BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
22
N° 28 JANVIER-FÉVRIER 1972
! I 11 II 111II 111 II I II1111II11111111 i 111 ! | j | ! 1111111 il 11 i
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : P r M. Vachon.
Comité directeur : P rs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr. M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr. N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, parait depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
À partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —-
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Ecologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His-
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la librairie du Muséum
36, rue Geolfroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
Crédit Lyonnais, agence Y-425) ;
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
Abonnements :
Abonnement Général : France, 260 F ; Etranger, 286 F.
Zoologie : France, 200 F ; Étranger, 220 F.
Sciences de la Terre : France, 50 F ; Étranger, 55 F.
Sciences df. l’Homme : France, 45 F ; Étranger, 50 F.
Botanique : France, 40 F ; Étranger, 44 F.
Sciences Physico-Chimique : France, 15 F ; Étranger, 16 F.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 28, janvier-février 1972, Zoologie 22
SOMMAIRE
Michel Thireau et Luiz Saldanha. — Liste commentée d’Amphibiens et de Reptiles
récoltés au Portugal. 143
Alain Dubois et Michel Thireau. — Polydactylie chez Ranci iberica Boulenger, 1879
(Amphibiens, Anoures). 157
■J8, 1
Liste commentée d’Amphibiens et de Reptiles
récoltés au Portugal
par Michel Thireau et Luiz Saldanha *
Résumé. — Les auteurs ont récolté au Portugal dix-sept espèces d’Amphibiens et de Rep¬
tiles dont Chioglossa lusitanica est la plus intéressante par son abondance dans un puisard du
Vale dos Fetos à Buçaco ; ils ont pu préciser quelques aspects de la biologie et de la biométrie
de cette espèce dont le regroupement avait les caractères d’un rassemblement d’estivation.
Abstract. — The authors collected in Portugal 17 species of Amphibians and Reptiles. Chio¬
glossa lusitanica is the most interesting by its abundance in two water reservatories at Yale dos
Fetos — Buçaco. The authors establish some aspects of the biology and biometry of this species,
which gathering had the characteristic of an aggregation for aestivation.
Nous présentons une liste commentée des dix-sept espèces d’Amphibiens et Reptiles
récoltés au Portugal (fig. 1), dans les régions de Lisbonne, Coimbra (Buçaco), Viseu et Braga
(Gérés), principalement au cours de la mission M. Thireau du 13 septembre au 4 octobre
1970.
AM P H IB IA
Ranidae
1. Rana iberica Boulenger, 1879
1970-1066 à 1970-1097 x , 22-IX-70 2 . Ces individus ont été récoltés dans les ruisseaux
en cascade de la Fonte Fria et du Vale dos Fetos à Buçaco (fig. 1-11). Ce sont les seuls exem¬
plaires d’Amphibiens que nous ayons trouvés dans ces eaux polluées par des détritus variés.
Toutes les Rana iberica présentent une teinte rouge brique plus ou moins intense, conservée
1. Numéros d’entrée dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
2. Date de la récolte.
* M. Thireau, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) du Muséum national d'Histoire naturelle,
57, rue Cuvier, 75005 Paris.
L. Saldanha, Boursier de la fondation Calouste Gulbenkian, Museu Bocage. Faculdade de Ciencias
de Lisboa, rua da Escola Politécnica, Lisboa (Portugal).
AMPHIBIE NS ET REPTILES RECOLTES AU PORTUGAL
145
après fixation des animaux, et qui correspond à une adaptation mimétique au substratum.
Les individus 1970-1084, 1970-1087 et 1970-1095 présentent une conformation anormale
des orteils (cf. A. Dubois et M. Thireau, 1972).
Fig. 2. — Carte détaillée de la région de Lisbonne (cf. fîg. 1-1).
Les astérisques indiquent les points de récolte.
1970-1098 à 1970-1108, 26-IX-70. La récolte a eu lieu dans le Rio Homem (fig. 4),
sur une distance d’environ 2,5 km. Les eaux, assez froides, étaient d’une limpidité parfaite,
bien que presque stagnantes par endroits. Les Rana iberica ont été récoltées dans des points
du Rio abrités et entourés de végétation.
1970-1109 à 1970-1114, 20-IX-70. Rio Pavia (fig. 3).
28, 2
146
MICHEL THIREAU ET LUIZ SAIDANHA
2. Rana ridibunda perezi Seoane, 1885
1970-1115 à 1970-1162, IX-70. Nous avons recueilli ces individus dans la Ribeira do
Lobâo traversant le village de Sabugosa (fig. 3). L’eau était assez polluée, les rives du ruis¬
seau servant de décharge à proximité des ponts. Il y avait de nombreux têtards de R. ridi¬
bunda perezi à divers stades de leur développement.
