Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
,
Ci )
s) 1361, J
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie
TOME XXX
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geofïroy-Saint-Hilaire (V e )
1964
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
M. Descamps, Révision préliminaire des Euschmidtiinae
(Onhoptera-Eumastacidae) . 1-324
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XXX
M. DESGAMPS
Révision préliminaire des euschmidtiinae
(Orthoptera-Eumastacidae)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geofïroy-Saint-Hilaire (V e )
1964
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
1a.
L --L X
moires nu miiselm national dtiistoiri: naturelle
Série A. Zoologie. Tome XXX. — 1964
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSGHMIDTIINAE
(Orthoptera - Eumastacidae)
par
M. DESCAMPS
INTRODUCTION
La sous-famille des Euschmidliinae, créée par Rehn et Rehn en 1948,
comprenait un très petit nombre d’espèces, 41 au total, dont près de la moitié
en provenance de Madagascar. Ces espèces étaient réparties en 9 genres. La
réception d’un abondant matériel colligé, dans le sud-ouest malgache, par
notre collègue et ami D. Wintrebert, matériel composé de très importantes
séries constituées uniquement d’espèces nouvelles, nous a permis d’imaginer
l’importance et la grande variété de la sous-famille. A ces insectes sont venus
s adjoindre de nombreux spécimens capturés au cours de ces dernières années,
principalement dans l’est et le nord de Pile, par l’Institut de Recherche Scien¬
tifique de Madagascar (I.R.S.M.). L’abondance et la diversité des formes
ainsi réunies rendaient nécessaire la révision de la sous-famille. Le British
Muséum ayant communiqué un lot d’insectes en provenance d’Afrique Orien¬
tale, une étude d’ensemble, incluant les représentants continentaux, était dès
lors possible.
Les pièces génitales des <?, très complexes et présentant un intérêt consi¬
dérable pour la systématique, sont en général très sommairement décrites
dans les diagnoses anciennes. Il s’est avéré indispensable de procéder à l’exa¬
men des types et, le plus souvent, à leur redescription accompagnée de dessins.
131 espèces dont 98 nouvelles pour la science ont été étudiées.
Nous adressons nos plus vifs remerciements à MM. les Professeurs Bala-
chowsky, Chopard et Séguy, du Muséum National d’Histoire Naturelle,
pour leur aide et leurs conseils ; aux Dr. Dirsh et Ragge du British Muséum,
pour la communication des insectes indéterminés en leur possession ; à MM.
Tetefort et Wintrebert, de la Station de Recherches Anti-Acridiennes de
Madagascar, pour leur grande contribution à la connaissance des Euschmid-
tiinae du sud-ouest malgache ; à Mme Descamps pour son inappréciable et
discrète collaboration.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 1
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Nous ne saurions oublier pour l’aide qu’ils ont bien voulu apporter à ce
travail en acceptant de communiquer, malgré leur grande fragilité, les types
dont l’étude était indispensable : MM. le Professeur M. Beier (Muséum de
Vienne), le Dr. S. Endrody Younga (Muséum de Budapest), le Dr. Gisin
(Muséum de Genève) le Dr. K. K. Gunther (Muséum de Berlin), le Dr. K. J.
Hedgvist (Muséum de Stockholm), le Dr. È. Morales Agacino (Muséum
de Madrid), le Dr. J. A. G. Rehn (Académie de Philadelphie), le Dr. W. Sauter
(Institut d’EntomoIogie de Zürich).
HOMOGÉNÉITÉ DE LA SOUS-FAMILLE
Lorsqu’il créait la sous-famille des Eiischmidtiinae par fragmentation de la
sous-famille des Thericleinae Burr 1903, Rehn (1948) émettait quelques
réserves, quant à sa cohésion, en raison du matériel réduit (5 genres) dont il
disposait. L’examen des types de chacun des genres dont l’auteur pressentait
l’appartenance à cette nouvelle division et l’étude des nombreuses espèces et
genres nouveaux décrits dans ce travail confirment le bien fondé de cette
différenciation. Seul le genre Cymatopsygma placé par Rehn au sein des Eus-
chmidtiinae semble devoir se classer parmi les Thericleinae (cf. p. 224).
Cependant, l’étude du complexe phallique et des genitalia externes prouve
que, même séparés des Thericleinae, les Euschmidliinae constituent encore un
ensemble hétérogène. Il est nécessaire de les répartir en deux sous-familles :
l’une composée d’insectes voisins du genre Euschmidtia, l'autre groupant les
insectes voisins du genre Pseudoschmidtia n. stat. La clé suivante permet de
les différencier :
1 (2) Partie basale du complexe sous-génital du <? généralement très
développée, toujours dépourvue d’aire membraneuse (cf. p. 8). Sac
endophallique composé d’un petit sac éjaculateur (dilatation des parois
du canal éjaculateur) en position dorsale et d’un large sac spermato-
phore en position ventrale par rapport aux valves du pénis (Dirsh 1956)
8 e tergite abdominal de la $ peu enveloppant (cf. p. 9) ; valves
de l’oviscapte courtes. Afrique et Seychelles.
. Euschmidliinae Rehn 1948
2 (1) Partie basale du complexe sous-génital du <? pourvue d'une aire
membraneuse bien différenciée. Sac endophallique composé d’un
grand sac éjaculateur en position ventrale et d’un grand sac sperma-
tophore en position dorso-apicale par rapport aux valves du pénis,
les 2 sacs étant séparés par le sclérite du gonopore.
8 e tergite abdominal de la $ plus ou moins enveloppant. Valves de
l’oviscapte longues et étroites ; dans le cas contraire, présence soit
d’une crête transversale denticulée à la base des valves inférieures
(face ventrale), soit d’un « egg guide » très développé, sclérilié et géné¬
ralement visible extérieurement. Afrique, Madagascar, Comores. . . .
. Pseudoschmidliinac n. subfam.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
EUSCHMIDTIINAE
CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES EUSCHMIDTIINAE ET
PSEUDOSCHMIDTIINAE
La morphologie externe des représentants des 2 sous-familles étant très
proche, hormis le complexe sous-génital des 3 , les caractères généraux seront
étudiés conjointement avec mention des principales divergences. Le complexe
sous-génital et l’endophalle feront l’objet de chapitres distincts.
MORPHOLOGIE GÉNÉRALE
La morphologie générale des 2 sous-familles répond à la description
suivante :
Taille très petite à assez grande. Tégument lisse, rarement sculpté (Platy-
mastax). Forme générale élancée, non comprimée, parfois longiligne (3 de
Slenomaslax, Acanthomastax) ou fusiforme ($ d 'Apteropeoedes, Stenomastax).
Capsule céphalique généralement subcylindrique, de largeur subégale au niveau
des articulations mandibulaires et au niveau des yeux chez les ?, plus large
au niveau des yeux chez les 3 ; parfois très nettement conique (Amatonga,
Harpemastax). Face plus ou moins déclive, très plate (Platymastax, Falamaslax )
à légèrement tectiforme (Macromastax), parfois comprimée latéralement et
pourvue de carènes additionnelles (Xenomaslax). Fastigium verticis généra¬
lement peu saillant, arrondi (Euschmidlia, Pseudoschmidlia) ou tronqué
(Carcinomastax) à l’extrémité ; parfois relativement saillant avec l’angle
fastigio-facial aigu (Slenomaslax, Amatonga, Harpemastax, Apteropeoedes) ;
face dorsale généralement étroite, souvent constituée, chez les <?, de 2 côtes
contiguës ou subcontiguës. Vertex non caréné. Espace interoculaire bordé de
carènes peu saillantes, peu écartées, contiguës ou subcontiguës, rarement
distantes chez les 3 (Xenomaslax). Pointe ou extrémité fastigiale continue avec
les carènes médianes de la face, ces dernières subparallèles, contiguës ou
subcontiguës ; pas de triangle supra-clypéal différencié. Yeux de forme et de
taille variables, parfois très fortement saillants et subhémisphériques (Sym-
bellia, Xenomastax, Exophtalmomastax), parfois allongés (Stenomastax, Ama-
tonga, Platymastax), souvent striés. Antennes de longueur variable, composées
de 15-16 articles, les articles terminaux parfois sillonnés ou imparfaitement
différenciés ; épine antennaire sur le 3 e ou le 4 e article apparent à partir de
l’apex ; 6 e ou 7 e article apparent portant généralement, vers la base, un petit
mamelon ou une petite épine parfois très nette (Acanthomastax).
Pronotum plus long que haut (relativement court chez Platymastax et
certains Apteropeoedï) ; disque dépourvu, le plus souvent, de carènes latérales,
la carène médiane généralement faible et ne constituant jamais de crête, le
bord postérieur incisé, sauf exception (Chromomaslax). Lobes latéraux tra¬
versés par un sillon transversal situé vers le milieu, un second sillon ou une
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPf
faible côte vers le bord postérieur ; angle postérieur généralement saillant vers
l’arrière, parfois incurvé vers le bas (Microlobia) ou non saillant (Macromas-
tax, Parasymbellia) ; bord inférieur horizontal ou oblique. Plaque sternale
plus ou moins élargie entre les hanches postérieures sauf chez Carcinosmatax,
les lobes mésosternaux parfois bombés (Sphaerophallus). Pas d’espèce macro-
ptère connue ; insectes généralement brachyptères (tous les Euschmidtiinae
sauf Stenomastax, tous les Carcinomaslacini, de nombreux Pseudoschmidtiae)
ou subaptères (tous les Aplcropeoedi, beaucoup de Pseudoschimidiiae), très
rarement aptères (Stenomastax). 3 types de régression des organes du vol
chez les subaptères :
a) Vestiges élytraux représentés par une petite écaille articulée, tombant
sur les pleures (Amalomastax, Symbellia, Parasymbellia, Sphaerophallus).
(Fig. 383, p. 225).
b) Vestiges élytraux représentés par une petite écaille soudée sur le bord
externe du mésonotum et redressée contre le tergum (Penichrotcs, Xenomastax,
Apteropeoedes, Tete/orlina, Elutronuxia). (Fig. 132, p. 102.)
c) Vestiges élytraux représentés par une petite écaille soudée sur le bord
externe du mésonotum, redressée contre le tergum et repliée extérieurement
sur elle-même ( Wintrebertia, Fatamastax, Lavanonia, etc...) (fig. 137, p. 107).
Dans ce cas, les vestiges élytraux des larves âgées sont du même type que chez
les imagos de la catégorie précédente.
Ailes dépassant rarement l’extrémité des élytres chez les espèces brachyp¬
tères (Chromomastax). Fémurs antérieurs des 3 souvent renflés, parfois très
fortement (Lobomastax, Parasymbellia, Wintrebertia). Fémurs médians
parfois modifiés chez les (Carcinomaslax, Sauromaslax). Fémurs antérieurs
des $ pourvus de 5 carènes. Tibias antérieurs des 2 sexes généralement armés de
3 épines apicales sur le bord inféro-externe, de 4 sur le bord opposé. Tibias
médians armés de 3 épines apicales de chaque côté. Face inférieure des tibias
médians parfois pourvue de 2 rangées d’épines (Sauromaslax) ainsi que celle
des tibias antérieurs (Acanthomaslax). Carènes supérieures des fémurs posté¬
rieurs jamais foliacées, épineuses, sauf chez Xenomastax, terminées, ainsi que
les lobes géniculaires, par une épine plus ou moins forte. Spinescence maximale
chez les Carcinomastacini avec la carène supéro-interne épineuse jusqu’à la
base et parfois des épines plus ou moins nombreuses sur certaines carènes des
faces latérales (Sauromaslax). Epines du bord interne des tibias postérieurs
de taille décroissante à partir du milieu vers les extrémités, exception¬
nellement bisériées et alternes ( Stenomastax chez les Euschmidtiinae ), les 2 épe¬
rons externes normalement constitués ; 1 er éperon interne fortement développé,
le 2 e très réduit ou spiniforme. Bords latéraux de la face dorsale du 1 er article
des tarses postérieurs, lisses et saillants ; une épine apicale, inclinée vers le bas
sur ou près du bord externe ; parfois une petite épine (fragile) en prolongement
du bord interne. Griffes des tarses inégales.
Abdomen caréné dorsalement, généralement lisse, parfois pourvu de mame¬
lons ou de courts appendices sur plusieurs des 7 premiers tergites (cj de Tera-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
5
tomastax et Sphaerophallus). Extrémité abdominale plus ou moins renflée
chez les 3 : très fortement (Euschmidtia, Lobomastax, Apleropeoedes), faible¬
ment (Stenomaslax, Amatonga).
TOPOGRAPHIE DES FÉMURS ANTÉRIEURS ET MÉDIANS
On peut différencier, de façon conventionnelle, 4 faces sur les fémurs an¬
térieurs et médians. Elles répondent aux définitions suivantes :
a) Face supérieure : délimitée par les 2 carènes supérieures aboutissant
de part et d’autre de l’articulation géniculaire ; ces 2 carènes sont générale¬
ment bien marquées sauf chez certains <? aux fémurs très renflés, parfois l’une
d’elles (supéro-interne) est obsolète ou subobsolète (Euschmidtia).
b) Face inférieure : très étroite et délimitée par les 2 carènes inférieures,
plus ou moins nettes, aboutissant aux bords inférieurs des lobes géniculaires.
c) Face externe : comprise entre la carène supéro-externe et la carène
inféro-externe. Sur les fémurs antérieurs, cette face est toujours parcourue par
une carène longitudinale chez les $ ; chez les <? elle peut être lisse et plus ou
moins bombée. Sur les fémurs médians elle est parfois parcourue, notamment
chez les $, par une côte longitudinale plus ou moins nette.
d) Face interne : comprise entre les carènes supéro-interne et inféro-
interne, généralement lisse ou parcourue par une très faible carène.
Cette nomenclature est utilisée dans la suite du texte.
EXTRÉMITÉ ABDOMINALE DES MÂLES
(fig. 1-4)
Dans les descriptions qui suivent, les premiers tergites abdominaux (1 à 7)
sont désignés, de l’avant vers l’arrière, par l’adjectif ordinal correspondant à
leur position. Le bord postérieur du 6 e et du 7 e est parfois très profondément
concave, la concavité étant garnie d’un tissu membraneux ( Carcinomastacini,
certains Apteropeoedi). Le 8 e tergite est désigné par l’expression : avant-dernier
tergite abdominal, ceci afin de faciliter l’utilisation des diagnoses pour l’exa¬
men d’insectes en vue de leur détermination. Cet avant-dernier tergite (Atg,
hg- 1 et 3) plus développé que les précédents se présente sous 3 aspects prin¬
cipaux :
a) Le bord postérieur pourvu d’une concavité limitée par 2 petits lobes
latéraux (Paraschmidtia, Stenomastax, majorité des Pseudoschmidtiae).
b) Le bord postérieur divisé en 3 lobes subégaux par 2 profondes incisions
(Euschmidtia, Lobomastax).
c) Le bord postérieur pourvu d’une expansion formant une sorte de dôme
au-dessus de la plaque sus-anale (Carcinomastacini, Penichroli, majorité des
Apteropeoedi ; Chromomastax, Eudirshia, Microlobia parmi les Pseudoschmid¬
tiae).
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Il recouvre complètement une pièce transversale assez large à la partie
médiane, rétrécie latéralement, avec bord antérieur profondément concave,
paraissant représenter le 9 e tergite. Sur le bord postérieur de ce dernier sont
fixées 2 plaques latérales, paraissant représenter le 10 e tergite, encadrant la
plaque sus-anale (11 e tergite) (fig. 4).
Les plaques latérales représentant le 10 e tergite sont plus ou moins large¬
ment découvertes, exceptionnellement invisibles de profil mais, dans ce cas,
perceptibles en vision dorsale dans les échancrures du tergite précédent
(Euschmidtia, Lobomaslax). Etant immédiatement visible après le 8 e ou
avant-dernier tergite, le 10 e est désigné, dans la suite du texte, par l’expression
dernier tergite abdominal (Dtg, fig. 1 et 3). Toutes les descriptions le concer¬
nant sont relatives aux parties latérales découvertes, par exemple, dernier
tergite pourvu d’un appendice signifiera : partie latérale visible du dernier
tergite pourvue d’un appendice. Il se présente sous forme d’une plaque pou¬
vant revêtir des aspects très divers :
— Plaque lisse et simple dépourvue d’appendice (Symbellia, Parasym-
bellia).
■— Plaque irrégulièrement plissée et bosselée, pourvue de courts appendices
(Pseudoschmidtia, Malagamastax).
— Plaque lisse pourvue d’un long appendice (Stenomastax).
— Plaque lisse très courte, sans appendice sur l’étroite portion découverte
(certains Apteropeoedi).
— Plaque se prolongeant sous le lobe ou le dôme médian de l’avant-
dernier tergite par une saillie ou un appendice rejoignant parfois son homologue
sur la ligne médiane (Euschmidtia, Apleropeoedes).
La plaque sus-anale partiellement ou entièrement cachée chez les genres
pourvus d’une expansion de l’avant-dernier tergite est généralement rétrécie
et arrondie à l’extrémité chez les Pseudosclunidliinae, tronquée ou semi-cir¬
culaire chez les Euschmidtiinae.
Les cerques sont situés au-dessus de plaques infra-cercales (paraproctes)
(Pic, fig. 3) et implantés au niveau de l’articulation de ces dernières avec la
plaque sus-anale. Le bord postérieur des plaques infra-cercales est généra¬
lement épaissi, irrégulièrement plissé, sinué et contourné. Le bord interne est
quelquefois pourvu d’un court appendice (Apteropeoedi). Quant aux cerques
généralement longs, subcylindriques, légèrement épaissis à l’extrémité et
incurvés vers l’intérieur, ils sont quelquefois recourbés ou coudés vers le haut
(Carcinomaslax, Sauromaslax, Teratomaslax, Lobomaslax, Microlobia), quelque¬
fois fortement aplatis transversalement ou spatuliformes (Chromomastax,
Eudirshia).
TOPOGRAPHIE DU COMPLEXE SOUS-GÉNITAL MÂLE
(fig. 1-3)
La plaque sous-génitale étant de structure complexe et l’homologie de cer¬
taines parties n’apparaissant pas avec certitude, l’expression complexe sous-
Source : MNHN, Paris
Ho. 1-5. — 1. Extrémité abdominale d’un Euschmidtiinae latéralement. — 2. Extrémité
abdominale d’un Pseudoschmidtiinae (J en vision ventro-apicale. -— 3. La même laté¬
ralement. — 4. Derniers tergites abdominaux d ’Apteropeoedes nigroplagiatus (J Bolivar.
5. Derniers tergites abdominaux de Chloromaslax wirtreberti 9 n. sp.
Al, aire latérale ; Alp, angle latéro-postérieur ; Am, aire membraneuse ; Atg, avant-
dernier tergitc ; Cq, cerquc ; Ctf, connectif ; Dtg, dernier tergite ; Ect, capsule ecto-
phallique ; Eph, épiphalle ; Ll, lobe latéral ; Lm, lobe médian ; M, membrane ; Pa,
partie apicale du complexe sous-génital ; Pb, partie basale du complexe sous-génital ;
Pic, plaque infra-cercale ; Pr, paraprocte ; Psa, plaque sus-anale; St, sternite ; Tg,
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
génital, qui sera utilisée dans la suite du texte, paraît plus appropriée pour sa
désignation.
Chez toutes les espèces, le complexe sous-génital est composé de 2 parties :
une partie basale (Pb, fig. 1 et 2) et une partie apicale (Pa, fig. 1 et 2). Ces
2 parties sont plus ou moins nettement séparées, soit par une très mince côte
transversale sinueuse (Euschmidliinae), soit par une faible dépression, un
léger sillon ou un étranglement (Carcinomastacini) soit enfin par un ensemble
plus ou moins complexe de côtes et de dépressions (Pseudoschmidtiae, Aplero-
pcoedi). Leur topographie présente des caractères tout à fait différents dans les
2 sous-familles.
Complexe sous-génital des Euschmidliinae
Chez les Euschmidliinae la partie basale, non carénée, fortement bombée
(Pb, fig. 1) est entièrement chitinisée (Parasclunidtia, Slenomastax) ou par¬
courue, en partie ou en totalité, par un fin sillon longitudinal membraneux
(Euschmidtia). La partie apicale (Pa, fig. 1) est composée de 3 lobes, 1 lobe
médian (Lm, fig. 1) et 2 lobes latéraux (Ll, fig. 1) réunis par un tissu membra¬
neux : le connectif ; le lobe médian peut faire défaut (Slenomastax).
Complexe sous-génital des Pseudoschmidtiinae
Chez les Pseudoschmidtiinae, la complexité est plus grande. La partie
basale comprend un miroir membraneux (Am, fig. 2 et 3) semi-circulaire ou
semi-ovoïde parfois subcarré, généralement bien différencié (sauf chez les
genres Sauromastax et Sphaerophallus). Ce miroir, dénommé aire membraneuse
dans les descriptions, peut être non rebordé (Carcinomastacini) ou limité par
une côte plus ou moins nette. Son bord postérieur atteint généralement la base
de la partie apicale, il en est parfois légèrement distant (Carcinomastacini,
Lobomaslax) exceptionnellement largement séparé (Sphaerophallus), il fait
parfois saillie dans la base du lobe médian apical (Namonlia, Lavanonia). Les
surfaces situées de part et d’autre de l’aire membraneuse sont dénommées aires
latérales (Al, fig. 2 et 3). Elles sont triangulaires ou quadrangulaires, plus ou
moins bombées, parfois fortement saillantes vers l’arrière et limitées par de
fortes côtes (certains Pseudoschmidtiae).
La partie apicale est toujours divisée en 3 lobes. Le lobe médian (Lm, fig. 2
et 3), perpendiculaire à la partie basale (sauf chez Kratopodia), courbé ou coudé
dorsalement, peut être très large à la base (Sauromastax, Chromomastax,
Eudirshia, Malagamastax) ou au contraire très étroit (Microlobia). Il est
généralement lisse, assez souvent caréné ou parcouru par un bourrelet parfois
très épais et ornementé de très fortes dents (certains Pseudoschmidtia). Chez
Namonlia il est asymétrique, la partie droite étant déformée et déportée vers
la gauche, la capsule ectophallique est alors, elle aussi, asymétrique. Les lobes
latéraux (Ll, fig. 2 et 3) sont généralement plus courts, parfois de longueur
subégale à celle de l’unité médiane. Ils sont implantés sur le bord postérieur des
aires latérales de la partie basale. Le mode d’implantation est variable. On
observe :
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
à) Des lobes largement soudés sur le bord des aires latérales, en contact
avec ces dernières depuis l’angle postéro-externe jusqu’auprès de la base du
lobe médian (Carcinomastax, Pseudoschmidtia, Parasymbellia). (Fig. 96, 99,
P- 144 ; 217, 218, p. 91 ; 322, p. 195.)
b) Des lobes étroitement soudés à l’angle postéro-externe des aires laté¬
rales, ayant souvent subi une torsion de 90° autour d’un axe imaginaire paral¬
lèle à l’axe du corps de sorte que l’une des 2 faces se trouve orientée vis-à-vis
du lobe médian (Eudirshia, Microlobia, Malagamastax, Xenomastax, Aptero-
peoedi) (fig. 199, 200, p. 138 ; 208, 209, p. 134).
c) des lobes étroitement implantés à mi-distance entre l’angle postéro-
externe des aires latérales et la base du lobe médian (Lobomastax) (fig. 153,
154, p. 121 ; 164, p. 118).
Ces lobes latéraux sont parfois imparfaitement différenciés (Sphaero-
phallus). Ils sont très simples, linguiformes ou liguliformes (Symbellia),
subrectangulaires (Carcinomastax), partiellement et irrégulièrement enroulés
autour de leur axe longitudinal (Lobomastax, Apleropeoedes), coudés (Chro-
momastax). Ils atteignent leur maximum de complexité, avec des divisions,
bombements et digitations chez Pseudoschmidtia.
Un tissu membraneux (grande majorité des genres) ou coriacé (Symbellia,
Apleropeoedes) réunit le lobe médian soit aux lobes latéraux, soit à l’angle
postéro-externe des aires latérales. Ce tissu est désigné dans les descriptions
par le terme connectif (Ctf, fig. 2 et 3). Il prend naissance, le plus souvent,
au niveau d'un élargissement préapical du lobe médian, parfois, à l’apex de ce
dernier (certains Symbellia) ; à l’extrémité opposée, il est généralement soudé
aux lobes latéraux sur une certaine longueur. Ceux-ci peuvent être complè¬
tement libres (Symbellia, Winlreberlia) ou, à l’opposé, soudés au connectif
sur presque toute leur longueur (Apleropeoedes). Chez certains genres, les
lobes latéraux, très développés et inclinés jusqu’à toucher le lobe médian,
masquent entièrement le connectif (Peoedes, Pseudoschmidtia, Kratopodia).
Dans les descriptions qui suivent, le complexe sous-génital est décrit, sauf
mention contraire, en vision ventrale, l’extrémité abdominale étant supposée
non redressée et le complexe plan de sorte que les dénominations relatives
aux faces, bords, extrémités, etc... ne soient pas affectées par l’orientation
variable de l’extrémité de l’abdomen.
EXTRÉMITÉ ABDOMINALE DES FEMELLES
D’une façon générale, le 8 e tergite est plus large que le précédent de sorte
que ses bords latéraux débordent sur la plaque sous-génitale. On peut observer
les cas suivants :
a) 8 e tergite non ou peu enveloppant, les bords latéraux ne dépassant pas,
ou dépassant peu, les bords correspondants du tergite précédent ( Euschmid-
tiinae, Symbellia, Amalomastax, Parasymbellia, Macromastax, certains Aplero-
peoedi ).
Source : MNHN, Paris
10
M. DESCAMPS
b) 8 e tergite moyennement enveloppant, recouvrant la plaque sous-géni¬
tale sur environ la moitié de sa largeur ( Carcinomaslacini , Penichroti, une
grande partie des Pseudoschmidtiae).
c) 8 e tergite complètement enveloppant soit avec bords latéraux se che¬
vauchant ou contigus ventralement (Lobomastax, Chromomaslax, Eudirshia),
soit avec bords latéraux étroitement séparés ventralement (Microlobia ,
Malagamastax, Perinelia, Platymastax).
Dans les catégories a et b on observe parfois une certaine variation intraspé-
cifique dans le degré d’enveloppement de la plaque sous-génitale, variation
qui peut être due à une plus ou moins grande distension de l’extrémité abdo¬
minale rendant quelquefois délicate l’utilisation de ce caractère pour la diffé¬
renciation spécifique.
Le tergite immédiatement visible après le 8 e résulte de la fusion du 9 e et
du 10 e , fusion indiquée par un sillon transversal sinueux (fig. 5). Il est désigné
dans les diagnoses par l’expression : dernier tergite abdominal. La partie repré¬
sentant le 9 e tergite est complètement cachée sous le 8 e comme chez les <?. La
partie représentant le 10 e tergite est échancrée au milieu ; généralement invi¬
sible dorsalement, elle apparaît latéralement sous forme d’une pièce, le plus
souvent triangulaire, plus ou moins découverte. Chez certains genres (Parasym-
bellia, Perinelia), le dernier tergite est légèrement apparent à la face dorsale,
la pointe de l’incision médiane étant seule recouverte par le bord postérieur du
tergite précédent. Sauf mention contraire, les descriptions du dernier tergite,
dans les diagnoses qui vont suivre, sont relatives aux seules portions décou¬
vertes. Ces dernières vont en s’élargissant de la ligne médiane vers les bords
latéraux. Les parties latérales sont plus ou moins larges et plus ou moins
saillantes vers l’arrière. Leur maximum de développement s’observe chez le
genre Euschmidlia où elles affectent la forme d’une large plaque subcirculaire
ou subovoïde. Chez les autres genres elles sont beaucoup moins développées et
affectent la forme d’un coin plus ou moins étroit : angle latéro-postérieur du
dernier tergite (Alp, fig. 5). Cet angle peut être aigu, arrondi ou tronqué.
La plaque sus-anale est souvent divisée par un sillon ou une côte trans¬
versale. La partie basale est alors parcourue par 2 petites carènes délimitant
une aire médiane et 2 aires latérales. La partie apicale est parfois située nette¬
ment en contre-bas de la partie opposée (Maroanlselraia, Macromaslax). Les
divisions sus-mentionnées étant plus ou moins nettes selon que la partie
postérieure du tube digestif est vide ou pleine présentent peu d’intérêt pour
la systématique. Ces divisions font défaut chez Euschmidlia dont la plaque
sus-anale est large, lisse et bombée ; elles sont nulles ou peu apparentes chez
les Apleropeoedi. Les cerques sont généralement coniques et assez grêles.
La plaque sous-génitale revêt une extraordinaire diversité de formes et
d’ornementations. Elle peut présenter les caractères suivants :
a) Plaque courte, moyennement rétrécie vers l’arrière, pourvue d’un pro¬
cessus médian « egg guide » soudé sur l’arête supérieure du bord postérieur
(la plupart des Euschmidlia).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EÜSCHMIDTIINAE 11
b) Plaque triangulaire à la partie postérieure (Carcinomasiax).
c) Plaque avec extrémité réfléchie dorsalement entre les valves inférieures
de l’oviscapte (Perinetia, Macromaslax).
d) Plaque divisée en 3 lobes par 2 incisions, plus ou moins profondes,
du bord postérieur (la plupart des Pseudoschmidtiae).
e) Plaque visible seulement à la partie postérieure, chez les espèces dont
le 8 e tergite est complètement enveloppant.
/) Plaque encochée ou profondément incisée à la partie médiane, avec
un « egg guide » très développé, fortement sclérifié et non soudé sur le bord
postérieur (Apleropeoedi). Cette pièce, toujours visible extérieurement au
centre de la concavité ou au delà du bord postérieur de la plaque sous-génitale
(sauf chez Micromastax ) affecte, ventralement, la forme d’une plaque semi-
circulaire ou lancéolée avec bord postérieur lisse ou denté, (fig. 391, p. 233).
Source : MNHN, Paris
12
M. DESCAMPS
L’« egg guide » présent et très développé chez tous les Apteropeoedi (fig. 5e,
Chtoromastax wintrebertï) paraît absent chez les autres Pseudoschmidtiinae
comme c’est le cas pour Acanthomastax alala (fig. 5b), Pseudoschmidtia saka-
lava (fig. 5c) et Symbellia decempunclata (fig. 5 d, p. 11). Il se retrouve chez
certains Euschmidliinae; il est présent, mais soudé sur le bord postérieur de la
plaque sous-génitale chez la plupart des Euschmidtia (fig. 5a, Euschmidtia
sansibarica), mais absent chez Paraschmidlia (Randell 1962). Les Euschmidtia
chez lesquels il paraît faire défaut (E. dirshi, E. milleri et E. phippsi) ne sont
connus que par un seul ou quelques exemplaires Ç qui n’ont pas été disséqués.
Le bord postérieur de la plaque sous-génitale proprement dite est géné¬
ralement pourvu d’épines plus ou moins longues sauf chez la majorité des
Apteropeoedi et quelques autres genres (Amalomastax, Maroanlsetraia).
Il peut recouvrir la base des valves inférieures de l’oviscapte (Sauromastax,
certains Parasymbellia), atteindre la suture basale de ces dernières (suture
réunissant le style au coxite ou support basal), ou laisser à découvert une
portion plus ou moins grande des coxites (Penichrotes, certains Pseudo-
schmidtiae). Le bord externe de ces derniers est aplati et recourbé dorsa-
lement, parfois très fortement foliacé (Perinetia). Le bord interne peut être
denté (Parasymbellia crenulata).
Les valves de l’oviscapte peuvent être courtes, larges et trapues (Eus¬
chmidliinae) ou longues, minces et étroites (Carcinomaslacini, Penichroli et
Pseudoschmidliae). Chez ces derniers, quelques genres font exception à la
règle générale et présentent des valves inférieures larges et relativement
courtes (Lobomastax, Eudirshia, Sphaerophallus). Chez les 2 premiers on
note, à la face ventrale, la présence d’une crête transversale reliant les bases
des bords latéraux ; chez le 3 e , les bords externes de la face ventrale sont
concaves. Les Apteropeoedi présentent un type de valves intermédiaires de
longueur moyenne avec dent apicale inférieure fortement recourbée et crête
transversale parfois présente à la base de la face ventrale (Apteropeoedes,
Tele/ortina).
La face dorsale des valves inférieures peut présenter les 3 aspects suivants :
à) Face dorsale armée d’une dent préapicale généralement implantée à la
naissance de la courbure terminale ( Slenomaslax chez les Euschmidliinae, tous
les Penichroli, la majorité des Pseudoschmidliae, tous les Apteropeoedi sauf
1 espèce).
b) Face dorsale pourvue d’une sinuosité à l’emplacement de la dent pré¬
apicale (certains Eusclunidlia, certains Parasymbellia).
c) Face dorsale lisse ( Carcinomastacini et tous les genres dont la position
systématique ne peut être définie actuellement).
Les bords latéraux des valves inférieures et supérieures sont dentés;
le nombre de dents est minimum chez les Euschmidtiinae, maximum chez les
Pseudoschmidtiae. Là dent apicale des valves inférieures peut être forte et
très recourbée (Euschmidliinae, Apteropeoedi), faible et peu recourbée (Carcino¬
mastacini, Penichroli), d’allure intermédiaire (Pseudoschmidliae). La face
ventrale peut avoir l’aspect d’un étroit triangle allongé (Carcinomastacini),
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
13
elle peut être rétrécie à la base (Pseudoschmidtia) jusqu à devenir lamelli¬
forme (Macromastax). Enfin, un type très particulier est réalisé chez le genre
Sauromastax dont les Ç présentent des valves régressées, représentées seule¬
ment par de petites tiges droites et non dentées.
COLORATION
De très nombreuses espèces sont vertes (Apieropeoedi, Stenomastax).
D’autres présentent de très jolies couleurs : rouge, jaune, orange, violet, noir,
dessinant des bandes longitudinales sur les parties latérales du thorax et de
l’abdomen (Euschmidtia, Pseudoschmidtia). Malheureusement cette coloration
s’altère très rapidement, puis disparaît généralement au séchage. Pour cette
raison, la description des couleurs n’occupe qu’une place très réduite dans les
diagnoses. Seules sont décrites les parties du corps présentant une coloration
paraissant s’être peu altérée. Un certain nombre de genres (Symbellia, Aplero-
peoedes, Telefortina, Wintrebertia) sont pourvus de plages ou de taches noires
qui subsistent toujours après le séchage.
Pour certains Apteropeocdi capturés dans le sud-ouest malgache, le Dr.
Wintrebert a bien voulu rédiger une brève description de la coloration
d’après l’insecte vivant. Cette description est jointe aux diagnoses. Le code
international des couleurs de Séguy a été utilisé.
COMPLEXE PHALLIQUE
(Fig. 6-11)
Le complexe phallique a été étudié chez la plus grande partie des espèces
dont nous possédions 1 ou plusieurs (J. La terminologie employée pour sa
description est celle de Dirsh (1956).
Epiphalle
L’épiphalle a la forme d’un disque plus ou moins large, peu sclérifié. Ce
disque est elliptique chez les Euschmidtiinae ; chez la majorité des Pscudosch-
midliinae il est plus étroit à la base qu’à l’extrémité. La largeur maximale de
la partie terminale s’observe chez Pseudoschmidtia.
Le disque est bordé par 2 baguettes latérales (Bl, fig. 6) fortement chiti-
nisées, réunies à la base, parfois contiguës ou soudées sur la moitié antérieure
(Teratomastax, Lobomastax). Ces baguettes sont généralement divergentes de
l’avant à l’arrière et chez Pseudoschmidtia leur écartement apical est plus
grand ou subégal à la largeur de la capsule ectophallique. Elles
présentent généralement un petit élargissement basal (sauf chez Namonlia et
Lauanonia) et un rendement préapical plus ou moins épais auquel fait suite le
crochet terminal (Ct, fig. 6). Chez les Carcinomasiacini et chez Xenomastax
(fig. 106, p. 91) elles sont réunies entre elles par une tige transversale située
nu niveau de la base des crochets. Chez Parasymbellia on observe, au même
Source : MNHN, Paris
14
M. DESCAMPS
niveau, un fort apodème transversal ne rejoignant pas son homologue sur la
ligne médiane (lig. 323, p. 195).
Les crochets terminaux (lophi), fortement sclérifiés, parfois visibles
extérieurement en totalité ou en partie (Lobomaslax, Apteropeoedes, etc.. J
peuvent être courts et fortement courbés (Euschmidtia, Xenomaslax) ou longs
et presque droits (Lobomaslax); l’extrémité, aiguë ou arrondie, est parfois
recourbée dorsalement de façon caractéristique (Chromomaslax).
L’épiphalle est réuni à la capsule ectophallique par une membrane dont le
point d’insertion antérieur est généralement situé vers la base, parfois à mi-
longueur (Lobomaslax, Chromomaslax, Eudirshia, Microlobia).
Ectophalle
L’ectophalle constitue une capsule de forme variable plus ou moins chiti-
nisée, pourvue de 2 ouvertures : 1 ouverture postérieure en position apicale ou
ventro-apicale (Oa, fig. 6), rarement dorso-apicale, garnie d’une membrane
au centre de laquelle débouche le sac endophallique ; 1 ouverture dorso-basale
(Od, fig. 6 et 7) plus grande, allongée, plus ou moins large. Cette seconde
ouverture est pourvue d’un voile submembraneux (Vm, fig. 6 et 7) rarement
coriacé (Paraschmidlia), fixé sur la bordure postérieure et se confondant
latéralement avec une membrane le réunissant aux baguettes latérales de
l’épiphalle.
La capsule ectophallique peut se présenter sous les divers aspects suivants :
a) Capsule courte, subsphérique à subovoïde avec ouverture apicale très
large (Euschmidliinae) (fig. 20, p. 40 ; 31, p. 37).
b) Capsule courte, sphérique, avec ouverture postérieure petite en position
dorso-apicale (Xenomaslax, Sphaerophallus) (fig. 362, p. 218 ; 369, p. 216).
c) Capsule plus longue que large, fortement comprimée latéralement,
avec ouverture dorso-basale très étroite (Lobomaslax, Chromomaslax, Eudir¬
shia) (fig. 182, 184, p. 129).
d) Capsule subcylindrique ( Carcinomaslacini, Apteropeoedi, beaucoup de
Pseudoschmidtiae) (fig. 6) avec profil parfois sinué et ouverture apicale
surélevée (certains Pseudoschmidtia).
Chez certains genres, on observe parfois un appendice dorso-apical ou
dorso-préapical d’aspect variable (Slenomastax, Sauromastax, Lobomaslax).
La bordure de l’ouverture apicale est diversement ornementée; la partie
dorsale est généralement plurilobée, elle peut être redressée jusqu’à devenir
perpendiculaire à l’axe longitudinal (Chromomaslax) ou constituer un prolon¬
gement étroit, horizontal, surplombantl’ouvertureapicale (Eudirshia, Parasym-
bellia) qui dans ce cas se trouve, en fait, en position ventro-apicale. Cette
conformation s’observe également chez tous les Apteropeoedi. L’ouverture
dorso-basale est généralement bordée d’un bourrelet fortement sclérifié;
chez Wintrebertia, elle occupe la presque totalité de la face dorsale. L’extré¬
mité antérieure de la capsule, le plus souvent redressée, est parfois réfléchie
Source : MNHN, Paris
RÉVISION FRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
15
ventralement et constitue alors une crête plus ou moins développée (Eudir-
shia, Namonlia).
La forme de la capsule ectophallique et l’ornementation apicale procurent
de bons caractères génériques et spécifiques.
Endophalle des Euschmidtiinae
L’endophalle du genre Stenomastax n’a pu être étudié, mais la structure du
complexe sous-génital permet de penser qu’il doit être du même type que
celui des autres genres de la sous-famille.
Chez ces derniers, le pénis se compose de 2 valves non soudées (Eusch-
midlia) ou réunies à l’apex (Paraschmidtia). Chacune d’elles comprend :
a) une partie basale (Pb, fig. 8) aplatie transversalement (parfois dorso-ventra-
lement : Mastachopardia) constituant une large plaque subcirculaire à subo¬
voïde ; b) une partie apicale (Pa, fig. 8) en forme de baguette étroite, plus ou
moins épaisse, parfois recourbée dorsalement à l’apex (la plupart des Eusch-
midtia). Le canal éjaculateur débouche dorsalement dans le sac endophallique
près de l’extrémité postérieure. Il présente à ce niveau et juste au-dessus des
valves du pénis une petite dilatation sphérique ou piriforme que Dirsh (1956)
identifie avec le sac éjaculateur (Se, fig. 8 et 10). Une petite sclérification est
Parfois incluse dans ses parois. Cette dilatation débouche dans un large sac
spermatophore (Ss, fig. 8 et 10) situé en position ventrale par rapport aux
valves du pénis. Le sac spermatophore est généralement muni d’une crête
ventrale (Cr, fig. 8 et 10) fortement sclérifiée, parfois bordée elle-même d’une
frange membraneuse. Le sac endophallique se termine par un phallotrème
étroit portant dorsalement un petit sclérite allongé (sclérite médian de I endo¬
phalle (Sm, fig. 8 et 10) dont le rôle paraît être d’assurer la fermeture et
l’ouverture du phallotrème. Ce dernier débouche à la partie inférieure de
l’ouverture apicale de la capsule ectophallique.
Endophalle des Pseudoschmidtiinae
Chez les Pseudoschmidtiinae, l’endophalle est de taille variable, générale¬
ment assez petite par rapport au volume de la capsule ectophallique, parfois
très petite (Chromomastax, Eudirshia, Namonlia). Les valves du pénis sont
également composées d’une partie basale et d’une partie apicale mais moins
nettement différenciées que chez les Euschmidtiinae. Les parties basales,
d’aspects divers, sont contiguës ou subcontiguës par leur face interne en un
Point situé approximativement vers le milieu. Elles peuvent être prolongées
vers l’avant par des expansions plus ou moins longues (Ap, fig. 11) en forme
d’aileron ou de gouttière (Sauromastax, Lobomastax, Chromomastax, Winlre-
bertia, etc...). Les parties apicales ne sont jamais réunies ni recourbées à
•'extrémité, elles n’atteignent jamais l’ouverture génitale.
Le sac endophallique est composé d’un sac éjaculateur en position ventrale
(Se, fig. 9 et 11) et d’un sac spermatophore en position dorso-apicale (Ss, fig. 9
et 11) séparés par un étranglement. Le sac éjaculateur est de taille variable,
dépourvu de crête ventrale (Sauromastax, Aptcropeoedes), pourvu d’une crête
Source : MNHN, Paris
Fio. 6-11. — 6. Complexe phallique d'un Pseudoschmitlliinae latéralement. — 7. I.c même
dorsalement. — 8. Endophalle d’un Euschmidtiinae latéralement. —- 9. Endophalle
d’un Pseudoschmidliinae latéralement. — 10. Endophalle d’un Euschmidtiinae dorsa¬
lement. — 11. Endophalle d’un Pseudoschmidliinae dorsalement.
Ad, arceau dorsal du phallotrème; Ap, aile du pénis ; Bl, baguette latérale de l’épi-
phallc ; Ce, canal éiaculateur ; Cr, crête ; Ct, crochet terminal ; Dph, dôme du phallo¬
trème ; Gd, gouttière dorsale ; Oa, ouverture apicale ; Od, ouverture dorso-basale ;
P, pénis ; l’a, partie apicale du pénis ; Pb, partie basale ; l’ht, phallotrème ; PI, poche
latérale du sac spermatophorc ; Se, sac éjaculateur ; Sg, sclérite du gonopore : Sm, sclé-
rite médian ; Ss, sac spermatophorc ; Sv, sclérification ventrale ; Vm, voile membra¬
neux de l’ouverture dorso-apicale.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
17
membraneuse non striée (Teratomaslax, Lobomastax, Microlobia), striée
(Cr, fig. 9 ) (Symbellia, Pseudoschmidtia), exceptionnellement fortement
sclérifiée (Sphaerophallus durus). Le sac spermatophore est simple dans la
majorité des genres, il est triple, composé d’une poche apicale et de 2 poches
latérales (PI, fig. 9) séparées par le sclérite du gonopore, chez Symbellia. Sa
taille varie de relativement petite (Sphaerophallus, Xenomastax) à très
grande (Pseudoschmidliae, Apteropeoedes). Chez certains genres (Pseudo¬
schmidtia, Eudirshia, Labomastax) il est pourvu, à l’extrémité, d’un ligament
suspenseur. Chez d’autres (Apteropeoedes, Xenomastax) il est parsemé
d’échinulations rousses qui atteignent leur taille maximale sur la poche
médiane des Symbellia, les poches latérales en étant dépourvues.
En avant du gonopore et entre les parties apicales des valves du pénis se
situe un sclérite épais : le sclérite du gonopore (Sg, fig. 9 et 11), paraissant
devoir assurer la régulation de l’écoulement spermatique entre les 2 parties du
sac endophallique. Ce dernier se termine par un phallotrème (Pht, fig. 9) plus
°u moins long, généralement très large, exceptionnellement assez étroit (Sphae-
eophallus) débouchant au centre de l’ouverture apicale de la capsule ectophal-
lique dont il occupe une grande partie, voire la presque totalité (Symbellia).
Le phallotrème est en partie sclérifié. La sclérification intéresse les parties
suivantes :
fl) Les faces dorsale et latérales, sauf chez Xenomastax. La sclérification
dorso-latérale constitue un arceau (arceau dorsal du phallotrème : Ad, fig. 9)
°u une gouttière (gouttière dorsale du phallotrème : Gd, fig. 11) sur lesquels
est fixée la bordure du sac spermatophore. L’arceau dorsal s’observe chez Sym¬
bellia, Teratomaslax, la majorité des Pseudoschmidtia, Carcinomastax. La
gouttière dorsale se rencontre chez les Apteropeoedi, Sauromaslax, certains
Pseudoschmidtia. Elle est parfois prolongée vers l’avant par 2 ailerons latéraux
Plus ou moins larges ( Eudirshia, certains Pseudoschmidtia, certains Winlre-
bertia) ou par un dôme (Dp, fig. 11) recouvrant le sac spermatophore. (Chromo-
niastax, Exophtalmomastax).
b) La face ventrale au centre de laquelle on observe, le plus souvent, une
Petite plage sclérifiée (Sv, fig. 9) plus ou moins nette, parfois non décelable
(Apteropeoedi ).
c) L’ensemble du phallotrème par réunion des sclérifications décrites en
fl et b avec grand développement de la sclérification ventrale (Malagamastax,
Purasymbcllia, Lavanonia).
d) Chez Apteropeoedes et Chloromaslax, le phallotrème, dilaté ventralement,
porte 3 appendices sclérifiés, parfois très développés et de forme complexe
(A. nigroplagiatus), sur sa bordure apicale.
Un simple coup d’œil sur les figures 8 et 9 permet de se rendre compte des
différences de structure de l’endophalle chez les 2 sous-familles. Il paraît
a première vue très difficile d’homologuer fonctionnellement la dilatation du
ca nal éjaculateur des Euschmidtiinae avec le sac éjaculateur des Pseudo
sehmidliinae.
Mémoires du Muséum. — Zooi.ooie, t. XXX. 2
Source : MNHN, Paris
18
M. DESCAMPS
ACCOUPLEMENT
(fig. lia et 116)
Quelques indications sur le rôle des différentes pièces du complexe génital
ont pu être obtenues grâce à l’étude d’un couple d ’Apleropeoedcs pygmaeus
n. sp. «in copula» (Pseudoschmidtiinae). Ces insectes capturés au col des
Tapias septentrional le 18-6-1963 vers 15 h (D. Wintrebert) sont demeurés
accouplés durant leur passage au cyanure. Ils ont ensuite été conservés en
alcool, dessinés puis disséqués.
Le 3 en position latérale est orienté parallèlement à la Ç, sur le côté
gauche. L’expansion médiane de l’avant-dernier lergite abdominal (Em,
fig. 1 la) prend appui à la base de la plaque sous-génitale de la Ç ; les 2 angles
latéro-postérieurs de cette expansion, bien saillants vers l’arrière chez
l’espèce considérée (cf. fig. 399, p. 237), se logent dans les dépressions basales
de la plaque sous-génitale de la $ (cf, fig. 403, p. 237). Le lobe médian du
complexe sous-génital (Lm, fig. lia) est introduit entre les valves infé¬
rieures de l’oviscapte qu’il maintient écartées. La partie basale de ces valves
(support basal, Pbo, fig. lia) est logée dans la concavité ventrale des lobes
latéraux (Ll, fig. lia) du complexe sous-génital <? qui, recevant de ce fait,
une poussée orientée ventro-dorsalement, s’inclinent fortement vers l’avant.
Les crochets de l’épiphalle prennent appui sur la face dorsale de l’« egg
guide » (Eg, fig. 116) contre laquelle toute la partie terminale (située au delà
de la coudure des crochets) se trouve appliquée ; l’apex des crochets atteint
de gonopore et l’« egg guide » est orienté en oblique vers le bas et vers l’arrière.
La plaque sous-génitale de la Ç (Psg, fig. lia et 116) est coudée à angle droit,
vers le bas, au niveau du 1/3 antérieur, les angles postérieurs des lobes
terminaux (cf. fig. 403, p. 237) viennent buter contre les plaques infra-
cercales du cj. Ces dernières, ainsi que les cerques et la plaque sus-anale sont
repoussés dans la cavité générale et font pression sur l’épiphalle au niveau de
la base des crochets terminaux. L’ensemble de la capsule ectophallique
bascule de 90° vers le haut, par rapport à sa position de repos, et se trouve
orienté perpendiculairement à l’axe longitudinal des insectes. La base
de l’épiphalle s’enfonce dans la partie antérieure de la capsule ectophallique ;
cette dernière appuyant sur l’aire membraneuse (Am, fig. lia) de la partie
basale du complexe sous-génital [J y provoque la formation d’une saillie. Le
processus dorso-apical de la capsule ectophallique est entièrement logé dans
la cavité génitale de la Ç. Les branches antérieures des sclérites latéraux
(SI, fig. 116) de la bordure ventro-apicale du phallotrème s’accrochent à un
repli assez fortement chitinisé situé juste au-dessus de l’ouverture de la
spermathèque qui se trouve, de ce fait, rapprochée de l’ouverture génitale <J.
Quant aux branches postérieures des mêmes sclérites, orientées dans la même
direction mais plus courtes que les l reB , elles paraissent avoir pour rôle de
parfaire ce rapprochement.
Chez l’espèce considérée, la spermathèque (Spr, fig. 116) a la forme
d’une petite capsule ovoïde orientée perpendiculairement à l’axe du corps ;
le canal de la spermathèque prend naissance à la partie inférieure de cette
capsule et décrit une circonvolution au-dessus de l’extrémité opposée.
Source : MNHN, Paris
lia et 116. — Apteropeoedes pygmaeus n. sp. (in copula). lia. Positions respectives
<jes pièces génitales externes J et ? durant l’accouplement. — 116. Coupe longitudinale
jjes extrémités abdominales et ? montrant la position des genitalia internes durant
1 accouplement.
Al, aire latérale du complexe sous-génital $ ; Am, aire membraneuse du complexe
,,“as-génital (J ; Atg, avant-dernier tergite abdominal du (J ; Bl, baguette latérale de
‘cpiphalle ; Cq, cerque ; Cr, crochet terminal de l’épiphalle ; Dtg, dernier tergite abdo¬
minal du $ ; Eg, « egg guide » ; Em, expansion médiane de l’avant-dernier tergite
aodominal du S ; El, lobe latéral du complexe sous-génital du <J ; Lm, lobe médian du
meme ; Ospr, ouverture de la spermathèque ; Pic, plaque infra-cercale ; Pbo, partie
, asalc <les valves inférieures de l’oviscapte ; Psg, plaque sous-génitale de la ? ; Si, sclérite
latéral de la bordure vcntro-apicale du phallotrème ; Spr, spermathèque ; Tg 2, 3, etc...,
lergites abdominaux 2, 3, etc.... ; Vdo, valves droites de l’oviscapte.
Source : MNHN, Paris
20
M. DESCAMPS
DIMORPHISME SEXUEL
Le dimorphisme sexuel, en général très accusé, atteint son maximum chez
certains genres (Stenomastax et, à un degré moindre, Amatonga) où le<? est
longiligne et la $ plus ou moins fusiforme. Les différences principales portent
sur les points suivants :
— Longueur des antennes, plus courtes chez la ?.
— Taille et forme des yeux, moins grands et moins saillants chez la Ç.
— Structure du fastigium verticis, généralement plus large chez la $ et
dont la forme de l’extrémité peut varier selon le sexe.
— Proportions de la plaque sternale, généralement plus trapue chez la $.
— Structure des fémurs antérieurs et médians, très souvent renflés ou
modifiés chez le S.
— Ornementations de l’abdomen parfois pourvu, chez le S seulement, de
mamelons, digitations ou appendices.
— Coloration de la face qui, chez certains genres (Pseudoschmidtia) est
bicolore chez le <J et monochrome chez la Ç. Chez d’autres (Apteropeoedes ,
Tetejoriina, Wintrebertia) le <J présente de petites taches ou plages sous-
antennaires, noires, qui font défaut chez la $.
— Coloration du pronotum et du 1 er tergite abdominal qui, chez cer¬
taines $ (Apteropeoedes, Symbellia) présentent des plages ou des taches noires
absentes chez les <J.
Le même type de régression et le même degré de réduction des organes du
vol s’observent normalement chez les 2 sexes sauf chez Euschmidtia où les
Ç ont généralement des élytres proportionnellement un peu plus courts que
ceux des cJ.
Ces différences ne constitueraient pas d’obstacles insurmontables pour la
constitution des couples si la question n’était compliquée par une très grande
homogénéité générique. Les principaux caractères de différenciation spéci¬
fique étant localisés sur les pièces génitales, il est souvent impossible de
réunir les sexes d’une même espèce, notamment dans le cas de spéciation
non géographique. Souvent plusieurs combinaisons paraissent possibles,
plusieurs <? pouvant être réunis, avec autant de vraisemblance à la même $
ou réciproquement. Cette grande variation spécifique des pièces génitales
chez des insectes, par ailleurs morphologiquement très proches, incite égale¬
ment à une très grande prudence lorsqu’il s’agit de rapprocher 2 exemplaires
de sexe différent capturés en des endroits différents, ceci d’autant plus que de
nombreuses espèces sont encore, très vraisemblablement, inconnues.
Il arrive ainsi que, connaissant des représentants des 2 sexes pour un même
genre, nous ne connaissions aucun couple. C’est le cas pour Pseudoschmidtia
dont nous connaissons 14 espèces par les $ et 7 par les S, pour Chromomastax
dont nous connaissons 2 espèces par les $ et 2 autres par les <?. Certains de
ces insectes sont peut-être justiciables, de la même appellation spécifique. Rien
ne permettant de le prouver, ils ont été considérés et décrits comme espèces
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 21
distinctes ce qui paraissait la seule méthode rationnelle dans 1 attente d obser¬
vations et de matériel plus abondants. , ,
De nombreux insectes ne sont connus que par un seul sexe, generalement
la ?, ce qui rend difficile leur classement. D’une façon générale, les <? sont
moins abondants dans les collections. Cela serait dû à la taille plus petite et a
l’agilité plus grande des <? très difficiles à capturer de jour. Le Dr. Wintre-
bert ayant effectué des chasses diurnes et nocturnes dans le busch du sud-
ouest malgache a observé une majorité de $ dans les captures diurnes et
une égale répartition des sexes dans les captures nocturnes.
CARACTÈRES DE DIFFÉRENCIATION
Différenciation tribale
Les Pseudoschmidliinae ont été répartis en 4 groupes (cL clé des tribus
P- 74). La valeur de certaines de ces divisions en tant qu’unîtes tribales est
discutable. La séparation était indispensable pour 1 groupe au moins :
a) Les Apteropeoedi endémiques malgaches ne comprenant que des in¬
sectes subaptères (2 types de régression) dont les Ç se caractérisent par la
présence d’un « egg guide » très développé et visible extérieurement.
La différenciation peut encore se justifier entre les 2 groupes suivants :
b) Les Pseudoschmidtiae groupe moins homogène ne pouvant se définir
que par un ensemble de caractères : angle fastigio-facial généralement droit ;
yeux du <J fortement saillants, distance infra-oculaire plus petite que la
largeur de l’œil chez le <J, subégale à la largeur de l’œil chez la ? (quelques
exceptions). Valves de l’oviscapte pourvues d’une dent préapicale sur 1 arete
dorsale. Ce dernier caractère ne semble pas absolu car on observe chez
Parasymbellia des aspects intermédiaires entre l’arête dentée et 1 arête lisse.
c) Les Carcinomastacini endémiques malgaches caractérisés par les
baguettes latérales de l’épiphalle réunies par une tige transversale situee au
niveau de la base des crochets terminaux ; par une spinescence particulière
soit des tibias des 2 premières paires, soit des fémurs de la 3 e ; par 1 absence
de dent préapicale sur l’arête dorsale des valves inférieures de 1 oviscapte.
Le petit groupe des Penichroti comprenant des espèces continentales et
malgaches connues seulement (à une exception près : Amatonga) par les $
est beaucoup plus discutable. Il se différencie 1) des Pseudoschmidtiae par le
fastigium verticis saillant et la capsule céphalique conique, 2) des Carcino-
rnastacini par la spinescence normale des pattes, par les fémurs médians des
non modifiés et par la présence d’une dent préapicale sur 1 arête dorsale
des valves inférieures de l’oviscapte. ...
Enfin, un certain nombre d’insectes (6 genres, 8 espèces) généralement
connus par un seul sexe n’ont pu rentrer dans les 4 divisions précédemment
citées. Plusieurs appartiennent vraisemblablement à la tribu des Pseudo-
s chmidtiae dont les caractéristiques devront être précisées.
Source : MNHI-I, Paris
22
M. DESCAMPS
Différenciation générique
Les principaux caractères de différenciation générique portent sur les
points suivants cités par ordre approximatif d’importance décroissante :
<? :
— Structure de l’avant-dernier tergite abdominal.
— Mode d’implantation des lobes latéraux du complexe sous-génital.
— Forme des cerques.
— Forme de la capsule ectophallique et divisions de sa partie dorso-
apicale.
— Structure de l’épiphalle.
— Type de coloration de la face (monochrome ou bicolore).
— Structure de l’endophalle.
— Type de régression des organes du vol.
— Structure des fémurs antérieurs et médians.
— Structure du fastigium verticis.
? :
— Structure et spinescence de la plaque sous-génitale.
— Structure des valves inférieures de l’oviscapte.
— Structure du 8 e et du dernier tergite abdominal.
— Type de coloration de la face.
— Type de régression des organes du vol.
— Structure du pronotum et du fastigium verticis.
Certains des genres ci-dessous étudiés constituent vraisemblablement des
ensembles composites. Un certain nombre d’espèces connues seulement par
les Ç, dont la différenciation générique est beaucoup plus délicate que celle
des <J, ont été rapportées à des genres auxquels elles n’appartiennent peut-
être pas. C’est le cas notamment pour certains Euschmidlia, Amatonga,
Parasymbellia et Wintrebertia. La connaissance des <J correspondants viendra
infirmer ou confirmer la position assignée à ces insectes.
Différenciation spécifique
<? :
— Forme de l’émargination, des échancrures ou de l’expansion du bord
postérieur de l’avant-dernier tergite abdominal.
— Forme, ornementations et divisions des lobes terminaux du complexe
sous-génital.
— Sculpture et appendices du dernier tergite abdominal.
— Divisions et ornementations de la capsule ectophallique et parfois
de l’endophalle.
— Structure des fémurs antérieurs.
— Parfois, forme des cerques et du fastigium.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
23
$ :
— Forme, divisions et spinescence de la plaque sous-génitale.
— Parfois, forme du fastigium et disposition des macules noires (Sum-
belliaj.
La différenciation spécifique de certaines $ (Apieropeoedi) est parfois
extrêmement délicate ; pour certains genres (Chloromastax, Tete/orlina) elle
n pratiquement possible qu’en présence de séries comprenant des exem¬
plaires de l’un et l’autre sexe.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
(fig. 12-13)
Euschmidtiinae
Les Euschmidtiinae avec 23 espèces réparties en 4 genres (Euschmidtia,
Earaschmidtia, Mastachopardia, et Slenomastax) sont essentiellement afri¬
cains, à l’exception d’un représentant du genre Euschmidtia : E. crucijormis
(I- Bol. 1895) endémique des Seychelles. Parmi les 15 autres espèces du même
genre, 13 ne se rencontrent qu’en Afrique Orientale et Centrale au sud de
I eq ua t eur dont 9 connues seulement de Zanzibar et du Tanganyika ; 1 espèce
\E- milleri n. sp.) se rencontre en Rhodésie du Sud, au Mozambique et au
atal où elle atteint la limite méridionale d’extension des Euschmidtiinae et
seudoschmidliinae avec 28°5 de latitude Sud. Enfin, la dernière espèce
yE.congana Rehn 1914), la seule qui soit connue des régions situées au Nord
Ç 1 équateur se rencontre depuis l’Ouganda jusqu’au Ghana ; la capture la
Plus septentrionale se situe au Togo vers 8 ° de latitude Nord.
Le genre Paraschmidtia n. gen. ne comprend qu’une seule espèce largement
rcpandue en Afrique Centrale : Rhodésie, Angola, Congo. Quant au genre
M astachopardia n. gen. c’est le représentant le plus occidental de la sous-
amille puisqu’il est connu du Liberia, de Côte d’ivoire et de Guinée, attei¬
gnant au Mont Nimba environ 8 ° de latitude Nord.
Enfin, le genre Slenomastax n. gen. avec 4 espèces se rencontre au Tanga-
nyika > à Zanzibar et dans la partie Sud du Kenya.
‘t 7,4 % de l’ensemble, réparties en 3 genres, sont connues du continent,
a présente étude a montré la nécessité de séparer génériquement les insectes
ontinentaux et les insectes malgaches précédemment réunis. Tous les Pseudo-
c hmidtiinae malgaches sont donc endémiques à l’échelon du genre.
Corcinomastacini
Tribu endémique malgache comprenant 11 espèces réparties en 3 genres.
Source : MNHN, Paris
24
M. DESCAMPS
Euschmidiia
.. congana
Pciraschmidrïa
Masfachopardia
• Sienomasfcix
a Amafonga
a Chromomasiax
a Eudirshici
Fio. 12. — Répartition géographique des Pseudoschmidliinae africains et des Euschmid-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
25
1 île allant de la côte au versant oriental du plateau central. Cette région
caractérisée par un climat très humide, sans saison sèche, possède une flore
et une faune bien spéciales (cf. Paulian, 1961). Carcinomaslax nigrivalva
n ; S P- connu de la Montagne d’Ambre à l’extrême Nord constitue une excep¬
tion qui se retrouve chez de nombreuses espèces animales dont l’aire de
répartition comprend la côte Est, le Sambirano et le Nord nettement moins
humide.
Penichroti
3 genres, dont 1 africain et 2 malgaches, totalisant 6 espèces.
Le genre africain ( Amatonga Rehn et Rehn, 1945) est le plus méridional
qui soit connu. Il comprend 3 espèces se rencontrant en Rhodésie du Sud,
au Iransvaal et au Mozambique.
Les 2 genres monospécifiques malgaches sont connus du Centre et du
Nord-Ouest de l’ile ; région climatique de l’Ouest.
Pseudoschmidtiae
Grande tribu comprenant 49 espèces réparties en 12 genres. 2 genres et
5 espèces africains.
Ces 2 genres africains paraissent isolés aux 2 extrémités de l’aire de répar¬
tition des quelques espèces continentales de la sous-famille. Le genre Chromo-
wastax n. gen. comprenant 2 espèces et 2 espèces $ (peut-être non distinc¬
tes) est connu du Tanganyika et du Kenya. Quant au genre monospécifique
uudirshia Roy 1961 c’est le représentant le plus septentrional des 2 sous-
familles puisqu’il est connu par 2 insectes capturés au Sénégal par 14° de
latitude Nord.
Les genres malgaches ont une répartition très caractéristique. Tous se
rencontrent (à l’exception de quelques espèces) dans la région Nord. Quelques
exemples méritent de retenir l’attention :
Pseudoschmidlia genre montrant une grande spéciation non géographi¬
que (14 espèces $, 7 espèces <? connues) ne se rencontre que dans la région
Est avec 1 espèce dans le Sambirano et 1 espèce dans le Nord.
Symbellia n’est connu que du Nord, des îles côtières et des Comores :
espèce de la Montagne des Français, 1 de la montagne d’Ambre, 1 de
Nosy-Bé, 1 de Nosy-Mitso, 1 de la Grande Comore, 1 de Mohéliet 1 d’Anjouan.
Les exceptions à la répartition générale précédemment définie sont
constituées : a) par 1 Lobomastax n. gen. dont l’étiquette porte la mention
ananarive, b) par 2 Parasymbellia n. gen. en provenance l’un de Morafé-
nobé (région Ouest), l’autre d’Analalava. Il faut mentionner au passage que
homogénéité de ce genre n’est pas certaine. L’exemplaire de Morafénobé
est le seul <J connu et les Ç rapportées au même genre appartiennent peut-
r e à une entité générique différente, c) par le genre Peoedes Karsch 1889 et
, e genre Wintrebcrtella nov. dont les seuls représentants connus proviennent
du Centre.
Source : MNHN, Paris
26
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
a
A
A
A
0
$
9
$
ô
9
o-
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
27
LEGENDE DE LA FIGURE 13
Sauromasfax
C ARCINOMASTACI NI
o Carcinomaslax
Accinfhomcislax
PENICHROTI
Harpemasfox
a Penichroles
PSEUDOSCHMIDTIAE
Tercifomcislax
j Pseudoschmidlici
Lobomasfax
7 Amcilomcislax - Winlrebertellci
Microlobia
A Symbellia
Malogamaslax
a Parasymbellia
APTEROPEOEDI
Apteropeoedes
^ Lavononici
Teleforfina
Nomonlia
Elulronuxia
^ Winlreberlia
Micromasfax
_q. Exophfctlmomastax
Falamaslax
^ Chloromaslcix
POSITIONS INCERTAINES
Perinelia
_0 Xenomaslax
Maroanfsefraia
4 Sphaerophallus
Plofymasfax
Source : MNHN, Paris
28
M. DESCAMPS
A pteropeoedi
Cetle remarquable tribue, endémique malgache, comprenant 34 espèces
réparties en 11 genres est surtout composée d’insectes en provenance du
Sud, du Sud-Ouest et du Centre, régions à pluviosité moyenne ou faible avec
une saison sèche très longue dans la partie Sud. 3 espèces se rencontrent
cependant dans la région Est : Apteropeoedes pygmaeus n. sp., Wintrebertia
gigantea n. sp. et W. spinulosa n. sp. cette dernière connue par 1 exemplaire
en provenance de la région de Fort-Dauphin.
Positions incertaines
Parmi les 6 genres dont la position n’a pu être définie 2 proviennent de
la région Est, 2 du Sambirano et du Nord, 2 de la région Ouest. Le genre
Sphaerophallus nov. si remarquable par de nombreux caractères présente
le même type de régression des organes du vol que le genre Symbellia limité
comme lui à la partie septentrionale de l’île.
L’examen de la figure 13 montre que de vastes régions notamment
l’Ouest et le Sud-Est de Madagascar, n’ont pas été prospectées. Les espèces
connues proviennent, pour la grande majorité, de la région Est à la latitude
de Tananarive et du Sud-Ouest où se situe l’aire grégarigène de Locusta
migratoria capilo sur laquelle sont basés quelques entomologistes s’intéres¬
sant aux Orthoptères. Il semble bien que nous ne connaissions qu’une petite
partie des Pseudoschmidtiinae malgaches. La répartition discontinue des
représentants africains des 2 sous-familles (fig. 12) parait indiquer également
que de nombreuses découvertes seront faites aussi sur le continent lorsque les
Orthopteroïdes arboricoles y seront activement recherchés.
NOTE RELATIVE AUX MENSURATIONS
La longueur totale des insectes n’a pas été estimée en raison de l’orien¬
tation variable de l’extrémité abdominale chez les S et de la distension plus
ou moins accentuée des membranes intersegmentaires chez les $. Les mesures
suivantes ont été prises sur toutes les espèces nouvelles :
E : Longueur de l’élytre.
F : Longueur du fémur postérieur (du lobe basal supérieur à l’articula¬
tion géniculaire)
P : Longueur du pronotum sur la ligne médiane.
Ces 3 mesures sont désignées par les lettres utilisées dans les études
morphométriques des Acridiens grégaires. Il a paru intéressant d’y ajouter
les 3 suivantes qui peuvent fournir des indications quant à l’appartenance
générique, et parfois spécifique, de nombreux insectes :
Cm : Largeur de la capsule céphalique au niveau des articulations
mandibulaires.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 29
Cy : Largeur de la capsule céphalique au niveau des yeux (de la face
externe d’un œil à la face correspondante de l’œil opposé).
If : Largeur maximale du fémur antérieur.
Pour chacune de ces mensurations, estimées en mm, sont citées dans
1 ordre : la limite inférieure, la limite supérieure et dans le cas de séries impor¬
tantes la moyenne (entre parenthèses). Les mesures ont été effectuées au
nioyen des « locust gauges » mis au point par Blackith et Albrecht et
fabriqués par la M. P. J. Gauge and Tool C° Ltd. (Blackith et Albrecht
1961).
ETUDE SYSTÉMATIQUE
SOUS-FAMILLE EUSCHMIDTIINAE Rehn 1948
Clé des genres (£)
1 (6) Plaque sus-anale avec extrémité tronquée ou trifide. Insectes bra-
chyptères. (fig. 34). 2
2 (3) Epine antennaire sur le 3 e article décelable à partir de l’apex. Partie
basale du complexe sous-génital parcourue, au moins en partie, par
un sillon longitudinal membraneux ; dernier tergite abdominal
dépourvu d’appendice. Valves du pénis non soudées à l’apex, (fig. 14,
15, 23). Euschmidtia Karsch 1889. p. 30
® (2) Épine antennaire sur le 4 e article décelable à partir de l’apex. Partie
basale du complexe sous-génital non sillonnée. 4
4 (5) Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil ; dernier tergite
abdominal avec angle postéro-interne modifié en un long appendice.
Valves du pénis soudées à l’apex . . . Paraschmidtia n. gen. p. 60
5 (4) Distance infra-oculaire plus petite que la largeur de l’œil ; dernier
tergite abdominal sans appendice. Valves du pénis non soudées à
l’apex, (fig. 64b, 64g). Masiachopardia n. gen. p. 64
6 (1) Plaque sus-anale arrondie à l’extrémité. Insectes aptères. Bord pos¬
térieur de l’avant dernier-tergite droit ou concave ; dernier tergite
visible latéralement ; un appendice long et sinueux à la partie pos¬
térieure. (fig. 65, 66). Stenomastax n. gen. p. 68
Clé des genres (?)
* (®) Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte sans dent préa¬
picale. Épines du bord interne des tibias postérieurs de taille décrois¬
sante du milieu vers les extrémités. Insectes brachyptères. (fig. 29)
. 2
^ (5) Partie latérale du dernier tergite abdominal fortement saillante vers
l’arrière, ayant l’aspect d’une large plaque subcirculaire, subovoïde
ou subrectangulaire (fig. 18) . 3
Source : MNHN, Paris
30
M. DESCAMPS
3 (4) Fastigium verticis largement arrondi à l’extrémité ; angle fastigio-
facial droit ; distance infra-oculaire plus petite que la largeur de
l’œil. Épine antennaire sur le 3 e article décelable à partir de l’apex,
(fig. 24). Euschmidtia Karsch 1889. p. 31
4 (3) Angle fastigio-facial subaigu ; distance infra-oculaire plus grande
que la largeur de l’œil ; angle postéro-externe du dernier tergite
abdominal aigu. Épine antennaire sur le 4 e article.
. Paraschmidlia n. gen., p. 62
5 (2) Dernier tergite abdominal peu saillant vers l'arrière, visible latérale¬
ment sous forme d’un croissant. Épine antennaire sur le 4 e article,
(fig 63). Maslachopardia n. gen. p. 63
6 (1) Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscape présentant une
petite dent préapicale. Épines du bord interne des tibias postérieurs
bisériées et alternes. Insectes aptères. Épine antennaire sur le 4 e
article, (fig. 71). Stenomastax n. gen. p. 69
Genre Euschmidtia Karsch 1889
Karsch 1889, p. 35.
$. Taille variable, petite à assez grande. Capsule céphalique plus large
au niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium
verticis très peu saillant, l’extrémité, vue de profil, arrondie ; face dorsale
très étroite, constituée de 2 carènes contiguës ou subcontiguës se prolongeant
plus ou moins nettement en bordure des yeux. Face plate, lisse, monochrome,
peu déclive ; carènes latérales anguleuses au niveau du bord inférieur des
yeux. Ces derniers larges, saillants. Distance infra-oculaire très nettement
plus petite que la largeur de l’œil. Antennes subégales à la face, l’épine anten¬
naire sur le 3 e article décelable à partir de l’apex.
Pronotum légèrement comprimé à l’avant, entièrement rebordé ; bord
antérieur droit ou légèrement concave ; bord postérieur avec incision médiane
limitée par 2 petites convexités. Lobes latéraux étroits, le bord inférieur
faiblement oblique, l’angle postérieur peu saillant vers l’arrière. Brachyptère ;
élytres généralement arrondis et rétrécis à l’extrémité, parfois elliptiques.
Fémurs antérieurs épais, pourvus seulement de la carène supéro-externe
très élevée (carène opposée obsolète ou subobsolète). Fémurs médians un
peu moins épais, de structure identique (carène supéro-externe obsolète ou
subobsolète). Épines des carènes supérieures des fémurs postérieurs petites
et peu nombreuses ; 2 e éperon interne des tibias bien visible, atrophié.
Extrémité abdominale renflée. Avant-dernier tergite fortement convexe,
la partie postérieure généralement divisée en 3 lobes par 2 concavités ou
incisions du bord postérieur. Dans ce cas : lobe médian subrectangulaire ou
trapézoïdal recouvrant la plaque sus-anale ; dernier tergite visible dorsale-
ment dans les concavités du tergite précédent, l’angle postéro-externe
généralement seul visible latéralement. Dans le cas contraire : bord postérieur
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 31
de l’avant-dernier tergite pourvu d’une concavité médiane ou de 2 petites
projections situées de part et d’autre de la ligne médiane ; plaque sus-anale
et dernier tergite plus ou moins découverts. Extrémité de la plaque sus-anale
tronquée ou trifide. Cerques courts, minces, coniques, très légèrement incurvés
v ers l’intérieur. Plaques infra-cercales courtes, minces, relativement simples.
Complexe sous-génital divisé en 2 parties par une mince côte transversale,
sinueuse ou coudée latéralement à angle droit. Partie basale plus ou moins
fortement coudée et convexe à une certaine distance du bord postérieur,
parcourue, au moins en partie, par un sillon longitudinal. Partie apicale com¬
posée de 3 éléments : a) 1 lobe médian subelliptique ou subrectangulaire, for¬
tement incliné dorsalement, parcouru par une dépression longitudinale plus ou
moins profonde, limitée par 2 bourrelets ; b) 2 lobes latéraux subrectangu-
•aires, largement soudés au bord postérieur de la partie basale. Connectif ca¬
ché par les lobes latéraux inclinés vers le lobe médian.
Coloration jaune et rouge, en bandes latérales sur le thorax et l’abdomen.
Epiphalle subelliptique, les baguettes latérales peu sclérifiées, courbées
vers.l’extérieur ou vers la ligne médiane. Capsule ectopliallique à peu près
a ussi longue que haute, oblongue à subsphérique, la partie antérieure
Parfois découpée en oblique ou en croissant ; ouvertures apicale et dorso-
basale grandes. Endophalle grand ; valves du pénis non soudées, composées
d une partie basale subcirculaire (en vision latérale), parfois fortement
a platie dorso-ventralement (E. appendiculala n. sp.) et d’une partie apicale
en forme de tige étroite. Sac éjaculateur très petit, en position dorso-apicale,
consistant en une dilatation subsphérique du canal éjaculateur ; une petite
p!age sclérifiée et colorée, généralement décelable dans ses parois. Sac sperma-
tophore grand, en position ventrale, pourvu d’une forte crête (sauf E. appen-
Qiculala). Aussitôt après le gonopore, un petit sclérite allongé situé entre les
branches apicales du pénis. Ouverture génitale très étroite.
?• Yeux moins saillants ; distance infra-oculaire légèrement plus petite
° u égale à la largeur de l’œil ; fastigium moins largement arrondi à l’extrémité,
bn peu plus saillant ; face moins plate ; élytres généralement plus courts,
betnurs antérieurs pourvus de 5 carènes (la supéro-interne faible). Fémurs
médians pourvus de 4 carènes (les 2 inférieures faibles). Bords latéraux du
jL t er gite dépassant les bords correspondants du précédent (sauf chez
mi/feri n. sp.).
Dernier tergite fortement saillant vers l’arrière, pouvant revêtir 2 aspects :
a ) partie externe fortement développée, très large, constituant une plaque
s ubcirculaire ou subrectangulaire (c’est le cas le plus général), b) partie
externe moins large, constituant une pièce plus étroite en forme de croissant,
mque sous-génitale généralement parcourue par une double carène très
me, plus ou moins nette, paraissant indiquer une ligne tégumentaire de moin¬
dre épaisseur ; bord postérieur soit : a) tronqué ou concave et pourvu d’un
processus médian (« egg guide ») soudé sur l’arête supérieure de la tronca-
ure ou de la concavité ; ce processus de coloration noire ou brune avec bord
Postérieur denté ou épineux (tous les couples constitués comprennent une
+ de cette ire catégorie) ; soit b) convexe, épineux et dépourvu de processus
Source : MNHN, Paris
32
M. DESCAMPS
médian avec dénivellation basale. Plaque sus-anale large, sans côtes ou sillons
bien nets, largement arrondie à l’extrémité. Valves de l’oviscapte relative¬
ment courtes, généralement trapues. Arête dorsale des valves inférieures
sans dent préapicale, présentant, à son emplacement habituel, une petite
sinuosité plus ou moins nette ; bord externe de la face ventrale denté jusqu’à
la suture basale (4-8 dents). Supports basaux non ou très peu découverts,
l’angle postéro-externe pourvu d’une granulation plus ou moins forte.
Génotype : Euschmidiia sansibarica Karsch 1889.
Ce genre comprenait précédemment 13 espèces dont 7 malgaches. Ces
dernières appartiennent à la sous-famille des Pseudoschmidtiinae et sont
classées (sauf E. finoli Saussure 1903, dont le <? est inconnu et la position
incertaine) dans la tribu des Pseudoschmidtiae. Elles sont caractérisées par
la présence d’une aire membraneuse bien différenciée à la base du complexe
sous-génital du S ; par la longueur des valves de l’oviscapte pourvues d’une
dent préapicale sur l’arête dorsale et par la tête non conique. 5 appartiennent
au genre Pseudoschmidtia n. stat. (p. 139) et 1 au genre Lobomaslax n. gen.
(p. 115).
Parmi les 6 espèces continentales, E. gultatifrons Burr. 1899 et E. tana-
ensis Kevan 1954 appartiennent également à la tribu des Pseudoschmidtiae
mais ne peuvent être rapportées aux genres malgaches. Le genre Chromomas-
tax (p. 120) est créé pour elles et 2 autres espèces nouvelles.
E. burri Uvarov 1953 se classe bien dans la sous-famille des Euschmid-
iiinae mais ne peut être maintenu dans le genre Euschmidiia en raison de la
position de l’épine antennaire, de la structure des valves de l’oviscapte, de
la structure des derniers tergites abdominaux et du complexe sous-génital
du <J dont la partie basale n’est pas sillonnée. Le genre monospécifique Para-
schmidtia a été créé pour cet insecte.
Il ne subsiste donc que 3 espèces : E. sansibarica Karsch 1889, E. congana
Rehn 1914 et E. suahelica Rehn et Relin 1945. La position systématique
de cette dernière, qui n’est connue que par le <J que nous n’avons pas étudié,
n’est peut-être pas tout à fait certaine (cf. p. 56).
A ces 3 insectes s’ajoutent : 12 espèces nouvelles, ci-dessous décrites,
provenant toutes d’Afrique Orientale, et Peoedes cruciformis Bolivar 1895.
Cet insecte, en provenance des Seychelles, est le seul représentant non conti¬
nental de la sous-famille. Il s’écarte du génotype par la présence d’un appen¬
dice bifide sur l’avant-dernier tergite du <J et par la longueur des valves de
l’oviscapte. La conformation du complexe sous-génital du «J et de la plaque
sous-génitale de la $ étant du même type que chez Euschmidiia, les diver¬
gences précédemment mentionnées ne justifient pas sa classification dans
un genre différent.
Parmi ces 16 espèces, 6 nous sont connues par au moins 1 exemplaire
de chaque sexe, 7 autres seulement par la $, les 3 dernières seulement par
le <J. La structure de la plaque sous-génitale des $ dont le S est inconnu,
l’allure différente du dernier tergite chez certaines d’entre elles, la structure
des derniers segments abdominaux chez les <? dont la Ç est inconnue laissent
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
33
â penser que le genre, dans sa nouvelle acception, constitue encore un ensem¬
ble composite, ce dont il ne sera possible de juger qu’en possession d’un
matériel plus abondant.
Clé des espèces (5)
1 (14) Partie postérieure de l’avant-dernier tergite divisée en 3 lobes
par 2 découpures dorso-latérales ; dernier tergite invisible ou très
peu découvert latéralement (dans le cas contraire avant-dernier
tergite pourvu d’un appendice dorsal), (fig. 14,15). 2
2(11) Pas d’appendice dorsal sur l’avant-dernier tergite. 3
3 (6) Sillon médian du complexe sous-génital complet (traversant la
partie basale sur toute la longueur). 4
4 (5) Avant-dernier tergite abdominal déprimé au milieu, dépourvu
de mamelon central (fig. 14,15)... E. sansibarica Karsch 1889. p. 36
5 (4) Avant-dernier tergite abdominal présentant un fort mamelon
central ; lobe médian de ce tergite fortement déclive, (fig. 26, 27),
. E. burlii n. sp. p. 39
6 (3) Sillon médian du complexe sous-génital incomplet (traversant
seulement la moitié ou les 2/3 antérieurs de la partie basale) . . 7
7 (10) Lobe médian apical du complexe sous-génital pourvu, à l’extrémité,
d’une épine recourbée (fig. 35). 8
& (9) Avant-dernier tergite abdominal présentant un fort mamelon
central ; angles latéro-postérieurs de la plaque sus-anale prolongés
vers l’arrière, par 2 courtes tiges cylindriques.
. E. shinyangana n. sp. p. 41
9 (8) Mamelon central de l’avant-dernier tergite abdominal peu élevé ;
plaque sus-anale dépourvue de tiges latéro-apicales ; taille grande
pour le genre, (fig. 34, 35). E. langana n. sp. p. 42
*9 (7) Lobe médian apical du complexe sous-génital sans épine à l’extré¬
mité. Un petit mamelon central sur l’avant-dernier tergite abdo¬
minal ; bord postérieur du lobe médian de ce tergite fortement
concave ; bord postérieur de la plaque sus-anale dépourvu de tiges
latéro-apicales. (fig. 39, 40). E. congana Rehn 1914. p. 48
11 (2) Un fort appendice bifide au milieu de l’avant-dernier tergite
abdominal (fig. 50).12
12 (13) Lobe médian de l’avant-dernier tergite court, déclive ; dernier
tergite très fortement incliné vers la ligne médiane, peu visible
latéralement. Taille petite. Seychelles, (fig. 49,50).
. E. cruciformis (I. Bolivar 1895). p. 49
13 (12) Lobe médian de l’avant-dernier tergite long, avec angles latéro-
postérieurs aigus ; dernier tergite non incliné vers l’intérieur, bien
visible latéralement sous forme d’une pièce subrectangulaire,
(fig. 56a, 56b). E. appendiculala n. sp. p. 52
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 3
Source : MNHN, Paris
34
M. DESCAMPS
14 (1) Partie postérieure de l’avant-dernier tergite non trilobée ; dernier
tergite bien visible latéralement, (fig. 56f).15
15 (16) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu de 2 petites
expansions situées de part et d’autre de la ligne médiane ; bord
postérieur de la plaque sus-anale trifide ; élytres atteignant le
3 e tergite abdominal, (fig. 56 f, 56 h) . . .E. nyassae n. sp. p. 54
16 (15) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu d’une concavité
médiane limitée latéralement par 2 petits lobes triangulaires ;
bord postérieur de la plaque sus-anale droit ; élytres ne dépassant
pas le bord postérieur du 1 er tergite abdominal.
. E. suahelica Rehn et Relin 1945. p. 56
Clé des espèces ($)
1 (18) Plaque sous-génitale présentant un processus médian (« egg guide »)
denté ou épineux, soudé sur l’arête dorsale du bord postérieur
de la plaque proprement dite (fig. 17, 28). 2
2 (11) Bord postérieur de la plaque sous-génitale tronqué, droit ou très
légèrement concave (fig. 17). 3
3 (10) Processus médian de la plaque sous-génitale subcarré, toujours
plus long que les épines ou denticulations de son bord postérieur. 4
4 (5) Bord postérieur de la plaque sous-génitale nettement moins large
que les 2 valves inférieures de l’oviscapte, les angles armés d’une
ou 2 épines (généralement une seule) (fig. 17).
. E. sansibarica Karsch 1889. p. 36
5(4) Toujours plus d’une épine aux angles latéro-postérieurs de la
plaque sous-génitale. 6
6 (9) Angles latéraux armés de 3-4 épines ; dernier tergite abdominal
très fortement saillant vers l’arrière, atteignant à peu près le milieu
des valves supérieures de l’oviscapte ; processus médian irréguliè¬
rement denticulé. (fig. 28, 29). 7
7 (8) Elytres traversés par 7 veines longitudinales ; nervation transver¬
sale fine, dense. E. burtti n. sp. p. 39
8 (7) Elytres traversés par 6 veines longitudinales ; nervation trans¬
versale lâche. E. shinyangana n. sp. p. 41
9 (6) Angles latéro-postérieurs de la plaque sous-génitale armés de
2 épines ; processus médian nettement quadrifide ; dernier tergite
abdominal moins saillant vers l’arrière ; taille grande pour le
genre (fig. 36). E. tangana n. sp. p. 44
10 (3) Processus médian très court, linéaire, terminé par 4 fortes épines.
Angles latéro-postérieurs de la plaque sous-génitale armés d’une
dent invisible ventralement. E. bidens n. sp. p. 44
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 35
11 (2) Bord postérieur de la plaque sous-génitale très nettement concave
(fig. 41,46).12
12 (13) Dénivellation entre la plaque et le processus terminal peu nette,
non marquée au milieu ; bord postérieur du processus quadrifide ;
angles de la concavité terminale pourvus d’une forte épine, (fig. 33)
. E. somereni n. sp. p. 45
13 (12) Dénivellation entre la plaque et le processus terminal bien nette
sur toute la largeur.14
14 ( 17 ) Processus médian, ou du moins les épines de son bord postérieur,
dépassant nettement, vers l’arrière, les cornes de la concavité
médiane.15
15 (16) Cornes de la concavité médiane aiguës, l’apex pourvu d’une seule
épine ; processus médian long, armé de 4-6 petites épines, (fig. 41)
. E. congana Rehn 1914. p. 46
1® (15) Cornes de la concavité médiane fortement recourbées dorsalement,
apparaissant fortement arrondies et inermes en vision ventrale ;
processus médian court, armé de 4 longues épines ; valves de l’ovis-
capte relativement longues, (fig. 46) . . . E. uvarovi n. sp. p. 48
17 (14) Processus médian ne dépassant pas, vers l’arrière, les cornes de
la concavité médiane ; ces dernières trifides. (fig. 52).
. E. cruciformis (Bolivar 1895) p. 50
13 ( 1) Plaque sous-génitale dépourvue de processus médian épineux
soudé sur l’arête dorsale du bord postérieur (fig. 57,59) .... 19
19 (22) Dernier tergite abdominal visible latéralement sous forme d’une
large plaque semi-circulaire comme chez les espèces précédentes
(fig. 58) .20
20 (,21) Elytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite ; plaque sous-
génitale présentant une petite dépression terminale en forme de
lunule, le bord postérieur épineux avec l’épine médiane plus forte
que les autres, (fig. 48). E. dirshi n. sp. p. 56
21 (20) Elytres ne dépassant pas le bord postérieur du 1 er tergite ; plaque
sous-génitale sans dépression terminale, le bord postérieur armé
d’épines de taille subégale, (fig. 57) . . . E. milleri n. sp. p. 57
22 (19) Parties latérales du dernier tergite nettement moins larges, en forme
de croissant épais (fig. 60-60a).23
23 (24) Elytres atteignant le bord postérieur du 4 e tergite abdominal ;
bord postérieur de la plaque sous-génitale ni denté, ni épineux ;
bord externe des valves inférieures de l’oviscapte sinué. (fig. 59)
. E. phippsi n. sp. p. 58
24 (23) Elytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal ;
plaque sous-génitale terminée par un petit lobe médian irréguliè¬
rement denté ; bord externe des valves inférieures de l’oviscapte ar¬
mé de dents bien différenciées, (fig. 60b) . E. filzgeraldi n. sp. p. 59
Source : MNHN, Paris
36
M. DESCAMPS
Euschmidtia sansibarica Karsch 1889
(«g. 14-25)
Karsch 1889, p. 35.
Ç. Lectotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu latéralement,
peu déclive, largement arrondi à l’extrémité. Angle postérieur des lobes
latéraux du pronotum arrondi, peu mais sensiblement saillant vers l’arrière.
Elytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal, se recouvrant
légèrement sur la ligne médiane, le bord antérieur droit, le bord postérieur
convexe. Bords latéraux du 8 e tergite dépassant largement les bords corres¬
pondants du tergite précédent, l’angle latéro-postérieur modérément saillant
vers l’arrière, arrondi. Dernier tergite saillant vers l’arrière jusqu’au niveau
du bord postérieur de la plaque sous-génitale ; bords postérieur et externe
confondus dans une même convexité ; bord interne fortement concave ;
un angle postéro-interne bien marqué, droit. Plaque sous-génitale parcourue
par une très faible carène longitudinale, progressivement rétrécie un peu
après l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite ; à ce niveau, parties latérales
redressées dorsalement; troncature terminale étroite, présentant à chacun
des angles une petite épine orientée vers l’arrière, inclinée dorsalement
et légèrement vers l’intérieur (d’un côté, une épine plus petite flanque la
l re extérieurement). Processus médian soudé sur l'arête dorsale du bord
postérieur de façon à laisser saillir l’arête ventrale de la troncature ; bord
postérieur irrégulièrement denticulé. Valves inférieures de l’oviscapte courtes ;
arête dorsale fortement amincie au niveau de la courbure terminale et pour¬
vue, à cet endroit, d’une légère mais bien sensible ondulation ; arête externe
de la dent apicale lisse ; face ventrale triangulaire, mamelonnée ; bord
externe armé de 5-6 dents fortement aplaties transversalement, de taille
irrégulière, certaines, bi ou trifides ; bord interne non denté jusqu'à la base,
armé de 5-7 petites dents irrégulières. Face dorsale des valves supérieures
irrégulièrement mamelonnée ; bord externe armé de 7 dents ; une dizaine
de dents plus petites sur le bord interne.
Coloration jaune et rouge en bandes latérales (la coloration d’un insecte
vivant est décrite par Miller (1929) p. 66).
