BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
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PUBLICATION BIMESTRIELLE
N° 335 NOVEMBRE-DECEMBRE 1975
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zoologie
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BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie —- Botanique —
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générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
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toire naturelle, 38, rue Geofïroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
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BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 335, novembre-décembre 1975, Zoologie 237
Brève révision des espèces
du groupe (V Eteobalea beata (Walsingham)
(Insecta Lepidoptera Cosmopterigidae)
par Tadeuz Riedl *
Résumé. — On trouvera dans cette note de nouveaux renseignements concernant les espèces
paléarctiques du groupe d ’Eteobalea beata : répartition géographique, structure des armures géni¬
tales mâles et femelles, différences spécifiques les plus nettes.
Abstract. — fn this paper new informations about tlie palearctic species of Eteobalea beata
groups are given : geographical distribution, structure of the male and female genitalia, most
genuine specifical différences.
Ayant pu bénéficier d’une bourse du gouvernement français, il m’a été possible d’exa¬
miner, d'avril à septembre 1974, les collections de Cosmopterigidae conservées au Labora¬
toire d’Entomologie du Muséum national d’IIistoire naturelle, à Paris. J’ai trouvé parmi
elles de nombreux représentants du genre Eteobalea Ilodges appartenant plus particulière¬
ment au groupe d’E. beata (Walsingham).
En étudiant les différentes espèces, j’ai pu découvrir de nouvelles données permettant
de réviser certains détails concernant la structure morphologique de leurs genitalia et de
corriger la répartition géographique de quelques-unes d’entre elles, faussement indiquée
dans la littérature.
La liste du matériel examiné étant assez longue, on indiquera seulement ici les collec¬
tions dans lesquelles tous les individus faisant l’objet de cette étude sont conservés.
Il faut d’abord mentionner les collections des Microlépidoptéristes français de renommée
mondiale : E. L. Raconot, J. de Joannis, P. Chrétien, L. Lhomme, S. Le Marchand,
ensuite celles de D. Lucas et H. Legrand, enfin, celles de C. Dumont et C. Rungs, qui
contiennent un riche matériel d’Afrique du Nord (Tunisie et Maroc notamment).
En outre, j’ai reçu pour étude les types conservés à l’Institut de Zoologie systématique
de l’Académie polonaise des Sciences, à Cracovie, et une quinzaine de spécimens du
Dr J. Klimesch (Linz).
Toutes les espèces paléarctiques du groupe à'Eteobalea beata sont discutées dans le
présent article. Leur liste s’établit comme suit :
E. anonymella (Riedl),
E. intermediella (Riedl),
E. beata (Walsingham),
* Powstancow SL. 165/6, 53-138 Wroclaw, Pologne.
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TADEUZ RIEDL
E. sumptuosella (Ledcrer),
E. klisieckii (Riedl),
E. teucrii (Walsingliam),
E. serratella (Treitschke).
Plusieurs auteurs se sont déjà intéressés à ces espèces. Un citera : Walsingham (1907),
J. de Jo ann is (1912), Poutiers (1921) et Riedl (1965, 1966a, 1966à, 1966c, 1969). D'autres
publications nous donnent des renseignements sur la répartition géographique des espèces
susmentionnées, mais la majorité de ces indications ne sont pas dignes de foi. Celles qui
ont pu être vérifiées se trouvent dans les travaux de Kasy (1965a, 19656), de Klimesch
(1968) et dans les miens (/. c.). Cependant, il me faut dire que les indications concernant la
répartition géographique d’£. beata, trouvées dans les travaux cités, sont fausses et doivent
être rectifiées. De plus, les dessins de l’armure génitale mâle d ’E. beata jusqu’à présent
publiés ne correspondent pas à l’armure de cette espèce mais à celle d 'E. intermediella.
Enfin, les dessins des armures génitales femelles de toutes les espèces sont incomplets
(par exemple sans ductus bursae).
Les espèces de ce groupe sont fort voisines les unes des autres, même sur le plan de
la structure morphologique des genitalia, montrant ainsi de proches affinités. Seules, de
petites différences sont constatées dans la forme d’une même partie des genitalia.
La coloration ne montre pas de différences très nettes entre les espèces et ce caractère
ne peut pas être retenu comme critère de classification. En outre, par suite d’une certaine
variation individuelle, la détermination correcte est pratiquement impossible sans l’examen
des genitalia.
