Source : MNHN, Paris
1
LiU
Source : MNHN, Paris
Source : MNHM, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES
DU
MUSEUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série; A [Zoologie^ )
TOME IX. 0 |
FASCICULE UNIQUE.
René JEANNEL.
.LES PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE
PARIS
EDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V°)
i ! 1955 f
s) L.-A
Soinu MNHN. Paria
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
I)U
MUSÉUM NATIONAL
D'HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie.
TOME IX.
Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1955
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule unique
R. Jeannel. Les Psélaphides de l’Afrique Australe
Pages
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie. Tome IX, fascicule unique — Pages 1 à 196.
LES PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE
par le D r René Jeannel.
AUSTRALE
SOMMAIRE.
Introduction . 4
Classification nouvelle des Pselaphidae . 5
Tableau des sous-familles (p. 5). — Tableau des tribus (p. 7).
Le peuplement de l’Afrique australe par les Psélaphides. 11
Les lacunes (p. 11). — Les lignées de la faune sudafricaine (p. 12). :
Faronilae (p. 12) ; Euplectilae (p. 12) ; Dalrisilae (p. 13), Bryaxilae
(p. 13) ; Pselaphilae (p. 14) ; Clavigeritae (p. 14).
Le continent africano-malgache. 15
Les endémiques sudafricains (p. 16). — Endémiques ailés (p. 17) ;
Endémiques aptères (p. 18).
I. Subfam. Faronitae Jeannel.
Trib. Faronini Raffr. . 20
1. Gen. Faronidius Cas. (p. 20).
II. Subfam. Euplectitae, nov.
Trib. Euplectini Raffr. 23
2. Gen. C.haetorrhopulm Raffr. (p. 23). — 3. Gen. Omolimus Raffr.
(p. 25). — 1. Gen. Prodalma Raffr. (p. 27). — 5. Gen. Trimiodijles
Raffr. (p. 28). — 6. Gen. Iiaplopleclus Jeann. (p. 31). — 7. Gen. Àuo-
plcctus Raffr. (p. 33). — 8. Gen. Xenopyya Raffr. (p. 34). — 9. Gen.
Bibloplectinus Jeann. (p. 35). — 10. Gen. Methorius Raffr. (p. 37).
— 11. Gen. Asymopleclus Rafl'r. (p. 38). — 12. Gen Gabala Raffr.
(p. 49). — 13. Gen. Dissemoplectim Jeann. (p. 52). — 14. Gen. Afro-
pleclus Jeann. (p. 54).
Trib. Trogastrini Jeann. . (il
15. Gen. Dalmina Raffr. (p. 63). — 16. Gen. Macroraffrayia, nov.
(p. 69). — 17. Gen. Raffrciyia Reitt. (p. 70) ; subgen. Rafrrayola. nov.
(p. 70). — 18. Gen. Raffnwidius, nov. (p. 88). — 19. Gen. Typhlo-
raffrayia. nov. (p. 89). — 20. Gen. Neoraffrayia, nov. (p. 90). — 21.
Gen. Raffrayites. nov. (p. 99).
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. IX. 1
Source : MNHN, Paris
R. JEANNE!..
III. Subfam. Batrisitae, nov.
Trib. Batrisini Raffr.
22. Gen. Oropygia RafTr. (p. 101). — 23. Gen. Trabisus Rafl'r. (p. 103);
subgen. Trabisïdiits Jeann. (p.103); subgen . Probalrisus RafTr.(p. 105).
— 24. Gen. Trabisolus Jeann. (p. 107). — 25. Gen. Alheroptenis RafTr.
(p. 108). — 26. Gen. Baloxyla RafTr. (p. 109). — 27. Gen. Leleupia Jeann.
(p.110). — 28. Gen. Cliarlhrus RafTr. (p. 111). — 29. Gen. Hemicliarlhrus
Jeann. (p. 112). — 30. Gen. Syrbatus Reitt. (p. 114). — 31. Gen. Arlhro-
melus Jeann. (p. 114).
IV. Subfam. Bryaxitae, nov.
Trib. Goniacerini Raffr.
32. Gen. Ogmocerns Raffr. (p. 116). —j 33. Gen. Ogmocerodes Jeann.
(p. 117).
Trib. Bryaxini RafTr.
34. Gen. Bryaxis Leach (p. 118). — 35. Gen. Trissemus Jeann. (p. 118) ;
subgen. Côrynecerus Jeann. (p. 127). — 36. Gen. Reichenbachia Leach
(p. 128) ; subgen. Reichenbacnella Jeann. (p. 129). —37. Gen. Bryaxo-
noma Raffr. (p. 134).
V. Subfam. Pselaphitae, sensu novo.
Trib. Pselaphini Raffr.
38. Gen. Pselaphaulax Reitt. (p. 136). — 39. Gen. Pselaphidius Jeann.
(p. 138). — 40. Gen. Pselaphoxys RalTr. (p. 139). — 41. Gen. Pselaphi-
cnnus Raffr. (p. 140).
Trib. Odontalgini Jeann.;.
42. Gen. Odontalgus Raffr. (p.141). — 43. Gen. Algodonlus, nov. (p. 141).
Trib. Ctenistini Raffr.
44. Gen. Ctenisles Reich, (p. 145). — 45. Gen. Ctenislominms RafTr.
(p. 148). — 46. Gen. Epicaris Reitt. (p. 150). — 47. Gen. Bnoploslomus
Schaum (p. 150). - 48. Gen. Desimia Reitt. (p. 151). — 49. Gen. Laphi-
dioderus Raffr. (p. 154).
Trib. Tmesiphorini Jeann.
50. Gen. Tmesiphorus Lee. (p. 156). — 51. Gen. 7 mesiphuriles- Jeann.
(p. 157). — 52. Gen. Gaslerolropis RafTr. (p. 158). — 53. Gen. Pselapho-
cerus RafTr. (p. 160). —54. Gen. Pselaphoccrodes nov. (p. 165).
Trib. Tyrini Raffr.
55. Gen. Ccnlrophlhalmus Schin.-Gueb. (p. 167). — 56. Gen. Camaldus
Fairm. (p. 169). — 57. Gen. Cenlrophthahnosis RafTr. (p. 170). — 58.
Gen. Marellus Motsch. (p. 172). — 59. Gen. Pseudolychus RafTr.
(p. 176).
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
YI. Subfam. Clavigeritae Redt.
Trib. Fustigerini Jeann. 179
60. Gen. Pararticerus, nov. (p. 179). — 61. Gen. Fusligerodes Reitt.
(p. 180). et subg. Novoclaviger Wasm. (p. 181). — 62. Gen. Commato-
cerodes Pér. (p. 186). — 63. Gen. Ischgroceios Reiehensp. (p. 187).
— 64. Gen. Fustigeropsis Raffr. (p. 189).
Trib. Radamini Jeann. 191
65. Gen. Radamira Reiehensp. (p. 191). —66. Gen. Radamides Wasm.
(p. 192).
Trib. Thysdariini Jeann. 193
67. Gen. Braunsiella Ralfr. (p. 193). — 68. Gen. Arnoldiella Brauns
(p. 194).
INTRODUCTION.
Ce mémoire sur les Psélaphides de l’Afrique australe fait suite à
ceux que j’ai déjà publiés sur les Psélaphides de l’Afrique orientale,
du Congo Belge, de Madagascar. Et il s’ajoute aussi à d’autres travaux
concernant les Psélaphides de la France, de l’Afrique occidentale,
de la région Indo-Malaise.
En m’attaquant ici à la faune sudafricaine, je me suis surtout
proposé d’y chercher des termes de comparaison avec la faune de
Madagascar. L’étude de celle-ci (1954, Mém. Inst. sc. Mndag., sér. E,
IV, p. 139-344) m’avait montré que la grande majorité des lignées des
Psélaphides malgaches sont d’origine africaine et datent de la
fin du Secondaire, époque où Madagascar était unie à l’Afrique aus¬
trale, mais séparée de l’Afrique orientale par un golfe profond de la
Tethvs, longeant la côte d’Afrique jusque dans le Canal du Mozam¬
bique.
Ainsi j’avais pu expliquer les lacunes considérables relevées dans
la faune de Madagascar, par le fait que seules les lignées africaines
ayant occupé l’Afrique australe à la fin du Crétacé ont pu passer dans
la Grande-Ile avant sa séparation définitive du continent. Et cette
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
étude des Psélaphides malgaches in’a aussi montré que si quelques
rares Carabiques ont pu atteindre Madagascar par voie passive pen¬
dant le Tertiaire, bien peu nombreux aussi sont les Psélaphides pour
lesquels on peut supposer ce mode de dispersion. Car sur les quelque
160 espèces connues de Madagascar, il n’y en a que deux (.Reichen-
bachia punctiilata Raffr. et Batristellus tibialis Jeann.) ayant proba¬
blement été importées.
Ce sont donc ces lignées africano-malgaches anciennes que j’ai
cherché à mettre en évidence dans cette étude des Psélaphides sudafri-
cains. Pour mener à bien ce travail, je n’ai malheureusement pas dis¬
posé de matériaux comparables à ceux que N. Leleup m’a procurés
sur la faune du Congo Belge, ni même à ceux qui ont servi de base
à ma révision des Psélaphides de l’Afrique orientale (1949, Mêm. Mus.,
XXIX, p. 1-223). J’ai eu toutefois en mains la collection d’A. Raffray,
qui a été Consul de France à Capetown et a décrit l’immense majorité
des espèces du Capland, découvertes par L. Péringuey, le Rev. O’Neil,
le D r H. Brauns et lui-même. A cette précieuse collection Raffray,
conservée au Muséum national d’Histoire naturelle, se sont ajoutés
des matériaux nouveaux qui m’ont été communiqués par le British
Muséum et le Transvaal Muséum, de Pretoria. Je remercie très cor¬
dialement mes collègues, M. E. B. Britton, du British Muséum, et le
D r C. Koch, du Transvaal Muséum, de l’obligeance avec laquelle ils
ont répondu à mes demandes.
Enfin je dois aussi exprimer mes remerciements à M. Alexandre
de Peez qui m’a généreusement remis les Psélaphides recueillis par
lui dans l’Afrique du Sud.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
CLASSIFICATION NOUVELLE DES PSÉLAPHIDES.
Avant de procéder à cette révision des Psélaphides de l’Afrique
australe, je veux profiter de l’occasion qui m’est offerte pour présenter
une nouvelle classification générale de la famille.
Dès mes premiers travaux, j’avais constaté que Raffray avait
commis d’assez graves erreurs au sujet de la morphologie des Pséla¬
phides. Il s’est mépris particulièrement sur la structure des palpes et
sur celle de l’abdomen. Malgré cela, Raffray avait construit une clas¬
sification générale de la famille paraissant naturelle dans son ensemble.
A mon tour, appliquant les principes qui doivent guider toute
recherche en systématique, je me suis efforcé de dégager, à travers
l’extraordinaire diversité des caractères néogénétiques, les véritables
caractères de filiation, paléogénétiques, devant servir de base à une
classification rationnelle des innombrables genres de la famille. J’ai
été guidé tout d’abord par l’état d’évolution des segments abdominaux.
Et l’étude que j’en ai faite m’a conduit à modifier la classification de
Raffray, en particulier en ce qui concerne la place à attribuer aux
Batrisini.
Mais aussi mes recherches, poursuivies depuis cinq années, m’ont
permis peu à peu de mieux connaître et d’interpréter la structure des
organes copulateurs mâles, qui sont d’une diversité et d’une complexité
certainement inégalées dans tous les autres groupes de Coléoptères.
Ces recherches aboutissent à me prouver que c’est en réalité sur les
caractères de ces organes copulateurs qu’il faut faire reposer la classi¬
fication des lignées majeures des Psélaphides. Et il est assez piquant
de constater que cette classification des Psélaphides d’après leurs
organes copulateurs mâles, va faire revenir sur bien des points à la
classification ancienne de Raffray, qui les a délibérément ignorés.
Lorsqu’on veut faire usage des tableaux de classification générale
des tribus, donnés par Raffray (1903, Ann. Fr., LXXII, p. 489) on
se heurte à des caractères mal définis ou insaisissables, comme ceux
attribués à la forme des hanches postérieures. Il semble que l’auteur
ait « senti » la réalité de ses tribus par la seule intuition, sans avoir su
les définir. Les caractères qui lui ont manqués sont apportés aujour¬
d’hui par la structure des organes copulateurs mâles.
La classification suivante répartira les tribus des Pselaphidne dans
six sous-familles.
Tableau des sous-familles.
A. Brachyscélides, c’est-à-dire avec tous les trochanters courts, les
fémurs étant insérés obliquement sur les trochanters et venant
par leur extrémité proximale en contact avec la hanche,
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEI..
1. Tarses à deux premiers articles très courts (l’un d’eux pouvant
manquer), le troisième long (1). Hanches postérieures conti¬
guës ; premier sternite abdominal entier et libre. Edéage sans
capsule basale, la pièce basale solide et donnant insertion à une
musculature externe . 1. Subfam. Faronitae Jeann.
— Tarses à premier article court, les deux suivants longs. Edéage
à capsule basale creuse, avec musculature interne. 2.
2. Hanches postérieures contiguës ; premier sternite abdominal
entier et libre. Edéage asymétrique sans styles apparents, mais
avec des apophyses distales formées par la transformation de
pièces du tegmen (2) . II. Subfam. Euplectitae. nov.
— Hanches postérieures plus ou moins distantes ; premier sternite
abdominal en involution. 3.
3. Edéage asymétrique, sans styles apparents, souvent très atro¬
phié dans son ensemble ou avec les apophyses distales formées
par la transformation de pièces du tegmen, comme chez les
Euplectitae . III. Subfam. Batrisitae, nov.
— Edéage symétrique ou presque, avec une paire de styles le plus
souvent sétifères, les styles émanant toujours de la partie distale
de la capsule basale (3).IV. Subfam. Biyaxitae. nov.
B. Macroscélides, c’est-à-dire avec les trochanters intermédiaires
longs, claviformes, les fémurs insérés bout à bout, leur extré¬
mité proximale ainsi très écartée de la hanche. Cette conforma¬
tion n’est pas toujours aussi constante aux pattes antérieures et
postérieures.
1. Tarses à premier article court, les deux autres longs. Premier
sternite abdominal involué, les hanches postérieures distantes.
Edéage symétrique ou presque, avec une paire de styles souvent
sétifères, les styles longs et grêles, insérés au rebord distal de
l’orifice basal de la capsule. V. Subfam. Pselaphitae. s nov.
— Tarses à deux premiers articles très petits, le troisième long.
Premier sternite abdominal entier et libre, les hanches posté¬
rieures écartées. Edéage symétrique, avec une pièce distale arti¬
culée sur la capsule basale, pièce formée par la coalescence de
deux styles. VI. Subfam. Clavigeritae Redt.
Comme on le voit, la systématique proposée est assez différente de
celle que j’avais instituée auparavant (1949, Mèm. Mus., XXIX, p. 40),
car elle repose en grande partie sur les caractères fournis par les
édéages.
(1) Sauf chez Octomicrini dont le deuxième article tarsal est long. Mais la
structure des édéages assigne leur place parmi les Faronitae.
(2) Il y a des exceptions, ne serait-ce que celle des Plectophloeus Reitt. paléarc-
tiques, dont l’édéage symétrique porte une paire de styles.
(3) I.es Tychini primitifs, tels que les Cylindractus nord-américains ont des
édéages de ce type ; mais les Tychus et Tychomorphus ont perdu la symétrie de
leurs styles. La position de la tribu sera précisée dans un prochain mémoire en
préparation sur les Psélaphides de l’Afrique du Nord.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
Ainsi les Euplectitae, qui se relient aux Faronitae par la structure
de leur abdomen et la contiguïté des hanches postérieures se trouve¬
ront de nouveau placés auprès des Batrisitae, comme le voulait
Raffray, et cela en raison de la structure de leurs édéages, sans paires
de styles libres dans les deux groupes.
D’autre part, la grande similitude des édéages chez mes deux sec¬
tions anciennes des Bgthinomorphi et des Bryaximorphi, me conduit
à réunir ces deux groupements dans une sous-famille Bryaxitae, en y
joignant une partie de mes Euplectomorphi.
Si les Pselaphitae sont dorénavant restreints aux seules tribus
macroscélides, ils se trouveront aussi très bien caractérisés par la
structure très constante des édéages, toujours symétriques et munis
d’une paire de styles grêles, insérés sur le collier de l’orifice basal de la
capsule.
Enfin la position nouvelle assignée aux Clauigeritae souligne les
analogies que ces myrmécophiles présentent plus directement avec les
Pselaphitae, pris dans l’acception nouvelle qui leur est donnée, qu’avec
les autres grandes subdivisions de la famille (Jeannel, 1954, Mém.
Inst. sc. Madag., sér. E, IV, p. 288).
La répartition des tribus dans les six sous-familles qui viennent
d’être définies sera donc la suivante, modifiant sensiblement le tableau
que j’en avais donné (1949, l. c., p. 40).
Celles marquées d’un astérisque sont représentées dans l’Afrique
australe.
Tableau des tribus.
I. Subfam. Faronitae Jeannel.
1. Tarses de trois articles . 2.
— Tarses de deux articles, le premier très court ; un seul ongle. 3.
2. Les deux premiers articles des tarses très courts, le troisième
long ; deux ongles égaux.(p. 20), 1. Trib. Fcrronini Raffr *
— Le premier article des tarses court, les deux autres longs ; un
seul ongle. 2. Trib. Octomicrini Jeann.
3. Segment génital mâle présent, non atrophié. Palpes maxillai¬
res rétractiles, la massette et l’intermédiaire souvent munis de
couronnes sensorielles, mais non pénicillés .
. 3 bis. Trib. Mayetini Scheerp.
— Segment génital mâle totalement atrophié. 4.
4. Palpes maxillaires de structure normale. . 3. Trib. Dimeiini Raffr.
— Palpes maxillaires rétractiles, se repliant dans une fosse pal-
paire, la massette variable. 4. Trib. Pyxidicenni Raffr.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEI..
II. Subfam. Euplectitae, nov.
1. Mentum fortement transverse, cachant entièrement les pièces
buccales. Tarses avec un seul ongle et une soie paronguéalc
(Amérique du Sud) (1) . [Trib. Jubini Raffr.].
— Mentum normal, sans expansions latérales. 2.
2. Tarses avec un seul ongle, sans soie paronguéale .
. (p. 23). 5. Trib. Euplectini Raffr.*
— Tarses avec un ongle et une forte épine paronguéale.
. (p. 61). 6. Trib. Trogastrini Jeann.*
III. Subfam. Batrisitae, nov.
1. Antennes géniculées ; lobe frontal très long (2).
. [Trib. Metopiasini Raffr.].
— Antennes normales, non géniculées . 2.
2. Soie paronguéale épaisse. Edéage à pièces distales complexes,
les styles fusionnés ou absents. . (p. 101). 8. Trib. Batrisini Raffr.'
— Soie paronguéale très fine. Edéage avec une seule pièce dis¬
tale rectiligne, longue et sétifère, tantôt à gauche, tantôt à
droite. 9. Trib. Amcruropsini Jeann.
IV. Subfam. Bryaxitae, nov.
1. Premier sternite abdominal plus ou moins soudé au deuxiè¬
me, mais entier (Sect. des Bythinomorphi) . 2.
— Premier sternite abdominal résorbé dans le bord antérieur
du deuxième (Sect. des Bryaximorphi) . 7.
Sect. des Bythinomorphi.
2. Tarses avec un seul ongle et une soie paronguéale. 3.
— Tarses avec un seul ongle, sans soie paronguéale. 6.
3. Soie paronguéale très robuste et arquée, ayant l’aspect d’un
deuxième ongle plus petit. Elytres à gouttière marginale bien
visible de dessus. 10. Trib. Trichonychini Ganglb.
— Soie paronguéale fine . 4.
4. Antennes à scape court. Lobe frontal peu saillant. Elytres glo¬
buleux, sans stries ni fossettes. ... 11. Trib. TanypleuTini Jeann.
— Antennes à scape long. Elytres avec des fossettes basales et
des stries ... 5.
5. Lobe frontal très grand. Palpes très développés. Antennes
non'géniculées. 12. Trib. Bythinini Raffr.
— Lobe frontal très court. Palpes très petits. Antennes génicu¬
lées. Espèces généralement de grande taille.
. (p. 116). 13. Trib. Goniacerini Raffr.*
(1) Tribu placée ici à titre provisoire, les caractères des édéagcs n’ont pas
encore été analysés.
(2) Je n’ai pas vu de représentants de cette tribu placée ici avec réserve. Elle
a été créée pour quatre genres sud-américains.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
6. Palpes normaux, non repliables. Premier sternile non soudé.
. 14. Trib. Proterini Jeann.
— Palpes grêles, se repliant au repos dans une fosse palpaire,
la massette transverse et pénicillée. 15. Trib. Imirini Raffr.
Sect. des Bryaximorphi.
7. Palpes courts, à intermédiaire court. Dernier sternite abdo¬
minal libre. Tarses à deuxième article plus long que le troi¬
sième . (p. 117). 16. Trib. Biyaxini Raffr.*
— Palpes longs, à intermédiaire allongé. Dernier sternite abdo¬
minal indistinct, soudé au précédent. Tarses à deuxième et
troisième articles subégaux. Trib. Tychini Jeann.
V. Subfam. Pselaphitae, sensu novo.
1. Tarses avec un seul ongle . 2.
— Tarses avec deux ongles égaux. (Sect. des Ctenistomorphi). . 8.
2. Insectes déprimés larges, les tergites abdominaux largement
rebordés, avec des côtes longitudinales. Pas de soie paron-
guéale. (Sect. des Arytodimorphi ) . 4.
— Insectes convexes, les tergites non ou faiblement rebordés,
sans côtes. Tarses avec une soie paronguéale. 3.
3. Palpes très petits et courts, la massette très petite. Téguments
ponctués, le plus souvent rugueux. Antennes anormales. In¬
sectes très convexes, se repliant en boule. (Section des Cynthi-
geromorphi) . 5.
—- Palpes très longs, la massette grande. Téguments très généra¬
lement lisses. Antennes simples. Insectes à avant-corps étroit,
n’ayant pas la faculté de se replier en boule. (Sect. des Pseln-
phomorphi) . 7.
Sect. des Arytodimorphi.
4. Tête plate en dessous, le front avec deux aires villeuses. An¬
tennes sans massue . 17. Trib. Arytodini Raffr.
Sect. des Cyathigeromorphi.
5. Tête excavée à la face ventrale, le front très convexe. Palpes
à massette étroite et incurvée en forme de virgule. Antennes
très épaisses, non géniculées, de 11 articles .
. 18. Trib. Hybocephalini Raffr.
— Tête bombée à la face ventrale, non excavée. Massette pal-
paire oblongue . 6.
6. Face ventrale de la tête régulièrement convexe. Antennes de
11 articles, géniculées, la massue de 3 articles, peu tranchée.
Segments abdominaux normaux. ... 19. Trib. Machadoini Jeann.
— Face ventrale de la tête avec une carène transverse et dentée
au milieu. Antennes non géniculées, de 6 à 9 articles, le der¬
nier très grand et transverse, réniforme ou excavé en cupule.
Segments abdominaux coalescents. . 20. Trib. Cyathigerini Raffr.
Source : MNHN, Paris
10
li. JEANNE!,.
Sect. des Pselaphomorphi.
7. Article basal des palpes long et grêle. Premier tergite abdomi¬
nal très grand, plus long que le deuxième, formant une pla¬
que tergale. (p. 136). 21. Trib. Pselaphini RalTr.*
— Article basal des palpes courts. Premier tergite non agrandi
en plaque tergale. 22. Trib. Phalepsini Raffr.
Sect. des Ctenislomorphi.
8. Forme épaisse, la tête hémisphérique, les antennes épaisses
à massue d’un seul article. Palpes courts, sans article basal.
. 23. Trib. Somafipionini Jeann.
— Forme variable, la tête normale. Antennes à massue de plu¬
sieurs articles . 9.
9. Palpes pénicillés ou avec le pénicillé remplacé par un lobule. 10.
— Palpes non pénicillés . 12.
10. Tarses avec le deuxième article bilobé. Tous les sternites sou¬
dés mais distincts. 24. Trib. Schistodactylini Raffr.
— Tarses simples . 11.
11. Pubescence formée de poils squameux.
. (p. 145). 26. Trib. Ctenistini Raffr.*
— Pubescence formée de poils simples.
. (p. 156). 27. Trib. Tmesiphorini Jeann.*
12. Pubescence formée de poils squameux. Antennes à massue de
trois articles, le 8 étant toujours très petit et globuleux
. (p. 141). 25. Trib. Odonialgini Jeann.*
— Pubescence formée de poils simples. Antennes à massue de
trois ou quatre articles. (p. 167). 28. Trib. Tyrini Raffr.*
VI. Subfam. Ceavigeritae Redtenbacher.
1. Antennes de 2 articles, pédicelle et flagelle, le scape ayant
disparu ... 2.
— Antennes de 3 à 6 articles, le scape présent mais très court et
caché dans la cavité articulaire. 4.
2. Pas de saillie dorsale des pleurites ni sur les côtés de la pla¬
que tergale, celle-ci sans cuvette, avec des traces de la sou¬
dure de tergites élémentaires. Pas de trichomes. (Malaisie).
. 29. Trib. DiaTthncerini Jeann.
— Pleurite in saillant du côté dorsal : plaque tergale sans inci-
sures latérales, avec une cuvette . 3.
3. Tête courte, à lobe frontal largement arrondi. Forme large et
courte. (Inde) . 30. Trib. Mastigerini Jeann.
— Tête allongée, le lobe frontal cylindrique. Forme allongée.
(Australie) . 31. Trib. Articerini Jeann.
4. Des yeux fonctionnels. 5.
— Pas d’yeux. Tête en massue, avec un rebord occipital. 11.
5. Cou bien séparé du front par un rebord occipital . 6.
— Cou non séparé du front par un rebord occipital. 10.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 11
6. Pubescence formée de soies dorées raides, en forme d’épines
alignées et rabattues en arrière. Petite taille. Antennes tou¬
jours de 4 articles. (p. 191). 36. Trib. Radamini Jeann.*
j — — - ...i
— Pubescence normale .. < •
7. Cuvette tergale entière, ou divisée en trois loges par deux
saillies étroites portant des trichomes. 8.
— Cuvette tergale avec de nombreuses saillies portant des tri¬
chomes ou entièrement remplie par de larges trichomes. ... 9.
8. Elytres de forme variable, mais sans carène latérale du
disque. Avant-corps généralement ponctué. Antennes de 3 à
6 articles . (p. 179). 32. Trib. Fustigerini Jeann.*
— Elytres avec une forte carène latérale du disque. Avant-corps
lisse. Antennes de 3 articles, le dernier très long.
. 33. Trib. Apoderigerini Jeann.
9. Allongés. Mésosternum plan. Plaque tergale avec huit côtes
longitudinales portant des trichomes. Antennes épineuses, de
3 articles. 34. Trib. Theocerini Jeann.
— Courts et ramassés. Métasternum caréné. Cuvette tergale très
profonde, remplie par un grand trichome. Antennes de 3 ou
5 articles . 35. Trib. Neoceiini Jeann.
10. Forme oblongue. Partie préoculaire de la face sternale de la
tète en forme de large plaque lisse. Antennes de 3 à 5 arti¬
cles . (p. 193). 37. Trib. Thysdariini Jeann.*
— Forme déliée, l’arrière-corps très large. Face ventrale de la
tète simple. Antennes de 5 articles, le 3 et le 4 avec des houp¬
pes de poils crochus, le dernier très long.
. 38. Trib. Miioclavigeiini Jeann.
11. Pubescence simple. Antennes de 5 articles, les trois du fla¬
gelle gros et déliés (Paléarctique). . . 39. Trib. Clavigerini Jeann.
— Pubescence formée de poils bifurqués. Antennes de 3 articles,
le flagelle uniarticulé (Néarctique). 40. Trib. Adianini Park.
LE PEUPLEMENT DE L'AFRIQUE AUSTRALE PAR LES PSÉLAPHIDES.
Si on compare la faune des Psélaphides de l’Afrique australe avec
celle de l’Afrique intertropicale et particulièrement de l’Afrique orien¬
tale, on constate qu’elle est relativement pauvre, présentant de grandes
lacunes et d’autre part qu’elle est d’une grande originalité, étant for¬
mée de nombreux genres endémiques. Par ces deux caractères ma¬
jeurs : pauvreté du fonds et haute originalité, la faune des Psélaphides
sudafricains ressemble donc à celle de Madagascar.
Les laçâmes.
Mis à part les Clavigérites, le reste des Pselaphidae est représenté
par 20 tribus dans la faune de l’Afrique intertropicale. Seulement
onze de ces tribus sont connues de l'Afrique australe, de sorte que
les lacunes s’y présentent aussi considérables qu’à Madagascar (1954,
/. c., p. 143).
Source : MNHN, Paris
12
H. .JEANN EL.
Comme dans la Grande-Ile, les Faronites des tribus Octomicrini
et Dimerini, les Proterini, les Psélaphites des tribus Hybocephalini,
Machadoini, Cyathigerini, font défaut. Mais des groupes connus à
Madagascar sont inconnus de l’Afrique australe ( Pijxidicerini, Tany-
pleurini, Arytodini), alors qu’inversement d’autres présents dans
l’Afrique du Sud n’ont pas été signalés de Madagascar ( Goniacerini ,
Pselaphini, Tmesiphorinï). Bien entendu ces différences s’expliquent
soit parce que l’une ou l’autre faune n’ont pas encore été suffisamment
explorées, soit parce que toutes les lignées sudafricaines n’ont pas
passé à Madagascar ou ne se sont pas conservées.
Cette confrontation des lacunes de la faune sudafricaine avec
celles de la faune malgache confirme donc, comme je l’ai écrit (1954,
l. c., p. 145) que les lignées africaines des Psélaphides de Madagascar
sont des lignées gondwaniennes orientales dont l’extension en Afrique
vers le sud avait atteint l’Afrique australe avant la fin du Crétacé.
Les lignées de la faune sudafricaine.
I. Faronitae. — Il est surprenant que les Pyxidicerini, représentés
par plusieurs genres à caractères très primitifs dans Madagascar, ne
soient pas connus de l’Afrique australe. Il se peut qu’il n’y aient pas
encore été découverts. Mais il est aussi fort possible que les Pyxidi¬
cerini malgaches, si différents des lignées africaines par bien des
points, soient en réalité des lignées d’origine indo-malaise.
Par contre les Fnronini sont représentés dans le Capland par un
genre Faronidius Casey très étroitement apparenté aux Faronites
Jeann. et Parafaronns Jeann., de Madagascar. Les trois genres consti¬
tuent la survivance d’un élément sudafricain d’une très ancienne
lignée paléantarctique.
II. Euplectitae. — Cette sous-famille est abondamment représentée
dans la faune sudafricaine par de remarquables genres endémiques,
dont certains ont des parents malgaches.
Euplectini. — Plus nombreux dans l’Afrique australe qu’à Mada¬
gascar. Les deux genres malgaches Trimiophanes Jeann. et Omoti-
miotes Jeann. sont assurément de même souche qu 'Omotimus RafTr.
des environs de Capetown. Mais les Nesiotoplectus Jeann., de Mada¬
gascar, se sont fortement différenciés des Afroplectus et autres genres
voisins de l’Afrique australe, qui lui sont apparentés.
D’autres genres voisins d 'Afroplectus (Gabata Raffr., Dissemo-
plectns Jeann.) existent dans l’Afrique australe. Mais on n’a pas encore
découvert avec eux un proche parent de l’extraordinaire Pseudeuplec-
tus antarcticus End., des îles Crozct. (Jeannei., 1953, Rev. fr. d’Ent.,
XX, p. 168).
Trogastrini. — La sous-tribu des Raffrayina, élément sudafricain
d’une grande lignée paléantarctique ancienne, est représentée dans
l’Afrique du Sud par 45 espèces qui seront réparties dans 7 genres et
constituent de beaucoup le fonds le plus important de la faune des
Psélaphides du Sud de l’Afrique. De ces sept genres, un seul, Raffrayia
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
13
Reitt., a donné une lignée qui s’est dispersée dans l’Afrique intertro¬
picale.
Les autres genres sont formés d’espèces plus ou moins fixées
dans leurs biotopes, souvent aptères, surtout chez les femelles et ayant
subi parfois un degré assez avancé d’évolution souterraine ( Typhlo-
raffrayia, Raffragites).
On verra aussi plus loin qu’un groupe de Psélaphides malgaches
que j’ai défini comme tribu des Ranavalini, ne doit pas être maintenu
parmi les Bgthinomorphi, où je l’avais placé, mais doit être rapproché
des Raffragina dans la sous-famille des Euplectitae. Ramenés à
l’échelon d’une sous-tribu, dans la tribu des Trogaslrini, ces Rana-
valina sont en réalité dans la faune de Madagascar les vicariants des
Raffragina de l’Afrique australe.
III. Batrisitae. — Groupe très mal représenté dans l’Afrique aus¬
trale, comme d’ailleurs à Madagascar. Oropggia Raffr. est un genre
myrmécophile qui n’est connu que du Transvaal ; mais tous les autres
Ralrisini sudafricains sont des espèces appartenant à des genres lar¬
gement répandus dans l’Afrique intertropicale et dont quelques
lignées, propagées vers le sud, y ont donné des espèces particulières.
Il est probable toutefois que le genre Leleupia fasse exception et soit
en réalité un endémique sudafricain dont des espèces se sont propa¬
gées vers le nord, le long de la Dorsale congolaise ( Leleupia globice-
phala Jeann., des termitières du Kundelungu).
Les Batrisini sont aussi pauvrement représentés à Madagascar,
mais ici par des genres endémiques iBatrisomina Raffr. et autres) qui
n’ont quelques affinités qu’avec des genres africains de la Dorsale
congolaise. Sans doute les lignées dont relèvent ces genres malgaches
devaient-elles avoir atteint l’Afrique australe à la fin du Crétacé et ne
s’y sont pas maintenues. Il semble qu’elles y aient été supplantées
par les genres actuels, Trabisus Raffr., Alheropterus Raffr., Cliartbrus
Raffr., Hemicliartbrus Jeann., Arthromelus Jeann., venus dans l’Afri¬
que du Sud trop tard pour pouvoir passer dans la Grande-Ile.
IV. Bryaxîtae. — Deux tribus seulement font partie de la faune
sudafricaine.
Goniacerini. — Groupe africano-brésilien, représenté dans l’Afri¬
que intertropicale par plusieurs genres. L’un d’eux, Ogmocerus Raffr.,
atteint le Transvaal.
Brgaxini. — On trouve dans la faune de l’Afrique australe, des
représentants des genres Brgaxis Leach, Trissemus Jeann., Reichen-
bachia Leach, largement répandus dans toute la région gondwanienne
orientale, et dans la région paléarctique. Trissemus et Reichenbachia
sont aussi riches en espèces à Madagascar que dans le sud de l’Afrique.
Mais avec eux, la faune malgache renferme d’autres genres, Rabgxis
Raffr. (endémique), Baxgris Jeann. (africano-malgache) qui n’ont pas
de représentants dans l’Afrique australe. Malgré les différences impor-
Source : MNHN, Paris
14
R. JEANNE!,.
tantes entre la faune des Bryaxini d’Afrique du Sud et celle de Mada¬
gascar, il ne fait aucun doute que les lignées malgaches dérivent de
lignées sudafricaines anciennes.
V. Pselaphitae. — Sous-famille presque aussi nombreuse dans
l’Afrique du Sud que dans la zone intertropicale.
Pselaphini. — Aucun représentant de cette tribu n’est connu de
Madagascar. Dans l’Afrique australe, les Pselaphini appartiennent à
des genres intertropicaux, sauf cependant une espèce des environs de
Capetown, aptère et présentant des caractères très insolites, Psela-
phichnus squamosus Raffr.
Odontalgini. — Le genre Odontalgus Raffr. est largement répandu
dans la région gondwanienne orientale, avec plusieurs espèces dans
l’Afrique australe et à Madagascar. Le genre Algodontus, endémique
sudafricain en est dérivé.
Ctenistini. — Groupe bien représenté dans l’Afrique australe. Les
genres Clenistes Reich., Enoptoslomus Schaum, Desimia Reitt, ont
passé à Madagascar. Clenisomimns Raffr., originaire du Sud de l’Afri¬
que, s’est propagé dans l’Angola et a un vicariant à Madagascar :
Ctenistophanes Jeann. Quant à Laphidioderus Raffr., c’est un genre
allié à Desimia Reitt., et qui est endémique dans le Capland.
Tmesiphorini. — Autre groupe bien représenté dans l’Afrique
australe, où il a donné un genre endémique, Pselaphocerus Raffr. et
un remarquable termitophile, Gasterotropis Poweri Raffr. D’autre
part des espèces des genres Tmesiphorus Lee. et Tmesiphorites Jeann.
relèvent de lignées de la Dorsale congolaise venues sans doute tardi¬
vement dans le Sud, car aucune n’a passé à Madagascar.
Tyrini. — Dans la sous-tribu des Centrophthalmina, les genres
Centrophthalmus Schm.-Gœb., Camaldus Fairm., Centrophthalmosis
RafTr., répandus dans la région gondwanienne orientale, atteignent
tous trois l’Afrique australe et ont passé à Madagascar. Par contre les
genres de la sous-tribu des Tyrina sont entièrement différents sur le
continent et dans la Grande-Ile. En Afrique du Sud, ce sont des
Marellus Motsch. et Psendotgehus RafTr., à Madagascar ce sont des
genres relevant de lignées indo-malaises, les uns alliés aux Ctenotillas
Raffr., un autre aux Subulipalpns RalTr.
VI. Clavigeritae. — Dans cette sous-famille, particulièrement riche
en formes très diverses à Madagascar (1954, Mém. Inst. sc. Madag.,
sér. E, IV, p. 288), j’ai cherché à mettre de l’ordre en répartissant les
genres dans 12 groupes auxquels j’ai donné le rang de tribus, étant
bien entendu toutefois que ces tribus de Clavigeritae n’ont sans doute
pas la même valeur systématique que les tribus des Bryaxitae ou des
Pselaphitae par exemple. Mais elles séparent assurément des lignées
distinctes tant par leurs caractères morphologiques que par leur répar¬
tition géographique. Sept tribus sur les douze sont représentées à Ma¬
dagascar. Quatre y sont étroitement localisées. Des trois autres, celle
des Pustigerini est répandue dans le monde entier et ses genres mal-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
15
gâches sont étroitement apparentés à ceux de l’Afrique australe. Quant
aux deux autres tribus, Radamini et Thysdariini, elles sont des reli¬
ques de la faune crétacée qui a vécu sur les terres africano-malgaches
dont il va être question ci-après. Comme on le verra dans l’étude systé¬
matique des Clavigérites à la fin de cet ouvrage, des Radamini occu¬
pent le Natal, l’un d’eux appartenant même à un genre malgache,
Radamides Wasm. Et d’autre part l’Afrique australe possède deux
genres de la tribu des Thysdariini, qui est assurément, elle aussi, afri-
cano-malgache, mais s’est propagée dans l’Angola et le Congo Belge
avec YEurycheiles Machadoi Jeann.
LE CONTINENT AFRICANO-MALGACHE.
L’étude que j’ai faite des Psélaphides de Madagascar, consécutive
à ma révision des Carabiques de la Région malgache, parue dans la
« Faune de l’Empire français », a montré que la très grande majorité
de la faune entoinologique malgache (environ 80 %) est formée de
lignées d’origine africaine, le reste étant constitué par des lignées
d’origine indo-malaise ; et de plus que le passage des lignées afri¬
caines à Madagascar avait dû se faire par le Sud, par l’Afrique aus¬
trale. Les lacunes existant dans la faune malgache et dans celle de
l’Afrique du Sud, montrent bien que seules les lignées africaines
ayant atteint l’extrême Sud du continent africain à la fin du Crétacé
ont passé à Madagascar. Le précédent chapitre vient d’en donner la
confirmation.
Ainsi il a existé pendant la fin du Crétacé une aire continentale
englobant Madagascar unie au Sud de l’Afrique (Capland, Natal,
Transvaal) et prolongée par des terres australes actuellement dispa¬
rues, mais qui ont atteint les îles Crozet, comme le prouve la présence,
sur l’île de la Possession, de VAmblystogeninm pacificum Putz. (Tré-
chide de la lignée des Plocamotrechus sudafricains) et du Psélaphide
Psendeupleclus antarcticus End., allié aux Euplectini de l’Afrique
australe (Jeannel, 1953, Rev. fr. d’Ent., XX, p. 168).
On peut imaginer que ce continent africano-malgache s’est trouvé
sous un climat relativement froid au début du Tertiaire. Lorsque la
zone équatoriale s’est déplacée vers le nord pour couvrir la région
méditerranéenne pendant PEocène et l’Oligocène, l’Afrique du Sud
s’est trouvée rapprochée de la zone subantarctique et a dû subir un
climat comparable à celui régnant actuellement sur le nord de l’Eu¬
rope. Ce refroidissement a eu certainement pour effet de faire dispa¬
raître des lignées qui étaient présentes dans l’Afrique australe au
Crétacé et qui survivent à Madagascar, comme par exemple celles des
Tanypleurini et Arytodini auxquelles il a été fait allusion ci-dessus.
Et l’évolution du climat qui s’est réchauffé pendant le Tertiaire ré¬
cent, a aussi favorisé la migration vers le sud de lignées africaines qui
n’ont pas pu passer à Madagascar, comme celles des Batrisites voisins
des Trabisns, et d’autre part l’expansion vers le nord de certaines de
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEI..
ces lignées australes de faune froide, lignées qui se sont propagées le
long des montagnes de l’Afrique intertropicale et dont il sera question
plus loin avec quelques détails.
Ces terres africano-malgaches, occupant l’extrême sud du conti¬
nent africain ont été peuplées pendant le Crétacé par une faune ento-
mologique formée d’éléments paléantarctiques, mais aussi d’éléments
africano-brésiliens et gondwaniens orientaux ayant atteint les parties
les plus méridionales de l’Afrique. Le mélange de ces trois éléments
a produit une faune africano-malgache primitive, faune australe et
bien individualisée par les conditions d’un climat tempéré.
La grande majorité de la faune coléoptérologique malgache pro¬
vient de ces lignées africano-malgaches primitives. Steppiques en
majeure partie, elles se sont adaptées au régime forestier et sont
mêlées au petit nombre des lignées indo-malaises formant un autre
contingent dans la faune malgache.
La rupture entre l’Afrique du Sud et Madagascar date de la fin
du Crétacé (plus de 50 millions d’années). Elle est à peu près aussi
ancienne que celle qui a séparé l’Afrique de l’Amérique du Sud et
entraîné la coupure des lignées africano-brésiliennes. On sait que chez
celles-ci l’ancienneté de la ségrégation a permis la production de carac¬
tères morphologiques définissant des genres, ou même des tribus ou
des sous-familles (La genèse des faunes terrestres, 1942, p. 285) et
que les cas de simples différenciations spécifiques sont très rares (par
exemple chez le genre Syrbatus Reitt.). Il ne faut donc pas être surpris
si la rupture entre l’Afrique du Sud et Madagascar a entraîné des
divergences du même ordre, si la parenté réelle de formes malgaches
avec les lignées africaines est parfois difficile à déceler. Les véritables
caractères de filiation, paléogénétiques, sont toujours bien moins
apparents que les caractères néogénétiques, résultant d’évolutions
récentes.
La ségrégation insulaire a fait survivre à Madagascar des lignées
qui se sont éteintes sur le continent ; elle a aussi favorisé ces crises
de mutabilité, fréquentes dans les archipels, qui ont produit à Mada¬
gascar une véritable « pulvérisation » de certains genres de Carabiques
(Neocolpodes, Lebia). On met aussi au compte de la ségrégation insu¬
laire l’intensité de l’endémisme qui a donné à la faune malgache son
extrême originalité. Mais n’est-ce pas là une apparence ? En y regar¬
dant de plus près, on constate que l’endémisme est presque aussi
intense dans l’Afrique australe (Capland, Natal, Transvaal) qu’à
Madagascar, tout au moins en ce qui concerne les Psélaidiides.
Les endémiques.
Laissant de côté les Clavigeritae dont l’abondance extrême à Mada¬
gascar fausserait la comparaison, on relève que sur 47 genres des cinq
autres sous-familles connus à Madagascar, 32 genres sont endémiques,
et que d’autre part, dans l’Afrique australe, sur 59 genres appartenant
aux mêmes sous-familles, 29 sont endémiques. C’est dire que les deux
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
tiers des genres sont endémiques à Madagascar, la moitié dans l’Afri¬
que australe. Comme on le voit l’écart est faible entre les deux contrées.
Quoique unie au reste du continent, l’Afrique australe est en réalité
un territoire isolé, sans doute du fait de son climat, et a été le siège
d’un endémisme presque aussi intense que dans une île véritable.
Poussant plus loin la comparaison entre l’endémicité de Mada¬
gascar et de l’Afrique australe, on constate que dans les deux terri¬
toires ce sont les Euplectitae qui fournissent le plus de genres endémi¬
ques. Et bien entendu je range parmi les genres endémiques de l’Afri¬
que australe non seulement ceux qui y sont confinés, mais aussi ceux
qui en sont certainement originaires et ont donné une ou plusieurs
lignées d’espèces émigrées dans les régions intertropicales. Tenant
compte de cela, on trouve qu’à Madagascar comme dans l’Afrique aus¬
trale, la totalité des Faronitae et des Trogaslrini et d’autre part l’im¬
mense majorité des Kuplectini sont des genres endémiques. En fait
les deux sous-familles des Faronitae et des Euplectitae y sont des restes
du vieux fonds africano-malgache, représentés par des genres parti¬
culiers mais souvent assez nettement alliés de part et d’autre du Canal
de Mozambique. Les I'aronites et Parafaronus malgaches se relient aux
Faronidius du Cap ; les Trimiophanes et Omotimiotes malgaches sont
apparentés à VOmotimus du Cap. ; la sous-tribu des Ranavalina de
Madagascar y remplace les Raffrayina de l’Afrique australe, dans la
tribu des Trogastrini.
Quant aux autres sous-familles, Batrisitae, Bryaxitae, Pselaphitae,
elles sont loin de manifester un endémisme aussi accentué que les
Euplectitae. Des genres isolés sont endémiques, aussi bien dans l’Afri¬
que australe qu’à Madagascar, peut-être même plus nombreux en Afri¬
que que dans la Grande Ile ; mais la majorité des genres ont des vastes
distributions en Afrique et sont représentés dans les deux territoires
considérés par des espèces particulières. L’endémisme ne dépasse pas
l’échelon de l’espèce.
Un examen rapide de ces endémiques de l’Afrique australe fait
constater d’emblée qu’ils sont de deux catégories. Certains genres, sou¬
vent représentés par de nombreuses espèces, sont ailés, avec des yeux
normaux. D’autres genres endémiques sont aptères et microphtalmes,
ceux-ci monotypiques.
Les endémiques ailés. — Certains sont formés d’espèces nombreu¬
ses et communes (on connaît 23 espèces du genre Raffrayia et on
en découvrira bien d’autres). Ces genres, oui appartiennent aux sous-
familles des Euplectitae et Pselaphitae ( Euplectini , Trogastrini, Ctenis-
tini, Ttnesiphorini) donnent un cachet particulier à la faune de l’Afri¬
que australe et plusieurs d’entre eux ont proliféré par quelques lignées
d’espèces qui se sont répandues dans l’Afrique intertropicale.
On distingue nettement que ces migrations ont suivi deux voies
différentes.
L’une a suivi la côte atlantique de l’Afrique, passant à l’ouest des
régions désertiques, et a atteint l’Angola, sans toutefois dépasser les
Mémoires nu Muséum. — Zoologie, t. IX. 2
Source : MNHN, Paris
18
R. JEANNEL.
montagnes de sa partie centrale. Parmi les Psélaphides, un Asymoplec¬
tus Machadoi Jeann., un Ctenisomimus angolanus Jeann., dérivés de
lignées australes atteignent le centre de l’Angola.
L’autre migration, de beaucoup la plus importante, a conduit cer¬
taines lignées vers le nord le long de la grande chaîne dorsale qui
s’étend presque sans interruption depuis le Nyassaland jusqu’au Massif
Abyssin, le long des deux Graben, celui des Grands Lacs et la Rift
Valley, sillonnant l’Afrique orientale. C’est la voie suivie par les Bruyè¬
res australes ( Philippin) dans leur extension sur les montagnes de
l’Afrique centrale ; c’est aussi la voie suivie par les Plocamotrechus,
Tréchides austraux qui ont atteint le Ruwenzori et le Kénya, c’est-à-
dire l’équateur vers le nord. Une multitude d’autres Invertébrés, origi¬
naires de l’Afrique australe montrent des migrations de même ordre
et parmi les Psélaphides sudafricains, il faut citer surtout les lignées
du genre Asymoplectus (Euplectini) qui sont représentées au Kivu,
sur le mont Elgon et dans l’Abyssinie, et encore la lignée d ’antennatus
dans le grand genre Raffrayia, qui a laissé des jalons dessinant la
même migration. Les espèces disséminées subsistent dans les biotopes
relativement frais des régions montagneuses. L’une d’elles, Raffrayia
Iroglophila Jeann., occupe même, dans le Katanga, une grotte où elle
fourmille dans un bas-fond très restreint et particulièrement froid.
Enfin c’est un des résultats de la présente étude des Psélaphides
sudafricains, de montrer que les Afroplectus de l’Afrique australe
se rangent dans des lignées qui sont représentées dans l’Afrique inter¬
tropicale soit dans l’Angola, soit le long de la Dorsale congolaise. Cette
répartition est la même que celle des Asymoplectus qui sont sans le
moindre doute originaires de l’Afrique australe. Aussi faut-il se
demander si les Afroplectus n’ont pas eu la même origine primitive,
avant d’avoir proliféré et pullulé pendant le Tertiaire récent dans les
forêts des montagnes de l’Afrique centrale. On sait que les Afro¬
plectus s. str., abondants dans la Dorsale et l’Afrique Orientale, n’at¬
teignent pas l’Afrique occidentale.
Ces genres de l’Afrique australe, qui ont donné naissance à des
migrations lointaines d’espèces vers l’Angola ou vers l’Afrique Orien¬
tale sont la minorité parmi les endémiques sudafricaines. Mais presque
tous ceux qui sont formés d’espèces ailées ont débordé hors du massif
montagneux austral du Capland et du Natal et se sont étalés dans les
contrées limitrophes, jusque dans le nord de la Rhodésie et souvent
même le Tanganyika et le Mozambique.
Les endémiques aptères. — Par contre il existe d’autres genres
endémiques, ceux-ci tous monotypiques, aptères et le plus souvent mi-
crophtalmes, qui sont cantonnés dans la chaîne montagneuse du Cap.
Il semble même que ces genres endémiques, marquant un degré
avancé d’évolution souterraine, soient localisés dans la Montagne de
la Table, près de Capetown.
A la vérité, la recherche des espèces endogées n’a pas encore été
assez poussée dans l’Afrique australe, pour qu’on puisse affirmer caté-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
goriquement que cette faune aptère et microphtalme est strictement
localisée dans la Montagne de la Table ; mais il est remarquable que
cette faune, mise en évidence surtout par les récoltes de L. Peringuey
et d’A. Raffray près de Capetown, n’a jamais été retrouvée à Port Eli¬
sabeth et à Uitenhage par le I) r H. Brauns, autre chercheur très ardent,
ni au Katberg par R. E. Turner.
Ces Psélaphides endémiques aptères de la Montagne de la Table
appartiennent à des tribus diverses ;
Euplectini : Prodalma capensis Raffr.
Trogastrini : Typhloraffrayia abdominctlis Raffr.
Bryaxini : Bryaxonoma filiceum Raffr.
Pselaphini : Pselaphichnus squamosus Raffr.
Odontalgini : Algodontus costatus Raffr.
Tyrini : Pseudotychus nigerrimus Raffr.
Et il faut rappeler que les mêmes biotopes de la Montagne de la
Table sont aussi peuplés par des Carabiques anophtalmes ; Antirei-
cheia promontorii Pér., Anillopsis promontorii Pér.
Que ces genres aptères et microphtalmes soient localisés sur la
Montagne de la Table ou que les recherches futures en fassent retrou¬
ver dans d’autres régions de la chaîne du Capland, il n’en restera pas
moins qu’ils constituent les restes d’une faune d’une grande origina¬
lité. Le Prodalma mis à part, tous ces genres font partie de tribus
chez lesquelles on n’est pas habitué à rencontrer des espèces en cours
d’évolution souterraine. Il s’agit ici de phénomènes évolutifs bien dif¬
férents de ceux qui sont en cours chez les Psélaphides de la Dorsale
Congolaise.
Cette faunule souterraine de la Montagne de la Table nous montre
sans doute la trace d’épisodes évolutifs très anciens, déterminés par
les changements climatiques qui ont affecté jadis les terres africano-
malgaches. Et la grande ancienneté de cette faunule, qui remonte
peut-être au Jurassique, est soulignée par l’état archaïque des espèces.
On verra par les figures qui seront données plus loin de certaines
d’entre elles ( Pselaphichnus squamosus, fig. 153, Algodontus costatus,
fig. 157) que leur morphologie accuse des caractères très primitifs.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
I. Subfam. FARONITAE Jeannel.
Trib. FARON1NI Raffray.
1. Gen. FARONIDIUS Casey.
Faronidius Casey, 1887, Trans. ent. Soc. London, p. 381 ; type : afri-
canus Casey. — Raffray, 1908, Gen. Ins., Pselaph., p. 15.
Dans la tribu des Faronini, très ancienne lignée paléantarctique
(Jeannel, 1950, Fne Fr., Pselaph., p. 46), le genre Faronidius est stric¬
tement sudafricain et ses deux espèces connues semblent être très
étroitement localisées dans l’extrême sud du Capland. Alors que les
Antireicheia, les Anillopsis et de nombreuses lignées de Psélaphides
sudafricains se sont propagés vers le nord le long des chaînes méri¬
diennes jusque sous l’équateur, les Faronidius n’ont pas quitté les
environs du Cap, tout au moins d’après l’état actuel de nos connaissan¬
ces.
Par contre leur lignée est représentée à Madagascar par les deux
genres Faronites Jeann. et Parafaronus Jeann. (1954, Mém. Inst. sc.
Madag., sér. E, t. IV, p. 153), qui diffèrent surtout de Faronidius par
la petitesse de leurs yeux et par l’état d’évolution de leur édéage, déver¬
sé sur la face droite et ayant perdu sa symétrie.
Allongés et déprimés, subparallèles, la pubescence longue et four¬
nie, régulière sur tout le corps. Tête petite et courte, transverse, les
yeux très volumineux, subglobuleux, les tempes très réduites. Lobe
frontal petit, étranglé à la base, sillonné avec une profonde fossette à
la base ; front convexe. Palpes très petits. Antennes longues et moni-
liformes, le scape allongé, la massue non épaissie. Pronotum fortement
transverse, à base large et rectiligne ; pas de fovéole basale. Elytres
longs, parallèles, déprimés ; trois fossettes basales, alors qu’il en existe
deux seulement chez les genres malgaches ; pas de strie discale, mais
une dépression discale allongée en arrière de la 2' fossette. Abdomen
allongé, non contracté, le premier tergite très court, les trois suivants
croissant peu à peu de longueur, les derniers courts. Cavités coxales
intermédiaires et postérieures contiguës. Pattes très grêles, les tibias
droits, les tarses (fig. 2) très grêles, à deux premiers articles plus courts
que le troisième ; deux ongles égaux.
Tableau des espèces.
1. Plus grand. Antennes plus longues, les articles 4 à 10 à peu
près deux fois aussi longs que larges. Yeux plus grands. Côtés
du pronotum légèrement sinués. Long 1,6 mm.. . 1. airicanus Cas.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
21
Plus petit. Antennes plus courtes, les articles 4 à 10 à peine
plus longs que larges. Yeux moins gros. Côtés du pronotum non
sinués. Long. 1,2 à 1,3 mm. 2. monilis Raffr.
1. Faronidius africcmus Casey, 1887, Trans. ent. Soc. London, p. 382 ;
type : Wellington (U. S. A. Nat. Mus.). — Raffray, 1893. Rev.
d’Ent., XII, p. 4. — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., p. 48.
Fig. 1 à 3. — Long. 1,5 à 1,6 mm. Ailé. Testacé rougeâtre brillant,
la pubescence longue et régulière. Parallèle et déprimé ; lisse. Tête
courte et transverse, les yeux très volumineux, plus grands que le lobe
frontal ; front convexe en arrière. Antennes très longues, atteignant
presque l’extrémité des élytres, le scape trois fois aussi long que large,
le pédicelle oblong, l’article 3 très petit ; articles 4 à 7 deux fois aussi
longs que larges, les 8 à 10 proportionnellement un peu plus courts
parce que plus épais. Pronotum fortement transverse, très large à la
base, ses côtés légèrement sinués en arrière. Elytres déprimés, nette¬
ment plus longs que larges. Abdomen aussi long que les élytres.
Pas de différences sexuelles.
Source : MNHN, Paris
22
K. JEANNEL.
Edéage (fig. 3) à pièce médiane fusiforme, régulière, portant un
orifice basal à sa face ventrale et un orifice apical à son extrémité.
Styles épais, semblables, effilés au sommet, armés de deux grandes
soies terminales et de 6 à 7 soies échelonnées sur le bord interne.
