Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
J--M. Démangé, Matériaux pour servir à une révision des
Harpagophoridae (Myriapodes-Diplopodes) .
Pages
1-274
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
nouvelle série
Série A, Zoologie
TOME XXIV
J.-M. DEMANGE
MATÉRIAUX POUR SERVIR A UNE RÉVISION
DES harpagophoridae
(Myriapodes-Diplopodes)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
Source : MNHN, Paris
& Z
lËMOIMS 1)1 tllSÉLH NATIONAL D'HISTOIH IVATLRELLE
Série A, Zoologie. Tome XXIV
* MATÉRIAUX POUR SERVIR A UNE RÉVISION
DES HARPAGOPHORIDAE
(Myriapodes - Diplopodes)
par
J.-M. DEMANGE
SOMMAIRE
Avant-propos . 3
I. Partie analytique. 4
1. Les organes génitaux femelles. 4
2. Un nouveau caractère systématique ?. 8
3. Sur la valeur systématique des caractères tirés de l’appen¬
dice caudal et du stemite anal . 9
4. Sur le caractère systématique tiré de l’épine fémorale. 10
5. A propos de la création d’une sous-famille. 11
6. Les genres Thyropggus Poe., Thyropisthus Att., et Remu-
lopygus nov. 13
7. Thyropisthus complexus Chamb., Thyropygus amphelicius
Chamb. 15
8. Thyropygus segmentatus (Voges), helerurus (Silv.) et fagei
nov. sp. 16
9. Thyropygus rubrocinclus (Poe.), Ihienemanni Att. et weberi
(Poe.) . 18
10. Thyropisthus in/erorum, modiglianii, oslenlalus, cœlestis et
elegans . 19
11. Les genres Gonoplectus Chamb., Thyroglutus Att., et les
affinités de Gonoplectus carletoni Chamb. 20
12. Les genres Thyroglutus Att. et Gongylorrhus Att. 21
13. A propos de Spirostreptus feae Poe . 21
14. Les espèces du genre Thyropygus du travail de R. V. Cham-
beri.in de 1921 . 22
15. Les genres Drepanopus Verh. et Klenostreplus Att. 23
16. Sur les genres Harpuroslreptus Att. et Indiothauma Verh .. 24
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 1
J.-M. DEMANGE
17. Les genres Rhynchoproctus Poe., A nu rostre plus Alt. et Ere-
mobelus Att.
18. Les Harpagophoridae de R. I. Pocock.
II. Partie descriptive .
l ro Sous-famille Harpagophorinae s. s.
2® Sous-famille Junceustreplinae nov.
3® Sous-famille Rhynchoproctinae nov.
III. Bibliographie.
Index alphabétique des noms scientifiques.
24
26
28
31
233
244
266
269
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
3
AVANT-PROPOS
La famille des Harpagophoridae, comparée aux autres Spirostrep-
toidea, a fait l’objet de peu de travaux et le nombre des espèces décrites,
^connaissables, demeure peu important.
C’est à C. Attems et à J. Carl que nous devons les mémoires les plus
importants qui comportent la description de nombreuses espèces et nom¬
breux genres nouveaux. Après bien des remaniements systématiques,
C. Attems publie en 1942 un travail de synthèse tendant à clarifier une
systématique difficile.
Pourtant il reste encore beaucoup à faire car les coupes utilisées jus¬
qu'ici ne sont pas toujours satisfaisantes et basées sur des caractères très
valables. Ceci n’a rien de surprenant si l'on considère qu’au total une
très faible partie des espèces existantes est connue. Nous n’en voulons
comme preuve que le nombre de genres et d’espèces décrits dans ce travail
alors que nous sommes très loin d’avoir examiné des collections complètes
de la région indo-australienne. La faune de l’Inde, notamment, est prati¬
quement inconnue et c’est l’absence de documents sur cette faune qui
nous empêche de voir, entre autres, plus en détail, la remarquable publi¬
cation de J. Carl (1941). L’auteur décrit de nombreuses espèces nouvelles
dont la plupart sont classées, à tort, dans les genres Thyropygus et Harpu-
rostreptus alors qu’elles appartiennent, au contraire, à plusieurs genres
différents dont certains pourraient être nouveaux.
La connaissance très fragmentaire de la faune de cette région impor¬
tante du globe laisse pressentir néanmoins l’existence de nouveaux genres,
mais il est difficile, dans ces conditions, de mettre au point l’ensemble des
caractères les définissant ; les lacunes sont trop nombreuses et trop
grandes.
En étudiant des Harpagophoridae les plus divers, l'on s’aperçoit vite
de l’existence de ces « trous » dans l’enchaînement des genres et espèces,
“ trous » qui ne pourront être comblés que par une connaissance plus
a Pprofondie de cette faune de l’Inde et des îles environnantes.
C’est dans le but d’apporter notre contribution à la connaissance
de cette grande famille et en espérant mettre au point sa systématique
embrouillée que nous avons étudié les collections des Musées de Leyde,
Londres, Paris et Washington (1).
Ce travail n’est qu’un premier pas vers une révision complète des
Harpagophoridae et nous ne prétendons pas qu il soit définitif d autant
Plus qu'un grand nombre d’espèces nous sont inconnues, les types n’ayant
Pu être retrouvés. Des espèces seront alors classées dans tel ou tel genre
d'après les seules données publiées par les auteurs respectifs.
(1) Ces collections ne contenant aucune forme africaine, nous laisserons de côté, dans
ce travail, les genres et espèces habitant l'Afrique, Harpatjophora, Poratophdus, Philo-
tortilla.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
I. — PARTIE ANALYTIQUE
L identification des espèces d’ Harpagophoridae est délicate : les diag¬
noses d’espèces sont généralement succinctes, les figures des gonopodes
souvent mal orientées et plus ou moins schématisées (1).
De ce fait, plusieurs espèces ont été confondues comme c’est le cas,
par exemple, de segmentalus et heterurus, rubrocinctus et weberi dont nous
ferons les critiques dans les chapitres qui vont suivre. D'autres espèces
ont complètement disparu de la nomenclature.
Il nous a donc fallu revoir, dans la mesure du possible, les espèces
connues surtout en ce qui concerne les gonopodes des <J (2) et les organes
génitaux des $, ainsi que les types d’espèces rangés dans la longue liste
d’« incertae sedis ». MM. V. Aellen, conservateur des Vertébrés du Musée
de Genève, Crabill R. E. de la Smithsonian Institution de Washington,
Evans G. Owen, directeur de la section Arachnides-Myriapodes du British
Muséum de Londres, Gerstch W. J. de l’American Muséum de Washing¬
ton, Gisin H., conservateur principal du Muséum de Genève, Hoffmann
R. L. de l’Academy of Sciences de Clifton Forge (Virginie), Jeekel C.A.W.
du Zoologisch Muséum d’Amsterdam, Levi H. W. du Muséum of Compa¬
rative Zoologie de Cambridge (Massachusetts) nous ont particulièrement
facilité l’examen de certains types. Qu’ils veuillent bien, ici, recevoir nos
plus vifs remerciements pour l’aide empressée qu'ils nous ont apportée.
1. — LES ORGANES GÉNITAUX FEMELLES
H. W. Brôlemann, au cours de ses travaux, a souvent souligné et
regretté l’abandon systématique des femelles. Par une sorte d’habitude,
celles-ci ont rarement été décrites et peu de spécialistes ont suivi le grand
myriapodologiste dans la voie qu’il a tracée. Ainsi, les organes génitaux
$ sont en général inconnus particulièrement chez les Spirostreptoidea.
A notre connaissance aucune figure de ces organes n’a été publiée
pour les Harpagophoridae. Nous savons combien sont délicates les dissec¬
tions et fragiles les pièces à examiner, mais ceci n’est qu’une question de
technique sur laquelle nous nous proposons de revenir ultérieurement.
Nous avons la conviction profonde qu’il existe de bons caractères
permettant de déterminer les ç d'Harpagophoridae, mais avant de pou¬
voir tirer des conclusions générales, il sera nécessaire de réunir un grand
nombre de documents et rattraper un retard de plusieurs dizaines d’an-
(1) Certains auteurs, même, ne publient aucune ligure.
(2) Le grand ouvrage de Pocock (1894), bien que remarquablement illustré est insuf-
" s “ n . t P°“ r reconnaître avec certitude les gonopodes non décrits et incomplètement repré-
sentés : dessins petits schématisés, télopodite non figuré dans son ensemble. Il est donc
malaisé, sinon impossible, de reconnaître les espèces, d’autant plus que certaines ne sont
connues que par les Ç (morphologie externe uniquement).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
5
nées. C’est pourquoi nous avons étudié, décrit et figuré toutes les femelles
des collections du Muséum, dont nous étions sûr de l’appartenance
spécifique, en insistant sur les organes génitaux.
Les organes génitaux sont portés par le troisième segment et dissimu¬
lés à l’intérieur de celui-ci.
En écartant l'une de l’autre les deuxième et troisième paires de pattes,
°n remarque une excavation allongée transversalement, délimitée par de
Anes membranes, le vestibule vulvaire creusé latéralement de dépressions,
les invaginations vulvaires.
Les dépressions latérales sont plus ou moins profondes. Au centre de
chacune d’elles, l’orifice de l’invagination vulvaire fait saillie sous forme
d’un repli de formes variées souvent fortement sclérifié.
Une duplicature en parement entoure la saillie sous forme d’une pièce
fortement chitinisée et particulièrement robuste face postérieure. La
face antérieure présente une ou deux sclérifications plus ou moins arron¬
dies intéressant la chitine qui fait suite à la duplicature ( Thyropisthus
cuisinieri carli, resimus ). Notons à ce propos, chez Thyropisthus bowringi,
Un e formation de grande surface située à la partie inférieure de la saillie
e f qui enveloppe la majeure partie du sac vulvaire.
Rarement la duplicature étend son développement à la face antérieure
jusqu’à enserrer complètement la base de la saillie (Thyropisthus confusus)
L’ensemble (fig. 10) duplicature (d) et bourrelet (b) de l’orifice fait
office de fermeture de la cavité vulvaire, le second se rabattant sur le
premier comme un couvercle.
Lorsque l’on fend l’invagination dans le sens de la longueur on met à
découvert deux saillies allongées plus ou moins profondément plissées,
débutant au niveau du repli chitineux et aboutissant tout contre la vulve
de laquelle elles sont séparées par une fente profonde. Ce sont les man¬
chons (m). Ceux-ci sont pairs mais souvent se fusionnent en un seul au
Voisinage de l’orifice.
Chez quelques espèces comme Ktenostreptus costulatus, Phyllogonos-
lr eplus nigrolabiatus, Stenurostrepius stenorhynchus, par exemple, les
®anchons classiques disparaissent complètement, ou peu s’en faut, mais
s °nt remplacés par des épaississements chitineux bombés situés 1 un au-
dessus de l’autre. Ce sont ce que nous appellerons les valves postérieures.
Ce terme sera d’ailleurs commenté dans les lignes qui vont suivre.
Contre les manchons, chez certaines espèces, une troisième saillie
prend naissance à proximité de la duplicature en parement et pourrait
êt re l’homologue (?) de la « bosse de polichinelle » (1) des Peridontopyges.
Cette saillie infra-duplicaturale (bp) est un repli de la paroi, plus ou moins
Plissé et même lisse et très sclérifié comme chez Thyropisthus confusus
Par exemple (fig. 128).
La vulve, constituée de deux parties principales, la bourse et Y opercule,
^t repoussée par les manchons dans le fond de l’invagination.
(1) Voir H. W. Brôlemann.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
La bourse, en général, représente à elle seule toute la vulve mais ce
n est pas le cas chez les Harpagophoridae où elle est, au contraire, très
réduite, presque inexistante sauf dans certains cas. Elle est flanquée de
valves (va) symétriques placées de part et d’autre du corps même de la
bourse. Les deux valves sont séparées par une profonde dépression, le
cimier, au fond de laquelle se développe une longue fente longitudinale
qui donne accès à la goutliiire apodémalique aussi longue que le cimier.
Dans le fond de cette gouttière débouchent de très nombreux petits tubes
de formes variables qui sont les diverticules.
La, partie antérieure de la bourse abrite un large orifice en rapport
avec l’oviducte. Cet orifice est obturé par une pièce aplatie, en général
arrondie, lenticulaire ou triangulaire, l 'opercule (o). C’est à son niveau
que se développent les /ourdies de forme caractéristique. Elles consistent
en deux branches arquées en demi-cercle l’une bordant la bourse, l’autre
l’opercule, s’articulant entre elles par leurs extrémités latérales à la façon
de la monture métallique d’un porte-monnaie.
Les manchons et la vulve ne sont pas isolés dans un sac comme c’est
le cas, pour la vulve, chez la plupart des Myriapodes mais sont en commu¬
nication directe avec la cavité générale. Ce sont des replis du sac vulvaire.
L apodème et scs diverticules se trouvent donc être à découvert après
dissection et vulnérables à un accident de préparation.
Une mise au point doit être faite pour le terme de valve employé ici*
Il est considéré comme valve, chez les vulves des types 1 et 2, les petites
pièces subpyramidales accolées à l’opercule. Nous n'ignorons pas que
H. W. Brôlemann en 1926, notamment (p. 68, fig. 55), publie le dessin
d’une vulve de Peridontopijgc taeniata nov. sp. dans lequel sont mises en
valeur des saillies (m) rappelant nos valves et qu'il considère comme des
« proéminences antérieures de la bourse ». Il est évident que ces « proémi¬
nences » font partie des valves et il est inutile d’insister.
Nous avons pour notre part vainement cherché, sans les trouver
(types 1 et 2), d’autres formations que celles déjà nommées, pouvant être
assimilées à des valves proprement dites. L’extrémité postérieure des
manchons bute contre ces valves pyramidales et en est séparé J»a r
une profonde coupure s’étendant jusqu'à leur base. L’apodème, courbé
en crosse, ne dépasse guère, d'ailleurs, la large base de cette bourse.
La forme de ces valves est par contre totalement différente chez
Anuroslreptus longispinus et Junceuslreptus prominulus nov. sp. Elles
sont beaucoup plus volumineuses tout en portant des saillies pointues au
sommet des fourches. La morphologie de la vulve est d’ailleurs tellement
différente que nous avons rangé ce type dans une troisième catégorie.
On peut rencontrer, d’autre part, chez Ktcnoslreptus costulalus, Phgl-
logonoslreplus nigrolabiatus et Slenuroslreptus slenorhgnchus des forma¬
tions particulièrement curieuses (fig. 262, 271, etc.) constituées par des
épaississements chitineux volumineux des manchons se superposant et
correspondant chacun aux valves pyramidales. Ici, aussi, l’apodème ne
dépasse pas la base de ces valves sauf chez slenorhgnchus où il se continue
jusqu’à la naissance des épaississements.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
Ces formations ont un rapport certain avec les valves telles qu’elles
°nt été définies pour la famille mais sont-elles les valves proprement dites
ou le résultat d’une dissociation des valves originales ?
Nous penchons en faveur de la deuxième hypothèse car il semble que
chez les Harpagophoridae, le faible volume de ces pièces soit de rigueur.
Ceci pourrait être, d’ailleurs, la caractéristique principale de la famille.
Là aussi, la scission est remarquablement nette entre la bourse et les
Manchons. La chitinisation est intense à la face interne de chaque valve,
côté de l’apodème.
Que les épaississements chitineux en question soient à considérer
comme faisant partie de la bourse, cela ne fait aucun doute car il existe
certaines liaisons, assez lâches il est vrai, entre eux et les valves, surtout
l’interne. De plus, chez slenorhynchus, l’invagination apodématique se
continue jusqu’à leur origine.
Ceci nous amène à penser que les valves, chez certains groupes, se
seraient dissociées en valve antérieure (proéminence antérieure de la
bourse de Brôlemann) et valve postérieure (épaississement chitineux du
Manchon). Les manchons, dans ces conditions, pourraient être considérés
comme appartenant à la bourse elle-même. Leur disposition par paire,
Isolée longitudinalement par une profonde invagination, suite normale du
cimier et leur rapport direct avec la cavité générale, comme les vulves des
autres Spirostreptoidea, le laisse supposer.
Au cours de nos recherches, quelques remarques ont été faites dont
uous publions l’essentiel.
Tout d’abord, il y a lieu d’insister sur la forme particulière des vulves
d’ Harpagophoridae qui est différente de celle des autres Spirostreptoidea.
Il semble exister toutefois des analogies avec les organes génitaux des
Pcridontopyges que H. W. Brôlemann a fait connaître.
Précisons, d’autre part, que l’on peut distinguer, en premier lieu, deux
groupes essentiels rassemblant des formes qui possèdent ou non des valves
Postérieures nettement différenciées.
En ce qui concerne le deuxième groupe, trois types de vulves s im¬
posent.
Vulves.
1 er type: Opercule de grande dimension, peu bombé, de forme ogi¬
vale. Valves de petite dimension, un peu plus hautes que
l’opercule et de forme subpyramidale (fig. 107).
2 e type : Opercule considérablement développé, beaucoup plus volu¬
mineux que la bourse. Valves de petite dimension, presque
insignifiantes en comparaison du volume de l’opercule
(fig. 37 et 38).
3e type : Opercule subtriangulaire, de petite dimension, à face externe
concave. Valves volumineuses, anguleuses et allongées
(fig. 373).
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
Les diverticules apodématiques sont variés par leur nombre, leur
position ainsi que par leur conformation.
Nous pouvons reconnaître, à ce propos, deux positions types :
1 er type : Diverticules débouchant en deux séries de part et d’autre
de l’apodème.
2 e type : Diverticules débouchant sur une seule ligne médiane.
Saillie de l’orifice et duplicature en parement.
Les formes variées et jamais identiques de ces différenciations, même
chez les espèces voisines, semblent fournir un excellent caractère systé¬
matique.
En outre deux types, basés sur les sclérifications de la face antérieure,
peuvent être dégagés :
1 er type : Une ou plusieurs sclérifications proximales sous la saillie
de l’orifice de l’invagination vulvaire.
2 e type : Pas de sclérifications semblables.
Il n’est pas dans nos intentions de conclure, les documents en notre
possession étant encore trop fragmentaires, mais il paraît qu’un ensemble
de caractères est à notre disposition, vulves, diverticules, saillie et dupli¬
cature, manchons pouvant déjà servir de base de travail. Ce n’est qu'au
fur et à mesure des études faites ultérieurement qu’il sera possible de
faire un choix entre tel ou tel caractère et établir une systématique des
femelles.
2. — UN NOUVEAU CARACTÈRE SYSTÉMATIQUE ?
Au cours de l’examen des différents matériaux mis à notre disposition
notre attention fut attirée par la présence, sur les valves anales de cer¬
tains spécimens, d'une tache ronde très nette apparaissant sous la chitine.
Un examen plus approfondi montra la présence d’un pore au niveau de
cette tache.
Nous avons tout d’abord soupçonné une anomalie ou une blessure
quelconque, mais la répétition de plus en plus fréquente de cette forma¬
tion nous a fait rechercher les espèces qui pouvaient la présenter.
Quatorze espèces différentes en étant pourvues, il ne peut s’agir d'un
hasard d’autant plus que certaines d’entre elles ont des affinités certaines
comme : weberi, pseudoweberi, rubrocinctus, d’une part, aterrimus, pococki,
eoansi d’autre part.
Chacune de ces espèces étant déterminée, il est curieux de constater
que plusieurs exemplaires de même espèce montrent ce pore.
Nous sommes donc en présence, à notre avis, d'un caractère systéma¬
tique qui peut avoir une grande importance.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
Ce caractère est-il spécifique ou générique, nous ne pouvons dès main¬
tenant nous prononcer, mais dans le cas des deux groupes cités plus haut,
•1 semblerait qu’il soit générique.
Dans ces conditions, et dans le cas du groupe de weberi, la forme des
hanches des gonopodes aurait une grande importance systématique. Ceci
n a rien de surprenant car les gonopodes sont des pattes ambulatoires
*hodifiées dans un but précis. Il est donc probable que les gonopodes sont
r égis par les mêmes lois que les pattes ambulatoires normales, énoncées
Par M. M. Vachon, c’est-à-dire, en substance, que les articles proximal
e t distal sont les plus primitifs et fixés les premiers.
Il a déjà été trouvé, dans l’extrémité du télopodite, des caractères
Unportants dont il est tenu compte dans la révision des genres de ce tra¬
vail. Il nous faudra faire intervenir certainement les caractères tirés des
hanches, la forme notamment, lorsque nos matériaux seront suffisants.
Liste des espèces possédant des formations anales :
aterrimus, Thyropisthus
baluensis, Falcigonopus
castaneus, Cambodjostreptus
complexus, Lamellostreptus
dulitianus, Falcigonopus
evansi, Thyropisthus
hosei, Thyropygus
ligulus, Thyropisthus
pococki, Thyropisthus
proboscideus, Rhynchoproctus
pseudoweberi, Trigonostreptus
rubrocinctus, Trigonostreptus
schubarti ? Thyropygus
seriatus, Lamellostreptus
weberi, Trigonostreptus
3 - — SUR LA VALEUR SYSTÉMATIQUE DES CARACTÈRES
TIRÉS DE L’APPENDICE CAUDAL ET DU STERNITE ANAL
Nous savons depuis longtemps déjà que certaines espèces d ’Harpago-
Phoridae sont pourvues ou non d’appendice caudal et que le sternite du
dernier segment peut être libre ou soudé.
Ces caractères ont été employés pour désigner des genres ou des sous-
genres comme par exemple le genre Gongylorrhus Att. (pas d’appendice
caudal) et le sous-genre Symphyopygus Verh. de Thyropygus Poe. (ster-
hite soudé).
Au premier abord les distinctions semblent faciles, mais il n’en est pas
de même lorsque l’on examine un grand nombre de spécimens ou d’espèces
car tous les intermédiaires peuvent exister. Le sternite anal, par exemple.
Source : MNHN, Paris
10
J.-M. DEMANGE
peut être complètement séparé du segment, mais il est possible de ren¬
contrer des espèces dont le sternite, tout en étant soudé, présente un
sillon plus ou moins net et plus ou moins complet qui sépare celui-ci du
reste de l’anneau. Dans ce dernier cas doit-on considérer le sternite comme
soudé ou non ? Ceci est laissé à l’appréciation des déterminateurs et
occasionne des confusions risquant d’embrouiller une systématique déjà
difficile et que seul l’examen des types, par chaque spécialiste, peut éclair¬
cir et à condition qu’une mise au point de chacun soit faite pour expliquer
ce qu’il entend par soudé ou non.
Il est bien entendu que de tels caractères ne peuvent être conservés
pour désigner des coupures aussi importantes que les genres ou sous-
genres. Tout au plus, peuvent-ils être employés comme appoint pour dis¬
tinguer des espèces dont on connaît un certain nombre d’individus sur
lesquels peut être vérifiée la constance du caractère ou l’importance des
variations éventuelles.
De plus, leur accorder une valeur systématique aussi importante que
celle de genre ou sous-genre, risque de grouper, comme cela a déjà été
fait, des espèces dont les gonopodes n’ont aucune affinité.
4. — SUR LE CARACTÈRE SYSTÉMATIQUE TIRÉ DE L’ÉPINE
FÉMORALE
C. Attems a donné une grande importance à la présence ou l'absence
d’épine fémorale à la grande courbure du télopodite. C’est en effet un
caractère qui, au premier abord, est facile à voir et commode pour classer
un certain nombre d’espèces.
La richesse particulière des collections étudiées semble démontrer
qu'il n’est pas aussi facile, dans certains cas, de décider de l’absence ou
de la présence de cette épine.
Il est remarquable de constater, plus particulièrement chez Thyro-
pygus et les genres voisins, que certains spécimens possèdent une épine
minuscule plus ou moins en crochet, à la base de laquelle la masse interne
de la chitine, fortement colorée, forme une tache noirâtre. Plus l’épine
fémorale est développée, plus la tache est faible et finit par disparaître
complètemenl. Or, un cas extrême est à signaler, celui de Lamelloslreptus
seriatus où l'épine a complètement disparu. A sa place demeure cette
tache caractéristique au niveau de laquelle, en surface, correspond une
légère irrégularité. Ce cas n’est pas unique et au cours des déterminations
s’est présenté quelques fois, mais avec moins de netteté. Il est possible
de rencontrer à la surface de la grande courbure une petite excavation
ou une saillie circulaire donnant l'impression d’une épine brisée au ras
de la surface.
Nous touchons là un exemple de régression de l’épine fémorale et pou¬
vons suivre celle-ci chez les différentes espèces du genre Thyropygus par
exemple.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
11
Ceci aide à comprendre pour quelle raison le genre Phyllogonoslreptus
renferme des espèces les plus diverses et sans affinités entre elles pour la
plupart. Citons scrpenlinus, uniserialis, melinopus et brôlemanni. Il
paraît évident que serpentinus est proche de andropygus, que uniserialis
pourrait entrer, sans ce caractère, dans le genre Harpurostreptus et que
brôlemanni et melinopus appartiennent avec certitude au groupe Thyro-
Pygus-Lamellostreptus. Quoiqu’il en soit, l’espèce type du genre, nigro-
labiatus, n’a aucun rapport avec ces espèces ni par les hanches ni par le
télopodite.
Les cas rencontrés jusqu’ici sont encore trop peu nombreux pour
changer ou créer certains genres mais nous sommes convaincus que
des amendements s’imposent et qu'il faut utiliser avec prudence le
caractère de l’épine fémorale.
5. —A PROPOS DE LA CRÉATION D’UNE SOUS-FAMILLE
Nous connaissons depuis Verhoeff (1938) l’existence de deux sous-
familles : Thyropyginae et Drepanopinae (1). Ces deux sous-familles
sont basées principalement sur la présence ou l’absence d’un ou deux
processus pointus (stachelforsatz), d’un « Pargonocôl » unique ou composé
de deux parties et de la présence ou l’absence d’épine à la grande cour¬
bure et de sa position.
La clef qui est publiée pour ces deux sous-familles ne comporte
que quelques genres indo-malais dont il est l’auteur « so habe ich nach
folgend einen solchen wenigstens für die von mir selbst untersucliten
indisch-malayischen Gattungen aufgestellt ».
Que doit-on penser d’une telle façon de procéder ? Il est en effet
inconcevable de créer deux sous-familles sans au moins indiquer pour
chacune d’elle les genres qui y rentrent et inadmissible de ne faire
mention que de ses propres genres. Comment classer les genres des
autres auteurs à l’aide de caractères nouveaux inconnus de tous ?
Quoiqu’il en soit, ces deux sous-familles existent et il y a lieu d’exa¬
miner les caractères choisis. Effectivement, il ressort de cet examen que
Verhoeff ne connaissait pas dans son ensemble la famille des Harpa-
gophoridae car il n’y a pas que les espèces des genres Drepanopus et
Ctenorangoon qui ont un « telocoxit » simple et que les espèces des genres
Indiothauma et Organognathus qui possèdent une lamelle au « telocoxit ».
Pour ne citer que les espèces anciennes nous trouvons Rhyncho-
procius proboscideus Poe., Spirostreptus (2) feae Poe., Spirostreptus
°itlalus Newp., etc.
(1) Il n'est fait aucune mention de nouvelle sous-famille mais simplement d’un mihi,
”'/> accompagnant Drepanopinae. Malgré nos recherches nous n’avons pu retrouver trace
d une création antérieure. Nous supposons donc qu’il s'agit de sous-familles nouvelles.
(2) C'est à dessein que nous gardons momentanément le genre primitif.
Source : MNHN, Paris
12
J.-M.
EMANGE
Ces dillérentes espèces sont disséminées dans des genres parfois
très éloignés dans la dernière classification de C. Attems de 1942. Ceci
montre quelle confusion règne parmi les Harpagophoridae et ce n’est pas
l’examen superficiel de Verhoeff qui aidera à la compréhension de ce
groupe complexe.
Les créations de Verhoeff sont, de plus, contraire aux règles de
nomenclature car on ne retrouve pas, comme il est de rigueur, la sous-
famille des Harpagophorinae qui doit comprendre le genre type de la
famille, Harpagophora. Comment se caractérise cette sous-famille passée
sous silence ?
Le caractère tiré de la présence d’une lamelle au feuillet coxal a
un grand intérêt, mais les coupes effectuées par Verhoeff tendent à
éloigner des espèces et des genres qui sont au contraire très proches.
Nous avons recherché une systématique plus claire basée sur des
caractères éliminant les mélanges tels que ceux dont il est question
dans un des chapitres de ce travail et trouvé des critères qui semblent
grouper les espèces et les genres ayant des affinités incontestables non
seulement systématiques mais géographiques.
En premier lieu, notre attention fut attirée par l’évolution du ster-
nite des gonopodes suivant les espèces. On rencontre, en effet, un groupe
d’espèces possédant un sternite parfaitement visible et chitinisé et un
autre groupe qui en est totalement dépourvu. A sa place s’insère une
simple chitine souple et transparente.
Un second caractère, celui de la lamelle qui recouvre plus ou moins
le télopodite acquiert ici un intérêt particulier car il est possible de suivre
son évolution suivant les genres et les espèces depuis son apparition
jusqu’à son développement le plus complet. D’abord embryonnaire
(Sculptulislreptus tumidus nov. sp. par exemple) elle augmente de volume
et change de forme peu à peu pour occuper enfin une place considérable
sur les coxites de \eae (Pocock), viltatus (Newp.), etc.
Un troisième caractère, basé celui-là sur des femelles, ajouté aux
deux autres, nous a conduit à envisager la création de deux grandes
sous-familles.
La première des Harpagophorinae qui présente des vulves ramassées,
lenticulaires, la seconde des Rhynchoproclinae nov. montrant des vulves
beaucoup plus allongées, développées en hauteur et possédant un oper¬
cule très élevé.
Ces deux sous-familles ont chacune en opposition un sternite ou pas,
pas de lamelle ou peu s’en faut, ou une lamelle.
Une troisième sous-famille des Junceuslreptinae a été créée, en outre,
pour une forme de sternite tout à fait particulière, en deux portions plus
ou moins nettes et chitinisées.
Si nous voulions pousser plus avant les coupes ébauchées, quelques
tribus pourraient être édifiées, notamment celle rassemblant les espèces
dont les manchons chitinisés se superposent et celle dont la forme de
l’opercule vulvaire, très volumineux, semble caractéristique. Néanmoins
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
13
c est intentionnellement, jugeant les documents insuffisants, que seules
les trois sous-familles seront créées momentanément.
Il est difficile, parfois, de ranger avec certitude tel ou tel genre dans
l’une ou l’autre des sous-familles en question car les auteurs n’ont,
jusqu’ici, attaché que peu d’importance au sternite (en dehors des
Spirostreptidae et Odonlopygidaé). Il n’en est donc fait aucune mention
dans les descriptions et ne figure même par sur les dessins.
Nous indiquons ci-dessous les genres classés dans chacune des sous-
familles :
Harpagophorinæ s. s. Junceustreptinæ nov. Rhynchoproctinæ nov.
Thyropygus
Junceustreplus
Rhynchoproctus
Lametlostreptus
Cambodjostreptus
Falcigonopus
Anurostreptus
Cystogonopus
Sculptulistreptus
Remulopygus
Cercostreptus
Thyropisthus
Ctenorangoon
Trigonostreplus
Picrogonopus
Cornugonus
Stenurostreptus
Phytlogonostreptus
Fageostreptus
Gonoplectus
Poratophilus
Ktenostreptus
Harpagophora
Leplostreptus
Gnomognatlius
Organognathus
Harpurostreptus
Carlogonus
Tuberogonus
Dametus
6.— LES GENRES THYROPYGUS POC., THYROPISTHUS ATT.
ET REMULOPYGUS NOV. GEN.
Le genre Thyropisthus, créé par C. Attems en 1942, ne se distingue
du genre Thyropygus, d’après l’auteur, que par la position de l’épine
fémorale. Chez Thyropygus cette épine se situe loin du genou tandis que
chez Thyropisthus elle se place sur le genou.
Ce caractère nous paraît insuffisant pour distinguer deux genres ;
tout au plus est-il valable spécifiquement. Nous ne voulons comme
preuve que la position systématique de certaines espèces comme coalitus
Att., coniferus Att., brevispinus Att., negleclus Cari et zehntneri Cari
qui se trouvent rangées, de ce fait, aussi bien dans le genre Thyropygus
que dans le genre Thyropisthus alors que des affinités certaines les rap¬
prochent.
Nous avons donc recherché des caractères nouveaux différenciant
les deux genres.
Source : MNHN, Paris
14
J.-M. DEMANGE
Ceux-ci ont en commun la forme particulière de la cavité stigmatique
considérablement développée. Cette cavité s’étend latéralement fort
loin et ne se rencontre pas, sous cette forme, chez les autres Harpago-
phoridae à l’exception de quelques espèces des genres Thyroglulus, dont
les caractéristiques seraient à revoir et Phyllogonostreptus (1).
Malgré leur diversité morphologique les gonopodes ont une configu¬
ration particulière à chaque genre et nous avons trouvé dans l’extrémité
distale du télopodite, entre autres, des caractéristiques intéressantes
basées sur la forme de cette région.
Genre Remulopygus nov. gen.
Tout d’abord, nous rassemblons dans un genre nouveau, pour lequel
nous proposons le nom de Remulopygus,\es espèces déjà citées coalitus (2),
coniferus, brevispinus, neglectus, zehntneri, y introduisant également
les nouvelles espèces simplex et wangi.
Ces formes ont en commun un télopodite de même type et des feuillets
coxaux construits sur le même plan.
Le télopodite est simple, son extrémité distale étalée en une plage
subrectangulaire sans trace d’enroulement en gouttière avec parfois de
petites lamelles distales bien visibles. Les épines tibiales, épaisses et
courtes généralement, sont toujours insérées sur le bord de la palette
ou du membre. Les feuillets coxaux ont une forme particulière due au
feuillet postérieur développé en cuillère et au feuillet antérieur à sommet
coiffé d’une petite protubérance plus ou moins en raquette ( columella
de Carl).
Les seules différences à retenir de la comparaison des feuillets coxaux
résident dans le volume des constituants et la plus ou moins grande
profondeur des sillons longitudinaux de la face caudale du feuillet
antérieur.
Genre Thyropygus.
L’extrémité distale du télopodite des espèces de ce genre est en
cuillère arrondie, beaucoup plus trapue, jamais en palette, sans trace
d’enroulement en gouttière ou de lamelle complémentaire distale. Les
épines distales, longues et grêles généralement, sont situées au-dessus
de la plage distale, dans son axe ou de part et d’autre de celui-ci, toujours
accompagnées d’épaississements proximaux souvent complexes.
Nous rangerons dans ce genre les espèces classées par C. Attems en
1942 dans le genre Thyropygus tel qu’il le concevait, en y ajoutant
toutefois T. segmentalus (Voges).
(1) Nous ignorons la forme de la cavité stigmatique des genres de K. W. Verhoeff.
Indiolhauma, Organognalltus et Clenorangoon, mais les gonopodes sont très caractéristiques.
(2) A notre avis cette espèce se rattache à ce groupe bien que nous ne pouvons nous
rendre compte de la forme réelle de l'extrémité du télopodite, les ligures de C. Attems
étant mal orientées. La forme caractéristique des feuillets coxaux, toutefois, nous incite a
l’admettre car nous n’avons encore rencontré un dessin semblable chez aucune autre espèce.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAK
15
Genre Thyropisthus.
Le membre des espèces de ce genre est beaucoup plus complexe, non
étalé en palette ou en cuillère mais tordu en hélice à bords latéraux
relevés plus ou moins en gouttière au fond de laquelle s’insèrent un ou
plusieurs feuillets complémentaires volumineux, de formes diverses ne
ressemblant nullement à la saillie lamellaire de zehntneri et negleclus.
Trois caractères principaux se dégagent et permettent la distinction
de trois sous-genres.
1° Le télopodite est nettement différencié à son extrémité distale
en une série de lamelles s'ajoutant au membre enroulé sur lui-même en
gouttière longitudinale plus ou moins complète ;
2° L’extrémité distale du membre est profondément divisée en deux
branches par une large encoche. Contrairement à ce que l’on voit chez
les genres Gonopledus (Thyroglutus) et Gongylorrhus le canal séminal
débouche ici dans la branche portant les épines au lieu du lobe inerme ;
3° Le télopodite est simplement enroulé en gouttière sans trace de
différenciations quelconques à l’extrémité.
Nous proposons le nom de Thyropisthus s.s. pour le premier, celui
de Duplopisthus nov. s. g. pour le second et de Spoliatogonus nov. s. g.
Pour le troisième.
11 existe une espèce malayicus (Verli.) dont l’étude se révèle très impor¬
tante. Par la forme de son télopodite cette espèce est intermédiaire entre
Thyropisthus (s. s.) et Duplopisthus nov. s. g. Le feuillet accessoire s’enrou¬
lant autour du feuillet principal n’est pas à proprement parlé séparé
de l’extrémité apicale du télopodite, bifide, et ne peut être considéré,
d’autre part, comme une des lamelles de s. g. Thyropisthus s. s.
7. — THYROPYGUS COMPLEXUS CHAMBERLIN,
THYROPYGUS AMPHELICTUS CHAMBERLIN
Dans son travail de 1921, R. V. Chamberlin décrit un certain nombre
d’espèces sans accompagner ses diagnoses de figures. Pour cette raison,
bien que les descriptions soient suffisantes, les espèces nouvelles ont
toujours été négligées.
Nous avons examiné les types de ces Myriapodes qui sont conservés
à Cambridge (Massachusetts) et tirons les conclusions suivantes.
Th. COMPLEXUS.
Par deux caractères principaux cette espèce est à rattacher au
nouveau genre Lamellostreptus.
En effet, complexus comme seriatus possède une large lamelle sur
I e fémur, à proximité de la naissance de la plage distale, au niveau des
épines tibiales et un gros pore à la portion inférieure des valves anales.
Les deux espèces sont originaires de Bornéo.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
Tandis que seriatus est dépourvu d’épine fémorale et de soles sur les
premières et dernières paires de pattes, complexus possède une épine au
fémur remarquablement volumineuse et des soles sur les dernières paires
de pattes ambulatoires.
Le cas soulevé par ces deux Myriapodes est d’importance car il s’agit
de déterminer si la présence ou l’absence de l’épine fémorale est un
caractère générique.
Dans l’état de nos connaissances, il est impossible de prendre la
responsabilité, pour le cas qui nous occupe, de considérer complexus
comme type d’un genre particulier sur ce seul caractère. La configuration
des gonopodes des deux espèces et les caractères morphologiques du corps
sont trop homogènes.
C. Attems, dont les travaux sur les Spirostreptoidea sont connus,
a lui-même hésité lorsqu’il a considéré, en 1936, le genre Phyllogono-
slreptus Cari, 1918, dépourvu d’épine fémorale, comme non valable en
rangeant le type nigrolabiatus dans le genre Thyropygus et en le réha¬
bilitant en 1942.
Le caractère de l’épine fémorale est-il valable génériquement consi¬
déré seul (1) ?
Th. amphelictus.
Le caractère particulier de cette espèce est l’absence de stries circu¬
laires sur les prozonites des segments du corps. Ce seul caractère a,
d’ailleurs, été repris par la suite pour désigner cette espèce.
En ce qui concerne les gonopodes, l’excellente description, en l’absence
de figures, nous rappelait la physionomie de Th. javanicus.
Examinant le type nous tirons les conclusions suivantes :
1° Les stries des prozonites, ou plutôt les lignes circulaires en relief,
sont parfaitement caractérisées et montrent, à intervalles réguliers, les
petites perles classiques.
L’auteur a dù examiner le specimen dans l’alcool, ce qui a fait
paraître cette région complètement lisse « Prozonites wholly smooth
throughout ».
2° Les organes génitaux sont parfaitement semblables à ceux de
specimens étudiés et classés comme javanicus.
Thyropygus amphelictus Chamb. est synonyme de Thyropygus java¬
nicus Poe.
8. — THYROPYGUS SEGMENTATUS (VOGES),
HETERURUS (SILV.) ET FAGEI NOV. SP.
Il semble que les deux premières espèces aient été plus ou moins
mal étudiées et nous trouvons dans la littérature bien des inter¬
prétations quant à leurs caractères et leur position systématique.
(1) Voir chapitre 4.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
17
En 1897 C. Attems publie une excellente figure des gonopodes de
segmentatus montrant clairement un appendice épineux transversal à
•'extrémité du feuillet coxal postérieur, en lobe arrondi et une petite
saillie externe également au sommet de ce feuillet.
La même année F. Silvestri décrit son heterurus chez lequel le
feuillet coxal postérieur diffère par sa forme en palette, à bord antérieur
transversal et à saillie interne prononcée. Pour ces deux espèces le télo-
podite est semblable dans ses grandes lignes : épine fémorale très petite,
deux épines tibiales divergentes situées au-dessus de la plage distale.
Dans un travail récent, paru en 1951, Y. H. M. Wang figure les gono¬
podes d’un heterurus (Silv.) qui nous semblent être différents de ceux
de l’espèce de Voges et du type de F. Silvestri.
Nous avons, en effet, reconnu parmi notre matériel un exemplaire
de heterurus typique et trois exemplaires dont les gonopodes sont iden¬
tiques à ceux figurés par Y. H. M. Wang sous le nom de heterurus (Silv.).
Ces organes sont tout à fait différents, non seulement de ceux de
segmentatus mais aussi de ceux de heterurus typique. Il s’agit d une
nouvelle espèce qui a été, jusqu’ici, confondue par les auteurs et que
nous nommerons fagei en hommage à M. le Professeur L. Fage qui
nous a toujours encouragé et conseillé dans nos recherches.
Les caractères essentiels qui distinguent heterurus de fagei sont dans
la forme arrondie du sommet de la gaine coxale et la conformation
Particulière des deux épines tibiales insérées à l’extrémité d'un appendice
allongé complètement libre.
En ce qui concerne le genre auquel appartiennent ces trois espèces,
nous ne pouvons les classer que dans Thyropygus tel qu’il a été défini
précédemment.
Notre opinion diffère de celle de C. Attems qui, en 1942, classait
segmentatus dans le genre Phyllogonostreptus rassemblant des formes
lotalement dépourvues d'épine fémorale. L’auteur se basait sur le fait
que cette épine, chez segmentatus, est très petite, denticulaire et cons¬
titue un reste d’épine fémorale (1).
Ceci, non seulement ne cadre vraiment pas avec la diagnose du
genre de J. Cahl, mais va à l’encontre de l’afTinité des espèces. Segmcn-
latus est tout à fait isolé dans un genre où nous ne lui connaissons aucune
parenté avec les espèces qui y sont incluses. Bien au contraire, dans
le genre Thyropygus, segmentatus se trouve placé à côté de heterurus
et fagei, très proches, ainsi que des espèces dont l’extrémité distale des
gonopodes est en capuchon arrondi, ce qui n’est pas le cas pour les espèces
du genre Phyllogonostreptus.
La synonymie est par conséquent la suivante :
Thyropygus fagei nov. sp.
(1) ■ Knapp
dem Knie ein winziges Zflhnchen, Rest eines Fcmoraldorn • (page 91).
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV.
Source : MNHN, Paris
18
J.-M. DEMANGE
Syn. T. heterurus Wang 1951.
Non syn. T. heterurus Silv. 1897.
Thyropygus segmentatus (Voges)
Syn. Phyllogonostreptus segmentatus Att. 1942.
9. — THYROPISTHUS RUBROGINGTUS (POC.), THIENEMANNI
ATT. ET WEBERI (POC.)
En 1906 J. Cakl publiait une figure des gonopodes d’un Harpago-
phoridae qu’il considérait comme étant de l’espèce de Pocock, rubro-
cinctus.
Nous reportant à la diagnose originale et aux figures publiées à
l’époque, nous constatons qu’il ne peut s’agir de rubrocinctus mais au
contraire de weberi.
Le feuillet coxal postérieur des deux espèces de Pocock est épanoui
latéralement en palette triangulaire, mais on remarque chez weberi
la présence d’un appendice rectangulaire net qui n’existe pas chez
rubrocinctus. Un second caractère beaucoup plus important permet de
distinguer les deux espèces, c’est la présence de deux fortes épines
fémorales au télopodite de rubrocinctus au lieu d’une seule chez weberi.
En 1942, C. Attems reprenant la figure de J. Carl utilise dans son
tableau dichotomique les caractères de la figure publiée, mais ajoute
une erreur en considérant le sternite du segment anal de rubrocinctus
comme libre alors qu’il est soudé au segment, aussi bien chez weberi
que chez rubrocinctus d'ailleurs.
Cette erreur, probablement ancienne, l’oblige à créer en 1935 une
espèce thienemanni dont le sternite est complètement soudé au segment
anal « Schuppe vôllig mit dem Ringteil verwachsen » et dont l'épine
fémorale est unique. Nous ne pouvons que considérer cette espèce
comme synonyme de weberi.
Le matériel du Muséum National comptait un specimen très proche
de weberi mais dont le sternite est complètement libre.
Nous nommerons cette nouvelle espèce pseudoweberi.
En ce qui concerne Thyropisthus weberi (Poe.), peuvent être consi¬
dérées comme lui étant synonymes, les espèces suivantes :
Thyropygus weberi Poe.
Spirostreptus (Thyropygus) rubrocinctus Cari, 1906.
Thyropygus thienemanni Att., 1935 (1).
Thyropisthus thienemanni Att., 1942.
(1) Profitons également de cette étude pour rectifier une erreur de la clef dichotomique
de C. Attems de 1942. Il est à remarquer page 80. que le point numéro 1 de la clef des
espèces du genre Thyropisthus < pas d'épine tibiale - conduit à l'espèce thiencniunni.
Ceci est faux car les figures publiées par l'auteur en 1935 montrent une très grosse épine
tibiale.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
et l’espèce que C. Attems a nommée Thyropisthus rubrocinctus (Cari)
en 1942 ne correspond point à la véritable espèce de Carl, mais à l’espèce
nouvelle Trigonostreptus pseudoweberi.
10. — THYROPISTHUS INFERORUM, MODIGLIANII,
OSTENTATUS, GOELESTIS ET ELEGANS
En 1895, F. Silvestri décrivait, de façon assez succincte, cinq espèces
o’ Harpagophoridae de Sumatra.
Le matériel des collections du Muséum de Washington et du Muséum
n. e Paris permet, dans une certaine mesure, d’apporter quelques préci¬
sions au sujet de Tune de ces espèces, ostentalus.
Nous avons tout d’abord tenté de consulter, en Italie, les types des
espèces dont il est question, mais malgré toutes nos recherches il a été
'^possible de les retrouver. Les types sont-ils perdus ?
En comparant les descriptions et les quelques dessins publiés, deux
catégories d’espèces peuvent être dégagées. L’une dont le feuillet coxal
Postérieur des gonopodes est simple, sans denticulations au bord distal,
cas de elegans, l’autre dont le bord distal est plus ou moins découpé.
Les spécimens du Muséum de Washington ont tous le bord du feuillet
subrectiligne avec une denticulation à chaque angle et 60 à 62 segments.
Us appartiennent donc au groupe de inferorum, modiglianii, ostentatus
e t coelestis.
Il ne peut cependant s’agir de inferorum qui possède 3 pointes dont
'externe est bien développée d’après la figure de F. Silvestri (1), ni
ue modiglianii car il est écrit que les gonopodes ne sont pas très distincts
ue inferorum. Pour ostentatus, par contre, il est dit que le feuillet est
moins incisé. Que signifie cet à peu près ? Doit-on comprendre qu’il
Pourrait manquer une découpure ou que celle-ci serait atténuée ? Nous
n . e le savons, mais il est fort possible qu’il en soit ainsi et dans ces condi¬
tions ostentatus, avec ses incisures faibles, pourrait convenir à nos spé-
c, niens. Ajoutons que la couleur est identique et que la queue est carré¬
ment recourbée vers le haut.
Nous déterminerons nos exemplaires Thyropisthus ostentalus (Silv.)
men que le nombre de segments publié soit très légèrement supérieur :
64 -65 au lieu de 60-62.
H ne peut d'ailleurs s’agir en aucun cas de coelestis qui possède un
tr ès grand nombre de segments.
Au sujet de cette espèce, il est possible que le coelestis de Carl soit
réalité une sous-espèce nouvelle car les découpures du feuillet sont
totalement différentes de celles présentées par la figure de l’auteur.
(J) Une rectification doit être apportée à cette figure. Le lobe situé latéralement sous la
nu!!! 1 c ex teme ne fait certainement pas parti du feuillet coxal. Il ne peut s'agir que de la
«‘bbosité du télopodite jaillissant latéralement.
Source : MNHN, Paris
20
J.-M. DEMANGE
Ceci dit, que penser des caractères distinctifs des espèces inferorum,
modiglianii, ostentatus et coelestis ?
Ils sont faibles et sujets à des variations. Il se pourrait que ces
quatre formes ne soient pas de bonnes espèces mais simplement une
espèce et trois sous-espèces. Seul coelestis est nettement distinct pa r
son grand nombre de segments.
Nous regrettons de conclure, une fois de plus, par un point d’interro¬
gation et d’espérer un matériel plus important pour trancher cette
question.
11. — LES GENRES GONOPLECTUS CHAMB.,
THYROGLUTUS ATT. ET LES AFFINITÉS
DE GONOPLECTUS CARLETONI CHAMB.
Le genre Gonopledus a été décrit en 1921 et Thyroglutus en 1936.
le premier sur des caractères qui, à l’époque, auraient pu permettre de
le reconnaître si la description avait été accompagnée de figures.
Il n’en est pas de même de Thyroglutus dont la caractéristique prin¬
cipale est le parcours de la rainure séminale qui débouche dans une
branche différente de celle portant les épines.
L’examen du type du genre de R. V. Chamberlin, G. carletoni,
montre des gonopodes du genre Thyroglutus. Bien plus, carletoni est
particulièrement proche de Thyroglutus cautus Att.
Il nous était néanmoins impossible de conclure sur le seul examen
du type, car il ne nous a été possible d’étudier qu’un seul télopod te sur
deux. L’un de ceux-ci a été séparé des gonopodes et est demeuré introu¬
vable malgré nos recherches.
Nous le supposons perdu ou conservé dans un tube spécial en dehors
du bocal original. Quoiqu’il en soit, le Musée de Cambridge (Massa¬
chusetts) n'en est plus possesseur.
Ceci est infiniment regrettable car le membre qui nous reste ne semble
pas intact. L’une des branches présente une déchirure distale très nette
faisant supposer qu’il pourrait s’agir de la branche épineuse amputee
de son extrémité portant les épines.
Un paratype existant, c’est sur lui qu'est fondée notre étude et nous
concluons que Thyroglutus est synonyme de Gonopledus, le canal séminal
débouchant dans une branche totalement différente de la branche
épineuse.
Nous publions les dessins des gonopodes du type et une figure de
l’extrémité distale du télopodite du paratype. Tous les caractères des
deux spécimens type et paratype sont parfaitement identiques.
Les deux espèces Gonopledus carletoni et Thyroglutus cautus sont
très voisines l’une de l’autre et se distinguent par un seul caractère qu*
est la présence chez cautus d’une épine fémorale située à la grande cour¬
bure.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
21
D'autre part, en comparant les descriptions et les gonopodes de
carletoni et malayus Cari, l'on ne peut que conclure à leur synonymie.
Spirostreptus (Thyropygus) malayus étant l’espèce la plus ancienne
nous conserverons celle-ci.
Le genre Gonopledus Chamberlin aura donc comme type : Spiro-
ztreptus (Thyropygus) malayus Cari (syn. G. carleloni Chamb.).
12. — LES GENRES THYROGLUTUS ATT.
ET GONGYLORRHUS ATT.
Ces deux genres ont été créés en 1936 et publiés dans le même ouvrage.
En étudiant les diagnoses et en éliminant les caractères communs,
ces genres se distinguent uniquement par la présence et l’absence d’ap¬
pendice caudal.
Il est assez curieux de constater en premier lieu que ce caractère
est, pour C. Attems, tantôt générique comme c’est le cas ici, tantôt
sous-générique ( Cercosireptus Att.).
Nous avons déjà eu l’occasion de discuter de la valeur systématique
d’un tel caractère présentant tous les intermédiaires pour ne pas insister
e t considérer Gongylorrhus Att. comme synonyme de Thyroglutus Att.
13. — A PROPOS DE SPIROSTREPTUS FEAE POCOCK, 1893
Dans un travail sur les types de R. I. Pocock, nous avions déjà fait
mention d’une confusion faite par l’auteur lui-même. Le type et le
cotype sont en effet deux espèces différentes, appartenant même à deux
genres différents.
Si nous revenons une seconde fois sur cette question c est pour
discuter de la synonymie éventuelle de feae « cotype » et astutus Att.
En se basant sur les figures publiées par C. Attems en 1936 et en
comparant celles-ci avec les nôtres (fig. 296 et 297), il est possible de
distinguer les deux formes par la morphologie de l’extrémité du télo-
Podite. En effet, la figure de Attems n° 64c montre que la rainure
séminale débouche dans un petit appendice accolé à la branche séminale
Principale qui elle-même présente une denticulation à l’extrémité.
Le spécimen ÿ du Muséum de Paris, « cotype » de feae d’après Pocock,
es t très différent. Non seulement le petit appendice de la branche séminale
fait défaut au bord externe et se trouve remplacé par une petite diffé¬
renciation distale et un soulèvement, mais la branche principale ne
montre aucune denticulation. De plus, 1 appendice caudal de feae est
court et droit tandis que celui d'astutus est recourbé.
Il s’agit donc de deux espèces différentes appartenant toutes deux
au genre Gonopledus Chamb.
Dans ces conditions, le type de feae étant celui de Londres, nous nous
v oyons dans l’obligation de créer une espèce nouvelle, Gonopledus
Pococki nov. sp., pour le « cotype » du Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
22
J.-M. DEMANGE
14. — LES ESPÈCES DU GENRE THYROPYGUS DU TRAVAIL
DE R. V. CHAMBERLIN DE 1921
En 1945 R. V. Chamberlin publiait six espèces nouvelles de Thyro-
pygus de la région indo-australienne.
Nous avons étudié les types de ces espèces et c’est nos conclusions
que nous résumons ici.
Tout d’abord, nous ne nous prononcerons pas sur les espèces cherus
et magister parce que créées sur des femelles. Dans l’état actuel de nos
connaissances de ce sexe, et pour les raisons exposées dans l’un des
chapitres de ce travail, nous ne pouvons les reconnaître. En outre, nous
n’avons pu nous croire autorisé à disséquer les types en notre possession
pour examiner les organes internes. Ils ne seront donc pas figurés.
Signalons qu'une erreur s’est glissée dans la légende et le texte de
l’ouvrage. Les figures 121 et 126 représentent les organes d’espèces
différentes de celles dont les noms sont indiqués dans la légende et le
texte. Il y a eu certainement interversion.
Th. baweanus.
D’après l’auteur cette espèce est « characterized especially by the
gonopods as shown 113 ». Cette figure présente un des gonopodes qui est
parfaitement identique à celui de Remulopygus zehntneri publié icj
d’après le type de Carl (fig. 80), sauf en ce qui concerne l’extrémité
du télopodite qui semble tronquée et faire défaut, ainsi que l’épine de
la grande courbure.
Ceci n’est que le résultat d’un accident de dissection car il a été
retrouvé, flottant dans le tube, l’extrémité distale du télopodite qui est
absolument identique à zehntneri. Quant à l’épine de la grande courbure,
elle existait avant la dissection car des traces de brisure très visibles se
remarquent sur la gibbosité. Le dessin publié représente, par conséquent,
des gonopodes mutilés.
Th. baweanus est donc synonyme de R. zehntneri.
Th. krakataunus.
Les organes génitaux de cette espèce sont semblables à ceux de
Th. jauanicus. Seul un détail les différencie, la pointe unique de l’épine
fémorale.
Ce caractère n’est pas suffisant pour justifier la création d'une espèce.
Tout au plus est-il valable pour désigner une variété.
Parmi le matériel du Muséum National se trouvent de nombreux
exemplaires dont l’épine fémorale est à pointe unique, mais ces exem¬
plaires montrent en outre un sternite anal qui a tendance à se souder
au segment. Ce n’est pas le cas pour krakataunus, mais ce nom sera con¬
servé comme variété de javanicus en complétant les caractéristiques.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAE
23
Th. karimonus et kangeanus.
Une rectification doit être faite au sujet de karimonus. La figure 120
représente l’appendice caudal de la $ et non du <?. Cet appendice, comme
cela se présente assez souvent chez les Harpagophoridae, est presque
droit, moins courbé que chez le <?.
Or, les seuls caractères que l’on relève pour distinguer les deux espèces
sont la courbure de l’appendice caudal et la proéminence plus ou moins
accusée de l’angle antérieur des lobes collaires. Cette proéminence ne
peut être prise en considération car, d’une part, chez les exemplaires
du Musée de Genève, l’angle en question n’a pas de forme très stable
e C d’autre part, est sujet à des variations au cours du développement
Post-embryonnaire, les sillons de la surface suivant, d'ailleurs, le même
processus.
Th. karimonus et kangeanus sont synonymes de R. zehntneri.
15. — LES GENRES DREPANOPUS VERH.
ET KTENOSTREPTUS ATT.
Comme la presque totalité des genres de la famille il règne une grande
confusion parmi les espèces rangées dans ces deux genres.
En étudiant le texte de Verhoeff un seul caractère a pu être dégagé
différenciant Drepanopus de Ktenostreptus, c’est l’absence de dent au
labre. Attems, en 1936, ne pouvait se prononcer quant à la position
systématique de ce genre et attirait l’attention sur le fait que l’absence
de ces dents pouvait se produire chez d’autres espèces. Ceci est exact,
nous avons également constaté le fait pour des espèces connues.
Dans ces conditions, le genre Drepanopus ne peut être conservé et
nous le considérons comme synonyme de Ktenostreptus, malgré l’assertion
de Verhoeff « ... Ktenostreptus, dem die Labralzâhne jedoch nur
scheinbarfehlen ! » En recherchant la place de l’espèce enslini (einsleinii 1
pour Attems) dans le genre nous pouvons conclure à sa synonymie avec
centrurus (Poe.). K. cenlrurus est lui-même proche de specularis Att.
fini sera conservé momentanément bien que les pattes 1 du 5 soient
Identiques.
Par contre se trouvent dans le genre Ktenostreptus deux espèces
fini, à notre avis, devraient être isolées dans un genre particulier. Il
l’agit de debilis Att. et acceptus Cari qui ont en commun deux caractères
■mportants, l'absence de soles sur les pattes ambulatoires et un processus
lamellaire vertical à la face interne de la hanche des gonopodes.
Quant au genre Ktenostreptus lui-même, il est utile de compléter ses
c aractéristiques, car celles existantes sont insuffisantes et ne peuvent
fine créer des confusions.
Source : MNHN, Paris
24
J.-M. DEMANGE
16. — SUR LES GENRES HARPUROSTREPTUS ATT.
ET INDIOTHAUMA VERH.
Ces deux genres ont été créés en 1936 et 1938.
En examinant les deux textes, les caractères décrits montrent une
identité frappante et l'on ne peut conclure qu'à la synonymie du genre
Indiothauma.
Dans son texte, K. W. Verhoeff ne mentionne à aucun endroit
l’ouvrage, pourtant capital, de Attems. Il est évident qu’en 1938
l’auteur ignorait la parution de ce travail. C’est ce qui explique la con¬
fusion des deux genres.
Toutefois, C. Attems, en 1942, dans sa clef dichotomique des genres
de la famille, fait figurer les deux genres, donc en reconnaît leur valeur,
en y introduisant une erreur. Au point 6 de la clef, Indiothauma est carac¬
térisé par son télopodite spiralé très long, épineux sur toute sa longueur,
ce qui est exact, tandis que le caractère qui lui est opposé, conduisant
aux points 7 et suivants, c’est-à-dire à Harpurostreptus, est un télopodite
jamais aussi long et mince et ne décrivant pas de spirale, ce qui est
inexact pour ce genre.
Cette “ erreur ” est-elle volontaire ou la synonymie des deux genres
a-t-elle échappé à l’auteur ?
Quoiqu’il en soit, J. Carl, en 1941, ne fait aucune mention du genre
Indiothauma qu’il ne pouvait ignorer et ne décrit et discute que des
espèces d’ Harpurostreptus.
La regrettable confusion dont il vient d’être question pose un second
problème de synonymie, spécifique cette fois, concernant hamijer (Humb.)
synonyme de attemsi Cari et jonesi Verh. Le seul caractère important
qui semble les différencier est le nombre des épines le long du télopodite,
3 pour attemsi, nombreuses pour jonesi.
Nous réserverons momentanément notre jugement pour trancher
cette question.
17. — LES GENRES RHYNCHOPROGTUS POC.,
ANUROSTREPTUS ATT., ET EREMOBELUS ATT.
Le genre Rhynchoproctus a été créé en 1894 sur une seule espèce.
Il n’a malheureusement été donné aucune diagnose, ni dessin complet
des gonopodes. Les renseignements susceptibles de caractériser le genre
doivent être puisés dans la description de l’espèce qui a, d’ailleurs, été
minutieusement étudiée et décrite par Pocock.
Nous déplorons cet état de choses et sommes surpris qu’aucun auteur
n’ait examiné, sur place, comme nous l’avons fait, le représentant de
ce genre.
C. Attems, en 1914, a tenté de reconstituer une diagnose mais il n’a
pas examiné le type. Ceci a pour résultat de caractériser Rhynchoproctus
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
25
presque uniquement par la présence de sole au 5 e article des pattes ambu¬
latoires du J. C'est un premier résultat mais nettement insuffisant qui
cr éa, jusqu’à ce jour, une confusion qui ne peut subsister, ce seul caractère
étant commun à plusieurs genres.
Naturellement, parmi les espèces rangées dans ce genre par Attems
figurent des formes qui n’ont aucune affinité avec leur voisine et qui
constituent bel et bien un genre distinct.
Ce genre se reconnaît principalement par la forme des coxites des
gonopodes qui sont allongés, plus ou moins recourbés vers l’intérieur
e t non creusés en gouttière. De la lamelle caractéristique des autres
genres il ne subsiste qu’un processus dressé verticalement à l’angle
interne. C’est à ce genre qu’appartiennent les espèces : Rhijnchoproclus
lalcatus Att., Anurostreptus mundus Att., alienus Att., et probablement
Rhijnchoproclus doriae Silv., becarii Silv., Spirobolus aler Tôm., ru/o-
toarginatus Tôm., Thyropygus aulaconotus Poe.
Attems, en 1942, ayant créé un sous-genre Cercostreptus de Anuro-
streplus rassemblant trois de ces espèces, mundus, alienus et falcatus Att.,
nous conserverons ce nom en l’élevant au rang de genre et en amendant
Ta diagnose, l’auteur n’ayant pas fait mention des caractères principaux
dont nous venons de parler et ignoré la forme particulière des hanches
des gonopodes sans rapport avec celle de l’espèce type, proboscidcus de
Rhynchoproctus.
Les gonopodes de cette dernière espèce, dont nous avons publié
récemment la description et les figures, sont particulièrement caracté¬
ristiques : feuillets coxaux postérieurs allongés, enroulés en gouttière ;
une volumineuse lame coxale transversale dissimulant la grande courbure
du télopodite et son épine ; télopodite grêle, épanoui à l’extrémité et
armé d’une épine récurrente et de un ou plusieurs processus pointus à
i’extrémité ; rainure séminale débouchant à l’extrémité d'un large lobe
dont le bord est frangé, face inférieure sans cannelures ou tout au moins
avec fines stries seulement, peu frappantes.
Nous voyons d’après ces caractères que ce genre est très proche
d 'Anurostreptus avec lequel il a été jusqu’ici confondu et que le genre
Eremobelus créé en 1914 n’est qu’un synonyme de Rhynchoproctus. Il
n'existe qu’un seul représentant de ce genre Eremobelus à Bornéo qui
est également caractérisé par la présence d’une sole au 5 e article des
Pattes du S. Les gonopodes étant parfaitement identiques nous con¬
cluons à cette synonymie. Nous ne pouvons bien entendu prendre en
considération le caractère des « points clairs » de C. Attems puisqu’il
n’a pas vu le type de Pocock. Nous avouons d’ailleurs n’avoir pas
vérifié ce caractère car nous ne pensons pas, avec Verhoeff, qu’il ait
une valeur systématique bien grande.
Nous connaissons une espèce Phyllogonoslreptus serpentinus (Att.)
