MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SERIE
Série A, Zoologie
TOME XXXII
FASCICULE 3
(et dernier)
Jean-Jacques CURGY
APPARITION ET SOUDURE
DES POINTS D’OSSIFICATION DES MEMBRES
CHEZ LES MAMMIFÈRES
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoflroy-Saint-Hilaire (V«)
Source : MNHN, Paris
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MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie. Tome XXXII. Fascicule 3 (1965).
I APPARITION ET SOUDURE
DES POINTS D’OSSIFICATION DES MEMBRES
CHEZ LES MAMMIFÈRES
par Jean-Jacques CURGY
SOMMAIRE
Introduction. 175
Chapitre I - Carnivores. 179
Chapitre II - Ongulés . 187
Chapitre III - Rongeurs. 195
Chapitre IV - Primates. 205
Conclusions. 217
Tableaux. 227
Bibliographie. 303
PLAN D’UN CHAPITRE
A - — INTRODUCTION
B - — ORDRE D’APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
1° ZONOSQUELETTE :
fl) Ceinture pectorale ;
b) Ceinture pelvienne.
2» STYLOPODE ET ZEUGOPODE :
a) Membre pectoral ;
b) Membre pelvien.
3° BASIPODE :
a) Carpe ;
b ) Tarse.
4° MÉTAPODE ET ACROPODE :
o) A l’intérieur d'un rayon donné.
b) Ordre d’apparition des rayons.
c) Ordre d'apparition des sésamoïdes de la main et du pied.
C - — CONCLUSIONS
Mémoires nu Muséum. — Zooi.ooif., t. XXXII 12
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
Nous présentons, ici, un bilan des dates d'apparition et de soudure
des points d’ossification. Ce bilan est établi principalement d’après les
résultats de différents auteurs. Seuls les ceintures et les membres libres
des principaux Mammifères étudiés sont envisagés. Les résultats absolus
sont présentés sous forme de tableaux. Dans le texte, nous traitons de l’ordre
relatif d’apparition des centres. L’âge auquel est atteint l’état adulte étant
différent dans les diverses espèces, il nous est impossible de comparer entre
eux des âges absolus, nous recherchons donc les séquences relatives d’appa¬
rition des centres. En effet, celles de leurs soudures ont fait l’objet de travaux
très complets de Washburn (1943, 1946) et de Schultz (1944, 1956).
Le processus même de l’ossification n’est pas envisagé (1). Nous n’avons
Pas insisté sur les recherches bibliographiques concernant l’Homme : les
travaux s’y rapportant sont très nombreux; nous ne distinguons, qu’à
titre de référence, les plus classiques et les plus récents.
Les séquences d’apparition des centres chez le Babouin ont été établies
a partir de radiographies personnelles. Le matériel nous a été accessible
au laboratoire d’Anatomie comparée.
Rappelons que les dates absolues des tableaux ne sont en fait que
des moyennes. Lorsque plusieurs travaux sont utilisés pour établir un tableau,
*es listes font état des âges minimaux et maximaux. Si la divergence des
*■68011315 est trop grande, le résultat le plus récent ou celui qui nous semble
le plus précis y figure, l’autre fait l’objet d’une note.
Un petit commentaire précède chaque tableau et indique, lorsque
*tela est possible, les méthodes employées par les auteurs, et le nombre
d individus étudiés. Les remarques importantes sont indiquées en note.
Les travaux des auteurs indiquent tantôt les âges absolus, tantôt
tes longueurs moyennes des individus. Rarement ces deux indications sont
données à la fois. Ceci résulte de la difficulté générale de déterminer l’âge
des fœtus, ainsi que celui des animaux sauvages. Seul l’état de la dentition
a Pu apporter à cet égard quelques précisions (Schultz).
(1) Malgré leur grande importance, les phénomènes de chondrification ne seront
P® * considérés ici. Ils n’ont été bien étudiés que chez l’Homme (Olivier, 1962) et chez
a Taupe et la Souris (Milaire, 1963).
Source : MNHN, Paris
176
J FAN-JACQUES CURGY
Pour la commodité des comparaisons nous distinguons diverses cate¬
gories de points d’ossification. Les points primaires sont les diaphyses
des os longs et les points principaux des os plats et courts. Le point cora-
coïdien principal est considéré comme primaire à cause de sa signification
en Anatomie comparée. Les points secondaires sont les points épiphysaires
ou articulaires. Les points tertiaires correspondent à des apophyses d’insertion
musculaire : grande et petite tubérosités, épitrochlée et épicondyle de
l’humérus; grand et petit trochanters, points sus-condyliens du fémur,
tubérosité antérieure du tibia, tubérosité calcanéenne. On recherchera
l’ordre d’apparition à l’intérieur de chaque catégorie, puis l’ordre relatif
entre elles. Cependant la distinction entre points secondaires et tertiaires
n’a pas été faite dans le zonosquelette par suite de la difficulté de les y
définir.
Pour la commodité et la clarté des comparaisons les séquences d’appa -
rition sont établies dans chaque entité anatomique théorique : zonosquelette,
stylopode et zeugopode, basipode, enfin inétapode et acropode.
Stevenson (1924), Washburn (1943, 1946), Schultz (1944, 1956)
ont établi les séquences de soudure par articulation et non les ordres d'union
point par point. En effet, les points secondaires et tertiaires d’une même
articulation fusionnent aux diaphyses à peu près en même temps, d ou
la facilité de compréhension et de comparaison du phénomène.
A la fin de chaque chapitre du texte concernant l’apparition des points
d’ossification, une conclusion recherche les particularités de l’ordre zoolo¬
gique en question : considération sur la maturité squelettique à la naissance,
la précocité d’un membre sur l’autre, les variations sexuelles, individuelles,
spécifiques ou raciales, l’importance de l’alimentation.
Une conclusion générale tentera de dégager un ordre d’apparition
des points d’ossification commun à l’ensemble des Mammifères. Nous rappor¬
terons certaines conclusions importantes de Washburn (1943, 1946) sur
la soudure des épiphyses. Enfin nous induirons quelques remarques géné¬
tiques et fonctionnelles relatives à l’ensemble des Mammifères.
Je tiens à exprimer ma déférente gratitude à M. J. Anthony, professeur
au Muséum d’histoire naturelle; c’est à lui que je dois d’avoir entrepris
cette étude. Sa bienveillance m’a permis d’utiliser le matériel des collections
du Laboratoire d’anatomie comparée.
Je remercie tout particulièrement M. J. Lessertisseur, sous-directeur
au Laboratoire d’anatomie comparée, qui m’a fait profiter de ses conseils
précieux et de sa critique généreuse. J’ai trouvé en lui, à tout instant, un
maître aimable et patient.
Je tiens également à remercier M. R. Saban, sous-directeur au Labo¬
ratoire d’anatomie comparée, M. J.-P. Gasc, assistant, ainsi que tout le
personnel du Laboratoire. Tous m’ont obligé de leurs indispensables services.
M. le professeur H.-V. Vallois, directeur de l’Institut de Paléonto¬
logie humaine et M. P.-C. Bi.in, directeur du Service d’anatomie de l’Ecole
d’Alfort m’ont apporté une aide bibliographique importante.
Source : MNHN, Paris
CONVENTIONS
Un trait (-) figurant en face d’un élément anatomique d’une colonne
adjacente signifie que chez l’animal considéré, l’élément en question n’est
Pas signalé par les auteurs.
Une accolade réunissant à gauche les noms de plusieurs éléments
anatomiques indique leur apparition simultanée chez tous les animaux
étudiés de l’Ordre.
Une accolade à droite signale l’apparition simultanée des points, seu¬
lement chez l’animal indiqué.
Les différences dans les séquences d’apparition entre deux ou plusieurs
animaux, ou groupes d’animaux comparables sont soulignées par l’emploi
ne caractères italiques.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE PREMIER
CARNIVORES
A. — INTRODUCTION
ont hii T' VO n S . dol " est,qucs (Chien et Chat: tableaux I et II)
sommaire ô , Faute de . ? atériel - >’o™ge sur la Genette est très
ClS èt ku Chat SP ’ liSteS SUiVant<!S “ ra PI’ ortent au
E - ORDRE D'APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
1° ZONOSQUELETTE :
a) Ceinture pectorale :
Ordre d’apparition des points primaires :
- Scapula (point principal) )
- Clavicule (diaphyse) 1 C,lat -
- Point coracoïdien principal.
Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
- Point coracoïdien secondaire (signalé chez le Chat).
~ Supra-scapula (signalée chez le Chien).
- Point acromial (signalé chez le Chat).
Schaeffer (1932) indique i
le tuber scapulae. Il apparaît <
Principal.
lez le Chat un point supplémentaire pour
i meme temps que le point coracoïdien
Source : MNHN, Paris
JEAN-JACQUES CURGY
b) Ceinture pelvienne :
— Ordre d’apparilion des points primaires :
- Ilion (point principal).
- Ischion (point principal).
- Pubis (point principal).
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
- Os acétabulaire.
- Tubérosité ischiatique ) .
- Crête iliaque. ) Chien -
2° STYLOPODE ET ZEUGOPODE :
a) Membre pectoral :
— Ordre d’apparilion des points primaires :
- Humérus (diaphyse)
— Ordre d’apparilion des points secondaires :
- Humérus (tête).
Distum radial ) _ , .
Condyle j Parfo,s chez lc
, Parfois chez le Chat.
- Trochlée (Chien).
- Proximum radial.
- Distum cubital.
- Trochlée (Chat).
- Proximum cubital.
Chez le Chat, il n’existerait qu’un seul point d’ossification pour la
tête articulaire et la grande tubérosité de l’humérus (Schaeffer, 1932).
Toutefois Strauss-Durckeim (cit. Lesbre, 1897) indique huit points dans
l’humérus et par conséquent reconnaît un centre particulier pour la grande
tubérosité.
— Ordre d'apparition des points tertiaires :
Chien
Chat
Épicondyle
Épitrochlée
( Épicondyle.
( Épitrochlée.
Petite tubérosité.
Grande tubérosité
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 181
L’ossilication distincte de la petite tubérosité n’a pas été signalée
chez le Chien. v s
Chez le Chat l’épitrochlée et l’épicondyle apparaissent après l’épiphyse
proximale du cubitus. Chez le Chien l’épicondyle apparaît en même temps
b) Membre pelvien :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Fémur (diaphyse)
- Tibia (diaphyse)
- Péroné (diaphyse)
{
Genette j
Chien et Chat.
— Ordre d’apparition des points secondaires :
- Fémur (tête)
- Distum tibial 1 Par[ois chez le chat
- Distum fémoral ) , p artois ohez Ie Chicn
Proximum tibial | ou dans l’ordre inverse.
- Distum péronéal.
- Proximum péronéal.
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
- Grand trochanter 1 CMen
- Petit trochanter ) 1
Tubérosité antérieure j Chat.
- Malléole interne du tibia.
Chez le Chien, le grand trochanter et le petit trochanter apparaissent
en même temps que l’épiphyse proximale du péroné.
Chez le Chat, le grand trochanter apparaît après l’épiphyse distale
u péroné. Le petit trochanter et la tubérosité antérieure apparaissent
apres l’épiphyse proximale du péroné.
— Ordre d’apparition des sésamoïdes du genou :
- Rotule.
- Fabelle externe.
- Fabelle interne.
- Cyamelle.
La rotule apparaît à peu près en même temps que les points secondaires
et tertiaires, les autres sésamoïdes sont d’apparition très tardive.
Source : MNHN, Paris
182
JEAN-JACQUES CURGY
3» BASIPODE :
a) Carpe :
— Ordre d'apparition des points primaires :
- Pisiforme 1.
- Central (Chat).
- Unciforme )
- Semi-lunaire i 1 ,nverse chez ,e Ch,en -
- Trapèze )
r _, {1 inverse chez le Chat.
- Grand os )
- Trapézoïde.
- Scaphoïde-Central (Chien) ou l’un précédant l’autre.
- Pyramidal.
Chez le Chien l’apparition des os se fait en trois périodes (Saint-
Cast, 1958).
Première période de 13 à 16 jours :
Semi-lunaire, unciforme, trapèze.
Il est à remarquer que ces trois os forment un triangle dans lequel
s’inscrit le carpe.
Repos de 3 jours.
Deuxième période de 19 à 21 jours :
Grand os, trapézoïde (os de la rangée distale du carpe).
Repos de 3 jours.
Troisième période de 24 à 28 jours :
Scaphoïde, central, pyramidal (os de la rangée moyenne du carpe).
Chez le Chat le même processus peut être retenu, moins net cependant :
les deux « dernières ondes » sont mal définies, de plus le pyramidal est très
tardif.
Conclusion : « Chez ces deux espèces l’ossification commence par une
base triangulaire correspondant aux rayons des doigts 1 et 4 et se poursuit
par un processus centripète, envahissant tout le triangle à partir des centres
les plus distaux ». (Saint-Cast, 1958, p. 55).
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
- Pisiforme 2.
- Prépollex (signalé chez le Chien).
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
183
b) Tarse :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Calcanéum.
- Astragale.
- Cuboïde )
- Naviculaire ! Imverse chez le “at.
- Cunéiforme externe
- Cunéiforme médian \
- Cunéiforme interne )
Chez la Genette et l’Ours Blanc le calcanéum est également le premier
> ossifier.
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
- Scaphoïde 2 (signalé chez le Chat).
- Tubérosité calcanéenne.
4° MÉTAPODE ET ACROPODE :
a) A l'intérieur d'un rayon donné :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Métapodiens (diaphyses) ) Main du Chat.
- Phalanges distales ) Main et Pied du Chien.
- Phalanges proximales (diaphyses) ) p ie d du Chien
- Phalanges moyennes (diaphyses) ) et du Chat.
— Ordre d’apparition des points secondaires :
- Métapodiens (épiphyses) )
- Phalanges proximales (épiphyses) > Main et Pied
- Phalanges moyennes (épiphyses) ) du Chat -
Pour établir ces séquences nous n’avons considéré que les rayons prin¬
cipaux. Les éléments des rayons extrêmes sont en général en retard par
apport aux rayons 2, 3 et 4 et sont susceptibles de prendre des places
mtterentes dans cette séquence.
(1) Ces deux os apparaissent pratiquement ensemble, mais dans cet ordre.
Source : MNHN, Paris
184
JEAN-JACQUES CURGY
b) Ordre d’apparition des rayons :
Cet ordre est valable pour les diaphyses et les épiphyses.
Rayons 2, 3, 4
Rayon 5
Rayon 1
En fonction des renseignements dont nous disposons, on ne peut que
supposer l’avance du 3 e rayon sur le 4 e et le 2 e . La précocité du métatarsien 3
du Chat est un fait en faveur de cette hypothèse. Le 5 e rayon est souvent
en retard, mais peut apparaître en même temps que les trois précédents.
Le 1 er rayon, lorsqu’il existe, apparaît toujours en dernier.
c) Ordre d'apparition des sésamoïdes de la main et du
pied :
— Sésamoïdes ventraux à l’articulation métapode-phalange
proximale.
— Sésamoïdes dorsaux à l’articulation phalange proximale-
phalange moyenne (1).
Les sésamoïdes appartenant aux rayons médians (3 et 4) marquent
une légère avance sur ceux des rayons latéraux (2 et 5).
L’ordre d’apparition des rayons s’applique également à leurs sésamoïdes.
G. — CONCLUSIONS
— Maturité de l'ossification à la naissance.
Chez les Carnivores, peu de centres apparaissent pendant la vie intra-
utérine. Ces animaux possèdent à la naissance pratiquement tous leurs
points diaphysaires. Le calcanéum et l’astragale sont déjà visibles (sauf
chez l’Ours, Pétri, 1935) et le Chat montre un centre épiphysaire dans
l’extrémité proximale de l’humérus. Tous les autres noyaux : épiphyses,
carpiens, le reste des tarsiens et les sésamoïdes s’ossifient après la naissance.
Il semble donc exister un rapport entre la faible maturité squelettique
et le comportement nidicole des Carnivores à la naissance.
— Comparaison entre les membres pectoral et pelvien.
La différence entre la date d’apparition d’un point donné du membre
pectoral et celle de son correspondant pelvien n’est pas générale. Lorsqu’elle
existe, c’est toujours le membre antérieur qui se trouve en avance sur le
postérieur.
(1) Signalés chez le Chien seulement.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 185
— Variations sexuelles de l'ossification :
..„, Habiî < i961 > cit - VAN Wagknen et Asling (1964) ne trouve aucune
Gilierence sexuelle chez les Chiens nouveau-nés. Cependant, d’après Pom-
Riaskinskv-Kobozieff et coll. (1954) : le mile est plus précoce que la
lemelie. Les Epagneuls bretons mâles possèdent leurs points d'ossification
environ deux Jours plus tât que les femelles (au moins en ce qui concerne
'es centres carpiens).
— Variations individuelles de l’ossification :
Chez les Chiots d’une même portée de Bergers allemands, des écarts
, 2 ou 3 j° urs sont possibles, mais l’ordre d’apparition n’est pas changé.
Les sujets étaient pourtant d’une grande homogénéité génétique puisqu’il
s agissait d’un croisement d’une mère et de son fils. (Pomriaskinsky-
Kobozieff et coll., 1954).
— Variations raciales de l'ossification :
Les auteurs précédents ne signalent aucune différence entre les dates
d apparition des centres de la main du Cocker et du Berger allemand.
Lhez 1 Epagneul Breton l’évolution est semblable jusqu’à la naissance et
pendant les premiers jours, puis on note un retard des nouveaux centres.
l ossification simultanée de plusieurs points permet par la suite de combler
ce retard. Il existe bien des variations de dates absolues d’apparition des
centres, mais non d’ordre.
Cependant une exception : le trapèze apparaît avant le semi-lunaire
et 1 unciforme chez l’Epagneul breton, après ces deux os chez le Berger
allemand et le Cocker.
D’apres Bressou et coll. (1957), l’ordre d’apparition des points d’ossi-
cation du pied est à peu près le môme chez ces trois mêmes races de Chien.
Neanmoins, il existe un très léger retard des points chez le Cocker et
Epagneul breton par rapport au Berger allemand.
— Influence de l’alimentation :
D’après Pomriaskinsky-Kobozieff (1954), des Chiens élevés au lait
I e vache montrent par rapport aux Chiens de la même portée élevés par
eur mère un retard notable de l’ossification de la main. Bressou et coll. (1957)
°nt fait une constatation identique sur deux Chiots sevrés au deuxième jour
et nourris au lait de vache.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE II
ONGULÉS
A. — INTRODUCTION
Nous n’avons pu établir que 4 tableaux synthétiques (n° s III à VI)
Watreemem complets des dates d’apparition des points d'ossification chez
les Ongulés : tableaux relatifs au Porc, au Bœuf, à l'Ane et au Cheval
Les ouvrages consultés apportent cependant quelques indications sur
a autres animaux.
ORDRE D’APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
U commentaire ci-dessous est établi à partir des dates des
synthétiques précédents. En outre, dans la mesure du possible
gnements sur le Mouton et la Chèvre, le Chamois, le Zèbre et
y ont ete intégrés. Ils font l’objet d’une mention spéciale.
4 tableaux
des rensei-
l’Éléphant
1° ZONOSQUELETTE :
fl) Ceinture pectorale :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Scapula (point principal).
- Point coracoïdien principal.
la
— L’ordre est identique chez la Chèvre
— Les tableaux consultés ne signalent
clavicule.
et le Mouton,
pas l’ossification de
Source : MNHN, Paris
188
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
Point glénoïdien.
Point spinal.
— Le premier est signalé chez le Cheval et l’Ane seulement :
Küpfer (1931) l’appelle : point coracoïdien 2.
— Le second est signalé chez le Cheval où il est controversé;
on l’indique parfois chez le Porc.
b) Ceinture pelvienne :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Ilion (point principal).
- Ischion (point principal).
- Pubis (point principal).
— L’ordre est identique chez la Chèvre et le Mouton.
— Chez l’Éléphant le pubis est également le dernier os principal
à apparaître.
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
- Tubérosité ischiatique \
,, ,, ... , Cheval.
- Crête iliaque '
— L’ordre est identique chez la Chèvre et le Mouton.
— Chez le Cheval il a été indiqué un os acétabulaire apparaissant
après l’ischion et avant le pubis.
2® STYLOPODE ET ZEUGOPODE :
a) Membre pectoral :
— Ordre d'apparition des points primaires :
- Humérus (diaphyse) )
- Radius (diaphyse) j f Cheval-Ane-Porc.
- Cubitus (diaphyse) I Bœuf )
J Bœuf j
Ordre d’apparition des points secondaires :
Cheval et Ane :
- Dislum radial j
- Distum huméral ' ne
( - Proximum huméral
\ - Proximum radial
| - Distum cubital
( - Proximum cubital
- Distum cubital
- Proximum cubital
Proximum huméral
Bœuf et Porc :
Source : MNHN, Paris
APPARITION
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
L epiphyse inférieure du cubitus semble manquer chez les Solipèdes
h l,, é ’ . elle donne un cond y le q ui s e soude au radius à 2 ou 3 mois, mais
aont la limite reste longtemps visible. Ce condyle s’articule sur le pyramidal,
* existence de l’un justifiant celle de l’autre (Lesbre, 1897).
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
- Grande tubérosité.
- Épitrochlée ,
- Épicondyle ! Porc > Cheval -
Solipèdes ESBRE ^ I897 ^ Conteste 1,existence du Point épicondylien chez les
— Le rang d’apparition des points tertiaires par rapport aux points
secondaires est des plus variables.
b) Membre pelvien :
— Ordre d'apparition des points primaires :
( - Fémur (diaphyse) )
t - Tibia (diaphyse) j Porc
- Péroné (diaphyse) )
— Chez le Bœuf le tibia est légèrement en retard sur le fémur.
, , Le Péroné est inconstant et rudimentaire chez le Bœuf, la Chèvre
le Mouton, l’Ane et le Cheval.
— Ordre d'apparition des points secondaires :
Cheval et Ane :
- Distum fémoral
- Proximum tibial )
- Distum tibial ) Cheval.
- Proximum fémoral.
| - Proximum péronéal (plus la diaphyse parfois).
I - Distum péronéal (malléole externe du tibia).
Bœuf :
Porc :
- Distum tibial
- Distum fémoral
- Proximum tibial
- Proximum fémoral
- Distum péronéal (os
malléolaire)
- Distum tibial
- Distum fémoral
- Proximum tibial
- Distum péronéal
- Proximum fémoral
- Proximum péronéal.
Les séquences des Artiodactyles diffèrent largement de celle des Périsso-
nactyles, cependant le retard des épiphyses péronéales est général.
Mémoires do Muséum. — Zoologie, t. XXXII 13
Source : MNHN, Paris
190
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
l - Grand trochanter.
( - Tubérosité antérieure.
- Petit trochanter (signalé chez le Bœuf).
Le grand trochanter et la tubérosité antérieure apparaissent en même
temps que le proximum fémoral chez le Cheval; en même temps que le
distum tibial chez l’Ane; après le proximum fémoral chez le Porc; après
l’os malléolaire chez le Bœuf.
3» BASIPODE :
a) Carpe :
— Ordre d'apparition des points d’ossification :
Cheval et Ane .
- Scaphoïde
- Semi-lunaire j
- Pisiforme
- Pyramidal
- Trapèzoïde
- Grand os
- Unciforme ) !
- Trapèze (inconstant).
Ane
Ane
Cheval.
Bœuf :
( - Unciforme
i - Pyramidal
- Scaphoïde
- Grand os
- Semi-lunaire
- Trapèzoïde
- Pisiforme
Porc :
I - Unciforme
) - Pyramidal
j - Scaphoïde
' - Semi-lunaire
j - Grand os
( - Trapèzoïde
- Pisiforme
- Trapèze.
Chez les Périssodactyles la simultanéité de l’ossification de nombreux os
du carpe est remarquable.
b) Tarse :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Calcanéum.
- Astragale.
- Cuboïde.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
191
l’Ane.
- 8 e os tarsien (signalé chez le Porc).
— Kostyra (1951) a trouvé chez 9 porcs sur 42 étudiés, non pas 7 os
tarsiens, mais 8. D’après Kostyra, il est possible que le 8 e os tarsien soit
un « survivant », soit de l’os central 3 (os larsi centrale 3), soit de l’os central 4
(os tarsi centrale 4) ou encore qu’il se forme par soudure de ces deux os.
— Chez l’Éléphant le calcanéum est le premier à s’ossifier. On voit
déjà le calcanéum et l’astragale sur une radiographie d’un fœtus de Chamois
âgé de 3 mois et demi.
Chez le Mouton et la Chèvre, le cunéiforme interne est le dernier à
s’ossifier.
- Naviculaire )
- Cunéiforme externe )
- Cunéiforme médian )
- Cunéiforme interne 1
l’inverse chez
!.. p »rc.
— Apparition du point tertiaire :
La tubérosité calcanéenne est le seul point d’insertion musculaire du
tarse, elle apparaît : chez le Cheval : après le cunéiforme externe; chez
l’Ane : en même temps que les cunéiformes interne et médian; chez le Bœuf :
après les cunéiformes interne et médian; chez le Porc : après les trois cunéi¬
formes.
4° MÉTAPODE ET ACROPODE :
a) A l'intérieur d'un rayon donné :
— Remarque préliminaire :
Chez les Ongulés de nombreux rayons sont réduits.
Nous n’envisageons donc dans ce paragraphe que les doigts principaux.
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Métapodiens (diaphyses). )
- Phalanges distales (léger retard chez le [ Main(l).
Porc, la Chèvre et le Mouton). \
- Phalanges proximales (diaphyses).
- Phalanges moyennes (diaphyses).
— Cette séquence se vérifie chez la Chèvre et le Mouton.
(1) Pratiquement ensemble dans le pied du Porc.
Source : MNHN, Paris
192
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d’apparition des points secondaires :
- Métapodiens (épiphyses) Main et
- Phalanges proximales I Pied du
(épiphyses) / Main de l’Ane Bœuf >
- Phalanges moyennes \ et du Porc \ Pied du
(épiphyses) Porc.
b) Ordre d'apparition des rayons :
— Chez le Cheval et l’Ane, l’ordre est le suivant :
Rayon 3.
Rayons 2, 4 (simultanément).
Cet ordre concerne les diaphyses et les épiphyses des métapodes de
l’Ane.
Chez le Cheval, les diaphyses des métapodiens 2, 3 et 4 sont signalées
en même temps. Les épiphyses des métapodiens 2 et 4 ne sont pas indiquées
par Küpfer (1931) (sauf l’épiphyse distale inconstante du quatrième méta¬
tarsien).
— Chez le Bœuf et le Porc, l’ordre d’apparition est le suivant :
Rayons 3, 4
Rayons 2, 5.
Cet ordre concerne les diaphyses et les épiphyses. Ceci est net chez
le Porc où les doigts 2 et 5 sont constants mais réduits par rapport aux
deux doigts principaux (3 et 4). Chez le Bœuf, Küpfer cl Schinz (1933)
ne signalent que la diaphyse du cinquième métacarpien, elle s’ossifie effec¬
tivement plus tard que celles des métacarpiens 3 et 4.
c) Ordre d'apparition des sésamoïdes de la main et du
pied :
— Sésamoïdes ventraux (1 paire) à l’articulation méta- \ p . j
podio-phalangienne. / ‘J®
— Sésamoïdes ventraux (1 seul) à la seconde articulation ( Bœu f
inter-phalangienne. )
C. — CONCLUSIONS
A la simple lecture des tableaux on est frappé par le petit nombre
des centres chez ces animaux pourtant de grande taille.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
193
— Maturité de l'ossification à la naissance.
La plupart des points d’ossification sont apparus à la naissance.
L Ane se trouve probablement le plus en avance : il ne lui manquerait que
deux points d’ossification d’après Pétri (1935). Notre tableau en indique
cependant plus : la malléole externe (épiphyse distale du péroné) et les
épiphyses distales des métapodiens 2 et 4. Le Zèbre semble partager celte
première place avec l’Ane (1).
Viennent ensuite le Porc, la Chèvre et le Bœuf, chez qui, d’après Pétri,
jl ne manque que trois centres d’ossification. Nous citons cependant chez
le Bœuf : la crête iliaque et la tubérosité ischiatique, le petit trochanter
du fémur (seul Lesbre, 1897, le cite), enfin les petits sésamoïdes de la main
et du pied. Plusieurs autres points apparaissent aussi un jour après la
naissance. D’après Lesbre (1897) l’ossification de l’Agneau nouveau-né
est aussi avancée que celle du Biquet nouveau-né. Chez le Porc, le nombre
des points d’ossification non présents à la naissance nous semble encore
Plus élevé.
