ex. (H.
Coiffait) (mnhn).
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
193
21
Fig. 21-24. — Avant-corps de Gabrius : 21, G. rabigoides Jarrige ; 22, G. gomyi n.
(Coquerel).
23, G. macer n. sp. ; 24, G. fauveli
Gabrius macer n. sp.
(fig. 23)
Description : long. 5 mm. Brachyptère, les ailes
atteignant une fois dépliées environ une fois et
demie la longueur des élytres. Brun-noir brillant
sans reflet irisé, les élytres et l’abdomen brun-
rougeâtre ; le bord apical des élytres et des
premiers tergites étroitement roussâtre ; antennes
brun-rouge, le premier article éclairci, roussâtre
comme les pattes et les palpes. Rappelle beau¬
coup G. rabigoides Jarrige, mais plus étroit, plus
élancé, sans reflet bronzé sur les élytres.
Tête trapézoïdale, un peu plus longue que
large (R = 1,10), rétrécie vers l’arrière, les angles
basaux indistincts ce qui la fait paraître étroite.
La plus grande largeur au niveau des yeux ; ceux-
ci non-saillants, assez courts, leur diamètre égal à
un peu plus du quart de la distance comprise
entre leur bord antérieur et la ligne collaire (un
tiers chez G. rabigoides). Tégument très finement
réticulé en longues mailles transverses devenant
plus ou moins isodiamétrales un peu en avant du
disque. Ponctuation discale constituée de deux
rangées de quatre points et d’une paire de points
postérieure placée entre ces deux rangées ; quel¬
ques autres points latéraux à l’extérieur des
rangées. Antenne à six premiers articles plus
longs que larges. Les 2 et 3 proportionnellement
plus longs que chez G. rabigoides.
Pronotum plus long que large de près d’un
tiers (environ un cinquième chez G. rabigoides et
non pas aussi long que large comme l’indique
Jarrige dans sa description), rétréci vers l’avant,
sa plus grande largeur au niveau des angles
postérieurs, à peine plus large que la tête à cet
endroit. Séries discales de 1 + 5 avec quelquefois
un point supplémentaire sur l’une des séries.
Tégument très finement réticulé en longues mailles
transverses..
Écusson réticulé transversalement et porteur
de quelques fines soies.
Élytres à peu près aussi longs (de l’angle
huméral à l’apex) que larges pris ensemble ; d’un
quart à un cinquième plus larges que le prono¬
tum ; les côtés à peine élargis en arrière. Ponc¬
tuation moyennement fine et dense.
Premiers tergites à ponctuation fine plus dense
vers la base ; les postérieurs éparsement ponctués.
$ : bordure postérieure du stemite du pygidium
échancrée triangulairement.
Édéage : très semblable à celui de G. rabigoi¬
des, mais le lobe médian moins arrondi, plus
élancé à l’extrémité. Le paramère est séparé en
Source : MNHN, Paris
194
JEAN-CLAUDE LECOQ
deux branches écartées dont chaque extrémité
porte deux tubercules sensoriels.
Matériel type : Holotype : 1 <£, La Réu¬
nion, Plaine des Cafres, Notre Dame de la Paix,
1 700 m, 28.xn.1971 (Y. Gomy) (mnhn). Para-
types : 17 exemplaires des deux sexes, même
station que Pholotype, xn.1970 et xn.1971, tami¬
sage sous tamaris, (Y. Gomy) (mnhn) ; Maïdo,
près du Grand Bénard, 1969, 4 ex. (H. Franz)
(collection Franz).
Gabrius gomyi n. sp.
(fig. 22-32-33)
Description : cette espèce ressemble beaucoup à
la précédente et nous ne donnerons que les
caractères qui permettent de la séparer de celle-
ci.
Elle s’en distingue tout d’abord par une réduc¬
tion alaire importante : les ailes membraneuses
sont réduites à de courts moignons n’atteignant
pas le sommet de l’élytre. L’œil est plus court et
occupe à peine le quart de la distance comprise
entre son bord antérieur et la ligne collaire. La
tête est moins rapidement rétrécie en arrière, les
angles postérieurs sont plus accusés.
Le pronotum est moins rapidement rétréci vers
l’avant. Le tégument de l’avant-corps est moins
brillant, un peu plus nettement réticulé, ce qui lui
confère un reflet irisé. Il est aussi moins sombre,
brun-rouge.
Matériel-type : Holotype : 1 J, La Réunion,
Plaines des Chicots (près du gîte), 1850 m,
21. iv. 1973, (terreau sous Philippia) (Y. Gomy)
(mnhn). Paratypes : six exemplaires récoltés avec
l’holotype. Route de Maïdo, 1 600 m, x.1969
1 ex. ; Piton des Neiges, mare Kerveguen, 2 200 m,
iv. 1972, 2 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn) ; Maïdo,
près du Grand Bénard, 1969, 2 ex., (H. Franz,
collection Franz) ; Plaine des Chicots, 2 000 m,
8.1.1975, 4 ex. (P. Schauenberg) et 8 ex. récoltés
avec l’holotype (mhng).
Clé de détermination des Gabrius
1. Long. 5,5-6 mm. Noir brillant. Tête particulièrement forte, générale¬
ment plus large que le pronotum. G. fauveli Coquerel
— Espèces plus petites ne dépassant pas 5 mm. 2
2. Ailes fonctionnelles atteignant dépliées l’extrémité de l’abdomen. 3
— Ailes réduites, non-fonctionnelles. 4
3. Pronotum à bords latéraux subparallèles. Tête plus large que longue.
Espèce plus claire, brun-roux à brun-ferrugineux.
. G. fimbriolatus Erichson
— Pronotum à bords latéraux nettement convergents vers l’avant. Tête
plus longue que large. Espèce sombre, l’avant-corps et l’abdomen brun
de poix, élytres à reflet bronzé avec une étroite marge apicale plus
claire. G. rabigoides Jarrige
4. Brachyptère. Les ailes dépliées ne dépassant pas une fois et demie la
longueur de l’élytre. Avant-corps brillant sans reflet irisé. Pronotum
plus étroit en avant. G. macer n. sp.
— Microptère. Ailes membraneuses très réduites, ne dépassant pas la
longueur de Pélytre. Avant-corps à reflets irisés. Bords latéraux du
pronotum convergents plus rapidement vers l’avant .. G. gomyi n. sp.
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
195
. 25-33. — Édéage et paramère de Neobisnius : 25, N.
paramère de Gabrius : 27, G. rabigoides Jarrige ; 28
oculatus Fauvel ; 26, N. orbus sanguinicollis n. ssp. — Édéage et
, 29, G. fimbriolatus (Erichson) ; 30, 31, G.fauveli (Coquerel) ; 32,
196
JEAN-CLAUDE LECOQ
Genre Gabronthus Tottenham
Gabronthus Tottenham, 1955, Trans. R. ent. Soc. London.
106 : 180; espèce-type : Gabrius maritimus Motschuisky,
1858.
Gabronthus maritimus (Motschuisky)
(fig. 36)
Gabrius maritimus Motschuisky, 1858 : 661.
Matériel examiné ; La Réunion, Saint Denis,
31.1.1951, 5 ex.; Saint Paul, vii.1952, 6 ex.
(J. Hamon) et viii. 1965, 2 ex. (Y. Gomy) ; Saint
Gilles les Bains, xi.1965, 1 ex. ; Piton Marmite,
cirque de Salazie, 4.1.1972, 1 ex. ; Saint André,
29.xu.1971, 15 ex.; Ravine Trois Bassins, h/
1964.hi/ 1965, 8 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn). Mau¬
rice : Pailles, 28.iv. 1934, 2 ex. (Ray. Mamet) ;
Moka, 27.x. 1936/5.XI 1934, 4 ex. (J. Vinson) ;
Mon Désert, ui.1911, 1 ex. (Carié); Fort Wil¬
liam, 21.1.1971, 1 ex.; Albion, 21.1.1970, 7 ex.;
Trou d’Eau Douce, 20.1.1966, 1 ex. ; Macabe
forest, 12.vi.1966, 1 ex. ; Flic en Flac, 15.1.1971,
1 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn). — Rodrigues, La
Ferme. 13.V.1972, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Gabronthus pygmaeus (Kraatz)
(fig. 35)
Philonthus pygmaeus Kraatz, 1859 : 93.
Discussion : Cette petite espèce décrite de Sri
Lanka et qui avait été réhabilitée par Tottenham
(1955 : 192) est mise en synonymie de G. ther-
marum Aubé par Coiffait (1974 : 114) comme
l'avait fait Cameron (1932 : 134). Cependant,
Tottenham s’est basé sur l’examen de cinq
« cotypes » (British Muséum) et la description
ainsi que le schéma de l’édéage qu’il en donne
correspondent aux exemplaires des Mascareignes
que j’ai examinés.
Matériel examiné : La Réunion, Saint André,
29.xi.1971, 8 ex.; Saint Paul, vi.1965, 1 ex.;
Saint Gilles, 27.xi.1965, 1 ex. (tous Y. Gomy);
Saint Benoît, Grand Étang, 30.vi.1952, 1 ex. ;
Trois Bassins les Bas, 14.vi. 1953, 1 ex, (J. Hamon)
(mnhn). — Maurice, 3 ex. (D. d’Emmerez) ;
Carreau Cassia, 17.vn. 1970, 2 ex. (C. M. Cour¬
tois) ; Flic en Flac, 15.1.1971, 1 ex. (Y. Gomy)
(mnhn). — Rodrigues, Anse aux Anglais, 9.
v.1972, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
197
Gabronthus thermarum (Aubé)
(fig. 34)
Philonthus thermarum Aubé, 1850 : 316.
Gabronthus thermarun (Aubé, 1850) : Vinson, 1956 : 50 ; 1967 :
319.
Discussion : Cet exemplaire mâle est le seul que
j’ai vu de cette région. Il se trouvait au milieu de
nombreux G. maritimus récoltés par Gomy à La
Réunion. L’édéage figuré ici est bien différent de
celui des espèces voisines et tout à fait semblable
à celui des exemplaires européens auxquels j’ai
pu le comparer. Il est probable qu’une grande con¬
fusion règne dans les collections entre G. ther¬
marum et G. maritimus. C’est ainsi qu’une longue
série provenant des Indes et étiquetée G. therma¬
rum par Coiffait correspond d’après l’édéage au
maritimus.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Gilles les
Bains, 1965, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Genre Philonthus Stephens
Philonthus Stephens, 1832. 111. Brit. Ent. (Mandibulata) 5 :
226 ; espèce-type : Staphylinus splendens Fabricius, 1792.
Ce genre est représenté par onze espèces. Trois
d’entre elles qui n’étaient pas signalées dans le
catalogue Vinson doivent être ajoutées à la faune
des Mascareignes. Il s’agit de P. gemellus Kraatz,
1859, P. tumulinus Tottenham, 1955 et P. turbi-
dus Erichson, 1840. Dans le catalogue Vinson
figurent aussi trois espèces qui sont à transférer
dans deux autres genres. Il s’agit de Spatulonthus
longicornis (Stephens, 1832) et Spatulonthus pe-
regrinus (Fauvel, 1866) ainsi que de Gabrius
fimbriolatus (Erichson, 1840). Quant à Philonthus
quisquiliarius (Gyllenhal, 1810) il est à rayer de la
faune des Mascareignes. Comme l’a montré
Tottenham (1953) c’est en fait un complexe
d’espèces représenté aux Mascareignes par deux
d’entre elles : P. chopardi Cameron, 1950 ( =
misor Tottenham, 1953) et P. alterius Cameron,
1951 (= daunus Tottenham, 1953). La présence
de P. aeneipennis Boheman, 1958 ( erythropus
Kraatz, 1859) est très douteuse.
Philonthus peliomerus Kraatz
(fig. 56-57)
Philonthus peliomerus Kraatz, 1859 : 81 ; Vinson, 1956 : 47 ;
1967 : 319.
Discussion : Tottenham (1962) a figuré l’édéage
de cette espèce. Il précise que les exemplaires
africains qu’il a examinés ne correspondent pas à
l’espèce orientale de Kraatz par suite de confu¬
sion avec des espèces voisines. L’édéages des
individus que j’ai examinés présente bien un lobe
médian courbé à son extrémité et un paramère
dépourvu de tubercules sensoriels noirs mais le
paramère est plus court que celui représenté par
Tottenham. Il faut noter la disposition particu¬
lière des deux paires de fortes soies, très écartées
l’une de l’autre et situées loin de l’apex.