Copland : environs de Capetown, 3 exemplaires (L. Peringuey) ;
Stellenbosch, près de Capetown, quelques exemplaires (A. Raffray) ;
Wellington, près de Capetown (Th. Casey).
2. Faronidius monilis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., p. 382 ;
type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 4. — Long. 1,2 à 1,3 mm. Ailé. Coloration testacée, plus pâle
que chez le précédent ; pubescence aussi longue et régulière. Même
forme déprimée. Tète courte et transverse, les yeux moins volumineux
que chez africanus. Antennes un peu moins longues, le scape une fois
et demie aussi long que large, le pédicelle subglobuleux, l’article 3
très petit, les articles 4 à 8 à peine plus longs que larges, les 9 et 10
pas plus longs que larges. Même forme courte et transverse du prono-
tum, mais sans aucune sinuosité des côtés. Elytres et abdomen comme
chez africanus, les pattes moins grêles.
Edéage (fig. 4) proportionnellement plus grand que chez africanus
et surtout avec la pièce médiane de forme compliquée. Asymétrique à
la base, grêle, avec une longue épine du côté droit, elle se bifurque
dans sa moitié distale, la branche droite étant formée par une apo¬
physe, la branche gauche représentant la terminaison de l’édéage, avec
un orifice distal caché entre trois digitations très dissemblables. Styles
épais, très évasés, mousses à l’extrémité et armés chacun de 4 soies
subterminales.
Capland : environs de Capetown, 3 exemplaires (A. Raffray).
II. Subfam. EUPLECTITAE, nov.
Telle qu’elle est comprise ici, cette sous-famille correspond à la
première moitié de mes Euplectomorphi (1949, Mèm. Mus., XXIX, p.
41), c’est-à-dire aux deux tribus des Euplectini et des Trogastrini,
auxquelles il faut sans doute adjoindre les Jubini. Les hanches posté¬
rieures sont contiguës, sans interposition d’une apophyse métasternale
et le premier sternite abdominal n’est pas involué. Ce sont d’ailleurs
les seuls Psélaphides, avec les Faronitae, à n’avoir pas les hanches
postérieures distantes.
D’autre part, les Euplectitae ainsi définis ont l’édéage toujours
formé d’une capsule basale close prolongée par des pièces distales asy¬
métriques. L’évolution de l’édéage des Euplectus et genres voisins
fait comprendre que les pièces distales souvent compliquées des édéa-
ges dans cette sous-famille sont en réalité produites par la transforma¬
tion des styles et des parties du tegmen. Ces édéages complexes et
sans styles apparents des Euplectitae sont bien différents de ceux des
Source : MNHN, Paris
PSKLAPHIDES DK L’AFRIQUE AUSTRALE.
23
Brijaxitae ou des Pselaphitae, toujours symétriques et munis d’une
paire de styles. Mais ils sont de même type que ceux des Batrisitae,
qui diffèrent toutefois par la large ouverture de la capsule basale qui
n’est pas fenêtrée.
La sous-famille des Euplectitae est abondamment représentée dans
l’Afrique australe. La plupart des genres connus y sont endémiques,
souvent très localisés. Certains ( Omotimus Raffr.) ont une parenté
évidente avec des genres malgaches. Certains autres ( Asijmoplectus
Raffr., Raffrayia Reitt.\ endémiques sudafricains, se sont propagés
vers le nord jusque dans l’Angola et l’Abyssinie. Et on verra plus loin
qu’il est fort probable que le grand genre Afroplectus, si richement
représenté le long de la Dorsale congolaise et dans l’Angola, soit aussi
issu de l’Afrique australe, tout comme les Asymoplectus et les Raf¬
frayia intertropicaux.
Trib. EUPLECTINI Raffray.
Subtrib. BIBLOPORELLINA Jeannel.
Cette sous-tribu est représentée dans toute la région gondwanienne
orientale (Indo-Malaisie et Afrique orientale), mais ne semble pas
atteindre l’extrême Sud de l’Afrique. Le genre Bibloporellus Jeann.
est localisé sur les montagnes de la Dorsale et le mont Elgon ; le genre
Chaetorrhopalus Raffr. seul atteint la Rhodésie.
2. Gen. CHAETORRHOPALUS Raffray.
Chaetorrhopalus Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 48 ; type : unicolor
Raffray. — Jeannel, 1952, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8",
11, p. 93.
1. Chaetorrhopalus unicolor Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 49 ; type :
Zanzibar (Mus. Paris). — Jeannel, 1952, Ann. Mus. Congo
Belge, sér. in-8”, 11, p. 94. — minutas Raffray, 1901, Ann. S.
Afr. Mus., II, p. 118 ; type : Salisbury (Mus. Paris).
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland (G. A. K. Marshall).
J’ai donné (1952, l. c., p. 94 et fig. 102) une description détaillée
de cette espèce, qui est aussi connue de Zanzibar (A. Raffray) et des
environs d’Uvira, dans le Kivu (N. Leleup).
Subtrib. EUPLECTINA Jeannel.
Dans mon ouvrage sur les Psélaphides de l’Itombwe et du Rugege
(1952, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, 11, p. 104), j’ai donné un
tableau des genres d 'Euplectina connus de l’Afrique intertropicale et
australe. Le tableau suivant reprend seulement les genres sudafricains,
utilisant d’autres caractères.
On est frappé, à l’examen des Euplectina sudafricains, du grand
Source : MNHN, Paris
24
R. JEANNEI..
nombre de genres ne présentant que deux fossettes basales aux élytres.
Dans l’Afrique intertropicale, Haploplectus Jeann. (type : bifoveatus
Jeann., du Kundelungu) était le seul de la sous-tribu présentant ce
caractère (1), tandis que sur les 12 genres connus de l’Afrique australe
on en trouve 7 n’ayant que deux fossettes élytrales, d’ailleurs toujours
grandes et nettes. Cette constatation laisse croire que VHaploplectus ,
dont le mâle est inconnu et la position systématique de ce fait incer¬
taine, doit relever d’une lignée venue de l’Afrique australe.
Tableau des genres d ’Euplectina sudafricains.
1. Massue antennaire formée d’ùn seul article. Deux fossettes
basales aux élytres ; premier tergite aussi long que le second.
. (p. 22) 3. Gen. Omotimus Raffr.
— Massue antennaire formée de trois articles. 2.
2. Premier tergite abdominal plus long que le second. Deux fos¬
settes basales aux élytres ; premier sternite abdominal non
atrophié. Aptère et microphtaline. (p. 27). 4. Gen. Prodalma Raffr.
— Premier tergite abdominal pas plus long que le second. 3.
3. Premier sternite abdominal court, bien plus court que le se¬
cond. Deux fossettes basales aux élytres. Mâles ailés, femelles
ailées ou aptères.(p. 28). 5. Gen. Tiimiodytes Raffr.
— Premier sternite abdominal normal, aussi long que le second. 4.
4. Les quatre premiers tergites abdominaux de même longueur. 5.
— Les quatre premiers tergites inégaux . 9.
5. Deux fossettes basales aux élytres, la strie discale présente. 6.
— Trois fossettes basales aux élytres ; pas de strie discale. ... 8.
6. Premier tergite avec une dépression du bord basal. Court et
épais . (p. 31) (>. Gen. Haploplectus Jeann.
— Premier tergite sans dépression du bord basal . 7.
7. Très allongé, assez convexe. Pronotum à disque uni. Anten¬
nes du mâle à articles 4 et 5 épaissis. Testacé rougeâtre ....
.(p. 34) 8. Gen. Xenogyna Raffr.
— Allongé et très déprimé. Disque du pronotum sillonné. Anten¬
nes simples dans les deux sexes. Entièrement noir.
. (p. 33) 7. Gen. Anoplectus Raffr.
8. Etroit et allongé. Tête non transverse, les yeux médiocres.
Antennes simples dans les deux sexes.
. (p. 35) 9. Gen. Bibloplectinus Jeann.
— Large et peu convexe. Tête petite et transverse, les yeux très
gros. Antennes à articles 6 et 7 aussi épaissis que la massue
chez le mâle.(p. 37) 10. Gen. Methorius Raffr.
(1) U faut tenir compte toutefois de certains Afroplectus chez lesquels les
trois fossettes élytrales tendent à se réduire à deux par confluence des deux inter¬
nes. Il se produit ainsi des Afroplectus à deux fossettes, qui sont des espèces évo¬
luées, à caractères néogénétiques, bien différentes par conséquent des genres chez
lesquels les deux grandes fossettes élytrales sont "la règle et doivent être consi¬
dérées comme caractère primitif.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
9. Troisième et quatrième tergites respectivement bien plus
longs que le deuxième, surtout chez les mâles. Trois fossettes
basales. Très allongés.(p. 38) 11. Gen. Asymoplectus Raffr.
— Quatrième tergite seul plus grand que les précédents, les trois
premiers égaux . 10.
10. Lobe frontal avec une incisure latérale ; le front avec une fos¬
sette occipitale. Elytres à trois fossettes basales. Base du pre¬
mier tergite avec une large dépression entre des carénules
écartées au moins du tiers de la largeur. Edéage étranglé à la
base des pièces distales.(p. 54) 14. Gen. Afroplectus Jeann.
— Lobe frontal sans incisure latérale ; le front sans fossette occi¬
pitale. Elytres à deux fossettes basales. Base du premier ter¬
gite avec une impression étroite entre des carénules écartées
à peine du cinquième de la largeur du disque. 11.
11. Disque du pronotum uni ou tout au plus superficiellement
sillonné. Edéage sans grande? pièces distales étranglées à la
base . (p. 49) 12. Gen. Gabata Raffr.
— Disque du pronotum avec une profonde fossette médiane.
Edéage avec des pièces distalcs évasées et étranglées à la base,
de même type que chez les Afroplectus .
. (p. 52) 13. Gen. Dissemoplectus Jeann.
3. Gen. OMOTIMUS Raffray.
Omotimus Raffray, 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 534 ; type : sulcifrons
Raffray (Mus. Paris). — Jeannel, 1952, Ann. Mus. Congo
Belge, sér. in-8“, 11, p. 105.
Genre à massue antennaire formée par un seul article, mais dont
l’édéage présente une grande analogie avec celui des genres du type
Afroplectus.
Allongé, convexe, les téguments lisses, la pubescence fine et rare.
Tête allongée, le front globuleux, le lobe frontal saillant, fortement
déprimé à la base chez le mâle, les tubercules antennaires gros et sail¬
lants ; yeux petits. Antennes longues, le funicule épais, les articles glo¬
buleux puis devenant un peu transverses du 7 au 10 ; article 11 très
renflé. Pronotum étroit, rétréci à la base, avec un sillon transverse
unissant la fovéole basale aux fossettes latérales ; pas d’échancrure
des côtés, le disque uni, sans sillon médian ni fossette. Elytres longs,
à deux fossettes basales et une strie discale écourtée. Abdomen atténué,
les tergites tous à peu près de même longueur. Pattes grêles.
Edéage (fig. 0) rappelant beaucoup celui des Afroplectus non seu¬
lement par l’étranglement de la base des styles, mais aussi par la pré¬
sence d’un long flagelle externe du sac interne.
Genre propre à l’Afrique australe. Il présente à Madagascar un
vicariant, Omotimiotes Jeann. (1954, Mém. Inst. sc. Madag., sér. E,
t. IV, p. 170) et on remarquera combien VOmotimiotes caecus Jeann.
(.1. c. fig. 22-23) rappelle l’espèce africaine tant par sa forme générale
que par les caractères de l’édéage. D’autre part le genre Omotimellus
Source : MNHN, Paris
26
R. JEANNEL.
Jeann., dont l’unique espèce connue, O. e xi lis Jeann. (1952, Ann. Mus.
Congo Belge, sér. in-8 ", 11, p. 110, fig. 131-133) occupe la forêt de mon¬
tagne de l’Itoinbwe, dans le Kivu, semble bien aussi dérivé de la même
souche que 1 'Omotimus, quoiqu'il possède trois fossettes basales aux
élytres et que son édéage soit assez particulier.
1. Omotimus sulcihons Ràffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus., 11, p. 119
( Trimiodytes) ; type : Stellenbosch (Mus. Paris). — 1903,
Ann. Fr., LXXII, p. 560.
Fig. 5 et 6. — Long. 1,3 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant.
Allongé et convexe. Tête arrondie, les yeux très peu convexes, petits,
à peine aussi longs que le tiers des tempes. Lobe frontal du mâle étran-
6 .
Fig. 5 el 6. Gen. Omotimus Raffray. - Fig. 5. O. sulcifrons Raffr., mâle, de Stel¬
lenbosch, X 42. — Fig. 6. Edéage, face dorsale, X 240.
glé à la base ; une carène longitudinale médiane, prolongeant le vertex,
sépare deux profondes fossettes situées chacune en arrière du tuber¬
cule antennaire. Antennes assez longues. Pronotum plus long que
large, étroit à la base, ses côtés profondément sinués en arrière. Elytres
longs et renflés latéralement. Abdomen atténué, le premier tergite
avec une fossette au milieu du bord basal, fossette dont le fond est
couvert de soies.
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 6) assez grand, la capsule basale arrondie, à vaste
fenêtre dorsale. Styles étroits à la base, tous deux infléchis vers le
côté gauche puis redressés dans leur moitié distale, le gauche plus
grand et évasé ; pas de soies. Sac interne représenté par un long fla¬
gelle étendu entre les deux styles, d’abord coudé du côté gauche, puis
redressé et terminé en crosse.
Copland : Stellenbosch, région de Capetown, un seul mâle (A.
Raffray).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
27
4. Gen. PRODALMA Raffray.
Prodalma Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p 51 ; type :
cape nsi.s Raffray. -— 1903, Ann. Fr., LXXI1, p. 564.
Très petite taille. Voisin de Trimiodijtes, mais aptère dans les
deux sexes, avec le premier tergite abdominal plus long que le deuxiè¬
me. Tête volumineuse, arrondie, à lobe frontal très court et sillons
frontaux superficiels ; yeux très petits, bien plus courts que les tem¬
pes. Palpes petits, à massette un peu sécuriforme. Antennes longues et
robustes, la massue de trois articles peu épais. Pronotum 5 fovéole
basale unie par un sillon transverse aux fossettes latérales ; pas
d’échancrure des côtés au niveau des fossettes latérales ; disque régu¬
lièrement bombé et uni, sans sillon médian ni fossette. Elytres très
courts dans les deux sexes, à épaules efTacées ; deux fossettes basales,
strie discale présente. Abdomen peu allongée, le premier tergite bien
plus long que le deuxième, avec deux carénules basales encadrant une
dépression occupée par un rang de soies. Pattes courtes.
Pas de différences sexuelles accusées.
Edéage à capsule basale allongée, portant deux pièces distalcs.
Base de la capsule avec une longue apophyse ventrale.
Le genre ne comprend qu’une seule espèce.
1. Prodalma capensis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 51 ;
type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 7 et 8. — Long. 1 mm. Aptère. Testacé rougeâtre, la pubes¬
cence longue et espacée. Tête grande, arrondie, les tempes convexes,
les yeux petits, peu saillants, longs à peu près comme la moitié des
8 .
Fig. 7 et 8. Gen. Prodalma Raffray. — Fig. 7. /'. capensis Raffr., mâle, x 65. —
Fig. 8. Edéage, face dorsale, x 240.
Source : MNHN, Paris
28
R. JEANNEL.
parties latérales des tempes. Antennes à articles 5 et 7 un peu trans¬
verses, 6 et 8 globuleux et plus petits, 9 et 10 un peu transverses. Pro-
notum très rétréci à la base, ses côtés rectilignes en arrière, non sinués,
le disque bombé et uni. Elytres à peine aussi longs que larges au som¬
met, peu convexes, avec les stries suturale et discale fortement dépri¬
mées. Abdomen court.
Edéage (fig. 8) à capsule elliptique très allongée, donnant insertion
par sa base à une longue pièce ventrale oblique. Orifice distal large¬
ment ouvert, laissant apparaître deux pièces paraissant dépendre du
sac interne ; la pièce droite effilée en pointe, la gauche lamelleuse. plus
longue, spatulée à l’extrémité.
Copland : Newlands, au pied de la Montagne de la Table, un
mâle ; Platklip Stream, également au pied de la Montagne de la Table,
une femelle ; même région, autres exemplaires (A. Raffray).
5. Gen. TRIMIODYTES Raffray.
Trimiodijtes Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 52 ; type :
palustris Raffray. — 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 564.
Espèces de petite taille, testacées rougeâtres, peu allongées et con¬
vexes, les mâles ailés, les femelles généralement aptères. Tête volumi¬
neuse, arrondie et convexe, à lobe frontal extrêmement court, sans
tubercules antennaires saillants. Palpes petits, à massette légèrement
sécuriforme. Antennes à massue de trois articles, très peu renflée.
Pronotum un peu cordiforme, rétréci à la base, avec les côtés sinués en
arrière, la fovéole basale unie aux fossettes latérales par un sillon
transverse, le disque convexe, lisse, sans sillon médian ni fossette ;
pas d’échancrure latérale. Elytres avec deux fossettes basales, la strie
discale plus ou moins longue. Abdomen court, les trois premiers ter-
gites de même longueur, le quatrième plus court que le troisième ; pre¬
mier tergite avec deux carénules basales. Pattes grêles, assez longues.
Pas de déformations particulières des sternites chez les mâles. Les
femelles, aptères chez certaines espèces, ont des paires de longues
soies dressées sur les tergites abdominaux et d’autres soies sur les
bords externes des élytres.
Edéage de structure très insolite (fig. 10 et 11). Il a la forme d’une
vaste cupule largement ouverte, dans le fond de laquelle une saillie est
recouverte de bandes chitinisées paires et symétriques, chez lesquelles
il est bien difficile de définir la part formée par le sac interne.
Le genre Trimiodijtes est étroitement localisé dans la Province du
Cap, c'est-à-dire dans l’extrême sud de l’Afrique australe. On en con¬
naît jusqu’ici cinq espèces.
Tableau des espèces.
1. Pronotum peu rétréci à la base, les côtés faiblement sinués.
Article 9 des antennes nettement transverse. 2.
— Pronotum très rétréci à la base, les côtés profondément sinués
en arrière. Article 9 des antennes petit, subglobuleux. 4.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
29
2. Plus grand et plus robuste. Tempes arrondies, peu saillantes,
les yeux du mâle plus longs que les tempes, ceux des femelles
un peu plus petits. Pronotum aussi long que large. Long. 1,4 à
1,5 mm. 1. breripennis Rafîr.
— Plus petits. Tempes plus saillantes, plus bombées, Yeux du mâle
plus courts que les tempes. 3.
3. Pronotum aussi long que large. Femelles aptères et microph-
talmes, à élytres courts et épaules effacées. Long. 1,3 mm.
. 2. gracilis Raffr.
— Pronotum moins long que large. Femelle ailée à élytres longs et
épaules saillantes. Long. 1,3 mm. 3. setiier Raffr.
4. Tête de grosseur normale. Femelles aptères, à élytres courts et
épaules très effacées. Long. 1,1 mm. 4. palustiis Raffr.
— Tête très grosse, transverse, le lobe frontal anormalement large.
Femelle à élytres longs et épaules saillantes. Long. 1,2 mm.
. 5. cephalotes Raffr.
1. Tiimiodytes bievipennis Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
XI, p. 384 ; type : Uitenhage (Mus. Paris).
Fig. 11. — Long. 1,4 à 1,5 mm. Mâles ailés, femelles ailées ou
brachyptères. Testacé rougeâtre. Robuste. Tête volumineuse, arrondie,
les tempes peu bombées surtout chez les mâles. Antennes courtes, les
Fig. 9 à II. Gen. Trimiotlytes Raffray. — Fig. 9. T. gracilis Raffr., de Uitenhage,
X 65. — Fig. 10. Edéage du même, face dorsale, x 240. — Fig. II. Edéage du
T. brevipennis Raffr., de Uitenhage, x 240.
articles du funicule épais, un peu plus longs que larges, la massue peu
tranchée, l’article 9 globuleux, un peu plus gros que le 8, le 10 un peu
transverse, le 11 deux fois aussi long que le 10. Pronotum à bosses laté¬
rales bien saillantes. Elytres relativement courts.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNE!..
Chez le mâle, les yeux sont plus grands, nettement plus longs que
les tempes, et les élytres ont les épaules bien saillantes. Tergites
abdominaux avec des paires de soies courtes. Chez les femelles les yeux
sont moins grands, les élytres ont les épaules effacées et les tergites
abdominaux portent des paires de très longues soies dorées.
Edéage : fig. 11.
Copland : Uitenhage, dans l’intérieur près de Port Elisabeth,
6 exemplaires (A. Raffray). — Katberg, ait. 1.300 m., dans l’est de la
province, 5 exemplaires (R. E. Turner, III-1933, in Brit. Mus.).
Un bon nombre des exemplaires étiquetés brevipennis par Raf¬
fray, dans sa collection, appartiennent en réalité à l’espèce suivante.
2. Trimiodytes qracilis Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 385 ; type : Uitenhage (Mus. Paris).
Fig. 9 et 10. — Long. 1,3 mm. Mâles ailés, femelles aptères. Tes-
tacé rougeâtre. Plus grêle que le précédent. Tête semblable, mais avec
les tempes plus arrondies, plus bombées. Antennes comme chez brevi¬
pennis. Pronotum moins large, à bosses latérales effacées. Elytres
moins courts.
Les yeux des mâles, bien moins grands que ceux du brevipennis,
sont un peu plus courts que les tempes. Ceux des femelles sont encore
bien plus petits, souvent même ponctiformes ; et les élytres des
femelles, très raccourcis, ont les épaules très effacées. Pas de grandes
soies dressées sur les tergites.
Edéage : fig. 10.
Copland : Uitenhage, nombreux exemplaires (A. Raffray). — Port
Elisabeth (D r H. Brauns).
3. Tiimiodytes setifer Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 127 ;
type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Long. 1,3 mm. Femelle ailée. Testacé rougeâtre. Très voisin du
gracilis, la femelle du setifer ayant l’aspect général des mâles du
gracilis. Tête semblable sauf que les yeux sont plus petits que ceux
des mâles du gracilis. Antennes semblables. Pronotum un peu plus
large que long, à bosses latérales un peu saillantes. Elytres de la
femelle longs, à épaules très saillantes et avec quelques grandes soies
sur les parties latérales. Tergites abdominaux avec des paires de
grandes soies dorées, comme chez les femelles du brevipennis.
Mâle inconnu.
Copland : Stellenbosch, arrière pays de Capetown, une seule
femelle prise au bord de la rivière (A. Raffray).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDF.S DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
31
4. Trimiodytes palustris Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 52 ; type : Muizenberg (Mus. Paris). — 1898, 1. c., XI,
p. 383.
Long 1,1 mm. Femelle aptère. Testacé rougeâtre. Grêle. Tête
volumineuse, plus grande que le pronotum, arrondie et très convexe,
les tempes bombées, bien plus longues que les yeux qui sont très petits
chez les femelles. Antennes longues et robustes, les articles 4 et 6 net¬
tement plus longs que larges, le 8 globuleux, le 9 un peu plus gros que
le 8, globuleux, le 10 transverse, le 11 oblong. Pronotum un peu plus
long que large, rétréci à la base, ses côtés profondément sinués en
arrière. Elytres des femelles très courts, très rétrécis en avant, les
épaules très effacées. Tergites abdominaux avec des paires de grandes
soies dorées.
Mâle inconnu.
Capland : Muizenberg, aux environs de Capetown, quelques exem¬
plaires (A. Raffray).
5. Trimiodytes cephalotes Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 385 ; type : Port Elisabeth (Mus. Paris).
Long. 1,2 mm. Femelle ailée. Testacé rougeâtre pâle. Allongé, la
tête énorme, transverse, plus large que le pronotum, à lobe frontal
bien plus large que la moitié du front entre les yeux ; ceux-ci grands
et saillants, presque aussi longs que les tempes. Antennes comme chez
palustris. Pronotum de même forme, à côtés profondément sinués en
arrière. Elytres un peu plus longs que larges et larges aux épaules qui
sont aussi saillantes que chez les mâles d’autres espèces. Tergites abdo¬
minaux avec des paires de grandes soies dorées.
Mâle inconnu.
Espèce remarquable par la dilatation transverse de son front.
Comme chez le brevipennis la femelle a de grands yeux et des épaules
saillantes et est ailée, différant en cela des femelles de la plupart des
autres espèces connues.
Capland : Port Elisabeth, une seule femelle (D r H. Brauns).
0. Gen. HAPLOPLECTUS Jeannel.
Haplopleclus Jeannel, 1951, Ann. Mus. Congo belge, sér. in-8", Zool.
n" 10, p. 25 ; type : bifoveatus Jeannel.
1. Haploplectus pubescens. n. sp. ; type : Port St John (Brit. Mus.).
Fig. 12 à 14. — Long. 1,4 mm. Aptère. Testacé rougeâtre, la pubes¬
cence blanchâtre, courte et dense. Court et épais. Tête médiocre à lobe
frontal court et large, les sillons frontaux nets, yeux petits, nettement
plus courts que les tempes. Antennes courtes, les articles 3 à 7 globu¬
leux, assez gros, le 8 plus petit que le 7, les 9 et 10 un peu transverses
Source : MNHN, Paris
32
R. JEANNEL.
(fig. 13). Pronotum cordiforme, rétréci à la base, les bosses latérales
bien arrondies, les côtés échancrés en arrière des bosses latérales ;
disque bombé, sans sillon médian ni fossette. Elytres épais, à épaules
saillantes, la strie discale bien tracée. Abdomen court, les quatre pre¬
miers tergites de même longueur, le premier avec une large dépression
du bord basal aussi large que le tiers du disque. Pattes grêles, les
tarses courts.
Fig. 12 à 14. Gen. Haplopleclus Jcann. — Fig. 12. U. pubescens, n. sp., mâle, de
Port St John, x 40. — Fig. 13. Antenne droite du mâle. — Fig. 14. Edéage
du même, face dorsale, X 240.
Edéage (fig. 14) à capsule basale bien développée, subcarrée, avec
une vaste fenêtre dorsale. Pièces distales divergentes, la gauche lamel-
leuse, arquée et terminée en gouge, la droite située en dessus, complexe
et multiple, avec une de ses branches munie de quelques soies.
Cet édéage a quelques ressemblances avec ceux des Periplectus.
Le genre a été créé pour une espèce du Katanga connue par une
seule femelle. L’espèce décrite ici est plus grande que VH. bifoveatus
type du genre. Ses caractères généraux sont les mêmes, sauf que le
premier tergite abdominal est fortement déprimé entre deux courtes
carénules, alors que chez le bifoveatus ce premier tergite n’a pas trace
de dépression. Cette différence laisse un doute sur le rapprochement
fait ici de ces deux espèces.
Copland : Port St John, dans le Pondoland, un mâle (R. E. Turner,
VIII-1923).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
7. Gen. ANOPLECTUS Raffray.
Anoplectus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 59 ; type :
niger Raffray. — 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 580.
Petite taille, étroit et déprimé. Noir luisant, les antennes, palpes et
pattes foncés, presque noirs. Lisse, la pubescence courte et rare. Tête
volumineuse, les yeux petits. Antennes épaisses, à massue très peu
tranchée. Pronotum sans échancrure latérale, la fovéole basale unie
aux fossettes latérales par un sillon transverse, le disque uni, sans
sillon médian ni fossette. Elytres déprimés ; deux grandes fossettes
basales, strie discale présente. Abdomen à quatre premiers tergites de
même longueur, les premiers tergites sans carénules ni dépression du
bord basal. Pattes très courtes.
Pas de différences sexuelles.
Edéage (fig. 16) en forme de cupule membraneuse largement
ouverte du côté distal, un peu comme chez les Trimiodytes, mais avec
une grande apophyse du bord droit, grêle et allongée. La chitinisation
ventrale est constituée par une pièce en Y, à manubrium distal et
branches basales, encadrant l’orifice basal.
Une seule espèce connue.
Fig. 15 et IB. Gen. Anoplectus Raffr. — Fig. 15. A. niger Raffr., mâle, de Stcllen-
bosch, X 40. — Fig. 16. Edéage, face dorsale, du même, X 240.
Anoplectus niger Raffray, 1897. Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 60 ;
type : Stellcnbosch (Mus. Paris).
Fig. 15 et 16. — Long. 1 à 1,2 mm. Ailé. Noir luisant, les appen¬
dices rougeâtres très foncés, presque noirs. Très déprimé et parallèle.
Tête grosse, à lobe frontal rétréci, tempes très bombées et bord occi-
Mésioires nu Muséum. — Zoologie, t. IX. 3
Source : MNHN, Paris
34
R. JEAN’NEL.
pital du front fossulé ; yeux petits, bien plus courts que les tempes.
Antennes épaisses, les articles 4 à 6 à peu près aussi longs que larges,
les 7 et 8 un peu transverses chez les mâles ; articles 9 et 10 nettement
transverses. Pronotum transverse, peu rétréci à la base, les côtés non
sinués, le disque un peu convexe. Elytres longs et parallèles, déprimés.
Abdomen peu à peu élargi jusqu’au bord postérieur du troisième
tergite.
Edéage : fig. 16.
Espèce bien facile à reconnaître à sa coloration noire et sa forme
parallèle et très déprimée.
Capland : Stelienbosch, aux environs de Capetown, une quinzaine
d’exemplaires (A. Raffray).
8. Gen. XENOGYNA Raffray.
Xenogyna Raffray, 1897, Trans. E. Afr. phil. Soc., X, p. 60 ; type :
heterocera Raffray. — 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 583.
Allongé et assez convexe. Testacé rougeâtre clair. Lisse, la pubes¬
cence courte et rare. Tète arrondie, sans fossette occipitale, les yeux
très petits, le lobe frontal rétréci. Palpes très petits. Antennes très
épaisses, différentes dans les deux sexes (fig. 18 et 19). Pronotum sans
échancrure latérale, la fovéole basale unie aux fossettes latérales par
un sillon transverse, le disque sans sillon médian ni fossette. Elytres
Fig. 17 à 20. Gen. Xenogyna Raffr. Fig. 17. X. heterocera Raffr., mâle, de Cape¬
town, X 40. — Fig. 18. Antenne droite du mâle. — Fig. 19. Antenne droite de
la femelle. — Fig. 20. Edéage, face dorsale, X 340.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
35
longs mais convexes ; deux fossettes basales, strie discale présente.
Abdomen allongé, les quatre premiers tergites de même longueur, le
premier avec une dépression du bord basal entre deux carénules espa¬
cées l’une de l’autre du tiers de la largeur du disque du tergite. Pattes
courtes.
Edéage (fig. 20) de même type que celui de 1 ’Anoplectus. mais
paraissant inversé.
L’unique espèce du genre est en apparence très différente de
l’Anoplectus niger, étant plus grande, plus allongée, convexe et non
déprimée, testacée et non noire ; mais on retrouve chez elle les princi¬
paux caractères extérieurs et un même type d’édéage. En réalité les
deux genres Anoplectus et Xenogyno sont voisins.
1. Xenogyna heterocera Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 61 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 17 à 20. — Long. 1,3 à 1,5 mm. Aptère. Testacé rougeâtre lui¬
sant. Tête médiocre, le lobe frontal rétréci, les tempes bombées, les
yeux très petits ; vertex très convexe et bord occipital sans fossette.
Pronotum un peu moins long que large. Elytres parallèles. Abdomen
allongé, subparallèle.
Mâle. Taille plus grande. Yeux un peu moins petits ; élytres net¬
tement plus longs, à peu près deux fois aussi longs que larges. Anten¬
nes avec les articles 4 et 5 dilatés, le 4 court et plat, très transverse,
le 5 plus long, subglobuleux (fig. 18).
Femelle. Taille plus petite. Yeux plus petits ; élytres nettement
plus courts. Antennes simples, sans dilatation des articles du funicule
qui sont toutefois transverses du 4 au 8 (fig. 19).
Edéage (fig. 20) à capsule basale en forme d’urne, avec une grande
apophyse sur le bord gauche, régulière et un peu incurvée. Du côté
droit, le bord distal et dorsal de la capsule présente un épaississement
chitinisé qui se détache et forme une languette deux fois repliée et
terminée en faux. Du côté ventral la capsule est fortement chitinisée
et présente une étroite incisure l’ouvrant sur toute sa longueur près
du bord droit.
Par comparaison avec, l’édéage de YAnopleclus niger, celui du
Xenogyna heterocera paraît être inversé, c’est-à-dire portant du côté
gauche la grande apophyse que Y Anoplectus porte à droite.
Copland. Environs de Capetown, une quinzaine d’exemplaires
recueillis dans les mousses humides (A. Raffray).
9. Gen. B1BLOPLECTINUS Jeannel.
Bibloplectinus Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 48 (subgen.) ;
type : Bibloplectus variabilis Raffray. — 1953, Ann. Mus.
Congo Belge, sér. in-8", 20, p. 94.
Très petite taille. Tête variable, les palpes petits, les antennes
simples dans les deux sexes. Pronotum sans incisure latérale, la
Source : MNHN, Paris
H. JEANNE!,.
fovéole basale unie aux fossettes latérales par un sillon transverse, le
disque sans sillon médian ni fossette. Elytres à trois fossettes basales,
sans strie discale. Abdomen avec les quatre premiers tergites de même
longueur, le premier sans dépression ni carénules basales. Pattes
courtes.
Edéage à capsule basale courte et sphérique.
Genre séparé de Bibloplectus Reitt. par les caractères sexuels. On
ne rencontre pas chez Bibloplectinus les conformations particulières
du sixième sternite abdominal des Bibloplectus et leur édéage est d’un
tout autre type. De plus les fémurs intermédiaires des mâles, simples
chez Bibloplectus, sont renflés chez Bibloplectinus.
Les Bibloplectus peuplent la région paléarctique ; les Bibloplec¬
tinus sont strictement africains. Le uariabilis RafTr., type du genre,
vit à Zanzibar et au Tanganvika Territorv ; deux espèces sont connues
du Kivu et deux autres de l’Afrique australe.
1. Bibloplectinus angustulus Raffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus., II,
p. 120 ( Bibloplectus ) ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jean-
nel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 51.
Long. 0,8 mm. Ailé. Testacé rougeâtre. Très étroit et allongé,
parallèle. Tête volumineuse, aussi large que le pronotum, le lobe fron¬
tal grand, sans impression dorsale, les yeux un peu saillants, deux fois
plus longs que les parties latérales des tempes ; celles-ci anguleuses.
Antennes à funicule très grêle, la massue déliée, l’article 10 presque
deux fois aussi large que long. Pronotum un peu moins long que large,
très peu rétréci en arrière, le disque peu convexe. Elytres de moitié
plus longs que le pronotum chez la femelle. Abdomen presque paral¬
lèle.
Mâle inconnu.
Voisin du B. tenuicornis Jeann., du Kahuzi (1958, Ann. Mus.
Congo Belge, sér. in-8", 20, p. 94, fig. 73), dont les yeux sont plus
réduits et le pronotum un peu plus long.
S. Bhodesin. Salisburv, dans le Mashonaland, deux femelles
(G. A. K. Marshall).
2. Bibloplectinus parviceps Raffray, 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 545
( Bibloplectus) ; type : Uitenhage (Mus. Paris).
Long. 1 à 1,2 mm. Ailé. Brun de poix foncé, les antennes et les
pattes testacées. Avant-corps étroit, arrière-corps élargi, assez con¬
vexe. Tête petite, plus courte et plus étroite que le pronotum, le lobe
frontal rétréci et impressionné, les yeux plus longs que les parties laté¬
rales des tempes qui sont obliques et effacées. Antennes à funicule
épais et massue peu tranchée, l’article 9 à peine plus gros que le 8,
légèrement transverse comme lui, le 10 plus large que le 9, mais pas
deux fois aussi large que long. Pronotum comme chez angustulus.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
37
Elylres bien plus épais, renflés latéralement, pas deux fois aussi longs
que le pronotuin chez la femelle. Abdomen relativement très large.
Mâle inconnu.
Espèce très différente de la précédente par sa forme générale, qui
rappelle davantage celle du Methorius bicolor décrit ci-après. Sans
connaître le mâle du parviceps, je ne puis pas affirmer que l’espèce
appartienne au genre Methorius.
Copland : Uitenhage, aux environs de Port Elisabeth, deux
femelles (A. Raffray).
Kl. Gen. METHORIUS Raffray.
Methorius Raffray, 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 537 ; type : bicolor
Raffray.
Très petite taille. Tète petite et transverse, plus courte que le pro-
notum. Palpes petits. Antennes avec les articles 7 et 8 épaissis chez les
mâles. Pronotuin comme chez Biblopleclinus, sans échancrure laté¬
rale, ni sillon ou fossette sur le disque. Elytres à trois fossettes basales,
sans strie discale. Abdomen large, à quatre premiers tergites de même
longueur, le premier sans carénules basales. Pattes courtes.
Edéage (fig. 24) de même type que chez les Bibloplectinus.
Fig. 21 à 24. Gcn. Methorius RafTr. — Fig. 21. M. bicolor Raffr., mâle, de Salisbury,
X 50. — Fig. 22. Antenne droite du mâle. — Fig. 23. Tibia et tarse postérieurs
droits. — Fig. 24. Edéage, face dorsale, X 340.
Par sa forme générale relativement large et convexe, peu parallèle,
ce genre s’écarte de Bibloplectinus et ressemble davantage à Periplec-
tus Raffr., avec lequel j’avais cru pouvoir le mettre en synonymie
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
(1949, Mèm. Mus., XXIX, ]>. 54). A la vérité, non seulement la structure
des antennes du mâle, mais aussi l’absence de strie discale sur les
élytres, l’absence de soies sur les styles de l’édéage écartent bien
Methorius de Peripleetus et le rapprochent davantage des Bibloplec-
tinus.
Le genre comprend une espèce de la Rhodésie. Comme on l’a dit
ci-dessus il ne serait pas exclu que le Bibloplectinus parviceps RafTr.,
de Uitenhage, se montre appartenir au genre Methorius , lorsque le
mâle sera connu.
1. Methorius bicolor Raffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus., II, p. 118 ( Péri-
plectus) ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel, 1949,
Mém. Mus., XXIX, p. 56 (Peripleetus).
Fig. 21 à 24. — Long. 0,8 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant,
avec les élytres brunâtres, plus foncés. Court et ramassé, large, un peu
convexe. Tête petite et transverse, les yeux très grands, occupant tout le
côté du front, les tempes très réduites. Antennes du mâle (fig. 22) à
articles 4 à 6 petits et globuleux, 7 et 8 très renflés, presque autant que
le 9 ; article 10 plus gros que le 9, mais non transverse. Pronotum
légèrement transverse, rétréci en arrière, les angles postérieurs très
arrondis. Elytres amples, relativement peu longs et peu convexes.
Abdomen élargi en arrière. Tarses (fig. 23) courts, le deuxième article
renflé.
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 24) à capsule basale globuleuse, avec une vaste fenêtre
dorsale, continuée par une gaine distale assez courte. Deux styles
entrecroisés, le droit plus long que le gauche. Le sac interne paraît
faire saillie entre les deux styles.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, un seul mâle
(G. A. K. Marshall).
11. Gen. ASYMOPLECTUS Raffray.
Asymoplectus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 56 ; type :
caviventris Raffray. — 1898, Rev. d’Ent., XVII, p. 247. —
1903, Ann. Fr., LXXII, p. 566. — Jeannel, 1952, Ann. Mus.
Congo Belge, sér. in-8", 11, p. 127.
Genre bien reconnaissable à la dimension des troisième et qua¬
trième tergites, plus longs que le deuxième. Allongés et déprimés, paral¬
lèles, les téguments lisses, la pubescence courte. Tête de grosseur
variable, le lobe frontal peu saillant, les sillons frontaux profonds et
convergents en avant, les bourrelets latéraux sans incisure en arrière
des tubercules antennaires. Palpes à massette très petite. Antennes
médiocres, la massue nettement triarticulée. Pronotum plus ou moins
discoïde, la fovéole basale anguleuse, unie aux fossettes latérales par
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 3°
un sillon transverse ; généralement pas d’échancrure du bord externe.
Elytres longs et parallèles ; trois fossettes basales, pas trace de strie
discale. Tergites abdominaux sans carénules basales. Pattes courtes
et grêles.
Différences sexuelles. — Elles portent surtout sur la conformation
des derniers sternites abdominaux chez les mâles. Les quatrième et
cinquième sternites sont toujours impressionnés profondément sur la
ligne médiane, parfois surmontés de paires de digitations simples ou
bifurquées (fig. 28 et 29) ; le sixième sternite est toujours divisé en
deux hémisternites.
Edéage extrêmement variable. La capsule basale, toujours mem¬
braneuse et globuleuse, est très petite et les pièces distales, simples et
courtes chez certaines espèces (fig. 30 à 33) ; elles sont chez d’autres
très allongées, doubles et souvent très compliquées.
Genre nombreux en espèces dans l’Afrique australe. Certaines
lignées se sont répandues d’une part vers l’Angola, d’autre part le long
de la Dorsale dans le Kivu et jusque sur le mont Elgon et dans l’Abys¬
sinie.
Tableau des espèces.
1. Lobe frontal plus rétréci en avant, son bord antérieur plus
étroit que la moitié du front entre les yeux. 2.
— Lobe frontal plus large en avant, son bord antérieur aussi
large que la moitié du front entre les yeux. 12.
2. Tête grande, à tempes très bombées latéralement, leur con¬
vexité dépassant le niveau des yeux. 3.
— Tête médiocre ou petite, les tempes peu bombées latérale¬
ment, plus ou moins anguleuses en arrière. 5.
3. Plus grand, plus robuste, l’arrière-corps plus large. Noir de
poix. Long. 1,2 à 1,3 mm. 3. aterrimus Raffr.
— Plus petits, plus étroits, l’arrière-corps plus parallèle. 4
4. Coloration toujours rougeâtre quoique souvent rembrunie
Massue des antennes plus épaisse. Long. 1 mm.. . 1. atratus RalTr,
— Coloration toujours foncée, noir de poix. Massue des antennes
moins épaisse. Long. 1 à 1,1 mm. 2. luctuosus Raffr.
5. Tempes longues et parallèles, plus longues que les yeux.
Allongé, étroit, le pronotum petit, bien rétréci à la base. Long.
1,6 mm. 9. tissus Raffr.
— Tempes courtes et arquées, leur partie latérale bien plus
courte que les yeux . 6.
fi. Disque du pronotum avec une fossette médiane allongée, très
nette . 7.
— Disque du pronotum uni ou très finement sillonné. 8.
7. Noir, parallèle et très déprimé. Lobe frontal plus court. Article
9 des antennes nettement transverse. Long. 1,3 mm.
. 6. cavirentris RalTr.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
— Brunâtre, plus robuste et moins déprimé. Lobe frontal plus
long. Article 9 des antennes pas plus large que long. Long.
1.3 mm. 8. foveicollis, n. sp.
8. Disque du pronotum très finement sillonné sur la ligne mé¬
diane. Brun de poix, étroit et parallèle. Tête petite, plus courte
que le pronotum. Article 9 des antennes très petit, globuleux.
Long. 1,2 mm. 4. signatus. n. sp.
— Disque du pronotum parfaitement uni. Article 9 des antennes
plus ou moins transverse. 9.
9. Pronotum aussi long que large. 10.
— Pronotum nettement transverse. 11.
10. Pronotum presque carré, aussi large en arrière qu’en avant.
Antennes plus fines, le dernier article plus allongé. Long.
1.4 mm. 5. discicollis Ralïr.
— Pronotum nettement plus étroit eh arrière qu’en avant. An¬
tennes plus épaisses, le dernier article plus large. Long.
1.5 mm. 10. laevis. n. sp.
11. Tête petite, plus courte et plus étroite que le pronotum. Forme
plus étroite et parallèle. Long. 1,1 mm. 11. flagellatus Raffr.
— Tête plus grande, aussi large que le pronotum. Forme plus
robuste, moins étroite. Long. 1,4 à 1,5 mm. (Angola).
. [Mctchcrdoi Jeann.]
12. Pronotum avec un fin sillon médian sur le disque, les côtés
crénelés. Testacé rougeâtre luisant, l’avant-corps vaguement
ponctué. Long. 1,2 mm. (Itombwe) .... Tnyakasibanus Jeann.1.
— Pronotum à disque parfaitement uni . 13.
13. Pronotum fortement transverse, ses côtés avec une profonde
incisure au niveau des fossettes latérales. Brun de poix,
robuste. Long. 1,6 mm. (Urundil. [uru ndianus Jeann.].
— Pronotum non transverse, sans incisure des côtés. 14.
14. Tête petite, plus courte que le pronotum, les yeux plus grands.
Antennes à massue épaisse, les articles 9 et 10 fortement
transverses. Testacé rougeâtre. Long. 1,2 mm.
. 12. iTTegularis Raffr.
— Tête proportionnellement grande, aussi longue que le prono¬
tum .. 15.
15. Brun de poix, étroit et parallèle. Antennes fines, à massue peu
épaisse. Long. 1,3 mm. (Mont Elgon) . Telgonicus Jeann.].
— Testacé rougeâtre. Plus épais. Antennes épaisses, à massue
fortement renflée, avec les articles 9 et 10 relativement longs
et larges. Long. 1,5 mm (Abyssinie). [antennertus Raffr.].
L’.4. semipunctatus Raffr., dont le type ne se trouve pas dans la
collection Raffrav, m’est inconnu et manque dans ce tableau. D’après
Raffray, il serait voisin du cavivenlris.
Le tableau qui précède n’exprime que très imparfaitement les rap¬
ports phylogénétiques des espèces. 11 semble qu’il soit impossible de
déceler dans la morphologie externe les véritables caractères de filia-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
tion, ceux-ci étant par contre fournis par la structure des édéages.
En fait, par l’examen des organes copulateurs mâles, il est facile de
grouper les espèces dans plusieurs lignées :
1° Groupe de l ’atratus. — Edéage très petit, à pièce distale uni¬
que et peu développée (fig. 30 à 33). Ces espèces peuplent l’Afrique
australe. Les unes ont une tête volumineuse, à tempes très bombées ;
d’autres ( signatns n. sp. et discicollis Raffr.) ont une tête plus petite,
à tempes courtes et peu saillantes, ne différant guère extérieurement
des espèces du groupe suivant.
2° Groupe du caviventris. — Edéage avec deux pièces distales
très allongées (fig. 38, 39 et 41 à 43). Les espèces sont répandues dans
l’Afrique australe, sauf une qui a atteint l’Angola ( Machndoi Jeann.).
3° Groupe de Virregularis. — Edéage à deux pièces distalcs allon¬
gées, comme dans le groupe précédent ; mais le lobe frontal est plus
large que chez les autres espèces du genre. Dans ce groupe se placent
d’abord une espèce de la Rhodésie ( irregularis Raffr.), puis une série
de trois espèces occupant le Kivu, le mont Elgon et l’Abyssinie, mar¬
quant ainsi les étapes d’une migration vers le nord d’une lignée aus¬
trale, le long des chaînes méridiennes.
L’édéage de l’A. nyakasibanus Jeann., de la forêt de montagne
de l’Itombwe, dans le Kivu (1952, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8“,
11, p. 129, fig. 146) est de même type que celui de Virregularis (fig. 40),
mais il a été représenté de profil, de sorte que les deux pièces distales
se recouvrant l’une l’autre, n’ont pas été distinguées. L’édéage de VA.
antennntus Raffr., de l’Abyssinie (fig. 37) est encore tout à fait de
même type que celui de Virregularis (fig. 40). Il en est de même enfin
pour l’édéage de Velgonicus Jeann. (1949, Mém. Mus., XXIX, p. 52,
fig. 226). Cette dernière espèce, décrite dans le genre Anopleclus Raffr.
(1949, /. c., p. 52), puis que j’ai placée dans le genre Bibloplectinus
Jeann. (1952, /. c., p. 118), est en réalité un Asymoplectus, comme le
montre la grandeur de son troisième tergile abdominal et aussi la
structure de son édéage.
4° Groupe de l ’urundianus. — L’A. urundianus Jeann. (1952,
Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8“, 11, p. 129, fig. 147-148) enfin doit
se placer dans un groupe à part. Ses caractères marquent un passage
vers ceux des Afroplectus. Par la dimension considérable de ses troi¬
sième et quatrième tergites abdominaux, il appartient sans aucun doute
au genre Asymoplectus, mais son pronotum échancré latéralement est
de même type que celui des Afroplectus et d’autre part son édéage
(1952, l. c., fig. 148) montre un étranglement de la base des pièces
distales, évoquant tout à fait celui des Euplcctus et genres voisins ;
mais le sac interne ne forme pas de flagelle.
Source : MNHN, Paris
42
R. JEANNE!-.
Groupe de Vatratus.
1. Asymoplectus atratus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 59 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 25 et 30. — Long. 1 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, parfois brun
de poix avec les antennes et les pattes testacées. Déprimé et parallèle,
lisse. Tète volumineuse, le lobe frontal très rétréci en avant, les tem¬
pes très bombées latéralement, les yeux saillants mais plus courts que
les tempes. Antennes courtes et fines, les articles 5 à 8 devenant un
peu transverses, la massue peu épaisse. Pronotum aussi long que large,
aussi large que la tête, rétréci à la base ; disque uni, régulièrement
convexe. Elylres longs et parallèles. Abdomen élargi en arrière. Pattes
grêles.
mus Raffr. — Fig. 29. Idem de FA. fissus RafTr.
Différences sexuelles. — Les élytres des femelles sont un peu plus
courts. D’autre part, chez les mâles, le quatrième sternite présente
une carène médiane sur toute sa longueur.
Edéage (fig. 30) à style gauche court et rectiligne, concave en dedans,
arrondi au sommet. Sac interne laissant poindre au dehors deux chi-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 43
tinisations courtes. Du côté droit, une expansion membraneuse semble
représenter un style droit.
Copland : Newlands, Stellenbosch (A. Raflray, L. Peringuey).
2. Asymoplectus luctucsus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 57 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Long. 1 à 1,1 mm. Ailé. Brun de poix, les antennes et les pattes
testacées. Déprimé et parallèle, lisse. Très semblable au précédent ;
même forme de la tête et du pronotum ; antennes à funicule un peu
plus grêle, mais avec la massue aussi peu épaisse.
A. Raffray décrit le mâle comme ayant les derniers sternites
« less irregular in shape » que chez les autres espèces. En réalité tous
les exemplaires de sa collection sont des femelles. Il me paraît fort pos¬
sible que Yatralus et le liictuosus soient les deux sexes d’une même
espèce.
Copland : Stellenbosch, 5 femelles (A. Raffray).
3. Asymoplectus atenimus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 58 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 28 et 31. — Long. 1,2 à 1,3 mm. Ailé. Brun de poix, les an¬
tennes et les pattes testacées, les élytres le plus souvent rougeâtres
sur le disque. Plus robuste, plus épais que 1 ’atratus, l’arrière-corps
plus large et moins déprimé. Tête aussi volumineuse, même forme du
lobe frontal, même grand développement des tempes. Antennes sem-
lenbosch.
blables. Même forme du pronotum. Elytres proportionnellement moins
allongés, à côtés plus arqués.
Différences sexuelles. — Quatrième sternite abdominal (fig. 28)
Source : MNHN, Paris
44
R. JEANNEL.
avec une fossette médiane ; cinquième sternite avec deux cornes enca¬
drant une profonde dépression de la partie médiane du cinquième et
du sixième sternites ; ce dernier divisé en deux hémislernites parfaite¬
ment symétriques.
A. Raffray (1897, /. c., pi. xvi) a décrit et figuré des asymétries
dans la structure des sternites des mâles, asymétries que je n’ai pas
constatées sur des exemplaires en bon état.
Edéage (fig. 31) de même type que celui de 1 ’atratus, mais avec
le style gauche plus grêle, sans vestige membraneux du style droit.
Copland : Stellenbosch, une douzaine d’exemplaires (A. Raffray,
L. Peringuey).
4. Asymoplectus signatus, n. sp. ; type : Katberg (Brit. Mus.).
Fig. 32 et 34. — Long. 1,2 mm. Ailé. Brun de poix, les antennes et
les pattes testacées. Allongé et peu convexe, lisse, l’avant-corps relati¬
vement étroit. Tête médiocre, â lobe frontal très rétréci, mais avec les
tempes plus courtes que chez les espèces précédentes, peu bombées
latéralement, plus courtes que les yeux. Antennes plus longues que
chez atratus, le funicule plus grêle, les articles 3 à 8 tous subglobu¬
leux ; article 9 petit, à peine plus gros que le 8, aussi long que large,
le 10 à peine transverse, un peu plus épais que le 9, l’article 11 court
et large, plus épais que le 10. Pronotum de même forme que chez
atratus, mais avec la ligne médiane très finement sillonnée. Elytres
longs, à côtés arqués et disque déprimé. Abdomen peu élargi en
arrière.
Edéage (fig. 32) à capsule basale très petite et style gauche aussi
grêle que celui de 1 ’aterrimus, mais plus coudé et terminé par un bou¬
quet de chitinisations frisées.
Copland : Katberg, dans l’est de la province, ait. 1.300 in. env.,
un mâle (R. E. Turner, X1I-1932).
5. Asymoplectus discicoUis Raffray, 1887, Rev. d'Ent., VI, p. 53 ( Biblo-
plcctus) ; type : Stellenbosch (Mus. Paris). — 1897, Trans.
S. Afr. phil. Soc., X, p. 55.
Fig. 33. — Long. 1,4 mm. Ailé. Brun de poix, les antennes et les
pattes testacées, les élytres plus ou moins rougeâtres. Allongé et dépri¬
mé, lisse. Tête médiocre, moins large que le pronotum, le lobe frontal
rétréci en avant, les tempes plus courtes que les yeux, aplanies latéra¬
lement, anguleuses en arrière. Antennes robustes, les articles du funi¬
cule à peine plus longs que larges, les 9 et 10 subégaux, un peu trans¬
verses, peu épais. Pronotum subquadrangulaire, aussi large en arrière
qu’en avant, le disque peu convexe, uni, sans trace de sillon ni de
fossette. Elytres longs et étroits. Abdomen long, élargi dans sa partie
moyenne.
Edéage (fig. 33), à capsule basale relativement volumineuse et
style gauche, épais, arqué à l’extrémité, son bord interne irrégulier.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDF.S DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 45
Copland : Stellenbosch, une quinzaine d’exemplaires (A. Raffray,
L. Péringuey). — Port Elisabeth, un exemplaire (D r H. Brauns).
Groupe du caviventris.
6. Asymoplectus caviventris Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 57 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Fig. 27 et 38. — Long. 1,3 mm. Ailé. Brun de poix foncé, les an¬
tennes et les pattes testacées, le disque des élytres rougeâtre. Peu dépri¬
mé, allongé. Tète médiocre, à lobe frontal rétréci en avant, tempes
aplanies latéralement, anguleuses en arrière, les yeux peu saillants,
plus longs que les parties latérales des tempes. Antennes comme chez
discicollis. Pronotum assez large, un peu moins long que large, rétréci
en arrière, à côtés bien arrondis et disque peu convexe, creusé en
son milieu par une profonde fossette allongée. Elytres non déprimés,
à côtés arqués. Abdomen long et subparallèle.
Caractères sexuels. — Quatrième et cinquième sternites abdomi¬
naux profondément déprimés sur la ligne médiane (fig. 27).
Edéage (fig. 38) à capsule basale très petite et pièces distales très
développées et divergentes, la droite rectiligne et obtuse, la gauche
deux fois plus longue, fortement recourbée en dedans et bifide au
sommet, avec une longue épine dans la concavité et une courte dent
aiguë sur la convexité.
Copland : Stellenbosch, une vingtaine d’exemplaires (A. Raffray,
L. Péringuey). — Port Elisabeth, 2 exemplaires (D r H. Brauns).
Source : MNHM, Paris
R. JEANNEI-.
7. Asymoplectus semipunctatus Raffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus., II,
p. 120 ; type : Stellenbosch.
Long. 1,1 mm. D’après Raffray, cet Asymoplectus est voisin du
caviventris et s’en distingue par sa taille plus petite, sa forme plus
étroite et déprimée, sa ponctuation plus visible surtout sur l’abdomen,
sa tête plus petite et plus courte, sa massue antennaire moins accusée,
enfin par la fossette discale du pronotum qui est superficielle alors
qu’elle est profonde chez le caviventris.
Copland : Stellenbosch, mâle et femelle (A. Raffray).
S. Asymoplectus foveicollis, n. sp. ; type : Harrismith (Brit. Mus).
Fig. 36 et 41. — Long. 1,3 mm. Ailé. Brun de poix, les antennes
et les pattes testacées. Même forme générale que chez le caviventris,
peu déprimé. Tête semblable. Antennes plus robustes, les articles 4 à 8
tous globuleux, mais croissant peu à peu de grosseur, la massue très
peu tranchée, le 9 subglobuleux, un peu plus gros que le 8, le 10 un
peu plus large que long, de peu plus gros que le 9, le 11 ovoïde et ren¬
flé. Pronotum moins large que chez caviventris, aussi long que large,
rétréci en arrière, le disque avec la même fossette médiane, allongée
et profonde. Elytres comme chez caviventris. Abdomen un peu plus
dilaté.
Fig. 37 à 39. — Gen. Asymoplectus Raffr., édéagcs, face dorsale, x 240. — Fig.
37. A. antennulus Raffr., de l’Abyssinie. — Fig. 38. A. caviventris Raffr, de
Stellenbosch. — Fig. 39. .4. fissus Raffr, de Stellenbosch.
Edéage (fig. 41) très différent de celui du caviventris. La pièce
distale, longue, dirigée dans l’axe de la capsule, est épaisse à la base
et porte vers son milieu un repli transverse à cornes épineuses ; au
delà la pièce s’amincit et se contourne en spirale. Cette grande pièce
distale ne paraît pas représenter le style gauche qui apparaît sous
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 47
l’aspect d’un petit moignon. Quant au style droit, il est constitué par
une grande laine arquée et peu à peu atténuée.
Orange : Harrismith, dans le nord-est, près du Natal, un mâle
(R. E. Turner, 11-1927).
9. Asymoplectus tissus Raffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus., Il, p. 121 ;
type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Fig. 29 et 39. — Long. 1,6 mm. Ailé. Brun de poix, les élytres
pâles, les antennes et les pattes testacées. Etroit et très allongé, peu
déprimé. Tête assez grande, à tempes très longues mais planes, bien
plus longues que les yeux, le lobe frontal très rétréci en avant. Anten¬
nes très robustes, le funicule épais, les articles 4 à 8 globuleux, à peine
moins épais que le pédicelle ; massue peu tranchée, les articles 9 et
10 un peu plus larges que longs, le 11 peu renflé. Pronotum petit, plus
court que la tête et presque aussi long que large, rétréci en arrière ; le
disque peu convexe, uni, sans sillon ni fossette. Elytres relativement
courts, rectangulaires et déprimés. Abdomen par contre très long et
subparallèle, les tergites assez convexes.
Caractères sexuels du mâle (fig. 29) : Quatrième sternite avec
deux cornes rectilignes et parallèles, dont la pointe atteint le cinquième
sternite. Celui-ci, excavé sur la ligne médiane, porte deux grandes apo¬
physes bilobées entre lesquelles le milieu des quatrième, cinquième
et tout le sixième sternites sont profondément enfoncés.
Edéage (fig. 39) à capsule basale portant l’orifice basal à son
extrémité proximale. Une masse de chitinisations irrégulières entoure
la base d’une grande pièce distale, coudée en dedans, avec un lobe
saillant sur la convexité de la coudure. Dans l’ensemble, cette pièce
distale paraît homologue de la pièce gauche du caviventris.
Copland : Stellenbosch, un seul mâle (A. Raffray).
10. Asymoplectus laevis. n. sp. ; type : Montagu (Brit. Mus).
Fig. 35 et 42. — : Long. 1,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant.
Aspect général du discicollis, allongé et déprimé, lisse, mais avec le
pronotum plus petit et rétréci en arrière, l’abdomen non dilaté. Tête
comme chez discicollis mais proportionnellement un peu plus grande,
même forme des tempes. Antennes robustes, les articles du funicule
subglobuleux, la massue plus épaisse que chez discicollis, l’article 9
semblable, un peu transverse, le 10 deux fois plus gros, nettement
transverse, le 11 court et très épais, à peine plus long que large. Pro¬
notum aussi long que large, rétréci à la base, le disque peu convexe,
uni, sans sillon ni fossette. Elytres comme chez discicollis. Abdomen
long et subparallèle.
Edéage (fig. 42) à capsule basale très petite et deux longues pièces
distales rectilignes et parallèles. La gauche, plus longue, est évidée en
Source : MNHN, Paris
48
rt. JEANNE!..
gouttière et se termine par une spatule ovale, armée de deux grandes
épines. La droite, plus courte et tordue, porte une longue épine externe
un peu avant son extrémité.
Comme on le voit, malgré une ressemblance extérieure assez gran¬
de, les deux espèces discicollis et laevis diffèrent beaucoup par la struc¬
ture de l’édéage.
Copland : Monlagu, un seul mâle (R. E. Turner, X-1924).
11. Asymoplectus flagellatus Raffray, 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 538 ;
type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Fig. 26 et 43. — Long. 1,1 mm. Ailé. Brun de poix presque noir,
les antennes et les pattes testacées, les élytres un peu rougeâtres.
Etroit et allongé, assez convexe. Tête petite, plus étroite que le pro-
notum, les tempes courtes et aplanies latéralement, effacées en arrière,
les yeux plus longs que les tempes, le lobe frontal très rétréci. Anten¬
nes courtes, à funicule grêle et massue bien tranchée, les articles 9 et
10 transverses, le 11 court et large. Pronotum aussi long que large,
peu rétréci en arrière, le disque assez bombé, lisse et uni. Elytres rela¬
tivement convexes. Abdomen étroit, subparallèle.
Caractères sexuels du mâle (fig. 26) : Quatrième sternite abdo¬
minal avec une vaste dépression médiane qui se prolonge en s’appro¬
fondissant sur le milieu du cinquième sternite, déprimant encore la
base des hémisternites du sixième segment. La description des sterni-
tes donnée par Raffray (1903, l. c., fig. 5) ne correspond nullement
à la réalité.
Source : MNHN, Paris
PSfiLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
49
Edéage (fig. 43) à capsule basale déversée du côté gauche. Deux
grandes pièces distales grêles, l’une infléchie, l’autre presque rectili¬
gne, plus chitinisée et terminée en biseau.
Copland : Stellenbosch, deux mâles (A. Raffray).
Groupe de l’irregularis.
12. Asymoplectus irregularis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 56 ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel, 1949,
Mém. Mus., XXIX, p. 54.
Fig. 40. — Long. 1,2 mm. Ailé. Rougeâtre luisant, les antennes et
les pattes pâles. Relativement épais et convexe, lisse. Tête médiocre,
les yeux plus grands que chez les espèces précédentes, plus longs que
les tempes qui sont courtes, brièvement arrondies ; lobe frontal court
et relativement large en avant, son bord antérieur plus large que le
front entre les yeux. Antennes courtes et épaisses, les articles du funi-
cule peu à peu épaissis, les 7 et 8 un peu transverses ; massue très
tranchée, les articles 9 et 10 nettement transverses, le 11 conique, peu
renflé. Pronotum à peine moins long que large, peu rétréci en arrière,
les côtés arrondis, le disque lisse et uni. Elytres assez courts et con¬
vexes, les fossettes basales relativement grandes. Abdomen étroit et
parallèle.
Edéage (fig. 40) muni de deux pièces distales longues et épaisses,
non écartées l’une de l’autre. La gauche, large et régulière est falci-
forme au sommet et porte une longue épine accolée à son bord externe.
La droite, épaisse à la base, se bifurque dans sa moitié distale et sa
branche externe, un peu arquée, se termine par une troncature obli¬
que.
Les .4. ngakasibonus Jeann., elgonicus Jeann. (1949, Mém. Mus..
XXIX, fig. 22 b) et antennatus Raffr. (fig. 37) ont des édéages de même
type que celui de Y irregularis.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, 4 exemplaires (G.
A. K. Marshall).
12. Gen. GABATA Raffray.
Cabota Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI, p. 387 ; type :
semipunctata Raffray. — 1903, Ann. Fr., LXXII, p. 575.
Etroit et allongé, subparallèle, ayant un peu l’aspect des Euplec-
tus. Tête grande, à tempes longues et lobe frontal allongé et étroit,
les sillons frontaux profonds et divergents en arrière, la partie anté¬
rieure du front profondément déprimée. Palpes petits, à massette
étroite et elliptique. Antennes longues, à massue formée de trois arti¬
cles. Pronotum à côtés incisés au niveau des fossettes latérales, faisant
saillir les angles postérieurs comme chez les Afroplcctus ; la fovéole
basale unie aux fossettes latérales par un profond sillon transverse, le
Mémoires du Muséum. - — Zoologie, t. IX. 4
Source : MNHN, Paris
50
R. JEANNE!..
disque tantôt uni, tantôt avec un fort sillon médian. Elytres avec deux
fossettes basales, la strie discale plus ou moins longue. Abdomen allon¬
gé, les trois premiers tergites de même longueur, le quatrième plus
long que le troisième, comme chez les Euplectus. Premiers tergites
avec de vagues carénules basales très peu visibles. Pattes courtes.
Edéage formé par une capsule basale allongée, sans pièces distales
comparables à celles des Euplectus et Afroplectus.
Malgré les nombreuses différences qui le séparent, différences por¬
tant surtout sur le nombre des fossettes élytrales, la carénulation des
tergites, la structure de l’édéage, le genre Gabata doit être rapproché
des genres du groupe des Euplectus. Localisé dans l’Afrique australe,
il constitue une lignée très individualisée, d’ailleurs indépendante de
celle des Nesiotoplectus malgaches et de celle du Pseudeuplectus an-
tnrcticus End. des îles Crozet.
Tableau des espèces.
1. Pronotum avec un profond sillon médian prolongeant en avant
la fovéole basale. Forme générale plus déprimée, les téguments
lisses. Long. 1,4 mm. .3. Braunsi, n. sp.
— Pronotum à disque uni, sans sillon ni fossette. Forme générale
plus convexe . 2.
2. Plus allongé, l’avant-corps éparsement et superficiellement ponc¬
tué. Long. 1,6 mm. 1. semipunctata Raffr.
—- Plus court, plus trapu et plus petit, entièrement lisse. Long.
1,2 mm. 2. Turneri. n. sp.
1. Gabata semipunctata Rakeray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 388 ; type : Port Elisabeth (Mus. Paris).
Fig. 44 et 45. — Long. 1,6 mm. Ailé. Rougeâtre luisant, la pubes¬
cence rare. Allongé et étroit, un peu convexe, la tête et le pronotum
éparsement et peu profondément ponctués. Tête grande, à tempes sail¬
lantes en arrière, bombées, les yeux un peu moins longs que la moitié
de la face latérale des tempes. Lobe frontal étroit, relativement peu
déprimé entre les parties antérieures des sillons frontaux. Antennes
courtes, à funicule épais et massue peu renflée. Pronotum un peu plus
long que large, rétréci à la base, les échancrures des côtés petites :
disque uni, sans sillon médian ni fossette. Elytres relativement courts,
étroits aux épaules, le disque aplani, la strie discale bien tracée. Ter¬
gites abdominaux assez convexes.
Edéage (fig. 45) constitué par une capsule basale allongée, prolon¬
gée par un long manchon dont l’ouverture distale s’évase légèrement.
Sac interne représenté par un tube chitineux rectiligne, recouvert par
un nodule transverse dans le manchon.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
51
Copland : Port Elisabeth, un seul mâle (D r H. Brauns).
Fig. 44 à 47. Gen. Gnbata Raffr. — Fig. 44. G. semipunctata Raffr., mâle, de Port
Elisabeth, x 35. — Fig. 45. Edéage, face dorsale, du même, x 240. — Fig. 46.
G. Braunsi, n. sp., mâle, de George, X 35. — Fig. 47. Edéage, face dorsale,
du même, X 240.
2. Gabata Turneri, n. sp. ; type : Kloof (Brit. Mus.).
Fig. 48. — Long. 1,2 mm. Ailé. Rougeâtre brillant, la pubescence
rare. Court et trapu, les téguments lisses sur tout le corps. Tête comme
Fig. 48. Gen. Gabata Raffr. ; G. Turneri, n. sp., femelle, de Kloof, x 35.
Source : MNHN, Paris
52
R. JEANNEL.
chez le précédent, mais lisse, avec le lobe frontal déprimé entre les
sillons frontaux, les tempes plus parallèles, moins renflées ; yeux de
même dimension. Antennes courtes et épaisses, les articles du funicule
croissant peu à peu d’épaisseur, les 7 et 8 nettement transverses, le 9 et
le 10 fortement transverses, le 10 un peu plus large que le 9. Pronotum
comme chez semipunctata, mais un peu plus court et lisse. Elytres
plus épais, un peu plus longs et plus convexes, les épaules plus sail¬
lantes, la strie discale plus courte. Abdomen semblable quoique plus
parallèle.
Mâle inconnu.
Natal : Kloof, une seule femelle (R. E. Turner, IX, 1920).
3. Gabata Braunsi. n. sp. ; type : George (Transvaal Mus.).
Fig. 46 et 47. — Long. 1,4 mm. Ailé. Rougeâtre luisant, la pubes¬
cence assez fournie. Etroit et parallèle, déprimé, les téguments lisses.
Tête grande, les tempes peu renflées, les yeux peu saillants, plus courts
que les parties parallèles des tempes, le lobe frontal étroit, à fort bour¬
relet antérieur et sillons frontaux profonds. Antennes robustes et assez
longues, la massue très peu tranchée. Pronotum présentant tous les
caractères de celui des Afroplectus ; les côtés ont une profonde inci-
sure en avant des angles postérieurs, qui sont saillants mais n’attei¬
gnant pas le niveau de la convexité des côtés ; le disque porte un sillon
médian se continuant en arrière jusque dans la fovéole basale. Elytres
relativement longs, déprimés, avec deux fossettes basales et une strie
discale écourtée. Abdomen long, subparallèle, les deux premiers ter-
gites avec une petite dépression du bord basal entre deux carénules
à peine visibles. Pattes grêles.
Edéage (fig. 47) de même type que celui du semipunctata, mais
plus large, avec le manchon plus large et avec un style droit court,
à sommet mousse.
Copland : George, sur la côte entre Mossel Bay et Port Elisabeth,
un mâle (D r H. Brauns).
13. Gen. DISSEMOPLECTUS Jeannel.
Dissemoplectus Jeannel, 1952, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, 11,
p. 161 (sous-genre, pars) ; type : tuberculiceps Raffrav. —
1952, Rev. fr. d’Ent., XIX, p. 199 (genre).
J’avais cru tout d’abord pouvoir ranger dans un sous-genre Dis¬
semoplectus tous les Afroplectus ayant deux fossettes basales seule¬
ment aux élytres. Mais j’ai dû me rendre compte qu’ainsi compris le
groupement Dissemoplectus était hétérogène et que seule l’espèce type,
tuberculiceps méritait d’être isolée et même de constituer un genre.
Plusieurs caractères importants distinguent Dissemoplectus d’ Afro¬
plectus. D’abord le front ne porte pas trace d’impression occipitale
et le vertex présente une dent médiane qui doit être un caractère sexuel
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
53
propre au mâle. Côtés du lobe frontal sans incisure. Pronotum sans
échancrure latérale isolant les angles postérieurs. Elytres avec deux
grandes fossettes basales très nettes. Premier tergite abdominal avec
une très petite impression basale, simple fossette entre deux carénules
rapprochées l’une de l’autre du cinquième de la largeur du disque du
tergite.
Fin. 49 et 50. (un. Dissemoplectus .Icann Fin 49. I). luberculiceps Raffr , mâle,
de Port Elisabeth, X 40. — Fin. 50 Edèage. face dorsale, x 240.
Tous ces caractères isolent nettement le genre Dissemoplectus
et le rapprochent même davantage de Gabata Raffr. que d 'Afroplectus.
L’édéage présente aussi des caractères particuliers, avec sa muscula¬
ture capsulaire transverse, le peu de constriction à la base des styles,
enfin une disposition très spéciale du sac interne.
On ne connaît jusqu’ici qu’une seule espèce dans ce genre.
1. Dissemoplectus tubeiculiceps Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil.
Soc., XI, p. 386 ( Euplectus) ; type : Port Elisabeth (Mus.
Paris). — Ji-annf.l, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 75 ( Diplectel-
lus). — 1952, Rev. fr. d’Ent., XIX, p. 212 (.Dissemoplectus).
Fig. 49 et 50. — Long. 1,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant,
la pubescence clairsemée, bien visible sur les élytres. Tête grande,
aussi longue que large, le lobe frontal large mais rétréci en avant, sans
bourrelet antérieur transverse ; yeux grands, plus longs que les faces
latérales des tempes qui sont arrondies. Antennes grêles, le funicule
Source : MNHN, Paris
54
R. JEANNEL.
grêle et la massue déliée et très peu renflée. Pronotum aussi long que
large, à bosses latérales assez saillantes, la plus grande largeur vers
le milieu. Disque avec une petite fossette médiane isolée. Elytres longs,
s’élargissant en arrière, peu convexes, sans frange apicale. Abdomen
étroit et assez convexe.
Différences sexuelles. La femelle est inconnue, mais il est bien
probable que la dent du vertex et la grosseur relative de l’article 5 des
antennes, caractères observés chez le mâle, se montreront être des
caractères sexuels.
Edéage (fig. 50) à capsule basale allongée et styles courts, peu
étranglés à la base. Les deux styles, subégaux, lamelleux et peu diver¬
gents, forment une gouttière ventrale évasée du côté dorsal, dans
laquelle apparaît le sac interne. Celui-ci est renfermé dans un large
tube chitinisé que l’on voit s’étendre dans toute la longueur de la
capsule basale et qui se prolonge au dehors dans la gouttière des styles.
Son ouverture distale laisse surgir un flagelle court et incurvé, bilobé
à la base, à côté d’une vésicule membraneuse renfermant quelques
grosses dents. Pas de soies sur les styles.
Copland : Port Elisabeth, un seul mâle (D r H. Brauns).
14. Gen. AFROPLECTUS Jeannel.
Afroplectus Jeannel, 1952, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, 11,
p. 130 ; type : africanus Raffray. — 1952, Rev. fr. d’Ent.,
XIX, p. 197.
Dans la Revue française d’Entomologie, en 1952, j’ai présenté une
révision des Afroplectus et genres voisins, cherchant à dégager la phy¬
logénie des espèces dont le nombre actuellement connu en Afrique
intertropicale dépasse aujourd’hui amplement la centaine. Il est
apparu que la morphologie extérieure ne donnait guère d’indication
sur la parenté réelle des espèces. Dans chaque lignée, les caractères
sont extrêmement variables. Par contre les divers types d’organes
copulateurs mâles ont permis de définir des genres et aussi des sous-
genres et des lignées d’espèces.
Une fois de plus, l’analyse méthodique de la morphologie des
espèces a démontré qu’un groupe distribué à la fois dans l’hémisphère
septentrional et l’hémisphère austral (toute l’Afrique et Madagascar)
est formé de lignées dont les plus anciennes sont celles du Gondwana,
les lignées paléarctiques en étant dérivées. Dans le cas qui nous occupe,
les Euplectus paléarctiques, à édéage de type constant, apparaissent
clairement comme lignée homogène dérivée de la souche des Afro¬
plectus gondwaniens, représentés par de nombreuses lignées à édéages
de types très divers.
L’étude des Afroplectus de l’Afrique australe conduit de plus à
d’autres constatations.
D’abord il existe dans l’Afrique australe, à côté d 'Afroplectus
véritables, d’autres genres voisins assez divers : Gabata Raffr., Disse-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
55
moplectus Jeann., même Asymoplectus Raffr. ou encore Pseudeuplec-
tus End., ce dernier occupant File de la Possession dans l’archipel des
Crozet (Jeannel, 1953, Rev. fr. d’Ent., XX, p. 168). Ensuite on consta¬
tera que les Afropleclus véritables de l’Afrique australe se rangent
dans des lignées qui se retrouvent représentées ailleurs dans l’Afrique
intertropicale, les unes dans les forêts de la Dorsale congolaise, au
Kivu, une autre dans l’Angola. Cette répartition est celle des lignées
d’autres genres que nous savons déjà être originaires de l’Afrique
australe ( Asymoplectus , Raffrayia). Le fait de la retrouver ainsi chez
Afroplectus donne à penser que ce genre lui aussi doit être originaire
de l’Afrique australe, où il a laissé des traces. Mais il a pullulé dans
les contrées intertropicales où il a envahi toutes les forêts des régions
montagneuses.
Comme je l’ai montré ailleurs (1954, Mém. Inst. sc. Maday., sér. E,
t. IV, p. 176), c’est de ce stock primitif formé par les Afroplectus et
genres voisins de l’Afrique australe que se sont détachées les souches
des Nesiotoplectus malgaches, au début de l’ère Tertiaire.
Le tableau suivant permettra de déterminer les six espèces aus¬
trales connues du genre Afroplectus.
Tableau des Afroplectus de l’Afrique australe.
1. Lobe frontal très large en avant, ses côtés parallèles. Fossette
discale du pronotum petite, isolée de la fovéole basale. 2.
— Lobe frontal plus ou moins rétréci en avant, ses côtés obliques. 4.
2. Tête aussi longue que large. Lobe frontal peu profondément
déprimé entre les tubercules antennaires. Côtés du pronotum
peu profondément échancrés, les angles postérieurs atteignant
le niveau du maximum de convexité des bosses latérales.
Long. 1,6 mm. 1. qucrdriceps RafTr.
— Tête transverse. Lobe frontal très profondément déprimé entre
les tubercules antennaires. Côtés du pronotum profondément
échancrés, les angles postérieurs n’atteignant pas le niveau du
maximum de convexité des bosses latérales . 3.
3. Pronotum peu transverse ; ses bosses latérales moins saillantes
et plus régulièrement arrondies. Long. 1,8 mm. 2. Turneri, n. sp.
— Pronotum plus transverse ; ses bosses latérales plus saillantes
en dehors, un peu anguleuses. Long. 1,6 à 1,7 mm.
. 3. ccrpensis, n. sp.
4. Plus petit. Tête volumineuse, plus large que le pronotum,
celui-ci arrondi, sans échancrure latérale, avec les angles posté¬
rieurs effacés. Long. 1,2 à 1,3 mm. 4. discoidalis Raffr.
— Plus grands. Tête proportionnellement moins volumineuse. Pro¬
notum un peu transverse, à côtés échancrés et angles posté¬
rieurs saillants, atteignant le niveau du maximum de convexité
des bosses latérales . 5.
Source : MNHN, Paris
56
R. JEANNEL.
5. Plus robuste. Fossette discale du pronotum bien séparée de la
fovéole basale. Long. 1,4 à 1,5 mm. 5. Peaicei, n. sp.
— Plus grêle. Fossette discale du pronotum prolongée en arrière
par un sillon aboutissant dans la fovéole basale. Long. 1,4 à
1,5 mm. 6. Bottoi, n. sp.
Groupe de Leleupi.
Ce groupe fait partie de la section des Flagelliferi brachiales
(Jeannel, 1952, Heu. fr. d’Ent., XIX, p. 207). Il est formé d’espèces
occupant le Kundelungu, dans le Katanga ( Leleupi Jeann.) ou les
forêts élevées de la Dorsale, dans le Kivu ( bambuseti Jeann. sur
PItombwe, validiceps Jeann. sur l’Itombvve et le Kahuzi, validus Jeann.
sur la Dorsale de Lubero).
1. Afroplectus (s. str.) quadriceps Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 54 ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel,
1949, Mém. Mus., XXIX, p. 66.
Fig. 56. — Long. 1,6 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant, la
pubescence rare. Tête aussi longue que large, subcarrée, le lobe frontal
large, à côtés parallèles, largement mais peu profondément excavé
entre les bourrelets latéraux, les tempes anguleuses mais un peu obli¬
ques, les yeux aussi longs que les parties latérales des tempes. An¬
tennes à funicule grêle, les articles 7 et 8 devenant légèrement trans¬
verses, la massue peu épaisse, l’article 10 pas deux fois aussi large
que long, le 11 allongé. Pronotum petit, un peu transverse, les bosses
latérales peu saillantes, l’échancrure très petite, la saillie des angles
postérieurs à peine indiquée ; disque bombé, avec une très petite
fossette discale. Elvtres renflés ; trois fossettes basales. Abdomen
étroit, long ; les trois premiers tergites profondément impressionnés
à la base.
Edéage (fig. 56) à capsule basale régulièrement ovale et renflée,
avec une fenêtre dorsale large. Styles grêles, peu évasés. Style droit
de type « brachiale ■» mais aberrant ; le bras est grêle, décrivant un
coude bien visible au dessous d’un tubercule sétifèrc très grand et
allongé en pointe. Style gauche lancéolé. Flagelle du sac interne très
grêle.
S. Hhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, un seul mâle
(G. A. K. Marshall).
2. Afroplectus (s. str.) Turneri. n. sp. ; type : Katberg (Brit. Mus.).
Fig. 52. — Long. 1,8 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant, la
pubescence très rare, presque nulle sur les élytres qui sont à peu près
lisses. Tête un peu transverse, le lobe frontal très large, à côtés paral¬
lèles, très profondément déprimé entre les tubercules antennaires ;
tempes arrondies, les yeux nettement plus courts que les faces laté-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE. 57
raies des tempes. Antennes à funicule épais, les articles globuleux ;
massue peu épaisse, les articles 9 et 10 transverses, le 11 allongé. Pro-
notum aussi long que large, à bosses latérales peu saillantes et régu¬
lièrement arrondies, les angles postérieurs vifs mais n’atteignant pas
le niveau du maximum de convexité des bosses latérales ; disque avec
une fossette large mais bien isolée. Elytres courts, peu convexes, avec
une très petite frange apicale ; trois fossettes basales. Impressions
basales des trois premiers tergites abdominaux très profondes.
Fig. 51 à 53. Gen. Afroptectus Jean.»., édéages, face dorsale, x 240. — Fig. 51.
A. (s. str.) discoidalis Raffr., de Salisbury. Fig. 52. A. (s. str.) Turneri, n.
sp., du Katbcrg. — Fig. 53. .4. (s. sir.) cupensis, n. sp., du Katberg.
Edéage (fig. 52) à capsule basale allongée et styles très grands
mais peu évasés. Style droit formé par un long bras, à peine coudé à
la base, prolongé par une longue bandelette hyaline ondulée, et recou¬
vert par une longue tige à sommet bifide sur le bord interne de laquelle
se trouve un bouquet de grosses soies ; quelques soies fines à la face
externe de la base du bras. Style gauche grand et lancéolé. Flagelle
épais, vésicule annexe avec un bouquet terminal de cils.
Cttplnnd : Katberg, dans l’est de la province, ail. 1.300 m. env.,
4 exemplaires (R. E. Turner, XI-1932).
3. Afroplectus (s. str.) capensis, n. sp. ; type : Katberg (Brit. Mus).
Fig. 53. — Long. 1,6 à 1,7 mm. Ailé. Très voisin du précédent,
un peu plus robuste. Tête et antennes semblables. Pronotum un peu
plus large que long, ses bosses latérales plus saillantes, un peu angu-
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
leuses, les angles postérieurs aussi aigus mais encore plus loin d’al-
teindre le niveau du maximum de convexité des bosses latérales ;
disque avec la même grande fossette médiane isolée. Elytrcs' et abdo¬
men comme chez Turneri, les élytres aussi lisses.
Edéage (fig. 53) de même type que celui du Turneri, mais différant
par quelques points. Style droit avec le bras bien plus court, sans lon¬
gue bandelette ondulée terminale, sans soies à la base de la face
externe. Style gauche de même forme lancéolée, mais avec le bord
distal externe beaucoup plus échancré.
Copland : Katberg, dans l’est de la province, ait. 1.300 m. env.,
5 exemplaires (R. E. Turner, XI-1932 et 1-1933).
Il est remarquable que deux espèces aussi voisines que les .4. co-
pensis et A. Turneri cohabitent dans la même localité.
Groupe de fasciculaius.
Groupe nombreux. Les espèces occupent le Haut Katanga, toute
la Dorsale congolaise et même le Kenya, dans l’Afrique orientale (1952,
Rev. fr. d’Ent., XIX, p. 208).
4. Airoplectus (s. str.) discoidalis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 53 ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel,
1949, Mém. Mus., XXIX, p. 65.
Fio. 54 à 56. Gen. Afroplectus Jeann., édéages, face dorsale. — Fig. 54. .4. (s. str.)
liottoi, n. sp.. de Pretoria, x 240. — Fig. 55. .4. (s. str.) Pearcei, n. sp., de
Umtali, X 210. — Fig. 56. A. (s. str.) quadriceps Raffr., de Salisbury, X 210.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
59
Fig. 51. — Long. 1,2 à 1,3 min. Ailé. Testacé rougeâtre pâle, la
pubescence clairsemée, bien visible sur les élytres. Etroit et allongé.
Tête volumineuse, le lobe frontal étroit, rétréci en avant, fortement
excavé, les tempes bombées, très élargies, les yeux peu convexes, plus
courts que les faces latérales des tempes. Antennes à funicule assez
épais, les articles globuleux, devenant (7 et 8) un peu transverses ;
massue courte et peu renflée, l’article 9 à peine plus gros que le 8,
le 10 court et plat, très transverse, le 11 ovoïde et court, bien plus
épais que le 10. Pronotum petit, plus étroit que la tête, discoïde, sans
échancrure latérale ni saillie des angles postérieurs ; disque avec une
petite fossette médiane arrondie, bien isolée. Elytres courts ; trois
fossettes basales. Abdomen avec les deux premiers tergites impres¬
sionnés à la base.
Edéage (fig. 51) à capsule basale courte et styles très évasés. Sur
la figure que j’ai donnée (1949, I. c., fig. 27 c), l’organe a été représenté
vu par sa face ventrale et non par sa face dorsale. Les deux styles sont
lamelleux et concaves, à sommet aigu, le droit plus court que le gau¬
che. Ce dernier porte des soies à la base de sa face externe. Flagelle
très développé.
S. Rhodcsia : Salisbury, dans le Mashonaland, une dizaine d’exem¬
plaires (G. A. K. Marshall).
Groupe de Machodoi.
Ce groupe avait été créé pour une espèce de l’Angola, dont l’édéage
est d’un type très particulier, avec ses styles simples dont l’un est
pourvu d’une grande apophyse rétrograde. A côté de ce Machadoi
Jeann. (1951, Publ. cultur., n" 9, Lisboa, p. 44) il faut placer les deux
espèces suivantes dont les édéages sont de même type. Mais extérieu¬
rement ces deux espèces diffèrent de l’espèce de l’Angola, celle-ci ayant
le pronotum fortement canaliculé.
5. Afioplectus (s. str.) Peaicei. n. sp. ; type : Umtali (Mus. Paris).
Fig. 55. — Long. 1,4 à 1,5 mm. Ailé. Tcstacé rougeâtre, la pubes¬
cence clairsemée mais bien visible sur les élytres. Tête robuste, le lobe
frontal étroit, se rétrécissant un peu en avant, très peu déprimé entre
les tubercules antennaires, les tempes convexes, peu renflées, les yeux
un peu plus longs que les faces latérales des tempes. Antennes courtes,
à funicule formé d’articles très courts et d’épaisseur croissant réguliè¬
rement du 3 au 9 ; article 10 transverse, 1e 11 petit et court, pas plus
épais que le 10. Pronotum un peu transverse, les bosses latérales peu
saillantes, les échancrures petites, les angles postérieurs très peu sail¬
lants, atteignant toutefois le niveau du maximum de convexité des
bosses latérales ; disque très bombé, avec une grande fossette discale
bien isolée. Elytres assez courts et convexes ; trois fossettes basales
dont les deux internes tendent à confluer ; bord apical frangé de soies.
Abdomen avec les deux premiers tergites impressionnés sur leur bord
basal.
Source : MNHN, Paris
R. JE ANN EL.
KO
Edéage (fig. 55) très grand, à capsule basale très petite et courte.
Style droit porté sur un large épaississement chitineux basal, comblant
le rétrécissement habituel des édéages d ’Afroplectus à ce niveau, el
empiétant sur la face dorsale ; le style a la forme d’une grande tige
un peu coudée en dedans et portant près du sommet et en dedans une
grande apophyse rétrograde. Style gauche, représenté par deux apo¬
physes grêles et coudées partant de la face ventrale et obliquement
dirigées du côté ventral. Sac interne membraneux, sans flagelle visible.
Pas de soies.
Comparé à l’édéage de l’A. Machadoi Jeann. (1951, l. c., fig. 20 b),
celui du Pearcei présente beaucoup d’analogie. Il diffère seulement
parce qu’il est inversé, parce que l’atrophie de la capsule basale est
en corrélation avec une hyperplasie de la base des styles, enfin parce
que le style gauche dédoublé s’est porté obliquement du côté ventral
au lieu de conserver sa place normale. Il est de plus remarquable que
l’A. Pearcei, comme le Machadoi et le pal palis angolais et encore
comme l’espèce suivante ne montre pas de flagelle individualisé dans
le sac interne. A ce titre les deux groupes de Machadoi et de palpalis
devraient être retirés de la section des Flagelliferi simplices.
S. Rhodesia : Penhalonga, à Umtali, mâle et femelle (E. J. Pearce,
V-1952).
6. Afroplectus (s. str.) Bottoi. n. sp. ; type : Pretoria (Mus. Paris).
Fig. 54. — Long. 1,4 à 1,5 mm. Ailé. Voisin du précédent mais
plus grêle. Tête de même forme quoique avec le lobe frontal plus
rétréci, les tempes plus bombées en arrière, les yeux moins grands et
moins saillants. Antennes moins courtes, à funicule grêle, tous les
articles du 4 au 8 globuleux ; massue bien tranchée, l’article 9 nette¬
ment plus gros que le 8, le 10 un peu transverse, de peu plus gros
que le 9, le 11 renflé et ovoïde. Pronotum de même forme que celui
de Pearcei, mais avec la fossette discale unie par un sillon à la fovéole
basale. Elytres et abdomen semblables.
Edéage (fig. 54) de même type que celui du Pearcei, mais bien
différent. Capsule basale normale. Style droit long, porté sur le côté
d’une sorte de pièce basale bilobée, avec une touffe de soies sur cha¬
cun des deux lobes ; le style droit arqué en dehors puis coudé, porte,
dans la coudure et loin du sommet, une longue apophyse perpendi¬
culaire dirigée en dedans. Comme chez Pearcei le styie gauche est
obliquement incliné du côté ventral, mais il est simple et non dédou¬
blé. Pas de flagelle discernable dans le sac interne.
Quoi qu’il soit de même type que celui du Pearcei et du Machadoi,
l’édéage de cette espèce diffère essentiellement par la présence de soies
à la base des styles.
Transvaal : environs de Pretoria, un mâle (Botto, IX-1953).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
61
Trib. TR0GASTRIN1 Jeannel.
J’ai groupé dans cette tribu (1949, Mém. Mus., XXIX, p. 75) une
série de genres, la plupart de l’hémisphère austral, différant essentiel¬
lement des Trichonychini paléarctiques parce que leurs hanches pos¬
térieures sont contiguës et non séparées.
Les Trogastrini, qui se placent à côté des Euplectini (Jf.annel,
1949, /. c., p. 41), représentent une vieille lignée paléantarctique dont
un rameau a gagné la région méditerranéenne ( Trogaster, Trogas-
teropis). Je les ai répartis dans deux sous-tribus, Trogastrina et Raf-
frayina, et la révision que je viens de faire de cette dernière conduit
à en rapprocher les Ranavalini, particuliers à Madagascar, que j’avais
cru tout d’abord pouvoir placer comme tribu dans ma section des
Bythinomorphi.
C’est donc trois sous-tribus qui doivent prendre place ici.
Subtribu des Tiogastrina. s. str. (Jeannel, 1949, I. c., p. 75). —
Antennes simples, plus ou moins épaisses, mais toujours avec une
massue triarticulée bien distincte et renflée. Dans ce groupe se placent
des genres de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, à côté d’autres de
l’Amérique du Sud. Oropus Cas. a atteint la Californie et les Trogaster
et Trogasteropsis se sont propagés dans la région méditerranéenne.
Subtribu des Raitrayina (Jeannel, 1949, 1. c., p. 76). — Antennes
à funicule très épais et massue réduite, dont les articles 9 et 10 sont
plus petits que ceux du funicule. Cette sous-tribu, qui comprendra
plusieurs genres groupés autour de Dalmina et Raffrayia s’est mani¬
festement séparée au Jurassique sur l’Afrique australe.
Subtribu des Ranavalina (Jeannel, 1954, Mém. Inst. sc. Madag.,
Sér. E, t. IV, p. 183). — Antennes à funicule grêle et article 8 toujours
très renflé, transverse, la massue petite comme chez les Raffrayina.
Les Ranavalini ainsi ramenés au rang de sous-tribu des Trogastrini
se distingueront de plus des autres Trogastrini par la structure très
archaïque des tarses postérieurs dont le premier article est anorma¬
lement long et le troisième porte un seul ongle, sans soie paronguéale.
Mais leurs hanches postérieures contiguës, la conformation de leurs
sternites abdominaux et la structure des édéages (connus chez certains
Ranavalina) concordent parfaitement avec les caractères des Raf¬
frayia.
Ainsi les origines des Ranavalina apparaissent aujourd’hui moins
énigmatiques que lorsque j’ai défini pour la première fois ce groupe
(1954, l. c., p. 184). Certainement sans aucune parenté directe avec les
Bythinini, ils sont une lignée voisine de celle des Raffrayina de l’Afri¬
que australe et leur divergence remonte à la fin du Crétacé.
Siibtrib. RAFFRAYINA Jeannel.
Groupe localisé dans l’Afrique australe, où il est représenté par
plusieurs genres endémiques. Une lignée du grand genre Raffrayia
s’est propagée dans l’Afrique intertropicale, le long de la Dorsale con¬
golaise et a poussé vers le Nord jusqu’en Abyssinie. En étudiant la
Source : MNHN, Paris
62
R. JEANNEI,.
faune malgache (1954, I. c., p. 144), j’ai cru pouvoir prédire qu’on
trouvera sans doute un jour un Raffrayia, dans la Grande-Ile, comme
on y a trouvé un Plocamotrechus. Ce que je viens de dire ci-dessus,
au sujet de la parenté des Ranavalina avec les Raffrayina, fait qu’il ne
faut plus guère tenir compte de cette prévision.
Tableau des genres.
1. Articles moyens des antennes sans apophyses boutonnées, les
articles 4 et 5 souvent modifiés chez les mâles .
.(p. 63). 15. Gen. Dalmina Raffr.
— Articles moyens des antennes avec quatre apophyses bouton¬
nées disposées en couronne autour de chaque article. 2.
2. Premier tergite abdominal court, pas plus long que le deuxième. 3.
— Premier tergite abdominal plus long que le deuxième. 5.
3. Espèces ailées ou aptères, mais à yeux toujours développés et
angles huméraux des élytres bien saillants. Bord basal du pre¬
mier tergite impressionné ou muni de carénules. Edéage non
déversé, à pièces distales longues, (p. 70). 17. Gen. Rafhayia Reitt.
— Espèces aptères à yeux très réduits et angles huméraux des
élytres effacés . 4.
4. Premier tergite abdominal sans trace de dépression ni de caré¬
nules. Edéage très petit, non déversé, largement ouvert du côté
dorsal . (p. 89). 19. Gen. Typhloiaifrayia, nov.
— Premier tergite abdominal avec une profonde impression du
bord basal. Edéage déversé, très comprimé latéralement, avec
deux fortes tubérosités encadrant l’orifice basal.
. (p. 99). 21. Gen. Raffrayites, nov.
5. Très grande taille (2,4 mm.), étroit et très allongé, à membres
longs et robustes. Edéage non déversé, avec deux fortes tubé¬
rosités encadrant l’orifice basal, sans aucune apophyse distale.
. (p. 69). 16. Gen. MacToraHrayia, nov.
— Petite taille, courts, à membres normaux . 6.
6. Front des mâles surmonté par une haute crête en cimier de
casque. Base du premier tergite impressionnée sur plus de la
moitié de la largeur du disque. Edéage non déversé, à longues
apophyses divergentes.(p. 88). 18. Gen. Raifrayidius, nov.
— Front des mâles sans crête en cimier, les caractères sexuels
portent seulement sur le lobe frontal ou les antennes. Impres¬
sion basale du premier tergite n’occupant pas plus du tiers de
la largeur du disque. Edéage déversé, très comprimé latérale¬
ment, sans grandes apophyses distales .
. (p. 90). 20. Gen. Neoraffrayici. nov.
Le tableau qui précède utilise en première ligne le caractère cons¬
titué par la longueur relative du premier tergite abdominal, mais ce
n’est pas là le caractère essentiel du point de vue de la taxinomie. Les
caractères génériques fondamentaux portent sur la structure de
l’édéage.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
63
Tableau des genres, d’après la structure des édéages.
A. Edéage non déversé.
1. Edéage à capsule basale mal limitée, continuée insensiblement
par une tubulure distale . 2.
— Edéage à capsule basale bien distincte et grandes apophyses.
Antennes toujours avec des apophyses boutonnées. 3.
2. Orifice basal sans encadrement par de grosses tubérosités.
Antennes sans apophyses boutonnées .
.(p. 63). 15. Gen. Dalmina Raffr.
— Orifice basal encadré par de grosses tubérosités ; pas d’apo¬
physes distales. Antennes avec des apophyses boutonnées.
Très grande taille.(p. 69). 16. Gen. Macrorcdfrayia, nov.
3. Capsule basale close dorsalenient, les apophyses distales lon¬
gues et complexes. Pas de caractères sexuels sur la tête ou les
antennes.(p. 70). 17. Gen. Raitrayia Reitt.
— Capsule basale close dorsalenient, ovalaire, les pièces distales
simples et grêles. Tête du mâle surmontée par une crête en
cimier de casque.(p. 88). 18. Gen. Raifrayidius, nov.
— Capsule basale ouverte dorsalenient, prolongée par un cuilleron
distal et ventral. Espèce microphtalme et aptère, de très petite
taille.(p. 89). 19. Gen. TyphloraifTayia, nov.
B. Edéage déversé, très comprimé latéralement, terminé en tubu¬
lure distale, sans grandes apophyses.
1. Pas de grosses tubérosités encadrant l’orifice basal. Premier
tergite long.(p. 90). 20. Gen. NeoraUrayia. nov.
— Orifice basal encadré par deux grosses tubérosités. Premier
tergite court . (p. 99). 21. Gen. Rattrayites, nov.
15. Gen. DALMINA RafTray.
Dalmina Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 46 ; type : globulicornis
RafTray. — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 78.
Allongés, déliés, toujours ailés chez les mâles, les yeux bien déve¬
loppés. Antennes longues et épaisses, les articles moyens toujours
épais, plus gros que ceux de la massue dans les deux sexes, hérissés
de soies, sans apophyses boutonnées. Palpes petits, la massette ellip¬
tique, assez renflée. Pronotum à disque bombé, la fovéole basale unie
aux fossettes latérales par un sillon transverse. Elytres amples, à
épaules saillantes chez les mâles ; deux fossettes basales, la strie
discale bien développée. Abdomen avec le premier tergite court, pas
plus long que le deuxième. Pattes assez longues.
Différences sexuelles souvent importantes, portant alors sur les
antennes. Chez les mâles, le quatrième et surtout le cinquième articles
sont fortement renflées. Femelles souvent aptères, leurs élytres étroits
en avant, avec les épaules effacées.
Edéage (fig. 64 à 66) non déversé au repos. Pas de capsule basale
Source : MNHN, Paris
64
R. JEANNEL.
à proprement parler. Le corps de l’édéage, arqué, s’élargit peu à peu à
la base sur une sorte de large pavillon ventral. Du côté distal l’édéage
s’ouvre entre des apophyses plus ou moins développées.
Le genre est strictement confiné dans l’Afrique australe.
Tableau des espèces.
1. Disque du pronotum sillonné. Antennes très longues, sans
articles noueux chez les mâles. Long. 2 mm. 6. eleqans Raffr.
— Disque du pronotum sans sillon médian. 2.
2. Premier tergite abdominal avec une dépression du bord basal
entre deux nodosités distantes l’une de l’autre de plus de la
moitié du disque. Robuste et épais. Antennes des mâles avec
l’article 4 asymétrique et le 5 renflé et globuleux. Long. 1,8 à
2 mm. 1. elisabethana Raffr.
— Premier tergite abdominal sans trace de dépression basale .... 3.
3. Espèces plus petites, de forme étroite, à pattes relativement
courtes et antennes avec une nodosité chez les mâles. 4.
— Espèces plus grandes, à pattes longues et antennes plus grêles . 5.
4. Coloration foncée. Antennes du mâle à nodosité formée par les
quatrième et cinquième articles, épais et accolés l’un à l’autre.
Long. 1,5 à 1,6 mm. 2. globulicornis Raffr.
— Coloration testacée rougeâtre. Nodosité des antennes du mâle
formée par le cinquième article, très épaissi. Long. 1,6 mm. . .
. 3. gratitudinis Raffr.
5. Tête et pronotum nettement transverses. Testacé rougeâtre.
Mâle inconnu. Long. 2 mm. 4. concolor Raffr.
— Tête et pronotum nettement plus longs que larges ; forme géné¬
rale plus grêle. Antennes du mâle sans nodosité. Long. 2 mm...
. 5. irregularis Raffr.
1. Dalmina elisabethana Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 121 ; 1898, 1. c., XI, p. 397, pl. xvm, fig. 10 ; type : Port
Elisabeth (Mus. Paris).
Fig. 57, 62 et 64. — Long. 1,8 à 2 mm. Mâle ailé, femelle aptère.
Testacé rougeâtre luisant, la pubescence courte. Oblong et épais. Tête
médiocre, non transverse, le lobe frontal court, excavé entre les tuber¬
cules antennaires qui sont arrondis et saillants. Yeux saillants, un peu
plus courts que les tempes qui sont renflées. Antennes épaisses, les
articles 6 et 7 toujours plus épais que les 8 et 9. Pronotum un peu plus
large que la tête, cordiforme et transverse, sans sillon longitudinal
médian, les côtés profondément échancrés après les bosses latérales.
Elytres amples. Premier tergite abdominal convexe, son bord basal
déprimé entre deux nodosités très écartées l’une de l’autre, distantes
de plus de la moitié de la largeur du disque. Pattes courtes.
Mâle à élytres longs et amples, avec les épaules bien saillantes.
• Antennes du mâle (fig. 62) épaisses, l’article 4 asymétrique, le 5 renflé
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. ®>
et globuleux. Chez les femelles, dont les élytres sont courts et rétrécis
à la base, les antennes sont épaisses, avec les articles 4 et 5 plus épais
que les suivants, mais sans former de -nodosité.
Edéage (fig. 64) à partie distale prolongée par deux cornes grêles
et divergentes, encadrant l’orifice distal dans lequel se voit la termi¬
naison du sac interne, chitinisée, lamelleuse, puis membraneuse et
tendue sur deux tractus chitineux disposés en V.
Fio. 57. Gcn. Dalmina
X 27.
Elisabeth,
Capland : Port Elisabeth, nombreux exemplaires (D r Brauns).
Katberg, dans l’est de la province, un exemplaire (R. E. Türner, XI,
1932).
Raffkay rapporte qu’un mâle a été trouvé à Port Elisabeth dans
une galerie de la Fourmi Rhopalomyrmex transversinodis Mayr, et
les autres exemplaires sous les pierres, loin de tout voisinage des
Fourmis. L’espèce n’est donc myrmécophile que d’une façon excep¬
tionnelle.
2. Dalmina globulicomis Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 47, pl. n,
fig. 6 et 7 ; type : Newlands (Mus. Paris). — 1897, Trans. S.
Afr. phil. Soc., X, p. 79. — 1898, 1. c., XI, pl. xvi, fig. 8.
Fig. 58, 59 et 65. — Long. 1,5 à 1,6 mm. Mâle ailé, femelle aptère.
Brun de poix noirâtre et luisant, la pubescence pâle, les antennes et les
pattes rougeâtres. Allongé et étroit. Tête petite, le lobe frontal court,
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. IX. 5
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEI-.
à tubercules antennaires saillants, les yeux aussi longs que les parties
latérales des tempes qui sont anguleuses. Antennes épaisses. Pronotum
plus large que la tète, presque aussi long que large, ses côtés peu échan-
crés après les bosses latérales ; disque bombé, sans sillon médian.
Elytres relativement étroits. Premier lergite abdominal sans dépres¬
sion du bord basal. Pattes courtes.
Fig. 58 à 63. Gen. Dulminn Raffi'., antennes droites. — Fig. 58. D. globulicornis
Raffr., mâle. — Fie. 59. D. globulicornis Raffr., femelle. — Fig. 60. D. grali-
tudinis Raffr., mâle. — Fig. 61. D. grulitudinis Raffr., femelle. — Fig. 62. I).
elisabethana Raffr., mâle. — Fig. 63. D. concolor Raffr., femelle.
Mâle à élytres longs, avec les épaules saillantes. Antennes des
mâles avec les articles 4 et 5 épaissis et accolés l’un à l’autre (fig. 58).
Femelles à élytres bien plus courts et antennes (fig. 59) plus épaisses
«pie celles des mâles ; les articles 4 à 8 sont tous fortement renflés.
Edéage (fig. 65) grêle ; sa partie moyenne anguleusement saillante
du côté droit, sa partie distale atténuée et terminée par un petit pavil¬
lon vaguement trilobé.
Capland : Newlands, Stellenbosch, aux environs «le Capetown,
nombreux exemplaires (A. Raflfray) ; Claremont, près de Capetown,
une femelle (E. S. Pearce, VI-1952).
8. Dalmina giatitudinis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 79 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris) : 1898, I.c., XI, pl.
xvm, fig. 10.
Fig. 60, 61 et 66. — Long. 1,8 mm. Mâle ailé, femelle aptère. Voi¬
sin du globulicornis dont il ne diffère guère extérieurement que par sa
coloration toujours testacée rougeâtre pâle. Tête un peu moins petite,
mais de même forme. Pronotum, élytres et abdomen semblables. Pattes
courtes.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 67
Mâle à antennes plus grêles que celles du globulicornis et nodo¬
sité formée seulement par l’article 5, beaucoup plus dilaté et asymé¬
trique (fig. 6(1). Antennes de la femelle aussi bien plus grêles que chez
globulicornis (fig. 61) ; les articles 4 et 5 seuls sont renflés, bien plus
gros que les suivants.
Edéage (fig. 66) rappelant davantage celui de Velisabethana par
sa forme générale, mais avec des apophyses distales plus compliquées.
Du côté gauche deux apophyses sont superposées, la dorsale recourbée
en crochet, la ventrale large et évasée, avec des dentelures et une
lanière apicale externe. Du côté droit l’extrémité distale de l’édéage
est obtusément tronquée et porte une longue lanière hyaline.
Copland : Stellenbosch, près de Capetown, nombreux exemplaires
pris sur les bords d’une rivière (A. Ralfray, en février).
4. Dalmina concoior Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 80 ;
type : Frère (Mus. Paris).
Fig. 63. — Long. 2 mm. Femelle aptère. Teslacé rougeâtre la
pubescence courte. Robuste, à membres longs. Tête grande et trans¬
verse, le lobe frontal petit et très rétréci, les tempes bombées, les yeux
petits, plus courts que les parties latérales des tempes. Antennes de la
femelle (fig. 63) longues et grêles, les articles 4 et 5 un peu renflés, les
suivants globuleux le 8 plus petit que ses deux voisins. Pronotuin
court et transverse, très rétréci à la base, les côtés très obliques, sans
échancrure ; disque sans sillon médian. Elytres courts, rétrécis en
avant. Premier tergite abdominal bombé, sans dépression du bord
basal. Pattes relativement longues.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
Mâle inconnu.
Natal : Frere, une femelle (A. Raffray) : Estcourt, deux femelles
(G. A. K. Marshall).
5. Dalmina inegulaiis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 81 ; type : Frere (ce type n’est pas dans la collection
Raffray).
Long. 2 mm. Brun de poix, les antennes et les pattes rougeâtres.
Oblong, bien plus grêle que le concolor. Tête médiocre, un peu plus
longue que large, le lobe frontal rétréci, les yeux saillants. Antennes
longues, à scape allongé, pédicelle aussi long que large, article 3 suh-
conique ; articles 4 et 5 épaissis et plus longs que larges, les 6 et 7 plus
étroits et allongés, les 9 et 10 plus larges, un peu transverses. Prono-
tum plus long que la tête, un peu plus long que large, cordiforme.
Elytres longs, à épaules effacées. Abdomen allongé. Pattes longues,
les trochanters postérieurs avec une épine dirigée en bas, les tibias
antérieurs et postérieurs avec un court éperon. Métasternum impres¬
sionné ; dernier sternile abdominal très déprimé.
L’unique exemplaire connu serait un mâle, autant qu’on peut en
juger par la conformation du métasternum et du dernier sternite.
Les antennes n’auraient donc pas la nodosité moyenne chez les mâles
de cette espèce.
Natal : Frere.
fi. Dalmina elegans Raffray, 1897. Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 82,
pl. xvii, fig. 1 ; type : Newlands (ce type manque dans la
collection Raffray).
Long. 2 mm. Testacé rougeâtre, la pubescence longue. Allongé et
étroit. Tête allongée, hexagonale, à tempes effacées de sorte qu’elle est
aussi rétrécie en arrière qu’en avant. Yeux médiocres ; vertex avec une
carénule médiane longue. Antennes longues et grêles, à articles très
déliés, un peu saillants en dedans, décroissant de taille du 3 au 8, les
articles 9 et 10 non coniques et non transverses. Pronotum aussi large
que la tête, cordiforme, à côtés fortement échancrés, le disque avec un
fin sillon longitudinal médian. Elytres allongés, à épaules rétrécies.
Premier segment abdominal avec le bord basal déprimé entre deux
nodosités distantes l’une de l’autre du tiers environ de la largeur du
disque. Pattes longues et grêles.
En dessous, la tète est excavée entre deux aires squameuses,
noueuse au devant du cou. Métasternum convexe. Dernier segment
ventral déprimé, à bord distal échancré.
D’après Raffray cet exemplaire serait un mâle. En tous cas
l’espèce est bien différente de toutes les autres par la forme particu¬
lière de sa tête, par son pronotum sillonné sur la ligne médiane et par
l’allongement de ses antennes.
Capland : Newlands, aux environs de Capetown, un exemplaire.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
69
16. Gen. MACRORAFFRAYIA. nov.
Type : longula RafTray.
Très grande taille (2,4 mm.), forme étroite et allongée, membres
très longs. Espèce ailée, à premier lergite abdominal plus long que le
suivant. Tête allongée, à lobe frontal large et parallèle. Antennes
longues, les articles moyens pourvus de couronnes d’apophyses bou¬
tonnées mais nullement transverses. Elytres longs, à épaules saillan¬
tes. Abdomen parallèle, à premier tergite plus long que le deuxième,
avec deux nodosités du bord basal écartées du tiers de la largeur
du disque, sans dépression intermédiaire. Pattes très longues et ro¬
bustes.
Edéage (fig. 68) à capsule basale bien différenciée, non déversé
dans l’abdomen. La capsule basale est losangique, avec une fenêtre
dorsale et deux très grosses apophyses encadrant l’orifice basal et bien
visibles de haut. La capsule se prolonge par une épaisse tubulure, rec¬
tiligne, dont l’orifice distal s’ouvre largement sur le côté droit.
Ce type d’édéage, très différent de celui des Raffrayia et des Meo-
raffrayia. ressemble plutôt à celui du Rnffrmjites Rraunsi, espèce
microphtalme et de très petite taille, ne présentant guère de rapports
avec ce Macroraffrayia par ses caractères extérieurs.
Fio. 67 et 68. Gen. Macroraffrayia, nov. — Fig. 67. M? longula Raffr., de Stellen
bosch, x 27. — Fig. 68. Edéage, face dorsale, du même, x 184.
Source : MNHN, Paris
70
R. JEANNEL.
1. MacToiaUrayia longula Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 45 ; type :
Stellenbosch (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 78, pl. xvi, fig. 13.
Fig. 67 et 68. — Long. 2,4 mm. Ailé. Testacé rougeâtre foncé, la
pubescence courte et rare. Très allongé et subparallèle, les pattes très
robustes. Tête allongée, le lobe frontal large, à peine atténué, excavé
entre deux larges bourrelets latéraux ponctués ; yeux saillants mais
petits, pas plus longs que la moitié des tempes qui sont régulièrement
convexes. Antennes grêles, les articles moyens à peu près aussi longs
que larges, pas plus larges que les articles 9 et 10 ; article 11 allongé, à
peine plus épais que le 10. Pronotum aussi long que large, les bosses
latérales très arrondies, le lobe basal long, les côtés profondément
sinués ; disque bombé, non sillonné. Elytres bien plus longs que larges,
les épaules saillantes, les côtés arqués, la strie suturale profonde.
Abdomen relativement court, les tergites largement rebordés, à angles
postérieurs saillants. Pattes longues et épaisses.
Caractères sexuels du mâle. — Tête avec une impression large et
profonde de chaque-côté, à la face ventrale. Sternites transversalement
impressionnés ; le dernier avec l’impression oblongue et le bord sinué.
Trochanters terminés en pointe aiguë et recourbée.
Edéage : fig. 68.
Copland : Stellenbosch aux environs de Capetown, un seul mâle
(A. Raffray).
17. Gen. RAFFRAYIA Reitter.
Roffrayin Reitter, 1881, Verh. naturf. Ver. Brünn, XX, p. 198 ; type :
antennata Ralïray. — Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 44.
— 1908, Gen. Inst., Psel., p. 118. — Jf.annel, 1949, Mém. Mus.,
XXIX, p. 76.
Subgen. Raffraijola, nov. ; type : bicolor Raffray.
Genre formé d’espèces à mâles ailés et femelles aptères, caracté¬
risées par la structure des antennes et la brièveté du premier tergite
abdominal. Tête de grosseur variable, à tubercules antennaires tou¬
jours saillants, limités en arrière par une échancrure. Palpes maxil¬
laires petits, la massette oblongue. Antennes sans massue tranchée,
les articles du funicule toujours transverses, tous avec une couronne
de petites apophyses boutonnées, c’est-à-dire cylindriques et perpen¬
diculaires, terminées par un bouton en forme de tète de clou. Prono-
tum de forme variable, parfois très élargi (dilalnta Raffr.), toujours
bien rétréci à la base ; fovéole basale unie aux fossettes latérales par
un sillon transverse. Elytres avec deux fossettes basales, la strie dis¬
cale longue, les angles huméraux saillants, toujours un peu crochus.
Les deux premiers tergites abdominaux de même longueur, le premier
avec deux carénules basales. Pattes généralement assez longues.
Source ■■ MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
Presque pas de différences sexuelles. Les élytres des femelles ont
les épaules aussi saillantes que celles des mâles, mais sont un peu plus
courts.
Edéage non déversé à droite au repos. Sa capsule basale est tou¬
jours bien séparée des pièces distales dont la forme et la complexité
sont très variables.
D’après Raffray et Péringuey les Raffrayia se trouvent surtout
au pied des arbres, dans le sol ou sous les débris végétaux. Aucune des
espèces connues ne présente de modifications annonçant une évolution
souterraine.
Tableau des espèces de l’Afrique australe.
1. Rord basal du premier tergite abdominal déprimé entre deux
nodosités qui encadrent ainsi une fossette médiane trans¬
verse . Subgen. Raffiayola. nov.
— Base du premier tergite avec deux carénules obliques, diver¬
gentes en arrière. Subgen. Railrayia. s. str.
Subgen. Raffrayola, nov.
1. Fossette basale du premier tergite abdominal étroite, occu¬
pant environ le cinquième ou le quart du bord du disque.
(Groupe de bicolor) . 4.
— Fossette basale occupant le tiers du bord du tergite. 2.
2. Espèce microphtalme, à bord marginal de l’abdomen forte¬
ment crénelé par la saillie des tergites. (Groupe de testacea). . 9.
— Espèces à yeux normaux, les bords marginaux de l’abdomen
normaux. 3.
3. Tête très petite, allongée ou globuleuse, à tempes effacées
(Groupe de nodosa ) . 10.
— Tête grande et transverse, à tempes bombées. Forme plus
robuste (Groupe d ’opaca) . 14.
Groupe de bicolor.
4. Pronotuin sillonné sur la ligne médiane . 5.
— Pronotum non sillonné . 7.
5. Forme étroite et allongée, coloration foncée. Antennes très
épaisses. Tête allongée. Long. 1,5 mm. 1. bicolor Raffr.
— Forme épaisse ; entièrement testacés rougeâtres. Tête courte,
antennes moins épaisses. 6.
(i. Tête à sillons frontaux bien développés, normaux. Long. 1,6
nnn. 2. laticollis Raffr.
— Tête sans trace de sillons frontaux, les yeux de la femelle très
petits, ponctiformes. Long. 1,7 mm. 3. myrmecophila Raffr.
7. Tête volumineuse, cubique, à lobe frontal large et court. For¬
me générale étroite et parallèle, les pattes courtes. Long. 1,5
mm. 4. pilosella Raffr.
Source : MNHN, Paris
72
R. JEANNEL.
— Tête petite, allongée, à lobe frontal étroit et saillant. Forme
plus épaisse, l’arrière-corps élargi, les pattes longues. 8.
8. Testacé rougeâtre, le pronotum plus large que long, à bosses
latérales saillantes et échancrure postérieure profonde. Long.
1,6 mm. 5. montana Raffr.
— Noir de poix, le pronotum aussi long que large, à bosses laté¬
rales peu saillantes et échancrure postérieure peu marquée.
Long. 1,5 mm. 6. obscura Raffr.
Groupe de testacen.
9. Testacé rougeâtre, forme épaisse. Pronotum un peu trans¬
verse, non sillonné. Long. 1,4 mm. 7. testacea. n. sp.
Groupe de nodosa.
10. Pronotum sillonné sur la ligne médiane. Testacé rougeâtre,
robuste, la tête petite et globuleuse. Long. 1,6 mm. 8. rugosulcr Raffr.
— Pronotum non sillonné. Tête allongée, le lobe frontal sail¬
lant . 11.
11. Taille plus petite, le lobe frontal fortement bosselé. 12.
— Taille plus grande, le lobe frontal uni sur ses parties latéra¬
les . 13.
12. Bosselures postérieures du lobe frontal très saillantes en de¬
hors ; tempes convexes, de longueur normale. Scape très long.
Long. 1,5 à 1,6 mm. 9. nodosa Raffr.
— Bosselures postérieures du lobe frontal non saillantes en de¬
hors ; yeux très saillants, tempes anormalement courtes et
effacées. Scape plus court. Long. 1,5 à 1,6 mm.
. 10. microcephala Raffr.
13. Pronotum peu transverse, à lobes latéraux peu saillants, plus
carrément tronqués en arrière. Long. 2 mm. 11. capensis Raffr.
— Pronotum plus transverse, les lobes latéraux plus saillants,
plus arrondis, moins brusquement tronqués en arrière. Long.
2 mm. 12. algoensis Raffr.
Groupe d ’opaca.
14. Testacé rougeâtre, les téguments mats, très fortement aluta-
cés. Tergites abdominaux convexes. Long. 1,6 à 1,7 mm.
. 13. opaca Raffr.
— Noirs de poix luisants, lisses. Abdomen déprimé. 15.
15. Elytres rougeâtres. Pronotum très transverses, à bosses laté¬
rales plus saillantes et échancrure postérieure brusque et pro¬
fonde. Long. 1,6 mm. 14. fmpresscr, n. sp.
— Elytres noirs. Pronotum moins transverse, à bosses latérales
plus arrondies et moins saillantes, échancrure postérieure
moins profonde. Long. 1,6 mm. 15. depressa, n. sp.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQl'E AUSTRALE.
Subgen. Raihayia, s. str.
1. Carénules basales du premier tergite abdominal très rappro¬
chées l’une de l’autre, à peine distantes du cinquième de la
largeur du disque. (Groupe de brachyderà) . . 3.
— Carénules basales du premier tergite très espacées, leurs extré¬
mités postérieures distantes de plus du tiers de la largeur du
disque. (Groupe de puncticollis ) . 4.
— Carénules basales du premier tergite peu espacées, leurs extré¬
mités postérieures distantes de près du tiers de la largeur du
disque . 2.
2. Tête de forme normale, arrondie, à lobe frontal court et tem¬
pes modérément convexes. Pronotum non sillonné chez les
espèces australes. (Groupe d ’antennata) . 5.
— Tête à partie postérieure élargie, les tempes saillantes et très
bombées. Pronotum sillonné. (Groupe de majorina) . 10.
Groupe de brachydera.
3. Noir de poix luisant. Pronotum large, un peu transverse, le
disque non sillonné. Long. 1,8 mm. 16. nigricans, n. sp.
Groupe de puncticollis.
4. Noir de poix, les élytres rougeâtres. Epais et robuste. Lobe
frontal profondément déprimé ; antennes peu épaisses ; pro¬
notum transverse, superficiellement et densement ponctué.
Long. 1,8 mm. 17. puncticollis, n. sp.
Groupe d ’antennata.
5. Pronotum très transverse, presque deux fois aussi large que
long, bien plus large que la tête, un peu plus large que les ély¬
tres. Brun de poix. Long. 2 mm. 23. dilatata Raffr.
— Pronotum de forme normale. 6.
6. Pronotum transverse, à incisure latérale brusque et profonde. 7.
— Pronotum à peine plus large que long, à incisure latérale bien
moins profonde. 8.
7. Bosses latérales du pronotum arrondies et très saillantes, le
"lobe basal plus rétréci. Long. 2 mm. 18. natalensis Raffr.
— Bosses latérales du pronotum arrondies mais moins saillan¬
tes, le lobe basal plus large. Long. 1,8 mm.. . . 19. robusta. n. sp.
8. Noir de poix, luisant, les antennes et les pattes testacées rou¬
geâtres. Tempes modérément convexes. Long. 1,5 mm.
. 20. Tuiicornis, n. sp.
— Rougeâtres, les antennes et les pattes concolores. 9.
9. Tempes peu renflées, non saillantes en dehors. Long. 1,8
mm. 21. o rientalis, n. sp.
— Tempes renflées, saillantes en dehors. Long. 2 mm.
. 22. Rafhayi, n. sp.
Source : MNHN, Paris
74
R. JBANNEL.
Groupe de majorina.
10. Allongé et parallèle, testacé rougeâtre. Antennes épaisses, le
pronotum très cordifornie, à bosses latérales très saillantes.
Long. 2 mm.'. 24. majoiina Raffr.
Comme on le voit le genre Raffrayia est représenté dans l’Afrique
australe par des lignées nombreuses et diverses. Ce sont seulement des
lignées de Raffrayia s. str. qui se sont propagées dans l’Afrique inter¬
tropicale, le R. brachydera Jeann. sur la Dorsale congolaise, les R.
elgonica Jeann., R. ruwenzorica Jeann., R. Leleupi Jeann., R. anten-
nala Raffr. et R. troglophila Jeann., dans le Ivatanga, le Kivu et l’Afri¬
que orientale.
Subgen. Rafirayola. nov.
Groupe de bicolor.
1. Raltrayia (Raiiiayola) bicolor Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 71, pl. xvi, fig. 14 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 69. — Long. 1,5 mm. Mâle ailé. Brun de poix luisant, les ély-
tres rougeâtres, les antennes et les pattes pâles ; pubescence assez lon-
Fic. Bit à 71. — Gen. Raffrayia Reitt., édéages, face dorsale, x '240. — Fui. 69. R.
(Raffrayola) bicolor Raffr., de Slellenbosch. — Fie. 70. R. ( Raffrayola) pilo-
sel/a Raffr., de Capetown. — Fig. 71. R. ( Raffrayola ) monlana Raffr., de la
Montagne de la Table.
gue et rare. Etroit et parallèle. Tête volumineuse, un peu allongée, à
lobe frontal rétréci en avant, les yeux saillants, les tempes longues
et anguleuses. Antennes épaisses. Pronotum à peu près aussi long que
large, ses bosses latérales arrondies, les côtés longuement sinués en
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DK L’AFRIQUE AUSTRALE.
arrière, le disque sillonné. Elytres assez courts. Abdomen ovale, les ter-
gites peu convexes, le premier avec une petite fossette médiane sur le
bord basal. Pattes très courtes.
Edéage (fig. 69) à capsule basale triangulaire et pièces distales
représentées par une vaste lame ventrale évasée latéralement.
Copland : environs de Capetown, deux exemplaires dont l’un a été
perdu (A. Raffray).
2. RaUrayia (RaUrayola) laticollis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 73, pl. xvi, fig. 16 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Long. 1,6 min. Testacé rougeâtre, la pubescence assez longue.
Epais, robuste. Tête petite, arrondie, le lobe frontal rétréci mais court ;
yeux peu saillants, un peu plus courts que les tempes qui sont con¬
vexes. Antennes peu épaisses. Pronotum un peu transverse, à bosses
latérales arrondies, presque sans sinuosité postérieure ; disque sillon¬
né. Elytres épais, à côtés arrondis. Abdomen court et parallèle, les ter-
gites peu convexes, le premier avec» une très petite fossette au milieu
du bord basal. Pattes très courtes.
Mâle inconnu.
Copland : Stellenbosch, aux environs de Capetown, deux femelles
(A. Raffray).
3. Raffrayia (RaUrayola) myimecophila Raffray, 1898, Trans. S. Afr.
phil. Soc., XI, p. 395, pl. xvm, fig. 2 ; type : Port Elisabeth
(Mus. Paris).
Long. 1,6 mm. Même apparence que le R. laticollis, testacé et aussi
épais. Différent par la forme du front, uni et convexe, sans trace de
sillons frontaux, et par la réduction des yeux chez les femelles. Les
yeux, encore bien développés chez laticollis, sont ponctiformes, presque
nuis chez la femelle de mi/rmecophila. Le lobe frontal est plus large,
sans saillie de tubercules latéraux. D’autre part les antennes, le pro¬
notum, les élytres, l’abdomen et les pattes sont semblables chez les
deux espèces.
Mâle inconnu.
Raffray avait isolé le myrmecophila dans un groupe à part, en
raison de la conformation du front. Il faudra attendre que le mâle
soit connu pour savoir si l’espèce représente bien une lignée parti¬
culière.
Copland : Port Elisabeth, deux femelles trouvées dans un nid de
la Fourmi Rhopalomyrmex transversinodis Mayr (D r H. Brauns).
4. RaUrayia (RaUrayola) pilosella Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 74, pl. xvi, fig. 15 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 70. — Long. 1,5 mm. Testacé rougeâtre, la pubescence bien
fournie. Etroit, subparallèle et peu convexe. Tête volumineuse, cubi-
Source : MNHN, Paris
76
R. JEANNE!-.
que, à lobe frontal large et tempes arrondies, les yeux peu saillants, un
peu plus courts que les parties latérales des tempes. Antennes relative¬
ment grêles. Pronotum un peu transverse, les bosses latérales saillan¬
tes, presque anguleuses, les côtés très obliques en arrière, faiblement
échancrés ; disque non sillonné. Elytres assez courts, les épaules peu
saillantes. Abdomen étroit, subparallèle, le premier tergite avec la
même petite fossette du milieu du bord basal que chez les précédents ;
Pattes courtes.
Edéage (fig. 70) court et large, à capsule basale triangulaire pro¬
longée par une gaine portant des apophyses : celle de droite longue
et arquée, bifide, celle de gauche hyaline, deux fois coudée ; enfin le
bord dorsal de la gaine porte une longue épine oblique.
Copland : environs de Capetown, deux exemplaires (A. Raffray).
5. Raffrayia (Raifrayola) montana Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil.
Soc., XI, p. 393 ; type : Montagne de la Table (Mus. Paris).
Fig. 71. — Long. 1,6 mm. Testacé rougeâtre lisse et luisant, la
pubescence rare. Allongé, l’avant-corps étroit. Tête médiocre, à lobe
frontal saillant et rétréci en avant, les yeux saillants, plus courts que
les tempes qui sont arrondies et effacées. Antennes très épaisses. Pro¬
notum petit, moins long que large, peu rétréci à la base, les bosses laté¬
rales très peu saillantes, les côtés peu obliques, plutôt sinués qu’échan-
crés, le disque non sillonné. Elytres amples à épaules très saillantes.
Abdomen court, le premier tergite avec la même petite fossette étroite
du bord basal que chez les précédents. Pattes grêles et longues.
Edéage (fig. 71) de même type que chez bicolor et pilosella, mais
avec les apophyses différemment constituées.
Copland : Montagne de la Table et plateau au dessus de Muizen-
berg, 3 exemplaires (A. Raffray).
6. Rafliayia (Rafhayola) obscura Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 77 ; type : Muizenberg (Mus. Paris).
Fig. 72. — Long. 1,5 mm. Noir de poix luisant, la pubescence assez
fournie. Allongé, l’avant-corps étroit. Tête petite, le lobe frontal long
et atténué en avant, profondément impressionné ; yeux aussi longs
que les parties latérales des tempes qui sont arrondies en arrière. An¬
tennes très épaisses comme chez le précédent, le scape plus long. Pro¬
notum de même forme générale, le disque non sillonné. Elytres plus
épais, à côtés plus arrondis, les épaules très saillantes. Abdomen sem¬
blable, la fossette médiane du bord basal du premier tergite un peu
moins étroite, occupant le quart de la largeur du disque. Pattes lon¬
gues et grêles.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 7/
Edéage (fig. 72) assez différent de celui du montana par le grand
développement et la complication des apophyses distales. Il est cepen¬
dant de même type.
Cnpland : Muizenberg, aux environs de Capetown, un seul mâle
(A. Raffray).
Groupe de testaceo.
7. Ratfrayia (Raiiiayola) testacea, n. sp. ; type : Port St John (Brit.
Mus).
Fig. 75 et 80. — Long. 1,4 mm. Aptère. Testacé rougeâtre, la pubes¬
cence assez dense. Court et épais, convexe. Tête courte, large au niveau
des tempes qui sont anguleuses et parallèles, rétrécie peu à peu en avant
des yeux, le lobe frontal arrondi dans son ensemble, à bourrelets laté¬
raux convexes et tubercules antennaires petits, non isolés par une
échancrure. Yeux non saillants, aussi longs que les parties latérales
des tempes. Antennes courtes et peu épaisses, le scape à peine deux fois
aussi long que large. Pronotum court, un peu transverse, les lobes laté¬
raux arrondis, peu saillants, les côtés obliques et à peine échancrés
en arrière, le lobe basal court et peu rétréci ; disque non sillonné.
Elytres courts, amples, élargis en arrière, les épaules saillantes et den-
Source : MNHN, Paris
78
R. JEANNEL.
tées. Abdomen peu convexe, les côtés des tergites forment des larges
crénulations par leurs saillies ; base du premier tergite avec une fos¬
sette occupant le tiers de la largeur du bord basal. Pattes courtes et
épaisses.
Edéage (fig. 80) très petit. Capsule basale ovoïde, rétrécie du côté
distal qui présente trois apophyses inégales, groupées en bouquet les
unes contre les autres.
Espèce très isolée dans le genre, tant par la structure des tergites
abdominaux que par celle de l’édéage.
Copland : Port St John, dans le Pondoland, un seul mâle (R. E.
Turner, VIII-1923).
Groupe de nodosa.
8. Raftrayia (Rafiiayola) rugosula Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p.
46 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr.
phil. Soc., X, p. 72.
Fig. 78. — Long. 1,6 mm. Testacé rougeâtre, la pubescence courte.
Allongé et peu convexe. Tête petite, arrondie, à lobe frontal atténué,
sans bourrelets saillants, les yeux saillants, aussi longs que les parties
Fig. 75 à 77. Gcn. Raffrayia Reitt., X 27. — Fig. 75. R. ( fiaffrayola) testaceu n.
sp., mâle, de Port St John. — Fig. 76. R. ( Raffraynla) impressa, n. sp., mâle,
de Kloof. — Fig. 77. R. (s. str.) ruficornis, n. sp., du Drakeinberg.
latérales des tempes qui sont très convexes. Antennes relativement
grêles. Pronotum transverse et peu convexe, bien plus large que la
tête, les bosses latérales arrondies, les côtés échancrés en arrière ;
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDF.S DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
79
disque silonné. Elytres longs et amples, peu convexes, les épaules sail¬
lantes. Premier tergite abdominal avec une dépression du bord basal
entre deux nodosités distantes l'une de l’autre du tiers de la largeur
du disque. Pattes courtes.
Edéage (fig. 78) à capsule basale petite et tordue, présentant son
orifice basal du côté gauche. Les pièces distales sont représentées par
une masse chitineuse subcarrée, plus large que la capsule, formant
une sorte de gaine d’où sort une pièce hyaline terminée par une dila¬
tation en T.
Par la torsion de sa capsule basale, cet édéage s’écarte notable¬
ment du type général des Raffrayola.
Copland : Stellenbosch, aux environs de Capetown, une dizaine
d’exemplaires (A. Raffray).
9. Raffrayia (Raffrayola) nodosa Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 75, pl. xvi, fig. 11 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 73. — Long. 1,5 à 1,6 mm. Testacé rougeâtre luisant, la pu¬
bescence flave. Oblong et délié. Tête petite, arrondie, à yeux saillants
et tempes convexes mais effacées ; lobe frontal saillant, très large, ses
bourrelets latéraux couverts de grosses bosselures lisses et saillantes
en dehors. Antennes épaisses, à scape long, trois fois aussi long que
large. Pronotum un peu plus large que long, ses bosses latérales arron¬
dies, peu saillantes, les côtés à peine échancrés ; disque non sillonné.
Elytres amples, à épaules peu saillantes. Premier tergite abdominal
comme chez le précédent. Pattes assez courtes.
Edéage (fig. 73) à capsule basale oblongue, avec une saillie distale
médiane qui donne insertion latéralement à deux pièces distales très
développées et divergentes, la droite simple, la gauche ramifiée.
Copland : Newlands, aux environs de Capetown, une quinzaine
d’exemplaires (A. Raffray).
10. Raffrayia (Raffrayola) microcephala Raffray, 1897, Trans. S Afr.
phil. Soc., X, p. 75, pl. xvi, fig. 12 ; type : Newlands (Mus.
Paris).
Fig. 74. — Long. 1,5 à 1,6 mm. Même aspect général que le pré¬
cédent. Tête plus étroite, le lobe frontal allongé et parallèle, à bour¬
relets latéraux plus ou moins ponctués, formant des bosselures ne
saillant pas en dehors ; yeux saillants, les tempes très courtes et
effacées, bien plus réduites que chez toutes les autres espèces. Antennes
encore plus épaisses que chez nodosa, le scape plus court. Pronotum,
élytres et abdomen semblables. Pattes aussi courtes.
Edéage (fig. 74) de même type que celui de nodosa, mais avec la
capsule basale triangulaire, les pièces distales plus ramassées, plus
courtes, la pièce gauche curieusement repliée sur elle-même.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
Dernier sternite de la femelle anguleux au sommet.
Capland : environs de Capetown, principalement à Newlands, une
trentaine d’exemplaires (A. RafTray). — Kivstenbosch, un exemplaire
(Brit. Mus.).
Les exemplaires de Newlands et de Kivstenbosch ont la tête et le
pronotum plus distinctement ponctués que ceux de Capetown.
Fig. 78 à 80. Gen. Raffrayia Reitt., édéages, face dorsale. — Fig. 78. R. ( Raffrayola )
rugosula Raffr., de Stellenbosch, x 184. — Fig. 79. R. (s. str.) puncticollis,
n. sp., de Port St John, x 184. — Fig. 80. R. (Raffrayola ) lestacea, n. sp., de
Port St John, X 240.
11. Raffrayia (Raffrayola) capensis Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil.
Soc., XI, p. 393 ; type : Kloof road (Mus. Paris).
Fig. 83. — Long. 2 mm. Testacé rougeâtre luisant, la pubescence
dorée et courte. Tête petite, le front très convexe, le lobe frontal allongé
et atténué, à bourrelets latéraux simples ; yeux saillants, les tempes
longues, convexes et effacées. Antennes très épaisses, le scape deux
fois aussi long que large. Pronotum plus large que la tête, un peu
transverse, ses côtés brusquement sinués, formant une troncature
transverse au bord postérieur des bosses latérales ; disque non sil¬
lonné, très bombé. Elytres amples et courts, les épaules saillantes.
Abdomen large, le premier tergite comme chez les précédents. Pattes
longues et grêles. Dernier sternite abdominal du mâle très grand,
arrondi et largement déprimé.
Edéage (fig. 83) extrêmement long et grêle. Capsule basale allon-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
81
gée et pièces distales très développées, non divergentes, la gauche sim¬
ple, la droite bien plus longue et ramifiée. Une lanière hyaline partant
du côté gauche de la capsule basale.
Copland : Kloof road, à Capetown, une dizaine d’exemplaires
(A. Raffray).
12. Rafiiayia (Raifrayola) algoensis Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil.
Soc., XI, p. 394 ; type : Port Elisabeth (Mus. Paris).
Fig. 82. — Long. 2 mm. Testacé rougeâtre foncé. Aspect du
capensis. Tête un peu moins petite, avec les tempes plus renflées ;
antennes aussi épaisses. Pronotuin aussi large, mais avec les bosses
latérales plus arrondies, non tronquées postérieurement, la sinuosité
des côtés profonde mais moins brusque ; disque non sillonné. Elytres
du mâle plus longs que chez capensis, l’arrière-corps d’ailleurs plus
étroit. Premier tergite avec la même dépression basale. Pattes longues
mais avec tous les fémurs renflés, tout au moins chez le mâle, bien
plus épais que chez capensis.
Dernier sternite du mâle petit, de dimension normale.
Edéage (fig. 82) moins long mais bien plus volumineux que celui
du capensis. Pièces distales bien plus robustes et divergentes. Comme
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. IX. 6
Source : MNHN, Paris
82
R. JE ANN EL.
chez capensis la gauche est simple, la droite ramifiée, mais celle-ci
différemment. La lanière hyaline, du côté gauche, s’insère sur la bran¬
che gauche et non sur la capsule.
Copland : Port Elisabeth, un seul mâle (D r H. Brauns).
Groupe d ’opaca.
13. Raitiayia (RaUrayola) opaca Raffray, 1903, Ann. Fr., LXXII,
p. 595 ; type : Uitenhage (Mus. Paris).
Long. 1,6 à 1,7 mm. Testacé rougeâtre mat, les téguments très
fortement alutacés, à réseau isodiamétral détourant de petites granu¬
lations. Forme large et trapue, bien différente de celle des espèces du
groupe précédent. Tête courte, large en arrière, le lobe frontal très
court et rétréci ; yeux peu saillants, plus courts que les parties laté¬
rales des tempes qui sont anguleuses. Antennes relativement grêles,
le scape très court, guère plus long que le pédicelle. Pronotum petit,
à bosses latérales peu saillantes et côtés à peine échancrés ; disque
non sillonné, très bombé. Elytres amples, à côtés arrondis et épaules
saillantes. Premier tergite avec une dépression du bord basal entre
deux nodosités distantes du tiers de la largeur du disque. Pattes
courtes et grêles.
Mâle inconnu.
Copland : Uitenhage, aux environs de Port Elisabeth, 3 femelles
(A. Raffray).
14. Raiirayia (RaUrayola) impressa, n. sp. ; type : Kloof (Brit. Mus.).
Fig. 76. — Long. 1,6 mm. Noir de poix luisant, les élytres rou¬
geâtres, les antennes et les pattes testacées, pubescence très courte,
téguments lisses. Allongé et déprimé. Tête comme chez opaca sauf que
les tempes sont plus arrondies, non anguleuses ; le lobe frontal aussi
court mais plus déprimé. Antennes aussi grêles, le scape un peu plus
long que le pédicelle. Cou très délié. Pronotum transverse, les bosses
latérales très saillantes, bien arrondies en avant, brusquement quoique
obliquement tronquées en arrière, le lobe basal du pronotum presque
aussi long que le reste du segment ; disque non sillonné. Elytres am¬
ples, déprimés, à peu près aussi longs que larges, les épaules saillantes
et fortement dentées. Abdomen déprimé, plus large que les élytres, à
côtés arrondis. Premier tergite avec la même dépression basale que
chez opaca. Pattes très grêles.
Mâle inconnu.
Natal : Kloof, une seule femelle (R. E. Turner, IX-1926).
15. Raitiayia (RaUrayola) depressa. n. sp. ; type : Eshowe (Brit. Mus.).
Long. 1,6 mm. Entièrement noir de poix avec les antennes et les
pattes testacées, la pubescence longue mais très rare. Très voisin du
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 83
précédent, même forme générale. Tête semblable ; antennes aussi
grêles. Pronotum moins transverse, les bosses latérales moins saillan¬
tes, plus régulièrement arrondies, sans brusque troncature posté¬
rieure ; disque non sillonné. Elytres aussi amples et déprimés. Même
forme large et structure de l’abdomen. Pattes grêles.
Mâle inconnu.
Natal : Eshowe, dans le Zululand, deux femelles (R. E. Turner,
V-1926).
Subgen. Ralhayia, s. str.
Groupe de brachydera.
16. Raifrayia (s. str.) nigricans, n. sp. ; type : Eshowe (Brit. Mus.).
Long. 1,8 mm. Noir luisant, les élytres noirs ou rougeâtres, les
antennes et les pattes rougeâtres, la pubescence courte, doublée de
quelques poils dressés plus longs sur les côtés des élytres et sur les
lergites. Allongé et convexe. Tête arrondie, le lobe frontal très court,
à tubercules antennaires petits et peu saillants ; yeux aussi longs que
les parties latérales des tempes qui sont régulièrement convexes.
Antennes courtes, assez épaisses, à articles peu déliés, le scape très
court. Pronotum transverse, à bosses latérales largement arrondies et
côtés très obliques, à peine échancrés ; disque non sillonné. Elytres
très amples, à épaules saillantes. Premier tergite abdominal avec deux
carénules à peine obliques et très rapprochées l’une de l’autre, à peu
près du cinquième de la largeur du disque. Pattes courtes.
Mâle inconnu.
Cette espèce est proche du brachydera Jeann., de la Dorsale con¬
golaise, qui en diffère entre autres caractères par son pronotum
sillonné. Les carénules très rapprochées l’une de l’autre de ces deux
espèces ne doivent pas être confondues avec la petite fossette des
Raffrayola du groupe de bicolor. D’ailleurs l’édéage du brachydera,
bien différent de celui des Raffrayola, est du même type que celui des
Raffrayia s. str. du groupe d ’antennata.
Natal : Eshowe, dans le Zululand, deux femelles (R. E. Turner,
V-1926).
Groupe de puncticollis.
17. Rallrayia (s. str.) puncticollis, n. sp. ; type : Port St John (Brit.
Mus.).
Fig. 79. — Long. 1,8 mm. Brun de poix foncé, les élytres rou¬
geâtres, les antennes et les pattes testacées ; pubescence assez dense.
Epais et convexe. Tête courte, large en arrière, le lobe frontal court
et rétréci ; yeux aussi longs que les parties latérales des tempes,
celles-ci arrondies et renflées. Antennes peu épaisses, les articles
moyens à peine transverses. Pronotum un peu transverse, à bosses
Source : MNHN, Paris
84
R. JEANXEL.
latérales arrondies et sinuosité postérieure brusque et profonde, le
lobe basal assez large ; disque très bombé, finement et densement
ponctué. Elytres très amples, moins longs que larges chez le mâle.
Abdomen large, le premier tergite avec deux carénules obliques dont
les extrémités postérieures sont séparées de plus du tiers de la largeur
du disque. Pattes courtes.
Edéage (fig. 79) très grand. Capsule basale incomplète représentée
par un cuilleron très épais dans lequel le sac interne est nu. Pièces
distales très longues, formant un faisceau dirigé vers la droite. L’une
des pièces du faisceau représente sans doute la lanière hyaline des
édéages du groupe d ’antennata.
Espèce très particulière tant par la ponctuation du pronotum et
l’écartement des carénules que par la structure de l’édéage.
Copland : Katberg, dans la partie orientale, une femelle (R. E.
Turner, X-1932) ; Pondoland : Port St John, un mâle (R. E. Turner,
IV-1924).
Groupe d’antennata.
18. Raiitayia (s. str.) natalensis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 75, pl. xvi, fig. 9 ; type : Estcourt (Mus. Paris). —
1898, 1. c., XI, p. 397.
Long. 2 mm. Brun de poix, les antennes et les pattes testacées,
la pubescence rare, assez longue. Allongé et convexe. Tête petite,
arrondie, le lobe frontal court, les yeux plus longs que les parties laté¬
rales des tempes, celles-ci bombées. Antennes peu épaisses. Pronotum
transverse, à bosses latérales arrondies et très saillantes, non tronquées
en arrière, mais l’échancrure des côtés très profonde ; disque lisse, non
sillonné. Elytres amples et convexes. Carénules du premier tergite
obliques, leurs extrémités postérieures espacées de près du tiers de
la largeur du disque. Pattes assez longues.
Mâle inconnu.
Natal : Estcourt, une femelle (A. Raffray). — Copland : Port
Elisabeth, une femelle (D r Brauns).
19. Rallrayia (s. str.) robusta, n. sp. ; type : Katberg (Brit. Mus.).
Fig. 87. — Long. 1,8 mm. Brun de poix, les élvtres rougeâtres,
les antennes et les pattes testacées ; pubescence courte et dense, avec
de longues soies sur les tergites et les côtés des élytres. Court et épais.
Tête arrondie, petite, à lobe frontal court mais plus large que chez
natalensis. Antennes semblables. Pronotum beaucoup moins trans¬
verse, les bosses latérales moins saillantes, l’échancrure postérieure
moins profonde, le lobe basal proportionnellement plus large ; disque
uni, non sillonné. Elytres et abdomen comme chez natalensis. Pattes
plus courtes et surtout plus épaisses.
Edéage (fig. 87) à capsule basale ovale et pièce distale grêle, incli-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. S5
née vers la gauche puis coudée, avec une épine rectiligne sur la cou-
dure. Lanière hyaline, caractéristique des espèces de ce groupe, longue
et sinueuse.
Caplnnd : Katberg, à 1.300 m. d’alt. dans l’est de la province, 4
exemplaires (R. E. Turner, XI-1932) ; Pondoland : Port St John, un
exemplaire (R. E. Turner, IV-1923).
20. Raifiayia (s. str.) ruficornis, n. sp. ; type : Van Reenen (Brit. Mus.).
Fig. 77. — Long. 1,5 mm. Noir, avec les antennes et les pattes
testacées rougeâtres, la pubescence très fine. Allongé, convexe. Tête
comme chez robusta ; antennes semblables. Pronotum à peu près de
même forme que chez robusta mais moins large, à peine plus large
que long, avec les bosses latérales aussi arrondies mais moins saillan¬
tes, les incisures latérales moins profondes. Elytres et abdomen comme
chez robusta. Pattes courtes.
Mâle inconnu.
Certainement voisin de robusta, mais différant par sa coloration,
sa petite taille, l’étroitesse relative du pronotum.
Natal : Van Reenen, à 2.300 m. env. d’altitude sur le Drakenberg,
une femelle (R. E. Turner, X-1926).
21. Raffrayia (s. str.) o rientalis, n. sp. ; type : Pietermaritzburg (Trans¬
vaal Mus.).
Fig. 85. — Long. 1,8 mm. Brun de poix, les antennes concolores,
un peu plus pâles, la pubescence fine. Oblong et convexe. Tête et
antennes comme chez robusta. Pronotum à peine plus large que long,
à bosses latérales encore moins développées que chez le ruficornis,
l’échancrure postérieure très peu profonde ; disque bombé, lisse, sans
sillon. Elytres moins amples et plus convexes que chez robusta, les
épaules moins saillantes, les côtés plus arrondis. Abdomen comme
chez les précédents. Pattes courtes et épaisses, comme chez robusta.
Edéage (fig. 85) de même type que celui de robusta, la capsule
basale plus courte, la pièce distale plus longue, plus épaisse, avec sa
partie terminale différemment divisée. Lanière hyaline présente à
droite.
Natal : Pietermaritzburg, un mâle étiqueté « orientalis n. sp. »
(Transvaal Mus.).
22. Rattiayia (s. str.) Raitrayi, n. sp. ; type : Uitenhage (Mus. Paris).
Long. 2 mm. Testacé rougeâtre foncé, les antennes et les pattes
concolores, la pubescence assez dense. Epais et convexe, un peu comme
robusta. Tête et antennes semblables, les tempes très renflées, comme
chez robusta. Pronotum relativement étroit, de même forme que chez
orientalis, le disque fisse, sans sillon. Elytres amples et convexes,
Source : MNHN, Paris
86
R. JEANNEL.
épais, comme chez robusta. Même disposition des carénules du pre¬
mier tergite. Pattes grêles.
Mâle inconnu.
Espèce confondue avec le natalensis, par Raffray dans sa col¬
lection.
Copland : Uitenhage, aux environs de Port Elisabeth, une femelle
(A. Raffray).
Fig. 84. Gen. Raffragia Reitt. ; R. (s. str.) dilatata Raffr., de Part Elisabeth, X 30.
23. Raffrayia (s. str.) dilatata Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
XI, p. 396, pl. xviii, fig. 1 ; type : Port Elisabeth (Mus. Paris).
Fig. 84 et 86. — Long. 2 mm. Brun de poix luisant, les élytres
rougeâtres, les antennes et les pattes testacées ; pubescence fine et
fournie. Remarquable par la grande dilatation transverse de son pro-
notum. Allongé et peu convexe. Tête petite, arrondie comme chez les
autres espèces du groupe, le lobe frontal court, fortement excavé, à
bourrelets simples ; yeux aussi longs que les parties latérales des tem¬
pes qui sont convexes. Antennes peu épaisses, comme chez les espèces
précédentes. Pronotum presque deux fois aussi large que long, en
ellipse transverse, les bosses latérales arrondies, les bords postérieurs
des bosses longuement sinués, sans échancrure ; disque non sillonné.
Elytres amples, de forme normale, les épaules bien saillantes. Abdomen
comme chez les espèces précédentes, le premier tergite avec les mêmes
carénules. Pattes longues et robustes.
Edéage (fig. 86) de même type que chez robusta et orientalis ainsi
d’ailleurs que chez les autres espèces du groupe connues de l’Afrique
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
87
intertropicale. Capsule basale courte et triangulaire. Pièce distale for¬
tement arquée du côté gauche, atténuée et bifide au sommet. Lanière
hyaline exceptionnellement épaisse, à pointe récurrente.
Copland : Port Elisabeth, deux exemplaires (D r Brauns) ; Katberg,
un exemplaire (R. E. Turner, 1-1933).
Fie.. 85 ù 87. Gen. Raffrayia Rcitt., édéages, face dorsale, X 184. — Fig. 85. /{.
(s. str.) urienlalis, n. sp., de Pietermaritzburg. — Fig. 86. R. (s. str.) dilalula
Raffr., de Port Elisabeth. — Fig. 87. R. (s. str.) robusta, n. sp., du Katberg.
Groupe de majorina.
24. RaUrayia (s. str.) majorina Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 44 ;
type : Rondebosch (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr phil.
Soc., X, p. 70, pl. xvi, fig. 8. — pallidula Raffray, 1887, 1. c.,
p. 44 ; type : Capetown.
Fig. 81. — Long. 2 mm. Testacé rougeâtre, la pubescence courte.
Allongé et peu convexe. Tête grande, élargie en arrière, le lobe frontal
court et excavé, les yeux grands, aussi longs que les parties latérales
des tempes, celles-ci très renflées, saillantes en dehors. Antennes très
épaisses, le scape très court. Pronotum à peu près aussi long que
large, très rétréci à la base, les bosses latérales arrondies et saillantes,
les côtés longuement sinués en arrière ; disque lisse, sillonné sur la
ligne médiane. Elytres peu larges, déprimés, plus longs que larges,
à épaules peu saillantes quoique dentées. Abdomen allongé, le premier
tergite avec deux carénules obliques espacées comme dans le groupe
d’antennata. Pattes longues et très robustes.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
88
Edéage (fig. 81) assez particulier, très long et étroit. Capsule basale
oblongue et pièce distale grêle, arquée, prolongée par deux branches
dont la gauche est courte et simple, la droite au contraire très grande,
incurvée et multilobée. Pas de lanière hyaline.
Chez la femelle le dernier sternite est anguleux au sommet, un
peu cornu, comme chez le microcephala qui appartient à un tout autre
groupe.
Copland : Rondebosch, aux environs de Capetown, 4 exemplaires
(A. Raffray).
18. Gen. RAFFRAYIDIUS, nov.
Type : rhinocéros, n. sp.
Petite taille. Espèce oculée et ailée, le mâle avec une haute crête
pointue sur le front (fig. 89). Antennes comme chez les Raffrayia.
Abdomen à premier tergite plus long que le deuxième, son bord basal
impressionné entre deux nodosités distantes l’une de l’autre de plus
de la moitié de la largeur du disque. Pattes très grêles et courtes.
Edéage (fig. 90) rappelant celui des Raffrayia, mais bien parti¬
culier avec sa capsule basale grande et ovale, ses deux apophyses
distales simples et grêles, très divergentes, enfin avec la pièce hyaline
et rubannée qui prolonge le sac interne. L’organe n’est pas déversé
dans l’abdomen.
Malgré l’allongement du premier tergite, ce petit genre doit être
placé près de Raffrayia.
1. RaHrayidius rhinocéros, n. sp. ; type : Katberg (Brit. Mus.).
Fig. 88 à 90. — Long. 1,4 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la pubes¬
cence assez fournie. Allongé mais épais, à membres courts. Tête
grande, les yeux grands et très saillants, plus longs que les côtés des
tempes qui sont très anguleuses. Antennes longues ; scape près de
deux fois aussi long que large ; pédicelie court, large et un peu trans¬
verse, désaxé, son insertion reportée un peu sur la face dorsale du
scape ; articles du funicule triangulaires, un peu transverses, l’arti¬
cle 9 très petit, le 10 transverse. Pronotum petit, aussi long que large,
les bosses latérales peu saillantes, le disque profondément sillonné.
Elytres amples, un peu plus longs que larges chez le mâle, les épaules
saillantes. Abdomen atténué, les côtés des tergites peu largement re¬
bordés. Pattes courtes et très grêles.
Caractères sexuels du mâle. — Lobe frontal très profondément
excavé et lisse sur la ligne médiane, entre les bourrelets latéraux
dressés en forme de hautes tubérosités. En avant de la fosse médiane,
s’étend un épistome saillant, lisse, marqué par deux fossettes arrondies
et d’aspect argenté, séparées par une crête longitudinale. D’autre part
le vertex est soulevé en haute crête en cimier de casque (fig. 89) entre
les deux fossettes ocellaires qui sont profondes.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
89
Edéage (fig. 90) à capsule basale ovalaire, allongée, avec un nodule
fortement chilinisé du côté droit. Apophyse gauche rectiligne, la droite
sinueuse et terminée en palette retroussée.
Copland : Katberg, à 1.300 m. d’altitude, dans la région orientale,
un seul mâle (R. E. Turner, XI-1932).
Fig. 88 à 90. — Gen. Raffrayidius, nov. — Fig. 88. R. rhinocéros, n. sp., mâle,
du Katberg, x 40. — Fig. 89. Tête du mâle, de profil. — Fig. 90. Edéage, face
dorsale, X 240.
19. Gen. TYPHLORAFFRAY1A, nov.
Type : R. abdominnlis RafTray.
Très petite taille. Espèce testacée, étroite et parallèle, déprimée,
presque anophtalme, à antennes de même type que chez les Raffrayia,
munies de couronnes d’apophyses boutonnées, mais épaisses, à scape
long. Palpes à massette elliptique, assez renflée. Pronotum très rétréci
à la base, son disque fortement sillonné. Elytres relativement longs,
à épaules non effacées. Abdomen à premier tergite court, pas plus long
que le deuxième, sans dépression ni carénules sur le bord basal. Pattes
grêles.
Le mâle présente des caractères sexuels sur les tergites abdomi-
Edéage (fig. 92) très différent de tous ceux des autres genres de
la tribu. Extrêmement petit, il est constitué par une capsule basale
allongée, non déversée, prolongée par une sorte de cuilleron et large¬
ment ouverte dorsalement, de sorte que le sac interne repose librement
dans la capsule et le cuilleron.
Une seule espèce connue.
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
1. Typhloiaffrayia abdominalis Rafpray, 1897, Trans. S. Air. phil.
Soc., X, p. 74 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 91 et 92. — Long. 1,1 mm. Testacé, la pubescence assez dense.
Etroit et allongé, subparallèle, déprimé. Tète volumineuse, arrondie,
le vertex convexe, le lobe frontal court et très rétréci, les sillons fron¬
taux superficiels ; yeux très petits, très plats mais pigmentés, cachés
sous les côtés de la tête. Antennes longues et très épaisses, le scape
très long, trois fois aussi long que large. Cou peu étroit. Pronotum
cordiforme, à peu près aussi long que large, les bosses latérales large-
Fiu. 91 et 92. Gen. Typhloraffrayia, nor. — Fig. 91. T. abdominalis Raffr., mâle,
de Capetown, x 40. — Fig. 92. Edéage, face dorsale, X 370.
ment arrondies, les côtés faiblement sinués, sans échancrure ; disque
sillonné. Elytres plus longs que larges, déprimés, les épaules arron¬
dies ; pas d’ailes. Abdomen subparallèle et déprimé. Pattes grêles.
Caractères sexuels. — Chez le mâle, le deuxième tergite est à peu
près aussi long que le premier, densement couvert par une pubescence
squameuse et un peu anguleux en arrière ; troisième segment bien
plus court, présentant une large fossette médiane dont le bord anté¬
rieur est encadré par deux peignes obliques de soies dorées.
Edéage : fig. 92.
Capland : environs de Capetown, un mâle (A. RalTray).
20. Gen. N'EORAFFRAYIA. nov.
Type : nasuta Raffray.
Genre différent de Raffraijin Reitt. par la longueur du premier
tergite abdominal et par la structure de l’édéage. Alors que les Raf-
frayia ont toujours des yeux bien développés et des élytres à épaules
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
saillantes, parfois même des ailes propres au vol, les Neoraffrayia sont
très souvent aptères, avec de très petits yeux et les épaules des élytres
effacées.
Tête médiocre, les antennes comine chez Raffrayia. Pronotum
cordiforme. Elytres courts, les épaules peu ou point saillantes. Abdo¬
men à premier tergite toujours plus long que le deuxième, son bord
basal plus ou moins impressionné, mais jamais avec des carénules
longues et obliques. Pattes courtes.
Chez plusieurs espèces les mâles présentent des caractères sexuels
portant sur diverses régions de la tête ou les antennes.
Edéage toujours déversé au repos, couché sur sa face droite. Pas
de capsule basale individualisée. La partie basale, comprimée latéra¬
lement, s’atténue peu à peu et devient une tubulure arquée, au sommet
de laquelle se trouve l’orifice distal. Pas de lobes chitineux encadrant
l’orifice basal comme chez le Raffrnyites. Lanière hyaline très réduite
ou absente.
Toutes les espèces de ce genre, que Raffray avait réunies dans
le groupe I de ses Raffrayia, occupent l’Afrique australe.
Tableau des espèces.
1. Bord basal du premier tergite impressionné au milieu, en
forme de profonde fossette transverse . 2.
— Bord basal du premier tergite sans fossette, mais avec deux
carénules très courtes encadrant une rangée de poils. 9.
2. Fossette basale du premier tergite occupant moins du tiers de
la largeur du disque . 3.
— Fossette basale du premier tergite occupant le tiers ou plus
du tiers de la largeur du disque. Pronotum sillonné. 5.
3. Yeux aussi longs que les parties latérales des tempes. Prono¬
tum très étroit et sillonné. Elytres longs, à épaules saillantes.
Long. 1,6 mm. 1. caviceps Raffr.
— Yeux très petits, ponctiformes. Pronotum large, transverse
Elytres courts à épaules effacées. Forme générale robuste. . 4.
4. Pronotum sillonné sur la ligne médiane. Antennes longues
à articles moyens non transverses. Long. 1,8 mm.
. 2. sulcatula Raffr.
— Pronotum non sillonné. Antennes courtes, à articles moyens
très transverses. Long. 1,5 mm. 3. calcaràta Raffr.
5. Yeux relativement grands, plus longs que les parties latérales
des tempes. Elytres courts, à épaules peu saillantes. Forme
large et robuste. Long. 1,7 mm. 4. cruciata Raffr.
— Yeux très petits, bien plus courts que les tempes. 6.
6. Très déprimé, testacé pâle. Tête triangulaire, à tempes en
bajoues, les yeux minuscules, invisibles de haut. Long.
1.2 mm. 8. deplanata Raffr.
— Non déprimés, rougeâtres. Tête arrondie, à tempes normales ;
les yeux visibles de haut . 7.
Source : MNHN, Paris
92
R. JEANNE!..
7. Tête avec un lobe frontal déprimé entre deux tubercules an-
tennaires saillants, le bord antérieur lobé chez le mâle. Tête
volumineuse, les antennes épaisses. Long. 1,4 mm.
. 5. nasuta RafTr.
— Tête à lobe frontal court et très large, convexe, sans tuber¬
cules antennaires distincts. 8.
8. Antennes simples chez le mâle. Rougeâtre concolore. Long.
1,3 mm . 6 . fiontalis RafTr.
— Antennes du mâle à scape longuement denté en dedans et
article 3 très renflé. Brunâtre, les antennes et les pattes tes-
tacées. Long. 1,3 mm. 7. nodicornis. n. sp.
9. Pronotum sillonné. Robuste, les yeux saillants, aussi longs
que les parties latérales des tempes. Long. 1,5 mm.
. 9. aimata RafTr.
— Pronotum non sillonné. Déprimés . 10.
10. Rougeâtre, le pronotum pas plus large que la tête, les élytres
aussi longs que larges. Yeux variables, mais le plus souvent
très petits. Long. 1,3 mm. 10. variabilis RafTr.
— Testacé, le pronotum plus large que la tête, à bosses latérales
très saillantes. Elytres plus courts. Yeux très réduits, poncti-
formes. Long. 1,4 mm. 11. incerta RafTr.
1. Neorathayia caviceps Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 64, pl. xvi, fig. 1 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Fig. 95. — Long. 1,6 mm. Ailé. Tcstacé rougeâtre pâle, la pubes¬
cence longue, les téguments fortement alutacés surtout sur les élytres.
Oblong. Tète assez grande, à lobe frontal saillant et rétréci, peu excavé,
les veux grands et saillants, plus longs que les parties latérales des
tempes qui sont anguleuses ; vertex finement caréné. Antennes
longues, les articles déliés, peu transverses, croissant peu à peu de
grosseur jusqu’au sommet. Pronotum petit, aussi long que large, à
bosses latérales très peu saillantes, base large et côtés peu sinués ;
disque avec une fossette prolongée en arrière par un sillon. Elytres
longs, à épaules bien saillantes et dentées. Abdomen court, à côtés
arqués, la fossette basale du premier tergite étroite. Pattes longues et
grêles.
Caractères sexuels. — Face ventrale de la tête avec une excavation
quadrangulaire antérieure chez les mâles, le milieu de la bosse occipi¬
tale impressionné. Tibias postérieurs à éperon très petit.
Edéage (fig. 95) à tubulure distale particulièrement longue, renflée
à l’extrémité qui est encadrée par deux apophyses. Lanière hyaline
assez longue.
Espèce bien reconnaissable à la petitesse de son pronotum, ses
yeux bien développés et la présence d’ailes.
Copland : Stellenbosch, près de Capetown, 6 exemplaires (A. Raf¬
fray.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
93
2. Neoialfiayia sulcatula Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 392 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 93. — Long. 1,8 mm. Aptère. Testacé rougeâtre, la pubescence
longue. Robuste et convexe, épais. Tcte volumineuse, courte, large en
arrière, le lobe frontal très court et rétréci, largement excavé ; yeux
très petits, les tempes longues et convexes mais non saillantes en
dehors. Vertex avec une longue carène médiane. Antennes longues et
grêles ; les articles moyens presque globuleux. Pronotum large, aussi
large que la tête, les bosses latérales arrondies, les côtés très obliques,
à peine échancrés, la base étroite ; disque finement sillonné. Elytres
plus longs que larges, à épaules effacées. Fossette basale du premier
tergite étroite, de moins du tiers de la largeur du disque. Pattes très
robustes.
Fig. 93 à 95. —■ Gcn. Xeoraffrayia, nov., édéages, de profil. — Fig. 93. X. sulcatula
Raffr., de Newlands, x 184. — Fig. 94. .V. calcarala Raffr., de Newlands,
X 240. — Fig. 95. N. caviceps Raffr., de Stellenbosch, X 240.
Caractères sexuels. — Trochanters intermédiaires des mâles briè¬
vement dentés près de la base. Métasternum impressionné ; dernier
sternite sinué au sommet.
Edéage (fig. 93) à tubulure distale épaisse puis brusquement atté¬
nuée, avec deux apophyses comme chez caviceps. Lanière hyaline bien
développée.
Copland : Newlands, aux environs de Capetown, une dizaine
d’exemplaires (A. Raffray).
Source : MNHN, Paris
94
R. JEANNEL.
.'i. Neoraffrayia calcarata Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 68, pl. xvi, fig. 6 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 94. — Long. 1,5 mm. Testacé rougeâtre luisant, la pubescence
rare et courte. Robuste et peu convexe. Tête comme chez sulcatula
mais moins grande, avec le vertex uni, non carénulé ; yeux aussi petits,
lobe frontal plus rétréci. Antennes plus courtes, les articles moyens
très transverses. Pronotum semblable à celui de sulcatula. Elytres
bien plus courts. Fossette basale du premier tergite aussi étroite. Pattes
très robustes.
Caractères sexuels. — Tibias intermédiaires des mâles avec une
longue dent interne, un peu avant le sommet. Métasternum impres¬
sionné et bord du dernier sternite sinué.
Edéage (fig. 94)) de même type que chez les précédents, la partie
basale bien plus grande. Lanière hyaline bien développée.
Copland : Newlands, aux environs de Capetown, quelques exem¬
plaires (A. Raffray). Toujours bien plus rare que les N. variabilis et
N. incerta vivant dans la même localité et qui ne sont pas systéma¬
tiquement très voisins de calcarata, quoiqu’en dise Raffray.
4. NeoTatfrayia cruciata Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 70, pl. xvi, fig. 7 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Long. 1,7 mm. Femelle aptère. Rougeâtre luisant foncé, la pubes¬
cence longue et rare. Robuste, large et peu convexe. Tête médiocre, à
lobe frontal assez saillant, atténué et peu profondément impressionné
entre des bourrelets latéraux larges, peu saillants ; yeux grands, sail¬
lants, plus longs que les côtés des tempes, celles-ci d’ailleurs courtes
et arrondies. Antennes épaisses. Pronotum plus large que long, les
bosses latérales brusquement tronquées en arrière, l’échancrure pro¬
fonde, les côtés du lobe basal presque parallèles ; disque sillonné.
Elytres amples et courts, les épaules effacées mais dentées. Abdomen
élargi, à côtés arrondis, la fossette basale du premier tergite large,
occupant bien plus du tiers de la largeur du bord. Pattes courtes.
Mâle inconnu. L’exemplaire signalé comme mâle par Raffray
est une femelle.
Copland : environs de Capetown, 4 femelles prises sous les pierres
(A. Raffray).
5. Neorattiayia nasuta Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 67, pl. xvi, fig. 10 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 97. — Long. 1,4 mm. Mâles et femelles ailés ou aptères. Tes¬
tacé rougeâtre, la pubescence rare. Allongé. Tête volumineuse, arron¬
die, le lobe frontal saillant, déprimé entre les tubercules antennaires ;
vertex lisse, sans carénulé ; yeux variables. Antennes épaisses. Prono¬
tum un peu plus large que long, les bosses latérales arrondies, les côtés
fortement sinués plutôt qu’échancrés, la base large ; disque sillonné.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
95
Elytres très variables. Fossette basale du premier tergite plus large
que le tiers de la largeur du bord du disque. Pattes courtes.
Caractères sexuels. — Bord antérieur du lobe frontal du mâle
prolongé en lobe ogival ; face ventrale de la tête bifovéolée.
Edéage (fig. 97) à tubulure rectiligne et grêle.
Fig. 96 à 98. — Gen. Neoraffrayia, nov., édéages, de profil. — Fig. 96. N. frontalis
Raffr., de Newlands, x 300. — Fig. 97. .V. nasulu Raffr., de Newlands, x 184.
—- Fig. 98. .V. deplanata Raffr., de Capetown, x 240.
Variation. — Espèce très variable. A basse altitude se trouvent des
exemplaires ailés, à grands yeux saillants, plus longs que les côtés des
tempes et à élytres longs et épaules bien saillantes. Avec ces exem¬
plaires ailés il s’en trouve d’autres, aptères, à yeux très petits et élytres
raccourcis, à épaules effacées. Ces variations affectent les deux sexes
et sont plus ou moins reliées entre elles par des formes de passage.
Capland : Newlands, aux environs de Capetown, forme ailée rare,
forme aptère bien plus fréquente, nombreux exemplaires (A. Raffray) ;
Claremont, près de Capetown, forme aptère, 3 exemplaires (E. J.
Pearce). -— Montagne de la Table, forme aptère seulement (A. Raffray).
6. Neoraifrayia frontalis Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 391, pl. xvin, fig. 3 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 96. — Long. 1,3 mm. Aptère. Testacé rougeâtre, la pubes¬
cence courte. Allongé et très peu convexe. Tête médiocre, arrondie, le
lobe frontal large et court, bombé, sans tubercules antennaires ; yeux
petits, les tempes convexes, le vertex bombé et lisse. Antennes courtes,
les articles moyens transverses. Pronotum aussi long que large, à base
étroite et lobes latéraux longuement arrondis, les côtés sinués en
arrière ; disque lisse, très superficiellement sillonné. Elytres courts et
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEI-.
déprimés, les épaules effacées. Abdomen long, élargi en arrière, la fos¬
sette basale du premier tergite occupe plus du tiers de la largeur du
bord du disque. Pattes courtes.
Caractères sexuels. — Tête aussi longue que large chez le mâle,
le lobe frontal densement pubescent. Chez les femelles la tête est plus
courte et le lobe frontal un peu moins bombé et lisse.
Edéage (fig. 96) avec la tubulure distale conique, courte et s’effi¬
lant en pointe. Lanière hyaline très courte. 11 existe une sorte de style,
membraneux, terminé en massue avec deux soies.
Copland : Newlands, aux environs de Capetown, une dizaine
d’exemplaires (A. Raffray).
7. Neorattrayia nodicornis, n. sp. ; type : Lydenburg (Transv. Mus.).
Fig. 101 et 102. — Long. 1,3 mm. Aptère. Brun de poix, les
antennes et les pattes testacées, la pubescence blanchâtre et peu dense.
Forme générale du frontalis. Tête arrondie, plus petite, moins longue
que large chez le mâle, le lobe frontal aussi largement bombé, sans
tubercules antennaires, sans dépression postérieure le séparant du
vertex ; sa surface presque lisse. Yeux aussi petits que chez frontalis,
Fig. 99 à 102. Gen. Neoraffrayia, nov. — Fig. 99. Edéage, de profil, du N. a r mu In
Raffr., de Newlands, x 210. — Fig. 100. Edéage, de profil, du .V. variabilis
Raffr., de Newlands, X 210. — Fig. loi. Antenne droite du mâle du .V. noxli-
cornis, n. sp., de Lydenberg. — Fig. 102. Edéage, de profil, du même, x 240.
les tempes plus obliques en arrière des yeux. Antennes à articles
moyens (4 à 8) très transverses. Pronotum semblable à celui de fron¬
talis. Elytres plus longs et plus amples, déprimés, à épaules effacées.
Abdomen semblable. Pattes courtes.
Caractères sexuels. -— Antennes du mâle (fig. 101) remarquables
par le renflement d’un article qui évoque un peu les Dalmina. Scape
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
97
avec une très grande dent sur le bord interne. Article 3 (premier
article du funicule) très gros, tronconique, s’épaississant dans la par¬
tie distale (chez les Dalminn, c’est l’article 5 et un peu le 4 qui sont
dilatés chez les mâles).
Edéage (fig. 102) ressemblant à celui du frontalis, mais avec la
dilatation basale plus large, la tubulure distale plus grêle et plus
arquée.
Transvaal : Lydenburg, un seul mâle (Flygare, X, 1897, in Trans¬
vaal Muséum).
8. NeoraHrayia deplanata Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 65, pl. xvi, fig. 5 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 98. — Long. 1,2 mm. Aptère. Testacé pâle, la pubescence
longue et dense, les téguments alutacés. Court et très déprimé. Tête
grande, triangulaire, les tempes en bajoues très élargies, le lobe frontal
rétréci, à tubercules antennaires saillants et partie médiane déprimée.
Yeux très petits, ponctiformes, invisibles de haut. Antennes assez
longues mais très épaisses. Pronotum transverse, déprimé, à bosses
latérales saillantes et un peu tronquées à leur sommet, la base large,
les côtés échancrés ; disque sillonné. Elytres courts, déprimés, à
épaules arrondies mais non effacées, les côtés arqués. Abdomen court,
le premier tergite de peu plus long que le deuxième, sa fossette basale
occupant plus du tiers de la largeur du bord du disque. Pattes très
courtes et grêles.
Pas de différences sexuelles.
Edéage (fig. 98) très petit, la tubulure distale très longue, deux fois
coudée, renflée à l’extrémité. Pas de lanière hyaline.
Capland : environs de Capetown, 2 exemplaires sous des feuilles
mortes très humides (A. Raffray).
9. NeoraHrayia armata Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
]>. 69, pl. xvi, fig. 2 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 99. — Long. 1,5 mm. Aptère. Testacé rougeâtre foncé, la
pubescence assez longue. Allongé, robuste. Tête médiocre, large, le
lobe frontal saillant et large, avec une profonde incisure des bourre¬
lets latéraux ; yeux grands, saillants, aussi longs que les côtés des
tempes, celles-ci anguleuses. Antennes peu épaisses. Pronotum un peu
transverse, à bosses latérales saillantes et côtés très obliques, à peine
échancrés ; disque convexe, fortement sillonné. Elytres courts et
amples, à épaules un peu saillantes. Abdomen subparallèle, le bord
basal du premier tergite avec deux carénules très courtes, espacées du
tiers de, la largeur du bord du disque et encadrant une surface non
déprimée, pubescente. Pattes courtes et épaisses.
Caractères sexuels. — Tête du mâle avec deux excavations de la
face ventrale, l’antérieure plus longue, la postérieure divisée par une
nu Muséum. — Zoologie, t. IX. 7
Mémoires
R. JE ANN EL.
carène médiane. Trochanters intermédiaires dentés près de la base.
Métasternum et dernier sternite impressionnés.
Edéage (fig. 99) à tubulure distale bien séparée de la dilatation
basale, épaisse, avec son orifice distal tourné du côté dorsal. Lanière
hyaline courte.
Copland : Newlands, près de Capetown, nombreux exemplaires
(A. Raffray).
10. NeoTaffrayia vaiiabilis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 66, pl. xvi, fig. 3 ; type : mâle ailé de Newlands (Mus.
Paris).
Fig. 100. — Long. 1,3 mm. Ailé ou aptère. Testacé rougeâtre, la
pubescence rare. Allongé. Tète courte, à lobe frontal court et atténué,
peu déprimé entre les tubercules antenrtaires qui sont peu saillants.
Yeux variables, tempes convexes. Antennes relativement grêles. Pro-
notum à peine moins long que large, les bosses latérales bien arrondies
en avant, les côtés obliques après les bosses, sans sinuosité ni échan¬
crure ; disque non sillonné. Elytres variables. Abdomen comme chez
armata. Pattes grêles.
Edéage (fig. 100) à partie basale peu dilatée, munie d’une longue
apophyse surmontant l’orifice basal. Tubulure distale très longue,
arquée en demi-cercle et effilée en pointe très fine. Deux styles lamel-
leux et achètes.
Variation. — Très généralement les mâles sont aptères et ont des
yeux très réduits, comme ceux des femelles, et les angles huméraux
des élytres effacés. Mais on rencontre aussi dans les mêmes biotopes
des mâles ailés, à yeux saillants, plus longs que les côtés des tempes,
et à angles huméraux des élytres bien saillants. Ces mâles ailés parais¬
sent rares.
Copland : Newlands, près de Capetown, très nombreux exem¬
plaires (A. Raffray).
11. Neoialliayia incerta Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 65, pl. xvi, fig. 4 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Long. 1,4 mm. Aptère. Testacé, la pubescence rare. Déprimé. Tête
semblable à celle du variabilis mais avec le lobe frontal plus court et
les yeux bien plus réduits, ponctiformes. Antennes grêles et longues.
Pronoluin plus transverse que chez variabilis, plus large que la tête,
les bosses latérales plus saillantes, les côtés nettement échancrés en
arrière d’elles ; disque non sillonné. Elytres très courts, déprimés, à
épaules très effacées. Abdomen plus allongé, le premier tergite plus
long que chez variabilis, mais avec les mêmes carénules basales. Pattes
plus longues et plus grêles.
Edéage identique à celui du variabilis (fig. 100).
Espèce assurément de même lignée que le variabilis et se trouvant
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
99
dans les mêmes biotopes. L’identité des édéages conduit à faire consi¬
dérer Yincerta comme une mutation du variabilis accentuant les carac¬
tères déterminés par l’évolution souterraine.
Capland : Newlands, près de Capetown une dizaine d’exemplaires
(A. Raffray). En compagnie du variabilis mais moins abondant.
21. Gen. RAFFRAYITES. nov.
Type : Braunsi, n. sp.
Espèces de petite taille, testacées, déprimées, à pubescence longue
et dense. Veux très réduits, ponctiformes, les antennes grêles, avec les
articles moyens garnis d’apophyses boutonnées, comme chez les
Raffrayia. Pronotum cordiforme, très rétréci à la base, les côtés très
obliques et sans échancrure. Elytres courts, à épaules très effacées.
Abdomen avec le premier tergite court, pas plus long que le deuxième.
A l’encontre des Raffrayia, tels qu’ils viennent d’être définis ci-
dessus, les Raffrayites sont en cours d’évolution souterraine, déjà
très modifiés. Et ce qui confirme qu’ils sont bien d’une toute autre
lignée que les Raffrayia, c’est la structure de leur édéage, toute diffé¬
rente et rappelant plutôt celle des Neoraffrayia. Mais il existe chez le
Raffrayites Braunsi une paire de grosses apophyses encadrant l’orifice
basal, apophyses qui n’existent pas chez les Neoraffrayia, mais qu’on
retrouve chez le Macroraffrayia longula (fig. 68).
Tableau des espèces.
1. Tempes très bombées, très saillantes en dehors. Abdomen étroit
et parallèle, pas plus large que les élytres. Long. 1,4 mm.
. 1. Braunsi, n. sp.
— Tempes normales, non saillantes en dehors. Abdomen ovale,
plus large que les élytres. Long. 1,7 mm. 2. pu bescens, n. sp.
1. RaUrayiles Braunsi, n. sp. ; type : George (Mus. Paris).
Fig. 103 à 107. — Long. 1,4 mm. Testacé pâle, la pubescence très
fournie. Allongé et délié, déprimé. Tête volumineuse, très large dans
sa partie postérieure, le lobe frontal court et très rétréci, formé par les
deux tubercules antennaires, petits et globuleux, très rapprochés et
encadrant une profonde dépression médiane étroite. Yeux presque nuis,
ponctiformes, les tempes très bombées, très saillantes en dehors.
Antennes grêles. Pronotum à peu près aussi long que large. Le disque
sillonné. Elytres triangulaires, déprimés, pas plus longs que larges au
sommet. Abdomen étroit et parallèle, déprimé, le bord basal du pre¬
mier tergite impressionné sur un tiers de sa largeur. Pattes courtes
mais très grêles.
La tête est bien plus volumineuse chez les mâles que chez les
femelles.
Source : MNHN, Paris
100
R. JEANNEL.
Edéage (fig. 106 et 107) très comprimé latéralement, déversé sur
sa face droite au repos. Pas de capsule basale délimitée, la partie
basale, largement ouverte entre deux grosses apophyses divergentes,
s’atténue peu à peu sur un conduit distal, subcylindrique, dont l’extré¬
mité porte un orifice dans lequel apparaissent quelques sclérites sur
le sac membraneux. Une petite lanière hyaline s’insère sur la face
gauche, près de l’orifice distal.
107.
Fig. 103 à 107. Gen. Raffrayites, nov. — Fig. 103. R. Braunsi, s. sp., de George,
X 35. — Fig. 104. Palpe maxillaire droit. — Fig. 105. Antenne droite. —
Fig. 106. Edéage, face dorsale. — Fig. 107. Edéage, de profil, x 240.
Copland : George, sur la côte, entre Musset Bay et Port Elisabeth,
7 exemplaires (D r Brauns).
2. Haliiayites pubescens, n. sp. ; type : Lydenburg (Transv. Mus.).
Long. 1,7 mm. Testacé pâle, la pubescence particulièrement four¬
nie. Allongé et délié, déprimé comme le Braunsi. Tête petite, arrondie,
le lobe frontal court et très rétréci, comme chez Braunsi, les yeux aussi
réduits, presque nuis, les tempes convexes mais normales, non sail¬
lantes en dehors. Antennes grêles. Pronotum absolument de même
contour que chez Braunsi, un peu moins déprimé, avec le sillon médian
plus profond, plus long en avant. Elytres semblables. Abdomen plus
large, plus arrondi latéralement, le premier tergite avec la même
dépression du bord basal. Pattes courtes et grêles.
Mâle inconnu.
Transvaal : Lydenburg, 2 femelles prises en 1897 (Transvaal
Muséum et Mus. Paris).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
101
III. Subfam. BATRISITAE, nov.
En plaçant ici les Balrisitae auprès des Euplectitae, je ne fais que
reprendre l’ordre d’énumération des groupes que Raffray avait adopté.
Si j’avais chassé mes Balrisomorphi après les Bythinomorphi et Bryaxi-
morphi dans ma classification de 1949 (Mém. Mus., XXIX, p. 42), c’est
que je faisais reposer celle-ci sur le degré d’involution du premier
sternite abdominal. L’importance taxinomique majeure que je crois
devoir reconnaître aux caractères des édéages me fait revenir aujour¬
d’hui à un ordre systématique que Raffray avait choisi avec une
remarquable intuition.
Ainsi les Batrisitae se trouveront caractérisés par leurs hanches
postérieures toujours plus ou moins écartées, leur premier sternite in-
volué, leur édéage sans styles, soit très atrophié, soit au contraire très
compliqué.
La sous-famille ne comprend qu’une seule tribu dans la faune
africaine. Cette tribu des Batrisini est extraordinairement nombreuse
et diverse dans l’Afrique intertropicale, comme d’ailleurs dans la ré¬
gion Orientale et l’Australie. Elle devient très pauvre dans l’Afrique
australe, très peu des lignées intertropicales s’y avançant vers le Sud.
Et cette pauvreté en Botrisini de la faune sudafricaine explique que
la tribu soit encore plus pauvrement représentée à Madagascar.
Trib. B AT RI SI NI Raffray.
Les quelques espèces connues de l’Afrique australe se présentent
comme relevant de lignées intertropicales s’étant propagées vers le sud.
Aucun genre n’est endémique, sauf peut-être Oropygia Raffr.
Les genres malgaches, Bntrisominn et autres, sont apparentés à
Acanthicomus Jeann. et Leptobatrisus Jeann. (= Strongylomus Jeann.)
de la Dorsale congolaise. Ces genres ont dû atteindre l’Afrique aus¬
trale, mais ils semblent y avoir disparu.
Subtrib. OROPYGIINA Jeanne!.
Ce groupe, constitué exclusivement par des espèces xénophiles est
répandu dans l’Afrique centrale. Seul le genre suivant est connu du
Sud de l’Afrique.
22. Gen. OROPYGIA Raffray.
Oropygia Raffray, 1910, Ann. S. Afr. Mus., V, p. 419 ; type : myrme-
cophila Raffray. — Jeannel, 1953, Ann. Mus. Congo Belge,
sér. in-8", Zool. n “20, p. 169.
Grande taille. Fusiforme, la tête et le pronotum densement ponc¬
tués, l’arrière-corps lisse. Palpes maxillaires à massette courte, ellipti¬
que et non incurvée. Antennes à massue régulière, grêle. Pronotum
avec des fossettes latérales très grandes, sans sillon transverse entre la
fovéole basale et les fossettes latérales. Elvtres avec trois fossettes
Source : MNHN, Paris
102
H. JEANNEL.
basales, la strie discale peu profonde. Premier termite abdominal rebor¬
dé latéralement, prolongé en arrière par une longue corne recouvrant
le deuxième tergite, sa surface basale avec un fin sillon médian. Ter-
gites suivants non rebordés, graduellement atténués, le dernier tubu¬
leux. Pattes longues et robustes, la soie paronguéale épaisse.
Fig. 108. — Gen. Oropygia Raffr. ; O. myrmecophila Raffr., femelle, de Pirie Mis¬
sion, X 21.
Mâle inconnu. Le seul exemplaire connu a été pris pour un mâle
par Raffray, qui a cru que la corne du premier tergite devait être un
caractère sexuel. En réalité cet exemplaire est une femelle et la corne
du tergite doit vraisemblablement exister dans les deux sexes.
1. Oropygia myrmecophila Raffray, 1910, Ann. S. Afr. Mus., V,
p. 420 ; type : Pirie Mission Station (Mus. Paris).
Fig. 108. — Long. 3,4 mm. Ailé. Rougeâtre, la pubescence courte.
Allongé et fusiforme. Tête déliée, le front transverse, fortement ponc¬
tué, large en avant, sans lobe frontal distinct, avec deux larges sillons
encadrant une saillie médiane qui s’avance sur l’épistome ; celui-ci
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DK L’AFRIQUE AUSTRALE.
1res saillant. Veux très petits, les tempes convexes. Antennes à articles
3 à 6 environ trois fois aussi longs que larges ; tous les articles dis¬
taux plus longs que larges. Pronotum un peu plus long que large, forte¬
ment ponctué. Elytres ovoïdes, étroits aux épaules, aplanis dans la
région suturale. Abdomen plus long que les élytres, très atténué. Pattes
robustes, les fémurs fortement fusiformes, les tibias droits.
Copland : Pirie Mission Station, dans le King William’s Town
district, une femelle recueillie dans une fourmilière d’un grand Cam-
ponotus indéterminé (Rev. R. Godfrev).
Subtrib. TRABISINA Jeannel.
23. Gen. TRABISUS Raffray.
Trabisus Raffray, 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 110 ; type : giganteus Raf¬
fray. — Jeannel, 1952, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°,
Zool n" 11, p. 194.
Les espèces australes de ce genre appartiennent aux deux sous-
genres Trabisidius Jeann. et Probatrisus Raffr., tous deux largement
répartis dans l’Afrique intertropicale, dont ils sont vraisemblablement
originaires.
Subgen. Trabisidius Jeannel.
1. Trabisus (Trabisidius) Dregei Aubé, 1844, Ann. Fr., XII, p. 82 ;
type : Le Cap (Mus. Paris). — Raffray, 1897, Trans. S. Afr.
phil. Soc., X, j>. 84. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX,
p. 118.
Fig. 109 et 115. — Long. 3 mm. Ailé. Brun rougeâtre luisant, la
pubescence longue. Très allongé et lisse. Tête grande et transverse,
plus large que le pronotum ; tempes convexes et bosse occipitale bom¬
bée avec une fossette médiane ; épistome très saillant. Antennes ro¬
bustes, peu épaisses, la massue peu renflée, les articles 9 et 10 nette¬
ment plus longs que larges. Pronotum petit, étroit, plus long que large,
la fovéolc basale très profonde, prolongée en avant par un sillon mé¬
dian très fin et superficiel. Elytres épais, aussi longs que larges, à
épaules saillantes et côtés très bombés. Abdomen étroit, le premier
tergite court et peu étranglé à la base, sans carénules basales distinctes.
Pattes assez grêles, peu longues.
Tète du mâle (fig. 109) à lobe frontal en forme de bandeau trans¬
verse rugueux très court, limité en arrière par un sillon parfaitement
rectiligne, derrière lequel le vertex est profondément et transversale¬
ment excavé et lisse.
Edéage (fig. 115) en forme de boîte hexagonale irrégulière, dont
l’orifice distal est largement ouvert, son bord muni d’une grande apo¬
physe médiane, crochue du côté droit.
Source : MNHN, Paris
104
R. JEANNEL.
Copland, sans précision de provenance, un mâle recueilli par
Drege. Cet exemplaire, type cI’Aubé, est passé en possession de Reiche,
puis de Raffray.
2. Trabisus (Trabisidius) jugularis Raffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus.,
II, p. 122 ; type : Malvern (Mus. Paris). — Jeannel, 1949,
Mém. Mus., XXIX, p. 118.
Fig. 110. — Long. 2,7 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la pubescence
assez longue. Subparallèle, lisse. Tête volumineuse et transverse, plus
large que le pronotum. Antennes peu épaisses, plus courtes que chez
Fig. 109 à 113. Gen. Trabisus Raffr. ; têtes. — Fig. 109. T. (Trabisidius) IJregei
Aube, mâle, du Cap. — Fig. 110. T. ( Trabisidius ) jugularis Raffr., femelle,
de Malvern. — Fig. 111. T. ( Psobalrisus) Turneri, n. sp. mâle, de Eshowe. —
Fig. 112. T. (Probalrisus) nalalensis, n. sp. femelle, de Malvern. — Fig. 113.
T. ( Probalrisus ) consobrinus, n. sp., mâle, de Eshowe.
Dregei, l’article 8 pas plus long que large ; massue peu épaisse, les
articles 9 et 10 à peine plus longs que larges. Pronotum petit et court,
subglobuleux, pas plus long que large, les côtés à peine sinués en
arrière. Fovéole basale profonde et transverse, encadrée .par quatre
tubercules peu saillants et prolongée sur le disque par un sillon très
court. Elytres subcarrés, renflés latéralement. Abdomen étroit, le pre¬
mier tergite court, peu étranglé à la base, sans carénules distinctes.
Pattes grêles, assez longues.
Tête de la femelle (fig. 110) à lobe frontal et vertex lisses, séparés
par un sillon en arc peu profond ; bosse occipitale saillante, avec une
fossette. Yeux peu saillants.
Natal : Malvern, une seule femelle (III-1896, in coll. Raffray).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’APRIUUE AUSTRALE. 105
Subgen. Probatrisus Raffray.
5. Trabisus (Probatrisus) Turneri. n. sp. ; type : Eshowe (Brit. Mus.).
Fig. 111 et 116. — Long. 2,3 mm. Ailé. Rougeâtre foncé, la pubes¬
cence fine et assez longue. Peu allongé et lisse. Tête médiocre, trans¬
verse, pas plus large que le pronolum, les yeux saillants, les tempes
peu convexes, la bosse occipitale saillante. Antennes épaisses, à massue
grêle. Scape et pédicelle courts, les articles 3 à 7 à peine plus longs
que larges, le 8 aussi long que large, les 9 et 10 plus gros mais aussi
longs que larges, le 11 allongé. Pronotum à peu près aussi long que
large, les bosses latérales bien saillantes, présentant la plus grande
largeur vers le milieu du pronotum, base aussi large que le bord anté¬
rieur, les côtés sinués après les bosses. Fovéole basale petite, prolongée
en avant par un sillon profond et court ; pas de tubercules saillants
entourant la fovéole. Elytres aussi longs que larges, renflés latérale¬
ment, bombés de part et d’autre de la suture. Abdomen court et très
bombé, le premier tergite court et peu étranglé à la base, avec deux
courtes carénules très espacées. Pattes longues et robustes.
Tête du mâle (fig. 111) avec un bandeau ponctué du lobe frontal,
limité en arrière par un sillon ogival, lui-même coupé par un sillon
transverse. Bosse occipitale saillante.
Tête de la femelle sans bandeau ponctué du lobe frontal qui est
fortement déprimé au milieu.
Edéage (fig. 116) en cadre grêle, dont l’angle distal droit est pro¬
longé par une saillie aiguë.
Natal : Eshowe, dans le Zululand, mâle et femelle (R. E. Turner ;
la femelle en mars 1926, le mâle en juillet de la même année).
4. Trabisus (Probatrisus) consobrinus. n. sp. ; type : Eshowe (Brit.
Mus.).
Fig. 113 et 117. — Long. 2,3 mm. Ailé. Rougeâtre foncé. Très
voisin du Turneri, dont il a tout à fait l’aspect. La tête a la même
forme générale, les antennes sont identiques. Pronotum de mêmes
proportions, presque aussi long que large, mais avec les bosses laté¬
rales moins saillantes, plus arrondies, la fovéole basale prolongée en
avant par un sillon encore plus profond et surtout encadrée par quatre
tubercules saillants. Elytres et abdomen semblables. Pattes aussi
robustes.
Tête du mâle (fig. 113) différente par l’absence de ponctuation sur
le bandeau du lobe frontal qui est simplement rugueux, ainsi que le
vertex, sans sillon rectiligne coupant le sillon ogival limitant le ban¬
deau frontal. Bosse occipitale plus petite.
Edéage (fig. 117) comme chez. Turneri, mais sans saillie aiguë
de l’angle distal droit.
Natal : Eshowe, dans le Zululand, un mâle (R. E. Turner, V-1926).
Source : MNHN, Paris
106
R. JEANNE!,.
5- Tiabisus (Probatrisus) natalensis, n. sp. ; type : Malvern (Brit. Mus.).
Fig. 112. — Long. 2,4 min. Ailé. Rougeâtre foncé. Aussi très
voisin du Turneri, mais un peu plus allongé. Tête semblable à celle
de la femelle du Turneri, mais avec une petite carène médiane sur
la bosse occipitale. Antennes aussi épaisses mais plus longues, l’ar¬
ticle 8 un peu plus long que large, la massue encore plus grêle que
celle du Turneri, de sorte que les articles 9 et 10 sont légèrement plus
longs que larges. Pronotum comme chez consobrinus, avec des tuber¬
cules encadrant la fovéole basale. Elytres et abdomen semblables.
Pattes grêles.
Fig. 114. Gen. Trabisus Raffr. ; T. ( Probatrisus ) murmecophilus, n. sp., femelle, de
Hope Fountain, X 30.
Mâle inconnu.
Tête de la femelle (fig. 112) comme chez Turneri.
Différant des deux espèces précédentes par la structure des an¬
tennes, plus grêles, à articles de la massue un peu plus allongés
Natal : Malvern, une femelle (G. A. K. Marshall, 11-1897).
6. Trabisus (Probatrisus) myrmecophilus, n. sp. ; type : Hope Fountain
(Transv. Mus.).
Fig. 114. — Long. 2,2 mm. Ailé. Brun rougeâtre foncé, la pubes¬
cence longue et dense, surtout sur les côtés des élytres et de l’abdomen.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DK L’AFRIQUE AUSTRALE.
107
Même aspect général que le Turneri. Tête grande et transverse, un peu
plus large que le pronotum, le lobe frontal plus court et finement
ponctué, les yeux aussi grands mais les tempes plus convexes ; bosse
occipitale très saillante, sans fossette ni carénule, bordée en avant
par les deux sillons frontaux peu profonds, obliques, réguliers et lisses.
Massette palpaire comme chez Turneri. Antennes bien plus grêles, le
pédicelle oblong, les articles 3 à 7 deux fois aussi longs que larges,
le 8 à peine plus court, le 9 ovalaire une fois et demie aussi long que
117 .
Fig. 115 à 117. Gen. Trabisus Raffr., édéages, x 110. — Fig. 115. /. ( Trabisidius I
üregei Aube, du Cap. — Fig. 116. 7'. (Probatrisus) Turneri, n. sp., de Eshowe.
—■ Fig. 117 T. ( Probatrisus ) consobrinus, n. sp., de Eshowe.
large, le 10 tronconique un peu plus long que large, le 11 oblong,
plus de deux fois aussi long que large. Pronotum un peu moins long
que large, les bosses latérales peu saillantes et les côtés à peine sinués
en arrière ; fovéole discale encadrée par quatre tubercules. Elytres
comme chez Turneri. Abdomen à premier tergite un peu plus long.
Pattes plus grêles.
Mâle inconnu.
S. Rhodesia : Hope Fountain, une femelle prise dans un nid de
Camponotus rufo-glaucus, var. cinctellus (Rhodesia Muséum, III-1915).
24. Gen. TRAB1SOTUS Jeannel.
Trabisotus Jeannel, 1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8", Zool.
n" 2, p. 127 et 270 ; type : brevipilis Jeannel. — 1953, 1. c.,
Zool. n" 20, p. 188.
Les espèces de ce genre, remarquables par la présence de seule¬
ment deux fossettes basales aux élytres, sont toutes inféodées aux
Myrmicaria.
Source : MNHN, Paris
108
R. JEANNE!,.
1. Trabisotus myrmicariophilus Brauns, 1914, Proc. Rhodesia sc. Ass.,
XIII, p. 37, fig. 6 (Batrisus).
Long. 2,3 mm. La description donnée par le D r H. Brauns, quoi¬
que longue et copieuse, ne donne guère de précisions sur les caractères
de cette espèce. En particulier elle ne fait pas mention des fossettes
basales des élytres. En fait, ce n’est guère que par la silhouette de l’in¬
secte, donnée par l’auteur dans la planche accompagnant son travail,
qu’il est possible de lui assigner sa place dans le genre Trabisotus.
Le myrmicariophilus paraît se rapprocher plutôt du Kohli Wasm.
du Congo Belge. Sa pubescence est longue, sa tête a la même structure
et la même ponctuation. Il semble toutefois se distinguer de tous ses
congénères par la forte dilatation de la massue antennaire chez le
mâle : les articles 8 à 10 sont fortement transverses, le 11 asymétrique
(Brauns, fig. 6 a).
S. Rhodesia : Bulawayo, plusieurs exemplaires pris dans une
colonne en marche de Myrmicaria eumenoides Gerst. (G. Arnold).
25. Gen. ATHEROPTERUS Raffray.
Atheropterus Raffray, 1882, Rev. d’Ent., I, p. 77 ; type : longipalpis
Raffray. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 122. — 1953,
Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8", Zool., n“ 20, p. 198. —
Apobatrisus Raffray, 1896, Ann. Fr., LXV, p. 255 ; type :
gabonicus Raffray. — Jeannel, 1949, Rev. fr. d’Ent., XVI,
p. 117.
L’identité des deux genres de Raffray ressort de la comparaison
des espèces actuellement connues, déjà assez nombreuses, et particu¬
lièrement de leurs édéages, remarquables par le grand développement
de l’apophyse distale.
1. Atheropterus rutus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 128 ; tvpe : Cape Colonv (Mus. Paris). — rugosus Raffray,
1904, Ann. Fr., LXXIII, p. 92.
L’espèce a été décrite par Raffray sous le nom d 'Apobatrisus
rufus et j’ignore comment il se fait que dans ses ouvrages ultérieurs
le nom de rufus ait été changé en rugosus. Ce ne peut être que par
suite d’un lapsus.
Fig. 118 et 119. — Long. 2,4 mm. Ailé. Testacé brunâtre peu
brillant, les téguments finement et densement ponctués, la pubescence
dorée, courte et régulière. Allongé et épais. Tête petite, arrondie, les
yeux très grands et peu saillants, bien plus longs que les tempes ; lobe
frontal court et large. Palpes à massette rectiligne, longue, en baguette.
Antennes à massue bien tranchée, les articles 3 à 6 un peu plus longs
que larges, les 7 et 8 courts, les 9 et 10 épais, plus larges que longs.
Pronotum à bosses latérales très saillantes et reportées très en avant,
le disque avec un sillon médian. Elytres courts et bombés. Premier
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
tergite abdominal très grand, très convexe, ses angles postérieurs effa¬
cés ; deux carénules basales espacées du tiers de la largeur du tergite.
Pattes courtes et grêles.
Tête du mâle avec un profond sillon transverse à la base du lobe
frontal.
Fig. 118 et 119. — Gen. Atheropterus Raffr. — Fig. 118. A. ru fus Raffr., mâle,
de Kashitu, X 21. — Fig. 119. Edéage, face dorsale, X 110.
Edéage (fig. 119) à capsule basale en cadre élargi dans sa partie
distale, surmonté par une grande apophyse crochue en dehors, placée
à l’angle distal droit.
Rhodesia : Kashitu, mâle et femelle, trouvés dans des fourmilières
d’espèce indéterminée (H. C. Dollman, IV-1918). Le type, une femelle,
est étiqueté « Cape Colony », sans précision.
26. Gen. BATOXYLA Raffray.
Rntoxyla Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 83 ; type :
punctata Raffray. — Jeannei., 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 124.
Deux espèces constituent ce genre, la suivante et le R. Gernrdi
Jeann., du Kivu et du Ruanda.
1. Batoxyla punctata Raffray, 1897, 1. c., p. 83 ; type : Salisbury (Mus.
Paris). — Jeannel, 1949, 1. c., p. 125, fig. 55.
Long. 1,8 mm. Ailé. Roux ferrugineux, les téguments fortement
ponctués, la pubescence dorée, très courte. Allongé (1949, l. c., fig. 55 a).
Source : MNHN, Paris
110
R. JEANNEL.
Tête petite, le front très hautement bombé, le lobe frontal large, sans
sillons, les yeux très grands, les tempes presque nulles. Antennes lon¬
gues et épaisses, les articles 3 à 8 transverses, les 9 et 10 globuleux,
épais, le 11 ovoïde allongé. Pronotum un peu plus long que large, à
bosses latérales très peu saillantes et côtés sinués en arrière ; disque
bombé, sans fossettes ni sillon. Elytres plus longs que larges, sans
strie discale. Premier tergite abdominal rectangulaire presque deux
fois aussi large que long. Pattes courtes.
Edéage (1949, l. c., fig. 55 c) à capsule basale en cadre arrondi et
apophyse distale tordue sur son axe, située à l’angle distal droit.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, un mâle (G. A. K.
Marshall).
Le B. Gerardi diffère du punctata par sa coloration noire, sa forme
plus courte, ses articles antennaires 9 et 10 fortement transverses,
deux fois aussi larges que longs. L’édéage est de même type (Jeannel,
1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, Zool. n“ 2, p. 114, fig. 40 c, d).
Subtrib. BATRISINA, s. str.
27. Gen. LELEUPIA Jeannel.
Leleupia Jeannel, 1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8“, Zool. n" 2,
p. 137 ; type : globicephala Jeannel.
Ce genre réunissait deux espèces, l’une, L. ( Paraleleupia ) laevipen-
nis Jeaiin., du Kivu, l’autre L. (s. str.) globicephala Jeann. du massif
du Kundelungu, dans le Haut-Katanga. Ce L. globicephala est très
curieux par la forme de sa tête et il est intéressant de rencontrer une
deuxième espèce de Leleupia s. str. dans l’Afrique australe, celle-ci
montrant que très probablement la lignée des Leleupia est originaire
du Sud de l’Afrique.
1. Leleupia (s. str.) stricticollis, n. sp. ; type : Katberg (Brit. Mus.).
Fig. 120. — Long. 2,8 mm. Ailé. Noir de poix luisant, les élytres,
les antennes et les pattes d’un rougeâtre très foncé ; pubescence dorée
assez longue et dressée sur les côtés du corps. Allongé et parallèle, très
convexe. Tête globuleuse, densement et fortement ponctuée, très hau¬
tement bombée, comme chez globicephala, le front convexe, les yeux
petits et saillants, situés sur les côtés de la tête, en dessous de la bosse
frontale. Palpes très petits. Antennes longues et épaisses, à massue peu
tranchée, les articles croissant peu à peu d’épaisseur depuis le troi¬
sième jusqu’au dernier. Articles 4 à 10 tous un peu plus longs que
larges, les 9 et 10 un peu comprimés latéralement. Pronotum petit,
un peu plus long que large, moins fortement ponctué que la tête, ses
bosses latérales peu saillantes, la fovéole basale grande mais peu pro¬
fonde. Elytres convexes, à épaules arrondies et côtés peu arqués, leur
surface éparsement ponctuée ; pas de strie discale, la strie suturale à
peine indiquée. Abdomen étroit, allongé, le premier tergite plus long
que le deuxième, fortement caréné sur la ligne médiane, ses bords
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
111
latéraux carénés sur toute leur longueur. Pattes longues et épaisses,
les fémurs grêles à la base, épais dans leur partie distale, les tibias
très épais, les postérieurs arqués.
Mâle inconnu.
Copland : Katberg, ait. 1.300 in., dans l’est du pays, une femelle
(R. E. Turner, XI-1932).
Fig. 120. — Gen. Leleupia Jeann. ; /,. stricticollis, n. sp., du Katberg, x 21.
Espèce voisine de globicephnln mais différant par la forme du
pronotum qui est rétréci à la base et présente une fovéole basale. Chez
globicephala le pronotum mesure sa plus grande largeur à la base et
n’a pas trace de fovéole basale.
28. Gen. CL1ARTHRUS Raffray.
Cliarthrus Raffray, 1877, Rev. Mag. Zool., p. 290 ; type : bicolor Raf¬
fray. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 138. — 1950,
Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8", Zool. n° 2, p. 146.
Raffray avait placé dans ce genre une série d’espèces que j’ai
éliminées pour en faire les genres Cliarthrodes Jeann. et Cliarthrinus
Jeann. Il ne faut maintenir dans le genre Cliarthrus Raffr. que le
C. bicolor Raffr. et le C. Saegeri Jeann. de la grande forêt équatoriale.
Source : MNHM, Paris
112
R. JEANNEI,.
1. Cliarthrus bicolor Raffray, 1877, 1. c., p. 290 ; type : Zanzibar
(Mus. Paris). — Jeannei,, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 140.
Fig. 121. — Aux différences sexuelles déjà signalées, il faut ajou¬
ter la présence d’une épine saillante sur l’épistome du mâle.
Edéage (fig. 121) à capsule basale globuleuse, avec une saillie
anguleuse à la base et une lame distale et ventrale hyaline, à sommet
arrondi. Du vaste orifice dorsal de la capsule basale sort un vaste sac
interne membraneux, finement strié en long, renfermant une pièce
copulatrice coudée, à pointe effilée.
L’édéage d’un exemplaire de Zanzibar a été figuré (1949, /. c.,
p. 140, fig. 63) mais vu par sa face ventrale et non par la face dorsale,
de sorte que la structure des parties distales a été mal interprétée.
Transvaal : Muckleneak Garten, à Prétoria, une dizaine d’exem¬
plaires (Al. de Peez, VI-1953). — S. Rhodesia : Penhalonga, à Untali,
une femelle (E. J. Pearce, V-1952).
Espèce largement répartie dans l’Afrique orientale et australe.
Connue du Kibali-Ituri, dans la région du lac Albert, de Plie de Zanzi¬
bar, de la région côtière du Kenya Colony, enfin de Bagamoyo (Jeannel,
1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, Zool. n” 2, p. 147).
29. Gen. HEM1CUARTHRUS Jeannel.
Hemicliarthrus Jf:annel, 1951, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°,
Zool. n° 10, p. 47 ; type : puncticeps Jeannel. — 1952, 1. c.,
Zool. n° 11, p. 209. — 1953, 1. c., Zool. n° 20, p. 204. — 1954,
1. c., Zool. n° 33, p. 121.
Le genre a été créé pour une espèce à avant-corps fortement ponc¬
tué, sans denticules latéraux au pronotum. J’y ai rapporté une série
d’espèces à avant-corps plus ou moins ponctué et pronotum pourvu
d’un denticule. L’espèce nouvelle décrite ici se rapproche de ces der¬
nières, mais ses téguments sont lisses. Cette différence mise à part,
tous les caractères essentiels des Hemicliarthrus se retrouvent chez
elle, à savoir : très longues antennes, pronotum muni de quatre tuber¬
cules dorsaux, premier tergite abdominal caréné sur la ligne médiane.
L’édéage est de même type.
1. Hemicliarthrus Brucei, n. sp. ; type : Angoniland (Brit. Mus.).
Fig. 122 et 123. — Long. 2,2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la pu¬
bescence rare et couchée. Allongé et délié, lisse. Tête petite, à lobe
frontal très large et tubercules antennaires saillants et ponctués, le
reste du front lisse ; yeux saillants, les tempes convexes. Antennes
très longues, tous les articles plus longs que larges. Pronotum aussi
long que large, les bosses latérales bien arrondies en avant, leur den¬
ticule aigu ; disque hautement bombé en avant des tubercules anté¬
rieurs. Elytres amples, lisses, à épaules saillantes. Premier tergite
abdominal caréné sur la ligne médiane, la carène n’occupant que la
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
113
moitié antérieure du lergite ; bords latéraux du premier tergite carénés
sur toute leur longueur. Pattes très longues et très grêles, les fémurs
fusiformes.
Edéage (fig. 123) à capsule basale arrondie, largement ouverte
du côté dorsal et prolongée par une lame distale anguleuse, située du
côté gauche de la ligne médiane. Le large orifice dorsal de la capsule
est cloisonné par un tractus transverse qui donne insertion à un man¬
chon membraneux et strié, soutenu par un trabécule chitineux sur
son bord droit. Ce manchon strié, largement ouvert, renferme le sac
interne.
Fie. 122 et 123. Gen. Hemicliarthrus .Icann. Fie. 122. //. Brucei, n. sp.. de
l’Angoniland, X 24. — Fie. 123. Edéage, face dorsale, x 184.
Par comparaison avec l’édéage de VH. ruqosifrons, du Kivu (1954,
Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8", Zool. n" 33, p. 122, fig. 109) celui
qui vient d’être décrit paraît à première vue bien différent. Mais cela
tient seulement à ce que la pièce mobile renfermant le sac interne
des Hemicliarthrus du Kivu est remplacée, chez le Brucei, par un man¬
chon membraneux strié. Compte tenu de cette différence, on retrouve
chez le Brucei, la même forme arrondie de la capsule basale, large¬
ment ouverte et prolongée par une lame distale.
Toutes les espèces connues du genre sont réparties dans les forêts
inférieures le long de la Dorsale congolaise. Le Brucei prolonge cette
répartition le long de la Dorsale jusque dans le Nyassaland.
Nyassaland : Cent. Angoniland, un mâle (Sir David Bruce).
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. IX. 8
Source : MNHN, Paris
114
R. JEANNEL.
30. Gcn. SYRBATUS Reitter.
Syrbatus Reitter, 1881, Verh. Naturf. Ver. Brunn, XX, p. 215 ; type :
phantasme/ Reitter. — Jeannel, 1950, Ann. Mus. Congo Belge,
sér. in-8", Zool. n” 2, p. 150.
1. Syrbatus (s. sir.) mashona Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 86 ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel, 1949,
Mém. Mus., XXIX, p. 131. — 1950, Ann. Mus. Congo Belge,
sér. in-8°, Zool. n” 2, p. 152.
Espèce largement répandue le long de la Dorsale congolaise et se
retrouvant dans le Bas-Congo (1954, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°,
Zool. n° 33, p. 25).
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, plusieurs exemplai¬
res (G. A. K. Marshall). — Transvaal : Nelspruit, dans l’est du pays,
5 exemplaires (Al. de Pecz, X-1953).
31. Gen. ARTHROMELUS Jeannel.
Arthromelus Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 149 ; type : cau-
datus Raffray. — 1951, Rev. fr. d’Ent., XVIII, p. 49.
Ce genre, qui est largement distribué dans toute l’Afrique inter-
Iropicale n’était pas encore connu de l’Afrique australe.
1. Arthromelus (s. str.) Turneri. n. sp. ; type : Katberg (Brit. Mus.).
Fig. 124 et 125. — Long. 2,5 mm. Ailé. Brun rougeâtre foncé, les
élylres, les antennes et les pattes rougeâtres, la pubescence dorée
longue et couchée sur les côtés et le sommet des élytres, plus courte
sur l’abdomen. Tète à tempes effacées, le lobe frontal avec un fort
sillon transverse en arrière du bourrelet antérieur. Antennes à arti¬
cle 5 deux fois aussi long que large, le 8 plus long que large, les 9 et
10 un peu plus longs que larges et bossus en dessous. Pronotum un
peu plus long que large, ses bosses latérales régulièrement arrondies,
les côtés sinués, la base étroite ; sillon médian du disque bien tracé.
Elytres étroits aux épaules, très bombés. Abdomen étroit. Pattes assez
longues.
Caractères sexuels du mâle. — Premier tergite abdominal (fig. 124)
aussi long que large, à côtés arrondis après une incisure profonde
au quart antérieur. Partie médiane du disque bombée, les parties laté¬
rales déprimées, avec une saillie elliptique le long du bord du tiers
postérieur. Le bombement médian du tergite est profondément échan-
cré en arrière, en angle rentrant, et le fond de l’échancrure porte deux
apophyses, l’une antérieure petite, l’autre postérieure bifide. Tibias
postérieurs droits, non épaissis.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
Cette conformation du tergite est très particulière, sans équivalent
chez aucune des espèces connues de la Dorsale congolaise ni de l’Afri¬
que orientale.
Edéage (fig. 125) à capsule basale relativement petite et lame
distale grande, large à la base, atténuée en pointe aiguë de couleur
noire, avec une apophyse dorsale courte et arrondie. Pièce mobile
épaisse et longue, coudée à angle droit.
Copland : Katberg, dans l’est du pays, ait. 1.300 m. env., un seul
mâle (R. E. Turner, XII-1932).
IV. Subfam. BRYAXITAE, nov.
Cette sous-famille, bien caractérisée par la structure de l’édéage,
toujours symétrique (sauf chez les Tychini paléarctiques) et mupi
d’une paire de styles se détachant de la partie distale et sternale de
la capsule basale et portant très souvent des soies, réunit mes deux
sections des Bythinomorphi et Bryaximorphi et leur adjoint de plus
les tribus à hanches postérieures séparées ( Imirini , Trichonychini,
Proterini) que j’avais jusqu’ici placées parmi mes Euplectomorphi
(1949, Mém. Mus., XXIX, p. 41). En fait ces trois tribus passent dans
la section des Bythinomorphi et il ne reste dans celle des Bryaximor¬
phi que l’unique grande tribu des Bryaxini (= Brachyglutini Raffr.),
puisque les Cyathigerini ont été déjà transportés près des Hybocepha-
lini, macroscélides.
Source : MNHN, Paris
116
R. JEANNE!..
Ainsi, les Bijthinomorphi vont grouper plusieurs tribus holarcti-
ques ( Bythinini, Trichonychini, Imirini) à côté d’autres peuplant les
régions gondwaniennes ( Proterini, Tanypleurini, Goniacerini). De ces
dernières, seule la tribu des Goniacerini est représentée en Afrique
australe.
Quant aux Bryaxini, ils sont nombreux dans l’Afrique du Sud.
appartenant pour la plupart aux grands genres répandus dans toute
la région gondwanienne orientale. Et on sait qu’une abondance encore
plus grande d’espèces et de genres endémiques caractérise la faune
de Madagascar.
Trib. GONIACERINI Raffray.
32. Gen. OGMOCERUS Raffray.
Ogmocerus Raffray, 1882, Rev. d’Ent., I, p. 7 ; type : giganteus Raf¬
fray. — Jeannel, 1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°,
Zool. n° 2, p. 62.
Genre répandu dans toute l’Afrique intertropicale, avec des espè¬
ces toujours ailées. L’espèce suivante, du Transvaal, est aptère.
Fie. 126. — Gcn. Ogmocerus Raffr. ; O. rugosus Raffr., femelle, du Transvaal,
X 21. [Par erreur un article de trop a été figuré ù l’antenne ; il faut supprimer
l’avant-dernier î.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
117
1. Ogmoceius rugosus Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 390 ; type : Hannnan’s Kraal (Mus. Paris).
Fig. 126. — Long. 3,2 mm. Aptère. Brunâtre mat, la pubescence
grisâtre, assez dense. Allongé, subparallèle. Tète plus longue que large,
déprimée, les tempes parallèles, les yeux très petits, le lobe frontal
bicorne, I’épistome saillant ; tout le front densement ponctué. Antennes
robustes et relativement courtes, le scape épais, fortement incurvé,
atteignant à peine le milieu du pronotum. Articles 3 à 6 courts et
transverses, le 7 plus gros que le 6 et que le 8, les 9 et 10 grands et
transverses. Pronotum arrondi, fortement et densement ponctué, avec
deux sillons longitudinaux sur les côtés du disque ; pas de sillon
transverse prébasal. Elytres courts et peu bombés, déhiscents à la
suture, densement ponctués, les stries suturale et discale canaliculées
et lisses. Abdomen subparallèle. Pattes robustes et peu longues.
Mâle inconnu.
Espèce remarquable par l’atrophie des élytres tout au moins chez
la femelle. L’article 7 des antennes est anormalement gros.
Transvaal : Hamman’s Kraal, une femelle (coll. Raffray).
33. Gen. O GMOCERODES Jeannel.
Ogmocerodes Jeannel, 1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, Zool.
n' 2, p. 65 ; type : agymsibanus Raffray.
Genre aussi largement répandu que le précédent dans toute
l’Afrique intertropicale.
1. Ogmocerodes raffrayanus Brauns, 1914, Proc. Rhodesia sc. Ass.,
XIII, p. 35, fig. 5 ( Ogmocerus ).
Long. 4 mm. La description donnée de cette espèce par le D r H.
Brauns permet de reconnaître qu’elle se place dans le genre Ogmo¬
cerodes Jeann. La présence de sillons latéraux au pronotum et surtout
celle d’une apophyse distale et ventrale du deuxième article du tarse
antérieur chez le mâle ne laissent aucun doute à cet égard. Mais l’es¬
pèce se distingue de tous les autres Ogmocerodes connus par la ponc¬
tuation plus forte du disque du pronotum et par la brièveté des arti¬
cles 3 à 6 des antennes qui sont fortement transverses chez le mâle.
S. Rhodesia : Bulawayo, mâle et femelle dans un nid de Myrmi-
caria eumenoides Gerst. (G. Arnold).
Trib. BRYAXINI Raffray.
Groupe bien représenté dans l’Afrique australe, d’abord par des
espèces des genres Bryaxis Leach, Reichenbachia Leach et Trissemus
Source : MNHN, Paris
118
R. JEANNEL.
Jeann. (1), puis par un genre endémique aptère, Bryaxonoma RafTr.
Aucun Baxyris n’a jusqu’ici été signalé de l’Afrique australe. On
devrait pourtant s’attendre à en trouver étant donné que ce genre est
abondamment représenté à Madagascar.
34. Gen. BRYAXIS Leach.
Bryaxis Leach, 1817, Zool. Mise., III, p. 85 ; type : longicornis Leach.
— Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 87. — Rybaxis
Saüi.cy, 1876, Spec. II, p. 96 ; type : sanguinea F. — Rafîray,
1890, Rev. d’Ent., IX, p. 118.
Tableau des espèces de l’Afrique australe.
1. Plus robuste, le pronotum nettement transverse. Antennes plus
longues les articles 9 et 10 du mâle deux fois aussi longs que
larges. Long. 2,5 à 3 mm. 1. circumflexa Raffr.
— Plus grêle, le pronotum aussi long que large. Antennes du mâle
à articles 9 et 10 épais et à peine plus longs que larges. Long.
2,5 mm. 2. africana Raffr.
1. Bryaxis circumflexa Raffray, 1882, Rev. d'Ent., I, p. 32 ( Rybaxis ) ;
type : Bogos (Abyssinie) (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr.
phil. Soc., X, p.‘ 88. — Jeannel, 1849, Mém. Mus., XXIX,
p. 87, fig. 37 a, c.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland (G. A. K. Marshall).
— Natal : Frere (coll. Raffray). — Transvaal : Nelspruit, 4 exemplaires
(Al. de Peez, X, 1953).
Espèce répandue dans toute l’Afrique intertropicale.
2. Biyaxis africana Raffray, 1904, Ann. S. Afr. Mus., II, p. 122
(Rybaxis) ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel, 1949,
Mém. Mus., XXIX, p. 88, fig. 37 b.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland (G. A. S. Marshall).
Un exemplaire femelle de cette espèce a été pris à la lumière à Elisa-
bethville, dans le Haut-Katanga (Ch. Seydel, V. 1949).
35. Gen. TRISSEMUS Jeannel.
Trissemus Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 95 ; type : antennata
Aubé.
Subgen. Corynecerus Jeannel, 1949, I. c., p. 111 ; type : nigri-
cornis Raffray.
(1) Raffray (1897, /. c., X, p. 89) signale le lirachyyluln haemalica Reichb.
comme pris dans l’Afrique australe par Boncard (2 femelles). Il ne semble pas qu’il
faille retenir çette citation qui est sans doute l’effet d’une erreur d’étiquetage.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
119
Les espèces de ce genre sont relativement peu nombreuses dans
l’Afrique australe et se rattachent à des lignées répandues dans
l’Afrique orientale. Certaines sont aussi alliées avec les espèces mal¬
gaches telles que le T. Pauliani Jeann. et celles que j’ai placées dans le
sous-genre Trissemidius. De ces dernières, seul le T. Vadoni Jeann..
mérite d’être laissé dans ce sous-genre, en raison de ses affinités avec
les formes aptères de la Dorsale congolaise. Quant aux autres, il aurait
mieux valu les classer comme Trissemus s. str. A la vérité les carac¬
tères extérieurs fournis par l’écartement des carénules tergales n’ont
pas une valeur taxinomique absolue. Ce qui définit les Trissemidius,
c’est la structure de l’édéage (très court) et surtout l’armature copula-
trice constituée par plusieurs paires de phanères.
Tableau des espèces de l’Afrique australe.
1. Antennes à massue de trois articles chez les mâles. (Subgen.
Trissemus, s. str.). 2.
— Antennes à massue de quatre articles chez les mâles, ces
articles noirs, sauf le dernier, (Subgen Corijnecerus Jeann.). 10.
Subgen. Trissemus. s. str.
2. Carénules basales du premier tergite très rapprochées l’une
de l’autre, et peu divergentes, séparées à peine du sixième de
la largeur du disque. (Groupe du rupestris). Long. 1,6 mm.. .
.'.. 1. O'Neili RafTr.
— Carénules basales du premier tergite séparées du cinquième
de la largeur du disque, plus longues et plus divergentes
(Groupe du niloticus ) . 3.
— Carénules basales du premier tergite séparées du quart de la
largeur du disque, toujours longues et divergentes (Groupe
de Vabyssinicus) . 5.
— Carénules basales du premier tergite séparées du tiers de la
largeur du disque. Massue des antennes du mâle difforme
(Groupe du truncaticornis) . 9.
3. Article 10 des antennes nettement tronconique et un peu
transverse. Long. 1,6 à 2 mm. 4. Svierstrcri, n. sp.
— Article 10 des antennes un peu plus long que large et ovalaire. 4.
4. Plus épais, plus robuste. Long. 1,7 à 1,8 mm. . . 2. rivularis Raffr.
Plus étroit, plus allongé. Long. 1,6 mm. . . 3. subpubescens Raffr.
5. Elytrcs à grosse ponctuation sur les parties latérales. Anten¬
nes à article 10 non transverse, arrondi. Long. 1,6 mm.
. 5. Turneri, n. sp.
— Elytrcs lisses ou à ponctuation très fine sur les parties laté¬
rales . 6.
6. Antennes à article 10 nettement transverse, l’article 11 asy¬
métrique chez le mâle, sa face interne aplanie et sillonnée.
Long. 1,6 mm. 9. sulcicornis Raffr.
— Antennes à article 10 tronconique, non transversç. 7,
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
120
7. Article 11 des antennes asymétrique chez le mâle, sa face
interne aplatie, avec une fossette. Robuste, l’arrière corps
large, les élvtres lisses. Long. 1,3 à 1,4 mm.. . 8. Peringueyi Raffr.
— Article 11 des antennes ovalaire dans les deux sexes. 8.
8. Plus étroit, les élytres très finement ponctués. Antennes
moins fines. Long. 1,4 à 1,5 mm. f». dimidiatus Raffr.
— Plus robuste, l’arrière-corps plus large, les élytres lisses.
Antennes plus grêles. Long. 1,5 mm. 7. Dollmani. n. sp.
9. Dernier article de l’antenne du mâle très épais, asymétrique,
mais sans aplatissement de la face interne, l’article 10 tron-
conique et transverse. Long. 1,6 mm . 10. crfer Raffr.
— Dernier article de l’antenne du mâle peu épais, fortement
excavé à la base de la face inférieure, l’article 10 très plat,
prolongé en dessous par une grande lame perpendiculaire.
Long. 1,6 mm. 11. appendiculatus. n. sp.
Subgen. Corynecerus Jeannel.
10. Massue des antennes des mâles longue et rugueuse, noirâtre,
avec le dernier article rougeâtre ; massue de la femelle nor¬
male et concolore. Long. 1,6 mm. 12. tincticomis Jeann.
Subgen. Tiissemus. s. str.
Groupe du rupestris.
1. Trissemus (s. str.) O'Neili Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
XI, p. 413 ( Reichenbachia ) ; type : Uitenhage (Mus. Paris).
Fig. 127. — Long. 1,6 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant. Court
et épais. Yeux plus courts que les tempes qui sont obliques et peu
convexes. Antennes très grêles, l’article 9 un peu plus long que large,
le 10 un peu transversc, le 11 court et ovoïde. Pronotum lisse, un peu
plus large que long. Elytres épais, lisses. Carénules du premier tergite
courtes, à peine divergentes et très rapprochées l’une de l’autre, sépa¬
rées du sixième de la largeur du disque. Pattes plus épaisses chez le
mâle.
Edéage (fig. 127) à capsule basale allongée, les styles très longs,
écartés, lamelleux et rectilignes, un peu convergents au sommet qui
s’infléchit légèrement. Pas de pièces dans le sac interne.
Capland : Uitenhage, aux environs de Port Elisabeth, nombreux
exemplaires (Rev. J. A. O’ Neil).
Groupe du niloticus.
2. Tiissemus (s. str.) livulaiis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 129 ( Reichenbachia) ; type : Stellenbosch (Mus. Paris).
— 1898, l. c., XI, p. 401 et 413.
Fig. 128. — Long. 1,7 à 1,8 mm. Ailé. Très voisin du O’Neili mais
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
121
plus grand. Même forme générale, même aspect lisse et luisant.
Antennes plus grêles, l’article 9 plus allongé, le 10 ovalaire, non tron-
conique, un peu plus long que large. Carénules basales du premier
tergite plus longues et plus divergentes que chez. O’Neili, séparées du
cinquième de la largeur du disque. Pattes plus grêles.
Edéage (fig. 128) à capsule basale encore plus allongée que chez
O’Neili, plus large à la base ; prolongée du côté distal au-dessus des
styles. Ceux-ci longs, lamelleux et arqués, soudés l’un à l’autre, puis
brusquement coudés en dehors avant l’extrémité ; le sommet tronqué.
Pas de pièces dans le sac interne.
Fig. 127 à 129. Gen. Trissemus Jeann.. tkléages, face dorsale. — Fig. 127. T. (s. str.)
O’Neili Raffr., de Uitenhage, x 110. - - Fig. 128. T. (s. sir.) riuularis Raffr.,
de Uitenhage, X 160. — Fig. 129. T. (s. sir.) dimidialus Raffr., de Salisbury,
Copland : Stellenbosch, aux environs de Capetown, et Uitenhage,
près de Port Elisabeth, nombreux exemplaires (A. RafTray, Rev. A. J.
O’Neil). — Dumbrody, mâle et femelle (coll. Bryant. in Brit. Mus.).
Natal : Estcourt, 2 femelles (G. A. K. Marshall).
3. Trissemus (s. str.) subpubescens Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 92 ( Reichenbachia) ; type : Frere (le type n’existe
pas dans la collection Raffray).
Long. 1,6 mm. Oblong, peu épais, testacé rougeâtre, la pubes¬
cence grisâtre et peu dense. Sommet des antennes rembruni. Antennes
grêles, les articles 3 à 6 allongés, le 7 plus court, le 8 subcarré, le 9
plus large et plus long que le 8, le 10 plus long, brièvement ovale, le
11 ovale. Carénules du premier tergile longues et très divergentes,
séparées du cinquième de la largeur du disque.
Source : MNHN, Paris
122
R. JEAN N EL.
• Natal : Frere, un mâle ( teste Raffray).
Obs. — Rien dans les termes de la description d’A. Raffray ne
s’oppose à ce qu’on y reconnaisse le rivularis qu’il a décrit l’année
suivante des environs de Capetown. II est fort probable que les deux
femelles de rivularis citées ci-dessus du Natal soient des subpubescens
et que en conséquence les deux subpubescens et rivularis soient une
seule et même espèce. Pour l’affirmer il faudrait connaître le mâle de
la forme du Natal, et dans cette affirmative l’espèce devrait prendre
le nom de subpubescens Raffr., qui a la priorité.
Groupe de Vabyssinicus.
4. Trissemus (s. str.) Swierstrai. n. sp. ; type : Magude (Transv. Mus.).
Fig. 132. — Long. 1,6 à 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre foncé, la
pubescence extrêmement fine et courte. Epais. Yeuîf saillants, aussi
longs que les tempes qui sont obliques et peu bombées. Antennes fines,
semblables dans les deux sexes, les articles 9 et 10 tronconiques, le 9
aussi long que large, le 10 un peu plus large que long, le 11 ovoïde
allongé. Pronotum lisse, un peu transverse. Elytres amples, très fine¬
ment et superficiellement ponctués. Carénules basales du premier ter-
gite longues et divergentes, séparées du cinquième de la largeur du
disque. Abdomen parfois très long, non contracté. Pattes grêles.
Edéage (fig. 132) très grand, ovale et plat, avec toute la face dor¬
sale de la capsule unie et réfringente. Styles extrêmement courts,
lamelleux, à sommet arrondi. Sac interne avec deux paquets d’épines
fines et très nombreuses.
Espèce peu différente extérieurement du rivularis, mais très carac¬
térisée par un type d’édéage très différent.
Transvaal : Magude, une centaine d’exemplaires (C. J. Swierstra,
X, 1918) ; Pretoria, 5 exemplaires (Al. de Peez, IX, 1953) ; Mahalis-
berge, Slerkstrom (Al. de Peez, X, 1953).
5. Trissemus (s. str.) Turneri, n. sp. ; type : Eshowe (Brit. Mus.).
Fig. 130. — Long. 1,6 mm. Ailé. Rougeâtre foncé, les pattes et les
antennes pâles, la pubescence très fine et très courte. Peu épais. Tête
courte, les yeux saillants, plus longs que les tempes qui sont un peu
anguleuses. Antennes grêles, semblables dans les deux sexes, les
articles 9 et 10 courts, un peu plus larges que longs, le 9 à peine plus
gros que le 8, le 10 de peu plus gros que le 9, article 11 ovoïde. Prono¬
tum un peu plus large que long, un peu anguleux latéralement, le
disque très superficiellement ponctué. Elytres peu larges aux épaules,
très fortement ponctués surtout sur les faces latérales. Carénules
basales du premier tergite divergentes, espacées du quart de la largeur
du disque. Pattes grêles.
Edéage (fig. 130) à capsule basale membraneuse et molle, les
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
123
styles longs et grêles, lamelleux, très écartés et parallèles, infléchis en
dehors au sommet. Sac interne avec deux épines accolées dans la
partie moyenne.
Ressemble au punctipennis RalTr. par la forte ponctuation de ses
élytres, mais bien différent par son édéage (voir 1949, Mém. Mus.,
XXIX, p. 101, fig. 44 a).
Natal : Eshowe, dans le Zululand, 4 exemplaires (R. E. Turner,
Vf, 1926).
Fig. 130 à 132. Gen. Trissemus Jeann., édéages, face dorsale. — Fig. 130. T. (s. sir.)
Turneri, n. sp., de Eshowe, x 184. — Fig. 131. T. (s. str.) Peringueyi Raffr..
de Capetown, x 240. — Fig. 132. T. (s. str.) Sivierstrui, n. sp., de Magude, x 60.
6. Trissemus (s. str.) dimidiatus Raffray, 1904, Ann. S. Àfr. Mus., II,
p. 123 ( Reichenbachia ) ; type : Salisbury (Mus. Paris). —
Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 103, fig. 41 e et 44 b.
Fig. 129. — Long. 1,4 à 1,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la pubes¬
cence grisâtre, courte mais fournie. Tête courte, les yeux saillants et
plus longs que les tempes, mais celles-ci très effacées, à peine con¬
vexes. Antennes très grêles (1949, /. c. fig. 41 c). Pronotum étroit, très
éparsement et superficiellement ponctué. Elytres amples, finement et
superficiellement ponctués. Carénules basales du premier tergite lon¬
gues et divergentes, espacées du quart de la largeur du disque. Pattes
courtes et grêles.
Edéage (fig. 129) court, la capsule arrondie. Styles courts et espa¬
cés, non convergents, dilatés en losanges dans leur moitié distale. Sac
interne avec une paire de fines épines dans la région moyenne.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, 2 exemplaires (G.
A. K., Marshall.
Source : MNHN, Paris
124
R. JEANNEL.
7. Tiissemus (s. str.) Dollmani. n. sp. ; type : Namwala (Brit. Mus.).
Fig. 133. — Long. 1,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant, la
pubescence très fine et courte. Epais. Tête comme chez dimidiatus.
Antennes semblables. Pronotum à peine plus large que long, sans
ponctuation. Elytres amples et lisses. Carénules basales du premier
tergite comme chez dimidiatus. Pattes assez longues et grêles.
Edéage (fig. 133) bien différent de celui de dimidiatus. Capsule
basale arrondie à la base, mais longuement prolongée du côté distal.
Styles très longs, lamelleux et larges, peu convergents ; leur bord exter¬
ne anguleux, leur extrémité incurvée en dehors et arrondie. La base
des styles forme une forte dent transverse bien visible à travers la
capsule. Pas de pièces dans le sac interne.
N. W. Rhodesia : Namwala, 2 exemplaires (H. C. Dollman, III
1913) ; Mwengwa, 2 exemplaires (H. C. Dollman, VII 1913) ; Lukanga
Vall, 4 exemplaires (H. C. Dollman, V 1915).
8. Trissemus (s. str.) Peringueyi Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 85 ( Reichenbachia ) ; type : Stcllenbosch (Mus.
Paris). — diversa (Reichenbachia ) 9 (pars) Raffray, 1887,
Rev. d’Ent., VI, p. 36.
Fig. 131. — Long. 1,5 mm. Ailé. Rougeâtre foncé luisant, les an¬
tennes brunâtres, les pattes testacées. Epais. Tête courte, les yeux plus
longs que les tempes qui sont convexes mais très transverses. Anten¬
nes longues et très grêles, les articles 7 et 8 très petits et courts, le
9 et le 10 tronconiques mais non transverses quoique un peu plus
Source : MNHN, Paris
PSÈLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
125
larges que longs, l’article 11 plus renflé chez la femelle que chez le
mâle. Pronotum et élytres lisses. Carénules basales du premier tergite
comme chez dimidiatus et Dollmani. Pattes grêles.
Chez le mâle, le dernier article des antennes est allongé, aplani
sur sa face inférieure avec une fossette près de la base.
Edéage (fig. 131) très petit, bien plus petit que chez les autres
espèces sudafricaines. Capsule basale ovoïde, à prolongement distal
membraneux et étroit. Styles très grêles, hyalins,* longs et arqués en
dehors, se rapprochant l’un de l’autre par leur partie moyenne con¬
vexe. Sac interne sans pièces copulatrices.
Copland : Stellenbosch, près de Capetown, quelques exemplaires
(A. Raffray).
9. Tiissemus (s. str.) sulcicornis Raffray, 1895, Ann. Fr., LXIV, p.
389 C Reichenbachia ) ; type : Vryburg (Mus. Paris). — 1897,
Trans. S. Afr. phil. Soç.', X, p. 90. — 1898, 1. c., XI, p. 400. —
Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 104.
Fig. 134. — Long. 1,6 mm. Ailé. Rougeâtre foncé luisant, les an¬
tennes et les pattes pâles, la pubescence très courte. Yeux aussi longs
que les tempes, qui sont obliques et peu convexes. Antennes à funi-
cule grêle et massue épaisse, l’article 9 et surtout le 10 transverses,
le 10 une fois et demie aussi large que long. Pronotum transverse et
lisse. Elytres épais, et convexes, sans ponctuation. Carénules basales
du premier tergite longues et divergentes, espacées du quart de la
largeur du disque. Pattes courtes et grêles.
Chez le mâle, le dernier article des antennes est allongé, aplani
et sillonné sur sa face inférieure. Le même article est court et ovalaire
chez la femelle.
Edéage (fig. 134) épais, peu allongé. Capsule basale épaisse. Styles
lamelleux, courts et larges, convergents puis redressés à leur terminai¬
son dont le bord distal est arrondi. Sac interne avec deux grosses
baguettes rectilignes.
Espèce toujours facile à reconnaître à son article 10 des anten¬
nes transverse.
Elle est largement répandue dans l’Afrique australe.
Bechuanaland : Vryburg (type). — S. Rhodesio : Salisbury, dans
le Mashonaland, quelques exemplaires (G. A. K. Marshall). — Trans¬
vaal : Scheerpoort, 3 exemplaires (C. .1. Swierstra, II, 1908) ; Nelspruit,
un mâle, (Al. de Peez, X 1953). — Natal : Estcourt, 2 exemplaires
(G. A. Iv. Marshall) ; Pietermaritzburg, une femelle. — Copland :
Uitenhage, nombreux exemplaires (A. Raffray) ; Port Elisabeth et
Algoa Bay (D r Brauns). — Pondoland : Port St John, une femelle
(R. E. Turner, VIII-1928).
Source : MNHN, Paris
12G
R. JEANNEL.
Groupe du truncaticornis.
10. Trissemus (s. str.) afer Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 94 ( Reichenbachia ) ; type : Salisbury (Mus. Paris). —
Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 100, fig. 42 f et 48 a.
Fig. 137 et 138. — Long. 1,6 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant,
la pubescence très fine. Court et épais. Tête courte, les yeux très grand,
deux fois aussi longs que les tempes qui sont très effacées. Antennes
longues, à massue très renflée chez le mâle. Pronotum lisse. Elytres
amples et convexes, lisses. Carénules basales du premier tergite cour¬
tes, espèces de plus du tiers de la largeur du disque. Pattes courtes.
appendiculalus. n. sp„ mâle, de Magude. Fie. 136. Edéage, face dorsale, du
même, x 184. Fie. 137. Somme! de l'antenne du T (s. sir.) afer Raffr.. mâle,
de Salisbury. Fie. 138. Edéage, face dorsale, du même, x 184. Fin. 139.
Edéage, face dorsale, du T. ( Corynecerus) tincticornis Jeann., du Natal, X 184.
Antennes du mâle : Article 9 petit et court, pas plus épais que le
8. Article 10 épais, plus large que long, sa face inférieure largement
tronquée. Article 11 très épais et court, plus épais que le 10, avec une
troncature de la partie proximale de la face inférieure, s’opposant à
la troncature de l’article 10 (fig. 137).
Edéage (fig. 138) court, la capsule basale arrondie et membra¬
neuse. Styles courts, très larges et coalescents, les bords externes arron¬
dis, les deux extrémités distales formant un V largement ouvert, à
cornes latérales aiguës. Sac interne avec de grandes épines.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, un mâle (G. A. K.
Marshall).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 127
11. Trissemus (s. str.) appendiculatus. n. sp. ; type : Magude (Transv.
Mus.).
Fig. 135 et 136. — Long. 1,6 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant,
la pubescence très fine et courte. Epais et court. Tête courte, les yeux
plus longs que les tempes qui sont très obliques. Antennes à articles
du funicule courts et massue épaisse chez les mâles. Pronotum étroit,
à peine plus large que long, lisse. Elytres amples et courts, lisses. Caré-
nules du premier tergite fines et espacées du tiers de la largeur du
disque. Pattes grêles.
Antennes du mâle : Articles 7, 8 et 9 petits et transverses, le 9
plat, presque deux fois aussi large que long. Article 10 plat, avec tout
le bord inférieur largement explané, formant une haute lame perpen¬
diculaire à l’antenne. Article 11 allongé, la base de sa face inférieure
excavée entre deux carènes longitudinales (fig. 135).
Edéage (fig. 136) à capsule basale arrondie et styles longs, libres,
à bord interne rectiligne et bord externe sinué, dans l’ensemble larges
à la base et atténués au sommet. Sac interne avec de grandes épines
disposées par paires.
Transvaal : Magude, une vingtaine d’exemplaires (C. J. Swierstra,
X 1918).
Subgen. Corynecerus Jeannel.
12. Trissemus <Corynecerus) tincticornis Jeannel, 1949, Mém. Mus.,
XXIX, p. 106, fig. 41 g et 47 b ; type : Salisbury (Mus. Paris).
— picticornis (pars) Raffkay, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 91.
Fig. 139. — Long. 1,6 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant, la
massue antennaire noire chez les mâles, la pubescence très fine. Court
et épais. Tête courte, les yeux plus longs que les tempes. Antennes à
articles du funicule peu allongés, le 5 moins de deux fois aussi long
que large. Pronotum un peu transverse, lisse. Elytres épais, peu larges
aux épaules, lisses. Carénules basales du premier tergite divergentes,
espacées du quart de la largeur du disque. Pattes courtes.
Antennes du mâle : Massue de quatre articles non déliés, noirs
et rugueux, le dernier noir à la base et rougeâtre dans sa moitié distale.
Article 8 transverse, plus large que le 7 ; article 9 tronconique, aussi
long que large ; article 10 cylindrique, aussi épais que le 9 mais de
moitié plus long ; article 11 allongé, deux fois aussi long que large,
cylindrique et aussi épais que le 10 dans sa moitié proximale.
Antennes de la femelle : Massue plus courte et concolore, de trois
articles. Article 8 très petit et globuleux ; article 9 un peu plus gros, 10
tronconique aussi long que large, 11 ovalaire et court.
Edéage (fig. 139) à capsule basale oblongue et membraneuse. Sty¬
les courts, larges et convergents dans la moitié basale, puis grêles et
parallèles, avec l’extrémité en massue. Sac interne avec quelques gros¬
ses dents sans ordre.
Source : MNHN, Paris
128
R. JEANNEL.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland (G. A. K. Marshall).
— Natal : Frere (coll. Raffray).
36. Gen. RE1CHENBACHIA Leach.
Reichenbachia Leach, 1825, Zool. Journ., II, p. 451 ; type : juncorum
Leach. — Raffray, 1904, Ann. Fr., LXXIII, p. 226 (pars). —
Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 89.
Subgen. Reichenbachiella Jeannel, 1950, Ann. Mus. Congo
Belge, sér. in-8°, Zool. n" 2, p. 81 ; type : punctulata Raffray.
Tableau des espèces de l’Afrique australe.
1. Pronotum ponctué. Styles de l’édéage sétifères. (Subgen. Rei-
chenbachella Jeann.) . 2.
— Pronotum lisse. Styles de l’édéage sans soies (Subg. Reichen¬
bachia, s. str.) . 5.
Subgen. Reichenbachella Jeannel.
2. Carénules du premier tergite abdominal écartées du tiers de la
largeur du disque. Antennes très longues et très grêles, les arti¬
cles 3 et 5 plus de deux fois aussi longs que larges, le 11 allongé.
Long. 2 mm. 1. discreta Raffr.
— Carénules du premier tergite écartées seulement du quart de la
largeur du disque. Antennes plus courtes, les articles 3 et 5
moins de deux fois aussi longs que larges, le 11 court. 3.
3. Antennes à massue épaisse, les articles 8 et 9 transverses, le
10 tronconique, grand, aussi large que le 11. Long. 1,5 mm.
. 2. Maishalli Raffr.
— Antennes à massue grêle, peu renflée, les articles 8 et 9 petits,
non transverses, le 10 petit, moins large que le 11. 4.
4. Antennes plus courtes, les articles 4, 5 et 6 à peu près aussi
longs que larges. Long. 1,5 mm. 3. turnerana, n. sp.
— Antennes plus longues, les articles 4, 5 et 6 un peu plus longs
que larges. Long. 1,5 mm. 4. ihodesiana, n. sp.
Subgen. Reichenbachia, s. str.
5. Carénules basales du premier tergite écartées du tiers de la
largeur du disque. Rougeâtre foncé, les antennes grêles, à mas¬
sue peu épaisse. Long. 1,3 à 1,7 mm. 5. Achillis Schauf.
— Carénules basales du premier tergite écartées seulement du
quart de la largeur du disque. Testacés rougeâtres. 6.
6. Antennes à massue épaisse, les articles 9 et 10 très transverses.
Long. 1,2 à 1,6 mm. 6. diveisa Raffr.
— Antennes à massue grêle, les articles 9 et 10 non transverses.. . 7.
Source : MNHN, Paris
PSÉI,APHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
129
7. Arrière-corps allongé quoique épais, les élytrcs aussi longs que
larges au bord postérieur. Pronotum non transverse. Long. 1,7
mm. 7. z ambesiana Raffr.
— Arrière-corps très large, les élytres plus courts que larges au
bord antérieur. Pronotum un peu transverse. Long. 1,6 mm.
. 8. capensis. n. sp.
Subgen. Reichenbachella Jeannel.
1. Reichenbachia (Reichenbachella) discieta Raffray, 1897, Trans. S.
Afr. phil. Soc., X, p. 93 ; type : Salisbury (Mus. Paris). —
1904, Ann. S. Afr. Mus., II, p. 124. — Jeannel, 1949, Mém.
Mus., XXIX, p. 95, fig. 40 b. — 1951, Ann. Mus. Congo Belge,
sér. in-8°, Zool. n° 10, p. 36.
Long. 1,8 à 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre mat, la pubescence
extrêmement courte. Epais, finement ponctué. Tête médiocre, les yeux
saillants, plus longs que les tempes qui sont un peu convexes ; lobe
frontal large et déprimé sur la ligne médiane. Antennes très grêles,
le pédicelle allongé, les articles 3 à 5 deux fois et demie aussi longs
que larges, les 8 et 9 un peu plus longs que larges, non épaissis, le
10 aussi long que large, élargi au sommet, le 11 elliptique, deux fois
aussi long que large. Pronotum un peu plus large que long, sa ponc¬
tuation dense mais superficielle. Elytres épais, à épaules peu saillan¬
tes. Carénules basales du premier tergite abdominal écartées du tiers
de la largeur du disque. Pattes grêles, les tibias postérieurs fortement
arqués.
Edéage (1949, 1. c., p. 94, fig. 40 b et 1951, /. c., p. 36, fig. 10 b)
très grand, ovoïde, les styles courts, un peu convergents, arrondis au
sommet, avec deux soies sur le bord externe. Sac interne avec deux
faisceaux de petites épines nombreuses.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, trois exemplaires
(G. A. K. Marshall). Aussi dans le Haut-Katanga, sur le plateau du
Kundclungu, un mâle de grande taille (2,3 mm) pris en fauchant
(N. Leleup).
2. Reichenbachia (Reichenbachella) Marshalii Raffray, 1904, Ann. S.
Afr. Mus., II, j). 124 ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jean¬
nel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 94, fig. 40 c. — 1953, Rev. fr.
d’Ent., XX, p. 11.
Long. 1,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la pubescence extrêmement
courte. Trapu, finement ponctué. Tête médiocre, les yeux plus longs
que les t.empes, le front convexe, le lobe frontal court et excavé. An¬
tennes épaisses, les articles 3 à 5 à peine plus longs que larges, 6, 7
et 8 globuleux, 9 élargi et transverse, 10 plus large, tronconique, un
peu moins long que large, 11 elliptique et court. Pronotum un peu
Mémoires ne Muséum. — Zoologie, t. IX. 9
Source : MNHN, Paris
130
R. JEANNE!..
plus large que long, très bombé. Elytres courts, les épaules peu sail¬
lantes. Carénules du premier tergite écartées du quart de la largeur
du disque. Pattes courtes, les tibias postérieurs tics arqués.
Edéage (1949, l. c., p. 94, fig. 40 c) à capsule basale allongée, paral¬
lèle, les styles courts, très écartés, échancrés sur le bord interne, avec
deux soies très fines sur le bord externe. Sac interne chitinisé, avec
deux paquets d’épines dans la région distale.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, deux exemplaires
(G. A. K. Marshall).
Il est assez étrange que cette espèce se retrouve identique, les
mâles avec le même édéage, dans la Guinée française : Pastoria. près
de Kindia, et Dalaba, sur le Fouta-Djallon (J. Bechyne, VI-1951).
3. Reichenbachia (Reichenbachella) turnerana, n. sp. ; type : Eshowe
(Brit. Mus.).
Fig. 140. — Long. 1,5 mm. Testacé rougeâtre mat, la pubescence
extrêmement courte. Trapu, finement ponctué. Tête comme chez
Marshalli. Antennes bien plus grêles, mais courtes, le pédicelle allongé,
les articles 4, 5 et 6 à peine plus longs que larges, 7 et 8 moins longs
que larges, 9 comme le 8 mais un peu plus gros, 11 aussi long que
large et peu épais, 11 ovoïde court, Pronotum un peu plus large que
la tête, très bombé, sa ponctuation dense et superficielle. Elytres com¬
me chez Marshalli, mais un peu plus amples. Mêmes carénules du
premier tergite. Pattes courtes et grêles, les tibias postérieurs peu
arqués.
Source : MNHN, Paris
PSl-ILAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
131
Edéage (fig. 140) bien différent de celui du Marshalli. Capsule
basale moins longue. Styles plus allongés, convergents puis arqués en
dehors en s’élargissant, leur extrémité étalée entre deux dents aiguës.
Deux soies sur le bord externe. Sac interne chitinisé, avec deux gran¬
des épines allongées.
Natal : Eshowe, dans le Zululand, un seul mâle (R. E. Turner,
IV 1926).
4. Reichenbachia (Reichenbachella) rhodesicma. n. sp. ; type : Nam-
wala (Brit. Mus.).
Fig. 141. — Long. 1,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la pubescence
extrêmement fine et courte. Même forme trapue que chez Marshalli,
ponctuation encore plus fine. Tête semblable. Antennes grêles, comme
chez turnerana, mais plus longues ; articles 3 à 6 nettement plus longs
que larges, les 7 et 8 aussi longs que larges, le 9 de même mais un peu
plus gros, le 10 de même mais encore plus gros ; article 11 elliptique
et peu renflé. Pronotum comme chez Marshalli. Elytres et abdomen
semblables. Pattes courtes, les tibias postérieurs très fortement arqués.
Edéage (fig. 141) à capsule basale courte, comme chez turnerana,
mais avec les styles effilés en pointes, un peu dissemblables, et por¬
teurs d’une seule soie sur le bord externe. Sac interne chitinisé, avec
une paire d’épines plus longues et une deuxième paire bien plus petites
dans la partie moyenne.
N. W. Rhndesia : Namwala, un seul mâle (H. C. Dollman, VI 1914).
Subgen. Reichenbachia, s. str.
5. Reichenbachia (s. str.) Achillis C. Schaufuss, 1888, Tijdschr. Ent.,
XXXI, p. 20 ; type : Copland (Mus. Paris). — 1897, Trans. S.
Afr. phil. Soc., X, p. 96. — 1898, 1. c., XI, p. 399. — crassipes
Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 36 (nec crassipes Sharp,
1874).
Var. bimucronata Raffray, 1897, 1. c., X, p. 96 ; type :
Muizenberg (Mus. Paris). — 1898, 1. c., XI, p. 400.
Var. inferior Raffray, 1898, 1. c., XI, p. 400 ; type : Port
Elisabeth (Mus. Paris).
Fig. 144. — Long. 1,3 à 1,7 mm. Ailé ou aptère. Brun rougeâtre
foncé luisant, les élytres souvent rougeâtres, les antennes et les pattes
brunâtres ; pubescence presque nulle. Trapu, lisse. Tète petite, à lobe
frontal peu saillant, excavé, les yeux variables, aussi longs ou plus
courts que les tempes ; celles-ci peu convexes. Antennes très grêles,
les articles 3 à 6 presque trois fois aussi longs que larges chez les
exemplaires aptères, plus courts chez les ailés, la massue très peu
épaisse, les articles 9 et 10 aussi longs que larges le 11 court. Prono¬
tum aussi long que large, plus large que la tête, très bombé et lisse.
Elytres à épaules saillantes. Carénules basales du premier tergite cour¬
tes, écartées du tiers de la largeur du disque.
Source : MNHN, Paris
132
R. JEANNEL.
Mâle : généralement aptère. Antennes plus longues. Pattes épais¬
ses, les fémurs renflés, les tibias antérieurs épaissis au milieu et den¬
tés peu avant le sommet sur le bord inférieur. Dernier sternite impres¬
sionné.
Femelle : généralement plus petite et ailée. Antennes plus courtes.
Pattes non épaisses. Deuxième tergite abdominal avec un tubercule
saillant au milieu du bord postérieur.
Edéage (fig. 144) très court et large. Capsule basale entièrement
chilinisée sur sa face dorsale, opaque, mais hyaline dans son secteur
distal. Styles très courts, convergents, tronqués au sommet. Sac interne
avec deux gros nodules.
144 .
Fig. 142 à 144. Gen. Reichenbachia I.each, édéages, face dorsale. Fig. 142.
R. (s. str.) diversa Raffr., de Va Montagne de la Table, x 160. Fig. 1411.
/{. (s. str.) zambesiana Raffr., de Salisbury, X 175. Fig. 144. R. (s. str.)
Achillis Raffr., de Muizenberg, X 160.
Variation. — L’espèce est extraordinairement variable. La variété
femelle bimucronata Raffr. a le troisième tergite abdominal muni
d’un tubercule saillant, comme le second tergite. Elle se trouve avec la
forme typique, dans les mêmes biotopes. Quant à la variété inferior
Raffr., c’est une forme de petite taille (1,3 à 1,5 mm.) et moins forte¬
ment colorée, qui paraît localisée aux environs de Port Elisabeth.
La femelle de la forme inferior n’a pas de tubercule sur le troisième
tergite.
Copland : Stellenbosch, aux environs de Capetown, nombreux
exemplaires de la forme typique (A. Raffray) ; Muizenberg et pentes
de la Montagne de la Table, mâles typiques et femelles de la variété
bimucronata (A. Raffray). — Port Elisabeth, mâles et femelles de la
forme inferior (D r Brauns).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
133
6. Reichenbachia (s. str.) diveisa Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p.
36 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr.
phil. Soc., X, p. 94.
Fig. 142. — Long. 1,2 à 1,6 mm. Ailé. Brun rougeâtre foncé et
luisant, les élytres souvent rougeâtres sur le disque, les antennes et
les pattes foncées ; pubescence presque nulle. Court et épais. Tête com¬
me chez Achillis, les yeux toutefois plus gros et plus saillants. Anten¬
nes relativement courtes, à massue épaisse ; articles 4 à 7 à peine plus
longs que larges, le 8 plus court, les 9 et 10 transverses. Pronotuin
aussi long que large. Élytres et abdomen comme chez Achillis, sauf
que les carénules du premier tergite sont écartées seulement du quart
de la largeur du disque. Pattes courtes et grêles dans les deux sexes.
Mâle : Massue antennaire plus épaisse, les articles 8, 9 et 10 net¬
tement transverses. Certains exemplaires sont très petits (1,2 mm.).
Femelle : Massue antennaire grêle, les articles 8 et 9 à peine plus
larges que longs, le 10 tFansverse, mais moins grand que chez le mâle.
Edéage (fig. 142) court, à capsule basale arrondie. Styles larges,
convergents et terminés par une saillie anguleuse externe. Sac interne
avec trois paires de longues épines distales.
Capland : Stellenbosch, aux environs de Capetown, assez nombreux
exemplaires (A. Raffray) ; Montagne de la Table, 7 exemplaires (W.
Bevins).
7. Reichenbachia (s. str.) zambesiana Raffray, 1898, Trans. S. Afr.
phil. Soc., XI, p. 400 ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jean-
nel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 93. — decipiens Raffray,
1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 90 ; type : Salisbury
(nec decipiens Raffray, 1896, Rev. d’Ent., XV, p. 242 ; Zan¬
zibar) .
Fig. 143. — Long. 1,7 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant, avec
le dernier article des antennes foncé ; pubescence presque nulle. Epais
mais avec l’arrière-corps parallèle. Tête médiocre, les yeux saillants,
un peu plus longs que les tempes, qui sont convexes, le vertex bombé,
le lobe frontal par saillant. Antennes longues et très grêles, à massue
effilée ; articles 9 et 10 non transverses. Pronotum presque aussi long
que large, bombé et lisse. Elytres presque aussi longs ou aussi longs
que larges en arrière, lisses. Carénules basales du premier tergite écar¬
tées du quart de la largeur du disque. Pattes grêles, les tibias posté¬
rieurs arqués, épaissis dans la moitié distale.
Mâles variables. Le mâle type a les antennes très longues, à arti¬
cles 3 à 6 presque trois fois aussi longs que larges. Mais un autre
mâle, également de Salisbury, est plus petit, avec les antennes plus
courtes, comme celles des femelles, ayant les articles 3 à 6 seulement
deux fois aussi longs que larges. Son édéage est identique à celui du
type.
Edéage (fig. 143) grand, à capsule basale ovoïde. Styles assez
Source : MNHN, Paris
134
R. JEANNEI-
longs, larges à la base, convergents, puis parallèles et rapprochés dans
leur moitié distale, étroite et rectiligne, terminée par un lobe anguleux
en dehors. Sac interne avec une paire de grandes épines.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, plusieurs exemplai¬
res (G. A. K. Marshall).
8. Reichenbachia (s. str.) capensis. n. sp. ; type : Dumbrodv (Brit.
Mus.).
Long. 1,6 mm. Rougeâtre luisant, la pubescence presque nulle.
Epais, l’arrière-corps très large presque discoïde. Tête comme chez
zambesiana. Antennes aussi grêles et longues que chez le mâle type
de zambesiana ; articles 3 à 6 presque trois fois aussi longs que larges,
7 plus court, 8 à peu près aussi long que large ; massue grêle, l’article
9 à peine plus épais que le 8 et un peu plus long que large, 10 aussi
long que large, parraissant arrondi, vu de dessus, article 11 plus large,
ovale et un peu asymétrique. Pronotum comme chez zambesiana. Ely-
tres d’un bon tiers plus larges au bord postérieur que longs à la
suture, lisses. Carénules basales du premier tergite espacées du quart
de la largeur du disque. Pattes plus longues et grêles que chez zam¬
besiana, les tibias postérieurs moins arqués, mais aussi épaissis dans
la moitié distale.
Copland : Dumbrody, un seul exemplaire, sans doute un mâle,
mais avec l’abdomen déchiré et vidé de ses organes internes (G.
Bryant).
37. Gen. BRY AXON'OMA Raffray.
Bryaxonoma Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI, p. 401 ; type :
filiceam Raffray.
Petite taille, court et convexe, aptère. Tout le corps couvert d’une
grosse ponctuation éparse, chaque point donnant insertion à une petite
soie très courte et couchée. Tête sans fossettes ni sillons. Pronotum
sans fossettes latérales. Elytres très courts, à épaules effacées, avec
deux fossettes basales, mais sans trace de stries, ni suturale ni discale.
Abdomen à tergites largement rebordés, le premier très grand, sans
carénules basales.
Pas de caractères sexuels.
Edéage (fig. 146) atrophié, nullement chitinisé, constitué par une
série de trois poches membraneuses, l’une avec deux expansions lamel-
Ieuses divergentes portant deux soies à l’extrémité et représentant
sans aucun doute des styles.
Genre tout à fait isolé, sans affinités avec aucun autre d’Afrique
ou de Madagascar.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
135
1. Biyaxonoma filiceum Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 402, pl. xviii, fig. 15 ; type : Muizenberg (Mus. Paris).
Fig. 145 et 146. — Long. 1,3 mm. Aptère. Rougeâtre luisant. Tète
médiocre, le lobe frontal saillant, sans dépression dorsale ni tubercules
antennaires, la ponctuation du front grosse et éparse. Yeux peu sail¬
lants mais assez grands, les tempes effacées. Antennes grêles, le scape
et le pédicelle allongés, la massue peu épaisse. Pronotum un peu plus
large que long, sa ponctuation un peu moins forte que celle de la tête.
Elytres bien plus larges au sommet que longs, à ponctuation aussi
forte que celle de la tête et celle de l’abdomen. Celui-ci grand, très
élargi, arrondi, les tergites très convexes. Pattes courtes.
Edéage (fig. 146) entièrement membraneux. Le cul-de-sac basal
se continue par un deuxième renflement en forme d’entonnoir évasé
Fig. 145 et 146. Gen. Bryuxonomu RalTr. — Fig. 145. B. filiceum Raffr., mâle, de
Capetown, X 35. — Fig. 146. Edéage, face dorsale, du même, X 240.
du côté distal, soutenu par un tractus chitineux médian et formant des
plis transverses ; l’évasement se prolonge par deux styles membraneux,
courts et divergents, armés de deux soies. Entre les deux styles, l’or¬
gane se continue par une troisième poche membraneuse qui représente
sans doute le sac interne évaginé.
Cet étrange édéage membraneux est difficile à voir dans la fente
anogénitale où il se trouve plus ou moins évaginé. D’ailleurs le dernier
sternite abdominal est toujours lui aussi membraneux, formant une
aire blanchâtre qui permet de reconnaître facilement les mâles.
Capland : Muizenberg, une douzaine d’exemplaires pris dans les
racines de Fougères croissant dans les vallons descendant de la Mon¬
tagne de la Table (A. Raffray).
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
V. Subfam. PSELAPHITAE, sensu nova.
En restreignant cette sous-famille à l’ensemble des tribus que
Raffray groupait dans sa Division Pselaphini macroscelidae (1903,
Ann. Fr., LXXII, p. 488), un groupement très homogène se trouve
constitué, caractérise non seulement par la structure des trochanters
intermédiaires, mais aussi par un type d’édéage particulier. Symé¬
trique et muni d’une paire de styles libres, comme chez les Bryaxitae,
l’édéage des Pselaphitae diffère cependant en ce que les styles, au
lieu de prolonger la face ventrale et distale de la capsule, s’insèrent
sur l’anneau chitineux de l’orifice basal.
La seule modification apportée aux Pselaphini macroscelidae de
Raffray est d’y avoir introduit les Cyathigerini. A la vérité les tro¬
chanters intermédiaires des Cyathigerini sont relativement peu allon¬
gés ; mais les affinités de ces étranges Psélaphides avec les Hyboce-
phalini et les Machadoini sont si manifestes que j’ai groupé ces trois
tribus dans une section des Cyathigerimorphi, à côté des Pselapho-
morphi (1951, Publ. cultur. n “ 9, Lisboa, p. 100).
La sous-famille est inégalement représentée dans l’Afrique aus¬
trale. Les Arytodimorphi et Cyathigerimorphi y font défaut. Les pre¬
miers, groupe africano-brésilien, sont connus de l’Afrique centrale et
de Madagascar, les seconds manquent autant à Madagascar que dans
l’Afrique du Sud.
D’autre part, les Pselaphomorphi, absents de Madagascar, sont
pauvrement représentés dans le Sud de l’Afrique, quoique y ayant un
très curieux genre endémique. Quant aux Ctenistomorphi, ils sont
aussi nombreux dans l’Afrique australe que dans la Grande-Ile, avec
les mêmes caractères faunistiques.
Trib. PSELAPHINI Raffray.
Très pauvrement représentée dans le sud de l’Afrique, cette tribu
manque dans la faune de Madagascar. Dans l’Afrique australe, des
Pselaphidius atteignent vers le sud la Rhodésic et un Pselaphoxys
les environs de Capetown ; mais la faune sudafricaine est caractérisée
surtout par la présence d’espèces microphtalmes et aptères, à élytres
très réduits.
38. Gen. PSELAPHAULAX Reitter.
Pselaphaulax Reitter, 1909, Fauna Germ., Kâfer, II, p. 217 ; type :
dresdensis Herbsl. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX,
p. 163.
Ce genre est généralement formé d’espèces ailées dont le prono-
tum présente une fovéole basale unie par un sillon transverse aux
fossettes latérales et cpii possèdent des palpes à massette longuement
pédonculée, dont le renflement terminal est lisse, avec un sillon cana-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
137
liculé sur la face externe. L’espèce sudafricaine dont la description va
suivre se distingue parce qu’elle est aptère, à élytres très raccourcis,
maïs ayant conservé des yeux très développés.
1. Pselaphaulax squamosus Rafkhay, 1904, Ann. Fr., LXX1II, p. 321
(Pselaphus) ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 147 et 148. — Long. 1,6 mm. Aptère. Testacé rougeâtre, lisse,
la pubescence longue et rare, formée de soies transversalement cou¬
chées en travers des rebords de la fosse occipitale, de soies couchées,
dirigées en dedans, sur le pronotum, de soies alignées sur trois ran¬
gées longitudinales sur chaque élytre, enfin de soies crochues sur la
partie postérieure du premier tergite abdominal. Court, l’arrière-corps
large et peu convexe. Tête à lobe frontal allongé et canaliculé, les
yeux très grands, la partie postérieure du front profondément excavée.
Palpes longs, la massette à renflement terminal elliptique, graduelle¬
ment atténué sur son funicule et presque aussi long que lui. Antennes
longues et grêles, le scape très court, les articles moyens allongés,
les 9 et 10 à peine plus longs que larges. Pronotum dolioliforme, à
parties latérales à peine déprimées. Elytres très courts, moins longs
que larges, à large frange apicale. Premier tergite abdominal très
grand, bien plus long que les élytres, très élargi en arrière, son disque
peu convexe. Pattes grêles, les fémurs fusiformes.
Source : MNHN, Paris
138
R. JEANNEL.
Edéage (fig. 148) allongé, très atténué dans sa partie distale. Styles
lamelleux larges à la base et rétrécis dans leur partie distale, avec
deux petites soies terminales. Sac interne avec une longue pièce en
bâtonnet unique.
Espèce très isolée, qu’on sera sans doute conduit à placer dans
un genre à part lorsque la révision des Pselaphaulax, nombreux dans
le monde entier, aura pu être faite.
Copland : Tamburikloof, à Capetown, un mâle (coll. Raffray).
39. Gen. PSELAPH1DIUS Jeannel.
Pselaphidius Jeannel, 1951, Rev. fr. d’Ent., XVIII, p. 9 ; type : fili-
palpis Reitter.
Aucun Pselaphus Herbst véritable n’atteint l’Afrique australe,
alors que ce genre est abondamment représenté sur la Dorsale congo¬
laise.
1. Pselaphidius rhodesiae Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p 169
( Pselaphus ) ; type : Salisbury (Mus. Paris).
Fig. 151 et 152. — Long. 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant,
lisse, la pubescence presque nulle, limitée à quelques longues soies
rousses sur les côtés des élytres et le bord postérieur du premier ter-
gite abdominal. Allongé et étroit. Tête longue, à front très bombé en
Fig. 149 à 152. Gen. Pselaphidius Jeann. — Fig. 149. Ps. Marshalli, n. sp., femelle,
de Salisbury, X 34. — Fig. 150. Palpe maxillaire droit. — Fig. 151. Ps. rho¬
desiae Jeann., femelle, de Salisbury, X 30. — Fig. 152. Palpe maxillaire droit.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
13!»
arrière et yeux très volumineux. Massette palpaire (fig. 152) à renfle¬
ment distal allongé, peu à peu atténué sur son funicule et à peu près
aussi long que lui. Antennes longues et robustes, le scape quatre fois
aussi long que large, les articles 3 à 6 un peu plus longs que larges,
le 3 pas plus long que le 4 ; articles 9 et 10 un peu allongés, le 11 asy¬
métrique. Pronotuin dolioliforme, à faces latérales déprimées. Elytres
étroits, allongés, à côtés peu arrondis, sans fossettes basales ni strioles
discales. Premier tergite abdominal moins long que large, son disque
très bombé en arrière. Pattes longues, les fémurs fusiformes.
Mâle inconnu.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, une femelle
(G. A. K. Marshall).
2. Pselaphiàius Marshalli, n. sp. ; type : Salisbury (Brit. Mus.).
Fig. 149 et 150. — Long. 1,6 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant
et lisse. Meme pubescence, mais les soies plus nombreuses, dressées
et raides sur les côtés de la tête et du pronotum, ainsi que sur les
fémurs. Arrière-corps plus renflé que chez rhodesiae. Tête à peu près
semblable, un peu plus courte. Massette palpaire (fig. 150) moins allon¬
gée, plus brusquement séparée de son funicule et un peu plus courte.
Antennes longues et plus grêles, l’article 3 est nettement plus long
que le 4, les articles 9 et 10 un peu plus courts que chez rhodesiae ,
le 11 arrondi et obtus, symétrique. Pronotum à faces latérales moins
déprimées. Elytres bien plus renflés, bombés latéralement, la suture
enfoncée ; disque avec de fines strioles longitudinales. Premier tergite
abdominal comme chez rhodesiae. Pattes semblables.
Mâle inconnu.
Bien différent du rhodesiae par sa petite taille, son arrière-corps
renflé, ainsi que par la forme de la massette palpaire. La brièveté du
renflement terminal de la massette distingue aussi le Marshalli du
longiceps Raffr., de Zanzibar (Jeannel, 1949, l. c., fig. 80 d, e).
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, une femelle
(G. A. K. Marshall).
40. Gen. PSELAPHOXYS Raffray.
Pselaphoxi/s Raffray, 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 137 ; type : delicatulus
Raffray. — Jeannel, 1951, Rev. fr. d’Ent., XVIII, p. 10.
Genre voisin de Pselaphus Herbst, présentant comme lui une mas¬
sette palpaire épineuse, mais celle-ci sessile, sans pédoncule basal.
Les quelques espèces connues peuplent l’Afrique intertropicale.
1. Pselaphoxys seiiatus Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 171 ;
type : Uitenhage (Mus. Paris). — delicatulus Raffray, 1898,
Trans. S. Afr. phil. Soc., XI, p. 403 (pars).
Long 1,8 mm. Ailé. Plus robuste que le delicatulus Raffr. qui vit
Source : MNHN, Paris
140
R. JEANNEL.
dans l’Abyssinie ; la tête plus large, le pronotum ovoïde, bombé laté¬
ralement, à peu |>rès d'un quart plus long que large. Antennes grêles,
les articles 4 à 8 globuleux, les 9 et 10 globuleux mais plus gros. Èlytres
très étroits à la base, lisses, avec trois séries longitudinales de soies
alignées. Premier tergite abdominal un peu élargi en arrière, ses côtés
rectilignes mais légèrement arqués sur les angles postérieurs qui sont
mousses.
Edéage (1949, 1. c„ p. 171, fig. 81d) volumineux, la capsule basale
largement évasée, son bord ventral saillant en large lame dont l’angle
droit porte une petite apophyse spatulée, l’angle gauche se prolonge
en une corne recourbée en dehors. Styles avec deux longues soies.
Une grosse nièce dans le sac interne.
Capland : Uitenhage, aux environs de Port Elisabeth, 5 exem¬
plaires (A. Raffray). L’espèce est répandue dans l’Afrique orientale.
Je l’ai prise à la lumière à Voï, dans le Kenya et Leleup l’a recueillie
à Uvira, dans le Kivu.
41. Gen. PSELAPH1SCHNUS Raffray.
Pselaphischnus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 99 ;
type : squamosus Raffray.
Assez large et déprimé sur l’arrière-corps, la pubescence assez
serrée, formée de poils squameux, courts et couchés. Tête à lobe frontal
épais, à peine sillonné en avant, le front convexe, les yeux très petits.
Palpes maxillaires longs, la massette constituée par un renflement
basal prolongé par un long style très grêle (fig. 154). Antennes courtes
et épaisses. Pronotum dolioliforme, sans sillon transverse au devant
de la base. Elytres très courts, sans fossettes basales, sans stries discale
ni suturale, avec une frange apicale. Abdomen grand, arrondi, déprimé,
le premier tergite court non différencié ; les quatre premiers sternites
sur le même plan, très largement rebordés latéralement. Pattes lon¬
gues et grêles.
Différences sexuelles. — Les trois premiers tergites ont leur
partie postérieure et médiane soulevée en gros tubercules saillants chez
les mâles.
Edéage (fig. 155) à capsule basale elliptique allongée, prolongée
par une gaine distale étroite et parallèle, aplatie. Styles grands, termi¬
nés en massues hérissées de soies, avec deux soies terminales plus
grandes. Pas de pièces dans le sac interne.
Les caractères de ce genre sont tout à fait insolites. La forme de
sa massette palpaire rappelle un peu celle du Dicentrius Merkli Reitt.,
de la Bulgarie, par le style prolongeant le renflement, mais le renfle¬
ment est sessile chez Pselaphischnus alors qu’il est pédonculé chez
Dicentrius. D’autre part chez Pselaphischnus l’abdomen est resté à
un état primitif, le premier tergite n’étant pas différencié, comme
d’ailleurs chez le Pselaphellus Raffr. de l’Amérique du Sud.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
141
1. Pselaphischnus squamosus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 99, pl. xvii, fig. 2 ; type : Capetown (Mus. Paris).
Fig. 153 à 155. — Long. 1,4 mm. Aptère. Testacé rougeâtre clair,
la pubescence régulière sur tout le corps, formée de petits poils squa¬
meux et couchés. Court et large en arrière, sans ponctuation. Tête
épaisse, les yeux très petits, le front avec deux petites fossettes entre
les yeux. Antennes à scape épaissi au sommet et pédicelle court ; arti¬
cles 3 à 8 petits et transverses, le 9 globuleux, à peine plus gros que
Fin. 153 à 155. Gen. Pselaphichnus RalTr. — Fin. 153. Ps. squamosus Raffr., mâle,
de Capetown, x 35. — Fig. 154. Palpe maxillaire droit. — Fig. 155. Edéage,
face dorsale, x 240.
le 8, le 10 épais, aussi long que large, le 11 court, pas plus large que
le 10. Pronotum dolioliforme, à faces latérales déprimées. Elytres avec
une forte dépression périscutellaire. Abdomen déprimé, ovale dans
son ensemble.
Edéage : fig. 155.
Copland : environs de Capetown, 8 exemplaires (A. Raffray).
Trib. ODONTALGINI Jeannel.
42. Gen. ODONTALGUS Raffray.
Odontalgus Raffray, 1877, Rev. Mag. Zool., p. 280 ; type : tubercu-
' lotus Raffray. — 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 141. — Jeannel,
1949, Mém. Mus., XXIX, p. 178.
Genre gondwanien oriental, avec une quinzaine d’espèces dans
la région orientale et dans l’Afrique intertropicale et australe ainsi
qu’à Madagascar. Aucune espèce n’a gagné la région méditerranéenne.
Source : MNHN, Paris
142
R. JEANNEL.
Les espèces vivent généralement dans les marécages et ont de
vastes répartitions.
1. Odontalgus vespeitinus Raffray, 1877, Rev. Mag. Zool., p. 287 ;
type : Adoua (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 105. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 179.
Long. 1,7 à 1,8 mm. Ailé. Brun rougeâtre foncé, la pubescence
grisâtre très fournie. Tête courte, le front très bombé entre les yeux,
avec les ocelles petits chez le mâle, plus grands chez la femelle. An¬
tennes rougeâtres. Pronotum court, large à la base, sans incisure
latérale au quart antérieur. Elytres à côtes bien saillantes. Abdomen
court, le premier tergite un peu plus long que le suivant, les deuxième
et troisième à bord postérieur anguleux, avec un tubercule médian
sur l’angle. Pattes grêles.
Mâle : Massue anlennaire courte, formée de trois articles ; les
articles 9 et 10 subcarrés. Bord postérieur du quatrième tergite avec
deux bosses saillantes. Métasternum profondément excavé, l’excava¬
tion bifovéolée en avant, sillonnée en arrière.
Femelle : Massue antennaire de deux articles seulement, l’arti¬
cle 9 semblable au 7, le 8 minuscule, le 10 un peu transverse.
Edéage : 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 180, fig. 84.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland (G. A. K. Marshall).
— Natal : Frere (coll. RaffrayL — Orange : Bothaville, une femelle
(D r H. Brauns).
Espèce largement répandue dans toute l’Afrique orientale. Décrite
de l’Abyssinie, je l’ai retrouvée en plusieurs endroits de la forêt de
l’Elgon, vers 2.400 m.
2. Odontalgus longicornis Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 414 ; type : Uitenhage (Mus. Paris). — Jeannel, 1949.
Mém. Mus., XXIX, p. 182.
Long. 1,6 mm. Ailé. Coloration plus claire que chez vespertinus.
Membres plus longs. Tête à front peu bombé, avec de grands ocelles
dans les deux sexes. Antennes longues et grêles. Pronotum rétréci en
avant, sa surface inégale, sans bosses saillantes ni incisure latérale
au quart antérieur. Elytres à côtes nettes et saillantes. Premier tergite
pas plus long que le deuxième, les trois premiers tergites à bord pos¬
térieur arqué, sans angle ni tubercule médian. Pattes très grêles.
Mâle : Antennes à massue allongée et peu épaisse, les articles 9
et 10 presque deux fois aussi longs que larges, le 11 allongé. Méta¬
sternum simplement sillonné sur la ligne médiane; sternites impres¬
sionnés.
Femelle : Antennes à articles 3 à 7 plus longs que chez le mâle ;
articles 9 et 10 aussi longs que larges, subglobuleux.
Edéage : 1949, Mém'. Mus., XXIX, p. 182, fig. 85 f.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
143
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, 2 exemplaires
(G. A. K. Marshall). — Transvaal : Magude, 2 femelles (C. J. Swierstra).
— Capland : Uitenhage, près de Capetown (A. Raffray) ; Sunday river,
une femelle (Rev. O’Neil).
3. Odontalgus Dollmani, n. sp. ; type : Lukanga Vall (Brit. Mus.).
Fig. 156. — Long. 1,7 mm. Ailé. Brunâtre foncé, la pubescence
grisâtre et dense, comme chez vcspertinus. Tête à lobe frontal plus
grêle, le front large entre les yeux, mais peu bombé ; yeux très volu¬
mineux. Antennes aussi longues. Pronotum moins rétréci en avant
que chez vespertinus, mais avec les mêmes bosses, sans incisure laté¬
rale au quart antérieur. Elytres moins larges, convexes, avec les côtes
très effacées. Abdomen à premier tergite pas plus long que le deuxiè¬
me, les bords postérieurs des trois premiers tergites arqués, sans angle
ni tubercule médian. Pattes grêles, presque aussi longues que celles
du longicornis.
Mâle : Antennes à massue allongée mais plus épaisse que chez
longicornis. Funicule plus épais que chez longicornis, l’article 3 deux
fois, les 4 à 7 un peu plus longs que larges, le 8 minuscule, les 9 et 10
épais, de moitié plus longs que larges, le 11 allongé. Dernier sternite
abdominal profondément excavé, avec les côtés bordés d’une série
d’épines alignées.
156.
Fig. 156. Gen. Odonlnlgus Raffr. ; édéagc, face dorsale, de l’O. Dollmani, n. sp.,
de Lukanga Vall, X 240.
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 156) de même type que celui du longicornis (1949,
Z. c., fig.'85 f ), le manchon distal plus allongé, plus échancré dorsale-
ment. Sac interne avec une pièce en raquette de même type, mais plus
étroite, moins régulièrement arrondie au sommet, flanquée d’une autre
pièce plus étroite. Styles très courts et obtus, achètes.
Espèce certainement de même souche que le longicornis, mais
Source : MNHN, Paris
144
R. JEANNEL.
différant par l’épaisseur de la massue antennaire, le disque du pro-
notum pourvu de bosses, les côtes élytrales effacées, enfin par son
édéage.
N. W. Rhodesia : Lukanga Vall, un mâle (H. C. Doilman, V-1918).
43. Gen. ALGODONTUS. nov.
Type : Odontalgus costatus Raffray.
Aptère. Différant d 'Odontalgus par divers caractères, particulière¬
ment par la forme du lobe frontal. Tête grande, plus large que le
pronotum, le lobe frontal très large, presque aussi long que large, à
côtés parallèles, profondément fossulé au milieu. Yeux petits, dépassés
latéralement par une forte épine sous-oculaire. Palpes de même struc¬
ture que chez les Odontalgus. Antennes courtes et très épaisses, les
articles du funicule fortement transverses. Pronotum avec les mêmes
bosses et dépressions que chez les Odontalgus. Elytres très raccourcis,
les côtes surmontées par des rangées villeuses ; bord apical à large
frange blanchâtre. Abdomen très long et très large, presque discoïde,
la surface des tergites avec des côtes et des rangées villeuses. Pattes
courtes.
Mâle inconnu.
Genre de la lignée d 'Odontalgus. L’aspect général rappelle un
peu celui des Ephimia Reitt. de l’Amérique centrale, qui sont aussi
aptères ; mais la massette pédonculée est semblable à celle des Odon¬
talgus, différant de celle des Ephimia qui est sessile.
Les caractères justifiant la séparation de l 'Odontalgus costatus
de Raffray dans un genre à part, résident principalement dans la
forme du lobe frontal, celle des antennes, enfin dans la présence de
côtes longitudinales sur les tergites abdominaux.
La seule espèce connue occupe les environs de Capetown.
1. Algodontus costatus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 106, pl. xvn, fig. 9 ( Odontalgus ) ; type : Montagne de la
Table (Mus. Paris).
Fig. 157. — Long. 1,6 mm. Aptère. Brunâtre foncé, la pubescence
très courte. Epais, l’arrière-corps très large. Tête volumineuse, plus
large que le pronotum, le lobe frontal bien plus large que la moitié du
front en arrière des yeux. Pronotum à peu près aussi long que large,
avec les bosses du disque bien saillantes, les côtés incisés au quart
antérieur. Elytres très courts, presque deux fois aussi larges que longs,
les épaules effacées, les côtés très arrondis, le disque bombé, avec des
côtes villeuses et le bord apical largement frangé. Abdomen très élargi,
les deux premiers tergites à peu près de même longueur, tous deux
avec une côte médiane et une côte villeuse de chaque côté. Troisième
tergite court, avec une saillie conique médiane et deux bosselures de
chaque côté. Pattes courtes, les tibias postérieurs grêles à la base,
épaissis et sinués dans la moitié distale.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
145
Antennes de la femelle épaisses, le scape très gros, les articles 4 à 9
très transverses, très plats, diminuant peu à peu de largeur et de lon¬
gueur de la base au sommet ; article 10 large, court et transverse,
îe 11 mousse au sommet. Ces antennes épaisses et compactes diffèrent
Fig. 157. Gen. Algodontus, nov. : A. costatus Raffr., femelle, de Capetown, x 30.
beaucoup de celles des Odontalgus, toujours déliées. D’autre part l’ar¬
ticle 8, toujours minuscule dans les deux sexes chez les Odontalgus,
est ici semblable à ses deux voisins.
Copland : pentes de la Montagne de la Table, aux environs de
Capetown, une femelle (A. Raffray).
Trib. CTENIST1N1 Raffray.
Cette tribu, qui est surtout formée d’espèces steppiques, est copieu¬
sement représentée dans l’Afrique australe et à Madagascar. Les genres
Ctenistes Reich., Enoptostomus Schaum., Desimia Reitt. sont com¬
muns aux deux territoires. Mais l’Afrique du Sud possède en propre
un genre endémique groupant des espèces aptères, Laphidioderus
Raffr.
44. Gen. CTENISTES Reichenbach.
Ctenistes Reichenbach, 1816, Mon. Pselaph., p. 75 ; type : palpalis Rei¬
chenbach. — Raffray, 1904, Ann. Fr., LXXHI, p. 339 et 352.
— Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 187.
Les espèces de ce genre ont généralement de vastes répartitions
et certaines, comme imitator Reitt., peuplent tout l’étendue de PAfri-
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. IX.
Source : MNHN, Paris
14G
R. JEANNEL.
que intertropicale. Celles connues de l’Afrique australe sont les sui¬
vantes :
Tableau des espèces de l’Afrique australe.
Mâles.
1. Funicule antennaire non contracté, l’article 8 bien plus court
que l’ensemble du funicule. Antennes épaisses, l’article 10 deux
fois aussi long que large. Long. 2,1 mm. 1. Braunsi Raffr.
— Funicule antennaire contracté, l’article 8 bien plus long que
l’ensemble du funicule . 2.
2. Article 3 des antennes près de deux fois aussi long que large,
les 4 à 7 peu transverses. Long. 2 mm. 2. Wittei Jeann.
— Article 3 des antennes moins long que large, les articles 4 à 7
très transverses, lenticulaires . 3.
3. Antennes plus grêles, l’article 10 quatre fois aussi long que
large. Long. 2 mm. 3. imitator Reitt.
— Antennes moins grêles, l’article 10 trois fois aussi long que
large. Long. 1,8 mm. 4. australis Raffr.
Femelles.
1. Antennes épaisses, les articles 7 et 8 globuleux et de même
longueur. Long. 2,1 mm . 1. Braunsi Raffr.
— Antennes moins épaisses, l’article 7 plus long que large, plus
long que le 8. 2.
2. Article 7 des antennes à peine plus long que le 8 . 3.
— Article 7 des antennes près de deux fois aussi long que le 8. . 4.
3. Antennes épaisses, l’article 4 aussi long que large, les 7 et 8
presque aussi gros que le 9. Long. 2 mm. 2. Wittei Jeann.
— Antennes grêles, l’article 4 plus long que large, le 8 globuleux,
petit, plus étroit que le 9. Long. 1,8 mm. . . 5. gracilicornis. n. sp.
4. Antennes plus grêles, à massue moins épaisse, l’article 10 un
peu plus long que large. Long. 2 mm. 3. imitator Reitt.
— Antennes moins grêles, à massue plus épaisse, l’article 10 pas
plus long que large. Long. 1,8 à 1,9 mm. 4. australis Raffr.
1. Ctenistes Braunsi Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI, p. 406,
pl. xvni, fig. 25 ; type : Port Elisabeth (Mus. Paris).
Long. 2,1 mm. Grande taille. Front large et très bombé entre les
yeux, le lobe frontal relativement épais. Pronolum épais, avec la
fovéole basale villeuse. Elylres relativement longs et étroits au sommet.
Edéage de même type que chez imitator (1950, Ann. Mus. Congo
Belge, sér. in-8°, Zool. n° 2, p. 225, fig. 96 c).
Cette espèce rappelle le C. primitivus Jeann. (1951, Ann. Mus.
Congo Belge, sér. in-8°, Zool. n° 10, p. 62, fig. 28), du plateau du Kun-
delungu, Haut-Katanga. Mais celui-ci a le front plus large, le pronotum
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
147
plus court, à fovéole basale plus grande ; les antennes du mâle sont
plus grêles et surtout l’édéage est bien différent par sa forme elliptique
très allongée.
Comme le primitivus, qui vit avec un Cremastogaster, le Braunsi
est myrmécophile.
Copland : Port Elisabeth, 2 exemplaires, pris avec la Fourmi
Rhopalomyrme. r transversinodis Mayr (D r H. Brauns) ; Willowmore,
un mâle, et Algoa Bay, un mâle, pris avec le Rhopalomyrmex (D r H.
Brauns, X-1904). — Aliwal Norlh, un mâle (R. E. Turner, XI-1922).
2. Ctenistes Wittei Jeannel, 1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°,
Zool. n” 2, p. 225 ; type : Kansenia (Mus. Congo Belge).
Long. 2 mm. Forme robuste. Front large entre les yeux mais bien
moins convexe que chez Braunsi, le lobe frontal plus long et plus
rétréci après les tubercules antennaires. Pronotum court. Elytres plus
élargis en arrière que chez Braunsi.
Les antennes du mâle sont longues, avec l’article 10 quatre fois
aussi long que large, comme chez imitator, mais l’article 3 est nette¬
ment plus long que large. Les antennes de la femelle ont leur article 7
particulièrement court.
Edéage comme chez imitator (1950, l. c., fig. 96 c) mais plus renflé.
L’espèce, décrite du Haut-Katanga, paraît assez largement répartie
dans l’Afrique australe.
Transvaal : Muckleneak Garten, à Pretoria, un mâle (Al. de Peez,
IX-1953). — Natal : Frere, 4 exemplaires (coll. Raffray).
3. Ctenistes imitator Rf.itter, 1882, D. ent. Zs., XXVI, p. 79 ; type :
Addah, Gold Coast (Mus. Paris). — Raffray, 1897, Trans.
S. Afr. phil. Soc., X, p. 104. — Jeannel, 1950, Ann. Mus.
Congo Belge, sér. in-8°, Zool. n" 2, p. 224.
Long. 2 mm. Dans sa description du C. imitator, Raffray avait
confondu cette espèce avec le Wittei. En réalité les deux espèces se
ressemblent beaucoup et ne se distinguent réellement que par les
caractères des antennes.
Edéage de forme variable. J’ai Figuré (1950, I. c.. Fig. 96 c et d )
celui d’un exemplaire du Gold Coast à côté de celui d’un autre du
Kenya.
L’espèce est connue de la Guinée française et du Gold Coast, de
la grande forêt équatoriale des régions basses au pied de la Dorsale
congolaise et au Katanga, de l’Afrique orientale au Kenya et dans le
Tanganyika Territory.
Je la connais de l’Afrique australe, dans les localités suivantes.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, une femelle
(G. A. K. Marshall). — Transvaal : Magude, 3 exemplaires (C. J.
Swierstra, X-1918). — Copland : Uilenhage, aux environs de Port Eli¬
sabeth, 6 exemplaires (A. Raffray).
Source : MNHN, Paris
148
R. JEANNEL.
4. Ctenistes austialis Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 25 ; type :
Stellenbosch (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 103.
Long. 1,8 mm. Voisin de Vimitator, mais plus petit, de forme
générale plus courte, avec les antennes moins grêles dans les deux
sexes. Raffray paraît bien avoir confondu sous le nom d ’australis
plusieurs espèces. On trouve dans sa collection des exemplaires de
Uitenhage qui sont des imitator, et des exemplaires du Natal qui sont
des Wittei. Seuls les exemplaires de Stellenbosch répondent à la dia¬
gnose de Yaustralis.
Aucune différence dans l’édéage avec les imitator et Wittei.
Transvaal : Magude, un exemplaire (C. J. Swierstra, X-1918). —
Copland : Stellenbosch, aux environs de Capetown, 4 exemplaires
(A. Raffray) ; Sunday river, 3 exemplaires (O’Neil).
5. Ctenistes graciliccrnis, n. sp. ; type : Orange (Mus. Paris).
Long. 1,8 mm. Femelle. Court et ramassé, l’arrière-corps large.
Tête un peu comme chez Braunsi, avec le front aussi large et bombé
entre les yeux et le lobe frontal aussi épais; mais les antennes sont
bien plus grêles, rappelant plutôt celles de la femelle du Wittei, quoi¬
que celles-ci soient encore plus épaisses que chez gracilicornis. L’arti¬
cle 3 du gracilicornis est presque deux fois aussi long que large, les
suivants nettement plus longs que larges, l’article 7 est à peine plus
long que large et à peine plus long que le 8, tandis que chez Wittei,
le 7 est près de deux fois aussi long que large, près de deux fois aussi
long que le 8. Même forme large des élytres que chez Wittei et aus-
tralis.
Mâle inconnu.
Espèce bien caractérisée par la gracilité des antennes de la femelle
et la brièveté relative de leur article 7. Sans doute le mâle doit-il pré¬
senter des antennes d’un type particulier.
Etat d’Orange : une femelle (coll. Raffray, sous le nom d ’australis
Raffr.).
45. Gen. CTENISOM1MUS Raffray.
Ctenisomimus Raffray, 1904, Ann. Fr., LXXIII, p. 34 ; type : O’Neili
Raffray. — Jeannel, 1994, Mém. Mus., XXIX, p.' 184.
Genre voisin de Ctenistes, présentant la même structure des pal¬
pes, mais différant par la structure des antennes du mâle. Le funicule
n’est pas contracté, il est formé d’articles cylindriques, plus longs que
larges, et la massue n’a que trois articles relativement courts. La
femelle est inconnue.
Edéage (fig. 159) différant de celui des Ctenistes par le développe¬
ment de la lame distale, qui est incurvée et acérée. Styles très courts,
armés d’une grande soie terminale.
Source : MNHN, Paris
PSÉI.APHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
149
Genre particulier à l’Afrique du Sud et l’Angola. Il est remplacé à
Madagascar par le genre Ctenisophanus Jeann., dont la massue anten-
naire est très différente.
I. Ctenisomimus O’Neili Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 405, pl. xviii, fig. 26 ( Sognorus ) ; type : Uitenhage (Mus.
Paris).
Fig. 158 et 159. — Long. 1,8 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant
et lisse. Tête petite, à yeux très saillants, le front peu bombé, le lobe
frontal très saillant ; dessous des tempes avec des masses villeuses. Pal¬
pes comme chez Ctenistes, le pédoncule non pénicillé. Antennes du
mâle très longues, le scape court, les articles 3 à 8 un peu plus longs
que larges et croissant peu à peu d’épaisseur, les 9, 10 et 11 oblongs,
allongés, le 9 un peu plus de deux fois aussi long que large, le 10 un
Fig. 158 et 159. Gen. Ctenistomimus RafTr. Fig. 158. C. O’Xeili Raffr., mâle, de
Uitenhage, x 30. — Fig. 159. Edéage, de trois-quart, X 240.
peu plus long, le 11 encore un peu plus long. Pronotum comme chez
Ctenistes, avec trois paquets villeux à la base, l’un dans la fovéole
basale, les deux autres aux angles postérieurs. Elytres et abdomen
comme chez Ctenistes. Pattes très grêles.
Edéage : fig. 159.
Copland : Uitenhage, aux environs de Port Elisabeth, un mâle
(A. Raffray).
Source : MNHN, Paris
150
R. JE ANN EL.
46. Gen. EPICARIS Reitter.
Epicaris Reitter, 1882, Verh. Naturf. Ver Brünn., XX, p. 181 ; type :
ventralis Raffray. — Raffray, 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 144.
— Jeannel, 1949, Méni. Mus., XXIX, p. 192.
1. Epicaris crassicornis Raffray, 1913, Ann. S. Afr. Mus., VI, p. 193 ;
type : Pretoria (Mus. Paris).
Long. 3,2 mm. Voisin du ventralis Raffr., mais plus grand, avec
la massette palpaire plus renflée, les antennes plus épaisses, à massue
moins tranchée, les articles croissant peu à peu d’épaisseur à partir du
4 juqu’au sommet.
Edéage plus étroit, plus parallèle que celui du ventralis (Jeannel,
1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, Zool. n" 2, p. 229, fig. 99 b).
Alors que VE. ventralis est répandu dans toute l’Afrique intertro¬
picale, le crassicornis parait localisé dans l’Afrique australe.
Transvaal : Pretoria, un exemplaire (A. J. T. Janse, II 1910) ;
quatre exemplaires (C. J. Swierstra, II 1919).
47. Gen. ENOPTOSTOMUS Schaum.
Enoptostomus Schaum, 1864, ap. Wollaston, Cat. Canar. Col., p. 528 ;
type : Wollastoni Schaum (îles Canaries). — Raffray, 1890.
Rev. d’Ent., IX, p. 141. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX,
p. 193.
Genre répandu dans la région gondwanienne orientale : Malaisie,
Birmanie, Arabie, Afrique orientale et australe, Madagascar et encore
Afrique du Nord. Une espèce a atteint les Canaries, passant par la
région méditerranéenne. Aucune n’existe en Afrique centrale et occi¬
dentale.
1. Enoptostomus alternons Raffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus., II, p.
125 ; type : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel, 1949, Mém.
Mus,. XXIX, p. 197, fig. 91 a-c).
Long. 1,4 mm. Ailé. Testacé rougeâtre pâle. Lohe frontal allongé,
rétréci au sommet mais un peu étranglé avant le renflement terminal.
Yeux gros, hémisphériques. Pronotum un peu plus long que large,
non rétréci à la base, le disque convexe. Elytres longs. Pattes longues
et grêles.
Antennes du mâle (Jeannel, 1949, I. c., fig. 91 a) grêles, les arti¬
cles 3 et 4 nettement plus longs que larges, les 5 à 7 courts, le 8 très
long, trois fois aussi long que large, les 9 et 10 un peu plus longs
que larges, le 11 deux fois plus long que le 10 et plus large que lui.
Antennes de la femelle à articles 3 à 6 comme chez le mâle, le 7
à peine plus long que le 6 mais un peu plus épais, le 8 extrêmement
petit, les 9 et 10 un peu moins longs que larges, le 10 plus gros que le
9 ; article 11 ovale, à sommet ohtus,
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
151
Edéage (1949, l. c. fig. 91 c) petit, à lame distale triangulaire, à
pointe très infléchie. Sac interne inerine. Styles très longs et très grê¬
les, avec 3 soies apicales et 3 autres sur le bord externe.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, mâle et femelle
(G. A. K. Marshall).
2. Enoptostomus brevifrons, n. sp. ; type : Ospikango (Trans. Mus.).
Long. 1,3 mm. Ailé. Testacé rougeâtre pâle. Voisin de Valternans
mais un peu plus court. Tête un peu transverse, à lobe frontal plus
court, avec le renflement terminal moins gros. Yeux un peu moins
saillants. Pronotum un peu moins long que large, ses côtés non sinués
en arrière, alors qu’ils le sont légèrement chez Valternans. Elytres
et abdomen semblables.
Antennes de la femelle moins grêles que chez alternons, les arti¬
cles 3 et 4 à peine plus longs que larges, les 5 et 6 pas plus longs que
larges, alors que tous ces articles sont nettement plus longs que larges
chez Valternans. Article 7 à peine plus long que large, articles 8 et 9
comme chez alternons, mais le 10 est nettement allongé, plus long que
large et peu épais.
Mâle inconnu.
Transvaal : Ospikango, dans l’Ovainboland, une femelle (C. Koch,
V 1948).
48. Gen. DESIMIA Reitter.
Desimia Reitter, 1882, Verh. naturf. Ver. Brünn, XX, p. 202 ; type :
Ghilianii Aubé. — Raffray, 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 89. —
Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 198.
Subgen. Desimiella Jeannel, 1949, 1. c., p. 200 ; type : sub-
calva Reitter. — 1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8*,
Zool. n" 2, p. 23.
J’ai cru tout d’abord devoir séparer de Desimia Reitt. un genre
Desimiella caractérisé par l’absence d’épine sous-oculaire et de garni¬
ture temporale villeuse, ainsi que par la dilatation des tibias antérieurs
dans les deux sexes. A la vérité, ces caractères se montrent inconstants
à mesure que de nouvelles espèces sont connues. Et même la réduction
des palpes et le manque de pénicillé sur la massette (Jeannel, 1954,
Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8”, Zool. n" 33, p. 33» ne paraissent pas
suffisants pour séparer un genre.
Ainsi le genre Desimia devra-t-il être considéré comme formé de
lignées diverses. Comme Desimia s. str., je classerai ainsi les espèces
dont les antennes du mâle n’ont pas un article 8 renflé, et cela quel
que soit le développement de la pubescence villeuse et que les épines
sous-oculaires soient ou non développées. D’autre part je garderai pro¬
visoirement le nom de Desimiella comme celui d’un simple sous-genre
caractérisé par le renflement de l’article 8 des antennes du mâle.
Source : MNHN, Paris
152
R. JEANNEL.
L’absence de pénicillé sur la massette palpaire est la règle chez les
Desimielln ; mais on l’observe aussi chez des Desimia s. str.
Le genre a, à peu près, la même répartition que Enoptostomus,
mais moins étendue. Les espèces occupent la Perse, l’Arabie, l’Afrique
orientale et australe ainsi que Madagascar, et certaines se sont répan¬
dues dans la région méditerranéenne.
1. Desimia (s. str.) caviceps Raffray, 1904, Ann. Fr., LXXIII, p. 346 ;
type : Reddesburg (Mus. Paris).
Fig. 160. — Long. 1,8 à 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant.
Faciès des Cienisles. Tète courte, les yeux très grands, hémisphéri¬
ques, le front large entre les yeux, avec une vaste fossette excavant
toute sa surface ; lobe frontal plus court que chez les Ctenistes, étran¬
glé. Pas d’épine sous-oculaire saillante, le dessous des tempes avec une
garniture villeuse. Antennes larges et grêles. Palpes petits, l’intermé-
161.
Fig. 160 et 161. Gen. Desimia Reitt., édéages, face dorsale, X 240. — Fig. 160.
D. caviceps Raffr., de Willowmore. — Fig. 161. U. Turneri. n. sp., de Okahandja.
diaire et la massette pénicillés. Pronotum court, moins long que large,
le disque très bombé, la base avec trois gros amas villeux, l’un dans
la fovéole basale, les autres aux angles postérieurs. Elytres plus longs
que larges, le disque un peu convexe, le bord apical avec une large
frange blanchâtre. Abdomen comme chez les Ctenistes, le deuxième
tergite seulement un peu plus long que le premier. Pattes très grêles,
les tibias antérieurs fusiformes et peu épais.
Antennes du mâle à massue de quatre articles allongés, comme
chez les Ctenistes. Scape et pédicelle courts. Articles 3 et 4 nettement
plus longs que larges, 5 à 7 aussi longs que larges, le funicule non
contracté. Articles 8, 9 et 10 épais, environ trois fois aussi longs que
larges, le 9 un peu plus court, le 10 un peu plus épais ; article 11 en
massue, un peu plus long que le 10.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
153
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 160) à capsule basale ovoïde, renflée, hyaline, prolon¬
gée du côté distal par une grande apophyse étendue à la gauche de
l’orifice distal, incurvée et terminée par une longue épine oblique vers
la droite, avec un crochet basal du côté gauche. Pas de styles. Sac
interne avec de gros nodules.
Copland : Willowmore, un mâle dans une fourmilière de Campo-
notus fulvopilosus (D r H. Brauns) ; Reddesburg, un mâle (coll. Raf-
fray).
2. Desimia (s. str.) Arnoldi, n. sp. ; type : Bulawayo (Transv. Mus.),
Long. 1,5 mm. Aptère. Testacé rougeâtre foncé ; même pubescence
squameuse que chez caviceps, mêmes paquets villeux sous les tempes
et à la base du pronotum. Tête aussi courte, les yeux moins saillants,
le front largement excavé par une vaste fossette médiane. Pas d’épine
sous-oculaire visible. Palpes petits, l’intermédiaire et la massette péni¬
cillés. Antennes relativement courtes. Pronotum comme chez caviceps.
Elytres bien plus courts, moins longs que larges au sommet, les épau¬
les très effacées, les côtés presque rectilignes, le bord apical avec une
large frange membraneuse blanchâtre. Abdomen avec le deuxième
tergite plus long que chez caviceps. Pattes grêles, les tibias antérieurs
bien plus renflés que chez caviceps.
Antennes de la femelle avec le scape et le pédicelle très courts,
l’article 3 de moitié plus long que large, les 4 à 8 à peine plus longs
que larges, le 9 tronconique allongé, le 10 plus épais et un peu plus
court, à peine plus long que large, le 11 ovalaire et épais.
Mâle inconnu.
Ce Desimia a bien la même excavation du front que le caviceps,
mais ne peut pas être tenu pour la femelle de la même espèce. Il est
plus petit, à antenne et pattes plus courtes et tibias antérieurs beau¬
coup plus renflés. D’autre part il est aptère et rien ne permet de sup¬
poser que la femelle du caviceps soit aptère.
S. Rhodesia : Bulawayo, une femelle prise en compagnie d’une
Fourmi de petite taille (G. Arnold, XII 1915).
3. Desimia (s. str.) Turneri, n. sp. ; type : Okahandja (Brit. Mus.).
Fig. 161. — Long. 1,5 mm. Sans doute ailé. Testacé rougeâtre lui¬
sant, la pubescence écailleuse à peu près nulle, comme chez les D.
( Desimiella) subcalva Reitt. Pas d’amas villeux sous les tempes ni
à la hase du pronotum. Tête courte, le front lisse et très convexe entre
les yeux, s’élargissant fortement en arrière où il devient aussi large
que la tête entière est longue sur la ligne médiane. Yeux relativement
petits, peu saillants et obliques sur les côtés du front, l’épine sous-ocu¬
laire courte et obtuse ; lobe frontal court, à côtés parallèles, avec une
simple fossette dorsale. Palpes maxillaires extrêmement petits, sans
pénicillé sur la massette. Antennes courtes, à massue épaisse. Prono-
Source : MNHN, Paris
R. JEANNE!-..
154
tu ni un peu transverse, lisse, le disque régulièrement convexe, peu
bombé. Elytres aussi longs que larges, à épaules saillantes et côtés
arqués, le bord apical avec une large frange membraneuse blanchâtre.
Abdomen à côtés des deux premiers tergites subparallèles, le deuxième
presque deux fois aussi long que le premier. Pattes robustes, peu lon¬
gues, les tibias antérieurs peu renflés et fusiformes.
Antennes du mâle à scape court et pédicelle oblong, les articles 4
à 7 globuleux, moniliformes, les articles de la massue, 8 à 11, deux
fois plus épais, les 8, 9 et 10 aussi longs que larges, arrondis et crois¬
sant peu à peu de taille, le 11 oblong, deux fois aussi long que le 10.
Edéage (fig. 161) de même type que chez les Desimia de l’Afrique
centrale (1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, Zool. n" 2, p. 232,
fig. 101). La lame distale, lamelleuse, est plus saillante du côté droit.
Pièce du sac interne très arquée. Pas de styles.
Espèce qui rappelle le depilis Raffr., du Tanganyika Territory,
espèce dont le mâle est inconnu.
S. W. Africa : Okahandja, un mâle (R. E. Turner, II 1928).
49. Gen. LAPHIDIODERUS Raffray.
Laphidioderus Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 20 ; type : capensis
Raffray. — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 100.
Genre certainement de même souche que Desimia Reitt., formé
d’espèces aptères, à élytres très raccourcis.
Déprimé. Tête à front très large entre les yeux, le lobe frontal
petit et étroit. Epistome anguleusement saillant de chaque côté. P.as
d’épine sous-oculaire, mais un fort amas villeux sous les tempes.
Palpes de même structure que chez Desimia, assez petits, avec l’inter¬
médiaire et la massette allongés, tous deux pénicillés. Antennes robus¬
tes, semblables dans les deux sexes, la massue de trois articles. Prono-
tum avec la fovéole basale prolongée sur le disque par un sillon, les
fossettes latérales aussi en forme de sillon, et les trois sillons remplis
d’amas villeux. Elytres courts, bien moins longs que larges, les épaules
effacées, fossettes basales grandes et villeuses, strie discale et strie
suturale profondes, bord apical avec une large frange blanchâtre.
Abdomen très grand, le premier tergite plus court que le deuxième, les
deux premiers tergites profondément impressionnés le long du bord
basal. Pattes robustes, les fémurs fusiformes, les tibias antérieurs grê¬
les.
Pas de différences sexuelles appréciables.
Edéage (fig. 163 et 164) à grande lame distale sur laquelle repose
le sac interne qui émane largement de la capsule basale sans que celle-
ci ait un orifice distal différencié. Styles très courts.
Le genre est confiné dans l’Afrique australe aux environs de Cape-
town.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DK L’AFRIQUE AUSTRALE.
155
1. Laphidioderus capensis Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 21, pl. I,
fig. 2-3 ; type : Capetown (Mus. Paris). — 1897, Trans. S.
Afr. phil. Soc., X, p. 101.
Fig. 162 et 163. — Long. 1,6 à 1,8 min. Aptère. Rougeâtre lui¬
sant, la pubescence squameuse éparse. Tête médiocre, les yeux assez
grands. Antennes robustes, longues, avec tous les articles plus longs
que larges. Pronotum un peu plus long que large, son sillon villeux
médian occupant plus de la moitié de la longueur du pronotum. Ely-
Fig. 162 à 164. Gen. I.aphidioderus Raffr. — Fig. 162. L. cupensis Raffr., mâle, de
Capetown, X 35. — Fig. 163. Edéage, face dorsale, du même, X 184. — Fig. 164.
Edéage, face dorsale, du L. breoipennis Raffr., de Capetown, X 110.
très courts, mais plus longs que le deuxième tergite abdominal. Abdo¬
men de moitié plus long que les élytres.
Mâle : Article 8 des antennes aussi long que le 7. Métasternuin
avec deux tubercules coniques et pointus.
Femelle : Article 8 des antennes légèrement plus court que le 7.
Tubercules du métasternuin bas, non pointus.
Edéage (fig. 163) relativement petit, la lame distale terminée en
pointe à peine infléchie et asymétrique, saillante à droite. Sac interne
avec un nodule court dans la partie basale.
Copland : Environs de Capetown, dans les galeries souterraines
de la Fourmi Bothriomijrmex pumicatus Rye (Péringuey) ; pentes du
Lion’s Rump, à Capetown, abondant sous les pierres, en l’absence de
Fourmis (A. Raffray, juin et juillet).
Source : MNHN, Paris
156
R. JEANNEL.
2. Laphidioderus bievipennis Raffray, 1897, Trans. S. Air. phil. Soc.,
X, p. 102 ; type Mowbray (Mus. Paris).
Fig. 164. — Long. 2 mm. Rougeâtre foncé luisant. Voisin du
capensis mais plus grand avec les élytres plus courts. Tête plus allon¬
gée. Antennes plus grêles, les articles 8, 9 et 10 un peu transverses.
Pronotum aussi long que large, son sillon villeux médian plus court,
n’atteignant pas le milieu de la longueur. Elytres plus courts que chez
capensis, plus courts que le pronotum, pas plus longs que le deuxième
tergite abdominal. Abdomen deux fois aussi longs que les élytres.
Mâle : Tubercules du métasternuin ovalaires et terminés par une
petite dent.
Femelle : Tubercules du métasternuin non dentés.
Edéage (fig. 164) proportionnellement beaucoup plus grand que
chez capensis. Lame distale symétrique, sa pointe très infléchie, non
visible de haut. Pièce basale du sac interne allongée.
Capland : Mowbray, aux environs de Capetown, une vingtaine
d’exemplaires (A. Raffray).
Trib. TMES1PHORINI Jeannel.
Grande tribu gondwanienne orientale dont les représentants
actuels occupent la région Orientale, l’Afrique intertropicale et aus¬
trale, enfin l’Amérique du Nord, signe que la lignée des Tmesiphorus
a franchi la Méditerranée au Montien et a pu passer en Amérique par
le Nordatlantis.
L’Afrique du Sud a été un foyer d’évolution, donnant naissance
à plusieurs genres endémiques. Quant à Madagascar, sa faune n’a fait
connaître jusqu’ici aucun représentant de la tribu. Mais il n’est pas
exclu qu’on en découvre un jour.
50. Gen. TMESIPHORUS Leconte.
Tmesiphorus Leconte, 1850, Boston journ. Nat. Hist., VI, p. 75 ;
type : carinatus Say (Amérique du Nord). — Raffray, 1890,
Rev. d’Ent., IX, p. 145. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX,
p. 203.
1. Tmesiphorus rugicollis Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 108 ; type : Frere (Mus. Paris). — Jeannel, 1949, Mém.
Mus., XXIX, p. 204, fig. 94.
Natal : Frere (coll. Raffray).
Espèce répandue dans le sud de l’Afrique orientale. Je la connais
de la zone de cultures du Kilimandjaro et de Minkindini, aux envi¬
rons de Lindi, sur la côte du Tanganyika Territory.
Source : MNHN, Paris
PSÉI.APHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
157
51. Gen. TMESIPHORITES Jeannel.
Tmesiphorites Jeannel, 1953, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, Zool.
n° 20, p. 299 ; type : grosscpunctatus Jeannel.
Genre voisin de Tmesiphorus, niais différant par la présence d’une
épine temporale à la place où les Tmesiphorus ont un amas villeux,
de sorte qu’il existe deux épines saillantes en dehors en dessous de
la tête, l’épine sous-oculaire et l’épine temporale. D’autre part le front
est bombé, non surélevé, le pronotum est convexe, sans dépressions
latérales ni saillie quadrangulaire du disque. Elytres courts. Premier
tergite avec deux carènes latérales écourtées chez les espèces de la
Dorsale congolaise (1953, /. c., p. 302, fig. 302-304), les autres tergites
sans carènes. Même structure des palpes que chez Tmesiphorus.
Ce genre comprend une dizaine d’espèces connues des forêts infé¬
rieures du pied de la Dorsale congolaise dans le Kivu et l’Ituri, une
Fie. 165. Gen. Tmesiphorites Jeann. ; T. longipes, n. sp., femelle, de Barberton,
X 22.
espèce du Haut-Katanga et une du nord de l’Angola. Il est donc inté¬
ressant d’en trouver une espèce dans l’Afrique australe, car il appa¬
raît ainsi que le genre Tmesiphorites pourrait bien être originaire de
l’Afrique australe et s’être répandu dans le nord, à la fois le long de la
Dorsale et dans l’Angola, absolument comme Asymoplectus, Reffrayia
et bien d’autres connus comme ayant effectué cette migration.
1. Tmesiphorites longipes, n. sp. ; type : Barberton (Trans. Mus.).
Fig. 165. — Long. 2,2 mm. Ailé. Brun rougeâtre mat, finement
et densement ponctué sur l’avant-corps, les élytres et l’abdomen cou-
Source : MNHN, Paris
158
R. JEANNEI..
verts de poils squameux dorés très courts. Très grêle, les pattes fines
et très longues. Tête courte, le lobe frontal déprimé en avant, convexe
en arrière, le front convexe ; épines sous-oculaire et temporales fines
et courtes, testacées. Antennes longues, les articles du funicule à
peine plus longs que larges, les 9 et 10 deux fois, le 11 bien plus long
et plus gros que le 10, un peu pédonculé. Pronotum bien plus long
que large. Elytres courts et très bombés, sans fossettes basales. Abdo¬
men long et étroit, le premier tergite plus court que le deuxième,
son disque convexe, avec deux carènes latérales, mais sans carène
médiane ; deuxième tergite plus grand que le premier, caréné comme
lui. Pattes très longues et très grêles.
Mâle inconnu.
Espèce différant de celles de la Dorsale congolaise par la présence
de carènes sur le deuxième tergite et par la gracilité des pattes.
Transvaal : Barberton, dans les montagnes de l’Est, une femelle
(A. J. T. Janse, I 1911).
52. Gen. GASTEROTROP1S Raffray.
Gasterotropis Raffray, 1914, Ann. S. Afr. Mus., X, p. 463 ; type :
Poweri Raffray.
Allongé, parallèle assez convexe, la pubescence squameuse extrê¬
mement courte, les téguments d’aspect cireux. Tète transverse, trian¬
gulaire, les tempes très obliques et saillant en pointe en arrière des
yeux ; lobe frontal large et uni, à peine sillonné en avant. Palpes maxil¬
laires assez grands, mais de forme normale, l’intermédiaire petit et
globuleux, la massette oblongue avec un article distal subulé, assez
long ; l’intermédiaire et la massette portent un appendice externe
petit et sétiforme. Antennes très épaisses et compactes, les articles du
funicule très transverses, la massue de trois articles. Pronotum glo¬
buleux, à disque hautement convexe. Elytres courts, déhiscents à la
suture, les angles suturaux enfouis dans une dépression formée par
le repli de la partie angulaire de Pélytre surmontée par un tuber¬
cule. Abdomen étroit, long et parallèle, un peu tectiforme, mais avec
de fortes carènes ; la médiane, hautement saillante, se répète sur les
quatre premiers tergites, les latérales sur les deux premiers, dont les
bords latéraux, carénés, présentent un fort denticule postérieur. Pattes
longues mais épaisses, les tibias épais et droits, les tarses très courts.
Caractères sexuels du mâle : Dernier article des antennes (fig.
167) crochu à son extrémité. Peut-être la conformation des élytres
à l’angle suturai est-elle aussi un caractère sexuel.
Edéage (fig. 169) petit et court, globuleux, avec un bec infléchi
et des styles membraneux, grands et sétifères.
Genre créé pour une remarquable espèce myrméeophile. Malgré
ses caractères évolutifs particuliers, on retrouve chez elle les caractè¬
res essentiels des Tmesiphorus. Par contre elle diffère beaucoup du
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
159
Machadoites termitophilus Jeann., autre genre termitophile occupant
l’Angola, chez lequel la forme générale est déliée, les carènes abdomi¬
nales ont disparu et les pattes sont très allongées. Il est vrai que le
Machadoites est l’hôte d’un Bellicositermes à termitière cathédrale,
alors que le Gasterotropis vit chez Termes trinervius, espèce toute dif¬
férente.
Fig. 166 à 169. Gen. Gasterotropis Raffr. — Fig. 166. G. Poioeri RafTr., mâle, de
Kiniberley, X 21. — Fig. 167. Sommet de l’antenne du mâle, de profil. —
Fig. 168. Palpe maxillaire droit. — Fig. 169. Edéage, de trois-quarts, X 184.
1. Gasterotropis Poweri Raffray, 1914, Ann. S. Afr. Mus., X, p 464,
fig. ; type : Kiniberley (Mus. Paris).
Fig. 166 à 169. — Long. 3,5 mm. Aptère. Testacé mat, d’aspect
cireux. Tête transverse, le front aplani en avant, les yeux petits. An¬
tennes à scape très court et très épais, les articles 4 à 8 très transver¬
ses et croissant peu à peu de largeur, les 9 et 10 plus gros, plus larges
et plus longs que le 8, le 11 un peu plus long que le 10. Pronotum
globuleux, un peu transverse, avec une petite fovéole basale. Elytres
courts déprimés sur la partie postérieure et latérale du disque, les
stries discales remplacées par une large dépression ne dépassant pas
le milieu en arrière. Deuxième tergite abdominal à peu près de même
longueur que le premier.
Edéage (fig. 169) petit et globuleux. Styles inégaux, le droit long
et terminé en massue, le gauche plus court, sans massue, tous deux
hyalins avec de nombreuses soies sur l’extrémité. Sac interne avec une
large plaque chitineuse évaginablc.
Source : MNHN, Paris
160
R. JEANNE!..
Griqualand : Kimberley, un mâle trouvé dans une termitière de
Termes trinervius (J. M. Power).
53. Gen. PSELAPHOCERUS Raffray.
Pselaphocerus Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 28 ; type : Perin-
gueyi Raffray. — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p, 109.
Genre présentant la même structure des palpes maxillaires que
les Tmesiphorus, mais bien différent par sa pubescence très longue et
dressée, ainsi que par l’absence de carènes sur les tergites abdominaux.
170 .
Fie.. 170. Gen. Pselaphocerus Raffr. : Ps. Peringueyi Raffr., mâle, de Capetown,
X 21.
Tête à front régulièrement convexe et lobe frontal large, à peine
sillonné ; pas d’épine sous-oculaire. Antennes longues, à article 7
toujours plus ou moins renflé ou asymétrique chez les mâles. Prono-
tum dolioliforme, mais avec la région collaire rétrécie ; pas de fovéole
basale. Elytres amples, avec deux grandes fossettes basales, la strie
discale à peine indiquée. Abdomen court, les trois premiers tergites
à peu près de même longueur, sans carènes. Pattes robustes.
Edéage toujours très volumineux, à capsule basale largement ou¬
verte au dessus d’une lame distale sur laquelle repose un sac interne
renfermant des paires d’épines, en général très grandes.
Source : MNHN, Paris
161
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
Le genre est strictement localisé dans la Colonie du Cap, dans
l’extrême Sud.
Fin. 171 à 178. Gen. Pselaphocerus Ralïr. ; Palpes maxillaires droits et antennes
droites des mâles. — Fig. 171 et 172. Ps. Peringueyi RafTr. — Fig. 173. Ps.
dînersus Raffr. — Fig. 174. Ps. amicus Raffr. - - Fig. 175 et 176. Ps. aculispina
Raffr. — Fig. 177. Ps. helerocerus Raffr. — Fig. 178. Ps. antennatus Raffr.
1. Palpes avec les saillies externes de l’intermédiaire et de la mas¬
sette obtuses (fig. 171) (Groupe de Peringueyi) . 2.
— Palpes avec les sailiies externes de l’intermédiaire et de la mas¬
sette en pointes incurvées (fig. 175) (Groupe d’heterocerus). . . 4.
Groupe de Peringueyi.
2. Avant-corps plus grêle. Antennes longues, les articles du funi-
cule cylindriques, le 5 presque deux fois aussi long que large.
S (fig. 174) : antennes presque semblables à celles de la femelle,
seulement plus longues. Long. 2,8 à 3 mm. 3. amicus Raffr.
— Avant-corps moins grêle. Antennes plus courtes, à articles du
funicule moins longs. S (fig. 172 et 173) : article 7 très gros, les
9 et 10 transverses et à peu près semblables. 3.
3. Lobe frontal plus large (fig. 170). Article 5 des antennes nette¬
ment plus long que large. Long. 2,7 à 3 mm.. . 1. Peringueyi Raffr.
— Lobe frontal plus étroit. Antennes plus courtes, l’article 5 à
peine plus long que large. Long. 2,7 à 2,8 mm.. . 2. diversus Raffr.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. IX. 11
Source : MNHN, Paris
162
R. JEANNEI..
Groupe d ’heterocerus.
4. Antennes à articles du funicule courts, les 4 et 5 à peine plus
longs que larges. 5 (fig. 176) : article 7 très gros, le 10 très sail¬
lant en dehors, le 9 petit et globuleux). Long. 2,8 mm.
. 4. acutispina Raffr.
— Antennes longues, à articles du funicule allongés. S : article 7
petit, les 9 et 10 bien plus larges et égaux. 5.
5. Pronotum plus étroit. Antennes 6 (fig. 177) : articles 9 et 10
des antennes épais et massifs, le 8 petit et globuleux. Long.
2,8 à 3 mm. 5. heterocerus RafTr.
— Pronotum plus large. Antennes S (fig. 178) : article 9 et 10
larges mais plats, un peu en toupies, le 8 transverse. Long. 3
mm. 6. antennatus Raffr.
Groupe du Peringueyi.
1. Pselaphoceius Peringueyi Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 29 ;
type : Newlands (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 110, pl. xviii, fig. 10.
Fig. 170 à 172 et 179. — Long. 2,8 à 3 mm. Aptère. Rougeâtre
foncé. Epais. Tête à front haut et parallèle, les antennes robustes. Pro¬
notum un peu plus long que large. Elytres longs et convexes, à épau¬
les saillantes. Abdomen élargi, les côtés des tergites saillants, arrondis.
Pattes grêles.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
163
Mâle : Antennes (fig. 172) à scape long, articles du funicule un
peu plus longs que larges, le 5 presque de moitié ; article 7 très renflé,
le 8 petit, les 9 et 10 très transverses, le 11 ovoïde. Fémurs antérieurs
avec une dent sur le milieu de la face ventrale.
Femelle : Antennes plus courtes, les articles du funicule à peine
plus longs que larges, le 7 petit, les 9 et 10 aussi larges et transverses
que chez le mâle, le 11 plus court.
Edéage (fig. 179) relativement petit. Capsule basale à fenêtre dor¬
sale divisée en deux, la lame distale atténuée, à côtés rectilignes ; Sac
interne avec deux paires de pièces à sommet crochu en dehors.
Capland : Newlands, Constancia, aux environs de Capetown, abon¬
dant sous les pierres (A. Raffray).
2. Pselaphccerus diversus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 111 ; type : Kloof Road (Mus. Paris).
Fig. 173 et 180. — Long. 2,7 à 2,8 mm. Aptère. Plus petit et plus
ramassé que le précédent. Front non surélevé, non parallèle, plus rétré¬
ci en avant ; les antennes plus courtes. Pronotum plus court. Elytres
et abdomen semblables.
Mâle : Antennes (fig. 173) plus courtes, les articles du funicule
courts, le 5 à peine plus long que large. Article 7 aussi renflé ; la mas¬
sue semblable, mais ses articles plus déliés, un peu moins transverses.
Dent des fémurs antérieurs moins saillante.
Femelle : Antennes à funicule comme chez le mâle, l’article 7
un peu plus gros que le 6, la massue semblable à celle du mâle.
Edéage (fig. 180) très grand, mais de même forme générale que
celui du Peringueyi ; lame distale plus longue. Sac interne avec deux
paires de pièces copulatrices, celles de la paire interne très longues,
sinueuses et falciformes dans leur partie distale, celles de la paire
externe très petites.
Cnpland : Kloof Road, sur la côte de Camp’s Bay, aux environs
de Capetown, assez rare (A. Raffray).
3. Pselaphocerus amicus Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 409, pl. xviii, fig. 13-14 ; type : Stellenbosch (Mus. Paris).
Fig. 174 et 181. — Long. 2,8 à 3 mm. Aptère. Allongé. Tète étroite,
â lobe frontal allongé. Antennes longues. Pronotum un peu plus long
que large. Elytres courts, étroits en avant. Bords latéraux des tergites
anguleusement saillants comme chez les deux espèces précédentes.
Mâle : Antennes (fig. 174) très longues, les articles du funicule
allongés, le 5 près de deux fois aussi long que large ; article 7 non
épaissi, à peine plus large que le 6, le 8 petit, les 9 et 10 transverses,
â peine plus larges que le 7, le 11 épais, fortement asymétrique.
Fémurs antérieurs non dentés.
Femelle : Antennes un peu plus courtes, ne différant de celles du
mâle que par la brièveté des articles du funicule, l’article 5 à peine
de moitié plus long que large.
Source : MNHN, Paris
164
H. JEANNE!..
Edéage (fig. 181) très grand, large, les côtés de la lame distale
épais et anguleux. Pièces du sac interne fusionnées en une masse qua-
drangulaire à sommet tronqué.
Capland : Stellenbosch et Newlands, aux environs de Capetown,
assez rare (A. Raffray).
Groupe de Vheterocerus.
4. Pselaphocerus acutispina Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
XI, p. 410, pl. xviii, fig. 11-12 ; type : Port Elisabeth (Mus.
Paris).
Fig. 175, 176 et 182. — Long. 2,8 mm. Aptère. Lobe frontal rétréci,
un peu bosselé. Antennes peu longues. Pronotum court, guère plus
long que large. Elytres courts. Côtés des tergites abdominaux sans
saillies anguleuses.
Mâle : Antenne (fig. 176) à articles du funicule courts, le 5 pas
plus long que large. Article 7 dilaté en dehors, sécuriforme, le 8 et
le 9 petits, le 10 court mais longuement prolongé en dehors, le 11
court et symétrique. Fémurs antérieurs avec une dent longue et grêle,
styloïde sur le tiers proximal de la face inférieure.
Femelle : Antennes comme chez le mâle, mais sans aucune dila¬
tation des articles 7 et 10.
Edéage (fig. 182) grand, à côtés arqués. Sac interne avec une seule
paire de pièces copulatrices, épaisses et droites, à sommet crochu en
dedans.
Capland : Port Elisabeth (D r H. Brauns) ; Uitenhage, aux envi¬
rons de Port Elisabeth (RaffrayI ; Algoa Bay (D r H. Brauns) ; Willow-
more (D r H. Brauns).
5. Pselaphocerus heterocerus Raffray, 1887, Rev. d’Ent., VI, p. 30 ;
type : Stellenbosch (Mus. Paris). — 1897, Trans. S. Afr. phil.
Soc., X, p. 111, pl. xvii, fig. 12.
Fig. 177 et 183. — Long. 3 mm. Aptère. Tête allongée, le lobe fron¬
tal atténué. Antennes longues. Pronotum plus long que large. Elytres
longs, à épaules obliques mais saillantes. Côtés des tergites non angu¬
leux.
Mâle : Antennes (fig. 177) longues et grêles, les articles du funi¬
cule longs, le 5 deux fois aussi long que large. Article 7 petit mais
asymétrique, le 8 globuleux, les 9 et 10 épais et transverses, massifs ;
article 11 elliptique allongé. Fémurs antérieurs avec une dent très
petite au tiers proximal de la face inférieure.
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 183) épais, convexe, à capsule basale plus courte que la
partie distale, celle-ci largement ouverte. Sac interne avec une paire
de pièces copulatrices très petites.
Capland : Newlands, Stellenbosch, aux environs de Capetown,
deux mâles (A. Raffray).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
165
6. Pselaphoceius antennatus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 112, pl. xvn, fig. 13 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 178 et 184. — Long. 3 mm. Aptère. Aspect du précédent, mais
avec le pronotum plus court et plus renflé. Arrière-corps semblable.
Mâle : Antennes (fig. 178) aussi longues que chez heterocerus, les
articles du funicule semblables. Article 7 un peu plus gros, asymétri¬
que, le 8 petit mais transverse ; articles 9 et 10 larges, transverses,
mais plus plats que chez heterocerus ; article 11 aussi allongé mais
plus large. Dent des fémurs antérieurs plus grande, située à la même
place.
Fia. 182 à 184. Gen. Psetaphocerus Raffr., édéages, face dorsale, X 90. — Fig. 182.
Ps. aculispina Raffr., de Port Elisabeth. — Fig. 183. Ps. heterocerus Raffr., de
Capetown. — Fig. 184. Ps. antennatus Raffr., de Capetown.
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 184) grand, un peu rétréci à la base de la lame dis¬
tale. Sac interne avec deux paires de pièces copulatrices très grandes,
épaisses, atténuées et arquées en dedans au sommet. Ce grand déve¬
loppement des pièces copulatrices contraste avec la régression de celles
de Vheterocerus.
Copland : Newlands, près de Capetown, un seul mâle (A. Raffray).
54. Gen. PSELAPHOCERODES. nov.
Type : Pseluphocerus nodicornis Raffray.
Genre voisin de Psetaphocerus, présentant le même aspect géné¬
ral, la même pubescence longue et hérissée, des palpes maxillaires de
même type que chez le Ps. Peringueiji (fig. 171). Toutefois les élytres,
plus rétrécis en avant, ont la base de la strie suturale et la strie discale
Source : MNHN, Paris
166
R. JEANNEL.
profondément canaliculées, ce qui n’est pas le cas chez les Pselapho-
cerus.
Antennes des mâles bien différentes par le gros renflement de
l’article 5 et non du 7.
Edéage (fig. 186) d’un autre type que celui des Pselaphocerus,
petit et étroit, avec la capsule basale atténuée en pointe à la base,
la partie distalc encadrée par deux hauts bourrelets. Sac interne avec
des paires de pièces copulatrices.
1. Pselaphocerodes nodicornis Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
XI, p. 414 ( Pselaphocerus ) ; type : Uitenhage (Mus. Paris).
Fig. 185 et 186. — Long. 2,8 mm. Aptère. Relativement étroit. Tète
petite, le lobe frontal atténué, les yeux grands. Palpes avec les saillies
externes de l’intermédiaire et de la massette obtuses. Antennes peu
Fig. 185 et 186. Gen. Pselaphocerodes, nov. — Fig. 185. Ps. nodicornis Raffr., mâle,
de Uitenhage, X 21. — Fig. 186. Edéage, face dorsale, x 90.
longues, avec les articles du funicule 3 et 4 globuleux. Pronotum court,
guère plus long que large. Elylres longs, étroits aux épaules et dépri¬
més dans leur partie basale, avec la strie discale et la base de la
suturale profondément canaliculées. Côtés des tergites abdominaux
sans saillies anguleuses. Pattes grêles.
Mâle : Antennes (fig. 185) coudées à partir du sixième article, le
scape court, le pédicelle et les articles 3 et 4 globuleux, le 5 très ren¬
flé, ovoïde, les 6, 7 et 8 petits, le 7 toutefois un peu plus large que ses
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
167
voisins ; articles 9 et 10 discoïdes, bien déliés et larges, le 11 très
court. Fémurs antérieurs avec une très petite dent au tiers proximal
du bord inférieur.
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 186) bien plus petit que chez les Pselaphocerus.
Copland : Uitenhage, dans l’arrière-pays de Port Elisabeth, un
seul mâle (D r H. Brauns).
Trib. TYRINI Raffrav.
Subtrib. CENTROPHTHALMINA Jeannel.
55. Gen. CENTROPHTHALMUS Schmidt-Gœbel.
Centrophthalmus Schmidt-Gœbel, 1838, Beitr. Mon. PseU p. 7 ; type :
paria Schmidt-Gœbel. — Raffray, 1890, Rev. d’Ent., IX, p.
146. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 209.
Genre répandu dans toute la région gondwanienne orientale, pré¬
sent à Madagascar.
1. Centrophthalmus grandicornis Raffray, 1901, Ann. S. Afr. Mus.,
II, p. 125 ; Ivpe : Salisbury (Mus. Paris). — Jeannel, 1949,
Mém. Mus., XXIX, p. 212, fig. 97 d, e.
Fig. 187. — Long. 3 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant, la
pubescence longue et peu dense. Allongé et étroit. Tête à front saillant
entre les fossettes ocellaires. Antennes longues et grêles, (fig. 187 et
188), les articles du funicule plus longs que larges, les articles 8 et 9
deux fois aussi longs que larges, le 10 tronconique et plus long que
large, le 11 volumineux. Pronotum court, subglobuleux, convexe en
avant, la courbure des côtés tombant brusquement sur les angles anté¬
rieurs, sans rétrécissement collaire. Elytres plus longs que larges, peu
amples. Abdomen allongé. Pattes grêles, les tibias antérieurs grêles et
très peu arquées.
Femelle inconnue.
Edéage (1949, l. c., fig. 97 e ) avec une forte pièce copulatrice très
allongée.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, un mâle (G. A.
K. Marshall).
2. Centrophthalmus Irontalis, n. sp. ; type : Magude (Transv. Mus.).
Fig. 188. — Long. 3 mm. Ailé. Rougeâtre foncé, la pubescence
longue et dressée. Plus épais que le précédent, plus élargi en arrière.
Tête semblable. Antennes aussi longues (fig. 188), les articles du funi¬
cule allongés, les articles de la massue un peu plus courts. Prono¬
tum un peu moins court, atténué en avant, la courbure des côtés plus
faible en avant et laissant place à une zone collaire rétrécie. Elytres
Source : MNHN, Paris
R. JEANNEL.
plus amples et abdomen nettement plus large. Pattes plus robustes,
les tibias antérieurs arqués, épaissis et aplanis en dessous dans leurs
deux tiers distaux.
Mâle inconnu.
Je ne crois pas qu’il s’agisse ici de la femelle du grandicornis
quoique les deux soient de même taille, avec la même forme saillante
du front. Chez les Centrophthalmus la conformation des tibias an*é-
Fig. 187 à 192. Gen. Centrophthalmus Schm.-Goeb. — Fig. 187. Antenne droite du
C. grandicornis Raffr., mâle. — Fig. 188. Antenne droite du C. frontalis
n. sp., femelle. — Fig. 189. Antenne droite du C. Swierstrai, n. sp., mâle, de
Magude. — Fig. 190. Edéage, de profil, du même, X 120. — Fig. 191. Antenne
droite du C. magudensis, n. sp., mâle, de Magude. — Fig. 192. Edéage, de
profil, du même, x 120.
rieurs caractérise des groupes d’espèces, et d’autre part la différence
de forme du pronotum indique qu’on est en présence de deux espèces.
Transvaal : Magude, une femelle (C. J. Swierstra, X-1918).
3. Centrophthalmus Swierstrai, n. sp. ; type : Magude (Transv. Mus.).
Fig. 189 et 190. — Long. 2,5 min. Testacé rougeâtre, la pubescence
dressée et peu longue. Allongé. Tête à front aplani entre les fossettes
ocellaires, ies épines sous-oculaires fines. Antennes (fig. 189), à articles
du funicule un peu plus longs que larges, ceux de la massue allongés,
quoique un peu plus courts que chez le frontalis, le 10 encore un
peu plus long que large. Pronotum aussi long que large, sans rétré¬
cissement collaire, comme chez grandicornis. Pattes grêles, les tibias
antérieurs peu arqués et grêles.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 16!)
Femelle inconnue.
Edéage (fig. 190) avec une pièce copulatrice longue et à peu près
rectiligne, aussi longue que toute la partie distale.
Transvaal : Magude, un mâle (C. J. Swierstra, X 1918).
4. Centrophthalmus maqudensis, n. sp. ; type : Magude (Transv. Mus.).
Fig. 191 et 192. — Long. 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre la pubes¬
cence longue et dressée. Tête comme chez le précédent. Antennes plus
courtes (fig. 191), les articles du funicule aussi longs que larges ;
chez le mâle, l’article 8 ovale, le 9 tronconique, tous deux un peu plus
longs que larges, le 10 tronconique et aussi long que large, le 11 ovale
et épais ; chez la femelle les articles de la massue sont un peu plus
courts, presque globuleux. Pronotum petit, étroit, mais aussi long que
large, sans rétrécissement collaire. Arrière-corps un peu allongé. Pat¬
tes courtes, les tibias antérieurs arqués et épais, élargis et aplatis en
dessous dans leur partie distale.
Edéage (fig. 192) à pointe fortement infléchie et pointue. Sac in¬
terne avec une pièce copulatrice courte et incurvée.
Transvaal : Magude, 4 exemplaires (C. J. Swierstra, X 1918).
56. Gen. CAMALDUS Fairmaire.
Camaldus Fairmaire, 1863, Ann. Fr., (4) III, p. 637 ; type : villosulus
Fairmaire. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 214.
Genre différant de Centrophthalmus par la forme des palpes dont
l’intermédiaire présente une saillie distale en dehors de l’insertion
de la massette.
1. Camaldus Marshalli Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil. Soc., XI,
p. 407, pl. xvm, fig. 22-23 ( Centrophthalmus ) ; type : Salis-
bury (Mus. Paris). — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 217,
fig. 100 c, d.
Long. 2,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la pubescence courte.
Allongé et grêle. Front bombé, les yeux grands mais peu saillants, les
épines sous-oculaires courtes. Antennes très grêles (1949, l. c., fig.
100 c), les articles du funicule allongés, de moitié plus longs que
larges, la massue très longue, l’article 8 deux fois aussi long que large,
le 9 un peu plus court, le 10 de même longueur que le 9, mais plus ren¬
flé, le 11 elliptique. Pronotum un peu plus long que large, sa plus
grande largeur avant le milieu. Arrière-corps allongé. Pattes longues
et grêles, les fémurs fusiformes, les tibias antérieurs grêles et cylin¬
driques, non renflés mais fortement incurvés vers le milieu.
Femelle inconnue.
Edéage (1949, /. c., fig. 100 d) atténué en pointe aiguë et recour¬
bée. Pièce copulatrice avec un large lobe terminal arrondi et muni
d’une longue apophyse rétrograde pointue.
Source : MNHN, Paris
170
R. J RA N N EL.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, un mâle (G. A. K.
Marshall),
2. Camaldus Jansei. n. sp. ; type : Pretoria (Transv. Mus.).
Long. 3 mm. Ailé. Rougeâtre foncé, la pubescence assez longue et
dressée. Robuste, aspect d’un grand Centrophlhalmus. Tête petite, à
front régulièrement convexe et lisse ; yeux plus courts et plus saillants
que chez Marshalli, l’épine sous-oculaire longue et acérée, testacée.
Antennes longues, avec les mêmes proportions des articles que chez
Marshalli (1949, I. c., fig. 100 c), mais un peu moins grêles. Pronotum
un peu plus large que long, sa plus grande largeur vers le milieu, le
disque lisse et convexe. Elvtres amples, vaguement ponctués, s’élargis¬
sant en arrière. Abdomen long et large, les côtés des tergites très sail¬
lants. Pattes robustes, courtes, les tibias antérieurs épaissis vers le
milieu, un peu arqués, sans aplatissement de la face inférieure
Mâle inconnu.
Transvaal : Pretoria, 3 femelles (A. J. T. Janse, X, 1915).
57. Gen. CENTROPHTHALMOS1S Raffray.
Centrophthalmosis Raffray, 1904, Ann. Fr., LXX1II, p. 363 ; type :
exilis Raffray. — Jf.annf.l, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 218.
Genre différant des deux précédents par la forme des palpes ;
l’intermédiaire, très large et densement pubescent, est sillonné sur sa
face interne.
1. Centrophthalmosis brevispina Raffray, 1898, Trans. S. Afr. phil.
Soc., XI, p. 408, pl. xviii, fig. 22 ICentrophlhalmus) ; type :
Uitenhage (Mus. Paris). — gracilis Raffray, 1901, Ann. S.
Afr. Mus., Il, p. 126 ( Cenlrophthalmns) ; type : Salisbury
(Mus. Paris). — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 222
( Centrophthalmosis).
Fig. 193. — Long. 1,6 à 1,8 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, la
pubescence assez courte, fine et dressée. Allongé et un peu déprimé.
Front convexe, les yeux très grands et très saillants, occupant tout le
côté du front, les tempes très réduites ; épine sous-oculaire très courte
et obtuse. Antennes à scape court, pédicelle à peine plus long que large
et articles du funicule petits, pas plus longs que larges ; articles de
la massue 8, 9 et 10 épais, ovalaires, à peine plus longs que larges,
le 11 plus gros et ovale. Pronotum aussi long que large, ses côtés peu
bombés. Elytres assez longs, aplanis, lisses. Abdomen étroit, avec les
côtés des tergites rectilignes, non saillants en dehors. Pattes grêles,
peu longues, les fémurs fusiformes, les tibias antérieurs légèrement
renflés dans la partie moyenne, un peu coudés, sans aplatissement de
la face inférieure.
Pas de différences sexuelles.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 171
Edéage (fig. 193) allongé, terminé en bec recourbé. Sac interne
avec une longue pièce copulatrice tordue en S. Styles très courts.
Espèce largement répandue dans l’Afrique australe. Raffray l’a
décrite deux fois sous des noms différents : d’abord de la Colonie du
Cap, puis de la Rhodésie.
Fig. 193 et 194. Gen. Centrophlhulmosis Raffr., édéagcs, face dorsale, x 120. —
Fig. 193. C. brevispina Raffr., de Salisbury. — Fig. 194. C. Kochi, n. sp., de
l’Ovamboland.
S. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland (G. A. K. Marshall).
— Transvaal : Pretoria, une femelle (C. J. Swierstra, 11-1919). —
Capland : Uitenhage, région de Port Elisabeth (col 1. RalTray) ; Sunday
Bay, 4 exemplaires (Rev. O’Neil) ; Ceres, 2 femelles (R. E. Turner,
IV 1925).
2. Centrophthalmosis Kochi. n. sp. ; type : Oshikango (Trans. Mus.).
Fig. 194. — Long. 1,8 mm. Ailé. Testacé rougeâtre pâle, la pubes¬
cence courte et rare. Allongé, les membres longs. Tète courte, le front
large, les yeux petits quoique plus longs que les côtés des tempes qui
sont anguleuses ; deux épines sous-oculaires acérées et longues de
chaque côté. Antennes robustes mais longues, le scape court, le pédi-
celle oblong, les articles du funicule tous un peu plus longs que lar¬
ges ; articles de la massue 8, 9 et 10 peu renflés, le 8 et 9 de moitié
plus longs que larges, le 10 tronconique, paraissant plus court ; article
11 épais, un peu tronqué à la base, deux fois aussi long que le 10.
Pronotum aussi long que large, sa plus grande largeur bien avant le
milieu, le bord collaire court. Elytres courts et larges, convexes, super¬
ficiellement ponctués. Abdomen étroit, les côtés des tergites arrondis,
saillants en dehors. Pattes longues et grêles, les fémurs non fusifor-
Source : MNHN, Paris
172
R. JEANNE!..
mes, les tibias antérieurs grêles, non arqués, très légèrement épaissis
dans la partie moyenne, sans aplatissement de la face inférieure.
Edéage (fig. 194) plus grand que celui du brevispina, sa capsule
basale plus renflée, sa partie distale recourbée en pointe longue, très
recourbée et aiguë. Pièce copulatrice rectiligne, portée à la base sur
deux arceaux chitineux, son extrémité distale divisée en trois
pointes inégales. Styles très courts.
Transvaal : Oshikango, dans l’Ovamboland, un mâle (C. Koch,
V 1948).
Subtrib. TYRINA Jeannel.
58. Gen. MARELLUS Motschoulsky.
Marellus Motschoulsky, 1851, Bull. Moscou, XXIV, iv, p. 481 ; type :
aegyptiacus Motschoulsky. — Raffray, 1890, Rev. d’Ent., IX,
146. — Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 223.
Espèces de petite taille, à membres très longs, les téguments ponc¬
tués, densement sur l’avant-corps, éparsement sur les élytres et l’abdo¬
men, la pubescence courte et couchée. Tête courte, le front large, les
yeux saillants, le lobe frontal très petit et étranglé à la base. Palpes
maxillaires grêles et longs, l’intermédiaire fusiforme, la massette de
forme variable, mais longue. Antennes très longues et grêles, à massue
de trois articles. Pronotum avec un fin sillon unissant la fovéole basale
aux fossettes latérales. Elvtres à deux fossettes basales et une strie
discale courte. Premier tergite abdominal aussi long que le deuxième,
sans carènes discales. Pattes très longues, les fémurs fusiformes, les
tibias grêles et droits.
Edéage à capsule globuleuse, prolongée par une apophyse distale
plus ou moins comprimée latéralement, asymétrique et inclinée du
côté ventral (1949, I. c., fig. 103 c). Styles courts. Sac interne avec deux
pièces copulatrices.
Ce genre est strictement localisé dans l’Est de l’Afrique, depuis
l’Algérie et l’Egypte jusque dans la Rhodésie. Il a certainement quel¬
que analogie avec Snbulipalpiis Schauf., de la péninsule Indochinoise,
à cause de l’allongement de ses palpes ; mais il n’existe en réalité pas
de parenté directe entre les deux genres, contrairement à ce qu’il
m’avait paru tout d’abord (1949, l. c., p. 224). Snbulipalpiis a une
massette palpaire en massue, épaissie au sommet, des trochanters anté¬
rieurs très longs et un édéage d’un autre type. Il est assurément allié
à Vadoniotus Jeann. de Madagascar, qui représente sa lignée dans la
Grande-Ile ; mais Marellus constitue, dans le groupe des Ti/rina. une
lignée tout autre.
Les espèces connues du genre Marellus sont au nombre d’une
dizaine et se répartissent dans deux groupes.
1° Groupe de filipalpis. — La massette palpaire est longue et
fine, en forme de bâtonnet (1949, l. c., fig. 103 e). Ce groupe est spécial
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
173
à l’Afrique chaude ; filipalpis Rafîr. de Kilwa, Tanganyika Territory,
Gérardi Jeann., du Katanga (1950, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8",
Zool. n° 2, p. 259), Bredoi Jeann., de l’Ituri (1950, /. c., p. 259).
2“ Groupe de palpator. — La massette palpaire, plus ou moins
longue, est elliptique. La répartition des espèces de ce groupe est
curieuse, en ce qu’elle est, en quelque sorte « bipolaire». Des espèces
occupent l’Afrique du Nord, d’autres l’Afrique du Sud.
Dans l’Afrique du Nord, ce sont : biskrensis Reitt., de l’Algérie,
aegyptiacus Motsch., de l’Egypte, palpator Raffr. et Giaquintoi Jeann.
(1951, Ann. Mag. nat. Hist., (12), IV, p. 248), de l’Abyssinie. Dans
l’Afrique du Sud, d’autre part, trois espèces existent dans la Rhodésie,
le Transvaal et le Natal.
J’ai donné (1949, Z. c., p. 224) un tableau des cinq espèces alors
seules connues.
Groupe de palpator.
1. Marellus granosus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 113 ; type : Frere (Mus. Paris). — Jeannel, 1949, Mém.
Mus., XXIX, p. 224, fig. 103 a-d.
Fig. 195 et 198. — Long. 1,5 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, les
pattes, les antennes et les palpes pâles. Tête transverse, le front con¬
vexe, densement ponctué, les yeux saillants, plus longs que les tempes.
Palpes à intermédiaire fusiforme et étroit, la massette à peine
plus longue que l’intermédiaire. Antennes longues, les articles du
funicule allongés, la massue un peu épaissie, l’article 9 trois fois aussi
long que large. Pronotuin aussi long que large, densement ponctué,
ses bosses latérales peu saillantes. Elytres amples, à peu près aussi
longs que larges. Abdomen large et court. Pattes très longues.
Pas de différences sexuelles.
Edéage (fig. 198) court, la capsule basale haute, l’apophyse distale
graduellement atténuée, terminée par une lame sagittale arrondie et
noire. Pièces copulatrices très petites. Styles sans soies.
X. Rhodesia : Salisbury, dans le Mashonaland, quelques exemplai¬
res (G. A. K. Marshall). — Natal : Frere, un mâle (coll. Raffray).
2. Marellus Dollmani. n. sp. ; type : Nainwala (Brit. Mus.).
Fig. 197 et 200. — Long. 1,3 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, les
antennes et les palpes pâles. Front plus large que chez granosus, les
yeux plus saillants. Palpes semblables. Antennes moins longues, le
scape et le pédicelle plus courts, les articles du funicule à peine plus
longs que larges, la massue épaisse quoique déliée, l’article 9 une fois
et demie aussi long que large, le 10 tronconique, le 11 court. Pronotum
transverse, densement ponctué comme la tête, ses bosses latérales très
saillantes. Elytres aussi longs que larges, à épaules arrondies. Abdo¬
men étroit et allongé. Pattes relativement peu longues.
Source : MNHN, Paris
174
R. JEANNE!..
Pas de différences sexuelles.
Edéage (fig. 200) de même type que chez granosus, mais avec des
soies sur le bord dorsal de l’orifice distal, comme chez le palpator Raffr.
de l’Abyssinie (1949, 1. c. fig. 103 c). Apophyse distale sinuée, sa lame
Fie. 195 à 197. Gen. Marellus Motsch. — Fie. 195. Al. granosus Raffr., mâle, de
Salisbury, x 30. — Fig. 196. M. pygidialis, n. sp., mâle, de Namwaln, x 30. —
Fig. 197. Al. Dollmani, n. sp., mâle, de Namwala, X 30.
terminale pointue, avec une petite nodosité dorsale. Pièces copulatrices
réduites. Styles sans soies.
N. W. Hhodesia : Namwala, 4 exemplaires (H. C. Dollman,
III-1913). — Transvaal : Magude, 4 exemplaires (C. J. Swierstra,
X-1918).
3. Marellus pygidialis, n. sp. ; type : Namwala (Brit. Mus.).
Fig. 196 et 199. — Long. 1,8 à 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre, les
antennes, les palpes et les pattes pâles. Tète transverse, les yeux très
saillants. Palpes très longs, mais avec les articles moins grêles, l’inter¬
médiaire un peu élargi dans sa partie distale. Antennes très grêles,
le scape et le pédicelle très allongés, les articles du funicule bien plus
longs que larges. Pronotum aussi long que large, densement ponctué.
Source : MNHN, Paris
• PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 175
ses bosses latérales peu saillantes. Elytres plus longs que larges. Pattes
très longues.
Différences sexuelles considérables. Chez le mâle, la massette pal-
paire est étroite et bien plus longue que l’intermédiaire, la massue
antennaire est plus grêle et plus longue, l’article 9 quatre fois aussi
long que large, le 10 deux fois. D’autre part l’abdomen est très long,
étroit et parallèle, sans corne sur le pygidium.
Fig. 198 à 200. (îen. Marellns Motsch., édéages, face dorsale, X 200. — Fig. 198.
M. granosus Raffr., de Salisbury. Fig. 199. M. pygidialis, n. sp., de Namwala.
— Fig. 200. M. Dollmani, n. sp., de Namwala.
Chez la femelle, la massette palpaire est plus courte et plus ren¬
flée, la massue antennaire plus épaisse, l’article 9 à peine trois fois
aussi long que large. Et surtout l’abdomen, plus court et moins paral¬
lèle, moins étroit, se termine par une forte corne médiane du pygidium.
Edéage (fig. 199) très grand, à capsule basale allongée quoique
haute, la partie distale peu comprimée latéralement, infléchie au som¬
met et terminée par une apophyse noire, quadrangulaire. Pièces copu-
latrices grandes, terminées en pointes acérées et noires.
Espèce très remarquable par sa grande taille et ses caractères
sexuels.
N. W. Rhodesia : Namwala, un mâle et 6 femelles (H. C. Dollman,
III-1913).
Source : MNHN, Paris
176
R. JEANNEI..
59. Gen. PSEUDOTYCHUS Raffray.
Pseudotychus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 114 ;
type : nigerrimus Raffray.
Globuleux et lisse, de couleur noire luisante. Pubescence rare,
doublée par quelques grandes soies dressées. Tête très convexe, les
yeux petits, le lobe frontal petit et très étranglé à la base. Palpes maxil¬
laires (fig. 202) courts, l’intermédiaire globuleux, la massette elliptique,
le distal subulé. Antennes à massue de trois articles. Pronotum cordi-
forme, avec une fovéole basale unie par un fin sillon aux fossettes
latérales. Elytres courts et très convexes, sans trace de la strie discale,
les fossettes basales extrêmement petites. Abdomen très grand et très
convexe, le premier tergite bien plus grand que le suivant. Pattes
Fie. 201 à 203. Gen. Pseudoli/chus Raffr. — Fig. 201. Ps. nigerrimus Raffr., femelle,
de Capetown, x 27. — Fig. 202. Palpe maxillaire droit. — Fig. 203. Edéagc,
face dorsale, x 120.
courtes ; hanches postérieures très écartées ; trochanters intermé¬
diaires exceptionnellement courts, quoique claviformes ; deux ongles
aux tarses.
Edéage : fig. 203.
Genre très isolé dans le groupe des Tyrina, tant par la forme des
palpes qui ressemblent à ceux des Bryaxis que par la brièveté anor¬
male des trochanters intermédiaires.
Une seule espèce localisée près de Capetown.
1. Pseudotychus nigerrimus Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
X, p. 114, pl. xvii, fig. 5 ; type : Newlands (Mus. Paris).
Fig. 201 à 203. — Long. 1,3 à 1,4 mm. Aptère. Noir luisant, les
antennes et les pattes rougeâtre foncé ; lisse, avec de longues soies
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
177
dressées éparses. Tète sublriangulaire, le front très convexe, le lobe
frontal très petit. Antennes longues, à articles du funicule à peine
plus longs que larges, le 8 petit, les 9 et 10 épaissis, aussi longs que
larges, le 11 ovale et court, tronqué à la base. Pronotum plus large que
la tête, cordiforme et très convexe, lisse. Elytres moins longs que
larges, très convexes, les épaules effacées, les côtés très arrondis.
Abdomen bien plus long et plus large que les élytres, très convexe.
Pattes grêles et courtes.
Edéage (fig. 203) volumineux, en forme d’urne largement évasée,
dont l’orifice est rempli par un sac interne membraneux renfermant
trois nodules ebitineux ; fenêtre dorsale allongée, en V. Pas trace de
styles.
Copland : Newlands et environs immédiats de Capetown, 4 exem¬
plaires (A. Raffray).
VI. Subfam. CLAVIGERITAE Redtenbacher.
Clnvigeritae Jeannel, 1954, Mém. Inst. sc. Madag., sér. E, IV, p. 288.
Dans mon travail consacré à une révision des Psélaphides de
Madagascar, j’ai présenté une systématique nouvelle de la sous-famille,
répartissant les genres dans douze tribus. Sur ces douze tribus, sept
sont représentées à Madagascar, cinq y étant strictement localisées.
Ainsi Madagascar apparaît comme le siège d’un centre d’évolution
extraordinairement active de ces Clavigérites et les rapports étroits
que les genres de l’Afrique australe présentent avec d’autres peuplant
la Grande-Ile, attestent que cet épanouissement, tout au moins celui
des Fuslicjerini et des Thijsdariini, s’est produit avant que Madagascar
sc soit isolée de l’Afrique australe.
Evolution de l’antenne. — L’étude taxinomique que j’ai faite
des Clavigérites repose en partie sur l’évolution de leurs antennes.
J’avais été conduit à considérer celles de 3 articles comme représen¬
tant le type le plus primitif, constituées simplement par le scape, le
pédicelle et un fiagclle (1) uniarticulé. Ainsi c’était admettre que les
antennes pauciarticulées des Clavigérites résultaient d’une absence
primitive de la fragmentation du flagelle en 9 articles, qui est la règle
chez les Coléoptères à l’état imaginai, et d’un ralentissement ultérieur
de cette fragmentation, puisque aucun Clavigérite ne dépasse le stade
du flagelle de 4 articles (antennes de 6 articles).
Je dois avouer qu’aujourd’hui cette interprétation ne me paraît
plus satisfaisante (1954, Rev. fr. d'Ent., XXI, p. 239). Je ne crois plus
(jue les antennes pauciarticulées des Clavigérites soient l’effet d’un
retard de la fragmentation du flagelle au cours de la phylogénèse ;
mais je crois que bien au contraire elles résultent de coalescences des
(1) Dans mon travail cité ci-dessus, sur les Psélaphides de Madagascar (p. 258
et suivantes) un lapsus m’a fait écrire «funicule» au lieu de flagelle.
Mémoires ni: Muséum. — Zoologie, t. IX. 12
Source : MNHN, Paris
178
R. JEANXEL.
9 articles primitifs du flagelle, comme d’ailleurs cela apparaît nette¬
ment chez les Paussides. Et mon changement d'opinion tient à plu¬
sieurs raisons.
D’abord une raison théorique. La fragmentation du flagelle ima¬
ginai, représenté à l’état larvaire par le tout petit article distal, a dù
se produire de façon précoce chez les Coléoptères primitifs, dès l’appa¬
rition de l’holométaholie, donc bien avant que se soit établie la myr-
mécophilie des Clavigérites.
Ensuite une raison fournie par une observation toute récente,
faite sur un autre groupe de Psélaphides.
Si l’antenne pauciarticulée des Clavigérites paraissait résulter
d’une non fragmentation primitive du flagelle, c’est qu’on n’y observe
jamais aucune trace de coalescence d’articles, aucun sillon, aucune
cicatrice, comparables aux traces manifestes de coalescences fournies
par les antennes des Paussides. Mais voici que chez un Parasimus
Leleupi Jeann., espèce de la tribu des Gomàcerini, N. Leleup a décou¬
vert que dans la grande forêt de Walikale, au Kivu, une mutation
fréquente fait apparaître des femelles dont deux articles du flagelle
fusionnent sans laisser la moindre trace : les antennes passent du
stade à 7 articles à un stade à 6 articles, et cela d'un seul coup, l’article
unique résultant de la fusion des deux articles primitifs, ne perdant
rien de leur volume total et ne présentant aucune trace de cette fusion
(Jeaxxël, 1944, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8°, Zool. n" 33,
p. 99. fig. 81-84). Sans aucun doute, l’exemple de cette mutation se
produisant sous nos yeux, fait comprendre que le flagelle uniarticulé de
certains Clavigérides puisse résulter de mutations analogues, sans
doute dirigées par la myrmécophilie et ayant produit, à partir de fla¬
gelles primitifs de 9 articles libres, ces antennes rigides, en forme de
bâtonnets, dont les flagelles ont, selon les espèces, 4, 3, 2 ou un seul
article (1).
Il faut constater d’ailleurs que ces phénomènes évolutifs se sont
déroulés indépendamment du degré de myrmécophilie des espèces.
Les deux genres les plus évolués en tant que myrmécophiles, Adrnnes
et Claviger, le premier nordaméricain, le second paléarctique, tous
deux anophtalmes et très étroitement confinés dans les nids des Lasius,
ont des antennes bien différentes : fi articles chez Claviger, 3 articles
chez Adrnnes.
D’autre part, chez les genres gondwaniens, tous oculés, on trouve
toutes sortes de modifications morphologiques, parfois étranges, des
articles du flagelle et le nombre de ceux-ci varie souvent entre genres
manifestement proches parents. Tous ces Clavigérites gondwaniens
sont des symphiles, pourvus de trichomes, et sont inféodés à des
(1) C'est là l’opinion que je m’étais faite tout d’abord et j’avais même signalé
(1949, Mini. Mus.. XXIX. p. 301 qu'il était possible de déceler la trace des onze
articles primitifs sur l’antenne coalcscentc du Diarthricems inleger Raffr., espèce
particulièrement archaïque. Dans la faune de l’Afrique du Sud. les antennes des
Fustigeropsis, montrent aussi nettement, par leurs nodosités, que huit articles y
sont soudés les uns aux autres, formant le grand article distal.
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
179
Fourmis diverses. Mais rien ne permet de supposer que telle ou telle
conformation d’antenne ait un rapport avec la fréquentation d’un hôte
particulier.
Trib. FUST1GERINI Jeannel.
Fustigerini Jeannel, 1949, Mém. Mus., XXIX, p. 29. — 1954, Mém. Inst.
sc. Madag., Sér. E, IV, p. 293. — 1954, Ann. Mus. Congo Belge,
sér. in-8°, Zool. n” 33, p. 152.
Tous les genres sudafricains se placent dans mon groupe IV,
ayant des antennes de 4 ou 5 articles et la cuvette tergale avec deux
saillies portant des trichomes.
60. Gen. PARARTICERUS. nov.
Type : Articerodes latus Raffray.
Genre différant d 'Articerodes RafTr. (type : syrincus Saulcy) par
sa forme générale très large et sa cuvette tergale divisée en trois loges
par deux saillies portant des trichomes. Les antennes ont le même
nombre d’articles, mais le dernier article est plus long et surtout en
forme de tromblon, élargi au sommet. Lobe frontal bien plus court.
D’autre part Pararticerus se distingue de Pseudoclaviyerodes Reich,
et de Rndamopsis Reich. (Jeannel, 1954, Ann. Mus. Congo Belge,
sér. in-8", Zool. n" 33, p. 154) par le nombre des articles antennaires
qui est de quatre au lieu de cinq. Comme Rndamopsis Reich, (type :
Bicknmnni Reich.) Pararticerus a la cuvette tergale divisée en trois
loges par deux saillies portant des trichomes.
Le genre a sans doute une parenté directe avec Articeronomus
Raffr. (type : nitidus RafTr.), de Madagascar, que je ne connais pas
mais qui diffère par la ponctuation réduite de l’avant-corps et l’allon¬
gement du dernier article antennaire.
Comme les genres malgaches, Pararticerus est inféodé à un Cre-
mastogaster arboricole.
1. Paiaiticeius latus Raffray, 1910, Ann. S. Afr. Mus., V, p. 421 ;
(Articerodes ) ; type : Pirie Miss. (Mus. Paris).
Fig. 204 et 205. — Long. 1,7 à 1,9 mm. Ailé. Court et très large,
déprimé. Brun rougeâtre luisant, la tète et le pronolum rugueusement
et assez finement ponctués, les élytres lisses, avec des séries de très
petits poils. Tête courte, de peu plus longue que large, la partie post¬
oculaire rétrécie. Antennes de 4 articles, le flagelle de deux, dont le
premier est un peu plus long que large, le second quatre fois plus long
et graduellement épaissi jusqu’au sommet. Pronotum court et trans¬
verse, avec un sillon médian lisse. Elytres très amples, déprimés, avec
quelques grandes soies (trichomes) sur le bord apical. Plaque tergale
très large, aussi large que longue, atténuée et arrondie en arrière.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. IX. 13
Source : MNHN, Paris
R. JEANNE!,.
Saillies de la cuvette très écartées, les loges externes étroites ; un
trichome pleural assez développé. Pattes courtes.
Mâle : métasternum avec une dépression triangulaire. Fémurs
intermédiaires avec une dent aiguë au tiers proximal du bord infé¬
rieur ; tibias intermédiaires avec une petite dent près de l’extrémité
distale.
F ig. 204 et 205. Gen. Pararticerus, nov. — Fig. 204. P. latus Raffr., mâle, de Pirie
Mission, x 24. — Fig. 205. Edéage, face dorsale, X 110.
Edéage (fig. 205) à capsule basale très allongée, rétrécie dans sa
partie distale. Pièce distale courte, peu infléchie, à bords sinués et
sommet rétréci en lame tronquée, la face dorsale bombée.
Copland : Pirie Mission, district de King William’s Town, plu¬
sieurs exemplaires recueillis par le Rev. G. Rogers, dans un nid car¬
tonné bâti dans un arbre par le Cremastogaster Peringueiji Em.
61. Gen. FUST1GERODES Reitter.
Fustigerodes Reitter, 1884, 1). ent. Zs., XXVIII, p. 168 (sans désigna¬
tion d’espèce). - Raffhay, 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 164 et
167 ; tvpe : capensis Péringuey. — 1904, Ann. Fr., LXXIII,
p. 464.
Subgen. Novoclaviger Wasmann, 1894, Krit. Verz. myrm.
und termit. Arthr., p. 214 ; type : Wroughloni Wasmann.
Genre apparenté à Pararticerus et aux genres malgaches du
groupe IV. Les antennes ont quatre articles et la cuvette tergale porte
des hautes saillies qui la divisent en trois loges inégales, les loges
externes bien plus petites que la médiane.
Avant-corps fortement et densement ponctué, rugueux, les élytres
lisses, à pubescence très fine et très courte. Tête peu longue ; dernier
article des antennes allongé, étroit, en forme de bâtonnet cylindrique
Source : MNHM, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 181
et droit, un peu atténué au sommet, à surface rugueuse. Pronotum
avec un sillon lisse médian. Elytres sans fossettes basales ni stries,
avec ou sans trichomes. Pattes courtes, les fémurs intermédiaires avec
une grand dent au tiers proximal du bord inférieur dans les deux
sexes.
Mâles avec une dent sur le bord inférieur du tibia intermédiaire.
Edéage sans caractères particuliers, la pièce distale toujours arti¬
culée, plus courte que la capsule basale.
Tableau des espèces.
1. Saillies latérales de la cuvette tergale peu saillantes et ne por¬
tant pas de trichomes. Forme étroite et grêle (Subgen. Novocla-
viges Wasm.) . 2.
— Saillies latérales de la cuvette tergale très hautement saillantes
et portant des trichomes. (Subgen. Fustigerodes, s. str.) . 3.
Subgen. Novoclaviger Wasm.
2. Tête relativement longue. Elytres sans trichomes. Long. 1,9 mm
. 1. Wroughtoni Wasm.
Subgen. Fustigerodes, s. str.
3. Saillies latérales de la cuvette tergale en forme de hauts tuber¬
cules, larges et aplaties, hérissés de grandes soies. Forme
robuste . 4.
— Saillies latérales de la cuvette tergale en forme de hautes
carènes étroites et incurvées, excavées sur leur face interne, la
cuvette tergale très profonde . 5.
4. Abdomen pas plus large que les élytres, parallèle, sans élargis¬
sement de la gouttière marginale en avant. Bord antérieur du
lobe frontal arrondi. Long. 2,4 mm. 2. capensis Pér.
— Abdomen plus large que les élytres, avec un élargissement de la
gouttière marginale en avant. Bord antérieur du lobe frontal
anguleux. Long. 2,6 mm. 3. majusculus Baffr.
5. Forme grêle et allongée, parallèle. Elytres sans haute saillie
portant un trichome. Carènes latérales de la cuvette tergale très
élevées. Long. 2 mm. 4. auriculatus Wasm.
— Forme très épaisse, l’abdomen très élargi et très convexe.
Elytres avec de hautes tubérosités portant des trichomes séti-
formes, aussi hautes que les carènes de la cuvette tergale (fig.
207). Long. 2,2 mm. 5. gibbiventris Raffr.
Deux espèces qui me sont inconnues ne figurent pas dans le
tableau : Brnunsi Wasm. et Andreaei Wasm.
Source : MNHN, Paris
182
R. JEANNEL.
Subgen. Novoclaviger Wasmann.
1. Fustigerodes (Novoclaviger) Wroughtoni Wasmann, 1894, Krit. Verz.
myrm. und terniit. Artbr., p. 215 ; type : ? Delagoa Bay (Mus.
Paris). — 1897, W. ent. Ztg., XVI, p. 202. - 1898, I. c., XVII,
p. 96. — Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phi!.. Soc., X, p. 119
( Novoclaviger ).
Fig. 208 et 211. — Long. 1,9 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant ;
la pubescence fine et assez dense. Allongé et grêle, la ponctuation de
l’avant-corps rugueuse. Tête allongée, subcylindrique. Antennes rela¬
tivement grêles. Pronotum globuleux. Elytres lisses, sans trichomes,
tout le bord apical inlléchi. Abdomen court, les saillies latérales de
la cuvette tergale peu élevées, sans trichome, l’excavation centrale de
la cuvette peu profonde, les excavations latérales petites. Pattes assez
grêles.
Mâle : métasternum longitudinalement déprimé. Dents de la
patte intermédiaire peu saillantes.
Edéage (fig. 211) petit et court, la capsule basale presque globu¬
leuse, la pièce distale très infléchie.
Fio. 206 à 208. Gen. Fustigerodes Reitter, X 24. — Fie,. 206. F. (s. str.) cu/iensis Pér.,
femelle-, de Grahamstown. — Fie. 207. F. (s. str.) gibbinentris RafTr., femelle,
de Pirie Mission. — Fin. 208. F. (Xonochwiger) Wroughtoni Wasm., mâle, du
Natal.
Natal : Estcourt, plusieurs exemplaires recueillis par C. Wrough-
ton, myrmécologiste de l’Indian Muséum, et envoyés par lui au Père
Wasmann et au South African Muséum. Quoique Wasmann ai!
indiqué « Delagoa Bay » comme provenance de ses types, il est bien
probable que ce soit une erreur (Raffray, 1897, l.c., p. 120).
Dans les nids (VAcantholepis capensis Mayr (Wroughton).
Source : MNHN, Paris
183
PSÉLAPH1DES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
Subgen. Fustigeiodes, s. str.
2. Fustigeiodes (s. str.i capensis Péringuey, 1888, Trans. S. Afr. phil.
Soc., I, p. 84 ( Commatocerus ) ; type : Grahamstown (Mus.
Paris). — Raffray, 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 167. — 1897,
Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 117.
Fig. 206. — Long. 2,4 mm. Ailé. Rougeâtre luisant, la pubescence
éparse. Allongé et parallèle, épais, la ponctuation de l’avant-corps très
rugueuse. Tête épaisse, le lobe frontal atténué et arrondi au sommet.
Antennes à dernier article épais, renflé dans sa partie moyenne. Pro-
notum globuleux. Elytres avec un trichome apical surélevé. Abdomen
à peu près parallèle, la gouttière marginale sans élargissement dans sa
partie antérieure. Pattes robustes.
Mâle inconnu.
Femelle avec une grande dent aiguë au tiers proximal de la face
intérieure des fémurs intermédiaires ; mais pas de dents sur les tibias
correspondants.
Copland : Grahamstown. La Fourmi-hôte est inconnue.
3. Fustigeiodes (s. str.) majusculus Péringuey, 1888, Trans. S. Afr. phil.
Soc., I, p. 84 ( Commatocerus ) ; type : Newlands (Mus. Paris).
— Raffray, 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 118, pl. xvii,
fig. 7.
Fig. 210. — Long. 2,6 mm. Ailé. Voisin du capensis. Même ponc¬
tuation et pubescence. Tète semblable sauf que le bord antérieur du
lobe frontal est anguleux. Antennes aussi épaisses mais avec le dernier
article graduellement épaissi jusqu'au sommet, non renllé dans sa
partie moyenne. Pronotum plus large, un peu transverse. Elytres sem¬
blables. Abdomen plus large que les élytres, arrondi, non parallèle,
avec un élargissement de la gouttière marginale en avant ; disque plus
hautement bombé que chez capensis. Pattes robustes, la dent fémo¬
rale grande et aiguë.
Mâle ne différant de la femelle que par la présence d’une petite
dent près de l’extrémité distale du bord inférieur du tibia intermé¬
diaire.
Edéage (fig. 210) assez grand, la pièce distale atténuée et terminée
par une dent médiane.
Capland : Newlands, aux environs de Capetown (L. Péringuey) ;
Capetown, un exemplaire (G. Andreae, X, 1919). — Port Elisabeth,
plusieurs exemplaires (D r H. Brauns).
Dans les nids de Cremastogaster Peringueyi Em„ var. nigra, à
Strandfontein (I). C. Andreae). Aussi avec Acantholepis capensis Mayr
(sans doute hôte accidentel), à Capetown (L. Péringuey).
4. Fustigeiodes (s. str.) auiiculatus Wasmann, 1898, Wiener ent. Ztg.,
XVII, p. 98 ; type : Port Elisabeth (Mus. Paris).
Fig. 209. — Long. 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre luisant, la
pubescence très éparse. Etroit et allongé, parallèle, la ponctuation de
Source : MNHN, Paris
184
R. JEANNE!..
l’avant-corps dense mais peu profonde. Tête subcylindrique, un peu
plus longue que large, le sommet du lobe frontal mousse, arrondi.
Antennes peu épaisses, leur dernier article graduellement épaissi. Pro-
notum un peu plus large que long. Elytres légèrement soulevés mais
glabres en dedans de l’angle apical externe, vis-à-vis de la haute carène
conchoïde qui se dresse de chaque côté de la cuvette tergale et porte
des soies. Plaque tergale allongée, bien plus longue que large, sa gout¬
tière marginale large mais régulière ; cuvette tergale très profonde.
Pattes courtes.
Fio. 209 à 212. Gen. Fustiyerodes Reitter, édéagcs, x 90. — Fie. 209. F. (s. str.) auri-
culalus Wasm., <lu Capland. — Fig. 210. F. (s. str.) majusculus Pér.. de
Newlands. — Fig. 211. F. (Xovoclaviger) Wroughtoni Wasin., du Natal. —
Fig. 212. F. (s. str.) gibbioentris Raffr., de Piric Mission.
Mâle : Dent des tibias intermédiaires peu développée.
Edéage (fig. 209) peu différent de celui du majusculus, la pièce
distale moins étroite, plus arrondie latéralement, son sommet arrondi.
Capland : Port Elisabeth, dans un nid de Rhopalomyrmex trans-
versinodis Mayr (D r H. lîrauns).
5. Fustigeiodes (s. str.) qibbiventris Rafkhay, 1910, Ann. S. Afr. Mus.,
V, p. 422 ; type : Pirie Mission (Mus. Paris).
Fig. 207 et 212. — Long. 2,2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre la pubes¬
cence fine et courte, très régulière, presque alignée sur les élytres.
Epais, la ponctuation de l’avant-corps rugueuse et profonde. Tète sub¬
cylindrique allongée, plus longue que le pronolum, le sommet du lobe
frontal un peu anguleux. Antennes à dernier article légèrement aminci
à l’extrémité. Pronotum court et transverse. Elytres avec deux fortes
saillies postérieures hérissées de grosses soies, saillies qui encadrent
une profonde dépression du bord apical élargissant en avant le creux
de la cuvette tergale ; celle-ci bordée par deux très hautes carènes laté-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
185
raies portant leurs trichomes sétiformes au niveau de ceux des saillies
élytrales. Plaque tergale large, très hautement convexe.
Mâle avec une petite dent tibiale aux pattes intermédiaires.
Edéage (fig. 212) à capsule basale plus courte, plus globuleuse
que chez majusculus et auriculatus ; pièce distale plus atténuée à
l’extrémité.
Copland : Pirie Mission, district de King Williams Town, deux
mâles recueillis dans un nid cartonné aérien du Cremastogaster Perin-
guegi Ein., où il vit en compagnie du Pararticerodes lotus (Rev.
G. Rogers).
Comme on le voit ce Fustigerodes et le Pararticerus forment chez
un Cremastogaster arboricole de l’Afrique du Sud une association bio¬
logique de même nature que celles constituées par les espèces du genre
Fustigerinus avec des Articerodes ou Iiadamopsis dans l’Afrique équa¬
toriale (Jeannel, 1954, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8", Zool. n" 33,
p. 155).
O. Fustigerodes (s. str.i Braunsi Wasmann, 1897, Wiener en. Ztg., XVI,
p. 201 ; type : Port Elisabeth (coll. Wasmann). — 1898, 1. c.,
XVII, p. 97. — 1925, D. ent. Zs., p. 235, fig. 2.
Long. 2 mm. Teslacé rougeâtre. Relativement court, la pubescence
rare, la ponctuation de l’avant-corps bien moins forte que chez majus¬
culus Pér. Dernier article des antennes rétréci à la base, mais de même
épaisseur dans ses deux tiers distaux. Pronotum court et transverse,
comme chez majusculus, mais avec le sillon médian bien plus fin.
Elytres glabres, à fortes strioles basales. Fémurs intermédiaires du
mâle avec une forte dent au milieu du bord ventral. Tibias antérieurs
et intermédiaires sans dents chez le mâle, les intermédiaires arqués.
D’après Wasmann (1925, p. 236, fig.) cette espèce serait voisine de
majusculus Pér., mais plus petite et plus trapue. Les deux photogra¬
phies données par l’auteur ne permettent d’apercevoir aucun des
caractères de la cuvette basale.
Copland : Port Elisabeth, dans les nids cartonnés de Cremasto¬
gaster Peringueyi Em. (D r H. Brauns).
7. Fustigerodes Andreaei Wasmann, 1925, D. ent. Zs., p. 237 ; type :
Pietermaritzburg (coll. Wasmann).
Long. 1,6 mm. Teslacé rougeâtre, la pubescence rare. Court et
large. Tête courte, pas plus longue que large, rugueusement ponctuée.
Antennes épaisses, à peine plus longues que la tête, de 4 articles,
l’article 3 conique, deux fois plus long que large, le dernier peu à peu
élargi. Pronotum un peu transverse, rugueusement ponctué. Elytres
trois fois aussi larges que le pronotum et deux fois aussi longs, striolés
à la base, les côtés arrondis, le bord apical avec une touffe de poils
dorés près de l’angle externe. Abdomen à peine plus long que les
elytres, la cuvette basale large, simple, sans tubercules latéraux.
Source : MNHN, Paris
186
R. JEANNEL.
Mâle : Fémurs intermédiaires à dent médiane longue et aiguë,
les tibias intermédiaires avec une dent distale.
D’après Wasmann, différent des autres especes par sa petite taille,
sa tête très courte, la longueur de l’article 3 des antennes, et aussi par
la présence du trichome élytral externe et la structure de la cuvette
basale, sans trichomes latéraux. Tous ces caractères rendent très sus¬
pecte l’attribution de l’espèce au genre Fustigerodes.
Natal : Pietermaritzburg, plusieurs exemplaires avec un Cremasto-
gaster indéterminé (D r Andreae).
62. Gen. COMMATOCERODES Péringuey.
Commatocerodes Péringuey, 1888, Trans. S. Afr. phil. Soc., I, p. 85 ;
type : Raffrayi Péringuey. — Raffray, 1890, Rev. d’Ent.,
IX, p. 164. — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p, 120.
Voisin de Fustigerodes, mais les antennes ont cinq articles, deux
articles courts restant indépendants à la base du flagelle. Cuvette ter-
gale avec deux saillies portant des trichomes, mais ces saillies sont
déplacées latéralement contre les pleurites, de sorte que les loges
externes de la cuvette sont presque nulles.
Avant-corps fortement et densement ponctué. Tête plus courte que
chez Fustigerodes. Dernier article des antennes en tromblon, c’est-à-
dire élargi à son sommet, alors qu’il est plutôt rétréci au sommet chez
les Fustigerodes.
Caractères sexuels très particuliers.
Mâle : Métasternum soulevé en une haute tubérosité, saillante en
avant, triangulaireinent aplanie en arrière (fig. 214). Tibia intermé¬
diaire avec une grande dent en forme d’épine.
Femelle : Pygidium avec une forte dent retroussée obtuse mais
dépassant le niveau de la partie postérieure de la plaque tergale
(fig. 215).
Edéage (fig. 216) à pièce distale très élargie et courte.
Genre voisin de Fustigerodes, dont il est séparé surtout par le
développement de caractères sexuels inhabituels.
1. Commatocerodes Raffrayi Péringuey, 1888, Trans. S. Afr. phil. Soc.,
I, p. 86, pl. I, fig. 3 ; type : Potchefstroom (Mus. Paris). —
Raffray, 1897, trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 120.
Fig. 213 à 216. — Long. 2,5 mm. Ailé. Rougeâtre luisant, la pubes¬
cence courte. Epais et peu convexe, l’avant-corps fortement et rugueu-
sement ponctué. Tête courte, large à la base, le lobe frontal atténué et
pointu au milieu de son bord antérieur. Antennes à dernier article en
tromblon, élargi à son extrémité. Pronotum court et transverse, sans
sillon médian lisse. Elytres très élargis en arrière, sans saillies posté¬
rieures ni trichomes. Abdomen plus large que les élytres, la plaque
tergale quadrangulaire, élargie en avant par une dilatation de sa gout-
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
187
tière marginale. Cuvette basale bordée latéralement par deux carènes
sans trichomes, la loge externe très rétrécie, mais le pleurite avec un
grand trichome. Pattes assez longues, les fémurs intermédiaires dentés
dans les deux sexes.
Mâle : Métasternum hautement saillant (fig. 214) ; tibias inter¬
médiaires avec une longue épine.
Femelle : Pygidium cornu (fig. 215).
Fig. 213 à 216. Gen. Comnnilocerodes Pér. — Fig. 213. C. Raffrayi Per., mâle, du
Transvaal, X 24. — Fig. 214. Le même, de profil. — Fig. 215. Pygidium de la
femelle, de profil. — Fig. 216. Edéage, face dorsale, x 110.
Edéage (fig. 216) à capsule basale en forme d’urne, à bord évasés,
et pièce distale courte et très large, très infléchie. Plus large que
longue, cette pièce distale a ses bords largement arrondis, formés par
un arc chitineux dont l’extrémité distale recouvre une apophyse
médiane étroite, parallèle et carrément tronquée à son extrémité.
Cet édéage, très aberrant, présente donc des caractères justifiant la
séparation de l’espèce dans un genre à part.
Transvaal : Potchefstroom (coll. RafTray'.
63. Gen. ISCHYROCEROS Rcichensperger.
Ischijroceros Reichensperger, 1915, Medd. Goteborgs Mus. Zool. Aid.,
5, p. 8 ; type : miras Reichensperger.
Petite taille, court et trapu, la pubescence éparse et dressée. Tète
subcylindrique, plus longue que large, le lobe frontal en ogive, le bord
occipital transversalement caréné ; yeux médiocres. Antennes de
5 articles, épaisses et guère plus longues que la tête, les articles 3, 4 et
5 confluents, étroitement accolés les uns aux autres, le dernier deux
Source : MNHN, Paris
188
R. JEANNEL.
fois aussi long que les 3 et 4 ensemble. Pronotum transverse, sans
sillon médian canaliculé, sa surface rugueusement ponctuée comme la
partie postérieure de la tête, les points gros et profonds, presque
polygonaux. Elytres amples, à épaules peu saillantes, le bord apical
peu déprimé, cilié. Abdomen arrondi, la cuvette tergale simple et très
large, la partie postérieure du lergite rugueusement ponctuée comme
la tête et le pronotum. Pattes courtes.
Pas de trichomes sur les élytres, mais de gros trichomes pleu¬
raux.
Mésosternum caréné ; métasternum tronqué. Tout le dessous du
corps rugueusement ponctué comme le dessus, sauf sur la partie
médiane du deuxième sternite qui est excavée et constitue une cuvette
comparable à la cuvette tergale et recevant les exsudats d’un trichome
situé sur la bordure du premier sternite. Comme le dit Reichens-
perger dans sa description du genre Ischyroceros il n’existe aucun
autre Clavigérite présentant une telle cuvette sternale.
Fiu. 217. Gen. Ischyroceros Reichcnsp. : I. mirus Reichensp., du Zululand. Reconsti¬
tution d’après un dessin de Reichenspercer (1915, fig. 4).
La présence d’une carène mésosternale rappelle les Neocerini de
Madagascar. Mais par l’ensemble de ses caractères ce curieux genre
sudafricain se place parmi les Fustigerini. Il est même remarquable
que la structure de ses antennes est tout à fait la même que chez les
Hndrophorus malgaches (1953, Mém. Inst. sc. Madag., sér. E, t. IV,
p. 306) qui présentent d’ailleurs d’autres caractères communs avec
VIschyroceros (forme épaisse, antennes de 5 articles, cuvette tergale
sans trichome).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 180
1. Ischyroceros mirus Reichensperger, 1915, 1. c., p. 8 ; type : Dukudu
(coll. Reichensperger).
Fig. 217. — Long. 1,8 mm. Brun rougeâtre mat, la pubescence
éparse, la ponctuation très grosse. Antennes épaisses, le dernier article
peu à peu élargi vu de dessus, déprimé en dessous, deux fois aussi long
que l’ensemble des deux précédents. Tête presque lisse en avant, gros¬
sièrement ponctuée en arrière. Pronolum transverse, ses côtés très
arrondis en avant.
Natal : Dukudu, dans le Zululand, un exemplaire de sexe indéter¬
miné recueilli par I. Tragaordh dans une fourmilière de Pheidole
pimctatissima Mayr (det. Santschi).
Les Clavigérites sont très rarement des hôtes des Pheidole, alors
que ces Myrmicines hébergent le plus souvent des Paussides.
64. Gen. FUSTIGEROPSIS RafTray.
Fustigeropsis Raffray. 1890, Rev. d’Ent., IX, p. 164 et 167 ; type :
Peringueiji Raffrav. — 1897, Trans. S. Afr. phil. Soc., X,
p. 116.
Allongé et grêle, les membres longs et grêles, l’avant-corps épar-
sement et finement ponctué. Tète longue et étroite, le lobe frontal
en massue, épaissi et relevé en avant. Antennes de 4 articles, très grê¬
les, le dernier article très long, épaissi en troinblon au sommet. Prono-
tum sans sillon médian lisse, la fovéole basale ponctiforme. Elytres
sans stries, avec un petit trichome sur le milieu de chaque bord apical.
Abdomen allongé, la plaque tergale plus longue que large, atténuée, la
cuvette tergale assez profonde, avec deux tubercules latéraux peu sail¬
lants et sans trichome, isolant des loges externes peu larges. Pattes
longues ; pas de dent sur le bord inférieur des fémurs intermédiaires.
Mâles avec une petite dent subapicale au bord inférieur des tibias
intermédiaires, les pattes plus grêles que chez les femelles.
Edéage de même type que chez Fustigerodes.
Genre particulier à l’Afrique australe, mais étroitement apparenté
à Ankarahitra Jeann., dont l’unique espèce connue, A. Perrieri Jeann.,
occupe la région occidentale de Madagascar. Le genre malgache ne
diffère que par la brièveté du dernier article des antennes et des pattes
(1954, Mèm. Inst. sc. Madag., sér. E, IV, p. 309, fig. 170).
1. Fustigeropsis Peringueyi Raffray, 1887, Rev. d'Ent., VI, p. 19 (Coni-
matocerns) ; type : Potchefstroom (Mus. Paris). — 1897,
Trans. S. Afr. phil. Soc., X, p. 116, pl. xvii, fig. 8.
Fig. 218 et 219. — Long. 2,2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre assez
pâle, la pubescence éparse. Tête allongée, les antennes plus longues
que la tête, à dernier article grêle, cylindrique à la base, épaissi en
tromblon dans sa partie distale. Pronotum subglobuleux. Elytres assez
Source : MNHN, Paris
190
R. JEANNEL.
amples, finement et épuisement ponctués, la strie suturale presque
effacée. Plaque tergale plus longue que les élytres. Pattes longues.
Mâle : Pronotum plus étroit, presque plus long que large ; plaque
tergale plus large, à côtés arrondis ; pattes plus grêles, le tibia inter¬
médiaire denté.
Femelle : Pronotum plus large, moins rétréci à la base ; plaque
tergale plus atténuée en arrière, ses côtés moins arrondis, parfois
même rectilignes dans la partie moyenne ; pattes plus épaisses, les
tibias inermes.
Fio. 218 et 219. Gcn. Fusligeropsis Raffr. — Fig. 218. /•’. Perinaueyi Raffr., mâle,
du Transvaal, x 24. — Fig. 219. Edéagc, face dorsale, X 110.
Edéage (fig. 219) à capsule basale allongée, subcylindrique, et
pièce distale relativement large, à sommet anguleux.
Transvaal : Potchefstroom, une femelle (coll. Raffray) ; Zwartkop,
à Pretoria, 4 exemplaires (Al. de Peez, X 1953) ; Irene, 5 exemplaires
(G. van Son, Vil 1931) ; Johannesburg, un exemplaire (D r H. Brauns).
2. Fustigeropsis simplex Raffray, 1904, Ann. Fr., LXXII1, p. 455 ;
type : Bothaville (Mus. Paris).
Long. 2,1 mm. Ailé. Très voisin du Peringueiji. Même aspect géné¬
ral. Tête un peu moins allongée et antennes plus épaisses quoique aussi
longues ; le dernier article, cylindrique et noueux, est notablement plus
épaissi au sommet. Pronotum et élytres semblables. Cuvette tergale
aussi profonde, mais avec son bord postérieur en pente moins abrupte.
Mâle inconnu.
Etat d’Orange : Bothaville, une femelle (coll. Raffray).
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE. 191
Trib. RADAMINI Jeannel.
Radamini Jeannel, 1954, Mém. Inst. sc. Madag., sér. E, t. IV, p. 292
et 319.
Tribu très homogène et caractéristique de la faune malgache, où
les diverses espèces des genres Radama Raffr., Radamellus Raffr.,
Radamides Wasm., Imerina Raffr. et Semiclaviger Wasm. vivent dans
les nids cartonnés de Cremastogaster arboricoles.
J’avais depuis longtemps mis en doute que le genre Radamina et
le Radamides natalensis décrits par le D r A. Reichensperger de l’Afri¬
que australe puissent appartenir à ce groupe de Clavigérites malgaches.
Leur description avait paru dans un périodique suédois introuvable
en France et il a fallu que le D r A. Reichensperger mette généreuse¬
ment à ma disposition un tiré à part de son travail pour que je puisse
me rendre compte du bien-fondé des descriptions de ces espèces. Il
s’agit effectivement d’un Radamides véritable et d’un genre Radamira
voisin de Radamellus Raffr. Ainsi la tribu des Radamini se présente
non comme un groupe endémique de Madagascar, mais comme une
relique de la faune crétacée primitive du massif africano-malgache.
65. Gen. RADAMIRA Reichensperger.
Radamira Reichensperger, 1915, Medd. Gôteborgs Mus. Zool. Afd.,
5, p. 5 ; type : Tragaordhi Reichensperger.
Par l’absence de trichomes dans la cuvette tergale, ce genre se
place auprès de Radamellus Raffr. (Jeannel, 1954, Mém. Inst. sc. Ma¬
dag., sér. E, t. IV, p. 320), et il en diffère par sa forme plus robuste,
sa tète plus large, ses antennes plus allongées.
Court et large, comme les Radama. Tête courte, guère plus longue
que large, le bord antérieur un peu anguleux, le front rugueusement
ponctué. Antennes de 4 articles, plus longues que la tête, avec le der¬
nier article cylindrique et bien plus long que les précédents réunis.
Pronotum globuleux, canaliculé sur la ligne médiane, densement ponc¬
tué, avec de grandes soies dressées sur les côtés. Elytres avec la trace
de trois côtés sur la partie antérieure, avec des soies alignées. Plaque
tergale courte, arrondie, la cuvette basale entière et large, sans tricho¬
mes. Pattes courtes.
Chez le mâle, les fémurs intermédiaires portent une dent aiguë
au milieu du bord postérieur, les tibias intermédiaires une petite dent
apicale.
Genre en réalité très voisin de Radamellus Raffr.
1. Radamira Tragaordhi Reichensperger, 1915, 1. c., p. 5 ; type : Natal
(Coll. Reichensperger).
Fig. 220. — Long. 1,8 mm., c’est-à-dire nettement plus grand que
les Radamellus malgaches dont la taille ne dépasse pas 1 mm. Tes-
tacé rougeâtre, l’avant-corps rugueusement ponctué. Tête subcarrée,
Source : MNHN, Paris
192
R. JEANNE!..
les yeux assez grands mais peu saillants ; tempes hérissées de lon¬
gues soies. Pronotum transverse, arrondi en avant, canaliculé sur la
ligne médiane, le sillon atteignant la base. Côtés du pronotum hérissés
de longues soies.
Trichome pleural très développé ; pas de trichomes sur les ély-
tres.
Natal : Trois exemplaires recueillis par le D r I. Tragaordh dans
un nid cartonné du Cremastogaster Liengmei For., var. Weitzekeri Em.
(III-1905).
66. Gen. RADAMIDES Wasmann.
Radamides Wasmann, 1897, D. ent. Zs., p. 261 ; type : trifoveolatus
Wasmann. — Jeannel, 1954, Mem. Inst. sc. Madag., ser. E,
t. IV, p. 326.
Ce genre est connu par deux espèces, parfois extrêmement abon¬
dantes à Madagascar dans les nids cartonnés aériens du Cremasto¬
gaster Ranavalonae For.
1. Radamides natalensis Reichenspergf.r, 1915, Medd. Goteborgs Mus.
Zool. Afd., 5, p. 6 ; type : Natal (coll. Reichensperger).
Fig. 221. — Long. 1,5 à 1,6 mm., c’est-à-dire un peu plus grand
que le R. trif oveolatus malgache qui ne dépasse pas 1,2 mm. Testacé
rougeâtre plus ou moins foncé. Robuste. Tète et pronotum rugueuse-
Fig. 220. Gen. Radamira Reichensp. ; R. Trâgaordhi Reichensp., du Natal.
Fig. 221. Gen. Radamides Reichensp. ; R. natalensis Reichensp., du Natal. Recons¬
titution d’après les dessins de REiCHENSPEno.iîn (1915, fig. 2 et 3).
ment ponctués. Tête à peu près aussi longue que large, son bord anté¬
rieur arrondi. Antennes un peu plus longues que la tête, de 4 articles,
le dernier long, subcylindrique, quatre fois plus long que le précédent.
Pronotum globuleux, profondément canaliculé sur la ligne médiane
Source : MNHN, Paris
PSfii.APHIDES DE L’AFRIQUE AUSTRALE.
en avant d’une petite fovéole basale. Elytres larges, chacun avec six
rangs de soies raides ; bord apical avec une saillie portant un trichome
qui vient au contact du tubercule à trichome de la cuvette tergale ;
celle-ci divisée en trois loges dont la médiane est de beaucoup la plus
grande.
Tibias intermédiaires du mâle fortement arqués, avec deux épines
robustes, une large près de la base, une plus fine vers le milieu du
bord interne.
Différent du trifoveolntus par sa tête plus large, son dernier article
des antennes plus long et subcylindrique, par son profond sillon pro¬
thoracique et ses deux épines tibiales chez le mâle.
Natal : Stamford Hill, nombreux exemplaires dans des nids de
Cremastogaster tricolor Gerst. (I. Tràgaorth, 11-1904 et 1-1905).
Trib. THYSDARUNI Jeannel.
Thysdariini Jeannel, 1954, Mém. Inst. sc. Madag., sér. E, IV, p. 292
et 332.
Les genres de cette tribu sont caractérisés surtout par la forme
de la tête, dont le front n’est pas séparé du cou par un rebord occi¬
pital et dont la partie préoculaire de la face sternale se présente comme
une large plaque lisse et unie.
Trois genres forment cette tribu. Chez Thysdarius Fairm., de
Madagascar, les antennes ont 4 articles ; chez Braunsiella Raffr. de
l’Afrique australe, elles en ont 5 ; enfin le troisième genre, Eurycheiles
Jeann. de la Dorsale congolaise et de l’Angola, a des antennes de 3
articles et est remarquable par l’étrange béquille métasternale des
mâles (Jeannel, 1953, Ann. Mus. Congo Belge, sér. in-8", Zool. n° 20,
p. 74, fig. 51). Une apophyse analogue, mais plus grêle existe chez les
mâles du Thysdarius Perrieri Fairm. ; mais il n’y en a pas trace chez
Braunsiella.
67. Gen. BRAUNSIELLA Raffray.
Braunsiella Raffray, 1901, Bull. Fr., p. 201 ; type : pubiventris Raffray.
Epais, avec l’avant-corps grêle. Téguments lisses, sans ponctua¬
tion, la pubescence très fine. Tète allongée, étroite, le cou rétréci, le lobe
frontal en massue. Antennes longues, de 5 articles, les trois articles
du flagelle croissant d’épaisseur, le deuxième étant le plus long. Pro-
notum aussi long que large. Elytres sans stries ni fossettes, sans tri-
chomes, le bord apical profondément infléchi. Abdomen pas plus large
mais un peu plus long que les élytres, son disque très hautement sur¬
élevé, en cône, dont le versant antérieur tombe à pic sur le bord posté¬
rieur des élytres, bordant une fente profonde transverse au lieu d’une
cuvette. Pattes courtes et épaisses ; pas de dent fémorale aux pattes
intermédiaires.
Source : MNHN, Paris
194
R. JEANNEL.
Chez le mâle, les tibias intermédiaires portent une dent aiguë et
perpendiculaire à l’extrémité distale du bord inférieur ; le métaster-
num est régulièrement convexe.
Edéage sans caractères particuliers.
1. Braunsiella pubiventris Raffrav, 1901, Bull. Fr., p. 202, fig. ; type :
Willowmore (Mus. Paris).
Fig. 222 à 224. — Long. 2 mm. Ailé. Testacé rougeâtre. Tête à
partie préoculaire plus longue que la postoculaire, la massue formée
par le lobe frontal très épaisse. Antennes presque deux fois aussi lon¬
gues que la tête ; l’article 3 (premier du flagelle) de moitié plus long
Fig. 222 à 224. Gen. Braunsiella Raffr. — Fig. 222. B. pubiventris Raffr., mâle, de
Willowmore, x 24. — Fig. 223. Tête, face ventrale. — Fig. 224. Edéage de
trois-quarts, X 110.
que large, le 4 plus épais et deux fois et demie aussi long que le 3,
le 5 et dernier encore plus épais, ovoïde, et tronquée au sommet, aussi
long que les deux tiers du précédent. Pronotum large à la base, ses
côtés un peu anguleux. Pas de trichomes, ni sur les élylres, ni sur
l’abdomen.
Edéage (fig. 224) à capsule basale courte et épaisse, la pièce dis¬
tale atténuée.
Cnplnnd : Willowmore, dans l’est de la province, mâle et femelle
(D r H. Brauns).
68. Gen. ARNOLD1ELLA Brauns.
Arnoldiella Brauns, 1925, S. Afr. Journ. Nat. Hist., V, p. 117 ; type :
tibialis Brauns.
Epais, avec l’avant-corps atténué. Téguments lisses, la pubescence
éparse. Tête avec un long cou subcylindrique, sans trace de rebord
Source : MNHN, Paris
PSÉLAPHIDES DE L'AFRIQUE AUSTRALE.
195
occipital, le lobe frontal étroit. Antennes longues et grêles, de 3 arti¬
cles, le dernier extrêmement long et claviforme, ressemblant à celui du
Thysdarius Perrieri Fairm., de Madagascar (Jeannel, 1954, Mém. Inst,
sc. Maday. . sér. E, t. IV, p. 334, fig. 196). Pronotum uni, sans sillon
médian. Elytres sans stries ni fossettes, sans trichomes. Abdomen
court, la cuvette tergale large et simple, non cloisonnée en trois loges.
Pattes très grêles, longues, les fémurs en massue.
Chez le mâle, les tibias intermédiaires, sinueux, portent une très
grande dent au milieu du bord interne ; les fémurs intermédiaires sont
armés d’une longue épine recourbée et bifide, insérée sur le tiers proxi¬
mal du bord postérieur.
Fie. 225 et 220. Gen. Arnoldiella Brauns. — Fie. 225. A. libialis Brauns, de Buta-
wayo. — Fia. 226. Tête, de profil. (D’après H. Brauns, 1925).
Ce genre appartient très vraisemblablement à la tribu des Thijsda-
riini, comme l’indique la structure de sa tête (fig. 226) sans rebord
occipital et à vaste surface gulaire. Il est bien différent de Braunsiella
et rappellerait plutôt, d’après la figure donnée par le D r H. Brauns (fig.
225), le Thysdarius Perrieri Fairm., de Madagascar. La seule diffé¬
rence importante qui sépare Arnoldiella de Thysdarius est l’absence
de cloisonnement de la cuvette tergale chez le premier, caractère qui
le relie d’ailleurs aux deux autres genres africains, Braunsiella et Eury-
cheiles.
Arnoldiella tibialis Brauns, 1925, 1. c., p. 117 ; type : Bulawayo (coll.
H. Brauns et Rhodesia Mus.).
Fig. 225 et 226. — Long. 2 mm. Brun rougeâtre luisant. Entière¬
ment lisse. Tête allongée, les yeux ponctiformes, la partie postoculaire
de la tête subcylindrique, le lobe frontal rétréci, aussi long que la par¬
tie postoculaire. Antennes très longues, l’article 2 petit et globuleux.
Source : MNHN, Paris
196
R. JEANNE!..
le dernier très long, très grêle, hirsute, un peu incurvé dans sa partie
distale qui se termine en massue aplatie. Pronotum aussi long que
large, très atténué en avant. Elytres élargis en arrière, avec une fine
strie suturale, leur partie postérieure déprimée. Cuvette tergale semi-
circulaire, simple et profonde. Un trichome pleural bien développé de
chaque côté de la cuvette.
Fémurs grêles, en massue, les tibias antérieurs bien plus longs
que les fémurs correspondants, les tibias postérieurs incurvés.
S. Rhodesia : Bulawayo, dans un nid de Pheidole punctulata
Mayr, en juin (D r Arnold).
Achevé d'imprimer le 11 juillet 1955.
Imprimé en France.
I.e Gérant : René Jeannf.i..
Imp. Maurice Dbclitme, I.ons-lr-Snunier. — 76-55-500.
Juillet 1955 « Dépôt légal, 5* trimestre 1955 — n" 1149 ».
Source : MNHN, Paris