Enfin vient le Cheval, chez qui 7 centres seraient absents (Pétri);
or, on peut citer d’après le tableau au moins : la crête iliaque et la tubérosité
ischiatique, la diaphysc et l’épiphyse proximale du péroné (lorsqu’elles
existent), la malléole externe (épiphyse distale du péroné) les cunéiformes
interne et médian (Küpfer, 1931), les petits sésamoïdes. D’autres centres
sont même susceptibles d’apparaître après la naissance.
Osman Hill (1938) a radiographié non un éléphanteau nouveau-né,
ijiais un fœtus d’environ 12 mois, il affirme cependant que l’ossification
des membres progresse moins vite chez cet animal que chez les autres Ongulés,
toujours d’après cet auteur, le rythme des processus d’ossification se
r approche de ceux de l’Homme.
Les nouveau-nés des Ongulés, à la suite d’une évolution rapide de
'ossification intra-utérine possèdent donc pratiquement tous les points
a ossification principaux. A la naissance, le Poulain, l’Anon, le Veau,
Agneau et le Biquet se tiennent debout, marchent et peuvent éventuel-
ement manger de l’herbe. Il semble donc y avoir une relation entre l’état
de l’ossification et le comportement nidifuge.
— Comparaison entre les membres pectoral et pelvien :
D’une façon générale le membre pelvien est moins précoce que le
membre pectoral, Krüger (1958) l’a déjà signalé. Mais nous avons rencontré
quelques exemples du cas inverse où le pied se trouve en avance sur la main
(métapode et acropode).
(I ) A la suite d’une comparaison ci
n A Tx n ’ Un et lln Poulain nouveau-nés.
plusse eX a 6 v A 0n . °ssHlcation intra-utérine du Zèbre se rapproche beaucoup
Se ï a d H ce " e ,. dt \! Anc - que de celle du Cheval. Les différences ne proviennent donc pas
ét a n? domestication, elles sont peut-être en rapport avec l’évolution, l’Ane et le Zèbre
l «nt des Equidés plus primitifs que le Cheval.
Source : MNHN, Paris
194
JEAN-JACQUES CURGY
— Variations sexuelles de l'ossification :
Chez le Mouton, Smith (1956) (cit. van Wagenen et Asling, 1964)
en étudiant des fœtus jumeaux et triplés a noté une avance des femelles
sur les mâles. Cependant lorsqu’ils sont de longueurs différentes le plus
grand possède le plus de centres d’ossification.
Nous n’avons pas de renseignements sur les différences individuelles
et raciales concernant l’ossification chez les Ongulés.
Le problème des régressions osseuses ne sera pas traité ici.
En comparant les différentes séquences d’apparition des centres d’ossi¬
fication chez les Ongulés, il semble bien qu’il existe une certaine unité au
sein des Périssodactyles d’une part, au sein des Artiodactyles d’autre
part.
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE III
RONGEURS
A. — INTRODUCTION
Le terme « Rongeur » est pris dans son sens le plus large, puisque nous
envisageons dans ce chapitre le Lapin appartenant aux Lagomorphes, et
de vrais Rongeurs, tels que le Rat, la Souris, le Hamster et le Cobaye
(tableaux n°* VII à XI).
Les études faites sur le Lapin sont imprécises, les dates d’apparition
de tous les os ne figurent pas dans notre tableau. Sauf mention spéciale
du Lapin, les séquences suivantes sont donc établies à partir des données
sur le Rat, la Souris, le Hamster et le Cobaye.
B. — ORDRE D’APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
1° ZONOSQUELETTE :
o) Ceinture pectorale :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Clavicule (diaphyse).
- Scapula (point principal).
- Point coracoïdien principal.
Nous n’avons aucune donnée sur la clavicule du Lapin.
Source : MNHN, Paris
196
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
Pratiquement
ensemble
- Point coracoïdien 2, ou basal ou sous-coracoïdien.
- Point glénoïdien )
- Point acromial S 0 a ^ e ‘
- Point vertébral ou angle postérieur ou inférieur.
- Osselets présternaux.
Le point coracoïdien secondaire ne nous a pas été signalé chez le Cobaye»
ni chez le Lapin.
Le point glénoïdien n’est pas signalé chez le Rat, il est possible qu’une
partie de la cavité glénoïde s’ossifie à partir du point coracoïdien 2.
Chez le Hamster les points acromial et vertébral ne sont pas
indiqués.
Chez le Cobaye les points acromiaux secondaires sont multiples
(huit suivant Harman et Saffry, 1934).
Les osselets présternaux ont été seulement indiqués chez le Hamster
(une paire de part et d’autre du manubrium), chez le Rat et la Souris (un
osselet de chaque côté).
b) Ceinture pelvienne :
— Ordre d’apparition des points primaires :
Ilion (point principal).
Ischion (point principal)
Pubis (point principal)
Rat, Souris, Hamster.
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
- Os acétabulaire.
- Point secondaire du pubis (éminence pectinée).
„ ,. . ( - Crête iliaque (plus parfois ou seulement l’angle externe
Pratiquement J de l’Ilion).
ensem e j _ Tubérosité ischiatique (non signalée chez la Souris).
L’os acétabulaire n’a pas été signalé chez le Hamster, il n’est pas daté
chez le Cobaye.
Chez le Rat, un point d’ossification apparaît sur le rebord cotyloïdien
après celui de l’os acétabulaire.
Chez le Rat le point secondaire du pubis apparaît pratiquement en
même temps que la crête iliaque et la tubérosité ischiatique.
Un os symphysaire est indiqué chez le Hamster, il apparaît en même
temps que la crête iliaque et la tubérosité ischiatique.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
197
2o STYLOPODE ET ZEUGOPODE :
a) Membre pectoral :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Humérus (diaphyse)
- Radius (diaphyse) J
- Cubitus (diaphyse) \
)
Hamster (
Rat, Souris, Cobaye
— Ordre d'apparition des points secondaires :
La variété des données oblige à considérer à part le Hamster.
Rat et Souris :
( - Distum radial.
( - Distum cubital.
- Trochlée i un point 1
- Condyle i chez le Rat \ Souris
- Proximum cubital. )
- Humérus (tête).
- Proximum radial.
Hamster :
- Humérus (tête).
- Trochlée ) un seul point qui forme
- Condyle ) également l’épicondyle.
- Distum radial (apophyse styloïde).
- Distum cubital (apophyse styloïde).
- Proximum cubital (olécrane).
- Proximum radial.
Beyerlein et col]. (1951) ont vu dans l’extrémité proximale de l’humérus
aeu X points d’ossification qu’ils ont appelés grande et petite tubérosité,
if wT ave ? le Rat nous su PPOsons qu’il n’existe qu’un seul point
pour la tete articulaire et la grande tubérosité. Chez le Hamster ces deux tubé¬
rosités apparaissent distinctement, de bonne heure, les premières après
*es points primaires. 1
Le seul point de comparaison entre les deux tableaux paraît être l’ossi-
ication tardive du proximum radial, et l’apparition en second lieu de la
trochlée et du condyle.
Nous manquons de précisions pour les dates d'apparition des points
secondaires chez le Lapin.
Source : MNHN, Paris
JEAN-JACQUES CURGY
On peut cependant établir approximativement l’ordre suivant :
- Proximum huméral
- Distum huméral
- Proximum cubital i
- Distum radial )
- Distum cubital [ Après la naissance.
- Proximum radial J
^ Avant la naissance.
A la naissance.
L’ordre d’apparition des points secondaires chez le Lapin est donc
proche de celui du Hamster, et s’oppose à celui du Rat et de la Souris.
Chez le Cobaye, tous les points secondaires apparaissent pratiquement
ensemble; nous n’avons pu, sans risque d’erreur, établir une séquence quel¬
conque.
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
[ - Grande tubérosité.
- Petite tubérosité (signalée chez le Hamster et le
I Cobaye).
- Épitrochlée.
- Épicondyle (signalé chez le Rat et la Souris).
Chez la Souris la grande tubérosité apparaît en même temps que la
trochlée, le condyle et l’épiphyse proximale du cubitus, donc avant la tête
articulaire de l’humérus, ce fait est curieux.
Chez le Cobaye, la petite et la grande tubérosité apparaissent au même
moment que les points secondaires.
Chez la Souris, l’épitrochlée apparaît avec l’épiphyse proximale du
radius.
Chez le Rat il existe un point supplémentaire dans le processus olé¬
cranien. Il apparaît avant l’épitrochlée.
Chez le Cobaye l’épitrochlée est le seul centre qui apparaisse nettement
en retard par rapport à tous les autres.
b) Membre pelvien :
— Ordre d’apparition des points primaires :
j - Fémur (diaphyse).
. - Tibia (diaphyse).
( - Péroné (diaphyse).
— Ordre d'apparition des points secondaires :
La variété des données oblige à considérer chaque séquence sépa¬
rément :
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
199
Souris
Rat
Hamster
- Distum péronéal
- Distum tibial
- Condyle interne
- Condyle externe
- Proximum tibial
- Fémur (tête)
- Proximum péronéal
- Distum tibial
- Proximum tibial
- Distum fémoral
- Distum péronéal
- Fémur (tête)
- Proximum péronéal
- Condyle interne
- Condyle externe
- Proximum tibial
- Fémur (tête)
- Malléole interne
(distum tibial)
- Malléole externe
(distum péronéal)
- Proximum péronéal
(apophyse styloïde).
Lapin
Cobaye
- Proximum tibial
( - Distum péronéal
\ - Distum tibial
- Distum fémoral
- Fémur (tête)
- Proximum péronéal
( - Distum fémoral (2 condyles)
I - Proximum tibial
- Distum tibial
- Fémur (tête)
- Distum péronéal
- Proximum péronéal.
Malgré la diversité de l’ordre d’apparition des points secondaires, on
note que : l’épiphyse proximale du péroné est toujours la dernière à appa¬
raître; la tête du fémur est tardive (avant-dernier point, sauf chez le Hamster
et le Cobaye).
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
Les points tertiaires : grand trochanter, petit trochanter (non signalé
chez le Cobaye), tubérosité antérieure (non signalée chez le Lapin et le
Cobaye) apparaissent sans ordre défini, entre l’avant-dernier et le dernier
point secondaire. Cependant chez la Souris les trochanters s’ossifient avant
la tête fémorale, ce qui est curieux; et chez le Rat le petit trochanter apparaît
en même temps que celle-ci.
Il existe chez le Rat deux points sus-condyliens qui s’ossifient en même
temps que la tête et le petit trochanter du fémur.
— Ordre d'apparition des sèsamoïdes du genou :
- Rotule |
- Fabelles interne et externe î ^ ou ” s -
- Osselets du ménisque (inconstants).
La cyamelle n’est explicitement signalée par aucun auteur.
Source : MNHN, Paris
200
JEAN-JACQUES CURGY
3® BASIPODE :
a) Carpe :
— Ordre d’apparition des points primaires :
La méthode employée pour obtenir la séquence suivante est statis¬
tique, l’ordre donné n’appartient pas à un animal précis étudié.
! - Scapholunaire (ou scaphoïde -f semi-lunaire).
- Pyramidal.
- Pisiforme 1.
( - Central.
| - Grand os.
( - Unciforme.
( - Trapèze.
( - Trapézoïde.
Bien que nous ayons réuni les trois premiers éléments par une acco¬
lade, il semble bien (Johnson, 1933) que ces trois os apparaissent dans
l’ordre indiqué, au moins chez le Rat et la Souris.
D’après Spark et Dawson (1928), le scapholunaire du Rat apparaît
effectivement toujours le premier. Le pyramidal, le pisiforme, l’unciforme
et le central sont susceptibles d’occuper des rangs différents. Les autres
éléments du carpe ne montrent pratiquement pas de variation dans leur
ordre d’apparition.
Saint-Cast (1958) donne l’ordre d’apparition suivant chez la Souris :
unciforme, scapholunaire, pisiforme, pyramidal.
Le pisiforme 1 apparaît en dernier chez le Lapin. Chez le Cobaye sa
place est controversée. D’après les résultats de Pétri (1935) nous le plaçons
en premier; au contraire Harman et Saffry (1934) le distinguent en
dernier.
Le deuxième ensemble est très arbitraire, il n’est réalisé que chez le
Rat. Certains éléments et même tous peuvent appartenir au premier ou
au troisième groupe.
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
Ils sont nombreux, inconstants, et souvent tardifs chez les Rongeurs.
Nous insistons sur le pisiforme 2 : signalé chez tous les animaux
- Pisiforme 2 )
- Prépollex ! P arfols *
- Phacoïde (carpien prépollicial) (inconstant).
Chez la Souris le pisiforme 2 apparaît après le prépollex et le phacoïde.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
201
b) Tarse :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Calcanéum
- Astragale
Cuboïde \ Souris (légère avance du
- Cunéiforme interne
- Cunéiforme externe
- Naviculaire
- Cunéiforme médian
- Tibial interne
Il existe une exception à cet ordre chez le Hamster où le cunéiforme
externe apparaît avant le cunéiforme interne.
On possède peu de données sur le tarse du Lièvre et du Lapin, cependant
i est clair que le calcanéum et l’astragale sont les deux premiers centres
a apparaître.
Rat (
\ cuneuorme interne).
I ■ Cobaye.
Hamster.
Cobaye.
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
Ils sont nombreux et inconstants, seul celui de la tubérosité calcanéenne
est toujours signale. Elle apparaît avant, en même temps ou peu après
le tjbial interne. Mais chez le Rat et le Cobaye, elle est relativement plus
précoce, puisqu’elle s’ossifie avant le cunéiforme médian.
4 ° MÉTAPODE ET ACROPODE :
a) A l’intérieur d’un rayon donné :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Métapodiens (dia- ) iu a ; n ,i., ) Ordre inverse
physes) Cobaye et le pied
- Phalanges distales ) du Hamster \ , d , u ^ oba y e
nu i . / ... / et du Hamster.
- Phalanges proximales (diaphyses).
- Phalanges moyennes (diaphyses).
Chez la Souris les phalanges proximales 2, 3, 4 de la main peuvent
apparaître avant ou en même temps que les phalanges distales de ces mêmes
•ayons.
Certains métatarsiens peuvent apparaître en même temps que les
Phalanges distales chez le Cobaye.
Source : MNHN, Paris
202
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d'apparition des points secondaires :
- Métapodiens (épiphyses)
Main
du
Cobaye
Chez la Souris et le Hamster on signale une épiphyse distale au premier
métatarsien. Chez le Rat et la Souris on indique une épiphyse proximale
au cinquième métatarsien.
b) Ordre d'apparition des rayons :
Il semble être commun aux diaphyses et aux épiphyses des deux
membres. Cependant Spark et Dawson (1928) notent des variations
possibles dans l’ordre d’apparition des épiphyses.
Cet ordre est :
Rayon : 3.
Rayons : 4 et 2.
Rayon : 5.
Rayon : 1.
Le quatrième rayon apparaît avant le deuxième au moins chez la
Souris (Johnson, 1933) et chez le Rat (Spark et Dawson, 1928).
c) Ordre d’apparition des sésamoïdes de la main et du
pied :
Leur ossification ne nous a pas toujours été signalée.
- Sésamoïdes ventraux (une paire) à l’articulation méta-
podiophalangienne.
- Sésamoïdes ventraux (un seul) à la seconde articu¬
lation interphalangienne.
- Sésamoïdes dorsaux (un seul) à la première articu¬
lation interphalangienne.
G. — CONCLUSIONS
A la lecture des tableaux, on est frappé par la multiplicité des
centres d’ossification chez ces animaux de taille pourtant relativemcn
petite.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
203
— Maturité de l’ossification à la naissance :
D’après les différentes maturités d’ossification à la naissance, on peut
distinguer trois catégories d’animaux et considérer le comportement du
nouveau-né comme lié à l’état de l’ossification.
Chez le Rat, la Souris et le Hamster, tous les centres diaphysaires
apparaissent avant la naissance (sauf les diaphyses des phalanges proximales
et moyennes du Rat, et quelques-unes appartenant à des doigts réduits).
Les os du carpe et du tarse (moins le calcanéum et l'astragale de la Souris),
ainsi que les points secondaires et tertiaires, apparaissent après la naissance.
Cet état coïncide avec le comportement nidicole de ces animaux (Grasse
et Dekeyser, 1955).
Le Cobaye est le seul exemple où l’ossification soit très avancée à la
naissance. Ceci est le résultat d’une longue gestation. Déjà entre les 28 e et
31 e jours de nombreux centres primaires apparaissent : coïncidant avec
la période de développement rapide de la forme externe (d’après Harman
et Dobrovolny (1933) cit. Harman et Saffry (1934). Pendant les dix der¬
niers jours de vie intra-utérine apparaissent un grand nombre de points
secondaires et tertiaires. Le Cobaye peut être qualifié de nidifuge (Lesbre,
Brehm).
Une catégorie intermédiaire, très proche de la première, est représentée
par le Lapin. A la naissance les points diaphysaires, le calcanéum, l’astra¬
gale et certains points épiphysaires sont apparus. Or il n’y a encore aucun
centre dans le carpe, ni dans de nombreuses épiphyses.
La Lapine construit un nid et le jeune lapereau y demeure longtemps.
Il vient au monde nu et faible; au contraire le levraut nouveau-né est couvert
de poils et capable de marcher. Cependant, de la comparaison faite par
Pétri (1935) sur le nombre de points d’ossification absents à la naissance,
il ressort que levrauts et lapereaux diffèrent peu (respectivement 31 et
32 centres).
— Comparaison entre les membres pectoral et pelvien.
Chez le Rat et la Souris, le membre pectoral est nettement en avance
sur le pelvien. Il est probable qu’il en soit de même chez le Hamster. Chez
le Cobaye, aucune différence ne peut être distinguée et le manque de précision
des résultats sur le Lapin nous empêche de tirer quelque conclusion à son
sujet. Dans l’ensemble, malgré l’avance possible du membre antérieur, les
°s en sont relativement plus petits que leurs correspondants du membre
postérieur.
— Variations sexuelles de l'ossification :
Chez le Cobaye, Harman et Saffry (1934) ont étudié à cinq jours
d’intervalle chaque fois deux individus de sexe différent, de 31 jours après
la copulation à 45 jours après la naissance. Les embryons de chaque paire
étaient de la même nichée, donc bénéficiaient de la même nourriture et
se trouvaient dans les mêmes conditions de croissance. Les plus vieux
Source : MNHN, Paris
204
JEAN-JACQUES CURGY
animaux comparés, bien qu’ayant le même âge, étaient de portées différentes.
Aucune variation dans les dates d’apparition des centres d’ossification n’a
été observée entre les sexes.
Spark et Dawson (1928) ont étudié l’ossification chez le Rat. Ils ont
utilisé 62 nichées, au sein de chacune d’elles, frères et sœurs ont été comparés,
mais jamais des individus de portées différentes. Spark et Dawson n’ont
relevé aucune différence avant la naissance et pendant les sept premiers jours.
A partir de cette date, les femelles possèdent plus de points osseux que les
mâles : ceci coïncide avec le début de l’apparition des « ovules définitifs »,
alors que chez les mâles le début de la différenciation des premiers sperma¬
tocytes n’a lieu que de sept à dix jours.
— Variations individuelles de l’ossification :
Harman et Saffry (1934) en donnent deux exemples : dans un couple
de Cobaye, de 26 jours, le mâle était plus grand que la femelle, et son ossifi¬
cation plus avancée. Dans un autre, de 35 jours, c’était l’inverse. Dans
les deux cas les individus des couples venaient de portées différentes.
D’après Spark et Dawson (1928), il existe chez le Rat d’importantes
variations individuelles dans l’apparition des centres d’ossification. Aucune
donnée sur l’intensité ou la distribution de ces variations n’est fournie.
L’importance des variations à l’intérieur d’un sexe est moindre que celle
entre les deux sexes (malgré un certain chevauchement les femelles se trouvent
en avance sur les mâles, cf. ci-dessus). Spark et Dawson ont étudié un grand
nombre de portées de Rat, ils les ont comparées entre elles; il se trouve
que certaines varient plus que d’autres; ce sont les individus des grandes
portées qui s’écartent le plus des dates moyennes. Ceci peut probablement
s’expliquer par le fait que dans le cas de gestation multiple, la fécondation
des ovules n’est pas rigoureusement simultanée, ainsi l’âge conceptionnel
enregistré n’est pas identique pour tous les individus.
Source : MNHN, Paris
CHAPITRE IV
PRIMATES
A. — INTRODUCTION
L Ordre des Primates a été le plus étudié au sujet qui nous occupe,
oept tableaux (n os XII à XVIII) de date d’apparition des points d’ossi-
ncation ont pu être établis : tableaux relatifs au Semnopithèque, au Macaque,
au Gibbon, à l’Orang-Outan, au Chimpanzé, au Gorille et à l’Homme.
B. — ORDRE D’APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
Le commentaire suivant est fondé sur les tableaux précédents. En
outre dans la mesure du possible les renseignements sur les Singes suivants :
Ouistiti, Alouate, Babouin, Nasique et Colobe, y ont été intégrés. Ils ont
toujours fait l’objet d’une mention spéciale.
1° ZONOSQUELETTE :
a) Ceinture pectorale :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Clavicule (diaphyse) I tous les Singes, peut-être
- Scapula (point principal) $ par manque de précision.
- Point coracoïdien principal.
Le point coracoïdien principal apparaît bien en dernier chez le Nasique
et chez le Babouin.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXII u
Source : MNHN, Paris
206
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
Homme :
Singes :
- Point glénoïdien
supérieur.
pratiquement ( - Points coracoïdiens
ensemble. ( accessoires.
accessoires.
- Point sous-cora-
coïdien.
- Épiphyse sternale
de la clavicule.
Épiphyse s
de la clavi<
- Épiphyse sternale
de la clavicule.
- Point acromial.
- Point (s) acromial
(aux).
- Point glénoïdien
inférieur.
- Angle inférieur. - Bord vertébral.
- Bord vertébral. - Angle inférieur.
Une épiphyse externe de la clavicule a été signalée chez l’Homme.
Elle est discutée : elle apparaîtrait après l’angle inférieur, donc tardivement.
L’absence des points glénoïdiens chez les Singes paraît bien réelle :
même les travaux les plus précis ne les mentionnent pas.
b) Ceinture pelvienne :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Ilion (point principal) ) ^
- Ischion (point principal) \ ^
- Pubis (point principal) ï
Semnopithèque.
| Macaque.
Cette séquence est identique chez le Gorille et le Babouin. Le pubis
est effectivement le dernier os à apparaître chez le Colobe et l’Alouate.
Chez le Macaque, van Wagenen et Asling (1964) parlent d’un « Ischium
Pubis » à 74 jours de gestation et ne précisent pas qu’il y ait deux points
distincts.
Chez de nombreux Singes, les premiers fœtus possédaient déjà leurs
trois éléments coxaux, donc aucune séquence n’a pu être définie.
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires :
- Os acétabulaire.
| Homme).
- Crête iliaque.
- Tubérosité ischiatique.
- Épine antéro-inférieure du pubis
- Épine sciatique
- Épine pubienne
- Angle du pubis
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 207
L’os acétabulaire apparaît rarement chez l’Orang-Outan.
L’os acétabulaire postérieur a été signalé chez d’autres Primates que
l’Homme; mais aucun auteur n’en mentionne la date d’ossification.
2° STYLOPODE ET ZEUGOPODE :
a) Membre pectoral :
— Ordre d'apparition des points primaires :
{ - Humérus (diaphyse).
| - Radius (diaphyse).
( - Cubitus (diaphyse).
L ossification des trois éléments est pratiquement simultanée chez
1 Homme. L’apparence de simultanéité chez les Singes paraît souvent être
le résultat de l’étude de fœtus déjà trop âgés.
— Ordre d’apparition des points secondaires :
Par suite de la diversité des séquences, nous n’avons pu réunir les
cinq listes suivantes en une seule.
Homme-Gorille :
Humérus (tête)
Condyle (non cité chez
le Gorille)
Distum radial
Proximum radial (non
cité chez le Gorille)
Distum cubital
Proximum cubital
Trochlée (Gorille?)
Chimpanzé :
- Humérus (tête)
- Distum radial
- Condyle
- Proximum radial
- Distum cubital
- Proximum cubital
- Trochlée
Orang-Outan :
- Humérus (tête)
- Distum radial
- Proximum radial
- Distum cubital
- Trochlée
- Proximum cubital
Gibbon et Nasique :
- Humérus (tête)
- Distum radial j
Distum cubital , Nasique par manque de précision.
- Condyle (Distum hu- )
méral du Nasique)
- Proximum radial
- Trochlée (non signalée chez le Nasique)
- Proximum cubital.
Source : MNHN, Paris
208
JEAN-JACQUES CURGY
Macaque :
- Distum radial
- Distum huméral
- Humérus (tête)
- Proximum radial.
- Distum cubital
- Proximum cubital
Babouin :
( - Distum radial
( - Humérus (tête)
- Condyle
- Trochlée
Proximum radial
^ - Distum cubital
- Proximum cubital
Les distum radial et huméral sont les deux premiers points à apparaître
chez le Semnopithèque. Ensuite survient le distum cubital.
Les six séquences précédentes sont très différentes. Cependant on
peut en tirer quelques conclusions :
- la tête de l’humérus et le distum radial sont précoces,
- le condyle, le proximum radial et le distum cubital
sont intermédiaires.
- le proximum cubital et la trochlée sont tardifs (cette
dernière est intermédiaire chez le Macaque et le
Babouin).
— Ordre d'apparition des points tertiaires :
- Grande tubérosité ) IT
- Petite tubérosité j omme<
- Épitrochlée j , . , ...
- Épicondyle I P arIo,s ohez le Maca, I ue -
- Point bicipital du radius (signalé chez l’Homme).
Chez les Singes, seules la grande tubérosité et l’épitrochlée sont signalées,
l’épicondyle peut apparaître distinctement chez le Macaque (van Wagenen
et Asling 1964).
Chez l’Orang-Outan il est possible que l’épitrochlée apparaisse avant
la grande tubérosité.
b) Membre pelvien :
— Ordre d’apparition des points primaires:
i - Fémur (diaphyse)
] - Tibia (diaphyse)
( - Péroné (diaphyse)
— Ordre d’apparition des points secondaires
- Distum fémoral ) ,
r, . ... . , Gibbon
- Proximum tibial )
- Fémur (tête) ) , ordre inverse j
. .... , > chez le Macaque
Distum tibial ) e t j e Babouin / ,
- Distum péronéal ] ;
- Proximum péronéal
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 209
Le distum fémoral apparaît également en premier (avant la naissance)
chez le Nasique.
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
- Grand trochanter (non signalé chez le Gorille).
- Petit trochanter.
- Malléole tibiale (signalée chez l’Homme).
- Tubérosité antérieure (signalée chez l’Homme et le
Chimpanzé).
Le grand et le petit trochanter apparaissent ensemble chez I’Orang-
Outan, le grand avant le petit chez l’Homme, le petit avant le grand chez
le Chimpanzé et le Gibbon.
3® BASIPODE :
a) Carpe :
— Ordre d’apparition des points d’ossification :
Homme :
- Unciforme
- Grand os
- Pyramidal
- Semi-lunaire
- Scaphoïde
- Trapèze
- Trapézoïde
- Pisiforme
Chimpanzé-Gorille :
- Unciforme
- Grand os
- Pyramidal ;
- Trapèze \
- Semi-lunaire
- Scaphoïde
- Pisiforme
- Trapézoïde
Gorille (le scaphoïde
en plus)
| l’inverse chez J v
le Gorille / 3
Babouin :
( - Pyramidal
( - Unciforme
- Grand os
- Pisiforme
- Scaphoïde
( - Semi-lunaire
- Trapèze
- Trapézoïde
- Central
Macaque :
( - Pyramidal (probablement le pre¬
mier d’après van Wagenen et
Asling 1964).
i - Unciforme
/ - Grand os
\ - Scaphoïde
- Pisiforme
- Trapézoïde
- Semi-lunaire
- Trapèze
Schultz affirme que l’unciforme est habituellement le premier os à
apparaître, le grand os suit. De par l’imprécision des travaux, les dates
Source : MNHN, Paris
210
JEAN-JACQUES CURGY
d’apparition de ces deux os coïncident souvent (Babouin). Cependant
van Wagenen et Asling supposent que le pyramidal est le premier à s’ossi¬
fier chez le Macaque.
Les séquences du Gibbon, du Gorille et du Chimpanzé sont compa¬
rables, seul le pyramidal est peut-être plus tardif chez le premier Singe.
Malgré la diversité des séquences, on peut affirmer que l’unciforme,
le grand os et le pyramidal apparaissent les premiers. L’ordre est ensuite
plus variable. Chez les Anthropomorphes et l’Homme, on pourrait parler
d’un groupe intermédiaire comprenant : semi-lunaire, scaphoïde, trapèze,
et d’un groupe tardif comprenant : trapézoïde, pisiforme.
b) Tarse :
— Ordre d'apparition des points primaires :
- Calcanéum.
