BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
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N° 302
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PUBLICATION BIMESTRIELLE
MAI-JUIN 1975
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I :
zoologie
212
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la 1*'® série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2® série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3® série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’ His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
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Cuvier, 75005 Paris.
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3® série, n® 302, mai-juin 1975, Zoologie 212
SOMMAIRE
L. Euzet et G. Combes. — Miscellanea helminthologica maroccana. XLI — Présence
au Maroc de Polystoma gallieni Price, 1939 (Monogenea), chez Hyla meridionalis
Boettger, 1874. 655
R.-P. Dollfus. — Miscellanea helminthologica maroccana. XLII — Cestodes
d’Oiseaiix et de Mammifères. 659
R.-P. Dollfus. — Présence de la larve de Floriceps saccatus G. Cuvier, 1817 (Cestoda
Trypanorhyncha), chez un Téléostéen Didonditae à la Guadeloupe. 685
302, 1
Miscellanea helminthologica n^aroccana
XLI — Présence au Maroc
de Polystoma ^allieni Price, 1939 (Monogenea)
chez Hvla meridionalis Boettger, 1874
par Louis Euzet et Claude Combes *
Deux Monogènes parasites de la vessie urinaire de Ilyla meridionalis Boettger, 187'i,
sont actuellement connus : Polystoma gaUieni Price, 1939, et Polystoma palancai Lo|)ez
Neyra, 1952.
Polystoma gallieni a été signalé par Gallien eu 1938 aux environs de Toidouse (Franc,)).
Nommée par Price en 1939, cette espèce a été décrite en détail par Gallien en 1947.
Elle ne semble pas, à ce jour, avoir été signalée hors de France.
Polystoma palancai a été décrit d’après un unique exemplaire trouvé chez une Rainette
aux environs de Grenade (Espagne).
Le Pr R. Ph. Dollfus nous a remis neuf Polystoines récoltés le 20 janvier 1959 dans la
vessie urinaire d’une Ilyla meridionalis de la forêt de la Mamora près de Rabat.
L’étude de ces exemplaires nous permet de rapporter sans aucun doute ces parasites
à Polystoma gallieni Price, 1939.
En particulier la morphologie de l’appareil digestif (fig. 1) (deux branches intestinales
réunies au niveau du hapteur mais sans anastomoses transverses) et celle des hamulis
(fig. 2) (manche et garde peu distincts, pointe fortement recourbée) correspondent à la
description de Gallien. Nous avons noté la place importante occupée par l’ovaire mais
ce fait semble normal chez des animaux récoltés au mois de janvier, c’est-à-dire avant la
période vraisemblable de la ponte.
La présence de P. gallieni au Maroc étend l’aire géographique de ce parasite aux deux
bords de la Méditerranée.
Soulignons également que ce Monogène est le premier Polystomatidae signalé chez
un Amphibien en Afrique du Nord.
HÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Gallien, L., 1938. — Sur un Polystome parasite de Ilyla arhorea L. var. meridionalis Boettger.
Note préliminaire. Bull. .Soc. zool. Fr., 63 : 251-254.
* !.. Euzet, Laboratoire de l^arasitologie Comparée, Université des Sciences et Techniques du Languedoc,
place E. Bataillon, 34000 Montpellier.
E. Combes, Département de Biologie animale. Centre Universitaire, avenue de Villeneuve, 66000 Perpi¬
gnan.
302 , 2
LOUIS EUZET ET CLAUDE COMBES
Polysioina gallieni Price, 1939. Animal d’après une préparation in toto, vue venlrale
MISCELLANEA HELMINTHOLOGICA MAROCCANA. XLI
657
Gallien, L., i947. — Description de Polystomum gallieni E. W. Price (Monogenea, Polystoina-
tidae) parasite de Hyla arborea var. meridionalis Boettger. Annls Parasit. hum. comn.,
22 (1-2) : 24-29.
Lopez-Neyra, g. R., 1952. — Polystoma palancai n. sp. (Monogenea : Polystomatidae) parasito
de la vejiga urinaria de la rana de San Anton. Rei>ta ibér. Parasit., 12 (3) : 289-295.
Price, E. W., 1939. — iS'orth American Monogenetic Trematodes. IV. The Family Polystomatidae
(Polystomatoïdea). Proc, helminth. .Soc. Wash., 6 : 80-92.
Manuscrit déposé le 19 août 1974.
Bull. Mus. nain, llist. nat., Paris, 3® série, n° 302, mai-juin 1975, j
Zocdogie 212 : (>55-657. j
Achevé d'imprimer le 15 octobre 1975.
Miscellanea belminthologica maroccana
XLII — Cestodes d’Oiseaux et de Mammifères ^
par Robert-Philippe Dollfus *
Résumé. — Ce fascicule XLII des « Miscellanea helminthologica maroccana » a pour objet
l’étude des Cestodes Cyclophyllides.
Après un exposé sommaire des nombreux travaux publiés dans le monde entier sur le genre
Diorchis W. Clerc, nous donnons la description d’une espèce de üiorchus considérée comme nou¬
velle. Une espèce bien connue de Joi/euxlella est signalée à l’état larvaire chez un Lézard, |)our
la première fois, et à l’état adulte chez un Fennec. Enfin, nous donnons la description d’un Anoplo-
cephalidé trouvé chez un Perroquet, l’étude des variations anatomiques chez un Raillielina et la
description d’un Cyclophyllide inédit trouvé chez un Faucon.
SOMMAIRE
I. Commentaires sur le genre Diorchis W. Clerc, 1903 (Hymenolepididae V. Ariola,
1899, Diorchiinae R. L. Mayhew, 1925). 659
II. Diorchis maroccana n. sp. 662
III. Sur Joyeuxiella echinorhynchoides (P. Sonsino, 1889). 670
IV. Triuterina uteriloba n. sp. 671
V. Sur Raillietina (Raillielina) echinobothrida (P. Mégnin, 1880) ^ ar. 674
VI. Cyclophyllide énigmatique, parasite de Falco subhuteo L., 1758. 677
I. Co.MMENTAiRES SUR LE GEXRE Diofchis Wladimir Clerc, 1903
Hymenolepididae V. Ariola, 1899, Diorchiinae R.L. Mayhew, 1925
Le genre Diorchis a été proposé par W. Clerc (1903 : 287), sans indication d’espèce-
type, pour 3 espèces : Drepanidotaenia acuminata W. Clerc, 1902, Taenia inflata Riidolphi,
1819, et Taenia inflata A. Jacobi, 1898, non Riidolphi.
Pour Drepanidotaenia acuminata, W. Clerc (1902 ; 659, fig. 3 crochet, fig. 4 coupe
transversale) n’a indiqué ni l’hôte, ni la longueur du crochet figuré.
Pour «Diorchis acuminata n. gen. n. sp. », W. Clerc (1903 : 248, 281-284, pl. IX, fig.
1. Les Miscellanea helminthologica maroccana 1-XXXV ont été publiés dans les Archives de VInstitut
Pasteur du Maroc de 1951 à 1964 ; XXXVI-XL dans le Bulletin de V Institut d'Hygiène du Maroc, nouvelle
série, 3, 1964.
* Laboratoire de Zoologie (Vers) associé au C WItS, Muséum national d’Histoire naturelle, 43, rue Cuvier,
75231 Paris Cédex 05.
660
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
25, pl. XI, fig. 78) cite comme hôtes deux Ansériformes : Anas crua L., Anas strepera L.
et un Ralliforme Fulica atra L.
Rappelons qu’il fut admis, depuis TI. Krabbe (1869) et Otto Furhmann (1908, 1932)
que chaque ordre d’Oiseaux possède sa faune particulière de Cestodes. Les quelques excep¬
tions connues, dit Fuiirmann (1932 : 18) n’ont été constatées qu’une fois ; c’est pourquoi
Fuhrmaxin (1932 : 17) est d’avis que Clerc a eu affaire à deux espèces différentes, l’une
d’Ansériformes, l’autre d’un Ralliforme.
L’examen des matériaux originaux a permis à Ch. .Ioyeux, J. G. Raer X R. Martin
(1936 : 93) de conclure que Clerc avait réuni deux espèces différentes : celle de 1902, para¬
site de Fulica atra L., et celle de 1903, parasite d’Anas. Celle de 1902, disent Joyeux, R.aer
A Martin, est la même que Diorchis americana Ransom (1909 ; 43-51, 98, 111, fig. 27-42)
récolté chez Fulica americana Gmelin et qui a des crochets rostraux de 65 q Il en résulte
que l’espèce-type de Diorchis, c’est-à-dire acuminala Clerc, 1902, non 1903, a pour synonyme
D. americana Ransom et que l’hôte-type de l’espèce-type de Diorchis est Fulica atra L.
La seconde espèce de Clerc, celle de 1903, d’Ansériformes, à crochets rostraux de 27-39 (i,
ne peut donc pas conserver le nom acuminala ; je propose Diorchis wladclerci nomen novum.
