Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
.MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XXXII
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1964-1965
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule 1
(1964)
Fages
D. Guinot, Crustacés Décapodes Brachyoures (Xanthidae) des
campagnes de la Calypso en Mer Rouge (1952), dans le
Golfe Persique et à l’île Aldabra (1954). 1-108
Fascicule 2
(1964)
Robert Ph. Dollfus, Nématodes de Myriapodes du Congo Belge. 109-172
Fascicule 3
(1965)
Jean-Jacques Curgy, Apparition et soudure des points d’ossi¬
fication des membres chez les Mammifères. 173-308
Source : MNHN, Paris
: : MNHN, Paris
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XXXII
FASCICULE 1
t D. GUINOT
CRUSTACÉS DÉCAPODES BRACHYOURES (XANTHIDAE)
DES CAMPAGNES DE LA CALYPSO
EN MER ROUGE (1952),
DANS LE GOLFE PERSIQUE ET A L'ILE ALDABRA (1954).
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geofïroy-Saint-Hilaire (V e )
1964
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES Mi nm NATIOMI, H IIISTOIRË NATURELLE
Série A, Zoologie. Tome XXXII. Fascicule 1. — 1964
I CRUSTACÉS DÉCAPODES BRACHYOURES (XANTHIDAE)
DES CAMPAGNES DE LA CALYPSO
EN MER ROUGE (1952),
DANS LE GOLFE PERSIQUE ET A L’ILE ALDABRA (1954).
par
Danièle GUINOT
La collection de Crabes qui fait l’objet de ce mémoire provientde récoltes
effectuées au cours de deux croisières par le navire océanographique Calypso,
‘‘ii'igé par le Commandant J. Y. Cousteau.
Lors de la première expédition, de novembre 1951 à février 1952, la
Lalypso visita de nombreux récifs dispersés dans le nord et le centre de la
Mer Rouge, et principalement les îles Farsan. M. le Professeur P. Drach et
G - Lherbonnier, du Muséum, procédèrent à des récoltes systématiques
r lnv ’ertébrés marins : c’est ainsi qu’ils rapportèrent, entre autres, un lot
important de Crustacés Brachyoures.
La plupart des spécimens ont été recueillis à l’île la plus septentrionale
e 1 Archipel des Farsan, l’île Abulat, dans le lagon, soit dans des blocs de
coraux vivants ou morts (Slylopora, Acropora, Porites), soit dans des creux
e roc hers ou à l’intérieur d’éponges ; d’autres ont été capturés sur les plages
°u au cours de plongées sur les accores des récifs. Un certain nombre d’es¬
peces proviennent du récif immergé Shab Suleim, à l'ouest d’Abulat, et aussi
f e . *l° l Marmar, au sud-ouest d’Abulat. Enfin, quelques récoltes ont été
•aites sur la jetée de Djeddah.
f- a deuxième campagne se déroula en 1954 dans l’Océan Indien. En
Vr d. quelques dragages furent pratiqués dans le Golfe Persique, et peu
43 o C o ,! a ta| yP s0 atteignait l'île Aldabra, située par 9° 23' de latitude Sud et
île p * on gitude Est.au nord-ouest de Madagascar. C’est cette petite
« ocgine corallienne que M. G. Cherbonnieu a soigneusement prospectée:
les C ? ^ ^'exploration des lagons, des récifs, et par des pêches à la main sur
P la §cs, il a pu réunir un intéressant matériel carcinologique, d’une richesse
P cticulière en petites formes.
en M CS es f ,l ' ces de Brachyoures rassemblées au cours de ces deux campagnes
n r ; er ^? u § e et dans l’Océan Indien sont étudiées ici conjointement. La
esente étude est consacrée seulement à la famille des Xanthidae ; les
«S»»,»,, D „ «rata,. _ ZooLora , XXXII .
D. GUINOT
résultats concernant les autres familles selont publiés ultérieurement. Nous
avons joint au matériel récolté par la Calypso un certain nombre de Crabes
indéterminés du Muséum, autrefois rapportés de Mer Rouge par divers
collecteurs.
Nous avons identifié au total 60 espèces de Xanthidae qui se répartissent
ainsi : 26 espèces proviennent de Mer Rouge, 33 de l’île Aldabra, et 4 du
Golfe Persique. Deux espèces sont communes à la Mer Rouge et à Aldabra
(Leptodius exaratus et Domecia hispida ), deux autres sont communes au
Golfe Persique et à Aldabra ( Globopilumnus calmani et Pilumnus propin-
quus). Enfin, nous avons incorporé une espèce, Phymodius granulosus (de
Man), d’origines malgache et indonésienne.
Liste des espèces étudiées
Mer Rouge
Liomera rugata (H. Milne Edwards, 1834).
Pseudoliomera granosimana (A. Milne Edwards, 1865).
Alergatis granulalus de Man, 1889.
Plalypodia cristata (A. Milne Edwards, 1865).
Platypodia anaglypla (Heller, 1861).
Zosimus aeneus (Linné, 1758).
Leptodius exaratus (H. Milne Edwards, 1834).
Aclaea retusa Nobili, 1905.
Actaea hirsulissima (Rüppell, 1830).
Aclaea cavipes (Dana, 1852).
Elisus electra (Herbst, 1801).
Liocarpilodes inlegerrimus (Dana, 1852).
Pilodius pugil Dana, 1852.
Pilodius spinipes Heller, 1861.
Chlorodiella nigra (Forskâl, 1775).
Chlorodietla cytherea (Dana, 1852).
Phymodius drachi sp. nov.
Phymodius granulalus (Targioni Tozzetti, 1877).
Phymodius nilidus (Dana, 1852).
Cymo andreossyi (Audouin, 1826).
Eriphia sebana smilhi McLeay, 1838.
Pseudozius cayslrus (Adams et White, 1848).
Pilumnus forskali H. Milne Edwards, 1834.
Pilumnus vespertilio (Fabricius, 1793).
Actumnus asper (Rüppell, 1830).
Domecia hispida Eydoux et Souleyet, 1842.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Aldabra
Liomera slimpsoni (A. Milne Edwards, 1865).
Liomera bella (Dana, 1852).
Liomera monticulosa (A. Milne Edwards, 1873).
Atergatopsis granulatus A. Milne Edwards, 1865.
Platypodia morini (Ward, 1942).
Zozymodes cavipes (Dana, 1852).
Euxanlhus rugosus Miers, 1884.
Xantho nudipes A. Milne Edwards, 1867.
Leptodius exaratus (H. Milne Edwards, 1834).
Xanthias cherbonnieri sp. nov.
Actaea rufopunciata (H. Milne Edwards, 1834).
Actaea tomentosa (H. Milne Edwards, 1834).
Actaea nodulosa White, 1847.
Actaea variolosa Borradaile, 1902.
Actaea ruppelli (Krauss, 1843).
Actaea tessellata Pocok, 1890.
Neoliomera themisto (de Man, 1889).
Etisus fronlalis Dana, 1852.
Liocarpilodes armiger (Nobili, 1905).
Pilodius areolatus (H. Milne Edwards, 1834).
Pilodius melanospinis (Rathbun, 1911).
Chlorodiella laevissima (Dana, 1852).
Pbymodius alT. laysani Bathbun, 1906.
Globopilumnus calmani Balss, 1933.
Eriphia scabricula Dana, 1852.
Eriphia sebana (Shaw et Nodder, 1803).
Pilumnus laevigatus (Rathbun, 1911).
Pilumnus merodentatus Nobili, 1906.
Pilumnus propinquus Nobili, 1905.
Eybia tessellata (Latreille, 1812).
Domecia hispida Eydoux et Souleyet, 1842.
Maldivia triunguiculata (Borradaile, 1902).
Maldivia palmyrensis Rathbun, 1923.
Golfe Persique
Actaea savignyi (H. Milne Edwards, 1834).
Globopilumnus calmani Balss, 1933.
Pilumnus longicornis Hilgendorf, 1878.
Pilumnus propinquus Nobili, 1905.
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
Le premier ouvrage important traitant de la carcinologie erythréenne
date de 1775 : Forskal y décrit 17 espèces. Depuis les travaux de Savigny
sur les Crustacés de l’Egypte et de la Syrie recueillis au cours de la Campagne
d’Egypte, la faune de Mer Rouge a été particulièrement bien inventoriée
et a donné lieu à maintes publications. Parmi les plus marquantes, nous cite¬
rons celles de Rüppell en 1830, de Heller en 1861 et 1862, de Paulson
en 1875, de Kossmann en 1877. Au début de ce siècle, deux études consacrées
aux Crustacés de Mer Rouge donnent un tableau très complet des connais¬
sances de l’époque sur les crabes de cette région. C’est ainsi que, en 1906,
Nobili dénombre, sur environ 250 espèces de Brachyoures, 110 espèces de
Xanthidae réparties en 39 genres, et que, dès 1913, Klunzinger cite près
de 150 Xanthidae. Ensuite, paraissent les études de Laurie (1915) sur les
Brachyoures de la Mer Rouge méridionale, de Balss (1924) sur les Décapodes
récoltés par la « Pola-Expedition » et enfin, en 1938, celle de Th. Monod
consacrée plus spécialement à la faune carcinologique du Golfe de Suez.
Les Crabes du Golfe Persique ont tout d’abord été connus grâce aux
travaux d’Alcocx, qui mentionne 51 espèces dans ses monographies « Car-
cinological Fauna of India ». Dans les résultats de la Mission J. Bonnier et
Ch. Pérez sur les côtes d’Arabie et du Golfe Persique, Nobili (1906) signale
67 espèces de crabes. Mais la plus importante contribution à la connaissance
des crabes de cette région est l’œuvre de Stephensen qui, en 1945, a publié
un important ouvrage traitant des Brachyoures recueillis par les « Danish
Expéditions » sur le littoral iranien. Stephensen précise que le nombre total
des Brachyoures marins des côtes iraniennes est de 163 espèces.
La faune carcinologique de Plie Aldabra proprement dite a été peu
explorée. C’est à Lenz (1905) et à Rathbun (1911) que l’on doit la déter¬
mination des quelques crabes connus de cette petite île. Par contre, les divers
groupes d’îles voisins d’Aldabra ou situés au nord de Madagascar, les côtes
malgaches elles-mêmes, les Mascareignes, les récifs plus éloignés de Cargados
Carajos, de Saya de Malha, l’archipel Chagos ont fait l’objet de nombreuses
publications. Nous citerons seulement les travaux de A. Milne Edwards
(1862, 1865,1868), d’Hoi fmann (1877), de Richters (1880), de Miers (1884),
de Rathbun (1911), de Bouvier (1915), de Balss (1934), de Ward (1942).
D’autres auteurs tels que Krauss (1843), Hilgendorf (1869, 1878),
Ortmann (1894), Lenz (1905, 1910), Stebbing (1905, 1910,1917), Barnard
(1950) se sont plus spécialement intéressés à la faune de la côte est-africaine
et du Mozambique.
Ainsi que le signale Laurie en 1915 (p. 408), le peuplement carcinologique
de la Mer Rouge fait partie intégrante de la faune de l’ensemble de l’Indo-
Pacifique. De même, dans des considérations sur les relations entre la faune
polynésienne et celle des autres mers, nous avons remarqué récemment
(Forest et Guinot, 1962, pp. 50-51) : « Ainsi, malgré le plus grand éloigne¬
ment géographique, la faune de Mer Rouge compte une proportion d’espèces
de Polynésie orientale bien plus élevée que celle de l’Inde... C’est que les
Brachyoures de Mer Rouge comprennent, outre des éléments endémiques
Source : MNHN, Paris
CRUSTAC
DE LA CALYPSO
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Fig. 1. — Carte de la région malgache.
e t des éléments malgaches, dont nous venons de signaler les affinités indo-
jnalaises et pacifiques, une forte proportion d’espèces à très large distri¬
bution.. . ». La présente étude des Xanthidae recueillis en Mer Rouge confirme
ees conclusions.
Nous signalons seulement une espèce nouvelle en Mer Rouge, Phymodius
orachi sp. nov., dédiée à M. le Professeur P. Drach, qui participa à la pre-
mière campagne de la Calypso en Mer Rouge.
La présente collection renferme trop peu d’espèces provenant du Golfe
ersique pour permettre des remarques d’ordre général. La plupart des
carcinologistes ont souligné les affinités de la faune carcinologique du Golfe
ersique avec, d’une part, celle de Mer Rouge et, d’autre part, celle des côtes
de l’Inde.
Quant aux espèces peuplant l’Indo-Ouest-Pacifique, et plus précisément
ee que l’on est convenu d’appeler la région malgache (cf. carte, fig. 1), elles
Ppartiennent, dans l’ensemble» à deux catégories. Un certain pourcentage
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
d’espèces offrent une aire de répartition relativement restreinte avec, le plus
souvent, les côtes indiennes comme limite orientale de distribution. Le
deuxième élément de cette faune est composé de formes à large répartition
indo-pacifique tropicale. En effet, la région malgache constitue l’un des cen¬
tres de différenciation et de dissémination des espèces à partir duquel s’opère
le peuplement du Pacifique central. Nous avons par exemple montré (cf.
Forest et Guinot, 1962, pp. 48-50) que plus de la moitié des espèces de
Brachyoures présentes en Polynésie orientale s’étendent jusqu’à la région
malgache. Dans notre étude des Xanthidae de l’Océan Indien occidental,
nous avons retrouvé de telles formes, douées de grandes capacités de disper¬
sion et d’adaptation. C’est ainsi que nous signalons à l’île Mayotte Xanlhias
glabrous Edmondson jusqu’alors seulement connu des Hawaï, et que, nous
identifions à Maldivia palmyrensis Rathbun, de l’île Palmyre dans le Paci¬
fique central, un petit crabe récifal de l’île Aldabra.
Après ces quelques considérations biogéographiques, nous exposerons
brièvement les plus importantes conclusions systématiques obtenues dans
le présent travail.
Nous décrivons un Xanthias nouveau, X. cherbonnieri sp. nov., que nous
dédions à son collecteur, G. Cherbonnier. A cette occasion, est tentée
une mise au point du genre Xanthias Rathbun et des genres voisins, et est
évoquée en particulier l’introduction parmi les genres indo-pacifiques du
genre atlantique et est-pacifique, Micropanope Rathbun. Les caractères et
les affinités de Platypodia morini (Ward), des Chagos, dont la capture à
l’île Aldabra est la deuxième signalée, sont ici précisés.
Nous rangeons dans le genre Zozymodes Heller une espèce, Z. cavipes
(Dana), jusqu’alors rattachée à Xantho ou Leptodius, et plaçons dans le
genre Liocarpilodes Klunzinger le Xanthodius biunguis de Rathbun trans¬
féré par Balss au genre Zozymodes. L'Aclaea garrelti Rathbun de plusieurs
auteurs, retrouvée en Mer Rouge, est désignée sous le nom de l’espèce syno¬
nyme antérieure, A. retusa Nobili. L’espèce de Mer Rouge Neoliomera themisto
(de Man), dont la validité a été contestée, est ici redécrite grâce à sa récolte à
l'île Aldabra.
Sous le nom de Phymodius drachi sp. nov. sont décrits des spécimens de
Mer Rouge et de Madagascar.
A Cyclodius granulosus de Man, sont identifiés plusieurs échantillons
de Madagascar rattachés par Balss au genre Chlorodopsis, et également le
Phymodius sp. Gordon, 1934. Ainsi, du fait du rétablissement de l’espèce de
de Man, jamais signalée depuis sa description, le genre Phymodius s’augmente
d’une espèce, Phymodius granulosus (de Man, 1888).
A la suite du rétablissement de l’espèce presque oubliée Etisus fronlalis
Dana, qui est très proche d ’E. electra (Herbst), les espèces d 'Etisus ( =Etisodes)
connues à ce jour sont passées en revue.
Enfin nous identifions au genre Maldioia Borradaile plusieurs petites
formes de la faune corallienne d’Aldabra : il s’agit du Pseudozius triungui-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
culalus décrit de l’atoll Minikoi par Borradaile (1902) et dont nous consi¬
dérons Maldivia gardineri Rathbun, 1911, comme synonyme. Une autre
espèce de Maldivia habiterait aussi l’île Aldabra : le Crabe du Pacifique
décrit de l’île Palmyre par Rathbun (1923) sous le nom M. palmyrensis.
Le premier pléopode mâle, qui constitue chez les Brachyoures un critère
de discrimination spécifique, voire générique, très important et que nous
avons déjà figuré en particulier chez nombre de Xanthidae, est représente
ici chez 22 espèces.
Liste des espèces dont le premier pléopode sexuel mâle est figuré
Atergalis roseus (Rüppell) : fig. 5 a, b.
Alergatopsis granulatus A. Milne Edwards : fig. 2 a, b.
A. germaini A. Milne Edwards : fig. 3 a-c.
A. signatus (Adams et White) : fig. 4 a, b.
Plalypodia anaglypta (Heller) : fig. 8 a, b.
Pl. morini (Ward) : fig. 9 a c.
Xanthias sinensis (A. Milne Edwards) : fig. 10 a, b.
X. canaliculalus Rathbun : fig. 12 a, b.
X. glabrous Edmondson : fig. 11 a, b.
Etisus electra (Herbst) : fig. 30.
E. frontalis Dana : fig. 31 a-c.
E. bifrortlalis (Edmondson) : fig. 34 a, b.
E. ulilis Lucas : fig. 32 a-c.
E. anaglyplus (H. Milne Edwards) : fig. 33 a-c.
Eiocarpilodes integerrimus (Dana) : fig. 36 a, b.
Phymodius nitidus (Dana) : fig. 50.
Ph. granulatus (Targioni Tozzetti) : fig. 48.
Ph. drachi sp. nov. : fig. 47 a, b.
Ph. granolusus (de Man) : fig. 49 a, b.
Ph. laysani Rathbun : fig. 37 a, b.
Pilumnus propinquus Nobili : fig. 56 a, b.
Actumnus asper (Rüppell) : fig. 55 a, b.
L’étude systématique de chaque espèce comprend une liste des référencés
et des synonymes. Généralement, il ne s’agit que des références a la es-
cription originale et aux auteurs traitant de la région envisagée, c est-a-
d 're l’Océan Indien occidental. Dans les cas de mises au point taxonomiques
et biogéographiques, nous fournissons des références plus complètes. La liste
du matériel examiné indique, par localité, le nombre et le sexe des spécimens ,
excepté les cas où nous le spécifions, le matériel de Mer Rouge a été récolté
Par MM. Drach et Cherbonnier et celui de l’île Aldabra a été rapporte par
M- Cherbonnier. Enfin, les remarques comportent des considérations sur
•a taxonomie, la morphologie, les affinités et la distribution géographique des
Source : MNHN, Paris
8
D. GUINOT
espèces, et également les références aux publications antérieures de pléopodes
sexuels.
L’ensemble de la collection est conservé au Laboratoire des Arthropodes
du Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris.
Nous remercions tout d’abord le Professeur P. Drach et M. G. Cherbon-
nier qui nous ont confié l’étude de cette collection.
Le D r I. Gordon du British Muséum et le D r C. H. Edmondson (1) du
Bernice P. Bishop Muséum de Honolulu nous ont aimablement communiqué
des spécimens et fait part de leurs remarques sur diverses questions : qu’ils
trouvent ici l’expression de notre reconnaissance. Nous assurons également
de notre gratitude M. J. Forest pour l’intérêt qu’il a témoigné à ce travail.
M.M. Gaillard est l’auteur des dessins et des photographies qui illustrent
ce travail : nous sommes heureuse de le remercier très vivement.
Enfin, nous exprimons nos remerciements au Professeur L. Fage et au
Professeur M. Vachon, directeur du Laboratoire des Arthropodes du Muséum,
qui nous ont encouragée à poursuivre nos recherches sur les Crustacés
Brachyoures et nous ont aidée de leurs conseils.
Genre LIOMERA Dana, 1851
Liomera stimpsoni (A. Milne Edwards, 1865)
Carpilodes Slimpsonii A. Milne Edwards, 1865, p. 232, pl. 11, fig. 2 : Nouvelle-
Calédonie. — Paulson, 1875, pp. 24, 25. — Borradaile, 1902, p. 260 :
Maldives.
Carpilodes stimpsonii, Rathbun, 1911, p. 212 : Amirantes, Coetivy.
Carpilodes stimpsoni, Odhner, 1925, p. 17, pl. 1, fig. 10 : MacclesfieldBank,
Nouvelle-Guinée, I. Palaos, I. Salomon, I. Gilbert. — Ward, 1942, pp. 54,
83 : Chagos. — 'l'weedie, 19506, p. 113 : Cocos-Keeling. — Serène et van
Luom, 1960 p. 174, fig. IA : Nhatrang. — Buitendijk, 1960, p. 259,
fig. 2c : Indonésie.
Localités de récolte.
Aldabra, dans un bloc pourri, 14 mai 1954 : 1 $.
Ibid., récif du camp, 15 mai 1954 : 2 <?.
(1) Nous n’avons pu tenir compte dans notre étude de l’importante mise au point de
C. H. Edmondson sur les « Xanthidae of Hawaii » (Honolulu, 1962), qui nous est parvenue
après l’achèvement de ce manuscrit.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Remarques.
Le premier pléopode mâle de Liomera slimpsoni présente un lobe apical
légèrement incliné par rapport à l’axe de l’appendice et garni d’un petit
nombre de longues soies ; son extrémité distale nous semble moins effilée
que ne l’ont figurée Serène et van Luom (/oc. cil., fig. 1 A) et plus conforme au
dessin donné par Buitendijk ( loc. cil., fig. 2c).
L. stimpsoni n’est connue ni de Mer Rouge, ni de la côte est-africaine,
ni de Madagascar. Ses localités de capture les plus occidentales sont l’île
Aldabra (Calypso coll.), les îles Amirantes et Coetivy (Rathbun, 1911), les
Chagos (Ward, 1942), les Maldives (Borradailk, 1902). Plus à l’est, elle a
été signalée des îles Cocos-Keeling (Tweedie, 1950), d’Indonésie (de Man,
1888 et 1902 ; Gordon, 1934), de la baie de Nhatrang (Serène et van Luom,
I960), de la Mer de Chine (Odhner, 1925). Dans le Pacifique, elle sétend de
la Nouvelle-Guinée et des îles Salomon (Odhner, 1925) et de la Nouvelle-
Calédonie (A. Milne Edwards, 1865) jusqu’aux îles Gilbert, Palaos (Odhner,
1925) et Ryu Kyu (Miyaké, 1936, p. 507).
Liomera rugata (H. Milne Edwards, 1834)
Zozymus rugatus H. Milne Edwards, 1834, p. 385.
Carpiloxanlhus rugatus, A. Milne Edwards, 1862, p. 3 : La Réunion.
Carpilodes rugatus, Paulson 1875, pp. 24, 25. — Richters, 1880, p. 146 :
île Maurice. — Miers, 1884a, p. 529 ( pro parle) : Daedalus-Shoal. — Nobili
1906a, p. 219 : Mer Rouge.
Carpilodes monticulosus, Rathbun, 1911 (nec A. Milne Edwards, 1865), p. 212 :
Chagos.
Carpilodes rugatus, Klunzinger, 1913, p. 139, pl. 1, fig. 2, pl. 5, fig. 5: Mer
Rouge. — Laurie, 1915, p. 443 : Mer Rouge. — Balss, 19246, p. 5 : Mer
Rouge. — Odhner, 1925, p. 20, pl. 1, fig. 16 : Djibouti, Aden, Maurice,
Nicobar, Philippines, Gilbert, Hawaï. — Ramadan, 1936, p. 31 : Mer
Rouge. — Ward, 1942, p. 83 : Chagos.
Liomera rugatus, Barnard, 1950, p. 237.
CarpHodes rugatus, Serène et van Luom, 1960, p. 174, fig. 2B : Nhatrang. —
Buitendijk, 1960, p. 259, fig. 2d : Tahiti, Hawaï.
Localités de récolte.
Mer Rouge : 2 <?.
Ibid., île Abulat, Pointe du Requin, dans des blocs pourris : 1 £.
Aden, E. Simon coll., 11-7-1897 : 1 Ç.
Source : MNHN, Paris
10
). GUINOT
Remarques.
Le premier pléopode mâle des Liomera rugala que nous avons examinées
correspond au dessin, à vrai dire schématique, publié par Buitendijk ( loc.
cil., fig. 2d) et non à celui de Serène et van Luom (loc. cit., fig. 2B) qui
figurent un appendice à lobe apical plus effilé et muni de soies plus nombreuses
et très dispersées.
Liomera rugala est très largement distribuée dans l’Indo-Pacifique,
jusqu’à l’Australie, les îles Marquises, les Hawaï, les îles Gilbert, le Japon.
Fréquemment signalée en Mer Rouge mais absente du littoral est-africain
et des côtes malgaches, elle habite La Réunion et l’île Maurice, les Chagos,
les îles Maldives, l’île Christmas, etc...
Liomera bella (Dana, 1852)
Xantho obtusus Krauss, 1843 ( nec de Haan, 1835), p. 31 : Durban.
Aclaeodes bellus Dana, 1852a, p. 78; 18526, p. 196; 1855, pl. 11, fig. 2:
Samoa, I. Wake.
Carpiloxanthus vaillantianus A. Milne Edwards, 1862, p. 3 : La Réunion. —
Hoffmann, 1877, p. 38 : La Réunion.
Carpilodes vaillanlianus, A. Milne Edwards, 1865, p. 231, pl. 11, fig. 3 : Mer
Rouge, Maurice, La Réunion, Samoa. — Paulson, 1875, pp. 24, 25. —
Miers, 1884a, p. 529 : Seychelles. — Ortmann, 1894, p. 51 : Amboine,
Dar-es-Salam. — Alcock, 1898, p. 85 : Maurice, Samoa, Andaman, Fidji,
Muscat.
Aclaea parvula, Doflein, 1904 (nec Krauss, 1843), p. 102 : Diego Carcia. —
Stebbing, 1924, p. 2 : Mozambique.
Xanlho obtusus, Stebbing, 1910 (nec de Haan), p. 297.
Carpilodes vaillantianus, Lenz, 1905, p. 348: Zanzibar; 1910, p. 545: île
Europe. — Rathbun, 1911, p. 212: Salomon, Coevity. — Klunzinger,
1913, p. 140. —Bouvier, 1915, p. 116 : Maurice.
Carpilodes bellus, Odhner, 1925, p. 16, pl. 1, fig. 9 : Natal, Zanzibar, Ceylan,
Nicobar, etc...
Liomera bellus, Barnard, 1950, p. 238, fig. 37, b, 44, a, b : Delagoa Bay.
Carpilodes bellus, Serène et van Luom, 1960, p. 177, fig. 1F : Nhatrang. —
Buitendijk, 1960, p. 257, fig. 2b : Archipel Malais, Philippines, Samoa,
Hawaï, Tahiti, Tuamotu, Maurice.
Liomera bella, Forest et Guinot, 1961, p. 38, fig. 26a, b : Tahiti, Tuamotu.
Localité de récolte.
Aldabra, dans une éponge vivant à 20 m : 1 <J.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
11
Remarques.
Le premier pléopode mâle de Liomera bella (Dana) se présente, sur les
divers spécimens que nous avons examinés, avec un lobe apical légèrement
infléchi et eflîlé, comme l’ont représenté Serène et van Luom ( loc. cit.,
«g. 1F), Buitendmk (loc. cit., fig. 2b), Forest et Guinot (loc. cit., fig. 26a, b).
Cet appendice est représenté différemment par Miyaké (1939, fig. texte 3)
qui figure des soies jusqu'à l’apex, et par Barnard (loc. cit., fig. 44, b) qui
dessine un lobe tronqué et denté à son extrémité.
Liomera bella est l’une des espèces du genre les plus largement dispersées
dans l’Indo-Pacifique. Les seules régions où elle n’a pas encore été signalée
sont le Golfe Persique, la région Nouvelle-Calédonie et Nouvelles-Hébrides, les
côtes du Japon (d’après Stimpson, 1907, p. 43, elle est présente aux îles
Bonin). Connue du littoral est-africain, du Mozambique, des Seychelles, de
Maurice et de La Réunion, des Chagos.elle est pour la première fois trouvée a
l’île Aldabra. Nous signalons également sa présence sur la côte malgache
d’après des exemplaires (Petit et Millot coll.) déterminés par H. Balss
et non publiés.
Liomera monticulosa (A. Milne Edwards, 1873)
Carpilodes monliculosus A. Milne Edwards, 1873a, p. 181, pl. 5, fig. 1 :
Nouvelle-Calédonie. — Ortmann, 1894 p. 51 : Dar-es-Salam.
Phymodius rugipes, Miers, 1884a (nec Heller, 1861), p. 531 : Seychelles.
Carpilodes cariosus, Rathbun, 1911, p. 212: Salomon, Saya de Malha, Pro¬
vidence, Amirantes, Coetivy. — Bouvier, 1915, p. 117 : Maurice.
Carpilodes monliculosus, Odhner, 1925, p. 21, pl. 1, fig. 18 : Durban, Ceylan,
Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Poméranie, I. Bougainville, I. Bonin, Samoa,
Ellice, Tahiti. — Ward, 1942, pp. 54, 83 : Chagos.
? Liomera monliculosus, Barnard, 1950, p. 240, fig. 44, c, d : Delagoa Bay.
Carpilodes monticulosus, Serène et van Luom, 1960, p. 178, fig. 2C : Baie de
Nhatrang. — Buitendijk, 1960, p. 256, fig. ld : Indonésie.
Localités de récolte.
Aldabra, plage du camp, 14 mai 1954 : 1
Ibid., entre Johny Channel et la Grande Passe, 23 mai 1954 : 1 <?,!?•
Remarques.
Le premier pléopode des deux exemplaires mâles recueillis à l’île Aldabra
Présente un lobe apical allongé et effilé comme l’ont figuré Serène et van
Luom (loc. rit., fig. 2C) et Buitendijk (loc. cit., fig. ld), et non prolonge, a
Source : MNHN, Paris
12
D. GUINOT
angle droit, par une languette terminale, comme l’a représenté Barnard
( loc. cit., fig. 44, d).
Liomera monticulosa n’a pas été signalée de Mer Rouge. Dans le sud-ouest
de l’Océan Indien, elle est connue de la côte africaine, de l’île Maurice, des
îles situées au nord de Madagascar, de Saya de Malha, des Chagos. Grâce
à d’anciennes récoltes déterminées par Balss, mais non publiées, nous signa¬
lons sa présence à Madagascar.
Genre PSEUDOLIOMERA Odhner, 1925
Pseudoliomera granosimana (A. Milne Edwards, 1865)
Liomera granosimana A. Milne Edwards, 1865, p. 222, pl. 11, fig. 5, 5a :
Nouvelle-Calédonie. — Nobili, 1906a, p. 225 : Mer Rouge. — Rathbun,
1911, p. 213, pl. 17, fig. 6 : Coetivy. — Klunzinger, 1913, p. 130, pl. 5,
fig. 2 : Mer Rouge. — Balss, 19246, p. 5 : Mer Rouge.
Pseudoliomera granosimana, Odhner, 1925, pp. 26, 79, fig. texte 5, 6 : Mer
Rouge, Tahiti. —Buitendijk, 1960 p. 262 : Mer Rouge, 1. Kei. — Forest
et Guinot, 1961, p. 39, fig. 28 a-c, pl. 7, fig. 1, 2,: Tahiti.
Localité de récolte.
Mer Rouge, Shah Suleim, lagon : 1 exemplaire sacculiné.
Remarques.
Nous avons récemment abordé (cf. Forest et Guinot, loc. cit., pp. 39-
41) la question de l’identification à Pseudoliomera granosimana des échantil,
Ions recueillis en Mer Rouge. L’exemplaire récolté en Mer Rouge par la
Calypso est analogue aux Ps. granosimana du Pacifique. Les sillons sur la
face dorsale de la carapace sont très marqués sur ce spécimen, alors qu’ils
sont, au contraire, très atténués chez un autre spécimen de Mer Rouge con¬
servé au Muséum de Paris. Ainsi se confirme l’assertion de Nobili (loc. cit.,
p. 225) sur la variation des sillons de la carapace chez cette espèce.
Pseudoliomera granosimana est connue dans l’Océan Indien en Mer Rouge,
à Coetivy, à l’île Christmas, et aux îles Cocos-Keeling ; présente en Indonésie,
aux îles Kei, elle n’a été signalée dans le Pacifique que de Nouvelle-
Calédonie, de Tahiti et des Tuamotu.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES
CALYPSO
13
Genre ATERGATIS de Haan, 1833
Atergatis granulatus de Man, 1889
Alergatis granulatus de Man, 1889, p. 410, pl. 9, fig. 1, la, 16 : Maurice. —
Nobili, 1906a, p. 229 : Mer Rouge. -— Klunzinger, 1913, p. 151 : Mer Rouge.
— Odhner, 1925, p. 83. — Forest et Guinot, 1961, p. 86, fig. 73a, b.
Neoliomera sakagutii Sakai, 1939, p. 478, pl. 92, fig. 5 : Japon (Kii Peninsula).
Localité de récolte.
? Mer Rouge, Jousseaume coll. : 1 <? 14,5 x 23 mm.
Remarques.
Cette espèce d 'Atergatis semble assez rare, puisqu’elle n’a été signalée,
sous le nom d’A. granulatus, que de Mer Rouge et de l’île Maurice. Elle est
egalement présente au Japon, où Sakai (1939, p. 478) l’a décrite sous le
n om de Neoliomera sakagutii sp. nov. (1).
Dans un travail paru en 1960, Buitendijk établit une clef de diverses
espèces à.’Atergatis (p. 278). A. granulatus s’incorpore dans cette clef, dont
n °us modifions le début, de la façon suivante :
L Pas de crête ni de dent à l’angle épibranchial.
— Face dorsale ponctuée. Bord antéro-latéral légèrement cristi-
forme. Atergatis roseus
— Face dorsale granuleuse. Bord antéro-latéral non cristiforme.
Ornementation particulière des pattes ambulatoires.
. Alergatis granulatus
la. Une dent ou au moins une crête à l’angle épibranchial. 2
etc.