9ui ressemble étrangement à Eremobelus andropygus Att. mais s’en diffé¬
rencie par l’absence d’épine fémorale. Est-ce une anomalie ? Est-ce
Un nouveau genre ? Nous penchons plutôt en faveur d’une erreur d’obser¬
vation ou d’une anomalie.
Source : MNHN, Paris
26
J.-M. DEMANGE
De ce qui précède il ressort que le genre Anurostreptus doit être de
nouveau précisé et distingué de Rhynchoproctus par la présence de fortes
cannelures à la face inférieure de la plage épineuse et d’épines vraies (non
des découpures du bord) plantées sur un processus plus ou moins effilé
conduisant la rainure séminale. Feuillet coxal postérieur à sommet
tordu et rabattu en crochet avec une lamelle longitudinale dans le milieu.
Soles présentes sur les deux avant-derniers articles des pattes ambu¬
latoires.
Ajoutons qu’un troisième genre est très proche des deux premiers :
Cambodjostreptus Att., et s’en distingue par la seule absence de suture
entre le prozonite et le métazonite.
Nous avons, pour nous faire une opinion, examiné le type, caslaneus,
de ce genre et avons pu remarquer que la suture existe mais qu’elle est
très faible, presque invisible (pratiquement inexistante) dans les segments
moyens. Elle est faiblement déviée au niveau du pore qui est gros.
Un caractère très important et qui n’avait pas été signalé par l’auteur,
est la présence d’un pore sur chaque valve anale. Quant aux gonopodes,
ceux-ci étaient incomplets, les télopodites avaient complètement disparu.
Il nous reste donc à nous fier à la figure publiée par notre collègue.
Précisons que les soles sont présentes sur l’avant-dernier article
jusqu’à la dernière paire de pattes comme chez Rhynchoproctus probos-
cideus.
18. — LES HARPAGOPHORIDAE DE R. I. POCOCK
Dans un travail récent, consacré aux types d ’Harpagophoridae du
British Muséum, nous nous proposions d’étudier en détail les problèmes
que l’examen de ces types avaient posés.
Ces problèmes sont de trois sortes : synonymie, changement de
genre et genres nouveaux.
Synonymie.
Trois espèces seulement ont été décrites, beaucoup plus tard, sous
des noms différents. La synonymie est la suivante.
Thyropisthus bowringi (Poe.) = (syn. T. polyodontus Att.).
Klenostreptus cenlrurus (Poe.) = (syn. Drepanopus enslini Verh.).
Ctenorangoon feae (Poe.) = (syn. Ctenorangoon meggittii Verh.).
Changement de genres.
La presque totalité des espèces doit être rangée dans des genres
différents de l'original.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
27
Spirostreplus palrici
Spirostreptus hosei
Thyropygus anurus
Spirostreptus cenlrurus
Thyropygus gestri
Spirostreptus feue
Spirostreptus aterrimus
Spirostreptus bowringi
Remulopygus patrici
Thyropygus hosei
Thyropisthus anurus
Ktenostreptus centrurus
Gonoplectus gestri
Ctenorangoon jeae
Thyropisthus aterrimus
Thyropisthus bowringi
devient
Genres nouveaux.
Un grand nombre d’espèces de Pocock ne peuvent entrer dans aucun
genre existant actuellement.
Il nous a fallu créer quatre genres nouveaux rassemblant les espèces
suivantes :
Genre Cystogonopus nov. gen.
Spirostreptus everetti
Genre Falcigonopus nov. gen.
Spirostreptus baluensis
Spirostreptus dulitianus
Genre Tuberogonus nov. gen.
Spirostreplus lavoiensis
Spirostreptus oalesi
Genre Trigonostreptus nov. gen.
Thyropygus weberi
Thyropygus rubrocinclus.
Source : MNHN, Paris
28
J.-M. DEMANGE
II. — PARTIE DESCRIPTIVE
Avant de décrire les espèces étudiées, quelques éclaircissements au
sujet de la position des feuillets coxaux des gonopodes sont nécessaires.
L’orifice de la gaine coxale (gonocoel des auteurs allemands) s’ouvre
en avant, c’est-à-dire à la partie antérieure des coxites chez les Spir°~
streptidae et en arrière ou latéralement chez les Harpagophoridae.
Ce que nous appelons, avec H. \V. Brôlemann, feuillet postérieur,
chez les Spiroslreptidae, est celui auquel est rattaché ou soudé le sternite
et se trouve placé dans la partie médiane. C’est lui qui présente les
différenciations distales telles que épine, cône, denticulations, etc. Le
feuillet antérieur un peu moins élevé est situé latéralement et encadre
le premier.
Ces deux feuillets sont bien visibles, face orale, dans tout leur déve¬
loppement.
Chez les Harpagophoridae, le même principe sera gardé pour désigner
les feuillets. Le plus externe, l’antérieur, se trouve par contre réduit à
une seule petite surface visible, face orale, toute sa masse étant trans¬
portée face caudale par suite du déplacement de l’orifice de la gaine
coxale. Ici le feuillet postérieur (face orale) prend un développement
particulier.
Famille des HARPAGOPHORIDAE Attems, 1909
Tableau des Sous-Familles
1. Gonopodes dépourvus de sternite. S. fam. Rhynchoproctinae nov.
— Gonopodes avec sternite .
2. Sternite des gonopodes plus ou moins divisé en deux lobes peu
chitinisés et dissimulés sous la base des hanches.
. S. fam. Junceustreptinae nov.
— Sternite des gonopodes d’une seule pièce, parfois dissimulé sous
la base des hanches. S. fam. Harpagophorinae s. s.
Tableau des genres d’Harpagophoridae
1. Gonopodes avec un sternite.
— Gonopodes sans sternite.
2. Sternite divisé en deux lobes.Junceustreptus nov. gen.
— Sternite d’une seule partie.
3. Rainure séminale débouchant dans une branche différente de
celle portant les épines.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
29
~~ Rainure séminale débouchant dans la branche épineuse .
Feuillet coxal postérieur avec une lamelle hélicoïdale insérée
près du sommet. Télopodite court et large, en gouttière. Rameau
séminal long et grêle. Rameau épineux court et grêle. Epines
classiques remplacées par de petites découpures du bord.
.Fageostreptus nov. gen.
~~ Feuillet coxal postérieur sans cette lamelle. Télopodite allongé,
pas en gouttière. Rameau séminal long, souvent cannelé. Rameau
épineux large, lamellaire, avec de très nettes épines.
.Gonoplectus Chamb.
5. Télopodite long et mince, enroulé en spirale et portant de nom¬
breuses épines tout le long de son parcours, ou seulement près
de l’extrémité. Harpurostreptus Att. et Garlogonus nov. gen.
' Télopodite plus court, non enroulé en spirale .
6. Des épines classiques .
~~ Epines classiques complètement absentes.
Feuillets coxaux allongés en corne. Télopodite divisé en deux
branches. Branche séminale grêle. Branche accessoire longue et
large, en feuillet. Une épine fémorale_ Stenurostreptus Cari
— Feuillets coxaux arrondis. Télopodite en deux lobes lamellaires.
Une série d’épines composées. Une grosse gibbosité à la base de
la grande courbure.Tuberogonus nov. gen.
8. Pores répugnatoires débutant au 5 e segment. Leptostreptus Att.
— Pores répugnatoires débutant au 6 e segment.
9- Métazonites fortement ridés et sillonnés dorsalement. Télopodite
à extrémité coudée et creusée en bonnet suivi d’un appendice
rubaneux portant les épines . Ktenostreptus Att.
" Métazonites lisses ou tout au moins non ridés.
10. Feuillet coxal postérieur muni d’une large lamelle accolée et insé¬
rée près du sommet. Télopodite profondément divisé en deux
branches dont l’une, rubaneuse, porte à l’extrémité une rangée
d’épines. Organognathus Verh.
~~ Feuillet coxal postérieur sans lamelle .
11. Une forte dent aux stipes mandibulaires du <J. Sommet du feuillet
coxal postérieur très développé, à plusieurs lobes.
. Gnomognathus Att.
— Pas de dent semblable .
12. Epine fémorale absente. Phyllogonostreptus Cari
“— Une ou plusieurs épines fémorales .
13. Télopodite volumineux, en feuillet plus ou moins enroulé en
gouttière. Extrémité complétée par une série de lamelles en
spirale ou non .
~~ Télopodite plus allongé, non enroulé en gouttière.
5
10
11
12
13
14
15
Source : MNHN, Paris
30
I. DEMANGE
14. Gouttière du télopodite complète. Extrémité du membre com¬
pliquée de lamelles hélicoïdales ou de différenciations lamellaires.
Feuillet coxal postérieur sans appendice à l’angle interne.
.Thyropisthus Att.
— Bord de la gouttière, près de l’extrémité, détaché en un lobe
allongé généralement pointu. Angle interne du feuillet coxal
postérieur armé d’une longue pointe ... Cornugonus nov. gen.
15. Extrémité du télopodite simplifiée en lobe arrondi ou allongé
avec une rangée d’épines à l’embouchure de la rainure.
— Extrémité du télopodite plus complexe .
16. Plage distale ronde.
— Plage distale allongée. Une lamelle simple transversale aux faces
supérieure et inférieure .Remulopygus nov. gen.
17. Des soles sur les pattes ambulatoires du <J.
— Pas de soles aux pattes. Plusieurs épines tibiales divergentes et
un lobe à la base de la palette du télopodite.
.Falcigonopus nov. gen.
18. Une volumineuse ampoule à la base de la palette distale.
. Cystogonopus nov. gen.
— Pas d’ampoule sur le télopodite .
19. Une lamelle longitudinale entre la grande courbure du télopodite
et la palette distale.Lamellostreptus nov. gen.
— Pas de lamelle semblable.Thyropygus Poe.
20. Extrémité divisée en 3 lobes d’inégales grosseurs. Troisième lobe,
le plus petit, inséré sur le rameau séminal. Feuillet coxal à som¬
met plié et tordu vers l’arrière comme chez Anuroslreptus ....
.Poratophilus Silv.
— Extrémité peu divisée, armée de nombreuses épines et décou¬
pures épineuses. Face inférieure cannelée. Feuillets coxaux
généralement armés d'une longue pointe latérale .
.Harpagophora Att.
21. Feuillets coxaux munis d’une large lamelle transversale en toit ..
— Feuillets coxaux sans lamelle semblable mais avec un simple
processus à l’angle interne .
22. Feuillets coxaux creusés en gouttière .
— Feuillets coxaux non creusés en gouttière. Télopodite long et
mince. Une épine tibiale. Une épine fémorale.
. Ctenorangoon Verh.
23. Sommet des feuillets coxaux arrondi, en capuchon .
— Sommet des feuillets coxaux plié sur lui-même et muni d'une
lamelle longitudinale partageant le feuillet en deux parties ...
.Anurostreptus Att.
24. Suture à peine visible .Cambodjostreptus Att.
— Suture nette.Rhynchoproctus Poe.
20
17
22
25
23
24
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
31
25. Bases des feuillets coxaux soudés ensemble. Picrogonopus Cari
~~ Bases des feuillets libres. 26
26. Des soles aux pattes ambulatoires du <J. Extrémité du télopodite
simple . 27
Pas de soles aux pattes. Télopodite divisé en plusieurs branches.
.Sculptulistreptus nov. gen.
27. Pas d’épines classiques à l’extrémité. Membre aplati et non
cannelé.Dametus Att.
Des épines classiques. Membre cylindrique et cannelé .
.Cercostreptus Att.
De SOUS-FAMILLE HARPAGOPHORINAE sensu stricto
Gonopodes avec sternite.
Feuillets coxaux non creusés en gouttière.
Télopodite généralement complexe.
Vulve lenticulaire (à vérifier pour certains genres).
Type : Harpagophora Attems, 1909.
Genre Thyropygus Pocock, 1894, Char, emend.
(Thyropygus Pocock, 1894 ; Attems, 1936 ; s. gen. Symphyopygus
Verhoeff, 1938 ; Thyropygus Attems, 1942.)
Une ou deux épines fémorales. Canal séminal débouchant dans la
«anche unique portant les épines classiques. Télopodite ramassé, rela¬
tivement simple, terminé par une plage arrondie en cuillère, très volu¬
mineuse, sans aucune différenciation en feuillet ou lamelle dans sa
concavité et à bords latéraux non enroulés en gouttière. Epines tibiales
longues et grêles, placées côte à côte, situées soit sur l’axe longitudinal
la plage, soit de part et d’autre et plantées à la naissance de la plage.
®ase souvent complexe avec des épaississements divers.
Feuillet coxal antérieur bas, peu développé face postérieure, à
s °mmet dépourvu d’excroissance en raquette (columella).
Labre à 3 dents. Cavité stigmatique très allongée atteignant au moins
a moitié du deuxième article proximal des pattes ambulatoires (hanches
n °n comprises).
Sternite du segment anal libre, rarement soudé au segment ou de
mçon imparfaite.
Fémur et tibia des pattes ambulatoires du 3 avec soles.
Type : Spirostreptus javanicus Brandt, 1841.
Source : MNHN, Paris
32
J.-M. DEMANGE
Clef des espèces
1. Palette distale du télopodite régulièrement arrondie, à concavité
postérieure. Extrémité portant les épines, recourbée vers l’ar¬
rière. Feuillets coxaux postérieurs à sommet large et arrondi.
(Groupe du segmeniatus) . s. gen. Spissustreptus nov.
— Palette distale avec lobe latéral arrondi, à concavité antérieure.
Processus épineux prolongé latéralement. Feuillets coxaux
postérieurs à sommet généralement allongé et en crochet (Groupe
du javanicus) . s. gen. Thyropygus s. s.
2. Télopodite armé d’un large processus en forme de hachoir, por¬
tant une longue épine interne et une ou plusieurs épines externes
recourbées .
— Télopodite armé d’une ou plusieurs épines tibiales divergentes
dirigées vers l’extrémité du membre.
3. Une seule épine externe . T. hosei (Poe.)
— Deux épines externes .
4. Epine externe simple . T. hosei aculeus nov. subsp.
— Epine externe bifide. T. schubarti nov. sp.
5. Une épine tibiale. Sommet du feuillet coxal recourbé en crochet.
. T. brôlemanni (Att.)
— Deux épines tibiales .
— Trois épines tibiales . T. trispinus nov. sp.
6. Une denticulation à la face inférieure de la palette distale ou une
différenciation quelconque. Un lobe volumineux à côté des
épines tibiales .
— Pas de denticulation ni de lobe au télopodite .
7. Une épine fémorale. Sommet des hanches des gonopodes bas,
pas en cône . T. galianoae nov. sp.
— Pas de fémorale. Sommet élevé, conique T. butlihoferi nov. sp.
8. Epines tibiales divergentes, soudées et portées par un long pro¬
cessus complètement isolé du télopodite.... T. fagei nov. sp.
— Epines tibiales soudées par leur base directement à la naissance
du tibiotarse .
9. Feuillet coxal à sommet arrondi et muni, face latérale interne,
d’une pointe triangulaire. T. heterurus Silv.
— Feuillet coxal à sommet arrondi et muni, face latérale interne,
d’un appendice transversal en épine et d’une petite saillie denti-
culaire à l’arête externe . T. segmeniatus (Voges)
10. Sternite du segment anal soudé au segment.
— Sternite libre.
11. Soles des pattes ambulatoires du 3 présentes jusqu'à la dernière
paire .
2
10
3
5
4
6
7
8
9
11
13
12
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
33
~~ Soles des pattes ambulatoires du <J jusqu’à la 25 e paire environ
. T. pfeiflerae Att.
12. Une épine tibiale et un lobe lamellaire remplaçant la 2 e épine
tibiale. T. crabilli nov. sp.
Deux épines tibiales . T. brevicaudatus Att. (1)
13. Grande courbure armée d’un large lobe à bord découpé, denticulé. 15
— Grande courbure sans différenciation semblable . 14
14. Milieu du tibiotarse muni d’une large lamelle récurrente. Epine
tibiale courte et courbée en S . T. piceus Att.
~~ Milieu du tibiotarse sans lamelle. Epines tibiales longues et élancées
. T. javanicus (Brdt.) (syn. T. môlleri Att.) (2)
15. Une très courte épine tibiale entre la grande courbure et la palette
distale. Saillie du feuillet coxal antérieur médiocre, denticulaire.
. T. condei nov. sp.
— Pas d’épine tibiale. Saillie du feuillet coxal antérieur très allongée
en pointe étroite. T. edentulus nov. sp.
1 er Sous-genre Thyropygus s. s.
Télopodite à palette distale avec un lobe arrondi latéral. Concavité
de la palette, antérieure.
Feuillets coxaux postérieurs, élancés, à sommet généralement en
crochet.
Type : T. (T.) javanicus (Brdt.).
Thyropygus javanicus (Brandt, 1841)
(lulus (Spirostreplus) javanicus Brandt, 1841; Gervais, 1847; Spiro-
streptus collaris Porat, 1876 ; Sp. javanicus Porat, 1888, 1889 ;
Atlems, 1897; Thyropygus javanicus Pocock, 1894; Attems, 1914;
Th. laticollis Silvestri, 1897 ; Th. amphelidus Chamberlin, 1921.
Non. syn. : Spiroslreptus (Thyropygus) javanicus Cari, 1906 =
Th. brevicaudatus Attems, 1942.)
Musée DE LEYDE.
Java. Japan déterminé lulus bicalceatus d. v. in litt. Plusieurs spé¬
cimens en nombreux morceaux.
-— Buitenzorg. v. d. Weele. Juni 1909, n° 35. ç.
(1) D'après la description de cette espèce et les ligures publiées, nous ne pouvons
®®gagcr de caractères importants. En effet, le seul à utiliser comme vraiment valable, la
jusion du sternite anal, semble peu tranché puisque C. Attems indique dans sa clef « ster-
n >tc plus ou moins soudé au segment ».
f 2) La courte description publiée ne permet pas de trouver de caractères distinctifs.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 3
Source : MNHN, Paris
34
J.-M. DEMANGE
Muséum Paris.
Java. Raffray. 1013-77.
c? 57 segments — Immature 58 segments.
$ immature 58 segments.
— Ploem. 1285 — 80.
<? 62 segments.
— Batavia. P. Serre 1906.
c? 59 segments.
Coloration noire à marron foncé ou olivâtre. Prozonites olivâtres.
Dernier segment un peu plus clair. Bord postérieur des segments anté¬
rieurs souligné de marron foncé ou brun-rouge ou fauve. Tête brun-
fauve à partir des antennes. Antennes jaunes, pattes jaunâtres.
Tête lisse et brillante. Sillon occipital net et profond. Pas de sillons
interoculaires. Zone occipitale légèrement ponctuée-striolée. Labre avec
2 à 3 dents. 4 fossettes pilifères. Zone prélabiale avec légères ponctuations.
Champs ocellaires subtriangulaires à ocelles aplatis mais très nets au
nombre de : 13, 12, 10, 8, 6, 5, 4 — 12, 11, 10, 7, 8, 6, 3, 2 — 12, 11, 10,
6, 4, 3. Stipes mandibulaires à surface rugueuse avec un lobe peu distinct
à la base de l’angle antéro-postérieur qui est saillant. Antennes courtes
ne dépassant pas le bord postérieur du collum ou à peine.
Collum à lobes latéraux rétrécis. Bord antérieur profondément et
largement souligné par un profond sillon délimitant un gros bourrelet.
5 à 6 sillons sur la surface à portion antérieure parfois incurvée vers le
haut. La moitié des sillons est écourtée. Bord postérieur en angle légè¬
rement récurrent.
Prozonites brillants avec de légères strioles. Nombreuses lignes
circulaires en relief (10, 11, 13), avec de petites perles régulièrement
espacées, occupant les trois-quarts de la surface.
Métazonites lisses et brillants, ridés longitudinalement au niveau
de la suture. Stries longitudinales profondes et larges, très espacées
les unes des autres, peu nombreuses et ne dépassant pas les pores (12 à
15 complètes, 3 à 4 écourtées). Bord marginal des segments postérieurs
ridé-striolé.
Suture profonde, fortement déviée au niveau du pore qui est gros.
Segment terminal brillant, à surface ponctuée et légèrement striolée.
Appendice caudal large, épais et court, à extrémité redressée légèrement
vers le haut. Un profond sillon transversal coupant la base de l’appendice.
Bord postérieur, le long de l’appendice, fortement ridé. Valves ponctuées-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
35
striolées, aplaties et amincies au bord marginal qui est souligné par une
légère dépression plus sensible à la partie supérieure. Sternite, en triangle
très ouvert, à sommet arrondi, entièrement libre.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles,
de la 3 e paire de pattes à la dernière.
Cavité stigmatique longue et profonde atteignant le milieu du 3 e ar¬
ticle proximal des pattes ambulatoires.
Sternite des pattes lisse.
Gonopodes.
Sternite (S) en triangle (fig. 1) à pointe aiguë. Les angles latéraux
s allongent fortement en bandes minces.
Feuillet postérieur (fig. 1 et 2) long et étroit, à bord sinueux. Bord
antérieur incurvé dans le milieu. Bords latéraux épanouis en un large
l°be allongé. Sommet constitué par une lamelle concave courbée en arrière
(fig. 2) vers l’extérieur, tranverse par rapport à l’axe du feuillet et portant,
* * a base, une petite excroissance arrondie.
Feuillet antérieur beaucoup plus court que le précédent, simple,
globuleux vers l'arrière, profondément échancré au niveau de l’orifice
de la gaine coxale, relevé latéralement en lambeau conique. Une pro¬
fonde gorge latérale dans laquelle se loge l’épine fémorale.
Télopodite (fig. 3 et 4) épais et court. Bien avant la grande courbure
e t près de la base du télopodite, une longue et épaisse épine fémorale (f)
allant en s’élargissant légèrement vers l’extrémité qui est bifide. Sa
direction est verticale et elle se loge dans une gorge du feuillet postérieur
(g. fig. 2). A partir de 1' épine, le fémur s’élargit puis s’amincit, tout en
Se recourbant en demi-cercle jusqu’à un épaississement en carène,
dominant un fort étranglement qui marque la limite de l’article.
Tibiotarse muni, à la base, de deux épines (ti 1 et ti 2) dont l’interne
(G 2) est épaisse et courte, l’externe (ti 1) longue et recourbée en alêne,
presque flagelliforme. La première épine tibiale (ti 2) est presque droite.
“ e sa base naît un feuillet hyalin (h), de forte taille, s’incurvant sous
l’épine et aboutissant sous le bourrelet, vestige d’articulation, créant
a *nsi une cupule en demi-cercle. L’arête dorsale de cette même épine,
Contre, chez de nombreux individus, une petite saillie lobiforme se
dressant tout droit.
Extrémité du tibiotarse brusquement élargie latéralement par un
gros lobe demi-circulaire particulièrement important. Extrémité distale
rétrécie, à la suite du lobe latéral, tout en restant d’une certaine largeur,
Pour se terminer, brusquement, en une longue épine grêle, formant un
an gle droit avec le bord lamellaire planté de longues épines classiques
au nombre de 6 à 7.
Source : MNHN, Paris
36
l.-M. DEMANGE
Femelle.
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
37
Stipes mandibulaires sans lobes sous l’angle postéro-antérieur mais
cet angle est très proéminent, en pointe.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Bourrelet du collum moins large.
Coxites de la 2° paire de pattes (fig. 14), courts et larges, un peu
plus étroits à la base qu’au sommet. Bord latéral externe plus court
que le bord interne qui est saillant en pointe. Epanouissements latéraux
du sternite large, à silhouette largement convexe. Bord antérieur relevé
cj 1 triangle dont le sommet est fortement dentelé (3 à 4 grosses dents).
Tabliers (T) de grande surface, triangulaires, à pointe aiguë. Poches
trachéennes longues et minces, à peine sinueuses.
Coxites de la 3 e paire de pattes (fig. 15 et 16) claviformes. Sternite
large plus particulièrement dans les côtés latéraux. Deux sclérites inter¬
calaires subtrapézoïdaux.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes, abritant
a peine la différenciation de l’orifice de l'invagination comprimée antéro-
postérieurement.
Duplicature en parement (d) (fig. 7, 9 et 10) globuleuse, à surface
couverte de fortes granulations. L’ensemble des deux formations cons¬
titue un appareil en tête de crapaud, dont le repli fortement chitinisé
de l’orifice de l’invagination (b) forme la mâchoire inférieure. Entre les
lèvres, affleure l’extrémité des manchons (m).
Invaginations peu profondes (fig. 8) et légèrement courbées, formées
d’une chitine coriace et transparente. La cavité est occupée par deux
ffl'os manchons (m) peu plissés et séparés par une très large invagination.
Extrémité de la gaine occupée par la vulve, petite et bien chitinisée.
Vulve lenticulaire (fig. 12). Opercule très volumineux, en ogive, à
Peine bombé, au moins égal aux deux valves ensemble. Valves pyrami¬
dales. Apodème (fig. 13) court et courbé en crosse. Diverticules apodé-
toatiques relativement longs et nombreux (12 à 15 environ). D’abord
simples puis dichotomisés pour se rassembler en grappe au niveau de
m crosse. Leur position, le long de l’apodème, est en deux rangées de
Part et d’autre de celui-ci.
Immatures,
Larve mâle à 58/2 segments.
6 fossettes prélabiales ; 4 grosses médianes et 2 latérales très éloignées
des médianes et situées tout près du labre.
Stipes sans différenciation.
Bourrelet du collum étroit comme chez la jeune ç.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Queue courte, sans trace de sillon transversal à sa base. Seulement
r *dée transversalement.
Source : MNHN, Paris
38
J.-M. DEMANGE
*1 11 vagin a t?on”vul valre^ 0 —° Fi o ‘ 'J^DunUcature el°h In Y a * lnat,on vulvaire. Fio.S-
Fio. 10. Dunlicature et bouml'et vus SeSf vus , dc 3 < 4 de dessus ' "
- F... 12. U. p,ép„(, , -î""'. â^vJ^feSÎÏ5dto 1 ïïS."■ ,,,l,, '
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
39
Sac gonopodial ample et assez profond pour que les ébauches soient
très écartées du bord du 7 e segment.
Sternite subrectangulaire (s, fig. 5 et 6) légèrement entaillé latéra¬
lement.
Bourgeon postérieur, coxal, beaucoup plus grand et volumineux
que le bourgeon antérieur du télopodite (bt), subrectangulaire. Rebord
interne, perpendiculaire, doublé d’une forte dépression parallèle au
rebord, à coupe triangulaire, délimitant deux processus épais, à bases
horizontales, à sommets arrondis (cp) et que l’on peut assimiler aux
ébauches du feuillet coxal postérieur. La seconde partie du coxite,
la plus volumineuse (ca), est excavée latéralement en V très ouvert
et représente l’ébauche du feuillet antérieur.
^hyropygus javanicus krukalaunus 9 de Sakaboemi : Fio. 14. Patte 2, face postérieure.—
••'■a. 15. Hanche gauche de la 2 e paire de pattes. — Fig. 16. 3* paire de pattes, face
antérieure.
Bourgeon du télopodite (bt) proportionnellement plus long, plus
atténué dans son quart proximal mais il présente une courbure externe,
très nette, et sa base est nettement articulée à une pièce latérale en
croissant. Poche trachéenne longue et rabattue ventralement ; plus
longue que la base de l’appareil complet. Sur la surface du télopodite
°n reconnaît, près de l’extrémité distale, une profonde encoche latérale
suivie de plis obliques, traces d’articulations. Extrémité distale arrondie
e t creusée d’une profonde gorge oblique (es) latéro-interne, ébauche
de la rainure séminale.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
Larve femelle à 58/2 segments.
Chez la jeune $ le sternite anal est soudé au segment avec seulement
un sillon marquant la limite.
Un seul sillon sur le collum pour 3 ou 4 impressions.
Queue plus courte, sans sillon transversal à sa base.
Thyropygus javanicus (Brdt.) krakataunus Chamberlin, 1945
(Thyropygus krakataunus Chamberlin, 1945)
Musée de Leyde.
Java. Batavia. Dr. P. Buitendyk. II. 1902. <J 60, $ 59 segments.
Muséum Paris.
Java. Soekoboemi. Coll. Brolemann 1902, CLXX 1895. Prillvirtz.
<J 60, 60, 60, 60, 60, 60, 64 segments, 9 58, 60, 60, 61, 68 segments.
— Batavia. P. Serre 536-73.
— Batavia. Tanah-Abang, P. Serre 1904. 1 <J.
Diffère du type par la forme de l’épine fémorale qui est plus grêle,
non élargie à l’extrémité distale. Pointe simple non bifide.
On remarque, d’autre part, la tendance du sternite à se souder au
segment anal.
Pas de sillon transversal à la base de l’appendice caudal.
Sillons des prozonites moins nombreux ainsi que les sillons longitu¬
dinaux des métazonites.
Thyropygus condei nov. sp.
Musée de Leyde.
Java. Déterminé Iulus sp ? Heckmeyer. Ardjoens. J ? Holotype.
— Mevr. Ader. Preanger. J 69 2 68, 73.
Couleur, dans l’alcool, noir foncé avec bord des segments brun-roux
presque noir. Zone clypéale rougeâtre. Pattes brun-rouge foncé.
Les specimens de Mevr Ader sont annelés de marron foncé et café
au lait foncé.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
41
Tête brillante, faiblement ponctuée. Sillon occipital profond. 4 fos¬
settes pilifères prélabiales. Labre peu échancré avec 3 grosses dents à
Pointes arrondies disposées sur la même ligne. Antennes ? Ocelles 11, 11,
10, 9, 7, 5, 3. — 12, 11, 10, 8, 6. 5, 3. Stipes gibbeux.
Collum finement ponctué, à lobes latéraux larges et rectangulaires.
Angle antérieur arrondi, angle postérieur droit. 3 à 4 profonds sillons
plus ou moins écourtés et droits au bord postérieur.
Prozonites lisses et brillants avec une dizaine de petites lignes circu¬
laires en relief. Des perles peu visibles le long de leur parcours occupant
la moitié de la surface du segment.
Cavité stigmatique longue à pointe atteignant le bord postérieur
du 3° article proximal des pattes ambulatoires.
Suture à surface lisse, très profonde, fortement déviée au niveau du
pore qui est placé contre elle.
Métazonites lisses et brillants avec une dizaine de sillons parallèles
longitudinaux parmi lesquels le supérieur demeure très éloigné du pore.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires
do la 3 e paire à la dernière.
Segment terminal brillant et lisse, prolongé par un appendice caudal
Volumineux et cylindrique jusqu'à l'extrémité, droit, dépassant largement
le bord des valves. Valves légèrement ponctuées, volumineuses, aplaties
et considérablement amincies au bord marginal relevé en bourrelet et
souligné par une nette dépression. Sternite en triangle séparé du segment
Par un profond sillon.
Femelle.
Lobes collaires plus étroits et moins rectangulaires.
Valves anales plus bombées.
Appendice caudal beaucoup plus court.
Gonopodes à sternite triangulaire présentant quelques stries ver¬
ticales confuses.
Feuillet coxal (fig. 18) postérieur fortement élargi, en demi-cercle
à la base et considérablement rétréci au sommet, en un long appendice
légèrement recourbé vers l’extérieur. Concavité de l’appendice distal
latérale. Examinée latéralement cette portion a la forme d’une équerre
e t s’incline vers l’arrière.
Feuillet coxal antérieur (fig. 17) très bas et élargi considérablement
latéralement. Face antérieure, une portion développée en hauteur est
séparée de la partie basale gibbeuse par une profonde dépression qui se
continue, face postérieure, en s’atténuant et produisant un large bourrelet.
Sur cette face, la surface du feuillet est labourée d’un profond sillon
vertical médian. Côté latéral interne on remarque une large dépression
Verticale mettant en relief une saillie délimitant, de ce côté, l’orifice
de la gaine coxale. Bord supérieur du feuillet échancré en rond et présen-
l ant, dans le milieu, une large denticulation.
Télopodite (fig. 19 et 20) court et relativement simple portant une
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAE
43
très importante épine fémorale, à base dissimulée dans la gaine, élargie
vers l’extrémité qui est bifide. Dès sa sortie de la gaine le membre s’élargit
considérablement en un gros épaississement, en forme de haricot, ren¬
forçant la grande courbure et portant, à son bord inférieur, un processus
lamellaire plus ou moins recourbé en cornet et dont les bords sont den¬
telés et épineux. Après l’épaississement, le membre se rétrécit brusque¬
ment, devient très étroit, tout en se recourbant progressivement et porte
une petite denticulation. Extrémité peu épanouie, en demi-cercle, à
bord latéral interne lamellaire. Bord distal taillé obliquement et portant
6 épines classiques.
La nouvelle espèce est unique dans le genre, avec edenlulus, à posséder
une formation denticulée. Cette formation rappelle celle de Remulopygus
levifrons.
Thyropygus edentulus nov. sp.
Musée de Leyde.
— Tasari (ou Taxari). Coll. Dr. Kohlbrugig n° 21. Déterminé lulus
(Spirostreptus) javanicus. £ 60 segments.
— W. C, Meurn Garoet 1929. <? 69 segments Holotype.
c? 67 segments Paratype.
La nouvelle espèce est très proche de condei et s’en distingue par
l’absence de denticulation sur le télopodite entre la gibbosité de la
grande courbure et l’extrémité du membre.
Il semble également que le sternite des gonopodes présente des
sillons verticaux plus nombreux et mieux dessinés.
Denticulation du sommet du feuillet coxal antérieur très allongée
e n une pointe élancée.
Sommet du feuillet coxal postérieur moins élancé, plus trapu, dont
la forme, en équerre, est beaucoup moins marquée.
Appendice caudal court, conique, ne dépassant pas le bord des
valves. Valves beaucoup moins amincies près du bord marginal.
Thyropygus crabilli nov. sp.
Musée de Washington.
Sumatra. Kepahiang. 6-XII-1925. Lt. H. C. Kollers (M.C.U.S.N.)
Eclipse Exped. Acc. 87.355. 1 <? 60 segm. Holotype. 1 c? 61 segments
Paratype.
Couleur, dans l’alcool, noir-brunâtre avec pattes fauves.
Source : MNHN, Paris
44
J.-M. DEMANGE
Tête brillante, faiblement ponctuée. Sillon occipital profond. Région
prélabiale profondément ridée. 4 fossettes pilifères médianes et 1 fossette
de part et d’autre disposée beaucoup plus bas. Antennes courtes ne
dépassant pas le bord du collum. Ocelles disposés en 7 rangées (12, 11»
9, 7, 5, 3, 1 — 12, 11, 9, 7, 6, 4, 1). Stipes mandibulaires volumineux
avec une grosse protubérance inférieure arrondie. Labre peu échancré
avec 3 dents libres allongées.
Collum brillant, densément ponctué, à bords latéraux subrectangu¬
laires, un peu rétrécis. Angle antérieur obtus, presque droit ; angle
postérieur arrondi, légèrement récurrent. 2-3 plis profonds écourtés
au bord postérieur. Bourrelet marginal un peu épaissi dans l’angle
antérieur des lobes.
Prozonites avec une dizaine de lignes circulaires en relief couvrant
les deux-tiers de la surface du segment. Petites perles peu visibles. Tiers
de la surface restante profondément striolé-ponctué.
Métazonites profondément striolés-ponctués. Sillons longitudinaux
peu nombreux, une dizaine environ, les derniers très fins et demeurant
très éloignés du pore. Pore de grosseur normale situé tout contre la
suture. Suture profonde, un peu déviée au niveau du pore. Cavité stig-
matique allongée atteignant la moitié du 3 e article basal des pattes
ambulatoires.
Dernier segment brillant et densément ponctué avec un appendice
caudal court, légèrement relevé vers le haut, dont la pointe atteint à
peine le bord des valves.
Valves densément ponctuées et brillantes, amincies au bord marginal
qui est relevé en bourrelet. Un pore sur chaque valve situé à la partie
supérieure. (Chez le paratype il n’y a qu’un seul pore, sur la valve droite.)
Sternite à bord antérieur presque rectiligne entièrement soudé au seg¬
ment. Latéralement on remarque un profond sillon, de chaque côté,
limitant très vaguement le sternite.
Pattes ambulatoires à sternite lisse avec soles sur les deux avant-
derniers articles de la 3 e paire de pattes à la dernière. Les trois der¬
nières paires de pattes montrent des soles plus ou moins nettes.
Gonopodes à sternite de grande surface, triangulaire, dont les angles
postéro-latéraux sont allongés.
Feuillet coxal postérieur (fig. 21) de forme générale identique à
javanicus mais à sommet élargi par un petit lobe latéro-externe arrondi.
Pointe constituée par une lamelle lobiforme disposée transversalement
par rapport au membre, beaucoup plus acuminée que chez javanicus
Feuillet coxal antérieur comme chez javanicus avec, face postérieure,
le bord de la gaine coxale découpé et muni d’une saillie denticulaire
médiane (fig. 22).
Télopodite (fig. 23) de forme générale semblable à celle de javanicus,
épais, progressivement recourbé en arrondi après sa sortie de la gaine
coxale. Epine fémorale grêle et courte développée verticalement et à
pointe simple. Au niveau de la transformation du membre, après la
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
45
23
Thyropygus crabilli nov. sp. : Fig. 21. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 22. Gonopodes,
face postérieure. — Fig. 23. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
46
J.-M. DEMANGE
grande courbure, on remarque une nette trace d’articulation, sous forme
d’une pliure, visible seulement face latéro-externe. A ce même niveau,
face latéro-externe, se développe une grande lamelle allongée dirigée
vers l’avant (a). Entre elle et la pliure, le long de celle-ci, court une
crête hyaline élevée terminée en pointe saillant au-dessus de la cour¬
bure (b). A partir de cette zone, le membre s’étrangle tout en s’amincis¬
sant puis s’épanouit en une plage arrondie développée plus particuliè¬
rement côté latéro-externe, concave vers l’avant et dont la portion
distale s’allonge vers l’intérieur, se recourbe en une sorte de lamelle
dont l’extrémité est armée d’épines classiques peu nombreuses (7 envi¬
ron). Au niveau de la plage latérale, mais face opposée, une longue épine
tibiale grêle recourbée vers l’avant.
La nouvelle espèce appartient au groupe de jaoanicus, breuicaudatus,
et pfeilferae mais s’en distingue principalement par la présence d’une
lamelle à la place de l’épine tibiale externe, et d’une lamelle transversale
au niveau de la trace d’articulation tibiotarsale.
2 e Sous-genre Spissustreptus nov.
Palette distale du télopodite régulièrement arrondie, à concavité
postérieure.
Feuillets coxaux postérieurs larges et arrondis au sommet.
Type : T. (S.) segmentatus (Voges).
Thyropygus heterurus Silvestri, 1897
(Thyropygus heterurus Silvestri, 1897 ; Attems, 1914 ; Thyropisthus
heterurus Attems, 1942. Non syn. : Thyropygus heterurus Wang.
1951 = T. fagei nov. sp.)
Muséum Paris.
Philippines. Marche. 834-85.
(J 55 segments.
Coloration brunâtre, annelé de jaune sale. Tête brunâtre à zone
antérieure brun-rouge. Segment terminal café au lait foncé. Antennes
et pattes fauves.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
47
Tête brillante avec rares ponctuations. Sillon occipital net. Labre
avec 3 grosses dents. 4 fossettes pilifères prélabiales. Champs ocellaires
en ovale allongé. Ocelles bien distincts, un peu aplatis. 13, 12, 11, 10, 8, 4, 4
~~ 12, 11, 11, 9, 6, 5. Antennes courtes. Stipes mandibulaires à surface
fugueuse avec un lobe inférieur proéminent, volumineux et arrondi.
Collum brillant, légèrement rugueux, à lobes latéraux subrectangu¬
laires. Bord antérieur échancré en rond avec angle antérieur du lobe
saillant en angle droit. Bord postérieur à angle non saillant, droit.
Bourrelet marginal débutant au niveau des yeux, loin du bord, étroit,
large seulement dans l’angle interne. Pas de sillons sur la surface mais
des rides plus ou moins bien imprimées et irrégulières.
Prozonites à surface parcourue, pour les trois-quarts, de lignes en
relief circulaires avec de petites perles. En arrière, dans le dernier quart
environ, réticulations nettes mêlées à des strioles et des ponctuations.
Cavité stigmatique très longue et large, peu profonde, allant jusqu'à
1 extrémité du 3 e article proximal du télopodite des pattes ambulatoires,
°u peu s’en faut.
Métazonites brillants, à surface striolée-ponctuée. Sillons longitu¬
dinaux profonds, complets et très espacés les uns des autres, peu nom¬
breux (10 à 15). Les trois sillons supérieurs réduits à de petits traits
Partant de la suture et éloignés du pore. Dans les segments postérieurs,
les sillons écourtés sont tout contre le pore et on remarque au-dessus
de celui-ci des impressions en tirets partant de la suture et présentes
jusque sur le dos.
Suture profonde, sinueuse au niveau du pore qui est gros et situé
tout contre celle-ci.
Dernier segment brillant et striolé-ponctué avec une bosse, en saillie,
dans le milieu supérieur, un peu en avant de l’appendice caudal. Appen¬
dice court, cylindrique et émoussé, droit. A sa base, 2 ou 3 plis transver¬
saux. Valves aplaties striolées-ponctuées à bords marginaux amincis.
Plus particulièrement à la partie supérieure où le bord se relève légèrement
e n bourrelet.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles
de la 3° paire de pattes à la dernière.
Gonopodes ramassés à sternite en triangle isocèle.
Feuillet postérieur (fig. 24) élancé à la base et élargi par un épanouis¬
sement distal en « tête d’oiseau », légèrement concave face antérieure,
* a pointe dirigée vers l’intérieur. Base Interne de l'épanouissement avec
une large encoche arrondie. Face postérieure du lobe creusée d’une
large gouttière longitudinale oblique dans laquelle se loge la branche
Montante du télopodite et l’épine fémorale.
Feuillet antérieur débutant, face antérieure, par un large épanouis¬
sement creusé d’une vague gouttière annulaire. Face postérieure en
forme de tronc de cône dont la pointe est denticulaire. Surface déprimée
longitudinalement sur une vaste étendue.
Télopodite (fig. 25 et 26) armé d’une épine fémorale (f) épaisse et
Source : MNHN, Paris
48
l.-M. DEMANGE
courte située avant la grande courbure. Au-delà de celle-ci, qui est pro¬
gressive, l’organe s’épanouit largement en plage ronde dont l’extrémité
distale porte une encoche produisant un petit lobe accessoire tordu
légèrement et recourbé vers l’arrière. Ce lobe porte une dizaine d’épines
crochues. Face inférieure de la plage distale fortement concave.
Dans le prolongement de la grande courbure, un fort épaississement
soulève en saillie l’arête de l’organe (a) jusqu’à la naissance de l’épanouis¬
sement distal et pousse deux fortes épines tibiales divergentes (ti).
Thyropygus heterurus d : Fig. 24. Gonopodes, face postérieure. — Fig. 25. Télopodite. —
Fig. 26. Télopodite. — Fio. 26. Télopodite vu de profil.
Thyropygus trispinus nov. sp.
Musée de Washington.
Bornéo. Mahakkam River. I. - VI. - 1912. H. C. Raven, n° 16.
L. Bon Bon 2 d Holotype.
Nous possédons 2 d de cette espèce mais malheureusement tous les
segments du corps sont séparés les uns des autres et très friables. II nous
est impossible de reconstituer les deux individus et de donner une des¬
cription plus complète.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
49
Exceptionnellement nous considérons comme Holotype les deux
individus. Notons que les gonopodes sont semblables.
Tête à labre peu échancré avec 3 dents très confusément différenciées.
Seule la dent médiane est un peu plus nette que les deux autres. 4 fos¬
settes pilifères prélabiales. Champs ocellaires subtriangulaires composés
de 52 ocelles disposés en 8 rangées. Stipes mandibulaires avec un gros
bourrelet au bord inférieur.
Collum densément ponctué à lobes latéraux étroits subrectangulaires
et bombés. Angle antérieur très légèrement saillant. Bourrelet marginal
élargi au niveau de cet angle. Cavité stigmatique en triangle allongé
dont la pointe atteint tout au plus le milieu du 2 e article basal des pattes.
Dernier segment avec appendice caudal long et mince à pointe
relevée vers le haut. Valves amincies au bord marginal qui est relevé
légèrement en bourrelet. Pas de pore sur les valves. Sternite soudé au
segment mais avec un très net sillon transversal.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes.
Gonopodes.
Feuillet coxal postérieur étroit à la base, épanoui en palette à l’extré¬
mité distale (fig. 27). Sommet à angle interne prolongé en pointe arrondie.
Thyropygus Irispinus nov. sp. : Fio. 27. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 28. Gonopodes,
face postérieure.
Mémoibes do Muséum. — Zoologie, t. XXIV.
Source : MNHN, Paris
50
J.-M. DEMANGE
Près du sommet, on remarque, face antérieure, une profonde dépression
en cuvette limitée par un bourrelet transversal continuant le bord
interne du feuillet.
Feuillet coxal antérieur sans particularité face antérieure. Face pos¬
térieure le feuillet est très volumineux, élevé et large, à sommet sub¬
horizontal. Orifice de la gaine coxale situé face latérale externe, souligné,
à sa partie supérieure, par un bourrelet en arête sur le feuillet coxal
précédent (fig. 28).
Télopodite très simple (fig. 28) à extrémité distale discoïdale concave.
A la base de l’épanouissement en palette naissent 3 robustes épines
tibiales divergentes, interne, médiane et externe, de formes différentes.
Epines interne et médiane longues et minces, semblables à celles
de tous les Thyropygus à double épine comme segmentalus par exemple-
Epine externe différente, allongée mais renflée dans son milieu. La pointe
se dirige vers la grande courbure, par conséquent en direction inverse
des deux autres.
Une minuscule épine fémorale à la grande courbure.
La nouvelle espèce appartient au groupe de heterurus, segmentalus,
fagei mais s’en distingue par la présence de 3 épines tibiales au lieu de
2, la forme du feuillet antérieur qui est élevé et large au lieu de se ter¬
miner en tronc de cône et la présence d’une profonde gorge transversale
à la face antérieure du feuillet coxal postérieur.
Thyropygus galianoae nov. sp.
Muséum Paris.
Bornéo. Long Peso. V. 1957. 1 <J 70 segments. Holotype.
Couleur, dans l’alcool, marron foncé annelé de marron clair, café au
lait. Quelques touches bleuâtres en avant des métazonites. Valves
anales et pattes plus claires.
Tête finement ponctuée. Sillon occipital fin, peu net. Zone prélabiale
avec grosses ponctuations. 4 fossettes pilifères. Labre à échancrure
profonde avec 3 dents médianes émoussées et nettement détachées
les unes des autres. Ocelles en un champ en amande disposés en rangées
(13, 12, 9, 7, 5, 4, 3 — 13, 12, 10, 7, 6, 4). Antennes courtes ne dépassant
pas le bord postérieur du collum. Stipes mandibulaires avec une excrois¬
sance globuleuse.
Collum brillant et lisse à lobes larges, subrectangulaires. Angle anté¬
rieur du lobe droit. Angle postérieur nettement récurrent. Pas de sillons
ni plis.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
51
Prozonites avec une vingtaine de fines lignes circulaires en relief
couvrant les deux tiers de la surface. Des petites perles. Tiers restant
fflat avec de fines ponctuations.
Métazonites mats, très finement ponctués. Sillons longitudinaux
Peu nombreux, une dizaine environ, espacés les uns des autres. Sillons
supérieurs particulièrement fins, complets, se tenant très éloignés du
pore, ne remontant pas le long des flancs. Pore de grosseur normale situé
contre la suture qui est déviée à son niveau. Suture bien imprimée.
Cavité stigmatique très allongée dépassant le bord postérieur du
3 e article basal des pattes ambulatoires.
Thyropygus galianoae nov. sp. : Fig. 29. Gonopodes, face postérieure. — Fig. 30. Télo-
Podite, face inférieure. — Fio. 31. Télopodite, fragment basilaire.
Dernier segment légèrement chagriné, densément ponctué (ponctua¬
tions très fines). Appendice caudal robuste droit et court, ne dépassant
Pas le bord des valves. Valves avec de très fines ponctuations denses,
très amincies au bord marginal. Sternite entièrement soudé au segment.
Source : MNHN, Paris
52
J.-M. DEMANGE
Soles sur les deux derniers articles de la 3 e paire de pattes à la der¬
nière. Sternite des pattes très finement ponctué.
Gonopodes à sternite triangulaire de grande surface. De nombreuses
stries verticales parallèles.
Feuillet coxal postérieur (fig. 29) à sommet arrondi mais à angle
interne légèrement saillant en pointe. Côté latéral externe, face posté¬
rieure, on remarque, au niveau de l’orifice de la gaine coxale, une lamelle
verticale suivant le bord, se superposant à lui.
Feuillet coxal antérieur, face postérieure, épais et large, à sommet
subtransversal, sans saillie conique bien nette.
Télopodite court, à extrémité distale étalée en une large plage arron¬
die dont le côté externe est plus développé et lobé. Extrémité relevée
vers l’arrière (fig. 31).
A la naissance de cette plage distale se développent, côté latéral
interne, deux épines divergentes suivant le sens du membre. A leur hau¬
teur, côté latéral externe, une volumineuse bosse allongée dans la direc¬
tion des épines, prenant naissance au bord proximal externe de la palette
distale. Face inférieure (fig. 30) une longue arête longitudinale élevée
en pointe crochue et continuant la branche cylindrique du membre.
Une minuscule épine fémorale située dans une légère cuvette, entièrement
dissimulée dans la gaine coxale.
La nouvelle espèce semble être une forme particulière avec son
excroissance de la palette distale et son arête denticulaire de la face
inférieure du télopodite.
Thyropygus buttihoferi nov. sp.
Musée de Leyde.
Bornéo. Bornéo Exp. Poelan. Liban riv. Dr. J. Buttihofer. VL
1894. £ 70 segments. Holotype.
Couleur, dans l’alcool, gris-noir annelé de fauve et marron. Bord des
valves fauve. Antennes et pattes fauve clair.
Tête finement et densément ponctuée. Sillon occipital fin. 4 (?) fos-
settes prélabiales. Labre pratiquement sans échancrure, avec une grosse
dent large et arrondie. Ocelles 13, 11, 11, 7, 6, 3 — 12, 10, 9, 7, 6, 3.
Antennes, en massue, atteignant le bord du deuxième segment. Stipes
gibbeux.
Collum mat, densément et finement ponctué, à lobes étroits, bombés,
rejetés légèrement vers l’arrière. Bord antérieur de ces lobes oblique
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
53
à partir des yeux. Angle antérieur très ouvert, obtus. Angle postérieur
légèrement récurrent. Deux forts plis courts près du bord postérieur.
Prozonites densément striolés, à surface occupée par de vagues
sillons circulaires peu réguliers, anastomosés, formant une sorte de
mosaïque surtout dans la moitié postérieure.
Cavité stigmatique très courte. Suture très profonde, peu déviée
au niveau du pore. Une vingtaine de fins sillons longitudinaux réguliè¬
rement espacés, atteignant au pore. Surface du segment profondément
striolée-ponctuée.
Dernier segment chagriné et muni d’un petit appendice caudal court
et épais avec un large et profond pli à la base. Valves moins chagrinées
que le segment, fortement bombées et brusquement amincies au bord,
presque creusées par une gorge. Un net bourrelet. Sternite séparé du
segment.
Pattes ambulatoires à sternite faiblement ponctué. Soles sur les
deux avant-derniers articles à partir de la 4 e paire de pattes. Les 10
à 15 dernières paires de pattes sont dépourvues de soles bien distinctes.
Gonopodes à sternite triangulaire et strié.
Feuillet coxal postérieur progressivement étalé en palette au sommet.
Extrémité distale un peu allongée et grossièrement découpée en deux
v agues denticulations arrondies. Surface antérieure concave.
Sommet du feuillet coxal antérieur conique.
Télopodite court et trapu à extrémité étalée en palette comme chez
9alianoae, sans trace d’épine fémorale. Deux épines tibiales divergentes
au niveau d’une volumineuse gibbosité de la base de la palette. Face
inférieure de cette palette dépourvue de denticulation mais on remarque.
Par contre, à cet endroit une formation allongée creusée d’une gorge.
Eord distal du membre à bord latéral en feuillet mince venant rejoindre
latéralement l’extrémité recourbée en crochet. L’extrémité de la palette
est, en quelque sorte, comme rapportée obliquement sur la palette,
tandis que le bord latéral externe de celle-ci se continue jusqu’à la moitié
environ de la base de la partie recourbée.
La nouvelle espèce est proche de galianoae et s’en distingue par les
caractères suivants :
galianoae nov. sp.
Sommet du feuillet coxal des gonopodes
bas, non en cône.
— Face inférieure de la palette distale du
télopodite armée d'une large denticula¬
tion foncée.
~~ Une épine fémorale.
— Extrémité du télopodite allongée et
simplement recourbée.
bulliho/eri nov. sp.
— Sommet élevé, conique.
— Pas de denticulation mais une saillie
longitudinale concave.
— Pas d'épine fémorale.
— Extrémité recourbée du télopodite
rapportée obliquement sur la palette.
Source : MNHN, Paris
54
J.-M. DEMANGE
Thyropygus brôlemanni Attems, 1897
(Spiroslreptus galeanus Attems, 1897, nec Karsch, 1881 ; Phgllogono-
streptus brôlemanni Attems, 1942.)
Musée de Leyde.
Dr. Varderman. Billiton. 5 63, 65 segments.
Couleur, dans l’alcool, fauve annelé de marron clair. Antennes et
pattes fauves. Tête et segment terminal fauves.
Tête lisse et brillante nettement ponctuée dans la région labiale.
Sillon occipital profond. 2-3 fossettes prélabiales. Labre avec une pro¬
fonde et étroite échancrure. 3 dents aiguës, séparées les unes des autres.
Antennes courtes, en massue, atteignant environ la moitié du 2 e segment.
Collum lisse et brillant à lobes latéraux étroits et bombés. Angle
antérieur arrondi, droit. Angle postérieur nettement récurrent. Bourrelet
marginal large et épais. 4 à 6 gros plis incurvés vers le haut.
Sternite anal faisant corps avec le segment, mais séparé de celui-c*
par un fin sillon. Pointe du sternite très faible.
Soles de la 4 e paire de pattes jusqu’à la dernière.
Gonopodes semblables à ceux de galeanus-brôlemanni mais ils
possèdent, à la face inférieure de l’extrémité du télopodite, une longue
crête allongée en pointe. Attems, dans sa description, ne fait pas mention
d’une structure semblable (fig. 32).
Thyropygus brôlemanni : Fig. 32. Télopodite, face inférieure.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
55
Les deux spécimens du Musée de Leyde déterminés ainsi concordent
parfaitement avec la description originale à part quelques points de
détail comme le sillon occipital, le nombre de fossettes pilifères préla¬
biales et les plis collaires plus accusés ici. Par contre, un caractère impor¬
tant n’a pas été signalé, c’est la présence d’une crête allongée en pointe
à la face inférieure du télopodite. Cette crête a été certainement négligée
par Attems comme cela s’est produit déjà plusieurs fois pour certains
auteurs spécialistes de cette époque 1897.
Thyropygus fagei nov. sp.
(Thyropygus heterurus Wang, 1951.)
Muséum Paris.
Philippines. Surigao. Bregeon. 138-85.
<J 62 segments.
•— Centre de Mindanao-Montesco. 616-81.
(? 62 segments.
$ 62, 64 segments.
Musée de Washington.
Philippines. Basiland Island. Mindanao P. I. I - II. 1906. E. A.
Mearns leg. 5 59 segments.
— P. I. Mindanao. Davao ; Mati small stream. 15. V. 08. <J 61 seg¬
ments, $ 61 segments.
— Paragua P. 9. J. P. Stean.
Coloration très foncée presque noire. Prozonites marron foncé, un
Peu rougeâtre sombre (violine). Métazonites brun-noir. Tête et segment
terminal brun-noir. Antennes et pattes brun-rouge sombre.
$. Coloration plus claire. Prozonites jaunâtres, marbrés de noir.
Métazonites noirâtres avec une large bande rougeâtre. Tête et segment
terminal rougeâtre foncé.
Male.
Tête brillante à surface irrégulière, front bombé. Sillon occipital
Profond. En avant du sillon transversal, vertex ridé. Champs ocellaires
en amande allongée. 11, 12, 10, 8, 6, 6, 3 — 12 (6), 11, 9, 8, 6, 4, 2 ;
rangées très irrégulières. Labre avec une grosse dent impaire. 4 fossettes
Source : MNHN, Paris
56
J.-M. DEMANGE
prélabiales. Antennes longues et minces atteignant le bord du 2 e segment.
Stipes avec un très gros bourrelet face inférieure. Une pointe à l’angle
antérieur.
Collum large à lobes latéraux étroits, subrectangulaires. Bord anté¬
rieur des lobes droit, angle droit. Angle postérieur droit également, non
récurrent. Surface sans sillon net, seulement avec rides profondes irré¬
gulières. Sillon marginal profond. Bourrelet large et épais surtout au
niveau des ocelles et dans l’angle antérieur.
Prozonites parcourus de fines lignes circulaires en relief semées de
petites perles et occupant la moitié de la surface. Surface postérieure
grossièrement striolée et réticulée.
Cavité stigmatique longue et large, peu profonde et n’atteignant
pas le bord du 2 e article du télopodite des pattes ambulatoires.
Métazonites fortement striolés longitudinalement et plus particu¬
lièrement au niveau de la suture et sur le dos. Stries longitudinales
profondes et très espacées les unes des autres. Les 2 ou 3 supérieures
sont écourtées et rapprochées du pore.
Suture profonde, sinueuse au niveau du pore qui est gros et placé
tout près d’elle.
Segment terminal mat, rugueux, prolongé par un appendice conique
étranglé latéralement au niveau des valves. Base de cet appendice avec
rides transversales nettes. Valves aplaties à bords amincis, sans trace
de bourrelet, mais avec 1 + 1 pores. Sternite en triangle aigu complè¬
tement soudé au segment anal.
Soles des pattes ambulatoires sur les deux avant-derniers articles
de la 3 e paire de pattes à la dernière.
Gonopodes ramassés à sternite en ogive large dont la surface est
finement striée longitudinalement.
Feuillet coxal postérieur (fig. 33) étroit à la base puis largement
épanoui en cuillère arrondie, concave face antérieure et présentant une
fossette plus accusée au bord interne. Bords distaux latéraux fortement
épaissis, en opposition avec ceux du bord interne qui sont amincis.
Feuillet coxal antérieur (fig. 33 et 34) débutant par un large lobe
en tronc de cône dont le sommet se retourne vers l’arrière pour se ter¬
miner par une pointe aiguë. Face postérieure, le feuillet porte une très
profonde dépression bordée du côté latéral par un bourrelet et du côté
supérieur par un surplomb transversal arrondi. A sa jonction avec le
feuillet précédent on remarque un fort bourrelet longitudinal délimitant
un côté de l’orifice de la gaine coxale.
Télopodite (fig. 35 et 36) épais, armé d’une épine fémorale très courte,
denticulaire, dissimulée dans la profondeur de la gaine et située bien
avant la grande courbure. Celle-ci est progressive, très épaissie par un
bourrelet de forte taille et pourvue d’une profonde encoche longitudinale
marquant l’extrémité de la section fémorale. La section tibiotarsale
se divise en deux branches :
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE 57
Source : MNHN, Paris
58
J.-M. DEMANGE
1° L’extrémité du télopodite proprement dite, largement épanouie
en une plage ronde dont une encoche distale isole un petit lobe accessoire
tordu légèrement et recourbé vers l’arrière, portant une dizaine d’épines
classiques. Face inférieure avec une épaisse saillie en oreille, de position
transversale par rapport à l’axe du membre.
2° Un long et épais appendice en ruban dont l'extrémité porte deux
épines recourbées vers l’arrière et divergentes l’une par rapport à l’autre.
Femelle.
Tête rugueuse, particulièrement dans la région occipitale et entre
les champs ocellaires. Antennes courtes atteignant seulement la moitié
du collum. Stipes mandibulaires sans lobe, à bord antérieur muni de deux
angles saillant en pointe dont l’inférieur est plus émoussé que l’anté¬
rieur. Ocelles : 11, 10, 10, 8, 7, 4, 4 — 11, 10, 9, 8, 8, 4, 4 — 12 11, 10>
9, 5, 6, 4.
Collum à lobes latéraux étroits. Bord antérieur sinueux et irrégulier
près de l’angle antérieur qui est droit, à pointe aiguë. Bourrelet marginal
plus étroit. Surface plus rugueuse que chez le tî avec des plis plus accusés.
Segments du corps très rugueux avec de forts plis longitudinaux aussi
bien sur les prozonites que sur les métazonites.
Appendice caudal plus court et plus épais.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Hanches de la 2 e paire de pattes (fig. 41) courtes et larges, subrectan¬
gulaires. Prolongements latéraux larges et épais à bords antérieur
arrondi en lobe atténué en pointe vers l’extérieur. Hanches logées dans
une dépression médiane rectangulaire. Tabliers (T) bien développés,
en triangle isocèle, à pointe aiguë. Latéralement le bord est profondément
déprimé en demi-cercle. Poches trachéennes (u) longues et grêles.
Hanches de la 3 e paire de pattes (fig. 40) épaisses, claviformes. Stér¬
ilité étroit avec excroissances latérales peu développées. Portion infé¬
rieure considérablement allongée en un long appendice pointu, presque
flagelliforme. Poches trachéennes épaisses et larges dont la pointe ter¬
minale atteint au bord du prolongement sternal.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes, abritant
à peine la sclérification de l’orifice de l’invagination qui n’est pas com¬
primée antéro-postérieurement (fig. 37).
Invaginations très courtes et droites, formées d’une chitine coriace
et opaque.
Manchons très courts, non plissés, moins volumineux que la vulve.
Sous la duplicature en parement, un fort bourrelet abondamment plissé,
en « corne d'abondance » (bp), correspondant à la « bosse de polichinelle »
des Odontopyges.
Vulve (v) (fig. 37 et 38) bien pigmentée et chitinisée, de forme générale
aplatie, dorso-ventralement, en carapace de tortue. Opercule (o) volu¬
mineux, beaucoup plus volumineux que les valves. Valves très petites
par rapport à la masse de l'opercule, subpyramidales et séparées l’une
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
59
de l’autre par une profonde entaille dans le fond de laquelle prend
naissance l’apodème. Apodème peu profond avec un petit nombre (une
dizaine) de diverticules (fig. 39) de taille médiocre, simples et disposés
en une seule rangée médiane.
Cette espèce est proche de helerurus et s’en distingue par les caractères
principaux suivants :
T. heterurus Silv.
55-56 segments.
Coxites des gonopodes avec une pointe
face interne.
Deux longues épines tibiales divergentes
faisant suite à un épaississement du
télopodite et soudées avec lui.
T. /agei nov. sp.
— 62-64 segments.
— Coxites des gonopodes arrondis.
— Un long appendice tibial large, terminé
par deux épines divergentes et complè¬
tement séparé du télopodite.
Thyropygus hosei (Pocock, 1892)
(Spiroslreptus hosei Pocock, 1892; Attems, 1914; Démangé, 1960.)
Musée de Leyde.
Bornéo. N. O. Sugut, Sandakanbaai. Pat. n° 20. 3 70, 72 segments.
Thyropygus hosei (Poe.) aculeus nov. subsp.
Musée de Washington.
Bornéo. Ranau. 4. VII. 1953. B. C. Walton. Coll. 1 <? 71 segments.
Holotype.
La nouvelle sous-espèce se différencie du type par les caractères
Principaux suivants :
Télopodite de forme générale semblable au type (fig. 42) mais on
remarque, à côté de l’épine tibiale externe, une seconde épine (brisée
chez notre exemplaire), plus courte, prolongeant le bord inférieur du
processus tibial (a).
Feuillet coxal antérieur à sommet plus élevé que chez le type, pro-
l°ngé par une protubérance conique.
Sommet du feuillet coxal postérieur plus arrondi et pas aussi oblique
flue celui de hosei.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
Un pore sur la valve gauche et deux pores sur la valve droite. Il est
remarquable de constater que l’holotype de Pocock montre également
3 pores sur les valves mais répartis ainsi : 1 sur la valve droite, 2 sur la
valve gauche.
42
Thyropygus hosei aculeus nov. subsp. : Fio. 42. Gonopodcs, face postérieure.
Il est incontestable que hosei, h. aculeus et schubarti constituent un
petit groupe d’espèces bien homogène caractérisé par un processus
tibial épineux tout à fait particulier.
Thyropygus schubarti nov. sp.
Muséum Paris.
Philippines. Surigao, Bregeon. 138-85.