Il est donc probable que l’espèce n’appartient
pas à la faune africaine et ne se trouve que dans
la région orientale avec les Mascareignes comme
limite occidentale. Tottenham (1962 : 188) pré¬
cise cependant avoir vu un spécimen de Sainte
Hélène.
Matériel examiné : La Réunion, 1 ex. sans
précision de localité (Ch. Nodier) ; Saint Paul,
18.1.1965, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn). — Maurice,
Curepipe, xi.1911, 1 ex. (Carié); Moka, n.1934,
1 ex.; Macabé, 6.XII.1956. 1 ex. et Trou aux
Cerfs, xii. 1958, 1 ex. (J. Vinson) ; 1 ex. sans autre
précision (G. Antelme) mnhn).
Philonthus flavocinctus Motschulsky
(fig. 40)
Philonthus flavocinctus Motschulsky, 1858 : 663; Vinson,
1956 : 48; 1967 : 319.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Paul,
H. 1965, 4 ex. ; Saint Gilles, ni. 1965, 1 ex. ; Ravine
Trois Bassins, 1.1973, 1 ex. (mnhn) ; Saint André,
29.xn.1971, 4 ex. (tous Y. Gomy); les Colima¬
çons, 800 m, 10.ii.1976, 4 ex. (H. Coiffait) ;
Saint Philippe, forêt du Brûlé de Mare Longue,
n.1955, 1 ex. (mnhn). — Maurice, Curepipe,
1897, 3 ex. (Ch. Alluaud) ; Mon Désert et Butte
à l’Herbe, (Nord de Fîle, à l’E. de Cap Malheu¬
reux), vi. 1900 et iv.1905, 4 ex. (Carié); 3 ex.
(D. d’Emmerez) ; Nouvelle France, 1897, 2 ex.
(Daruty) ; Moka, iv.1935, 1 ex. (J. Vinson)
(mnhn); Fort William, 1.1971, 4 ex.; Souilhac,
I. 1966, 5 ex. (Y. Gomy) (mhng).
Source : MNHN, Paris
198
JEAN-CLAUDE LECOQ
Fig. 40-47 - Édéage et apex du paramère de Philonthus : 40, P.Jlavocinclus Motsch. de Maurice ; 41, P. crassicornis Fauvel
Totth ReUn ‘° n ; 42, 43 ’ P ch °P ardi Cam - de Maurice ; 44, P. flavipes Kr. de La Réunion ; 45, 46, 47, P. tumulinus
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
199
Philonthus crassicornis Fauvel
(fig. 41)
Philonthus crassicornis Fauvel, 1895 : 264; Vinson, 1956 :
49; 1967 : 319.
Distribution : Espèce orientale, citée de Ceylan,
de l’Inde, Java, Sumatra, Singapour.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Philippe,
forêt du Brûlé de Mare Longue, n.1955, 28 ex. ;
Saint André, 29.xn.1971, 2 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
— Maurice, Curepipe, 1897, 4 ex. (Ch. Alluaud) ;
Mon Désert, xi.1903, 1 ex. (Carié); Moka,
iv. 1935, 1 ex. (J. Vinson) (mnhn).
Philonthus flavipes Kraatz
(fig. 44)
Philonthus flavipes Kraatz, 1859 : 88; Vinson, 1956 : 48;
1967 : 319.
Distribution : Espèce de la région orientale,
citée par Cameron (1932) de Ceylan, Sumatra,
Cochinchine.
Matériel examiné : La Réunion, Salazie, l’Esca¬
lier, 21.1.1969, 1 ex. ; Sainte Suzanne, cascade du
Niagara 15.1.1971, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn). —
Maurice, Pailles, 28.iv. 1934, 1 ex. (J. Vinson)
(mnhn).
Philonthus gemellus Kraatz
(fig. 54-55)
Philonthus gemellus Kraatz, 1859 : 91.
Discussion : Cette espèce très reconnaissable à
son sillon frontal médial, ne figure pas au
catalogue Vinson. Citée de Ceylan, Inde occiden¬
tale, elle existe aussi à Madagascar.
Matériel examiné : La Réunion, Plaine des
Palmistes, 27.xn.1964, 1 ex. ; Plaine des Makes,
27.in.1966, 1 ex.; Saint Gilles les Bains, vin.
1965/IV.1966, 4 ex.; Sainte Thérèse, 12.1.1972,
1 ex.; Saint Denis, 1.1971, 1 ex. (Y. Gomy)
(mnhn). — Maurice, Le Chaland, x.1921, 1 ex.
(Carié); Moka, 24.iv. 1935, 1 ex. (J. Vinson)
(mnhn).
Philonthus discoideus (Gravenhorst)
(fig. 51-53)
Philonthus discoideus Gravenhorst. 1802 : 38 ; Vinson, 1956 :
47; 1967 : 319.
Distribution : Espèce considérée comme cosmo¬
polite. Mais d’après Coiffait (1974) surtout
répandue dans les régions chaudes du globe.
Matériel examiné : La Réunion, Plaine des
Makes, 27.iii.1966, 3 ex.; Saint André, 29.xn.
1971, 1 ex. (mnhn); Notre Dame de la Paix,
xi. 1965, 2 ex. (Y. Gomy) (mhng). — Maurice,
Les Mares, 17.in.1914, 1 ex. (R. Mamet) ; 4 ex.
sans précision de date ni de localité (J. Vinson)
(mnhn); Souilhac, 1.1966, 8 ex.; Pointe aux
Sables, 7.H.1965, 2 ex. (Y. Gomy) (mhng).
Philonthus dilutipes Fauvel
(fig. 48-50)
Philonthus dilutipes Fauvel, 1898 : 117; Vinson, 1956 : 48;
1967 : 319.
Distribution : Espèce connue aussi de Mada¬
gascar et des Seychelles (Type).
Matériel examiné : La Réunion, Saint Paul,
v.1952, 3 ex.; Trois Bassins les Bas, vi.1952,
5 ex.; Saint Gilles, vu.1952, 3 ex. (tous J.
Hamon) ; Roche Plate, ix.1969, 1 ex. (Y Gomy)
(mnhn). — Maurice, 3 ex. (D. d’Emmerez) ;
Curepipe, 1900, 3 ex. (Carié) (mnhn).
Philonthus chopardi Cameron
(fig. 42-43)
Philonthus chopardi Cameron, 1950 : 214.
Philonthus misor Tottenham, 1953 : 146. Nouvelle syno¬
nymie.
Discussion ; Cette espèce était autrefois con¬
fondue avec P. quisquiliarius (Gyllenhal, 1810) et
considérée comme subcosmopolite. Tottenham
(1953) a montré qu’en réalité il s’agissait d’un
complexe d’espèces. Le véritable P. quisquiliarius
est probablement limité à l’Europe, à l’Afrique
du Nord et à l’Asie Mineure.
La collection Levasseur (mnhn, Paris) com¬
porte une série de P. chopardi provenant d’Afrique
noire et comparés au type par Levasseur lui-
Source : MNHN, Paris
200
JEAN-CLAUDE LECOQ
Fig. 48-53. — Édéage en vues ventrale et latérale, et apex du paramère de Philonthus : 48, 49, 50, P. dilutipes Fauvel de La
Réunion; 51, 52, 53, P. discoideus (Grav.) de Maurice.
même. Les exemplaires des Mascareignes que j’ai
examinés sont semblables à ceux-ci.
L’espèce semble occuper l’Afrique orientale du
Soudan au Cap, Madagascar et les Mascareignes.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Benoît,
vi. 1952, 4 ex. (J. Hamon) ; Saint-Gilles ix/x.1965,
3 ex. ; Cilaos, 6.vm.l967, 1 ex. ; Sainte Suzanne,
cascade du Niagara, 15.1.1972, 3 ex. (Y. Gomy)
(mnhn). — Maurice, Trou aux Cerfs, 1903, 18 ex.
(Carié); Pailles, iv.1934, le Chaudron, n.1935,
Pointe aux Sables, iv.1933, Rose Hill, xii.1934.
Trou aux Cerfs, vm.1954, soit : 20 ex. (J. Vin-
son); Macabé Forest, 12.1.1966, 1 ex. (Y. Gomy)
(mnhn).
Philonthus alterius Cameron
(fig. 37-38)
Philonthus alterius Cameron, 1951 : 402.
Philonthus daunus Tottenham, 1953 : 147.
Discussion : La synonymie de cette espèce a été
établie par Tottenham (1962) par comparaison
avec le type de Cameron. Comme la précédente,
cette espèce appartient au groupe de P. quisquilia-
rius. Espèce africaine.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Denis,
7 ex. sans autre précision et provenant de la
collection Jarrige (mnhn).
Philonthus turbidus Erichson
(fig. 58-60)
Philonthus turbidus Erichson, 1840 : 484; Vinson, 1956 : 48.
Distribution : Cette espèce décrite de Madagas¬
car est largement répandue en Inde et en Afrique
(Egypte, Sahara, Maroc, Iles du Cap Vert). Elle a
été signalée récemment de Sicile sur un seul
exemplaire mâle (Poggi, 1982). Des captures très
récentes et en nombre ont été effectuées sur la côte
sud de l’Espagne par P. Anciaux en 1984 (non
publié) (à la lumière près de Salobrena). Ce sont à
ma connaissance les seules captures les plus
septentrionales. Les séries ponctuées du pronotum
qui sont de 1 + 5 sur les exemplaires des Madagas¬
car, varient de 1 + 6 à 1 + 8 sur les exemplaires
d’Espagne.
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLIN1NAE DES MASCAREIGNES
201
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du paramère, 60.
Source : MNHN, Paris
202
JEAN-CLAUDE LECOQ
Matériel examiné : La Réunion, Salazie, vi.
1898, 3 ex. (Carié), 28.ii. 1935, 1 ex. (J. Vinson) ;
Plaine des Cafres, 28.x. 1937, 1 ex. (J. Vinson);
Grand Bassin, 10.xi.1945, 1 ex. et 1 ex. sans
localité, 1907 (Ch. Alluaud) (mnhn). — Maurice,
Moka, 1897, 1 ex. (G. Régnard) (mnhn).
Philonthus tumulinus Tottenham
(fig. 45-47)
Philonthus tumulinus Tottenham, 1955 : 172.
Discussion : Espèce décrite de Pretoria (Afrique
du Sud) parfois confondue avec la précédente,
mais bien distincte par son édéage.
Matériel examiné : La Réunion, Saint André,
vi. 1952, 2 ex. (J. Hamon) (mnhn); Bassin
des Aigrettes près Saint-Gilles, 9.IX.1965, 2 ex.
(Y. Gomy) (mnhn); La Bretagne, ix.1972, 1 ex.
(J. Étienne) (mnhn). — Maurice, The Mount,
xii. 1933, 1 ex. ; Trou aux Cerfs, xii.1958, 2 ex. et
trois autres sans localité ni date (J. Vinson) ;
Curepipe, 10.1.1966, 2 ex. à la lumière (Y. Gomy)
(mnhn) ; Baie de Tamarin, 22/24.1.1975, 3 ex.
(P. Schauenberg) (mhng). — Rodrigues, Petite
Butte, xi. 1958, 1 ex. (mnhn).
Clé de détermination des Philonthus des Mascareignes
1. Séries discales du pronotum de 1 + 3 points ; les deux derniers articles
antennaires jaune clair. P. peliomerus Kraatz
— Séries discales du pronotum de plus de 1 + 3 points. 2
2. Séries discales du pronotum de 1 + 4 points. 4
— Séries discales du pronotum de 1 + 5 points et plus. 3
3. Tergites abdominaux à reflets irisés et à ponctuation plus dense ..
. P. turbidus Erichson
— Tergites abdominaux à ponctuation beaucoup moins dense sur leur
moitié postérieure, sans reflet irisé . P. tumulinus Tottenham
4. Tête avec un fort sillon longitudinal médian de la base du labre au
milieu du disque (plus accentué chez le mâle) ; le tégument céphalique
strié longitudinalement ; les deux premiers tergites abdominaux avec
deux petites fossettes près de la ligne basale. P. gemellus Kraatz
— Tête sans sillon frontal médian. 5
5. Articles antennaires tous plus longs que larges. 6
— Articles antennaires intermédiaires carrés ou transverses. 7
6. Yeux grands, plus d’une fois et demie aussi longs que les tempes.
. P. flavipes Kraatz
— Yeux seulement d’un cinquième plus long que les tempes .