Nous avons récemment publié le premier pléopode mâle d 'Atergatis
91’anulatus (Forest et Guinot, loc. cit., fig. 73a, b : <? 26 x 42 mm) ; chez le
s Pécimen mentionné ci-dessus, un mâle nettement plus petit, cet appendice
est conforme à ce dessin sauf sur un point : il y a deux, et non une seule,
Petites soies courtes en arrière des quatre longues soies apicales.
Le premier pléopode mâle de plusieurs espèces d 'Atergatis a été figuré :
D p IP Récemment, le D' T. Sakai nous a appris qu'il n’avait pu consulter l’ouvrage de
d’ au. , l>aru en 1889 et n’avait pas, de ce fait, pris connaissance de la seule figure connue
AUr Halis granulatus.
Source : MNHN, Paris
14
D. GUINOT
celui d’A. floridus (Linné) par Gordon (1934, fig. 14 a, b), Chhapgar (1957,
pl. 8, fig. e, /) etBARNARD (1950, fig. 38, d) ; celui d 'A. inlegerrimus (Lamarck)
par Gordon (loc. cil., fig. 14Aa), Stephensen (1945, fig. 39B) et Chhapgar
(/oc. cit., pl. 8, fig. b, c ) ; celui d'A. reticulatus de Haan par Gordon (loc. cit.
fig. 14A6).
Quant au pléopode mâle d'A. roseus (Rüppell), la figure qu’en publie
Chhapgar (loc. cit., pl. 8, fig. h) ne correspond ni à cet appendice tel que
nous l’avons observé ni à aucun autre pléopode mâle, bien que le crabe
examiné et dessiné par cet auteur (loc. cit., p. 427, pl. 8, fig. g) nous semble
bien appartenir à cette espèce. L’appartenance à A. roseus des spécimens
signalés sous ce nom par Buitendijk (1960, p. 276) ne fait aucun doute,
mais la figure du pléopode mâle (fig. 5 b) que donne cet auteur ne nous parais¬
sant ni satisfaisante ni complète, nous publions ici un dessin de cet appen¬
dice (fig. 5 a, b).
Genre ATERGATOPSIS A. Milne Edwards, 1862
Atergatopsis granulatus A. Milne Edwards, 1865
(Fig. 2a, b)
Atergatopsis granulatus A. Milne Edwards, 1865, p. 255, pl. 13, fig. 2, 2a,
2b. — Balss, 19386, p. 55, pl. 3, fig. 3. — Buitendijk, 1960, p. 283.
Localité de récolte.
Aldabra, entre la Grande Passe et Johny Channel, 40 m, 23 mai 1954:
1 <? juv.
Remarques.
Balss (loc. cit.) et Buitendijk (loc. cil.) ont bien précisé les caracté¬
ristiques d'Atergatopsis granulatus et les différences qui séparent cette espèce
d’A. tweediei Balss, 1938 (19386, p. 55, pl. 3, fig. 1, 2). Nous avons revu au
Muséum de Paris l’holotype d’A. granulatus, un mâle de 54 X 74 mm récolté
à Zanzibar, qui correspond parfaitement aux nouvelles descriptions des deux
auteurs précités.
Actuellement la répartition connue d’A. granulatus est la suivante :
Zanzibar (A. Milne Edwards, 1865), île Aldabra (Exp. Calypso 1954),
Mer Rouge (Kossmann, 1877, p. 22 ; Monod, 1938, p. 122), Macclesfieldbank
(cf. Balss, 19386, p. 55 ; Buitendijk, 1960, p. 283), Karachi (Buitendijk,
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
ibid., p. 284), Singapour N. E. (Cano, 1889, p. 191), S. Nouvelle-Guinée
(Miers, 1886, p. 123), et peut-être Queensland si VActaea inkispensis Rathbun
1923, (p. 106, pl. 21, fig. 1-3) est bien synonyme d 'Atergatopsis granulalus.
Nous figurons le premier pléopode mâle de plusieurs espèces A’Atergatopsis:
A. granulalus (fig. 2a, b) d’après l’holotype ; A. germaini (1) A. Milne Edwards,
1865, également d’après le type figuré (pl. 11, fig. 1, la, lb) et déposé au
Muséum de Paris (fig. 3a, b, c) ; A. signalus (Adams et White, 1848) d’après
un spécimen de l’île Maurice déterminé par A. Milne Edwards ( loc. cit.,
p. 253) (fig. 4a, b).
Nous ne publions des dessins de ces appendices qu’à titre indicatif, étant
donné que les exemplaires dont ils proviennent sont anciens et secs et que,
par conséquent, les pléopodes peuvent avoir subi quelque déformation ou
avoir perdu une ou plusieurs soies terminales.
Le pl 1 mâle d’A. lucasi Montrouzier, dont l’holotype, de Nouvelle-
Calédonie, est une femelle, a été figuré par Tweedie (1950a, fig. 2a).
Genre PLATYPODIA Bell, 1835
Platypodia cristata (A. Milne Edwards, 1865)
Lophactaea cristata A. Milne Edwards, 1865, p. 246, pl. 16, fig. 1 : île de
Zanzibar ; Cochinchine. — de Man, 1881, p. 95 : Mer Rouge. — Ortmann,
1894, p. 50: Dar-es-Salam. — Alcock, 1898, p. 100: côte de Madras,
Maurice. — Nobili, 1906a, p. 230 : Mer Rouge. — Lenz, 1910, p. 546 :
Madagascar (Ste Marie). — Klunzinger, 1913, p. 159. — Bouvier, 1915,
p. 113 : Maurice.
Platypodia cristata, Rathbun, 1911, p. 214 : Diego Garcia. — Balss, 19246,
p. 6 : Djeddali, Perim. — Buitendijk, 1941, p. 302, fig. le : Archipel
Malais, Mer Rouge. — Tweedie, 1950à, p. 114 : Cocos-Keeling.
Localités de récolte.
Mer Rouge, st. 100 : 1 (J.
Ibid., Abulat, accore Sud, dans coraux : 1 <j.
Remarques.
Platypodia cristata, qui n’est rare ni en Mer Rouge ni dans le sud-ouest
(1) Orthographe correcte pour " germanii *.
Source : MNHN, Paris
jpl 1 (X 8) ; b, id., extrémité ( x 31).
G ' ®-7. — Actaea lessellala Pocock, S 3,2 x 5 mm, Aldabra, Calypso coll. 1954 :
“• détail de la face dorsale de la carapace ( x 24).
'• doigts du chélipède droit ( x 24).
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXII. 2
Source : MNHN, Paris
18
D. GUINOT
de l'Océan Indien, s’étend vers l’est jusqu’à l’Archipel Malais et à la Cochin-
chine mais ne semble pas avoir été signalée dans l’Océan Pacifique.
Le premier pléopode mâle a été figuré par Buitendijk (1941, fig, le).
Le pl 1 mâle figuré par Chhapgar (1957, p. 427, pl. 8, fig. /, k ), qui signale
P. cristata à Bombay, ne correspond ni à l’appendice représenté parBurrEN-
dijk ni à celui que nous avons observé chez cette espèce : le pléopode de
P. cristata porte 2-3 longues soies terminales et n’offre pas sur ses bords,
dans la moitié distale, les grosses soies dessinées par Chhapgar.
Platypodia anaglypta (Heller, 1861)
(Fig. 8a, b)
Atergatis anaglyplus Heller, 1861a, p. 6: 18616, p. 312, pl. 2, fig. 11, 12:
Mer Rouge. — Paulson, 1875, p. 15, pl. 4, fig. 2 : Mer Rouge.
Lophadaea anaglypta, A. Milne Edwards, 1865, p. 251 : Mer Rouge. — Alcock,
1898, p. 102: Galle, Golfe Persique. — Nobili, 1901, p. 12: Erythrée;
1906a, p. 233 : Mer Rouge. — Lenz, 1912, p. 3 : Thor. — Klunzinger,
1913, p. 160. — Laurie, 1915, p. 443: Mer Rouge. — Bouvier, 1915,
p. 113 : Maurice.
Platypodia anaglypta, Rathbun, 1911, p. 214 : Peros, Salomon, Coetivy. —
Balss, 19246, p. 6 : Mer Rouge ; 1934a, p. 515 : Tuléar. — Ramadan, 1936,
p. 31 : Mer Rouge. — Buitendijk, 1941, p. 298, fig. 16 : Arch. Malais,
Upolu, Nouvelles-Hébrides, Maurice. — Ward, 1942, p. 89 : Chagos.
Lophadaea anaglypta, Stephensen, 1945, p. 147.
Localité de récolte.
Mer Rouge, pilier de la jetée du port de Djeddah : 1 <?.
Remarques.
Platypodia anaglypta est une espèce indo-pacifique largement distribuée,
et en particulier fréquemment signalée de Mer Rouge et de toute la région
malgache (Madagascar, Maurice, Chagos, etc...); elle est aussi connue du
Golfe Persique mais, contrairement à P. cristata, semble absente de la côte
est-africaine.
Nous figurons ici le premier pléopode mâle (fig. 8a, 6), qui se caractérise
par un lobe apical allongé et par une dizaine de longues soies distales non
plumeuses.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE
CALYPSO
19
Platypodia morini (Ward, 1942)
(Fig. 9 a-c, 15 ; pl. I, fig. 1-3)
Paraplalypodia morini Ward, 1942, p. 42, pl. 3, fig. 1, 2 : Chagos (Salomon).
Localité de récolte.
Aldabra, entre la Grande Passe et Johny Channel, 42 m, 23-5-1954 :
1 c? 13 x 19,5 mm.
Remarques.
En 1942 (p. 42), Ward a créé un genre nouveau, Paraplalypodia, dans
lequel il range deux espèces : P. iomcntosa (de Man), jusqu’alors rattachée
au genre Platypodia Bell, et une espèce nouvelle, Paraplalypodia morini
Ward, 1942.
Selon Ward, les caractères qui distinguent le genre Paraplatypodia du
genre Platypodia Bell, 1835, sont les suivants : bord antéro-latéral de la
carapace découpé en larges dents, face dorsale profondément aréolée, front
Plus large que chez Platypodia, doigts des pinces longs et en forme de lame,
avec une dent unique et forte sur le doigt fixe. Or, ces caractères que Ward
considère comme génériques, sont seulement spécifiques et ne nous paraissent
Pas suffisants pour exclure certaines espèces du genre Platypodia, qui est
au contraire très homogène. Si l’on considère par exemple le caractère du
doigt fixe des chélipèdes armé d’une forte dent, il faudrait, si l’on suit Ward,
séparer des autres Platypodia, P. picta (A. Milne Edwards) et P. fissa (Hen-
derson). Par ailleurs, P. lomentosa est une Platypodia typique. En fait, les
caractères distinctifs de Paraplatypodia Ward sont ceux que Buitendijk
0941, p. 310, 312) utilise pour distinguer les diverses espèces de Platypodia
dans son tableau de détermination.
Nous rattachons donc au genre Platypodia l’espèce décrite par Ward
>j c - Çi7., p. 42, pl. 3, fig. 1, 2) sous le nom de Paraplatypodia morini, et nous
identifions à cette dernière un spécimen récolté à l’île Aldabra.
Nous précisons ici les caractères distinctifs de Platypodia morini (Ward) :
Face dorsale de la carapace divisée par de profonds sillons. 4M réuni à
, > ^M indivis ; 2M subdivisé, mais peu distinctement. IL, 2L, 3L bien
séparés, de même que 4L, 5L et 6L (pl. I, fig. 1). Sur tous les lobules, de gros
granules saillants, très espacés, qui sont, soit entourés de poils bruns et courts,
soit couronnés en avant seulement d’une touffe de poils analogues. Quelques
ouffes de poils plus longs, clairs et plumeux, disséminées sur la face dorsale,
i ^ ron t cristiforme, bilobé. 2F paraissant lisse à l'oeil nu. Bord antéro-
ateral en forme d’épais bourrelet cristiforme, découpé en quatre larges
lob «< (pi. i, «g. i).
Source : MNHN, Paris
20
D. GUINOT
Fio. 8. — Platupodla anaglypla (Heller), s 26 x 39 r
a, pl 1 (x 14) ; b, id., extrémité (x 44).
Fio. 9. — Platypodia morini (Ward), J 13 x 19,5
a, pl 1 ( x 25) ; b, c, id., extrémité ( X 80).
nm, Somalie (Hafun), E. Ninni coll. :
mm, Aldabra, Calypso coll. 1954 :
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
21
Chélipèdes tuberculés et garnis d’un épais tomentum analogue à celui de
la carapace (pl. I, fig. 3). Bord antérieur du mérus cristiforme à l’extrémité
distale. Sur la face externe du carpe, des tubercules dont la plupart sont
dispersés et couronnés de poils courts et dont quelques-uns sont groupés
en deux plages saillantes et glabres (pl. I, fig. 2, 3). Bord supérieur du propode
portant, dans sa moitié proximale seulement, une crête très accusée, granu¬
leuse à un faible grossissement ; le bord se prolonge, jusqu’à l’extrémité
distale, sans crête, et porte deux tubercules suivis d’une saillie granuleuse
(pl. I, fig. 2). Doigts longs, pointus, en forme de lame ; doigt fixe avec une
très forte dent, incisée à son extrémité.
Pattes ambulatoires avec le bord supérieur du mérus et du carpe forte¬
ment cristiforme, et avec une ébauche proximale de crête au bord supérieur
du propode (fig. 15). Quelques granules sur le carpe et le propode. Tomentum
brun court et, sur les bords, poils longs et clairs.
PI 1 mâle (fig. 9a, 6, c), typique du genr ePlatypodia (cf. Buitendijk, 1941),
avec un lobe distal allongé portant une douzaine de longues soies non
plumeuses.
Platypodia morini se distingue de toutes les autres Plalypodia par la
" ’lwii-crête » du propode du chélipède. Dans la clef de détermination des
espèces du genre établie par Buitendijk (loc. cit., p. 310, 312), P. morini
constitue un troisième type d’espèces : les deux premiers groupes d’espèces
comprennent les formes dont le bord supérieur de la main est soit non cristi-
°rme (« 7a ») soit cristiforme sur toute sa longueur (« 7 ») ; le groupe auquel
appartient P. morini (groupe qu’il convient de désigner sous l’appellation
* ' " ”) est caractérisé par une main à bord supérieur partiellement cristiforme.
P- morini est connue des Chagos (Salomon) et de l’île Aldabra.
Genre ZOSIMUS Leach, 1818
Zosimus aeneus (Linné, 1758)
Cancer aeneus Linné, 1758, p. 630 ; 1764, p. 451 ; 1767, p. 1 048 : Indes.
Z °zymus aeneus, Heller, 18616, p. 326: Mer Rouge. — A. Milne Edwards,
1862, p. 4 : La Réunion. — Hoffmann, 1877, p. 38 : Maurice, La Réunion.
le rgatis aeneus, Paulson, 1875, p. 16, pl. 4, fig. 3 : Mer Rouge.
z ozymus aeneus, Miers, 18786, p. 407 : Golfe d’Akaba ; 1879c, p. 2 : Rodriguez,
Seychelles, etc... — Richlers, 1880, p. 146 : Maurice. — Ortmann, 1893,
P- 458 : Maurice ; 1894, p. 50 : Dar-es-Salam. — Nobili, 1906a, p. 235 :
Mer Rouge. — Lenz, 1910, p. 546 : I. Europe, Tuléar. — Rathbun, 1911,
P- 214 : Chagos, Coetivy. — Klunzinger, 1913, p. 164, pl. 5, fig. 12 : Mer
Rouge. — Pesta, 1913, p. 41 : Mer Rouge, Seychelles, Madagascar,
Source : MNHN, Paris
22
D. GUINOT
Maurice, Nouvelle-Zélande, Savaïï. —Bouvier, 1915, p. 112 : Maurice. —
Laurie, 1915, p. 444 : Mer Rouge. — Stebbing, 1917, p. 437 : Durban. —
Balss, 19246, p. 7 : Mer Rouge. — Ward, 1942, p. 85 : Chagos. — Barnard,
1950, p. 210, fig. 39, a : Afrique du Sud.
Zosimus aeneus, Buitendijk, 1960, p. 284, fig. 6a : Indonésie, Mer Rouge,
Nouvelle-Calédonie, Maurice, Samoa, Arch. de la Société, Japon, I.
Loyalty, I. Niuafou. — Forest et Guinot, 1961, p. 51 : Hikueru, Tahiti.
Localités de récolte.
Mer Rouge, plage d’Abulat ; 1 $.
Ibid., épifaune et endofaune de Madréporaires : 1 <J.
Genre ZOZYMODES Heller, 1861
Zozymodes cavipes (Dana, 1852)
Chlorodius cavipes Dana, 1852a, p. 79 ; 18526, p. 212 ; 1855, pl. 12, fig. la-b.
Xanlho (Leptodius) cavipes, Alcock, 1898, p. 122 : Andaman, Mergui, Ceylan.
Leptodius cavipes, Lenz, 1905, p. 354 : Zanzibar. — Nobili, 1906a, p. 243 :
Mer Rouge, Golfe d’Aden. — Rathbun, 1911, p. 216, pl. 18, fig. 10:
Peros (Coin). — Klunzinger, 1913, p. 214.
Xanlho (Leptodius) cavipes, Sakai, 1939, p. 463, pl. 91, fig. 3 : Japon, I. Bonin.
Leptodius cavipes, Ward, 1935, p. 14 : Christmas ; 1942, pp. 54, 89 : Chagos.
Xantho cavipes, Buitendijk, 1960, p. 316, fig. 9b : Arch. Malais, Durban,
Samoa.
Localité de récolte.
Aldabra, devant le camp, sous les pierres à marée basse, 3-6-1954 :
1 <? 8 x 11 mm.
Remarques.
L’espèce Xantho ou Leptodius cavipes des auteurs appartient au genre
Zozymodes Heller (18616, p. 327) (1) et s’apparente très étroitement à Z.
pumilus (Jacquinot, 1852) et à Z. xanthoides (Krauss, 1843), par tous les
caractères de la morphologie externe et par le premier pléopode mâle.
(1) Cf. Serùne, 1962, pp. 256, 257.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
23
Le pl 1 mâle de Z. cavipes a été figuré par Forest et Guinot (1961,
fig. 49) et par Buitendijk (1960, fig. 9b) : il est très voisin de celui de Z.
xanthoides (cf. Forest et Guinot, ibid., fig. 37) par son lobe apical allongé
et infléchi et par les soies plumeuses subdistales.
D’après les données que nous considérons comme certaines, la distri¬
bution géographique des trois espèces de Zozymodes précitées serait la
suivante :
Z. pumilus: Seychelles, Chagos, Maldives (1), Cocos-Keeling, Mariannes,
Gilbert, Carolines, Tuamotu.
Z. xanthoides: Golfe Persique, Mer Rouge, Afrique du Sud.
Z., campes: Mer Rouge, côte est-africaine, Aldabra, Chagos, Andaman, et
nombreuses localités indo-pacifiques jusqu’à l’Australie, au Japon et aux
L Bonin et Marshall.
Nous signalons en outre, la présence de Z. cavipes en Nouvelle-Zélande,
région d’où proviennent plusieurs échantillons conservés au Muséum de
Paris (Leclancheh coll.).
En 1938 (1938a, p. 38), Balss rapportait au genre Zozymodes quatre
espèces : Z. pumilus, Z. xanthoides, Z. biunguis Rathbun et, avec réserves,
Z. miliaris (A. Milne Edwards). Il écartait Z. nodosus Klunzinger, 1913,
qui représenterait un Lophozozymus juvénile.
L’espèce décrite sous le nom de Xanthodius biunguis par Rathbun
(1906, p. 849, pl. 8, fig. 10, fig. texte 12) des Hawaï et signalée des îles
Johnston et Wake par Edmondson (1925, p. 50), nous paraît appartenir non
Pas au genre Zozymodes mais au genre Liocarpilodes Klunzinger, 1913.
LiocarpUodcs biunguis (Rathbun) est très proche de L. integerrimus (cf.
P- 63). Le premier pléopode mâle de L. biunguis (Forest et Guinot, 1961,
hg- 38) est voisin de celui que nous figurons ici pour L. integerrimus (fig. 36a, à).
Quant au Chlorodius miliaris A. Milne Edwards, 1873 (p. 216, pl. 8, fig. 3)
de Nouvelle-Calédonie, il n’est pas non plus à rattacher au genre Zozymodes.
Nous donnons ici une photographie de l’un des trois syntypes femelles
(P 1 - 10, fig. 1, 2).
Le Chlorodius miliaris de de Man (1888, p. 280) dont Balss ( loc. cil.,
P ' fig. 2) figure l’un des exemplaires de l’île Noordwatcher, et dont, selon
e même auteur et selon nous également, Leplodius efferens Rathbun (1907,
P- 39, pl. 1, fig. 11 ; pl. 7 , fig. 6, 6a) des Carolines est synonyme, est une autre
es pèce que Chlorodius miliaris A. Milne Edwards. Si l’espèce de de Man est
^alide, elle devrait donc porter le nom d 'efferens Rathbun. En l’absence
figures suffisantes représentant cette espèce, dont nous n’avons vu aucun
®pécimen, nous ne sommes pas en mesure de la rattacher à un genre donné,
mais il ne peut s’agir en tout cas d’un Zozymodes.
En conclusion, nous rangeons dans le genre Zozymodes Heller seulement
(Dan 6 ^^ ces : P um ^ us (Jacquinot), Z. xanthoides (Krauss) et Z. cavipes
G) Cf. Guinot, 1962a, p. 234.
Source : MNHN, Paris
24
D. GUINOT
Genre EUXANTHUS Dana, 1851
Euxanthus rugosus Miers, 1884
Euxanthus exsculplus var. rugosus Miers, 1884a, p. 527 : Amirantes (I. Darros),
Madagascar. — Borradaile, 1902, p. 259, fig. 41 C : Maldives.
Euxanthus rugosus, Rathbun, 1911, p. 215, pl. 8, fig. 1 : Salomon, Peros
Coetivy.
Euxanthus exsculptus var. rugosus, Bouvier, 1915, p. 111 : Maurice.
Euxanthus rugosus, Ward, 1942, pp. 54, 94 : Chagos. — Guinot-Dumortier,
1960, p. 173, pl. 6, fig. 38, pl. 9, fig. 50 : Madagascar, Aldabra. —Buiten-
dijk, 1960, p. 302.
Localités de récolte.
Aldabra, devant le camp, sous tas de pierres, à marée basse, 3-6-1954 :
1 <? juv., 1 $ ovigère.
Ibid., devant le camp à marée basse, 28-8-1954: 1 <?.
Remarques.
Dans la révision que nous avons consacrée aux genres Euxanthus Dana
et Hypocolpus Rathbun (Guinot-Dumortier, 1960), l’étude d’Euxanthus
rugosus Miers a montré qu’il s’agit d’une espèce particulièrement, et peut-
être exclusivement, localisée dans le sud-ouest de l'Océan Indien. En effet,
les divers points où elle a été récoltée sont : Madagascar, l’île Maurice, les
îles Amirantes et Seychelles, Coetivy, Aldabra, les Chagos, les Maldives.
L 'Euxanthus exsculptus var. rugosus de Nobili (1907, p. 289), qui provient des
Tuamotu, est en réalité E. exsculptus (Herbst). La seule localité à l’est de la
ligne Chagos-Maldives où E. rugosus serait présent, se situe aux îles Palaos
(île Goreor) d’où Miyaké (1939, p. 209) rapporte, sans description et sans
comparaison avec E. exsculptus ou E. sculptilis, un spécimen femelle : nous
considérons donc pour l’instant cette détermination comme incertaine.
Selon notre hypothèse, E. rugosus et E. exsculptus auraient une répar¬
tition géographique complémentaire : E. rugosus vivrait sur les îles du sud-
ouest de l’Océan Indien jusqu’aux Chagos et aux Maldives, E. exsculplus
s’étendrait à l’est, de la côte orientale de l’Inde et de Ceylan jusqu’aux
Tuamotu (nous tenons pour douteux le Cancer exsculplus cité par Hoffmann
en 1877 de l’île Maurice).
Le peuplement en Euxanthus de la région dont le présent travail étudie
plus particulièrement la faune, c’est-à-dire l’Océan Indien ouest, se présente
comme suit (cf. Guinot-Dumortier, loc. cit., pp. 208-211, fig. texte 4) :
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
25
en Mer Rouge et dans le Golfe Persique : E. sculptilis Dana ;
au large de Madagascar et de ses dépendances : E. rugosus Miers, E.
herdmani Laurie (et sans certitude, E. exsculptus).
Genre XANTHO Leach, 1815
Xantho nudipes A. Milne Edwards, 1867
Xantho nudipes A. Milne Edwards, 1867, p. 266 ; 1873a, p. 197, pl. 7, fig. 5,
5a : Seychelles, Nouvelle-Calédonie. — Bouvier, 1915, p. 105 : Maurice.
Medaeus nudipes, Balss, 19346, p. 226, fig. texte 1 : Christmas. — Cf.Bui-
tendijk, 1960, pp. 312-316.
Xantho nudipes, Forest et Guinot, 1961, p. 59, fig. 47 a, b.
Localité de récolte.
Aldabra, plage du camp, 14 mai 1954 : 1 <? 16,5 x 25 mm, 1 $ ovigère
13,5 x 20 mm.
Remarques.
La répartition géographique connue de Xantho nudipes s établit comme
suit : Maurice, ? Afrique du Sud ( Xantho impressus juv. de Barnard, 19o0,
6g- 41, e, 42, f, /', k : cf. Forest et Guinot, toc. cil., p. 60), Aldabra, Seychelles,
Cocos-Keeling, Christmas, Archipel Indonésien, Nouvelle-Calédonie, Tahiti,
L Kermadec.
Ward signale cette espèce dans l’Archipel Cook, à l’île Rarotonga, en la
rangeant dans un genre nouveau, Macromedaeus Ward (1942, p. 92). L espèce-
type de ce genre, M. punctalus (ibid., pl. 5, fig. 8), qui provient des Chagos,
est insuffisamment décrite par l’auteur : les caractères distinctifs seraient
seulement la carapace aux sillons peu profonds, moins transverse et plus
convexe longitudinalement que chez Xantho nudipes.
Genre LEPTODIUS A. Milne Edwards, 1863
Leptodius exaratus (H. Milne Edwards, 1834)
Chlorodius exaratus H. Milne Edwards, 1834, p. 402 : côtes de l’Inde ; 1849,
Pl. 11, fig. 3.
Source : MNHN, Paris
26
D. GUINOT
Xantho affinis, Krauss, 1843, p. 30 : Natal.
Actaeodes tividus, Paulson, 1875, p. 26, pl. 5, fig. 2 : Mer Rouge.
Leptodius exaralus, A. Milne Edwards, 1868, p. 71 : Madagascar, Zanzibar. —
Richters, 1880, p. 148 : Maurice.
Chlorodius (Leptodius) exaralus, Kossmann, 1877, p. 32, pl. 2 : Mer Rouge.
— Hilgendorf, 1878, p. 790 : Mozambique.
Xantho (Leptodius) exaralus, Alcock, 1898, p. 118: Andaman, Mergui,
Rombay, Karachi, Akyab, Penang, Golfe Persique.
Leptodius exaratus, Nobili, 1906a, p. 240 : Mer Rouge ; 1906c, p. 121 : Golfe
d’Aden, Golfe Persique. — Rathbun, 1911, p. 215 : Seychelles, Saya de
Malha. — Lenz, 1912, p. 3 : Mer Rouge. — Klunzinger, 1913, p. 209,
pl. 3, fig. 6, pl. 5, fig. 16 : Mer Rouge. — Bouvier, 1915, p. 107 : Maurice.
— Balss, 19246, p. 10 : Golfe de Suez, Mer Rouge. — Pesta, 1928, p. 72 :
Mer Rouge.
Xantho hydrophylus, Laurie, 1915, p. 444 : Mer Rouge.
Leptodius exaralus, Maccagno, 1936, p. 174 : Assab. — Ramadan, 1936, p. 32 :
Mer Rouge,
Xantho exaratus, Monod, 1938, p. 125, fig. 17B : Mer Rouge. — Stephensen,
1945, p. 149, fig. 37C : Golfe Persique.
Xantho (Leptodius ) hydrophylus, Barnard, 1950, p. 223, fig. 41, c, 42, c-e :
Delagoa Bay.
Xantho exaratus, Holthuis, 1953, p. 27 : Gilbert, Tuamotu. — Buitendijk,
1960, p. 331, fig. 9 k-m : nombreuses localités indo-pacifiques.
Xantho (Leptodius) exaralus, Guinot, 1958, p. 92: Mayotte.
Leptodius exaratus, Forest et Guinot, 1961, pp. 63-68, fig. 54.
Localités de récolte.
Mer Rouge, Marmar, 19-1-1952 : 1 <J.
Mer Rouge, Jousseaume coll. 1897 : 1 1 Ç.
Djibouti, H. Coutière coll. 1897 : 3 $.
Aldabra, dans l’herbier, mai 1954 : 3 S, 2 Ç.
Remarques.
Leptodius exaratus est un Xanthidae à très large dispersion (cf. Forest
et Guinot, 1962, p. 64). Très commune en Mer Rouge, connue des Seychelles
et des Comores (Mayotte), cette espèce est pour la première fois signalée
de l’île Aldabra.
Sous l’étiquette Xantho (ou Leptodius) exaralus sont probablement
confondues, dans les collections et dans la littérature carcinologique, plusieurs
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
27
espèces très proches mais distinctes d 'exaratus telles que les espèces récem¬
ment séparées : Leptodius leplodon Forest et Guinot, 1961, ou L. nigroma-
culatus Serène, 1962 (p. 257, fig. 1, fig. A, B). Le premier pléopode mâle est
l’un des plus sûrs caractères pour distinguer les Leptodius. Nous avons
figuré (Forest et Guinot, 1961, fig. 54a, b) le pl 1 mâle de Leptodius exaratus,
d’après l’un des exemplaires de File Aldabra cités ci-dessus. Nous considérons
comme seul typique et représentatif de cette espèce l’appendice ainsi confor¬
mé, au lobe apical marqué (au contraire non distinct chez L. sanguineus,
ibid., fig. 50, ou chez L. gracilis, ibid., fig. 58 par exemple), assez long
(mais cependant moins long que chez L. leplodon, ibid., fig. 59), portant sur
l’un des bords du lobe une dizaine de petits tubercules en forme de cham¬
pignon, et orné de plusieurs grosses soies subdistales recourbées.
REMARQUES SUR LES GENRES XANTHIAS RATHBUN,
PARAXANTHIAS ODHNER, MICROPANOPE STIMPSON,
PARAL10MERA RATHBUN ET LIOXANTHODES CALMAN
Genre XANTHIAS Rathbun, 1897
Le genre Xanlhias substitué au genre Xanthodes Dana, 1852 par Rathbun
e n 1897 (p. 165) a été révisé et restreint par Odhnf.r en 1925 (p. 84).
Les espèces du genre Xanthias sensu restricto se caractérisent en parti¬
culier par « die ausseren Stirnecken... durch keine Randeinschnitte von den
Orbitalrandern abgesetzt und die Stirnlappen... stark hervorragend mit
konvexem Rande » (Odhner, ibid.), par les chélipèdes égaux et aux doigts
relativement allongés, par les pattes ambulatoires assez fortes. En outre,
tous les Xanthias dont le premier pléopode sexuel est connu, offrent un
appendice mâle à lobe terminal, soit allongé, soit régulièrement arrondi,
portant de longues soies plumeuses.
Les espèces indo-pacifiques répondant à cette définition et typiques du
genre Xanthias sont les suivantes :
Espèce-type.
Xanthias lamarcki (H. Milne Edwards, 1834) :
Pl 1 S figu ré in Barnard (1950, fig. 44, h) et in Forest et Guinot (1961,
fig- 66).
Distribution : Indo-Pacifique.
X. sinensis (A. Milne Edwards, 1867) :
Pl 1 <J figuré ici (fig. 10a, b).
Source : MNHN, Paris
28
D. GUINOT
Synonyme : Lioxantho asperatus Alcock, 1898.
Distribution : cf. Balss, 1938a, p. 48.
* X. luberculidens Rathbun, 1911 (1) :
PI 1 (J figuré in Barnard (1950, fig. 44, /).
Cf. Odhner, 1925, p. 85 : Micropanope tuberculidens.
cf. Monod, 1956, pp. 309, 310 : Medaeus tuberculidens.
Distribution : Saya de Malha, côte sud-africaine, Japon (cf. Yokoya,
1933, p. 190).
X. cumalodes (McGilchrist, 1905) :
PI 1 (J non figuré.
Distribution : Golfe Persique, Mer Rouge (cf. Balss, 1929, p. 24).
X. punctatus (H. Milne Edwards, 1834) :
PI 1 (J figuré in Forest et Guinot (1961, fig. 65).
Distribution : Indo-Pacifique.
X. canaliculatus Rathbun, 1906 :
PI 1 (J figuré ici (fig. 12, a, b).
Distribution : Hawaï, I. Wake, Japon, Tuamotu.
* X. gilbertensis Balss, 1938 :
PI 1 (J non figuré.
Distribution : I. Gilbert.
* X. oahuensis Edmondson, 1951 :
PI 1 <J non figuré.
Distribution : Hawaï.
X. latifrons (de Man, 1888) :
PI 1 <J figuré in Forest et Guinot (1961, fig. 67).
Synonyme : Xanthias minutus (Rathbun).
Distribution : Indo-Pacifique.
X. glabrous Edmondson, 1951 :
PI 1 (J figuré in Edmondosn (1951, fig. 31, c) et ici (fig. 11, a, b).
Cf. p. 32, 34.
Distribution : Hawaï, I. Mayotte.
X. letraodon (Heller, 1865) :
PI 1 (J figuré in Forest et Guinot (1961, fig. 68).
Synonyme : ? Xanthodes nitidulus Dana.
Distribution : Pacifique central (cf. Forest et Guinot, ibid., fig. 69 bis).
(1) Les espèces précédées d'un astérique n'ont pas été examinées.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
29
X. lioidus (Lamarck, 1818) :
PI 1 <? figuré in Forest et Guinot (1961, fig. 69).
Distribution : Maurice, Chagos, Japon, Marshall, Sumatra.
* X. maculata Sakai, 1961 :
PI 1 $ figuré in Sakai (1961, fig. 1 f, g).
Remarque : pattes ambulatoires grêles.
Distribution : Japon.
Deux espèces rangées par Odhner dans le genre Paraxanthias, P. pachg-
daclylus et P. elegans, offrent à la fois des caractères de Xanthias et de
Paraxanthias (cf. Forest et Guinot, loc. cit., pp. 76, 78). Ces deux espèces
présentent entre l’angle orbitaire interne et le bord supra-orbitaire l’encoche
caractéristique de Paraxanthias ; par contre, les chélipèdes inégaux mais de
même forme, les doigts longs et le premier pléopode mâle orné de longues
soies plumeuses sont typiques de Xanthias.
Nous replaçons donc dans le genre Xanthias les deux espèces précitées :
X. pachydadylus (A. Milne Edwards, 1867) :
PI 1 S figuré in Forest et Guinot (1961, fig. 71).
Distribution : Nouvelle-Calédonie. Australie.
X. elegans (Stimpson, 1858) :
PI 1 <î figuré in Forest et Guinot (1961, fig. 72).
Synonyme : Xanthias atromanus Haswell.
Distribution : Japon, Formose. Australie.
Deux espèces rangées dans le genre Xanthias sont distinctes et ne sont
peut-être pas congénériques des formes précédentes :
* X. flavescens Rathbun, 1906 :
PI 1 <? non figuré.
Remarques : encoche supra-orbitraire ; chélipèdes inégaux.
Distribution : Hawaï.
* X. ? alcocki Rathbun, 1902 :
Pl 1 <? non figuré.
Remarques : encoche supra orbitaire ; front à double crête.
D’après Odhner, 1925, p. 85 : à ranger dans le genre Micropanope.
Distribution : Maldives (Nallandu). Saya de Malha, Providence, Ami-
rantes, Seychelles (Rathbun, 1911, p. 223).
Enfin le genre Xanthias compte quelques espèces des côtes américaines,
telles que X. inornatiis (Rathbun, 1898) et les espèces décrites par Finnegan
en 1931.
Source : MNHN, Paris
30
D. GUINOT
Genre PARAXANTHIAS Odhner, 1925
Le genre Paraxanlhias Odhner (1925, pp. 84, 85) est caractérisé par
«die Stirn... quer abgestutzt mit vorspringenden âusseren Ecken und durch
Einschnitte von den oberen Orbitalrandern abgesetzt ». Les chélipèdes sont
inégaux et massifs, les doigts sont courts. Le premier pléopode mâle, connu
seulement chez trois espèces, ne porte pas de longues soies plumeuses suba¬
picales.
Le genre ainsi défini compte plusieurs espèces indo-pacifiques, une espèce
de l’Atlantique africain, et quelques espèces des côtes américaines :
Espèce-type :
P. nolatus (Dana, 1852) :
PI 1 cJ figuré in Monod (1956, fig. 376) et in Forest et Guinot (1961,
fig. 70).
Distribution : Indo-Pacifique.
P. eriphioides (A. Milne Edwards, 1867) :
PI 1 <? figuré in Monod (1956, fig. 374).
Distribution : Açores, îles du Cap Vert.
* P. taylori (Stimpson, 1861) :
PI 1 <? figuré in Monod (1956, fig. 378).
Distribution : Californie.
* P. gibsonhilli Tweedie, 1950 :
PI 1 (J non figuré.
Distribution : I. Cocos-Keeling.
P. ponapensis (Rathbun, 1907) :
PI 1 <? non figuré.
Synonyme : Paraxanthias haematosticlus Ward, 1935.
Remarque : Les chélipèdes sont inégaux mais d’une forme rappelant
plutôt Xanihias.
Distribution : Océan Indien (I. Christmas) et Pacifique (I. Admiralty,
Tahiti, Carolines, Gilbert).
Et enfin quelques Paraxanthias américains (cf. Rathbun, 1930, p. 465).
Genre MICROPANOPE Stimpson, 1871
Odhner (1925, p. 85) puis Monod (1956, p. 313) ont rapproché du genre
américain M icropanope Stimpson plusieurs espèces auparavant placées dans
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
31
le genre Xanthias. Ainsi, à côté d’une vingtaine d’espèces américaines et
des trois espèces ouest-africaines actuellement connues, le genre Micropanope
compterait aussi trois espèces indo-pacifiques.
Espèce-type :
* Micropanope sculptipes Stimpson, 1871 :
PI 1 <? non figuré.
Distribution : Atlantique ouest.
* M. ? alcocki (Rathbun, 1906) :
PI 1 tj non figuré.
cf. Odhner, 1925 p. 85, et supra p. 29.
Distribution : Maldives.
* M. ? luberculidens (Rathbun, 1911) :
PI 1 <? non figuré.
cf. Odhner, 1925, p. 85, et supra p. 28.
Distribution : côte sud-africaine, Saya de Malha. Japon.
* M. sexlobata Rathbun, 1906 :
PI 1 (J non figuré.
Distribution : Hawaï.
e t trois espèces ouest-africaines :
M. melanodadyla (A. Milne Edwards, 1867) :
PI 1 (J figuré in Monod (1956, fig. 403, 404).
M. rufopunctata (A. Milne Edwards, 1869) :
PI 1 <?, ibid., fig. 387-392.
M. parvula (A. Milne Edwards, 1869) :
PI 1 S, ibid., fig. 397-400.
et les espèces des côtes américaines atlantique et pacifique (cf. Rathbun,
19 30, p. 426).
Monod (1956, p. 310) rapproche les quatre genres Medaeus, Micropanope,
Pfiraxanihias et Xanthias, qui « paraissent pouvoir se regrouper deux à deux
d après la morphologie du pl 1 <J avec ( Medaeus-Xanlhias) ou sans (Micro-
Panope-Paraxanthias) soies (plumeuses) subapicales». Il serait évidemment
très intéressant de connaître le premier pléopode sexuel des Micropanope
américaines et indo-pacifiques.
Genre PARALIOMERA Rathbun, 1930
Au voisinage du genre Paraxanthias se situe le genre Paraliomera Rathbun,
1930 (cf. pp. 243, 466) qui compte deux espèces américaines et dans lequel on
Source : MNHN, Paris
32
D. GUINOT
pourrait également placer l’espèce pacifique Xanthias paruus de Borradaile.
Espèce-type :
Paraliomera longimana (A. Milne Edwards, 1865) :
PI 1 <J non figuré.
Distribution : côte atlantique américaine.
* P. dispar (Stimpson, 1871) :
PI 1 (J non figuré.
Distribution : côte atlantique américaine.
* P. ? parva (Borradaile, 1900) :
PI 1 c? non figuré.
cf. Borradaile, 1900, p. 582 : Xanthias paruus ;
cf. Odhner, 1925, p. 85 : Paraxanthias parvus ;
cf. Rathbun, 1930, p. 466 : Paraliomera parvus.
Distribution : Rotuma.
La comparaison des pléopodes mâles de ces trois espèces serait certai¬
nement très utile.
Genre LIOXANTHODES Calman, 1909
Deux espèces indo-pacifiques sont rattachées au genre Lioxanlhodes
Calman :
Espèce-type :
Lioxanlhodes alcocki Calman, 1909 :
PI 1 <? figuré in Guinot (1962Ô, fig. 6 a, b).
cf. Rathbun, 1930, p. 466 : au voisinage, mais séparé, de Paraliomera :
« the latéral lobes of its front not being separated from the inner supra-
orbital angles ».
D’après Odhner (1925, p. 27) et Balss (1938a, p. 50) : Paraxanthias.
D’après Buitendijk (1950, p. 76) et Guinot (1962 b, p. 8) : Lioxanlhodes.
Distribution : I. Christmas (Océan Indien), I. Gilbert.
* L. pacifiais Edmondson, 1935 :
PI 1 S non figuré.
Distribution : I. Washington, I. Howland.
REMARQUES SUR Xanthia glabrous Edmondson, 1951.
Nous identifions à Xanthias glabrous Edmondson, 1951 (p. 230, fig. 29,
b, 31, a, c), des Hawaï (Oahu), un petit Xanthidae mâle récolté à l’île Mayotte
Source : MNHN, Paris
Xanthias sinensis (A. M. Milne Edwards) a 18,5 x 28,5 mm, Djibouti, Ch.
a n] Î E / R C ?,J-’ Nobili det. Lioxanlho asperatus Alcock :
p io.’ii 1 (x v 21 ) ! b • W-. extrémité (x 34).
GuiNoTdet ^ n . lluas <J lab ™us Edmondson, a 5 x 8 mm, île Mayotte, A. Crosnier coll.,
Fm 0 ?, 1 1 (x 59) ; b, id., extrémité (x 123).
det. ~~ Xanthias canaliculalus Rathbun, a 9,4 x 14,8 mm, Hawaï, C. H. Edmondson
< 34) ;b, id., extrémité (x 68,5).
Me,
Pl 1 ( >
:m °ires r
Muséum. — Zoologie, t. XXXII.
34
D. GUINOT
par M. A. Crosnier. Comme Edmondson, nous avons noté les affinités de
X. glabrous avec X. [attirons (de Man), et relevé les différences séparant ces
deux espèces : en particulier, chez X. glabrous, la lobulation moins développée
de la carapace, le carpe des chélipèdes moins noduleux, la pigmentation
brune s’étendant sur la plus grande partie de la face interne de la main des
chélipèdes, et enfin le telson de l’abdomen mâle très court, à base large.
Le premier pléopode mâle de X. glabrous représenté par Edmondson
( loc. cil., fig. 31, c) est différent de celui que nous représentons ici (fig.lla, b).
En effet, l’appendice du type présente deux pointes terminales et une rangée
de soies assez longues et régulières ; chez notre spécimen de l’île Mayotte, à
l’extrémité du pléopode il y a aussi deux pointes, mais le lobe terminal,
transparent et à demi masqué par les longues soies plumeuses, est large.
Xanthias cherbonnieri sp. nov.
(PI. II, fig. 1-4)
Localité de récolte.
Aldabra, Pointe Ouest, 20 m, mai 1954 : holotype Ç 3 X 4,8 mm.
Description.
Carapace large, pratiquement sans trace de lobulation, avec seulement
le sillon frontal bifurqué, ébauchant la région mésogastrique ; une petite
crête sur la région antéro-latérale au niveau de la 4° dent marginale. Face
dorsale paraissant lisse, finement granuleuse à un faible grossissement ;
quelques granules plus développés sur les régions antéro-latérales et en arrière
du front (pl. II, fig. 1). Pas de dent à l’angle obitaire externe ; quatre dents
antéro-latérales, dont la deuxième et la dernière sont réduites. Un petit
tubercule sous-hépatique visible dorsalement. Front large, formé de deux
longs lobes médians légèrement obliques et de deux petits lobes latéraux
saillants. Une encoche entre l’angle orbitaire interne et le bord supra-or¬
bitaire qui porte deux petites fissures. Régions sous-hépatique et ptérygos-
tomienne finement granuleuses. Bord infra-orbitaire avec quelques denticules.
Chélipèdes longs et grêles, très inégaux. Face externe du carpe recouverte
de nodules ; à l’angle antéro-interne, deux petites dents (une subdistale,
une distale) ; bord antéro-interne très finement denté (pl. II, fig. 2, 3).
Main du grand chélipède (pl. II, fig. 2) légèrement granuleuse, avec, dans
la partie médiane de la portion palmaire, une ligne de granules plus nets ;
deux rangées de tubercules sur le bord supérieur. Doigt mobile fortement
incurvé, avec sur le bord supérieur trois crêtes, granuleuses dans leur moitié
proximale ; trois dents sur le bord préhensile ; doigt fixe avec deux crêtes
convergentes dans la moitié proximale.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
35
Main du petit chélipède extrêmement allongée et étroite, avec des doigts
aussi longs que la portion palmaire et très pointus (pl. II, fig. 3). Portion
palmaire granuleuse avec quelques tubercules sur le bord supérieur. Tiers
proximal du doigt mobile avec des crêtes granuleuses ; bord préhensile
sinueux.
Doigts des deux chélipèdes pointus mais en forme de cuillère à leur
extrémité (surtout le petit chélipède).
Pattes ambulatoires assez grêles, garnies d’une pilosité plumeuse. Bord
supérieur du mérus tuberculé ; sur le carpe et sur le propode, deux rangées
irrégulières de nodules (pl. II, fig. 4).
Coloration à l’état frais : sur la carapace une réticulation jaune très nette,
telle qu’elle est représentée sur la fig. 1 de la pl. II, dessinant des régions
bien distinctes
Remarques.
C’est avec quelque hésitation que nous avons décrit comme nouveau ce
petit Xanthidae, dont nous ne possédons qu’un seul exemplaire femelle.
Mais certains caractères, qui ne permettent son identification à aucun crabe
»ido-pacifique connu, nous ont paru si remarquables que nous avons créé
pour ce spécimen un nom spécifique nouveau. Nous dédions cette espèce,
fiue nous désignons sous le nom de Xanlhias cherbonnieri, à son collecteur
D* Cherbonnier.
X. cherbonnieri ne peut être identifié à Xanlhias sp. Rathbun, 1911
(P- 224), des Cargados Carajos, qui offre sur les pattes ambulatoires une
simple spinulation. Il ne peut s’agir non plus de Xanthodes cumatodes, espèce
décrite par McGilchrist (1905, p. 258 ; Illustr. Investigator, 1907, pl. 79,
‘‘S- 1) du Golfe Persique et signalée plus tard par Balss (1929) en Mer Rouge
( c ‘- p. 28) : les seules ressemblances entre Xanlhias cumatodes et X. cherbon-
*} le [i son t la forme générale de la carapace, la découpure du bord antéro-
ateral et la nodulation du carpe des pattes ambulatoires.
En 1961, Sakai a décrit un nouveau Xanlhias du Japon, X. maculata
jP- 141, fig. texte 1 e-g) qui, à première vue, peut rappeler le Xanlhias de
de Aldabra. La forme de la carapace, les dents anléro-latérales et le front
®°nl analogues chez les deux espèces. Mais chez X. cherbonnieri (pl. II, fig. 1),
11 y a pas de lobulation marquée comme chez X. maculata, et la coloration
e la face dorsale consiste en une réticulation jaune et non en « large round
circular spots of purplish blue, fringed witli brownish red » (Sakai, loc. cil.,
v V*2, fig. i e ). Les chélipèdes de X. maculata (S) n’offrent pas la disymétrie
e cherbonnieri ($), et les pattes ambulatoires sont plus grêles et inermes.
Ainsi que l’a noté Sakai, X. maculata est assez proche de X. glabrous
mondson, 1951 (cf. p. 32). Par contre, X. cherbonnieri n’est vraiment
Proche d’aucun autre Xanlhias, et c’est seulement dans une acception très
r ge du genre Xanlhias que nous avons pu y rattacher cette espèce. Par les
P °portions de la carapace, par les dents antéro-latérales, par le front, X.
Source : MNHN, Paris
36
D. GUINOT
cherbonnieri se situe auprès des autres Xanthias. Au contraire, par l'encoche
supra-orbitaire et par l’inégalité des chélipèdes, il se rapprocherait davantage
de Paraxanlhias : mais la forme très allongée des deux chélipèdes et les
proportions des doigts sont très différentes de celles des pinces de P. nolalus
ou de P. ponapensis par exemple. Une espèce rangée par Odhner (1925,
p. 84) dans le genre Paraxanthias, P. parvus (Borradaile), offre une disymétrie
développée des chélipèdes (cf. p. 32), mais l’appartenance de ces deux formes
à un même genre ne nous apparaît pas évidente.
En définitive, ce petit crabe ne trouve réellement sa place dans aucun
genre de Xanthidae. Il est peut-être plus proche de Micropanope que de
Xanthias ou de Paraxanthias. C’est d’une part, l’examen de cherbonnieri
adultes et mâles et d’autre part l’étude des rares espèces indo-pacifiques
attribuées à Micropanope, M. alcocki (Rathbun), M. /uâercuZidens (Rathbun) et
M. sexlobata Rathbun (cf. p. 31), qui permettront d’admettre plus légiti¬
mement l’extension indo-pacifique de ce genre jusqu’ici considéré comme
exclusivement américain et ouest-africain.
Genre ACTAEA de Haan, 1833
Actaea rufopunctata (H. Milne Edwards, 1834)
Z. [anf/io] ru/opunctalus H. Milne Edwards, 1834, p. 389 (lire X. [ antho ]
Maurice. — A. Milne Edwards, 1862, p. 4 : La Réunion. — Hoffmann,
1877, p. 30 : Maurice, La Réunion.
Actaea rufopunctata, Hellcr, 1863, p. 70. — A. Milne Edwards, 1865, p. 268,
pl. 18, iig. 1, la. — Richters, 1880, p. 145: Maurice. — Miers, 1884a,
p. 528: Seychelles (et Maurice, Mer Rouge, Ceylan, etc...). — Ortmann,
1894, p. 50 : Dar-es-Salam. — Alcok, 1898, p. 142 : Ceylan, Andaman. —
Nobili, 1906a, p. 254 : Mer Rouge. — Rathbun, 1911, p. 218 : Amirantes,
Chagos. — Odhner, 1925, p. 60 (pro parle). — Ward, 1942, p. 86 : Saint
Brandon.
Actaea rufopunctata rufopunctata, Holthuis et Gottlieb, 1956, pl. 4, fig. 1 :
Mersin Bay.
Actaea rufopunctata, Serène et Bui thi Lang, 1959, p. 291, fig. 1F : Baie de
Nhatrang. — Serène, 1961, p. 208.
Localité de récolte.
Aldabra, entre la Grande Passe et Johny Channel, 42 m, 23-5-1954 :
1 $ 20 x 28 mm.
Source : MNHN, Paris
Remarques.
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
37
Voir sous A. retusa Nobili.
Actaea retusa (Nobili, 1905)
Actaea ru/opundata, de Man, 1880 {nec H. Milne Edwards), p. 172 ; 1881,
p. 96 : Djeddali.
Actaea ru/opundata var. retusa Nobili, 19056, p. 404 ; 1906a, p. 253 : Mer
Rouge.
Actaea garretti Rathbun, 1906, p. 852, pl. 9, fig. 8 : Hawaï, I. Kingsmill,
I- de la Société, Maurice ; 1911, p. 218 : Salomon, Praslin.
Actaea ru/opundata var. pilifera Klunzinger, 1913, p. 183, pl. 1, fig. 4, pl. 6,
fig. 3 : Mer Rouge.
Actaea garretti, Laurie, 1915, p. 446 : Mer Rouge. — Edmondson, 1923, p. 16 ;
île Palmyre. — Balss, 19246, p. 8 : Mer Rouge. — Ramadan, 1936, p. 32 :
Mer Rouge. — Ward, 1942, p. 87 : Chagos (Salomon). — Serène, 1961,
P- 673, pl. 1, fig. B : Baie de Nhatrang.
Localités de récolte.
Mer Rouge. Abulat, accore Sud, dans coraux : 1 <J.
Ibid., st. 9, épifaune et endofaune de Madréporaires : 1 $ ovigère.
Remarques.
Nous sommes d'accord avec Serène (1961, p. 673) dans sa mise au point
e la question relative à la distinction Actaea ru/opundata (H. Milne Edwards)
A. garretti Rathbun, 1906. Mais A. ru/opundata var. retusa Nobili a
P r ‘°, r Ré sur A. garretti, puisque Nobili l'a décrite dès 1905 (19056, p. 404) et
•^décrite ensuite en 1906 (p. 253). C’est donc sous le nom d 'Actaea retusa
obili (— A. garretti Rathbun) que l’on doit désigner l’espèce la plus proche
a A- ru/opunclata.
Les différences entre ces deux espèces relevées par Nobili, Rathbun et
Rêne (toc. cit.) sont importantes et ne peuvent être assimilées aux varia-
•ons qui ) précisément, existent à l’intérieur d’A. ru/opunclata ou d’A. retusa.
s caractères distinctifs les plus sûrs sont fournis par le front moins saillant
^ ez A. retusa, par le nombre des lobes antéro-latéraux réduit à quatre chez
en t re ^ Usa ’ P ar l’aréole 5L sans entaille antérieure chez A. retusa. La pilosité
, re î es divers lobules de la face dorsale est longue et épaisse chez A. retusa ;
ez A. ru/opundata, au tomentum court et rigide se mêlent parfois un grand
^ Ribre de poils plus longs et plus clairs, d’où un aspect comparable à celui
^ • retusa : c’est le cas par exemple des A. ru/opunclata signalées par
°bili en 1907 (p. 392) des Tuamotu, typiques mais à pilosité rappelant
retusa.
Source : MNHN, Paris
38
D. GUINOT
Nous rattachons à A. retusa les A. rufopundala de Bouvier (1915, p. 110)
provenant de l’île Maurice et de Forest et Guinot (1961, p. 79, fig. 79a, b)
recueillies à Tahiti.
A. rufopundala et A. retusa sont toutes deux indo-pacifiques. Elles
cohabitent en Mer Rouge, à l’île Maurice, dans les îles du sud-ouest de l’Océan
Indien, aux Chagos, etc... A l’est, elles se rencontrent ensemble dans la Baie
de Nhatrang, à Tahiti, aux Hawaï, etc... La forme typique d’A. ru/opundata
habiterait également la Méditerranée et l’Atlantique oriental, tandis que A.
rufopundala nodosa Stimpson, 1860 serait confinée dans l’Atlantique ouest
(cl. Holthuis et Gottlieb, 1956, p. 288).
Actaea tomentosa (H. Milne Edwards, 1834)
Zozymus tomenlosus H. Milne Edwards, 1834, p. 385 : Océan Indien.
Adaeodes tomenlosus, Heller, 1861a, p. 9 ; 186 \b, p. 328 : Mer Rouge. — A.
Milne Edwards, 1865, p. 262.
Zozymus tomenlosus, Hoffmann, 1877, p. 38 : Maurice.
Adaeodes tomenlosus, Targioni Tozzetti, 1877, p. 35, pl. 3 fig. 13, 14, 16, 17,
19, 22, 23, 25, 27 : Mer Rouge. — Hilgendorf, 1878, p. 788 : Mozambique,
Ibo. — Richters, 1880, p. 145 : Maurice.
Adaeodes lomentosus, Miers, 18791», p. 2 (586) : Rodriguez, Seychelles, Phi¬
lippines, Hawaï, Minerva Reef.
Adaea tomentosa, Ortmann, 1893, p. 453 : Südsee, Maurice, Maldives ; 1894,
p. 50 : Dar-es-Salam. — Alcock, 1898, p. 140 : Nicobar, Andaman,
Détroit de Palk, Laquedives, Maurice, Australie, Ile South Sea. — Lenz,
1905, p. 352: Zanzibar; 1910, p. 549 : Ile Europe. — Nobili, 1906a,
p. 252 : Mer Rouge, Golfe d’Aden. — Rathbun, 1911, p. 217 : Praslin. —
Klunzinger, 1913, p. 188, pl. 6, fig. 6 : Mer Rouge.—Bouvier, 1915, p. 109 :
Maurice. — Laurie, 1915, p. 446 : Mer Rouge. — Gravier, 1920, p. 467 :
Madagascar. — Balss, 1924 b, p. 9 : Mer Rouge. — Odlmer, 1925, p. 70 :
nombreuses localités indo-pacifiques parmi lesquelles Mer Rouge, Golfe
d’Aden, Durban, Madagascar, Maurice, La Réunion, etc... — Barnard,
1950, p. 233, fig. 43, e, f : Durban. — Guinot, 1958, p. 87 : Mayotte. —
Serène et Bui thi Lang, 1959 p. 293, fig. 2E : Nhatrang. — Serène, 1962,
p. 211. — Guinot 1962a, p. 236 : Maldives.
Localité de récolte.
Aldabra, accore Sud, dans coraux : 1 <?, 1 Ç.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
39
Remarques.
L’aire de dispersion géographique d ’Aclaea tomenlosa (ci. Forest et
Guinot, 1962, p. 66) s’étend de la Mer Rouge et la côte est-africaine jusqu’aux
luamotu. Cette espèce n’était pas encore connue à l’île Aldabra mais sa
présence avait été signalée aux îles Seychelles, à l’île Rodriguez, à l’île
Maurice, à La Réunion, à Madagascar, à Mayotte, etc...
Actaea hirsutissima (Rüppell, 1830)
Xaniho hirsutissimus Rüppell, 1830, p. 26, fig. 6, pl. 6, fig. 21 : Mer Rouge. —
H. Milne Edwards, 1834, p. 389 : Mer Rouge.
Actaea hirsutissima, Heller, 1861a, p. 7 ; 1861 b, p. 314 : Mer Rouge. — A. Milne
Edwards, 1865, p. 265 : Seychelles, Maurice, Mer des Indes. — Paulson,
1875, p. 25, pl. 5 fig. 1 : Mer Rouge. — Kossmann, 1877, p. 23 : Mer
Rouge. — Targioni Tozzetti, 1877, p. 37, pl. 3, fig. 15, 24, 26, 28-31 :
Mer Rouge. — de Man, 1880, p. 173 : Djeddah ; 1881, p. 95. — Richters,
1880, p. 145 : Maurice. — Dofiein, 1904, p. 102, pl. 31, fig. 12 : Mahé. —.
Nobili, 1906a, p. 252 : Mer Rouge. — Lenz, 1910, p. 599 : Madagascar ;
1912, p. 3: 'I'hor. — Rathbun, 1911, p. 218: Chagos. — Klunzinger,
1913, p. 196, pl. 6, fig. 9a-b, fig. texte 9 : Mer Rouge. — Laurie, 1915,
P- 446 ; Mer Rouge. — Bouvier, 1915, p. 109 : Maurice. — Stebbing, 1921,
P- 455: Mozambique. — Balss, 19246, p. 8: Mer Rouge. — Odhner,
1925, p. 69, pl. 4, fig. 13 : nombreuses localités indo-pacifiques parmi
lesquelles Mer Rouge, Golfe d’Aden, Dar-es-Salam, Maurice, etc... —■
Caïman, 1927, p. 213 : Canal de Suez (Little Bitter Lake). — Fox, 1927,
PP- 218, 219 : Canal de Suez. — Ramadan, 1936, p. 32 : Mer Rouge. —
Ward, 1942, p. 88 : Chagos. — Barnard, 1950, p. 234. — Holthuis, 1956,
p. 326. — Forest et Guinot, 1961, p. 78 : Tahiti. — Guinot, 1962a, p. 235 :
Mer Rouge.
Localités de récolte.
Mer Rouge. Abulat : 1 <J.
Ibid., Platier Ouest de l’île Nord, 0,50-1 m, dans coraux morts et Slylo-
Pora vivants : 1 Ç.
Ibid., endofaune d’un Porites I : 1 juv.
Ibid., st. 9, épifaune de Madréporaires : 1 $.
Ibid., st. 9, épifaune et endofaune de Madréporaires : 6 spécimens.
1 Abulat, Cap Sud, épifaune et endofaune d’un bloc d ’Acropora:
Ibid., st. 2 : 1 $.
Source : MNHN, Paris
40
D. GUINOT
Actaea nodulosa (White, 1847)
Aclaea nodulosa White, 1847, p. 224 : Maurice. — Adams et White, 1848,
p. 39, pl. 8, fig. 4. — A. Milne Edwards, 1862, p. 5 : La Réunion ; 1865,
p. 277 : Maurice. — Hoffmann, 1877, p. 38 : La Réunion, Maurice. — Miers
1886, p. 120 : Honolulu. — Rathbun, 1906, p. 853 : Hawaï ; 1911, p. 222 :
Providence.
Actaea pisigera Nobili 19056, p. 404 ; 1906a, p. 259, pl. 10, fig. 1 : Mer
Rouge. — Klunzinger, 1913, p. 193.
Actaea nodulosa, Klunzinger, 1913, p. 192 (synonymie en partie inexacte). —
Odhner, 1925, p. 56, pl. 3, fig. 20 : Madagascar, Macclesfieldbank. —
Barnard, 1950, p. 228. — Cf. Guinot, 1958, pp. 89-91, fig. 16a, b. — Serène,
1961, p. 205. — Guinot, 1962a, p. 236 : Maldives.
Localité de récolte.
Aldabra, entre Johny Channel et la Grande Passe, 42 m, 23-5-1954 :
2 <? 5 X 8 mm, 11 x 17,5 mm, 1 Ç 10,8 X 17 mm.
Remarques.
En accord avec Odhner (1925, p. 56), nous rapportons à Actaea margari-
tifera Odhner, 1925 (p. 48) VA. nodulosa (nec White) de plusieurs auteurs
(cf. Guinot, 1958, p. 89), ainsi que A. pisigera Nobili, 1905.
Comme le signale Rathbun (1911, p. 222), la pigmentation brune du
doigt fixe des chélipèdes s’étend, chez le mâle, sur presque toute la longueur
de la main. Nous avons figuré en 1958 (fig. 16a, b) le premier pléopode du plus
grand spécimen mâle recueilli à l’île Aldabra.
A. nodulosa habite la Mer Rouge, l’île Maurice, La Réunion, Madagascar ;
elle est également connue des îles Providence et Aldabra, de l’archipel
des Maldives. Signalée de la Mer Rouge, elle s’étend à l’est jusqu’aux Hawaï.
Actaea variolosa (Borradaile, 1902)
Actaea variolosa Borradaile, 1902, p. 256, fig. 54 : Maldives. — Rathbun,
1906, p. 853 : Hawaï ; 1911, p. 220 : Amirantes. — Laurie, 1906, p. 404 :
Ceylan. — Odhner, 1925, p. 63 : Durban, Golfe du Bengale, I. Salomon,
Marshall, Gilbert, Honolulu. — Edmondson, 1925, p. 50 : I. Laysan. —
Miyaké, 1939, p. 212. — Barnard, 1950, p. 235. — Serène et Bui thi Lang,
1959, p. 294, fig. 3A, 4B : Nhatrang. — Serène, 1961, p. 209. — Guinot,
1962a, p. 236, 237, fig. 4a, b, 5.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE
CALYPSO
41
Localité de récolte.
Aldabra, dans un bloc pourri, 14 mai 1954 : 3 t?, 1 ?, 1 juv.
Remarques.
Au cours de l’étude des Actaea recueillies aux îles Maldives par 1 Expé¬
dition « Xarifa », nous avons étudié (1962a, pp. 236, 237) plus particulièrement
A. lata Borradaile, 1902, et A. remota Rathbun, 1907. Pour comparaison avec
ces deux espèces, nous avons figuré le chélipède (propode et dactyle) (fig. 5)
et le premier pléopode mâle (fig. 4) d’A. variolosa.
Précédemment, nous avons identifié ( ibid ., p. 237) Y Actaea lata de Nobili
(1907, p. 392), récoltée aux Tuamotu, à A. ruppellioides Odhner, 1925 (p. 47,
PL 3, fig. 9). Aujourd’hui, nous rattachons à A. superciliaris Odhner, 1925
(P- 49, pl. 3, fig. 11) un exemplaire d’A. lata déterminé par Odhner (cf. p. 64)
et conservé au Muséum de Paris : ce spécimen provient des îles Marshall
(Jaluit), localité d’où Odhner signale A. superciliaris. Comme les remarques
relatives à A. variolosa (et à ses caractères distinctifs par rapport à A. lata)
correspondent bien à cette espèce, nous considérons comme valables les
autres localités de récoltes citées par l’auteur.
A. variolosa offre une large extension géographique, depuis la côte est-
africaine et les îles Amirantes et Aldabra jusqu’aux îles Salomon, Hawaï,
Gilbert et Marshall. Elle cohabite aux îles Maldives avec A. lata et A. remota
(cf. Guinot, 1962a, fig. 9) ; A. lata ne semble pas présente à l’ouest de ces
îles alors que A. remota habiterait la Mer Rouge.
Actaea ruppelli (Krauss, 1843)
Aegle Rüppellii Krauss, 1843, p. 28, pl. 1, fig. 1 : Natal.
Actaea rugata, A. Milne Edwards, 1865, p. 269 : Zanzibar.
Actaea Rüppellii, Hilgendorf, 1869, p. 73 : Zanzibar ; 1878, p. 787 : Mozam¬
bique.
Actaea Rüpellii, Hoffmann, 1877, p. 38 : Maurice.
Actaea rüppelli, Ortmann, 1893, p. 454 : Maurice, Fidji, Samoa, Japon.
Actaea rüppellii, Alcock, 1898, p. 144 : Détroit de Malacca, Mergui, Ceylan,
Golfe Persique.
Actaea rüppellii, Lenz, 1905 p. 351 : Zanzibar.
Actaea alphonsi Nobili, 1905a, p. 235 : La Réunion.
Actaea Rüppelli, Nobili, 1906c, p. 125 : côtes d’Arabie.
Actaea rüppellii, Stebbing, 1910, p. 299.
Actaea rüppellii, Rathbun, 1911, p. 219: Cargados Carajos, Amirantes,
Coetivy.
Source : MNHN, Paris
42
D. GUINOT
Aclaea Rüppellii, Klunzinger, 1913, p. 184.
Acteaa Rüppelli, Bouvier, 1915, p. 109 : Maurice.
Actaea rüppelli, Odhner, 1925, p. 45 : nombreuses localités indo-pacifiques
dont Mikindani, Madagascar, Maurice, Ceylan, etc... — Ward, 1942,
p. 53, 87 : St. Brandon.
Aclaea rüppellii, Stephensen, 1945, p. 150. — Barnard, 1950, p. 235, fig. 37,
d, 43, i, j : Durban, Port Saint Johns, Delagoa Bay, Mozambique.
Actaea rüppelli, Serène et Bui thi Lang, 1959, p. 295, fig. 3B : Nhatrang. —
Serène, 1961, p. 210.
Localité de récolte.
Aldabra, plage du camp, 14 mai 1954 : 1 <J juv., 1 $ 18,5 x 13,5 mm.
Remarques.
Le premier pléopode mâle d'Actaea rüppelli, figuré par Barnard (1950,
fig. 43, /) et par Serène et Bui thi Lang (1959, fig. 3B 1( B 2 ), se caractérise
par son lobe apical long et très effilé.
Actaea rüppelli n’a pas été signalée de Mer Rouge mais est présente dans
le Golfe Persique et dans le sud-ouest de l’Océan Indien (côte est-africaine,
Maurice, La Réunion, Madagascar, Amirantes, Coetivy, Chagos, etc...). Ses
limites dans le Pacifique sont les îles Kermadec, les Samoa, l’île Palmyre,
les îles Marshall et Carolines, le Japon.
Actaea tessellata (Pocock, 1890)
(Fig. 6-7)
Actaea tessellata Pocock, 1890, p. 74 : Mer de Chine.
? Actaea Rüppelli var. tessellata, Nobili, 1906c, pp. 125, 126 : Japon.
Actaea tessellata Rathbun, 1911, p. 217, pl. 16, fig. 3 : Coetivy. — Odhner,
1925, p. 64, pl. 4, fig. 9. — Cf. Serène, 1961, p. 208.
Localité de récolte.
Aldabra, récif du camp, 12 m, 15-5-1954 : 1 $.
Remarques.
Cette petite Actaea recueillie à l’île Aldabra correspond parfaitement à
VA. tessellata Pocok signalée par Rathbun en 1911 (p. 217) : nous noterons
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO '*.5
en particulier la région mésogastrique formée de 3 lobules et bien séparée
des deux lobes postérieurs qui constituent les régions métagastrique et
urogaslrique, nettement distinctes. Nous donnons ici un dessin de la pilosité
très particulière de la face dorsale : chaque aréole granuleuse est, sur son
pourtour, garnie d’une rangée de petites soies courtes qui recouvrent le
sillon adjacent ; ainsi tous les sillons de la carapace sont bordés, de part et
d’autre, d’une rangée de soies (fig. 6). Sur la main des chélipèdes, des rangées
de soies courtes longent les lignes granuleuses. Les doigts des chélipèdes sont
caractéristiques : très pointus et lamelleux, ils croisent fortement à leur
extrémité proximale qui est inerme (fig. 7).
Actaea lessellala est actuellement connue de l’île Aldabra, de Coetivy
et de la Mer de Chine. Nobili (1906c, p. 125) la cite du Japon mais nous ne
sommes pas sûrs de cette identification. En effet, l’auteur considère tessellata
comme une variété d’A. ruppelli (Krauss), ce qui à notre avis n’est pas
exact, et il relève entre les deux formes des caractères distinctifs qui ne cor¬
respondent pas à ceux séparant, selon nous, A. tessellata de A. ruppelli:
en particulier, 3M est divisé chez A. tessellata, entier chez A. ruppelli ; la
pilosité, la forme des chélipèdes et des doigts sont également très différentes.
Actaea cavipes (Dana, 1852)
Actaeodes cavipes Dana, 1852a, p. 78 ; 18526, p. 199 ; 1855, pl. 11» fig- 5a-b .
Fidji, Samoa.
Cancer fossulatus Girard, 1859, p. 149, pl. 4, fig. 2-2 b : Mer Rouge.
Actaea /ossulata , Richters, 1880, p. 145 : Maurice.
Psaumis fossulala, Kossmann, 1877, p. 27, pl. 1, fig. 3 : Mer Rouge.
Actaea Schmardae Heller, 1861a, p. 6 ; 18616, p. 318, pl. 1, fig- 13 : Mer Rouge.
Actaea cavipes Ortmann, 1894, p. 50 : Dar-es-Salam. — Alcock, 1898, p. 147 .
Andaman, côte Mekran, Golfe Persique, Maurice, Upolu. Rathbun,
1911, p. 233 : Chagos, Amirantes. — Klunzinger, 1913, p. 94, pl. 6, fig. 7 :
Mer Rouge. — Bouvier, 1915, p. 110 : Maurice.
Actaea / ossulata , Nobili, 1906a, p. 262 : Mer Rouge, Djibouti ; 1906c, p. 126 :
côtes d’Arabie. — Lenz, 1910, p. 549 : île Europe ; 1912, p. 3 : Ihor. —
Laurie, 1915, p. 447 : Mer Rouge. — Balss, 19246, p. 8 : Mer Rouge.
— Ward, 1942, p. 87 : Chagos.
Acteaa cavipes, Odhner, 1925, p. 68: nombreuses localités indo-pacifiques
dont Mer Rouge, Golfe d’Aden, Mayotte, Madagascar, etc... — Ramadan,
*936, p. 32 : Mer Rouge. — Stephensen, 1945, p. 151. — Barnard, 1950,
P- 229. — Guinot, 1958, p. 87, fig. 13a, 6: Mayotte. — Forest et Guinot,
1961, p. 78 ; 1962, p. 64.
Actaea (Glyploxanthus) cavipes, Serène etBui thi Lang, 1959, p. 294, fig. 2, F :
Nhatrang. — Serène, 1961, p. 678.
Source : MNHN, Paris
44
D. GUINOT
Localités de récolte.
Mer Rouge, Platier Ouest de l’île Nord, 0,50-1 m, dans coraux morts
et Slylopora vivants : 1 S.
Ibid., récif d'Acropora en face du camp: 1 $.
Remarques.
Actaea cavipes (Dana) présente une vaste aire de distribution : très
fréquente en Mer Rouge et dans le sud-ouest de l’Océan Indien (Madagascar,
Maurice, Mayotte, Amirantes, Chagos, etc...) et signalée du Golfe Persique
et sur la côte africaine, elle s’étend jusqu’au Pacifique où ses limites sont les
Tuamotu, l’île Palmyre, l’île Wake, les Mariannes et le Japon.
Actaea savignyi (H. Milne Edwards, 1834)
Cancer Savigny, 1809, pl. 6, fig. 2.
Cancer granulalus Audouin, 1826, p. 87 : Mer Rouge.
Cancer Savignyi H. Milne Edwards, 1834, p. 378 : Océan Indien. —Bianconi,
1851, p. 82 : Mozambique.
Actaea granulata, A. Milne Edwards, 1865, p. 275 : « Mer Rouge, Mozambique,
île Maurice, Mer de l’Inde»...
Euxanlhodes granulalus, Paulson, 1875, p. 33, pl. 6, fig. 3, 3 a : Mer Rouge.
Actaea Savignii, Kossmann, 1877, p. 25, pl. 3, fig. 3 : Mer Rouge. — Hilgen-
dorf, 1878, p. 787. — Cano, 1889, p. 189 : Mer Rouge.
Actaea granulata, Alcock, 1898, p. 151 : Golfe Persique, Karachi, Ceylan,
Pedro Shoal, Ganjam Coast, Mergui, etc... — Stebbing, 1905, p. 30:
Afrique du Sud. — Nobili, 1906a, p. 261 : Mer Rouge; 1906c, p. 127 :
côtes d’Arabie, Golfe Persique. — Stebbing, 1910, p. 299 : Le Cap.
Actaea savignyi, Rathbun, 1911, p. 221 : Cargados Carajos, Saya de Malha,
Amirantes, Seychelles.
Actaea (Euxanlhodes) Savignyi, Klunzinger, 1913, p. 194, pl. 1, fig. 6, pl. 3,
fig. 4, pl. 6, fig. 8 : Mer Rouge.
Actaea savignyi, Balss, 19246, p. 8 : Golfe de Suez, Mer Rouge. — Odhner,
1925, p. 52: Suez, Sinaï, Djibouti, Mozambique, etc... —Barnard, 1926,
p. 120 : Delagoa Bay. — Caïman, 1927, p. 213 ; Canal de Suez. — Fox,
1927, pp. 218, 219 : Canal de Suez. — Monod, 1938, p. 129 : Canal de
Suez. — Stephensen, 1945, p. 151, fig. 38C : Golfç Persique. — Barnard,
1950, p. 231, fig. 43, b, c: Afrique du Sud. — Holthuis, 1956 p. 326. —
Chhapgar, 1957, p. 432, pl. 9 p,q,r: Bombay.
Localité de récolte.
Golfe Persique, dragage, fond rocheux, 18 avril 1954 :1 spécimen sacculiné.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE
CALYPSO
45
Genre NEOLIOMERA Odhner, 1925
Neoliomera themisto (de Man, 1889)
(Fig. 13-14, 16, 18)
Actaeodes themisto de Man, 1889, p. 417, pl. 9 fig. 3 : Mer Rouge.
Liomera themisto, Nobili, 1906a, p. 224 : Mer Rouge. — Klunzinger, 1913,
p. 133, pl. 5, fig. 3 : Cosseir.
Neoliomera themisto, Odhner, 1925, p. 33, fig. texte 1.
Fio. 13-14. — Neoliomera themisto (de Man), î 11,5 x 20 mm, Aldabra, Calypso coll.
1951 :
13, en haut, carapace ( x 3,8).
14, en bas, chélipède droit ( x 9).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
47
Localité de récolte.
Aldabra: 1 $ 11,5 x 20 mm.
Remarques.
En même temps qu’il décrivait de Tahiti Aclaeodes richlersi (1889, pp. 412-
p]. g, fi g . 2), de Man distinguait une autre espèce, très proche de la
première, A. lhemislo (ibid ., pp. 417-418, pl. 9, fig. 3), recueillie en Mer Rouge,
r^s deux espèces furent par la suite rangées successivement dans les genres
Liomera Dana, 1851, puis Neoliomera Odhner 1925. Mais alors que N.
nchlersi (de Man) est une espèce non contestée et bien connue, la validité de
A. themisto (de Man), plus rarement récoltée, a été mise en doute par
Klunzinger (1913, p. 133) et par Odhner (1925, p. 33) qui la considèrent
comme un synonyme fort probable de N. richlersi. De Man, lui-même,
n était pas certain de la validité de N. themisto (loc. cil., p. 417) : « Die Unter-
suchung von zahlreichen Individuen an Ort und Stelle muss entscheiden,
°h diese Art von A. richtersii in der That specifisch verschieden ist ». Odhner
?“ggère (/oc. cil., p. 34) que N. themisto, alors exclusivement signalée en Mer
° a 8 e > pourrait représenter la forme géographique occidentale de l’espèce
Pacifique, N. richlersi (cf. carte, fig. 18).
Depuis les remarques d’ODHNER en 1925, N. themisto n’a pas été mention-
rfo ^ ans son tableau de détermination des espèces du genre Neoliomera
' 950a, pp. 91-92), Tweedie ne la cite pas.
Or la seule espèce du genre Neoliomera que la Calypso ait capturée à l’île
dabra, s’est révélée être l’espèce de Mer Rouge, N. themisto. Nous l’avons
omparée à plusieurs spécimens de N. richtersi (cf. Forest et Guinot, 1961,
J 1 ' 7 °> fig- 74) : bien que les ressemblances entre les deux espèces soient
V a!?° rlan t es » N. themisto nous paraît être indiscutablement une espèce
La carapace est moins large et nettement plus bombée chez N. themisto.
c sillon frontal bifurqué est aussi net que chez N. richlersi, mais la région
c ' S() gastrique, bien définie chez N. richtersi, est à peine délimitée chez N.
(fig. 13). De même, chez N. themisto, le sillon postoculaire transverse
1 es deux sillons antéro-latéraux sont moins profonds; le 2 e sillon antéro-
er al qui, comme chez N. richtersi, est longé par de gros granules, est plus
R: de ce fait, le bord antéro-latéral de la carapace est régulièrement
°ndi chez N. themisto alors qu’il porte deux encoches chez N. richtersi.
ans 1 ensemble, la face dorsale et le contour de la carapace de N. themisto
N ,p e ** enl assez N. puhescens (A. Milne Edwards, 1865) (cf. Forest et Gui-
*> foc. cit., pp. 80-84, pl. 3, fig. 1) ; cependant une différence notable
,7~ Plal UPodia morini (Ward), s 13 x 19,5 mm, Aldabra, Calypso coll. 1954 :
P, Q . i|: aUe thoracique (x 7).
S. Neoliomera themisto (de Man), ? 11,5 X 20 mm, Aldabra, Calypso coll. 1954:
Fio'. te thoracique ( x 0,3).
et c Neoliomera richtersi (de Man), (J 16 x 31 mm, Tahiti, Chabouis coll., Forest
ouinot dct. : 5' patte thoracique ( x 4,5).
Source : MNHN , Paris
48
D. GUINOT
porte sur le front qui, large et faiblement bilobé chez N. themislo, est forme
de deux lobes étroits déclives et très saillants chez N. pubescens.
Un autre caractère distinctif important de N. themislo — N. richtersi
réside dans la granulation de la carapace : alors que chez N. richtersi les
granules sont sensiblement uniformes sur toute la face dorsale, chez N.
themisto ils sont nettement plus gros et plus coniques dans la région antéro¬
latérale et sur le bord antéro-latéral ; ils sont aussi plus espacés sur ce bord
(fig. 13). Nobili (1906a, p. 224) a déjà signalé ce caractère qui se retrouve
chez N. nobilii Odhner (1925, p. 30, pl. 2, fig. 9).
La forme des chélipèdes de N. themislo est la même que chez N. richtersi,
c’est-à-dire grêle et allongée, avec des doigts très longs et non contigus ;
mais alors que chez N. richtersi le propode ne porte des granules que sur les
2/3 de sa surface, chez N. themisto (fig. 14) la main est régulièrement luberculée
sur toute la face externe.
Les pattes ambulatoires sont très proches chez les deux espèces ; elles
semblent un peu plus allongées, surtout le mérus et le dactyle, chez N.
themislo (fig. 16) que chez N. richtersi (fig. 17).
La pilosité est analogue dans les deux espèces et consiste en un tomentum
court et raide, entremêlé de poils longs et souples.
Nous n’avons pu comparer ni l’abdomen ni le pléopode mâles de ces deux
espèces, le seul spécimen de N. themislo en notre possession étant une femelle.
Le premier pléopode mâle est un excellent caractère spécifique chez les
Neoliomera, et il est probable que la forme ou l’ornementation de cet appen-
Fio. 18. — Distribution géographique de Neoliomera themislo (de Man) O et de N.
richtersi (de Man) • .
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE
CALYPSO
49
dice distinguera N. themisto de N. richtersi (pl 1 S figuré dans Forest et
Guinot, loc. cit. fig. 74).
Dans le tableau de détermination des Neoliomera établi par Tweedie
(1950a, p. 91), N. themisto, bien qu’étroitement apparentée à N. richtersi,
doit se placer de préférence au voisinage de N. nobilu Odhner, puisque les
caractères dichotomiques utilisés sont la faible longueur de la carapace et
son contour sans traces de lobes. N. nobilii, espèce de Mer Rouge, dittere ae
N. themisto en particulier par l’abscence de sillons sur la région antero-laterale,
par le front plus étroit et par les chélipèdes trapus, a doigts courts.
La distribution géographique de N. richtersi et de N. themisto serait la
suivante (fig. 18 ) :
N. themisto: Mer Rouge, Aldabra.
N. richtersi, connue seulement du Pacifique : Nouvelle-Guinée, Palaos,
Rotuma, Ellice, Tahiti, Tuamotu.
Genre ETISUS H. Milne Edwards, 1834
Etisus electra (Herbst, 1801)
(Fig. 21-22, 28, 30 ; pl. V, fig. 1)
Cancer electra Herbst, 1801, p. 34, pl. 51, fig. 6 : « Ostindien ».
Etisodes sculplilis Heller, 1861a, p. 10; 18616, p. 333 : Mer Rouge. — Koss-
mann, 1877, p. 30 : Mer Rouge.
Aclaeodes /rontalis Paulson, 1875, p. 27, pl. 5, fig. 3, 3a, 3b : Mer Rouge.
Etisodes electra, Miers, 1884a, pp. 517, 532 : Seychelles. — Alcock, 1898,
P- 133 : Andaman, Nicobar, Upolu, Maurice. — Borradaile 1.02, p. :
Maldives, Minikoi. — Lenz, 1905, p. 349: Zanzibar. — Nobili, 1906a,
P- 245 : Mer Rouge, Golfe d’Aden ; 1906r, p. 122 : Golfe Persique, côtes
d’Arabie. — Rathbun, 1911, p. 217 : Seychelles, Chagos — Klunzin er,
1913, p. 243, pl. 1, fig. H, pl. 6, fig. 15: Mer Rouge.—Balss, 19246, p. 11 .
Mer Rouge. — Ramadan, 1936, p. 34 : Mer Rouge. — Ward, 1942, pp. 53,
90 : Maurice, Cargados Carajos. — Stephensen, 1945, p. 158, tig. 41A .
Golfe Persique.
Etisus electra, Bamard, 1950, p. 245, fig. 45a, 6: Delagoa Bay.
Etisus (Etisodes) electra, Holthuis, 1953, p. 21 : Mariannes, Gilbert.
Etisodes electra, Forest et Guinot, 1961, p. 89, fig. 82a, 6: Tahiti ; 1962,p. 66.
L°CALrrpç düpaitp
Mer Rouge, île Abulat : 1 $.
E>id., Abulat, La Pêcherie : 1 $.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXII.
Source : MNHN, Paris
50
D. GUINOT
Djibouti, Récifs du Pingouin, dragage, 20 m, Ch. Gravier coll. 1904 : 1 (J.
Remarques.
Elisus electra est une espèce bien connue, largement distribuée dans
l’Indo-Pacifique, depuis la Mer Rouge et la côte est-africaine jusqu’aux
Hawaï et aux Tuamotu. La Calypso l’a récoltée en Mer Rouge, à Abulat,
mais non à l’île Aldabra où l’espèce est probablement présente puisqu’elle
a été fréquemment signalée dans cette région, en particulier des Seychelles
par Miers (1884) et par Rathbun (1911), des Chagos par Rathbun (1911),
des récifs de Cargados Carajos par Ward (1942). Signalons enfin la présence
d ’Elisus electra sur la côte malgache (Tamatave, Tuléar, etc.) d’où pro¬
viennent de nombreux échantillons déterminés par Balss (mais non publiés),
conservés dans les collections du Muséum de Paris.
Nous rectifierons ici une erreur de Nobili (cf. 1906c, p. 123): trois
spécimens des côtes d’Arabie déterminés Halimede Thurstoni Henderson
sont en réalité Elisus electra.
Voir les remarques sous Elisus /rontalis Dana.
Nous donnons plusieurs figures d ’E. electra: une photographie de l’animal
(pl. V, fig. 1), un dessin des deux variations extrêmes du front (fig. 21, 22)
avec l’indication de la région supra-orbitaire qui est caractéristique, un dessin
du grand chélipède (fig. 28) et du premier pléopode mâle (fig. 30).
Etisus frontalis Dana, 1852
(Fig. 23, 25, 26-27, 31 a, 6, c, 35 ; pl. V, fig. 2)
Etisus (Elisodes) frontalis Dana, 18526, p. 187 ; 1855, pl. 9, fig. 3 a-d: Mer
de Jolo (île Jolo).
Localité de récolte.
Aldabra, passe ouest, dans un herbier, 14-5-1954: 1 cî 9 x 12 mm,
1 $ 6 x 8,6 mm.
Remarques.
Lors de l’examen préliminaire de la collection, nous avions identifié à
Etisus electra (Herbst) non seulement les spécimens de Mer Rouge mentionnés
plus haut mais aussi deux exemplaires recueillis à l’île Aldabra. En effet, ces
deux échantillons présentent également, au premier abord, toutes les carac¬
téristiques qui ont été définies, dans le sous-genre Elisodes Dana (18526,
p. 184), pour Elisus electra: carapace très étroite, profondément aréolée ;
surface granuleuse et rugueuse ; front saillant, plus ou moins quadridenté
Source : MNHN , Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
51
ou de forme plus ou moins triangulaire ; bord antéro-latéral formant un arc
de cercle à petit rayon ; mérus des chélipèdes court ; pattes ambulatoires
avec quelques spinules petites sur le propode et sur le dactyle.
Après une étude plus approfondie, nous avons constaté que si les spéci¬
mens de Mer Rouge étaient bien E. clcctra, ceux de l’île Aldabra appartenaient
tX 4,DJ.
Fio. 22. — Etisus eleclra (Herbst), i 12 x 17 mm, Mer Rouge, Jousseaume coll., Nobili
det. : région frontale ( x 4,5).
Fio. 23. — Etisus Irontalis Dana, J 9 x 12 mm, Aldabra, Calypso coll. 1954 : carapace.
à une espèce différente. Il convient d’insister sur le fait que la distinction
entre ces deux espèces est assez difficile en raison de leur grande ressemblance
apparente (forme, aréolation, ornementation, pilosité et même coloration
en alcool).
Les différences entre E. electra et cette espèce étroitement apparentée,
Source : MNHN, Paris
52
D. GUINOT
que nous identifions à E. frontalis Dana, portent sur le front, le bord supra-
orbitaire, le doigt mobile des chélipèdes et sur le premier pléopode mâle.
1) Front. — La forme du front, très voisine chez les deux espèces, les
sépare de tous les autres Etisus. Il est saillant et plus ou moins quadridenté,
mais il est toujours moins proéminent chez E. frontalis (fig. 23 ; pl. V, fig. 2)
que chez E. electra (fig. 21, 22 ; pl. V, fig. 1). Par ailleurs, si chez E. eledra
les lobes frontaux présentent une forme assez variable, c’est-à-dire soit
nettement quadridentée (dent latérale s’avançant près du niveau de la dent
médiane : fig. 21) soit plus ou moins triangulaire (lobe frontal oblique par
suite de la réduction de la dent latérale : fig. 22) (1), par contre chez E.
frontalis la disposition nous semble plus uniforme : le bord frontal apparaît
plus régulier, les deux dents médianes étant seulement un peu plus avancées
que les petits lobes latéraux (fig. 23).
2) Bord supra-orbitaire. — Chez Etisus electra, le bord supra-orbitaire
forme un bourrelet épais ; l’angle orbitaire interne s’avance en une saillie
tuberculiforme et les deux fissures délimitent un petit lobe pointu (fig. 21, 22).
Chez E. frontalis, les angles orbitaires interne et externe sont peu saillants
et le bord est régulièrement arrondi, non dentiforme entre les fissures orbi¬
taires (fig. 23).
3) Chélipèdes. — La main des chélipèdes est un peu plus courte et
un peu plus large chez E. frontalis (fig. 26, 27) ; les doigts sont moins longs
et moins excavés que chez E. electra (fig. 28). Mais la différence la plus carac¬
téristique est que, chez E. electra. le bord supérieur du dactyle porte à son
extrémité proximale un petit lobe très nettement découpé (fig. 28 ; pl. V,
fig. 1) ; chez E. frontalis, le doigt mobile est parcouru par trois carènes
assez fortes comme chez E. electra, mais la carène médiane continue ne
forme pas, proximalement, une saillie tuberculée (fig. 26, 27 ; pl. V, fig. 2).
4) Pléopode mâle. — Le premier pléopode mâle d'Etisus electra a été
figuré par plusieurs auteurs (Stephensen, 1945, fig. 41A ; Barnard, 1950,
fig. 45,à ; Forest et Guinot, 1961, fig. 82a, b) : il se caractérise par une
rangée de longues soies plumeuses sur l’un des bords du lobe apical et par
une série de tubercules en forme de champignons implantés sur l'autre bord
(fig. 30). Le pl 1 mâle d 'E. frontalis est bien différent (fig. 31 a-c) : son extré¬
mité apparaît obliquement tronquée, la rangée de tubercules en forme de
champignons est plus courte, et les longues soies plumeuses sont insérées à
l'apex de telle façon qu’elles paraissent non plus latérales comme chez
E. electra, mais terminales ; enfin, sur toute la région distale de l’appendice
sont implantées de très nombreuses soies spiniformes, longues et dirigées
vers l’arrière.
(1) Nobii.i (1906c, p. 122) a décrit ces variations du front, mais il faut tenir compte
qu'il considérait alors non seulement de vrais Etisus electra mais aussi d’autres espèces
confondues par lui avec E. electra, comme par exemple E. demani (voir p. 54).
Source : MNHN, Paris
ig. 24. — Etisusdemani Odhner, s 10 x 14,8
ig. 25. — Elisus Irontalis Dana, s 9 x, 12 n
thoracique (x 7).
ig. 26-27. — Elisus Irontalis Dana ; s 9 x 1
pèdes droit et gauche ( x 5).
ig. 28. — Elisus eleclra (Herbst), g 11,5 x
4,5).
i, Aldabra, Calypso coll. 1954 : chéli-
im, île Lord Howe : grand chélipède
nm, Maldives, Atoll Fadiflolu,
< 5).
Source : MNHN, Paris
54
>. GUINOT
Ce n’est pas sans hésitation que nous avons identifié nos deux spécimens
de l’Ile Aldabra à Elisodes jrontalis, de la mer de Jolo, car la description et
la figure de Dana (18526, p. 187 ; 1855, pl. 9, fig. 3) ne donnent pas des
précisions suffisantes. Mais en fait, et ceci correspond à la position de nos
deux spécimens par rapport à Elisus eleclra, l’espèce de Dana nous semble
la seule, parmi les Etisodes, à être très proche d’ Elisus electra, sans en être
synonyme : le front est moins saillant que chez E. electra et quadrilobé, le
bord supra-orbitaire est moins 'profondément découpé que chez E. electra,
et le « moveable finger somewhat tricarinate above » ne porte pas de tubercule
proximal. C'est pourquoi nous avons rattaché — avec quelque doute — nos
Elisus (Elisodes ) de l’île Aldabra à l’espèce E. jrontalis Dana. Nous donnons
une photographie du spécimen mâle (pl. V, fig. 2) à côté de celle d’un E.
electra des côtes d’Arabie (pl. V, fig. 1).
Etisodes jrontalis Dana a été rarement signalé dans la littérature carcino¬
logique et, de plus, les quelques mentions de cette espèce correspondent
généralement à d’autres espèces.
Etisus jrontalis, de Man, 1891 (p. 8, pl. 1, fig. 2) et Chlorodopsis jrontalis,
Borradaile, 1902 (p. 261) représentent E. demani Odhner, 1925 (p. 84).
Etisodes jrontalis. Caïman, 1900 (p. 7) (= Etisus calmani Odhner, 1925) est
Elisus australis (Ward, 1936) : cf. Gordon, 1941, p. 130.
Une partie des Elisodes jrontalis signalés de Mer Rouge par Nobili
(1906a, p. 246) se trouvent au Muséum de Paris : une femelle récoltée à
Djibouti par M. Jousseaume est Elisus demani, tandis que deux petits
spécimens de la même localité recueillis par M. Coutière appartiennent à
une autre espèce, voisine d 'E. australis, que nous n’avons pas pu identifier.
Nous considérons comme synonyme de cet Etisus sp. (? = E. godejjroyi)
le Chlorodopsis Paulsonii signalé par Monod (1938, p. 133, fig. 21) de Mer
Rouge également (cf. p. 62, 63).
L’espèce Aclaeodes jrontalis décrite par Paulson en 1875 (p. 27, pl. 5.
fig. 3-3b) nous paraît, comme l’a proposé Nobili (1906c, p. 122), synonyme
d 'Etisus electra.
Quant à l’identité réelle des Etisodes jrontalis signalés par Haswell
(1882, p. 56), de l’île Holborn près de Port Denison, et par Grant et Mc-
Culloch (1906, p. 11) de l’lie Mast Head (Queensland;, elle est incertaine.
C’est Odhner (1925, p. 83) qui le premier a émis l’idée d’une synonymie
possible Elisodes jrontalis Dana = E. electra (Herbst) : « Auf die sichere
Identifizierung von Etidoses jrontalis Dana, muss ich verzichten. Die Art
mag mit einem Fragezeichen unter Et. electra (Herbst) aufgeführt werden ».
Sans exclure totalement cette possibilité, nous pensons que Elisus jrontalis
Dana est une espèce valide qui, en raison de sa ressemblance avec E. electra,
a parfois été confondue avec cette dernière espèce. Par exemple, dans les
collections du Muséum de Paris, un échantillon d’Hikueru déterminé Elisodes
electra par Nobili (1907, p. 390) comprend deux espèces : quatre spécimens
sont à identifier à nos exemplaires d'Aldabra et, selon nous, à Elisus jrontalis,
Source : MNHN, Paris
Fig. 30. — Etisus eleclra (Herbst), 3 11
Guinot, 1961, flg. 82) : pl 1 ( X 128).
riG. 31. — btisus / rontalis Dana, 3 9 x 1
°» pl 1 (x 37,5) ; b, c, id., extrémité (;
X 16 mm, Madagascar (d'après Forest et
mm, Aldabra, Calypso coll. 1954 :
Source : MNHN, Paris
56
D. GUINOT
tandis que deux autres appartiennent à une autre espèce, E. bifrontalis
(Edmondson), ou E. afï. bifrontalis (voir p. 60-62). Dans un autre échantillon
d’Hikueru déterminé par Nobili, nous avons trouvé un véritable Etisus
electra et un E. frontalis. Les autres Elisodes eleclra de Polynésie déterminés
par Nobili sont correctement identifiés.
Ainsi, des confusions entre Etisus electra et E. frontalis semblables à
celles que nous avons relevées dans les collections du Muséum, expliquent
peut-être qu’2?. frontalis ait été si rarement signalé. Si nos hypothèses sont
exactes, la répartition géographique d ’E. frontalis serait la suivante : Aldabra
(Calypso coll.), Mer de Jolo (Dana), Hikueru (Nobili det. E. electra ), et
peut-être Australie (Haswell ; Grant et McCulloch) (cf. carte, fig. 35).
Remarques sur d’autres Etisus
Nous avons eu l’occasion au cours de cette étude d’examiner d’autres
espèces du genre Etisus H. Milne Edwards 1834. Nous donnons ci-dessous
la liste des Etisus actuellement valides et les références bibliographiques
principales qui s’y rapportent, et l’indication d’une figure caractéristique
de l’espèce (1). Nous signalons également si l’espèce est présente en Mer
Rouge ou dans la région de l’île Aldabra. Nous publions des dessins du premier
pléopode mâle de plusieurs espèces et nous citons les ouvrages où a été figuré
cet appendice qui constitue un excellent caractère spécifique.
Etisus laevimanus Randall, 1839.
Sakai, 1939, p. 497, pl. 59, fig. 3, pl. 95, fig. 3.
Forest et Guinot, 1962, p. 66.
Pl 1 d figuré par Gordon (1934, fig. 14 Ac), Barnard (1950, fig. 45, d),
Chhapgar (1957, pl. 9, fig. k, [).
Espèce indo-pacifique, présente en Mer Rouge, dans le Golfe Persique,
sur la côte est-africaine (Zanzibar, Mozambique, Delagoa Bay, etc...), à
Madagascar (d’après des spécimens du Muséum de Paris déterminés par
Balss), à Maurice et à La Réunion, aux Chagos, etc.
Etisus dentalus (Herbst, 1785).
Sakai, 1939, p. 501, pl. 96, fig. 1.
Forest et Guinot, 1962, p. 66.
Pl 1 <? figuré par Forest et Guinot (1961, fig. 80a, b).
Espèce indo-pacifique, non signalée en Mer Rouge mais présente sur la
côte est-africaine, ? à Madagascar (Lenz et Richters, 1881), à l’île Maurice,
à Coetivy, aux Chagos.
(1) Les espèces précédées d’un astérisque n’ont pas été examinées.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
57
Etisus splendidus Rathbun, 1906.
Rathbun, 1906, p. 850, pl. 3, pl. 10.
PI 1 <? figuré par Forest et Guinot (1961, fig. 81a, c).
Espèce indo-pacifique présente, dans l’ouest de l’Océan Indien, en Mer
Rouge et sur la côte malgache seulement.
Etisus utilis Lucas, 1852.
Sakai, 1936a, p. 166, pl. 13, fig. 1.
Pl 1 <J figuré ici (fig. 32 a-c).
Espèce indo-pacifique, signalée à Madagascar par Lenz et Richters
(1881) et représentée au Muséum de Paris par un spécimen provenant de
Tamatave, déterminé par Balss.
Etisus anaglyptus (H. Milne Edwards, 1834).
H. Milne Edwards, 1849, pl. 11, fig. 4 (Cancer anaglyptus).
Lanchester, 1900, p. 739, pl. 45, fig. 5.
Pl 1 <J figuré ici (fig. 33a-c).
Espèce indo-pacifique, présente en Mer Rouge, dans le Golfe Persique.
Ne semble pas connue du sud-ouest de l’Océan Indien.
Etisus molokaiensis (Rathbun, 1906).
Bathbih,, 1906, p. 847, fig. texte 10, pl. 9, fig. 1 (Leptodius molokaiensis).
Pl 1 lî non figuré.
Espèce connue seulement du Pacifique : Hawaï (cf. Odhner, 1925,
P- 83), I. Palmyre et Fanning (Edmondson, 1923) et Mariannes (Holthuis,
4953, p. 21). Le Leptodius molokaiensis signalé par Rathbun en 1911 (p. ^io)
des Chagos et des îles Amirantes nous paraît appartenir à une autre espece,
vraisemblablement à Etisus demani.
La photographie donnée par Rathbun (1906, pl. 9, fig-l) ra PP el l® be ^"
c °up Etisus anaglyptus mais le dessin de la main du chelipede (lig. )
semble indiquer que cette espèce est seulement une espèce proche, mais non
synonyme, d’E. anaglyptus. Espèce très proche aussi d 'Etisus demani.
* Etisus deflexus, Dana, 1852.
Dana, 18526, p. 184 ; 1855, pl. 9, fig. 2.
Sakai, 1936a, p. 164, fig. texte 5.
Pl 1 <J figuré par Sakai (1936a, fig. 5 b).
Espèce connue seulement du Pacifique : Fidji, Palaos, Gilbert.
Etisus rhynchophorus A. Milne Edwards, 1873.
Sakai, 1939, p. 499, pl. 59, fig. 2, pl. 96, fig. 3.
Pl 1 (5 non figuré.
Espèce signalée seulement du Japon. Dans les collections du Muséum de
Source : MNHN, Paris
58
D. GUINOT
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
59
Paris, un spécimen du Japon déterminé E. convexus Stimpson est en réalité
E. rhynchophorus.
Etisus australis (Ward, 1936).