- Astragale.
- Cuboïde ) Chimpanzé, Orang-Outan, Ma*
- Cunéiforme externe 1 caque, l’inverse chez le Babouin.
Cunéiforme interne ) (en dernier chez \
( le Macaque) f
( l’inverse chez le ) Orang-Outan.
- Cunéiforme médian , ) Babouin. I
- Naviculaire. ) Macaque. J
Nous n’avons pas indiqué par une accolade l’apparition simultanée
de plusieurs os chez le Gibbon et le Semnopithèque, ce fait étant dû au
manque de précision des résultats. En effet, Deniker (1885) donne pour
le Gibbon la séquence suivante :
- Calcanéum.
- Astragale.
- Cunéiforme interne.
j - Cuboïde.
I - Cunéiforme externe.
| - Cunéiforme médian.
| - Naviculaire.
Cet ordre diffère de celui indiqué chez l’Homme surtout par la préco¬
cité du cunéiforme interne.
Chez le Gorille : le calcanéum, l’astragale et le cuboïde, et chez I e
Colobe : les deux premiers os sont signalés dans cet ordre.
— Ordre d’apparition des points secondaires ou tertiaires :
- Tubérosité calcanéenne.
- Tubérosité postéro-latérale de l’astragale.
Cette dernière n’a été signalée que chez l’Homme.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
211
4° MÉTAPODE ET ACROPODE :
o) A l'intérieur d'un rayon donné :
(1) Membre pectoral.
— Ordre d’apparition des points primaires :
Homme : Macaque et Babouin :
~ Phalanges distales ) pour les - Métacarpe (diaphyses)
- Métacarpe (diaphyses) ' doigts 2et3 - Phalanges proximales (diaphyses)
- Phalanges proximales (diaphyses) - Phalanges moyennes (diaphyses) (1)
- Phalanges moyennes (diaphyses) - Phalanges distales (diaphyses) (1).
Nous manquons de données pour les autres Primates.
— Ordre d’apparition des points secondaires :
- Métacarpe (épiphyses) )
- Phalanges proximales Homme et Gorille P 0 “ r
(épiphyses) S certalns ra y° ns au mmm -
- Phalanges moyennes (épiphyses).
- Phalanges distales (épiphyses).
Cette séquence a été établie chez l’Homme, le Gorille, le Chimpanzé,
le Macaque et le Babouin.
(2) Membre pelvien :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Métatarsiens (diaphyses)
- Phalanges distales \ )
(diaphyses) f g illverse chez
- Phalanges proximales f .. i le Babouin,
(diaphyses) Macaque }
- Phalanges moyennes \
(diaphyses)
Cet ordre est établi pour l’Homme, le Macaque et le Babouin.
(1) Ordre inverse chez le Babouin.
Source : MNHN, Paris
212
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d’apparition des points secondaires :
- Phalanges proximales (épiphyses)
- Métatarsiens (épiphyses)
- Phalanges moyennes (épiphyses)
- Phalanges distales (épiphyses)
Macaque
(rayons 3 et 4) (1)
Cette séquence est établie pour le Chimpanzé, le Macaque et le Babouin.
b) Ordre d'apparition des rayons :
— Chez l’Homme :
Il existe deux ordres possibles : 2, 3, 4, 5, 1 ou 1, 2, 3, 4, 5.
— Chez le Gorille, le Chimpanzé, le Macaque et le Babouin.
Rayons:^2 et 4 ) P arfois ensemble '
Rayon : 5
Rayon : 1.
Cet ordre est probablement identique chez le Colobe dont le premier
doigt est réduit.
G. — CONCLUSIONS
— Maturité de iossification à la naissance.
La grande majorité des centres d’ossification apparaît pendant la
dernière période fœtale chez les Primates inférieurs, après la naissance chez
les Primates supérieurs (Schultz, 1956).
Chez le Macaque et le Cercopithèque nouveau-nés, Schultz (1956)
reconnaît déjà de très nombreux centres secondaires et tertiaires (l’épi¬
physe proximale de l’humérus des Cercopithèques en possède même déjà
deux). Chez le Nasique et le Babouin, seul le distum fémoral est visible,
cependant il existe déjà six centres dans chaque basipode du Nasique.
Chez le Singe Capucin (Cebus) et le Singe Hurleur (Alouatta) l’ossification
est assez tardive, proche de celle du Nasique, et non de celle du Macaque
et du Cercopithèque. Seules les diaphyses sont présentes à la naissance
chez le Ouistiti. Aucun centre n’est apparu dans le carpe, ni dans le
tarse.
(1) Ordre inverse chez le Babouin.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 213
L’ossification des membres est plus avancée chez le Macaque que
chez le Gibbon, l’Orang-Outan, le Chimpanzé et le Gorille, et chez ceux-ci
plus que chez l’Homme. A la naissance les trois grands Anthropomorphes
sont comparables aux fœtus de Macaque de 130 à 140 jours; l’Homme à
ceux de 120 jours (van Wagenen et Asling, 1964).
Entre 132 jours et la naissance (166-168 jours de gestation), de nombreux
noyaux apparaissent chez le Macaque; dont certains (par exemple le trapé-
zoïde et le scaphoïde) ne s’ossifient pas avant quelques années chez l’Homme
(Schultz, 1937). De 15 à 18 mois un Chimpanzé est semblable à un Macaque
nouveau-né (van Wagenen et Asling, 1964).
Le Chimpanzé et l’Orang-Outan sont comparables, cependant le
premier possède déjà, à la naissance, la tête humérale et le distum radial.
Deux faits sont intéressants à noter ; le carpe des Anthropomorphes
est plus avancé que celui de l’Homme; chez le Gibbon de nombreux os
tarsiens apparaissent avant la naissance (caractère qu’il partage avec les
Cercopithécidés), tandis que l’ossification du carpe est peu avancée (condition
proche de celle des Anthropomorphes).
Lors d’une communication personnelle, M. Rinjard, sous-directeur du
Laboratoire d’éthologie du zoo de Vincennes, nous a rapporté les différents
comportements du Macaque, du Chimpanzé et du Gorille nouveau-nés.
Il existe un lien entre le comportement du jeune et son état d’ossification.
— Comparaison entre les membres pectoral et pelvien :
Nous n’avons pu conclure à une avance d’une ceinture sur l’autre.
La cuisse et la jambe sont chez l’Homme plus précoces que le bras et l’avant-
bras. Peut-être ce fait est-il en rapport, ici, avec la station verticale?
D’une façon générale, la main est en avance sur le pied au début de
la vie intra-utérine; à la fin de la gestation le cas est inverse, l’ossification
des épiphyses rétablit la condition primitive.
— Variations sexuelles de l’ossification :
Van Wagenen et Asling (1958) cit. van Wagenen et Asling (1964)
font état d’une appréciable avance de l’ossification chez les Macaques
femelles nouveau-nées. En 1964 ces auteurs ont recherché à quel âge les
fœtus présentaient les premières différences sexuelles : à 70 jours les fœtus
femelles possèdent déjà plus de centres (diaphyses des phalanges proximales
de la main) que les mâles à 72 jours.
D’après Nissen et Riesen (1949), chez le Chimpanzé, la femelle est
a la naissance en avance sur le mâle. Les dates et l’ordre d’apparition après
la naissance diffèrent suivant le sexe. Ces auteurs ont également calculé
l’âge moyen d’apparition de 70 centres chez le mâle et la femelle : respec¬
tivement 13,9 mois et 8,0 mois.
Pryor (1923) cit. van Wagenen et Asling (1964) établit que la fille
est en avance sur le garçon à la naissance. Les différences se mesurent en
jours chez l’embryon, puis progressivement en semaines au fur et à mesure
que le terme approche. Selon Pryor les premières divergences coïncident
Source : MNHN, Paris
214
JEAN-JACQUES CURGY
avec les premières différenciations structurales des gonades. Pour de nom¬
breux auteurs, cette précocité de la lille sur le garçon persiste jusqu’à l’âge
adulte.
— Variations individuelles de l'ossification :
Le nombre de centres apparus à la naissance est susceptible de varier
à l’intérieur de l’espèce. Schultz (1956) donne l’exemple d’un Chimpanzé,
de deux mois, qui était dans le même état d’ossification qu’un mort-né.
Parmi trois Orangs-Outans nouveau-nés, de tailles semblables, un seul
possédait le scaphoïde, le grand os et l’unciforme, les deux autres uniquement
ces deux derniers os; le distum fémoral s’était développé chez un seul indi¬
vidu (Schultz, 1956).
Chez l’Homme, même entre jumeaux vrais, les différences peuvent
être considérables (Borovansky et Hnevkovsky, 1929).
— Variations inter-spécifiques du rythme d’ossification.
Lors de la comparaison des différentes maturités d’ossification à la
naissance, nous avons constaté combien le Macaque était en avance sur
les Anthropomorphes. Chez les animaux possédant une dentition de lait
complète, Schultz fait encore état de l’avance du Rhésus sur les Grands
Singes.
L’ossification post-natale des membres du Gibbon est plus rapide que
celle du Chimpanzé (sauf la tubérosité calcanéenne qui est très tardive).
Si on la compare à celle de l’Homme, Schultz (1940) constate de nombreuses
différences, mais également quelques ressemblances étroites (exemple :
proximum tibial).
A la suite d’une comparaison entre le Gorille, le Chimpanzé et l’Orang-
Outan, Vallois (1940) conclut : celui qui se rapproche le plus de l’Homme
par son mode d’ossification des membres (au moins dans son jeune âge)
est le Gorille. Ceci tient sans doute à ce que les proportions de ses membres
(donc le développement relatif des os correspondants sont plus compa¬
rables aux nôtres que celles des autres Singes). Bolk a [émis l’hypothèse
suivante : les différences entre la forme humaine et celles des Anthropo¬
morphes résultent d’un retard dans notre développement (théorie de la
totalisation). L’étude de l’ossification des membres n’appuie pas ce point
de vue, car si certains centres sont plus tardifs chez l’Homme que chez
POrang-Outan et le Chimpanzé, d’autres sont plus précoces et de plus il y a
dans l’ensemble synchronisme entre l’Homme et le Gorille.
Vallois (1940) pousse plus loin sa comparaison et aboutit à une avance
de l’Homme (vers 8-10 mois) sur les Singes, ce qui est exactement l’inverse
de la théorie de Bolk.
En conclusion, le rythme de l’ossification chez une espèce reflète assez
bien sa place systématique.
Les Cercopithécidés représentés ici par le Macaque, le Semnopithèque
et le Cercopithèque ont un rythme d’ossification rapide. Le Colobe semble
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 215
montrer quelques similitudes avec le Semnopithèque; par contre le rythme
suivi par le Babouin est proche de celui des Anthropomorphes (1). Le Nasique
se distingue des précédents par une ossification très précoce des basipodes,
très tardive des épiphyses des os longs.
Les Pongidés (Gorille-Chimpanzé et Orang-Outan) ont un rythme plus
lent. Celui de l’Homme s’y apparente.
Les Hylobatidés (Gibbon et Siamang) présentent un stade intermé¬
diaire entre les Pongidés et les Cercopithécidés. Le mode d’ossification
du pied est proche de celui des Cercopithécidés, celui de la main de celui
des Pongidés.
Les Platyrrhiniens, ici représentés par les seuls genres Hapale et
Alouatta ont une ossification peu avancée jusqu’à la naissance. L’Alouate
est à ce point de vue semblable au Nasique.
Il résulte de cette étude que chez les Primates les centres d’ossification
peuvent faire leur apparition suivant une séquence régulière. Cependant
le rythme du processus diffère entre les principaux groupes.
(1) On relève de notre
e t du Babouin; au contraire
étude une ressemblance entre les séquences du Macaque
une divergence avec celles des Anthropomorphes.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CONCLUSIONS
A la suite de notre étude, il est possible d’établir quelques ordres
d’apparition constants dans l’ensemble des Mammifères.
1° ZONOSQUELETTE :
a) Ceinture pectorale :
— Ordre d'apparition des points primaires.
- Clavicule (diaphyse) (Primates,
Rongeurs).
- Scapula (point principal)
- Point coracoïdien principal.
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires.
- Point coracoïdien secondaire et point glénoïdien.
- Point acromial (non signalé chez les Ongulés).
b) Ceinture pelvienne :
— Ordre d'apparition des points primaires.
- Ilion (point principal)
- Ischion (point principal) )
- Pubis (point principal) j Certains Rongeurs.
— Ordre d’apparition des points secondaires et tertiaires.
- Os acétabulaire (non signalé chez les Ongulés).
- Crête iliaque et tubérosité ischiatique.
Chat, l’inverse
chez le Chien.
Source : MNHN, Paris
218
JEAN-JACQUES CURGY
2° STYLOPODE ET ZEUGOPODE :
a) Membre pectoral.
— Ordre d’apparition des points primaires.
- Humérus (diaphyse).
- Radius et Cubitus (diaphyses).
— Ordre d’apparition des points secondaires.
Les séquences dans le détail sont |très différentes, cependant il
existe quelques faits constants chez les Mammifères.
- Tête humérale et distum radial précoces.
- Distum huméral et proximum radial intermédiaires
(ce dernier est tardif chez les Rongeurs).
- Proximum et distum cubitaux les derniers (sauf chez
le Rat et la Souris).
— Ordre d’apparition des points tertiaires.
- Grande et petite tubérosités ) l’inverse chez
- Épitrochlée et épicondyle i les Carnivores.
Leurs places par rapport aux points secondaires sont des plus variables.
b) Membre pelvien :
— Ordre d’apparition des points primaires :
- Fémur (diaphyse).
- Tibia et Péroné (s’il existe) (diaphyses).
— Ordre d'apparition des points secondaires :
Il n’existe pas une séquence unique chez les Mammifères, on note
cependant :
- Distum fémoral précoce (Primates, Ongulés), inter¬
médiaire (Rongeurs, Carnivores).
- Proximum fémoral intermédiaire (précoce chez les
Carnivores).
- Proximum et distum du tibia intermédiaires 0 e
premier précoce chez les Primates et les Ongulés).
- Distum péronéal très tardif (sauf chez la Souris)»
proximum péronéal : toujours le dernier (lorsqu »
existe).
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 219
— Ordre d’apparition des points tertiaires :
- Grand et petit trochanters.
- Tubérosité antérieure.
Leurs places par rapport aux points secondaires sont très variables.
3® BASIPODE :
a) Carpe :
On ne peut donner de séquence générale.
b) Tarses :
Le processus est plus simple que celui du carpe et permet d'établir
une séquence statistique.
- Calcanéum.
- Astragale.
- Cuboïde
- Naviculaire i l’inverse chez les Rongeurs
- Cunéiformes ! et les Primates.
,« B 5 PPel0nS qUe lc c “ néit °™« “‘e™ apparaît avant le cuboïde chez
es Babouins que nous avons étudiés.
Le retard des cunéiformes semble être en rapport avec la réduction
u u premier rayon.
La tubérosité calcanéenne est tardive.
4° MËTAPODE ET ACROPODE :
a) A l'intérieur d’un rayon donné :
Ordre d’apparition des points primaires :
Métapode (diaphyses)
Phalanges distales (1)
Phalanges proximales
(diaphyses)
Phalanges moyennes
1 inverse dans la main
humaine.
1 inverse chez les Babouins,
(diaphyses).
ii . W Chez . Ies Primates, les phalanges distales pos:
s agit donc ici de leurs diaphyses. Elles apparaissent e
epipnyse proxi
i dernier chez le Macaque.
Source : MNHN, Paris
220
JEAN-JACQUES CURGY
— Ordre d’apparition des points secondaires :
Carnivores, Ongulés, Rongeurs : Primates :
- Métapode (épiphyses) - Métapode et Phalanges proximales
- Phalanges proximales (épiphyses)
- Phalanges moyennes (épiphyses)
(épiphyses)
- Phalanges moyennes (épiphyses)
- Phalanges distales (épiphyses).
b) Ordre d'apparition des rayons :
Carnivores, Ongulés, Rongeurs, Singes:
Bayon 3
Rayon 2
Rayon 1
Rayons 2 et 4
Rayon 3
Rayon 2
Rayon 5
Rayon 4 ou
Rayon 3
Rayon 1
Rayon 5
Rayon 4
Rayon 1
Rayon 5
r ons donc pouvoir
affirmer qu’il existe sinon
une séquence
unique, du moins une manière d’ordre dans l’apparition des points d’ossi¬
fication chez tous les Mammifères étudiés. Nos conclusions personnelles
sur le Babouin s’intégrent convenablement dans les séquences précédentes.
Les noyaux diaphysaires et les points principaux du zonosquelette
font leur apparition d’une façon plus régulière que les points épiphysaires
et ceux-ci plus que les points complémentaires d’insertion musculaire et
que ceux des petits os (carpe très variable, tarse plus constant). Les points
tertiaires présentent le maximum de variabilité : ils peuvent apparaître
avant, en même temps ou après les points secondaires.
Les noyaux diaphysaires et les points principaux du zonosquelette
apparaissent relativement tôt au cours de la gestation. Les épiphyses s’ossi¬
fient peu avant, ou après la naissance, les points d’insertion musculaire
généralement les derniers.
Les grands os sont plus précoces que les petits. Il existe cependant
des exceptions : les phalanges distales apparaissent avant les proximales
et les moyennes, et en même temps que les métapodiens (sauf chez le Macaque
et le Babouin).
La clavicule est le premier os à apparaître chez les Bongeurs et les
Primates, où elle est bien développée. Elle est réduite chez les Carnivores,
cependant, celle du Chat est aussi précoce que les diaphyses des os longs,
celle du Chien un peu plus tardive. La nature dermique de cet os explique
peut-être cette précocité.
Dans chaque membre existe un gradient d’ossification. Les points
primaires s’ossifient dans l’ordre suivant : élément dorsal de la ceinture et
stylopode; zeugopode; métapode et phalanges distales (souvent un lég er
retard de ces dernières); phalanges proximales, puis moyennes; enfin
basipode. Lorsque la clavicule s'ossifie, la ceinture pectorale se trouve
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 221
évidemment en avance sur l’humérus. L’ilion et le fémur apparaissent
simultanément, l’ischion et le pubis sont tardifs et de rangs variables.
La main humaine diffère de celle des autres Mammifères, par l’anté¬
riorité des phalanges distales sur les métacarpiens. Chez le Macaque seu¬
lement, l’ossification est parfaitement centrifuge. Les Babouins radiographiés,
montrent un état intermédiaire entre les deux précédents, l’ordre est le
suivant : métapode, phalanges proximales, phalanges distales, puis moyennes.
On peut donc dire qu’il existe, dans l’ensemble, un gradient centrifuge
de l’ossification des membres. Ce qui peut résulter simplement du mode de
développement des bourgeons des appendices.
Carnivores, Ongulés et Rongeurs ont les membres pectoraux plus
précoces que les pelviens. Chez les Primates, et chez l’Homme en particulier,
la situation peut être inverse, au moins pour certains éléments anatomiques
(épiphyses du stylopode et du zeugopode).
Lesbre (1897) a déjà insisté sur le rapport qui a lieu entre le compor¬
tement du nouveau-né et sa maturité squelettique.
Chez les nidifuges : Solipèdes, Ruminants, Cobaye, Macaque, tous les
points d’ossification sont pratiquement apparus à la naissance.
Les nidicoles : Carnivores, Lapin, Rat, Souris, Hamster, Primates
supérieurs, ne possèdent à la naissance que leurs points diaphysaires, le
carpe et la presque totalité du tarse sont encore cartilagineux.
Le Porc présente un état intermédiaire.
Pétri (1935) tente dans une étude comparative de classer les Mammi¬
fères suivant le nombre de points absents à la naissance. Il distingue
deux catégories, qui recouvrent approximativement les précédentes, malgré
certaines divergences d’interprétation (par exemple pour le Porc).
Lesbre (1897) constate que les herbivores naissent plus vigoureux
et plus développés que les carnivores. Mais cela n’est pas absolu : le Lapin,
le Rat et la Souris naissent tout aussi faibles que le Chien et le Chat.
La place dans la classification n’est pas absolument déterminante :
deux espèces d’un même ordre, voire d’un même genre, peuvent différer
beaucoup quant à l’état de leurs nouveau-nés (ex. : Lapin et Cobaye; Lapin
et Lièvre).
La durée de gestation semble avoir une influence, mais n’est pas uni¬
voque. Ainsi la femme et la vache, le Lapin et le Lièvre ont respectivement
les mêmes durées de gestation, or l’enfant et le lapereau naissent dans un
état faible et débile, le veau et le levraut sont plus hardis (Lesbre, 1897).
Il n’existe donc pas d’équivalence entre les nouveau-nés des différents
Mammifères.
Certains auteurs ont ainsi tenté d’établir des correspondances. Un
Cobaye nouveau-né aurait le degré de maturité squelettique d’un enfant
de 13 ans (Pétri, 1935). Un chiot et un Rat nouveau-nés correspondraient
à un fœtus de Macaque de 75 jours, un Macaque nouveau-né à un Rat de 7
à 8 semaines ou à un chiot de 6 semaines (van Wagenen et Asling, 1964).
A l’intérieur de l’Espèce, si l’on admet que l’apparition des centres
d'ossification ne dépend que du temps écoulé, c’est-à-dire que le processus
soit rigoureusement intrinsèque, le moment de la conception est à considérer
Mémoires ou Muséum. — Zoologie, t. XXXII 15
Source : MNHN, Paris
222
JEAN-JACQUES CURGY
comme temps « zéro ». Le moment de la naissance devient alors un événement
aléatoire. Un Chimpanzé né après 238 jours de gestation doit avoir le même
nombre de centres qu’un autre âgé d’un mois, mais ayant eu 207 jours de
vie intra-utérine (1) (Nissen et Riesen, 1949).
On définit en outre, un rythme propre de l’ossification qui diffère
d’ailleurs suivant l’Espèce considérée. Chez les animaux de petite taille (Rat,
Souris, Hamster), il apparaît simultanément un grand nombre de points,
ce qui semble logique : l’état adulte étant plus rapidement atteint, l’ossifi¬
cation se trouve « condensée ». Chez l’Homme, l’état adulte est particuliè¬
rement tardif : les mêmes points apparaissent ici, à intervalles de plusieurs
mois ou années, tandis qu’ils apparaissent en quelques jours chez le Chien,
en quelques heures chez la Souris et le Hamster (Baron, 1957). Cependant,
d’après Johnson (1933) les diaphyses et les points primaires des ceintures
apparaissent pendant les derniers 20 % et 28 % du temps de gestation,
respectivement chez la Souris et le Rat; chez l’Homme pendant les 15,7 %
de la totalité de la vie intra-utérine situés à la fin du premier tiers de celle-ci.
Ainsi, bien que l’ossification semble progresser extrêmement rapidement
chez la Souris et le Rat, le temps relatif requis y est plus long que chez
l’Homme.
Enfin, bien que les durées de gestation soient différentes, l’ossification
dans les diverses espèces pourrait débuter à un moment relativement compa¬
rable. Or il n’en est rien. Les premiers centres apparaissent comparativement
plus tôt chez l’Homme (2 e mois) que chez le Rat et la Souris (moins d’une
semaine avant la naissance). D’après Strong (1925) le deuxième mois de
gestation chez l’Homme correspond au dernier tiers de la vie intra-utérine
chez le Rat. L’état osseux d’un fœtus humain à la fin du deuxième mois
est donc comparable à celui d’un Rat et d’une Souris nouveau-nés.
Les influences sexuelles existent, mais ne semblent pas uniformes.
En ce qui concerne l’espèce humaine, les opinions sont partagées. On tend
pourtant à reconnaître une précocité de l’ossification chez la fille. Les quelques
exemples cités chez les animaux indiquent l’avance de la femelle chez les
Singes, les Rongeurs et les Ongulés, l’avance du mâle chez les Carnivores.
Toutefois les études à ce sujet sont insuffisantes pour tirer quelque conclusion
générale chez les Mammifères.
D’autres facteurs peuvent intervenir lors de l’apparition des points
d’ossification. Nous avons vu l’influence de la race et de l’alimentation
chez le Chien. Baron (1957) signale d’autre part une nette avance chez
les enfants dont l'alimentation est fortement lactée. Kolher (1920) cit.
Baron (1957) a montré l’existence possible chez l’Homme de variations
suivant les positions sociales, le développement physique, les antécédents
pathologiques, congénitaux ou acquis (rachitisme, syphilis, mongolisme,
maladies infectieuses).
On ne peut donner de signification phylogénétique absolue à l’appa-
rition des centres. Ils sont loin de représenter tous un élément osseux, disparu
ou persistant au cours de l’évolution. Prétendre le contraire aboutirait à
(1) Ce raisonnement ne lient pas compte des facteurs de nutrition.
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 223
des impossibilités manifestes : on imagine mal 8 os formant la scapula, non
plus que 16 originellement présents dans le carpe (1).
Les épiphyses ne peuvent être considérées comme des os indé¬
pendants. Il s’agit plutôt d’un phénomène secondaire propre aux Mammi¬
fères (Romer, 1933); elles demeurent cartilagineuses chez les Poissons, ce
cartilage pouvant se calcifier chez les Amphibiens et les Reptiles. De même,
l’ossification distincte des apophyses musculaires est certainement secon¬
daire.
Cependant, certains centres peuvent avoir une signification phylo¬
génétique. Ainsi, la constance du point coracoïdien principal semble bien
correspondre à la persistance, chez les Mammifères, du coracoïde indé¬
pendant des Reptiles. L’opinion classique qui interprète l’unciforme comme
résultant de la fusion des carpiens 4 et 5; se fonde sur l’apparition possible
de deux centres dans cet os (ex. : Hamster d’après Beyerlein et coll., 1951).
Il semble établi que les os appelés à jouer un rôle important dans le
soutien et la locomotion apparaissent avant les autres. En général, un os
réduit est tardif (2). Cependant, il existe un cas curieux : la clavicule, jouant
chez les Mammifères un rôle relativement mineur, est l’os le plus précoce
chez les animaux qui la possèdent à l’état adulte (Rongeurs, Primates),
et apparaît encore très tôt chez certains « aclaviculés » (Carnivores).
Retterer (1898) justifie la présence de l’épiphyse supplémentaire
des métapodiens et des phalanges des Solipèdes, par la nécessité d’une
ossification rapide, ou par le grand volume de ces segments.
Des anatomistes du xix® siècle ont tenté d’énoncer quelques lois rela¬
tives à l’ossification.
Nous les rappelons :
Lois des éminences de Serres (1819) : Toute éminence osseuse se développe
aux dépens d’un point d’ossification spécial, le point complémentaire.
Cette proposition n’est vraie que des plus importantes apophyses
musculaires (exemples : tubérosités humérales, trochanters, tubérosité calca-
néenne), encore peut-elle même ainsi, souffrir des exceptions : la tête et la
grande tubérosité s’ossifient parfois par un seul centre.
Loi de Sappey : Les points épiphysaires apparaissent d’autant plus tôt
que l’épiphyse est destinée à acquérir un volume plus considérable.
Cette loi souffre également des exceptions : ainsi le proximum cubital,
beaucoup plus important que le distum n’est pas en général plus précoce
que lui.
Loi de Julien (1892) : Dans les os longs, le point épiphysaire qui apparaît
le premier est toujours celui qui correspond à l’extrémité de l’os qui est
la plus importante du point de vue fonctionnel.
(1) Pfitzner (1900, cit. Forster, 1932) en compte même un bien plus grand nombre,
répartis en cinq rangées.
(2) L’absence d’un os, chez l'adulte, résulte de sa fusion avec un élément voisin,
°u bien évidemment de la non apparition de son point.
Source : MNHN, Paris
224
JEAN-JACQUES CURGY
Cette loi mériterait quelque discussion. Elle n’est pas très différente
de la précédente, la taille pouvant être liée à l’importance fonctionnelle.
Dans quelles conditions peut-on qualifier une articulation de plus impor¬
tante qu’une autre? On trouverait encore ici l’exception du cubitus.
Il nous paraît donc que ces lois, dont l’intérêt n’est pas négligeable,
n’ont cependant qu’une valeur statistique.
Comme nous l’avions annoncé dans l’introduction, nous rapportons
ici quelques conclusions, essentiellement tirées de Washburn (1943, 1946),
quant au processus de soudure des points d’ossification. Ils suivent schéma¬
tiquement le plan suivant :
1 0 Éléments principaux des ceintures : Le corps de la scapula et le point
coracoïdien principal d’une part; les 3 éléments de l’os coxal d’autre part.
2° Les épiphyses et les points d’insertion musculaire des os longs.
3° Les points complémentaires des ceintures : Crête iliaque, tubérosité
ischiatique, bord vertébral, etc.
Dans le deuxième groupe, il est intéressant de rechercher l’ordre de
soudure par articulation (Stevenson, 1924; Washburn, 1943 et 1946;
Schultz, 1944 et 1956). Stevenson n’a pas hésité à généraliser et à attribuer
à l’ensemble des Mammifères, la séquence reconnue chez l’Homme. Or
Washburn, fondant ses conclusions sur ses propres travaux et sur une
abondante bibliographie, récuse l’affirmation de l’auteur précédent.
A titre d’exemple nous rapportons, ici, quelques séquences :
Opossum
(Washburn,
1946)
Chien
(Smith
et Allcock,
1960)
Bison
(Koch,
1935)
Hérisson
(cit.
Washburn,
1946)
Rat
(Dawson,
1925)
— Coude
— Épaule
Poignet
Hanche
— Cheville
— Genou
— Coude
— Hanche
— Cheville
— Poignet
— Épaule
— Coude
- Cheville
- Hanche
- Genou
— Poignet
— Épaule
— Coude
— Hanche
— Cheville
Poignet
— Genou
— Épaule
— Coude
Cheville
Hanche
— Genou
Poignet
Épaule
Cobaye
(Zuck,
1938)
Macaque
(Washburn,
1943)
Orang-Outan
(Schultz,
1941)
Gorille
(Randall,
1944)
Homme
(Stewart,
1934)
Coude
— Hanche
— Cheville
Épaule
—- Genou
— Poignet
- Coude
- Hanche
- Cheville
- Poignet
— Genou
— Épaule
Coude
Hanche
— Cheville
- Genou
Épaule
— Poignet
— Coude
— Hanche
Épaule
— Cheville
— Genou
— Poignet
— Coude
Hanche
Cheville
- Genou
- Poignet
Épaule
Source : MNHN, Paris
APPARITION ET SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 225
Exception faite du coude, aucune articulation n’occupe la même
place.
La séquence du Chien semble être représentative des Carnivores
(Shapiro, 1930, cit. Washburn, 1943). Celle du Bison est commune aux
Artiodactyles et aux Périssodactyles étudiés (Lesbre, 1897, Payton, 1933,
Todd et Todd, 1938), mais ne peut être appliquée à tous les Ongulés : chez
l’Éléphant, la hanche se place en dernier (Todd et Todd, 1938). Les
deux Rongeurs choisis diffèrent largement. Enfin, une séquence unique
ne peut être reconnue au sein des Primates (nous insistons sur la divergence
entre le Gorille et l’Homme).
C’était dans l’espoir d’élucider l’origine du mode de croissance mamma-
lien que Washburn (1946) a recherché la séquence de l’Opossum. Or, il
aboutit à un ordre régional extrêmement différent de ceux des Mammifères
placentaires. Si l’on compare entre eux ces derniers, on reconnaît parfois
des ressemblances entre espèces appartenant à des Ordres zoologiques
différents, par exemple : Chien, Hérisson, Macaque; ou bien Bison, Rat
et Homme.
Par contre, s’il est déjà difficile de dégager une séquence unique par
Ordre zoologique (ex. : Primates, Rongeurs), il est totalement impos¬
sible d'en établir une pour l’ensemble des Mammifères. Ainsi, selon
Washburn (1946), il n’existe pas de direction générale évolutive, pas même
clairement fonctionnelle.
Selon Stevenson (1924), il faut distinguer parmi les points secondaires
et tertiaires, ceux des os longs dont les séquences de soudure sont assez
constantes; et ceux des ceintures, sujets à de nombreuses variations.
Il existe un ordre de soudure relativement constant à l’intérieur de
chaque unité anatomique, par exemple dans la main et dans le pied : épi-
physes des phalanges distales, moyennes, proximales, puis celles des méta-
podiens. Si des changements surviennent dans la séquence générale, habi¬
tuellement c est l’ensemble de la région qui se déplace et non pas une seule
épiphyse.
L’union des épiphyses des os longs s’effectue plus rapidement que
celle des points complémentaires des ceintures.
Les variations sexuelles sont très discutées; certains auteurs les recon¬
naissent : Smith et Allcock, 1960; Randall, 1944; Pryor, 1923; d’autres
les nient : Strong, 1925; Koch, 1933; Washburn, 1943 (exception faite
pour la symphyse pubienne).
On peut distinguer deux catégories de Mammifères :
— Ceux chez qui certaines épiphyses ne se soudent que pendant la
sénilité, ou même restent partiellement ou totalement cartilagineuses durant
toute la vie, par exemple : Opossum, Rat, Souris, Cobaye et probablement
d’autres Rongeurs.
— Les autres chez qui les processus de fusion des points d’ossification
sont achevés dans la première moitié de la vie.
Enfin existerait-il un rapport entre les ordres d'apparition et de soudure
des points d’ossification ?
Source : MNHN, Paris
226
JEAN-JACQUES CURGY
D’une manière générale, des deux épiphyses d’un os long, la première
à apparaître est la dernière à se souder. L’épiphyse proximale du cubitus,
la dernière à s’ossifier dans le bras et l’avant-bras, est un élément de la
première articulation à se souder. Inversement, l’épiphyse proximale de
l’humérus, très précoce, est fréquemment la dernière à se souder. Le péroné
fait exception à cette règle : le distum péronéal est le premier à apparaître
et à se souder. Elus et Joseph (1954) ont rencontré cette singularité du
péroné chez tous les Mammifères étudiés : Kangourou, Carnivores, Ongulés,
Rongeurs et Primates (dont l’Homme). Ainsi en dépit de la diversité de
forme et de fonction du péroné son mode d’ossification est partout le même.
Il est donc évident que les épiphyses se développent à des rythmes
différents et qu’il n’existe pas de corrélation entre l’ordre d’apparition des
centres d’ossification et la séquence de soudure des épiphyses.
Source : MNHN, Paris
TABLEAUX
LISTE DES ABRÉVIATIONS
a. = année
acc. = accessoire
ad. = adulte
ap. = après
art. = articulation
av. = avant
cent. = centre d’ossification
comp. = complémentaire
cub. = cubitus
d. = diaphyse
déb. = début
dgt(s) = doigt(s)
dist. = distal
dors. = dorsal
env. = environ
ép. = épiphyse
ext. = externe
extrem. = extrémité
f. = fin
gest. = gestation
grd. = grand
h. = heure
int. = interne
j. = jour
long. = longueur
m. = mois
metc. = métacarpien
mett. = métatarsien
mil. = milieu
nais. = naissance
pet. = petit
ph. = phalange
post. = postérieur
proc. = processus
prox. = proximal
pt. = point d’ossification
pt. princ. = point principal
pt. sec. = point secondaire
pub. = puberté
rad. = radius
s. = (colonne des âges) = semaine
s(s.) = sésamoïde(s)
sem. = semaine
vent. = ventral
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
CARNIVORES :
I - Chien : (Canis familiaris L.)
II - Chat : (Felis domestica L.)
ONGULÉS :
III - Porc : (Sus domestica Gray)
IV - Bœuf : (Bos taurus L.)
V - Ane : (Asinus asinus L.)
VI - Cheval : (Equus caballus L.)
RONGEURS :
VII - Rat : (Rattus norwegicus Klein)
VIII - Souris : (Mus musculus L.)
IX - Hamster : (Cricelus auratus Waterh.)
X - Cobaye : (Cavia cobaya Marcgr.)
XI - Lapin : (Oryctolagus cuniculus L.)
PRIMATES :
XII - Semnopithèque : (Semnopithecus sp.)
XIII - Macaque : (Macaca mulatta Shaw)
XIV - Gibbon : (Hylobates sp.)
XV Orang-outan : (Pongo pygmaeus Hoppius)
XVI - Chimpanzé : (Pan troglodytes Blumenbach)
XVII - Gorille : (Gorilla gorilla Wymann)
XVIII - Homme : (Homo sapiens L.)
Source : MNHN, Paris
230
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau I
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
CHIEN — Canis familiaris L.
Tableau synthétique : d’après : Lesbre M. F. X. (1897); Schaeffer H. (1934);
Pomriaskinsky-Kobozieff N., Kobozieff N. et Gemahlino E. (1954); Bressou C.,
Pomriaskinsky-Kobozieff N., Kobozieff N. et Gemahlino E. (1959).
Commentaire :
— Schaeffer a utilisé 27 animaux. Méthode : coloration à l’alizarine et clarification. Les
races n'ont pas été sélectionnées.
— Bressou et coll. ont radiographié quotidiennement 7 chiots (mâles et femeilese
Bergers allemands. Ces auteurs ont également daté l’apparition des points d’ossifica¬
tion chez un jeune Cocker radiographié tous les 5 à 6 jours et chez un mâle et un)
femelle Epagneuls bretons. 11 apparaît quelques différences raciales intéressantes.
(1) Schaeffer l'appelle : tuber scapulae. Lesbre : 2« mois.
(2) Schaeffer : 1 jour et demi après la naissance (189 mm).
(3) Deux points dans l’épiphyse distale (Schaeffer) à 12-13 jours.
(4) Lesbre : 4-6 mois. Peut-être inconstant (Lesbre).
(5) Parfois deux points qui fusionnent plus tard (Pomriaskinsky et coll.).
(6) Épagneuls bretons : 10-12 jours après la naissance.
(7) Lesbre parle d’un scapho lunaire cartilagineux où apparaîtraient deux points d’oss
fication (respectivement à 10-15 jours et avant 1 mois 4 jours). Retterer et Mivart
(cit. Lesbre) indiquent même la présence d’un scapho-centro-lunaire cartilagineux
qui s'ossifierait par trois points correspondant aux trois os. Les auteurs plus récents
(Schaeffer et Pomriaskinsky et coll.) ont noté la fusion de ces centres après
ossification.
(8) Chez les Bergers allemands, 1 ou parfois 2 points qui fusionnent rapidement.
(9) Épagneuls bretons : 42 jours. Lesbre : cartilagineux à 1 m 4 j.
(10) Retterer (1898) : 54 jours.
(11) Apparaît simultanément avec le scaphoïde, ou l’un précédant l’autre.
(12) Épagneuls bretons : 20-26 jours.
(13) Épagneuls bretons : 34-36 jours.
(14) Ordre d’apparition : 2-3 puis 4-5.
(15) 3 et 4 apparaissent les premiers.
(16) Chez les Épagneuls bretons.
(17) Lesbre : 20 à 25 jours de gestation.
(18) Le sésamoïde externe apparaît avant l’interne.
(19) Lesbre : 4 à 6 mois.
(20) Lesbre : 4 e semaine après la naissance.
(21) Schaeffer : 4 points d’ossification.
(22) Lesbre : 2 mois et demi.
(23) Lesbre : fin du 2' mois.
(24) Bressou et coll. : souvent 2 ou 3 points secondaires.
(25) Bressou et coll. : 1 ou 2 points qui fusionnent rapidement.
(26) Schaeffer : environ 60 jours de gestation (184 mm).
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
3 ANATOMIQUES
Membre pectoral
Clavicule : d.
Scapula : pt. princ.
pt. coracoïdien (1)
supra-scapula
Humérus : d.
tête (2)
grande tubérosité
épitrochlée
trochlée (3)
condyle
épicondyle (4)
Radius : d.
ép. prox.
ép. dist.
Cubitus : d.
ép. prox.
ép. dist. (5)
Carpe :
scaphoïde (6) (7)
semi-lunaire (7) (8)
pyramidal (9)
pisiforme 1
pisiforme 2 (10)
os central (11)
prépollex
trapèze (12)
trapézoïde (13)
grand os (13)
unciforme
Métacarpe : d. 1
d. 2.3.4.5
ép. prox. 1
ép. dist. 2.3.4.5 (14)
Phalanges prox. d. 1
d. 2.3.4.5. (15)
ép. prox. 1 (16)
ép. prox. 2.3.4.5
Phalanges moy : d. 2 à 5
ép. prox. 2.3.4.5
Phalanges dist. 1 à 5 (17)
Ss. vent. mêle. ph. prox. :
dgt. 1
dgts 2.3.4.5. (18)
Ss. dors. ph. prox. ph. moy. :
-s. dgt. 1
s. dgt. 2
3. dgts. 3.4
s. dgt. 5
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
crête iliaque (19)
Longueur
vertex Aqe
coccyx prénatal
? - 284
? - 316
? - 316
'• 54 j.
'. 35 j.
env. 54 j.
env. 40 j.
20-25 j.
15-20 j.
49 j.
24-28 j.
13-28 i.
27-28 j.
10-15 j.
40 j.
24-28 i.
117 j.
16-23 i.
20-28 i.
19-28 j.
15-26 j.
Source : MNHN, Paris
232
CHIEN
JEAN-JACQUES CURGY
VERTEX
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
122
cnv. 54 j.
117 j.
184
env. 60 j.
13 j.
66
env. 35 j.
(184?) - 248
(60 j. ?)
10 j.
375
49 j.
375
49 j.
174 - ?
12-21 j.
375
49 j.
615
150 j.
410
112 j.
615
150 j.
66
cnv. 35 j.
13 j.
f. 2" m.-
déb. 3° m.
11-13 j.
70 j.
66
cnv. 35 j.
375
49 j.
24-29 j.
184
env. 60 j.
155
env. 58 j.
35-36 .
? - 284
14-23 .
? - 316
26-28 .
? - 316
25-28 .
? - 316
19-28 .
9-13 .
42 j.
70
env. 40 j.
47 j.
25 j..
? - 284
22-23 j.
26-29 j.
56 j.
122
284 - ?
23-25 J.
122
env. 54 j.
34-42 j.
70
env. 40 j.
375 - ?
49-70 j.
375 - ?
49-60 j.
375 - ?
49-70 j.
615
150 j.
121 j.
615
150 j.
ÉLÉMENTS ANATOMIQUES
Ischion : pt. princ.
tuber. ischiatique (19)
Pubis : pt. princ.
Os acétabulaire :
Fémur : d.
tête (20)
petit trochanter
grand trochanter
ép. dist. (21)
Rotule :
Fa belle inl.
Fabelle exI.
Cyomette :
Tibia : d.
ép. prox. (20)
tuber. antérieure
Péroné : d.
ép. prox. (22)
ép. dist. (23)
Tarse :
astragale
calcanéum
tuber. calcanéenne (24)
naviculaire (25)
cunéiforme int.
cunéiforme med.
cunéiforme ext.
cuboïde (25)
Métatarse : d. 1 (26)
d. 2.3.4.5 (15)
ép. prox. 1
ép. dist. 2.3
ép. dist. 4
ép. dist. 5
Phalanges prox. : d. 1
d. 2.3.4.5 (15)
ép. prox. 2.3.4.5
Phalanges moy. d. 2 à 5
ép. prox. 2.3.4.5
Phalanges dist. : 2 à 5
Ss. vent. mett. ph. prox. :
ss. dgt. 2
” dgts. 3.4
dgt. 5
Ss. dors. ph. moy. ph. prox.
's. dgt. 2
s. dgts. 3.4
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
233
Tableau II
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
CHAT DOMESTIQUE — Felis domestica L.
Tableau synthétique d'après : Lesbre (1897): Schaeffer i? f
Joseph J (1954); et les médecins vétérinaires de l’École d’Alfort • Brfssou C Pnvuuf
kinsky-Koboz.eff N. A., Koboz.eff N., Gemahhno E (1959) C- ’ PoMR,AS -
Commentaire :
- Schaeffer a évalué l’âgé prénatal à partir du montant du rapproeh.ment sonnai.
I apparition des principaux points d’ossincation des os longs PP U t
L’École d’Alfort emploie la méthode radiographique.
(1) Inconstant.
(2) La terminologie suivante a été établie à partir des schémas de Schaeffer :
— épitrochlée = med. épicondyle.
— trochléc = med. trochleakern.
condyle = lat. trochleakern.
— épicondyle = apophyse du ligament latéral.
(3) Peu avant la naissance.
(4) Simultanément avec l’os central ou l’un précédant l’autre.
(5) Trouvé seulement par l’École d’Alfort.
(6) Rudimentaire.
(7) Dans l’ordre d’apparition 2 et 3, puis 4 et enfin 5.
<!) la™*™" U “ <I,lphy “ ■”“>>« »" métat.rsien 1, les vétérinaire d’Altort
(9) Après l’épiphyse distale du métatarsien 4.
Source : MMHN, Paris
234 JEAN-JACQUES CURGY
CHAT DOMESTIQUE
Éléments anatomiques
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
Age
POSTNATAL
Membre pectoral
Clavicule : d.
46
env. 28 j.
Scapula : pt. princ.
46
env. 28 j.
pt. coracoïdien princ.
257
47 j.
pt. coracoïdien sec. (1)
322
140 j.
tuber scapulae
257
47 j.
pt. acromial
480
251 j.
Humérus : d.
46
env. 28 j.
tête 4- grd. tubérosité (3)
140
53-55 j.
petite tubérosité
310
81 j.
épitrochlée (2)
257
47.1..
trochlée (2)
env. 25 j.
condyle (2)
15 j.
épicondyle (2)
257
47 j.
Radius: d.
46
env. 28 j.
ép. prox.
215
20 j.
noyau acc. ép. prox. (1)
425
295 j.
ép. dist. (4)
env. 215
14-20 j.
Cubitus : d.
ép. prox.
236
27 j,
ép. dist.
env. 215
19-25 j.
Carpe :
scaphoïde
236-257
26-47 J
semi-lunaire
env. 215
20-21 j
pyramidal
234-257
34-47 j
pisiforme 1
env. 178
10-15 j
pisiforme 2
47-51 j
os central
14-20 i
trapèze
env. 215
22-25 j
trapézoïde
234-236
27-32 j
20-24 j
unciforme
env. 215
17-20 j
Ss. inl. au carpe
480
251 j.
Métacarpe : d. 1
84
d. 2.3.4.5
ép. dist. 1
32 j.
ép. dist. 2.3
ép. dist. 4.5
env. 215
22-25 j.
Phalanges prox. d. 1
86
84
ép. prox. 1
234-257
36-47 j.
ép. prox. 2.3.4
19-20 j.
ép. prox. 5
env. 215
19-25 j.
Phalanges mou. : d. 3.4
84
38 j.
ép. prox. 2.3.4.5
env. 215
19-20 j.
Phalanges dist. : 1 à 5
63
31 j.
Ss. vent. mêle. ph. prox.
322
140 j.
ss. dgts 2.3
? - 310
59-81 j.
ss. dgts 4.5
?-310
Source : MMHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION *>35
CHAT DOMESTIQUE
Source : MNHN, Paris
236
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau III
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
PORC — Sus domestica Gray
Tableau synthétique d’après : Lesbre M. F. X. (1897); Surber H. (1922);
Patten B. M. (1952).
Commentaire :
— Surber a utilisé la coloration à l'alizarine.
— Patten a photographié par transparence 3 embryons clarifiés de 35, 65, et 90 mm.
— Surber a mesuré ses embryons sans les dater, nous avons indiqué les âges corres¬
pondants d’après Retterer (1885).
(1) Vallois (1925) : 3 mois après la naissance.
(2) Lesbre : 1 mois après la naissance.
(3) Lesbre : peu après le premier mois.
(4) Lesbre : dernières semaines de gestation.
(5) d’après Surber.
(6) Nous n’avons retenu ici que les données de Surber, plus précises, mais dans les
embryons de Patten, on peut déjà distinguer :
— A 65 mm : les diaphyses des métacarpiens et métatarsiens 3 et 4;
les diaphyses des phalanges proximales 3 et 4;
les phalanges distales 3 et 4.
— A 90 mm : les diaphyses des métacarpiens et métatarsiens 2 et 5;
les diaphyses des phalanges proximales 2 et 5;
les diaphyses des phalanges moyennes 3 et 4;
les phalanges distales 2 et 5.
(7) D’après Ellis et Joseph (1954) à l’aide des radiographies.
(8) Elus et Joseph : avant 2 semaines après la naissance.
(9) Signalé par Kostyra (1951) chez 9 porcs sur 42 étudiés. Chez les animaux n’ayant
pas plus d’un an il est représenté dans 30 % des cas. A 10 mois il est gros comme une
noisptli»
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
Éléments anatomiques
Membre pectoral
Scapula : pt. princ.
pt. coracoïdien (1)
pt. spinal
Humérus : d.
ép. prox.
f rande tubérosité (2)
pitrochlée (3)
ép. dist. (trochlée)
épicondyle
Radius : d.
ép. prox. (4)
ép. dist. (4)
Cubitus : d.
ép. prox.
ép. dist.
Carpe :
scaphoïde
semi-lunaire
pyramidal
pisiforme
unciforme
Métacarpe (6) : d. 2
d. 3.4
d. 5
ép. dist. 2
ép. dist. 3.4
ép. dist. 5
Phalanges prox. (6) : d. 2
d. 3.4
d. 5
ép. prox. 2
ép. prox. 3.4
ép. prox. 5
Phalanges moy. (6) : d. 2
d. 3.4
d. 5
ép. prox. 2
ép. prox. 3.4
ép. prox. 5
Phalanges dist. (6) : 2
3.4
Ss. vent. metc. ph. prox.
vent. ph. moy. ph. dist.
Longueur
vertex Age
COCCYX PRÉNATAL POSTNATAL
env. 4-6 s.
15-17 ser
15-17 ser
15-17 sem.
15-17 sem.
15-17 sem.
8-10 sem.
f. gest.
15-17 sem.
8-10 sem,
f. gest.
15-17 sem,
f. gest.
10-11 sem.
8-10 sem.
10-11 sem.
f. gest.
15-17 sem.
f. gest.
8-10 sem.
6-8 sem.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXII
Source : MNHN, Paris
238 JEAN-JACQUES CURGY
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
Tableau IV
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
Tableau synthétique d’après : Lesbre (1897); Küpfer M. et Schinz H. R. (1923).
Commentaire :
— Küpfer et Schinz emploient la méthode des radiographies.
is (âge prénatal) et précise que l’épiphyse distale
(2) Toussaint (cit. Lesbre) a trouvé un pisiforme cartilagineux à la naissance.
(3) Lesbre a vu la soudure de ces deux os à l’état cartilagineux, il n’y a, alors, qu’un
P 01 " 1 d'ossification pour le capitato-trapézoïde qui apparaît à 5 1/2 mois de gestation.
(4) Doigt rudimentaire.
(5) Lesbre : 8 - 8 1/2 mois de gestation.
(6) Indiqué par Lesbre seulement.
(7) Lesbre : 8 mois de gestation.
(8) Lesbre : fin du 8 e mois prénatal.
(9) Blainville l’appelle aussi os coronoïde tarsien, il représente l’épiphvse distale
du péroné.
(10) Le péroné apparaît à l’état cartilagineux, Küpfer et Schinz l’ont vu s'ossifier chez
.»o 49 mm (748 semaines de gestation); puis à 82 mm
n (9 à 11 semaines). Ensuite il se soude plus ou moins
( 11 ) Pour Lesbre il existe deux centres d’ossification (respectivement à 5 - 6 mois et
6 mois de gestation) dans le cuboïdo-naviculaire unique, résultant de la soudure
de deux ébauches cartilagineuses; pour Retterer, cette soudure a lieu après le
début du processus d’ossification.
(12) Lesbre signale que le cunéiforme interne ne résulte pas de la fusion de l’endo et
du mésocunéiforme, seul ce dernier subsisterait : il ne signale qu’un point d’ossi¬
fication. L’existence admise par Küpfer et Schinz d'un endocunéiforme nous paraît
anormale.
Source : MNHN, Paris
240 JEAN-JACQUES CUBGY
BŒUF
Éléments anatomiques
Lonoueur
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pectoral
Scapula : pt. princ.
28-38
env. 6-7 scm.
pt. coracoïdien
env. 665
6-6 y, m.
Humérus : d.
28-38
env. 6-7 sem
ép. prox. (tête)
617
21-26 scm.
grande tubérosité
727
7 m.
épitrochlée
780
env. 9 m.
ép. dist.
617
21-26 sem.
épicondyle
1110
1 j-
Radius : d.
46
7-8 scm.
ép. prox.
550-785
6-7 y, m.
ép. dist.
570-785
6-7 y, m.
Cubitus : d.
38-46
7-8 scm.
ép. prox. (1)
1110
1 j-
ép. dist. (1)
720
8-9 m.
Carpe :
scaphoïde
570-583
5 y,-6 m.
semi-lunaire
env. 550
6-6 y, m.
pyramidal
570-583
5-6 m.
pisiforme (2)
720-780
8-9 m.
trapézoïde (3)
750
env. 8 m.
grand os (3)
665
6 m.
unciforme
665
5-6 m.
Métacarpe : d. 3.4
env. 82
8-9 sem.
métacarpien 5
274-315
15-17 scm.
ép. dist. 3.4
727
7 m.
Phalanges prox. : d. 3.4
108
„nv 11 corn
ép. prox. 3.4
727
7 m.
Phalanges moy. : d. 3.4
138
env. 13 sem.
ép. prox. 3.4
727
7 m.
Phalanges dist. : 2 (4)
306-337
15-17 scm.
3.4
env. 82
8-9 m.
5 (4)
306-337
15-17 sem.
Ss. vent. metc. ph. prox.
ss. dgts 3.4 (5)
1110
1 j-
S. vent. ph. moy. ph. dist.
s. dgts 3.4
env. 1210
13-21 j-
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 241
BŒUF
Éléments anatomiques
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
crête iliaque
env. 80
9- .en,.
6-8 m.
Ischion : pt. princ.
tuber. ischiatique
env. 140
3 m.
3-5 m.
Pubis : pt. princ.
240-350
env. 4 }4 m.
Fémur : d.
28-38
ép. prox. (tête)
petit trochanter (6)
727-785
7-8 m.
grand trochanter (7)
IJ-
ép. dist.
583
6 m.
Rotule :
720-727
7-7 y, m.
Tibia : d.
28-45
6-8 sein.
ép. prox.
f. 6« m.
tuber. antérieure (8)
ép. dist.
617
21-26 sem.
Os malléolaire (9)
Péroné : (10)
780
env. 9 m.
Tarse:
tuber. calcanéenne
cunéiforme int. (12)
cunéiforme méd. (12)
cunéiforme ext.
cuboïde (11)
550
6 m.
Métatarse : d. 3.4
onv Q Mm
ép. dist. 3.4
727
7 m.
Phalanges prox. : d. 3.4
108
ép. prox. 3.4
727
7 m.
Phalanges moy. : d. 3.4
138
ép. prox. 3.4
727
7 m.
Phalanges dist. : 2 (4)
306-337
15-17 sem.
3.4
82
5 (4)
306-373
15-21 sem.
Ss. vent. melt. ph. prox.:
ss. dgts 3.4
1110
1 J-
S. vent. ph. moy. ph. dist.:
1110
1 j.
Source : MNHN, Paris
242
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau V
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
ANE — Asinus asinus L.
D’après : Küpfer M. (1931).
Commentaire :
— L’auteur emploie la méthode radiographique.
(1) Lavocat et Goubaux (cit. Lesbre 1897) : 4 mois après la naissance. Küpfer l’appelle
point coracoïdien 2.
(2) Cet os est inconstant. Küpfer ne l’a trouvé que chez un âne de 100 semaines environ.
(3) Elle peut apparaître quelques jours après la naissance.
(4) Inconstante : elle est signalée chez les jeunes de 860 et 910 mm et chez des animaux
de 202 jours et de 100 semaines environ.
(5) Malléole externe : épiphyse distale du péroné.
(6) Deux centres d’ossification, de même chez un fœtus de 740 mm (environ 50 semaines).
(7) Inconstant.
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 243
ANE
Éléments anatomiques
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
Métacarpe : d. 2
85-112
env. 12 sem.
85
déb. 3* m.
d.4
85-112
ép. dist. 2 (3)
ép. dist. 3
625
36-40 sem.
127-202 j.
ép. dist. 4 (3)
Phalange prox. : d.
112
env. 12 sem.
127 j.
ép. prox.
745
env. 50 sem.
ép. dist.
650
env. 40 sem.
Phalange moy. : d.
360
23-30 sem.
ép. prox.
745
env. 50 sem.
Phalange dist. :
85
déb. 3« m.
Ss. vent. mêle. ph. prox. :
620
env. 50 sem.
S. vent. ph. moy. ph. dist. :
740
env. 50 sem.
Membre pelvien
Fémur : d.
85
déb. 3' m.
ép. prox.
745
env. 50 sem.
grand trochanter
650
env. 40 sem.
ép. dist. (trochlée)
600
env. 36 sem.
Rotule:
740
env. 50 sem.
Tibia : d.
85
déb. 3' m.
ép. prox.
625
36-40 sem.
tuber. antérieure
650
ép. dist.
650
env. 40 sem.
Péroné : d. (4)
ép. prox.
740-860
50 sem.
- •
malléole ext. (5)
env. 880
env. 4 j.
Tarse :
astragale
540
calcanéum
350
tuber. calcanéenne
720
naviculaire (6)
620
env. 50 sem.
cunéiforme int. (7)
720
50-52 sem.
cunéiforme med.
720
cunéiforme ext.
620-650
cuboïde
650
env. 40 sem.
Métatarse: d. 2
85-112
env 19 ci»m
d. 3
85
déb. 3' m.
d. 4
85-112
ép. dist. 2 (3)
ép. dist. 3
625
36-40 sem.
127 j.
ép. dist. 4 (3)
Phalange prox. : d.
140
env. 15 sem.
127 j.
ép. prox.
745
ép. dist.
650
env. 40 sem.
Phalange moy. : d.
350
22 sem.
ép. prox.
env. 50 sem.
Phalange dist. :
85
déb. 3' m.
Ss. vent. mett. ph. prox. :
740
env. 50 sem.
S. vent. ph. moy. ph. dist. :
720
50-52 sem.
Source : MNHN, Paris
244
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau VI
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
CHEVAL — Equus Caballus L.
Tableau synthétique d’après : Retterer E. (1885), Lesbre M. F. X. (1897),
Küpfer M. (1931), Bourdelle E. et Bressou C. (1937), Sisson S. et Grossman. G. D.
(1945).
Commentaire :
Küpfer utilise la méthode des radiographies.
(1) Le premier embryon de Küpfer avait 230 mm : à ce stade certains noyaux d’ossi¬
fication étaient déjà apparus. Nous indiquons donc ce chiffre entre parenthèses.
(2) Küpfer l’appelle : point coracoîdien 2.
(3) Signalé par Sisson et Grossman.
(4) D’après Lesbre, elle apparaît en même temps que l’épiphyse distale du radius.
(5) Toussaint (cit. Lesbre) le trouve cartilagineux à la naissance.
(6) Os diépiphysaire dont l’épiphyse distale est éphémère (Retterer, Lesbre).
(7) Apparaît peu après celle du métapode (Lesbre).
(8) Malléole externe = épiphyse distale du péroné.
(9) Küpfer y a vu deux centres dans un fœtus de 40 semaines environ.
(10) Le cunéiforme interne résulte de la soudure de l'endo- et du mésocunéiforme (Lesbre).
Küpfer au contraire voit 3 centres d’ossification correspondant aux 3 cunéiformes.
Éléments anatomiques
Longueur
vertex Age
COCCYX PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pectoral
Scapula : pt. princ. (1)
pt. coracoîdien
pt. glénoïdien (2)
pt. spinal (3)
Humérus : d. (1)
ép. prox.
S an de tubérosité
_ itrochlée
ép. dist.
épicondyle
Radius : d. (1)
ép. prox.
ép. dist.
Cubitus : d. (1)
ép. prox.
ép. dist. (4)
scaphoïde
semi-lunaire
pyramidal
pisiforme (5)
trapèze
trapézoïde
grand os
unciforme
70-(230)
env. 500
env. 970
70-(230)
790-840
760-840
860
810-840
970
70-(230)
840-860
830
70-(230)
f. gest.
8-16 sem.
45-52 sem.
38-52 sem.
45-52 sem.
40-45 sem.
45-52 sem.
8-16 sem.
45-52 sem.
env. 40 sem.
f. gest. à 26 j.
f. gest. à 26 j.
860
860
840
45-52 s
45-52 s
45-52 s
45-52 s
45-52 s
45-52 s
45-52 s
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 245
CHEVAL
Éléments anatomiques
Longueur
VERTEX
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
Métacarpe : d. 2.3.4 (I)
70-(230)
700-740
34-45 sem.
Phalange prox. : d. (1)
140-(230)
13-16 sem.
790-840
790
Phalange mog. (6) : d.
160-395
860
Phalange disl. :
Ss. oenl. mêle. ph. prox. :
70-(230)
8-16 sem.
S. vent. ph. mog. ph. disl. :
s. dgt
Membre pelvien
720-860
36-52 sem.
15-26 j.
llion : pt. princ.
env Q. «en.
crête iliaque
5-8 m.
Ischion : pt. princ.
env. 140
tuber. ischiatique
5-8 m.
Pubis : pt. princ.
Os acélabulaire :
Fémur : d. (1)
70-(230)
grand trochanter
ép. dist. (trochlée)
670-720
Rotule :
26 j.
Tibia : d. (1)
70-(230)
8-16 sem.
tuber. antérieure
Péroné : d. + ép. prox.
ép. prox.
malléole ext. (8)
Tarse:
740-810
40-52 sem.
50 J.
26 j.
26 j.
astragale (9)
calcanéum
250-395
tuber. calcanéenne
26 J.
naviculaire
500-860
26-52 sem.
cunéiforme int. (10)
cunéiforme méd. (10)
26-50 j.
26 j.
cunéiforme ext.
395-860
22-52 sem.
Métatarse : d. 2.3.4 (1)
70-(230)
ép. dist. 4
700-760
34-52 sem.
24 j. ?
Phalange prox. : d. (1)
140-(230)
13-16 sem.
790-840
740-840
40-45 sem.
Phalange mog. (6) : d.
160-395
860
Phalange dist : (1)
Ss. vent. metl. ph. prox. :
70-(230)
8-16 sem.
ss. dgt. 3
S. vent. ph. mog. ph. dist.:
s. dgt. 3
env. 970
f. gest.
26 j.
15 à 26 j.
Source : MNHN, Paris
246
JEAN-JACQUES CüRGY
Tableau VII
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
RAT — Rattus norwegicus Klein
Tableau synthétique : d’après Strono R.M. (1921-1925); Dawson A.B. (1927);
Spark C et Dawson A.B. (1928).
Commentaire :
— Strono a étudié des Rats albinos; les fœtus et les animaux âgés d’au plus 2 mois ont
été traités par la méthode clarifiante de Schultze, modifiée par Mall (1906). L’âge
des fœtus a été déterminé à partir du moment de l'insémination.
— Pour les travaux de Dawson (1927) : voir le commentaire du tableau sur les soudures
des points d’ossification.
— Spark et Dawson ont utilisé des Rats albinos non sélectionnés. Les animaux ont
été clarifiés dans la potasse et la glycérine, puis colorés par l'alizarine rouge S.
(1) Dawson (1925) l’interprète comme l’épiphyse sternale de la clavicule.
(2) Inconstant (Dawson).
(3) Calcification à la fin du 3“ mois.
(4) Signalé par Strong (1925).
(5) Strong (1921) : 18 jours + 9 heures.
(6) Ossification plus tardive par rapport à celle de la main.
(7) Les premières à s’ossifier dans le pied, mais après celles de la main.
(8) Spark et Dawson n’ont pas observé à 3 mois ce sésamoïde aux doigts 3 et 4.
Source : MNHN, Paris
RAT
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
247
ÉLÉMENTS
Aoe
Aoe
Éléments
PRÉNATAL
POSTNATAL
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membra pectoral
Métacarpe : d. 1
d. 2
19 y, J.
6-8 j.
Osselet présternal (1)
90 j.
d. 4
i8y*j.
d. 5
21 j.
Clavicule : d.
16-17 j.
ép. dist. 2
Scapula : pt. princ.
17 j. + 8 h
ép. dist. 3
8-8 54 J.
pt. coracoldien 1
pt. coracoïdien 2
3-5 j.
ép. dist. 5
8-9 j.
8-10 J.
pt. acromial (2)
84-150 j.
pt. angle postérieur (3)
f. 5« m.
d. 2
22 j. + 19 h.
20-21 j.
Humérus : U.
17 j. + lh.
22 j. -f 19 h.
à la nais.
ép. prox. 1
14-14 54
8 J.
3 s.-l m.
10-11 j.
épitrochlée
ép. prox. 4
10 j.
ép. dist. (trochlée +
ép. prox. 5
12 54-13 j.
condyle)
épicondyle
1 m.
Phalanges moy. :
d. 2.3.4
Radius : d.
17). + 1 h.
d. 5
1-2 J.
ép. prox.
8-9 j.
oy 2 -8j.
13 54-14 j.
ép. dist.
ép. prox. 5
12 54-13 j.
14-14 y, j.
Cubitus : d.
17 j. + 1 h.
Phalanges disl. : 1
ép. prox. (tête)
8 j-
2.3.4
19 j. + 8 h.
processus olécrâne (4)
21 j.
ép. dist.
7 J-
Ss. vent. metc. ph. prox.
Carpe :
ss. dgt. 1
22-23 j.
scapho-lunaire
pyramidal
7 j.
ss. dgt. 2
ss. dgt. 3
ss. dgt. 4
15- 17 j.
16- 17 j.
pisiforme 1
ss. dgt. 5
16-18 j.
pisiforme 2
os central
S. vent. ph. moy. ph.
dist.
s. dgt. 2
prépollex
14-21 j.
18 j.
19-20 j.
trapèze
10-11 j.
s. dgts. 3.4.5
trapézoïde
11-12 j.
grand os
9 54-10 j.
S. dors. ph. prox. ph.
unciforme
8j.
s. dgt. 1
S. dist. au pisiforme el
s. dgt. 2
7-8"sem.
ext. au mêle. S
28 -29 j.
s. dgts. 4.5
11-12 sem.
Source : MNHN, Paris
248 JEAN-JACQUES CURGY
RAT
ÉLÉMENTS
An*
Éléments
Age
Age
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
POSTNATAL
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pelvien
38-42 j.
tarse)
Ilion : pt. princ. (5)
17 j. + 8 h.
90 j.
crête iliaque
f. 5* m.
forme med.)
Ischion : pt. princ.
19 j. + 8 h.
90 j-
tuber. ischiatique
f. 5« m.
né if or me med.)
Pubis : pt. princ.
19 J. + 8 h.
S. post. (dans tendon
90].
pt. sec. bord post.
d’Achille)
ischio-pubien
f. 5* m.
S. ext. dors. (dors, cal-
30 j.
Os acétabulaire :
1 m.
canéum)
Rebord colyloidien :
2 m.
S. ext. vent, (à la base
mett. 5)
50 j.
Fémur : d. (5)
ép. prox. (tête)
17 j. + 8 h.
21 j.
Métatarse : d. 1
d. 2
22j. + 19 h.
19 y» j.
18 y, j.
19 y, j.
21 j.
à la nais.
petit trochanter
21 j.
grand trochanter
pt. sus-condylien int.
21 j-'
d. 4
ép. dist. (2 ou 3 pts)
pt. sus-condylien ext.
Rotule :
Osselets du ménisque
21 j.
22-60 j.
ép. dist. 2.3.4
ép. prox. 5
ép. dist. 5
13-14 j.
22-23 j.
14 j-
1-2] ; ,
29-30 j.
Phalanges prox. : (6) d. 1
Fabelles int. et ext.
2 m.
d. 2
à
nais, à 1 )■
nais.
nais, à 1 1-
Tibia : d. (5)
17 j. + 8 h.
ép. prox.
16 ]•
tuber. antérieure
21-30 j.
14 ]•
ép. dist.
7-8 J.
ép. prox. 5
14 y»j-
Péroné : d. (5)
17 j. + 8 h.
Phalanges moq. : d. 2.3
2-3]-
ép. prox.
23-30 j.
d. 4
ép. dist.
12-14 j.
d. 5
17 54-1 8 ^
18]-
Tarse :
tibial int.
astragale
calcanéum
17-18 j.
2-3 j.
1-2 j.
13 y, j.
ép. prox. 2.3.4
ép. prox. 5
Phalanges dist. (7) :
1 à 5
Ss. vent. mett. ph. prox.
ss. dgts 1 à 5
21 J.
proc. trochléaire du
calcanéum
22-23 ]•
naviculaire
8-13 y, j.
2 à 3 n*.
cunéiforme int.
s dgt. 1
cunéiforme méd.
14-14 y, j.
25 ]•
cunéiforme ext.
cuboïde
10-10 y, j.
8 y,-9 j.
s dgt. 5
24]-
S. int. vent. (vent, au
S. dors. ph. prox. ph.
tibial int.)
90 j.
s. dgts. 1.2.5. (8)
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
249
Tableau VIII
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
SOURIS — Mus musculus L.
CAST T Y le (W5&) nlhéli,IUe d après : JoHNS0N M - L - (1933); Meno T. H. (1934); Saint-
Commentaire :
— Johnson a sélectionné une rac
rouge S, clarification dans la
l'insémination.
e de Souris blanches. Technique coloration à l’alizarine
potasse. Datation des fœtus à partir du moment de
- Les Souris de Meno appartenaient à deux races appelées : Bagg albino et Stoli.
Datation . a partir du moment de la copulation. Technique : coupes histologiques
co orées par 1 hématoxyline-érythrosine, ceci permet de distinguer les stades de
calcification et d ossification.
Race Sloli
2 embryons de 15 j. = 9 et 9 1/2 mm
2 embryons de 16 }. = 10 mm
2 embryons de 17 j. = 13 mm
4 embryons de 18 j. = 14 1/2 et 15 1/2
2 embryons de 19 j. = 15 1/2 mm
1 embryon de 20 j. = 19 1/2 mm
Race Bagg albino
1 embryon de 16 j. = 9 1/2 mm
1 embryon de 17 j. = 11 1/2 mm
1 embryon de 18 j. = 15 mm
mm 1 embryon de 19 j. = 16 1/2 mm
- Saint-Cast a étudié des Souris normales de laboratoire, ainsi que d’autres présentant
une anomalie auriculaire. Dans le tableau, nous ne tenons pas compte de ces dernières.
Même technique que Johnson.
(D Vallois (1925) : quelques jours avant ou peu après la naissance.
(2) Il forme une partie de la cavité glénoïde.
(3) Vallois (1925).
(4) Saint-Cast n’a jamais vu sa dualité d’origine, il lui est « apparu d’emblée comme
un noyau long, transversal, sans aucun caractère qui permette de supposer qu’il
précoce^ 3 fUSl ° n d ® deUX noyaux distincts - Sans doute cette fusion est-elle très
(5) Ordre d’apparition chez les Souris normales : scapholunaire, pyramidal, pisiforme
(ces 2 derniers apparaissent presque simultanément). Chez les Souris anormales
1 ordre est le suivant : pisiforme, pyramidal, scapholunaire.
(6) Ce centre apparaît près du trapézoïde auquel il fusionnera plus tard à moins qu’il
ne le fasse avec Pos central. 1
(7) Pas d’épiphyse.
(8) Diaphyses 2 et 4 les plus récentes.
(9) 1 et 5 les plus récentes.
(10) Apparatt à 15 jours chez les Souris anormales.
Source : MNHN, Paris
250
SOURIS
JEAN-JACQUES CURGY
Éléments
ANATOMIQUES
Membre pectoral
Osselet pré-sternal
Clavicule : d
Scapula : pt. princ.
pt. coracoïdien (1)
pt. sous-coracoïdien (2)
pt. glénoïdien (3)
pt. acromial
pt. vertébral
Humérus ; d.
tête
f rande tubérosité
pitrochlée
trochlée
condyle
épicondyle
Radius : d.
ép. prox.
Cubitus : d.
ép. prox. (olécrâne)
ép. dist.
scapholunaire (4) (5)
pyramidal (5)
pisiforme 1 (5)
pisiforme 2
os central
phacoïde
prépollex
trapèze
trapézoïde 1
trapézoïde 2 (6)
grand os 1
grand os 2
unciforme
os carpien accessoire
Métacarpe : d.l (7)
d. 2.3.4
d. 5
ép. dist. 2.3.4
ép. dist. 5
Phalanges prox. d.l
d. 2.3.4. (8)
d. 5
ép. prox. 1
ép. prox. 2.3.4
ép. prox. 5
Phalanges moy. : d. 2
d. 3.4
d. 5
ép. prox. 2.3.4.5
Phalanges dist. : 1 à 5
de i9j.
de la n
5 54 j.
8 j.
f. 1 er m.
35 j.
7).
5 54 j.
•J-.
5 54 j.
8-9 j.
4 j.
7-8 j.
4-5 54 j.
8 j.
2-5 54 j.
1 •'
6-9 j.
5- 7 j.
6- 7 j.
il
6 à 9 j.
Éléments
Aoe
Aoe
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
crête iliaque
15 54-17 J.
ap. 98 j.
Ischion : pt. princ.
17-19 j.
Pubis : pt. princ.
éminence pectinée
17-19 j.
7 J-
Os acétabulaire :
12 j.
Fémur : d.
tête
petit trochanter
grand trochanter
condyle int.
condyle ext.
15 54-17 j.
15 j.
14 j-
14).
Il
Rotule :
18).
Osselets du ménisque :
19).
F abolies int. et ext.
18).
Tibia : d.
ép. prox.
tuber. antérieure
ép. dist.
15 54-17 j.
9-18 j.
18).
4-9).
Péroné : d.
ép. prox.
ép. dist.
15 54-17 j.
18-21 j.
4-7 )■
Tarse :
tibial int. (10)
astragale
calcanéum
tuber. calcanéenne
naviculaire
cunéiforme int.
cunéiforme med.
cunéiforme ext.
cuboïde 1
cuboïde 2
f.^|est.
10).
la nais-
10-13 j-
6-9 j;
3- 5 Vi j-
6-8 j-,
4- 5 54 j-
4-5 54 J-
8 j.
Métatarse : d. 1
d. 2.3.4
d.5
ép. prox. 1
ép. dist. 1
ép. dist. 2.3.4
ép. prox. 5
ép. dist. 5
18-19 j.
17 54-19 j.
18-19 j.
10-13 )•
8-13 J-
6-11 j-
14).
6-11 j.
Phalanges prox. : d.
1 à 5
ép. prox. 1 à 5
19 J.
8-1 ^)-
Phalanges moy. : d.2
à 5
ép. prox. 2.3.4.
ép. prox. 5
de la nais.
8-iii-
13 J-
Phalanges dist.
18 j.
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
251
Tableau IX
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
HAMSTER DORE — Cricetus auralus. Waterh.
D’après : Beyerlein L., Hillemann H. H., van Arsdel W. C. (1951).
Commentaire :
— Cette étude a été faite à partir de 168 squelettes de Hamsters.
— Les auteurs précédents n’ont pas distingué dans leurs données les centres de calci¬
fication des centres d’ossification.
(1) Un centre sur la surface plantaire, l’autre centre sur la surface dorsale.
ÉLÉMENTS
ANATOMIQUES
Membre pectoral
Osselets pré-sternaux :
Clavicule : d.
Scapula : pt princ.
pt. coracoïdien princ.
pt. coracoïdien basai
pt. glénoïdien
Humérus : d.
petite tubérosité
?rande tubérosité
pitrochlée
1 centre pour : trochlée
+ condyle + épi
condyle
Radius : d.
ép. prox.
apophyse styloïde
Cubitus : d.
olécrâne
apophyse styloïde
Carpe :
scapholunaire (1 cent.)
Pyramidal
pisiforme 1
pisiforme 2 (pt vent.)
os central
prépollex
trapèze
trapézoïde
grand os
unciforme 1
unciforme 2 (pt ext.)
12 j.
13 j.
POSTNATAL
6j.
6j.
19 j.
7j.
7j.
7j.
16 j.
8 j.
19 j.
10 j.
11 j.
10 j.
8 j.
12 j.
Éléments
ANATOMIQUES
S. ext. prox. au Radius
Métacarpe : d 1
d. 2.3.4
d. 5
ép. dist. 2.3.4
ép. dist. 5
ép. prox. 1
ép. prox. 2.3.4
ép. prox. 5
ép. prox. 2.3.4
ép. prox. 5
Ss. vent. metc. ph. prox
ss. int. et ext. dgt 1
s. int. dgts 2.3.4.5
s. ext. dgts 2.3.4.5
S. vent. ph. moy. ph.
s. dgts 2.3.4
s. dgt 5
S. dors. ph. prox. ph.
moy.
dgts 2.3.4
POSTNATAL
30 j.
7j.
2j-
H i.
13 J.
Source : MNHN, Paris
252
JEAN-JACQUES CURGY
HAMSTER DORÉ
Éléments
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pelvien
llion : pt. princ.
pt. sec. crête iliaque
pt. sec. bord ext.
13 j.
42 j.
50 j.
Ischion : pt. princ.
tuber. ischiatique
15 j.
50 j.
Pubis : pt. princ.
pt. sec. prox.
15 j.
26 j.
Os symphysaire :
42 j.
Fémur : d.
tête
petit trochanter
grand trochanter
condyle int.
condyle ext.
13 j.
9 j.
22 j.
«J-
6 j.
7j-
Rotule : (parfois 2 cen¬
tres)
14 j.
Fabelle int.
60 j.
Fabelle ext.
60 j.
Tibia : d.
ép. prox.
tuber. antérieure
malléole int.
13 j.
8 j.
25 j.
10 j.
Péroné : d.
apophyse styloïde
malléole ext.
13 j.
25 j.
11 j.
Tarse :
tibial int.
os lat. vent, au tibial
s. vent, au tibial
astragale
calcanéum
14 j.
35 j.
174 j.
3 j-
2j-
Éléments
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
Age
POSTNATAL
Tarse (suite) :
tuber. calcanéenne
naviculaire (2 centres)
(D
cunéiforme int.
cunéiforme méd.
cunéiforme ext.
cuboïde
18 j.
11 j-
«•A
II:
Métatarse : d.l
d. 2.3.4.5
ép. prox. 1
ép. dist. 1
ép. dist. 2.3.4
ép. dist. 5
15 j.
a J.
16 j.
15 ]•
11J-
12 j.
S. ext. à l’extrém. mett. 5
50 j-
Phalanges prox. d. 1 d 5
ép. prox. 2.3.4
ép. prox. 5
2 J-
13 ]•
14 J-
Phalanges moy. d. 2.3.4
d. 5
ép. prox. 2.3.4
ép. prox. 5
2 j-
3 J.
14 j.
15 j-
Phalanges dist. 1 à 5
14 j.
Ss. vent. mett. phal. prox.
ss. dgt 1
ss. dgts 2.3.4
ss. dgt 5
19 i-
16 j.
18 j-
S. vent. phal. moy. ph.
dist.
s. dgts 2.3.4.5
25 j-
S. dors. phal. prox. ph.
moy.
s. dgts 2.3.4
s. dgt 5
60 j.
100 J-
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
253
Tableau X
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
COBAYE — Cavia cobaya. Marcgr.
Commentaire :
— Vallois n’a étudié que le carpe de 20 sujets du 50» jour de gestation à l’âge adulte.
— or f S „l FF n Y n ® * e . so ^ intéressés qu'au membre antérieur de 70 Cobayes,
21 mâles’ 25 femelles et 24 dont le sexe n'a pas été déterminé. Les âges étaient compris
entre 25 jours après la copulation et 161 jours après la naissance. Aucune différence
dans la date d apparition des points d’ossification ne fut observée entre les deux sexes
1 echnique : coloration à l’alizarine et clarification.
Pétri a employé la môme technique que les auteurs précédents.
e le point précédent et le corps du processus
(2) M * AN r, et . S A J FRY ,. n , e Ia signalent pas; par contre ils parlent de 2 points apparais-
fnSnnn„nî 1' C ?- 6 e ? tc " ,e de ‘ épiphyse proximale de l'humérus, points qui
lusionnent a 60 j. (in utero J pour former la grande tubérosité.
(3) D’après Harman et Saffry.
(4) Trochlée (Pétri).
(5) Harman et Saffry ainsi que Pétri, observent deux centres séparés pour le sca¬
phoïde et le semi-lunaire, Retterer (1885) et Vallois ne parlent que d'un scapho-
lunaire. Celui-ci, procédant d’une seule ébauche cartilagineuse, montre, selon
Rltterer, deux points d ossification, mais un seul selon Vallois.
(6) D’après Harman et Saffry.
(7) Vallois : à 60 j. de gestation.
(8) Cité par Harman et Saffry, bien qu’ils ne parlent pas du 1” centre.
(9) Harman et Saffry : 18 j. après la naissance.
(10) S!f/? r T ,A , V.AÎ". l,S (189( j ) (cit - Vallois) chez deux fœtus. Inconstant : il est
9 anfmo.,1 I o à é ‘ at ° s * eux . ) s “ r J, 1 su î ets P ar Vallois ; chez un nouveau-né, chez
2 animaux à 2 mois et demi et chez un très vieux Cobaye.
(12) Vallois : os accessoire externe.
(13) Elle est tardive (Pétri).
(14) Pétri : elle comprend les 2 condyles.
(15) Ellis et Joseph (1954) à l’aide des radiographies : 10 jours.
(16) Diaphysc 4 faiblement indiquée.
J Muséum. — Zooi.oc
Source : MNHN, Paris
254
COBAYE
JEAN-JACQUES CURGY
Éléments
ANATOMIQUES
Age
PRÉNATAL
Membre pectoral
Clavicule : d.
25-27 j.
Scapula : pt. princ.
28-31 j.
pt. coracoïdien
35 j.
pt. giénoïdien
40 j.
pt. acromial
40 j.
pt. dist. acromial
pt. lat. proc. acromial 2
pt. lat. proc. acromial 3
pt. lat. proc. acromial 4
pts. lat. proc. acromial
(D
pt. lat. proc. acromial 5
pt. vertébral
angle inférieur
65 j.
Humérus : d.
tête (2)
petite tubérosité (3)
grande tubérosité (2)
épitrochlée
50-51 j.
ép. dist. (4)
48-51 j.
Radius : d.
28-31 i.
ép. prox.
49-50 j.
ép. dist.
48-51 j.
Cubitus : d.
28-31 i.
49-51 j.
ép. dist.
49-51 j.
Carpe :
scaphoïde 1 (5)
51-52 j.
scaphoïde 2 (6)
55 j.
semi-lunaire (5)
pyramidal 1 (7)
52 i.
pyramidal 2 (8)
pisiforme 1 (9)
55 j.
49 y 2 -50
pisiforme 2
os central 1
os central 2 (tO)
env. 60 j.
prépollex (12)
60 j.
trapèze
58-60 j.
trapézoïde
env. 60 j.
52-55 j.
unciforme
s. ext. pelote palmaire
51-52 j.
Métacarpe : d. 1
57-60 j.
d. 2.3.4.
35-36 j.
d. 5
ép. prox. 1 (13)
36-40 j.
52-55 j.
Phalanges prox. d. 1
60 j.
d. 2.3.4.5
40-41 j.
ép. prox. 2.3.4.5
52-55 j.
Phalanges moy. : d. 2
à 5
42-45 i.
ép. prox.
52 j.
Éléments
ANATOMIQUES
Phalanges dist. 2 à 5
Ss. vent. mêle. ph. prox.
s. int. dgts. 2 à 5
s. ext. dgts. 2 à 5
S. vent. ph. moy. ph.
dist.
s. dgts. 2 à 5
Membre pelvien
llion : pt. princ.
crête iliaque
Ischion : pt. princ.
tuber. ischiatique
Pubis : pt. princ.
Os acélabulaire :
Fémur : d
tête
grand trochanter
ep. dist. (14)
Rotule :
Os s. ext. du genou
Tibia : d.
ép. prox.
Péroné : d.
ép. prox. (15)
Tarse :
tibial int.
astragale
calcanéum
tuber. calcanéenne
naviculaire
cunéiforme int.
cunéiforme méd.
cunéiforme ext.
cuboïde
Métatarse : d. 2.3.4
d. 5
ép. dist. 2.3.4
Phalanges prox. :
d. 2.3.4 (16)
ép. prox.
Phalanges moy : d.
ép. prox.
Phalanges dist. :
Ss. vent. mell. ph. prox.
S. vent. ph. moy. ph.
dist.
31 j.
33 j.
41 j.
29 j.
52 j.
f. gest.
45 j.
10 j-
à la naissance
48 j.
29 j.
inv. 60 j.
;nv. 60 j.
48 j.
44 i.
57-58 j.
57 j.
57 j.
36 '4-37 j.
57 j.
52-54 j.
52-56 j.
44 j.
56-57 j.
36 H j.
63 j. à 1 j-
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
255
Tableau XI
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
LAPIN — Orydolagus cuniculus L.
Tableau synthétique d’après : Retterer E.
tableaux récapitulatifs de Pétri C. (1935).
(1885); Lesbre M. F. X. (1897); et les
Commentaire :
(1) D’après Vallois (1925).
(2) D'après Retterer (1898).
(3) D’après Retterer (1885) : 33 j. après la naissance.
(4) Ne possède pas de point épiphysaire : Retterer (1885).
(5) Fœtus de 70 mm.
(6) Fœtus de 60 mm.
(7) Ordre d’apparition : épiphyse distale, tête puis trochanter.
(8) D’après Ellis et Joseph (1954).
(9) L’apparition des os du tarse est synchronisée avec celle des os du carpe (Lesbre).
Source : MNHN, Paris
256 JEAN-JACQUES CURGY
LAPIN
Éléments
Age
Ar. K
Éléments
Age
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
POSTNATAL
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
postnatal
Membre pectoral
Membre pelvien
Scapula : pt princ.
+
Ilion : pt. princ.
pt. coracoïdien (1)
f. gest. ou peu après nais.
angle externe
4-6 m.
pt. glénoïdien (J)
f. 1" m.
Humérus : d.
Ischion : pt. princ.
+
tuber. ischiatique
4-6 m.
ép. prox.
+
ép. dist.
+
Pubis : pt. princ.
+
Radius : d.
+
Fémur : d.
+
ép. prox.
+
ép. prox. (tête) (7)
f,l”-2*sein.
ép. dist.
+
petit trochanter (7)
f. ire-2*sem.
grand trochanter (7)
f ir°-2 e sem-
Cubitus : d.
+
ép. dist. (7)
{jr..2'sem.
ép. prox.
+ —
ép. dist.
+
Rotule :
+
Carpe :
Tibia (8) : d.
+
scaphoïde
ép. prox.
+
av. 10 j-
semi-lunaire
ép. dist.
pyramidal
pisiforme 1 (2) (3)
6 sem.
Péroné (8) : d.
+
3 seni.
av. 10 ]•
pisiforme 2 (2)
ép. prox.
trapèze
ap. 18 j.
ép. dist.
trapézoïde
central
ap. 18 j.
av. 18 j.
av. 18 j.
Tarse (9)
astragale
+
av. 18 j.
tuber. calcanécnne
33 j-
Métacarpe : d. 1 (4)
d. (5)
ép. dist.
f. gest.
18 j.
8-12 j.
naviculaire
cunéiforme int.
cunéiforme med.
+
+
+
cunéiforme ext.
Phalanges prox. : d. 1
18 j.
cuboïde
+
d. (5)
f. gest.
f. gest.
ép. prox.
ép. dist.
8-12 j-
Phalanges moy. : d.
f. gest.
Phalanges prox. d.
f. gest.
ép. prox.
18-28 j-
Phalanges dist. : (6)
10-15 j.
Phalanges moy. d.
ép. prox.
f. gest.
18-28 j-
Ss. vent. metc. ph. prox.
28-33 j.
Phalanges dist.
10-15 j.
S. vent. ph. moy. ph.
dist.
28-33 j.
Sésamotdes :
+
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D'OSSIFICATION
257
Tableau XII
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
SEMNOPITHÈQUE — Semnopithecus sp.
D’après Rickenmann E. (1957).
Commentaire :
L’auteur a radiographié différentes espèces.
— Semnopithecus pruinosus = fœtus de 70 mm (sexe ?).
— Semnopithecus sp. = fœtus de 136 mm (femelle).
— Semnopithecus metalophus = fœtus de 155 mm (sexe ?).
— Semnopithecus sp. = fœtus de 163 mm (sexe ?).
— Semnopithecus sp. = fœtus de 184 mm (mâle).
(1) ^l" t mn ? / SinCati .° n , Visibl , C V 63 “P* non apparent à 184 mm. D’après l’auteur
pu» " e f-K aS dUC (0U Cn f ,?' ble P artl °) aux différentes méthode^ employées.
Elle peut être spécifique ou sexuelle. y 1
(2) Non visible à ce stade aux rayons X, mais net sur les coupes colorées.
Eléments
ANATOMIQUES
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
Membre pectoral
Clavicule : d.
70
50-80 J.
Scapula : pt. princ.
70
50-80 j.
Humérus : d.
70
50-80 j.
ép. dist. (1)
163
115-135 j.
Radius : d.
70
50-80 j.
ép. dist.
163
115-135 j.
Cubitus : d.
70
50-80 j.
ép. dist.
184
130-155 j.
Carpe :
scaphoïde (1)
163
115-135 j.
semi-lunaire
163
115-135 j.
pyramidal
163
115-135 j.
163
115-135 j.
unciforme
163
115-135 j.
Métacarpe : d.
70
50-80 j.
Phalanges prox. d.
70
50-80 j.
Phalanges moy. d.
70
50-80 J.
Phalanges dist. d.
70
50-80 j.
Éléments
anatomiques
Longueur
vertex
coccyx
PRÉNATAL
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
70
50-80
Ischion : pt. princ.
70
50-80 j.
Pubis : pt. princ.
136
90-115 j.
Fémur : d.
70
ép. prox. (1)
163
ép. dist.
155
105-130 i.
Tibia: d.
70
50-80 j
163
ép. dist.
163
115-135 i.
Péroné : d.
70
ép. dist. (1)
163
115-135 i.
Tarse :
astragale
calcanéum (2)
naviculaire (1)
cunéiforme int. (1)
cunéiforme med. (1)
163
cunéiforme ext. (i)
163
cuboïde
163
115-135
Métatarse : d.
70
50-80 j
Phalanges prox. d.
70
Phalanges moy. d.
70
50-80 j
Phalanges disl. d.
70
50-80 j
Source ■■ MNHN, Paris
258
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XIII
APPARITION DES POINTS D'OSSIFICATION
MACAQUE — Macaca mulatta Shaw
Tableau synthétique d’après : Van Wagenen G. et Asling C. W. (1964) complété
par Schultz (1937, 1956).
Commentaire :
— Van Wagenen et Asling n’ont étudié que des fœtus. Ils étaient radiographiés dès
leur extraction ou bien in utero. Leurs âges sont connus avec précision à partir du
moment de la conception.
— Schultz a employé la même méthode. Le Macaque de 169 jours était un nouveau-né.
Le jeune animal étudié par Schultz en 1956 avait une dentition de lait complète,
ce qui correspond à un âge de 5 mois et demi environ.
(1) D’après les observations de Schultz (1944).
(2) 5 mois et demi d’après Schultz (1956).
(3) Cette épiphyse peut être éventuellement composée de plusieurs centres. Dans ce
cas, un seul apparaît avant la naissance et deux autres après (Van Wagenen et
Asling). Schultz a dessiné deux points d’ossification à environ 5 mois et demi
(après la naissance) sur son schéma (1956).
(4) Dans un travail antérieur Van Wagenen et Asling (1958) le trouvent inconstant
à la naissance (ceci étant établi d’après 58 radiographies de Singes nouveau-nés).
Schultz (1956) a vu le trapèze à 5 mois et demi après la naissance.
(5) Probablement le premier à apparaître d’après Van Wagenen et Asling.
(6) Il fut trouvé une fois dans un fœtus de 177 jours (9 jours plus vieux que l’âge
moyen de la naissance) d’après Van Wagenen et Asling.
(7) La diaphyse 1 la plus récente (Van Wagenen et Asling).
(8) La diaphyse 3 la plus développée (Van Wagenen et Asling).
(9) Il peut exister quelques variations dans l’ordre d’apparition, mais d’une façon
générale la rangée proximale est en avance sur la distale et les rayons 3 et 4 plus
précoces que le 5 e (Van Wagenen et Asling).
(10) Il nous parait curieux que Van Wagenen et Asling n’aient vu qu’un centre pour
ces deux os.
(11) D’après Retterer (1885).
(12) Sa date d’apparition est très variable (Van Wagenen et Asling).
(13) Retterer y voit deux points d’ossification à quelques mois après la naissance.
(14) D’après Schultz (1937).
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D OSSIFICATION
Éléments
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
POSTNATAL
Éléments
ANATOMIQUES
PRÉNATAL
Membre pectoral
Membre pelvien
Clavicule : d.
56 j.
Ilion : pt. princ.
70-72 j.
Scapula : pt. princ.
56
pt. coracoïdien (1)
+
Ischion-Pubis (10) :
74 j.
Humérus : d.
56 j.
Fémur : d.
56 j.
tête
150 j.
ép. prox.
150 j.
grande tubérosité (2)
150 j.
ép. dist.
120 j.
ép. dist. (3)
136 j.
2 pts dans l'ép. dist. (3’
env. 5 y, ni.
Tibia : d.
56 j.
ép. prox.
132 j.
ép. prox.
150 j.
ép. dist.
132 j.
ép. dist.
125 j.
Péroné : d.
56 j.
Cubitus : d.
56 j.
ép. dist.
152 j.
ép. prox.
env. 5 ■/, m.
ép. dist.
150 j.
Carpe :
astragale
100-110 j.
scaphoïde
semi-lunaire (4)
171-177 j.
pyramidal (5)
136 j. |
pisiforme
139-145 j.
lia j:
os central (6)
trapèze (4)
171-177 j.
Irapézoïde
145 j.
grand os
136 j.
unciforme
136 j.
Métatarse : d. 1 à 5
74 J.
Métacarpe : d. 1 à 5 (7)
70-72 j.
ép. prox. 1 (13)
150 j.
ép. prox. 1
150 j.
ép. dist. 2.3.4
145 j.
ép. dist. 2
132 j.
ép. dist. 5
150 j.
ép. dist. 3.4
ép. dist. 5
Phalanges prox. : d. 1
75 j.
Phalanges prox. :
ép. prox. 1 (14)
169
70-72 j.
ép. prox. 2
150 j.
ép. prox. 1
150 j.
ép. prox. 3.4
145 j.
ép. prox. 2 à 5 (9)
139-142 j.
ép. prox. 5
150 j.
Phalanges moy. :
d. 2 à 5
Phalanges moy. : d. 2 à 5
75 j.
ép. prox. 2 à 5 (9)
139-142 j.
ép. prox. 2
171-1
Phalanges dist. : d. 1 à 5
75 j.
ép. prox. 5
171-1
ép. prox. 1
171-177 j.
ép. prox. 2.3.4.
150 j. |
Phalanges dist. 1 à 5
75 j.
ép. prox. 5
171-177 j.
ép. prox. 1 à 5
171-1
Source : MNHN, Paris
260
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XIV
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
GIBBON — Hylobates sp.
Tableau synthétique d'après : Deniker J. (1885); Steiner (1949) repris par Ricken-
mann E. (1957); Schultz A. H. (1944-1956).
~ f œtus femelle de Deniker appartenait à l’espèce H. Ictr ou H. agilis. 11 mesurait
de 142mm ver * ex au talon. Rickenmann lui a évalué une longueur vertex-coccyx
Schultz possédait un matériel abondant : 346 11. lar et 44 individus appartenant
aux deux espèces H. moloch (Audebert) et H. Gabrielli (Thomas).
“ Enfants » : animaux dont la dentition de lait est incomplète ou complète : de 1 mois
et demi à une date non déterminée. Schultz (1933) a observé un Gibbon de 22 mois
qui possédait toutes ses dents de lait.
« Juvéniles 1 » : animaux dont la dentition de lait est complète, plus 1 à 4 premières
molaires permanentes. ‘
« Juvéniles 2 » : animaux possédant les 4 premières molaires définitives et au moins
une dent permanente supplémentaire, mais n’ayant pas une dentition complète.
■ Adultes * : animaux à dentition définitive complète : à partir de 9 ans.
— Schultz a radiographié les fœtus.
(1) Enfants possédant : 8 incisives + 4 molaires.
^ dernière épiphyse à apparaître : juvénile ,2 possédant les incisives et les
deuxièmes molaires définitives, mais sans les prémolaires.
(3) Deniker l’a vu indépendant à l’état cartilagineux.
(4) Reiterer (1885) les signale chez les Singes.
(5) Trouvé chez 20 sur 44 individus examinés.
(6) Chez un * enfant », Schultz a vu 2 centres d’ossification, et même 3 chez un autre.
(7) « Enfants » possédant 6 à 8 incisives,
s est à l’état chondroïde (Broca) ou de cartilage strié (Ranvier)
(9) Steiner n
142 mm. •
l’astragale.
(10) Moins visible (d’après Deniker). Steiner
pas vu chez un mâle de 164 mm. Pour Deniker, il est très net à
le .troisième os à apparaître dans le tarse après le calcanéum et
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 261
GIBBON
Longueur
Éléments anatomiques
vertex
Aoe
Age
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pectoral
Clavicule : d.
ép. sternale
98
+
f. juv. 2
Scapula : pt. princ.
98
pt. coracoïdien
I ou 2 pts acromiaux
bord vertébral
angle inférieur
ad. âgés
Humérus : d.
,
tête
173
grande tubérosité
épitrochlée
173
8 j.
trochlée
f. enf.-
condyle (1)
déb. juv. 1
Radius : d.
ép. prox.
98
+
ép. dist.
173
8 j.
Cubitus : d.
ép. prox. (2)
98
+
ép. dist.
173
8 j.
scaphoïde
semi-lunaire
pyramidal
pisiforme
197
f. enf.
os central (3)
trapèze
197
trapézoïde
grand os
173
Vj.
unciforme
173
8 j.
Métacarpe : d. 1 à 5
98
ép. dist. 2.3.4.5
173
8 j.
Phalanges prox. : d.
ép. prox.
98
+
f. enf.
Phalanges moy. : d.
ép. prox.
98
+
f. enf.
Phalanges dist. :
ép. prox. (4)
98
+
f. enf.
Source : MNHN, Paris
262 JEAN-JACQUES CURGY
GIBBON
Éléments anatomiques
Longueur
vertex
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
98
crête iliaque
f. juv. 2
Ischion : pt. princ.
98
tuber. ischiatique
f. juv. 2
Pubis : pt. princ.
98
+
Os acétabulaire (5)
Fémur : d.
98
tête (1)
enf
petit trochanter
grand trochanter
ép. dist.
173
5 8 j.
Rotule : (6)
f. enf.
déb. juv.
Tibia : d.
98
+
ép. prox.
173
êp. dist. (7)
Péroné : d.
98
ép. prox.
ép. dist. (7)
Tarse:
astragale
142
calcanéum
142
tuber. calcanéenne (2)
j 1)V 9
naviculaire (8)
cunéiforme int. (9)
142
7-8 m.
cunéiforme med. (8)
enf
cunéiforme ext. (10)
142
cuboïde (10)
142
7-8 m.
Métatarse : d. 1 à 5
ép. dist.
f. enf.
Phalanges prox. : d.
98
+
ép. prox.
f. enf.
Phalanges mog. : d.
98
+
ép. prox.
f. enf.
Phalanges dist.
98
+
ép. prox. (4)
f. enf.
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
263
Tableau XV
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
ORANG-OUTAN — Pongo pggmaeus Hoppius
D'après : Schultz A. H. (1933-1941) repris par Rickenmann E. (1957).
Commentaire :
— « Enfants » : animaux dont la dentition de lait est incomplète
(longueur vertcx-coccyx : environ de 300 à 480 mm).
complète : 4-12 mois
— « Juvéniles 1
permanentes :
: animaux dont la dentition de lait est complète -f 1 à 4 molaires
1-3 1/2 ans (longueur vertex-coccyx environ 480 mm).
» Juvéniles 2 » : animaux possédant les 4 premières molaires permanentes et au moins
une dent permanente supplémentaire mais n’ayant pas une dentition complète :
4-10 ans (vertex-coccyx : environ 427-712 mm);
— « Adultes » : animaux à dentition définitive complète : au-delà de 10 ans.
— Dans le cas où le texte de Schultz permet une précision supplémentaire, nous nous
sommes efforcés de la traduire numériquement dans nos tableaux. Par exenmle •
fin de la période juvénile 2 : 8-10 ans.
(1) Dans 2 cas sur 5 (examinés) : avant 1 an.
(2) Dans 1 cas sur 5 : après 1 an.
(3) Au milieu de la période juvénile 2.
(4) Dans 2 cas sur 5 : après 1 an.
(5) Le point était absent à 264 mm. Il est donc susceptible d’apparaître pendant la
première année. 1
(6) Observé chez 1 seul Orang-outan. Cet os se développe rarement chez l’Orang-outan.
(7) Absente à 264 mm. Elle est apparue à environ 5 mois.
(8) Chez un spécimen juvénile 1 : 1 à 3 1/2 ans.
(9) Dans 2 cas sur 5 (examinés) : pendant la période juvénile 1 (1 à 3 1/2 ans).
Source : MNHN, Paris
264
ORANG-OUTAN
JEAN-JACQUES CURGY
Éléments anatomiques
Membre pectoral
Clavicule : d.
ép. sternale
Scapula : pt. princ.
pt. coracoïdien
1 ou 2 pts acromiaux
bord vertébral
angle inférieur
Humérus : d.
tête
grande tubérosité
épitrochlée
trochlée (1)
Radius : d.
ép. prox. (2)
ép. dist.
Cubitus : d.
ép. prox. (3)
ép. dist. (4)
scaphoïde (5)
semi-lunaire
pyramidal
pisiforme
trapèze
trapézoïde
unciforme
Métacarpe : d. 1 à 5
ép.
Phalanges prox. : d. 1 à 5
ép. prox.
Phalanges moy. : d. 2 à 5
ép. prox.
Phalanges disl. : 1
2.3.4.5
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
145
env. 6 m.
10-12 a.
145
env. 6 m.
230
f. gest.
10-12 a.
10-12 a.
10-12 a.
145
env. 6 m.
cnv. 300
env. 5 m.
f. enf.-
déb. juv. 1
1-3 H a.
1-3 '/, a.
145
env. 6 m.
1« a.
145
env. 6 m.
1” a.
243
I 8 3 ’
243
8 j.
243
8 j-
145
env. 6 m.
1» a.
145
env. 6 m.
1» a.
145
env. 6 m.
1» a.
230
f. gest.
145
env. 6 m.
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 265
ORANG-OUTAN
Éléments anatomiques
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pelvien
llion : pt. princ.
145
env. 6 m.
crête iliaque
env. 8-10 a.
Ischion : pt. princ.
145
env. 6 m.
tuber. ischiatique
env. 8-10 a.
Pubis : pt. princ.
145
env. 6 m.
Os acélabulairt : (6)
juv.
Fémur : d.
145
env. 6 m.
tête
petit trochanter
1-3 y, a.
grand trochanter (4)
ép. dist. (7)
243
8 j.
Rotule : (8)
4-10 a.
Tibia : d.
145
env. 6 m.
ép. prox.
env. 300
env. 5 m.
ép. dist.
1" a.
Péroné : d.
145
env. 6 m.
ép. prox. (9)
1” a.
ép. dist.
1« a.
Tarse:
astragale
196
calcanéum
145
env. 6 m.
tuber. calcanéennc
4-10 a.
naviculaire
Ire ,
cunéiforme int.
cunéiforme med.
cunéiforme ext. (5)
243
cuboïde
243
8 j.
Métatarse : d. 1 à 5
145
env. 6 m.
ép.
1” a.
Phalanges prox. : d. 1 à 5
145
env. 6 m.
ép. prox.
1™ a.
Phalanges moy. : d. 2 à 5
145
env. 6 m.
ép. prox.
1» a.
Phalanges dist. : 1
230
f. gest.
2.3.4.5
145
env. 6 m.
Source : MNHN
266
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XVI
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
CHIMPANZÉ — Pan troglodytes Blumenbach
étude des fœtus Schultz emploie la méthode radiographique. Les âges ont
été déterminés à partir du moment de la conception. Nissen et Riesen ont étudié
pai la même méthode 16 individus (9 mâles et 7 femelles). La première radiographie
étant prise au maximum 48 heures après la naissance, puis à intervalles constants.
- Schultz donne les équivalences suivantes :
■ enfants » : animaux dont la dentition de lait est incomplète ou complète : 2 mois 1/2
^ J o" Vé "i‘ CS , 2 " :,? nim ? u . x possédant les incisives et les secondes molaires permanentes,
mais non les 3' molaires : 5 à 8 ans.
i"„? U * ) a < * U,tes “ nous empruntons ce terme imprécis à Schultz, il pourrait englober
les animaux achevant leur dentition permanente : 8 à 10 ans.
3^nojb* 8 ’ : individus dont ,a dentition définitive est complète : à partir de 10 ans
£°“£“. Uon cst p lV s Précoce chez les femelles, la première date se rapporte à elles,
ia seconde aux mâles (sauf un cas, voir note 10).
^ ritinnT™’ 1 " 5 décrit par Schultz a vécu 9 jours. Nissen et Riesen notent l’appa-
notre tablwuf ° aVant 3 naissancc - ce <I ue nous indiquons par le signe + dans
(2) • Enfants » possédant 8 incisives + 4 molaires de lait (Schultz).
(3) es7'romnlMp 40 ^'j UVénileS 1 ‘ Ü’ ?chultz (1956) . enfants • dont la dentition de lait
est complète, ce dernier résultat est en accord avec la date de Nissen et Riesen.
(4) « Juvéniles 1 » (Schultz).
(5) « Enfants » dont la dentition de lait est complète (Schultz).
(6) enfants' 1 Æ? R ! KS . EN ' Schultz (1940) . Juvéniles 2 ., Schultz (1956)
« entants » à dentition de lait achevée.
^ i 1 ^ cit ‘ Sc ' IUL T z 1944 ) : 11 fusionne avec le scaphoïde pendant l’enfance.
nissen et Riesen ne le signalent pas.
(8) Chez un ■ Juvénile 1 . sur 16; chez 8 • Juvéniles 2 . sur 11.
(9) Chez les mâles à 2 jours. Chez les femelles avant la naissance.
* 10) femelle 1 f^moU et^demi) 0 " apparaissant plus tôt chez le mâle (1 mois) que chez la
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 267
CHIMPANZÉ
Éléments anatomiques
Longueur
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pectoral
Clavicule: d.
70
126 j.
Scapula : pt. princ.
70
pt. coracoïdien
pt. sous-coracoïdien
pt. acromial
env. 8-10 a.
Humérus : d.
70
126 j.
tête (1)
132
grande tubérosité (2)
7 m. 24 j.
épitrochlée (3)
23 m.
trochlée (4)
condyle (2)
2j.-lm.15j.
Radius : d.
70
126 j.
ép. prox. (5)
5 m. 24 j.-
ép. dist. (1)
132
+
9 j.
Cubitus : d.
70
126 j.
ép. prox. (6)
ép. dist. (2)
2-12 m.
Carpe :
scaphoïde
10 m.
semi-lunaire
4 m 9 j.-
4 m. 15 j.
pyramidal
2 m. 12 j.-
4 m.
pisiforme
os central (7)
trapèze
3 m. 15 j.-
4 m.
trapézoïde
grand os
145
215 j.
unciforme
140
185 j.
Métacarpe : d.
70
126 j.
ép. prox. 1
ép. dist. 2
ép. dist. 3
3 m. 24 j.
ép. dist. 4
ép. dist. 5
7-10 m.
Source : MNHN, Paris
268
CHIMPANZÉ
JEAN-JACQUES CURGY
Éléments anatomiques
Phalanges prox. : d.
ép. prox. 2
ép. prox. 3
ép. prox. 4
ép. prox. 5
Phalanges moy. : d.
ép. prox. 2
ép. prox. 3
ép. prox. 4
ép. prox. 5
Phalanges disl. : d.
ép. prox. 1
ép. prox. 2
ép. prox. 3
ép. prox. 4
ép. prox. 5
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
crête iliaque
Ischion : pt. princ.
tuber. ischiatique
Pubis : pt. princ.
Os acétabulaire : (8)
Fémur : d.
tête (9) (2)
petit trochanter (4)
grand trochanter (5)
ép. dist.
Rotule :
Tibia : d.
ép. prox. (2)
tuber. antérieure
ép. dist. (2)
Longueur
DU TRONC
PRÉNATAL
Age
POSTNATAL
70
126 j.
18-27 m.
8-12 m.
5 m. 9 j.-
8 m. 15 j.
6 m.-
10 m. 24 j.
8 m.-
13 m. 24 j.
70
126 j.
10 m.-
16 m. 15 j.
9-15 m.
8-15 m.
12 m.-
17 m. 24 j.
70
126 j.
21-29 m.
15 m.-
21 m. 15 j.
12 m.-
17 m. 15 j.
12-18 m.
15-20 m.
70
126 j.
env. 6 a. 6 m.
70
126 j.
env. 6 a. 6 m.
70
126 j.
env. 5-8 a.
70
126 j.
+
2 j.
17-23 m.
21-27 m.
143
215 j.
20-27 m.
70
126 j.
env. 5-8 a.
+
1 m. 15 j.
Source : MNHN,
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 269
CHIMPANZÉ
Éléments anatomiques
Long
PRÉNATAL
POSTNATAL
Péroné : d.
ép. prox. (5)
ép. dist. (2)
70
126 j.
16-18 m.
2 j.-2 m. 15 j.
Tarse:
astragale
140
calcanéum
tuber. calcanéenne (4)
naviculaire
cunéiforme int. (10)
j cunéiforme med.
70
126 j.
32-42 m.
18-24 m.
lm.-l m. 15 j.
cunéiforme ext. (1)
132
cuboïde (1)
132
+
9 j.
Métatarse : d.
ép. prox. 1
ép. dist. 2
ép. dist. 3
ép. dist. 4
ép. dist. 5
70
126 j.
11-14 m.
9-12 m.
8 m.-
12 m. 15 j.
11-17 m.
15-19 m.
Phalanges prox. : d.
ép. prox. 1
ép. prox. 2
ép. prox. 3
ép. prox. 4
ép. prox. 5
70
126 j.
10 m.-
15 m. 15 j.
8-12 m.
7- 12 m.
8- 12 m.
11 m.-
15 m. 15 j.
Phalanges moy. : d.
ép. prox. 2
ép. prox. 3.4
ép. prox. 5
70
126 j.
17 m.-
24 m. 15 j.
14 m. 15 j.-
21 m.
48 m.-
21 m. 15 j.
Phalanges dist. : d.
ép. prox. 1
ép. prox. 2
ép. prox. 3
ép. prox. 4
ép. prox. 5
70
126 j.
19 m.*24 j.
20-22 m.
18 m.-
22 m. 15 j.
18 m.-
20 m. 15 j.
19-24 m.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXII
Source : MNHN, Paris
270
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XVII
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
e femelle vivante radio-
®ORILLE — Gorilla gorilla Wymann
Tableau synthétique d’après : Deniker J. (1885): Noback C V (19301 '
S“ï.(Î95 V 7). (,94Î>i R “““ FE - < !344 >1 S “»™ A H“«MjT'aSSS:
Commentaire :
~ RfcKENMANN^hol 5 ^^^ 165 ’ L f fœtus n ° 1 mcsurait 200 mm du vertex au talon.
hickenmann lui a évalué une longueur vertex-coccyx de 135 mm.
— Noback n’a étudié que la main de 4 femelles mortes e
graphiée à 4 âges différents.
Pour les travaux de Randall; voir le tableau « Soudure des points d’ossification ».
“ t S echni'aue a nm. d r it i?n ra f Ph j é Un . n , ou Y, eau -. né G ? rille el Rickenmann a employé la même
Ce fœtus «v»» f ?1 IC d l environ 5 n >™ ^ demi (vertex-coccyx : 170 mm).
StS'Syn 1 .”™! ' <le POln “ d '° !sll “>» £. le premier
W «î. . d «' n uton n “■ l,nvlr ” n
(2> S“™Æ ! ? «StTrS 1 l0r! "• l '*“ p “” n d “ «*“»■»• molaires Ue
(3) Existe déjà chez un nouveau-né (Schultz). Ce que nous signalons par un signe +.
(4> tafon^c’e'it 6 -* 1 ^ ^^■ de i 1 ’ avoI Lï u chez le jeunc Sf l uc| ette de 572 mm (vcrtex-
), à dire un animal au début de sa dentition permanente (3 e année).
(5) Deniker : début de la 3' année.
(6) Noback : de 9 à 12 mois (vertex-coccyx : 375 mm).
Il n^exist^ E nhw K ch^ C i» C r ,r ^ii C5 L à lélat cal 't>>agincux chez le fœtus de 135 mm.
dorsale un Ch n Z le Gonlle d os cen tral, mais le scaphoï.
aorsale un léger sillon qui pourrait indiquer la soudure de cci „
(8) Sur un Ç_Radiographie d’un Gorille nouveau-né, Schultz indique
s traduisons par le
(9) Apparition plus précoce chez le mâle que chez la femelle.
(10) Appelée également « point de Béclard » (cit. Vallois).
(11) Le cuboïde est très petit à cette date (Vallois).
Nota : Nous n’avons pu trouver d’autres renseignements s
r les os du tarse.
Source : MNHN, Paris
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 271
GORILLE
Éléments anatomiques
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
Membre pectoral
Clavicule : d.
135
ép. sternale (1)
env. 16 a.
Scapula : pt. princ.
135
5-6 m.
pt. coracoïdien (1) (2)
8 a. 6 m.-
9 a. 9 m.
pt. acromial
14 a.
bord vertébral
14 a.
Humérus : d.
135
5-6 m.
tête (3) (4)
290
„„„ m
épitrochlée
ép. dist. (4)
(572 ?)
(3* a. ?)