<? Individu incomplet mais à gonopodes suffisamment caractéris¬
tiques pour justifier la création de cette espèce.
Coloration marron foncé uniforme. Pattes concolores.
Tête brillante, faiblement ponctuée. Sillon occipital profond. Labre
peu échancré avec 3 dents arrondies plus ou moins confondues. 4 fos¬
settes pilifères prélabiales. Antennes courtes n’atteignant pas le bord
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
61
postérieur du collum. Ocelles en champs subtriangulaires allongés.
13, 12, 10, 9, 6, 4, 2, 1 — 13, 12, 10, 7, 6, 5, 3, 1. Stipes mandibulaires
à pointe supérieure aiguë. Pointe inférieure noyée dans une grosse
boursouflure subrectangulaire.
Collum brillant à lobes latéraux étroits et rabattus vers l’arrière.
Bord antérieur progressivement incurvé vers l’arrière. Angle antérieur
du lobe arrondi et très ouvert. Angle postérieur légèrement saillant.
Bourrelet marginal étroit, mince dans l’angle antérieur. 2 à 3 fortes
rides, droites, longues et relevées vers le haut, précédées d’un sillon
au bord postérieur.
Prozonites aux trois-quarts de la surface parcourus par de nombreux
sillons circulaires (9 à 10). Reste de la surface avec sillons anastomosés
dessinant une mosaïque et auxquels se mélangent de fines ponctuations.
Cavité stigmatique longue et large, atteignant un peu plus de la
moitié du troisième article proximal du télopodite des pattes ambula¬
toires.
Métazonites brillants et lisses. Sillons longitudinaux profonds et
espacés les uns des autres au nombre de 13 à 15. Sillon supérieur incomplet
atteignant presque au pore.
Suture transversale profonde et déviée au niveau du pore qui est
gros et situé près de la suture.
Sternite des pattes ambulatoires lisse et large.
Pattes avec soles à partir de la 3 e paire qui ne porte qu’une sole
à l’avant-dernier article. A partir de la 4 e paire de pattes une sole aux
deux avant-derniers articles.
Gonopodes ramassés avec sternite très volumineux en triangle.
Surface finement striée.
Feuillet postérieur en forme de raquette (fig. 43), à sommet à peu près
régulièrement arrondi. Face antérieure, le sommet est creusé en cuillère
peu profonde.
Feuillet antérieur prenant naissance latéralement en une large et
haute pièce, déprimée latéralement, produisant un fort bourrelet latéral.
Sommet de cette pièce atteignant presque le bord distal du feuillet
précédent. Face postérieure, feuillet en tronc de cône très large et à
pointe denticulaire.
Télopodite (fig. 44 et 45) très court et très large, à extrémité distale
largement étalée en plage semi-ronde dont l’extrémité est allongée en
lobe subrectangulaire enroulé sur lui-même et conduisant la rainure
séminale. Une dizaine d’épines classiques. Côté latéral externe de la
plage courbée vers l’avant. Face postérieure, on remarque une large
gorge longitudinale profonde soulignée par une arête lamellaire consti¬
tuant la limite du fémur.
Grande courbure régulière et large. Une petite épine fémorale en
crochet située au niveau du premier mouvement de courbure et dégagée
de la gaine coxale, juste à la sortie du télopodite.
A partir de cette épine, le membre s’étale latéralement en feuillet,
Source : MNHN, Paris
62
J.-M. DEMANGE
plus ou moins épais, à bord latéral enroulé, à partir duquel se différencie
un épanouissement semi-lunaire envoyant latéralement de part et d’autre :
a) Une très longue épine flagelliforme sinueuse, en S, latérale interne,
dont la pointe remonte vers la grande courbure (ti 1) ;
b) Une seconde épine, latérale externe, plus massive, à bords sub¬
parallèles (ti 2), de direction distale, avec une denticulation préapicale
et une épine fourchue proximale.
Cette nouvelle espèce est proche de heterurus, fagei et segmentatus.
Thyropygus schubarti nov. sp. : Fia. 43. Gonopodes, face postérieure. — Fio. 44. Télopo-
dite. — Fio. 45. Télopodfte, vu de profll.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
63
Le feuillet coxal postérieur est identique à celui de'fagei par son
sommet arrondi mais différent de heterurus chez lequel ce feuillet est
acuminé.
Les principales différences résident dans le nombre et la forme des
épines tibiales. Tandis que chez heterurus, fagei et segmenlatus les épines
sont courtes et au nombre de deux, chez schubarti l’épine interne est
très longue et grêle, courbée vers le haut. L’épine latérale est épaissie et
présente une saillie denticulaire accessoire ainsi qu’une courte et forte
opine fourchue à sa base.
Toutes ces différenciations font défaut chez les espèces voisines hete-
r urus, fagei, segmenlatus.
Thyropygus schubarti appartient au groupe de hosei et hosei aculeus
Par la forme des épines tibiales.
Genre Falcigonopus nov. gen.
Sternite des gonopodes visible mais plus ou moins membraneux.
Feuillet coxal postérieur en lame mince recourbée en crochet.
Télopodite à extrémité distale étalée en plage arrondie. Une lamelle
latérale ou une denticulation à la base de la palette. Plusieurs épines
tibiales de disposition médiane. Une épine fémorale.
Valves anales avec un ou plusieurs pores.
Pas de soles aux pattes ambulatoires du <?.
Type : Spirostreplus dulitianus Pocock, 1892.
Espèces appartenant au genre :
dulitianus Poe.
baluensis Poe.
venerabilis Silo. (Pores ?)
Falcigonopus dulitianus (Pocock, 1892)
(Spirostreptus dulitianus Pocock, 1892 ; Démangé, 1960.)
®Ritish Muséum.
— Mt. Dulit. C. Hose coll. 1892. 10. 15. 3-4. 2 ç segments ?
— Mt. Dulit. C. Hose coll. 1892. 10. 15. 5-7. <J 53, 9 53,61 segments.
Bornéo. Long Lejok, Sarawak. 24. VIII. 32. F.41. Oxford Univ.
Exp. <J68 segm.
Source : MNHN, Paris
64
J.-M. DEMANGE
Musée de Leyde.
Bornéo. Bah (Pyrivier van de Mahakkan Rivier). Dr. Nieuwenhuis.
5.VIII.00. £ 65 segments.
Nous désirons apporter quelques précisions aux caractères de cette
espèce.
Lorsque nous avons publié la description du type de cette espèce,
nous n’avons pas fait mention, volontairement, du sternite des gono-
podes car il n’a, en fait, été trouvé qu’une zone blanchâtre à l’endroit ou
il devait se placer. Nous avions alors pensé que le sternite avait disparu
par suite d’un accident quelconque ou que l’animal type était anormal
et que seule la trace du sternite subsistait.
L’exemplaire de la collection indéterminée du Bristish Muséum nous
permet d’apporter ici un document de valeur et de conclure que le sternite
de cette espèce est membraneux (fig. 46). Ce cas est unique à notre connais¬
sance et constitue un terme de passage entre les espèces avec sternite et
les espèces sans sternite.
46
Falcigonopus dulilianus : Fia. 46. Base des hanches des gonopodes.
La région proximale de l’individu étudié était un peu différente de
celle du type. Nous en publions ici un dessin.
Sternite du dernier segment soudé mais on remarque, transversa¬
lement, de nombreux plis légers sauf près des bords latéraux où ces pl' s
sont assez profonds.
Valves avec 2 pores sur chacune d’elles.
A ce sujet, précisons que le type possède 4 pores sur chaque valve.
Ne connaissant pas encore la valeur de ce caractère nouveau, nous ne le
prendrons pas en considération jusqu’à plus ample informé.
Source : MNHN, Paris
ISION DES HARPAGOPHORIDAE
65
Genre Lamellostreptus nov. gen.
Appendice caudal droit ou recourbé vers le haut. Sternite anal soudé
au segment. Valves avec chacune un pore entouré d’une aréole circulaire
et situé face ventrale près du bord postérieur (fig. 47).
Cavité stigmatique triangulaire.
Pore débutant au 6 e segment.
Soles des pattes ambulatoires sur les deux avant-derniers articles à
partir de la 6 e paire de pattes ; 7 dernières paires de pattes sans soles ou
de la 3 e paire à l’avant dernière.
Gonopodes à télopodite élargi en lobe semi-circulaire à l’extrémité,
sans enroulement en gouttière.
Pas d’épine fémorale ou une épine fémorale.
Une très longue arête lamellaire longitudinale située après la grande
courbure et un peu au-dessus des épines tibiales.
Type : L. serialus nov. sp.
Ce nouveau genre est proche de Thyropygus mais s’en distingue par
les caractères suivants :
Thyropygus Poe.
Pas de lamelle après la grande courbure.
Pas de pore sur les valves anales.
Cavité stigmatique allongée latérale¬
ment.
Lamellostreptus nov. gen.
— Une lamelle mince près de la grande
courbure.
— Un pore sur chaque valve anale.
— Cavité stigmatique triangulaire.
Clef des espèces
1- Télopodite des gonopodes dépourvu d’épines tibiales .
. L. melinopus (Att.) (1)
~~ Télopodite avec deux épines tibiales . 2
2- Une très longue épine fémorale. Sommet du feuillet coxal anté¬
rieur allongé en un long appendice. .L. complexus (Chamb.).
Epine fémorale pratiquement inexistante. Sommet du feuillet
coxal sans particularité . L. seriatus nov. sp.
(1) La publication d’ATTEMS porte deux noms différents : melinopygus sous la figure
et melinopus à la description. Nous adoptons ce dernier nom puisqu'il concerne la diagnose.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 5
Source : MNHN, Paris
66
J.-M. DEMANGE
Lamellostreptus seriatus nov. sp.
Muséum Paris.
Bornéo. Chaper. 696-91.
<?84 segments Holotype.
Coloration foncée brun-grisâtre. Prozonites café au lait foncé. Méta-
zonites brun foncé. Sur les flancs la partie postérieure des métazonites
montre des séries de taches plus claires plus ou moins diffuses. Tête et
segment postérieur brun foncé. Antennes et pattes jaune-rouge tranchant
sur la coloration foncée du corps.
Tête brillante et finement ponctuée. Sillon occipital profond. Labre
fortement échancré avec 3 dents dont les latérales sont peu saillantes.
4 fossettes pilifères prélabiales. Ocelles un peu aplatis en champs subrec¬
tangulaires. 15, 13, 12, 9, 6, 4, 3 — 14, 13, 12, 10, 6, 5, 3. Antennes ne
dépassant pas le bord postérieur du collum. Stipes mandibulaires avec
une saillie globuleuse face inférieure mais peu accusée.
Collum mat fortement et finement ponctué. Lobes latéraux étroits
et bombés à bord antérieur rabattu vers l’arrière. Angle antérieur arrondi.
Angle postérieur saillant vers l’arrière. Sillon marginal profond produisant
un bourrelet dont le bord est arrondi et rabattu sur le sillon. 2 à 3 sillons
peu nets au bord postérieur.
Prozonites avec de nombreuses lignes circulaires en relief au nombre
d une quinzaine de long desquelles se placent de nombreuses petites
perles disposées régulièrement. Sillons postérieurs plus ou moins anas¬
tomosés et dessinant une mosaïque. Quart restant finement ponctué-
striolé.
Cavité stigmatique en triangle allongé dont la pointe dépasse un peu
le bord du trochanter.
Métazonites finement ponctués. Sillons longitudinaux peu nombreux
et espacés au nombre de 14 à 20, complets. Sillons supérieurs plus fins
et situés au-dessous du pore de la distance d’un intervalle entre eux
environ.
Suture profonde, à peine déviée au niveau du pore.
Segment terminal mat, densément ponctué-striolé ainsi que les
valves. Appendice caudal long et courbé vers le haut, en pointe émoussée.
Une série de plis profonds à la base de l’appendice et situés latéralement.
Valves globuleuses, amincies au bord et légèrement déprimées à la partie
supérieure, soulignée par un bourrelet net. Partie inférieure avec, de
chaque côté, une fossette avec un pore délimité par un profond sillon
circulaire (fig. 47).
Pattes ambulatoires avec soles sur les 2 avant-derniers articles à
partir de la 6 e paire de pattes. Les 7 dernières paires de pattes sont
dépourvues de soles. Sternite lisse.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
67
Gonopodes ramassés, à sternite large et triangulaire, à surface par¬
courue de légers sillons verticaux.
Feuillet postérieur (fig. 48) à bords latéraux subparallèles, surmonté
d’une lamelle aplatie en forme de tête d’oiseau et dont la pointe se dirige
face interne. Arête interne creusée d’une gorge sous l’appendice saillant.
Sommet arrondi, légèrement irrégulier.
Feuillet antérieur (fig. 48) prenant naissance latéralement et creusé
d’une profonde gorge. Face postérieure, le feuillet est globuleux, aminci
e n lamelle et délimite l’orifice de la gaine coxale entourant étroitement
le télopodite sous forme de carène allongée.
Télopodite (fig. 49 et 50) court, progressivement courbé vers la base de
la hanche et épanoui en une large plage allongée, à bords latéraux semi-
ronds et à pointe distale saillante et retournée vers l’avant, dessinant un
léger mouvement hélicoïdal. Une dizaine d’épines classiques à l’extrémité.
Lamellostreptus seriatus nov. sp. : Fig. 47. Dernier segment du corps. — Fig. 48. Gonopodes,
face postérieure. — Fig. 49. Télopodite, vu de proill. — Fig. 50. Télopodite, vu de
proflL
Source : MNHN, Paris
68
J.-M. DEMANGE
Face inférieure creusée d’une large dépression longitudinale. A la nais¬
sance de la plage terminale se placent deux longues épines épaisses,
étroitement appliquées sur la surface du membre. Epine interne, la plus
longue, en équerre, épine externe, la plus courte, droite.
Au niveau de la limite du fémur et du tibiotarse une longue arête
longitudinale en lamelle (1) et située à la portion dorso-interne du télo-
podite.
Grande courbure avec une petite tache sombre à l’emplacement de
l’épine fémorale, absente chez cette espèce.
Lamellostreptus complexus (Chamberlin, 1921)
(Thyropygus complexus Chamberlin, 1921)
<J Type de Chamberlin. Mus. Comp. Zool., (N° 4.806). 87 segments.
Lamellostreptus complexus type de Chamberlin : Fio. 51. Sommet des gonopodes, face
postérieure. — Fio. 52. Sommet du feuillet coxal postérieur. — Fio. 53. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
REVISION DES HARPAGOPHORIDAE
Gonopodes.
Feuillet postérieur (fig. 51 et 52) semblable à celui de seriatus mais
chez complexus le dessin en est légèrement différent.
Feuillet antérieur (fig. 51) très allongé à sommet élancé en pointe
aiguë.
Télopodite (fig. 53) de forme générale semblable à seriatus. Une très
longue et très robuste épine fémorale avant la grande courbure, vague¬
ment en S. A proximité de la plage distale, au niveau de l’étranglement,
une lamelle plus haute que large dont les angles sont pointus et saillants.
Epines tibiales prenant naissance à la base de la plage, s’écartant l’une
de l’autre, sans sinuosités particulières.
Plage distale avec un fort talon à proximité de la lamelle.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires de
la 3 e paire de pattes à la pénultième. Dernière paire de pattes avec soles
s ur un seul article.
Genre Gystogonopus nov. gen.
Feuillet coxal postérieur des gonopodes à sommet en palette avec
uugle antérieur prolongé en pointe vers l’intérieur.
Télopodite à extrémité distale en palette arrondie avec 1 ou 2 épines
tibiales. Côté latéral externe avec une volumineuse protubérance creuse,
en ampoule.
Des soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires
du s.
Type : Spiroslreptus everetti Pocock, 1892.
Clef des espèces du genre
1- Epine tibiale simple. Ampoule allongée recourbée à l’extrémité.
66 segments . C. everetti (Poe.)
Epine tibiale bifide . 2
2- Palette distale avec une grosse boursouflure latérale au niveau de
l’épine tibiale. Une minuscule épine fémorale. 77 segments.
. C. in fiat us nov. sp.
Palette distale sans boursouflure. Pas d’épine fémorale. 64 seg¬
ments . C. planus nov. sp.
Source : MNHN, Paris
70
J.-M. DEMANGE
Cystogonopus inflatus nov. sp.
British Muséum.
Bornéo. Long Lejok, Sarawak. 24. VIII. 32. Secondari Forest.
1952. 9. 8. 526. 530. F. 41. Oxford Univ. Exped. $ 77 segments. Holo-
type.
Couleur, dans l’alcool, gris acier annelé de noir. Pattes et antennes
jaune clair. Bord des valves anales jaunâtre. Processus caudal rougeâtre.
Tête brillante très finement ponctuée. Sillon occipital accusé. Région
prélabiale faiblement ridée. Labre avec une encoche profonde occupée
par trois grosses dents aiguës. Antennes courtes atteignant à peine la
moitié du collum. Ocelles, en champ triangulaire, disposés en 7 rangées:
14, 13, 11, 9, 7, 5, 3 — 14, 13, 12, 9, 7, 5, 1. Stipes mandibulaires légère¬
ment boursouflés à l’arête inférieure.
Collum lisse et brillant à lobes étroits. Bord antérieur rabattu vers
l’arrière. Angle antérieur obtus. Bourrelet marginal étroit et épais. Pas
de sillons ni plis sur la surface.
Prozonites à région antérieure lisse et brillante couverte de fines
lignes circulaires parsemées de petites perles avec quelques lignes anas¬
tomosées en réseau.
Cavité stigmatique en triangle un peu allongé dont la pointe atteint,
environ, la moitié du 2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Métazonites brillants, très finement ponctués. Sillons longitudinaux
peu profonds, espacés, n’atteignant pas au pore. Pore gros situé près de
la suture. Celle-ci est profonde, déviée au niveau du pore.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles de la 4 e paire de
pattes à la dernière.
Dernier segment et valves anales mats. Processus caudal court et
recourbé vers le haut, ne dépassant pas le bord des valves. Valves peu
bombées, amincies au bord qui est légèrement relevé en bourrelet. Ster¬
nite triangulaire entièrement libre.
Gonopodes avec sternite triangulaire. Surface couverte de fines
stries très rapprochées les unes des autres.
Feuillet coxal postérieur (fig. 54) très étroit à la base puis brusque¬
ment étalé en palette subtriangulaire mince. Bord externe de cette
palette grossièrement en angle droit dont la pointe est érigée. Sommet
sinueux incliné en pente douce vers l’extérieur et creusé d’une profonde
dépression parallèle au bord. Bord interne lobiforme échancré près du
sommet dont l’angle interne est armé d’une longue pointe. Base de la
palette limitée côté interne par un épais bourrelet saillant.
Surface du feuillet déprimée en cuillère au sommet. Nombreux sillons
fins en angle droit, soulignant les bords de la dépression de la palette.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
71
Feuillet coxal antérieur (fig. 55) très volumineux et élevé. Latérale¬
ment on remarque une légère bosse un peu conique. Face postérieure le
sommet du feuillet est gibbeux latéralement. Cette gibbosité est surmontée
d’une longue denticulation hyaline.
Télopodite court, progressivement recourbé depuis sa sortie de la
gaine coxale (fig. 56, 57 et 58). Dans la concavité de la gaine coxale,
tystogonopus in/latus nov. sp. : Fio. 54. Gonopodcs, face antérieure. — Fig. 55. Gonopodes,
face postérieure. — Fig. 56. Télopodite, face inférieure. — Fig. 57. Télopodite, face
supérieure. — Fio. 58. Télopodite, vu de profil.
Source : MNHN, Paris
72
J.-M. DEMANGE
contre la paroi interne, une minuscule denticulation fémorale. Entre
la grande courbure et l’extrémité distale étalée en palette, un large
processus vaguement triangulaire situé sous la branche du membre et
perpendiculairement par rapport à l’axe. Face latérale externe de ce
processus gonflée en une volumineuse cavité dont les bords sont découpés
et un de ses angles saillant en pointe.
Extrémité distale discoïdale à pointe recourbée, à bords lamellaires.
De sa base jaillit une longue épine bifide. La deuxième pointe se dirige
vers le bord interne. Surface latérale externe soulevée par une crête
épaisse dont le sommet hyalin est en pointe légèrement arrondie. Huit
épines environ autour de l’orifice de la rainure séminale.
La nouvelle espèce est proche de everetti et s’en distingue par les
caractères principaux suivants :
everetti (Poe.)
— Sommet du feuillet postérieur arrondi,
sans saillie latérale.
— Sommet du feuillet antérieur avec une
étroite échancrure.
— Pas d'épine fémorale.
— Epine tibiale simple.
— Une crête à côté de l’épine tibiale.
inflalus nov. sp.
— Sommet subhorizontal avec une petite
saillie denticulaire latérale externe.
— Sommet du feuillet avec une large
échancrure.
— Une minuscule épine fémorale.
— Epine tibiale bifide.
— Une forte excroissance bossue à côté de
l'épine tibiale.
Cystogonopus planus nov. sp.
British Muséum.
Bornéo. Long Lejak. Sarawak. 24.VIII. 32. Secondary Forest. 1952.
9. 8. 526-530. F. 41 Oxford Univ. Exped. $ 64 segments Holotype.
Couleur, dans l’alcool, brun-noir à prozonites plus clairs, café au lait.
Bord du labre et des valves anales brun-rouge. Pattes et antennes fauves.
Tête brillante à vertex densément ponctué jusqu’au niveau des
yeux. Reste de la capsule céphalique à ponctuations profondes mais
espacées. Zone prélabiale un peu plus ponctuée. Sillon occipital faible.
Labre peu échancré avec 3 grosses dents dont les pointes sont sur la même
ligne. 5 fossettes pilifères. Cette région est profondément ridée. Ocelles
rassemblés en un champ en amande de 7 rangées : 12, 12, 11, 9, 8, 5, 3.
Antennes courtes dépassant de peu le milieu du collum. Stipes mandi-
bulaires avec une grosse protubérance sur l’arête inférieure.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
73
Collum densément et finement ponctué, brillant. Lobes étroits, sub¬
rectangulaires, à surface irrégulière plus ou moins plissée. Bourrelet
marginal classique.
Prozonites, dans les deux tiers antérieurs, très finement sillonnés en
cercle avec de faibles points. Tiers restant densément ponctué-striolé.
Cavité stigmatique en triangle allongé dont la pointe dépasse un peu
le bord postérieur du 2 e article de base des pattes ambulatoires.
Métazonites très finement et densément ponctués-striolés, brillants.
Sillons longitudinaux fins et espacés. Les supérieurs atteignent à peine au
pore et sont incomplets. Pore gros, situé près de la suture qui est déviée
à sa hauteur. Suture fine mais profonde.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Dernier segment et valves avec une dense et fine ponctuation qui se
confond avec de fines strioles seulement sur le segment et non sur les
valves. Processus caudal court et épais, droit ne dépassant pas le bord des
valves mais demeurant au contraire en retrait. Valves anales peu bombées,
amincies près du bord marginal qui est un peu soulevé en bourrelet. Près
du bord la surface est remarquablement rugueuse surtout dans le haut.
Sternite complètement séparé du segment, à surface particulièrement
bombée.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 4 e paire de pattes à la
dernière. 3 e paire de pattes avec sole seulement sur l’avant-dernier article.
Source : MNHN, Paris
74
J.-M. DEMANGE
Gonopodes avec sternite en triangle large à pointe arrondie, à surface
striée.
Feuillet coxal postérieur comme chez everetti Poe. mais l’arête interne
de l’épanouissement distal est plus bombée.
Feuillet coxal antérieur comme chez everetti.
Télopodite proche de everetti (fig. 59 et 60), sans épine fémorale, à
palette distale semi-circulaire. Face supérieure lisse sans trace d’arête,
avec seulement un léger soulèvement lenticulaire. Epine bifide semblable
à celle de in/latus nov. sp. Face inférieure sans arête également.
Ampoule du télopodite volumineuse, globuleuse, à pointe épaisse.
Cette ampoule est différente de everetti car beaucoup plus globuleuse.
La nouvelle espèce est intermédiaire entre everetti Poe. et inflatus nov.
sp. Elle s’en distingue par les caractères principaux suivants :
everetti (Poe.)
— Pas d'épine fémorale.
— Une arête sur la face
supérieure de la palette
distale.
— Epine tibiale simple.
— Ampoule globuleuse pe¬
tite.
in/tatus nov. sp.
— Pas d'épine fémorale.
— Pas d’arête.
—- Epine bifide à pointes
moins bien individua¬
lisées que chez planus.
— Ampoule peu volumi¬
neuse, peu globuleuse.
planus nov. sp.
— Une épine fémorale.
— Une gibbosité volumi¬
neuse.
— Epine bifide.
— Ampoule globuleuse, de
grand volume.
Genre Remulopygus nov. gen.
Epine fémorale plus ou moins en crochet.
Canal séminal débouchant dans la branche unique portant les épines
classiques. Télopodite élancé, très simple, terminé par une plage en palette
à surface plane, de forme subrectangulaire, sans trace d'enroulement en
gouttière. Près de l’extrémité, faces supérieure et inférieure, de petites
lamelles bien visibles chez certaines espèces. Epines tibiales généralement
courtes et épaisses, plantées le long du bord de la palette distale ou sur le
membre, jamais côte à côte ou de part et d’autre de la plage. Pas d’épais¬
sissements à la base.
Feuillet coxal postérieur à sommet en cuillère. Feuillet coxal antérieur
conique, bien développé en hauteur, à sommet coiffé d’une excroissance
en raquette (columella).
Labre à 3 dents. Cavité stigmatique très allongée atteignant au moins
la moitié du 2 e article proximal des pattes ambulatoires (hanches non
comprises).
Sternite du segment anal libre.
Fémur et tibia des pattes ambulatoires du <? avec soles.
Type : R. simplex nov. sp.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
75
Clef des espèces(1)
1- Pas d’épine fémorale. Deux épines tibiales. R. compositus nov. sp.
— Une ou plusieurs épines fémorales . 2
2. Une épine fémorale . 5
— Deux épines fémorales . 3
3. Epine tibiale longue et grêle . 4
~~ Epine tibiale dentiforme. R. breoispinus (Att.)
4. Une denticulation tibiotarsale. Epines fémorales petites, denti-
formes, plantées sur une gibbosité de la grande courbure.
. R. weelei nov. sp.
— Pas de denticulation tibiotarsale. Epines fémorales volumineuses.
Pas de gibbosité particulièrement développée à la grande cour¬
bure . R. jezequeli nov. sp.
5. Une différenciation fémorale (lobe dentelé, appendice denticulé
ou acuminé, bosse (2), etc.) en dehors des épines habituelles. 6
Pas de différenciation fémorale en dehors des épines habituelles .. 9
6. Une ou plusieurs épines tibiales. 7
— Pas d’épine tibiale. Une saillie allongée à la grande courbure en
plus de l’épine fémorale . R. neglectus (Cari)
7. Une épine tibiale postérieure. Une saillie rectangulaire dentelée,
située entre l’épine fémorale et l’épine tibiale antérieure. Epa¬
nouissement distal du télopodite sans différenciation (?) .
. R. coalitus (Att.)
— Pas d’épine tibiale postérieure . 8
3. Un appendice fémoral allongé, à extrémité denticulée à côté de
l’épine fémorale. Extrémité distale de l’épanouissement du télo¬
podite profondément découpée . R. coniferus (Att.)
'— Une simple bosse près de l’épine fémorale. Extrémité distale de
l’épanouissement du télopodite arrondie, sans distinction.
. R. tjisaroanus (Att.)
(1) Le télopodite des espèces de ce genre montre deux courbures, une première à la
sortie immédiate de la gaine coxalc, une seconde un peu plus loin, en général à proximité
de l'épanouissement distal en palette.
Le long du membre on rencontre parfois de nombreuses épines dont l’emplacement
J'este à préciser. Nous distinguerons donc trois positions : fémorale, tibiale antérieure et
tibiale postérieure.
L’épine fémorale sera celle située à la première courbure, la plus nette, à la sortie immé¬
diate de la gaine coxale. L’épine tibiale antérieure sera celle plantée entre la première et la
seconde courbure, l’épine tibiale postérieure celle insérée à la naissance de l’épanouissement
“istal du membre.
, C’est par l’absence d’indice marquant les limites des sections fémorale et tibiale, chez
* a plupart des espèces de ce genre, que sont créés ces termes. Les positions des épines
Paraissent, ici, importantes.
. (2) N’est pas considéré comme une différenciation particulière l’épaississement, en
•atne épaisse, de la grande courbure.
Source : MNHN, Paris
76
J.-M. DEMANGE
9. Pas de différenciation tibiale d’aucune sorte. Grande courbure
élargie en une épaisse lame . R. simplex nov. sp.
— Section tibiale pourvue d’épines ou de lobes. 10
10. Un lobe dentelé à extrémité vaguement en forme de dent. Pas
d’épines tibiales. R. levifrons (Att.)
— Pas de lobe dentelé mais épines tibiales ou denticulations. H
11. Une épine tibiale . 14
— Deux épines tibiales antérieure et postérieure . 12
12. Epines tibiales de grosseur très inégales. Une petite et une très
volumineuse . 13
— Epines tibiales de grosseur sensiblement égale. Epine fémo¬
rale très petite, en crochet, dissimulée sous le feuillet coxal .
. R. wangi nov. sp.
13. Feuillet coxal postérieur épanoui seulement dans le milieu, à som¬
met élancé. Feuillet coxal antérieur visible de l’avant .
. R. modestus nov. sp.
— Feuillet coxal postérieur large et épanoui jusqu’au sommet. Feuil¬
let coxal antérieur non visible de l’avant .. R. anulatus (Att.)
14. Télopodite avec deux denticulations tibiotarsales. Une lamelle
près de l’extrémité du membre. R. macfarlanei nov. sp
— Pas de denticulation tibiotarsale . 15
15. Extrémité de la plage du télopodite avec une petite lamelle re¬
courbée en gouttière à la partie inférieure. R. patricii (Poe.)
— Pas de petite lamelle à la partie inférieure du télopodite. Une
épine tibiale longue et forte. Feuillet coxal postérieur modérément
épanoui latéralement . R. zehntneri (Cari).
Remulopygns simplex nov. sp.
British Muséum.
— Lambang. 19. XI. 53. Coll. A. H. Alston. (J 68 ? segments.
— Lambang. 19. XI. 53. Coll. A. H. Alston. <? 59 segments.
Muséum Paris.
Java. Sokaboemi. Coll. Brôlemann 1902. CLXXII (1894).
(J56, 56, 56, 56, 56, 57, 57, 57, 57, 58, 59 segments.
9 54, 55, 56, 58, 58, 58, 61 segments.
— Sokaboemi. Coll. Brôlemann 1902. CCCLVIII. Prillwitz. 1895.
S 57, 57. Immature 57/2 segments,
ç 55, 58, 58, 58, 58. Immature 57/2 segments.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
77
Coloration foncée, marron presque noir à prozonites un peu plus
clairs. Tête et segments antérieurs du corps un peu plus clairs, marron-
r ouge. Antennes et pattes fauves.
Male.
Tête brillante à légères ponctuations espacées. Sillon occipital profond.
Labre fortement échancré à cavité occupée par 3 grosses dents allongées,
soudées entre elles presque jusqu’à l’extrémité. 4 fossettes pilifères préla¬
biales. Champs ocellaires triangulaires. Ocelles bombés en rangées. 12,
Ü. 9, 7, 5, 4, 1 — 12, 11, 10, 8, 6, 4, 1. Antennes longues et minces dépas¬
sant de peu le bord postérieur du deuxième segment. Stipes mandibu-
jaires bombés, à bord antérieur à deux pointes et une bosse à la face
inférieure.
Collum brillant, à très fines ponctuations. Lobes latéraux subrec¬
tangulaires. Bourrelet marginal épais et fortement élargi au niveau de
l’angle antérieur qui est droit. Angle postérieur droit et légèrement sail¬
lant en arrière. 3 à 4 sillons en gradins recourbés vers le haut, 2 longs et
2 courts alternés. Ils sont profonds et écourtés, situés au bord postérieur
des lobes.
Prozonites avec nombreux sillons circulaires (12-13) occupant les
trois quarts de la surface antérieure. Les plus postérieurs plus ou moins
anastomosés. De minuscules perles régulièrement espacées tout le long.
Reste de la surface nettement ponctué-striolé.
Cavité stigmatique longue et profonde atteignant, approximative¬
ment, le milieu du 3 e article proximal des pattes ambulatoires.
Métazonites brillants, à ponctuations à peine visibles. Sillons longi¬
tudinaux complets seulement sous le ventre puis interrompus environ à
la moitié de la distance du ventre au pore. Nombreux, 20 à 25, atteignant
e t dépassant même le pore sous forme d’impressions de plus en plus
v agues suivant leur position le long des flancs. Nettes strioles au niveau
de la suture. Ponctuations plus denses.
Suture nette et profonde déviée au niveau du pore. Fond de la suture
avec lignes en relief unciformes longitudinales.
Pores gros, situés près de la suture.
Segment terminal mat, chagriné, avec un long appendice à pointe
recourbée vers le haut.
Valves chagrinées, à bords marginaux amincis et soulignés par un
bourrelet net se continuant faces dorsale et ventrale. A ces niveaux une
large dépression. Sternite libre, en triangle à pointe aiguë.
Sternites des pattes ambulatoires lisses. Pattes avec soles sur les deux
avant-derniers articles proximaux, de la 3 e paire de pattes à la dernière.
Trochanter des paires de pattes postérieures de chaque segment avec
u n appendice conique, allongé, à partir du 10 e segment environ jusqu'au
dernier.
Gonopodes ramassés, à sternite en triangle isocèle à pointe arrondie.
Surface irrégulièrement ponctuée-sillonnée.
Source : MNHN, Paris
78
J.-M. DEMANGE
Feuillet coxal postérieur (fig. 61 et 63) à bord interne vertical. Bord
externe légèrement épanoui latéralement en palette peu régulière, aminci
vers le sommet qui dessine une plage arrondie recourbée vers l’arrière.
Angle externe de la palette du feuillet fortement cannelé.
Feuillet coxal antérieur (fig. 62 et 63) en une large pièce creusée, face
antérieure, d’une profonde gorge (g) se continuant vers l’arrière. Latéra¬
lement le feuillet est bas, dessinant au bord antérieur une dent pointue
(d) au niveau de l’orifice de la gaine coxale. Face postérieure, feuillet
large, étranglé à la base par la gorge venant de la face antérieure et au-
dessus de laquelle la pièce est gibbeuse et se termine en lobe cylindrique
coiffé d’une lamelle en raquette (columella) (c). Surface de la gibbosité
labourée de longues dépressions longitunales.
Télopodite épanoui en lame épaisse, allongée, subrectangulaire, dès
sa sortie de la gaine coxale (p). Cette lame est rabattue transversalement
(fig. 64 et 65) sur le feuillet coxal antérieur, entre la gibbosité externe et
la lamelle en raquette (c). En arrière de l’épanouissement de la grande
courbure, (vue face postérieure), s’insère une épine fémorale (f) dont la
pointe vient se placer entre le feuillet postérieur et la raquette (c).
Au-delà de l’épanouissement fémoral, le télopodite est brusquement
aminci et se recourbe en demi-cercle avant de s’élargir en une large plage
subtriangulaire. Extrémité de la plage taillée droite, à angle supérieur
nettement entaillé par une encoche ronde, isolant un petit lobe portant
les épines classiques au nombre de 6 environ.
Femelle.
Antennes en massue ne dépassant pas le bord postérieur du collum.
Lobes latéraux du collum rejetés vers l’arrière, à angle antérieur
arrondi. 4 longs sillons parallèles sur la surface. Près du bord postérieur,
des sillons imprécis remontant haut dans les lobes (plutôt des plis que
des sillons proprement dits).
Stipes mandibulaires globuleux, à bord antérieur saillant en deux
pointes aiguës, sans trace d’excroissance.
Appendice caudal plus épais que chez le à l'extrémité, qui reste
épaissie jusqu’au bout au lieu d’être effilée.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Hanches de la 2 e paire de pattes à bords subparallèles (fig. 66).
Epanouissements sternaux latéraux à bord antérieur peu relevé et immé¬
diatement rabattus. Tabliers (T) peu dessinés, en triangle à pointe
arrondie qui donne à l’ensemble sternal une silhouette ramassée, trapue.
Poches trachéennes (u) longues et grêles peu sinueuses.
Hanches de la 3 e paire de pattes h (fig. 67 et 68) de forme habituelle,
en quille. Sternite large et ramassé à épanouissements latéraux de grande
surface, à bord inférieur profondément échancré en V. Face antérieure,
le sternite est particuliérement bombé dans la région médiane. Face
postérieure, les deux sclérites intercalaires sont trapézoïdaux et de
grande surface (fig. 68).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
79
Source : MNHN, Paris
80
J.-M. DEMANGE
Dépressions latérales du vestibule vulvaire profondes, abritant
juste le bourrelet de l’orifice de l’invagination fortement chitinisé et
comprimé antéro-postérieurement (b) (fig. 70). Base, face antérieure,
prolongée en pointe large donnant à l’ensemble l’aspect d’une incisive
avec sa racine. Pointe de l’appendice atteignant le bord postérieur de la
duplicature en parement. Duplicature en parement (d) (fig. 71) grosse et
épaisse, à surface déprimée et grossièrement rugueuse et bossue.
Invaginations profondes et arquées (fig. 69) amorçant un mouvement
hélicoïdal qui déplace la vulve sous les manchons vulvaires. Cavité
vulvaire presque entièrement occupée par les deux manchons classiques
(m) fortement plissés et courbés latéralement. Pas de trace de « bosse de
polichinelle ».
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
81
Vulves (V) petites par rapport à la masse des manchons, lenticulaires.
Opercule ogival, à surface un peu bombée et à bord antérieur légèrement
échancré. Valves subpyramidales un peu plus hautes que l’opercule.
Apodème (fig. 72) long, atteignant l’extrémité de la vulve où il se replie
en crosse. Diverticules peu nombreux (une dizaine), d’abord très petits,
presque insignifiants, disposés de part et d’autre de l’apodème, puis
beaucoup plus longs et légèrement renflés à l’extrémité.
Immature.
Larve mâle à 57/2 segments.
Sac gonopodial ample et assez profond pour que les ébauches soient
écartées du bord antérieur du 7 e segment.
Sternite des gonopodes (s) (fig. 73) ovale, saillant, bien chitinisé et
percé de nombreux pores (?).
Bourgeon coxal postérieur (cp) beaucoup plus volumineux que le
bourgeon du télopodite (bt), trapéziforme et entaillé d’une large fente en
boutonnière au sommet. Cette portion est l’ébauche du feuillet coxal
antérieur de l’adulte. Face interne, une profonde gorge verticale limite
une seconde ébauche allongée, subrectangulaire, celle du feuillet postérieur
de l’adulte (cp.)
Ebauche du télopodite (bt) longue et étroite, courbée vers l’extérieur
et couchée dans la dépression laissée par les deux bourgeons des feuillets
coxaux. Dans le milieu une trace nette d’articulation. Extrémité distale
entaillée par une rainure vague (canal séminal). Extrémité proximale
fortement épaissie par une large pièce latérale, à la base de laquelle
s’articule la poche trachéenne longue et grêle rabattue sous les ébauches
et plus longue qu’elles.
Cette espèce est voisine de neglectus et zehntneri avec lesquelles nous
la comparons.
neglectus Cari
— Feuillet coxal postérieur
avec deux épanouisse¬
ments latéraux externes.
— Pas d’épine tibiale.
Epaississement de la
grande courbure, trian-
S ulaire, avec une saillie
cntiforme ù l’angle pos¬
téro-inférieur.
~~ Extrémité distale du
télopodite avec un léger
feuillet face ventrale.
52-56 segments.
zehntneri Cari
— Feuillet coxal postérieur
avec seulement une fai¬
ble gibbosité dans le
milieu du bord latéral.
— Une forte épine tibiale.
— Pas d’épaississement à
la grande courbure ni
saillie dcntiforme.
— Extrémité distale du té¬
lopodite avec un léger
feuillet face ventrale et
un feuillet plus impor¬
tant face dorsale.
— 59-61 segments.
simplex nov. sp.
— Feuillet coxal postérieur
en palette. Epanouisse¬
ment du bord latéral en
lobe très arrondi.
— Pas d’épine tibiale.
— Un épaississement sub¬
rectangulaire sans saillie
dentiforme.
— Pas de feuillet au télo¬
podite qui est simple.
— 56-59segments.
6
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV.
Source : MNHN, Paris
82
I.-M. DEMANGE
La nouvelle espèce est donc beaucoup plus proche de neglectus que de
zehntneri et semble être un intermédiaire entre ces deux dernières espèces.
Remulopygus brevispinus (Attems, 1932)
(Thyropygus brevispinus Attems, 1932 ; Thyropisthus b. Attems, 1942).
Muséum Paris.
Java. Batavia. P. Serre 1904.
<? 53 segments.
Corps brun-noir annelé de brun clair. Partie antérieure de la tête plus
claire. Appendice caudal marron clair. Valves marron clair soulignées de
jaunâtre au bord. Pattes et antennes jaunes.
Tête lisse et brillante. Labre à 3 dents, les latérales faibles et peu dis¬
tinctes. 5 fossettes pilifères prélabiales dont les 3 médianes plus larges et
plus profondes et les 2 latérales petites et éloignées des autres. Sillon
occipital profond. Pas de sillons interoculaires mais deux larges fossettes
circulaires. Surface touchant au sillon transversal ridée-striolée. Champs
ocellaires subrectangulaires allongés, à ocelles bombés. 12, 11, 9, 7, 5, 3.
Stipes à surface rugueuse avec un lobe arrondi sous l’angle postérieur.
Antennes courtes.
Collum à lobes latéraux étroits. Bord antérieur légèrement proéminent,
profondément et largement bordé à partir des yeux. Le long du sillon
marginal, des amorces de sillons nombreux mais peu profonds. 4 sillons
incomplets sur la surface, dont certains peuvent se diviser en 2 branches
vers l’arrière.
Prozonites brillants, à surface légèrement striolée. Sillons circulaires
nets et fins s'étendant jusqu’à la moitié des prozonites, interrompus sur
le dos.
Métazonites très légèrement brillants et striolés. Sillons transversaux
profonds, peu nombreux, fortement écartés les uns des autres et complets
sauf les derniers supérieurs qui sont rudimentaires. Au-dessus du pore,
on remarque quelques sillons très courts auxquels font suite des saillies
en tiret partant de la suture et se répétant régulièrement même sur le
dos. Bord postérieur légèrement striolé-ponctué.
Suture très forte, déviée au niveau du pore dans les segments du tronc.
Pores gros débutant au 6 e segment et situés près de la suture dans les
segments postérieurs.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
83
Segment terminal avec un appendice épais, courbé vers le haut et à
pointe émoussée. Au niveau de la courbure, de fortes rides transversales
s’étendent jusque dans les flancs. Valves aplaties, à bords amincis et
légèrement relevés en bourrelet. Sternite triangulaire large et entièrement
libre.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles
proximaux de la 3 e paire de pattes à la dernière.
Gonopodes.
Hanches larges et ramassées.
Feuillet postérieur (fig. 74 et 75) à arête interne verticale. Crête laté¬
rale en angle presque droit dont le sommet est épaissi par une saillie
74
75
Reniulopygus breoispinus: Via. 74. Gonopodes vus de profil interne.—F ig. 75. Sommet des
gonopodes vu de profil. — Fio. 76. Télopodite. — Fio. 77. Télopodite.
globuleuse (g) se recourbant vers l’arrière. Sommet du feuillet en lobe
arrondi en cuillère, à concavité postéro-latérale, légèrement rabattu vers
l’arrière.
Feuillet antérieur (fig. 75) soudé au feuillet postérieur, laissant, face
Interne, une large gorge abritant l’extrémité du télopodite. Forme générale
e n lame épaisse, arrondie, disposée d’avant en arrière et présentant, à
l’arête supérieure interne, un premier lobe antérieur petit (a), arrondi,
placé transversalement par rapport à l'axe des feuillets et un second lobe
plus large et arrondi (b) à axe antéro-postérieur. Orifice de la gaine
c °xale situé côté latéral externe et constitué par une profonde échancrure
du feuillet antérieur relevé vers l’avant en dent obtuse (d) entourant étroi¬
tement le télopodite. D’autre part, face latérale, légèrement en-dessous
de l’arête supérieure, on remarque une forte saillie lamellaire en demi-
source : MNHN, Paris
84
J.-M. DEMANGE
lune reliant la dent obtuse (d) et la saillie arrondie latérale du feuillet
postérieur (g) délimitant ainsi complètement l’orifice de la gaine coxale.
Télopodite (fig. 76 et 77), à fémoroïde épais et enroulé en spirale,
brusquement aminci à sa sortie de la gaine coxale et de nouveau dilaté.
A ce niveau le membre est courbé en angle droit sur le sommet du feuillet
coxal antérieur, élargi en plage mince (p) et incurvé vers l’arrière de
180° une première fois et de 180° une seconde fois, dessinant des méandres
serrés. Ceux-ci font que le membre épouse les sinuosités de l’arête du
feuillet qui le supporte. A la hauteur de la deuxième courbure l’organe
s’amincit avant l’extrémité qui est fortement étalée en plage allongée
dont l’arête supérieure porte les épines classiques au nombre de 6 environ.
Arête supérieure en lobe arrondi distinct, nettement séparé du reste de la
plage par une profonde échancrure. Partie inférieure de celle-ci avec un
appendice allongé, étroit, coupé droit à l’extrémité. Bord distal fortement
enroulé sur lui-même.
Deux processus fémoraux (fl et f2) situés au niveau du basculement
du télopodite dans le sens horizontal. Le premier (fl) est court, large,
acuminé, se dirige vers l’arrière en entourant dans son mouvement la
saillie (g) du feuillet. Le second (f2) est une épine longue et mince, plus
antérieure, enserrant le lobe antérieur (a) du feuillet et suivant la courbure
à 360° de son support.
Entre la plage distale et cet appareil complexe de la grande courbure,
une courte épine tibiale (ti) située avant le dernier changement de
direction.
Remulopygus neglectus (Cari, 1909)
(Spirostreptus (Thyropygus) neglectus Cari, 1909; Thyropygus neglectus
Attems, 1942).
Musée de Leyde.
Java. Madoero. P. Buitendikj. N° 9. 11. 1909. 60 segments.
— Poeloe Weh. Buitendijk. N° 9. 1. 1910. <J 57 segments.
— Malang. Buitendikj. N° 9. III. 1912. £ 59 segments.
— Sveraboya. L. Vieers Grissee. I. X. 21. 62 segments.
— Ardjoens. Heckmeyer. <? 56 segments.
— Java ? Sumatra ? S 54, 54 segments.
Type de Cari.
Nous avons examiné le type de cette espèce qui est conservé au Musée
d’Histoire Naturelle de Genève et remercions tout particulièrement
MM. Aellen et Gisin qui nous ont beaucoup aidé en la circonstance.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
85
Les figures des gonopodes publiées par l’auteur étant incomplètes
et la description succincte, nous décrivons et figurons à nouveau ces
organes.
Gonopodes.
Feuillet coxal postérieur étroit à la base puis élargi latéralement, dans
le milieu environ, par une première gibbosité volumineuse (1 1 fig. 82 et
83). Sommet épanoui en lobe large présentant à la base une lamelle laté¬
rale arrondie (1 2 fig. 82 et 83).
Feuillet coxal antérieur en lamelle épaisse portant, à l’extrémité,
un renflement annulaire en balcon (a fig. 83) peu saillant et surmonté
d’une protubérance arrondie (columella) (c). Surface postérieure entiè¬
rement lisse.
Télopodite courbé en angle droit dès sa sortie de la gaine coxale. Au
niveau de la grande courbure on remarque une excroissance en lame
épaisse (fig. 85), de forme subtriangulaire, à pointe arrondie. Angle
postéro-inférieur de l’excroissance fortement prolongé en appendice
acuminé (e) (fig. 85). Une robuste épine fémorale (f) à l’avant de la
grande courbure, à la base de l'angle antéro-inférieur de l’excroissance.
Tibiotarse étalé en palette subrectangulaire, allongé, à extrémité
distale faiblement échancrée. Face ventrale, on remarque un léger soulè¬
vement en carène lamellaire (fv) (fig. 84) longitudinale oblique, faisant
suite au lobe inférieur. 6 épines classiques sous lesquelles de nombreux
sillons sont visibles.
Remulopygus zehntneri (Cari, 1909)
(Spiroslreplus (Thyropygus) zehntneri Cari, 1909; Thyropisthus zehnt¬
neri Attems, 1942 ; Thyropygus baweanus Chamberlin, 1945 ; Th.
karimonus Chamberlin, 1945 ; Th. kangeanus Chamberlin, 1945).
Musée de Leyde.
— Pjandi. VIII. 1914 n° 164. Dr Buitendyk. <J 58 segments.
— Midolen Madura. X.03. M. G. J. A. Steen. à 57,61 segments.
S Type de Cari. (Musée d’Histoire Naturelle de Genève.)
Mêmes remarques que pour negleclus.
Gonopodes.
Feuillet coxal postérieur de forme classique pour ce groupe, étroit à
la base puis brusquement épanoui par un lobe latéral volumineux. Extré¬
mité distale en cuillère large (fig. 78 et 79).
Source : MNHN, Paris
86
J.-M. DEMANGE
Rem c “«2SKSÎ t ^ü , A eri l XP e d . C Caikl : F, °- 78 ‘ Gonopode, face postérieure. — Fio. 79.
„°Ji?? ode ’ vu de pro( l exter »e. — Fio. 80. Télopodite. — Fig. 81. Extrémité du téio-
podite.
Kemulopygus neglectus type de Carl
.S ommet des feuillets coxaux. — Fi
télopodite.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
87
Feuillet coxal antérieur volumineux et large surtout à la base, muni
au sommet d’une saillie annulaire en balcon peu saillante (a) et surmontée
d’une excroissance lobiforme (c) (columella). Latéralement le bord posté¬
rieur du feuillet est souligné d’un large bourrelet (fig. 78). Surface posté¬
rieure profondément sillonnée.
Télopodite (fig. 80), à grande courbure en angle droit, légèrement
gibbeux, surtout en avant et présentant à cet endroit une épine fémorale
grêle, tordue en crochet (f). Au niveau de la naissance du tibiotarse une
seconde courbure en angle droit de laquelle naît une très longue et grosse
épine tibiale (t).
Tibiotarse étalé en plage subrectangulaire, à extrémité distale décou¬
pée en deux lobes dont l’inférieur est le plus important, arrondi et à angle
inférieur pointu. Lobe supérieur petit, portant les épines classiques et
nettement sillonné.
Face dorsale se détache, du bord supérieur, un long et fin feuillet
rabattu horizontalement et progressant dans le sens longitudinal (fd)
(fig. 81). Face ventrale une saillie en fine carène, de même direction, lui
correspond (fv) (fig. 80).
Reraulopygus jezequeli nov. sp.
Musée de Leyde.
Sumatra. Soekadana. Lampongs. I.C. van Hasfelt. 59 segments.
Holotype.
Couleur, dans l’alcool, roussâtre, plus ou moins annelé.
Tête lisse et brillante. Sillon occipital net et fin. 4 + 2 fossettes pili-
fères prélabiales. Labre avec profonde échancrure étroite abritant une
grosse dent médiane aiguë et deux dents latérales aiguës, bien séparées
de la première. Ocelles 12, 11, 10, 8, 6, 4-12, 11, 10, 8, 6, 4. Stipes gibbeux.
Collum lisse et brillant à lobes latéraux subrectangulaires. 4 à 5 gros
plis allongés.
Prozonites finement ponctués-striolés. 15 sillons circulaires environ
plus ou moins anastomosés.
Suture profonde et fine déviée au niveau du pore qui est situé tout
contre elle.
Cavité stigmatique très allongée atteignant le milieu environ du 3 e
article proximal des pattes.
Métazonites très finement ponctués et brillants. 15 à 17 sillons longi¬
tudinaux parallèles complets. Au-dessus, entre le dernier et le pore, on
remarque quelques sillons écourtés près de la suture.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
Dernier segment et valves très finement ponctués, très légèrement
ridés. Appendice caudal long, dépassant le bord des valves et recourbé
vers le haut. Valves amincies près du bord marginal qui est relevé en
bourrelet. Sternite triangulaire nettement séparé du segment.
Pattes ambulatoires à sternite lisse, avec soles sur les deux avant-
derniers articles de la 3 e paire de pattes à la dernière.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
Gonopodes à sternite triangulaire.
Feuillet coxal postérieur long et mince, digitiforme, à peine épanoui
latéralement dans le milieu. Epanouissement latéral vaguement triangu¬
laire dont la pointe est allongée et aiguë. Sommets des deux feuillets diver¬
gents et étalés perpendiculairement à l’axe de l’organe en un petit triangle
surmonté distalement d’une petite protubérance en crochet (fig. 86).
Feuillet coxal antérieur, face antérieure (fig. 87), muni d’un large
bourrelet latéral et portant au bord supérieur une denticulation latérale
externe. Face postérieure, les feuillets sont développés tout en hauteur et
remarquablement comprimés latéralement, laissant entre eux, côté
interne, une large surface dans laquelle viennent se loger les extrémités
des télopodites. Face interne, la surface est très fortement déprimée.
Sommet du feuillet prolongé par un long appendice laissant un espace
entre lui et le feuillet précédent et dans lequel se place l’épine fémorale.
Télopodite long et relativement mince (fig. 89) armé, à la grande
courbure en angle droit, d’une première épine fémorale en crochet vers
l’arrière entourant le sommet du feuillet coxal antérieur. Milieu de la
grande courbure avec une seconde épine fémorale plus robuste que la
première dirigée vers le bas et en avant. Au niveau de cette épine le
membre s’amincit progressivement en feuillet tout en s’élargissant et se
recourbe une seconde fois en angle obtus de l’extérieur vers l’intérieur
et porte, dans le milieu, une longue épine tibiale grêle suivant la direction
de l’organe. A partir de cette épine, l’extrémité s’amincit considérable¬
ment, devient hyaline et les bords se replient en une sorte de gouttière
très étroite recourbée vers le bas en demi cercle (fig. 90). C’est le bord
externe de cette gouttière qui conduit la rainure séminale et porte
4 épines classiques. Face inférieure de cette gouttière ornée d’une haute
lamelle transparente oblique au niveau de l’axe longitudinal et de longues
cannelures.
La nouvelle espèce se rapproche de anulatus par la forme de son télo¬
podite bien que la figure d’AiTEMs montre latéralement une sorte
d’excroissance dentelée rappelant celle de condei et dont il n’est pas fait
mention dans la description. Jezequeli, par contre, semble se rapprocher
de Thyropygus condei par la forme du feuillet coxal postérieur.
Dans le genre Remulopygus nous ne connaissons pas encore de forme
pouvant être plus proche de la nouvelle espèce que Vanulatus d’ArrEMS.
Remulopygus macfarlanei nov. sp.
Musée de Washington.
Pengalenzang. 1 <J 58 segm. Holotype. 1 5 59 seg. jeune.
Couleur, dans l’alcool, jaune-vert sale, annelé de roux. Tête et collum
brunâtres. Dernier segment et pattes fauves.
Source : MNHN, Paris
90
J.-M. DEMANGE
Tête lisse et brillante avec sillon occipital fin mais net. Zone préla¬
biale faiblement ponctuée. 5 fossettes pilifères. Labre profondément
échancré, avec 3 dents fusionnées. Dent médiane, la plus grosse, à pointe
nettement dégagée. Ocelles rassemblés en un champ subtriangulaire,
disposés en 6-7 rangées (11, 11, 9, 8, 7, 5, 1 — 12, 11, 9 8, 4, 2). Antennes
en massue atteignant le bord postérieur du 2 e segment. Stipes mandi-
bulaires avec un gros lobe au bord inférieur.
Collum lisse et brillant à lobes latéraux subrectangulaires. Angle
antérieur droit et arrondi. Angle postérieur nettement récurrent. Pas de
sillons sur la surface. Sillon marginal très profond déterminant un bour¬
relet régulier.
Prozonites avec une dizaine de lignes circulaires en relief et des petites
perles sur leur parcours, occupant les deux tiers de la surface du segment.
Tiers restant profondément striolé.
Remulopygus mac/arlanei nov. sp. : Fio. Ol.^Gonopodes, face antérieure. — Fio. 92. Go-
nopodes, face postérieure. — Fio. 93. Télopodite. — Fio. 94. Télopodite.
RÉVISION DES HARPAGOPHOIUDAE
91
Métazonites striolés avec sillons longitudinaux fins et nombreux,
une vingtaine environ, de plus en plus fins au fur et à mesure qu’ils se
rapprochent du pore. Sillons supérieurs incomplets, atteignant au pore.
Le long de la suture, au-dessus du pore, de petites lignes longitu¬
dinales en relief. Pore gros éloigné de la suture.
Suture profonde, nettement déviée au niveau du pore.
Cavité stigmatique allongée, atteignant et dépassant le bord posté¬
rieur du 2 e article basal des pattes ambulatoires.
Dernier segment et valves densément ponctués. Appendice caudal
court, la pointe demeurant largement en retrait du bord des valves et
légèrement relevée vers le haut. Valves peu globuleuses, amincies au bord
'postérieur. Pas de bourrelet marginal. Sternite en triangle allongé,
complètement soudé au segment.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires de
la 3 e paire à la dernière paire de pattes.
Gonopodes à sternite étroit, en triangle.
Feuillet coxal postérieur d’abord étroit puis brusquement épanoui
(fig. 91) latéralement en un lobe sub-arrondi. Vers le sommet, le feuillet
se rétrécit considérablement et se différencie en feuillet développé trans¬
versalement. Feuillet coxal antérieur (fig. 92) large et peu élevé face anté¬
rieure. Face postérieure il se développe en un haut bourrelet vertical
(columella) dont le sommet atteint presque le bord distal du feuillet pré¬
cédent. Surface sans sillons verticaux comme chez la plupart des espèces
du genre. Orifice de la gaine coxale latéral.
Télopodite (fig. 93 et 94) allongé, portant une volumineuse gibbosité
subtriangulaire visible dans tout son développement face antérieure et
armée d’une large denticulation au sommet.
Au-delà de cette gibbosité, le membre se recourbe régulièrement en
cercle presque complet tout en s’étalant en une longue palette subrec¬
tangulaire. Le long de son parcours, on peut reconnaître deux denti-
culations lamellaires, une latérale externe (a) une latérale interne (b),
situées à proximité de la grande courbure. Côté latéral interne, près de la
plage distale, une longue et grêle épine tibiale, recourbée vers le haut.
Extrémité distale du membre, élargie en une plage dont le bord supérieur
porte l’embouchure de la rainure séminale entourée de 6 épines classiques
environ. Face inférieure de cette palette parcourue par une longue
lamelle plantée obliquement. Près du bord épineux et suivant celui-ci,
une série de profonds sillons produisant des canelures peu élevées.
Il n’est connu que peu d’espèces du genre Remulopygus possédant une
longue et mince épine tibiale près de l’extrémité.
La nouvelle espèce est proche de coalitus mais s’en distingue facile¬
ment par son épine fémorale dentiforme et ses deux denticulations
tibiales. Macfarlanci est proche également de jezequeli mais s’en écarte
par la forme très particulière des hanches de cette dernière espèce.
Source : MNHN, Paris
92
J.-M. DEMANGE
Remulopygus weelei nov. sp.
Musée de Leyde.
Java. Ijinfroean, gouv. Klna-Ondern. 1.700 m ait. (Malabar geb. W.
Java). Dr. H. W. v. d. Weele coll.. Mel. 1910. $ 60 segments. Holotype.
Six fossettes pilifères prélabiales. Antennes ne dépassant pas le bord
du 2° segment.
Lobes collaires avec 3 à 4 sillons profonds, recourbés vers le haut, et
un certain nombre de plis moins accusés et irréguliers dans le milieu du
lobe.
Sternite anal soudé au segment mais on remarque, latéralement, un
profond sillon marquant la limite.
Gonopodes à sternite triangulaire.
Feuillet coxal postérieur comme chez macfarlanei.
Feuillet coxal antérieur à sommet globuleux mais un peu moins
développé que chez macfarlanei.
Télopodite de forme générale semblable à celle de macfarlanei mais on
remarque 2 larges denticulations au lieu d’une seule à la gibbosité de la
grande courbure.
Au-delà de la grande courbure, une denticulation latérale externe (a)-
Denticulation latérale interne (b) absente. Epine tibiale longue, insérée
près de l’extrémité du membre. Une large lamelle en demi-cercle près de
l’extrémité de la palette distale.
La nouvelle espèce est proche de macfarlanei et s’en distingue par les
caractères principaux suivants :
macfarlanei nov. sp. weelei nov. sp.
— Une denticulation sur la gibbosité — 2 denticulations à la grande courbure,
de la grande courbure.
— 2 denticulations au télopodite, externe — Une seule denticulation externe,
et interne.
— Sternite anal complètement soudé. — Sternite incomplètement soudé.
Remulopygus modestus nov. sp.
Musée de Leyde.
Java. Déterminé Iulus sp. ? Moens, Temmilinck. van Dissel. <? 54 seg¬
ments. Holotype <? 54 segments. ParatypeJ 54 segments.
Couleur, dans l’alcool, marron grisâtre, annelé de roux. Partie anté¬
rieure du corps roussâtre. Pattes jaunâtres.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
93
Tête lisse, très finement ponctuée dans la portion antérieure. Sillon
occipital très profond. 6 fossettes prélabiales. Labre profondément
échancré avec 3 grosses dents larges, arrondies. Ocelles en champs en
amande : 14, 12, 8, 9, 7, 6, 4 — 14, 12, 9, 9, 8, 6, 4. Antennes courtes et
trapues atteignant environ la moitié du 2 e segment. Stipes mandibu-
laires rugueux, largement arrondis à l’angle inférieur.
Collum lisse et brillant. Lobes latéraux subrectangulaires. 5 à 6 pro¬
fonds sillons remontant vers le haut.
Prozonites très délicatement ponctués-striolés dans le tiers postérieur.
Une dizaine de fines lignes en relief occupant environ les deux tiers anté¬
rieurs du segment. Très petites perles sur la surface. Cavité stigmatique
profonde, allongée, atteignant la base du 3 e article proximal des pattes
ambulatoires.
Suture profonde légèrement déviée au niveau du pore qui en demeure
Soigné.
Métazonites très finement ponctués présentant 6 à 8 sillons fins
demeurant localisés sous le ventre. Contre la suture de petits sillons très
courts disparaissant petit à petit pour être remplacés, sur le dos, par de
courtes impressions.
Dernier segment densément ridé, striolé-ponctué, avec robuste
appendice caudal presque droit, à pointe arrondie dépassant le bord des
valves. Quelques plis fins à la base de l’appendice. Valves densément
ponctuées, nettement amincies près du bord qui est légèrement relevé
e n bourrelet. Sternite séparé du segment.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3° paire de pattes à la
dernière.
Gonopodes à sternite triangulaire.
Feuillet coxal postérieur de forme semblable à celle de negleclus,
zehntneri par exemple, largement épanoui latéralement. Sommet en
cuillère, allongé, à concavité latérale externe présentant dans le milieu
une longue arête longitudinale (fig. 95).
Feuillet coxal antérieur (fig. 96) remarquablement élevé, se raccordant
au feuillet précédent près de l’extrémité, les sommets des deux feuillets
étant presque au même niveau et séparés l’un de l’autre seulement à
l’extrémité par une profonde échancrure latéro-interne arrondie. Feuillet
large et rejeté côté latéro-externe, soulevé à la base par un bourrelet
longitudinal légèrement sinueux. Orifice de la gaine coxale situé très bas
e t franchement face antérieure.
Télopodite en forme de large bande dès sa sortie de la gaine coxale
(fig. 97 et 98) et plié en angle aigu vers l’arrière au niveau du sommet du
feuillet antérieur. Une longue épine fémorale presque entièrement dissi¬
mulée sous l’épanouissement latéral du feuillet coxal postérieur, dévelop¬
pée vers le haut. Vers l’arrière le membre se recourbe une seconde fois
et se dirige obliquement côté externe, interne dissimulant son extrémité
entre les deux hanches. Au niveau de cette deuxième courbure soulignée
Par un étranglement une longue épine dirigée vers le bas et une large
Source : MNHN, Paris
94
J.-M. DEMANGE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
95
denticulation aiguë, presque côte à côte. A partir de ces épines le télo-
podite s’allonge et s’étale en palette, s’amincit distalement pour se trans¬
former, à l’angle distal inférieur, en un processus lamellaire dont les
bords se recourbent plus ou moins en une très petite gouttière. Quelques
cannelures face inférieure, près de l’orifice du canal séminal protégé par
7 épines classiques.