. P. chopardi Cameron
7. Suture élytrale bordée d’une bande jaune rougeâtre se prolongeant tout
au long de la bordure apicale. 8
— Suture élytrale non bordée d’une bande jaune rougeâtre . 9
8. Les deux premiers articles antennaires clairs ; les intermédiaires plus
transverses ; ponctuation élytrale et surtout abdominale fine et dense
. P. flavocinctus Motschulsky
— Les deux premiers articles antennaires concolores ; les articles intermé¬
diaires moins transverses ; la ponctuation élytrale et abdominale moins
dense et plus forte. P. discoideus Gravenhorst
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
203
9. Antennes courtes. Articles 5 à 10 très transverses .
. P. crassicornis Fauvel
— Antennes plus allongées ; les articles intermédiaires au plus carrés. . 10
10. Yeux plus longs que les tempes; pronotum à réticulation transverse
extrêmement fine, à reflets irisés. P. alterius Cameron
— Yeux plus courts que les tempes. Réticulation du pronotum nette, bien
apparente, ne provoquant pas de reflets irisés. Forme épaisse et
large. P. dilutipes Fauvel
Genre Spatulonthus Tottenham
Spatulonihus Tottenham, 1955, Trans. R. ent. Soc. London,
106 : 154 ; espèce-type : Philonthus longicornis Stephens, 1832.
Ce genre est représenté aux Mascareignes par
deux espèces à large répartition.
Spatulonihus longicornis (Stephens)
(fig. 63-64)
Philonthus longicornis Stephens, 1832 : 237; Vinson, 1956 :
47; 1967 : 319.
Discussion : Cette espèce est considérée comme
cosmopolite. Citée d’un peu partout dans le
monde, sans doute par confusion avec des formes
voisines. La comparaison avec des exemplaires
de France ne permet pas de relever de différences
significatives et l’édéage est tout à fait semblable.
Matériel examiné : La Réunion, Plaine des
Cafres, 1 600 m, ni. 1952, 1 ex. (J. Hamon) ; gîte
forestier du Bébour, iv.1972, 1 ex. ; Hellbourg,
x/x.1965, 3 ex. ; Notre-Dame de la Paix, xi.1965,
7 ex.; Saint Paul, n.1965, 5 ex.; Saint Denis,
viii. 1965, 1 ex. ; Nez de Bœuf, 1 ex. ; Saint Gilles,
xii. 1965, 1 ex. ; Plaine des Makes, m.1966, 1 ex.
(tous Y. Gomy) (mnhn). — Maurice, Curepipe,
1897, 1 ex.; Mont Corps de Garde xi.1900/
in.1903, 3 ex. ; Trou aux cerfs, 1903, 3 ex. (tous
Carié) ; 1 ex. sans localité et sans date, (D.
d’Emmerez) La Laura, xu.1932, 1 ex. (Ray
Mamet) ; Moka, iv.1935 et deux ex. sans localité
ni date, (J. Vinson) ; Trou d’Eau Douce, 1.1966,
3 ex. ; Forest Side, 1.1966, 1 ex. ; Flic en Flac,
1.1966, 1 ex. ; Curepipe, 1.1966, 1 ex. ; Port Louis,
1.1966, 1 ex.; Albion, 1.1970, 1 ex. (tous Y.
Gomy) (mnhn).
Spatulonthus peregrinus Fauvel
(fig. 61-62)
Philonthus peregrinus Fauvel, 1866 : 315 ; Vinson, 1956 : 47 ;
1967 : 319.
Distribution : Espèce décrite de La Réunion et
largement répandue en Afrique, Madagascar,
Comores, Seychelles et Inde.
Matériel examiné : La Réunion, Plaine des
Chicots, 1 700 m., 1 ex. ; Saint Paul, 7.II.1965,
2 ex. (Y. Gomy) (mnhn); Basse Vallée, 1.1975,
2 ex. (.P. Schauenberg) (mhng). — Maurice, La
Laura, xu.1932, 1 ex. (Ray. Mamet); Moka,
n/x.1936, 2 ex.; Mont Cocotte, xii.1943, 1 ex.
(J. Vinson); Mare aux Vacoas, 10.1.1971, 1 ex.
(Y. Gomy); et 1 ex. sans localité, 1900, (Carié)
(mnhn).
Genre Neobisnius Ganglbauer
Neobisnius Ganglbauer, 1895, Kâf. Mitt.-Europ. 2 : 464;
espèce-type : Gabrius villosulus Stephens, 1833.
Neobisnius oculatus Fauvel
(fig- 25)
Neobisnius oculatus Fauvel, 1905 : 178.
Distribution : Cette espèce est citée de Mada¬
gascar et du continent africain.
Matériel examiné : La Réunion, Saint André,
vi. 1952, 1 ex. (J. Hamon) ; Ravine Trois-Bassins,
16.ii.1964, 1 ex. ; Bassin des Aigrettes près Saint
Gilles, ix/xi.1965, 7 ex. ; cascade Niagara, Sainte
Suzanne, 15.1.1972, 1 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn).
— Maurice, Macabe forest, 12.1.1966, 1 ex. (Y.
Gomy) (mnhn).
Source : MNHN, Paris
204
JEAN-CLAUDE LECOQ
Fig. 61-69. — Édéage et apex du paramère de : Spatulonthus peregrinus (Fauvel), 61, (
63, 64 ; Cafius nauticus Fairmaire, 65, 66 ; Remus sericeus Holme de Maurice,
64
S. longicornis (Steph.) de Maurice,
; R. corallicola (Fairmaire) 68, 69.
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
205
Neobisnius or bus sanguinicollis n. ssp.
Description : cette nouvelle sous-espèce se dif¬
férencie de N. orbus Kiesenwetter par son aspect
général nettement plus clair : la tête est brun
rougeâtre, les élytres sont brun-orangé avec une
étroite marge postérieure plus claire, l’abdomen
est brun sombre avec le pygidium à peine éclairci
et surtout le pronotum est rouge-orangé. La
ponctuation pronotale est un peu moins dense et
moins profonde que chez orbus. Les pattes sont
testacé orange.
L’édéage est identique à celui de N. orbus :
fig- 26.
Cette sous-espèce remplace N. orbus dans la
région malgache, ce dernier étant répandu dans
la région circa-méditerranéenne.
Matériel type : 1 Madagascar Centre, Isalo,
iii. 1956 (A. Robinson) (mnhn). Paratypes : 3 ex.
capturés avec l’holotype et, — Madagascar Ouest,
Antsalova, forêt Antsingy, Andobo, 190 m, il.
1957, 1 ex. (P. Griveaud) ; Ankazoabo, Banian,
70 m, vii. 1957, 8 ex. (A. Robinson); Tulear,
Lambomakandro, 500 m, vu. 1957, 2 ex. (A.
Robinson); Angokoabo, ix.1948, 2 ex. (P. Clé¬
ment) (tous in mnhn) ; forêt de Sakaraha, 1969,
1 ex. (H. Franz, coll. Franz). — Madagascar
Nord, Tsaratanana, 1 000/1 500 m, x.1949, 3 ex.
(R. Paulian) (mnhn) ; Montagne d’Ambre, 1969,
1 ex. (H. Franz, coll. Franz). — La Réunion,
Saint Paul, 25.vi.1951, 1 ex. (J. Hamon) (mnhn).
Genre Remus Holme
Remus Holme, 1837, Trans. ent. Soc. London, 2 : 64 ; espèce-
type : Remus sericeus Holme, 1837.
Remus sericeus Holme
(fig. 67)
Remus sericeus Holme, 1837 : 64.
Distribution : Espèce connue des côtes europé¬
ennes, signalée des côtes atlantiques nord-améri¬
caines.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Gilles,
l.v.1967 et 16.iii.1965, 6 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
— Maurice, Bel Ombre, 30.1.1966, 1 ex.; Trou
aux Biches, l.u. 1966, 2 ex. ; Trou d’Eau Douce,
1.xi. 1970, 2 ex. (tous Y. Gomy) (mnhn).
Remus corallicola (Fairmaire)
(fig. 68-69)
Cafius corallicola Fairmaire, 1849 : 289 ; Vinson, 1956 : 50 ;
1967 : 319.
Discussion : Cette espèce est un Remus (et non
un Cafius) comme le précise Coiffait (1972 :
338). Répandue sur les côtes de l’Océan Indien,
de la Mer Rouge et du Sud-Est asiatique.
Matériel examiné : La Réunion, Trois Isles, vu.
1952, 1 ex. (J. Hamon) ; Saint Gilles, i/ii/x.
1965/1966, une longue série (Y. Gomy) (mnhn). —
Maurice, Mahebourg, 1893, 1 ex. (Ch. Alluaud);
Palmar, 28.V.1933, 1 ex. (J. Vinson); Pailles,
28.iv. 1934, (Ray. Mamet) ; Roches Noires, 20.
xi. 1945, 4 ex. (J. Vinson); Trou d’Eau Douce,
1.1966, 1 ex. (Y. Gomy); Albion, v.1970, 8 ex.
(Courtois); Souilhac, 17.1.1970, 3 ex. et Route
Lafayette, 18.1.1970, 4 ex. (Y. Gomy); Fort
Williams, 21.1.1971, 1 ex. (Y. Gomy) (mnhn);
Baie de Tamarin, xii.1974, 4 ex. (P. Schauen-
berg) (mhng). — Rodrigues, Petite Butte, 28.xi.
1958, 2 ex. (J. Vinson) ; Port Sud-Est, ll.v.1972,
12 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Genre Cafius Stephens
Cafius Stephens, 1829, Nomencl. Brit. Ins. : 23 ; espèce-type :
Staphylinus xantholoma Gravenhorst, 1806.
Cafius nauticus Fairmaire
(fig. 65-66)
Cafius nauticus Fairmaire, 1849 : 288; Vinson, 1956 : 50;
1967 : 320.
Distribution : Espèce très largement répandue
sur les côtes du Pacifique, de l’Océan Indien et de
la Mer Rouge.
Matériel examiné : La Réunion, Saint Gilles,
11.1.1965, 12 ex. (Y. Gomy). — Maurice, Mahe¬
bourg, 1893, 3 ex. (Ch. Alluaud); Chalan,
vu. 1906 et 9.x. 1912, 2 ex. (Carié); Palmar,
28.V.1933, 1 ex. (J. Vinson) ; Trou d’Eau Douce,
Source : MNHN, Paris
206
JEAN-CLAUDE LECOQ
IX. 1935, 4 ex. (J. Vinson) et 1.1.1970, 1 ex.
(Y. Gomy). Roches Noires, 20.xi.1945, et 2.v.
1954, 5 ex. (J. Vinson) ; Souilhac, 16.1.1966, 2 ex.
(Y. Gomy); Route Lafayette xi.1965, et 18.
1.1970, 5 ex. (Y. Gomy); v.1970, 6 ex. (Cour¬
tois) (mnhn). — Rodrigues, Petite Butte, xi.
1958, 6 ex. ; Rivière Coco, (sous algues), v.1972,
1 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Genre Creophilus Samouelle
Creophilus Samouelle, 1819, Ent. Comp. : 172 ; espèce-type :
Slaphylinus maxillosus Linné, 1758.
Creophilus incanus (Klug)
(fig. 39)
Slaphylinus incanus Klug, 1832 : 197.
Slaphylinus (Creophilus) coquereli Fauvel, 1866 : 317.
Creophilus incanus (Klug, 1832) : Vinson, 1956 : 51 ; 1967 :
320.
Discussion : Edéages : fig. 39. La largeur de
l’apex du paramère est variable selon les exem¬
plaires .
Distribution : Cette espèce n’est connue que de
Madagascar et des Mascareignes.
Matériel examiné : La Réunion, Salarie, 23.
vi.1898, 1 ex. (Carié) ; Hellbourg, xi.1965, 2 ex. ;
Grand Matarum, Cilaos, xi.1969, 1 ex. (Y.
Gomy) (mnhn). — Maurice, Corps de Garde, 20.
ix. 1897, 2 ex. (d’EMMEREz), et 26.xn.1945, 1 ex.
(J. Vinson) ; Réduit, 1927, 1 ex. (L. P. Regnard) ;
Mon Loisir, II.1935, 1 ex. (J. Vinson) ; Curepipe,
30.vi.1966, 2 ex. (Y. Gomy) (mnhn).
Genre Platydracus Thomson
Platydracus Thomson, 1858, Ôfv.k.sv.Vet.Fôrh, 15 : 29;
espèce-type : Slaphylinus stercorarius Olivier, 1795.
