MÉMOIRES
Xr 2b0 e-
Dü
muséum national
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME VIII
FASCICULE 5.
H. COIFFAIT.
' LES «STAPHYLINUS» ET GENRES VOISINS DE FRANCE
ET DES RÉGIONS VOISINES
Essai de paléobiogéographie.
PARIS
EDITIONS DU MUSÉUM
36, rue GeolTroy-Saint-Hilaire (V«)
1956
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
îr2£o c
MEMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie. Tome VIII, fascicule 5. - Pages 177 à 224.
• LES « STAPHYLINUS » ET GENRES VOISINS DE FRANCE
ET DES RÉGIONS VOISINES
Essai de paléobiogéographie,
par H. Coiffait.
SOMMAIRE.
L Historique .s.
2- L’édéage .. •.
Paramère, p. 179. Capsule, p. 180. — Sac interne, p. 181. —
Pièces copulatrices, p. 181. — Musculature, p. 18<J.
2- Systématique ... \
Position de la tribu Staphylinini, p. 183. Gen- P >
I*. 187. Gen. Abemtis, p. 188. - Gen. Emus p. 190. — «en.
Plalydrarus, p. 191. — Gen. Trichoderma, p. 194. — Ge*-rar<t-
bemus, p. 195. — Gen. Sluphylinus, p. 195. — Gen. Ocypus,
p. 197. — Gen. Orthldus, p. 220.
4- Conclusions paléogéographiqucs ..
5 - Bibliographie .
Liste des formes nouvelles décrites
178
179
182
^Moibbs nu Muséum. — Zoologie, t. VIII.
Source : MNHN, Paris
178
H. COIFFAIT
1. HISTORIQUE.
Le genre Sfaplu/linus (sensu loin) tel qu’il est compris .nu Coleo-
pterorum cataloyus réunit actuellement au moins 400 espèces répar¬
ties dans toutes les régions du globe et groupées dans une vingtaine
de sous-genres de valeur très inégale. Ce sont en général des StaphV-
lins de grande ou de très grande taille, parfois avec de brillantes cou¬
leurs privilèges qu’ils partagent avec les Xantholinus (sensu lato) exoti¬
ques.
De très intéressantes études ont été consacrées aux Stapbylinus
(sensu lato) paléarctiques par le D r J. Muller de 1923 à 1932.
Un travail sur les espèces françaises, travail fait en s’inspirant de ces
études a été publié par W. Chapman en 1934, et une bonne révision des
espèces françaises du sous-genre, (ioerius a été publiée en 1947 par
mon excellent collègue .1. Jakrige. Mais il n’existe actuellement aucune
étude d’ensemble récente sur les espèces françaises de ce groupe ; les
travaux de Fai vel et de Mui.sant et Rfy vieux d’environ 80 ans sont
maintenant périmés, ces auteurs n’avanl pas étudié l’édéage.
Tous les auteurs modernes sont d’accord pour reconnaître que le
grand genre Staphylinus, tel qu’il a été compris jusqu’à ce jour, est
fort hétérogène. Dans la présente étude j’ai pris comme base les carac¬
tères de l’organe copulateur mâle notamment ceux tirés des pièces
copulatriees du sac interne. Cette partie de mon travail est entièrement
originale. Comme on le verra l’édéage donne des indications extrême¬
ment précieuses pour la classification et coïncidant toujours parfaite¬
ment avec des caractères externes.
J’ai pu examiner toutes les espèces de la faune de France ainsi
que la plupart des formes méditerranéennes et des Iles atlantiques.
J’ai été amené à démembrer l’ancien genre Staphylinus (sensu
lato) qui groupait des lignées d’origine fort différente, à créer deux
genres nouveaux pour des espèces des Iles atlantiques, et à distinguer
chez les (ioerius, les Pseudocijpns et les Ocijpus s. str. plusieurs lignées
distinctes, parfaitement homogènes, et dont certaines mériteraient
d’être élevées au rang de sous-genres, notamment chez les Ocypus s.
str. J’ai également été amené à réunir les Ontholestes aux Abemus en
raison de la très grande similitude existant entre l’édéage des uns et
des autres. Enfin j'ai changé quelques espèces de sous-genre : O.
aetbiops Waltl. considéré comme (Ioerius est en réalité un PseudociJ-
pus voisin de mus tandis que O. brunnipes F. considéré comme Pseu~
docypus est en réalité un (ioerius voisin de Chevrolati. Tous ces rema¬
niements ont été opérés en considérant exclusivement les caractères
de l’édéage et du segment génital. Ils n’ont d’ailleurs rien de révolu¬
tionnaire et l’on ne peut que rendre hommage à la perspicacité des
anciens auteurs, notamment Mulsant et Rey qui, sans connaître les
Source : MNHN, Paris
179
STAPHYUXCS DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
organes copulatcurs, avaient très souvent vu parfaitement juste en éta¬
blissant leur classification.
u J' Cs c °npcs et changements ci-dessus opérés, il demeure encore
°ngue série d’espèces réunies dans le genre Ocypus qui groupe
coie 4 sous-genres Goerius, Pscudocijpus, Tasgius et Ocypus s. str.,
jij ec .P us ' curs lignées dans trois d’entre eux, ainsi qu’il vient d’être
de a. 0 P ensi ' ni ‘st guère possible d’élever ces sous-genres au rang
in i" reS C!,r '* s s<,n * en réalité proches les uns des autres, certaine-
n issus d’une souche angarienne commune. Je regrette de n’avoir
reî T P r ? curer * cs espèces exotiques de genres ou de sous-genres non
I resontés dans notre faune pour pouvoir fixer la place exacte de ces
Cou Pcs dans la classification.
, ^ cs b'bjeaux qui suivront ne s’appliquent évidemment qu’aux
ou r°’ S L '* n d'ées P ar moi et dont il sera fait mention. Il est possible
ad' 0 'l’uulres espèces oblige à modifier la classification que j’ai
^ ptee, mais il est bien certain que le présent travail indique la voie
su ,vrc . seu | e l’étude de l'organe copulatcur S, notamment de ses
j ,es internes, permettra une classification rationnelle par grands
F yiuins des espèces comprises dans l'ancien genre Slaphylinus (sensu
Cof* C °, mini ’ d’ailleurs de tous les Staphylinides et même de tous les
2. L’ÉDÉAGE.
ç)o„ J^èdéage (fig. 1-2) des genres étudiés est toujours en version à
dans l’abdomen au repos. Il est couché sur le côté droit.
... Paramère. - Les paramères sont toujours soudés en une
u ’ e unique, rarement bilobée au sommet chez quelques genres. Le
Ijj l'niere est soit libre et écarté du lobe médian dès sa base, semblant
l Q f n fU ’ oir conservé une certaine mobilité, soit étroitement accolé au
e ni( 'dian dans sa partie basale (ou plus rarement dans toute sa lon-
j °un <‘t ayant alors perdu toute mobilité. D’une façon générale le
jj^nn'el du para mère porte des soies sensorielles. Souvent le nombre
j CCs s "ics est de X rapprochées 2 par 2 et il semble que ce soit là
trA 1 " 1 , 1 ' 1 '"' P r '"iilif de soies car il se retrouve chez des espèces de genres
j 0 . divers surtout chez celles ayant un édéage peu évolué. Mais par-
,s le bord du paramère est garni de soies nombreuses et en général
finîtes sur tout le pourtour de sa partie apicale. Dans le sous-genre
s. st. les espèces de la lignée de melnnarias ont le sommet du
I 'd'amère garni en outre, à sa face interne et sur les bords, de petites
cfi/ 1 ^s ou (, e denticulations de couleur fauve. Dans les genres Tri-
l e 0,tern >a, Parabemtm et Orthidus il porte sur sa face interne et vers
] 0 _® 0ln ' llel une série de petits tubercules noirs très apparents ana
. es a ceux que l’on observe régulièrement chez les Qnedins et chez
Inique, espèces de Gabrius.
Source : MNHN, Paris
180
H. COIFFAIT.
La capsule. Sous ce terme , il faut entendre la partie de l’édéage,
généralement tenue pour le lobe médian, mais dans laquelle le tegmen
occupe une place prépondérante. Cette capsule est un tube en générai
entièrement chitinisé dans sa partie moyenne sauf chez quelques
genres où il reste membraneux sur toute sa longueur du côté
tergal. La largeur de cette zone membraneuse est variable. Elle ne
s’observe que chez des formes à édéage peu évolué, généralement
symétrique ou presque, et semble d'autant plus large que l’organe est
plus primitif. Chez les espèces à tube entièrement chitinisé et parfois
aussi chez les autres, la partie basale présente une large fenêtre
oblongue du côté tergal, à l’opposé du bulbe. Cette fenêtre est munie
d'un clapet formé de deux pièces chitineuses, la ligne médiane et le
pourtour de la fenêtre restant constamment membraneux.
Le bulbe basal est toujours faiblement chitinisé. Chez toutes les
espèces la membrane limitant la chambre génitale où se trouve l’édéage
au repos, est soudée autour du bulbe au niveau du paramère (1) si
bien que le bulbe reste toujours à l’intérieur de la cavité générale de
l’insecte même pendant la copulation.
L’apex de la capsule est largement ouvert dans un certain nombre
de genres et dans quelques groupes muni d’un opercule tergal plus ou
moins chitinisé. Dans d’autres groupes cet orifice s’ouvre du côté tergal
plus ou moins en arrière du sommet. Il est alors généralement étroit
ou très étroit.
Chez quelques genres (Crcophilus, Abattus , Emus, Orthidus) la
capsule et le paramère sont parfaitement symétriques. Mais chez
d’autres on observe une dissymétrie souvent très importante de la
partie apicale de l’édéage. ('.liez les Platydracus, l’apex de la capsule
est échancré à droite cl le paramère est plus ou moins (parfois très
peu) dévié vers la droite. Au contraire chez les Staphylinus, Protoçjoe-
rius, Atlanlngoerius, et Oet/pus le paramère est dévié vers la gauche
(particulièrement dans le sous-genre Gocrius) et l'extrémité de la cap¬
sule est tordue à gauche. Chez les Slnplujlinus et beaucoup plus encore
chez les Gocrius un rebord parfois très important se développe du côté
sternal avant l’apex. Entre ce rebord et l’apex sont deux cavités arron¬
dies toujours très lisses et brillantes dans lesquelles viennent se loger
les deux caroncules basales du sac interne lorsque celui-ci est évaginé.
Ce rebord ou cette lame apicale suit le paramère dans sa torsion ù
gauche. Au contraire l'apex même du lobe médian, souvent échancré
au milieu sur sa face sternale, est peu ou nullement dévié ù gauche.
(1) C'est cette membrane que .Ieannki. (Mission Scientifique de l'Omo, VI,
p. 91) appelle «deuxième membrane cnnnectricc >. En réalité c'est une membrane
qui existe chez tous les ÜUiphulinides et probablement chez tous les Coléoptères.
Elle est habituellement fine et insérée à la périphérie de l’orifice basal ce qui fa'*
qu'on ne la remarque pas tandis qu’ici elle est solide et insérée de telle sorte
qu'elle ne peut passer inaperçue.
Source : MNHN, Paris
DUS RÉGIONS VOISINES.
STAMIYUNCS DE FRANCK ET
181
jo Urs ,i.f aC In,erne - ‘ ï' 1 ’ sac interne n’est jaunis tordu. Il reste tou-
geosses* ” S . 1 * * !IM s . vm ch'ie de 1:1 base de l’édéage. Seules les deux
tri#. '‘"''ueides basales sont parfois dissymétriques, leur dissymé-
élant Me à celle de l’apex du lobe médian.
PI . Si,t ‘ ‘‘ s * Ç n général petit ou très petit. Ce n’est guère que chez les
f | u , J h r( ' c "f *I U ’i est assez volumineux. Au repos il est logé dans l’apex
„i , ’ e nu ‘dian. Chez les Goerius il reste toujours partiellement éva-
ren CS ^ losses caroncules basales faisant normalement saillie au
de c
Lo
s, l ll ’il est évaginé le sac présente très généralement une série
s j Caroncu ,es plus ou moins couvertes de papilles, ou d’écailles, ou de
VI cuirs. Ces caroncules qui font saillie sont en général au nombre de
grosses caroncules sternales et basales ne manquant pres-
. .. et toujours densément couvertes de papilles ou d’écailles et
donnant un- ..uus . _
• si- du gr<
7 ou de 9 • 5
que ja;
nr U,U J’* 1 ’ 4 ' 4 ' ehitineuse chez les Plalydracus et chez les Ocypus
’ ; ''u groupe de melannrins ; une grosse caroncule sternale impaire
uverte d’écailles ou de fines spiculés ; entre les caroncules basales et
e Cîlr “ncule impaire sont 3 paires de caroncules plus petites géné-
„ nien i molles et dépourvues d’écailles, parfois allongées en doigt de
s<nt et situées 2 sur la face lcrgale, 2 sur la face sternale et une de
‘•que côté (assez souvent peu visible ou absente). En arrière des
caroncules tergales est une zone couverte d’écailles ou de spiculés
' longues et qui ne manquent jamais. En arrière enfin est
•çgion du sac étirée en tube chez certains Goerius ainsi qu’il sera
Pl'qué ci-dessous.
r ale
gu
Ch;
2
Parfc
: ^ es Pièces copulatiices. Le fond du sac interne présente tou-
I>ell""»* 4 . s P'cees plus ou moins ehitinisées, parfois très petites que j’ap-
2 . c ! r: " P'cces eopulalriees. Dans toutes les espèces on trouve toujours
niit'f <CS sloi . , , ,:il<,s - (:iu ‘ z les formes dont l’organe est resté le plus pri-
sit V Ces P'èces sont triangulaires, en forme de valves accolées et
• uoes dans le plan sagittal de chaque côté de l’orifice du canal éjacu-
dieu. 1 ’• A,, - ,U ‘ ssl,s de ces deux pièces sternales et dans un plan perpen-
n _. ' a,re existe une troisième pièce, pièce tergale, toujours impaire et
Pouvant manquer.
I, |. Prin,it ' v ement les trois pièces semblent de même importance. A
L ,r dc ce type primitif réalisé chez les Ocypus s. str. du groupe de
. pressas et à peu près aussi chez Protogoerius l’évolution se fait
'ans deux sens :
les „••! I "' P ièce lergale se modifie (Emus) ou se développe tandis que
r uit l<CCs s lernales régressent plus ou moins mais sans jamais dispa-
T a . (Abenuis, Onllwlesles, Trichoderma, Parnbemus , Atlantogoerius,
pièc "i*' ()c ’jpus du groupe de melanarius). Le développement de la
1 crgalc n’est jamais très important.
ai 0r - 1 ( -c son| les pièces sternales qui se développent. Rarement
1:1 Pièce lergale reste à peu près ce qu’elle était (Goerius ophfhnl-
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
182
miens), mais le plus souvent elle régresse (Platydracus). Dans la plu¬
part des cas les pièces sternales s’allongent en bâtonnets souvent réunis
en V tandis que la pièce lergalc subsiste, très réduite (Goerius du
groupe macrocephalus. Pseudocypus). A un stade plus avancé la pièce
tergale a disparu. Il demeure alors soit 2 petites pièces sternales (Sltt-
phylinus), soit 2 grandes pièces sternales (Orthidus), soit 2 bâtonnets
servant d’armature à un long tube, le tube copulateur, au sommet
duquel vient s’ouvrir le canal éjaculalcur (Goerius des groupes olens et
similis). Ce tube copulateur ne peut s’invaginer : il fait saillie dans le
sac interne au repos. Chez Goerius similis il est très long et enroulé sur
lui-même. Au moment de la mort de l’insecte il fait fréquemment
saillie hors de l’édéage et même hors de l’abdomen. C’est le « flabelle »
observé et signalé par Jaiumge.
La musculature. La musculature interne de l’édéage est tou¬
jours très importante. Elle occupe la presque totalité de la moitié
basale de l’organe. On peut distinguer les muscles provoquant l’évagi¬
nation du sac au moment de l’accouplement, ce sont de beaucoup les
plus volumineux, et ceux provoquant l’invagination du sac après
l’accouplement. Tous ces muscles sont insérés â une extrémité sur la
paroi de la capsule immédiatement au-dessus de l’orifice basal. C’est
le point fixe. Les muscles provoquant l’évagination du sac ont leur
autre extrémité fixée aux deux moitiés du clapet basal ou aux parois
latérales chitinisées chez les espèces dépourvues de clapet. En se con¬
tractant ils font abaisser le clapet ou rapprocher les parois latérales
et, de toute façon, le volume de la capsule est considérablement dimi¬
nué. La pression des liquides et parties molles internes fait alors
évaginer le sac. Les muscles rétracteurs du sac sont au nombre de 4
symétriques 2 à 2. Les deux plus importants s’attachent dans la
région basale du sac et du côté tergal. Les deux plus petits s’attachent
dans la région terminale du sac au voisinage des pièces copulatriccs
sternales.
II. SYSTÉMATIQUE.
La famille des Slaphyliitidae, sensu Jeannei. et Jarkigf. 1949,
groupe les sous-familles ci-après.
Subfam. Puederilae
Subfam. Xanlholinitae
Subfam. Slaphylinilae.
Jeannkl et Jariwge, suivant les auteurs anciens, divisent la Sub¬
fam. Slaphylinilae en deux tribus ; Slaphylinini et les Quediini. Je
pense qu’il y aurait lieu de grouper les espèces françaises de Slaphy¬
linini en deux sous-tribus :
Subir. Slaphylinini, s. str.
Subir. Pliilonlhini, nov.
Source : MNHN, Paris
STAPHYLIM S DK
: KT DBS RÉGIONS VOISINES.
Une troisième son» tribu Xanthopigini groupe des espéees exo-
tiques surtout américaines, presque toutes intertropica es.
tribu n’est pas représentée clans notre faune (1).
Les Staphylinitae français peuvent se séparer comme suit :
L Repli épipleural du pronotum plaqué contre la face mféneure
du bord latéral, non visible de profil. Tempes limitées en des-^.
sous par une arête.. ' ' ' _ _ n
— Repli épipleural du pronotum visible de profil nu i „ Ilnln i.
arrière. Tempes non limitées par une arete .. ^ Jnov.
». Languette entière . ■ ktaphglinini s. str.
— Languette échancrée. ° '
Subir. STAPHYLININI, s. st.
Les genres peuvent se séparer comme suit d’apres les caractères
de l’édéage : .
L Paramère avec des tubercules noirs très apparents a a ^
interne vers le sommet ...■'Y ‘ trié rare-
- Paramère sans tubercules noirs à la face in ’ 4
ment avec des soies ou de petites spiculés fauves.",
2. Capsule présentant une longue et forte apophyse sternale à
sa base. Paramère accolé è celle apophyse qui «I_ environ
aussi longue que lui 2 longues pièce» cop» ; Mul ' s . c { Rey.
iSp^lc^sa Y apophyse basale. Paramère acao ! a Ycourtes^hi
au lobe médian, fi pièces copulatric.es triangu aires g
pièce tergale étant la plus développée..
3 - Sternite du segment génital i entier. r u‘ ,e ™. u organT(Fig.
paramère répartis sur la moitié apicale d^ Ttl J oderma steph.
- Sternite du segment génital » échancré.'Tubercules noirs du
paramère, groupés très près de 1 apex pYbemns Relit.
4 - Parlic lergale de la capsule membrane■use^ ** üè „_
SciSS^r^ro.^ îicn détaché de la capsule &
- ÏCrtï;'. nioyennc de la capsule' en' forme£■
chitinisé (sur une 1 res faible longueur cimz cerhn. J |e
dont l’orifice apical rejoint presque la fenctie I. g.
clapet basal) .
. i. genre Creophilus
,, (I) Les auteurs du Cleoplererum '«“'“«'f'™ 1 j” oîsldérer.i lel ce «euro
«ans les Xanthopigini sans en indiquer les raisons,
comme appartenant aux Sluphijlinim s. st.
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
1X4
5. Capsule cl paramère parfaitement symétriques. 6.
— Capsule et paramère plus ou moins dissymétriques. 7.
fi. Capsule et paramère longs et robustes, fortement chilinisés,
à bulbe peu développé. Pièces copulalrices sternales en forme
de longues baguettes coudées à la base, servant d’armature à
un long tube copulateur. Pièce tcrgale impaire très développée
et dressée (fig. 5-7). Sternite du segment génital i entier. ..
. 1. Gen. Creophilus Mann.
Capsule et paramère courts et grêles, très peu chitinisés à
bulbe basal bien développé. Sac interne armé de 3 pièces copu-
latrices triangulaires, la pièce tergale plus longue que les
pièces sternales. Pas de tube copulateur. Sternite du segment
génital S éebancré. 2. Gen. Abemus Muls. et Rey.
a. Paramère large et à sommet bilobé, plus court que le
lobe médian (fig. 8-10) . subgen. Abemus s. st.
— Paramère étroit et il sommet entier au moins aussi long
que le lobe médian (lig. 11-13). . subgen. Ontholestes Ganglb.
7. Capsule à zone membraneuse tergale étroite et à sommet légè¬
rement dissymétrique, échancré du côté droit. Paramère por¬
tant 8 soies bien apparentes au sommet, plus ou moins (par¬
fois très peu) dévié du côté droit. 3 pièces copulatrices, la
pièce tergale très petite, les pièces sternales triangulaires et
allongées. Sternite du segment génital mâle échancré (lig. 18-
29) . 4. Gen. Platydracus Thoms.
— Capsule à zone membraneuse très large s’étendant sur une
bonne portion du bulbe basal. Capsule non échancréc du côté
droit. Paramère étroit, fortement dévié à gauche, ayant quel¬
ques petites soies au sommet. 3 pièces copulatrices triangu¬
laires plus longues que larges, à peu près égales (lig. 47-49).
Sternite du segment génital 4 entier. [Gen. Profogoerius nov.l (1)
8 . Capsule et paramères parfaitement symétriques. Paramère
bilobé au sommet, bien détaché de la capsule dès la base.
3 pièces copulatrices très petites, la tergale en forme de selle.
Sternite du segment génital S échancré (fig. 14-17) .
. 3. Gen. Emus Curt.
— Capsule et paramère, ou au moins l’un d’eux, dissymétriques
au sommet, déviés du côté gauche. 9.
9. Paramère bien détaché de la capsule dès la base. 3 pièces
copulatrices, la pièce tergale triangulaire cl beaucoup plus
(1) Genre monospecitique ne comprenant que l'espèce brachuplerns Itrull. de
TéncrilTe. I.es caractères très archaïques de l’édèage de cette espèce ne permettent
de la faire rentrer dans aucun genre et justifient, à mon avis, sa séparation dans un
genre nouveau.
Source : MNHN, Paris
FRANCK KT DES RÉGIONS VOISINES.
développée que les
segment génital i
deux petites pièce
intier (fig. 50-58) .
; sternales. Sternite du
. Atlantogoerius nov. |
i la capsule sur une
Paramère à sa hase étroitement accob
certaine longueur .
1() - Deux pièces copulatrices sternales triangulaires très petites
mais bien ehitinisées. Pas de pièce tergale. Capsule en forme
de tube largement ouvert au sommet présentant un opercule
tergal peu chitinisé. Sternite du segment génital S tronqué au
sommet et plus ou moins sinué au milieu mais sans échan¬
crure médiane anguleuse. 7. Gen. Staphylinus L.
Trois pièces copulatrices ou seulement 2 pièces copulatrices
sternales, mais dans ce cas pièces très longues, en baguette,
servant d’armature à un long tube copulateur. Sternite du seg¬
ment génital i entier ou faiblement cchancré en angle aigu
Ru sommet . 8. Gen. Ocypus Steph.
f. Capsule en forme de tube largement ouvert au sommet
parfois avec un opercule. ■ r a
— Capsule en forme de tube pointu ou obtus mais ferme
au sommet. L’orifice apical est réduit et reporté sur la
face tergale à une certaine distance de l’apex. e -
l>- Capsule sans opercule. Sommet très dissymétrique avec
une lame sternale anléapicale oblique souvent très déve¬
loppée et toujours déviée à gauche.• c>
— Capsule avec un opercule apical c’est-à-dire une pièce
impaire tergale plus ou moins chitinisée (sternale et très
fortement chitinisée dans un groupe) . 1 ■
c. Paramère très robuste généralement peu rétréci ou dilaté
au sommet, presque toujours dévié à gauche, de meme
longueur ou à peu près que la capsule. 2 pièces copula¬
trices sternales très allongées. Pièce tergale nulle ou
d’un développement variable (fig. 59-94)- ô. u
.I . Subgen. Goerius Steph.
— Paramère robuste mais court, beaucoup moins long que
la capsule, non ou à peine dévié à gauche. 3 pièces copu¬
latrices, la pièce tergale beaucoup plus développée que
les pièces sternales qui sont très petites (fig. 127-130)..
.. 1 ... Subgen. Tasgius Steph.
vantiV Génotype : Allanloijoeriu» sylimlicus Woll. Genre in'oupnni iesi»i'«~v..
5H) e? ran<!ritns'' S r'‘ ^ un ^oup/ homo-
•e groupant
2i. umbricoia «»■■• .
s forment un groupe homo-
Goerf» j contpe f'orrius affinis «le Palina et Goméra (Matbi ) est un
us ou grounc île u/pns.
11 groupe de olens.
Source : MNHN, Paris
186
H. COIFFAIT.
d. Opercule massif et sur la face sternale. Sac interne ex¬
trêmement réduit avec 2 très petites pièces copulatrices
sternales en bâtonnets (fig. 142-144 1 .
. Subgen. Ocypus s. str., groupe de globalifer.
Opercule sur la face tergale, mal délimité et faiblement
chitinisé. Sac interne de dimensions normales. Pièce
copulatrice tergale beaucoup plus développée que les
pièces sternales qui sont très petites (fig. 136-141) ....
. Subgen. Ocypus s. st. groupe de melanarius.
e. 3 pièces copulatrices à peu près égales. Parainère peu
dilaté nettement dévié à gauche. Capsule toujours glabre
et assez grêle (fig. 131-135) .
. Subgen. Ocijpus s. st. groupe de compressas
2 pièces copulatrices sternales en forme de bâtonnets et
une pièce tergale courte et transverse. Paramère beau¬
coup plus long que la capsule et rétréci régulièrement de
la base au sommet (groupe de sérieras) ou bien para-
mère robuste et large sensiblement de même largeur que
la capsule, chez une espèce paramère et capsule plus
grêles mais ce dernier fortement pubcscent au voisinage
de l’orifice apical (groupe de picipennis ) (fig. 95-126) . .
. Subgen. Pseudocypus Muls. et Rey.
Tableau des genres français ne tenant i>as compte
DES CARACTÈRES UE L’ÈDÉAGE.
1. Epinières prothoraciques existants et bien développés (fig. 3)
(1) . 2.
Epinières prothoraciques nuis ou très rudimentaires (fig. 4) .. 7.
2. Antennes à peine plus longues que la tête les derniers articles
fortement transverses, formant une forte massue. 3.
— Antennes toujours beaucoup plus longues que la tête et ne
présentant jamais de massue. 4.
3. Tête et pronotum glabres, élytres et abdomen tachés de gris.
. I. Gen. Creophilus Mann.
—- Tête et pronotum longuement pubescents de jaune de même
que le sommet de l’abdomen. 3. Gen. Emus Curt.
4. Tête nettement élargie en arrière, triangulaire ou trapézoïdale.
. 4. Gen. Platydracus Thoms.
— Tête ovale ou en carré à angles arrondis mais jamais élargie
en arrière . 5.
(1) Voir aussi Ttisgiiis nier espèce entièrement noire à pubescence uniforme
ment foncée.
Source : MNHN, Paris
STAPHYUM S UE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES. 18/
5 - Palpes labiaux allongés à avant dernier article beaucoup plus
long que large. Insectes foncés à pubescence dirigée en divers
sens et formant des taches sur l’avant-corps..
~~ Palpes labiaux plus courts, l’avant dernier article au maxi-
mum aussi long que large. Insecte à avant-corps brun rouge,
la tète et les angles antérieurs du pronotuin plus ou moins
noirs mais sans lâches de pubescence . . (». Gen. Paiabemus Reitt.
*>• Tète à longue pubescence jaune dorée soulevée, beaucoup plus
flaire que sur le pronotuin. 5. Gen. Trichoderma Steph.
Tète à pubescence couchée semblable à celle du pronotum.
. 2. Gen. Abemus Muls. et Rey.
'• Tête et pronotum finement ponctués et pubescents . 8 -
— Tête el pronotum imponetués et glabres en dehors des pores
sensoriels . 9. Gen. Orthidus Muls. et ney.
8 - Insectes tachés de doré vif et à élytres rouges. Dernier article
des palpes labiaux absolument glabre .... 7. Gen. Staphylinus L.
Insectes noirs, rarement à élytres brun rouge, ou entièrement
de cette couleur, ou encore à faible reflet bleu ou métallique.
Abdomen parfois à lâches de pubescence d’un soyeux obscur,
jamais d’un doré vif. Dernier article des palpes labiaux pubes-
eent (quelquefois à poils très fins et peu visibles) sauf chez
deux espèces qui sont entièrement d’un noir profond.•
. 8. Gen. Ocypus Steph.
1. Gen. CREOPHILUS Mannerh.
. Creopi,ii us Mannerh., Braclicl, 188», p. 10- — Muls. et Rey,
Ann. Soc. A gr . Lyon. 187."), 22». Ganglb., Kiif. Mitt. Eur., II, 189a,
Slaphylinns, groupe 2, ( Creophilus ), Jacq. du Val, Gen. -o .
Jp Ur -> II. 1857, 58, 84. /'.'mus, groupe I ( Creophilus) Fauv., bn. Gallo-
Hh én„ III. 1872, 395.
Gc genre bien isolé dans le groupe par les caractères de l’édéage,
^° n, Pte une quinzaine d’espèces habitant l’Australie, la Tasmanie, la
Nouvelle-Zélande, Tahiti, l’Indonésie, les Indes orientales, Madagascar,
, Chili el le Mexique, plus une espèce répandue dans toute la région
nolarctique : Amérique du Nord, Europe, Asie septentrionale, Japon
et II*. Hawaï (1). Le genre n’est pas représenté en Afrique sauf
l’Afri
><iue du Nord
intrciV , ‘ a Présence
Pci est* ïn °in r n* 11 ' 1 ' " ‘ C
américain , ?. UI
depuis " i " rc
Malaisie* 1 J c u ”“ n X
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relie qui peuple le Nord-est nsiatique et le> « c moins
? c« r qu ? cïic» n
ombre de genres el <le fiondics endémiques le pro ^ Hawaï
-uuiffom». a“ précisément
s îles.
régi'» 1
Source : MNHN, Paris
II. COIFFAIT.
188
Cette répartition montre d’une façon saisissante «|u'on se trouve
en présence d’une lignée palénnlarclique dont la dispersion s’est faite
au début du Jurassique, époque à laquelle le continent Africano-Brési-
lien a commencé à se séparer de la Paléantarctique puisqu’aucune
espèce ne figure dans la faune de l’Afrique du sud ni du Brésil. Les
espèces du Chili et du Mexique jalonnent très vraisemblablement lu
route suivie pour atteindre la zone holarctiquc. On a d’autres exemples
de lignées paléan(arctiques ayant atteint la zone holarctiquc par cette
voie.
1. C. maxillosus !.. Syst. Nat., ed. X, 1758, 421 . Jacq. du Val, /• c.,
I. 13, r. 62 . Vai v., /. c., 395 . Mi i.s et Rky., /. c., 222. —
Ganolb., I. c., 415. aiumynuis Sti.z. balteulus de Geer.
fasciatus Fukssl. nebulosus Forncu.
Bien facile à reconnaître par son avant-corps lisse et brillant tan¬
dis que les élytres et l'abdomen présentent une pubescence grise serrée,
mêlée de taches noires. Edéage symétrique, capsule en forme de long
tube, membraneux tout le long de la ligne médiane, du côté tergal. Sac
interne avec un tube copulateur armé de deux longues pièces sternales
coudées à leur base. Grande pièce tergale impaire dressée en forme de
crête transverse (fig. 5 à 7). L : 14-22.
Un certain nombre de variétés ou de sous-espèces géographiques
ont été décrites. Elles sont sûrement de valeur inégale. Presque toutes
sont fondées sur l’extension ou la coloration «le la pubescence. La sui¬
vante pourrait se rencontrer en France : ab. cilinris Sleph. : sculelluni,
extrémité des élytres et de l'abdomen, bord postérieur «les segments
abdominaux, à pubescence jaune doré ou jaune rouge.
Toute la France et toute la région holarctiquc ainsi qu’il est indi¬
qué ci-dessus. Commun sous les cadavres, plus rares dans les bouses,
les crottins, les fumiers.
2. Gen. ABEMUS Muls. et Rey.
A bernas Muls. et Rky, I. c., 242. Ganglb., /. c., 423.
Subgen. Ontholestes Ganglb., /. c., 417. Leistolroplms Kr-,
Naturg. Ins. Deulschl., Il, 1856, 58, 532. Fafv., /. «■„ 225. Schizo-
chilas Tiioms. - Sltipbijlinas F. VI. Er.
La très grande analogie existant entre leur édéage, y compris l’arma¬
ture du sac interne, m'amène à réunir Abemas Muls. et Rey et Ontho¬
lestes Ganglb. d’autant plus que rien dans les caractères extérieurs ne
s’oppose à cette réunion, bien au contraire.
Ce nouveau genre se divisera en deux sous-genres comme suit :
1. Angles antérieurs du pronotum non prolongés. Paramère large
à sommet bilobé, plus court que la capsule. . Subgen. Abemus. s. str.
Source : MNHN, Paris
STAPIlYUXrs DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
18!)
— Angles antérieurs du pronotum prolongés en pointe. Paramère
étroit à sommet entier aussi long que la capsule.
■ 1 ... _ à _
Suhgen. Ontholestes Ganglb.
Subgen. Abemus, s. str.
Près d’une dizaine d’espèces ont été décrites comme devant ren-
* rer dans celte coupe, mais il est possible (pie l'étude de l’édéage amène
de s changements dans la classification de certaines. Ces espèces habi¬
tat l’Indonésie, la Chine, le Japon, l'Afrique du sud, l’Afrique équa¬
toriale, l’Europe et l’Amérique du nord. Il semble donc qu’on se trouve
en face d’une lignée gondwanicnnc orientale post-jurassique dont
l’aire primitive devait occuper PInabrésie orientale, c’est-à-dire les
Régions qui constituent aujourd’hui la périphérie de l’Océan Indien.
La différenciation du genre a dû se faire après le Jurassique pmsqu il
manque en Australie, continent qui s’est isolé de PInabrésie au Juras-
s, qno supérieur. La dispersion actuelle a dû sc faire au Monticn,
période pendant laquelle les lignées gondwanicnnes orientales ont pu
atteindre la Chine et le Japon d’une part, la région mésogéenne d autre
P’* 1 '! et, de là, l’Amérique du Nord.
Une seule espèce paléarclique :
A. chloropterus P\nz., En. Germ., 3(5, 1796, n° 20. Faüvei.. 1- c..
403 - - Mîtes, et Ri: y. /. c.. 244. - Ganoi.b.. I. c., 426.
•lolie petite espèce facile
reux, élylres verts, marbr
iibeseence veloutée, noiràl
•onnaître. Avant corps métallique
Subgen. Ontholestes Ganglb.
Source : MNHN, Paris
190
H. COIFFAIT.
en Australie, à Madagascar et dans l’Afrique du Sud. Il s’agit donc
encore d’une lignée post-jurassique qui s’est dispersée à une époque
postérieure à la rupture qui a isolé l’Australie du socle indo-malais
et que les géologues situent au Jurassique supérieur.
1. Palpes et pattes noirs. Paramère avec 7 ou 8 soies. Edéage :
fig. 11-12. Long. 10 à If) mm. (Tête et corselet verts, ah.
Iinrthei Chapm.). 3. murinus L.
— Palpes et pattes testacés, les cuisses tachées de noir. 2.
2. Elytres entièrement foncés. Paramère avec 12 à 14 soies.
Edéage fig. 13. Long. 14 à H) mm. I. tessellatus Fourcr.
— Elytres bordées latéralement de testacé. Long. Il à 12 mm.
. 2. marginalis Gêné.
Catalogue des espèces françaises.
1. A. tessellatus Fourcr., Eut. paris, I, 1785, 165. — Gangi.b., 1. c.,
418. — murinus Harr. nebulosus F., Ent. Svst., 1, 2, 1792,
o20. — Fauv., I. c., 396. — Muls. et Rey, /. c., 227. — nillosus
de Gf.er. — hybridus Marsh. - murinus Harr.
Toute la France sauf la zone de l’olivier. S’élève dans les Pyrénées
au moins jusqu’à 2.000 mètres : Arbiz'on (!) ; Monlvallier (!). Assez
rare.
Se trouve dans toute l’Europe septentrionale et moyenne, la Sicile,
et dans la plus grande partie de la zone nord de la région paléarctique.
2. A. marginalis Gêné, Môm. .te. Tnrino, 1836, 171, I. I. f. 4. Mites.
et Rey, /. c., 86.
Corse. Aussi en Sardaigne et dans toute l’Afrique du nord où il
remplace l’espèce précédente.
3. R. murinus L., Syst. Nat., ed. X, 1758, 421. Fauv., /. c., 397. —
Mn.s. et Rey, I. c., 230. Gangi.iiauer, /. c., 418. nipreus
Fourcr. — nillosus var. de Geiîr. ah. Huroldi Epi*. — ab.
inauratus Mann. ah. Bartliei Chapman., Miscel. ent., XXVI,
1922, 17.
Toute la France. Corse. Commun. Je ne connais pas l’ab. Rarlhfi
décrite de Saône-et-Loire.
Toute la région paléarctique.
3. G,en. EMUS Curtis.
Emus Curtis, llrit. Ent., XII, 1835, 534. Jacq. du Val, l. c.. 34.
— Fauv., /. c., 395. — Mn.s. et Rey, /. c., 215. - Gangi.iiauer, /. c., 416.
— Slaphylinus Fam. I, Er.
Genre ne comprenant que 2 espèces, l’une spéciale à l’Europe et
l’Asie mineure, l’autre à l’Asie centrale, Mongolie et Thibet.
Source : MNHN, Paris
ST A PH V LIS l'S DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES. 191
E. hirtus L., Syst. Nat., ed. X. 1758, 421. Jacq. du Val, /. c., t. 13,
f. 61. — Fauv., /. c., 395. — Muls. et Rev, l. c., 217. — Gangl-
bauer, /. c., 416. — bombylius de Geer.
G’esl probablement le plus beau de nos Staphvlins, très facile à
reconnaître à sa longue pubescence jaune doré sur la tête, le pronotum
(sauf le bord postérieur) et les 3 derniers segments abdominaux. Elv-
tres avec une large fascie cendrée couvrant les 2/3 postérieurs. Edéage
à sac interne hérissé sur sa face tergale de très longues spiculés (fig. 14
à 17). Long. 18 à 23 mm.
Toute la France. S’élève dans les Pyrénées au moins jusqu a
1.800 m. Arbizon (!).
Toute l’Europe, le Caucase, la région méditerranéenne orientale.
Recherche surtout les bouses fraîches.
4. Gen. PLATYDRACUS Thoms.
Platydracus Tiioms., Ofv. Vet. Ac. Fôrh., 1858, 29. — Muls. et Rey.
'• r -> 257. - Slaphylinus subgen. Platydracas Fauv., I. c., 403. Gan-
glbauer., /. c., 426. — Bemasus Muls. et Rey, I. c. 257.
Ce genre avait jadis été séparé du grand genre Staphylimis par
Thomson puis par Mui.sant et Rey en raison de la forme de la tete
élargie en arrière, de la présence d’un opercule (épinière) prothoracique
ct (l » développement du dernier article des palpes maxillaires. Les
caractères de l’édéage justifient pleinement cette manière de voir.
Au moins 100 espèces ont été décrites comme entrant dans ce
g en >-c. La plus grande partie habitent le continent Eurasiatique, mais
* 1,e * sont surtout nombreuses dans la région sud orientale. De nom¬
breuses espèces alleignent l’Afrique centrale, deux ou trois autres
'Amérique du Nord el autant le nord de l’Amérique du Sud. Lette re-
Partition est comparable à celle des Prrilcptini (Coléoptères Trechitae
01 à celle des I.i/mnaslini (Coléoptères Bembidiitae) étudiés en detail
f. ar 'c D’ .Ikannkl. Comme ces petits ('.arabiques les Platydracus cons-
btuent une lignée gondwanienne orientale postjurassique qui a atteint
'Abyssinie au Monlien el a peuplé l’Afrique intertropicale au cours
du ---e Au Moll i ien éguiement le retrait des mers dans «es grands
aux a permis aux Platiidracus d’atteindre la Mesogéide d m
1 , __ „„,-,l nlhintuIUCS
( 'h tertia
géosvuci
il*
^synclinaux a permis aux Plalydracus d atteinare ia ;;
,ls s °nt passés en Amérique du Nord par les terres nord atlantiques
s °umises à un climat subtropical, puis ultérieurement en Amérique
c 'Mr„| c c , dalls u . , u . Amérique du Sud. Quant aux .-égions d
JJÎ rd est asiatique y compris le Japon, c’est probablement à la tin
•ocène seulement qu’elles ont été colonisées. p..
Six espèces de ce vaste genre se rencontrent en France,
appartiennent toutes à la même lignée, l’édéage étant tout a faiti d
nieme ly pc c h ez ces 6 espèces. La capsule est toujours échancrée plu
moins profondément sur le côté droit avant le sommet et P rése "
souvent une petite dent en avant de cette échancrure. Le paramcrc est
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
102
toujours plus ou moins dévié à droite. Il porte toujours 8 soies au som¬
met. Sac interne avec au fond 2 grandes pièces copulatriccs sternales
et une très petite pièce tergale.
Le sous-genre Bemasus Mn.s. et Rev. créé par ces auteurs pour
P. flcwopunctahis et P. meridionalis à hanches antérieures plus écartées
et antennes plus courtes, ne peut être retenu.
En général les Plalijdrncus affectionnent surtout les endroits chauds
et ensoleillés, les coteaux calcaires. On le rencontre souvent dans les
crottins, les bouses et sous les petits cadavres, mais aussi sous les
pierres.
1. Tête, pronotum et élylres bleu vert. Tergites du pygidium et
du propygidium (T) seuls à taches de pubescence dorée sur
leur bord antérieur. Tous les appendices rouges sauf parfois
la partie moyenne des antennes. Capsule à sommet allongé en
pointe aiguë, paramère large, dilaté du côté droit (fig. 18-19).
Long. 14 à 17 mm. Chez Fab. nurovillnsus .1. Midi, décrite de
Pologne, la pubescence dorée envahit tout le corps.
. 1. lulvipes Scop.
— Tête et pronotum noirs à reflets cuivreux. Elytres fauves ou
ferrugineux. Au moins 4 tergites abdominaux marqués de
taches de pubescence dorée. 2.
2. Petite taille. Avant corps noir parfois à faible reflet bronzé,
couvert d’une forte et dense ponctuation ombiliquée. Tête très
peu élargie en arrière des yeux, les temps subparallèles, plus
étroites que le pronotum. Pattes entièrement rousses. Edéage
fig. 28-29. Long. 10 à 12 mm. fi. latehiicola (îrav.
— Taille plus forte ( 12-22). 'Fêle fortement élargie en arrière,
aussi large que le pronotum . 3.
3. Tête et pronotum noirs sans reflet métallique . 4.
Tête et pronotum à reflet cuivreux très net. !>•
4. Antennes courtes à 3" article pas plus long que le 2' parfois
même plus court. Milieu de l’abdomen à tergites sans taches
médianes bien nettes. Palpes, antennes et fémurs brun noir.
Elytres, tibias el tarses rouge brun. Edéage tig. 20-21. Long.
13 à 17 mm. 2. meridionalis Rosh.
Antennes plus allongées et plus grêles à 3" article au moins
une fois et demie long comme le 2'. Tergites des segments
(.Il .Fui adopté In terminologie proposée par Jkannki. cl .l.uuur.K et qui nie
semble extrêmement judicieuse : le dernier segment abdominal est le segment géni¬
tal dont on ne voit généralement que le sommet. Dans le groupe qui nous occupe
ce segment est formé d’un tergite, d’un sternite el de 2 longs pleuritcs dont on
aperçoit généralement le sommet faisant saillie à l'extrémiié de l’abdomen. I-®
segment précédent est le pygidium dont le sternite est tou jours échancré chez les
: et le segment précédent est le propygidium dont le tergite porte généralement
un liseré membraneux blanc chez les especes ailées et quelquefois chez les espèces
brachyptères.
STAPHYUXl'S DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES. 193
abdominaux tous nettement trimaculés, les taehes médianes
cependant plus petites que les latérales. Elylres u ^
plus cair, couleur brique. Pattes et base des antenne» e ntres
rouge briuue Fdéase • lis. 22-23- Long. 12 “ 15 mm ' Fém . Al
(SS noir ; va,:. '^moraU.S .1. MM. 3. steteoror.us 01.
Antennes rousses à articles 2 et 3 subégaux. Pattes rousses
avec les cuisses généralement foncées au moins à la base.
Tergites abdominaux trimaculés de gris doré. Edéag - B-
24-25. Long. 14 à 22 ram. 4 ffavopunctatus Latr.
- Antennes noires à 3' article plus grand que le 2'. Tergi “
abdominaux tachés de gris doré seulement au niibeu.
foncés, tibias clairs. Edéage gros et corn t (fig. • A .
13 à 17 mm.. . »• chulcoeepbulus
Catalogue des espèces françaises.
'• p - fulvipes Scop.. Entom. Carn., 1763, 99. j FaV Jor -^- ’aurèofns-
Muls. et Rev. /. c., 271. Ganglbauer ,l c, «6 - mtreofa
cintus Motsch. - azureus Gebb. — bicmctus Ross .
lus Carn. — eri/lhropus Paye. — bicolor uraa .
Toute la France. Toute l’Europe
autres espî-ces celle-ci se rencontre
pierres ou la mousse. Toujours rare e
et la Sibérie. A la différence des
surtout dans les forêts sous les
>n France.
s aux Alpes. Aussi en Armé-
2 - P. meridionolis Rosh., Bctr. Ins. Eur, 1847, 12. Fauvu b Ça 404 '
— Muls. el REV, 1. r„ 262. - - GaNOI.B.. I- c., 427. — arme,
Sc.harp. Mulsanti Godart.
Région méditerranéenne, des Pyrén
nie - Syrie el Liban (!).
Peu commun dans notre pays.
p . stercorarius Oi.., Ent., 111, 1794, 42, p. 13. t- 3, f. -3. cr e.bre-
404. Muls. et Rev, /. c.. 266. - Gang, b., le «7. ^ ^
punclatiis Morscn. - Var. l„ S mfemoratu* J. Mlu 1
Ent. liai.. LV, 1823, 130. — Col. Centralbl., I, 1820, 0.
Assez commun dans toute la France surtout dans jft^moîié^ud
dentées. I. a var Itucoftmoratai mélangée au type dans la . Être
d « la France semble si rencontrer seule dans les Pyrénées et peut
'es régions élevées des Alpes maritimes. «..«m’au
Toute l’Europe, la région méditerranéenne, le Caucase et j .q
1 Ur '<estan.
Mêi
5m °'«es du MesÊuj
Source : MNHN, Paris
194
H. COIFFAIT.
4. P. flavopunctatus Latr.. Hist. Nat. Crust. Ins., IX, 1804, 297. —•
Ganglb. I. c., 428. lutarins Grav. — Fauv., I. c. 405. —
Muls. et Rf.y, /. c., 260.
Çà et là dans toute la France. Toujours assez rare. Toute l’Europe
moyenne et la région méditerranéenne occidentale.
5. P. chalcocephalus F., Syst. El., II, 1801, 593. — Fauv., /. c., 405. —
Muls. et Rey, /. c., 264. - Ganglb., I. c., 428. - aeneocepha-
lus F. — carinthiacus Boisi», et Lac. — ochropterus Gf.rm.
Çà et là dans toute la France. Assez rare. Europe centrale.
6. P. latebricola Gray., Mon. Col. Micr., 1806, 113. -- Fauv., 1. c., 406.—
Muls. et Rky, /. c., 269. - Ganglb., I. c., 428. nericeps
Steph. — ru picola Kiessw.
Toujours rare. Signalé comme pris avec Formica rufa. Toute la
France, dans les Basses-Pyrénées monte au moins jusqu’à 1.500 m.
Col de Larrau (Giraud !), Sarrance (Tempère !). Toute l’Europe.
5. Gen. TRICHODERMA Steph.
Trichoderma Steph., III, Bril. Eut., V, 1832-435. — Fauv., I. c.
402. — Muls et Rev, I. c., 233. Ganglb., I. c., 423. — Dinotheranus
Thoms.
Les quelques espèces décrites comme devant entrer dans ce genre
habitent la région méditerranéenne orientale, l’Europe occidentale et
l’Inde orientale. Comme pour les autres genres pourvus d’épimères
prothoraciques, il semble donc qu’on se trouve en présence d’une lignée
gondwanienne orientale ayant atteint l’Egéide méridionale au Montien
puis l’Europe occidentale après la disparition du sillon transégéen.
Deux espèces appartiennent à notre faune. Elles sont faciles à
reconnaître à la pubescence dense et marbrée qui couvre leur corps,
pubescence toujours claire sur la tête.
1. Tète testacée. Capsule édéagienne pointue au sommet, para-
mère arrondi. 3 pièces copulatrices triangulaires, la tergale
plus grande que les sternales (fig. 30 à 34). Long. 14 à 20 mm.
. 1. flavocephalus Goeze.
a. Lobe médian plus long que le paramère .
. Subsp. flavocephalus, s. str.
Paramère aussi long que le lobe médian. Liban (!) Jéru¬
salem et probablement ailleurs dans les régions médi¬
terranéennes orientales. [subsp. adonis, nov.]
— Tête foncée à longue pubescence d’un jaune écru. Capsule
largement arrondie au sommet ; paramère pointu, beaucoup
plus court que la capsule (lig. 35-36). Long. 12 à 17 mm.
. 2. pubescens de Geer.
Source : MNHN, Paris
STAPHYUNt'S DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES. <*
Catalogue des espèces françaises.
t 1777 730 _ Fauv., Cat.
1- T. flavocephalus Goezk, Ent. Hcyu- • • chriiocephalns
Svst. Col.. 1875. 45. «angw.. I. c, 4M. / 5 _
Fodrce. - F*.'V„ I c.. 402. - Mers, et B». '• e-
[subsp. adonis nov.].
Toute lu réRion roéditerrimtanK. U
et probablement ailleurs dans la région médite .
2. r. puwene ,1c Geer., ,n,. .V. .7. - Fjdv. - «, 4M. - ««■ *
Rf.y, /. c., 208. — Gangue. /. c., 4^o.
Toute l’Europe.
fi. Gen. PARABEMUS Reitt.
Parabemus Reitt., Fn. Germ., Il, 1909, 11B. „ en rc habitent
Ees trois espèces décrites comme entrant ^“^omme pour
respectivement Bornéo, la Sibérie orientale et F ^ | ign é e des
les autres genres dépourvus d’épimeres pro avo i r suivi
Parabemus doit être d’origine gondwanienne
le même processus de dispersion.
Une seule espèce dans notre faune :
!• P. iossor Sc.oi»., Ann. Hist. Nat., 1772. 109. f n( fjè n s Gray.
Muls. et Rf.y. /. c., 246. — Gangue, i. c., 4^o. /
Facilement reconnaissable à son avant^orps brun.J^conipris^es
é, ytres. Celles-ci avec une large bande de pu ^ n .A r ieurs du pronotum
moitié postérieure. Avant de la tête et ang es « „i emen t, paramère
largement tachés de noir. Edéage comprimeà
muni de tubercules noirs à l’apex, capsu e td .• » , aircSf la pièce
1 apex, sac interne avec trois pièces i co l n, !"^^, (irna] es (fig. 44 à 46).
■ «i 11 sac i
l °rgale béai
.Va
Europe
.. 44 à 461
mcoup plus grande que les pièces .
»■ 15 a 20 mm r r ... région méditerranéenne.
.Çà et là surtout en foret sauf dans la n
moyenne.
7. Gen. STAPHYLINUS L. ^ ^
Staphyliniis L., Syst. Nat., ed. X. 1748, 471 (ex P ar ‘f'' Tho ^, s . Skand.
398 (ex parte). Subg. Staphyhnus s. .. ^ GaNGLB /. c „
Col., II, 1860, 144. Muls. cl Rey, l. c., 44«.
424. un pctit
I-e genre Staphijlinus, tel qu’il est ici f^”P r | S ’i arc tique et dont
nombre d’espèces réparties dans toute la régi suffisamment
‘ «ne atteint l’Inde. On ne connaît malheureusement pas
Source : MNHN, Paris
196
H. COIFFAIT.
les affinités de nombreuses espèces exotiques décrites comme Staphg-
linus sensu lato. Néanmoins les Staphylinus insectes dépourvus d'épi¬
nières prothoraciques et à édéage dissymétrique, le paramère étant
dévié îi gauche (et non à droite comme chez Plalydracus), sont très
différents des genres précédents et voisins du suivant. Ils ne consti¬
tuent presque sûrement pas une lignée gondwanicnne orientale mais
plutôt une lignée angarienne. Venue de la Gondwanie, leur souche
(probablement souche commune aux Staphylinus et aux Ocypus sensu
lato) a dû atteindre FAngarie au Secondaire. C’est sur ce vaste asile
qu’a dû se différencier leur lignée qui, ensuite, a colonisé toute la
région holarctique au Crétacé supérieur et surtout pendant la longue
période géocratiquc du Montien.
Les Staphylinus se reconnaissent immédiatement à leur grande
taille, à leurs élytres rouges et à leurs taches de pubescence dorée.
1. Base du pronolum à pubescence dorée. Scutellum à pubescence
noire . 2.
— Base du pronotum à pubescence noire. Scutellum à pubescence
dorée. Paramère plus long que la capsule et très peu dévié à
gauche (fig. 40-41 ). Long. 14 à 15 mm. 1. erythropterus L. (D*
— Fémurs noirâtres, pubescence des élytres plus obscure.
Slovénie. (subsp. Springcri J. Müll.)>
Une forme à fémurs foncés se trouve également en
Laponie.
2. Tempes à pubescence dorée, antennes en général entièrement
rousses. Paramère nettement plus court que la capsule et fai¬
blement dévié à gauche à son extrémité (lig. 42 à 44). Long. 17
à 25 mm. 2. caesareus Ced.
— Antennes obscurcies au sommet. ab. Corporaali Dev.
- Tempes ù pubescence noire. Apex du paramère atteignant celui
de la capsule. 3.
3. Antennes plus ou moins foncées dans leur moitié apicale. Ma¬
cules dorées de l’abdomen en général plus petites que chez
caesareus. Capsule plus courte et plus incurvée. Paramère for¬
tement dévié à gauche dans sa moitié apicale (fig. 45-46). L :
17-25 . 3. parumtomentosus Stein.
— Antennes entièrement rousses. Macules de l'abdomen grandes
comme chez caesareus. Capsule plus longue, plus grêle et plus
droite, comme chez caesareus. Espèce d’Europe centrale attei¬
gnant le Caucase et la région Traneaspienne. Pourrait se ren¬
contrer dans nos régions de l’esl . I ruticornis Bcrnh.l
(1) St. medioeimus Fairm. d’Andalousie et d’Afrique du Nord lui ressemble
beaucoup. C’est un vicariant méridional de Y erythropterus.
Source : MNHN, Paris
STAPHYIJXUS DK FRANCK RT DES RÉGIONS VOISINES.
Catalogue des espèces françaises :
1 S. erythropterus L„ Syst. Nat., ed. X. 1758, 422. — Fauv., I. c., 407,
— Mues, et Rky, I. c., 254. — Ganglb., I. c., 429. — caesareus
J. Lec. — cnstanoplerus Grav.
Toute la France sauf les Pyrénées, la région méditerranéenne et
les Alpes méridionales. Rare. Plus abondant dans le Jura.
Presque toute la région holarctique.
2. S. caesareus Cederhj., Fn. Ingr., 1798, 335, t. 3, f. c. — Fauv., /. c.,
408 (ex parte). — Mi ls, et Rey, I . c., 251 (ex parte). —
Ganglb., /. c.. 429 (ex parte). — Deville, Bull. Soc. Ent. Fir.,
1927. 56-61. Müli.er, Col. Centralbl., I, 1926, 6. — Boll.
Soc. Ent. II., T. VIII. 1926, 42, LXIV, 1932, 77. — ab. Ernesti
Behnh. Bauer, Ent. Blâtter, X, 1914, 55.
Ab. Corporanli Dev., I. c., 58.
Presque toute la France dans les régions montagneuses du centre
e * de |’e S t : Pyrénées : Vallée d’Aspe, Lescun (!).
_ L’ab. Corporanli Dev. cà et là avec le type. Plus répandu dans les
Pyrénées : Pays basque (!), Ax-les-Thcrmes (!), Pyrénées-orientales .
Elue (!).
L’espèce dans son ensemble est signalée de l’Europe centrale et
septentrionale. Aussi en Espagne dans la région des Picos de Euro-
P a (!). Existe également en Arménie russe : Delhizan, d ou j en ai
re ÇR une belle série d’exemplaires, et au Liban près de Beyrouth (•)•
S. parumtomentosus Stein, Wien Ent. Zeit., XXII, 1903, 128.
I. c., 56-61. - J. Müll.. Col. Centralbl. I, 1926, 6. — Boll.
Soc. Ent. liai., LVIII, 1926, 42. — LXIV, 1932, 77-78.
Presque toute la France mais plus spécialement dans les plaines.
Cohabite avec la précédente dans le Pays basque (!) et la vallée d_Aspe .
Lescun (!). Semble manquer dans le reste des Pyrénées. Corse. Europe
occidentale, atteint le Danemark. Rive nord du bassin méditerranéen.
Les St. caesareus et parumtomentosus ayant été longtemps con
fond us, leurs aires de répartition respectives sont encore mal connues.
6. Gen. OCYPUS Stcph.
. Tel qu’il est compris ici ce genre réunit plusieurs sous-genres voi-
,‘ ns ’ comprenant chacun une ou plusieurs lignées mais qui sont cenai-
■ e,1 >ent tous issus d’une souche angarienne commune. Les caractères
"c l’édéage indiquent une si étroite parenté que je n’ai pas cru pou¬
voir ,-.i„. 1 , _ t .. „.,iAnhio£?éo2raphie
v °>r élever
sera
•troite parenté que je n’ai pas cru pou¬
ces sous-genres au rang de genres. La paléobiogéograp ie
examinée séparément pour chaque sous-genre.
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
198
1. Dernier article des palpes labiaux allongé, fusiforme, plus ou
moins tronqué à la pointe. Dernier article des palpes maxillai¬
res de même forme, glabre ou le plus souvent très finement
pubesccnt, les soies éparses et très peu visibles. Mandibules ro¬
bustes, pluridentées au milieu de leur bord interne. 2.
Dernier article des palpes labiaux court et sécuriforme. Der¬
nier article des palpes maxillaires fusiforme ou sécuriforme
mais toujours densément pubesccnt, les soies bien visibles. Man¬
dibules très longues et falciformes non dentées ou plus courtes
et unidentées au bord interne. Abdomen unicolore. 3.
2. Veux plus courts que les tempes (aussi longs chez une espèce
à pattes rouges). Abdomen à pubescence toujours uniforme. Ti¬
bias antérieurs souvent (mais pas toujours) garnis de spiculés
sur leur tranche externe surtout vers le sommet.
. Subgcn. Goerius Steph.
Yeux au moins aussi longs que les tempes, souvent plus longs
(à peine aussi longs chez une espèce). Abdomen toujours à
pubescence mélangée de poils bruns et de poils gris doré soyeux,
ces derniers formant souvent des lignes ou des taches sur le
milieu des tergiles et à leur base. .Subgcn. Pseudocypus Muls. et Rey.
3. Mandibules plus courtes et avec une forte dent médiane. Der¬
nier article des palpes maxillaires sécuriforme chez les £ . ...
. Subgcn. Tasgius Steph.
Mandibules longues et falciformes, non ou très obtusément den¬
tées au milieu. Dernier article des palpes maxillaires allongé,
fusiforme, chez les mâles. Subgen. Ocypus, s. st.
Subgen. Goerius Steph.
J’ai montré ci-dessus dans le tableau établi d’après l’étude des
édéages qu’il y avait lieu de détacher des Goerius toutes les espèces
canariennes, sauf (/. affinis et naturellement G. olens. Ces espèces,
spéciales aux Canaries, appartiennent à deux lignées bien distinctes
des vrais Goerius : Prologoerius, n. gen., avec la seule espèce bra-
chypterus Brullé à édéage très primitif (fig. 47-49) et Allnntogoerius,
n. gen. à édéage évolué mais dans un sens tout différent des Goerius
et qui groupe toutes les autres espèces canariennes (1) : sylvalicus
11) Dans Suc. Scient. Fcnnicn Coin mental innés Biuloyicae X. 18 cl XIII. 12, le
Dr Haboi.h I.imiiiKmi a décrit 101 espèces nouvelles de Coléoptères des Canaries, ce
<1 ui semble beaucoup pour un petit territoire dont la faune a été déjà longuement
étudiée. Au nombre de ces espèces nouvelles ligure ut Stiiphylinus ( Goerius .) adden-
dus de (Iran Canaria et St. ((!.) auricomiis de (ioniéru. Mal heureusement l’auteur
ne dit rien de l’édéage de ees nouvelles espèces, alors que la description de adden¬
da* s'applique tout à fait aux grands exemplaires de canariensis, qui habite lui
aussi (Iran Canaria et celle de nuricomux aux petits exemplaires de sylvaticus qui
habite lui aussi (ioméra. Tant que l’étude de l’édéage n'aura pas confirmé la vali¬
dité des espèces du !)r I.iNimcim, je propose de considérer <i. cnnarlensis Hnr. —
'iddeiidus l.indb. el G. sutnuticns Wofl. = miricomus Lindb.
Source : MNHN, Paris
STAI'HYUM S I)K CHANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
199
Woll. (fii». 50-51), Mateui Coiff. (2) (fig. 52), umbricola Woll. (fig. 55-
°®)> cunariensis (îerm. ((!«*. 53-54).
"loi qu’il est conqu is ici le sous-genre Goerius groupe une qua¬
rantaine d’espèces réparties dans l'ensemble de la région paléarctique
el 3 espèces de l’Inde. Mais, les Goerius sont surtout nombreux (plus
de la moitié des espèces) dans les montagnes du plissement alpin, des
Al pes au Caucase, cl surtout en Asie mineure. Aucune espèce spéciale
ne se rencontre dans les Pyrénées alors qu’une a atteint les Cana¬
rds. Le sous-genre manque dans les Amériques, en Afrique (sauf
J,Afrique méditerranéenne), le sud-est asiatique, le Japon et tout
1 hémisphère sud.
Celte répartition montre que la souche des Goerius a dû Tenir de
J asile angarien beaucoup plus tard que celle des Stuplujlinus (a édéage
beaucoup moins évolué), puisqu’elle n’a pas atteint l’Amenque du
nord. Les Goerius ont dû arriver sur l’Egéide méridionale seulement
: 'U Montien. Ce n’est que beaucoup plus tard, lorsque le Sillon
l’ranségéen aura disparu c’est-à-dire à la lin du Miocène, au Pontien,
qnc les Goerius s’établirent sur les jeunes montagnes du plissement
alpin. Or on sait qu’au Pontien les Pyrénées étaient isolées par une
dépréssion, plaine ou lagune, qui occupait l’emplacement de I actuel
8°lfe du Lyon. Cet isolement peut expliquer l’absence d’especes spo¬
lies dans les Pyrénées qui n’ont été peuplées que plus tard par des
espèces expansives à vaste répartition. Sans doute est-ce aussi au
Miocène que les Goerius et la souche des Atlantogoerms ont pu attein¬
te la Méséla marocaine puis de là les Canaries. Quant à Protogoerms,
•orme archaïque, c’est probablement une relicte peut-être contempo-
r ame des Stnphylinus, refoulée sur les Canaries à la limite des terres
•l'ois exondées, par la colonisation des Goerius, suivant un processus
dont on a vu d’autres exemples.
Les Goerius que j’ai étudiés se classent en plusieurs groupes, c a
cun constituant une lignée particulière et qui peuvent se séparer com¬
me suit.
'• p ond du sac interne avec un long tube copulateur armé de 3
Pièces copulatrices : une longue pièce tergale et deux longues
Pièces sternales, toutes en forme de bandelettes. Paramère for¬
tement dilaté dans sa moitié apicale. Sternite du segment génital
mâle échancré... L Groupe de similis.
Espèces : similis, syriacus.
~ P; 1 'amère non dilaté dans sa moitié apicale. Sternite du segmen ^
génital mâle entier.
AcriïlM description de Atlantogoerius Ma h’ ni Coiff.
Su r -"". Vo '- "• ,954 ’ P- 17() > ■' é'è publie dans
'Plylms récoltés en 1952 aux Canaries par J. Mateu.
§? p son début d-évo«." •«- ■'"«* forme né
buih e a .'lV n f és tl .Vf
grélujj et' éc°é n 'r '
d.l InMIul; *
. un travail portant sur les
Matp.I'. .4. Mateui est reniarquabl
.... . ■ forme arêlc et dépigmentée a appen-
Source : MNHN, Paris
200
II. COIFFAIT.
2. Fond du sac interne avec un tube copain leur plus ou moins
long armé de deux longues pièces copulalric.es sternales en
bâtonnets. Pas de pièce tergale impaire. Capsule non ou à peine
dilatée à droite dans sa moitié apicale. Paramère fortement dévié
à gauche et très dissymétrique. 2. Groupe de oiens.
Espèces : (tiens, Cridrllii, pedemontanus, italiens, tenebri-
cosus, Solarii, affinis.
Fond du sac interne avec deux pièces copulatrices sternales et
une tergale. Capsule dilatée à droite dans sa moitié apicale. Para-
mère non ou à peine dévié à gauche et sensiblement symétrique. 3.
3. Pièces copulatrices sternales en bâtonnets, souvent plus ou
moins unies en V. Pièce tergale courte et large. Paramère non
dilaté dans sa moitié apicale ; capsule fortement dilatée à droite.
Tibias antérieurs il tranche externe pubcscente, tout au plus
avec une ou deux spiculés près du sommet.
. 3. Groupe de macrocephalus.
Espèces : macrocephalus, hrannipes, Chenrolati, brevipen-
nis.
- Les 3 pièces copulatrices triangulaires et allongées, les pièces
sternales un peu plus longues .que la pièce tergale. Paramère
nettement dilaté dans sa moitié apicale. Capsule faiblement
dilatée à droite. Tibias antérieurs épineux sur leur tranche
externe. 4. Groupe de ophtalmicus.
Espèce : ophtalmicus.
Au sous-genre Goerius appartiennent encore les espèces européen¬
nes ou méditerranéennes ci-après que je ne connais pas en nature :
Espèces voisines de lencbricosus : G. Iiepolii J. Miill., décrit de
la région de Rjcka (Fiume). G. rhaetiens Epp. (Raudii Fauv.) des
Alpes du Piémont et du Trentin, espèce caractérisée par sa forme
étranglée au milieu, le pronotum plus étroit que la tête.
Espèces voisines de G. macrocephalus : G. meçjacephalus Nordni.
des Alpes orientales. — G. üeimoseri Bernh. de Bosnie.
Espèces voisine d 'italiens : G. turcicus Bernh. de Turquie.
Espèces voisines de Ghevrolali : G. Ormmji Reitt. de Serbie et
Transylvanie G. alpeslris Er. des Alpes orientales.
La capture de cette dernière espèce à Abriès, capture signalée par
Chapman demande confirmation car l’espèce n’est connue que des
Alpes orientales. Il y a vraisemblablement eu erreur de détermination,
le groupe étant difficile. Aussi on ne peut pour le moment considérer
cette espèce comme appartenant à la faune de France.
Ocypus aelhiops Waltl habituellement considéré comme un
Goerius est en réalité un Pseudocypus, ainsi qu’il sera montré plus
loin.
Source : MNHN, Paris
HTM'HYUSl S DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
Tableau des Guerres oui me sont connus.
(Ne tenant pas compte des caractères tirés des pièces copulotncesl.
1- Tibias antérieurs épineux sur leur tranche externe- Pattesr^
jours foncées. I.ohe médian non ou faiblement d ';> 2.
dans sa moitié apicale. Para,ncrr toujours d'asymetriqu
— Tibias antérieurs simplement pubesceuts sur leur tram* ‘
ne ou avec une ou deux sj.ieules près du sommet cher une^ece
à pattes rouges. Lobe médian fortement dilate à _ u
moitié apicale. Paramère sensiblement symetriqu .. • ••
2 - Tergite du propygidium (voir note (D ^ 'espèces
bord postérieur d’un fin liseré membraneux, Gnez ‘ F 3.
françaises ailes bien développées... ' À'., non
-Tergite du propygidium sans liseré 11 courts que
fonctionnelles réduites ou très réduites, Elytres pu . 6
le pronotum . , . .
3 - Tête et pronotum mats, les points serrés, 1 >luS densé-
eux que le diamètre d’un point. Intervalles de P . 4.
ment chagriné. Corps d’un noir profond. (,r . aI )‘ es en t re les
— Tête et pronotum plus ou moins brillants, mlc .. 5.
points non chagrinés. Taille plus faible .' ,
4 - Liseré membraneux du propygidium plus développe. -
« sommet aigu, nettement plus court i|„e le “f e ?„ccMen-
68). Long. 20 à 30 mm. Espèce d’Europe noy n e » ,
talc, de la région méditerranéenne occdent U et ^
tiques. La forme (1res rare) a pubescence , , ores est de petite
fiiluopilosus Fiori. La var. azoricus Me<|. des Ç 0 ]ens Müll-
taille, plus finement et plus éparsement pont ue^ • • au tre-
— Liseré membraneux du propygidium ,n ° in * J et «btus aussi
ment très semblable :i olens. Paramere a |um _ Espèce
*°ng que le lobe médian (lig. 62-03). Lo»^- ,, - ne Crimée,
de la région méditerranéenne orientale • • rGridellii J- Müll.] •
Asie mineure, Chypre (!), Liban (!).
a - Tète, pronotum, élytres à reflet bleu Çj^^uês'des points au
rent. Avant-corps densément ponctue, mit Sternite du
Plus égaux au diamètre d’un point. Pattes dilaté
segmen, génital é entier. Paramère non ou ^Vicu» Scop.
dans sa moitié apicale (fig. 90-94). L . 14 • Q1 ) ( 1 ) - . - -
o. Paramère à sommet obtus, non tronqu g- cour t
- Paramère à sommet large e. t™"6“ é “l , “r£ souvent
que le lobe médian. Grande f° ,,,u * lltroC ,janeus Fairni.
atténué. Sculpture plus forte. P
- -- tii'U plus lon«
„„") p „„ r deux torme. ta Wÿ,."Wlcotl.é W'
mo,. " ,“I»uta. Che» toux le. ex.iupl.lrex nue J «
ent plus court.
Source : MNHN, Paris
202
H. COIFFAIT.
b. Grande forme à avant-corps cl élytres ayant un net reflet
bleu plus ou moins soyeux. Ponctuation fine et dense.
. subsp. ophltilmicus s. st.
-Forme plus petite à avant-corps noir brillant à peine
bleuâtre. Ponctuation plus forte moins dense.
. var. hgpsiibiilus Bernh. (D*
Les sous-espèces ci-après, étrangères à notre faune, ont été
décrites :
subsp. balearicua J. Mtill. Baléares,
subsp. balcanicus J. Miill. Balkans,
subsp. cynnochloris Hochh. Asie mineure,
subsp. baicalensis Epp. Sibérie orientale.
-—Plus petit, entièrement noir brillant sans reflet bleu. Avant-
corps à ponctuation beaucoup plus éparse. Sternite du segment
génital S éc h ancré au sommet. Paramère fortement dilaté dans
sa moitié apicale (fig. âîl-fil). Long. III à 14 mm. Espèce de Syrie,
Liban (!), à ailes réduites, non fonctionnelles, repliées une fois
à l’apex, représentée en Arménie par la subsp. primigenius J.
Miill. à élytres plus longs et ailes fonctionnelles repliées deux
fois à l’apex . 'syriacus Baudi]-
Le G. ottomanus Fauv. à ailes réduites à des moignons et
tergite du propygidium dépourvu de liseré membraneux
en est très proche. Je ne connais pas le mâle.
(>. 4’ article des palpes maxillaires nettement plus long que le 3",
sensiblement égal au 2*. Tête à angles postérieurs bien mar¬
qués. Avant-corps brillant à ponctuation forte. Sternite du seg¬
ment génital 4 échancré au sommet. Paramère fortement dilaté
dans sa moitié apicale et fortement pubescent sur ses bord. Sac
interne avec un tube copulateur très long faisant généralement
saillie hors de l’édéage et même hors de l’abdomen chez les indi¬
vidus morts (fig. 64-f»6). Long. 12 à 20 mm. 1. similis F.
La forme typique a les ailes plus courtes que les élytres,
non repliées à l’apex. D’après J. MtÎLLEK elle se trouve seule
en Italie. Elle existe aussi en Istrie (!) mais en France elle
doit être très rare car je ne l’ai jamais vue de notre pays.
La subsp. seminlnlus J. Miill. à ailes plus longues que les
élytres et en conséquence repliées, est indiquée par le même
auteur comme dominante en Europe centrale et méridio¬
nale. C’est aussi celle qui est largement répandue dans la
moitié méridionale de la France.
L’ab. Mandli Bernh. a des ailes courtes et la ponctuation
de l'avant-corps plus écartée.
(Il Je ne puis suivre les auteurs nui considèrent cette forme comme une sous-
espèce alpine de Vophtalmictw. En effet dans toute la zone alpine des Pyrénées
elfe cohabite avec la forme typique qui monte quelquefois A très haute altitude
12.400 à 2.500 m dans le massif du Montvalicr). Par contre dans les sables des
landes de Gascogne. /)///)*//Onf/n/ji semble se trouver seul. I.'édéage est identique
dans les deux formes.
Source : MNHN, Paris
STAI'HYLIXl'S DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
203
La var. dccurtatm Muls. cl Rey de petite taille et à pat¬
tes rousses décrite des Hautes-Alpes, Provence et Lozere,
a été signalée en Italie des Pouilles (Mt Gargano) et du Val
Lucano. Je ne connais pas en nature ces deux dernières
formes.
— 4' article des palpes maxillaires au plus égal au 3'. Sternite du
segment génital S entier. Paramère jamais fortement dilaté ^
dans sa moitié apicale.
7 - Dernier article des palpes maxillaires plus petit que le dernier
article des palpes labi aux .;.
" Dernier article des palpes maxillaires égal au dernier article des
Palpes labiaux .
8. Dernier article des palpes maxillaires sensiblement égal à
I avant-dernier. Insecte ressemblant à nlens. franchement d un
noir mat même aux élytres. Avant-corps à ponctuation très fine
et serrée sur fond chagriné. Extrémité du lobe médian incisée
cn angle obtus au milieu du côté sternal (fig. 72-73). Long. M a
24 mm. 4. Solarii .1. Mull.
~~ p lus petit, dernier article des palpes maxillaires plus court que
l’avant-dernier. Insecte ne ressemblant pas à olens, très mat,
d’un noir brun à élytres bruns, l’avant-corps à ponctuation con-
Hucnte. Extrémité‘du lobe médian profondément incisee en
angle aigu au milieu du côté sternal (fig. 74-75). Long. a
20 mn ,. 5. italiens Arag.
Les formes ci-après'sont spéciales 5 l’Italie méridionale :
subsp. gargnnicus Fiori à élvlres noirs et pattes fauves .
Ml Gargano. Subsp. silensis Fiori à élytres et pattes obscu¬
res : Calabre.
9 - Dernier article des palpes maxillaires plus petit que le précé-
cèdent .... .. 10 ‘
Dernier article des palpes maxillaires égal au précédent. Ailes
beaucoup plus courtes que les élytres, non repliées. Grande
forme ressemblant à olens, presque toujours d’un noir pro¬
fond à avant-corps très mat. Capsule non dilatée du côté droit
dans sa moitié apicale, lame sternale repliée au sommet, para¬
ître fortement dévié à gauche, très dissymétrique (fig-
Long. 20 à 30 mm. [tenebricosu* Grax.J.
Espèce d’Europe centrale atteignant l’Istrie (!) et qui
pourrait un jour être trouvée dans l’est de la France.
Forme à pubescence jaune . . [ah. aarotomentom Beinn.i.
10 - “"■■lier article de» palpes maxillaires glabre, espèce des Cana-
"es. Edéagc : lig. 70-77. Long. 20 à 24 mm. WolM ’
‘ “ernier article des palpes maxillaires très finement pubcs-
“nt, U, pubescence peu visible el seulement à tort grossissc-
ment. Insecte d’un noir profond, mat, ressemblant a olens.
i-apsule non dilatée du roté droit dans sa moitié apicale, lame
Source : MNHN, Paris
204
H. COIFFAIT.
sternale non repliée au sommet, paramère légèrement dilaté
à l’apex et fortement dévié à gauche. Long. 20 à 30 mm.
. 3. pedemonlanus J. Müll.]•
-Ailes de la longueur des élvtres et non repliées à l’apex
Edéage à paramère aigu au sommet (fig. 69-70). Forme
des Pyrénées centrales et des vieilles forêts dans toute
la France. sulisp. pyrenaeus J. Müll-
Ailes plus longues que les élytres et repliées à l’apex.
Edéage comme chez le précédent. Forme des Monts Can-
tabriques et des Basses-Pyrénées françaises et espagno¬
les . subsp. cnntabricus J. Müll-
Ailes comme chez le précédent mais edéage un peu dif¬
férent. Forme du Piémont .. [subsp. pedemonlanus s. st.]-
11. Insectes brun noir à élytres bruns, l’avant-corps un peu bril¬
lant soyeux, légèrement bronzé. Dernier article des antennes
ferrugineux clair. Paramère brièvement échancré au sommet
(fig. 80-811. Long. 18 à 23 mm. macrocephalus Grav.]
Espèce d’Europe centrale et des Alpes orientales. Sa cap¬
ture dans la forêt de Boscodon près d’Embrun, capture
signalée par Chapman, demande sérieusement confirmation.
Il y a eu très probablement erreur de détermination et
cette espèce ne doit pas être considérée comme française
jusqu’à nouvel ordre.
- Insecte unicolore, brun noir à brun rouge sans reflet bronzé.
Espèces des Alpes occidentales, avec une subsp. des Alpes
orientales . 12.
12. Avant-corps brillant, nullement chagriné, à ponctuation nette
(‘I très distincte, assez espacée sur la tête. Veux sensiblement
aussi longs que les tempes, pattes rouges. Edéage (fig. 82-83).
L : 12-14 . fi. brunnipes F. (1)
Tête à ponctuation moins dense. Ailes un peu plus
longues que les élytres. Italie septentrionale.
. [subsp. alpicoln Er.]
Avant-corps moins brillant à fond chagriné et ponctuation
plus fine et plus serrée. Veux beaucoup moins longs que les
tempes pattes foncées . 13-
13. Avant-corps légèrement brillant. Microsculpture du pronotum
formant des stries longitudinales. Paramère à peu près aussi
long que la capsule qui est largement échancrée au sommet,
au milieu du bord sternal (fig. 85-87). Long. 14 à 18 mm ....
. 7. ChevTolati Baudi.
Avant-corps plus mat. Microsculpture du pronotum formant
des mailles isodiamétrales. Paramère nettement moins long
(1) Kspèce habituellement rangée dans le subg. PsetulocM>us. fies caractères
de l'edcage doivent indiscutablement la faire ranger dans le subg. (ioerius au voi¬
sinage immédiat de G. Chevrotâti.
Source : MNHN, Paris
STAPHYLINIJS DR FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
,,ue U, capsule dont le sommet est prèle,
au milieu de son bord sternal <Iig. 88-89). 1 lu V Héel ..
à 14 iTsuhsp.' psèûdoâtpèstris i. Müll. caractérisée par sa
grande taille (19-22) est étrangère à notre faune. Elle
habite les Alpes orientales.
Catalogue des Octjpus (subg. Goerius) de la faune df. Fil
I. Groupe de similis.
1. O. similis F., Eut. Syst I. 2, 1792,521. - Jf 1 ’^ \tVlvflM3*
m- a,n^’bEu,on, M ïll. 1947. 1.1. '
Aubé. ? lugens Nordm. — nero Fald. — mien.
411.
Var. decurtntus Muls. et Rey, /. c.. 289. _ j AR .
Ab. Mandli Bernh., Münch. Kol. Zeitschr.,
"‘^p'sLfufutus .1. Mil,.,... Wien. Eut. Zeit., XX,II. 1904, 172. -
^ï^pique ind iq ,,éei,ar.U,,a,—e^ndue^ans
ÏÏ^yrSi^Ss^^Ssluteest-ebe^^
? "BeJgique.^ÇesT'égiiiement^celte^ornw'Typbiue qui peuple t»*
Subs,ninlui». Müll., assez V»!î^«£
la France. Aussi dans la Sarthc (!), l'Yonne (Comon .). nu p
1,'ale el méridionale d'après J. Mi),.,ata. ,1’après Jaebige.
Ab. Mandli Bernh. En France çà el lit avec le typ P
~yrol. Ile d’Elbe. «antes-Alpes, Provence
Var. decurtntus Muls. et Rey. Décrite des Hautes P
et Lozère. Signalée encore d’Italie méridionale.
II. — Groupe de olens.
2 - O. olens Müll., Fn. Fridr., 1764. 23. - Faüv., *’f ^.71-^LVL
Rkv, I. r„ 278. - Ganolb., I c„ 430. - J- “ maxi m-
1924, 24. - Jabbigk, i. c., 154. - mn)or DP UXIt.
sus Schr. — unicolor Hf.rbst.
Ab. [iiluopitosus F,on, - nurutentus hm ùun . foule
Toute la France sauf dans les montagnes- T _ occidenta i e , les
Europe (sauf le sud-est), la région méd'terrané> ® n ’habite pas
jjes atlantiques. Contrairement à ce qu indiq m éditerranéenne
1 Asie mineure. Il est remplacé dans toute la région
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
206
occidentale par G. Gridellii J. Müll. qui extérieurement lui ressemble
beaucoup mais a un édéage différent.
Ab. fuloopilosus Fiori çà et là.
3. O. pedemontanus .1. Müll., /. c., LVI, 1924, 20, 21 et 25)].
Subsp. py renoms .1. Müll., /. c., LVI, 1924, 21 et 25. — Jarrige,
l. c., 154. brachijpterus Fairm. et Lab., Fn. Fr., I, 1854, 509.
Subsp. cantabricus J. Müll., /. c., LVIII, 1926, 29. Jarrige, I. c.,
155.
La subsp. pyrenaeus J. Müll. dans les vieilles forêts de toute la
France, mais surtout dans les régions accidentées.
Dans les Pyrénées de la vallée d’Aspe (!) à l’Aude (!).
Subsp. cantabricus J. Müll. Toutes les Pyrénées occidentales à
l’ouest de la vallée d’Aspe. Aussi dans les Pyrénées occidentales espa¬
gnoles et les Monts Cantabriques.
4. O. Solarii J. Müll.. /. c., LV, 1923, 133. LVI, 1924, 22 et 24. —
Jarrige, l. c., 155.
Assez répandu à basse ou -moyenne altitude dans les Alpes-Mari¬
times. le Var et les Russes-Alpes. Alpes maritimes italiennes et Ligurie.
5. O. italicus Arag., De quibusd. Col., 1830, 10 . Fauvel, l. c., 409. —
Mi ls, et Rf.v, 1. c., 280. — Gangi.il, /. c., 430. J. Müll., I c.,
LV, 1923, 137. — LVI, 1924, 25.
Atteint la France dans la région de Tende : Forêt de Rachalon
sur la rive gauche du Riofreddo, vers 2.000 m (!).
A peu près toute l’Italie. Représenté dans le sud de la péninsule
par des sous-espèces particulières.
III. — Groupe de macrocephaltm.
6 . O. brunnipes F., Spcc. Ins., I, 1781, 336. Faiiv., I. c., 410. - Mi'l.s.
et Rf.v, I. c., 296. Gangi.il, /. c., 433. abbreuiatus MotscH.
canthianus Steph. enjthropus Paye.
Toute la France sauf la zone méditerranéenne où il semble man¬
quer.
A peu près toute l’Europe, la sous-espèce alticola Fr. dans les
Alpes méridionales et le nord de l’Italie.
7. O. Cheviolati B.uu»i, Studi. Ent., 1848, 121. J. Müll., I. c., LXlV.
1932, 78. Jarrige, I. c., 155. — alpestris auct. ex parte.
Zone alpine et subalpine de toutes les Alpes françaises. Aussi sur
le versant italien.
Source : MNHN, Paris
srumuNi* de ebaeoe et des eéokdb voisines.
8. O. brevipennis Heee. Fn. Hoir. I, 1838-42, 254 — £<*«“• 1 1 "*’
,,/prx/ri. am i. « parla. hr -
Haute-Savoir 1 , Jura. Aipes suisses nota,uu,eut dans tes Gr.sous.
IV. — Groupe de ophtalmicus.
O. ophtalmicus Scop-, Enl. Carn., „ ^^(tirocoeruleseens
O*»»»-. ' 4SI. - .UuuiuE. I. '■ "' ourcl , _ rpo-
Gœsc. - maman* Mann - cm ! morrfaI Bloch. -
neiis Payk. — Mui.s. et km, «• *
— rugifrons Runde. ^
Subsp. atrocuaneus Faikm., Ann. Soc. Enl. ^ j899,
Var. lujpsibatus Rkhnh.. Verh. *ool. bot. Ges.
La forme typique assez commune; dans J^^elaîa'nyiil*- E! ' >e
utrocyaneus se rencontre seulement dans la b „ ps jt,atiis dans
habite toute l’Espagne et l’Afrique du Norc. « • " el ,e cohabite avec
es montagnes, où, tout au moins dans les 1 yic • , andes de Gas-
la forme typique. Se rencontre aussi dans les s.
cogne aux environs de Bordeaux. , « r ande
L'espèce, dans son ensemble est répandue dans la pi „
Partie de la région paléarctique.
Subgen. Pseudocypus Muls. et Hey.
Ce sous-genre groupe actuellement une '^"f y^unesCependant
•a plupart de la région méditerranéenne. Q 1 t mêm e le Japon
atteignent l’Inde (2). l’Asie nord orientade (- 1 'tiques. Mais le genre
tandis que deux autres peuplent les Iles . .? sud> i e sud-est
semble manquer entièrement dans tout 1 > 11 ' P' . m z r ique du Nord,
asiatique, en Afrique (saur l’Afrique du Noni) 1 n . ir ti cu lièrement noin-
Tout comme les Coerius, les Pseudocypus so F ^ méditerranéenne
breux en espèces en Asie mineure et dans la r, ésenlon i aucune
occidentale. Mais à la différence de ceux-ci ns F Enfin leur
»spèce endémique dans les montagnes du phssm > j( P De lout c eci
edéage est très évolué tout autant que ce,u . on se trouve en
ll ressort que, comme pour le sous-genre • > t différenciée
Présence d’un groupe dont la souche venue d A g s0 faire parai-
sur PEgflde méridionale et dont la dissémination a rép artition
'fument à celle des ,à,crins et à la même cpiu ue 1. (e / Mais los
des deux groupes coïncidant d’une façon a pe l' ,.i,. lu des que les
Pseudocppns semblent rechercher les répons pin* ®an n ^
Goerius. C’est probable,,,enl ce qui les a ‘étSules Goerms,
.fines du plissement alpin a 1 époque ou s y . En outre la
d ’y donner comme ces derniers des espèc n » ex i S te pas chez les
tendance à l’aptérisme qui caractérise les Goem ^ p)us jeune .
Pseudocypus, ce qui semble montrer que la g
Source : MNHN, Paris
208
H. COIFFAIT.
Les Pseudocijpus que j’ai étudiés et que je ferai tous figurer dans
ec travail se divisent en deux lignées comme suit :
I. Para mère «le même longueur, ou à peu près, que la capsule,
presque toujours Irès large et très fortement chitinisé, non
recourbé à la pointe. Sac interne s’évaginant par un orifice
tergal situé avant le sommet de la capsule et ne faisant pas
normalement saillie au repos. I. Groupe de aenocephalus
Comprend : aenocephnltis, cuprcus, aethiops, fulvi permis,
mus, picipenuis, orientalis.
Parainère beaucoup plus long que la capsule, étroit et
recourbé à la pointe du côté tergal. Tube de la capsule coupé
très obliquement au sommet. Sac interne faisant en partie
saillie au repos dans la portion tronquée du lobe médian. Un
opercule tergal peu chitinisé. II. Groupe de iortunatarum
Comprend fortunutarum et subaenescens.
Tableau des espèces qui mf. sont connues :
1. Pronolum entièrement et uniformément ponctué sans aucune
trace de ligne lisse médiane, même à la base. Segments abdo¬
minaux présentant à la base des tergites une petite tache mé¬
diane ronde, de pubescence d’un doré obscur (1) . 2.
Pronolum avec une ligne médiane imponctuée plus ou moins
large, parfois élevée et bien visible au moins à la base.
2. Veux à peine aussi longs que les tempes. Avant-corps mat ou
très faiblement brillant. Paramère avec un pli très accentué
sur son bord gauche, plus long que la capsule et bidenté au
sommet (lig. 95-98). Long. 14 à 18 mm. Espèce d’Europe occi¬
dentale' et de Méditerranée occidentale atteignant la Sicile et
les Açores (2) . 1. aethiops Waltl.
Forme brun de poix légèrement bronzée, à pattes plus
claires : Sicile. [subsp. Luigioni .1. MüU-l
— Yeux nettement plus longs que les tempes. Avant-corps bril¬
lant. Paramère légèrement plus court que la capsule, arrondi
au sommet (fig. 97-98). Long. l.‘J à 15 mm. Espèce de Médi¬
terranée orientale atteignant la Sicile. [mus Brullé]
Tergite du propygidium dépourvu de liseré membra¬
neux : Sicile . [subsp. transadriatieus .1. Miill-l
(1) Voir /*. iihscuraaeneus ù pronolum parfois entièrement ponctué niais dont
l'abdomen ne présente pas de tache médiane ronde d'un doré obscur. Chez /’• pu*
subsp. tau lieu s ,1. Mfill. la série de taches abdominales Huit aussi par disparaître-
(2) Il est extraordinaire que tous les auteurs aient jusqu'il ce jour classé cette
espèce dans les Gnerins. Cela tient sans doute il ce que les yeux sont légèrement
plus réduits que chez les autres Pseudocypus et à peine aussi longs que les tempes-
lin réalité cette espèce a indiscutablement un édéage de l'seiulorypus et est voisine
du /’. mus dont la rapprochent son système de ponctuation et de pubescence, à tel
point que .1. Millier en décrivant la subsp. Luiijuini ait pu hésiter d’après les seuls
caractères externes à la rapporter il aethiops ou il mus. Millier, Huit. Sur. F.nt. /'••
LVIII, 1926, p. 43).
Source : MNHN, Paris
STAPHYUXVS DK FRANCE HT DES RÉGIONS VOISINES.
— Macule ronde des tergites 1res petite ou absente. Ponc¬
tuation de l’abdomen moins fine et moins dense. Asie
mineure, Chypre, Crête. [subsp. lauricus J. MuliJ
3. Pronotum avec toute sa surface (hors la ligne médiane) cou¬
verte d’une ponctuation double et éparse, formée de gros
points entremêlés de points beaucoup plus fins. 4’ article des
palpes labiaux plus court que le 3', celui-ci sensiblement égal
au second. Capsule et paramère très dissymétriques, à som¬
met étroit formant une sorte de «bec croisé» (fig. 105-1061.
Long. 12 à 15 mm. 4. fuscafus Grav.
— Pronotum avec toute sa surface (hors la ligne médiane) cou¬
verte d’une ponctuation dense et homogène mais avec en
outre parfois une ligne de quelques gros points de chaque
cêté de la ligne lisse médiane.
4 - Pas de gros points de chaque côté de la ligne lisse médiane . . 5.
Cne ligne de gros points, en général très apparents au milieu
de la ponctuation foncière, de chaque côté de la ligne lisse me-
diane . D ‘
5 - Tempes arrondies, la tête, dans son ensemble, circulaire. Ter¬
gites abdominaux, surtout les premiers, irréguliers, un peu
bosselés et à pubescence mélangée de brun et de gris dore ne
faisant pas de lignes. Paramère à peine aussi long que la cap¬
sule et très explané à droite. Capsule avec deux fortes délits
au côté droit (fig. 119-121). Long. 12 à 14 mm. Espèce d bu-
rope, Caucase et Sibérie. ^Ivipeaais tr.
— Elytres et appendices brun rouge, forme typique.
Elytres et appendices brun noir avec seulement 1 extré¬
mité des tibias et les tarses plus clairs ...
. . Subsp. confusus Baucii.
~~ Tempes très marquées, la tête dans son ensemble carrée- Tous
les segments abdominaux régulièrement convexes. Elytres e
appendices foncés. Long. 14 mm (le mâle m’est reste mcon-
n »L Espèce d’Asie occidentale . [fuscoaeneus Solskyl
6 - Toux sensiblement égaux aux tempes chez les formes fran¬
çaises (sensiblement plus longs chez une forme de la région
méditerranéenne orientale). Abdomen avec 5 lignes longitu-
fiinales de pubescence grise pouvant s’estomper. Antennes
foncées, rarement éclaircies à la base. Paramère et capsu e
toujours dilatés dans leur partie apicale (fig. 107-116). L° n o-
14 à H mm 1 .. 5. picipenms l’¬
Insecte extrêmement variable, présentant de très nom¬
breuses races géographiques bien caractérisées par a
forme du paramère et du loin? médian. A première vue
plupart de ces races pourraient être prises pour de onne
Mém,
0rBE » du Muséum. Zoom*
Source : MNHN, Paris
210
H. COIFFAIT.
espèces, mais elles se relient les unes aux autres par des
formes de passage, aussi ne peut-on les considérer que
comme sous-espèces d’un complexe qui semble actuelle¬
ment en pleine crise évolutive.
La forme typique a les élytres brun rouge. Ce n’est pro¬
bablement qu’une mutation de la forme à élytres noirs (v.
tristis F.) qui est de beaucoup la plus répandue. La plupart
des sous-espèces ont les élytres noirs mais chez certaines
se retrouve la mutation à élytres brun rouge. Chez pici-
pennis typique (fig. 107-108) la marge droite de la capsule
présente dans la région apicale une nette cannelure paral¬
lèle au bord et située sur la face sternale. Le para mère est
dilaté en spatule, son bord apical droit est saillant et lar¬
gement arrondi, visible lorsqu’on regarde l’édéage par la
face tergale. Le bord apical gauche présente une très légère
échancrure qui embrasse l’apex de la capsule. Ce dernier
n’est nullement denté à la face sternale.
P. picipennis typique habite toute l’Europe septentrio¬
nale, l’Angleterre, l'Europe centrale et sud orientale jus¬
qu’à l’Oural. En France on le trouve dans les Alpes de
Savoie et du Dauphiné, ainsi qu’en Lorraine.
La var. tristis F. partout avec le type, surtout dans les
régions méridionales de l’aire de répartition.
J. Müli.eh a décrit de nombreuses formes géographiques
dont l’une, d’après Jarrice, est largement répandue en
France, dans les régions de basse altitude surtout (je ne
l’ai pas vue). Il s’agit de la subsp. fnllaciosiis J. Midi.,
caractérisée par la capsule dépourvue de cannelure paral¬
lèle au bord apical droit. Le para mère se prolonge à gauche
en un lobe obtus, visible lorsqu’on regarde l’édéage par la
face dorsale. Elytres foncés. Cette forme est largement ré¬
pandue en Italie d’où elle est décrite.
Les sous-espèces ci-après appartiennent à notre faune :
Subsp. maritimus, nov. Capsule sans cannelure parallèle
au bord apical droit (comme dans la subsp. fallaciosus),
fortement dilatée dans sa moitié apicale (fig. 108 A et B) et
terminée en pointe aiguë, dentée sur sa face sternale. Para-
mère également très dilaté et terminé en pointe aiguë,
aussi long que la capsule. Elytres foncés. Alpes mari¬
times : l'Authion (Levasseur), type, collection Levasseur.
Subsp. gntlicus, nov. Capsule avec une cannelure paral¬
lèle au bord apical droit et située sur la face apicale (fig.
109-110). Para mère prolongé en pointe obtuse à gauche
mais plus court que la capsule et invisible lorsqu’on regarde
l’édéage par la face tergale. Elytres foncés. Vallée du
Rhône ; Cévennes ; Préalpes méridionales (type : les
Source : MNHN, Paris
STAPinuxrs dk France et des régions voisines.
211
Dourbes, Basse-Alpes, 111a collection) ; Scine-etOisc : Sa-
clas (Levasse!' n !i, forêt de Saint-Germain (Levasseur !)
H). — var. nifognlliciis, nov. ; Elytres brun rouge. Céven-
ncs (type : Barre des Cévennes, ma collection).
Subsp. cerdanicus, nov. Capsule avec une très forte can¬
nelure parallèle au bord apical droit et située sur Ja face
sternale (fig. 111-112). Capsule très dilatée dans sa partie
apicale, prolongée au sommet en une pointe aiguë, nette-
nient dentée sur la face sternale. Paramère dilaté et ar¬
rondi dans sa moitié apicale, prolongé à droite en une
pointe recourbée vers la dent apicale du lobe médian. Le
paramère nettement plus court que la capsule et invisible
lorsqu’on regarde l’édéage par la face tergale. Elytres fon-
re«. Commun en Cerdagne (type : Montlouis Pvrénées-
Orientales, ma collection). Var. rufocerdanicus nov.
Llytres brun rouge. Cerdagne, plus rare (type : Montlouis,
ma collection).
Les sous-espèces ci-après sont étrangères à notre faune :
Subsp. astiiricus, nov. Capsule à cannelure apicale pa¬
rallèle au bord apical droit, cette cannelure sur la face
sternale (fig. 113-114). Capsule obliquement tronquée au
sommet sans pointe ni dent apicale. Paramère beaucoup
plus court que la capsule et invisible en vision tergale, très
obliquement taillé au sommet, le bord gauche prolongé en
l| ne pointe obtuse. Elytres foncés. Monts Cantabriques, ré-
fp°n des Picos de Europa (type : Aliva 1.400 m., ma collec¬
tion). Var. rufonsturiens nov. Elytres brun rouge. Picos
de Europa, plus abondante que la forme à élytres foncés
type Aliva 1.400 m., ma collection).
Subsp. libanicus, nov. Capsule à cannelure apicale paral-
•ele (fig. 115-110). Capsule et paramères très peu dilatés
dans leur moitié apicale. Capsule à sommet prolongé en
une pointe obtuse. Paramère plus étroit et à peu près aussi
ong q la > la capsule, échancré au sommet, son lobe droit
aussi long que le gauche et visible sous forme d’un lobe à
sommet presque en angle droit lorsqu’on examine l’édéage
Par ht f ace tergale. Elytres noirs. Ponctuation fine et
vparse notamment sur la tête. J’avais d’abord considéré
. e forme comme une espèce distincte de picipennis mais
pense qu'il vaut mieux l’y rattacher comme sous-espèce,
•ban, aussi bien en montagne que dans la plaine côtière
ypv : Col de Dahr el Baïdar 1.500 m, ma collection).
jJ’ouge^om! î r ® s probablement cette forme qui a clé ;
? ü ie nette . ,C "? m de subs P- fultacioxus J. Miill. Elle en
* a ce apj Ca | e nlérne™ UU * >ord :l P' ca * droit de la capsule,
signalée de France par
i diffère par la présence
cannelure située sur la
Source : MNHN, Paris
212
H. COIFFAIT.
Subsp. abruzzensis J. Müll. Abruzzes.
Subsp. nevadensis .1. Miill. Sierra Nevada.
Subsp. barbants .1. Miill. Algérie, Maroc.
Subsp. bcrcegovincnsis J. Müll. Herzégovine.
Subsp. caucasiens J. Müll. Caucase.
Subsp. allaiensis J. Müll. Allai.
— Yeux plus longs que les tempes. Elytres toujours foncés .... '•
7. Yeux environ 2 fois plus longs que les tempes. Edéage faible¬
ment dilaté et peu dissymétrique, parnmèrc en lancette, cap¬
sule densément pubescente sur la face tergale en arrière de
l’orifice apical (fig. 117-118). Long. 14 â 16 mm. Espèce de la
Méditerranée orientale, signalée également d’Afrique du
Nord, peut-être par confusion avec obscaroaeneus Fairra. ..
. ( orientais Bcrnh.]
— Yeux à peine plus longs que les tempes. Edéage toujours for¬
tement dissymétrique et entièrement glabre . 8.
8. Abdomen à pubescence brun noir régulièrement dirigée
d’avant en arrière, mélangée de poils gris doré ne formant pas
de lignes nettes mais à peu près uniformément dispersés .... 9.
— Abdomen ô pubescence foncière brun noir sur laquelle se dé¬
tachent 5 bandes longitudinales de pubescence gris doré, la
médiane au moins bien visible quelquefois divisée en deux
par une fine ligne de pubescence plus sombre. U"
9. Front avec deux pores médians très gros et très visibles, beau¬
coup plus importants que les points de la ponctuation. Ligne
lisse du pronotum très fine et souvent entièrement effacée en
avant et même parfois en arrière. Ponctuation du pronotum
très fine et très dense. Antennes entièrement noires ou avec
les deux premiers articles ferrugineux. Capsule aplatie et tor¬
due à l’apex, présentant une très grosse dent plate du côté
sternal avant le sommet. Parainère en forme de spatule (fig.
99-100). Long. 15 à 18 mm. Afrique du nord.
. [2. obscuroaeneus Fairin.l
Représenté dans la France méridionale, l’Espagne et les
Açores par la subsp. Schalzmayri J. Müll. à antennes
rousses ou à peine enfumées au milieu, et à ligne médiane
lisse du pronotum généralement plus apparente surtout
devant la base.
Front avec deux pores très petits se distinguant difficilement
dans la ponctuation. Ligne lisse du pronotum plus large et
bien plus visible sur toute la longueur du segment.
10. Espèce d’Europe à élytres transverses plus courts que le pro¬
notum. Antennes avec au moins les premiers articles rou¬
geâtres non tachés de noir, quelquefois entièrement claires.
Paramère fortement dévié à gauche dans sa moitié apicale et
largement tronqué et sinué au sommet (fig. 122). Long. 11
à 15 mm. 7. aeneocephalus de Geer.
Source : MNHN, Paris
STAPHYUNl'S DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
~ Espèce des Canaries signalée également de Tripolitaine, pro¬
bablement par confusion avec une autre espèce. Elytres carres,
aussi longs que le pronotuin. Premiers articles des antennes
largement tachés de noir. Edéage à paramère beaucoup plus
long que le lobe médian (bg. 125-126). Long. 13 à 15 mm... •
. [ subaenescens Woll.J
Avant-corps cuivreux, élytres d'un beau bleu. Ile de
Hicrro (Canaries).‘. [ab. eganeipennu Loin.J
11- Abdomen à bande médiane large et nette, la pubescence de
l’abdomen assez uniformément dirigée en arrière. Antennes
rousses. Elytres pas plus longues et à peine plus larges que le
pronotuin. Tête à tempes plus courtes et plus arrondie. Edéage
à paramère pas plus long que la capsule (fig. 101-102). Long.
Elytres brun noir à brun rouge. Edéage coudé en quart
de cercle. Lobe médian avec une forte dent sur sa face
interne. Paramère échancré sur son bord droit.
. subsp. cupreus s. str.
— Elytres bordés de clair. Espèce décrite du Caucase et
•signalée de Méditerranée orientale faisant par sa co °-
ration passage à la suivante .... [subsp. senceicolhs Mcn. |
— Elytres brun rouge. Edéage. à paramère échancré sur
son bord gauche, présentant sur son bord droit une en
portant quelques courtes soies au niveau de la dent
sternale du lobe médian (fig. 103-104). Long. H a
14 mm. Chypre, type : ma collection. ,
. [subsp. fulvicupreus nov.]
Abdomen à bandes beaucoup moins nettes, la médiane divisée
en deux par une fine ligne foncée. Pubescence de l'abdomen
en partie dirigée obliquement, s'écartant à droite et a gauene
au voisinage des gros pores abdominaux ce qui donne a l aD-
d °men un aspect un peu marbré. Elytres amples, sensiblement
Plus longs et plus larges que le pronotuin. Tète à tempes p u
«wV'.îi!’""*' ™ >“«*• » „,„t raison quand il
encn,„ ” J,? 53 - P- IBS) 'le remplacer le nom de cupreus Rossi par un au
fL**»' ne donne pas la raison de ce changement. _ .705 = Ontho-
11 U " *•" homonymie enlrc Staphyluw* ““fîSn* \i a is C c cttc homonymie
a élL !'"!, r '"us la. 1758 el Slaphglinus cupreus Rossi 1790. Maisi ccuc i. , ^
Kn lj rxisler depuis lS.m. date a laquelle le premier a ce dapP n cnt
créé * "'"Pl'Vliuus pour entrer dans le genre f.dslolrnphus Kr. 18&" »" u
Ors!"' '’r ran «* * n I ,89fi don ?. Ie K c,, .; c .nü J 's «f bkii* RO* si alors qu'il
•PPartcnaif do no «" s imposait P°“ r il 6 „„'[ i Xposc plus autant cent
ans après m. m “î u- B ,,nre . *l ,,c SL cu/ircus hourcr. il ne ^ imp itv Q U . ont voulu
'es ri,i. f l Ue ces deux espèces onl cessé d appartenir au meme g .,„nfusion soit
fini des lois dt la nomenclature ? Que lonl.riwe Je«
«api.es. Or personne ne risque aujourd'hui de“rfOndre
.Kmeai X'""’ el Onli.o/e.les murin«a . • = ™fgJJ ‘ d “„ «amenda-
turc ni no,n «lu premier môme en accord avec les lois «ncies u i' ar tlcle
qui conenl mpo , sc <lonc P ns et je l ,c " s e qu’en ce cas il y alieu de e J , lcmcn t
«dmisî Iil suspension des lois de priorité pour les noms «univers
Source : MNHN, Paris
214
H. COIFFAIT.
longues, moins arrondies, la plus grande largeur de la tête au
niveau des yeux. Insecte étroit et parallèle. Edéage à para-
mère beaucoup plus long que la capsule et régulièrement
rétréci de la base au sommet qui est retroussé du côté tergal.
Tube de la capsule coupé très obliquement au sommet (fig.
123-124). Long. 11 à 14 mm. 8. foitunataium Wolb
Catalogue des espèces françaises
du sous-genre Pscudocypus M. et R.
I. — Groupe de acneocephrtltis.
1. O. aethiops Waltl., Reise Span., 1835, II, 56. - Fauv., /. c., 412. —
Mues, et Rey. /. <•., 21)9. Ganglb., /. c., 432. — Jarhige. /. c.,
155. hrsperus Chotch. mascultis Nordm.
Surtout répandu au sud de la Loire. Sporadique dans le bassin de
la Seine où il est localisé dans de vieilles futaies. Manque en Belgique.
Région méditerranéenne occidentale. Açores.
2. O. obscuioreneus Fairm.. Ann. Soc. Knt. Fr., X, 1852, 73. Fauv.,
I. c.. 416. Mues, et Rey, /. c., 312. - Gangue, /. c., 434. —
nhjiricus .1. Müi.e., I. c.. LV, 1923, 142. — Atti Mus. Civ. Hist.
Nat. Trieste, 19431.
Subsp. Schatzmai/ri ,1. Müu... /. <■.. LV, 1923, 142. Alli Mus. Civ.
Hist. Nat. Trieste, 1943.
Plaines du centre et du sud-ouest au sud de la Loire. Région médi¬
terranéenne. Vallée du Rhône jusqu’à Lyon (Levasseur !). Rare.
Région méditerranéenne occidentale. La forme typique en Algérie
et au Maroc.
3. O. cupreus Rossi, Fn. Ktr., I, 1790, 248, t. 7, f. 13. .1. Müel., /• c.,
LV, 1923, 141 : LV1I, 1925. 47. Deville, Ann. Soc. Ent.
Fr., XCV, 1926, 120. Rossii Jarr., Bull. Soc. Ent. Fr., 1953,
164.
A peu près toute la France sauf dans les régions montagneuses.
Beaucoup plus rare dans le nord.
Europe occidentale, Angleterre. Représenté par des sous-espèces
au Caucase, Asie mineure et Chypre.
4. O. iuscatus Grav., Col. Micr. Brunsw., 1802, 164. Fauv., /. c.. 414.
Mues, et Rey. I. c., 303. Gangue, I. c.. 433. — crnssicollis
Grav. mono Gyi.e. politus De Geer. — punctulntus
Marsh. semipolitus Hoi.me. snbpnnctntux Gyel. —
iirnlenxis Mann.
Rare en France : Rouen, Alsace-Lorraine, Jura, Massif Central,
Pyrénées orientales.
Toute la région paléarctique.
STAPHYUNUS DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES. 2
**• O- Picipennis F., Fut. Sysl., 1792-98, I, 2, 521. — Fauv., I. c., 414.
Muls. et Rey, l. c„ 306. — Ganglb., /. c., 433. — J. Müll., l. c.,
LVIII, 1926, 45. acneocephalus Payk. — chalcocephalus
Mann. leucophtalmus Marsh. - pénétrons Müll. — qnar-
tus SchXff. — sericens Marsh.
Forme typique dans l’est de la France et dans les Alpes de Savoie
e t du Dauphiné. —- Var. tristis F. avec le tvpe.
Subsp. fallaciosns ,1. Müi.l., /. c.. LXIV, 1932, 81 : Région de plaine
surtout (d’après Jarrige), Italie.
Subsp. quittais nov. : Vallée du Rhône, Cévennes, Préalpes méri¬
dionales, Seine-et-Oise. - Var. rufogallicus nov. : Cévennes et sans
doute ailleurs.
Subsp. eerdnnicns nov. : Cerdagne. — Var. rufocerdaniciis nov. .
Cerdagne.
Subsp. marilimus nov. : Alpes-Maritimes.
L’espèce dans son ensemble répandue dans toute la région palearc-
hque.
O. tulvipennis Eu., (ien. Spec. Slaph., 1839-40, 413. Jk/t VX ’ Ihnï
415. - Muls. et Rey. 1. c., 314, - Ganglb., /. c 434 -chat-
cocephnlus Noriim. - ibericus Kol. — plnlonthoides Hoc. .
— picipennis Roisn. et Lacord. — vagans Heer.
Subsp. confusiis Baudi, Stud. Entom., 1848, 122 (1). ,
La forme typique dans presque toute la France sauf la région n c
diterranéenne. La sous-espèce dans les Alpes maritimes.
Europe septentrionale et centrale, Sibérie, Caucase. La sous-espe
dans les contrées méridionales.
7 - O.
aeneocephalus De Geer, Ins., IV, 1752, 22. Fauv., f.c.» 417.
Mot», et Rev, 1. c., 308 . - G»l»ut, 1. c, 4M.-J•
1923, 141. — Deville, Ann. Soc. ent. Fr., XCV, 1 ® 26 * ’
aeneicollis Gyli.. puberulus Rende. strigau
(ab. cyanescens Gerh., Deutsch. Ent. Zeitschr., 1910 , &&&>•
A peu près toute la France sauf les Alpes. Existe dans I Ain , .)
rare dans les Pyrénées où il atteint la zone alpine.
Europe septentrionale et centrale. Angleterre. Asturies (.)■
JL — Groupe de fortunatarum.
O- fortunatarum Woll., Trans. Ent. Soc. Lond., 1871, 302. -— Ja 2* isi
ge, Bull. Soc. Ent. Fr., 1953, 163. — sericens Motslh., Bull.
ilansV,. L >' « ‘on que Sainte-Claire Deville élève cette formeuu
forme t yp"q„° KUC d * 8 Coléoptères de France. L’édéage est identique
Source : MNHN, Paris
II. COIFFAIT.
Mosc., XXXI, 1858, II. 670. J. MOLL., /. c.. LV, 1923, 141. —
Deville, Ann. Soc. cnt. Fr.. XCV, 1926, 120.
Toul le littoral méditerranéen.
Région méditerranéenne occidentale. Sud de l’Espagne : Sierra de
Las Nièves (!>. Toute l’Afrique du Nord. Canaries.
Subgcn. Tasgius Steph.
Une quinzaine d’espèces sont actuellement réunies dans ce sous-
genre. La moitié sont spéciales à l’Inde tandis que les autres se
trouvent dans le sud-ouest asiatique (2), la région méditerranéenne
(3), la Sibérie occidentale (11, la Chine (11. Enfin deux espèces (celles
que l’on trouve en France) ont une vaste répartition s’étendant au
moins à toute l’Europe.
Ce sous-genre est sûrement hétérogène. Il doit grouper des espèces
dépourvues d’épimères prothoraciques, comme notre T. pedator, proba¬
blement d’origine angarienne, et des espèces ayant des épimères pro-
thoraciques, comme notre T. itlrr, qui sont très probablement d’origine
gondwanienne. Il est certain qu'une révision des espèces actuellement
groupées dans le subgen. Tasgius amènera à le démembrer : d’une part
les espèces à épinières prothoraciques, d’autre part celles sans épi¬
nières.
Tableau des espèces.
1. Tergitc du propygidium muni d’un liseré membraneux blanc.
Entièrement noir brillant avec les appendices généralement
foncés, les tarses et l’extrémité des antennes plus clairs. 2.
-Tcrgite du propygidium sans liseré membraneux clair. Noir
avec les élytres bleuâtres. Pattes et antennes rousses, quelque¬
fois enfumées. Edéage : fig. 127-128. Long. 15 à 20 mm.
. 1. pedator Grav.
— Pattes foncées, élytres à reflet bleu très atténué.
. var. Bonnairei Reitt.
Plus grand que la forme typique. Abdomen â ponctuation
plus grosse et moins dense, premiers tergites abdomi¬
naux impressionnés transversalement à la hase et munis
de gros points setigères. Sicile .... [subsp. sicnlus Aubé]
2. Angles antérieurs du pronolum non proéminents. Edéage : fig.
129-130. Long. 14 à 18 mm. Espèce d’Europe centrale et occi¬
dentale . 2. ater Grav.
Une aberration à pilosité fauve a été décrite sous le nom
d’ab. fiiloopubcscens Chapm.
— Angles antérieurs du pronotum bien marqués, saillants. Ponc¬
tuation des élytres un peu moins dense. Antennes plus grêles à
3' article plus allongé. D’après .1. Muller la capsule est « beau¬
coup plus grêle et beaucoup plus longue par rapport au para-
Source : MNHN, Paris
STAPHYLIM’S DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
217
mère». Espèce de ht Méditerranée occidentale qui pourra
trouver en Corse ou dans notre région méditerranéenne
rait se
planipennis Aube.]
Pattes foncées . [planipennis s. str ]
Pattes et antennes rousses . [var. Olivier, Fauv.]
Catalogue des espèces françaises nu sous-genre Tasgius Stf.ph.
O- pedator Ghav., Col. Micr. Brunsw., 1802. 163. Fauvel, l c.,
417. — Mi ls, et Rev. I. c., 319. — Gangi.il, l. c., «J- —
Müli.., 7. c., VI. 1923, 142. - chalybeipenms Ménëtr.
mfipes Latr.
Var. Bonnairei Reitt., Fn. Gerin., Il, 1909, 122.
Toute la France, Corse. La var. Bonnairei plus commune dans ie
midi ou elle tend à remplacer le type.
Toute l’E urope. Caucase.
2 - O. ater Grav., Col. Micr. Brunsw., 1802, 161. — Fauvel., /.■
Mi ls, et Rey, /. c., 323. Gangue, l. c.. 435. — confin, s Cur^
fuscatns Gyll. morio Sahlb. — nigripes Boisd. et lac.
obscurus Marsh. punctatissimus Duf. punc u
Steph. — gagales Baudi.
Toute la France. Corse.
Toute l’Europe.
Subgcn. Ocypus s. st.
„ Ce sous-genre groupe une vingtaine d’espèces répandues dans
t ouest de la région paléïrctique mais dont les 3/4 envrron sont spé-
■ la es è l’Asie du sud-ouest. U est donc à peu près certain que .
Oc,jp us s. s „, „ dù venir dc l’Angarie et gagner l’Egélde ménd o-
? ale 0(1 la lignée a dù être isolée jusqu’à la lin du Miocène, tout comme
es Goerius et les Psendocgpus. - ;- es
Les caractères de l’édéage montrent que les six especes tian
Ppartiennent à trois lignées très distinctes dont on pourrai
ous-genres et se séparant comme suit :
1 ‘ I)eux très petites pièces copulatrices en bâtonnet au fond du
s»Ç qui est extréincinenl petit. Bulbe de la capsule très petit, le
^ube volumineux avec un opercule sternal massif men t
...me siernai uuitw
l'Yves dissymétriques épaisses, très chitinisées et étroitemen
«nies. Paramèrc brun noir, très chitinisé, profondément échan-
cr è au sommet, fortement accolé au lobe médian qu il enve PP
en grande partie. 3. Groupe de global,ter.
A ce groupe appartiennent très probablement les deux
espèces suivantes que je ne connais pas en nature : mgnnns
espè
f-uc. d’Afric
que je
que du Nord
iiti .. s pas en nature : nigrinus
et Arroivi J. MOU. de Grèce.
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
218
— Trois pièces copulatrices. Bulbe, capsule, paramère et sac inter¬
ne de dimensions normales . 2.
2. Trois pièces copulatrices triangulaires et à peu près égales. Sac
interne sans plaque chitineuse sternale à la base. Capsule pré¬
sentant l'orifice apical du côté tergal et avant le sommet. Para-
mère sensiblement de même longueur que le lobe médian, non
ou peu dilaté, garni au sommet de petites soies latérales ....
. 1. Groupe de compressas.
Comprend compressas et falcifer.
Deux très petites pièces copulatrices sternales et une grande
pièce tergale en forme de long triangle. Sac interne présentant
h la base du côté sternal deux plaques chitineuses symétriques
plus ou moins développées (1). Tube de la capsule largement
ouvert au sommet. Paramère sensiblement plus long que le lobe
médian, creusé en cuiller au sommet, et garni sur sa face
interne à peu de distance des bords «le petites spiculés fauves
ou de fines denticuiations, mélangées de courtes soies dressées
indépendantes des soies marginales étalées .
. 2. Groupe de melanarius-
Comprend melanarius, Winkleri, minax et peut-être ensi-
fer du Caucase et de Perse que je ne connais pas en nature.
Tableau des espèces françaises du sous-genre Ocypus s. srn.
1. Pronotum à ponctuation fine et très dense, la ligne lisse mé¬
diane nulle ou à peine indiquée devant la base. Edéage : fig.
131-133. Long. 12 à If» mm.1. compressus Marsh.
— Tous les appendices d’un jaune rouge sauf la partie
moyenne des antennes. compressas s. sir.
Pattes foncées, brun de poix à noir, les tarses plus clairs.
. var. cerdo Er.
Pubescence en grande partie jaune brun. Mandibules
roussàtres avec une dent obtuse au milieu. Décrit du
Wurtemberg. [var. fulvipilis J. MfilL]
— Pronotum avec une ligne lisse médiane, bien distincte au moins
dans sa partie basale . 2-
2. Pattes et antennes (sauf les articles moyens) d’un jaune rouge. 3.
— Pattes et antennes foncées.
3. Insecte à avant-corps et élytres présentant un reflet bleu ou vert
très net. Abdomen à ponctuation forte et dense. Edéage pro¬
portionnellement très petit à paramère subcylindrique, un peu
plus court que la capsule (fig. 134-135). Long. 12 à lf» mm.
. 2. falcifer Nordm-
(I) Il semble bien que ce soit le développement puis l'union de ces plaque»
qui ail donné l'opercule sternal, fait de deux parties, du groupe de glnbulifer-
Source : MNHN, Paris
STAPHYLIMS DK FRANCE ET DES RÊCONS VOISINES.
— Insecte entièrement noir. Abdomen a /°lî C forrne n de cuiller et
dense Edéage n paramèrc large creusé en forme a 1J6 _
tronqué à l’apex, nettement plus long qui ^ ^inax Muls. et Rey.
137). Long. 3 à 16 mm.; • ■ ; ■ ' ’ ' ' ■ sur i e pro-
Ponctuation plus serrée, tri s e Tchécoslovaquie,
notum. Insecte très faiblement luisant Boub.)
4. Pronotnm à ponctuation très dense, con ""“t p a ,amère écarté
les côtés. Antennes et tarses noirâtres. Edéage ajarai m
de la capsule, fortement dévie a gauc‘ ucinen t, formant
cuiller au sommet, celui-ci tronqué tr 9 rôs des bords
une dent obtuse, garni sur sa face m bfen visibles
d une rangée de petites spiculés fauves r) Winkleri Rernh.
trig. 140-141). Long. 14 à 1 ? non confluente. Avant-
— Pronotum a ponctuation généralement . 5.
corps avec un léger reflet bronzé. ■ ‘ lus 0 u
5. Tète transverse, plus large que le P r °" ot “"?’ J ferrugineux,
moins élargi en avant. Tarses presque J largeu r unifor-
Edéagc à paramère écarté de la capsule, d une 8 est
me. forte,Sent dévié à gauche dans “ légè-
tronquée et largement échanerée au in • de courtes SO ies
renient creusée en cuiller avec les bords „• ’ . uc | e para-
redressées. Tube de la capsule beaucoup plus * Iana rius Herr.
. 138-139). Long. 13 à 20 mm.. • • • • , nue le
"i”gi n e°n avant TmsÆrS Edéage
"Tète faiblement transve __
pronotum, celui-ci non élargi en avant- ’i ’ILTédenVès et tel qu’il
totalement différent de celui des cspicis i f j42-143).
est décrit ci-dessus dans le tableau des gro ^ globulifer (îcoffr.
Long. 12 à 14 mm.
Catalogue des esdEcks i.»t» du sous-cenre Ocypu*
« rn'i Fauvel, I. c., 420.
O. compressas Marsh., Ent. Brit„ 1892, a • 43g — fulvipes
Muls. et Rey, /. e. f 330. Ganoeb-. ■■ phaeopus
Motsch. - morsitans Rossi. mu
Stei*h. rufipalpis Boisd. cl Lac.
Va... cerdo Eu., Gen. Si>cc. Staph.. IBM»■ 4 ’_p énÈes ; forêt de
Presque toute la France, y coinpus c. 1 . arl f r de Mai-
lel:,« ci 1 .,.r,L, K, xr le littoral du sud-est, |
Lestelas (!). La var. cerdo sur le imu,u.
•«Me. Signalée de Paris, ce qui demande confirmation.
Toute l’Europe. Syrie.
■> ••■■tic 419- —‘ Mvls. <
■ O* falcifer Nohiim., Symb., 1837, 12. - Fa 1 ' * messor Nokdm.
Rey, l. c ., 335. — Ganglb., I. c ., 4.,o.
Sud-est. Atteint k
Sud de l’Europe centrale, Italie,
ntoux et Digne. (’-iucase.
sud de la Russie, ta.iui.as
Source : MNHN, Paris
220
H. COIFFAIT.
3. O. minax Muls. cl Rky, Ann. Soc. Linn. Lyon, 1861, 123. Fauvkl,
/. c„ 419. Mi'i.s. et Rky, I. c., 333. Ganglb., /. c., 435.
Semble répandu dans toute la France mais erratique : Normandie ;
Aube; Forêt de Châtcauroux (!); Lozère; Mont Aigoual ; Ax-les-
Thermcs (Ariège) ; Hautes et Basses-Alpes ; Drôme.
Europe occidentale et méridionale. La sous-espèce en Slovaquie.
4. O. melanarius Hkkr., Fn. Helv., I, 1838-42, 256. — J. MOll., /. c.,
LV, 1923, 143. Méquignon, Bull. Soc. ent. Fr., XXXVIII.
1933, 228. - edentulus Fauv. (ex parte), /. r., 419. globu-
lifer Gangi.b. (ex parte), l. c., 436. morio Mues, et Rky (ex
parte), /. c., 328. similis Payk. globulifer J. Müi.i.., I- c.,
LXIV, 1932. 87. - Steel, Ent. Mont h. Mag., LXXXIV, 1949,
273, fig.
Nord et est de la France. Touraine.
Répandu dans la plus grande partie de l’Europe centrale et occi¬
dentale. Angleterre.
5. O. Winkleri Bp.rnh., Miinch. Kol. Zeitschr., III. 1906, p. 126. —
J. Müli.., I. c., LV, 1923, 144. Méquignon, /. c., 228. — Steel,
/. c., 274, fig. — edentulus Fauvel (ex parle), I . c., 419. —
globulifer Gangi.ii. (ex parle), I. c., 436. - morio Mues, et Rev
( ex parte), I. c., 328.
Presque toute la France. Corse.
Semble répandu dans presque toute l’Europe. Angleterre.
6. O. globulifer Gkofkh. ap. Fourcr., Ent. paris., I, 1785, 164. -
Müi.i.., /. c., LV, 1923, 143. Méquignon, /. c., 228. edentu¬
lus Fauvkl (ex parte), I. c., 419. globulifer Ganglb. (c x
parte), /. c., 436. - morio Mui.s. et Ri;y (ex parle), /. c., 328.
siculus J. Müli.., I. c., LXIV, 1932, 87. enitendus Tott.,
Proc. Roy. ent. Soc. London., 1945, B-14, p. 71 ; Steel, I. c-,
274, fig.
Paraît répandu dans toute la France. Corse.
Toute l’Europe y compris l’Angleterre. Asie mineure.
9. Gcn ORTHIDUS Muls. et Rey.
Orthidus Muls. et Rky., Ann. Soc. Agr. Lyon., VIII, 1875, 339.
Ce genre comprend deux espèces, l’une qui habite les côtes de la
Méditerranée occidentale et celles de l'Atlantique de la Bretagne a»
Maroc, l'autre qui a été décrite de Singapourc. En réalité ce petit genre
est un de ces groupes qu’il est difficile de classer : Fauvkl le fait entrer
dans le genre Cafins Steph., Mulsant et Rky de même que Ganglhaueb
Source : MNHN, Paris
STAPHrUlfVS DE FRANCE et des régions voisines. 221
le classent a» voisinage des Philonthus ce qui est beaucoup plus
logique. Mi'i.sant et Rf.v font d’ailleurs remarquer «ce genre ne
les Philonthnles aux Staplwlinates » ce qui est très juste : c est une
forme de passage entre ces deux grands groupes. S’il est compris dans
ee travail c’est à cause de son mésosternum sans arête transverse et
de sa languette faiblement échancrée au milieu, qui font que je le con¬
sidère comme rentrant dans la sous-tribu des Staphylimni s. st.
!• cribratus En. Gen. Spcc. Stuph., 1839-1840. 431. - Fauv., /. c., 422.
- Muls. et Rev. /. c.. 341. — Gangue. I. c., 43<>.
Noir brillant, l’avant-corps absolument imponctué en dehors des
Pores sensoriels, mais couvert d’une microréticulation bien apparente.
Entres densément couverts de gros points. Capsule présentant à la
^se une longue protubérance fortement chitinisée et bien détacnee,
a laquelle est accolé le paramère. Celui-ci porte de nombreux tuber -
■os noirs sur sa face interne dans la région apicale. 2 grandes pie -
copulalrices peu chitinisées (fig. 145-147). Long. 9-11.
— Protubérance basale de la capsule aussi longue que le paramère
1 . cribratus s. st.
- Protubérance litisulc de la capsule nettement moins longue que
le paramère... subsp. athnticm nu.
Espèce haiophile. La forme typique sur le littoral
foutes i,.« ........ J .iffitli'ii lles du sud de la Dalmatie
Toutes les côtes méditerranéennes occidentales du sud de
® Tunisie, y compris les Iles.
La subsp. atlanticus sur les côtes atlantiques de la Bretagne au
yrénées et probablement en Espagne.
CONCLUSIONS PALÉOBIOGÉOGRAPHIQUES.
Les insectes de la sous-tribu des Staphylinini s. st.
France et les régions voisines, notamment la région méditerranéenne.
a Pparaissent issus de 3 souches différentes :
1 > Une souche paléantarctique qui. passant probablemen par t
région sud américaine occidentafe (Chili) a atteint la région -J “
ncainc (Mexique). Une seule espèce de cette souche a colonisé toute
la région liolarctique. y compris les lies atlantiques, le Japon., ci.
atteinl | es lies Hawaï. il s'agit de Crmphihlt mmOom. O"»"""
h?. 1 «eiuple d'une lignée paléantarctique. dont une seule espèce y
•Atteint l’hémisphère nord, a aujourd’hui une aire de répartition ex
•Renient vaste.
. . vasie. ,
. - 1 Une souche qondwanienne orientale qui a dû habiter a *
«.régions du continent gondwanicn qui aujourd'hui const, lient la
g*on indo-malaise. Cette souche a donné des Genres dépourvus ®P‘
•hères prothoraciques, à édéage non ou faiblement dissymétrique Uors-
( f u '1 y a dissymétrie le paramère est déplacé vers la c roi e
(lors-
ct à sac
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
interne garni au fond de 3 pièces copulalrices triangulaires peu iné¬
gales.
Ces espèces gondwuniennes orientales ont dû atteindre PEgéide
méridionale et s’y développer très probablement au Mon tien pour
ensuite coloniser les régions qu’elles habitent actuellement, lorsque
cessa l'insularité de PEgéide méridionale.
Les genres issus de celle souche sont : A bernas, Emus, PlalgdrO-
eus, Trichodermn, Parnbemus et peut-être Orlhidus. Tous sont demeu¬
rés il tendance thermophile.
3" ) Une souche angarienne qui partie du Gondwana a dû atteindre
dès le secondaire l’asile de l’Angara et y poursuivre son évolution. Les
genres issus de cette souche sont dépourvus d’épinières prothoraciques.
Ils ont un édéage en général très évolué et dissymétrique (avec le para-
mère tordu à gauche). Le fond du sac interne présente 2 ou 3 pièces
copulalrices souvent elles-mêmes très évoluées, transformées en bâton¬
nets. Au début du tertiaire, pendant la période géocralique du Montien,
un rameau de celte souche a dû coloniser la Mésogéide en passant par
le nord du vaste bassin épiconlinental aralo-caspien. Ce rameau a donné
quelques espèces qui onl peuplé toute la région holarcliquc. L’édéage
et les pièces copulalrices. sont peu évolués. Le genre Slaphglinus est le
seul genre de ce rameau. A la même époque un autre rameau de la
même souche a dû atteindre PEgéide méridionale. L’histoire de ce ra¬
meau se confond alors avec celle des genres de la lignée gondwanienne
orientale ayant atteint la même région vers la même époque (Montien).
Ce rameau angarien installé sur PEgéide méridionale a donné les
formes qui présentent l’évolution la plus poussée de l’édéage et des
pièces copulatrices. Les assez nombreuses espèces de ce rameau sont
groupées dans les genres Protognerius, Allnnlogoerius et Ocgpus. Le
premier qui ne comprend que l'espèce braclujpterus Brullé, à édéage
très primitif, est une relictc reléguée sur Pile de TénérilTe. Les Allnn¬
logoerius forment un groupe homogène également spécial aux Canaries
et dont l’édéage moins primitif que celui du Prologoerius, n’a pu®
cependant subi l’évolution qui caractérise les Ocgpus. Chez ceux-ci
on peut distinguer diverses lignées. Les Goerius semblent affectionner
plus particulièrement les zones froides. Ils ont dû peupler les mon¬
tagnes du plissement alpin dès le l’ontien en y donnant de nombreuses
espèces endémiques, tandis que les Pyrénées, isolées à cette époque,
n’ont été atteintes que plus tard et seulement par des espèces expan¬
sives qui n’ont donné aucun endémique pyrénéen. Les autres sous-
genres : Pseudocgpus, Tusgius, Ocgpus s. st. semblent avoir recherché
plutôt les zones chaudes dont le climat se rapproche certainement plus
de celui que connut PEgéide méridionale.
Il apparait par ailleurs que les groupes qui se sont dispersés les
premiers sont ceux qui ont l’édéage le plus primitif alors que les grou¬
pes les plus récents sont ceux qui ont I’édéage le plus évolué, cette évo¬
lution donnant toujours des organes très dissymétriques, à partie api¬
cale externe extrêmement développée et tordue corrélativement à une
Source : MNHN, Paris
STAPHYUNUS DE FRANCE ET DES RÉGIONS VOISINES.
réduction du sac interne. Le groupe qui paraît le plus récent est celui
des Pseudoci/pus dont plusieurs espèces sont représentées par de nom¬
breuses races géographiques. Il semble que les Pseudocypus, notam¬
ment le complexe picipennis, soient encore en pleine crise évolutive.
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•• Claire Deville. — Catalogue raisonné «les Coléoptères <
L’Abeille, 1935, 1938, p. 105-107. „ Thp
■ — The British species of Staphylinus subgenus Ocypus St i
Ent. Mont h. May.. LXXXIV, 1949. p. 271-275.
Source : MNHN, Paris
H. COIFFAIT.
LISTE DES FORMES NOUVELLES DÉCRITES.
Genre Atlantogoerius nov. p. 185.
Genre Protogoerius nov. p. 184.
Ocijpus ( Pseudocijpus) cupreus Rossi.
subsp. rnfocnpreiis nov. p.
Ocypus (Pseudocijpus) picipennis
subsp. nsluricus nov. p. 211.
subsp. cerdanicus nov. p. 211.
subsp. palliais nov. p. 211).
subsp. libaniens nov. p. 211.
subsp. maritimus nov. p. 210.
var. rufonslurictis nov. p. 211.
var. rufocerdanicus nov. p. 211.
var. rufogallicus nov. p. 211.
Orthidus cribratus Er. subsp. allanticus nov. p. 221.
Trichoderma flavocephalus Gœ/.e subsp. adonis nov. p. 104.
Laboratoire de Zoologie de la Faculté îles Sciences île Toulouse
el Laboratoire souterrain du C.N.R.S.
Achevé d’imprimer le 20 décembre 1950.
Le Directeur-
Imprimerie Maurice Dhci.imk, Lons-le-Saunier 1.009-56-410.
Décembre 1950 «Dépôt légal 4" trimestre 1950. N" 4.017».
Source : MNHN, Paris
STAPHYLINUS DE FRANCE
ET DES RÉGIONS VOISINES
Fig. I. Schéma de l'édéagc d’un Goerius du groupe o/ens avec le sac interne
évaginé.
Fig. 2. Schéma du sommet de l'édéage du même avec le sac interne invaginé.
Ca A : caroncule apicale (impaire). Ca B : caroncule basale (paire). Ca I :
caroncule intermédiaire (paire). Ca T : caroncule tergale (paire). Ch : capsule
basale. Ce : canal éjaculateur. Go : gonopore. Ls : lame sternale du pénis. Mb :
membrane de la chambre copulatrice. Me : muscles provoquant l'évagination du
sac interne. Mr : muscles provoquant l'invagination du sac interne. P : tube
chitineux du pénis. Pu : paramère. Pc S : pièce copulatrice sternale (paire). Sp '
spiculés. Te : tube copulateur,
Fig. 3. Pronotum vu par la face sternale de Ontholestes murinus. Ep : épimères
prothoraciques.
Fig. 4. Pronotum vu par la face sternale de Ocypus olens espèce dépourvue
d’épimères prothoraciques.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. I
L Seul,».
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Fig. 5-6. Édéagc de Creophilus maxillosus L., d’Orédon (H.-Pyrénées) x 20.
Fig. 7. Sac interne évaginé du même x 20.
Fig. 8-9. Édéagc de Abemus chloropterus Panz., de Zagreb (Croatie) 80.
Fig. 10. Pièces copulatrices du même x 160.
Fig. 11. Édéage de Abemus (Ontholestes) murinus L., de Aussuruc
(B.-Pyrénées), x 80.
Source : MNHN,
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. 11
Source : MNHN, Paris
Fig. 12. Édéage de Ahemus (Ontholestea) murinus L., de Aussuruc
(B.-Pyrénées), sac interne évaginé x 80.
Fig. 13. Édéage de Abemus (Ontholestea) tessellatus Fourc., de l'Arbizon
(H.-Pyrénées) sac interne évaginé x 50.
Fig. 14 et 15. Édéage de Emus hirtus L., du Montvalier (Ariège) x 20.
Fig. 16. Sac interne évaginé du même x 20.
Fig. 17. Pièces copulatrices du même x 40.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. III
A - •Wy Sculp, H. Coiffai! dcl-
STAPHYLINUS DE FRANCE
Édéages de Platydracus x 40.
Fig. 18-19. P. rufipes Scop., de Gattières (Alpes-Mar.).
Fig. 20-21. P. meridionalis Rosh., de St André de Buèges (Hérault).
Fig. 22. P. stercorarius Ol., de Moutiers au Perche (Orne).
Source : MNHN, Paris
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Kdêagcs de Platydracua x 30.
Fig. 23. P. atercorarius Ol., de Moutiers au Perche (Orne).
Fig. 23 bls . Sac interne évaginé du meme.
Fig. 24-25. P. flavopunctatus Latr., de Tende (Alpes-Mar.).
Fig. 26-27. P. chalcocephalus F., de Diou (Allier).
Fig. 26-29. P. latebricola Grav., de Moutiers au Perche (Orne).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES du muséum.
Série A. Tome VIII
'■ R *'T Sculpi.
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéages de Platydracus.
Fig. 30-31. Édéage de Trichoderma flavocephalus Goezc, de Toulouse x 40.
Fig. 32. Paramère face interne du même x 80.
Fig. 33. Pièces copulatriccs du même x 160.
Fig. 34. Paramère face interne de T. flavocephalus subsp. adonis nv., de
Jérusalem x 80.
Fig. 35-36. Édéage de T. pubescens de Géer, de Ingolstat (Allemagne) x 80.
Source : MNHN, Paris
MÉ M0IRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
' Rar T Sel,,,.
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édcages de Parahemus.
Fig. 37-38. Édéage de Parahemus fossor Scop., du Jura x 40.
Fig. 39. Pièces copulatrices du même x 160.
Édéages de Staphylinus x 40.
Fig. 40-41. S. erythroplerus L., de Fraisans (Jura).
Fig. 42. S. caesareus Ced., du Puerto san Glovio, Prov. de Santander (Espagne).
PI. VII
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
'■ Sculp,.
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéages de Staphyllnus.
Fig. 43. S. caesareus Ced., du Puerto sait Glovio, Prov. de Santander (Espagne).
Fig. 44. Pièces copulatrices du même x 160.
Fig. 45-46. S. parumtomentosus Stein, de Lescun (B.-Pyrénées).
Fig. 47-48. Édéage de Protogoerius brachyptenis Brull., de Ténériffe x 20.
Fig. 49. Sac interne du même évaginé et pièce copulatrice tergale vue de
dessus x 20.
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. VIII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Ëdéages de Atlantogoerius n. g.
Fig. 50-51. A. sylvaticus Woll., de la Goméra x 40.
Fig. 52. A. Mateui Coiff. de la Goméra x 40.
Fig. 53-54. A. caruiriensis Germ., de Gran Canaria x 40.
Fig. 55-56. A. umbricola Woll., de Ténérife x 40.
Fig. 57-58. Pièces copulatrices du même vues par la face slernale et vues de
profil x 120.
Édéages de Ocypus (subg. Goerius).
Fig. 59-60. G. syriacus Baudi, de El Laboué (Liban) x 30.
Fig. 61. Sac interne évaginé du même.
Fig. 62. G. Gridellii J. Mfill-, de Beyrouth (Liban) x 20.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. IX
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéage de Goerius.
Fig. 63. G. Gridellii J. Müll. de Beyrouth (Liban) sac interne évaginé X 20.
Édéages de Ocypus (subg. Goerius) x 40.
Fig. 64-65. G. similis F., de la Forêt de Téthieu (Landes).
Fig. 66. Sac interne évaginé du même.
Fig. 67. G. olens Müll., de Alméria (Espagne).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. X
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéage de Goerius.
Fig. 68. G. olens Müll., de Alméria (Espagne).
Ëdéages de Ocypus (subg. G oerius) x 40.
Fig. 69-70. G. pedemontanussubsp.pyrenaeus J. Müll., du Montvalier (Ariège).
Fig. 71. Sac interne évaginé du même.
Fig. 72. G. Solarli J. Müll., de Peïra Cava (Alpes-Mar.).
Source : MNHN, Paris
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéages de Ocypua (subg. Goerius) x 40.
Fig. 73. G. Solarii J. Müll., de Peïra Cava (Alpes-Mar.).
Fig. 74-75. G. italiens Arag., de Ligurie.
Fig. 76-77. G. affinis Woll., de Palma (Canaries).
Fig. 78. G. tenebricosus Grav., de Plitvitce (Croatie).
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII W- XII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN. Paris
Édcages de Ocypus (subg. Goerius) x 40.
Fig. 79. G. tenebricosus Grav., de Plitvitce (Croatie).
Fig. 80-81. G. macrocephalus Grav., de Trancin (Slovaquie).
Fig. 82-83. G. brunnipes F. de Strasbourg.
^MOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome Vlll
PI. XIII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéages de Goerius.
Fig. 84. G. brunnipes F. Pièces copulatrices x 160.
Fig. 85-86. G. Chevrolati Baudi, de Modanc.
Fig. 87. Pièces copulatrices du meme x 160.
Fig. 88-89. G. brevipennis Heer., de Vais, Grisons (Suisse).
Édcages de Ocypus (subg. Goerius) ophtalmicus Scop.
Fig. 90. G. ophtalmicus f. typ., de Chàteauroux (Indre).
MÉMOIRES
DU MUSÉUM. Série A. Tome VIII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Édéages de Goerius.
Fig. 91. G. ophtalmicus f. typ. de Châtcauroux (Indre).
Fig. 92. Pièces copulatrices du même x 160.
Fig. 93-94. G. ophtalmicus subsp. atrocyaneus Fairm., de la Sierra de
Guadarrama (Espagne).
Édéages de Ocypus (subg. Pseudocypus) x 40.
Fig. 95-96. P. aethiops Waltl de Caudéran (Gironde).
Source : MNHN,
MÉMOIRES
DU MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. XV
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHM, Paris
Kdéagcs de Ocypus (subg. Pseudocypua) y 40.
Fig. 97-98. P. mus Brullé, de Antélias (Liban).
Fig. 99-100. P. obscuroaencus subsp. Schatzmayri J. Miill., des environs de
Bordeaux.
Fig. 101-102. P. cupreus Rossi, de Plougasnou (Finistère).
Source : MNHM, Paris
mémoires
DU MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. XVI
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéages de Pseudocypus x 40.
Fig. 103-104. P. cupreus subsp. fulvicupreus nv., de Chypre.
Fig. 105-106. P. fuscatus Grav. du Mt. Mézenc (Hte-Loire).
Édéages de Ocypus (Pseudocypus) picipennis F.
Fig. 107-108. P. picipennis s. st. de Briançon (Htes-Alpes).
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. XVII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéages de Ocypus (Pseudocypus) picipennis F. x 40.
Fig. 108 A et 108 B. P. picipennis subsp. maritimus nov,, de l’Autbion
(Alpes-Maritimes).
Fig. 109-110. subsp. gallicus nov., de Dourbes (B.-Alpes).
Fig. 111-112. subsp. cerdanicus nov., sac interne évaginé, de Montlouis (Pyr.-Or.)-
Fig. 113-114. subsp. asturicus nov., des Picos de Europa, Prov. de Santander
(Espagne).
MÉMOIRES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. XVIII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéage de Pseudocypus picipennis.
Fig. 115-116. subsp. libanicus nov., de Dahr-el-Baïdar (Liban).
Édéages de Ocypus (snbg. Pseudocypus) x 40.
Fig. 117-118. P. orientalis Bernh., de Dahr-el-Aïn (Liban).
Fig. 119-120. P. fulvipennis Er. du Canigou (Pyr.-Or.).
F'ig. 121. Pièces copulatrices du même x 160.
Fig. 122. P. aeneocephalus de Géer, de Lescun (B.-Pyrènées).
^MOIRES du muséum.
Série A. Tome VIII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Édéages de Ocypus (subg. Pseudocypus ) x 30.
Fig. 123-124. P. fortunatarum Woll., sac interne évaginé, de la Sierra de Las
Nièves, Prov. de Malaga (Espagne).
Fig. 125-126. P. subaenescens Woll., de Ténériffe (Canaries).
Édéages de Ocypus (subg. Tasgius) x 40.
Fig. 127-128. T. pedator Grav. de Loze (Tarn-et-Garonne).
Fig. 129. T. ater Grav. de Coulans (Sarthe).
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU MUSÉUM. Série A. Tome VIII
STAPHYLINUS DE FRANCE
Édéage de Tasgius.
Fig. 130. T. ater Grav. de Coulans (Sarthe).
Édéages de Ocypus (s. st.).
Fig. 131-132. O. compressus Marsh, de Ste Feyre (Creuse) x 40.
Fig. 133. Pièces copulatrices du même x 120.
Fig. 134-135. O; falcifer Nordm. de St-Cassien-des-Bois (Alpes-Mar.) x 60.
Édëages de Ocypus (s. st.) x 30.
Fig. 136-137. O. minax Muls. et Rey, sac interne partiellement évaginé, àt
Châteauroux.
Fig. 138-139. O. melanarius Heer, sac interne partiellement évaginé, de La-
Fresnaye-sur-Chédouet (Sarthe).
Source : MNHN, Paris
MÉ M01RES du MUSÉUM. Série A. Tome VIII
PI. XXI
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris
Édéages de Ocypus.
Fig. 140-141. O. Winkleri Bernh., sac interne entièrement évaginé, de Nice.
Fig. 142-143. Édéage de Ocypus (s. st.) globulifer Geoffr. de Caudéran (Gironde),
x 30.
Fig. 144. Sac interne ouvert et opercule du même x 60.
Fig. 145 à 147. Édéage de Orthidus cribratus subsp. atlaniicus nv. d'Arcachon
X 30.
Fig. 147. Pièces copulatrices du même x 120.
Source : MMHM, Paris
STAPHYLINUS DE FRANCE
Source : MNHN, Paris