La nouvelle espèce est proche de anulatus (Att.) et s’en distingue plus
particulièrement par la forme des gonopodes. Le feuillet coxal postérieur
est beaucoup plus élancé et épanoui latéralement chez modestus, laissant à
découvert le feuillet coxal antérieur qui est visible de la face antérieure.
Feuillet antérieur beaucoup plus haut et dégagé latéralement. Extrémité
du télopodite de forme différente.
Remulopygus wangi nov. sp.
Muséum Paris.
Java. Bata d’Istria. 162-64.
<?57 segments.
9 57,57 segments.
Coloration fauve annelé de marron foncé. Tête fauve. Segment ter¬
minal jaune foncé. Antennes et pattes jaune-rouge.
Male.
Tête brillante et lisse. Sillon occipital profond. Labre peu échancré
avec 3 grosses dents soudées dans le fond. 4 fossettes prélabiales. Ocelles
bombés rassemblés en champs en olive. 12, 12, 10, 8, 7, 5, 1-13, 11, 10, 8,
4, 2. Antennes en massue atteignant à peine le bord postérieur du
deuxième segment. Stipes mandibulaires à pointe inférieure fortement
saillante et portant une large protubérance à l’arête inférieure.
Collum lisse et brillant à lobes latéraux subrectangulaires. Angle
antérieur droit. Angle postérieur légèrement saillant en arrière. Sillon
marginal profond déterminant un bourrelet épais, à bord rabattu sur le
sillon dans l’angle antérieur. 4 profonds sillons obliques sur la surface
(2 longs et 2 courts alternés).
Prozonites très finement striolés longitudinalement. Une dizaine de
lignes circulaires en relief, avec de petites perles régulièrement espacées
fout du long, situés dans la moitié antérieure des prozonites. En arrière,
seulement, des traces de sillons avec de petites perles et occupant le quart
de la surface. Quart restant totalement dépourvu de sillons.
Cavité stigmatique longue et profonde, atteignant la moitié du troi¬
sième article proximal du télopodite des pattes ambulatoires.
Métazonites brillants et finement ponctués. Sillons longitudinaux
Source : MNHN, Paris
96
J.-M. DEMANGE
nombreux, une vingtaine. Les sillons supérieurs sont incomplets et
atteignent au pore.
Suture profonde, à peine déviée au niveau du pore, avec des amorces
de sillons longitudinaux jusque près du dos.
Pores gros situés près de la suture.
Dernier segment et valves chagrinés et finement ponctués avec un
appendice caudal épais jusqu’à la pointe qui est recourbée vers le haut.
Dos de 1 appendice légèrement étranglé, avec quelques plis transversaux.
Valves aplaties, à bords amincis et creusés d’une dépression mettant
en relief le bord en bourrelet. Sternite en triangle à pointe émoussée,
entièrement séparé du segment.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles proximaux
de la 3° paire de pattes à la dernière. Sternite lisse. Trochanter des pattes
postérieures de chaque segment saillant en pointe conique, bien visible
seulement dans les segments postérieurs.
Gonopodes.
Feuillets coxaux à peu près semblables à ceux de simplex mais avec
lobe distal du feuillet postérieur beaucoup plus élargi latéralement et
moins saillant face interne.
beuillet antérieur beaucoup plus volumineux, la gorge étranglant la
base est située tout à fait à la partie proximale. Face postérieure, le feuil¬
let est plus en tronc de cône, sans gibbosité latérale appréciable, de forme
beaucoup plus allongée. Palette (c)(fig. 99, 100 et 101) distale moins
degagee et sa jonction avec le feuillet précédent plus haute. Surface
postérieure labourée de profonds et longs sillons longitudinaux, beaucoup
plus profonds que chez simplex.
lelopodite (fig. 102 et 103) régulièrement courbé à partir de sa sortie de
la gaine coxale et de diamètre à peu près régulier. Toutefois, avant la
grande courbure, on remarque un gonflement auquel se rattache une très
petite épine fémorale crochue située face latérale interne (fig. 103). A peu
près invisible, l’épine est dissimulée derrière le membre, la pointe dirigée
vers le feuillet postérieur. A sa suite, face opposée, à l’extrémité du
gonflement de la grande courbure, se place une première et très longue
epine tibiale (ti 1) robuste, saillant hors de la courbure. Après la grande
courbure, une seconde épine tibiale (ti 2) plus trapue, précédant l’étale-
ment distal du télopodite en un très large lobe mince subtriangulaire, à
extrémité taillée en carré de laquelle se détache, comme chez simplex ,
un petit lobe portant les épines classiques (6) et la rainure séminale.
Femelle.
6 fossettes prélabiales.
Antennes plus courtes n’atteignant pas le bord postérieur du collum
(environ la moitié seulement).
Ocelles 11, 11, 10. 9, 7, 5, 3 — 11, 11 , 10, 8, 6, 5, 2.
Collum à lobes latéraux plus étroits et à bord antérieur incurvé vers
1 arrière.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
97
Henwlopygus wangi nov. sp. : Fio. 99. Gonopodes, face postérieure. —Fig. 100. Sommets
des feuillets coxaux vus de profil. — Fio. 101. Gonopodes, vus de profil externe. —
Fig. 102. Télopodite. — Fio. 103. Télopodite.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 7
Source : MNHN, Paris
98
I.-M. DEMANGE
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Pattes de la 2 e paire à prolongements latéraux du sternite bas et
grêles, arrondis. Portion aiguë à bords subparallèles. Tabliers (t) (fig. 104)
peu importants et arrondis. Poches trachéennes longues et minces, peu
sinueuses.
Hanches de la 3 e paire de pattes larges, claviformes (fig. 105). Ster¬
nite haut et massif avec prolongements latéraux longs et étroits, terminés
en pointe. A la partie inférieure, deux fortes saillies triangulaires aiguës,
en tablier, séparées par une profonde encoche arrondie. Poches trachéennes
de forme habituelle, massives et dilatées intérieurement en triangle.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes. Au centre
de chacune d’elles fait saillie l’orifice de l’invagination qui est comprimée
antéro-postérieurement et en forme de fer à cheval, très volumineuse.
Duplicature en parement fortement chitinisée et volumineuse appliquée
étroitement sur le bourrelet en fer à cheval (fig. 106).
Invaginations très profondes et larges, arquées. Membranes coriaces
et opaques sur les trois quarts de la longueur ; seul le quart postérieur est
souple et hyalin, laissant apercevoir la vulve en transparence.
Cavité de l’invagination occupée, pour les trois quarts, par deux longs
et forts manchons vulvaires profondément plissés et complètement séparés
l’un de l’autre jusqu'à la base du repli de l'orifice. Sous la duplicature,
une troisième saillie en « bosse de polichinelle » s’étendant jusque près du
milieu du sac.
Vulve très petite par rapport à la masse des manchons (fig. 107) et de
forme générale lenticulaire, à peine chitinisée sauf sur le bord des valves
et de l'opercule soulignés de chitine plus épaisse et plus foncée.
Opercule peu bombé, en ogive (fig. 107). Valves subpyramidales
séparées par une gorge profonde au fond de laquelle débute l’apodème.
Apodème court (fig. 108) avec peu nombreux diverticules (6 environ)
dont les postérieurs sont les plus longs et se divisent en trois culs-de-sac.
Diverticules disposés de part et d'autre de l’invagination, en deux lignes
en quinconce.
Cette nouvelle espèce est proche de zehntneri et neglectus.
Nous comparons ces espèces dans le tableau suivant :
neglectus Cari zehntneri Cari ivangi nov. sp.
— Télopodite avec un
épaississement lamel¬
laire subtriangulaire.
— Grande courbure pro¬
gressive.
— Télopodite à grande
courbure en angle droit
avec un simple talon,
sans épaississement la¬
mellaire.
- Un gonflement ù 111
grande courbure qui est
progressive.
— 1 épine fémorale.
— 1 épine tibiale courte.
— 52-56 segments.
— 1 épine fémorale.
— 1 épine tibiale longue et
robuste.
— 59-61 segments.
1 épine fémorale de tré»
petite taille.
— 2 fortes épines tibiales.
— 57 segments.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HAHPAGOPHORIDAE
Remulopygus wangi nov. sp. Ç : Fio. 104. 2» paire de pattes. — Fig. 105. 3' paire de pattes
—Fio. 106. Invagination vulvaire. — Fig. 107. Vulve préparée à la potasse. — Fig. 108.
Invagination apodématique.
Source : MNHN, Paris
100
J.-M. DEMANGE
Remulopygus compositus nov. sp.
Musée de Leyde.
Java. Merr Ader. Ljarvet. 14. VI. 1893. <? 59 segments Holotype.
ç 56 segments Allotype.
Couleur, dans l’alcool, marron roux foncé, annelé de noir. Tête et
dernier segment un peu plus roux. Antennes et pattes rousses.
Tête lisse et brillante. Sillon occipital profond. 4 fossettes prélabiales.
Labre profondément échancré avec une grosse dent médiane flanquée de
deux dents latérales à peine marquées. Ocelles : 11, 11, 10, 8, 7, 4, 3 — 12,
11, 10, 8, 6, 4, 1. Antennes courtes dépassant à peine le bord du colluffl.
Stipes gibbeux.
Collum lisse et brillant, à lobes latéraux subrectangulaires. Angle
antérieur arrondi. 1 ou 2 gros plis presque complets et quelques petites
griffures supérieures près du bord postérieur.
Prozonites imperceptiblement striolés. 8 à 10 lignes circulaires en
relief. Cavité stigmatique allongée, à pointe atteignant environ le milieu
du 3 e article proximal des pattes ambulatoires.
Suture très profonde, peu déviée au niveau du pore.
Métazonites finement ponctués et brillants. Une vingtaine de sillons
transversaux complets régulièrement espacés et parallèles, atteignant
presque au pore. Les sillons supérieurs sont imperceptiblement effacés.
Dans le fond de la suture des lignes en relief très courtes.
Dernier segment rugueux, prolongé par un volumineux et long appen¬
dice caudal à pointe arrondie et recourbée vers le haut. Valves rugueuses,
amincies au bord marginal qui est relevé en bourrelet. Sternite petit,
triangulaire, ne dépassant pas les limites ventrales des valves, complète¬
ment isolé du segment.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de
pattes à la dernière.
Gonopodes à sternite triangulaire.
Feuillet coxal postérieur semblable à celui de zehntneri, très allonge
et peu épanoui latéralement (fig. 109).
Feuillet coxal antérieur proche de celui de zehntneri, élevé, gibbeux et
profondément sillonné face postérieure (fig. 110). Une large denticulation
latérale au bord de l’orifice de la gaine coxale.
Télopodite (fig. 111) gonflé dès sa sortie de la gaine coxale, sans trace
d’épine fémorale. Au-delà de la grande courbure, au niveau de l’épanouis¬
sement en palette du membre, deux robustes épines de directions inverses.
Extrémité distale du membre sans particularité sauf la présence d’une
petite arête hyaline, face inférieure, sous le bord épineux, parallèle aux
cannelures.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
101
La nouvelle espèce est proche de minor et s’en distingue par la forme
très différente des hanches des gonopodes et du télopodite.
Compositus est également à rapprocher de wangi nov. sp. et s’en dis¬
tingue particulièrement par l’absence d’épine fémorale.
Remulopygus compositus nov. sp. : Fio. 109. Gonopodes, face antérieure. — Fio. 110. Gono¬
podes, face postérieure. — Fig. 111. Télopodite.
Remulopygus patricii (Pocock, 1892)
(Spirostreptus patricii Pocock, 1892 ; Démangé, 1960).
Muséum Paris.
Sumatra. J. Bengkalis. Coll. Brôlemann 1902. CDLIV. Gadeau de
Kerville.
Source : MNHN, Paris
102
J.-M. DEMANGE
J 56 segments.
Java. Batavia. P. Serre. 1904.
<3 56, 59 segments.
Musée de Leyde.
Java. Déterminé Iulus oaripes (de H? in litt.). Reinwardt. 3 59
— ? ? ? (J 56 segments.
Coloration jaunâtre à café au lait, annelé de marron rouge à brun-
noir. Tête et segment terminal plus clairs à jaune clair. Pattes et antennes
annelées de gris-marron, jaune sale.
Tête lisse et brillante sauf la région occipitale qui est légèrement
chagrinée. Sillon occipital très profond. Labre à échancrure profonde
avec 3 grosses et longues dents comblant celle-ci. 5 fossettes pilifères
prélabiales. Ocelles arrondis, en champs en amande. 12, 11, 10, 8, 6,3,1
12, 11, 10, 9, 7, 5, 3 — 12, 11, 10, 9, 7, 5, 3. Antennes en massue dépassant
le bord du collum (moitié du segment suivant). Stipes mandibulaires
bombés avec angle inférieur fortement saillant et une protubérance à
l’arête inférieure.
Collum brillant et lisse à lobes latéraux larges, subrectangulaires et
bombés. Sillon marginal profond, produisant un bourrelet plus épais
dans l’angle antérieur du lobe. Surface parcourue de 1 à 3 impressions
profondes irrégulières débutant dans l’angle postérieur (dont un est très
écourté). Angle antérieur arrondi et saillant en avant. Angle postérieur
légèrement saillant par une encoche du bord postérieur.
Prozonites avec très nettes strioles, une dizaine de lignes circulaires
en relief dans la moitié antérieure de la surface. De minuscules perles
distribuées régulièrement le long de ces lignes. Quart postérieur de la
surface occupé par de nombreuses traces de sillons circulaires plus ou
moins anastomosés et interrompus. Quart restant assez nettement, striolé-
chagriné.
Cavité stigmatique longue et profonde, atteignant la moitié du 3 e
article proximal des pattes ambulatoires.
Métazonites très finement ponctués, plus densément au niveau de la
suture. Ponctuations mélangées à de fines strioles ou rides. Sillons longi¬
tudinaux peu nombreux et très écartés les uns des autres (13 à 15) ; l eS
derniers situés très loin du pore.
Suture profonde au fond de laquelle des boursouflures longitudinales
unciformes sont en relief et s’étendent presque jusque sur le dos. Suture
déviée au niveau du pore qui est gros et situé près de la suture.
Dernier segment et valves fortement rugueux, terminé par un long
appendice progressivement acuminé et légèrement redressé vers le haut.
A la base de l’appendice des plis transversaux profonds (1 complet et 2
à 3 latéraux). Valves aplaties, un peu amincies au bord qui est soulevé
légèrement en bourrelet. Sternite en triangle à pointe émoussée, complè¬
tement séparé du segment anal.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
103
Remolupygus palricii de Bataira : Fig. 112. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 113.
Gonopodes, face postérieure. - Fig. 114. Gonopode, profil externe. — Fig. 115. Télo-
poifitc. — Fio. 116. Extrémité de la palette distale du télopodite. — Fig. 117. Extré¬
mité distale du télopodite.
Source : MNHN, Paris
104
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
Trochanter des pattes postérieures de chaque segment avec une petite
saillie conique, visible seulement dans les segments les plus postérieurs
mais absentes dans les derniers segments.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes de la 3 e paire à la
dernière. Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Gonopodes.
Nous avons jugé intéressant de figurer ici une nouvelle fois les gono¬
podes de cette espèce car quelques points de détails sont différents, notam¬
ment la lèvre latérale de la gaine coxale et l’angle plus ou moins épineux
du télopodite.
Notons qu’il semble que le type de Pocock présente une blessure au
niveau de la gaine coxale des gonopodes.
Feuillets coxaux proches de ceux de l’espèce simplex mais le lobe
distal du feuillet postérieur est plus élargi en palette et présente, face
postérieure, dans la partie concave, une petite lamelle verticale parta¬
geant le lobe en deux parties (fig. 112 et 114).
Feuillet antérieur (fig. 113) à base étranglée et légèrement gibbeuse
dans le milieu, ressemblant à simplex mais la raquette distale (c) est très
volumineuse, globuleuse, fortement rabattue vers le feuillet postérieur
et inclinée vers la face externe.
Télopodite du type de simplex, zehnlneri, negleclus pourvu dès sa
sortie de la gaine coxale d’une lamelle épaisse (p) brusquement terminée
en angle droit après la grande courbure, (fig. 116 et 117)
Genre Thyropisthus Attems, 1942. Char, emend.
Une ou deux épines fémorales au télopodite des gonopodes. Canal
séminal débouchant dans la branche portant les épines classiques.
Télopodite beaucoup plus complexe que chez Thyropygus, présentant
des différenciations distales en lamelle, de positions diverses.
Epanouissement distal à bords latéraux recourbés en gouttière. Bord
terminal parfois profondément divisé en deux parties.
Labre à 3 dents.
Cavité stigmatique très allongée atteignant au moins la moitié du
2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Sternite du segment anal soudé ou non au segment.
Fémur et tibia des pattes ambulatoires avec soles.
Type : T. polyodontus Att., 1942 (syn. de bowringi Poe.).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
105
Clef des sous-genres
!• Télopodite des gonopodes à extrémité munie d’une ou plusieurs
différenciations lamellaires complexes s’ajoutant au feuillet prin¬
cipal proprement dit.S.gen. Thyropisthus s. s.
— Télopodite sans différenciations distales. 2
2. Extrémité du télopodite divisée en deux branches distinctes.
.S. gen. Duplopisthus nov. (Type T. (T) cuisinieri (Cari)
— Extrémité simple non divisée.
.S. gen. Spoliatogonusnov. (Type T. (S.) hoffmani nov. sp.)
S. gen. Thyropisthus s. s.
Clef des espèces
1. Plusieurs épines fémorales à la grande courbure. 2
— Une seule épine fémorale à la grande courbure. 6
2. Sternite du segment anal soudé. Une épine tibiale. 4
— Sternite du segment anal libre. Pas d’épine tibiale. 3
3. Feuillet coxal postérieur très allongé en appendice flagelliforme
. T. luxuriosus (Silv.)
— Feuillet coxal plus ramassé . T. poseidon (Att.)
4. Feuillet coxal postérieur fortement étalé latéralement en une
plage lobiforme. Sommet avec une pointe aiguë à chaque angle
. T. immanis . 5
— Feuillet coxal postérieur en palette arrondie, à sommet entaillé par
une encoche ronde produisant une denticulation crochue.
. T. malayicus (Verh.)
5. Deux épines fémorales bien détachées .
. T. immanis immanis (Att.)
— Trois épines fémorales rassemblées en un lobe globuleux com¬
pact . T. immanis lobulatus nov. subsp.
6. Epine tibiale très longue et recourbée vers le haut . 7
— Epine tibiale plus courte dirigée vers l’extrémité du membre- 14
7. Feuillet coxal postérieur allongé en une longue pointe recourbée
. T. confusus .... 8
— Feuillet coxal non allongé en pointe. 9
3. Epine fémorale épaisse, lobiforme. Feuillet coxal postérieur à
face caudale lobiforme latéralement et creusée d’une large dépres¬
sion en cuillère . T. confusus confusus (Att).
~~ Epine fémorale élancée, flagelliforme. Feuillet coxal postérieur à
face caudale sans lobe latéral ni dépression en cuillère .
. T. confusus tenuispinus nov. subsp.
Source : MNHN, Paris
106
J.-M. DEMANGE
9. Sommet des gonopodes arrondi avec, face postérieure, une
petite lamelle transversale médiane . T. ligulus nov. sp.
— Sommet des gonopodes plus ou moins découpé .
10. Sommet du feuillet postérieur avec un processus recourbé en cro¬
chet et un large lobe latéral interne .
— Sommet du feuillet postérieur avec un large lobe droit ou légère¬
ment recourbé et une courte saillie tout à côté. Pas de lobe latéral
interne .
11. Sommet du feuillet entaillé face latérale interne .
. T. induratus (Att.)
— Sommet du feuillet non entaillé . 1“
12. Lobe interne large et pointu. Languette de l’extrémité du télo-
podite mince. 71 segments. T. induratus uncinatus nov. subsp.
— Lobe interne arrondi. Languette large. 58 à 60 segments.
. T. resimus (Att.)
13. Partie libre des prozonites fortement ponctuée. Lamelle interne
en cuillère . T. punctatus (Att.)
— Partie libre des prozonites pas particulièrement ponctuée. La¬
melle interne droite . T. quietus (Att.)
14. Orifice de la gaine coxale au sommet des hanches. Feuillets coxaux
antérieurs particulièrement élevés latéralement. Télopodite très
volumineux .
— Orifice de la gaine coxale latérale. Feuillets coxaux antérieurs pas
particulièrement élevés. Télopodite pas particulièrement déve¬
loppé .
15. Epine tibiale longue et robuste .
— Epine tibiale large, courte, denticulaire. T. pococki nov. sp.
16. Sommet du feuillet postérieur des gonopodes avec un feuillet pointu
allongé. Epine fémorale longue, en angle droit. Feuillet de l’épine
tibiale subrectangulaire. 67 segments. T. aterrimus (Poe.)
— Sommet du feuillet postérieur avec feuillet pointu à peine indiqué.
Epine fémorale longue progressivement coudée. Feuillet de
l’épine tibiale arrondi. Cône latéral du feuillet antérieur beaucoup
plus élevé. 62 segments. T. evansi nov. sp.
17. Feuillet coxal postérieur avec un lobe subrectangulaire dentelé
face latérale interne. Sommet planté de nombreuses denticula-
tions . T. bowringi (Poe.)
— Feuillet coxal sans lobe face latérale.
17
18
18. Epine fémorale bifide. Epine tibiale longue et grêle. Un processus
face postérieure, près du sommet du feuillet coxal postérieur qui
est court et large . T. microporus (Att.)
— Epine fémorale simple. Epine tibiale très large. Feuillet coxal pos¬
térieur simple, allongé et étroit . T. conoolutus nov. sp.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
107
Sous-genre Duplopisthus nov.
Clef des espèces
1. Deux épines fémorales .
— Une épine fémorale .
2. Feuillet coxal postérieur à sommet arrondi portant dans le mi¬
lieu une courte denticulation . T. (D.) siamensis (Verh.)
■— Feuillet coxal postérieur à sommet acuminé .
3. Sommet élancé, en longue pointe recourbée en crochet face
interne . T. (D.) acuminatus (Silv.)
■— Sommet profondément échancré produisant une pointe externe
courbée en crochet et un lobe arrondi interne. Epines fémorales
élancées, situées sur un épaississement globuleux de la grande
courbure . T. (D.) boyoricus (Att.)
4. Une épine tibiale .
— Pas d’épine tibiale. Feuillet coxal postérieur allongé en pointe
longue et recourbée . T. (D.) lunelii(Humb)
5. Sommet du feuillet antérieur particulièrement développé avec un
appendice digitiforme .
— Sommet du feuillet coxal antérieur sans cet appendice.
6. Sommet du feuillet postérieur armé d’une longue pointe recour¬
bée en crochet et une seconde pointe droite allongée .
— Sommet du feuillet avec deux denticulations courtes.
. T. cuisinieri carli (Att.)
7. Appendice distal du télopodite long et mince, crochu .
. T. cuisinieri (Cari)
— Appendice distal en lamelle mince et transparente .
. T. foliaceus nov. sp.
8. Angle interne du feuillet coxal postérieur avec une encoche pro¬
duisant deux pointes grêles. Appendice distal du télopodite recro¬
quevillé en crochet. Epine fémorale dirigée vers le bas.
. T. renschi (Att.)
— Bord supérieur du feuillet coxal plus ou moins découpé .
9. Epine tibiale longue et plus ou moins grêle, nettement détachée
du membre .
— Epine tibiale courte et large, semblant simplement découpée dans
le bord du télopodite. T. dubius nov. sp.
10. Sommet du feuillet très découpé . T. coeleslis (Silv.)
— Sommet avec une saillie dentiforme latérale externe et une latérale
interne . T. ostentatus (Silv.)
2
4
3
5
7
10
Source : MNHN, Paris
108
J.-M. DEMANGE
Thyropisthus hoffmani nov. sp.
Musée de Washington.
Thailand. Kanbudi ? ou Ranbudi, mai. (Etiquette mal écrite).
1 68 segments. Holotype.
Petite espèce. Largeur du corps 4 mm à 4 mm 5.
Couleur, dans l'alcool, fauve annelé de marron.
Tête brillante avec de grosse ponctuations espacées. Sillon occipital
profond. Zone prélabiale avec de larges plis verticaux, 4 fossettes pili*
fères prélabiales. Labre à peine échancré avec 3 grosses dents espacées.
Antennes courtes et trapues n’atteignant pas le bord du collum. Stipes
mandibulaires avec une large protubérance à l’angle inférieur, développée
vers l’avant. Ocelles disposées en 6 rangées (12, 11, 9, 7, 5, 3 — 12, 11.
9, 7, 5, 3).
Collum lisse et brillant à lobes latéraux subrectangulaires. Angle
antérieur du lobe droit avec une légère saillie vers l’avant. Surface plus
ou moins ridée transversalement. 4 à 5 plis incomplets au bord posté¬
rieur. Bourrelet marginal légèrement épaissi dans l’angle antérieur.
Prozonites légèrement ponctués avec 12 à 15 lignes circulaires fines,
en relief.
Métazonites plus fortement ponctués, sillons longitudinaux fins et
uniquement localisés dans la partie ventrale, remontant à peine le long
des flancs. 10 à 15 sillons environ. Pore de taille normale éloigné de la
suture qui n’est pas déviée à son niveau. Suture profonde et large dans
le fond de laquelle on remarque, régulièrement répartie, des petites
lignes transversales en relief s’étendant jusque sur le dos.
Cavité stigmatique en triangle court dont la pointe ne dépasse pas ou
à peine le bord distal du 1 er article basal des pattes.
Dernier segment mat, avec quelques ponctuations. Bord postérieur
sans appendice caractérisé. On remarque seulement, à son emplacement,
une saillie un peu plus prononcée de l’angle, soulignée par quelques replis
latéraux. Valves comme le segment mais un peu plus ponctuées. Une
large dépression prémarginale en rainure. Pas de bourrelet marginal.
Sternite triangulaire complètement libre.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles de
la 3 e paire de pattes à la dernière. Notons toutefois que les toutes der¬
nières paires ne possèdent qu’une sole à l'antépénultième article, ou pas
du tout.
Gonopodes à sternite triangulaire.
Feuillet coxal postérieur très étroit à la base (fig. 118). Bord interne
complètement vertical. Bord externe fortement élargi vers l’extérieur
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE 109
donnant à l’ensemble une forme en palette. Bord supérieur échancré
avec une double denticulation contiguë. La denticulation la plus interne
est déterminée par une petite lamelle concave insérée sur le feuillet,
perpendiculairement, à la face postérieure.
Feuillet coxal antérieur (fig. 119) sans particularité. Face postérieure,
le bord de la gaine coxale, vaguement oblique, s’épaissit en bourrelet.
A la partie supérieure on remarque une fine ligne sinueuse semblant
partager ce bourrelet en deux parties dont les tons de la chitine sont
différents. C’est contre ce bourrelet, face interne, que se loge l’épine
tibiale du télopodite.
Télopodite (fig. 120) court et large à grande courbure surélevée par
une volumineuse lame épaisse dès sa sortie de la gaine coxale. C’est en
avant de cette protubérance que jaillit l’épine fémorale épaisse recourbée
vers le bord interne et se développant horizontalement. A l’extrémité
Thyropislhus hoffmani nov. sp. : Fio. 118. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 119. Gono-
pode, face postérieure. — Fig. 120. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
110
J.-M. DEMANGE
de la protubérance on remarque une profonde gorge produite par la
pliure du membre qui s’amincit en un fin feuillet transparent dont les
bords s’enroulent pour former une profonde et courte gouttière à ouver¬
ture face latérale externe. A la base de cette gouttière, près de la pliure,
face latérale interne, naît une longue et robuste épine tibiale recourbée
en crochet vers le haut et dont la pointe se dissimule contre le bourrelet
en balcon du feuillet coxal antérieur. 8 épines classiques à l’orifice de la
rainure séminale.
Thyropisthus confusus (Attems, 1938)
(Thyropygus confusus Attems, 1938).
Muséum Paris.
Tonkin. Bao — Ha. Cap. Hardouin 1901.
S 66 segments.
— Lieut. Poirmeus 1908.
<? 63 segments.
— Lao — Kay. Dr Chevalier 1902.
S 63 segments.
Haut Tonkin. Men — Luong. Brégaud 1901.
cî 66 segments.
— Hagiang. C. Dawidoff.
$ ? segments (incomplet)
Coloration marron-rouge foncé. Prozonites fauves. Métazonites
marron avec une bordure brun-rouge. Segments antérieurs plus clairs.
Collum et tête fauves. Pattes fauve-jaune.
Tête brillante à ponctuations faibles. Sillon occipital net. Deux petites
fossettes sur lefront.entrelesantennes. Labreà3dents nettement détachées
les unes des autres. 4 fossettes pilifères prélabiales. Ocelles aplatis ras¬
semblés en champs subrectangulaires. 11, 11, 10, 9, 7, 5, 3, 2 — 13, 11. 9.
9, 7, 6, 4, 2; 11, 11,9, 8, 7, 6,3 — 12, 11, 10, 9, 8, 6, 3.
Antennes courtes ne dépassant pas le bord du collum. Une forte bosse
à l’arête inférieure des stipes mandibulaires. Deux pointes à l’arête
antérieure, la pointe inférieure étant subcarrée.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
111
Collum lisse et brillant à sillon prémarginal subrectangulaire et à
bourrelet épais. Lobes latéraux à angle antérieur arrondi et un peu
saillant. Angle postérieur droit. 3 sillons sur la surface dont l’inférieur
est très court, les 2 supérieurs longs et incurvés vers le haut ou 4 sillons
dont un court, un long incurvé et 2 courts en partant du bord inférieur.
Tantôt on trouve 4 sillons complets. Il est difficile de signaler tous les
cas rencontrés car les formules sont très variables.
Prozonites beaucoup plus larges que les métazonites, avec, sur les
trois quarts de la surface, de nombreuses lignes circulaires en relief, fines
e t plus ou moins anastomosées au nombre de 12 à 14 avec de petites
perles tout du long. Partie postérieure fortement ridée-striolée.
Métazonites légèrement ponctués, brillants avec sillons longitudinaux
Variables (10-12 à 20) complets et très espacés les uns des autres. Sillons
supérieurs fins, éloignés du pore. Suture profonde, un peu sinueuse au
niveau du pore qui est petit et situé près d’elle.
Cavité stigmatique large et peu profonde, peu étendue, atteignant à
peine le bord du 2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Dernier segment et valves rugueux avec un appendice cylindrique à
pointe émoussée et relevée vers le haut. Aucune particularité à la base de
cet appendice caudal. Valves aplaties, un peu amincies au bord et creu¬
sées d’une légère gorge. Bord postérieur en bourrelet. Dépression plus
profonde et plus large dans la portion supérieure. Sternite légèrement
anguleux, complètement soudé au segment.
Soles des pattes ambulatoires sur les deux avant-derniers articles,
de la 4 e paire de pattes à la dernière.
Gonopodes, très élancés (fig. 121).
Feuillets postérieurs (fig. 121) en contact par leur base puis fortement
divergents et étalés en plage allongée, terminée par une forte épine
recourbée vers l’intérieur et tordue vers l’arrière, donnant à chaque
feuillet un aspect de faucille. Arête interne avec une denticulation trian¬
gulaire, plus ou moins bien dessinée, près de l’extrémité. Bord latéral
échancré en demi-cercle, à mi hauteur, saillant, produisant, face anté¬
rieure proximale, une cuvette allongée profonde. Face postérieure le tiers
distal du feuillet est concave, à bords latéraux saillants en bourrelet et
produisant une gorge continuant l'orifice du feuillet coxal.
Feuillet antérieur volumineux face antérieure et creusé d’une encoche
arrondie profonde. Angle latéral externe prolongé par un long appendice
cylindrique à pointe émoussée. Paroi de la face interne, vue face rostrale,
écartée de la base du feuillet précédent et creusée d’une dépression ellip¬
tique au niveau de la base de ce feuillet. Face postérieure le feuillet est
allongé et étroit sans différenciation particulière sinon la formation d’une
légère encoche longitudinale, arrondie, à sa jonction avec le feuillet
précédent, face interne.
Télopodite très court (fig. 122, 123 et 124). Grande courbure, à la
sortie de la gaine coxale, surmontée d’une excroissance épineuse en forme
de tête d’oiseau (fe), volumineuse et large à la base, légèrement héli-
Source : MNHN, Paris
112
J.-M. DEMANGE
TI,U Fia li VM ÆS du T ° nkin , <?ao Ha) : F.o. 121. Gonopodes, face
F ÎP - rél °P° di te. — *•«<»• 123. Télopodite. — Fig. 124. Télopodite.
J iWrODtSlhlIS Cnn fil il IV trnn i o ri 1.111 ...l . i . . .. .
Thyropislhus con/usus tenuispinus nov. subsp.
Fio. 126. Gonopodes, face postérieure.
Fio. 125. Gonopodes, face antérieure. —
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
113
coïdale, l’épine fémorale. Un étranglement très net marque la fin de la
section fémorale. Reste du télopodite en lame épaisse enroulée en gout¬
tière longitudinale, s’ouvrant face postéro-externe. Feuillet interne
donnant naissance à une longue épine tibiale (ti) mince et recourbée
vers le haut. Feuillet externe portant la plage distale sur laquelle s’in¬
sèrent les épines classiques et où débouche le canal séminal. Extrémité
de l’organe complexe, présentant à l’extérieur de la gouttière une lamelle
hyaline (lh), mince, nettement en hélice, construisant une seconde gouttière
rapportée sur la première. Face externe, cette lamelle se tord en remontant
vers le haut, revenant sur elle-même et se perdant, face interne, au-dessus
de l’épine tibiale.
Femelle.
Couleur plus claire que le <? ou identique.
Antennes plus courtes atteignant à peine la moitié du collum. Lobes
latéraux du collum beaucoup plus étroits, en angle aigu, triangulaires.
5 sillons profonds et courts sur la surface et 3 à 4 beaucoup moins marqués.
Pas de soles sur les pattes ambulatoires.
Hanches de la 2° paire de pattes (fig. 127) courtes et trapues à bords
latéraux subparallèles, à portion proximale encastrée dans les épanouis¬
sements latéraux. Ceux-ci sont longs et assez étroits, terminés en pointe
grêle et en forme de croissant. Une très profonde échancrure ronde au
bord inférieur. Bord antérieur irrégulier avec de petites dents plus ou
moins vagues. Tabliers (t) de grande surface, très étendus distalement et
recourbés en crochet vers l’extérieur. Sternite en bandeau étroit reliant
les poches trachéennes longues et grêles.
Hanches de la 3 e paire de pattes longues, à peine plus étroites à la
base qu’au sommet. Sclérites intercalaires pairs, de grande surface sub¬
trapézoïdale. Renflements latéraux peu précis.
Vestibule vulvaire large et profond. Dépressions latérales très vastes
e t peu profondes (fig. 128). Au centre de chacune d’elles fait saillie l’ori¬
fice de l’invagination (b) non comprimée antéro-postérieurement et de
forme conique à surface profondément plissée.
Duplicature en parement étroite (fig. 129 et 130) (d), fortement chi-
tinisée et bossue, granuleuse face postérieure, lisse face antérieure, enser-
rant la base de la saillie de l’orifice vulvaire, interrompue seulement face
latérale externe.
Si l’on fend l’invagination (fig. 128) on met à découvert un manchon
Impair (m) faisant suite à la saillie de l’invagination, se rétrécissant dans
le milieu puis s’épanouissant largement en massue avant d’atteindre la
vulve. On remarque, à son contact, une courte mais nette séparation
longitudinale en deux manchons.
Sous la duplicature en parement un très fort bourrelet longitudinal
(bl) bien chitinisé et coloré, débutant à la parementure et se terminant
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 8
Source : MNHN, Paris
114
J.-M. DEMANGE
au niveau de la vulve. Contrairement aux autres espèces étudiées, cette
différenciation n’est pas plissée mais occupe la même position.
Vulve ogivale, comprimée antéro-postérieurement. Valves subpyra¬
midales, petites, à sommet dépassant à peine la pointe de l’opercule.
Gouttière apodématique (fig. 131) longue et peu profonde avec une
crosse accentuée à l’extrémité distale. Diverticules peu nombreux (une
dizaine) sur une seule ligne, d’abord courts puis plus allongés. Au niveau
de la crosse leur longueur est remarquable. Certains d’entre eux se
dichotomisent.
Thyropisthus ron/usus 2 du 'I'onkin (Hagiang) : Fio. 127. 2 e paire de pattes. Fie. I- 8 -
Invagination vulvaire. — Fio. 129. Duplicature et bourrelet. — Fia. 130. Duplicature
et bourrelet. — Fio. 131. Invagination apodématique.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
115
Thyropisthus confusus (Att.) tenuispinus nov. subsp.
Muséum Paris.
Tonkin. Roget. 101-97.
cî 68 segments.
Lobes collaires nettement recourbés vers l’arrière avec angle posté¬
rieur saillant. Surface lisse mais présentant, près du bord postérieur, de
nombreux sillons (6 à 8) parallèles, droits et profonds. Les sillons supé¬
rieurs sont plus ou moins anastomosés. Le long du bourrelet marginal on
remarque de nombreuses impressions virguliformes débutant un peu au-
dessous des yeux et allant presque jusque dans la portion la plus inférieure
des lobes. Partie supérieure avec impressions débordant sur la surface
même des lobes.
Gonopodes.
Feuillets postérieurs (fig. 125) étroits à la base et largement épanouis
en feuillet allongé, divergents, terminés en pointe longue recourbée vers
l’arrière et à la base de laquelle se place une saillie dentiforme. Surface
plate sans trace de bourrelet et de dépression comme chez le type. On
peut constater l’absence du lobe latéral proximal qui est à peine souligné
par une sinuosité du bord externe.
Epine fémorale (fe) flagelliforme et longue (fig. 126).
Cette nouvelle sous-espèce diffère du type par les caractères suivants :
T. confusus (Att.)
~~ Angle postérieur du lobe collaire droit.
4 sillons.
Feuillet postérieur à face orale déprimée
en cuillère. Un fort étranglement dans le
milieu, créant un lobe arrondi proximal
dont le bord latéral est épaissi en bour¬
relet.
~~ Epine fémorale épaisse et courte à base
très large, aussi large que le télopodite.
T. c. tenuispinus n. subsp.
— Angle postérieur du lobe collaire récur¬
rent.
— 6 à 8 sillons et des impressions virguli¬
formes près du bourrelet marginal.
— Feuillet postérieur à face orale en palette
sans bourrelet latéral sensible, ni dépres¬
sion en cuillère, ni étranglement à mi-
hauteur.
— Epine fémorale flagelliforme et longue.
Source : MNHN, Paris
116
I. DEMANGE
Tyropisthus luxuriosus (Silvestri, 1895)
(Thyropygus luxuriosus Silvestri, 1895).
Musée de Washington.
Sumatra. Pulonias. 24-III-1903. Dr Abbott Coll. 1 <? 62 segments.
Couleur, dans l’alcool, brunâtre annelé de roux. Pattes concolores.
Tête brillante et lisse à sillon occipital profond. Labre profondément
échancré avec 3 grosses dents arrondies dépassant la cavité, à pointes au
même niveau. Champs ocellaires composés de 50-52 ocelles disposés en
7 rangées (12, 11, 10, 8, 6, 4, 1 — 13, 11, 9, 7, 6, 3, 1). 5 fossettes pilifères.
Antennes courtes atteignant le milieu du 2® segment. Stipes mandi-
bulaires à bord antérieur un peu échancré en cercle. Une bosse moyenne à
l’arête inférieure.
Collum brillant et lisse à lobes subrectangulaires. Angle antérieur du
lobe droit, angle postérieur légèrement récurrent. Bourrelet marginal
régulier, de même largeur tout le long du bord.
Prozonites rugueux, vermiculés dans le tiers postérieur. Reste de la
surface avec nombreuses lignes circulaires en relief très prononcées au
nombre d’une dizaine et de petites perles le long de leur parcours.
Métazonites très irréguliers fortement vermiculés, surtout au contact
de la suture. Sillons longitudinaux en replis, au nombre d’une quinzaine
environ, de plus en plus fins au fur et à mesure de leur remontée le long
des flancs, n’atteignant pas le pore qui est gros et situé tout contre la
suture. Suture profonde fortement déviée au niveau du pore.
Cavité stigmatique très allongée atteignant et dépassant le bord
distal du 2 e article basal.
Dernier segment rugueux densément ponctué avec un appendice
caudal court, légèrement recourbé vers le haut. Une forte dépression
transversale à la naissance de l’appendice. Valves densément ponctuées,
un peu amincies au bord marginal. Un pore sur la valve gauche. Sternite
triangulaire complètement libre.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles
de la 5 e paire de pattes à la dernière. Sternites lisses.
Gonopodes à sternite en triangle très allongé et étroit souvent ridé.
Feuillet coxal postérieur long et mince (fig. 132) épanoui seulement
jusqu’à la moitié environ, puis brusquement transformé en un long fla-
gelle pointu recourbé vers l’intérieur. Les deux feuillets homologues ont,
en quelque sorte, la forme d’une faucille. Bord interne, au niveau de sa
brusque transformation en pointe, taillé en angle aigu. L’angle est
constitué de deux parties superposées dont la supérieure appartient au
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAE
117
Thyropisthus luxuriosus de Pulonias : Fio. 132. Gonopodes, face antérieure. — Fio. 133.
Télopoditc. — Fio. 134. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
118
J.-M. DEMANGE
feuillet coxal postérieur. La partie inférieure est le bord interne de la
gaine coxale au niveau de la fusion des deux feuillets. C’est le lambeau
supérieur qui se détache en pointe mousse et se rabat sur le feuillet
coxal antérieur.
Feuillet coxal antérieur bas et développé en largeur. Angle latéral
externe saillant et globuleux. Bord du feuillet coxal débutant latéralement
et remontant en écharpe jusqu’au feuillet précédent, sans excroissance
d’aucune sorte.
Télopodite volumineux et épais développant une gibbosité transver¬
sale dès sa sortie de la gaine (fig. 133 et 134). A la partie supérieure de
cette gibbosité, au sommet interne, une longue épine fémorale recourbée
vers le haut ; à sa base, face antérieure, une seconde épine plus trapue et
plus courte, denticulaire, développée transversalement vers le bord latéral
externe. Au-delà de la gibbosité, après un étranglement sensible, le
membre, tordu en hélice, se creuse en une première gouttière dont le bord
externe reste épaissi et se transforme, à l’extrémité, en une petite plage
semi-circulaire portant les épines. Le bord latéral externe demeure épais
et gibbeux, dans sa partie proximale et, à ce niveau, insérée sur la gibbo¬
sité elle-même, naît une fine lamelle étroite qui souligne le bord de la
gouttière et s’épanouit en une large lamelle allongée à la face inférieure
de laquelle s’insère l’extrémité distale hyaline, considérablement amincie
de la gouttière. L’ensemble de cette différenciation lamellaire est l’équi¬
valent de celle des Thyropisthus mais ici le processus en feuillet est
séparé de l'épanouissement distal portant les épines et se situe, à côté
de lui, un peu en retrait.
On remarque, à la face opposée, une seconde gouttière constituée
d’une part d’un feuillet étroit, concave et d’autre part de l’épaissis¬
sement du à la formation de la gouttière précédente, épaississement
conduisant la rainure séminale.
Thyropisthus malayicus (Verhoeff, 1938)
(Thyropygus malayicus Verhoeff, 1938.)
British Muséum.
Sumatra ? ? ? ? ? ? «? 61, 61, î immature 60/1
segments.
— ? ? ? ? ? ? (J 64, 64, 63, plus 2 exemplaires ?
segments.
Musée de Leyde.
Sumatra. Fandjong Morawa. 3 61, 62 segments.
— R. v. Prehn Wiese. Gedong Djohore. Deli Sumatra. 29.XII. 1904.
Pat. n° 9. (J 62, 63 segments.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
119
Muséum Paris.
Sumatra. Luc. Rochet, 1880 rev. Badaguet. 3 62 segments.
— Brucke. 200 — 80. 62 segments.
Musée de Washington.
Sumatra. Deli Sumatra. Dr. de Bussy donnor Zool. Mus. Amster¬
dam. 3 72 ? segments.
Coloration châtain foncé, annelé de marron foncé presque noir.
Prozonites marron olivâtre. Métazonites olivâtres, marron à bord posté¬
rieur souligné par une bande brun-rougeâtre. Tête marron-rouge. Pointe
de l’appendice caudal et bord des valves concolores. Antennes et pattes
fauve foncé.
Tête brillante avec nettes ponctuations espacées. Portion occipitale
plus rugueuse et nettement striée longitudinalement en avant du sillon
transversal. Sillon occipital profond et court. Labre à peine échancré
avec trois grosses dents libres dans la concavité. 5 fossettes prélabiales.
3 grosses médianes, 2 plus faibles plantées plus bas. Ocelles bombés, en un
champ subrectangulaire, ordonnés en rangées. 12, 11, 9, 8, 6, 4, 2 — 12, 11,
9, 8, 5, 3, 1 ; 14, 12, 10, 8, 6, 5, 4, 3 — 13, 13, 10, 9, 6, 5, 4, 3. Antennes
ramassées atteignant à peine le bord postérieur du collum. Stipes mandi-
bulaires à angle inférieur arrondi et épanoui en bosse épaisse.
Collum brillant et lisse à lobes latéraux subrectangulaires. Bord
antérieur des lobes légèrement rejeté et en angle obtus. Bord postérieur
â angle nettement et fortement saillant en arrière. Bourrelet marginal
étroit. Surface des lobes parcourue de 3 à 4 fortes impressions situées
dans l’angle postérieur et avec de nombreux plis irréguliers au bord
postérieur et bien au-dessus de l’angle.
Prozonites avec peu nombreuses lignes circulaires en relief occupant
la moitié de la surface (une dizaine environ) avec de nombreuses petites
perles distribuées tout le long. Sillons les plus postérieurs interrompus,
fragmentaires. Reste de la surface sans particularité.
Cavité stigmatique très longue, large et profonde atteignant ou dépas¬
sant latéralement le bord postérieur du 3 e article proximal des pattes.
Métazonites brillants, à fines ponctuations espacées. Sillons longitu¬
dinaux très espacés et peu nombreux (10 ou 12 environ) complets. Der¬
niers sillons, les plus supérieurs interrompus et atteignant au pore. Suture
transversale très nette avec de petites saillies unciformes longitudinales
s'étendant presque jusque sur le dos. Déviation à peine sensible au niveau
des pores qui sont gros et situés contre la suture.
Segment anal et valves lisses et brillants avec un appendice caudal
épais et court, droit. A sa base le segment est brusquement atténué. Des
plis latéraux seulement à la base de l’appendice.
Source : MNHN, Paris
120
J.-M. DEMANGE
Valves globuleuses, brusquement amincies sur le bord, déprimées et
relevées en bourrelet marginal volumineux. Dépression se continuant
au-dessus et au-dessous des valves et soulignée par de fins bourrelets.
Sternite en angle obtus à axe longitudinal soulevé en carène et complè¬
tement soudé au segment. Latéralement on remarque des traces de
séparation sous forme de fines impressions courtes.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles
de la 3® paire de pattes à la dernière. 2 e paire de pattes avec sole seule¬
ment à l’avant-dernier article. Sternite lisse.
Gonopodes ramassés, avec sternite grand, en triangle large et à
pointe aiguë. Surface striée longitudinalement.
Feuillet postérieur à base étroite puis brusquement élargi dansle
milieu en palette dont la surface est profondémentridée. Sommet arrondi
avec une encoche ronde produisant une denticulation en crochet dont la
pointe se dirige face interne (fig. 135).
Feuillet antérieur débutant latéralement, face antérieure, par une
pièce importante creusée d’une large gorge délimitant une bosse latérale
peu élevée. Face postérieure, le feuillet est trapu et court surmonté d’une
gibbosité pointue. A sa jonction avec le feuillet précédent se place une
large excroissance denticulaire (e) (fig. 136) située juste à l'orifice de la
gaine coxale. Surface latérale externe profondément sillonnée.
Télopodite ramassé et complexe (fig. 137 et 138). A sa sortie de la
gaine coxale l’organe est remarquablement épaissi par une gibbosité
subrectangulaire surmontée d’un large lobe en demi-lune portant deux
longues épines latérales interne et externe donnant à cette pièce l'allure
d’un fer de pioche. Au delà de ce processus le membre est marqué d’un
étranglement limitant la portion fémorale. Tibiotarse constitué par un
feuillet à bords épais enroulés en gouttière et tordus en hélice distalement.
Bord latéral externe creusé d'un large sillon divisant l’arête en deux
feuillets amincis. Epine tibiale longue et épaisse, prenant naissance face
interne, à l’opposé de la concavité de la première gouttière. Extrémité
distale à feuillet plus mince et fragile portant, face postérieure, l’embou¬
chure du canal séminal bordée d’une rangée d’une dizaine d’épines
classiques.
Au cours de la description des gonopodes de cette espèce, K. W.
Verhoeff écrit en ce qui concerne la saillie (a) (fig. 137 et 138) « nach
grundwârts in einen Zann varspringt ». Ceci est inexact, il ne s’agit que
d’une illusion produite par la pliure du feuillet accessoire s’enroulant
autour du membre principal.
Cette espèce a un second intérêt qui est de constituer un lien entre le
sous-genre Thyropislhus (s.s.) et le nouveau sous-genre Duplopisthus. Le
télopodite ne possède pas à proprement parler de feuillet accessoire, a
moins que l'on considère (a) comme celui-ci, et n’est pas non plus divise
distalement en deux branches.
Malayicus est très proche de acuminatus Silv. Les dessins publiés
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
121
Thyropisthus malayicus de Sumatra : Fia. 135. Gonopodes, face antérieure. — Fia. 136.
Gonopodes, face postérieure. — Fia. 137 et 138. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
122
J.-M. DEMANGE
par F. Silvestri sont malheureusement schématisés et montrent une
forte échancrure distale au télopodite séparant nettement celui-ci en
deux parties. Sans cette différence l’espèce de K. W. Verhoeff serait
synonyme de acuminalus.
Nous les considérons donc, jusqu’à nouvel ordre, comme deux espèces
distinctes bien que nous nous demandons si la schématisation du télo¬
podite d ’acuminalus n’a pas fait commettre une erreur à l’auteur en le
représentant parfaitement divisé.
Thyropisthus cuisinieri (Cari, 1917)
(Thyropygus cuisinieri Cari, 1917 ; Attems, 1936, 1938).
Muséum Paris.
Vif.t Nam : Saigon ; Bung Bingh. 6. III. 1923. Debeaupuis coll.
1 (J 64 segments.
Gonopodes.
Feuillet coxal postérieur étroit à la base puis brusquement élargi en
palette subrectangulaire (fig. 139) un peu au-dessus de la pointe du ster-
nite. Le long de celui-ci le feuillet est soulevé en bourrelet s’amincissant
progressivement pour disparaître dans la surfkce de la palette. Latéra¬
lement on remarque une large excroissance saillant horizontalement et
qui correspond à une différenciation du bord latéro-externe du feuillet.
Sommet armé de deux longues pointes aiguës dont l'interne se développe
verticalement tandis que l’externe se recourbe en crochet.
Surface déprimée longitudinalement et transversalement près du
sommet et labourée de larges sillons longitudinaux.
Thyropisthus cuisinieri (Carlj foliaceus nov. subsp.
Musée de Washington.
Thaii.and. Ugon. 23. III. 1929. H. M. Smith leg. 1 <j 60 segments.
Holotype.
La nouvelle sous-espèce se distingue du type par la forme de l’extré¬
mité du télopodite. Tandis que cette extrémité présente, chez le type, un
appendice mince et crochu, chez foliaceus celui-ci est foliacé, long et plan
(Hg. 141).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
123
Thyropisthus cuisinieri de Bung-Bingh : Fig. 139. Gonopode, face antérieure.
Thyropisthus cuisinieri /oliaceus nov. subsp. : Fig. 140. Sommet du feuillet coxal postérieur.
— Fio. 141. Extrémité du télopodite.
Source : MNHN, Paris
124
J.-M. DEMANGE
Le sommet du feuillet coxal postérieur est armé de deux excroissances
épineuses recourbées sur le bord interne, de longueurs à peu près égales, à
bords réguliers (fig. 140). Chez le type ces excroissances sont beaucoup
moins régulières.
Thyropisthus cuisinieri (Cari) carli (Attems, 1938)
(Thyropygus cuisinieri carli, Attems, 1938; Thyropisthus cuisinieri
carli, Attems, 1942).
Muséum Paris.
Cochinchine. Cap. St. Jacques. C.se Modert 1906.
S 64, 64 segments.
9 62 segments.
Indochine. Nhatrang. Mission Kempf. Août 1912.
<J 59, 61 segements.
9 62 segments.
Siam. Bachien (mai), Pavie. 3014-86.
<? 60, 60, 62, 64, 64 segments.
9 60, 61, 61 segments.
Coloration châtain foncé annelé de marron-gris clair à fauve-jaune.
Segments antérieurs du corps brun foncé. Tète à zone clypéale fauve-
jaune. Segment terminal fauve-jaune à part la queue et les valves qui
sont marron-rouge. Antennes marron-rouge à fauve-jaune. Pattes
châtain foncé à fauve-jaune.
Male.
Tête brillante, légèrement ponctuée. Sillon occipital bien imprimé.
Champs ocellaires en amande. Ocelles aplatis mais distincts. 11, 10, 10.
9, 6, 5, 3 — 10, 11, 9, 6, 5, 4, 1 —12, 11, 10, 10, 9, 7, 6, 4, 3 — 11 11, 10,9,
7, 6, 4, 3, 1. Ocelles des rangées inférieures petits, à peine visibles. An¬
tennes allongées, atteignant le bord du 3 e segment ou 2 e segment. Labre
avec 3 grosses dents émoussées. 6 fossettes prélabiales. Stipes gros, à sur¬
face rugueuse. Bord antérieur à deux pointes dont l’inférieure est peu
individualisée restant confondue avec une forte bosse le long du bord
inférieur.
Collum brillant très légèrement ponctué. Lobes latéraux larges et
subrectangulaires. Bord antérieur droit, largement bordé par un sillon
prenant naissance au niveau des yeux et éloigné du bord. Angle antérieur
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAE
125
droit. Angle postérieur aigu et légèrement récurrent. Pas de sillon très net
sur la surface mais 3 amorces de ceux-ci le long du bord postérieur et
quelques rides à mi-hauteur.
Septième segment à bord antérieur fortement soulevé et paraissant,
de profil, conique ventralement.
Prozonites légèrement griffés, à surface occupée entièrement par de
fines lignes circulaires en relief semées régulièrement de petites perles.
Dans la partie postérieure ce sont de fins sillons sans perles, obliques sur
les flancs. Ventralement les lignes en relief s’inclinent vers les cavités
stigmatiques où elles aboutissent et ne vont pas directement jusqu’au
sternite.
Métazonites brillants et à peine ponctués. Sillons longitudinaux peu
nombreux, complets sous le ventre, très écourtés au-dessus mais les
derniers très éloignés du pore.
Pores gros, éloignés de la suture qui est légèrement déviée à son niveau,
profonde, avec de loin en loin de petits reliefs en perles ou en tirets.
Cavité stigmatique large et courte n’atteignant pas de bord du 2 e seg¬
ment du télopodite des pattes ambulatoires.
Segment anal mat, finement et densément ponctué, prolongé par un
appendice caudal épais et court ne dépassant pas la plus grande longueur
des valves. Pointe émoussée et redressée vers le haut. Base plissée, laté¬
ralement ridée au bord du segment. Valves bombées, légèrement amincies
au bord sans bourrelet. Sternite séparé du segment par un profond et fin
sillon.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles
de la 3 e paire de pattes à la dernière. Sternite en triangle très allongé
et à surface finement striée.
Gonopodes.
Feuillet coxal postérieur étroit à la base, longeant le côté du sternite
puis s’évasant latéralement très largement (fig. 142 et 148). Bord anté¬
rieur profondément échancré en demi-cercle poussant de chaque côté des
épines allongées. Bord interne, au sommet, légèrement divergent et
déprimé en anse donnant ainsi à cette zone un aspect feuillé à deux
pointes. Sommet aminci en feuille. Arête latérale externe épaissie et
portant face postéro-latérale une très grosse languette (1) épaissie laté¬
ralement et s’épanouissant obliquement vers le haut.
Feuillet antérieur prenant naissance face orale par un lobe latéral de
grande surface dont l’angle latéral externe est prolongé par une forte
bosse conique. A son passage de la face orale à la face caudale, le bord du
feuillet s’élève progressivement constituant ainsi la lèvre postérieure de
l’orifice de la gaine coxale et va à la rencontre du bord opposé. Face pos¬
térieure se développe à l’extrémité une importante différenciation (d)
très volumineuse, constituée par une bosse latérale en balcon (b) sur¬
montée d’une saillie épaisse et allongée à section semi-circulaire et de
direction interne-externe, recourbée légèrement vers le bas, suivant en
Source : MNHN, Paris
126
J.-M. DEMANGE
ÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
127
quelque sorte l’inclinaison du bord interne et rejoignant le bord externe
du feuillet. En arrière de l’appendice distal la jonction entre les deux
feuillets coxaux est établie par une lame médiane relativement mince.
Télopodite (fig. 149) à base hélicoïdale, considérablement élargi en
lame épaisse au niveau de la grande courbure qui est en angle droit.
Au-dessus de celle-ci on remarque une épaisse excroissance (p) allongée,
noduleuse dans la direction distale et poussant, en avant, une forte épine
fémorale (f) recourbée vers le bas et légèrement inclinée vers la grande
courbure.
Le reste du télopodite est très épais et court ; on remarque, peu après
la courbure, l’ébauche d’une dépression longitudinale ayant l’aspect d’une
courte gouttière. Le premier feuillet de cette gouttière, mince, montre un
fort talon auquel fait suite une épine tibiale (ti) de développement
considérable, recourbée vers le haut, ainsi qu’un appendice sinueux et
vaguement en hélice (a) à extrémité distale droite, à bords latéraux
lamellaires et à base très large. Le second feuillet de la gouttière est
151
Thyronislhus cuisinieri carli du Siam : Fig. 148. Gonopodcs, vus de profil externe.
—Fig. 149. Télopodite. — Fig. 150. 3' paire de pattes. — Fig. 151. Invagination apo-
déinatique.
Source : MNHN, Paris
128
J.-M. DEMANGE
épais et arrondi, avec une petite bosse, disparaissant sous le premier
feuillet tout en s’amincissant et ébauchant un mouvement d’enroulement
pour se terminer par une large plage en hélice. L’arête distale de cette
plage est creusée d’une gorge profonde qui est l’orifice de la rainure
séminale et porte une rangée de 6 à 8 épines classiques. De l’axe médian,
s’élève une lamelle hyaline se partageant en deux parties, l’une rejoignant
l’épanouissement du bord de l’appendice hélicoïdal, l’autre se perdant
dans la surface de la plage distale dont l’angle opposé à l’orifice séminal
est lobiforme.
Femelle.
Antennes plus courtes ne dépassant pas le bord postérieur du collum.
Stipes mandibulaires sans lobes sous l’angle postérieur, avec bord anté¬
rieur à deux pointes.
Lobes latéraux du collum plus étroits. Bord antérieur incliné vers
l’arrière, obliquement, un peu échancré dans le milieu des lobes. Bourrelet
marginal plus étroit. Trois sillons assez nets.
Ocelles 12, 11, 10, 9, 7, 6, 4, 2.
Pas de plis à la base de l’appendice caudal. Sillon délimitant le ster-
nite plus mince, sommet de celui-ci plus arrondi.
Hanches de la 2 e paire de pattes (fig. 143) à bords subparallèles,
courtes. Expansions latérales du sternite fortement concaves vers
l’avant et courtes, rapidement rabattues. Bord antérieur soulevé en
pointe triangulaire élevée, découpé de grosses denticulations. Bord infe¬
rieur découpé par une échancrure ronde. Tabliers (T) en pointe aigu^>
spiniformes. Poches trachéennes (u) longues et minces.
Hanches de la 3 e paire de pattes (fig. 144 et 150) claviformes. Sternite
bas, à bord inférieur échancré en rectangle avec épanouissements laté¬
raux arrondis. Bords latéraux sinueux et verticaux. Sclérites interca¬
laires (sc) volumineux et de forme trapézoïdale.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes. Au centre
de chacune d’elles fait saillie l’orifice de l’invagination vulvaire, compri¬
mée antéro-postérieurement élevé et fortement sclérifié et pourvu d’une
duplicature en parement volumineuse en bonnet face postérieure, à sur¬
face parsemée de petites denticulations nettes. Face antérieure, la dupb-
cature en parement est représentée (?) par une sclérification en écussons-
invaginations (fig. 145) peu profondes et peu arquées présentant face
postérieure une boursouflure en besace (b) correspondant à une sailhe
de même forme de l’un des manchons.
Cavité de l’invagination complètement occupée par deux manchons
(m) de fort volume dont l’externe est gonflé par un important renflement.
Vulve (V) relativement volumineuse. Opercule de même type que la
plupart des Harpagophoridae, ogival et de même taille que les valves.
Valves subpyramidales. Apodème (fig. 151) court avec de nombreux
diverticules (12 à 14 environ) courts et épais en deux rangées de part et
d’autre de l’apodème.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
129
Thyropisthus bowringi (Pocock, 1892)
{Thyropisthus polyodontus Atteins, 1942 ; Spirostreptus bowvringii
Pocok, 1892 ; Démangé, 1960).
Musée de Washington.
Thailand. Bangkok. (Siam) 1. 1. 1927. Hugh M Smith. 3 57 segments.
British Muséum.
Siam. Bangkok. S. S. Flower. 1897. 9, 7. 46-47. <? 60, <? 61 segments.
Muséum Paris.
Siam. Bangkok. Bocourt. 327-62, 3 60 segments.
? ? Sumatra. Beauvais. 2321-85. 3 40, 56, 59 segments, ç 58
Musée de Washington.
Siam. Bangkok. 1. I. 1927. Hugh M. Smith. <? 57 segments.
Coloration fauve annelé de marron foncé ou de gris-bleuté (dans
•’alcool). Partie antérieure du corps fauve plus clair à annelures moins
distinctes et confondues avec la coloration générale. Tête fauve-rouge.
Dernier segment fauve-jaune. Pattes et antennes fauve-rouge.
Male.
Tête brillante et lisse avec de très légères ponctuations espacées.
Surface prélabiale profondément ridée longitudinalement. Sillon occi¬
pital court et fin. Ocelles disposés en champ subtriangulaire 12, 11, 11, 9, 8
6, 4. — 10,10, 8, 6, 4, 1 ; 12, 11, 10, 10, 8, 6, 4, 1 — 12, 11, 11, 10, 8, 6,
4; 12, 11, 11, 9, 7, 6, 4, 2. Antennes minces atteignant presque le bord
postérieur du 2 e segment. Stipes mandibulaires à surface à peine rugueuse
Seul l’angle inférieur du bord antérieur est saillant. Arête inférieure avec
on lobe de moyenne importance. Labre un peu échancré avec 3 dents
dont la médiane est grosse et libre. 8 fossettes prélabiales régulièrement
disposées.
Collum lisse et brillant à lobes latéraux subrectangulaires. Bord anté¬
rieur presque droit à angle inférieur droit. Bord postérieur à peine sinueux
à angle inférieur non saillant. Un fort bourrelet marginal débutant au
biveau des yeux et éloigné du bord du collum. 4 à 5 sillons sur la surface,
assez vagues, plutôt des impressions irrégulières que des sillons nets,
situés près du bord postérieur, plus quelques rides irrégulières.
Prozonites, avec fines lignes circulaires, semées de petites perles.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIII. 9
Source : MNHN, Paris
130
J.-M. DEMANGE
Thyropislhus bowringi de Sumatra : Fig. 152. Gonopodes, face antérieure — Fio. J 53.
•ri , , , ' 0p0 ,'. eS ' fae , e . p0S A é I ,e “ r «' — P? 0 ; 154 Gonopodes, profil externe. - Fio. 155 et 156.
Télopodite. — Fio. 157. Extrémité du télopodite.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
131
plus ou moins anastomosées puis insensiblement, ces lignes se soudent
entre elles pour former une véritable réticulation dans la portion posté¬
rieure du segment.