On peut cependant donner une description commune des espèces comme suit :
Tête de jaune foncé à blanche. Thorax et tegulae bruns. Antennes brunes, à anneaux
plus foncés et à plusieurs articles plus clairs dans la partie terminale du flagellum. Palpes
labiaux blancs ou blanc jaunâtre, le troisième article montre habituellement un ou deux
anneaux foncés près de son extrémité.
Ailes antérieures brunes, brillantes, bord antérieur avec trois taches costales blanches,
qui se prolongent en arrière en tubercules d’écailies réfractives dorées. La tache extérieure
est la plus grande. Il existe aussi trois tubercules sur le bord postérieur : l’interne est en
prolongement de la tache intérieure costale, l’intermédiaire est situé en dessous de la tache
intermédiaire costale, enfin l’externe se trouve plus près de la base de l’aile que la tache
extérieure costale. On remarque le plus souvent un tubercule doré à l’apex ou, s’il manque,
de nombreuses écailles réfractives isolées. Franges brunes.
Ailes postérieures brunâtres, parfois blanchâtres.
Armure génitale mâle asymétrique (fig. 1-5). Rras du dixième segment (gnathos)
de longueur inégale, le bras droit est 1,5-2 fois plus long que le gauche ; son extrémité est
plus ou moins élargie. Tegumen quadrangulaire. Vinculum peu développé. La partie basale
de la costa droite est soudée avec l’édéage, la partie terminale est libre. La costa gauche est
fortement réduite et soudée totalement avec l’édéage. Valves larges, de forme caractéris¬
tique pour chaque espèce, à bord dorsal concave et faiblement sclérifié dans sa partie basale.
Une petite juxta se trouve sous l’édéage entre les bases des valves. L’édéage est plus ou
moins courbé, avec le caecum pénis, terminé en pointe. Cornuii absents. Le huitième ster-
nite de l’abdomen forme deux lobes arrondis.
ESPÈCES DU GROUPE d’eTEOBALEA BEATA
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Armure génitale femelle (lig. 6-12). Papilles anales soudées. Apophyses postérieures
plus longues que les antérieures. Huitième tergite faiblement sclérifié, ainsi que la lamelle
antévaginale. Ductus bursae membraneux, très mince et fin, sa largeur est presque égale
sur toute sa longueur. Ostium bursae aussi large que le ductus bursae. Bourse copulatrice
membraneuse, ovale ou allongée. Signa en forme de baguette, parfois absents. Le septième
sternite forme un pli transversal qui recouvre en partie la lamelle antévaginale. On observe
chez certaines espèces une deuxième section de la bourse copulatrice qui conduit au ductus
seminalis.
Il est à noter ici que l'appartenance spécifique de chaque exemplaire d’après la forme
des genitalia (la structure en est identique chez toutes les espèces) devra être constatée
avant de monter l’armure entre lame et lamelle. Ceci est très important, car certains carac¬
tères sont à peu près invisibles sur une préparation terminée.
Une position latérale de l’armure génitale mâle sur la lame semble la meilleure que l’on
puisse recommander, mais alors la forme de la Costa droite devient parfois peu distincte,
ainsi que quelques autres particularités. Chez les femelles, l’abdomen doit être totalement
disséqué et les parties intérieures de l’armure génitale ( ductus bursae, bourse copulatrice)
doivent se trouver au dehors. Comme elles sont entièrement membraneuses et très fines,
il est indispensable qu’elles soient bien colorées à l’aide d’un colorant spécial, destiné aux
membranes.
Eteobalea anonymella (Riedl)
Stagmatophora ( Parastagmatophura ) anonymella Riedl, 1965, Bull. ent. Pologne, 35 : 433.
Eteobalea anonymella : Riedl, 1969, Bull. ent. Pologne, 39 : 750.
Holotype : Institut de Zoologie systématique de l’Académie polonaise des Sciences
à Cracovie.
Fig. 1. — Armure génitale $ d'Eteobalea anonymella (Riedl).
Genitalia : fig. 1, 6.
L’armure génitale mâle semble être la plus simple et la moins spécialisée parmi celles
de toutes les espèces du groupe. En outre, elle est la plus proche de l’armure de Gelechia
sexnotella Chambers, 1878, de la faune néarctique (espèce-type du genre Eteobalea Hod-
ges).
Répartition géographique : Suède méridionale, France, Europe centrale (Pologne,
Tchécoslovaquie, Autriche, Roumanie), Yougoslavie, Grèce, URSS (Podolie, Krasnoar-
mieysk sur la Volga), Asie mineure.
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Eteobalea intermediella (Riedl)
Stagmatophora intermediella Riedl, 1966, Bull. ent. Pologne, 36 : 77.
Stagmatophora ( Parastagmatophora ) beata : Riedl, 1965, Bull. ent. Pologne : 35, 429 (part.).
Stagmatophora beata : Riedl, 1966, Mitt. ent. Ges. Basel, 16 : 104.
Eteobalea beata : Riedl, 1969, Bull. ent. Pologne, 39 : 752 (part.).
] Tolotype : coll. Ing. W. Glaser (Vienne).
Geisitalia : fig. 2,7.
L’espèce a été décrite sur deux femelles provenant d’Andalousie et n'a plus été ensuite
signalée du fait de multiples déterminations fausses. De nombreux exemplaires apparte¬
nant en réalité à E. intermediella ont été déterminés, à tort, E. beata.
Fig. 2 et 3. — Armures génitales $ d 'Eteobalea.
2, E. intermediella (Riedl) ; 3, E. beata (Walsingham).
b.c. : bord caudal ; b.v. : bord ventral.
En étudiant les exemplaires du Muséum national, Paris, et en les comparant à l’holo-
type d’iï. beata, je me suis aperçu que les deux espèces étaient très semblables et difficiles
à distinguer. Cependant, il est possible d’énumérer quelques différences morphologiques
permettant une séparation. L’examen du matériel concerné me permet de décrire le mâle
d ’E. intermediella qui était inconnu. Bien que la forme de l’armure génitale mâle de cette
dernière espèce soit un peu variable, on y trouve toujours les caractères suivants (fig. 2) :
l’édéage est terminé en pointe, la Costa droite ne s’élargit pas dans sa partie terminale et,
enfin, les bords ventral (b.v.) et caudal (b.c.) du bras droit du dixième segment forment un
angle à peu près droit. Chez E. beata, l’édéage n’est pas pointu, la Costa droite s’élargit
légèrement dans sa partie terminale et l’angle en question est plus obtus.
Les femelles des deux espèces se distinguent immédiatement par la forme de la lamelle
antévaginale qui présente, chez E. intermediella, des bords latéraux concaves.
Ayant vu trois exemplaires portant sur leur étiquette l’indication « Anarrhinum belli-
dofolium », on est en droit de penser que la chenille vit sur cette plante.
Répartition géographique : Tunisie, Algérie, Maroc, Espagne (Andalousie, Cata¬
logne), France, Sicile (Palerme), Autriche (Burgenland), Macédoine (Ochrid), Crète (Knos-
sos).
ESPÈCES DU GROUPE d’eTEOBALEA BEATA
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Eteobalea beata (Walsingham)
Stagmatophora beata Walsingham, 1907, Ent. Mag., London, 43 : 180.
Stagmatophora serratella : Joannis, 1921, Bull. Soc. ent. Fr. : 265 ; Poutiers, 1921, Bull. Soc.
ent. Fr. : 269.
Stagmatophora ( Parastagmatophora) beata : Riedl, 1965, Bull. ent. Pologne, 35 : 429 (part.).
Eteobalea beata : Riedi,, 1969, Bull. ent. Pologne, 39 : 752 (part.).
Holotype : British Muséum (Nat. Hist.).
Genitalia : iig. 3, 8.
C’est en 1921 que J. de Joannis, d’une part, et R. Poutiers, d’autre part, décri-
A-irent la biologie d’une espèce du groupe d’-E. beata, les chenilles ayant été trouvées à
Menton (Alpes-Maritimes), vivant dans les racines d ’Antirrhinum majus L. Ils déterminèrent
les papillons ayant éclos comme « Stagmatophora serratella Treitschke » et publièrent le
résultat de leurs observations biologiques comme se rapportant à cette espèce.
Il n’était pas possible de savoir quelle était, en réalité, l’espèce concernée sans un
examen des exemplaires qui avaient été étudiés par les deux auteurs cités. Ces exemplaires
existent encore dans la collection L. et J. de Joannis où il m’a été possible de retrouver
un mâle et deux femelles. Après avoir étudié leurs genitalia, il n’a pas été difficile de consta¬
ter que ces spécimens étaient des E. beata. C’est donc cette espèce qui avait fait l’objet des
études de J. de Joannis et de R. Poutiers.
Répartition géographique : E. beata a été cité, bien à tort, d’une grande partie
de la région paléarctique. Beaucoup de ces citations se rapportent à E. intermediella et
il faut supprimer E. beata des listes faunistiques de certains pays.
D’après les données que j’ai pu personnellement vérifier, E. beata existe dans les sta¬
tions suivantes : Algérie, (Hamman-es-Salahin) (localité de l’holotype), Maroc (Ain Boua-
nane), Espagne (La Granja) et France méridionale (Menton).
Eteobalea sumptuosella (Lederer)
Elachista sumptuosella Lederer, 1855, Verh. zool.-bot. Ges. Wien, 5 : 234.
Stagmatophora sumptuosella : Staudinger & Wocke, 1861, Cat. Lep. Eur. : 124 ; Staudinger &
Rebel, 1901, Cat. Lep. Pal., 2 : 188 ; Walsingham, 1907, Ent. Mag., London, 43 : 178 ; Riedl,
1966, Mitl. ent. Ges. Basel, 16 : 104.
Stagmatophora ( Parastagmatophora) sumptuosella : Riedl, 1965, Bull. ent. Pologne, 35 : 427.
Eteobalea sumptuosella : Riedl, 1969, Bull. ent. Pologne, 39 : 755.
Type : Zoologisches Muséum, Humboldt Univ., Berlin.
Genitalia : fig. 4, 9.
L’espèce se distingue de la précédente par la forme des genitalia chez le mâle : l’extré¬
mité du bras droit du dixième segment est très fortement sclérifiée et plus élargie, avec
un processus pointu, orienté ventralement, l’extrémité de la Costa droite est de forme carac-
ESPÈCES DU GROUPE d’eTEOBALEA BEATA
1299
téristique, et le bord caudal des valves est fortement allongé. La terminaison caudale de
l’édéage est pointue. Chez la femelle, la lamelle antévaginale et la bourse copulatrice mon¬
trent d’autres formes que chez E. beata. Le ductus bursae est également plus large chez
E. sumptuosella.
En outre, aux ailes antérieures, la tache costale blanche extérieure semble un peu
plus grande que celle d’E. beata et d ’E. intermediella. La partie basale des ailes postérieures
est généralement blanchâtre.
Répartition géographique : Espèce méditerranéenne, habitant la Tunisie, le Maroc,
l’Espagne, la France méridionale, l’Italie, la Yougoslavie, l’Albanie, Chypre, la Palestine,
la Syrie, l’Asie mineure et la Mésopotamie.
Eteobalea klisieckii (Riedl)
Stagmatophora klisieckii Riedl, 1966, Mitt. ent. Ges. Basel, 16 : 104.
Eteobalea klisieckii : Riedl, 1969, Bull. ent. Pologne, 39 : 757.
Holotype : Naturhistorisches Muséum, Vienne.
Genitalia : fig. 10 (mâle inconnu).
La description originale d’£. klisieckii est basée sur un unique exemplaire femelle
provenant du Maroc (Grand Atlas, Goundafa, 1 200 m). J’ai trouvé une deuxième femelle
dans les récoltes de C. Runes au Maroc. Cet exemplaire est étiqueté : Maroc saharien,
Maader Sellam, 1967.
L’espèce est très proche d’£. sumptuosella, mais s’en distingue par la taille plus grande
(20,5-24 mm), de même que par une forme différente de la bourse copulatrice (voir les
fig. 9 et 10). De plus, le ductus bursae et la bourse copulatrice sont de taille beaucoup plus
petite, de sorte que l’armure génitale se termine au sixième segment abdominal, tandis
qu’elle atteint toujours les segments abd. 4 et abd. 5 chez E. sumptuosella.
La coloration d’E. klicsiekii ne diffère pas nettement de celle d’E. sumptuosella, mais
la tache costale extérieure semble relativement plus grande chez E. klisieckii. L’exemplaire
provenant de Maader Sellam a les ailes postérieures blanchâtres et leurs franges jaune
brunâtre.
Eteobalea teucrii (Walsingham)
Stagmatophora teucrii Walsingham, 1907, Ent. Mag., London, 43 : 179.
Eteobalea teucrii : Riedl, 1969, Bull. ent. Pologne, 39 : 760 (répétition de la description originale).
I Iolotype : British Muséum (Nat. Hist.).
Genitalia : fig. 11 (mâle inconnu).
L’espèce fut décrite sur des femelles provenant de Tanger (Maroc) et Walsingham
signale également sa présence en Andalousie méridionale (Cadix : Chiclana et Gibraltar).
Exception faite de celle de Zerny (1935), qui donne l’espèce dans sa liste de Lépidoptères
du Maroc, je n’ai pas trouvé d’autres citations d ’E. teucrii.
1300
TADEUZ RIEDL
Fig. 9 à 12. — Armures génitales $ d 'Eteobalea.
9, E. sumptuosella (Lederer) ; 10, E. klisieckii (Riedl) ; 11, E. teucrii (Walsingham) ; 12, Eteobalea serratella
(Treitsclike).
Les recherches de C. Rungs ont confirmé la présence de l’espèce dans l’Empire chéri¬
fien. En 1952 et 1953, il a capturé dans la localité Oued Cherrat trois femelles dont les geni-
talia se sont montrés être identiques à ceux du type. L’envergure de ces exemplaires est
plus petite (17-19 mm) que celle de l’holotype (22 mm).
Eteobalea serratella (Treitschke)
Oecophora serratella Treitschke, 1833, Schmett. Eur., 9 : 168.
Stagmatophora serratella : Herrich-Schaeffer, 1853, Syst. Bearb. Schmett. Eur., 5 : 217 ; Stau-
dinger & Rebel, 1901, Cat. Lep. Pal., 2 : 188 ; sWler, 1910, Schmett. Eur., 2 : 382.
ESPÈCES DU GROUPE d’eTEOBALEA BEATA
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Stagmatophora scireptensis Walsingham, 1907, Ent. Mag., London, 43 : 178.
Stagmatophora cinereocapitella Caradja, 1920, üt. ent. Z. Iris, 34 : 148.
Stagmatophora, ( Parastagmatophora) serratella : Riedl, 1965, Bull. ent. Pologne, 35 : 424.
Eteobalea serratella : Riedl, 1969, Bull. ent. Pologne, 39 : 758.
Lectotype : Természettudomanyi Mûzeum Âllattâra, Budapest.
Genitalia : fig. 5 et 12.
Le ductus bursae, dans l’armure génitale femelle, pourra être figuré lorsqu’il sera pos¬
sible d’examiner un plus grand nombre de femelles.
C’est l’espèce du groupe la plus facile à distinguer, la tache costale extérieure blanche
étant plus petite que celle des autres espèces. Bourse copulatrice sans signum.
Répartition géographique : Espagne, France, Europe centrale et méridionale
(sauf l’Italie), sud européen de l’URSS, Syrie, Mongolie.
Je me permets d’exprimer la plus vive reconnaissance et toute ma gratitude au Dr J. Kli-
mesch (Linz), au Pr Dr J. Razowski (Cracovie), à M. Ch. Rungs (Paris) et au Dr P. Viette (Paris)
qui ont eu la grande amabilité de m’accorder leur aide et leur bienveillance.
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Caradja, A., 1920. — Beitrag zur Kenntnis der geographischen Verbreitung der Mikrolepidopteren
des palaearktischen Faunengebiets nebst Beschreibung neuer Formen. Dt. ent. Z. Iris,
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reich IL Z. ArbGem. iist. Ent., 17 : 5-8.
— 1965i. — Zur Kenntnis der Schmetterlingsfauna des ôstlichen Neusiedlersee-Gebietes.
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Poutiers, R., 1921. — Stagmatophora serratella Tr. (Lep. Tineidae) et Mecinus sicardi Hust.
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271.
Riedl, T., 1965. —- Matériaux pour la connaissance des Momphides paléarctiques (Lepidoptera).
Partie III. Étude sur quelques Momphides européens. Bull. ent. Pologne, 35 : 419-468.
— 1966a. — Matériaux pour la connaissance des Momphides paléarctiques (Lépidoptères).
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Bull. ent. Pologne, 36 : 75-84.
— 1966A — Matériaux pour la connaissance des Momphidae paléarctiques (Lepidoptera).
Partie VIL Deux nouvelles espèces paléarctiques du genre Stagmatophora II.-S. Mitt. ent.
Ges. Basel, 16 : 104-109.
— 1969. — Matériaux pour la connaissance des Momphidae paléarctiques (Lepidoptera).
Partie IX. Revue des Momphidae européennes, y compris quelques espèces d’Afrique du
Nord et du Proche-Orient. Bull. ent. Pologne, 39 : 635-919.
1302
TADEUZ RIEDL
Walsingham, Lord T., 1907. — Descriptions of new species of Stagmatophora H. -S. (Lepidoptera
Tineina). Ent. Mag., London, 43 : 177-181.
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Manuscrit déposé le 28 janvier 1975.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 335, nov.-déc. 1975,
Zoologie 237 : 1293-1302.
Achevé d’imprimer le 27 février 1976.
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Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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