L’insecte 3 décrit sommairement par Karsch n’a pu être étudié, il
est vraisemblablement perdu. Nous donnons ci-dessous la description d’un
3 capturé au Tanganyika aux environs d’Amani.
cj. Fastigium verticis, vu de profil, fortement déclive. Angle postérieur
des lobes latéraux du pronotum nettement saillant vers l’arrière. Elytres
atteignant presque le bord postérieur du 3 e tergite ; ailes, au repos, n’attei¬
gnant pas l’extrémité des élytres. Lobe médian de l’avant-dernier tergite
subtrapézoïdal, le bord postérieur concave, les angles latéro-postérieurs
fortement recourbés vers le bas et terminés par une petite dent, la face dorsale
bombée le long des bords latéraux et présentant une forte dépression médiane
subcirculaire ; lobes latéraux largement arrondis. Dernier tergite visible
dorsalement sous forme d’un bourrelet lisse et étroit ; angle postéro-interne
se prolongeant sous le lobe médian du tergite précédent sous forme d’un
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
37
l0 ' 14-25. — Euschmidlia sansibarica Karscta 1889. <J, S. — 14. Extrémité abdominale
<J dorsalement. — 15. La même latéralement. — 16. Capsule céphalique du (J, de
iq CC ' — Extrémité abdominale de la 9 ventralement. — 18. La même latéralement,
oi £ a P suIe céphalique de la 9 de face. — 20. Complexe phallique latéralement.
Epiphallc dorsalement. — 22. Endophalle latéralement. — 23. Le même dorsale-
jocut. — 24. Tête et pronotum de la 9 latéralement. — 25. Tête et pronotum du <J
Source : MNHN, Paris
38
r. DESCAMPS
appendice long et étroit, l’extrémité aiguë recourbée vers l’avant et légè¬
rement vers le haut. Extrémité de la plaque sus-anale tronquée, les angles
latéraux portant une petite tige cylindrique, arrondie à l’apex, orientée
vers l’arrière. Sillon membraneux de la partie basale du complexe sous-
génital complet, les côtes le délimitant se recouvrant sur la moitié posté¬
rieure et divergeant sur la moitié antérieure. Lobe médian de la partie
apicale étroit à la base puis s’élargissant et demeurant de largeur égale sur
les 2/4 médians, les bords latéraux lisses et recourbés ventralement (c’est-
à-dire vers le haut lorsque l’insecte est observé dorsalement) sur le 1/4
apical ; une épine apicale, médiane, recourbée ventralement. Lobes latéraux
s’étendant depuis l’extrémité du lobe médian jusqu’auprès de sa base.
Coloration de la capsule céphalique et du pronotum comme chez la $ ;
abdomen décoloré. Une bande noire sur le bord postérieur du lobe médian
de l’avant-dernier tergite, de la partie basale du complexe sous-génital et
du 7 e sternite. Un point noir aux angles latéraux des sternites 4-5 et 6.
Plaque sus-anale, plaques infra-cercales et bords latéraux du lobe médian
du complexe sous-génital noirs.
Capsule ectophallique subcylindrique, un peu plus longue que haute ;
ouverture apicale grande, limitée par 4 lobes ; ouverture dorso-basale très
grande et voile membraneux court. Valves du pénis non recourbées à l’apex.
Sac spermatophore muni d’une crête ventrale forte, colorée, bordée d’un
petit voile membraneux.
Afrique orientale : Zanzibar; Bondei, 1$ type, Muséum de Berlin.—
Tanganyika ; Masherwa, 7 mis. S.E. of Amani, 1(J et 5Ç, du 26-10-1937 au
25-11-1937 (E. Burtt) ; 3 mis. E. of Amani, 3?, 8-10-1937 (E. Burll) ;
Pangani Dist. Makinywombi Estate, 1<?, 1-1952 (J. Phipps) ; Pangani
Dist. Mkwaja Estate 1Ç, 7-1953 (J. Phipps). Matériel au Muséum de Londres,
2$ au Muséum de Paris.
L’ensemble de cette série ne présente pas de sensibles différences avec
le type. La variation intraspécifique porte sur le nombre de dents du bord
externe des valves inférieures de l’oviscapte qui peut être compris entre
4 et 8 par fragmentation de certaines unités en plusieurs éléments. L’exem¬
plaire en provenance de « Mkwaja Estate » présente des élytres atteignant la
moitié du 3 e tergite. Sur la plupart des exemplaires, la face ventrale des
valves inférieures de l’oviscapte est garnie d’échinulations absentes sur le
type. La faible carène médiane de la plaque sous-génitale est plus ou moins
nette ; certains exemplaires portent 2 épines aux angles latéraux de la
troncature terminale, l’une d’elles est toujours de très petite taille.
Les spécimens mentionnés du Togo par Karsch (1893) ont été étudiés
et rapportés à E. congana Rehn 1914.
F
E
P
2<?
10,6-10,8
4,2
2,4 -2,4
99
12,9-14,8 (13,7)
4,5 -5,5 (4,9 )
2,6 -3,1
cy
Cm
lf
2 S
2,95-3,08
2,40-2,52
0,77-0,81
99
3,28-3,57 (3,36)
3,30-3,71 (3,39)
0,55-0,60
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
39
Euschmidtia burtti n. sp.
(fig. 26-32)
<?• Holotype. Un peu plus grand que l’espèce précédente. Fastigium
verticis, vu de profil, tronqué. Distance infra-oculaire un peu plus grande
que la moitié de la plus grande dimension de l’œil. Elytres atteignant le
bord postérieur du 3 e tergite abdominal. Extrémité de l’abdomen beaucoup
plus renflée que chez E. sansibarica. Avant-dernier tergite pourvu d’un ma-
uielon médian à face postérieure concave. Lobe médian de ce tergite très
fortement déclive, subtrapézoïdal, le bord postérieur largement et peu pro¬
fondément échancré, les angles latéraux recourbés ventralement et arrondis
u l’extrémité, la face dorsale parcourue par une large dépression longitu¬
dinale s’étendant du mamelon médian au bord postérieur ; parties latérales,
bordant la dépression, planes. Plaque sus-anale et prolongement du dernier
tergite sous le lobe médian du précédent, comme chez E. sansibarica. Sillon
niedian de la partie basale du complexe sous-génital complet. Lobe médian de
_ a partie apicale saillant vers l’arrière à la base (l’extrémité abdominale
étant observée de profil), de largeur subégale d’une extrémité à l’autre,
bordé par 2 bourrelets très épais limitant une dépression médiane étroite ;
bords latéraux recourbés ventralement à l’extrémité, irrégulièrement sinueux
ot finement granuleux à ce niveau ; une forte épine apicale recourbée ven¬
tralement. Lobes latéraux (vus ventralement) très étroits à la base, puis
fortement élargis ; bord interne fortement sinueux.
Insecte partiellement décoloré ; type de coloration comme chez l’espèce
précédente. Une bande noire complète sur le bord postérieur du 6 e sternite ;
un point noir aux angles latéraux des sternites 4 et 5.
Base des crochets terminaux de l’épiphalle plus large que chez E. sansi¬
barica. Capsule ectophallique peu sclérifiée, courte, la partie antérieure
tronquée en biais ; ouverture apicale délimitée par 4 lobes. Partie apicale des
v alves du pénis aplatie dorso-ventralement, recourbée dorsalement à l’extré-
buté. Sac spermatophore muni d’une crête plus petite et moins colorée que
chez l’espèce précédente.
?. Allotype. Fastigium, vu de profil, présentant une légère concavité
apicale. Elytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite, parcourus par
7 nervures longitudinales dont la costale bien différenciée sur les 2/3 basaux ;
nervation transversale dense. 8 e tergite peu enveloppant, comme chez
•espèce précédente, ses bords latéraux fortement convexes. Dernier tergite
dépassant très nettement, vers l’arrière, le bord postérieur du processus
terminal de la plaque sous-génitale, le bord interne sinué ; un angle postéro-
mterne bien marqué. Plaque sous-génitale parcourue, sur la moitié basale.
Par une petite carène ; partie postérieure progressivement rétrécie, tronquée
a l’extrémité ; troncature nettement plus large que chez E. sansibarica
(égalant la largeur des 2 valves inférieures de l’oviscapte) ; angles latéraux
armés de 3 petites épines droites, non inclinées, fragiles, de taille décrois¬
sante de l’intérieur vers l’extérieur. Processus médian carré, très peu incliné
Source : MNHN, Paris
40
M. DESCAMPS
Fig. 26-32. — Euschmidtia burtti n. sp. f?, s._26 FxtriSmit* . „ ,
latéralement. — 32. Complexe phallique latéralement ° ement - 31 - Endophalle
Fio. 33. - Euschmidtia someri n. sp. 9. _ Extrémité abdominale ventralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 41
dorsalement, de coloration noire ; bord postérieur irrégulièrement denté, les
denticulations jaunes. Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte
pourvue de grosses granulations ; bord externe armé de 4 dents, la dent
basale très petite, la dent préapicale très large. Face dorsale des valves
supérieures pourvue d’une ligne de fortes échinulations, le bord externe
armé de 5 dents.
Afrique orientale : Tanganyika ; Movogovod, Kingolova, 1 <J holo-
type, 22-3-54 ; 1 <? paratype, 8-4-1954 ; 1 $ allotype, 7-4-1954 (E. Burtt). Mu¬
séum de Londres.
F
E
P
?<?
11,9-12,2
4,9
2,5 -2,6
13,8
5,2
2,8
?<?
19
Cy
Cm
lf
3,27-3,50
2,70-2,80
0,91-1,02
3,45
3,49
0,65
Euschmidtia shinyangana n. sp.
<?■ Holotype. Un peu plus grand que l’espèce précédente. Yeux nette¬
ment plus allongés ; distance infra-oculaire plus petite que la moitié de la
plus grande dimension de l’œil. Fastigium verticis, vu de profil, fortement
oblique, l’extrémité légèrement tronquée. Elytres atteignant la moitié du
tergite abdominal. Avant-dernier tergite de même conformation que chez
• burlti mais lobe médian horizontal et moins fortement déprimé dorsa-
ement. Dernier tergite prolongé sous le lobe médian du précédent par une
orge apophyse triangulaire, la pointe mousse légèrement inclinée vers le bas
e vers l’avant ; une épine sur le bord postérieur de cette apophyse (nette d’un
eul côté). Sillon médian de la partie basale du complexe sous-génital par-
oourant seulement la surface située avant la courbure préapicale. Lobe
jbedian de la partie apicale non saillant à la base, sa dépression longitudinale
res nettement plus large et bordée de bourrelets moins épais que chez
espèce précédente. Lobes latéraux (vus ventralement) ayant l’aspect de
f P'eces subrectangulaires à bords sinueux, parallèles au lobe médian, de
ar geur subégale de la base à l’extrémité ; base subcontiguë à celle du lobe
médian.
Complexe phallique très proche de celui d ’E. burtti. Capsule ectophallique
°? tronquée en biais à la partie antérieure. Pénis plus grand, la partie
opJcale des valves plus épaisse. Sac spermatophore muni d’une crête nette¬
ment plus grande.
$• Allotype. Fastigium largement arrondi à l’extrémité. Elytres attei¬
gnant à peine le bord postérieur du 2 e tergite, traversés seulement par 6 ner-
Source : MNHN, Paris
42
M. DESCAMPS
vures longitudinales dont la sous-costale bien différenciée sur le 1/3 basal
seulement ; réticulation transversale nettement moins dense que chez
l’espèce précédente. Plaque sous-génitale tronquée ; angles de la troncature
armés de 3-4 petites épines fragiles, de coloration claire, inclinées dorsale-
ment et vers l’intérieur. Processus médian entièrement noir, fortement
incliné dorsalement, pourvu de 4 épines terminales bien différenciées. Dernier
tergite très fortement saillant vers l’arrière comme chez E. burlli. Bord
externe des valves inférieures de l’oviscapte armé de 4-5 dents ; bord corres¬
pondant des valves supérieures armé de 7-8 dents.
Insectes partiellement décolorés ; même type de coloration que le géno¬
type.
Afrique orientale : Tanganyika, Old Shinyanga, 1 <? holotype,
12-2-1952; 1 Ç allotype, 3-1935; 1 Ç, 15-6-1963 (E. Burlt). Muséum de
Londres.
La seconde Ç diffère de l’allotype par les épines des angles latéraux du
bord postérieur de la plaque sous-génitale moins nettes ; par les élytres dépas¬
sant légèrement le bord postérieur du 2® tergite et par le dernier tergite plus
court. Son appartenance à cette espèce est douteuse.
F
E
P
13
4,4
2,5
29
13,5-14,2
5,1- 5,5
2,9
Cy
Cm
lf
13
3,14
2,75
0,77
29
3,21-3,40
3,15-3,56
0,62-0,69
Euschmidtia tangana n. sp.
(fig. 34-38)
<?. Holotype. Taille grande pour le genre. Fastigium verticis, vu de
profil, très fortement déclive, formant un bec bien prononcé au point de jonc¬
tion avec les carènes médianes de la face. Angle postérieur des lobes latéraux
du pronotum, presque droit, non saillant vers l’arrière. Elytres dépassant un
peu le bord postérieur du 2® tergite abdominal, très rétrécis à l’extrémité,
le bord antérieur légèrement convexe. Extrémité abdominale fortement
renflée. Avant-dernier tergite pourvu d’un mamelon large et peu élevé situé
à la base du lobe médian (environ au 1/3 de la longueur). Ce dernier court et
large, présentant une dépression médiane subtriangulaire aussi large à la base
que le mamelon ; bord postérieur sinué, bords latéraux et angles latéro-
postérieurs recourbés ventralement. Dernier tergite prolongé sous le lobe
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
43
médian du tergite précédent sous forme d’un étroit appendice comme chez
E. sansibarica et E. burtti. Bord postérieur de la plaque sus-anale droit, dé¬
pourvu de tiges aux angles latéraux ; une crête préapicale concave (ouverte
vers l’arrière). Sillon médian de la partie basale du complexe sous-gemtal
intéressant seulement les 2/3 antérieurs. Lobe médian de la partie apicale
Source : MNHN, Paris
44
M. DESCAMPS
large et non saillant à la base, les bourrelets latéraux larges et peu élevés,
la dépression médiane étroite ; bords latéraux recourbés ventralement vers
l’extrémité, bisinués ; une épine apicale médiane. Lobes latéraux n’attei¬
gnant pas l’extrémité du lobe médian ; leur base, observée ventralement,
très étroite, contiguë à celle du lobe médian ; leur bord interne concave
et sinué.
Capsule ectophallique peu sclérifiée ; ouverture apicale limitée par 3 lobes
(le lobe dorsal faisant défaut) ; ouverture dorso-basale grande, la capsule
apparaissant, latéralement, profondément découpée à angle droit. Crête du
sac spermatophore grande et épaisse.
$. Allotype. Fastigium, vu de profil, arrondi à l’extrémité. Angle
postérieur des lobes latéraux du pronotum droit. Elytres atteignant le bord
postérieur du 2 e tergite. Dernier tergite saillant, vers l’arrière, jusqu’au
niveau du bord postérieur du processus médian de la plaque sous-génitale.
Cette dernière parcourue sur les 2/3 basaux par une petite carène longitu¬
dinale relativement nette ; bord postérieur légèrement concave, les angles
latéraux armés de 2 petites épines inclinées dorsalement et vers l’intérieur.
Processus médian carré, entièrement noir, incliné dorsalement, le bord
postérieur armé de 4 épines bien différenciées. Valves inférieures de l’ovis-
capte armées de 5 dents sur le bord externe ; 7 dents sur le bord correspon¬
dant des valves supérieures.
Afrique orientale : Tanganyika, Coast 15 mis. N. Tanga, 1 holotype
et 1 Ç allotype, 9-7-1937 (E. Burtt). Muséum de Londres.
Nous rapprochons de cette espèce 2$ de taille voisine mais différant de
l’allotype par les caractères suivants : fastigium moins déclive ; angle pos¬
térieur des lobes latéraux du pronotum sensiblement saillant vers l’arrière ;
bord postérieur de la plaque sous-génitale droit. Tanganyika, Mpwapwa
Mt. Wilkins, 4 000 ft, 10-4-1938 (E. Burlt), Muséum de Londres.
F
E
P
U
12,3
5,5
2,9
39
15,7-15,9
5,8-6,5
3,0-3,4
cy
Cm
lf
U
3,65
2,90
0,90
39
3,60-3,93
3,60-3,87
0,68-0,76
Euschmidtia bidens n. sp.
Ç. Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, assez
fortement déclive, pour le sexe, légèrement anguleux au point de jonction
avec les carènes médianes de la face. Ces dernières fines, étroitement conti¬
guës sous l’ocelle médian puis légèrement distantes vers la suture clypéo-
faciale. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum légèrement saillant
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
45
vers l’arrière. Elytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal.
8 e tergite peu enveloppant. Dernier tergite comme chez E. sansibarica mais
avec bord interne moins fortement concave et par suite, angle postéro-
interne moins saillant. Plaque sous-génitale parcourue par une carène bien
nette sur les 2/3 antérieurs, évanescente sur le 1/3 postérieur ; bord postérieur
droit avec angles latéraux largement arrondis, portant une dent assez forte,
de coloration claire, fortement repliée vers la face dorsale et invisible ven-
tralement. Processus médian noir, aussi large que chez les espèces précédentes
mais environ 3 fois plus court, peu incliné dorsalement, terminé par 4 épines
brunes à l’apex ; épines externes plus longues que les médianes et nettement
inclinées vers l’extérieur.
<? inconnu.
Afrique orientale : Tanganyika ; Ngomeni, Mlingano, 1 $ holotype,
4-1952 (J. Phipps). Muséum de Londres.
F E P Cy Cm lf
19 5,6 3,3 3,65 3,60
Euschmidtia somereni n. sp.
(fig. 33)
$. Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, large¬
ment arrondi à l’extrémité. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum
relativement aigu, saillant vers l’arrière. Elytres atteignant le bord posté¬
rieur du 2 e tergite abdominal, fortement rétrécis à l’extrémité, le bord pos¬
térieur très convexe. 8 e tergite relativement peu enveloppant. Dernier ter¬
gite comme chez E. sansibarica mais avec l’angle postéro-interne arrondi.
Plaque sous-génitale relativement courte, parcourue par une carène médiane
subobsolète ; bord postérieur concave ; processus médian légèrement moins
large que la concavité terminale, séparé de la plaque sous-génitale propre¬
ment dite par une côte peu nette surtout marquée vers les angles latéraux de
la concavité. Ces derniers terminés par une forte épine. Bord postérieur du
processus médian armé de 4 épines, les unités externes un peu plus longues que
les médianes. Valves inférieures de l’oviscapte très nettement plus longues que
ehez le génotype ; sinuosité préapicale de l’arête dorsale moins nette que chez
les espèces précédentes ; 6 dents sur le bord externe.
<? inconnu.
Afrique orientale : Tanganyika ; Rabaï, 1 $ holotype, 6-1928 (Dr. van
Someren). Muséum de Londres.
F E P
19 5,8 3,2
Cy Cm lf
3,81 3,90 0,71
Source : MNHN, Paris
46
M. DESCAMPS
Euschmidtia congana Rehn 1914
(fig. 39-44)
Rehn 1914, p. 67.
$. Redescriplion du type. Taille d’une $ d ’E. sansibarica. Fastigium
verticis, vu de profil, plus saillant en avant des yeux, arrondi à l’extrémité,
le bord supérieur subliorizontal. Carènes médianes de la face très minces et
subcontiguës au-dessous de l’ocelle médian. Angle postérieur des lobes
latéraux du pronotum nettement saillant vers l’arrière. Elytres dépassant
un peu le bord postérieur du 2 e tergite abdominal, fortement rétrécis à
l’extrémité, le bord postérieur très convexe sur la moitié basale. Bords
latéraux du 8 e tergite convexes, dépassant nettement les bords correspon¬
dants du tergite précédent. Dernier tergite comme chez le génotype. Bord
postérieur de la plaque sous-génitale largement et assez profondément
découpé en croissant ; angles latéraux de cette concavité légèrement courbés
dorsalement et vers l’intérieur, terminés en pointe simple, aiguë. Processus
médian armé de 5 petites dents sur le bord postérieur, à peu près aussi
large que la moitié de la concavité apicale de la plaque sous-génitale, un peu
plus long que large, dépassant, vers l’arrière, les cornes latérales de la conca¬
vité. Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte relativement étroite
vers l’extrémité. L’une des valves armée de 4 dents, l’autre de 6, sur le bord
externe.
Insecte conservé en alcool, complètement décoloré.
Afrique centrale : Congo ; entre Irumu et Mawambi, 1 Ç type, 4-1908.
Muséum de Berlin.
Nous rapportons à cette espèce 14 insectes capturés comme suit :
Afrique centrale : Congo ; km 94 et km 153 on Kavumu Walikale
Route, 2 Ç, 16 et 17-9-1957 (E. S. Ross et R. E. Leech).
Afrique orientale : Ouganda ; Buto For, 15 mi. W. of Kampala,
1 ?, 1-12-1957 (E. S. Ross et R. E. Leech).
Afrique occidentale : Togo ; Bismarckburg, 4 Ç, 6-1891 (R. Bültner
S.). Muséum de Berlin. — Nigeria ; Ibadan, 1 <? et 4 Ç, les 6, 26, 30-4, 11-6 et
6-10-1939 (F. ü. Golding). — Ghana ; Dodowa, East Région, 1 $, 23-5-1959 ;
Osudawhwe, East Région, 1 $, 7-11-1958 (R. F. Chapman). Matériel au
Muséum de Londres, 1 $ au Muséum de Paris.
On note une assez grande variation de la taille et de l’armature du bord
postérieur du processus de la plaque sous-génitale. Par ailleurs, les 2 spéci¬
mens capturés sur la route de Kavumu Walikale diffèrent du type par le
bord supérieur du fastigium nettement déclive ; les pattes sont de coloration
rouge (aspect normal ?).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
EUSCHMIDTIINAE
47
Fig. 39-44. — Euschmidtia congana Rehn 1914. <?, 5. — 39. Extrémité abdominale du c?
dorsalement. — 40. La même latéralement. — 41. Extrémité abdominale de la ? ventra-
lement. — 42. Complexe phallique latéralement. — 43. Epiphalle dorsalement.
44. Endophalle latéralement.
Fio. 45-46. — Euschmidtia uvarovi n. sp.' S. — 45. Capsule céphalique de lace. — 46.Extré-
mité abdominale ventralement.
Fig. 47-48. — Euschmidtia dirshi n. sp. ?. — 47. Extrémité abdominale latéralement. —
48. La même ventralement.
Source : MNHM, Paris
48
M. DESCAMPS
Voici la description du seul <J de la série :
Fastigium verticis, vu de profil, tronqué et faiblement sinueux à l’extré¬
mité. Elytres dépassant un peu le bord postérieur du 2 e tergite ; ailes dépas¬
sant les élytres et atteignant le milieu du 3 e tergite. Abdomen modérément
renflé à l’extrémité (comme chez E. sansibarica). Avant-dernier tergite
fortement convexe, pourvu, au centre, d’une petite excroissance transversale
se prolongeant vers l’arrière par 2 côtes longitudinales, la surface ainsi déli¬
mitée fortement concave. En avant de l’excroissance centrale, une petite
dépression longitudinale avec un mamelon central, circulaire. Lobe médian
court, convexe, le bord postérieur fortement échancré au milieu, les angles
latéraux arrondis, non recourbés ventralement. Angle postéro-interne du
dernier tergite se prolongeant sous le lobe médian sous forme d’un large coin
triangulaire ; extrémité, mousse, rejoignant son homologue sur la ligne
médiane. Extrémité de la plaque sus-anale tronquée, bordée par un bourrelet
concave. Sillon médian de la partie basale du complexe sous-génital incomplet.
Lobe médian de la partie apicale étroit et non saillant à la base, puis progres¬
sivement élargi jusqu’au 1/3 postérieur ; à ce niveau, bords latéraux recourbés
ventralement, convergeant vers l’extrémité en constituant une frange
épaisse et sinueuse ; pas d’épine apicale. Lobes latéraux plus courts que le
lobe médian, rectangulaires avec angles arrondis.
Epiphalle très étroit. Capsule ectophallique de profil fortement sinueux ;
partie dorso-apicale surmontée d’un court appendice arrondi et encoché
longitudinalement à l’extrémité, cette dernière visible extérieurement ;
ouverture apicale limitée par 4 lobes. Valves du pénis recourbées dorsalement
à l’apex ; crête ventrale du sac spermatophore plus petite que chez les autres
espèces.
F
E
F
U
10,8
4,0
2,4
99
13,3-15,5
4,8-6,3
2,5-3,2
Cy
Cm
lf
U
3,04
2,25
99
3,15-3,70
3,14-3,75
0,62-0,70
Euschmidtia uvarovi n. sp.
(fig. 45-46)
$. Holotype. Taille voisine de celle d'E. langana. Fastigium verticis,
vu de profil, fortement déclive, l’extrémité arrondie ; face dorsale bordée
de carènes bien nettes, s’atténuant vers l'arrière mais bien visibles jusqu’au
niveau du bord postérieur de l’œil. Yeux très nettement plus saillants que
chez les autres espèces. Face légèrement bombée dans la moité inférieure.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum très peu saillant vers
l’arrière. Elytres dépassant très légèrement le bord postérieur du 2 e tergite,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
fortement rétrécis à l’extrémité ; bords postérieurs convexes dans la partie
basale, se chevauchant légèrement sur une courte longueur. 8 e tergite court,
Moyennement enveloppant pour le genre. Dernier tergite comme chez les
espèces précédentes, dépassant légèrement le processus médian de la plaque
sous-génitale. Cerques relativement longs, atteignant presque l’extrémité
de la plaque sus-anale, cette dernière parcourue, sur la moitié basale, par
2 faibles côtes longitudinales aboutissant à un sillon transversal. Plaque
sous-génitale convexe à la base, la moitié postérieure parcourue par une très
faible carène, le bord postérieur étroit, très nettement concave ; cornes de la
concavité recourbées dorsalement, terminées par une épine invisible ventra-
lement. Processus médian, de coloration noire, terminé par 4 fortes épines
hrunes à l’extrémité ; épines latérales très nettement plus courtes que les
Médianes. Bord externe des valves inférieures armé de 7-8 dents, la dent
hasale très forte, bi ou trifide ; bord interne armé de petites dents coniques
irrégulières. Valves supérieures avec 9 dents sur le bord externe.
Coloration latérale comme chez les autres espèces mais particulièrement
Mon conservée. Episterne métathoracique entièrement rouge ; épimère
jaune avec une petite bande rouge à la base ; une large bande rouge latérale
sur les tergites abdominaux 1 à 7, bande marquée d’une plage jaune sur les
2 premiers tergites et de 2 sur les autres ; tibias postérieurs noirs à la face
Mférieure, rouges sur les autres faces, épines noires annelées à la base.
<? inconnu.
Afrique orientale : Tanganyika, Masherwa, 7 mis S. E. of Amani,
1 ? holotype, 17-11-1937 (E. Burlt). Muséum de Londres.
Outre les caractères cités dans la clé ci-dessus (p. 34) la longueur des
v alves de l’oviscapte permet d’identifier aisément cette espèce.
F E P Cy Cm
*9 15,8 6,4 3,0 7,77 3,48
Euschmidtia cruciformis (I. Bolivar 1895) n. comb.
(fig. 49-56)
Peoedes cruci/ormis I. Bolivar 1895, p. 376.
cî. Lectotype. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, peu
déclive, largement arrondi à l’extrémité ; face dorsale très étroite, les carènes
latérales contiguës. Face un peu plus déclive que chez les autres espèces.
Incision du bord postérieur du pronotum triangulaire, profonde ; angle
postérieur des lobes latéraux fortement saillant vers l’arrière. Elytres ellip¬
tiques, largement arrondis à l’extrémité, traversés par 4 veines longitudinales,
ntteignant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal, les bords postérieurs
contigus. Extrémité abdominale moyennement renflée. Face dorsale de l’avant
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 4
Source : MNHN, Paris
50
M. DESCAMPS
dernier tergite très fortement surélevée, différenciée en un épais mamelon
subpyramidal. Ce dernier terminé par 2 appendices odontiformes légèrement
divergents, sensiblement courbés vers l’arrière, arrondis à l’extrémité et
aplatis transversalement à la base. Face antérieure du mamelon convexe ;
face postérieure plate, donnant naissance, vers la base, à 3 carènes longi¬
tudinales se prolongeant sur le lobe médian du tergite proprement dit.
Echancrures du bord postérieur de l’avant-dernier tergite moins profondes
et lobes moins différenciés que chez les autres espèces. Lobe médian rectan¬
gulaire, court, incliné ventralement, les angles latéro-postérieurs odonti¬
formes, le bord postérieur recourbé ventralement à la partie médiane.
Dernier tergite visible dorsalement sous forme d’une pièce latérale, concave,
inclinée ventralement, l’angle postéro-interne dépassant le bord postérieur du
lobe médian de l’avant-dernier tergite et ne rejoignant pas son homologue.
Plaque sus-anale tronquée, munie d’une crête préapicale. Cerques relati¬
vement épais. Sillon médian de la partie basale du complexe sous-génital
incomplet. Lobe médian de la partie apicale étroit et non saillant à la base,
puis s’élargissant jusqu’à l’extrémité ; cette dernière bilobée, dépourvue
d’épine médiane, les bords latéraux non recourbés vers l’extrémité ; dépression
longitudinale de la face ventrale linéaire à la base, se terminant en une pro¬
fonde concavité circulaire ; une crête triangulaire préapicale sur la face
dorsale. Lobes latéraux n’atteignant pas l’extrémité du lobe médian, bien
distants de ce dernier, le bord interne fortement sinué ; un angle inféro-
in terne, aigu et recourbé vers l’intérieur.
Capsule ectophallique surmontée d’un appendice bifide visible extérieu¬
rement ; ouverture dorso-basale courte, bordée d’un épais bourrelet. Pénis
peu recourbé à l’extrémité ; sac spermatophore muni d’une crête ventrale
fortement chitinisée et colorée à la base seulement.
Ç. Allotype. Elytres atteignant à peine le milieu du 2 e tergite, assez
largement séparés. 7 e sternite aplati, les parties latérales relevées dorsale¬
ment à angle droit vers le bord postérieur ; ce dernier légèrement convexe,
épaissi au niveau de la pliure des angles latéraux. 8 e tergite plus enveloppant
que chez les autres espèces, l’angle latéro-postérieur largement arrondi et
bien saillant vers l’arrière. Dernier tergite développé à la façon des espèces
précédentes mais plus étroit, n’atteignant pas l’extrémité de la plaque
sous-génitale, le bord postérieur arrondi ; pas d’angle postéro-interne dif¬
férencié. Plaque sous-génitale fortement rétrécie et ses bords latéraux
recourbés dorsalement dans la moitié postérieure ; la pliure des bords laté¬
raux délimitant une aire médiane fortement bombée, parcourue par une
carène assez forte se prolongeant sur la moitié basale par un étroit méplat ;
bord postérieur très profondément concave ; extrémité des cornes de la
concavité, tronquée, armée de 3 épines aiguës. Processus médian large, ne
dépassant pas les cornes de la concavité, armé de 4 épines sur le bord pos¬
térieur. Valves de l’oviscapte relativement longues ; face ventrale des valves
inférieures très étroite, lisse, la dent apicale peu recourbée, le bord externe
armé de 6-8 dents, les unités basales très petites, coniques ; bord externe des
valves supérieures armé de 7-8 dents.
Source : MNHN, Paris
riSION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
51
'«3. 49-56. — Euschmidtia cruci/ormi* (I. Bolivar 1895) & g{ Extrémité abdo
abdominale du <? dorsalement - 50. La '■‘^Vfmême ventraiemen 1 . - 53. Tête et
minale <ie la 9 (paratype) latéralement -W. La^m.i - 55. Ep.phalle
Pronotum du J latéralement. — 54. Complexe P llal “4
dorsalement. — 56. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
52
M. DESCAMPS
Seychelles : Mahé, 1 3 lectotype, 1 $ allotype, 2 ? paratypes, 1892
(Ch. Alluaud). Muséum de Paris. — Mahé, 1 d et 2 $, 19-2 et 16-3-1952
(D. Vesey Fitzgerald). Muséum de Londres.
Les insectes de la série typique sont complètement décolorés. La série
capturée par Fitzgerald comprend 1 <J et 1 Ç assez bien conservés : capsule
céphalique entièrement jaune verdâtre ; lobes latéraux du pronotum de même
coloration avec une bande inférieure rougeâtre (?), disque marron ; abdomen
décoloré ; fémurs postérieurs verts et tibias rouges. Les mandibules du 3
sont rouges, les cerques, l’extrémité des appendices de l’avant-dernier
tergite et l’extrémité du lobe du complexe sous-génital noirs.
Sur les 2 paratypes et l’une des $ capturées par Fitzgerald le processus
médian de la plaque sous-génitale est nettement plus étroit que sur l’allo¬
type avec un bord postérieur échancré au milieu, les 2 lobes ainsi délimités
étant armés de 2 épines.
F
2<? 9,3- 9,4
59 11,4-12,2 (11,8)
Cy
23 2,45-2,70
59 2,70-2,87 (2,81)
2,5-2,8
3,1-3,5 (3,3)
2,00-2,31
2,75-2,93 (2,85)
2,0-2,2
2,3-2,6 (2,4)
0,55-0,59
0,51-0,55 (0,53)
Euschmidtia appendiculata ri. sp.
(fig. 56a-56e)
<?. Holotype. Taille relativement grande. Incision médiane du bord
postérieur du pronotum faible ; angle postérieur des lobes latéraux arrondi,
peu saillant vers l’arrière. Elytres dépassant le bord postérieur du 2 e tergite
abdominal, se recouvrant légèrement sur la ligne médiane. Extrémité de
l’abdomen fortement dilatée. Face dorsale de l’avant-dernier tergite forte¬
ment surélevée au centre, constituant la base, très épaisse, d’un appendice
courbé vers l’arrière. Moitié terminale de cet appendice divisée en 2 digi¬
tations parallèles, arrondies à l’extrémité, de section subcirculaire. Moitié
postérieure de l’avant-dernier tergite divisée en 3 lobes par 2 profondes
incisions triangulaires à angle rentrant très aigu ; lobe médian rectangulaire,
déclive, appliqué contre l’épiprocte, le bord postérieur fortement concave,
les angles latéro-postérieurs aigus et saillants vers l’arrière ; lobes latéraux
largement arrondis. Dernier tergite plus largement découvert que chez les
espèces précédentes, apparaissant latéralement sous forme d’une pièce
grossièrement subrectangulaire, s’étendant, vers l’arrière, jusqu'au bord
postérieur de la partie basale du complexe sous-génital. Partie basale du
complexe sous-génital découpée en rectangle à l’arrière, les angles de cette
découpure marqués par 2 fortes convexités ; ces dernières reliées entre elles
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIIBAE
53
par une dépression longeant le bord postérieur, apparaissant, de ce fait,
rabattu ventralement ; sillon membraneux très court, peu visible. Lobe
niédian elliptique, la base étroite et non saillante ; bourrelets latéraux étroits,
fortement saillants, rabattus ventralement et convergents vers le 1/3 pos¬
térieur, limitant une très forte concavité médiane, subcontigus à 1 apex ; ce
56a 56b
Fig. 56a-56e. — Euschmidtia appendiculata il. sp. (J. — 56a. Extrémité abdominale laté¬
ralement. —- 56 b. La même en vision apicale. — 56c. Endophalle dorsalement. — 56d.
Complexe phallique latéralement. — 56e. Endophalle latéralement.
dernier surmonté d’une pièce semi-décagonale à face ventrale concave et
bord postérieur pourvu d’une épine orientée vers le bas ; face dorsale pourvue
djune petite crête transversale préapicale. Lobes latéraux .subrectangulaires,
n’atteignant pas l’extrémité du lobe médian, l’angle inféro-interne largement
arrondi.
Insecte décoloré.
Capsule ectophallique peu sclérifiée, légèrement colorée en fauve, en
forme de croissant ; partie dorso-apicale fortement saillante vers le haut,
Source : MNHN, Paris
54
M. DESCAMPS
constituant une forte apophyse, visible extérieurement, recourbée vers
l’avant, largement et peu profondément sillonnée à la face postérieure, la
face opposée fortement comprimée transversalement. Ouverture apicale
limitée latéralement par 2 lobes externes très épais, recouvrant partielle¬
ment 2 lobes latéro-inférieurs submembraneux ; un petit lobe ventral égale¬
ment submembraneux. Bordure antérieure de l’ouverture dorso-basale
droite, large. Valves du pénis avec parties basales en forme de raquette,
fortement comprimées dorso-ventralement ; parties apicales courbées vers
l’extérieur, non redressées. Sac spermatophore très grand, à parois très
épaisses, dépourvu de crête ventrale.
Ç inconnue.
Afrique centrale : Nyassaland ; 12 mi. S. W. of Ekwendeni, 1 3 holo-
type, 22-2-1958 (E. S. Ross et R. E. Leech). Muséum de Londres.
F P Cy Cm
\3 12,4 2,8 3,37 2,95
Cette espèce se différencie des autres Euschmidlia par la structure de
l’endophalle rappelant celui de Maslachopardia jagoi (cf. p. 65). Sa position
systématique n’est peut-être pas tout à fait certaine.
Euschmidtia nyassae n. sp.
(fig. 56f-56j)
3. Holotype. Taille moyenne. Epine antennaire difficilement déce¬
lable. Bord postérieur du pronotum peu échancré. Elytres se recouvrant
dorsalement, atteignant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal. Extré¬
mité de l’abdomen fortement renflée. Avant-dernier tergite globuleux, le
bord supérieur, vu de profil, fortement et régulièrement convexe ; bord
postérieur non découpé comme chez les espèces précédentes, présentant,
de part et d’autre de la ligne médiane, 2 courtes projections, arrondies à
l’apex, n’atteignant pas l’extrémité de la plaque sus-anale, la face dorsale
carénée ; parties du bord postérieur, situées de part et d’autre de ces petits
appendices, concaves ; bord latéral fortement convexe. Dernier tergite bien
découvert latéralement, apparaissant sous l’aspect d'une pièce rectangulaire
plus haute que longue, le bord postérieur pourvu d’une petite saillie arrondie ;
angle postéro-externe très largement arrondi ; angle opposé aigu, recourbé
vers l’intérieur. Partie postérieure de la plaque sus-anale découverte, subrec¬
tangulaire, le bord postérieur trifide : 2 expansions latérales orientées vers
l’arrière et légèrement divergentes encadrant un petit lobe médian triangu¬
laire. Cerques ascendants. Partie basale du complexe sous-génital convexe
mais peu coudée ; sillon membraneux bien net, incomplet quoique s’étendant
presque jusqu’au bord postérieur, s’élargissant en triangle à la base. Lobe
médian rectangulaire, à base très large et non saillante ; bourrelets latéraux
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 55
épais, peu élevés ; dépression médiane étroite, légèrement élargie au centre ;
bord postérieur présentant une saillie médiane semi-elliptique à face ventrale
concave, dépourvue d’épine terminale, encadrée par 2 angles droits non
saillants vers l’arrière, avec bords recourbés vers le bas. En arrière de ces
angles latéraux, 2 petites expansions semi-circulaires faisant apparaître
1 extrémité du lobe médian bifide en vision latérale. Lobes latéraux courts,
en forme de segment circulaire.
Extrémité abdominale marquée de noir aux endroits suivants : bord
Postérieur et expansions médianes de l’avant-dernier tergite ; une tache
latérale transverse sur le bord postérieur du 8 e tergite ; bord postérieur de
la partie basale du complexe sous-génital ; extrémité du lobe médian ;
Majeure partie du dernier tergite ; plaque sus-anale. Cerques bruns.
Baguettes de l’épiphalle subcontiguës, courbées vers la ligne médiane ;
crochets terminaux forts, réunis à la base par une pièce transverse fortement
s çlérifiée ; extrémités des crochets arrondies et se faisant face. Partie posté¬
rieure de la capsule ectophallique, vue de profil, tronquée en biais ; partie
oorso-apicale fortement bombée ; ouverture apicale bordée par 4 lobes bien
différenciés. Bord postérieur de ces derniers longé par une bande blanche en
Partie ponctuée de fauve. Valves du pénis brun foncé, très fortement sclé-
nfiées, les parties apicales ni recourbées ni divergentes, l’apex épaissi ; sac
e Jaculateur pourvu d’une très forte crête ventrale, brune, non frangée.
Source : MNHN, Paris
56
M. DESCAMPS
$ inconnue.
Afrique centrale : Nyassaland ; 7 mi. S. of Cholo, 1<J holotype, 25-2-
1958 (E. S. Ross et R. E. Leech). Muséum de Londres.
F E P Cy Cm If
1<? 10,3 3,6 2,3 3,08 2,59 0,71
Euschmidtia suahelica Rehn et Rehn 1945
Rehn et Rehn 1945 p. 231 ; fig. 27-28 ; pl. 20, fig. 55-56.
Nous ne connaissons cet insecte que par la description originale.
Les caractères suivants ressortant de l’étude du texte et de l’examen des
dessins qui l’accompagnent font naître quelques doutes quant à son appar¬
tenance générique : face externe des fémurs antérieurs carénée ; extrémité
abdominale non renflée ; plaque sus-anale très largement découverte ; lobe
médian du complexe sous-génital étroit, perpendiculaire à la partie basale,
terminé par un renflement simple ; partie basale du complexe sous-génital
non convexe dans le sens transversal. L’auteur mentionne d’ailleurs les
profondes différences existant entre les parties génitales externes de cette
espèce et d ’E. congana.
La structure de l’extrémité abdominale tendrait à rapprocher cet insecte
du genre Paraschmidtia n’étaient, entre autres, la partie basale du complexe
sous-génital sillonnée et la forme du fastigium semblable à celui des
Euschmidtia.
Afrique orientale : Tanganyika ; Mikessé, région de Morogoro, 1 <?
holotype (perdu), 1 S paratype. Académie de Philadelphie.
Euschmidtia dirshi n. sp.
(fig. 47-48)
Ç. Holotype Taille d'un E. sansibarica. Fastigium verticis, vu de
profil, très peu saillant en avant des yeux, largement arrondi à l’extrémité.
Yeux peu saillants. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum presque
droit. Elytres dépassant légèrement le bord postérieur du 2 e tergite abdo¬
minal, se chevauchant sur la ligne médiane. 8 e tergite peu enveloppant.
Dernier tergite saillant jusqu’au niveau de l’extrémité de la plaque sous-
génitale, les bords postérieur et externe relativement peu convexes, formant
un angle postéro-externe arrondi, presque droit ; bord interne concave et
angle postéro-interne bien marqué. Plaque sous-génitale rétrécie à une
certaine distance après l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite, parcourue
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 57
par une fine carène relativement nette ; bord postérieur convexe à la partie
médiane, sinué latéralement ; partie convexe armée de 9-10 épines, l’épine
médiane nettement plus forte que les autres ; une petite dépression termi-
n ale, en forme de lunule, pouvant être considérée comme l’homologue du
processus médian des espèces précédentes. Valves de l’oviscapte courtes.
Ondulation préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures très peu
marquée; face ventrale pourvue de quelques fortes échinulations, le bord
externe armé de 4 dents, la dent basale très petite. Bord externe des valves
supérieures armé de 5-6 dents.
<? inconnu.
Afrique orientale : Tanganyika ; Morogoro Dist. Woodland 10 mis
fc. of Morogoro, 1 $ holotype, 11-1955 (J. Phipps). Muséum de Londres.
F E P Cy Cm lf
19 5,7 2,9 3,51 3,58 0,68
Euschmidtia milleri n. sp.
(fig. 57-58)
•i Holotype. Taille d’un E. sansibarica mais allure générale plus
élancée. Fastigium verticis, vu de profil, relativement saillant en avant
. yeux, peu déclive, légèrement tronqué et faiblement concave à l’extré-
jmté. Incision médiane du bord postérieur du pronotum large et profonde
(comme chez E. cruciformis ) ; angle postérieur des lobes latéraux non sail-
ant vers l’arrière. Elytres latéraux, subovoïdes, atteignant juste le bord
Postérieur du 1 er tergite abdominal, la nervation saillante. Ailes n’atteignant
Pas tout à fait l’extrémité des élytres. Carène externe des fémurs antérieurs
or fe. Face externe des fémurs médians parcourue par une côte longitudinale
assez nette. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
^pondant à la formule suivante (de l’extérieur vers l’intérieur) : 2 ; 4-5 ;
^ • Bords latéraux du 8 e tergite faiblement convexes, dépassant à peine les
ords correspondants du tergite précédent. Dernier tergite atteignant, vers
arrière, l’extrémité de la plaque sous-génitale, les bords postérieur et externe
confondus dans une large convexité ; pas d’angle postéro-interne différencié.
!aque sous-génitale brusquement rétrécie (en fait trilobée, mais lobes
ateraux cachés par le dernier tergite) après l’angle latéro-postérieur du 8 e
Çrgite, apparaissant, latéralement, comme taillée à angle droit ; bord pos-
e neur fortement convexe à la partie médiane, garni d’épines de taille subé-
Sale ; une petite carène double, relativement nette vers l’extrémité, évanes¬
cente vers le milieu. Sinuosité préapicale de l’arête dorsale des valves infé-
r, eures de l’oviscapte indistincte ; dent apicale plus forte que chez les
autres espèces, très recourbée ; bord externe armé de 5 dents, les 2 unités
Source : MNHN, Paris
58
M. DESCAMPS
basales coniques plus petites que les autres. Bord externe des valves supé¬
rieures armé de 7-8 dents.
(J inconnu.
Afrique centrale : Rhodésie du Sud ; Nyamahitak, 2 500 ft., 1 $
holotype, 20-5-1941 (N.C.E. Miller).
Afrique orientale : Mozambique ; 10 mi. W. of Vila Machado 1 Ç,
14-3-1958 (E. S. Iloss et R. E. Leech).
Afrique du Sud : Natal ; 50 mi. E. of Ubombo, Sordwana Bay, 1 $,
5-4-1958 (E. S. Ross et R. E. Leech). Muséum de Londres.
Le dernier exemplaire diffère du type par le bord postérieur du lobe
terminal de la plaque sous-génitale légèrement concave et par les élytres
n’atteignant pas tout à fait le bord postérieur du 1 er tergite abdominal.
Du fait de son degré de brachyptérisme, cette espèce fait penser à E.
suahelica Rehn et Rehn 1945 dont les élytres sont également latéraux et
subovoïdes. Rien cependant ne permet de considérer, avec certitude, ces 2
insectes comme appartenant à la même espèce ; par ailleurs, les élytres
d’E. suahelica n’atteignent pas le bord postérieur du 1 er tergite abdominal
alors que le genre est caractérisé par un degré de réduction des organes du
vol moins accentué chez les
F E P Cy Cm lf
39 13,6-15,4 3,2-3,8 2,8-3,4 3,20-3,45 3,30-3,65 0,55
Euschmidtia phippsi n. sp.
(fig. 59-60)
Ç. Holotype. Taille grande pour le genre, voisine de celle d ’E. tangana,
mais allure générale plus élancée. Fastigium verticis, vu de profd, relative¬
ment déclive, arrondi à l’extrémité, marqué d’une granulation au niveau du
point de contact avec les carènes médianes de la face. Ces dernières subob¬
solètes au-dessous de l’ocelle médian, épaisses entre les antennes, puis
amincies de nouveau au niveau des ocelles latéraux. Pronotum légèrement
ensellé, le bord postérieur à peine incisé au milieu ; angle postérieur des lobes
latéraux peu saillants. Elytres atteignant le bord postérieur du 4 e tergite
abdominal, fortement rétrécis à l’extrémité, le bord postérieur convexe sur
les 2/3 antérieurs. Face externe des fémurs médians convexe. Bord postérieur
du 7 e tergite épaissi. 8° tergite moyennement enveloppant. Parties visibles du
dernier tergite d’un autre type que chez les espèces précédentes, la portion
interne plus longue et la portion externe beaucoup moins largement dévelop¬
pée ; bord inférieur convexe et angle latéro-postérieur nettement recourbé
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
59
vers ] e haut. Plaque sous-génitale longue, brusquement rétrécie un peu
après l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite, apparaissant de profil, fortement
entaillée à angle droit, l’angle rentrant de l’entaille arrondi ; bord postérieur
du lobe terminal ainsi délimité irrégulièrement convexe, légèrement recourbé
dorsalement, non épineux mais granuleux ; une carène médiane subob¬
solète sur les 3/4 postérieurs. Face inférieure des valves de 1 oviscapte non
échinulée, très étroite à l’extrémité, de largeur normale à la base, le bord
externe légèrement concave, ondulé mais dépourvu de dents différenciées ;
bord interne irrégulièrement onduleux. Valves supérieures de constitution
normale, armées de 7-8 dents sur le bord externe. Tibias postérieurs portant
des traces de coloration verte.
<î inconnu.
Afrique orientale : Tanganyika ; Pangani Dist. Kwantili, 1 $ holotype,
23-3-1952 (J. Phipps). Muséum de Londres.
La position systématique de cette espèce (et de la suivante) n est P as
certaine en raison de la conformation particulière du dernier tergite abdo¬
minal. L’insecte est en outre remarquable par la longueur des organes du vol,
la forme des valves inférieures de l’oviscapte et leur denticulation peu
prononcée.
F
E
P Cy
Cm
lf
16,4
10,7
3,1 3,78
3,78
0,66
Euschmidtia fitzgeraldi n. sp.
(fig. 60a-60b)
$. Holotype. Taille un peu plus petite que l’espèce précédente.
Fastigium verticis.vu de profil, déclive, régulièrement arrondi à l’extrémite.
Carènes médianes de la face nettes, subcontiguës au-dessus de l’ocelle médian,
brièvement contiguës sous la pointe du fastigium. Bord supérieur du pro-
notum, vu de profil, nettement concave ; bord postérieur du disque sinué ;
angle postérieur des lobes latéraux presque droit, non saillant vers 1 arrière.
Elytres dépassant légèrement le bord postérieur du 2 e tergite abdominal.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante, de l’extérieur vers l’intérieur : 2-3 ; 3-4 ; 4-5. Bord posté¬
rieur du 7 e tergite non épaissi. Bords latéraux du 8 e tergite dépassant peu
les bords correspondants du précédent. Partie visible du dernier tergite
du môme type que chez E. phippsi, la portion interne en forme de mince
triangle, la portion externe en forme de croissant. Plaque sous-génitale
courte, la moitié postérieure progressivement rétrécie vers l’arrière, le bord
latéral de la portion rétrécie apparaissant, en vision latérale, très largement
concave ; un petit lobe médian terminal, semi-transparent, plus mince que
le reste de la plaque, faisant corps avec l’ensemble, subrectangulaire, le
Source : MNHN, Paris
60
M. DESCAMPS
bord postérieur pourvu de 4 petites dents ; de part et d’autre de la base de
ce lobe, une sinuosité anguleuse, mucronée à l’extrémité ; une très faible carène
médiane. Valves inférieures de l’oviscapte à peu près aussi longues que la
plaque sous-génitale ; pas de sinuosité préapicale sur l’arête dorsale ; face
ventrale triangulaire, pourvue de quelques fortes échinulations ; bord externe
droit, armé de 6-7 dents, les 2 unités postérieures très nettement plus fortes
que les autres ; bord interne également denté, les dents de la moitié posté¬
rieure très nettement plus faibles que celles de la moitié antérieure. Bord
externe des valves supérieures armé de 8 dents.
Face vert jaune ; joues présentant d’avant en arrière : une plage rouge,
une plage jaune triangulaire, une plage brunâtre se confondant avec la
coloration foncée du vertex et de l’occiput. Disque du pronotum brun
rouge ; lobes latéraux verts avec bord inférieur longé par une bande rouge ;
pleures thoraciques rouges et vertes. Tergites abdominaux présentant une
bande latérale verte et jaune, bordée de rouge, s’étendant jusqu’au 7 e tergite.
Pattes vertes ; tibias postérieurs rouges avec un anneau basal brun, la face
inférieure verte virant au rose vers l’extrémité ; tarses postérieurs rouges.
(J inconnu.
Afrique orientale : Tanganyika : Ufipa, 1 $ holotype, 7-2-1962 (Vasey
Fitzgerald). — 32 mi. S. E. of Sumbawanga, 1 $ , 13-2-1958 (E. S. Ross
et R. E. Leech). Muséum de Londres.
Le second exemplaire diffère du type par la plaque sous-génitale plus
sensiblement rétrécie vers l’arrière et dépourvue de sinuosité bien marquée
de part et d’autre de la base du lobe terminal.
F
E
P
29
13,5-15,0
5,1-6,3
2,5-2,6
Cy
Cm
lf
29
3,45-3,68
3,38-3,50
0,60
Genre Paraschmidtia nov.
<J. Taille assez grande. Capsule céphalique plus large au niveau des
articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux. Fastigium verticis,
vu de profil, bien saillant en avant des yeux, le bord supérieur subhorizontal ;
face dorsale plus large que chez le genre précédent, fissurée jusqu’au bord
antérieur de l’œil. Face lisse, monochrome ; angle fastigio-facial aigu. Yeux
beaucoup moins saillants que chez Euschmidlia ; distance infra-oculaire
subégale à la largeur de l’œil. Antennes subégales à la face. Épine antennaire
sur le 4 e article décelable à partir de l’apex.
Pronotum peu comprimé à l’avant, nettement ensellé ; bord postérieur
du disque sinué, angle postérieur des lobes latéraux arrondi, peu saillant
Source : MNHN, Paris
Fio. 57-58. — Euschmidtia milleri n. sp. 9. — 57. Extrémité abdominale ventralement. —
58. La même latéralement.
Fia. 59-60. — Euschmidtia phippsi n. sp. 9. — 59. Extrémité abdominale ventralement. —
60. La même latéralement.
Fia. 60a et 60 b. — Euschmidtia fîtzgeraldi n. sp. 9. — 60a. Dernier tergite abdominal
latéralement. — 60i>. Partie postérieure de la plaque sous-gémtale ventralement.
Fio. 61. — Paraschmidtia burri (Uvarov 1963) n. comb. 9- — Extrémité abdominale
ventralement.
Fig. 62-64. — Mastachopardia zougueana n. sp. 9. — 62. Tête et pronotuim latéralement.
— 63. Extrémité abdominale latéralement. - a ‘
- 64. La même ventralement.
Source : MNHN, Paris
62
M. DESCAMPS
vers l’arrière. Brachyptère ; élytres étroits, fortement rétrécis à l’extrémité,
se chevauchant sur toute la longueur, la nervation serrée, bien nette. Pattes
comme chez le genre précédent ; carène supéro-externe des fémurs médians
subobsolète.
Extrémité abdominale peu renflée. Bord postérieur de l’avant-dernier
tergite pourvu d’une large concavité médiane limitée latéralement par
2 petites dents. Dernier tergite bien découvert latéralement, l’angle postéro-
interne prolongé par un long appendice. Plaque sus-anale découverte, subrec¬
tangulaire, l’extrémité tronquée. Cerques minces, coniques. Complexe sous-
génital divisé en 2 parties comme dans le genre précédent. Partie basale plus
courte, fortement bombée, non recourbée dorsalement vers l’arrière, dépour¬
vue de sillon membraneux. Partie apicale comprenant : a) un lobe médian
approximativement perpendiculaire à la partie basale, très épais à la base,
étroit au milieu, b) 2 lobes latéraux subcarrés. Connectif bien visible.
Une bande jaune, bordée de rouge à la partie inférieure, sur le pronotum
seulement.
Complexe phallique étudié par Dirsh (1956). Du même type que chez le
genre précédent ; s’en différencie de la façon suivante : capsule ectophallique
plus close, ouverture apicale nettement plus petite, voile de l’ouverture dor-
so-basale subcoriacé, rigide ; valves du pénis réunies à l’extrémité ; présence
d’un petit sclérite apical en forme de U à branches épaissies, situé sous les
valves du pénis ; sac éjaculateur plus grand, piriforme, à parois dépourvues
de sclérification.
$. Tête très nettement plus large au niveau des articulations mandi-
bulaires qu’au niveau des yeux. Distance infra-oculaire plus grande que la
largeur de l’œil. Fémurs comme chez le genre précédent. 8® tergite peu enve¬
loppant. Dernier tergite visible latéralement, fortement saillant vers l’arrière,
l’angle postéro-interne très aigu. Plaque sus-anale large, l’extrémité arrondie ;
cerques courts, coniques. Plaque sous-génitale rétrécie vers l’extrémité ;
partie médiane du bord postérieur épineuse, portant un processus médian
faisant corps avec le reste du sternite. Valves de l’oviscapte courtes. Face
ventrale des valves inférieures fortement élargie à la base, le bord externe
denté jusqu’à la suture basale, la dent apicale très fortement recourbée. Face
dorsale des valves supérieures lisse, le bord interne très fortement bisinué.
Génotype : Euschmidlia burri Uvarov 1953.
Paraschmidtia burri (Uvarov 1953) n. comb.
(fig. 61)
Euschmidlia burri Uvarov 1953, p. 1 ; fig. 1-8.
Euschmidlia burri Dirsh 1956, p. 237, pl. 9.
Bord postérieur de la partie basale du complexe sous-génital du £ for¬
tement concave. Lobe médian de la partie apicale très large à la base et à
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
63
l’extrémité, cette dernière surélevée au centre et constituant une sorte de
plate-forme subcordiforme, concave, à pointe dirigée vers 1 arrière ; partie
médiane très étroite, laissant voir le connectif soudé sur toute la longueur
des bords latéraux.
Plaque sous-génitale de la Ç comme représentée à la figure 61. On note
une très grande variation dans la spinescence du bord postérieur.
Afrique centrale : Rhodésie ; Luano Valley, 315 exemplaires 3 et $,
1928 (M. Burr). — Mporokoso Dist. Mweru wa Ntipa, 3_cJ et 2 Ç, du 8 au
13-7-1952 (B. P. Uvarov). — Mweru wa Ntipa, 1 3, 11-5-1949 (V. Fitzge¬
rald). — Mpika, 2 3 et 6 ?, 11 au 26-6-1954 (V. Fitzgerald). — 6 mi. N. of
Kafue, 1 3, 4-3-1958 (E. S. Ross et R. E. Leech). — Angola : Atto Cuilo,
mute Sanrimo Malange, 1 <?, 5-1954 (E. L. Carvalho). — Congo : Munowe
Park, Upemba, 1 3, 18-1-1958 (E. S. Ross et R. E. Leech). Materiel au
Muséum de Londres. 1 3 et 1 ? au Muséum de Paris.
L’exemplaire en provenance du Congo s'écarte de l’ensemble des autres
spécimens examinés : a) par l’angle postéro-interne du dernier tergite abdo¬
minal différencié en un appendice nettement plus court et moins effilé ;
b ) par le lobe terminal de la plaque sous-génitale nettement plus étroit et
plus saillant vers l’arrière.
15$
12.7- 13,3
14.8- 16,9
(13,08)
(15,99)
7,5- 8,4
9,0-10,1
(7,91)
(9,56)
2,7-3,1 (2,75)
3,3-4,0 (3,63)
Cy
Cm
lf
15(j
15q
2,90-3,17
3,30-3,70
(3,05)
(3,54)
3,20-3,51
4,05-4,63
(3,37)
(4,40)
0,75-0,83 (0,78)
0,73-0,78 (0,75)
Genre Mastachopardia nov.
?• Allure, taille et coloration d’un Euschmidtia. Fastigium verticis,
v u de profil, plus saillant en avant des yeux, le bord supérieur subhorizontal.
Angle fastigio-facial subaigu. Yeux grands, légèrement saillants. Distance
’nfra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Capsule céphalique de largeur
subégale au niveau des articulations mandibulaires et au niveau des yeux.
Epine antennaire sur le 4 e article décelable à partir de l’apex..
Pronotum entièrement et finement rebordé, le bord postérieur incise
? u milieu et sinué de part et d’autre de l’incision ; angle postérieur des
obes latéraux saillant vers l’arrière. Brachyptère ; bord antérieur des élytres
légèrement convexe ; bords postérieurs se chevauchant sur la ligne médiane.
Eémurs antérieurs pourvus de 5 carènes ; fémurs médians pourvus de
4 carènes. Epines des carènes supérieures des fémurs postérieurs petites,
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
distantes, peu nombreuses ; 2 e éperon interne des tibias comme chez Eus-
chmidlia.
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant légèrement les bords corres¬
pondants du tergite précédent. Dernier tergite visible latéralement, peu saillant
vers l’arrière, l’angle latéro-postérieur n’atteignant pas l’extrémité des
cerques. Plaque sus-anale sillonnée transversalement au milieu. Plaque sous-
génitale longue, non carénée, progressivement rétrécie vers l’extrémité,
recouvrant la base des valves inférieures de l’oviscapte. Ces dernières courtes
et étroites, l’arête dorsale ni dentée, ni sinuée, la dent apicale courte et peu
recourbée ; face ventrale triangulaire, nettement concave, non échinulée,
le bord externe denté jusqu’à la suture basale. Valves supérieures étroites,
non sinuées, la dent apicale faible.
Pour le <? présumé, voir description de M. jagoi p. 65.
Génotype : Maslachopardia zougueana n. sp.
Bien que le S soit inconnu, cet insecte s’écarte suffisamment d ’Euschmid-
tia par la position de l’épine antennaire et de Paraschmidtia par la confor¬
mation de l’extrémité abdominale pour justifier la création d’un nouveau
genre.
Mastachopardia zougueana n. sp.
(fig. 62-64a)
Ç. Holotype. Fastigium verticis arrondi à l’extrémité. Angle posté¬
rieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers l'arrière en léger oblique
vers le bas. Elytres peu rétrécis vers l’extrémité, dépassant légèrement le
bord postérieur du 2 e tergite abdominal. Spinescence des carènes supérieures
des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante (de l’extérieur vers
l’intérieur) : 3-4 ; 3 ; 0-2. 8 e tergite abdominal de longueur subégale latéra¬
lement et sur la ligne dorso-médiane. Bord externe du dernier tergite convexe,
l’angle latéro-postérieur large, arrondi. Partie basale de la plaque sus-anale
parcourue par 2 petites carènes longitudinales. Bord postérieur de la plaque
sous-génitale pourvu d’une petite expansion médiane, subrectangulaire,
peu épaisse, inclinée dorsalement, irrégulièrement bosselée. De part et d’autre
de cette expansion quelques granulations irrégulières. Bord externe de la
face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte droit et oblique, armé
de 7-8 dents fortement aplaties transversalement, les unités basales aussi
fortes que les apicales ; bord interne irrégulièrement denticulé. Face dorsale
des valves supérieures lisse, le bord externe armé de 7-8 dents, certaines bi
ou trifides.
Face jaune, joues roses ou rouges (?) traversées par une large bande
oblique jaune. Une bande jaune bordée de rouge allant du bord antérieur
du pronotum au bord postérieur du 6 e tergite. Articulation tibio-fémorale
postérieure vert foncé avec une lunule noire ; tibias postérieurs rouge violacé,
la face inférieure noire à la base virant au brun, puis au rougeâtre vers l’ex¬
trémité.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION FRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
65
<? inconnu.
Afrique occidentale : Guinée ; Nimba, Camp Zougué, 1 Ç holotype,
28-1-1957 (Lamotte, Amiet, van der Plaelsen). — Côte d’ivoire ; Danané,
1 ?, 1-1939 (L. Chopard). Muséum de Paris.
Fig.
64a. — Mastachopardia zougueana n. sp. ?.
L’exemplaire capturé à Danané diffère du type par le fastigium moins
saillant et légèrement déclive ainsi que par la présence de granulations
n ®ttement odontiformes de part et d’autre de l’expansion médiane de la
Piaque sous-génitale.
F
E
P
29
14,0-14,0
5,4-5,7
3,0-3,0
Cy
Cm
lf
29
3,22-3,45
3,30-3,40
0,67
Mastachopardia jagoi n. sp.
(fig. 64b-64g)
<?• Holotype. Taille moyenne. Capsule céphalique un peu plus large
6U niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium
erlicis, vu de profil, moyennement saillant, déclive, le bord supérieur droit,
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 5
Source : MNHN, Paris
66
M. DESCAMPS
l’extrémité arrondie ; face dorsale étroite, constituée de 2 côtes contiguës.
Espace interoculaire étroit et légèrement concave ; angle fastigio-facial
subaigu. Carènes médianes de la face contiguës sur toute la longueur, épais¬
sies entre les antennes. Yeux très allongés dorso-ventralement, moyennement
saillants, les extrémités largement arrondies. Distance infra-oculaire très
nettement plus petite que la largeur de l’œil. Antennes subégales à la face,
l’épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex. Pronotum comprimé
Fio. 646-64ÿ. — Mastachopardia jagoi n. sp. (J. — 64*. Extrémité abdominale latéralement.
— 64c. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum. —- 64d. Avant-dernier
tergite, plaque sus-anale et cerques dorsalement. - 64e. Complexe phallique latérale¬
ment. — 64/. Endophalle latéralement. — 643. Le même dorsalement.
latéralement à l’avant ; angle postérieur des lobes latéraux aigu, arrondi à
l’extrémité, nettement saillant vers l’arrière et légèrement incliné vers le
bas. Elytres paraissant dépasser le bord postérieur du 3 e tergite abdominal (?).
Fémurs antérieurs pourvus de 5 carènes, l’unité traversant la face externe
bien nette. Fémurs médians pourvus de 4 carènes. Carènes supérieures des
fémurs postérieurs peu épineuses ; spinescence répondant à la formule
suivante : 2 ; 0-1 ; 0. Extrémité abdominale moins renflée que chez les
Eiischmidtia. Avant-dernier tergite non caréné, pourvu d’une longue expan¬
sion médiane subrectangulaire avec bord postérieur droit, légèrement
incisé au milieu ; 2/3 postérieurs de cette expansion repliés ventralement
(conformation normale ou accidentelle ?) ; angle postéro-exteme de l’avant-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
67
dernier Lergite largement arrondi et légèrement courbé vers 1 intérieur.
Bord postérieur de la plaque sus-anale faiblement concave ; bords latéraux
renforcés par une légère côte ; angles latéro-postérieurs très faiblement
saillants vers l’arrière. Cerques droits. Dernier tergite visible latéralement
sous forme d’une pièce subtriangulaire avec angle postérieur largement
arrondi. Partie basale du complexe sous-génital non sillonnée, courte,
peu renflée, non convexe selon l’axe transversal, le bord postérieur légèrement
concave. Partie apicale perpendiculaire à la précédente. Lobe médian légè¬
rement courbé dorsalement ; base pourvue d’une forte côte s'étendant depuis
les lobes latéraux jusqu’à la ligne médiane et délimitant, avec le bord posté¬
rieur de la partie basale, une dépression transversale ; face ventrale présen¬
tant une dépression longitudinale limitée par 2 épais bourrelets parallèles
s nr la moitié basale, puis convexes ; extrémité constituée d’un renflement
simple avec bord postérieur convexe et bord antérieur armé dune forte
épine. Lobes latéraux, vus de profil, en forme de pièce irrégulière avec angle
inférieur bien différencié, droit, l’angle supérieur atteignant presque 1 extré¬
mité du lobe médian ; moitié basale du bord interne n’atteignant pas le
bourrelet latéral de la face ventrale du lobe médian, laissant ainsi à découvert
Une portion des faces latérales de ce dernier.
Capsule ectophallique très peu sclérifiée, en forme de navette, 1 ouverture
apicale en forme de fente étroite limitée par un lobe dorsal convexe et un
lobe ventral légèrement bi-mamelonné à l’extrémité. Ouverture gemtale
débouchant près de la bordure ventro-apicale. Valves du pénis non soudees
à l’extrémité, en forme de plaque très fortement comprimée dorso-ventra-
lernent et de profil concave. Sac spermatophore énorme, dépourvu de crête
ventrale.
Coloration d’après l’insecte vivant (note du Dr. N. D. Jago) : « Eyes red
brown. Fastigium verticis, frons and post genae yellow. Stripe below eye red
shading to red brown below. Vertex and area beliind eyes brown with pale
blue line adjacent to eyes on each side. Antennae red brown with basal part
yellow. Disc of pronotum brown. Latéral lobes of pronotum pale blue above
edged with crimson below. Pale blue pronotal side stripe continued laterally
°n to rest of thorax and abdomen as a pale blue and later emerald line, leg-
mina uniform red brown. Wings smokey. Fore and mid legs green. Tarsi
black. Posterior femora green, knees of fémur black. Posterior tibiae dark
Purple. Posterior tarsi green blackening apically. Dorsal surface of abdomen
black, ventral surface brown. Tergite anterior to genitalia yellow. Gemtalia
und sub-genital plate black. »
$ inconnue.
Habitat (note du Dr. N. D. Jago) : « Overgrown clearing containing
r egrowth végétation in form of small trees. Surrounding forest a low type of
ev ergreen forest on the edge of a wide fast flowing river. Habitat had no
°bvious continuity with any other area, the surrounding forest bemg undis-
trubed with an almost open floor. Possibly species Iives in clearings opening
°ut of river-bank regrowth végétation. »
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Afrique occidentale : Liberia ; N. E. of Bomi Hills, mining area N. of
Monrovia, 1 <? holotype, 23-7-1963, caught as last stage nymph (N. D. Jago).
Muséum de Londres.
F E P Cy Cm
1<? 12,2 4,9 2,7 2,98 2,55
Cet insecte est rapporté au genre Maslachopardia sur la base de la struc¬
ture du fastigium. Seule la connaissance de la $ ou du <? du génotype pourra
infirmer ou confirmer la position qui lui est provisoirement assignée.
Genre Stenomastax nov.
c? Taille petite et forme générale grêle. Capsule céphalique modérément
élargie au niveau des articulations mandibulaires. Vertex peu ascendant et
peu bombé ; fastigium verticis bien saillant en avant des yeux, non ou très
peu ascendant, relativement large dorsalement, fissuré à l’extrémité. Face
plate, lisse, monochrome, droite ou très légèrement concave, les carènes
médianes très fines, contiguës des antennes au clypeus. Angle fastigio-
facial très aigu. Yeux allongés, modérément saillants ; distance infra-oculaire
plus grande que la largeur de l’œil. Antennes filiformes, à peu près aussi
longues que la tête et le pronotum réunis ; article basal long. Epine antennaire
sur le 4 e article décelable à partir de l’apex.
Pronotum allongé, non rebordé, sauf l’arête inférieure des lobes latéraux ;
surfaces du disque et des lobes confondues en une même convexité ; bord
antérieur sinué et bord postérieur incisé au milieu. Lobes latéraux étroits,
le bord inférieur droit et subhorizontal, l’angle postérieur aigu, nettement
saillant vers l’arrière. Plaque sternale régulièrement et faiblement élargie vers
l’arrière. Aptère. Fémurs antérieurs et médians non renflés, pourvus seule¬
ment des 2 carènes supérieures terminées par une petite épine noire ; faces
latérales convexes. Carène supéro-interne des fémurs postérieurs présentant
des épines implantées jusqu’à faible distance de la base. Epines du bord
interne des tibias postérieurs bisériées, alternes (une épine de grande taille
alternant avec une épine de taille plus petite) ; 2 e éperon interne comme chez
les genres précédents.
Abdomen caréné, modérément renflé à l’extrémité. Avant-dernier
tergite aplati dorsalement, le bord postérieur droit ou concave. Dernier
tergite bien visible latéralement, lisse, pourvu d’un long appendice étroit et
sinué. Plaque sus-anale découverte, semi-circulaire ou sublancéolée. Cerques
courts, coniques ou substyliformes, droits ou incurvés. Complexe sous-génital
divisé en 2 parties comme chez les genres précédents. Partie basale fortement
convexe, ni carénée, ni sillonnée, son bord postérieur fortement échancré
en V. Partie apicale composée de 2 lobes latéraux courts, subrectangulaires
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 69
ou subtrapézoïdaux, et d’un tissu peu sclérifié remplissant rémargination
ue la partie basale et réunissant les lobes latéraux.
Complexe phallique non étudié.
Génotype : Penichroles brunneri Burr. 1899.
A ce nouveau genre appartiennent également : a) Penichroles laurus
Rehn et Relui 1945 qui n’est connu, tout comme P. brunneri, que par 1 seul
exemplaire <J. b ) P. brevivalvatus Karsch 1896 connu par 1 seule $. c) Steno-
nastax browni espèce nouvelle connue par 1 seule $ en provenance du Kenya.
Toutes espèces continentales.
Ces insectes (sauf P. laurus ) ont été comparés avec le génotype P. nudata
Karsch 1889 espèce malgache dont le nous est connu par 1 larve âgée.
Malgré une convergence de formes assez remarquable, les espèces sus-men¬
tionnées ne peuvent être maintenues dans le genre Penichrotes qui appartient
a la sous-famille des Pseudoschmidliinae en raison de la présence d’une
Mre membraneuse à la partie basale du complexe sous-génital du <? (cf. clé
Les Ç de même allure que celles du genre Penichrotes s’en différencient
aisément par les caractères suivants :
— Absence totale de rudiments ëlytraux. Parmi les Euschmidtiinae et
Pseudoschmidliinae actuellement connus, les Stenomastax ont les seuls
insectes véritablement aptères.
— Epines du bord externe des tibias postérieurs bisériées. Caractère
propre aux Stenomastax.
— Carènes supérieures des fémurs antérieurs et médians terminées
Par une petite épine.
— Carènes médianes de la face très fines, contiguës.
— Valves de l’oviscapte courtes.
Elles répondent à la description générale suivante :
Forme générale plus trapue que chez le <?. Capsule céphalique très nette¬
ment plus large au niveau des articulations mandibulaires qu’au niveau
aes yeux. Fastigium saillant, horizontal ou légèrement ascendant en avant des
yeux. Distance infra-oculaire subégale à la longueur de l’œil. Antennes (?).
r 'onotum plus court que chez le <? avec lobes latéraux plus larges, le bord
’nférieur oblique, l’angle postérieur peu saillant vers l’arrière. Fémurs anté¬
rieurs pourvus d’une carène à la face externe, la face inférieure limitée par
carènes subobsolètes. 8 e tergite abdominal court, non enveloppant.
Gernier tergite peu découvert latéralement. Plaque sous-génitale large,
n ° n carénée, le bord postérieur fortement convexe. Plaque sus-anale divisée
en 2 parties par une côte transversale en ligne brisée ; partie basale traversée
Par 2 côtes longitudinales. Cerques coniques. Valves inférieures de l’oviscapte
courtes et trapues, l’arête dorsale pourvue d’une petite dent préapicale,
* a dent apicale forte et recourbée avec arête externe denticulée ; face ventrale
Source : MNHN, Paris
70
ESCAMPS
M. Dl
triangulaire, échinulée, bombée vers la base, les bords externe et interne
dentés jusqu’à la suture basale. Valves supérieures étroites, la face dorsale
lisse.
Clé des espèces (<J)
1 (2) Capsule ectophallique pourvue d’un appendice bifide visible extérieu¬
rement sous forme d’une petite tige recourbée ; appendices du dernier
tergite non ascendants, fortement courbés vers l’intérieur et se croi¬
sant sur la ligne médiane ; cerques droits, (fig. 65-66).
. S. brunneri (Burr 1899). p. 70
2 (1) Capsule ectophallique sans appendice visible extérieurement ;
appendices du dernier tergite fortement ascendants ;.
. S. taurus (Rehn et Rehn 1945). p. 71
Clé des espèces (?)
1 (2) Bord postérieur de la plaque sous-génitale garni de petites épines,
atteignant la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte
. S. brevivaloatus (Karsch 1896). p. 73
2 (1) Bord postérieur de la plaque sous-génitale pourvu seulement de
2 petites épines à la partie médiane, n’atteignant pas la suture basale
des valves inférieures de l’oviscapte (fig. 70) . . S. browni n. sp. p. 73
Stenomastax brunneri (Burr 1899) n. comb.
(fig. 65-68)
Penichrotes brunneri Burr 1899, p. 280 ; fig. 12.
<?. Redescription du type. Fastigium verticis, vu latéralement, trian¬
gulaire, l’extrémité aiguë ; face dorsale plane au centre, bordée de carènes
épaisses, arquées, ne se continuant pas le long du bord interne de l’œil ;
extrémité, vue dorsalement, arrondie, fissurée. Profil de la face bombé
entre les antennes. Avant-dernier tergite traversé par un très fin sillon
longitudinal ; bord postérieur présentant une large concavité médiane,
régulière, avec angles latéraux droits, légèrement redressés vers le haut et
bombés dorsalement. Bord postérieur du 8 e sternite légèrement concave, ses
angles latéro-poslérieurs dépassant, vers l’arrière, les angles correspondants
de l’avant-dernier tergite. Dernier tergite visible latéralement sous forme
d’une pièce subovoïde, le bord interne fortement épaissi, convexe. Appendice
terminal (cerque dans la description originale) non ascendant, très fortement
recourbé vers l’intérieur, croisant son homologue ; extrémité aiguë et légè¬
rement incurvée vers l’arrière, atteignant presque la base de l’appendice
opposé. Plaque sus-anale semi-circulaire, pourvue d’une abondante pilo¬
sité au milieu, bordée d’un épaississement très net s’amincissant à la par-
source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 71
tie médiane. Plaques infra-cercales et cerques enfoncés accidentellement
dans la cavité abdominale — La remise en position normale n’a pas été
tentée par crainte de détériorer le type. Cependant, un cerque a pu être
partiellement dégagé, il apparaît court, droit, cylindrique, arrondi à l’extré¬
mité. — Partie basale du complexe sous-génital fortement convexe, ses
bords latéraux remontant latéralement jusqu’au niveau des appendices
terminaux du dernier tergite, ses angles latéro-postérieurs arrondis, finement
rebordés. Lobes latéraux de la partie apicale petits, subrectangulaires avec
les bords supérieur et interne incurvés dorsalement ; un tissu chagriné, peu
sclériflé réunissant le bord externe au bord correspondant de la partie
basale et le bord interne au bord correspondant du lobe opposé. Capsule
ectophallique munie d’un appendice dorsal visible extérieurement sous
forme d’une petite tige recourbée vers le bas, l’extrémité bifide ; branches
terminales légèrement renflées, divergentes, très aiguës à l’apex.
Coloration décrite par Burr.
$ inconnue.
Afrique orientale : Tanganyika (Reimer), 1 <? type. Muséum de Vienne.
Cy Cm
1 S 2,10 1,93
Stenomastax taurus (Rehn et Rehn 1945) n. comb.
Penichrotes taurus Rehn et Rehn 1945, p. 213 ; fig. 11-14.
Bien que ne connaissant cette espèce que par la description de Rehn,
®on appartenance au genre Stenomastax nous paraît incontestable. Les carac¬
tères génériques principaux énumérés p. 69 sont cités dans l’excellente
oescriplion originale ou apparaissent clairement à l’examen des dessins qui
1 accompagnent. Outre les différences mentionnées dans la clé ci-dessus,
A taurus s’écarte du génotype par les caractères suivants : fastigium moins
pillant en avant des yeux, très nettement déclive, les bords latéraux de la
*ace dorsale plus arqués, la fissuration apicale moins profonde; bord postérieur
de l’avant-dernier tergite droit.
$ inconnue.
Afrique orientale : Zanzibar (C. (aleb) Cooke), 1 S type. Académie
Philadelphie.
Il est possible que l’une ou l’autre des 2 espèces suivantes, connues
seulement par la $, soit à rapporter à 5. taurus ou à l’espèce précédente.
Bien ne permettant d’en juger avec certitude, ces insectes sont décrits sous
ues noms différents.
Source : MNHN, Paris
Fio. 65-68. — Stenomaslax brunneri (Burr 1899) n. comb. <J.— 65. Extrémité abdominale,
sans les cerques et les plaques infra-cercales, dorsalement. — 66. La même latéralement.
— 67. Capsule céphalique de face. — 68. Tête et pronotuin latéralement.
Fig. 69-72. — Stenomaslax browni n. sp. 9. — 69. Tête et pronotum latéralement. —
70. Extrémité abdominale ventralemcnt. —- 71. La même latéralement. — 72. Capsule
céphalique de face.
Fig. 73. — Stenomaslax brevivatvatus (Karsch 1896) n. comb. 9. — Fastigium verticis
latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
73
Stenomastax brevivalvatus (Karsch 1896) n. comb.
(fig- 73)
Penichroles brevivalvatus Karsch 1896, p. 246.
î. Redescription du type. Taille petite. Fastigtam verticis, vu de profil,
légèrement ascendant en avant des yeux et redressé à l’extremite ; face
dorsale divisée en 2 lobes nettement bombés. Angle postérieur des lobes
latéraux du pronotum aigu, nettement oblique vers le bas et vers 1 arriéré.
Dernier tergite abdominal visible latéralement sous forme d’une petite piece
triangulaire, le bord externe épaissi, l’angle latéro-postérieur très peu saillant.
Aire médiane basale de la plaque sus-anale peu déclive, marquée d un sillon
longitudinal médian bien net. Plaque sous-génitale légèrement bombce,
atteignant la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte; une petite
dépression circulaire vers l’extrémité ; bord postérieur épais, fortement
convexe, pourvu d’une légère expansion médiane, entièrement garni d epines
Petites, irrégulières, à base très épaisse ; une épine médiane plus longue.
Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue dune dent
relativement forte, légèrement inclinée vers l’arrière, implantée à la naissance
de la courbure terminale ; dent apicale forte ; face ventrale fortement bombee
à la base, pourvue, vers l’angle basal interne, d’un groupe de granulations
épaisses ; bord externe armé de 5-6 dents. Valves supérieures fortes, la face
dorsale relativement large, armée de 10-11 dents sur le bord externe.
Insecte décoloré ; à noter cependant une tache noire à la face ventrale
du fastigium, une étroite bande orangée traversant les joues ; bords latéraux
du 8° tergite noirs ; bords postérieurs du 7 e sternite et de la plaque sous-geni-
l^le bruns ; valves de l’oviscapte sombres.
tî inconnu.
Afrique orientale : Kakoma, 1 S type (Dr. R. Bôhmj. Muséum de
Berlin.
Stenomastax browni n. sp.
(fig. 69-72)
$. Holotype. Très proche de l’espèce précédente mais taille sensible¬
ment plus grande. Fastigium verticis, vu de profil, nettement déclive au
n >veau du bord supérieur de l’œil, puis horizontal ; face dorsale plus large
que chez S. brevivalvatus avec bords latéraux plus fortement arques et surlace
des lobes terminaux plane. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum
Presque droit, nettement moins oblique vers l’arrière que chez 1 espèce pre¬
cedente. Carène de la face externe des fémurs antérieurs plus faible et epines
des carènes supérieures des fémurs postérieurs plus fortes. Dernier tergite
^dominai visible latéralement sous forme d’un fin croissant. Aire médiane
Source : MNHN, Paris
74
M. DESCAMPS
basale de la plaque sus-anale fortement déclive, non sillonnée. Plaque sous-
génitale n’atteignant pas la base des valves inférieures de l’oviscapte, pourvue
d’une légère dépression située plus loin de l’extrémité que chez S. brevival-
vatus ; bord postérieur non épaissi, convexe, pourvu d’une légère expansion
médiane, armé de 2 épines ; de part et d’autre de cette expansion, bord non
épineux, pourvu de quelques granulations. Valves inférieures de l’oviscapte
un peu plus longues que chez S. brevivalvatus ; dent préapicale de l’arête
dorsale non inclinée vers l’arrière, arrondie à l’apex ; courbure terminale
plus longue ; dent apicale moins épaisse, l’arête externe nettement bidentée ;
face inférieure moins bombée à la base, garnie d’un groupe de 8-9 échinula-
tions coniques à l’angle inféro-interne ; supports basaux bien découverts,
les bords internes foliacés et se recouvrant légèrement, les bords externes
relevés dorsalement. Valves supérieures plus grêles que chez l’espèce précé¬
dente.
Insecte partiellement décoloré. Capsule céphalique comme chez S. brevi¬
valvatus ; yeux traversés par 2 bandes longitudinales sombres, l’une en position
médiane, l’autre près du bord postérieur. Pattes verdâtres, les tarses anté¬
rieurs et médians vert foncé, les tibias postérieurs verts à la base, roses à
l’apex. Une étroite bande brune sur les bords latéraux du 8 e et du dernier
tergite. 7 e sternite, plaque sous-génitale et valves de l’oviscapte clairs.
<? inconnu.
Afrique orientale : Kenya ; Diani Beach, 22 m. S. of Mombasa, 1 ?
holotype, 29-3-1953 (E. S. Brown). Muséum de Londres.
F E P Cy Cm lf
19 13 3,1 2,75 3,35
SOUS-FAMILLE PSEUDOSCHMIDTIINAE nov.
Clé des tribus ($)
1 (8) Plaque sous-génitale de la Ç ni largement échancrée, ni profondément
fissurée au milieu ; dans le cas contraire, fortement rétrécie à la partie
postérieure. « Eggguide «absent ou invisible extérieurement. ... 2
2 (3) Chez les 2 sexes, tibias antérieurs et médians ou de l’une des 2 pre¬
mières paires garnis de 2 rangées d’épines à la face inférieure ; à dé¬
faut de ce caractère, carène supéro-interne des fémurs postérieurs épi¬
neuse jusqu’à la base.
Capsule ectophallique cylindrique ou subcylindrique ; baguettes laté¬
rales de l’épiphalle réunies par une tige transversale située au niveau
de la base des crochets.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
75
Valves inférieures de l’oviscapte dépourvues de dent préapicale
sur l’arête dorsale ; dent apicale courte et peu recourbée, (fig. 100,
p. 98 ; 118, 121, 124, p. 91). Madagascar.
. Carcinomastacini n. tribu, p. 75
^ (2) Tibias antérieurs et médians inermes (sauf les épines apicales) ;
carène supéro-interne des fémurs postérieurs non épineuse jusqu’à
la base.
Baguettes latérales de l’épiphalle non réunies au niveau de la base
des crochets ou capsule ectophallique subsphérique. Insectes bra-
chyptères ou subaptères.4
^ (7) Valves inférieures de l’oviscapte munies d’une dent préapicale sur
l’arête dorsale. Capsule ectophallique subcylindrique.5
5 (6) Fastigium verticis fortement saillant en avant des yeux. Capsule
céphalique conique ; distance infra-oculaire de la $ plus grande ou
subégale à la largeur de l’œil ; angle fastigio-facial aigu. (fig. 133,
p. 107 ; 136, 139, 142, p. 102). Afrique, Madagascar.
. Penichroti n. trib. p. 99
® (5) Fastigium verticis non ou très peu saillant, déclive (sauf chez Eudirs-
chia et Winlrebertella ; dans ce cas, soit plaque sous-génitale de
la Ç fissurée à l’extrémité, soit 8 e sternite du 3 entièrement fissuré).
Capsule céphalique non conique ; yeux en général bien saillants
chez le 3 ; distance infra-oculaire généralement plus petite que la
largeur de l’œil. 8 e tergite abdominal de la Ç plus ou moins envelop¬
pant, ses bords latéraux se chevauchant parfois à la face ventrale.
(fig. 167, 170, p. 121). Afrique et Madagascar.
. Pseudoschmidtiae n. trib. p. 109
7 (4) Soit capsule ectophallique subsphérique avec ouverture apicale
petite (fig. 369, p. 218).
Soit valves inférieures de l’oviscapte dépourvues de dent préapicale
sur l’arête dorsale. Genres connus généralement par un seul sexe.
Madagascar.Positions incertaines, p. 203
** 0) Plaque sous-génitale de la Ç peu ou pas rétrécie à la partie postérieure,
largement échancrée ou profondément fissurée au milieu ; « egg
guide » fortement développé et sclérifié, généralement visible extérieu¬
rement (fig. 391, p. 233). Ouverture terminale de la capsule ecto¬
phallique en position ventro-apicale. Insectes subaptères. Madagascar
. Apteropeoedi n. trib. p. 226
Tribu CARCINOMASTACINI nov.
Clé des genres ( 4 )
* (4) Face inférieure des tibias médians ou des 2 premières paires garnie
de 2 rangées d’épines.2
Source : MNHN, Paris
76
M. DESCAMPS
2 (3) Face inférieure des tibias médians seule garnie de 2 rangées d’épines ;
carène inférieure de l’aire externo-médiane ou de l’aire interno-
médiane des fémurs postérieurs épineuse. Avant-dernier tergite abdo¬
minal du 3 surélevé, muni d’une forte crête (fig. 77) ; valves de I’ovis-
capte atrophiées, non denticulées (fig. 76) .
. Sauromastax n. gen. p. 76
3 (2) Face inférieure des tibias antérieurs et médians garnie de 2 rangées
d’épines ; carène supéro-interne des fémurs postérieurs épineuse
jusqu’à la base ou presque, les épines basales implantées latéralement
et inclinées vers le bas ; fastigium verticis fortement saillant, redressé
à l’extrémité (fig. 90). 3 inconnu . . . Acanthomastax n. gen. p. 83
4 (1) Face inférieure des tibias antérieurs et médians inerme. Fastigium
moins saillant que chez le genre précédent, non redressé à l’extrémité.
Fémurs médians du J fortement renflés, pourvus d’un petit tubercule
conique à la face inférieure (fig. 108, 111); 8 e tergite de la $ parfois
complètement enveloppant .
. Carcinomaslax Rehn et Rehn 1945. p. 88
Genre Sauromastax nov.
(?. Taille moyenne. Capsule céphalique subégale ou plus large au
niveau des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux. Face déclive,
lisse, monochrome, de profil assez nettement concave. Fastigium verticis,
vu latéralement, bien saillant en avant des yeux, plus ou moins déclive,
tronqué à l’extrémité ; espace interoculaire de largeur constante, bordé
de carènes bien nettes s’atténuant vers l’arrière en bordure des yeux. Angle
fastigio-facial aigu. Yeux peu allongés, saillants ; distance infra-oculaire
subégale à la longueur de l’œil. Antennes filiformes, plus longues que la face.
Une épine antennaire bien nette sur le bord postérieur du 4 e article à partir
de l’apex, une autre vers le 1/3 basal du 7 e .
Pronotum court, rebordé, peu comprimé à l’avant, le bord postérieur
plus ou moins incisé au milieu ; angle postérieur des lobes latéraux bien sail¬
lant vers l’arrière. Plaque sternale plus ou moins fortement élargie entre les
hanches postérieures. Brachyptère ; élytres subelliptiques, les bords pos¬
térieurs contigus sur la ligne médiane. Fémurs antérieurs plus ou moins
épais, pourvus de 2 carènes supérieures, d’une carène externe subobsolète
et parfois de faibles carènes inférieures. Tibias antérieurs armés de 3 ou
4 épines apicales du côté interne. Fémurs médians arqués, plus ou moins épais.
Tibias médians armés de 2 rangées d’épines à la face inférieure. L’une
au moins des aires médianes des fémurs postérieurs avec la carène inférieure
épineuse. Hanches postérieures parfois pourvues d’un appendice. Extrémité
du 1 er article des tarses postérieurs armée d’une épine relativement forte du
côté interne.
Extrémité abdominale peu renflée. Les 5 ou 6 premiers tergites fortement
carénés, le 7 e toujours fortement concave, la concavité garnie d’un tissu
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
77
Membraneux. Un épaississement dorso-latéral sur le bord postérieur des
^"gites 5-6-7 ; avant-dernier surélevé, la partie médiane saillant vers l’arrière
I recouvrant la base de la plaque sus-anale. Dernier tergite visible latéra-
ement sous forme d’une pièce subovoïde ou semi-circulaire. Plaque sus-anale
rétrécie à l’extrémité ; cerques épais, le 1/4 apical recourbé dorsalement.