Cavité stigmatique profonde et large dépassant le bord postérieur du
2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Métazonites brillants et fortement ponctués, surtout sur le dos. Sil¬
lons longitudinaux fins et écartés les uns des autres, peu nombreux,
complets jusqu’à la moitié des flancs. Sillons supérieurs interrompus et
réduits à des stries insignifiantes près du pore qui est gros et un peu
éloigné de la suture.
Suture profonde, fortement déviée au niveau du pore.
Segment terminal finement, densément ponctué-striolé. Bord posté¬
rieur en angle aigu dont le sommet est prolongé par un appendice mi¬
nuscule, tronconique, à surface ponctuée ; base légèrement ridée transver¬
salement. Valves aplaties et amincies au bord qui est très légèrement
soulevé en bourrelet. Sternite en angle obtus, séparé du segment par un
sillon profond entièrement libre.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avants-derniers articles,
de la 3 e paire de pattes à la dernière. Sternite grand, en triangle isocèle, à
surface légèrement striée longitudinalement.
Gonopodes. (Fig. 152 à 158).
Femelle.
Stipes mandibulaires avec deux denticulations au bord antérieur.
Denticulation antérieure beaucoup plus développée que l’inférieure.
Antennes plus ramassées que chez le <J.
Ocelles 12, 11, 10, 9, 9, 6, 3 — 12, 11, 10, 9, 7, 4, 3.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Hanches de la 2 e paire de pattes (fig. 159), trapues à prolongements
latéraux larges, fortement convexes face postérieure. Portion érigée
courte et trapue, profondément encastrée dans les prolongements laté¬
raux et séparée de ceux-ci, latéralement, par une profonde entaille. Bord
antérieur des prolongements arrondi, à angle postérieur carré. Tabliers (t)
considérablement développés et fortement bombés face antérieure,
pourvues, à l’extrémité, d’une saillie allongée oblique délimitée par un
sillon à la partie supérieure, la portion inférieure étant le bord latéral des
tabliers. Sternite en simple bandeau horizontal reliant les poches tra¬
chéennes entre elles. Pas de sclérites intercalaires.
Hanches de la 3 e paire de pattes (fig. 160) de forme habituelle, étran¬
glées à la base et évasées au sommet. Sternite en bandeau bas, dilaté
latéralement. Bord distal rectiligne, pourvu dans le milieu d’une saillie
pointue, puis brusquement redressé obliquement formant des bosses
subrectangulaires encadrant les hanches. Bord postérieur renflé latéra¬
lement en demi-cercle. Sclérites intercalaires indépendants, subtrapézi-
îormes.
Source : MNHN, Paris
132
J.-M. DEMANGE
iZ r A%îuT n : £ , ,5?- 2 ! aa ; iml ! é *■ p»“- r
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
133
Vestibule vulvaire réduit, à dépressions latérales profondes. Au centre
de chacune d’elles fait saillie l’orifice de l’invagination (b) peu comprimé
antéro-postérieurement ou tout au moins seulement au sommet. Invagi¬
nations peu profondes et non arquées. Duplicature en parement (d) de
très grande surface, fortement bombée, courbée en arc de cercle et plon¬
geant profondément dans le segment et dont la pointe distale atteint
presque le fond de l’invagination vulvaire. La pièce entière enveloppe
cette invagination couvrant toute la face postérieure. Portion supérieure
à bord rectiligne pourvu d’une saillie anguleuse, côté externe, étroitement
appliquée à la saillie de l’orifice. Surface couverte de granules épaisses
et irrégulières.
Saillie de l’orifice de l’invagination (b) (fig. 161, 162, 163 et 164) en
angle arrondi dans la portion interne. A sa base on remarque une scléri-
fication (s) particulièrement volumineuse, beaucoup plus longue que
large, vaguement en palette, à surface déprimée longitudinalement. Sa
pointe extrême atteint et même dépasse le fond de l’invagination vulvaire
couvrant ainsi toute la face antérieure de celle-ci. La position de ces dif¬
férentes pièces constitue donc une robuste carapace protectrice antérieure,
postérieure, latérale externe. Seule la face latérale interne reste à décou¬
vert montrant la vulve à travers le sac vulvaire.
Lorsque l’on fend l’invagination, on met à découvert les classiques
manchons profondément plissés et une saillie infra-duplicaturale logée
dans la concavité distale de la duplicature et dont la surface est plissée.
Vulve petite à opercule beaucoup plus volumineux que les valves qui
sont de faible dimension, triangulaires et à peine élargies à la base. Gout¬
tière apodématique (fig. 165) longue et peu profonde, courbée en crosse à
l’extrémité. Diverticules courts, globuleux, parfois dichotomisés près de
•a crosse, nombreux (une quinzaine), irrégulièrement disposés le long de
la gouttière.
Thyropisthus ligulus nov. sp.
British Muséum.
Siam. Dong Phya Fai. 700’. 22. XI, 97. S. S. Flower 375.
1898. 4-5. 45-47. <J 70 seg. Holotype. <? 70 seg. Paratype.
ç 69 seg. Allotype.
Musée de Washington.
Siam. Ubon 23. III. 29. Hugh M. Smith U S N M 107725 66 seg.
Source : MNHN, Paris
134
J.-M. DEMANGE
Male.
Couleur, dans l’alcool, brunâtre annelé de fauve-brunâtre et café au
lait clair, plus ou moins marbré. Flancs, sous les pores, plus orangés tandis
que le dos tire sur le brunâtre. Tête et segment terminal fauve orangé.
Antennes et pattes de même couleur.
Tête brillante, fortement ponctuée, plus particulièrement sur le vertex
aux environs du sillon occipital. Zone prélabiale plus fortement ponctuée.
Labre fortement échancré avec une seule grosse dent émoussée dans la
concavité. 6 fossettes pilifères. Ocelles en champ subtriangulaires, en
7 rangées : 12, 11, 11, 9, 8, 7, 3 — 13, 12, 11, 9, 7, 6, 1. Antennes ne dépas¬
sant pas le bord postérieur du deuxième segment. Stipes mandibulaires
avec une grosse boursouflure sur la face inférieure.
Collum mat, densément ponctué. Lobes étroits à angle antérieur
arrondi et obtus. 3 à 4 plis accusés et courts près du bord postérieur.
Prozonites dans les deux tiers antérieurs occupés par de fines stries
circulaires parsemées de petites perles en relief. Tiers restant avec de
profondes strioles longitudinales.
Cavité stigmatique en triangle allongé dépassant à peine le bord du
2 e segment proximal des pattes ambulatoires.
Métazonites densément striolés-ponctués. Sillons longitudinaux fins
et espacés n’atteignant pas au pore. Derniers sillons incomplets. Au-des¬
sus du pore, à partir de la suture, quelques sillons très courts. Pore gros,
situé près de la suture qui est déviée à son niveau. Suture fine mais bien
visible.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Dernier segment finement striolé-ponctué avec un long processus
caudal cylindrique recourbé en crochet vers le haut. A sa base on remarque
un profond sillon transversal suivi, latéralement, par de petits plis-
Valves anales peu bombées à surface plus densément striolée-ponctuée
que le segment. Bord marginal aminci sans bourrelet net. Un pore près du
bord marginal situé dans le milieu, sur chaque valve. Sternite triangulaire
épais à surface bombée complètement séparé du segment.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3° paire de pattes à la
dernière.
Gonopodes avec large sternite triangulaire, à surface striée.
Feuillet coxal postérieur (fig. 166) avec un large et haut bourrelet à la
base accompagnant les bords du sternite. A partir de ces bourrelets qui
dominent le feuillet coxal, la hanche s’étale en lamelle qui au sommet
prend la forme d’une vague tête d’oiseau. Portion interne vaguement en
pointe très arrondie. Face postérieure le bord supérieur est soulevé par
une lamelle longitudinale oblique épaisse à la base (fig. 167 et 170), en
feuille mince à l’extrémité, recourbée vers la pointe interne du coxite.
Feuillet coxal antérieur (fig. 170) bien développé peu élevé avec un
Source : MNHN, Paris
5 'n\\5"
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
135
Thyropisthus ligulus nov. sp. : Fio. 166. Gonopodes, face antérieure. — Fio. 167. Gonopode,
vu de profil externe. — Fio. 168. Télopodlte. — Fia. 169. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
136
J.-M. DEMANGE
large cône latéral peu volumineux. Bord de l’orifice de la gaine coxale
souligné par une profonde dépression depuis la face antérieure jusqu’à
son sommet face postérieure. Sa fusion avec le feuillet précédent est en
une épaisse lame latérale interne à bords sinueux et portant dans son
milieu environ une saillie en pointe transparente. Feuillet, face postérieure
à bords latéraux convergents soulevés en un large bourrelet qui au sommet
devient plus volumineux et se détache en un léger balcon.
Télopodite à forme générale semblable à induratus, resimus, punc-
tatus, quietus mais on remarque toutefois des différences de structure
importantes (fig. 168 et 169).
Thiropislhus ligulus nov. sp. : Fio. 170. Gonopode, face postérieure. — Fio. 171. Dupli-
cature et bourrelet.
L’épine fémorale est située face antérieure c’est-à-dire qu’elle est
visible de la face antérieure alors que chez les autres espèces elle est trans¬
versale et demeure cachée derrière le feuillet coxal postérieur. L’épine
est volumineuse et sa pointe se dirige vers la base du membre tout en
suivant celui-ci et s’appliquant étroitement à la branche montante. Le
bourrelet de la grande courbure est aplati. Epine tibiale, à sa naissance,
munie d’une lamelle transparente.
Reste du membre beaucoup plus lamellaire, particulièrement le bord
amorçant un mouvement hélicoïdal.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
137
Femelle.
Collum un peu plus étroit avec 5 à 6 plis courts.
Valves avec un pore sur chacune d’elles.
Processus du dernier segment comme chez le <j mais chez le seul
exemplaire étudié nous n’avons pas trouvé de pli transversal profond.
Organes génitaux comme chez induratus uncinatus dans son ensemble
mais la saillie de l’orifice de l’invagination ne porte pas de protubérance
denticulaire externe.
Duplicature en parement à sommet arrondi et à surface plus rugueuse
(fig. 171).
Sac vulvaire avec manchon impair fissuré seulement près de l’orifice
et de la vulve. Saillie infra-duplicaturale longue et volumineuse, au moins
autant que les manchons.
La nouvelle espèce s’intégre bien dans le groupe homogène d’espèces
comme bowringi, punctatus, quietus, resimus etc. On remarque chez
chacune de ces espèces un même plan général de construction du télo-
podite mais avec des variantes frappantes dans la forme de la gouttière
de l’extrémité examinée de profil. Toutefois la nouvelle espèce est bien
reconnaissable par ses feuillets coxaux postérieurs dont le sommet est
arrondi sans trace d’excroissance et la petite languette de la face posté¬
rieure de ce sommet.
Thyropisthus induratus (Att.) uncinatus nov. subsp.
British Muséum.
Siam. Kosichang. 28. VIII. 97. S. S. Flower. <J immature 76/1,
$ immature 72/1 segments.
Kosichang. 28. VIII. 97. S. S. Flower, 353. 1897. 12. 22. 92-96.
<? immature 70/1, <? 73 Holotype, $ 73 Allotype.
Male.
La nouvelle sous-espèce se distingue du type principalement par la
forme des gonopodes et le nombre plus grand de segments (73 au lieu de
61).
Chez le type le sommet du feuillet postérieur est en crochet à la base
duquel se place un lobe arrondi volumineux remplacé, chez uncinatus.
Par une denticulation plus ou moins acuminée (fig. 172).
Source : MNHN, Paris
138
J.-M. DEMANGE
”Wm*rïîïïS! " 0V ' *“ 1 “ p ' ; F '°- 17i Gonopodes, face antérieure. -
G , onopotle ' fa , ce postérieure. — Fio. 174. Extrémité du télopodite. — Fio. 175
nnitari?ln C i*o5^?Srtî? dC 3 a . rVC à 76/1 sc « ment *. — Fio- 176. Ebauches des gono
podes de la larve à 70/1 segments. — Fio. 117. Télopodite avec rainure.
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
139
D’autre part, la protubérance conique du feuillet coxal antérieur est
insignifiante chez la nouvelle forme alors quelle est volumineuse et élevée
chez le type. Bord supérieur interne des coxites sans échancrure et par
conséquent sommet du feuillet antérieur sans protubérance pointue
(«g. 173).
Extrémité du télopodite (fig. 174).
Femelle.
Collum à lobe beaucoup plus étroit que chez le <?. Bord antérieur
considérablement rejeté vers l’arrière et à peine sinueux.Large bourrelet
marginal. Deux profonds sillons près du bord postérieur et un sillon dans
le milieu situé beaucoup plus haut. Surface rugueuse, chagrinée-striolée.
Stipes mandibulaires à bord antérieur nettement échancré en rond
faisant saillir les deux angles qui sont aigus.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes. Au centre
de chacune d’elles la saillie de l’orifice de l’invagination est comprimée
antéro-postérieurement au sommet, considérablement renflée à la base.
Invaginations peu profondes et non arquées. Duplicature en parement
(d) vaguement triangulaire à surface considérablement rugueuse, por¬
tant en son centre une profonde dépression. Base très fortement bombée à
surface plus particulièrement couverte de grosses granulations et denti-
culations. Sommet très aminci (fig. 183).
Saillie de l’orifice de l’invagination (b) subtrapéziforme à arête supé¬
rieure descendant progressivement vers l’extérieur dont l’angle externe
est prolongé par une large denticulation. Surface rugueuse, ridée et profon¬
dément sillonnée. A l’angle inférieur on remarque, non soudée à la pièce
supérieure, une pièce volumineuse développée obliquement vers l’inté¬
rieur, d’abord étroite puis progressivement étalée en cuillère. Cette pièce
enveloppe une partie de la base de l’invagination vulvaire (fig. 182).
Lorsque l'on fend l’invagination, on met à découvert les classiques
manchons profondément plissés et une saillie infra-duplicaturale forte¬
ment plissée, petite, globuleuse. Remarquons qu’ici le manchon est
impair dans sa partie médiane. Seules les extrémités antérieure; près de
l’orifice et postérieure près de la vulve sont fissurées en deux parties.
Vulve petite par rapport à la masse des manchons, de forme générale
lenticulaire. Opercule en ogive, à face antérieure peu convexe. Valves
subpyramidales à sommet en pointe aiguë.
Invagination apodématique en crosse recourbée en angle droit avec
une vingtaine de diverticules dont 2 ou 3 possèdent un petit sac distal
(en règle générale diverticules simples).
Immatures.
Larve «î à 70/1 segments.
Chez cette larve le 7 e segment est fermé et les ébauches des deux
paires de membres sont abritées entièrement dans le sac gonopodial qui
Source : MNHN, Paris
140
J.-M. DEMANGE
est profond. Les ébauches sont indépendantes l’une de l’autre et du bord
du segment (fig. 176).
Ebauche du télopodite robuste, à peine arquée et surmontée d’une
sorte de gonflement globuleux. Surface plus ou moins ridée. La branche
proximale du fémur est soudée au reste du télopodite et forme une saillie
rectangulaire à laquelle adhère une poche trachéenne bien développée.
On remarque pourtant au niveau du fémur une forte dépression trans¬
versale oblique qui pourrait être une ébauche d’articulation ou de division.
Il en est de même dans le tiers apical où se rencontre un net sillon qui se
continue face postérieure où il est plus visible.
Rainure séminale (fig. 177) parfaitement visible face postérieure à
proximité du renflement distal avec lequel il se fond à la base et n’est plus
indiqué que par une vague traînée blanchâtre interrompue au sommet du
membre. Celui-ci est relié aux bourgeons coxaux par un pont de chitine
transparente.
Ebauches des hanches volumineuses occupant toute la face posté¬
rieure. Son bord supérieur est échancré en rond et saillant en lobe sub¬
rectangulaire côté latéral interne. Surface soulevée par une large bosse
située à la base (fig. 178).
Face antérieure creusée d’une gorge profonde dans laquelle se loge
le télopodite (fig. 179). Portion interne étroite, régulière, portion externe,
représentant la presque totalité du coxite, subpyramidale et volumi¬
neuse.
Sternite bien développé, indépendant et relié latéralement et au
sommet aux hanches comme chez l’adulte.
Nous n’avons pas trouvé de traces de la 9 e paire de pattes.
Larve <? à 76/1 segments.
Segment gonopodial complètement fermé et les bords soudés. Sac
gonopodial peu profond.
Ebauches complètement séparées l’une de l’autre (fig. 175).
Ebauche du télopodite très rudimentaire, courte et large mais bien
constituée. A la base, partie proximale du fémur arrondie et développée
latéralement. Poches trachéennes bien développées. Limites du fémur
indiquées par un large sillon. Dans le tiers apical un sillon au bord
latéral interne.
Rainure séminale entièrement absente.
Ebauche des hanches rondes avec une dépression subcirculaire en leur
centre dans laquelle vient se loger le télopodite lequel s’attache latéra¬
lement à elles. Face postérieure on remarque déjà la présence de la bosse
indiquée pour la larve précédente.
Sternite subtrapézoïdal, bien développé et percé de quelques gros
pores.
Paire de pattes 9 remarquablement développée (fig. 180). Télopodite de
6 articles et une grille identique à la patte ambulatoire normale mais
comprimée antéro-postérieurement. Nous avons trouvé ce membre
Source : MNHN, Paris
Thyropisthus induralus uncinatus nov. subsp. : Fia 178
larve à 70/1 segments. - F.o. 179. EbaSche du'gonoDode vue L fit ®“ nopo< î? s d . e „ ,a
I aire de pattes 9 de la larve à 70/1 segments. — Fig ixi Pnch<?t ^ e i S . US ‘ *' ,G ISO.
pode de I, ,„ ve s 76 „ « gmtnll . _ Fl0 . ,82 et ,, 3 , ' Ua plic«td!e et bo„m“t 80 ”'
Source : MNHN, Paris
142
J.-M. DEMANGE
Thyropisthus resimus (Atteins, 1938)
(Thyropygus resimus Attems, 1938 ; Thyropisthus resimus Attems, 1942).
Muséum Paris.
Siam. Angkor Vat. Coll. Brôlemann, 1902.
S 4 exemplaires
$ 3 exemplaires.
Individus en mauvais état dont tous les segments sont séparés et
impossible à rassembler.
Coloration marron-foncé annelé de châtain clair. Tête sombre.
Dernier segment marron foncé à fauve sombre. Pattes marron ou
annelées de marron-rouge. Segment terminal fauve-rouge.
Male.
Tête brillante à ponctuations profondes et espacées. Sillon occipital
très court, indistinct. Vertex striolé-ridé en avant du sillon transversal.
Labre à 3 dents fortes mais soudées entre elles. Surface prélabiale ridée
profondément. 5 fossettes prélabiales parmi les rides. Antennes élancées
atteignant le bord du 2 e segment. Stipes mandibulaires avec une large
protubérance face inférieure. Angle postérieur légèrement en crochet.
Surface vermiculée. Ocelles en champs triangulaires. 12, 12, 10, 10, 8, 6, 3
— 12, 12, 10, 9, 9, 6, 5, 2 — 12, 11, 11, 10, 7, 5, 4 — 11, 10, 10, 7, 7, 5, 2
Collum brillant, finement ponctué à lobes latéraux subrectangulaires.
Angle antérieur du lobe arrondi. Angle postérieur droit. 4 sillons très pro¬
fonds, écourtés et placés au bord postérieur. Sillon marginal profond.
Bourrelet sans particularité.
Prozonites réticulés, striolés-ponctués dans la moitié postérieure.
Nombreuses lignes circulaires en relief dans la portion antérieure, plus ou
moins anastomosées avec des petites perles régulièrement espacées tout le
long.
Cavité stigmatique courte et profonde n’atteignant pas le bord du
2 e article proximal du télopodite des pattes ambulatoires.
Métazonites brillants et finement striolés-ponctués au contact de la
suture. En arrière de la suture, finement ponctués. Sillons longitudinaux
fins et complets, très espacés les uns des autres. Sillon supérieur loin du
pore et parfois largement interrompu.
Suture profonde, légèrement sinueuse au niveau du pore qui est gros
et près de celle-ci. Des amorces de sillons longitudinaux en tirets jusque
sur le dos et à intervalles réguliers le long de la suture.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
143
Segment terminal finement rugueux à extrémité pourvue d’un appen¬
dice cylindrique long et pointu fortement redressé vers le haut. Base de
la courbure avec nettes rides transversales. Valves aplaties et amincies
au bord, sans bourrelet. Sternite triangulaire bombé et entièrement libre.
Soles sur les 2 avant-derniers articles proximaux des pattes ambula¬
toires de la 4 e paire à la dernière. La 3 e paire de pattes seulement avec
sole à l’avant-dernier article.
Gonopodes.
Sternite petit, triangulaire et sillonné longitudinalement.
Feuillet coxal postérieur à base étroite (fig. 185), un peu étranglé et
fortement élargi en palette longue. Sommet avec une pointe recourbée
vers la partie interne et un large lobe arrondi et saillant. Arête interne
amincie. Arête externe plus épaisse et pourvue face postérieure d’une
lame arrondie perpendiculaire au feuillet.
Feuillet antérieur large (fig. 184), poussant un appendice cylindrique
très élevé atteignant presque le sommet du feuillet postérieur (b). Face
postérieure, le bord supérieur du feuillet se développe de l’intérieur vers
l’extérieur tout en s’élevant à la rencontre du feuillet précédent. Sur son
parcours on remarque une petite bosse latérale (a).
Télopodite (fig. 186) à fémoroïde largement épaissi par une gibbosité
en haricot (e) rabattue horizontalement et poussant vers l’avant une
longue épine fémorale (f) grêle recourbée en crochet vers l’arrière et
placée dans le même plan que la gibbosité. Faisant suite à celle-ci et
après un net étranglement, le télopodite s’élargit en plage très allongée,
étroite, sinueuse, amorçant un mouvement hélicoïdal et poussant une
très longue épine tibiale (ti) mince et grêle courbée en crochet vers le
haut.
Extrémité distale de l’organe (fig. 187) arrondie et boursouflée, à bord
latéral interne lamellaire, rejoignant le bord d’une lamelle (1) arrondie
située sous la racine de l’épine tibiale. Le bord de cette lamelle secondaire,
après s’être enroulé, dessine quelques sinuosités avant de rencontrer la
plage distale ce qui donne une impression de mouvement hélicoïdal.
Face inférieure concave de l’extrémité du télopodite pourvue, à son
arête interne, d’une large feuille hyaline enroulée en papillotte (a). Bord
distal du télopodite avec 6 épines classiques environ.
Femelle.
Front avec grosses ponctuations. 4 fossettes pilifères prélabiales.
Région prélabiale plus fortement ridée-réticulée. Stipes avec deux
pointes aiguës et longues.
Lobes latéraux du collum plus étroits, en triangle.
Antennes ne dépassant pas ou peu le bord du collum.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Source : MNHN, Paris
144
J.-M. DEMANGE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
145
Hanches de la 2 e paire de pattes (fig. 188) larges et à bords subparal¬
lèles. Angle interne fortement saillant face antérieure. Epanouissements
latéraux concaves face antérieure et à bord antérieur peu arrondi, presque
horizontal, fortement irrégulier et s’abaissant progressivement. Tabliers
(T) en triangle large à pointe arrondie et fortement divergentes. Poches
trachéennes épaisses et courtes.
Troisième paire de pattes comme chez les autres espèces.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes. Au centre
Thyropistlius résiliais de Angkor vat : Fio. 190. Invagination vulvaire. — Fig. 191 et 192.
Duplicature et bourrelet.
de chacune d’elles la saillie de l’orifice de l’invagination est comprimée
antéro-postérieurement. Cette saillie (b) (fig. 191) grossièrement en
écusson entourée d’une chitine plissée et semi-transparente, présente à sa
base deux sclérifications ovales, de surface inégale et à bords irréguliers
(s) en rapport avec la duplicature. Duplicature postérieure en parement
(d) fortement bombée, amincie seulement sur le bord et de forme semi-
ronde. Entre ces deux pièces un pli très fort et large de chitine trans¬
lucide (ch) (fig. 192).
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 10
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
Invaginations peu profondes (fig. 190), constituées d’une chitine
opaque et coriace très épaisse, avec de nombreux plis.
Lorsque l’on fend longitudinalement le sac vulvaire on remarque*
sous la duplicature en parement, une large bosse (bp) fortement saillante
en besace, la « bosse de polichinelle ».
Manchons vulvaires (m) épais, occupant toute la cavité de l’invagi¬
nation. Un manchon lisse ou à peu près, l’autre profondément plissé.
Vulve petite par rapport à la masse des manchons, de forme générale
lenticulaire. Opercule en ogive à face antérieure peu convexe. Valves
subpyramidales, à sommets en pointe aigué. Apodème (fig. 189) assez
allongé recourbé en crosse. Diverticules nombreux (une vingtaine) et
allongés, en simple cul de sac, en deux rangées de part et d’autre de
l’invagination apodématique, en quinconce.
Thyropisthus quietus (Attems, 1938)
(Thyropygus quietus Attems, 1938. Thyropisthus quietus Attems, 1942).
Musée de Washington.
Kao Seming. 13, X, 1928. M. Krat. 1 <J, 57 segments.
Jusqu’ici cette espèce n’a pas été retrouvée et ceci n’est pas surpre¬
nant car la description et les dessins que publient C. Attems peuvent
prêter à confusion et laissent au déterminateur le choix entre punctatus
et quietus.
Si l’on compare ces deux espèces, d’après les textes et les figures mal¬
heureusement orientées de profil externe, nous pouvons les différencier
par les caractères suivants :
punctatus (Att.)
— Corps densément ponctué.
— Extrémité du coxite avec une lamelle
en forme de cuillère faiblement recourbée
vers l’intérieur à côté d’une deuxième
saillie courte. Latéralement une bosse
ronde.
quietus (Att.)
— Corps peu ponctué et ponctué-striolé
— Extrémité du coxite des gonopodes
avec une lamelle droite et une dent
pointue tout à côté (Ilg. 193 et 194).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
147
Thyropisthus quietus de Kao Seming : Fig. 193. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 194-
Gonopode profil externe.
C’est sur ces bases que, jusqu’à nouvel ordre, nous distinguerons les
deux formes qui pourraient, en fait, n’être qu’une espèce et une sous-
espèce.
En l’absence de matériel suffisant nous ne pouvons nous prononcer
quant à ce dernier point.
Thyropisthus immanis (Attems, 1903)
(Thyropygus immanis Attems, 1903 ; Thyropisthus immanis Attems,
1942).
Muséum Paris.
Java. Palabocan (E. Cordier). Csse de Béarn. 1909.
cî 60, 63, 63 segments,
ç 61 segments.
Source : MNHN, Paris
148
J.-M. DEMANGE
Coloration brun-rouge. Prozonites café au lait. Métazonites à bord
postérieur rougeâtre foncé. Tête à zone clypéale brun-rougeâtre. Pattes
fauves.
Male.
Tête lisse et mate. Sillon occipital bien imprimé. Labre à 3 dents
écartées. 6 fossettes prélabiales petites, à peine visibles. Ocelles un peu
aplatis en champs subrectangulaires 10, 10, 10, 8, 5, 3 — 11, 10, 9, 6, 5,
3, 2 ; 11, 11, 9, 8, 5, 3, 2 — 10, 11, 9, 8, 5, 4. Antennes grêles ne dépas¬
sant pas le bord postérieur du collum. Stipes mandibulaires avec une
large boursouflure face postérieure.
Collum mat à lobes latéraux subrectangulaires. Angle antérieur taillé
droit, émoussé. Angle postérieur fortement récurrent. Un profond sillon
marginal à partir des yeux et se perdant avant l’angle postérieur. Surface
inférieure du lobe avec une large cavité au fond de laquelle se trouvent
de profondes dépressions irrégulières. 2 à 4 sillons longitudinaux courts
au bord postérieur.
Prozonites avec nombreuses lignes en relief (12 environ) occupant
les trois quarts de la surface. De très petites perles espacées régulièrement
tout le long. Quart restant lisse et brillant.
Cavité stigmatique très longue et étroite dépassant le bord postérieur
du 3 e article proximal du télopodite des pattes ambulatoires.
Métazonites brillants et lisses. Sillons longitudinaux complets et
serrés (16 à 18 environ). Sillon supérieur interrompu et situé loin du pore.
Suture profonde, sinueuse au niveau du pore qui est gros.
Segment terminal et valves mats. Un court appendice caudal cylin¬
drique à pointe émoussée droite ne dépassant pas le bord des valves. A la
base de l’appendice une profonde dépression transversale dorsale. Valves
bombées, fortement et largement amincies au bord, bourrelet marginal
très net. Sternite arrondi et complètement soudé au segment.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambu¬
latoires de la 6 e paire de pattes à la dernière. 5 e paire de pattes avec soles
uniquement sur l’avant-dernier article.
Gonopodes.
Sternite large et triangulaire à surface profondément sillonnée.
Feuillet coxal postérieur à base étroite (fig. 198) et longue. Bord
interne droit. Bord externe brusquement élargi dans le tiers proximal et
largement interrompu par une échancrure ronde donnant naissance à
deux lobes : un inférieur peu saillant ; un supérieur, distal, très large et
très saillant latéralement, poussant une courte pointe denticulaire. Sommet
du feuillet armé d’une longue épine interne située sur un épanouissement
de l’angle interne.
Feuillet coxal antérieur (fig. 198 et 200) élargi latéralement par un
lobe échancré mais sans protubérance nette. Face postérieure, le feuillet
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
149
Thyropislhus immanis de Paloboean : Fig. 195. Invagination vulvaire. — Fio. 196. Vulve.
Thyropislhus immanis lobiilalus nov. subsp : Fig. 197. Télopodite. — Fig. 198. Gonopode,
face postérieure. — Fig. 199. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
150
.-M. DEMANGE
est en tronc de cône à sommet pointu et rabattu latéralement vers l’exté¬
rieur (c). A sa jonction avec le feuillet précédent, on remarque une deu¬
xième denticulation plus antérieure (d), également rabattue vers l’ori¬
fice de la gaine coxale. Surface postérieure du feuillet labourée de larges
sillons longitudinaux profonds.
Télopodite (fig. 197, 199) court et large au niveau de la grande cour¬
bure où se trouve une gibbosité très importante, globuleuse, poussant
deux pointes de direction distale et de grosseurs inégales (p). La pointe
antérieure petite et courte, la pointe supérieure longue et épaisse, placée
au sommet de la gibbosité et lui donnant sa forme tronconique. Cette
pointe atteint presque le sommet du feuillet postérieur. Télopodite
épanoui ensuite en deux lobes : le premier, latéral externe en forme de
haricot (le). Son bord latéral se recourbe et va rejoindre celui de la
seconde plage, la distale, qui est sinueuse (Id). Seconde plage (ld) située
transversalement par rapport à la première et à arête distale creusée
d’une gorge, orifice du canal spermatique planté d’une quinzaine
d’épines classiques.
A l’intersection des deux plages (fig. 201), s’insère une lamelle en
gouttière hélicoïdale (lh) dans un plan encore opposé aux deux précédents
et dont l’un des bords inférieurs se rattache à une longue épine tibiale (ti)
développée dans la direction distale du membre et recourbée vers le haut.
Femelle.
Quatre à cinq premiers segments du corps particulièrement dévelop¬
pés contrastant avec l’étranglement des segments suivants faisant
paraître cette partie antérieure en forme de massue.
Ocelles 11, 10, 9, 8, 6, 5, 3 — 11, 11, 9, 7, 5, 5, 3.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Appendice caudal plus court et trapu et à pointe plus émoussée.
Hanches de la 2 e paire de pattes (fig. 203) courtes et à bords subpa¬
rallèles. Epanouissements latéraux à bord antérieur relevé en triangle et
brusquement rabattus latéralement. Sommet du triangle irrégulièrement
découpé en dents. Tabliers (T) en triangle allongé, bien développés,
délimités latéralement par une large entaille arrondie. Poches trachéennes
médiocres.
Hanches de la 3° paire de pattes claviformes (fig. 204 et 205). Sternite
large et à bord antérieur arrondi. Partie inférieure largement dilatée en
lobe. Bords latéraux prolongés en pointe obtuse. Sclérites intercalaires
(sc) (fig. 204) en deux écussons volumineux subrectangulaires.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire profondes. Au centre de
chacune d’elles fait saillie l’orifice de l’invagination comprimé antéro-
postérieurement et pourvu d’une duplicature en parement.
Bourrelet de l’orifice de l’invagination vulvaire (b) (fig. 195) de grande
taille et fortement sclérifié en épais croissant creusé, face postérieure,
d’une dépression dans laquelle se loge la duplicature en parement (d) en
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
151
Source : MNHN, Paris
152
J.-M. DEMANGE
forme d’écusson. De profil cet ensemble a l’aspect d’une tête de requin,
dont la duplicature postérieure en parement tient lieu de mâchoire
inférieure.
Invagination vulvaire peu profonde et légèrement arquée constituée
de membranes opaques et coriaces. Manchons (m) de la vulve relative¬
ment courts, profondément et régulièrement plissés. Au niveau de la
duplicature on remarque un bourrelet en besace (bp) homologue de la
« bosse de polichinelle » des Peridontopyges.
Vulve de grande dimension et bien pigmentée (fig. 196). Opercule (o)
particulièrement volumineux et fortement bombé, en amande et pourvu,
en avant, d’une surface de chitine hyaline et mince s’appliquant étroite¬
ment contre les valves (va). Valves petites subpyramidales, dissimulées
entièrement sous l’opercule. Invagination apodématique longue, recour¬
bée en crosse à l’extrémité et pourvue de nombreux diverticules (une
quinzaine) (fig. 206). Diverticules disposés en deux rangées de part et
d’autre de l’apodème. Premiers éléments courts et réduits à de simples
globes puis les suivants progressivement allongés. Les plus développés,
au niveau de la courbure en crosse, ont tendance à se ramifier en 2 ou 3
branches irrégulières.
Thyropisthus immanis (Att.) lobulatus nov. subsp.
Muséum Paris.
Java. Palaboean (E. Cordier). Comtesse de Béarn. 1909.
S 61 segments. Avec le type.
La nouvelle sous-espèce se distingue du type par la forme du lobe
fémoral (fig. 197, 199 et 202) qui est subrectangulaire et armé de 3 fortes
épines. Les 2 épines distales sont semblables au type ; la pointe supérieure
étant longue et épaisse. A la base du lobe, côté antéro-externe, la troi¬
sième pointe est très développée et dirigée vers l’avant.
Le reste du télopodite ne présente pas de différences sensibles avec la
configuration générale du type.
Thyropisthus ostentatus (Silvestri, 1895)
(Thyropygus oslentalus Silvestri, 1895 ; Thyropisthus ostentatus Atteins,
1942.)
Musée de Leyde.
Felak-Batang. 400 fd plaats der Pampong districten. Wieneeke 1864.
<? 60 segments.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
153
Muséum Paris.
Sumatra. Lamproys. J. Berlioz coll. 3 61, 62 segments.
Musée de Washington.
Sumatra. Kepaniang. XI, 1925. Lt. H. C. Kollers (M.C.U.S.N.).
Eclipse. Exp. Acc. 87355. 3 61, 62 segments.
Male.
Couleur, dans l’alcool, noirâtre avec sur les prozonites, uniquement
sur le dos, une tache rougeâtre. Pattes à articles basilaires rougeâtres,
articles distaux verdâtres.
Tête lisse et brillante avec sillon occipital fin mais bien marqué.
5 fossettes pilifères. Labre fortement échancré avec 3 longues dents
hyalines en fer de lance. Champs ocellaires triangulaires composés de
44-48 ocelles disposés en 6 -7 rangées (10, 9, 9, 7, 5, 4, 4, — 9, 9, 8, 8, 6, 4).
Antennes dépassant de peu le collum. Stipes mandibulaires à bord anté¬
rieur profondément échancré en un demi-cercle. Un léger bourrelet au
bord inférieur.
Collum lisse et brillant avec larges lobes latéraux. Angle antérieur du
lobe largement arrondi. Angle postérieur droit. 2 ou 3 plis sur la surface.
Prozonites lisses et brillants avec 10 à 15 lignes circulaires fines, en
relief, parsemées de petites perles.
Métazonites très finement ponctués, brillants. Sillons longitudinaux très
fins et espacés, peu nombreux, demeurant très éloignés du pore; cepen¬
dant on remarque, contre la suture, des traces de sillons incomplets.
Suture fine, déviée au niveau du pore qui est de taille normale et situé très
près de la suture.
Cavité stigmatique très allongée dont la pointe atteint presque le
bord du 3° article basilaire des pattes.
Dernier segment mat, ponctué-striolé, avec un appendice caudal
court, relevé vers le haut, ne dépassant pas le bord des valves. Surface
ridée. Valves anales ponctuées-striolées, très remarquablement amincies
au bord marginal, non relevé en bourrelet. Un pore à la partie inférieure
de chaque valve. Sternite triangulaire, complètement soudé au segment.
Pattes ambulatoires à sternite lisse, avec soles sur les deux avant-
derniers articles de la 5 e paire de pattes à la dernière.
Gonopodes, à sternite large, triangulaire, nettement sillonné.
Feuillet coxal postérieur (fig. 207) étroit à la base puis rapidement
étalé en palette. Bord latéral externe largement épanoui en un lobe
légèrement recourbé vers l’arrière. Sommet presque rectiligne avec une
Source : MNHN, Paris
154
J.-M. DEMANGE
large denticulation à l’angle interne et une seconde, moins visible face
antérieure que face postérieure, à l’angle externe (fig. 208). Face posté¬
rieure le sommet du feuillet est concave.
Feuillet coxal antérieur peu élevé (fig. 208) redressé en bonnet arrondi
à l’angle externe. Latéralement, à sa jonction avec le feuillet précédent,
on remarque une profonde gorge verticale. Orifice de la gaine coxale
latéral, délimité à la partie postérieure par le feuillet coxal antérieur,
hélicoïdal, développant un processus en lame épaisse terminé par une
pointe. Cette lame est enroulée à la façon d’un cornet.
Thyropisthus oslenlatus de Kepaniang : Fio. 217. Gonopodes, face antérieure. — Fio. 208.
Gonopodes, face postérieure. — Fio. 209. Duplicature et bourrelet.
Thyropisthus oslenlatus de Lampoys : Fio. 210. Gonopodes, face antérieure.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
155
Télopodite rappelant la figure de J. Carl, de coelestis. Dès sa sortie
de la gaine coxale, le membre pousse une volumineuse gibbosité latérale
aplatie côté interne et armée d’une longue épine fémorale supérieure,
retournée en crochet vers l’extérieur et disposée horizontalement, suivant
sensiblement le bord du feuillet coxal postérieur. Au delà de la gibbosité,
le télopodite est aplati en lame épaisse perpendiculaire poussant une
longue épine tibiale en crochet développée transversalement et recourbée
vers le haut. Extrémité amincie encore et recourbée en crochet vers
l’intérieur et portant une lamelle hyaline allongée, hélicoïdale, indépen¬
dante de la branche portant la rainure séminale et les épines classiques.
Le long de son arête externe arrondie le membre porte une lamelle trans¬
parente se terminant à la base de l’appendice lamellaire distal.
Femelle.
Antennes n’atteignant pas le bord postérieur du collum.
Ocelles (10, 10, 8, 7, 6, 4, 2. — 10, 10, 9, 7, 6, 5, 2).
Collum à lobes latéraux de même forme que chez le $ mais l’angle
antérieur est plus ouvert. Plis plus nombreux. 2 à 3 plis très profonds et de
nombreux autres plus irréguliers et atténués.
Duplicature en parement et bourrelet de l’orifice de formes à peu près
semblables à celles d ’immanis (lig. 209) Duplicature en parement en
forme de croissant. Bourrelet de l’orifice de grande taille et située très
latéralement par rapport aux manchons vulvaires. Manchons beaucoup
plus larges et trapus que chez immanis, séparés en deux seulement dans
la moitié distale. Vulve de type à opercule très volumineux, plus volumi¬
neux que les valves, mais moins important que chez immanis. Sclérites
intercalaires de la 3 e paire de pattes en deux écussons.
Les exemplaires du Muséum de Paris sont différents de ceux du Musée
de Washington.
Pas de pores sur les valves anales.
Appendice caudal épais, droit, pratiquement pas relevé à l’extrémité
qui est légèrement renflée.
Gonopodes fig. 210.
Thyropisthus dubius nov. sp.
Musée de Leyde.
Bornéo. Pheyhari. Semmelink. 670. $ Holotype 61 segments.
Couleur, dans l’alcool, roussâtre annelé de roux plus foncé. Pattes
plus foncées que le corps.
Source : MNHN, Paris
156
J.-M. DEMANGE
Tête lisse et brillante. Sillon occipital fin. Antennes en massue dépas¬
sant le bord du 2 e segment. Ocelles 11, 10, 9, 8, 6, 4, 2 — 11, 10, 8, 6, 4, 2.
4 fossettes prélabiales. Labre profondément échancré avec 3 grosses
dents. Stipes mandibulaires avec un bourrelet subrectangulaire à la
face inférieure.
Collum à surface ridée. Lobes latéraux étroits et à bord antérieur
rejeté vers l’arrière. Angle antérieur très obtus, arrondi. Surface par¬
courue par 3 ou 4 plis mélangés à des plis plus fins se croisant sans ordre.
Prozonites nettement striolés. Les strioles sont assez espacées. Une
dizaine de fins sillons circulaires parmi lesquels un ou deux sont très
nettement isolés des autres dans la partie postérieure.
Suture profonde dans le fond de laquelle on remarque de nombreuses
irrégularités notamment de petites lignes en relief. A peine déviée au
niveau du pore. Cavité stigmatique allongée en amande, à pointe atteignant
le bord postérieur du 2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Tlujropislhus dubius nov. sp. : Fio. 211. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 122. Télopo-
dite. — Fig. 213. Extrémité du télopodite.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
157
Métazonites profondément striolés. 10 à 12 sillons longitudinaux
parallèles fins demeurant très éloignés du pore.
Segment terminal striolé profondément avec un petit appendice
caudal court, droit, dont la pointe ne dépasse pas le bord des valves.
Valves bombées, ponctuées et fortement amincies près du bord marginal
qui est relevé en bourrelet. Sternite complètement séparé du segment.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles à partir de la
3 e ou 4 e paire de pattes. Les pattes des 15 derniers segments environ ne
possèdent de soles d’abord que sur l’avant-dernier article puis ensuite
cette sole disparaît complètement à l’extrémité du corps.
Gonopodes à sternite triangulaire.
Feuillet coxal postérieur de forme générale semblable à celle figurée
par Silvestri pour coelestis mais toutefois les deux denticulations dis¬
tales de l’angle interne sont ici plus ou moins arrondies (fig. 211).
Feuillets coxaux antérieurs comme ceux de ostentatus déjà décrit mais
l’orifice de la gaine coxale est plus arrondie et les bords plus réguliers.
Télopodite (fig. 212) de forme nettement différente de celle rencontrée
chez ostentatus et figuré par Carl pour coelestis. Il semble que la forme
générale de l’organe se rapprocherait beaucoup plus de celle figurée par
Silvestri pour acuminatus. Toutefois nous retrouvons ici, comme pour
ostentatus, une épine fémorale et une épine tibiale mais la première est
très ramassée chez dubius, courte et ne dépasse pas le sommet découpé
du feuillet coxal postérieur, la seconde moins robuste, transparente et
simplement découpée dans le bord du feuillet hyalin du membre (fig. 212)
Appendice terminal conduisant la rainure séminale, très allongé,
mince, recourbé en demi cercle, sans lamelle accessoire comme chez
ostentatus (fig. 213) Les parois de la gouttière sont également beaucoup
plus délicates et plus minces que chez ostentatus.
Thyropisthus renschi (Atteins, 1930)
(Thyropygus renschi Attems, 1930 ; Thyropisthus r. Attems, 1942)
Musée de Leyde.
Sumatra. Peoloe — Weh. VII. 1907. P. J. Buitendyk. <? 62 ç 62.
Sumatra. Poeloe — Weh. VII. 1908. P. J. Buitendyk. S 60.
Sumatra. Poeloe — Weh. VIII. 1909. P. J. Buitendyk. S 59 $ 59
$ imm. 59.
Sumatra. Poeloe — Weh. V. 1910. P. J. Buitendyk. cJ 60, 61.
Sumatra. Poeloe — Weh. II. 1919. P. J. Buitendyk. <J 58.
Sumatra. Poeloe — Weh. XII. 1924. P. J. Buitendyk. <? 60 9 61.
Source : MNHN, Paris
158
J.-M. DEMANGE
Sumatra. Poeloe — Weh. VI. 1926. P. J. Buitendyk. 9 plusieurs
fragments.
Sumatra. Poeloe — Weh. XI. 1926. P. J. Buitendyk. <? 60.
Les gonopodes de cette espèce n’ayant jamais été figurés de face,
nous publions ici le dessin d’un feuillet coxal vu par la face antérieure
(fig. 214).
Thyropislhus renschi de Poeloe Weh : Fio. 214. Gonopodes, face antérieure.
Thyropisthus pococki nov. sp.
British Muséum.
— Gunong Pulai, Yohore. About 300’. 13. IX. 07. S. S. Flower 296.
1897. 12. 22. 88-91. <J 71 seg. Paratype.
— Gunong Pulai, Yohore. About 300’. IX. 97. S. S. Flower. 338.
1897. 12. 22. 88-91. <? 73 Holotype.
— Gunong Pulai, Yohore. About 1000’. 13. IX. 97. S. S. Flower 295.
1897. 12. 22. 88-91 <J ?
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
159
Couleur, dans l’alcool, fauve clair avec bandes plus foncées rousses en
arrière des segments.
Tête brillante à ponctuations presque invisibles sauf dans la région
prélabiale. Sillon occipital très profond. Labre profondément écliancré
avec 3 grosses dents arrondies et espacées. 4 fossettes pilifères préla¬
biales. Antennes courtes ne dépassant pas le bord du 2 e segment. Ocelles,
en champ triangulaire allongé, disposés en rangées : 13, 12, 11, 10, 9, 6, 4, 3
— 13, 12, 11, 10. 9, 6, 2. Stipes mandibulaires volumineux avec une grosse
boursouflure à l’angle antérieur.
Collum brillant à lobes latéraux larges et rectangulaires. Angle anté¬
rieur droit et arrondi, angle postérieur aigu. Bourrelet marginal épais et
régulier. Surface des lobes ridée avec 2 ou 3 plis plus ou moins apparents.
Prozonites couverts, jusque dans le milieu, de lignes circulaires en
relief parsemées régulièrement de petites perles. Surface postérieure fine¬
ment ponctuée.
Cavité stigmatique allongée, atteignant et dépassant le bord du
2 e article des pattes ambulatoires.
Métazonites brillants et finement ponctués-striolés. Sillons longitu¬
dinaux fins et espacés devenant de plus en plus fins au fur et à mesure
qu’ils se rapprochent du pore. Au-dessus du pore ce ne sont plus que des
griffures au bord postérieur du segment. Pore gros éloigné de la suture
qui est déviée à son niveau. Suture profonde avec quelques rides courtes
en arrière.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire
de pattes à la dernière.
Dernier segment densément ponctué avec un très court appendice
caudal ne dépassant pas les valves anales. Valves avec un fort bourrelet
au bord marginal. Un pore sur chaque valve dans le milieu. Sternite
entièrement soudé.
Gonopodes à sternite triangulaire, bombé au centre. Stries, concen¬
triques à la périphérie, subparallèles au centre sur la bosse.
Feuillet coxal postérieur (fig. 215) épais et large au niveau du sternite,
étranglé à la base puis assez brusquement épanoui en raquette. Sommet
arrondi, échancré en angle droit au bord interne avec une large pointe
triangulaire, un peu en arrière de l'échancrure, étroitement accolée au
télopodite. Surface antérieure profondément déprimée, avec un large
et profond sillon près de l’angle externe du sommet. Bord interne frisé,
profondément sculpté par places avec de forts plis.
Feuillet coxal antérieur (fig. 216) très volumineux, développé laté¬
ralement et portant un important processus conique à l’angle latéral
externe. Face postérieure, le bord latéral remonte presque jusqu’au
sommet du feuillet précédent. Bord latéral interne remarquablement
gibbeux. Cette gibbosité, aussi haute que le feuillet précédent se développe
Source : MNHN, Paris
160
J.-M. DEMANGE
ra Cg“„"opKf,«° ïææsî: - fTS «aïmsas; F, °- 2w s ° mm '
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
161
transversalement par rapport à l’organe. La conformation du feuillet
repousse l’orifice de la gaine coxale au sommet de la hanche.
Télopodite (fig. 217 et 218) très volumineux dissimulant face posté¬
rieure, le feuillet coxal antérieur. Dès sa sortie de la gaine coxale le
membre se courbe en angle droit et s’épanouit en un feuillet recourbé en
crochet vers la base. Bord latéral externe épais. Bord latéral interne
élargi en lobe arrondi replié contre l’axe longitudinal du membre qui est
épaissi en bourrelet et conduit la rainure séminale. Base du lobe armée
d’une large et courte denticulation. Extrémité distale repliée en angle
droit contre le lobe, à bord interne lamellaire. Du milieu du lobe précédent
se développe une haute nervure qui va en s’épaississant et s’épanouit en
lamelle rabattue horizontalement au niveau de sa soudure avec l’extré¬
mité du télopodite (fig. 220). Le sommet de cette nervure et le bord
interne du membre constituent une petite gouttière. Bord distal armé d’une
vingtaine d’épines classiques pointues.
Epine fémorale large et robuste, progressivement recourbée en arc
de cercle vers l’arrière.
La nouvelle espèce est proche de alerrimus et s’en distingue plus parti¬
culièrement par la forme denticulaire de l’épine tibiale. D’autre part, la
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 11
Source : MNHN, Paris
162
r.-M. DEMANGE
forme des feuillets coxaux est très différente de celle de alerrimus. Le
sommet du feuillet postérieur est nettement détaché par une gorge
profonde et plus élevé que chez alerrimus. Latéralement l’orifice
de la gaine coxale est limité par trois énormes bourrelets bien indivi¬
dualisées. Saillies latérales des feuillets antérieurs plus élevées que chez
aterrimus, le feuillet étant lui-même plus développé. Il en est de même
face postérieure où le sommet est très élargi et atteint presque la pointe
du feuillet précédent. Face postérieure enfin, le télopodite, très volumi¬
neux, dissimule entièrement les feuillets coxaux (fig. 219).
Thyropisthus evansi nov. sp.
British Muséum.
Malay Peninsular. Bukit Vesar. 2500’. 15. V. 01. Feeding on enta-
rils of fowl, early morning. Malay Name = « Ulatbida bukit » M. A.
cj 62 seg. Holotype.
Couleur, dans l’alcool, marron foncé, chocolat annelé de brun clair,
café au lait. Extrémités antérieure et postérieure du corps plus foncées.
Pattes ambulatoires annelées de même couleur.
Tête lisse et brillante. Sillon occipital bien marqué. Labre profondé¬
ment échancré avec 4 (?) dents dans la concavité. Région prélabiale lisse
avec deux fossettes pilifères placées de part et d’autre de l’échancrure
labiale. Ocelles en champ en amande, de grande taille disposés en 6 ran¬
gées : 10, 10, 10, 7, 5, 3 — 10, 10, 10, 6, 5, 3. Antennes courtes ne dépas¬
sant pas le bord du 2 e segment. Stipes mandibulaires avec une grosse
excroissance au bord inférieur.
Collum brillant et légèrement ridé. Lobes latéraux larges et en angle
antérieur arrondi. Bourrelet marginal étroit. Pas de sillons ou plis sur la
surface.
Prozonites parcourus de fines lignes en relief et quelques petites
perles.
Cavité stigmatique longue atteignant environ le milieu du 3 e article
des pattes ambulatoires.
Matazonites brillants et finement ponctués. Sillons longitudinaux
profonds et larges très espacés les uns des autres, n’atteignant pas au
pore. Les 2 ou 3 sillons supérieurs sont interrompus. Pore gros situe
contre la suture qui est fine et à peine déviée à son niveau.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles de la 4 e paire de
pattes à la dernière.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
163
Segment terminal finement ponctué, avec un processus caudal court
et épais dont la pointe ne dépasse pas le bord des valves et est légèrement
relevé vers le haut. Valves peu bombées avec une large et profonde
rigole marginale. Bord des valves soulevé en bourrelet. Sur la surface un
pore sur la valve droite, deux pores sur la valve gauche.
Sternite complètement soudé au segment.
Thyropisthus evansi nov. sp. : Fio. 221. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 222. Gonopode,
face postérieure. — Fig. 223. Gonopode, face latérale. — Fig. 224. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
164
J.-M. DEMANGE
Gonopodes avec sternite triangulaire à surface sillonnée.
Feuillet coxal postérieur proche de celui de aterrimus mais à angle
interne du sommet moins élevé et non souligné par un sillon (fig. 221).
Feuillet coxal antérieur (fig. 222) très volumineux et très élevé,
pourvu d’un cône latéral externe dont la pointe atteint presque le bord du
feuillet précédent. Face postérieure se détache longitudinalement un large
processus en massue dont le sommet dépasse le bord du feuillet précédent
et porte une dépression transversale. Vers l’extrémité distale ce processus
est légèrement aplati et libre. Côté latéral externe, près du sommet, ce
processus est relié au feuillet précédent par un feuillet de couleur foncée à
bord un peu échancré et limitant l’orifice de la gaine coxale (fig. 223). Cet
orifice de ce fait s’ouvre au sommet de la hanche. Côté latéral interne, la
lèvre de l’orifice est échancrée.
Télopodite (fig. 224) proche de aterrimus et pococki mais la lamelle
latérale interne rabattue contre le membre et portant l’épine tibiale est
peu développée et son bord vaguement en triangle. Epine longue et grêle.
Epine fémorale élancée et progressivement amincie en une pointe
longue et fine.
30 à 35 épines autour de l’orifice de la rainure séminale.
La nouvelle espèce est proche de aterrimus et pococki et s’en distingue
par les caractères principaux suivants :
Le sommet du feuillet coxal postérieur est ici presque inexistant,
arrondi, à peine séparé du feuillet. Feuillet coxal antérieur très développé
en hauteur, plus particulièrement face postérieure où le sommet dépasse
le feuillet précédent contrairement à aterrimus et pococki.
Latéralement l’orifice de la gaine coxale est limitée par une lame rejoi¬
gnant les deux feuillets alors que chez pococki et aterrimus un semblant
d’échancrure reste visible.
Epine fémorale beaucoup plus grêle que chez aterrimus et nettement
plus longue que chez pococki où elle est denticulaire. La portion rabattue
du feuillet télopodial, portant l’épine est chez evansi, peu volumineuse et à
peu près triangulaire, chez pococki très fortement développée, subrectan¬
gulaire et chez aterrimus peu développée et subrectangulaire.
Thyropisthus convolutus nov. sp.
British Muséum.
Inde (Est). Mt. Ranai. gt. Natuna. VIII. 1894. C. Hose. 1905. 10.
25.2-11. <? 68 seg. Holotype. 3 68 seg. Paratype. 3 68 seg. 9 69 seg.
Allotype. 9 67, 67, 67 seg.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
165
Male.
Couleur, dans l’alcool, marron clair annelé de marron foncé. Sur les
flancs quelques taches ou bandes bleuâtres ainsi qu’à proximité de l’an¬
neau foncé. Tête et premiers segments marron foncé presque noir. Labre
souligné par une large bande rougeâtre. Antennes et pattes fauves.
Tête brillante avec de grosses ponctuations surtout à partir des an¬
tennes. Vertex rugueux. Sillon occipital profond. Entre les antennes deux
fossettes circulaires plus densément ponctuées et soulignées par des
taches internes. Labre à peine échancré avec 3 grosses dents hyalines dont
les pointes sont au même niveau en ligne droite. 6 fossettes pilifères.
Champs ocellaires avec 6 rangées d’ocelles : 12, 10, 8, 7, 6, 4 — 11, 11, 9, 7,
6, 5, 1. Antennes atteignant et dépassant de peu le 2 e segment. Stipes
mandibulaires à peine grossis à la partie inférieure mais à surface gra¬
nuleuse.
Collum très finement ponctué à lobes latéraux étroits. Bord antérieur
un peu rejeté en arrière. Angle antérieur légèrement arrondi, droit.
Angle postérieur nettement récurrent. Pas de plis sur la surface qui est
rugueuse au bord du lobe.
Prozonites avec de fines lignes circulaires en relief et quelques petites
perles. Deux sillons plus profondément imprimés délimitant une étroite
bande postérieure du segment qui est densément striolée.
Suture très profonde un peu déviée au niveau du pore qui est gros et
éloigné de la suture.
Métazonites rugueux même sur le dessus, ponctués-striolés. Sillons
longitudinaux demeurant sous le ventre, ne remontant guère le long des
flancs et par conséquent le dernier qui est complet reste très éloigné du
pore. Sillons fins et complets éloignés les uns des autres.
Cavité stigmatique allongée, triangulaire n’atteignant pas la moitié
du 2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Sternite des pattes ambulatoires légèrement ponctué.
Dernier segment très rugueux avec un petit processus caudal court et
légèrement recourbé vers le haut. La pointe ne dépasse pas le bord des
valves. A la base un profond sillon transversal. Valves rugueuses mais
beaucoup moins que le segment, fortement amincies et à bord marginal
légèrement relevé en bourrelet. Sternite soudé au segment mais on
remarque un sillon transversal.
Soles sur les deux avant-derniers articles débutant sur la 4® paire de
pattes. Les toutes dernières paires (5 à 10) sont plus ou moins dépourvues
de ces soles ou ne présentent qu’une seule sole au dernier article.
Gonopodes avec sternite en triangle étroit, à surface striée longitu¬
dinalement.
Feuillets coxaux postérieurs (fig. 225) très simples, en palette allongée,
légèrement divergents à partir de leur base qui est étroite. Sommet
arrondi à angle latéral externe arrondi et angle latéral interne droit et
armé de 3 à 4 petites denticulations.
Source : MNHN, Paris
166
J.-M. DEMANGE
Thyropisthus convolulus nov. s
pode, face postérieure. —
vaire.
; 225 G°nop°d e f ace antérieure. — Fio. 226. Go
io. 221 et 228. Télopodite. — Fio. 229. Invagination v
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
167
Thyropisthus convolulus nov. sp. : Fig. 230. Télopodite. — Fig. 231. 2 e paire de pattes. —
Fig. 232 et 233. Invagination vulvaire. — Fig. 234. Duplicature et bourrelet. —
Fig. 235. Invagination apodématique.
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
Feuillet coxal antérieur (fig. 226), peu élevé, bien développé latéra¬
lement, à surface supérieure creusée d'une dépression produisant latéra¬
lement une petite bosse arrondie. Face postérieure feuillet simplement
en un tronc de cône dont la pointe est très arrondie.
Télopodite court, (fig. 226, 227, 228 et 230) courbé en angle droit
vers l’arrière dès sa sortie de la gaine coxale. A partir de la grande cour¬
bure le membre se modifie, devient lamellaire et produit d'une part une
épine fémorale longue et grêle dirigée vers l’intérieur, recouiiée vers
l’arrière, se croisant avec son homologue et d’autre part un large processus
pointu en forme de serpe à la partie supérieure. Ce processus est large,
très pointu, recourbé vers l’intérieur et se développe dans le sens de
l’organe. A partir de cette lame pointue le membre s’amincit et se tord.
Le bord externe demeure épais et conduit la rainure et se trouve placé
face inférieure, le bord interne très aminci en un feuillet transparent se
rabattant sur le précédent laissant une profonde gorge entre eux. Bord
antérieur, près de la courbure, taillé perpendiculairement à l’axe du
membre. Bord longitudinal enroulé. C’est le long de ce feuillet que se
développe le processus en serpe. La portion la plus distale se soude per¬
pendiculairement à un feuillet hyalin vertical qui est la continuation du
bord de l’extrémité distale qui se développe obliquement et se recourbe
vers le haut, présentant ses épines le long du bord latéral interne. Nous
remarquons donc ainsi un léger mouvement hélicoïdal.
Femelle.
Lobes collaires un peu plus étroits que chez le <J à angle antérieur plus
ouvert.
Deuxième paire de pattes (fig. 231) à sternite en bandeau étroit et
long. Prolongements latéraux relevés en vague triangle et portant de
larges denticulations.
Troisième paire de pattes avec deux sclérites intercalaires.
Vestibule vulvaire profond, abritant le bourrelet de l'invagination.
Duplicature en parement très volumineuse rejetée latéralement, très
haute, enveloppant le bourrelet de l’invagination et continuant le ves¬
tibule vulvaire (fig. 232 et 233).
Bourrelet de l’invagination aplati au sommet sans particularité (fig. 234).
Invaginations vulvaires courtes avec un gros bourrelet fortement
plissé sous la duplicature en parement. Manchons vulvaires de volumes
très inégaux. Le plus interne est le plus important (fig. 229).
Vulve lenticulaire à opercule en ogive aplati antéro-postérieurement.
Invagination apodématique courte (fig. 235), en crosse, avec à l’extré¬
mité de l’anse une forte proéminence. 5 à 6 diverticules simples et courts,
arrondis.
La connaissance des espèces du genre étant peu étendue il est impos¬
sible actuellement de rapprocher cette nouvelle espèce d’aucune autre
déjà connue.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
169 •
Thyropisthus (?) cucullus nov. sp.
Musée de Leyde.
Bornéo. Bornéo Exped. Dr Nieuwenhuis. Bev. Mahakkam 1899.
<? 73 seg. Holotype.
Couleur, dans l’alcool, noir foncé à bord des métazonites un peu plus
clair. Pattes foncées.
Tête lisse et brillante avec deux dépressions circulaires interoculaires.
Sillon occipital profond. Labre profondément échancré avec 3 grosses
dents nettement séparées les unes des autres. 8 fossettes prélabiales.
Soies très longues et fines. Antennes très longues atteignant le bord
postérieur du 4 e segment. Stipes mandibulaires gibbeux. Ocelles 11, 10, 8,
6, 4, 2 — 9, 8, 8, 6, 4, 2.
Collum brillant, ridé et très finement ponctué. Lobes latéraux
étroits, progressivement atténués vers le bas, presque arrondi complète¬
ment à la partie inférieure. Bourrelet petit, marqué. Sillon marginal à
peine imprimé. Pas de sillons ni plis sur la surface, mais seulement, à leur
niveau, la chitine est un peu plus chagrinée.
Prozonites striolés. Stries circulaires avec de très petites perles.
Suture très fine, à peine déviée au niveau des pores qui demeurent
éloignés.
Cavité stigmatique triangulaire.
Métazonites très profondément striolés longitudinalement ayant un
aspect général ridé. Une vingtaine de sillons longitudinaux parallèles
disparaissant progressivement du ventre vers le pore et devenant de
plus en plus fins en atteignant au pore.
Dernier segment chagriné, avec un très long et mince appendice
caudal courbé vers le haut. Valves assez brusquement aplaties près du
bord marginal. Surface d’abord ponctuée puis profondément ridée au
bord marginal dans la dépression. Sternite séparé du segment.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles à partir de la
4 e paire de pattes. Les toutes dernières paires ne possèdent de sole que
sur un seul article.
Gonopodes à sternite triangulaire et strié.
Feuillet coxal postérieur (lig. 236) très étroit sur la moitié de sa lon¬
gueur puis brusquement étalé en une palette grossièrement triangulaire.
Sommet allongé en pointe mousse triangulaire. Angle latéral externe
prolongé par un processus redressé vers le haut et terminé par deux
pointes opposées donnant au sommet un aspect de francisque. Entre ce
processus et la pointe proprement dite du feuillet, on remarque un apla¬
tissement légèrement déprimé.
Source : MNHN, Paris
170
J.-M. DEMANGE
Feuillet coxal antérieur très bas, peu développé latéralement. Face
latérale externe le sommet est en cône et s’insinue sous le processus du
feuillet précédent (fig. 237).
Télopodite très complexe et volumineux (fig. 238). Base de la branche
dissimulée dans la gaine coxale, enroulée en deux spires très serrées. A sa
sortie de la gaine coxale le membre est large et aplati et pousse une longue
épine fémorale, insérée bien avant la grande courbure, dirigée vers l’ar¬
rière, inclinée vers la base des hanches. Grande courbure constituée par
le repli sur lui-même du télopodite et souligné par un étranglement de
l’un des bords. Le membre suit, vers le bas, le feuillet coxal, reste mince
avant de s’épanouir, après une seconde courbure, en une sorte de feuillet
en capuchon. Dès la seconde courbure l’extrémité se creuse en une gout¬
tière dont l’un des bords s’amincit et se recourbe lui-même en gouttière
verticale. Le bord épaissi, conduisant la rainure séminale, se continue
jusqu’à rejoindre cette gouttière et présente le long du canal une longue
crête portant une denticulation. Cette crête et un amincissement du bord
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
171
qui lui est opposé, délimite une profonde dépression longitudinale qui est
l’orifice de la rainure. Nous n’avons remarqué aucune épine classique
mais seulement ces deux arêtes hyalines dont l’une porte une dent.
