Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
1)1'
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES
L>L’
MUSEUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie.
ÉDITIONS DU MUSEUM
;i>, rue Geoflrov-Saint-Hilaire (V«)
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TAULE DES .MATIERES
Fascicule 1.
Vaxdkj., Les Trichoniscidcs de THeniisphère austral. 1-11(>
Fascicule 2.
(iitAMUK.vN. Sur 1rs genres Heiuileius et Siculobaln (Acariens,
Oribales). U7-13X
Fascicule 3.
•I- l.iaüiANi), Les Isopodes terrestres du Poitou et du littoral
eha reniais. KÜI-1X2
Fascicule 4.
Diihis, Les genitalia des I lé ni i pièces héléroptères. 1X.{-27.S
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Iko c
MEMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME VI.
FASCICULE 1.
A. VANDEL.
LES TRICHONISCIDES
(Crustacés - Isopodes)
DE L’HÉMISPHÈRE AUSTRAL
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoil'roy-Saint-Hilaire (V«)
1952
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES DU MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie. Tome VI, fascicule 1. — Pages 1 à 116
LES TRICHONISCIDES
(Crustacés - Isopodes)
DE L’HÉMISPHÈRE AUSTRAL
LEUR PLACE SYSTÉMATIQUE
LEUR INTÉRÊT BIOGÉOGRAPHIQUE
par A. Vandki.,
Correspondant du Muséum.
INTRODUCTION.
Los connaissances que nous avons «les Trichoniscidcs de l'hémi¬
sphère austral sont encore très fragmentaires et incomplètes. La rai¬
son doit en être cherchée dans cette pratique presque universellement
suivie par les isopodologues d’étudier des faunes locales et de publier
«les monographies régionales. Cette méthode se justifie lorsqu’on
l’applique à des continents dont la faune est relativement bien
connue, comme c'est le cas de l’Europe. Par contre, lorsque les zoo¬
logistes se trouvent en présence d’un matériel provenant de régions
peu ou pas explorées, les monographies régionales ont le grave incon¬
vénient d’engendrer le plus souvent une systématique douteuse, incer-
laine et toujours sujette à révision, l’ne bonne systématique ne peut,
en cll’et. se fonder «lue sur l’examen par le même auteur de toutes les
espèces d’un genre (ou du moins de la plupart d'entre elles) ou de tous
les genres d’une famille. . , , .
•le désirais depuis longtemps étudier les 1 r.chomscides de 1 hémi¬
sphère austral, afin de les comparer à leurs alliés européens et nord-
ainéricains. Ce n’est que récemment que j’ai dispose d un matériel suf¬
fisant pour entreprendre une telle etude.
•Mémoihbs ni Muséum, Zoologie. I- VI.
Source : MNHN, Paris
\. VANDKL.
.l’avilis soutenu «huis un mémoire consacré à In répurlilion géogra-
; Isopodcs terrestres (Vanuki.. 194R, p. 238. <|U«‘ les Tricho-
uropiVns tirent leur origine «le formes peuplant l’hénii-
sphère austral. A l’époipic où j'écrivais ce* mémoire, je ne possédais,
relativement aux Triclioniseides de l'hémisphère austral, qu'une docu-
phère :
L’Iativei
îenlation bibliographique el des données i
t les ligures des isopodologues.
L'étude anatomique des espèees ausl
X.-Î
I pas à la réalité »u ph
valable <|iie pour quelques eas exceptionnels. Celle <
•tir •
Ce n'est point sans surprise, en eiïet, que j'ai constaté l'existence de
deux dispositions anatomiques entièrement différentes, <lont l’une est
propre aux Triehoniseides de l'hémisphère austral, et l’autre aux
espèees de l’hémisphère septentrional (ou plus exactement de l’Amé¬
rique du Nord, de l’Curopc el «le l’Asie Mineure, puisque les Tricho-
'■faut en Asie el en Insulindc).
A vrai dire, cette vue n’est pas nouvelle. Vkkiioki'P (1939 />, 1951)
il déjà reconnu celle opposition. Mais, les mémoires «le l’isopodo-
ent tant de grossières erreurs d'ailleurs
d'un observateur à l'ordinaire si exact
« s’imposait.
s «le la pari d'un observateur
«ion complète de ses conclusions
analomi«|tte «les dispositions <|
matique. Ces descriptions l'ont l'objet du Chapitre II.
Les données exposées dans les premiers chapitres permettent de
tirer «les conclusions qui seront exposées dans les deux dernières par¬
ties de ce mémoire. Le Chapitre III est d'o
•ueillies au cours de I
l’étude anai«»mi«|ue «le l’appareil
dion revisée «les TrUImniscidae et
niées, c’est-à-dire de cet ensemble que j’ai
mplrxr Iriclmniscoidc » ( Vandki.. lt>4('., p. 224).
.ns biogéographi«|ues sont évoquées dans le Cha¬
pitre IV. La répartition «les Triehoniseides de l’hémisphère austral
pose, «le façon si claire et si impérieuse, le problème du continent de
(lOiuhvana «pie l’auteur d’un mémoire consacré à ces Crustacés ne
saurait échapper à l'obligation d’en faire état.
Nos conclusions, enlin. s’efforceront «le faire ressortir, dans une
ion du complexe Irichoniscoïde, en fai'
s de la vie intimement liés les uns aux
variation el répartition géogra-
Source : MNHN, Paris
TIUCHONISCIDHS I)K l.’HIÎMISPHfcKK At'STIUL. 3
Pour un zoologiste européen, la lâche de rassembler une collec¬
tion (h- Trichoniseides de l’hémisphère austral pose des problèmes
ardus. Ils n’auraient pu être résolus sans l’extrême obligeance de mes
collègues australiens, néo-zélandais, sud-américains, sud-africains,
portugais, italiens et français. Avec un empressement auquel je tiens
à rendre hommage, ils ont déployé de grands efforts pour satistaire à
nies demandes, et me procurer le matériel qui m'était nécessaire. Sans
leur concours, ce mémoire n’aurait pas vu le jour.
Voici les noms des zoologistes (pii m’ont procuré le matériel qui
fait l'objet de cette étude : le l) r K. H. Barxah» (Cape Town), le Prof.
Biraiikx (La Plata), le I)' I). K. Hi hi.ky (Wellington), M. M. Lamotte
(Paris), M. Antonio de Bakhos Mac. h a do (Porto et Dundo), le D r G.
Mahci zzi (Padoa). le Prof. .1. Miixot (Paris et Tananarive), le I) r G.
A. N'ichoi.i.s (Hohart), le I)' H. Pai i.ian (Tananarive), le Prof. P. Remy
•N ancy), et M. A. Vm.i.ikhs (Dakar). Enfin, j’ai trouvé dans les Collec¬
tions (ju Muséum National (l'Histoire naturelle de Paris et dans celles
de liiosproloifiai. des matériaux d’un grand intérêt.
CHAPITRE I.
LA MUSCULATURE DES PLÉONITES
ET DES PLÉOPODES CHEZ LES ONÎSCOIDES.
Afin de comprendre la position systématique et l’originalité des
Trichoniseides de l’hémisphère austral, il convient de faire débuter
notre Mémoire par une description de la musculature des pleonites et
•les pléopodes. Car, le caractère le plus remarquable de ces 1 nehoms-
cidcs réside dans la disposition du système musculaire qui commande
la première paire de pléopodes mâles. Ce caractère a etc aperçu par
Vkkiiokfk (19.'(9 /». 1951), mais, une élude trop superficielle lui en a
fait méconnnilre les rapports exacts.
K ..connaissons tout d'abord que les documents que nous possé¬
dons sur la musculature des Isopodes sont d une decevanlc pauvreté.
S.uisculnture des péréiopodes a donné lieu a une lionne étude de
von H.rrsr, (191)7), celle des pléo.es attend encore son descripteur.
I.a seule mention précise que j'ai pu trouver dans la b.bllographie,
relative à la musculature des pléopodes des Isopodes. est le paia-
sraplre que lui a consacré .1. Tait (1917. P- 274). dans son mémoire sur
Ni ..qihologie de l'Idoléide. elÿplmolm unlarcltcm Eights.
Source : MNHN, Paris
i. VANDKI..
Source : MNHN, Paris
TRICHONISCIDES I)K I.'HÉMISPHÈRE AUSTRAL.
a) Les Pléopodes copulateurs.
On sait que les pléopodes des Isopodes ont essentiellement une
fonction respiratoire qui exige, spécialement chez les formes aqua¬
tiques, des mouvements fréquents et souvent rythmés. Nous n’aborde¬
rons point cet aspect de la question qui ne relève pas du sujet traité
dans le présent mémoire. Mais, chez tous les Isopodes, la seconde paire
de pléopodes du mâle porte des endites transformés en organes copu¬
lateurs ; et. chez les Oniscoïdes, la première paire de pléopodes est
également plus ou moins profondément modifiée chez le mâle, en rap¬
port avec la fonction copulatrice.
Il semble bien établi (Vanokl. 15)25, p. :t«l ; Legrand, 1946,
p. 271) que ce sont les endopodites de la seconde paire de pléopodes
qui jouent le rôle d’organes copulateurs chez les Oniscoïdes, et qui
servent à introduire les spermatozoïdes dans les orifices génitaux
femelles. Quant aux endopodites de la première paire, leur fonction
est différente. Leur rôle est de soutenir et de mouvoir l’apophyse géni¬
tale qui n’étant pas un appendice, mais une simple production ster¬
nale. est dépourvue de muscles propres. L'encadrement de l’apophyse
génitale par les endopodites 1 et les dispositifs d’engrenage qui s’ins¬
tituent entre ces parties ont été excellemment décrits par Legrand
(1946). Ils ne laissent aucun doute sur l’exactitude de l’interprétation
que nous proposons. Ces coaptations permettent de guider 1 apophyse
génitale afin de la placer au contact des endopodites 2, lorsque ceux-ci
se dressent en érection, au moment de l'accouplement. C’est proba¬
blement dans ce dispositif qu’il convient de rechercher 1 origine de la
fusion des apophyses génitales primitivement paires en un appareil
unique conservant cependant de la dualité originelle la séparation
totale (ou partielle, dans la superfamille des Sijnocheta à laquelle
appartiennent les Trichoniscidnc) des canaux déférents.
Les mouvements exécutés tant par les endopodites 2 (organes
copulateurs) que par les endopodites 1 (véhicules de l’apophvse géni¬
tale) jouent donc un rôle essentiel dans l’accouplement, et la muscu¬
lature de ces appendices mérite d’ètre décrite avec exactitude.
b) La musculature pléonale des Trichoniscides
de l'hémisphère septentrional.
Nous décrirons, en premier lieu, lu musculature des deux pre¬
miers pléonites et des appendices correspondants (pleopodes t el 2),
tels qu’ils se présentent el.es les Trichoniscides de I hémisphère sep¬
tentrional. Notre étude a .lé plus partic.iKcren.cnt sur les repré¬
sentants du «cure Trirhanincm Brandi, mais j ajoute que I.... retrouve
les mêmes dispositions dans les autres genres européens et nord-
américains.
1) CmellMlm des pléonitee el des pléopodes. - Les deux pre¬
miers pléonites examinés par leur tare antérieure (Hg. 1 et 3) se
Source : MNHN, Paris
A. VANDHI..
présentent sous la fornu* d'un ovale légèrement aplati. Le lergitc
forme une voûte dont les extrémités correspondent aux néopleurons
de Rac.ovitza (19211). Le stérilité est représenté par un are chitineux
très étroit. Quant aux pleures, ils sont constitués par deux lamelles
latérales garnies d’éeailles.
Le centre du pléonite est occupé par un vaste tunnel, de section
circulaire ou ovoïde, qui, sur l'animal entier, renferme le cœur et
le tube digestif. Les régions pleurales sont occupées par les muscles
qui meuvent les pléopodes et qui seront décrits dans le prochain
paragraphe.
Le pléopodc est formé de trois parties (Fig. I, 2 et II) : un prolo-
podite correspondant chez les Oniscoïdcs au seul basis (Vanoki.. 1943.
p. 72). considérablement allongé dans le sens transversal et flanque
vers l'extérieur d’un lobe écailleux ayant vraisemblablement la valeur
d’un épipodite ; un exopodite foliacé ; un endopodite transformé en
organe copulateur 'pléopodc 2) ou para-copulatcur (pléopode 1'.
Source : MNHN, Paris
TltlCIIONISCIDKS l)li 1/HÉMISI’HfcltK Al'STKAI,.
— 1 Musculature des pléonites. Les muscles qui coininmidcnt
les pléopodes sont situés dans les régions pleurales des pléonites. Ils
•* attachent d’une part sur les régions latérales du tergite, où leur
■nsertion détermine la formation d'aires dépigmentées, circulaires ou
ovoïdes ( Vandkl, 1938, a et l>). et, d’autre part, sur les protopodites
des pléopodes.
Source : MNHN, Paris
V. VANDKI..
• il lil fsll
du protopodite ; c'est un muscle fléchisseur qui, par su contraction»
applique l'appendice contre la face ventrale du corps.
Il esl de grand intérêt, ainsi qu'il apparaîtra plus loin, de remar¬
quer que le point d'attache des muscles extenseurs et fléchisseurs est
différent au premier et au second pléonitos. Au premier pléonite, les
à l'angle externe du prolopodite, à la limite de
• (Fig. 2t. Les muscles du second pléonite sont plus longs ;
leur point d’attache s'est éloigné de la région latérale : il se place
• (Fig. 3).
est tout d’abord représentée par des muscles renfermés à l'intérieur
du protopodite, et dont les uns s'insèrent sur la base de l’exopodite,
la hase de l’endopodite. Ces derniers retiendront
îolrc attention, ('.eux du premier pléopodc sont plus
; du second (à l’inverse des fai
l’article (
l’un nhilueleiir qui infléchit l'article distal vers l’extérieur,
niliiiiclriir (pii ramène l’article distal dans l’axe de l’article I
c.i La musculature pléonale des Trichoniscides de l'hémisphère
austral.
superficiel de la musculature du premier pléonite des
:le l’hémisphère austral incline à la considérer comme
appartenant à un type profondément aberrant et très différent du
modèle que nous avons décrit dans les lignes précédentes, t’nc étude
plus approfondie révèle que les différences que l’on relève entre les
dispositifs musculaires des Trichoniscides de l’un et de l’autre I
phères sont d’ordre mais non quaUtnlif.
Remarquons tout d’abord que la musculature du >
et de l’appendice correspondant esl entièrement norni
exactement à la description (pii a été donnée dans
cèdent (Fig. 7).
Voyons donc ce que le premier pléonite présente de particulier
chez les Trichoniscides de l’hémisphère austral.
Si l’on examine le premier pléonite par sa face antérieure (Fig. *
Source : MNHN, Paris
TRICHONISCIDES DE L'HÉMISPHÈRE AUSTRAL. !>
et 5), on reniai-({ne tout d’abord que le segment n’esl pas aplati dans
le sens dorso-venlral, comme celui de Trichoniscus. Sa hauteur n’est
<|ue de peu inférieure à sa largeur. Cette disposition tient à l'extrême
réduction des pleures, et à rallongement considérable de l’are sternal.
Les protopodites ont subi un accroissement corrélatif de celui du
sternite ; ils viennent occuper les faces latérales du segment.
ier§-
Source : MNHN, Paris
A. \ \\l)!:i..
seulement a l'augmentation de hauteur du segment, et à racornisse¬
ment des dimensions du stérilité et des protopoditcs, mais, encore a»
l'ait que l’insertion de ces muscles vient se placer sur une apophyse
située à la hase «le l'endopodite. c’est-à-dire à l’angle interne «lu pro¬
topodite (Fig. lit K).
Source : MNHN, Paris
THICHOXISOIDKS DK l/HKMISI'IH'CHK Al'STKAI..
K- l>. Cordioniscus slebbinyi (Patience», uvale,
«les ; a/)., apodème de soutien des t ai sceau.'
pr„ protopodite ; ni. end., muscles rente-nues
s’attachant sur lYmlopoditc. K- detail «le
A, première paire de pleopo-
inusculaires ; ep.. épipodite ;
l’intérieur du protopodite et
hase des appendices.
Source : MNHN, Paris
clic/, les Trichoniseides, trois positions différentes. Ils s'attachent à
l'angle e.vlerne du prolopodite. dans le premier |»lô«»nilo de Tricho-
nisens. Ils s’insèrent sur le milieu du prolopodite, dans le second
pléonile de tous les Trichoniseides. Enfin, leur point de fixation
s'éloigne plus encore de la région externe, dans le premier pléonite
■ austral ; il se place à la hase de
r'esl-à-dire à l'angle interne du protopodite. Il résulte
es extenseur et fléchisseur qui. chez
«Irai,
extenseur et fléchisseur des Trichoniseides de
austral sont d'une, telle puissance qu’ils risqueraient.
point soutenus, de provoquer en se contractant une
lu lergite sur lequel ils s’insèrent. Aussi, un dispositif
de soutien, propre aux Trichoniseides de l’hémisphère austral, vient
s'adjoindre au système musculaire. Nous avons signalé plus haut
l’allongement de l’arc sternal. Mais il convient de rendre compte de
la façon dont s’est produit cet allongement. L'observation montre que
l’arc sternal ne tarde pas à se bifurquer en deux branches (Fig. 12).
La branche supérieure constitue un apodème qui .cm„„l<. ,, : .n,ll61c-
ment aux faisceaux musculaires et vient s’étaler, en un vaste cham¬
pignon. à la surface interne du tergile.
4 j On peut tenir pour pi
latine générale du premier
plièrc austral est corrélative du faible développement des muscles du
prolopodite. Si l’on excepte un faible faisceau musculaire qui s’insère
sur la base de l’cxopodite, il m’a été impossible de déceler, dans le
protopodite de Shjlonisens, la présence d’aucun système musculaire.
Il convient cependant de remarquer que l’énorme développement des
ur que l’on parvient difficilement à déta¬
le que rhvperlrophie de la inuscu-
ile des Trichoniseides de l’héniis-
elwniscns d’n
d’autre part. Le premier pléopode de 'I
r de l’appendice relativement faibles, mais w
Æîl!^
i que celle du prolopodite est faible ou
Source : MNHN, Paris
TIIKîllONIKCIDKS DK l.'HKMISI'IIKHK At'STRAÏ..
5) Nous désignerons le dispositif musculaire que l’on observe
fiiez les Trichoniseides de l’hémisphère septentrional, et en particu¬
lier chez Trichoniscns. sous le nom de tijpe trichoniscien, et celui qui
est propre aux Trichoniseides de l’hémisphère austral, sous le terme
<lc t!//)<■ slijloniscien.
Slylonisnw nuiyelhwiciix Dana, i
antérieure et hase îles appendices (
r/.. muscle extenseur de l’appendice :
: />/•.. protopodite.
Second pléonite vu par 1:
ronde paire ; ep., épipodite
miscle fléchisseur de l'appen
Il convient cependant de remarquer et. cette remarque est
importante en raison des conséquences systématiques que nous en
lirerons qu’en dépit de la longueur et «le la puissance de ses lais-
ceaux qui lui donnent un aspect aberrant, la musculature de type
slyloniscien répond au tvpe myologique priiprc aux Omscoides en
général, cl aux Trichoniseides, en particulier, hile n en différé que
l>ar le développement hypertrophique des faisceaux extenseur et flé¬
chisseur du premier pléonite.
Source : MNHN, Paris
l. VANDHI..
CHAPITRE II.
ÉTUDE DE QUELQUES ESPÈCES DE TRICHONISCIDES
PROPRES A I/HÉMISPHÈRE AUSTRAL,
OU APPARTENANT AU MÊME TYPE ANATOMIQUE.
a) Le genre Styloniscus Dana.
Sv.no.nvmii:. SI y Ionisais Dana 1852.
Patayonisnis YerhoelT ID.’tlL
.1/ eyntri cl ion iseus Jackson 19 JS).
'! Antareloniscus Paulian de Kélirc 1940.
James I). Dana a créé le genre Stylanisrns, en 1852 (Dana, 1852,
p. 802). Il le range dans la famille des Oniseiilae ei la sous-faniille
«les Sajphacinae. Il le rapproche «lu genre Sei/phax dont !«• distingue
la constitution du flagelle de l’antenne : « Flagcllum antennaruw
tenue, miilti-arlicnlatam ». Dans son grand travail sur les Crustacés
de l'United States Exploring Expédition, il reproduit (I)ana, 1858.
p. 7101 la classification précédemnicnl proposée et la définition du
genre Styloniscus. Il en donne quelques pages plus loin (p. 730) une
définition un peu plus complète, et y inclut deux espèces nouvelles
qu’il décrit sous les noms de mauritaniens cl de longistylis. Il donne
sept figures de la première espèce (PI. 18, fig. 7 a-g), et deux ligures
de la seconde (PI. 48, fig. 8 a el />). La place de la seconde espèce dans
la classification resle douteuse. Pour Bi i>i>i:-Li ni> (1900, p. 84), elle
appartiendrai! au genre Splirrillo ; pour Jackson (1941, p. 7), ce
serait un Ligiidé. Dana '1854, p. 170) a décrit sous le nom de </racili*>
un troisième représentant de ce genre ; celle espèce appartient, en
fait, au genre Ligiilium.
Le genre Styloniscus, Bien qu'imparl'aitcmenl et incomplètement
défini par Dana el, il ne pouvait en être autrement à l’époque ou
le carcinologiste américain rédigeait ses diagnoses reste parfaite¬
ment valable, puisque l’espèce type niayellnnicus est aujourd’hui bien
connue. Aussi, est-ce bien à lorl que Stkiuuno (1900, p. 500) cl BunoB-
Lcni» (1900, p. 831 assimilent Styloniscus au genre Triclmniscns Brandt.
dont il est fort différent, ainsi que le révèle l’élude anatomique qui a
fait l’objet du chapitre précédent.
Vkhhokit <1939 b, p. 303, 1951, p. 8i a créé, pour y placer diver¬
ses espèces de l’hémisphère austral, et, en particulier magellanici ,s
Dana, un genre nouveau, le genre Pataganiscns. Par ailleurs, il fait de
ce genre le lype d’une nouvelle famille d’Oniscoïdes, celle des Putag 0 '
Source : MNHN, Paris
TIUCIIONISCIDKS l)K I.HI-MISI'HKRK Al’STRAL
niscidac ; il la place au voisinage de celle des Trichoniscidae, mais la
considère comme en élanl distincte.
Du point de vue de la nomenclature, le nom proposé par Vf.rhokff
ne saurait être conservé puisque le terme de Styloniscus créé par Dana
possède une incontestable priorité. La famille des Putngoniscidae n’est
pas plus solidement établie, car, «les quatre caractères par lesquels
Vhuhoki-f (1939 />. p. 30(< ; 1 951, p. <i) définit cette famille, deux sont
erronés et un troisième mal compris et faussement interprété. Nous y
reviendrons plus loin.
Jackson (1939, p. I7I>) institue le genre Mcgalrichoniscus dans
lequel il inclut nuugcllnnicus. Pas plus que Patagoniscus, et pour les
mêmes raisons, ce nom ne saurait être maintenu.
Kntin, il apparaît très probable que le sous-genre Antarcloniscus
créé par P.wi.ian m. Fki.ici: (1940 b, p. 307) se confond avec Stylo¬
niscus.
Définition nr «;i-:.nhi-: Styloniscus.
La diagnose du genre Styloniscus donnée par Dana (1852, p. 302 ;
1853, pp. 710 et 730) ne répond évidemment plus à l’état actuel de la
science. La définition du genre Mcgalrichoniscus donnée par Jackson
( 1939, p. I70i omet les caractères les plus remarquables de ce genre.
Enfin, la diagnose du genre Pnlngoniscus créé par Vkrhokpf (1939 b,
p. 300 ; 1951, p. 8> renferme de grossières erreurs. Il attribue à ces
Isopodes quatre paires de pléopodes alors qu’ils en possèdent cinq
paires, comme tous leurs congénères. Il donne comme caractéristique
de ce genre la gouttière de l’exopodile du dernier pléopode mâle (faus¬
sement désigné par lui sous le nom de pléopode 4i qui abrite la pointe
de l’endopite 2 ; mais, il s’agit là d’une disposition qui n’est nullement
propre aux représentants de ce genre et qui se retrouve chez de nom¬
breux Isopodes, ainsi que l’a reconnu Lkohand ( 1940, p. 293). Enfin,
nous avons montré, dans le chapitre précédent, que c’est bien à tort
que Vkhiiokit place dans le prolopcxfite du pleopode 1 les énormes
muscles du premier pléonite : ceux-ci représentent, en fait, les muscles
normaux du pléon destinés à mouvoir les appendices.
En raison de ces insuffisances et de ces erreurs, il parait opportun
de fournir du genre Styloniscus une définition révisée. Je propose la
suivante :
I ) Taille souvent grande (jusqu’à 14 mm) ; mais quelques espèces
sont de petite taille (par exemple phorminnus ('hilton, maurilianus
barnard, uffinis n. sp.).
2i Appareil oculaire formé de trois ommatidies nettement sépa¬
rées (d’après Vi-rhokff, certaines espèces posséderaient une seule
'•mmalitlie) ;
3) ('.éphalon de type trichoniscien normal.
4) Mandibule droite avec un, mandibule gauche avec deux péni¬
cillés. La mandibule droite porte un pénicillé molaire chez toutes les
Source : MNHN, Paris
VANDKI..
espèces (étudiées |):ir moi», à l'exception de innnrilicnsis (sous-genre
liitionisciix).
;»i Apophyse génitale élargie à son extrémité, et terminée par un
petit appendice eoni(|iie.
0 l’Iéopode I mâle : prolopoditc très allongé dans le sens trans¬
versal : exopodite simple, dépourvu de lige : endopodite cylindrique,
terminé par une longue tige, non ciliée, immobile (car dépourvue de
muscles). Les muscles extenseur et fléchisseur de l'appendice sont
extrêmement longs et forts et s’insèrent à la base de l'endopodite ; ils
sont soutenus par un apode me détaché du stérilité.
Ivsim-ici.s okvant iw:.\th i:h dans i.i: iikniii: Sti/lonisais.
Il est probalile que ce genre, tel qu’il vient d’être défini, renferme de
nombreuses espèces répandues sur toute l’étendue des terres australes.
Mais, en raison île l’insuffisance des descriptions données par les
auteurs, l'attribution de nombreuses espèces à ce genre reste incer¬
taine. Voici ce que j’en puis dire :
1 1 liait espèces dont j'ai pu examiner des exemplaires rentrent
(•criaillement dans ce genre. C.e sont :
1. matielliiniciis (Dana, 1853) ;
2. Ihoinsoni (('.hilton, 1885) (Philont/ria) ;
3. plwrmianns (('.iiii.ton, 1901) {Trichoiiiscusl ;
I. utakensis (Ciiilton. 1901) (Trichoniscits) ;
5. spinosns (Patiknck. 1907) ( Trirhonisciis ) ;
(5. ttil>nlue (Bahnakd, 1932) ( Trirhonisciis) ;
7. manriliensis (Bahnaiu», 1930) ( Trirhonisciis ) ;
8. nicluiltsi n. sp.
Nous donnons plus loin un tableau de détermination de ces huit
espèces.
2) On peut admettre en se fondant sur les descriptions et les
figures des auteurs que les dix-neuf espèces suivantes appartiennent
très aniisciiibbiblcment au genre Stijloniscus.
1. nerrucosus (Bci>iik-1.1'ni>, 19001 ( Trirhonisciis ) ;
2. hottentoli (Bahnaiid, 1932)
3. nalatensis
•t. oentosus
0. moridiceps
7. austroaf ricanas
8. j/eon/ensis
9. borne
10 . restas
11. suiellenilami
12. rinersdalei
1.3. nordenskioldi (Vkiuioeff. 1939» {Patagoniscus ) ;
14. pallidns
15. arauciiniciis
10. simrothi
Source : MNHN, Paris
TRICHOXISCIDKS DK l.’HÉMISPHÉRE AUSTRAL.
17. iheringi — —
18. schwabei
19. jeanneli (Pait.ian de I'éuce, 1940) ( Antarctoniscus )
•i' Hulin, l'ont peut-être partie de ee genre les quatre espèces
suivantes :
1. imslrttli.i (Doixkus, 1890) ( Trirhonisciis ) ;
2 . iniirrni/i
2. monocellatus ( Oliffonisciis ) ;
4. kcriniideccnsis (Cnn/roN, 1911) (Trirhonisciis).
Quant à Trirhonisciis comniensalis ('.hilton 1910, il représente
■'es probablement le type d’un genre spécial, peut-être même d’une
famille particulière. Mais, une étude renouvelée serait nécessaire pour
Mu’il soit possible de porter un jugement motivé sur cette forme très
aberrante à maints égards.
TaHI.KAU l)K DÉTERMINATION DICS HUIT ESPÈCES l»K StylonisCUS
ÉTUDIÉES PAR l.’AUTEUR.
Tégument couverts de granulations très fortes et spines-
l eentes. otakensis.
1 1 Téguments linemenl spinescents spinosus.
f Tégument lisses ou couverts «le granulations plates, peu
( apparentes . 2
I Lcs trois éléments de l’œil largement séparés les uns des
autres. thomsoni.
Les trois éléments de l’œil rapprochés sur une ligne
( | ro j[ e . manritiensis.
Les trois éléments de l’œil rapprochés en triangle. . 2
De grandes soies épiméralcs, visibles au binoculaire ....
g | ' . phormianus.
I Pas de grandes soies épiméralcs . 4
Propodos VII mâle présentant une forte protubérance
1 écailleuse. Grande taille (11-14 mm). Plus ou moins déco-
4 ) | ort i tabulae.
f Péréiopodc VII mâle dépourvu de différenciation sexuelle.
I Kndopoditc 2 se terminant par une pointe droite ... .....
1 . magellanicus.
) Endonodile 2 se terminant par une pointe en forme de
! bec d’oiseau . ntcholhi.
Mi shi'm, Zoologie. t. VI.
Source : MNHN, Paris
A. VANDEI..
Styloniscus magellanicus Dana 185:?.
Synonymie. I.'Isopode des îles Falkland signalé par StkhbiNO
( 111(10, p. ;>(>(>> sous le nom de Triclwniscns mayellanicns correspond,
en l'ail, à Delo marina (.hilton.
I.'assimilation de nerrneosns Budde-l.und à magellanicus Dana,
suggérée par ('iiii.ton i 1900 a. p. OC» 1 ; 1910, p. 287 ; 1915 />, p. 453) ne
pourra être acceptée que le jour où les caractères sexuels de nerrii-
cosiis seront connus.
l - 'ig. a. Sli/louiscus mntjelliniinis Duna. A. soic-écn il le du vertex. ~~
soie du bord postérieur de lu tête. C. soir-écaille d’un tergite pléonal-
I). nntfiiuulf. K. nnlfiiiif.
Hiblioyrupliie el Iconographie. Dana, 1852, p. 802 ; 1853, PP’
710 el 730 ; pl. 18. lig. 7. ' Mn as. 1881, pp. 01 et 77. Bn»i»B-L« N,> *
Source : MNHN, Paris
TIUCHONISCIDES DK l/HÊMISPHÈRE AUSTRAL.
19
1885, j). 271 ; I960, p. 83 ; pi. IV, fig. 25. Pfeffer, 1887, p. 58.
Doi.i.fus, 1891, ]>]>. 56 cl 72; pl. VIII. fig. 14. — AVahRberg, 1922,
|>- 76. (iiAMUAGi DK Calahre.sk, 1925, p. 18 ; 1939, p. 643 ; pl. X. —
Monod, 1926, p. 41, fig. 41-43. Stkphknskn, 1927, p. 370. — Van
Namk, 1936, j). 82, fig. 32 ; 1942, p. 327. fig. 34. Vkrhoeff, 1939 b,
|>. 303. Jackson, 1939, p. 176 ; 1941, p. 8. Hurley, 1950, p. 121.
lié pu ri il ion. Cette espèce est propre à la Terre de Feu, aux
Territoires magellaniques et patagoniques. Elle y semble commune.
Elle a U ci ni. au Chili, la vallée de l’Avsen, aux environs du 45° de lati¬
tude sud.
I.e matériel que m'a obligeamment communiqué M. le Prof. Bm»-
Ren provient des stations suivantes :
1) Lago Argentine (Argentine). 16 mars 1948 ;
2) Va lie «ici Aysen (Chili). 26 février 1948 ;
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TltlCIIONISOIDKS DIÎ I.IIK.MISIMIKHK AUSTIIAK.
21
fortes soies (fig. 8 H). Les termites portent des soies-écailles dont les
caractères sont les mêmes que celles du vertex (fig. 8 ('.). On en compte
sept à huit rangées sur les tergiles péréiaux, et trois ou quatre ran¬
gées sur les tergites pléonaux. Le telsoh porte également des soies-
ccailles de même type.
Les plcnnitcs 4 cl 5 portent, (le chaque coté, 30-40 pores glandu-,
^'ircs.
Curtictèn’s mmMqan. Tile de l.vpc triehoniscie,. normal.
Nelson à côtés incurvés et à sommet tronque (lig. lu A).
Appendices Antennuies (flg- 8 1» grandes, occupant la totalité
du front jusqu’au point où celui-ci se recourbe pour passer au vertex.
V .endiië eTl LS (le Irais article» ; le dernier porte 8 aes.hetascs,
‘“1 le médian, un groupe latéral d écailles.
Source : MNHN, Paris
22
A. VANDlil..
Antennes <II”. <S K) longues cl grêles ; le cinquième serment porte
deux rangées de faibles lubereules écailleux ; le flagelle est formé de
sept articles.
Pièces buccales : Mandibule droite (lig. 9 A) munie d'un pénicillé
à la base du lobe inciseur, et un autre à la base du lobe molaire. Man¬
dibule gauche <fig. 9 11) munie de deux pénicillés à la base du lob*
inciseur. Kndite interne de la maxillule (lig. 9 ('.) garnie de trois péni-
c L.
cilles de longueurs décroissantes. Kndite externe de la maxillule (f'fî -
9 D) terminé par neuf dents et deux liges, dont l’une, très longue, p rc '
sente une insertion excentrique. Palpe du maxillipède (fig. 9 E) p r< ^'
sentant trois lobes dont le terminal est divisé en deux moitiés. La
plupart des tiges du maxillipède ont le sommet arrondi.
Source : MNHN, Paris
rmaioNisciDRS m-: i.mii-misimiivrk acstral.
23
Véréiopmies. Formes Umgipèdes.
Péréiopode \’II (fig. 11) : les crêtes caudale et rostrale du ineros
°l du carpos sont bien marquées. Le earpos porte trois tiges sternales
que nous désignerons, en faisant usage d’une nomenclature proposée
dans un travail antérieur (Vandel, 195» a. p. »>. par SV, St-, et SV :
et trois couples de tiges rostro-caudales tau, bb' et ce'). Le ineros
porte également trois tiges sternales (fit 1 , 6 t- et et trois couples de
rostro-caudales (aa’ t fîft’ et yy’L
Vlro/xxlrx. Les cinq paires de pléopodes présentent les carac¬
tères habituels. Les cndopodites 2 femelles sont particulièrement
allongés et garnis de bouquets de soies.
Vro/unies (fig. 10 B). Endopodite d’un quart plus court que
l’exopodite et beaucoup plus grêle.
Caractère* srnel. mûr*. «■«OP»* 1 • u “ b, osse très scnée
et très fournie d’écailles piüfonues sur le inero. et le carpos.
PMIapadr VII (fi*. 11) : dépourvu .le différenciation sexuelle.
Source : MNHN, Paris
21
met déjelé vers l’extérieur et délimité pur une concavité.
podite bin
basilaire qui dépasse de peu la longueur de l’exopod
terminé en pointe et présentant en son milieu un anneau chilineu*
qui pourrait taire croire à une arlieulation. A la base de l’article
(listai, une rangée oblique de prolubéranees ciliées.
I lig. 10 C) : plus pigmenté que les autres
triangle allongé ; du côté interne, il forme
destinée à recevoir l'extrémité de l’endopodite 2.
Source : MNHN, Paris
TIUUIOXISCIDKS DK I.TIlÎMISl’HfîRK AUSTRAL.
Styloniscus tabulae (Barnard, 19.(2).
Colle espèce n’esl connue que par la description et les figures de
Barnard (I9;(2, p. 19;'» ; (ig. 4). Le l) r K. H. Barnard a eu la très
grande obligeance de me faire parvenir un exemplaire mâle de cette
espèce. L’élude de eet échantillon m’a permis de compléter sur quel¬
ques points la description du eareinologiste sud-africain. Elle m’a
prouvé également que la lui lac est une espèce fort voisine de magella-
nicus.
Répttrlilion. La seule station connue de cette espèce est repré¬
sentée par les Wynhcrg Caves, dans les Table Mountains, au-dessus
de Cape Town.
Description. Longueur : l’exemplaire que j’ai examiné mesure
Il mm. Barnard indique comme dimensions : 14 X 5,5 mm. C’est
donc l’un des plus grands Trichoniscides connus.
l'ig. 15. Styloniscim la but ne (Barnard).
veuille «lu tergitc C, soic-écaille «lu
4 montrant les pores glandulaires.
— A. soie-écaille du vertex. — B, soie-
tergite 3. I). moitié droite du pléonite
Coloration : l'exemplaire que j’ai examiné est complètement
blanc ; Barnard indique que les représentants de celte espece quoique
plus ou moins décolorés, ne sont pas de vrais albinos.
Appareil oculaire : Barnard indique que l'œil est formé de trois
“inmalidies pigmentées en noir.
Caractères téaiimentaires : téguments parfaitement lisses et lui¬
sants Lu carapace est recouverte (t'écailles peu apparentes, à sommet
arrondi. Lu surface dorsale du corps porte des soics-écailles simples
Source : MNHN, Paris
S-FIr
\. VANDIÎI,.
2fi
(c'est-à-dire sans ét-niIlt*s accessoires! ; elles ont lu forme de glaive sur
le verlex <‘t les tergites pléonaux (lig. 1;> A el Cl ; celles «|ui garnissent
les tergites péréiaux présentent une extrémité arrondie <lig. là H). Les
une dizaine sur le vertex, de dix à douze sur les tergites I el II, six à
huit sur le lergite III, cinq à six sur les tergites IV-VII, deux sur les
tergites 1-2. trois à quatre sur le lergite It, six sur les tergites 4 et 5
et le pléotelson.
Les pores glandulaires qui s’ouvrent sur les rédés des derniers
pléoniles sont très nombreux. On en compte 70 environ sur le plé‘>"
nile 4 (fig. L> I)>, 40 environ sur le pléonite 5, el 0-8 sur le pléotelson
dig. 17 A).
Caractères somatiques. Cèphalon : de type triclioniscien i
tubercules antennaires bien développés, saillants et divergents (fig. I* ,K
Entre la ligne marginale el le tubercule antennaire, fait saillie une
Source : MNHN, Paris
THICIIOMSOIDKS l)K l.’lltëMISl’HfeRE ACSTRAI,. 27
Appendices. Anlennnle (lig. 17 H) : constituée de trois articles
dont le dernier porte (>-7 aesthetases.
Antenne (lig. 17 C.i : longues, à articles effiles, à tiges terminales
courtes. Articles carénés, à peu près lisses à l’exception du cinquième
qui porte 7-8 protubérances écailleuses. Flagelle de 14 articles ; les
articles 2 à 12 portent des aesthetases.
Plier, - 1res semblables à celles de mnqethmlcm. Dans
l'exemplaire nue l'ai examiné, le lobe molaire de la mandibule droite
porte un pénicillé, connue celui de mni/eHumVi,». Babkaiid <p. 1961
écrit : « Molar without penicil ».
Uropodes : longs : l'exopodile esl de un tiers plus long que l'endo-
podite.
Cor,trières s,■.mois moles. Péréiopole I : appendice allongé ;
Source : MNHN, Paris
A. VANDKI..
Source : MNHN, Paris
TRICHOXISCIDES DE l.’Hf.MISPHÈRE AUSTRAL. 2!)
dos brosses serrées d’éeailles hyalines sur la face sternale du meros
et du carpos.
l'ig. 20. Sliilonisrus labiihie (Iiarnardi.
extrémité de l'endopodite plus grossir,
mâle.
A. second pléopode mâle. B.
(;. cxopoditc du cinquième pléopode
PMmimlc VII (11*. 18 A) : appendice allonge. Le carpos porte
■leux tiges sternales (SI' et SI') el trois paires de tiges rostro-caudales
ton', M/a t rr'l Le nropodos porte, sur sa face sternale, une protllbe-
ranee saillante' recouverte d'éeailles hyalines extrêmement allongées,
t. ischion développe, il son angle stcrno-dlstal. un lobe saillant éca.l-
loux.
Source : MNHN, Paris
A. V AND Kl..
Apophyse i/cnilnle 'lig. IX IL : son extrémité est renflée et arron¬
die et porte un appendice triangulaire garni d'éeaillcs latérales ])lus
ou moins pilil'ormes, mais cependant élargies à leur base.
Premier pléopode llig. I!)i : de type styloniscien, exopodile trian¬
gulaire : tige de l’cndopodile longue, fendue à son extrémité.
Second pléopode (lig. 20 A et Ml : endopodile à article distal cinq
lois plus long «pic le basal : l’article distal se termine par une pointe
flanquée, sur son bord interne, d'une épine latérale.
('.im/nième pléopode (lig. 20 C.i : l'exopodite est creusé d'une pro¬
fonde gouttière ciliée destinée à recevoir l'extrémité de l’endopodile 2.
Styloniscus nichollsi n. sp.
Je dois celle espèce à l’obligeance du I) 1 A. (i. Nioiiou.s (pii en a
récolté une trentaine d’exemplaires dans des mousses, le long d’un
ruisseau, à Guide M. Fa Ils, à dix milles de Murnie, dans le nord-ouest
de la Tasmanie.
Colle espèce est certainement très proche de Ihomsoni : mais,
elle en (litière par la structure de l’«*il (pii est normale et ne présente
pas rallongement si caractéristique de l’appareil oculaire de llwmsoni.
Les écailles de la carapace ont une forme dilïérento de celles de
Ihomsoni et ne sont pas striées. Knfin, des différences notables sé¬
parent les appareils sexuels des deux espèces flige de l’endopodile 1«
endopoditc 2i. Cette espèce est aussi fort voisine de muyellnnicns. On
l’en différencie aisément, en raison de la forme de bec d’oiseau de
l’extrémité de l’endopodile 2.
Description. Longueur : 4-5 mm.
Coloration : vive, de couleur violacée, intéressant tout le corps, à
l’exception des insertions musculaires. File s’étend à la face ventrale
Source : MNHN, Paris
T Itl CH 0X1 SCI DES I)K l.'HKMISI'HKKK At’STRAI.
31
(lu corps, aux maxillipcdes, aux péréiopodes et aux pléopodes. La
dernière paire de pléopodes est généralement plus foncée que les pré¬
cédentes. La coloration des mâles est encore plus vive que celle des
femelles.
Appareil oculaire (lig. 21 E) : constitué de trois ommatidies dis¬
posées en triangle et chargées «le pigment noir.
Caractères Icfpimenlaires. Au binoculaire, la surface du corps
apparaît couverte de granulations allongées, plates, peu apparentes,
et d’un revêtement de soies courtes et serrées.
Au microscope, la t
(lig. 21 A). La région
simples (c'est-à-dire n«
-I B). Les soies-écailleî
lergitc ; une rangée de
l'ieure du premier tergite
écailles sur le tergite H.
simples (c’est-à-dire san
l'égulière. On observe à
lérieur «lu lelson (lig. 21
rapace apparaît recouverte d’écailles ovoïdes
antérieure du corps porte des soies-écailles
n accompagnées d’écailles accessoires) (fig.
sont abondantes sur le vertex et le premier
grandes soies-i-eailles borde la marge posté-
”g » 21 CA. On observe encore quelques soies-
Les tergiles suivants ne portent que des soies
s «•caille», nombreuses et disposées de façon
nouveau quelques soies-écailles au bord pos-
D».
Source : MNHN, Paris
32
A. VANDKI-.
Les pléoniles 4 cl 5 portent, de chaque côté, une demi-douzaine
de pores glandulaires.
(Utmelères santalii/ues. ('.cpludon < lig. 21 K) : de type tricho-
niseien ; tubercules nntrnnnires glands et saillants.
Pèrèinnites : sillon eoxal plus ou moins dislinet chez la femelle.
Telstm (lig. 22 Ai : trapézoïdal, à sommet tronqué et côtés incur-
.1 ppcndices. Anlennule (tig. 23 A) : formée de trois articles ;
le dernier, mince et étroit, porte 4-f> aesthetases.
Antenne (tig. 23 l$i : Article f» orné de deux rangées de tubercules
écailleux (t> 4 3i ; flagelle de 4 articles ; pas d’aesthetases.
Pièces buccales. Mandibule droite (lig. 24 H) portant un péni¬
cillé à la base du lobe inciseur et un autre à la base du lobe molaire.
Mandibule tjuuche (lig. 24 A), portant deux pénicillés à la base
du lobe inciseur.
MaxiUule à endite externe (lig. 24 ('.) terminée par dix dents, et
deux tiges à insertion excentrique, l’une forte, l’autre grêle et bar¬
belée.
Source : MNHN, Paris
TKIOHONISCIDES DK I.'HfiMISPIllïlUi Al'STRAL.
33
Maxilli/)cdr (fi}». 24 I)) à palpe trilobé ; endite portant trois fortes
liges à la base (le l'appendice fusiforme.
Pérriopodes. Forme longipède.
I-e carpos VII de l'adulte (tig. 25 A el H) porte trois tiges sternales
(SI', sr el SI 1 ) el trois couples de tiges rostro-caudales (an’ b b’ et rc’>.
Le meros VII de l'adulte porte deux tiges sternales (fit 1 et Ht-) et
deux couples de rostro-caudales (««’ et fifi’h
Chez l'individu juvénile (lig. 25 C>. le carpos VII ne porte que
«leux tiges sternales (SI 1 et SP) et deux couples de rostro-caudales
(W t .| />/>•). Le meros VII porte deux tiges sternales («t et «t ) et un
seul couple de rostro-caudales (no-)).
«érinnifcs (femelles ; le description des pléopodes mâles sera
donnée plus loin). Pléopode 1 01*. 26 A) : exopodite petit, triangu¬
laire, non pigmenté ; endopodite très petit, ovoïde, non pigmenté. —
Plén,.. 2 (lie 26 11 et ('.) : exopodile quadiniiglllaue, non pigmente ;
..le en forme de liàtonne. allongé portai des rangées decdS;
- Iixopodite 3 quadrangulaire ; exopoones
la ires.
j (fig. 2fi D) triangu-
Ménu
, Zoologie.
Source : MNHN, Paris
THIGHONISCIDKS DK I/HÊMISPHÈRK Al’STRAL.
35
t'ropode ((if.. 22 H) : endopodile légèrement plus court et plus
étroit que l’exopodite.
('nrnclères sexuels mâles. Pcréiopode I : le carpos porte quel¬
ques écailles hyalines.
Pêréiopode VII (tig. 25) : Dépourvu de différenciation sexuelle.
Apophyse yénilale (lig. 27) : large, renflée à son extrémité, et ter¬
minée par un petit appendice replié en accordéon.
Premier plcopode (lig. 27» : de type styloniscien ; exopodite trian¬
gulaire. présentant chez le mâle bien adulte une très courte pointe
dirigée vers l’extérieur ; lige «le l’endopodile simple.
Second plcopode (fig. 28 A) : endopodile Inarticulé, l’article distal
l, ’"is fois plus long que le proximal, portant a sa base une ligne
'>bliq„e garnie de dents obtuses, et se terminant en une pointe excen-
b’ique, légèrement recourbée en forme de bec d oiseau.
Pléopodes :i, f cl ■>.
S(,| nblable aux exopodites
Exopodites fortement pigmentés, de forme
femelles ; mais, l’exopodite 5 (fig. 28 B)
Source : MNHN, Paris
,. YANDKI..
forme du côté interne un gousset de protection pour l'extrémité de
l'endopoditc 2.
Styloniscus thomsoni (('.iiii.TON, 1885).
Svxo.nymu:. Philouyrin Thomsoni Chilien, 1885 ;
Pliilyyria Thomsoni ('.hilton, 188(5 ;
Trivhoniscns Thomsoni ('.hilton, 1901 ;
Meyntrichonisens llwmsoni Jackson, 1989 :
Pnloyoniscns thomsoni VerhoelT, 1989.
Bibliographie rt Iconographie. Chii.to.n, 1885, p. 17(5 ; 1886. p-
159; 1901", p. 118, pl. 18," lig. 1 ; 1909 il, p. (5(51 ; 1910, ]>. 287. "
Thomson et C.iiii.ton. 188(5, p. 157. HrrroN, 1904, j>. 2(55. Buni> E '
I.r.xn, 190(5, p. 88. pl. IV, fi-'. 22-24. Waiihhkhc., 1922. p. 79. '
(■kimmktt. 192(5, |). 488. Sti;i»hi:n.si;n, 1927, p. 871. VichhoEFF,
Source : MNHN, Paris
TMCHONISOIIMÎS I)K I/IIKMISI’IIKHK Al'STHAI..
.17
1 939 b, |t. 104. - Jackson. 1019, p. 170, fig. 3 ; 1941. p. 8. — Huklky,
1950, p. 121 ; lig. 7.
Répartition. Celle espèce esl propre à Pile «lu Sud de la Nou¬
velle Zélande où Chii.ton. (1901, p. 118) la déclare commune. Chilton
•1909 a) el Sti-:i>hi-;nskn (1927) la signalent aux îles Auckland, au sud
«le la Nouvelle-Zélande : el, Jackson (1939, 1941) à Rapa, la plus méri¬
dionale «les îles polynésiennes. Enfin, Wahkrkkk (1922) la mentionne
«le Jarralnlale, en Australie occidentale, mais l’identification «le l’uni¬
que exemplaire récolté, une femelle immature, reste hautement incer¬
taine.
Ce 1)' I). E. Hi hi.ky a eu la très grande obligeance de me faire
parvenir huit exemplaires de cette espèce provenant de la « Rai Val-
•«‘v », près de Nelson (Southland).
Source : MNHN, Paris
A. VANI)Ml..
Source : MNHN, Paris
TIIIGHONISCIDIÎS Dli l/IIIÏMISPIlfiHIÎ A t'STR Al..
39
lion est brun clair, avec des lâches plus foncées, parfois presque noi-
ïcs : les péréiopodes sonl zébrés de bandes pigmentées et dépigmen-
tées.
Appareil oculaire ( fi g. 30). Allongé, occupant tout le côté de
hi tète, cl constitué par trois onunatidies noires, largement séparées
les unes îles autres. Celte disposition est très caractéristique de cette
espèce et permet de la reconnaître aisément.
Canal,
■aissent à |
Au mi
le vertes q
-cailles la
Au binoculaire, les téguments appa-
wîiuî ( 1 «22. p.
es légumen lai res.
il près lisses. .
•oscopc la carapace apparaît recouverte, aussi bien sui
e sur les tergites (l'un revêtement dense, serre, continu,
ccolées. imbriquées et fortement striées (flg. 20 A). Wahr-
7(1, fig. Illi sigmile l’existence de semblables écaillés
Source : MNHN, Paris
<0 A. VANDKI..
striées chez SI. nerrneosiis. Les joues portent de longues éenilles trian¬
gulaires terminées j»:ir line frange de cils (Fig. 29 H).
Le verlex et les termites pereiaux et pléonaux sont garnis de nom¬
breuses rangées de soies-éeailles. Les soies-éeailles sont de petite taille,
courtes, et leur écaille affecte la forme d’un poignard (Fig. 29 L et I)*-
Le pléonite 4 porte, de chaque côté, 9 pores glandulaires, le pléo-
nite 5 «le II à 12 pores, et le pléotelson, 2.
C.iirnclrrrs soniiilii/nes. l'.rpliiiluii (Fig. îitt ) : de type tricho-
niscien : les tubercules anlcnnaires sont plutôt petits.
(Fig. »l A
Antenne (Fig. .41 H
gouttière bordée de
lé ; il porte deux rangées
. Le ’ •
es et d’épines,
fées de tiges, i
comprend eim
cinq articles ; il n’v a pas d’aesthe-
Source : MNHN, Paris
THICIIONISCIDKS I)K I/IIKMISI’HKRK AUSTRAL.
Pièces buccales. Tirs semblables à celles des autres espèces
de Slyloniscns. I,a mandibule droite esl pourvue d’un pénicillé mo¬
laire ; le palpe du maxillipède est trilobé.
Peréiapodes. Forme longipède. Le carpos du péréiopode VII
(Fig. :î 2) porte deux soies sternales (SP et St 3 ) et trois couples de ros-
Iro-eaudales (««’, />/>' et ce') ; le ineros porte trois liges sternales (6 t',
6t-, et (>t :i i.
Pléopoiles (femelles) : endopodite 2 particulièrement long, amin¬
ci à son extrémité, et couvert de soies (Fig. (il L).
Caractères sexuels mâles. Péréiopodes VII (fig. .'52) : dépourvu
de différenciation sexuelle.
Apophyse génitale (Fig. 33 A> : renflei
un petit prolongement conique.
son extrémité et terminée
Par un petit prolongement conique.
H) : de type styloniscien ; très voisin
,i„ l’unàiiiwwlilp oui est fort longue.
Premier pléopoilc (Fig. 33 b) :
de celui de phormian ’ '' '
Se termine en une
' agglomération des s
d’ailleurs libres (ce ci.
e (Fig. 33 B) : de ly
Source : MNHN, Paris
42
A. VANDKl..
ICxopodilc triangulaire, terminé par une pointe iirrondic, plus ou
moins détachée.
Srconil pléopoite (Fig. 84 Ai : endopodile Inarticulé ; l'article <üs-
lal porte une protubérance au niveau de son dernier tiers et se termine
en une longue pointe garnie de crénelures.
Cini/iiièmc pléopode (Fig. .‘{4 B) : l’exopodile diffère de celui de la
femelle par la gaine destinée à recevoir l'extrémité de l’endopodite 2.
Styloniscus otakensis (C.liilton 1901 i.
Svxo.wmik. Philongria rosea C.liilton 1X8!! ( pro parte ) ;
Pliih/pria rasea Thomson et C.liilton 1880 ( pro parle );
Triehonisciis otakensis C.liilton 1901.
Hihliographie et Iconographie. Cllii.TON, 1888 a, p. 75 ; 1888 /’.
p. 149 ; 1901, p. 117. pl. 12. lig. 2 ; 1910, p. 287 ; 1925, p. 819.
Fii.hoi., 1885, p. 489. Thomson el C.iiii.ton, 1880, p. 157. Hutton,
1904, |». 205. Bitiiik-Lixd. 1900, p. 88. Wahhhiîho, 1922, p. 70.
lig. 82. Sti:i*hi:nsicn. 1927, p. 870, lig. 29. Jackson, 1941. p. 8.
Ni m.KY. 1950, p. 120.
B
Kij». 35. Sti/lonisais oliikensis (Clulton) A, éi'iiiljc de lu t-imipiicr. !*•
organe du bord postérieur du vertes. ('„ organe du Imrd postérieur du
pléonitc 2.
Répartition. D'après C.iiii.ton (1901, p. 117). cette espèce est
« widely distribu lcd throughout I lie Son I li Island, New Zealand ». File
se rencontre également aux îles Auckland ( Stt-:i*iIi-:.nskn, 1927) et aux
iles C.liatham (C.iiii.ton. 1925). Fnl'in, Waiikükkc, (1922) attribue à
celte espèce deux femelles recueillies à Bridgetown et VallingU]), dans
le sud-ouest de l’Australie ; mais, cette mention ne saurait être accep¬
tée sans confirmation.
I.e I)' I). F. Hrm.KY m'a fait parvenir deux exemplaires de cette
espèce recueillie à Omaio, sur la côte est.
Description. I.a description de C.iiii.ton comporte des lacunes
dont la plus importante est relative aux pléopodes mâles dont il dû
simplement (p. 117) « pleopoda (ineluding those spccially modified in
the male) closely rescmhle those of T. phormianus and do not call f° r
Source : MNHN, Paris
THICIIONISCIDKS DE L'HÉMISPHÈRE AUSTRAL
43
spécial description ». Nous dirons plus loin que celle affirmation esl
inexacte.
Loiujneur : femelle ovigère : 4,5 mm ; mâle : 3 mm.
Coloration : d'un violet brunâtre assez foncé ; dans la région mé-
‘linne, les insertions musculaires apparaissent comme des plages dé¬
pourvues de pigment. La femelle ovigère est plus claire que le mâle.
Appareil oculaire : formé de trois ommatidies chargées de pig¬
ment noir, rapprochées les unes des autres et disposées en triangle.
Caractères téyamentaires. Les caractères tégumentaires de cette
espèce sont remarquables. Au binoculaire, la carapace apparaît forte-
Source : MNHN, Paris
A. VANDKI..
aminées de profil, les ji
les. an nombre «le 1 sur le veiiex el le lergilc I. «le 15 sur les
11-\"11 Uni rangée médiane «le faibles granulations el une rangé
rieure de fortes granulations), et «le I (rangée postérieure)
pléonites. Les granulations «|iii garnissent le boni postérieur
lex sont particulièrement développées el spineseentes ; elles
à la partie postérieure «le la tête l’aspeel «l'une roue dentée.
tcrgites
comme des organes complexes, constitués par
à écaille striée, el entourée «l'écailles accessoire!
du vertex apparaissent
(fig. 35 H). Les organes
Source : MNHN, Paris
THICHON'ISCIDKS Iîlî L/HÉMISPH&RË Al'STRAI..
-15
de la rongée postérieure des termites I-VII ont une constitution analo¬
gue. Les organes de la rangée médiane des péréioniles et ceux de la
rangée unique et postérieure des pléonites sont plus simples, en ce
sens qu’ils sont dépourvus d’écailles accessoires (Fig. .'55 C).
La carapace est recouverte d’écailles laciniées (Fig. 35 A).
Le pléonite 4 porte, de chaque côté, III pores glandulaires, et le
pléonite 5, î) pores.
Caractères somatiques. Céphalon : de type trichoniscien ; tu¬
bercules anlennaires bien développés.
Tetson : de forme trapézoïdale ; côtés incurvés ; bord postérieur
orné de quatre grandes soies-écailles.
Appendices. Antennuie (Fig. 3<> A) : formée de trois segments ;
le dernier porte cinq aestbetascs.
,1 (Fi,, 36 H) : I-cs caractères >1» l'antenne sont corréla¬
tifs de la pelilo taille de l'espèce et des téguments granuleux. Cette
corrélation est générale chez les Trichoniscldes ; les grandes espèces
* téguments lisses oui des antennes grêles, longues, pas on peu tuber-
oillécs ; les espères de petite taille, à tégumenls granuleux ont des an-
tennes courtes, à arlieles ramassés et fortement tuberculeux.
Anlennes courtes, ne dépassant pas le bord postérieur du premier
péritonite. Articles courts et ramassés. L'article 4 porte deux rangées
de tubercules écailleux (3 + 21 i l'article » porte egalement deux ran¬
gées de tubercules écailleux (4 + 2). Le flagelle est composé de quatre
articles : le second porte un bouquet d'aeslhetascs.
Source : MNHN, Paris
A. VANDEI..
■1(5
Pièces buccales : semblables à celles de SI. Ihomsoni.
Proposes : courts ; l'endopodile est de un quart plus court que
l'cxopoditc.
Caractères sc.racls mâles. Pêrêiapade I : des écailles hyalines
sur le meros et le cnrpos.
Fig. 3!). Sli/lnnisnis otiiliensis iChillon), mâle. A. second pléopodc.
B. eiiii|iiième pléopodi.
Pêrêiapade VII (Fig. 5571 : l'ischion porte à l’angle de flexion avec
le hasis une large lamelle triangulaire, à sommet arrondi et orne d’une
lige. A la hase de l’ischion, une protubérance écailleuse. I.e propodos
est garni, sur son bord tergal, d’une brosse particulièrement fournie
d’écailles et de lamelles piliformes.
Apaplu/se (jênibde (Fig. 518 A) : élargie et arrondie à son extré¬
mité, et terminée par un petit tube conique.
Premier plêapade (Fig. 88 H) : de type styloniscien. Tige de l’en-
dopodite terminée par un très fin pinceau de soies. Exopoditc petit,
triangulaire. Protopodite garni à son angle externe de longues écailles
hyalines en forme de glaive.
Second plêapade (Fig. 8!) Ai : endopodite Inarticulé; l'article
Source : MNHN, Paris
THICHONISCIOKS DH I.'IIKMISIMIKKK AfSTIiAI.. 47
l>as:il est sept fois plus court que le distal ; ce dernier se termine pur
une pointe longue et fine (beaucoup plus effilée que celle de phor¬
mia nus ).
('ingnièmc pic apode (Fig. 39 B) : une gouttière destinée à recevoir
l’endopodite 2.
Styloniscus phormianus ((-hilton 1901).
Svxoxv mii:. Philongria rosea ('.hilton 1883 (pro parte) ;
Philggria rosea Thomson et ('hilton 1886 (pro parle)-,
Trichoniscus phormianus (-hilton 1901;
Palagoniscns phormianus VerhoelT 1939.
C-ette espèce avait été tout d’abord confondue par Chii-ton sous
le. nom de Philongria (ou Philongria ou Philggria) rosea avec otaken-
xis. ("est en 1901 que (-HII.TOX reconnût en même temps que ces deux
espèces étaient distinctes l’une de l’autre et différentes du roseus de
Koch. Il est aisé de distinguer ces deux espèces non seulement par
Pi*. 40.
Stylonisciis phormianus (Chilton). — Pleurépiinères I. II
VII.
leurs caractères tegumentaires, ainsi que l’a déjà montré Chiltox,
"uiis encore en raison de leurs appareils copulateurs qui, contraire-
»ient à ce qu’affirme le grand zoologiste néo-zélandais, sont très dif-
l‘Tentes l’une de l’autre.
Source : MNHN, Paris j
A. VAN DIX.
18
Hiblioyrtiphie cl lci>noyrn/)hie. ('.iiii.ton, 1888 a, p. 75 ; 1883 b,
p. 14!»; 1881. p. 150 ; lilill. p. 11.’), pl. 12. lig. 1 ; 1910. p. 287. —
Fii.hoi.. 1887) p. I..9. Thomson cl ("iiii.ton. 1880, p. 157. HiittoN,
1!»04, |>. 205. lii Di(i;-l.i ni». 1900, p. 83. (ïium.mktt, 1920, |>. 433. -
\"i;hiioi:i i . 1989 b. p. 303. Jackson. 1941. p. 8. Hrni.irv, 1950,
p. 121.
I*if{. 41. - Slylonisrus iihnrmitmus (Cliillnii i. A. Icrjjito (In plênniti- ;t. -- B.
bord latcnil du |>lôonit(‘ 4. (I. bord lali-rnl du |>lronilc à. I), pléotclson
Ilé/Hirtitinn. Celle espèce esl propre 5 l:i Nouvelle-Zélande-
(«iiii.ton l’a réeollée en de nombreuses stations de l’ile <ln Sud où clic
parait commune. Mais, elle existe aussi dans l’ile du Nord, ainsi q ue
l’a établi 1). K. Hiki.ky. Ce dernier a eu la grande amabilité de nie
faire parvenir quelques exemplaires de cette espèce provenant
deux stations situées dans le nord de Pile septentrionale :
1) « Il miles north of Tolaga May : sinall forest remuant ; froin
leafinould ; végétation : kahikatea. lawa, punga, malapo ».
Source : MNHN, Paris
TIUCHOXISCIDES DK L’HÉMISPHÈRE Al'STRAL. I»
2i « 1/2 mile |Kist Polaka Scliool, Opoliki side. Leafmould from
hush remuant ; végétation : lawa, eedar, nikau, punga ; forest floor
moslly punga ( Ci/alhea ) débris».
Description. Longueur : 2 mm (('hilton indique 4 mm).
Coloration. La coloration, comme l’aspect général de cette espè¬
re. rappellent très exactement ceux du vulgaire Trichoniscus pusillus
brandi d’Iiurope. Le pigment tégumentaire est d’un brun violacé. Le
vert ex présente un aspect pommelé dû aux insertions musculaires
dépigmentées ; le front est uniformément pigmenté. Le péréion pré¬
sente une ligne médiane foncée ; le pourtour de chaque péréionite est
pigmenté ; la région centrale est occupée par les insertions muscu-
•«iies dépigmentées ; une tache claire .~ ““ r -».
mère ; Crttï la,-In. <sl clroile dans la région anlcr.eure du corps ; elle
''élargi, progressive,,,™, vers IWre. Lu h,,» -, occupée
.,.1 progressivement .
par une grande tache dépigmentée c
l ,lc ’«n est pigmenté. Les antennes •
marque la limite du pleurépi-
..I,'„.iuiii.u rln pnm« ■ plie
pléon est occupée
„ forme d’haltère ; le reste du
nt pigmentées ; les péréiopodes
■ ■"'ii i si pigmenie. ...es iimmu
Portent quelques taches pigment
Appareil oculaire : formé de trois °
"'en, noir, bien disliuclcs les unes des outre» cl d.sposces en t,,angle.
tofiMonins in Mi'siïcm. Zoologie
ommatidies chargées de pig-
•'0 A. VANDIÎ1..
C.nrnclères Icipuncnlnires. Au binoculaire, les téguments appa¬
raissent parfaitement lisses. Le verlex el les termites portent deux
ou trois rangées de soies-éeailles simples fc'est-à-dire sans écailles
accessoires).
Mais le caractère le plus remarquable de celle espèce réside dans
la présence, sur les pleurépimères, de longues tiges dont l'une prend
îles proportions proprement colossales (Fig. 4(0. ('.es grandes tiges
sonl parfaitement visibles au binoculaire. On note également la pré¬
sence. sur le tergile du pléonite de deux très fortes tiges parainé-
«iianes (Fig. 41 À).
.l'ai compté une dizaine de pores glandulaires sur le côté du
pléonite I 1 Fig. Il H cl cinq sur le pléonite 5 (Fig. 41 ('.).
Telson 'Fig. Il IO : le tel.son de celte espèce diffère de celui des
autres Stgloniscns, en ce qu’il n’est pas Irapé/.oidal, mais affecte b'
forme d'un triangle à sommet très largement arrondi.
Appendices. Antennes (Fig. 42 A) : courtes, à articles larges
et ramassés. Articles ."> portant deux rangées de pbanères, l’une coin-
Source : MNHN, Paris
TniCIION'ISCIDRS I)K I/HKMISIMIKRK AUSTRAL
posée (le trois épines, l'autre de une seulement (une disposition analo¬
gue se retrouve chez SI. mauriliensis). Flagelle de trois articles, dont
le second porte, en son milieu, un bouquet d’aesthetascs.
Pièces buccales : semblables à celles des autres espèces de Stylo-
niscus ; la mandibule droite (Fig. 42 B) porte un pénicillé molaire;
le palpe du maxillipède (Fig. 42 1» est trilobé.
Caractères sexuels mâles. Péréiopotle 1 : dépourvu de différen-
eiation sexuelle.
Apophyse génitale (Fig. 4(1 Al : très large ; renflée à son extré¬
mité qui est évasée et qui porte un très court prolongement plissoté.
Premier pleopode (Fig. 4.'i B) : de type styloniscien. Exopodite
petit, triangulaire, prolongé en une courte pointe distale, recourbée
'ers l’extérieur. Tige de l’endopodite nue.
I'ig. 44. Sli/loniscus phorniiiams (Chiltonb
Second pleopode.
si on.
Source : MNHN, Paris
A. A NI) fil..
Styloniscus spinosus < Patience 1907 t.
Svnowmii . Trirhonisciix spinosus Patience 1907 ;
C.nnlioiiisciis spinosus Vandel I933.
I.c dessin l'oiirni par Patiknœ (1907 il, pl. 111 > de l’endopodite -
de spinosus ne laisse jpière de doute sur l'identité spécifique de la
tonne décrite par le zoologiste écossais et des échantillons que j’ai
examinés. T
('cite espèce parait assez proche de phormiaiws ('.hilton.
Hiblioi/rnpliir rl Iconoyraphir. Patiknc.k, 1907 a, |>. 85, j»I. III-
Bao.naÛ.. 1918, p. 99. ’ ('.oi.i.inoi:. 1917, p. III ; 1918 n, p. 09;
1918 b. p. 33 : 1918 c. p. 270 ; 1942 r. p. 102 : 1943 a. p. 70 : 1943 b,
p. 200 : 1944. p. 235. Vam» i.. 1933, p. 44.
Source : MNHN, Paris
TIUCIIONISCIDKS l)li IIl KM 1 SI» 11 KM K At'STlUL.
53
H'atiknci:. I ‘>07 II). A vrai dire, Coi.i.inoi: (1918 a. |). 70) signale que
•'elle espèce a élé reprise dans un jardin à Hunter’s Quay, Argvllshire
(Ecosse) ; mais celle mention parait reposer sur une détermination
insuffisante et doit cire tenue pour douteuse.
('.ette espèce parait très commune dans l’ile de la Réunion et à
Madagascar. Voici les stations où elle a été récoltée :
llr ilr la Hé an ion : récoltes du Prof. P. Rkmv. 1947 : Saint-Gilles
•■I Saint-André, sur le littoral. Brulé de Saint-Denis, à 750 ni d’alt.
Salazie (475 mi el Hell-Bourg (720 ni). Gilaos. - Plaine des Pal¬
mistes (1.100 mi el Plaine des Cafres (1.000 ni).
Cette liste de stations indique clairement que cette forme repré¬
sente une forme d'altitude. Elle ne se rencontre que rarement sur le
littoral. Sa répartition est inverse de celle de Setaphora paliencei
Bagnall, espèce littorale qui ressemble beaucoup à St. spinosus, encore
qu’elle appartienne à une toute autre famille d Isopodes terrestres.
Les deux espèces n’ont été rencontrées ensemble que dans les deux sta¬
tions du littoral : Saint-Gilles et Saint-André.
Sli/lonisrus
spinosus (Patience), mâle.
pléopodc.
Apophyse génitale et premier
Miiilnyiisi
v, ma. \*rs 2.500 i
récolte du I’rof. J. Milu* 0)47 : Mont Tsiafnjn-
d'nlt.
■"WcinrSV'pa™** : Mont Toarntonuno. vers 2.500 ni.
Récoltes Ou Prof. P. Remï. 1947 : Tnnunurive et ses environs (en-
1.251) et 1.35(1 ni ilr.ltitude) (l'espèce paraît dès commune dons
Source : MNHN, Paris
A. VANDKI..
montagneuse au sud
54
celle région). Ambalolumpy, dans la région
de Tananarive (1.480 m d’ail.).
Ainsi, à Madagascar, comme à la Réunion, celle forme se présente
comme une espèce nllicolc. Iîlle n’a encore clé récollée à Madagascar
que dans le massif central de l’île qui est aussi le plus élevé.
Description. Loni/nenr : f. 2.5 mm ; 9, .'$-4 mm.
Coloration. La coloration, comme l'aspect général de cette espe¬
ce rappellent ceux de Trichoniscus pnsillns Brandi, d'Europe. La colo¬
ration est d’un violacé assez foncé, avec les zones dépigmentées habi¬
tuelles (insertions musculaires).
Fij(. 47. Stylnnisciis s/ii/iosiis il’atii-ncc-l, mâle. Second pléopodr.
Appareil oculaire : formé de trois ommatidies chargées de pigment
noir, nettement séparées les unes des autres, et disposées en triangle-
Caractères téynmentaires. Au binoculaire, les téguments app a '
laissent recouverts de minuscules saillies spinesccntes qui leur don¬
nent un aspect chagriné très particulier. Au microscope, les tergites
apparaissent garnis de grandes soies-écaillcs 'Fig. 45 A et B) disposées
en plusieurs rangées transversales : I sur le lergite I, 8 sur les tergites
Jl-Yll et I sur les tergites 1-5.
Caractères somatiques. (’.éphalon : de type trichonisc'um nor¬
mal.
Telson : trapézoidal, à bord postérieur arrondi, orné de quatre
grandes soies-écaillcs (Fig. 45 F).
Source : MNHN, Paris
TIUUIONISCIOKS J)K l.’HKMISI’IIKHK AUSTRAL.
55
Appendices. Anlennnle (Fig. 45 ('.> : formée de trois articles
dont le dernier porte .'5-4 aesthetases.
Antenne (Fig. 45 I)) : courtes et trapues : article 5 garni de deux
rangées de tubercules écailleux (3 1 2) ; flagelle de trois articles dont
le second porte, en son milieu, un faisceau d’aesthetascs.
Mandibules : semblables à celles des autres Styloniscus ; la man¬
dibule droite porte un pénicillé molaire.
Ma.viltipède (Fig. 45 F) : palpe à segmentation peu distincte.
Caractères sexuels mâles. Péréiopnde I : quelques rares écailles
byalines sur le carpos.
Péréiopode VII : dépourvu de différenciation sexuelle.
Apophyse génitale (Fig. 4(i) : l’extrémité est évasée et renferme
un petit appendice plissé.
Premier pléopode (Fig. 46 > : de type slyloniscien. Exopodite tri¬
angulaire, à pointe détachée.
Second pléopode (Fig. 47) : endopodite terminé par une pointe
gainée d’une lame hyaline en forme de larme batavique.
Cim/nième pléopode : une profonde rainure destinée à recevoir
les extrémités des endopodites 2.
Styloniscus (Indoniscus) mauritiensis (Homard 11136).
Synonymie et Nomenclature. J’ai reçu de Madagascar des exem¬
plaires que je rapporte, avec quelque doute, à mauritiensis Barnard.
Fes caractères des exemplaires de Madagascar, et, en particulier, la
forme des pléopodcs sexuels, correspondent assez exactement à la
description et aux ligures de K. H. Bahnaud, pour considérer comme
vraisemblable l'attribution de ces échantillons à mauritiensis. Cepen¬
dant, on ne saurait l’affirmer en toute certitude. On note une diffé¬
rence dans la forme du tclson ; le bord postérieur est arrondi d’après
Bahnahij ; il est trapézoïdal chez les individus de Madagascar. Mais,
l’incertitude provient essentiellement de l’ignorance où nous nous trou¬
vons de la structure des pièces buccales du type de mauritiensis.
Baunakd décrit et figure seulement l’endite interne de la maxillule.
Nous dirons plus loin que l’endile externe de la maxillule et le maxilli-
pède possèdent des caractères extrêmement particuliers, très différents
•le ceux que présentent les autres espèces de Styloniscus. Ces caractè¬
res nie paraissent même si remarquables que je propose d’instituer
pour celle espèce un nouveau sous-genre :
Indoniscus n. s. g.
que l’on peut ainsi définir : oeil formé de trois ommatidies disposées
s »r une même ligne. Mandibule droite dépourvue de pénicillé molaire.
Source : MNHN, Paris
Affinités. Par U* caractère de l'cndopoditc du pléopode 1 mâle,
Inilonisciis parai! intermédiaire cuire Styloniscus cl Coniionisetis.
Bibliographie et Iconographie. Baknakd, 1931», p. 3, fig. I.
Héparlilion. Le type de l'espèce provient de l’ile Maurice, où
il a été récolté dans 1rs deux stations suivantes : « Les Mares and
Hutanical Gardois. Curepipe ».
Les exemplaires «pie j'ai étudiés proviennent «le Madagascar. II*
ont été recueillis par le Prof. .1. Mii.i.ot, à Amhalolaona, et par le Prof-
I'. Hi:mv. à Amhanja (localité située sur la côte nord-ouest vis-à-vis
l’ile de Nossi-Mé ; ail. 75 ni).
Description. Longueur : 2 mm (Maunand indique 4 mm).
Coloration : d’un rose violacé ; la répartition du pigment est très
semblable à celle de Triclwniscns pusillns Brandi.
Appareil oculaire (Fig. 48 Ai : formé de trois ommntidics char¬
gées de pigment noir, disposées à la suite les unes des autres, sur une
Source : MNHN, Paris
TniOIIONISCIDKS l)li l/llfiMISPHfcRK AUSTRAL.
57
même lit/ne. (
de distinguer
'■■'K- 49. Style
{
Fig. 50. —
'.elle disposition est caractéristique de l’espèce et permet
du premier coup d’œil mauritiensis de spinosus.
Source : MNHN, Paris
A. VANDKI..
58
Caractères téyumcntairrs. Au binoculaire, les téguments appa-
raissenl lisses, brillants, sctulés. Au microscope, la eara|>aee se montre
recouverte de soies-écailles lancéolées (Fig. 4SI A). Les soies-écailles
sont disposées en rangées Iransversales, au nombre de trois sur U*
premier termite, de deux sur les péréionites suivants et les pléonites.
J’ai compté une douzaine de pores glandulaires sur chacun des
côtés du pléonite 4. et cinq à six sur le pléonite f>.
('.arnctères sonia/ii/acs. t'.éplialnn (Fig. 18 A » : de type tricho-
Tclson (Fig. 48 IL : trapézoïdal ; bord postérieur droit, orné de
deux tiges (Hahnakd indi(|uc que le bord postérieur est arrondi).
Appendices. Antrnnnle (Fig. 4SI IL : formée de trois articles
dont le dernier porte trois aesthetascs.
Antennes (Fig. 4SI Cl : courtes ; article â orné de deux rangées de
liges, «tout l’une comprend trois éléments, et l’autre un seul. Tiges tel'*
minales des articles particulièrement longues. Flagelle de trois arti¬
cles dont le second porte un bouquet d’aesthetascs.
Source : MNHN, Paris
TH ICI ION lS(;i I)KS DE L’HtëMISPHÈRE AUSTRAL.
Pièces buccales. Les pièces buccales présentent des caractères
1res singuliers cl très différents de ceux que possèdent à les appen¬
dices buccaux des autres Styloniscus.
Mandibules (Fig. 5(1) : les mandibules sont de type stvloniscien,
niais la mandibule droite est dépourvue de pénicillé molaire.
Ma.villa le (Fig. 51) : l'endite externe est garnie de dix dents;
si l’on numérote ce s dents de I à 10 (suivant la méthode adoptée par
Bui»i>i:-Lrxi>). on constate que 1 est la plus grande et la plus forte ;
2 est courte ; 3, 4. 5» et <> sont très grêles ; 5 présente deux petites
dents accessoires et latérales (Fig. 51 B) ; 7. 8 et 9 sont courtes, larges
et dentées ; 10 est courte et simple.
Le caractère le plus remarquable de la maxillule réside dans 1 extrê¬
me développement des deux liges à insertion excentrique ; ces tiges
dépassent de beaucoup les dents : de plus, elles sont élargies en lan¬
guettes losangiques ; enfin, elles portent de longues écailles hyalines,
disposées en trois rangs sur l'une des tiges, en deux rangs sur l’autre
(Fig. 51 C).
B
p i«. 52. Slj/I
Maxillip,
pointe saillar
tincts. Mais,
Source : MNHN, Paris
\. VAN mil..
60
par l'cndilc. Le court fuseau qui termine à l'<n<iinair<- lendite du
maxillipèdc «les Sli/lniiiseiix es! remplacé chez munrilicnsis par lin véri¬
table appendice, presque aussi long <|ue la partie basilaire de lendite.
et formé par sept segments bien distincts, portant des couronnes de
soies (Fig. à 2 (’i. Le fait que la partie basilaire porte à son extrémité
une forte épine qui représente, de toute évidence, l'homologue des
épines que l’on trouve en même position chez les autres Stt/loniscii*,
prouve que ce long appendice segmenté correspond au fuseau terminal
«pii a subi une hypertrophie Considérable.
/Virw/wi/c VU : dépourvu de diflc-
,\ pu pluj se penitnle (Fig. fui> : renflée à son extrémité et terminée
P‘<>- un pu(it ap|H'iulifi.>i<pu- H plisse
Premier pléopoile (Fig. mii : exopodile à :
vu de pointe saillante. Tige de l’ei
'Fig. 541 : pointe de IVi
Source : MNHN, Paris
TMCHON1SCIDES DK L’HfiMtSPIlftRK AUSTRAL.
et dépourvue de membrane. I-a base de l’article distal est garnie de
stries obliques portant des faisceaux de soies.
Cinquième pleopode : l'cxopodite est creusé d'une profonde gout¬
tière destinée à recevoir les extrémités des endopodites 2.
Sous-espèce albidus n. s. sp.
M h |> U T | VN i récolté à Manjakalompo, clans le massif d’Anka-
ralra (Madagascar), en milieu forestier, vers 2.1)00 m d'altitude, vingt
individus (7 mâles. 12 femelles demi 0 ovigères, et 1 pilUttS) d line for¬
me qui possède des piè c es l.ueeaies nettement differentes de ce les de
mmmtièms, mais dont les pièces eopulatriecs males sont identiques.
C'est la raison pour laquelle je tiens cette forme d altitude pour une
sous-espèce de mauritienm. et non pour une espece distincte. Elle
diffère du type par les caractères suivants :
1) l'absence de pigment tégumentaire qui est totale cher la plu¬
part des individus ; des Irainécs pigmentaires » observent cher quel-
ques exemplaires ;
Source : MNHN, Paris
A. VANDK1..
2> la réduction du pigment oculaire <|ni donne aux oinmalidies
l'aspect de trois points noirs. largejtienl séparés les uns des autres ;
3) la réduction des liges de l’endile externe de la maxillule, et
l'absence «le bifurcation à toutes les dents de cet appendice ;
4i la réduction du pénicillé de l'endite du maxillipèdc <|ui n’est
formé que de deux ou trois segments.
lu Le genre Cordioniscus Graeve.
Hentaryues introductives. Chauvi: < IIM4, p. 218» crée un sous-
genre de Trichoniscns qu’il nomme Cordioniscus pour y placer une
espèce décrite par Patiknoi-: (1907 ht sous le nom de Trichoniscus
stebbinyi. Vkhiiomi-i- (1928, p. 24 i le considère aussi comme un sous-
genre de Trichoniscns. Yanoki. ( 1933. p. 441 élève Cordioniscus au rang
de genre. Il y range deux espèces : stebbinyi Patience et spinosus
Patience. Kn fait, cette dernière espèce appartient au genre Stylonis-
i‘iiK, ainsi qu’il a été dit plus haut. Waoiiti.kk ( 1937, p. 254) attribue
également à Cordioniscus une valeur générique, fênfin, Ykkhokit (1939
/>. p. 305, 1051, p. 7i range Cordioniscus dans sa famille «les Patago-
nixciduc.
Ce genre ne comprend jusqu’ici qu'une seule espèce : slebhingi
Patience.
Définition du genre Cordioniscus. l'ne définition de Cordionis¬
cus a été donnée par (îitAKvi: (1914. p. 218». Il convient de la corriger
et de la compléter de la façon suivante :
. 1 p pure il oculaire présent ou absent : lors«|u'il est présent, il est
formé de trois oinmalidies.
A ni ennuie à troisième article élargi.
Mandibule droite pourvue d'un pénicillé, mandibule gauche de
trois pénicillés : de plus, un pénicillé molaire à chaque mandibule.
Maxillule à cndile interne muni de trois pénicillés dont le basi¬
laire est beaucoup plus long que les deux autres.
Des pores glandulaires nombreux sur les pléonitcs 4 et 5.
Apophyse génitale fusiforme, la partie terminale pouvant s’inva¬
giner dans la partie basilaire ; extrémité de l’organe prolongée en tube
mince.
Pléopode I mâle de type slyloniseien ; exopodite triangulaire,
dépourvu de maeroehèle ; endopodile terminé par un bâtonnet rigide
et allongé.
Pléopode 2 mâle : endopodile Inarticulé ; article distal prolongé
en une pointe line et longue.
Affinités du genre Cordioniscus. Par scs caractères sexuels,
Cordioniscus apparaît fort voisin de Slyloniscus, et, spécialement du
sous-genre Indoniscus. La disposition et le grand développement de
la musculature du premier pléonile, si caractéristiques <!«• Slyloniscus
Source : MNHN, Paris
TRIOMONFSC1DES I)K L'HÉMISPHÈRE AUSTRAL.
sc retrouvent avec des caractères à peu près identiques chez Cordio¬
niscus, ainsi qu’il a été dit dans le premier chapitre.
Mais Cordioniscus est plus évolué que Styloniscns. La tige de
l’endopodite I s’est transformée en un bâtonnet rigide, élargi à son
extrémité, qui annonce l’appareil paracopulateur des Trichoniscides
spécialisés. I)c plus, ce bâtonnet est mobile, mu par des muscles ren¬
fermés dans l’endopodile (Fig. (5 H), et non inerte, comme la tige de
Slyloniscus. A ce point de vue, Styloniscns et Cordioniscus présentent
entre eux les mêmes rapports que Triclwniscoides et Metatrichonis-
coides ; ce qui prouve que l’évolution du premier pléopode s’est dé¬
roulée suivant des voies parallèles dans les diflérentes lignées du com¬
plexe trichoniscoïde.
Par ailleurs, le genre Cordioniscus est somatiquement très voisin
de Catnlauniscus ci, alors que les caractères sexuels mâles de ces
deux genres sont entièrement différents. C’est la raison pour laquelle
la distinction des femelles des deux genres réclame un examen
attentif. Je donne ci-dessous une liste de trois caractères qui permet¬
tent de distinguer les femelles de ces deux genres. Les deux premiers
caractères ont été déjà clairement reconnus par Arcangf.u (1935,
pp. 188-189).
Troisième article de
l’antennule.
Ladite interne de la
maxillule.
Mandibules.
Cordioniscus.
Court et élargi.
Pénicillés 1 et 2 rap¬
prochés, très petits ;
pénicillé 3 éloigné
des deux précédents
et remarquablement
long.
l ue tige molaire.
Cutalauniscus.
Long et étroit.
Les trois pénicillés in¬
sérés les uns près des
autres, et de tailles
régulièrement crois¬
santes.
Pas de tige molaire.
Cordioniscus stebbingi (Patience 1907).
Synonymie. Trichoniscns stebbingi Patience 1907.
Triehoniscus < Cordioniscus ) stebbingi Graeve 1914.
Xesiotoniscus nalentiae Arcangeli 1935.
(lUAKVi: (1913. p. 191) a établi une variété rhenamis, et V erhoeff
( 1929, p. 078) une variété boettgeri. Ce s deux variétés ont été instituées,
dans chaque cas, sur l’examen d’un seul mâle. Il convient, a mon sens,
d’attendre une élude complémentaire pour en reeonna.tre la validité.
Bibliographie et Iconographie. Patience, 1907 b, p. 42, pl. 7.
Lagnai.i.. i908 p 127 ; 1909 a. p. 43 ; 1909 b. p. 24o ; 1913, p. 99,
fig. ». Pack BERESi'ORn et Foster, 1909, p. 93 ; 1911, p. 174 ;
C) La description de ce nouveau genre paraîtra dn
préparation sur la faune isopodique de Catalogne.
étude en cours de
Source : MNHN, Paris
A. VANDEI..
(il
1913, |). 4(1. FosTki», 1911, 1». !».') ; 1918, p. 2.'). Norman et Biudy,
1911, p. 293. l’oiM-u:, 1913, p. 29. Ghaeve, 1913, |). 191 ; 1914,
|». 218 ; fi}-. E ; pl. V, lig. 37-38 ; pi. VI. lig. 42-4(1. Coi.i.ingii, 1917,
p. 111 ; 1918 b. p. 33 : 1918 c. p. 27(1 : 1942 «, p. 11 ; 1942 b, p. 11U ;
1942 r, p. 1(12 ; 1943 n, p. 711 ; 1944, p. 234. Stainiorth, 1918,
p. 153. Vkhiiokit. 1929, |). (178. lioi: rr«ii:it, 1929, j). (178. Bi.akk,
1931, p. 350. Vaniiei,, 1933, p. 14. Arcangei.i, 1935, p. 188. -
Van N ami:, 193(1. p. 8(1. K uns cm:. 193(1, p. 70. Wachti.kk, 1937,
p. 254, lig. 45-40. Wolf, 1938, p. 703. Hoi.thi is, 1945, p. 40 ;
1948. p. 122 : 1949, p. 179. Match, 1947, p. 190 ; 1949. p. 142.
Hcpartilion grogrnphiquc. Patience (1907 b) a récolté le type
de l'espèce, à l'air libre, dans des parcs el des jardins, à GlaseoW.
Mais, par la suite, celte espèce a été exclusivement rencontrée dans
des serres, où elle paraît d'ailleurs commune et où elle a été fréquem¬
ment signalée, ainsi que l'indique la longue liste bibliographique don¬
née dans les lignes précédentes. ICIlo a été récoltée dans des serres de
nombreux pays d’Europe (Angleterre, Ecosse, Irlande, Belgique, Hol¬
lande, Allemagne) el aux Etats-Unis, en des régions très éloignées
l’une de l’autre (Massachusetts et Oregon».
La localisation de celle espèce dans les serres (ou les jardins
avoisinants) ne permet pas de douter qu’il s’agit là d’une espèce im¬
portée, en même temps que les piaules cultivées par les horticulteurs.
Mais, l’on ignorait jusqu’ici le pays d’origine de Cordionisciis slcbbingi-
Verhokit (1939 b, p. 305) lui attribuait une origine sud-américaine
qui, « priori , paraissait fort peu probable.
La découverte, dans les collections de Hioxpcologica de Trichonis-
cides appartenant incontestablement au genre Cordionisciis apporte
la solution à ce problème resté sans solution pendant quarante ans.
Cordionisciis est un genre propre à l'Espagne orientale.
J’assimile les exemplaires d'Espagne que jai étudiés à slcbbingi.
encore que l’on relève quelques différences cuire les descriptions des
auteurs el mes propres observations.
Une première différence lient à ce que les exemplaires espagnols
que j'ai examinés sont cavernicoles, tandis que les individus recueillis
dans les serres présentent les caractères d'isopodes épigés. Il est bien
certain que l’habitat cavernicole de Cordionisrus n’osi pas primitif,
ni même constant. L’on peut affirmer, sans crainte d’erreur, qu’une
exploration minutieuse de la péninsule ibérique révélera l’existence
de C.ordionisciis épigés. Quoiqu'il en soit la décoloration totale et
l’absence d'appareil oculaire des exemplaires cavernicoles sont des
caractères liés à l'habitat souterrain et auxquels on ne saurait attri¬
buer que peu d'importance. D’ailleurs, Baonai.i. et Gkaevk signalent
la présence dans les serres d’individus partiellement ou totalement
dépigmentés.
Par ailleurs, Patienoi: el Ghaeve ne mentionnent que deux pé¬
nicillés à la mandibule gauche, alors que la forme espagnole en pos¬
sède trois. Mais, je suis enclin à voir là, non une différence réelle,
Source : MNHN, Paris
TniCHOXISCIDKS DK L’HfiMISPHÈRK AUSTRAL.
65
niais une conséquence de la fragilité de ces phanères qui se; détachent
facilement au cours du montage de la préparation.
D’autre part, Arc.angkli (1935, p. 188) a décrit sous le nom de
Tiichoniscus ( Scsiolonisctis ) nalentiae n. sp., une femelle d’un Tri-
«Honiscide récolté par C. Bolivar, à la Forât de Quiteria (Wolf,
DI34-38, p. 41D. termino municipal et partido d’Albocàcer, prov. de
( -i«stellon de la Plana. L’absence de mâle n’avait pas permis à l’iso-
Podologue italien de reconnaître exactement les affinités de ce Tri-
«’honiscide. Il n’y a pas de doute qu’il appartient à la même espèce
«pie les exemplaires que j’ai examinés. Je place donc en synonymie
Tfichoniscus ( Xesiotoniscus) valentinc Arcangeli et Cordioniscus steb-
bingi (Patience) J’ai donné, dans les lignes précédentes, les caractères
‘lui permettent de distinguer, en l’absence de mâles, les genres Cor-
(l ionisais et Catalauniscus (Nesioloniscus pour Arcangeli).
Rémoises du Muséum. Zoologie. I. VI.
Source : MNHN, Paris
A. VANDKl-
Les exemplaires que j’ai
I i C.uevii ciel liuscarron (Jkannki. el H ai. o vit/, a, 1914, p. 497 ;
■i.r, 19:i4-:t«. p. 445 1 , près de Catadau : termine» municipal de
parlido de C.arlel ; prnvincia de Yalenoia. 10.III. 1913.
II. lima il. leg. ltiosprolo ; /ico. V (551. 10 rf. 18 9. 1 pntlns.
2) C.ueva de las Maravillas de Llnmhav MuANNia. el RaooviTZA,
1914. p. 498 ; Woi.i-, l9.t l-:{8. p. 415) ; termiiio municipal île Moinbay !
partido de C.arlel . prnvincia de Yalencia. 1(1.111.1013. H. Bniil'ii.
leg. Iliospeoloi/icii N 1552 : 3 <f, 3 9.
:U C.ueva Santa ; Urmino municipal de Yislahella ; partido de
Albocâcer ; prnvincia de Castcllnn de la Plana. 17.IY.194(5. V
el Mateu leg. : 1 1 9.
Description.
espagnols el cavernicoles que j'ai étudiés.
Longueur : 5,5 mm.
Coloration : Idanclic ; pas de pigment Ci.
...illis jusqu'ici en fespnipic Pont M
<la ns les serres son! tfenernlemenl pi;
. p. 127» et (iliAKVK (1913. p. 132) si
SK"»
HSlIflPlifïS
Source : MNHN, Paris
TmCIIONISCIDKS. DK l/HÊMISPHÈRE Al'STRAL.
Caractères lêyumentuires. Au binoculaire, les téguments appa¬
raissent recouverts de grosses granulations arrondies, peu saillantes.
Au microscope, on constate que ces granulations portent une soie-
ccaille entourée d’une seule ceinture d’écaillcs accessoires (Fig. 45 A
et Hi. Les écailles accessoires disparaissent sur les tergites postérieurs.
Ces granulations sont disposées en 5 à B rangées transversales sur le
vertex ; en ;t rangées sur le tergite I ; en 2 rangées (la rangée anté¬
rieure ayant disparu) sur les tergites II-VII.
Le bord latéral des pléonites 4, 5 et « présente une plage allongée
qui renferme de nombreux pores glandulaires (une cinquantaine sur
4 ; de 25 à (Kl sur 5 et 0).
Caractères somatiques. Ccphalon : de type trichoniscien nor¬
mal.
Telson : en triangle arrondi à son extrémité qui est garnie de deux
fortes soies.
Appendices. Antennnle (Fig. 55 (.) : formée de trois articles ;
le second porte une touffe d'écailles ; le troisième est de forme trapé¬
zoïdale et fortement élargi à son extrémité distale ; il porte 7-8 aesthe-
tascs.
Antenne (Fig. 55 Di : articles 3, 4 et 5 garnis de rangées longi-
ludinales de tubercules écailleux (au nombre de quatre sur l’article 5).
Flagelle de (5 articles ; quatre faisceaux d’aesthetascs sur les segments
3. 3, 4 et 5.
Mandibules : mandibule droite (Fig. 56 1$) munie d’un pénicillé ;
mandibule gauche (Fig. 50 A portant trois pénicillés (’). De plus, cha¬
que mandibule porte un pénicillé molaire.
Ma.rillutc : l'endile interne (Fig. 50 C> porte trois pénicillés très
différents les uns des autres : deux sont petits et rapprochés ; le troi¬
sième est éloigné des deux autres et de grande taille. L’enditc externe
(Fig. 50 Di se termine par dix dents et deux liges ciliées, dont l’une à
insertion excentrique.
Maxitlipède (Fig. 50 E) : les trois lobes du palpe sont distincts.
Pèrciopmies : l'extrémité du meros de tous les péréiopodes est
Kami de deux groupes de fortes écailles digiliformes.
Caractères sexuels mâles. Pèrèiopode VII : dépourvu de dif-
lérenciation sexuelle.
Apophuse qè ni taie (Fig. 57 A et B) : fusiforme ; la région termi¬
nale peut s’invaginer dans la partie basilaire ; l’extrémité de l’apo¬
physe se prolonge par un tube très mince.
Premier pléopode (Fig. 5» et 0) : de type styloniscien. Exopodite
U) l’ATIKNC.E (1907 l >I et Gkabve (1911) Il
mandibule gauche. J'incline à croire qu’il il
«ntro les exemplaires du nord de l’Kuropc
[■enee due à la fragilité des pénicillés qui se
a Ke des préparations.
ic signalent que deux pénicillés à la
e s’agit pas là d’une différence réelle
et ceux d'Espagne, mais d’une appa-
détachent aisément au cours du mon-
Source : MNHN, Paris
A. V ANDRE.
présentée piir lin bâtonnet rigide. élargi à si>n extrémité ;
I ii;. 57 Ci : endopodilc à article basilaire coiirl.
L'article distal csl long ; il se termine pur une pointe fine et acérée !
il est Miiitenu par une forte apoilème ehilineuse, et présente, vers son
tiers distal, un renforce ment chilineux oblique qui rappelle celui que
l'.ini/iiirmr /> Ico/hhIc : l’cxopodile est creusé, du côté interne, d’une
gouttière destinée à recevoir l'extrémité de Pci
Le genre ('larigeroniscux Arcangeli.
.1 fronisens l’aulian de Félice, 1 î)40.
Aiu a.voia.i (lîl.’tl), p. 29i a créé un sous-genre de Trichonincns qu’il
nomme l'.Iningemnisinx. Il convient d’élever cette coupure systémati*
(|»e au rang de genre.
I’ai i.ia.n m: Fki.k i. '1940 u. p. 101) a créé le sous-genre .1 fronis-
cnn qui. comme nous le montrerons plus loin, se confond avec CAnvi'
Source : MNHN, Paris
TIUCIIONISCIDES DK l.'HÉMISl’HÈRH AUSTRAL
r>9
Diagnose du genre (’lavigeroniscus. Xi Arcangeli, ni Paulian
i»i: l-'fa.ioi: n’onl fourni <le <1 ingnose des unités systématiques qu’ils
nul créées. Je propose d’attribuer au genre Clanigeroniscus la diagnose
suivante :
.1 ppareil oculaire formé de trois onnnalidies.
.1 nlennule à article terminal allongé.
Mandibule droite avec un pénicillé ; mandibule gauche avec trois
pénicillés.
Maxillule à endite interne pourvu de trois pénicillés dont le basi¬
laire est beaucoup plus long que les deux autres.
Apophyse génitale eupuliforme, à extrémité allongée en tube min-
l’ig. 58. (’ltwigeroidsciis riquieri
droite. C, mandibule gauche,
dite interne de la maxillule.
Arcangeli.
I). endite
A. a nlennule. — B. mandibule
externe de la maxillule. -- E, en-
Pleopode. / nude de type styloniscien ;
' u de maeroebèle ; endopodite termine p:
u I longé.
Pléopode 2 mâle : exopodile très petit
article distal tronqué à son extrémité qui es
exopodile ovoïde, dépolir¬
ai- un bâtonnet rigide et
; endopodite Inarticulé, à
il élargie et lobulée.
Source : MNHN, Paris
70
A. VANDlît..
Affinités du genre Clavigeroniscus. Le genre Clavigeroniscus
est 1res voisin de Cortiioniscus. Il ne s’en dislingue que pur les deux
eanielères suivants :
I ) l’arliele terminal de l’anlennule est étroit et allongé et non
élargi ;
2 1 l’endopodile du pléopodc 2 mâle possède un article distal qui
esl tronqué et élargi à son extrémité, et non terminé en pointe comme
celui de Cordioniscns. C.el appareil joue le réde d’organe d’apposition,
et non d’organe d'intromission, comme celui de Cordioniscns.
Clavigeroniscus riquieri Areangeli 1 tKtO.
Rildiograplue cl Iconographie. Aiu.angici.i, 11W0, ]>. 2b ; lig. VIII.
Vax N ami-:, 1 D.'lb, p. 8.1 ; lig. 114 ; 1114(1, p. LUI. Wiu.ia.ms. 11141.
!'■ '2.
Reparution. Le type de l’espèce provient de (’.osta-Riea (t'uente
de las Mulas ; Orijuaeo : San José). ('.elle espèce a été retrouvée, par
la suite, à l’ile de Harro (’.olorado, dans la zone du canal de Panama.
Par ailleurs, le I)' <1. Maih.izzi m'a fait parvenir une quinzaine d’in¬
dividus de celte espèce, récoltés par lui en différentes stations de la
(’ordillière vénézolane (Ranelio Grande ; ICI Junquilo ; I.os C.horros,
près de Caracas), ('.elle espèce semble donc représenter, comme la plu¬
part des Slglonisciitae. une forme altieole ne peuplant qu’exeeption-
nellement les bas-pays. Il esl probable que l’aire de répartition de
celle espèce est vaste, et qu’elle couvre les régions montagneuses de
l’Amérique centrale, et du nord de l'Amérique méridionale. Sa pré¬
sence dans la Sierra Nevada de Santa Maria (Colombie) apparaît très
probable.
Description. l ue description détaillée de cette espèce, accom¬
pagnée de ligures a été donnée par Ahca.noki.i (11)110, p. 2b ; lig. VIH'-
.le la complète par les indications suivantes qui diffèrent sur quelques
points de détail de la description donnée par l’isopodologue italien.
Longueur : Femelle ovigère : .'5 mm.
Coloration : Pigmentation intense. La disposition du réseau pi g*
mentuire esl très semblable à celle que l’on observe chez les repré¬
sentants du genre Triclioniscns s. sir.
Appareil oculaire : formé de trois ommatidies disposées en trian¬
gle et renfermées dans une capsule.
Caractères tégumentnires : légumcnls couverts de granulations
nombreuses, bien apparentes, mais peu saillantes, légèrement spines-
cenles sur la partie antérieure du corps. La spinescence est due à W
présence de soies-écaillcs.
Caractères somatiques.
Forme générale du corps : très semblable à celle d’un représen¬
tant du genre Triclioniscns s. str.
Source : MNHN, Paris
TIUCHONISCIDES DK l.’HKMISPHICRE AUSTRAL. 7t
Telsnn : <[tia«lr:in^ul;iii*o : orné de deux courtes liges.
.1 ppendiees.
Antennuie (Fig. 58 A) : formée de trois segments, dont le dernier
est étroit, allongé et porteur de six aesthetascs.
Fig. ■>!»• Cltwiyeruniscus riquieri Arcangeli. A, apophyse génitale et premier
pléopode mâle. - K, seconde paire de pléopodes mâles. — C, extrémité de
l’endopodite du second plcopode mâle.
Source : MNHN, Paris
\. VANDKI..
Antenne : courte, à articles rainasses ; le cinquième article porte
trois rangées de tubercules écailleux ; flagelle composé de trois ou
<|uatre articles et dépourvu d'acsthetascs.
Mandibule droite (Fig. 58 lii, pourvue d’un pénicillé inséré au
niveau de la lacinia nwbilis et d’un pénicillé molaire ; mandibule
gauche (Fig. 58 C.i pourvue de trois pénicillés dont l’inférieur est très
petit.
Ma.villnle : endite externe (Fig. 58 I)) terminé par onze dents et
deux longues tiges dentées, dont l’une possède une insertion excen¬
trique ; endite interne (Fig. 58 IC) portant trois pénicillés, dont le
basilaire est beaucoup plus long que les deux autres.
Maxillipède : semblable à celui de Sti/loniscus.
Caractères sexuels mâles.
Pérèiopode VII (Fig. 59’) : méros portant, sur la saillie basilaire,
une brosse de très longs cils.
Source : MNHN, Paris
THIC.IIONISCIDIiS l)K UIÊMISPHÈRK AUSTRAL.
73
Apophyse yénilale (Fig. 59 A) : en forme de gland, et se termi¬
nant par un tube mince. La forme de cet appareil est très semblable
à celle qui est réalisée chez Cordioniscus.
Plêopnde I mâle (Fig. 59 A) : de type stvloniscien ; endopodite
terminé par un bâtonnet rigide (analogue à celui de Cordioniscus) ;
ce bâtonnet est évasé à son extrémité qui renferme un phanère en
forme de liant me. Kxopodite ovoïde, dépourvu de macrochète.
Pléopode 2 nulle (Fig. 59 B et C) : endopodite Inarticulé ; l’article
distal est soutenu par un axe chitineux annelé ; son bord interne est
garni de soies : l'extrémité de l’article est arrondie et porte en son
milieu une pointe saillante. Kxopodite de petite taille.
l.n présence en Afrique de (’.lavigeroniseus riquieri.
Paulian dio Féucio (1940 a, p. 101) a signalé sous le nom de
Trichoniscus (Afronisciis) sassandrei, un Isopode dont elle donne une
description si succincte et des ligures si sommaires, qu’il serait im¬
possible de le reconnaître si l’on ne disposait que des seuls documents
publics. Ajoutons que, dans la légende des figures, le premier et le
second pléopodes sont inversés.
J’ai pu heureusement retrouver dans les Collections du Muséum
un tube renfermant sept exemplaires (un mâle et six femelles dont
trois ovigères) appartenant au même lot que celui qui fut examiné
par Pauman dk Félick. Ces individus furent récoltés par la Mission
I*. Ljopksmic, H. Pallias et A. Villikrs, à Sassandra (Côte d’ivoire),
dans des « débris de palmier pourri ».
Par ailleurs, Pallias dk Félice (194(1 a. p. 102) signale une fe¬
melle de « Trichoniscus sp. ». récoltée à Port-Bouet, le port maritime
d’Abidjan ; on peut penser que cet exemplaire appartient à la même
espèce que les échantillons de Sassandra.
Enfin, les missions de M. Lamotte et de A. \ illikrs ont permis
de retrouver celle espèce au Mont Nimba, où elle ne parait point rare
(1 tf et lfi 9 dont 10 ovigères) et au Mont Tonkoui (1 9), près de Man.
Cette espèce est très probablement propre aux régions montagneuses
de la Côte d’ivoire, el sa présence sur le littoral est vraisemblablement
due aux apports des fleuves.
L’examen de ces échantillons m'a immédiatement renseigné sur
leur place systématique. Ils appartiennent sans conteste au genre
C hiniyeroniscns ; en sorte que le nom iVAfroniscus tombe en syno¬
nymie et doit disparaître.
Mais, ce qui peut paraître plus étonnant, c’est le fait, qu’en dépit
d’une élude détaillée el minutieuse, il m’a été impossible de relever
«tienne différence entre lu forme africaine el l'espèce américaine. Les
organes copulalours, cependant si révélateurs des moindres variations
raciales ou spécifiques, sont en tous points semblables ; tout au plus,
peut-on noter un développement plus considérable de la brosse du
Péréiopode VII mâle chez les exemplaires africains (Fig. 59’) que chez
leurs congénères américains. Mais, je dispose de trop peu d’exem¬
plaires pour décider si cette différence est d’ordre individuel ou racial.
Source : MNHN, Paris
71
VANDIil..
Même dans le cas où celte dernière éventualité correspondrait à la
réalité, la différence observée esl trop faible pour justifier la création
de sous-especes ; tout au plus, pourrait-elle permettre l’institution de
variétés distinctes. Ainsi, les Clavigeroniscus américains cl africains
appartienne!)! à une seule et même espèce. Nous tirerons plus loin les
conséquences biogéographiques de cette constatation.
ci Le genre Colonisais Chilton.
C.hii.ton ( 1 lit5 a, p. 118) a institué le genre Colonisais pour V
placer deux espèces qu’il avait décrites antérieurement sous les noms
de helmsi (Ciiii.tox, 1901) et d'anstralis (C.hii.ton, 1909), et qu’il avait
tout d’abord rangés dans le genre llaplophlhalmus.
C.mi/roN (1915 a, p. 418) a fait remarquer que le genre Colonisais
diffère tV llaplophlhalmus par la structure pléonale et la constitution
de rceil. Chez Colonisais, les trois premiers néopleurons sont absents
ou réduits, alors que chez llaplophlhalmus, seuls, les tien.r premiers
néopleurons font défaut. Il convient cependant de souligner, ainsi que
l’a déjà remarqué Akcangeli (1925, p. 313) que ce critère ne s’applique
qu’à la distinction entre les genres Colonisais et llaplophlhalmus,
Source : MNHN, Paris
TIUCIIONISCIMÏS DK l.TII-XUSI'HfcRK AUSTRAL.
mais qu’il ne saurait (Mit étendu à lu séparation de Xotoniscus et de
l'ensemble des Huplophthnlminne. En effet, parmi ces derniers, le
genre Cgplwniscellus possède une structure pléonale analogue à celle
de Xotoniscus.
Le critère oculaire est plus constant. L'œil des Haplophthalminne
(lorsqu’il est présent) n’est jamais constitué que par une seule omma-
tidie. alors que l'appareil oculaire de Nesiotoniscus est représenté par
une capsule oculaire renfermant trois ommatidies disposées en trian¬
gle.
Mais le caractère distinctif le plus important entre Xotoniscus
cl les // uploplitluilminné est l’existence, chez le premier, d’un appareil
copulateur de type styloniscicn, alors que chez les seconds, il répond
au type trichoniscien. Nous y reviendrons plus loin (Chapitre III,
paragraphe 2t.
l'ig. lit. Xotoniscus helmsi (Chilien). Capsule
cl., elypeus ; !.. labre : P-»~ protubérance *>«in
ephnlique vue de face. —-
: l.a., tubercule antcu-
Notoniscus helmsi (Chilton 1901).
Synonymie. Hnplophth'Ünws Helmsi, Chilton 190
Bibliographie et Iconographie. Chilton, LKI1, p.. 119 , P>-JJ»
( 'g- :i ; loin. p. 280 : 1915 o, p. 417 ; pi- •'*<>, fi «- !-«• J l ' rT " N ’ 1904 :
I*. 205. rn ,„„:-L. N«>, 1900. |». 82. Arcanoku, 1928, p. 312
|>1. 7. fig. 4. Jackson. 1941, p. 8. Hi'hlky, 1950, p. 120
Répartition. Cette espèce parait propre à l’üe mér
lu Nouvelle-Zélande. Le type provient de («reymouth. Cette
p. 120 ; fig. 25.
l’ile méridionale de
espèce fût
Source : MNHN, Paris
A. VANDKl,.
Source : MNHN, Paris
TIUCHOXISCIDKS DK I.'HKMISPHKHK ACSlRAI..
relroupar la suilo, an Ml Algidus, dans la gorge de la Kakaia,
province de Canlerbury.
Le I)' I). K. HritLEY a eu la très grande obligeance de me faire
parvenir dix exemplaires de celle espèce, récoltés par T. Hall, en
HH3 cl 15)14, dans les deux stations suivantes :
a) « Ml Algidus, Kakaia Gorge ; in the foothills of the Southern
Alps, in the vicinity of Lake Coleridge ».
b) « Ml Dick, near Kingston ».
Description. Je complète sur quelques points les descriptions
que Ciiilton (|{)(U, 15)15 a) a données de cette espèce. Les dix exem¬
plaires dont je dispose appartiennent tous au sexe femelle, en sorte
qu’il m’est impossible de compléter, en ce qui concerne l’appareil
eopulatcur, les mentions et les dessins du carcinologiste néo-zélandais.
Pigmentation. Ainsi (pie l’a déjà noté Chilton, l’animal est de
couleur brune, particulièrement foncée sur les côtés du corps et sur
les tubercules. Celle coloration est due à un pigment noirâtre. Par là,
•Vo Ionisais diffère «les llaplophthalminae chez lesquels la pigmenta¬
tion esl liés réduite ou même très généralement absente.
Appareil oculaire : il est constitué par une capsule oculaire qui
l'appelle celle que l'on observe chez Slt/lonisciis thomsoni, et qui ren¬
ferme trois ommalidies disposées en triangle (Fig. 60).
Caractères leyiimentaires : la carapace est recouverte d’écailles
arrondies, largement séparées les unes des autres. Les tubercules et
les côtes sont ornés de grandes soics-éeailles (Fig. 62), disposées en
plusieurs rangées sur chaque saillie tégumentaire.
Ornementation : il convient de compléter la description de
Ciiilton relative à l'ornementation qui ne donne qu’une idée incom¬
plète de ces importantes dispositions.
Kemarquons tout d'abord qu'à quelques différences près, l'orne¬
mentation de Sotoniscus hclmsi rappelle très exactement celle des
llaplophthalminae, encore que les deux types appartiennent à des
lignées toutes différentes, ainsi qu’il sera dit dans le prochain cha¬
pitre. On est en droit de se demander si cette similitude n’est point
la conséquence d'une corrélation entre la répartition des faisceaux
musculaires et la disposition des tubercules ou des côtes. On sait que
la disposition du réseau pigmentaire des Trichoniscides, et des Isopo-
des, en général est commandée par l’emplacement des insertions
musculaires <Yvm>i:i., 1938 a et b). Feut-ètre quelque relation analogue
s’établit-,-Ile entre saillies légumcntaires et système musculaire. Quoi¬
qu’il en soit, il nous a paru licite d’appliquer à Notonisciis, la nomen¬
clature «les côtes instituée à l’usage des llaplophthalminae, qui fût
tout d’abord proposée par VkhhOEFf (15)30, p. 16), et qui fût reprise
par Lire,«AND et Vandkl ( 15)50, p- 3).
L'ornementation du céphalon est représentée par trois groupes
de protubérances (Fig. 61) :
a) On observe, sur le front, un \
; tubercule médian, saillant,
Source : MNHN, Paris
A. VAN'DKI..
78
pointu, se continuant vers le bas par une convexité située entre les
antcnnules, et limitée par la ligne supra-anlcnnairc : deux petits
tubercules surmontent le gros tubercule médian.
bi Le verlex est occupé par une saillie en forme de V, comprenant
plusieurs bosselures peu distinctes les unes des autres.
ci Le segment maxillipédal porte, en arrière, deux énormes pro¬
tubérances écailleuses, fortement saillantes ; et, de charpie côté de
la tète, au dessus du tubercule anlennaire, une grosse protubérance
<|ui porte la capsule oculaire (protubérance oculaire i. Luire les protu¬
bérances oculaires et les gros tubercules postérieurs, prennent place
des bosselures de moindre importance.
L'ornementation du péréion (Lig. <>0 et (>2) ressemble à celle du
genre Hiiplopblluitmus, en ce sens qu’elle comprend les quatre paires
rie côtes primaires tau' bb\ cc' et tUV\ reconnues par Vbiihokhp (HW * 1
p. 1(5) ; elle en diffère par l’absence de côtes secondaires. lx*s côtes aa
sont nettes sur le lergite I ; elles sont faibles sur les tergiles IL H1
et IV ; elles ne sont plus reconnaissables sur les trois derniers seg¬
ments. Les côtes />/>' se retrouvent sur tous les segments ; elles pré¬
sentent un développement moyen. Les côtes ce’ sont bien développées
sur tous les segments. Biles sont franchement obliques sur les ter¬
giles l-IV ; à partir du lergite V, elles se rapprochent progressivement
de la ligne médiane et deviennent parallèles à l’axe du corps. Les
Source : MNHN, Paris
TRIOHONISCIDIÎS l)K l.'Mv.MISl'HliRK Al'.STR AI.
79
côtes ce' prennent un développement considérable sur le tergite VI,
et atteignent une taille énorme sur VII ; elles forment sur ces deux
segments d’énormes protubérances saillantes et dépassant largement
le bord postérieur du tergile. Les côtes </</’ augmentent de taille lors¬
qu'on passe du segment I au segment IV, puis elles s’affaiblissent sur
V et VI ; elles disparaissent tout à lait sur VIF.
Le pléon est lisse et dépourvu de tubercules.
Kijt. «4. Xoloniscus hein,si (Chilton). A. mandibule droite. », endite du
inaxillipède, en vue externe. - G, le même, en vue interne.
Cttmcièrcs somatiques. Câphalon (Fig. 61) : le céphalon est de
Ivpe Irichoniscien. Les tubercules antennaires sont très saillants,
pointus, triangulaires. La ligne supra-antennaire est visible seulement
dans la région médiane, mais non sur les cotes.
Péréion : les tergites sont fortement voûtés ; les pleurépimères
sont largement étalés hori/ontalemenl ; ceux des segments I et VII
sont notablement plus grands que les autres (Fig. 60).
Pléon • les segments 1 et 2 sont dépourvus de néopleurons
(Fig «2i Le segment :i possède des néopleurons, mais peu dévelop¬
pés (Fig 62) Les segments 4 et 5 présentent d’énormes néopleurons
dirigés vers l’arrière et qui continuent les pleurépimères (Fig. 60). Le
pléotelson esl trapézoïdal.
Apprmlim. Je me borne à noter les caractères suivants :
AMmnulr : le troisième article porte une demi-douzaine d’an-
lhetascs.
Antenne : le flagelle est constitué de quatre articles ; les deux
articles médians portent un bouquet d’aesthetascs.
Mandibules : la mandibule gauche porte deux pénicillés ; la man¬
dibule droite (Fig. 64 A) porte un seul pénicillé au niveau de la lacmia
Source : MNHN, Paris
811
A. VANDKI..
nwbilis, mais elle est poun
représentants du genre* Slip
Ma.rillipnlr : l’ornemei
et
• d'un pénicillé
le des
> (Fig. I>4 B
l'ro poil es : C.iiii.ton (ll)lf> </. pi. ldi. lig. 8) a donné «le l’uropode
une représentation un peu schématique. L’uropode est remarquable
en raison de son prolopodite large el semi-circulaire (Fig. (if. B).
il 1 Le genre Paranotonisciis Barnard.
Baunahd 1 î).’$2. p. 202) a établi le genre Paranotonisciis pour y
placer quatre espèces de l’Afrique «lu Sud. C,c genre, ainsi «pie l’indique
son nom, se rapproche du genre Xnlonisnis ('.hilton «pii comprend
deux espèces de la Nouvelle-Zélande el des îles Campbell. Nous
reviendrons dans le prochain chapitre sur les affinités de ces doux
genres.
Source : MNHN, Paris
mrCHONISCIDRS DE L'HÉMISPHÈRE AUSTRAL. 81
.1 o n’ajouterai rien à la diagnose générique de Paranotonisciis
donnée par Bahnar». Je n’ai eu à ma disposition qu’un exemplaire
femelle «le ce genre, en sorte que les caractères sexuels mâles me
restent inconnus. Cependant, comme Barnard (1932, p. 196) déclare
que les pléopodes sexuels de « Trichoniscus tabulae » (Styloniscus
b/fcii/nr) sont semblables à cens de Paranoloniscus et qu’il m’a été
donné d’examiner l'appareil copulateur de la première espece, on peut
en conclure avec beaucoup de vraisemblance que le premier pleopode
'mile de Parntuthmixcus appartient au type s j e nis€l< ’ ' (fi }
xamen de la figure donnée par Barnaro (»g. o d>.
i’e (| il
nlirn
■ l’e
Mêmoiuks du Mrsih'M, Zoolotfic,
VI.
Source : MNHN, Paris
VANDKI..
Paranotoniscus capensis liarnard 1932.
Hahnahd, 1932, |>. 2(12, li«. (i a-d.
: T:ililc Ml.. Cape
(iamp places, ami il
Town ; 2.000-
(Mahnaiu), 1932. p. 2(M.i.
Description . I„c I) K. II. Bahnahii a en l'exlrème obligeance <1**
me l’aire parvenir un exemplaire femelle de celle espèce. Comine j’ai
vidn que j’ai étudié.
Coloration blanc jaunâtre : pas de pigment (« pale l.n.wn or
slraw eoloni' ». Bahnaki)).
Appareil oculaire : formé de trois ommatidies, disposées en trian¬
gle el pigmentées.
Caractères Icyiimcnlaires. I.a earapaee est recouverte d’écaill* s
arrondies, largement séparées les unes des autres (Fig. (17 A). I' es
tuberenles el les cèdes sont ornés de grandes soies-écaillcs, à éeaill‘‘
Source : MNHN, Paris
TWcno\is<;ri)Rs du i.'h£misi>hêku ai'str.al. s:i
slriôc (Fig. (>7 U), disposées en plusieurs rangées sur chaque saillie
logumen taire.
Orncnn-iiliition. A quelques différences près, l’ornementation
de 1‘iiriinoloni.srii.s rappelle 1res exactement celle des Haplophlhal-
ininne.
*'■({• (>H. l'araiioloniscus ritpenxis Barnard. l'ergites I. II. AI et VII. détail
de l'ornementation.
I.'oriiernenlation du céphalon est constituée par plusieurs tuber¬
cules (Fig. (Wi et ()7l : F un tubercule frontal de grande taille et
x «illanl ; il convient de reinar(|iier que ce tubercule est unique, alors
Source : MNHN, Paris
VANDKI..
«piée de chn«|uc côté, de doux petits lui
illipédal est garni do doux
; cl doux latérales
situées derrière los tubercules antcnnnires.
L'ornementation «l<-s tergilcs péréiaux f(><> ol (581 comporte
coin me col lo dos lliiplnphllwlmiiuic, qunlro paires do côtes, n, b. <
i‘l </, (Haunaiui no inonlionuo que trois paires do oùlos). Toutes le
côtes sont très saillantes au bord postérieur du lergite, tandis qu’ei
avant, elles s'affaiblissent «■!
Les côtes un', c'est-à-dire les
elles ne sont plus roc
I.es côtes />/>' s'atténuent «le l'avant à l’arrière ; elles «
le lorgile VII. Les oùlos <■<•' sont los plus développées, sauf sur le seg-
monl N IL Los côtes </</' doviennenl do plus on plus fortes et de plus
en plus saillantes d'avant on arrière : sur lo termite VII, elles forment
deux tubercules proéininients. Sur lo lergite I, los côtes «/«/' présen¬
tent une curieuse disposition ; «lans la moitié postérieure du termite,
elles conservent leur aspect normal, mais dans la moitié antérieure,
elles se fusionnent en un tubercule unique et médian.
L’ornementation «lu pléon (Fi", l
gites I ol 2. doux côtes sidunédianos qui corrc.s ux côtes tUl’
des (ermites péréiaux. Los doux côtes •
termite 2 : sur le termite .‘L elles s
ol uni(|tie IfutN.wtn indi«|ue et ligure doux tubercules d
le lergite IL : il on esl do mémo sur los pléonitos d et f».
l'.nrnclcrcs xnmnlh/lics. C.cphnlon (Fig. (Mi et (17) :
antonnairos très grands, saillants.
Pc ré i<>n (Fig. «8i : lo lorgilo I est très long; le lergite VII est
au contraire cxtrèmomenl court ; c’est la ra
«•«‘des «/</' sonl liés courtes, ol les côles ce' pli
Pléim i Fig. tili ol L»*l, : les lergiles I et 2 >
pleurons. Le lergite il jmrle «les m-opleurons ,
angle aigu et «pii sont nettement plus courts «me les pleurépimèrcs VU.
Los tergites l ol f» sont grands, «:
dirigée vers l’arrière ;
t dépourvus de néo-
i ont la forme d’un
. «luadrangulaires, pourvus d’une poinle
d semblaiiles à ceux des llnplophlhnl-
Source : MNHN, Paris
TliICIlOMSCIDIîS DK l.’HIvMISPHÈHR Al'STRAL.
85
Telson (Fig. 69) : côtés incurvés et bord postérieur droit.
Appendices. L'individu dont je disposais était dépourvu d’an¬
tennes et de péréiopodes ; les uropodes étaient incomplets.
Pièces buccales : la mandibule droite porte un pénicillé au niveau
'•e la lacinia mobilis et un pénicillé molaire ; la mandibule gauche
Porte deux pénicillés insérés entre le lobe inciseur et le lobe molaire.
I' l “s mandibules de Paranotoniscus sont donc semblables à celles de
Sti/lonisais. La segmentation du palpe du maxillipède est peu dis-
tincte.
il) Le genre Titana Budde-Lund.
Le genre Titana institué par Biüue-Li'Nü (1909, p. 05 ) fût placé
P ;, r lui dans la famille des Ligiidae. Bahnakd (1932. p. 208) le range
Pormi les Trichoniscidae. Knfin, Verhoekk (1938, p. 256) en fait le
Source : MNHN, Paris
\. VANOKI..
8li
type «l’une nouvelle famille, celle «les Titaniidae. Nous reviendrons
dans le prochain chapitre sur les caractères et les affinités de cette
famille.
Bri>m:-LiNi» (1909) et Baunaui» (1932) ont donné une diagnose
du genre qui se fonde essentiellement sur les caractères des pièces
buccales. Mais, celle curieuse forme possède bien d'autres dispositions
remarquables que nous signalerons dans les pages suivantes ; qu’il
nous suffise «le mentionner pour l'instant la structure du premier
pléopode mâle «pii appartient au type sivloniscicn. ('elle disposition
«pii n’avait pas encore été signalée rapproche tout aussitôt Titana «les
Triehoniscides de l’hémisphère austral.
Titana mirabilis Buddc-I.und 1909.
Bibliographie et Iconographie. Mi oi)i:-l.i .M), 1909. p. 05, Tafel
VII. fig. 1-10. Sticiuhno, 1910, p. 138. Baunaui», 1932, p. 203,
fig. 8. Vkiuioki-t. 1938, pp. 253-257.
Ecologie et lit 1 partition géographique. ('.clic espèce est lermilo*
phi le et paraît inféodée aux espèces du genre Hodolermes.
Cette espèce avait été récoltée jusqu'ici en trois stations situées
en Afrique du Sud : Willowmorc et l'pinglon, dans la province «lu
Cap : et, Steinkopf, dans le Namaipialand.
Les remarquables investigations «pie M. Antonio ni: Baiikos
Machaoo a conduites en Angola étendent de beaucoup l’aire <!<■ répar¬
tition «le celte espèce. Dans les collections d’Isopodes terrestres ras¬
semblées par le zoologiste portugais, j’ai trouvé un lot «le Titana mi¬
rabilis <0 rf, 21» 9i provenant de la station suivante : « A 3t km au
nord-est de Mossamèdes, au bord de la route «le Mossamèdes à Sà <!*’
Bandcira ; désert pierreux ; sous «les pierres ; dans des nids tl'llodo-
lermes sp. 25.X.1949 ».
Description. Longueur : 2,0 x 1,1 mm (Biook-Lini) donne
comme dimensions «le celle espèce : 3 1.4 mm ; et, Bakxaiu».
0 x 2,5 mini.
(adoration : blanche : pas de pigment ; tube digestif coloré en
noir.
Appareil oculaire : absent.
Caractères tégamentaires. Téguments lisses. La carapace est
recouverte «l’écailles à rebord ponctué et de soies simples (sans écaille)
iFig. 71 Ai. Le rebord «pii marque la limite entre le vcrlex et le front
est garni de courtes soies ayant la forme d'épines. Je n’ai pas observe
«le pores glandulaires sur les pléonites 4 et 5.
Caractères somatiques. l'orme générale du corps (Fig. 701 :
le corps est piriforme, élargi en avant, rétréci en arrière. Il présente
une curieuse ressemblance avec celui d’autres termitophiles, tels
qu'Atelnra (Thysanourci ou Trilobilidens (Staphylinidei.
Source : MNHN, Paris
THICIIOMSCIDKS DK l.’IIKMISI'IIKHK At’STHAb.
87
(.éplmlon (Fig. 71 H' : la tète esl 1res dilTôrenle de celle des Tri-
clwniscidae ; Faire frontale (|Ui esl dirigée vers la face ventrale atteint
des dimensions considérables ; elle présente une forme semi-circulaire
et se prolonge par des lobes latéraux arrondis faisant saillie de chaque
côté de la tète. Le vertex et le front, au lieu de passer insensiblement
‘le l’un à l’autre comme chez les Trichoniscidar, sont séparés par un
■’ebord saillant dessinant en coupe un angle aigu. C’est à l’intérieur
(, e cet angle qui viennent s’insérer, en un double éventail, les fais¬
ceaux musculaires qui commandent les pièces masticatrices. - Une
•igné supra-antennaire, très basse, analogue à celle des Trichoniscidcie,
■Marque la limite inférieure de Faire frontale.
Source : MNHN, Paris
A. VANDBJ..
Pèrêion : lo premier lergite esl beaucoup plus long que les sui¬
vants. Les lcrgiles VI el N'11 présentent une saillie postérieure trans¬
versale. Les pleurépimèrcs sont étroitement rapprochés les uns des
autres ; tous ont leurs pointes dirigées vers l’arrière (disposition très
différente de celle des Trichonisciitue).
4 et â portent
petits et resscrés
Antennes (fig. 72 B) : très courtes, ne dépassant que de très peu
les côtés de la tète. Ix\s articles sont lisses et dépourvus de tubercules
écailleux. Les longues tiges terminales, si caractéristiques de l’antenne
Source : MNHN, Paris
TUICIIONISCIDKS I)K l/HÉMISPHÊHE AUSTRAL. 89
«les Trichonisciilae foui défaut. Le flagelle est de trois articles ; les
soies du faisceau terminal sont très courtes et soudée en un organe
compact qui ressemble à une mine de crayon.
Mandibules (lig. 73 A et H) : la mandibule droite porte un péni¬
cillé inséré en arrière de la lacinia mobilis, et un court pénicillé mo¬
laire. La mandibule gauche porte deux pénicillés «pii prennent place
entre le lobe inciseur et le lobe molaire. Les mandibules de Titana
sont donc construites sur le type de celles de Shjloidscns.
Fig- ri.
trén
Titana mirabilis Uuddc-Lund. A. antcnnulc. - ». a'donnr. — C.
j du pr péréiopode. I). extrémité du septième pcroiopode.
Maxillule : fétidité interne (lig. 73 C> porte deux pénicillés qui
correspondent aux deux pénicillés inférieurs normaux ; «punit au
Pénicillé terminal, il est représenté par un capuchon formé de tiges
agglomérées recouvrant une plage écailleuse quadrangulaire.
Maxille (lig. 73 1)1 : très réduite.
Maxillipède dig. 73 Ii) : très particulier ; le corps de l’appendice
e *l extrêmement élargi, ovoïde. Le palpe est très réduit et dépourvu
de toute trace de segmentation : il porte un faisceau de tiges. L’endite
l ‘ s 't également extrêmement court.
Source : MNHN, Paris
A. VANDIÏJ..
Péréiopoiles (lif». 72 ('. cl l)i : dactylos 1res court portant lin ongle
In terni très fort.
t'ropniles : endopodite deux fois plus coiirl (|iu* l’exopodite.
Caractères sexuels môles. Perciopode I : (|iicl(pics écailles hyn-
lines sur le enrpos.
CT ' -
Pcrêiupode VII : dépourvu de dilïérenciation sexuelle.
Apophyse génitale (lig. 74) : losnngique ; sa région terminale est
pointue et non renflée.
Source : MNHN, Paris
TlUCHONISClDKS DK I. lIKMISI'HKHK AUSTRAL.
P 'B- 74. Tiluna mirabilis Budde-Lund, mâle. Apophyse génitale et première
paire de pléopodcs.
Fig. 75. Tilaiiu mirabilis Budde-I.und. mâle. Seconde paire de pléopodcs.
Source : MNHN, Paris
A. V AND Kl.
Premier pléopode dig. 71 1 : de type styloniseicn. Exopodile trian¬
gulaire. Kndopodile parcouru, du côié interne, pur une profonde rai¬
nure. Tige de l’cndopodile lerminée par un bouquet de poils agglo¬
mérés dessinant un entonnoir.
Second pléopode (lig. 7â> : exopodile réduit. Kndopodile biarti-
eulé ; l'article distal est recourbé à son extrémité, et se termine par
trois pointes, une grosse externe, et deux plus petites, internes.
Cinquième plèopodc : l'exopodite est creusé d'une gouttière des¬
tinée à recevoir l'extrémité de l’cndopodilc ‘2.
LA CLASSIFICATION
DE LA SUPERFAMILLE DES SYNOCHETA
(COMPLEXE TRICHONISC'OÏOE).
Cette dém
que \Tuiioi:i-t avait institué dans un précé-
:it. !'.):«», p. s:t ) afin .le désigner l’apophyse géni-
He .pii dilTère, selon lui, de celle des autres Onis-
coïdes, par deux caractères : I > tout d’abord par le fait «pie les deux
canaux déférents se fusionnent complètement à l’intérieur de l’apo¬
physe génitale, et débouchent à l’extérieur par un orifice unique i
■ génitale est complètement encastrée dans les
lié ([lie le second critère postule
e et incomplète de l’aP"
rc ne saurait être retenu
qui avait été institué pour en rap-
l avec raison que la disposition In
Source : MNHN, Paris
THICIIONISCIUKS l)K l.'Hl'tM ISPHIvIt K A K ST RAI-
93
génitale, enraclère (|ui no s'observe chez aucun autre Oniseoïde. Afin
•le souligner le caractère original de cette disposition, Lkgrand pro¬
pose de désigner les Oniscoïdes i|iii possèdent une telle structure de
l’apophyse génitale sous le nom de Synochela.
On ne saurait douter que les Synochela constituent un groupe
homogène <|ni s'est détaché de façon précoce des autres Oniscoïdes,
et a subi une évolution particulière. Du point de vue systématique, les
Synochela doivent être considérés comme une su per famille.
On peut définir celle superfamille de la façon suivante.
Définilion île lu superfumille îles Synochela : les canaux déférents
se fusionnent complètement à l'intérieur de l’apophvse génitale et
débouchent à l'extérieur par un orifice unique. Une ligne suprn-
antennaire : pas de ligne frontale (sauf chez les BuddelumUellidae .
Flagelle de l'antenne généralement composé de nombreux segments
peu distincts les uns des autres (le nombre se réduit chez les formes
spécialisées et les espèces de petite taille». Mandibules pourvues d un
processus molaire. I>as de pseudotrachées. Taille généralement mé¬
diocre (atteignant exceptionnellement 15 mm). Appareil oculaire
formé typiquement de trois ommntidies ; le nombre d éléments se
réduit souvent à un ; la régression et la totale disparition de I œil
sont des phénomènes fréquents.
/>» Le complexe trichoniscoïde.
Vi.iuioki T (in. p. 200), et moi-même, à l’occasion d’un premier
essai de classification des Oniscoïdes i \ andki., 1943, pp. 123 et 128)
ne reconnaissions dans le groupe caractérisé par la fusion de canaux
déférents à l'intérieur de l'apophyse génitale que les deux familles
des Triclwniscidae et des Huddelundiellidne.
Ultérieurement (Yani.ki.. 1946, pp. 222-223) je rangeais dans la
superfamille des Synochela cinq familles ( Trichoniscidne , Palagonis-
eidnr, Tiluniidue, Schohliidae et lluddelundiellidue ), que je désignais
(p. 224» sous le nom de « complexe trichoniscoïde ».
La connaissance personnelle que j’ai acquise des formes de l'hé¬
misphère austral me conduit à améliorer à nouveau les systèmes
précédemment proposés.
•II. considère roinillc ["milles les groupes <|iii présentent un en-
Semlilr d'adaptations particulières (volvation, ternutophilie, oie) leur
donnant une organisation et un faciès propres. Je tiens pour sons-
hmilles. les groupes qui ne diffèrent entre eus que par le développe¬
ment exagéré (dysharinoniqilcl de quelques caractères : ornementa-
lion, extension des épinières, etc...
("est en me fondant sur ces critères que je propose la classifica¬
tion suivante des Simmhela (complété tridmmscmde). Je reconnais,
à l'intérieur de ce complexe, deux grandes séries caractérisées par un
.larcil ..oui construit sur deux types (titrèrent, (type slijlo-
nisele" et type Irielioimcien). Leur répartition géographique prouve
Source : MNHN, Paris
91
l. VANDKI..
que ces doux séries ont évolué indépendamment dans dos hémisphères
différents.
Superfamille des SY N OC II ET A Legrand, 1946.
I'hi mkhi: séhik : SK1UE STYLONISCIENNK.
Famille dos Styloniscidae mihi 1 Ihtlitifoniscithie VerhoelT, 1939) :
Sous-falnillo «les Stylonisrinne mihi ;
Stijloniscns Dana ;
Cordioniscns («raevo ;
Clanigemniseiis Arcangeli ( Afnmiseus Paulian do Félice).
Sous-l'ainillo dos Nntoniscinne mihi ;
Xotoniscns ('.hilton ;
Chiltonella Arcangeli ; •
Paranotoniseus Bar nard.
Famille dos Titaniidae VorlioelV. 1938 :
Tituna Budde-Lund ;
Kogmania Mar nard ;
Plujllonisciis I * u rco 11.
l'ainillo dos Schobliidae VerlioolT. 1938 :
Schohlin Muddo-I.und ( Termilnniscns Silvoslri).
Sia.oNm: sÉnii-: : S K Ml K TMICHONISOIKNNK.
Famille dos Trichoniscidae Sais, 1899 :
Sous-famille dos Triclwniseinae VorhoolT, 1908 ;
Nombreux genres.
Sous famille dos lltiplophUmlmimie VorhoolT. 1908 ;
Nombreux genres.
Famille dos Buddelundiellidae VorhoolT, 1930 ;
lluddeliiniliella Silvoslri ;
Hnchnerillo VorhoolT ( l.erehimlletin Vandcl).
c La famille des Stylonixcidae.
Nous avons dit plus haut que le tonne «le Slijlnniscus Dana, 1852
possède une incontestable priorité sur celui de Pnhigonisnis Vorhoeff.
1939. La famille qui possède comme tête do file le genre Styloniscus
doit donc porter le nom de Stt/loniscidar.
Cette famille est essentiellement caractérisée par la structure du
premier pléopodc mâle et dos dispositifs musculaires qui en coin"
Source : MNHN, Paris
THICHONISCIDKS l)K l/HKMISPHfcnK Al’STR AI..
95
mandent les mouvements. Ils ont été décrits en détail dans le Cha¬
pitre I de ce mémoire.
Ajoutons comme critères de moindre valeur : tète de type tri-
ehoniscien. Mandibule droite avec un. mandibule gauche avec deux
pénicillés ; très généralement, il existe en plus un pénicillé molaire.
L’apophyse génitale est renflée à son extrémité et se termine par un
petit appendice conique.
ih La sous-famille des Styloniscinae.
Nous avons donné, dans le chapitre II, la définition du genre
Slyloniscus, et la liste des espèces qu’il convient d’y placer.
Nous avons souligné par ailleurs la très proche parenté des deux
genres Slyloniscus et C.ordionisciis. La structure du premier pléopode
mâle et la constitution si particulière de la musculature du premier
pléonite sont tout à fait semblables dans les deux genres. Nous avons
dit également que Cord ionisais apparaît comme une forme un peu
plus évoluée que Slyloniscus, remarque qui ne saurait affaiblir les
étroites affinités que Von relève entre les deux genres. Nous les réunis¬
sons dans une sous-famille particulière, celle des Styloniscinae.
Le genre Clnvigcroniscus Arcangeli qui, comme nous l’avons fait
voir, est extrêmement voisin de C.ordionisciis, doit être inclus dans la
même sous-famille. Vkhhokit (1939 b, p. 305 ; 1951, p. 5) l’avait déjà
annexé à sa famille des Pntugoniscidue.
On peut donner de cette sous-famille la définition suivante :
corps lisse ou tuberculé, mais jamais garni de côtes longitudinales.
Néopleurons 1-5 étroits, appliqués, en sorte qu’un hiatus sépare le
péréion du pléon.
ci La sous-famille des Notoniscinae.
(ai11 .ton (1915 a) a créé le genre Xotoniscus pour des Isopodes de
l’hémisphère austral dont l’aspect rappelle celui des Haplophthalmi-
nnc européens Mais, l’appareil oculaire constitué par trois ommati-
dics, la forme de l’apophvse génitale et la structure du premier pléo¬
pode mâle (('.ilil, ton, 1915 a, pl. 3fi, fig. <>> rapprochent incontestable¬
ment Xotoniscus de Slyloniscus. J’ajoute que tous les isopodologues
européens qui connaissent l’extrême lenteur de la démarche des
llaplopliihtdniinite ne sauraient en rapprocher un animal qui. comme
Xotoniscus niislnilis « . uns wilh great rapidity » (Chu.ton, 190fi a,
P- f»(»2).
Il est certain que les ressemblances que l’on relève entre Noto-
nisais et les Hnplophthalminne sont le résultat d’une évolution paral-
lèle et non le signe d’une commune origine. J’interprète l’ex.gu.té des
épinières pléonaux 3, commune à Xotoniscus et à Cyphoniscellus,
'■oinnie un arrêt de l’évolution pléonale à un stade intermédiaire entre
type Irichoniscien et le type oniscien. arrêt qui s’est manifeste avec
des caractères fort semblables dans ces deux lignées parallèles.
Source : MNHN, Paris
A. VANDI'X.
Ilaplophlludmiis lasmanicns ('.hilton, 1915, espèce dont on i
jusqu’iei <[111111 seul exemplaire. CliilInnHIa diffère de Xotoniscus par
In présence de néoplcurons bien développés an troisième pléonite.
Kneore «pie l'appareil “é-nit:iI de celle espèce ne soit pus connu, il est
probable que la loi '
Xotomscinac.
Le }
• apparlienl à
< Barnard I B.minahd, 1932) qui est voisin
dans la même sous-famille, ainsi que
I le prouver les ligures de l’appareil génital
N A II l> (1932, fig. « b et (h. C.e Relire <
aux montagnes de la province du Cap
La sous-lamille des Xalnniseinae peut être définie de la façon sui¬
vante : l’aspect général rappelle celui des llaploplithalminac, en ce
sens que les lergites péréiaux sont ornés de tubercules ou de côtes
longitudinales (et parfois, les lergites pléonaux de protubérances sail¬
lantes .. Les néopleurons 3-5 ou 4-f> sont grands étalés, et suppriment
ou réduisent le hiatus entre le péréion et le pléon. L’appareil génital
est du type styloniseien. L’œil est formé de trois ommatidies.
('
îilk
; Tilaniidae.
La famille des Tilaniidae a été créée par Vi:iumi:n\ en 1938 (Ve
iiokit, 1938, pj>. 2f>3 et 25(> ).
On peut la «léfiuir ainsi : Corps aplati. Télé :
sentant de grands lobes latéraux étalés. Dernier article de l’ai
coupé obliquement, garni d’une brosse de courts aesthelascs. Antennes
courtes mais non élargies ; llagelle de trois articles. Ladite interne de
la maxillulc présentant un pénicillé terminal très particulier, en forme
de capuchon. Mnxille réduite. Maxillipède ovoïde, portant un palpe et
un endite très courts, réduits. Apophyse génitale fusiforme. Premier
■ type styloniseien.
joutons que tous lès représentants de la famille sont Icrmit»-
et que plusieurs de leurs caractères semblent liés à ce mode de
... 1 ...:ticulier.
Cette famille renferme trois genres dont chacun n’est représenté
«[lie par une seule espèce : Tilana mirabilis Huddc-Lund, 1909, K<>d'
mania de pressa Barnard, 1932 el Pbijllanisnis braunsi Purcell, 1903-
le plus primitif de la
Le genre Tilana parait représenter le
famille. Le genre Phyllonisrns s’v ratine
le prouve la forme «le
pléopode
:l,,o|>hvsc- «>•.,itale et d«
représente inconlestahlc-
Source : MNHN, Paris
TIUCIIONISCIOKS DK I.’IIKMISPHÈRK AUSTRAL.
97
iiH'iil line forme l>cauc«>np plus évoluée que Titana, ainsi que l’éta¬
blissent son corps large, étalé, ovoïde ; la sculpture et l’ornementa-
J ,( »n ; l’endopodite de l’uropode aplati ; les néopleurons très déve¬
loppés ; le péréiopode VII mâle dillerencié. Quant au genre Kogmania,
>1 semble représenter un stade intermédiaire entre les deux genres
précédents.
T'.us les Tilaniidai ■ sont propres à l’Afrique du Sud occidentale
province du Cap et Namaqualand). Nous avons dit dans le précédent
chapitre que Titana mirabilis atteint le sud de l’Angola (région de
Mossamédès).
;/) La famille des Schbbliidae.
La famille des Schiibliidae a été instituée par Verhoeff, en 1938
^kriiokff, 1938, p. 2f»3 ; 1939 a. p. 135). Elle est composée, comme
celle des Titaniidac, de formes lermitophilcs ; mais l'évolution des
Sclnddiiilac qui s’est déroulée en Afrique orientale s’est poursuivie de
façon autonome et indépendante de celle de la famille précédente,
i'insi que le prouve la structure des antennes et des pièces buccales
'lui est fort différente dans les deux groupes.
On pcul définir les Schiibliidae de la façon suivante : corps aplati,
circulaire, couvert de tubercules. Pleurépimcres très larges, lamel¬
laires, ceux du premier segment encadrant la tête, et ceux du septième
segment, le pléon. Néopleurons 3-5 ou 4-5 grands, étalés. Front muni
d’an processus saillanl. Antennes très courtes, à articles élargis, spé-
cialemenl le cinquième : flagelle très court. Enditc interne de la maxil-
bile garni de trois pénicillés inégaux, tous normaux. Maxillipède à
enditc cl palpe longs, ce dernier comprenant deux articles.
Les mâles étant encore inconnus, les caractères sexuels ne
peu vent cire inclus dans la diagnose. 11 est cependant probable que,
connue les TUnniidar, les Schiibliidae appartiennent à la série stylo-
biscienne.
Lotie famille ne comprend qu’un seul genre : Schôblia Budde-
Lund. 1909 (Tcrinitoniscns Silvcslri, 1918) qui renferme deux espèces
lermitophilcs propres au Mozambique : circulans Budde-Lund, 1909
'Qiiilimano cl fnlleri Silvcslri, 1918 (Beira). Les néopleurons 3, 4 et
■' sont bien développés dans la première espèce ; les néopleurons 4 et
J b' sont seuls dans la seconde espèce.
h) La famille des Triclioniscidae.
Je ne m’étendrai pas longuement, dans le présent mémoire, sur
•b famille des Triclioniscidae qui ne possède point, semble-t-il, de
représentants dans l’hémisphère austral.
Qu’il nous suffise de rappeler que la famille des Triclioniscidae
•1 été instituée par Saiis. en 1899 (Saks, p. 159). Le carcinologiste nor-
v égien en a donné une définition précise qui a été reprise et complétée
Par divers isopodologues (Wachtler, 1937, p. 239 ; Verhoeef, 1938,
Mémoires du Muséum, Zoologie, t. VI. 7
Source : MNHN, Paris
A. VANDlil..
• cl les H'i-
isciniir : corps lisse
i polils, ressérés, en
sorte qu'un large hiatus sépare le péréinn du ]>|éon. Démarche géné-
Ilnplnphtluihninttc : très gém-ralemcnt totalement
' mentes. Appareil oculaire
Téguments « cru
> de sels calcaires. Carapace recouverte d'un réseau polygo*
: sur le cépludon, trois groupes de lu her¬
cules : m un tubercule frontal divisé en trois éléments «”
s lu
. Des prolu'
triangle ; b) u
<l) plusieurs li
lipédal. Tergilcs péréiaux portant lypi<;
peuvent subir des réductions plus ou i
rances (parfois réduites, mais jamais absentes) sur le [
plus rarement, des protubérances sur les pléonites 4 et 5 et le pléo-
telson. Tergilcs en forme de voûte élevée ; pleurépimércs tendant vers
la verticalité. Néopleurons 3-5 (ou exceptionnellement les seuls néo-
rons 4 et 5) bien développés, continuant directement les pleurépi-
n sorte qu'aucun hiatus ne sépare le péréinn «lu pléon. l’éréio-
pode VII mâle dilféreneié en une pince dont les mois sont constitués
par le merox et le earpos. Démarche très lente.
Les deux sous-familles renferment de nombreux genres qu'il ne
convient pas d’énumérer ici. Nous renvoyons le lecteur, pour les
llaplnphlluilmiiuu■ au tableau dichotomique dressé par Stium iiat.
(1040) et pour les Trichanisciiuic. à l’essai de elassi lira lion que j'ai
plcuron
I»"l
(Va
. 1050 /■>
i) La famille c
•llidae.
La famille des Huddclundiellidne. a été instituée par Vi
« u 1 !i:i« \ i Hiioia t. 1030. p. 30). Elle peut être ainsi définie : Formes
volvationnclles. l'ne ligne supra-anlennaire et une ligne frontale. Ter-
gile pléonaiix 1 et 2 fusionnés, invisibles sur l’animal entier, l'as de
néopleurons it ; néopleurons 4 et â bien dévcli
podile très élargi.
L'élude de celle famille ne saurait être i
mémoire. Je renvoie le lecteur à une étude «pie j’ai publiée antérieu¬
rement (Vandki., 1045) et à un très important mémoire «le I'aj-MÉN
(1948).
Celle famille ne comprend que «leux genres : Hudddtindiella
Silvestri, 1807 et linchnerilln A'erhoefl', 1048 ( Lerrbuiillcliu VandeL
1045).
Source : MNHN, Paris
TniCHOXISCIDUS DK i.'III-MISPH&RK .U’STIUL
99
CHAPITRE JY.
I-A RÉPARTITION DES TRICHONISCIDES
DANS L’HÉMISPHÈRE AUSTRAL
ET LE CONTINENT I)E GONDWANA.
« The study of lhe gcographical distribution
»f animais aii<l plants over the face of the glo¬
be, by whieli an attempt is made to trace ont
tlicir place of origin and lhe migrations they
hâve performed in the past, constitutes not
onlv one of the most fascinating chapters in
the historieal treatment of the tneory of evo-
Iiition. but also tlirows an interesting light on
lhe geographical and physical changes which
hâve taken place in varions parts of the
world ». (îcoffrey Smith.
.4 Xahirtilisl in Tasmania, Oxford, 1909,
Chapter V. A (îlimpse into the Past.
«i i,es répartitions Gondwaniennes.
l.ors<|ii’im isopodologue européen est conduit à examiner des re¬
présentants du genre Sh/lonisais, il ne pcul manquer d’être frappé
par l’Iiomogénéilé du genre el les faibles différences qui distinguent
les espèces les unes des autres. En dépit des immenses étendues mari¬
nes qui séparent leurs habitats actuels, ces espèces diffèrent moins pro¬
fondément les unes des autres que bien des espèces pyrénéennes ou
alpines peuplant des vallées voisines.
On peut tenir pour certain que les représentants du genre Stylo-
oisriis se rencontrent en Afrique du Sud, à Madagascar et aux Mas¬
careignes, en Amérique du Sud, dans l’île de Rapa (Polynésie du Sud),
en Nouvelle-Zélande, dans les îles Auckland. Campbell, Chatham et'
Kcrmadec, en Tasmanie, en Australie, dans les iles Crozet (Possession),
et peut-être à Tristan d’Acunha et à Juan Fernandez. La répartition
du genre Sli/loniscns couvre donc la totalité des terres australes, à
'exception du Continent Antarctique qui présente aujourd’hui des
'•auditions climatiques incompatibles avec l’existence d’une faune ter¬
restre.
Il convient d’ajouter (pie tous les autres représentants de la série
s tyloniscie nue (à l’exception des genres Clavigeroniscus et Cordionis-
Mémoihes ou Muséum, Zoologie. I. VI. 8
Source : MNHN, Paris
. W''
de répartition des représentants de
TRIOHONISCIOES DE I.’HfiXITSPHÈRE Al'STRAL.
lui
<iis, dont il sers» question plus loin) sonl propres à l’hémisphère aus¬
tral :Kig. 76).
l ue répartition analogue est connue chez d’autres Isopodes ter¬
restres, en particulier chez les représentants du genre Deto auxquels
( iiu.iON ( l«nr> /n a consacré un magnifique mémoire.
D’une façon plus générale encore, on sait que de nombreux grou¬
pes terrestres ou dulcaquieoles sont cantonnés dans les terres australes
en dépit des distances considérables qui séparent aujourd’hui les uns
«les autres les continents de l’hémisphère sud. Le caractère remarqua¬
ble de ces distributions a depuis longtemps frappé les naturalistes,
tant zoologistes que botanistes. Il parait inutile de reproduire à nou¬
veau la liste de ces exemples qui a été maintes fois dressée. Nous ren¬
voyons le lecteur aux éludes de Bkxham (11)03, 1909), de Carpenter
11900. 1909). de Chii.to.n (1909 a et b >, (». Smith (1909 a et b), de
Mu iiaki.sen (1922), «le Zachkr (1933). et de Vandei, (1946, p. 261).
Si l’homogéinité des flores et des faunes terrestres qui peuplent
les terres australes constitue aujourd'hui une donnée que l’on ne sau¬
rait récuser, il faut reconnaître que les interprétations paléogéogra¬
phiques qui ont été proposées pour en rendre compte restent haute¬
ment hypothétiques.
Les géologues et les paléontologistes s’accordent à reconnaître
l'existence d’un ancien continent austral, dit continent de Gondwann,
«tout les terres australes actuelles représenteraient les restes dispersés.
Mais, c’est relativement à la signification et à la constitution de ce
continent <|ue les opinions des géologues divergent profondément.
Wegener (1937) a émis l’hypothèse que tous les continents au¬
raient été primitivement réunis en un ensemble unique ; l’éclatement
«le ce socle et la dispersion des fragments auraient donné naissance
aux continents actuels.
L’interprétation de A. L. Dr Toit (1937) appartient également au
Ivpc moiiiliste : mais, elle diffère de celle de Wegener, en ce sens
«lu’elle place l’accent sur l’existence de deux grands ensembles con¬
tinentaux, l’un septentrional, la Lnurasie, l’autre austral, le Gondwann,
séparés par une mer équatoriale, la Téthys. La dissociation et la frag¬
mentation du Gondwann auraient commencé au Crétacé.
Les paléogéograhes se sont efforcé d’établir des reconstitutions
«Inns lesquelles les terres australes sonl regroupées afin de redonner
au (iondwana son aspect primitif. Nous reproduisons, d’après Lester
Kinc <l9f>(H une carte du Continent de Gondwann qui correspond à la
reconstitution la plus récente «pii en ait été proposée (Fig. 78).
Aux hypothèses mobilisles s’opposent les interprétations fixisles.
G. Smith (1909 a et b) suggère <|uc le Continent antarctique, aujour¬
d'hui complètement isolé par l’Océan austral qui le ceinture de tous
e«ités. a été autrefois réuni par des digitations rayonnantes aux diffé¬
rais continents de l’hémisphère austral. Cette interprétation soulève
«’ependant de sérieuses difficultés :
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
riucnoNisciDKs ni-: i.'ii! : :.misi , iii':uk
10.1
1) Kilt* implique que le continent antarctique a connu autrefois un
'•limai plus clément que celui qui y règne actuellement et capable tic
permettre le développement d’une faune cl d’une flore autochtones.
On sait que la faune terrestre de l'Antarctide est seulement représen-
lec aujourd’hui par quelques Vertébrés à sang chaud et de très rares
Invertébrés. Sans faire appel à un déplacement du pôle sud que la
lornie du globe terrestre permet difficilement de concevoir, on peut
admettre avec quelque vraisemblance que l’élendue du continent an¬
tarctique était autrefois beaucoup plus considérable qu’elle ne l’est
aujourd'hui et que ses côtes se situaient à une latitude plus septen¬
trionale que les rivages actuels. Cette interprétation semble corroborée
par l'existence d'une riche flore dévonienne découverte à l’extrémité
de la terre de Grahnm, et d’une flore tempérée dans le crétacé de l’île
Seymour (Frnox, 1941, pp. 410 et 418).
2) Le problème des liaisons entre le continent antarctique et
l'Amérique du Sud paraît aisé à résoudre puisque ces deux masses
continentales sont aujourd’hui encore réunies par une crête qui sup¬
porte la terre de Graham et la guirlande des Antilles du Sud. Par
ailleurs, les iles Macquarie, Auckland et Campbell sont peut-être les
l’estes ultimes d’une terre qui unissait la Nouvelle-Zélande à la région
volcanique qui limite la terre de Ross. Il est, par contre, beaucoup
plus difficile de se représenter le mode suivant lequel l’Afrique du Sud
a pu être jointe au continent antarctique dont elle est aujourd’hui
séparée par d’immenses étendues marines. Le plus probable est d’ima¬
giner quelque liaison indirecte, soit par la dorsale des Kerguelen, soit
par la dorsale atlantieo-indicnne qui porte actuellement les Iles Bou¬
vet, Marion et Crozet, et que l’on peut « supposer avoir été encore
assez récemment émergée» (Bot ne.vin. 11149, p. 245). C’est la raison
pour laquelle une exploration détaillée des îles perdues dans les im¬
mensités des mers australes présenterait un intérêt biogéographique
absolument capital. Je ne reprendrai d’ailleurs pas un plaidoyer qui
a été execllemont développé par le Professeur Jkannki. (1941).
G. G. Simpson (1943) a soutenu, en se fondant sur les données
relatives à l'histoire des Mammifères, l’idée de la permanence des con¬
tinents sous leur forme actuelle. Il admet, entre autres, que la faune
australienne est originaire d'Asie et que sa voie de migration est repré¬
sentée par l’Archipel Malais. Il convient de remarquer que l’histoire
des Mammifères est récente et ne commence vraiment qu’au Crétacé,
c'est-à-dire à une époque où la figure de la terre était déjà très voi¬
sine de ce qu’elle est aujourd’hui. Il est d’autre part certain que la
répartition de beaucoup d'invertébrés est totalement inexplicable dans
l'acception de la permanence des continents sous leur forme actuelle.
L’absence de tout représentant du complexe Irichoniscoidc en Asie et
ci Insulindc nous permet d'écarter résolument cette hypothèse dans
•v >.is (lui nous oviui-. , ...
•le n'ai point qualité pour juger de la valeur des arguments géolo¬
giques qui ont été invoqués en faveur de ees differentes hypothèses
OU des eritiques qui leur ont été adressées. Sous partageons simple-
cupe.
Source : MNHN, Paris
l-'ijî. 78.
i îles anciennes l'haîiH's de iiionlsitfiifN ;■ va ni pris naissance sur
eut «II! .«fosviielin.il «le Samlrau. I.a liKnc'dr points indique l'c.n-
des plissements secondaires et tertiaires (d'après I,ester Kisni.
de In série stvloniscicnne (en faisant abstraction des formes lermilo-
philcs dont l'extension est eorrélative de celle de leurs hôtes), on re-
s de plus en plus septentrionw-
I à la région tropi¬
cale comprise entre l'é(|tiateiir et le tropique du Cancer, et caractéri¬
sée par un climat chaud et humide. Klle est occupée par les représen¬
tants du o,-nre l'.lupiurmniscus qui peuple d’une part l’Amérique cen¬
trale et d’autre part, la ('.ôte d'ivoire. Il se pourrait d’ailleurs que b*
répartition tle ce Retire en Afrique tropicale soit plus étendue qu’il
à la lecture des slalh
i été (
s de façon certaine et <
Source : MNHN, Paris
O
Source : MNHN, Paris
A. VANDK1,.
vous, (*ii efTel. que les massifs
abritent des Trirhoniscides dont
ment encore qui* for! pou de choses. I’.u i.iax or: Fki.ic.k (1!I40 h ) a
décrit du mon! ('.amernuu un Triehoniscide (l’aknnisrns plenjdicolt»
(|iii n’osl connu que pur doux femelles cl dont les affinités rcslont
'il en soit. lu |
ru le. d’il
A fri
cl on Am
ic espèce, apporte u
aux deux pro|)osilioiis énoncées dons les lignes précédentes : u> h»
vuriuliililé faible ou nulle des rcpréscnlanls de lu lignée slvloniscicnne
• nciens : !» la
leur extraordinaire slubililé depuis des lemp
; rive:
■ roc
i AU
lUj/in olfrrsi Hr. cl Hlnjmoloitles /
de pari cl d'autre de l'Allanlique) représente un argument
lide en laveur de l'existence d’un conlinrnl ufricnno-
brvsilien. Il s'ajoute à ceux que j’avais énumérés dans un précédent
mémoire (Vanoi-u.. I!ll(>, p. 2!il i’. Tous les géologues s’aeeorden! d’ail¬
leurs à reconnaître l'existence de relations entre l'Amérique et l’Afri¬
que australes, relations qui auraient persisté jusque vers le milieu
plus grandes diverger
ion de ces deux vieux
tinentaux et à l'apparition concomitante de l’Océan Atlantique.
.’!) Knfin, l’aire de répartition du genre
tée par un territoire limité faisant partie de la
. I.e
nilés i
façon très étroite, d’une pari avec le genre i
a-l-elie pénétré ni Kurope ? ("est une ipiestion à laquelle il est impos¬
sible de répondre dans l’étal actuel de nos connaissances. Tout ce que
l’on peut affirmer c’est que la pointe lancée en Kurope par la série
le .
; le i
La présence de lignées :
d’ailleurs pas un fait exceptionnel. Jkannki. (1912) en a cité de i
hreux exemples. L’i
propres aux terres de l'hémisphère austral, à h>
seule exception du genre Pfuiasus «pii
néenne (Ja.nsskns. 1950) (Fig. 7!ll.
< M La répartition de la série trichoniscienne.
Si l'on envisage la répartition de la série Iriehoniseienne. on
constate qu'elle est en quelque sorte inverse de celle de la série slylo-
niseienne. La série Iriehoniseienne est cantonnée en Kurope, sur le
pourtour du bassin méditerranéen et en Amérique du Nord (Fig. 77b
Aucun représentant de celte série n’a été jusqu’ici signalé dans l'hé¬
misphère sud.
Source : MNHN, Paris
TRICHONISCIDES DE (.'HÉMISPHÈRE AUSTRAL
107
Ainsi, l'anatomie el la biogéographie nous conduisent à recon¬
naître que le complexe trichoniscoïde dont l’origine nous reste d’ail¬
leurs totalement inconnue, s’est scindé précocement en deux grandes
séries répondanl, en ce qui concerne l’appareil génital, à des « styles »
anatomiques différents. L’une des séries a évolué dans l’hémisphère
austral, l’autre dans l’hémisphère septentrional ou plus exactement
sur le continent nord-atlantique (Vandki.. 1949), car l’Asie (à l’excep¬
tion de l’Asie Mineure) ne possède aucun Trichoniscide.
Ces faits conduisent à reconnaître (Vandki., 1952. p. 1334) que
« la répartition des terres et des mers était, au moment de la phase
de différenciation et d’expansion du complexe trichoniscoïde, fort
différente de la disposition actuelle. Les continents et les océans, au
lieu d’être distribués, comme au temps présent, suivant des secteurs
alternés, orientés du Nord au Sud, devaient se repartir en deux,vastes
ensembles émergés, l’un septentrional, l’autre austral, séparés 1 un de
l’autre par une mer équatoriale (Téthvs, Mésogéc ?) ». Il est remar-
quable ilr constater le parfait accord qui s'établit entre cette conclu¬
sion fondée exclusivement sur des observations biogéographiques et
la représentation de Dr Toit (1937) découlant de considérations pure¬
ment géologiques.
Source : MNHN, Paris
ms
CONCLUSIONS.
Si/noc lie la i do d
différentes do l’j
(Fig. 77.. Il convient, à litre
do oos doux lignées dont la séparation
iioinont fort lointaines.
résultats do oolle ôlii
le complexe
îles séries, caractérisées par «les <
géographique
austral (Fig.
l'hémisphère septentrional
do comparer l’évolution
le à dos époques ocrtai-
I,es représentants de la série Irichoniscienno possèdent, sous des
iccts extérieurs fort somhlahlos (à l’exception îles Haplophthalminae
liuddeliindiellidar volvationnols) des
i d'une extrême diversité,
étendue et persistante (comme le prouve l’cxis
, les Pyrénées). Il en résulte que les (
géographiques sont à l’ordinaire très étroites et limitées.
• de la différenciation des espèces ou spéciation a
. .0 dans l’hé¬
misphère septentrional. Nous avo
continents aujourd’hui séparés par de vastes étendues
; de la série sty
un style très unifoi
le plus souvent à un Ivpo très banal.
Nous avons déjà souligné l’extrême ressemblance des différente*
espèces du genre Shjloniscas dispersées aujourd’hui sur toute l’éten-
seeleur circulaire compris entre les 20' et tiO" parai-
• amplitude des variations du genre Sli/lonisais est
liante (pu l'origine de cc genre remonte à des ép<>-
anciennes. Il parait, en effet, établi que le C.onli-
i a cessé d'exister, en tant qn’individualilé, «lès U*
. La fai
Si le type Sli/loniscns nous apparail fort stable, on obs«
an! certaines évolutions intéressantes dans d’autres genres
yloniscienne. Je citerai à litre d'exemple le
■iisme «pie l'on relève entre h-s deux sous-familles des Xidt
l des Haplophthalminae. Ces deux lignées ni
origine cortaine-
Source : MNHN, Paris
TlUCMONISCimïS DK I. IIKMI.SI’IIKHK AUSTRAL.
109
représentants do cos doux lignées présentent néanmoins un aspect
remarquablement semblable : même développement de côtes sur les
tergiles péréiaux et de lubereules sur le eéphalon et le pléon ; même
élargissement des néopleurons postérieurs donnant à ces Isopodes un
fasciès oniscien. ("est là un magnifique exemple de variations pa¬
rallèles dans deux séries distinctes, peuplant les deux hémisphères
opposés de notre globe.
La seule évolution véritablement originale de la série stylonis-
cienne est celle qui a engendré, en Afrique du Sud, ces très curieuses
formes termitophiles pour lesquelles les isopodologues ont institué
deux familles distinctes : les Titaniidae et les Sclwbliidae. Rien de
semblable ne se rencontre dans la série trichoniscienne qui peuple
l’hémisphère septentrional. Si l’on voulait trouver, parmi les Onis-
co'fdes, un faciès analogue à celui des Titaniidae et des Sclwbliidae,
c’est au genre myrmécophile Plidyarthriis que I on devrait s adres¬
ser ; mais cette aitalogie reste très superficielle, puisque Platijurthrus
n’appartient pas à la superfamille des Synocbeta, mais à celle des
Crinocheta.
Source : MNHN, Paris
110
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TAHU-: I)KS MATIÈRES.
Introduction
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Chapitre
Chapitre
II.
Conclusions
II
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• 1952, N» 1071 ».
Source : MNHN, Paris
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