1970-1163 à 1970-1168, IX-70. Rio Dinha, près du village de Tondela (fig. 3).
1970-1169 à 1970-1171, 20-IX-70. Ces individus ont été capturés dans le Rio Pavia
(fig. 3). C’est la seule fois où nous avons vu R. ridibunda perezi cohabiter avec R. iberica.
1970-1172 et 1970-1173, 24-IX-70. Almaça (1959 b) signale la présence de Chioglossa
lusitanica sur la route de Viseu à Vila Nova de Paiva, près du pont enjambant le Rio Vouga
(fig. 1-IV) ; nous n’y avons rencontré que R. ridibunda perezi.
Bufonidae
3. Bufo bufo (Linné, 1758)
L’espèce présente une très grande variabilité retrouvée chez les trois individus capturés.
1970-1174, 23-IX-70. Ce Crapaud a été récolté la nuit dans les anfractuosités d’un
petit mur de pierre à Mosteiro de Fraguas, à proximité du Rio Dinha (fig. 3).
1970-1175, 20-IX-70. L’animal a été trouvé mort et assez desséché près du Rio Dinha
à Mosteiro de Fraguas (fig. 3).
1970-1176, 22-IX-70. L’exemplaire provient d’un puisard du Vale dos Fetos à Buçaco
(fig. 1-11). Ses pustules dorsales sont de teinte rouge brique et cerclées de noir; ses paro-
toïdes sont jaune crème et bordées de noir basalement.
Discoglossidae
4. Alytes obstetricans boscai Lataste, 1879
1970-1177 à 1970-1179, IX-70. Ces trois individus ont été récoltés de nuit, près du Rio
Dinha à Mosteiro de Fraguas où ils cohabitaient avec Bufo bufo (fig. 3).
Salamandhidae
5. Salamandra salamandra gallaica Seoane, 1884
1970-1180, 22-IX-70. Une femelle gravide a été récoltée lorsqu’elle traversait un che¬
min du Vale dos Fetos à Buçaco (fig. l-II), peu avant une ondée.
Fig. 3. — Carte détaillée de la région 111 (fig. 1). Les astérisques indiquent les points de récolte.
[Erratum : au lieu d’escarpe, lire escarpement.)
148
MICHEL THIREAU ET LUIZ SALDANHA
6. Triturus marmoratus marmoratus (Latreille, 1800)
1970-1181 à 1970-1183, 23-1X-70. Ces trois exemplaires ont été capturés de nuit près
d’un puits à Sabugosa (fig. 3).
7. Chioglossa lusitanica Bocage, 1864.
Le 22 septembre 1970, après de vaines recherches dans de nombreux ruisseaux, nous
avons découvert, dans deux puisards du Yale dos Fetos à Buçaco (fig. l-II), une popula¬
tion de Chioglosses dont il a été prélevé 48 individus. 32 d’entre eux sont entrés dans les
collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris sous les numéros 1970-1184
à 1970-1207 et 1970-1279 à 1970-1286, les 16 Chioglosses restants ont été sacrifiés pour
une étude histologique et l’examen de leur contenu stomacal.
Dans le plus petit des puisards (n° 1 : L = 1,50 m ; 1 = 1,50 m ; h = 1,60 m), nous
n’avons récolté que quelques individus ; l’autre puisard (n° 2 : L =3 m ; 1 = 1 m ; h =
1,75 m) a fourni l’essentiel de la récolte. Son fond était couvert de 30 cm d’eau environ
et, près de la surface du sol, une canalisation débitait un faible courant d’eau. Au niveau
du sol, deux lourdes dalles fermaient l’orifice du puisard ; elles étaient recouvertes d’un
épais tapis d’humus et de végétaux ; les parois du puisard étaient en briques parfois mal
jointes. Le puisard n° 1 se présentait de façon à peu près identique, la fermeture en était
moins hermétique.
Nous avons trouvé les Chioglosses enLre les briques et surtout au niveau des dalles
de fermeture pour le puisard n° 2. L’air des puisards était très humide. Goux (1957), sou¬
ligne l’importance du taux d’humidité de l’air : « l’existence d’un degré hygrométrique
relatif élevé constitue une exigence écologique essentielle de Chioglosse. ... Il semble bien
que là ou l’espèce existe, l’adulte disparaît de la surface du sol lorsque le degré hygrométrique
relatif diminue ». L’absence de lumière dans les deux puisards limitait l’évaporation. La
température ambiante était encore très élevée à Buçaco le jour de la récolte ; le 17 septem¬
bre 1970, il y avait eu 34°C à l’ombre à Coimbra. Goux (1957), Thorn (1964-1965) et Ael-
len (1965) s’accordent pour indiquer une température léthale des adultes aux environs
de 28°C. La température crépusculaire devait être élevée et les chasses nocturnes très
réduites, comme en témoigne la pauvreté des contenus stomacaux (trois individus sur
seize possédaient une proie dans leur estomac).
Dans les deux puisards régnait une humidité relative élevée, une température plus
faible qu’à l’extérieur, une obscurité presque parfaite : ces trois facteurs écologiques sont
responsables d’une limitation de la perte en eau des Chioglosses. Le thigmotactisme des
Chioglosses primait sur leur stéréotactisme, le puisard n° 2 en témoigne : les animaux s’entas¬
saient en formant de véritables amas. La perte en eau de chaque individu s’en trouvait
réduite.
La population de Chioglosses rencontrée répond à un rassemblement de gîte et sans
doute d’estivation (Lescure, 1968), comme le laisse supposer l’alimentation réduite et la
température élevée. Goux (1957) estime qu’entre 25°C et 28°C les Chioglosses se trouvent
150
MICHEL THIREAU ET LUIZ SALDANHA
dans une zone thermique critique entraînant leur estivation. L’existence de rassemblements
aussi importants de Chioglossa lusitanica a été signalée par Gonçalves (1962-1963), cet
auteur ayant trouvé environ 50 individus adultes dans la galerie de la source des Aguas
Férreas près du village de Valongo dans la Serra de Santa Justa, aux environs de Porto.
La deuxième quinzaine de septembre 1970 a été particulièrement chaude au Portugal
et toutes nos recherches dans des ruisseaux à eau courante, limpide, peu profonde, bien
oxygénée (où le Chioglosse est très souvent signalé par les auteurs), se sont soldées par un
échec total. Il est donc probable que les puisards se présentaient, à ce moment-là, comme
un bon abri. La forte tolérance intraspécifîque de Chioglossa lusitanica contribue à l’impor¬
tance du rassemblement et augmente les chances de survie des individus.
La population recueillie se compose d’adultes (sauf 1970-1185). Bon nombre des femel¬
les sont gravides, leur cloaque n’est pas gonflé, elles sont presque toutes dépourvues de
verrues. Les mâles possèdent un mamelon cloacal très proéminent et des bras plus gros
que chez les femelles en raison de l’existence d’une brosse copulatrice sur leur face ventrale.
La présence de verrues sur le pourtour de la tête, sur le dos et sur les membres postérieurs,
est bien plus fréquente chez le mâle que chez la femelle. Au moment de l’anesthésie, les
Chioglosses mâles prirent parfois une posture rappelant celle de l’accouplement (Thokn,
1964-1965). Selon Goux (1957), Gonçalves (1962-1963) et Thorn (1964-1965), une ponte
automnale existe chez Chioglossa lusitanica.
a
1
i 1cm i
Fig. 5. — Schéma d’un Chioglosse indiquant les mesures effectuées : a, longueur de la tête et du tronc ;
b, longueur de la queue ; c, longueur totale.
La figure 5 donne l’indication des mesures effectuées sur la population de Chioglosses
adultes que nous avons récoltés. Des radiographies décèlent les individus dont les queues
sont cassées ou régénérées sans modifications externes notables ; tous nos animaux ont
été radiographiés. La longueur de la tête et du tronc (a) est légèrement plus réduite chez
les mâles que chez les femelles (fig. 6). La queue atteint sa longueur minimale chez les mâles
et les individus les plus petits se rencontrent parmi ceux-ci. Le rapport entre la longueur
de la queue (b) et la longueur du reste du corps (a) varie de 1,7 à 2,3 (fig. 6) ; il y a un maxi¬
mum d’individus avec un rapport de 2. Thorn (1968-1969) fournit un rapport variant
de 1,5 à 2 ; Bocage (1864) indique que la queue du Chioglosse mesure un peu plus des 2/3
de la longueur totale de l’animal ; pour Aellen (1965), l’adulte a une queue deux fois plus
longue que le corps. Le seul individu juvénile récolté (1970-1185) mesure 58 mm (a = 26 mm,
b = 32 mm) ; la queue est environ d’un quart plus longue que le reste du corps.
AMPHIBIE NS ET REPTILES RECOLTES AU PORTUGAL
151
Fig. 6. — ^4 gauche : histogrammes de la longueur (en mm) de la tête et du tronc (a) pour une population
de Chioglosses (J et $ (N = nombre d’individus) ; A droite : histogramme du rapport entre la longueur
de la queue (b) et la longueur du reste du corps (a) pour une population de Chioglosses adultes (N =
nombre d’individus).
REPTILIA
COLUBRIDAE
8. Coluber hippocrepis Linné, 1758
1970-1208, 15-V111-70. Quinta da Grila (fig. 2).
9. Natrix natrix astreptophora (Seoane, 1884)
1970-1209, 26-IX-70. Cette Couleuvre a été récoltée sur un pont enjambant le Ribeira
de Madorno à proximité du Rio Homem, dans la Serra de Gérés (fig. 4). L’animal a été
trouvé mort, la tête abîmée.