Gordon, 1941, p. 130, fig. 6, 7, 8, 10a-c.
PI 1 S figuré par Gordon (1941, fig. 8a, b).
Espèce seulement connue d’Australie (Queensland, Détroit de Torrès).
Etisus demani Odhner, 1925.
Gordon, 1941, p. 135, fig. 9, 10 d.
Cf. fig. 19, 24, 35 ; pl. VI, fig. 1.
PI 1 <J figuré par Gordon (1941, fig. lOd).
L’aire de répartition de cette espèce est la suivante : Mer Rouge, Mada-
gascar, Amirantes, Chagos, Maldives, Samoa (cf. carte fig. 35).
Etisus electra (Herbst, 1801).
A. Milne Edwards, 1873a, pl. 9, fig. 2 (Etisodes sculptilis).
Cf. fig. 21-22, 28, 30, pl. V, fig. 1 ; et p. 49-56.
Pl 1 <J figuré par Stephensen (1945, fig. 41 A), Barnard (1950, fig. 45, &)>
Forest et Guinot (1961, fig. 82a, b) et ici (fig. 30).
Espèce indo-pacifique, présente en Mer Rouge, sur la côte africaine et
dans la région malgache.
Etisus /rontalis Dana, 1852.
Dana, 18526, p. 187 ; 1855, pl. 9, fig. 3a-d.
Pl 1 (J figuré ici (fig. 31 a-c).
Très proche d’E. electra. Cf. p. 50 et fig. 23,25, 26-27, 31a-c, 35 ; pl. V îg.
Serait, d’après nos conclusions (p. 56), une espèce indo-pacifique connue
de l’île Aldabra, de la mer de Jolo, d’Hikueru et peut-être d Australie (ci.
c arte, fig. 42 ).
Etisus bifronlalis (Edmondson, 1935).
Edmondson, 1935, p. 35, fig. texte lla-e, pl. 2, C (Etisodes bi/rontalis).
Cf. p. 60 et fig. 20, 29.
Pl 1 (J figuré ici (fig. 34a, b).
Espèce indo-pacifique, connue de l’île Palmyre, des Hawaï, des Samoa et
des îles Maldives (voir p. 61, et carte, fig. 35).
P,G - 32. _ Etisus utilis Lucas, J 61 x 96 mm, Tamatave
p, ®>.Pl 1 (x 7 ) ■, b, c, id., extrémité (X 116).
“■33. — Etisus anaglyptus (H. Milne lidwards), S 3b
Harm\nd coll., A. Milne Edwards det. :
pP 1 1 (x 8) ; b, c, id., extrémité (x 44).
34. — Etisus bi/rontalis (Edmondson), J 8,2 X 12 m
Exp. « Xarifa » coll., Guinot det. :
a ’ Pl 1 ( x 58) ; b, id., extrémité ( x 150).
Millot coll., Bai-ss det. :
x 56 mm, Poulo Condor,
,, Maldives, Atoll Fadiffolu,
Source : MNHN, Paris
60
D. GUINOT
* Etisus godel/royi (A. Milne Edwards, 1873).
A. Milne Edwards, 1873 b, p. 4, pl. 1, fig. 3 (Cycloxanthus godeffroyi).
Balss, 1938a, p. 44, pl. 2, fig. 3 (photographie de l’holotype déposé au
Musée de Berlin).
Pl 1 <? non figuré.
Espèce jamais signalée depuis sa description d’après un exemplaire
provenant des Samoa (Upolu). Peut-être faut-il identifier à cette espèce deux
Etisodes frontalis de Djibouti signalés par Nobili (1906a, p. 246) et le Chloro-
dopsis Pautsonii mentionné par Monod (1938, p. 133, fig. 21) de Mer Rouge
également ?
Enfin deux espèces rattachées au genre Etisus ou Etisodes sont peu connues
et leur validité n’est pas certaine :
* Etisodes albus Ward, 1935.
Ward, 1935, p. 16, pl. 3, fig. 5, 5a.
Tweedie, 1947, p. 29.
Pl 1 £ non figuré.
Cf. p. 62, note.
Espèce connue seulement de sa localité-type, l’île Christmas.
* Etisodes armatus Ward, 1942.
Ward, 1942, p. 90, pl. 5, fig. 6.
Pl 1 <J non figuré.
Espèce non signalée depuis sa description des Chagos. Nous paraît
douteuse.
Remarques sur Etisus bi/rontalis (Edmondson).
Etisus bi/rontalis a été décrit par Edmondson (1935, p. 35, fig. 11, pl. 2C)
d’après des spécimens des Hawaï et de l’île Palmyre. Nous avons retrouvé
cette espèce aux îles Maldives (« Xarifa » Exp., S. Gerlach coll. 1958) : nous
publions un dessin de la carapace (fig. 20), du grand chélipède (fig. 29) et
du premier pléopode mâle (fig. 34a, b) d’un spécimen récolté sur l’atoll
Fadiffolu.
Nous avons également retrouvé un exemplaire d ’E. bi/rontalis, récolté
aux Samoa, à Upolu, et déterminé Etisodes frontalis par A. Milne Edwards ;
un deuxième spécimen de cet échantillon est, par contre, Etisus demani
Odhner.
La confusion qui a amené A. Milne Edwards à réunir deux exemplaires,
l’un d ’E. bi/rontalis et l’autre d’£. demani, sous la même étiquette, s’ex¬
plique par le fait que E. demani est, de tous les Etisus connus, l’espèce la
plus proche d ’E. bi/rontalis. Cependant, E. bi/rontalis s’en distingue en parti¬
culier par les caractères suivants : lobes frontaux médians plus avancés et
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO 61
obliques, et lobes latéraux plus saillants (fig. 20) que chez E. demani (fig. 19 ;
pl. VI, fig. 1) ; régions 2L-3L de la carapace indivises ; sillons de la face dor¬
sale moins profonds. Main des chélipèdes (fig. 29) moins courte et moins
trapue, portant des lignes granuleuses moins forts que chez E. demani
(pl. VI, fig. 1) et présentant à l’œil nu un aspect presque lisse. Mérus du
mxp3 avec le bord antérieur droit (cf. Edmondson, loc. cil., fig. 11b), alors
que chez E. demani (fig. 24) ce bord est largement échancré. Pl 1 mâle avec
quelques soies subdislales courtes (fig. 34a, b), bien différentes des longues
soies présentes chez E. demani (cf. Gordon, 1941, fig. 10 E).
L’aire de répartition d'E. bilrontalis se dessine ainsi (carte, fig. 35) :
Maldives, Samoa, île Palmyre, Hawaï. D’après les données actuelles, E.
demani, qui a été également assez rarement signalé (cf. p. 59 et carte, fig. 35),
cohabite avec E. bi/ronlalis aux îles Maldives et Samoa.
Signalons enfin deux autres échantillons des collections du Muséum de
Paris qui nous paraissent s’apparenter à E. bi/rontalis ; il s’agit :
1) d'un femelle de l’île Lord Howe (Mus. Sydney leg.) déterminée Elisodes
electra [un second spécimen, mâle, du même échantillon est bien Elisus
electra ] ;
2) de deux femelles recueillies à Hikueru par G. Seurat et déterminées
Elisodes electra par Nobili (1907, p. 390) [quatre autres exemplaires de ce
même échantillon appartiennent par contre à Elisus fronlalis: cf. p. 54].
Toutefois, comme ces deux échantillons, australien et polynésien, ne
Source : MNHN, Paris
62
D. GUINOT
comportent que des femelles offrant par surcroît de petites différences avec
E. bifrontalis, et comme, d’autre part, nous n’avons pas examiné d ’E.
bifronlalis femelles (de ce fait nous ne pouvons tenir compte ni du dimor¬
phisme des chélipèdes ni du premier pléopode mâle), nous les désignons sous
le nom d’Etisus aff. bifrontalis. Nous donnons une photographie du spécimen
de l’île Lord Howe (pl. VI, fig. 2) : on notera la carapace très bombée, en
particulier la région gastrique et 1 L.
Remarques sur Etisodes sculplilis, Paulson, 1875 = Elisus ? paulsoni (Klun-
zinger, 1913).
Enfin, nous ferons quelques remarques sur l’espèce que Paulson (1875,
p. 29, pl. 5, fig. 4) a rapportée à Etisodes sculplilis Heller, 1861, cette dernière
espèce étant synonyme d’Etisus eledra (Herbst) (1) (cf. Alcock, 1898, p. 133).
Nobili, qui, dans sa faune de Mer Rouge et du Golfe Persique, a tenu compte
des espèces de Paulson, écrit (1906c, p. 122) : « Quant à Elisus sculplilis
Paulson, ce n’est certainement pas Etisodes sculplilis Hell. = El. eledra
Herbst, mais je ne sais pas ce que c’est. » En 1934 (1934a, p. 508) et 1938
(1938a, p. 58), Balss en fait un synonyme d 'Elisus laevimanus Randall, à
tort selon nous, l’espèce bien figurée par Paulson étant différente d ’E. laevi¬
manus (cf. p. 56). Nous sommes de l’avis de Klunzinger qui distingue
l’espèce de Paulson et qui la valide sous le nom de Chlorodopsis Paulsonii
(1913, p. 252).
L’espèce de Paulson est un Elisus ; de plus, et c’est là le point qui nous
intéresse, elle semble très proche du groupe Elisus bifronlalis (et aff. bifron¬
talis) et E. demani. La carapace convexe, avec les régions très saillantes, en
particulier la région gastrique et les petits lobes IL, 3L, 4L le long du bord
antéro-latéral, est celle d ’E. demani (fig. 19 ; pl. VI, fig. 1) et surtout d ’E-
aff. bifrontalis (pl. VI, fig. 2). Le front est bien différent de celui d’E. bifron¬
talis (fig 20) et rappelle celui d 'E. demani (fig. 19, pl. VI, fig. 1) ; en outre,
le mxp3 figuré par Paulson (foc. ci/., pl. 5, fig. 4b, 4e) présente sur le bord
antérieur du mérus l’encoche caractéristique d’E. demani (fig. 24). Mais
l 'Etisodes sculplilis de Paulson se distingue par ses chélipèdes allongés,
lisses, aux doigts longs qui sont très différents de ceux d’E. demani (pl. VI,
fig. 1) à la main courte, trapue, rugueuse et granuleuse, et sont au contraire
proches de ceux d’E. bifrontalis (fig. 29) et d’E. aff. bifrontalis (pl. VI,
fig. 2) (2).
L’ Etisodes sculplilis de Paulson est donc une espèce qui offre les caractères
à la fois d’Etisus demani (caractère du front, de la face dorsale, du mxp3)
et aussi d’E. bifrontalis et E. aff. bifrontalis (caractère des chélipèdes). Il s’agit
(1) C’est Aclaeodes frontalis Paulson, 1875, qui est synonyme d’Etisus eledra.
(2) On peut noter que 1 ’Etidoses sculplilis de Paulson rappelle à certains égards
(forme d’ensemble, sinuosité du front, mxp3) Etisodes albus Ward, 1935 (cf. p. 60) ; mais
la découpure du bord antéro-latéral et les proportions des chélipèdes distinguent les deux
espèces.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
63
peut-être d'une espèce valide qui devrait, dans cette éventualité, porter le
nom d ’Etisus paulsoni (Klunzinger, 1913).
Par contre, le Chlorodopsis Paulsonii signalé par Monod (1938, p. 133,
ng- 21) de Mer Rouge, qui ne correspond pas à notre avis à l’espèce de
aulson, appartient à la même espèce que deux jeunes Etisodes de Djibouti
(touTiÈRE coll.) déterminés E. /ronlalis par Nobili (cf. 1906a, p. 246).
ette espèce semble assez voisine d ’Etisus australis (comparer Monod,
oc - cit., fig. 21 et VElisus frontalis figuré par Gordon, 1941, fig. 6) mais
®n diffère par exemple par le front moins avancé et par les régions 2L et
G non pas indivises mais séparées. Elle rappelle également le Cycloxanthus
9odel/royi décrit par A. Milne Edwards (18736, pl. 1, fig. 3), d'Upolu, et
attaché au genre Etisus par Odhner (1925, p. 84), puis par Balss (1938a,
P- 44, pl. 2, fig. 3 ). Le dessin de A. Milne Edwards fait apparaître d’impor-
nntes différences entre E. godef/royi et notre Etisus sp. (Nobili, Monod), en
Particulier dans la lobulation, le front, les chélipèdes ; la photographie de
fiolotype publiée par Balss en 1938 indique mieux la ressemblance des
®nx espèces. Seul l’examen du type de Cycloxanthus gode/froyi permettra
établir si les échantillons déterminés Ètisodes frontalis par Nobili et
/. °r°dopsis Paulsonii par Monod doivent être rattachés à Etisus godeffroyi
j ' ç ‘* ne Edwards) : dans ce cas, les localités connues de cette espèce seraient
s Samoa (Upolu) et la Mer Rouge.
Genre LIOCARPILODES Klunzinger, 1913
Liocarpilodes integerrimus (Dana, 1852)
(Fig. 36a, b)
Adaeodes ? integerrimus Dana, 18526, p. 21 ; 1855, pl. 11, fig. 7 : Hawaï.
seudozius coralliophilus Borradaile, 1902, p. 241, fig. 43 : Minikoi.
^ilumi
Actm
mus margaritatus, Nobili, 1907, p. 398 ( nec Ortmann, 1893) : Tuamotu.
iuteycrrimus, Rathbun, 1907, p. 56, pl. 1, fig. 12, pl. 8, fig. 3 :
Ch Tuamotu. —Balss, 19246, p. 12 : Mer Rouge.
lorodiella asper Edmondson, 1925, p. 44, fig. 7, f-i, pl. 3C : île Johnston.
,oc 'irpilodes integerrimus, Klunzinger, 1913, p. 142, pl. 5, fig. 6 a-c : Mer
K°ugc. — Balss, 1938a, p. 47 : Gilbert. — Holthuis, 1953, p. 22 : Marian¬
ts, Marshall, Gilbert. — Forest et Guinot, 1961, p. 94 ; 1962,p. 64.
•°CALITÉS DE RÉCOLTE.
^, e . r , E° u ge, épifaune et endofaune de Porites II : 1 $.
Ibld -< Abulat : 1 $.
Source : MNHN, Paris
64
D. GÜINOT
Fio. 36. — Liocarpilodes integerrimus (Dana), J 3 x 4 mm, Rikitea, Seurat coll->
Nobili det. Pilumnus margarilalus :
a, pl 1 ( x 86,5) ; b, id„ extrémité ( X 216).
Fio. 37. — Phymodius laysani Rathbun, s 7 x 10 mm, île Johnston, Edmondson det.'
o, pl 1 (x 53) ; b, id., extrémité (x 101).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
65
Remarques.
Nous figurons le premier pléopode mâle de cette espèce (fig. 36a, b).
Liocarpilodes integerrimus est une petite espèce récifale connue en Mer
Rouge, dans l’Océan Indien, à Minikoi, et dans le Pacifique, à Tahiti et aux
luamolu, aux îles Jarvis(l) et Johnston, aux Hawaï, aux îles Gilbert,
Marshall et Mariannes. Alors que nous pouvons confirmer la synonymie de
0* nlorodiella asper Edmondson, 1925 proposée par Edmondson (in liti., 1960),
c est avec un doute que nous rattachons à Liocarpilodes integerrimus la Chloro-
le lla asper de Ward, 1939 (p. 11) provenant des Samoa.
Nous rangeons dans le genre Liocarpilodes Klunzinger (1913, p. 141), au
voisinage de L. integerrimus, une espèce jusqu’alors placée d’abord dans le
genre Xanthodius puis dans le genre Zozymodes (cf. Balss 1938a, p. 38),
|,„l iunguis (Rathbun, 1906) (cf. p. 23). Connu de l’Archipel des Hawaï, de
1 e Jonhston (et de l’île Wake), L. biunquis cohabite dans cette région
avec L. integerrimus.
Liocarpilodes armiger (Nobili, 1905)
p ilodius armiger Nobili, 1905&, p. 405 ; 1906a, p. 267, pl. 8, fig. 8 : Mer Rouge,
Golfe d’Aden.
Liocarpilodes armiger, Balss, 1938a, p. 45. — Guinot, 1958, p. 175, fig. 18, 19,
2 °o, b : Mayotte.
Localité de récolte.
Aldabra : 2 Ç.
^Marques.
Lto^* n ii° c - C, L. PP- 175-176) nous avons précisé certains caractères de
<ib^ rpilodcs arr niger (Nobili) et figuré l’un des syntypes de cette espèce
déf ’ ^~ 29 )- Nous avons comparé les syntypes et plusieurs spécimens
erminés par Nobili, provenant de Mer Rouge, à un exemplaire de l’île
de et à deux autres recueillis par la Calypso à l’île Aldabra. A l’étude
échantillons d’origines diverses, il nous était apparu que les caractères
des Pvi-' ,ar Balss ( ,938a < P- 46, fig. 16) pour séparer L. armiger pacificus,
*dji, de L. armiger rentraient dans le cadre des variations de L. armiger.
L e P. en dant, malgré ces variations que nous avons rencontrées entre les
rmiger de Mer Rouge même, il n’est pas impossible qu’il existe réellement
en * oca hté. d’après plusieurs spécimens communiqués par le D r C. H. Edmondson,
Mé «oi bes Du Muséum
— Zoologie, t. XXXII.
5
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
une sous-espèce pacifique, correspondant à celle de Balss. Les caractères
doivent en être mieux connus et seule la confrontation d’un important maté¬
riel des deux formes permettrait de les séparer. L’un des deux spécimens de
l’île Aldabra est plus proche de la sous-espèce pacificus de Balss que de tous
les autres exemplaires de Mer Rouge, mais il est difficile de dire actuellement
avec certitude s’il s’agit de L. armiger ou de L. armiger paci ficus. En résumé,
il est donc possible que l’on soit en présence, soit d’une seule espèce, indo¬
pacifique et variable ( armiger = armiger pacificus ), soit de deux formes :
une espèce (armiger), assez polymorphe et de répartition occidentale (Mer
Rouge, Mayotte, Aldabra) et une sous-espèce (pacificus ) qui serait, ou
bien exclusivement pacifique (Fidji ; Mariannes : cf. Holthuis, 1953, p. 22),
ou bien également indo-pacifique mais probablement non présente en Mer
Rouge.
Genre PILODIUS Dana, 1851
Pilodius areolatus (H. Milne Edwards, 1834)
Chlorodius areolatus H. Milne Edwards, 1834, p. 400 : Nouvelle-Hollande.
Chlorodopsis areclata, Hilgendorf, 1878, p. 790: Ibo. — Richters, 1880,
p. 148 : Maurice. — Miers, 1884a, p. 532 : Mozambique, I. Darros, Fidji,
Port Essington. — Alcock, 1898, p. 166 : Maurice, Andaman, Nicobar,
Ceylan, «South seas ». — Lenz, 1905, p. 354, pl. 47, fig. 8 : Zanzibar,
Aldabra ; 1910, p. 551 : I. Europe, Madagascar. — Nobili, 1906a, p. 269 :
Mer Rouge. — Stebbing, 1910, p. 300 : Le Cap; 1923, p. 235 : Delagoa Bay.
— Klunzinger, 1913, p. 250. —Bouvier, 1915, p. 101 : Maurice.
Actaea perlata, Ward, 1942, p. 88 : Chagos.
Chlorodopsis areolata, Barnard, 1950, p. 211, fig. 39, d, e: Durban, Port
Saint Johns. — Guinol, 1958, p. 176, fig. 21a, b : Mayotte. — Serène et
van Luom, 1958, p. 98, fig. 2, pl. IA, pi. 4a : Nhatrang.
Pilodius areolatus, Forest et Guinol, 1961, p. 90 : Hikueru, Tahiti ; 1962, p. 66.
— Guinot, 1962a, p. 237 : Maldives.
Localité de récolte.
Aldabra, devant le camp, à marée basse sous les pierres, 3-6-1954: 2 S
8x11 mm, 17 X 24 mm, 2 Ç 9 X 13 mm, 12 X 18 mm.
Remarques.
Pilodius areolatus est largement répandu dans tout l’Indo-Pacifique ; il
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO 67
est présent en Mer Rouge et avait déjà été signalé à l’île Aldabra par Lenz
(1905).
Le premier pléopode mâle a été figuré par Guinot (1958, fig. 21a, b) et
par Serène et van Luom (1958, pl. 4a.)
Pilodius melanospinis (Rathbun, 1911)
Chlorodopsis melanospinis Rathbun, 1911, p. 226, pl. 18, fig. 11 : Saya de
Malha, Amirantes. — Balss, 1938a, p. 62 : Fidji (et Tamatave). — Serène
et van Luom, 1958, p. 108, pl. 1D, pl. 3b, pl. 4c : Nhatrang ; cf. 1959, pp.
302, 337, fig. 2M.
Localité de récolte.
Aldabra : 2 <J de 8 et 5 mm de large, 1 Ç de 9 mm de large.
Remarques.
Ces trois petits Pilodius nous paraissent devoir être rattachés à Chloro¬
dopsis melanospinis Rathbun, bien qu’ils soient moins spinuleux que ne le
s *gnale Rathbun. Le premier pléopode du mâle de 8 mm n’est pas suffisam¬
ment développé pour que nous le comparions à celui qu’ont figuré Serène
e t van Luom ( loc. cil., pl. 4c).
Pilodius melanospinis est connu de l’ouest de l’Océan Indien (Aldabra,
Saya de Malha, Amirantes, Madagascar), de la Baie de Nhatrang et du Paci¬
fique (Fidji).
Pilodius pugil (Dana, 1852)
Pilodius pugil Dana, 1852a, p. 80 ; 1852t. p. 219 ; 1855, pl. 12, fig. 8 : Samoa,
Détroit de Balabac.
Chlorodopsis pugil, Balss, 1938a, p. 61 : Fidji, Marshall, Gilbert, Samoa,
Madagascar. — Guinot, 1958, p. 180 : Mayotte. — Serène et van Luom,
1959, p. 319, fig. 2K, 3A, 4A, 5D ; pl. 2, fig. C, pl. 3, fig. DD’ : Nhatrang.
Pilodius pugil, Forest et Guinot, 1961, p. 91 ; 1962, p. 66.
Localités de récolte.
Mer Rouge, épifaune et endofaune de Parités II : 1 ?•
Ibid., Abulat, Cap Sud, épifaune et endofaune d’un bloc d Acropora: l ¥•
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
Remarques.
Après son intéressante mise au point sur la distinction et sur la synonymie
des deux espèces jusqu’alors fréquemment confondues, Chlorodopsis pugil
Dana et Chl. spinipes (Heller, 1861), Balss (1938a, p. 61) a délimité l’aire
de répartition, certaine, de ces deux Pilodius. II remarque (p. 62) : « Dagegen
ist der spinipes (Heller) (= woodmasoni Alcock) sicher aus dem Roten Meere
(in dem er allein vorkommt, wàhrend pugil fehlt),... ». Plus loin, il conclut :
« Es scheint also pugil die ursprünglichere und weiter verbreitete Art zu sein,
wâhrend spinipes mehr auf den Westen des Indik beschrânkt ist. »
En effet, Pilodius pugil est surtout connu de l’est de l’Océan Indien et,
plus encore, du Pacifique où il atteint les Tuamotu à l’est et les îles Palaos,
Mariannes et Marshall au nord. Sa présence dans l’ouest de l’Océan Indien a
été rarement signalée : Nicobar (Heller, 1865), Andaman (AIcock, 1898 :
Chlorodopsis spinipes ), Golfe de Manaar (Laurie, 1906). Balss (loc. cit.)
exclut de Chl. pugil les Chl. spinipes des Maldives (Borradaile, 1902), de
Madagascar (Lenz, 1910), de l’île Maurice (Bouvier, 1915), des Chagos et
de Coetivy (Rathbun, 1911). De ce fait, les seules localités occidentales où
a été rencontré Pilodius pugil seraient: Madagascar (Balss, 1938a), l’île
Mayotte (Guinot, 1958) et la Mer Rouge comme l’indiquent les captures
effectuées par la Calypso.
Nous avons comparé nos trois petits Pilodius de Mer Rouge à des P.
pugil de même taille et d’origine polynésienne : il s’agit de la même espèce.
Ainsi ce serait, dans l’état de nos connaissances actuelles, P. pugil qui
présenterait l’aire de dispersion la plus vaste et non pas restreinte aux mers
orientales, tandis que P. spinipes serait, au contraire, plus exclusivement
localisé dans l’ouest de l’Océan Indien. Les deux espèces cohabiteraient en
Mer Rouge, à Madagascar, aux Andaman (cf. infra).
Pilodius spinipes Heller, 1861
Pilodius spinipes Heller, 1861a, p. 11 ; 18616, p. 340, pl. 2, fig. 22.
Chlorodopsis spinipes, Balss, 1938a, pp. 61, 62. — Serène et van Luom, 1959,
pp. 319-328, fig.
Localités de récolte.
Mer Rouge. Abulat, Platier Ouest de l’île Nord, 0,50-1 m, dans coraux
morts et Slylopora vivants : 1 <?, 2 $.
Ibid., Abulat, accore Sud, dans coraux : 1 <J, 2 ? ovigères.
Remarques.
Nous n’avons mentionné ci-dessus ni les références ni la synonymie
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
69
relatives à Pilodius spinipes. En effet, malgré l’excellente mise au point de
“Alss en 1938, qui d’ailleurs délimite plus P. pugil que P. spinipes, et malgré
d autres recherches ultérieures comme celles, très importantes, de Serène
e t van Luom (1958 et 1959), P. spinipes nous semble recouvrir encore deux
espèces : deux espèces extrêmement proches, beaucoup plus proches encore
9 u e ne le sont P. pugil et P. spinipes, mais à notre avis distinctes en parti-
culier par la pilosité moins abondante et par le front plus saillant et plus
nettement bilobé chez l’une, par les épines antéro-latérales plus émoussées
P ar la carapace moins granuleuse chez l’autre. Cette espèce si semblable
a P- spinipes est-elle le Chlorodopsis woodmasoni d’ALCOCK (1898, p. 169)
9 Ue les auteurs ont identifié à Chl. spinipes ? Récemment, Serène et van
Cuom (1959) ont essayé, en examinant les syntypes d’Ar.cocK, de relever
tes différences entre Chl. woodmasoni et la forme actuellement considérée
nomme Chl. spinipes. Ils concluent (p. 325) : « Dans l’état actuel de nos
connaissances, ces différences ne nous paraissent pas avoir assez d’impor-
”L nce pour dépasser le cadre de variations individuelles ». Il est possible en
e uet que Chl. woodmasoni Alcock corresponde véritablement au Pilodius
spinipes Relier. II n’en demeure pas moins qu’à l’intérieur de P. spinipes
Se distinguent deux formes, peut-être deux espèces, l’une étant le vrai P.
spinipes et l’autre soit P. woodmasoni soit une espèce nouvelle. Seul, un nou-
el e xamen des types et d’un important matériel pourra résoudre cette
question.
Genre CHLORODIELLA Rathbun, 1897
Chlorodiella nigra (Forskâl, 1775)
^ ancer niger Forskâl, 1775, p. 89 : Djeddah.
Chlorodius niger, Dana, 18526, p. 216 ; 1855, pl. 12, fig. 5a-c : Fidji, Tonga-
tabou, I. Wake, Upolu, I. Mangsi, Mer de Jolo.
Ch lorodielIa nigra, Guinot, 1958, p. 180 (cf. note p. 181) : Mayotte. — Forest
et Guinot, 1961, p. 95, fig. 87-89, 97a, b: Tahiti ; 1962, p. 66. — Guinot,
1962a, p. 238: Mer Rouge (I. Sarso).
Localités de récolte.
Mer Rouge. Abulat, accore Sud, dans coraux : 6 d, 3 $, 1 Ç ovigère.
Ibid., Platier Ouest de l’île Nord, 0,50-1 m, dans coraux morts et Stylopora
Ih * : 1 2 9. 1 ? ovigère.
“[d., récif d 'Acropora en face du camp : 2 c?.
yf 1 ?’» st. 9, épifaune et endofaune de Madréporaires : 12 spécimens.
u f d., st. 9, épifaune de Madréporaires II: 1 <?, 1Ç.
Ib id-, st. 9 : 2 <J.
Source : MNHN, Paris
70
D. GUINOT
Remarques.
Chlorodiella nigra (Forskâl), largement répandue dans l’Indo-Pacifique,
est sans doute l’espèce de Chlorodiella la plus fréquente. Elle est très commune
en Mer Rouge et dans le sud-ouest de l’Océan Indien, mais sa présence sur
la côte est-africaine n’est pas certaine (cf. Forest et Guinot, loc. cit., p. 103).
Chlorodiella cytherea (Dana, 1852)
Chlorodius cytherea Dana, 1852a, p. 79 ; 18526, p. 213 ; 1855, pl. 12, fig.2a-c:
Tuamotu, Archipel de la Société, Hawaï.
Pilodius Marlensi, Nobili, 1906a, p. 268 : Mer Rouge.
Chlorodiella cytherea, Forest et Guinot, 1961, p. 95, fig. 90-92, 98a, b : Hikueru,
Tahiti ; 1962, p. 66. — Guinot, 1962a, p. 238 : Maldives.
Localités de récolte.
Mer Rouge. Ile Abulat, cap Sud, épifaune et endofaune d’un bloc d’Acro-
pora: 1 3 .
Ibid., Abulat, accore Sud, dans coraux : 2 <î, 4 $.
Ibid., Platier W. de l’île Nord, 0,50-1 m, dans coraux morts et Stylopora
vivants : 2 <?.
Ibid., st. 9, épifaune et endofaune de Madréporaires : 1 d, 2 $.
Ibid., récif d ’Acropora en face du camp : 1 $ ovigère.
Djibouti, H. Coutière coll. : 1 Ç.
Remarques.
Comme Chlorodiella nigra, Chl. cytherea est une espèce à vaste répartition
géographique indo-pacifique, très commune en Mer Rouge — les deux
espèces cohabitent dans les mêmes stations — et présente dans le sud-ouest
de l’Océan Indien. Dans cette région les localités certaines de cette espèce
sont l’île Maurice, La Réunion, les Seychelles, Madagascar.
Chlorodiella laevissima (Dana, 1852)
? Menippe Marlensii Krauss, 1843, p. 34, pl. 2, fig. 1 : Natal.
Chlorodius laevissimus Dana, 1852a, p. 80 ; 18526, p. 215 ; 1855, pl. 12, fig-
4a-g : Hawaï, Samoa, Détroit de Balabac.
Chlorodiella laevissima, Forest et Guinot, 1961, p. 95, fig. 95, 96, 101a, 6 :
Tahiti ; 1962, p. 66. — Guinot, 19626, p. 9 : Gilbert.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
71
Localité de récolte.
Aldabra, plage du camp, 14 mai 1954 : 1 <? juv., 1 ? ovigère.
Remarques.
, La distribution géographique de Chlorodiella laevissima a été établie
r ecemment, d’après les références considérées comme certaines (cf. Forest
Guinot, 1961, p. 103). Cette petite espèce offre une large dispersion indo-
Pacifiqug- Elle es t présente en Mer Rouge — d’où seule Chl. barbota (Borra-
ade) semble absente — et a été rencontrée dans la zone ouest de l’Océan
adieu, à Madagascar, à File Maurice, à Mayotte, et nous la signalons ici
de nie Aldabra
Genre PHYMODIUS A. Milne Edwards, 1863
• Le genre Phymodius A. Milne Edwards, 1863, a fait l’objet en 1934 d’une
Portante révision par I. Gordon (pp. 32-47). Récemment, nous avons
pns ^ luc * e de diverses espèces de ce genre (cf. Forest et Guinot, 1961,
Val'î-. Ü5). Nous avons confirmé les conlusions de Gordon relatives à la
'dité, à la synonymie et aux caractères distinctifs des quatre espèces typi-
9 es du genre (cf. Gordon, toc. cit., p. 33) : Ph. ungulatus (H. Milne Edwards),
fo mo, }iïculosus (Dana), Ph. nitidus (Dana) et Ph. granulatus (Targioni
zzetti). Une clef de détermination inspirée de celle de Gordon a également
r j.P^Posée. incluant le Phymodius sp. Gordon, 1934 (p. 43) que nous
étahr° nS ' Ci à Plt ' 3 ranulosus ( (ie Ma' 1 . 1888) (cf. p. 76). Enfin nous avons
1863* ^ synon y mie Cyclodius Dana, 1851 = Phymodius A. Milne Edwards,
] ec .^ 0rs de cette étude nous avions examiné tous les Phymodius de la col¬
les ô° n ^ us é um de Paris et quelques échantillons du Musée de Vienne :
r ecCf^ re es P^ ces étant le plus souvent confondues ou mélangées, nous avions
reçu -fi- e nom breuses déterminations erronées. Pour l’examen des Phymodius
s ùl>D • * >ar Ia Ca, yP S0 * nous avons vérifié si, comme nous l’avions déjà
déte- ^ 0REST et Guinot, loc. cit., p. 106), les Ph. ungulatus de Mer Rouge,
avaj rminés soit par Nobili ( cf - 1906a, p. 264) soit par un autre auteur,
eR . *- 0Us été répartis en Ph. monticulosus, Ph. granulatus ou Ph. nitidus.
S pé C 1Vcn >ent, l’examen des Phymodius de Mer Rouge a montré qu’aucun
dp d m . en de celte provenance ne se rattachait, dans les collections du Muséum
ans, à Ph. ungulatus.
dêt5 e ^P n . , * ant * un exemplaire recueilli en Mer Rouge par Jousseaume et
c °nnu un d ,llalus P 3 * - Nobili n’est identifiable à aucun Phymodius
spêci ’ ^ 0lls le décrivons ici sous le nom de Ph. drachi sp. nov. Un deuxième
d’ 0r j I1 ? en de Ph. drachi a été découvert parmi une douzaine de Ph. ungulatus,
8<ne malgache, déterminés par Balss, avec lesquels il était mélangé.