Au-dessus de la première gouttière et l’orifice de la rainure, se
développe, verticalement par rapport à cette rainure, un volumineux
bonnet hyalin rabattu sur toute l’extrémité du télopodite et plus parti¬
culièrement sur la crête portant la denticulation.
La forme très particulière des organes génitaux de cette espèce pour¬
rait être le type d’un nouveau genre. Pourtant les caractères essentiels
pouvant être difficilement mis en relief, cette forme nouvelle est classée
momentanément dans le genre Thyropisthus.
Notons l’absence complète d’épines à l’embouchure de la rainure
séminale ce qui semblerait indiquer que cucullus est une forme proche
de oatesii et tavoiensis mais les caractères énoncés pour le genre Tubero-
gonus ne cadrent pas avec ceux de la forme nouvelle.
Un matériel plus abondant permettra peut-être de confirmer l’exis¬
tence du genre nouveau que nous soupçonnons ici.
Genre Trigonostreptus nov. gen.
Sternite des gonopodes libre ou soudé ( rubrocinctus , anomalie ?).
Feuillet coxal postérieur des gonopodes en palette triangulaire.
Télopodite en forme de gouttière avec une large excroissance lobi-
forme latérale. Une épine fémorale robuste, simple ou composée. Une
épine tibiale.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires
du J.
Un ou plusieurs pores sur chaque valve anale.
Type : Thyropygus weberi Pocock, 1894.
Clef des espèces
1. Epine fémorale robuste avec une pointe accessoire latérale. Epa¬
nouissement latéral du télopodite saillant en une pointe émous¬
sée. 66 segments. Sternite des gonopodes soudé aux feuillets
coxaux postérieurs . T. rubrocinctus (Poe.)
— Epine fémorale simple. Pointe de la saillie lobiforme denticulée .. 2
2. Sternite du dernier segment soudé . T. weberi (Poe.)
— Sternite du segment anal libre . T. pseudoweberi nov. sp.
Source : MNHN, Paris
172
J.-M. DEMANGE
Trigonostreptus weberi (Pocock, 1894)
(Thyropygus weberi Pocock, 1894; Silvestri, 1895; Sinclair, 1902;
Spirostreplus (Thyropygus) rubrocinctus Cari, 1906 ; Thyropygus
weberi Attems, 1914 ; T. Ihienemanni Attems, 1935 ; Thyropisihus
thienemanni Attems, 1942; Thyropisthus weberi Attems, 1942;
Thyropygus weberi Démangé, 1960.)
Musée de Leyde.
— Padang — Pandjang. Dr. v. Geytenbeck. Pat. n° 665.
ij 79, ç 69 segments.
— 1.250 m Hoog. Bosoer van Habinsaram. Zonder etikuet. 11. V.
1909 F. C. van Heurn. S 68 segments.
Muséum Paris.
Sumatra. Montagnes de Médan. Maindron, 1907. (2 e semestre 1906).
cî 67 segments.
Musée de Washington.
Sumatra. Deli Sumatra. Dr. de Bussy donnor Zool. Mus. Amsterdam.
<J 67 segments.
Coloration foncée brun-noir éclairci de brun-rouge sombre à la partie
postérieure du corps au niveau du pore (une ligne de larges taches en
fuseau sur les flancs). Segments antérieurs plus foncés bordés de rougeâtre
sombre. Dernier segment très foncé sauf l’appendice caudal qui se détache
en rouge sombre. Antennes foncées. Pattes gris foncé à peine annelées.
Tête lisse et brillante. Sillon occipital très marqué. Labre avec
3 grosses dents plus ou moins fusionnées. Pas d’échancrure nette. 3 fos¬
settes pilifères prélabiales. Champs ocellaires en olive. Ocelles gros et peu
bombés 11, 10, 9, 8, 7, 5, 2. Antennes courtes, dépassant à peine le bord
postérieur du collum. Stipes à surface à peine rugueuse, à peu près lisses.
Bord antérieur avec un angle aigu supérieur. Arête inférieure fortement
développée en lobe subrectangulaire.
Collum lisse et brillant à lobes latéraux subrectangulaires. Bord anté¬
rieur des lobes un peu échancré faisant saillir légèrement l’angle antérieur
du lobe. Bord postérieur sinueux et fortement échancré au niveau de
l'angle postérieur. Un fort bourrelet marginal. A son niveau, le col est
creusé en outre d'une dépression profonde à la suite du sillon marginal et
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
173
le fait paraître gibbeux latéralement. 2 à 3 sillons transversaux vagues et
de nombreuses rides au bord postérieur.
Prozonites à surface parcourue, pour les trois quarts, par des lignes
circulaires en relief parsemées régulièrement de petites perles. Une ligne
longitudinale dorsale nette. Reste des prozonites lisse et brillant.
Cavité stigmatique large et peu étendue ne dépassant pas le bord
postérieur du 2 e segment du télopodite des pattes ambulatoires.
Métazonites lisses et brillants. Quelques sillons longitudinaux profonds
et obliques situés particulièrement sous le ventre et remontant peu le
long des flancs.
Suture très nette et profonde portant dans sa concavité, de loin en
loin, de petites lignes en relief unciformes régulières plus accentuées dans
les flancs que sur le dos. Suture déviée au niveau des pores qui sont gros
et situés contre celle-ci.
Dernier segment à surface chagrinée pourvu d’un appendice caudal
cylindrique épais, droit à pointe émoussée et légèrement relevée vers le
haut et ne dépassant pas le bord des valves. Pas de sillons ou plis trans¬
versaux. Valves globuleuses et progressivement amincies au bord, sans
empreinte d’aucune sorte ni de bourrelet, simplement amincies avec un
pore sur la valve gauche. Sternite en triangle complètement soudé au
segment, sans trace de limites.
Pattes ambulatoires avec soles à partir de la 5 e paire. Celle-ci ne
possède de sole qu’à l’avant-dernier article. A partir de la 6 e paire de
pattes des soles sur les deux avant-derniers articles jusqu’à la dernière
paire de pattes.
Gonopodes semblables à l’espèce nouvelle pseudoweberi mais le
bord interne du feuillet postérieur est enroulé vers l’arrière et à angle
distal interne fortement arrondi produisant une sorte de cuillère à conca¬
vité postérieure (fig. 239).
Trigonostreptus pseudoweberi nov. sp.
(Thyropisthus rubrocindus Attems, 1942).
Muséum Paris.
Sumatra. Kankardt.
<? 69 segments.
Couleur châtain foncé annelé de brun foncé avec une rangée de points
jaune-rouge sur les flancs au niveau des pores. Prozonites beige foncé.
Métazonites marron foncé. Segment anal avec queue fauve. Valves large-
source : MNHN, Paris
174
J.-M. DEMANGE
242
Trigonosïreplus pYeadowcbniZy sd • F .• VuFÏÏSk , an , téricure -
•t 242. Télopodite. - P,o. 24Ï. a SpEdlIî - F '«- 1
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
175
ment bordées de fauve. Antennes brun foncé. Pattes annelées de châtain
foncé et de beige foncé.
Tête lisse et brillante. Sillon occipital bien visible. Surface précédent
le sillon transverse finement ridée. Pas de sillons interoculaires. Labre
avec 3 grosses dents. 6 petites fossettes pilifères. Ocelles 11, 10, 10, 9, 8, 5,
3. Stipes mandibulaires lisses avec un lobe important sous la saillie
inférieure du bord. Antennes atteignant le bord du deuxième segment.
Collum à lobes latéraux larges, subrectangulaires. Bourrelet marginal
large, plus particulièrement dans l’angle antérieur. Pas de sillon sur la
surface, seulement quelques impressions vagues au bord postérieur.
Prozonites lisses et brillants sauf dans les segments antérieurs où la
surface est finement striolée-ponctuée. Très fins sillons circulaires enva¬
hissant la moitié environ des prozonites.
Métazonites lisses et brillants sauf dans les segments antérieurs où la
surface est finement striolée-ponctuée. Sillons longitudinaux très peu
nombreux mais profondément imprimés seulement sous le ventre. Der¬
niers sillons supérieurs fins et situés très loin du pore.
Suture nette mais peu profonde, largement sinueuse au niveau du
pore.
Pores débutant au 6 e segment et de grande dimension.
Segment anal finement chagriné avec un appendice caudal court et
large dont la pointe est redressée vers le haut. A la base de cet appendice 1
ou 2 profonds sillons transversaux. Surface de cette zone, ainsi que les
bords latéraux de l’appendice, ridés.
Valves aplaties et amincies au bord qui est relevé par un bourrelet
arrondi assez fort, un pore sur la valve droite. Sternite en angle très
obtus, large, séparé du segment par un profond sillon.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles de la 4 e paire de
pattes à la dernière.
Cavité stigmatique large et peu allongée, atteignant seulement à peine
l’extrémité du 2 e article proximal du télopodite des pattes ambulatoires.
Gonopodes.
Coxites courts et ramassés.
Feuillet postérieur (fig. 240) étroit à la base, s’évasant brusquement
en palette triangulaire large. Bord interne droit. Bord externe largement
prolongé par un angle oblique, de l'intérieur vers l'extérieur et légèrement
échancré. Sommet en pointe aiguë. Surface finement et profondément
striée particulièrement dans les angles.
Sternite large en angle obtus. Surface régulièrement et profondément
sillonnée. Espace entre les sillons soulevé en carène épaisse, arrondie.
Feuillet antérieur muni, face postérieure, d’un large appendice glo¬
buleux conique, latéral, qui se rabat vers l’arrière progressivement,
délimitant l’orifice du fourreau coxal.
Télopodite (fig. 241 et 242) large et spiralé, à base pourvue à sa sortie
du fourreau coxal d’une large épine fémorale longue et épaisse (f), à
Source : MNHN, Paris
176
1. DEMANGE
pointe avec talon proximal. Epine recourbée en demi cercle vers l’inté¬
rieur. Télopodite complètement recourbé vers le bas, à partir de l’épine
fémorale, tout en s’élargissant et s’amincissant en plage pour se terminer
en une mince feuille dont le bord latéral s’enroule pour former une large
gouttière tout en se recourbant à nouveau en fer à cheval. Extrémité
distale du bord de ce feuillet se continuant sous l’extrémité proprement
dite du télopodite et passant sur la face opposée de cette extrémité pour
se souder à elle. Examinée de face, cette portion complexe a la forme
générale d’une gouttière, constituée par le bord lamellaire hyalin, dans
laquelle se couche l’extrémité proprement dite du télopodite qui est elle-
même lamellaire à l’exception de l’arête conduisant le canal spermatique
entouré d’une série de 10 épines classiques (fig. 243).
Partie moyenne du télopodite, sous la grande courbure, fortement
différenciée en lame épaisse, subrectangulaire face postérieure, à angle
antérieur arrondi, fortement saillant vers l’arrière et denticulé. Portion
inférieure concave, enroulée en cornet. Sur la face opposée est plantée
une large et longue épine tibiale en angle droit, brusquement amincie à
partir de sa courbure et de même direction que le membre.
Le télopodite présente de nombreuses sinuosités et mouvements de
torsion qui lui donnent un aspect tourmenté.
Cette nouvelle espèce est voisine de weberi mais s’en distingue prin¬
cipalement par la forme arrondie du sommet du feuillet coxal postérieur
et la présence d’un sternite libre au segment anal.
Trigonostreptus rubrocinctus (Pocock, 1894)
( ŸThyropygus erylhropleurus Pocock, 1894, Thyropygus rubrocinctus
Pocock, 1894.
Thyropygus rubrocinctus Attems, 1914.
Thyropygus r. Démangé, 1960.
non synonymes: Thyropisthus rubrocinctus Attems, 1942 Trigonostreptus
pseudoweberi nov. sp.
Spirostreptus (Thyropygus) rubrocinctus Cari, 1906 = Trigonostreptus
weberi (Pocock , 1894)
Musée de Leyde.
Sumatra. Loeboe Bankoe u. Kust. J. Menzel. 1. II. 1904. £69 segments.
Genre Tuberogonus nov. gen.
Feuillet coxal postérieur des gonopodes en simple palette arrondie
au sommet.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
177
Feuillet coxal antérieur à sommet volumineux et saillant en balcon.
Télopodite avec une gibbosité dès après la grande courbure. Une
épine fémorale. Epines tibiales généralement multiples et l’une d’entre
elles dissimulée contre la gibbosité.
Pas d’épines classiques à l’orifice de la rainure séminale. Celui-ci est
arrondi et en forme d’ampoule.
Des soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires
du <?.
Type : Spirostreptus oatesi Pocock, 1893.
Clef des espèces du genre
— Epine fémorale double, volumineuse. Epine tibiale triple. Extré¬
mité du télopodite avec deux lobes se faisant vis-à-vis et dont l’un
porte un appendice distal pointu. Balcon du feuillet coxal anté¬
rieur peu saillant . T. tavoiensis (Poe.)
— Epine fémorale minuscule. Epine tibiale double. Extrémité du
télopodite unique avec seulement une denticulation supérieure
en crochet. Balcon du feuillet coxal antérieur très volumineux ...
. T. oatesi (Poe.)
Genre Comugonus nov. gen.
Feuillet coxal postérieur des gonopodes à sommet prolongé par une
palette externe acuminée plus ou moins large ou plus généralement par un
long processus recourbé et un appendice vertical interne.
Feuillet coxal antérieur à sommet généralement très différencié,
prolongé par deux processus plus ou moins complexes.
Télopodite en gouttière à extrémité divisée en un lobe lamellaire
acuminé et une palette séminale superposés. Une épine fémorale. Une
épine tibiale volumineuse recourbée en crochet vers le haut.
Soles sur les deux avant-derniers articles jusqu’à la dernière paire de
pattes.
Type : Comugonus floweri nov. sp.
Clef des espèces du genre
1. Sommet du feuillet coxal postérieur des gonopodes allongé en un
processus plus ou moins recourbé vers l’intérieur. 2
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 12
Source : MNHN, Paris
178
J.-M. DEMANGE
— Sommet du feuillet coxal lobiforme, non recourbé vers l’intérieur.
Une large denticulation à la base du rameau séminal.
. C. opinalus (Karsch)
2. Sommet du feuillet coxal coudé brusquement en angle droit.
Processus interne du sommet du feuillet antérieur tordu dans le
plan longitudinal . C. implicatus nov. sp.
— Sommet du feuillet postérieur progressivement recourbé en cro¬
chet. Processus du feuillet antérieur recourbé vers l’arrière.
. C. floweri nov. sp.
Comugonus opinatus (Karsch, 1881)
(Spirostreptus opinatus Karsch, 1881 ; Spirostreptus andersoni Pocock,
1889 ; Spirostreptus (Nodopyge) opinatus Pocock, 1889 ; S. opinatus
Pocock, 1893)
Muséum Paris.
Birmanie. Malewoon (Tenasserim). (Voyage L. Fea 1885-1889).
(?61 segments. Exemplaire examiné par Pocock en 1893.
Coloration, dans l’alcool, jaunâtre annelé de fauve. Pattes et antennes
jaunes.
Tête brillante, très légèrement ponctuée, plus profondément à la
partie prélabiale. Sillon occipital net et profond. Pas de sillons intero¬
culaires. 6 fossettes prélabiales. Labre à 3 grosses dents plus ou moins
soudées entre elles et occupant la totalité de l’échancrure qui est peu
profonde. Champs ocellaires en triangle allongé (11, 11, 9, 7, 5, 4, 2, 1 —
11, 11, 8, 8, 6, 5, 3, 1). Antennes longues dépassant largement le 2 e seg¬
ment. Stipes mandibulaires avec un gros bourrelet, à l’arête inférieure,
parcouru par un sillon. Bord antérieur légèrement échancré, sans pointes
saillantes.
Collum à lobes latéraux larges. Bord antérieur des lobes rabattu en
demi-cercle vers l’arrière. Angle postérieur nettement récurrent. Bord
inférieur en arrondi. Sillon marginal profond délimitant un large bourre¬
let sinueux, plus large dans l’angle antérieur. 4 à 5 sillons irréguliers et
courts, peu visibles.
Prozonites striolés dans le quart postérieur environ. Trois quarts
antérieur à surface parcourue par de fines lignes circulaires en relief,
parsemées régulièrement de petites perles.
Cavité stigmatique allongée et profonde atteignant, à peiné, le bord
postérieur du 2 e article proximal des pattes ambulatoires (3/4 de l’article
environ).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
179
Métazonites striolés-ponctués, brillants. Sillons longitudinaux peu
nombreux (10 environ). Suture transversale profonde, à peine déviée au
niveau du pore qui est éloigne de la suture.
Dernier segment rugueux, striolé-ponctué, avec un appendice cylin¬
drique court relevé vers le haut. Base de cet appendice latéralement ridée.
Valves, striolées-ponctuées, légèrement amincies au bord marginal.
Sternite triangulaire, libre.
Pattes ambulatoires avec soles, de la 4 e paire de pattes à la dernière,
sur les deux avant-derniers articles.
Gonopodes.
Sternite ogival, presque aussi long que large, à surface striée longitu¬
dinalement.
Feuillet postérieur (fig. 244) étroit à la base, beaucoup plus étroit que
le sternite, allant même en s’amincissant puis brusquement dilaté en
palette allongée. Bord latéral externe arrondi. Bord antérieur développé
en hauteur et terminé en pointe large par une profonde encoche oblique,
dont le bord est dentelé, côté palette, donnant naissance, avec l’arête
interne, à un long appendice grêle (a), à pointe recourbée en crochet, se
croisant avec son homologue.
Surface de la portion la plus développée (la moitié environ), déprimée
et creusée de larges sillons épousant la courbure du bord externe.
Feuillet antérieur (fig. 245) débutant, face latérale externe, par une
pièce volumineuse (p) dont le bord supérieur est déprimé dans le milieu,
produisant une protubérance latérale conique. Il se développe ensuite
tout en hauteur. Face postérieure le feuillet est très développé et présente
un large bourrelet en balcon (b, fig. 246), de forme hémisphérique, courbé
en demi-cercle, servant de berceau au télopodite et se continuant par une
excroissance en palette arrondie (e).
Face latérale interne l’orifice de la gaine coxale est délimitée par une
lame épaisse surélevée, dans le milieu, en dent obtuse triangulaire (d).
Télopodite (fig. 247 et 248) très court et très ramassé. A sa sortie de
la gaine coxale, au niveau de la grande courbure, on remarque une volu¬
mineuse excroissance se développant en hauteur et dans le sens de la
longueur du membre. Excroissance épaisse, à sommet arrondi et rabattu
vers l’arrière. Face antérieure sa surface est déformée, concave, ce qui
permet à l’organe de se placer, exactement, entre l’excroissance externe en
balcon (b) du feuillet antérieur et la denticulation latérale interne (d) de
l’orifice de la gaine coxale qui vient se coucher dans la dépression de la
gibbosité. En avant, l’excroissance amorce un changement de direction
tendant à placer celle-ci transversalement. A la base on remarque la pré¬
sence d’un lobe arrondi (1), libre, recouvrant la rainure séminale. En
arrière, une longue épine fémorale (f) dirigée vers la face antérieure.
Au-delà de la gibbosité, le membre, beaucoup plus étroit, présente
un net étranglement en cassure (c) un peu en dessous duquel naît une
courte dent tibiale (dt) triangulaire. Le membre reste étroit jusqu’à la
Source : MNHN, Paris
180
l.-M. DEMANGE
il
^ '
248
244
o ÆX—b
GonopodesVÏacë postérieure r' n 0 'o« ° n ° P . od , es ' face antérieure. - Fro. 245.
F... S.7 SS?.' ™ 41 -
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
181
racine d’une très longue épine tibiale (ti) située face antérieure et qui se
recourbe en demi-cercle vers la grande courbure. La base de cette épine
possède un fort talon coïncidant avec le dédoublement, en deux branches,
de la gouttière longitudinale (g).
Branche inférieure, (fig. 249) séminale, (bs), large, arrondie, portant
une quinzaine d’épines classiques ainsi que deux fortes arêtes longitu¬
dinales grossières (x) supérieure et inférieure.
Branche supérieure en feuille dont la pointe est allongée en épinegrêle.
Cornugonus implicatus nov. sp.
British Muséum.
Malaya. Penang Hill. 1800’ 2300’. S. S. Flower 1898. 9. 15. 256-270.
(J Holotype 66 segments. 3 63, 67, 68, 68. 3 immatures 62, 65, 65,
2 61, 64, 64, 64, 64, 65.
Musée de Leyde.
Malacca. Ojhr. d. vd. Does deBye, 1900, Sult-Kedah.
(J 62, 62, 2 63 segments.
Couleur, dans l’alcool, fauve clair. Dos annelé de marron en arrière
des métazonites. Prozonites gris-bleu. Dans le milieu du dos chaque bord
postérieur des métazonites présente une tache orange qui à la suite des
prozonites plus clairs dessinent une bande dorsale claire. Flancs, au-des¬
sous des pores qui se détachent en noir, légèrement orangés. Cette cou¬
leur s’accentue vers la partie postérieure du corps. Tête et collum brun
foncé. Antennes et pattes fauve clair. Stipes mandibulaires avec une ligne
sombre au bord inférieur limitant le bourrelet.
Tête brillante, rugueuse en arrière et avec de fortes ponctuations très
espacées en avant. Sillon occipital très fin, peu marqué, terminé par une
fossette circulaire. Labre peu échancré, sans dent (ceci doit être un
accident). Les immatures possèdent tous 3 dents normales. Fossettes
pilifères au nombre de 3 (?). Antennes longues atteignant le bord du
3 e segment. Champ ocellaire avec 7 rangées d’ocelles. 11, 11, 9, 7, 6, 4, 3 —
11, 11, 9, 7, 6, 4, 3.
Collum brillant, finement striolé. Lobes étroits à bord antérieur très
oblique. Bord postérieur droit. 1 à 2 plis près du bord postérieur. Bourrelet
marginal sans particularité.
Prozonites aux deux tiers couverts de fines lignes circulaires avec
quelques petites perles. Tiers restant avec de nombreuses et profondes
impressions virguliformes.
Suture profonde, déviée au niveau du pore.
Source : MNHN, Paris
182
J.-M.DEMANGE
Metazonites avec de nombreuses et profondes impressions virguli-
formes dans la moitié antérieure près de la suture. Au-dessus du pore se
mélangent des ponctuations et des rides profondes s’étendant jusque sur
le dos. Pore normal. Stries longitudinales fines et espacées atteignant le
pore.
Cavité stigmatique en triangle allongé dont la pointe atteint le bord
du 2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Dernier segment à l’aspect de cuir avec un appendice caudal médio¬
crement long, cylindrique et recourbé vers le haut. Valves légèrement
rugueuses, ponctuées, à bord aminci et souligné par un léger bourrelet.
Sternite libre.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes de la 6 e paire à la
dernière. 4 e et 5° paire de pattes avec sole peu apparente à l’avant-dernier
article.
Gonopodes à sternite bombé sans stries bien apparentes.
Feuillets coxaux postérieurs élancés (fig. 250) d’abord juxtaposés
puis, à partir du milieu, brusquement divergents et rétrécis. A partir de
cet amincissement se détache un fort talon interne armé d’une longue
protubérance pointue. Sommet recourbé vers l’intérieur en angle droit,
aplati en lamelle et à bord dentelé. Face postérieure, issue de l’angle
externe, se détache une robuste lamelle acuminée située transversalement
par rapport au sommet et dont la pointe se dirige vers la face latérale
interne.
Feuillet coxal antérieur largement épanoui latéralement (fig. 251)
et poussant une protubérance conique arrondie. Face postérieure, le
feuillet devient très complexe. On remarque face latérale externe un
long appendice vertical, arrondi au sommet, creusé d’une profonde gorge
latérale. Côté opposé, l’angle interne se développe en hauteur, transver¬
salement par rapport au feuillet, en une large et épaisse lamelle à bord
sineux poussant vers l’arrière un lobe arrondi épais. Sommet en une longue
pointe atteignant la lamelle acuminée du feuillet précédent. L’échancrure
laissée entre ces deux processus est taillée en carré et laisse passer le
télopodite.
Télopodite court (fig. 252) complexe dès sa grande courbure. Celle-ci
est surmontée d’un épaississement globuleux élevé, en arrière duquel se
situe une longue épine dont la base lamellaire est brusquement amincie.
Cette épine, légèrement recourbée vers l’arrière, se dirige horizontalement
vers l’intérieur. Au-delà de la gibbosité le membre est étranglé, son tronc
large et lamellaire, puis se résout en une large lamelle pliée sur elle-même
obliquement rabattue côté latéral interne. Face supérieure du bord
interne épaissie et épanouie en lobe, rabattu sur lui-même et donnant
naissance d’une part à une longue et robuste épine recourbée en demi"
cercle vers le haut, portant plusieurs arêtes hyalines longitudinales et
d’autre part à un processus en feuillet rabattu également sur l’extrémité
distale du membre qui porte les épines. Processus à base munie d’une
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
183
250
Cornugonus implicatus nov. sp. : Fio. 250. Gonopodes, face antérieure. — Fio. 251.
podes, face postérieure. — Fio. 252. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
184
J.-M. DEMANGE
crête transparente hélicoïdale transversale rejoignant, côté latéral
externe, une large denticulation qui donne à cette formation un aspect
triangulaire dont la pointe est aiguë et foncée et atteint le bord postérieur
de l’épanouissement distal du télopodite. Cet épanouissement est simple
en demi-cercle et porte, face inférieure, un soulèvement longitudinal
près du bord interne.
Cornugonus floweri nov. sp.
British Muséum.
Malaya. Bukit, Jalor. 31. X. 01. N. Annandak. col!.
3 Holotype 70 segments.
Coloration, dans l’alcool, fauve clair. Prozonites bleuâtres avec une
petite tache dorsale fauve clair. Métazonites fauve-rouge. Tête avec
deux grosses taches sur le vertex. Segment terminal foncé. Pattes fauves.
Tête brillante faiblement ponctuée. Sillon occipital profond. 6 fos¬
settes pilifères prélabiales. Labre à peine échancré avec 3 grosses dents.
Ocelles : 12, 11, 10, 8, 7, 5, 3, 2 — 12, 11, 9, 8, 6, 5, 3. Antennes courtes
dépassant à peine le bord postérieur du collum. Stipes mandibulaires
avec une forte excroissance subrectangulaire à l’arête inférieure.
Collum lisse, à lobes étroits terminés en pointe. Le bord antérieur des
lobes est à peine sinueux et ne forme qu’un angle extrêmement ouvert
et se continue presque directement jusqu’à l’angle postérieur du lobe
latéral. Bourrelet marginal épais. 4 à 5 plis au bord postérieur.
Prozonites à surface presque entièrement occupée par de fines lignes
circulaires nombreuses (13 à 15 environ) semées de petites perles. Reste
de la surface striolée.
Métazonites lisses sauf au contact de la suture où la surface est densé¬
ment striolée-ridée. Sillons longitudinaux fins et nombreux (17 à 20 envi¬
ron) complets n’atteignant pas au pore. Pore gros éloigné de la suture qui
est profonde et à peine déviée à son niveau.
Cavité stigmatique allongée, en triangle dont la pointe atteint le bord
postérieur du 2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Dernier segment et valves finement chagrinés. Appendice caudal
long et mince nettement recourbé vers le haut. Valves globuleuses, très
amincies au bord marginal qui est relevé en un net bourrelet. Sternite
petit complètement libre.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 4 e paire de pattes à la
dernière.
Source : MNHN, Paris
!. 253. Gonopodes
186
J.-M. DEMANGE
Gonopodes avec sternite en triangle dont le sommet est remarqua¬
blement allongé en appendice étroit. Surface nettement sillonnée.
Feuillet coxal postérieur très étroit et recourbé au sommet en forme
de serpe. Angle interne prolongé par un long appendice vertical (fig. 253).
Feuillet coxal antérieur très complexe (fig. 254), élevé face antérieure
et légèrement redressé en cône latéralement. Face postérieure le sommet
du feuillet développe deux protubérances arrondies une latérale externe
oblique, une médiane, à sommet recourbé en balcon vers l’arrière, portant
côté antéro-latéral externe une longue saillie pointue qui est le bord
interne de la gaine coxale. C’est entre ces deux protubérances que jaillit
le télopodite. Sous l’échancrure produite par les deux processus, une
longue rigole oblique issue d’une saillie en balcon.
Télopodite de forme générale de implicatus avec une énorme gibbosité,
à la grande courbure, développée en hauteur vers l’arrière et creusée
d'une gouttière dans laquelle vient se loger le sommet de la protubérance
latérale du feuillet coxal antérieur. En avant de cette gibbosité une longue
épine fémorale grêle dont la base globuleuse continue la gibbosité de la
courbure.
Extrémité distale divisée en deux feuillets se faisant face. Un feuillet
en palette conduisant la rainure séminale et un feuillet mince, trans¬
parent, hélicoïdal en forme de cornet et à pointe allongée et aiguë. Une
robuste épine tibiale redressée vers le haut.
La nouvelle espèce se rapproche de opinatus par la forme du feuillet
coxal postérieur et de implicatus par la forme du feuillet coxal antérieur.
Le télopodite est presque identique à celui de implicatus.
Il est difficile d’établir dans ce genre les véritables affinités des espèces
car il semble que celles-ci ne sont pas toutes connues.
Stenurostreptus stenorhynchus (Pocock, 1893)
Spirostreptus stenorhynchus Pocock, 1893 ; Stenurostreptus st. Cari,
1917 ; Attems, 1942 ; Spirostreptus si. Démangé, 1960).
Muséum Paris.
Ceylan. Deschamps 1357-89.
â 60 segments,
ç 60, 60, 60 segments.
— Kandy. Maindron. Mai 1901.
<J 58, 60 segments.
Cette espèce est bien connue et les gonopodes ont été figurés à plu¬
sieurs reprises notamment par l’auteur et par J. Carl. C. Attems, en
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
187
dernier lieu, ajoute quelques lignes à la description et une figure de la
portion proximale des organes génitaux.
Nous croyons toutefois intéressant de publier de nouvelles figures car
celles de J. Carl, bien que très claires, manquent un peu de précision.
Les feuillets coxaux antérieur et postérieur (fig. 255 et 256) sont mal
délimités et les excroissances sont différentes chez nos exemplaires.
Source : MNHN, Paris
188
J.-M. DEMANGE
D’autre part, le télopodite est dessiné en spirale (nous n’avons pas
remarqué une disposition si accusée chez nos spécimens) ce qui dissimule
les caractéristiques de la pièce accompagnant le rameau séminal et ne
permet pas d’évaluer les proportions de ces deux parties.
La figure du télopodite que nous publions (fig. 257) se rapproche
beaucoup plus de celle de Pocock qualifiée d’incorrecte par Carl (proba¬
blement par l’absence de l'épine fémorale et la forme peu spiralée) que de
celle de ce dernier.
Femelle.
Lobes latéraux du collum à angle antérieur non saillant. Angle posté¬
rieur récurrent.
Stipes mandibulaires à bord antérieur droit, angles latéraux saillants
et aigus.
Hanches de la 2 e paire de pattes allongées (fig. 258), beaucoup plus
longues que larges, à bords latéraux subparallèles. Epanouissements
latéraux prolongés par une longue excroissance étroite et grêle à pointe
arrondie dirigée vers le bas, courbée en demi-cercle. Bord antérieur pro¬
gressivement rabattu en rond, bord inférieur très profondément échancré
en demi-cercle. Tabliers (T) longs et étroits presque aussi longs que la
poche trachéenne. Sternite en bandeau allongé.
Hanches de la 3 e paire de pattes (fig. 259) sans particularités. Sclé-
rites intercalaires entièrement fusionnés en une seule pièce longue et
large présentant, seulement dans le milieu, une vague dépression mar¬
quant les limites des deux portions.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire (fig. 260) peu profondes.
Au centre de chacune d’elles fait saillie l’orifice de l’invagination (b)
comprimée antéro-postérieurement et pourvu d’une duplicature (d) en
parement (fig. 261). Les deux pièces sont beaucoup plus hautes que larges
et plongent profondément dans le vestibule, diminuant considérablement
la longueur du sac vulvaire. Invaginations non arquées.
Si l'on fend longitudinalement l'invagination on remarque, partant du
bourrelet de l’orifice, une formation globuleuse de chitine fortement
plissée se continuant par deux sclérifications bombées de grosseur inégale,
densément chitinisées, les valves postérieures (fig. 262). Celles-ci sont
situées l’une au-dessus de l’autre. Celle correspondant à la valve anté¬
rieure interne (mi) et de beaucoup la plus importante, aplatie. Celle corres¬
pondant à la valve externe (me) plus petite, s’enfonçant dans la masse
de chitine souple et incolore et buttant contre les valves antérieures.
Vulve volumineuse plus haute que large, comprimée antéro-posté¬
rieurement. Opercule très étroit et allongé à sommet particulièrement
aigu. Valves antérieures subpyramidales aussi hautes que l’opercule et à
sommet très aigu.
Gouttière apodématique très longue, non recourbée en crosse, s’insi¬
nuant entre les valves postérieures jusqu’à leur origine. Culs de sac
nombreux, en une rangée (28 à 30), globuleux ou plus ou moins dichoto¬
misés mais peu profondément.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
189
Stenurostreptus stenorhynchus de Kandy : Fig. 258. 2'paire de pattes. — Fig. 259. 3* paire
de pattes. — Fig. 260. Invagination vulvaire. — Fig. 261. Duplicature et bourrelet. —
Fig. 262. Vulve et manchon.
Source : MNHN, Paris
190
J.-M. DEMANGE
Phyllogonostreptus nigrolabiatus (Newport, 1844)
(Spirostreplus nigrolabiatus Newport, 1844 ; Pocock, 1892 ; Phyllogonos¬
treptus n. Cari, 1918 ; Thyropygus n. Attems, 1936 ; Phyllogonostrep¬
tus n. Attems, 1942).
British Muséum.
Inde. Yercaud (Sheveroy-Hills). Madras. J. R. Henderson. 1894. 10.
24. 215.218. Plusieurs individus soudés ensemble. Cambridge collon.
<J 54 segments. M. Fau coll.
Muséum Paris.
Inde. Pondichéry. Maindron. 669-81. c? 55, $ 55 segments.
— Pondichéry. Maindron. 1901. <? 56, $ immatures 54/2, 60/1 seg¬
ments, $ immatures 54/1, 54/1, 55/1. segments.
Musée de Washington.
Inde. Bengal : Asansol. Juillet-août 1945. K. D. Carlander. <J 58, $57
segments.
Coloration jaune-olive, jaune vert annelé de brun olive. Collum
finement bordé de jaune au bord antérieur. Tête à portion antérieure
jaune. Bord des valves et queue fauves. Antennes et pattes fauves.
Male.
Tête brillante légèrement ponctuée. Partie antérieure, surtout au-
dessus des lobes, fortement ridée. Sillon occipital profond. Labre à 3 dents
grosses séparées les unes des autres. Ocelles aplatis en champs en olive.
11. 10, 9, 8, 6, 4, 3 — 11, 10, 9, 8, 6, 4, 3 ; 11, 10, 9, 8, 6, 4, 3. Antennes
courtes ne dépassant pas le bord du collum. Stipes mandibulaires à
excroissance très volumineuse à l’angle antérieur.
Collum lisse et brillant, à lobes latéraux longs et subrectangulaires.
Bord antérieur échancré en angle droit ce qui fait légèrement saillir
l’angle antérieur. Sillon marginal profond. Bourrelet étroit sauf dans
l'angle antérieur où il est un peu plus large. Angle postérieur droit. Pas
de sillons sur la surface.
Prozonites brillants et légèrement striolés-ponctués au niveau de la
suture. Des ponctuations sur le reste du segment. Sillons longitudinaux
complets et espacés les uns des autres (13 à 16 environ). Sillon supérieur
éloigné du pore.
Cavité stigmatique à peine allongée, presque triangulaire.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
191
Suture nette et profonde, à peine incurvée au niveau du pore qui est
gros et situé tout près d’elle.
Dernier segment mat et rugueux avec un appendice caudal redressé
progressivement vers le haut en angle droit. Valves en amande, aplaties,
un peu amincies au bord marginal, avec une large dépression. Sternite
séparé du segment par un fin sillon en demi-cercle.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles de
la 3 e paire de pattes à la dernière. Sternite lisse.
Gonopodes.
Feuillet postérieur (fig. 263 et 264) progressivement élargi de la base
au sommet. Bords latéraux sans différenciation. Extrémité antérieure
avec une étroite échancrure dans le milieu divisant le lobe en deux por¬
tions : une portion latérale externe, en lamelle subconique (a), à concavité
postéro-latérale, une portion interne globuleuse, (b), concave face rostrale,
beaucoup plus bulbeuse face caudale. Une petite dent robuste, en crochet
(r), côté latéral et plantée face rostrale. Face postérieure avec un appen¬
dice robuste (c) prenant naissance sous la gibbosité de l’angle interne, en
forme de crochet double dont la branche la plus longue est recourbée
vers le haut, large et épaisse à la base. La deuxième branche constituée
par une petite pointe conique. Cet appendice se développe antéro-
postérieurement dans une direction proximale-distale.
Feuillet antérieur (fig. 263 et 264) très développé en longueur, étroi¬
tement accolé, face rostrale, au bord latéral du feuillet précédent (fa)
enveloppant même, à l'extrémité, la base du lobe latéral (a). Bord latéral
mince, s’évasant progressivement de l’extérieur vers l’intérieur. Face
postérieure l’orifice de la gaine coxale est encadrée par une très grosse
nodosité (n) en forme de fer à cheval dans l’échancrure de laquelle vient
se coucher le genou du télopodite (t).
Télopodite (fig. 265, 266 et 267) court, à extrémité large et lamellaire,
très différenciée et s’enroulant sur lui-même en spirale. Après la grande
courbure, l’organe s'épanouit en lame dont les bords se recourbent laté¬
ralement en gouttière et sont particulièrement amincis et transparents.
Fond de cette gouttière avec large échancrure divisant l’extrémité en
deux lamelles (li et le) se faisant vis-à-vis et dont les pointes se rencontrent
en se croisant. Lame interne (li), de beaucoup la plus importante, conduit
la rainure séminale et porte, à son extrémité, l'ori lice du canal et unerangée
de soies délicates, transparentes, peu visibles. Le bord distal se retourne
sur lui-même en s’enroulant vers l’extérieur et présente, à la base, une pro¬
fonde encoche hémisphérique (eh) produisant sous le feuillet une robuste
denticulation (d). Près de l’orifice de la rainure et située au-dessus des
épines translucides, une mince différenciation lamellaire (e), perpendi¬
culaire, dont le bord s'enroule à la rencontre de celui du bord distal. Un
peu en avant de l’encoche ronde (eh) un deuxième feuillet subtriangulaire
(x), à bords découpés, perpendiculaire au feuillet principal et dont le bord
s’enroule également à la rencontre du bord du feuillet principal.
Source : MNHN, Paris
192
J.-M. DEMANGE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
193
Extrémité distale de l’organe, près de l’orifice du canal séminal, on
remarque une série de fortes cannelures suivant l’arrondi du bord. Face
inférieure interne, dans le fond de l’échancrure médiane, le bord de la
lame pousse un lambeau chitineux très pointu, en lame de faux (1),
dirigé vers l’avant et s’élançant entre les deux grandes lames.
Lame externe (le), de moins grande surface, à bord supérieur brus¬
quement enroulé et terminé en un long appendice pointu (p) recourbé
latéralement par rapport aux deux lames, se couchant dans l’échancrure
ronde du bord inférieur de la lame opposée et précédé d’une profonde
échancrure. Bord inférieur avec une large denticulation triangulaire (r)
dirigée vers le bas. Face interne et perpendiculaire par rapport à la lame,
se trouve une très large lamelle transparente (lt) à concavité inférieure, à
bords fortement découpés et denticulés et dont le bord distal est muni
d'une petite lame (II), à bords enroulés, venant s’insérer sur sa surface
perpendiculairement par rapport à elle ; une seconde crête (et), plus
petite, se place en arrière convergeant vers la première.
Femelle.
Lobes latéraux du collum un peu plus étroits, à bord antérieur taillé
en angle droit. Angle antérieur arrondi.
Appendice caudal plus court et plus épais, légèrement relevé vers le
haut seulement. Valves à peine aplaties au bord marginal.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Pas de lobe aux stipes mandibulaires dont le bord antérieur est
échancré en demi-cercle avec ses deux angles latéraux saillant en pointes.
Hanches de la 2 e paire de pattes courtes et larges (fig. 269). Epanouis¬
sements latéraux larges et longs, à bord antérieur subrectiligne puis
arrondi latéralement pour se terminer en pointe longue et émousssée.
Tabliers (t) médiocres, larges et peu saillants. Sternite étroit en accent
circonflexe.
Hanches de la 3 e paire de pattes (fig. 270) très courtes, étranglées à la
base et fortement évasées au sommet. Sternite étroit à épanouissements
latéraux lobiformes. Bord antérieur à peu près rectiligne et légèrement
relevé latéralement. Sclérites intercalaires pairs (sc) en trapèze dont
l’angle externe est très allongé.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes (fig. 271 et
272). Au centre de chacune d’elles fait saillie l’orifice de l’invagination (b)
comprimée antéro-postérieurement et pourvue d’une duplicature (d) en
parement en bande étroite et longue.
Invaginations vulvaires profondes (fig. 271) non arquées. Si l’on fend
l'invagination dans le sens de la longueur on met à découvert un appareil
complexe constitué par deux manchons globuleux fortement chitinisés
et colorés (valves postérieures), situés l’un au-dessus de l’autre comme
chez Ktenoslreptus costulalus Att.. Le manchon de la valve interne (mi),
(valve postérieure interne), globuleux se trouve au-dessus, face posté¬
rieure, du manchon de la valve externe (me), (valve postérieure externe),
le plus volumineux et de forme allongée.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 13
Source : MNHN, Paris
194
Phyüogonoslreptus nigrolabialus de Pondichéry : Fio. 269. 2* paire de
hm, P rriî e ( de , F ‘°” ? 71 ' Invagination vulvaire. — Fio. :
bourrelet. — Fio. 273. Invagination apodématique.
pattes. — Fio. 270.
172. Duplicature et
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
195
Vulve volumineuse, comprimée antéro-postérieurement. Opercule à
sommet terminé en pointe et de même hauteur que les valves. Valves (va)
subpyramidales. Gouttière apodématique (fig. 273) longue et légèrement
arquée à l’extrémité, peu profonde. On remarque, au niveau de chaque
diverticule, une sorte de cloisonnement. Diverticules petits, presque
insignifiants, au nombre d’une dizaine environ en une seule rangée.
Immatures.
Larve $ à 54/2 segments.
Sac gonopodial ample et assez profond pour que les ébauches soient
très écartées du bord antérieur du 7 e segment.
Sternite des gonopodes (s) (fig. 268) petit, trapézoïdal, à surface irré¬
gulière ridée-ponctuée. Bourgeon postérieur, coxal, volumineux et de
même hauteur que le bourgeon antérieur du télopodite. Silhouette subrec¬
tangulaire étalée latéralement. Bourgeons complètements divisés en deux
parties libres dans la portion médiane. Rebord interne perpendiculaire
dédoublé par une profonde gorge verticale, allant de la base à l’extrémité,
déterminant de chaque côté deux lobes : un médian plus long que large,
étroit (cp), un latéral massif trapézoïdal (ca). Face postérieure la portion
médiane fait saillie tandis que la portion latérale est concave à son niveau.
Les deux portions en question sont les ébauches des deux feuillets
coxaux.
Bourgeon du télopodite (ht) proportionnellement plus long et plus
étroit, à bord à peu près parallèles, présentant une courbure externe dans
la moitié distale au niveau de laquelle une série de plis prélude à la for¬
mation d’une articulation. Extrémité distale entaillée en rond et pourvue
latéralement de deux pointes aiguës. Base du bourgeon présentant deux
pièces chitineuses, l’une perpendiculaire par rapport à l’axe du bourgeon,
ébauche de la poche trachéenne et l’autre latérale, globuleuse, placée sous
le lobe latéral du coxi te.
Larve $ à 60/1 segments.
Bourgeon des gonopodes semblables à ceux de la larve précédente.
Nous avons seulement remarqué une légère différence au niveau de la
courbure du télopodite. A cet endroit, en effet, se placent de nombreux
plis que nous retrouvons chez la larve à 54/2 segments, mais auxquels
s’ajoutent un gonflement de la portion proximale et un étranglement
situé au-dessus d’un bourrelet renforçant la position de l’articulation.
Genre Fageostreptus nov. gen.
Gonopodes avec sternite.
Feuillet coxal postérieur surmonté d’une lamelle hélicoïdale.
Télopodite court et large, en gouttière. Extrémité du membre divisée
Source : MNHN, Paris
J.-M. DEMANGE
en deux branches : une branche séminale lisse et une branche épineuse.
Epines classiques absentes remplacées par des lambeaux transparents,
presque invisibles. Une épine tibiale. Une épine fémorale.
Stipes mandibulaires avec un long processus chez le <J.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires
du <?.
Type : Fageostreptus hyalti nov. sp..
Le nouveau genre est proche de Phyllogonoslreptus. Bien que le télo-
podite possède une branche spéciale pour la rainure séminale et une épine
fémorale, sa forme générale rappelle celle de Phyllogonoslreptus.
Le feuillet coxal postérieur possède une lamelle en hélice qui pourrait
être l’homologue du crochet de nigrolabialus. De plus, les organes géni¬
taux 5 des deux espèces ont des caractères communs comme la forme des
manchons vulvaires et la plage chitineuse de la duplicature.
Pour nous, d’ailleurs, le genre Phyllogonoslreptus est encore mal connu
et rassemble, à tort, des espèces qui n’ont guère d’affinités entre elles,
comme serpentinus, melinopus, uniserialis par exemple. L’absence d’épine
fémorale n’est peut-être pas un caractère systématique aussi important
qu’a voulu le voir C. Attems.
Fageostreptus hyatti nov. sp.
British Muséum.
Inde. Irivandrum (S. India). H. Ferguson. c? Holotype 81, 5 Allo¬
type 74 segments.
Male.
Couleur, dans l’alcool, marron foncé, presque noir avec une fine
bordure rousse sur les segments. Prozonites café au lait. Tête et collum
marron-rouge. Dernier segment et valves rougeâtres, très foncés presque
noirs.
Tête lisse à sillon occipital profond. Zone prélabiale avec ponctua¬
tions espacées. 3 ou 4 (?) minuscules fossettes pilifères. Labre peu profon¬
dément échancré, avec 3 grosses dents arrondies. La dent médiane est la
seule bien isolée. Champs ocellaires : 13, 13, 11, 11, 9, 6, 3 — 13, 13, 11, 10*
8, 5, 2. Antennes courtes ne dépassant pas le bord du collum. Stipes man¬
dibulaires avec des protubérances très importantes, digitiformes, dirigées
vers l’avant (fig. 275 et 276).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
197
Fageostreplus hyalli nov. sp. : Fig. 274. Collum du <J. — Fig. 275. Gnathochilarium. —
Fig. 276. Stipe mandibulaire. — Fig. 277. Gonopode, face antérieure. — Fig. 278.
Gonopodes face postérieure. — Fig. 279. Extrémité du télopodite.
Source : MNHN, Paris
198
[. DEMANGE
Collum large à lobes fortement rétrécis, subrectangulaires avec un
processus volumineux et saillant en avant à l’angle antérieur (fig. 274).
Bourrelet marginal normal en angle droit au bord antérieur. Angle
antérieur du lobe déprimé, assez profondément, contrastant avec le reste
de la surface qui est bombée. 1 ou 2 traces de plis au bord postérieur.
Prozonites lisses avec de fines lignes circulaires en relief légèrement
sinueuses. De nombreuses petites perles sur leur parcours.
Cavité stigmatique triangulaire, peu allongée, dépassant à peine le
bord postérieur du premier article des pattes.
Métazonites très finement ponctués. Sillons longitudinaux profonds,
peu nombreux, espacés les uns des autres, localisés à la partie inférieure,
ne remontant pas le long des flancs. Pore répugnatoire gros, éloigné de la
suture qui est fortement déviée à son niveau.
Suture très profonde.
Dernier segment ridé et densément ponctué. Appendice caudal ne
dépassant pas le bord des valves, recourbé vers le haut. Valves avec de
très nombreuses ponctuations microscopiques. Bord aminci, sans gorge.
Sternite entièrement libre, à bord postérieur presque droit.
Pattes ambulatoires à sternite lisse.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière.
Signalons que le préfémur et le fémur des pattes postérieures de
chaque segment présentent, face inférieure, une zone de chitine molle
rappelant les soles. La paire de pattes antérieure du segment ne montre
cette formation nettement que sur le fémur. Doit-on considérer ces pro¬
cessus comme des soles ?
Gonopodes avec un sternite. Nous ne pouvons définir sa forme exacte
car il est incomplet chez l’individu étudié.
Feuillet coxal postérieur (fig. 277) face antérieure, très étroit à la base,
progressivement élargi vers le sommet. Celui-ci est oblique et présente à
sa base, une dépression oblique près de l’angle interne, isolant un long
processus épineux issu du bord interne et développé vers le haut.
Face postérieure (fig. 278) le feuillet est très élargi avec un orifice de
la gaine coxale très vaste. Le bord interne se développe perpendiculai¬
rement en un large lobe arrondi. Au sommet du feuillet jaillit un appareil
lamellaire complexe, libre, développé en hauteur contourné en hélice
(fig. 278 et 280). Le mouvement hélicoïdal du processus construit deux
gorges en hélice, latérale externe et latérale interne. La gorge latérale
externe abrite l’épine fémorale du télopodite qui épouse la forme de cette
gorge et de ce fait est sinueuse.
Feuillet coxal antérieur (fig. 277 et 278) fortement développé surtout
en hauteur puisque son sommet, en pointe, est au même niveau que celui
du feuillet précédent. Face postérieure, ce feuillet est très large, volumi¬
neux, en forme de fer de lance et déprimé en son centre. C’est le bord
latéral interne rejoignant le feuillet précédent qui forme l’orifice de la
gaine coxale.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
199
Source : MNHN, Paris
200
J.-M. DEMANGE
Télopodite volumineux (fig. 281) enroulé en spirale. Branche montante
relativement mince, portant au niveau de la grande courbure en angle
droit une longue épine en hélice dont la base lamellaire est isolée du reste
du membre et continue la direction verticale de la branche montante.
Au-delà de la grande courbure, le membre, subcylindrique, prend du
volume, se développe en largeur et progressivement s’amincit en feuillet
épais qui se creuse en gouttière. Un fort talon dentiforme au bord infé¬
rieur du membre près de la grande courbure.
Extrémité du membre fortement développée et creusée en une gout¬
tière dont les deux bords sont presque complètement pliés. Arête infé¬
rieure prolongée par une robuste formation correspondant à la pointe
inférieure du télopodite. Bord latéral postérieur épais, armé d’une large et
longue épine aiguë découpée dans le bord même. Bord latéral antérieur
très aminci, lamellaire, poussant à son angle distal deux lambeaux déli¬
cats, superposés à la base, en forme de crochets allongés et minces. L’un
de ces processus conduit la rainure séminale, le second porte quelques
épines ou plus exactement des formations translucides le long du bord.
Face interne de ce bord antérieur labourée de nombreuses stries longitu¬
dinales.
Femelle.
De couleur plus foncée que le cî (dans l’alcool).
Stipes mandibulaires à bord antérieur taillé en demi-cercle produisant
des denticulations supérieure et inférieure.
Collum à lobe plus large que chez le <J sans processus saillant en avant
(fig. 282). La dépression de l’angle antérieur, près du bourrelet marginal,
est visible. 2 ou 3 amorces de replis au bord postérieur près de l’angle
inférieur.
Pas de soles ni formations particulières sur les articles des pattes
ambulatoires.
Organes génitaux.
Vestibule vulvaire peu profond.
Duplicature, face antérieure, trapéziforme (fig. 283).
Sacs vulvaires courts, sans bosse de polichinelle.
Valves hautes, de forme ogivale à opercule aussi haut que les valves.
Manchons courts et fortement chitinisés, disposés l’un au-dessus de
l’autre (fig. 284).
Invagination apodématique longue, peu recourbée en crosse. Diver¬
ticules très petits, globuleux et nombreux, au moins 20. Ces formations
sont assez indistinctes surtout en avant et en arrière.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
201
Genre Gonoplectus Chamberlin, 1921. Char, emend.
(Thyroglutus Attems, 1936, 1942 ; Gongylorrhus Atteins, 1936, 1942).
Métazonites dorsalement lisses.
Pores répugnatoires débutant au 6 e segment.
Cavité stigmatique courte, triangulaire, s’étendant seulement jusqu’à
l’extrémité du premier article proximal des pattes ambulatoires.
Dernier segment avec un appendice cylindrique. Sternite libre. Des
soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires du <?.
Gonopodes à branche séminale sans épines, complètement séparée
d’une seconde branche pectinée.
Type : Spiroslreptus (Thyropygus) malayus Cari, 1909 (syn : Gono¬
plectus carletoni Chamberlin, 1921).
Clef des espèces
1. Un processus bifide à la grande courbure.
— Pas de processus bifide.
2. Une épine et un processus fourchu à la grande courbure. Angle
interne du feuillet coxal postérieur prolongé en pointe.
. G. brôlemanni nov. sp.
— Processus fourchu unique . G. slraminipes (Cari)
3. Une épine à la grande courbure généralement épaisse, en lame de
sabre et dirigée vers le bas.
— Plusieurs épines à la grande courbure.
4. Extrémité du télopodite avec un processus en massue en dehors
des branches séminale et épineuse .
— Pas d’appendice semblable.
5. Feuillet coxal postérieur étroit et arrondi. Une lamelle en gouttière
à côté de la branche épineuse . G. hyatti nov. sp.
— Feuillet coxal postérieur avec un long appendice pointu latéral.
Pas de lamelle en gouttière mais un appendice .
. G. saussurei (Cari)
6. Sommet du feuillet coxal postérieur discoïdal disposé transversa¬
lement par rapport au plan du membre. Télopodite simple, en
lame épineuse allongée . G. gestri (Poe.)
— Feuillet coxal en palette triangulaire .
7. 60 segments. Prolongement latéral du feuillet court. Sternite des
gonopodes étroit . G. malayus (Cari)
— 64 à 66 segments. Prolongement latéral du feuillet très allongé.
Sternite très développé.G. malayus lindbergi nov. subsp
8. 3 épines à la grande courbure, y compris la petite denticulation ..
— 2 épines à la grande courbure y compris la denticulation.
4
8
5
6
7
Source : MNHN, Paris
202
J.-M. DEMANGE
9. Feuillet coxal postérieur muni d’un long appendice à l’angle
interne . 10
— Pas d’appendice semblable. 12
10. Sommet du feuillet coxal portant latéralement une longue épine.
Pointe distale avec 2 denticulations latérales. Grande courbure
armée d’une longue épine verticale et d’une volumineuse épine
dirigée vers le bas. Une petite pointe entre les deux.
. G. alius nov. sp.
— Sommet du feuillet simplement arrondi latéralement, sans excrois¬
sance épineuse. Pointe distale sans denticulation. 11
11. Un appendice tibial volumineux. Grande courbure armée de 2
grandes épines encadrant une petite .... G. corriger (Att.)
— Pas d’appendice tibial. 3 épines de dimensions sensiblement
égales .G. remyi nov. sp.
12. Feuillet coxal arrondi et armé de deux épines verticales. Grande
courbure avec une longue épine et deux plus petites .
. G. probus (Att.)
— Feuillet coxal en palette triangulaire . 13
13. Extrémité du télopodite divisée en 4 branches dont les séminale
et épineuse. Deux grosses épines et une petite à la grande cour¬
bure . G. sulcatus (Att.)
— Extrémité du télopodite divisée en 3 branches. Trois grosses épines
à la grande courbure . G. gracilis (Att.)
14. Feuillet coxal postérieur étroit, allongé latéralement en palette
et surmonté d’une longue épine verticale pointue. 15
— Feuillet coxal en palette triangulaire. 17
15. Rainure séminale débouchant dans un appendice pileux plus ou
moins séparé de la branche. 16
— Rainure séminale débouchant à l’extrémité de la branche sans
appendice pileux particulier . G. hoplites (Verh.)
16. Rainure séminale s’ouvrant dans un appendice globuleux et pileux
libre porté par la branche séminale profondément échancrée dis-
talement . G. aslutus (Att.)
— Rainure séminale débouchant dans une très petite saillie du bord
de la branche faisant corps avec elle. Bord distal droit .
. G. pococki nov. sp.
17. Branche séminale longue et découpée en lanières à l’extrémité.
Appendice accessoire aplati et en crochet. Epanouissement laté¬
ral du feuillet coxal échancré. Deux grosses épines fémorales ....
. G. repertus (Att.)
— Branche séminale courte, armée d'une dent, à bord non découpé
en lanières. Branche accessoire lamellaire et complexe, non
aplatie. Epanouissement distal digitiforme. Une grosse épine en
lame de sabre dirigée vers le bas et une très petite saillie à la
grande courbure . G. cautus (Att.)
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
203
Gonoplectus remyi nov. sp.
Musée de Washington.
Inde. Assam ; Chabua. 1943. W. L. Jellison. 1 63 segments. Holo-
type.
Couleur, dans l’alcool, brun-rouge annelé de marron rouge fonce.
Pattes fauves.
Tête brillante et lisse avec quelques ponctuations très espacées.
Sillon occipital fin. Deux dépressions circulaires entre les antennes.
4 fossettes pilifères. Labre peu échancré avec 2 grosses dents dans la
concavité. Antennes longues et minces dépassant largement le bord pos¬
térieur du 3 e segment. Ocelles disposés en 8-9 rangées (12, 12, 12, 10, 8, 7,
5, 4, 2 — 12, 12, 11, 9, 9, 7, 5, 4). Stipes mandibulaires à angle antérieur
boursouflé et saillant en un long appendice subtriangulaire.
Collum brillant et lisse à lobes latéraux volumineux. Angle antérieur
des lobes fortement saillant en pointe en avant et vers le bas. A son niveau
une nette dépression contre le bourrelet marginal qui est épais à cet
endroit et rebordé par un deuxième sillon profond remontant jusqu’au
niveau des yeux. 6 à 8 plis élevés sur la surface, recourbés vers le haut et
incomplets.
Prozonites aux deux tiers de la surface occupés par de fins sillons cir¬
culaires irrégulièrs, plus ou moins anastomosés. Des petites perles peu
visibles. Tiers restant finement striolé.
Métazonites à surface profondément striolée-ponctuée. Sillons longi¬
tudinaux fins, au nombre d’une vingtaine, complets atteignant le pore.
Suture profonde, nettement déviée au niveau du pore situé tout contre
elle. Cavité stigma tique triangulaire dont la pointe atteint tout juste le
bord du 1 er article basal.
Dernier segment et valves très profondément striolés-ponctués.
Appendice caudal très court et épais.
Valves atténuées près du bord marginal qui est légèrement relevé en
bourrelet. Sternite de grande surface, triangulaire, complètement libre.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière. Sternite très légèrement ponctué. Ponctuations presque invi¬
sibles.
Gonopodes à sternite triangulaire, très allongé en largeur.
Feuillet coxal postérieur étroit (fig. 285) épanoui en palette vers le
sommet. Sommet arrondi, côté latéral interne, terminé en pointe et
taillé en oblique vers l’intérieur. On remarque deux longues épines sur
l’arête .interne, une médiane et une à l’angle interne. Cette dernière
épine, la plus large, possède une pointe double. Surface profondément
ridée au niveau de l’arrondi, côté latéral externe.
Source : MNHN, Paris
204
J.-M. DEMANGE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
205
Feuillet coxal antérieur bas (fig. 286) élargi latéralement par une
saillie conique. Face postérieure, le bord latéral interne est relevé en
bourrelet longitudinal se terminant par un petit cône arrondi au niveau
de sa fusion avec le feuillet précédent, un peu au-dessous de l’épine
bifide. Orifice de la gaine coxal latéral avec une large denticulation
arrondie au niveau de la base du feuillet postérieur, vers l’avant.
Télopodite replié sur lui-même dès sa sortie de la gaine coxale (fig. 287)
au niveau de la grande courbure. Sommet de la courbure gibbeux et
armé de 2 longues pointes. Une pointe interne plus longue que la seconde ;
recourbée, dirigée vers le haut, une pointe externe beaucoup plus courte
que la précédente, presque droite. Le membre s’épaissit ensuite tout en
poussant une robuste épine fémorale dirigée vers l’extrémité, étroitement
appliquée contre son support. Extrémité distale du télopodite recourbée
en crochet et divisée en 2 branches enroulées l’une autour de l'autre.
Branche interne, volumineuse, hélicoïdale, simple, conduisant la rainure
séminale à extrémité appliquée étroitement contre la branche externe.
Surface cannelée près de l’embouchure de la rainure. Branche externe
étalée en une petite plage à la face inférieure de laquelle se soude un long
appendice libre écarté de son support, épais, recourbé vers l’intérieur.
Extrémité distale de la branche allongée et armée de nombreuses épines
classiques. A côté de ce processus, un petit lobe discoïdal n’ayant aucune
continuité avec les bords de l’appendice inférieur sinon une crête épaisse
continuant le bord et séparant les processus (fig. 288).
La nouvelle espèce est proche de Gonoplectus corriger (Att.) et s’en
distingue par les caractères principaux suivants :
remyi nov. sp.
— Sommet du feuillet coxal postérieur des
gonopodes à pointe interne longue, plus
longue que l’externe.
— Processus spiniforme de l’angle interne
du feuillet coxal antérieur à pointe
bifide.
— Télopodite avec 3 longues épines fémo¬
rales dont 2 redressées vers le haut. Pas
de petite épine semblable.
— Pas de processus tibial.
corniger Att.
— Pointe interne du feuillet coxal posté¬
rieur très courte, plus court que
l'externe.
— Processus bifide mais à pointe secon¬
daire située bien avant l’extrémité.
— Télopodite avec 2 longues épines fémo¬
rales, dont l’une se dirige vers le bas.
Une petite épine entre ces deux der¬
nières.
— Un long processus tibial.
Gonoplectus alius nov. sp.
Musée de Washington.
Inde : Assam, Doom, Dooma. 27-30. IV. 1943. D. Elmo Hardy. 1 <j 61
segments : Holotype ; 1 $ 62 segm. Allotype.
Source : MNHN, Paris
206
J.-M. DEMANGE
— Assam, Doom Doome. 8. V. 1943. D. Elmo Hardy 1 ^ 60 segm.,
1 (J 61 segm.
Couleur, dans l’alcool, comme remyi, nov. sp.
Male.
Tête rugueuse densément ponctuée, sans dépressions interoculaires.
Sillon occipital fin. Zone prélabiale ponctuée, non ridée avec 4 fossettes
pilifères. Antennes en massue atteignant le bord du 3 e segment. Stipes
mandibulairesavec un appendice dirigé vers le bas obliquement, déformé
subrectangulaire. Ocelles en 7 rangées (13,12, 11, 9, 8, 5, 4, — 13,12,11, 9,
7, 5, 4),
Collum brillant, très finement ponctué, à lobes latéraux larges de
même forme que chez remyi. Surface parcourue de 6 à 8 sillons fortement
relevés vers le haut, beaucoup plus longs que chez remyi.
Prozonites et métazonites comme chez remyi.
Dernier segment très rugueux sans trace d’appendice caudal. Valves
peu globuleuses, creusées d’une dépression près du bord marginal qui est
relevé en bourrelet. Sternite libre.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière. Sternite des pattes très finement ponctué.
Gonopodes à sternite comme chez remyi.
Les gonopodes sont d’ailleurs proches de ceux de remyi mais ils s’en
différencient par les caractères suivants.
Sommet du feuillet coxal postérieur allongé et terminé par une
longue épine recourbée (fig. 289). Base de cette épine latéralement épa¬
nouie et portant 2 denticulations aiguës et un gros appendice pointu côté
latéral externe. Appendice épineux vertical de l’angle interne du feuillet
très robuste et allongé avec, à moitié de son parcours, une longue épine
dirigée vers le haut également mais située face antérieure. Pointe de cet
appendice recourbée légèrement vers l’extérieur et dépassant largement
le processus épineux du sommet du feuillet.