Complexe sous-génital divisé en 2 parties par un sillon irrégulier plus ou moins
Net. Partie basale pourvue d’une aire membraneuse bien nette, non recourbée,
artie apicale divisée en 3 lobes non différenciés jusqu’à la dépression déli¬
mitant les 2 parties du complexe ; lobe médian à base très large, lisse, non
Baguettes latérales de l’épiphalle peu écartées, les crochets terminaux
°rts, leurs bases réunies par une tige transversale. Capsule ectophallique
subcylindrique, l’extrémité postérieure trilobée avec ouverture, moyenne,
en Position apicale. Endophalle petit, phallotrème grand, relativement long,
avec gouttière dorsale et sclérification ventrale.
?• Distance infra-oculaire nettement plus grande que la longueur de
œil. Fémurs antérieurs pourvus de 5 carènes (les inférieures peu nettes) ;
omurs médians normaux. Epines de la face inférieure des tibias médians
P'us fines et plus aiguës que chez le cj. Abdomen fortement caréné sur toute
a longueur. 7 e tergite présentant un épaississement dorso-latéral près du
bord
postérieur. 7 e sternite renflé vers l’extrémité postérieure, le bord
e gerement recourbé dorsalement. 8 e tergite moyennement enveloppant,
? e *.bords latéraux divergents de l’arrière à l’avant. Dernier tergite visible
oralement sous forme d’une pièce triangulaire, l’angle latéro-postérieur non
gaulant. Plaque sus-anale divisée, vers le 1/3 postérieur, par une ligne courbe
ouverte vers l’arrière ; partie terminale étroite ; partie basale parcourue par
n léger sillon longitudinal. Cerques droits, coniques, relativement longs,
mque sous-génitale carénée, rétrécie vers l’extrémité, recouvrant les
lv es inférieures de l’oviscapte. Ces dernières atrophiées, représentées par
petites tiges cylindriques, lisses, arrondies à l’extrémité. Valves supérieures
P Us épaisses, courtes, le bord externe sinué.
Génotype : Sauromaslax ledifera n. sp.
Clé des espèces (£)
* Un espace inerme entre les épines terminales des tibias médians
et celles des 2 rangées de la face inférieure ; tibias antérieurs armés
de 3 épines terminales du coté interne.2
^ (3) Hanches postérieures du <? munies d’une forte apophyse ; avant-dernier
tergite abdominal pourvu dorsalement de 3 petits appendices dont
2 contigus. Plaque sous-génitale de la Ç terminée par 2 fortes épines
limitant une concavité médiane laissant voir l’extrémité des valves
inférieures de l’oviscapte. (fig. 76, 77) . . S. tedifera n. sp. p. 78
3 ( 2 ) Plaque sous-génitale de la Ç très étroite à l’extrémité, non épineuse.
Source : MNHN, Paris
78
M. DESCAMPS
masquant complètement les valves inférieures de l’oviscapte. $
inconnu, (lig. 82). S. sanclae-mariae n. sp. p. 80
4 (1) Pas de solution de continuité entre les épines terminales des tibias
médians et celles des 2 rangées de la face inférieure. Avant-dernier
tergite sans appendice, la crête médiane bifide ; bord postérieur des
tergites 6 et 7 fortement concave ; lobes latéraux du complexe sous-
génital atteignant l’extrémité du lobe médian, (fig. 87, 89).
. S. beieri n. sp. p. 81
Sauromastax tectifera n. sp.
(fig. 74-81)
3- Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, légèrement déclive.
Yeux très fortement saillants. Carènes médianes de la face n’atteignant pas
tout à fait la suture clypéo-faciale. Incision du bord postérieur du pronotum
petite mais bien nette. Plaque sternale fortement élargie au niveau des han¬
ches postérieures. Elytres atteignant le 1/3 postérieur du 2 e tergite abdominal.
Fémurs antérieurs peu épais, la carène de la face externe relativement nette,
les carènes inférieures peu marquées. 3 épines terminales, de chaque coté,
aux tibias antérieurs. Fémurs médians très peu renflés, fortement arqués,
pourvus de 2 carènes supérieures et 2 carènes inférieures complètes, bien
nettes ; lobe terminal interne portant, sur le bord inférieur, un appendice
triangulaire à pointe mousse orientée vers le bas. 3 épines terminales
de chaque côté, aux tibias médians, puis un espace inerme et enfin 2 rangées
d’épines courtes et fortes atteignant le 1/3 basal. Hanches postérieures munies
d’une forte apophyse inclinée vers l’intérieur, la base épaisse, l’apex mousse,
redressé dorsalement et touchant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal.
Un épaississement dorso-latéral sur les tergites 5-6-7 ; 6 e caréné, le bord
postérieur peu échancré ; bord postérieur du suivant profondément concave ;
Avant-dernier tergite fortement surélevé, en forme de casque ; une crête
médiane forte, pourvue d’un tubercule digitiforme à la partie antérieure;
à quelque distance, vers l’arrière, 2 autres petits appendices contigus situés
de part et d’autre de la ligne médiane ; bord postérieur présentant une expan¬
sion médiane rectangulaire, environ 3 fois aussi large que longue, prolongée
par 2 petits lobes médians dont les extrémités atteignent le sillon transver¬
sal de la plaque sus-anale. Dernier tergite subovoïde, bombé. Cerques
atteignant l’extrémité de la plaque sus-anale, la partie terminale coudée,
incurvée vers l’intérieur. Complexe sous-génital divisé en 2 parties par un
sillon transversal relativement net. Lobe médian de la partie apicale court,
légèrement déprimé au milieu, l’extrémité très largement arrondie ; 2 forts
appendices préapicaux, implantés latéralement, à la face dorsale. Lobes
latéraux plus courts que le lobe médian, environ 2 fois aussi longs que
larges, la moitié apicale élargie, subcirculaire, légèrement bosselée.
Coloration noire ou brun noir intéressant : les antennes (sauf les 2 articles
basaux), une bande latérale allant de la pointe du fastigium au bord posté-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 79
Source : MNHN, Paris
80
M. DESCAMPS
rieur des tergites 5-6-7, la plus grande partie de l’avant-dernier tergite, le
dernier, le lobe médian de la plaque sous-génitale, le bord postérieur des
sternites 7 et 8, les cerques, les extrémités des tibias et des articles tarsaux
des 2 premières paires. Elytres bruns à réticulation claire ; tibias 1 et 2
verts ; le reste de coloration pâle.
Epiplialle à crochets renflés vers la base. Lobe apical médian de la capsule
ectophallique bifide ; ouverture apicale limitée ventralement par une forte
crête. Endophalle très petit ; valves du pénis étroites ; gouttière dorso-apicale
du phallotrème assez longue.
Ç. Allotype. Pas d’apophyse aux hanches postérieures. Epines ter¬
minales des fémurs antérieurs longues et aiguës. Carène de l’abdomen très
marquée sur les segments 7 et 8. Cerques très effilés, l’extrémité légèrement
redressée. Plaque sous-génitale entièrement carénée, rétrécie vers l’extré¬
mité, le bord postérieur légèrement concave, les angles latéraux bombés
et armés d’une forte épine légèrement recourbée vers le haut. Valves infé¬
rieures de l’oviscapte rudimentaires, les extrémités seules visibles ventra¬
lement entre les épines latérales de la plaque sous-génitale. Valves supérieures
courtes et épaisses, le bord externe pourvu de 3 petites excroissances arron¬
dies. Même coloration que le 3 mais bande noire à peine marquée sur les
lobes latéraux du pronotum et s’arrêtant au bord postérieur du 1 er tergite;
parties latérales du 7 e tergite noires avec un triangle basal clair.
Madagascar est : Manambato (Anove), 1 <? holotype. — Ambohimana-
kana, Manambato (Anove), 1 Ç allotype. Muséum de Paris.
F E P Cy Cm lf
le? 4,1 2,9 2,00 2,92
19 4,6 3,4 3,23 3,94
Sauromastax sanctae-mariae n. sp.
(fig. 82-85)
Ç. Holotype. Taille un peu plus petite que l’espèce précédente.
Fastigium verticis, vu de profil, relativement peu saillant en avant des yeux,
subhorizontal, tronqué verticalement. Carènes médianes de la face comme
chez S. tectifera. Pronotum un peu plus court. Elytres atteignant le 1/3 pos¬
térieur du 2 e tergite abdominal. Spinescence des tibias antérieurs et médians
comme chez l’espèce précédente. Spinescence du fémur postérieur (unique)
répondant à la formule suivante (de l’extérieur vers l’intérieur, les carènes
inférieures des aires médianes comprises) : 4 ; 8 ; 11 ; 12 ; 6. Carène abdomi¬
nale peu élevée sur le 7 e tergite et la moitié antérieure du 8 e ; épaississement
dorso-latéral du 7 e plus fort que chez S. tectifera. Une incision triangulaire
à l’angle latéro-postérieur du dernier tergite. Cerques coniques, arrondis à
l’extrémité. Plaque sous-génitale en forme de quille de navire, très fortement
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
81
rétrécie vers l’arrière, nettement carénée sur le 1/3 basal et le 1/3 apical,
Masquant complètement les rudiments des valves inférieures de l’oviscapte ;
extrémité étroitement tronquée, le bord postérieur légèrement aplati, irré¬
gulièrement et finement sculpté. Valves supérieures de l’oviscapte courtes,
le bord externe légèrement ondulé. Même type de coloration que l’espèce
précédente ; parties latérales du 7 e tergite noires avec un large quadrilatère
uasal clair.
<? inconnu.
Madagascar est : Ile Sainte-Marie ; forêt de Kalalao, 1 Ç holotype,
3-1960 (A. Robinson). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm lf
** 14,0 4,4 2,9 3,16 3,76
Sauromastax beieri n. sp.
(fig. 86-89)
S. Holotype. Fastigium verticis, vu latéralement, fortement déclive,
tronqué et légèrement concave à l’extrémité. Yeux nettement moins saillants
que chez S. ledifera. Carènes médianes de la face atteignant la suture clypéo-
taeiale. Ocelles latéraux fortement pédicellés, les pédicelles courbés latérale¬
ment vers l’extérieur. Incision du bord postérieur du pronotum faible. Plaque
sternale peu élargie entre les hanches postérieures. Elytres nettement rétrécis
yers l’arrière, atteignant le milieu du 2 e tergite abdominal. Fémurs antérieurs
e Pais, la carène externe subobsolète, les carènes inférieures absentes, la face
supérieure nettement élargie un peu avant l’extrémité ; tibias armés de
4 épines terminales du côté interne, de 3 épines du côté opposé. Fémurs
Médians renflés, moins arqués que chez S. tectijera, les 2 carènes supérieures
Men nettes, la carène inféro-externe marquée seulement sur la moitié apicale
MMs très forte, la carène opposée nulle ; pas d’appendice au lobe fémoral
Mterne ; épines des tibias médians disposées en 2 rangées continues depuis
•apex jusqu’au 1/3 basal. Pas d’apophyses aux hanches postérieures,
spinescence du fémur postérieur (unique) répondant à la formule suivante
(de l’extérieur vers l’intérieur, carènes inférieures des aires médianes com¬
prises) : 1 ; 9 ; 13 ; 12 ; 2. Les unités basales de la carène supéro-interne implan¬
tées latéralement et légèrement inclinées vers le bas. 5 premiers tergites
abdominaux carénés ; épaississements dorso-latéraux des 5 e , 6 e et 7 e relati¬
vement faibles ; bord postérieur du 6 e et du 7 e très profondément concave.
Avant-dernier tergite de même forme que chez S. tectijera mais dépourvu
d appendices, la crête médiane bien marquée, donnant naissance, vers le
Milieu, à 2 carènes parallèles se continuant sur l’expansion médiane du bord
Postérieur ; cette dernière étroite, son bord postérieur pourvu d’une petite
concavité médiane et de 2 autres, latérales, plus petites. Dernier tergite
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 6
Source : MNHN, Paris
82
Fig. 82-85. — Sauromaslax sanclae-mariae n. su 2 _89 , . . . ,
lemcnt. — 83. Tête et pronotum de profil -84 Fviww** “'.lommale ventra-
85. Capsule céphalique de face! P Extrémité abdominale latéralement. —
Fio. 86-89. —- Sauromaslax beieri n. sp._
mité abdominale dorsalement. — 88. Tête
abdominale latéralement.
86. Capsule céphalique de face. -
et pronotum latéralement. — 89
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 83
visible latéralement sous forme d’une pièce subovoïde, la partie basale
. e ’ le bord postérieur longé par une dépression. Plaque sus-anale très
elhlée à l’extrémité, l’apex aigu. Plaques infra-cercales étroites, épaissies
et Mamelonnées à l’extrémité. Cerques dépassant la plaque sus-anale, la
Partie apicale coudée, orientée vers l’extérieur, largement arrondie à l’extré-
JMté. Complexe sous-génital imparfaitement divisé par une faible dépression
ransversale. Lobe médian de la partie apicale subconique, l’apex étroit,
arrondi, légèrement recourbé dorsalement, les bords latéraux convexes.
,bes latéraux étroits, aussi longs que le lobe médian, en forme de gouttière
c °iiTant les bords latéraux du lobe médian.
Elytres bruns à réticulation sombre. Vertex marqué de brun ainsi que
e disque du pronotum et les pleures thoraciques. De coloration brune
egalement : les articulations tibio-fémorales postérieures, l’épaississement
u 7 e tergite, le dernier, une bande sur le bord postérieur des sternites 7 et
* le lobe médian et l’extrémité des lobes latéraux du complexe sous-génital,
es cerques et les extrémités des plaques infra-cercales et de la plaque sus-
anale.
Complexe phallique non étudié.
? inconnue.
Madagascar est : Antongil, 1 <j holotype. Muséum de Vienne.
Cet insecte remarquable s’écarte sensiblement du génotype. La forme
es lobes latéraux du complexe sous-génital qui, chez les autres genres,
onstitue un caractère stable diffère profondément chez les 2 $ connus du
genre Sauromastax. Ceci, joint aux différences dans la spinescence et la
ruclure des 2 premières paires de pattes, justifierait peut-être la création
n , Un autre genre. Cependant, la $ étant inconnue et le complexe phallique
ayant pu être étudié par crainte de détériorer le type, nous classons cette
tafn CC ^ 3nS ® enre Sauro/nas/ai avec lequel elle présente des affinités cer-
F E P Cy Cm lf
19 11,4 3,8 2,6 2,97 2,90 0,93
Genre Acanthomastax nov.
9‘ Taille grande ; forme générale allongée. Capsule céphalique sub-
Mfiue, très nettement plus large au niveau des articulations mandibulaires
4 U au niveau des yeux. Fastigium verticis, vu de profil, bien saillant en avant
s yeux, subhorizontal, l’apex légèrement redressé, arrondi; face dorsale
s ^te, profondément fissurée. Face plate, droite, lisse, monochrome ;
ture clypéo-faciale épaisse, peu saillante, sinuée ; carènes médianes épais-
es sous l’ocelle médian. Angle fastigio-facial aigu. Yeux courts, peu sail-
suh- Di stance infra-oculaire plus grande que la longueur de l’œil. Antennes
hegales à la face. Une épine antennaire sur le 4 e article, une seconde plus
Moins nette sur le 7 e .
Source : MNHN, Paris
84
M. DESCAMPS
Pronotum non comprimé à l’avant, finement rebordé ; incision du bord
postérieur limitée par 2 petites convexités. Angle postérieur des lobes latéraux
arrondi, nettement recourbé vers le bas et incurvé vers l’extérieur. Plaque
sternale large. Brachyptère ; élytres rétrécis vers l’extrémité postérieure, le
bord antérieur légèrement concave, les bords postérieurs se recouvrant
largement. Fémurs antérieurs pourvus de 3 carènes, la carène externe peu
saillante, les carènes inférieures nulles ou très faibles ; tibias pourvus de 4
épines terminales du côté interne, de 3 ou 4 du côté opposé, la face inférieure
parcourue par 2 rangées d’épines plus petites. Fémurs médians pourvus
de 2 ou 3 carènes, l’une au moins des carènes inférieures obsolète ; face
inférieure des tibias garnie de 2 rangées d’épines. Carènes supérieures des
fémurs postérieurs fortement épineuses, la carène interne pourvue d’épines
jusqu’à faible distance de la base, les unités basales rapprochées, implantées
latéralement et inclinées vers le bas (à la façon des Carcinomaslax). 2 e éperon
interne des tibias postérieurs réduit mais bien visible.
8 e tergite abdominal moyennement enveloppant. Dernier tergite visible
latéralement sous forme d’une pièce triangulaire, le bord interne fortement
sinué. Plaque sus-anale divisée transversalement vers le 1/3 postérieur.
Plaque sous-génitale fortement carénée, rétrécie vers l’arrière ; bord pos¬
térieur inerme, recouvrant la base des valves inférieures de l’oviscapte. Ces
dernières longues et étroites, dépourvues de dent sur l’arête dorsale, la dent
apicale faible et peu recourbée, les bords latéraux dentés sur toute la longueur.
Suture basale très oblique ; une forte dent à l’angle postéro-externe des
supports.
<J inconnu.
Génotype : Penichrotes alalus Bruner 1910.
Clé des espèces (Ç)
1 (2) Partie postérieure de la plaque sous-génitale triangulaire, terminée
en pointe aiguë, la carène médiane entière (fig. 91).
. A. alata (Bruner 1910). p. 84
2 (1) Partie postérieure de la plaque sous-génitale subrectangulaire avec
2 expansions latéro-postérieures triangulaires, légèrement recourbées
ventralement, la carène médiane interrompue après le milieu (fig. 92)
. A. bifida n. sp. p. 86
Acanthomastax alata (Bruner 1910) n. comb.
(fig. 90-91)
Penichrotes alatus Bruner 1910, p. 62(5 ; pl. 27, fig. 4.
Carcinomaslax alata (Bruner 1910) Rehn et Rehn 1945, p. 222.
Ç. Redescription du type. Face dorsale du fastigium légèrement élar¬
gie vers l’avant. Un petit mamelon situé vers le 1/3 basal du 7 e article anten-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
85
iaiP.' 9 ! 1, — Acanlhomastax alala (Bruner 1910) n. comb. 9. — 90. Tête et pronotum
p ( /salement. — 91. Extrémité abdominale ventralement.
— Acanlhomastax bifida n. sp. 9. — 92. Extrémité abdominale ventralement.
ne ,?• Tête et pronotum latéralement. — 94. Extrémité abdominale latéralement. —
• Capsule céphalique de face.
Source : MNHN, Paris
86
M. DESC.AMPS
naire. Elytres dépassant un peu le bord postérieur du 2 e tergite abdominal.
Carènes inférieures des fémurs antérieurs faibles ; tibias avec 4 épines ter¬
minales internes et 3 épines externes. Carène inféro-externe des fémurs
médians subobsolète, la carène opposée nulle ; 4-5 épines assez longues à
l’extrémité des tibias puis 2 rangées d’épines plus petites. Spinescence du
fémur postérieur (unique) répondant à la formule suivante (de l’extérieur
vers l’intérieur) : 10 ; 13 ; 21. Angle latéro-postérieur du 8 e tergite arrondi,
saillant vers l’arrière ; angle correspondant du dernier tergite arrondi. Plaque
sus-anale divisée transversalement par une côte courbe ; partie basale légè¬
rement sillonnée. Cerques longs mais ne dépassant pas la plaque sus-anale.
Plaque sous-génitale longue, faisant saillie de moitié au delà du 8 e tergite,
parcourue par une forte carène parsemée de quelques granulations ; partie
postérieure aiguë à l’extrémité, atteignant à peu près le milieu des valves
inférieures de l’oviscapte, les bords latéraux inermes, légèrement ondulés.
Valves inférieures de l’oviscapte rétrécies à la base, le bord externe armé de
12 dents, les unités basales plus petites.
Insecte complètement décoloré.
Madagascar est : Ile Sainte-Marie, 1 Ç type, 8-1904 (Vocltzkow).
Muséum de Berlin. — Ile Sainte-M^rie, forêt de kalalao, 2 $, 3-1960 (A.
Robinson). Muséum de Paris.
Les 2 $ capturées en 1960 diffèrent du type par la taille un peu plus
grande, l’élargissement postérieur de la plaque sternale plus prononcé,
l’apex de la plaque sous-génitale plus aigu et la granulation de la carène
médiane plus accentuée. Ces insectes, partiellement décolorés, laissent voir
des traces de coloration verte sur la tête, les fémurs et l’abdomen ; moitié
postérieure de la plaque sous-génitale, face ventrale des valves inférieures
et face interne des valves supérieures de l’oviscapte noires ; tibias 1 et 2
verts ; tibias postérieurs rouge-violacé. Spinescence des fémurs postérieurs :
9-13; 11-16; 23-24.
F
E
P
29
17,3-17,8
6,7-7,3
4,6-4,8
Cy
Cm
lf
29
3,58-3,60
4,52-4,58
0,78
Acanthomastax bifida n. sp.
(fig. 92-95a)
$. Holotype. Taille un peu plus petite et allure générale un peu plus
trapue que l’espèce précédente. Fastigium verticis plus redressé à l’extrémité.
Epine antennaire du 7 e article très nette, aiguë. Elytres atteignant le milieu
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
87
du 3 e tergite. Fémurs anterieurs dépourvus de carènes inférieures, la carène
externe faible ; 4 épines terminales des 2 côtés aux tibias. Carènes inférieures
des fémurs médians obsolètes ; 4 épines terminales aux tibias. Spinescence
des fémurs postérieurs : 12 ; 11-14 ; 23. Bord interne du 1 er article des tarses
Postérieurs mucroné à l’apex. Angle latéro-postérieur du 8 e tergite non
saillant vers l’arrière. Plaque sous-génitale longue, la carène médiane, non
granuleuse, interrompue un peu après le milieu, plus élevée sur le 1/4 posté-
Meur ; un sillon transversal très faible au niveau de l’angle postérieur du 8 e
ter gite ; partie située au delà de ce sillon subrectangulaire, les bords latéraux
^ ,0 ' — Acanthomastax bifida n. sp.
errr *es, fortement sinués ; angles latéraux du bord postérieur faisant saillie
rs 1 arrière sous forme de 2 expansions triangulaires légèrement inclinées
Y , S e bas. Entre ces 2 expansions, une petite saillie de la carène médiane,
inf Ves de l’oviscapte comme chez l’espèce précédente; bord externe des
del ,neUreS armé 12-13 dents, les unités basales peu différenciées. Dent
^ ^“gle postéro-externe des supports basaux nettement plus forte que chez
iu a l ar 8 e bonde noire sur la plaque sous-génitale ; valves de l’oviscapte
ar quées de brun ; tibias postérieurs rouges.
tvJ^ ADAGASCAn ESÏ : Eénérive Est, Station forestière de Taratasy, 1 $ holo-
"Pe> 11-1958 (J. Elie). Muséum de Paris.
F P P
15,6 6,8 4,0
Cy Cm
3,23 4,00
lf
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Genre Carcinomastax Rehn et Rehn 1945
Rehn et Rehn 1945, p. 221.
tJ. Taille variable, petite à moyenne. Capsule céphalique un peu moins
large au niveau des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux.
Fastigium verticis, vu latéralement, nettement saillant en avant des yeux,
plus ou moins déclive et plus ou moins tronqué. Face lisse, monochrome,
droite ou légèrement concave. Angle fastigio-facial subaigu. Yeux subovoïdes,
modérément saillants. Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l'œil.
Antennes filiformes, plus longues que la face. Epine antennaire sur le 4 e
article à partir de l’apex ; un petit mamelon sur le 7 e .
Pronotum court, le bord antérieur droit, légèrement concave ou sinué,
le bord postérieur incisé au milieu. Angle postérieur des lobes latéraux modé¬
rément saillant vers l’arrière. Plaque sternale rétrécie en arrière des hanches
médianes, plus étroite ou de largeur subégale au niveau des hanches médianes
et des hanches postérieures. Brachyptère ; élytres fortement rétrécis vers
l’extrémité, les bords postérieurs subcontigus ou se recouvrant légèrement
sur la ligne médiane. Fémurs antérieurs épais, pourvus seulement des
2 carènes supérieures. Fémurs médians fortement renflés, le bord supérieur
plus ou moins arqué ; un mamelon conique à la face inférieure. Carène supéro-
interne des fémurs postérieurs avec implantation des épines basales comme
chez le genre précédent. Face inférieure des tibias antérieurs et médians
inerme.
Extrémité abdominale peu renflée. Bord postérieur des tergites 6 et 7
largement et profondément concave, la concavité garnie d’une membrane.
Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane subrectangulaire
masquant la plus grande partie de la plaque sus-anale. Dernier tergite
visible latéralement sous forme d'une petite pièce irrégulière, l’angle postéro-
interne saillant, cunéiforme ou odontiforme. Cerques épais, la moitié ou le
1/3 apical plus ou moins incurvé vers le haut. Bord postérieur du 8 e sternite
largement concave. Complexe sous-génital imparfaitement divisé par une
faible constriction transversale ; aire membraneuse bien différenciée, réunie
par une côte à la base du lobe médian. Ce dernier aigu à l’apex, parcouru par
une côte longitudinale ; une côte transversale préapicale à la face dorsale.
Lobes latéraux rectangulaires, le bord externe submembraneux. Connectif
reliant la base des lobes latéraux à la côte dorso-préapicale du lobe médian.
Epiphalle à crochets courts, les baguettes latérales étroites, peu écartées,
convergentes d’arrière en avant et soudées près de l’extrémité antérieure,
réunies au niveau de la base des crochets par une pièce transversale peu
chitinisée. Capsule ectophallique cylindrique, l’ouverture apicale grande
avec bordure épineuse. Valves du pénis larges ; sclérite du gonopore épais ;
phallotrème large, muni d’un arceau dorsal et d’une sclérification ventrale.
Ç. Fastigium moins déclive que chez le <J, parfois légèrement redressé
à l’extrémité ; apex arrondi ou légèrement tronqué. Distance infra-oculaire
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 89
subégale à la longueur de l’œil. Plaque sternale plus large entre les hanches
Postérieures qu’entre les hanches médianes. Fémurs antérieurs pourvus de 5
carènes ; fémurs médians normaux, 4 carénés. Implantation des épines de la
carène supéro-interne des fémurs postérieurs comme chez le <? (sauf chez la
+ présumée de C. portcnlosa cf. p. 93). 8 e tcrgite abdominal plus ou moins
enveloppant. Plaque sous-génitale rétrécie vers le 1/4 postérieur, se termi¬
nant généralement par un petit lobe médian avec bord postérieur, épineux ou
Oenticulé recouvrant légèrement la base des valves inférieures de l’oviscapte.
dernières courtes, l’arête dorsale dépourvue de dent ou de sinuosité
preapicale (sauf C. portentosa), la dent apicale courte et peu recourbée ; face
v entrale étroite, les bords externes armés de 7-10 dents, les bords internes
subpar a llèl e s, denticulés jusqu’à la suture. Supports basaux partiellement
découverts, le bord externe plus ou moins aplati. Valves supérieures fortes,
a dent apicale courte, le bord externe armé de 7-9 dents.
Génotype : Carcinomastax portentosa Rhen et Rhen 1945.
Clé des espèces (<?)
* (4) Apex du lobe médian du complexe sous-génital recourbé dorsale-
ment (fig. 96).2
^ (3) Taille petite. Cerques nettement incurvés dorsalement à mi-longueur ;
fémurs médians de hauteur subégale à la base et à l’apex, (fig. 96,102)
.C. minima n. sp. p. 90
^ (2) Taille plus grande. Cerques presque droits, à peine incurvés dorsa¬
lement ; fémurs médians très épais, plus hauts à la base qu’à l'apex.
(fig. 107, 108).C. portentosa Rehn et Rehn 1945 p. 94
^ (1) Apex du lobe médian du complexe sous-génital non recourbé dorsa¬
lement (fig. 110).C. seyrigi n. sp. p. 94
Clé des espèces (?)
1 ( 4 ) Bords latéraux du 8 e tergite plus ou moins distants à la face ventrale
(fig. 101).2
^ (3) 2 épines médianes plus fortes que les autres sur le bord postérieur de la
plaque sous-génitale ; carène supéro-interne des fémurs postérieurs la
très épineuse, (fig. 101).• C. minima n. sp. p. 92
^ (2) Une seule épine médiane plus forte que les autres sur le bord posté¬
rieur de la plaque sous-génitale ; carène supéro-interne des fémurs
postérieurs relativement peu épineuse, (fig. 119).
. C. acutissima n. sp. p. 93
^ (1) Bords latéraux du 8 e tergite contigus ou se chevauchant à la face ven¬
trale (fig. 122,125).5
Source : MNHN, Paris
90 M. DESCAMPS
5 (6) Bords latéraux du 8 e tergite se chevauchant largement à la face ven¬
trale ; arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une
forte sinuosité. C. potenlosa Rehn et Rehn 1945. p. 93
6 (5) Bords latéraux du 8 e tergite brièvement contigus à la face ventrale;
arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte non sinuée ... 7
7 (8) Lobe médian de la plaque sous-génitale armé de 3 dents terminales
(fig. 122). C. nigrivalva n. sp. p. 96
8 (7) Taille plus grande ; lobe médian de la plaque sous-génitale armé de
4 fortes épines terminales (fig. 125) . . . C. quadrispinosa n. sp. p. 97
Garconimastax minima n. sp.
(fig. 96-106)
<?. Holotype. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, légèrement
déclive, faiblement tronqué avec les angles arrondis. Rétrécissement médian
de la plaque sternale faible. Mésosternum court, le bord antérieur arqué,
les bords latéraux fortement convexes, les lobes relativement distants.
Bords latéraux du métasternum légèrement concaves, les angles latéro-posté-
rieurs largement arrondis, les lobes peu saillants vers l’arrière avec bord
interne convexe. Elytres séparés par la carène abdominale, atteignant le
1/3 postérieur du 3 e tergite. Fémurs médians de hauteur subégale aux 2 extré¬
mités, le bord supérieur régulièrement arqué sur toute la longueur ; mamelon
de la face inférieure situé à peu près au 1/3 de la longueur à partir de la base.
Avant-dernier tergite pourvu d’un bombement latéral, ovoïde, bien net ;
expansion médiane large, le bord postérieur peu profondément échancré,
subrectiligne de la ligne médiane aux angles latéraux ; ces derniers légèrement
recourbés vers le bas à l’extrémité. Dernier tergite visible latéralement sous
forme d’une pièce irrégulière, large à la base ; angle postéro-interne consti¬
tuant une très forte dent orientée dorsalement, formant un angle droit avec
le bord interne du tergite proprement dit, l’apex étroit, appliqué contre la
base des cerques, le bord postérieur sinué. Cerques nettement incurvés vers
le haut un peu après le milieu. Lobe médian du complexe sous-génital large
à la base, les bords latéraux convexes à ce niveau, puis légèrement concaves,
la côte reliant le lobe à l’aire membraneuse épaisse, l’apex aigu, recourbé
dorsalement contre la crête transversale préapicale. Angle postéro-interne des
lobes latéraux arrondi, recourbé vers l’intérieur ; face dorsale (orientée face
au lobe médian) parcourue par un fort plissement, en forme de lunule,
partant de l’angle postéro-externe et se terminant près du bord interne.
Un liseré de coloration crème sur le bord inférieur des lobes latéraux du
pronotum. Une tache mandibulaire, l’angle latéro-postérieur de l’avant-der¬
nier tergite, l’apex du dernier, des plaques infra-cercales, de la plaque sus-
anale, le bord postérieur du 8 e sternite, de la partie basale du complexe sous-
génital, l’apex des lobes latéraux, de coloration noire. Cerques bruns.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
91
. Capsule ectophallique pourvue d’une petite crête dorsale ; bords latéraux
de l’ouverture apicale munis de 2 très fortes épines et de plusieurs autres
P'us petites. Endophalle comme chez C. seyrigi (fig. 116, 117) mais avec sac
e jaculateur pourvu d’une petite crête ventrale.
Source : MNHN, Paris
92
M. DESCAMPS
?. Allotype. Fastigium verticis, vu de profil, très légèrement déclive,
arrondi à l’extrémité. Spinescence des fémurs postérieurs : 5-3, 5-8, 15-16.
8 e tergite moyennement enveloppant, le bord postérieur largement mais peu
profondément concave. Dernier tergite caché seulement sur une courte
largeur à la face dorsale ; partie latérale bien saillante vers l’arrière, tronquée
en léger oblique. Cerques coniques atteignant l’extrémité de la plaque sus-
anale ; cette dernière carénée transversalement vers le 1/3 postérieur. Plaque
sous-génitale carénée sur les 2/3 basaux ; lobe terminal relativement large,
subrectangulaire, recouvrant l’angle basal interne de la face ventrale des
valves inférieures de l’oviscapte, le bord postérieur épineux avec 2 épines
médianes plus fortes que les autres ; quelques petites dents sur les convexités
du bord postérieur de part et d’autre du lobe terminal. Bords internes de la
face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte, légèrement plus élevés que
les bords opposés, parallèles et dentés sur la plus grande partie de la longueur,
lisses et divergents à la base. Supports basaux découverts à l’extrémité, le
bord externe convexe. Bord externe des valves supérieures armé de 7-8 dents
aplaties transversalement ; bord interne garni de 7-8 dents triangulaires plus
faibles.
Madagascar est : Périnet, 1 (J holotype et 1 Ç allotype, 6-1914 ; 1 S,
1938 (A. Seyrig) ; 1 <J, 1948. Muséum de Paris.
Ces 2 derniers insectes diffèrent du type par le fastigium plus nettement
tronqué ; l’un d’eux a des cerques moins incurvés.
F
E
P
3<J
9,4 (1 ex).
2,7-2,9
2,1-2,2
19
12,0
3,6
2,5
cy
Cm
lf
3<?
2,40-2,55
2,10-2,27
0,73-0,74
19
2,82
2,98
0,54
En l’absence d’un matériel suffisamment important permettant de juger
des limites de la variation spécifique, nous rapportons à cette espèce les
insectes suivants :
1 $. Perinet, 1936 (A. Seyrig); en mauvais état. Diffère de l’allotype
par l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite largement arrondi et fortement sail¬
lant vers l’arrière, par le dernier tergite très peu visible latéralement (défor¬
mation accidentelle ?).
1 Ç. Perinet. Diffère de l’allotype par le fastigium nettement redressé
à l’apex.
1 Ç. District de Moramanga, Ankasoka, ait. 1 130 m, 1-1959 (P.
Griveaud). Diffère de l’allotype par le 8 e tergite abdominal très enveloppant
et appartient vraisemblablement à une espèce différente.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
93
1 3- Novisola. Diffère de Phototype par le fastigium nettement tronqué
® n oblique vers l’avant et par l’angle postéro-inteme du dernier tergite en
forme de dent plus longue et plus large.
Carcinomastax acutissima n. sp.
(fig. 118-120)
?• Holotype. Taille un peu plus grande que celle de C. minima.
f’astigium verticis, vu de profil, bien saillant en avant des yeux, déclive puis
subhorizontal, non nettement tronqué à l’extrémité. Elytres dépassant
le gerement le bord postérieur du 1 er tergite abdominal. Spinescence du fémur
Postérieur (unique) : 5, 4, 8. Les épines basales de la carène supéro-interne
peu nombreuses mais implantées de la façon caractéristique décrite pour le
genre. 8 e tergite moyennement enveloppant, le bord postérieur plus forte¬
ment concave que chez C. minima et l’angle latéro-postérieur plus saillant,
ernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce non tronquée à
extrémité, l’angle latéro-postérieur largement arrondi. Lobe médian de la
p .que sous-génitale subrectangulaire, le bord épineux muni d’une seule
e Pme médiane forte, légèrement recourbée dorsalement et atteignant la
suture basale des valves inférieures de l’oviscapte. Ces dernières complète-
Uient découvertes à la face ventrale, les bords internes parallèles, denticulés
Presque jusqu’à la suture. Supports basaux en partie découverts, le bord
e xterne convexe, fortement aplati et recourbé dorsalement.
3 inconnu.
Madagascar est : Perinet, 1 Ç holotype. Muséum de Paris.
F E P Cy Cm lf
19 12,9 3,9 2,8 3,14 3,38
Carcinomastax potentosa Rehn et Rehn 1945
(fig. 107-109)
Rehn et Rehn 1945, p. 223 ; fig. 19-26 ; pl. 20, fig. 53-54.
Le matériel paratypique (I 3 et 1 $) a été étudié. La ? s’écarte très sensi-
ement des autres représentants du genre Carcinomastax. Elle se différencie
e toutes les autres Ç par les caractères suivants :
5 ' Présence d’une très forte sinuosité sur l’arête dorsale des valves
'nterieures de l’oviscapte.
• Absence d’épines implantées latéralement à la base de la carène supéro-
terne des fémurs postérieurs.
Source : MNHN, Paris
94
M. DESCAMPS
— Bords latéraux du 8 e tergite se chevauchant largement à la face
ventrale.
— Extrémité de la plaque sous-génitale triangulaire.
Cet insecte ne correspond peut-être pas au type qui est très proche des 2
autres £ actuellement connus (?).
Nous possédons 2 autres $ de la même espèce aux antennes intactes. Ces
dernières sont pourvues d’une forte épine sur le 7 e segment à partir de l’apex
en place du léger mamelon qui s’observe chez les autres Carcinomaslax.
Madagascar est : Périnet, 1 $, 1935 (A. Seijrig). — Réserve naturelle
de Zahamena, 1 Ç. Muséum de Paris.
Le c? est aisément identifiable par les fémurs médians très nettement plus
renflés que ceux des autres espèces, le bord supérieur est fortement arqué
près de la base dont la hauteur est plus grande que celle de l’apex (fig. 108).
Dôme de l’avant-dernier tergite relativement étroit avec angles latéro-
postérieurs largement arrondis et bord postérieur concave. Angle postéro-
interne du dernier tergite large, cunéiforme. Cerques à peine incurvés vers
le haut.
Madagascar est : District de Rogez entre Tamatave et Tananarive,
12-1936 à 4-1938 (C. Lamberlon), 1 S type et 1 <$ para type. Académie de
Philadelphie.
Carcinomastax seyrigi n. sp.
(fig. 110-117)
cJ. Holotype. Taille moyenne, voisine de celle de C. portenlosa mais
allure générale plus élancée. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant en
avant des yeux, fortement déclive, puis horizontal sur une courte longueur,
nettement tronqué et légèrement concave à l’extrémité. Plaque sternale un
peu plus large au niveau des lobes métasternaux qu’entre les hanches mé¬
dianes; bords latéraux du métasternum peu concaves, légèrement divergents.
Un petit bombement de part et d’autre des fossettes métasternales. Elylres se
recouvrant dorsalement, atteignant le 1/3 postérieur du 2 e tergite abdominal.
Fémurs médians comme chez C. minima, le mamelon de la face inférieure
moins fort, situé à peu près au 1/4 de la longueur à partir de la base. Bombe¬
ment latéral de l’avant-dernier tergite, large, peu élevé; dôme médian, vu de
profil, présentant un bombement bien net à la base, le bord postérieur peu
profondément échancré. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une
petite pièce subrectangulaire, l’angle postéro-externe largement arrondi,
l’angle opposé en forme de coin bien saillant vers l’arrière et orienté oblique¬
ment vers le haut. Cerques très nettement courbés vers le haut à peu près à
mi-longueur. Lobe médian du complexe sous-génital large à la base, puis se
rétrécissant jusqu’au niveau de la côte transversale de la face dorsale, l’extré-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
95
finale latéralement. — lOS.^émur médian latéralement,
vant-dernier tergite.
P, °- 110-117. — Carcinomastax seyrigi n. sp. <J. — 110. Extrémité abdominale latéralement.
, Ht. Fémur médian latéralement. — 112. Sommet de la capsule céphalique mtéra-
ement. — 113. Complexe phallique latéralement. — 114. Capsule ectophallique dorsa-
lemcnt. — 115 . Epiphalle dorsalement. — 116. Endophalle dorsalement. — 11 /. Le
mêm e latéralement.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
mité non recourbée, les bords latéraux concaves ; côte longitudinale de la
face ventrale légèrement étranglée au milieu ainsi que la côte reliant le lobe
à l’aire membraneuse. Angle postéro-interne des lobes latéraux largement
arrondi, incurvé vers le lobe médian ; face dorsale parcourue par une côte
partant de l’angle postéro-externe, dirigée obliquement vers la base et
s’arrêtant bien avant le bord interne. Insecte décoloré.
Capsule ectophallique dépourvue de crête dorsale, bordure de l’ouverture
apicale portant latéralement quelques courtes épines à base épaisse. Valves
du pénis larges, peu sclérifiées ; phallotrème pourvu d’un arceau dorso-
apical étroit et d’une petite sclérification ventrale ; sclérite du gonopore
large et épais. Sac éjaculateur relativement petit, dépourvu de crête ventrale ;
sac spermatophore grand.
$ inconnue.
Madagascar est : Ivondro, 1 3 holotype, 12-1938 (A
de Paris.
F E P Cy
le? 11,6 3,5 2,5 2,93
Garcinomastax nigrivalva n. sp.
(fig. 121-123)
$. Holotype. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, légèrement
mais nettement déclive, largement arrondi à l’extrémité. Carène médiane du
pronotum bien nette ; angle postérieur des lobes latéraux peu saillant vers
l’arrière. Elytres courts, dépassant légèrement le bord postérieur du 1 er
tergite abdominal, larges à la base, les bords postérieurs étroitement distants
sur la ligne médiane. Spinescence des fémurs postérieurs : 6-5, 8, 11-12,
épines basales de la carène supéro-interne relativement distantes. 8 e tergite
complètement enveloppant, les bords latéraux convexes, se chevauchant
brièvement à la face ventrale en laissant subsister un petit espace triangu'
laire près du bord postérieur du 7 e sternite ; angle latéro-postérieur arrondi,
fortement saillant vers l’arrière, irrégulièrement strié. Dernier tergite en
forme de croissant, l’angle latéro-postérieur arrondi, ne dépassant pas, vers
l’arrière, l’angle correspondant du tergite précédent. Plaque sus-anale
longue, très étroite à l’extrémité. Cerques coniques, courts, divergents-
Partie découverte de la plaque sous-génitale fortement bombée, progres¬
sivement et fortement rétrécie vers l’extrémité ; bord postérieur atteignant lu
base des valves inférieures de l’oviscapte, étroit, tridenté, les dents latérales
pourvues d’une petite granulation basale odonliforme. Face ventrale des
valves inférieures de l’oviscapte concave, les bords internes parallèles,
denticulés ; une crête transversale, courbe, denticulée, réunissant, à la base,
les bords interne et externe. Supports basaux non découverts. Bord externe
des valves supérieures armé de fortes dents aplaties transversalement.
Seyrig). Muséum
Cm lf
2,63 0,84
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 97
Insecte partiellement décoloré. Articulation géniculaire et épines des
laias postérieurs, angle latéro-postérieur et bord latéral du 8 e tergite,
extrémité de la plaque sous-génitale, valves de l’oviscapte et bord postérieur
u dernier tergite noir brillant. Plaque sus-anale, paraproctes, apex des
Cer ques marqués de brun ; tibias postérieurs rose clair.
<? inconnu.
1 0 ^ ADagasca R nord : Montagne d’Ambre, les Roussettes, altitude 1.100 m,
¥ nololype et 1 $ paratype, 12-1958 (A. Robinson). Muséum de Paris.
E P Cy Cm
3,0-3,5 2,6-2,9 2,81-3,00 2,95-3,20
Carcinomastax quadrispinosa n. sp.
(fig. 124-126)
tiv ^ Holotype. Taille grande. Fastigium verticis, vu latéralement, rela-
att ement * >eu sa ‘U ant > très légèrement déclive, nettement tronqué. Elytres
ü e, § nan t le bord postérieur du 3 e tergite abdominal, se recouvrant sur la
en *i m< ^' ane - Spinescence des fémurs postérieurs : 9, 14, 18-19. 8 e tergite
v eloppanl ; bords latéraux convexes, très brièvement contigus à la face
ntrale, près de la base, laissant subsister un petit espace triangulaire
^ couyert p r È S d u b or d postérieur du 7 e sternite ; angle latéro-postérieur
seid argcrncnt arrondi, non saillant vers l'arrière. Dernier tergite caché
ement, sur une courte largeur, à la face dorsale ; partie latérale bien
le h 3nte VCrS *' ai ™ re > l’angle latéro-postérieur arrondi, le bord latéral droit,
t er °. rc *. Postérieur fortement sinué. Plaque sous-génitale légèrement bombée,
i . niln ^ e par un lobe médian, bien différencié, recouvrant l’angle basai
arrn 1 ? 16 c l es valves inférieures de l’oviscapte. Bord postérieur du lobe terminal
an \ ^ ^ or ^ es épines médianes et d’une épine plus courte à chacun des
I g es latéraux. Bords internes de la face ventrale des valves inférieures de
o *scapte légèrement sinueux, nettement plus élevés, à la base, que les bords
crèt CS ‘ es P ace basal non denté sur les bords externe et interne ; pas de
am < ;. lrailsversa l e - Supports basaux peu découverts, le bord latéral externe
P at i, recourbé dorsalement.
sur l° e term * na l de l a plaque sous-génitale et une grande plage médiane
d e e . sémite noir brillant ; angle latéro-postérieur du 8 e tergite marqué
• face latérale interne des valves supérieures de l’oviscapte, une plage
l e g c lane s ur le 7 e tergite et une ligne médiane, bifurquée à l’extrémité, sur
> de coloration brune ; tibias postérieurs roses avec épines noires.
inconnu.
Boires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 7
11,4-12,7
Source : MNHN, Paris
98
M. DESCAMPS
latéralement.
Fio. 121-123. — Carcinomastax nigrivalva n. sp. 9. — 121. Extrémité abdominale latéra¬
lement. — 122. La même ventralement. — 123. Extrémité de la capsule céphalique
latéralement.
Fig. 124-126. — Carcinomastax quadrispinosa n. sp. 9. — 124. Extrémité abdominale
latéralement. — 125 La même ventralement. — 126. Extrémité de la capsule céphalique
latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 99
Madagascar est : Andevoranto, 1 $ holotype. — Ambila Lemaitso,
‘ Çparatype, 1-1957 (A. Robinson). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm
29 15,0-15,7 5,1-5,3 3,3-3,5 3,60-3,78 4,30-4,35
Tribu PENICHROTI nov.
Nous ne connaissons qu’un petit nombre d’espèces répondant aux carac-
eres cités dans la clé de la page 74 et parmi elles 1 seul exemplaire t? dont
? complexe phallique n’a pas été étudié. Il nous semble cependant rationnel
e grouper ces insectes qui se différencient nettement des Carcinomastacini
et des Pseudoschmidtiae. Ils s’écartent des premiers par les fémurs médians
es <? normaux, par les valves de l’oviscapte plus longues et plus larges, par
® Présence d’une forte dent sur l’arête dorsale des valves inférieures et par
es antennes nettement plus courtes. Ils s’écartent des seconds par la tête
conique, le fastigium verticis fortement saillant et l’angle fastigio-facial
rres aigu.
Clé des genres (q)
* (2) Insecte brachyptère. Valves inférieures de l’oviscapte longues, rela¬
tivement étroites, la dent apicale courte ; moitié postérieure de la
plaque sous-génitale fortement et progressivement rétrécie, les bords
épineux. $ inconnu, (fig. 127). Harpemastax n. gen. p. 99
2 (1) Insectes subaptères.3
^ (4) Joues bombées ; distance infra-oculaire égale à la longueur de l’œil ;
valves de I’oviscapte longues, relativement étroites. S inconnu.
(fig. 130). Penichrotes Karsch 1889. p. 101
^ @) Capsule céphalique de la $ fortement conique, distance infra-oculaire
plus grande que la longueur de l’œil ; valves de l’oviscapte plus courtes
et plus larges, la dent apicale très forte. Lobe médian du complexe
sous-génital du <? terminé par 2 appendices latéraux, (fig. 135) ....
. Amatonga Rhen et Rhen. 1945 p. 104
Genre Harpemastax nov.
Taille moyenne. Capsule céphalique modérément élargie au niveau
articulations mandibulaires. Vertex bombé. Fastigium verticis fortement
niant en avant des yeux, redressé et arrondi à l’extrémité; face dorsale,
r mtement fissurée depuis l’extrémité jusqu’au niveau du bord antérieur des
; espace interoculaire étroit, sillonné au milieu. Face modérément
cchve, lisse, monochrome, les carènes médianes épaisses, sinueuses. Angle
stigio-facial aigu. Yeux peu saillants ; distance infra-oculaire subégale à la
des
Source : MNHN, Paris
100
M. DESCAMPS
longueur de l’œil. Antennes courtes ; une épine sur le 4 e article, un petit
mamelon sur le 7 e à partir de l’apex.
Pronotum court, non recourbé à l’arrière. Bord inférieur des lobes laté¬
raux légèrement oblique, l’angle postérieur peu saillant vers l’arrière, recourbé
vers le bas. Brachyptère. Elytres fortement rétrécis vers l’extrémité. Face
externe des fémurs médians parcourue par une côte longitudinale bien nette,
les carènes inférieures obsolètes. Second éperon interne des Libias postérieurs
spiniforme. Bord interne du 1 er article des tarses postérieurs sans épine
apicale.
8 e tergite abdominal moyennement enveloppant. Dernier tergite caché
dorsalement, légèrement découvert latéralement, l’angle latéro-postérieur peu
saillant vers l’arrière. Plaque sus-anale étroite, divisée par un sillon trans¬
versal en ligne brisée. Plaque sous-génitale longue ; moitié postérieure
progressivement et fortement rétrécie, armée latéralement de fortes épines.
Valves inférieures de l’oviscapte longues et étroites, l’arête dorsale munie
d’une dent préapicale ; dent apicale peu recourbée ; face ventrale échinulée,
les bords latéraux dentés jusqu’à la suture basale. Angle postéro-externe
des supports basaux pourvu d’une petite épine. Valves supérieures légèrement
sinueuses, les bords latéraux de la face dorsale dentés sur presque toute la
longueur.
<J inconnu.
Génotype : Harpemastax armala n. sp.
Harpemastax armata s. sp.
(fig. 127-129)
$. Holotype. Carène médiane du pronotum, vue de profd, onduleuse ;
bord inférieur des lobes latéraux horizontal dans la moitié antérieure,
oblique et sinueux dans la moitié postérieure. Elytres atteignant le bord
postérieur du 2 e tergite abdominal, très fortement rétrécis à l’extrémité,
brièvement contigus à mi-longueur, le bord antérieur droit. Carène supéro-
interne des fémurs médians fortement saillante. Spinescence du fémur pos¬
térieur (unique) : 8, 6, 8. Bord latéral du dernier tergite abdominal coudé à
angle droit ; angle latéro-postérieur largement arrondi. Moitié basale de la
plaque sus-anale divisée en 3 parties par 2 carènes longitudinales, la partie
médiane constituée de 2 plans inclinés vers la ligne médiane ; moitié apicale
bombée, plus longue que large, arrondie à l’extrémité. Plaque sous-génitale
bombée longitudinalement, la moitié apicale subtriangulaire, fortement
saillante vers l’arrière, l’extrémité étroite, trilide, masquant l’angle interne des
valves inférieures de l’oviscapte ; bords latéraux armés de 6-7 fortes épines.
Dent préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures forte, l’apex aigu
nettement orienté vers l’arrière ; arête externe de la dent apicale pourvue
d’une petite saillie odontiforme ; face ventrale légèrement rétrécie à la
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 101
Ijase, le bord externe muni de 15-16 dents. Supports basaux bien visibles
e part et d’autre du rétrécissement apical de la plaque sous-génitale.
Insecte décoloré devant être vert à l’état frais. Face pâle, monochrome.
a ces de coloration verte sur les 3 premiers articles antennaires et sur les
Pattes. Traces d’une large bande claire, oblique, sur les joues. Articulation
nio-femorale postérieure brune ; tibias postérieurs verdâtres à la base,
l'oses à l’apex, les épines noires, celles de l’extrémité vertes à la base. Cerques
runs avec anneau basal crème ; parties latérales de la plaque sus-anale,
Paraproctes et faces latérales des valves de l’oviscapte de coloration brune.
5 inconnu.
Madagascar ouest : Ambodimanga (région de Majunga), 1 $ holotype.
Muséum de Paris.
F E P Cy Cm
13,4 5,2 2,9 2,73 3,20
Genre Penichrotes Karsch 1889
Ka «sch 1889, p. 32.
ch ^ Taille moyenne. Capsule céphalique moins nettement conique que
J* autres genres ; joues fortement bombées, la plus grande largeur
*** peu près à mi-distance entre le bord inférieur de l’œil et l’articulation
Vu | bulaire. Vertex ascendant, moyennement bombé. Fastigium verticis,
do î moyennement saillant, subhorizontal, l’apex redressé ; face
lis , e ’ étroitement et profondément fissurée à l’extrémité. Face peu déclive
j. ’ monochrome, droite, les carènes latérales peu élevées. Ocelle médian
de T ^ eux * ar 8 es > P eu saillants ; distance infra-oculaire subégale à la longueur
®d. Antennes comme chez le genre précédent.
ronotum court, peu comprimé à l’avant, le bord postérieur incisé, la
obf nC m< ;rï' ane bi en nette ; bord inférieur des lobes latéraux moyennement
s . f I Ue * l’angle postérieur arrondi, légèrement saillant vers l’arrière. Plaque
Per? i ^ ar S e - Subaptère. Elylres et ailes très nettement représentés par un
coni °^ C S0U( *é sur le bord externe du méso et du métanotum, redressé
ext Fe CCS derniers. Fémurs antérieurs courts, fortement carénés sur la face
««e ’ ^ ace correspondante des fémurs médians convexe. Epines des
1er su pcrieures des fémurs postérieurs très fortes. Eperons des tibias et
Article des tarses comme chez Harpemastax.
lati ° ter 8‘ te abdominal très nettement plus court que le précédent, ses bords
B 0 e ^ aux dépassant largement les bords correspondants du tergite précédent.
dj y - . P osl -érieur du 7 e sternite épaissi. Plaque sus-anale non nettement
] e _ See - Plaque sous-génitale courte, le bord postérieur convexe, partiel-
en t denticulé. Valves de l’oviscapte longues et étroites ; arête dorsale des
Source : MNHN, Paris
102
M. DESCAMPS
Fig. 127-129. — Harpemastax armata n. sp. S. — 127. Extrémité abdominale ventrale-
ment. — 128. La même latéralement. — 129. Capsule céphalique de face.
Fig. 130-133. — Penichroles nudata Karsch 1889. ?. — 130. Capsule céphalique de face. —■
131. Extrémité abdominale ventralement. 132. Vestiges des organes du vol._133-
Tête et pronotum latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
103
co V R S ln ^ r ' eures pourvue d’une dent préapicale, la dent terminale peu
urbée, les bords latéraux de la face ventrale dentés jusqu’à la suture.
Pports basaux largement découverts.
<? inconnu.
Génotype : Penichroles nudata Karsch 1889.
Parmi les 6 autres espèces précédemment décrites, aucune ne peut être
Pprochée avec certitude du génotype. Nous maintenons toutefois dans le
de erne genre P. lépiotes Brancsik 1893 dont le type est détruit et dont la
enplion est trop succincte pour permettre de le rapporter, avec des garan-
les suffisantes, à l’un ou l’autre des genres voisins.
et Rh S t ^ es ( * es autre s espèces ont été étudiés (sauf celui de P. taurus Rhen
Rhen 1945 dont la description ne laisse subsister aucun doute quant à son
a Ppartenancc).
P. meridionalis Sjôstedt 1923 appartient à la sous-famille des Thericleinae.
roche du genre Pseudolhericles Burr 1899 par le fastigium fortement saillant
-, a y an t des yeux, il s’en différencie par la structure du pronotum et néces-
e la création d’un genre nouveau : Thericlesiella (cf. p. 224).
et ni, b^vivolvotus Karsch 1896, P. brunneri Burr 1899 et P. taurus Rhen
>nen 1945 appartiennent au genre Stenomaslax de la sous-famille des
CUs chrridliinae (cf. p. 68).
P- carinicrus Schulthess 1909 est classé, à titre provisoire, pour les raisons
posées ci-dessous (cf. p. 101) dans le genre Amatonga Rhen et Rhen 1945
j a ç genre Penichroles devient ainsi monospécifique et n’est connu que par
¥• Nous connaissons cependant le cJ par une larve âgée capturée au col des
a pias septentrional (1-7-1962, D. Wintreberl). Nous jugeons sa description
perdue. L’insecte présente une expansion de l’avant-dernier tergite abdo-
inal (comme chez Amatonga), une aire submembraneuse à la partie basale
complexe sous-génital et 3 lobes bien distincts à la partie apicale.
Penichrotes nudata Karsch 1889
(fig. 130-133)
Ka «sch 1889, p. 32.
Do’ ^ Redescription du type. Carènes médianes de la face contiguës de la
disf 6 du fastigium jusqu’au niveau des ocelles latéraux, puis sur une courte
p t ? nce au-dessous de l’ocelle médian (ce dernier difficilement visible),
de e - I } e m cdiane du pronotum, vue de profil, sinueuse. Vestiges des ailes et
renl’• FeS comme représentés à la figure 132 (le rudiment élytral gauche est
férn SUf lui - même : ce tte conformation nous paraît accidentelle). Epines des
du »e S I )ost crieurs de coloration noire, très épaisses à la base. Bords latéraux
V j .j° c tergite fortement convergents d’arrière en avant. Dernier tergite
lb e latéralement sous forme d’une pièce triangulaire pourvue d’un sillon
Source : MNHN, Paris
104
M. DESCAMPS
longitudinal, bien marqué, vers le 1/4 inférieur, l'angle latéro-postérieur peu
saillant, arrondi. Bord postérieur des sternites 6 et 7 fortement convexe.
Plaque sous-génitale large, non rétrécie vers l’arrière, le bord postérieur
convexe, finement denticulé sur plus du 1/3 de la largeur totale. Plaque sus-
anale légèrement étranglée vers le 1/3 postérieur. Dent préapicale de l’arête
dorsale des valves inférieures de l’oviscapte moyenne, l’apex, aigu, orienté
vers l'arrière ; dent apicale avec arête externe denticulée ; face ventrale de
largeur subégale de la base à l’extrémité, parsemée de quelques échinulations,
le bord externe armé de 12-14 dents irrégulières. Supports basaux bien décou¬
verts, la face ventrale concave, l’angle postéro-externe mucroné. Bord
externe des valves supérieures denté sur les 2/3 apicaux.
Insecte partiellement décoloré. Face et joues jaunes, ces dernières tra¬
versées par une bande oblique brune (?). Antennes brunes avec les 2 articles
de la base jaunes. Tibias postérieurs jaune verdâtre à la base, jaune orangé à
l’extrémité ; tarses rouges ; épines tibiales noires, les 6 ou 7 unités terminales
jaunes à la base.
Madagascau centre : 1 $ type (J. M. Hildebrandl). Muséum de Berlin.
Andranotobaka, altitude 1 400 m, Ambatolampy, 1 Ç, 4-1957 (P. Griveaud)■
Muséum de Paris.
L’insecte capturé par P. Griveaud diffère du type par les caractères sui¬
vants : taille sensiblement plus petite ; tête moins renflée au-dessous des yeux ;
angle postérieur du pronotum moins saillant vers l’arrière, légèrement
incurvé vers le bas ; angle latéro-postérieur du dernier segment plus saillant,
aigu ; bord postérieur de la plaque sous-génitale denticulé sur une longueur
nettement moindre. Insecte partiellement décoloré ; face verte, des traces de
coloration verte sur tout le corps et les pattes. Ces différences ne semblent
pas outrepasser les limites de la variation intraspécifique. Voici les mensu¬
rations de cet exemplaire :
F P Cy Cm
19 10,8 2,5 2,55 2,65
Genre Amatonga Rehn et Rehn 1945
Rehn et Rehn 1945, p. 216.
Le rapprochement établi par l’auteur entre Penichroles (au sens large) et
Amatonga ne peut être retenu. Les <î d’ Amatonga et Stenomastax présentent
bien une allure générale identique mais diffèrent profondément par la struc¬
ture des pièces génitales, les seconds appartiennent à la sous-famille des
Euschmidtiinae. De plus, le genre Amatonga est subaptère et, de ce fait,
voisin de Penichrotes nudata. Il se différencie de ce dernier, outre les carac¬
tères mentionnés dans la clé p. 99, par la face plus plate, fortement déclive,
par le fastigium verticis plus saillant et modérément ascendant, par les yeux
plus allongés.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 105
?• Se différencie du <J par les caractères suivants : tête fortement coni¬
que, distance infra-oculaire plus grande que la longueur de l’œil, ce dernier
étroit, allongé, nettement plus large à la partie inférieure qu’à la partie
supérieure ; carènes médianes de la face plus épaisses et plus distantes,
rronotum nettement plus court, le bord inférieur des lobes latéraux forte¬
ment oblique. Subaptère comme le (J. 8 e tergite abdominal moyennement
enveloppant. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce
plus ou moins étroite, l’angle latéro-postérieur bien saillant vers l’arrière,
flaque sus-anale divisée ou non par des côtes. Plaque sous-génitale entière,
non incisée, n’atteignant pas la suture basale des valves inférieures de
oviscapte, le bord postérieur épineux à la partie médiane. Valves inférieures
e 1 oviscapte larges, plus courtes que chez le genre précédent, l’arête dorsale
pourvue d’une très forte dent préapicale, la dent apicale plus ou moins
rec °urbée ; face ventrale pourvue de quelques échinulations, les bords laté-
mux dentés jusqu’à la suture. Supports basaux plus ou moins largement
recouverts.
Dimorphisme sexuel très accusé comme chez le genre Slenomastax.
Génotype : Amatonga spicata Relin et Rehn 1945.
Outre le génotype, ce genre comprend : A. strigili/er (Miller 1936) ;
ous y rattachons, avec quelques réserves, comme suggéré par Rehn et
ehn (1945), Penichroles carinicrus Schulthess 1909. Ces 2 insectes diffèrent
ensiblcmcnt du génotype bien qu’ayant la même allure générale. Les
1 mrences seraient peut-être de nature à justifier la création d’un nouveau
k'enre, ce dont nous nous abstenons du fait qu’/l. slrigili/er n’est connu que
Par la $ et que le <J de P. carinicrus n’a pu être étudié. Outre les différences
*ses en évidence par la clé ci-dessous, il faut mentionner chez ces 2 insectes
es valves de l’oviscapte nettement plus courtes et pourvues d’une dent
picale beaucoup plus recourbée que chez le génotype.
Clé des espèces ($)
* (2) Elytres et ailes représentés par une petite écaille soudée sur les
bords latéraux des méso et métanotum, redressée contre le tergum
et repliée extérieurement sur elle-même (fig. 137). Bord latéral du
dernier tergite abdominal anguleux, l’angle latéro-postérieur large
. A. spicala Rehn et Rehn 1945. p. 106
~ (1) Elytres et ailes représentés par une petite écaille soudée sur les
bords latéraux des méso et métanotum et redressée contre le tergum.
2 Angle latéro-postérieur du dernier tergite étroit.3
(4) Partie apicale médiane de la plaque sous-génitale fortement pincée
et constituant un lobe bien saillant vers l’arrière ; dent préapicale
de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte très forte,
l’apex orienté vers l’arrière, (fig. 140, 141).
. A. carinicrus (Schulthess 1909). p. 106
Source : MNHN, Paris
106
M. DESCAMPS
4 (3) Pincement de la plaque sous-génitale moins fort et lobe médian
peu saillant ; dent préapicale moins forte, l’apex non orienté vers
l’arrière, (fig. 143). A. strigililer (Miller 1936). p. 108
Amatonga spicata Rhen et Rhen 1945
(fig. 134-138)
Rehn et Rehn 1945, p. 218 ; fig. 15-18 ; pl. 20, fig. 51.
$. Allotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, faible¬
ment et régulièrement ascendant en avant des yeux ; face dorsale, élargie
en avant de l’œil puis se rétrécissant jusqu’à l’extrémité, la fente apicale
étroite ; espace interoculaire légèrement concave, non rebordé. Carènes
médianes de la face subparallèles, évanescentes avant la suture clypéo-
faciale ; une côte oblique, vers l’intérieur et vers le bas sous la base des
antennes. Bord inférieur des lobes latéraux du pronotum finement rebordé.
Dernier tergite abdominal découvert latéralement, le bord latéral anguleux,
l’angle postérieur relativement large avec l’apex aigu, recourbé vers le haut.
Plaque sus-anale large, lisse, bombée, progressivement rétrécie vers l’arrière,
l’extrémité étroite. Plaque sous-génitale, pourvue d’une carène médiane
peu nette, rétrécie vers l’extrémité et se terminant par un large lobe médian ;
bord postérieur de ce dernier armé d’une quinzaine d’épines de taille subé¬
gale sauf les 2 épines des angles latéraux un peu plus longues. Valves infé¬
rieures de l’oviscapte longues, la dent préapicale de l’arête dorsale forte et
implantée un peu après le milieu de la distance comprise entre la suture
basale et l’apex, la dent apicale forte et très peu recourbée ; bord externe
de la face ventrale denticulé jusqu’à la suture (14-15 dents) ; bord opposé
lisse, à la base, sur une courte longueur. Supports basaux larges, pourvus
d’une dent conique à l’angle postéro-externe. Valves supérieures munies
de fortes échinulations coniques à la face dorsale, le bord interne denticulé
sur les 3/4 postérieurs, le bord externe garni de 12-15 dents aiguës à l’apex.
Afrique orientale : Mozambique ; Lourenço-Marquès, 1 $ allotype,
23-5-1939 (E. R. Heluiig). Académie de Philadelphie.
Cet insecte, capturé au même endroit et à la même date que le type,
appartient vraisemblablement à la même espèce.
Amatonga carinicrus (Schulthess 1909) n. comb.
(fig. 139-141)
Penichrotes carinicrus Schulthess 1909, p. 9.
Ç. Redescription du type. Taille un peu plus grande que l’espèce pré¬
cédente ; vertex plus court ; yeux un peu plus saillants, moins rétrécis
vers le haut, face moins plate. Fastigium verticis, vu de profil, nettement
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 107
134-138. — Amatonga spicata Rehn & Rehn 1945. 9. — 134. Extrémité abdominale
v entralement. — 135. Capsule céphalique de face. — 136. Tête et pronotum latérale-
ment-137. Vestiges des organes du vol. — 138. Extrémité abdominale latéralement.
lQ ' 139-141. — Amatonga carinicrus (Schulthess 1909) n. comb., 9. — 139. Tête et pro¬
notum latéralement. — 140. Extrémité abdominale ventralement. — 141. Valve infé-
Heure de l’oviscapte latéralement.
■O- 142-143. — Amatonga strigiti/er (Miller 1936). 9. — 142. Extrémité de la capsule
c ®phalique latéralement. — 143. Extrémité abdominale latéralement.
Source : MNHN, Paris
108
M. DESCAMPS
redressé à l’extrémité ; face dorsale légèrement élargie juste en avant des
yeux, puis de largeur subégale jusqu’à l’extrémité ; incision apicale, large
à la base, délimitant 2 lobes contigus à l’apex. Carènes médianes de la lace
atteignant la suture clypéo-faciale, nettement arquées sous l’ocelle médian ;
carènes latérales épaisses, peu saillantes. Antennes (?). Bords antérieur et
latéraux du pronotum finement rebordés ; carène médiane bien nette, légè¬
rement relevée vers le bord postérieur. Elytres représentés par une petite
écaille soudée sur le bord latéral du mésonotum ; rudiments alaires non déce¬
lables. Bords latéraux du 8 e tergite fortement convergents d’arrière en avant.
Dernier tergite peu découvert latéralement, apparaissant sous forme d’un
étroit triangle, le bord latéral droit, épaissi, l’angle latéro-postérieur étroit,
bien saillant vers l’arrière, arrondi à l’apex. Plaque sus-anale déformée.
Plaque sous-génitale courte, le bord postérieur ne dépassant pas, latérale¬
ment, l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite; partie apicale médiane fortement
pincée, constituant un lobe ovale, s’élargissant d’avant en arrière, faisant
saillie ventralement ; bord postérieur de ce lobe convexe, armé de 7 épines
(certaines bifides). Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte munie
d’une dent préapicale aiguë à l’apex, orientée vers l’arrière ; dent apicale
fortement courbée, son arête externe sinuée ; face ventrale triangulaire, le
bord externe armé de 8-9 dents, le bord interne garni jusqu’à la base de
petites dents coniques. Supports basaux très larges, bien découverts, dépour¬
vus d’épine à l’angle postéro-externe.
Coloration décrite par Schulthess. Insecte devant être vert à l’état
frais ainsi que le laissent supposer la couleur des valves de l’oviscapte et
des traînées vertes sur les pattes.
Afrique du sud : Transvaal ; Shilouvane, 1 Ç type, 7 $ et 1 S (perdu (?))
(Junod). Entomologisches Institut Zurich. — Entabeni forest, 3 Ç, 3 et
4-1958 (H. D. Brown). Muséum de Londres.
A en juger par la description originale et par les dessins qui l’illustrent,
l’extrémité abdominale du j se rapproche de celle du <J d’A. spicata par la
forme et la disposition des lobes latéraux du complexe sous-génital et par
l’allure du dernier tergite abdominal. Elle s’en écarte cependant par la struc¬
ture de l’avant-dernier tergite dépourvu d’expansion médiane et présentant,
sur le bord postérieur, une petite concavité de sorte que la plaque sus-anale
est découverte. Ces divergences s’inscrivent en faveur du rattachement
provisoire de cette espèce au genre Amalonga.
Amatonga strigilifer (Miller 1936)
(fig. 142-143)
Pmichroles strigilifer Miller 1936, p. 153 ; fig. 1.
Amatonga strigilifer Rehn et Rehn 1945, p. 218.
Ç. Redescription du type. Taille un peu plus grande que l’espèce précé¬
dente. Fastigium verticis, vu de profil, un peu plus saillant en avant des
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 1UV»
yeux, fissuration apicale large à la base. Yeux moins longs, moins larges
et légèrement moins saillants que chez A. carimcrus. Carènes médianes
de la face, sinueuses dans la moitié supérieure, arquees dans la moitié inté¬
rieure, brièvement contiguës sous l’ocelle médian ; carénés latérales épaisses
et bien saillantes. Pronotum comme chez l’espèce precedente, mais arete
dorsale, vue de profil, nettement concave. Rudiments elytraux et alaires
constitués d’une petite écaille relevée dorsalement contre les tergites corres¬
pondants. 8 e tergite moyennement enveloppant, les bords latéraux smues
(Miller 1936, fig. lb), l’angle latéro-poslérieur légèrement saillant et arrondi.
Angle correspondant du dernier tergite en forme de dent conique comme
ch ez A. carinicrus. Moitié basale de la plaque sus-anale présentant une a re
médiane rectangulaire, limitée latéralement par 2 aires trapézoïdales forte¬
ment déclives; partie apicale, subcordiforme, aiguë à l’apex. P a Ç lie apicale
médiane de la plaque sous-génitale légèrement pincée et, de ce tait, dilleren-
ciée en un petit lobe semi-circulaire, légèrement déprime ventralemenl et
faisant un peu saillie vers l’arrière; bord postérieur de ce lobe a ™ede6dents
^angulaires, fortes à la base et armées, pour la plupart, de 2 ou d petite
Çchinulations à l’extrémité. Valves inférieures de 1 oviscapte comme cne
l’espèce précédente, la dent préapicale de l’arête dorsale (non figurée par
Miller) à pointe moins nettement orientée vers l’arrière.
i? inconnu.
Afrique centrale : Rhodésie du Sud; Selukwe, 1? type, 4-4 1934
W.C.E. Miller). - Zimbabar, 3 500 ft„ 2 ?, 16 et 25-1-1941 (N.C.E.
Miller). Muséum de Londres.
Les 2 spécimens en provenance de Zimbabar diffèrent du type par le
■astigium moins nettement redressé à l’extrémité.
3,0-3,2
cy
2,53-2,70
0,59-0,62
Tribu PSEUDOSCHMIDTIAE nov.
Clé des genres (d)
1 ( 2 ) Plusieurs tergites abdominaux pourvus de forts mamelons ; bord
postérieur des tergites 6 et 7 profondément concave («g. 144) ■ • •
. Teratomastax n. gen. p. 112
2 0 ) Abdomen dépourvu de mamelons ; bord postérieur des tergites 6
et 7 non profondément concave.
^ 06) Insectes brachyptères.
Source : MNHN, Paris
110
M. DESCAMPS
4 (13)
5 (12)
6 (7)
7 (6)
8 ( 11 )
9 (10)
10(9)
11 ( 8 )
12 (5)
13 (4)
Avant-dernier tergite divisé en 3 lobes ou pourvu d’une expansion
médiane au-dessus de la plaque sus-anale. 5
Elytres rétrécis vers l’arrière, le bord antérieur droit ou concave,
le bord postérieur convexe sur les 2/3 basaux. Capsule ectophallique
comprimée latéralement. 6
Avant-dernier tergite divisé en 3 lobes par 2 incisions profondes
du bord postérieur; face rugueuse; lobes latéraux du complexe sous-
génital étroitement implantés à mi-distance entre l’angle postéro-
externe des aires latérales et la base du lobe médian, (lig. 155, 160)
. Lobomastax n. gen. p. 115
Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane au-dessus
de la plaque sus-anale (fig. 174). 8
Base du lobe médian du complexe sous-génital très large ; cerques
aplatis transversalement. Espèces africaines, (fig. 174, 176) . . 9
Face bicolore ; 2 plages sous-antennaires noires.•
. Chromomastax n. gen. p. 122
Face monochrome ; 1 simple ligne sous-antennaire noire . . . . •
. Eudirshia Roy 1961. p. 127
Lobe médian du complexe sous-génital très étroit, cerques recourbés
dorsalement, face rugueuse. Espèces malgaches, (fig. 189, 190) . •
. Microlobia n. gen. p. 130
Elytres elliptiques, les bords antérieur et postérieur convexes,
l’extrémité arrondie ; face lisse, bicolore.•
. Malagamastax n. gen. p. 136
Bord postérieur de l’avant-dernier tergite abdominal pourvu d’une
concavité médiane limitée par 2 petits lobes (fig. 216, 225) . . . 1^
14 (15) Elytres elliptiques ; lobes latéraux du complexe sous-génital tour¬
mentés. Dernier tergite généralement pourvu de courts appendices,
(fig. 216-218). Pseudoschmidtia n. stat. p. 139
15 (14) Elytres non elliptiques ; lobes latéraux du complexe sous-génital
simples. Dernier tergite muni de 2 longs appendices. Fémurs ante¬
rieurs très grêles, (fig. 280-282) . . . Peoedes Karsch 1889. p. 171
16 (3) Insectes subaptères ; rudiments élytraux articulés, tombant pl uS
ou moins sur les pleures, ne dépassant pas ou peu le bord postérieur
du mésonotum (fig. 283).1?
17 (20) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu d’une concavité
médiane limitée latéralement par 2 petits lobes triangulaires (lig-
284b).16
18 (19) Fastigium verticis non saillant en avant des yeux ; lobe médian
du complexe sous-génital non comprimé latéralement ; angles pos-
téro-externes du métasternum recourbés ventralement ....••
. Amalomastax Rehn et Rehn 1945. p. 172
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 111
19 (18) Fastigium verlicis bien saillant en avant des yeux ; lobe médian
du complexe sous-génital fortement comprimé latéralement ;
angles posléro-externes du métasternum non recourbés, (fig. 284a-
284c). Wintrebertella n. gen. p. 173
20 (17) Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane au-dessus
de la plaque sus-anale (fig. 285, 286). 21
21 (22) Lobes latéraux du complexe sous-génital en forme de languette ;
fémurs antérieurs fortement carénés ; angle postérieur des lobes
latéraux du pronotum nettement saillant vers l’arrière. Sac sperma-
tophore triple, (fig. 286, 290, 292) . . . Symbellia Burr 1899. p. 176
22 (21) Lobes latéraux du complexe sous-génital tourmentés ; fémurs
antérieurs épais, la face externe non carénée ; angle postérieur des
lobes latéraux du pronotum droit. Sac spermatophore simple,
(fig. 321-329). Parasymbellia n. gen. p. 191
1 (n)
2 ( 8 )
3 (7)
4 ( 5 )
5(6)
6(5)
7 ( 3 )
8 ( 2 )
9 ( 10 )
10 (9)
Clé des genres (?)
Insectes brachyptères. 2
Elytres sensiblement rétrécis vers l’arrière, le bord antérieur
[concave, droit ou très légèrement convexe.3
Une crête transversale denticulée réunissant, à la base, les bords
latéraux de la face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte ;
bords latéraux du 8 e tergite se chevauchant à la face ventrale ;
plaque sous-génitale large non rétrécie à l’extrémité, (fig. 170). . 4
Face granuleuse, sans taches de couleur vive. Espèces malgaches.
. Lobomastax n. gen. p. 116
Face lisse, bicolore. Espèces africaines . Chromomaslax n. gen. p. 120
Face lisse, monochrome; angle fastigio-facial plus aigu; valves
inférieures de l’oviscapte très larges à la base. Espèces africaines
. Eudirshia Roy 1961. p. 128
Pas de crête transversale denticulée à la face ventrale des valves
inférieures de l’oviscapte ; bords latéraux du 8 e tergite subcontigus
a la base ; plaque sous-génitale brusquement rétrécie vers l’extré¬
mité. (fig. 191). Microlobia n. gen. p. 131
Elytres elliptiques.9
Fastigium verticis tronqué obliquement à l’extrémité ; bords
latéraux du 8" tergite se chevauchant à la face ventrale sur plus
de la moitié de la longueur, laissant subsister un petit espace trian¬
gulaire découvert près du bord postérieur du 7 e sternite. (fig. 210-211)
. Malagamaslax n. gen. p. 136
Fastigium arrondi ou très légèrement tronqué ; bords latéraux
du 8 e tergite non contigus ou se chevauchant sur une courte longueur
Source : MNHN, Paris
112
M. DESCAMPS
près du bord poslérieur du 7 e sternite (dans ce cas, partie non che¬
vauchante fortement oblique ou concave), (fig. 261, 262, 273) . . •
. Pseudoschmidtia n. stat. p. 140
11 (1) Insectes subaptères. Elytres squamiformes, articulés, tombant
sur les pleures, (fig. 283). 12
12 (15) Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers
l’arrière ; dent de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte
forte .13
13 (14) Fastigium verticis très peu saillant en avant des yeux ; distance
infra-oculaire plus grande que la largeur de l’œil ; plaque sous-génitale
large, pourvue de 2 petits lobes latéro-postérieurs inermes. (fig. 284)
. Amalomastax Rehn et Rehn 1945. p. 173
14 (13) Fastigium verticis plus saillant, distance infra-oculaire plus courte;
lobes latéraux de la plaque sous-génitale plus larges, épineux,
(fig. 302). Symbellia Burr 1899. p. 177
15 (12) Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum peu ou pas saillant
vers l’arrière ; dent de l’arête dorsale des valves inférieures de
I’oviscapte très faible, ou remplacée par une simple ondulation, ou
nulle, (fig. 331, 335). Parasymbcllia n. gen. p. 193
Genre Teratomastax nov.
(J. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu latéralement, légèrement
saillant en avant des yeux, déclive, étroitement tronqué à l’extrémité.
Face déclive, légèrement concave de profil, lisse, monochrome. Angle fas-
tigio-facial subaigu. Yeux peu allongés, fortement saillants, le bord supé¬
rieur plus élevé que le fastigium ; distance infra-oculaire subégale à la largeur
de l’œil. Antennes (?).
Pronotum court, entièrement rebordé ; bord postérieur profondément
incisé au milieu. Bord inférieur des lobes latéraux fortement sinueux et angle
postérieur saillant vers l’arrière. Plaque sternale faiblement élargie entre
les hanches postérieures. Brachyptère. Elytres latéraux, subelliptiques,
largement arrondis à l’extrémité. Fémurs antérieurs épais, pourvus seule¬
ment des 2 carènes supérieures. Fémurs médians renfiés, légèrement arqués,
les carènes supérieures, seules visibles, subobsolètes ; tibias médians courts,
aplatis latéralement. Carènes supérieures des fémurs postérieurs peu épi¬
neuses ; 2 e éperon interne des tibias spiniforme ; une petite épine terminale
interne au 1 er article tarsal.
Abdomen non caréné ; plusieurs tergites pourvus de mamelons. Bord
postérieur des tergites 6 et 7 largement et profondément concave, la conca¬
vité garnie d’une membrane. Avant-dernier tergite renflé, pourvu d’une
expansion médiane au-dessus de la plaque sus-anale. Dernier tergite peu
découvert, seul l’angle postéro-externe visible latéralement ; angle oppose
se prolongeant sous l’expansion médiane du tergite précédent. Cerques
Source : MNHN, Paris
REVISION PRELIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 113
très forts, recourbés vers le haut, falciformes. Complexe sous-génital nette¬
ment divisé par une côte transversale sinueuse ; aire membraneuse de la
partie basale bien différenciée, non bordée d’une côte ; aires latérales bom-
ee l’ ! obe médian apical étroit à la base, flanqué de lobes latéraux petits.
i . ~piphalle à crochets forts, en partie visibles extérieurement, les baguettes
terales contiguës. Capsule ectophallique très étroite, l’ouverture apicale
Petite. Endophalle petit ; valves du pénis courtes et larges ; sclérite du
gonopore épais ; sac spermatophore conique ; phallotrème pourvu d’un
roit arceau dorso-apical et d’une sclérification ventrale.
$ inconnue.
Génotype : Teralomaslax aberrans n. sp.
Teratomastax aberrans n. sp.
(fig. 144-152.)
S- Holotype. Bord inférieur des lobes latéraux du pronotum ascen-
a nt à la partie postérieure. Partie interne des lobes métasternaux forte-
ler^ é P aissie > partie externe déprimée. Elytres atteignant la moitié du
■ ter gi |; e abdominal. Carène supéro-interne des fémurs antérieurs subob-
e te. Spinescence des fémurs postérieurs : 5 ; 2-3 ; 3-5. 2 e tergite abdominal
rené latéralement vers le bord inférieur, carène limitant une petite aire
n cave, inclinée vers le sternite correspondant, le bord latéral, fortement
avexe, dépassant, à la face ventrale, le bord correspondant du tergite
2 ? v ant. Un fort mamelon conique, arrondi à l’extrémité, sur le 1 er tergite ;
°mbements subovoïdes sur le 3 e ; 2 fortes dents, à pointe mousse orientée
rs l’avant et latéralement, sur le 4 e ; 2 fortes verrues, mucronées au
du fie Ct ’ SUr bor( * P ost ârieur du 5 e . Angles latéraux de la concavité médiane
b® tergite fortement épaissis ; ceux du 7® moins fortement. Expansion
e diane de l’avant-dernier tergite s’élargissant d’avant en arrière, recou-
* a base de la plaque sus-anale, recourbée vers le bas, le bord postérieur
*se en 4 dents très fortes ; apex des dents latérales arrondi, apex des dents
^edianes aigu. Angle postéro-interne du dernier tergite se prolongeant
u n long appendice rejoignant son homologue sous l’expansion médiane
tergite précédent. Extrémité de la plaque sus-anale étroite. Bord infé-
i Ur ^, es cerques lamelliforme au niveau de la courbure, l’apex arrondi,
vers l’intérieur. Aires latérales du complexe sous-génital présentant,
arr ière, un très fort bombement hémisphérique. Lobe médian de la
tr f | C a P' ca * e en forme de baguette étroite, élargie aux extrémités ; apex
, e » recourbé dorsalement. Lobes latéraux ayant l’aspect de languettes
roi°^ ernen t implantées aux angles latéro-postérieurs des aires latérales,
ro C i e s et arrondies à l’apex, inclinées vers le bas et recourbées vers le lobe
m ed lan . *
1 .. A P e x du fastigium, extrémité des tibias antérieurs et médians, articu¬
la géniculaire postérieure noirs. Un large triangle ivoire à l’angle posté-
'‘ m °ihes du Muséum. — Zoologie, t. XXX.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
'sirJ 4 i 5 ^i
itpitaie. 11/. Extrémité abdominale latéralement. — 148 Tête et nmnntnm îniêra-
e " ,e " t - -, 149 ' Endophalle latéralement. - 150. Scléritedu gononore'latératemént
151. Complexe phallique latéralement. - 152. Endophalle dorsâlement
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
115
f Ieur des lobes latéraux du pronotum. Extrémité et tubercules de l’abdomen
bruns.
Partie antérieure de la capsule ectophallique ascendante, l’ouverture
picale surmontée d’un long appendice incliné vers l’avant et flanqué de
petits lobes. Sac spermatophore muni d’une houpette terminale.
Madagascar est : Périnet, 1 <J holotype, 4-1948. Muséum de Paris.
E P Cy Cm lf
2,1 2,2 3,00 2,40 0,76
F
1(î 10,8
Genre Lobomastax nov.
<î- Paille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant en avant
es légèrement déclive, l’extrémité tronquée ou arrondie. Face moyen-
enient déclive, rugueuse, monochrome. Angle fastigio-facial droit. Yeux
cernent saillants, subhémisphériques ; distance infra-oculaire plus petite
4Ue la largeur de l’œil. Antennes plus longues que la face ; épine antennaire
r le 4 e article ; un petit mamelon sur le 7 e à partir de l’apex.
Pronotum rebordé, légèrement comprimé à l’avant ; angle postérieur
s lobes latéraux peu saillant vers l’arrière ou légèrement incurvé vers le
?• Plaque sternale nettement plus large entre les hanches postérieures
H entre les hanches médianes ; bords latéraux du métasternum fortement
nvexes. Brachyptère ; élytres sensiblement rétrécis vers l’arrière, se
couvrant sur la ligne médiane, le bord antérieur et les nervures princi-
* es légèrement concaves vers l’extérieur, le bord postérieur convexe
r les 2/3 basaux. Fémurs antérieurs fortement renflés, pourvus seulement
2 e . car ènes supérieures. Fémurs médians moins épais, pourvus de 2 carènes.
e P er011 interne des tibias postérieurs très atrophié,
en .f' xLr ^ m ‘ l -é de l’abdomen fortement renflée. Avant-dernier tergite divisé
o lobes par 2 très profondes échancrures ; lobe médian masquant la plus
scande partie de la plaque sus-anale, plus court ou subégal aux lobes latéraux.
les? ler ter 8' te complètement caché latéralement, visible dorsalement dans
la C | C * lanciures du précédent. Une forte côte transversale, préapicale, sur
Plaque sus-anale. Cerques recourbés ou coudés à angle droit vers le haut,
•bplexe sous-génital divisé par un ensemble compliqué de côtes transver-
cs- Aire membraneuse de la partie basale n’atteignant pas la base du lobe
Ion - an . apica1, borc lée d’une côte; aires latérales divisées par une côte
iç^ptudiiiale. Lobe médian étroit à la base, moyennement recourbé dorsa¬
le en t, élargi en fer de lance à l’extrémité, réuni par une côte à l’aire mem-
aneuse; lobes latéraux ayant subi une torsion de 90°, vers l’intérieur,
tés ° Ur d . Un axe * ma g‘ n aire parallèle à l’axe du corps, très étroitement implan-
des a . mi 'dStance entre la base du lobe médian et l’angle postéro-externe
oires latérales, grossièrement spatuliformes.
e .. plpballe étroit, les crochets terminaux longs, peu recourbés, visibles
eneurement, leur arête dorsale sinueuse et finement serrulée ; baguettes
Orales
fortes, réunies, à mi-longueur, au voile membraneux de la capsule
Source : MNHN, Paris
[. DESCAMPS
ectophallique. Cette dernière comprimée transversalement, l’ouverture
apicale étroite, surélevée, surmontée d’un appendice, la face ventrale bom¬
bée. Sac spermatophore relativement petit ; sclérite du gonopore épais ;
phallotrème long, avec un arceau dorsal sclérifié, prolongé vers l’arrière par
une membrane striée ; une sclérification ventrale.
$. Distance infra-oculaire égale à la largeur de l’œil. 7 e sternite présen¬
tant une aire médiane triangulaire, plane, plus ou moins nette. 8 e tergite beau¬
coup plus court dorsalement que ventralement, complètement enveloppant,
les bords latéraux se chevauchant sur presque toute la longueur. Dernier
tergite peu ou pas découvert latéralement. Bord postérieur de la plaque sous-
génitale convexe, non incisé, épineux. Valves de l’oviscapte longues. Arête
dorsale des valves inférieures pourvue d’une forte dent, très aiguë à l’apex,
implantée vers le 1/3 apical ; face ventrale relativement large, les bords
latéraux droits ; une crête transversale denticulée située à une certaine
distance en arrière de la suture basale ; à ce niveau, une forte dénivellation
entre le support basal et la face ventrale de la valve proprement dite ; dent
apicale longue, peu recourbée ; plus de 15 dents sur les bords latéraux. Valves
supérieures sinueuses.
Génotype : Euschmidlia hova Saussure 1903.
Clé des espèces (cî)
1 (4) Lobe médian de l’avant-dernier tergite abdominal large, subrectan¬
gulaire, le bord postérieur échancré (fig. 155). 2
2 (3) Elytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite ; cerques légère¬
ment recourbés vers le haut, l’extrémité spatuliforme. (fig. 153)
.L. hova (Saussure 1903). p. 116
3 (2) Elytres atteignant le bord postérieur du 3 e tergite ; cerques coudés
à angle droit vers le haut au niveau du 1/3 postérieur, l’extrémité
non spatuliforme. (fig. 162). L. angulata n. sp. p. 119
4 (1) Lobe médian de l’avant-dernier tergite étroit à la base, les angles
latéro-postérieurs recourbés latéralement. Elytres atteignant le
bord postérieur du 3 e tergite ; cerques régulièrement courbés vers
le haut depuis la base (fig. 164, 166) . . . L. recwva n. sp. p. 119
Lobomastax hova (Saussure 1903) n. comb.
(fig. 153-156, 163, 167-169)
Euschmidlia hova Saussure 1903, p. 102, 104.
Euschmidtia (Pseudoschmidlia) hova Rehn et Rehn 1945, p. 236.
<J. Lectotype. Extrémité du fastigium légèrement tronquée. Elytres
atteignant le bord postérieur du 2 e tergite. Echancrures de l’avant-dernier
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
117
j, rgïte profondes, étroites ; lobe médian un peu plus large à la base qu’à
extrémité, plus court que les lobes latéraux, le bord postérieur incisé, la
«M basale parcourue par une carène longitudinale, la moitié apicale
onnée. Dernier tergite plissé et bosselé, sans appendice, l’angle postéro-
terne largement arrondi et rabattu ventralement. Cerques courts, le bord
pcneur concave, l’extrémité aplatie transversalement en spatule. Aire
mbraneu.se du complexe sous-génital semi-circulaire, assez largement
•parée de la base du lobe médian. Ce dernier fortement caréné sur toute
lon gueur sauf sur une courte distance préapicale, l’extrémité pourvue
un épais granule, l’élargissement terminal en forme de losange à côtés
gaux. Extrémité des lobes latéraux atteignant la partie la plus large du lobe
man ; bords non enroulés ; face orientée vis-à-vis du lobe médian concave ;
ce opposée fortement convexe; arête ventrale concave sur la moitié basale,
1 n , Vexe sur la moitié apicale ; arête dorsale concave. Côte reliant lobe
e ral et lobe médian légèrement oblique.
l e f° n ^ coloration brun foncé : une bande longitudinale sur le pronotum,
7 is tes ^ et **> le bord postérieur de l’avant-dernier et des sternites 6,
et 8, les aires latérales du complexe sous-génital, le lobe médian et la base
s lobes latéraux, les articulations géniculaires postérieures. Capsule cépha-
gue brun varié de jaune. Tibias postérieurs rouges.
deD^ SU * e ^oph^lique présentant 2 petits mamelons de part et d’autre
de i. a PP enc ^ ce dorso-apical et 2 petits lobes rectangulaires sur le bord ventral
• ouverture apicale. Sac spermatophore hémisphérique.
erruer tergite complètement caché. Extrémité de la plaque sous-génitale
dgnant la base de la face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte.
lar ° rtS k asaux complètement cachés ventralement, le bord externe (visible
oralement) denticulé. Une tache jaune bien nette sur les joues ; une bande
„ . , ne s’étendant de la face dorsale du fastigium à l’extrémité de l’abdomen ;
•dilations géniculaires postérieures brun clair.