Près de 60 noms spécifiques ont été employés pour des Diorchis ; beaucoup sont tom¬
bés en synonymie, quelques espèces ont été éliminées du genre et placées dans d’autres
genres A la même espèce ont été souvent rapportés des spécimens qui ne lui appartien¬
nent pas. Je n’ai pas tenu compte des erreurs évidentes d’identification.
Plusieurs révisions du genre ont été publiées. R. L. Scuultz (1940 : 382-387, fig. 1-
18 crochets rostraux) a conservé ou placé dans Diorchis 24 espèces et donné une clef de
détermination. A. A. Sp.lsska' (1963 : 277-398, fig. 130-204) a commenté la validité de 54
noms spécifiques ; il a accepté 43 espèces et une sous-espèce. Peu après parut la monogra¬
phie des Hymenolepidides de l’URSS, où L. P. Spasska.ia (1966 : 146-204, fig. 114-159)
a reproduit, pour presque toutes les espèces, les descriptions et figures publiées. Le nombre
des espèces après beaucoup de mises en synonymies, a été limité à 29 (y compris une
species dubia : longicirrosa Meggitt), mais il n’est question que des espèces néarctiques,
indiennes, australiennes
1. A CCS Irois espèces d’hôtes, \V. (ù.er(; (1910 : 130-131), dans son Catalogue des Cestodes d’Oiseaii.x
de l’Oural, ajouta : Aythya jerina (L.) et Fuligula cristata (Raj.).
2. K. I. Skrjabin (1914 : 453) avait reconnu la synonymie d’americana Ransom avec acuminala Clerc,
<|u'il avait identifié chez Fulica atra L. du Turkestan russe.
3. Dans une large mesure, j’ai tenu compte des éliminations, c’est pourquoi, dans la liste des espèces
que j’ai mentionnées pour le genre, on ne trouve pas Diorchis chalcophapsi L. N. Johri, 1939, de Chalcopliaps
indica (L.) (Ccdiimbiforme) qui est placé dans Flymenocoelia par A. A. Spassky A L. P. Spasska.ta (1968 :
1295-1296). .Je n'ai pas non plus admis Diorchis alvedea L. i\. Johri, de Sireplopelia orientalis (Latham),
qui est aussi un parasite de (iolumbiforme (cf. A. A. Spasska’, 1963 : 281).
Diorchis reynoldsi A. W. Joncs, 1944, parasite d’insectivore, est un Pseudodiorchis Skrjabin A .Mathe-
vossian, 1948.
4. Par exemple : D. kodonodes R. L. Mayhew, 1929, D. anomala Schmeltz, 1941, D. acicida-sinuala
Rossetter, 1909, D. microcirrosa R. L. Mayhew, 1929, D. flaoescens (Krelït, 1871), D. balacea G. N. Johri,
1960, D. gigantocirrosa K. P. Singh, 1960.
miscellanea helminthologica maroccana. xlii
661
Liste des espèces du genre Diorchis
AVEC LA LONGUEUR DE LEURS CROCHETS ROSTRAUX (fill |l)
A ; Ansériforiiies — H : Kallifornies-Gruitormes — COL ; Columbitornies — CHA : Cliarailriiformes —-
PA : Passériformes — CY : Colymbifomies.
D. acicula-sinuala (Rosseter, 1909) —-A —■ 67-68.
D. acuminata (W. Clerc, 1902), non W. Clerc, 1903 —-R —■ inconnu.
D. acuminata W. Clerc, 1903, non VV. Clerc, 1902, non B. H. Ransoin, 1909 — A — 27-39.
D. amencana B. H. Ransom, 1909 — R —■ 65.
ü. arnericana Ransom, sensu K. S. Singh, 1952 —-R — 69-73.
I). arnericana lurkestanica K. I. Skrjabin, 1914 ^ —-R —■ 65-66 (Skr.iahin, 1914 : 454).
D. aniai Krotov, 1953 — A — 36-44.
IJ. anornala Schmelz, 1941 — .A — 24-28.
D. arsenjevi (Oshmarin, 1958) — .4 —43.
D. asiatica A. Spassky, 1963 — A —• 30-35.
I) . halacea G. N. .Johri, 1960 — R — 62-65.
JJ. hreais K. Ryhicka, 1957 — R — 64 (60-68).
l). hulbodes Mayhew, 1929 — A — 65-70.
IJ. crassicollis M. Sngimoto, 1934 — COL — 50,7 (48-50).
IJ. danulae (B. Czaplinski, 1956) —^ A — 25,5-27,6.
IJ. danulae. asiatica A. A. Spassky, 1963 — .4 — 30-35.
D. donis Ajimov, 1960 —-A — 62-70.
IJ. elisae (Skrjahin 1914) = skrjahini LTdinzew, 1937 —- A — 25,9.
= ahuladze Krotov, 1949
= nyrocae S. Yamaguti, 1935, non Long & Wiggins, 1939 — 27.
J) , endacantha l Dubinina, 1953) —■ .4 — 12-1 Jt.
I) . excentricus Mayhew, 1925 — A — 26-31 et 25-27.
J) , flavescens (Kre'fft, 1871) — A — 68.
1). fonnosensis Sngimoto, 1934 — A — 61.
/>. ^igantocirrnsa K. P. .Singh, 1960 — R —• 60-80.
D. injlata (Rudolphi, 1819) — R —^73 (Krabue, 1869 : 285).
I) . inflata M. N. Dubinina, 1953, non Rudolphi — A R — inconnu
IJ. injlata, sensu R. Czaplinski, 1956 — A —• 71,8.
J) , injlata, sensu K. Ryhicka, 1957 —-R —■ 62-72 (70).
f). jacohii O. Fuhrmann, 1932 —• R —• 23.
I). kodonodes (.Mayhew, 1929) — A — CHA — 17.
D. linloni L. N. .îohri, 1939, nom. nov. = acuminata, sensu Linton, 1927. non Clerc — A — 50
(Linton 1927 : 51-52).
D. longihursa Steelman, 1939 — R — 36,7.
D. longicirrosa T. A. Ginetzinskaya, 1952, non F. J. Meggitt, 1927 ® — R — 60.
1, D. atnen'cana var. lurkestanica K. I. Skrjabin, 1914 (j). 453-454, 490, pl. X.\II, fig. 44) de Galli¬
nata ctduropus (L.) est considéré comme une espèce indépendante par K. Kd. Scm i.rz (1940 : 383, 384,
38fi). Pour T.. P. SpAssKAjA (1966 : 173), c’est uu synonyme de D. injlata (Rud., 1819) Clerc, 1903.
2, Dt BiNiNA (1953 : 156, 225, 227, fig. 53 [1-4|) a récolté sou matériel cbez Fulica dira L. et .\!/roca
jarina IL.) ; elle ne dit pas si les figures concernent des spécimens de Fulica ou des spécimens de .\i/ruc:i
et la longueur du croebet rostral figuré n’est pas indiquée. K. Rvbic.ka (1957 : 453) n’a pas admis (pi’il
s’agissait à'injtata.
3, D. longicirrosa F. .1. Meggitt (1927 : 435, 437, pl. XXl.X, fig. 25), de Fulica alra L. et Querriuedula
creccu L., d’Égypte, est speries dubia pour O. Fuhrmann (1932 : 139, 201, 262) qui a re\u le matériel ori¬
ginal ; ses croebets rostrau.N sont inconnus.
Il est incertain que les descriptions de longicirrosa par T. .4. Ginetzinsk.aa’.a (1952 ; 62, fig. 5) et par
V. Parus 4 .4. Let.ek (1961 : 20-21, lig. 5 a-d) soient référables à cette espèce. L’bôte était Fulica alrn
L,
662
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
IJ. lùngicirrosa, sensu V. Barus & A. Lelek, 1961 — R — 68-71.
D. longinvurn Schiller, 1953 — A — 57.
D. longiharnulus J. K. Mackao B. Ryssavy, 1968 — R — 80-88.
1). mathe.vossianae Krotov, 1949 — A — 20.
D. microcirrosa Mayhew, 1929 — .4 — 29-32.
il. magnicirrosu .Moghe & Inanidon, 1934 — COL — 60.
D. markewitschi Bastschenko, 1952 — A — 65.
D. nyroeae S. Yamaguti, 1935 — .4 — 27.
D. nyrocue S. Yamaguti, sensu L. P. Spasskaja, 1961 — A — 27 (26 Jahecka, 1958).
I). nyrocoides L. P. Spasskaja, 1961 — A — 36.
D. osehmarini V. E. Sudarikov, 1950 ^ - - R — 24-26.
D. oi’ofurcala B. ('.zaplinsky, 1972 — .4 — 27-31.
1). ralli A. W. Jones, 1944 — R — 77.
D. rnnsomi R. L. Sehultz, 1940 = acurninata sensu Ransom, non Clerc, 1903 — R — 38.
Id. — R — 37 (35-38) (Rybicka, 1957 : 461).
Id. — R — 41 (J. K. Macro, 1968 : 149).
Id. — A — 39 (37,7-40,6) (Czaplinski, 1956 : 216).
Id. — A — 36-38 (Bezchik, 1956 : 38-39).
D. skarhüowilvhi Schachtachtinskaja, 1952 — CA' — 54-56.
I) . sobolevi Spasskaja, 1950 — .4 R — 66.
J) , spasskujae .4. A. Spassky, 1963 — A — 36 (34-37).
I) . spinata R. L. Mayhew, 1929 — A — 46-48 et 48-53.
J) , spiralis 1. Szpotanska, 1931 - A — inconnu.
1). stefanskii B. Czaplinski, 1956 — .4 — 70 (66,4-74,1).
Id. — x4 — 75 (Gkafiner, 1964 : 219).
D. tilori K. S. Singh, 1952 — PA — 33-35.
1). tringae Dubinina, 1953 — CHA — 36-39.
I) . turkeslunica K. I. Skrjabin, 1914 — R — 65.
J) , tuvensis A. A. Spassky, 1963 — .4 — 45.
D. tshanensis Krotov, 1963 — A — 55.
I). oigisi Krotov, 1949 — A — 20-25.
U. oisayuna M. R. Tubangoi & Masilungan, 1937 — R — 50.
D. wigginsi R. L. Sehultz, 1940, n. nov. = longue Schmelz, 1941, n. nov. = nyrocea Long & Wig-
gins, 1939, non Yamaguti, 1935 — .4 — 27.
Nota. — A ceUe liste, il faut : — ajouter D. paivogenitaUs Skrjabiii & Matlievossian, 1945, caracté-
risti<pie d’.lnsériformes (Aytlix inae et .Anatinae), crochets 33-40 p. ; — corriger le nom d’auteur pour ran-
soini : la priorité appartient à .Iohri, 1939 ; .Schultz ne connaissait pas la puhlication de .Joori lorsqu’il
proposa ransorni pour la même espèce, i)ui est un parasite typique pour Fulica aira L.
II. Diorchis maroccana n. sp.
(Fig. 1-10)
Matériel examiné
Nombreux fragments (aucun individu complet) de l’intestin de Fulica atra L. (Ralli-
dae) récoltés par le Dr Yét. Yves Ray.monu, Parc zoologique de Temara, près Rabat, octo¬
bre 1971.
1. L’espèce est, d'après Sudarikov (1950 : 147), parasite de Fulica atra L. (hôte-type). Les crochets
rostraux ont 24-26 p. D’après Spasskaa'a (1966 : 133) c’est un synonyme de ( onfliuiria furcifera (H. Krabbe-
1869) qui est un parasite de Colymbil'ormes. Cette espèce serait donc parasite de Ralliformes et Colyrnhi,
formes.
MISCELLANEA HELMINTHOLOGTCA MAROCCANA. XLII
663
r20li
r0,1 mm
0
4
Fig. 1-4. — Diorchis maroccana n. sp. : 1, scolex ; 2, crochets du scolex de la figure 1 ;
3, crochets plus grands d’un autre scolex ; 4, jeunes proglottis de la région filiforme du strobile.
Description
Ce matériel a été mis en alcool sans fixation préalable et examiné sur des préparations
in toto colorées au carmin et à l’hématoxyline.
Le plus grand fragment est long de 18 cm, avec une plus grande largeur de 1,18 mm.
Deux fragments portent un scolex linguiforme, long de 187,5 p., large de 118 p (fig. 1)
avec crochets longs de 36 à 40 p (fig. 2), à manche beauconp plus long que la lame, aminci
et courbé postérieurement. Un fragment porte un scolex à crochets de même forme, mais
longs de 65 p (fig. 3) ; ce fragment ne diffère pas anatomiquement de ceux à crochets plus
petits. Les ventouses sont mal distinctes ; leur diamètre est approximativement d’environ
30 p et il ne semble pas que leur surface soit épineuse. Le scolex se continue par un cou
filiforme (largeur 37,5-55 p), se maintenant filiforme et aussi étroit sur une longueur d’envi¬
ron 60 mm. Le strobile augmente ensuite de largeur, avec un maximum de 1,25 mm. Dans
la partie filiforme, les premiers proglottis mesurables ont longitudinalement 25 p, trans¬
versalement 55 p ; aucune ébauche génitale n’est visible. Pour une largeur de 75 p, une
ébauche génitale à contour circulaire apparaît dans la partie postérieure du proglottis.
Pour une longueur de 100 p et une largeur de 120 à 175 p (fig. 4), les deux ébauches testi¬
culaires sont bien visibles, ainsi qu’une ébauche médiane indifférenciée. Lorsque les pro¬
glottis ont atteint longitudinalement 275 p et transversalement 400 p, la poche du cirre
est complètement formée. Les proglottis contenant des œufs voisins de la maturité mesu¬
rent longitudinalement environ 0,4 mm et transversalement environ 1,6 mm (fig. 5).
l-e pore génital est situé, le plus souvent, vers la mi-longueur du bord du proglottis ;
il peut aussi s’ouvrir vers la fin du deuxième tiers (parfois vers la fin du troisième quart)
de la longueur de ce bord. Les pores sont unilatéraux.
302 , 3
Fig. 5-6. — Diorchis maroccana n. sp. : 5, proglotlis où l’ébauche ovarienne est distincte ; G, proglottis
plus âgé on l’ébauche du vitellogène n’est pas encore séparée de l’ébauche de l’ovaire.
O, ovaire ; P, poche du cirre ; T, testicule ; VS, vésicule séminale externe.
Fig. 7-9. — Diorchis maroccana n. sp. : 7, proglottis plus âgé où le vitellogène est définitiveincnt dév'c-
loppé ; 8, proglottis où les testicules commencent à dégénérer ; 9, cirre partiellement protracté d’un pro¬
glotlis mesurant longitudinalement 0,34 mm et transversalement 1 mm.
O, ovaire ; P, poche du cirre ; T, testicule ; VS, vésicule séminale externe ; V, vagin ; VI, vitello¬
gène.
MISCELLANEA HELMINTHOLOGICA MAROCCANA. XLII
665
Appareil génital ^
Deux testicules subsphériques (diam. 0,15-0,18 mm) ou un peu allongés (0,13-0,20 mm),
côte à côte au même niveau, au contact (ou presque) du bord postérieur du segment. Ils
ne sont pas toujours dans le tiers médian de la largeur des proglottis, ils peuvent être plus
rapprochés du bord antiporal que du bord poral. Leur apparition est précoce, avant que
l’ébauche de l’ovaire soit discernable et ils dégénèrent à mesure que celui-ci se développe,
puis disparaissent complètement.
La poche du cirre s’étend transversalement entre les testicules et le bord antérieur
du segment, plus ou moins en avant, ou en partie en avant et en partie en arrière de la mi-
longueur du segment ; elle se courbe souvent en forme de C ou en forme de S (fig. 5, 6, 7,
8) ; sa partie distale, amincie, dépasse les canaux excréteurs longitudinaux et s’incline
fortement, le plus souvent en direction postérieure, parfois en direction antérieure. Toute
la partie médullaire de la poche a une paroi très épaisse. Son extrémité antiporale dépasse
peu la mi-largeur du proglottis, ou même ne l’atteint pas. Ses dimensions varient comme
la largeur de celui-ci ; sa longueur est, le plus souvent, comprise entre 0,25 et 0,50 mm,
avec un diamètre de 0,022 à 0,060 mm. Elle persiste sans dégénérer dans les proglottis
à maturité (fig. 10). Une vésicule séminale interne occupe l’intérieur de la poche. Le cirre
sort de la poche, lorsqu’il est protracté, en traversant un renflement bulbiforme situé à
Fig. 10. — Diorchis niaroccand n. sp. Proglollis où le parencliyine inédullaire est riMapli
par des œul’s immatures.
666
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
l’extrémité distale de la poche. Ce renflement a une surface épineuse (fig. 9), son diamètre
est d’environ 19 à 24 p.. La partie protractée au dehors est un tube filiforme dont le diamètre
est d’environ 7 p, la longueur d’environ 90 à 100 p (l’évagination n’est vraisemblablement
pas complète) ; sa surface n’est pas épineuse.
11 y a une volumineuse vésicule séminale externe, dont le diamètre peut atteindre
0,08 mm ; elle est située entre les testicules et la poche, à peu près à la mi-largeur du segment,
généralement en contact avec la poche ; elle est persistante dans les segments jusqu’au
début de leur maturité.
Appareil génital $
L’ovaire est médian, dans la moitié postérieure du segment, ventralement à l’espace
intertesticulaire ; sa forme est plus ou moins globuleuse ou irrégulière ; il ne s’étend ni
latéralement, ni antérieurement en dehors de la zone testiculaire. 11 apparaît tardivement
et disparaît précocement. Le vitellogène est une masse compacte, plus ou moins subsphé¬
rique (diam. environ 62 p) ou brièvement ellipsoïdale (50 X 80 p), médiane, au contact
du bord postérieur du segment. Le vagin suit le bord postérieur de la pocbe du cirre, il
ne forme ni sinuosités, ni dilatation ; un réceptacle séminal n’est pas nettement observable.
L’utérus remplit rapidement tout le parenchyme médullaire (fig. 10). Les œufs sont d’abord
sphériques, avec un diamètre moyen d’environ 25 p. Dans le proglottis le plus âgé de mon
matériel, quelques œufs sont fusiformes et mesurent approximativement 40 X 15 p, mais
ils n’ont pas atteint leur complète maturité ; ils n’ont pas leurs dimensions définitives et
ne sont j)as embryonnés.
Discussion
Pour leur identification spécifique, mes spécimens récoltés chez Fulica atra L. sont à
comparer aux espèces connues chez des Ralliformes et à la fois chez des Ralliformes et Ansé-
riformes, en admettant qu’il ne s’agit pas d’une espèce connue seulement chez des Anséri-
f ormes.
Les Diorchis de Fulica atra L. ont été rapportés à environ onze espèces :
1. acuminata (W. Clerc, 1902), non W. Clerc, 1903. Ch. Jovkux, J. G. Baer A R. Martin (1930 :
93). K. I. Skrjarin (1914 : 453, 483).
2. acuminata W. Clerc, 1903. W. Clerc (1903 ; 281). E. Van Oen Broek & J. Jansen (1904 :
1121. B. E. Kuraschvili (1957 : 161).
3. halacea G. N. Johri, 1900. G. N. Johri (1960 ; 251).
4. hrevis K. Rybicka, 1957. K. Rybicka (1957 : 4.58 ; 1958 : 145, 148, 159). V. Palm (1905 : 437). J.
Macro (1968 : 150). V. V. Kornyushin (1966). T. Sulgostowska & W. Korpaczewska
(1972 : 81).
5. gigantocirrosa K. P. Singh, 1959. K. P. Singh (1959 : 58).
6a. injlata (Rudolplii, 1819). \ . Barus & A. Lelek (1961 : 181. B. Bezubik (1956 : 70, 71, 82).
B. CzAPLiNSKi (1956 : 107). P. G. Üschmarin (1963 : 137). V. Palm (1965 : 438). K. Rybicka
[ 1957 : 450 ; 1958 : 145, 148, 159). Joa-eux A Baer (1936 : 365). T. Sulgostowska A W. Kor-
PAc/.EwsKA (1972 : 811. J. Macko (1968 : 149).
64. inlliita sensu Dubinina, 1953 {non Rudolplii, 1819). M. N. Dubinina (1953 ; 156).
7. jacohii O. Fuhrmann, 1932. A. Jacobi (1898 : 95).
8n. longicirrosa T. A. Ginetziiiskaja, 1952, non F. J. Meggitt, 1927. T. A. Ginetzinska.ia (1952 :
621.
MISCELLANEA HELMINTHOLO&ICA MAROCCANA. XLII
667
8b. longicirrosa V. Barus & A. Lelek, 1961, non Meggitt, 1927. V. Barus & A. Lelek (1962 : 21).
9. oschmarini Sudarikov, 1950. Sudarikov (1950 : 147).
10. ransomi R. L. Schultz, 1940. V. Barus & A. Lelek (1962 : 17). B. Bezubik (1956 : 70, 82).
GiNETzmsKAJA (1952 : 61). K. Rybicka (1958 : 145, 149, 159). V. Palm (1965 : 437). D. Zaji-
cek & J. Pak (1961 : 503, 508). J. Macko (1968 : 148). T. Sulgostowska & W. Korpac-
ZEWSKA (1972 ; 81).
11. sobolevi L. P. Spasskaja, 1950. L. P. Spasskaja (1950 : 202).
Plusieurs de ces onze espèces ont aussi comme hôte Gallinula chloropus (L.). L’hôte-
type de turkestanica K. I. Skrjahin (1914 : 453, 483) est Gallinulla chloropus, qui est aussi celui
de çisayana M. A. Tubangui & Masilungan (1937). Pour longihmnulus J. Macko & B. Rysavy,
1968, l’hôte-type est G. chloropus cerceris Bangs.
Un Diorchis de Fulica crislata Gmelin a été rapporté à D. americana var. turkestanica
Skrjab. par Ch. Joyeux, J. G. Baer & R. Martin (1936 : 93).
Les Diorchis de Fulica americana Gmelin sont : D. longihursa Steelman (1939), D.
americana B. H. Ransom, 1908, et D. ransomi R. L. Schultz, 1940 (= acuminata sensu
Ransom, 1909, non Clerc). Les spécimens décrits par Ransom (1909 : 42, 48) provenaient
seulement de Fulica americana Gmel. Le Diorchis décrit de Rallus elegans Auduhon est D.
ralli A. W. Jones, 1944.
Le nombre des espèces de Diorchis de Ralliformes-Gruiformes semble actuellement
imité à dix-sept, dont quatre (celles numérotées 2, 6, 10, 11) sont considérées comme aussi
parasites d’Ansériformes.
Nous avons comparé nos spécimens marocains aux descriptions et figures publiées
pour ces dix-sept espèces.
L’identification est difficile, pour plusieurs de ces espèces, en raison du désaccord entre
les descriptions sur la présence ou l’absence de caractères admis comme distinctifs et sur
l’existence de variations intraspécifiques de la morphologie interne.
Considérons les crochets rostraux : leur longueur et leur forme semblent caractéris¬
tiques pour la plupart des espèces, mais pour quelques-unes d’importantes variations ont
été observées. J. K. Macko (1968 : 149, fig. 2-3) a décrit de telles variations chez des spéci¬
mens considérés comme ransomi Schultz, récoltés chez Fulica atra L.
Les crochets rostraux de nos spécimens marocains sont caractérisés par la grande
longueur du manche par rapport à celle de la lame, l’amincissement en direction postérieure
du manche, la courbure très accentuée de la partie postérieure du manche, la forme de la
garde qui présente une courbure remontante se terminant par une protubérance dirigée anté¬
rieurement.
Chez les deux acuminata de Clerc, le manche est à peu près, proportionnellement,
aussi long que chez nos spécimens, mais il n’est pas grêle et n’a pas la courbure postérieure
visible sur mes figures 2 et 3. Remarquons que chez acuminata (Clerc, 1902) (p. 659, fig. 2)
la forme du crochet est différente de celle d"acuminata Clerc, 1903 (pl. VIII, fig. 13). Chez
celui de 1903, la garde ne se termine pas par une protubérance remontante mais forme avec
la lame un angle presque droit.
Chez balacea et gigantocirrosa, la garde du crochet est triangulaire et se termine en
pointe.
Chez breois, la forme des crochets est très Amisine de celle de nos spécimens, mais le
manche ne présente qu’une faible courbure postérieure.
668
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
A B
Fig. a. Fig. B.
Crochet de D. aciiininata (Clore, 1902), copie de la Crochet de D. acuminala Clerc, 1903, copie de la
lifiure 2 de Ci.r.iic, 1902 : 659 (grossissement ligure 13 de Clerc, 1903, pl. VIII. X 1400.
inconnu).
Pour inflata, la forme des crochets du spécimen-type de Rudolphi est inconnue et
l’on admet pour l’espèce la forme du crochet figuré par H. Kr.\bbe (1869, pl. V, fig. 110)
qui a une garde arrondie et un manche épais. Les figures données par B. Czaplinski (1956 :
209, fig. 12) montrent une garde triangulaire ; leur manche est courhé postérieurement ;
leur forme générale ne correspond pas à la figure donnée par H. Kbabbe. La forme du cro¬
chet donnée par K. Rybicka (1957 : 450, fig. 1 D) et celle donnée par B. Bezubik (1956 :
449, fig. 19 B) ne concordent pas non plus avec celle donnée par Kbabbe, ayant la garde
moins allongée transversalement. La figure donnée par Joyeux & Baeb (1936 : 364, fig.
435) est conforme à celle donnée par Kbabbe, celle donnée par Dubinina (1953 : 157, fig.
2) en diffère très peu.
Pour jacobii, les crochets rostraux n’ont pas été figurés.
Chez longicirrosa V. Barus & A. Lelek (1961, fig. 5 b), le manche est moins long que
chez nos spécimens et moins courhé postérieurement ; la garde est triangulaire et forme un
angle à peu près droit avec la lame, elle n’est pas remontante.
Chez oschmarini (qui n’est peut-être pas un vrai Diorchis), les crochets rostraux n’ont
pas la forme « diorchidienne » habituelle.
Pour ransomi, les formes de crochets sont voisines de celles des nôtres, en particulier
celles données par Ransom (1909 : 43, fig. 22) et J. K. M.acko (1968 : 149, fig. 3) d’après
des spécimens de Fulica, par B. Bezubic (1956 : 451, fig. 20 B), d’après des spécimens
d’Rnas.
Chez sobolevi Spasskaja (1950 : 203, fig. 2), les crochets ont un assez long manche,
mais la garde n’est pas remontante et forme un angle droit avec la lame.
Les crochets rostraux de turkestanica Skrjahiti, 1914, n’ont pas été figurés.
Le crochet rostral figuré pour longihamulus par J. K. Macko A B. Rys.wy (1968 :
268, fig. 1 b) est assez voisin de ceux que j’ai figurés, il a l’extrémité postérieure du manche
courbée, mais le manche est proportionnellement moins long et la garde se termine en angle
aigu.
Plus voisins sont les crochets à long manche de longibursa (G. M. Steelman, 1939 :
639, fig. 4), mais la garde se termine en pointe mousse, sans protuliérance. Le crochet figuré
MISCELLANEA HELMINTHOLOGICA MAROCCANA. XLII
669
par B. H. Ransom (1909 : 48, fig. 38) est extrêmement voisin des nôtres : la garde se termine
[)ar une protubérance remontante, mais le manche est moins grêle postérieurement.
Chez ralli (A. W. Jones, 1944 : 51, fig. 1), les crochets ont un long manche, mais celui-ci
ne s’amincit pas postérieurement et la garde est réduite à une petite protubérance arron¬
die.
Le crochet figuré par M. A. Tubangui & V. A. Masiluxgan (1937, pl. VII, fig. 2)
pour çisayana a un manche plutôt court et sa garde remontante est triangulaire, se termi¬
nant en angle aigu.
Ayant comparé les crochets de mes spécimens à toutes les figures, qui m’étaient acces¬
sibles, de crochets rostraiix de Diorchis de Ralliformes-Gruiformes, j’ai constaté quelques
ressemblances, mais aucune concordance. Chez quelques espèces parasites d’Anatidae,
il y a des crochets à long manche, peu différents par exemple ceux de parçogenilalis d’*4n«s
creca L. figurés par Spasskaja (1961 : 133, fig. 17 1)), mais la garde n’a pas la même forme.
Pour peu d’espèces seulement, la forme et les dimensions de la poche du cirre peuvent
être considérées comme caractéristiques. Il y a des espèces à poche du cirre courte, comme
chez les deux acuniinata de Clerc, et d’autres à poche du cirre longue, s’étendant trans-
^'ersalement sur plus de la mi-largeur du segment. lille peut être très longue et de faible
diamètre, comme j)ar exemple chez giganlocirrosa et chez inflata sensu Czaplinski (1956 :
210, fig. 15). Pour des spécimens rapportés à une même espèce, longicirrosa, la poche du
cirre est représentée très mince et grêle par Ginetzinskaja (1952 : 62, fig. 5) et épaisse
par Barus & Lelek (1961 : 20, fig. 5 c-d). En raison de sa grande variabilité intraspéci-
lique, la poche du cirre ne semble pas, dans la plupart des cas, apporter des caractères
discriminatifs, mais la présence ou l’absence d’un bulbe épineux à la base du cirre est un
caractère permettant de séparer des autres les espèces chez lesquelles existe ce bulhe épi¬
neux. Un tel renflement n’existe pas, ou, s’il existe, n’est pas épineux, chez les deux acuini-
nata de Clerc (celui de 1902 et celui de 1903), chez les trois longicirrosa (celui de Meggitt,
1927, celui de Gi.netzinskaja, 1952, celui de Barus & Lelek, 1962), chez balacea, jacohii,
lurkestanica, oschrnarini, çisayana, ralli, americana. Chez ransomi R. L. Schultz, 1960,
c’est-à-dire acuniinata sensu Ransom, il n’existe pas d’après Ransom (1909 : 48, 51) qui
précise « bulbus enlargment at the base... unarmed » comme chez americana. Néanmoins,
plusieurs descripteurs européens ont rapporté à ransomi des spécimens o])servés chez Fulica,
chez lesquels ils ont observé des épines sur le renflement bulbaire de la base du cirre
Il y aurait donc deux ransomi ; celui de Ransom de l’Amérique du Nord et un ransomi
auclorum d’Europe.
En résumé, pour sept espèces parasites de Ralliformes-Gruiformes, il existe un ren¬
flement épineux à la base du cirre et le renflement a été décrit et figuré. Ces sept espèces
sont : inflata (voir K. Ra'bicka, 1957, fig. 3a, Barus & Lelek 1961, fig. 4è), hreois, sobo-
leoi, gigantocirrosa, longihamulus, longibursa, ransomi auclorum, non Schultz.
Chez ces sept espèces, les testicules ne présentent pas de caractères distinctifs. L’ovaire
est trifolié chez inflata, breois, ransomi, soboleoi, longihamulus, longibursa, il est constitué
par deux lobes transversaux chez gigantocirrosa. Chez aucune de ces espèces il ne se pré¬
sente comme chez nos spécimens marocains.
1. Par exemple J. K. Macko (1968 : 149, fig. 1, 4), Barus & Lelek (1961 : 18). Chez les ransomi d’Aiia-
tiJae, le bulbe est toujours épineux (voir, par exemple, B. Bezubik, 1956 : 151, fig. 20 r).
670
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
La comparaison de ceux-ci avec les espèces décrites de Ralliformes-Gruiformes (dont
onze chez Fulica atra L.) ne permettant pas de les identifier à l’une d’entre elles, nous
considérons notre espèce marocaine comme nouvelle.
III. Sur Joyeuxiella echinorhynchoides (P. Sonsino, 1889) ^
Fam. Dilepididae A. Railliet & A. Henry, 1909
Sous-fam. Dipyi.idinaf Cli. W. Stiles, 1896
Genre Joyeuxiella O. Fuhrmann, 1935, nom. nov.
Forme larvaire (fig. 11)
De nombreux individus du foie d’un Acanthodactylus erythraeus lineo-maculalus Dumé-
ril & Bibron, 1839, de la forêt de la Mamora, près Rabat, capturé par Jacques Bons en
mai 1964, ont été examinés.
Les cystiques enkystés occupent tout le parenchyme du foie. Les spécimens dékystés
sont conformes aux descriptions classiques de l’espèce.
Les grands crochets du rostellum ont 19,9-20 q pour leur plus grande dimension, avec
une base d’implantation longue de 13,2-13,3 p. Les petits crochets en forme de cornet de la
base du rostellum sont longs de 12,2-13,3 p.
Acanthodactylus lineo-rnaculatus Dum. & Bib. n’avait pas été mentionné parmi les
nombreux reptiles-hôtes intermédiaires.
Fig. 11. — Quelques crochets du rostellum d’un cystique de Joyeuxiella echinorhynchoides (P. Sonsino, 1889)
du foie Acanthodactylus lineoniaculatus Dum. tV Bib.
1. Pour la bibliographie, consulter les ouvrages classiques de R. A. Wardle & J. A. Mac Leod (1952)
et S. Yamaguti (Systema Helminthum, vol. II, Cestodes, 1959).
MISCELLANEA HELMINTHOLOGICA MAROCCANA. XLII
671
Forme adulte
Cinq proglottis isolés, récoltés par le Pr El Hilali, le 22-2-1973, dans les fèces d’un
Fennecus zerda (Zimmermann, 1780) en captivité, provenant de Taouz (Province de Ksar-
es-Souk) ont été examinés. Ce matériel m’a été remis par le Dr Vét. Yves Raymond, Jardin
zoologique de Temara.
Ces proglottis ont subi un début de digestion ; ils sont quelque peu macérés, mais iden¬
tifiables.
Dimensions des proglottis : longueur 3-5 mm, largeur 2 mm. Poche du cirre : 90 X 54 [i.
et 150 X 45 [x. Nombreuses capsules ovifères à un seul œuf. Capsules mesurant 52,8 X
39,6 [ 1 , avec œuf de 30 X 16 p. et 46,6 X 33 p., avec œuf de 32 X 30 p..
L’espèce est connue adulte dans le sud de l’Europe, le Proche-Orient, et l’Afrique du
Nord, où elle parasite divers Carnivores des genres Canis, Vulpes, Megalotis et Fennecus
zerda (Zimmermann), mais je ne crois pas qu’elle ait été, jusqu’à présent, signalée du Maroc
chez le hennec
IV. Triuterina uteriloba n. sp.
(Eig. 12-14)
Fam. Anoplocepiialidae
Matériel examiné. — Huit fragments de strobiles dont le ])lus long mesure 15 cm,
et un seid est pourvu de scolex, provenant de l’intestin d’un Perroquet vert d’Afrique
occidentale, identifié à Poicephalus guliemni (Jardine, 1849), mort au Jardin zoologique
de Temara (Maroc). Dr Vét. Yves Raymond leg. (1-5-1972).
Fragments colorés à l’hématoxyline ou au carmin et montés dans le baume du Canada.
Description
Scolex subglobuleux (longitud. 0,55 mm, trausvers. 0,60 mm) pourvu de quatre ven¬
touses peu profondes, inermes, de 0,21 mm de diamètre. Faisceaux musculaires très nom¬
breux et serrés, en continuité avec ceux du strobile.
Slrobile : A son extrémité antérieure, le strobile a une largeur de 0,35 mm. La largeur
augmente très lentement ; le premier indice de proglottisation apparaît à une distance
de 1,5 mm du scolex ; les premiers proglottis mesurables sont très courts : 0,05 mm pour
une largeur de 0,44 mm. Les proglottis âgés, contenant des œufs, sont à peu près dix fois
plus larges que longs, mesurant 0,6-0,7 mm de long pour 6-7 mm de large. Le bord posté¬
rieur est quelque peu craspédote, les proglottis sont trapézoïdes après le cou, dans la partie
antérieure du strobile, avant l’individualisation de l’ovaire.
Le système excréteur comprend deux gros canaux ventraux et deux fins canaux dor¬
saux. Les canaux ventraux sont réunis par une grosse anastomose transversale, occupant
1. La faune helminlhologique du Fennec est peu connue. Rappelons (pie Sireptopharagus nuinidiciis
L. G. Seurat, 1917, n’est connu de l’estornac du Fennec que du Sud tunisien.
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
672
l'iG. 12. — Triuterina uteriloha ii. sp. Quatre progloltis consécutifs, l.a limite entre les proglottis n’est
pas représentée, elle est au niveau du bord postérieur de l’anastomose transversale du conduit excré¬
teur ventral.
I iG. 13-14. — Triuterina uteriloha n. sp. : 13, scolex ; 14, poche du cirre et vagin d’un proglottis où les
œufs ne sont peut-être pas à complète maturité.
O, ovaire ; PG, pore génital ; RS, réceptacle séminal ; SV, sphincter vaginal, T, testicules ; U, uté¬
rus, VI, vitellogènes ; V, vésicule séminale interne ; PC, poche du cirre.
MISCELLANEA HELMINTHOLOGICA MAROCCANA. XLII
673
le bord postérieur du segment. Les pores génitaux alternent très irrégulièrement et présen¬
tent un atrium génital plutôt profond (fig. 14), muni d’un assez gros sphincter.
Les conduits sexuels passent dorsalement aux gros canaux excréteurs longitudinaux.
L’appareil (J comprend de nombreux testicules ; je n’ai pas réussi à les dénombrer
exactement parce qu’ils sont très peu colorables ; j’évalue leur nombre à environ 40 à 50 ;
leur diamètre est de 0,04-0,06 mm. Ils sont rassemblés dans la moitié antiporale du segment,
en avant de la liranclie antiporale de l’utérus. La poche du cirre est volumineuse (0,375-
0,386 X 0,132) et orientée transversalement ; elle est entièrement, ou presque, en avant
de la mi-hauteur du segment ; elle s’étend dans à peu près un tiers de la largeur du segment,
dépassant beaucoup les canaux excréteurs longitudinaux. Son intérieur est parcouru par
un canal déférent plus ou moins sinueux où le cirre est invaginé et dont la partie aporale,
dilatée, forme une vésicule séminale interne de grosseur variable.
L’appareil $ comprend un ovaire situé au début du deuxième tiers de la largeur du
segment, dans la partie porale. 11 est plus rapproché du bord postérieur que du bord anté¬
rieur. Le vitellogène est très petit, globideux, avec un diamètre d’environ 0,05 mm, il est
situé contre le bord postéro-interne de l’ovaire. Le vagin suit le bord postérieur de la poche
du cirre, à peu près en ligne droite, .\vant d’atteindre l’atrium génital, il est entouré d’un
gros sphincter. A son extrémité proximale, il forme une dilatation souvent lagénifornie,
qui s étend jusqu’au réceptacle séminal, ou presque. L’utérus a une forme caractéristique
avant la maturité complète. Il comprend un tronc court, plus ou moins longitudinal, situé
à peu près au milieu de la largeur du segment, et qui se continue antérieurement par nn
sac transversal s’étendant dans le tiers moyen de la largeur du segment. Postéro-latérale-
ment, le tronc central se prolonge par deux sacs, l’un antiporal très développé, à contour
bien net, bien défini, muni de lobes irréguliers d’importance variable ; l’autre, poral, a un
contour incertain dont la relation avec le tronc central n’est pas clairement observable.
Le sac antérieur, le tronc central et le sac antiporal sont entièrement et massivement gon¬
flés de cellules intensémcTit colorables, alors que, dans le sac poral, les éléments cellulaires
sont sur une faible épaisseur ; leurs amas ne sont pas en continuité les uns avec les autres.
Dans les plus grands proglottis, contenant des œufs, les limites de l’utérus disparais¬
sent presque complètement et les œufs se répandent dans le parenchyme médidlaire, mais
l’ovaire persiste. Les œufs ont une coque mince, ils mesurent 50 X 27,5 [jl. L’end)ryon a
un diamètre d’env iron 25 [j.. Ces œnfs n’ont peut-être pas atteint leur complète maturité.
1 liscussiox
Je crois pouvoir rapporter, au moins provisoirement, l’espèce ici décrite an genre
Triuterina D. Fubrmann, 1921, malgré de grandes différences anatomiques.
Ce genre a été fondé pour une seule espèce, d’après un unique individu dépourvu de
scolex, trouvé chez un PsiUacus erythacus L. d’Afrique équatoriale, communiqué par le
Musée de Stuttgart.
Tout d’abord, l’espèce fut désignée sous le nom Taenia anoplocephaloides O. Fubrmann
(1902 : 144-147, fig. 23-25) ; elle devint ensuite le type du genre Triuterina O. Fubrmann
(1921 : 439, diagnose générique).
l ne seconde description, d’après le même spécimen, a été donnée par J. G. Baek
674
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
(1927 : 123-125, 193, fig. 1). Rien n’a été ajouté par 0. Fuiirmann (1932 : 74, 277, 282,
fig. 44 a-b) dans sa monographie « les Ténias des Oiseaux ».
Ch. .Joyeux & J. G. Baeii (1928 : 23-24, fig. 13-14) ont eu à leur disposition un spéci¬
men de l’intestin d’un Poicephalus çesleri Finsch, récolté à Boliicou (Dahomey) ; ils ont décrit
le scolex et figuré l’œuf.
Ca ressemblance de notre espèce avec celle de Fuhrmaxx consiste en la forme voisine
de l’utérus, la largeur des canaux excréteurs ventraux, la même position de la poche du
cirre et du vagin avec son puissant spliincter, le groupement antiporal des testicules.
Les différences principales sont : la moindre importance de la partie porale de l’utérus,
la forme sphérique de l’ovaire, sans lohation, la plus grande longueur de la poche du cirre.
Ces différences sont suffisantes pour justifier une espèce nouvelle.
Fuhrmann a classé Triuterina dans la sous-famille Anoplocephalinae Raphaël Blan¬
chard, 1891, où Ton réunit des genres n’ayant entre eux que peu de caractères communs.
Dans les ouvrages généraux sur les Cestodes, cette attribution n'a pas été critiquée.
V. Sur Raillietina (Raillietina) echinobothrida (P. Mégnin, 1880) var.
(Fig. 15-17)
Famille Davaineidae O. Fuhrmann, 1907
Genre Raillietina O. Fuhrmann, 1920
Sous-genre Raillietina Ch. W. Stiles & M. ürleman, 1920
Matériel examiné. —■ (.Juelqnes fragments sans scolex et des proglottis gravides
détachés isolément ou par chaînes de 2 à 6, provenant de l’intestin grêle de Gallus gallus
(L., 1758) domest., Salé près Rabat. Dr Vét. R. Belot leg., 27-4-1950.
Ce matériel est très médiocrement conservé, ayant été fixé tardi^■ement.
Description
Le plus long fragment mesure 25 X 2,2 mm ; le plus petit proglottis gravide détaché
mesure, transversalement, 1,8 mm, longitudinalement 0,6 mm. Tous les proglottis sont
])lus larges que longs et un peu craspédotes. Les pores génitaux sont unilatéraux et situés
vers la mi-longueur du bord proglottis. La poche du cirre, ellipsoïdale, inclinée, mesure
115 X 80 p., 120 X 85 p., 125 X 80 p., 130 x 75 p., 130 x 90 p., 135 x 95 p.. Le cirre n’a pas
été distinctement observé.
Au milieu de la largeur des proglottis mûrs, le vitellogène, massif, un peu irrégulier,
est situé contre le bord postérieur du proglottis et mesure 95 X 50 p., 125 X 35 p, avec un
maximum de 135 X 65 p. En avant de lui se trouve l’ovaire, constitué par d’assez nombreux
(25-30 environ) lobes arrondis, plus ou moins piriformes ; il atteint le bord antérieur du
jiroglottis. De part et d’autre de l’ovaire sont les testicules ; il y en a, approximativement.
676
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
12-18 de chaque côté (l’opacité du parenchyme médullaire ne permet pas de préciser) ;
ils mesurent 45 X 45 p,, 50 X 50 p, 55 X 55 p, 55 X 60 p, 60 X 60 p, avec un maximum de
90 X 100 p.
A mesure que les proglottis approchent de la gravidité, le parenchyme médullaire se
remplit de capsules ovifères (environ 70 à 100), plus ou moins irrégulièrement glcbuleuses
à ellipsoïdales. Les dimensions des capsules augmentent avec la gravidité et mesurent,
par exemple, 70 X 75 p, 70 X 50 p, 70 X 70 p, 80 X 45 p, 85 x 50 p, 85 x 50 p, 100 x
85 p et atteignent un maximum de 150 X 150 p dans les proglottis détachés.
Chaque capsule contient de 3 à 10 œufs, mesurant, pour la plupart, de 26 à 32,5 p.
L’oncosphère mesure approximativement de 10 à 15 p ; ses crochets ne sont pas visibles,
même dans les proglottis détachés.
Discussion
Chez la poule domestique, onze espèces du sous-genre Raillietina sont connues : telra-
gona (R. Molin, 1858), type du sous-genre [synon. galli (S. Aamaguti, 1935) Sawada, 1955] ;
cohni (H. Baczynska, 1914) ^ ; dattai P. K. Sinha, 1960 ; echinohothrida (P. Mégnin, 1880) ;
friedhergeri (O. von Linstow, 1877); grobbeni (Bôhn, 1925)^; penetrans (H. Baczynska,
1914) (avec une variété : penetrans nova Johri, 1934) ; peradenica Sawada, 1957 ; shantun-
gensis Winfield & Cheng, 1936 ; volzi (O. Fuhrmann, 1905) ; mulabilis (Rüther, 1901).
Une espèce, rangonica Subramanian, 1928, ne semble pas appartenir au sous-genre mais
est insuflisamment décrite.
En l’absence de scolex, il faut se fonder sur l’anatomie des proglottis pour une attri¬
bution spécifique. Nous avons à comparer l’anatomie des proglottis de notre matériel
marocain avec celle de ces onze espèces.
En sa monographie des Davainioidea, E. E. Artjukov (1966) a reproduit les figures
des proglottis de ces onze espèces et donné des tableaux des caractères comparés, ce qui
facilite les comparaisons sans qu’il soit nécessaire, pour beaucoup d’entre elles, de se repor¬
ter à la publication originale.
Parmi les caractères relativement faciles à observer, il y a celui concernant le nomlire
d’œufs par capsule ovifère, ce qui permet d’éliminer les espèces qui, comme mulabilis,
n’ont que 2 ou 3 œufs par capsule. Il y a celui de la longueur de la poche du cirre, ce qui
permet d’éliminer les espèces où elle dépasse 200 p, [dattai, 250 p ; volzi, 200-230 p). Il y a
aussi celui du nombre et de l’emplacement des testicules. Nous n’avons pas à considérer
ici les espèces ayant moins de 20 testicules et plus de 45, non plus que les esjièces ayant de
nombreux testicules en arrière du vitellogène. Chez nos spécimens, il n’y a aucun testicule
en arrière des vitellogènes, ce qui a lieu aussi chez dattai, volzi, généralement chez penetrans
et echinohothrida.
Toutefois, chez penetrans, d’après la description originale par II. B.^czynska (1914),
il y a une rangée de testicules postérieurs réunissant les deux groupes latéraux ; chez pene¬
trans nova Johri, 1934, il y a un seul testicule en arrière du vitellogène. La figure de pene-
1. C. R. Lopez-Neyra (1947 ; 211) considère H. cohni comme une variété de teiragona.
2. O. Fuhrmann (1932 : 46) place grobbeni dans la synonymie d’echinohothrida, contrairement à Rudolf
Lang (1923 : 601) pour qui grobbeni est une espèce indépendante.
MISCELLANEA HELMIIVTHOLO&ICA MAROCCANA. XLII
677
trans donnée par K. 1. Skh.iarin (1914 : pl. XVI, fig. 6) et reproduite par Artjukov (1966 ;
229, fig. 158) montre le vitellogène an contact de la limite postérietire du proglottis, sans
qu’il y ait de place pour un seul testicide.
Chez echinohothrida, d’après les figures données par Hudolf Lang (1929 : 582, fig.
13) et O. Flîuhmann (1932 : 43, fig. 17fl) il n’y a aucun testicule en arrière du vitellogène,
mais C. IL Lopez-Nevra (1948 : pl. XX, fig. 4-5) figure des proglottis à"eclnnoholhrida
chez lesquels le vitellogène, peu étendu, n’atteint pas la limite postérieure du segment et
laisse, en avatit de cette limite, un espace où pénètrent quelques testicules. De même, une
figure donnée par 1. Sawada, reproduite par Arijukov (1966 : 176, fig. 113 h) montre
une rangée de testicules en arrièrt" du \itellogène. K. \ . tivosoEv (1958 : 86, fig. 32) a figuré
un proglottis d’echinohothrida chez lequel le vitellogène n’est pas au contact du bord posté¬
rieur du segTuent et laisse, en arrière de lui, un espace où il y a nettement au moins un testi¬
cule. Ce n’est pas, selon nous, le cas hahituel et R. Lang (1929 : 592) relate que ses jn'é-
parations d!echinohothrida ne montrent aucun testicule en arrière des glandes femelles.
.\]jrès toutes les éliminations, il ne reste possihh» que l’attribution à echinobolhrida,
en se fondant sur la monographie donnée de cette es])èce par Rudolpb Lang (1929 ; 564-
662, fig. 1-14 b, 15-20) qui en a donné uti historique critique très détaillé, révisé la synonymie
et conq)aré entre elles toutes les (h'scriptions des espèces d«! 1’ « Echinohothrida Gruppe ».
Les descriptions jnibliées d'echinohothrida et synonymes sont nombreuses depuis celle
de Lierre Megni.n (1880 : 119), où apj)araît ce nom spécifique. En cette première publica¬
tion, il n’est pas question des proglottis, mais seulement des crochets de l'ape.v du scolex
et des \-entonses. Dans une. secotide publication, Megnin (1881 ; 36, pl. V, fig. 1-11) donne
quelques renseignements sur le strobile. 11 dit que les « orifices génitaux sont irrégulièrement
alternes », que les œufs ont 0,0f) mm de diamètre et qu’ils sont réunis par « 6 ou 7 dans un
sac commun ». Si Megnin a constaté que les pores génitaux étaient irrégulièrement alternes,
c’est qu’il a observé un strobile atypique. Cette anomalie a été revue depuis lors par Ra.nsom
(1904, 1905), par C. R. Lopez-Xeyr.a (1920) et par Ch. Joyeux (1923) ; elle est considérée
comme exceptionnelle par les antres descripteurs
■Mon matériel marocain n’est pas rigoureusement conforme aux descriptions et figures
classiques de proglottis d'echinohothrida ; il diffère par la grande extension en largeur atleiiite
par l’oxaire et le vitellogène.
VI. CvCLOemLLIDE ÉNIGMATIQUE PARASITE UE F al CO SuhhuteO L., 1758
(Fig. 18-23)
Matériel examiné. — Nombreux fragments, quelques-uns avec scolex, de l’intestin
de Falco subhuteo jugurtha Ernest Hartert et Oscar Neumann, 1907, Sidi Rettache, Ray¬
mond Dupuy leg., 22-3-1964.
Tout ce matériel est malheureusement un peu macéré et en médiocre état, le fau¬
con disséqué ayant été trouvé mort.
1. Il est vraisemblable que, si Megnin n’avait pas écrit que les pores génitaux étaient irrégulièrement
alteines, G. P. Piana (1881, lig. 1-8 B) n’aurait pas déerit comme espèce nouvelle son « Taenia bolriopli-
lis II à pores génitaux unilatéraux. C’est un synonyme d'echinohothrida.
678
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
l'iG. 18-19. — CyclopliyMille parasite de Fairo siibhuteo : 18, scolex ; 19, proglottis à maturité.
Description
Scolex (fig. 18) : Le scolex est antérieurement arrondi, large de 2,6 mm en arrière des
ventouses, celles-ci ont un diamètre moyen variant de 76 à 80 [x. Le rostellnm est petit
et aucun des six scolex examinés ne montre de crochet. Si, comme je le suppose, il y en avait,
ils sont tombés. Le réceptacle du rostellnm est ovale et mesure 67 X 50 (x. La longueur
du scolex entre son apex et la première marque de strobilisation est d’eux iron 215 (x.
Strobile : Aucun strobile de mon matériel n’est complet ; le fragment le plus long a
35 mm. La largeur augmente lentement, elle est d’environ 250 (x au début, immédiatement
en arrière du scolex, et peut augmenter jusqu’à enxiron 800 p..
Aucune trace d’ébauche génitale n’est visible avant enxiron les 1106-120^ segments;
à partir de là, les segments acquièrent peu à peu la maturité, mais, même dans les derniers,
il n’y a pas d’ébauche utérine et aucun fragmeni de strobile ne se termine par des proglottis
gravides. Les quelques proglottis ayant dépassé la maturité, parmi ceux à ma disposition,
sont individuellement détachés.
Les proglottis miirs (fig. 19 et 20) dex iennent à peu près carrés, mesurant, par e.xemple,
0,8 X 0,8 mm, mais ils peuvent considérablement s’allonger et se rétrécir, poiix ant alors
mesurer par exemple 1,881 X 0,235 mm et jusqu’à 2,5 X 0,25 mm ; tous sont craspédotes.
Les pores génitaux, irrégulièrement alternes, sont situés très près de la limite antérieure
du bord du proglottis.
Les testicules, au nondire d’environ 40 à 75, sont très jietits et disfiosés en un seul
champ, entre les canaux excréteurs ; antérieurement, ils ne dépassent pas le niveau des
MISCELLANEA HELMINTHOLOGICA MAKOCCANA. XLII
679
l’id. 20-23. — Cycli)p(iyMidi' parasite de Falni suhbutm ; 20, proglotlis à matui'ité en e.\t<‘nsion ;
21, appareil oiipidaleur protraclé ; 22, priiglnllis avec (irgaiie |)arulérin; 23, œid',
glandes l'enielltts et, |)(tstérieurenienl, ils n’atIcignenl (tas towl à fait le Itord postérieur
du proglotlis.
La poche du cirre, ovale, mesure de 67,2 X '16,2 à 71,tî x 50, tî pt ; elle est orientée
trausversaleinenl et sinvie par le canal déférent, très développé, formant un amas compact
et volumineux de sinuosités dans le tiers exteriut du proglotlis, un peu eu arrière de la limite
atitérieure de celui-ci, mais ne l’atteignant pas. L’organe copulateur, lorsqu’il est protracté,
se montre sous l’aspect d’une petite corne inerme, inlléchie en direction postérieure (fig.
21 ).
680
ROBERT-PHILIPPE DOLLFUS
L’ovaire, à ailes non séparées, la glande vitellogène de forme irrégulière et le récepta-
culum séminal glohuleux sont groupés en un massif très petit, dans la moitié porale du
proglottis, vers le deuxième tiers de sa largeur, à la fin du premier tiers de sa longueur,
toujours plus eu arrière que le niveau postérieur de l’atuas de sinuosités du canal déférent.
Le vagin, plutôt large, suit le bord postérieur de cet amas, puis le bord postérieur de la poche
du cirre, pour aboutir au pore génital marginal.
La formation de l’utérus n’est pas observable dans les proglottis de mon matériel,
mais un proglottis détaché (fig. 22) montre un étroit organe parutérin, à épaisse paroi
musculaire, occupant longitudinalement un peu ])lus de la moitié de la longueur du pro¬
glottis.
Un proglottis gravide isolé, mesurant 1,575 X 0,729 mm, contient de nombreux œufs
ovales, dont trois ont été mesurés (fig. 23) ; leurs dimensions sont ; 39,52 X 26,35 p; 41,17 X
32,04 P ; 52,60 X 27,99 p; ils ont une double paroi et les embryons mesurent, par exemple,
24,70 X 19,76 P et 29,64 X 21,41 p. Les crochets sont longs de 16,4 à 16,6 p.
Discussion
Le médiocre état des fragments récoltés (les crochets rostraiix sont tombés) rend dilli-
cile l’identification de ce Cyclophyllide. Il n’est attribuable à aucun des genres habituelle¬
ment signalés chez des Falconiformes, c’est-à-dire : Idiogenes (Davaineidae), Taufiina,
Anomolaenia, Choanolaenia, Culcitella, Dilepis, Diplopylidiiim, Lalerotaenia, Parictero-
laenia, Paruterina, Pandrostrum, Unciutiia (Dilepididae), Hymenolepis, Oligorchis (Hynie-
nolepididae), Cladotaenia, Taenia (Taeniidae), Mesocesloides (Mesocestoididae).
Il présente un organe parutérin, comme on en observe chez les Idiogeninae, les Paru-
terininae et seulement chez les Avitellinidae parmi les Anoplocephaloidea. 11 se peut que
ce Cestode soit apparenté aux Paruterinoidea.
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Les publications où il est question de cette espèce sont trop noinbreuses pour être mentionnées ici ;
je n’en cite que quelques-unes. On se reportera à ü. Fuhhmann, Rudoll' Lang, E. .\htjukov pour les réfé¬
rences aux publications de Ch. W. Stii.es, Kansom, H. Olancuahd, .Magai.iiaes, .Meggitt, Ch. Joa eu.x,
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Manuscrit déposé le 19 août 1974.
Bull. AIus. natn. Hist. nat., Pans, 3® sér., n“ 302, mai-jum 1975,
Zoologie 212 : 659-684.
Achevé d’imprimer le 15 octobre 1975.
Présence de la larve de Floriceps saccatus G. Cuvier, 1817
(Cestoda Trypanorhyncha),
citez un Téléostéen Diodontidae à la Guadeloupe
par Robert-Philippe Dollfus *
Pour la synonymie, les références bibliographiques et la description, se reporter à
R. Ph. Dollfus, 1942 : 286-301, fig. 194-214.
Matériel examiné. — Un plerocercus récolté chez un Diodon holacanthus L., 1758,
à la Guadeloupe (Antilles françaises) par Yves Roulard, en mars 1974^.
Emplacement dans l’hôte. — L’unique spécimen de cette larve était libre dans la
cavité générale et n’était pas contenu dans son blastocyste ; celui-ci avait évidemment
disparu précocement. La larve comprenait le scolex et son appendix.
Dimensions (en mm). — Longueur totale 22,2. Pars bothridialis, longueur 1,25, largeur
1,0. Pars çaginalis, y compris sa partie antérieure traversant la pars bothridialis, 7,8 +
1,25 = 9,05, largeur 0,8. Pars bulbosa, longueur 3,5, largeur 13,5. Rulbes, longueur 3,5,
largeur 0,3 ; ils sont un peu plus de 10 fols plus longs que larges.
11 n’y a pas de pars postbulbosa, l’appendix débutant au niveau de l’extrémité posté¬
rieure des bulbes.
l'iG. 1. — DeiLV aspects de la chaînette du milieu du côte externe d'un proboscis à proximité de la base.
* Laboratoire de Zoologie (Vers), associé an CXRS, Muséum national d’Histoire naturelle, 43, rue
(hivier, 75231 Paris Cédex 05.
1. Tous mes remerciements à Yves Boulard pour m’avoir remis ce spécimen.
686
ROBERT-PHILIPPE DOLLEUS
Appendix : longueur 9,5, largeur 1,94.
Prohoscis : diamètre près de la base 0,17-0,20. 11 u’y a pas d’ariuemeul basal particu¬
lier et les éléments de la chaînette commencent à la base. Largeur des éléments de la chaî¬
nette 0,04-0,05 ; plus grande hauteur d’un élément de la chaînette jusqu’à sa pointe médiane
0,02. Ces dimensions varient avec le niveau. Les grands crochets des rangées principales,
partant du milieu du côté interne, atteignent une longueur de 0,625.
.l’ai donné (1942 : 294, fig. 208) le schéma oncotaxique de l’armement des prol)oscis.
,Ie dois dire que la disposition des crochets et des rangées de crochets n’est pas toujours
exactement conforme à ce schéma ; j’ai remarqué de petites irrégularités.
Hôtes ue la larve. — Ce plerocercus est fréquemment trou\é chez Mola rnola (L.)
dans la cavité abdominale, plus rarement dans le foie près de sa surface. Il a été rarement
signalé chez d’autres Téléostéens. Rldolphi l’a mentionné chez Lichia gluuca L. à Maples,
d’après Th. Pixt-xer (1931). Dujardin (1845) dit que Hudolpiii l’a trouvé chez Seinena
aquila Risso. Th. Pintner (1930) l’a identifié enkysté dans la cavité générale d'un Scom-
briforme désigné sous le nom de « bonito » des îles Marshall.
La présence chez d’autres Téléostéens (par exemple Xiphias gladlus L.) devra être
confirmée. 11 est possible que des larves enkystées récoltées par Edwin Lintox chez des
Scombriformes appartiennent à cette espèce, mais cela ne pourra pas être vérifié tant que
le matériel de la collection de Linton n’aura pas été réexaminé.
C’est en raison du peu de références certaines de la présence de ce plerocercus chez des
Téléostéens antres que Mola que j’ai estimé utile de signaler sa récolte chez un Piodon de la
Guadeloupe.
RÉFÉRENCE R1B L10 G R A P HIQIJ E
Dollfus, Rohert-Ph., 1942. — Étude critique sur les Tétrarhympies du .Muséum de Paris. Archs
Mus. natn. llist. nat., Paris, 6® sér., 19, oct. 1942 : 1-466, tig. 1-327.
Alanusrril déposé le 11 octobre 1974.
Bull. Mus. nain, lllsl. nat., Paris, 3® sér., n“ 302, mai-juin 1975,
Zoologie 212 : 685-686.
Aclieoé d’imprimer le 13 octobre 1975.
Recommandations aux auteurs
Les articles à publier doivent être adressés directement au Secrétariat du Bulletin du
Muséum national d’Histoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompa¬
gnés d’un résumé en une ou plusieurs langues. L’adresse du Laboratoire dans lequel le
travail a été effectué figurera sur la première page, en note infrapaginale.
Le texte doit être dactylographié à double interligne, avec une marge suffisante, recto
seulement. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres
et d’espèces soulignés d’un trait).
Il convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux
compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2® sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur bristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
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Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
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tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
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Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimés de leur travail. Ils pourront
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