Feuillet coxal antérieur (fig. 290) avec bourrelet de la face postérieure
plus accusé et la saillie conique plus élevée. A côté de l’épine verticale du
feuillet précédent, c’est-à-dire au sommet de la lèvre de la gaine coxale,
une large denticulation lamellaire. Bord de cette gaine, côté latéral
externe, à côté du feuillet coxal postérieur, sans denticulation, simplement
arrondi.
Télopodite à grande courbure comme remyi (fig. 291) mais avec une
seule longue épine verticale, côté latéral interne. A l’emplacement de la
seconde épine externe de remyi une minuscule épine simple. Une troi¬
sième épine fémorale comme chez remyi.
Extrémité du télopodite à branche interne, séminale, comme remyi
mais avec cannelures plus apparentes. Branche externe, portant les
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
207
Source : MNHN, Paris
208
J.-M. DEMANGE
épines, beaucoup plus développée et lamellaire. Lamelle latérale absente
ou seulement peu individualisée, le bord se continuant sans interruption
jusqu’à la face inférieure et faisant suite à celui d’une large lamelle
mince, homologue à l’appendice de remyi. Pas de crête épaisse côté
latéral.
Femelle.
Antennes plus courtes n’atteignant pas le bord du 2 e segment.
Lobes collaires plus étroits, sans protubérance antérieure, simple¬
ment arrondi en angle obtus. Bourrelet marginal étroit. 7-8 plis très longs
remontant presque jusqu’au champ ocellaire.
3 e paire de pattes à sclérite intercalaire pair.
Invaginations vulvaires courtes et larges. Orifice de cette invagination
noyé parmi les replis de la saillie (fig. 293).
Duplicature en parement (fig. 292), face antérieure, assez complexe
avec une grosse saillie ronde, étranglée à la base et une petite protubé¬
rance moins élevée plaquée contre la saillie de l’orifice. A la partie infé¬
rieure se développe un long appendice digitiforme.
Lorsque l’on fend l’invagination on découvre deux longs manchons
étroits et presque lisses.
Vulve du type pyramidal avec opercule allongé, triangulaire et deux
valves hautes et pyramidales.
La nouvelle espèce est également proche de Gonoplecius corriger ( Att.)
et s'en distingue par les caractères suivants :
cornlger Att.
Sommet du feuillet sans pointe externe
et à pointe distale épaisse recourbée vers
l’intérieur. Pas de denticulations externes.
— Appendice spiniforme trapu.
— Processus tibial long.
allus nov. sp.
— Sommet du feuillet coxal postérieur des
gonopodes avec une pointe externe
transversale et un appendice spiniforme
grêle. Deux petites dents latérales.
— Appendice spiniforme du feuillet coxal
antérieur grêle.
— Pas de processus tibial.
Gonoplectus pococki nov. sp.
(Spirostreplus feae Pocock, 1893 type Fea, Birmanie nec feae type Oates,
Rangoon ; Démangé, 1960).
Muséum Paris.
Birmanie. Palon (Voyage L. Fea 1885-1889) <J 65 segments. Para-
type de Pocock.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAE
209
Coloration, dans l’alcool, jaunâtre annelé de fauve clair. Pores répu-
gnatoires se détachant en noir.
Tête lisse. Sillon occipital net. Sillons interoculaires absents. 4 fos¬
settes pilifères prélabiales. Labre profondément échancré avec 3 grosses
dents dans la concavité. Antennes en massue ne dépassant pas le bord du
2 e segment. Stipes mandibulaires avec un gros lobe en demi-cercle à
l’arête inférieure, saillant, en rond, en avant. Bord antérieur sans pointes
bien précises.
Collum lisse et brillant, à lobes latéraux rectangulaires. Sillon marginal
profond délimitant un large bourrelet. 5 à 7 sillons écourtés sur la surface,
subparallèles, un peu relevés vers le haut.
Prozonites chagrinés sauf dans le quart antérieur, avec lignes cir¬
culaires en relief peu visibles et très irrégulières. De petites perles, effacées,
le long de ces lignes.
Cavité stigmatique un peu allongée, en triangle, dont la pointe
atteint, au plus, le milieu du 2 e article proximal des pattes ambulatoires.
Métazonites lisses et brillants avec sillons longitudinaux nombreux
et peu profonds (29 à 30) atteignant au pore mais ne le dépassant pas. Le
long de la suture qui est profonde, déviée en angle droit au niveau du pore,
on remarque de petites impressions unciformes au dessus du pore.
Dernier segment finement ponctué-chagriné, allongé en pointe courte
et émoussée. Valves anales plus densément chagrinées, à bords légèrement
amincis, sans bourrelets. Sternite séparé du segment par un profond
sillon transversal.
Pattes avec soles sur les deux avant-derniers articles, de la 3 e paire de
pattes à la dernière.
Gonopodes à sternite en triangle équilatéral, bombé.
Feuillet postérieur élancé, étroit à la base, plus étroit que la base du
sternite (fig. 294), brusquement épanoui et dévié latéralement au sommet.
De ce fait, les deux feuillets symétriques dessinent un Y dont les branches
supérieures sont en palettes étroites terminées chacune par une forte
pointe allongée.
Feuillet antérieur (fig. 295) très large et épais, aussi haut que le
feuillet précédent, débutant latéralement face orale par deux excrois¬
sances volumineuses. Sommet du feuillet un peu plus étroit, à bords
subparallèles, visible face antérieure. Face postérieure on remarque une
large dent obtuse à côté de laquelle s’élève, face interne, un très long
appendice épineux (a) à pointe recourbée légèrement vers l’extérieur. Cet
appendice est visible, dans tout son développement, face interne.
Télopodite long et mince (fig. 296). A sa sortie de la gaine coxale on
remarque une volumineuse gibbosité (g) constituée par un brusque
amincissement du membre suivi d’un mouvement de torsion, souligné
d’une pliure de la partie mince sur la partie globuleuse. Face antérieure,
continuant la pliure, une longue et robuste épine fémorale (f) étranglée
à la base. A l’opposé, naît une seconde épine sinueuse beaucoup plus
longue et grêle (f2).
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 14
Source : MNHN, Paris
210
J.-M. DEMANGE
Extrémité élargie du membre (fig. 297), précédée d’une longue épine
tibiale (ti) de direction distale, divisée en deux branches : une branche
séminale et une branche pectinée.
Branche séminale (bs) épaisse présentant, face postérieure, un soulè¬
vement de la surface en forme d’appendice allongé (b).
Branche pectinée (bp) en feuillet allongé avec de très nombreuses
épines plus ou moins en crochet occupant la presque totalité de l’arête.
Face latérale externe se détache, séparé par une profonde encoche, un
lobe feuillé (1) enroulé en gouttière et légèrement en hélice.
La nouvelle espèce est proche de astutus et hoplites et s’en distingue
par la forme particulière de l’extrémité du télopodite. Cette question a
déjà été développée dans un chapitre spécial précédent.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
211
Gonoplectus carletoni Chamberlin, 1921
[syn. de G. malayus (Cari, 1909)].
British Muséum.
Inde. Cambridge collection. M. Fau coil. J 60 segments. Dehra Dun
U.P. (J 59, ? 9 62, <? immature 61/1 segments.
(J Type. c? Paratype,
Les organes génitaux du type de cette espèce sont malheureusement
incomplets. L’un des télopodites manque tandis que le second ne nous
semble pas être totalement intact. Il présente, notamment, une déchirure
au feuillet latéral, le plus volumineux, de la gouttière longitudinale (a).
De plus, le second feuillet latéral de la face opposée ne nous semble pas
complet. Son extrémité est découpée en dents de scie et les épines clas¬
siques, qui devraient s’y trouver, ont disparu.
Nous publions néanmoins les dessins de ces organes tels que nous les
avons vus.
Nous avons étudié, par contre, le paratype dont les gonopodes sont
complets et possèdent une branche pectinée indépendante de la branche
séminale.
Ils sont identiques en tous points à ceux du type (mis à part l’accident
survenu).
Type.
Orifice de la gaine coxale (y) (fig. 299) sans particularité, situé latéra¬
lement et développé en longueur.
Feuillet coxal postérieur (fig. 298) en palette triangulaire, à sommet
très aigu et large. Angle latéral externe avec une excroissance en appen¬
dice arrondi.
Feuillet coxal antérieur (ûg. 299) soudé d’une seule pièce avec le pré¬
cédent, sans excroissance au sommet. Son bord latéral externe est le bord
de l’orifice de la gaine coxale.
Notons un processus curieux au sommet du feuillet antérieur près de
la pointe du feuillet précédent. Une dépression oblique (x), très sensible,
bornée, côté latéral interne, par de gros renflements irréguliers obliques
et côté latéral externe par un léger repli, évoque très nettement un ori¬
fice coxal obturé, à l’emplacement où nous le trouvons chez certains
Harpagophoridae.
Télopodite (fig. 300, 301 et 302) à extrémité distale complexe, tordue
en hélice et à bords latéraux réfléchis en gouttière longitudinale. Cette
gouttière est limitée par deux lobes (a et b) dont le premier (a) est arrondi
et plus volumineux que le second (b). Ce lobe allongé (portant les épines
Source : MNHN, Paris
212
J.-M. DEMANGE
Gonoplectus carletoni type de Chamb
299. Sommet des feuillets coxaux,
Extrémité du télopodite. — Fia
mité du télopodite du Paratype.
ambkrlin : Fio. 298. Gonopodes, face antérieure. — Fio.
a .'! x ' f «c« Postérieure. — Fio. 300. Télopodite. — Fio. 301.
Ho. 302. Extrémité du télopodite. — Fio. 303. Extré-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
213
classiques ?) est pourvu d’un appendice recourbé en crochet (c) vers
l’extrémité distale, faisant paraître cette extrémité bifide.
Branche séminale (s) allongée, complètement séparée du reste du
membre.
Une forte épine fémorale (f) recourbée, insérée sur la face inférieure
de la grande courbure, aplatie en lame de faux.
Sternite grossièrement en forme de T renversé, profondément sillonné
à la base, horizontalement.
Paratype.
Branche séminale comme indiquée dans les figures précédentes
complètement séparée d’une seconde branche pectinée (s et b, fig. 303).
Branche pectinée longue, en faucille, armée de 8 épines résultat de
découpures du bord interne du feuillet. Sa position est intermédiaire entre
la branche séminale (s) et le lobe hyalin (a) de la gouttière, suivi de
l’appendice (c) en crochet.
Branche séminale (s) étroitement accolée à la branche pectinée et
pourvue d’une crête longitudinale mince soulevée en dent triangulaire
dans la moitié de son parcours environ.
Gonoplectus malayus (Cari) lindh ergi nov. subsp.
Muséum de Paris.
Inde. Gayaganga (district de Darjiling). Rivière. XI. 1944. Dr K.
Lindberg. <J 66 Holotype, $ 64 Allotype, £ 66 segments.
La nouvelle sous-espèce se différencie du type par la forme du feuillet
coxal postérieur des gonopodes (fig. 304). Le sommet de ce feuillet est en
pointe très allongée, étroite et les épanouissements latéraux transversaux
beaucoup plus volumineux, lamellaires, étalés en plage discoïdale à
l’extrémité. Sous cette excroissance, le bord latéral différencié en une
large lamelle transparente plus nette que chez le type. Sternite des gono¬
podes en triangle dont la pointe est très étroite et étirée en hauteur.
Nombre de segments plus important que chez carletoni, 64 à 66 au
lieu d’une soixantaine.
Appendice caudal plus allongé et remarquablement redressé vers le
haut.
Source : MNHN, Paris
211
J.-M. DEMANGE
Sous le rapport des feuillets coxaux, la nouvelle sous-espèce se rap¬
proche de l’espèce caulus de C. Attems. Il s’agit donc d’une forme inter¬
médiaire.
Gonoplectus carletoni lindbergi nov. subsp. : Fio. 304. Gonopodes, face antérieure.
Gonoplectus cautus (Attems, 1936)
(Thyroglulus cautus Attems, 1936).
British Muséum.
Chargola Valley. Sylhet F. Austin. 1893. 11. 11. 2. <? 70 segments.
Gonoplectus hyatti nov. sp.
British Muséum.
Brit. Mus. Népal Exped. K. H. Hyatt 1954.
— On ground at Tilhar. 28°16,5’N 83°46’E. 3500’. 11. VI. 54. coll.
n° 150B. (J 62 segments.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
215
— Entre Tilhar 28°16, 5’N 83° 46’E et Naudhara 28° 17’N 83° 5’E.
29. VII. 54. Coll. n° 247. S 63 segments.
— Takun. 18. VII. 54. 28° 27, 5’ N 83° 22, 5'E. N° 238.
cî Holotype 64 segments.
Coloration, dans l’alcool, marron foncé presque noir ou annelé de noir
et gris-bleuté sur les métazonites. Prozonites jaune-orangé. Tête marron.
Valves brun-rouge. Pattes fauves.
Tête lisse et brillante. Sillon occipital presque invisible. 5 grosses fos¬
settes pilifères prélabiales. Région prélabiale avec ponctuations très
espacées. Labre profondément échancré avec 3 grosses dents longues,
espacées, à pointes au même niveau, en une seule ligne. Antennes grêles
et longues atteignant presque le bord postérieur du 2 e segment. Stipes
mandibulaires avec une excroissance globuleuse à la face inférieure.
Ocelles : 11, 11, 10, 9, 7, 5, 3 — 11, 11, 10, 9, 8, 5, 3.
Collum brillant, très finement ponctué, à lobes subrectangulaires.
Angle antérieur saillant. Angle postérieur obtus. Bourrelet marginal sans
particularité. Deux fins plis incomplets près du bord postérieur.
Prozonites aux deux tiers occupés par de fines lignes circulaires plus
ou moins anastomosées et quelques ponctuations microscopiques. Tiers
restant très finement striolé.
Métazonites brillants très finement ponctués. Sillons longitudinaux
très fins, complets, parallèles, n’atteignant pas au pore, nombreux (15 à
20). Pore gros situé près de la suture qui est déviée à son niveau.
Cavité stigmatique allongée atteignant le bord postérieur du 2 e article
proximal des pattes ambulatoires.
Dernier segment densément ponctué, chagriné avec un appendice
caudal long et mince à peu près droit mais toutefois légèrement relevé
vers le haut. Valves plus profondément ponctuées que le segment anal,
bombées, à bord marginal considérablement aminci et nettement relevé
en un étroit bourrelet. Sternite en triangle, à pointe aiguë, séparé du
segment.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière. Seules les 8 à 10 dernières paires de pattes ne possèdent une sole
que sur l’avant-dernier article.
Gonopodes à sternite en demi-lune. Le sommet de la courbe du ster-
nite semble être prolongé en pointe.
Feuillet coxal postérieur long et élancé (fig. 306), étroit à la base et
progressivement épanoui en palette. Bord latéral interne fortement
déprimé, aminci et rejeté vers l’arrière, échancré en angle droit. Angle
armé de nombreuses découpures dentiformes. Sommet du feuillet arrondi
et étroit.
Source : MNHN, Paris
216
J.-M. DEMANGE
S
Feuillet coxal antérieur élevé et subhorizontal face antérieure (fig. 305).
Face postérieure, les bords latéraux sont subparallèles et le sommet
subhorizontal. On remarque toutefois une faible denticulation. Bord
interne soulevé en un large bourrelet vertical à angle supérieur saillant
auquel correspond, dans le milieu du feuillet, une vaste dépression pro¬
fonde dans laquelle se loge l’extrémité du télopodite.
Gonopleclus hyalti nov. sp. : Fio. 305. Gonopodes, face postérieure. — Fio. 306. Feuillet
coxal postérieur, face antérieure. — Fio. 307. Extrémité du télopodite.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
217
Télopodite (fig. 305 et 307) à grande courbure en angle droit présen-
sentant une longue pliure. Sommet de la branche montante poussant,
côté antérieur, une robuste épine fémorale en forme de faux se repliant
sur le membre face opposée. Pointe de l’épine dirigée vers le bas. Membre
subcylindrique différencié à l’extrémité distale en deux processus. Un
processus antérieur représenté par une branche séminale allongée ter¬
minée en crochet, à laquelle est opposé un appendice de moindre lon¬
gueur, beaucoup plus épaissi, dont l’extrémité distale est renflée, gibbeuse
avant de se terminer en une pointe aplatie émoussée. Face inférieure de
la branche séminale fortement cannelée. Un processus postérieur sineux,
vaguement en forme de S portant une quinzaine d’épines translucides
épaisses. A côté de cette branche épineuse s’insère une large lame dont les
bords se recourbent en gouttière. Extrémité distale de cette gouttière,
vers le peigne, saillant en une large dent aiguë.
La nouvelle espèce est proche de G. brôlemanni nov. sp. et s’en dis¬
tingue en tout premier lieu par la forme du feuillet coxal postérieur et de
l’épine fémorale.
L’extrémité du télopodite bien que semblant identique se distingue
de celle de brôlemanni par la forme en massue du processus de la branche
séminale.
D’autre part, la gouttière longitudinale de la branche épineuse est
beaucoup plus courte.
Gonoplectus brôlemanni nov. sp.
British Muséum.
Brit. Mus. Népal Exped. K. H. Hyatt 1954.
— Bakhri Kharda. 28° 22, 5’N 84° 7, 5’E. 5500’. 21. VIII. 54. Coll.
n° 267. cî 61 segments.
— Ulleri 28° 21, 5’N83° 44,5’E. 6000-7000’. Mixed deciduous jungle
18.V. 54. Coll. n° 113. <? 61 segments.
— Siklis 28° 22’ N 84° 6’E. 7000’. 22. IV. 54. Coll ; n° 39 <J Holotype
61 segments.
Couleur, dans l’alcool, jaune-orange, annelé de gris-noir foncé. Bord
postérieur des métazonites rougeâtre. Tête, segments terminaux, pattes
brun foncé.
Source : MNHN, Paris
218
J.-M. DEMANGE
Tête très finement ponctuée. Sillon occipital très fin presque invisible,
inexistant. Labre profondément et étroitement échancré, avec 3 grosses
dents dont les pointes sont au même niveau. 1 + 1 fossettes pilifères
prélabiales de part et d’autre de l’échancrure. Antennes courtes dépassant
à peine le bord du collum. Ocelles 13, 12, 11, 9, 8, 6, 4, 2 — 12, 12, 11, 10, 8,
6, 4, 2. Stipes mandibulaires avec une protubérance lobiforme arrondie.
Collum avec de très nombreuses ponctuations fines. Labre subrec¬
tangulaire à angle antérieur droit et saillant. Angle postérieur droit, légè¬
rement récurrent. Bourrelet marginal épais. 4 à 6 plis fins près du bord
postérieur, les plus inférieurs recourbés vers le haut.
Prozonites aux deux tiers de la surface occupés par de fines lignes
circulaires plus ou moins anastomosées et quelques petites perles. Tiers
restant profondément striolé.
Métazonites à surface profondément ponctuée. Sillons longitudinaux
fins, complets, disposés régulièrement, subparallèles, atteignant presque
au pore. Pore gros éloigné de la suture qui est légèrement déviée à son
niveau. Fond de la suture densément ridée. A partir du pore de petites
lignes en relief régulièrement espacées remontant jusque sur le dos.
Cavité stigmatique triangulaire, profonde, atteignant tout au plus
le bord postérieur du deuxième article proximal des pattes.
Dernier segment et valves anales profondément ponctués. Pas trace
d'appendice caudal, sinon une proéminence plus accentuée du bord pos¬
térieur. Valves peu globuleuses, très amincies au bord postérieur. Sternite
en triangle séparé du segment par une fine ligne en demi cercle.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière. Seules les trois dernières paires de pattes n’ont pas de sole à
l’antépénultième article.
Gonopodes à sternite en demi-lune, à surface striée longitudinalement.
Feuillet coxal postérieur (fig. 308) très étroit à la base puis brusque¬
ment épanoui en palette discoïdale au sommet. Côté latéral interne se
détache horizontalement une longue épine sinueuse. Centre de l’épanouis¬
sement discoïdal concave ; une faible dépression longitudinale sous cette
concavité.
Feuillet coxal antérieur (fig. 309) volumineux face antérieure, bien
développé en hauteur. Bord supérieur, celui de l’orifice coxal, visible
antérieurement. Face postérieure le feuillet est élevé et son bord presque
horizontal.
Télopodite (fig. 309 et 310) épais et gibbeux dès sa sortie de la gaine
coxale. La gibbosité de la grande courbure est produite par une pliure
du membre doublée d’un mouvement hélicoïdal. A ce niveau on remarque
une première épine courte et simple face antérieure, dirigée vers le bas et
un processus rubaneux, large, muni de 2 pointes, face postérieure et
dirigée également vers le bas. Au delà de la gibbosité le membre demeure à
peu près cylindrique et ne se différencie qu’à l’extrémité. Extrémité
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAE
distale divisée en deux branches. Une branche séminale très profondé¬
ment cannelée, face inférieure, à laquelle est associée un long processus
spiniforme. Entre le processus et la branche elle-même une fine membrane
transparente à bord très découpé en lanières. Une branche épineuse
beaucoup plus longue que la première, terminée par un processus en
faucille très mince, portant, une vingtaine d’épines translucides. Bord
latéral inférieur de cette branche considérablement aminci et développé
en lamelle dont le bord externe se recourbe en une gouttière longitudinale.
Bord distal de cette gouttière atteignant approximativement l’extrémité
du rameau séminal.
Gonoplectus brolemanni nov. sp. : Fio. 308. Gonopodcs, face antérieure. - Fig. 309.
Gonopodes, face postérieure. — Fig. 310. Extrémité du téiopodite.
Source : MNHN, Paris
220
J.-M. DEMANGE
Nous ne connaissons que deux espèces de Gonoplectus dont l’épine
fémorale est bifide, G. / rater (Cari) et straminipes (Cari) mais aucune de
ces deux espèces ne présente une deuxième épine à la grande courbure.
G. brôlemanni, néanmoins, appartient sans aucun doute à ce groupe mais
il s’en différencie par la forme des feuillets coxaux notamment (nous ne
connaissons pas la forme du télopodite de /rater).
La forme de l’extrémité du télopodite se rapproche de celle de saus-
surei, autant que l'on peut en juger d’après la figure publiée par J. Carl.
Ajoutons que brôlemanni est la seule espèce avec hyatti à posséder
une gouttière le long de la branche épineuse. Nous ne connaissons mal¬
heureusement pas suffisamment le dessin précis des organes de la plupart
des espèces du genre pour interpréter ce caractère, qui pourrait avoir une
plus grande importante que la présence ou l’absence de cannelures à la
branche séminale (voir C. Attems, 1936 ; tableau dichotomique). Ce
dernier caractère semble douteux car des cannelures sont toujours plus
ou moins bien visibles.
Ktenostreptus costulatus Attems, 1913
(Klenostreplus costulatus Attems, 1913 ; 1914 ; Kt. scaberrimus Verhoeff,
1930 ? ; Kt. costulatus Attems, 1936.)
Muséum Paris.
Ceylan. Deschamps. 1357-89.
S 56 segments.
$ 54, 56, 57, 57 segments.
Coloration marron foncé, grisâtre, annelé de jaune à jaune-rouge.
Prozonites jaunes. Métazonites brun-foncé à bord postérieur souligné de
fauve. Segment terminal fauve. Antennes fauves, pattes jaunes à jaune-
rouge.
Male.
Corps rendu mat par les nombreux sillons et rides.
Tête mate, chagrinée. Sillon occipital indistinct. Pas de sillon intero¬
culaire. Champs ocellaires subtriangulaires très arrondis vers le collum.
Ocelles légèrement aplatis 12, 11, 10, 9, 7, 5, 2. 6 fossettes pilifères préla¬
biales. Antennes dépassant le bord du 2 e segment. Stipes mandibulaires à
surface gonflée, sans lobe à l’arête inférieure. Bord antérieur taillé en
carré.
Collum fortement chagriné à lobes latéraux étroits. Bord antérieur
presque droit à angle fortement arrondi. Un fort sillon marginal à partir
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
221
des yeux. Bourrelet marginal large et parcouru par un sillon fin se divi¬
sant en plusieurs rameaux dans l’angle postérieur du lobe. 3 à 4 sillons
fortement courbés vers le haut. Angle postérieur récurrent.
Prozonites à moitié antérieure fortement et profondément chagrinée.
Une dizaine de sillons circulaires fins dont les premiers sont plus indis¬
tincts que les postérieurs. Moitié postérieure couverte de granules et
d’impressions profondes.
Métazonites plus élevés que les prozonites tout au moins en arrière,
sillonnés d’impressions profondes séparées par des carènes élevées. Ces
dispositions sont irrégulières sur le dos et les flancs, au-dessus du pore,
régulières sous le pore où la surface est parcourue de nombreux sillons
profonds, au nombre d’une trentaine.
Pore relativement petit situé en arrière de la suture et s’ouvrant au
sommet d’une bosse dans les segments antérieurs.
Suture constituée par un ressaut des prozonites, déviée au niveau du
pore. Segments étranglés. A proximité des sternites le ressaut est plus
accentué et forme une haute carène.
Cavité stigmatique triangulaire.
Segment terminal granulé-vermiculé à bord postérieur sans trace
d’appendice. Bords latéraux taillés en angle droit. Valves globuleuses,
fortement amincies au bord postérieur mais sans bourrelet. Sternite
presque en demi-cercle, non soudé au segment.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles de la
3° paire de pattes au 38 e segment environ. Sternite sillonné transversa¬
lement (6 à 8) très profondément.
Gonopodes.
Hanches élancées à extrémité fortement lobée.
Feuillet postérieur (fig. 311) à portion proximale étroite, progressive¬
ment élargie et terminée par un large lobe en palette arrondie dont la
concavité est vers l’arrière. Angle interne saillant en cône. Arête interne
de la palette en lobe arrondi rejeté vers l’arrière, dans l’axe du corps.
Concavité du feuillet occupée par une longue crête transversale (et).
Feuillet antérieur très réduit terminé par un petit cône clôturant l’ori¬
fice de la gaine coxale.
Télopodite (fig. 312, 313, et 314) très court et large, fortement élargi
en lobe allongé à l'extrémité et terminé brusquement en carré. Bord lamel¬
laire latéro-externe enroulé en gouttière ; bord opposé, épaissi, conduisant
la rainure séminale, allongé en branche séminale (s) un peu plus longue
que la lamelle distale, à base large, lamellaire, et portant latéralement 2 à
3 épines classiques en crochet (fig. 315). Base lamellaire de ce rameau
séminal rejoignant le lobe hyalin de l’extrémité du télopodite qui se
prolonge en pointe à cet endroit et se recourbe en crochet. Jonction des
deux lamelles déterminant un profond capuchon dont la concavité et la
pointe élancée font face au rameau séminal. Le capuchon se rabat donc,
en arrière, contre le télopodite.
Source : MNHN, Paris
222
I.-M. DEMANGE
Ktenostreptus costulatus de Ce vlan
et 314. Télopodite. — Fin. 315.
T Fl0 \317- 3' paire de pattes
chons chitinisés. — Fio. 320. V
tion apodématique.
o. 311. Gonopode, face postérieure.
:remité du télopodite. — Fig. 316. 2
Fio. 318. Invagination vulvaire. —
s et manchons, vus de profil. — Fn
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
223
Femelle.
Sillon occipital très net.
Collum avec une forte dépression dorso-Iatérale près du bord antérieur.
Pas de sillon précis dans les lobes mais une série de vagues craquelures.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Pattes de la 2 e paire (fig. 316) à prolongements latéraux larges. Bord
antérieur de l’épanouissement subhorizontal et progressivement rabattu
en arrondi. Partie érigée de la hanche à bords subparallèles. Tabliers (t)
relativement peu développés, arrondis. Sternite en arceau.
Hanches de la 3 e paire de pattes (fig. 317) courtes et trapues, étranglées
à la base et évasées au sommet. Sternite en bandeau bas dilaté latérale¬
ment. Sclérites intercalaires (sc) indépendants et de grande surface.
Vestibule vulvaire (fig. 318 et 319) large et profond. De chaque côté,
latéralement, la membrane forme un repli (d), pas particulièrement chi-
tinisé, recouvrant la saillie de l’orifice de l’invagination. Saillie de l’inva¬
gination (b) comprimée antéro-postérieurement et constituée d’une
membrane plus coriace que celle du vestibule, de forme simple semi-
lunaire à courbure externe.
Invaginations larges et peu profondes formées de membranes hyalines
et transparentes.
Lorsque l’on fend l’invagination dans le sens de sa longueur, on met
à découvert un appareil complexe fortement chitinisé dont fait partie la
saillie et constitué par la vulve et les manchons (fig. 320). La cavité
entière est occupée par une vulve très allongée et deux formations chi-
tinisées à la base des manchons : une, face antérieure (me), une, face
postérieure (mi), les valves postérieures. Celles-ci sont très ramassées à
surface inégale et peu profondément vermiculée, sans trace de plis.
Par suite d’un mouvement de torsion la valve (mi), située face posté¬
rieure, correspond à la valve antérieure interne et celle de la face anté¬
rieure (me), beaucoup plus volumineuse, correspond à la valve antérieure
externe.
Vulve haute, subpyramidale à valves antérieures triangulaires, plus
hautes que l’opercule. Opercule allongé, beaucoup plus haut que large.
Gouttière apodématique (fig. 321). oblique par rapport à l’axe de l’inva¬
gination par suite du déplacement latéro-interne des valves ; longue et
peu profonde, rectiligne, sans courbure en crosse à l’extrémité distale.
Diverticules courts, globuleux, de grosseur moyenne, au nombre de
5 environ disposés de part et d’autre de l’apodème, en quinconce.
Leptostreptus fuscus Attems, 1936
(Leptostreptus fuscus Attems, 1936 ; Cari, 1941)
Muséum Paris.
Ceylan. Deschamps. 1357-89.
d 70 segments.
Source : MNHN, Paris
224
J.-M. DEMANGE
Coloration brunâtre annelé de jaune. Prozonites jaunâtres. Méta-
zonrfes brunâtres. Tête, face antérieure, fauve. Dernier segment souligné
de fauve-noir. Antennes annelées de brunâtre et jaunâtre. Pattes fauve-
rouge.
Tête brillante et chagrinée. Zone prélabiale ridée. Sillon occipital
court et distinct. Sillon transversal indistinct. Surface postérieure du
sillon transversal pas distinctement striée mais rugueuse. Labre, à 3
grosses dents, fortement échancré en demi-cercle. 6 fossettes prélabiales.
Ocelles en champs subrectangulaires, bombés, 11, 9, 7, 5, 3, 3. Antennes
atteignant le milieu du 3 e segment. Stipes à surface rugueuse. Bord anté¬
rieur particulièrement saillant en avant, en lobe carré muni d’une petite
pointe aiguë à la partie inférieure. Bordure large particulièrement dans cet
angle inférieur.
Collum à surface finement chagrinée, à lobes latéraux subrectangu¬
laires. Bord antérieur en angle à peu près droit. Angle postérieur prolongé
en arrière en large pointe. Sillon prémarginal fort prenant naissance à
hauteur des yeux mais loin du bord. Bourrelet large dans l’angle antérieur
du lobe. Un second sillon marginal, parallèle au premier, vient creuser le
bourrelet. Surface des lobes rugueuse, parcourue de sillons mal délimités
et plus ou moins anastomosés. 3 à 4 dans la portion postérieure du lobe.
2 à 3 au niveau des yeux. Il s'agit plutôt de plis que de sillons propre¬
ment dits.
Prozonites brillants, striolés à surface antérieure occupée par des
lignes en relief semées régulièrement de petites perles. Quart postérieur
finement striolé mais très nettement.
Métazonites régulièrement ridés longitudinalement. Aux rides se
mêlent des ponctuations nettes. Sillons longitudinaux peu nombreux,
courts, complets seulement sous le ventre, n’atteignant pas au pore.
Sillon supérieur situé très loin du pore ou tout au moins il n'existe que de
faibles traces de sillons près du pore.
Suture profonde non sinueuse au niveau du pore. De la suture naissent
des soulèvements chitineux linéaires, régulièrement espacés, remplacés,
dans la région sillonnée, par le relief des bords de ceux-ci.
Segment terminal à bord postérieur en triangle émoussé, sans appen¬
dice caudal. Bords latéraux déprimés de chaque côté d’une carène longi¬
tudinale peu élevée. Valves globuleuses, fortement amincies au bord, sans
trace de bourrelet. Un fin sillon souligne l'amincissement du bord et
constitue une carène ventrale longeant le côté de l'angle du sternite.
Sternite triangulaire à pointe aiguë, entièrement libre.
Pattes ambulatoires avec soles à partir de la 4 e paire de pattes jus¬
qu’au 62 e segment.
Gonopodes
Coxites (fig. 322) étroits à la base et progressivement élargis en cuil¬
lère vers l’extrémité. Bord interne du feuillet postérieur, droit et Iégère-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
225
ment échancré seulement au niveau de l’épanouissement distal. Concavité
de la cuillère vers l’arrière. Sternite en ogive à surface fortement striée
longitudinalement.
Feuillet antérieur (fig. 323) moins développé que le précédent, à
bords latéraux subparallèles, prenant naissance, face antérieure, par une
large excroissance latérale échancrée en demi-cercle et à angle externe
taillé très aigu (c). Arête antérieure profondément échancrée, avec angle
externe particulièrement développé en lame de faux (d) délimitant ainsi
l’orifice de la gaine coxale.
Télopodite (fig. 324 et 325) élancé présentant une très grosse épine
fémorale (f) située un peu en avant de la grande courbure et dirigée dans
le prolongement de la branche montante. Le télopodite présente, après la
courbure, un appendice en lamelle, subrectangulaire (1), de grande sur-
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 15
Source : MNHN, Paris
226
J.-M. DEMANGE
facgj entièrement détaché du membre. Bords latéraux de cette pièce légè¬
rement enroulés et extrémité distale aussi large que la base avec une pro¬
fonde échancrure mettant en relief deux très longues épines flagelli-
formes. Epine latérale interne, plus large et robuste que l’externe recour¬
bée en crochet grêle.
Au niveau de cette lame rectangulaire, le télopodite est considéra¬
blement aminci, grêle et se continue distalement en épanouissement
lobiforme (e) hyalin, semi-circulaire, portant, face interne, de nombreuses
épines crochues (une vingtaine environ). Face ventrale, on remarque une
longue lamelle étroite (a), longitudinale, s’insérant perpendiculairement
par rapport au plan de la plage distale. Cette portion du télopodite est
plus longue que la lame rectangulaire (I).
Genre Organognathus Verhoeff, 1937
(Verhoeff, 1937 ; Attems, 1942)
Sternite des gonopodes en accent circonflexe, très étroit, dissimulé
plus ou moins sous la base des feuillets coxaux.
Feuillet coxal postérieur largement épanoui, avec face postérieure,
une lamelle près du sommet étroitement accolée au feuillet.
Télopodite divisé en deux branches. Branche séminale portant les
épines situées à son extrémité, large, rubaneuse. Seconde branche plus
ramassée et différenciée à l’extrémité.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires du <?•
Type : Organognathus multidentatus Verhoeff, 1937.
Organognathus victori nov. sp.
Muséum Paris.
Inde : Outhon ; Mts Palni ; 1173 m. altitude. 3. VII. 1946. K. Lind-
berg coll., 1 (J 64 segments. Holotype.
Couleur, dans l’alcool, noirâtre avec une tache claire, jaune sale, sur
le dos. Ventre plus clair que le dos jusqu’au milieu des flancs. Pattes
jaunâtres ainsi que l’appendice caudal.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
227
Tête lisse et brillante. Sillon occipital profond. Zone prélabiale nette¬
ment ponctuée. 6 fossettes pilifères ; 4 médianes, 2 disposées plus bas.
Soies longues et grêles. Labre avec 3 grosses dents séparées les unes des
autres. Antennes très pileuses et grêles, dépassant le bord postérieur du
2 e segment. Ocelles en 7 rangées (12, 11, 9, 8, 6, 4, 2 — 14, 11, 9, 7, 5, 3
2). Stipes mandibulaires avec une grosse bosse saillant en avant à l’angle
antérieur.
Collum lisse et brillant à lobes collaires plissés. Lobes subrectangu¬
laires à angle antérieur saillant en un lobe arrondi. Deux gros plis paral¬
lèles ou en Y incomplets, horizontaux. Bourrelet marginal étroit épaissi
seulement dans l’angle antérieur et souligné par sa couleur jaunâtre.
Prozonites mats avec 8 à 10 lignes circulaires en relief couvrant les
deux tiers de la surface environ.
Métazonites rugueux. Sillons longitudinaux, fins et régulièrement
espacés, complets, au nombre d’une vingtaine, n’atteignant pas au pore.
Suture profonde avec de petites lignes longitudinales en relief, visibles
dans le fond de la dépression. Ces lignes sont interrompues sur une courte
surface du dos. Suture non déviée au niveau du pore qui se situe dans le
milieu environ des métazonites.
Cavité stigmatique inexistante.
Dernier segment et valves très rugueux. Base du segment anal avec
quelques lignes circulaires en relief. Appendice caudal long, mince, aigu,
complètement recourbé vers le bas, la pointe atteignant plus des trois
quarts de la longueur des valves. Valves très bombées, petites. Bord
marginal creusé d'une profonde gorge. Sternite petit à bord presque droit,
séparé du segment par une profonde dépression transversale.
Pattes ambulatoires très pileuses, avec soles sur les deux avant-
derniers articles de la 3 e paire de pattes aux dernières. Seules les 5 à 8
dernières paires de pattes en sont dépourvues. Préfémur et fémur avec
dépressions rappelant les soles à la face inférieure. Sternites avec 6 à 8
très profondes et larges dépressions transversales ou sillons.
Gonopodes à sternite en accent circonflexe situé sous les gibbosités
proximales des feuillets coxaux postérieurs comme chez Harpurostreplus
montivagus Cari.
Feuillet coxal postérieur (fig. 326 et 328) à base gibbeuse puis large¬
ment épanouis en lame complexe. Bord latéral externe découpé en une
lamelle surmontée d’un lambeau chitineux transversal pointu. Sommet
différencié en lamelle arrondie, concave, transversale par rapport au
plan du feuillet. A proximité du sommet, côté latéral interne, une petite
lamelle perpendiculaire oblique. Surface labourée d'une profonde rigole
contre le bord interne qui est droit. Face postérieure, côté latéral interne,
le feuillet développe une épaisse lame transparente, recourbée sur l’ori¬
fice de la gaine coxale, sa base limitant même cet orifice latéralement.
Sommet du processus discoïdal, accolé à la lamelle distale et poussant,
vers le bas, une longue épine robuste. Dans la gorge ainsi produite par
Source : MNHN, Paris
228
J.-M. DEMANGE
externe. - Fio. 329 et 330. Télopodite. Commet des gonopodes, vu de profil
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
229
l’enroulement du bord interne du feuillet, on remarque une petite lamelle
ronde oblique, contre laquelle vient buter la grande courbure du télo-
podite.
Feuillet coxal antérieur (fig. 327) peu volumineux développant, face
postérieure, une gibbosité verticale arrondie limitant latéralement
l’orifice de la gaine coxale.
Télopodite complexe (fig. 329 et 330) dont la grande courbure occupe
toute la cavité laissée par le feuillet postérieur. Au delà de cette courbure
le membre s’amincit et s’épanouit en lamelle subdiscoïdale tout en se
divisant en deux branches et en se recourbant. Les deux branches en
question se développent dans le même sens et côte à côte en suivant les
mêmes mouvements. La première branche ayant pour base l’épanouis¬
sement discoïdal est, en quelque sorte, le prolongement rétréci, réduit à
un simple ruban de cette formation. C’est la branche séminale portant à
son extrémité, taillée transversalement, une rangée d’épines translucides
à pointe bifide et 4 épines de grosseur et longueur croissante, de nature
très différente. La seconde branche prend naissance sur la surface même
du feuillet discoïdal et se différencie rapidement vers l’extrémité en une
série de lamelles se superposant. On remarque à cet égard, une lamelle
externe recourbée en crochet au centre de laquelle s’insère une autre
formation lamellaire transversale et perpendiculaire. Le processus
complexe s’insère lui-même perpendiculairement et transversalement
sur une deuxième lamelle qui lui est opposée. A mi-distance entre la
base et l’extrémité, une formation libre, plus ou moins flagelliforme, en¬
veloppant la branche séminale. Pour terminer, enfin, une longue épine
sinueuse naît à la face postérieure du membre, au niveau de son épa¬
nouissement lamellaire.
La nouvelle espèce est proche du seul représentant du genre, multi-
dentatus Verh. Elle s’en différencie par les caractères principaux suivants :
mullidentalus Verh.
— 58 segments.
— Lame delà face postérieure du feuillet
coxal à sommet armé d'une pointe
verticale.
— Branche séminale du télopodite avec une
seule épine robuste de nature différente
de celles bordant l’orifice séminal.
— Pas d’épine tibiale.
oictori nov. sp.
— 64 segments.
Lame du feuillet postérieur sans pointe
verticale, simplement arrondie.
— Branche séminale avec 4 épines à
côté des classiques.
— Une robuste épine tibiale.
Genre Harpurostreptus Attems, 1936
(Indiothauma Verhoeff, 1938. Harpurostreptus Cari, 1941 ; Attems, 1942).
Sternite en accent circonflexe, étroit, plus ou moins dissimulé sous la
base des feuillets postérieurs.
Source : MNHN, Paris
I
230 J.-H. DEMANGE
Feuillet coxal postérieur avec, près du sommet, un large lobe rabattu
contre ce dernier.
Feuillet antérieur à sommet largement échancré avec un long pro¬
cessus latéral.
Télopodite très allongé, mince, enroulé en spirale. Epines classiques
insérées tout le long du membre. Une épine fémorale.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires
du <J.
Type : Harpuroslreptus attemsi Cari (syn. H. hamijer Att. nec. Humb.).
Clef des espèces
1. Lobe du feuillet coxal à sommet arrondi, sans crochet. Soles attei¬
gnant les dernières paires de pattes . H. jonesi (Verh.)
— Lobe du feuillet postérieur avec un petit crochet à l’extrémité ... 2
2. Bord externe du lobe coxal oblique, sans découpures. 3
— Bord externe du lobe coxal avec une profonde échancrure pro¬
duisant deux lobes, supérieur et inférieur. 4
3. Télopodite avec seulement trois épines le long de son parcours ....
— Télopodite avec de très nombreuses épines .
. H. jonesi (Verh.) hamus nov. subsp
4. Lobe inférieur très allongé, plus long que large. Epine fémorale
longue et robuste. Processus latéral du feuillet antérieur peu volu¬
mineux . H. matarae Cari
— Lobe inférieur moins volumineux, arrondi. Epine fémorale rudi¬
mentaire. Processus du feuillet antérieur très volumineux.
. H. montiuagus Cari
Harpurostreptus jonesi (Verhoeff) hamus nov. subsp.
Muséum Paris.
Tiroupattour (district Ramenad). 30. XI. 44. Dr. K. Lindberg.
<? Holotype 54 segments. <? 54 segments.
Collum à lobes latéraux très larges. Bord antérieur nettement échan¬
cré au niveau des yeux.
Soles des pattes ambulatoires absentes sur les 12 à 15 dernières paires
de pattes (La description de K. W. Verhoeff indique la présence des
soles sur les dernières paires de pattes).
Sternite anal libre.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
231
Gonopodes
La figure des gonopodes publiée par K. W. Verhoeff montre que les
organes ont été manifestement préparés à la potasse. Ceci est dangereux
car l’action de cet agent chimique amène des déformations et fait dispa¬
raître certaines parties délicates. De plus le dessin a été fait sur des
organes entièrement montés car il semble que leur orientation n’est pas
parfaite et qu’ils se trouvent légèrement écrasés.
Nous publions donc à nouveau quelques figures des gonopodes les
montrant sous des angles plus classiques.
Harpuroslreplus joncsi liamus nov. subsp. : Fia. 331. Collum du<J. — Fig. 332. Gonopodes,
face antérieure. — Fig. 333. Sommet des feuillets coxaux, face postérieure. — Fig. 334.
Sternite des gonopodes.
Source : MNHN, Paris
I
232
J.-M. DEMANGE
Le sommet de la lamelle coxale est armée de 2 petits crochets qui ont
pu disparaître dans la préparation de K. W. Verhoeff ou passer ina¬
perçus.
D’autre part, le « Pargonocôl P2 » de la figure de Verhoeff montre une
denticulation à la base que nous retrouvons ici beaucoup plus haut. Ceci
est peut-être dû à la macération et à l’écrasement de la préparation micros¬
copique.
Un autre point, très important, n’avait pas été signalé : c’est la
présence ou l’absence de sternite aux gonopodes.
Ce sternite existe, mais sa position et sa forme sont tout à fait parti¬
culières. Il est situé en dessous des deux renflements de la base des
feuillets coxaux postérieurs. Il est petit et a la forme d’un accent cir¬
conflexe très mince. C’est sans doute pour ces raisons qu’il est prati¬
quement passé inaperçu (fig. 334).
Signalons que l’espèce malarae de J. Carl possède certainement
un sternite identique.
Harpurostreptus montivagus Cari, 1941
Muséum Paris.
Inde. Outhon (Mt. Palnis). 1173 m ait. 3. VII. 1946. Dr. K. Lindberg.
$ 57 segments.
Genre Garlogonus nov. gen.
Sternite des gonopodes en accent circonflexe, étroit, dissimulé en
partie sous les feuillets coxaux (?).
Feuillet coxal postérieur des gonopodes avec un lobe latéral interne
rabattu vers l’arrière. Sommet armé d’un petit appendice ou d’un crochet.
Bord latéral externe avec une pointe, un crochet ou un long appendice
pointu quelquefois rabattu vers l’arrière.
Télopodite long et mince, plus ou moins spiralé, avec épines classiques
plantées latéralement et seulement près de l’extrémité du membre. Une
longue épine fémorale. Une volumineuse épine tibiale.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires
du (J. Sternite strié.
Valves anales avec une gorge prémarginale.
Type : Thyropygus subvalidus Carl.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
233
Tableau dichotomique des espèces
1. Bord latéral externe du feuillet postérieur prolongé par une longue
pointe rabattue vers l’arrière . C. robustior (Att.)
— Pas de pointe semblable mais seulement un crochet ou une pointe
non rabattue vers l’arrière . 2
2. Sommet du feuillet postérieur prolongé par un crochet. Télopodite
peu enroulé . C. exaralus (Att.) (Cari)
— Sommet du feuillet postérieur avec un appendice digitiforme.Télo¬
podite très enroulé sur lui-même. C. subvalidus (Cari)
2« SOUS-FAMILLE JUNCEUSTREPTINAE nov.
Gonopodes avec sternite constitué de deux lambeaux chitineux.
Feuillets coxaux postérieurs creusés plus ou moins en gouttière avec
lamelle en balcon visible.
Télopodite long et mince à face inférieure cannelée.
Une épine tibiale récurrente. Une ou deux épines tibiales volumi¬
neuses dirigée vers l’extrémité du membre.
Vulve pyramidale.
Type : Junceusireptus nov. gen.
Genre Junceustreptus nov. gen.
Sternite des gonopodes divisé en deux parties et situé à la base des
feuillets coxaux.
Feuillet coxal postérieur lamellaire, pas nettement en gouttière.
Une lamelle en balcon à l’angle interne.
Télopodite long et mince avec quelques microscopiques découpures
à l’extrémité. Face inférieure cannelée. Une épine tibiale récurrente ou
une dent et une seconde épine tibiale progressant dans la direction du
membre. Une épine fémorale bien développée.
Soles sur l’avant-dernier article des pattes ambulatoires du S.
Collum du S à lobes volumineux et généralement saillant en avant.
Type : Junceusireptus browningi nov. sp.
Le nouveau genre est proche de Anurostreptus mais s’en distingue tout
d’abord par la présence d’un sternite en deux parties et par la forme par¬
ticulière, très allongée, sans plage épineuse, du télopodite.
Source : MNHN, Paris
I
234
J.-M. DEMANGE
Nous rattacherons momentanément à ce genre l’espèce prominulus
malgré que les caractères ne soient pas parfaitement conformes à ceux
du genre tel que nous le concevons. Il est fort possible que cette espèce
appartienne à un genre nouveau mais en l’absence de matériel nous le
gardons un peu à l’écart.
Clef des espèces
1. Gonopodes à feuillet coxal allongé, en faucille. Télopodite avec
deux épines tibiales . J. jucundus nov. sp.
— Feuillets coxaux postérieurs plus ramassés, lamellaires . 2
2. Télopodite très grêle avec une épine tibiale presque aussi longue
que le membre. J. browningi nov. sp.
— Télopodite ramassé à l’extrémité avec épine tibiale courte.
. J. prominulus nov. sp.
Junceustreptus jucundus nov. sp.
Musée de Washington.
Bornéo. Mt Kinabalu, 4.000-5000 pts, près Bundu Tuhan, VII 1951
D. H. Johnson et R. Traub coll. 1 <J 67 segments. Holotype.
Couleur, dans l’alcool, marron foncé presque noir. Pattes longues de
même couleur sauf le dernier article qui est rouge.
Tête mate à surface très irrégulière, à l’aspect de cuir. Sillon occipital
profond. Zone prélabiale un peu ridée. 4 (?) fossettes pilifères minuscules,
presque inexistantes. Labre peu échancré avec 3 dents nettement séparées
les unes des autres. Antennes courtes atteignant à peine le milieu du
collum. Ocelles en 8 rangées (12,12,11, 10, 9, 8, 4, 1 — 13, 12,11, 10, 9, 8, 5,
3). Stipes mandibulaires avec un gros lobe arrondi saillant en avant et
en dessous.
Collum mat, à surface chagrinée, à lobes latéraux larges etvolumineux
(fig. 335). Arête inférieure saillant en un lobe arrondi vers le bas. Bord
antérieur profondément échancré au niveau du champ ocellaire. Angle
postérieur arrondi.
Prozonites aux deux tiers occupés par de très fines lignes circulaires
et de petites perles le long de leur parcours. Tiers restant profondément
striolé.
Métazonites à surface profondément ridée jusque sur le dos. Bord
postérieur du segment relevé en un bourrelet épais. Sillons longitudinaux
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
235
Junceustreptus jucundus nov. sp. : Fig. 335. Collum. — Fig. 336. Gonopodes, face anté¬
rieure. — Fio. 337. Gonopodes, face postérieure. — Fig. 338. Feuillets coxaux, vus
de profil. — Fio. 339. Extrémité de la branche séminale. — Fio. 340. Extrémité du
télopodite.
Source : MNHN, Paris
I
236
J.-M. DEMANGE
nombreux, incomplets à partir de la moitié de la distance entre le ventre
et le pore. Ils atteignent et dépassent le pore, sont confondus avec les rides
du segment mais demeurent visibles jusque sur le dos, en contact avec la
suture, sous forme d’un petit trait court.
Pore petit, débouchant dans une boursouflure demeurant éloignée de
la suture. Suture profonde, peu déviée au niveau du pore.
Cavité stigmatique courte, en virgule, dont la pointe ne dépasse
pas le bord postérieur du premier article basal des pattes ambulatoires.
Dernier segment et valves anales profondément chagrinés. Appendice
caudal rectiligne et allongé, la pointe dépassant de très loin le bord des
valves anales. Valves avec une dépression confuse près du bord marginal.
Sternite complètement soudé au segment, sans trace de sillon quelconque.
Pattes ambulatoires à sternite couvert de minuscules granulations.
Soles de la 3 e paire de pattes à la dernière sur les deux avant-derniers
articles.
Gonopodes.
Les organes génitaux étaient disséqués lorsque nous avons examiné
le spécimen. Le sternite des gonopodes était absent et nous ne pouvons
dire si l’absence de celui-ci est due à un accident de dissection. Il est pos¬
sible, après examen des lambeaux chitineux, que le sternite existe et que
sa surface soit partagée en deux lobes.
Feuillet coxal postérieur long et étroit (fig. 336). Dans la moitié
environ, les bords latéraux demeurent parallèles et larges, puis le feuillet
s’amincit et se recourbe brusquement en crochet vers l’intérieur. L’angle
interne ainsi formé est armé d’un petit appendice vertical irrégulier.
Portion en crochet amincie en lame et épanouie à l'extrémité. On remar¬
que, vers l’avant, un lobe arrondi de grande surface et vers l’arrière deux
petits lobes côte à côte. Face postérieure, le long du bord externe, une
large lamelle verticale développée transversalement par rapport au
feuillet coxal.
Feuillet coxal antérieur (lig. 337) étroit et élevé face antérieure, à
sommet pointu. Surface densément ridée. Face postérieure, le feuillet
est composé d’une haute pièce chitineuse épaissie à sommet aminci en
feuille épaisse (fig. 338), côté latéral interne, dont les bords, hyalins, sont
recourbés vers l’extérieur produisant une excavation latérale. Bord
latéral externe, délimitant l’orifice de la gaine coxale, profondément
échancré face latérale externe, à la base. Une forte denticulation à mi-
hauteur. C’est entre cette dent et la lamelle verticale du feuillet précédent
que se loge le télopodite à sa sortie de la gaine.
Télopodite long et mince, très simple. Dès sa sortie de la gaine coxale
il se recourbe en angle aigu et présente une longue épine fémorale verti¬
cale. Au-delà de la courbure, le membre bute dans la concavité latérale
externe du feuillet antérieur puis se recourbe vers l’extérieur. A la moitié
de son parcours, le télopodite se divise en deux parties de longueurs,
inégales (fig. 339) : une branche séminale et une épine bifide robuste.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
237
Branche séminale la plus longue (fig. 340), mince, armée de nombreuses
épines en crochet disposées sur une partie de sa longueur. Face inférieure
régulièrement cannelée. Une large denticulation latérale à mi-chemin
environ entre l’extrémité et la fourche constituée par les deux branches.
Junceustreptus browning! nov. sp.
British Muséum.
Yunnan Fu. J. Graham. 1905. 8. 25. 21. <? Holotype 68 segments.
Couleur, dans l’alcool, marron foncé, annelé de marron-noir. Bord
postérieur des métazonites souligné de fauve. Valves anales un peu plus
roux que le reste du corps. Pattes rousses.
Tête lisse avec sillon occipital court et peu profond. 6 fossettes pili-
fères. Labre peu échancré avec 3 grosses dents arrondies. Champs ocel-
laires avec 11, 11, 9, 7, 6, 3 — 10, 10, 9, 9, 7, 7, 3 ocelles en 7 rangées.
Antennes courtes ne dépassant pas le bord du collum. Stipes mandibu-
laires épais à bord antérieur droit, simplement épaissi au bord inférieur.
Collum rugueux à surface profondément striolée. Lobes latéraux
larges, subrectangulaires avec angle antérieur prolongé par une forte
protubérance rectangulaire (fig. 341). Bourrelet marginal large au niveau
du lobe. Angle postérieur légèrement saillant.
Prozonites très rugueux et ridés longitudinalement dans le tiérs posté¬
rieur avec quelques fines lignes circulaires.
Métazonites mats et rugueux à surface ponctuée. Sillons longitudinaux
fins et très nombreux serrés les uns contre les autres, devenant de plus
en plus fins en remontant le long des flancs, dépassant le pore et attei¬
gnant le dos du segment. A ce niveau et un peu au-dessous les sillons sont
écourtés.
Suture profonde, peu déviée au niveau du pore qui est gros et éloigné
de la suture.
Cavité stigmatique courte, en triangle dont la pointe atteint le bord
postérieur du premier article des pattes.
Dernier segment et valves anales particulièrement rugueux et gra¬
nuleux. Pas d’appendice caudal. Le bord du segment est simplement
en triangle à sommet arrondi. Valves épaisses, un peu amincies au bord
postérieur.
Pattes ambulatoires à sternite lisse, avec soles sur l’avant-dernier
article des pattes de la 3 e paire à la dernière.
Gonopodes avec un sternite petit, divisé en deux lobes s’attachant à
la base de chaque hanche.
Source : MNHN, Paris
V
238
J.-M. DEMANGE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
239
Feuillet coxal postérieur (fig. 342) très étroit à la base puis brusque¬
ment élargi latéralement. Le bord latéral externe dessine une large
courbe arrondie avant d’atteindre le sommet. Bord latéral interne d’abord
vertical puis brusquement incurvé vers l’extérieur déterminant une large
échancrure. A ce niveau on remarque, se détachant du bord, un lobe
allongé précédant une lamelle développée transversalement vers l’arrière
en forme de dent triangulaire. Sommet subrectangulaire, mince, rabattu
en crochet vers l’arrière. Sur cette face postérieure, le feuillet, du sommet,
s’amincit en fine lamelle se soudant transversalement sur le feuillet. C’est
un peu en dessous de cette lamelle hyaline que se soude, de façon iden¬
tique, le lobe denticulaire du bord interne du feuillet.
Feuillet coxal antérieur (fig. 343), face antérieure, étroit et élevé en
forme de fer de lance. Face postérieure le bord de la gaine coxale débute
très bas, latéralement, s’élève brusquement, développe une longue pro¬
tubérance située environ dans le milieu puis, face latérale interne, produit
un large feuillet épais recourbé vers l’orifice coxal et soudé transversa¬
lement au feuillet précédent. C’est dans l’échancrure laissée par le feuillet
et la protubérance médiane que jaillit le télopodite.
Télopodite long et mince (fig. 344) à grande courbure butant contre
la lamelle transversale. Une longue épine fémorale développée vertica¬
lement et dont la pointe atteint le sommet du feuillet coxal postérieur.
Au-delà de la grande courbure le membre s’élargit un peu tout en restant
mince et se divise en deux branches grêles largement séparées l’une de
l’autre. Une branche inférieure dessinant un angle droit qui est une épine
tibiale et une branche supérieure plus longue, cannelée sur toute la
longueur conduisant la rainure séminale. Extrémité de la branche sémi¬
nale (fig. 345) progressivement amincie en une pointe très fine. A un fort
grossissement on remarque, à cette extrémité, une lamelle transparente
couvrant une rangée de petites formations épineuses peu nettes. C’est
entre cette lamelle et les épines que débouche la rainure séminale.
Une denticulation, face supérieure, au niveau du dédoublement du
télopodite.
Junceustreptus prominulus nov. sp.
Muséum Paris.
Yunnan. Lou — Fou — Tsouen (Ing — Ka — Tsoué). Dr Gervais
1905.
S 69, 69 segments.
9 68 segments.
Source : MNHN, Paris
V
240 J.-M. DEMANGE
Male
Coloration café au lait annelé de marron foncé à brun-orange annelé
de marron foncé. Pores répugnatoires détachés en points noirs. Tête
marron-rouge tirant sur l’orange avec 2 taches foncées sur le front. Seg¬
ment terminal marron, marbré d’orange. Valves anales orange-rouge avec
taches marron-noir. Antennes et pattes orange vif ou rouge-brun.
Tête lisse et brillante à sillon occipital indistinct. Zone prélabiale
légèrement ponctuée. Labre à 3 dents plus ou moins soudées entre elles,
les pointes en ligne droite. 3 fossettes pilifères (2 médianes, 1 latérale) de
grand diamètre. Champs ocellaires en amande 11, 11, 10, 10, 9, 7, 5, 3 —
12, 12, 11, 10, 9, 6, 4, 3. Antennes courtes n’atteignant pas le bord posté¬
rieur du collum. Stipes mandibulaires subrectangulaires avec angle
antéro-inférieur un peu globuleux et pointu.
Collum (fig. 346) lisse et brillant, large, à lobes latéraux très dilatés
en palette. Angle antérieur en demi cercle saillant en avant avec une
encoche supérieure produisant une pointe recourbée en crochet vers le
haut, recouvrant une grande partie de la capsule céphalique. Angle pos¬
térieur bien saillant et placé à un niveau supérieur à celui du bord de
l’excroissance en palette. Sillon prémarginal court, partant du champ
ocellaire et se terminant dans l’angle postérieur. Le bourrelet marginal
est très large, au niveau de l’angle antérieur, en palette. Surface des
lobes parcourue de 7 à 10 sillons plus ou moins vagues au bord postérieur
et quelques rides horizontales au milieu ne dépassant pas la hauteur des
yeux.
Prozonites avec de nombreux sillons circulaires plus ou moins anas¬
tomosés (14 à 15) avec de petites perles. Sillons occupant presque toute
la surface des prozonites. Surface postérieure striolée avec de fins sillons
prenant naissance cdntre la suture et inclinés vers le haut.
Cavité stigmatique triangulaire.
Métazonites brillants et légèrement ponctués (finement). Sillons longi¬
tudinaux fins et très nombreux, rapprochés les uns des autres, s’étendant
largement au-dessus du pore et plus ou moins anastomosés. Sillons supé¬
rieurs remontant presque jusque sur le dos mais incomplets, localisés à
la suture et mélangés à des strioles et des ponctuations denses.
Suture fine mais nette, non déviée au niveau du pore qui est éloigné de
celle-ci.
Segment terminal rugueux et court, à bord postérieur en triangle, à
pointe émoussée, ridé latéralement et transversalement à la base. Pas de
trace d’appendice. Valves rugueuses, aplaties, un peu amincies au bord,
sans bourrelet. Sternite arrondi et complètement séparé du segment.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles
de la 4 e paire de pattes à la dernière. 3 e paire de pattes avec sole seulement
sur l’avant-dernier article. Sternite lisse.
Source : MNHN, Paris
VISION DES HARPAGOPHORIDAE
241
Gonopodes élancés, en crochet à pointe recourbée vers l’intérieur.
Sternite (s) (fig. 347) entièrement soudé à la base du feuillet coxal
postérieur élargi à cet endroit, très étroit, déprimé au milieu et étalé
latéralement en deux lobes. Sa position est sous le feuillet postérieur
fortement en retrait, presque dissimulé sous celui-ci par son mouvement
de retour en arrière (rabattu).
Feuillet postérieur (fig. 347) à base étroite et étranglée, épanoui
progressivement en une palette dont l’extrémité est recourbée en large
crochet dont la pointe, taillée droite, est finement dentelée. Concavité
postérieure munie d’une lamelle épaisse et arrondie (1) (fig. 349 et 350),
perpendiculaire à l’organe, tordue sur elle-même. Bord latéral de cette
lamelle se continuant en fine lisière peu élevée.
Feuillet antérieur (fig. 348) débutant face antérieure en lobe héli¬
coïdal étroit et haut dans la concavité duquel se loge l’extrémité du télopo-
dite. Face postérieure de forme tronconique, à extrémité différenciée en
un large lobe interne, visible dans tout son développement de profil et
dont l’extrémité se recourbe latéralement. Face latérale, lui faisant vis-à-
vis, un second appendice beaucoup plus petit et crochu vers la face anté¬
rieure et de même orientation. Entre ces deux processus se couche le
télopodite.
Télopodite (fig. 351) long et élancé, creusé d’une large gouttière peu
profonde au sommet de la grande courbure et armé d’une très longue
épine fémorale (f) développée verticalement. Après la grande courbure,
l'organe s’infléchit latéralement, s’épanouit en une longue plage qui se
termine en biseau et se prolonge par une longue pointe. Bord oblique du
biseau planté de petites épines transparentes.
Surface dorsale de la plage distale fortement cannelée, armée à la base
d’une longue épine tibiale (ti) dirigée vers l’extrémité. Un peu au dessus
de cette épine on remarque une petite denticulation (d) noire, dirigée vers
l’arrière, qui est l’extrémité d’un léger soulèvement longitudinal en carène
du bord latéral du feuillet.
Femelle.
Antennes courtes atteignant à peine la moitié du collum. Sillon occi¬
pital très net et profond avec traces de sillons interoculaires.
Collum à surface rugueuse et ridée. Lobes latéraux (fig. 352) étroits à
bord antérieur rabattu en arrière. Angle postérieur fortement rabattu en
arrière. Surface parcourue par de nombreuses rides et quelques sillons
écourtés au bord postérieur. Bourrelet marginal épais, délimité par un
sillon profond se perdant dans l’angle postérieur.
Ocelles 12, 11, 10, 9, 8, 6, 4, 3 — 10, 11, 10, 9, 8, 6, 4, 3.
Segment terminal plus rugueux que chez le J, vermiculé. Pointe du
segment abondamment ridée longitudinalement.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Hanches de la 2 e paire de pattes (fig. 354) courtes et de section trian-
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 16
Source : MNHN, Paris
V
J.-M. DEMANGE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
243
gulaire, à bord interne légèrement plus long que l’externe. Tabliers (T)
faibles, arrondis et peu saillants. Epanouissements latéraux très dévelop¬
pés, à bord antérieur presque horizontal, légèrement redressé vers le
haut. Angle latéral externe arrondi. Angle inférieur externe prolongé en
pointe.