Source : MNHN, Paris
72
D. GUINOT
Enfin nous possédons un exemplaire femelle de cette espèce nouvelle, grâce
à un échantillon provenant de Nosy-Bé, déterminé Phymodius sp. et com¬
muniqué par M. A. Crosnier.
Phymodius drachi sp. nov.
(Fig. 42, 47a, b ; pl. III, fig. 1, pl. VII, fig. 1)
Matériel examiné.
Madagascar N.E., Millot coll., Nobili det. P h. ungulalus: holotype
10,3 x 16 mm.
Mer Rouge, Jousseaume coll., Nobili det. Ph. ungulalus (H. Milne
Edwards) (cf. 1906a, p. 264) : d para type 12 X 18 mm.
Nosy-Bé, zone intercotidale, Crosnier coll. 1959 et det. Phymodius
sp. : 1 $ 11 x 16,5 mm.
Remarques.
Nous comparerons principalement Ph. drachi avec Ph. ungulalus, Ph.
granulatus et Ph. nilidus. Il ne peut être confondu avec Ph. monliculosus
qui se distingue en particulier par la subdivision secondaire accentuée sur
la carapace, par le faible développement des lobes frontaux externes, et
par le premier pléopode mâle (cf. Gordon, loc. cil., pp. 37, 38 ; Forest et
Guinot, loc. cil., pp. 106-109).
Ph. drachi présente des caractères des trois espèces précitées mais diffère
de chacune d’elles par un certain nombre de caractères que nous résumons
ci-dessous.
Carapace. — La forme de la carapace de Ph. drachi (pl. III, fig. l,pl. VII.
fig. 1) est celle de Ph. nitidus, c’est-à-dire nettement plus large que chez
Ph. ungulalus ou Ph. granulatus. A l’œil nu, la face dorsale semble presque
aussi lisse que chez Ph. nilidus (pl. VIII, fig. 1), au lieu d’être granuleuse ou
rugueuse comme chez Ph. ungulalus (pl. VIII, fig. 2) ou fortement granuleuse
(et, chez certains spécimens, pilifère) comme chez Ph. granulatus (pl. VII.
fig. 2). A un faible grossissement, la carapace de Ph. drachi est finement et
régulièrement granuleuse ; elle porte en outre de petites ponctuations. Comme
pour les autres Phymodius, la granulation est plus développée chez le spéci¬
men femelle de la nouvelle espèce. En résumé, quant aux proportions de la
carapace Ph. drachi ressemble à Ph. nilidus ; quant à son caractère lisse d
rappelle des Ph. nitidus de même taille ou des Ph. ungulalus âgés à orne¬
mentation émoussée.
La lobulation est analogue à celle de Ph. ungulatus et de Ph. granulatus :
2M divisé longitudinalement (à l’inverse de Ph. nilidus ) ; 4M bien distinct ;
IL, 3L, 4L, IR bien séparés ; 2R plus ou moins nettement divisé en deux
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
73
Petits lobules ; lobes 2P développés. Le front est analogue à celui de Ph.
Ungulalus, avec des lobes externes bien développés et séparés par une encoche
Profonde des lobes médians fortement convexes. On peut noter cependant
une différence : les lobes 1F sont un peu plus proéminents chez Ph. ungulalus.
Les lobes antéro-latéraux sont arrondis chez nos trois spécimens de Ph.
drachi, comme chez des Ph. nitidus de même taille ou comme chez des Ph.
ungulalus âgés ; nous n’avons pas examiné de très jeunes Ph. drachi, mais il
est probable que chez ceux-ci les lobes antéro-latéraux — au moins les deux
Postérieurs — sont spiniformes.
Abdomen. — L’abdomen mâle de Ph. drachi (fig. 42) se rapproche de
oelui de Ph. granulalus (fig. 44) par le telson très court et élargi à la base et
Par l’avant-dernier article également court et large. Chez Ph. nitidus (fig. 43)
, plus encore chez Ph. ungulatus (fig. 45) ces deux segments sont longs et
Plus étroits.
Chélipèdes mâles. — Les chélipèdes de Ph. drachi sont analogues à
Ceux de Ph. ungulalus. Le grand chélipède a une main large, munie sur la
*u°itié supérieure de la face externe de tubercules qui s’émoussent au cours
e la croissance ; les doigts sont incurvés ; le carpe porte quelques tubercules
fondis. Le propode du petit chélipède, plus allongé, est granuleux sur les
/o supérieurs de la face externe ; les doigts sont longs et moins écartés.
Ph. drachi sp. nov. étant, semble-t-il, une espèce d’une taille inférieure à
celle de Ph. ungulalus, la comparaison doit porter sur des Ph. ungulatus
Un peu plus grands : par exemple, notre Ph. drachi mâle de 16 mm de large
es t> quant aux chélipèdes, comparable à un Ph. ungulatus de 20 mm de large.
Par contre la comparaison entre Ph. drachi et Ph. granulalus semble
©voir être faite entre des exemplaires sensiblement de même taille. La gra¬
dation des chélipèdes est un peu plus développée chez Ph. granulalus.
Chez les Ph. nitidus mesurant entre 15 et 20 mm de large, les chélipèdes
Oïit lisses, plus allongés, en particulier la main du grand chélipède dont la
PCftjon palmaire n’est pas élargie.
. Chélipèdes femelles. — Les chélipèdes de notre exemplaire femelle
afi d rac hi sont analogues à ceux des Ph. ungulalus femelles, c’est-à-dire
ongés, granuleux et tuberculés sur toute leur surface ; les doigts, longs,
0n c °ntigus, sont en forme de cuiller très accentuée à leur extrémité.
Pattes ambulatoires. — Une des caractéristiques importante de Ph-
uchi est la pilosité des pattes ambulatoires. Elle rappelle celle observée
Ph. nitidus et Ph. granulalus. En effet, les trois espèces portent de longs
f us sur ces appendices. Cependant on peut noter des différences : chez
jj. ' drachi (pl. VII, fig. 1) la pilosité est longue, assez serrée et d’aspect
irsut e ; i a pji os ité <j e p/, granulalus (pl. VII, fig. 2) est très proche mais
° Paiement un peu plus courte, plus souple, dense et beaucoup plus
1 _ U, î leu > se d’où un aspect plus touffu ; enfin chez Ph. nitidus (pl. VIII, fig. 1)
Pilosité, d’aspect hirsute comme chez Ph. drachi, est un peu plus courte,
««ns dense.
Source : MNHN, Paris
74
D. GUINOT
Fig. 38. — Phymodius ungulatus (H. Milnc Edwards), <s 8,5 x 12 mm, Tahiti, RansoN
coll., Forest et Guinot det. : grand chéiipède ( x 5).
Fio. 39-41. —• Phymodius granulosus (de Man), <j 9 x 12,3 mm, Banda Neira, Gordon
det. Phymodius sp. :
39, 2* patte thoracique droite ( x 8,5).
40, chéiipède droit ( x 5).
41, extrémité de l’abdomen (x 15).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO j75
Chez Ph. ungulatus (pl. VIII, fig. 2), les pattes ambulatoires portent des
Poils courts et bruns, entremêlés de quelques poils longs plus clairs.
La spinulation des pattes, plus développée que chez Ph. ungulatus, se
rapproche de celle de Ph. nitidus et de celle de Ph. granulatus ; chez ce
dernier, le mérus est granuleux sur toute sa surface alors qu’il est lisse chez
Ph. drachi.
Pléopode mâle. — Par le premier pléopode mâle, Ph. drachi se distingue
nettement de Ph. ungulatus chez lequel cet appendice (cf. Gordon, 1934,
ng. 186) porte à l’apex plusieurs fortes épines dirigées en arrière et quelques
®°ies plumeuses un peu plus longues. Il se rapproche au contraire de celui
e Ph. nitidus et de Ph. granulatus (et également de Ph. granulosus : voir p. 81)
Por la forme générale du lobe distal et son ornementation de longues soies.
*-hez Ph. drachi (fig. 47 a, b), le lobe distal assez large et obliquement tronqué
comme chez Ph. granulatus (fig. 48 ; et cf. Gordon, 1934, fig. 216) porte,
comme cette dernière espèce, de longues soies. Chez Ph. nitidus (fig. 50 ; et
c • Gordon, 1934, fig. 21a, al), le lobe apical, plus allongé et surtout plus
e r °it, porte des soies notablement plus courtes et non plumeuses.
En résumé, Ph. drachi présente au premier abord l’aspect de Ph. nitidus :
carapace large et lisse, pattes ambulatoires avec une abondante pilosité ;
loh' S 51 S en distin g ue P ar la lobulation de la face dorsale (2M divisé), par les
bes frontaux bien développés et saillants, par les chélipèdes et par le pre-
,. Ier pléopode mâle. Aux affinités entre Ph. drachi et Ph. ungulatus, c’est-à-
s> lre la lobulation de la face dorsale, la forme du front et des chélipèdes,
opposent d’importantes différences portant sur les proportions de la cara¬
pace et des deux segments terminaux de l’abdomen mâle, sur la pilosité
es pattes ambulatoires et sur le pléopode mâle.
En fait, et bien que ce soit contraire aux apparences — l’un est lortement
Ph ° j^ eUx ’ 1 autre est lisse —, c’est Ph. granulatus qui est le plus proche de
• drachi. Les différences que nous avons relevées entre ces deux espèces
et P° r tent que sur la forme de la carapace, plus longue chez Ph. granulatus,
( j SU J' la granulation, très développée chez Ph. granulatus. Le front, la forme
j s aaélipèdes, l’abdomen mâle sont analogues en même temps que la pilosité
^ .Paltes ambulatoires, et les premiers pléopodes mâles sont difficiles à
s Mguer. Cependant il faut remarquer que tous les Ph. granulatus, examinés
^ r ** 0Us en grand nombre, sont très granuleux et rugueux. Tous ont égale-
ÿ n î\ Une carapace relativement étroite. Par ailleurs, chez les trois Ph.
s » , » * e caractère carapace large — commun à Ph. drachi et Ph. nitidus —
compagne du caractère carapace lisse et appendices lisses.
coli .. 1 nymoaius drachi sp. nov., holotypc o" 10,3 X lb mm, Madagascar, mili.ot
Fig 40 ’ Nob "-i det. Ph. ungulatus (H. Milne Edwards) : extrémité de l’abdomen ( x 10,5).
êvtw "T l’hyniotlius nitidus (Dana), â 13,6 x 21,5 mm, Abulat, Calypso coll. 1952:
Fig 44 m,té de l’abdomen ( x 9).
coll ‘ Phymodius granulatus (Targioni Tozzetti),
Fig. 4 c’ <let- F/i. Deliaanii : extrémité de l’abdomen ( x ~,.
C»i ’ Phymodius ungulatus (H. Milne Edwards), <T 13,5
L coll., Bouvier det. : extrémité de l’abdomen ( x 9).
Source : MNHN, Paris
76
». GÜINOT
En ce qui concerne la répartition de ces espèces, nos connaissances
actuelles se présentent ainsi :
Ph. ungulatus: espèce indo-pacifique très répandue mais, semble-t-il,
absente de Mer Rouge.
Ph. granulatus: espèce confinée à la Mer Rouge et au Golfe Persique
(voir p. 83).
Ph. drachi sp. nov. : Mer Rouge, Madagascar.
Ph. nilidus : espèce indo-pacifique très dispersée, présente en Mer Rouge,
à Madagascar, etc. (voir p. 84).
Ph. granulosus (de Man) : Amboine, Banda Neira. Madagascar.
Phymodius granulosus (de Man, 1888)
(Fig. 39-41, 46, 49a, b ; pi. III, fig. 2, pl. IX, fig. 1, 2)
Cyclodius granulosus de Man, 1888, p. 283, pl. 11, fig. 1, la : Amboine.
Phymodius sp. Gordon, 1934, fig. 19c/ (alî. nilidus) : Banda Neira.
Matériel examiné (déposé au Muséum de Paris, sauf mention contraire)-
Cyclodius granulosus de Man, 1888 (p. 283), holotype Ç 6,7 x 9,3 mm,
Amboine, J. Brock coll. 1885 (déposé au Zoologisches Institut der Univer-
silàt, Gôttingen).
Phymodius sp. Gordon, 1934 (p. 43), <J 9 x 12,3 mm, Banda Neira,
24-2-1929 (déposé au British Muséum). Cf. pl. IX, fig. 2.
Chlorodopsis (Cyclodius) ornata Dana, 1 <J juv. 7x9 mm,2 $ 5,5 x 7,3 mm
et 6,3 x 8,6 mm, Balss det., Madagascar (Diego Suarez), J. Millot coll.
Chlorodopsis aff. scabricula Dana, <J juv. 5,4 x 7 mm, Balss det., Mada¬
gascar N.W., J. Millot coll. Cf. pl. IX, fig. 1.
Chlorodopsis wood-masoni Alcock, Ç 7,2 X 9,8 mm, Balss det., Madagas¬
car (Tamatave), J. Millot coll.
Remarques.
En 1888 (p. 283, pl. 11, fig. 1), de Man a décrit comme nouvelle et
rattaché au genre Cyclodius Dana, 1851 (1851/», p. 126) une espèce récoltée
à Amboine, C. granulosus. Bien que représentée par un seul exemplaire,
l’espèce est bien décrite : de Man la rapproche des deux Cyclodius créés en
1852 par Dana, C. ornatus et C. gracilis, et souligne les affinités reliant plu s
particulièrement C. granulosus à C. gracilis. de Man émet l’hypothèse que
C. granulosus est peut-être une « variété » de gracilis, mais il précise en même
temps les différences séparant les deux formes. Depuis sa description, C-
granulosus n’a pas été signalé.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
77
En 1961 (Forest et Guinot, loc. cil.), nous avons identifié le genre
yclodius Dana au genre Phymodius A. Milne Edwards, et rattaché d’une
Part Cyclodius ornatus Dana (1852a, p. 80 ; 18526, p. 223) à Phymodius
' n °nticulosus (Dana, 1852), et d’autre part Cyclodius gracilis Dana (1852a,
PP- 80, 81 ; 18526, p. 224) à Phymodius ungulalus (H. Milne Edwards, 1834).
u sujet de Cyclodius granulosus de Man, nous écrivions alors ( loc.cit., p. 113) :
"Une troisième espèce de Cyclodius, C. granulosus, a été décrite d’Amboine
Par de Man...; l’auteur note les aflinités avec C. gracilis mais les sillons
globulaires de ce spécimen, de 9 mm de large, paraissent peu profonds
PA 6 est entier; il semble difficile par conséquent de l’identifier à
hymodius ungulalus. »
Ainsi la position de Cyclodius granulosus de Man restait douteuse. La
eu e certitude était qu’il s’agissait d’un Phymodius.
Le statut d’une autre espèce demeurait également imprécisé (loc. cil.,
PP- 104-105), celui du Phymodius sp. décrit par Gordon en 1934 (p. 43,
«g- 19d) de la Mer de Banda.
L étude des Xanthidae recueillis par la Calypso nous a alors permis de
evojr le problème posé par Cyclodius granulosus de Man et par Phymodius
S P- Gordon.
PA à l’obligeance du Dr. I. Gordon, nous avons pu examiner ce
„ yniodius sp. Nous lui avons identifié plusieurs petits Phymodius de Mada-
p 0 ? Car .’ ^versement déterminés par Balss (cf. matériel examiné) et qui ne
vaient être rattachés ni à Ph. unqulatus, espèce la plus proche, ni à aucun
au tre Phymodius.
„ ^ eSt d’une part la comparaison de nos jeunes Phymodius sp. de Mada-
les Trr VCC L'/c/od('u.s granulosus de Man et d’autre part la constatation que
cell , rences signalées par de Man entre C. granulosus et C. gracilis sont
o fa e r éparant * e Phymodius sp. de Gordon de Ph. ungulalus (dont Cyclodius
v „nt est synonyme) qui nous ont amenée à considérer la possibilité sui-
e • Phymodius sp. Gordon = Cyclodius granulosus de Man.
In(J ^ a collection de Décapodes récoltée par J. Brock en 1885 dans l’Océan
der */7 Ct cLidiée par de Man en 1888 est déposée au Zoologisches Institut
i’hol nioersilat de Gôttingen. Grâce aux recherches du Dr. P. Kuenzer,
Il s’ °^i ,e d e L. granulosus a pu être retrouvé (1) et nous être communiqué,
de lar*^ n ° 0 ^ un m ^I e comme le signale de Man, mais d’une femelle, de 9,3mm
donnons ici un dessin de la carapace de l’holotype (fig. 46) et un
les h dU ^ÿrnodius sp. Gordon (pl. III, fig. 2). La différence de taille entre
e S pj eU3 5 specimens ne fait pas apparaître leur appartenance à une même
irfipo e .' N° Us avons déjà insisté sur les variations liées à l’âge et au sexe, très
Nantes à l’intérieur du genre Phymodius. 11 convient donc de comparer
l>ar suiil e ,î Jr Kuenzer, que nous remercions très vivement, nous signale (in lilt. 1962) que
BUerrc „i, .? mauvaises conditions de conservation rencontrées au cours de la dernière
’ 1 ‘“Sieurs étiquettes de la collection sont maintenant illisibles.
Source : MNHN, Paris
78
D. GUINOT
l’hololype de Cgclodius granulosus aux spécimens juvéniles que nous avions
immédiatement rattachés à Phymodius sp. Gordon, par exemple au Chloro-
dopsis aff. scabricula de Balss, dont nous donnons une photographie (pl. IX,
fig. 1).
Fig. 46. — Phymodius granolusus (de Man), holotype ? 6,7 x 9.3 mm, Amboine, J-
Brock coll. 1885 : carapace (pilosité représentée à droite seulement).
Une seule mais importante différence aurait pu être relevée entre le
Cyclodius granulosus de de Man et le Phymodius sp. de Gordon. L’espèce
décrite et figurée par de Man (p. 283, pl. 11, fig. 1) semble avoir un front
pratiquement rectiligne ; au contraire l’espèce de Gordon se caractérise
par un front profondément échancré en son milieu et muni sur le bord externe
de deux lobes saillants. L'examen de l’holotype de C. granulosus montre
que l’encoche médiane existe mais qu’elle est oblitérée par deux spinules,
analogues à celles qui bordent le front ; les lobes latéraux sont petits mais
présents (cf. fig. 46). On peut remarquer aussi que les encoches médiane et
latérales sont également moins profondes chez les jeunes Phymodius sp. de
Madagascar (Balss det. Chlorodopsis aff. scabricula : cf. pl. IX, fig. 1) que dans
la forme plus âgée représentée par Phymodius sp. (pl. III, fig. 2, pl. IX, fig. 2)-
En conclusion, Phymodius sp. Gordon semble bien synonyme de Cyclodiü s
granulosus de Man.
Nous exposerons ci-dessous les caractéristiques de Ph. granulosus (d e
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
79
et plus particulièrement ses caractères distinctifs de Ph. ungulatus
(H. Milne Edwards) et de Ph. nitidus (Dana).
En séparant Phymodius sp. des autres Phymodius typiques, Gordon
i oc - CI 'L> p. 43) écrit : « This specimen is so similar to P. ungulatus — apart
rom the shape of the front — that 1 was at first inclined to regard it as a
somewhat abnormal représentative of that species ». Plus loin, après des
remarques sur les affinités entre Phymodius sp. et Ph. nitidus, l’auteur conclut
P a r une autre hypothèse : « The specimen is of small size and may not be
mature... ; it is just possible that it is a somewhat abnormal specimen
01 P- nitidus. »
^ ^ n effet, Ph. granulosus (fig. 46; pl. III, fig. 2, pi. IX, fig. 1, 2) se rapproche
e Ph, ungulatus (pl. VIII, fig. 2) par la forme générale de la carapace, assez
roite et longue et par la lobulation et la granulation de la face dorsale.
/ ° mme chez des Ph. ungulatus de même taille, les jeunes Ph. granulosus
IP • III, fig. 2, pl. IX, fig. 1) sont armés de dents antéro-latérales spiniformes
ongues ; chez le mâle plus grand, qui correspond au Phymodius sp. Gordon,
. s trois premières dents antéro-latérales sont plus émoussées et seule la
crnière est spiniforme, comme c’est le cas chez Ph. ungulatus de taille
analogue (cf. Forest et Guinot, 1961, pl. 11, 12, 13).
et f >fl - Qranulosus offre sur la face dorsale des lignes granuleuses saillantes
es touffes de poils clairs (plus nombreuses chez les jeunes). Ce caractère
accentué par la forme du front qui distingue nettement les deux espèces :
les^ ^ granulosus (pl. III, fig. 2, pl. IX, fig. 2) le front est très avancé,
ohr Pet ' tS *°b es latéraux sont bien développés et les lobes médians très
’fiues sont séparés par une profonde échancrure en V. Les encoches
(ni 'tv 6 et itérâtes sont moins profondes chez les Ph. granulosus jeunes
ch 1) et l’cchancrure médiane est même oblitérée par des spinules
Sn - ez * hdotype (fig. 46). Il faut aussi noter chez les jeunes l’ornementation
P n uleuse de la face dorsale de la carapace (cf. de Man, loc. cit., p. 283, 284).
^ abdomen mâle de Ph. granulosus (fig. 41) est analogue à celui de Ph.
Un gulatus (fig. 45).
de p, autres différences, en plus de la forme du front, séparent Ph. granulosus
amh î un .^ u ^ alus ’ a savoir les chélipèdes du mâle, la spinulation des pattes
u atoires et le premier pléopode mâle.
inép otre 8 r and exemplaire mâle de Ph. granulosus a des chélipèdes moins
de (,UC cllcz des Ptl ' un g u,alus de même taille ou de taille supérieure ;
La Yn *’ * a ^ orme dn grand et du petit chélipède est sensiblement la même,
sont m est lra I )Ue > ,es bor ds supérieur et inférieur de la région palmaire
d ro i t SU * ) I )ara dèles, les doigts sont forts, courts, non contigus ; le dactyle est
form SUr * es 2/3 de sa longueur et ne s’incurve qu’à l’extrémité distale en
ch( ;,j e .d e sabot (fig. 40). Au contraire, chez Ph. ungulatus, l’inégalité des
l e des est accentuée et le petit chélipède est plus grêle et plus long que
les b n< ! clléli Pède (pl. VIII, fig. 2) ; la main du grand chélipède est haute,
c °Urh su I )( -‘rieur et inférieur de la région palmaire sont divergents et la
Uf e du doigt mobile est répartie sur toute la longueur (fig. 38).
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
81
tk* 11 Ce ^ U * concerne l’ornementation, Gordon écrit ( loc. cit., p. 43) :
* tne tubercles on wrist and palm of the cheliped are also lower and more
tuse ». En effet, les tubercules émoussés qui ornent les chélipèdes du mâle
e 12,3 mm de large sont comparables à ceux que portent les Phymodius
§ e s, de grande taille. Mais d’autre part, chez Ph. granulosus, le carpe pré-
-fte à l’angle interne deux fortes épines, analogues à celles observées
ez de jeunes Ph. ungulalus ; le bord supérieur du mérus est armé de deux
°rtes épines, l’une proximale, l’autre médiane.
La spinulation des pattes ambulatoires est plus développée chez Ph.
V anulosus que chez Ph. ungulatus, en particulier sur le carpe et le propode
e P2 et p3 (fig. 39) qui portent plusieurs rangées de fortes épines.
Enfin, le premier pléopode mâle est un élément décisif dans la distinction
es deux espèces : chez Ph. ungulalus (cf. Gordon, loc. cit. fig. 186 ; et
o.REST et Guinot, loc. cit., fig. 86a, 6) le pl 1 mâle porte plusieurs fortes
Pines et quelques soies plumeuses dirigées vers l’arrière ; chez Ph. granulosus
siiKrï■ a ’ * e ^°k e a P* ca * est l° n g et étroit et porte une dizaine de soies
distales assez longues, non plumeuses.
Ce sont la forme et l’ornementation de cet appendice qui ont amené
efî ': DON ^ considérer Phymodius sp. comme une espèce «aff. nilidus». En
e L les pléopodes de ces deux espèces sont extrêmement proches, et nous
, oc P° Uv °n s les distinguer (cf. le pl 1 S de Ph. nilidus : fig. 50 ; et in Gordon,
Ph Cl - ’ ^ Cependant, Ph. granulosus ne peut être identifié à
• JU/itfus (pl VIII, fig. 1) qui s’en sépare par d’importants caractères, en
f r r jcnlier par la carapace plus large et lisse, par la région 2M entière, par le
a mb / )CU convexe et seulement sinueux, par la forte pilosité des pattes
J^ 0Us avons vu précédemment le cas de Ph. drachi sp. nov. et de Ph.
des *ï latus cllez lesquels, également, le pl 1 mâle ne permet pas la distinction
deu CUX es P® ces (P'S- 47a, 6 et 48) : mais les différences relevées entre ces
cara es P^ ces > qn* louchent surtout l'ornementation et les proportions de la
P^ cc > sont moins nettes, moins tranchées que celles existant entre Ph.
( l’un U ° S,K el Ph- nilidus. Il est intéressant de noter que dans l’ensemble
Parf ® e ? re ' où l’appendice mâle représente un bon caractère spécifique,
°ttrent ^ eUX es P èces distinctes par plusieurs points de la morphologie externe,
Pua;7i n P lé °P 0( l e analogue : c’est aussi le cas, par exemple, de Pilodius
y et de P. spinipes.
Mu t* n' Phymodius drachi sp. nov., holotype 3 10,3 x 16 mm, Madagascar,
, a, dm '/ c °H-> Nobili dct. Ph. ungulalus (H. Milne Edwards).
Pla. jo 1 (X 33,5) ; b, id., extrémité (x 66,5).
R 0i ' ~~ Phymodius granulatus (Targioni Tozzetti), i 15 X 22,3 mm, Port Ibrahim,
p >o. 49 AN coH. : pl 1, extrémité (x 31,5).
l>h i/m<>diJs l '! ,modius 9 ranulosus ( de Man), s 9 x 12,3 mm, Banda Neira, Gordon det
1 ( x , ,?7) b, id., extrémité ( x 81,5).
pl 1 * ' . Phymodius nilidus (Dana), 3 13,6 x 21,5 mm, Abulat, Calypso coll. 1952:
’ cx irémité (x 63).
ÉMOl " Ks du Muséum. — Zoologie, t. XXXII. 6
Source : MNHN, Paris
82
). GUINOT
La répartition géographique de Phymodius granulosus est la suivante :
Amboine, Banda Neira. Madagascar.
Clef de détermination des espèces de Phymodius
Nous proposons ci-dessous une nouvelle clef de détermination inspirée
de celle de Gordon (foc. cit., p. 33) et permettant la détermination des six
espèces typiques (au sens de Gordon, loc. cit., p. 33 ; cf. p. 85) du genre Phy¬
modius, à savoir les quatre espèces admises jusqu’à présent, l’espèce nouvelle
décrite ici, Ph. drachi sp. nov., et l’espèce rattachée par de Man au genre
Cyclodius et que nous rangeons dans le genre Phymodius, Ph. granulosus (de
Man, 1888).
I. Lobe 2M entier. Pattes ambulatoires fortement pileuses.
. Phymodius nitidus (Dana).
II. Lobe 2M longitudinalement divisé.
A. Pattes ambulatoires faiblement et irrégulièrement pileuses.
1. Front avec les angles externes petits et séparés des lobes médians
peu convexes par une faible concavité. PI 1 <? avec un petit nombre
de longues soies plumeuses et des épines assez courtes dans la
région subdistale. Phymodius monticulosus (Dana).
2. Front avec les angles externes saillants séparés par une profonde
concavité des lobes médians convexes. PI 1 ^ avec dans la région
distale de nombreuses et fortes épines et plusieurs soies plumeuses
dirigées vers l’arrière ... Phymodius ungulalus (H. Milne Edwards).
3. Front avec les angles externes saillants, les lobes médians avancés
très obliques et séparés par une encoche en V. PI 1 3 avec un lobe
apical étroit et long et des soies non plumeuses dans la région
subdistale. Phymodius granulosus (de Man).
B. Pattes ambulatoires fortement pileuses.
1. Carapace large et lisse. Granulation peu développée .
. Ph. drachi sp. nov.
2. Carapace étroite, longue, densément granuleuse. Dans l’ensem¬
ble, granulation et rugosités très développées .
. Ph. granulatus (Targioni Tozzetti).
Phymodius granulatus (Targioni Tozzetti, 1877)
(Fig. 44, 48 ; pl. VII, fig. 2)
Pilodius granulatus Targioni Tozzetti, 1877, p. 50, pl. 4, fig. 15-17, 19-20.
24a : Mer Rouge.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES
LA CALYPSO
83
Chlorodius Dehaanii, Heller, 18616, p. 337 : Mer Rouge, Golfe Persique.
Phymodius granulalus, Nobili 1906a, p. 205 : Mer Rouge. — Klunzinger,
1913, p. 227, pl. 3, fig. 3.
Chlorodopsis arabica, Laurie, 1915, p. 450, pl. 42, fig. 1-16, pl. 43, fig. 2,4a-d :
Soudan. — Caïman, 1927, p. 213 : Canal de Suez.
Phymodius granulalus, Balss, 19246, p. 10 : Mer Rouge.—Gordon, 1934,p. 41,
fig- 196, 206, 216: Mer Rouge. — Ramadan, 1936, p. 33 : Mer Rouge. —
Monod, 1938, p. 127 : Baie de Suez. — ? Ward, 1942, p. 98 : Chagos. —
Stephensen, 1945, p. 157, fig. 38F : Golfe Persique. — Forest et Guinot,
1961, p. 113, pl. 16, fig. 1-3. — Guinot, 1962a, p. 238 : Mer Rouge
(I- Sarso).
0c ALlTÉS DE RÉCOLTE.
Mer Rouge. Ile Abulat, dans un bloc : 1 Ç.
y[d., île Abulat, cap Sud : 1 (J.
y[ d -’ Hé Abulat, épifaune et endofaune d’un bloc d’Acropora: 2 <J, 2Ç.
b [d-> Abulat, accore Sud, dans coraux : 1 ?.
et ç < *‘* Abulat, Platier Ouest de l’île Nord, 0,50-1 m, dans coraux morts
Sfylopora vivants : 1 <?, 2 ?, 1 $ ovigère.
récif d ’Acropora en face du camp : 1 $.
lb \d., st. 5 : 1 Ç.
st. 9, épifaune et endofaune de Madréporaires : 3 $.
bid., st. 9, épifaune de Madréporaires II: 1 S.
A den, E. Simon coll. : 1 Ç.
Remarques.
„i *? ans l’état de nos connaissances actuelles, Phymodius granulatus (Tar-
r n ! Tozzetti) serait confiné à la Mer Rouge et au Golfe Persique, où il
5lfi'> e f> ente Un Soient très commun de la faune corallienne. Balss (1934a, p.
s : ' 1 a bien signalé à Madagascar et aux Seychelles (Mahé), mais les confu-
n s fréquentes observées à l’intérieur du genre Phymodius rendent néces-
p r< f e Une vérification de la détermination de Balss, avant d’affirmer la
etlce de Ph. granulalus dans la région malgache.
yonulatus est une espèce assez polymorphe, en particulier en ce qui
les Ce, ! n . e * a granulation de la carapace, généralement plus développée chez
fig S p^‘ mens femelles. Le premier pléopode mâle, figuré par Gordon (1934,
s ubd‘ P° r ^ e nombreuses et longues soies plumeuses c
s plumeuses dans la région
aVe p lr comparaison avec les autres espèces de Phymodius, et en particulier
(pl °Vn ^ rac S P- nov., nous publions ici une photographie de Ph. granulatus
6 U " M, fig. 2) et donnons un dessin de l’abdomen mâle (fig. 44) et de l'apex
Premier pléopode mâle (fig. 48).
Source : MNHN, Paris
84
D. GUINOT
Phymodius nitidus (Dana, 1852)
(Fig. 43, 50 ; pi. VIII, fig. 1)
Pilodius nilidus Dana, 1852a, p. 80 ; 18526, p. 218 ; 1855, pl. 12, fig. 7 : Samoa.
Chlorodius sculptus A. Milne Edwards, 1873a, p. 217, pl. 8, fig. 4: Nouvelle-
Calédonie, Samoa, Seychelles.—De Man, 1881, p. 98: Mer Rouge (Djeddah).
Phymodius sculplus, Alcock, 1898, p. 104 : Andaman, Mergui, Ceylan. —
Lenz, 1905, p. 354: Zanzibar; 1910, p. 550: Madagascar; nec 1912,
p. 3 (cf. Odhner, 1925, p. 85). — Nobili, 1906a, p. 265 : Mer Rouge. —
? Rathbun, 1911, p. 225 : Salomon, Praslin. — Klunzinger, 1913, p. 221,
pl. 6, fig. lla-e : Mer Rouge. — Laurie, 1915, p. 450 : Soudan. — Balss,
19226, p. 10 : Mer Rouge. — Ramadan, 1936, p. 33 : Mer Rouge.
? Phymodius nilidus, Rathbun, 1911, p. 225 : Praslin, Coetivy.
Phymodius nitidus. Gordon, 1934, p. 39, fig. 20a, 21a, a 1 : Mer Rouge.
Ceylan. — Forest et Guinot, 1961, p. 114, pl. 15, fig. 1-4 : Tahiti ; 1962.
p. 68. — Guinot, 1962a, p. 238 : Maldives.
Localités de récolte.
Mer Rouge. Abulat, accore Sud, dans coraux : 1 <J, 3 $.
Ibid., Platier Ouest de l’île Nord, 0,50-lm, dans coraux morts et Stylo-
pora vivants : 2 <?.
Remarques.
Phymodius nitidus (Dana) est, à l’inverse de Ph. granulalus, une espèce
très largement distribuée dans l’Indo-Pacifique : connue de Mer Rouge, de
la côte africaine (Zanzibar), de Madagascar, de l’île Maurice, de Coetivy et
des Seychelles, des Chagos, elle s’étend à l’est jusqu’aux Hawaï et aux
Tuamotu.
Trois espèces citées sans commentaires par Rathbun en 1911 peuvent
représenter Ph. nitidus: il s’agit de Ph. nilidus provenant de Praslin et de
Coetivy (cité p. 225), de Ph. sculptus provenant de Salomon et de Praslin
(cité p. 225) et enfin de « Chlorodopsis scabricula (Dana) » provenant de
Coetivy (cité p. 226). Nous avons montré (Forest et Guinot, 1961, pp. 91-
93, 115) que les jeunes Chl. scabricula signalées par Rathbun en 1906 et
1907 sont en réalité Phymodius nitidus, tandis que Chlorodopsis vcnusta
Rathbun, 1907 représente le véritable Pilodius scabriculus Dana, 1852. Les
Chlorodopsis scabricula immatures signalées par le même auteur en 1911 sont-
elles aussi Phymodius nitidus ? 11 semble improbable que Rathbun ait
identifié une même espèce sous trois noms différents. En l’absence de
figures et de description, nous ne pouvons éclaircir cette question. Remar-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
85
quons d’au Ire part que Rathbun est le premier auteur à avoir rattaché
uodius nitidus Dana au genre Phymodius.
Comme pour Ph. granulatus, nous publions une photographie de Ph.
nitidus (pl. VIII, fig. 1) et deux dessins, l’un de l’abdomen mâle (fig. 43) et
autre de l’apex du premier pléopode mâle (fig. 50).
Phymodius aff. laysani Rathbun, 1906
(Pl. X, fig. 3)
Localité de récolte.
Aldabra, entre Johny Channel et la Grande Passe, 40 m, 23 mai 1954:1 ?•
Remarques.
0 ,L. es . différences entre espèces « typiques » et « atypiques » de Phymodius
Din 1)1611 souli gnées par Gordon (1934, p. 33). Deux espèces sont «aty-
HUes » ; Ph i a y San [ Rathbun, 1906 ei Ph. odhneri Gordon, 1934.
tevf^i ^' SY,n ' a Été décrit des Hawaï par Rathbun en 1906 (p. 858, fig.
Un 6 pl- 12, fig. 8). En 1911 (p. 226), le même auteur a signalé des Chagos
(P 4 Î ern P* a ' re femelle légèrement différent du type du Pacifique. En 1934
etV ’ c ’ 25 a), Gordon figure un Phymodius laysani femelle déterminé
es .° mmun i ( I u é par Rathbun et discute des affinités qui existent entre cette
Parp C Cl 0( ^hneri. Gordon mentionne un autre exemplaire rattaché
de R ESTA a Ph- laysani et qui offre plusieurs différences par rapport à l’espèce
Ph f 1>elil Phymodius récolté à l’île Aldabra (pl. X, fig. 3) est proche de
ni ais ne nous semble pas devoir appartenir à cette espèce, dont
j Possédons un spécimen mâle des Hawaï, don du Dr. C. H. Edmondson.
D an e .R r- L Gordon a bien voulu examiner notre Phymodius aff. laysani.
R. lm possibilité de confronter ce spécimen avec le Ph. laysani de
com n BUN ’ 1911 récolta par le « Searlark » aux Chagos (1), le Dr. Gordon l’a
"As f Fe à cles dessins de ce dernier et nous écrit (in litt., octobre 1962) :
a o aa 1 can see, comparing your ? with the figures I made long ago of
tbç „ 6t ‘ “y Rathbun herself, your specimen is not the same. For example,
detail S f lallc seems muc h shorler and broader than in Rathbun’s $ and the
s of the chela differ. Your $ lias definitely a shorter deeper immovable
* u iet d e i n S 5 e , l ? ler t’' ons * e D r C. U. Goodhart, de Cambridge, des renseignements fournis au
t >: 'rtie de cc Vi° n , recuci| l ie P ar >e * Searlark . et publiée par Rathbun en 1911 : une
st c onscrv,/.„ ^ emlection se trouve au Cambridge University Muséum, tandis que l’autre
ee à Washington, à l’U.S. National Muséum.
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
finger (this feature I mentionned also in connection with the specimen Pesta
determined) and the pattern of the ornamentation on the palm is different.
I should judge you had something else. »
Comme le suggère le Dr. Gordon, il serait nécessaire de revoir tous les
Ph. laysani signalés : seule la comparaison d’exemplaires des Hawaï, des
Chagos, du spécimen déterminé par Pesta, et enfin de celui récolté à l’île
Aldabra permettra d’envisager la création d’une espèce nouvelle. L’étude
de cette question fera l’objet d’une publication ultérieure.
Nous figurons ici le premier pléopode mâle d’un véritable Ph. laysani,
provenant de l’île Johnston (fig. 37 a, b) : il est très proche de celui de
Ph. odhneri représenté par Gordon (foc. cil., fig. 246, bl).
Genre CYMO de Haan, 1833
Cymo andreossyi (Audouin, 1826)
Pilumnus Andreossyi Savigny, 1809, pl. 5, fig. 5 ; Audouin, 1826, p. 86 ;
1827, p. 265 : Mer Rouge.
Cymo Andreossyi, Heller, 18616, p. 346 : Mer Rouge. — Paulson, 1875, p. 38,
pl. 6, fig. 5 : Mer Rouge. — Kossmann, 1877, p. 35 : Mer Rouge.
Cymo andreossii, Miers, 18796, p. 3 : Rodriguez, Mer Rouge, Fidji ; 1884a,
p. 517 : Seychelles ; p. 532 : Seychelles, Mer Rouge, Golfe de Suez, Fidji,
Samoa.
Cymo andreossyi, Ortmann, 1894, p. 49 : Dar-es-Salam.
Cymo Andreossyi, Doflein, 1904, p. 100 : Seychelles (Malié). — Nobili, 1906a,
p. 271 : Mer Rouge. — Lenz, 1910, p. 551 : Madagascar; 1912, p. 4:
Thor.
Cymo andreossyi, Rathbun, 1911, p. 227 : Coetivy.
Cymo Andreossyi, Klunzinger, 1913, p. 255, pl. 3, fig. 7 : Mer Rouge. —
Bouvier, 1915, p. 103 : Maurice. — Laurie, 1915, p. 457 : Mer Rouge. —
Balss, 19246, p. 11 : Mer Rouge. — Caïman, 1927, p. 214. — Monod,
1938, p. 134 : Golfe d’Akaba.
Cymo andreossyi, Ramadan, 1936, p. 34 : Mer Rouge. — Holthuis, 1953,
p. 18 : Mariannes, Gilbert. — Guinot, 1958, p. 181, fig. 26a, 6; Mayotte.
Localité de récolte.
Mer Rouge, Abulat, Platier Ouest de Plie Nord, 0,50-1 m, dans coraux
morts et Slylopora vivants : 1 $.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
87
Genre GLOBOPILUMNUS Balss, 1933
Globopilumnus calmani (Balss, 1933)
Globopilumnus calmani Balss, 1933, p. 9, pl. 1, fig. 6, 7 : Mer Rouge, Maccles-
«eldbank. — Guinot-Dumortier, 1959, p. 110, fig. 9-13: Aldabra, Golfe
Persique.
Localités de récolte.
Golfe Persique, dragage, fond rocheux, 18 avril 1954 : 1 <?.
Aldabra, entre la Grande Passe et Johny Channel, 42 m : 2 S, 1 $.
J oid., dans un bloc pourri, 14 mai 1954 : 1 $, 2 juv.
Remarques.
d P a . vons m entionné ces spécimens de Globopilumnus calmani au cours
Dnhr!t S i° n du 8 enre Globopilumnus Balss, 1933, que nous avons récemment
PUDliee (Guinot-Dumortier, 1959 (1961)).
Da -f- ne P ar Gcularité distingue G. calmani des deux autres espèces indo-
et Cl Oques du genre, G. globosus (Dana) et G. adumnoides (A. Milne Edwards),
(> a ^, < -° nLra i re le rapproche des Globopilumnus ouest-africains, G. africanus
d e ‘ a ‘ l ne Edwards) et G. slridulans Monod : il y a chez G. calmani une plage
02 ^ anu * a *-ions carénées stridulantes située sur la face interne du mérus de
e p3 (Guinot-Dumortier, loc. cil., fig. 11).
pi/i^ eS P^°P 0( * es mâles 1 et 2 de G. calmani sont caractéristiques des Menip-
Pré 6 Gn P ap Gculier chez cette espèce, le pl 2 beaucoup plus long que le pl 1
sente un flagelle très développé et enroulé ( ibid ., fig. 12, 13 et cf. fig. 14).
Une *'^ lat de nos connaissances actuelles, alors que G. aclumnoides est
dans^n® loca,istie dans ,e Pacifique occidental et que G. globosus, signalé
Tua * ® Cl ^ an Indien à Minikoi, vit surtout dans le Pacifique jusqu’aux
dan^Pr* 11 et aux Hawaï (ibid., p. 110), G. calmani est la seule espèce signalée
ty,j p , Gcéan Indien occidental. G. calmani est connu de Mer Rouge (localité-
sjoj;. Golfe Persique, de l’île Aldabra. Balss (loc. cit., p.9) l’a également
«"aie de la Mer de Chine.
Genre ERIPHIA Latreille, 1817
Eriphia scabricula Dana, 1852
Ë r j^!' a 9° na 9 r <i, Krauss, 1843 (nec H. Milne Edwards), p. 36 : Natal.
Phla scabricula Dana, 1852a, p. 82 ; 18526, p. 247 ; 1855, pl. 14, fig. 5a :
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
Fidji, Archipel de la Société, Mer du Japon. — A. Milne Edwards, 1873a,
p. 256: Nouvelle-Calédonie, Maurice. — llilgendorf, 1878, p. 798:
Mozambique. — Richters, 1880, p. 151 : Maurice. — Lenz et Richters,
1881, p. 2 [422J : Madagascar. — Miers, 1884a, p. 535: Mozambique,
Ile Darros, Maurice, Fidji. — Lenz, 1905, p. 358 : Zanzibar, Aldabra. —
Nobili, 1906a, p. 292 : Djibouti, Obock. — Stebbing, 1910, p. 303 : Le Cap ;
1918, p. 53 : Natal. — Rathbun, 1911, p. 233 : Salomon, Peros, Egmont,
Praslin, Coetivy. — Klunzinger,-1913, p. 301. — Tweedie, 19506, p. 125 :
Cocos-Keeling. — Barnard, 1950, p. 275 : Durban, Impengazi. — Forest
et Guinot, 1961, p. 122, fig. 113a, b, 114 : Tahiti.
Localités de récolte.
Aldabra, entre la Grande Passe et Johny Channel, 42 m, 23-5-1954 : 1 J.
Ibid., dans un bloc pourri, 14-5-1954 : 1 exemplaire sacculiné.
Remarques.
Au cours d’une étude des Brachyoures de Tahiti et des Tuamotu (cf.
Forest et Guinot, loc. cit., p. 123), nous avons déjà relevé des variations à
l’intérieur de l’espèce E. scabricula portant surtout sur l’ornementation et
la pilosité du grand chélipède. Malgré l’étude d’un important matériel, nous
n’avons pu rapporter ces variations à des différences spécifiques ; de même,
nous n’avons pas retrouvé les caractéristiques des deux Ériphia proches
d ’E. scabricula, crées par Ward : E. scabricula garciaensis Ward, 1942, des
Chagos (que Barnard, loc. cil., identifie à E. scabricula ), et E. pilumnoides
Ward, 1939, des Philippines. Etant donné ceci et, d’autre part, l’existence
d’Eriphia présentant des caractères intermédiaires, nous rattachons à E.
scabricula ces diverses formes, y compris nos exemplaires de l’île Aldabra
qui sont analogues au matériel de Tahiti mentionné plus haut.
E. scabricula habite la Mer Rouge, la côte est-africaine, Madagascar,
l’île Maurice, les Seychelles, Aldabra, les Chagos, les Maldives, etc. Elle
s’étend jusque dans le Pacifique où elle atteint les Tuamotu, les îles Palmyre
et Fanning, les Marshall, l’île Wake et le sud du Japon.
Eriphia sebana (Shaw et Nodder, 1803)
Cancer sebana Shaw et Nodder, 1803, pl. 591.
Eriphia laevimana Guérin, 1829-1814, pl. 3, fig. 1 : Maurice. — H. Milne
Edwards, 1834, p. 427 : Maurice.
Eriphia Fordii McLeay, 1838, p. 60 : Afrique du Sud.
Eriphia laevimana, A. Milne Edwards, 1862, p. 5 : La Réunion ; 1868, p. 71 :
Zanzibar. — Hilgendorf, 1869, p. 75: Mozambique, Mascareignes, Phi'
lippines ; 1878, p. 797 : Mozambique. — Richters, 1880, p. 151 : Maurice.
—- Miers, 1884a, pp. 517, 534 : Ile Darros, I. Glorieuses, Maurice, Maad-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
gascar, Seychelles, Indes, Malaisie, I. Duke of York, MoretonBay, etc...—
Ortmann, 1893, p. 480 : Maurice, Samoa, Nouyelle-Guinée, 1894, p. 5 •
Amboine, Dar-eisalam. - Lenz, 1905, p. 358 : Zanzibar ; 1910, p. 552.
Tuléar.
Eriphia sebana, Rsthbon, 1911, p. 233 : Salomon, Peros, Egmont.
Eriphia laevimana, Pesta, 1913, p. 49 : Saval, Nicobar, I. Salomon, Seychelles,
Madagascar, Port Natal, Maurice, Sumatra.
Eriphia lavimana, Klunzinger, 1913, p. 300 (pro parte).
Eriphia laevimana. Bouvier, 1915, p. 86 : Maurice. — Gravier, 1920, p. 469 ■
Eriphia sebana laevimana, Ward, 1942, p. 98 : Maurice.
Eriphia laevimanus, Barnard, 1950, p. 273 : Natal. Hik
Eriphia sebana, Forest et Guinot, 1961, p. 122, fig. 111 . »
Tahiti.
Localité de récolte.
Aldabra, devant le camp à marée basse, 28-5-1954 : 1 ? ovigère.
Eriphia sebana smithi McLeay, 1838
Eriphia Smilhii McLeay, 1838, p, 60 : Afrique du Sud. — Krauss,
pl. 2, fig. 3 : Natal. — A. Milne Edwards, 1868, p. 71 : Zanzibar,
mann, 1877, p. 6, pl. 1, fig. 1 : Madagascar.
Eriphia laevimana var. Smilhii, Hilgendorf, 1878, p. 797 : Mozambique,
Maurice, Ibo.
Eriphia Smithii, Lenz et Richters, 1881, p. 2 [422] : Madagascar.
Eriphia laevimanus var. smithii, Miers, 1884a, pp. 517, 535. I. Glorieuses,
Mozambique, I. Darros. ..
Eriphia smithii, Ortmann, 1894, p. 54 : Kihva, Dar-es-Salam, Zanzibar,
Port Elisabeth. n .....
Eriphia laevimana var. smilhii, Lenz, 1905, p. 358 : Zanzibar ; 1910, p. 552 .
L Europe. ,
Eriphia laevimana var. Smithi, Nobili, 1906a, p. 291 : Mer Rouge ; 1906c,
P- 142 : Golfe Persique.
Eriphia smithii, Stebbing, 1910, p. 303. , , \
Eriphia lavimana var. Smithi, Klunzinger, 1913, p. 300 (pro pa )•
Eriphia laevimana smilhii, Balss, 19245, p. 13 : Mer Rouge. - Saka,. 1939,
P- 523, pl. 44, fig. 4 : Japon. „ _ .
Eriphia sebana smithi, Stephensen, 1945, p. 140, fig. 34C-D : Golfe Persique,
„ Létroit d’Ormuz, Golfe d’Oman.
Eriphia smilhii, Barnard, 1950, p. 274, fig. 37, /, 51 : Natal, Mozambique,
Isipingo, Durban, Delagoa Bay.
Source : MNHN, Paris
90
D. GUINOT
Localité de récolte.
Mer Rouge, Tadjourah, récif madréporique, Chadeville coll. 1958 : 1 <J.
Remarques.
E. sebana (Shaw et Nodder) et E. sebana smithi McLeay, formes indo-
pacifiques, sont présentes dans le sud-ouest de l’Océan Indien, aussi bien sur
la côte africaine que dans le canal de Mozambique, à Madagascar, à l’île
Maurice, etc. On peut noter toutefois qu’Z?. sebana semble commune
sur les îles au voisinage de Madagascar, telles les Seychelles, les Chagos, d’où
E. sebana smilhi n’a pas été signalée. Par contre, la sous-espèce habite la
Mer Rouge et le Golfe Persique alors qu ’E. sebana en semble absente.
Genre PSEUDOZIUS Dana, 1851
Pseudozius caystrus (Adams et White, 1848)
Panopeus caystrus Adams et White, 1848, p. 42, p. 9, fig. 2 : « Eastern Seas».
Pseudozius planus, Richters, 1880, p. 148 : Maurice.
Pseudozius caystrus, Ortmann, 1894, p. 49 : Dar-es-Salam. — Alcock, 1898,
p. 181 : Andaman, côte Mekran, Laquedives, Bombay, Aden, Samoa,
Bantam. — Nobili, 1906 a, p. 272 : Mer Rouge. — Rathbun, 1911, p. 227:
Diego Garcia, Coetivy. — Klunzinger, 1913, p. 284 : Mer Rouge. — Mac-
cagno, 1936, p. 175 : Assab. — Ward, 1942, p. 95 : Chagos. — Barnard,
1950, p. 253, fig. 47, /, l: Port Saint Johns ; 1955, p. 4 : Saint Lucia Bay. —
Guinot, 1958, p. 276 : Mayotte. — Forest et Guinot, 1961, p. 125 : Tahiti,
îles Gambier. — Guinot, 1962a, p. 239 : Maldives ; 1962Ù, p. 2 : Djibouti.
Localité de récolte.
Mer Rouge, Jousseaume coll. 1899 : 1 Ç.
Genre PILUMNUS Leach, 1815
Pilumnus laevigatus (Rathbun, 1911)
(Fig. 51-52 ; pl. XI, fig. 1)
Adumnus laevigatus Rathbun, 1911, p. 233, pl. 19, fig. 3, 4: Amiranles ;
1924, p. 20 : Australie (Cap Jaubert).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
91
p ilumnus laevigalus, Balss, 1933, p. 36.
Localité de récolte.
Aldabra, entre Johny Channel et la Grande Passe, 42 m, 23 mai 1954 :
1 ? ovigère 5x7 mm.
Remarques.
Nous identifions un Pilumnus recueilli à l’île Aldabra à l’espèce décrite
«es îles Amirantes par Rathbun (1911, p. 233, pi. 19, fig. 3, 4) sous le nom
Ac tumnus laevigalus, et signalée plus tard par le même auteur au nord-ouest
e 1 Australie (1924, p. 20 ).
R 3 carapace (pi. XI, fig. 1), sans traces de régions, est couverte d’une
jj es cence jaunâtre composée de poils courts, entremêlés de poils plus longs,
ant ^ Umeux ’ ^ ont une ran 8ce régulière un peu en arrière du front. Le bord
ero-latéral porte à l’angle exorbitaire une petite épine, immédiatement
1Vle d’une deuxième épine de même taille, et forme en arrière 3 lobes coni-
^.Chacun de ces lobes est surmonté d’une forte épine recourbée ; les deux
P emiers lobes portent en arrière de la dent spiniforme principale une épine
t r A 0n 7 a .* re et quelques très petites spinules. Les lobes frontaux (fig. 51) sont
^ p Cliques et sont munis, sur le bord, de petites dents dont une plus forte
Do' externe. La région sous-hépatique offre quelques tubercules
“tus dont un ou deux sont visibles dorsaîement : Rathbun signale ce
gra ®tère ap r è s examen de son A. laevigalus australien (1924). La main du
ext c ^'Pède ne porte des tubercules que sur les 2/3 supérieurs de la face
le j Cr . ne ‘ La main du petit chélipède est tuberculée sur toute sa surface ; sur
°'gt fixe, les trois fortes dents distales recouvrent l’extrémité du dactyle.
des^° U ^ n avons noté qu’une seule différence entre notre Pilumnus et la
-fion originale d ’Actumnus laevigalus : Rathbun ne mentionne pas la
nul U a t' on des pattes ambulatoires. Notre spécimen porte de fortes spi-
pjj 0 e s *t® Ur k carpe et le propode (fig. 52), cachées, il est vrai, par une dense
laeu' 1 n ° Us ne doutons pas de l’identification de notre exemplaire à Pilumnus
laev^ alUS ’ Par con * Te l’espèce rapportée — sans certitude — à Actumnus
Ce T>? lus P ar Barnard (1955, p. 31, fig. 13, a-c) nous parait bien distincte.
r aDn* Unm ' nae su d _est africain (Imhambane) offre plusieurs différences par
sur i° rt ^ A ' laev '9 alus (pl- XI, fig. 1), et en particulier : des poils plumeux
soush Cara P ace ’ a * }sence de dents sur le bord infra-orbitaire et sur la région
gpj_ j •Patique ; les trois petites dents antéro-latérales, surmontées d’une
l aeiJ . e > ne sont pas portées par des lobes coniques du bord comme chez A.
Placé ÜS ’ S ° nl P* us ra PP r °chées et, surtout, la première d’entre elles est
° r jji t e très loin de l’angle exorbitaire (cf. p. 32: «Distance between outer
La a . an Sle and lst tootli slightly greater than between lst and3rd teeth»).
a m du chélipède de l’espèce de Barnard est « finely granulate » ce qui
Source : MNHN, Paris
92
>. GUINOT
Fig. 51-52. — Pilumnus laevigatus (Rathbun),
1954 :
51, région frontale (x 17).
52, 3* patte thoracique ( x 17).
Fig. 53-54. — Maldivia palmyrensis Rathbun,
1954 :
53, 5* patte thoracique ( x 33,5).
54, détail du dactyle ( x 66,5).
9 5x7 mm, Aldabra, Calypso coll.
J 3,4 x 4 mm, Aldabra, Calypso coll-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
93
? st P as le cas chez A. laevigatus. Enfin, Barnard écrit «Legs without
pinules on margins » : bien que Rathbun n’ait pas mentionné la spinulation
pattes ambulatoires, le caractère inerme des appendices distingue à
(fig52) V ' S * A' ^ aev ^9 alus Barnard » de Pilumnus laevigatus (Rathbun)
B est possible que P. laevigatus soit — comme de nombreux Pilumnus —
e espèce assez polymorphe ainsi qu’en témoignent les différences, d’ailleurs
P u importantes, relevées par Rathbun entre le type des Amirantes et le
econd exemplaire signalé, australien. Cependant l’exemplaire est-africain
e Peut représenter une variation extrême de P. laevigatus et appartient à
ne autre espèce. Au contraire, le spécimen recueilli à Aldabra est tout à
fa,t typique.
Distribution géographique : Amirantes, Aldabra, Australie (Cap Jaubert).
Pilumnus merodentatus Nobili, 1906
19066, p. 263; 1907, p. 399: Tuamotu
merodentatus Nobili,
(Rikitea).
1 umnus longicornis merodentatus, Balss, 1933, p. 16 : Banda Neira, Nouvelle-
oméranie. Mer de Timor (Holothuriabank), Tahiti, îles Marquises.
1 Ufnnus merodentatus, Forest et Guinot, 1961, p. 132, fig. 128a, b, pl. 17,
flg 3 '
^° C ALITÉ de RÉCOLTE.
Aldabra : 1 <? 7 x 9,3 mm.
^Marques
l905 < ri US avons com paré ce Pilumnus à l’holotype de P. merodentatus Nobili,
caran d0 "t nous avons figuré récemment (cf. Forest et Guinot, 1961) la
dienr CC ^ et le P remier Plcopodc mâle (fig. 128a, b). Le spéci-
des -p ecue ‘di à l’île Aldabra est analogue à l’exemplaire de Nobili qui provient
cmj e UaiTlo t u - P- merodentatus est une espèce très caractéristique, en parti-
l’é c }. r I )ar I e front découpé par deux encoches latérales aussi profondes que
( S(lrt ancrure médiane, par les doigts du grand chélipède très forts, trapus
P^des Ut * e d °'® t fixe > a ex trémité presque tronquée), par le carpe des chéli-
bas e p U * P° rte a l’angle antéro-interne une large dent spinuleuse armée à sa
l° n „ Une spinule bien développée, et enfin par les pattes ambulatoires
Non„ es re lativement grêles et à spinulation particulière sur le mérus (cf.
Snj « Balss, loc. cil ).
Source : MNHN, Paris
94
». GUINOT
Balss (1933, p. 16) rattache, à tort selon nous, P. merodenlatus à P-
longicornis Hilgendorf, à titre de sous-espèce. Ce même auteur identifie à
l’espèce de Nobili le P. longicornis var. de Miers, 1886 (p. 157) et le P-
normani de Man, 1929 ( nec Miers, 1886). Si cette synonymie est exacte et
compte tenu des localités citées par Balss, P. merodenlatus serait connu de
la Mer de Banda, de la Mer de Timor, de Nouvelle-Poméranie, des Tongatabu,
de Tahiti, des Tuamotu, des îles Marquises. La capture de cette espèce dans
l’Océan Indien occidental, à l’île Aldabra, agrandit considérablement son
aire de dispersion.
Pilumnus longicornis Hilgendorf, 1878
Curtonotus veslilus McLeay, 1838 (nec de Haan), p. 61 : Afrique du Sud. —
? Krauss, 1843, p. 33 : Natal.
Pilumnus longicornis Hilgendorf, 1878, p. 794, pl. 1, fig. 8, 9 : Inhambane.
Nobili, 1906c, p. 135 : Golfe Persique. — Bathbun, 1911, p. 228 : Diego
Garcia, Cargados Carajos, Saya de Malha, Amirantes, Seychelles.
Pilumnus andersoni, Rathbun, 1911, p. 228: Cargados Carajos, Saya de
Malha, Amirantes, Seychelles, Praslin (fide Balss, 1933).
Pilumnus longicornis, Balss, 1933, p. 15 : Dar-es-Salam, Madagascar, Ceylan,
Indes, Archipel Mergui, Philippines, Célèbes, Mer de Java, Singapour,
Cap York, Australie W., Nouvelle-Zélande. — Chopra et Das 1937, p. 406,
pl. 6, fig. 3 : Mergui. — Monod, 1938, p. 135, fig. 17 F : Mer Rouge. — Ste-
phcnsen, 1945, p. 144, fig. 36A : Golfe Persique. — Barnard, 1947,
p. 365 : Maurice ; 1950, p. 265, fig. 49, c : Durban, Delagoa Bay.
Localité de récolte.
Golfe Persique, dragage, fond rocheux, 18 avril 1954: 1 $ ovigère.
Remarques.
Le premier pléopode mâle de Pilumnus longicornis a été figuré pa f
Monod (1938, fig. 17F), par Stephensen (1945, fig. 36A), et enfin p® r
Chhapgar (1957, pl. 10, n, o) qui représente sur l’un des bords de l’appendice
des soies plus longues que ne le montrent les dessins des deux précédents
auteurs.
D’après Stephensen (1945, p. 145), P. longicornis ne vit pas en Mer
Rouge ; or cette espèce a été signalée dans cette région par Monod en 1938
(p. 135). P. longicornis semble commun dans le Golfe Persique (Stephensen.
loc. cit. ; Calypso coll. 1954) ; il est présent sur la côte est-africaine, à Mada¬
gascar, à l’île Maurice, aux Seychelles et sur les îles avoisinantes, aux Chagos.
aux Maldives, et à l’est jusque dans le Pacifique où il atteindrait les Hawa*
Source : MNHN, Paris
95
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
(Pilumnus andersoni, Rathbun, 1906, p. 863), les îles Carolines (P. andersoni,
Rathbun, 1907, p. 56), le Japon (Sakai, 1939, p. 533), 1 Australie et la Nou
V elle-Zélande (cf. Balss, 1933, p. 15).
Pilumnus forskali (H. Milne Edwards, 1834)
Pilumnus Forskalii H. Milne Edwards, 1834, p. 419 : Egypte. — Heller,
1861u, p. 12. — Paulson, 1875, p. 39, pl. 7, fig. 1, la : Mer Rouge.
Pilumnus forskalii, Lenz, 1905, p. 357 : Zanzibar.
Pilumnus Forskalii, Nobili, 1906a, p. 275, pl. 10, fig- 5 : Mer Rouge. —
Klunzinger, 1913, p. 262.
Pilumnus incanus, Klunzinger, 1913, p. 259, pl. 2, fig. 16, pl. . ig- a
Mer Rouge.
Pilumnus forskalii, Balss, 1933, p. 13 : Djibouti, côte est-africaine (Zanzibar,
Mombasa), Seychelles.
Pilumnus Forskdli, Monod, 1938, p. 134, fig. 22B : Mer Rouge.
Localités de récolte.
Mer Rouge, Ile Abulat, Grande Termitière, face ouest : 1 ? ovigère.
Ibid., Abulat, plage du camp : 1 $•
Ibid., épifaune et endofaune de Porites II : 1 ?•
Remarques.
Le premier pléopode mâle de Pilumnus forskali a été figuré par Monod
< 19 38, fig. 22B) . _ . T ,.
L’aire de dispersion de cette espèce serait restreinte à 1 Océan Indien
occidental, les seules régions de capture ayant été jusqu à présent la
Kou ge, la côte est-africaine (Zanzibar, Mombasa) et les Seychelles.
Pilumnus propinquus Nobili, 1905
(Fig. 56 a, b)
P,,l "™us propinquus Nobili, 1905c, p. 163:
19060, p. 277 pl 10, fis. 7 : Djibouti ; 1906c, p. 140 : Golfe Persique. —
Lamie, j 915, p, 458 : Mer RoJge. - Balss, 1933, p. 12. - Stephensen,
Î945, p. 147.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO 97
Localités de récolte.
Golfe Persique, dragage, fond rocheux, 18 avril 1954: nombreux
spécimens.
Aldabra, plage du camp, 14 mai 1954 : 1 Ç, 1 3 juv.
Remarques.
Nous avons identifié à Pilumnus propinquus Nobili plusieurs Pilumnus
eoltés par la Calypso dans le Golfe Persique et à l’île Aldabra : ils sont
nformes aux syntypes que nous avons examinés, et aussi très proches des
• hirsutus de Mer Rouge du même auteur (1906a, p. 278).
Une certaine confusion règne parmi les Pilumnus apparentés à P. hirsulus
•nipson, 1858, et appartenant à la faune de Mer Rouge. En effet, l’espèce
(f £ Sutui1 Barnard (1950, p. 263, fig. 49d, g), dont le pléopode mâle
D i/V 7 ’ ^ est ana *°g ue à celui du P. hirsulus publié par Chopra et Das (1937,
L 407 ' fig- ii), ne semble pas être la même espèce que P. hirsulus sensu
(193Q HENSEN f >ers ' ( l ue (1945, p. 146, fig. 36 D-F). Quant à Sakai
do 1 • ^5), fi met P- hirsulus en synonymie avec P. minutus de Haan,
nt fi figure l’appendice mâle fig. texte 53.
f! P'autre part, le P. ? savignyi Heller de Stephensen ( loc. cit., p. 145,
don 11 C ) a PP araît distinct du P. savignyi de Monod (1938, p. 136, fig. 22 A)
le pléopode 1 mâle offre un lobe apical non recourbé,
p ^. tant donné ces contradictions, nous avons préféré rattacher à P.
au P ln ? y us Nobili nos Pilumnus, dont l’appartenance à cette espèce ne fait
p ar U " d°ute, compte tenu d’une synonymie éventuelle de l’espèce décrite
est r N ° B1Ll - p - propinquus possède un appendice mâle dont l'extrémité
con n 0rtei î lent enroulée (fig. 56 a, b). Son aire de distribution géographique
jusqu’à présent restreinte à la Mer Rouge et au Golfe Persique,
end maintenant à l’île Aldabra.
Pilumnus vespertilio (Fabricius, 1793)
p“ ncer Ves pertili 0 Fabricius, 1793, p. 463 : Indes.
p.!umnus vespertilio, Heller, 1861 à, p. 343 : Mer Rouge.
* Umni/s ursulus, Kossmann, 1877, p. 39 : Mer Rouge.
'vtio* ves P erl ‘Ho, Hoffmann, 1877, p. 5 : Madagascar. — Hilgendorf,
7 °> p. 793 : Mozambique (Ibo). — Richters, 1880, p. 148 : Seychelles.—
’905 „a. ' lcl , um nus asper (Rüppell), 3 10,4 x 1-
', Dl’ 1 , d Arable, Bonnier et Pérez coll. :
ri. ^ \ X 2M * h irl nvlr/..v.i<A ! 1
. 56 1 ( *25) ’ b ’ id - extrémité (x 150).
t, ni’ i / 1 “""mus propinquus Nobili, J6 x
* tX 77) ; id., extrémité (x 130).
8 mm, Golfe Persique, Calypso coll. 1954 :
Source : MNHN, Paris
98
D. GUINOT
Lenz et Richters, 1881, p. 422: Madagascar. — Miers, 1884 a, pp. 183.
219 : N.W., N., N.E., E. Australie ; Maurice, Seychelles, Java, Timor,
Philippines, I. Cumberland, Nouvelle-Zélande, Fidji, Samoa, Nouvelles-
Hébrides. — Cano, 1889, p. 206 : Singapour. — Ortmann, 1894, p. 49:
Dar-es-Salam. — Lenz, 1905, p. 356 : Zanzibar. — Nobili, 1906a, p. 274 :
Mer Rouge.
Pilumnus ursulus, Klunzinger, 1913, p. 263, pl. 2, fig. 7, pl. 7, fig. 3 : Mer
Rouge.
Pilumnus vespertilio. Bouvier, 1915, p. 81 : Maurice. — Gravier, 1920,
p. 469: Madagascar. — Balss, 19246, p. 11 : Mer Rouge; 1933, p. 21 :
Mer Rouge, Ibo, Seychelles, Madagascar N. W. ; et nombreuses localité*
indo-pacifiques. — Maccagno, 1936, p. 175 : Assab. — Ramadan, 1936,
p. 34 : Mer Rouge. — Barnard, 1950, p. 263, fig. 49, a, b: Delagoa Bay. —
Guinot, 1962 b, p. 2 : Zanzibar.
Localité de récolte.
Mer Rouge, st. 100 : 1 ?.