Madagascar : 1 c? type et 1 Ç allotype (H. de Saussure). Muséum de
neve - — Tananarive, 1 Ç, 15-2-1892 ( Grandidier). Muséum de Paris.
^ Madagascar : 2 ? (H. de Saussure), 1 ex. à Paris, 1 ex. à Genève. —
°agascar est : Ambodiatafana, Randimby, 1 Ç, 6-1958. Muséum de Paris.
difT^ 65 ^ exem pl a *res diffèrent sensiblement de l’allotype ; les principales
S i e ^ ence s portent sur l’extrémité abdominale et sont peut-être dues à une
q. Pie distension des derniers segments. Principales divergences : élytres
lar Sant * e “ e ter g* te * bords latéraux du 8 e tergite se recouvrant moins
afment. dernier tergite visible latéralement sous-forme d’un fin croissant,
a qi!e sous-génitale n’atteignant pas la suture basale des valves inférieures
1 oviscapte (fig. 167-169, p. 121).
q Ianana rive, 3 $, 2-3-1950 (Dr Ross). Présentent les mêmes caractères
e 'es 3 insectes précédents mais s’en différencient par les élytres atteignant
Source : MNHN, Paris
118
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
119
•e milieu du 2» tergite et par la face ventrale des valves inférieures plus large ;
articulations géniculaires postérieures plus sombres. Ces betes présentent
apparemment les mêmes caractères que la ? décrite par Rehn et Rehn
0945) en provenance du District de Rogez.
14,9-15,7 (15,4) 6,4-7,7 (7,2) 3,4-3,6 (3,5)
Cy Cm lf
6ç 3,63-4,00 (3,82) 3,80-4,15 (3,90) 0,75-0,79 (0,76)
Lobomastax angulata n. sp.
(fig. 157-162)
Espèce très proche de la précédente dont elle se différencie principale¬
ment par la longueur des élytres et la forme des cerques.
<5- Holotype. Taille un peu plus grande que L. hova. Fastigium
Ve rticis tronqué. Elytres atteignant le bord postérieur du 3 e tergite. Cerques
comme représentés à la figure 162. Complexe sous-génital comme chez
J e spèce précédente mais lobe médian apical plus long, caréné sur toute la
longueur, l’élargissement terminal en forme de losange plus allongé. Distance
comprise entre l’aire membraneuse et la base du lobe médian courte. Côte
r eliant lobe latéral et lobe médian fortement oblique. Même coloration que
hova mais les articulations géniculaires postérieures très foncées.
$ inconnue.
Madagascar est : Fénérive, 1 <J holotype et
<£• Mc. C. Callan). Muséum de Londres.
F E P Cy
12,6 5,8-6,2 3,0 3,61-3,66
1 <? paratype, 27-12-1955
Cm lf
2,96-3,01 1,04-1,08
Lobomastax recurva n. sp.
(fig. 164-166)
<î- Holotype. Taille d’un L. hova. Fastigium verticis, vu de profil,
tr ès peu saillant en avant des yeux, fortement déclive, l’extrémité largement
arr ondie, formant une sorte de bec au point de jonction avec les carénés
^edianes de la face. Rugosités faciales plus larges et moins saillantes que
che z les espèces précédentes. Angle postérieur des lobes latéraux du prono-
Source : MNHN, Paris
120
M. DESCAMPS
tum étroit, recourbé vers le bas. Elytres atteignant le bord postérieur du
3 e tergite. Bord postérieur des tergites 4, 5, 6 et 7 épaissi ; épaississement
plus sensible à quelque distance de part et d’autre de la ligne médiane,
formant ainsi un petit mamelon latéral particulièrement net sur les tergites
4 et 5. Echancrures de l’avant-dernier tergite larges et profondes ; lobe
médian étroit, bifide, les extrémités courbées vers l’extérieur. Côte trans¬
versale préapicale de la plaque sus-anale très épaisse. Dernier tergite bien
visible dorsalement, pourvu d’un petit appendice étroit, courbé vers le bas,
situé au niveau de la concavité du tergite précédent ; angle postéro-externe
arrondi, dépassant très légèrement l’angle correspondant du tergite précédent.
Cerques en arc de cercle à peu près régulier, les 2/3 apicaux aplatis dorso-
ventralement, l’extrémité pointée vers l’avant et située à peu près à la ver¬
ticale de la base. Aire membraneuse du complexe sous-génital rétrécie vers
l’arrière et bordée, à ce niveau, d’une étroite arcature en forme de fer à
cheval ; côte longitudinale des aires latérales forte. Lobe médian peu distant
de l’aire membraneuse, le 1/3 apical élargi en forme de lancette à bords
convexes ; lobes latéraux enroulés selon l’axe longitudinal ; angle posléro-
externe des aires latérales réuni à la base du lobe médian par une forte côte
en ligne brisée. Extrémité abdominale marquée de brun comme chez les
espèces précédentes. Sinuosités de l’arête dorsale des crochets de l’épiphalle
visibles extérieurement.
$ inconnue.
Madagascah est : Antongil, 1 <J holotype, 22-3-1922 (Br. v. W.J. Muséum
de Vienne.
F E P Cy Cm lf
1<J 11,8 5,3 2,62 3,37 2,68 0,76
Genre Chromomastax nov.
Ç. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profd, peu saillant,
l’extrémité très largement arrondie. Face assez fortement tectiforme,
bombée à la partie inférieure, lisse, bicolore. Yeux peu ou modérément
saillants ; distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Antennes
comme chez le genre précédent.
Pronotum rebordé, légèrement comprimé à l’avant ; bord antérieur
largement concave ; bord postérieur sinué au milieu ; bord inférieur des
lobes latéraux oblique et angle postérieur orienté en oblique vers l’arrière
et vers le bas. Plaque sternale régulièrement élargie de l’avant vers l’arrière.
Brachyptérisme moins prononcé que chez la majorité des autres genres.
Elytres se chevauchant sur toute la longueur, l’extrémité étroite et arrondie,
le bord antérieur droit. Fémurs médians pourvus d’une côte longitudinale
à la face externe. 2 e éperon interne des tibias postérieurs atrophié ; une très
légère épine apicale en prolongement du bord interne du 1 er article tarsal.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
121
"“■164-166. - MomMax «un» n. .p, J. - 164. Extrémité abdominélé Wéralem.,.!.
165. Capsule céphalique de face. — 166. Extrémité abdominale dorsalement.
P 'Q. 167-169. — I.obomastax hova (Saussure 1903) n. comb. ?. — 1 6 , 7 Aq E f vl^mité*abdo-
"alc ventralement. — 168. Tête et pronotum latéralement. — 169. Extrémité abdo
haie latéralement.
' G ' ,170-172. — Chromomastax gullali/rons (Burr 1899) n. comb. 9. - 170. Extrémité
abdominale ventralement. — 171. Tête et pronotum latéralement. — 172. Extrémité
abdominale latéralement.
Source : MNHN, Paris
122
M. DESCAMPS
8 e tergite très court dorsalement, les bords latéraux droits, se chevauchant
à la face ventrale. Dernier tergite visible latéralement, l’angle latéro-posté-
rieur odontiforme. Plaque sus-anale subtriangulaire, lisse. Plaque sous-
génitale très peu visible, le bord postérieur incisé au milieu, peu ou pas
épineux. Structure des valves inférieures de l’oviscapte comme chez le genre
précédent ; longueur nettement plus petite ; 12-13 dents sur le bord externe.
Valves supérieures presque droites, la face dorsale plus large que chez
Lobomaslax ; une quinzaine de dents sur les bords externe et interne.
Génotype : Euschmidlia gutlatifrons Burr. 1899.
Le (J du génotype est inconnu (peut-être s’agit-il de C. movogovodia
décrit ci-dessous ?). Le mâle d’une seconde espèce nous est connu par un
exemplaire unique : C. tanaensis (Kevan 1954). Ces 2 insectes répondent à
la description générale suivante :
5. Fastigium verticis moins saillant et face moins bombée que chez
la $, les carènes latérales plus fortes. Yeux saillants. Fémurs antérieurs
plus ou moins épais, pourvus seulement des 2 carènes supérieures (parfois
obsolètes). Carènes supérieures des fémurs médians peu marquées. Extré¬
mité abdominale fortement renflée. Avant-dernier tergite pourvu d’une forte
expansion médiane masquant complètement la plaque sus-anale. Dernier
tergite visible latéralement sous forme d’une plaque simple, le bord latéral
externe n’atteignant pas le bord correspondant du tergite précédent. Cerques
fortement aplatis transversalement, lamelliformes. Aire membraneuse du
complexe sous-génital grande, séparée de la base du lobe médian apical par
une faible côte ; aires latérales petites. Lobe médian très large à la base,
perpendiculaire à la partie basale, parcouru par une forte côte longitudinale.
Lobes latéraux fortement recourbés dorsalement ou coudés à angle droit ;
extrémité étroite, arrondie ; base large, enserrant la partie postérieure des
aires latérales.
Epiphalle étroit, les crochets terminaux recourbés vers l’extérieur à
l’extrémité. Ouverture apicale de la capsule ectophallique grande, sa bordure
dorsale redressée et constituant un appendice vertical ; ouverture dorso-
basale étroite, longue, le voile membraneux court et rejoignant l’épiphalle
à mi-longueur. Endophalle très petit ; valves du pénis prolongées vers l’avant
par 2 ailes étroites en forme de gouttière ; phallotrème large avec gouttière
dorso-apicale longue, prolongée vers l'avant au-dessus du sac spermato-
phore ; une sclérification ventrale en forme de T à branches latérales re¬
dressées.
Clé des espèces (9)
1 (2) Elytres atteignant le bord postérieur du 4 e tergite ; valves de l’ovis-
capte relativement courtes ; une crête transversale denticulée à
la base des valves inférieures, (fig. 170,172).•
. C. gultalifrons (Burr 1899) p. 123
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
123
2 (1) Elytres atteignant le bord postérieur du 5 e tergite ; valves de l’ovis-
capte plus longues; crête transversale des valves inférieures peu
nette, (fig. 173).C. rabaia n. sp. p. 124
Clé des espèces (5)
1 (2) Elytres atteignant le bord postérieur du 5 e tergite ; tibias antérieurs
non renflés ; avant-dernier tergite brun avec une plage dorsale jaune.
Cerques droits, (fig. 174). C. movogovodia n. sp. p. 124
2 (1) Elytres atteignant le bord postérieur du 4 e tergite ; tibias antérieurs
renflés ; avant-dernier tergite avec une tache latérale brune ; cerques
courbés vers l’extérieur. C. lanaensis (Kevan 1954) p. 125
Chromomastax guttatifrons (Burr 1899) n. comb.
(fig. 170-172)
Euschmidtia guttali/rons Burr 1899, p. 297.
?• Redescription du type. Fastigium verticis, vu de profil, arrondi sur
toute la partie faisant saillie en avant des yeux. Carènes latérales de la face
Peu saillantes. Bord supérieur du pronotum légèrement concave, nettement
relevé à l’extrémité postérieure ; disque très finement strié, lobes latéraux
tisses. Bord antérieur de la plaque sternale droit. Bord latéral du 8 e tergite
.°it, l’angle latéro-postérieur très largement arrondi ; bord latéral du der-
jder tergite convexe, l’angle latéro-postérieur étroit, arrondi, incurvé vers
1 intérieur et vers le haut. Plaque sus-anale bombée, fortement rétrécie à
'extrémité, le 1/3 basal parcouru par 2 petites carènes longitudinales,
l'oque sous-génitale n’atteignant pas la suture basale des valves inférieures
Ue l’oviscapte, le bord postérieur étroitement incisé au milieu, mutique mais
légèrement rugueux. Dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte
Nettement mais modérément recourbée ; face ventrale rugueuse, pourvue
, * e quelques fortes granulations. Bords latéraux des valves supérieures droits ;
lace dorsale convexe, granuleuse.
Face jaune vif avec 2 plages subtriangulaires sous les antennes et les
® n glcs inféro-externes noires. Une large bande oblique de coloration jaune,
bordée de rouge carmin à l’avant, traversant les joues. Reste de la capsule
c éphalique brun. Une bande brune sur le disque du pronotum ; lobes latéraux
larron clair. Elytres monochromes. Abdomen décoloré.
Afrique orientale : Tanganyika ; Dar es Salam, 1 ? type. Muséum de
Vienne. — Tendaguru, 1 $, 24-12-1924 (W. E. Cutler), Muséum de Londres.
Morogoro Distr., Morogoro forest, 1 Ç, 2-1955 (J. Phipps). Muséum de
Londres.
Source : MNHN, Paris
124
M. DESCAMPS
Chez ces 2 derniers insectes, les ailes au repos dépassent un peu l’extrémité
des élytres.
F
E
P
Cy
Cm
lf
9 type
29 13,4
8,5-8,7
2,7-2,8
3,00
3,25-3,53
2,99
3,36
0,59
0,62
Chromomastax rabaia n. sp.
(fig. 173)
$. Holotype. Taille nettement plus grande que l’espèce précédente.
Pronotum comme chez C. yutlatifions mais angles postérieurs des lobes
latéraux tronqués. Elytres plus longs ; ailes, au repos, dépassant nettement
l’extrémité des élytres. 8 e tergite laissant à découvert une partie plus grande
de la plaque sous-génitale ; cette dernière plus profondément incisée au
milieu, le bord postérieur pourvu de quelques petites épines disposées de
façon irrégulière. Angle latéro-postérieur du dernier tergite très étroit,
fortement saillant vers l’arrière, constituant une forte dent légèrement
recourbée dorsalement. Cerques grêles, atteignant l’extrémité de la plaque
sus-anale ; cette dernière plus large à l’extrémité que chez l’espèce précédente.
Valves de l’oviscapte nettement plus longues ; dent préapicale de l’arête
dorsale des valves inférieures implantée un peu plus loin de l’apex ; face
ventrale nettement plus étroite, rétrécie à la base, dépourvue de crête
transversale bien nette ; dent apicale plus longue, plus étroite, un peu moins
courbée. Valves supérieures légèrement sinuées, armées de 16-17 dents
sur le bord externe. Est peut-être la Ç de C. lanaensis ?
Afrique orientale : Tanganyika ; Rabaï, 1 $ holotype, 4-1928 (Dr. van
Someren). Muséum de Londres.
F E P Cy Cm lf
19 15,3 10,8 3,3 3,72 3,68 0,68
Chromomastax movogovodia n. sp.
(fig. 174, 178)
Holotype. Taille petite. Distance infra-oculaire égalant à peu près
les 2/3 de la largeur de l’œil. Angle postérieur des lobes latéraux du prono¬
tum arrondi, fortement saillant et légèrement oblique vers l’arrière. Plaque
sternale progressivement élargie d’avant en arrière ; mésosternum fai¬
blement rebordé. Ailes, au repos, dépassant légèrement les élytres. Carène
supéro-externe des fémurs antérieurs plus nette que la carène opposée.
Carènes supérieures des fémurs médians bien marquées mais peu élevées.
Expansion de l’avant-dernier tergite plus longue que le bord latéral du ter¬
gite proprement dit, plus étroite à la base qu’à l’extrémité, subcordiforme ;
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 125
an gles latéro-postérieurs largement arrondis, recourbés ventralement ;
bord postérieur présentant une petite échancrure médiane limitée par -
Petits lobes légèrement redressés dorsalement. Une petite saillie au-dessus
de l’angle latéro-postérieur de l’avant-dernier tergite. Dernier tergite visi-
Me latéralement sous forme d'un demi-segment circulaire, l'angle postero-
externe aigu, oblique vers le bas. Plaque sus-anale fortement rétrécie vers
l’extrémité ; l’apex étroitement tronqué. Cerques courts, droits, fortement
aplatis transversalement sur toute la longueur, le bord postérieur convexe.
Aire membraneuse du complexe sous-génital bordée d’une côte épaisse, mais
amincie au point de contact avec la base du lobe médian. Aires latérales
Petites, carrées. Lobe médian subtriangulaire, l’extrémite très fortement
rétrécie, lancéolée, l’apex arrondi, la face ventrale parcourue par 3 côtes
lo ngitudinales ; côte médiane beaucoup plus épaisse que les autres mais
s’amincissant vers l’extrémité ; bords latéraux fortement convexes, recour¬
bés dorsalement, à angle droit, à l’extérieur des côtes latérales. Lobes late-
r aux constitués d’une base large, grossièrement quadrangulaire, prolongée
Par un large appendice falciforme dont l’extrémité dépasse légèrement celle
du lobe médian ; face dorsale concave, orientée vis-à-vis du lobe médian ,
bord externe bordé d’une côte. .
Face jaune avec 2 taches sous-antennaires noires. Antennes rousses, les
3 articles basaux verdâtres. Fastigium jaune, vertex brun, joues jaunâtres
av ec une bande oblique rouge marquée de brun noir aux extrémités ; une
Petite tache rougeâtre entre cette bande et la carène latérale de la face,
future clypéo-faciale et partie antérieure des mandibules noires. Une bande
aoire sur le bord postérieur du 8 e tergite. Pièces génitales marquées de noir.
Articulation tibio-fémorale postérieure noire ; tibias verts sur la moitié
basale, avec face supérieure violette, rouges sur la moitié postérieure, larses
’ et 2 verts, tarses 3 rouges. Fémurs et tibias 1 et 2 verts (?). . . .
. Epiphalle, vu latéralement, fortement sinué. Appendice dorso-apical
la capsule ectophallique bilobé à l’extrémité ; ouverture apicale limitée
dorsalement par 3 petits lobes bien chitinisés.
,Afriq ue orientale : Tanganyika ; Movogovod, 1 <? hololype, 7-4-1954
'F. Burlt). Muséum de Londres.
F E p Cy Cm lf
l * 11,5 6,6 2,4 2,96 2,30 0,62
Chromomastax tanaensis (Kevan 1954) n. comb.
(fig. 179-181)
^ Usc hmidlia tanaensis Kevan 1954, p. 45, fig. L
. 5. Redescription du type. Taille un peu plus grande que l’espèce pré¬
sente. Yeux plus grands et plus saillants; distance infra-oculaire plus
Peti te que l a moitié de la largeur de l’œil. Face droite. Pronotum plus for-
Source : MNHN, Paris
126
M. DESCAMPS
Fig. 173. — Chromomaslax rabaiu n. sp. 9. — Extrémité abdominale latéralement.
Fio. 174-178. — Chromomaslax movogooodia n. sp. <J. 174. Extrémité abdominal®
latéralement. — 175. Endophatle latéralement. — 176. Extrémité abdominale en vision
ventro-apicale. — 177. Epiphalle dorsalemcnt. — 178. Complexe phallique latéralement-
Fio. 179-181. — Chromomaslax lanaensis (Kevan 1954) n. comb. <J. — 179. Compl eX ®
phallique latéralement. — 180. Capsule céphalique de face. — 181. Epiphalle dorsa-
iemcnt.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 127
Renient comprime à l’avant. Plaque sternale fortement élargie au niveau
e s hanches postérieures. Ailes au repos dépassant nettement l’extrémité
es élytres. Carènes supérieures des fémurs antérieurs obsolètes. Fémurs
edians épais, les carènes supérieures subobsolètes. Expansion de l’avant-
ernier tergilc (Kevan, fig. le) parcourue par un sillon longitudinal, forte-
ent élargie au niveau de 1/3 postérieur, ce dernier incurvé ventralement ;
ords latéraux légèrement redressés dorsalement sur le 1/3 postérieur ;
• rt * postérieur largement concave, les angles latéraux étroitement arrondis,
incurvés ventralement. Dernier tergite visible latéralement sous forme
One pièce subcarrée, l’angle postéro-externe aigu, l’angle opposé obtus,
erques aplatis transversalement sur toute la longueur, incurvés vers l’ex-
r ieur, la moitié postérieure, vue latéralement, plus large que la moitié
sale. Partie postérieure de l’aire membraneuse du complexe sous-génital
. .ce d’une côte fine au milieu, épaissie latéralement. Lobe médian sub-
langulaire, l’extrémité quadrangulaire avec bords latéraux recourbés
Oralement ; face ventrale parcourue par une côte médiane plus haute
jj e chez l’espèce précédente, fortement amincie mais plus élevée vers
l’Cxtrémité ; bords latéraux sinués, repliés dorsalement et inclinés vers
a oterieur, la ligne de pliure marquée par une côte ; une crête longitudinale
Piçale à la face dorsale. Lobes latéraux coudés vers le haut, à angle presque
1 ' 01t ’. Vers le 1/3 apical; le bord latéral interne courbé dorsalement, vers
e xtrémité, à partir du niveau de la coudure.
Coloration décrite par Kevan. Permet de différencier cette espèce de la
Précédente.
I a ^ roc hels terminaux de l’épiphalle épais à la base ; baguettes latérales
. £ es et épaisses. Partie dorso-apicale de la capsule ectophallique redressée,
üstituée d’un arceau bien chitinisé limitant une aire médiane membra-
Se ; à sa base 2 petits lobes. Endophalle comme chez l’espèce précédente.
? inconnue.
Afriq ue orientale : Kenya ; Chebele, S. of Bura, Garissa Dist., Tana
Ver . 1 cj type, 12-1945 (J. Adamson). Muséum de Londres.
F E P Cy Cm
lrŸ
11,9 6,2 2,8 3,28 2,30
Genre Budirshia Roy 1961
Roy 1961, p. 115.
sail^' Paille assez grande. Fastigium verticis, vu de profil, relativement
étr en avant des yeux, horizontal, arrondi à l’extrémité ; la face dorsale
lte > profondément fissurée. Face lisse, fortement déclive. Angle fastigio-
Source : MNHN, Paris
128
M. DESCAMPS
facial aigu. Yeux allongés, modérément saillants ; distance infra-oculaire
subégale à la largeur de l’œil. Antennes comme chez le genre précédent.
Pronotum rebordé, le bord postérieur fortement sinué et faiblement
incisé au milieu ; angle postérieur des lobes latéraux saillant vers l’arrière
et légèrement incurvé vers le bas. Plaque sternale peu élargie au niveau
des hanches postérieures. Brachyptère ; bord antérieur des élytres légèrement
convexe ; ailes, au repos, dépassant l’extrémité des élytres. Fémurs anté¬
rieurs épais, les carènes supérieures subobsolètes de même que celles des
fémurs médians.
Extrémité abdominale fortement renflée. Bord postérieur du 7 e tergite
concave. Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane, moins
longue que chez le genre précédent. Dernier tergite visible latéralement
sous forme d’une pièce subrectangulaire lisse. Cerques ascendants, spatu-
liformes, incurvés vers l’extérieur. Aire membraneuse du complexe sous-
génital atteignant la base du lobe médian, bordée d’une côte, sauf à l’extré¬
mité. Lobe médian très large à la base, de largeur subégale d’une extrémité
à l’autre, les bords latéraux recourbés dorsalement, la face ventrale parcourue
par une dépression longitudinale. Lobes latéraux subtriangulaires, ayant
subi une torsion de 90° autour d’un axe imaginaire parallèle à l’axe du
corps, étroitement implantés aux angles postéro-externes des aires latérales-
Epiphalle étroit, les baguettes latérales renflées vers la base des crochets
terminaux ; ces derniers recourbés vers l’intérieur. Capsule ectophallique
très étroite, la partie dorso-apicale non redressée, formant dôme au-dessus
de l’ouverture ; une forte crête ventro-basale. Endophalle très petit. Phallo-
trème long, pourvu d’une gouttière sclérifiée dorso-apicale prolongée vers
l’avant et l’arrière.
Ç. Distance infra-oculaire plus petite que la largeur de l’œil. Fémurs
antérieurs et médians normalement carénés. Bord postérieur du pronotum
faiblement sinué. 8 e tergite complètement enveloppant, les bords latéraux
convexes ; portion ventrale du bord postérieur droite. Dernier tergite visible
latéralement, l’angle latéro-postérieur fissuré. Plaque sus-anale divisée
par une côte transversale en ligne brisée. Extrémité de la plaque sous-génitale
divisée en 2 lobes par une large fissure peu profonde, le bord postérieur
légèrement granuleux. Valves inférieures de l'oviscapte courtes et fortes ;
crête transversale à la base de la face ventrale interrompue vers l’angl e
basal externe ; dent préapicale de l’arête dorsale relativement faible, implan¬
tée à la naissance de la courbure terminale ; dent apicale fortement recourbée-
Génotype : Eudirshia koba Roy 1961.
Cet insecte s’écarte de tous les autres Pseudoschmidtiac par la structure
de la capsule céphalique et des valves de l’oviscapte. Il se rapproche, p ar
contre, du genre Chromomaslax par la structure du complexe phallique,
8 e tergite et de la plaque sous-génitale de la $. Chez les 2 genres les ailes
dépassent l’extrémité des élytres.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
EUSCHMIDTIINAE
129
Eudirshia koba Roy 1961
(fig. 182-187)
Roy 1961, p. 115 ; fig. 1-9 ; pi. 2, fig. a-b.
. Capsule ectophallique comme représentée aux figures 182, 184,
°6, l’ouverture apicale bordée ventralement par une forte crête. Valves
u pénis prolongées vers l’avant par 2 ailes étroites ; sac éjaculateur relati-
tent grand ; sac spermatophore muni d’un petit ligament suspenseur.
°uttière sclérifiée du phallotrème se rétrécissant de haut en bas, prolongée
, ers l'avant par 2 larges plaques latérales peu sclérifiées masquant complè¬
tent le sac spermatophore ; pas de sclérification ventrale décelable.
Source : MNHN, Paris
130
M. DESCAMPS
Afrique occidentale : Sénégal; Parc national du Niokolo-koba : Bafou-
labé, 1 <? liolotype, 22-11-1959. — Niokolo-koba, 1 $ allotype, 30-11-1959
(R. Roy). Muséum de Paris.
Cy Cm
ltî 3,23 3,02
19 3,65 4,16
Genre Microlobia nov.
<?. Taille petite à moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, très
peu sailllant en avant des yeux, légèrement déclive, largement arrondi à
l’extrémité. Face plus ou moins rugueuse, monochrome, de profil sensible¬
ment convexe. Yeux relativement étroits, peu saillants ; distance infra-
oculaire plus petite ou subégale à la largeur de l’œil. Pas de mamelon décelable
sur le 7 e article antennaire.
Bord postérieur du pronotum incisé en triangle au milieu. Angle
postérieur des lobes latéraux légèrement incurvé vers l’extérieur, très
nettement recourbé vers le bas. Bords antérieur et latéraux du mésosternum
confondus en une large convexité ; bords latéraux du métasternum anguleux.
Brachyptère ; élytres fortement rétrécis vers l’arrière, le bord antérieur
et les nervures principales légèrement concaves ; ailes, au repos, atteignant
presque l’extrémité des élytres. Fémurs antérieurs plus ou moins épais, 1®
face externe parcourue ou non par une carène longitudinale. Second éperon
interne des tibias postérieurs spiniforme ; extrémité du premier article
tarsal pourvue d’une épine en prolongement de la carène supéro-interne.
Extrémité abdominale peu renflée. Bord postérieur de l’avant-dernier
tergite pourvu d’une expansion médiane masquant la plaque sus-anale.
Dernier tergite plus ou moins visible latéralement, irrégulièrement plissé
et bosselé, pourvu d’un petit appendice. Cerques coudés vers le haut. Aire
membraneuse du complexe sous-génital semi-circulaire, bordée d’une côte
peu nette contre laquelle vient buter la base du lobe médian. Aires latérales
relativement petites. Lobe médian très étroit, plus ou moins fortement
recourbé dorsalement, élargi à l’extrémité. Lobes latéraux petits, implantés
aux angles postéro-externes des aires latérales, en forme de languette étroite
ou de gouttière à convexité dorsale. Connectif membraneux bien visible,
prenant naissance au niveau de l’élargissement terminal du lobe médian.
Crochets terminaux de l’épiphalle longs, fortement recourbés, l’arête
dorsale non sinuée, la base plus ou moins forte ; baguettes latérales plus ou
moins épaisses, contiguës à la partie antérieure, plus ou moins divergentes
à la partie postérieure, réunies, à mi-longueur, au voile membraneux de lu
capsule ectophallique. Cette dernière allongée, étroite, mais moins comprimée
que chez les genres précédents, l’ouverture apicale petite, surélevée. Sac
spermatophore moyen ; sac éjaculateur pourvu d’une crête ventrale mem¬
braneuse ; phallotrème large, la sclérification dorso-apicale en forme d’arceau
étroit prolongé vers l’arrière par une membrane striée, une sclérification
à la face ventrale.
Source : MNHN, Paris
REVISION PRELIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 131
$• Face presque lisse. Fastigium verticis moins largement arrondi que
c nez le (j. 8 e tergite fortement enveloppant, les bords latéraux convexes,
subcontigus, à la face ventrale, sur la moitié basale, puis divergents. Angle
atéro-postérieur du dernier tergite assez large, relativement saillant vers
arrière. Plaque sous-génitale bien découverte à la partie postérieure, for¬
tement rétrécie vers l’extrémité, se terminant en un lobe étroit avec bord
postérieur épineux. Valves de l’oviscapte longues et étroites. Arête dorsale
des valves inférieures pourvue d’une forte dent, aiguë à l’apex, implantée
Vers le 1/3 postérieur ; dent apicale peu recourbée ; face ventrale dépourvue
. crête transversale à la base, les bords latéraux presque droits, le bord
interne non denticulé jusqu’à la suture basale; pas de dénivellation sensible
e Jttre le support et la valve proprement dite. Une quinzaine de dents sur
chacun des bords latéraux des valves inférieures et supérieures.
Génotype : Microlobia sanctae-mariae n. sp.
Microlobia sanctae-mariae n. sp.
(fig. 188-197)
â- Holotype. Taille petite. Face peu rugueuse. Elytres dépassant
J ogerement le bord postérieur du 1 er tergite abdominal, les nervures prin-
Cl Pales très saillantes, les nervures transversales peu nombreuses. Fémurs
“Otérieurs pourvus de 5 carènes, la carène inféro-externe obsolète sur la
^oitié basale. Fémurs médians pourvus de 4 carènes, la carène, inféro-
JQterne subobsolète. Avant-dernier tergite caréné longitudinalement et
ombé sur la moitié basale, déprimé à la base de l’expansion médiane.
I te dernière légèrement ascendante, à peu près aussi large que longue,
es , bonis latéraux concaves ; extrémité divisée en 2 lobes par une concavité
Médiane semi-circulaire, le bord postérieur des lobes terminaux oblique
Vers l’extérieur, les angles postéro-externes légèrement recourbés vers le
,,? s - Angle postéro-externe du dernier tergite fortement recourbé vers
Ultérieur ; à peu près à mi-distance entre cet angle et l’expansion médiane
,u tergite précédent, un fort plissement orienté vers le haut et vers l’arrière,
ex trémité arrondie reposant sur la base du cerque ; à l’angle postéro-interne,
U . n appendice court et épais, aigu à l’apex, partiellement caché sous l’expan-
sion de l’avant-dernier tergite. Cerques cylindriques, recourbés dorsalement
1 extrémité, légèrement aplatis transversalement au niveau de la courbure,
frondis à l’apex. Aires latérales du complexe sous-génital subtriangulaires,
o bord postérieur faiblement oblique vers le lobe médian. Ce dernier très
étroit à la base, fortement recourbé dorsalement, la moitié basale parcourue
P^ r un bourrelet épais et élevé se terminant brusquement par une crête
ln ce à profil sinué ; extrémité fortement élargie, en forme de losange
Parcouru par une carène transversale, l’angle apical obtus, légèrement
ecourbé dorsalement. Lobes latéraux en forme de languette, environ
fois aussi longs que larges, non soudés au connectif, légèrement tordus
1 extrémité, apparaissant rétrécis à l’apex en vision latérale.
Source : MNHN, Paris
132
M. DESCAMPS
Fio. 188-197. — Microlobia sanctae-mariae n. sp. S. — 188. Extrémité abdominale
du $ dorsalement. — 189. La même latéralement. — 190. La même en vision ventro-
apicale. — 191. Extrémité abdominale de la ¥ ventralement. — 192. Tête et pronotuni
du (J latéralement. — 193. Extrémité de la capsule ectophalliquc. — 194. Endophalle
latéralement. — 1K|d|dialle dorsalement. 190. Extrémité abdominale de la î
latéralement. — 197. Capsule céphalique de la ¥ de la face.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 133
Insecte décolore ; 7 e tergite brun ; une bande de même couleur sur le
°rd postérieur du tergite précédent et des sternites 6-7 et 8 ; pièces génitales
^arquées de brun et de noir.
Baguettes latérales de l’épiphalle étroites, fortement écartées sur la
^oitié apicale ; base des crochets peu renflée. Extrémité de la capsule ecto-
pnalhque bilobée dorsalement, la membrane apicale formant un bourrelet
saillant dans les concavités (fig. 193). Sac spermatophore conique; face
Ve ntrale du phallotrème parcourue par 2 baguettes chitineuses parallèles.
. ,?• Allotype. Distance infra-oculaire un peu plus grande que la largeur
»e œ '*‘ E| y tres comme chez le <J, la réticulation transversale plus dense.
tergite abdominal légèrement plus long à la face ventrale qu’à la face
■ 0rsa le. Bord latéral du dernier tergite convexe, l’angle latéro-postérieur
r ge, arrondi à l’extrémité. Plaque sus-anale divisée transversalement
P ar Une côte en ligne brisée, la partie terminale étroite. Plaque sous-génitale
r usquement rétrécie juste au niveau de l’angle latéro-postérieur du 8 e
pgite, apparaissant, latéralement, taillée à angle droit à ce niveau ; lobe
erm inal un peu plus long que large, n’atteignant pas la suture basale des
I a,Ves inférieures de l’oviscapte, ses bords latéraux droits et relevés dorsa-
'nent, son bord postérieur irrégulièrement convexe et armé d’une douzaine
e petites épines. Face ventrale des valves inférieures parsemée de quelques
cninulations, déprimée à la base, le bord interne lisse et légèrement épaissi
v r Une courte longueur. Supports basaux partiellement découverts, la face
c j en traie parcourue par un sillon longitudinal, le bord externe redressé
est : Ile Sainte-Marie, forêt littorale N.O., Anafiafy, 1 S
llotype, 10-1960 (P. Griveaud). Muséum de Paris.
E P Cy Cm
1<? 2,4 2,0 2,39 2,00
19 3,4 2,7 2,81 2,85
Microlobia falcicerca n. sp.
(fig. 198-206)
. <?• Holotype. Très nettement plus grand que l’espèce précédente. Face
D ? fortement rugueuse, de profil moins fortement convexe. Yeux plus
lts : distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Elytres attei-
» a nt le bord postérieur du 3 e tergite abdominal. Fémurs antérieurs épais,
la f fVUS ( * e ^ carènes supérieures et d’un début de carène à la partie basale de
a ce externe, la carène supéro-interne peu marquée. Fémurs médians légè-
2 comprimés transversalement à la partie inférieure, pourvus des
carènes supérieures. Avant-dernier tergite caréné, l’angle latéro-postérieur
°nqué ; expansion médiane horizontale, plus large que longue, déprimée
Madagascar
““lotype et 1 O;
Source : MNHN, Paris
134 M. DESCAMPS
198
Fig. 198-206. — Microlobia falcicerca n. sp. (J. — 198. Extrémité abdominale (lorsalenien 1 -
— 199. La même latéralement. — 200. La même en vision ventro-apicale. — 201. 7
et pronotum latéralement. — 202. Epiphalle dorsalement. — 203. Capsule cépbalMp*®
de face. — 204. Complexe phallique latéralement. — 205. Capsule ectophallique dor-
salement. — 206. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
135
transversalement à la base, incisée à l’extrémité ; incision triangulaire
limitée par 2 lobes bombés dorsalement, l’apex légèrement courbé vers le
bas et vers l’extérieur ; angles latéro-postérieurs très largement arrondis ;
face dorsale présentant un sillon longitudinal et un bombement transversal.
Dernier tergite fortement recourbé vers l’intérieur, peu visible latéralement,
l’angle postéro-externe arrondi, l’angle opposé prolongé vers 1 arrière par
an appendice étroit, recourbé vers l’intérieur et aplati latéralement à 1 extrémi¬
té. Cerques épais à la base, coudés à angle droit vers le haut, à mi-longueur,
aplatis transversalement, le bord supérieur de la moitié basale sinué. Aires
latérales plus petites que chez l’espèce précédente, étroites, le bord externe
Prolongé par un épais tissu membraneux. Lobe médian très étroit, recourbe
dorsalement, élargi à la base et à l’extrémité ; élargissement terminal sub¬
triangulaire, les bords latéraux recourbés dorsalement, l’apex arrondi. Lobes
latéraux prolongeant les angles postéro-externes des aires latérales vers le
haut et vers l’arrière, en forme de gouttière à convexité dorsale, pourvus
d’une côte transversale à la base, leur bord latéral interne (1 extrémité
abdominale étant observée ventro-apicalement) soudé au connectif sur toute
la longueur. Ce dernier bien visible, portant une petite sclérification, arron¬
die, sur le bord supérieur, entre lobe médian et lobe latéral.
Insecte décoloré ; des traces de coloration verte sur le clypeus, les lobes
du pronotum et les pattes ; une bande brune sur le bord postérieur des
fergites 6-7 et des sternites 7-8 ; une tache noire sur les aires latérales du
c omplexe sous-génital ; extrémité du lobe médian, sclérite du connectif,
c dte basale des lobes latéraux, appendice du dernier tergite, extrémité des
Plaques infra-cercales noirs. Tibias postérieurs rouges sur la moitié apicale.
Base des crochets de l’épiphalle très épaisse ; baguettes latérales peu
divergentes à l’extrémité, larges et épaisses. Capsule ectophallique sur¬
montée, vers l’extrémité apicale, d’une forte gibbosité. Sclérification ventrale
du phallotrème simple, filiforme.
$ inconnue.
Madagascar est : Tamatave ; Fanandrana, Randimby, 1 <? holotype,
3-1959. Muséum de Paris.
Cet insecte s’écarte beaucoup de l’espèce précédente ma 'gré la simili¬
tude de structure de la capsule céphalique et du pronotum. Les différences
Particulièrement sensibles dans la forme des lobes latéraux du complexe
sous-génital et de l’épiphalle sont vraisemblablement d’ordre genenque.
1 est possible qu’il soit plus proche du genre Lobomastax auquel semblent
l * rapprocher : la face nettement granuleuse, la structure des fémurs ante-
[‘eurs et de l’épiphalle ainsi que la forme des cerques. La connaissance de
a ? permettrait de décider de sa position exacte.
F
E
P
Cy
3,02
Cm
lf
11,0
5,2
2,6
2,74
0,79
Source : MNHN, Paris
136
M. DESCAMPS
' Genre Malagamastax nov.
<?. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant, lar¬
gement tronqué en oblique vers l’avant. Face lisse, bicolore, de profil bombé
entre les bases des antennes. Yeux larges, modérément saillants ; distance
infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Antennes subégales à la face,
un très léger mamelon sur le 7 e article à partir de l’apex.
Bord postérieur du pronotum sinué et incisé au milieu ; angle postérieur
des lobes latéraux arrondi, ni sensiblement saillant vers l’arrière, ni recourbe
vers le bas. Plaque sternale peu élargie entre les hanches postérieures. Bra-
chyptère ; élytres elliptiques, largement arrondis à l’extrémité, les bords
antérieur et postérieur convexes. Fémurs antérieurs courts et épais, pourvus
seulement des 2 carènes supérieures. Second éperon interne des tibias posté¬
rieurs atrophié, pas d’épine terminale sur le bord interne du 1 er article tarsal.
Abdomen moyennement renflé à l’extrémité. Structure de l’avant-dernier
tergite intermédiaire entre celle du genre Lobomaslax et celle du genre
Microlobia ; bord largement entaillé de part et d’autre de la ligne médiane ;
entailles moins profondes que chez Lobomaslax, délimitant 1 lobe médian
et 2 lobes latéraux ; lobe médian recouvrant complètement la plaque sus-
anale, dépassant légèrement, vers l’arrière, l’angle postéro-externe des lobes
latéraux. Dernier tergite largement découvert latéralement, de structure
complexe, pourvu de courts appendices. Cerques grêles, légèrement incurves
dorsalement. Aire membraneuse du complexe sous-génital relativement
petite ; aires latérales larges, le bord postérieur droit. Lobe médian très
large à la base, fortement recourbé dorsalement. Lobes latéraux étroitement
implantés à l’angle postéro-externe des aires latérales, non adhérents au
connectif, inclinés et incurvés vers le lobe médian.
Epiphalle à crochets courts, invisibles extérieurement ; baguettes latérales
larges, écartées, parallèles, soudées à l’extrémité antérieure et réunies à ce
niveau au voile membraneux de la capsule ectophallique. Cette dernière
large, subcylindrique, bombée latéralement et ventralement ; ouverture
apicale grande, non surélevée. Sac spermatophore grand ; phallotrème long
et large pourvu d’une gouttière sclérifiée à la face ventrale comme à la face
dorsale.
Ç. 8 e tergite enveloppant, les bords latéraux, convexes, se chevauchant
sur la moitié basale. Angle latéro-postérieur du dernier tergite en forme
de coin bien saillant vers l’arrière. Plaque sous-génitale non rétrécie vers
l’extrémité, le bord postérieur garni de nombreuses petites épines. Valves
inférieures de l’oviscapte longues, très étroites ; arête dorsale munie d’une
dent préapicale implantée au delà du 1/5 apical ; bords latéraux de la face
ventrale dentés presque jusqu’à la suture basale. Cette dernière située au
fond d’une petite dépression. Support basal légèrement découvert, le bord
externe foliacé. Valves supérieures étroites et sinueuses ; plus de 15 dents sur
les bords externe et interne.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
137
Génotype : Malagamastax spinulosa n. sp.
Ce genre est remarquable par ses caractères intermédiaires entre ceux
des Lobomaslax et ceux des Pscudoschmidlia. Il se rapproche des premiers
JJ ar la structure des fémurs, de l'avant-dernier tergite du <? et du 8 tergite
de la $. Il présente en commun avec les seconds : la forme caractéristique
des élytres, de l’épiphalle, de la capsule ectophallique, la face lisse et bico-
lor e, etc.
Malagamastax spinulosa n. sp.
(fig. 207-215)
tî. Holotype. Elytres atteignant le milieu du 2 e tergite abdominal,
“ord supérieur de l’avant-dernier tergite bombé ; lobe médian large, épais,
subhorizontal, le bord postérieur étroitement incisé au milieu, les angles
atéro-poslérieurs arrondis et légèrement recourbés vers le bas, les bords
atéraux faiblement concaves, la face dorsale déprimée et pourvue, à la
ase, de 2 côtes convergentes vers l’avant. Angle postéro-externe du dernier
er gite fortement recourbé vers le bas, atteignant la base des lobes latéraux
U complexe sous-génital ; angle opposé bifide constituant 2 petits appen-
*ces foliacés, comprimés en sens contraire l’un par rapport à l’autre. Lobe
jdédian du complexe sous-génital affectant, ventralement, la forme d'un
drge triangle ; moitié apicale coudée à angle aigu, invisible ventralement,
e forme triangulaire, plus effilée que la moitié basale, l’apex, aigu, attei-
gnant le bord postérieur de l’avant-dernier tergite. Lobes latéraux environ
fois 1/2 aussi longs que larges à la base; bord postérieur incisé; partie située
j° U p. *'incision, étroite, courbée vers le lobe médian ; partie située au-dessus
e 1 incision, 3 fois plus large, fortement recourbée dorsalement.
face jaune avec 2 plages sous-antennaires noires ; une large tache jaune,
° r dée de brun, sur les joues; extrémité des pièces génitales marquée de noir.
0l tié apicale des tibias postérieurs rouge.
0 Ouverture apicale de la capsule ectophallique bordée dorsalement par
lobes étroits, profondément séparés, et ventralement par 2 courtes dents
rr ondies à l’extrémité et soulignées par 2 fortes crêtes transversales. Gouttière
°rsale du phallotrème prolongée vers l’avant, au delà de l’insertion du sac
Permatophore, par 2 ailerons arrondis ; gouttière ventrale plus étroite,
Un ie latéralement à la gouttière supérieure.
. ?• Allotype. Face apparemment monochrome. Elytres dépassant à
Peine le bord postérieur du 1 er tergite abdominal. Plaque sous-génitale
erminée par une petite expansion triangulaire, légèrement recourbée dor-
lement ; bord postérieur convexe, garni, sur toute la longueur, de petites
Pines aiguës et serrées ; 2 petites encoches latérales, étroites et cachées
° Us le 8 e tergite. Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte légère-
ent étranglée à la base un peu au delà de la suture basale; bord interne
P r csque lisse sur une courte longueur à l’extrémité antérieure ; bord externe
Source : MNHN, Paris
138
M. DESCAMPS
armé de 14-16 dents ; bord postérieur de la dent préapicale de l’arête dorsale
vertical, la pointe non orientée vers l’arrière. Bord latéral externe des sup¬
ports basaux, épais, aplati, formant 2 petits lobes, arrondis à l’extrémité,
orientés vers l’arrière et légèrement redressés. Insecte décoloré.
Madagascar est : Ranomafana, Tamatave, 1 3 holotype, 1 $ allotype
et 1 $ paratype. — Ambila Lemaitso, 2 S paratypes, 3-1951 (A. Robinson),
Source : MNHN, Paris
REVISION PRELIMINAIRE DES EUSCHM1DTIINAE
J 5 paralype. — Madagascar (bord de mer), 1 $ (R. P. Cambone).
de Paris.
Muséum
E E
P
Cy
Cm
lf
10,6-10,7 2,9-3,2
° 9 12,8-13,9 3,6
2,4-2,5
3,01-3,20
2,55-2,60
0,78
2,7-2,9
3,25-3,42
3,20-3,33
0,58
Genre Pseudoschmidtia n. stat.
Euschmidlia (Pseudoschmidtia) Rehn et Rehn 1945, p. 235.
<?. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant en avant
es yeux, fortement déclive, arrondi ou faiblement tronqué, formant parfois
JJ n petit bec au niveau de la jonction avec les carènes médianes de la face,
y tte dernière faiblement tectiforme, moyennement déclive, lisse et bicolore.
,ux grands, subhémisphériques, fortement saillants. Distance infra-oculaire
, s nettement plus petite que la largeur de l’œil. Antennes un peu plus
ongues que la face ; pas de mamelon bien net sur le 7 e article à partir de
1 apex.
Pronotum peu comprimé latéralement à l’avant, le bord postérieur
'acisé au milieu ; lobes latéraux peu élevés, l’angle postérieur peu saillant
Vers l’arrière, parfois recourbé vers le bas. Plaque sternale nettement élargie
entre les hanches postérieures ; bords latéraux du métasternum convexes
? u anguleux (sauf chez P. incisa). Brachyptère ; élytres courts, elliptiques,
® Peu près 1 fois 1/2 aussi longs que larges, fortement arrondis à l’extrémité,
boitement séparés ou brièvement contigus sur la ligne médiane ; ailes
tteignant l’extrémité des élytres. Fémurs antérieurs plus ou moins épais
J*|ais non fortement renflés, la face externe parfois parcourue par une carène
‘en nette. Fémurs médians non épaissis, légèrement comprimés latéra-
. rrie nt, la face externe parfois parcourue par une côte peu nette. Second
e peron interne des tibias postérieurs spiniforme.
Extrémité abdominale peu renflée. Bord postérieur de l’avant-dernier
er gite présentant une concavité médiane plus ou moins large, peu profonde
f^auf chez P. incisa), limitée par 2 petits lobes, triangulaires ou arrondis,
P us ou moins différenciés. Dernier tergite très largement découvert latéra-
e Uienl, pourvu ou non de quelques courts appendices ; face externe géné-
a| ement peu plissée, plus ou moins fortement bosselée. Plaque sus-anale
“htièrement découverte, grande, large, présentant un étranglement et une
? ôle transversale vers le 1/3 ou le 1/4 apical ; extrémité arrondie ; partie
asale parcourue par un sillon longitudinal. Cerques épais, courts, légèrement
^°uipriinés latéralement, droits ou très peu incurvés dorsalement. Complexe
ous-génital très nettement divisé par un ensemble compliqué de dépressions
e de côtes transversales. Aire membraneuse semi-circulaire, bordée d’une
te plu s ou moins nette contre laquelle vient buter la base du lobe médian,
jt'fes latérales plus ou moins allongées, convexes ou bordées d’une côte
nette, l’angle postéro-externe saillant vers l’arrière, le bord postérieur
Source : MNHN, Paris
140
M. DESCAMPS
régulièrement concave. Lobe médian recourbé ou coudé dorsalement à
angle droit ; face ventrale parcourue par une crête ou par un épais bourrelet;
base plus ou moins large, jamais très épaisse ; bords latéraux épaissis, peu
visibles ; apex étroit, simple ou bifide. Lobes latéraux très complexes et
très caractéristiques, triangulaires ou quadrangulaires, l’un des côtés soudé
sur le bord postérieur des aires latérales depuis l’angle postéro-externe
jusqu’à peu de distance de la base du lobe médian, recourbés dorsalement
autour de l’angle postéro-externe des aires latérales de manière à constituer
une sorte de cornet s’élargissant vers le lobe médian et fortement incline
dans le même sens ; bord interne, simple ou divisé, peu distant ou touchant
le lobe médian. Connectif épais, peu visible, présentant une petite surface
chitinisée au point de jonction préapical avec le lobe médian.
Extrémité abdominale de coloration caractéristique comme décrit pour
P. versicolor par de Saussure (1903), p. 109.
Epiphalle étroit à la base puis s’élargissant progressivement jusqu’à
l'extrémité, plus large que la capsule ectophallique au niveau des crochets
terminaux ; ces derniers généralement courts et épais, courbés vers l’intérieur ;
baguettes latérales larges, plus ou moins épaisses. Capsule ectophallique
dépourvue d’appendice dorso-apical, large, bombée latéralement et ventra-
lement, subcylindrique ou de profil sinué avec ouverture apicale surélevée;
cette dernière plus ou moins grande, souvent bordée d’une crête ventrale,
le bord dorsal généralement bilobé. Sac spermatophore pourvu d’un ligament
suspenseur ; phallotrème avec arceau dorsal étroit, parfois pourvu d’ailerons
latéraux, et sclérification ventrale plus ou moins nette.
Ç. Taille moyenne. Face monochrome. Distance infra-oculaire subégale
à la largeur de l’œil. Elytres plus largement séparés que chez le 3, la bordure
antérieure généralement noire ou brun foncé. 8 e tergite plus ou moinsenvelop-
pant ; bords latéraux dépassant toujours largement les bords correspondants
du tergite précédent, parfois subcontigus à la base (P. Iridens) ou se che¬
vauchant sur une courte longueur près du bord postérieur du 7 e sternite ;
dans ce cas, bords de la partie non chevauchante fortement obliques de l’ar¬
rière vers l’avant et plus ou moins concaves (P. subinvolvens, P. nudata<
P. lobipennis). Dernier tergite visible latéralement, peu saillant vers l’arriè¬
re. Plaque sous-génitale large, non brusquement rétrécie vers l’arrière,
entière ou plus ou moins profondément incisée ou encochée latéralement ;
incisions généralement incurvées vers la ligne médiane, délimitant un large
lobe médian et 2 petits lobes latéraux ; bord postérieur du lobe médian
garni d’épines recourbées dorsalement. Valves inférieures de l’oviscapte
longues et étroites (sauf chez P. lobipennis) ; dent préapicale implantée
entre le 1/3 et le 1/6 terminal ; dent apicale longue, assez peu recourbée ;
face ventrale étroite, plus ou moins concave, nettement rétrécie à la base,
les bords latéraux plus ou moins sinués, non dentés jusqu’à la suture basale!
10-17 dents sur le bord externe ; pas de crête transversale. Supports basaux
cachés ou découverts à l’extrémité. Valves supérieures étroites, sinuées-
Génotype : Euschmidtia sakalava Saussure 1903.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
141
Ce genre ne comprend que des espèces malgaches dont 5 précédemment
ssees dans le genre Euschmidtia. Parmi elles se trouve P. lobipennis
1 ussure 1903) dont la position n’est pas certaine et ne pourra être définie
j en possession du <J. Il s’y ajoute 16 espèces nouvelles décrites ci-dessous.
d sont très rares dans le matériel à notre disposition ; parmi les 7 espèces
n> nues . 6 ne sont représentées que par 1 seul exemplaire. Aucun couple
^ a pu être constitué en raison du dimorphisme sexuel et de l’homogénéité
i 8f llre - Les 2 sexes n’ont pratiquement jamais été capturés dans la même
calité ou lorsque tel est le cas, il existe plusieurs espèces de même prove-
ce qu’il n’est possible de différencier que dans le cadre d’un même sexe.
Clé des espèces (<$)
* (12) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite présentant 1 concavité
limitée par 2 petits lobes plus ou moins différenciés. 2
W Lobe médian du complexe sous-génital relativement large à la
base, simple ; aires latérales longues et étroites (fig. 218) ; fémurs
antérieurs épais.. 3
(4) Lobes limitant la concavité de l’avant-dernier tergite recourbés
vers l’intérieur ; un court appendice sur le dernier tergite ; lobes
latéraux du complexe sous-génital bilobés. (fig. 216, 217).
. P. versicolor (Saussure 1903). p. 143
(3) Lobes limitant la concavité de l’avant-dernier tergite larges à la
base, triangulaires ; dernier tergite dépourvu d’appendices ; lobes
latéraux du complexe sous-génital entiers, (fig. 225-227).
g . P. subovala n. sp. p. 145
(2) Lobe médian du complexe sous-génital relativement étroit à la
base, la face ventrale parcourue par un bourrelet épais ou forte¬
ment comprimé transversalement ; aires latérales courtes, (fig. 233)
6 .. . 6
(9) Aires latérales bien délimitées par des côtes sur les 3 faces (fig. 233)
7 . 7
(3) Dernier tergite pourvu d’un appendice ; cerques spatuliformes ;
lobes latéraux du complexe sous-génital bilobés. (fig. 231-233)
g . P. spatulata n. sp. p. 146
(7) Dernier tergite pourvu de 2 appendices ; cerques tronqués ; lobes
latéraux du complexe sous-génital trilobés ; lobe médian quadri-
g fide. (fig. 237-239). P. quadridens n. sp. p. 149
(b) Aires latérales non bordées de côtes bien nettes ; surface entière-
jg ment convexe, (fig. 245). 10
(*1) Lobes limitant la concavité de l’avant-dernier tergite peu différen¬
ciés ; dernier tergite pourvu de 2 appendices ; base du lobe médian
distante de l’aire membraneuse, (fig. 243-245).
. P. sinuata n. sp. p. 150
Source : MNHN, Paris
142
M. DESGAMPS
11 (10) Lobes limitant la concavité de l’avant-dernier tergile bien diffé¬
renciés ; dernier tergite pourvu d’un appendice basal ; l'extrémite
opposée en forme de fer à cheval ; lobe médian du complexe sous-
génital fortement comprimé transversalement, la base atteignant la
côte limitant l’aire membraneuse, (fig. 248, 250).•
. P. curlicerca n. sp. p. 152
12 (1) Avant-dernier tergite très profondément incisé sur la ligne médiane
(fig. 254). P. incisa n. sp. p. 153
Clé des espèces (Ç)
1 (23) 8 e tergite plus ou moins enveloppant, ses bords latéraux, droits ou
convexes, ne se rejoignant pas à la face ventrale, (fig. 259-266). 2
2 (7) Plaque sous-génitale entière, dépourvue d’incisions ou d’encoche®
latérales sur le bord postérieur (fig. 259,260). 3
3 (6) Partie terminale de la plaque sous-génitale subtriangulaire, p r °'
gressivement rétrécie vers l’extrémité (fig. 259). 4
4 (5) Elytres largement séparés, ne dépassant pas le bord postérieur du
1 er tergite abdominal. P. integra n. sp. p. 15 &
5 (4) Elytres étroitement séparés, dépassant le bord postérieur du 1 er
tergite. Taille un peu plus grande ; valves de l’oviscapte pl u ®
courtes et plus longues.P. armala n. sp. p. 15»
6 (3) Partie terminale de la plaque sous-génitale non rétrécie ; le bord
postérieur biconcave ; bords latéraux du 8 e tergite subcontigus ®
la base. (fig. 260). P. Iridens n. sp. p. 1^6
7 (2) Plaque sous-génitale encochée ou plus ou moins profondément
incisée latéralement (fig. 261, 266). °
8 (9) Plaque sous-génitale légèrement encochée latéralement, faiblement
carénée ; épines du bord postérieur relativement fortes, (fig. 261/
. P. sakalava (Saussure 1903). p- *5'
9 (8) Plaque sous-génitale plus profondément encochée ou incise®
(fig. 264-266). 10
10 (14) Encoche ou incision n’atteignant pas le bord postérieur du 8®
tergite.
11 (12) Lobe médian de la plaque sous-génitale subrectangulairc, le bord
postérieur biconcave ; fastigium verticis relativement saillant e
peu déclive en avant des yeux. (fig. 263, 264).J.
. P. biarcuata n. sp. p. t* 5
12 (13) Lobe médian de la plaque sous-génitale semi-circulaire, très f° r
tement caréné longitudinalement ; supports basaux des valve®
inférieures de l’oviscapte très peu découverts, (fig. 265) .
. P. carinata n. sp. p-
Source : MNHN, Paris
13 (12)
W (10)
•5 (20)
16 (17)
‘7 (16)
18 (19)
1* (18)
20 (15)
21 ( 22 )
22 ( 21 ,
23 ( 1 )
24 (25)
25 (24)
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 143
Lobe médian de la plaque sous-génitale triangulaire ; supports
basaux des valves inférieures de l’oviscapte largement découverts.
(fig. 266). P. triangularis n. sp. p. 161
Incision plus profonde, atteignant, ou presque, le bord postérieur
du8°tergite.15
Lobes latéraux de la plaque sous-génitale touchant ou chevauchant
légèrement les bords externes du lobe médian ; joues marquées
de jaune, (fig. 267-269). 16
Angles latéraux du lobe médian largement arrondis ; bords interne
et externe des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte
foliacés, (fig. 267). P. explanala n. sp. p. 162
Angles latéraux du lobe médian aigus.18
Angles latéraux du lobe médian fortement saillants vers l’arrière ;
supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte non décou¬
verts. (fig. 268). P. paroipennis (Saussure 1903). p. 163
Angles latéraux plus courts, non saillants vers l’arrière ; partie
apicale des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte
découverte, (fig. 269).P. ligulata n. sp. p. 164
Lobes latéraux de la plaque sous-génitale très nettement séparés
du lobe médian ; coloration générale foncée, joues non marquées
de jaune, (fig. 270-271). 21
Lobes latéraux petits ; 8 e tergite peu enveloppant ; supports
basaux des valves inférieures de l’oviscapte non découverts.
(fig. 270).P. hyaletes (Rehn et Relin 1945). p. 165
Lobes latéraux grands, rectangulaires ; supports basaux visibles
ventralement dans les encoches de la plaque sous-génitale, (fig. 271)
.P. Irilobata n. sp. p. 165
8 e tergite raccourci ventralement ou ses bords latéraux concaves
et se chevauchant en partie.24
Valves inférieures de l’oviscapte étroites, du même type que chez
les espèces précédentes ; bords latéraux du 8 e tergite se chevau¬
chant brièvement à la base. (fig. 273,274).
.P. subinvolvens n. sp. p. 167
Valves inférieures de l’oviscapte larges ; 8 e tergite fortement
raccourci ventralement, l’angle latéro-postérieur très largement
concave, (fig. 275, 278) . . . . P. lobipennis (Saussure 1903) p. 168
Pseudoschmidtia versicolor (Saussure 1903) n. comb.
(fig. 216-224)
Schmidtia versicolor Saussure 1903, p. 109 ; pl. 3, fig. 17, 17a.
lar ^ Lectotype. Fastigium verticis, vu de profil, fortement déclive,
§cnient convexe, légèrement anguleux au point de jonction avec les
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
carènes médianes de la face. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum
non recourbé vers le bas ; bord inférieur droit. Elytres atteignant le 1/3
postérieur du 2 e tergite abdominal, les bords postérieurs contigus à mi'
longueur. Fémurs antérieurs épais, un peu plus longs que le bord inférieur des
lobes latéraux du pronotum ; face externe convexe, la partie basale parcourue
par un début de carène subobsolète. Bord postérieur du 7 e tergite légèrement
concave. Concavité de l’avant-dernier tergite large, relativement profonde,
les lobes latéraux bien différenciés avec l’extrémité aiguë et recourbée vers
Fio. 216-224. — Pseudoschmidtia versicolor (Saussure 1903) n. comb. <J. — 216. Extrénd 1 ®
abdominale dorsalement. 217. La même latéralement. — 218. La même en Visio”
ventro-apicale. — 219. Tête et pronotum latéralement. — 220. Capsule céphalique
face. — 221. Capsule ectophallique dorsalement. — 222. Epiphalle dorsalement.
223. Complexe phallique latéralement. — 224. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 145
* axe du corps. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce
subcirculaire, bombée ; bord latéral interne pourvu, un peu en arrière des
Cer ques, d’un petit appendice étroit, incliné vers l’intérieur, l’apex recourbé
a® sens inverse. Partie postérieure de la plaque sus-anale fortement rétrécie,
a Pex largement arrondi. Cerques atteignant l’extrémité de la plaque sus-
anale, légèrement aplatis transversalement et incurvés vers l’intérieur à
J apex. Aires latérales du complexe sous-génital fortement convexes dans
: e sens de la longueur. Lobe médian court, caréné à la base sur les 2/3 de la
° n gueur, l’extrémité lancéolée et légèrement recourbée dorsalement, l’apex
arrondi. Lobes latéraux recouvrant partiellement le lobe médian, séparés
Par la carène médiane de ce dernier ; bord postérieur incisé ; incision déli¬
mitant une partie interne subcirculaire et une partie externe recourbée
Ve ntralement.
Coloration décrite par de Saussure.
, Crochets de l’épiphalle courts, réunis aux baguettes latérales par un
épaississement basal très fort ; baguettes latérales courbes, larges et peu
épaisses. Capsule ectophallique subcylindrique ; ouverture apicale large,
imitée dorsalement par 2 lobes peu sclérifiés, le bord inférieur longé par une
° r te crête chitineuse. Sac éjaculateur muni d’une crête ventrale striée ;
arceau dorsal du phallotrème n’enserrant pas complètement les bords
atéraux du sac spermatophore ; une sclérification, triangulaire, épaisse, à
la face ventrale.
? inconnue.
Madagascar est : Maroantsetra, 1 <? lectotype et 2 <? para types, 12-1897
(t'inot) ; 2 <?, 11-1934 (A. Seyrig). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm lf
5tî 10,2-11,1 3,0-3,6 2,2-2,4 2,93-3,12 2,30-2,45 0,68-0,70
Pseudoschmidtia subovata n. sp.
(fig. 225-230)
, . d. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, fortement déclive,
Mèvement tronqué et légèrement concave à l’extrémité, le bord supérieur
r °it. Yeux plus fortement saillants que chez l’espèce précédente. Ocelles
atéraux situés à l’extrémité de pédicelles légèrement incurvés vers le bas,
teignant le niveau des carènes médianes de la face. Cette dernière, vue
é profil, fortement bombée au niveau des antennes. Angle postérieur des
°bes latéraux du pronotum arrondi, nettement recourbé vers le bas. Elytres
a teignant le bord postérieur du 1 er tergite abdominal, séparés dorsalement
P ar la carène médiane. Face externe des fémurs antérieurs subtectiforme,
^Moires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 10
Source : MNHN, Paris
146
M. DESCAMPS
parcourue, sur toute la longueur, par une côte subobsolète. Bord postérieur
du 7 e tergite légèrement concave. Concavité de l’avant-dernier tergite
étroite, limitée par 2 lobes triangulaires, forts, larges à la base. Dernier
tergite subelliptique, très fortement incliné vers l’axe du corps et recouvrant
les cerques (position normale ?) ; face externe concave ; bords dépourvus
d’appendice mais présentant plusieurs saillies anguleuses dont l’une (angle
postéro-interne) recourbée vers l’intérieur. Plaque sus-anale comme chez
l’espèce précédente, un peu plus large à l’extrémité. Cerques courts, épais,
subconiques, l’extrémité aplatie transversalement. Lobe médian du complexe
sous-génital légèrement coudé dorsalement au niveau du 1/3 basal ; face
ventrale carénée sur les 2/3 apicaux ; extrémité en forme de pointe mousse
inclinée ventralement ; bords latéraux nettement recourbés dans le même
sens. Lobes latéraux ni incisés, ni digités, apparaissant, ventralement, sous
forme d’une pièce irrégulière avec bord postérieur concave, angle postéro-
externe large et arrondi, angle opposé étroit, rejoignant presque son homo¬
logue sur la ligne médiane.
Même type de coloration que l’espèce précédente.
Epiphalle du même type que chez P. versicolor mais baguettes latérales
moins arquées et plus larges. Capsule ectophallique subcylindrique, bien
sclérifiée, fortement bombée ventralement ; ouverture apicale grande, 1®
bordure dorsale trilobée, les bordures latérales et ventrale serrulées ; 2 épais
mamelons ventro-apicaux. Sac éjaculateur pourvu d'une crête ventrale
membraneuse, striée. Phallotrème court avec arceau dorso-apical complet ;
un arceau, complémentaire du précédent, et une sclérification médiane à
la face ventrale.
$ inconnue.
Madagascard nord : Manangarivo, Analalava, ait. 1.150 m, 1 S holotype.
12-1960 (A. Robinson). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm lf
1<J 10,7 2,6 2,1 3,12 2,32 0,61
Pseudoschmidtia spatulata n. sp.
(fig. 231-236)
<?. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, déclive et faiblement
convexe, tronqué à l'extrémité ; arête de la partie tronquée, droite, pourvue
d’une forte granulation au niveau du point de contact avec les carènes
médianes de la face. Cette dernière peu bombée au niveau des antennes.
Yeux moyennement saillants. Angle postérieur des lobes latéraux du prono-
tum, droit, arrondi, très légèrement saillant vers l’arrière et recourbé vers
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
147
Source : MNHN, Paris
148
M. DESGAMPS
le bas. Elytres atteignant le bord postérieur du l or tergite abdominal, séparés
dorsalement. Fémurs antérieurs peu épais, nettement plus longs que le bord
inférieur du pronotum, la face externe pourvue, à la base, d’un début de
carène subobsolète. Concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite
très étroite et peu profonde, limitée par 2 lobes très petits, arrondis à l’extré¬
mité. De part et d’autre, une autre concavité de largeur subégale à la l r ®
mais un peu moins profonde. Dernier tergite visible latéralement sous
forme d’une longue pièce subrectangulaire, élargie vers l’extrémité, la face
externe irrégulièrement bosselée ; bord latéral interne pourvu d’un appendice
vertical de longueur subégale à la largeur du tergite et logé dans la concavité
latérale du tergite précédent ; extrémité de cet appendice amincie, aigue
et coudée à angle droit vers l’intérieur ; bord postérieur du tergite pourvu
d’une encoche délimitant 1 petit lobe orienté vers le bas. Partie terminale
de la plaque sus-anale relativement courte. Cerques épais, courts, dépassant
légèrement la plaque sus-anale ; extrémité incurvée dorsalement, spatuli-
forme. Plaques infra-cercales relativement étroites, le bord postérieur épais,
recourbé latéralement et profondément concave. Aires latérales du complexe
sous-génital peu allongées, délimitées par des côtes bien nettes, le centre
fortement convexe. Lobe médian fortement recourbé dorsalement, étroit
à la base, puis élargi et rétréci à nouveau pour se terminer par un longappen*
dice étroit ; moitié basale parcourue par un bourrelet longitudinal se terini'
nant par une très forte dent conique, apparaissant, de profil, perpendiculaire
à la moitié apicale ; cette dernière carénée. Lobes latéraux grands, apparais¬
sant, ventralement, comme une pièce complexe à base subcarrée ; bord
interne ne recouvrant pas le lobe médian, pourvu d’une large encoche déli¬
mitant : o) une partie supérieure longue, subtriangulaire avec bords légè¬
rement enroulés ; b ) une partie inférieure arrondie et incurvée vers le lobe
médian.
Coloration en bandes latérales comme chez les espèces précédentes;
extrémité abdominale, à partir du 7 e tergite, noire, sauf : a) 2 larges plages
sur le 8 e sternite ; b) une plage médiane et les angles latéro-postérieurs de
l’avant-dernier tergite de coloration jaune verdâtre.
Crochets de l’épiphalle fortement aplatis et largement arrondis à l’extré¬
mité ; baguettes latérales pourvues d’un fort éperon chitineux sur le bord
interne. Capsule ectophallique subcylindrique ; ouverture apicale grande,
bordée par un lobe dorsal et 2 lobes ventraux. Arceau dorso-apical du phallo-
trème relativement large à la partie supérieure, fortement aminci latéra¬
lement ; sclérification ventrale constituée d’une plage faiblement chitinisée,
limitée par 2 baguettes latérales. Sac spermatophore parsemé de très petites
échinulations rousses.
$ inconnue.
Madagascar est : Maroantsetra, Fampanambo, 1 <? holotype ( R -
Paulian). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm
1<? 10,7 2,4 2,3 2,70 2,1$
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 149
Pseudoschmidtia quadridens n. sp.
(fig. 237-242)
f* Holotype. Taille relativement petite. Fastigium verticis, vu de
P r °fil, fortement déclive, arrondi à l’extrémité et formant un bec très léger
au niveau du point de contact avec les carènes médianes de la face, le bord
supérieur droit. Yeux fortement saillants. Angle postérieur des lobes latéraux
u pronotum arrondi, nettement saillant vers l’arrière. Elytres atteignant
a bord postérieur du 2 e tergite abdominal, étroitement séparés dorsalement.
emurs antérieurs relativement courts, la face externe très nettement carénée.
a çe externe des fémurs médians parcourue par une côte subobsolète. Conca-
>te du bord postérieur de l’avant-dernier tergite très étroite, à peu près
ussi profonde que large, limitée par 2 très petits lobes triangulaires. Dernier
er gite visible latéralement sous forme d’une pièce fortement convexe selon
axe du corps, le bord latéral interne situé au niveau du lobe limitant la
concavité médiane du tergite précédent, le bord externe atteignant presque
e bord correspondant du môme tergite ; un court appendice fortement
ccourbé vers l’extérieur et chevauchant la plaque sus-anale, situé à l’angle
Postéro-interne ; un autre, court et large orienté vers l’arrière, situé sur le
. postérieur. Plaque sus-anale longue, relativement étroite, rétrécie au
•veau du 1/3 postérieur, la partie basale côtelée. Cerques courts et épais,
extrémité tronquée et légèrement aplatie transversalement ; angle supé-
eur de la troncature légèrement incurvé vers l’intérieur. Lobe médian du
•nplexe sous-génital parcouru, sur toute sa longueur, par un bourrelet
I a is et fortement comprimé transversalement ; extrémité en forme de crête
“ï'gue et étroite portant 2 fortes dents aiguës précédées de 2 lobes triangu-
lr es odontiformes situés de part et d’autre de la ligne médiane. Lobes laté-
jj Ux soudés aux aires latérales depuis l’angle postéro-externe jusqu’à la
^ as e du lobe médian, divisés en 3 parties : a) 2 ailes inférieures enserrant le
u JTelet du lobe médian ; b) 1 aile supérieure parallèle au lobe médian,
j '“socle en grande partie décoloré ; capsule céphalique du même type
coloration que chez les espèces précédentes.
Lrochets de l’épiphalle fortement recourbés vers l’intérieur, la pointe
ousse, invisible latéralement ; baguettes latérales droites, peu épaisses.
Psule eclophallique relativement étroite, étranglée au milieu, l’ouverture
lahs 6 I )et ‘ te > limitée dorsalement par 3 petits lobes submembraneux ;
en era *? me “t et un peu en retrait, 1 fort appendice spiniforme aplati d’avant
jj 0 arr >ère ; moitié antérieure de la face ventrale parcourue par un fort
^“rrelet longitudinal. Arceau supérieur du phallotrème étroit, interrompu
f ^“'cuient, prolongé vers l’avant par 2 ailerons submembraneux ; scléri-
ation ventrale présente. Sclérite du gonopore petit, pinçant la membrane
sac endophallique et constituant ainsi 2 petits diverticules imparfaite-
“'"l différenciés.
? inconnue.
Source : MNHN, Paris
150
M. DESCAMPS
Madagascar est : Province de Tamatave, Fénérive Est, Station fores¬
tière de Taratasy, 1 <? holotype, 7-1958 (J. Elie). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm
1<Î 10,1 3,2 1,9 3,00 2,40
Pseudoschmidtia sinuata n. sp.
(fig. 243-247)
<?. Holotype. Fastigium verticis comme chez l’espèce précédente;
yeux fortement saillants. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotu®
nettement saillant vers l’arrière. Elytres atteignant à peu près le milieu
du 2 e tergite abdominal, brièvement contigus vers l’extrémité. Fémurs
antérieurs grêles, les carènes supérieures fortement saillantes, la face externe
parcourue par une carène bien nette, la face inférieure bordée de 2 côtes
assez bien marquées. Une côte longitudinale assez nette à la face externe
des fémurs médians. Avant-dernier tergite relativement long ; bord postérieur
sinué ; concavité médiane étroite et peu profonde, non limitée par des lobes
différenciés. Dernier tergite pourvu de 2 appendices sur le bord interne ; I e
premier subrectangulaire, orienté obliquement vers l’arrière, situé près du
bord postérieur du tergite précédent; le second, plus court, orienté vers
l’arrière, légèrement courbé vers le bas, implanté à l’extrémité postérieure-
Plaque sus-anale rétrécie vers le 1/3 postérieur ; bords latéraux de la partie
basale épaissis. Cerques coniques, courts et épais, légèrement aplatis à l’apex-
Extrémité des plaques infra-cercales peu épaisse. Aire membraneuse du
complexe sous-génital petite, non bordée d’une côte bien nette ; aires laté¬
rales grandes, l’angle postéro-externe seul bordé d’une côte épaisse. Lobe
médian très fortement recourbé dorsalement, relativement étroit à la base
puis s’élargissant fortement ; bords latéraux épaissis et recourbés ventrale-
ment, visibles seulement, sous forme d’une petite pièce ovoïde, dans l’étroite
ouverture basale entre lobe médian et lobe latéral ; extrémité arrondie,
flanquée de 2 petits lobes difficilement visibles ; face ventrale parcourue p ar
un bourrelet très épais émettant, à peu près à mi-longueur, un épais mamelon
arrondi. Lobes latéraux masquant presque complètement l’espace entre
l’angle postéro-externe des aires latérales et le lobe médian ; bord interne
chevauchant le lobe médian, divisé en 3 parties digitiformes.
Même type de coloration que les espèces précédentes. Extrémité abdo-
minale brune sauf les 2/3 postérieurs de l’avant-dernier tergite et les lobes
latéraux du complexe sous-génital verdâtres.
Crochets de l’épiphalle épais, fortement recourbés vers l’intérieur et
vers le haut ; baguettes latérales arquées de profil. Capsule ectophalligne
haute, de profil sinué ; ouverture apicale assez petite, surélevée, limitée
dorsalement par 2 lobes ascendants et ventralement par 2 pièces trapézoï¬
dales, contiguës, auxquelles font suite 2 fortes expansions latérales, lamel-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
151
Source : MNHN, Paris
152
CAMPS
laircs. Arceau dorso-apical du phallotrème en position légèrement oblique
d’arrière en avant et de haut en bas, prolongé vers l’avant par 2 petits aile¬
rons submembraneux ; une petite sclérification à la face ventrale. Sclérite du
gonopore très épais. Petites échinulations sur le sac spermatophore.
Ç inconnue.
Madagascar est : P. K. 57 route d’Anosibe, Moramanga, 1 3 holotype.
2-1958 (R. VieuJ. Muséum de Paris.
F E
P
Cy
Cm
1<? 9,9 2,6
1,9
2,92
2,20
Pseudoschmidtia curticerca n. sp.
(fig. 248-253)
<J. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, fortement déclive,
arrondi à l’extrémité, le bord supérieur légèrement convexe. Yeux très for¬
tement saillants. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum nettement
saillant vers l’arrière. Elytres atteignant les 2/3 postérieurs du 2 e tergite
abdominal, étroitement séparés dorsalement. Une carène bien nette à lu
face externe des fémurs antérieurs, une côte subobsolète à la face externe
des fémurs médians. Concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite
aussi large que la plaque sus-anale, peu profonde, limitée par 2 petits lobes
triangulaires bien différenciés. Dernier tergite visible latéralement sous
forme d’une longue plaque subrectangulaire ; extrémité redressée avec
bord interne pourvu d’un appendice basal orienté obliquement vers le haut
et vers l’arrière, nettement recourbé vers l’intérieur, l’extrémité tronquée.
Cerques courts et très épais, légèrement aplatis transversalement, le bord
supérieur légèrement concave, l’extrémité arrondie. Aire membraneuse du
complexe sous-génital non rebordée. Aires latérales grandes, fortement
convexes. Lobe médian fortement aplati transversalement, de profil trian¬
gulaire avec bord inférieur sinué, angle postérieur arrondi et bord postérieur
présentant une forte convexité médiane ; apex, vu de profil, triangulaire,
muni d’une dent préapicale sur le bord antérieur. Lobes latéraux très
complexes ; bord interne touchant le lobe médian, fourchu ; branche ventrale
de la fourche ayant l’aspect d’une languette étroite recourbée dorsalement
et vers l’extérieur à l’extrémité ; branche dorsale ayant l’aspect d’un très
fort appendice odontiforme arrondi à l’apex ; entre la base de la branche
dorsale et l’angle postéro-externe des aires latérales, un 3 e appendice liguli-
forme aplati dorso-ventralement.
Insecte décoloré.
Crochets de l’épiphalle relativement longs, fortement incurvés vers
l'intérieur ; baguettes latérales fortement épaissies à l’extrémité antérieure.
Capsule ectophallique subcylindrique ; ouverture apicale moyenne, limitée
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
153
dorsalemenl par 2 lobes peu sclérifiés et ventralement par une pièce bifide
pourvue d’un petit mamelon basal ; une crête transversale préapicale
débordant latéralement le corps de la capsule. Endophalle comme chez
1 espèce précédente ; phallotrème sans sclérification ventrale décelable.
$ inconnue.
Madagascar est : Périnet, 1 S holotype, 8-3-1935 (A. Seyrig). Muséum
de Paris.
F E P Cy Cm lf
llJ 9,5 2,7 2,0 2,82 2,09 0,55
Pseudoschmidtia incisa n. sp.
(fig. 254-258)
<?. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, très peu saillant en
® v ant des yeux, fortement déclive, tronqué obliquement et présentant une
e § er e saillie au point de contact avec les carènes médianes de la face. Angle
Postérieur des lobes latéraux du pronotum bien saillant vers l’arrière et légè¬
rement recourbé vers le bas. Plaque sternale non élargie entre les hanches
Postérieures, les bords latéraux du métasternum presque droits. Elytres
feignant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal. Fémurs antérieurs
° n renflés, la face externe pourvue d’une carène bien nette, les carènes
*0périeures bien saillantes (principalement la supéro-externe). Fémurs
edians comme chez l’espèce précédente. Avant-dernier tergite profondément
> v isé par une incision subtriangulaire limitée par 2 lobes à base épaisse et
P e * recourbé vers l’intérieur. Dernier tergite triangulaire, le bord latéral
externe convexe, le bord opposé sinué, l’angle postérieur fortement recourbé
^intérieur; un mamelon odontiforme situé, à la base, près du bord
V3
teneur du tergite précédent. Plaque sus-anale rétrécie au niveau du
■ - apical, la partie basale parcourue par une très faible carène longitudinale
1 ordée par 2 convexités contiguës à la base. Cerques subcylindriques, courts,
gerement aplatis à l’apex. Aire membraneuse du complexe sous-génital
°nlée d’une côte très épaisse à la partie postérieure et s’amincissant progres-
v euient vers la base. Aires latérales larges, convexes, non bordées de côtes
en nettes et présentant une concavité à chacun des angles postérieurs.
°be médian relativement large à la base, coudé à angle droit vers le haut,
s bords latéraux bien visibles ; partie basale (en avant de la coudure)
*• Courue par un épais bourrelet longitudinal ; partie apicale très étroite,
Pfrcou rue par un bourrelet moins épais ; extrémité bifide. Lobes latéraux
recis peu après la base, le bord interne et la moitié postérieure de la face
entrale concaves, les 2 angles postérieurs bien saillants ; angle postéro-
1. ® rne touchant le lobe médian au niveau de la coudure ; angle opposé
gerement recourbé vers l’extérieur.
Source : MNHN, Paris
154
I. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHM1DTIINAE
155
Insecte décoloré.
Complexe phallique s’écartant sensiblement de celui des espèces précé¬
dentes. Baguettes latérales de l’épiphalle étroites et sinueuses. Capsule ecto-
Pnallique cylindrique, l’ouverture apicale grande et limitée dorsalement par
Un large lobe médian flanqué de 2 petits lobes latéraux ; à la face ventrale et
e n position préapicale, 2 appendices spiniformes dépassant latéralement le
Cor ps de la capsule. Sac spermatophore piriforme, sac éjaculateur muni d’une
Petite crête membraneuse, striée. Phallotrème long et large, pourvu d’une
•orte gouttière dorsale et d’une sclérification ventrale en forme de pelle
excavatrice, l’extrémité antérieure faisant saillie dans l’ouverture génitale.
? inconnue.
Madagascar est : Ile Sainte-Marie, 1 <? holotype. Muséum de Paris.
F E P Cm
1<? 11,6 3,4 2,2 2,54
Pseudoschmidtia integra n. sp.
(fig. 259)
?• Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis fortement déclive,
arr ondi à l’extrémité. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum
arrondi, saillant vers l’arrière. Elytres largement séparés, atteignant le
° r d postérieur du 1 er tergite abdominal. 8 e lergite court, les bords latéraux
r °its, bordés d’une faible côte, assez largement distants ventralement.
n gle latéro-postérieur du dernier tergite arrondi, bien saillant vers l’arrière.
er ques courts et coniques. Plaque sous-génitale atteignant la suture basale
es valves inférieures de l’oviscapte, dépourvue d’encoches latérales, carénée
° n giludinalement sur le 1/3 postérieur, terminée par un petit lobe trian¬
gulaire pourvu de 3 épines à l’apex ; bord postérieur présentant une petite
Onvexité latérale non épineuse, la distance comprise entre cette convexité
je triangle terminal garnie de petites épines non recourbées dorsalement.
ulves inférieures de l’oviscaple longues, dent préapicale de l’arête dorsale
°n épineuse à l’apex, implantée au niveau du 1/5 apical ; face ventrale
SSe > concave, les bords latéraux dentés jusqu’à peu de distance de la base
jplus de 15 dents) ; dent apicale pourvue de 2 petites indentations sur
ar éte externe ; supports basaux non découverts.
Coloration générale orange à rougeâtre ; une bande latérale jaune
Partant du bord inférieur de l’œil, traversant le pronotum et s’étendant
n ^amincissant jusqu’au 7 e tergite ; traces de coloration verte sur les
Pattes et les valves de l’oviscapte ; tibias postérieurs rouges.
5 inconnu.
Source : MNHN, Paris
156
M. DESCAMPS
Madagascar est : Ivondro, 1 $ holotype, 12-1938 (A. Seyrig) ; 1 ?
paratype, 5-1940 (A. Seyrig). —- Fort-Dauphin, Station forestière de Madena,
1 $. 3-1956 (A. Robinson). Muséum de Paris.
L’exemplaire en provenance de Fort-Dauphin diffère du type par la
plaque sous-génitale étroitement tronquée, se terminant par 3 épines,
plus fortes que les autres, dont l’une en prolongement de la carène médiane.
F E P Cy Cm lf
39 12,9-13,7 2,8-3,1 2,2-2,9 3,14-3,33 2,90-3,15 0,58
Pseudoschmidtia armata n. sp.
Ç. Holotype. Très proche de l’espèce précédente ; taille un peu plus
grande. Fastigium verticis, vu de profil, très peu saillant en avant des yeux,
largement arrondi à l’extrémité. Angle postérieur des lobes latéraux du
pronotum insensiblement saillant vers l’arrière. Elytres étroitement séparés
dorsalement, atteignant le 1/3 antérieur du 2 e tergite abdominal. 8 e tergite
un peu plus enveloppant que chez l’espèce précédente ; bords latéraux
nettement convexes, longés par une côte bien saillante ; angle latéro-posté-
rieur largement arrondi. Dernier tergite comme chez P. integra avec l’angle
latéro-postérieur plus saillant, plus large et plus arrondi à l’extrémité.
Plaque sous-génitale du même type, terminée par une épine, légèrement
recourbée dorsalement, en prolongement de la carène médiane ; cette dernière
s’étendant sur toute la longueur de la plaque ; bord postérieur sinué. Valves
inférieures de l’oviscapte moins longues et plus épaisses ; dent préapicale
de l’arête dorsale plus haute et plus forte, implantée plus loin de l’extrémité ;
face ventrale très peu concave, pourvue de quelques granulations, le bord
externe armé de moins de 15 dents plus épaisses que chez l’espèce précédente.
Une quinzaine de dents sur le bord externe des valves supérieures.
Insecte décoloré devant présenter le même type de coloration q ue
P. integra.
<J inconnu.
Madagascar est : Maroantselra, 1 $ holotype, 12-1897 (Finot) ; 1 ?
paratype, 11-1934. Muséum de Paris.
F E P Cy Cm
29 13,9-14,6 4,1-4,3 2,6-2,8 3,34-3,55 3,10-3,25
Pseudoschmidtia tridens n. sp.
(fig. 260)
$. Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profd, p eU
saillant en avant des yeux, très fortement déclive, largement arrondi a
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
157
l’extrémité. Face concave de profil, les carènes médianes élevées entre les
bases antennaires. Disque du pronotum présentant latéralement une petite
eète prenant naissance à quelque distance du bord antérieur et s atténuant
dans la moitié postérieure ; une petite carène transversale partant de cette
c ôte, au niveau du sillon des lobes latéraux et s’arrêtant avant la caréné
médiane. Bord inférieur des lobes latéraux légèrement décollé et redresse
an peu avant l’angle postérieur ; ce dernier arrondi, très peu saillant. Ely-
tres assez largement séparés dorsalement, atteignant le 1/3 antérieur du
2 e tergite abdominal. 8 e tergite court, enveloppant ; bords latéraux convexes,
fortement convergents de l’arrière vers l’avant, brièvement subcontigus
Près du bord postérieur du 7 e stemite. Angle latéro-postérieur du dernier
te rgite aigu à l’apex, bien saillant vers l'arrière, peu redressé. Plaque sous-
génitale entière, atteignant à peine la suture basale des valves inférieures
de l’oviscapte, non carénée, présentant une dépression bien nette au niveau du
bord latéral du dernier tergite; bord postérieur muni de petites épines inclinées
dorsalement, présentant 2 larges concavités de part et d’autre d une petite
expansion médiane, triangulaire, tridentée à l’extrémité ; angles latero-
Postérieurs saillants vers l’arrière, l’apex aigu, spiniforme. Valves inferieures
de l’oviscapte relativement courtes ; dent préapicale de l’arête dorsale forte,
^plantée relativement loin de l’apex ; dent apicale assez fortement recour¬
bée ; face ventrale légèrement granuleuse, les bords latéraux non (lentes
jusqu’à la suture basale, le bord externe armé de 11-12 dents de taille décrois¬
ante de l’extrémité vers la base. Extrémité des supports basaux visible ven-
tr alement dans les concavités du bord postérieur de la plaque sous-genitale.
Coloration en bandes latérales non évidente. 2 e article antennaire noir ;
Un ® petite tache jaune sur les joues ; abdomen verdâtre, le bord latéral des
Premiers tergites marqué de rougeâtre, les tergites 6, 7 et 8 de coloration
r °usse variée de noir et de crème ; cerques noirs ; valves de 1 oviscapte
v erdâtres.
5 inconnu.
Madagascar est : Rogez, 1 $ holotype, 6-1957 (A. Robinson). Muséum
ue Paris.
E P Cy Cm 11
3>8 2,3 3,17 2,96 0,57
Pseudoschmidtia sakalava (Saussure 1903)
(fig. 261, 262)
Euschmidtia sakalava Saussure 1903, p. 107.
tl *schmidlia (Pseudoschmidtia) sakalava Rehn et Rehn 1945, p. 23/.
. ?• Redescription du type. Taille moyenne. Fastigium verticis peu
^‘Nant en avant des yeux, arrondi à l’extrémité. Bord inferieur des lobes
la téraux du pronotum droit; angle postérieur largement arrondi, peu
Source : MNHN, Paris
Fig. 259-266. — 259. Pseudoschmidlia integra n. sp. 9. Extrémité abdominale ventrale'
ment. — 260. P. tridens n. sp. 9. Extrémité abdominale vcntralemcnt. — 261. P. s< “®”
lava (Saussure 1903) n. comb. 9. Extrémité abdominale vcntralement. — 262.1.a mên>j’
tête et pronotum latéralement. — 263. P. biarcuata n. sp. 9. Tête et pronotum la 1 ®'
râlement. —■ 264. La même, extrémité abdominale ventralement. — 265. P. carina'"
n. sp. 9. Extrémité abdominale ventralement. — 266. P. triangularis n. sp. 9. Extré¬
mité abdominale ventralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIIBAE
159
pillant vers l’arrière. Elytres largement distants dorsalement, dépassant
r es légèrement le bord postérieur du 1 er tergite abdominal. Extrémité
e I abdomen comprimée accidentellement dans le sens dorso-ventral —
es bords latéraux du 8 e tergite se sont écartés ce qui fait dire à l’auteur :
Abdominis segmentum 7m dorsale haud involvens». La comparaison
Vec les exemplaires non déformés permet de se rendre compte que ce tergite
st en fait moyennement enveloppant, les bords latéraux dépassant nette¬
ment les bords correspondants du tergite précédent .— Bords latéraux du
ernier tergite droits, renflés ; angle latéro-postérieur non redressé, forte-
ent arrondi. Plaque sous-génitale non carénée, recouvrant la suture
asale des valves inférieures de l’oviscapte ; bord postérieur convexe, garni
e fortes épines légèrement inclinées dorsalement ; une épine médiane plus
s r ande qu e les autres ; latéralement, à peu de distance du bord inférieur du
1 m n,er tergite, une encoche large et peu profonde délimitant un tout petit
e latéral arrondi, légèrement recourbé vers l’intérieur. Valves inférieures
j ® * °viscapte longues et étroites ; dent préapicale de l’arête dorsale forte,
Plantée vers le 1/5 postérieur, l’apex mousse, orienté vers l’arrière ; face
entrale lisse, fortement rétrécie à la base ; moins de 15 dents sur chacun
^ bords, certaines bifides.
Coloration décrite par de Saussure.
<? inconnu.
1 0 ^ AGag ascar est : Sikora, 1 Ç type. Muséum de Genève. — Périnet,
j 23-2-1934 (A. Seijrig) ; 1 Ç, 1936 (A. Segrig) ; 1 Ç. — Tanovana,
+> 2-1934 (A. Segrig). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm lf
45 12,6-12,9 3,0-3,4 2,4-2,6 3,16-3,33 2,92-2,95 0,54
Pseudoschmidtia biarcuata n. sp.
(fig. 263, 264)
tj Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, rela¬
ps eiT| ent saillant en avant des yeux, peu déclive, arrondi à l’extrémité.
les CC assez fortement tectiforme, les carènes médianes peu élevées entre
<j u an tennes. Pronotum court ; une côte, en arc de cercle ouvert vers l’axe
(j u c . 0r P s < visible dorsalement, sur les bords latéraux du disque, en avant
sfl*° n médian des lobes latéraux. Bord inférieur de ces derniers oblique ;
p jy® Postérieur arrondi, saillant vers l’arrière ; angle antérieur bordé d’une
sén 6 C ^ te b' en ne tte. Elytres apparemment monochromes, largement
^Parés dorsalement, atteignant le 1/3 antérieur du 2 e tergite abdominal.
ter gite plus long que le 7 e , moyennement enveloppant ; bords latéraux
in ^ CXes ’ divergents près du bord postérieur du 7 e sternite, soulignés par
forte côte allant de l’angle latéro-postérieur à peu de distance de la base.
Source : MNHN, Paris
160
M. DESCAMPS
Angle Iatéro-postérieur du dernier tergite arrondi, peu saillant, non redressé.
Cerques courts, coniques, très épais, parallèles. Plaque sus-anale divisée
en 2 parties égales par un sillon transversal ; partie basale, bordée de 2
côtes épaisses, débordant sur la partie apicale. Plaque sous-génitale fortement
carénée sur les 2/3 postérieurs, recouvrant la suture basale des valves infé¬
rieures de l’oviscapte ; une forte dépression semi-circulaire, bordant l’angle
Iatéro-postérieur du 8 e tergite, en partie cachée par ce dernier ; bord posté¬
rieur présentant 2 encoches latérales étroites, assez profondes mais n’at¬
teignant pas le bord postérieur du 8 e tergite, incurvées vers la ligne médiane
et délimitant 3 lobes terminaux. Lobe médian large avec bord postérieur
sinué de part et d’autre de la ligne médiane et armé de petites épines forte¬
ment inclinées dorsalement ; une forte épine médiane, recourbée dans le
même sens. Lobes latéraux petits, triangulaires, arrondis à l’extrémité.
Valves inférieures de l’oviscapte relativement courtes ; dent préapicale de
l’arête dorsale forte, terminée en pointe mousse orientée obliquement vers
l’arrière, implantée au niveau du 1/4 postérieur ; face ventrale parsemée de
quelques faibles granulations ; bord externe plus élevé que le bord oppose
sur la moitié apicale, armé de 10-12 dents aplaties transversalement et
arrondies à l’extrémité ; dent apicale forte, bien recourbée, présentant une
petite sinuosité sur l’arête externe. Face dorsale des valves supérieures
granuleuse, le bord externe armé de moins de 15 dents.
Insecte décoloré.
(J inconnu.
Madagascar est : Périnet, 1 $ holotype et 1 $ paratype. Muséum
de Paris.
Cette espèce se difTérencie nettement de toutes les autres par le fasligium
relativement saillant, peu déclive, et par le pronotum relativement court.
F E P Cy C m lf
29 12,9-13,1 3,6-3,7 2,4-2,4 3,22-3,28 3,12-3,12 0,55-0,60
Pseudoschmidtia carinata n. sp.
(fig. 265)
$. Holotype. Taille moyenne, un peu plus grande que l’espèce P r Ç'
cédente. Fastigium verticis arrondi à l’extrémité. Carènes médianes de < a
face modérément élevées entre les antennes. Ocelles latéraux implantes
à l’extrémité et à la face externe de pédoncules épais n’atteignant pas
bord des carènes médianes de la face. Pronotum relativement court ; bor
inférieur des lobes latéraux oblique, l’angle postérieur arrondi et peu saillant-
Elytres assez étroitement séparés dorsalement, atteignant la moitié du 2
tergite abdominal. 8 e tergite plus court que le précédent ; bords latéraux
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 161
presque droits, soulignés par une côte bien nette. Dernier tergite relative¬
ment saillant vers l’arrière, le bord latéral convexe, l’angle latéro-postérieur
®'gu et fortement redressé. Cerques courts, coniques, moins épais que chez
espèce précédente. Plaque sous-génitale n’atteignant pas la suture basale
«es valves inférieures de l’oviscapte, laissant à découvert une petite portion
des supports basaux ; bord postérieur présentant 2 encoches latérales, plus
ar ges et moins profondes que chez l’espèce précédente, divisant la partie
dpicale en 3 lobes. Lobe médian très caractéristique, semi-circulaire, pourvu
d une forte carène médiane ; bord postérieur garni de petites épines à la
Partie médiane, fortement épaissi sur les parties latérales ; une forte épine,
recourbée dorsalement en prolongement de la carène médiane. Lobes laté-
r aux beaucoup plus courts que le lobe médian, arrondis à l’extrémité. Dent
préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte comme chez
espèce précédente ; dent apicale forte, présentant une légère sinuosité
sur l’arète externe ; face ventrale pourvue de quelques granulations, le
b °rd externe garni de 10-12 dents coniques de taille décroissante de l'extré-
unté vers la base ; dents du bord interne en nombre égal, plus petites.
Insecte décoloré ; pas de trace de tache jaune sur les joues et lobes laté-
ra,| x du pronotum uniformément bruns (?). Coloration latérale de l’abdomen
ou même type que chez le génotype.
. <? inconnu. Peut-être s’agit-il de P. subovata seul 3 connu présentant
e galement des ocelles latéraux pédicellés (?).
Madagascar est : Périnet, 1 Ç holotype. Muséum de Paris.
E P Cy Cm lf
19 4,0 2,6 3,38 3,14 0,57
Pseudoschmidtia triangularis n. sp.
(fig. 266)
.. ?• Holotype. Taille assez grande. Fastigium verticis, vu de profil,
e gerement tronqué et concave à l’extrémité. Face assez nettement tecti-
ornie, bombée vers le bas, de profil sinué, les carènes médianes très peu
e vées au niveau des bases antennaires. Bord supérieur du pronotum, vu
e profil, nettement relevé à l’avant, moins fortement à l’arrière. Disque
°rdé latéralement par une ride irrégulière, interrompue au niveau du sillon
e dian des lobes latéraux. Bord inférieur de ces derniers, oblique, l’angle
Postérieur arrondi et peu saillant. Elytres monochromes, largement séparés
oralement, atteignant le 1/3 antérieur du 2 e tergite abdominal. 8 e tergite
P Os court que le précédent ; bords latéraux légèrement convergents vers
av ant, non bordés d’une côte bien nette. Angle latéro-postérieur du dernier
® r gite étroit, arrondi, orienté obliquement vers le haut et vers l’arrière.
a< l ,le sus-anale régulièrement rétrécie vers l’extrémité, non nettement
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. ld
Source : MNHN, Paris
162
M. DESCAMPS
divisée. Plaque sous-génitale carénée sur les 2/3 postérieurs, n’atteignant
pas la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte ; 1/3 postérieur
divisé en 3 lobes par 2 incisions incurvées vers la ligne médiane. Lobe médian
triangulaire, les bords latéraux garnis de très petites épines ; angle apical
aigu, recourbé dorsalement, terminé par une épine ; angles latéraux arrondis.
Lobes latéraux longs, subrectangulaires, la face ventrale légèrement dépri¬
mée. Valves inférieures de l’oviscapte relativement fortes, la dent préapicale
de l’arête dorsale comme chez l’espèce précédente ; face ventrale presque
plate, le bord externe armé de 12-13 dents. Supports basaux largement
découverts, leur face ventrale déprimée, le bord externe aplati et recourbé
dorsalement.
Face jaunâtre, 2 e article antennaire brunâtre, joues verdâtres avec une
petite tache infra-oculaire jaune ; pronotum apparemment monochrome,
présentant des traces de coloration verte ; abdomen décoloré, présentant
les traces d’une coloration latérale linéaire comme chez le génotype.
S inconnu.
Madagascar est : Ile Sainte Marie, Ile aux Nattes, 1 $ holotype, 3-1960
(A. Robinson). Muséum de Paris.
F E P Cy Cm If
19 15,1 4,4 2,8 3,59 3,60 0,60
Pseudoschmidtia explanata n sp.
(fig. 267)
$. Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, très
peu saillant en avant des yeux, arrondi à l’extrémité. Face presque droite,
les carènes médianes peu élevées entre les yeux et n’atteignant pas la suture
clypéo-faciale. Ocelles latéraux fortement saillants. Bord inférieur des lobes
latéraux du pronotum légèrement relevé vers l’angle postérieur, ce dernier
arrondi et peu saillant vers l’arrière. Elytres largement séparés dorsalement,
atteignant le 1/3 antérieur du 2 e tergite abdominal. Fémurs antérieurs
relativement courts, la carène de la face externe épaisse. 8 e tergite pl uS
court que le précédent ; bords latéraux convexes, convergents depuis l’angj®
latéro-postérieur jusqu’au bord postérieur du 7° sternile, étroitement sépares
à ce niveau. Plaque sus-anale lisse, convexe, légèrement déprimée au centre-
Cerques coniques, atteignant presque l’extrémité de la plaque sus-anale-
Plaque sous-génitale dépourvue de la moindre concavité, n’atteignant P aS
la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte, parcourue par une
carène subobsolète sur les 3/4 antérieurs et un peu plus nette sur le 1 r
postérieur ; bord postérieur profondément divisé par 2 incisions très étroite®
atteignant le bord postérieur du 8 e tergite. Lobe médian en forme de segment
circulaire, le bord garni de nombreuses petites épines et pourvu d’une dent
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 163
médiane recourbée. Lobes latéraux chevauchant légèrement le lobe médian,
de longueur subégale à celle du bord latéral du dernier tergite, fortement
Masqués par ce dernier, terminés par une pointe aiguë. Valves inférieures
de l’oviscapte longues ; face ventrale concave, dépourvue de granulations
bien nettes, le bord externe plus élevé que le bord opposé sur la moitié
a Picale. 13-15 dents sur l’arête externe. Supports basaux en partie décou¬
verts, les bords latéraux foliacés, fortement convexes.
Insecte partiellement décoloré. Coloration latérale en bandes jaunes et
r °uges comme chez le génotype ; 2* article antennaire noir ; élylres brun
clair avec une bande noire le long du bord antérieur; derniers tergites
a bdominaux tachés de noir.
cî inconnu.
Madagascar est : Ambohimanakana, Manambato (Anove), 1 ? holo-
type. Muséum de Paris.
F E p Cy Cm
lç 13,0 3,6 2,6 3,37 3,34
Pseudoschmidtia parvipennis (Saussure 1903) n. comb.
(fig. 268)
Euschmidlia paruipennis Saussure 1903, p. 108.
?. Redescription du type. Taille assez grande. Fastigium verticis,
v u de profil, très peu saillant et très fortement déclive en avant des yeux,
Pourvu d’une forte granulation au point de jonction avec les carènes mé¬
dianes de la face ; ces dernières assez élevées entre les bases antennaires.
i ° r d inférieur des lobes latéraux du pronotum horizontal, 1 angle postérieur
Mrgemenl arrondi et très peu saillant vers l’arrière. Elytres largement
^Parés dorsalement, atteignant le bord postérieur du 1 er tergite abdomi-
8“ tergite plus court que le précédent ; bords latéraux presque droits,
Mngés par une côte bien nette, assez étroitement séparés ventralement.
~crnier tergite relativement saillant vers l’arrière, le bord latéral convexe,
1 angle Iatéro-postérieur étroit et bien arrondi. Plaque sus-anale ni carenee,
ni canaliculée, pourvue d’une large dépression médiane. Plaque sous-gem-
Mle atteignant la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte, par¬
fume par une faible carène s’étendant depuis la base jusqu’à peu de dis-
Mnce de l’extrémité ; moitié postérieure divisée en 3 lobes par 2 profondes
'•Misions fortement incurvées vers la ligne médiane et atteignant le bord
Postérieur du S 1 -’ tergite. Lobe médian subrectangulaire ; bord postérieur
®P'neux et concave de part et d’autre d’une forte épine médiane recourbee
j! 0rs alemenl ; angles latéro-postérieurs triangulaires, fortement saillants vers
1 ar rièrc, terminés par une petite épine ; bords latéraux convexes, nettement
«•ecourbés dorsalement. Lobes latéraux très étroits, légèrement sinueux,
Source : MNHN, Paris
164
M. DESCAMPS
plus longs que le dernier tergite, la base recouverte, l’apex très aigu. Valves
inférieures de l’oviscapte relativement courtes ; dent préapicale de l’arête
dorsale assez faible, implantée au niveau du 1/3 postérieur ; face ventrale
rugueuse mais dépourvue de fortes granulations ; bord externe un peu plus
élevé que le bord opposé sur toute la longueur, armé de 11-12 dents arrondies
à l’extrémité et de taille sensiblement décroissante vers la base.
Coloration décrite par de Saussure.
(J inconnu.
Madagascar est : Maroanlsetra, 1 $ type, 12-1897 (A. Finot). Muséum
de Paris.
F
E
P
cy
cm
19
14,5
3,5
3,0
3,38
3,25
Pseudoschmidtia ligulata n. sp.
(fig. 269)
$. Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, très
peu saillant, arrondi à l’extrémité, formant un bec très léger au niveau du
point de jonction avec les carènes médianes de la face ; ces dernières peu
élevées entre les bases antennaires. Bord supérieur du pronotum, vu lut 6 "
râlement, sinueux, légèrement relevé à l’extrémité postérieure ; bord
inférieur des lobes latéraux légèrement ascendant un peu avant l’angle
postérieur, ce dernier arrondi et nettement saillant vers l’arrière. Elytrej
relativement étroits, largement séparés dorsalement, atteignant le bord
postérieur du 1 er tergite abdominal. 8 e tergite plus court que le précédent!
bords latéraux convexes, convergents vers l’avant, assez étroitement sépares
à la base, non soulignés d’une côte bien nette, l’angle latéro-postérieur
légèrement déprimé. Angle latéro-postérieur du dernier tergite largement
arrondi et légèrement redressé. Flaque sus-anale lisse, bombée, légèrement
déprimée à la base et vers l’extrémité. Plaque sous-génitale du même typ e
que celle de l’espèce précédente, non carénée, plus courte, n’atteignant p aS
la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte. Angles latéraux du
lobe médian très petits, peu saillants vers l’arrière, terminés par une pet>t e
épine; épine médiane non recourbée; bords latéraux légèrement enroulés
mais non sensiblement recourbés dorsalement. Lobes latéraux plus courts
que chez P. parvipennis, dépassant légèrement l’angle latéro-postérieur
du dernier tergite, odontiformes, le bord externe concave, l'apex a| g 11 '
Valves inférieures de l’oviscapte un peu plus longues que chez l’espèce
précédente ; face ventrale concave, dépourvue de fortes granulations, I e
bord externe armé de 11-12 dents triangulaires, aiguës à l’apex.
Insecte partiellement décoloré ; une tache jaune bordée de rouge sur
les joues ; coloration latérale du même type que chez l’espèce précédente.
bord antérieur des élytres noir.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 165
c? inconnu.
Madagascar est : Ile .Sainte Marie, forêt de Kalalao, 1 Ç holotype,
■^-1960 (A. Robinson). Muséum de Paris.
E P Cy Cm
2,8 2,6 3,14 2,92
Pseudoschmidtia hyaletes (Rehn et Rehn 1945)
(fig- 270)
Buschmidtia (Pseudoschmidtia) hyaletes Rehn et Rehn 1945, p. 238.
1 ? .capturée à Ivondro en janvier 1939 (A. Seyrig) et déposée au Muséum
e Paris, correspond en tous points à la description originale. Cette espèce
est remarquable par le 8 e tergite peu enveloppant, les bords latéraux dépas-
** ai ?t cependant, de façon très nette, les bords correspondants du tergite
Précédent.
F E P Cy Cm lf
19 14,9 4,4 2,5 3,68 3,35 0,56
Pseudoschmidtia trilobata n. sp.
(fig. 271, 272)
?■ Holotype. Taille petite pour le genre. Fastigium verticis, vu de
Profil, fortement déclive, le point de jonction avec les carènes médianes
j? * a face anguleux. Bord supérieur du pronotum légèrement concave ;
1S( l'ie bordé latéralement par une côte assez nette, formant un angle, orienté
ers l a carène médiane, au niveau du profond sillon des lobes latéraux ; ces
erniers irrégulièrement bosselés, l’angle postérieur peu saillant vers l’arrière,
ytres atteignant presque le milieu du 2 e tergite abdominal. 8 e tergite
P »s court que le précédent, moyennement enveloppant ; bords latéraux
“Vexes, convergents vers le bord postérieur du 7 e sternite, longés par un
°urrelel épais et peu élevé. Moitié basale de la plaque sus-anale fortement
j, nca ye à la partie médiane ; concavité limitée par 2 crêtes divergentes à
e xtrémité et atteignant les bords latéraux au niveau d’un léger étran-
g rne “t. Cerques épais à la base, atteignant l’extrémité de la plaque sus-
Me. Plaque sous-génitale atteignant la suture basale des valves infé-
eures de l’oviscapte, parcourue par une carène faible mais bien nette ;
a pical divisé en 3 lobes par 2 profondes incisions se rétrécissant d’arrière
avant et atteignant presque le bord postérieur du 8 e tergite. Lobe médian
Mi-circulaire ; bord légèrement redressé, armé de quelques épines incli-
F
19 12,8
Source : MNHN, Paris
166
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
167
p es dorsalement ; une épine médiane beaucoup plus forte que les autres, éga-
jement inclinée. Lobes latéraux relativement larges, un peu moins longs que le
lobe médian, subrectangulaires, la face ventrale bombée, le bord interne
n ettemenL enroulé vers l’intérieur, le bord postérieur incisé et divisé en 3
Polîtes dents aiguës. Valves inférieures de l'oviscapte longues et étroites,
dent préapicale de l’arête dorsale petite, implantée vers le 1/5 apical ; face
Ventrale lisse, concave, le bord externe armé de 11-12 dents coniques; un
ospace non denté, relativement long, à la partie basale des bords latéraux.
Supports basaux très fortement foliacés, épais, visibles ventralement dans
e large espace compris entre le lobe médian et les lobes latéraux de la plaque
sous-génitale, remplissant entièrement cet espace. Bord externe des valves
supérieures armé de 14-16 dents ; bord opposé armé de 7-8 dents très petites.
Coloration d’ensemble brun très foncé à noir, ne laissant apparaître
uucune macule claire ; capsule céphalique et valves de l’oviscapte un peu
•Uoins foncées.
<î inconnu.
Madagascar nord : Ambatolaona, 1 $ holotype, 6-1957 (A. Robinson).
Muséum de Paris.
E P Cy Cm lf
19 2,9 2,2 3,01 2,76 0,53
Pseudoschmidtia subinvolvens n. sp.
(fig. 273-274)
?• Holotype. Taille assez grande pour le genre. Fastigium verticis,
u de profil, arrondi à l’extrémité, formant un bec très léger au niveau du
P°uit de contact avec les carènes médianes de la face. Disque du pronotum
^pourvu de côtes latérales bien nettes ; angle postérieur des lobes latéraux
ar gemcnt arrondi, peu saillant vers l’arrière. Elytres assez étroitement
^uparés dorsalement, atteignant le 1/3 antérieur du 2 e tergite abdominal.
lergite un peu plus court que le précédent à la face dorsale, de longueur
Ubégale sur les faces latérales ; bords latéraux fortement obliques de l’arrière
er s l’avant, nettement concaves, se recouvrant à la base sur une courte
°|>gueur (environ le 1/5 de la longueur de la plaque sous-génitale). Bord
leral du dernier Lergite nettement renflé, ne chevauchant pas, comme
Pez les espèces précédentes, les bords latéraux de la plaque sous-génitale ;
Pgle laléro-postérieur arrondi, peu saillant. Plaque sus-anale non nettement
•visée transversalement, la partie antérieure légèrement déprimée. Plaque
°Us-génitale atteignant la suture basale des valves inférieures de l’ovis-
J a pte, dépourvue d’encoches latérales bien nettes, fortement carénée sur
oute la longueur, bombée de part et d’autre de la carène et présentant
•ortes dépressions latérales au niveau des angles latéro-postérieurs du 8 e
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
tergite ; bord postérieur concave et garni de petites épines de part et d'autre
d’une petite expansion médiane, triangulaire, elle-même épineuse ; 2 fortes
épines à chacun des angles latéraux ; partie des bords latéraux, visible au delà
du 8 e tergite, fortement épaissie. Valves inférieures de l’oviscapte longues
et fortes ; dent préapicale de l’arête dorsale très forte, implantée vers le
1/3 postérieur, la pointe orientée obliquement vers l’arrière ; face ventrale
parsemée de quelques granulations bien nettes ; bord externe armé de
11-13 dents.
Insecte partiellement décoloré ; coloration d’ensemble brunâtre ; 2 e
article antennaire noir avec un mince anneau pâle à la base ; pas de tache
jaune sur les joues (?) ; tergites abdominaux 2 à 6 marqués d’une bande
jaune bordée de rouge ; bord antérieur des élytres noir ; tibias postérieurs
brunâtres, roses à l’extrémité.
S inconnu.
Madagascar est : Province de Tamatave, Ambodiatafana, Randimby.
1 $ holotype, 6-1958. — Forêt de Tampolo, 1 $, 31-7-1949. Muséum de
Paris. — Fénérive, 1 Ç, 27-12-1955 (E. Mc. G. Callan). Muséum de Londres.
L’exemplaire en provenance de la Forêt de Tampolo (fig. 274) diffère
du type : a) par les supports des valves de l’oviscapte largement découverts,
conformation paraissant résulter d’une déformation accidentelle ; b) p ar
le bord postérieur de la plaque sous-génitale présentant 2 petites incisions
délimitant un large lobe médian et 2 petits lobes latéraux subconiques,
aigus à l’extrémité.
Chez l’exemplaire en provenance de Fénérive, la conformation du bord
postérieur de la plaque sous-génitale est intermédiaire entre celle du typ e
et celle du spécimen de Tampolo.
Cette espèce diffère sensiblement des autres Pscudoschmidtia par l a
structure caractéristique du 8 e tergite et de la plaque sous-génitale. Ces
différences sont peut-être d’ordre générique ce dont il est difficile de juger
sans connaître le S.
F E P Cy Cm l f
39 14,1-14,2 4,1-4,6 2,6 3,59-3,68 3,60-3,66 0,65
Pseudoschmidtia lobipennis (Saussure 1903) n. comb.
(fig. 275-279)
Euschmidtia lobipennis Saussure 1903, p. 108.
Ç. Lectotype. Taille grande pour le genre. Fastigium verticis, vu d e
profil, très peu saillant, déclive, légèrement tronqué. Yeux arrondis, large s >
fortement saillants à la partie inférieure, le bord supérieur sensiblement
Source : MNHN, Paris
ÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
169
au même niveau que le fastigium. Pronotum sensiblement comprimé à
l’avant ; angle postérieur des lobes latéraux très peu saillant vers 1 arrière.
Plaque sternale élargie au niveau des hanches postérieures, les bords laté¬
raux du métanotum fortement convexes. Elytres latéraux, monochromes,
courts, atteignant le 1/3 postérieur du 1 er tergite abdominal. Face externe
des fémurs médians parcourue par une côte bien nette. 8 e tergite abdominal
plus court que le précédent, enveloppant, très fortement raccourci à la lace
ventrale par une très large concavité située à remplacement de l’angle
latéro-postérieur d’un segment normal ; bords latéraux contigus à la face
ventrale, laissant subsister un petit espace triangulaire près du bord posté¬
rieur du 7 e sternile. liord latéral du dernier tergite peu arqué, l’angle lalero-
Postérieur étroit, arrondi, non redressé. Plaque sus-anale divisée par une
dépression transversale arquée, la concavité orientée vers 1 arrière ; moitié
Nasale très fortement bombée, parcourue par un sillon longitudinal ; moitié
apicale située en contre-bas de la partie opposée. Cerques grêles incurves
Vers l’extérieur. Partie découverte de la plaque sous-génitale divisée en 3
l°bes par 2 encoches, larges et profondes, orientées en léger oblique vers
l’extérieur. Lobe médian n’atteignant pas la suture basale des valves infé¬
rieures de l’oviscapte, semi-circulaire, très fortement bombé transversa¬
lement, très fortement déprimé à la base, parcouru par une très forte carène
Médiane se terminant par une grande épine légèrement incurvée dorsalemenl;
bord garni de petites épines à la partie médiane, lisse latéralement. Lobes
latéraux subrectangulaires, tordus à la base et inclinés vers le lobe médian,
le bord postérieur épineux (4 à 5 épines). Valves inférieures de l’oviscapte
longues et épaisses ; dent préapicale de l’arête dorsale forte, conique, im¬
plantée vers le 1/4 apical et orientée obliquement vers l'arrière ; face ven¬
trale large, non rétrécie à la base, pourvue de quelques granulations, près
du bord interne, sur les 2/3 apicaux, et d’une forte dépression à 1 angle
externe ; bord externe denté jusqu’à la suture basale (14-16 dents) ; bords
internes subparallèles et finement serrulés sauf sur une courte longueur
Près de la base, plus élevés que les bords externes sur le 1/3 antérieur. Supports
basaux légèrement découverts, le bord externe aplati, peu recourbé dorsa-
tement, visible sous forme d’une lunule au delà du bord externe des lobes
latéraux de la plaque sous-génitale. Valves supérieures sinueuses, la face
dorsale verruqueuse.
Coloration sombre décrite par de Saussure.
<? inconnu.
Madagascar est : Maroantsetra, 1 ? lectotype, 1 $, 12-1897 (collection
Pinot). Muséum de Paris.
La seconde Ç (fig. 277, 278) diffère sensiblement du lectotype par les
caractères suivants : bord latéral du dernier tergite fortement convexe;
bords latéraux du 8 e tergite se chevauchant légèrement sur toute la longueur;
Plaque sous-génitale atteignant la suture basale des valves inferieures de
l’oviscapte et cachant complètement les supports basaux ; lobe médian
Source : MNHM, Paris
170
M. DESCAMPS
280
Fig. 275-279. — Pseudoschmidtia lobipennis (Saussure 1903) n. comb. ç. — 275. Extrémité
abdominale ventralement, type. — 276. Dernier tergite abdominal latéralement, typ e-
— 277. Dernier tergite abdominal latéralement. — 278. Extrémité abdominale ventra¬
lement. — 279. Tête et pronotum latéralement, type.
Fig. 280-282. — Peoedes appendiculatus Karsch 1889. <J. — 280. Extrémité abdominale
dorsalement. — 281. La même latéralement. — 282. La même en vision ventro-apicale-
Fig. 283-284. — Amalomastax tamberloni Rehn & Rehn 1945. 9. — 283. Vestiges des
organes du vol. — 284. Plaque sous-génitale.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION FRÉUMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 171
*Doins déprimé à la base ; lobes latéraux plus larges, le bord postérieur garni
d épines plus nombreuses (7-10).
La position systématique de cette espèce n’est pas tout à fait certaine.
La structure des valves de l’oviscapte et du 8 e tergite abdominal semble¬
nt justifier la création d’un genre nouveau qu’il est cependant préférable
de différer en attendant de connaître le <J.
F E P Cy Cm lf
2ç 17,7-18,7 3,7-3,7 3,6-3,9 3,86-3,98 3,63-3,70 0,75
Genre Peoedes Karsch 1889
Karscii 1889, p. 34.
Le génotype, en très mauvais état, a été étudié. La tête, le pronotum et
,a plaque sternale sont détruits, les élytres déformés.
<3- Taille petite. Brachyptère. Elytres à réticulation irrégulière, le bord
a ntérieur apparemment convexe ; bords postérieurs subcontigus sur la ligne
Médiane. Face externe des fémurs antérieurs fortement carénée. Fémurs
médians longs, la face externe parcourue par une côte large et peu élevée.
Lpines des carènes supérieures des fémurs postérieurs petites et peu nombreu-
Ses - Bord postérieur de l’avant-dernier tergite abdominal présentant une
concavité médiane limitée par 2 petits lobes triangulaires. Dernier tergite
lar gement découvert latéralement, subrectangulaire, irrégulièrement côtelé
et bosselé, pourvu d’un long appendice à la partie antérieure. Plaque sus-
aa ale complètement découverte, longue, traversée par une côte transversale
v ers le 1/3 apical. Cerques courts, cylindriques, ascendants. Plaques infra-
cercales grandes, les extrémités seules étant visibles. Aire membraneuse du
complexe sous-génital grande ; aires latérales triangulaires, étroites, forte¬
ment saillantes vers l’arrière. Lobe médian apical très large à la base, modéré¬
ment courbé dorsalement. Lobes latéraux quadrangulaires, simples, soudés
a la partie basale depuis l’angle postéro-externe des aires latérales jusqu’à
,a base du lobe médian, fortement inclinés vers ce dernier et masquant le
connectif.
$ inconnue.
Génotype : Peoedes appendiculatus Karsch 1889.
Ce genre à présent monospécifique (P. cruci/ormis Bolivar 1895 apparte¬
nant à un tout autre groupe, cf. p. 32) est très proche du précédent avec
jcfiuel il possède en commun la structure de l’avant-dernier tergite et le mode
” implantation des lobes latéraux du complexe sous-génital. Ces derniers
s °nt toutefois beaucoup plus simples. Il diffère surtout des Pseudoschmidtia
Source : MNHN, Paris
172
M. DESCAMPS
par les appendices du dernier tergite. La récolte d’exemplaires en bon état
et la connaissance de la $ permettront de vérifier le bien fondé de cette dif¬
férenciation.
Peoedes appendiculatus Karsch 1889
(fig. 280-282)
Karsch 1889, p. 35.
(J. Redescription du type. Elytres atteignant la moitié du 2 e tergite
abdominal. Spinescence des fémurs postérieurs : 5-3 ; 2-3 ; 3-5. Extrémité
des petits lobes limitant la concavité médiane de l’avant-dernier tergite
aiguë, recourbée vers l’extérieur. Dernier tergite incliné, d’avant en arrière,
vers l’axe du corps, la face externe concave; une petite aire terminale recour¬
bée vers l’intérieur et limitée antérieurement par une forte carène ; à la partie
basale, un très long appendice dirigé obliquement vers le haut et vers l’avant,
l’extrémité aiguë et fortement recourbée vers l’axe du corps et vers l’avant ;
base de cet appendice constituant un fort mamelon longeant toute la bordure
antérieure et atteignant le bord externe du tergite. Partie basale de la plaque
sus-anale bordée latéralement d’une dépression. Plaques infra-cercales
visibles dorsalement au delà du bord postérieur du dernier tergite sous forme
de 2 petites pièces subtriangulaires. Aires latérales de la plaque sous-génitale
terminées à angle aigu, parcourues par une côte longitudinale. Lobe médian
progressivement rétréci vers l’extrémité, cette dernière parcourue par 2
petites carènes longitudinales délimitant une aire médiane et 2 aires latérales
redressées à angle droit par rapport à la première ; apex en fer à cheval
ouvert vers l’avant. Lobes latéraux touchant au lobe médian par l’angle
postéro-interne ; surface légèrement bosselée ; angles arrondis.
Coloration décrite par Karsch.
Madagascar centre : 1 S type, (J. M. Hildebrandt). Muséum de
Berlin.
Genre Amalomastax Rehn et Relin 1945
Rehn et Rehn 1945, p. 242.
Ce genre monospécifique se rapproche incontestablement de Pseudos-
chmidtia par les caractères suivants réalisés chez le S ■ bord postérieur d e
l’avant-dernier tergite abdominal pourvu d'une concavité médiane limitée
par 2 petits lobes ; plaque sus-anale découverte ; dernier tergite visible
latéralement sous forme d’une longue pièce pourvue de petits appendices
comme chez P. sinuata et P. spalulala ; lobes latéraux du complexe sous-
génital de structure identique.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 173
Les principales différences peuvent se résumer comme suit :
«) Chez les 2 sexes : forme générale plus élancée ; tête moins épaisse ;
yeux moins grands et plus saillants ; pattes et pronotum plus allongés.
b) Chez le £ ■ angles postéro-externes du métasternum recourbés
Ventralement et constituant 2 petits lobes triangulaires ; bord postérieur du
8 e sternite largement concave.
c ) Chez la $ : 8 e tergite non enveloppant ; plaque sous-génitale large,
j e bord postérieur non épineux mais finement et irrégulièrement serrulé ;
•ace ventrale des valves inférieures de l’oviscapte non sensiblement rétrécie
a la base.
La différence la plus frappante réside cependant dans la réduction des
° r ganes du vol. Les vestiges des élytres et des ailes sont du même type que
ch ez les 3 genres suivants (Wintreberlella, Symbellia et Parasymbellia) cf.
Çlé des genres p. 111. Les 2 derniers se différencient d’ Amalomaslax par
expansion médiane de l’avant-dernier tergite chez le S. Symbellia s’en écarte
e ** outre par la forme et le mode d’implantation des lobes latéraux du com¬
plexe sous-génital ainsi que par un dimorphisme sexuel plus accusé. Les
Jypes de S. patlida/rons Bruner 1910 et S. nigromaculata Bruner 1910 dont
«®hn et Rehn (1945) suggéraient l’appartenance au genre Amalomastax
° n t été étudiés. Ils se classent effectivement parmi les Symbellia en raison
(| es caractères sus-mentionnés.
Génotype : Amalomaslax lamberloni Rehn et Rehn 1945. (fig. 283, 284).
Madagascar est : District de Rogez entre Tamatave et Tananarive.
Académie de Philadelphie.
Genre Wintrebertella nov.
S- Taille très petite. Capsule céphalique un peu moins large au niveau
es articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux. Fastigium verticis
Relativement saillant, légèrement redressé à l’apex. Espace interoculaire
•mité par 2 carènes bien distantes. Face apparemment monochrome ; angle
asligio-facial aigu. Yeux subovoïdes, modérément saillants. Distance infra-
°culaire un peu plus petite que la largeur de l’œil. Antennes plus courtes
9Ue la face, submoniliformes; épine antennaire sur le 4 e article à partir
de l’apex.
Pronotum non comprimé, le bord postérieur fortement incisé, l’angle
atero-posteneur aigu, bien saillant vers l’arrière. Bords latéraux du métas-
er num anguleux. Subaptère ; vestiges élytraux du même type que chez le
§ e nre précédent ; vestiges des ailes représentés par un repli du tégument
a Ppliqué contre le tergum. Fémurs antérieurs de section presque circulaire,
joules les 2 carènes supérieures faiblement indiquées. Carènes supérieures des
es fémurs médians faibles, les autres nulles. Carènes supérieures des fémurs
Source : MNHN, Paris
174
M. DESCAMPS
postérieurs peu épineuses. Second éperon interne des tibias postérieurs
spiniforme ; extrémité de l’arête supéro-interne du 1 er article des tarses
mucronée, le 3 e article court.
Extrémité abdominale très fortement renflée et aplatie dorso-ventrale-
ment. Bord postérieur de l'avant-dernier tergile pourvu d’une concavité
médiane limitée par 2 petits lobes triangulaires. Dernier tergile bien décou¬
vert, fortement incliné vers la ligne médiane, la face externe lisse. Plaque
sus-anale bien découverte, étranglée vers le 1/3 apical, la partie basale sil¬
lonnée, l’extrémité arrondie. Cerques relativement courts. 8 e sternite entiè¬
rement divisé par une fissure, garnie d’une membrane, s’élargissant en tri¬
angle à la partie postérieure ; lobes terminaux ainsi délimités saillant vers
l'arrière et masquant, en grande partie, les aires latérales du complexe sous-
génital. Aire membraneuse peu découverte, bordée d’une côte bien nette
butant contre la base du lobe médian. Ce dernier coudé dorsalement et for¬
tement comprimé latéralement, crête ventrale résultant de cette compression
n’atteignant pas l’extrémité ; cette dernière dilatée transversalement.
Lobes latéraux relativement simples, petits, subcarrés, libres jusqu’à la
base, implantés à l’angle postéro-externe des aires latérales, orientés vis-à-vis
du lobe médian ; connectif bien visible ventralement.
Epiphalle du même type que chez le genre Pseudoschmidtia, plus large à
l’extrémité que la capsule ectophallique, crochets courts, très épais, for¬
tement courbés vers l’intérieur, peu visibles de profil. Capsule ectophallique
subcylindrique; ouverture dorso-basale occupant environ la moitié de la face
dorsale ; ouverture postérieure non surélevée, en position apicale, limitée
ventralement par une crête ; partie dorso-apicale plane, ascendante, pourvue
à l’extrémité de 2 petites cornes latérales ; bordée latéralement de 2 aires
triangulaires membraneuses. Sac éjaculateur dépourvu de crête ventrale;
sac spermatophore non échinulé (ligament suspenseur )?. Phallotrème pourvu
d’une sclérification dorso-latérale en forme de gouttière se prolongeant en
dôme au-dessus du sac spermatophore ; face ventrale présentant 2 petites
sclérifications linéaires. Une ligne double de fortes échinulations coniques
de part et d’autre de l’ouverture génitale.
Ç inconnue.
Génotype : Wintreberlella cenlralis n. sp.
Wintrebertella centraiis n. sp.
(fig. 281a-281g)
<J. Holotype. Vestiges éiytraux petits, étroits, débordant à peine sur
les pleures ; extrémité arrondie n’atteignant pas tout à fait le bord postérieur
du mésonotum. Disque du pronotum limité latéralement, sur les 2/3 anté¬
rieurs, par une faible, carène. Spinescence des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante (de l’extérieur vers l’intérieur) : 2-2 ; 1-4 ; 3-5 ; (4-4 ;
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 175
; 1-5 chez le paratype). Concavité médiane de l’avant-dernier tergite
abdominal pourvue d’une petite saillie centrale. Lobes triangulaires limitant
Ce tte concavité flanqués extérieurement d’une encoche semi-circulaire plus
Petite. Dernier tergite subelliptique avec bord interne portant en son milieu
Jjn processus aplati, orienté vers la ligne médiane et en léger oblique vers
arrière. Bord antérieur de cet appendice fortement convexe, le bord opposé
concave, l’extrémité arrondie. Bord postérieur du lobe médian du complexe
sous-génital (considéré en vision latérale) coudé à angle droit ; angle de la
Çoudure largement arrondi. Crête ventrale (considérée en vision apicale)
cpaisse, pourvue d’une abondante pilosité, sillonnée ; angle terminal, vu
de profil, aigu. Extrémité du lobe médian dilatée en forme de pièce subtrian-
§ulaire, le bord postérieur armé de 4 épines : 1 unité à chacun des lobes
latéraux, 2 autres, plus grandes, limitant une petite saillie médiane trian-
Source : MNHN, Paris
176
M. DESCAMPS
gulaire. Bord postérieur des lobes latéraux nettement enroulé vers l'intérieur ;
bord interne pourvu d’une petite saillie spiniforme à la base.
Insecte décoloré.
Capsule ectophallique de coloration fauve ; cornes terminales de ) a
partie dorso-apicale noires ainsi que la crête ventro-apicale. Cette dernière
pourvue d’une petite saillie médiane triangulaire. Aires membraneuses,
bordant latéralement la partie dorso-apicale, limitée ventralement par 2
baguettes fortement sclérifîées, de coloration noire. Extrémité antérieure
de la capsule large. Endophalle comme décrit pour le genre ; dôme recouvrant
le sac spermatophore prolongé vers l’avant par 2 ailerons triangulaires.
Madagascar centre : Col des Tapias septentrional, 1 3 holotype, 16
et 17-6-1963 (ü. XVinlrcberl). — Mandahaly, 1 S paratype, 23-6-1963
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
F P Cy Cm l f
2<J 6,9-7,2 1,5-1,6 1,97-2,11 1,73-1,75 0,51
Genre Symbellia Burr 1899
Burr 1899, p. 286.
<J. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant en avant
des yeux, peu déclive, largement arrondi (convexité apicale sensible sur toute
la saillie), parfois légèrement tronqué. Face bicolore (sauf S. decempunctaia (?))•
les carènes médianes peu élevées entre les bases antennaires. Yeux subhe*
misphériques, fortement saillants ; distance infra-oculaire très nettement
plus courte que la largeur de l’œil. Antennes courtes, subégales à la longueur
de la face, sensiblement aplaties vers l’extrémité. Articles terminaux plus
ou moins différenciés ; épine anlennaire sur le 3° ou le 4 e article apparent
à partir de l’apex ; un mamelon plus ou moins net sur le 6 e ou le 7 e .
Pronotum plus ou moins comprimé à l’avant, la carène médiane pl uS
ou moins nette ; bord inférieur des lobes latéraux droit, horizontal, l’angl e
postérieur faiblement mais très nettement saillant vers l’arrière. Plaq ue
sternale large, les bords latéraux du métasternum anguleux. Subaptère-
Elytres squamiformes ne dépassant pas, ou très légèrement, le bord poste-
rieur du mésonotum, tombant sur les pleures, articulés à la base et soudes
par leur bord postérieur au bord externe du mésonotum. Ailes représentées
par un léger plissement de la bordure latérale du métanotum. Fémurs
antérieurs courts et trapus, les carènes supérieures élevées, la face extern e
largement carénée sur toute la longueur. Fémurs médians courts et ép alS ’
la face externe fortement convexe. Les 3 carènes supérieures des fémurs
postérieurs épineuses. Une petite épine fragile en prolongement du boru
interne du 1 er article des tarses postérieurs.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 177
Extrémité abdominale assez peu renflée. Avant-dernier tergite pourvu
d une expansion médiane recouvrant partiellement la plaque sus-anale,
ayant la forme soit : a) d’une étroite baguette, soit b) d’une pièce subcordi-
forme. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce très simple,
a peu près aussi longue que large, subcirculaire ou subcarrée, dépourvue
u appendice. Plaque sus-anale large, plate, arrondie à l’extrémité, divisée
v ers le 1/3 apical par un sillon transversal en arc de cercle ouvert vers l’arrière.
Cerques relativement longs, épais à la base, plus ou moins aplatis transversa¬
lement sur les 2/3 apicaux, l’extrémité incurvée vers l’intérieur. Aire mem¬
braneuse du complexe sous-génital grande, presque aussi large à la base
que le bord postérieur du 8 e sternite, bordée d’une côte assez nette. Aires
latérales triangulaires, larges à la base, peu saillantes vers l’arrière, bordées
de côtes généralement nettes. Lobe médian légèrement recourbé dorsalement,
large à la base, puis rétréci, les bords latéraux concaves, l’extrémité plus
°u moins nettement lancéolée, l’apex simple. Lobes latéraux petits, simples,
fortement pileux, en forme de languette étroite et plus ou moins incurvée
v ers le lobe médian, environ 2 fois aussi longs que larges, implantés un peu
en arrière de l’angle postéro-externe des aires latérales. Connectif bien visible,
d’aspect coriacé.
Extrémité de l’épiphalle moins large ou de largeur subégale à celle de la
capsule ectophallique ; baguettes latérales épaisses, étroites, contiguës ou
subcontiguës à la base, s’écartant sensiblement vers l’extrémité, cette
dernière légèrement redressée dorsalement ; crochets petits, fortement cour¬
bes. Capsule ectophallique subovoïde, fortement renflée latéralement ;
ouverture apicale assez grande, limitée latéralement par une crête plus ou
™°ms forte et dorsalement par un dôme horizontal ou redressé, divisé soit :
®) en 4 lobes dont 2 au moins terminés par 1 épine, soit : b) en 2 lobes non
epineux. Sac spermatophore grand, parsemé de fortes échinulations rousses.
Pourvu de 2 grandes poches latérales séparées par le sclérite du gonopore ;
Sa c éjaculateur généralement muni d’une crête ventrale peu chitinisée ;
Phallotrème pourvu d’un arceau dorsal très étroit et d’une sclérification
Ventrale en forme de fer de flèche.
?. Taille moyenne. Distance infra-oculaire plus petite que la largeur
de l’œil. Ailes représentées par un petit lobe longitudinal bien net prolongeant
latéralement le bord externe du métanotum. 1 er tergite abdominal généra¬
lement ponctué de noir. 8 e tergite non enveloppant (sauf chez S. viridipes),
•es bords latéraux dépassant à peine les bords correspondants du tergite
Précédent. Plaque sus-anale divisée par une côte transversale en ligne brisée.
Cerques courts, coniques. Plaque sous-génitale rectangulaire ; bord posté¬
rieur épineux, présentant 2 étroites incisions délimitant 3 lobes terminaux
c ontigus ou se chevauchant légèrement. Valves inférieures de l’oviscapte
Pourvues d’une forte dent préapicale sur l’arête dorsale ; dent terminale
fortement recourbée, son arête externe ni denticulée, ni sinuée ; bord externe
de la face ventrale plus élevé que le bord opposé sur toute la longueur ou
® la partie apicale ; dans ce dernier cas, conformation inverse à la partie
basale.
Mémoires do Muséum. — Zoologie, t. XXX. 12
Source : MNHN, Paris
178
M. DESCAMPS
Génotype : Symbellia karschi Burr 1899.
Parmi les espèces décrites par Karny en 1910, les types de Symbellia
conspersa, S. fusca, S. pumila, S. punclulata et S. stigmalica ont été examinés.
Ces insectes aptères ne peuvent être maintenus dans la sous-famille des
Pseudoschmidtiinae. La présence de 2 éperons bien développés à la face
interne des tibias postérieurs, la base des fémurs postérieurs bilobée avec lobe
dorsal aussi prononcé que le lobe ventral, les antennes de 11 articles avec
épine antennaire sur le 3 e à partir de l’apex sont autant de caractères auto¬
risant leur transfert dans la sous-famille des Thericleinae. La forme générale
non renflée, le fastigium verticis non saillant, étroit, bordé de carènes saillan¬
tes et très rapprochées à l’avant ; le pronotum court, avec une carène médiane
basse ; la carène supéro-médiane des fémurs postérieurs peu élevée et armée
de courtes épines, semblent indiquer l’appartenance au genre Thericles
(n. comb.).
Les types de S. cilrea Karny 1910 et S. biplagiata Burr 1899 n’ont pu
être étudiés (le 1 er doit être perdu) mais les descriptions originales et les
dessins (S. biplagiala) permettent de considérer qu’ils appartiennent égale¬
ment à la sous-famille des Thericleinae. Cela réduit à 3 les espèces précédem¬
ment connues appartenant effectivement au genre Symbellia (S. karschi
Burr 1899, S. pallidafrons Bruner 1910, S. nigromaculala Bruner 1910),
toutes sont insulaires (Nosy-Bé et Comores). Il s’y ajoute 4 espèces nouvelles,
décrites ci-dessous, provenant toutes du Nord de Madagascar ou des petites
îles côtières.
Ce genre est remarquable par la structure du sac spermatophore qui ne
se retrouve chez aucun autre et par l’uniformité de la structure du complexe
sous-génital. La forme et le mode d’implantation des lobes latéraux ainsi
que l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite le rapprochent de
Microlobia et genres voisins. Par contre, la coloration de la face et la forme
de la capsule ectophallique tendraient à le rapprocher des Pseudoschmidtia-
Les espèces rapportées ici à ce genre se divisent en 2 groupes qu’il serait
peut-être juste de considérer comme 2 genres distincts : a) les espèces voisines
du génotype, caractérisées par l’expansion de l’avant-dernier tergite longue
et étroite, les lobes terminaux de la capsule ectophallique épineux, les cerques
longs et le connectif prenant naissance à l’apex du lobe médian ; b) les espèces
voisines de S. decempnnctala avec l’expansion de l’avant-dernier tergite
large, capsule ectophallique sans lobes épineux, cerques plus courts et con¬
nectif prenant naissance à quelque distance de l’apex du lobe médian.
Toutefois, les Ç des espèces du 1 er groupe étant inconnues et les insectes étant
très proches hormis les différences mentionnées, il semble rationnel de les
classer, au moins provisoirement, dans le même genre.
Clé des espèces (d)
1 (6) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite en forme de baguette
étroite ; extrémité de la capsule ectophallique pourvue de 2 à 4 lobes
épineux à l’apex (visibles extérieurement), (fig. 291,293) .... 2
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 179
2 (5) Expansion de l’avant-dernier tergite d’égale largeur de la base à
l’extrémité ; 2 lobes épineux à l’extrémité de la capsule ectophallique.
(fig. 291,293). 3
^ (4) Fastigium verticis, vu de profil, largement arrondi ; dernier tergite
abdominal ayant l’aspect d’une pièce subelliptique avec une forte
dent sur le bord interne, (fig. 286, 289) . S. karschi Burr 1899. p. 180
4 (3) Fastigium tronqué ; dernier tergite ayant l’aspect d’une pièce qua-
drangulaire, le bord interne dépourvu de dent, le bord postérieur
légèrement enroulé vers l’intérieur, (fig. 292).
. S. quadrata n. sp. p. 181
5 (2) Expansion de l’avant-dernier tergite 2 fois plus large à la base qu’à
l'extrémité ; 4 petits lobes épineux à l’extrémité de la capsule ecto-
phallique. (fig. 297). S. pallida/rons Bruner 1910. p. 183
® (1) Expansion de l’avant-dernier tergite subcordiforme ou sublancéolée,
à peu près aussi longue que large au milieu, profondément incisée à
l’extrémité (fig. 300,313). 7
^ (8) Bord interne du dernier tergite présentant 2 petits lobes épais, ar¬
rondis, appliqués contre la base des cerques ; base du lobe médian du
complexe sous-génital relativement large, (fig. 301).
. S. decempundala n. sp. p. 183
^ (7) Angle postéro-interne du dernier tergite différencié en un petit lobe
arrondi orienté dorsalement ; base du lobe médian du complexe
sous-génital étroite, (fig. 314). S. viridipes n. sp. p. 189
Clé des espèces (Ç)
* (6) 8° tergite non enveloppant ; valves de l’oviscapte relativement courtes
avec supports largement découverts ; 1 er tergite abdominal orné de
taches noires bien nettes, (fig. 302,203). 2
^ (3) Bord postérieur de la plaque sous-génitale armé de fortes épines ;
incisions délimitant 2 lobes latéraux plus longs que le lobe médian ;
10 taches noires sur le 1 er tergite abdominal, (fig. 302, 303).
. S. decempunctata n. sp. p. 186
^ (2) Bord postérieur de la plaque sous-génitale armé de petites épines ;
lobes latéraux d’égale longueur ou plus petits que le lobe médian,
(fig. 309, 311). 4
* (3) Plaque sous-génitale carénée sur toute la longueur; lobes latéraux
perpendiculaires au lobe médian ; 12 taches noires sur le 1 er tergite
abdominal, (fig. 309, 310) ... S. duodecimpundata n. sp. p. 187
^ (4) Plaque sous-génitale carénée sur le 1/3 postérieur ; 8 taches noires sur
le 1 er tergite abdominal, (fig. 311, 312).
. S. nigromaculata Bruner 1910. p. 188
Source : MNHN, Paris
180
M. DESGAMPS
6 (1) Bords latéraux du 8 e tergite étroitement séparés à la base ; supports
basaux des valves de l’oviscapte peu découverts ; plaque sous-
génitale carénée ; fastigium tronqué, (fig. 317).•
. S. viridipes n. sp. p. 191
Symbellia karschi Burr 1899
(fig. 283-290)
Burr 1899, p. 286 ; pl. 10, fig. 14.
cî. Redescription du type. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant,
largement arrondi. Yeux grands, plus fortement saillants que chez les autres
espèces. Pronolum fortement comprimé à l’avant, (conformation paraissant
résulter d’une déformation accidentelle) ; bord antérieur légèrement concave.
Vestiges élytraux étroits, ne dépassant pas le bord postérieur du mésonotum
relativement peu tombants sur les pleures, largement arrondis à l’apex.
Extrémité abdominale renflée. Expansion médiane de l’avant-dernier tergite,
plus de 2 fois aussi longue que large, avec extrémité légèrement élargie et
incisée au milieu, les bords de l’incision recourbés vers le bas ; face dorsale
déprimée longitudinalement avec accentuation vers la base ; bords latéraux
sinués, légèrement relevés dorsalement ; face ventrale pourvue d’un très fort
mamelon longitudinal sur la moitié basale. Bord postérieur des parties laté¬
rales de l’avant-dernier tergite droit, en léger oblique vers l’arrière. Cerques
aplatis transversalement et légèrement incurvés à l'extrémité. Aires latérales
du complexe sous-génital fortement bombées ; bord postérieur droit,
constituant une côte bien nette, légèrement oblique vers la base du lobe
médian ; bord externe formant une côte plus large et moins saillante. Lobe
médian assez large à la base, se terminant en pointe conique, les bords
latéraux repliés dorsalement, le connectif prenant naissance très près de
l’apex. Extrémité des lobes latéraux fortement courbée vers le lobe médian
et légèrement vers le bas.
Coloration décrite par Burr.
Epiphalle comme décrit pour le genre. Capsule ectophallique fortement
sclérifiée ; extrémité divisée dorsalement en 4 lobes, les 2 lobes médians
affectant la forme de 2 fortes épines à pointe courbée vers l’extérieur, les
lobes latéraux arrondis. Sac spermatophore grand ; sac éjaculateur pourvu
d’une crête ventrale, submembraneuse, striée ; arceau dorsal du phallo-
trème très étroit et sinueux ; une sclérification ventrale en forme de fer de
flèche.
$ inconnue.
Madagascar nord : Nosy-Bé, 1<J type. Muséum de Vienne. Nosy-Be,
1 $ (J. de Coudenhove). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 181
Le second mâle diffère du type par la taille un peu plus grande et le pro-
n °tum nettement moins comprimé à l’avant.
F P Cy Cm If
*<î 9,1 2,0 2,83 2,20 0,67
Symbellia quadrata n. sp.
(fig. 291-296)
tJ. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, un peu plus saillant que
c hez l’espèce précédente, tronqué en oblique vers l’avant. Vestiges élytraux
subtriangulaires, plus grands et plus tombants sur les pleures que chez
& karschi, l’extrémité moins largement arrondie. Expansion médiane de
■ avant-dernier tergite de même forme que chez le génotype mais plus étroite,
1 extrémité non élargie, l’incision du bord postérieur moins profonde ; bombe¬
ment de la face ventrale s’étendant sur les 3/4 de la longueur. Bord postérieur
des parties latérales de l’avant-dernier tergite droit. Dernier tergite quadran-
gulaire, dépourvu de dent, l’angle postéro-externe largement arrondi, l’angle
apposé droit et légèrement épaissi. Plaque sus-anale comprimée latéralement,
a la base, par les plaques infra-cercales, les bords latéraux épaissis juste en
avant du sillon transversal arqué. Cerques épais, légèrement aplatis dorso-
v entralement vers le milieu et transversalement vers l’extrémité, courbés
Ver -s le haut et vers l’intérieur. Bord postérieur des aires latérales du complexe
s ous-génital fortement oblique vers le lobe médian, formant, ainsi que le bord
e xterne, une côte bien saillante. Lobes de la partie apicale du même type
rçue chez l’espèce précédente, l’apex du lobe médian plus aigu.
. Insecte partiellement décoloré ; coloration d’ensemble brunâtre ; face
Jaune avec 2 plages sous-antennaires noires ; antennes et extrémité du fas-
Lgium claires ; verlex brun ainsi que les joues, ces dernières traversées par
j* ne bande sous-oculaire oblique, jaune ; les 2 premières paires de pattes et
le s fémurs postérieurs verdâtres; tibias et tarses postérieurs rose pâle;
articulation géniculaire et extrémité des pièces génitales noires.
Lobes apicaux de la capsule ectophallique plus grands que chez l’espèce
Précédente ; sclérification ventrale du phallotrème subtriangulaire, comme
^présentée à la figure 296.
? inconnue.
Madagascar nord : Nosy-Mitso,
Paulian). Muséum de Paris.
cî holotype, 13, 14-1-1960 (R.
1<?
P Cy Cm
2,0 2,60 1,96
Source : MNHN, Paris
182
M. DESCAMPS
Fio. 291-296. —- Symbellia quadrilla n. sp.a\ — 291. Extrémité abdominale dorsalement. —'
292. La même latéralement. — 293. Capsule ectophallique dorsalement. — 294. Com¬
plexe phallique latéralement. — 295. Epiphalle dorsalement. — 296. Sclérification
ventrale du phallotrème..
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHM1DTIINAE 183
Symbellia pallidafrons Bruner 1910
(fig. 297-299)
Bruner 1910, p. 627 ; pl. 27, fig. 5.
(J. Redescription du type. Taille très petite. Vertex fortement ascendant
Jusqu’à l’extrémité supérieure de l’œil. Fastigium verticis très peu saillant,
largement et régulièrement arrondi ; distance interoculaire plus étroite que
chez les espèces précédentes. Yeux relativement allongés et peu saillants,
•eur bord supérieur au même niveau que le fastigium. Pronotum fortement
comprimé à l’avant. Vestiges élytraux petits, peu tombants sur les pleures,
leur bord externe convexe, l’apex aigu. Extrémité abdominale non renflée.
Bord postérieur du 7 e tergite fortement concave. Avant-dernier tergite
convexe dorsalement, le bord postérieur des parties latérales nettement
concave ; expansion médiane fortement inclinée vers le bas, très large et
légèrement carénée à la base, puis rétrécie de moitié et enfin légèrement
dargie à l'extrémité, la face dorsale non déprimée longitudinalement, la
lace ventrale dépourvue de mamelon, l’extrémité divisée en 2 lobes contigus,
Par une petite encoche médiane, et touchant la plaque sus-anale. Dernier
tergite subcirculaire, la face externe légèrement concave, le bord postérieur
épaissi et de coloration noire, l’angle postéro-interne différencié en un petit
lobe largement arrondi et appliqué contre la base des cerques. Partie basale
ue la plaque sus-anale avec bords latéraux droits, épais ; partie terminale
relativement petite. Cerques comme chez les espèces précédentes, l’extré-
Ruté nettement courbée vers l’axe du corps. Complexe sous-génital comme
c bez S. quadrala, mais lobes latéraux plus courts et nettement moins incurvés
Vers le lobe médian. Ce dernier étroit et caréné sur la moitié apicale, l’extré¬
mité en forme de fer de lance étroit, les bords latéraux moins nettement
comprimés à ce niveau que chez les espèces précédentes. Connectif prenant
Raissance très près de l’apex.
Crochets de l’épiphalle entièrement visibles extérieurement (position
Rormale (?)). Extrémité de la capsule ectophallique divisée en 4 lobes bombés
Çt pourvus d’une petite épine terminale, les lobes latéraux nettement plus
larges que les lobes médians.
Insecte décoloré paraissant devoir présenter, à l’état frais, le même type
oc coloration de la capsule céphalique que les espèces précédentes.
? inconnue.
Comores : Grande Comore, 1 <$ type (Voeltskow). Muséum de Berlin.
Symbellia decempunctata n. sp.
(fig. 300-308a)
d. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, largement arrondi à
extrémité. Yeux modérément saillants pour le genre. Vestiges des élytres
Source : MNHN, Paris
184
M. DESCAMPS
Fig. 297-299. — Symbcllia pallida/rons Bruner 1910. (J. — 297. Extrémité abdominal®
dorsaleinent. —- 298. La même latéralement. — 299. La même en vision ventro-apicale-
Fig. 300-308. —- Symbcllia decempunctata n. sp. <J, î. — 300. Extrémité abdominale du S
dorsaieinent. — 301. La même latéralement. — 302. Extrémité abdominale de la ? ven-
tralement. — 303. 1 er tergitc abdominal de laQ. — 304. Endophalle latéralement. —^
305. Sclérifleation ventrale du phallolrème. — 300. Capsule eetophalliquc venir®'
iemcnt. — 307. Complexe phallique latéralement. — 308. Epiphalle dorsalcment.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
185
elliptiques, bien tombants sur les pleures, largement arrondis à l’apex.
Abdomen renflé à l’extrémité. Bord postérieur du 7 e tergite, presque droit.
Bord supérieur de l’avant-dernier tergite, vu de profil, assez fortement
bombé ; expansion médiane en forme de fer de lance, composée d’une partie
basale, d’un fort élargissement médian et d’un rétrécissement apical trian¬
gulaire ; partie basale large, nettement courbée vers le bas au-dessus de la
plaque sus-anale, encadrée par 2 concavités du bord postérieur larges et peu
profondes ; partie triangulaire apicale avec bords latéraux concaves, épaissis,
nettement redressés, les angles latéraux arrondis ; angle apical large, divisé
en 2 lobes, subcontigus et arrondis à l’extrémité, par une incision médiane
étroite et profonde. Bord postérieur des parties latérales de l’avant-dernier
tergite légèrement concave. Dernier tergite visible latéralement sous forme
d’une pièce subquadrangulairc, l’angle postéro-externe largement arrondi et
légèrement incurvé vers l’intérieur, le bord interne épaissi et présentant une
légère expansion bimamelonnée, appliquée contre la base des cerques. Ces
derniers nettement incurvés vers l’axe du corps, très peu comprimés trans-
v ersalement. Complexe sous-génital comme chez les espèces précédentes mais
extrémité du lobe médian très nettement élargie en forme de fer de lance,
l’apex concave de profil, la face ventrale carénée ; connectif prenant naissance
assez loin de l’apex, au niveau de l’élargissement terminal.
Insecte décoloré. Coloration de la face (?) ; traces d’une bande jaune
°blique sur les joues ; traces de coloration verte sur les pattes 1 et 2 et sur les
fémurs postérieurs. Extrémité abdominale marquée de noir, notamment :
bordure dorsale de l’avant-dernier tergite, bords du dernier, extrémité des
Plaques infra-cercales, bord postérieur de la partie basale du complexe sous-
génital, apex du lobe médian ; une macule noire sur les parties latérales du
7 ° et de l’avant-dernier tergite. Tibias postérieurs rougeâtres avec base
v erdàtre, l’articulation géniculaire noire.
Source : MNHN, Paris
186
M. DESCAMPS
Baguettes latérales de l’épiphalle parallèles et subcontiguës sur les 2/3
antérieurs, divergentes sur le 1/3 postérieur. Capsule ectophallique bien chiti-
nisée, très fortement bombée latéralement ; bordure dorsale de l’extrémite
apicale non divisée en lobes comme chez les espèces précédentes, affectant la
forme d’une large plaque incurvée dorsalement et pourvue de 2 angles
latéraux bien différenciés, le bord postérieur sinueux ; ouverture apicale
bordée latéralement par 2 épaulements convexes et garnis de petites échinu-
lations. Sac éjaculateur muni d’une crête ventrale, submembraneuse, striee,
se continuant jusqu’à l’extrémité du phallotrème. Sac spermatophore et
ses poches latérales grands. Sclérification de la face ventrale du phallotrème
en forme d’ancre (fig. 305).
$. Allotype. Fastigium verticis un peu plus saillant et pronotum
proportionnellement plus court que chez le <J, les vestiges alaires plus marqués.
8 e tergite non enveloppant, de longueur égale au précédent. Bord latéral du
dernier tergite peu épaissi, l'angle latéro-postérieur étroit et se terminant en
pointe mousse. Partie basale de la plaque sus-anale présentant une légère
dépression médiane sillonnée longitudinalement ; portions latérales forte¬
ment déclives. Plaque sous-génitale non carénée, le 1/3 postérieur divisé en
3 lobes, de largeur subégale, par 2 incisions très étroites. Lobe médian
n’atteignant pas la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte, ses
bords latéraux chevauchant les bords internes des lobes latéraux ; bord
postérieur légèrement oblique vers l’extérieur de part et d’autre de la Üg ne
médiane, armé d’épines droites, minces et aiguës. Lobes latéraux atteignant
presque la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte, leur bord
postérieur convexe et armé d’épines plus fortes à la base que celles du lobe
médian. Valves inférieures de l’oviscapte de longueur moyenne ; dent apicale
fortement recourbée ; dent préapicale de l’arête dorsale forte, subépineuse,
orientée obliquement vers l’arrière, implantée à la naissance de la courbure
terminale ; face ventrale assez fortement surélevée par rapport à la suture
basale, lisse, non sensiblement rétrécie vers la base ; bord externe très nette-
ment plus élevé que le bord opposé à la partie apicale, la dénivellatio®
allant en s’atténuant jusqu’à la base ; 8-10 dents sur le bord externe, les unités
apicales très fortes, les unités basales très petites. Supports basaux en partie
visibles ventralement entre les lobes latéraux de la plaque sous-génitale,
leur bord externe non foliacé. Valves supérieures fortes, modérément sinu¬
euses, la face dorsale pourvue de quelques granulations ; 9-10 dents sur le s
bords latéraux.
Insecte en grande partie décoloré. Coloration de la face (?). 1 er tergit e
abdominal orné de 5 taches noires de chaque côté de la ligne médiane ; l a
plus externe située à mi-longueur près du bord externe ; la suivante, pb |S
grande, située au même niveau un peu en retrait ; les 3 autres situées près du
bord antérieur, la dernière étant plus petite et un peu plus avancée (fig. 303)-
Articulations géniculaires postérieures nettement plus claires que chez le $•
Madagascar nord : Montagne d’Ambre ; Les Roussettes, ait. 1.100
1 <j holotype, 1 $ allotype, 5 S et 4 Ç paratypes, 1 larve, 11 et 12-195*»
(A. Robinson). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
ES EUSCHMIDTIINAE
187
«a
59
F
E
P
8,9-10,0 (9,3)
12,9-14,1 (13,5)
2,1-2,2
2,5-2,7
59
cy
Cm
lf
2,45-2,67 (2,53)
1,95-2,15 (2,01)
0,72-0,76
3,00-3,20 (3,16)
3,00-3,40 (3,20)
0,71-0,74
Symbellia duodecimpunctata n. sp.
(fig. 309-310)
$• Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, subhorizontal au niveau
Qes yeux, arrondi à l’extrémité. Pronotum non comprimé à l’avant, la carène
Médiane bien saillante, le bord antérieur légèrement concave avec une petite
Wcision au milieu. Vestiges élytraux elliptiques, le bord externe fortement
convexe, l’extrémité arrondie et dépassant légèrement, mais nettement, le
û °rd postérieur du mésonotum. Vestiges alaires en forme de lunule bien
n ®tte. 8 e tergite nettement plus court que le précédent à la face dorsale,
n°n enveloppant. Dernier tergite étroitement découvert dorsalement et
ortement élargi latéralement ; angle latéro-postérieur étroit, peu saillant vers
arrière, se terminant en pointe mousse. Plaque sus-anale et cerques courts,
■aque sous-génitale carénée sur toute la longueur, n’atteignant pas la suture
a sale des valves inférieures de l’oviscapte, le 1/3 apical divisé en 3 lobes
contigus par 2 étroites incisions. Lobe médian rectangulaire, le bord posté-
| leur sinué et armé de très petites épines, les bords latéraux recourbés ventra-
eir| ent. Lobes latéraux perpendiculaires au lobe médian, de longueur légè¬
rement plus courte, leurs bords postérieur et externe confondus dans une
ar ge convexité. Incisions du bord postérieur de la plaque sous-génitale
Prolongées vers l’avant par 2 petites côtes. Valves inférieures de l’oviscapte
relativement courtes, la dent apicale forte, la dent préapicale de l’arête
orsale petite et implantée à la naissance de la courbure terminale ; face
Ve nlrale très nettement surélevée par rapport à la suture basale ; bord
sterne armé de 7-8 dents de taille décroissante de l’extrémité à la base, très
nettement plus élevé que le bord opposé vers l’extrémité, plus bas que ce
crnier vers la base. Supports basaux fortement découverts, leur bord externe
r Çcourbé dorsalement mais non foliacé. Valves supérieures grêles, fortement
S| nuées, la face supérieure granuleuse, les bords latéraux armés de 12-13 dents.
Face jaune avec 2 plages sous-antennaires brunes ; une large bordure
r üne à la partie antérieure des joues, suivie d’une plage claire. 6 taches
0l Çes, de part et d’autre de la ligne médiane, sur le 1 er tergite abdominal ;
- unités externes disposées comme chez l’espèce précédente ; la 3 e circu-
? lre > confluente avec la seconde et située à quelque distance du bord anté-
*cur ; la 4 e et la 5 e , également confluentes, situées l’une derrière l’autre, près
a bord antérieur (fig. 310). 3 taches noires à l’angle latéro-antérieur du
tergite et 1 tache de même couleur, de part et d’autre de la ligne médiane
SUr les autres tergites. Fémurs postérieurs brunâtres avec chevron crème,
Source : MNHN, Paris
188
M. DESCAMPS
faces supérieure et inférieure des tibias postérieurs brunes, les faces latérales
claires.
<J inconnu.
Comores : Moheli ; Foumboni, 1 Ç holotype, 6-195-1. Muséum de Paris-
F P Cy Cm »
19 11,4 2,2 2,67 2,55 0,50
Symbellia nigromaculata Bruner 1910
(fig. 311-312)
Bruner 1910, p. 626 ; pl. 27, fig. 5 a-b.
$. Redescription du type. Fastigium verticis, vu de profil, légèrement
ascendant au niveau des yeux, arrondi à l’extrémité. Bord antérieur du pr°'
notum concave, non incisé au milieu, la carène médiane bien nette. Vestiges
élytraux elliptiques, largement arrondis à l’extrémité, dépassant nettement
le bord postérieur du mésonotum. Bords latéraux du métanotum fortement
saillants ; vestiges des ailes bien nets. 8 e tergite non enveloppant, un p eU
plus court que le précédent à la face dorsale, de longueur subégale sur les
faces latérales. Dernier tergite invisible dorsalement, les parties latérales
bien saillantes vers l’arrière ; bord inférieur fortement arqué ; angle latéro-
postérieur étroit, peu saillant, arrondi à l’apex. Carène transversale de 1*
plaque sus-anale bien nette ; aire médiane de la partie basale bien déli*
mitée, très nettement sillonnée au milieu ; aires latérales fortement déclives-
Plaque sous-génitale laissant à découvert une grande portion des suppôts
basaux des valves inférieures de l’oviscapte, le 1/4 apical divisé en 3 iobes
par 2 courtes incisions. Lobe médian subrectangulaire, incliné vers les valves
de l’oviscapte, fortement caréné au milieu ; bords latéraux droils, épaissis,
recourbés ventralement ; bord postérieur oblique vers l’extérieur de part e
d’autre de la ligne médiane, armé d’épines neLtement plus fortes que che*
S. duodecimpunctala. Valves inférieures de l’oviscapte plus longues que chez
l’espèce précédente ; dent préapicale de l’arête dorsale forte, l’apex aig u »
face ventrale légèrement granuleuse à la base, la dénivellation entre I e *
bords latéraux comme chez S. duodecimpunctala mais moins accusée ; bord
externe armé de 10-11 dents. Bord latéral externe des supports basaU*
recourbé dorsalement, non foliacé. Valves supérieures sinueuses.
Insecte en grande partie décoloré. Coloration de la face (?^. 4 taches noires,
de part et d’autre de la ligne médiane, sur le 1 er tergite abdominal, disposées
comme représenté à la figure 312. Tergites 2, 3, 4 et 5 tachés de noir.
(J inconnu.
Comores : Anjouan, cercle de Bombao, ait. 500 m, 1 $ type (VoeltzkoWj-
Muséum de Berlin.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
189
Symbellia viridipes n. sp.
(fig. 313-320)
S- Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, relativement saillant,
déclive, arrondi à l’extrémité. Yeux bien saillants. Pronotum proportion¬
nellement plus court que chez S. decempunclala, l’angle postérieur des lobes
latéraux arrondi et relativement peu saillant vers l’arrière. Vestiges élytraux
Wmme chez S. decempunclala. Fémurs antérieurs et médians très courts ;
rapport de la longueur du pronotum (sur la ligne médiane) à la longueur des
fémurs antérieurs = 1,2. Bord postérieur du 7 e tergite concave. Structure de
l’avant-dernier tergite du même type que chez S. decempunclala; un peu
Plus court. Expansion médiane subcordiforme, très nettement incurvée vers
le bas, fortement convexe à la base ; cette dernière encadrée par 2 conca-
v ités du bord postérieur moins profondes que chez l’espèce voisine ; extré¬
mité divisée en 2 lobes distinctement séparés par une profonde incision ; bord
Postérieur convexe, peu épaissi et peu redressé. Bord postérieur des parties
latérales de l’avant-dernier tergite presque droit. Dernier tergite subqua-
drangulaire, la face externe légèrement convexe, l’angle postéro-externe
largement arrondi, l’angle opposé différencié en un petit lobe arrondi appliqué
contre la base des cerques. Plaque sus-anale relativement courte ; cerques
J*on comprimés, l’extrémité incurvée vers l’intérieur et vers le haut. Aires
latérales du complexe sous-génital plus petites que chez les espèces précé¬
dentes, bordées de côtes bien saillantes, le bord postérieur presque horizontal.
Lobe médian étroit à la base, nettement élargi en forme de fer de lance a
1 extrémité ; face ventrale parcourue par une carène comprimée latéralement ;
apex aigu. Connectif prenant naissance au .niveau de l’élargissement ter¬
minal. Lobes latéraux étroits.
. Insecte partiellement décoloré. Capsule céphalique brune, la moitié
mférieure de la face, le fastigium et une tache oblique, sur les joues, de colo-
r ation jaune. Antennes jaunâtres, le 2 e article avec un très fin liseré brun
apical. Thorax et abdomen bruns. Traces de coloration verte sur les 2 pre¬
mières paires de pattes et les fémurs postérieurs. Faces inférieure et lato¬
mies des tibias postérieurs verdâtres, la face supérieure rosée.
Baguettes latérales de l’épiphalle divergentes sur les 2/3 postérieurs.
Capsule ectophallique bien sclérifiée ; extrémité apicale du même type que
cll ez S. decempunclala mais plus fortement redressée, légèrement incisée au
milieu et pourvue de 2 expansions latérales également redressées ; ouverture
a P'calc bordée latéralement par 2 épaulements peu sclérifiés, parsèmes de
lotîtes échinulations rousses sur la moitié basale ; extrémité basale réfléchie
Ver s l’arrière et constituant une petite crête ventrale. Sac spermatophore peu
ec l>inulé, les évaginations latérales réniformes ; sac éjaculateur dépourvu de
m^te ; valves du pénis larges ; phallotrème muni d’un arceau dorsal très
® tr oit, d’une scarification en forme de double crochet à la face inferieure
( f| g- 320) et d’une petite crête ventrale membraneuse.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 191
$■ Allotype. Diffère du <J par le fastigium nettement tronqué à l’extré-
®ité. 8° tergite enveloppant, ses bords latéraux convexes, étroitement séparés
a la base. Dernier tergite découvert latéralement ; angle latéro-postérieur
arrondi, peu saillant ; bord latéral non épaissi, peu convexe. Plaque sus-anale
fortement déclive de l’avant à l’arrière, imparfaitement divisée par une
faible dépression transversale, la partie basale présentant une aire plane et
^ aires latérales fortement déclives. Plaque sous-génitale carénée sur les 3/4
antérieurs, fortement bombée de part et d’autre de la carène ; partie posté¬
rieure divisée en 3 lobes par 2 incisions étroites et profondes se perdant sous
a partie enveloppante du 8 e tergite. Lobe médian subrectangulaire, bombé
la base, plan vers le bord postérieur ; ce dernier droit, n’atteignant pas la
future basale des valves inférieures de l’oviscapte, armé de très petites épines,
j-obes latéraux étroits visibles seulement, sous forme de lunule, à l’angle
atéro-postérieur du 8 e tergite. Valves inférieures de l’oviscapte longues, la
ae nt apicale relativement peu recourbée ; dent préapicale de l’arête dorsale
rès forte, implantée plus loin de l’extrémité que chez les autres espèces
v'ers le 1/4 postérieur) ; face ventrale peu surélevée par rapport à la suture
asale, dépourvue d’échinulations bien nettes ; dénivellation entre les bords
ateraux très peu sensible ; bord externe armé de 12-13 dents ; bord interne
armé de dents plus nombreuses, les unités basales nettement inclinées vers
a ligne médiane et apparaissant, de ce fait, plus longues que les autres en
ision ventrale. Supports basaux peu découverts, présentant une forte
rè te transversale au niveau de la suture les réunissant aux valves inférieures.
Cap su ] e céphalique bicolore. Pronotum parcouru par une large bande
n cée. 1er tergite abdominal dépourvu de taches noires; tergites 7 et 8
Maculés de noir. Pattes comme chez le (J.
, Madagascar nord : District de Diégo-Suarez, Montagne des Français, 1
olotype, 1 $ allotype et 1 <J paratype, 2-1959 (A. Robinson). Muséum de Paris.
Bien que récoltés au même endroit et à la même date, le 3 et la $ sont
Pportés à la même espèce avec quelque doute en raison des différences
^ structure du fastigium. A noter également que la conformation parti-
Uhère du 8 e tergite et des valves de l’oviscapte de la Ç ainsi que l’absence
fâches noires sur le l or tergite abdominal contribuent à l’écarter sensi-
e ment des autres espèces alors que le 3 ne présente pas de différences
r Ucturales importantes avec celui de S. decempundata.
P Cy Cm lf
1,6-1,9 2,40-2,58 1,95-2,00 0,54-0,57
2,5 3,10 3,10 0,56
Genre Parasymbellia nov.
. <?. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant en avant
es yeux, largement tronqué en oblique vers l’avant. Face bicolore, peu
7,8-8
12,7
Source : MNHN, Paris
192
M. DESCAMPS
déclive, droite. Yeux allongés, modérément saillants. Distance infra-oculaire
nettement plus courte que la largeur de l’œil. Antennes un petit peu plus
longues que la face, l’épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex.
Pronotum peu comprimé à l’avant, très finement rebordé, le bord posté¬
rieur incisé au milieu ; lobes latéraux peu élevés, le bord inférieur droit,
horizontal, l’angle postérieur presque droit, insensiblement saillant vers
l’arrière. Plaque sternale moins large que chez Symbellia. Subaptère. ^ eS "
tiges élytraux de même forme que chez le genre précédent, mais plus réduits;
ailes représentées par un plissement de la bordure latérale du métanoluffl-
Fémurs antérieurs courts et épais, la face exLerne fortement convexe, l eS
carènes supérieures subobsolèles. Fémurs médians moins épais, les carènes
supérieures plus nettes. 2 e éperon interne des tibias postérieurs très réduit.
Extrémité abdominale moyennement renflée. Bord postérieur de l’avant-
dernier tergite non échancré, très légèrement concave de part et d’autre
d’une expansion étroite du même type que celle de S. karschi et S- <l ua ‘
drain. Dernier tergite, visible latéralement sous forme d’une plaque simpl®>
dépourvu d’appendice. Plaque sus-anale divisée transversalement vers ' e
1/3 apical. Cerques nettement plus courts que chez le genre précédent.
8 e stérilité s'élargissant fortement de la base vers l’extrémité postérieure*
l’angle latéro-poslérieur fortement saillant au delà du bord postérieur du
dernier tergite. Aire membraneuse du complexe sous-génital petite, non
bordée d’une côte nette ; aires latérales grandes, très fortement convexes,
non limitées par des côtes saillantes. Lobe médian très étroit, recourbe
dorsalement, très légèrement élargi à l’extrémité. Lobes latéraux l rt f
complexes, largement soudés sur le bord postérieur des aires latérales, depuis
l'angle postéro-externe jusqu’à peu de distance de la base du lobe médian-
Lobes latéraux du pronotum, pleures thoraciques, parties latérales de*
lergites abdominaux marqués de rouge vif.
Epiphalle étroit, les baguettes latérales relativement larges, les crochet*
épais ; une forte tige transversale partant de la base des crochets et ne rej°J'
gnant pas son homologue sur la ligne médiane. Capsule ectophallique ir re '
gulière, l’extrémité basale très large, l’extrémité apicale très étroite dorsa*
lement et présentant 2 épaulements ventraux très épais et fortement con'
vexes. Pénis relativement court, épais; sac cjaculaleur muni d’une cre
ventrale membraneuse; sac sperrnatophorc grand, simple; phallotrèm®
pourvu d’un long manchon complètement sclérifié, prolongé vers l’avant P 8 *
une étroite collerette entourant l’extrémité du sac spermatophore sur
faces dorsale et latérales.
Génotype : Parasynibellia rubro-ornata n. sp.
Le génotype n’est connu que par 1 exemplaire cj. 6 exemplaires ?, app ar '
tenant à 5 espèces, sont rapportés provisoirement au même genre en rais®
de la structure du fastigium, de la forme de l’angle postérieur des lobes la*®'
raux du pronotum et de la coloration rouge vif des parties latérales d
thorax et de l’abdomen. Elles répondent à la description générale suivante •
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCIIM1DTIINAE
193
?. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, arrondi ou plus
°u moins nettement tronqué, ses carènes latérales épaissies au niveau de
l’arcature ou de la troncature terminale. Face apparemment monochrome (?).
Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Bord postérieur du
pronolum largement concave mais non nettement échancré au milieu ;
carène médiane nette ; angle postérieur des lobes latéraux non ou insensi¬
blement saillant vers l’arrière. Face externe des fémurs antérieurs parcourue
Par une forte carène ; face externe des fémurs médians parcourue par une
faible côte. 8 e tergite abdominal un peu plus court que le précédent, non
enveloppant, ses bords latéraux dépassant cependant les bords correspon¬
dants du 7 e . Bord postérieur du dernier tergite présentant, à la partie médiane
u ne profonde incision triangulaire, l’apex étant caché par le bord postérieur
du tergite précédent ; bord latéral peu épaissi, peu convexe ; angle latéro-
postérieur étroit, arrondi à l’apex. Plaque sus-anale divisée par une dépres¬
sion transversale bordée d’une crête ; partie apicale bombée, située nettement
en contre-bas par rapport à la partie opposée ; cette dernière présentant une
aire médiane généralement sillonnée au milieu, de largeur égale à celle de
f’échancrure, du dernier tergite, et 2 aires latérales fortement déclives. Plaque
sous-génitale plus ou moins longue, bi ou trilobée, non carénée, le bord
postérieur relativement peu épineux ou inerme. Dans le cas d'une plaque
trilobée : lobe médian toujours bien différencié, lobes latéraux plus ou
njoins longs. Valves inférieures de l’oviscaple longues ; arête dorsale pourvue
d’une dent préapicalc faible ou d’une légère ondulation, plus ou moins nette
à son emplacement (dans les cas extrêmes, l’arête dorsale est pratiquement
dépourvue de sinuosité : P. inermis) ; dent apicale en général, fortement
recourbée, son arête externe non denticulée ; face ventrale échinulée, net¬
tement rétrécie à la base (sauf P. crenulala ) ; bord externe armé de 7-12 dents,
bord interne armé de dents beaucoup plus petites. Valves supérieures
longues et sinueuses ; bord interne de la face dorsale peu ou pas denticulé
Ve rs la base. Coloration rouge vif répartie comme chez le cJ.
Le <J semble se rapprocher du genre Symbellia par la structure de l’avant-
dernier tergite. Il s’en écarte cependant très nettement par le sac sperma-
tophore simple et l’épiphalle muni d’une tige transversale incomplète au
n iveau de la base des crochets terminaux. Les $ se différencient du genre
Précédent (outre les caractères cités dans la clé p. 109) par la structure de la
Piaque sous-génitale dont les lobes terminaux sont distinctement séparés
(contigus chez Symbellia) et par l’arête dorsale des valves inférieures de
1 oviscapte faiblement armée ou lisse.
Clé des espèces (?)
* (8) Plaque sous-génitale tribolée (fig. 330). 2
2 (5) Lobe médian de la plaque sous-génitale recouvrant légèrement la
saillants vers i arriéré, pourvi
postéro-externe. (fig. 330, 331)
Mèmoi
■:s du Muséum. — Zoologie, t. XXX.
13
Source : MNHN, Paris
194
M. DESCAMPS
3 (4)
4 (3)
5 (2)
6 ( 7 )
7 (6)
8 ( 1 )
Lobes latéraux de la plaque sous-génitale larges ; arête dorsale des
valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une faible dent préapi¬
cale ; lobes latéraux du pronotum rouges avec une petite tache crème
à l’angle antérieur et une étroite bande de même coloration, en équerre,
à l’angle opposé, (fig. 330-332). P. mucronata n. sp. p. 196
Lobes latéraux plus étroits ; arête dorsale des valves inférieures
pourvue d’une sensible ondulation préapicale ; lobes latéraux du
pronotum rouge et noir avec une large bande crème en équerre à
l’angle postérieur, (fig. 333-335) .... P. undulala n. sp. p. 197
Lobe médian de la plaque sous-génitale ne recouvrant pas la base des
valves inférieures de l’oviscapte ; lobes latéraux plus différencies,
inermes ou pourvus d’une courte épine à l’angle postéro-externe.
(fig. 336, 340). 6
Lobes latéraux de la plaque sous-génitale de longueur subégale à celle
du lobe médian, l’angle postéro-externe pourvu d’une courte épine ;
une très légère ondulation préapicale sur l’arête dorsale des valves
inférieures de l’oviscaple. (fig. 336-338) .... P. bifida n. sp. p. 199
Lobes latéraux plus courts que le lobe médian, inermes ; arête dorsale
des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une petite ondulation
presque imperceptible, (fig. 339-341) ... P. inermis n. sp. p. 200
Plaque sous-génitale bilobée ; bords internes des supports des valves
inférieures de l’oviscapte crénelés ; une dent préapicale sur l’arête
dorsale des valves inférieures, (fig. 342,) . . P. crcnnlata n. sp. p. 200
Parasymbellia rubro-ornata n. sp.
(fig. 321-329)
<J. Holotype. Expansion de l’avant-dernier tergite étroite dès la base,
rétrécie au niveau du 1/3 postérieur, l’extrémité divisée, par une légère
incision, en 2 petits lobes arrondis, les bords latéraux sinueux et nettement
courbés vers le bas. Dernier tergite visible latéralement sous forme d un
segment circulaire lisse. Cerques non comprimés, légèrement amincis à p eU
près à mi-longueur, largement arrondis à l’extrémité. Aire membraneuse du
complexe sous-génital à peu près aussi large à la base que le 1/3 du bord posté¬
rieur du 8 e stérilité, l’extrémité bordée d’une petite côte soulignant la base du
lobe médian. Ce dernier très étroit, apparaissant, en vision latérale, sous
forme d’une mince baguette fortement courbée dorsalement sur les 2/d
basaux, puis rectiligne et ascendante ; extrémité, considérée ventralement,
nettement élargie, parcourue par une dépression longitudinale, l’apex bifide-
Bords internes des lobes latéraux presque droits, subparallèles au lobe médian:
bords opposés séparés de l’angle postéro-externe des aires latérales par une
forte incision basale, la portion ainsi libérée recourbée dorsalement.
Capsule céphalique noire avec coloration jaune intéressant : les 2/3 inf e '
Source : MNHM, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
195
321-329. — Parasymbellia rubro-ornata n. sp. (J. — 321. Extrémité abdominale dor-
salement. — 322. La même latéralement. — 323. Epiphalle dorsalement. — 324. Cap¬
sule ectophallique dorsalement. —- 325. La même ventralement. — 326. Tête et pro-
notum latéralement. — 327. Complexe phallique latéralement. — 328. Endophalle
dorsalement. — 329. Le même latéralement.
Source : MNHN, Paris
196
M. DESCAMPS
rieurs de la face, une plage sous-oculaire oblique sur les joues, le fastigium,
un fin liséré le long du bord postérieur de l’œil, une plage mandibulaire et
une plage clypéale. Antennes claires. Disque du pronotum brun-noir ; lobes
latéraux rouge groseille, bordés de crème. Sternites thoraciques noirs;
pleures rouge et noir. Sternites abdominaux brun et noir ; tergites 1 à 7
bordés latéralement de noir et de rouge, l’angle laléro-postérieur crème;
avant-dernier tergite noir avec une large plage jaune à la partie antérieure
et 2 plages plus petites, de même coloration, aux angles latéro-postérieurs.
Pièces génitales brun et noir ; une tache jaune sur les aires latérales. Pattes
antérieures et médianes jaunes. Fémurs postérieurs décolorés, l’articulation
géniculaire noire. Tibias postérieurs rose pâle, la face dorsale verdâtre à la
base.
Rétrécissement dorso-apical de la capsule ectophallique fourchu ; épau-
lements ventro-apicaux pourvus d’une petite épine sur le bord supérieur. Le
reste comme décrit pour le genre et représenté aux figures 327-329.
Ç inconnue.
Madagascar ouest : Morafénobé, forêt de Mahajeby, 1 5 holotype,
5-1952 (R. Paulian), Muséum de Paris.
F P Cy Cm lf
15 9,1 2,2 2,43 1,90 0,70
Parasymbellia mucronata n. sp.
(fig. 330-332)
$. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, très peu saillant, non
nettement tronqué. Vestiges élytraux petits, atteignant à peine le bord pos¬
térieur du mésonotum, leur bord externe convexe, l’extrémité arrondie. Ves¬
tiges alaires peu sensibles. Angle latéro-postérieur du 8 e tergite presque droit,
peu arrondi ; bord latéral, en vision ventrale, nettement oblique de l’arrière
vers l’avant, presque droit. Angle latéro-postérieur du dernier tergite très
peu saillant ; bord latéral peu convexe. Divisions de la plaque sus-anale bien
nettes. Plaque sous-génitale à peu près 2 fois aussi longue, au milieu, que le
bord latéral du 8 e tergite, divisée en 3 lobes par 2 courtes incisions. Lobe
médian subelliptique, très légèrement incliné dorsalement, masquant la
suture basale des valves inférieures de l’oviscapte ; bord postérieur fine*
ment serrulé, pourvu d’une petite expansion aiguë à l’apex et d’une petite
épine à chacun des angles latéraux ; bords latéraux convexes, irrégulière¬
ment serrulés. Lobes latéraux courts, plus larges que le lobe médian, le bord
postérieur concave ou armé d’une petite dent ; angle postéro-externe p r °'
longé vers l’arrière par une tigelle étroite, très aiguë à l’apex, à peu près
aussi longue que le lobe médian, orientée en léger oblique vers l’extérieur ;
angle opposé armé d’une petite épine. Valves inférieures de l’oviscapte de
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 197
longueur moyenne, épaisses ; arête dorsale munie d’une très petite dent,
bien nette, à la naissance de la courbure terminale ; dent apicale forte, très
recourbée ; bord externe armé de 7-8 dents de taille fortement décroissante de
1 apex vers la base ; bord interne finement denté. Valves supérieures longues
e t sinueuses, le bord externe armé de 13-15 dents, le bord interne denticulé
sur les 2/3 apicaux.
Insecte partiellement décoloré. Coloration du pronotum comme indiquée
^ans la clé ci-dessus p. 193 et représentée fig. 332. Pleures thoraciques entiè¬
rement rouges. Extrémité abdominale verte avec dents de l’oviscapte mar¬
quées de noir à l’apex. Tibias postérieurs verdâtres sur les 3/4 basaux ; 1/4
a pical rose ; épines et articulations géniculaires noires.
<î inconnu.
Madagascar nord : Nosy-Komba, liane, 1 Ç liolotype et 1 $ paratype,
5-1956 (A. Robinson). Muséum de Paris.
F P Cy Cm lf
2 9 13,2-13,5 2,8-2,9 3,16-3,20 3,05-3,10 0,60
Parasymbellia undulata n. sp.
(fig. 333-335)
$. liolotype. Espèce très voisine de la précédente par la taille, l’allure
générale et la structure de la plaque sous-génitale. Fastigium verticis un
Puu plus nettement tronqué. Vestiges élytraux un peu plus longs, dépassant
très légèrement le bord postérieur du mésonotum, bombés, le bord externe
Peu convexe, l’apex aigu. Vestiges alaires représentés par un net épaississe¬
ment du bord latéral du mélanotum. Angle latéro-postérieur du 8 e tergite
Plus arrondi que chez P. mucronala. Lobe médian de la plaque sous-génitale
s ubelliptique, horizontal, parcouru par une dépression longitudinale peu
Profonde ; bord postérieur non serrulé, pourvu d’une petite expansion mé¬
diane bifide et d’une ou 2 épines à chacun des angles latéraux ; bords latéraux
moins nettement convexes que chez l’espèce précédente, non serrulés mais
ar més, vers la base, de 2 ou 3 petites dents. Lobes latéraux formant un angle
rentrant, l’angle postéro-externe comme P. mucronala, l’angle opposé bien
pillant vers l’arrière et épineux à l’apex ; bord latéral externe concave.
v ulves inférieures de l’oviscapte du même type que chez l’espèce précédente ;
ar ête dorsale dépourvue de dent préapicale mais présentant une légère
midulalion à la naissance de la courbure terminale ; dent apicale forte, rela¬
ncement peu recourbée ; bord externe armé de 9 dents de taille régulièrement
décroissante de l’extrémité vers la base. Bord interne des valves supérieures
denté sur les 2/3 apicaux, serrulé sur le 1/3 basal.
Insecte partiellement décoloré. Coloration du pronotum comme indiquée
dans la clé ci-dessus p. 193 et représentée fig. 333. Pleures thoraciques tra-
Source : MNHN, Paris
198
M. DESCAMPS
versées par une bande noire longeant le bord inférieur, ce dernier rouge.
Fémurs postérieurs verts y compris l’articulation géniculaire ; tibias posté¬
rieurs verdâtres à la base, rouges à l’extrémité.
<? inconnu.
Fio. 333-335. — Parasymbellia undulata n. sp. S. — 333. Pronotum latéralement. — 33 •
Extrémité abdominale ventralement. — 335. La même latéralement.
J : jaune ; N : noir ;R : rouge.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
199
Madagascar nord : District d’Analalava, Manongarivo, ait. 1 150 m,
1 $ holotype, 12-1960 (A. Robinson). Muséum de Paris.
F P Cy Cm
19 14,5 2,9 3,06 3,10
Parasymbellia bifida n. sp.
(fig. 336-338)
Ç. Holotype. Fasligium verticis, vu de profd, nettement tronqué.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum très légèrement saillant vers
l’arrière. Vestiges élytraux atteignant le bord postérieur du mésonotum,
largement arrondis à l’extrémité, le bord externe convexe. Bords latéraux du
8 e tergite dépassant légèrement les bords correspondants du tergite précé¬
dent. Angie latéro-postérieur du dernier tergite relativement large et saillant
Vers l’arrière. Plaque sous-génitale égalant à peu près 2 fois la longueur du
bord latéral du 8 e tergite ; 1/3 apical divisé en 3 lobes, de longueur subégale,
par 2 profondes incisions, arrondies à l’extrémité, plus larges que celles des
espèces précédentes. Lobe médian sublancéolé, fortement recourbé dorsale-
ment entre les supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte, légère¬
ment déprimé au milieu, l’extrémité aiguë ; bords latéraux ni dentés, ni
serrulés, présentant une légère ondulation vers le 1/3 apical. Lobes latéraux
subreclangulaires, plus de 2 fois aussi longs que larges au milieu ; bord
postérieur concave, muni d’une petite épine vers l’angle interne ; angle
opposé prolongé, vers l’arrière, par une épine aiguë de plus grande taille ;
bord externe presque droit. Valves inférieures de l’oviscapte de longueur
moyenne, un peu plus grêles que chez les 2 espèces précédentes, la dent
apicale moins forte, l’arête dorsale pourvue d’une très faible ondulation
située un peu en avant de la courbure terminale ; face ventrale nettement
rétrécie vei s la base ; dentures latérales se rejoignant à une certaine distance
de la suture basale ; bord externe armé de 8-10 dents ; bord interne armé d’un
nombre sensiblement égal de dents coniques plus petites. Supports basaux
en partie visibles au fond des incisions de la plaque sous-génitale. Bord
interne des valves supérieures denticulé jusqu'à la base.
Insecte partiellement décoloré. Lobes latéraux du pronotum rouges
avec un large triangle jaune à l’ang ! e postérieur et une petite tache de même
coloration sur le bord antérieur. Pleures thoraciques et prosternum rouges.
Valves de l’oviscapte et pattes vertes, extrémité des tibias postérieurs
r ose ; articulation géniculaire postérieure claire.
<? inconnu.
Madagascar nord ; District d’Analalava, Beraty, ait. 100 m, 1 $ holo¬
type, 12-1960 (A. Robinson). Muséum de Paris.
F P Cy Cm
19 12,9 2,5 2,98 3,02
Source : MNHN, Paris
200
M. DESCAMPS
Parasymbellia inermis n. sp.
(fig. 339-341)
$. Holotype. Fastigiura verticis, vu de profil, nettement tronqué.
Vestiges élytraux en forme de lunule soudée sur le bord externe du mésono-
tum, sans apex différencié. Dernier tergite abdominal comme chez les espèces
précédentes, l’angle latéro-postérieur plus large, arrondi. Plaque sous-génitale
relativement courte, atteignant la suture basale des valves inférieures de
l’oviscapte ; 1/3 postérieur divisé en 3 lobes par 2 incisions étroites, arrondies
à l’extrémité. Lobe médian subcarré, présentant une large dépression
longitudinale, triangulaire, la pointe dirigée vers l’arrière ; bord postérieur
pourvu d’une expansion médiane triangulaire aiguë à l’apex ; angles latéro-
postérieurs arrondis ; bords latéraux droits ; pas d’épines ni de serrulations.
Lobes latéraux très nettement plus courts que le lobe médian, triangulaires,
l’angle apical largement arrondi. Valves de l’oviscapte relativement longues,
sensiblement moins épaisses que chez les espèces précédentes. Valves infé¬
rieures dépourvues de dent préapicale sur l’arête dorsale ; à son emplacement
habituel, une très légère sinuosité pratiquement insensible ; dent apicale
forte mais peu recourbée ; face ventrale rétrécie vers la base ; bord externe
armé de 11-12 dents (nombre nettement supérieur à celui des espèces précé¬
dentes) de taille régulièrement décroissante à partir de l’apex, les unités
basales coniques ; bord interne sinueux, armé de petites dents coniques plus
nombreuses que celles du bord opposé. 16-18 dents sur le bord externe des
valves supérieures ; dents du bord interne comme chez l’espèce précédente.
Insecte partiellement décoloré. Lobes latéraux du pronotum rouges au
milieu ; une large plage triangulaire, de coloration jaune, à l’angle latéro-
postérieur, et une lunule, de même couleur, au-dessus de l’angle antérieur.
Pleures thoraciques rouges. Parties latérales des tergites abdominaux rouges,
marquées de jaune aux emplacements suivants : une tache en forme de lunule
sur le bord postérieur du 1 er tergite, une tache ovale chevauchant le 2 e et
le 3 e , le 3 e et le 4 e et ainsi de suite jusqu’au 7 e . Extrémité abdominale et
pattes décolorées.
tî inconnu.
Madagascar nord-ouest : Ampijoroa, ait. 170 m, Ankarafantsika,
1 Ç holotype, 1-1957. Muséum de Paris.
F P Cy
19 12,7 2,8 3,02
Parasymbellia crenulata n. sp.
(fig. 342-344)
Ç. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, largement et réguliè'
rement arrondi. Vestiges élytraux bien différenciés, nettement plus grands
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
201
336-338. — Parasymbellia bifida n. sp. ç. — 336. Extrémité abdominale ventrale-
nient. — 337. La même latéralement. —- 338. Pronotum latéralement.
•n. 339-341. — Parasymbellia inermis n. sp. 5. — 339. Pronotum latéralement. — 340.
Extrémité abdominale ventralement. — 341. La même latéralement.
J : jaune ; R : rouge.
Source : MNHN, Paris
202
[. DESCAMPS
que chez les espèces précédentes, traversés par une nervure longitudinal®'
l’extrémité arrondie et atteignant presque la moitié du métanotum. Ailes
représentées par un double repli du tégument sur le bord externe du méta¬
notum. Angle latéro-postérieur du 8 e lergite largement arrondi. Angle
correspondant du dernier tergite bien saillant vers l’arrière. Cerques rela¬
tivement longs, atteignant presque l’apex de la plaque sus-anale. Plaque
sous-génitale courte au milieu ; angles latéro-postérieurs fortement prolonges
vers l’arrière et constituant 2 lobes étroits, subtriangulaires, recourbes
dorsalement, atteignant à peu près le milieu des valves inférieures de l’ovis-
Fio. 342-344. — Parasymbellia crenulala n. sp. 5. — 342. Extrémité abdominale ventrâ"
lement. — 343. La même latéralement. — 344. Tête et pronotum latéralement.
J : jaune ; N : noir ; R : rouge.
capte, l’apex très aigu, le bord externe concave, le bord interne convexe et
armé de quelques petites épines (2-5). Valves inférieures de l’oviscapte rela¬
tivement courtes ; arête dorsale pourvue d’une dent préapicale plus forte que
chez P. mucronala, non inclinée vers l’arrière ; dent apicale bien recourbée ;
face ventrale non rétrécie vers la base, les bords latéraux dentés jusqu’à l a
suture ; bord externe armé de 8 dents, certaines bifides, l’unité basale fort®
et aiguë ; bord interne plus élevé que le bord opposé sur la moitié basale»
armé de 11-12 dents spiniformes et de taille décroissante de la base vers
l’extrémité. Supports basaux visibles ventralement dans la concavité médiane
de la plaque sous-génitale, l’angle postéro-interne en forme de dent aig ue
faisant saillie vers l’arrière ; bords internes épais, armés de dents spiniformes»
contigus sur la ligne médiane, constituant 2 pièces en forme de peigne faisant
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
203
saillie ventralement. Bord interne des valves supérieures lisse sur le 1/3 basal ;
bord externe armé de 10-12 dents.
Insecte partiellement décoloré. Face pâle, monochrome. Lobes latéraux
du pronotum noirs au milieu ; une plage rouge près du bord inférieur ; 2
grandes plages jaunes situées, l’une à l’angle postérieur, l’autre sur le bord
antérieur (cf. fig. 344). Pleures thoraciques rouges sur la moitié inférieure,
uoires sur la moitié supérieure. Une bande latérale constituée de macules
jaunes, noires et rouges s’étendant du 1 er au 8 e tergite abdominal. Extré¬
mités des cerques et de la plaque sus-anale noires. Pattes antérieures vertes ;
pattes médianes et postérieures manquantes.
(J inconnu.
Madagascar nord : District d’Analalava, Manongarivo, ait. 1.150 m,
1 ? holotype, 12-1960 (A. RobinsonJ. Muséum de Paris.
Cette espèce se différencie très nettement des précédentes par la plaque
sous-génitale bilobée, les valves inférieures de l’oviscapte non rétrécies à la
qase et les supports basaux modifiés. Le genre n’étant pratiquement connu
bue par des $ il est impossible de juger si ces caractères sont d’ordre générique.
P Cy Cm
19 3 3,25 3,38
POSITIONS INCERTAINES
Quelques insectes, très différents entre eux, s’écartant sensiblement des
espèces précédentes, généralement connus par 1 seul sexe, sont groupés ici
a titre provisoire. Leurs caractères permettent de les séparer, avec certitude,
de la tribu des Apteropeoedi mais ils ne peuvent, pour l’instant, être placés
au sein d’aucune des 3 autres tribus précédemment étudiées. Toutes les $
sont dépourvues de dent préapicale sur l’arête dorsale des valves inférieures
de l’oviscapte.
Clé des genres (?)
1 (8) Insectes brachyptères. 2
2 (5) Plaque sous-génitale de la Ç recourbée dorsalement entre les valves
inférieures de l’oviscapte. <? inconnu, (fig. 346, 350). 3
3 (4) Elytres lobiformes à réticulation dense ; valves inférieures de l’ovis¬
capte lamelliformes à la base. Taille grande, (fig. 346-348).
. Macromaslax Karsch 1889. p. 204
4 (3) Elytres triangulaires, non réticulés ; supports basaux des valves
inférieures de l’oviscapte largement foliacés ; face bicolore. Taille
petite, (fig. 349, 351). Perinelia n. gen. p. 206
Source : MNHN, Paris
204
M. DESCAMPS
5 (2) Plaque sous-génitale de la Ç peu ou pas rétrécie vers l’arrière, l’extré¬
mité non recourbée entre les valves inférieures de l’oviscapte. S
inconnu, (lig. 353). 6
6 (7) Elytres plus de 3 fois aussi longs que larges, dépassant très largement
le bord postérieur du métanotum ; bord postérieur de la plaque sous-
génitale inerme. Taille très grande pour la sous-famille, (fig. 353)
. Maroanlsetraia n. gen. p. 209
7 (6) Elytres lobiformes, dépassant à peine le bord postérieur du méta¬
notum ; face très plate ; bord postérieur de la plaque sous-génitale
armé de petites épines, (fig. 356-358). . . Plalymastax n. gen. p. 211
8 (1) Insectes subaptères. 9
9 (10) Elytres représentés par une petite écaille soudée sur le bord latéral du
mésonotum et redressée contre le tergum ; topographie du complexe
sous-génital 3 bien nette. Taille très petite. Plaque sous-génitale de
la Ç terminée par un petit lobe épineux ; valves inférieures de l’ovis-
capte étroites, pourvues d’une petite sinuosité préapicale sur l’arête
dorsale, (fig. 359-362). Xenomastax n. gen. p. 213
10 (9) Elytres squamiformes, tombant sur les pleures ; abdomen du S
pourvu de mamelons sur plusieurs tergites ; topographie du complexe
sous-génital imprécise. Plaque sous-génitale de la $ fissurée à l’extré¬
mité; valves inférieures de l’oviscapte larges à la base. (fig. 373, 377)
. Sphaerophallus n. gen. p. 219
Genre Macromastax Karsch 1889
Karsch 1889, p. 34.
$. Taille grande. Fastigium verticis, vu de profil, peu déclive. Face
assez fortement tectiforme pour la sous-famille. Joues bombées. Yeux peu
saillants ; distance infra-oculaire égale à la longueur de l’œil. Antennes (?).
Pronotum finement rebordé, peu comprimé à l’avant, le bord postérieur
profondément échancré ; lobes latéraux irrégulièrement côtelés et mamelon¬
nés, le bord inférieur oblique, l’angle postérieur arrondi et non saillant vers
l’arrière. Plaque sternale fortement élargie entre les hanches postérieures,
les bords latéraux du métasternum convexes. Brachyptère. Elytres latéraux
fortement réticulés. Fémurs antérieurs pourvus de 6 carènes (une faible
carène à la face interne). Fémurs médians pourvus de 4 carènes, la face ex¬
terne parcourue par une côte. Une petite épine apicale en prolongement du
bord supéro-interne du 1 er article des tarses postérieurs.
8 e tergite abdominal non enveloppant, d’égale longueur dorsalement et
latéralement. Dernier tergite caché dorsalement, les parties latérales peu
découvertes. Plaque sus-anale divisée par une dépression transversale en
ligne brisée, la partie apicale en contre-bas, étroite, arrondie à l’extrémité-
Cerques coniques, grêles. Plaque sous-génitale courte, la partie postérieure
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 205
trilobée et inerme. Lobe médian recourbé entre les supports basaux des
valves inférieures de l’oviscapte. Ces dernières épaisses, étroites, l’arête
dorsale dépourvue de dent préapicale ; face ventrale étroite, devenant
lamellaire vers la base, avec bord interne beaucoup plus élevé que le bord
apposé, l’un et l'autre granuleux à ce niveau. Valves supérieures sinuées.
3 inconnu.
Génotype : Macromastax infernalis Karsch 1889.
Celte espèce se différencie des Pseudosclimidtiae par l’absence de dent
s ur l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte. Toutefois ce carac¬
tère ne paraît pas constituer un critère absolu puisque chez le genre Para-
symbellia on peut observer tous les intermédiaires entre l’arête munie d’une
dent bien différenciée et l’arête lisse. L’ensemble des autres caractères
permet de penser que l’appartenance de cet insecte à la tribu des Pseudo-
schmidliac est probable. Nous jugeons cependant préférable d’en différer la
classification, jusqu’à ce que le soit connu, afin d’obtenir des données plus
Précises par l’étude des genitalia.
Macromastax infernalis Karsch 1889
(fig. 345-348)
Karsch 1889, p. 34.
Ç. Redescription du type. Carènes médianes de la face fortement
sinueuses ; carènes latérales convexes, vers l’extérieur, au-dessous des yeux.
Bord antérieur du pronotum largement et peu profondément concave ; bord
Postérieur convexe de part et d'autre de l’incision ; carène médiane peupro-
noncée. Elytres lobiformes, s’élargissant légèrement d’avant en arrière,
“'atteignant pas le bord postérieur du 1 er tergite abdominal, l’extrémité
largement arrondie, la réticulation dense et fortement saillante. Angle
latéro-poslérieur du 8 e tergite droit ; angle correspondant du dernier tergite
étroit, peu saillant. Partie basale de la plaque sus-anale comprenant une aire
Médiane plane et 2 aires latérales fortement déclives ; partie apicale pourvue
d’un petit mamelon longitudinal. Cerqucs courts, atteignant le milieu de la
Plaque sus-anale. Plaque sous-génitale fortement bombée au milieu, le bord
Postérieur pourvu de 2 courtes incisions délimitant 3 lobes. Lobe médian
apparemment subtriangulaire et bifide à l’apex ; lobes latéraux déprimés,
à contours arrondis, presque perpendiculaires au lobe médian. Arête dorsale
des valves inférieures de l’oviscapte très mince sur la moitié apicale ; dent
terminale petite, peu recourbée ; bord latéral externe de la face ventrale
granuleux sur le 1/3 basal ; bord opposé granuleux sur la moitié basale. Face
dorsale des valves supérieures étroite ; bord externe saillant et armé de fortes
dents sur les 2/3 apicaux, puis devenant subobsolète et marqué de granula-
Source : MNHN, Paris
206
M. DESCAMPS
tions ; bord interne irrégulièrement serrulé sur toute la longueur, devenant
plus saillant, sublamellaire et redressé dorsalement sur la moitié basale;
face externe parcourue par une forte dépression longeant le bord ventral-
Insecte remarquable par sa coloration sombre et les bandes transversales
claires bordant postérieurement les tergites 2 à 5. Coloration décrite p ar
Karsch.
Madagascar centre : Sud du Centre malgache, 1 $ type. Muséum de
Berlin.
Genre Péri net ia nov.
$. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant en
avant des yeux, fortement déclive, l’extrémité anguleuse. Face droite, bico¬
lore ; angle fastigio-facial droit. Yeux grands, en ovale peu allongé, très
fortement saillants pour le sexe. Distance infra-oculaire plus petite que la
largeur de l’œil. Antennes subégales à la face ; épine antennaire sur le 4 e
article à partir de l’apex ; un petit mamelon vers la base du 7 e .
Pronotum lisse, finement rebordé, fortement élargi vers l’arrière, le bord
postérieur largement échancré au milieu. Lobes latéraux peu élevés ; bord
inférieur droit, nettement décollé vers la partie postérieure ; angle postérieur
droit, modérément saillant vers l’arrière. Brachyptère ; élytres triangulaires,
l’extrémité arrondie ; ailes atteignant l’apex des élytres. Fémurs antérieurs
pourvus de 5 carènes ; fémurs médians pourvus de 3 carènes, la carène
inféro-interne obsolète, la face externe parcourue par une côte bien nette.
8 e tergite enveloppant, les bords latéraux convexes, non contigus. Dernier
tergite visible dorsalement, largement échancré au milieu ; parties latérales
bien développées, fortement saillantes vers l’arrière ; angle latéro-postérieur
large, arrondi. Plaque sus-anale peu déclive. Plaque sous-génitale non carénée,
sauf sur une très courte longueur à la base, forlcment rétrécie sur le 1/3 p° s "
térieur ; lobe médian, ainsi constitué, recourbé dorsalement entre les valves
inférieures de l’oviscapte. Ces dernières relativement courtes, très étroites,
divergentes de l’extrémité vers la base, l’arête dorsale dépourvue de dent
préapicale ; dent apicale courte, peu recourbée ; bord interne de la fac®
ventrale épaissi, plus élevé que le bord opposé sur la moitié basale. Extré¬
mité des supports basaux bien visibles de part et d’autre du lobe termina}
de la plaque sous-génitale, le bord externe fortement foliacé et recourb e
dorsalement. Valves supérieures droites, légèrement divergentes de l’extré¬
mité vers la base, la face dorsale non échinulée.
<? inconnu.
Génotype : Perinelia annulipes n. sp.
Cet insecte possède des valves de l’oviscapte rappelant celles des Ca[ cl '
nomastacini. La structure du dernier tergite, avec la partie latérale bien
développée et l’angle latéro-postérieur large fait penser également au*
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
207
Source : MNHN, Paris
208
M. DESCAMPS
genres Acanlhomaslax et Carcinomaslax. La plaque sous-génitale est, p ar
ailleurs, de structure très voisine dans les 3 genres à cette différence près
que la partie terminale triangulaire est ici recourbée dorsalement. Par contre,
la capsule céphalique avec les yeux fortement saillants est proche de celle
des Pseudoschmidliae. La position exacte du genre ne peut-être déterminée
sans connaître le rf.
Perinetia annulipes n. sp.
(fig. 349-351)
$. Holotype. Espace interoculaire très étroit, les carènes latérales
bien saillantes, épaisses et subcontiguës. Elytres atteignant le 1/4 antérieur
du 1 er tergile abdominal, pourvus de 3 faibles nervures longitudinales, l a
nervation transversale extrêmement réduite (pratiquement inexistante)-
Angle latéro-postérieur du dernier tergite légèrement incurvé vers l’axe du
corps ; pointe de l’échancrure dorso-médiane cachée par le bord postérieur
du tergile précédent. Plaque sus-anale divisée, vers le 1/3 apical, par une
dépression transversale en arc de cercle ouvert vers l’arrière, la partie basale
non nettement carénée. Cerques subconiques, atteignant l’extrémité de le
plaque sus-anale, l’apex légèrement incurvé vers l’intérieur. Plaque sous-
génitale munie, à la base, d'un début de carène épais et flanqué de 2 petites
dépressions ; partie terminale invisible venlralement, sublriangulaire, dépfl"
mée au milieu, l’apex aigu. Bord externe des valves inférieures de l’oviscapte
armé de 8-10 dents ; bord opposé épaissi et irrégulièrement verruqueux sur
la moitié basale. Supports basaux visibles latéralement sous forme d’une larg e
plaque avec bord postérieur droit et angle postéro-exlerne largement arrondi,
dépassant légèrement, vers l’arrière, l’angle latéro-postérieur du dernier
tergite. Bord externe des valves supérieures armé de 10-12 dents.
Insecte partiellement décoloré. Capsule céphalique brune avec une bande
jaune sur les joues; le fasligium, le vertex et l’occiput jaunâtres ; 2 taches
jaunes en position médiane sur la face, 2 autres, plus petites, aux angles
externes de la suture clypéo-faciale. Antennes brunes ; un fin liseré api ca *
jaunâtre sur les 2 articles basaux. Une bande longitudinale noire, en positio 11
médiane, sur les élytres ; ailes noires. 2/3 supérieurs de l'épimère mëtatho*
racique brun rouge ; le reste des parties pleurales jaunâtre. Une bande
latérale jaune sur les tergites 3, 4, et 5 (devant se prolonger, sur l’insecte
frais, jusqu’au bord antérieur du pronotum) ; tergites postérieurs apparem¬
ment variés de jaune, de noir et de rouge. Fémurs postérieurs verts avec uj 1
anneau préapical noir (observé chez aucune autre espèce) ; articulation gém*
culaire brunâtre, tibias et tarses postérieurs rouges.
Madagascar est : Périnet, 1 Ç holotype. Muséum de Paris.
F P Cy Cm lf
19 11,0 2,4 2,73 2,35 0,54
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
209
Genre Maroantsetraia nov.
?. Taille très grande pour la sous-famille. Fastigium verticis, vu de
P r ofil, peu saillant, subhorizontal, le bord supérieur sinueux, l’extrémité
formant une sorte de bec au point de jonction avec les carènes médianes de
la face. Cette dernière droite, plate, monochrome. Yeux peu saillants ;
distance infra-oculaire subégale à la longueur de l’œil. Antennes un peu plus
courtes que la face ; épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex ;
Une seconde, bien nette, vers le 1/3 basal du 7 e .
fUent par une carène bien nette au milieu, évanescente aux extrémités. Bord
inférieur des lobes latéraux oblique, l’angle postérieur largement arrondi et
bien saillant vers l’arrière. Plaque sternale fortement élargie entre les hanches
postérieures, les bords latéraux du métasternum anguleux. Brachyptère ;
élytres allongés, plus de 3 fois aussi longs que larges, le bord postérieur
convexe sur toute la longueur, le bord opposé convexe sur les 2/3 basaux.
Fémurs antérieurs pourvus de 6 carènes (une faible carène à la face interne).
Fémurs médians pourvus de 5 carènes. Chevrons de l’aire externo-médiane
des fémurs postérieurs de coloration pâle sur fond sombre. Second éperon
interne des tibias postérieurs très réduit.
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant les bords correspondants du pré¬
cèdent. Dernier tergite visible dorsalement, incisé au milieu. Plaque sus-
anale divisée par une dépression transversale en ligne brisée ; partie anté¬
rieure fortement déclive, comprenant une aire médiane concave et 2 aires
latérales convexes. Cerques grêles. Bord postérieur du 7 e sternite renflé.
Flaque sous-génitale courte, bicarénée, le bord postérieur inerme et convexe.
Valves de l’oviscapte longues, minces, étroites. Valves inférieures droites,
l’arête dorsale dépourvue de dent préapicale ; dent apicale peu recourbée,
s on arête externe finement serrulée ; face ventrale fortement surélevée par
rapport à la suture basale ; bord interne légèrement plus élevé que le bord op¬
posé, sur une courte distance, à la base ; une vingtaine de dents coniques
sur le bord externe, le bord opposé finement serrulé. Valves supérieures très
sinueuses ; 1/3 basal des bords latéraux non denté.
Coloration en larges bandes longitudinales, l’extrémité abdominale noir
brillant.
(J inconnu.
Génotype : Euschmidlia finoii Saussure 1903.
Le nouveau genre se différencie des Pseudoschmidtia, avec lesquels il
ctait précédemment confondu dans la masse des Euschmidtia, par les carac¬
tères suivants : a) fastigium verticis subhorizontal ; b) élytres non elliptiques ;
c ) plaque sous-génitale ni épineuse, ni incisée et trilobée à la partie posté¬
rieure ; d) type de coloration en larges bandes monochromes.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 14
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Fig. 352-355. — Maroantsetraia /inoli (Saussure 1903) n. comb.Q. — 352. Tête et pronotum
latéralement. 353. Extrémité abdominale ventralement. — 354. La même latéra¬
lement. — 355. Elytre latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
211
Maroantsetraia finoti (Saussure 1903) n. comb.
(fig. 352-355)
Euschmidtia finoti Saussure 1903, p. 106.
Madagascar est : Maroantsetra, 1 Ç type, 12-1897 (coll. Finot). Muséum
d e Paris.
Genre Platymastax nov.
$. Taille petite ; forme générale trapue. Fastigium verticis, vu de profil,
très peu saillant, arrondi à l’extrémité, la face dorsale large, subhorizontale,
fissurée. Face droite, peu déclive, très plate, monochrome, les carènes média¬
nes épaisses et peu saillantes, les carènes latérales peu marquées. Angle fasti-
gio-facial droit. Yeux allongés; distance infra-oculaire subégale à la longueur
de l’œil. Antennes filiformes de 16 articles.
Pronotum relativement court, entièrement recouvert de rides sinueuses,
épaisses, constituant des alvéoles irrégulières, le bord postérieur fortement
echancré ; bord inférieur des lobes latéraux oblique, l’angle postérieur large¬
ment arrondi et peu saillant. Brachyptère ; élytres elliptiques, latéraux,
pourvus d’une réticulation dense et bien saillante ; ailes atteignant l’extré¬
mité des élytres. Fémurs médians pourvus de 4 carènes, la face externe par¬
courue par une côte longitudinale. Pattes antérieures et postérieures (?).
Métanotum et tergites abdominaux parcourus par de nombreuses rides
transversales, sinueuses, en partie anastomosées. 8 e tergite abdominal très
court dorsalement, fortement allongé latéralement, enveloppant, les bords
e troitement séparés ventralement sur la moitié basale, l’angle latéro-posté-
r mur fortement saillant et arrondi. Dernier tergite visible dorsalement,
e chancré au milieu, l’angle latéro-postérieur aigu. Plaque sus-anale divisée
transversalement vers le milieu, l’aire médiane de la partie basale sillonnée.
Cerques courts et coniques. Plaque sous-génitale courte, non recourbée
dorsalement, légèrement rétrécie vers l’arrière, le bord postérieur épineux.
Valves inférieures de l’oviscapte dépourvues de dent préapicale sur l’arête
dorsale, la dent apicale peu recourbée ; face ventrale rétrécie vers la base,
sublamelliforme à ce niveau, la denture des bords latéraux n’atteignant pas
' a suture basale. Supports basaux invisibles. Bords latéraux des valves
s upérieures dentés jusqu’auprès de la base.
<? inconnu.
Génotype : Platymastax arcolata n. sp.
Source : MNHN, Paris
212
M. DESCAMPS
Platymastax areolata n. sp.
(fig. 356-358)
$. Holotype. Moitié inférieure de la face creusée de légères cupules ;
carènes médianes contiguës sauf sur une courte distance entre les antennes.
Mésonotum invisible. Elytres dépassant légèrement le bord postérieur du
métanotum. Bords latéraux du 8 e tergite concaves sur la moitié postérieure,
droits sur la moitié antérieure. Angle latéro-postérieur du dernier tergite
dépassant peu l’angle correspondant du précédent. Moitié basale de la plaque
sus-anale finement ridée transversalement. Plaque sous-génitale parcourue
par une forte carène devenant moins nette vers le 1/4 apical, présentant 2
dépressions, larges et peu profondes, au niveau des concavités des bords
latéraux du 8 e tergite ; partie terminale subtrapézoïdale, légèrement inclinée
dorsalement, le bord postérieur et les bords latéraux armés de petites épines
(14 au total). Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte parsemée
de quelques fortes échinulations ; bord externe armé de 10 dents ; bord
interne armé de 14-15 dents, les unités basales spiniformes, plus fortes que les
unités terminales et inclinées vers la ligne médiane. Bord externe des valves
Fig. 356-358. — Platymastax areolata n. sp. 7. — 356. Extrémité abdominale ventrale'
ment. — 357. La même latéralement. — 358. Tête, pronotum et organes du vol
latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
213
supérieures armé de 12-13 dents, le bord opposé armé de 13-15 dents plus
petites.
Insecte décoloré, presque totalement marron très clair, mais devant être
vert à l’état frais. Carènes latérales du fastigium brunes. Plaque sous-génitale
parcourue par une étroite bande, longitudinale, noire, s’élargissant vers l’ar¬
rière et occupant toute la partie terminale. Dents des valves de l’oviscapte
marquées de noir à l'apex.
Madagascar nord-ouest : Ankarafanatsika, Bevazala, 1 $ holotype,
20-1-1950 (A. Robinson). Muséum de Paris.
E P
19 1,6 3,4
cy
3,75
Cm
4,20
Genre Xenomastax nov.
<J. Taille très petite. Fastigium verticis bien saillant, subhorizontal,
l’extrémité, vue de profil, étroitement arrondie; face dorsale large, profon¬
dément fissurée. Espace interoculaire légèrement concave, de largeur subé¬
gale à celle du fastigium. Face droite, peu déclive, comprimée latéralement
au-dessous des yeux ; 2 carènes additionnelles, épaisses et calleuses résultant
de cette compression. Angle fastigio-facial aigu à subaigu. Vertex bombé.
Yeux peu allongés, très fortement saillants; distance infra-oculaire subégale
à la largeur de l’œil. Antennes subégales à la face, composées de 16 articles,
fortement aplaties dorso-ventralement à partir du 5 e article basal. Epine
antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex.
Pronotum court, la carène médiane bien saillante, le disque limité laté¬
ralement par 2 fortes carènes sinueuses, le bord postérieur incisé, le bord
antérieur droit ; bord inférieur des lobes latéraux oblique, sinué, l’angle
postérieur peu saillant vers l’arrière. Plaque sternale peu ou indistinctement
rebordée latéralement. Subaptère ; élytres représentés par une petite écaille,
soudée sur le bord externe du mésonotum et redressée, le bord supérieur
épaissi ; ailes représentées par un repli du tégument moins net. 5 carènes aux
fémurs antérieurs, 4 aux fémurs médians. Fémurs postérieurs avec carènes
supérieures peu épineuses ou inermes ; aire médio-externe pourvue seule¬
ment de 3-4 sillons transversaux ; 2 e éperon interne des tibias postérieurs
spiniforme.
Abdomen fortement caréné, modérément renflé à l’extrémité. Bord
Postérieur de l’avant-dernier tergite présentant soit 2 saillies séparées par
u *ie concavité médiane, soit une petite expansion avec angles latéro-posté-
r *eurs prolongés par 2 forts appendices. Au delà du bord postérieur de l’avant-
dernier tergite (8 e ) une pièce latérale simple ou divisée par un sillon (X.
tointreberli) représentant peut-être la ligne de suture entre les tergites
9 et 10 (?). Plaque sus-anale découverte, large, le 1/3 postérieur fortement
rétréci, l’extrémité aiguë. Cerques courts, épais, légèrement incurvés vers
l’intérieur. Topographie du complexe sous-génital bien nette ; aire membra-
Source : MNHN, Paris
214
M. DESCAMPS
neuse limitée par un bourrelet épais et peu saillant; aires latérales légère¬
ment convexes, peu rebordées. Lobe médian étroit, spiniforme, plus ou
moins courbé dorsalement. Lobes latéraux subrectangulaires, très étroi¬
tement implantés à l'angle postéro-externe des aires latérales, la base soudée
au connectif, l’une des faces orientée vis-à-vis du lobe médian.
Epiphalle très étroit, les crochets terminaux courts, épais, contigus.
Capsule ectophallique subsphérique, peu sclérifiée, l’ouverture apicale
petite, située à la partie supérieure, flanquée latéralement de 2 petites saillies
sclérifiées ; voile de l’ouverture dorso-basale submembraneux ; parfois une
petite crête ventrale à l’extrémité antérieure. Endophalle grand, bien
sclérifié ; partie basale des valves du pénis subelliptique ; sac éjaculateur
muni d’une petite crête ventrale, sac spermatophore échinulé ; phallotrème
dépourvu de sclérification dorso-latérale, la face ventrale sclérifiée.
Ç. Face dorsale du fastigium plus large que chez le <? ; yeux moins
saillants ; distance infra-oculaire subégale à la longueur de l’œil. Antennes
égalant à peu près les 2/3 de la face. Bord postérieur des tergites abdominaux
I à 7 présentant un épaississement médian en forme de chevron chevauchant
la carène médiane. Bords latéraux du 8 e tergite débordant à peine les bords
correspondants du précédent. Dernier tergite visible latéralement sous
forme d’une pièce triangulaire, l’angle latéro-postérieur non redressé, étroi¬
tement arrondi. Plaque sus-anale triangulaire, l’extrémité aiguë, les 2/3
basaux divisés en 3 parties par 2 carènes sinueuses. Cerques courts, coniques.
Plaque sous-génitale courte, le 1/3 postérieur progressivement rétréci, 1®
bord postérieur armé de quelques épines à la partie médiane. Valves infé¬
rieures de l’oviscapte longues, l'arête supérieure pourvue d’une légère
sinuosité préapicale ; dent apicale courte, peu recourbée ; face ventrale non
échinulée, étroite ; supports basaux largement découverts, le bord externe
replié dorsalement.
Génotype : Xenomastax wintreberti n. sp.
Ce genre diffère de tous les autres membres de la sous-famille par la
structure de la face et du pronotum. Le type de régression des organes du
vol est identique à celui qui s’observe chez Penichrotes et certains Apteropeoedi-
II s’écarte des seconds par la structure du complexe phallique et l’absence
d’«egg guide». La forme du fastigium verticis, la structure de la plaque sous-
génitale de la $ et des valves de l’oviscapte tendraient à le rapprocher des
Penichroli dont le complexe phallique n’est pas connu. 11 justifierait vrai¬
semblablement la création d’une tribu spéciale.
Clé des espèces (cî)
1 (2) Fastigium verticis plus large au milieu que l’espace interoculair® '<
bord postérieur du dernier tergite pourvu d’une petite expansion
médiane avec angles latéro-postérieurs prolongés par 2 appendices
spiniformes, déclives, (fig. 359,360) ... X. wintreberti n. sp. p. 215
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
215
2 (1) Fastigium verticis de largeur subégale à l’espace inter oculaire ;
bord postérieur du dernier tergite abdominal pourvu d’une concavité
médiane peu profonde, limitée par 2 petites saillies triangulaires,
(fig. 370, 371). X. miserabilis n. sp. p. 217
Xenomastax wintreberti n. sp.
(fig. 359-365)
!?. Holotype. Carènes médianes de la face épaisses, légèrement si¬
nueuses, peu distantes, contiguës depuis le niveau des ocelles latéraux
jusqu’à la pointe du fastigium. Ce dernier, observé dorsalement, plan, plus
large au milieu que l’espace interoculaire, l’extrémité subaiguë, les bords
latéraux convexes ; bord supérieur, vu de profil, légèrement ascendant.
Carènes latérales du pronotum convexes à la partie postérieure ; angle
Postérieur des lobes latéraux modérément saillant vers l’arrière et vers
I e bas. Face externe des fémurs postérieurs pourvue de 4 sillons transversaux,
les 2 unités basales en forme de chevron, les 2 autres linéaires, bordées de
callosités blanches. Spinescence des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante : 1-2 ; 1-2 ; 1-2 (0-2 ; 1-2 ; 0-2 chez les paratypes). Bord
postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu d’une petite expansion médiane,
fa face dorsale occupée par une dépression limitée par 2 épais bourrelets
latéraux se prolongeant vers l’arrière sous forme de 2 tiges subparallèles,
arrondies à l’apex et atteignant l’extrémité de la plaque sus-anale ; l’ensemble
fortement incliné vers le bas. 9 e et 10 e tergites (?) partiellement visibles
latéralement. Lobe médian du complexe sous-génital fortement recourbé
dorsalement, l’extrémité aiguë dépassant les lobes latéraux. Ces derniers
environ 2 fois aussi longs que larges, légèrement convergents d’avant en
arrière, l’extrémité largement arrondie.
Capsule céphalique verte ; une trainée blanc ivoire sur la face, s'étendant
de la base des antennes à la suture clypéo-faciale, cette dernière soulignée
de blanc ; joues barrées d’une bande crème ; fastigium verticis rouge. Antennes
brunes, les 2 articles basaux ivoire. Lobes latéraux du pronotum rouge lie
de vin, le bord inférieur marqué de crème. Plaque sternale rougeâtre. Tergites
abdominaux variés de jaune, de rouge et de vert ; sternites jaunes virant au
v ert vers l’arrière. Cerques noirs. Lobe médian du complexe sous-génital
v erdâtre, lobes latéraux rouges. Pattes devant être vertes sur l’insecte
frais ; chevrons des fémurs postérieurs ivoire. Tibias postérieurs verdâtres
à la base, roses à l’extrémité, les épines noires annelées à la base ; tarses verts.
Baguettes latérales de l’épiphalle fortement rétrécies et légèrement
recourbées venlralement à la base. Capsule ectophallique munie d’une petite
Cr ête dorso-basale. Crête du sac éjaculateur striée. Phallotrème pourvu
de 2 petites sclérifications latérales situées juste en avant de l’extrémité
du pénis.
?. Allotype. Extrémité du fastigium moins aiguë que chez le cî-
Carène médiane du pronotum s’épaississant fortement d’avant en arrière,
Source : MNHN, Paris
216
M. DESCAMPS
parcourue par un sillon longitudinal ; bordures de l’échancrure médiane du
bord postérieur fortement épaissies. Spinescence des fémurs postérieurs :
1-2 ; 3-3 ; 2-2. (0-2 ; 1-3 ; 0-2 dans la série paratypique). Plaque sous-génitale
se terminant par une petite expansion médiane très légèrement échancree
au milieu et garnie d’une dizaine d’épines irrégulières, de taille décroissante
de l’intérieur vers l’extérieur, certaines bifides. Bord externe des valves infe¬
rieures de l’oviscapte armé de 7-8 dents ; bord opposé présentant un petit
espace lisse à la base. Face ventrale des supports basaux parcourue par une
forte dépression longitudinale. Face dorsale des valves supérieures pourvue
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 217
de quelques rares échinulations ; 8-10 dents sur le bord externe ; moitié
basale du bord interne non dentée, pourvue de quelques serrulations.
Teinte générale verte. Capsule céphalique comme chez le <? (parfois les
carènes médianes de la face blanc sale et le fastigium vert). Pronotum vert,
marqué de rougeâtre le long des bords et de la carène médiane. Plaque
sternale jaune vert (?) ; sternites abdominaux vert foncé s’éclaircissant vers
l’arrière ; tergites variés de rouge, de jaune et de vert. Tibias postérieurs vert
jaune, les épines marquées de noir à l’apex.
Madagascar centre : Mandahaly ; 1 <S holotype, 1 $ allotype, 2 i et
6 $ paratypes, 14 et 23-6-1963 (D. Winlrebert). Muséum de Paris.
F P
3<?
6,4-6,8
1,2-1,3
79
7,6-8,2 (7,9)
1,4-1,6
cy
Cm
lf
3,?
1,82-1,85
1,70-1,72
0,39-0,42
79
1,98-2,13 (2,07)
2,17-2,39 (2,31)
0,40-0,49
Xenomastax miserabilis n. sp.
(fig. 366-371)
(J. Holotype. Taille un peu plus petite que l’espèce précédente. Fasti¬
gium verticis, vu du dessus, de largeur égale à celle de l’espace interoculaire,
l’extrémité plus largement arrondie que chez le génotype, les bords latéraux
parallèles ; bord supérieur, vu de profd, horizontal. Carènes latérales du
pronotum courbées vers l’extérieur, après la convexité postérieure, et se
prolongeant sur les lobes latéraux jusqu’au 1/3 inférieur. Angle postérieur
des lobes latéraux du pronotum plus largement arrondi et nettement moins
saillant que chez l’espèce précédente. Face latérale des fémurs postérieurs
Pourvue de 3 sillons transversaux, les 2 unités basales en forme de chevron.
Spinescence des fémurs postérieurs pratiquement nulle (0 ; 1 ; 0) (carène
médiane absolument lisse chez les paratypes). Bord postérieur de l’avant-
dernier tergite abdominal pourvu d’une concavité médiane, large, peu pro¬
fonde, limitée par 2 courtes saillies triangulaires. Au delà de l’angle postéro-
externe de l’avant-dernier tergite, une petite pièce subrectangulaire, simple,
avec angles arrondis, paraissant représenter l’extrémité du 9 e tergite. Lobe
médian du complexe sous-génital presque droit, seule l’extrémité inclinée
dorsalement. Lobes latéraux comme chez l’espèce précédente.
Même type de coloration que chez X. wintreberti. Cerques bruns marqués
de noir à l’apex. Tibias postérieurs rouges, les épines noires à l’apex.
Source : MNHN, Paris
218
M. DESCAMPS
Baguettes latérales de l’épiphalle plus larges que chez l’espèce précédente,
contiguës à la base, subcontiguës à l’apex. Capsule ectophallique sans
crête ventro-basale, l’ouverture apicale plus grande et plus saillante. Sac
éjaculateur pourvu d’une petite crête ventrale non striée.
$ inconnue.
Madagascar centre : Région de Tananarive — Km 39, route d’Ambalo-
lamyiy, face Est d’Iaranandriana, 1 3 holotype, 18-8-1953 (A. Robinson). —*
La Mandraka, 1 3 paratype, 2-1953 (A. Robinson). — 50 km Sud de Tana¬
narive, 1 3 paratype, 27-G-1962 (D. Winlreberl). Muséum de Paris.
33
3 3
F P
6-6,2 1,1-1,4
Cy
Cm
lf
1,58-1,85 1,42-1,73
0,35-0,38
latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
ES EUSCHMIDTIINAE
Genre Sphaerophallus nov.
<?. Taille assez grande. Fastigium verticis, vu de profd, moyennement
saillant en avant des yeux, horizontal ; face dorsale étroite ; espace inter¬
oculaire bordé de carènes bien saillantes, non contiguës. Face droite, légère¬
ment granuleuse, apparemment monochrome ; angle fastigio-facial plus ou
moins largement arrondi. Yeux grands, allongés, peu saillants, le bord supé¬
rieur sensiblement au même niveau que le fastigium. Distance infra-oculaire
subégale à la largeur de l’œil. Antennes (?).
Bord postérieur du pronotum peu échancré ; bord inférieur des lobes
latéraux subhorizontal, sinueux, l’angle postérieur bien saillant vers l’arrière,
flaque sternale moyennement élargie entre les hanches postérieures ; lobes
mésosternaux bombés. Subaptère ; élytres représentés par une petite
écaille articulée tombant sur les pleures ; ailes représentées par un double
repli du tégument le long du bord externe du métanotum. Fémurs antérieurs
épais, la carène supéro-externe seule bien marquée ; face externe parcou¬
rue par une carène subobsolète. Fémurs médians renflés, la carène su-
Péro-interne seule assez nette ; tibias courts. Spinescence des fémurs pos¬
térieurs forte.
Extrémité abdominale fortement renflée. Plusieurs tergites pourvus de
mamelons, les 6 premiers carénés, le bord postérieur du 7 e concave. Avant-
dernier tergite pourvu d’une expansion médiane fourchue, la base masquant
en partie la plaque sus-anale ; branches de la fourche épaisses, comprimées
latéralement à l’extrémité. Dernier tergite peu visible latéralement, l’angle
postéro-interne en forme de coin bien saillant vers l’arrière. Cerques sub¬
cylindrique, incurvés vers l’intérieur, l’apex arrondi et légèrement renflé ;
Plaques infra-cercales très épaisses. 8 e sternite renflé. Topographie du
complexe sous-génital imprécise ; parties basale et apicale séparées par une
côte large et peu saillante plus ou moins marquée ; pas d’aires latérales déli¬
mitées ; aire membraneuse décelable mais peu différenciée, largement séparée
du lobe médian. Ce dernier très large à la base, droit, de section triangulaire ;
bords latéraux pourvus d’un petit appendice, recourbé vers le bas, sous-
tendant un connectif membraneux très étroit. Lobes latéraux petits, trian¬
gulaires, imparfaitement différenciés.
Epiphalle court, les crochets terminaux forts avec base très épaisse ;
baguettes latérales peu écartées, réunies au niveau de la base des crochets.
Capsule ectophallique subsphérique, l’ouverture apicale étroite, surélevée.
Endophalle variable, plus ou moins sclérifié ; sac éjaculateur muni d’une
crête ventrale plus ou moins longue, se terminant par 2 petits bourrelets
faisant saillie à l’extérieur et limitant une ouverture génitale étroite.
?. Diffère du <J par les yeux plus petits, le fastigium un peu moins
saillant, les fémurs antérieurs et médians non modifiés, l’absence de tuber¬
cules sur l’abdomen. 8 e tergite moyennement enveloppant, l’angle latéro-
Postérieur bien saillant vers l’arrière. Dernier tergite visible latéralement
sous forme d’une pièce triangulaire, l’angle latéro-postérieur étroit et peu
Source : MNHM, Paris
220
M. DESCAMPS
saillant. Plaque sus-anale longue, divisée à mi-longueur par une dépression
transversale en ligne brisée. Cerques courts, coniques. Plaque sous-génitale
finement carénée, fortement rétrécie vers l’arrière, l’extrémité profondément
fissurée. Valves inférieures de l’oviscapte fortes, relativement courtes, l’arête
dorsale lisse, la dent apicale fortement recourbée avec arête externe dentelée ;
face ventrale lisse, le bord externe concave et denté jusqu’à la suture basale,
le bord opposé lisse et concave sur le 1/3 antérieur. Valves supérieures larges,
la face dorsale pourvue de quelques échinulations ; bord externe armé de
fortes dents ; bord opposé finement denté.
Génotype : Sphaerophatlus dur us n. sp.
Ce genre présente le même type de régression alaire que les genres Ama~
lomastax, Symbellia et Parasymbellia. Comme pour le second, son existence
n’a été constatée, jusqu’à présent, que dans le Nord malgache. Sa position ne
peut être précisée dans l’état actuel de nos connaissances. Il est remarquable
par la structure du complexe sous-génital du <? et la forme des valves de
l’oviscapte qui ne se retrouvent chez aucun autre genre. La capsule ecto-
phallique subsphérique ne peut être comparée qu’avec celle de Xenomaslax,
genre décrit ci-dessus, présentant de nombreux caractères apparemment
aberrants et dont la position est également incertaine.
Clé des espèces (<$)
1 (2) 2 mamelons sur les tergites abdominaux 2, 3 et 4 ; 2 petites côtes
transversales sur le 5 e ; endophalle très fortement sclérifiée ; crête du
sac éjaculateur chitinisée, épaisse, (fig. 378). ■ '
.S. durus n. sp. p. 220
2 (1) 2 mamelons sur les tergites abdominaux 3, 4, 5 et 6 ; endophalle p eU
sclérifié ; crête du sac éjaculateur petite, membraneuse, (fig. 3841
. S. membranaccus n. sp. p- 2-"*
Sphaerophallus durus n. sp.
(fig. 372-380)
<J. Holotype. Bord supérieur du fastigium verticis, vu de profil,
légèrement onduleux. Vestiges élytraux arrondis à l’extrémité, ne dépassa®
pas le bord postérieur du mésonotum. 1 petit mamelon, de chaque côté de
la carène médiane, au milieu du 2° tergilc abdominal ; 2 courts appendices
coniques, plus écartés, au milieu du 3 e ; 2 mamelons, mucronés au sommet,
étirés transversalement à la base, au milieu du 4 e ; 2 petites rides transver¬
sales sur le 5 e . Expansion médiane de l’avant-dernier tergite avec branche®
divergentes, différenciées presque jusqu’à la base ; bord postérieur du même
tergite concave de part et d’autre de l’expansion médiane, l’angle latero"
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
221
Source : MNHN, Paris
222
M. DESCAMPS
postérieur arrondi. Dernier tergite visible latéralement depuis le bord latéral
du tergite précédent jusqu’à la base des cerques ; angle postéro-internc
formant un coin bien saillant, épais, incurvé vers l’intérieur. Cerques dépas¬
sant peu les branches de l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite.
Extrémité de la plaque sus-anale arrondie, le bord garni de petites épines
aiguës. Complexe sous-génital traversé par 2 côtes transversales relativement
bien marquées, l’une située au-dessus de l’aire membraneuse, l’autre à la
base des lobes terminaux. Extrémité du lobe médian, vue de profil, longue,
trisinuée.
Insecte décoloré ; articulation géniculaire postérieure, extrémité des
branches de l’expansion de l’avant-dernier tergite, extrémité des plaques
infra-cercales et moitié apicale de la plaque sus-anale noires ; extrémité du
lobe médian du complexe sous-génital brune ; traces de coloration verte
sur le complexe sous-génital et les fémurs postérieurs.
Tige transversale de l’épiplialle bien nette, pourvue de 2 excroissances
dorso-médianes. Capsule ectophallique assez peu sclérifiéc ; ouverture api¬
cale portant, ventralement, 2 petites dents contiguës sur la ligne médiane.
Endophalle du type normal, avec sac éjaculateur en position ventrale et
sac spermatophore en position dorso-apicale, mais d’aspect très spécial;
pénis, gouttière dorsale du phallotrème et crête du sac éjaculateur très
épais et fortement chitinisés ; sac éjaculateur à parois épaisses, entièrement
caché entre les valves du pénis ; sclérite du gonopore épais ; sac spermato¬
phore petit, entièrement recouvert par la gouttière dorsale du phallotrème
masquant également le gonopore.
Ç. Allotype. Bords latéraux du 8° tergite convergents d’arrière
en avant. Extrémité de la plaque sous-génitale divisée en 2 lobes triangulaires
par une incision médiane étroite ; extrémité de ces lobes aiguë, atteignant
la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte. Bords internes de ces
dernières irrégulièrement serrulés, contigus sur les 2/3 postérieurs ; bords
externes armés de 6-7 dents, les unités postérieures fortement aplaties
transversalement, les unités basales coniques et beaucoup plus petites, l a
dent angulaire basale bifide. Bord externe des valves supérieures armé de
9 dents aplaties transversalement, de taille fortement décroissante de l’extre-
mité à la base ; bord interne armé de dents plus petites, bien différenciées,
la taille variant dans le même sens.
Madagascau nord : Nosy-Komba, 1 hololype et 1 Ç allotype, 4-1956
(A. Robinson). Muséum de Paris.
F
P
Cy
Cm
lf
le?
19
12,9
16,6
3,2
3,7
3,42
3,94
2,97
4,18
1,0 0
0,77
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
223
Sphaerophallus membranaceus n. sp.
(fig. 381-385)
(J. Holotype. Un peu plus petit que l’espèce précédente. Bord supé¬
rieur du fastigium verticis, vu de profil, droit ; angle fastigio-facial plus
largement arrondi. Vestiges élytraux dépassant légèrement le bord postérieur
du mésonolum. 2 appendices coniques, courts, orientés latéralement, sur les
tergites abdominaux 3, 4, 5 et 6 ; appendices du tergite 3 subcontigus, les
autres de plus en plus distants vers l’arrière ; ceux du tergite 6 nettement plus
Petits et implantés vers le 1/3 postérieur. Concavités du bord postérieur de
l’avant-dernier tergite, de part et d’autre de l’expansion médiane, plus
profondes que chez S. durus, l’angle latéro-postérieur plus largement arrondi.
Expansion médiane moins profondément divisée. Dernier tergite visible
seulement à la base des cerques sous forme d’une petite plaque triangulaire.
Cerques dépassant largement les branches de l’expansion de l’avant-dernier
tergite. Plaque sus-anale étroite à l’extrémité, le bord non épineux. 8 e
sternite moins renflé que chez l’espèce précédente. Côtes transversales du
complexe sous-génital subobsolètes. Lobe médian fortement comprimé
latéralement, la ligne médiane constituant une arête étroite d’où partent, en
divergeant, les faces latérales ; extrémité, vue de profil, bisinuée. Angle apical
des lobes latéraux aigu.
Baguettes latérales de l’épiphalle subcontiguës, réunies au niveau des
crochets. Capsule ectophallique submembraneuse, translucide, l’ouverture
a Picale munie ventralement de 2 épines à base épaisse. Pénis allongé, peu
épais et peu sclérifié. Sac éjaculateur très grand, pourvu d’une faible crête
Centrale membraneuse ; sac spermalophore petit ; phallotrème pourvu
d’une gouttière dorsale prolongée vers l’avant par une petite collerette enser-
ra nt la bordure du sac spermatophore, pas de sclérification ventrale déce¬
lable.
Insecte décoloré ; bord postérieur du 6 e , du 7 e et de l’avant-dernier tergite,
extrémité des branches de l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite
et extrémité du lobe médian du complexe sous-génital marqués de noir,
^laques infra-cercales noires.
$ inconnue.
Madagascar nord : District de Diego-Suarez, Montagne des Français,
* <? holotype, 2-1959 (A. Robinson). Muséum de Paris.
P Cy Cm lf
1^ 2,9 3,38 3,00 1,08
Source : MNHN, Paris
224
ESCAMPS
Genre Cymatopsygma Karsch 1896
(fig. 386-388)
Karsch 1896, p. 247 ; fig. 1.
Le génotype, C. flabelli/erum Karsch 1896, a été étudié. L’insecte est en
mauvais état : antennes et pattes postérieures détruites. Ainsi font défaut
les principaux caractères (nombre d’articles anlennaires, structure de la
base des fémurs et des éperons des tibias postérieurs) qui permettraient de
décider avec certitude de sa position systématique. Malgré cela il semble bien
que ce genre ne puisse être maintenu dans la sous-famille des Euschmidliin ae
mais doive être transféré dans celle des Thericleinae. Les caractères suivants
constituent autant d’indications qui nous incitent à conclure dans ce sens :
— Forme générale comprimée et face peu déclive.
— Vertex caréné (aucun cas chez les Euschmidtiinae et Psetidoschmid'
tiinae).
— Lobes latéraux du pronotum plus hauts que larges.
— Tibias antérieurs armés de 2 épines apicales du côté externe et tibias
médians armés de 2 épines apicales du côté interne.
Afrique orientale : Tanganyika ; Tanga-Magila, 1 S type, 5-1893
(O. NeumannJ. Muséum de Berlin.
Description d’un nouveau genre
APPARTENANT A LA SOUS-FAMILLE DES Thericleinae
Genre Thericlesiella nov.
$. Taille petite ; corps fortement comprimé, parsemé de petits p°n®
raides. Fastigium verticis, vu de profil, fortement saillant en avant des yeux,
ascendant, l’extrémité anguleuse, les faces latérales comprimées ; face dorsale
triangulaire, divisée en 2 lobes contigus par une profonde incision, bordée de
carènes saillantes et se continuant au delà du bord postérieur de l’œil. Face
tectiforme, l’angle fastigio-facial aigu. Vertex parcouru par une petite carène
longitudinale. Yeux petits, allongés ; distance infra-oculaire plus grand
que la longueur de l’œil. Antennes de 11 articles, l’épine antennaire sur
3 e à partir de l’apex.
Pronotum court, environ 2 fois aussi haut que long, très comprin 16 ’
notamment à la partie supérieure ; carène médiane ascendante d’avant en
arrière ; 2 carènes latérales fortement divergentes dans le même sens. Plafi u ®
sternale plus large que longue. Aptère. Méso et métathorax forteinen
comprimés, carénés. Fémurs antérieurs et médians pourvus de 4 carènes»
les faces externes parcourues par une faible côte. Epines terminales des tibia
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 225
381
381-385. — Splmerophallus membranaceus n. sp. — 381. Extrémité abdominale
dorsalement. —- 382. La même latéralement. — 383. Epiphalle dorsalement..— 384.
Complexe phallique latéralement. — 385. Le même dorsalement.
Éig. 386-388. — Cymalopsygma /labelliferum Karsch 1896. î. — 386. Extrémité abdomi¬
nale ventralement. — 387. Tête et pronotum latéralement. — 388. Extrémité abdo¬
minale latéralement.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX.
15
Source : MNHN, Paris
226
M. DESCAMPS
antérieurs au nombre de 4 du côté interne, de 2 du côté opposé. Lobes basaux
des fémurs postérieurs d’égale longueur ; carène supéro-médiane armée
d’épines relativement petites ; les 3 carènes supérieures ainsi que les lobes
géniculaires aigus à l’extrémité. 2 e éperon interne des tibias postérieurs 2 fois
aussi long que le 1 er ; épines du bord interne 2 fois aussi longues que celles
du bord opposé, non alternes.
Abdomen fortement caréné. 8 e tergite non enveloppant. Dernier tergite
visible dorsalement, profondément échancré au milieu, la partie latérale
large, fortement arrondie et saillante vers l’arrière. Plaque sus-anale longue,
divisée transversalement vers le milieu, la moitié terminale plus longue que
large. Cerques très courts, coniques. Plaque sous-génitale non rétrécie
vers l’arrière, le bord postérieur droit, inerme. Valves de l’oviscapte courtes,
les extrémités peu recourbées, les bords dentés.
<J inconnu.
Génotype : Penichrotes meridionalis Sjôstedt 1923.
Se rapproche du genre Pseudolhericles Burr. 1899 par le fastigium large
et bien saillant en avant des yeux ; s’en différencie par le pronotum court,
fortement comprimé à la partie supérieure, pourvu de 2 faibles carènes
fortement divergentes, et par le méso et le méta thorax comprimés et élevés.
Thericlesiella meridionalis (Sjôstedt 1923) n.comb.
Penichrotes meridionalis Sjôstedt 1923, p. 6 ; pl. 2, fig. 6.
$. Holotype. Carènes latérales du pronotum bien marquées à la partie
antérieure, subobsolètes à la partie postérieure. Carènes supérieures d eS
fémurs antérieurs et carène supéro-interne des fémurs médians terminées
par une petite épine. Extrémité abdominale pourvue de longs poils. Cerques
n’atteignant pas la moitié de la plaque sus-anale. 8 e tergite très court dor-
salement, les parties latérales environ 3 fois plus longues. Partie latérale
du dernier tergite subcirculaire. Plaque sous-génitale courte. Valves inférieures
de l’oviscapte armées de 5-6 dents sur le bord externe ; bord interne pourvu
de 3 fortes dents sur la moitié apicale ; face ventrale non échinulée. Valves
supérieures armées de 6 dents sur le bord externe, la face dorsale lisse.
Afrique du sud, type au Muséum de Stockholm.
Tribu APTEROPEOED1 nov.
Clé des genres (<J)
1 (10) Vestiges élytraux représentés par une petite écaille soudée sur
le bord externe du mésonotum et redressée contre le tergum. • *
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 227
2 (7) Fastigium verticis bien saillant ; distance infra-oculaire subégale
à la longueur de l’œil. Crochets de l’épiphalle très longs ... 3
3 (6) Lobe médian du complexe sous-génital en forme de capuchon
coiffant l’extrémité abdominale (fig. 390, 400) ; bord postérieur
de l’expansion de l’avant-dernier tergite droit ou sinué. Phallo-
trème pourvu de 3 grands sclérites sur sa bordure ventro-apicale
(fig. 395, 397). 4
4 (5) Aire membraneuse du complexe sous-génital subcarrée, le bord
postérieur droit, les angles latéro-postérieurs épais et saillants
(fig. 390,401). Apleropeoed.es I. Bolivar 1903. p. 229
5 (4) Aire membraneuse du complexe sous-génital semi-elliptique dé¬
pourvue d’angles latéro-postérieurs saillants (fig. 410-411) . . . .
. Chloromastax n. gen. p. 238
6 (3) Lobe médian du complexe sous-génital non encapuchonnant.
(fig. 432, 444) ; bord postérieur de l'expansion de l'avant-dernier
tergite présentant une découpure triangulaire large et profonde.
2 ou 4 petits sclérites très réduits (parfois difficilement percepti¬
bles) sur la bordure ventro-apicale du phallotrème (fig. 455)
. Teleforlina n. gen. p. 247
7 (2) Fastigium verticis très peu saillant ; distance infra-oculaire très
nettement plus petite que la largeur de l’œil. 8
8 (9) Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion largement découpée
au milieu ; lobe médian du complexe sous-génital très étroit à la
base ; lobes latéraux non soudés au connectif, fortement incurvés
vers le lobe médian, (fig. 457-459) . . . Elutronuxia n. gen. p. 259
9 (8) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu d’une concavité
médiane limitée latéralement par 2 appendices orientés vers
l’arrière ; lobes latéraux du complexe sous-génital enroulés selon
leur axe longitudinal, soudés au connectif, (fig. 464-466).
. Micromastax n. gen. p. 262
10 (1) Vestiges élytraux représentés par une petite écaille soudée sur le
bord externe du mésonotum, redressée contre le tergum et repliée
extérieurement sur elle-même. 11
11 (12) Lobe médian du complexe sous-génital asymétrique; avant-der¬
nier tergite pourvu d’une expansion médiane. Une forte crête
ventro-basale à la capsule ectophallique. (fig. 486, 487).
. Namontia n. gen. p. 272
12(11) Lobe médian du complexe sous-génital symétrique. 13
13 (14) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu d’une concavité
médiane, les parties latérales recourbées vers l’intérieur. Une petite
crête ventro-basale à la capsule ectophallique ; base de l’épiphalle
non élargie, (fig. 502, 506). Lavanonia n. gen. p. 278
Source : MNHN, Paris
228
M. DESCAMPS
14 (13) Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane. Pas de
crête ventro-basale à la capsule ectophallique ; base de l’épiphalle
élargie.15
15 (18) Bord postérieur de l’aire membraneuse du complexe sous-génital
convexe. Bordure dorso-apicale de la capsule ectophallique en
forme de chaperon, (fig. 514, 519, 568, 569). 1®
16 (17) Lobe médian du complexe sous-génital étroit à la base, se rétré¬
cissant vers l’arrière, pourvu d’un élargissement apical quadran-
gulaire ou subquadrangulaire ; lobes latéraux subrectangulaires.
Crochets de l’épiphalle courts, (fig. 512, 513, 521, 532) . . . • •
. Winlrebertia n. gen. p. 282
17 (16) Lobe médian du complexe sous-génital à peu près aussi large à
la base que l’aire membraneuse, ne se rétrécissant pas vers l’arrière,
l’extrémité divisée en 3 lobes. Crochets de l’épiphalle longs, (fig. 564,
565,572). Exophtalmomastax n. gen. p. 305
18 (15) Aire membraneuse du complexe sous-génital se terminant en pointe.
Bordure dorso-apicale de la capsule ectophallique fourchue, (fig. 582,
583). Kratopodia n. gen. p. 312
Clé des genres (Ç)
1 (8) Vestiges élytraux représentés par une petite écaille soudée sur le
bord externe du mésonotum et redressée contre le tergum... ^
2 (7) Fastigium verticis bien saillant ; face monochrome. 3
3 (6) Joues dépourvues de taches noires sous-oculaires. ^
4 (5) Bord supérieur du pronotum concave ; une tache noire transver¬
sale sur le disque. (fig. 402). . Apleropeoedes I. Bolivar 1903. p. 230
5 (4) Bord supérieur du pronotum droit ; disque monochrome, (fig. 414)
. Chloromastax n. gen.p. 239
6 (3) Joues pourvues d’une petite tache noire sous-oculaire. . . • • •
. Teleforlina n. gen. p. 248
7 (2) Fastigium verticis très peu saillant ; face pourvue de 2 taches
noires sous-antennaires. Plaque sous-génitale étroitement et
profondément fissurée, masquant l’« egg guide », le bord postérieur
épineux, (fig. 467, 476). Micromastax n. gen. p. 263
8 (1) Vestiges élytraux représentés par une petite écaille soudée sur
le bord externe du mésonotum, redressée contre le tergum et
repliée extérieurement sur elle-même. 9
9 (14) Pas de ligne transversale de petites dents à la base des valves
inférieures de l’oviscapte ; articulations mandibulaires et face non
marquées de noir ; bord postérieur de l’« egg guide » largement
convexe.
Source : MNHM, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 229
10 (11) Forme générale trapue, face très plate ; distance infra-oculaire
plus grande que la longueur de l’œil ; fémurs postérieurs épais,
bien épineux, (fig. 485). Fatamastax n. gen. p. 270
U (10) Forme générale assez grêle ; face normale ; distance infra-oculaire
subégale à la largeur de l’œil ; fémurs postérieurs peu épineux. 12
12 (13) Incision de la plaque sous-génitale nettement élargie à l’extrémité ;
bords internes des lobes terminaux ainsi délimités fortement
convexes à la base ; dent préapicale de l’arête dorsale des valves
inférieures de l’oviscapte subspiniforme. (fig. 489).
. Namontia n. gen. p. 273
13 (12) Incision de la plaque sous-génitale se terminant par un angle ren¬
trant aigu ; dent préapicale des valves inférieures non spiniforme.
(fig. 509). Lavanonia n. gen. p. 279
14 (9) Capsule céphalique tachée de noir, dans le cas contraire, soit une
ligne transversale de petites dents à la base des valves inférieures
de l’oviscapte, soit le bord postérieur de la plaque sous-génitale
épineux, l’extrémité parfois recourbée dorsalement ; « egg guide »
lancéolé.15
15 (16) Partie postérieure de la plaque sous-génitale divisée par une décou¬
pure généralement peu profonde ; angles latéro-postérieurs des
lobes ainsi délimités non ou peu saillants vers l’arrière. Dent
préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte
non spiniforme. (fig. 518, 527, 528). . . Winlreberlia n. gen. p. 283
15 (15) Partie postérieure de la plaque sous-génitale divisée par une dé¬
coupure étroite et profonde ; angles latéro-postérieurs des lobes
ainsi délimités fortement saillants vers l’arrière. Dent préapicale
de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte spiniforme,
extrémité de l’« egg guide » recourbée dorsalement. (fig. 567) . . .
. Exophlalmomaslax n. gen. p. 306
Genre Apteropeoedes I. Bolivar 1903
!• Bolivar 1903, p. 305.
<3. Taille petite à moyenne. Capsule céphalique un peu plus étroite au
•ilveau des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux. Fastigium
v erticis, vu de profil, nettement saillant en avant des yeux, légèrement
ascendant, arrondi à l’extrémité, la face dorsale fissurée à l’apex ; espace
jnteroculaire bordé de 2 carènes. Yeux subelliptiques, peu saillants ; distance
Uifra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Carènes médianes de la face
s ubcontiguës sur toute leur longueur. Antennes subégales à la face ; épine
sur le 4 e article à partir de l’apex ; un petit mamelon sur le 7 e .
Pronotum finement chagriné, le bord postérieur incisé ; bord inférieur
des lobes latéraux oblique, l’angle postérieur fortement saillant vers l’arrière.
Source : MNHN, Paris
230
M. DESCAMPS
Subaptère. Vestiges élytraux comme décrits dans la clé des genres p. 226.
Vestiges alaires de structure analogue mais moins prononcés. Fémurs anté¬
rieurs renflés, pourvus des 2 carènes supérieures et d’un début de carène à
la base de la face externe. 2 e éperon de la face interne des tibias postérieurs
extrêmement réduit, spiniforme. Apex de la carène dorso-interne du 1 er ar-
ticle tarsal mucroné.
Extrémité abdominale fortement renflée. Avant-dernier tergite pourvu
d’une expansion subrectangulaire masquant la plaque sus-anale. Dernier
tergite légèrement bosselé, visible latéralement sous forme d’une pièce lunu-
liforme ou subrectangulaire, prolongée, sous l’expansion du tergite précédent,
par un court appendice. Cerques subcylindriques, amincis un peu avant
l’extrémité, cette dernière légèrement incurvée vers l’intérieur ; plaques
infra-cercales pourvues d’un court appendice sur le bord interne. Aire
membraneuse du complexe sous-génital subcarrée, bordée d’une côte bien
nette, les angles latéro-postérieurs épaissis et saillants. Aires latérales qua-
drangulaires. Lobe médian très complexe constituant une large pièce en forme
de casque coiffant la chambre génitale ; face dorsale munie d’une forte
crête transversale ; face ventrale subtriangulaire, presque aussi large à la
base que l’aire membraneuse, coudée à angle droit. Lobes latéraux implantés
à une certaine distance de l’angle postéro-externe des aires latérales, l’une
des faces orientée vis-à-vis du lobe médian, les bords latéraux sinueux, plu s
ou moins irrégulièrement enroulés selon l’axe longitudinal. Connectif étroit,
coriace, prenant naissance au niveau de la crête dorsale du lobe médian et
largement soudé à la face interne des lobes latéraux.
Epiphalle étroit, les baguettes latérales parallèles et subcontiguës sur
toute leur longueur ; crochets longs et forts, visibles extérieurement. Capsule
ectophallique peu sclérifiée, subovoïde ; ouverture postérieure en position
ventro-apicale, limitée dorsalement par un processus subhorizontal, subrec¬
tangulaire, divisé en 5 petits lobes assez peu différenciés. Endophalle très
petit par rapport à la capsule ectophallique ; pénis peu sclérifié; sac éjacula-
teur relativement petit ; sac spermatophore très grand, atteignant presque
la bordure antérieure des valves du pénis, entièrement parsemé de petites
échinulations rousses. Phallotrème présentant une sclérification dorso-late-
rale en forme de gouttière ; partie ventrale fortement dilatée, membraneuse,
portant 3 sclérites fortement chitinisés, sur la bordure apicale ; extrémités
des sclérites latéraux libres, non soudées au phallotrème. Présence de petites
évaginations échinulées de part et d’autre de l’ouverture génitale.
$. Allure nettement fusiforme. Distance infra-oculaire subégale à * a
longueur de l’œil. Bord supérieur du pronotum concave, les lobes latéraux
élevés avec angle postérieur saillant en oblique, accentué vers le bas et l'ar¬
rière. Plaque sternale très élargie entre les hanches postérieures, la largeur
à ce niveau plus grande que la longueur sur la ligne médiane. Abdomeu
légèrement caréné. Bords latéraux du 8° tergite dépassant peu les bords cor¬
respondants du précédent. Dernier tergite légèrement découvert dorsalement,
l’angle latéro-postérieur très étroit, presque spiniforme. Plaque sus-anal®
progressivement rétrécie vers l’arrière, non nettement divisée transversale"
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
231
ment ; cerques courts et coniques. Plaque sous-génitale longue et large ;
partie postérieure présentant une profonde découpure en V délimitant 2
lobes latéraux triangulaires. Angle postéro-externe de ces lobes atteignant
les valves de l’oviscapte ; bords internes lisses ou garnis de très petites épines.
Base de la plaque présentant 2 dépressions transversales subtriangulaires
se rejoignant presque sur la ligne médiane. « Egg guide » largement découvert,
le bord postérieur convexe, finement serrulé, masquant la suture basale des
Valves inférieures de l’oviscapte. Ces dernières courtes et trapues, l’arête
supérieure pourvue ou non d’une dent préapicale de taille variable, généra-
Fio. 389. — Apleropeoedes nigroplagiatus I. Bolivar 1903 S.
lement faible ; dent apicale fortement recourbée ; face ventrale semi-cordi-
forme ou subtriangulaire avec une forte crête basale denticulée réunissant les
bords latéraux ; bord externe denté ; bord interne garni de petites échinu-
lations.
Génotype : Apleropeoedes nigroplagiatus I. Bolivar 1903.
Clé des espèces (3)
1 (2) Extrémité abdominale très fortement renflée ; expansion de l’avant"
dernier tergite fortement recourbée vers le bas, subtrapézoïdale,
légèrement encochée au milieu (fig. 393). Taille assez grande ....
. A. nigroplagiatus I. Bolivar 1903. p. 234
2 (1) Extrémité abdominale moins fortement renflée ; expansion de
l’avant-dernier tergite subrectangulaire, avec angles latéro-posté-
rieurs fortement saillants vers l’arrière et arrondis (fig. 399). Taille
petite. A. pygmaeus n. sp. p. 236
Source : MNHN, Paris
232
M. DESCAMPS
Clé des espèces (?)
1 (4) Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte semi-cordiforme,
non ou très peu échinulée ; arête dorsale lisse ou pourvue d’une très
petite dent. Taille assez grande. 2
2 (3) Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une
petite dent ou d’une ondulation préapicale ; bord postérieur de l’« egg
guide » régulièrement convexe, (fig. 391).
. A. nigroplagiatus I. Bolivar 1903. p. 232
3 (2) Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte lisse ; bord posté¬
rieur de l’« egg guide » pourvu d’une petite concavité médiane, (fig. 418)
. A. inermis n. sp. p. 235
4 (1) Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte triangulaire,
parsemée de quelques échinulations ; arête dorsale pourvue d’une
forte dent préapicale. (fig. 403) .... A. pygmaeus n. sp. p. 236
Apteropeoedes nigroplagiatus I. Bolivar 1903
(fig. 389-398)
I. Bolivar 1903, p. 306.
Type ? perdu.
?. Néotype. Taille assez grande ; fastigium verticis très légèrement
ascendant, le bord supérieur subrectiligne. Pronotum court, légèrement
mais nettement ensellé, l’angle postérieur des lobes latéraux arrondi et bien
saillant vers l’arrière. Plaque sternale fortement rebordée latéralement. Bords
latéraux du 8 e tergite légèrement sinueux, l’angle latéro-postérieur très peu
saillant vers l’arrière. Angle correspondant du dernier tergite très aigu-
Plaque sous-génitale parcourue par une côte longitudinale ; découpure de
la partie postérieure triangulaire, large, très étroite et linéaire (sur une courte
distance) à l’extrémité. Angle postérieur des lobes triangulaires ainsi délimités
aigu, le bord interne non épineux. Dépressions basales allongées, séparées
seulement par la côte médiane. Bord postérieur de l’« egg guide » réguliè¬
rement convexe, finement denté. Valves inférieures de l’oviscapte courtes,
pourvues d’une très petite dent préapicale sur l’arête dorsale ; dent apicale
très fortement courbée ; face ventrale semi-cordiforme, environ 2 fois aussi
longue que large, concave, dépourvue d’échinulations, bordée, à l’extérieur
et à la base, d’une crête bien nette. Cette dernière imparfaitement dentee
sur le bord externe, échinulée sur le bord basal ; bord interne finement
serrulé. Valves supérieures armées de 11 dents sur le bord externe; dent
apicale fortement redressée.
Insecte décoloré ; face monochrome ; une tache noire transversale sur
le disque du pronotum, une autre à la partie antérieure du mésonotum, un
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
233
^IQ- 390-398. — Apteropeoedes nigroplagiatus I. Bolivar 1903 (J, 9. — 390. Extrémité
abdominale du J latéralement. — 391. Extrémité abdominale de la î ventralement. —
392. Tête du <J latéralement. — 393. Expansion médiane de l’avant-dernier tergite
du (J dorsalcment. —- 394. Capsule ectophalliaue dorsalement. — 395. Endophalle
dorsalement. — 396. Epiphalle dorsalement. — 397. Complexe phallique latéralement.
— 398. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
234
M. DESCAMPS '
liseré, de même coloration, sur le bord antérieur du métanotum. Bords des
valves de l’oviscapte noirs.
<?. Allotype. Non fusiforme. Fastigium verticis, vu de profil, plus
largement arrondi que chez la $. Fémurs antérieurs épais, la carène supéro-
interne basse, les carènes inférieures obsolètes, la face externe présentant
un début de carène sur le 1/3 basal. Fémurs médians épais, les carènes infé¬
rieures obsolètes. Tergites abdominaux 6 et 7 courts, le bord postérieur
fortement concave. Extrémité abdominale très renflée. Expansion de l’avant-
dernier tergite trapézoïdale, fortement recourbée vers le bas, le bord posté¬
rieur plus large que la base. Dernier tergite semi-circulaire, prolongé, sous-
l’expansion du précédent, par un court appendice bifide à branches droites,
l’unité postérieure plus longue que l’unité opposée. Cerques longs, légèrement
incurvés vers le haut et vers l’intérieur à l’extrémité. Bord postérieur du 8 e
sternile incisé au milieu. Aire membraneuse du complexe sous-génital
large, bordée postérieurement par une forte côte droite et bien saillante-
Aires latérales présentant, vers l’angle postéro-interne, une petite surface
triangulaire déprimée ; bord externe longé par un large sillon. Face ventrale
du lobe médian composée d’une aire basale triangulaire, plane, et d’une
aire apicale ayant l’aspect d’une feuille d’acanthe. Angle postérieur de l’air®
basale prolongé par une crête longitudinale n’atteignant pas le bord posté¬
rieur de l’aire apicale. Lobes latéraux implantés à peu près à mi-distance
entre l’angle postéro-externe des aires latérales et le bord du lobe médian,
apparaissant, en vision latérale, sous forme d’une pièce irrégulière s’élargis¬
sant de la base à l’extrémité ; bord dorsal sinueux, longé par une dépression
linéaire ; face externe convexe.
Insecte partiellement décoloré ; vertex brun varié de jaune ; 2 taches sous-
antennaires noires, 2 autres, plus petites, sous les yeux ; face ventrale du
1 er article antennaire marquée de noir. Articulations géniculaires postérieures
brunes ; extrémité abdominale marquée de brun et de noir.
Baguettes latérales de l’cpiphalle larges. Sclérification dorso-Iatéralc du
phallotréme de longueur moyenne, prolongée vers l’avant par une petite
collerette, enserrant l’extrémité du sac spermatophore, et vers l’arrière p ar
une épaisse membrane striée. Sclérites de la bordure ventro-apicale très
complexes ; sclérites latéraux épais au milieu, avec extrémités amincies et
recourbées, l’extrémité antérieure présentant un petit appendice préapical*
l’extrémité postérieure croisant la première au niveau de cet appendice ;
sclérite médian à base épaisse et apex recourbé vers l’avant. 2 évaginations
échinulées situées de part et d’autre de l’ouverture génitale.
Madagascar centre : Embahiby, Tsiroanomandidy, ait. 1610 m, 1 ?
néotype et 1 <? paratype, 26-5-1948 (R. Paulian). — Mahabo (localité du
type), 1 S allotype, 28-4-1898 ( G. Grandidicr). — Ankafotra, Tsimahata-
fitena, 1 $, 10-8-1913 (R. Beck). Matériel au Muséum de Paris.
2c?
29
F
11.4- 12,5
14.4- 15,8
2,4-2,6
2,7-3,0
P
cy
2,93-3,09
3,45-3,85
Cm
2,53-2,82
3,90-4,20
lf
0,94
0,78
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 235
Madagascar sud : Lambomakandro, Sakaraha, 1 S, 3-1961 (A. Robin¬
son). — Héra, Ankazoabo, 1 Ç. — Ranohira, Isalo, S/P d’Ihozy, 1 $, 2-1963
(P. Malzy). Muséum de Paris.
F P Cy Cm lf
14,2 3,0 3,29
2? 18,3 3,4-3,8 3,92-3,96 4,56-4,56 0,90-1,05
Les insectes du Sud malgache nettement plus grands que ceux du Centre
en diffèrent, en outre, par les caractères suivants :
<?. Branche postérieure de l’appendice bifide du dernier tergite taillée
en oblique vers l’avant à l’extrémité ; côte limitant postérieurement l’aire
membraneuse du complexe sous-génital plus épaisse et moins saillante ;
angle postéro-externe des lobes latéraux du complexe sous-génital fortement
enroulé vers l’intérieur.
$. Angle postérieur de 8 e tergite fortement saillant vers l’arrière •
valves inférieures de l’oviscapte plus allongées, la face ventrale moins nette"
ment cordiforme avec le bord externe armé de dents bien différenciées-
Rastigium verticis légèrement redressé à l’extrémité. Chez l’exemplaire de
Ranohira l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte n’est pourvue
que d’une petite dent à peine perceptible.
Ces différences permettraient vraisemblablement, avec un matériel plus
abondant, de différencier 2 sous-espèces.
Apteropeoedes inermis n. sp.
(fig. 418)
$. Holotype. Très proche de l’espèce précédente. Taille un peu plus
petite. Plaque sous-génitale de même forme, les bords de la découpure
postérieure faiblement onduleux, rugueux. Bord postérieur de l’« egg guide »
présentant une concavité médiane peu profonde, limitée latéralement par
2 petites saillies mucronées à l’extrémité. De part et d’autre de cette concavité,
bord très finement denté. Valves inférieures de l’oviscapte dépourvues de
dent préapicale sur l’arête dorsale ; face ventrale moins large que chez A.
nigroplagialus, le bord externe armé de 3-4 fortes dents bien différenciées.
Bord externe des valves supérieures armé de 9 dents.
Insecte décoloré, devant être vert à l’état frais. Macules noires comme
chez le génotype.
(? inconnu.
Madagascar centre : Arivonimamo, 1 $ holotype (R. P. de Villèle),
1899. Muséum de Paris.
F P Cy Cm
19 14,5 2,8 3,45 3,97
Source : MNHN, Paris
236
M. DESCAMPS
Apteropeoedes pygmaeus n. sp.
(fig. 399-408)
<J. Holotype. Taille très petite. Dimorphisme sexuel plus accusé,
quant à la taille, que chez le génotype. De part et d’autre de la carène médiane
du pronotum, et vers le 1/3 antérieur, 2 petites figurations arrondies consti¬
tuées par une striation circulaire. Fémurs antérieurs assez épais, la carène
supéro-interne subobsolète, la face externe parcourue par une côte diffici¬
lement décelable sauf à la base. Expansion de l’avant-dernier tergite subrec¬
tangulaire, les angles latéro-postérieurs fortement saillants vers l’arrière et
arrondis à l’extrémité ; partie médiane du bord postérieur divisée en 2 petits
lobes arrondis séparés par une incision large et peu profonde. Dernier tergite
prolongé sous l’expansion du précédent par un court appendice à pointe simple
et aiguë. Partie basale du complexe sous-génital comme chez le génotype-
Face ventrale du lobe médian composée a) d’un triangle basal beaucoup
plus allongé que chez A. nigroplagiaius (hauteur = 2 fois la largeur à la base),
légèrement relevé dorsalement, b) d’une aire apicale, en forme de fer de lance,
presque perpendiculaire au triangle basal, réunie à l’angle postérieur de ce
dernier par une forte crête ; extrémité étroite, l’apex aigu. Face dorsale du
lobe médian parcourue par une crête longitudinale partant de l’apex et
aboutissant à une petite pièce transversale. Lobes latéraux implantés comme
chez le génotype, ayant, en vision latérale, l’aspect d’une massue avec bord
inférieur fortement enroulé vers l’intérieur, rejoignant le bord oppose
enroulé, moins fortement, en sens contraire.
Insecte décoloré.
Baguettes latérales de l’épiphalle plus étroites que chez le génotype ;
crochets arrondis à l’extrémité, parsemés de petites échinulations. Lobes
externes de l’extrémité apicale de la capsule ectophallique grands, fortement
recourbés vers le bas. Sclérites latéraux de la bordure du phallotrème courbes
mais ne constituant pas un anneau complet ; branche antérieure coudée à
angle droit, parallèle à l’axe de la capsule et orientée vers l’arrière, dépourvue
d’appendice préapical ; branche postérieure plus épaisse et moins longue.
Sclérite médian dilaté latéralement à l’extrémité, les angles latéraux aigus-
2 évaginations échinulées et pourvues d’un petit appendice filiforme situées
de part et d’autre de l’ouverture génitale.
$. Allotype. Taille moyenne. Fusiforme. Fastigium verticis, vu de
profil, plus fortement saillant que chez les 2 espèces précédentes, nettement
ascendant, l’extrémité étroitement arrondie. Pronotum légèrement mais
nettement ensellé ; angle postérieur des lobes latéraux aigu, fortement obh"
que vers l’arrière et vers le bas. Découpure de la partie postérieure de lu
plaque sous-génitale moins profonde que chez les espèces précédentes,
linéaire à l’extrémité sur une courte longueur. Lobes latéraux ainsi délimites
avec angle postérieur droit et bord interne lisse. Bord postérieur de l’«egg
guide » convexe, finement serrulé ; un très léger épaississement longitudinal
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
237
à la face ventrale. Dépressions basales de la plaque sous-génitale étroitement
séparées sur la ligne médiane. Valves inférieures de l’oviscapte plus longues
que chez les espèces précédentes, l’arête dorsale munie d’une forte dent
préapicale à pointe orientée vers l’arrière ; face ventrale triangulaire, parsemée
de quelques fortes échinulations, environ 2 fois aussi longue que large, entiè-
Source : MNHN, Paris
238
M. DESCAMPS
rement bordée d’une crête dentée ; bord externe armé de 4-5 dents fortes,
certaines bifides. Face dorsale des valves supérieures avec une rangée médiane
de fortes échinulations, le bord externe armé de 10-12 dents.
Insecte décoloré ; une plage transversale, de coloration noire sur le
pronotum ; bordure des valves de l’oviscapte noire ; fémurs postérieurs jaune
orangé.
Spermathèque comme représentée à la figure 11b, p. 19
Madagascar est : Périnet, 1 5 holotype, 1 $ allotype, 6 Ç paratypes,
juin (Chulliat).
Madagascar centre : Ambatofinandrahana, ait. 1 180 m, 2 Ç, 7-1957
(A. Robinson). — Col des Tapias septentrional, 1 <J et 7 $, 1-7-1962, 3 5
et 6$, 16 et 17-6-1963 (D. Wintrebert). — Mandalahy, 35, 15 au 23-6-1963
(D. Wintrebert). Matériel au Muséum de Paris.
Les insectes prennent au séchage une teinte uniforme jaune paille alors
que la coloration générale des $ vivantes est verte avec les caractéristiques
suivantes : face jaunâtre, antennes rousses avec les 2 articles de base verts ;
yeux présentant une large plage marron le long du bord postérieur, le reste
étant traversé par 5 stries sombres alternant avec des bandes claires. Pr°"
notum vert avec une macule transversale noire ; plaque sternale jaune ver¬
dâtre ; reste du corps vert avec une bande noirâtre mal délimitée le long du
bord antérieur des 1 er tergites.
Les 5 capturés au col des Tapias et à Mandalahy présentent une petite
tache noire sous l’œil, une autre (parfois peu marquée) sous les antennes ;
tout le dessus de la tête est couvert de taches noires confluentes ; les yeux
sont parcourus par 4 stries sombres ; les pattes sont vertes, les tibias posté¬
rieurs rougeâtres (verdâtres chez les exemplaires de Mandalahy).
Les $ du Centre ont la capsule céphalique un peu plus large que celles
de la série typique.
F P
65
159
85 6,7-8,9 (7,8)
159 10,7-12,1 (11,2)
1,3-1,8 (1,6)
1,9-2,1 (2,0)
cy
2,16-2,48 (2,29)
2,40-2,80 (2,61)
Cm
1,80-1,92 (1,86)
2,96-3,20 (3,07)
lf
0,75
0,56-0,73 (0,63)
Genre Chloromastax nov.
5. Proche du genre précédent ; forme générale plus élancée. Pronotuin
plus long, les lobes latéraux moins élevés avec bord inférieur moins fortemen
oblique. Fémurs antérieurs non renflés, la face externe parcourue, sur toute
la longueur, par une carène faible mais bien nette.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSGHMIDTIINAE
239
Extrémité abdominale moins fortement renflée. Aire membraneuse
du complexe sous-génital semi-elliptique, bordée d’une côte bien nette,
le bord postérieur fortement convexe et dépourvu d’angles épaissis et saillants.
Lobe médian plus étroit à la base, coudé dorsalement vers le milieu et pourvu
à ce niveau d’une forte saillie. Lobes latéraux moins complexes, moins
fortement enroulés selon l’axe longitudinal.
Complexe phallique proche de celui du genre précédent, en différant
surtout par les sclérites de la bordure apicale du phallotrème moins complexes,
moins forts et moins sclérifiés ; partie antérieure des sclérites latéraux soudée
au phallotrème ; extrémité postérieure libre, formant un angle aigu avec la
partie opposée. Pas d’évaginations échinulées de part et d’autre de l’ouverture
génitale.
?. Allure générale moins fusiforme que chez Apteropeoedes. Bord supé¬
rieur du pronotum droit, les lobes latéraux moins élevés ; disque monochrome.
Plaque sternale plus allongée. Plaque sous-génitale pourvue de 2 dépressions
basales courtes, très largement séparées. Valves de l’oviscapte plus allongées,
la face ventrale triangulaire, échinulée, l’arête dorsale armée d’une forte
dent préapicale à pointe aiguë ; dent apicale beaucoup moins recourbée.
Une crête basale denticulée comme chez le genre précédent mais moins élevée.
Génotype : Chloromastax winlreberli n. sp.
Clé des espèces (c?)
1 (2) Fastigium verticis très fortement saillant, l’extrémité, vue de profil,
aiguë ; expansion de l'avant-dernier tergite horizontale, le bord
postérieur à peine incisé au milieu, (fig. 409, 414).
.C. winlreberli n. sp. p 240
2 (1) Fastigium verticis nettement moins saillant, l’extrémité, vue de
profil, largement arrondie ; expansion de l’avant-dernier tergite
déclive. 3
^ (4) Partie postérieure de l’expansion de l’avant-dernier tergite nette¬
ment quadrilobée; l’incision médiane profonde, arrondie à l’extrémité;
vertex et occiput monochromes, (fig. 421) . . C. elegans n. sp. p. 243
4 (3) Partie postérieure de l’expansion de l’avant-dernier tergite non qua¬
drilobée, l’incision médiane triangulaire aiguë à l’extrémité ; vertex
et occiput avec 2 ou 4 lignes de taches noires, (fig. 426).