Discussion : Ce genre n’était pas cité à l’époque
de Vinson des îles Mascareignes. J’ai examiné
trois exemplaires femelles provenant toutes de La
Réunion : Plaine des Makes, 1969, (H. Franz) ;
Plaine des Grègues, 24.xi.1972 (Y. Gomy) ; Saint
Paul, la Petite France, 29.X.1972 (Y. Gomy).
Celles-ci ressemblent beaucoup à P. indicus
Kraatz des Indes mais la confirmation ne pourra
être obtenue que par l’examen de l’édéage d’un
mâle.
Genre Holisomimus Cameron
Holisomimus Cameron, 1920, Trans. ent. Soc. London, 2 :
283 ; espèce-type : Holisus parvus Cameron, 1918.
Il semble qu’aucune nouvelle espèce n’a été
décrite depuis la création de ce genre qui avait
été introduit pour deux petites espèces orientales
précédemment classées dans le genre Holisus
Erichson, 1839 (H. parvus Cameron et H. cingu-
latus Cameron, 1918). La découverte d’un exem¬
plaire d’une nouvelle espèce à l’île Maurice étend
considérablement la répartition du genre, puisque
le type de H. parvus est de Singapour et qu’il se
trouve aussi en Inde.
Holisomimus gomyi n.sp.
Description : long. 2,4 mm. Déprimé, allongé,
parallèle ; la tête et les élytres bruns, le pronotum
et les trois premiers segments abdominaux tes-
tacé orange, les segments suivants brun-ferrugi¬
neux sombre. Pattes, antennes et pièces buccales
de la couleur du pronotum.
Tête rectangulaire, plus large que longue (R =
1,2) un peu rétrécie en arrière, sa plus grande
largeur au niveau des yeux. Les tempes mesurées
jusqu’au cou, une demie fois plus longues que les
yeux. Ponctuation assez forte, ombiliquée bien
nette, égale sur tout le disque, laissant un espace
triangulaire imponctué au niveau du front, les
points séparés d’une à deux fois leur diamètre.
Pubescence dressée. Antennes épaissies à partir
du cinquième article, le pénultième fortement
transverse. Les deux premiers articles épais,
le troisième plus court et plus étroit que le
deuxième.
Pronotum plus large que long, presqu’aussi
large que la tête au niveau des yeux ; visiblement
rebordé sur tout son pourtour. Ponctuation très
fine, espacée, superficielle. Pubescence fine.
Élytres faiblement élargis en arrière, à peine
plus larges que le pronotum au niveau des
épaules. Ponctuation très fine et espacée sur un
fond à peine visiblement réticulé en maille iso¬
diamétrales. Pubescence aussi fine que celle du
pronotum.
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
207
Les trois premiers segments abdominaux à
ponctuation fine et éparse sur un fond brillant.
Les suivants presqu’imponctués sur un fond
superficiellement réticulé. Pubescence fine.
Discussion : J’ai pu comparer cette espèce à
deux exemplaires d'H. parvus de la collection
Jarrige (in mnhn) et provenant d’Hoa Binh,
Tonkin. L’étiquette manuscrite de Jarrige indique
« auct.det ».
Cette nouvelle espèce se sépare aisément de
H. parvus par la couleur plus claire du prono-
tum, par la ponctuation de la tête qui est
nettement plus forte, moins dense et uniforme
sur tout le disque et par ses antennes plus
fortement épaissies.
Matériel type : Holotype : 1 <$, Maurice,
Macabe forest, 12.1.1966 (Y. Gomy) (mnhn).
Genre Ctenandropus Cameron
Ctenandropus Cameron, 1926, Trans.ent.Soc.London : 348 ;
espèce-type : Ctenandropus nigriceps Cameron, 1926.
Ctenandropus nigriceps Cameron
Ctenandropus nigriceps Cameron, 1926 : 349 ; Vinson, 1956 :
52; 1967 : 320.
Distribution : Espèce orientale décrite des
Indes, citée des îles Andaman, de Malaisie,
Sumatra, Philippines. J’en ai vu une petite série
de Tahiti (!).
Matériel examiné : La Réunion, Saint Denis,
Rempes de Saint François, 7.1.1967, 4 ex. dans
un tronc pourri d’aloës, (Y. Gomy). — Maurice,
Pouce, 18.xi.1943, 1 ex. (J. Vinson); Flic en
Flac, 15.1.1971, 7 ex. (Y. Gomy); Albion, 1.
v.1970, 1 ex. (Courtois) (mnhn).
Genre Atanygnathus Jacobson
Atanygnathus Jacobson, 1909, Kàf.Russl. VII : 521 ; espèce-
type : Tanygnathus terminalis Erichson, 1839.
L’espèce jusqu’à présent citée des Mascareignes
(A. terminalis (Erichson)) est considérée comme
ayant une large répartition puisqu’elle occuperait
une grande partie de l’Europe, l’Afrique du Nord
et la région orientale. L’examen des édéages
d’une série d’exemplaires récoltés à La Réunion et
à Maurice (notamment par Y. Gomy) démontre
d’une part l’existence de deux espèces bien
différenciées (au moins par l’édéage) et d’autre
part qu’aucune n’est le A. terminalis.
Levasseur 1971 notait à propos d’une étude
sur les Staphylinidae du massif des Monts Loma
(Afrique) que les espèces africaines se répartis¬
sent entre deux types d’édéage : les uns, en ellipse
allongée et à l’apex arrondi, les autres de forme
beaucoup plus allongée. Les deux nouvelles
espèces décrites ci-après présentent cette diffé¬
rence.
Atanygnathus gomyi n. sp.
(fig. 70)
Description : long. 3 à 3,5 mm. Ailé ; tête noir
de poix, pronotum jaune-rouge avec une bande
transverse antérieure plus sombre, occupant envi¬
ron la moitié de la surface et s’avançant vers
l’arrière sur la ligne médiane en triangle mal
délimité. Élytres en grande partie brun-sombre
avec une bande jaune-rouge apicale s’élargissant
un peu vers l’angle postéro-exteme ; suture vague¬
ment rougeâtre. Tergites abdominaux brunâtres
à bordure postérieure plus claire, les 5-6 pres-
qu’entièrement roussâtres. Antennes à articles
2 à 7 foncés, le premier plus clair, les 8 à 11
progressivement testacé clair. Pattes et pièces
buccales testacé roussâtre.
Tête aussi large que longue (du clypeus à la
ligne collaire). Yeux faiblement saillants. Pas de
ponctuation. Le cou délimité par un très fin
rebord. Tégument lisse sans réticulation nette
apparente.
Pronotum plus large que long de près d’un
quart, élargi d’avant en arrière ; plus large que la
tête d’environ deux tiers. Les deux points discaux
situés aux deux cinquièmes antérieurs ; les deux
points antérieurs écartés du bord. Tous quatre
disposés en trapèze à base à peine plus large.
Tégument sans réticulation nette.
Elytres plus larges que longs (au niveau de
l’épaule) d’environ un quart, plus larges que le
pronotum, élargis vers l’arrière ; le bord posté¬
rieur sinué avant l’angle externe. Ponctuation
fine sur un tégument lisse, brillant, non-micro-
scuplté. Pubescence fine, couchée. Écusson ponc-
Source : MNHN, Paris
208
JEAN-CLAUDE LECOQ
Fig. 70-73. — Édéage d 'Atanygnalhus : 70, A. gomyi n. sp. ; 71, 72, A. variegalus n. sp. en vue ventrale et latérale montrant les
pièces copulatrices par transparence ; 73, le même avec le sac interne évaginé.
tué avec quelques soies, finement réticulé trans¬
versalement.
Tergites abdominaux à ponctuation fine et
dense à la base, plus clairsemée vers le bord
postérieur, moins dense sur les derniers tergites.
Abdomen hérissé de nombreuses et longues soies
noires.
<? : bordure postérieure du sternite du pygi-
dium avec une large échancrure arrondie peu
profonde.
Édéage : (fig. 70). Celui-ci est remarquable par
sa forme élargie, son apex arrondi circulairement
et porteur d’au moins trois longues paires de
soies.
Matériel type : 1 g, La Réunion, Saint André,
iv. 1969, (Y. Gomy) (mnhn). Paratypes : La
Réunion, Saint André, Bois Rouge, lcJ, 26.ni.
1970; Bassin des Aigrettes, 2$, ix/x.1965 (tous
Y. Gomy). — Maurice, Trou aux Cerfs, 26.
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
209
Les Xantholininae et Staphylininae des îles Mascareignes
5
=
Xantholininae
Genre Pachycorynus Motschulsky
1 — quadriceps Cameron
2 — vinsoni Cameron
3 — mauritianus n. sp.
4 — infimus n. sp.
5 — jarrigei n. sp.
Genre Microleptus Jarrige
6 — gomyi n. sp.
Genre Phacophallus Coiffait
7 — tricolor (Kraatz)
8 — flavipennis (Kraatz)
Genre Leptacinus Erichson
9 — gomyi n. sp.
Genre Dactylaptatus n. gen.
10 — insularis n. sp.
Genre Thyreocephalus Guérin-Méneville
11 — anachoreta (Erichson)
Genre Diochus Erichson
12 — punctipennis Motschulsky
Staphylininae
Genre Erichsonius Fauvel
13 — franzi n. sp.
14 — vinsoni (Cameron)
15 — mauriticus Uhlig
16 — mauritiensis Uhlig
Genre Gabrius Stephens
17 — fauveli (Coquerel)
18 — fimbriolatus (Erichson)
19 — rabigoides Jarrige
20 — macer n. sp.
21 — gomyi n. sp.
Genre Gabronthus Tottenham
22 — maritimus (Motschulsky)
23 — pygmaeus (Kraatz)
24 — thermarum (Aubé)
Source : MNHN, Paris
Région
Orientale
210
JEAN-CLAUDE LECOQ
Staphylininae (suite)
La Réunion
Maurice
Rodrigues
Madagascar
Afrique
Région
Orientale
Genre Philonthus Stephens
25 — peliomerus Kraatz
+
+
+ ?
+
26 — flavocinctus Motschulsky
+
+
+
+
+
27 — crassicornis Fauvel
+
+
+
+
28 — flavipes Kraatz
+
+
+
29 — gemellus Kraatz
+
+
+
+
30 — discoideus (Gravenhorst)
+
+
+
31 — dilutipes Fauvel
+
+
+
32 — chopardi Cameron
+
+
+
+
33 — alterius Cameron
+
+
+
34 — turbidus Erichson
+
+
+
+
+
35 — tumulinus Tottenham
+
+
+
+
+
Genre Spatulonthus Tottenham
36 — longicornis (Stephens)
+
+
+
+
37 — peregrinus (Fauvel)
+
+
+
+
+
Genre Neobisnius Ganglbauer
38 — oculatus Fauvel
+
+
+
+
39 — orbus sanguinicollis n. ssp.
+
+
Genre Remus Holme
40 — sericeus Holme
+
+
41 — corallicola (Fairmaire)
+
+
+
+
+
+
Genre Cafius Stephens
42 — nauticus Fairmaire
+
+
+
+
+
+
Genre Creophilus Samouelle
43 — incanus (Klug)
+
+
+
Genre Platydracus Thomson
44 — sp?
+
Genre Holisomimus Cameron
45 — gomyi n.sp.
+
Genre Ctenandropus Cameron
46 — nigriceps Cameron
+
+
+
Genre Atanygnathus Jacobson
47 — gomyi n. sp.
+
+
48 — variegatus n. sp.
+
+
Source : MNHN, Paris
XANTHOLININAE ET STAPHYLININAE DES MASCAREIGNES
211
xii. 1953, 1 <J, (J. Vinson) (tous déposés au
mnhn).
Atanygnathus variegatus n. sp.
(fig. 71-73)
Discussion : Cette espèce est très semblable
extérieurement à la précédente. Elle ne peut s’en
séparer avec certitude que par l’examen de
l’organe copulateur mâle (fig. 71-72-73). Celui-ci
est élancé, étroit, à bords subparallèles sur une
grande partie de sa longueur, étiré en pointe
mousse avant l’apex. Ce dernier porte trois
paires de soies bien apparentes et une autre paire
plus petite est située au niveau du rétrécissement
antéapical. Les pièces copulatrices sont bien
apparentes par transparence.
Comparée à la précédente, cette espèce est plus
grande (4-4,5 mm.) ; la bande pronotale sombre
est généralement moins sombre ou presqu’inexis-
tante ; le pronotum est en moyenne proportion¬
nellement plus large que la tête (1,80 alors que la
moyenne est de 1,65 chez A. gomyî).