Radius : d.
135
5-6 m.
ép. prox. (5)
ép. dist. (5) (6)
+
Cubitus : d.
135
5-6 m.
é P . d,a.
375-410
9-16 m.
Carpe:
scaphoïde
semi-lunaire
545
pyramidal
pisiforme
545
os central (7)
545
trapèze
trapézoïde
545
grand os
375
unciforme (8)
375
+
9-12 m.
Métacarpe : d. 1 à 5
135
5-6 m.
ép. prox. 1
410
ép. dist. 2.3.4
375
ép. dist. 5
410
14-16 m.
Phalanges prox. : d. 1 à 5
135
5-6 m.
ép. prox. 1
475
ép. prox. 2.3.4
375
ép. prox. 5
410
Source : MNHN, Paris
272
GORILLE
JEAN-JACQUES CURGY
Phalanges moy. : d. 2 à 5
ép. prox. 2.3.4
ép. prox. 5
Phalanges dist. : d. 1 à 5
ép. prox. 1
ép. prox. 2.3.4.5
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
crête iliaque (9)
Ischion : pt. princ.
tuber. ischiatiquc
Pubis : pt. princ.
Fémur : d.
tête
petit trochanter
ép. dist. (10)
Tibia : d.
ép. prox.
Péroné : d.
Tarse :
astragale
calcanéum
tuber. calcanéenne
cuboïde (11)
Métatarse : d. 1 à 5
Phalanges prox. : d. 1 à 5
Phalanges moy. ; d. 2 à 5
Phalanges dist. : d. 1 à 5
Longueur
vertex
COCCYX
B 33
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
273
Tableau XVIII
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION
HOMME —- Homo sapiens L.
Tableau synthétique d'après : Testut L. et Latarjet A. (1948); Olivier G. (1962).
Commentaire :
(1) Testut : 28-30 j.; Fawcett et les classiques : 46 j. (17 mm); Zawisch : 49-50 i.
(20 mm).
(2) D’après Krogman (cit. Olivier), le premier chiffre pour les filles, le second pour
les garçons. Testut : 20-22 ans.
(3) Controversée. Décrite par Todd et d’ERRico (1928) (cit. Olivier).
(4) Rambaud et Régnault : 2 points à 50-60 j. soudés en un unique au troisième mois
de gestation. Testut 40 à 60 j.
(5) Appelé également « plaque glénoïdienne ».
(6) Olivier : 1 ou 2 points. Testut : 2 points qui se soudent rapidement.
(7) Olivier : pas encore de tissu osseux à 61 j. (34 mm).
(8) Elle peut apparaître parfois avant la naissance.
(9) Pryor (cit. Olivier) : dès la naissance chez les filles.
(10) Testut : 14-18 ans. Sappey et Andrieu (cit. Olivier) y ont vu deux points
d’ossification dont un pour le bec de l’olécrane; de même Borovansky et
Hnevkovsky (1929).
(11) Deuxième moitié du troisième mois (Testut).
(12) Testut : première moitié du troisième mois. Béclard (cit. Leboucq 1904) : 45 j.
(13) De temps à autre il apparaît chez l’enfant un point distal visible aux rayons X
(Baudoin 1915).
(14) D'après Variot (1906) elle est la dernière à apparattre. Testut : 7-8 ans.
(15) D’après Variot : enfants de 75-78 cm de haut.
(16) D’après Variot : enfants de 78-80 cm de haut.
(17) D’après Variot.
(18) Testut : 10-15 ans.
(19) La première date pour les filles, la seconde pour les garçons.
(20) Hartman (cit. Olivier) : 7 % des cas à 8 mois in utero, fait défaut à la naissance
dans 12 % des cas.
(21) Borovansky et Hnevkovsky (1929) à 3 mois 3 semaines chez les garçons.
(22) Présente dans 15 % des cas (Béclard).
(23) Ordre d’apparition pour Olivier, Borovansky et Hnevkovsky : ecto-, ento-
mésocunéiformc. Pour Testut et Kôlliker : ento-, méso-, ectocunéiforme.
(24) Ordre d’apparition (Olivier) : 2, 3, 4, 5, 1.
(25) La première à apparaître.
(26) Souvent 2 points d’ossification (Borovansky et Hnevkovsky). De plus on peut
trouver des épiphyses proximales sur les métatarsiens 2 à 5, en particulier sur les 4
et 5 (Olivier). Holland (cit. Olivier) décrit un point particulier pour l’apophyse
styloïde du 5” métatarsien.
(27) Ordre d’apparition : 1, 2, 3, 4, 5.
(28) Ordre d’apparition : 2, 3, 4, 5, cette dernière peut être tardive ou manquer
(Borovansky et Hnevkovsky).
Source : MNHN, Paris
274
HOMME
JEAN-JACQUES CURGY
Éléments anatomiques
Membre pectoral
Clavicule : d. (1)
ép. sternale (2)
ép. externe (3)
Scapula : pt. princ. (4)
pt. coracoïdien princ.
2 pts coracoïdiens accessoires
pt. glénoïdien sup.
pt. glénoïdien inf. (5)
pt. acromial (6)
pt. vertébral
angle inférieur
Humérus : d. (7)
tête (8)
petite tubérosité
grande tubérosité
épitrochlée
trochlée
condyle
épicondyle
Radius : d.
pt. bicipital
ép. dist. (9)
Cubitus : d.
ép. prox. (10)
ép. dist.
scaphoïde
semi-lunaire
pyramidal
pisiforme
trapèze
trapézoïde
grand os
unciforme
Métacarpe :
d. 2.3 (12)
d. 4.5 (12)
ép. prox. 1 (13) (14)
ép. dist. 2 (15)
ép. dist. 3.4 (16)
ép. dist. 5
Phalanges prox. : d. 1.5
d. 3
d. 4
d. 5
ép. prox. 1
ép. prox. 2.3.4 (15)
ép. prox. 5 (16)
Phalanges mou. : d. 2
d. 3
d. 4
d. 5
ép. prox. 2.3.4.5 (17)
I. 1 ( 11 )
Longueur
vertex
COCCYX
55 j.
56-58 j.
40-54 j.
40-55 V, j.
74 j.
70 j.
71 j.
75 j.
73 ■/, j.
75 j.
77 j.
81 .
77 j.
81 j.
92 j.
POSTNATAL
9- 18 n
14-15 a
10- 11 a
5-8 a.
9-12 a.
1-2 H a.
APPARITION DES POINTS D’OSSIFICATION 275
HOMME
Éléments anatomiques
Longueur
vertex
COCCYX
PRÉNATAL
POSTNATAL
Phalanges disl. : 1 à 4
49
5
49
70 y, j.
Sésamoïdes : (18)
11-13 a.
Membre pelvien
Ilion : pt. princ.
16-33
crête iliaque (19)
épine antéro-inf.
14-15 a.
Ischion : pt. princ.
100-122
luber. ischiatique (19)
épine sciatique
env. 16 a.
Pubis : pt. princ.
122-155
épine pubienne
angle (19)
19-20 a. i
Pis. colyloldiens :
os acétabulaire ant.
os acétabulaire med.
os acétabulaire post.
Fémur : d.
12-33
tête
petit trochanter
grand trochanter
pt. intercondylien (20)
8 >/,-9 m.
Rotule:
2-5 a.
Tibia : d.
12-33
40-60 j.
ép. prox.
tuber. antérieure
ép. dist. (21)
malléole (22)
env. 8 a.
Péroné : d.
12-cnv. 40
40 j. déb.3'm
ép. prox.
ép. dist.
2 a.
astragale
tuber. post-lat. astragale
calcanéum
tuber. calcanéenne
navieulaire
cunéiforme int. (23)
cunéiforme med. (23)
cunéiforme ext. (23)
cuboïde
0-6 m.
Métatarse : d. 1 à 5 (24)
33-59
ép. prox. 1 (25) (13)
ép. dist. 2.3.4.5 (26)
2-4 a.
Phalanges prox. : d. 1 à 5 (27)
env. 94
ép. prox. d. 1 à 5
2-4 a.
Phalanges moy. : d. 2 à 5 (28)
ép. prox. 2 à 5
2-4 a.
Phalanges disl. : 1 à 5 (27)
env. 86
env. 87 j.
Sésamoïdes :
11-13 a.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
CARNIVORES :
XIX - Chien : (Canis familiaris L.)
XX - Chat : (Felis domestica L.)
ONGULÉS :
XXI - Porc : (Sus domestica Gray)
XXII - Mouton : (Ovls cries L.) et Chèvre : (Capra hircus L.)
XXIII - Bœuf : (Bos laurus L.)
XXIV - Bison d’Europe : (Bos bonasus L.)
XXV Cheval : (Equus caballus L.)
RONGEURS :
XXVI - Rat : (Rattus norwegicus Klein)
XXVII Souris : (Mus musculus L.)
XXVIII Cobaye : (Cavia cobaya Marcgr.)
PRIMATES :
XXIX - Gibbon : (Hylobates sp.)
XXX - Orang-outan : (Pongo pygmaeus Hoppius)
XXXI Chimpanzé : (Pan troglodytes Blumenbach)
XXXII — Gorille : (Gorilla gorilla Wymann.)
XXXIII - Homme : (Homo sapiens L.)
Source : MNHN, Paris
278
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XIX
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
CHIEN — Canis familiaris L.
Tableau synthétique d après : Lesbue M. F. X. (1897); Pomriaskinsky-Kobo-
zieff N., Kobozieff N. et Gemahling E. (1954); Bressou C., Pomriaskinsky-
Kobozieff N., Kobozieff N. et Gemahling E. (1959); Smith R. N. et Allcock J. (I960).
Commentaire :
- Voir également celui du tableau : « Apparition des points d'ossification ».
Pour la clarté du tableau, nous n'avons tenu compte que des résultats les plus précis
et les plus récents, et non des dates extrêmes ou des moyennes indiquées par des
auteurs plus anciens. Les résultats concernant chaque région anatomique sont tirés
G un même auteur : ceux qui se rapportent à la ceinture pelvienne de Lesbbe, ceux
au carpe, du tarse et du métatarse des travaux de Bressou et coll., enfin le reste
du tableau des recherches radiographiques effectuées par Smith et Allcock sur
des Lévriers. Nous avons retenu tout particulièrement ce travail (précision des chiiTres :
plus ou moins une semaine). Nous avons négligé (sauf mention spéciale) les résultats
de Schaeffer (1934) et de Kamal-Séoudi (1948) (cit. Poinas, 1953).
(1) Smith et Allcock l’appellent : tuber scapulae.
(2) D’après Lesbre.
(3) Ils forment un os unique en forme de . gueule avalant le semi-lunaire ».
(4) On voit encore des traces de fusion.
(5) Smith et Allcock : 23 semaines.
(6) Les 2 résultats en jours (117 et 150) d’après Schaeffer.
(7) D’après Schaeffer.
<8) 58Î P jours KAMAL ' SÉOUDI (1948) <Cit ‘ Po,NAS - 1953 >- Schaeffer : non soudée à
(9) D’après Kamal-Séoudi.
(10) cnmnrk S'® à Elle peut ne pas avoir commencé à des moments
compris entre ces deux dates extrêmes.
(11) D’après Bressou et coll.
(12) Smith et Allcock : début de la soudure à 29 semaines, achèvement de la soudure
a 31 semaines.
(13) Smith et Allcock : 37 semaines.
(14) Chez certains Chiens : soudure partielle à 27 semaines, soudure complète à 29 semaines.
Source : MNHN, Paris
CHIEN
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
279
Éléments
ANATOMIQUES
SOUDURES
PARTIELLES
Age des
soudures
COMPLÈTES
Éléments
ANATOMIQUES
SOUDURES
PARTIELLES
SOUDURES
COMPLÈTES
Membre pectoral
Ilion :
crête et angle iliaque
18-24 m.
Scapula :
pt. coracoïdien (1)
23 sein.
25 sem.
Ischion :
supra-scapula (2)
1 H-2 a.
tuber. ischiatique
18-24 m.
Humérus :
Os acétabulaire (7)
211 j.
ép. prox.
51-55 sem.
59 sem.
ép. dist. + épitrochlée
21 sem.
Symphyse pubienne (8)
6 e m.
épitrochlée
31 sem.
33 sem.
ép. dist.
21 sem.
9K , pm
Fémur :
tête (10)
13 sem.
45 sem.
Radius :
petit trochanter
45 sem.
47 sem.
ép. prox.
45 sem.
47 sem.
grand trochanter
17 sem.
45 sem.
ép. dist.
47 sem.
ép. dist.
43 sem.
47 sem.
Cubitus :
Tibia :
ép. prox.
ép. prox. -f tuber.
ép. dist.
47 sem.
antérieure
25 sem.
41 sem.
ép. prox.
43 sem.
59 sem.
Carpe :
ép. dist. -f malléole
scaphoïde -f os central
int. (11)
127 j. ,
(3)
60 j.
ép. dist.
41 sem.
43 sem.
scaphoïde -f semi-
lunaire + os cen-
Péroné :
tral (4)
3 m.
ép. prox.
pisiforme 2 (5)
4 '/. m.
ép. dist.
47 sem.
Métacarpe :
Tarse :
ép. dist. 2.3.4.5
31 sem.
fusion 2 ou 3 pts sec.
tuber. calcanéenne
39 j.
Phalanges prox. :
tuber. calcanéenne (12)
154 j.
220 j.
ép. prox. 2.3.4.5.
27 sem.
Métatarse :
Phalanges moy. :
ép. prox. 1
79 j.
99 j.
ép. prox. 2.3.4.5
27 sem.
ép. dist. 2.3.4.5 (13)
240 j.
Phalanges prox.
Membre pelvien
ép. prox. (14)
27 sem.
Ilion + Ischion +
Phalanges moy. :
Pubis (6)
117 j.
150 j.-6 m.
ép. prox. (14)
27 sem.
Source : MNHN, Paris
280
JEAN-JACQUES C.URGY
Tableau XX
SOUDURE DES POINTS D'OSSIFICATION
CHAT DOMESTIQUE — Felis domestica L.
. Tableau synthétique d après : Schaeffer H. (1932) et les médecins vétérinaires de
1 Ecole d’Alfort : Bressou C., Pomriaskinsky-Kobozieff N. A., Kobozieff N.,
Gemahling E. (1959).
Commentaire :
(1) D’après l’École vétérinaire :
(2) D’après l’École vétérinaire :
(3) Début de la soudure à
(4) Début de la soudure à :
(5) Début de la soudure à
(6) Début de la soudure à :
(7) Début de la soudure des phalanges à : 151 jours.
6-18 mois.
15-18 mois.
130 jours.
95-100 jours.
151 jours.
58 jours (seule l’École vétérinaire les signale).
Voir également le commentaire du tableau : « Apparition des points d'ossification *.
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 281
CHAT DOMESTIQUE
Éléments
ANATOMIQUES
Longueur
COMPLÈTE
Éléments
anatomiques
Longueur
vertex
COCCYX
SOUDURE
COMPLÈTE
Membre pectoral
Membre pelvien
Scapula :
Ilion + Ischion +
pt coracoïdicn princ.
480
251 j.
Pubis
480
251 j.
pt. coracoïdien sec.
480
tuber scapulae
480
251 j.
Ischion -f Pubis
322
140 j.
acromion
435
env. 341 j.
Hjfin
pt. sec. crête iliaque
?
Humérus :
tête + petite tubéro-
Ischion
sité + grande tube-
tuber. ischiatique
425
295 j. ? ,
rosi té
480
251 j.
ép. prox.
435
env. 341 j.
Fémur
trochlée + condyle
322
140 j.
tête
480
251 j. î
épitrochlée à l’ép. disl.
480
911 j
petit trochanter
480
251 j. ?
épicondyle à l’ép. dist.
322
grand trochanter
480
251 j. ?
ép. dist.
480
251 j.
480
251 j. ? |
Tibia
Radius :
ép. prox.
435
env. 341 j. 1
ép. prox.
480
251 j.
tuber. antérieure
480
251 j. 1
ép. dist. (1)
435
env. 341 j.
ép. dist. (2)
435
env. 341 j.
malléole int.
?
ép. dist. (1)
435
env. 341 j.
ép. dist. (2)
435
env. 341 j. |
Carpe :
Tarse
pisiforme 2 (3)
? 480
137-251 j.
tuber. calcanéenne (5)
? 480
210-251 j.
? 310
les 2 pts du naviculaire
scaphoïde + os central
+ semi-lunaire (4)
322 ?
140-151 j.
Métatarse
ép. dist. 2.3.4.5
Métacarpe :
ép. prox. 1
? 480
200-251 j.
Phalanges prox. (7)
ép. dist. 2.3.4.5
? 435
200-341 j.
ép. prox. 2
? 480
180-251 j.
ép. prox. 3.4
? 425
180-295 j.
Phalanges prox. :
ép. prox. 5
? 480
180-251 j.
ép. prox. 1.2.3.4.5
? 480
180-251 j.
Phalanges moy. :
ép. prox. 2
? 480
180-251 j.
Phalanges moy. :
ép. prox. 3.4
? 425
180-295 j. 1
ép. prox. 2.3.4.5
? 480
180-251 j.
ép. prox. 5
? 480
180-251 j.
Source : MNHN, Paris
282
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXI
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
PORC — Sus domestica Gray
Tableau synthétique d’après : Lesbre M. F. X. (1897); Payton C. G. (1933).
Commentaire :
— La similitude des données de Sisson et Grossman (1945) avec celles de Lesbre est
telle qu il nous semble que ces auteurs ont repris ses dates. Bourdelle (1920) et
Kruger (1958) citent également Lesbre.
— Lesbre considère que les âges sont valables pour le Sanglier.
— Les Porcs de Payton appartenaient à des races différentes. Ils furent tous castrés.
Leur nourriture contenait de l’alizarine : « madder-fed pigs »
(1) Sisson et Grossman (1945) l'appellent : tuber scapulae.
(2) Lesbre : 1 an.
(3) Lesbre : avec un léger retard pour les doigts 2 et 5.
(4) Sisson et Grossman : elle semble ne jamais se souder complètement.
(5) Elle se soude quelques mois après l’épiphyse proximale.
(6 ) Kostyra (1951) : il se soude dans 90 % des cas au naviculaire et dans 10 % au
cuboïde.
Éléments
Aoe des
Éléments
SOUDURES
ANATOMIQUES
SOUDURES
Membre pectoral
Membre pelvien
Scapula :
Ilion + Ischion -f- Pubis
env. 1 a.
pt. coracoïdicn (1)
env 1 a
Ilion '
Humérus :
angle et crête iliaques
Ischion :
6-7 a.
ép. prox.
729 j.-3 y, a.
tuber. ischiatiquc
6-7 a.
ép. dist. (2)
362 j.
Symphyse pubienne (4)
Radius :
ép. prox.
647 j.-3 y a.
ép. prox. (2)
ép. dist.
729 j.-3 y, a.
ép. dist.
729 j.-3 y, a.
Tibia :
ép. prox.
729 j.-3 V, a.
Cubitus :
tuber. antérieure (5)
ép. dist.
587 j.-2 a.
ép. prox.
647 j.-env. 3 a.
Péroné :
ép. dist.
729 j.-3 y, a.
ép. prox.
729 j.-3 y, a.
ép. dist.
647 j.-2 y, a.
Métacarpe :
Tarse :
ép. dist. (3)
env. 2 a.
tuber. calcanécnnc
8' os tarsien (6)
^2-2^1 a.
Phalanges prox. :
Métatarse :
ép. prox. (3)
env. 2 a.
Phalanges prox. :
Phalanges moy. :
ép. prox.
Phalanges moy. :
env. 2 a.
env. 1 a.
ép. prox.
env. 1 a.
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
283
Tableau XXII
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
MOUTON — Oois aries L. et CHÈVRE — Capra hircus L.
Tableau synthétique d’après : Lesbre M. F. X. (1897) ; Todd T. W. et Todd A. W. (1938).
Commentaire :
(6)
(7)
(8)
^ R la 0 rhèi™ 58 o« i â e n ». ESB r RE ii :el ? i ‘ Ci donne lcs mêmes âges de soudure pour le Mouton
- todd « T “»
aucune soudure; le deuxième mouton avait 12 mois. Lorsque I.Èsbre cite un âoe
compris entre ces deux limites, nous indiquons I’àge de Todd e?ToDD entre parenthèses.
Lesbre : 3 1/2 ans.
D’après Mobot (cit. Lesbre).
Todd et Todd : 59 mois.
Lesbre : 3-3 1/2 ans.
Lesbre ; soudure quelques mois après l'épiphyse proximale.
Voir note n» 10 du tableau : apparition des points d’ossification du bœuf.
Keste isolée : os malléolaire.
Todd et Todd : 12 mois.
Éléments
Age des
SOUDURES
ANATOMIQUES
SOUDURES
Membre pectoral
Membre pelvien
Scapula :
pt. coracoïdien
vers 5 m. (12 m.)
Ilion + Ischion + Pubis
env. 5 m.
pt. acromial
bord vertébral
59 m.
59 m.
angle et crête iliaques (3)
Ischion :
4 y,- 5 a.
Humérus :
tuber. ischiatique (3)
4 Vi-5 a.
ép. prox.
hémur :
épitrochlée
(12 m.)
3-4 m. (12 m.)
petit trochanter
30-48 m.
grand trochanter
Radius :
ép. dist. (1)
30-48 m.
ép. prox.
Tibia :
ép. dist. (1)
30-48 m.
tuber. antérieure (5)
42-48 m.
Cubitus :
ép. dist.
ép. prox.
Péroné :
ép. dist. (1)
30-48 m.
ép. prox. (6)
ép. dist. (7)
Métacarpe :
Tarse :
d. 3 + d. 4 (2)
tuber. calcanéenne (8)
ép. dist.
12-24 m.
Métatarse :
Phalanges prox. :
ép. dist.
ép. prox.
7-10 m. (12 m.)
Phalanges prox. :
Phalanges moy. :
ép. prox.
7-10 m. (12 m.)
5-7 m. (12 m.)
ép. prox.
5-7 m. (12 m.)
Source : MNHN, Paris
284
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXIII
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
BŒUF — Bos taurus L.
D’après : Lesbre M. F. X. (1897).
Commentaire :
Il semble que Sisson et Grossman (1945) aient repris les dates données par Lesbre.
Krüger (1958) cite également cet auteur.
(1) Sisson et Grossman l’appellent : tuber scapulae.
(2) Sisson et Grossman : 1-1 1/2 an.
(3) D’après Küpfer et Schinz (1923).
( 4 ) P’après Morot (cit. Lesbre) : soudure des diaphyses 3 et 4 dans leur partie proximale
a 7-8 mois de gestation; sur toute leur longueur, formant un os canon fragile, à 8-
9 mois (in utero) ; à la naissance la soudure est solide; à 2 ou 3 mois après la naissance,
les 2 canaux médullaires ont partiellement fusionné.
(5) D'après Sisson et Grossman.
(6) Épiphyse distale de l’os canon.
(7) Elle se soude quelques mois après l’épiphyse proximale.
(8) Voir note n» 10 du tableau : « Apparition des points d'ossification du Bœuf ».
(9) Reste isolée : os malléolaire.
(10) D’après Lesbre.
(11) D’après Küpi-er et Schinz (1923).
Éléments
Age dfs
Éléments
ANATOMIQUES
soudures
ANATOMIQUES
SOUDURES
Membre pectoral
r/inn ■
Scapula :
pt. coracoïdien (1)
7-10 m.
angle et crête iliaques
Ischion :
tuber. ischiatique
5 a.
ép. prox.
Symphyse ischio-pubienne
ad.
ép. dist. (2)
ép. prox.
ép. prox.
ép. dist.
3 ■/,-4 a.
ép. dist.
3 y,- 4 a.
Tibia :
ép. prox.
3 54-4 a.
ép. prox.
ép. dist.
3 y,-4 a.
tuber. antérieure (7)
ép. dist.
2-2 y, a.
Carpe :
trapézoïde -f grand os (3)
Métacarpe :
env. 9 m. gest. à
5-13 j. ap. nais.
Péroné :
ép. prox. (8)
ép. dist. (9)
d. 3 + d. 4 (4)
2-3 m.
tuber. calcanéenne
env. 3 a.
ép. prox. 3.4 (5)
naviculairc + cuboïde (10)
A la nais.
ép. dist. 3.4 (6)
2-2 y, a.
cunéiforme int. + cunéi-
Phalanges prox. :
forme cxt. (11)
5-13 j.
ép. prox.
Métatarse :
Phalanges moy. :
ép. prox.
15-18 m.
ép. prox. 3.4 (5)
ép. dist. 3.4 (6)
2-3 ni.
av. nais.
Phalanges prox.
Membre pelvien
ép. prox.
20-24 m.
Ilion + Ischion -f- Pubis:
7-10 m.
Phalanges moy.
ép. prox.
15-18 m.
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
285
Tableau XXIV
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
BISON D'EUROPE — Bos bonasus L.
Tableau synthétique d’après : Koch W. (1932 et 1934).
L’auteur a examiné en 1934, 58 squelettes : 22 mâles et 18 femelles adultes, plus 18 jeunes.
(1) Soudure simultanée des épiphyses de l’humérus et du fémur.
(2) Quelques mois plus tôt que les épiphyses correspondantes du tibia.
(3) Ensemble formé par les épiphyses co-ossifiées du radius et du cubitus.
(4) Épiphyses de l’os canon.
(5) Souvent les deux en même temps.
(6) Préalablement soudée au condyle externe du tibia.
Éléments
Age des
Anv „
SOUDURES
ANATOMIQUES
SOUDURES
Membre pectoral
Membre pelvien
Scapula :
llion + Ischion + Pubis
pt. coracoïdien
f. 1" a.
supra-scapula
déb. 8 e a.
crête iliaque
7-8 a.
Ischion :
ép. prox. (1)
tuber. ischiatique
7-8 a.
ép. dist. (1)
Symphyse pubienne
5-7 a.
épitrochlée
déb. 4' a.
Fémur :
ép. prox. tête (5)
Itadius :
grand trochanter
ép. prox. (2)
f. 4 e a.
ép. dist. (5)
5 y,- 6 a.
ép. dist. (2) (3)
Tibia :
ép. dist. rad. + ép. dist.
cub.
ép. dist.
G 8 ni.
cond. lat. -f ép. prox.
Cubitus :
péroné
av. la nais.
ép. prox.
Péroné :
ép. dist.
déb. 6' a.
ép. dist.
5 y,-6 a.
5 y, a.
Carpe :
Tarse :
trapézoïde -f grand os
av. la nais.
cunéiforme méd. -|- cunéi¬
forme ext.
o„ lo no | c
naviculaire -f cuboïde
ép. dist. 3.4 (4)
f. 4» a.
tuber. calcanéenne
Métatarse :
f. 4' a.
Phalanges prox. :
ép. dist. 3.4 (4)
f. 4' a.
ép. prox. 3.4.
cnv. 3.4 a.
Phalanges prox. :
Phalanges moy. :
ép. prox. 3.4
Phalanges moy. :
env. 3-4 a.
env. 3-4 a.
ép. prox. 3.4
env. 3-4 a.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXX11
Source : MNHN, Paris
286
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXV
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
CHEVAL — Equus caballus L.
D’après : Lesbre M. F. X. (1897).
Commentaire :
— Les données de Lesbre ont été reprises par Bourdelle et Bressou (1937);
Küpfer (1958) et probablement par Sisson et Grossman (1945).
— Lesbre considère que ces âges peuvent également s'appliquer à l’Ane et au Mulet.
(1 ) Küpfer^( 1931) : soudure partielle à 3 semaines.
(2) Lavocat et Goubaux (cit. Lesbre) : 7-8 mois chez l’Ane.
(3) Déjà indiqué par Lavocat et Goubaux (cit. Lesbre) et vérifié par ce dernier.
(4) D’après Martin (1914) (cit. Vallois, 1925), Sisson et Grossman en parlent sous
le nom de tuber spinae. Ellenberger et Baum (1921) (cit. Vallois, 1925) doutent
de son existence.
(5) Cette épiphyse forme le condyle du radius, la soudure est précoce mais sa limite
reste longtemps visible (Lesbre).
(6) Soudure des diaphyses 2 et 4 sauf de leurs boutons (épiphyses distales) qui restent
libres (Lesbre).
(7) Krüger (1958) indique 12 mois et précise que la soudure est encore plus précoce
chez les Equidés sauvages.
(8) D’après Lesbre; Sisson et Grossman.
(9) Sisson et Grossman : pendant la 2 e année.
(10) Il s’agit de la soudure de la branche symphysaire de l’ischion avec la branche sym-
physaire du pubis.
(11) Se soude quelques mois après l’épiphyse proximale.
(12) Fait son apparition après la naissance et se soude très rapidement à la diaphyse
(Lesbre).