.C. indigojerae n. sp. p. 244
Clé des espèces (?)
* (2) Fastigium verticis très fortement saillant ; plaque sous-génitale
longue, la découpure postérieure n’atteignant pas tout à fait le milieu ;
Source : MNHN, Paris
240
M. DESCAMPS
2 ( 1 )
3 (4)
4 (3)
une crête transversale bien nette à la base des valves inférieures de
l’oviscapte. (fig. 413). C. wintreberti n. sp. p. 242
Fastigium verticis moins saillant ; plaque sous-génitale plus courte,
la découpure postérieure dépassant le milieu ; crête transversale des
valves inférieures de l’oviscapte moins nette, (fig. 419) .... 3
Crête transversale des valves inférieures de l’oviscapte toujours
interrompue vers l’angle basal externe. . . . C. elegans n. sp. p. 244
Crête transversale des valves inférieures de l’oviscapte variable;
lobes terminaux de la plaque sous-génitale plus saillants vers l’arrière
.C. indigo/erae n. sp. p. 246
Chloromastax wintreberti n. sp.
(fig. 409-417, 424)
c?. Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis, vu de profil, f° r '
tement saillant en avant des yeux, légèrement ascendant, étroitement
arrondi à l’extrémité, le bord supérieur sinué ; espace interoculaire concave,
limité par des carènes bien saillantes. Face très fortement déclive, de profil
légèrement sinué. Pronotum à peu près aussi long que la capsule céphalique
de la pointe du fastigium à la suture occipitale, le bord supérieur droit;
lobes latéraux très peu élevés, le bord inférieur légèrement oblique, l'angle
postérieur saillant vers l’arrière. Fémurs antérieurs peu épais, la face externe
parcourue par une carène bien nette, les carènes inférieures subobsolètes.
Face externe des fémurs médians bombée. Expansion de l'avant-dermer
tergite rectangulaire, non déclive, les bords latéraux droits, le bord postérieur
divisé en 4 petits lobes arrondis, les 2 unités externes mieux différenciées
et plus saillantes que les médianes. Dernier tergite visible latéralement
sous forme d’une lunule convexe prolongée, sous l’expansion du tergite
précédent, par un court appendice terminé par 2 très petites dents. Air e
membraneuse du complexe sous-génital étroite à la partie postérieure.
Aires latérales convexes. Lobe médian coudé à angle droit vers le milieu-
Au niveau de la coudure, une forte saillie largement arrondie à l’extrémité-
Face ventrale comprenant : a) une aire basale triangulaire, allongée, avec
bords latéraux recourbés dorsalemenl ; b) une aire apicale également trian¬
gulaire, très aiguë à l’extrémité, avec bords latéraux sinués. Face dorsale
parcourue par une petite crête partant de l’apex et aboutissant à la base
d’une pièce transversale moins haute que le lobe médian ; bord postérieur
de cette pièce largement concave. Lobes latéraux implantés au 1/3 de 1®
distance comprise entre l’angle postéro-externe des aires latérales et le bord
du lobe médian, de longueur subégale à ce dernier, l’extrémité aiguë, le bord
inférieur légèrement courbé vers l’intérieur, le bord opposé longé par une
forte dépression.
Crochets de l’épiphalle légèrement renflés près de la base, longs. Capsule
ectopliallique assez étroite ; lobes latéraux de l’extrémité apicale courbes,
Source : MNHN, Paris
241
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
Éio. 409-417. — Chtoromastax wintreberti n. sp. <?, 9. — 409. Extrémité abdominale du g
dorsaiement. — 410. La même latéralement. — 411. La même en vision ventro-apicale.
— 412. Epiphalle dorsaiement. — 413. Extrémité abdominale de la 9 ventralement. —
414. Tête et pronotum de la 9 latéralement. — 415. Complexe phallique latéralement. —
416. Capsule ectophallique dorsaiement. — 417. Endophalle dorsaiement.
Fig. 418. — Apteropeoedes inermis b. sp. 9- — Plaque sous-génitale ventralement.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 16
Source : MNHN, Paris
242
M. DESCAMPS
très fortement incurvés vers le bas, puis vers la ligne médiane ; lobes médians
légèrement redressés. Branche antérieure des sclérites latéraux de la bordure
du phallotrème, bifide à l’extrémité. Sclérite médian peu épais, l’extrémité
dilatée en forme de triangle.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert jaune. Antennes
bure, les 2 premiers articles vert jaune. Face avec 2 taches noires circulaires
sous les antennes. Yeux jaune clair à 5 stries vert jaune. Joues barrées de
haut en bas de jaune soleil. Présence ou non d’une petite tache noire sous
l’œil. Bord inférieur du pronotum crème. Pronotum, tergites thoraciques,
3 premiers tergites abdominaux, hanches vert if. Labre, maxilles, labium,
palpes, sternites thoraciques et abdominaux blanc crème, les derniers
fonçant progressivement vers le jaune du complexe sous-génital. Tibias
postérieurs gris mauve.
$. Allotype. Taille assez grande. Fastigium verticis comme chez le
<J. Capsule céphalique très nettement élargie au niveau des articulations
mandibulaires. Angle latéro-postérieur du 8 e tergite très fortement saillant
vers l’arrière, étroitement arrondi. Moitié basale de la plaque sus-anale
parcourue par 2 petites côtes arquées, délimitant une aire médiane concave.
Plaque sous-génitale longue ; découpure de la partie postérieure peu profonde
mais prolongée par une étroite fissure n’atteignant pas tout à fait le milieu-
Bords internes des lobes terminaux rugueux, pourvus de quelques très petites
épines disposées de façon irrégulière ; angle latéro-postérieur droit, l’apex
mucroné. Dépressions basales triangulaires, courtes, pourvues d’un mamelon
central. Bord postérieur de l’« egg guide » denticulé. Valves inférieures de
l’oviscapte relativement longues, l’arête dorsale pourvue d’une forte dent
préapicale avec pointe orientée vers l’arrière, crête basale de la face ventrale
échinulée ainsi que le bord interne ; bord opposé armé de 7-8 dents, les
unités basales petites. Face dorsale des valves supérieures pourvue de 4-5
granulations disposées selon une ligne médiane ; bord interne non dente
jusqu’à la base.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale comme chez le <?•
Face monochrome (jaune 294) ; pas de tache noire sous-oculaire sur les joues.
Yeux jaune soleil à 7 stries vert jaune. Pas de tache noire sur le pronotum-
Partie antérieure de chaque tergite abdominal (normalement cachée sous
le tergite antérieur) lilas. Articulations géniculaires postérieures marquées
de brun terre d’ombre.
Madagascar sud : Ankiliarivo, 1 S holotype, 1 $ allotype, 28 $ et 54 ?
paratypes, 1 larve, 3 et 4-1962 (D. Wintrebert), insectes capturés sur Cedre-
lopsis grewei et Zygophyllum. — Ankalirano, 27 5, 4-1962 (Cadet) sur Cedre-
lopsis grewei. — Tongobory, 1 $, 12-4-1953 (A. Robinson). Matériel au
Muséum de Paris, 2 exemplaires au Muséum de Londres.
15<?
159
F
9,2-11,9 (10,3)
14,7-16,5 (15,5)
2,1-2,7 (2,4)
3,3-4,2 (3,6)
P
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
243
Cy
15S 2,35-2,78 (2,55)
159 3,10-3,46 (3,29)
Cm
2,00-2,60 (2,22)
3,73-4,10 (3,93)
If
0,60-0,76 (0,69)
0,75-0,80 (0,76)
Chloromastax elegans n. sp.
(fig.419-423)
S . Holotype. Taille petite. Fastigium verticis, vu de profil, modé¬
rément saillant en avant des yeux, l’extrémité légèrement arrondie et légè¬
rement redressée, le bord supérieur concave. Pronotum plus court que la
longueur de la capsule céphalique, de la pointe du fastigium à la suture
occipitale. Face externe des fémurs antérieurs parcourue par une carène bien
nette. Expansion de l’avant-dernier tergite rectangulaire, courte, nettement
inclinée vers le bas, la face dorsale fortement déprimée ; partie postérieure
découpée par une incision médiane, de largeur constante, dépassant le milieu
de l’expansion ; portions situées de part et d’autre de cette incision divisées
en 2 lobes bien différenciés, l’unité externe à peu près 2 fois aussi longue quel’u-
nité interne. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce sub¬
rectangulaire, l’angle postéro-externe droit et arrondi ; angle opposé découvert,
aigu, simple. Lobe médian du complexe sous-génital comme chez C. wintre-
berli, l’aire basale de la face ventrale plus allongée et pourvue de bords laté¬
raux concaves ; aire apicale plus effilée, parcourue par une crête n’atteignant
pas l’apex ; saillie située au niveau de la coudure moins largement arrondie à
l’extrémité ; crête transversale de la face dorsale, observée de profil, aussi
haute que la pointe du lobe médian, plus écartée de ce dernier que chez
l’espèce précédente ; le bord postérieur non concave. Angle postérieur des
lobes latéraux plus fortement incurvé vers le lobe médian.
Complexe phallique comme chez C. wintreberti. Lobes moyens de l’extré¬
mité dorso-apicale de la capsule ectophallique plus fortement redressés,
encadrant un petit lobe médian peu prononcé ; lobes latéraux coudés à
angle droit vers l’arrière mais non repliés à nouveau vers la ligne médiane.
Sclérites latéraux de la bordure apicale du phallotrème de même forme que
chez le génotype mais plus courts et plus trapus (cf. fig. 422, 424) ; sclérite
médian avec extrémité dilatée en forme de croissant (cf. fig. 423).
Coloration d’après l’insecte vivant : tête vert jaune avec une mince
bande plus claire dans l’aire postérieure de la joue ; 2 taches noires, puncti¬
formes, peu marquées, sous la base des antennes ; ces dernières rouille, les
3 articles de base vert jaune ; 3 /4 antérieurs des yeux avec 4 stries vert
foncé, la l re seulement amorcée ; une 5 e strie, peu nette, délimitant une aire
postérieure rouge 148. Pronotum, pleures et les tergites terre d’ombre
brûlée ; sternites thoraciques et 1 ers sternites abdominaux jaune 330. Partie
postérieure de l’abdomen et pattes vert jaune; tibias postérieurs vert 418.
Articulations géniculaires postérieures et bord postérieur de l’expansion de
l’avant-dernier tergite marqués de noir.
Source : MNHN, Paris
244
M. DESCAMPS
Ç. Allotype. Fastigium verticis comme chez le <?. Pronotum net¬
tement plus court que chez l’espèce précédente, le bord supérieur droit.
Capsule céphalique moins fortement élargie au niveau des mandibules. 8 e
tergite nettement plus court, l’angle latéro-postérieur plus arrondi et moins
saillant vers l’arrière. Plaque sus-anale lisse. Plaque sous-génitale courte;
découpure de la partie postérieure triangulaire, profonde, prolongée par
une fissure linéaire dépassant le milieu ; bords internes des lobes terminaux
légèrement rugueux, l’angle postérieur aigu et non mucroné ; dépressions
basales plus longues que chez C. wintreberti mais largement séparées sur
la ligne médiane. Bord postérieur de l’« egg guide » convexe, armé de petites
dents recourbées, apparaissant irrégulièrement granuleux en vision ventrale.
Dent préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte
plus forte que chez l’espèce voisine, l’extrémité plus épaisse ; crête trans¬
versale de la face ventrale interrompue vers l’angle basal externe ; bord
externe armé de 6-7 dents, l’unité préapicale épaisse et bifide.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert jaune ; face
monochrome ; yeux glauques avec 6 stries plus foncées à peine indiquées.
Plaque sternale jaune 330. 1/3 apical des tibias postérieurs jaune 227.
Madagascar sud : Beleloka, dunes littorales, 1 <? holotype, 1 $ allotype»
4 (J et 8 ? paratypes, 13-4-1963 (D\Winlrebert). —Ankiliarivo, 1 <J, 3-1962
(D. Winlrebert). Muséum de Paris. 1 paratype au Muséum de Londres.
F
P
5<J 8,9- 9,5 (9,1)
99 12,7-14,7 (13,4)
1,9-2,0
2,6-3,1 (2,8)
cy
2,24-2,48 (2,36)
2,95-3,25 (3,07)
Cm
1,94-2,04 (2,00)
3,23-3,57 (3,37)
If
0,54-0,58 (0,56)
0,56-0,73 (0,65)
L’exemplaire capturé à Ankiliarivo, parmi de nombreux C. winlrcbertu
diffère du type par une taille très nettement plus petite, les yeux plus grands,
l’expansion de l’avant-dernier tergite non déprimée et fortement courbee
vers le bas.
F P Cy Cm
1<? 7,5 1,6 2,08 1,59 0,44
Ghloromastax indigoferae n. sp
(fig.425-431)
c?. Holotype. Taille voisine de celle de l’espèce précédente. Fastigim”
verticis, vu de profil, un peu moins saillant, non redressé à l’apex, le bord
supérieur droit. Bord postérieur du 8 e sternite fortement concave au milie u-
Source : MNHN, Paris
P«G. 419-423. — Cliloromastax elegans n. sp. <J, 9. — 419. Extrémité abdominale de la 9
venlralement. — 420. Tête et pronotum du (J latéralement. — 421. Avant-dernier
tergite abdominal du <$ dorsaiement. — 422. Sclérite gauche de la bordure ventro-
apicale du phallotrème. —- 423. Sclérite médian de la bordure ventro-apicale du
phallotrème.
P'o. 424. — Cliloromastax winlreberli n. sp. cf. -— Sclérite gauche de la bordure ventro-
apicale du phallotrème.
P'G. 425-431. — Cliloromastax indigo/erae n. sp. (J. — 425. Extrémité de la capsule cépha¬
lique latéralement. — 426. Avant-dernier tergite abdominal dorsaiement. — 427. Extré¬
mité de la capsule ectophallique dorsaiement. — 428. Complexe phallique latéralement.
429. Endophalle dorsaiement. — 430. Epiphalle dorsaiement. — 431. Endophalle
latéralement.
Source : MNHN, Paris
246
M. DESCAMPS
Expansion de l’avant-dernier tergite subrectangulaire, légèrement élargie
d’avant en arrière, fortement recourbée vers le bas ; face dorsale parcourue
par une faible carène longitudinale, bombée à la base, déprimée à l’extré¬
mité ; bord postérieur découpé au milieu par une incision triangulaire à
angle rentrant aigu (arrondi chez 1 paratype) ; parties situées de part et
d’autre de cette incision sinuées mais non bilobées ; angles latéro-posté-
rieurs légèrement mais nettement redressés. Dernier tergite comme chez
l’espèce précédente. Lobe médian du complexe sous-génital comme chez
C. elegans, la partie basale nettement plus large avec bords latéraux légè¬
rement sinués et faiblement convergents vers la coudure médiane ; partie
apicale également plus large en forme de triangle presque équilatéral ;
angle de la coudure, vu de profil, moins saillant et plus largement arrondi-
Angle postérieur des lobes latéraux plus étroit et plus fortement incurvé
vers le lobe médian que chez l’espèce précédente.
Crochets de l’épiphalle relativement courts. Partie dorso-apicale de la
capsule ectophallique quadrilobée, les 2 lobes moyens fortement redressés
et presque perpendiculaires à l’axe de la capsule, les 2 lobes latéraux longs
et coudés à angle droit vers l’arrière. Sclérites latéraux de la bordure ventro-
apicale du phallotrème fortement aplatis transversalement ; extrémité
postérieure dilatée, subcirculaire, avec une encoche terminale. Sclérite
médian large, en forme de croissant à branches orientées vers l’avant, la
face dorsale fortement convexe et parcourue par une petite côte longitu¬
dinale.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert 345. 2 grosses
taches noires, subcirculaires sous les antennes ; 2 lignes de grosses taches
noires vertico-occipitaies (parfois absentes), flanquées de 2 autres lignes
(présentes sur tous les exemplaires de la série) en bordure des yeux. Ces
derniers jaune 269, striés de vert houx. Joues traversées par une barre
jaune jonquille limitée, en avant, par une bande noire plus ou moins longue,
en arrière par une grosse tache vert foncé (parfois noire). Face et plaque
sternale jaune 330. Fémurs et derniers sternites vert lierre. Tibias posté¬
rieurs vert 429. Partie postérieure de l’expansion de l’avant-dernier tergite
brune.
$. Allotype. Très proche de la $ de C. elegans, espèce à laquelle elle
aurait été vraisemblablement réunie si les 2 insectes n’avaient été connus
par de belles séries, capturées en des endroits et sur des arbustes différents,
comprenant des t? qui, à l’inverse de leurs compagnes, sont franchement
différents.
Fastigium verticis, vu de profil, nettement redressé à l’extrémité, I e
bord supérieur légèrement concave comme chez l’espèce précédente. Capsule
céphalique un peu moins élargie au niveau des articulations mandibulaircs-
Plaque sous-génitale de structure identique, les lobes terminaux un P eU
plus saillants vers l’arrière. Face ventrale des valves inférieures de l’ovis-
capte pourvue de nombreuses échinulations, la crête transversale peu nette
(complète chez certains paratypes, interrompue vers l’angle basal externe
chez d’autres).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
247
Coloration sommaire d’après l’insecte vivant : face et vertex mono¬
chromes ; teinte générale jaune 322 ; fémurs postérieurs vert lierre ; tibias
postérieurs jaune vert, sur l’insecte sec, la face supérieure virant à l’orange
vers l’extrémité.
Madagascar sud : Lac Iliotry, 1 <J holotype, 1 Ç allotype, 11 3 et 5 $
paratypes, 14-5-1963 (D. Winlrebert). Insectes capturés sur Indigo/era sp.
Muséum de Paris.
F P
123
7,9- 9,4
(8,6)
1,6-1,9
(L7)
69
11,9-13,6
(12,7)
2,3-2,7
(2,5)
cy
Cm
lf
2,19-2,55
(2,34)
1,72-1,95
(1,81)
0,45-0,53
(0,48)
2,82-3,13
(2,99)
2,91-3,21
(3,11)
0,52-0,59
(0,55)
Genre
Tetefortina
nov.
tî. Taille moyenne à grande. Capsule céphalique nettement plus large
au niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium
Verlicis, vu de profil, modérément saillant en avant des yeux, plus ou moins
déclive, largement arrondi à l’extrémité. Yeux ovoïdes, bien saillants ;
distance infra-oculaire plus petite que la largeur de l’œil. Face bicolore,
déclive, de profil légèrement concave ; angle fastigio-facial aigu. Antennes
comme chez le genre précédent.
Pronotum finement chagriné, le bord postérieur incisé ; angle postérieur
des lobes latéraux bien saillant vers l’arrière, aigu ou arrondi. Subaptère ;
même type de régression des organes du vol que chez Apleropeoedes. Fémurs
antérieurs épais, les carènes inférieures obsolètes, la carène supéro-interne
subobsolète, la face externe parcourue ou non par une carène plus ou moins
nette. Fémurs médians épais, pourvus seulement des 2 carènes supérieures.
2 e éperon interne des tibias postérieurs spiniforme ; une petite épine bien
nette en prolongement du bord supéro-interne du 1 er article des tarses.
Extrémité abdominale moyennement renflée. Avant-dernier tergite
pourvu d’une expansion divisée en 2 éléments par une découpure triangu¬
laire large et profonde. Extrémité de la plaque sus-anale visible par celte
découpure. Dernier tergite peu ou très peu découvert latéralement, le bord
interne pourvu d’une courte saillie cachée sous le tergite précédent. Cerques
comme chez Apleropeoedes ; plaques infra-cercales pourvues d’un court
appendice vers l’angle postéro-interne. Bord postérieur du 8 e sternite non
incisé. Aire membraneuse du complexe sous-génital, semi-elliptique, bordée
d’une côte bien nette s’amincissant d’avant en arrière. Lobe médian moins
large que chez Apleropeoedes, non encapuchonnant, peu ou pas rétréci de
la base vers l’extrémité, courbé dorsalement ou coudé à angle droit dans le
Source : MNHN, Paris
248
M. DESCAMPS
même sens, ses bords latéraux épaissis ; face ventrale parcourue par une
côte longitudinale, face dorsale pourvue d’une crête transversale préa¬
picale d’où part un connectif coriacé aboutissant aux lobes latéraux. Ces
derniers orientés vis-à-vis du lobe médian, soudés au connectif, de même
allure mais moins complexes que chez Apteropcoedes : en forme de gouttière
ou d’arceau en vision apicale, spatuliformes en vision latérale, en forme de
fer à cheval ouvert vers l’arrière en vision dorsale ; point d’implantation
situé près de l’angle postéro-externe des aires latérales.
Epiphalle du même type que chez le genre précédent, les baguettes laté¬
rales plus distantes. Capsule ectophallique plus ou moins fortement sclérifiée,
colorée, renflée latéralement et ventralement, l’ouverture postérieure en
position ventro-apicale, limitée dorsalement par un processus, généralement
recourbé vers le bas, divisé en 5 lobes à l’extrémité, les unités externes
foliacées ou en forme de petite tige ; extrémité antérieure recourbée et
constituant une petite crête ventrale. Endophalle relativement grand ;
sac spermatophore grand, parsemé on non de petites échinulations rousses.
Phallotrème avec sclérilicalion dorso-latérale constituant un anneau presque
complet, la partie postérieure semi-membraneuse, striée ; face ventrale plus
ou moins dilatée, pourvue ou non d’une petite sclérification médiane; bor¬
dure ventro-apicale pourvue, soit a) de 2 très petits sclérites (parfois diffi¬
cilement décelables) situés de part et d’autre de la ligne médiane, soit b) de
4 petits sclérites situés comme représenté à la figure 455. Pas d’évaginations
échinulées de part et d’autre de l’ouverture génitale.
Ç. Moins nettement fusiforme que les $ des 2 genres précédents. Distance
infra-oculaire un peu plus petite que la longueur de l'œil. Face monochrome ;
une petite tache noire sous-oculaire sur les joues. Bord inférieur du pronotum
oblique. Plaque sternale courte et large. Face externe des fémurs médians
parcourue par une côte. Bords latéraux du 8 e tergite dépassant peu les
bords correspondants du tergite précédent. Dernier tergite invisible dorsa¬
lement, le bord latéral fortement convexe, l’angle laléro-postérieur aigu-
Plaque sus-anale lisse ; cerques grêles, nettement plus longs que chez Aptero-
peoedes. Plaque sous-génitale dépourvue de dépressions transversales à lu
base ; partie postérieure divisée en 2 lobes triangulaires, bien saillants vers
l’arrière, par une découpure profonde non prolongée par une incision médiane ;
bords internes des lobes terminaux lisses ou granuleux. Bord postérieur de
l’«egg guide» convexe, finement serrulé. Valves inférieures de l’oviscapte
pourvues d’une forte dent préapicale sur l’arête dorsale, la dent apicale forte,
bien recourbée ; face ventrale échinulée, pourvue d’une forte crête basale,
denticulée, réunissant les bords latéraux.
Génotype : Tcte/orlina curia n. sp.
Ce genre comprend actuellement 5 espèces connues par les 2 sexes ;
les (J bien qu’étant très voisins sont toujours faciles à différencier en raison
des caractères fournis par les pièces génitales externes ; l’identification des
$ est beaucoup plus délicate, certaines espèces ne pouvant pratiquement pa s
être différenciées en l’absence des çj correspondants.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
EUSCHMIDTIINAE
249
Clé des espèces (<?)
1 (6) Bord supérieur de l’avant-dernier tergite, en vision latérale, légère¬
ment concave ou anguleux vers le 1/3 postérieur ; découpure de
l’expansion médiane n’entamant pas la surface du tergite proprement
dit. (fig. 432-433). 2
2 (5) Lobe médian du complexe sous-génital courbé dorsalement, l’extrémi¬
té simple avec bord postérieur convexe. Lobes latéraux de la capsule
ectophallique en forme de petite tige ; 2 très petites sclérifications
sur la bordure ventro-apicale du phallotrème. (fig. 433,438) ... 3
3 (4) Une très petite surélévation à la pointe de l’angle rentrant de la
découpure du bord postérieur de l’avant-dernier tergite ; extrémité
de la capsule ectophallique marquée de noir. (fig. 432, 433).
. T. curia n. sp. p. 250
4 (3) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu d’un fort appendice
en forme de lame saillante vers l’arrière et vers le haut ; extrémité
de la capsule ectophallique non marquée de noir. (fig. 442).
. T. winlrcberti n. sp. p. 252
5 (2) Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit vers le
haut, l’extrémité bilobée. Lobes latéraux de la capsule ectophallique
très développés, larges ; 4 très petits sclérites sur la bordure ventro-
apicale du phallotrème. Grande taille, (fig. 443-447).
... T. maxima n. sp. p. 252
6 (1) Bord supérieur de l’avant-dernier tergite, en vision latérale, anguleux
vers le milieu ; découpure de l’expansion médiane entamant la surface
du tergite proprement dit. (fig. 449-450). 7
7 (8) Pas de surélévation à la pointe de l’angle rentrant de la découpure
du bord postérieur de l’avant-dernier tergite ; angles postérieurs
des lobes de l’expansion médiane légèrement recourbés vers le bas.
Lobes latéraux de la capsule ectophallique en forme de tige légèrement
courbée vers l’arrière. 2 petites pointes sclérifiées, à peine perceptibles,
sur la bordure ventro-apicale du phallotrème. (fig. 448, 450).
. . T. media n. sp. p. 255
3 (7) Une forte surélévation au milieu de l’avant-dernier tergite ; angle
postérieur des lobes de l’expansion médiane fortement recourbé
vers le bas. Lobes latéraux de la capsule ectophallique en forme de
tige plus fortement courbée vers l’arrière ; 4 très petits sclérites sur
la bordure ventro-apicale du phallotrème. (fig. 452-456).
. T. gibbosa n. sp. p. 257
Clé des espèces (Ç)
1 (6) Pronotum dépourvu de tache noire transverse
Source : MNHN, Paris
250
M. DESCAMPS
2 (5)
3 (4)
4 (5)
5 (2)
6 ( 1 )
7 (8)
8 (7)
Joues monochromes, vert jaune avec une petite tache noire sous-
oculaire (parfois une très faible traînée rouge orangé). 3
Face supérieure des tibias postérieurs noir brillant chez l’insecte sec ;
« egg guide » parcouru par une carène plus ou moins nette .
. T. curia n. sp. p. 251
Face supérieure des tibias postérieurs jamais noire, «egg guide»
non caréné. Taille un peu plus petite.
. T. wintrcberti n. sp. p. 252
Joues barrées d’une bande rouge orangé bien nette (sur l’insecte sec).
Taille grande. T. maxima n. sp. p. 254
Une tache noire sur le disque du pronotum (parfois réduite à 2
petits points) ; une bande noire sur le bord antérieur du mésonotum
et du 1 er tergite abdominal ; autres tergites frangés de noir ... 7
Taille moyenne, fémurs postérieurs = 15 mm, longueur totale =
25 mm. T. media n. sp. p. 255
Taille plus petite, fémur postérieur = 12,2-12,9 mm, longueur totale
= 21 mm. T. gibbosa n. sp. p. 258
Tetefortina curta n. sp.
(fig. 432-440)
<?. Holotype. Taille moyenne. Angle postérieur des lobes latéraux du
pronotum étroitement arrondi à l’extrémité. Face externe des fémurs ante¬
rieurs parcourue par une carène peu saillante, bien visible sur toute la longueur.
Lobes latéraux de l’expansion de l’avant-dernier tergite très légèrement cour¬
bés vers le bas, l’extrémité arrondie et légèrement incurvée vers l’extérieur,
le bord externe un peu surélevé, le bord interne légèrement sinué ; angle
rentrant de la découpure surmonté d’une petite surélévation triangulaire.
Dernier tergite peu découvert latéralement, le bord interne pourvu d’une
saillie peu distinctement bifide à l’extrémité (simple chez certains paratypes)
cachée par le tergite précédent. Lobe médian du complexe sous-génital
régulièrement courbé dorsalement, la largeur de la base subégale à celle de
l’aire membraneuse ; un très net élargissement post-basal ; au delà de ce der¬
nier, bords latéraux concaves ; extrémité légèrement élargie, le bord poS"
térieur convexe ; face ventrale parcourue sur le 1/3 médian par une crête
longitudinale peu élevée ; crête transversale de la face dorsale élevée, semi-
circulaire. Lobes latéraux comme décrits pour le genre.
Lobes moyens du processus dorso-apical de la capsule ectophalli<I ue
de coloration noire ; lobes latéraux en forme de petite tige perpendiculaire
aux faces latérales, légèrement incurvés vers le bas et vers l’arrière ; lobes
moyens imparfaitement divisés en 2 parties par un étranglement médian,
l’une d’elles recourbée ventralement et invisible du dessus, l’autre apparaissant
dorsalement sous forme d’un triangle avec extrémité aiguë orientée vers
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
EUSCHMIDTIINAE
251
l’extérieur. Endophalle comme représenté à la figure 439 ; une très faible
sclérification linéaire, longitudinale, située à la face ventrale du phallotrème ;
2 très petites sclérifications sur la bordure ventro-apicale, situées de part
et d’autre de la ligne médiane.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert if. Vertex presque
complètement recouvert par 4 lignes de grosses taches noires plus ou moins
rectangulaires. Yeux crème à 6 stries épaisses vert if. Antennes bure, la face
ventrale du 1 er article noire, le second vert jaune. Face vert lierre avec 2
taches noires presque carrées sous les antennes. Joues vert lierre, barrées
de vert jaune, avec 2 grosses taches noires, grossièrement rectangulaires, sous
l’œil. Derniers sternites vert lierre. Articulations géniculaires postérieures
brun terre d’ombre ; tibias lilas.
$. Allotype. Fastigium verticis, vu de profil, subhorizontal ; disque
du pronotum limité latéralement par quelques rides irrégulières. Plaque
sous-génitale profondément découpée (jusqu’à mi-longueur) ; angle rentrant
de la découpure prolongé, vers l’avant, par 2 petites côtes très courtes, diver¬
gentes. Lobes terminaux pourvus d’une petite dent conique à l’angle posté¬
rieur, les bords internes sinueux et inermes. Face ventrale de l’« egg guide »
parcourue par une petite côte longitudinale. Valves inférieures de l’oviscapte
avec dent terminale forte ; face ventrale triangulaire, relativement allongée,
la crête basale forte ; 7-8 dents sur le bord externe (grande variation intra-
spécifique, extrêmes : 5-8).
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert jaune. Vertex,
joues et fémurs un peu plus foncés. Antennes bure. Yeux crème à 6 stries
vert jaune. Petite tache noire sous l’œil. Pièces buccales et sternites blanchâ¬
tres, sauf les derniers évoluant progressivement vers la couleur vert jaune
de la plaque sous-génitale et de l’oviscapte. Articulations géniculaires posté¬
rieures marquées de brun terre d’ombre ; tibias violet pourpré, la face supé¬
rieure devenant noir brillant après séchage.
Madagascar sud : Ankiliarivo, 1 <J holotype, 1 9 allotype, 5 <? et 13 $
paratypes, 3 et 4-1962 (D. Winlrebert). Insectes capturés sur Hippocratea
sp. Même localité, 2 <? et 3 $, 3 et 4 -1963 (D. Winlrebert ).—Betioky, 1 <S,
7-2-1963 (D. Winlrebert). — 17 kms sud de Betioky, 1 ?, 2-4-1963 (D.
Winlrebert). — Matériel au Muséum de Paris ; 2 paratypes au Muséum de
Londres.
F
P
6<?
10,2-11,3 (10,6)
2,2-2,4
159
12,7-14,7 (13,9)
2,4-2,8
Cy
Cm
lf
6 J
2,96-3,07
(3,04)
2,38-2,55
(2,42)
0,92-0,96
(0,94)
I5ç
3,19-3,61
(3,41)
3,23-3,96
(3,59)
0,60-0,76
(0,70)
Source : MNHN, Paris
252
M. DESCAMPS
Tetefortina wintreberti n. sp.
(fig. 441-442)
tj. Holotype. Très proche de l’espèce précédente. En diffère prin¬
cipalement par les caractères suivants : taille plus petite, carène de la face
externe des fémurs antérieurs moins nette ; bord postérieur de l’avant-
dernier tergite pourvu d’une forte expansion médiane, de section triangulaire,
faisant saillie en oblique vers l’arrière et vers le haut, flanquée de 2 petits lobes
triangulaires arrondis à l’extrémité et incurvés vers le bas. A la base de ces
lobes et du côté externe, une petite concavité semi-circulaire du bord posté¬
rieur. Extrémité de la capsule ectophallique non marquée de noir ; lobes
moyens du processus dorso-apical moins nettement étranglés, apparaissant
largement arrondis en vision dorsale, flanqués de lobes latéraux plus longs
et plus grêles ; 2 très petites sclérifications, situées de part et d’autre de la
ligne médiane, sur la bordure ventrale du phallotrème.
La structure de l’avant-dernier tergite est identique à celle de T. curia
mais l’espèce se caractérise par la saillie médiane du bord postérieur atteignant
un développement tel qu’elle masque la découpure médiane s’observant
chez les autres espèces.
$. Allotype. Très difficile à différencier de l’espèce précédente dont elle
s’écarte par la taille un peu plus petite, les valves de l’oviscapte moins
longues avec un nombre de dents moindre, la face inférieure de l’« egg guide »
non carénée, la face supérieure des tibias postérieurs claire.
Madagascar sud : Ankalirano, 1 g holotype, 1 Ç allotype, 3 $ paratypes,
1 larve, fin avril 1962 (Cadet). — Saodono, 2 $, 24-5-1963 (D. Wirlreberl). —
Ampanihy, 1 <J, 16-5-1963 (J. Tcte/orl). — Nord Ampanihy, 1 Ç, 29-4-1963
(D. Wintrebert). —- Itampolo, 1 Ç, 5-1951 (R. Paulian). Muséum de Paris.
2cî
79
2<J 8,5-9,2
79 11,5-13,0
Cy
2,63-2,72
3,06-3,42 (3,25)
P
1,7-1,8
(12,0) 2,2-2,4
Cm
2,05-2,15
3,04-3,68 (3,33)
If
0,75-0,78
0,61-0,65
Tetefortina maxima n. sp.
(fig. 443-447)
<J. Holotype. Taille grande. Bord supérieur du fastigium subhorizontal-
Face externe des fémurs antérieurs fortement convexe, la partie basale
seule parcourue par une côte subobsolète. Expansions triangulaires de
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
253
Éio. 432-440. — Telefortina curta n. sp. <J. — 432. Extrémité abdominale dorsalement. —
433. La même latéralement. — 434. La même en vision ventro-apicale. — 435. Complexe
phallique latéralement. — 436. Epiphalle dorsalement. — 437. Tête et pronotum
latéralement. -— 438. Capsule ectophallique dorsalement. — 439. Endophalle latéra¬
lement. — 440. Dernier tergite abdominal latéralement.
P«g. 441-442. — Tete/ortina wintreberti n. sp. $. — 441. Extrémité de la capsule ectophal¬
lique dorsalement. — 442. Avant-dernier tergite abdominal latéralement.
Source : MNHN, Paris
254
M. DESCAMPS
l’avant-dernier tergite larges, subhorizontales ; angles postérieurs arrondis,
légèrement inclinés vers le bas et incurvés vers l’intérieur ; bords internes
concaves, séparés sur la ligne médiane par une petite incision triangulaire.
Dernier tergite très peu découvert, le bord interne pourvu d’un appendice
court et large, nettement bifide à l’extrémité (simple chez les paratypes). Lobe
médian du complexe sous-génilal coudé dorsalement à angle droit, à mi-
longueur ; partie basale avec bords convexes, non carénée ; partie terminale
avec bords concaves, parcourue, par une crête élevée, disparaissant peu avant
l’extrémité; cette dernière élargie, le bord postérieur bilobé; crête transver¬
sale de la face dorsale large et peu élevée. Lobes latéraux subrectangulaires
en vision latérale, environ 1,5 fois aussi longs que larges, le bord postérieur
largement convexe.
Insecte décoloré sauf la capsule céphalique. Face jaune verdâtre avec
2 grandes taches noires rectangulaires sous les antennes ; ces dernières rou¬
geâtres, la face inférieure du 1 er article noire, le 2 e verdâtre, marqué de noir ;
6 stries oculaires ; une bande brune bordée de jaune allant de la pointe du
fastigium à la suture occipitale ; joues vert jaune avec une grande tache
sous-oculaire noire, triangulaire ; bord postérieur des yeux avec 3 taches
noires : 1 grande plage inférieure atteignant la suture occipitale ; entre cette
dernière et le fastigium 2 taches plus petites. Tibias postérieurs violacés.
Capsule ectophallique très caractéristique, la partie dorso-apicale for¬
tement recourbée vers le bas avec lobes latéraux très développés, presque
foliacés, perpendiculaires aux faces latérales ; 4 tout petits sclérites sur la
bordure du phallotrème : 2 unités inférieures digitiformes situées à quelque
distance de part et d’autre de la ligne médiane ; 2 unités supérieures trian¬
gulaires. Pas de sclérification médiane.
$. Allotype. Fastigium verticis légèrement tronqué à l'extrémité.
Très proche de l’espèce précédente, s’en différencie, outre la taille, par les
joues barrées de rose sur toute la longueur.
Insecte décoloré devant être vert à l’état frais. Tibias postérieurs roses.
Madagascar sud : Sakaraha, Lambomakandro, 1 <? type, 1 Ç allotype.
6 à 9 avril ; 1 S et 1 Ç paratypes, 3-1956 (A. Robinson) ; 1 <J paralype (P-
Griveaud); 1 paralype, 3-1961 (A. Robinson). — Forêt de Lamboma¬
kandro, 3 Ç, 24-6-1963 (D. Wintreberl). Muséum de Paris.
F P Cy Cm lf
4 (J 11,9-13,7 2,5-2,8 3,06-3,42 2,63-2,95 0,97
29 16,0-18,0 3,1-3,3 3,70-3,80 4,12-4,45 0,80
Les 3 exemplaires capturés par D. Wintrebert sont nettement plus petits
que les $ de la série typique, ils sont rapportés avec doute à la même espèce.
F P Cb Cm lf
39 14,3-15,2 2,7-2,9 3,48-3,61 3,60-3,81 0,68-0,71
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
255
Tetefortina media n. sp.
(fig. 448-451)
<?. Holotype. Taille assez grande. Fémurs antérieurs épais, un début
de carène à la base de la face externe. Avant-dernier tergite abdominal
présentant un bombement transversal à la parlie médiane ; moitié postérieure
aplatie, formant un angle droit avec la moitié opposée. Incision triangulaire
de l’expansion médiane plus profonde que chez les espèces précédentes,
délimitant 2 larges lobes arrondis à l’extrémité. Pas de surélévation au niveau
de l’angle rentrant de la découpure. Bord interne du dernier tergite pourvu
d’une saillie large et courte, arrondie à l’extrémité, cachée par le bord pos¬
térieur du tergite précédent. Lobe médian du complexe sous-génital coudé
à angle droit vers le milieu comme chez l’espèce précédente, moins long,
de largeur subégale de la base à l’extrémité ; partie basale convexe, non
carénée, ses bords latéraux non épaissis ; partie apicale parcourue par une
forte carène s’abaissant brusquement vers le milieu mais se poursuivant
jusqu’au bord postérieur. Ce dernier légèrement concave avec angles latéraux
arrondis et saillants latéralement. Lobes latéraux, vus de profil, plus étroits
que chez T. maxima, plus de 2 fois aussi longs que larges.
Insecte décoloré sauf la capsule céphalique. Premiers articles antennaires
verdâtres, non marqués de noir. 2 taches noires sous-antennaires, une tache
noire sous-oculaire. Vertex et occiput noir varié de brun et de jaune. Traces
vertes sur les pattes et l’extrémité abdominale. Articulation géniculaire
postérieure brune ; tibias violacés.
Lobes externes de l’extrémité apicale de la capsule ectophallique en forme
de tige ; lobes moyens triangulaires, aigus à l’apex. Endophalle comme chez
le génotype, la sclérification dorso-latérale du phallotrème se rétrécissant
fortement vers le bas ; pas de sclérification ventrale ; 2 très petites pointes
chilineuses (très difficilement décelables), de part et d’autre de la ligne
médiane, sur la bordure ventro-apicale.
$. Allotype. Extrémité abdominale légèrement renflée. Bords latéraux
du 8 e tergite fortement convexes, l’angle latéro-postérieur bien saillant.
Angle correspondant du dernier tergite conique, peu aigu à l’apex. Plaque
s us-anale large, légèrement déprimée au milieu, nettement rétrécie vers
l’arrière. Plaque sous-génitale convexe, la découpure de la partie postérieure
large, se terminant par un angle arrondi ; lobes ainsi délimités triangulaires
avec angle postérieur droit, arrondi, et bord interne lisse. « Egg guide » bombé,
le bord postérieur pourvu de petits échinulations recourbées dorsalement
et pratiquement invisibles en vision ventrale. Valves de l’oviscapte courtes.
Valves inférieures avec dent préapicale de l’arête dorsale très forte, terminée
e n pointe aiguë orientée vers l’arrière, la dent apicale fortement recourbée ;
face ventrale semi-cordiforme comme chez certains Apteropeoedes, pourvue
d’une seule échinulation ; bord externe armé de 3-4 dents, l’unité préapicale
très forte, large et subtriangulaire, les unités basales beaucoup plus petites.
Source : MNHN, Paris
256
M. DESCAMPS
Fio. 443-447. — Tete/orlina maxima n. sp. <J. — 443. Extrémité abdominale dorsalement.
— 444. La même latéralement. — 445. La même en vision ventro-apicale. -— 446. cap
suie ectophallique dorsalement. — 447. Complexe phallique latéralement.
Fio. 448-451. — Telefortina media n. sp. <J. •— 448. Capsule ectophallique dorsalement.-'
449. — Extrémité abdominale latéralement. — 450. La même dorsalement. — 451. Com¬
plexe phallique latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTI1NAE 257
Valves supérieures fortement sinuées en vision latérale, le bord externe
armé de 6 dents, la face dorsale pourvue de 4-5 fortes échinulations.
Insecte partiellement décoloré ; face monochrome, jaune verdâtre ;
joues barrées d’une bande rouge orangé (?) et pourvues d’une tache sous-
oculaire noire. Pronotum avec une plage noire rectangulaire située un peu
avant le milieu. Une large bande noire sur le bord antérieur du mésonotum,
du métanotum et du 1 er tergite abdominal ; un liseré de même couleur sur
le bord postérieur des tergites 1 à 8 inclus. Plaque sus-anale marquée de brun
sur les côtés, au centre et à l’extrémité. « Egg guide » également marqué
de brun ; tibias postérieurs rosés, dents des valves de l’oviscapte noires.
Madagascar sud : Station agricole du Bas-Mangoky, 1 (J holotype,
1 Ç allotype, 1 <J paratype. Muséum de Paris.
F P Cy Cm lf
2<J 11,0-11,5 2,6-2,6 3,12-3,20 2,73-2,80 1,12
19 15,0 2,8 3,47 3,75
Tetefortina gibbosa n. sp.
(fig. 452-456)
tJ. Holotype. Taille nettement plus petite que l'espèce précédente.
Fastigium verticis, vu de profil, plus largement et plus régulièrement arrondi.
Yeux plus saillants et capsule céphalique plus étroite au niveau des man¬
dibules que chez les autres espèces. Un début de carène faiblement marqué
à la base de la face externe des fémurs antérieurs. Avant-dernier tergite
présentant, vers le milieu (au niveau de l’angle rentrant de la découpure
médiane), une très forte gibbosité avec bord antérieur, observé de profil,
convexe et bord opposé droit. Expansion médiane constituée de 2 lobes
séparés par une découpure triangulaire atteignant presque le sommet de la
gibbosité ; lobes fortement déclives, déprimés au milieu, le bord externe
surélevé, l’angle postérieur incurvé vers le ba$. Dernier tergite avec bord
postérieur concave ; saillie postéro-interne découverte, orientée vers l’arrière,
légèrement incurvée vers le bas, tronquée avec arête de la troncature légère¬
ment concave. Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit
un peu après le milieu, de largeur égale de la base à l’extrémité ; partie basale
en forme de lancette, fortement bombée antérieurement, déprimée à l’extré¬
mité, les bords latéraux épaissis ; partie apicale comme chez l’espèce précéden¬
te, les angles latéro-postérieurs plus largement arrondis et non saillants
latéralement. Lobes latéraux très étroits à l’extrémité, l’angle terminal
arrondi.
Capsule ectophallique avec bord supérieur plus ascendant que chez les
autres espèces ; processus dorso-apical subhorizontal, le lobe médian recourbé
vers le bas, les lobes moyens larges, les lobes latéraux en forme de tigelle
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 17
Source : MNHN, Paris
258
M. DESCAMPS
coudée vers l’arrière à mi-longueur. Partie basale du pénis élevée ; 4 petits
sclérites sur la bordure ventro-apicale du phallotrème, disposés comme
chez T. maxima. •
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale terre d’ombre brûlée.
2 premiers articles antennaires et fémurs vert transparent. Race jaune
glauque avec 2 taches noires sous-antennaires. Pièces buccales i&t plaque
sternale brun 704. Yeux jaune 320 avec 5 stries brun terre d’ombfë Vertex
a k
Fig. 452-456. — Tetefortina gibbosa n. sp. (J. — 452. Extrémité abdominale latéralement.
— 453. Capsule ectophallique dorsalement. — 454. Avant-dernier tergite dorsalement.
— 455. Endophalle latéralement. — 456. Capsule ectophallique latéralement.
parent, une bande bicolore noire éô haut et vert transparent en bas, une
bande bicolore blanchâtre en habt'et jaune glauque en bas, une bande noire
se prolongeant sur le thorax.Bord inférieur du pronotum surligné d’une bande
blanche se prolongeant sur le thorax sous la bande noire précédente. Sternites
abdominaux et 2 derniers tergites jaune glauque. Extrémité abdominale vert
transparent, noir et violet. Tibias postérieurs violet 684 ; articulations géni-
culaires marquées de noir.
Ç. Allotype. Très proche de l’espèce précédente, en diffère, outre l a
taille, par les bords latéraux du 8 e tergite moins convexes ; par l’angle po s '
térieur du dernier tergite plus aigu, légèrement redressé, par la plaque sus-
anale plus large à la partie postérieure, par les cerques nettement plus courts
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
259
et plus épais ; par la plaque sous-génitale moins convexe, avec découpure
de la partie postérieure nettement plus large à l’extrémité ; par l’angle
postérieur des lobes terminaux subaigu, largement arrondi à l’extrémité.
Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue de quelques
granulations ; bord externe armé de 4-5 dents, l’unité préapicale forte,
triangulaire, plus ou moins nettement bifide.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert de vessie. Face
plus claire, vert 346 ; yeux jaune glauque avec 6 stries vert de vessie ; joues
présentant une tache noire rectangulaire sous l’œil en avant d’une bande
orange en diagonale. Un mince liseré blanc le long du bord inférieur du prono-
tum ; une tache noire sur le disque, plus ou moins développée, parfois réduite
à 2 points minuscules. Une tache noire rectangulaire sur le bord antérieur
du métanotum ; tergites abdominaux également marqués de noir sur les bords
antérieur et postérieur. Pièces buccales, plaque sternale et 6 premiers slernites
abdominaux brun 699. Tibias postérieurs violet 679.
Sur certains exemplaires, les taches noires de la face dorsale sont de
plus en plus réduites vers l’arrière jusqu’à devenir punctiformes. Elles sont
parfois réunies jusqu’au 4 e tergite par une bande axiale orange 199.
Madagascar sud : Vineta (Région de Sakaraha), 1 <J holotype, 1 $
allotype, 5 «J et 2 $ paratypes, 8-2-1963 (J. Tête/ort). Insectes capturés sur
« Piso-Piso ». Muséum de Paris.
F P
6<?
39
6 J 9,0-10,2 (9,4) 1,9-2,2
39 12,1-12,7 2,3-2,5
Cy
2,57-3,01 (2,72)
3,03-3,08
Cm
1,92-2,25 (2,04)
3,12-3,26
lf
0,72-0,86 (0,77)
0,63-0,64
Genre Elulronuxia nov.
<J. Taille moyenne. Capsule céphalique nettement plus large au niveau
des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium verticis,
vu de profil, moyennement saillant en avant des yeux, déclive, largement
arrondi à l’extrémité ; espace interoculaire très étroit, bordé de carènes
bien saillantes. Face bicolore, de profil légèrement concave ; carènes médianes
peu épaisses, contiguës sur toute la longueur. Yeux grands, larges, fortement
saillants ; distance infra-oculaire nettement plus petite que la largeur de
l’œil. Antennes plus longues que la face.
Pronotum long, la carène médiane très peu marquée ; angle postérieur
des lobes latéraux arrondi, saillant vers l’arrière. Plaque sternale longue.
Subaptère ; même type de régression des organes du vol que chez les genres
précédents. Fémurs antérieurs pourvus de 5 carènes, les inférieures subob-
Source : MNHN, Paris
260
M. DESCAMPS
solètes. Fémurs médians peu renflés, les carènes inférieures peu marquées.
Tibia médian plus court que le fémur. 2 e éperon interne des tibias postérieurs
non décelable.
Extrémité abdominale renflée. Avant-dernier tergite pourvu d’une expan¬
sion médiane large, largement et profondément échancrée en triangle.
Dernier tergite relativement découvert latéralement. Cerques longs, l'extré¬
mité légèrement renflée et incurvée vers l’intérieur. Bord postérieur du 8 6
sternite concave. Aire membraneuse du complexe sous-génital longée d’une
faible côte, le bord postérieur largement convexe. Lobe médian courbé dor-
salement, la base relativement étroite, l’extrémité très élargie; une forte
crête transversale à la face dorsale. Lobes latéraux implantés près de l’angle
postéro-externe des aires latérales, larges, non soudés au connectif, la partie
postéro-interne incurvée vers le lobe médian.
Capsule ectophallique subcylindrique, renflée latéralement. Partie
dorso-apicale subhorizontale, large, constituant un chaperon épais au-dessus
de l’ouverture ventro-apicale. Ouverture dorso-basale grande. Sac spernaa-
tophore échinulé. Phallotrème avec sclérification dorso-latérale en forme
de gouttière. 2 bourrelets latéraux fortement échinulés de part et d’autre
de l’ouverture génitale.
$ inconnue.
Génotype : Elulronuxia isolula n. sp.
Elutronuxia isolata n. sp.
(fig. 457-463)
cJ. Ilolotype. Moitié postérieure de l’avant-dernier tergite parcourue
par une carène médiane bien saillante ; angles latéro-postérieurs de l’expan¬
sion médiane formant une étroite saillie, arrondie à l’extrémité, orientée vers
l’arrière, la face dorsale bombée ; bords de la découpure médiane rectilignes,
légèrement inclinés vers le bas. Dernier tergite visible latéralement sous
forme d’une pièce semi-circulaire, la face externe concave, le bord interne
pourvu d’une courte saillie masquée par le bord postérieur du tergite précé¬
dent. Cerques présentant un petit étranglement préapical. Moitié basale du
lobe médian du complexe sous-génital étroite avec bords latéraux concaves ;
moitié postérieure s’élargissant jusqu’à l’extrémité, les bords latéraux légè¬
rement convexes et redressés ; face ventrale de la moitié postérieure tccti-
forme, parcourue, vers l’extrémité, par une courte carène longitudinale;
bord postérieur concave avec angles latéraux constituant 2 saillies triangu¬
laires ; crête transversale de la face dorsale avec bord postérieur convexe,
très finement échinulé, pourvu, à chaque extrémité, d’un petit renflement
également échinulé. Lobes latéraux fortement élargis à la partie postérieure,
la largeur, à ce niveau, plus grande que la longueur totale, l’angle postéro-
interne largement arrondi et chevauchant les bords latéraux du lobe médian ;
Source : MNHN, Paris
261
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIIBAE
toute la partie inclinée vers le lobe médian sculptée et échinulée avec bord
postérieur finement denté.
Insecte en grande partie décoloré. Face claire avec 2 grandes plages
noires sous la base des antennes ; articulations mandibulaires claires ;
1 er article antennaire noir ; joues barrées de noir ; vertex varié de noir et de
jaune. Bord postérieur de l’expansion de l’avant-dernier tergite noir ; lobes
latéraux du complexe sous-génital marqués de brun. Fémurs postérieurs
Fig. 457-463. — Elutronuxia isolata n. sp. <J. — 457. Extrémité abdominale dorsalement. —
458. La même latéralement. — 459. La même en vision ventro-apicale. — 460. Capsule
cctophallique latéralement. — 461. Tête et pronotum latéralement. — 462. Capsule
ectophallique dorsalement. —■ 463. Capsule céphalique de face.
Source : MNHN, Paris
262
M. DESCAMPS
verts ; tibias avec face supérieure rose, face inférieure verte et faces latérales
violettes.
Un court appendice conique, en position latérale, sous le chaperon ter¬
minal de la capsule ectophallique. Bourrelets échinulés, encadrant l’ouverture
génitale, constitués d’évaginations juxtaposées.
Madagascar sud : Tranombaza, 1 3 holotype, 16-3-1962 (D. Wintreberl)-
Muséum de Paris.
F P Cy Cm «
13 11,2 2,4 2,96 2,15 0,76
Genre Micromastax nov.
3. Taille petite ou très petite. Tégument lisse. Capsule céphalique très
nettement plus large au niveau des yeux qu’au niveau des articulations
mandibulaires. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant en avant des
yeux, fortement déclive ; face dorsale très étroite, constituée de 2 carènes
épaisses et contiguës, espace interoculaire également très étroit. Face bico¬
lore, de profil légèrement sinué ; carènes médianes contiguës ou subcontiguës,
légèrement sinueuses ; angle fastigio-facial droit. Yeux larges, saillants ;
distance infra-oculaire égalant environ la moitié de la largeur de l’œil. Anten¬
nes courtes, subégales à la face, composées de 15 articles, transverses pour la
plupart ; épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex.
Bord postérieur du pronotum concave, non nettement incisé ; angle
postérieur des lobes latéraux arrondi, très peu saillant vers l’arrière. Lobes
mésosternaux bombés. Subaptère ; vestiges élytraux très petits, du même
type que chez les genres précédents ; vestiges alaires non perceptibles. Pattes
antérieures et médianes courtes, les fémurs épais et pourvus seulement des
2 carènes supérieures, les épines apicales des tibias odontiformes. 2 e éperon
interne des tibias postérieurs spiniforme.
Extrémité abdominale renflée. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite
fortement concave à la partie médiane, la concavité limitée par 2 fortes
cornes orientées vers l’arrière. Dernier tergite très peu découvert, visible
latéralement sous forme d’une petite lunule, l’angle postéro-interne fortement
saillant mais caché par le tergite précédent. Cerques longs et grêles, fortement
incurvés vers l’intérieur ; plaque sus-anale large, l’extrémité aiguë. Bord
postérieur du 8 e sternite concave, parfois incisé au milieu. Aire membraneuse
du complexe sous-génital plus ou moins étroite, semi-elliptique ou subtri-
angulaire, rentrant parfois profondément dans la base du lobe médian.
Ce dernier complexe, coudé vers le haut à angle droit ou légèrement obtus ;
face ventrale occupée par une profonde concavité limitée par de fortes crêtes
et s’étendant du niveau de la coudure à quelque distance de l’apex ; face
dorsale pourvue d’une forte crête généralement modifiée en un appendice
long et étroit. Lobes latéraux orientés vis-à-vis du lobe médian, largement
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
263
soudes au connectif, leur face externe convexe, les bords plus ou moins
fortement repliés ou enroulés intérieurement.
Epiphalle du même type que chez les genres précédents, la base des cro¬
chets terminaux très allongée. Capsule ectophallique comprimée latéralement,
progressivement et fortement rétrécie d’arrière en avant, l’ouverture dorso-
basale grande, occupant la plus grande part de la face dorsale ; partie dorso-
apicale subhorizontale ou recourbée vers le bas, généralement pourvue de
2 expansions latérales se terminant en pointe, constituant parfois une gout¬
tière à concavité ventrale ; partie antérieure repliée ventralement, constituant
une crête peu élevée. Endophalle de taille moyenne, valves du pénis prolongées
vers l’avant par 2 ailes en gouttière. Phallotrèmesclérifié sur tout le pourtour,
la partie ventrale renflée, la partie dorsale prolongée vers l’avant par un
dôme recouvrant partiellement le sac spermatophore.
$. Taille petite à moyenne. Fastigium verticis, vu de profd, largement
arrondi ou tronqué en oblique à l’extrémité ; espace interoculaire plus large
que chez le 3 , bordé de carènes bien nettes. Face bicolore. Yeux bien sail¬
lants pour le sexe. Distance infra-oculaire plus petite que la largeur de l’œil.
Antennes courtes. Carènes des fémurs antérieurs et médians fortement
saillantes. Bords latéraux du 8 e tergite dépassant peu les bords correspondants
du précédent, l’angle latéro-postérieur bien saillant vers l’arrière. Dernier
tergite très peu découvert latéralement Cerques courts et subcylindriques.
Plaque sus-anale lisse. Plaque sous-génitale plus ou moins rugueuse, non
découpée mais très profondément fissurée, le bord postérieur épineux, mas¬
quant complètement l’« egg guide » et recouvrant la base des valves inférieures
de l’oviscapte. Ces dernières allongées, l’arête dorsale pourvue d’une dent
préapicale, la face ventrale échinulée et dépourvue de crête basale. Dents
des bords latéraux des 2 paires de valves aiguës.
Génotype : Micromaslax teleforli n. sp.
Ce genre, comme le précédent, est remarquable par ses caractères inter¬
médiaires entre ceux des insectes précédemment étudiés (Apteropeoedes ,
Chloromastax, Tete/orlina) et ceux des genres décrits ci-après.
Clé des espèces (<?)
1 (4) Aire membraneuse du complexe sous-génital rentrant profondément
dans la base du lobe médian, ce dernier coudé à angle droit (fig. 465,
466). 2
2 (3) Concavité de la face ventrale du lobe médian complètement close,
les carènes la délimitant se rejoignant au niveau de la coudure ;
lobes latéraux fortement enroulés selon leur axe longitudinal, les
bords se rejoignant presque intérieurement, (fig. 464-466).
. M. teteforti n. sp. p. 264
Source : MNHN, Paris
26-1
M. DESCAMPS
3 (2) Concavité de la face ventrale du lobe médian ouverte vers l’avant,
les carènes la délimitant étroitement distantes au niveau de la coudure;
lobes latéraux plus larges que longs, peu enroulés ; un petit appendice
implanté à l’angle basal interne, recourbé intérieurement et invisible
latéralement, (fig. 481, 482).M. salariensis n. sp. p. 266
4 (1) Aire membraneuse rentrant à peine dans la base du lobe médian,
ce dernier coudé à angle obtus ; concavité de la face ventrale ouverte
vers l’avant, les carènes la délimitant largement distantes au niveau
de la coudure. (fig. 474, 475). M. truncata n. sp. p. 268
Clé des espèces (?)
1 (2) Fastigium verticis, vu de profil, arrondi à l’extrémité; une tache
noire sous-oculaire sur les joues. Taille très petite.
. M. teleforti n. sp. p. 266
2 (1) Fastigium verticis tronqué en oblique vers l’avant ; joues traversées
par une bande noire complète. Taille très nettement plus grande,
(fig. 477).M. truncata n. sp. p. 268
Micromastax teteforti n. sp.
(fig. 464-473)
cj. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, angulairemenl arrondi
à l’extrémité. Carènes latérales de la face relativement saillantes. Cornes
limitant la concavité médiane de l’avant-dernier tergite régulièrement
courbées vers le bas, l’extrémité légèrement orientée vers l’extérieur par
suite d’une faible torsion transversale. Dernier tergite très peu découvert.
Bord postérieur du 8 e sternite incisé en triangle. Aire membraneuse du
complexe sous-génital subtriangulaire, très étroite, atteignant le niveau
de la coudure du lobe médian. Bord postérieur des aires latérales très légè¬
rement sinué. Lobe médian coudé à angle droit, large à la base, apparaissant,
en vision latérale, pourvu de 3 angles à la partie postérieure : a) 1 angle
inférieur droit, arrondi, situé au niveau de la coudure dorsale ; b) 1 angle
aigu médian correspondant à l’apex du lobe ; c) un angle plus aigu encore,
correspondant à l’apex de la crête transversale des genres précédents modifiée
ici en un appendice très étroit. Portion de la face ventrale située entre les
angles a et b occupée par une profonde dépression allongée, en forme de
losange, complètement close, limitée par 2 crêtes se confondant vers l’arrière ;
3 e sommet (angle c) apparaissant, en vision dorso-apicale, étroitement
tronqué à l’extrémité et pourvu de 2 concavités latérales. Bord inférieur des
lobes latéraux (en vision latérale) fortement replié contre la face interne,
rejoignant presque le bord opposé enroulé également vers l’intérieur.
Insecte décoloré sauf la capsule céphalique. Face jaunâtre avec 2 grandes
plages noires sous-antennaires ; 2 premiers articles des antennes comple-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
265
Fio. 464-473. — Micromaslax tete/orli n. sp. <J, 9. — 464. Extrémité abdominale du <?
dorsalement. — 465. La môme latéralement. — 466. La même en vision ventro-apicale.
—• 467. Extrémité abdominale de la 9 vcntralement. — 468. Tête et pronotum du (J
latéralement. — 469. Capsule céphalique du (J de face. — 470. Endophalle latéralement.
— 471. Epiphalle dorsalement. — 472. Complexe phallique latéralement. — 473. Cap¬
sule ectophallique dorsalement.
Source : MNHN, Paris
266
ESCAMPS
M. DI
tement noirs, articulations mandibulaires noires ; vertex brun varié de jaune ;
joues noires avec une petite plage jaune à la partie antérieure et une bande
sous-oculaire également jaune, très étroite au niveau de l’œil, s’élargissant
vers l’arrière et atteignant le bord postérieur. Pattes et extrémité abdominale
avec traces de coloration verte.
Partie dorso-apicale de la capsule ectophallique fortement recourbée
vers le bas ; crête ventro-basale peu élevée mais très allongée. Partie basale
du pénis prolongée vers l’avant par une aile en gouttière relativement
longue ; prolongement antérieur du phallotrème constituant un dôme
allongé recouvrant la plus grande partie du sac spermatophore et terminé
latéralement par 2 expansions triangulaires.
$. Allotype. Face de profil concave, les carènes médianes contiguës,
sauf entre les antennes. Bord postérieur du pronotum pourvu d’une large
concavité médiane peu profonde ; angle postérieur des lobes latéraux lar¬
gement arrondi. Mésonotum complètement caché. Bords latéraux du 8 e
tergite droits, l’angle postérieur recourbé vers l’intérieur. Bord postérieur
de la plaque sous-génitale convexe, armé de 5-6 épines aiguës de chaque
côté de la fissure médiane ; cette dernière atteignant le 1/3 basal. « Egg guide »
court, le bord postérieur denticulé. Valves inférieures de l’oviscapte armées
de 5 dents sur le bord externe ; 9-10 dents sur le bord correspondant des
valves supérieures.
Insecte en grande partie décoloré. Coloration noire intéressant, sur la
capsule céphalique : les 2 premiers articles des antennes, 2 plages sous-
antennaires plus petites que chez le S, les articulations mandibulaires,
2 grandes plages en arrière des yeux et une petite tache triangulaire sous-
oculaire. Vertex brun noir varié de jaunâtre ; une bande noire sur les bords
antérieur et latéraux du 1 er tergite abdominal. 2 petites taches noires sur
le bord postérieur des tergites 7 et 8 ; face inférieure des tibias postérieurs
noire (coloration naturelle (?)).
Madagascar sud : Ankalirano, 1 <J holotype, 17-5-1962 (J. Tête/ort). —
Alomaka (18 km N. de Betioky), 1 Ç allotype, 24-5-1962 (D. Wintrebert)-
Muséum de Paris.
F P Cy Cm
1<? 6,8 1,4 2,06 1,58
19 9,5 1,8 2,60 2,61
Micromastax salariensis n. sp.
(fig. 481-483)
tj. Holotype. Un peu plus grand que le précédent. Fastigium verticis
plus largement arrondi à l’extrémité. Concavité du bord postérieur de l’avant-
dernier tergite proportionnellement moins large ; cornes latérales subhori-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
267
zontales, non incurvées vers l’intérieur, l’extrémité aiguë, très légèrement
mais nettement courbée vers le bas. Bord postérieur du 8 e sternite profon¬
dément concave mais non incisé. Cerques enfoncés dans la concavité abdo¬
minale. Aire membraneuse rentrant profondément dans la base du lobe
médian mais n’atteignant pas le niveau de la coudure, se terminant en forme
de triangle étroit, tronqué à l’extrémité, l’ensemble bordé d’une côte fine, peu
nette au niveau de la troncature. Bord postérieur des aires latérales droit
avec une profonde découpure semi-circulaire à l’angle postéro-interne. Lobe
médian coudé à angle droit, la base large, les bords latéraux fortement
convexes avant le niveau de la coudure ; 2 angles visibles à la partie posté¬
rieure, en vision latérale : a) 1 angle inférieur droit (coudure du lobe médian),
b) 1 angle supérieur également droit, pourvu d’une légère saillie terminale
et correspondant à l’extrémité tronquée du lobe. Côte de la face dorsale
élevée mais non modifiée comme chez le génotype, apparaissant, en vision
dorso-apicale, sous l’aspect d’une pièce rectangulaire avec bords latéraux
présentant une sinuosité préapicale et bord postérieur découpé en triangle.
Concavité de la face ventrale triangulaire, très allongée et très étroite, ouverte
au niveau de la coudure. Lobes latéraux subelliptiques, transverses, le bord
postérieur fortement convexe, légèrement courbé vers l’intérieur ; un angle
basal interne bien différencié, pourvu d’un petit appendice digitiforme replié
contre la face interne et invisible latéralement.
Complexe phallique non étudié ; extrémité de la capsule ectophallique
visible extérieurement, apparaissant sous forme d’une gouttière subhori¬
zontale à forte concavité ventrale, apparement dépourvue des lobes latéraux
aigus observés chez les autres espèces ; bordure apicale serrulée avec 2
petites saillies contiguës sur la ligne médiane.
Coloration sommaire d’après l’insecte vivant : face jaune avec dessin
sous-anLennaire noir en forme de M très aplati ; antennes et articulations
mandibulaires comme chez le génotype. Vertex et occiput avec taches noires
disposées en 4 lignes subparallèles ; joues présentant, d’avant en arrière :
une tache noire en forme de hachette, une tache blanche, une tache jaune et
enfin une noire se continuant par les lignes de même coloration du vertex.
Pattes vertes ; articulation géniculaire postérieure brune marquée de noir ;
bord postérieur de l’avant-dernier tergite et plus grande partie des lobes
latéraux du complexe sous-génital noirs. Sur l’insecte sec : tergites thoraciques
et abdominaux brunâtres, tibias postérieurs violacés.
$ inconnue.
Madagascar sud : Salary, 1 <? holotype, 8-5-1963 (D. Winlrebert).
Muséum de Paris.
F
P
Cy
2,10
Cm
lf
1,5
1,41
0,74
Source : MNHN, Paris
268
M. DESCAMPS
Micromastax truncata n. sp.
(fig. 474-180)
iJ. Holotype. Nettement plus grand que les espèces précédentes.
Fastigium verticis, vu de profil, déclive, insensiblement tronqué à l’extrémité
(grande variation intraspécifique de ce point de vue). Angle postérieur des
lobes latéraux du pronotum plus nettement saillant vers l’arrière que chez le
génotype. Cornes limitant la concavité médiane de l’avant-dernier tergite
subhorizontales, légèrement et régulièrement incurvées vers l’intérieur,
la partie interne de l’extrémité repliée en forme de crochet à pointe mousse
orientée vers le bas et vers l’avant. Angle postéro-interne du dernier tergite
légèrement visible extérieurement. Cerques très grêles, fortement incurvés
vers l’intérieur. Bord postérieur du 8 e sternite légèrement incisé en triangle
au milieu. Aire membraneuse du complexe sous-génital semi-elliptique,
bordée d’une côte interrompue à la partie postérieure ; cette dernière convexe,
faisant à peine saillie dans la base du lobe médian. Bord postérieur des aires
latérales droit. Lobe médian coudé à angle obtus, les bords latéraux faible¬
ment convexes en avant de la coudure ; 3 angles visibles de profil : a) un angle
inférieur obtus et arrondi, correspondant à la coudure ; b) un angle médian
fortement saillant, correspondant à l’apex du lobe fortement comprimé
en forme de lame ascendante ; c) un angle antérieur plus aigu, représentant
la crête de la face dorsale modifiée en un appendice très étroit ; ce dernier
présentant 2 expansions latérales, situées assez loin de l’apex et visibles en
vision dorso-apicale. Dépression de la face ventrale profonde, large, ouverte
au niveau de la coudure, les crêtes la délimitant parallèles puis convergentes
à peu de distance de leur point de jonction postérieur. Lobes latéraux plus
longs que larges, le bord postérieur étroit, convexe ; bords inférieur et supé¬
rieur (en vision latérale) courbés vers l’intérieur, moins fortement que chez
génotype, demeurant largement distants à la face interne.
Baguettes latérales de l’épiphalle fortement rétrécies, juste après l’élar¬
gissement basal, puis progressivement élargies jusqu’à la base des crochets,
de profil fortement sinué. Capsule ectophallique peu sclérifiée, sauf les côtes
limitant l’ouverture dorso-basale ; partie dorso-apicale composée d’un lobe
médian en forme de gouttière, le bord supérieur ascendant vers l’arrière,
l’extrémité légèrement bilobée ; 2 expansions latérales fortement incurvées
vers le bas, la base assez étroite suivie d’un renflement bifide à branches
aiguës et inégales ; crête ventro-basale courte. Ailes de la partie basale du
pénis légèrement repliées sur elles-mêmes extérieurement ; prolongement,
vers l’avant, du phallolrème en forme de dôme court, laissant à découvert
la plus grande partie du sac spermatophore, terminé latéralement par 2
expansions très étroites.
Coloration d’après l’insecte vivant comme chez la $ (cf. ci-dessous) ; plages
noires sous-antennaires plus grandes ; pas de marques noires sur les tergites.
$. Allotype. Face de profil très légèrement concave ; carènes médianes
non contiguës, subparallèles avec un léger élargissement au niveau des
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
269
, 4 7 4 ', 480 - T M,c /° m ^ slax truncata n. sp. 3 , ¥. — 474. Extrémité abdominale du 3
latéralement. — 475. La même en vision ventro-apicale. — 476. Extrémité abdominale
de la ¥ ventralement. — 477. Tête et pronotum de la ¥ latéralement. — 478. Capsule
ectophallique dorsalemcnt. — 479. Endophalle latéralement. — 480. Complexe phal¬
lique latéralement. v
Source : MNHN, Paris
270
M. DESCAMPS
antennes. Fastigium verticis, vu de profil, très nettement tronqué en oblique
vers l'avant. Bord supérieur du pronotum légèrement mais nettement
concave ; concavité du bord postérieur légèrement anguleuse. Mésonotum
partiellement découvert. Angle postérieur du 8 e tergile arrondi ; angle
correspondant du dernier tergite très aigu, plus saillant que chez le génotype.
Plaque sous-génitale plus fortement rugueuse, plus courte et plus large que
chez M. tete/orti, faisant moins fortement saillie au delà du bord postérieur
du 8 e tergite, de même structure ; bord postérieur plus convexe latéralement,
armé de 8-10 épines de chaque côté de la fissure médiane.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert grisâtre ; 2
premiers articles antennaires noirs ; 2 taches sous-antennaires noires plus
basses que chez le t? ; articulations mandibulaires noires ; joues présentant
d’avant en arrière : une plage claire ; une bande noire complète, en diagonale,
coudée à angle obtus ; une aire blanche en haut (parfois noire), jaune en bas
(en forme de carré) ; une petite tache noire sous-oculaire et enfin une grande
tache terre d’ombre claire s’articulant avec les 4 lignes de taches noires du
vertex et de l’occiput. Une tache noire en couperet sur le 1 er tergite abdo¬
minal ; de gros points noirs sur les tergiles suivants. Fémurs postérieurs
verts avec face interne marquée de terre d’ombre.
Madagascar sud : Befandefa, 1 c? holotype, 1 Ç allotype, 29 cj et 19 $
paratypes, 9-5-1963 (D. Winlrebert). Insectes capturés sur Mimosées indé¬
terminées. Muséum de Paris.
F P
15cî
7,4- 9,0
(8,3)
1,6-1,9
(1,7)
159
9,8-12,3
(11,1)
1,9-2,3
(2,0)
Cy
Cm
lf
2,33-2,68
(2,56)
1,62-1,87
(1,75)
0,60-0,82
2,53-2,95
(2,73)
2,33-2,79
(2,54)
0,48-0,55
Genre Fatamastax nov.
$. Taille assez petite. Forme générale trapue. Capsule céphalique très
nettement plus large au niveau des articulations mandibulaires qu’au
niveau des yeux. Fastigium verticis, vu de profil, peu saillant, horizontal,
l’extrémité étroitement arrondie; face dorsale large, largement fissurée a
l’apex ; espace interoculaire large, plat, non bordé de carènes. Face très
plate avec carènes médianes peu saillantes, largement écartées entre le s
antennes, non contiguës de l’ocelle médian à la pointe du fastigium. Yeux
petits, allongés dorso-ventralement ; distance infra-oculaire plus grande
que la longueur de l’œil. Antennes courtes, submoniliformes, épine anten-
naire sur le 4° article à partir de l’apex.
Pronotum court, la carène médiane bien marquée ; angle postérieur des
lobes latéraux presque droit, non saillant vers l’arrière. Subaptère ; vestiges
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
271
élytraux représentés par une petite écaille soudée sur le bord externe du
mésonotuin, redressée contre le tergum et repliée extérieurement sur elle-
même ; vesLiges des ailes peu sensibles. Fémurs postérieurs courts et très
épais à la base, les carènes supérieures armées de fortes épines. 2 e éperon
interne des tibias postérieurs spiniforme.
8 e tergite abdominal beaucoup plus court que le précédent, ses parties
latérales débordant sur la plaque sous-génitale. Dernier tergite invisible
dorsalement. Plaque sus-anale lisse ; cerques courts et coniques. Plaque sous-
génitale dépassant la suture basale des valves de l’oviscapte, la partie
postérieure profondément divisée par une découpure à angle rentrant
tronqué. « Egg guide » ne dépassant pas l’extrémité des lobes terminaux de
la plaque sous-génitale, le bord postérieur largement convexe. Valves infé¬
rieures de l’oviscapte étroites et allongées, l’arête supérieure pourvue d’une
forte dent préapicale ; dent apicale peu recourbée ; face ventrale échinulée,
les bords latéraux non dentés jusqu’à la suture basale.
<? inconnu.
Génotype : Fatamaslax wintreberti n. sp.
Fatamastax wintreberti n. sp.
(fig. 484-485)
$. Holotype. Face dorsale du fastigium verticis, divisée en 2 lobes
courts, non contigus, avec bords externes légèrement convexes, convergeant
vers l’avant. Bord postérieur du pronotum peu épaissi ; bord inférieur des
lobes latéraux légèrement sinué, fortement oblique. Spinescence des fémurs
postérieurs, de l’extérieur vers l’intérieur : 9-10 ; 7 ; 6. Cerques égalant à
peu près la moitié de la plaque sus-anale ; lobes terminaux de la plaque sous-
génitale largement arrondis à l’extrémité, sans angles postéro-externe
et postéro-interne différenciés. Bord externe des valves inférieures de l’ovis-
capte armé de 8-9 dents ; bord correspondant des valves supérieures armé
de 11 dents.
Coloration d’ensemble jaune verdâtre. Capsule céphalique dépourvue
de taches noires ; face jaune d’œuf ; antennes verdâtres ; vertex vert; joues
jaune vert barrées d’une bande rouge s’élargissant du haut vers le bas. Tergites
thoraciques et abdominaux vert varié de jaune ; sternites jaunes. Articu¬
lations tibio-fémorales postérieures vertes avec un croissant brun au-dessus
des lobes géniculaires du fémur. Tibias postérieurs jaune verdâtre à la base,
rouge orangé à l’extrémité ; épines noires sur la moitié ou les 2/3 apicaux ;
tarses rouges.
Madagascar sud : Aukiliarivo, 1 $ holotype, 8-4-1962 (D. Wintreberl).
Insecte capturé sur « Fala ». — Tuléar, 1 $, 2-4-1953 (A. Robinson). Muséum
de Paris.
F P Cy Cm
2 9 10,6 2,3-2,5 3,06-3,09 3,55-5,59
Source : MNHN, Paris
272
CAMPS
M. DESC
Genre Namontia nov.
(J. Taille petite. Fasligium verticis, vu de profil, peu saillant en avant
des yeux, arrondi à l’extrémité ; espace interoculaire plus ou moins large,
limité par des carènes bien nettes. Face monochrome, les carènes médianes
contiguës ou subcontiguës, plus ou moins écartées au niveau de l’ocelle
médian. Yeux subovoïdes, modérément saillants ; distance infra-oculaire
subégale ou plus petite que la largeur de l’œil. Antennes subégales à la face,
épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex.
Pronotum plus ou moins long ; angle postérieur des lobes latéraux p® u
saillant vers l’arrière. Subaptère ; même type de régression des organes du
Source : MNHN, Paris
RÉVISION FRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 273
vol que chez le genre précédent. Fémurs antérieurs plus ou moins épais, la
face externe pourvue ou non d’une carène longitudinale, les carènes inférieures
obsolètes ou subobsolètes ; épines apicales des tibias aiguës. Fémurs posté¬
rieurs plus ou moins épais, les carènes supérieures pourvues d’épines, plus
ou moins fortes, en nombre variable, 2 e éperon interne des tibias postérieurs
spiniforme.
Extrémité abdominale moyennement renflée. Avant-dernier tergite
peu dilaté par rapport au sternite correspondant, pourvu d’une expansion
médiane subrectangulaire. Dernier tergite bien visible latéralement, l’angle
postéro-interne découvert, divisé en 2 petits lobes arrondis. Bord postérieur
du 8 e sternite fortement concave ou incisé au milieu. Aire membraneuse
du complexe sous-génital grande, occupant pratiquement la totalité de la
partie basale et faisant profondément saillie dans la base du lobe médian.
Aires latérales réduites à une très étroite plage chitinisée. Lobe médian asy¬
métrique, tordu de la droite vers la gauche, toute la partie droite déformée
avec les angles rabattus vers la partie opposée, la base très large. Lobes
latéraux orientés vis-à-vis des faces latérales du lobe médian, subcirculaires
en vision latérale, la face externe déprimée à la base.
Epiphalle étroit ; baguettes latérales minces, s’élargissant progressi¬
vement d’avant en arrière, dépourvues d’élargissement basal. Extrémité
de la capsule ectophallique asymétrique, le côté gauche déformé ; partie
dorso-apicale constituée d’un lobe médian subrectangulaire, flanqué de 2
lobes ou de 2 épaulements, l’unité de gauche déformée; partie basale forte¬
ment recourbée vers le bas et constituant une grande crête ventrale. Endo-
phalle extrêmement petit ; phallotrème avec sclérification dorso-latérale
surmontée d’un petit appendice ; sclérite du gonopore difficilement décelable.
Ç. Capsule céphalique de largeur subégale ou un peu plus large au
niveau des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux. Yeux grands
pour le sexe ; distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Bord
externe du dernier tergite convexe, l’angle postérieur large et bien saillant
vers l’arrière. Plaque sous-génitale courte, dépassant peu le bord postérieur
du 8 e sternite ; moitié postérieure largement découpée en triangle à angle
rentrant élargi et tronqué à l’extrémité ; bord interne des lobes terminaux
ainsi délimités fortement convexe à la base. Dent préapicale de l’arête dor¬
sale des valves inférieures de l’oviscapte subspiniforme, légèrement redressée ;
dent apicale peu recourbée. « Egg guide » ne dépassant pas l’extrémité des
lobes terminaux de la plaque sous-génitale ; bord postérieur arrondi avec
une très légère saillie médiane.
Génotype : Namontia humilicrus n. sp.
Clé des espèces (<J)
1 (2) Expansion de l’avant-dernier tergite horizontale, les angles latéro-
postérieurs fortement saillants vers l’arrière ; lobe postérieur de
l’angle postéro-interne du dernier tergite recourbé vers l’intérieur,
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 18
Source : MNHN, Paris
274
M. DESCAMPS
invisible latéralement ; joues barrées de noir. (fig. 486, 491) . . . •
. N. humilicrus n. sp. p. 274
2 (1) Expansion de l’avant-dernier tergite incurvée dorsalement, les angles
latéro-postérieurs largement arrondis ; lobe postérieur de l’angle
postéro-interne du dernier tergite visible latéralement ; joues non
barrées de noir. (fig. 495). N. crassipes n. sp. p. 276
Clé des espèces (Ç)
1 (2) Fémurs postérieurs peu épais, les carènes supérieures armées d’épines
relativement faibles. N. humilicrus n. sp. p. 276
2 (1) Fémurs postérieurs nettement plus épais, les carènes supérieures
armées d’épines plus fortes ; allure générale plus trapue.
. N. robusta n. sp. p. 278
Namontia humilicrus n. sp.
(fig. 486-494)
<J. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, largement tronqué en
oblique vers l’avant (caractère plus ou moins net sur l’ensemble de la série
paratypique). Espace interoculaire étroit, subtriangulaire, les carènes
latérales subcontiguës à la partie antérieure. Carènes médianes de la face
contiguës, peu écartées au niveau de l’ocelle médian. Distance infra-oculaire
plus petite que la largeur de l’œil. Pronotum relativement long, les lobes
latéraux plus longs que hauts. Fémurs antérieurs pourvus seulement de 2
carènes supérieures peu marquées. Fémurs postérieurs peu épais, les épines
des carènes supérieures petites ; spinescence répondant à la formule suivante :
2-2 ; 3-4 ; 2-3. Expansion de l'avant-dernier tergite subtrapézoïdale, légère¬
ment rétrécie d’avant en arrière ; face dorsale occupée par une large dépression
débordant sur le tergite proprement dit, limitée latéralement par 2 fortes
carènes ; parties situées à l’extérieur de ces dernières rabattues vers le bas,
formant un angle obtus avec la partie médiane ; angles latéro-postérieurs
saillant vers l’arrière sous forme de 2 petits lobes triangulaires, aigus à l’extré¬
mité ; bord postérieur convexe. Lobe postérieur de l’angle postéro-interne
du dernier tergite de coloration noire, replié vers l’axe du corps et invisible
latéralement. Plaque sus-anale et cerques enfoncés dans la cavité abdominale
(chez tous les paratypes également). Bord postérieur du 8° sternite largement
concave. Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit, toute
la partie droite rabattue vers le côté opposé ; sur ce dernier peuvent être
différenciés : 1 convexité basale ; 1 appendice orienté vers la gauche et corres¬
pondant à l’angle de la coudure ; 1 autre appendice orienté dans le môme
sens ; apex simple correspondant à l’extrémité de la crête dorsale sur un lobe
non modifié. Aire membraneuse atteignant la coudure du lobe médian. Face
externe des lobes latéraux fortement convexe vers la partie supérieure; u n
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
275
angle postérieur bien différencié, recourbé vers l’intérieur et touchant les
faces latérales du lobe médian.
Baguettes latérales de l’épiphalle relativement larges. Lobe médian
de la partie dorso-apicale de la capsule ectophallique incliné vers le bas, la
base flanquée de 2 saillies épaisses. Partie basale des valves du pénis prolongée
vers l’avant par 2 ailes courtes.
Fig. 486-494. — N amont ia humiticrus n. sp. <5, î. — 486. Extrémité abdominale du <£ laté¬
ralement. — 487. La même en vision ventro-apicale. — 488. Epiphalle dorsalement. —
489. Extrémité abdominale de ia 9 ventralement. — 490. Tête et pronotum de la 9 laté¬
ralement. —- 491. Avant-dernier tergite abdominal du (J dorsalement. — 492. Endo-
phallc latéralement. — 493. Capsule ectophallique dorsalement. — 494. Côté droit de
ia capsule ectophallique.
Source : MNHN, Paris
276
M. DESCAMPS
Description sommaire de la coloration d’après l’insecte vivant : joues
présentant une aire jaune, triangulaire, limitée en avant et en arrière par
2 barres noires ; 4 lignes de taches noires sur le vertex et l’occiput. Pattes
vertes. Bord postérieur de l’expansion de l’avant-dernier tergite et majeure
partie des lobes latéraux du complexe sous-génital noirs. Tibias postérieurs
verdâtres sur l’insecte sec.
?. Allotype. Spinescence des fémurs postérieurs : 1-2 ; 4-3 ; 3-2.
Angle postérieur des lobes terminaux de la plaque sous-génitale largement
arrondi. Valves inférieures de l’oviscapte armées de 5-6 dents sur le bord
externe ; un espace lisse entre la dent basale et la suture.
Capsule céphalique verte ; joues traversées par une bande jaune limitée,
en avant, par un point noir sous-oculaire, en arrière, par une petite bande
noire (parfois absents). 1 bande blanche le long du bord inférieur du prono-
tum, surmontée d’une bande noire se prolongeant jusqu’au bord postérieur
du 1 er tergite abdominal. Tibias postérieurs rougeâtres sur l’insecte sec.
Madagascar sud : Lac Namonty, 1 <J holotype, 1 Ç allotype, 19 3 et
18 $ paratypes, 10-5-1963 (D. Winlrebert). Insectes capturés sur Indigofera
sp. Muséum de Paris.
F P
15<?
159
6,5- 7,4 (7,0) 1,3-1,5 (1,4)
8,1-10,3 (9,1) 1,5-2,0 (1,7)
15<î
159
Cy
1,71-1,90 (1,80)
1,85-2,18 (1,99)
Cm
1,26-1,52 (1,38)
1,80-2,18 (1,95)
lf
0,45-0,53 (0,49)
0,34-0,44 (0,36)
Namontia crassipes n. sp.
(fig. 495-501)
(J. Holotype. Taille plus grande que l’espèce précédente. Fastigium
verticis, vu de profil, subhorizontal, arrondi à l’extrémité ; espace inter¬
oculaire nettement plus large que chez le génotype, fortement concave,
subrectangulaire, bordé de carènes légèrement rabattues contre les yeux.
Carènes médianes de la face non contiguës, assez largement écartées entre
les antennes. Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Pronotuffl
proportionnellement plus court et plus haut que chez l’espèce précédente.
Fémurs antérieurs carénés à la face externe. Fémurs postérieurs très épais
à la base, les épines des carènes supérieures fortes ; spinescence répondant
à la formule suivante : 6-8 ; 6-7 ; 6-7. Face dorsale de l’expansion de l’avant-
dernier tergite fortement concave, la concavité limitée latéralement par 2
côtes arquées ne se rejoignant pas sur la ligne médiane ; angles latéro-pos-
térieurs largement arrondis, légèrement saillants vers l’arrière ; bords externes
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 277
convexes. Angle postéro-interne du dernier tergite différencié en un appendice
bifide, court et large, incliné vers le bas et légèrement vers l’intérieur, les
2 branches de la fourche visibles latéralement. Plaque sus-anale et cerques
enfoncés dans la cavité abdominale ; bord postérieur du 8 e sternite incisé
au milieu. Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit à peu
de distance du bord postérieur de l’aire membraneuse, la base très large,
les bords latéraux subcontigus aux bords internes des lobes latéraux ; un
fort appendice orienté vers la gauche au niveau de la coudure ; sur le côté
opposé et un peu en avant, une saillie convexe. Lobes latéraux plus grands
que chez l’espèce précédente, l’angle postéro-externe très largement arrondi,
l’angle opposé fortement recourbé vers l’intérieur ; quelques côtes sur la
face externe de la partie ainsi repliée. Connectif invisible.
Insecte en grande partie décoloré ; coloration d’ensemble devant être
verte à l’état frais. Capsule céphalique non marquée de noir ; joues barrées
par une étroite bande jaune s’élargissant vers le bas. Bord postérieur de
l’expansion de l’avant-dernier tergite et lobes latéraux du complexe sous-
génital bruns. Tibias postérieurs verdâtres à la base, violacés à l’extrémité.
Fio. 495-501. — Numontia crassipes n. sp. <J. — 495. Extrémité abdominale latéralement.
— 496. Avant-dernier tergite dorsalement. — 497, Côté droit du complexe phallique. —
498. Lobe latéral du complexe sous-génital. — 499. Epiphalle dorsalement. -— 500. Cap¬
sule ectophallique dorsalement. — 501. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
278
M. DESCAMPS
Baguettes latérales de l’épiphalle étroites. Lobe médian de la partie
dorso-apicale de la capsule ectophallique déporté vers la droite, flanqué
de 2 lobes latéraux subcirculaires, l’unité de droite avec une concavité
apicale (en vision latérale), l’unité de gauche déformée et déportée vers
l’avant. Partie basale du pénis en forme de disque.
Ç inconnue.
Madagascar sud : Ankiliarivo, 1 <? holotype et 1 <? para type, 8-4-1962
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
F P Cy Cm lf
2<? 7,6-8,1 1,6-2,0 2,35-2,61 2,00-2,61 0,57
Namontia robusta n. sp.
$. Holotype. Très proche de la Ç de N. humilicrus ; taille sensiblement
plus grande et allure générale nettement plus trapue. Capsule céphalique
plus large au niveau des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux.
Fémurs postérieurs nettement plus épais à la base que chez le génotype ;
spinescence des carènes supérieures répondant à la formule suivante : 2-1 ;
4-5 ; 3-3.
Teinte générale vert foncé. Joues barrées d’une bande oblique jaune bordée,
à l’arrière, d’une bande noire. Une bande blanche assez large le long du bord
inférieur du pronotum. Tibias postérieurs rouge vif.
cî inconnu.
Madagascar sud : Salary, 1 <? holotype, 8-5-1963 (D. Wintrebert). Mu¬
séum de Paris.
F P Cy Cm lf
19 10,8 2,2 2,65 2,95 0,51
Genre Lavanonia nov.
cj. Taille très petite. Fastigium verticis, vu de profil, très peu saillant,
arrondi à l’extrémité ; espace interoculaire triangulaire, étroit, bordé de
carènes saillantes. Face monochrome, les carènes médianes parallèles et
subcontiguës sur toute la longueur. Yeux grands, allongés ; distance infra-
oculaire plus petite que la largeur de l’œil. Antennes courtes, tous les articles
au-delà du 3 e , transverses, sauf le 10 e . Epine antennaire sur le 4 e article à
partir de l’apex.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 279
Pronotum très finement rebordé, le bord postérieur largement échancré ;
angle postérieur des lobes latéraux saillant vers l’arrière. Plaque sternale
peu rebordée. Subaptère. Même type de régression des organes du vol que
chez le genre précédent. Pattes antérieures et médianes courtes, les fémurs
épais et pourvus seulement des 2 carènes supérieures. Fémurs postérieurs
minces et longs ; épines des carènes supérieures petites et peu nombreuses ;
2 e éperon interne des tibias postérieurs non décelable.
Extrémité abdominale peu renflée. Bord postérieur de l’avant-dernier
tergite concave au milieu, les portions latérales recourbées vers l’intérieur.
Dernier tergite peu visible latéralement. Extrémité des cerques nettement
incurvée vers l’intérieur. Partie postérieure du 8 e sternite très profondément
échancrée au milieu, l’échancrure garnie d’une membrane. Aire membraneuse
du complexe sous-génital moins grande que chez le genre précédent, faisant
saillie dans la partie basale du lobe médian. Aires latérales petites, le bord
postérieur très fortement concave. Lobe médian coudé à angle droit vers
le haut, la face ventrale concave, l’extrémité bifide en vision latérale. Lobes
latéraux libres jusqu’à la base, implantés vers l’angle postéro-externe des
aires latérales.
Epiphalle étroit, les baguettes latérales étroites, divergentes de la base
vers l’extrémité, dépourvues de renflement basal comme chez le genre pré¬
cédent ; crochets terminaux longs. Capsule ectophallique cylindrique, la
partie dorso-apicale trilobée, l’extrémité opposée réfléchie ventralement et
constituant une petite crête. Membrane de l’ouverture ventro-apicale
lâche, pourvue de 3 fortes évaginations subsphériques. Sclérification dorso-
latérale du phallotrème prolongée vers l'avant par 2 ailes triangulaires.
$. Antennes très courtes, submoniliformes. Pattes antérieures et mé¬
dianes courtes. 8° tergite abdominal débordant légèrement sur la plaque
sous-génitale. Plaque sus-anale lisse ; cerques courts et coniques. Partie
postérieure de la plaque sous-génitale découpée par une profonde incision
triangulaire à angle rentrant aigu ; lobes latéraux ainsi délimités arrondis
aux angles postérieurs. « Egg guide » visible, le bord postérieur convexe, ne
faisant pas saillie au delà de la plaque sous-génitale. Dent préapicale de
l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte forte ; dent apicale peu
recourbée ; bords latéraux non dentés jusqu’à la suture basale.
Génotype : Lavanonia lhalassina n. sp.
Lavanonia thalassina n. sp.
(fig. 502-511)
<?. Holotype. Parties latérales de l’avant-dernier tergite bombées,
le bord supérieur, vu de profil, concave ; bord postérieur découpé par une
concavité régulière limitée latéralement par 2 angles largement arrondis,
non saillants vers l’arrière ; parties latérales du bord postérieur fortement
infléchies vers l’intérieur, pourvues d’un petit appendice digitiforme, recourbé
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
281
dorsalement, implanté juste au-dessous de l’angle limitant la concavité
médiane. Dernier lergite visible sous forme d’une étroite pièce rectangulaire
avec angle postéro-interne découvert, simple, très peu saillant. Moitié
postérieure du 8 e sternite parcourue par un large sillon membraneux. Aire
membraneuse du complexe sous-génital rétrécie à l’extrémité, bordée d’une
côte fortement amincie à la partie postérieure. Base du lobe médian large ;
face ventrale composée de 2 parties : a) une partie, située en avant de la coudu-
re, subcarrée à subrectangulaire, très fortement concave avec bords laté¬
raux également concaves et angles latéro-postérieurs saillants latéralement,
b) une partie située au delà de la coudure, triangulaire, avec bords latéraux
droits sur la moitié basale et légèrement convexes sur la moitié apicale ;
un étranglement médian ; une côte médiane arquée avec convexité orientée
vers l’arrière ; une carène longitudinale allant de cette côte jusqu’à l’apex,
ce dernier aigu. Face dorsale de la partie située au delà de la coudure, pourvue
d’une crête transversale de même forme avec apex aigu — de sorte que le
lobe médian apparaît bifide en vision latérale. — Partie postérieure des lobes
latéraux fortement recourbée vers l’intérieur.
Phallotrème pourvu de 2 sclérifications latérales en forme de baguettes
étroites, subcontiguës, à la face ventrale, sur la ligne médiane, leur extrémité
supérieure libre (fig. 508).
Coloration d’après l’insecte vivant : tête blanc crème à vertex vert if
coupé d’une bande crème se prolongeant jusqu’à l’occiput. Yeux crème à
5 stries vert if. Antennes orange 200. Pronotum vert if avec bande blanche
le long du bord inférieur. Tergites vert if, l’avant-dernier à bord postérieur
surligné de noir. Sternites blanc crème. Pattes jaune crème. Face inférieure
des titibas postérieurs vert if ; articulations géniculaires marquées de brun
terre d’ombre.
$. Allotype. Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pour¬
vues de quelques fortes échinulations ; bord externe armé de 4-5 dents,
bord correspondant des valves supérieures armé de 9-11 dents.
Coloration d’après l’insecte vivant : parfois mêmes couleurs que le S
avec fémurs postérieurs vert if. Souvent, vertex, pronotum et tergites vert
340 avec bande blanche du bord inférieur du pronotum soulignée de vert if.
Madagascar sud : Lavanono ; 1 <$ holotype, 1 Ç allotype, 1 (J et 6 $
paralypes, 1 larve, 10-5-1962 (D. Wintrebert). Insectes capturés sur Croton
indéterminé « Kéléantsé », croissant sur les dunes et éperons rocheux en bor¬
dure de mer. — Ouest Lavanono, 6 cJ, 2-5-1963 (J. Têlefort). — Saodono,
1 <J, 25-5-1963 (D. Wintrebert). Matériel au Muséum de Paris.
7<î
79
9 <?
79
Cy
1,78-2,03 (1,74)
F P
6.6- 7,6 (7,1) 1,4-1,6
8.6- 9,2 (8,9) 1,6-1,9
Cm
1,40-1,63 (1,50)
lf
0,47-0,53 (0,49)
0,35-0,38
Source : MNHN, Paris
282
I. DESCAMPS
Genre Wintrebertia nov.
<?. Taille très petite à moyenne. Capsule céphalique plus large au niveau
des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium verticis,
vu de profd, peu saillant en avant des yeux, déclive, largement arrondi
à l’extrémité ; espace interoculaire limité par 2 fortes côtes, étroitement
distantes, divergeant de l’avant vers l’arrière. Face de profd légèrement
concave, bicolore. Yeux fortement saillants, moyennement allongés ; dis¬
tance infra-oculaire subégale ou plus petite que la largeur de l’œil. Antennes
un peu plus longues que la face, parfois un peu plus courtes ; épine antennaire
sur le 4 e article à partir de l’apex.
Pronotum généralement court ; angle postérieur des lobes latéraux arron¬
di, plus ou moins saillant vers l’arrière. Subaptère ; vestiges élytraux comme
chez les 3 genres précédents ; vestiges alaires nuis. Fémurs antérieurs plus
ou moins épais, les 2 carènes supérieures toujours bien nettes, les 2 carènes
inférieures obsolètes ou subobsolètes, la face externe parcourue ou non par
une carène médiane (toujours visible à la base sur une courte longueur).
Fémurs médians plus ou moins longs et épais, pourvus seulement des 2
carènes supérieures, le bord supérieur généralement arqué. 2 e éperon interne
des tibias postérieurs très réduit.
Extrémité abdominale assez peu renflée. Avant-dernier tergite pourvu
d’une expansion médiane généralement subrectangulaire avec bord postérieur
largement et plus ou moins profondément découpé en triangle (sauf chez
W. tulearensis). Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une lunule,
le bord interne pourvu d’un court appendice plus ou moins caché par le bord
postérieur du tergite précédent. Partie postérieure de la plaque sus-anale
visible dorsalement. Cerques épais à la base, très nettement arqués vers
l’intérieur. Bord postérieur du 8 e sternite concave, souvent incisé au milieu.
Aire membraneuse du complexe sous-génital semi-circulaire, bordée d’une
côte généralement nette, le bord postérieur convexe, venant buter contre
la base du lobe médian. Aires latérales quadrangulaires, bombées. Lobe
médian coudé ou recourbé vers le haut, généralement étroit depuis la base
jusqu’au niveau d’un étranglement préapical ; extrémité élargie, constituant
une petite pièce quadrangulaire ou subcordiforme avec bord postérieur
trilobé ; face dorsale pourvue d’une petite crête transversale, située au niveau
de l’étranglement préapical, d’où part un connectif étroit aboutissant à lu
base des lobes latéraux. Ces derniers libres jusqu’à la base, généralement
rectangulaires, parfois subcarrés, implantés près de l’angle postéro-externe
des aires latérales ; l’une des faces, concave, orientée vis-à-vis du lobe médian-
Epiphalle long, à crochets courts, subcontigus, invisibles extérieurement ;
baguettes latérales subparallèles, étroites, élargies à la base. Ouverture
dorso-basale de la capsule ectophallique très grande, occupant la quasi¬
totalité de la face dorsale ; partie dorso-apicale ascendante, en forme de
chaperon pourvu de 2 ailes latérales recouvrant 2 cornes ventrales scléri-
fiées ; ouverture postérieure en position ventro-apicale ; 2 digitations ou
2 bourrelets échinulés situés de part et d’autre de l’ouverture génitale. Endo-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 283
phalle petit ; pénis court, la partie basale pourvue d’une petite aile latérale
ne faisant pas saillie vers l’avant; sac spermatophore moyen, parsemé de
petites échinulations. Sclérification dorso-latérale du phallotrème en forme
de gouttière prolongée vers l’avant par 2 ailerons latéraux ou par un dôme ;
face ventrale faiblement sclériüée.
?. Taille petite à grande. Capsule céphalique de largeur généralement
subégale au niveau des articulations mandibulaires et au niveau des yeux.
Fasligium verticis moins déclive que chez le <J ; espace interoculaire bordé
de côtes plus ou moins fortes, subparallèles. Face monochrome, droite ou
légèrement concave. Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil.
Yeux ovoïdes, peu saillants. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum
en oblique plus ou moins net vers le bas et vers l’arrière. Vestiges des ailes
représentés par un repli simple du tégument. Une côte bien marquée à la face
externe des fémurs médians. 8 e tergite relativement enveloppant. Dernier
tergite invisible dorsalement, le bord externe fortement convexe (voire angu¬
leux), l’angle latéro-postérieur bien saillant vers l’arrière. Plaque sus-anale
lisse ; cerques subcylindriques à subconiques. Partie postérieure de la plaque
sous-génitale divisée en 2 lobes par une découpure plus ou moins large ou
par une courte incision ; angle postérieur des lobes ainsi délimités aigu ou
arrondi, peu saillant vers l’arrière. « Egg guide » visible ventralement, semi-
elliptique, l’apex aigu, les bords lisses ou très finement serrulés. Valves de
l’oviscapte plus ou moins longues. Arête dorsale des valves inférieures pour¬
vue d’une forte dent préapicale ; dent apicale plus ou moins recourbée ;
face ventrale échinulée, une ligne transversale d’échinulations, reliant les
bords latéraux, parfois présente à la base ; bords latéraux non dentés jusqu’à
la suture basale.
Génotype : Winlrebertia arcuata n. sp.
Le genre comprend 11 espèces toutes nouvelles. 5 seulement sont connues
par les 2 sexes dont le génotype qui a été fréquemment observé in copula
de nuit ou au petit matin (D. Wintrebert, communication personnelle).
Parmi les 6 autres espèces, 3 ne sont connues que par les 3 et 3 par les Ç.
5 au moins sont différentes. Seule 1 $ pourrait correspondre à l’un ou l’autre
des 3 <J connus. Tous les <? (sauf W. denticulata ) s’écartent du génotype par
la structure des fémurs antérieurs et médians mais s’en rapprochent par
le complexe phallique. Quant aux Ç elles s’écartent en majorité du géno¬
type par la structure des valves inférieures de l’oviscapte et la présence de
taches noires sur la capsule céphalique. Il est impossible de fragmenter cet
assemblage, peut-être un peu artificiel, avant que les couples aient pu être
constitués.
Clé des espèces (<?)
1 (4) Face externe des fémurs antérieurs carénée sur toute la longueur ;
articulations mandibulaires claires. Lobes latéraux du complexe
sous-génital subrectangulaires, les bords inférieur et postérieur
(en vision latérale) concaves, (fig. 513, 521). 2
Source : MNHN, Paris
284
M. DESCAMPS
2 (3) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital légèrement
déprimée à la base. Expansions latérales du chaperon terminal
de la capsule ectophallique fortement recourbées vers le bas. (fig-
513, 515).W. arcuata n. sp. p. 286
3 (2) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital parcourue,
sur la moitié basale, par une forte dépression longitudinale.
Expansions latérales du chaperon terminal de la capsule ectophal¬
lique non recourbées vers le bas. Taille sensiblement plus grande,
(fig. 521, 523). W. denticulala n. sp. p. 288
4 (1) Face externe des fémurs antérieurs non carénée (sauf parfois à la
base) ; articulations mandibulaires noires ou brun noir .... 5
5 (14) Lobes latéraux du complexe sous-génital subrectangulaires (fig-
528, 531). 6
6 (7) Bord postérieur du 8° sternite non incisé au milieu ; lobe médian
du complexe sous-génital coudé à angle droit ; bord inférieur des
lobes latéraux présentant une forte concavité préapicale limitée
par 2 angles très aigus recourbés vers l’intérieur. Taille très petite,
(fig. 526, 528). W. pusilla n. sp. p. 291
7 (6) Bord postérieur du 8 e sternite incisé au milieu (fig. 532, 541) . . 8
8 (9) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite courbée vers le bas ;
bord inférieur des lobes latéraux du complexe sous-génital (en
vision latérale) présentant une forte concavité à la partie posté¬
rieure ; lobe médian coudé à angle droit, (fig. 531).
. W. tulearensis n. sp. p. 293
9 (8) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale (fig. 540,
546). 10
10 (13) Lobe médian du complexe sous-génital non coudé ; expansion de
l’avant-dernier tergite large et déprimée, les angles latéro-postérieurs
étroitement arrondis, (fig. 540,550). 11
11 (12) Lobe médian non courbé dorsalement, la face ventrale non sillon¬
née ; bord inférieur des lobes latéraux dépourvu de concavité,
(fig. 541). W. ampanihi n. sp. p. 295
12 (11) Lobe médian nettement courbé dorsalement, la face ventrale
parcourue par un sillon longitudinal très fortement marqué ;
bord inférieur des lobes latéraux pourvu d’une concavité préapicale
bien nette, le bord postérieur également concave, (fig. 551) . ■ •
. W. tele/orli n. sp. p. 298
13 (10) Lobe médian du complexe sous-génital coudé, très étroit; expansion
de l’avant-dernier tergite moins large, les angles latéro-postérieurs
largement arrondis, (fig. 546, 449) . . . W. angulala n. sp. p. 299
14 (5) Lobes latéraux du complexe sous-génital subcarrés ; bord posté¬
rieur du 8 e sternite non incisé au milieu ; lobe médian coudé,
large à la base, pourvu de 2 carènes à la partie postérieure, (fig. 554)
. W. pauliani n. sp. p. 300
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
285
Clé des espèces (?)
1 (6) Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue, à la
base, d’une ligne transversale d’échinulations ou d’une crête denti-
culée réunissant les bords latéraux, (fig. 518, 527).2
2 (5) Valves de l’oviscapte trapues ; bord postérieur de la plaque sous-
génitale largement et peu profondément découpé en triangle,
l’angle rentrant de la découpure très largement arrondi, « egg
guide » bien découvert, (fig. 518). 3
3 (4) Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une
ligne basale d’échinulations, bord externe armé de 5-6 dents aiguës
. W. arcuata n. sp. p. 286
4 (3) Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une
crête basale denticulée, bord externe armé de 8-9 dents relati¬
vement petites. Taille plus grande . . W. denliculata n. sp. p. 290
5 (2) Valves de l’oviscapte grêles ; bord postérieur de la plaque sous-
génitale pourvu d’une étroite découpure médiane subrectangulaire ;
« egg guide » ne dépassant pas le bord postérieur de la plaque,
(fig. 527).W. pusilla n. sp. p. 292
6 (1) Valves inférieures de l’oviscapte dépourvues de ligne transversale
d’échinulations (fig. 538, 539). 7
7 (8) Capsule céphalique ne présentant aucune tache noire.
. W. magnifica n. sp. p. 301
8 (7) Capsule céphalique avec 2, 4 ou 6 taches noires. 9
9 (12) Capsule céphalique avec une tache noire aux articulations mandi-
bulaires ; joues non marquées de noir. 10
10 (11) Très grande taille. Extrémité des fémurs postérieurs jaune avec un
croissant noir au-dessus des lobes géniculaires ; partie postérieure
de la plaque sous-génitale découpée en triangle, (fig. 538) ....
. W. giganlea n. sp. p. 303
11 (10) Taille beaucoup plus petite. Extrémité des fémurs postérieurs
brune ; lobes terminaux de la plaque sous-génitale séparés par une
découpure carrée, (fig. 561). W. discreta n. sp. p. 304
12 (9) Capsule céphalique marquée de noir aux articulations mandibu-
laires et sous le bord inférieur de l’œil ; partie postérieue de la plaque
sous-génitale découpée en triangle se terminant par un angle
rentrant très aigu.13
13 (14) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale semi-circulaires.
(fig. 563). W. ampanihi n. sp. p. 297
14 (13) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale subrectangulaires
avec un angle postéro-externe bien différencié, saillant vers
l’arrière, mucroné à l’extrémité, (fig. 562).
. W. tete/orli n. sp. p. 298
Source : MNHN, Paris
286
M. DESCAMPS
Wintrebertia arcuata n. sp.
(fig. 512-519)
$. Holotype. Taille moyenne. Fastigium verticis modérément saillant.
Yeux subovoïdes. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum nettement
saillant vers l’arrière. Fémurs antérieurs peu épais, la face externe parcourue
par une forte carène s’estompant vers le 1/4 apical. Face externe des fémurs
médians fortement convexe, le bord supérieur très peu arqué. Extrémité
abdominale moyennement renflée. Avant-dernier tergite parcouru par une
petite carène longitudinale. Expansion médiane rectangulaire, horizontale,
légèrement déprimée ; angles latéro-postérieurs arrondis, légèrement sail¬
lants vers l’arrière, légèrement bombés dorsalement ; partie postérieure
largement et peu profondément découpée en triangle, les bords de la décou¬
pure sinués. Dernier tergite à face externe concave, l’angle postéro-interne
visible latéralement et atteignant presque la bordure de l’expansion du
tergite précédent. Bord postérieur du 8 e sternite présentant une incision
triangulaire large et profonde garnie d’une membrane. Aire membraneuse
du complexe sous-génital bordée d’une côte bien nette, s’épaississant de
l’arrière vers l’avant. Bord postérieur des aires latérales nettement concave.
Lobe médian régulièrement courbé dorsalement, l’extrémité en forme de
pièce rectangulaire avec bord postérieur convexe et angles latéro-postérieurs
largement arrondis ; sur le bord opposé, 2 petites saillies odontiformes
encadrant le rétrécissement préapical ; une petite saillie triangulaire sur la
face ventrale près du bord postérieur. Lobes latéraux subégaux au lobe
médian, rectangulaires (en vision latérale) avec bords latéraux nettement
recourbés vers l’intérieur ; angle postéro-inférieur très aigu, incurvé dorsa¬
lement ; angle opposé fortement arrondi.
Epiphalle long et étroit, les baguettes latérales minces. Bord supérieur
de la capsule ectophallique fortement ascendant d’avant en arrière ; ailes
latérales du chaperon terminal fortement recourbées vers le bas, masquant
complètement les cornes ventrales. Sclérification dorso-latérale du phallo-
trème prolongée vers l’avant par 2 ailerons triangulaires. 2 digitations
échinulées situées de part et d’autre de l’ouverture génitale.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale gris feutre. Pattes
vert jaune. Antennes bure ; 1 er article à face ventrale noire, sauf un petit
liseré à la base, et face dorsale plus ou moins marquée de noir ou de brun ;
face ventrale du 2 e article portant une tache noire circulaire (parfois absente).
Yeux crème à 5 stries gris feutre. 2 grosses taches noires quadrangulaires
sous les antennes. Vertex recouvert de 4 bandes de grosses taches noires.
Joues jaunes barrées de noir. Sternites et derniers tergites jaune glauque.
Lobes latéraux du complexe sous-génital marqués de noir. Tibias postérieurs
mauve grisâtre, les épines entièrement noires.
$. Allotype. Taille moyenne. Bord supérieur du fastigium, vu de
profil, sinué. Carènes médianes de la face peu saillantes et subcontiguës sous
l’ocelle médian, nettement épaissies et distantes entre les antennes. Angle
Source : MNHN, Paris
REVISION PRELIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
postérieur des lobes latéraux du pronotum large, oblique vers l’arrière et
vers le bas. Bords latéraux du 8 e tergile arqués, l’angle postérieur arrondi et
non saillant. Angle correspondant du dernier tergite, aigu, bien saillant
vers l’arrière. Plaque sous-génitale courte, seul le 1/3 postérieur faisant
saillie au delà du 8 e tergite ; bord postérieur largement et peu profondément
découpé en triangle, l’angle rentrant de la découpure arrondi ; lobes latéraux
ainsi délimités avec angle posléro-externe droit, arrondi, et bord interne
subrectiligne. Extrémité de l’«egg guide» aiguë, recourbée dorsalement.
Valves inférieures de l’oviscapte fortes, la dent apicale très recourbée, la
suture basale découverte ; face ventrale plane, échinulée, surélevée par
rapport à la suture basale ; un alignement transversal de petites échinula-
tions réunissant les bords latéraux ; bord externe armé de 5-6 dents trian¬
gulaires, aiguës ; bord opposé armé de petites dents régulières. Valves supé¬
rieures pourvues de 10-11 dents sur le bord externe.
Coloration d’après l’insecte vivant ; teinte générale vert jaune, parfois
vert de vessie. Antennes bure. Vertex, occciput, joues, vert de vessie fonce.
Yeux jaune clair avec 6 stries vert de vessie foncé. Joues barrées d’une
bande jaune clair. Face, pièces buccales et sternites blanc crème ou gris clair
sauf les derniers sternites qui évoluent vers la couleur vert jaune de la plaque
sous-génitale et de l’oviscapte. Partie médiane du bord antérieur des tergites
soulignée de lilas ; bord postérieur des 2 premiers marqué de jaune clair.
Madagascar sud : Ankiliarivo, 1 3 holotype, 1 $ allotype, 22 3 et 19 ?
paratypes, 3 et 4-1962 (D. Winlrebert). Insectes capturés sur Cedrelopsis
grewei. — Tongobory, 1 Ç, 12-4-1953 (A. Robinson). Matériel au Muséum
de Paris.
Chez certains exemplaires, les angles latéro-postérieurs de la plaque sous-
génitale ne sont pas arrondis.
F
P
15<?
159
153 9,1-10,5 (10,0)
159 12,8-14,6 (13,9)
Cy Cm
1,9-2,2
2,5-2,9
If
2,41-2,80 (2,66)
3,09-3,41 (3,19)
1,82-2,13 (2,01)
2,96-3,41 (3,27)
0,62-0,75 (0,72)
0,63-0,70 (0,67)
Wintrebertia denticulata n. sp.
(fig. 520-525)
3. Holotype. Très proche du génotype. Taille sensiblement pl uS
grande. Fastigium verticis un peu plus saillant en avant des yeux, un peu
moins fortement déclive et moins largement arrondi à l’extrémité. Expansion
médiane de l’avant-dernier tergite du même type que chez l’espèce précéden-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 289
te, faiblement mais nettement déclive, fortement déprimée et parcourue par
une carène longitudinale bien nette ; bord postérieur sinueux ; angles latéro-
postérieurs saillants vers l’arrière, légèrement redressés dorsalement, bombés,
plus larges que chez W. arcuata. Angle postéro-interne du dernier tergite
visible latéralement, court, n’atteignant pas la bordure de l’expansion du
tergite précédent, saillant obliquement vers l’arrière et légèrement incurvé
vers l’extérieur. Côte bordant l’aire membraneuse du complexe sous-génital
fortement épaissie latéralement. Bord postérieur des aires latérales presque
droit. Base du lobe médian plus épaisse que chez l’espèce précédente ; face
ventrale parcourue, sur la moitié basale, par une forte dépression longitu¬
dinale ; extrémité dilatée en forme de pièce rectangulaire avec partie posté¬
rieure incurvée ventralement, bords latéraux légèrement concaves et bord
Fig. 520-525. — Wintrebertia denliculala n. sp. <J. — 520. Extrémité abdominale latérale¬
ment. — 521. La même en vision ventro-apicale. — 522. Extrémité du lobe médian du
complexe sous-génital en vision apicale. — 523. Complexe phallique latéralement. —
524. Avant-dernier tergite abdominal dorsalement. — 525. Extrémité de la capsule
ectopballique dorsalement.
j Muséum. — Zoologie, t. XXX.
Source : MNHN, Paris
290
M. DESCAMPS
postérieur épais, trilobé. Considérée en vision apicale, l’extrémité affecte
la forme d’un polygone irrégulier comme représenté fig. 522, divisé par une
forte crête longitudinale flanquée de 2 concavités. Crête de la face dorsale
du lobe médian très forte, élevée, non masquée par le connectif et visible en
vision ventro-apicale, de coloration noire, finement échinulée, triangulaire
avec bords droits et angles arrondis. Lobes latéraux plus courts que le lobe
médian, du même type que chez l’espèce précédente, mais plus larges.
Coloration du même type que chez W. arcuata. 1 er article antennaire
noir à la face ventrale, brun très foncé à la face dorsale et marqué d’un petit
anneau jaunâtre à la base. 4 stries oculaires (5 chez les paratypes). Angle
postéro-interne du dernier tergite marqué de noir. Macule noire des lobes
latéraux du complexe sous-génital plus étendue que chez l’espèce précédente.
Capsule ectophallique fortement dilatée transversalement ; bordure de
l’ouverture dorso-basale très épaisse. Chaperon terminal fortement redressé,
de coloration brun noir avec une bande médio-longitudinale plus claire,
expansions latérales largement arrondies à l’extrémité et perpendiculaires à
l’axe du corps ; cornes ventrales très épaisses à la base, invisibles dorsalement,
bien dégagées en vision latérale, l’extrémité aiguë et légèrement incurvée
vers le bas. Endophalle comme chez le génotype. Evaginations échinulées
flanquant l’ouverture génitale, fortes, très noires, avec bordure convexe.
$. Allotype. Très proche de l’espèce précédente ; en diffère, outre la
taille, par les caractères suivants : capsule céphalique proportionnellement
plus large au niveau des articulations mandibulaires ; angle postérieur des
lobes terminaux de la plaque sous-génitale subaigu, pourvu d’une légère
saillie mucroniforme ; extrémité de l’«egg guide » plus aiguë et plus forte¬
ment recourbée entre les valves inférieures de l’oviscapte. Ces dernières
pourvues, à la base, d’une crête transversale irrégulièrement denticulée (peu
nette sur l’un des paratypes). Dents du bord externe moins longues, moins
aiguës et plus nombreuses.
Madagascar sud : Lambomakandro Ouest 1 <} holotype, 1 $ allotype,
3 <J et 3 Ç paratypes, 11-6-1963 (D. Wintreberl). Insectes capturés sur Cedre-
lopsis grewei. Muséum de Paris.
Parmi ces 8 exemplaires, 4 seulement ont les rudiments élytraux norma¬
lement constitués (relevés contre le tergum et repliés extérieurement sur
eux-mêmes), 2 ne présentent qu’un seul rudiment bien constitué, le second
n’étant pas replié extérieurement et ayant l’aspect des rudiments larvaires
et de ceux des genres Apteropcocdes, Chloromastax, Tete/ortina, etc... Enfin
chez les 2 derniers specimens aucun des 2 rudiments élytraux n’est replié
quoique le bord supérieur en soit parfois légèrement enroulé. Aucune varia¬
tion de ce genre n’a été relevée dans les longues séries des autres espèces.
F
4<?
49
10,4-11,8
(10,9)
2,3-2,5 (2,4)
2,8-3,4 (3,1)
14,7-17,0 (15,8)
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE
EUSCHMIDTIINAE
291
Cy Cm
4<J 2,70-2,97 (2,78) 2,30-2,59 (2,39)
49 3,25-3,78 (3,52) 3,55-4,05 (3,80)
Wintrebertia pusilla n. sp.
(fig. 526-530)
<?. Holotype. Taille très petite. Antennes un peu plus courtes que la
face, tous les articles transverses à partir du 4 e . Carènes médianes de la face
très peu écartées au niveau de l’ocelle médian. Pronotum très court, l’angle
postérieur des lobes latéraux saillant vers l’arrière. Tibias antérieurs et
médians un peu plus courts que les fémurs ; ces derniers très épais, la face
externe des antérieurs non carénée. Extrémité abdominale peu renflée. Face
dorsale de l’avant-dernier tergite non carénée ; expansion médiane subrec¬
tangulaire, transverse, légèrement élargie d’avant en arrière, très faiblement
inclinée vers le bas, la face dorsale déprimée, le bord postérieur découpé en
triangle large et peu profond ; bords de la découpure droits. Dernier tergite
très peu découvert. Bord postérieur du 8 e sternite très légèrement concave,
non incisé au milieu.Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit
vers le milieu, la coudure apparaissant largement arrondie et saillante vers
l’arrière en vision latérale ; portion basale fortement convexe ; portion située
Fio. 526-530. — Wintrebertia pusilla n. sp. 9. — 526. Extrémité abdominale du <J en
vision ventro-apicale. —- 527. Extrémité abdominale de la 9 ventralement. —- 528.
Extrémité abdominale du <J latéralement. — 529. Avant-dernier tergite du dorsale-
ment. — 530. Extrémité de la capsule ectophallique latéralement.
If
0,80-0,92 (0,86)
0,70-0,83 (0,78)
Source : MNHN, Paris
292
M. DESCAMPS
au delà de la coudure composée d’une base courte, étroite, suivie d’un élargis¬
sement terminal transverse, hexagonal, le bord postérieur trilobé (unité
médiane sur le même plan que les 2 autres et un peu plus étroite). Lobes
latéraux du complexe sous-génital apparaissant, en vision latérale, subégaux
au lobe médian, le bord inférieur découpé par une concavité préapicale délimi¬
tant 2 angles aigus courbés vers l’intérieur et visibles seulement en vision
ventro-apicale.
Insecte partiellement décoloré ; macules noires de la capsule céphalique
nettement moins marquées que chez les autres espèces. Articulations mandi-
bulaires brun noir ; face monochrome, indistinctement marquée de brun
sous les antennes ; 2 premiers articles antennaires apparemment clairs,
légèrement marqués de brun (plus nettement chez le paratype) ; yeux avec
une plage sombre postérieure et 3 larges bandes longitudinales de même
couleur ; joues et vertex variés de brun. Pattes vertes ; tibias postérieurs
jaune vert. Pronotum et abdomen décolorés.
Chaperon terminal de la capsule ectophallique relativement court, en
forme de toit, le bord supérieur ascendant vers l’arrière, les ailes latérales
peu différenciées avec bord externe concave ; cornes ventrales bien décou¬
vertes, épaisses, orientées vers le bas, de coloration noire comme le chaperon.
Endophalle comme chez le génotype ; pas d’évaginations échinulées de part
et d’autre de l’ouverture génitale.
Ç. Allotype. Taille petite. Bord supérieur du fastigium verticis, vu
de profil, très légèrement déclive. Antennes progressivement élargies de la
base à l’extrémité. Plaque sous-génitale très courte, dépassant seulement du
1/4 de sa longueur l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite, le bord postérieur
droit, horizontal ; une petite découpure postérieure courte, subrectangulaire,
légèrement élargie d’arrière en avant, laissant voir l’extrémité lancéolée de
r« egg guide », ce dernier n’atteignant pas le bord postérieur de la plaque.
Valves inférieures de l’oviscapte armées d’une forte dent préapicale sur
l’arête dorsale ; dent apicale grêle, moyennement recourbée ; face ventrale
triangulaire, fortement concave, pourvue d’une ou 2 échinulations ; une
ligne basale d’échinulations, fortement oblique d’arrière en avant et de
l’intérieur vers l’extérieur, réunissant les bords externes (moins nette chez
certains paratypes) ; bord externe armé de 3-4 dents ; supports basaux
partiellement découverts, leurs bords internes foliacés se chevauchant sur
la ligne médiane. Bord externe des valves supérieures armé de 8-9 dents,
la face supérieure pourvue de 2-3 granulations.
Teinte générale verte ; capsule céphalique complètement verte sauf les
articulations mandibulaires marquées de brun. Yeux avec 5 stries longitu¬
dinales. Pattes, y compris les articulations géniculaires postérieures, tergites
thoraciques et abdominaux verts ; un croissant légèrement marqué de brun
au-dessus des lobes géniculaires des fémurs postérieurs ; tibias postérieurs
vert jaune virant au rose vers l’extrémité.
Madagascar sud : Androka, tombeaux blancs, 1 3 holotype, 1 Ç allotype.
1 3 et 3 Ç paratypes, 15-5-1963 (J. Têtefort, Balmat, Ralinoro) ; insectes
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
293
captures sur « Tsingilofilo ».—Saodono,9 S et 8 $, 24-5-1963 (D. Wintrebert) ;
insectes capturés également sur « Tsingilofilo ». Matériel au Muséum de Paris.
L’une des Ç paratypes et l’ensemble des 8 $ capturées à Saodono sont
d’une teinte générale grisâtre avec l’ensemble du corps marbré de brun.
Elles présentent, en outre, un type de coloration de la capsule céphalique
proche de celui des $ avec le vertex et les joues plus ou moins nettement
variés de brun noir. La face est parfois légèrement marquée de brun. C’est
le seul cas de dicholsme intrasexuel observé sur l’ensemble du matériel
étudié.
F P
11<?
119
11 (J 4,7-6,0 (5,3)
119 6,0-7,4 (6,5)
0,9-1,2 (1,0)
1 , 0 - 1,2 ( 1 , 1 )
Cy
Cm
If
1,77-2,02 (1,88)
1,99-2,22 (2,06)
1,50-1,76 (1,62)
2,02-2,32 (2,16)
0,53-0,60 (0,56)
0,34-0,38 (0,35)
Wintrebertia tulearensis n. sp.
(fig. 531-537)
tJ. Holotype. Yeux moins allongés et plus saillants que chez le géno¬
type. Pronotum court ; angle postérieur des lobes latéraux largement arrondi,
insensiblement saillant vers l’arrière. Les 2 premières paires de pattes
courtes. Fémurs antérieurs épais, pourvus seulement des 2 carènes supé¬
rieures ; face externe fortement convexe avec un début de carène, peu
marqué, à la base. Fémurs médians un peu plus larges que les antérieurs,
pourvus seulement des 2 carènes supérieures, le bord supérieur très sensi¬
blement arqué. Tibias médians un peu plus courts que les fémurs. Extrémité
abdominale moyennement renflée. Avant-dernier tergite non caréné ;
expansion médiane subtrapézoïdale, plus étroite à la base qu’à l’extrémité,
fortement recourbée vers le bas, le bord postérieur droit, les bords latéraux
concaves, la moitié postérieure de la face dorsale déprimée. Dernier tergite
peu découvert, la saillie du bord interne courte et cachée. Bord postérieur
du 8 e sternite échancré au milieu. Lobe médian du complexe sous-génital
coudé à angle droit, caréné au milieu, bombé latéralement ; extrémité dilatée
en forme de pièce subrectangulaire, transverse, avec bord postérieur trilobé.
Lobes latéraux, considérés latéralement, répondant à la description suivante :
un peu plus longs que le lobe médian, réunis au bord postérieur des aires
latérales, un peu avant l’angle postéro-externe, par un pédicelle très net ;
face externe et bord supérieur convexes, bord opposé présentant une très
forte concavité apicale intéressant plus du 1/3 de la longueur ; angle postéro-
inférieur très aigu, incurvé vers le lobe médian ; angle opposé très largement
arrondi.
Source : MNHN, Paris
F ; a fp 3 mpnt • , lulear ‘ n * ll > n> sp ‘ <?• ~ 531 • Extrémité abdominale du laté¬
ralement" “ 5 *li ® n V s , ,on V f n . t /°', apicale - — 533 ‘ Capsule ectophalliquc dor-
rfllpïnpnt' “ ‘ J/ 1 et pronotum atéralement. — 535. Complexe phallique laté-
tergite abdominal Fémur et 1 bia médlans - — 537. Bord postérieur de l’avant-dernier
Fio. 538. — Winlrebertia gigantea n. sp. ?. — Extrémité abdominale ventralement.
Fio. 539. — Winlrebertia magnifiée n. sp. ?. — Extrémité abdominale ventralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 295
Insecte décoloré. Coloration noire répartie sur la capsule céphalique
comme chez le génotype mais la bande barrant les joues moins large et
fractionnée ; articulations mandibulaires noires ; 2 e article des antennes
apparemment non marqué de noir. Egalement de coloration noire : la moitié
postérieure de l’expansion de l’avant-dernier tergite, la base des lobes latéraux
du complexe sous-génital, une plage située sur le bord postérieur des tergites
6 et 7.
Epiphalle comme chez l’espèce précédente. Cornes ventrales de l’extré¬
mité de la capsule ectophallique visibles latéralement. Phallotrème avec
sclérification dorso-latérale fortement colorée, prolongée vers l’avant par 2
ailes triangulaires et incolores ; face ventrale avec un léger épaississement
incolore de la membrane.
$ inconnue.
Madagascar sud : Tuléar, 1 <? holotype, 2-4-1953 (A. Robinson). Muséum
de Paris.
15
F P Cy
7,6 1,5 2,34
Cm
1,74
Wintrebertia ampanihi n. sp.
(fig. 540-545, 563)
5 . Holotype. Taille petite. Très proche du précédent. Structure des
pattes 1 et 2 comme chez W. tulearensis. Extrémité abdominale peu renflée.
Dernier tergite parcouru par une faible côte longitudinale; bord supérieur,
vu de profil, faiblement tectiforme ; bords latéraux convexes ; expansion
médiane courte, horizontale, déprimée, subrectangulaire, le bord postérieur
découpé en triangle ; bords de la découpure droits. Dernier tergite relati¬
vement découvert, la face externe convexe, la bordure renforcée par un
bourrelet. Bord postérieur du 8 e sternite largement et profondément échancré
en triangle. Aire membraneuse du complexe sous-génital bordée d’une côte
bien nette, interrompue à la partie postérieure sous la base du lobe médian.
Ce dernier étroit, ni coudé ni courbé, orienté en oblique, par rapport à l’aire
membraneuse, vers l’arrière et vers le haut ; extrémité dilatée en forme de
pièce subcordiforme trilobée, l’unité médiane légèrement inclinée ventra-
lement. Lobes latéraux du complexe sous-génital de longueur subégale au
lobe médian ; angles postérieurs arrondis, l’unité inférieure (en vision latérale)
légèrement recourbée vers l’intérieur (non recourbée chez certains paratypes).
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale terre d’ombre. Une
large bande noire s’étendant du vertex à l’occiput ; latéralement, 2 lignes de
5 à 6 taches noires en bordure des yeux ; ces derniers bruns, striés de noir.
Joues présentant d’avant en arrière : une plage claire ; une aire noire encochée
postérieurement par une mince bande blanche occupant les 2/3 supérieurs de sa
Source : MNHN, Paris
296
M. DESCAMPS
541
548
Fig. 540-545. — Wintrebertia ampanibi n. sp. (J. — 540. Extrémité abdominale latérale¬
ment. — 541. La même en vision ventro-apicale. — 542. Epiphalie dorsalemcnt. —•
543. Complexe phallique latéralement. — 544. Expansion de l’avant-dernier tergite
dorsalemcnt. — 545. Capsule céphalique de face.
Fig. 546-549. — Wintrebertia angulata n. sp.o'. — 546. Extrémité abdominale latéralement.
— 547. Complexe phallique latéralement. — 548. Endophallc latéralement. —
549. Expansion de l’avant-dernier tergite dorsalemcnt.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
297
longueur ; une aire bicolore, noire en haut, jaune soleil en bas. 1 er article
des antennes à face ventrale noire, à face dorsale brunâtre; 2 e article grisâtre,
légèrement marqué de brun. 2 taches sous-antennaires et articulations
mandibulaires noires. Fastigium verticis, fémurs et derniers tergites vert
lierre ; stérilités cadmium citron. Bord inférieur du pronotum surligné de
blanc. Articulations géniculaires postérieures, pièces génitales marquées de
noir et de brun ; tibias postérieurs bleu violacé 598.
Baguettes latérales de l’épiphalle larges, subconiques. Capsule ectophal-
lique de coloration fauve, la partie ventro-basale nettement recourbée vers
l’avant ; partie dorso-apicale noire avec bord postérieur grisâtre ; chaperon
terminal ascendant vers l’arrière, les expansions latérales ne recouvrant pas
les cornes ventrales. Ces dernières épaisses, bien visibles de profil.
Ç. Allotype. Taille moyenne, plus petite que la $ de W. arcuata. Bord
supérieur du fastigium, vu de profil, légèrement convexe. Bord supérieur du
pronotum légèrement concave ; angle postérieur des lobes latéraux peu
saillant vers l’arrière. Plaque sous-génitale courte, atteignant la suture basale
des valves inférieures de l’oviscapte ; 1/3 postérieur divisé par une décou¬
pure triangulaire à angle rentrant très aigu ; lobes terminaux ainsi délimités
avec bords internes contigus à la base et angles postérieurs non différenciés,
confondus dans une même convexité. Valves inférieures de l’oviscapte
allongées, la face ventrale subtriangulaire, concave, parsemée de quelques
échinulations ; pas de petites dents disposées en ligne transversale ; bords
latéraux lisses à la base sur une courte longueur ; bord externe armé de 6-7
dents ; bord interne armé de dents plus petites, les unités basales plus fortes
que les autres. « Egg guide » lancéolé, atteignant la suture basale des valves
inférieures. Bord externe des valves supérieures armé de 8-10 dents.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert de vessie foncé.
1 er article des antennes, face, pièces buccales, sternites gris cendre clair ;
yeux de même couleur, striés de gris cendre ; articulations mandibulaires
noires ; joues balafrées, sur presque toute leur longueur, d’une bande blanche
prenant naissance sous l’œil entre 2 petites taches noires, en arrière de cette
bande, une tache en grosse virgule de couleur brun acajou en haut, noire en
bas. Une bande blanche le long du bord inférieur du pronotum, se prolon¬
geant sur le thorax. Bord postérieur des premiers tergites marqué d’une bande
grisâtre. Tibias postérieurs vert jaune virant au jaune orangé à l’extrémité.
Madagascar sud : Sud Ampanihy, 1 S holotype, 1 $ allotype, 4 5 et 3 $
paratypes, 16-5-1963 (J. Têleforl, Balmal, Ralinoro). Insectes capturés sur
«Tsingilofilo». —Ampanihy, 1 cJ, 22-4-1953 (A. Robinson). — 17kmsNord
Ampanihy, 1 <J et 2 $, 29-4-1963 (D. Wintreberl). Insectes capturés sur
Terminalia sp. — 17 kms Nord Ampanihy, 1 3 et 3 Ç, 26-5-1963 (D. Winlre¬
berl). Insectes capturés sur « Piso Piso ». Matériel au Muséum de Paris.
Les insectes capturés au Nord d’Ampanihy diffèrent de la série typique
par la présence de quelques petites épines plus ou moins fortes sur le bord
externe des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
8<?
99
8c?
99
Cy
F
7,0- 8,1 (7,3)
9,2-11,2 (10,1)
Cm
P
1 , 6 - 1,8
1,9-2,2
If
2,29-2,55 (2,40)
2,65-3,00 (1,86)
1,61-1,81 (1,71)
2,47-2,90 (2,67)
0,68-0,73 (0,70)
0,50-0,57
Wintrebertia teteforti n. sp.
(fig. 550-553, 562)
<?. Holotype. Très proche de l’espèce précédente. Fastigium verticis
un peu moins fortement déclive. Avant-dernier tergite comme chez W.
ampanihi, l’expansion médiane plus longue, avec découpure triangulaire
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 299
plus profonde. Bord postérieur du 8 e sternite largement et profondément
incisé en triangle. Aire membraneuse du complexe sous-génital présentant,
à l’extrémité, une petite expansion convexe sous la base du lobe médian.
Ce dernier moins large à la partie antérieure et plus long que chez l’espèce
voisine, très nettement et régulièrement courbé dorsalement ; face ventrale
avec bords latéraux très légèrement convergents depuis la base jusqu’au
niveau de l’élargissement apical, parcourue, sur toute la longueur, par un
fort sillon, délimité par 2 bourrelets épais s’amincissant d’avant en arrière ;
extrémité dilatée en forme de pièce subcarrée. Angles latéraux du bord
inférieur de cette pièce terminale arrondis ; bord postérieur divisé en 3 lobes
situés sur le même plan, l’unité médiane un peu plus large que les autres avec
la face ventrale pourvue d’un fort mamelon auquel aboutissent le sillon
longitudinal et les côtes latérales de la partie basale. Lobes latéraux du
complexe sous-génital du même type que chez les espèces précédentes, le
bord inférieur découpé par une forte concavité délimitant un angle antérieur
arrondi, légèrement replié vers l’intérieur, et un angle postérieur très aigu ;
bord postérieur concave avec angle postéro-supérieur arrondi.
Coloration comme chez l’espèce précédente (d’après examen de l’insecte
sec), le bord inférieur du pronotum apparemment non surligné de blanc.
Complexe phallique très proche de celui de W. ampanihi. Crochets de
l’épiphalle coudés à angle aigu, la partie terminale droite. Partie ventro-
basale de la capsule ectophallique non recourbée vers l’avant, apparaissant,
de profd, sous forme d’une lame droite oblique vers le bas et vers l’avant.
Chaperon terminal redressé jusqu’à la verticale, entièrement noir sauf l’extré¬
mité des expansions latérales de coloration grise ; cornes ventrales bien
visibles latéralement, plus épaisses et plus dégagées que chez l’espèce précé¬
dente.
Ç. Allotype. Très proche de la $ de W. ampanihi ; en diffère de façon
très nette par la structure de la plaque sous-génitale (fig. 562) ; incision de la
partie postérieure du même type, délimitant 2 lobes terminaux subrectan¬
gulaires avec angles postérieurs bien différenciés. Angle interne très largement
arrondi. Angle externe subaigu, saillant vers l’arrière, mucroné à l’extrémité.
Coloration ne présentant, d’après l’examen de l’insecte sec, aucune
différence sensible avec celle de l’espèce précédente.
Madagascar sud : Beloha, Marolinta, 1 <? holotype, 1 $ allotype et 2 $
paratypes, 1-5-1963 (J. Têtefort). -
(A. Robinson). Muséum de Paris.
— Beloha, Ambovombe, 1
1 Ç, 6-1957
F
P
13 7,9
1,6
49 10,8-11,6
(11,0) 2,0-2,3
Cy
Cm
lf
le? 2,46
1,80
0,65
49 2,80-3,09 (2,87)
2,76-3,02 (2,89)
0,51-0,53
Source : MNHN, Paris
300
M. DESCAMPS
Wintrebertia angulata n. sp.
(fig. 546-549)
<?. Holotype. Taille petite. Très voisin des 3 espèces précédentes. En
diffère par les yeux un peu plus allongés. Fastigium verticis, vu de profil,
présentant une petite saillie au niveau du point de jonction avec les carènes
médianes de la face ; ces dernières contiguës sous l’ocelle médian, nettement
distantes entre les antennes puis étroitement séparées jusqu’à la pointe du
fastigium. Face externe des fémurs antérieurs parcourue par une faible
carène sur la moitié basale. Expansion de l’avant-dernier tergite courte,
trapézoïdale, plus large à la base qu’à l’extrémité, parcourue par une petite
carène longitudinale, découpée en triangle à la partie postérieure, les angles
latéro-postérieurs largement convexes. Dernier tergite peu découvert, en
forme de lunule ; pas de saillie bien nette sur le bord interne. Bord postérieur
du 8 e sternite moins profondément échancré que chez les espèces précédentes.
Aire membraneuse du complexe sous-génital bordée d’une côte interrompue
sous la base du lobe médian. Ce dernier coudé à angle droit vers le 1/3 basal,
la coudure arrondie, la partie postérieure très étroite avec bords latéraux
concaves ; extrémité élargie en forme de pièce subrectangulaire, trilobée, les
lobes latéraux un peu plus longs que le lobe médian. Lobes latéraux du
complexe sous-génital larges, un peu plus longs que l’unité médiane ; bord
inférieur présentant une concavité apicale moins accentuée que chez W.
tulearensis, intéressant la moitié postérieure ; angle postéro-inférieur aigu ;
angle opposé droit ; tous 2 courbés vers le lobe médian.
Insecte décoloré ; capsule céphalique marquée de noir comme chez l’es¬
pèce précédente.
Baguettes latérales de l’épiphalle très étroites, subparallèles, fortement
renflées à la base. Chaperon dorso-apical de la capsule ectophallique très
fortement arqué. Endophalle comme représenté à la figure 548.
Ç inconnue.
Madagascar sud : Ampandrandava, 1 <? holotype. Muséum de Paris.
F P Cy Cm
le? 7,4 1,6 2,33 1,80
Wintrebertia pauliani n. sp.
(fig. 554-560)
(?. Holotype. Taille petite. Angle postérieur des lobes latéraux du
pronotum nettement saillant vers l’arrière. Pattes des 2 premières paires
comme chez l’espèce précédente. Expansion médiane de l’avant-dernier
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 301
tergite divisée, jusqu’à la base, par une large découpure triangulaire (cons¬
tituée, en fait, de 2 lobes triangulaires arrondis à l’extrémité, avec face dor¬
sale convexe). Angle rentrant de la découpure prolongé par une petite carène.
Dernier tergite peu découvert latéralement. Bord postérieur du 8 e sternite
concave mais non incisé au milieu. Aire membraneuse du complexe sous-
génital bordée d’une côte non interrompue à la base du lobe médian. Ce
dernier large, courbé dorsalement ; face ventrale parcourue, sur les 2/3 pos¬
térieurs, par une dépression triangulaire, effilée, bordée de 2 carènes très
élevées ; extrémité élargie avec bords latéraux légèrement relevés dorsale¬
ment, le bord postérieur trilobé. Lobes latéraux à peu près aussi longs que
larges, les angles arrondis, le bord interne peu distant du bord externe du
lobe médian.
Insecte en grande partie décoloré. Capsule céphalique comme chez les
3 espèces précédentes. Coloration noire intéressant en outre : les 2 expansions
triangulaires de l’avant-dernier tergite, la majeure partie des lobes latéraux
du complexe sous-génital, l’extrémité de la plaque sus-anale et des plaques
infra-cercales.
Baguettes de l’épiphalle légèrement arquées, fortement élargies à la base.
Chaperon terminal de la capsule ectophallique fortement redressé, les cornes
ventrales invisibles du dessus. Pénis comme chez les espèces précédentes ;
sclérification dorso-latérale du phallotrème prolongée, vers l’avant, par un
voile dorsal ne recouvrant pas la totalité du sac spermatophore. 2 bourrelets
latéraux garnis de très fortes échinulations noires à pointe orientée vers
le bas, situés de part et d’autre de l’ouverture génitale.
$ inconnue.
Madagascar sud : Fort-Dauphin, 1 5 type et 1 (J paratype (R. Paulian).
Muséum de Paris.
F
P Cy
Cm
If
2cî 7,7-8,4
1,8-1,9 2,38-2,50
1,72
0,79
Wintrebertia magnifica n. sp.
(fig. 539)
Ç. Holotype. Taille moyenne. Bord supérieur du fastigium, vu de
profil, sinué. Yeux arrondis, modérément saillants, très nettement plus
larges que chez le génotype. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum
arrondi, modérément saillant vers l’arrière. Bords latéraux du 8 e tergite
dépassant sensiblement les bords correspondants du précédent. Bord latéral
du dernier tergite fortement convexe ; angle latéro-postérieur épais, recourbé
dorsalement, l’extrémité aiguë. Plaque sous-génitale longue, recouvrant
la base des valves inférieures de l’oviscapte ; partie postérieure divisée en
2 lobes par une incision médiane à angle rentrant aigu ; bords de l’incision
Source : MNHN, Paris
302
M. DESCAMPS
Fio. 554-560. — Winlrebertia pauliani n. sp. (J. — 554. Extrémité abdominale latérale¬
ment. — 555. La même en vision ventro-apicale. — 556. Expansion de l’avant-dernier
tergitc dorsalement. —- 557. Complexe phallique latéralement. —- 558. Endophallc
latéralement. — 559. Epiphalle dorsalement. — 560. Capsule ectophallique dorsalement.
Fig. 561. — Wintrebertia discreta n. sp. ?. — Extrémité abdominale ventralement.
Fig. 562. — Winlrebertia tete/orli n. sp. î. — Extrémité de la plaque sous-génitale.
Fig. 563. — Winlrebertia ampanihi n. sp. ?. — Extrémité de l’abdomen ventralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 303
fortement convexes ; angle postéro-externe des lobes terminaux droit,
prolongé par une petite pointe (absente chez les paratypes). « Egg guide »
triangulaire, les bords lisses ; extrémité aiguë, légèrement recourbée dorsa-
lement. Valves de l’oviscapte assez courtes. Valves inférieures pourvues
d’une forte dent préapicale sur l’arête dorsale ; dent apicale beaucoup
moins recourbée que chez le génotype ; face ventrale parsemée d’échinulations
aiguës ; pas de ligne transversale d’échinulations reliant les bords latéraux ;
bord externe armé de 6 dents ; bord opposé denticulé sur la moitié postérieure
seulement, la moitié antérieure déprimée. Bord externe des valves supérieures
armé de 12-13 dents, la face dorsale parsemée de petites échinulations dis¬
posées selon plusieurs lignes.
Insecte partiellement décoloré. Face dépourvue de macules noires ; yeux
avec 7 stries foncées. Tergites abdominaux bicolores, chacun d’eux bordé
postérieurement par une large bande verte. Fémurs postérieurs verts ;
face inférieure et épines des tibias noires, le reste rouge.
(J inconnu.
Madagascar sud : Ankiliarivo, 1 Ç holotype et 2 $ paratypes, 3-1962
(D. Winlrebert). — Héra, Ankazoabo, 1 Ç. Muséum de Paris.
La Ç d’Ankazoabo diffère, de la série typique par une taille nettement
plus grande, par la face supérieure des tibias postérieurs noire (séchage (?))
et par le bord externe des valves inférieures de l’oviscapte armé de 8 dents.
F P
49 14,5-16,9 2,7-3,3
Cy Cm lf
49 3,55-3,98 3,29-4,10 0,65-0,75
Wintrebertia gigantea n. sp.
(fig. 538)
?. Holotype. Taille grande ; allure générale nettement fusiforme.
Yeux relativement petits ; distance infra-oculaire plus grande que la largeur
de l’œil. Carènes latérales de la face épaisses et peu saillantes. Fastigium
verticis, vu de profil, légèrement déclive. Pronotum finement chagriné et
parsemé de petites granulations ; angle postérieur des lobes latéraux oblique
vers l’arrière et vers le bas. Plaque sternale fortement élargie entre les hanches
postérieures. 8 e tergite débordant largement les bords latéraux du précédent,
l’angle latéro-postérieur droit. Angle correspondant du dernier tergite très
aigu. Plaque sous-génitale courte, n’atteignant pas la suture basale des
valves inférieures de l’oviscapte ; partie postérieure divisée par une découpure
relativement étroite avec angle rentrant arrondi à l’extrémité ; lobes ainsi
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
304
délimités subrectangulaires, l’angle postéro-externe arrondi. «Egg guide»
étroit, en forme de lancette, légèrement recourbé dorsalement. Valves de
l’oviscapte relativement longues. Valves inférieures pourvues d’une forte
dent préapicale sur l’arête dorsale ; dent apicale assez recourbée ; face ven¬
trale pourvue de quelques échinulations, le 1/3 antérieur déclive vers la su¬
ture basale; bord externe armé d’une dizaine de dents, les unités basales
petites ; bord opposé denticulé sur près des 2/3 postérieurs. Bord externe
des valves supérieures armé de 12-13 dents.
Insecte décoloré, sombre. Face monochrome, pâle ; articulations mandi-
bulaires noires ; yeux avec 6 stries sombres ; joues monochromes, jaunâtres.
Extrémité des fémurs postérieurs jaune d’or avec un croissant sombre au-
dessus des lobes géniculaires. Tibias postérieurs rouge vif à la partie posté¬
rieure, verdâtres à la base.
c? inconnu.
Madagascar sud: Bekily, 1 $ holotype 5-1940 (A. Seyrig).
Madagascar est : Ivondro, 2 Ç para types, 7-1940 (A. Seyrig). Muséum
de Paris.
F P
39 18,8-20,9 4,1-4,6
Cy Cm lf
39 4,35-4,67 5,06-5,25 1,03-1,08
Wintrebertia discreta n. sp.
(fig. 561)
Ç. Holotype. Taille assez petite. Yeux allongés, peu saillants ; dis¬
dance infra-oculaire un peu plus grande que la largeur de l’œil. Angle latéro-
postérieur du dernier tergite peu saillant, arrondi à l’extrémité. Cerques
courts, droits, épais, subconiques. Plaque sous-génitale assez courte, masquant
cependant la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte ; partie
postérieure divisée par une découpure quadrangulaire ; lobes ainsi délimites
subcarrés, les angles postérieurs arrondis. « Egg guide » en forme de lancette ;
extrémité dépassant le bord postérieur de la plaque sous-génitale, recourbée
dorsalement. Valves de l’oviscapte du même type que chez l’espèce précé¬
dente, le bord interne lisse à la base, le bord externe armé de 6-7 petites
dents. 1 rangée d’échinulations sur la face dorsale des valves supérieures.
Insecte décoloré. Face monochrome ; articulations mandibulaires noires.
Fémurs postérieurs verts ; moitié basale des tibias postérieurs verte, moitié
opposée jaune orangé.
S inconnu.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
305
Madagascar sud : Andohahelo, ait. 1.800 m, 1 $ holotype, 1-1954
(R. Paulian). Même localité, ait. 1.500 m, 1 Ç paratype (R. Paulian).
Muséum de Paris.
F
P
Cy
11,0-11,8
2,4-2,5
2,93
Genre Exophtahnomastax nov.
<?. Taille moyenne. Proche du genre précédent. Fastigium verticis,
vu de profil, peu saillant, arrondi à l’extrémité. Face bicolore, les carènes
médianes parallèles, contiguës ou subcontiguës au-dessous de l’ocelle médian.
Yeux larges et bien saillants ; distance infra-oculaire très nettement plus
petite que la largeur de l’œil. Antennes subégales à la face ; épine antennaire
sur le 4 e article à partir de l’apex.
Pronotum finement rebordé ; angle postérieur des lobes latéraux arrondi,
peu saillant vers l’arrière. Plaque sternale longue, fortement élargie entre
les hanches postérieures. Subaptère. Fémurs antérieurs épais, la face externe
parcourue par une carène peu élevée, les carènes inférieures obsolètes ou su¬
bobsolètes. Fémurs médians moyennement épais, la face externe convexe ;
tibias de longueur subégale à celle du fémur. Fémurs postérieurs épais à la
base ; 2 e éperon interne des tibias spiniforme.
Extrémité abdominale moyennement renflée. Avant-dernier tergite
pourvu d’une expansion médiane relativement étroite, masquant complè¬
tement la plaque sus-anale, le bord postérieur découpé en forme de triangle
ou de segment circulaire. Dernier tergite peu découvert, l’angle postéro-
interne saillant sous forme d’un étroit appendice caché par le tergite précé¬
dent. Cerques longs et grêles incurvés vers l’intérieur. Bord postérieur du
8 e stérilité légèrement ou non incisé au milieu. Aire membraneuse du complexe
sous-génital semi-circulaire, le bord postérieur venant buter contre la base
du lobe médian. Aires latérales fortement convexes. Lobe médian courbé
dorsalement ou coudé à angle aigu dans le même sens, la partie basale à peu
près aussi large que l’aire membraneuse, la partie apicale (au delà de la
coudure) non rétrécie, terminée par 2 angles latéraux très fortement saillants
vers l’arrière, encadrant une saillie médiane triangulaire plus petite ; face
dorsale pourvue d’un épais bourrelet transversal, échinulé, en position
préapicale. Lobes latéraux étroits à la base, puis fortement élargis.
Epiphalle plus court que chez le genre précédent ; les crochets terminaux
non contigus, longs et visibles extérieurement ; baguettes larges et subcon¬
tiguës. Capsule ectophallique voisine de celle des Wintrebertia, l’ouverture
dorso-apicale ne s’étendant pas aussi loin vers l’arrière; partie dorso-apicale
horizontale, en forme de chaperon à bord postérieur droit et légèrement
incisé au milieu, pourvue de 2 ailes latérales longues, orientées vers l’avant
et recouvrant 2 cornes ventrales fortement sclérifiées et très aiguës à l’apex ;
extrémité antérieure fortement saillante vers l’avant, apparaissant nette¬
ment bifide en vision dorsale et ventrale. Un fort bourrelet échinulé, en arc
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX. 20
Source : MNHN, Paris
306
M. DESCAMPS
de cercle, encadrant l’ouverture génitale dorsalement et latéralement.
Endophalle relativement grand ; pénis prolongé vers l’avant par 2 longues
ailes en gouttière ; phallotrème avec sclérification dorso-latérale en forme
de gouttière prolongée vers l’avant par un large dôme recouvrant le sac
spermatophore ; une petite sclérification ventrale bien nette.
?. Taille moyenne ; forme générale allongée. Capsule céphalique plus
large au niveau des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux.
Fasligium verticis arrondi à l’extrémité, déclive ou horizontal. Face bicolore
ou monochrome, les carènes médianes épaisses, plus ou moins saillantes.
Yeux grands ; distance infra-oculaire un peu plus petite que la largeur de
l’œil. Antennes plus courtes que la face, submoniliformes, seuls les articles
1 et 3 à partir de la base et l’article 7 à partir de l’apex plus longs que larges.
Fémurs postérieurs épais à la base, n’atteignant généralement pas l’extrémité
abdominale. Bords latéraux du 8 e tergite dépassant nettement ceux du
précédent. Dernier tergite visible latéralement, l’angle latéro-postérieur
large et saillant. Cerques relativement longs et grêles. Plaque sous-génitale
allongée, la moitié postérieure divisée par une incision étroite ; angle posté¬
rieur des lobes ainsi délimités aigu, fortement saillant vers l’arrière ; bord
postérieur épineux ou inerme. Dent préapicale de l’arête dorsale des valves
inférieures de l’oviscapte spiniforme ; dent apicale bien recourbée ; face
ventrale surélevée par rapport à la suture basale, parsemée d’échinulations
épaisses, les unités basales constituant une ligne irrégulière plus ou moins
nette réunissant les bords latéraux. « Egg guide » plus ou moins découvert,
l’extrémité aiguë nettement recourbée entre les valves de l’oviscapte.
Génotype : Exophtalmomastax lucicola n. sp.
Clé des espèces (5)
1 (2) Lobe médian du complexe sous-génital coudé dorsalement à angle
aigu, l’angle de la coudure fortement saillant vers l’arrière et vers le
bas. Joues barrées par une bande noire complète, (fig. 564).
. E. lucicola n. sp. p. 307
2 (1) Lobe médian du complexe sous-génital courbé dorsalement, dépourvu
d’angle saillant vers l’arrière. Joues marquées de noir à la partie
inférieure seulement, (fig. 572). E. malzyi n. sp. p. 309
Clé des espèces (?)
1 (2) Articulations mandibulaires et 2 taches sous-antennaires de colo¬
ration noire. Bord postérieur de la plaque sous-génitale inerme ;
« egg guide » relativement découvert, (fig. 567).•
. E. lucicola n. sp. p. 307
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
307
2 (1) Face monochrome. Bord postérieur de la plaque sous-génitale épi¬
neux; «egg guide» peu découvert, (fig. 577).
. E. malzyi n. sp. p. 310
Exophtalmomastax lucicola n. sp.
(fig. 564-571 ; 576)
(J. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, légèrement déclive,
largement arrondi à l’extrémité. Pronotum finement et nettement rebordé.
Expansion de l’avant-dernier tergite ascendante mais non recourbée dorsa-
lement ; angles latéro-postérieurs étroits, arrondis, légèrement recourbés
vers l’extérieur et vers le bas ; bord postérieur concave. Une carène longitu¬
dinale sur la moitié postérieure de l’avant-dernier tergite, non marquée sur
l’expansion médiane ; parties du bord postérieur, situées de part et d’autre
de l’expansion, régulièrement et peu profondément concaves. Aire membra¬
neuse du complexe sous-génital bordée d’une côte fortement amincie à la
partie postérieure. Lobe médian coudé dorsalement à angle aigu, la moitié
basale légèrement inclinée vers le bas ; angle de la coudure (observé en vision
apicale) légèrement évidé au centre. Partie apicale du lobe médian, vue de
face, subcordiforme à subrectangulaire, les bords latéraux légèrement
convexes ; un bourrelet longitudinal partant de la coudure et aboutissant
à l’extrémité de la saillie apicale médiane ; 2 dépressions longitudinales
situées de part et d’autre du bourrelet longitudinal ; bourrelet transversal
de la face dorsale débordant latéralement le lobe médian et masquant le
connectif. Angle postéro-interne des lobes latéraux courbé vers la ligne
médiane et touchant l’extrémité du lobe médian ; angle opposé très nettement
replié contre la face dorsale (interne) ; face ventrale (externe) déprimée
le long du bord externe.
Coloration générale jaune verdâtre. 2 plages sous-antennaires, articu¬
lations mandibulaires et face ventrale du 1 er article des antennes noires.
Yeux barrés de grosses stries foncées (5-6). Vertex et occiput brun noir varié
de jaune. Joues barrées d’une bande noire complète; une petite plage semi-
circulaire à subcarrée, de coloration jaune d’œuf, à la partie postérieure.
Pattes vertes. Pronotum, tergites thoraciques et 7 premiers tergites abdo¬
minaux bruns. Avant-dernier tergite jaune vert, le bord postérieur de l’ex¬
pansion médiane noir. Ensemble de la face ventrale jaune orangé virant
au vert vers l’extrémité. Lobes latéraux du complexe sous-génital bruns.
Tibias postérieurs violacés, les épines entièrement noires.
Complexe phallique comme décrit pour le genre. Chaperon terminal de
la capsule ectophallique de coloration fauve, marqué de brun le long des
bords latéraux ; ces derniers droits, fortement obliques ; expansions latérales
larges et peu épaisses, non redressées dorsalement à l’extrémité (fig. 576).
$. Allotype. Forme générale très allongée, l’articulation géniculaire
postérieure n’atteignant pas l’extrémité de l’abdomen. Fastigium verticis
20*
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Fig. 564-571. — Exophtalmomastax lucicola n. sp ?.— 564. Extrémité abdominale du S
latéralement. — 565. La même dorsalement. — 566. Dernier tcrgite abdominal latéra¬
lement. — 567. Extrémité abdominale de la î ventralement. — 568. Capsule ectophal-
lique ventr alement — 569. Extrémité abdominale du (J en vision ventro-apicale. —
570. Complexe phallique latéralement. — 571. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE 309
nettement déclive. Face bicolore, les carènes médianes épaisses et saillantes.
Tergites thoraciques et premiers tergites abdominaux peu sculptés, presque
lisses. Bord latéral du dernier tergite abdominal fortement convexe, l’angle
postéro-externe arrondi. Lobes terminaux de la plaque sous-génitale avec
angle postéro-externe très fortement saillant vers l’arrière, aigu, étroitement
arrondi à l’extrémité ; angle opposé très largement arrondi ; bord postérieur
sinué, non épineux, irrégulièrement granuleux. Extrémité de l’« egg guide »
bien visible, le bord postérieur lisse, apparaissant convexe en vision ventrale.
Valves inférieures de l’oviscapte relativement courtes ; épine préapicale
de la face dorsale oblique vers l’arrière ; bord externe de la face ventrale
armé de 4 dents ; bord correspondant des valves supérieures armé de 12 dents.
Insecte partiellement décoloré. Articulations mandibulaires noires ;
2 taches sous-antennaires de même coloration, plus petites que chez le <J ;
face ventrale du 1 er article des antennes non marquée de noir ; une tache
rouge à la partie postérieure des joues. Traces de coloration verte sur les
pattes. Tergites thoraciques et abdominaux bruns ; sternites jaunâtres ;
partie postérieure de la plaque sous-génitale foncée. Tibias postérieurs rouges,
avec épines entièrement noires.
Madagascar sud : Tongay, 6 km Nord de Betioky, 1 <J holotype et 1 Ç
allotype, 17-5-1962 (D. Winlreberl). — Ankiliarivo, 1 $, 3-1962 ; 1 3 et 3 Ç
paratypes, 8-4-1962 (D. Wintrebert). — Betioky Sud, 1 c? aux lumières,
14-3-1962 (D. Wintrebert). — 17 km Sud de Betioky, 1 ?, 8-4-1962 (D.
Wintrebert). Muséum de Paris.
Le dernier insecte diffère de la série typique par une fortoe générale plus
ramassée, les
fémurs postérieurs n’atteignant cependant pas l’extrémité
abdominale.
F
P
3<J 9,2-10,0
2,0-2,2
49 12,0-14,6
2,3-2,6
Cy Cm
lf
3<î
2,99-3,00 2,55-2,66
0,60-0,65
49
3,34-3,87 3,39-4,06
0,55-0,65
Exophtalmomastax malzyi n. sp.
(fig. 572-575 ; 577-579)
cî. Holotype. Taille sensiblement voisine de celle du génotype. Fasti-
gium verticis, vu de profil, légèrement déclive ; bord supérieur convexe,
anguleux au point de contact avec les carènes médianes de la face. Bord
postérieur du pronotum non nettement rebordé. Avant-dernier tergite abdo¬
minal déprimé au milieu, parcouru par une fine carène longitudinale surtout
marquée au niveau de la dépression ; expansion médiane comme chez l’espèce
Source : MNHN, Paris
310
M. DESCAMPS
précédente mais avec bord postérieur découpé en triangle. Bord postérieur
de l’avant-dernier tergite presque droit de part et d’autre de l’expansion,
l’angle latéro-postérieur légèrement obtus. Dernier tergite presque complè¬
tement caché. Lobe médian du complexe sous-génital non nettement coudé
mais plus précisément courbé dorsalement, la moitié basale bombée avec
bords latéraux convexes, la partie apicale divisée en 3 parties par 2 fortes
crêtes prenant naissance sur les bords latéraux et se rejoignant peu avant
l’apex de la saillie médiane postérieure ; triangle central ainsi délimité
fortement concave ; triangles latéraux plus allongés, également concaves,
avec bords latéro-externes parallèles. Lobes latéraux du complexe sous-
génital comme chez E. lucicola, l’angle postéro-interne plus largement
arrondi et plus courbé vers la ligne médiane, l’angle opposé replié contre
la face dorsale.
Insecte en grande partie décoloré. Coloration de la capsule céphalique
du même type que chez l’espèce précédente, en différant comme indiqué
à la clé ci-dessus p. 306. Lobes latéraux du complexe sous-génital marqués
de brun. Pattes vertes ; tibias postérieurs vert clair, la face supérieure teintée
de rose, les épines entièrement noires.
Complexe phallique comme chez l’espèce précédente. En diffère : par les
crochets de l’épiphalle nettement plus longs et plus aigus à l’extrémité, les
baguettes latérales plus épaisses ; par le chaperon terminal de la capsule ecto-
phallique de coloration noire, marqué de brun le long du bord postérieur ; par
les expansions latérales de ce chaperon plus grandes, très nettement redressées
à l’extrémité, avec bords latéraux fortement concaves (fig. 575, 576).
$. Allotype. Forme générale moins élancée que chez l’espèce précé¬
dente. Capsule céphalique non tachée de noir. Fastigium verticis horizontal.
Carènes médianes de la face épaisses, très peu saillantes. Yeux moins larges
que chez le génotype. Pronotum faiblement sculpté sur le disque, un peu plus
fortement sur les lobes latéraux. Méso et métanotum ridés transversalement ;
tergites abdominaux 1 à 4 faiblement striés dans le même sens, striation
s’atténuant d’avant en arrière. Bord latéral du dernier tergite relativement
peu convexe, l’angle postéro-externe aigu. Lobes terminaux de la plaque
sous-génitale subcarrés, contigus par leurs bords internes, angle postéro-
externe moins saillant que chez le génotype, terminé par une épine aiguë
(plus ou moins émoussée chez certains paratypes) ; angle opposé moins arron¬
di que chez E. lucicola; bord postérieur droit et armé, de part et d’autre
de la fissure médiane, de 8-10 épines à pointe mousse, orientées vers l’extérieur
(épines plus ou moins fortes, selon les spécimens, chez les paratypes) ; partie
postérieure du bord externe taillée sur une courte longueur et armée d’une
ou plusieurs petites épines. « Egg guide » atteignant le bord postérieur de la
plaque sous-génitale, très peu découvert, l’extrémité aiguë et fortement
recourbée dorsalement ; quelques petites épines sur le bord postérieur.
Valves inférieures de l’oviscapte plus longues que chez l’espèce précédente ;
épine préapicale de l’arête dorsale légèrement mais nettement redressée à
l’extrémité ; bord externe de la face ventrale armé de 5-6 dents. 11-12 dents
sur le bord correspondant des valves supérieures.
Source : MNHN, Paris
REVISION PRELIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
rnlpm™, ~~ U 1 "■ »P- tf. — 572. Extrémité abdominale laté-
ralemcnt. — 573 . La même en vision ventro-apicale. — 574 . Complexe phalliaue
latéralement. — 575 . Extrémité de la capsule ectophallique dorsalement. P q
dor 7 salement OPWO/n,0mOS<al luC ‘ C0la sp ' d '- — Extrémité de la capsule ectophallique
Fl0 *J?i™ 57 ?‘ — Exophtalmomastax malzyi n. sp. ?. — 577 . Extrémité abdominale ven-
tralement. — 578 . La même latéralement. —• 579 . Tête et pronotum latéralement.
Source : MNHN, Paris
312
M. DESCAMPS
Insecte en grande partie décoloré (ainsi que les paratypes). Face jaune
verdâtre ; fastigium, vertex et occiput vert plus foncé ; joues marquées
d’une tache rouge (?) située sur le bord postérieur à peu près à mi-distance
entre la mandibule et l’œil. Traces de coloration verte sur les pattes et l’ab¬
domen. Tibias postérieurs jaune verdâtre à la base, virant progressivement
au jaune orangé vers l’extrémité, les épines largement annelées de jaune
à la base.
Madagascar sud : Ouest Ranohira (site à «Tapias») 1 <J holotype,
1 $ allotype, 9 5 et 11 $ paratypes, 12-6-1963 (D. Winlrebert). —- Ranohira,
Isalo S/P Ihosy, 1 $, 2-1963 (P. Malzy). — Col des Tapias méridional,
1 ?, 25-6-1962 (D. Winlrebert), insecte capturé sur «Tapias». Matériel au
Muséum de Paris.
Ce dernier exemplaire, en mauvais état, de taille beaucoup plus petite
que la moyenne est rapporté avec doute à cette espèce.
10<?
139
105 8,4-10,3 (9,2) 2,1-2,5 (2,2)
139 12,1-14,4 (13,3) 2,8-3,6 (3,0)
Cy
Cm
lf
2,71-2,99 (2,80)
3,07-3,41 (3,24)
2,18-1,60 (2,28)
3,32-3,81 (3,54)
0,65-0,76 (0,70)
0,57-0,68 (0,61)
Genre Kratopodia nov.
5. Taille petite. Très proche d’allure de certains Wintrebertia mais en
différant par de nombreux caractères. Capsule céphalique tachée de noir.
Antennes subégales à la face. Fastigium et yeux comme chez le genre voisin.
Pronotum court, comprimé latéralement à l’avant, le disque plan à la
partie postérieure ; carène médiane subobsolète ; bord postérieur échancré ;
bord opposé concave ; angle postérieur des lobes latéraux arrondi et saillant
vers l’arrière. Subaptère. Fémurs antérieurs et médians épais, pourvus
seulement des 2 carènes supérieures. Fémurs postérieurs courts et épais ;
2 e éperon interne des tibias spiniforme.
Extrémité abdominale non renflée. Avant-dernier tergite pourvu d’une
expansion médiane profondément découpée par une incision triangulaire.
Dernier tergite visible latéralement, l’angle postéro-interne mucroné. Extré¬
mité de la plaque sus-anale visible dorsalement. Cerques longs. Bord postérieur
du 8 e sternite non incisé. Complexe sous-génital ni courbé, ni coudé dorsale¬
ment, la partie apicale prolongeant la partie basale sur le même plan. Aire
membraneuse grande, la base presque aussi large que le bord postérieur du
8 e sternite, l’extrémité très fortement rétrécie et faisant saillie dans la base
Source : MNHM, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
313
du lobe médian. Ce dernier droit, la face ventrale triangulaire, l’extrémité
tronquée, la face dorsale parcourue par une carène longitudinale terminée
par une épine verrouillant la capsule ectophallique. Lobes latéraux peu sclé-
rifiés, beaucoup plus courts que le lobe médian, fortement incurvés vers ce
dernier et masquant le connectif.
Epiphalle à crochets longs, bien visibles extérieurement ; baguettes laté¬
rales larges. Partie dorso-apicale de la capsule ectophallique fourchue ; 2
épaisses cornes latérales encadrant la fourche terminale. Ouverture dorso-
basale relativement courte. Endophalle moyen ; partie basale du pénis
haute, non prolongée vers l’avant. Sac spermatophore relativement petit ;
phallotrème entièrement sclérifié, la partie ventrale renflée, la partie dorsale
prolongée vers l’avant par 2 ailes triangulaires.
Ç inconnue.
Génotype : Kratopodia quadrifida n. sp.
Kratopodia quadrifida n. sp.
(fig. 580-586)
(J. Holotype. Fastigium verticis, vu de profil, très largement arrondi
à l’extrémité ; espace interoculaire progressivement et fortement rétréci
d’arrière en avant. Carène supéro-externe des fémurs médians fortement
saillante. Expansion de l’avant-dernier tergite déprimée dorsalement ;
angles latéro-postérieurs apparaissant bien saillants vers l’arrière en vision
dorsale et légèrement bifides en vision latérale ; bords de la découpure mé¬
diane fortement convexes. Aire membraneuse du complexe sous-génital
bordée par une côte très mince. Aires latérales triangulaires, bombées. Lobe
médian présentant un élargissement postbasal ; face ventrale fortement
tectiforme sur toute la longueur, la partie postérieure fortement comprimée
transversalement ; extrémité tronquée et évidée ; face dorsale présentant
une forte convexité en arrière de la carène longitudinale. Cette dernière
terminée par une épine venant se loger entre les branches de la fourche
terminale de la capsule ectophallique. Lobes latéraux subrectangulaires, non
orientés vis-à-vis du lobe médian, la face ventrale irrégulièrement convexe,
l’angle postéro-externe largement arrondi, l’angle opposé aigu et touchant
la face latérale du lobe médian.
Insecte en grande partie décoloré. Articulations mandibulaires noires
ainsi que 2 taches sous-antennaires ; 1 er article des antennes (?) ; une petite
tache brune sous-oculaire ; yeux striés ; vertex et occiput brun varié de jaune.
Face dorsale du thorax et de l’abdomen paraissant gris brunâtre ; une plage
brune de part et d’autre de la concavité du 7 e tergite. Bord postérieur de
l’expansion de l’avant-dernier tergite et extrémité de la capsule ectophal¬
lique de coloration noire.
Source : MNHN, Paris
314
M. DESCAMPS
,0 ment'- 6 58T ?■ sp \î\ Y 580 ‘ Extrémité abdominale dorsale-
phalle dorsalement. — 586. Endophallc latéralement. i^'cment. 585. Epi
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
315
Branches de la fourche terminale de la capsule ectophallique elles-
mêmes bifides, bien visibles extérieurement.
Madagascar sud : Ampandandrava, 1 S holotype et 2 <J paratypes.
Muséum de Paris.
F P
3<?
3(? 7,9-8,1 1,5-1,6
Cy Cm lf
2,38-2,59 1,79-1,83 0,68-0,73
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
317
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Source : MNHN, Paris
318
M. DESCAMPS
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Source : MNHN, Paris
319
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTONAE
INDEX ALPHABÉTIQUE
Les espèces sont citées avec les genres auxquels elles sont à présent rappor¬
tées ; les combinaisons antérieures sont portées en italique.
aberrans, Teratomastax, 113.
Acanthomastax, 83.
acutissima, Carcinomastax, 93.
alata, Acanthomastax, 84.
alala, Carcinomastax, 84.
alatus, Penichrotes, 84.
Amalomastax, 172.
Amatonga, 104.
ampanihi, Wintrebertia, 295.
angulata, Lobomastax, 119.
angulata, Wintrebertia, 299.
annulipes, Perinetia, 208.
appendiculata, Euschinidtia, 52.
appendiculatus, Peoedes, 172.
Apteropeoedes, 229.
Apteropeoedi, 226.
arcuata, Wintrebertia, 286.
areolata, Platymastax, 212.
armata, Harpemastax, 100.
armata, Pseudoschmidtia, 156.
beieri, Sauromastax, 81.
biarcuata, Pseudoschmidtia, 159.
bidens, Euschmidtia, 44.
bifida, Acanthomastax, 86.
bifida, Parasymbellia, 199.
biplagiata, Symbellia, 178.
brcvivalvatus, Penichrotes, 73.
brevivalvatus, Stenomastax, 73.
browni, Stenomastax, 73.
brunneri, Penichrotes, 70.
brunneri, Stenomastax, 70.
burri, Euschmidtia, 62.
burri, Paraschmidtia, 62.
burtti, Euschmidtia, 39.
Carcinomastacini, 75.
Carcinomastax, 88.
carinata, Pseudoschmidtia, 160.
carinicrus, Amatonga, 106.
carinicrus, Penichrotes, 106.
centralis, Wintrebcrtella, 174.
Chloromastax, 238.
Chromomastax, 120.
citrea, Symbellia, 178.
congana, Euschmidtia, 46.
conspersa, Symbellia, 178.
conspersa, Therîdes, 178.
crassipes, Namontia, 276.
crenulata, Parasymbellia, 200.
cruciformis, Euschmidtia, 49.
cruciformis, Peoedes, 49.
curta, Tetefortina, 250.
curticerca, Pseudoschmidtia, 152.
Cymatopsygma, 224.
decempunctata, Symbellia, 183.
denticulata, Wintrebertia, 288.
dirshi, Euschmidtia, 56.
discreta, Wintrebertia, 304.
duodecimpunctata, Symbellia, 187.
durus, Spliaerophallus, 220.
elegans, Chloromastax, 243.
Elutronuxia, 259.
Eudirshia, 127.
Euschmidtia, 30.
Euschmidtiinae, 29.
Exoplitalinomastax, 305.
explanata, Pseudoschmidtia, 162.
falcicerca, Microlobia, 133.
Fatamastax, 270.
finoti, Euschmidtia, 211.
finoti, Maroantsetraia, 211.
fitzgeraldi, Euschmidtia, 59.
flabelliferum, Cymatopsygma, 224.
fusca, Symbellia, 178.
fusca, Thericles, 178.
gibbosa, Tetefortina, 257.
gigantea, Wintrebertia, 303.
guttatifrons, Chromomastax, 123.
gultatifrons, Euschmidtia, 123.
Harpemastax, 99.
hova, Euschmidtia, 116.
hova, Lobomastax, 116.
humilicrus, Namontia, 274.
hyaletes, Euschmidtia, 165.
hyaletes, Pseudoschmidtia, 165.
incisa, Pseudoschmidtia, 153.
indigoferae, Chloromastax, 244.
inermis, Apteropeoedes, 235.
Source : MNHN, Paris
320
M. DESCAMPS
inermis, Parasymbellia, 200.
infernalis, Macromastax, 205.
isolata, Elutronuxia, 260.
integra, Pseudoschmidtia, 155.
jagoi, Mastachopardia, 65.
karschi, Symbellia, 180.
koba, Eudirshia, 129.
Kratopodia, 312.
lambertoni, Amalomastax, 173.
Lavanonia, 278.
leptotes, Penichrotes, 103.
ligulata, Pseudoschmidtia, 164.
lobipennis, Euschmidlia, 168.
lobipennis, Pseudoschmidtia, 168.
Lobomastax, 115.
lucicola, Exophtalmomastax, 307.
Macromastax, 204.
magnifica, Wintrebertia, 301.
Malagamastax, 136.
malzyi, Exophtalmomastax, 309.
Maroantsetraia, 209.
Mastachopardia, 63.
maxima, Tetefortina, 252.
media, Tetefortina, 255.
membranaceus, Sphaerophallus, 223.
meridionalis, Penichrotes, 227.
meridionalis, Thericlesiella, 227.
Microlobia, 130.
Micromastax, 262.
milleri, Euschmidtia, 57.
minima, Carcinomastax, 90.
miserabilis, Xenomastax, 217.
movogovodia, Chromomastax, 124.
mucronata, Parasymbellia, 196.
Namontia, 272.
nigrivalva, Carcinomastax, 96.
nigromaculata, Symbellia, 188.
nigroplagiatus, Apteropeoedes, 232.
nudata, Penichrotes, 103.
nyassae, Euschmidtia, 54.
pallidafrons, Symbellia, 183.
Paraschmidtia, 60.
Parasymbellia, 191.
parvipennis, Euschmidtia, 163.
parvipennis, Pseudoschmidtia, 163.
auliani, Wintrebertia, 300.
enichrotes, 101.
Penichroti, 99.
Peoedes, 171.
Perinetia, 206.
phippsi, Euschmidtia, 58.
Platymastax, 211.
potentosa, Carcinomastax, 93.
Pseudoschmidtia, 139.
Pseudoschmidtiae, 109.
Pseudoschmidtiinae, 74.
Pseudothericles, 226.
pumila, Symbellia, 178.
pumila, Thericles, 178.
punctulata, Symbellia, 178.
punctulata, Thericles, 178.
pusilla, Wintrebertia, 291.
pygmaeus, Apteropeoedes, 236.
quadrata, Symbellia, 181.
quadridens, Pseudoschmidtia, 149.
quadriflda, Kratopodia, 313.
quadrispinosa, Carcinomastax, 97.
rabaia, Chromomastax, 124.
recurva, Lobomastax, 119.
robusta, Namontia, 278.
rubro-ornata, Parasymbellia, 194.
sakalava, Euschmidtia, 157.
sakalava, Pseudoschmidtia, 157.
salariensis, Micromastax, 266.
sanctae-mariae, Microlobia, 131.
sanctae-mariae, Sauromastax, 80.
sansibarica, Euschmidtia, 36.
Sauromastax, 76.
seyrigi, Carcinomastax, 94.
shinyangana, Euschmidtia, 41.
sinuata, Pseudoschmidtia, 150.
somereni, Euschmidtia, 45.
spatulata, Pseudoschmidtia, 146.
Sphaerophallus, 219.
spicata, Amatonga, 106.
spinulosa, Malagamastax, 137.
Stenomastax, 68.
stigmatica, Symbellia, 178.
stigmatica, Thericles, 178.
strigilifer, Amatonga, 108.
strigilifer, Penichrotes, 108.
suahelica, Euschmidtia, 56.
subinvolvens, Pseudoschmidtia, 167.
subovata, Pseudoschmidtia, 145.
Symbellia, 176.
tanaensis, Chromomastax, 125.
tanaensis, Euschmidlia, 125.
tangana, Euschmidtia, 42.
taurus, Penichrotes, 71.
taurus, Stenomastax, 71.
tectifera, Sauromastax, 78.
Teratomastax, 112.
teteforti, Micromastax, 264.
teteforti, Wintrebertia, 298.
Tetefortina, 247.
thalassina, Lavanonia, 279.
Tliericleinae, 224.
Thericles, 178.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION PRÉLIMINAIRE DES EUSCHMIDTIINAE
Ï21
Thericlesiella, 224.
triangularis, Pseudoschinidtia, 161.
tridens, Pseudoschinidtia, 156.
trilobata, Pseudoschinidtia, 165.
truncata, Micromastax, 268.
tulearensis, Wintrebertia, 293.
undulata, Parasymbellia, 197.
uvarovi, Euschmidtia, 48.
versicolor, Euschmidtia, 143.
versicolor, Pseudoschinidtia, 143.
viridipes, Symbellia, 189.
Wintrebertella, 173.
wintreberti, Chloromastax, 240.
wintreberti, Fatamastax, 271.
wintreberti, Tetefortina, 252.
wintreberti, Xenomastax, 215.
Wintrebertia, 282.
Xenomastax, 213.
zougueana, Mastachopardia, 64.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
pages
Introduction. 1
Homogénéité de la sous-famille. 2
Caractères généraux des Euschmidtiinae et Psendoschmidtiinae ... 3
Morphologie générale . 3
Topographie des fémurs antérieurs et médians . 5
Extrémité abdominale des mâles. 5
Topographie du complexe sous-génital . 6
Extrémité abdominale des femelles. 9
Coloration. 13
Complexe phallique. 13
Accouplement . 18
Dimorphisme sexuel. 20
Caractères de différenciation. 21
Répartition géographique. 23
Note relative aux mensurations . 28
Étude systématique . 29
Euschmidtiinae . 29
Pseudoschmidtiinae. 74
Carcinomastacini . 75
Penichroli . 101
Pseudoschmidtiae . 139
Positions incertaines. 203
Description d’un nouveau genre appartenant à la sous-famil¬
le des Thericleinae . 224
Apteropeoedi . 226
Bibliographie. 317
Index alphabétique . 319
Achevé d’imprimer le 15 Juillet 1964
Pierre André, imp., 244. boulevard Raspail, Paris, i4®.
Dépôt légal : 3" trimestre 1964.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Les MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATU¬
RELLE paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un
nombre variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant qu’un
seul mémoire.
Les auteurs reçoivent 50 tirages à part de leurs travaux, brochés et
sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le commerce.
Les fascicules sont en vente aux Editions du Muséum national d'His-
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5 e ).
Compte chèques postaux : Paris 9062-62.
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris
Archives du Muséum national d’flisloire naturelle (commencées en 1802 comme Annales
du Muséum d‘Histoire naturelle ). Un volume in-4° par an.
Bulletin du Muséum d‘Histoire naturelle (commencé en 1895). Un volume in-8° par an.
Mémoires du Muséum National d’Histoire naturelle, nouvelle série (commencée en 1936).
In-8°, sans périodicité fixe.
Publication du Muséum national d'Histoire naturelle (sans périodicité fixe). Parait par
fascicules in-8°.
Revue française d’Enlomologic (Directeur : D r R. Jeannel, laboratoire d’Entomologie).
Parait depuis 1931 ; in-8°.
Adansonia (commencées en 1909 comme Nolulae systematicae), (Directeurs : MM.
H. Humbert et A. Aubréviile, laboratoire de Phnnérogamie). In-8°, sans périodicité
fixe.
Index seminum in Horlis Musei parisiensis collectorum (Service de Culture). Parait depuis
1822. Échange.
Journal d'Agriculture tropicale et de Botanique appliquée (Secrétaires : MM. J.-F. Leroy
et J. Carayon). Parait depuis 1954.
Revue Algologique (Directeurs : MM. R. Lami et P. Bourrelly, laboratoire de Cryptogamie).
Parait depuis 1924 ; in-8°.
Revue Bryotogique et Lichénologique (Directeur : M m * AUorge, laboratoire de Cryptogamie).
Parait depuis 1874 ; in-8°.
Revue de Mycologie, anciennement Annales de Cryptogamie exotique (Directeur : M. R. Heim)
Parait depuis 1928 ; in-8°.
Mammalia (Directeur : M. J. Dorst, laboratoire de Mammalogie). Parait depuis 1936 ;
in-8°.
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum national d’Histoire naturelle, d Dinard (Direc¬
teur : M. R. Heim, laboratoire maritime de Dinard). Parait depuis 1928 ; in-8°.
Travaux du Laboratoire de « La Jaysinia » (Directeur : M. H. Humbert, laboratoire de
Phanérogamie). Parait par fascicules in-8°.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris