Source : MNHN, Paris
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Source ; MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
,j ^MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATI ONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
A
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
J. X A ü 1/
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D'HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie
TOME XL
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V*)
1966
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule 1
E. Fischer-Piette, J. Bedoucha et F. Salvat. Mollusques
terrestres de Madagascar. Ariophanlidae . 1-50
Fascicule 2
A. Kiener et M. Maugé. Contributions à l’étude systéma¬
tique et écologique des Poissons Cichlidae endémiques de
Madagascar. 51-100
Fascicule 3
M.-C. Saint Girons. Le rythme circadien de l’activité chez les
Mammifères holarctiques. 101-188
Fascicule 4
V. Bouligand. Le tégument de quelques Copépodes et ses
dépendances musculaires et sensorielles. 189-206
Fascicule 5
H. Genest-Villard. Développement du crâne d’un Boidé :
Sanzinia madagascariensis . 207-262
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XL
FASCICULE 1
E. FISCHER PIETTE, J. BEDOUCHA
et F. SALVAT
^ MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue GeoITroy-Saint-Hilaire
1966
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DE MUSÉll MTIOML D'HISTOIRE MTERELIE
Série A. Zoologie. Tome XL. Fascicule 1. — 1966
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
ARIOPHANTIDAE
par
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA et F. SALVAT
Ce travail fait suite aux autres études effectuées au Laboratoire de
Malacologie du Muséum depuis 1949, et dont voici la liste :
E. Fischer-Piette, Tropidophora, J. de Conchyi, LXXXIX, 1949,
PP- 5, 41, 111 ; E. Fischer-Piette, Helkophanla, Ibid., XC, 1950,
P- 82 ; E. Fischer-Piette, Ampelila, Ibid., XCII, 1952, p. 5 ; E. Fischer-
Piette, Leucolaenius, Ibid., GUI, 1963, p. 15; E. Fischer-Piette et
F. Salvat, Claoalor, Ibid., p. 53 ; E. Fischer-Piette, Enidae, Ibid.,
CIV, 1964, p. 67 : E. Fischer-Piette et J. Bedoucha, Sirepiaxidae,
oull. Mus., 1964, p. 368 ; E. Fischer-Piette et A.-M. Testud, Achali-
^acea, Ibid., p. 378 ; E. Fischer-Piette et J. Bedoucha, Verliginidae,
t , ' p. 145 ; A.-M. Testud, quelques espèces introduites dans
Ile, Ibid., 1965, p. 151 ; J. Dupouy, Urocyclinae, Ibid., p. 265 ; E. Fis-
cmer-Piette et J. Bedoucha, Operculés, Mém. Mus., A, Zool., XXXIII,
‘3SC, 1, 1965; E. Fischer-Piette et N. Garreau de Loubresse,
Acaoidae, J. de Conchyi., 1965. CIV, p. 129 ; E. Fischer-Piette et
F. Salvat, Propebloyelia, Ibid., 1965, CIV, p. 161.
Kaliella barrakporensis Pfeiffer
1852. Hélix barrakporensis
barrakpo-
1882. Kaliella barrakporensis Pfr.
1882. — sigurensls
1886. Nanina (Kaliella) barrak-
VOrentU t».
Pfeiffer In Concb. Cab., ed. II, Hélix,
p. 415, n« 969, pl. 147, flg. 20-22.
Smith, Proc. Zool. Soc., p. 380.
God'A'in-Austen, Land and (reshw. MoU.
of India, p. 2, pl. 5, flg. 3.
Godwin-Austen, Land and Ireshw. Moll,
of India, p. 5, pl. 1, flg. 11, et p. 20.
Trvon, Man. Conch., Il, p. 61, pl. 26,
flg. 57-58.
Mémoii
Muséum. — Zoolooie, t. XL.
E. EISCHEH-I'IETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
1886. Nanlna (Kaliella) sigurensis
(i. Ausl.
1910. Kaliella barrakporensis Pfr.
1914. _ _ _
1914. — «ijure/is/î G. Aust.
1914. — barrakporensis Pfr.
Tryon, Mail. Conch., II, p. 62, pl. 26, flg. 61.
Kobelt, Verz. Afr. Dlnnenc., p. 88.
Robson, J. l.lnn. Soc,, Zool., XXXII,
p. 376.
Bobson, J. Linn. Soc., Zool., XXXII,
p. 376.
Dautzbnderg et Germain, Rev. Zool.
Air. IV, p. 17.
Godwin-Austen, après avoir à la page 5 de son travail décrit l’espèce
nouvelle K. sigurensis, a fait à la page 20 un commentaire ambigu sur
ses rapports avec K. barrakporensis ; ce n’est qu’en 1914 que la mise
en synonymie a été faite sans ambiguité par Dautzenberg et Germain.
Nous possédons dix-huit lots provenant de Madagascar (voir
carte n® 1):seize nous ont été rapportes par M. MiLLOT.unparM.DECARv,
un par M. Waterlot.
A
Sur les trente échantillons de cette collection, trois présentent un
caractère particulier : l'ornementation de stries de croissance de K. bar¬
rakporensis est, sur ces individus, croisée par des stries spirales.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
3
Cette espèce présente une certaine variabilité dans sa forme. Nous
figurons (fig. 2) les silhouettes de neuf individus, dont des jeunes, afin
de faciliter les déterminations. Les autres échantillons malgaches que
nous avons correspondent tout à fait aux figures déjà publiées.
Pio. 2. — Quelques contours d'échantillons de KoUtUo barrakporensis provenant
de Madagascar
Diamètre Hauteur
Nombre de tours
6 t 1/2
4 t
4 t 3/4
4 t 3/4
Kaliella depressa Môllendorff
1883. Kaliella depressa Môllendobff, Jahrb. Malakozool. Gesell.,
p. 368, pl. 12, ng. 6.
1886. Nanina (Kaliella) depressa Tuyos, Man. Conch.. II, p. 67, pl. 28,
MoU. I / K jjg 53
Cette espèce n'avait pas encore été signalée à Madagascar. La collec¬
tion du Muséum en renferme un exemplaire, récolté par M. Petit (1926),
provenant de la Station d’essai d’Ivoloîna (près Tamatave), «terrains
Source ; MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
humides, sous feuilles mortes » nous précise M. Petit. Cet échantillon
mesure 3,4 mm de diamètre et 2,1 mm de hauteur, la spire est formée de
cinq tours.
Môllendobff a donné Hong-Kong et Canton comme provenance.
Nous avons pu comparer notre exemplaire malgache avec de nombreux
individus de Hong-Kong et du Tonkin se trouvant dans les collections
du Muséum.
Kaliella ahitsitondronae F. Salvat n. sp.
(Fig. 3)
Description du type, récolté par M. J. Millot en 1947 à Ahitsitondrona,
à 700 m, dans un bois.
rig. 3. — Kaliella ahitsitondronae n. sp. X 5
Diamètre 5 mm. Hauteur 6 mm. Ouverture, hauteur 2 mm, largeur
2,5 mm. Coquille élevée. Six tours et demi à croissance lente ; le dernier
tour est caréné ; la carène est bien marquée jusqu’à l'ouverture. La base
est convexe, imperforée ; bord columellaire droit, ouverture un peu
arrondie ; la saillie de la carène est comme festonnée. Sur la spire se
voient des stries de croissance fines, régulières, serrées, et de très fines
et très régulières stries spirales qui ne se perçoivent qu’avec un fort
grossissement. Sur la base, des stries de croissance moins nombreuses,
plus ou moins fines et assez irrégulières, et des stries spirales extrêmement
fines, visibles seulement avec un fort grossissement. Test luisant, trans¬
lucide, fragile, couleur paille.
Avec cet exemplaire en avaient été récoltés trois autres, ne montrant
pas de différences importantes.
Ahitsitondrona, appelé aussi Ambohitsitondrona, est situé un peu
au nord du fond de la baie d'Antongyl, dans le nord-est de l'île.
Rapports et différences.
Cette espèce est proche de Kaliella adansoniae Morelet 1848, du
Gabon, mais elle en diffère par le manque de perforation, par ses tours
un peu plus convexes et, pour l’ornementation, par des stries à la place
de costules.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES
MADAGASCAR
5
Kaliella MiUoti F. Salvat n. sp.
(Fig. 4)
Description du type, récollé par M. J. Millot à Tananarlve sur
arbustes.
Fio. 4. — Kaliella Milloli n. sp. x 10
Diamètre 2,5 mm, hauteur 1,7 mm. Coquille très basse. Presque
quatre tours (l’échantillon n'est pas encore adulte). Dernier tour à peine
orené. Ombilic punctiforme. Test pellucide, fragile, transparent, soyeux
c de couleur cornée blanchâtre sur la spire, luisant sur la base, recouvert
une cuticule transparente. Sur la spire, des stries de croissance et des
ries spirales fines et serrées forment un quadrillage régulier, les stries
pirales sont un peu moins profondes que les stries de croissance. Sur la
Ij,*®’ stries de croissance très fines, assez espacées de façon irrégu-
et des stries spirales fines et régulières,
fc-n même temps que le type furent récoltés dix-sept autres échantillons
très analogues. ^ ^
Rapports et différences.
Cette espèce est proche de K. miliaris Morelet 1887, des Comores,
is elle est moins haute, ses tours sont moins bombés, sa base est moins
ha ^'ouverture est moins grande, l’ornementation spirale de la
d ®®t moins serrée, et sur la spire les stries de croissance sont plus
ites et plus régulières sur K. miliaris et les stries spirales moins nom-
de avons en collection vingt-sept échantillons de K. miliaris
Comores sur lesquels nous avons effectué la comparaison.
Microcystis nitella Morelet
isM «'"'nlWta
■ ~~ — Mor.
Maerochlaitm$ ~ _
Aîicrocÿjiij niletla Mor.
Morblet, Rev. Mag. Zool.,p. 219.
Morblet, Séries Conctayfiologiques, II,
p. 61, pl. IV, ng. 9.
Tryon, Manuel, II, p. 106, pl. 35, Sg. 46,
47, 48.
Germain, Faune malac. Mascareignes,
p. 144, pl. I, flg. 1 à 3.
Source : MNHN, Paris
6
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET K. SAI.VAT
Cette espèce est connue de Maurice et de La Réunion.
La collection du Muséum renferme quatre échantillons étiquetés
• Madagascar Achat Vimont 1878», sans localité plus précise. Ceci ne
nous paraît pas suffisant pour que nous admettions avec certitude que
l’espèce vit à Madagascar : il faut attendre confirmation.
Microcyetis maàecassina Fischer-Piette et Salvat n. sp.
(PI. I, fig. 1. 2, 3)
Espèce fondée sur un spécimen unique, récolté par M. Paulian
(1949) sur le mont Tsaralanana à 1 600 m d'altitude. On sait que le mont
Tsaratanana est dans le nord de l’ÎIe (voir carte no 12).
Diamètre maximum 7 mm ; hauteur 4,5 mm ; ouverture ayant
3,5 mm de large et 2,5 mm de haut. Spire franchement conique, montrant
cinq tours et demi à croissance lente et régulière, séparée de la base par
une carène bien marquée qui toutefois s’atténue dans la seconde moitié
du dernier tour, jusqu’à disparaître pratiquement en arrivant à l’ouver¬
ture. Ombilic extrêmement étroit. Le test est mat, jaune corné, luisant
sur la base. L'apex est presque lisse. Puis la sculpture est constituée, sur
le dessus, de stries de croissance irrégulièrement espacées et plus ou
moins marquées (l’une d’elles, à mi-distance des sutures, est particulière¬
ment marquée). La base porte des stries de croissance fines et régulières ;
des stries spirales, extrêmement fines et régulières, ne sont visibles qu’à
un fort grossissement.
Notre figure semble montrer une ligne blanche carcnale, mais il ne
s’agit que d'un reflet.
Rapports et différences.
La présence de la carène rapproche cette espèce de Microcystis prole-
laria Morelet (1860, Séries Conchyliologiques, 2* livraison, p. 60, pl. IV,
fig. 4). Mais notre échantillon s’en distingue par sa taille plus faible, sa
plus grande élévation relativement au diamètre, et par son profil franche¬
ment conique au lieu d’offrir une pente augmentant de l’apex au dernier
tour.
Macrochlamya Stuxnpfii Boettgcr
1889. Mocrochlamus Stumptil
1889. — —
1894. — suarezeniis
1902. — granosculp(a
1929. — èlampli Doellg.
1945. Kolidos sp.
Bobttcbr, Jarhb. Malakozool. Ces., p. 43.
Crosse et Fischer, in Crandidibr, Hlst.
Nat. Madag., Moll., pl. 19, flg. 5, 5 a, 5 b.
Dautzenbero, J. Conchyl., 42, p. 94,
pl. III, flg. 3.
Anceÿ, Nautllus, XVI, p. 67.
Haas, ZooI. Jahrb-, 57, p. 406, pl. 2, flg. 10.
FlSCIlEK-PlETTE. Uull. MUS., XVII, p. 42.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
Haas a figuré le type de Boettger avec la mention « Nossi-Bé ».
L exemplaire figuré par Crosse et Fischer, et que nous avons sous les
yeux, est lui aussi étiqueté de Nossi-Bé. Dautzenberg a comparé son
suarezensis à M. Slumpfii, disant que la taille était à peu près la
même mais que Slumplii était « bien plus aplati ». Il ne pouvait en juger
que par la figure de Crosse et Fischer, or l’échantillon qui y correspond
est bien moins aplati que sa figuration ne le laissait croire. Quant au
type de Boettger figuré depuis lors par Haas, il est, lui aussi, bien
moins aplati que la figure de l’exemplaire de Crosse et Fischer.
Nous considérons dune qu’il ne subsiste aucune raison pour séparer
M. suarezensis de M. Stumpfii.
Il en est de même de M. granosculpta Ancey. Le Musée de Bruxelles
conserve des échantillons d’ANCEV que nous avons pu examiner, or rien
ne les distingue de l’échantillon de Crosse et Fischer.
Variations.
La taille est d’une extrême variabilité, fait que nous retrouverons
chez d autres espèces. Pour un même nombre de tours (5 à 6), le plus
grand de nos exemplaires mesure 23 mm de diamètre, le plus petit,
b mm. Ceux qui sont encore plus petits ne sont probablement pas adultes,
outefois nous n’avons aucune récolte où toute cette échelle de variabi-
•te puisse s’observer, de sorte qu’on peut penser que la taille dépend
en partie de la localité de récolte, donc des conditions extérieures.
^^uteur est peu variable. L’échantillon que Fischer-Piette
1 945) n’avait pas pu déterminer, est finalement un M. Slumpfii de forme
e evee ; 11,5 mm de haut pour 19 mm de diamètre. Pour le même diamètre
a hauteur peut être de 10 mm seulement. Pour un diamètre de 9 mm
3 hauteur varie de 6 mm à 5,5 mm. Pour un diamètre de 8 mm, notre
échantillon le plus haut a 7 mm, et le plus bas 5 mm.
Distribution.
b^tre carte n® 5 indique des provenances fort variées et ne manquant
que dans le Sud proprement dit. Nous allons les énumérer du nord au
sud. en reproduisant les indications qui nous ont été apportées par un
ertain nombre des étiquettes, et en donnant aussi les tailles de chacun
afin de tenter de savoir ce qui commande ces tailles.
/T R^® 8 ®“^uare 2 (publication Dautzenberg), 11 mm. — Orangea
\ • Millot 1946), dans une grotte, 9 mm. — Mont des Français (M. Wa-
23 mm. — Montagne d’Ambre, forêt. Roussettes, battage
fP ^ 1946), 8 mm. — Montagne d'Ambre
L ■ °''ulian 1948), 9 mm. — Ankara-Analamera (Humbert), 19 mm. —
l’Ankara (Decahy 1939), 13 mm ; Cirque des Fanilrys, Ankara
^ M1946), 13 mm. — Nossi-Bé (type de Boettger, Haas), 15 mm.
Nossi-Bé (exemplaire de Crosse et Fischer), 11 mm. — Mont Tsara-
uana, 2 500 m (R. Paulian 1949), 6 mm. — Bas Sambirano, sous bois
pourri à terre (J. Millot 1946), 18, 18, 17, 15, 14, 11, 8 mm. — Mahilaka
tu- Millot 1947), 19, 18, 17. 16, 15, 14, 13, 12, 10 mm. — Ambohi-
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET K. SALVAT
voangy, forêt, battage d’arbustes, entre 500 et 200 m d'altitude (J. Millot
1946), 5 mm. — Amparimgidro, région de Majunga, dans une excavation
de 6 m environ de profondeur (G. Petit 1925), 6, 6, 6, 5, 5, 5 mm, et
des jeunes. — Forêt de Marovato (J. Millot 1946), 5 mm. — Tamatave,
sous des pierres (J. Millot 1946), 13, 11, 11 mm. — Tamatave (H. Deoa-
by), 18 mm. — Tamatave, station d'essai de l'Ivoliiia (G. Petit 1926),
18 mm. — Tamatave, Ivoloina (M. Waterlot), 16, 15, 12 mm. —
Tamatave, Ivoloina, dans les cultures de vanille (M. Pointel 1964),
17 à 13 ram pour 20 éch. — Tamatave et environs, dans les pandanus
et plantes diverses (G. Petit 1920), 16, 15, 15, 14 mm. — Bords de
l’Ivondro (province de Tamatave), cavités d'un tronc d'arbre (G. Petit
1926), 17, 13 mm. — Betampona, réserve naturelle. — Ruisseau de
l'Antsingy (G. Petit 1932), 14 mm. — Bongolava, sous bois morts
(J. Millot 1947), 10, 10, 10, 9 mm. — Zahamena, Réserve n® 3 (R. Deca-
RY 1941), 19, 15 mm. — Massif de l'Andringitra (G. Petit), 17 mm. —
Andringitra, forêt (J. Millot 1949), 9, 9, 7 mm.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
Ces renseignements sont encore trop peu nombreux pour permettre
rien de positif. Nous ne croyons pouvoir exprimer encore, que le résultat
négatif suivant ; l’échelle des tailles n’est guère différente dans le Nord,
le Centre (ou même le Sud) de Madagascar.
Données anatomiques.
Un lot d’échantillons expédiés en liquide conservateur par M. Pointel
en 1964, d’Ivoloina (Tamatave), nous permet de faire connaître (fig. 6)
l’appareil génital, la radula et la mâchoire. Les résultats sont basés sur
la dissection de deux individus.
Appareil génital. — Le canal hermaphrodite est court, peu contourné ;
la glande de l'albumine est volumineuse et réniforme ; l’oviducte est
long, contourné, à l’aspect spongieux ; le vagin est court, étroit, étranglé
au point d’insertion du canal séminal près du vestibule génital ; le
réceptacle séminal est un petit sac, le canal séminal est long. Le spermi-
ducte est long et étroit, son tégument est marque de stries transversales,
il est prolongé ]>ar le canal déférent court et étroit ; le pénis est court,
étroit, prolongé par l’épiphallus sur lequel s’insère le muscle rétracteur
et un appendix, diverticule assez long et enroulé ; le flagellum est court ;
il y a une poche du dard, insérée sur le vestibule génital à l'opposé du
pénis et plus longue et plus large que celui-ci.
La longue gaine de la poche du dard une fois ouverte, un petit organe
apparaît, c’est le sac du dard, il est rattaché à une longue partie muscu¬
leuse terminée par le muscle rétracteur (cette partie musculeuse se
continue à l’intérieur du sac).
Radula. — Formule : 54-1 1-1-14-54, soit 137 dents.
Les dents médiane et latérales sont unicuspides, robustes, à base
carrée ; la cuspide est assez importante, sub-obtuse, le dessin d une
deuxième cuspide apparaît vers la 9® dent latérale ; les marginales,
bicuspides, sont arquées jusqu’à la 30® dent (ou 16® marginale), à partir
de laquelle elles deviennent droites jusqu’à la 50® (ou 36® marginale),
pour n’être ensuite que la forme diminuée et simplifiée des précédentes.
La dent centrale mesure 58 microns de sa base au sommet de la cuspide.
Mâchoire. — Longue de 1,7 mm, elle est jaune doré, cornée, arquée,
avec des stries transversales très fines à peine marquéessurlafaceconvexe,
des stries transversales plus prononcées sur la face concave ; la projection
rnédiane est arrondie • la surface d’insertion est profonde, large et régu¬
lière.
Autres Macrochlamys
Pour un grand nombre des espèces à"Ariophantidae de Madagascar,
1 anatomie est inconnue. Il se peut donc que plus tard on s aperçoive
‘lu’il y a d’autres .Macrochlamys parmi les formes très variées que nous
svons rangées plus loin, provisoirement, dans les Kalidos.
Source : MNHN, Paris
10
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET K. SALVAT
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
11
Bathia madagascariensis Robson
1914. Batftia madagascariensis Robson, J. Llnn. Soc., Zoo)., 32, p. 328,
" pl. 35. ng. 11-13.
Le type, de 19 x 9.75 mm, est au British Muséum. De la même
récolte de M. Pekrier de la Bathie à Nameroko (Ambongo), le Muséum
possède trois exemplaire.s, de 17, 16, et 14 mm de diamètre. Ce sont donc
des paratypes. La position de Nameroko est indiquée sur notre figure 7.
11 faut attendre la connaissance de l’anatomie, pour déterminer avec
certitude les affinités de cette espèce. Elle ne nous paraît pas très éloignée
des Kalidos. Elle est certes très dissemblable du génotype de Kalidos
(^- ekongensis) par l’existence d’une carène située si haut qu’il ne reste
entre elle et la suture avec le tour précédent, qu’une sorte de canal
étroit ; cette carène est enroulée dans un plan de sorte que le sommet du
premier tour ne dépasse pas ce plan. En connexion avec ce caractère,
1® périphérie du tour, au lieu d’être saillante à l’équateur, y est presque
Source : MNHN, Paris
12
E. FlSCHER-l’IETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
aplatie de sorte que l’ouverture n’est guère plus large qu’elle n’est haute.
Mais un des traits de cette espèce, la suture canaliculée, se retrouve, très
atténué il est vrai, chez les trois espèces suivantes.
Kalidos aequivocus Robson
1914. lîhysota aeqatooca Robson, J. Linn. Soc., XXXII, p. 381,
pl. 35, ng. 16-18.
Le type, de l’Ambongo (Pehriek de la Bathie), est au British
Muséum, diamètre 35,5 mm, hauteur 16 mm. De la même provenance,
M. Pkrrier de la Bathie a remis au Muséum un exemplaire (paratype)
de 36 mm sur 18 mm : son sommet est un peu plus saillant que chez le
type. Il est blanc-brunâtre.
Un exemplaire jeune, de 16 mm sur 9, comportant quatre tours 1/3,
nous a été envoyé de Tsingy de Nameroko (Ambongo) par M. G. Petit.
Il est blanc.
Voir les provenances sur la carte n° 7.
Le classement générique définitif devra attendre la connaissance de
l'anatomie. Pour le moment nous préférons rattacher cette espèce au
genre malgache Kalidos Gude, qu’aux Hhysola dont aucune coquille ne
ressemble vraiment à celle-ci. Si la coquille du génotype, Kalidos ekon-
gensis est bien différente de celle de K. aequivoca, diverses autres espèces
malgaches constituent des intermediaires à ce point de vue.
La suture légèrement canaliculée, et la position élevée de l’angle
(très émoussé) de la carène, peuvent faire supposer une certaine parenté
entre K. aequivocus et Balhia madagascariensis.
Kalidos lapillus Fischer-Piette et Bedoucha n. sp.
(Pl. I, fig. 4, 5, 6)
Description du type, récolté par M. G. Petit, en 1932, sur la falaise
d’Andranovaha.
Grand diamètre 29 mm; hauteur 17 mm; longueur de l’ouverture
14 mm ; hauteur de l’ouverture 13 mm. Cinq tours 1/2,
Coquille assez aplatie sur le dessus et assez bombée sur le dessous,
blanche-grisâtre, non-luisante, peu translucide, à test relativement épais,
légèrement carénée un peu au-dessus de l'équateur. Sous la suture, le
dessus du tour suivant commence par un étroit méplat ou plus exacte¬
ment par une pente légèrement relevée au lieu d’être descendante. La
suture est donc légèrement canaliculée, de plus en plus nettement à
mesure de la croissance.
La légère carène de l'échantillon-type est marquée par une traînée
claire.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTHES DE MADAGASCAR 13
Le dessus des tours est granuleux du fait du croisement de la striation
de croissance avec une striation spirale, comportant une quinzaine de
Ignés réparties de la suture à la carène et qui l’emporte sur les stries
de croissance. Le dessous est beaucoup plus lisse, les deux catégories de
s ries s y devinent plutôt qu'elles ne se voient, la striation spirale en
particulier est si atténuée, que la faible striation de croissance l’emporte
sur elle. Alors que le dessus des tours est tout à fait mat, la base est un
peu luisante. Coquille perforée par un ombilic important, large de 1,5 mm
Variations.
Les vingt-quatre individus, de provenances assez diverses, que nous
avons sous les yeux, ne montrent qu’une faible variabilité, au point de
Vue de la sculpture et au point de vue de l’importance de l'ombilic;
c ez certains toutefois la sculpture de croissance l’emporte sur la sculp-
ure spirale, même sur le dessus des tours. La taille est plus variable.
pouvons pas parler d’une variation de la taille adulte puisque,
en^ absence de bourrelet péristomial, nous ne pouvons jamais affirmer
qu un individu ait achevé sa croissance. Mais si nous comparons les
imensions d'individus ayant un même nombre de tours, nous constatons
que, chez ceux qui ont cinq tours, le grand diamètre varie de 18 à 24 mm.
0 P^’'L les proportions de la hauteur au diamètre vont de 0,54 à
i’ . Les proportions descendent meme à 0,50 mm chez un jeune
ln Miandraraha qui présente une spire presque planorbe (diam.
.5 mm ; haut. 5 mm ; haut, de l’ouverture 4 mm).
Rapports et différe.vces.
semble pouvoir être rapprochée que des K. aequi-
^ocus Robson, mais elle s'en sépare très fortement par son sommet
eaucoup plus dégagé, sa carène beaucoup plus équatoriale, son ombilic
eaucoup plus large, et sa sculpture spirale très marquée.
^Distribution (carte no 7).
Toutes^ les provenances de nos échantillon.s, se placent dans le sud-
lQol\ ' Mangoky (Perrier de la Bathie) ; Morombe (G. Petit
/p Miandraraha (Perrier de la Bathie 1910); Nosy Katafana
192.5); Andranovaha (G. Petit 1932); Onilahy (G. Petit
3) ; Lac Tsimanampetsoa (R. Paulian 1951) ; Mahofaly (M. Geay) ;
•^potaka, sur falaise calcaire (G. Petit 1932).
Kalidos calculas Fischer-Piette et Bedoucha n. sp.
(PI. I. fig. 7, 8, 9)
r cette espèce qui nous paraît bien distincte nous n’avons malheu-
troi qu’un échantillon probablement immature car il n’a que
ours et demi, de sorte qu’il ne peut constituer qu'un type provisoire.
® récolté par M. G. Petit (1932) sur la falaise d’Andranovaha
Source : MNHN, Paris
14
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Grand diamètre 12 min ; hauteur 7,5 mm. Ouverture de 5,8 mm de
haut sur 0,69 de large. Test opaque, relativement épais, gris-blanchâtre.
Trois tours et demi, croi.ssant rapidement, séparés par une suture nette¬
ment canalicuiée. et crénelée : une carène, très franche, saillante, en posi¬
tion équatoriale, soulignée d’un filet clair. Ombilic étroit, légèrement
recouvert par une expansion du bord coluinellaire de l'ouverture. Stries
de croissance bien visibles, entrecoupées par des stries spirales moins
visibles, très fines et très serrées. Le croisement de ces deux systèmes
de sculptures ne détermine pas d'aspect granuleux du test.
Cet échantillon semble avoir séjourné longtemps dans la terre, les
coquilles fraîches sont donc peut-être plus colorées.
Rapports et différences.
Cette espèce se rapproche de K. lapillus mais s'en distingue par son
sommet encore plus dégagé, sa carène bien plus anguleuse, sa suture
plus canalicuiée et crénelée, son ombilic beaucoup plus étroit et partielle¬
ment recouvert, sa striation spirale plus faible et plus serrée.
GROUPE D’ESPÈCES RANGÉES DANS LES PROPEBLOYËTIA
Les espèces que nous venons d'étudier sont très calcifiées. A ce point
de vue, c’est à leur voisinage que doivent être placées les Propebloyetia,
nom créé par L. Germain pour Hélix Chastellii Férussac, auquel Fischer-
PiETTE et F. Salvat (1965, Journal de Conchyliologie, CIV, pp. 161-168)
ont adjoint Xesla piperala Fulton, Propebloyetia Balhiei Fischer-Piette
et F. Salvat, P. mangokyana F.-P. et F. S. et P. Androkae F.-P. et F. S.
Depuis la rédaction du travail que nous venons de citer, nous avons
pu examiner Tanatomie de deux de ces espèces, H. Chastellii et X. pipe-
raia, et la comparer à celles de deux autres espèces malgaches rangées
par nous parmi les Kalidos : K. oleatus et K. Balsloni. Cette comparaison
ne nous permet de déceler aucune différence d'organisation suffisamment
tranchée pour maintenir le nom Propebloyetia, et nous rangeons donc
maintenant les cinq espèces de ce groupe dans les Kalidos. Certes nous ne
nous dissimulons pas que le parti que nous avons pris de grouper de très
nombreuses espèces d'Ariophanlidae malgaches sous le nom Kalidos,
n'est qu’une solution de commodité, toute provisoire. Lorsque seront
connues les anatomies d'un plus grand nombre de ces espèces, ce vaste
groupement se montrera peut-être composé de représentants de plusieurs
genres ; peut-être aussi faudra-t-il créer des sous-genres dans le genre
Kalidos, et le nom Propebloyetia pourrait alors reparaître.
Kalidos Chastellii Fér.
1832. Hélix Chaslelllt Férussac Übshaybs in Féhvssac, HIst. Nat. Moll.,
p. 106, pl. 80. flg. 4.
1965. Propebloyetia — — Fischbr-Piettb et F. Salvat. J. de Con-
chyl., CIV, p. 161.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
15
16
E. FISCHEB-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
On trouvera dans notre travail de 1965 la synonymie complète de
cette espèce, et d’autres renseignements, en particulier une carte de
distribution montrant que l'habitat est constitue par l’extrémité sud-
ouest de l’île.
Nous sommes maintenant en mesure d’apporter des renseignements
sur l’anatomie, ayant disséqué deux échantillons provenant des récoltes
faites par la Mission F. Geay en 1905 dans les montagnes calcaires du
Bas Fiherana. Voir notre figure 8.
Appareil génital. — Le canal hermaphrodite est court, peu sinueux ;
la glande de l'albumine est brune, finement granulée, réniforme ; i’ovi-
ducte est plissé, contourné, continué par le vagin large et long, rétréci
près de l’oviducte et à l’aspect « musclé » ; le canal séminal est inséré
sur le vagin près de l’oviducte, le réceptacle séminal a la forme d’une
petite vessie ; le spermiducte plus brun que l’oviducte a un aspect spon¬
gieux, il est prolongé par le canal déférent long et étroit ; le pénis est
long, musculeux, large près de l’épiphallus sur lequel s’insère un long
muscle réfracteur ; le flagelliim, long, se termine par un petit sac « veiné ».
Radula. — Formule : 29 (?) - 17 - 1 - 17 - 29 (?)
Le nombre des dents marginales est certainement plus grand, la
radula très fragile s'est déchiquetée sur chaque côté lors de son extraction
du bulbe buccal.
Les dents centrale et latérales, unicuspides, ont une base large et
carrée ; la cuspide est large et sub-obtuse. Les marginales sont bicuspides.
La frontière entre les latérales et les marginales n’est pas très précise.
La dent centrale mesure 55 microns de sa base au sommet de la cuspide.
Mâchoire. — Longue de 2,4 mm, elle est brune, cornée, arquée et
trapue, plus épaisse au centre; des stries longitudinales suivent sa cour¬
bure ; projection médiane sub-obtuse ; la surface d’insertion est large
et peu profonde.
KalidoB piperatus Fulton
1901. Xexta piperala
1965. Propeàlogetia piperala Fui-
Fulton, J. Malac., VIII, p. 103,
ng. 7.
Fiscbbu-Piettb et F. Salvat,
Conchyl., CIV, p. 163.
Prière de se reporter à notre précédent travail pour les caractères du
test et leurs variations, et pour les provenances (toutes du Sud-Est) qui
sont enregistrées sur une carte.
Nous pouvons apporter maintenant des renseignements anatomiques,
d’après les dissections de trois individus, deux récoltés par M. Decorse
dans le «Sud de Madagascar » et un par M. Decary à Amboisarabé.
Voir figure 9.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
17
Fio. 9. - Appareil iifnltal. radni. «I ÿ
lettres que iiour la ng. b.
'‘ÉMoiHEs DU Muséum. — Zoologie, t. XL. ^
5ourc€ ; AIMHN,,
18 E. FISCHEB-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Appareil génital. — La glande hermaphrodite, sorte de petite pelote,
est continuée par un canal hermaphrodite très contourné ; la glande
de l’albumine de couleur brun sombre est assez volumineuse; à l’oviducte
plissé et contourné fait suite un vagin long, étranglé près de l’oviducte ;
le réceptacle séminal, petite poche allongée, donne dans un long canal
séminal, d'abord étroit, s’élargissant brusquement ensuite et débouchant
très près du vestibule génital ; le spermiducte est lisse, plus sombre que
l’oviducte, prolongé par le canal déférent long et étroit ; le pénis est
large, il est muni d’un appeitdix, petit diverticule digitiforme, et est
prolongé par un épiphallus très étroit, long, sur lequel s'insère un muscle
rétracteur très court ; le flagelium est long et contourné.
Radula. — Formule : 52 - 15 - 1 - 15 - 52.
Les dents centrale et latérales, unicuspides, sont robustes, leurs bases
sont larges ; la cuspide est médiane, sub arrondie, comme émoussée :
cette cuspide se dirige vers l’intérieur sur les dents latérales proches des
marginales, en même temps qu'apparaît une petite cuspide extérieure,
très nette chez les marginales, qui sont bicu.spides. La transition entre
les latérales et les marginales n’est pas très nette. La dent centrale mesure
45 microns de sa base au sommet de la cuspide.
Mâchoire. — Longue de 2 mm, elle est brune, arquée, cornée, s’épais¬
sissant vers le centre, des stries longitudinales suivent la ligne de sa
courbure ; quelques stries transversales, obliques au centre, de chaque
côté de la projection médiane, qui est arrondie ; la surface d'insertion
est profonde au centre, plate et large aux extrémités.
Kalidos Bathiei Fischer-Piette et P. Salvat
1965. PropebloÿeUa Bathiei Fi!;cHBn-PiETTB et F. Salvat, J. de
Conchyl., CIV, p. 164, pl. X, Hg. 1 à 6.
Se reporter au travail ci-dessus pour la description, les variations, la
distribution (Sud-Ouest), portée sur une carte.
Kalidos mangokyanus Fischer-Piette et F. Salvat
1965. Propeblogetia mangokyana Fischbr-Pibtts et F. Salvat, Journ.
de Conchyl., CIV, p. 166, pl. X, flg. 7 4 9.
Se reporter au travail ci-dessus pour la description, les variations, la
distribution (Sud-Ouest), portée sur une carte.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES
MADAGASCAR
Kalidos androkae Fischer-Pietle et F. Salvat
1965. Propebloyetia Androkae Fiscaen-PiETTE et F. Salvat, Joum. de
Conchyl.. CIV. p. 167, pl. X, flg. 10 à 13.
Se reporter au travail ci-dessus pour la description, les variations, la
distribution (Sud-Ouest), portée sur une carte.
Kalidos Lamyi Fischer-Piette et Bedoucha, n. sp.
(PI. I. fig. 10, 11. 12)
Description du type (Mission Geay 1905, Madagascar. Pas de localité).
Diamètre maximum 18 mm; hauteur 11,5 mm; ouverture ayant
y mm de large et 7 mm de haut. Sommet peu saillant. Coquille d’aspect
lisse et brillant, opalescente, blanchâtre avec quelques vestiges d’une
cuticule de couleur jaune paille. Cinq tours un tiers, à croissance lente
et régulière, séparés par une suture simple et peu profonde. A partir de la
suture, le dessus du tour est d’abord quasiment horizontal, puis il est
comme épaulé au-dessus de la périphérie. Le dessous du dernier tour,
d abord presque plat et donc presque parallèle au-dessus du tour, devient,
^ux approches de l’ouverture, beaucoup plus bombé que lui. Ombilic
fès étroit (punctiforme). Stries de croissance bien visibles à l’œil nu
Quoique peu profondes, très fines et très serrées. L’œil sent aussi la
présence de stries spirales, mais elles ne sont vraiment visibles que sous
une bonne loupe. Elles sont très serrées.
Variations.
Chez ceux de nos échantillons, au nombre de 7, qui peuvent passer
pour adultes, le nombre de tours varie de 4 à 5 1/3. Tailles : 20 x 12 mm ;
X 11 : 19 X 10 ; 19 X 10 : 18 X 11,5 ; 17 x 10 ; 17 x 9. On voit que
c degré d’élévation présente une certaine variabilité.
flAPPORTS ET DIFFÉRENCES.
Par la forme générale, et par la lenteur de la croissance des tours,
espèce rappelle K. aequivocus, mais elle est beaucoup plus petite,
Ç le n'a aucune indication de carène, son ombilic est beaucoup plus
'■mt, et la sculpture est moins marquée.
Distribution (carte n» 7).
Seuls trois de nos lots ont des provenances, qui sont de la pointe
^ord de l’îie ; Locoubé (M. Millot) ; Diego-Suarez (M. Ritchie) ;
uosiravo (Mont des Français), de donateur inconnu.
Source : MNHN, Paris
20
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F SALVAT
Kalidos fusco-lateas Grat.
(PI. I, fig. 13 à 16)
1840. Hélix /luco-lutea
Grateloup, Actes Soc. Linn. Bordeaux,
RATELOUP, Actes SOC. Ll
XI, p. 162, pl. 1, ftg. 9.
1343.
1886.
_ _ _ Grat.
Nanina fuscolutea —
— fitsco-lulea —
Xexia — —
Ppeippbr, Monogr. Helic. viv., I, p. 55.
Tbyon, Manual, II, p. 35, pl. 22, flg. 26.
ÜOHRN, Jabrb. Maïak. Ges., VIII, p. 372.
FuLTON, Proc. Mal. Soc., VIII, p. 43.
1892.
1908.
Grateloup mentioniiail que son exemplaire avait 10 mm de haut
et 16 mm de diamètre, et pour provenance Madagascar (sans localité
plus précise).
Pfeiffer, Tryon, n’ont rien ajouté à ce qu'avait dit Grateloup.
Dohrn disait:«Ich kenne von dieser Art nichts, als die kurzeDiagnose
in Pfeifler’s Monographie, wonach sie vielleicht mil dcr folgenden Art
zusammenfallen kann » [cette espèce suivante, c’est Nanina Ekongensis
Angas].
Fulton ne fait que citer Grateloup en nous faisant savoir que le
type est au British Muséum.
La figure donnée par Grateloup étant assez invraisemblable, nous
avons demandé à M. Peake des photographies du type, et il nous en a
aimablement envoyées d’excellentes, que nous reproduisons (pl. I,
fig. 13 à 16). Elles permettent de voir que sur la figure donnée par
Grateloup l’ouverture n’avait pas assez d’étendue. Le type a 15 mm
de diamètre.
Nous rapportons à cette espèce quelques échantillons de la collection
du Muséum, marqués de Madagascar mais malheureusement sans localité
indiquée. L'un d’eux est dû à M. GnANDiniER, il a 14 mm de diamètre,
sa bande claire équatoriale tranche peu sur la teinte plus foncée qui
l’encadre. Les autres (deux échantillons entiers et un fragment) n’ont pas
d’indication de donateur. Chez l'un d’eux (de 15 mm) la bande équatoriale
est aussi tranchée que chez le type quoique un peu moins large ; un
autre (de 16 mm) a sa bande équatoriale très peu distincte ; quant à
l’échantillon incomplet (qui devait avoir 13 mm), il est dépourvu de
bande équatoriale et ne montre donc que la bande claire subsuturale.
On voit que, malgré notre apport, cette espèce n’est pas encore suffi¬
samment connue. Il n'est pas certain qu’elle soit distincte de Kalidos
Humbloli Ancey. Mais il ne nous semble pas possible de suivre Dohrn
dans le rapprochement qu’il en faisait avec Nanina Kkongensis Angas.
Kalidos Humbloti .\ncey
(Pl. 11. fig. 1 à 10)
1902. Maeroehlamgs Humbloti
Ancby, NauUIus, XVI,|p. 66.
L’auteur nous dit que l’espèce lui a été remise par Humblot, avec
pour provenance Anlankaratra Country, qu’il situe (à propos de M. gra-
nosculpla) dans le nord-est de Madagascar.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR 21
n ne Ta pas figurée. Mais comme nous avons trois échantillons venant
e Humblot et déterminés par Ancey (2 ex. Coll. Denis et 1 ex. Coll.
etellier), que nous avons vu un échantillon du Musée de Bruxelles
qui est dans le même cas, et que nous rapportons à cette espèce un certain
uombre d’autres échantillons appartenant au Muséum, nous pouvons la
uire connaître mieux, et faire savoir qu’elle est assez variable à divers
points de vue.
Certains échantillons sont bien conformes à la description et présen-
ent une ligne blanche subsuturale. Nous figurons (pl. II, fig. 1 à 6) un
échantillon de Humblot (de petite taille) qui est dans ce cas, et un autre
échantillon, de Grandidier, dépassant au contraire les dimensions
données par Ancey.
f d’autres cette ligne blanche est presque indistincte, ou même elle
entièrement défaut (pl. II, fig. 7, 8). Notre figure 7 semble présenter
une ligne, il ne s’agit que d’un reflet.
Chez d’autres la ligne subsuturale se continue par une bande blanche
quatoriale plus ou moins marquée. Chez l’un d’eux elle est presque
ussi visible que celle de VHelix fusco-lutea Grat. Aussi avons-nous été
entes de mettre K. Humbloti en synonymie de K. fascoluieus. Mais
^me les provenances données au temps de Grateloup étaient souvent
onces, et que dans ce cas il ne s’agissait que de «Madagascar» sans
réser**”*' de localité, il est peut-être plus prudent de demeurer sur la
L ombilic est en général étroit comme l’a écrit Ancey, et même
punctiforme. Mais il peut être inexistant, ou au contraire bien net. Nous
nnons une figure d’un de nos échantillons qui est dans ce dernier
‘'as (pl. II. fig. 9, 10).
. profil, qui en général ne montre pas de tendance à être caréné,
Subcaréné chez certains échantillons.
la hauteur peut varier, un de nos échantillons a 10 mm pour
diamètre maximum de 16,5 mm, un autre, 11 mm pour le même
diamètre de 16,5.
Distribution.
sud provenances indiquent une très large répartition : du nord au
jq,’^anitrys (Ankarana), J. Millot 1946 ; environs d’Andapa, J. Millot
turi ’ .A^abohivoangy, par battage d’arbustes, entre 50 et 200 m d’alli-
j.^ .®’ d- Millot 1946; forêt de Tampolo (Fenerive), J. Millot 1949;
Vaut*' a^^i^re entre Tamatave et Sainte-Marie (cette provenance équi-
J P'^atiqueraent à la précédente), coll. Denis ; Périnet (sous écorces)
; iLLOT 1946; Mandraka, sous pierres, bois, J. Millot 1946; ravins
‘anzamaly, province de Tuléar. G. Petit 1926.
jjQ trouvera ces provenances sur la figure 7, sauf celle du type, que
Wbut^ avons pas pu préciser. On voit qu’il s’agit d’une très large dis-
Source : MNHN, Paris
22
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Kalidos Hildebrandti Dohrn
(PI. II. fig. 11, 12)
1892. Najtina Hildebrandti Dohrn, Jolirb. Malak. Ges., VHI, p, 371.
Dohrn a décrit cette espèce d'après un exemplaire unique du Musée
de Berlin, récolté par Hildebrandt dans le Sud-Betsileo.
Nous reproduisons deux photographies de cet exemplaire, qui ont
été prises à notre intention par M. Jaeckei. en 1951.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
Notre figure 7 donne l’emplacement du Betsileo.
KaJLidos helvülensis Crosse et Fischer
1689. Nanina Heloilteiuis Crosse et Fischer in Grandidif.r, Hlst.
Nat. Madag., Moll., pl. 19, fIg. 4, 4a, 4b.
1894. JHacrocltlamffs — Cr. et F. Dautzenbero, Joum. de Conchyl, p. 94.
1964. •No/iina» — — Chevallier, Joum.deConchyl.,Civ,p.29.
L'échantillon de Crosse et Fischer (que nous avons en mains) est
le seul connu. Son étiquette donne sa provenance ; Melville, Nossi-Bé.
L'enroulement de cette espèce est beaucoup plus serré que celui de
M. Slampfii Boettger. Et la taille est beaucoup plus faible.
Kalidos ekongensis Angas
1877. Hélix Ekongemi»
1882. Nanina — Angas
1886. — (Rhysoia) Ekon-
gensit Angas
1889. Nanina Ikongoensis
1911. Kaiido» ekongensi» \ng9.i
1929. Xexta — —
Anoas, Proc. Zool. Soc. I.ond., p. 528,
pl. 54, Hg. 4.
Dohrn, Jabrb. D. Malak. Ges., p. 372.
Tryon, Manual, II, p. 34, pl. 28. flg. 6.
Crosse et Fischer m Granoidier, Hlst.
Nat. Madag., Moll., pl. 17, flg. 1.
GuDE, Proc. Malac. Soc. Lond., IX, p. 273.
Haas, Zoolog. Jahrb., p. 406.
Gude, en 1911, a créé le nouveau genre Kalidos pour l’espèce ekon~
gensis comme type, et a rangé aussi Hélix cleamesi Smith dans ce nouveau
genre « apparently confined to Madagascar».
Nous devons à l'obligeance des autorités du Brilish Muséum, d’avoir
pu examiner un paratype de 21 x 13 mm dû, comme le type, à M. Bart-
LETT et provenant de la même localité, Ekongo.
Un certain nombre d'échantillons du Muséum correspondent bien à
cette forme.
Mais la figure d’ANüAS ne traduit pas bien deux des traits mentionnes
dans le texte : la minceur et la pâleur de la coquille ; ni d’ailleurs le fait
qu’elle est très luisante.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
23
Variations.
La forme typique a une étroite bande brune au-dessus de la suture
et deux sur le dernier tour, de part et d’autre de la périphérie, qui enca¬
drent une bande blanchâtre large de 1 à 1,5 mm.
n y a des échantillons chez lesquels les deux ligne.s brunes du dernier
tour sont toutes deux un peu au-dessus de la périphérie.
Nous en avons un chez lequel la ligne brune supérieure est à peine
discernable ; un autre chez lequel au contraire c’est la ligne brune infé¬
rieure qui est à peine discernable. Chez plusieurs, l’espace compris entre
les deux lignes n’est pas plus clair que le reste du test.
Certains échantillons ont le sommet très peu saillant, chez l’un d’eux
11 n’est pas loin d’être plat.
La taille est variable. Les individus adultes, qui se distinguent par
une très légère dilatation du dernier tour juste avant l’ouverture, ont de
27 à 21 mm.
Distribution {fig. 7).
La littérature donne, en plus de la localité du type, Ekongo, celle
de " Kandani, West Madagascar » (Haas). Nos cartes ne nous ont pas
permis de situer cette localité.
Nos collections permettent d’ajouter les provenances suivantes :
Bongolava, en forêt, sous écorces et sous bois mort (J. Millot 1947);
f^ion du lac Alaotra, dans la forêt primitive (J. Millot 1946) ; Majunga
(D» Decorse 1900).
Cette espèce semble donc avoir une très large répartition dans l’île.
Kalidos Boumei Robson
t9l4. Kalidos Bournei
Hemlplecla batbensis
Robson, J. Llnn. Soc., Zool., XXXII,
p. 381, pl. 35, flg. 16-18.
Robson, Ibid., p. 382, pl. 35, flg. 1-3.
Nous plaçons Hemiplecta baihensis dans la synonymie de K. bournei,
^nn seulement d’après l’examen des échantillons (et en particulier des
échantillons de Perrier de la Bathie de l’une ou l’autre espèce, car
ce naturaliste avait dédoublé ses récoltes entre le British Muséum pour
étude de Robson, et le Laboratoire de Malacologie du Muséum), mais
aussi d’après les descriptions mêmes de Robson : en comparant ce qu’il
nit de ses deux espèces on constate que les caractères décrits coïncident,
seule la taille est différente. Or tous les intermédiaires de taille existent
dans nos collections.
Source : MNHN, Paris
24
E. FISCHER-I’IETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Cette espèce est proche de K. ekongensis, mais son lest (à taille égale)
est beaucoup moins fragile, bien plus opaque, bien moins luisant.
Variations.
Elles sont des plus marquées. En particulier, la taille peut varier de
façon très remarquable. Le plus grand de nos échantillons (en mauvais
état) a un diamètre de 62 mm, et le plus petit de ceux que nous pouvons
considérer comme adultes n’en a que 18.
Deux de nos échantillons ont le dessus absolument plat, deux autres
ont le sommet très peu marqué, et, à l’inverse, un autre a son sommet
bien plus élevé que la moyenne, sa hauteur est de 21 mm pour un diamè¬
tre de 32 mm (voir nos figures, pl. III, fig. 1 et 2).
Les bandes colorées présentent aussi des variations. A leur propos,
rappelons que Robson, tant pour Kalidos Bournei que pour u Hemiplecta
balhensis », ne parle que de deux bandes colorées, brunes, l’une à la
périphérie, l’autre plus haut, mais ses deux figures donnent en outre
l’impression qu’il y a une petite ligne foncée suturale.
Presque tous nos échantillons ont les deux lignes décrites par Robson
et en outre une ligne étroite immédiatement subsuturale ou même exacte¬
ment suturale, et qui chez certains n’est visible que sur une partie de
son trajet.
Mais il arrive que la bande suprapéripherique soit beaucoup plus
légère que la bande périphérique, ou l’inverse ; il arrive aussi que la
bande périphérique fasse défaut ; les deux bandes peuvent être plus ou
moins distantes ou voisines ; enfin, l’intervalle entre ces deux bandes
peut être occupé par une bande un peu plus claire, ou beaucoup plus
claire (blanchâtre) que le reste du lest qui est d’un jaunâtre plus ou moins
clair.
Distribution (carte n“ 10).
L’espèce a été décrite de Tsingy de Namoroko (et Ambongo pour
bathensis). La majorité de no.s échantillons, qu’ils viennent de Perrier
DE LA Bathie (comme ceux du descripteur) ou d’autres prospecteurs,
sont eux aussi de bois ou forêts de l’Ambongo. Nous avons en outre
les provenances suivantes ; Gorges de Salapanga (G. Petit 1932) ;
Antsingy (R. Paulian 1949) ; Bekopaka (R. Paulian 1949) ; Bemaraha
(R. Decary 1930); réserve naturelle de Betampona (G. Petit 1932).
Ces diverses provenances sont dans la partie moyenne de l’île.
Parmi nos échantillons les plus grands, ceux qui ont une provenance
viennent de l’Ambongo, de Salapanga, de l’Antsingy, de Bemaraha,
c’est-à-dire de toutes les provenances de l’Ouest; dans cette région
Ouest il y a à la fois des grands et des petits (et toutes les tailles inter¬
médiaires). De Betampona, situé à l’Est, nous n’avons qu'un seul indi¬
vidu, et il est d’une taille moyenne : 40 mm.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
25
Donc, pour celle espèce comme pour Macrochlamys Stumplii, nous
ne voyons pas à quoi peuvent correspondre les grandes différences de
taille.
Kalidos ambilensis Fischer-Piette et Bedoucha n. sp.
(PI. III, fig. 3 à 10)
Espèce fondée sur un seul échantillon, récolté à Ambila (province de
^aniatave, voir carte no 10). par M. G. Petit en 1926. Cet échantillon
est probablement pas adulte, mais il n’en est pas loin car il comporte
quatre tours 3/4.
P'^niètre maximum 13,5 mm ; hauteur 8,5 mm. Coquille transpa-
luisante, à enroulement régulier, à suture simple
profonde, à ombilic très étroit et presque recouvert par une
de l’extrémité supérieure de la columelle. Sommet régulièrement
nique. Le dernier tour est légèrement épaulé.
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
La teinte de fond est d’un jaune-verdâtre très pâle. Il y a deux larges
bandes spirales brunes, l’une au-dessous de la périphérie, de 2 mm de
large à l’ouverture, diffuse à sa limite inférieure, l’autre au-dessus de
la périphérie, de 1 mm de large à l’ouverture, distantes de 2 mm. Sur le
tour précédent, la bande supérieure est juste au-dessus de la suture, et
en continuant vers le sommet on la voit disparaître sous la suture.
Les stries de croissance très fines, peu profondes, sont visibles à l’œil
nu ; les stries spirales, à peine marquées, très serrées, ne sont visibles
que sous une forte loupe.
Nous donnons deux séries de figures, l’une sur fond gris qui rend
mieux les contours, l’autre sur fond clair qui rend mieux les reflets et
la transparence.
Rapports et différences.
Cette espèce est proche de K. ekongensis ; elle en diffère par sa teinte
verdâtre et par le fait que ses deux bandes spirales brunes sont beaucoup
plus larges, beaucoup plus distantes, et que la bande inférieure est
nettement diffuse vers le bas.
Voir sur notre carte 0 ° 10 la position d’Ambila.
Kaliâos ruiescens Gratel.
(PI. III, fig. 11 à 14)
1840. Hélix ra/eseens Gbatbloup, Actes Soc. Llnn. Bordeaux,
XI, p. 162, pl. I., fig. 3.
Grateloup nous a fait savoir que cette espèce lui est « venue abon¬
damment de Madagascar », où elle « habite les forêts ». Elle doit être
assez variable, car l’auteur, qui la compare à « l’Helice de Java », nous
dit : « Elle en diffère essentiellement en ce que le test est beaucoup
plus mince, plus fragile, de forme plus conique, et au lieu de deux bandes
brunes que présente ÏHelix javanica, elle n’en offre quelquefois qu'une
seule, blanchâtre et transparente. Du reste, la coquille est légèrement
ombiliquée, au lieu d’être imperforée. Sa couleur est cornée, roussâtre,
souvent plus foncée en dessous, à partir du dernier tour ; et c’est en ce
point que certains individus sont ornés d’une fascie transparente, fort
étroite tirant sur le blanc. La surface est couverte de stries obliques
d’une extrême finesse, et observées à une forte loupe, elles offrent d’innom¬
brables granulations d’une grande élégance, qui donnent à cette coquille
l’aspect chagriné ».
Tryon (Manual, II. p. 77, pl. 22, fig. 27) n’a pas compris cette espèce,
il a cité sous ce nom une forme très différente et non-malgache.
Fulton (Proc. Mal. Soc., VIII, 1908, p. 43) a fait savoir que le type
était conservé au British Muséum.
Aussi en avons-nous demandé des photographies, que M. Peake a
bien voulu nous procurer et que nous reproduisons.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
27
On aurait pu se demander si la Nanina hooa Odhner n’était pas un
synonyme, mais elle ne présente pas les granulations, la surface chagri-
lïée, de rufescens.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
Kalidos hova Odhner
1919. Nanina (Xesla) hooa Odhnbs, Ark. fijr Zoologie, 12, n® 6, p. 43,
pl. 4, flg. 50-52.
La provenance d'origine est Catsèpe.
Les nombreux échantillons que nous avons de cette espèce, montrent
que sa taille est très variable. Le type de Odhner avait, d’après les
hgures, 25 mm de diamètre. Nous avons un exemplaire de 42 mm, d’au¬
tos de 34, 33, 32, 29, 28, 27, 26 mm. et d’autres plus petits mais non
adultes (nous considérons comme adultes ceux dont le dernier tour se
dilate légèrement en arrivant à l’ouverture).
Les provenances de nos échantillons sont les suivantes : échantillons
rais de Katsepe (Perbier de la Bathie, Wateblot) ; échantillons
rais et subfossiles d’Amparimgidro, récoltés par G. Petit dans une
excavation de 6 m de profondeur ; échantillons subfossiles récoltés
par G. Petit dans les cavernes des environs de Majunga. On voit que
espèce n’est connue que d’un district très limité (carte n® 10).
Kalidos oleatus Ancey
(Pl. III, flg. 15 à 17)
«emipfecfa oleata Ancey, Nautilus, XVI. p. 65.
— — Ane. Robson, J. Llnn. Soc., ZooL, XXXII,
lâl^ P* 39^*
Methvenia — — Robson, Ibid., App«n<fii, p. 386, flg. 1 à 3.
Robson a donné dans son appendice de 1914 des figures et des rensei-
êaements concernant l’anatomie et a conclu à la création d’un genre
nouveau, Methvenia. Comme cette anatomie ne nous parait pas fonda-
rnentalement différente de celles que nous avons examinées pour quelques
rangées par nous dans les Kalidos, genre créé antérieurement à
^ihoenia, nous pensons que ce dernier nom n'a pas à être conservé.
La coquille de cette espèce n’a, à notre connaissance, jamais été
S^réC’ seule l’anatomie l’a été.
Nous n’avons pas d'échantillons en alcool nous permettant d’identi-
er des coquilles en partant de l’anatomie. Mais nous avons des coquilles
que nous supposons venir d’ANCEV : un lot de cinq échantillons parvenu
^yec la collection Denis, comporte un fragment profondément rongé
une étiquette dont l’écriture nous semble bien être celle d’ANCEV et
ou on peut encore lire Hemipl...leata (suivent d’autres lignes, illisibles).
Source : MNHN, Paris
28 E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
La collection Denis était constituée essentiellement par la collection
Messager que M. Denis avait achetée ; Messager avait lui-même
acheté une bonne partie de ses échantillons chez le marchand Geret,
en particulier beaucoup d’échantillons d’ANCEV, car Geret possédait
une grande partie de la collection Ancey.
Ce lot ne contient en tous cas pas le type d’ANCEv (de 37 mm de
diamètre) car les deux plus grands des échantillons qui s'y trouvent
n’ont que 34 mm. Nombre de tours : 4,8 et 4,75.
Nous figurons un de ceux-ci (pl. III, fig. 15 à 17).
Variations.
Les caractères de ces échantillons concordent bien avec ceux qu’AN-
CEY a décrits, à part les deux légères restrictions suivantes :
Le dernier tour de l’échantillon que nous figurons est de profil régu¬
lièrement arrondi et non « vix rolundato-angulatus *, mais cette dernière
expression s'applique à d’autres échantillons de ce lot.
Si nous prenons maintenant en considération, en plus de ces échan¬
tillons d'auteur, les autres échantillons des collections du Muséum que
nous rapportons à cette espèce, nous constatons les variations suivantes.
Ancey a décrit sur la base des stries spirales ondulées et très serrées.
Il en est ainsi chez certains de nos échantillons mais chez d’autres elles
ne sont ni ondulées ni serrées, et elles font môme entièrement défaut
chez l’un d’eux ; celui-ci a ses stries de croissance constituées de très
petits nodules proches les uns des autres ; chez un autre, où les deux
systèmes de stries existent, leurs intersections forment autant de fines
granulations dont l’ensemble constitue un réseau régulièrement disposé
(distinct par conséquent de la disposition irrégulariter granulala qu’ANCEY
a décrite pour le dessus des tours).
Le dessus des tours présente une certaine variabilité dans leur bom¬
bement. Enfin l’enroulement peut être plus ou moins serré.
Distribution.
Ancey a donné pour provenance : Antsianaka Country. Nous n’avons
pas été en mesure de localiser ce nom.
Deux de nos exemplaires ont été récoltés par M. Decary (1941) à
Zahamena (Réserve n® 3). Un autre par M. J. Millot (1948) dans la
forêt Tsaratanana au-dessus de Vohémar. Un autre encore par M. J. Mil¬
lot sur le mont Tsaratanana à 1 800 m d’altitude.
D’autre part, parmi les matériaux que nous avons déterminés pour
le British Muséum, se trouvaient deux exemplaires récoltés par M. Per-
RiER DE LA Bathie dans des bois entre Fenerive et Antalaha.
Nous portons ces quelques localités sur la carte n" 10. Elles se trouvent
toutes dans la moitié nord du versant oriental.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
29
Kalidos profugus Ancey
(PI. IV, fig. 1 à 3)
1902. Hemiplecta profuga
Ancev, Nautllus, XIV, p. 66.
Cette espèce de « Àntankaratra, Nord-Madagascar » (nous n’avons pu
situer exactement cette provenance) n’a pas été figurée. Ancey la dit
• allied to H. oleata » mais plus petite (22 mm), plus déprimée (18,5 mm),
U une coloration plus claire (luieo-cornea), et d’une sculpture plus obso¬
lète. De son texte il résulte aussi que, alors que oleata est à peine subca-
réné, profuga est caréné ou subcaréné.
Nous avons vu, de la collection de Bruxelles, un exemplaire étiqueté
“Hemiplecta profuga Ancey var. Prov. Farafangana Madagascar (coll.
Messager) Gérét ex colt. Ancey 28.VI.08 ». Il a 25 X 15 mm. Il est jaune
res clair, virant presque au blanc en approchant de l’ombilic. Il a une
«roite ligne brune équatoriale non-surmontée d’une bande blanche.
iJmbilic étroit. Le dessus des tours est, comme l’avait mentionné l’auteur,
subpanuleux (les petits nodules sont alignés sur les lignes de croissance).
Le Muséum possède un échantillon tout à fait conforme au précédent,
mais de 21 mm seulement, coll. Denis, « Hemiplecta profuga Ancey
egion côtière entre Tamatave et Sainte-Marie ». La sculpture est la
même.
Nous en donnons une figure (pl. IV, fig. 1 à 3).
Le Muséum possède aussi quatre échantillons de Goudot, «Mada¬
gascar », particulièrement pâles. Diamètre du plus grand 24 mm, du
P as petit 21 mm. Deux sont subgranuleux sur les stries de croissance,
'es deux autres non.
Enfin, dans le matériel que nous avons déterminé pour le British
. se trouve (sans provenance plus précise que Madagascar) un
échantillon de 26 mm. C’est le plus grand que nous connaissions.
Ancey ayant décrit son espèce du nord de l’île ; un de nos échantillons
énant de la région côtière entre Tamatave et Sainte-Marie, et l’échantil-
rni de Bruxelles venant de la province de Farafangana qui est au sud,
voit que cette espèce a une très large distribution dans l’île.
Kalidos anobrachis Dohrn
1886' anobrachis Dohrn, Jahrb. D. Maïak. Ges., p. 372.
■ ~~ anobraehgs Dohm Tryon, Manual, II, p. 35.
espèce n’a pas été figurée ; c’est en vain que le type en a été
. sur notre demande, au Musée de Berlin où sont d’autres
fn décrits dans l’article de Dohrn. Tryon la place dans les
rmes insuffisamment connues.
h "'■te espèce est franchement carénée, la carène est en position très
*ire de sorte que le sommet est fort peu élevé tandis que la base est
Source : MNHN, Paris
30
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDüUCHA ET F. SALVAT
très bombée. Le type avait 34 mm de diamètre et 17 mm de haut, l’ou¬
verture avait 20 mm de large.
Dohrn a supposé que son espèce était de la côte sud-ouest du fait
qu'elle était dans un lot comprenant aussi Hélix larajanga et d’autres
espèces de cette région.
Kalidos propeanobrachis Fischcr-Piette et Bedotirha n. sp.
(PI. IV. fig. 4 à 7)
Description du type.
Diamètre 27 mm, hauteur 15 mm. Ouverture de 13,5 mm sur 11 mm.
Cinq tours, à croissance assez rapide, assez plats au-dessus, ba.se beaucoup
plus bombée. Carène trè.s marquée jusqu’à la moitié du dernier tour, puis
diminuant, presque effacée en arrivant à l’ouverture. Ombilic étroit
(0,5 mm). Stries de croissance visibles à l’œil nu, fines et peu profondes.
A la loupe on observe en plus des stries spirales très fines et serrées,
donnant à la coquille un aspect finement granulé, observable sur la
base comme sur le dessus. Le test est opaque, non-luisant, de couleur
paille, avec une étroite ligne brune périphérique qui apparaît vers le
milieu du dernier tour, et qui a sa frontière supérieure très nette, coïnci¬
dant avec la carène puis avec le prolongement de la ligne carénale, tandis
que sa délimitation vers le bas est constituée par un dégradé.
Cet échantillon a été récolté par M. Perrier de la Bathie en 1909
dans le massif du Manongarivo (Sambirano), sur le gneiss vers 1 000 m
d’altitude (fig. 10). Cette récolte comportait un second exemplaire,
presque identique, de 26,5 mm.
Il est possible que nos échantillons soient, en fait, des K. anobrachis,
mais nous n’en avons pas la certitude. Dohrn a comparé son espèce à
Hélix Iroglodyles Mor., or nos échantillons ne pourraient en aucune façon
suggérer une telle comparaison ; mais nous n’avons en collection, que
des exemplaires normaux de H. Iroglodgles, or Dohrn comparait son
spécimen aux échantillons aplatis de cette espèce, c’est pourquoi nous
sommes dans l’incertitude. Nous préférons donc donner un nom distinct,
d’autant plus que Dohrn a décrit l’ouverture de son espèce comme
étant « angulato-lunaris >, ce qui ne s’applique pas à la nôtre ; ce qui
semble en rapport avec le fait que chez propeanobrachys la longueur
de l’ouverture est exactement la moitié du diamètre maximum de la
coquille, tandis que chez anobrachijs elle est de 59 pour cent.
De plus signalons (sans attacher d’importance réelle à ce caractère)
que chez anobrachys la ligne brune commence par suivre la suture avant
de devenir périphérique au dernier tour, tandis que chez nos deux exem¬
plaires de propeanobrachys elle ne se révèle pas le long de la suture et
n’apparaît que, soit dans la dernière moitié du dernier tour (chez le type),
soit dans le dernier quart.
Les provenances des deux formes, sont fort éloignées, mais cela n’a
peut-être pas de signification puisque divers Kalidos sont répandus d’un
bout à l’autre de l’ÎIe.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
31
Kalidos Cleamesi SmiLh
1882.
1885.
1889.
Hélix (Nanina ?) cleamesi
Hanina (Hemiplecia) Clea-
Smith
— Cleamesi
1901. _
Smith
1910. Xesta
1911. Kcdidos
1929. Xesta
(Xestina) cleantesi
cleamesi Smith
Smith, Proc. Zool. Soc., p. 379, pl. 21,
flg. 8, 9.
Tbyon, Manual, II, p. 45, pl. 28, flg. 4, 5.
Chossb et Fisher i/i Grandidier, Hist.
Nat. Madag., pl. 16. flg. 1, la.
KoBELT, Conch. Cab., éd. II, 12, V, p. 1002,
pi. 259, flg. 10, 11.
KoBBLT, Ven. Ati. Binnenc., p. 88.
GuDE, Proc. Malac. Soc. Lond., IX, p. 273.
Haas, Zool. Jahrb., 57, p. 407.
La provenance du type est Ankafana, Betsileo. L’exemplaire récolté
par VoELTZKOw et étudié par Haas vient de « Sahana, O. Madagaskar *.
Il se signale par un diamètre de 32 mm, alors que celui de Smith avait
seulement 26 mm.
Le Muséum ne possède pas cette espèce. Le British Muséum nous a
communiqué un échantillon de la coll. Forsyth-Major, récolté en forêt
à Ambohimitombo, très semblable à la description si ce n’est que la
surface est granuleuse, non seulement sur le dessus des tours, mais
aussi sur la base. L’espèce est donc variable à ce point de vue.
Notre carte n® 10 situe deux des trois localités citées. Nous n’avons
pas trouvé de Sahana qui soit dans l'ouest de l’île.
Kalidos Balstoni Angas
1877. Hélix balstoni
{HaninaJ Balstoni
1882. Nanina Balstoni Angas
1890. Hemiplecia formosa
Anoas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 528,
pl. 54, flg. 5.
Smith, Proc. Zool. Soc., p. 379.
Dohrn, Jahrb. D. Malak. Gcs., IX,
p. 376.
Ancey, Bull. Soc. Malac. Fr., Vil, p. 343
(sons ligure).
Nous plaçons sans hésiter l'espèce d’ Ancey dans la synonymie de
celle d'ANGAs. En effet, le type à’H. formosa, qui se trouve au Musée de
Bruxelles, nous a été aimablement communiqué par M. W. Adam et
nous n’avons pu trouver aucun caractère différentiel.
Variations.
L’espèce paraît assez variable dans son degré d’élévation. Deux de
échantillons de Mamalantely ont, l’un 34 sur 21 mm, l’autre 36
sur 19. Ce dernier est le plus grand connu.
Ainsi que l’avait déjà mentionné Ancey, certains échantillons peuvent
re dépourvus d’ombilic.
Source : MNHN, Paris
32
E. FISCIIER-HIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Distribution (fig. 10).
L’exemplaire (I’Angas peut être supposé venir d’Ekongo puisque
l’auteur a écrit eu tête de son article, que la collection qu’il faisait connaî¬
tre provenait d'Ekongo ; mais, alors que pour chacune des autres espèces
traitées le texte précise ensuite Ekongo, pour //. balsloni celte indication
est remplacée par ; « liab. Interior of Madagascar ».
Smith est le premier qui ait cité une provenance sûre : « forest 36 miles
east of Antananarivo ».
A.vgas a eu son H. formosa, également d’Antananarivo.
Les matériaux du Muséum permettent d’ajouter les provenances
suivantes, du nord au sud : forêt nord d’Ano.sibe, M. Paulian ; Man-
draka, sur arbustes, J. Millot 1946; forêt col d’Ivohibe, par battage
d’arbustes, J. Millot 1950 ; pic d’Ivohibe, à 2 100 m d’altitude, J. Mil¬
lot 1950 ; Farafangana, M. Decary 1926 ; Mamatanteiy près Fort-
Dauphin, J. Millot 1948.
On voit qu’il s’agit d’une espèce du centre et du sud-est de l’île.
Anatomie (fig. 11).
Appareil génital. — Le canal hermaphrodite est court, large et très
contourné : la glande de l’albumine est large, à « facettes » ; l’oviducte,
long, plissé, forme avec le spcrmiducle une courbe régulière ; le vagin
est très court et peu large ; le réceptacle séminal a l’aspect d’un gros
sac réniforme, il est continué par un canal séminal étroit, bru.squement
élargi près du vestibule génital : le spermiducte finement granuleux,
assez large, est prolongé par le canal déférent ; le pénis, long, renflé, est
prolongé sans distinction nette par l’epiphallus sur lequel s’insère un
long muscle rétracteur : le flagellum est très long.
Radula. — Formule ; 56 - U - 1 - 11 - 56 soit 135 dents.
Les dents centrale et latérales sont unicuspides ; les marginales sont
bicuspides mais la deuxième cuspide, petite, n’est visible que selon la
position des dents qui ont la forme de crochets ; la cuspide est cependant
plus nette sur les marginales extérieures qui sont très petites et n’ont
plus la forme de crochet.
La transition entre les dents latérales et les dents marginales n’est
pas très nette.
La dent centrale mesure 50 microns de sa base au sommet de la
cuspide.
Mâchoire. — Longue de 2,2 mm, elle est brune, cornée, arquée, avec
des stries longitudinales sur la face convexe et des stries transversales,
obliques, du côté concave. Une faible projection médiane arrondie. La
surface d’insertion est régulière et peu profonde.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
33
22 30 37-38 40 44 50 55 60 67
du Muséum. — Zoolooib, t. XL.
Source ; MNHN, Paris
34
FISCHER-PIETTE, J. BEDOÜCHA ET F. SALVAT
Kalidos eos Dohrn
1882. Nanina eos Dohrn, Jahrb. D. Malak. Ges., p. 373
Espèce non figurée. Le type, qui devrait être au Musée de Berlin, n’y a
pas été retrouvé. U nous est donc très difficile de savoir de quoi il s'agit.
Provenance : intérieur de l’île, mais sans plus de précision.
Dohrn a commenté sa description en disant qu’il aurait été incliné
à identifier cette espèce à Balstoni si cette dernière n’était imperforée
au lieu d’être perforée, qu'eos s’en écarte aussi pour la sculpture de la
base : et que la sculpture du dessus est bien plus saillante que chez les
diverses autres espèces malgaches dont Dohrn s’est occupé dans son
travail.
En l'absence du type nous ne pouvons prendre de décision définitive
mais nous supposons cependant que eos ne peut être séparé de Balstoni.
En elîet, la présence ou l’absence de la perforation ombilicale n’est
pas un caractère absolu. Dans la description de son UemipUcta jormosa
qui est un synonyme de Balstoni, Ancey fait remarquer que certains
échantillons peuvent être dépourvus d’ombilic. Nous faisons la même
constatation pour les specimens de Balstoni de la collection du Muséum.
Y a-t-il vraiment une différence dans la sculpture de la base ? Dohrn
nous dit que la base de eos est striée obliquement et spiralement. Or
Angas nous avait fait savoir que Balstoni était sculpté « ail over » (donc
ceci s’applique aussi à la base) de lignes très fines et .serrées « that cross
each other obliquely both ways ».
Quant au caractère plus ou moins saillant de la sculpture du dessus
des tours, il présente, d’un individu à un autre de Balstoni, d'assez fortes
variations.
Kalidos montis Fischer-Pietle et Bedoucha n. sp.
(PI. IV, fig. 8 à 10)
Description du type récolté par M. Paulian dans le mont Tsaratanana
à 1 500 m d’altitude (voir carte n® 12).
Diamètre 27 mm, hauteur 16,5 mm. Largeur de l’ouverture 15 mm,
hauteur 13 mm. Spire peu saillante, base très renflée. Cinq tours à crois¬
sance assez rapide. Une carène, située très au-dessus de la périphérie,
est bien marquée dans le début du dernier tour mais s'atténue vers la
fin, jusqu’à s’effacer à peu près complètement à l’ouverture. Ombilic
très médiocre, partiellement caché par une excroissance columeliaire.
Le test est très mince et très fragile, très translucide (de sorte que l’ani¬
mal desséché, qui est noir, laisse voir sa teinte et que les premiers tours
paraissent noirs de ce fait), mais peu luisant. Sa teinte est beige clair,
avec une étroite bande un peu plus claire formant la bordure supérieure
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TEHBESTRES DE MADAGASCAR
35
de la carène et une autre étroite bande, un peu plus foncée au contraire,
formant la bordure inférieure de la carène. Stries de croissance visibles
à l’œil nu, obliques, irrégulières, très peu saillantes ; sous la loupe se
voient en outre des stries spirales, et les intersections entre ces deux sys¬
tèmes détermine un réseau de fins granules. La granulation est moins
visible sur la base que sur le dessus.
Variations.
La même récolte contient un second exemplaire, plus jeune (abîmé),
d un beige-crème, chez lequel la bande claire est franchement carénale
et la bande foncée par conséquent rejetée un peu plus bas.
Rapports et différences.
Cette espèce est proche de K. balstoni dont elle diffère par sa carène
beaucoup moins franche et située en position bien plus élevée, par le
test plus transparent et plus fragile, par son ouverture plus grande, et
par le système différent de sculpture, formant une granulation régulière
au lieu de croisillons obliques.
Source : MNHN, Paris
30
E. KISCHKH-HIETTE, J. ÜEOOUCH.V ET P. 5ALVAT
KaJidos eucharis Deshayes
1851. Hélix Eucharis
Deshayes in l'ÉnussAC, HIst. Nat., I,
p. 363, pl. 64 A. ng. 7, 8.
1882. Nanina
Desh.
Dohrn, Jahrb. D. Maïak. Ges., p. 373.
Teyon, Manual, II, p. 130, pl, 43, flg.
1886. Nanina (Oxyles) Eucharis
Desh.
1910. Xesla
1911. Amphiblema
Desh.
KoBEi.T, Verz. Afr. Blnnenc., p. 88.
Gude, Froc. Malac. Soc. Loncl., IX, p. 273.
Il n’esL pas facile de savoir ce qu'est Vllelix Eucharis de Deshayes.
Le type ne se trouve pas dans la collection F'krussac conservée au
Muséum. Deshayes ne connaissait pas son habitat. Reeve (1854, Hélix,
pl. 177, flg. 1 298) lui a assimile une forme des îles Salomon qui de toute
évidence est toute autre chose. Dohrn, Tryon, Kobelt, la croyaient
malgache mais uniquement (pensons-nous) parce qu'ils déclaraient que
VHelix feneriffensis Ad. et Ang., décrit de Madagascar, en était synonyme
(ce qui n’est pas notre avis). Gude la dit de Madagascar sans citer celle
synonymie, mais peut-être n'a-t-il fait que suivre les auteurs précédents.
Nous avons deux exemplaires qui correspondent très bien aux figures
et à la description de Deshayes et qui ont été récoltés à Madagascar
dans les bois du Sambirano (voir carte n® 12) par M. Perrier de la
Bathie. Ils ont 24 et 19 mm. Ce naturaliste avait remis en outre un
exemplaire du même lot au Brilish Muséum (18 mm) que nous avons
examiné. Nous avons étiqueté ces trois exemplaires sous le nom eucharis,
mais sous réserve de comparaison avec le type.
Tryon avait inclus celte espèce dans la section Oxyles, créée par
Pfeiffer pour Nanina oxyles Bensoii, espèce de l’Inde. Gude l’en a
séparée (en raison de l’habitat, peut-on supposer) en créant pour II. encha-
ris le nom Amphiblema. A la ligne suivante Gude crée un autre nom
de genre pour d’autres Zonitidae malgaches, le nom Ealidos. La seule
différence importante entre ces deux genres, est que Amphiblema est
" trochoid * tandis que Kalidos est « depressed, conoid ».
Connaissant maintenant plus d’espèces que n’en connaissait Gude,
nous devons constater qu’il est très difficile de placer une frontière entre
les espèces déprimées-conoides et les espèces trochiformes. A notre avis,
dans l'étal actuel de nos connaissances, il est superflu d’avoir deux noms.
Puisque nous n’en choisissons qu’un, ce devrait être, pour raison de
priorité, Amphiblema.
Mais nous venons de dire que le type du genre Amphiblema, .4. eucha¬
ris, est une espèce incertaine. Tandis que le genre Kalidos est incontes¬
tablement malgache. Pour cette raison nous jugeons plus sage d'employer
ce dernier.
Tout cela n’a d’ailleurs à nos yeux qu’un intérêt épisodique, car, nous
l’avons déjà dit, les étiquetages génériques ou sub-génériques faits dans
le présent travail, seront certainement bouleversés lorsqu’on connaîtra
l’anatomie d’un plus grand nombre d’espèces.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
37
Kalidos feneriffensis Adams
1876. Hetix feneriflensis
1889. Nanina Feneri/fensis
lOM. Eupleda (?) feneril/ensis
H. Adams, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 4S9,
pl. 47, flg. 8.
Crosse et Pischbr in Crandidibr, Hlst.
Nat. Mad., MolJ., pl. 19, flg. 3, 3a.
Ancey, Nautilus, XVI, p. 64.
Bien que cette espèce ait été mise par divers auteurs, en particulier
Iryon (1886, p. 130, pl. 44, fig. 65), dans la synonymie de H. eucharis
Desh., elle en est distincte à notre avis, car la surface de II. eucharis
granuleuse tandis que celle-ci présente des stries croisées.
Nous en avons un exemplaire, de 30 mm, récolté par M. Perrier de
i-A Bathie dans des bois sur gneiss à Maroantsetra située, comme la
ocalité-type (Fenerife), dans le nord-est de l'île ; et deux individus
jeunes sans provenance.
Pour la distribution voir notre carte n° 10.
Kalidos oxyacme Ancey
1998. Euplecta oxyacme Ancey, Nautilus, XVI, p. 64.
Ancey n'a pas figuré cette espèce, décrite de « Antankaratra Coun-
ly*. Il l’a rapprochée de Hélix feneriflensis Angas. (Angas est évidem¬
ment un lapsus pour Adams].
Kalidos (?) tulearensis Fischer-Piette et F. Salval n. sp.
(Pl. IV, fig. 11 à 13)
. ^^Pèce fondée sur un exemplaire unique, récolté par M. G. Petit en
^ans les ravins d'Ianzamaly, province de Tuléar (voir carte n» 12).
Diamètre 10 mm, hauteur 4,5 mm. L’ouverture (abîmée) est large
6 5 mm et haute de 3 mm environ.
Une carène très franche sépare le dessus du dessous, qui sont aussi
|i9inbés l’un que l’autre.
Six tours 2/3, à croissance très lente. Vers la fin du dernier tour la
n ure quitte la carène en s'abaissant légèrement. Ombilic bien perforé
mais étroit (0,3 mm).
la K *^®**^’ fragile, translucide, est mat sur le dessus, luisant sur
a base, jaunâtre très clair ; sur le dernier tour la carène constitue un
“1 blanc.
Pas de sculpture spirale, uniquement des lignes de croissance, qui
Source : MNHN, Paris
38
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
sur le dessus sont régulières et assez visibles parce que fort saillantes,
tandis que sur la base il n’y a que des stries irrégulières et très fines.
Rapports et différences.
Cette espèce est très particulière par son grand aplatissement inté¬
ressant aussi bien le dessous que le dessus et qui la distingue complète¬
ment des espèces précédentes, et par son caractère perforé et son enrou¬
lement très serré qui la distinguent complètement des espèces suivantes.
Elle ressemble à Nanina easUakeana Moll., de Chine, mais est beaucoup
plus petite pour un même nombre de tours, et nettement plus aplatie,
en particulier pour ce qui concerne la hauteur de l’ouverture. Il n’est pas
impossible qu’elle appartienne aux Trochonanina plutôt qu'aux Kalidos.
Kalidos tsaratananensis Pischer-Piette et P. Salval n. sp.
(PI. V, fig. 1 à 3)
Description du type, récolté par M. J. Millot en 1949 sur le mont
Tsaratanana à 1 500 m d'altitude (voir carte n® 12).
Diamètre maximum 12,5 mm ; hauteur 6,5 mm ; ouverture ayant
7 mm de large et 5 mm de haut. Coquille très légère. Trois tours et demi,
à croissance très rapide, séparés par une suture peu enfoncée. La spire
forme un cône peu élevé, séparé de la base, qui est plus importante et
un peu convexe, par une carène bien individualisée et le restant jusqu'au
bord de l’ouverture. Le test, translucide, presque transparent, brillant,
fragile, est blanchâtre sur le premier tour et d’un jaune-paille très pâle
ensuite. Sur le dessus du dernier tour, une ligne périphérique un peu
plus foncée souligne la légère et étroite dépression de la bordure de la
carène. Pas d'ombilic. La sculpture, très atténuée, est faite de stries
spirales ftnes et régulières, et de stries de croissance qui sont plus marquées
sur le dessus des tours que sur la base.
Variations.
La récolte dont faisait partie le type, comprenait deux autres échan¬
tillons ayant également 3 tours 1/2 et mesurant, l'un 16 mm sur 6, l’autre
11,5 mm sur 3. Ce dernier présente sur la base, à 1 mm de la carène,
une fine ligne spirale très blanche.
Trois autres échantillons, récoltés également par M. Millot sur le
mont Tsaratanana, mais à 1 700 m, ont : 13 mm sur 6 avec 3 tours 3/4 :
12 mm sur 7 avec 3 tours 3/4 ; 12 mm sur 7 avec 3 tours 1/2.
Une autre récolte de M. Millot sur le mont Tsaratanana, à 1 800 ni,
contient quatre échantillons ayant : 12 mm sur 6 avec 3 tours 1/2 ;
12 mm sur 6 avec 3 tours 1/2 ; 12 mm sur 6 avec 3 tours 1/2 ; 11 mm sur
6 avec 3 tours 1/3.
Enfin M. Paulian a rapporté, toujours du mont Tsaratanana, à
1 600 m d’altitude, un jeune de 4,5 mm.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR 39
Rapports et différences.
Cette espèce se distingue des précédentes par la disproportion entre
® spire, peu proéminente, et la base, très enflée, ce qui fait que la carène
est en situation très haute. Elle se distingue de toutes ses voisines, par
accroissement très rapide de ses tours, compensé par un nombre moin-
re de tours : 3 1/2 en général, au lieu de 4 à 6. En raison de ce faible
ombre des tours on pourrait penser que nous n'avons eu que des échan-
illoiis n’ayant pas terminé leur croissance, mais le fait que nous avons
IX échantillons avec le môme nombre de tours (3 tours 1/3 à 3 tours 3/4)
incite à croire qu’ils sont adultes.
Kalidos MiJioti Fischer-Piette et F. Salvat n. sp.
(PI. V. fig. 4 à 6)
^EscHtpxtoN DU TYPE, récolté par M. J. Millot sur le mont Tsaratanana,
à 1 800 m d’altitude (voir carte u° 12).
üiamètre maximum 16 mm; hauteur 9 mm; ouverture ayant 8 mm
e large et 5 mm de haut ; coquille relativement lourde. Cinq tours, à
roulement assez serré pour les trois premiers et moins serré ensuite,
séparés par une suture peu enfoncée. Le dessus forme un cône peu élevé,
®paré de la base, qui est plus importante et plus convexe, par une carène
anche qui ne s’atténue que très peu aux abords de l’ouverture. Le
est, qui présente une certaine épaisseur, est légèrement translucide,
aspect soyeux sur le dessus, plus brillant sur la base parce que plus
J R est d’un brun très clair (corné) sur le dessus, plus jaunâtre sur
fl H mélange un peu de rosâtre aux abords de l’ouverture. Le
ae la carène constitue une ligne d’un jaune beaucoup plus clair,
nlraste qui s'atténue toutefois beaucoup dans le dernier tiers du der-
er tour. Ombilic très réduit, punctiforme. La sculpture est constituée
® stries de croissance et de stries spirales. Sur le dessus les unes et les
J* sont visibles à l'œil nu, les stries de croissance sont plus serrées,
P us régulières, mais moins marquées, que les stries spirales, qui les
et • sur la fin du dernier tour, l’ensemble paraît s’unifier
donne un peu l’efTet d'une granulation aplatie. Sur la base, seules les
croissance sont visibles à l’œil nu ; elles sont moins régulières
. atténuées que sur le dessus ; la loupe montre des stries spirales
® fines, très serrées, en petits zigzags.
^ari.^xions.
■ même récolte contenait cinq autres exemplaires, plus ou moins
çjg autres exemplaires, provenant tous du mont Tsaratanana,
à 2 000 m, sont dus à d’autres récoltes de M. Millot et de
vat' présentent une certaine variabilité dans le degré d’élé-
tvn*°/ fi® la spire, qui peut être un peu plus proéminente que chez le
jpc (ex. ; 16 mm sur 10), ou au contraire nettement moindre : un jeune
Source : MNHN, Paris
40
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
est presque planorbe. Chez certains jeunes, l’ombilic n’est pas ouvert.
Chez un exemplaire {celui qui a 16 mm sur 10), le premier tour est de
teinte foncée, violet-brun.
Rapports et différences.
Proche de K. fsaralananensis par sa carène et par ses proportions,
cette espèce s’en distingue par son enroulement beaucoup plus serré.
Kalidos thalia Dohrn
(PI. V, fig. 7, 8)
1S82. Ncmina Thalia Dobrn, Jahrb. D. Malak. Ges., p. 374.
Dohrn n’avait pas figuré cette espèce ; mais M. Jaeckel a bien
voulu nous faire faire à notre intention des photographies du type qui
est conservé au Musée de Berlin, et nous les reproduisons.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
Kalidos dautzenbergianus Ancey
(PI. V. fig. 9 à 11)
1902. Ileliearlon (?) Daulzenber-
glanum Ancey, NautUus, XVI, p. 64.
Cette espèce n’avait pas été figurée. M. W. Adam nous a communiqué
le type conservé au Musée de Bruxelles avec l’étiquette suivante : « Macro-
chlamys Dautzenbergiana Ancey, type. Cap d’Ambre, N. de Madagascar,
Géret ex Coll. Ancey ». Cet exemplaire correspond en tous points à la
description d’ANCEV et en donnons des photographies, qui sont dues
également à M. Adam.
La localité d’origine est portée sur notre carte no 12.
Kalidos ancesrianus Fischer-Pietle et F. Salvat n. sp.
(PI. VI, fig. 1 à 4)
Espèce fondée sur un exemplaire unique, récolté par M. Paulian
en 1948 sur la montagne d’Ambre (carte n® 12).
Diamètre maximum 18 mm ; hauteur 13,5 mm ; l'ouverture a 10 mm
sur 8 ; cinq tours, à enroulement assez serré pour les trois premiers et
moins serré ensuite, séparés par une suture à peine enfoncée. Le dessus
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR 41
assez élevé. Une carène mousse, qui dans la dernière
moitié du dernier tour s’atténue rapidement, et disparait en arrivant à
I ouverture. Le test, sur le dessus, est mal et brun clair, sur le dessous
II est brillant et brun-jaune. Sur le dessus se voit, sur le dernier tour
seulement, une étroite bande foncée dont la base louche presque la carène
couleur est brun-lilas, sa largeur est de 0,3 mm au début du tour et
0.7 mm à l’ouverture. L’ombilic est très étroit et presque caché par un
ropli blanchâtre formé par la columelle. La sculpture n’est constituée,
pour l’œil nu, que de stries de croissance, très fines et régulières dans les
premiers tours, bien marquées et irrégulières sur le dernier. La loupe
montre des stries spirales fines et régulières.
Rapports et différences.
Cette forme n'est peut-être qu'une variété de K. daulzenbergianus,
Ont elle ne diffère que par une élévation plus grande, une moindre
ransparence, une teinte plus foncée, des plis de croissance moins grossiers
perforation ombilicale. Les provenances des deux formes sont
d ailleurs peu éloignées.
Kalidos prominens Fischer-Piette et F. Salvat n. sp.
(PI. VI, fig. 5 à 7)
/ fondée sur un spécimen unique, étiqueté de Madagascar
(Coll, du Muséum).
pmmètre maximum 19 mm; hauteur 12,5 mm; ouverture ayant
L5 mm de large sur 9,5 mm de haut. Quatre tours et demi, à croissance
'■^pide. Le dessus forme un cône bien proéminent, presque pointu, à
genératrice presque rectiligne (les sutures ne perturbent presque pas
tte rectitude), séparé du dessous par une carène bien individualisée et
9111 ne s’atténue aucunement en arrivant à l'ouverture. Le test, assez
J'Sgile, est luisant, translucide, d’un beige grisâtre très clair avec sur le.
cssiis une large bande brun clair à reflets dorés, qui apparaît dès le
sixième tour où elle n'est qu’une ligne étroite accolée à la suture et
9ui s’élargit ensuite tout en se .séparant de la suture et donc de la carène
le dernier tour. En arrivant à l’ouverture sa largeur est de 3,5 mm
® ‘I y a 0,8 mm entre son bord inférieur el la carène. Pas d’ombilic.
■ nés de croLssance bien visibles à l’ceil nu, assez irrégulières, plus fines
plus serrées sur la base que sur le dessus. Celles du dessus se marquent
peu plus en arrivant à la carène qui de ce fait est finement crénelée
(presque virtuellement). Les stries .spirales, visibles seulement à la loupe,
sent elle.s aussi encore plus fines sur la base que sur le dessus et elles y
sent un peu onduleuses.
Rapports et différences.
Proche de la précédente, cette espèce s'en distingue par la rectitude
profil de la spire, par le caractère plus tranchant de la carène, par
Source : MNHN, Paris
42
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDÜUCHA ET F. SALVAT
l'absence d’ombilic, par la largeur de la bande brune, et surtout par la
croissance beaucoup plus rapide des tours.
Kalîdos hestia Dohrn
(PI. VI, fig, 8, 9)
1882. Nanina Htstia Dohhn, Jahrb. D. Malak. Ges., IX, p. 375.
1886. Nanina hestia üorhn Tryon, Manual, II, p. 35.
Dohrn avait décrit de Madagascar (sans précision de localité) celle
e.spèce qu’il n’avait pas figurée et que Tryon a donc placée dans une
liste d'espèces insulfisamment connues.
Mais le type est au Musée de Berlin et M. Jaeckel a eu l'obligeance
de nous en faire parvenir des photographies que nous reproduisons.
Grâce à ce fait nous avons pu identifier à N. heslia six exemplaires
des collections du Muséum. Deux d’entre eux, de 12 et 11 mm de diamè¬
tre, proviennent de M. Grandidieh et n'ont pas de provenance précise.
Trois autres, de 10, 10 et 8 mm de diamètre, ont été récoltés dans la forêt
de Tampolo (Fenerive) par battage d’arbustes, par M. J. Millot. Enfin,
un jeune de 8,5 mm, a été récolté en 1947 par M. Millot à .\hitsitondrona,
dans les bois, à 700 ni d’altitude. Cette localité est proche de Maroantsetra
situé sur la baie d’Antongyl.
Cette espèce est d’une très grande fragilité.
Pour les provenances voir notre carte n“ 12.
KaJidos elevatus Fischer-Piette et F. Salvat n. sp.
(PI. VI, fig. 10)
Description du type, récolté par M. J. Millot sur le mont Tsaratanana
à 2 000 m d’altitude.
Diamètre maximum II mm ; hauteur 10 mm ; ouverture ayant 6 mm
de large sur 5 mm de haut. La spire forme un cône élevé à nucléus proémi¬
nent, séparé de la base par une carène dont le fil saillant reste bien indi¬
vidualisé jusqu’à l’ouverture elle-même. Base assez bombée. Six tours
et demi, à croissance lente. L’ombilic, du diamètre d’un cheveu, est
pratiquement recouvert par une légère expansion du labre. Test peu
transparent. La teinte, jaune clair au début de l’enroulement, fait rapi¬
dement place à un marron clair, mat sur le dessus (en raison de la sculp¬
ture), luisant sur la base. La petite expansion de la columelle qui cache
l’ombilic, est jaune clair. Le dessus porte des costules spirales nom¬
breuses bien visibles à l’œil nu, jointives, certaines fort saillantes et
d’autres moins élevées ou très peu élevées. Sur la ba.se se croisent des
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR 43
stries spirales fines et des stries de croissance fines également ; du fait
du croisement, les stries spirales semblent onduleuses.
Variations.
Les douze échantillons que nous possédons ne nous montrent pas
de variations importantes.
Rapports et différences.
Cette espèce est assez proche de K. heslia, mais elle est plus élevée,
plus pointue, bien moins fragile, plus opaque, d’une teinte beaucoup
plus foncée, et la costulalion spirale est beaucoup plus forte.
Distribution (carte n® 12).
En même temps que le type ont été récoltés huit paratypes ; nous
3vons en outre deux échantillons récoltés par M. Paulian à Ambanja
un autre récolté par M. Perbier de la Bathie, marqué de Sambirano.
Il se pourrait fort bien que cette espèce et les deux suivantes aient à
être retirées du genre Kalidos.
Kalidos acutus Fischer-Piette et F. Salvat n. sp.
(Pi. VI, fig. H à 13)
Description du type, récolté par M. J. Millot sur le mont Tsaratanana
à 1 500 m d’altitude (carte n® 12).
Diamètre maximum 10 mm, hauteur 9,5 mm ; ouverture ayant
5 mm de large sur 4 de haut. La spire, formant un cône élevé, et très
puinlue du fait de la petitesse du nucléus, est séparée de la base par
Une carène qui est individualisée au point de constituer une lame tran¬
chante et qui garde cet aspect jusqu'à l’ouverture même. Les pentes du
Cône ont leur profil légèrement concave. Base assez plate. Sept tours
demi, à croissance lente d’abord et de moins en moins lente ensuite.
Ras d’ombilic. Test un peu fragile, mat sur le dessus (du fait de la sculp-
•■ure), luisant sur la base, marron très clair. La sculpture est constituée,
le dessus, par des costuies spirales nombreuses bien visibles à l’œil
Uu, Jointives, certaines plus saillantes que d’autres, et sur la base par
'les stries spirales extrêmement fines et serrées.
Variations.
Un de nos échantillons se distingue des autres par l’existence d’un
“mbilic, très étroit. La teinte est assez variable, elle peut aller d’un
'larron nettement plus foncé que celui du type, à un jaune paille très
'^lair, tirant sur le gris-blanchâtre.
Source : MNHN, Paris
44
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Rapports et différences.
Proche de la précédente, en particulier par la sculpture du dessus
des tours, cette espèce s’en distingue par l’absence de stries de croissance
sur la base, par la pointe plus aiguë de son sommet, par le profil du cône,
concave au lieu d’être convexe, par la carène bien plus individualisée
et plus tranchante, par le nombre de tours plus grands, par l’enroulement
qui se desserre dans les derniers tours.
Distribütio.n.
Tous nos échantillons viennent du mont Tsaratanana : huit (le type
et sept paratypes) récoltés par M. Millot à I 500 m ; un par M. Paulian
à 1 400 m : deux par M. Paulian à 1 600 in ; un par M. Millot à 1 700 m ;
et trois par M. Millot à 1 800 m.
Kalidos culminis Fischcr-Piette et F. Salvat n. sp.
(PI. VI, fig. 14, 15)
Description du type, récolté par M. J. Millot (1949) sur le mont
Tsaratanana à 1 500 m.
Diamètre maximum 7 mm ; hauteur 7 mm ; ouverture ayant 4 mm
de large et 3,5 mm de haut. La spire forme un cône pointu dont le profil
des pentes est exactement rectiligne (sauf les sutures à peine enfoncées).
Ce cône est séparé de la base par une ligne d'angle mais qui ne fait à
peu près pas saillie, et qui reste bien nette jusqu’à l’ouverture. Base
très bombée. Pas d’ombilic. Six tour.s, les premiers à croissance lente,
puis l’enroulement devient moins serré. Le test est fragile, translucide,
d'un jaune paille très clair, un peu brillant (surtout sur la base). La
sculpture, qui est la même sur le dessus et sur la base, est constituée
par des stries de croissance irrégulières, visibles à l’œil nu bien que
fines, et par des stries spirales très fines et très régulières, visibles seule¬
ment sous la loupe.
Variations.
Les quinze échantillons que nous avons de cette espèce, ne montrent
pas de variations importantes.
Rapports et différences.
Proche des deux précédentes, cette espèce s’en distingue par sa base
beaucoup plus renflée (corre.spondant à une ouverture plus isodiamé-
trique), par la rectitude des pentes du cône, par la faiblesse de la carène,
par une fragilité plus grande (à quoi correspond un test plus transpa¬
rent), et par les caractères de sa sculplure.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES
MADAGASCAR
45
Distribution (carte n® 12).
Tous nos exemplaires viennent du mont Tsaratanana : huit (le type
et sept paratypes) ont été récoltés par M. J. Millot à 1 500 m ; deux
échantillons ont été récoltés par M. J. Millot à 2 200 m (d'où le nom
culminis que nous donnons à l’espèce ; le sommet du mont Tsaratanana
ne dépasse cette altitude que de 300 m) ; deux autres à 1 800 m (M. J. Mil-
^pT) : deux à 1 700 m (M. J. Millot) ; enfin, à I 500 m, en plus de la
recolle mentionnée ci-dessu.s, un exemplaire a été récolté par M. Paulian.
Kalidos basalis Dohrn
t882, Nanina basalis Dohrn, Jahrb. D. Malak. Ges., IX, p. 375.
Espèce insuffisamment connue parce que non-figurée. Le type, qui
devrait être au Musée de Berlin, n’y a pas été retrouvé. Nos collections
ne renferment pas d’exemplaire correspondant à la description de
Dohrn. Cette espèce, de petite taille (3x3 mm, avec 5 tours 1/2), est
aussi haute que large, sa carène est aiguë, il y a une sculpture spirale
sur la base mais non sur le dessus. La suture est bien marquée. Pas de
provenance précise.
Sitala Brancsiki Boettger
Sllala brancsiki Boettger, Nachr. D. Malak. Ges., p. 53.
— — Boett. Haas, ZooI. Jahrb., p. 406, pl. 2, flg. 9.
Cette espèce n’est connue que par le type que Boettger a décrit
et que Haas a figuré. Sa provenance est Locoubé (carte n® 12).
Sitala Blomarginata Boettger
1892. Sitala lUomarginata Boetteoer, Nachr. D. Malak. Ges., p. 54.
Espèce non-figurée. Haas (1929, Zool. Jahrb., p. 406) fait savoir
^u il n’a pas retrouvé l’échantillon dans la collection de Boettger ; et
9ue personne à sa connaissance n’a mentionné cette espèce depuis sa
description.
La provenance donnée par le descripteur était Locoubé (Nossi-Bé).
Voir carte n^ 12.
Source : MNHN, Paris
46
FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Sitala g^matica Godwin Auslen
1882. Sitala gromaliea Godwin Austen, Land and fresbwater
Moll, of India, p. 32-33, pl. 10, flg. 5-6.
1886. Nanina (Sitala) promofira
God.-Aust. Tryon, Manual, II, p. 53, pl. 25, flg 11 et 12.
Silala gromaliea Godwin Austen est une espèce décrite de l'Inde
(Munipur Hills et Khasi Hills); nous avons dans nus collections de
Madagascar, trois échantillons récoltes par M, J. Millot ; deux provien¬
nent de Manjakatompo et un de Mandraka (voir carte n° 12) ; ils mesurent
respectivement 3 mm de diamètre x 2,8 mm de hauteur pour
5 tours 1/3 ; 2 mm x 1,8 mm pour 4 tours 1/2 ; et 2,3 mm x 2,1 mm pour
5 tours.
Sitala (?) gaudens Fischer-Piette et F. .Salvat n. sp.
(Pl. VI, flg. 16)
Description du type, récolté par M. J. Millot en 1946 dans la forêt
de Manjakatompo où l'espèce vit sur des arbustes.
Diamètre 7 mm, hauteur 7 mm. Ouverture ayant 4 mm de large et
3 mm de haut. Test fragile, translucide, lui.sant, jaune-corné. Profil
assez régulièrement conique. Cinq tours 3/4 à croissance lente, légèrement
bombés, séparés par une suture simple, le dernier légèrement caréné ;
la carène s’atténue en arrivant à l’ouverture. Pas d'ombilic. Sur le dessus
des tours un quadrillage léger, visible au microscope, est dû au croisement
de stries spirales et de stries de croissance un peu plus fortes. Sur la base
la sculpture est plus atténuée et les stries spirales se montrent onduleuses.
Variations.
La récolte d’où provient le type contenait huit autres échantillons
ayant de 6 tours à 5 tours 1/2. Cinq d'entre eux ont, comme le type,
7 mm sur 7 ; un a 7,5 sur 7 (avec 5 tours 1/2), deux ont 7 sur 6,5 (avec
5 tours 1/2).
Un autre échantillon a été récolté par M. R. Decary, en 1929, égale¬
ment à «Manjakatompo, près Ambatolampy, altitude 1 800 m, en forêt
humide ». Il mesure 5,5 sur 5,5 mm avec 5 tours 1/2. Nous supposons
qu’il appartient à la même espèce, toutefois il est mat, peu translucide,
jaune paille, et sa sculpture a le même aspect sur la base que sur le dessus
du tour.
Rapports et différences.
Cette espèce n’est peut-être pas un Silala. Elle se distingue des deux
précédentes, en particulier par i'absence d’ombilic et la carène moins
nette.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
47
Distribution.
Maiijakalompo est dans le centre-est de l’île (carte n® 12).
Sitala (?) amabilis Fischer-Piette et F. Salvat n. sp.
(PI. VI, fig. 17)
Description du type, récolté par J. Millot, en novembre 1946 dans
la forêt de Manjakatompo sur des arbustes.
Diamètre 4 mm, hauteur 3.5 mm. Test très fragile, translucide, luisant,
presque brillant, jaune paille. Profil assez régulièrement cônique. Quatre
tours 3/4 à croissance lente, légèrement bombés, le dernier très légèrement
caréné ; la carène est encore plus atténuée en arrivant à l'ouverture.
Pas d’ombilic. La sculpture, visible seulement au microscope, est consti¬
tuée, sur le dessus des tours comme sur la base, par des stries de crois¬
sance plus ou moins régulières et des stries spirales plus fines et régulières.
Variations.
La récolte d’où provient le type contenait quatorze autres échantillons
^yant les nombres de tours et les tailles ci-dessous :
Nombre de
tours
Diamitre Hauteur
Diamètre Hauteur
5
5
5
4 3/4
4 3/4
4 3/4
4 1/2
4 1/2 3,5 3,5
4 1/2 3.5 3
4 1/2 3,5 3
4 1/2 3 3
4 1/2 2,5 2,5
4 1/2 2,5 2,5
4 3 3
Deux autres échantillons proviennent d’une récolte faite à Mandraka,
sur arbustes, par M. J. Millot en décembre 1946. L’un a un peu plus
cinq tours et mesure 4 mm sur 4 ; l'autre a quatre tours et mesure
•4 mm sur 3.
^APPORTS ET différences.
Il est très possible que cette espèce doive être réunie à la précédente,
° Autant plus que c’est dans une seule et même récolte, faite par M. J. Mil-
à Manjakatompo, qu'ont été trouvés la plupart des individus de
une et l’autre forme. Toutefois si nous avons cru devoir, au moins
provisoirement, les séparer sous deux noms différents, c’est en raison
urs faits suivants :
1) L’aspect de fin quadrillage que présente gaudens ne se perçoit
pus chez amabilis. Chez gaudens les stries spirales et les stries décroissance
®ut presque la même importance alors que chez amabilis les stries de
croissance l’emportent beaucoup plus sur les stries spirales.
Source : MNHN, Paris
48 E. FISCHER-HIETTK, J. BEDOL'CHA ET F. SALVAT
2) li y a une lacune dans l’échelle des tailles. Alors que le plus grand
des amabilis a 4,5 mm sur 4, le plus petit des gaudens a 7 mm sur 6,5
et à celte importante lacune des dimensions ne correspond pas une
importante lacune au point de vue du nombre des tours puisque amabilis
peut avoir un peu plus de cinq tours et que gaudens peut n’avoir que
5 tours 1/2. Pour un même nombre de tours, 4 tours 3/4, amabilis a en
moyenne 3,8 sur 3,3 mm tandis que chez gaudens, en s’arrêtant au même
nombre de tours, 4 3/4, on trouve comme dimensions 5 sur 5,
Distribution.
Les deux localités connues pour amabilis sont dans la même région,
centre-est de l’île (voir carte no 12).
IKDEX
(Les chiffres gras renvoient au paragraphe consacré à l'espèce)
Pages
Amphiblenia (G.) . 36
— eucharis Desh. .... 36
Balhia madagascariensis ftobs. 11 12
Euplecta /eneriffensis Adams . 37
— oxgacme Ancoy. 37
Helicarion Dautzenbergianum Ancey . 40
Hélix Balsloni Angas . 31 32
— barrakporensis Pfr. I
— Chaslellii Fér. 14
— Cleamesi Smith . 22 31
— ekongensis Angas. 22
— eucharis Desh. 36 37
— feneri/fensis Adams. 36 37
— fusco-lulea Grat. 20 21
— nitella Morelet . 5
— rufescens Grat. 26 27
Hemiplecla halhensis Robson . 23 24
— formosa Ancey . 31,32 34
— oleata Ancey . 27 29
— pro/uga Ancey . ‘29
Kalidos {G.) . 22,27 36
— acutus Fischer-Pielte et Salval n.sp. 43
— aequivocus Robs. 12 19
— ambilessis Fischer-Piette et Bedoucha n.sp. 25
— anceyianus Fischer-Piette et Salvat n.sp. 40
— Androkae Fisch. et Salvat . 19
— anobrachis Dohrn . 29 30
— Balsloni Angas. 14,31,34 35
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES I»E MADAGASCAR
basalin Dolirii.
ilfilhiei Fixch. ol Salval .
iiournei Hobsoii.
calculus Fischer-Piette et Bedoucha n.sp.
Chastellii For.
Cleamexi Smith .
ciilminis Fischer-Piette et Saivat n.sp.
daulzenbergianus Anccy .
ekongensis Angras .
elevatus Fischer-Piette et Saivat n.sp.
eos Dohrn .
eucharis Desh.
/eneriffensis Adams .
faxro-luleiM Gratel .
Iietvillensis Crosse et Fischer.
hésita Dohrn.
Hildebrandli Dohrn.
hova üdhncr .
Hnmbloli Ancey .
Lamyi Fischer-Piette et Bedoucha n.sp.
lapiUus Fischer-Piette et Bedoucha n.sp.
maiitjolcianus Fisch. et Saivat .
MUloti Fischer-Piette et Saivat n.sp.
montis Fischer-Piette et Bedoucha n.sp.
oleatus Ancey .
oxijacme Ancey .
piperatus Fiiilon .
pro/ugiis Ancey .
pronimens Fischer-Piette et Saivat n.sp.
piH:)peanobracliis Fischer-Piette et Bedoucha i
ru/escens Gratel..
lhalia Dohrn.
tsaratananensis Fischer-Piette et Saivat n.sp
tulearensis Fischer-Piette et Saivat n.sp. ...
23
. 40
11,22, 24
20
42
20
12
14
46
18
24
13
14
31
44
41
26
42
34
36
37
21
22
43
22
27
21
19
14
18
39
34
27
37
16
29
41
30
26
40
40
37
Kalielta AliitsitondroQae F. Saivat n.sp.
~~ barrakporensis Pfr.
— depressa MOll.
— Milloti F. Saivat n.sp.
— sigurensis Godw.-Aust.
‘'^acrochlamijs (G.) .
— granosculpla Ancey .
— helvillensls Crosse et Fischer
— Humbloli Ancey .
— nilelta Mor. •.
— Stumpfii Boetl^.
— suarezensis Dautzenberg_
^Ulhvenia (G.) .
— oleala Ancey .
Aficrocj/sii's madecassina Fischer-Piette et Saivat n.sp.
— nilella .Morelct
1
6,7
6, 7, 22
.... 6
4
2
3
5
2
27
27
^anina ambrachis Dohrn ,
— Balsloni Angas...
— barrakporensis Pfr
— basatis Dohrn...,
~~ Cleamesi Smith
— depressa MOll.
— ekongensis Angas
— eos bohrn .
29
3|
45
31
3
Source : MNHN, Paris
50
E. FISCHER-PIETTE, J. BEDOUCHA ET F. SALVAT
Nanina eucharis Desh. 36
— feneri/fen.iis Adums . 37
_ fusco-lutea Gratel. 20
— yromalica Godw.-Aust. 40
— helvilUnsis Crosse et Fischer . 22
— he.slia Dohrii. 42
— Hildebrandli Dohrn. 22
— hova Odhner . 27
— Jkongoensis Crosse et Fischer . 22
— sigurensis Godw.-Aust. 2
— lhalia Dohrn. 40
Oxyles (Sect.) . 36
PropeblogeUa (G.) . 14
— Androkae Fisch. et Salvat . 14 19
— Balhiei Fisch. et Salvat . 14 18
— Chaslellii Fér. 14
— mangokyana Fisch. et Salvat . 14 18
— piperata Fulton . 16
Hhysola aequivoca Robson . 12
Silala amabilis Fischer-Piette et Salvat n.sp. 47 48
— Brancksiki Boettg. 45
— filomarginata Boettg. 45
~ gaudens Fischer-Piette et Salvat n.sp. 46,47 48
— gromalica Godw.-Aust. 46
Xesla Cleamesi Smith . 31
— ekongensis Angas . 22
— eucharis Desh. 36
— fusco-lutea Gratel. 20
— piperata Fulton . 14 16
Printed in France
Achevé d’imprimer le 10 juillet 1966
Pierre André, imp., 3, rue Leverrier, Paris 6*
Dépôt légal : 3* trimestre 1966
Source : MNHN, Paris
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
Planches
Source ; MNHN, Paris
PLANCHE I
Fig. 1, 2, 3. — Microcystis madecassina Fischer-Piette et Salvat n.
sp. X 2.
Fig. 4, 5, 6. — Kalidos lapülus Fischer-Piette et Bcdoucha n. sp.
Gr. nat.
Fig. 7, 8, 9. — Kalidos calculas Fischer-Piette et Bedoucha n. sp. x 2.
Fig. 10, 11, 12. — Kalidos Lamyi P'ischer-Piette et Bedoucha n. sp.
Type. Gr. nat.
Fig. 13, 14, 15, 16. — Kalidos fusco-luteus Grateloup. Type. British
Muséum, x 2.
Source : MNHN, Paris
mémoires du muséum. Série A. Tome XL.
PI. 1
^3 1 ^ ^3
10 11 12
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
Source ; MNHN, Paris
PLANCHE II
Fig. 1, 2, 3. — Kalidos Humbloti Ancey. Un échantillon venant de
Humblot, et conforme à la description, x 2.
Fig. 4, 5, 6. — Kalidos Humbloli Ancey. Un échantillon de Gbandidier.
X 2.
Fig. 7, 8 . — Kalidos Humbloli Ancey. Un échantillon dépourvu de ligne
blanche subsuturale. x 2.
Fig. 9, 10. — Kalidos Humbloli Ancey. Un échantillon à ombilic large.
X 2.
Fig. Il, 12. — Kalidos Hildebrandli Dohrn, type du Musée de Berlin,
X 3 (à gauche) et x 2 (à droite).
Source ; MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM Série A. Tome XL.
PI. II
^ ^ ^
1 2 3
5ourc€ ; MNHN, Paris
PLANCHK III
Fig. 1. — Kalidos Bournei Robson. Un échantillon à sommet très ])Iat.
X 2.
Fiü. 2. — Kalidos Bonrnti Robson. Un échantillon à sommet très saillant.
Gr. nat.
Fig. 3, 4, 5, 6. — Kalidos ambilensis Fischer-Piette et Bcdoucha n. sp.,
type sur fond gris pour montrer les contours, x 2.
Fig. 7. 8, 9. 10. — Kalidos ambilensis Fischer-Piette et Bedoucha n. sp.,
type sur fond clair pour montrer la minceur et les reflets, x 2.
Fig. 11, 12, 13, 14. — Kalidos rufescens Grateloup. Type, British Muséum,
Gr. nat.
Fig. 15, 16, 17. — Kalidos olealus Ancey. Un échantillon d’auteur. Gr. nat.
Source ; MNHN, Paris
mémoires du muséum Série A. Tome XL.
PI. III
2
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
Fig. 1, 2, 3. — Kalidos profugus Ancey. x 2.
Fig. 4, 5, 6, 7. — Kalidos propeanobrachis Fischer-Piette et Bedoucha
n. sp. Type. Gr. nat.
Fig. 8, 9, 10. — Kalidos montis P'ischer-Piette et Bedoucha n. sp. Type.
Gr. nat.
Fig. h, 12, 13. — Kalidos lulearensis Fischer-Piette et Salvat n. sp. x 2.
Source : MNHN, Paris
mémoires du muséum. Série A. Tome XL.
PI. IV
S(Mrce : MNHN, Paris
PLANCHK V
Fig. 1, 2, 3. — Kalidos Isaralananensis Fischer-Piette et Salvat n. sp.
Type. X 2.
Fig. 4, 5, 6. — Kalidos Milloti Kisclier-Piette et Salvat n. sp. Type, x 2.
Fig. 7, 8. — Kalidos lhalia Dohrn. Type du Musée de Berlin, x 3 (à
gauche) et x 2 {à droite).
Fig. 9, 10, 11. — Kalidos dautzenbergianus Ancey. Type du Musée de
Bruxelles. Grossi un peu plus de 2 fous.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XL.
PI. V
PLANCHE VI
Fiü. 1, 2, 3, 1. — Kalidos anceganus l'ischer-PietIc et Salvat n. sp. Gr. nat.
Fig. 5, 6, 7. — Kalidos prominens Fischer-Piette et Salvat n. sp. Type.
Gr. nat.
Fio. 8, 9. — Kalidos heslia Dohrn. Type du Musée de Berlin, x 2 (à
gauche) et x 3 (à droite).
P'iG. 10. — Kalidos elevalus Fischer-Piette et Salvat n. .sp. Type, x 3.
Fig. 11, 12, 13. — Kalidos acutus Fischer-Piette et Salvat n. sp. Type, x 3.
Fig. 14, 15. — Kalidos culininis Fischer-Piette et Salvat n. sp. Deux
vues du type, x 3.
Fig. 16. — Sitala (?) gaudens Fischer-Piette et Salvat n. sp. Type, x 3.
Fig. 17. — Silala (?) amabilis Fischer-Piette et Salvat n. sp. Type, x 3.
Source : MNHN, Paris
mémoires du muséum. Série A. Tome XL
PI. VI
1 2 J
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
Source : MNHN, Paris