152
MICHEL THIREAU ET LUIZ SALDANHA
Amphisbaenidae
10. Blanus cinereus cinereus (Vandelli, 1797)
1970-1210 à 1970-1212, VIIT-70 et IX-70. Quinta da Grila (fig. 2).
Scincidae
11. Chalcides chalcides striatus (Cuvier, 1829)
1970-1213, 29-VI11-70. Quinta da Grila (fig. 2).
Gekkonidaf.
12. Tarentola mauritanica (Linné, 1758)
1970-1214, 8-VIII-70. Terrains de l’Estàdio Nacional à l’ouest de Lisbonne (fig. 2).
1970-1215, 5-IX-70. Cet exemplaire a été récolté la nuit près du village de Cotovia
(fig. 2).
Lacertidae
13. Acanthodactylus erythrurus (Schinz, 1833)
1970-1216 à 1970-1223, V-70 et IX-70. Ces animaux ont été récoltés dans une clairière
aride et sablonneuse, au milieu de la pinède de Fonte da Telha (fig. 2), où ils étaient nom¬
breux et actifs vers 17 heures. Le sable de la clairière n’était pas très meuble, les Lézards
pourchassés se réfugiaient dans des trous et des anfractuosités du sol. Les juvéniles ont
une queue de teinte rose pâle.
14. Psammodromus hispanicus hispanicus Fitzinger, 1826
1970-1224 à 1970-1227, 17- X-70. Nous avons récolté ces Lézards dans le Pinhal do
Rei (fig. 2), sur un sol sablonneux, meuble, à végétation clairsemée.
1970-1228 et 1970-1229, 16-IX-70. Ces deux exemplaires ont été capturés au nord
du Pinhal do Guincho (fig. 2), dans une zone à végétation rase.
AMPHIBIENS ET REPTILES RÉCOLTÉS AU PORTUGAL
153
15. Psammodromus algirus (Linné, 1758)
1970-1230 à 1970-1238, 16-IX-70. La récolte a eu lieu sur un sol meuble et sablonneux
dans les voies de pénétration à l’intérieur du Pinhal do Guincho (fig. 2).
1970-1239 à 1970-1246, IX-70. Ces individus ont été capturés sur un sol sablonneux,
dans les champs ou en lisière de forêt, à proximité immédiate de Sabugosa (fig. 3).
1970-1247 et 1970-1248, 27-IX-70. Ces deux exemplaires ont été récoltés en bordure
de route, à Pedra de Aguia (fig. 3).
1970-1249 et 1970-1250, 17-IX-70. Pinhal do Rei (fig. 2).
16. Lacerta lepida Daudin, 1802
L’écaillure céphalique des huit individus récoltés est particulièrement variable.
1970-1251 à 1970-1253, VIII-70. Terrains de l’Estàdio Xacional à l’ouest de Lisbonne
(%• 2 ).
1970-1254, 1-V111-70. Alferragide (fig. 2).
1970-1255 à 1970-1257, V1I-70, VIII-70 et IX-70. Quinta da Grila (fig. 2).
1970-1258, 26-IX-70. L’animal a été capturé sur un glacis rocheux près de Agua da
Pala, dans la Serra de Gérés (fig. 4).
17. Lacerta hispanica bocagei Seoane, 1884
1970-1259 à 1970-1266, IX-70. Ces Lézards ont été récoltés aux environs de Sabugosa
(fig. 3). L’individu 1970-1259 possède cinq labiales supérieures à droite et environ 70 ran¬
gées d’écailles longitudinales au milieu du corps, sa couleur est noire. L’individu 1970-
1265 a une coloration particulière faite de points clairs sur fond noir.
1970-1267, 19-IX-70. Quinta da Grila (fig. 2).
1970-1268, 27-IX-70. Pedra de Aguia (fig. 3).
1970-1269 et 1970-1270, 24-IX-70. Ces deux Lézards ont été capturés à une altitude
de 900 mètres environ dans la Serra de Caramulo près de Cabeço da Xeve (fig. 3). L’individu
1970-1269 se distingue par son corps taché de points blancs ou bleus. L’autre exemplaire
récolté possède cinq labiales supérieures de chaque côté de la tête.
1970-1271, 16-IX-70. Cet animal, en provenance du Pinhal do Guincho (fig. 2) est
entièrement noir.
1970-1272, 20-IX-70. Près du Rio Pavia (fig. 3).
1970-1273 à 1970-1278, 26-1X-70. Ces Lézards ont été trouvés à Agua da Pala et près
du Ribeira de Madorno (fig. 4). L’individu 1970-1278 est caractéristique de cette région
avec les « Small roundish pale green spols » dont parle Roulengeh (1920).