Hanches de la 3 e paire de pattes (fig. 353 et 355) claviformes. Sternite
bas avec des prolongements latéraux très allongés, terminés en pointe
aiguë et dilatés postérieurement en large triangle à pointe arrondie.
Sclérites intercalaires (sc) de grande dimension, subtrapézoïdaux. Bord
357
Junceustreptus prominulus nov. sp. : Fig. 354. 2 e paire de pattes. — Fio. 355. 3* paire de
pattes. — Fio. 356. Invagination vulvaire. — Fio. 357 et 358. Vulve.
Source : MNHN, Paris
244 J.-M. DEMANGE
antérieur déprimé dans sa partie médiane par une échancrure ronde
abritant une denticulation arrondie.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire peu profondes, dissi¬
mulant à peine la saillie de l’orifice de l’invagination (b) qui est compri¬
mée antéro-postérieurement. Duplicature en parement peu chitinisée.
Invaginations (fig. 356) très courtes et larges, non arquées, formées
de membranes coriaces et opaques.
Manchons (m) vulvaires plus larges que longs, peu plissés et épais.
Sous la duplicature en parement une bosse volumineuse et plissée corres¬
pondant à la « bosse de polichinelle ».
Vulve (V) (fig. 357 et 358) située dans le sens de l’invagination, très
volumineuse et développée en longueur. Opercule subrectangulaire à face
antérieure déprimée largement et à bords lamellaires. Valves (va) larges
et épaisses, longues et entièrement séparées l’une de l’autre par une
profonde dépression allongée au fond de laquelle on aperçoit la gouttière
apodématique (ap) (fig. 356). Valve externe plus volumineuse que l’in¬
terne et amorçant un mouvement enveloppant. Bords antérieur et lon¬
gitudinal fortement soulignés par des épaississements chitineux foncés
parmi lesquels les fourches sont bien visibles.
Gouttière apodématique longue et peu profonde, occupant toute la
longueur de la bourse. Diverticules petits et courts, presque globuleux,
très espacés les uns des autres, au nombre d’une dizaine environ et dis¬
posés en une rangée médiane.
3 e SOUS-FAMILLE RHYNCHOPROCTINAE nov.
Gonopodes dépourvus de sternite.
Feuillets coxaux postérieurs creusés en gouttière. Une lamelle en balcon
à mi-hauteur, dans la concavité.
Télopodite simple, long et grêle à face inférieure généralement can¬
nelée.
Une épine fémorale. Une ou plusieurs épines tibiales volumineuses.
Vulve pyramidale (à vérifier pour certains genres).
Type : Rhynchoproclus Pocock, 1894.
Genre Rhynchoproctus Pocock, 1894. Char, emend.
(Eremobelus Atteins, 1914 ; Rhynchoproctus Attems, 1914 ; 1942).
Gonopodes sans sternite.
Feuillet coxal postérieur développé en hauteur et creusé en gouttière.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
245
A mi-hauteur se développe une large lamelle transversale en balcon,
coiffant la grande courbure du télopodite et dissimulant l’épine fémorale.
Télopodite allongé à extrémité distale armée d’une épine récurrente
et de une ou deux épines distales. Un lobe hyalin latéral conduisant la
rainure séminale et à bord découpé en lanières.
Soles des pattes ambulatoires du <J seulement sur l’avant-dernier
article.
Type : Rhynchoproctus proboscideus Pocock, 1894.
Rhynchoproctus proboscideus Pocock, 1894
(R. p. Pocock, 1894; R. minor Silvestri, 1897; R. longipes Silvestri, 1897;
R. proboscideus Cari, 1912 ; R. p. Démangé, 1960).
Musée de Leyde. Gorontalo. V. Rosenberg. 3 65, 66.
Bornéo. Prakke Sugut. Sandakanbaai. <? 69.
Musée de Washington. Lombok. Sapit 2.000’. IV. 1896. H. Frus-
torfer. 3 64, 65, 66.
Célèbes. Jabaumdata, Boni Gulf. 18. XII. 1909. <J 66.
Rhynchoproctus andropygus (Attems, 1914)
(Eremobelus andropygus Attems, 1914).
British Muséum.
Bornéo. Sarawak : Baram. C. Hose coll. 3 65 ? segments.
1897. 3. 30. 17.
— Mt. Dulit. C. Hose coll.. 1892. 10. 15. 8. 3 76 segments.
La forme des hanches des gonopodes est très proche de celle de
proboscideus mais facilement reconnaissable par l’absence de cannelures
près du sommet, sous le bonnet distal.
Source : MNHN, Paris
246
I.-M. DEMANGE
Nous donnons une figure plus précise du prolongement épineux de
l'extrémité distale du télopodite (fig. 359).
Comme nous le soupçonnions, les gonopodes de cette espèce sont
dépourvus de sternite.
Rhynchoproctus andropygus du Mont Dulit : Fio. 359. Branche accessoire inférieure du télo-
Genre Anurostreptus Attems, 1914. Char, emend.
(Attems, 1914 ; 1942)
Pas de sternite aux gonopodes.
Feuillet coxal postérieur des gonopodes en gouttière, développé en
hauteur avec une large lamelle transversale en balcon dissimulant la
grande courbure et son épine. Sommet du feuillet recourbé en crochet
vers l’intérieur et partagé en deux par une lamelle longitudinale médiane.
Télopodite grêle à extrémité distale armée d’une épine récurrente et de
une ou deux épines distales. Un lobe prolongé par un appendice portant
des épines et conduisant la rainure séminale. Face inférieure de ce lobe
avec de fortes cannelures.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires du <J.
Type : Spirostreptus vittatus Newport, 1844.
Clef des espèces
1. Extrémité du télopodite armée de deux longues épines. 2
— Extrémité du télopodite avec une seul processus court et plus ou
moins lamellaire. 3
2. 61-62 segments. 8 dernières paires de pattes avec une sole seule¬
ment. Processus du sommet de la hanche court.
. A. longispinus nov. sp.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
HARPAGOPHORIDAE
247
— 68-69 segments. Soles sur les deux avant-derniers articles, jusqu’à
la dernière paire de pattes. Processus du sommet de la hanche
très allongé . A. sculptus nov. sp.
3. Télopodite avec 2 épines récurrentes de petite taille. 80 seg¬
ments . A. vittatus (Newp.)
— Télopodite avec seulement une épine récurrente. 4
4. Soles jusqu’à la dernière paire de pattes. 5
— Soles absentes sur quelques pattes postérieures. 7
5. Appendice distal du télopodite grêle et allongé. 67 segments.
. A. pulvillatus Att.
— Appendice distal court, lamellaire, en large croissant. 77-78 seg¬
ments . 6
6. Saillie distale de la hanche courte. Protubérance médiane obtuse.
Lobe inférieur peu saillant, en angle obtus. Appendice du télopo¬
dite large, en croissant. A. barlhelemyae nov. sp.
— Saillie distale de la hanche allongée, digitiforme. Protubérance
médiane en angle aigu. Lobe inférieur saillant, en angle aigu.
Appendice du télopodite plus long et plus étroit, avec une denti-
culation à la base . A. commutalus nov. sp.
7. 15 dernières paires de pattes sans soles. Appendice du télopodite
grêle, progressivement recourbé. Saillie distale de la hanche insi¬
gnifiante. 72 segments. . A. rugosus Att.
— Quelques pattes postérieures sans soles. Appendice du télopodite
grêle, en angle droit. Saillie distale de la hanche allongée, en crochet.
78 segments .A. macrodonlus Att.
Anurostreptus barthelemyae nov. sp.
British Muséum.
Malaya. Kulim Kedah. S. S. Flower. 1895. 8. 15. 7. <? Holotype
77 segments.
Couleur, dans l’alcool, marron-rouge orangé, annelé de marron foncé
au bord des métazonites. Bord postérieur des segments souligné de
rouge sang. Pattes marron clair.
Tête à région occipitale ridée-ponctuée. Sillon occipital net. Région
prélabiale ponctuée. 4 fossettes pilifères prélabiales. Labre fortement
échancré sans dent nette dans la concavité. Antennes courtes n’atteignant
pas le bord postérieur du collum.
Source : MNHN, Paris
248
I. DEMANGE
Collum large et mat à lobes larges en angle droit, à surface nettement
ridée-ponctuée. Bord antérieur arrondi, en angle droit. Bord inférieur
arrondi, plus particulièrement vers l’angle postérieur, 2 à 3 petites
rides recourbées vers le haut. Bourrelet marginal très large dans l’angle
antérieur.
Prozonites à surface aux deux tiers occupés par de très fines lignes en
relief plus ou moins anastomosées. Tiers restant profondément striolé.
Métazonites très profondément striolés-ponctués, même sur le dos.
Sillons longitudinaux fins et espacés les uns des autres, complets jusqu’à
environ la moitié des flancs. Sillons supérieurs incomplets atteignant le
pore et plus ou moins confondus avec le relief plus dense du segment au
contact de la suture. Suture profonde, déviée au niveau du pore.
Pore gros éloigné de la suture.
Cavité stigmatique triangulaire.
Dernier segment et valves chagrinés. Bord postérieur en angle droit
prolongé en un petit appendice court bien détaché des valves. Un profond
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
249
pli transversal à la base de l’appendice. Valves à peine bombées, sans
trace de bourrelet marginal. Sternite à bord postérieur presque droit.
Un profond sillon à la base du sternite le séparant du reste du segment.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière.
Gonopodes sans sternite.
Hanches de forme générale semblable à celle des espèces du genre.
Crochet supérieur court et émoussé. Saillie moyenne, correspondant
à la carène de la concavité, allongée, subrectangulaire, fortement proé¬
minente (fig. 360 et 361).
Télopodite de forme générale semblable à celle des autres espèces
mais l’appendice distal est lamellaire, très élargi et fortement recourbé
en crochet (fig. 362). Epine tibiale de grande taille, aiguë. Epine fémorale
longue et grêle.
La nouvelle espèce est très proche de pulvillatus Att. et s’en distingue
plus particulièrement par la forme des découpures du bord du feuillet
coxal postérieur. De plus, l’appendice du télopodite de la nouvelle espèce
est le seul à présenter cette forme en large croissant.
Chez pulvillatus d’autre part C. Attems donne 67 segments, ce qui
pourrait être une erreur, contre 77 segments pour la nouvelle espèce.
Anurostreptus commutatus nov. sp.
British Muséum.
Malaya. Perak. Kuala Kangsa pass. 16. V. 1898 S. S. Fiower coll.
1898. 9. 15. 149. <? Holotype 78 segments.
Couleur, dans l’alcool, brun-rouge foncé presque noir, annelé de
noir. Pattes fauves.
Les caractères morphologiques externes sont identiques à ceux de
pulvillatus Att. et barthelemijae nov. sp. Mais chez la nouvelle espèce,
la rugosité des métazonites est extrêmement nette, beaucoup plus que
chez barthelemyae.
Collum à lobes latéraux larges et rugueux, à angle antérieur arrondi
et droit ; angle postérieur très arrondi légèrement récurrent. 5 plis très
nets sur la surface et quelques autres dans la région supérieure, beaucoup
moins nets.
Source : MNHN, Paris
250
J.-M. DEMANGE
Dernier segment particulièrement chagriné. Bord postérieur prolongé
par une saillie en palette remplaçant l’appendice caudal. Surface supé¬
rieure de cet appendice aplatie et creusée d’une profonde cuvette ovale.
Sternite séparé du segment par une fine ligne transversale. Surface
ponctuée.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière.
Gonopodes de forme générale semblable à vitlatus et pulvillatus. Pas
de sternite (fig. 363 et 364).
Télopodite avec appendice distal en demi-cercle, étroit, armé, à la
base, d’une petite denticulation aiguë (fig. 365).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
251
Anurostreptus sculptus nov. sp.
British Muséum.
Siam. Dong Phya Fai. 900’. Above sea Level. 23. XI. 97. S. S. Flower
376. <J Holotype 68, Paratype 69 segments.
Couleur, dans l’alcool, café au lait annelé de marron-rouge et ver¬
dâtre. Tête, segments postérieurs et pattes marron-rouge.
Tête à ponctuations espacées. Sillon occipital fin mais net. Région
prélabiale profondément ridée longitudinalement. 4 fossettes pilifères
prélabiales médianes et 1 + 1 fossettes situées beaucoup plus bas. Labre
profondément échancré avec une grosse dent isolée dans le milieu et
2 vagues soulèvements latéraux. Antennes courtes atteignant tout juste
le bord postérieur du collum. Stipes mandibulaires fortement gibbeux
à l’angle postéro-antérieur. Ocelles 10, 9, 8, 7, 5, 3 — 10, 9, 8, 7, 4, 1.
Collum finement ponctué à lobes larges, chagrinés et plissés profondé¬
ment. Angle antérieur obtus et arrondi, angle postérieur rond. Partie
inférieure des lobes ridée profondément et confusément. Un petit bourre¬
let marginal, vaguement rebordé par une dépression du bord antérieur.
Prozonites très finement réticulés et ponctués dans les deux tiers.
Tiers restant profondément striolé.
Métazonites densément striolés. Sillons longitudinaux fins et complets
jusqu’aux deux tiers des flancs environ. Au-dessus, quelques stries très
fines incomplètes, restant très éloignées du pore. Pore gros situé près de la
suture qui est fine et fortement déviée à son niveau.
Cavité stigmatique courte et triangulaire.
Dernier segment striolé-ponctué, densément. Bord postérieur en angle
aigu, arrondi, aplati, plus fortement rugueux, demeurant bien en deçà du
bord des valves. Une dépression transversale. Valves peu bombées,
fortement ponctuées, légèrement amincies au bord marginal. Sternite en
triangle à pointe légèrement arrondie, à surface profondément ponctuée.
Un fin sillon transversal profond sépare le sternite du segment.
Sternite des pattes ambulatoires lisse.
Soles sur les deux avant-derniers articles de la 3 e paire de pattes à la
dernière.
Gonopodes de forme générale semblable à celle de longispinus nov.
sp., sans sternite.
Feuillets coxaux proches de ceux de longispinus mais avec un long
appendice, distal interne, terminé par un crochet. Lobe distal de la face
antérieure plus volumineux (fig. 366 et 367).
Source : MNHN, Paris
252
J.-M. DEMANGE
Télopodite semblable à celui de longispinus mais avec une simple
arête longitudinale le long de la rainure séminale, sans denticulation au
niveau de l’épine distale. Une courte dent sur le bord de l’épine tibiale
récurrente.
La nouvelle espèce est proche de longispinus et s’en distingue, en
dehors des caractères gonopodiaux mis en relief, par les points suivants :
longispinus nov. sp. sculplus nov. sp.
— 61-62 segments. — 68-69 segments.
— 8 dernières paires de pattes avec soles — Soles sur les deux avant-derniers arti-
sur l’avant-dernier article seulement. clés jusqu'aux dernières paires de pattes.
Anurostreptus longispinus nov. sp.
Muséum Paris.
Laos. Dr. Neis. 1901-84.
c? 61 segments.
5 61, 62 segments.
Siam. Massié. 179-95.
<? 62 segments.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
253
Coloration fauve rouge à marron-rouge. Prozonites jaune clair,
Métazonites brun-rouge. Tête et premiers segments du corps ainsi que
segment anal rouge foncé. Antennes et pattes concolores légèrement
annelés de clair.
Tête brillante avec légères ponctuations espacées. Sillon occipital fin.
Labre avec 3 dents. Ocelles un peu aplatis, en champs en olive. 9, 9,8, 8, 6,
4 — 9, 9, 8, 7, 6, 4 — 8, 9, 9, 7, 7, 4, 3 —9, 8, 9, 8, 7, 6, 3. Antennes ne
dépassant pas ou peu le bord postérieur du collum. 6 (8 à 10) fossettes
pilifères sans ordre dans la partie médiane et petites.
Collum large à lobes latéraux large;. Bord antérieur en angle droit.
Bord postérieur légèrement échancré. Angle antérieur arrondi et droit.
Un fort sillon prémarginal profond déterminant un large bourrelet fine¬
ment rebordé en avant près du bord antérieur. Surface des lobes inégale
et ridée horizontalement avec 4 sillons profonds mêlés à des sillons ou
rides imprécis. Ponctuations fines et espacées sur toute la surface du
collum.
Prozonites à très fins sillons circulaires (15 environ) plus ou moins
anastomosés et occupant les trois quarts de la surface. De très petites perles
en relief le long des sillons surtout à la partie antérieure. Quart postérieur
des prozonites fortement striolé longitudinalement et ponctué, ces
impressions envahiss nt légèrement la portion postérieure de la zone des
sillons circulaires. Sous le ventre, nombreux sillons longitudinaux fins.
Cavité stigmatique triangulaire.
Métazonites rugueux à surface profondément sillonnée longitudina¬
lement, vermiculée. Tiers antérieur profondément ponctué-striolé.
Sillons longitudinaux fins et complets, écartés les uns des autres, au
nombre de 20 à 25. Sillon supérieur éloigné du pore.
Suture profonde fortement déviée au niveau du pore qui est gros.
Dernier segment court, rugueux, avec une dépression transversale
sur le dessus. Pas de queue. Bord postérieur simplement arrondi. Valves
grandes, déprimées au bord, sans bourrelet. Sternite en demi-cercle séparé
du segment par un fin sillon.
Pattes ambulatoires avec soles sur les deux avant-derniers articles à
partir de la 3 e paire de pattes. Les huit dernières paires de pattes et la
2 e paire avec sole seulement à l’avant-dernier article. Sternite lisse.
Gonopodes élancés, sans sternite.
Les deux feuillets coxaux (fig. 368) postérieurs sont divergents, creusés
d’une profonde rigole longitudinale face antérieure. Bords latéraux
subparallèles et tordus de l’avant vers l’arrière. Extrémité distale étran¬
glée puis épanouie en un lobe concave recourbé vers l’intérieur, tordu
sur lui-même présentant ainsi la concavité vers l’avant. Lobe muni
de deux petites lamelles dont l’externe est enroulée sur elle-même et
l’interne porte une pointe aiguë ; épanouissement lobiforme enroulé
en gouttière et placé à la base de l’appendice acuminé.
Source : MNHN, Paris
254
J.-M. DEMANGE
Feuillet antérieur (fig. 369) beaucoup moins volumineux que le pré¬
cédent et composé, face antérieure, d’une petite portion latérale rapide¬
ment rejetée vers l’arrière. Face postérieure, le feuillet est très bas et
porte une large et profonde encoche semi-elliptique poussant, côté
externe, une longue épine dont la pointe est dissimulée sous le feuillet
précédent 1 (fig. 369) enveloppant sur cette face. Côté interne l’échan-
Anurostreptus longispinus nov. sp. : Fia. 368. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 369.
Gonopodes, face postérieure. — Fio. 370. Télopodite.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
255
crure produit un long appendice cylindrique surmonté d’une large gout¬
tière transversale, à concavité inclinée de l’avant vers l'arrière, complè¬
tement libre et coiffant l’appendice qui lui sert de support (r). L’espace
laissé entre cet appareil et l’encoche proximale constitue l’orifice de la
gaine coxale.
Télopodite long et grêle. Grande courbure butant contre la loge
constituée par la portion orale de la gouttière de l’appareil interne dissi¬
mulant ainsi l’épine fémorale épaisse (f) (fig. 370) et courte, denticulaire.
Organe progressivement recourbé vers l’extérieur et présentant à l’extré¬
mité une plage latérale interne transverse portant la rainure séminale
ainsi que deux longues épines llagelligormes 1 et 2 (fig. 371) développées
dans le sens général du membre A la base de la branche séminale on
remarque une grosse denticulation (d) à axe transversal par rapport au
plan général de l’organe. Plage distale (p) fortement cannelée en dessous
et terminée par une pointe émoussée en crochet. Avant l’extrémité un
large appendice à 8 épines distales recourbées vers la pointe opposée.
Face inférieure l’extrémité du télopodite est creusée d’une large gout¬
tière délimitée côté interne par une lamelle terminée par un fort talon (t)
au niveau de la denticulation (d). La gouttière se continue jusqu’à la
base du rameau séminal produisant, jusqu’à cet endroit, un bourrelet
externe prolongé par les 2 longues épines tibiales 1 et 2 en fourche.
Femelle.
Pas de lobe aux stipes mandibulaires qui sont plus étroits en avant
qu’en arrière.
Ocelles 9, 9, 8, 7, 5, 3 — 9, 9, 8, 7, 7, 4.
Lobes latéraux du collum plus étroits à bord antérieur régulièrement
incliné vers l’arrière et non en angle droit.
Pas de soles aux pattes ambulatoires.
Valves anales à dépression marginale moins marquée. Sillon du ster-
nite anal peu marqué, presque indistinct.
Hanches de la 2 e paire de pattes (fig. 372) à bords subparallèles mais à
angles internes un peu plus saillants que les externes. Epanouissements
latéraux du sternite à arête antérieure peu arrondie, plantée de quelques
soies et progressivement atténuée. Tabliers (T) peu saillants, arrondis en
demi-cercle. Poches trachéennes (u) courtes et assez épaisses.
Hanches de la 3 e paire de pattes en massue. Sternite en bandeau
court sans excroissance en tablier.
Dépressions latérales du vestibule vulvaire profondes. Au centre de
chacune d’elles fait saillie le repli de l’orifice de l’invagination comprimé
fortement antéro-postérieurement. Repli constitué d’une chitine épaisse
et rougeâtre s’étendant jusqu’au fond de l’invagination où se trouve la
vulve.
Manchons de chitine épaisse faisant suite au repli de l’invagination,
volumineux mais courts sans plis bien distincts ni profonds, presque
lisses.
Source : MNHN, Paris
256
J.-M. DEMANGE
Vulves (v) pyramidales (fig. 373). Opercule (o) en triangle allongé à
pointe très aiguë. Valves (va) subtriangulaires, fortement comprimées
latéralement et à sommet réduit à une lame mince. Apodème (fig. 374)
long, plongeant jusqu’au fond de la bourse avec, à l’extrémité, un cul-de-
Anurostreptus longispinus nov. sp. Fig. 371. Extrémité du telopodite. — Fio. 372.
2° paire de pattes. — Fio. 373. Invagination vulvaire. — Fig. 374. Invagination
apodématique.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
257
sac en besace sur lequel les diverticules se groupent en plus grand nombre.
Diverticules en une rangée médiane, d’abord très courts puis plus allongés
particulièrement le dernier ; peu nombreux (5 environ).
Cette espèce est voisine de pulvillatus et rugosus. Elle se distingue
de ces deux dernières par l’épine fémorale courte et trapue. L’extrémité
de télopodite possède 2 très longues épines flagelliformes au lieu d’une
seule. Rameau séminal nettement détaché et présentant de rares épines
et des saillies en pointes grêles et longues aux angles latéraux.
Chez les espèces voisines, par contre, les épines entourant l’embou¬
chure du canal séminal sont nombreuses et le rameau n’est pas détaché
du télopodite. Chez pulvillatus les soles des pattes ambulatoires sont
présentes jusqu’à la dernière paire.
Genre Sculptulistreptus nov. gen.
Gonopodes sans sternite.
Feuillet coxal postérieur élancé, à extrémité plus ou moins différenciée.
Feuillet coxal antérieur à sommet découpé présentant plusieurs
pointes. Pas de lamelle en toit couvrant la grande courbure du télopodite
mais un long processus vertical.
Télopodite long et mince à extrémité différenciée en plusieurs branches
Branche conduisant la rainure séminale fortement cannelée sur sa face
inférieure.
Pattes ambulatoires du S totalement dépourvues de soles.
Type : Sculptulistreptus tumidus nov. sp.
Espèce appartenant très probablement au même genre : Spirobolus
ru/omarginatus Tômôsvary, 1885.
Sculptilistreptus tumidus nov. sp.
British Muséum.
Bornéo. Sarawak. Linjar, Nibong. XI. 1932. F. 357. In secondary
Forest — fields bordering. Oxford Univ. Exped. 1952. 9, 8. 535-536.
d 58 segm. Holotype. ç 59 seg. Allotype. <J imm. 57/4 seg., $ imm.
57 seg..
Mémoires nu Muséum. — Zoologie, t. XXIV. 17
Source : MNHN, Paris
258
J.-M.
EMANGE
Male.
Couleur, dans l’alcool, fauve clair, annelé de fauve plus foncé au bord
des métazonites. Collum avec une tache plus foncée sur la partie dorsale.
Chaque segment chez cette espèce est étranglé au niveau de la suture.
Pattes longues et minces.
Tête brillante et finement striolée. Sillon occipital net, au fond d'une
légère dépression. Entre les deux champs ocellaires un léger relief trans¬
versal. Région prélabiale ponctuée. Labre à peine échancré avec 3 grosses
dents situées sur la même ligne. Pas de fossettes pilifères. Champs
ocellaires en triangle isocèle. 7 rangées d'ocelles: 11,10,9, 9,7, 5, 3 — 11, 10
10, 9, 7, 6, 4. Antennes très courtes, ramassées, n'atteignant que le tiers
antérieur du collum. Stipes mandibulaires à peine saillants en demi-cercle.
Collum à lobes très volumineux atteignant et dépassant le bord du
labre (fig. 375). La tête est de ce fait presque complètement dissimulée.
Lobes à bords antérieur et postérieur arrondis en demi-cercle. Bord
postérieur droit puis brusquement récurrent. Bourrelet marginal sans
particularité prolongé jusqu’à l’angle postérieur du lobe. Pas de sillons
ou plis. Surface du collum ridée sur le dessus, simplement ponctuée dans
les lobes.
Prozonites mats et striolés avec une dizaine de lignes circulaires en
relief espacées et de petites perles sur leur parcours. Partie postérieure
plus densément striolée. Face ventrale les lignes circulaires envahissent
la totalité du segment et l’on remarque entre elles des sillons longitudinaux
les réunissant ou aboutissant à la suture.
Suture profonde étranglant le segment à son niveau. Pores petits,
éloignés de la suture qui est déviée seulement dans les segments anté¬
rieurs et débutant au 6 e segment.
Cavité stigmatique triangulaire. La pointe ne dépasse pas l’extrémité
du premier segment proximal.
Métazonites rugueux avec de très profondes impressions virguli-
formes s’étendant jusque sur le dos qu’elles couvrent en entier. Sillons
longitudinaux très fins et espacés, demeurant très éloignés du pore.
Sternite des pattes ambulatoires rugueux, avec de fines stries trans¬
versales plus ou moins anastomosées.
Dernier segment particulièrement rugueux avec un processus caudal
cylindrique très long dépassant très largement les valves. Valves ridées
et ponctuées, bombées à la base. Bord marginal épais, à peine atténué,
sans trace de bourrelet. Sternite à pointe à peine saillante, complètement
soudé au segment.
Soles complètement absentes.
Gonopodes sans trace de sternite.
Feuillet coxal postérieur (fig. 377) large à la base puis brusquement
rétréci et dessinant un arc de cercle vers l'intérieur. Au niveau de la
courbure le membre développe un talon interne en angle droit. Sommet
épanoui en bonnet progressivement atténué portant, face antérieure,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
259
Sculptulistreplus tumidus nov. sp. : Fig. 375. Collum du (J. — Fig. 376. Gonopodes, face
postérieure. — Fig. 377. Gonopodes, face antérieure. — Fig. 378. Collum de la $.
Source : MNHN, Paris
260
J.-M. DEMANGE
un lobe subrectangulaire à angles abattus. Surface antérieure peu sculptée,
présentant un simple soulèvement bossu souligné, côté interne, par une
profonde gorge sous le talon du bord interne. Face postérieure, sous le
bonnet près de son arête proximale, se développe une denticulation lamel¬
laire transparente, oblique.
Feuillet coxal antérieur (fig. 376) très médiocrement développé en
hauteur, à sommet pointu. Cette pointe est visible face postérieure et se
continue par le bord de la gaine coxale qui est découpé et développe deux
pointes. L’une médiane, robuste et émoussée l’autre près du bord interne,
en lamelle transversale par rapport au membre à sa jonction avec le
feuillet précédent.
Télopodite (fig. 379) élancé, courbé en angle aigu dès sa sortie de la
gaine coxale, différencié seulement à l'extrémité. Une longue épine
fémorale sinueuse.
Partie distale du membre (fig. 379) recourbée vers l’extérieur et
composée d’un processus allongé antérieur conduisant la rainure séminale
(a) et d’une lamelle en cupule postérieure (c) parallèle au processus sémi¬
nal ; suivant la direction générale du télopodite. Cette lamelle est réunie
à l’appendice séminal par un feuillet transparent (b) s’insérant sur la
face postérieure du processus épineux et dans le milieu face antérieure
de la lamelle en cupule. Au niveau de la soudure la lamelle concave pos¬
térieure détache un petit lobe arrondi (d). Entre les deux processus a et c,
en arrière dans le milieu de b, s’insère une languette allongée lamellaire
recourbée en crochet vers le rameau séminal obliquement. A la naissance
de la différenciation distale, la branche du télopodite devient lamellaire
face antérieure et porte un fort crochet hyalin.
Femelle.
Sans particularités. Collum identique à celui du <J mais il semble que
les lobes soient un peu plus rejetés vers l’arrière (fig. 378).
Vestibule vulvaire profond. Invagination vulvaire courte et large.
Seuls les bourrelets de chitine un peu plus épaisse, suite des manchons,
font saillies à l’orifice.
Manchons particuliers, volumineux, globuleux, densément colorés et
situés l’un en dessous de l’autre (fig. 381).
Vulve haute, étroite, volumineuse et allongée, vaguement pyramidale,
munie d’un opercule aussi haut que les valves, ogival. Pointe de l’opercule
en lamelle hyaline allongée.
Invagination apodématique courte, en crosse, avec 5 ou 6 gros diver¬
ticules en une seule ligne.
Immature.
Larve $ à 57/4 segments.
Chez cette larve le segment est fermé et les ébauches des gonopodes
sont situées dans un sac gonopodial profond. Ebauches indépendantes
l’une de l’autre (fig. 382 et 383).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
261
Sculplulislreplus tumidus nov. sp. : Fio. 379. Téiopodite. — Fig. 380. Extrémité du télo-
poditc._ Fig. 381. Invagination vulvaire. — Fig. 382. Ebauches des gonopodes de la
larve à 57/4 segments. — Fig. 383. Ebauches des gonopodes de la larve à 57/4 segments.
— Fig. 384. Paire de pattes 9 de la larve à 57/4 segments.
Source : MNHN, Paris
262
J.-M. DEMANGE
Ebauche du télopodite robuste, trapue, légèrement en massue à peine
incurvée. Sur la surface à mi-hauteur, deux sillons, traces d’articulations.
Sommet nettement rabattu vers l’arrière et posé dans une échancrure
du sommet des ébauches coxales.
Ebauches coxales épaisses à angle interne très allongé en pointe.
Bord supérieur, à la base de la pointe, échancré en rond. Latéralement le
bord est très arrondi. Surface creusée d’un profond repli à la base de
la saillie de l’angle interne. Ce repli continue le bord arrondi du sommet
des ébauches.
Poches trachéennes allongées en baguette à peu près régulière.
Sternite : nous avons rencontré une petite plage en demi-lune à peine
différenciée, bordée par des replis. Quelques pores sur la surface.
Paire de pattes 9 (fig. 384) encore bien développée, composée d’un
sternite en bandeau étroit se prolongeant latéralement jusqu’aux
poches trachéennes et percé de quelques pores. Au-dessus du sternite on
remarque une plage lisse de même forme que le sternite. Poche tra¬
chéenne membraneuse débouchant latéralement à côté du télopodite.
Celui-ci est composé de 3 articles parmi lesquels le proximal est très
volumineux. On remarque, en outre, sur le dernier article distal un petit
îlot arrondi qu’il est difficile d’interpréter (griffe, 4 e article en voie de
régression ?).
La nouvelle espèce est très proche de Spirobolus ru/omarginatus Tôm.
Le dessin excellent publié par l’auteur permet de reconnaître la branche
séminale cannelée, le lobe transparent latéral et la gouttière latérale. Une
petite saillie précédant la branche séminale pourrait représenter l’épine
tibiale récurrente.
Pas d'épine fémorale contrairement à tumidus.
Si l’extrémité du télopodite est bien reconnaissable il n’en est pas de
même des hanches car le sommet de celles-ci, sur la figure, est simple
contrairement à celui de la nouvelle espèce. Tômosvary a-t-il schématisé
à outrance son dessin et représenté un sommet complexe plus simple
qu’il n’est en réalité ? Il y a de fortes chances que non et tumidus est bien
une espèce différente. Un doute subsiste néanmoins car il est fréquent
que les anciens auteurs simplifient exagérément les figures et rendent
méconnaissables les espèces décrites. Il suffit pour s’en convaincre de
comparer les figures des gonopodes de Silvestri et Brôlemann publiées
pour Peridontopyge spinosissima Silv.
Genre Cercostreptus Attems, 1942. Char, emend.
(Cercostreplus s. g. de Anurostreptus Attems, 1942).
Feuillet coxal postérieur des gonopodes pas en gouttière, sans lamelle
en balcon au-dessus de la grande courbure.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
263
Télopodite long et mince. Une ou deux épines fémorales. Extrémité
distale cannelée, quelquefois divisée. Pas d’épine tibiale récurrente.
Soles sur les deux avant-derniers articles ou sur l’avant-dernier
article seulement des pattes ambulatoires du <?.
Type : Cercostreptus mundus (Attems, 1936).
Cercostreptus mundus (Attems, 1936)
(Thyropygus mundus Att. 1936 ; Anurostreptus (C.) mundus Att., 1942).
Muséum Paris.
Attakarti. 900 m ait. (Mts. Anaïruolai). 9. VII. 46. Dr. K. Lindberg
<? 58 segments.
Cercostreptus mundus de Attakai : Fio. 385. Gonopodes, face postérieure. — Fio. 386.
Extrémité du télopodite.
Source : MNHN, Paris
264
J.-M. DEMANGE
Les figures publiées par l’auteur sont très lisibles, mais ne montrent
guère de détails, notamment dans la partie distale du télopodite. D’après
ces figures, il semble que l’épine tibiale est un simple lambeau détaché
du bord, mais il n’en est rien. Les cannelures également sont différentes
suivant la face considérée.
Gonopodes fig. 385 et 386.
Genre Ctenorangoon Verhoeff, 1938 Char, emend.
(Verhoeff, 1938 ; 1940. Attems, 1942)
Gonopodes sans sternite.
Feuillet coxal postérieur non creusé en gouttière avec une large
lamelle en toit dissimulant l’épine fémorale.
Télopodite élancé et grêle, épanoui à l’extrémité en petite plage dont
le bord est découpé en lanière. Une épine fémorale. Une épine tibiale.
Soles sur les deux avant-derniers articles des pattes ambulatoires.
Type : Spirostreplus feae Pocock, 1893 (syn. Ctenorangoon meggitlii
Verhoeff, 1938).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE 265
SPECIES INQUIRENDÆ
's Poe. (Spirostreptus)
s Por. (Spirostreptus)
s Karsch (Spirostreptus)
tus Karsch (Spirostreptus)
amictus Karsch (Spirostreptus)
amphobotius Karsch (Spirostreptus)
amputus Karsch
andersoni Poe.
s Por.
s Poe. (Spirostreptus)
'itus Karsch (Spirostreptus)
s Brdt. (Spirostreptus)
>/ Karsch (Spirostreptus)
s Newp. (Spirostreptus)
tus Karsch (Spirostreptus)
dus Karsch (Spirostreptus)
s Por. (Spirostreptus)
s Karsch (Spirostreptus)
doriae Poe. (Spirostreptus)
dorsolineatus Sincl. (Spirostreptus)
eri/thropteurus Poe. (Thyropygus)
exocoeti Poe. (Spirostreptus)
(alci/erus Karsch (Spirostreptus)
fijensis Col. (lulus-Spiroslreplus)
(lavomarginalus Dad. (Spirostreptus)
/ooeatus Karsch (Spirostreptus)
gracilipes Newp. (Spirostreptus)
gracilis Dad. (Spirostreptus)
horridulus Karsch (Spirostreptus)
impressopunctatus Koch (Spirostreptus)
insculptus Poe. (Spirostreptus)
jerdani Poe. ( Spirostreptus)
kandyanus Humb. (Spirostreptus)
lemniscatus Karsch (Spirostreptus)
s Silv. (Spirostreptus)
’ :s Dad (Spirostreptus)
•s Newp. (Spirostreptus)
eus Gerv. (Spirostreptus)
s Karsch (Spirostreptus)
insis Silv. (Spirostreptus)
s Humb. (Spirostreptus)
•i Poe. (Spirostreptus)
s Silv. (Thyropygus)
pachyurus Poe.
perakensis Poe. (Spirostreptus)
politus Dad. (Spirostreptus)
punctilabrum Newp. (Spirostreptus)
regis Poe. (Spirostreptus)
répandus Karsch (Spirostreptus)
rubripes Sincl. (Spirostreptus)
rubrolimbatus Poe. (Thyropygus)
sanguinus Koch (Spirostreptus)
striatus Hutton (Spirostreptus)
torqualus Por. (Spirostreptus)
trilineatus Dad. (Spirostreptus)
trunculatus Karsch (Spirostreptus)
unicolor Dad. (Spirostreptus)
oagabundus Saus. et Zehnt. (Thyropygus)
xanthonotus Poe. (Thyropygus)
xanthurus Poe. (Thyropygus)
<? juv. $
<? $
Australie
Java
Siam
Presqu’île de Malacca
Bornéo
Lombok
Lombok
Mergui
Madras
Ceylan — Madras
Ceyian
Radak
Inde
Sumatra-Amboine
Makassar
Birmanie
?
Sumatra
Ile Christmas
Bornéo
Fidji
Bornéo
Philippines
Philippines
Sumatra
Madras
Australie
Madras
Lombok
Fidji
Sumatra
Calcutta
Malabar
Australie
Mentavei
Ceylan
Philippines
Natal
Java — Sumatra
Iles malaises
Inde
Philippines
Mergui
Sumatra
Presqu’île malaise
Java — Sumatra
Inde
Nouvelle-Zélande
Bornéo
Java
Sumatra
Madagascar
Java
Sumatra
Source : MNHN, Paris
266
J.-M. DEMANGE
III — BIBLIOGRAPHIE
Attems C. — Myriopoden In Kukenthal. Tell. II. Wiss. Reisserg. Abh. Senc-
kenb. Nat. Gesel., 23, H. 3, 1897.
— Myriopoden in R. Semon's Zoologische Forschungreise in Australien und
déni Malayischen Archipel. V, 1898.
— Beitrage zur Myriopodenkunde. Zool. Jahrb. Sysl., Bo. 18, H. 1, 1903.
— Javanische Myriopoden gesammelt von Direktor K. Kraepelin im
Jahre 1903. Jahrb. Hamburg Wiss. Aust., 16, B. 2, 1907.
— Die Myriopoden der Vega Expédition. Ark. Zool. Stockholm, V, n°3,
1909.
— Die Indo Australischen Myriopoden. Arch. Nat., 80, Abt. A, H. 4, 1914.
— Afrikanische Spirostreptiden nebst Ueberblick über die Spirostreptiden
orbis terrarum. Ribti. Zool., vol. 26, H. 65.66, 1914.
— Myriopoda in Handbuch der Zoologie ; Eine Naturgeschichte der
staminé des Tierreichs, gegrundet von Dr. Willy Kükenthal. Bd. IV,
Berlin-Leipzig, 1926.
— The Myriopoda of South Africa. Ann. S. Afr. Mus., 26, 1928.
— Myriopoden der Kleinen Sunda-Inseln gesammelt von der Expédition
Dr. Rensch. M itt. Zool. Mus. Berlin, Bd. 16, H. 1, 1930.
— Myriopoden von Java, Sumatra und Bail. Arch. Hudrobiol. Stuttgart.
Supp. Bd., 8, 1931.
— Myriopoden in Résultats scientifiques du voyage aux Indes Orientales
Néérlandaises de LL AA.RR. le Prince et la Princesse Léopold de
Belgique. Mem. Mus. Hist. nat. Belg., Hors série, vol. 3, fasc. 12, 1932.
— Myriopoden von Sumatra C II, Arch. Hydrob., suppl.. Bd. XIV, Tro-
Ê iche B inné n gcwasser. Bd. VI, 1935.
iplopoda of India. Mem. lnd. Mus., Vol. XI, n°4,1936.
— Die von Dr. C. DawydofF in Franzôsisch Indochina gesammelten Myrio¬
poden. Mem. Mus. nat. Hist. nat., nouvelle sér., T. VI, fasc. 2, 1938.
— Zur Kenntnis der Indischcr Harpagophoridae. Ann. Nat. Mus. Wien,
Bd. 52, 1941 (1942).
— Uber Spirostreptiden (Diplopoda). Ibid., Bd. 57, 1949 (1950).
— Myriopoden von Indochina expédition von C. Dawydofï (1938-1939).
Mem. Mus. Nat. Hist. nat., ser. A. Zool. T. V. f. 3, 1953.
Bbandt F. — Generis Iuli specierum enumeratio, adjectis plurium quae
hucusque nonduin innotuerunt specierum lerevibus descriptionibus ad
Musei Academiæ Scientiarum Petrolotanæ specimina factis. Bull. Sc.
Acad. Imp. Sci. St. Pelersbourg t. VIII, n» 7-8, n» 175-176, 1841.
Brôlemann H. W. — Voyage de M. E. Simon au Vénézuela (Décembre 1887,
août 1888). Ann. Soc. Ënt. France, 67, 1898.
— Diplopoda in Voyage de Ch. Alluaud et Jeannel en Afrique orientale
(1911-1912). Résultats scientifiques. Myriopoda III, Paris, 1920.
— Myriapodes recueillis en Afrique occidentale française par M. l’Adminis¬
trateur en Chef L. Duboscq. Arch. Zool. exp. gén., T. 65, fasc. I., 1926.
Brôlemann H. W., et Lichtenstein J. L. — Les vulves des Diplopodes
(Mémoire préliminaire). Ibid., T. 58, fasc. 4,1919.
Carl J. — Diplopoden an den Malayischen Archipel. Zol. Jahrb. (Sysl.),
Bd. 24, H. 3, 1906.
— Neue Diplopoden. Rev. Suisse Zool. T., 17, fasc. 1, 1909.
— Spirostreptides nouveaux ou peu connus du Muséum de Genève. Ibid.,
vol. n° 12, 1917.
— Miscellanées diplopodologiques. Ibid., vol. 26, n° 13, 1918.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
267
— Diplopoden aus Südindien und Ceylan. 2 Tell. Nematophora und
Juliformia. Ibid., vol. 48, n° 22, 1941.
Chamberlin R. V. — The Myriopoda of the Australian Région. Bull. Mus.
Comp. Zool. C.ambridge, Vol. LXIV, 1920.
— New Chilopoda and Diplopoda from the East Indian Région. Ann.
Mag. Nat. Hist. London, vol. VII, ser. 9, 1921.
— On some Diplopods from the Indo-Australian Archipelago. Amer. Mus.
Nou., n° 1.282, 1945.
Colenso W. — Description of a large species of Iulus. Trans. proc. New-
Zealand Inst., XXVI, art. IV, 1893.
Daday E. — Myriapoda externea Musaei nationalis Hungarici — Term.
luzetek, XII, 1889.
Demande J.-M. — Les types d’Harpagophoridæ de R. I. Pocock conservés au
Bristisli Muséum (Natural History). (Myriapodes-Diplopodes). Bull.
Brit. Mus. (N.H.) Zool., vol. 7, n° 2, 1960.
Humbert A. — Essai sur les Myriapodes de Ceylan. Mem. Soc. Phys. Hist.
nul. Genève, T. XVIII, 1865.
Husson F. W. — Descriptions of news species of New-Zealand Myriopoda.
Enn. Mag. Nat. Ilisi., Vol. 20, 4' ser., 1877. 1877.
Karsch F. — Neue Juliden des Berlinen-Museums als Prodomus einer Juliden
Monographie. Z. Ges. Naturw., (3) VI, 1881.
Kraus O. — Myriapoden aus Ostafrika (Tanganyika Territory). Verô//.
Uberseemus. Bremen, R. A. Bd. 3, H. 1., 1958.
Lal M. B. — Ktenostreptus specularis Att. 1936, a Ceylonese Millipede.
Current Sci. Bangalore, t. 10, 12, 1941.
Newport G. — A list of the species of Myriapoda order Chilognatha, contai-
ned in the Cabinets of the Bristish Muséum, with description of a
new genus and thirty-two new Species. Ann. Mag. Nal. Hist., t. XIII,
1841.
Pocock R. I. — Report on the Myriopoda of the Mergui Archipelago, collec-
ted for the Trustées of the Indian Muséum, Calcutta by Dr John Ander¬
son. Journ. Linn. Soc., 21, 1889.
— Report upon two collections of Myriapoda sent from Ceylon by Mr. O.E.
Green, and from various parts of Southern India by Mr Edgar Thurston
of the Government Central Muséums Madras. 'Journ. Bombay Nal.
Hist. Soc. VII, 1892.
— Supplementary Notes on the Araclinida and Myriopoda of the Mergui
Archipelago : with Descriptions of some New Species from Siam and
Malaysia. Journ. Lin. Soc., 24,1892.
— Viaggio di Leonardo Fea Birmania e Regioni Vicine. LV. On the Myrio¬
poda of Burma. Pt. 3, Report upon the Julidac, Chordeumidæ, and
Polyzonidre collected by Sig. L. Fea and Mr E. W. Oates. Ann. Mus.
Cio. SI. Genova, 13 (33), 1893.
— Report upon the Myriopoda of the « Challenger » Expédition with
Remarks upon the Fauna of Bermuda. Ann. Mag. N.H., ser. 6, XI, 1893.
— Upon the Identity of some of the Types of Diplopoda contained in
the collection of the Bristish Muséum, together with descriptions of
some New Species of Exotic Julidae. Ibid., XI, 1893.
— Chilopoda, Symphvla and Diplopoda from the Malay Archipelago in
Max Weber Zool. Ergeb., III, 1894.
— Viaggio di Leonardo Fea in Birmania e regioni vicine. LXX. Supple¬
mentary Note upon the Iuloidea, containing descriptions of three
New Species. Ann. Mus. Cio. SI. Nat. Genova, 2® ser., 16, 1896.
Source : MNHN, Paris
268
J.-M. DEMANGE
Porat C. O. von. — Om nagra exotiska Myriopoder. Bill. Soenska Nat. Akad.
Handlingar, Bd. 4, n° 7, 1876.
— Ueber einige exotischen Juliden des Brüsseler-Museums. Ann. Soc.
Ent. belge, XXXII, 1888.
Saussure H. et Zehntner. — Myriapodes de Madagascar in A. Grandidier.
Histoire Physique Naturelle et Politique de Madagascar, Paris, 1902.
Silvestri F. — I. Chilopodi et i Diplopodi di Sumatra e delle isole Nias,
engano e Mentavei. Ann. Musc. Civ. St. Nat. Genova, 2" ser., 14, 1895.
— Diplopodi di Bornéo. Ibid., 2 e ser., 16,1896.
— Neue Diplopoden. Abh. Ber. K. Zool. Anthr. Elhn. Mus. Dresden, Bd.
VI, n° 9, 1897.
Sinclair F. G. — On the Myriapods collected during the « Skeat Expédition »
to the Malay Peninsula, 1899-1900. P. Zool. Soc. London, 1901.
Tômôsvary E. — Myriopoda a Joanne Xantus in Asia Oriental collecta. Enu-
meravit species qui novas descripsit. Term. Fuz., T. 9, 1885.
Vachon M. — Sur un cas de schistomélie ternaire d’une patte ambulatoire
chez le Scorpion fouisseur : Scorpio maurus L., Bull. Biol. France et
Belgique. T. 87, fasc. 2, 1953.
Verhoeff K. W. — Uber einige C.hilognathen aus Ceylon, nebst vergleichend-
morphologischen Notizen. Diplopoden 117. Aufsatz. Zool. Anz., Bd. 89,
n» 7-10. 1930.
— Ueber einige Indische Chilognathen gesammelt von Herrn S. Jones,
Madras. Rev. Ind. Mus., vol. 38, Part. III, 1936.
— Zur kenntnis der Harpagophoriden und über eine neue Spiroboliden
gattung. Arch. Naturg. N. F., Bd. 7, H. 4, 1938.
— Uber Chilognathen aus dem Zoologischen Muséum in München. Zool.
Anz., Bd. 124. H. 11-12.1938.
Voges E. — Beitrâge zur Kenntnis der Juliden. Zeils. wiss. Zool.. XXXI.
1878.
Weidner H.— Die Entomologischen Samm'ungen des Zoologischen Staat-
snstituts und Zoologischen Muséums Hambourg. III Teil. Chilopoda
und Progoneata. Mitt. Hamburg. Zool. Mus. Inst., Bd. 58, 1960.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
269
INDEX ALPHABÉTIQUE DES NOMS SCIENTIFIQUES
Les noms en italiques sont ceu
contenant les descriptions.
x des synonymes. Les chiffres gras sont ceux des pages
acceptus .
actrulatus, Spirotreptus .
aculcus, Thyropygus hosel.
acuminalus, Thyropisthus .
alicollis, Splrostreptus .
alienus, Anurostreplus .
allus, Conoplrctus .
allevatus, Spirosireplus .
allicinctus, Splrostreptus .
amiclus, Spirosireplus .
ampheliclus, Thyropygus .
amphibolius, Splrostreptus.
amputus, Spirosireplus .
ondersoni, Spirosireplus .
andropygus . Eremolelus .
andropygus, Ilhvnchoproctus
anulatus, Kemulopygus.
Anurostreplus.
anurus, Thyropisthus
anurus, Thyropygus .
armalus, Splrostreptus .
asthenes, Splrostreptus .
astutus, Gonopleclus .
aler, Spirobolus .
alerrimus, Spirosireplus .
aterrlmus. Thyropisthus .
attemsi, Harpurostreptus .
attcmsi .
aulaconotus, Thyropygus .
. 23
. 265
. 32.59.60 63
. 107.120.122 157
. 205
. 25
. 202 205
. 265
. 265
. 265
, .15. 16 33
.265
265
.; ; ; ;_ 265
. ...25 245
il 245
.76,89 95
. 13.24.25,30,233.246 262
27
265
. .... 265
.. 202 210
25
.27
. . 9,27, 106, iéi, 162 104
230
24
25
baluensis, Faicigonopus .
boiuensis, Spirosireplus .
barthelemyac. Anurostreplus
baweanus, Thyropygus .
becarii, Hbvnchoproctus ......
bowringii, Spirosireplus .
bowringii, Thyropisthus .
boyorlcus, Thyropisthus .
brevlcaudatus. Thyropygus
brcvispinus. Kemulopygus
brevlspinus. Thyropisthus .
breolspinus, Thyropygus .
brôlemanni, Gonopleclus .
brôletnanni. Phyllogonostreptus .
brôlemanni. Thyropygus .
browning). Junreustreptus.
butlihoferi, Thyropygus .
. 9 63
. 27
. 247 249
. 22 85
. 25
. 5 129
. 26,27,106,129 137
. 107
. 33,27 46
14,75 82
. " ‘ . 82
.. . 32,54 82
... 201 217
.. 11 54
54
. 233,234 237
. . 32.52 53
Cambodjostreptus .
carletoni, Gonopleclus .
carll, Thyropisthus culsinierl
carli, Thyropygus cuisinieri
Carlogonus ..
castaneus. Cambodjostrcptus
caudiculatus, Spirosireplus ..
cautus, Gonopleclus .
caulus, T h y r o g lut u s .
ceilanlcus, Splrostreptus.
centrurus. Klenostreptus .
centrurus, Spirosireplus .
. 13,26 30
. 20,21,201.211 213
. 5,107 124
. 124
. 13,29 232
. 9 26
. 265
. 202 214
. 20 214
.... . . 265
. 25.26 27
. 27
Source : MNHN, Paris
270
J.-M. DEMANGE
Cercostreptus (Genre).
Cercostreptus (Sous-genre) . .
chamissoi, Spirostreptus . .
cherus, Thyropygus .
cinctatus, Spirostreptus . . .
coalitus, Kemulopygus ...
coalitus.
coelestls, Thyropisthus . .. .
cœlestls.
collons, Spirostreptus .
commutatus, Anurostreptus
complexus, Lamellostreptus
complexus, Thyropygus
composllus, Kemulopygus .
condei. Thyropygus .
confusus, Thyropisthus ...
coniferus, Kemulopygus .. .
conlferus.
constrictus, Spirostreptus .
contemplus, Spirostreptus .
convolulus, Thyropisthus
corniger. Gonoplectus .
Comugonus .
corticosus, Spirostreptus . ..
costulatus, Ktenostreptus .
crabllli, Thyropygus.
rrassanus, Spirostreptus ...
Clenorangoon .
cucullus. Thyropisthus
cuisinier!, Thyropisthus
cuisinieri, Thyropygus .
Cystogonopus .
, 107,155 157
. 75 100
. 33,40 89
5,105,110 115
106 164
. 202,205 208
13,30 177
Damelus..
debilis .
doriae, Spirostreptus.
, Hhynchoproctus
' JS, Spirostreptus
hyropisthus ....
, Falclgonopus .
dulitianus, Spirostreptus .
edentulus, Thyropygus ...
elegans, Thyropisthus.
enslini, Drepanopus .
Kremobelus.
erythropleurus. Thyropygus
evansi, Thyropisthus .
everettl, Cystogonopus
eoeretti, Spirostreptus .
exaratus, Carlogonus .
exoroctl, Spirostreptus ....
. 24,25 244
. 176 265
. 9, 106 152
. 69,72 74
fagel, Thyropygus .
Fageostreptus .
falcatus, Hhynchoproctus.
falrlferus, Spirostreptus .
Falclgonopus.
fcac, Ctenorangoon .
)eae, Spirostreptus .
lljensls, Spirostreptus .
navomarginatus, Spirostreptus
16,32.50,55, 59,62
. 13,29
is.27.30
. 26
. 11,21,27,208
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
271
floweri, Corougonus ...
follareus, Thyroplsthus
foveatus. Spirostrcptus
fuscus, Leptostrcptus .
fraler, Gonopiectus . . .
gateanus, Spirostreptus
gallunoæ, Thyropygus
gestrl, Gonopiectus . . .
gtstri, Thyropygus . . ..
Cnomognalhus .
Oongylorrhus .
Gonopiectus.
gracilipes Spirostrcptus
gracills, Spirostrcptus .
gracills, Gonopiectus ..
.32.50 53
. 27 201
. 27
. 13 29
... 9,15,21 201
13,15,20,29 201
. 265
. 265
. 202
hamlfer, Harpurostreptus .
Iiamus, Harpurostreptus jonesi
Harpagophora .
Harpagophorinae .
Harpurostreptus.
heterurus, Thyropislhus .
hcterurus, Thyropygus .
hoflmanl, Thyroplsthus.
hoplites, Gonopiectus .
horridulus. Spirostrcptus .
hosei. Spirostreptus .
hosei, Thyropygus .
hyaltl, Fâgeostreptus .
hyatti, Gonopiectus .
immanis. Thyropisthns .
tmwanis, Thyropygus .
Implicatus, Corougonus.
imprrssopunclatus, Spirostreptus
Indiolhauma .
imluratus. Thyroplsthus.
infcrorum, Thyroplsthus.
Inllalus, Cystogonopus .
insculptus, Spirostreptus.
javanicus, Thyropygus .
jauanicus. Spirostreptus .
jerdani, Spirostreptus ..
jezequell. Hemulopygus .
Jonesi. Harpurostreptus .
Jucundus, Junceustreptus.
Junccuslreptlnae.
Junceustreptus .
. 21 230
230
3,12,13,30 31
. 12,13,28 31
3,13,24,2.1 229
16. 18,32,46. 50, 55,59.62 63
105 108
. 202 210
. 265
. 27 59
.9,27,32,59,60 63
196
. 201,214 220
. 105,147 155
. 147
.178, 181 186
. 265
. 11, 14,24 229
. 100 136
. 19
. 69,70,72 74
. 265
. 16,22,33,44 46
. 31,33 43
75,87,89 91
12,13,28 233
. 13,28 233
kandyanus, Spirostreptus .
kangeanus, Thyropygus .
kanmonus. Thyropygus .
krakutaunus, Thyropygus javanicus
krakataunus, Thyropygus .
Ktenostreptus .
I.amellostreptus .
tattcotlts, Thyropygus .
lemnlsratus. Spirostreptus .
Leptostreptus ...
lepturus, Spirostreptus .
levifrons, Hemulopygus.
Ilgulus, Thyroplsthus.
lindbergl, Gonopiectus malayus
. 11,13,15,30 65
Source : MNHN, Paris
272
J.-M. DEMANGE
lobulatus, Thyroplsthus immanis
tongipes, Hhynchoproctus .
longlsninus Anuroslreptus .
lunelil, Thyroplsthus .
luxuriosus, Thyroplsthus ...
luxuriosus, Thyropygus .
macfarlanri, Hemulopygus .
macrodonlus, Anuroslreptus
maculatus, Spirostreplus .
magister, Thyropygus.
malabaricus. Spirostreplus .
malayicus, Thyroplsthus.
malayicus, Thyropygus .
malayus, Spirostreplus .
malayus. Gonoplectus .
malayus .
mariiimus, Spirostreplus
mutarae. Harpurostreplus .
meglttii. Ctenorangoon
melinopus. I.amellostreptus .
melinopus, l'hyllogonostreplus . . .
mellnopygus, Lamellostreplus ..
inentavelensls. Spirostreplus .
microporus, Thyroplsthus.
minor, Hhynchoproctus .
modes!us, Spirostreplus .
modes! us, Hemulopygus.
molleri, Thyropygus .
modigliunti, Thyroplsthus .
montïvagus, Harpurostreplus
moseleyi, Spirostreplus .
mullldêntalus, Organognalhus . .
mundus, Anuroslreptus .
mundus, Cereostreplus .
mundus, Thyropygus .
neglectus, Remulopygus .
neglrctus, Spirostreplus .
neglectus. Thyropygus .
nigrolabiatus, l’hvllogonoslrcptus
nigrotabialus, Spirostreplus .
nigrolabiatus, Thyropygus
. 76,89,91 92
. 226 229
.. 25 263
263
14. 75,81,82,84,93,98, 104
oatesii, Spirostreplus . . ,
oatesli, 3 uberogonus . . .
opinatus, Cornugonus
opinatus, Spirostreplus . ,
Organognalhus .
orthurus, Thyropygus ,
ostenlatus, Thyroplsthus
oslrnlatus, Thyropygus .
. 27 177
. 171 177
. 178 186
. 178
11,13,14,29 226
. 265
. 19,107,152 157
. 152
parhyurus, Thyropygus
patrléil, Hemulopygus
patrtcii, Spirostreplus .
perakensis, Spirostreplus
pfeilTerae, Thyropygus
1‘hiloporatla .
Hhyllogonostreptus.
piccus, Thyropygus.
Plcrogonopus
planus, Cystogonopus ...
pococki, Gonoplectus
pocockl, Thyroplsthus .
politus, Spirostreplus ...
potyodonlus, Thyroplsthus
. 265
. 27.76 101
. 27 101
. 265
. 33 46
. 3
13,14,16,29 196
. 33
. 13 31
. 69.72 74
. 21, 202 208
. 9.106 158
. 265
. 26, 104 129
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES HARPAGOPHORIDAE
273
Poratophllus .
poseldon, Thyropisthus.
jiroboscideus, Hhynchoproctiis .
probus, Gonoplectus .
prominulus, Junceustreptus.
pseudoweberl, Trigonostreptus .
pulvillatus, Anurostreplus .
punclilabrum, Spiroslreptus.
punctatus, Thyroplslhus.
. 3,13 30
. 105
. 9,11,25 245
. 202
.fi, 234 239
9,18,19.171 173
. 247, 249,250 257
. 265
. 106,136,137 146
quictus, Thyropisthus.
quiet us, Thyropygus .
régis, Splrostreptus .
Remulojiygus .
remyi, Gonoplectus .
renscbl, Thyropisthus .
répandus, Splrostreptus .
repertus, Gonoplertus.
reslmus, Thyropisthus .
résinais, Thyropygus .
Hhynchoproctiis .
Rhynrhoproclinac .
robustior, Carlogonus.
rubripes, Splrostreptus.
rubrocinctus, Sfiirostreplus .
rubrocinctus, Thyropisthus .
rubrocinctus, Thyropygus .
rubrocinctus, Trigonostreptus .
rubrollmbalus, Thyropygus .
rutomarginatus, SpiroboTus .
rugosus, Anurostreplus .
. 106,136,137 146
. 146
. 265
13,14,30 74
. 202.203,206 207
. 107 157
. 265
. 202
5,106,136,137 142
. 142
. 13,24,25.30 244
. 12,13,28 244
. 233
. 265
. 18,172 176
. 18.173 176
. 27 176
. 0,171 176
. 265
. 25,257 262
. 247 257
sangulnus, Splrostreptus .
saussurel, Gonoplectus .
scaberrimus, Ktenostreptus .
schubartl, Thyropygus .
Sculptulistreptus.
sculptus, Anurostreplus .
segment ut us, Thyropygus.
scgmentalus, Phutlogonostreplus .
seriatus, l.amelloslreptus .
serpenlinus, Phyllogonostreptus .
siamensis, Thyroplslhus .
simplex, Memulopygus .
specularis, Ktenostreptus .
Spissustreptus (sous-genre) .
Spollatogonus (sous-genre).
slenorhynchus, Stcnurostreptus.
slenorliynchus, Spirostreptus .
Stenurostreptus.
stramlnlpes, Gonoplectus .
striatus, Spiroslreptus.
subvalldus, Carlogonus .
subvatidus, Thyropygus .
sulcatus, Gonoplectus.
Symphyopyyus (sous-genre) .
. 265
.! . 201
. 220
. 9,32 60
_ 13,31 257
. 247.251 252
. 14.16,18,32,46.50.62 63
. 18
0,10,65,66 69
. 11,25 196
. 107
.14,74.76.81,96 104
. 23
. 32 46
. 15 105
. 5,6,7 186
. 186
.! 13 29
. 201 220
. 265
. 233
. 232
. 202
.9 31
taenlata, l’eridonlopyge .
taooiensis, Splrostreptus .
tavoiensls, Tuberogonus .
lenulsplnus, Thyropisthus confusus .
Ihienemanni, Thyropisthus .
thienemanni, Thyropygus .
Thyroglulus .
Thyropisthus (genre) .
Thyropisthus (sous-genre).
Thyropyginœ.
. 6
. 27
. 171 177
. 105 115
. 18 172
. 18 172
. 14,15.20,21 201
13,15,30.104 171
.15,105 120
. 11
Source : MNHN, Paris
274
J.-M. DEMANGE
Thyropygus (genre).
Thyropygus (sous-genre)
tjlsaroanus, Remulopygus
lurquatus, Spirostreptus
Trigonostreplus.
trilineatus. Spirostreptus .
trispinus, Thyropygus . ..
trunrulatus, Spirostreptus
Tuherogonus .
tumidus. Sculptullstreptus
3.10,11.13. 14,30 31 65
. 32 33
13.27 171
. 265
. 32 48
. 265
13.27.29.171 176
. 12 257
uncinatus, Thyropisthus induralus . . . 106 137
unirolor, Spirostreptus . . . 265
uniserlalix, Phyllogonostreplus . 11 196
vagahundus, Thyropygus
vencrabilis, l-'alclgonopus
vlctori, Organognalhus . .
vittatus, Anurostreptus .
vittatus, Spirostreptus . . .
wangi. Remulopygus . . .
weberi, Thyropisthus
weberi. Thyropygus
weberi, Trigonostreptus
weelel, Remulopygus . , .
265
. 226
. 247 250
. 11 246
11. 76. 95. 98 101
. 18 172
. 18.27,171 172
.9.171,172 176
75 92
xanthonotus, Thyropygus
xanthurus, Thyropygus . .
265
265
zehntneri, Remulopygus . 14.22.23.76,81.82.85,93,98.100 104
zehntneri, Spirostreptus . .
sehntrrri, Thyropisthus . .. • • 85
Achevé d’imprimer le 30 Octobre 1961
Prirted in France. Le Directeur-Gérant : Prof. E. Séguy.
Pierre André, imp., 244, boulevard raspail, Paris 14*
Dépôt légal : 4* trimestre 1961.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris