BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
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PUBLICATION BIMESTRIELLE
N° 238
JUILLET-AOUT 1974
zoologie
162
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vaciion.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauciiot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. IIallé.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
generale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-lIilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
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36, rue GeofTroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
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Cuvier, 75005 Paris.
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Abonnement général : France, 440 F ; Étranger, 484 F.
Zoologie : France, 340 F ; Étranger, 374 F.
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Sciences physico-ciiimiques : France, 20 F ; Étranger, 22 F.
International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 238, juillet-août 1974, Zoologie 162
SOMMAIRE
R. Dajoz. — Description de Coléoptères nouveaux de la famille des Cerylonidae. 1059
— Notes sur le genre Holoparamecus (Coléoptères, Lathridiidae) et description
d’une espèce appartenant à un nouveau sous-genre. 1069
238. 1
Description de Coléoptères nouveaux de la famille des Cerylonidae
par Roger Dajoz *
Résumé. — Description de six espèces nouvelles et de deux genres nouveaux de Coléoptères
Cerylonidae des collections du Muséum : Axiocerylon grouvellei n. sp., Axiocerylon vinsoni n. sp. ;
Grouvelleia denticollis n. g., n. sp. ; Gyrelon sumatrensis n. sp. ; Cerylon sumatrensis n. sp. ; Thy-
roderus grouvellei n. sp. Tableau de détermination et catalogue des espèces du genre Axiocerylon.
Abstract. — Description of six species and two new généra of Coleoptera Cerylonidae : Axio¬
cerylon grouvellei n. sp. ; Axiocerylon vinsoni n. sp., Grouvelleia denticollis n. g., n. sp., Gyrelon
sumatrensis n. sp., Cerylon sumatrensis n. sp., Thyroderus grouvellei n. sp., A key of the species
of the genus Axiocerylon is given.
Les espèces décrites ci-après se trouvaient parmi les matériaux indéterminés de la
collection Grouvelle et de la collection J. Vinson. Toutes sont conservées dans les col¬
lections du Laboratoire d’Entomologie du Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.
Genre Axiocerylon
Le genre Axiocerylon Grouvelle ( Trans. R. eut. Soc. Lond., 1918 : 41) se reconnaît
facilement parmi les Cerylonidae aux caractères suivants : 1) hypomères portant de chaque
côté un sillon antennaire bien délimité qui s’ouvre dans une dépression large et profonde
recevant la massue antennaire ; 2) antennes de 6 articles (sous-genre Paraxiocerylon) ou
de 9 articles (sous-genre Axiocerylon s. str.) avec une massue de 2 articles étroitement
unis ; 3) pronotum pourvu d’une sculpture complexe et en particulier avec une dépression
transverse plus ou moins profonde ; 4) scutellum caché ; 5) élytres avec 3 interstries sou¬
levés en carènes ; 6) apophyse prosternale large, coupée presque droit en arrière ; 7) premier
sternite abdominal aussi long que les 4 suivants réunis et profondément ponctué.
Les deux espèces suivantes sont nouvelles.
Axiocerylon grouvellei n. sp.
(Fig. I et 2)
Holotype : un exemplaire de Sierra Leone : Rhobomp. Cette espèce se trouve parmi
les indéterminés de la collection Grouvelle (Muséum, Paris). Elle a déjà été signalée
* Laboratoire d’Écologie générale, Muséum national d'Ilisloire naturelle, 4, avenue du Petit Château,
91800 Brunoy.
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ROGER DAJOZ
Fig. 1 à 4. — Axiocerylon grouvellei n. sp. : 1, habitus ; 2, antenne. Axiocerylon monstrosum Grouvelle :
3, habitus ; 4, arrière du corps vu de profil. (La tête de A. grouvellei a été redressée pour la rendre
visible de dessus.)
comme espèce nouvelle, mais non décrite, par Grouvelle lui-même (1918 : 42). La localité
de Rhobomp est située par 8°50' de latitude nord et 12°10' de longitude ouest ( cf . P. Lepesme,
Longicornia, I, 1950 : 585).
Longueur 2,15 mm. Brun rougeâtre foncé, les antennes et les pattes rougeâtres. Tête
au repos cachée sous le pronotum ; yeux petits ; antennes avec le premier article globuleux,
le deuxième plus long que large et rétréci à la base, les articles 3 à 8 à peu près aussi longs
que larges ; massue ovale deux fois plus longue que large, formée de deux articles presque
complètement soudés.
Pronotum 1,2 fois plus large que long, la base en forme de V largement ouvert. Une
carène transversale antérieure surplombant en partie la tête ; en arrière de cette carène
existe nne dépression transversale étroite, puis un relief limité de chaque côté par une
dépression, une large dépression transversale médiane et enfin un relief postérieur. Ponc¬
tuation répartie sur tous les reliefs, peu marquée ; ponctuation absente dans les dépres¬
sions.
Élytres avec 7 stries ; les 2 e , 4 e et 6 e interstries carénés, le 2 e sur toute sa longueur,
le 4 e interrompu en arrière, le 6 e caréné sur toute sa longueur et rejoignant en arrière le
bord latéral de Télytre. La 7 e strie est à peine visible de dessus, cachée par la carène du 6 e
COLÉOPTÈRES NOUVEAUX DE LA FAMILLE DES CERYLONIDAE
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interstrie. Élytres à peine plus longs que larges, leur plus grande largeur un peu en avant
du milieu.
Axiocerylon vinsoni n. sp.
(Fig. 5)
Holotype : Ile Maurice, Mont Cocote, 8-VII-1956 (J. Vinson ) (Muséum, Paris).
Paratype : Ile Maurice, Le Pouce, 22-IV-1946 (J. Vinson ) (Muséum, Paris).
Ces deux insectes se trouvent dans la collection Jean Vinson récemment entrée au
Muséum. Ils sont déjà signalés comme représentants d’une espèce nouvelle non décrite
dans le Catalogue des Coléoptères des Mascareignes de J. Vinson (1967 : 333).
Longueur 2 à 2,10 mm. Brun noirâtre, antennes et pattes jaunâtres. Tête fortement
ponctuée ; antennes comme chez A. grouvellei décrit ci-dessus.
Pronotum avec la plus grande largeur vers la base, rétréci vers l’avant et 1,45 fois
plus large que long. Ponctuation assez forte ; dépression transversale large et non ponctuée,
en forme de gouttière. Base du pronotum avec la partie médiane saillante et presque rec¬
tiligne, et non en forme de large V comme chez les autres espèces.
Elytres aussi larges que longs avec le 2 e interstrie à peine caréné, réuni en arrière
au 4 e interstrie qui est bien plus saillant ; le 6 e interstrie est également caréné et il forme
en vue dorsale le bord externe de l’élytre ; le 7 e interstrie et la 7 e strie sont situés en posi¬
tion presque ventrale et invisibles de dessus. Ponctuation forte et grosse sauf sur la partie
médiane des deux premières stries où elle est presque effacée, très superficielle.
Fig. 5 à 8. — Axiocerylon vinsoni n. sp. : 5, habitus. Axiocerylon cavicolle Grouvelle
6, habitus ; 7, antenne ; 8, palpe maxillaire.
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ROGER DAJOZ
La description de ces deux espèces porte à 7 le nombre d’ Axiocerylon connus. On pourra
les reconnaître à l’aide du tableau suivant :
1. Antennes de 6 articles (sous-genre Paraxiocerylon Heinze). A. degeneratum Heinze
— Antennes de 9 articles (sous-genre Axiocerylon s. str.). 2
2. Face dorsale couverte de poils plus ou moins longs, parfois peu visibles. 3
— Face dorsale glabre. 4
3. Pubescence simple, très courte. Chaque élytre avec 3 carènes ; la troisième formant le bord
dorsal externe de l’élytre est sinueuse. Une rangée de points assez gros sur le bord postérieur
du pronotum. Grande taille 3 à 3,5 mm. A. monstrosum Grouvelle
— Pubescence double formée de poils couchés très courts, fins et blanchâtres, mêlés de poils plus
longs, dressés et renflés à l'extrémité. Plus petite taille : 2 mm. A. setulosum Heinze
4. Articles 3 et 4 des antennes nettement plus longs que larges. Petite taille 1,5 à 1,7 mm. . . .
A. cavicolle Grouvelle
-— Articles 3 et 4 des antennes transverses. Taille plus grande, égale ou supérieure à 2 mm. 5
5. Pronotum fortement anguleux un peu en arrière du milieu ; une rangée de gros points le long
de son bord postérieur. A. kaszabi Heinze
— Pronotum moins anguleux et sans rangée de gros points le long de son bord postérieur. 6
6. Le 2 e interstrie élytral est peu saillant ; les points des stries 1 et 2 sont très superficiels au milieu
des stries. Partie médiane de la base du pronotum presque rectiligne. . . . A. vinsoni Dajoz
— Le 2 e interstrie élytral est aussi saillant que le 4 e et les points des stries 1 et 2 sont tous pro¬
fonds. Base du pronotum en forme de V largement ouvert. A. grouvellei Dajoz
Fig. 9 à 11. — Schémas du pronotum (d’après Hf.inze) de : 9, Axiocerylon setulosum Heinze ;
10, A. degeneratum Heinze ; 11, A. kaszabi Heinze.
Le catalogue des espèces s’établit ainsi :
Axiocerylon cavicolle Grouvelle, Trans. R. enl. Soc. Lond., 1918 : 41. — Archipel des
Seychelles : îles Silhouette et Mahé.
Axiocerylon kaszabi Heinze, Annls hist.-nat. Mus. natn. hung., Zool., 37, 1944 : 16. —
Tanganyika : Djipe ; Arusha-Chini ; Monts Uluguru : Bunduki, 1 300 m.
Axiocerylon vinsoni n. sp. — Ile Maurice : Mont Cocote et Le Pouce.
COLÉOPTÈRES NOUVEAUX DE LA FAMILLE DES CERYLONIDAE
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Axiocerylon grouvellei n. sp. — Sierra Leone : Rhobomp.
Axiocerylon monstrosum Grouvelle, Bull. Soc. eut. Fr., 1905 : 109. — Libéria : Mont
Coffee, mars 1897, type ! ; Cameroun ; Guinée : N’Zérékoré (P. Chabanaud ), localité nou¬
velle.
Axiocerylon setulosum Heinze, Annls hist.-nat. Mus. natn. hung., Zool., 37, 1944 : 18. —
Cameroun : Soppo, 800 m.
Axiocerylon (Paraxiocerylon) degeneratum Heinze, l.c. : 20. — Nouvelle-Guinée.
Genre Grouvelleia n. gen.
Ce nouveau genre est représenté par une espèce inédite de la collection Grouvelle.
Une étiquette indique que cet entomologiste avait reconnu la nouveauté de ce genre qu’il
n’a pas eu le temps de décrire.
Genre de la famille Cerylonidae par ses palpes maxillaires et labiaux ayant le dernier
article petit, acieulé, environ 2 fois plus long que large, et l'avant-dernier article renflé,
plus long que le dernier et au moins 4 fois plus large. Antennes de 11 articles à massue de
2 articles bien distincts. Pas de sillons antennaires sur la face ventrale de la tète, ni sur le
prosternum, ni sur les bypomères prothoraciques. Labre court, en courbe régulière en avant,
la suture clypéo-frontale légèrement concave. Pronotum transverse, fortement denté sur
les côtés, le disque convexe sans sillons ni carènes, recouvert comme la tête de points forts
et serrés dessinant un réseau polygonal. Tout le corps est couvert d’une pubescence formée
de poils épais, raides et dressés. Cavités coxales antérieures fermées ; apophyse prosternale
élargie en arrière, fortement ponctuée, munie d’un renflement sur son bord postérieur.
Hanches intermédiaires séparées par une largeur égale à leur diamètre ; premier stérilité
abdominal large et droit entre les hanches postérieures. Scutellum triangulaire. Elytres
convexes, avec 10 stries formées de points gros et presque contigus, les interstries étroits,
à peu près plans. Epipleures bien développés jusqu’à l’extrémité postérieure. Dernier stér¬
ilité abdominal échancré sur son bord postérieur et strié sur les côtés comme chez d’autres
Cerylonidae tels que les Cerylon ; le premier sternite abdominal aussi long que les trois
suivants réunis.
Par ses principaux caractères ce genre se place auprès de Cerylon. Il s’en distingue,
entre autres, par la forme de son pronotum, sa ponctuation forte et serrée, sa pubescence
formée de poils dressés et épais, ses stries élytrales profondément marquées, ses épipleures
prolongés jusqu’à l’extrémité postérieure des élytres.
Espèce-type du genre : G. denticollis n. sp.
Grouvelleia denticollis n. sp.
(Fig. 12 à 17)
Holotype : Inde, Monts Anamalai dans le sud du pays, 4 000 pieds d’altitude, 23-1-1912
(ex-coll. Grouvelle, Muséum, Paris).
Longueur 3,6 mm. Brun rougeâtre. Pubescence jaune, formée de poils raides, dressés,
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ROGER DAJOZ
Fig. 12 à 17. — Grouvelleia denticollis n. g., n. sp. : 12, habitus ; 13, ponctuation du pronotum ;
14, ponctuation élytrale ; 15, apophyse prosternale ; 16, antenne ; 17, tête, vue de l’avant.
un peu élargis à l’extrémité, ayant une longueur moyenne de 0,12 mm. Tète couverte d’une
ponctuation grosse et profonde formant un réseau polygonal, dans chaque maille duquel
est fixé un poil ; partie antérieure du front et labre lisses, finement pubescents. Antennes
avec le premier article sculpté et pubescent comme la tête ; articles 2 court, 3 un peu plus
long que large, 4 à 7 transverses, 8 et 9 aussi longs que larges, 10 et 11 formant la massue.
Labre court et transverse.
Pronotum plus large que long, le disque convexe, les côtés explanés et fortement dentés.
Pas de fossettes basales. Ponctuation polygonale forte et serrée. Elytres convexes, un peu
plus larges que le pronotum, l’angle huméral saillant. Dix stries de points forts, transverses
et contigus, les 3 stries externes non visibles de dessus. Base du troisième interstrie soulevée,
formant une petite carène.
Toute la face ventrale du thorax à ponctuation forte et serrée comme la face dorsale j
abdomen à ponctuation aussi forte mais moins serrée et réduite à une ligne de gros points
sur le bord postérieur des segments 2 à 5. Tarses avec les 3 premiers articles subégaux,
le 4 e égal aux 3 premiers réunis.
Gyrelon sumatrensis n. sp.
(Fig. 18 et 19)
Holotype et 3 paratypes : Sumatra, Palembang dans le sud-est de File (ex-eoll. Grou-
velle, Muséum, Paris).
COLÉOPTÈRES NOUVEAUX DE LA FAMILLE DES CERYLONIDAE
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Très voisin de Gyrelon mila Hinton, de Bornéo. En diffère par la taille un peu plus
faible de 2,8 à 3 mm (au lieu de 3,2 mm chez G. mila), par la massue antennaire encore
un peu plus allongée et le 9 e article un peu moins transverse, par la ponctuation de la tète
plus serrée, les points étant presque contigus (alors qu’ils sont séparés par une distance
qui varie de 1 /4 de diamètre à un diamètre chez G. mila) et par l’apophyse prosternale
plus fortement échancrée sur son bord postérieur. Le prosternum a une ponctuation plus
dense que chez G. mila ; les sillons antennaires situés à la limite du prosternum et des hypo-
mères sont plus longs.
Fig. 18 à 24. — Gyrelon sumatrensis n. sp. : 18, prosternum ; 19, antenne. Cerylon sumatrensis n. sp. : 20,
avant-corps ; 21, apophyse prosternale ; 22, antenne ; 23, ponctuation des côtés du pronotum ; 24,
ponctuation du milieu du pronotum.
Cerylon sumatrensis n. sp.
(Fig. 20 à 24)
Holotype : Sumatra, Palembang (ex-coll. Grouvelle, Muséum, Paris).
Taille assez grande : 3 mm. Brun-rouge brillant ; tout le corps couvert d’une longue
pubescence jaune, dressée, fine, atteignant 0,12 mm de long, c’est-à-dire la largeur du scu-
tellum. Forme convexe 2,2 fois plus longue que large, les élytres seulement 1,5 fois plus
longs que larges ensemble et 2,3 fois plus longs que le pronotum.
Tête transverse, les yeux gros et saillants, la ponctuation régulière, forte et serrée
comme sur le milieu du pronotum. Suture elypéo-frontale échancrée au milieu. Antennes
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ROGER DAJOZ
de 11 articles, le 2 e court, le 3 e un peu plus long que large et moins long que les 4 e et 5 e
réunis, les 4 e à 9 e transverses et progressivement élargis, de sorte que la massue est presque
progressive et non brusque comme chez les autres espèces de Cerylon. Massue de 2 articles
bien distincts, le dernier plus étroit et plus long que l’avant-dernier.
Pronotum 1,3 fois plus large que long, convexe, le rebord latéral fin et invisible de
dessus, les fossettes basales assez bien marquées. Ponctuation fine et espacée sur le disque,
plus forte et serrée sur les côtés et dans les fossettes basales. Angles antérieurs arrondis ;
angles postérieurs à peine marqués ; la plus grande largeur à peu près au milieu, les côtés
convergents en arrière. Scutellum grand, transverse.
Elytres avec 8 stries, les 7 premières bien marquées, la 8 e founée de points plus fins ;
en outre, une rangée de gros points le long du bord externe. Interstries plans, de la largeur
des points des stries. Le rebord latéral des élytres, fin, n’est pas visible de dessus, sauf dans
le quart antérieur. Apophyse prosternale élargie en arrière des hanches et avec de chaque
côté une dépression limitée par une carène. Tarses de 4 articles.
Cette espèce appartient au genre Cerylon par ses cavités coxales antérieures fermées.
Elle est très distincte de toutes celles que nous connaissons par ses antennes dont la massue
est formée de 2 articles très distincts, par son pronotum très convexe, sa longue pubescence,
sa taille relativement grande.
Thyroderus grouvellei n. sp.
(Fig. 25 à 29)
Holotype : Singapour ( Raffray ). Un seul exemplaire de la collection Grouvelle (Muséum,
Paris).
Fig. 25 à 29. — Thyroderus grouvellei n. sp. : 25, habitus ; 26, antenne ; 27, ponctuation et pubescence
de l’élytre. Thyroderus porcalus Sharp : 28, habitus ; 29, antenne.
COLÉOPTÈRES NOUVEAUX DE LA FAMILLE DES CERYLONIDAE
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Longueur 1,47 mm. Brun-rouge, pattes et antennes plus claires, pubescence jaune.
Ressemble à T. porccitus Sharp, mais le pronotum est de forme différente, avec les côtés
sinués dans la moitié antérieure, un peu moins transverse, les deux fenêtres dorsales plus
petites, le disque avec une dépression médiane. Antennes encore plus courtes que chez
T. porcatus avec le deuxième article pas plus long que large. Elytres semblables à ceux
de T. porcatus.
Le genre Tlujroderus Sharp comprend, outre T. porcatus Sharp du Japon et de Ceylan,
une espèce des îles Seychelles, T. sculpticollis Grouvelle. La description de cette espèce
(« écusson caché ; prothorax coupé transversalement un peu avant le milieu par une impres¬
sion sulciforme profonde ») signale des caractères curieux pour un Thyroderus. Cette espèce
se sépare nettement de T. porcatus et de T. grouvellei par sa petite taille (0,7 mm), la forte
sculpture de son pronotum et sa forme courte seulement deux fois plus longue que large.
Manuscrit déposé le 24 mai 1973.
Bull. Mus. natn. Ilist. nat., Paris, 3 e sér., n° 238, juillet-août 1974,
Zoologie 162 : 1059-1067.
Achevé d’imprimer le 15 février 1975.
Notes sur le genre Holoparamecus (Coléoptères, Lathridiidae)
et description d’une espèce appartenant à un nouveau sous-genre
par Roger Dajoz *
Résumé. — Description d’une espèce à’Holoparamecus nouvelle du Pérou appartenant à un
nouveau sous-genre : H. (Neopararnecus n. subg.) peruvianus n. sp. Les espèces mal connues appar¬
tenant aux sous-genres Blumenus, Tocalium et Tomyrium sont redécrites et figurées.
Abstract. — In this article a new species of Holoparamecus from Peru, H. peruvianus is
described ; it belongs to the new subgenus Neopararnecus. A key of the subgenera is given ; the
species that were not well known up to now belonging to the subgenera Blumenus, Tocalium and
Tomyrium are described and illustrated.
Les Holoparamecus sont des Lathridiidae au faciès caractéristique, faciles à recon¬
naître à leurs antennes de 9 à 11 articles terminés par une massue de 1 ou 2 articles, leurs
élytres recouvrant entièrement l’abdomen, leur forme en ovale allongé, leur couleur géné¬
ralement testacée et leur pubescence le plus souvent rare ou nulle. Les élytres sont lisses,
sans stries, à ponctuation rare ou nulle, ou avec une seule strie suturale peu profonde •,
les hanches antérieures sont contiguës et les cavités coxales antérieures ouvertes ; les tro¬
chanters sont plus longs que larges. Le pronotum est généralement plus ou moins cordiforme,
rétréci à la base, les côtés en courbe régulière sans denticulations ; la base porte fréquem¬
ment deux reliefs plus ou moins marqués, ovales et symétriquement disposés.
Les Holoparamecus vivent dans les matières végétales en décomposition, dans le sol,
sous les écorces des arbres. Le genre comprend 42 espèces qui peuvent se répartir en 7
sous-genres, y compris le sous-genre décrit ci-après.
Tableau des sous-genres
Les divers sous-genres ont été dans plusieurs cas établis à l’aide d’un caractère sexuel
secondaire : le nombre d’articles antennaires. Il convient de préciser la définition de ces
sous-genres à l’aide d’autres critères morphologiques.
1. Massue antennaire d’un article. Strie suturale bien développée. 2
— Massue antennaire de 2 articles. 3
2. Antennes de 9 articles dans les deux sexes, le dernier article rétréci à l’extrémité. Yeux petits,
éloignés de la base des antennes. Tempes longues (fig. 10 à 14). Microparamecus
— Antennes de 10 articles au moins dans un sexe, le dixième article en forme de coupe élargie
* Laboratoire d'Ecologie générale, Muséum national d’Histoire naturelle, 4, avenue du Petit Château ,
91800 Brunoy.
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ROGER DAJOZ
Fig. 1 à 7. — Holoparamecus ( Tocalium ) orientalis Motsch. : 1, habitus ; 2, antenne du mâle. Holopa-
ramecus (s. str.) singularis Beck. : 3, habitus ; 4, antenne du mâle ; 5, antenne de la femelle. Holopa¬
ramecus ( Calyptobium ) garambae Dajoz : 6, habitus ; 7, antenne du mâle.
au sommet et rétrécie à la base. Espèce longuement pubescente à tempes courtes et anguleuses
et yeux formés de quelques grosses ommatidies (fig. 18 et 19). Blumenus
— Espèce avec les tempes longues et les yeux réduits à une petite saillie non pigmentée placée
près de l’antenne. Pubescence courte et rare. cf. : Holoparamecus pumilus Sharp
3. Antennes de 9 articles chez le mâle et de 10 articles chez la femelle. Strie suturale marquée
seulement dans la moitié antérieurë. Ponctuation élytrale non alignée. Tempes très courtes,
presque nulles ; yeux moins développés que chez les Tocalium, le pronotum moins transverse
(fig. 3 à 5). Holoparamecus s. str.
— Antennes de 10 articles chez le mâle et de 11 articles chez la femelle. Ponctuation élytrale
plus ou moins alignée sur les quatre premières stries. Tempes nulles, les yeux bien développés,
formés de nombreuses ommatidies. Pronotum transverse peu rétréci à la base, les deux bosses
basales remplacées par un sillon transverse (fig. 1 et 2). Tocalium
— Antennes de 11 articles dans les deux sexes (ou de 11 articles chez le seid exemplaire connu
du sous-genre Neoparamecus), et les autres caractères du sous-genre Tocalium non réunis. 4
4. Pas de strie suturale. Yeux petits ne formant pas plus du tiers de la longueur totale de la tête,
labre compris. Onzième article des antennes petit, court. Pronotum fortement rétréci à la base,
le disque convexe. Pubescence blanche, couchée, courte, éparse sur tout le corps mais bien
visible (fig. 8 et 9). Tomyrium
LE GENRE HOLOPARAMECUS
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— Strie suturale plus ou moins développée, bien visible au moins an niveau du scutellum. 5
5. Strie suturale atteignant au moins le tiers postérieur des élytres. Yeux grands, les tempes
très courtes ayant la forme d’une petite dent, ou nulles (fig. 6 et 7). Calyptobium
— Strie suturale courte. Yeux petits formés de quelques ommatidies, les tempes bien développées
et pubescentes (fig. 15 à 17). Neoparamecus
Fig. 8 à 14. — Holoparamecus (Tomyrium) bertouti Aubé : 8, habitus ; 9, antenne. Holoparamecus (Micro-
paramecus) spinosus Dajoz : 10, habitus (ponctuation et pubescence vues par transparence sur un
exemplaire monté au lactophénol) ; 11, antenne ; 12, face ventrale ; 13, patte antérieure ; 14, tarse
intermédiaire.
Sous-genre Tocalium Motsch
Bull. Moscou , 40, 1867 : 97.
Ce sous-genre comprend deux espèces décrites des « Indes Orientales » sans autre
précision et qui ne semblent pas avoir été retrouvées depuis. La collection Belon renferme
les deux espèces : un exemplaire de H. orientalis Motsch., étiqueté « Indes Orientales »,
et que nous considérons comme un paratype, et un exemplaire de H. externus Motsch.,
en provenance de Sumatra, que nous considérons aussi comme un paratype et qui permet
de préciser la localisation géographique de cette espèce. On peut distinguer ainsi les deux
Tocalium connus :
1072
ROGER DAJOZ
Fig. 15 à 19. —• Holoparamecus (Neoparamecus) peruvianus Dajoz : 15, habitus ; 16, antenne ; 17, œil
gauche vu de profil (en A : insertion antennaire). Holoparamecus ( Blumenus) villiger Belon : 18, habitus ;
19, antenne.
-—■ Le neuvième article antennaire triangulaire, rétréci à la hase, plus long que large. Pro-
notum très transverse, 1,5 fois plus large que long. Élytres plus courts. Longueur
1,45 mm. H. (T.) orientalis Motsch.
-— Le neuvième article antennaire plus large que long, subrectangulaire. Pronotum seu¬
lement 1,25 fois plus large que long. Elytres plus allongés. Longueur 1,35 mm.
H. (T.) externus Motsch.
Sous-genre Tomyrium Reitter
Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 30, 1880 : 49.
Les deux espèces de ce sous-genre ont le même pronotum très rétréci à la base et la
même forme très convexe. Elles se séparent ainsi :
— Longueur 1,0 à 1,05 mm. Testacé clair presque jaune. Pas de sillon transverse à la base des
élytres. Le neuvième article des antennes transverse. //. (T.) similis Belon
(Espèce décrite d’Arabie, Aden, et non retrouvée depuis. Le type et les 5 paratypes dans la
collection Belon.)
— Longueur 1,37 à 1,50 mm. Testacé foncé. Base des élytres en avant du scutellum, bordée par
un sillon transverse. Le neuvième article des antennes un peu plus long que large.
II. (T.) bertouti Reitter
(Espèce répandue dans une grande partie de l’Europe.)
LE GENRE HOLOPARAMECUS
1073
Sous-genre Blumenus Belon
Revue Eut., 6, 1887 : 219.
Ce sous-genre a été créé pour une espèce caractérisée par ses antennes de 9 articles,
à massue d’un seul article, et par sa pubescence bien plus longue que chez les autres espèces
du genre, les poils atteignant presque 0,1 mm de long. L’examen du type montre en outre
des tempes courtes égales à la moitié de la longueur de l’œil et terminées en arrière en angle
droit ; l’œil est formé de 5 ommatidies de grande taille ; le pronotum est à peine rétréci
en arrière et porte à la base deux bosses grandes et contiguës, non limitées par des carènes
à l’extérieur ; les élytres sont assez courts, nettement plus larges que le pronotum, avec
la plus grande largeur au tiers antérieur. L’espèce est assez fortement convexe, aussi bien
sur la face dorsale que sur la face ventrale, cette dernière entièrement lisse et glabre, sans
aucune sculpture. Apophyse prosternale de forme rectangulaire, coupée droit sur son bord
postérieur et dépassant en arrière les hanches antérieures de la moitié de leur diamètre.
Métasternum un peu plus long que le mésosternum et un peu plus court que le premier
stérilité abdominal, celui-ci égal aux segments 2 à 4 réunis et double du cinquième. Lon¬
gueur, 1,12 mm. Aptère.
Espèce unique : H. ( Blumenus) villiger Belon, du Brésil. Type unique dans la collection
Belon ; cette espèce n’a pas été retrouvée depuis sa description.
Incertcie sedis : Holopararnecus pumilus Sharp a des antennes de 10 articles et une mas¬
sue d’un seul article d’après la description. Mais d’après l’auteur tous les autres caractères
sont ceux des Holopararnecus s. str. et l’espèce n’entre pas dans le sous-genre Blumenus.
Comme la strie suturale est bien marquée, il pourrait s’agir d’une espèce du sous-genre
Tocalium , mais les yeux sont très réduits, représentés seulement par une petite bosse non
pigmentée. Il faudrait voir le type pour établir la place exacte de cette espèce.
Sous-genre Microparamecus Dajoz
Biol. Amér. austr., 3, 1967 : 589.
Les deux espèces qui entrent dans ce sous-genre ont l’habitus des Holopararnecus
s. str. mais se distinguent aisément par leurs antennes de 9 articles dans les deux sexes,
à massue uniarticulée. Les yeux sont petits, réduits à 5 ommatidies, éloignés de la base
des antennes, les tempes longues, les élytres faiblement pubescents. La strie suturale est
bien développée.
Deux espèces du Chili : H. ( Microparamecus ) spinosus Dajoz et H. ( Microparamecus)
castrii Dajoz.
Sous-genre Holopararnecus s. str., Curtis
Ent. Mag., 1. 1883 : 16.
Treize espèces constituent ce sous-genre caractérisé par ses antennes de 10 articles
chez la femelle et de 9 articles seulement chez le mâle, vraisemblablement par fusion des
1074
ROGER DAJOZ
articles primitifs 3 et 4 comme le suggère la comparaison des antennes dans les deux sexes
(cf. fig. 4 et 5). Chez le mâle l’article 3 est allongé, à peu près aussi long que les articles
3 et 4 réunis de la femelle. La strie suturale est courte, limitée à la moitié antérieure de
l’élytre.
Les Holoparamecus s. str. sont surtout représentés dans la région paléarctique (dix
espèces) ; deux espèces : H. singularis Beck et II. kunzei Aubé sont subcosmopolites.
Sous-genre Calyptobium Aubé
Annls Soc ent. Fr. (2) 1, 1843 : 242.
Ce sous-genre est le plus riche : 21 espèces dont 6 dans la région paléarctique et 5 dans
la région éthiopienne. Les antennes ont 11 articles dans les deux sexes avec une massue
Liarticulée ; la strie suturale est bien développée, les yeux giands à facettes nombreuses,,
les tempes courtes et dentées ou milles.
Sous-genre Neoparamecus nov.
Espèce-type du sous-genre : Holoparamecus ( Neoparamecus ) periwianus n. sp.
11 est nécessaire de créer ce sous-genre pour une espèce nouvelle du Pérou. Les carac¬
tères distinctifs en ont été donnés dans le tableau des sous-genres. Les Neoparamecus se
rapprochent des Calyptobium dont ils se distinguent par leur strie suturale courte, limitée
au quart antérieur de l’élytre, et surtout par leurs yeux formés de quelques ommatidies
bordées en arrière d’une frange de quelques soies et par leurs tempes bien développées.
H. (Neoparamecus) peruvianus n. sp.
Holotype unique : Pérou, forêt tropicale humide près de Comarapa, station SA 143
(H. Franz).
Longueur 1,85 mm. Brun-rouge brillant, les yeux noirs ; pubescence blanche, couchée,
de longueur moyenne (0,03 à 0,04 mm) sur les élytres. Tête lisse à tégument fortement
réticulé mais à ponctuation éparse et superficielle. Suture clypéo-frontale concave. Yeux
peu éloignés de la base des antennes, formés de 7 ommatidies juxtaposées et entourées
en arrière par une dépression en arc-de-cercle ; tempes pubescentes. Antennes de 11 articles,
le premier entièrement visible de dessus, non caché à la base par le rebord du front. Les
cinq premiers articles nettement plus longs que larges, les suivants aussi longs que larges,
le onzième plus large que long.
Pronotum convexe, le tégument finement réticulé, la ponctuation rare limitée à quel¬
ques points sur le disque, le rebord latéral fin visible de dessus seulement dans la partie
postérieure. Les côtés du pronotum sont fortement rétrécis en arrière comme chez les Holo¬
paramecus s. str., avec deux bosses à la base, limitées de chaque côté par une carène.
Scutellum transverse, lisse. Elytres à ponctuation fine, éparse et disposée sans ordre.
LE GENRE HOLOPARAMECUS
1075
Une courte strie scutellaire prolongée à la base
le long de l’élytre ; rebord latéral
non visible
de dessus. Forme en
ovale allongé, la plus grande largeur à peu près au
milieu. 1
larses avec
le troisième article a
llongé, presque
aussi long que les deux premiers réunis.
Tableau I. — Nombre d’espèces
présentes
dans les
diverses régions biogéo
graphiques
pour les 7
sous-genre
:s A’IIolop
arcimecus.
Sous-genres
Régions biogéographiques
<D
O
.2
a> 13
<D
G
O
.H"
&
»
"3
CC
O
o u
£
13
'O
•5
5 -2
C/3
3
CS
Holoparamecus s. str.
. 10
3
2
3 4
1
13
Calyptobium .
. 6
3
5
4 4
2
21
Tocalium .
. .
—
—
2 _
—
2
T omyrium .
. 2
—
—
— —
—■
2
Blumenus .
. .
—
—
— i
—
1
Micro paramecus .
.
—
—
— 2
—•
2
Neoparamecus .
. .
—
—
— 1
—
ï
Total .
. 18
6
7
9 12
3
42
Répartition géographique des Holoparamecus
Les grandes lignes de la répartition géographique du genre sont regroupées dans le
tableau I. La région paléarctique est actuellement la plus riche avec 18 espèces, mais vrai¬
semblablement parce qu’elle a été mieux prospectée ; la région néotropicale est la plus
riche en sous-genres : 5 y sont représentés dont 3 endémiques ; la région australienne est
la plus pauvre avec seulement 3 espèces dont deux endémiques de la Nouvelle-Zélande.
Manuscrit déposé le 24 mai 1973.
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 238, juillet-août 1974,
Zoologie 162 : 1069-1075.
Achevé d’imprimer le 15 février 1975.
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Bauciiot, M.-L., J. Daget, J.-C. Bureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionornie. Bull. Mus. Hist. nal., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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