Chez le mâle la marge du stemite du pygidium
est plus profondément échancrée.
Édéage : 71-72-73.
Matériel type : Holotype : 1 <$, La Réunion,
bassin des Aigrettes près de Saint Gilles, ix.1965,
(Y. Gomy) (mnhn). Paratypes : cinq exemplaires
collectés avec l’holotype, et Saint Paul, 19.m.
1966, 1 ex. (Y. Gomy) ; Saint André, xi.1952,
1 ex. (J. Hamon). — Madagascar Nord, Anala-
merana, 50 km au se de Diego-Suarez, 1.1959,
1 ex., (Andria Robinson). — Madagascar Est,
Ambodivoangy, Maroantsetra, xii.1949/xii.1950,
3 ex. (J. Vadon) (tous déposés au mnhn).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Aubé, Ch., 1850. — Description de quelques insectes
coléoptères appartenant à l’Europe et à l’Algérie.
Annls. Soc. ent. Fr. (2). VIII. 316.
Cameron, M., 1918. — New species of Staphylinidae
from Singapore ; part I. Trans. ent. Soc. London I :
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INDEX SYSTÉMATIQUE
A
Acanthosipalia 116, 128, 129, 131.
Acrotona 110.
Actocharis 81.
Actocharis marina 78.
Actocharis readingi 78.
acuticollis, Pelioptera 94.
Adelarthra 57, 62.
Adelarthra barbara 62.
Adelarthra caligata 61, 62 .
aeneipennis, Philonthus 181, 197.
aequicollis, Diestota 72.
africanus, Gerhardia 11.
africanus, Stenaesthetus 11.
agrestis, Hygrochara 162, 163 .
albacetensis, Geostiba (Ditroposipalia) 135 .
Aleocharinae 57, 58, 81, 115, 153, 155.
Aleocharini 103 , 110.
Aloconota 165.
Aloconota vulnerans 165 , 166.
alterius, Philonthus 196, 197, 200 . 203, 210.
alternata, Sternotropa 63, 64, 65.
Alzadaesthetus 18.
Amarochara 57, 101.
Amarochara jacobsoni 101.
Amarochara luzonensis 101 , 102.
Amaurodera 96.
Amaurodera kraepelini 98.
Amaurodera orousseti 95, 96.
Amaurodera philippina 96.
Amaurodera philippinensis 98, 110.
amedegnatoae. Stenaesthetus 9, 12, 20, 36, 37, 52, 53.
Ameristoglossa 86.
Ampheida 160.
Ampheida orousseti 160 . 161, 163.
anachoreta, Thyreocephalus 188 , 209.
anachoreta, Xantholinus 188.
Anebolura 57, 84.
Anebolura (Anebolura) 86.
Anebolura (Deharvengina) 84.
Anebolura (Oroussetina) minima 84, 86, 87.
Anebolura (Deharvengina) rorida 84, 85, 86.
Anebolura (Marcsia) 86.
Anebolura (Oroussetina) 84 .
Anebolura (Stictomadecassina) 86.
angusta, Chledophila 81 .
Anomognathus 57, 77, 110.
Anomognathus (Anomognathus) 77, 110 .
Anomognathus (Anomognathus) brunneicollis 79.
Anomognathus (Anomognathus) coloratus 79.
Anomognathus (Anomognathus) debilis 79.
Anomognathus (Anomognathus) orousseti 77, 78, 79.
Anomognathus (Mindoria) 110 .
Anomognathus (Mindoria) paradoxus 110.
Anomognathus (Anomognathus) philippinus 78, 79.
antipodum, Geostibasoma 91.
Apimela 57, 101.
Apimela luteiventris 101 , 102.
Apimela orousseti 101, 102.
apterus, Monobothrus 97, 98.
araneaensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 143, 144.
armata, Geostiba (Geostiba) 116, 117, 121.
arundensis, Geostiba (Tylosipalia) 115, 122 , 123, 126.
Astilbus 110.
Astilbus philippinus 110.
Atanygnathus 207 , 210.
Atanygnathus gomyi 207 . 208. 210, 211.
Atanygnathus terminalis 207.
Atanygnathus variegatus 208, 210, 211 .
Atheta 92.
Atheta kenyensis 92.
Atheta luzonorum 92, 93.
Atheta pellucida 92.
Atheta (Acrotona) 110.
Atheta (Xenota) 92.
Atheta (Acrotona) cariei 110.
Atheta (Atheta) coriaria 92.
Atheta (Xenota) coriaria 92.
Atheta (Acrotona) inornata 110.
Atheta (Atheta) pseudocoriaria 92.
Atheta (Xenota) pseudocoriaria 92.
Aulacosthaetus 10, 11, 38. 39, 40, 42, 43, 45, 46, 49.
Aulacosthaetus condei 46.
Aulacosthaetus klimai 10, 49.
Aulacosthaetus nitidiceps 10, 43.
Aulacosthaetus mrazi 42.
Aulacosthaetus pauloensis 10, 39, 42.
Aulacosthaetus rambouseki 10, 11, 39, 40, 42, 45.
azrouensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 138 , 139.
B
baerti, Geostiba (Lioglutosipalia) 155, 140 . 141.
bakeri, Gastropaga (Gastropaga) 96, 100.
bakeri, Pseudoplandria 108.
balbalanensis, Diestota 110.
barbara, Adelarthra 62.
batychrus, Staphylinus 188.
bejarensis, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 146 .
bcnicki, Geostiba (Acanthosipalia) 115. 116, 127, 128 , 129.
berbera, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 138 , 139.
bernhaueri, Stenaesthetus 9, 13, 38, 39, 41, 42 , 43, 48, 51, 52,
54.
bhutia, Myllaena 156 , 157.
biapicalis, Schistoglossa 167.
biharica, Geostiba (Geostiba) 115, 119 , 120, 121.
biokovensis, Geostiba (Goestiba) 115, 117, 118, 119.
bipatea, Manilla 171, 172, 173, 176, 177.
birmana, Coenonica 165.
boettcheri, Eusteniamorpha 88.
boettcheri, Stenomastax 75, 76.
boettcheri, Zyras 99.
Bolitochara testacea 68.
Brachida 60.
Brachida mortuorum 59, 60.
Brachida philippina 60
Brachidamorpha 167.
brasilianus, Stenaesthetus 9, 27, 52.
brevicomis, Sternotropa 63.
bruneicollis, Anomognathus (Anomognathus) 79.
Source : MNHN, Paris
214
INDEX SYSTÉMATIQUE
brunnea, Neoleptusa (Neoleptusa) 82, 83.
Bryothinusa 57, 66.
Bryothinusa minuta 66.
Bryothinusa orousseti 66, 67.
C
Cafius 205, 210.
Cafius corallicola 205.
Cafius nauticus 204. 205, 210.
caligata, Adelarthra 61, 62.
Callicerini 91, 110, 155 165.
campbelli, Stenaesthetus 9, 39, 47, 48. 49, 52, 54.
capitalis. Diestota 110.
cariei, Atheta (Acrotona) 110.
castaneus, Stenaesthetus 9. 12, 18, 20, 24, 25, 26, 37, 52, 53.
catalanica, Geostiba (Lioglutosipalia) 151.
cerdanica, Geostiba (Geostiba) moreli 115, 117, 118.
Chledophila 81.
Chledophila angusta 81.
chopardi, Philonthus 197, 198, 199, 202, 210.
chyzeri, Geostiba (Geostiba) 122
cinerascens, Staphylinus 191.
cingulata, Mimacrotona 167.
cingulata, Neomalota 77.
cingulatus, Holisus 206
cobosi, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 115, 143, 145,
146.
Coenonica 68.
Coenonica birmana 165.
Coenonica orousseti 163, 164.
Coenonica puncticollis 68.
Coenonica varicomis varians 164, 165.
Coenonica varicomis varicomis 165.
coiffaitiana. Geostiba (Tylosipalia) 115, 124, 125, 126, 128.
collaris, Lasiosomina 89, 91.
coloratus, Anomognathus (Anomognathus) 79.
colubrinus, Philonthus 192.
commingensis, Geostiba (Ditroposipalia) 115, 136, 137
condei, Aulacosthaetus 46.
condei. Stenaesthetus 10, 13, 38, 44, 45. 46, 52, 54.
confragrosus, Stenaesthetus 9, 10, 12, 20, 23, 24. 26, 52, 53.
conicollis, Leucocraspedum 58.
corallicola, Cafius 205.
corallicola. Remus 204, 205, 210.
cordobana, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 146.
coriaria, Atheta (Atheta) 92.
coriaria, Atheta (Xenota) 92.
coriaria, Homalota 92.
couflensensis, Geostiba (Tylosipalia) 115, 122, 124, 126, 127,
128.
crassicomis, Philonthus 198, 199, 203, 210.
Creophilus 206, 210.
Creophilus incanus 196, 206, 210.
cribripennis, Geostiba (Geostiba) 115, 117, 119, 120, 121.
croatica, Geostiba (Geostiba) 121.
Ctenandropus 207, 210.
Ctenandropus nigriceps 207, 210.
curtipennis, Geostiba (Lioglutosipalia) 147, 149.
D
Dactylaptatus 181, 189, 209.
Dactylaptatus insularis 182, 189, 190, 209.
datamontis, Diestota 70, 71.
daunus. Philonthus 197, 200.
debilis, Anomognathus (Anomognathus) 79.
deharvengi, Diestota 67, 69.
deharvengi, Eusteniamorpha 88, 89.
deharvengi, Gnypeta modesta 89, 90.
deharvengi. Manilla 171, 172, 174, 178, 179.
deharvengi, Paractocharis 80, 81.
deharvengi, Stenomastax 75, 76.
deharvengi, Stemotropa 61. 63.
Deharvengina 57.
demangicola, Pseudoplandria 106, 107.
demangorum, Pelioptera 94, 95.
dimidiatus, Pachycorynus 182.
densissima, Stenomastax 75.
Diestota 68.
Diestota aequicollis 72.
Diestota balbalanensis 110.
Diestota capitalis 110.
Diestota datamontis 70, 71.
Diestota deharvengi 67, 69.
Diestota leptusoides 68.
Diestota luzonica 68, 69.
Diestota luzonorum 110.
Diestota montana 110.
Diestota muscorum 71, 72.
Diestota nimborum 110.
Diestota nitidicollis 69, 70.
Diestota orousseti 70, 71.
Diestota puncticeps 110.
Diestota sagadorum 70, 71.
Diestota socia 70.
Diestota staudingeri 69.
Diestota stenothorax 70.
Diestota testacea 68.
differens, Pelioptera 94.
Diglottini 66.
dilutipes, Philonthus 199, 200, 203, 210.
Diochus 189. 209.
Diochus nanus 189.
Diochus punctipennis 189. 209.
discoideus, Philonthus 199, 200, 202, 210.
Ditroposipalia 121, 135.
douradasensis, Geostiba (Tylosipalia) 122, 126.
Drusilla 98.
Drusilla philippina 110.
dubia, Pelioptera 94, 96.
E
Eccoptogenia 57.
Eccoptogenia philippina 80, 81.
Eccoptogenia rufa 81.
ehlersi, Geostiba (Tylosipalia) 125, 128.
emussitata, Manilla 171, 172, 174, 176, 178.
Erastriusa 57, 84.
Erastriusa luzonensis 84, 85.
Erichsonius 191, 192, 209.
Erichsonius (Sectophilonthus) 191, 192.
Erichsonius franzi 190, 191, 209.
Erichsonius mauriticus 192, 209.
Erichsonius (Sectophilonthus) mauriticus 192.
Erichsonius mauritiensis 192, 209.
Erichsonius (Sectophilonthus) mauritiensis 192.
Erichsonius vinsoni 191. 209.
Erichsonius (Sectophilonthus) vinsoni 191.
erythropus, Philonthus 197.
estrelensis, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 146.
Euaesthetinae 9, 10, 52.
Euaesthetus 10.
Euaesthetus immarginatus 10, 27.
Euaesthetotyphlus 14.
euboica, Geostiba (Lioglutosipalia) 115. 151, 152, 153.
Eusteniamorpha 88.
Eusteniamorpha boettcheri 88.
Source : MNHN, Paris
INDEX SYSTÉMATIQUE
215
Eusteniamorpha deharvengi 88, 89.
Eusteniamorpha monstrosicollis 89, 90.
Eusteniamorpha orousseti 87, 88.
Eusteniamorpha philippina 88.
Eusteniamorphini 88.
eximius, Stenaesthetus 9, 10, 13, 39, 46, 47, 48, 51, 52, 54.