154
MICHEL THIREAU ET LUIZ SALDANHA
Tableau I. —- Altitude des récoltes effectuées.
Amphibia
espèces
altitude (mètres)
1. Rana iberica . 220 à 1 300
2. Rana ridibunda perezi . 220 à 320
3. Bufo bufo . 300 à 400
4. Alytes obstetricans boscai . 320
5. Salamandra salamandra gallaica . 300 à 400
6. Trituras marmoratus marmoratus . 325
7. Chioglossa lusitanien . 300 à 400
Reptilia
espèces
altitude (mètres)
8. Coluber hippocrepis . 100
9. Natrix natrix astreptophora . 1 100
10. Blanus cinereus cinereus . 100
11. Chalcides chalcides striatus . 100
12. Tarentola mauritanien . 70 à 150
13. Acanthodactylus erythrurus . 60 à 70
14. Psammodromus hispanicus hispanicus . 20 à 70
15. Psammodromus algirus . 20 à 420
16. Lacerta lepida . 70 à 860
17. Lacerta hispanica bocagei . 20 à 1 300
Nous prions M. le Professeur G. F. Sacarrâo, Doyen de la Faculté des Sciences de
Lisbonne et Directeur du Museu Bocage, de bien vouloir accepter nos plus vifs remercie¬
ments pour toutes les facilités qu’il nous a accordées avec beaucoup de bienveillance. Nous
remercions M. R. Marques pour son efficace contribution lors des récoltes, ainsi que
M me M. Teresa-Lopes qui s’est chargée de l’illustration.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Aellen, V., 1965. — Le Chioglosse du Portugal, l’une des plus rares Salamandres d’Europe. « Musées
de Genève », 56, 4 p.
Almaça, C., 1959 a. — Anfibios Portugueses. Apontamentos sobre a sua sistemâtiea e ecologia.
Natur. Coimbra, 8 (1) : 1-6.
— 1959 b. — Uma espécie que devemos protéger : a Chioglossa lusitanica Boc. Prot. Nat.,
n. sér., 1 : 8-9.
AMPHIBIENS ET REPTILES RECOLTES AU PORTUGAL
155
— 1964. — A fauna herpetolégica da Serra de Gérés. Natur. Coimbra, 9 (1-2) : 1-4, pl. I-
IV.
— 1968. — A peculiaridade da fauna ibérica (Vertebrados terrestres). Rev. Fac. Ciên. Lisboa,
2« sér., C., 15 (2) : 209-231.
Angel, F., 1946. — Faune de France. Reptiles et Amphibiens. Paris, P. Lechevalier, 45, 204 p.,
%
Bocage, J. V. B. du, 1864. — Notice sur un Batracien nouveau du Portugal ( Chioglossa lusitanica,
nob.). Proc. zool. Soc. London : 264-265, pl. XXI.
Boulenger, G. A., 1905. — A contribution to our knowledge of the varieties of the wall-lizard
(. Lacerta muralis) in western Europe and north Africa. Trans. zool. Soc. London, 17 (4)
1904 (1905) : 351-436, fig., pl. XXII-XXIX.
-— 1913. — Second contribution to our knowledge of the varieties of the wall-lizard ( Lacerta
muralis). Trans. zool. Soc. London, 20 (3) 1912 (1913) : 135-230, fig., pl. XVI-XXIII.
— 1920. — Monograph of the Lacertidae. I. Johnson reprint company limited, London,
i-x, 352 p.
Dottrens, E., 1963. — Batraciens et Reptiles d’Europe. Delachaux et Niestlé, Neuchâtel, 261 p.,
fig., phot., 52 pl.
Doumergue, F., 1901. — Essai sur la faune erpétologique de l’Oranie. L. Fouque, Oran, 404 p.
Dubois, A., et M. Thireau, 1972. — Polydactylie chez Rana iberica Boulenger, 1879. Bull. Mus.
Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 28, janv.-févr. 1972, zoologie 22 : 157-162.
Ferreira, J. B., et A. F. de Seabra, 1911. -— Catalogue systématique des Vertébrés du Portugal.
Reptiles et Amphibiens. Bull. Soc. portug. Sci. nat., 5 (3) : 97-128.
Ferreira, J. B., 1943. — Revisâo sistemàtica dos Anfibios da Fauna Portuguesa (Salamandri-
dae e Ranidae). Mems. Estud. Mus. zool. Univ. Coimbra, 144 : 1-32, fig.
Freytag, G. E., 1958. —■ Abliandlungen und berichte für naturkunde und vorgeschichte. Mus.
Kult. Magdeburg., 10 (6) : 76-155, fig., cartes, dépliant et pl. IX-X.
Gans, C., 1967. — A check list of recent Amphisbaenians (Amphisbaenia, Reptilia). Bull. Am.
Mus. nat. Hist., 135 (2) : 61-106.
Gonçalves, L., 1963. — A reproduçao de Chioglossa lusitanica Bocage. Algumas notas. Natur.
Lisboa, 8, 3-4 (19-20), 1962 (1963) : 72-74.
Goux, L., 1957. — Contribution à l’étude écologique, biologique et biogéographique de Chio¬
glossa lusitanica Barb. (Urodela. Salamandridae). Bull. Soc. zool. Fr., 82 : 361-377, carte.
Klausewitz, W., 1954. — Eidonomische, taxonomische und tiergeographische Untersuchungen
über den Rassenkreis der Scinciden Chalcides chalcides und Ch. slrialus. Senckenberg. biol.
34 (4-6) : 187-203, fig.
Klemmer, K., 1959. — Systematische stellung und Rassengliederung der Spanischen Mauerei-
dechse, Lacerta hispanica. Senckenberg. biol., 40 (5-6) : 245-250, pl. 30-31.
Ladeiro, J. M., 1956 a. — Répteis de Portugal (Notas para a sua classificaçâo). Mems. Estud.
Mus. zool. Univ. Coimbra, 241 : 1-44, fig.
— 1956 b. — Anfibios de Portugal (Notas para a sua classificaçâo). Mems. Estud. Mus. zool.
Univ. Coimbra, 243 : 1-36, fig.
Lescure, J., 1968. — Le comportement social des Batraciens. Rev. Comp. Animal., 2 : 1-33.
Mertens, R., et H. Wermuth, 1960. — Die Amphibien und Reptilien Europas. W. Kramer,
Frankfurt am Main, i-xi, 264 p., fig.
Schreiber, E., 1912. — Herpetologia europaea. G. Fischer, Jena, i-x, 960 p., fig.
156
MICHEL THIREAU ET LUIZ SALDANHA
Seoane, V. L., 1885. — On two forms of Rana from N. W. Spain. Zool. Mont. Jour. Nat. Hist.,
3 e sér., 9 : 169-172, fig.
Serra, J. A., et R. M. Albuquerque, 1963. — Anfibios de Portugal. Revta port. Zool. Biol, ger.,
4 : 75-227, fig.
Themido, A. A., 1942. — Anfibios e Répteis de Portugal. Mems. Estud. Mus. zool. Univ. Coimbra,
133 : 1-49.
Thorn, R., 1964-1965. — Observations sur l’accouplement chez le Chioglosse portugais ( Chio-
glossa lusitanien Bocage, 1864. Salamandridae). Arch. Inst. Lux., 31 : 165-167, fig.
— 1969. —■ Les Salamandres d’Europe, d’Asie et d’Afrique du nord. Paris, P. Lechevalier,
35, 1968 (1969), i-iv, 376 p., 56 fig., 11 cartes, XVI pl.
Manuscrit déposé le 1 er avril 1971.
Bull. Mus. Ilist. mit., Paris, 3 e série, n° 28, janv.-févr. 1972,
Zoologie 22 : 143-156.
Achevé d’imprimer le 15 octobre 1972.
Polydactylie chez Rana iberica Boulenger, 1879
(Amphibiens, Anoures)
par Alain Dubois et Michel Thireau *
Résumé. — Parmi 32 Grenouilles ibériques (Rana iberica Boulenger, 1879) provenant de la
forêt de Buçaco (Portugal), se trouvaient trois exemplaires atteints de polydactylie postérieure.
Dans la même localité fut aussi capturé un Chioglosse (Cliioglossa lusitanica Bocage, 1864) poly-
dactyle. Diverses hypothèses sont proposées quant au déterminisme de ces anomalies.
Abstract. — Polydactyly in Rana iberica Boulenger, 1879 (Amphibia, Anura) — Among
32 Ibcrian Frogs (Rana iberica Boulenger, 1879) from Buçaco forest (Portugal), 3 specimens
were afïected by polydactyly in the hind limbs. A polydactylous Gold-Striped Salamander
(■Cliioglossa lusitanica Bocage, 1864) was also collected in the same locality. Different hypothesises
are brought forward as for the determinism of these anomalies.
Parmi les Amphibiens et Reptiles collectés lors d’une mission au Portugal en septem¬
bre 1970 (Thireau et Saldanha, 1972) se trouvaient 49 Grenouilles ibériques (Rana ibe¬
rica Boulenger, 1879). L’examen, au Muséum d’Histoire naturelle de Paris, de ces Grenouilles
fixées au formol et conservées dans l’alcool, permit de découvrir que trois d’entre elles,
provenant de la même localité, présentaient une polydactylie plus ou moins accentuée :
1970-1084. Sexe mâle, âge moyen. Polydactylie postérieure bilatérale : six orteils à
chaque patte postérieure, par dédoublement de l’orteil I. L’orteil surnuméraire est complet
(deux phalanges), perpendiculaire à l’orteil I à sa base (fig. 1).
1970-1087. Sexe femelle, âge moyen. Polydactylie postérieure unilatérale : du côté
droit seulement, présence d’un orteil surnuméraire réduit, perpendiculaire à l’orteil I à
sa base (fig. 2).
1970-1095. Sexe femelle, âge moyen. Bifîdit.é de l’extrémité distale de l’orteil I de la
patte postérieure gauche (forme bénigne de polydactylie) (fig. 3).
A part la polydactylie, ces trois Grenouilles ne présentent aucune particularité à l’exa¬
men externe.
La polydactylie n’a jamais, à notre connaissance, été signalée chez Rana iberica. Chez
les animaux atteints, qui appartiennent aux deux sexes, elle se limite aux pattes posté¬
rieures et n’est bilatérale que dans un seul cas. Elle provient d’une bifurcation de l’orteil I,
* Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) du Muséum national d’Histoire naturelle, 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
158
ALAIN DUBOIS ET MICHEL THIREAU
et à ce titre rappelle la polydactylie qui caractérise les formes les plus bénignes de l’ano¬
malie P de Rana esculenta (Rostand, 1959), ainsi que certains cas de polydactylie signalés
chez Rana temporaria (Rostand, 1950 ; Rostand et Fischer, 1959 ; Dubois et Vachard,
1969).
Parmi les 49 Grenouilles ibériques rapportées du Portugal, 32 avaient été capturées
le 22 septembre 1970 dans la forêt de Ruçaco : 23 d’entre elles au lieu-dit Fonte Fria et les
neuf autres au lieu-dit Vale dos Fetos (ces deux localités sont situées aux deux extrémités
d’un lac, à quelques centaines de mètres l’une de l’autre). La plupart des animaux furent
trouvés abrités sous des pierres. Les trois Grenouilles polydactyles provenaient de Fonte
Fria, où elles représentaient 13 % des Grenouilles capturées et 17 % des individus âgés
de plus d’un an (voir tableau I). Il s’agit là d’une proportion très élevée, dont la signifi¬
cation est limitée en raison du petit nombre d’animaux examinés, mais qui permet au moins
d’écarter l’hypothèse d’une hyperrégénération. Il est vraisemblable qu’il faut voir dans
cette polydactylie de Rana iberica soit une mutation soit une polydactylie à déterminisme
exogène (comme l’anomalie P de Rana esculenta). Ce dernier type de déterminisme pour¬
rait ne pas avoir une action très spécifique, aussi nous avons examiné les autres Amphibiens
capturés le 22 septembre 1970 en forêt de Buçaco :
— Bufo bufo Linné, 1758 : un jeune, normal (Vale dos Fetos).
— Salamandra salamandra gallaica Seoane, 1884 : un adulte, normal (Vale dos Fetos).
— Chioglossa lusitanica Bocage, 1864 : 48 individus (Vale dos Fetos), dont un mâle
atteint de polydactylie unilatérale et un mâle, n° 1970-1279, atteint d’ectrodactylie uni¬
latérale (quatre orteils seulement à la patte postérieure gauche).
Le Chioglosse polydactyle possède six orteils à la patte postérieure droite, avec un
orteil surnuméraire complet (fig. 4) ; sa patte postérieure gauche est normale. 11 peut, bien
sûr, s’agir d’un cas d’hyperrégénération consécutive à une blessure, comme on en rencontre
assez fréquemment chez les Urodèles ; mais la présence de ce Chioglosse polydactyle dans
la même localité que les Grenouilles ibériques polydactyles peut aussi suggérer l’hypothèse
d’une origine exogène commune à ces deux anomalies.
En ce qui concerne l’anomalie P de Rana esculenta, dont nous serions tentés de rap¬
procher la polydactylie de celle de Rana iberica ici décrite, s’il est maintenant établi qu’elle
est due à l’intervention d’un facteur tératogène, sans doute un virus transporté par des
poissons (Rostand et Darré, 1969), il n’a jamais été prouvé que ce facteur pourrait agir
sur d’autres espèces que Rana esculenta. Cependant, l’un de nous a remarqué que dans
les étangs de Champdieu (Loire), où l’anomalie P de Rana esculenta est présente (Rostand,
1955 ; Dubois, 1968), on trouve des Tritons atteints de polydactylie unilatérale ou bila¬
térale, avec un pourcentage plus élevé que dans toute autre population de Tritons étu¬
diée : ainsi, en avril 1969, chez Triturus cristatus, quatre polydactyles sur 47 (9 %) et chez
Triturus helveticus, deux polydactyles sur 43 (5 %). Ces cas de polydactylie pourraient
ne pas être dus à des hyperrégénérations, mais au facteur tératogène responsable de l’ano-
1. Parmi les exemplaires provenant de Fonte Fria, se trouve aussi une femelle adulte, n° 1970-1076,
dont l’orteil V de la patte postérieure droite est coudé vers l’intérieur ; il s’agit vraisemblablement des suites
d’un accident.
POLYDACTYLIE CHEZ RANA IBERICA
159
malie P, lequel pourrait avoir une action plus faible chez les autres espèces que chez Ranci
esculenta (Dubois et Vachard, inédit). Les travaux entrepris sur l’anomalie P par Jean
Rostand et Pierre Darré devraient d’ailleurs apporter une réponse à ces questions.
Quant à la polydactylie de Rana iberica, il nous semble vraisemblable, étant donnée
la haute fréquence de polydactyles dans le lot de 1970, que des recherches ultérieures nous
permettront de trouver à Buçaco de nouvelles Grenouilles polydactyles, et d’apporter
des données supplémentaires sur cette anomalie. En particulier, nous espérons pouvoir
par la suite :
— d’une part étudier la population larvaire de Rana iberica dans cette localité (peut-
être y rencontrerait-on des formes plus prononcées de polydactylie, et même des anomalies
plus graves, comme dans l’anomalie P de Rana esculenta ) ;
— d’autre part étudier la descendance de quelques Grenouilles polydactyles de Buçaco.
Tableau I.
— Polydactylie chez Rana iberica Boulenger,
forêt de Buçaco (22-IX-1970).
Fonte Fria
Vale dos Fetos
et
Fonte Fria
Yale dos Fetos
de moins de plus
d’un an d’un an
total
total
(moins d’un an)
total
Nombre d’individus.
5 18
23
9
32
Nombre de polydactyles.
0 3
3
0
3
Pourcentage de polydactyles .
0 17
13
0
9
160
ALAIN DUBOIS ET MICHEL THIREAU
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Dubois, A., 1968. — Sur deux anomalies de la Grenouille verte ( Rana esculentà). Bull. Soc. linn.
Lyon, 37 (7) : 316-320.
Dubois, A., et D. Vachard, 1969. — Sur trois anomalies digitales de la Grenouille rousse ( Rana
temporaria). C. r. Soc. Biol., Paris, 163 (11) : 2255-2257.
Rostand, J., 1950. — Polydactylie chez la Grenouille rousse ( Rana temporaria ) et clinodactylie
chez la Grenouille verte (Rana esculentà). C. r. Soc. Biol., Paris, 144 (1-2) : 19-20.
— 1955. — Les Crapauds, les Grenouilles et quelques grands problèmes biologiques. Gallimard,
Paris, 217 p.
— 1959. — L’anomalie P chez la Grenouille verte ( Rana esculentà L.). Bull. Biol. Fr. et Belg.,
93 (1) : 7-15, II pl.
Rostand, J., et P. Darré, 1969. — Action tératogène des déjections de certains Poissons sur
les larves de Rana esculentà. C. r. Soc. Biol., Paris, 163 (10) : 2033-2034.
Rostand, J., et J.-L. Fischer, 1959. — Sur la polydactylie chez Rana temporaria L. C. r. Acad.
Sci., Paris, 249 (2) : 329-330.
Thireau, M., et L. Saldanha, 1972. — Liste commentée d’Amphibiens et Reptiles récoltés au
Portugal. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 3 e sér., il 0 28, janv.-févr. 1972, zoologie 22 : 143-156.
Manuscrit déposé le 1 er avril 1971.
PLANCHE I
Fig. 1. — Rana iberica n° 1970-1084. Patte postérieure gauche présentant un orteil surnuméraire.
Fig. 2. — Rana iberica n° 1970-1087. Patte postérieure droite présentant un orteil surnuméraire.
Fig. 3. — Rana iberica n° 1970-1095. Patte postérieure gauche présentant une bifidité de l’extrémité distale de l’orteil I.
Fig. 4. — Chioglossa lusitanica. Patte postérieure droite présentant un orteil surnuméraire.
Achevé d’imprimer le 15 octobre 1972.
IMPRIMERIE NATIONALE
2 564 001 5
Recommandations aux auteurs
Les articles à publier doivent être adressés directement au Secrétariat du Bulletin du
Muséum national d,'Histoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompa¬
gnés d’un résumé en une ou plusieurs langues. L’adresse du Laboratoire dans lequel le
travail a été effectué figurera sur la première page, en note infrapaginale.
Le texte doit être dactylographié à double interligne, avec une marge suffisante, recto
seulement. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres
et d’espèces soulignés d’un trait).
Il convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux
compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur bristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs » (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimés de leur travail. Ils pourront
obtenir à leur frais des fascicules supplémentaires en s’adressant à la Bibliothèque cen¬
trale du Muséum : 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.