(13) On appelle également l’épiphyse distale du péroné le noyau malléolaire; il se soude
à l’épiphyse adjacente du tibia.
14) D’après Küpfer (1931).
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
287
CHEVAL
Éléments
AnR nF ,
Éléments
„„
ANATOMIQUES
SOUDURES
ANATOMIQUES
SOUDURES
Membre pectoral
Membre pelvien
Scapula
Ilion + Ischion + Pubis
pt. coracoïdien (1)
10-12 m.
(9)
pt. glénoïdien (2) (3)
9-10 m.
Ischion + Pubis (10)
av. la nais.
pt. glénoïdien + pt. cora-
ff .
coïdien (3)
pt. spinal (4)
pnv 3 a
angle et crête iliaque
4 54-5 a.
Ischion :
Humérus :
tuber. ischiatiquc
4 54-5 a.
ép. prox.
ép. dist.
env. 3 54 a.
15-18 m.
Fémur :
ép. prox.
3-3 H a.
ép. dist.
Radius :
Tibia :
ép. prox.
15-18 m.
ép. prox.
3 54 a.
ép. dist.
ép. dist.
2 a.
Péroné :
ép. prox. (olécrane)
env. 3 y, a.
ép. prox. (12)
ép. dist. + ép. dist. tibia
ép. dist. 4- ép. dist. radius
(13)
3-5 m.
(5)
av. la nais.
ép. dist.
2 a.
Tarse :
Métacarpe :
tuber. calcanéenne
env. 3 a.
cunéiforme int. + cunéi-
ép. prox. 3
av. la nais.
forme med. (14)
3-7 scm.
ép. dist. 3 (7)
15-16 m.
Métatarse :
d. 2 et d. 4 à d. 3 (6)
ad.
Phalange prox. :
ép. prox.
12-15 m.
ép. prox. 3
ép. dist. 3 (7)
av. la nais.
15-16 m.
ép. dist.
av. la nais.
Phalange prox. :
ép. prox.
12-15 m.
ép. dist.
av. la nais.
Phalange moy. :
10-12 m.
Phalange moy. :
ép. prox.
10-12 m.
ép. dist. (8)
av. la nais.
ép. dist. (8)
av. la nais.
Source : MNHN, Paris
288
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXVI
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
RAT — Rattus norwegicus Klein
1 g 25 j raWenu synlhélique d’après : Dawson A. B. (1924, 1927, 1934); Strono R. M. (1921-
Commentaire :
Dawson (1925) n a étudié que des squelettes mâles. En 1927, il a décrit 7 mâles et 2 femelles
albinos par examen histologique. Des recherches sur des Rats gris sauvages ont donné
des résultats comparables Dawson a fait en 1934 des études sur 13 animaux (7 mâles
et b femelles) tués à des âges compris entre 438 et 775 jours; ces Rats appartenaient
â la race Bussey (blancs à tête noire et yeux roses).
(1) 11 est formé par deux points qui fusionnent rapidement après leur apparition. Strong
date la soudure du processus coracoïde entre 4 et 6 mois.
Dawson (1934) : soudure achevée avant 5 mois chez la femelle, avant 7 mois chez le
Éléments
ANATOMIQUES
SOUDURES
PARTIELLES
SOUDURES
COMPLÈTES
Éléments
ANATOMIQUES
SOUDURES
PARTIELLES
Age des
SOUDURES
COMPLÈTES
Membre pectoral
Ischion :
tuber. ischiatique
f. 5' m.
pt. coracoïdien (1)
135 j.
151 j.
pt. sec. bord ischio-
pubien postérieur
f. 5' m.
pt. angle postérieur
1000 j.
Humérus :
Symphyse pubienne
f. 2' a.
ép. prox. (tête)
820-1270 j.
Fémur :
épitrochlée
98 j.
158 j.
tête
1006-1135 j.
ép. dist. (condyle +
petit trochanter
1 a. + 3 m.
trochlée) (2)
31 j.
42 j.
grand trochanter
1006-1135],
Radius :
ép. dist. (2 ou 3 pts)
21 j.
ép. prox. (2)
83 j.
ép. dist.
1006-1270 j.
ép. dist.
1135 j.
Tibia :
Cubitus :
ép. prox.
1006-1270 j.
ép. prox. (olécrâne)
940 j.
tuber. antérieure
2 a. + 3 m.
ép. dist.
1135 j.
ép. dist. (2)
92 j.
98 j.
d. tibia 4- ép. dist.
péroné
2 sein.
Membre pelvien
Péroné :
llion + Ischion +
ép. prox.
1135 j.
Pubis
92-98 J.
ép. dist. (2)
98 j.
130 j.
llion :
Tarse :
crête iliaque
f. 5 e m.
tuber. calcanéennc
83-130 j.
226 j.
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
289
Tableau XXVII
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
SOURIS — Mus musculus L.
CastTM '''"' qUe daprès : JoHNSON M - L - (1933); Dawson A. B. (1935); Saint-
Commentaire :
— Dawson n’a pas sélectionné les races de Souris. Les animaux ont été colorés par
1 alizanne et clarifiés dans la potasse.
~ d'ossification N » ** Sa,nt ' Cast : voir commentaire du tableau « Apparition des points
— En général les soudures à la main sont en avance sur celles du pied.
(1) Absence totale de soudure : la plaque cartilagineuse persiste entièrement.
(2) âgés*™ 15 degréS d ’ absence de soudure - Ils sont très variables même chez les animaux
(3) Saint-Cast : 23 jours.
(4) Saint-Cast : 20 jours.
(5) Johnson (1933) : 3 semaines.
(6 ) Saint-Cast : épiphyse proximale du doigt 3 : 20 jours.
Éléments
ANATOMIQUES
SOUDURES
COMPLÈTES
Membre pectoral
Scapula :
pt. coracoidien
50 j.
pt. sous-coracoïdicn
50 j.
Humérus :
tête + grande tubérosité
ép. prox. (1)
trochléc + condylc
ép. dist.
21 j.
Radius :
ép. prox.
ép. dist. (1)
Cubitus :
ép. prox. (olécrâne) (2)
ép. dist. (1)
pisiforme 2
20-23 j.
pt. sec. se soude au trapé-
grand os 2
6 j.
Métacarpe :
ép. dist. 2 à 5 (3)
43 j.
l’halanges prox. (4)
ép. prox. 1
ép. prox. 2.3.4.5
29 j.
Phalanges moy. (4)
ép. prox. 2.3.4.5
29 j.
Éléments
ANATOMIQUES
SOUDURES
COMPLÈTES
Membre pelvien
Ilion -f- Ischion -j- Pubis
50 j.
ép. prox. (tête) (2)
grand trochanter (2)
condyle int.,+ condyle ext.
ép. dist. (1)
Tibia :
ép. prox. (1)
ép. dist. (3)
37 j.
Soudure tibio-péronéale (5)
Péroné :
ép. prox.(1)
ép. dist. (3)
53-73 j.
Tarse :
tuber. calcanécnnc (2)
cuboïde 2
8-9 j.
Métatarse :
ép. prox. 1 (3)
ép. dist. 1
ép. dist. 2.3.4
50 j.
ép. prox. 5
ép. dist. 5
37-43 j.
Phalanges prox. :
ép. prox. 1 à 5 (6)
37 j.
Phalanges moy. :
ép. prox. 2.3.4.5 (3)
37 j.
Source : MNHN, Paris
290
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXVIII
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
COBAYE — Cavia cobaya Marcgr.
(1938^ aWe<,U SVnth<lique d ’ a P rès : Hahman M. T. et Saffry O. B. (1934); Zuck T. T.
Commentaire :
Hahman et Saffry emploient la clarification suivie de la coloration à l'alizarlne.
— Zuck a radiographié 127 animaux dont 65 mâles et 62 femelles.
(1) Soudure au processus acromial.
(2) Soudure non achevée à 2 ans 11 mois 10 jours.
(3> à P l ? épiphys é e S p a ro”maîè AN * SAFFRY; 11 nous sembIe <I ue le P lus interne corresponde
(4) D’après Vallois (1924).
(5) Il n’y a que 4 doigts à la main et 3 au pied du
tivement 1 à 4 et 1 à 3. Nous avons préféré la
:) ied du Cobaye. Zuck les numérote respec¬
té la terminologie plus générale 2 à 5 et
(6) D’après Pétri (1935).
(7) dat t e e d’anna; i H^ ri Ân Par ELL, \ et . JoSEPH («54), a lieu quelques semaines après la
p?oximal P e P du péroné! 01 *" aprèS 3 na,ssance) du centrc d ’ossiflcation de l’épiphyse
(8) Soudure non achevée à 52 semaines (Elus et Joseph).
Soudure non achevée à 2 ans et demi (Zuck).
(9) Soudure de 25 à 40 semaines (Elus et Joseph).
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D'OSSIFICATION
291
COBAYE
Age ov
AGE DES
AGE DU
Age des
ANATOMIQUES
SOUDURES
SOUDURES
COMPLÈTES
ANATOMIQUES
DÉBUT DES
SOUDURES
SOUDURES
COMPLÈTES
Membre pectoral
Membre pelvien
Scapula :
pt. acromial
37-40 sem.
116-124 s.
Ilion -f Ischion -{-Pubis
9 sem.
16-17 sem.
pt. dist. acromial (1)
pt. lat. processus acro-
51 j. de gest.
Ischion -f Pubis (6)
à la nais.
mial 2 (1)
13 j.
hémur :
angle inférieur (2)
101-108 sem.
ép. prox.
12 sem.
20-21 sem.
Humérus :
ép. dist.
18-19 sem.
34-36 sem.
ép. prox. (tête)
16-17 sem.
37-40 sem.
2 pts. grdc tubérosité
(3)
60 j. de
ép. prox.
41-44 sem.
101-108 sem.
grande tubérosité
ép. prox. tibia -f ép.
apr. 10 j.
ép. dist.
prox. péroné (7)
tubcr. antérieure
69-75 sem.
116-121 s.
Radius :
ép. prox.
16-17 sem.
23-24 sem.
ép. dist.
14-15 sem.
28-30 sem.
ép. dist.
49-52 sem.
86-96 sem.
Péroné :
ép. prox. (8)
85-95 sem.
ép. prox.
37-40 sem.
61-68 sem.
ép. dist. (9)
28-30 sem.
41-44 sem.
ép. dist.
61-68 sem.
101-108 sem.
Tarse :
pyramidal 2
tuber. calcanéenne
Métatarse :
16-17 sem.
25-27 sem.
pisiforme 2 (4)
2 m.
18-19 sem.
28-30 sem.
ép. dist. 2 (5)
Métacarpe :
ép. dist. 3 (5)
ép. dist. 2.3.4 (5)
18-19 sem.
25-27 sem.
ép. dist. 4 (5)
28-30 sem.
ép. dist. 5 (5)
22 sem.
Phalanges prox. :
Phalanges prox. :
ép. prox.
16-17 sem.
22 sem.
ép. prox.
16-17 sem.
22 sem.
Phalanges moy. :
Phalanges moy. :
ép. prox.
12 sem.
18-19 sem.
ép. prox.
12 sem.
18-19 sem.
Source : MNHN, Paris
292
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXIX
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
(1) Soudure à
(2) Soudure
GIBBON — Hylobales sp.
D’après : Schultz A. H. (1944-1956).
Commentaire :
Voir ég a ta„ e „t «lui du tablera ■ Apparition de. point, d’oMllcatlon ..
ine époque très variable.
: l'épine scapulaire.
(S> SSStfsJUSfSÆ » Kïdi «‘tf 2 , av “i w lra n-upp.-
sont apparues (fin de P la période VvŸniïfs!). êm ® pér,ode lors< l ue les Prémolaires
<4> S'raé“2l ?duiS S! ‘ït n ïï“»ïl S S ïle 2 t I °iî ï '* vl ' llle, “- S “"“> (1936) l’a
H. lar. t6S ’ et en 1944 chez 4 individus séniles appartenant à l’espèce
(5) Après la soudure de l’ilion et du pubis.
<6> ttS£ S °ï°S,”iS.“ 11 ' « de l'ischion puis celle de l’o,
(7) Après la soudure de la tubérosité ischiatiquc.
(8) Elle débute par la partie céphalique.
«"le’”femeUes. ,Uente to « <*» mdle, q „. du* le, jeune.
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
293
GIBBON
a™
Age des
Age des
Age des
ANATOMIQUES
PARTIELLES
COMPLÈTES
ANATOMIQUES
PARTIELLES
SOUDURES '
COMPLÈTES
Membre pectoral
Membre pelvien
Clavicule :
ép. sternale
Ilion + Ischion :
f. juv. 2
déb. ad. J
peu usées
Ilion + Pubis :
déb. ad.
ad. dents
Scapula :
pt. coracoïdien (1)
Ischion + Pubis (5)
Branche de l'ischion +
pt. acromial (2)
ad. dents
branche du Pubis
déb. juv. 1
peu usées
Os acétabulaire -f
bord vertébral
ad. dents
ad. dents
Ilion (6)
juv. 2
peu usées
usées
Ilion :
angle inférieur
ad. âgé
déb. ad.
ad. dents
crête iliaque (7)
Humérus :
tête -+- grande tubé-
Ischion :
usées
rosité
f. enf.
tuber. ischiatique
déb. ad.
ad. dents 1
ép. prox.
épitrochlée
ép. dist. (3)
ad. âgé
déb. juv. 2
f. juv. 2
f. juv. 2
Symphyse pubienne (8)
usées
ad. âgé I
Fémur ;
Radius :
tête
déb. ad.
ép. prox.
déb. ad.
petit trochanter
déb. ad.
ép. dist.
ad. âgé
grand trochanter
ép. dist.
ad.
déb. ad.
ad. âgé
ép. dist.
ad.
f. juv. 2
ad. âgé
ép. prox.
ép. dist.
ad.
ad.
ad. âgé
ad. âgé
Carpe :
Péroné :
scaphoïde + os cen-
ép. prox.
ad.
ad. âgé
tral(4)
âgé
ép. dist.
ad.
ad. âgé
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXII
20
Source : MNHN, Paris
294
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXX
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
ORANG-OUTAN — Pongo pygmaeus Hoppius
D’après : Schultz A. H. (1941-1942).
Commentaire :
Voir également celui du tableau « Apparition des points d'ossification *.
(1) Début de la soudure à 11 ans 7
les adultes à dents usées.
(2) 1 ou 2 points d’ossification.
(3) Soudure : pas avant 11 ans 7 i
les vieux Orangs-outans.
(4) Soudure très tardive.
>is. Elle est la dernière à se souder, à savoir : chez
>is. Elle peut ne jamais être complète même chez
(5) Il s’agit du début de la soudure.
(6) Soudure occasionnelle.
(7) Parfois (2 individus sur 7 examinés) la soudure
(approximativement de 8 à 10 ans). L'ilion et
l’ischion et le pubis suivent.
se.fait à la fin de la période juvénile 2
l'ischion se soudent en premier, puis
(8) Elle se soude après la tubérosité ischiatique.
(9) soH S dement Cl s e oudé mâle ' Encore n’intéressait-elle que le quart supérieur qui était
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
295
ORANG-OUTAN
Éléments
AGE DES
Éléments
ANATOMIQUES
SOUDURES
ANATOMIQUES
SOUDURES
Membre pectoral
Membre pelvien
Clavicule :
Ilion + Ischion -f Pubis
ép. sternale (1)
ap. 12 a.
(7)
ap. 10 a.
Scapula :
Ischion -f- Pubis
f. 1" a.
pt. coracoïdien
f. juv. 2-déb. ad.
ilion :
pt. acromial (2)
ap. 10 a.
crête iliaque (8)
ap. 11 a. 7 m.
bord vertébral
ap. 10 a.
Ischion :
angle inférieur (3)
ap. 11 a. 7 m.
tuber. ischiatique
ap. 10 a.
humérus :
Symphyse pubienne (9)
très âgés
tôte + grande tubérosité
f. l r °-déb. 2 a.
ép. prox. (4)
ap. 10 a.
tète
petit trochanter
épitrochlée
ép. dist.
env. 8-10 a.
env. 8-10 a.
env. 8-10 a.
env. 8-10 a.
grand trochanter
env. 8-10 a.
ép. prox.
ap. 10 a.
ép. dist.
ap. 10 a.
ép. dist. (4)
ap. 10 a.
Tibia :
Cubitus :
ép. prox.
ép. dist.
ap. 10 a.
ap. 10 a.
ép. prox. (5)
ép. dist. (4)
env. 8-10 a.
ap. 10 a.
Péroné :
ap. 10 a.
Carpe :
ép. dist.
ap. 10 a.
scaphoïde + os central (6)
ad. âgés
Tarse :
Métacarpe :
tuber. calcanéenne
env. 8-10 a.
ép.
ap. 10 a.
Métatarse :
ép.
ap. 10 a.
Phalanges prox. :
ép. prox.
ap. 10 a.
Phalanges prox. :
ép. prox.
ap. 10 a.
Phalanges moy. :
Phalanges moy. :
ép. prox.
ap. 10 a.
ép. prox.
ap. 10 a.
Source : MNHN, Paris
296
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXXI
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
CHIMPANZÉ — Pan troglodytes Blumenbach
Tableau synthétique d’après : Schultz A. H. (1940-1942).
Commentaire :
Voir également celui du tableau : « Apparition des points d'ossification •.
Dans les cas où le texte de Schultz permet une précision supplémentaire nous n
BTliSSl f»vMle r 1t' “"S*”” 1 S "' ”■ P " =
(1) » Adultes » ayant les dents légèrement usées.
(2) Début de la soudure : environ 6 ans et demi.
(3) Soudure tardive.
(4) En même temps que l’épiphyse proximale de l’humérus (Schultz, 1956).
(5) Schultz (1936) (cit. Schultz, 1944).
(6) Soudure d’abord de l’ilion et de l’ischion, puis du pubis.
(7) Fin de la période d’éruption des dents de lait.
(8) Fin de la période « juvénile 2 ».
(9) Trouvée chez 8 mâles et 2 femelles.
Source : MNHN, Paris
soudure des points d’ossification 297
CHIMPANZÉ
Éléments
Age des
Éléments
Age des
ANATOMIQUES
COMPLÈTES
ANATOMIQUES
COMPLÈTES
Membre pectoral
Ischion + Pubis (7)
av. 13-15 m.
Clavicule :
riinn ■
ép. sternale (1)
ap. 11-13 a.
crête iliaque (1)
ap. 11-13 a.
Scapula :
Ischion :
pt. coracoïdien (2)
pt. acromial
env. 10 a. 3 m.
ap. 10 a. 3 m.
tuber. ischiatique (1)
ap. 10 a.
bord vertébral
ap. 10 a. 3 m.
angle inférieur
ap. 11-13 a.
Os acélabulaire (8)
env. 7-8 a.
Humérus :
ép. prox. (3)
ap. 9-10 a.
Symphyse pubienne (9)
ad. âgés
épitrochlée (2)
env. 8-9 a.
ép. dist.
env. 8-9 a.
tête
env. 8-9 a
petit trochanter
env. 8-9 a.
Radius :
grand trochanter
env. 8-9 a.
ép. prox.
env. 8-9 a.
ép. dist.
ap. 9-10 a.
ép. dist. (4)
ap. 9-10 a.
Tibia :
Cubitus :
ép. prox. + tuber. anté-
ép. prox.
env. 8-9 a.
rieure (8)
env. 7-8 a.
ép. dist.
ap. 9-10 a.
ép. prox.
ap. 9-10 a.
ép. dist.
ap. 9-10 a.
scaphoïde + os central (5)
2 H m.-3 a.
ép. prox.
ap. 9-10 a.
Métacarpe :
ép. dist.
ap. 9-10 a.
ép.
ap. 9-10 a.
Tarse :
Phalanges prox. :
ép. prox.
ap. 9-10 a.
tuber. calcanéenne
env. 8-9 a.
Métatarse :
Phalanges moy. :
ép.
ap. 9-10 a.
ép. prox.
ap. 9-10 a.
Phalanges prox. :
Phalanges dist. :
ép. prox.
ap. 9-10 a.
ép. prox.
ap. 9-10 a.
Phalanges moy. :
Membre pelvien
ép. prox.
ap. 9-10 a.
llion + Ischion + Pubis
Phalanges disl. :
(6)
env. 9-10 a.
ép. prox.
ap. 9-10 a.
Source : MNHN, Paris
298
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXXII
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
GORILLE — Gorilla gorilla Wymann
Deniker J. (1885); Schultz A. H. (1942);
Tableau synthétique d’après
Randall F. E. (1944).
Commentaire :
— Randall a étudié 199 animaux (130 mâles, 65 femelles et 4 dont le
déterminé) -- “ , “ ,,,aux males - 65 fe ™Hes et 4 dont le sexe n’a pas été
mâlS U L U oSÆ “'fis J- '« tan*» ou. eh« le.
(1) Soudure achevée avant 13 ans 3 mois (Schultz).
1 mois chez les femelles. Les dates du tableau s
rapportent
Jrt'wJStîîî 13 d ? ntit . ion dc lait «t complète et
ut bientôt percer (environ troisième année).
(3) Schultz (1944).
(4) Début de la soudure de ces 3 os
lorsque les dents permanentes ’
r=.\ il j ... r—~-‘ vt.i.iiuii troisième année).
' ’ « •“ ■—». *«■
(6) Taille vert.a-tal.n en millimètre, d .» lrit ^ ,
m 4 13 “ 3 »»'« » LU «n le, bord, ventral et dor.al,
(8) Soudure complète avant 13 an, 3 mol, d’aprè, Scnnnn,
(9) Elle n’est jamais soudée (Randall).
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 299
GORILLE
Éléments
Age des
Age des
Éléments
Age des
Age des
ANATOMIQUES
PARTIELLES
COMPLÈTES
ANATOMIQUES
PARTIELLES
COMPLÈTES
Membre pectoral
Membre pelvien
Clavicule :
Ilion + Ischion + Pu-
ép. sternale
13 a. 3 m.
ad. dents
bis (4)
3'a.
13 a. 1 îiL-
16 a.
Scapula :
pt. coracoïdien (1)
13 a. 1 m.
env. 16 a.
Ischion + Pubis (5)
Ilion :
env. 9-12 ni.
412 (6)
pt. acromial (1)
bord vertébral
ad. dents
crête iliaque (7)
16 a.
ad. dents
usées
angle inférieur
13 a. 3 m.
usets
Ischion :
Humérus :
tuber. ischiatique (8)
16 a.
ad. dents
tête
petite tubérosité
env. 16 a.
8 a. 6 m.-
Symphyse pubienne (9)
9 a. 9 m.
grande tubérosité
8 a. 6 m.-
9 a. 9 m.
tête
13 a. 1 ni.
env. 16 a.
épitrochlée
13 a. 1 m.-
petit trochanter
13 a. 1 ni.
env. 16 a.
16 a.
grand trochanter
13 a. 1 ni.-
J trochlée (2)
14 a.
env. 16 a.
16 a.
condyle (2)
14 a.
env. 16 a.
ép. dist.
13 a. 1 ni.
env. 16 a.
ép. dist. (2)
Itadius :
ép. prox.
14 a.
env. 16 a.
Tibia :
ép. prox.
env. 16 a.
ép. dist.
ad. dents
Cubitus :
ép. prox.
usées
Péroné :
ép. prox.
env. 16 a.
ép. dist.
env. 16 a.
Tarse :
usées
Carpe :
Métatarse :
14 a.
tral (3)
enf.
env. 16 a.
Métacarpe :
ép.
13 a. 1 in.
env. 16 a.
Phalanges prox. :
Phalanges prox.
ép. prox.
13 a. 1 m.-
16 a.
ép. prox.
13 a. 1 m.
env. 16 a.
Phalanges moy. :
Phalanges moy. :
ép. prox.
13 a. 1 m.-
ép. prox.
13 a. 1 m.
env. 16 a.
Phalanges dist. :
Phalanges dist. :
ép. prox.
ép. prox.
13 a. 1 ni.
env. 16 a.
16 a.
Source : MNHN, Paris
300
JEAN-JACQUES CURGY
Tableau XXXIII
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION
HOMME — Homo sapiens L.
Tableau synthétique d’après : Lesbre ...
‘'t Parsons F. G. (1927); Testut L. et Latarjet
M. F. X. (1897); Stevenson P. H. (1924)-
r L. et î. atar.pt . (1948); Olivier G. (1962).
Davis D. Â.
Commentaire :
m ’ÆKSJf.rg&æ r — » 19
> et d’ERRico (1928) (cit. Olivier).
(2) Controversée. Décrite par Toi
(3) Stevenson : 19-22 ans.
(<) «KX^rS , îLKfttïï‘“‘‘“ s “
<5) - , ° aae à
(6) Testut : 20-25 ans.
(7) Lesdre : 20-25 ans.
(8) Testut : 16-20 ans.
(9) Testut : femme : 20-22 ans; homme 21-25 ans.
(10) Testut : 18-20 ans.
(11) D’après Testut soudure de 18 à 20 ans dans l’orrii-P «niponi • _ . . ,
puis des phalanges moyennes, «Un des pl^aigS pSSmïïes
(12) Début de la puberté (Olivier).
(13) Fin de la puberté (Olivier).
(14) Paturi
r (cit. Olivier) : à 6
« « «..s chez les garçons.
(15) Appelé également
;. Flecker (cit. Olivier) : à 7 a
chez les filles;
cotyloïdien ou os acélabulaire antérieur.
<16) (,v “ i ,a “ ,s!,nce) M «■ *»"i. »<■<. i.
(17) Appelée encore : apophyse rostrale; elle se sonde peu «pris son apparition.
(18) Après la puberté, mais soudée un peu avant l’épiphyse proximale.
(20) SI la soudure ne s. tait p„, l'épiphyse l,„é, „t appelée : os trlgon, (Onmnn).
(21) Borovanskv et Hnevkovsky (1929) : 14 ans chez les garçons.
(22) D’après Borovanskv et Hnevkovsky : chez les garçons.
^ f °‘ S (Ct PeUt ~ êtrC t0Uj0Urs) chez les 8 ar ǰns (Borovansky et Hnevkovsky).
(24) D’après Testut.
Source : MNHN, Paris
SOUDURE DES POINTS D’OSSIFICATION 301
HOMME
Éléments
Age des
Éléments
Age dp.
ANATOMIQUES
SOUDURES
ANATOMIQUES
SOUDURES
Membre pectoral
Ischion :
1 tuber. ischiatique
15-20 a.
Clavicule :
ép. sternal (1)
19-29 a.
| épine sciatique
15-20 a.
ép. externe (2)
19-20 a.
épine pubienne
15-20 a.
Scapula :
pt. coracoïdien princ.
14-16 a.
15-20 a.
pts. coracoïdiens accès-
Points acélabulaires :
soires
16-18 a.
pt. glénoïdien sup.
16-18 a.
(15)
15-18 a.
pt. glénoïdien inf.
19-20 a.
15-20 a.
pt. acromial (1 ou 2)
17-20 a.
pt. acétabulaire post.
15-20 a.
bord vertébral (3)
22-25 a.
angle inférieur (3)
Humérus :
20-24 a.
tête (13)
16-19 a.
20-26 a.
petit trochanter (13)
16-18 a.
épitrochlée
ép. dist. (16)
ép. dist. (5)
Tibia :
ép. prox. (6)
pt. bicipital
ép. dist. (7)
14- 19 a.
15- 19 a.
16- 20 a.
ép. prox. (13)
tuber. antérieure (17)
ép. dist. (18)
16-20 a.
12-14 a.
16-18 a.
Péroné :
ép. prox. (8)
ép. dist. (9)
14-17 a.
16-19 a.
ép. prox. (19)
16-22 a.
16-19 a.
Métacarpe :
Tarse :
ép. (prox. 1, dist. 2 à 5) (10)
14-18 a.
tuber. ant. lat. astragale
(20)
Peu ap. pub.
Phalanges :
ép. prox. (11)
14-18 a.
tuber. calcanéenne (21)
navicuiaire 2 (22)
16-20 a.
ap. 7 a.
Métatarse :
Membre pelvien
ép. (prox. 1, dist. 2 à 5)
tuber. du mett. 5 (23)
15-18 a.
14 a.
Il ion 4- Ischion : (12)
12-13 a.
Phalanges prox. :
Ilion + Pubis : (13)
15-16 a.
ép. prox. (24)
15-16 a.
Ischion + Pubis : (14)
10-12 a.
Phalanges moy. :
ép. prox. (24)
16-18 a.
Ilion :
crête iliaque
19-25 a.
Phalanges dist. :
épine iliaque antéro-inf.
15-20 a.
ép. prox. (24)
16-18 a.
-1
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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(•) Ce symbole indique que l’auteur n’a pu être consulté.
Source : MNHN, Paris
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