F
Falagria 90.
Falagria (Falagrioma) 90.
Falagria (Falagrioma) orousseti 89, 90.
Falagria (Falagrioma) riparia 90.
Falagriini 90.
Falagrioma 90.
fauveli, Gabrius 192, 193, 194, 195, 209.
fauveli, Philonthus 192.
fauveli, Stenaesthetus 9, 11, 12, 18, 20, 27, 28, 32, 52, 53.
fimbriolatus, Gabrius 192, 194, 195, 197, 209.
fimbriolatus, Philonthus 192.
flavicomis, Stemotropa 63.
flavipennis, Leptacinus 188.
flavipennis, Phacophallus 188, 209.
flavipes, Philonthus 198, 199, 202, 210.
flavocinctus, Philonthus 197, 198, 202, 210.
franzi, Erichsonius 190, 191, 209.
fucicola, Paractocharis 79, 81.
furcifera, Geostiba (Ditroposipalia) 136.
G
Gabrius 191, 192, 193, 194, 195, 203, 209.
Gabrius fauveli 192, 193, 194, 195, 209.
Gabrius fimbriolatus 192, 194, 195, 197, 209.
Gabrius gomyi 193, 194, 195, 209.
Gabrius macer 193, 194, 209.
Gabrius maritimus 196, 197
Gabrius nigritulus 192.
Gabrius rabigoides 181, 192, 193, 194, 195, 209.
Gabrius villosulus 203.
Gabrius vinsoni 191, 192.
Gabronthus 196, 209.
Gabronthus maritimus 196, 197, 209.
Gabronthus pygmaeus 196, 209.
Gabronthus thermarum 196, 197, 209.
gadesensis, Geostiba (Tylosipalia) 115, 124, 125, 126.
gaditana, Geostiba (Tylosipalia) 128.
gardensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 147, 148, 149.
Gastropaga 96.
Gastropaga (Gastropaga) 96.
Gastropaga (Gastropaga) bakeri 96, 100.
Gastropaga (Rougemontia) 96.
Gastropaga (Rougemontia) philippina 96, 100.
gemellus, Philonthus 197, 199, 201, 202, 210.
Geostiba 115, 116, 121, 122, 153.
Geostiba (Tylosipaila) 122, 126.
Geostiba (Ditroposipalia) 121, 135.
Geostiba (Ditroposipalia) albacetensis 135.
Geostiba (Lioglutosipalia) 116, 138.
Geostiba (Lioglutosipalia) araneaensis 115, 143, 144.
Geostiba (Geostiba) 117.
Geostiba (Geostiba) armata 116, 117, 121.
Geostiba (Tylosipalia) arundensis 115, 122, 123, 126.
Geostiba (Lioglutosipalia) azrouensis 115, 138, 139.
Geostiba (Lioglutosipalia) baerti 115, 140, 141.
Geostiba (Acanthosipalia) 116, 128, 129.
Geostiba (Acanthosipalia) benicki 115, 116, 127, 128, 129.
Geostiba (Lioglutosipalia) berbera 115, 138, 139.
Geostiba (Geostiba) biharica 115, 119, 120, 121.
Geostiba (Geostiba) biokovensis 115, 117, 118, 119.
Geostiba (Lioglutosipalia) catalanica 151.
Geostiba (Geostiba) chyzeri 122.
Geostiba (Tylosipalia) coiffaitiana 115, 124, 125, 126, 128.
Geostiba (Ditroposipalia) commingensis 115, 136. 137.
Geostiba (Tylosipalia) couflensensis 115, 122, 124, 126, 127,
128.
Geostiba (Geostiba) cribripennis 115, 117, 119, 120, 121.
Geostiba (Geostiba) croatica 121.
Geostiba (Lioglutosipalia) curtipennis 147, 149.
Geostiba (Tylosipalia) douradasensis 122, 126.
Geostiba (Tylosipalia) ehlersi 125, 128.
Geostiba (Lioglutosipalia) euboica 115, 151, 152, 153.
Geostiba (Ditroposipalia) furcifera 136.
Geostiba (Tylosipalia) gadesensis 115, 124, 125, 126.
Geostiba (Tylosipalia) gaditana 128.
Geostiba (Lioglutosipalia) gardensis 115, 147, 148, 149.
Geostiba (Triptychosipalia) 131.
Geostiba (Triptychosipalia) glacialis 131. 133.
Geostiba (Lioglutosipalia) heraultensis 115, 147, 149. 150.
Geostiba (Ditroposipalia) hervei 115, 134, 135.
Geostiba (Tylosipalia) hispalensis 115, 122, 123, 128.
Geostiba (Geostiba) krapinensis 115, 117, 118, 121.
Geostiba (Lioglutosipalia) laevata 151.
Geostiba (Lioglutosipalia) lapurdensis 115, 149. 151, 152.
Geostiba (Lioglutosipalia) laticornis 142, 144, 147.
Geostiba (Prionosipalia) leridensis 115, 130, 131.
Geostiba (Lioglutosipalia) libanensis 153.
Geostiba (Lioglutosipalia) lozerensis 115, 147, 149, 150.
Geostiba (Lioglutosipalia) maghrebica 138.
Geostiba (Ditroposipalia) maritima 115, 136, 137.
Geostiba (Geostiba) mihoki 121.
Geostiba (Triptychosipalia) monogranulata 115, 131, 132,
133.
Geostiba (Geostiba) moreli cerdanica 115, 117, 118.
Geostiba (Geostiba) moreli moreli 117, 118.
Geostiba (Lioglutosipalia) mussardi 115, 141, 142.
Geostiba (Prionosipalia) 131.
Geostiba (Prionosipalia) myops 130, 131.
Geostiba (Lioglutosipalia) orhyensis 115, 147, 148.
Geostiba (Lioglutosipalia) ossalensis 115, 143, 144.
Geostiba (Tylosipalia) paracoiffaitiana 115, 124, 126, 127.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella bejarensis 146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella cobosi 115, 143, 145,
146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella cordobana 146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella estrelensis 146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella heydeni 146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella imouzzerensis 147.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella olisiponensis 145.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella plicatella 146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella roscidavallensis 115,
145, 148.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella subopacula 145.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella tarraconensis 146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella tingitana 146.
Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella zegottaensis 146.
Geostiba (Acanthosipalia) praefixa 116, 129.
Geostiba (Triptychosipalia) quadrisignata 115, 132, 133.
Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis 140, 142, 144.
Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis houriensis 115, 140, 141.
Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis ksibensis 115. 138. 139,
140.
Geostiba (Geostiba) rodopensis 115, 120, 121. 122.
Geostiba (Lioglutosipalia) salatensis 115, 141. 142.
Geostiba (Acanthosipalia) saltustesti 115, 116, 129, 130, 131.
Geostiba (Ditroposipalia) segurensis 115, 134, 135.
Geostiba (Ditroposipalia) subcarinulata 135.
Geostiba (Lioglutosipalia) taediosa 138.
Geostiba (Lioglutosipalia) turrensis 115, 151, 152.
Geostiba (Tylosipalia) valentiana 115, 124, 125, 128.
Source : MNHN, Paris
216
INDEX SYSTÉMATIQUE
Geosliba (Triptychosipalia) vallierensis 115, 131. 133, 134,
135.
Geosliba (Tylosipalia) vidua 122, 126.
Geostibasoma 57, 58, 91.
Geostibasoma antipodum 91.
Geostibasoma orousseti 91, 93.
Gerhardia 11.
Gerhardia africanus 11.
glaberrimus, Orphnebius 98.
glacialis, Geostiba (Triptychosipalia) 131, 133.
Gnypeta 89. 90.
Gnypeta modesta deharvengi 89. 90.
gomyi, Atanygnathus 207, 208, 210, 211.
gomyi, Gabrius 193, 194. 195. 209.
gomyi, Holisomimus 206. 210.
gomyi, Leptacinus 186. 188, 209.
gomyi. Microleptus 186, 187, 209.
granuliventris, Pseudosilusa 72, 73.
Gyrohypnus vinsoni 182.
Gyrophaena 60.
Gyrophaena (Gyrophaena) 60.
Gyrophaena (Gyrophaena) orousseti 61, 62.
Gyrophaena (Gyrophaena) oroussetiana 59, 60.
Gyrophaena (Gyrophaena) sagadorum 60. 61.
Gyrophaena (Gyrophaena) tenuicornis 60, 62.
Gyrophaenini 60.
igorotorum, Sternotropa 64, 65.
illatus Stenaesthetus 9, 10, 12, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 22, 23,
24, 26, 31, 37, 52, 53.
immarginatus, Stenaesthetus 12, 20, 27, 28, 29, 31, 32, 52, 53.
immarginatus, Euaesthetus 10, 27.
imouzzerensis, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 147.
incanus, Creophilus 206, 210.
incanus, Staphilinus 206.
incanus, Staphylinus (Creophilus) 206.
inconveniens, Sternotropa 63, 64.
indica Hygrochara 163.
indicus, Platydracus 181, 206.
infimus, Pachycorynus 183, 184, 185, 186, 209.
inomata, Atheta (Acrotona) 110.
inomata. Homalota 110.
insularis, Dactylaptatus 182. 189, 190, 209.
insularis, Stenomastax 74, 110.
Ischyrocolpura 57, 101.
Ischyrocolpura philippinensis 101, 102, 103, 104.
J
jacobsoni, Amarochara 101.
jarrigei, Pachycorynus 183, 185, 186, 209.
jekelii, Thyreocephalus 188.
H
K
î (Lioglutosipalia) 115, 147, 149, 150.
i (Ditroposipalia) 115, 134. 135.
ba (Lioglutosipalia) plicatella 146.
himalayica, Myllaena 156, 158.
" 1 ;, Geostiba (Tylosipalia) 115, 122, 123, 128.
s 181, 206, 210.
s gomyi 206, 210.
s parvus 207.
a variventris 74, 110.
Homalotini 74, 110.
Homoiobrachida 57. 86.
Homoiobrachida murrayi 86, f
Hoplandria 103.
.i 103, 110.
ÜSSSf«
105.
(Lioglutosipalia) riflensis 115, 140, 141.
Hygrochara 57.
Hygrochara agrestis 162, 163.
Hygrochara indica 163.
Hygrochara minuta 66.
Hygrochara orousseti 66, 67.
Hygrochara philippinensis 66. 67.
Hygrochara sécréta 66.
Hygronomini 66, 163.
Hypocyphtini 65, 155, 160.
Hypocyphtus 57, 65, 160.
Hypocyphtus orousseti 64, 65.
Hypocyphtus puer 65.
ibaloiorum, Pseudoplandria 106. 109.
igorotorum, Pseudoplandria 104, 105.
kenyensis, Atheta 92.
klimai, Aulacosthaetus 10, 49.
klimai, Stenaesthetus 13, 38, 49, 50, 51, 52, 54.
kraatzi, Stenaesthetus 10, 12, 20, 32, 33, 34, 37, 52, 53.
kraepelini, Amaurodera 98.
krapinensis, Geostiba (Geostiba) 115, 117, 118, 121.
ksibensis, Geostiba (Lioglutosipalia) riflensis 115, 138, 139,
140.
L
laevata, Geostiba (Lioglutosipalia) 151.
lapurdensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 149, 151, 152
Lasiosomina 57, 91.
Lasiosomina collaris 89, 91.
lateritia Myllaena 158.
laticomis, Geostiba (Lioglutosipalia) 142, 144, 147.
lepantorum, Pseudoplandria 106, 107.
Leptacinus 188, 209.
Leptacinus flavipennis 188.
Leptacinus gomyi 186, 188, 209.
Leptacinus parumpunctatus 187.
Leptacinus tricolor 187.
leptusoides, Diestota 68.
leridensis, Geostiba (Prionosipalia) 115, 130, 131.
Leucocraspedini 58.
Leucocraspedum 58.
Leucocraspedum conicollis 58.
Leucocraspedum luzonicum 58.
Leucocraspedum minor 58.
Leucocraspedum orousseti 58. 59.
Leucocraspedum philippinum 58.
libanensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 153.
lichasensis, Sipalia 153.
lilliputanus, Stenaesthetus 9, 13, 36, 38, 50, 51, 52, 54.
Lioglutosipalia 116, 138.
longicomis, Philonthus 203.
longicomis, Spatulonthus 197, 203, 204, 210.
longicomis, Sternotropa 63.
lozerensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 147, 149, 150.
Source : MNHN, Paris
INDEX SYSTÉMATIQUE
217
Iuteiventris, Apimela 101, 102.
luzonensis, Amarochara 101, 102.
luzonensis, Erastriusa 84, 8S.
luzonensis, Neoleptusa (Physototoma) 82, 83.
luzonica, Diestota 68, 69.
luzonicum, Leucocraspedum 58.
Iuzonorum, Atheta 92, 93.
luzonorum, Diestota 110.
M
macer, Gabrius 193. 194, 209.
maghrebica, Geostiba (Lioglutosipalia) 138.
Manilla 171, 172, 173.
Manilla bipatea 171, 172, 173, 176, 177.
Manilla deharvengi 171, 172, 174, 178, 179.
Manilla emussitata 171, 172, 174, 176, 178.
Manilla orousseti 171, 172, 173, 174, 175.
Maresia 86.
maritima, Geostiba (Ditroposipalia) 115, 136, 137.
maritimus, Gabrius 196.
maritimus, Gabronthus 196, 197, 209.
mauritianus, Pachycorynus 182, 183, 185, 209.
mauriticus, Erichsonius 192, 209.
mauriticus, Erichsonius (Sectophilonthus) 192.
mauritiensis, Erichsonius 192, 209.
mauritiensis, Erichsonius (Sectophilonthus) 192.
maritimus, Gabronthus 196, 209.
maxillosus, Staphylinus 206.
Microleptus 181, 187, 209.
Microleptus gomyi 186, 187, 209.
Microleptus vadoni 187.
mihoki, Geostiba (Geostiba) 121.
Mimacrotona 167.
Mimacrotona cingulata 167.
Mimacrotona orousseti 167, 168.
Mimacrotona rugatipennis 167.
Mimacrotona uniformis 167.
Mimoxypoda 57, 99.
Mimoxypoda modesta 99. 100.
Mimoxypoda perpusilla 99, 100.
Mimoxypoda rufa 99.
Mindoria 110.
Mindoria paradoxa 110.
mindorensis, Oroussetiella 80, 82, 83.
mindorensis, Pelioptera 94, 95.
minima, Anebolura (Oroussetina) 84, 86, 87.
minima, Hoplandria 103, 110.
minima, Pseudoplandria 103, 105, 110.
minor, Leucocraspedum 58.
minuta, Bryothinusa 66.
minuta, Hygrochara 66.
misor, Philonthus 199.
Mitomorphus 171, 172.
Mitomorphus nigroaeneus 179.
modesta deharvengi, Gnypeta 89, 90.
modesta, Mimoxypoda, 99, 100.
Monobothrus 57, 98.
Monobothrus apterus 97, 98.
monogranulata, Geostiba (Triptychosipalia) 115, 131, 132,
133.
monstrosicollis, Eusteniamorpha 89, 90.
montana, Diestota 110.
montana, Stenomastax 73, 74.
monticola, Oligota (Oligota) 163.
moreli cerdanica, Geostiba (Geostiba) 115, 117, 118.
moreli moreli, Geostiba (Geostiba) 117, 118.
mortuorum, Brachida 59, 60.
mortuorum, Zyras (Zyras) 99, 100, 110.
mrazi, Aulacosthaetus 42.
mrazi, Stenaesthetus 9, 10, 13, 18, 19, 37, 38, 39, 40, 41, 42,
43, 45, 46, 51, 52, 54.
murrayi, Homoiobrachida 86, 87, 88.
muscorum, Diestota 71, 72.
mussardi, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 141, 142.
Myllaena 58, 158.
Myllaena bhutia 156. 157.
Myllaena himalayica 156, 158.
Myllaena lateritia 158.
Myllaena notabilis 156, 157.
Myllaena orousseti 58, 59.
Myllaena philippina 58.
Myllaena sunvar 158. 159.
Myllaena terminalis 156.
Myllaena tricolor 158.
Myllaena vagans 158, 159.
Myllaena vescicularis 158. 159.
Myllaenini 58, 155, 156.
myops, Geostiba (Prionosipalia) 130, 131.
N
nanus, Diochus 189.
nauticus, Cafius 204, 205, 210.
Neobisnius 195, 203, 210.
Neobisnius oculatus 195, 203, 210.
Neobisnius orbus orbus 205.
Neobisnius orbus sanguinicollis 195, 205. 210.
Neoleptusa 57, 82.
Neoleptusa (Neoleptusa) 82.
Neoleptusa (Physetotoma) 82.
Neoleptusa (Neoleptusa) brunnea 82, 83.
Neoleptusa (Physetotoma) luzonensis 82, 83.
Neomalota 77.
Neomalota cingulata 77.
Neosilusa 72.
Neosilusa orousseti 72, 73.
Neosilusa philippina 72.
nepalicola, Schistoglossa 166, 167.
nigra, Sternotropa 63.
nigriceps, Ctenandropus 207, 210.
nigritulus, Staphylinus 192.
nigroaeneus, Mitomorphus 179.
nimborum, Diestota 110.
nitidiceps, Aulacosthaetus 10, 43.
nitidiceps, Stenaesthetus 9, 13, 38, 39, 43, 44, 45, 46, 52, 54.
nitidicollis, Diestota 69. 70.
notabilis, Myllaena 156, 157.
notatipennis, Pseudoplandria 106, 107.
O
oblita, Stenomastax rufobrunnea 77, 78.
oculatus, Neobisnius 195, 203, 210.
Oligota 160.
Oligota (Oligota) monticola 163.
Oligota (Oligota) orousseti 160, 162, 163.
Oligotini 155, 160.
olisiponensis, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 145.
orbus orbus, Neobisnius 205.
orbus sanguinicollis, Neobisnius 195, 205, 210.
orhyensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 147, 148.
orousseti, Amaurodera 95, 96.
orousseti, Ampheida 160, 161, 163.
orousseti, Anomognathus (Anomognathus) 77, 78, 79.
orousseti, Apimela 101, 102.
orousseti, Bryothinusa 66, 67.
orousseti, Coenonica 163, 164.
orousseti, Diestota 70, 71.
Source : MNHN, Paris
218
INDEX SYSTÉMATIQUE
orousseti, Eusteniamorpha 87, 88.
orousseti, Falagria (Falagrioma) 89, 90.
orousseti, Geostibasoma 91, 93.
orousseti, Gyrophaena (Gyrophaena) 61, 62.
orousseti, Hygrochara 66, 67.
orousseti, Hypocyphtus 64, 65.
orousseti, Leucocraspedum 58, 59.
orousseti, Manilla 171, 172, 173, 174, 175.
orousseti, Mimacrotoma 167, 168.
orousseti, Myllaena 58, 59.
orousseti, Neosilusa 72, 73.
orousseti, Oligota (Oligota) 160, 162, 163.
orousseti, Orphnebius 97, 98.
orousseti, Paractocharis 79, 80.
orousseti, Pseudoplandria 104, 105.
orousseti, Stenomastax 74, 76.
orousseti, Stemotropa 61, 62.
oroussetiana, Gyrophaena (Gyrophaena) 59, 60.
oroussetiana, Pelioptera 92, 93.
Oroussetiella 57, 82.
Oroussetiella mindorensis 80, 82, 83.
Oroussetina 57, 84.
Orphnebius 98.
Orphnebius glaberrimus 98.
Orphnebius orousseti 97, 98.
ossalensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 143, 144.
Oxypoda 101.
Oxypodini 101.
Oxytelinae 81.
P
Pachycorynus 182, 183, 185, 186, 209.
Pachycorynus dimidiatus 182.
Pachycorynus infimus 183, 184, 185, 186, 209.
Pachycorynus jarrigei 183, 185, 186, 209.
Pachycorynus mauritianus 182, 183, 185, 209.
Pachycorynus quadriceps 182, 183, 184, 185, 209.
Pachycorynus vinsoni 182, 183, 184, 185, 209.
Paederus 105.
panamensis, Stenaesthetus 11, 12, 18, 20, 24, 37, 52, 53, 55.
paracoiffaitina, Geostiba (Tylosipalia) 115, 124, 126, 127.
Paractocharis 57, 79, 81.
Paractocharis deharvengi 80, 81.
Paractocharis fucicola 79, 81.
Paractocharis orousseti 79, 80.
paradoxa, Mindoria 110.
paradoxus, Anomognathus (Mindoria) 110.
parumpunctatus, Leptacinus 187.
parvus, Holisomimus 207.
parvus, Holisus 206.
Paulianella 189.
pauloensis, Aulacosthaetus 10, 39, 42.
pauloensis, Stenaesthetus 38, 39, 42, 52.
peliomerus, Philonthus 197, 201, 202, 210.
Pelioptera 57, 92.
Pelioptera acuticollis 94.
Pelioptera demangorum 94, 95.
Pelioptera diflerens 94.
Pelioptera dubia 94, 96.
Pelioptera mindorensis 94, 95.
Pelioptera oroussetiana 92, 93.
Pelioptera sagadensis 94, 95.
pellucida, Atheta 92.
peregrinus, Philonthus 203.
peregrinus. Spatulonthus 197, 203, 204, 210.
perpusilla, Mimoxypoda 99, 100.
peruanus. Stenaesthetus 9, 12, 20, 35, 36, 52, 53.
Phacophallus 187, 209.
Phacophallus flavipennis 188, 209.
Phacophallus tricolor 187. 209.
philippina, Amaurodera 96
philippina, Brachida 60.
philippina, Drusilla 110.
philippina, Eccoptogenia 80, 81.
philippina, Eusteniamorpha 88.
philippina, Gastropaga (Rougemontia) 96, 100.
philippina, Hoplandria 105.
philippina, Myllaena 58.
philippina, Neosilusa 72.
philippina, Pseudoplandria 105, 106, 108.
philippinensis, Amaurodera 98, 110.
philippinensis, Hygrochara 66, 67.
philippinensis, Ischyrocolpura 101, 102, 103, 104.
philippinensis, Pseudoplandria 106.
philippinum, Leucocraspedum 58.
philippinus, Anomognathus (Anomognathus) 78, 79.
philippinus, Astilbus 110.
Philonthus 181, 191, 197. 198, 200, 202, 210.
Philonthus (Gabrius) 191.
Philonthus aeneipennis 181, 197.
Philonthus alterius 196, 197, 200, 203, 210.
Philonthus chopardi 197, 198, 199, 202, 210.
Philonthus colubrinus 192.
Philonthus crassicomis 198, 199, 203, 210.
Philonthus daunus 197, 200.
Philonthus dilutipes 199, 200, 203, 210.
Philonthus discoideus 199, 200, 202, 210.
Philonthus erythropus 197.
Philonthus fauveli 192.
Philonthus fimbriolatus 192.
Philonthus flavipes 198. 199, 202, 210.
Philonthus flavocinctus 197, 198, 202, 210.
Philonthus gemellus 197, 199, 201, 202, 210.
Philonthus longicomis 203.
Philonthus misor 199.
Philonthus peliomerus 197, 201, 202, 210.
Philonthus peregrinus 203.
Philonthus pygmaeus 196.
Philonthus quisquiliaris 197, 199.
Philonthus thermarum 197.
Philonthus tumulinus 197, 198, 202, 210.
Philonthus turbidus 197, 200. 201, 202, 210.
Philonthus (Gabrius) vinsoni 191.
Physetotoma 57, 82.
piceorufa, Pseudoplandria 108.
Platydracus 181, 206, 210.
Platydracus indicus 181, 206.
Platydracus sp? 206, 210.
plicatella, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 146.
plicatella bejarensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 146.
plicatella cobosi, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 143, 145,
146.
plicatella cordobana, Geostiba (Lioglutosipalia) 146.
plicatella estrelensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 146.
plicatella heydeni, Geostiba (Lioglutosipalia) 146.
plicatella imouzzerensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 147.
plicatella olisiponensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 145.
plicatella plicatella, Geostiba (Lioglutosipalia) 146.
plicatella roscidavallensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115,
145, 148.
plicatella subopacula, Geostiba (Lioglutosipalia) 145.
plicatella tarraconensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 146.
plicatella tingitana, Geostiba (Liogjutosipalia) 146.
plicatella zegottaensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 146.
praefixa, Geostiba (Acanthosipalia) 116, 129.
praestans, Stenaesthetus 9, 12, 17, 20, 29, 30, 31, 37, 52, 53.
Prionosipalia 131.
Pseudatheta 84.
pseudocoriaria, Atheta (Atheta) 92.
pseudocoriaria, Atheta (Xenota) 92.
Source : MNHN, Paris
INDEX SYSTÉMATIQUE
219
Pseudoplandria 103.
Pseudoplandria bakeri 108.
Pseudoplandria demangicola 106. 107.
Pseudoplandria ibaloiorum 106, 109.
Pseudoplandria igorotorum 104, 105.
Pseudoplandria lepantorum 106, 107.
Pseudoplandria minima 103, 105, 110.
Pseudoplandria notatipennis 106, 107.
Pseudoplandria orousseti 104, 105.
Pseudoplandria philippina 105, 106, 108.
Pseudoplandria philippinensis 106.
Pseudoplandria piceorufa 108.
Pseudoplandria rufescens 108, 110.
Pseudoplandria sagadensis 108, 109.
Pseudoplandria sola 108, 109.
Pseudoplandria transitoria 108, 109.
Pseudoplandria wendeleri 104, 105.
Pseudosilusa 72.
Pseudosilusa granuliventris 72, 73.
Pseudosilusa trifoveolata 72.
puer, Hypocyphtus 65.
pulchricomis, Zyras 99.
puncticeps, Diestota 110.
puncticollis, Coenonica 68.
punctipennis, Diochus 189, 209.
punctipennis, Rhegmatocerus 189.
pustulata, Stenomastax 75, 76, 77.
puthzi, Stenaesthetus 9, 12, 20, 33, 34, 37, 52, 53.
pygmaeus, Gabronthus 1%, 209.
pygmaeus, Philonthus 196.
Q
quadriceps, Pachycoomus 182, 183, 184, 185, 209.
quadrisignata, Geostiba (Triptychosipalia) 115, 132, 133.
quisquiliarius, Philonthus 197, 199.
R
rabigoides, Gabrius 181. 192. 193, 194, 195, 209.
rambouseki, Aulacosthaetus 10, 11, 39, 40, 42, 45.
rambouseki, Stenaesthetus 38, 39, 40, 45, 52.
Remus 205, 210.
Remus corallicola 204, 205, 210.
Remus sericeus 204, 205, 210.
Rhegmatocerus 189.
Rhegmatocerus punctipennis 189.
riffensis, Geostiba (Lioglutosipalia) riffensis 140. 142, 144.
riffensis houriensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 140. 141.
riffensis ksibensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 138, 139,
140.
riffensis riffensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 140, 142, 144.
riparia, Falagria (Falagrioma) 90.
rodopensis, Geostiba (Geostiba) 115, 120, 121, 122.
rorida, Anebolura (Deharvengina) 84, 85, 86.
roscidavallensis, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 115,
145, 148.
Rougemontia 96.
rufa, Eccoptogenia 81.
rufa, Mimoxypoda 99.
rufa, Stemotropa 63.
rufescens, Pseudoplandria 108, 110.
ruficollis, Sternotropa 63.
rufobrunnea, Stenomastax 74, 75.
rufobrunnea oblita, Stenomastax 77, 78.
rugatipennis, Mimacrotoma 167.
S
sagadensis, Pelioptera 94, 95.
sagadensis, Pseudoplandria 108, 109.
sagadorum, Diestota 70, 71.
sagadorum, Gyrophaena (Gyrophaena) 60, 61.
sagax, Zyras 99.
salatensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 141, 142.
saltustesti, Geostiba (Acanthosipalia) 115, 116,129, 130, 131.
sanguinicollis, Neobisnius orbus 195, 205, 210.
Schistogeniini 99, 155, 167.
Schistoglossa 167.
Schistoglossa biapicalis 167.
Schistoglossa nepalicola 166, 167.
schuhi, Stenaesthetus 9, 12, 20, 30, 31, 32, 52, 53.
sécréta, Flygrochara 66.
Sectophilonthus 191, 192.
segurensis, Geostiba (Ditroposipalia) 115, 134, 135.
selangorensis, Sternotropa 63.
sericeus, Remus 204, 205, 210.
Silusini 68. 110, 155, 163.
Sipalia 116.
Sipalia lichasensis 153.
socia, Diestota 70.
sola, Pseudoplandria 108, 109.
Spatulonthus 203, 210.
Spatulonthus longicomis 197, 203, 204, 210.
Spatulonthus peregrinus 197, 203, 204, 210.
splendens, Staphylinus 197.
Staphilininae 181, 182, 191, 209.
Staphylinus 191, 192, 197, 206.
Staphylinus (Creophilus) 206.
Staphylinus batychrus 188.
Staphylinus cinerascens 191.
Staphylinus incanus 206.
Staphylinus (Creophilus) incanus 206.
Staphylinus maxillosus 206.
Staphylinus nigritulus 192.
Staphylinus parumpunctatus 187.
Staphylinus splendens 197.
Staphylinus stercorarius 206.
Staphylinus xantholoma 205.
staudingeri, Diestota 69.
Stenaesthetus 9, 10, 11, 12, 13, 16, 18, 19, 37, 51, 52, 53, 54.
Stenaesthetus africanus 11.
Stenaesthetus amedegnatoae 9, 12, 20, 36, 37, 52, 53.
Stenaesthetus bemhaueri 9, 13, 38, 39, 41, 42, 43, 48, 51, 52,
54.
Stenaesthetus brasilianus 9, 27, 52.
Stenaesthetus campbelli 9, 39, 47, 48, 49, 52, 54.
Stenaesthetus castaneus 9, 12, 18, 20, 24, 25, 26, 37, 52, 53.
Stenaesthetus condei 10, 13, 38, 44, 45, 46, 52, 54.
Stenaesthetus confragrosus 9, 10, 12, 20, 23, 24, 25, 26, 52,
53.
Stenaesthetus eximius 9, 10, 13, 39, 46, 47, 48, 51, 52, 54.
Stenaesthetus fauveli 9, 11, 12, 18, 20, 27, 28, 32, 52, 53.
Stenaesthetus illatus 9, 10, 12, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 22, 23,
24, 26, 31, 37, 52, 53.
Stenaesthetus immarginatus 12, 20, 27, 28, 29, 31, 32, 52, 53.
Stenaesthetus klimai 13, 38, 49, 50, 51, 52, 54.
Stenaesthetus kraatzi 10, 12, 20, 32, 33, 34, 37, 52, 53.
Stenaesthetus lilliputanus 9, 13, 36, 38, 50, 51, 52, 54.
Stenaesthetus mrazi 9, 10, 13, 18, 19, 37, 38, 39. 40, 41, 42,
43, 45, 46, 51, 52, 54.
Stenaesthetus nitidiceps 9, 13, 38, 39, 43, 44. 45, 46, 52, 54.
Stenaesthetus panamensis 11, 12, 18, 20. 24, 37, 52, 53, 55.
Stenaesthetus pauloensis 38, 39, 42, 52.
Stenaesthetus peruanus 9, 12, 20, 35, 36, 52, 53.
Stenaesthetus praestans 9, 12, 17, 20, 29, 30, 31, 37, 52, 53.
Source : MNHN, Paris
220
INDEX SYSTÉMATIQUE
Stenaesthetus puthzi 9, 12, 20, 33, 34, 37, 52, 53.
Stenaesthetus rambouseki 38, 39, 40, 45, 52.
Stenaesthetus schuhi 9, 12, 20, 30, 31, 32, 52, 53.
Stenaesthetus sunioides 10, 11.
Stenidae 55.
Stenomastax 74.
Stenomastax boettcheri 75, 76.
Stenomastax deharvengi 75, 76.
Stenomastax densissima 75.
Stenomastax insularis 74, 110.
Stenomastax montana 73, 74.
Stenomastax orousseti 74, 76.
Stenomastax pustulata 75, 76, 77.
Stenomastax rufobrunnea 74, 75.
Stenomastax rufobrunnea oblita 77. 78.
Stenomastax variventris 74, 110.
stenothorax, Diestota 70.
stercorarius, Staphylinus 206.
Sternotropa 57, 62.
Sternotropa alternata 63, 64, 65.
Sternotropa brevicornis 63.
Sternotropa deharvengi, 61, 63.
Sternotropa flavicomis 63.
Sternotropa igorotorum 64, 65.
Sternotropa inconveniens 63, 64.
Sternotropa longicornis 63.
Sternotropa nigra 63.
Sternotropa orousseti 61, 62.
Sternotropa rufa 63.
Sternotropa ruficollis 63.
Sternotropa selangorensis 63.
Stictomadecassina 86.
subcarinulata, Geostiba (Ditroposipalia) 135.
subopacula, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 145.
sunioides, Stenaesthetus 10, 11.
sunvar, Myllaena 158, 159.
T
Tanygnathus 207
Tanygnathus terminalis 207.
taediosa, Geostiba (Lioglutosipalia) 138.
tarraconensis, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 146.
tenuicomis, Gyrophaena (Gyrophaena) 60, 62.
terminalis, Myllaena 156.
terminalis, Tanygnathus 207.
testacea, Diestota 68.
testacea, Bolitochara 68.
Tetrabothrus 98.
thermarum, Gabronthus 197, 209.
thermarum, Philonthus 197.
Thyreocephalus 188, 209.
Thyreocephalus anachoreta 188, 209.
Thyreocephalus jekelii 188.
tingitana, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 146.
transitoria, Pseudoplandria 108, 109.
tricolor, Leptacinus 187.
tricolor, Myllaena 158.
tricolor, Phacophallus 187, 209.
trifoveolata, Pseudosilusa 72.
Triptychosipalia 131.
tumulinus, Philonthus 197, 198, 202, 210.
turbidus, Philonthus 197, 200. 201, 202, 210.
turrensis, Geostiba (Lioglutosipalia) 115, 151, 152.
Tylosipalia 122, 126.
U
uniformis, Mimacrotona 167.
V
vadoni, Microleptus 187.
vagans, Myllaena 158, 159.
valentiana, Geostiba (Tylosipalia) 115, 124, 125, 128.
valleriensis, Geostiba (Triptychosipalia) 115, 131, 133, 134,
135.
varians, Coenonica varicornis 164, 165.
varicomis varians, Coenonica 164, 165.
varicornis varicomis, Coenonica 165.
variegatus, Atanygnathus 208, 210. 211.
variventris, Homalota 110.
variventris, Stenomastax 74, 110.
vescicularis, Myllaena 158, 159.
vidua, Geostiba (Tylosipalia) 122, 126.
villosulus, Gabrius 203.
vinsoni, Erichsonius 191, 209.
vinsoni, Erichsonius (Sectophilonthus) 191.
vinsoni, Gabrius 191, 192.
vinsoni, Gyrohypnus 182.
vinsoni, Philonthus (Gabrius) 191.
vinsoni Pachycorynus 182, 183, 184, 185, 209.
vinsoni, Xantholinus 182.
vulnerans, Aloconota 165, 166.
W
wendeleri, Pseudoplandria 104, 105.
X
Xantholininae 172, 181, 182, 209.
Xantholinini 171.
Xantholinus 184, 188.
Xantholinus anachoreta 188.
Xantholinus vinsoni 182.
xantholoma, Staphylinus 205.
Xenota 92.
Z
zegottaensis, Geostiba (Lioglutosipalia) plicatella 146.
Zyras 99.
Zyras boettcheri 99.
Zyras (Zyras) 99.
Zyras (Zyras) mortuorum 99. 100, 110.
Zyras pulchricomis 99.
Zyras sagax 99.
Zyrasini 96, 110.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ACHEVÉ D’iMPRIMER
EN JUILLET 1990
SUR LES PRESSES
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l’imprimerie F. PAILLART
À ABBEVILLE
de distribution : 30 juillet 1990.
Dépôt légal : Juillet 1990.
N° d’impression : 7573.
Source : MNHN, Paris
26 JUIL. 1990
Source : MNHN, Paris
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Pace (Musée d’Histoire naturelle de Vérone), lequel aborde dans ce mémoire, l’étude de la faune des
Aleocharinae du bassin méditerranéen.
Une révision des représentants néotropicaux de microstaphylins de la sous-famille des Euaesthetinae
permet à Jean Orousset d’étudier la taxonomie des Stenaesthetus. Jean-Claude Lecoq quant à lui, effectue
un inventaire faunistique et une étude descriptive des Staphylininae et Xantholininae des Mascareignes.
Jean Orousset et Jean-Claude Lecoq sont tous deux Attachés au Laboratoire d’Entomologie du Muséum
national d’Histoire naturelle.
ÉDITIONS
DU MUSÉUM
38,
RUE GEOFFROY
SAINT-HILAIRE
75005 PARIS
1990
ISBN 2-85653-158-X
ISSN 0078-9747
PRIX : 306 FF TTC (France)
300 FF (Étranger)
Source : MNHN, Paris