Remarques.
Le premier pléopode mâle de Pilumnus vespertilio a été figuré par BarnarP
(1950, fig. 49, b) et par Chhapgar (1957, p. 434, pl. 10, k, l).
Genre ACTUMNUS Dana, 1851
Actumnus asper (Rüppell, 1830)
(Fig. 55 o, b, 57 ; pl. XI, fig. 2)
Xantho asper Rüppell, 1830, p. 21, pl. 4, fig. 8 : Mer Rouge (Djeddah).
Pilumnus asper, Nobili, 1906a, p. 284.
Actumnus bonnieri Nobili, 1905c, p. 163; 1906a, p. 285: Djibouti, Aden I
1906c, p. 132, pl. 6, fig. 32 : Golfe Persique; 1907, p. 400 : Tuamotu.
Laurie, 1906, p. 409 : Golfe de Manaar ; 1915, p. 459 : Mer Rouge.
Rathbun, 1911, p. 232 : Seychelles. — Klunzinger, 1923, p. 276.
Actumnus asper, Klunzinger, 1913, p. 276, pl. 2, lig. 19a, b. — Balss, l933i
p. 36 (synonymie en partie inexacte) : Mer Rouge, Trincomali, Andaman>
Singapour, Macclesfieldbank. — Ramadan, 1936, p. 34 : Mer Rouge.
Cf. Sakai, 1939, p. 530 : Palaos. — Stephensen, 1945, p. 141, fig. 35 C, D •
Golfe Persique.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE
CALYPSO
Localité de récolte.
Djibouti, récif du Météore, dragage, 25 m. Ch. Gravier coll. 26-11-1904 :
1 $ ovigère.
Remarques.
C’est Klunzinger (1913, p. 276, pl. 2, fig. 19) qui, en publiant la photo¬
graphie du type de Xanlho asper Rüppell, décrit en 1830, a permis à Odhner
(1925, p. 85) d’établir la synonymie Aclumnus asper (Rüppell) = A. bonnieri
Nobili.
En effet, quand il décrivit A. bonnieri en 1905 (p. 13), Nobili ne supposait
pas qu’il puisse s’agir de l’espèce de Rüppell. Il écrit en effet (1906a, p. 284 :
sous le nom Pilumnus asper) : « Cette espèce a été attribuée par Miers au
genre Pilumnus. Après Rüppell, elle n’a plus été retrouvée. »
La synonymie d’ Aclumnus asper a été publiée par Balss en 1933 (p. 36).
Nous ne sommes pas de l’avis de cet auteur quant à l’identification à A.
asper de Pilumnus schrenki Paulson, 1875 (p. 42, pl. 6, fig. 6). Cette dernière
espèce a été décrite de Mer Rouge : nous lui identifions d’une part un exem¬
plaire recueilli à Madagascar (Ambaroo) déterminé Aclumnus lomentosus
Dana par Balss, et d’autre part les A. asper signalés de Mer Rouge par
Monod (1938, p. 139, fig. 17g, 24). Comme Monod, nous pensons que ces
Aclumnus représentent la même espèce que Pilumnus schrenki Paulson ;
Fig. 57. — Distribution géographique d 'Aclumnus asper (Rüppell).
Source : MNHN, Paris
100
D. GUINOT
mais par contre nous distinguons celle-ci du véritable Actumnus asper
(Rüppell). La carapace, moins convexe que chez A. asper (pl. XI, fig. 2),
est recouverte par un tomentum court et velouté qui masque la lobulation ;
la face dorsale dénudée offre des aréoles moins saillantes que chez A. asper ;
3M est indivis et non tripartite comme chez A. asper; il y a des petites spi-
nules sur les aréoles latérales seulement et non des granules sur toutes les
aréoles comme chez A. asper; les lobes frontaux sont moins étroits et moins
avancés que chez A. asper. En résumé, Pilumnus schrenki Paulson, 1875 =
Actumnus asper, Monod, 1938 (nec Rüppell, 1830).
Une autre espèce identifiée par Bajlss à A. asper est Pilumnus dorsipes
Stimpson, 1858. Sakai (1939, p. 529, pl. 99, fig. 7) le signale sous le nom
d’Actumnus dorsipes et écrit (p. 530) : « I do not agréé with Balss (1933,
pp. 36, 37) who regarded this species as a synonym of A. asper (Rüppell)
1830 ; I hâve seen a specimen of latter species from Palao Islands ».
En conclusion, dans la synonymie d’A. asper (Rüppell), nous ne consi¬
dérons comme certaines que les références mentionnées plus haut. A. asper
a une large distribution (cf. carte, fig. 57) : probablement commune en Mer
Rouge et dans le Golfe Persique, elle a été signalée des Seychelles ; elle
s’étend dans l’Océan Indien jusqu’à l’Archipel Indien, habite la Mer de
Chine et, dans le Pacifique, est connue des îles Palaos et des Tuamotu.
Nous donnons ici une photographie d 'A. asper (pl. XI, fig. 2) ainsi qu’un
dessin du premier pléopode mâle (fig. 55 a, b), déjà figuré par Stephensen
(1945, fig. 35C).
Genre LYBIA H. Milne Edwards, 1834
Lybia tessellata (Latreille, 1812)
Grapsus tessellalus Latreille, 1812, p. 275 : Maurice.
Melia tessellata, Latreille, 1828, p. 705.
Melia tressellata (sic), H. Milne Edwards, 1834, p. 431, pl. 18, fig. 8, 9:
Maurice.
Melia tessellata, Hoffmann, 1877, p. 39 : Maurice, La Réunion. — Richters,
1880, p. 150, pl. 16, fig. 19-22 : Maurice. — Lenz, 1905, p. 358: Aldabra-
Lybia tessellata, Nobili, 1906a, p. 295. — Rathbun, 1911, p. 236 : Salomon.
Saya de Malha, Amirantes, Coetivy.
Melia tessellata, Bouvier, 1915, p. 87 : Maurice.
Lybia tessellata, Barnard, 1950, p. 249, fig. 46a, b. — Holthuis, 1953, p. 23 :
Mariannes, Gilbert, Tuamotu.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
101
Localité de récolte.
Aldabra, devant le camp à marée basse, sous les pierres, 3-6-1954 :
4 <?• 2 $, 2 $ ovigères.
Remarques.
..Le premier pléopode mâle de Lybia tessellata a été figuré par Barnard
U 950, fig. 46, b).
Cette espèce typiquement récifale est largement répandue dans l’Indo-
acifique : non signalée de Mer Rouge ni de la côte africaine, elle semble
es commune sur les îles du sud-ouest de l’Océan Indien (Maurice, La
Union, Seychelles, Chagos, Maldives, etc.). Lenz en 1905 avait déjà
entionné sa présence à l’île Aldabra. Elle habite également les côtes mal-
dep S { d * a P rès des spécimens déterminés par H. Balss, conservés au Muséum
Paris). Elle s’étend dans le Pacifique jusqu’aux Tuamotu et aux îles
ar quises, aux Hawaï, à l’île Wake et aux Mariannes.
Genre DOMECIA Eydoux et Souleyet, 1842
Domecia hispida Eydoux et Souleyet, 1842
^ or necia hispida Eydoux et Soulevet, 1842, p. 235, pl. 2, fig. 5-10 : Hawaï. —
lQ« eStetGuinot ’ ,961 -P-126, fig. 117-119,124 bis.pl. 18, fig. 1 : Hikueru ;
y n2, p. 46, note. — Guinot, 1962a, p. 239, fig. 10,11 : Maldives.
Localités de récoi.te.
Rouge, Abulat, accore Sud, dans des branches de coraux : 2 rf.
oabra, entre Johny Channel et la Grande Passe, 40 m : 1 $.
^ E toARQ UES .
cartel de ^ X * oca *‘tés, Abulat et l’île Aldabra, ont déjà été indiquées sur la
a Von . ^Partition des deux espèces indo-pacifiques de Domecia, que nous
p ar recem ment établie en tenant compte uniquement de spécimens revus
A] COc p US ou considérés comme certains ; en effet D. hispida et D. glabra
fig j ’ J899 ont été plusieurs fois confondues (Forest et Guinot, 1961,
a Ux .j Lis). Nous avons récemment ( loc . cit., p. 239) retrouvé D. hispida
(d'aD^f Maldives. Signalons également la présence de D. glabra à Nhatrang
P s un spécimen récolté et communiqué par R. Serène).
Source : MNHN, Paris
102
D. GUINOT
Genre MALDIVIA Borradaile, 1902
Maldivia triunguiculata (Borradaile, 1902)
(PI. IV, fig. 1-3, pi. XII, fig. 2)
Pseudozius triunguiculalus Borradaile, 1902, p. 243, fig. 44a-d : Minikoi. —
Rathbun, 1906, p. 861 : Hawaï. — Cf. Balss, 1938a, p. 64.
Maldivia gardineri Rathbun, 1911, p. 233, pl. 19, fig. 5, 6 : Salomon.
Localités de récolte.
Aldabra, entre Johny Channel et la Grande Passe, 40 m, 23 mai 1954 :
1 Ç ovigère 5 X 6,4 mm.
Ibid., récif du camp, 12 m, 15-5-1954: 1 $.
Remarques.
L’examen de ces deux petits Xanthidae nous a amenée à les identifier à
l'espèce décrite, de l’atoll Minikoi, par Borradaile sous le nom de Pseudozius
triunguiculalus (1902, pp. 242-243, fig. 44), ensuite à rattacher cette espèce
au genre Maldivia Borradaile, 1902, et enfin à établir la synonymie Maldivia
gardineri Rathbun, 1911 = Maldivia triunguiculata (Borradaile, 1902).
Maldivia gardineri, recueillie sur l’archipel des Chagos à l’île Salomon et
qui a été minutieusement décrite et bien figurée par Rathbun (1911, p. 233,
pl. 19, fig. 5, 6) concorde avec la diagnose de Borradaile. Les caractères
spécifiques relevés par ces deux auteurs sont identiques et une coloration
analogue sur la carapace (petites taches brun-rouge) a été observée.
Compte tenu des deux exemplaires récoltés à l’île Aldabra, nous donnons
ci-dessous une brève diagnose de M. triunguiculata :
Carapace plus large que longue, plate, lisse sauf au voisinage du front
qui porte quelques rangées dégranulés ; une rangée de longues soies en arrière
du front. Deux denticules sur le bord antéro-latéral et, plus bas, un troi¬
sième rudimentaire, presque obsolète (pl. IV, fig. 1, pl. XII, fig. 2). Bord
postéro-latéral fortement convergent. Front très large, légèrement défléchi»
presque droit. Yeux gros.
Chélipèdes très inégaux. Propode du grand chélipède très globuleux,
couvert de tubercules serrés sur la face externe ; doigts granuleux, pointus,
croisant à leur extrémité (pl. IV, fig. 3). Propode du petit chélipède allongé»
avec des tubercules pointus ; doigts très minces, profondément incurves,
en forme de lame ; sur le bord préhensile inerme et très aigu des deux doigta
une rangée de longues soies (pl. IV, fig. 2). Pattes ambulatoires longues,
grêles, avec quelques longs poils, granuleuses sur les bords (pl. XII, fig. 2) I
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES
LA CALYPSO
103
Articulation propode-dactyle particulière (cf. Borradaile, loc. cil., fig. 44c,
corné* 1 ^ 6 COrnt ^ dactyle g arn i de part et d’autre de deux longues soies
Le genre Maldivia a été décrit en 1 902 pour une espèce associée aux récifs
e ^ oraux , recueillie aux îles Maldives, M. symbiotica Borradaile (1902,
{J' %• 60). La diagnose du genre a été établie par Borradaile d’après
la ^ ninuscu * e el unique spécimen : nous y rattachons Iriunguiculata malgré
•symétrie des chélipèdes très accentuée chez cette espèce ; chez M.
yrnbiolica les chélipèdes sont égaux mais cela tient peut-être à la petite
1 le du spécimen observé.
1849 ^ enre Maldivia s’apparente au genre Domecia Eydoux et Souleyet,
p .’ auss i bien par la morphologie externe que par certains caractères
Z ’? u ^ ers liés à l’adaptation à la vie récifale, tels que la structure de l’arti-
da ♦ i P ro P°de-dactyle et l'ornementation, avec des soies cornées, du
„ yi e - Cette conformation se retrouve chez les Xanthidae dans plusieurs
g res * comme Liocarpilodes, Pilodius, Phymodius, Aclaea, Trapezia...
p s Sa ava ' t déjà noté en 1938 (1938a, p. 64) les affinités existant entre
des ch p US - ^iunyuiculalus et le genre Domecia, en particulier l’inégalité
esn^ Ulre ^ a Mlvia Iriunguiculata, le genre Maldivia compte deux autres
Cartlf S Va *‘^ es : M. palmyrensis Rathbun, 1923 (p. 38) et M. galapagensis
ÿ < 1939 (p. 22, pl. 8, fig. 1-6). Chez ces trois espèces, à l’inverse de chez
aZ\ mbiolica ’ ,es chélipèdes sont très inégaux et la carapace est plus large
seul ° n8ue- 11 semble que chez M. triunguiculata et chez M. galapagensis
•enT 116111 ’ * es doigts du petit chélipède offrent la forme si caractéristique
Ainh a , nie .d e rasoir ». Par contre, M. galapagensis se différencie par les pattes
autr atoires > gui paraissent plus courtes et plus larges que chez les deux
"es e^ces de Maldivia.
°ir sous M. palmyrensis.
s ans a r esumé, le genre Maldivia comporte trois espèces, de petite taille et
. °ute exclusivement coralliaires, dont la distribution est la suivante :
M < âiy U ^ a t r i un 9uiculata ( = gardineri) : Aldabra, Chagos,Minikoi. ? Hawaï (1).
Mald' V,a P , '[' n y rens > s •' de Palmyre. Aldabra.
l »ia galapagensis: Galapagos.
Maldivia palmyrensis Rathbun, 1923
(Fig. 53-54-; pl. IV, fig. 4-5, pl. XII, fig. 1)
Q ldioi a palmyrensis Rathbun, 1923, p. 38 : île Palmyre.
es t-il ls eudozius Iritinguiculalus » signalé par Rathbun en 1906 (p. 861) de Molokai,
H e l’tle p„| 0 lr iunguiculatu ou M. palmyrensis décrit plus tard (1923) par le même auteur
1 eXc nir,i,> a , yrc ? 6 n’est pas exclu que M. triunguiculata s’étende jusqu’aux Hawaï, à
uc M. palmyrensis présent à l’Ile Aldabra.
Source : MNHN, Paris
104
D. GUINOT
Localité de récolte.
Aldabra, récif du camp, 12 m, 15-5-1954 : 1 S (dont le grand chélipède
manque) 3,4 x 4 mm.
Remarques.
Nous identifions cette Maldivia à M. palmyrensis, petit crabe récifal
signalé du Pacifique par Rathbun en 1923 (p. 38). Malgré l’absence de
dessins représentant M. palmyrensis, nous pensons que notre exemplaire
récolté à l'île Aldabra est bien la même espèce que celle décrite de l’île Pal-
myre, ou du moins une espèce très proche. La description très détaillée
donnée par Rathbun s’accorde en tous points avec notre spécimen ; d’autre
part, les différences spécifiques relevées par cet auteur entre M. palmyrensis
et M. gardineri Rathbun, 1911 sont les mêmes que celles observées par nous
entre notre exemplaire et M. Iriunguiculata (Borradaile) dont, selon nous,
M. gardineri est synonyme.
Les principales différences entre M. palmyrensis et M. Iriunguiculata
sont les suivantes : chez M. palmyrensis, la carapace est plus convexe, I e
front moins défléchi, plus granuleux, avec une encoche médiane marquée
(pl. IV, fig. 4, pl. XII, fig. 1). Le bord antéro-latéral, granuleux, porte quatre
dents aiguës dont une située à l’angle orbitaire externe (chez M. triungui-
culata: pl. IV, fig. 1, pl. XII, fig. 2, comme chez M. galapagensis, il n’y a pas
de spinule à l’angle orbitaire externe) et dont la 2° et la 3 e dents montrent
des spinules accessoires sur leur bord externe (ce bord est mince et inerme
chez triunguiculata ). Sur la main du petit chélipède, les tubercules sont pl uS
pointus ; les doigts du petit chélipède (pl. IV, fig. 5) sont moins larges, à bord
préhensile (inerme chez triunguiculata) armé de quelques dents basses et
irrégulières, et surtout ne présentent pas cette forme en lame de rasoir s*
caractéristique de M. Iriunguiculata et de M. galapagensis (cf. Garth, 1939,
pl. 8, fig. 1).
Nous figurons aussi la cinquième patte ambulatoire de M. palmyrensis,
avec un détail de l’ongle du dactyle (fig. 53-54), structure particulière bien
décrite par Rathbun.
Voir les remarques sous M. triunguiculata (p. 102).
Genres TRAPEZIA Latreille, 1825 et TETRALIA Dana, 1851
Un certain nombre d’espèces de Trapezia et de Telralia ont été capturée®
en Mer Rouge, dans le Golfe Persique et à l’île Aldabra : elles seront étudiées
dans une publication ultérieure.
Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum Nation^
d’Histoire naturelle (Directeur: Professeur M. VachoN)
61, rue de Buffon, Paris 5°
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES
LA CALYPSO
105
BIBLIOGRAPHIE
Pour la bibliographie principale, se reporter à :
Tahv REST ’ ■*" et Ü- Guinot, 1961. — Crustacés Décapodes Brachyoures de
la m et cles Tuamotu. In : Expédition française sur les récifs coralliens de
’Ouvelle-Calédonie. Volume préliminaire, pp. I-XI, 1-195, fig. 1-178, 18 pl.
soi [frf* don , nées bibliographiques auxquelles se réfère le présent travail se trouvent
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Tokyo Impérial Univ., 12, n° 1, pp. 1-226, fig. 1-71.
Une bibliographie complète figurera à la suite de l’étude des autres groupes de
Brachyoures récoltés par la Calypso en Mer Rouge, dans le Golfe Persique et à
Vile Aldabra.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
INDEX
Actaea, p. 36,103.
alphonsi, p. 41.
cavipes, p. 43-44.
fossulata, p. 43.
garretti, p. 6, 37.
granulata, p. 44.
hirsutissima, p. 39.
inskipensis, p. 16.
lata, p. 41.
margaritifera, p. 40.
nodulosa, p. 40.
parvula, p. 10.
perlata, p. 66.
pisigera, p. 40.
remota, p. 41.
retusa, p. 6, 37-38.
rufopunetata, p. 36, 37, 38.
rufopunctata nodosa, p. 38.
rufopunetata var. pilifera, p. 37.
rufonpunctata var. retusa, p. 37.
rugata, p. 41.
ruppelli, p. 41-42, 43.
ruppelli var. tessellata, p. 42.
ruppellioides, p. 41.
savignyi, p. 44.
Schmardae, p. 43.
superciliaris, p. 41.
tessellata, p. 42-43.
tomentosa, p. 38-39.
variolosa, p. 40-41.
Actaeodes bellus, p. 10.
cavipes, p. 43.
frontalis, p. 54, 62.
integerrimus, p. 63.
lividus, p. 26.
richtersi, p. 47.
tbemisto, p. 45, 47.
tomentosus, p. 38.
Actumnus, p. 98.
asper, p. 98-100.
bonnieri, p. 98, 99.
dorsipes, p. 100.
integerrimus, p. 63.
laevigatus, p. 90, 91, 93.
tomentosus, p. 99.
Aegle rüppellii, p. 41.
Atergatis, p. 13.
aeneus, p. 21.
anaglyptus, p. 18.
floridus, p. 14.
granulatus, p. 13.
integerrimus, p. 14.
reticuiatus, p. 14.
roseus, p. 13,14.
Atergatopsis, p. 14.
germaini, p. 16.
granulatus, p. 14-16.
lucasi, p. 16.
signa tus, p. 16.
tweediei, p. 14.
Cancer aeneus, p. 21.
anaglyptus, p. 57.
electra, p. 49.
exsculptus, p. 24.
fossuiatus, p. 43.
granulatus, p. 44.
niger, p. 69.
Savignyi, p. 44.
sebana, p. 88.
vespertilio, p. 97.
Carpiîodes bellus, p. 10.
cariosus, p. 11.
monticulosus, p. 9, 11.
rugatus, p. 9.
stimpsoni, p. 8.
vaillantianus, p. 10.
Carpiloxanthus rugatus, p. 9.
vaillantianus, p. 10.
Chlorodielia, p. 69, 70.
asper, p. 63, 65.
barbata, p. 71.
cytherea, p. 70.
laevissima, p. 70-71.
nigra, p. 69-70.
Chlorodius areolatus, p. 66.
cavipes, p. 22.
cytherea, p. 70.
Dehaanii, p. 83.
exaratus, p. 25.
laevissimus, p. 70.
miliaris, p. 23.
niger, p. 69.
sculptus, p. 84.
Clilorodopsis, p. 6.
arabica, p. 83.
areolata, p. 66.
frontalis, p. 54.
melanospinis, p. 67.
Paulsonii, p. 54, 60, 62, 63.
pugil, p. 67, 68.
scabricula, p. 84.
spinipes, p. 68, 69.
venusta, p. 84.
woodmasoni, p. 68, 69, 76.
Chlorodopsis aff. scabricula, p. 76, 78.
Chlorodopsis (Cyclodius) ornata, p. 76.
Curtonotus vestitus, p. 94.
Cyclodius, p. 71, 76, 77, 82.
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT
gracilis, p. 76, 77.
granulosus, p. 6, 76, 77, 78.
ornatus, p. 76, 77.
Cycloxanthus godeffroyi, p. 60, 63.
Cyino, p. 86.
andrcossyi, p. 86.
Domecia, p. 101, 103.
glabra, p. 101.
hispida, p. 2, 101.
Eriphia, p. 87.
Ford», p. 88.
gonagra, p. 87.
laevimana, p. 88, 89.
lacvimana var. smithi, p. 89.
pilumnoides, p. 88.
scabricula, p. 87-88.
scabricula garciaensis, p. 88.
sebana, p. 88-89, 90.
sebana laevimana, p. 89.
sebana smithi, p. 89-90.
smithi, p. 89.
Etisodes, p. 6, 50, 54, 60, 63.
albus, p. 60-62.
armatus, p. 60.
bifrontalis, p. 59.
electra, p. 49, 54, 56, 61, 62.
frontalis, p. 50, 54, 60, 63.
sculptilis, p. 49, 59, 62-63.
Etisus, p. 6, 49, 56-60, 62.
anaglyptus, p. 57.
australis, p. 54, 63.
bifrontalis, p. 56, 59, 60-62.
a(T. bifrontalis, p. 56, 62.
caimani, p. 54.
convexus, p. 59.
deüexus, p. 57.
demani p. 54, 57, 59, 60, 61, 62.
dentatus, p. 56.
electra, p. 6, 49-50,51,52,54,56,59,61.
frontalis, p. 6, 50-56, 59, 61, 63.
godelïroyi, p. 54, 60, 63.
laevimanus, p. 56, 62.
moiokaiensis, p. 57.
paulsoni, p. 62-63.
rhynchophorus, p. 57, 59.
sculptilis, p. 62,
splendidus, p. 57.
utilis, p. 57.
Euxanthodes granulatus, p. 44.'
Euxanthus, p. 24.
exsculptus, p. 24, 25.
exsculptus var. rugosus, p. 24, 25.
herdmani, p. 25.
rugosus, p. 24-25.
sculptilis, p. 24, 25.
Globopilumnus, p. 87.
actumnoides, p. 87.
africanus, p. 87.
caimani, p. 2, 87.
globosus, p. 87.
stridulans, p. 87.
Grapsus tessellatus, p. 100.
Halimede thurstoni, p. 50.
Leptodius, p. 25, 27.
cavipes, p. 22.
efTerens, p. 23
exaratus, p. 2, 25-27.
gracilis, p. 27.
leptodon, p. 27.
moiokaiensis, p. 57.
nigromaculatus, p. 27.
sanguineus, p. 27.
Liocarpilodcs, p. 6, 23, 63, 64, 103.
armiger, p. 65-66.
armiger paci ficus, p. 65, 66.
biunguis, p. 6, 23, 65.
. 23, 63-65.
bella, p. 10-11.
granosimana, p. 12.
monticulosa, p. 11-12.
rugata, p. 9-10.
stimpsoni, p. 8-9.
themisto, p. 45.
Lioxantho asperatus, p. 28.
Lioxanthodes, p. 27, 32.
alcocki, p. 32.
paciflcus, p. 32.
Lophactaea anaglypta, p. 18.
cristata, p. 16.
Lybia, p. 100.
tessellata, p. 100-101.
Macromedaeus, p. 25.
nudipes, p. 25.
punctatus, p. 25.
Maldivia, p. 6, 7, 102, 103, 104.
galapagensis, p. 103, 104.
gardineri, p. 7, 102, 103, 104.
palmyrcnsis, p. 6, 7, 103-104.
symbiotica, p. 103.
triunguiculata, p. 102-103, 104.
Medaeus, p. 31.
nudipes, p. 25.
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alcocki, p. 29, 31, 36.
melanodactyla, p. 31.
parvula, p. 31.
rufopunctata, p. 31.
scuiptipes, p. 31.
sexiobata, p. 31, 36.
tuberculidens, p. 28, 31, 36.
Neoliomera, p. 45, 47, 48, 49.
nobilii, p. 48, 49.
pubescens, p. 47, 48.
richtersi, p. 47, 48, 49.
sakagutii, p. 13.
themisto, p 6, 45-49.
Panopeus caystrus, p. 90.
Paraliomera, p. 27, 31-32.
dispar, p. 32.
iongimana, p. 32.
parva, p. 32.
Parapiatypodia, p. 19,
morini, p. 19.
tomentosa, p. 19.
Paraxanthias, p. 27, 29, 30, 31,36.
alcocki, p. 32.
elegans, p. 29.
eriphioides, p. 30.
gibsonhiiii, p. 30.
haematostictus, p. 30.
integcrnmus, p
Liomera, p. 8, 47
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
pachydactylus, p. 29.
parvus, p. 32, 36.
ponapensis, p. 30, 36.
taylori, p. 30.
Phymodius, p. 6, 71-86, 103.
drachi, p. 5, 6, 71, 72-76, 81, 82, f
granulatus p. 71, 72, 73, 75, 76, ï
84, 85.
granulosus, p. 2, 6, 76-82.
laysani, p. 85-86.
aff. laysani, p. 85-86.
nitidùs“p. S 7Î’, 72, 73, 75, 76, 79,8
odhneri!p. 85,86.
rugipes, p. 11.
sculptus, p. 84.
sp., p. 6, 71, 72, 76, 77, 78, 7S
ungulatus, p. 71, 72, 73, 75, 76, 7
" ’ a 66, 103.
is, p. 66-67.
nitidus, p. 84, 85.
pugil, p. 67-68, 81.
scabriculus, p. 84.
spinipes, p. 68-69, 81.
woodmasoni, p. 69.
p. 91, 93, 99.
i, p. 94, 95.
- i, p. 86.
.~d. P- 94
propinquus, p. 2, 95-97.
savignyi, p. 97.
schrencki, p. 99, 100.
ursulus, p. 97, 98.
vespertilio, p. 97-98.
Platypodia, p. 16, 19, 21.
anaglypta, p. 18.
cristata, p. 16-18.
fissa, p. 19.
morini, p. 6, 19-21.
picta, p. 19.
tomcntosa, p. 19.
Psaumis fossulata, p. 43.
Pseudoliomera, p. 12.
granosimana, p. 12.
Pseudozius, p. 90.
caystrus, p. 90.
coralliophilus, p. 63.
planus, p. 90.
triunguiculatus, p. 6, 102, 103.
Tetralia, p. 104.
Trapezia, p. 103,104.
Xanthias, p. 6, 27-29, 30, 31, 35, i
alcocki, p. 29.
atromanus, p. 29.
canaliculatus, p. 28.
cherbonnieri, p. 6, 34-36.
cumatodes, p. 28, 35.
elegans, p. 29.
flavescens, p. 29.
gilbertensis, p. 28.
glabrous, p. 6, 28, 32-34, 35.
inornatus, p. 29.
lamarcki, p. 27.
latifrons, p. 28, 34.
lividus, p. 29.
maculata, p. 29, 35.
minutus, p. 28.
oahuensis, p. 28.
pachydactylus, p. 29.
parvus, p. 32.
punctatus, p. 28.
sinensis, p. 27.
tctràodon, p. 28.
tuberculidens, p. 28.
Xantho, p. 25.
afllnis, p. 26.
asper, p. 98, 99.
cavipes, p. 22.
exaratus, p. 26-27.
hirsutissimus, p. 39.
hydrophilus, p. 26.
inipressus, p. 25.
nudipes, p. 25.
obtusus, p. 10.
rufopunctatus, p. 36.
Xanthodes, p. 27.
cumatodes, p. 35.
nitidulus, p. 28.
Xanthodius, p. 65.
biunguis, p. 6, 23, 65.
Zosimus, p. 21.
aeneus, p. 21-22.
Zozymodes, p. 6, 22, 23, 65.
biunguis, p. 6, 23, 65.
cavipes, p. 6, 22-23.
miliaris, p. 23.
nodosus, p. 23.
pumilus, p. 22, 23.
xanthoides, p. 22, 23.
Zozymus aeneus, p. 21.
rugatus, p. 9.
tomentosus, p. 38.
Prirted in France. Achevé d’imprimer le 15 Novembre 1964
Pierre André, imp., 244, boulevard raspail, Paris 14»
Dépôt légal : 4' trimestre 1964.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Planches
Source : MNHN, Paris
PLANCHE I
-3. Platypodia morini (Ward), J 13 x 19,5 mm, Aldabra, Calypso
coll. 1954 :
1, carapace ( x 4).
2, chélipède droit (pilosité non représentée) ( x 6,25).
3, chélipède droit, avec sa pilosité ( x 6,25).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. I
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
Fig. 1-4. — Xanthias cherbonnieri sp. nov., holotype 9 3 X 4,8 mm, Aldabra,
Calypso coll. 1954 :
1, carapace (la réticulation en grisé représente la réticulation jaune <* e
la carapace) ( x 17,8).
2, chélipède droit ( x 26,7).
3, chélipède gauche ( x 26,7).
4, 5 e patte thoracique ( x 3l).
Source : MNHM, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. II
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
Fig. 1. — Phymodius drachi sp. nov., holotype <J 10,3 x 16 mm, Madagascar,
Millot coll., Nobili det. P h. ungulalus (H. Milne Edwards) : carapace.
Fig. 2. — Phymodius granulosus (de Man) i 9 x 12,3 mm. Banda Neira,
Gordon det. Phymodius sp. : carapace.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. III
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
Fio. 1-3. — Maldivia triunguiculata (Borradaile), 9 5 X 6,4 mm, Aldabra,
Calypso coll. 1954 :
1, carapace ( x 10,5).
2, petit chélipède ( x 16,5).
3, grand chélipède ( x 13,5).
Fig. 4-5. — Maldivia palmyrensis Rathbun, <J 3,4 x 4 mm, Aldabra, Calyp s °
coll. 1954 :
4, carapace ( X 15).
5, chélipède gauche ( x 22,5).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. IV
PLANCHE V
Fio. 1. — Etisus electra (Herbst), <J 9 x 12 mm, côtes d’Arabie, BonnieR e
Pérez coll., Nobili det.
Fio. 2. — Etisus frontalis Dana (J 9 x 12 mm, Aldabra, Calypso coll. l" '
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. V
PLANCHE VI
Fig. 1. — Etisus demani Odhner, <J 10 x 14,8 mm, Tamatave, Balss det.
Fig. 2. — Etisus aff. bifronlalis Edmondson, 9 10 x 14,3 mm, lie Lord Howe,
det. Etisodes eleclra (Herbst).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. VI
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
: MNHN, Paris
PLANCHE VII
Fig. 1. — Phymodius drachi sp. nov., holotype S 10,3 x 16 mm, Madagascar,
Millot coll., Nobili det. Ph. ungulatus (H. Milne Edwards).
Fig. 2. Phymodius granulatus (Targioni Tozzetti), <S 10 x 15 mm, Mer Rouge,
Jousseaume coll., Nobili det. Ph. ungulatus (H. Milne Edwards).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. VII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII
Fig. 1. — Phymodius nitidus (Dana), <J 13,6 x 21,5 mm, Abulat, Calypso
coll. 1952.
Fig. 2. — Phymodius ungulalus (H. Milne Edwards), S 13,5 x 20 mm, lie
Maurice, Carié coll., Bouvier det.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. VIII
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
: MNHN, Paris
PLANCHE IX
Fig. 1. — Phymodius granulosus (de Man), £ juv. 5,7 x 7 mm, MadagaS'
car N.W., Millot coll., Balss det. Chlorodopsis aff. scabricula Dana-
Fig. 2. — Phymodius granulosus (de Man), c? 9 x 12,3 mm, Banda Neira>
Gordon det. Phymodius sp.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. IX
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
Fig. 1-2. — « Chlorodius miliaris A. Milne Edwards », syntype Ç 9 x 14,5 mm,
Nouvelle-Calédonie, Balansa coll. :
1, petit chélipède.
2, carapace.
Fig. 3. Phymodius aff. laysani Rathbun, 9 6,4 x 9 mm, Aldabra, Calypso
coll. 1954.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. X
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
PLANCHE XI
1. — Pilumnus laevigatus (Rathbun), 9 5x7 mm, Aldabra. Calypso
coll. 1954.
2. — Aclumnus asper (Rüppell), <J 10,4 x 14,5 mm, côtes d’Arabie,
Bonnier et Pérez coll., syntype d’A. bonnieri Nobili, 1905.
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PI. XI
2
CRUSTACÉS DÉCAPODES DE LA CALYPSO
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XII
Fig. 1. - Maldioia palmyrensis Rathbun, <J 3,4 x 4 mm, Aldabra, Calypso
coll. 1954.
Fig. 2. — Maldioia triunguiculala (Borradaile), 9 5 x 6,4 mm, Aldabra,
Calypso coll. 1954.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXII
PI. XII
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris