BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
281
N* 404 SEPTEMBRE• OCTOBRE 1976
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi et R. Laffitte.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D t HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 404, septembre-octobre 1976, Zoologie 281
Serpula (Paraserpula) israelitica,
nouvelle espèce de Serpulidae (Annélides Polychètes)
et une petite collection annélidienne de la Méditerranée orientale
par Louis Amoureux *
Résumé. - Analyse d’une collection de 400 Annélides Polychètes de la région de Haïfa.
100 espèces sont reconnues à travers les 19 stations étudiées. 36 sont nouvelles pour la région et,
parmi elles, trois le sont pour la Méditerranée. L’une des trois, Serpula (Paraserpula) israelitica,
nouvelle pour la Science, est décrite à partir des cinq spécimens présents.
Abstract. - lleie is an analysis of 400 Polvchaete worms collected in 1974-1975 near Haifa
(Eastern Mediterranean). One hundred species are recognized. One of those is absclutely new,
Serpula (Paraserpula) israelitica. Txvo others had never been seen in the Mediterranean and
36 were unknown in that area. The list of species and a diagnosis of the new species are given
in the paper, with illustrations.
Nous analysons ici un ensemble d’environ quatre cents Annélides Polychètes recueillis
dans le voisinage de Haïfa par M. Moshe Tom, de l’Université de Tel-Aviv. Nous le
remercions de nous avoir confié cette étude et des renseignements qu’il nous a donnés
sur les stations et les moyens de capture.
Notes sur les stations et moyens de capture
Dix-neuf stations différentes ont été prospectées à une ou plusieurs reprises entre le
15 avril 1974 et le 14 mai 1975 (fig. 1). Selon Moshe Tom, elles se répartissent en trois
groupes :
— Les stations ! et 4, à 10 et 18 m de profondeur. Ce sont des fonds rocheux très sommaire¬
ment prospectés.
— Les stations 2, 3, 5 et 6. Elles se situent entre 20 et 35 m de profondeur. C’est une plaine
subhorizontale à sédiment sableux assez homogène à peu près dépourvue de végétation.
- Les stations 7 à 19. Elles sont un peu plus éloignées de la côte et plus profondes (de 35
à 80 m). Le milieu est beaucoup moins homogène que sur les stations précédentes et la pente est
assez accentuée. L’élément de beaucoup le plus important est la vase, ou parfois la vase sableuse
molle, mais on y rencontre, en proportions très diverses selon les points, soit des végétations algales
* Laboratoire de Zoologie, Université Catholique de l’Ouest, Place André-Leroy, B.P. 858, 49005 Angers.
404, 1
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LOUIS AMOUREUX
Fig. 1. — Carte des stations prospectées au large d’Acre et d’Haïfa.
Les cliilires indiquent les numéros des stations.
et principalement des Caulerpa scalpelliformis, soit des masses dures de tailles diverses d’origine
animale : amas de Serpulidés, de Vermets, de Bivalves, de Bryozoaires ou même quelques coraux.
Les uns et les autres (végétaux et débris animaux) sont très souvent colonisés d’Eponges et forment
autant de biotopes divers pour la faunule vagile.
Au cours des treize journées de prospections échelonnées durant l’année, on a utilisé
comme procédés de collecte : le scaphandre autonome, la benne de Petersen (0,1 m 2 ), une
drague à ouverture triangulaire de 60 cm de côté, des chaluts à perche de 1,20 m de largeur.
Nous préciserons ces moyens pour chacune des stations.
Liste des espèces présentes dans la collection
Les quelque quatre cents Annélides Polychètes de cette collection se répartissent
très irrégulièrement entre cent espèces environ, dont nous donnons la liste selon l’ordre
de la Faune de France (Fauvel, 1923 et 1927). A la suite de chaque espèce on indique,
entre parenthèses, le nombre de vers lorsqu'il y en a plus d’un ; puis, nous donnons briève¬
ment quelques explications pour les seules espèces présentant des variantes écologiques
ou morphologiques intéressantes.
SERPULA (PARASERPULA) ISRAEL1TICA N. SP.
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Vf’H RODITIDAE
Hermione hystrix (Savigny, J 820) (10 ex.)
Selon Bellan (1964), l’espèce exige une fraction sédimentaire assez grossière non négli¬
geable. Ici, l’espèce a été trouvée dans des milieux vaseux.
Pontugenia chrysocoma (Baird, 1865)
Lepidonotus clava (Montagu, 1808) ( 2 ex.)
Harmothoe sp. (dépourvu d’élytres)
Scalisetosus pellucidus (Ehlers, 1864) (8 ex.)
Acholoe astericola (delle Chiaje, 1841) (fragment dans les ambulacres d’un AstropeeterP
Eupanthalis kinbergi Mc Intosh, 1876
Sigalion mathildae Audouin & Milne-Edwards, 1832 (7 ex.)
Leanira yhleni Malmgren, 1867 (2 ex.)
Chrysopetalidae
Chrysopetalum clebile Grube, 1855
Bhawania reyssi Katzmann, Laubier A Ramos, 1974 (6 ex.)
Ces 6 individus, tous semblables et de même provenance, diffèrent nettement du précédent ;
leurs soies sont de trois types différents : soies supérieures, à long article terminal en fine arête
ou serpe pectinée ; soies inférieures, à article falcigère très court et tranchant, lisse ; entre les deux,
des soies de forme intermédiaire... Les palées ont un apex presque arrondi, sans pointe ; les deux
bords latéraux sont dentelés et l’on ne compte que 12 à 14 côtes longitudinales, tantôt lisses, tantôt
dentelées.
Amphixomiuae
Eurythoe complanata (Pallas, 1766) ( 5 ex.)
Hermodice carunculata (Pallas, 1766) (18 ex.)
Euphrosyne armadillo Sars, 1851
Phyi.i.odocidae
Phyllodoce dilata Ehlers, 1864
Phyllodoce sp. (2 ex.)
Paralacydonia paradoxa Fauvel, 1913 (2 ex.)
Contrairement à ce qu’indique Fauvel, ces deux exemplaires ont deux petits yeux bien
observables, en position occipitale.
Syllidae
llaplosyllis spongicola (Grube, 1855) (14 ex. à cirres dorsaux de moins de 30 articles)
Syllis gracilis Grube, 1840
Typosyllis hyalina (Grube, 1865) (5 ex.)
Typosyllis armïllaris (Muller, 1771)
Èhlersia cornuta (Rathke, 1843)
Trypanosyllis zébra. (Grube, 1860)
Odontosyllis fulgurans Claparède, 1864 (4 ex.)
Eusyllinae indéterminable et Syllidae indéterminables (2)
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LOUIS AMOUREUX
.N'ereidae
Leplonereis glauca Claparède, 1870
Neanthes caudata (delle Chiaje, 1828)
Nereis rava Ehlers, 1868 (5 ex.)
Ceralonereis costae (Grube, 1840)
Ceralonereis sp.
Cet exemplaire tronqué a des œufs et des soies en palette. Il possède l’armature buccale des
Ceratonereis, deux languettes aux rames antérieures dorsales et possède une soie homogomphe
dorsale en serpe, de longueur moyenne, sur quelques pieds postérieurs du fragment, mais les serpes
ventrales hétérogomphes sont beaucoup plus courtes. Les cirres dorsaux, très courts, excluent
l’appartenance à C. mirabilis.
Ceratonereis mirabilis Kinberg, 1866 (8 ex.)
Ces exemplaires présentent beaucoup de ressemblance avec les N. rava de cette collection,
en ce qui concerne les soies, mais l’armature buccale est nettement celle de Ceratonereis : totalement
dépourvue de paragnathes à l’anneau oral. C’est, sauf erreur, la première signalisation en Méditer¬
ranée.
Platynereis dumerilii (Audouin & Milne-Edwards, 1833)
Nereidae sp. fl ex.)
Nephtyidae
Nephthys bombergii Savigny, 1818
Nephthys liystricis Mc Intosh, 1908 (2 ex.)
Nephthys sp. (intermédiaire entre N. hombergii et N. incisa)
Micronephthys stammeri Augener, 1932
Glyceridae
Glyc.era convoluta Keferstein, 1862.
Glycera tesselata Grube, 1863 (5 ex.)
Glycera capitata Oersted, 1843
Glycera rouxii Audouin & Milne-Edwards, 1833 (4 ex.)
Glycera unicornis Savigny, 1818
Eunicidae
Eunice torquata Quatrefages, 1865 (3 ex.)
Eunice vittata delle Chiaje, 1828 (56 ex., tous de petite taille, entre 5 et 20 mm)
Eunice tubifex Crossland, 1904 (2 ex.)
Ces deux exemplaires tranchent d’emblée sur toutes les autres Eunice de la collection par leurs
soies inférieures qui sont des soies composées à article terminal, non pas en serpe mais eultriforme,
du moins dans la partie antérieure de l’animal, car à la partie postérieure ce type de soies cultri-
formes disparaît et l’on retrouve à leur place les serpes composées, bidentées et encapuchonnées.
Cette partie terminale n’a été observée que dans l’un des deux exemplaires, le seul qui soit complet.
La branchie débute au 19 e pied et ne comporte qu’un filament sur le fragment plus petit, limité
à 50 sétigères antérieurs. Sur l’autre, plus gros, on a d’abord la branchie à un seul filament à partir
du 25 e pied, mais la partie postérieure (où les soies composées redeviennent des soies en serpe)
a régulièrement deux filaments par branchie et quelquefois trois. Bien que l’armature buccale
soit un peu différente de ce qu’indique Crossi.and (ici, M 1 = crocs, M 2 = 4 + 5, M 3 = 3 + 0,
M 4 = 2 + 3, M 5 et M 6 sont des plaques noirâtres), nous laissons ces deux exemplaires dans
l’espèce décrite par lui. C’est, sans doute, la première signalisation pour la Méditerranée.
SERPULA (PARASERPULA) ISRAELITICA N. SP.
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Eunice sp.
Marphysa bellii (Audouin & Milne-Edwards, 1834)
Lysidice ninetta Audouin & Milne-Edwards, 1833 (3 ex.)
Nematonereis unicornis (Grube, 1840)
Diopatra neapolitana delle Chiaje, 1841 (2 ex.)
Hyalinoecia tubicola (Millier, 1788) (10 ex. du même point)
Hyalinoecia bilineata Baird, 1870
Hyalinoecia grubii Marenzeller, 1886 (3 ex.)
Hyalinoecia fauveli Rioja, 1918 (4 ex.)
Hyalinoecia brementi Fauvel, 1916 (4 ex.)
Bellan (1964 : 94-99) semble peu convaincu de la validité de ces cloisons spécifiques entre
les Hyalinoecia bilineata, grubii, fauveli et brementi et je partage de plus en plus son point de vue,
les considérant seulement comme des phénotypes divers d’une unique espèce. Dans les 12 exem¬
plaires ici répartis entre ces trois formes, je note que les soies composées sont toutes tridentées
aux 5 ou 6 premiers sétigères. 11. bilineata présente les deux lignes rougeâtres longitudinales qui
lui valent son nom et la branchie apparaît au 5 e sétigère. Chez les JI. grubii, la branchie débute
au 4 e ou 5 e sétigère et les dessins sont des lignes transversales continues ou discontinues. H. fauveli
a sa branchie présente dès le premier sétigère et les dessins y sont en forme de taches circulaires,
mais avec une netteté et une distribution bien moins rigoureuse que dans les exemplaires de l’Atlan¬
tique que j’ai analysés lors des prospections de la « Thalassa ». Sur les H. brementi de cette collec¬
tion, c’est au 3 e sétigère que débute la branchie ; les taches colorées sont nettement discontinues,
d’abord circulaires, puis étirées dans le sens transversal.
Lumbrineris gracilis (Ehlers, 1898) (5 ex.)
Lumbrineris adriatica Fauvel, 1940 (2 ex.)
Les soies composées de cette espèce sont des soies cultriformes et non des serpes bidentées.
Les troisièmes mâchoires ont deux dents et les quatrièmes n’en ont qu’une.
Lumbrineris sp.
Driloneris filum Claparède, 1870 (2 ex.)
Staurocephalus rubrovittatus Grube, 1855
Eunicidae sp. (6 ex. très abîmés)
Ariciidae
Scoloplos ( Leodamas) chevalieri candiensis Harmelin, 1969
Par ses soies capillaires et ses crochets crantés, par la présence d’un acicule à la rame ventrale,
ce fragment antérieur de 10 mm s’accorde mieux avec la variété créée par Harmelin pour des
exemplaires de l’île de Crète qu’avec la forme typique décrite par Fauvel.
Spionidae
Spiophanes kroyeri reyssi Laubier, 1964 (9 ex.)
Ces 9 exemplaires incomplets appartiennent bien à la sous-espèce que Laubier indique « de
vases bathyales ». Ici, elle a été recueillie, pour 8 exemplaires, en des fonds sableux de 30 à 35 m
de profondeur.
I^rionospio ehlersi Fauvel, 1928 (2 ex.)
Spionidae sp. (deux fragments antérieurs à prostomium pointu, avec apparition de crochets ven¬
traux tridentés au 14 e sétigère)
Disomidae
Poecilochaetus serpens Allen, 1904
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LOUIS AMOUREUX
PaRAONIDA£
Paraonis gracilis Tauber, 1879
Paradoneis armata Glémarec, 1967
Aricidea sp. (2 ex.)
ClRRATULI l)AE
Audouinia [digéra (delle Chiaje, 1828) (29 ex.)
Tharyx heterochaeta (Laubier, 1961) (6 ex.)
Les six exemplaires sont incomplets, mais le fragment présent s’accorde parfaitement avec
les remarques et descriptions de Laubier : les soies, toutes capillaires, sont d’abord lisses sur
les deux bords latéraux. C’est seulement entre le 11 e et 14 e sétigère qu’elles deviennent crénelées
sur l’un de ces bords, en restant lisses sur l’autre. Le changement commence aux rames ventrales.
Laubier considérait l’espèce comme caractéristique des vases terrigènes côtières. Deux de nos
exemplaires proviennent de fonds sableux à 30 m ; les quatre autres de zones envasées à 60-80 m.
Tharyx marioni Saint-Joseph, 1894
Cirratulidae sp.
ScALIBREGMIDAE
Sclerocheilus minutas Grube, 1863
Capitellidae
Notomastus latericeus Sars, 1851 (3 ex.)
Leiocapitella dollfusi (Fauvel, 1936)
Pseudoleiocapitella fauveli Harmelin, 1964
Un exemplaire filiforme, tronqué, do 3 cm de longueur, à prostomium conique et segment
buccal achète. Viennent ensuite un premier sétigère à soies dorsales capillaires sans rame ventrale ;
neuf sétigères, à soies capillaires exclusivement, aux deux rames, dorsale et ventrale : puis deux
sétigères à soies dorsales capillaires et crochets ventraux encapuchonnés. Le genre avait été créé
par Harmelin pour des individus trouvés dans les « mattes » d’herbiers à Posidonies de la région
de Marseille. Notre exemplaire vient d'un fond vaseux de 60 m.
Mai.danibae
Clymene ( Praxillella) gracilis Sars, 1861 (3 ex. fragmentaires)
Clymene cf. lumbricoides Ouatrefages, 1865
C’est un fragment antérieur de 3 cm, avec les 11 premiers sétigères, au limbe céphalique très
nettement festonné dans sa région dorsale.
Clymene oersledii Claparède, 1863
Clymene cf. lophosetosa Orlandi, 1898
Déterminé à partir d’une région postérieure comportant le dernier sétigère, trois antéanaux
achètes et un pygidium de forme conique avec un entourage de 24 cirres : 23 sont suhégaux, le
24 e , en position ventrale, mesure le double des autres.
Leiochone tricirrata Bellan et Reys, 1967 (4 ex. incomplets ou fragmentés)
Rhodine cf. gracilior Tauber, 1879 (4 ex. incomplets, déterminables par leurs uncini eu rangées
doubles et les collerettes lisses des 2 e et 3 e sétigères)
Maldanidae sp. (De nombreux fragments correspondant à une vingtaine d’individus au minimum,
tantôt Clymeninae à tête plate limbée, tantôt Nichomachinae)
SERPULA (PARASERPULA) ISRAELITICA N. SP
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OwENIIDAE
Owenia fusiformis delle Chiaje, 1841 (3 ex.)
Sternaspididae
Slernaspis scutata (Renier, 1807)
Amphictenidae
Lagis koreni Malmgren, 1866
Ampharetidae
Amphicteis gunneri (Sars, 1835) (5 ex.)
Terebeilidae
Terebella lapidaria Linné, 1767
Polymnia nesidensis (delle Chiaje, 1828) (3 ex.)
Nicolea venustula (Montagu, 1818) (9 ex.)
Lanice conchilega (Pallas, 1766)
Pista, sp. (2 ex.)
Ces deux exemplaires de 15 et 20 mm n’ont qu’une seule paire de branchies en pompons comme
chez P. cristata. Ils ont également 17 sétigères thoraciques à soies capillaires et des uncini en rangs
doubles sur 10 uncinigères. Les deux exemplaires ont également des lobes parapodiaux aux seg¬
ments 2, 3, 4 ; mais ces lobes ont davantage la forme qu’on leur trouve en P. mirabilis, laquelle
n’a que 16 sétigères thoraciques. Day (1963 : 438 ; 1967 : 737) indique une P. unibranchia porteuse
de lobes branchiaux semblables à ceux que nous avons ici et chez laquelle les uncini n’ont pas de
prolongement chitinisé, ce que nous avons ici encore sur l’un des exemplaires ; mais P. unibranchia
n’a qu’une branehie. Ici, il y en a certainement une paire.
Polycirrus cf. caliendrum Claparède, 1868 (3 ex.)
Terebellides stroemi Sars, 1835 (3 ex.)
Sabellidae
Potamilla torelli Malmgren, 1865
Potamilla reniformis (Millier, 1788) (3 ex.)
Laonome sp.
L’unique exemplaire de cette collection s’accorde assez bien avec L. kroyeri par l’ensemble
de ses caractères, mais il n’a que quatre sétigères thoraciques ; il semble cependant complet, avec
son panache, et mesure 20 mm de longueur.
Dasychone lucullana (delle Chiaje, 1828)
Jasmineira elegans Saint-Joseph, 1894 (3 ex.)
Sahellinae sp. (3 ex. très fragmentaires)
Serpui.idae
Serpula vermicularis Linné, 1767 (2 ex.)
Serpula concharam Langerhans, 1880 (5 ex.)
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LOUIS AMOUREUX
Serpula ( Paraserpula) israelitica (5 ex.)
Cette espèce, nouvelle, sera décrite plus loin.
Hydroides pseudouncinata Zibrowius, 1968
Vermïliopsis infundibulum (Philippi, 1844) (3 ex.)
Vermiliopsis richardi Fauvel, 1909
Pomatoceros Iriqueler (Linné, 1767)
Spirobranchus polytrema (Philippi, 1844)
Spirobranchus coutieri (Gravier, 1908) (2 ex.)
Dans cette espèce, l’opercule se termine en coupe très peu concave et sans aucune aspérité ;
de plus, les ailerons du pédoncule sent laciniés. Des exemplaires avaient été signalés par Laubier,
dans la région de Beyrouth.
Protula tubularia (Montagu, 1803) (5 ex.)
Distribution par station
Station 1 : fond rocheux à 10 m de profondeur. Un seul annélide recueilli au chalut à perche :
Phyllodoce sp.
Station 2 : fond horizontal sableux, sans végétation, à 31-34 m de profondeur. Échantillons
recueillis en plongée avec scaphandre.
Pontogenia chrysocoma, Sigalion mathildae (7), Nephthys hornbergii, Micronephthys stam-
meri, Diopatra neapolitana, Drilonereis filum, Eunicidae et lumbrinerinae sp., Spiophanes
kroyeri (6), Spiophanes bombyx, Audouinia fdigera, Notomastus latericeus, Clymene oerstedii,
Lanice conchilega, Laonorne sp.
Station 3 : même type de substrat que la station 2, profondeur 28 m. Captures à la benne de
Petersen.
Glycera convoluta, Eunice vittata (2), Diopatra neapolitana, Paradoneis armata, Andouinia
fdigera (26), Owenia fusiformis (2), Jasmineira elegans.
Station 4 : fond rocheux à 18 m. Captures à la drague.
Lepidonotus clava (2), Eurythoe complanata (5), Eunice torquata, Vermiliopsis infundibulum,
Spirobranchus coutieri (2).
Station 5 : plaine sableuse sans végétation, à 30 m de profondeur. Prélèvements à la benne de
Petersen et surtout au chalut à perche.
Glycera capitata, Glycera rouxii, Eunice vittata, Hyalinoecia grubii (2), Lumbrineris gra-
cilis, Scoloplos chevalieri candiensis, Spiophanes kroyeri, Poecilochaetus serpens, Tharyx hete-
rochaeta (2), Clymene? lophosetosa, Maldanidae sp., Lagis korem, Jasmineira elegans.
Station 6 : fond plat sableux sans végétation, à 24 m de profondeur ; captures au chalut à perche.
Ceratonereis mirabilis.
Station 7 : fond sablo-vaseux à 40 m, avec abondante végétation d’algues, notamment Caulerpa
scalpelliformis et quelques blocs durs organogènes.
Scalisetosus pellucidus (8), Harmothoe sp., Chrysopetalum debile, Typosyllis hyalina,
Ehlersia cornuta, Odontosyllis fulgurans (2), Leptonereis glauca, Ceratonereis mirabilis, Platyne-
reis dumerilii, Nereidae sp., Eunice vittata (4), Nematonereis unicornis, Eunicidae sp., Malda-
nidae sp., Nicolea venustula (3), Serpula concharum (2), Spirobranchus polytrema.
Station 8 : fond sablo-vaseux à 45 m de profondeur, avec Caulerpa scalpelliformis et blocs biogènes.
Prélèvements à la benne de Petersen.
Herrnione liystrix (5), Odontosyllis fulgurans, Eusyllinae sp., Eunice vittata (3), Eunice
tubifex, Hyalinoecia grubii, Hyalinoecia brementi (2), Spionidae, Maldanidae, Cirratulidae,
Jasmineira elegans, Serpula concharum, Serpula ( Paraserpula) israelitica.
Station 9 : même biotope que les deux stations précédentes, à 45-47 m ; prélèvements au chalut, à la
drague et à la benne de Petersen.
Hermodice carunculata (14), Ceratonereis mirabilis, Hyalinoecia tubicola (10), Lumbri¬
neris gracilis, Leiocapitella dollfusi, Nicolea venustula (2), Vermiliopsis infundibulum, Poma¬
toceros triqueter, Protula tubularia.
SERPULA (PARASERPULA) ISRAELITICA N. SP.
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Station 10 : fond de vase avec nombreux blocs biogènes, formations algales peu importantes. Pré¬
lèvements au chalut et à la drague, 50 m de profondeur.
Euphrosyne armadillo, Phyllodoce sp., Typosyllis hyalina, Odontosyllis fulgurant!, Neanthes
caudata, Nereis rava (4), Ceratonereis mirabilis (3), Ceratonereis sp., Glycera rouxii, Eunice
vittata (17), Eunice tubifex, Hyalinoecia bilineata, Maldanidae sp., Owenia fusifcrmis, Amphic-
teis gunneri (2), Serpula (Paraserpula) israelitica.
Station 11 : vases molles à 60-03 m de profondeur avec de rares blocs et pas de végétation. Pré¬
lèvements à la benne de Petersen.
Glycera rouxii, Drilonereis fïlum, Lumbrinerinae et Eunicinae sp., Tharyx heterochaeta,
Pseudoleiocapitella fauveli, Clymene gracilis, Maldanidae sp., Amphicteis gunneri, Serpula
(. Paraserpula ) israelitica... et des Phoronidicns.
Station 12 : fond de vase avec nombreux blocs biogènes, formations algales peu importantes ; des
Eponges en épiphytes ou épibiontes. Profondeur : 66 m. Prélèvement à la benne ou au chalut.
Phyllodoce vittata, Haplosyllis spongicola (4), Syllis gracilis, Typosyllis hyalina (2), Cera¬
tonereis costae, Nephthys hystricis, Glycera tesselata (3), Eunice vittata (2), Lysidice ninetta (2),
Hyalinoecia fauveli, Lumbrineris adriatica (2), Eunicidae sp., Maldanidae sp., Terebella lapi-
daria, Nicolea venustula, Polycirrus caliendrum (3), Terebellides stroemi, Serpula vermicularis,
Serpula concharum , Hydroides pseudouncinata, Vermiliopsis infundibulum, Protula tubularia.
Station 13 : fond de vase molle à 68 m de profondeur, avec de rares blocs biogènes sans végétation.
Prélèvements à la drague ou au chalut.
Leanira yhleni, Eupanthalis kinbergi, Hermodice carunculata, Eunice vittata (2), Polymnia
nesidensis, Terebellides stroemi (2), Potamilla torelli, Potamilla reniformis (3), Serpula concha¬
rum, Protula tubularia.
Station 14 : vases molles à 73 m sans blocs ni végétation. Prélèvements à la benne, à la drague et
au chalut.
Leanira yhleni, Eunice vittata, Leiochone tricirrata, Maldanidae sp., Sternaspis scutata,
Amphicteis gunneri, Dasychone lucullana.
Station 15 : vases à 70-73 m, avec nombreux blocs biogènes. Prélèvements à la benne, au chalut
ou à la drague.
Acholoe astericola, Bhawania reyssi (6), Typosyllis hyalina, Glycera tesselata (2), Glycera
unicornis, Eunice torquata, Eunice vittata (12), Eunicidae sp., Lumbrineris gracilis, Stauroce-
phalus rubrovittatus, Maldanidae sp., Rhodine gracilior.
Station 16 : vases molles à 70 m avec quelques blocs et Éponges. Chalutages.
Hermione hystrix (5), Hermodice carunculata, Trypanosyllis zébra, Eunice vittata (2),
Polymnia nesidensis (2), Nicolea venustula (2), Sabellinae sp., Serpula vermicularis, Vermi¬
liopsis richardi, Protula tubularia.
Station 17 : vases molles à 77 m de profondeur, avec de rares blocs biogènes. Prélèvements à la
benne, à la drague et au chalut.
Nephthys sp., Glycera rouxii, Hyalinoecia fauveli, Lumbrineris gracilis, Spiophanes kroyeri
reyssi, Prionospio ehlersi, Paraonis gracilis, Aricidea sp., Tharyx marioni, Tharyx heterochaeta
(2), Clymene gracilis (2), Leiochone tricirrata (3), Rhodine gracilior, Pista sp., Sabellinae sp...
et des Phoronidiens.
Station 18 : vases molles à 66 m, avec de nombreux blocs et des Eponges. Drague et chalut.
Hermodice carunculata (2), Hyalinoecia fauveli, Eunicidae sp.
Station 19 : vases molles à 65 m, avec de nombreux blocs et Eponges. Prélèvements à la benne
de Petersen ou au chalut à perche.
Paralacydonia paradoxa (2), Typosyllis armillaris, Nereis rava, Ceratonereis mirabilis,
Eunice vittata (7), Marphysa bellii, Lysidice ninetta, Hyalinoecia fauveli, Hyalinoecia brementi
(2), Tharyx heterochaeta, Sclerocheilus minutas, Clymene lumbricoides, Rhodine gracilior (2),
Pista sp., Serpula ( Paraserpula ) israelitica.
1056
LOUIS AMOUREUX
Serpula fParaserpulai israelitica n. sp.
(Fig- 2)
Cinq exemplaires de cette collection doivent figurer dans cette nouvelle espèce. Un
seul est entier et en bon état, avec son panache et une partie importante du tube. Poul¬
ie- conserver, nous avons prélevé sur les autres exemplaires les éléments nécessaires à l’ana¬
lyse des soies en particulier. La description synthétise donc les observations faites sur
l’ensemble des cinq Serpulidae.
Fig. 2. — Serpula (Paraserpula) israelitica n. sp. : a, région antérieure de l’animal ;
b, les deux types de soies du premier sétigère ; c, uncinus du thorax.
T ube
Calcaire peu épais et friable ; il est parfaitement lisse, d’un blanc laiteux, sans aucune
ornementation, long de 2 à 4 cm sur les fragments présents où le diamètre demeure cons¬
tant et la section cylindrique est d’environ 1,5 mm.
1057
SERPULA (pARASERPULA) ISRAELITICA N. SP.
Panache
De petite taille, au maximum 4-5 mm ; il n’était présent que sur trois exemplaires.
Le premier filament dorsal operculaire est lisse, un peu plus long que les autres et il se
termine par l’entonnoir à face supérieure concave, avec une bordure de 40 à 60 dentelures
arrondies, subégaies, séparées les unes des autres par des côtes rayonnantes, aussi bien
à la face interne qu’à la face externe. La symétrie est radiaire sans doute possible. Sur
deux exemplaires, l’opercule est porté par le premier filament gauche, le premier droit
est alors un court filament lisse dilaté en massue. Sur le troisième, l’opercule est au premier
filament droit et la massue à gauche.
Les autres filaments, 10 à 12 par demi-panache, portent de fines barhules et se ter¬
minent en pointe grêle et nue.
Corps
L’animal est plus grêle que les Serpula vermicularis ou S. concharum : l’exemplaire
entier, par exemple, mesure un peu plus de 4 cm de long et seulement 1,5 mm de diamètre
au thorax.
Membrane thoracique
Elle forme une ample collerette supérieure trilobée. Le lobe ventral entier est large¬
ment rabattu vers la partie inférieure ; les lobes latéraux encapuchonnent plus ou moins
les soies du premier sétigère (collar-setae) et se continuent avec la membrane latérale tho¬
racique qui, de chaque côté, recouvre les pieds et forme, à la partie ventrale inférieure
du thorax, une large lamelle libre par-dessus les premiers segments abdominaux.
Soies
Le thorax compte, selon les individus, 7, 8 ou 9 sétigères.
Au premier sétigère, il n’y a pas d’uncini, mais deux sortes de soies capillaires. Quatre
ou cinq, assez épaisses, à partie proximale bien droite, lisse ; vient ensuite une épine distale
infléchie par rapport à la région précédente et de largeur nettement moindre dès l’ori¬
gine. Nous n’avons pas remarqué l’aspect chagriné ou légèrement épineux qu’ont observé
E. C. South ward et H. Zi browius pour leurs Paraserpula planorbis et Serpula massi-
liensis. A ces 4-5 soies épaisses s’ajoutent 7 à 9 soies capillaires moitié plus fines.
Aux segments sétigères thoraciques suivants, on a des soies capillaires beaucoup plus
nombreuses, les unes limbées, les autres non et des uncini avec une très forte dent anté¬
rieure surmontée de 7 à 9 dents égales entre elles et disposées en scie.
A l’abdomen, on retrouve des rames avec uncini assez semblables aux précédents
mais avec des dents un peu plus nombreuses et disposées, cette fois, en râpe et non en scie
(sauf peut-être aux tout premiers segments abdominaux). Il s’y ajoute un bouquet d’une
dizaine de soies terminées en calice comprimé, dentelé comme dans l’ensemble des Serpula.
Justification de Vappellation
Par son opercule très caractéristique, cette espèce nous semble devoir être maintenue
dans le genre Serpula. Par ses soies du premier sétigère, elle s'écarte très nettement des
1058
LOUIS AMOUREUX
espèces anciennement connues et courantes, S. vermicularis et S. concharum notamment.
Le terme de Paraserpula connote à la fois la ressemblance et l’opposition, aussi nous a-t-il
paru intéressant de le conserver, avec rang de sous-genre. Quant à la désignation spéci
fique, elle indique le lieu d’invention des premières captures : les rivages méditerra¬
néens d’Israël.
L’espèce s’apparente ainsi aux Paraserpula planorbis Southward, 1963, dont elle diffère
par la forme du tube et des uneini thoraciques, entre autres, sans parler des distributions
géographiques.
Remarques et conclusions
Peu de chercheurs se sont appliqués jusqu’ici à l’étude des Annélides Polychètes de
ces régions ; nous ne pouvons guère citer d’autres travaux que ceux de Monro (1937),
Fauvel (1955 et 1957) qui incorpore dans son premier article les espèces trouvées par
Monro ou déterminées par celui-ci dans les collections de Jérusalem, Teeble (1959) et
Laubier (région de Beyrouth, 1966).
En comparant la liste des espèces recueillies par Moshe Tom en cette région avec les
listes des auteurs ci-dessus, nous constatons que :
— 36 des 100 espèces présentes ici ne figuraient pas dans les découvertes précédentes :
Scalisetosus pellucidus, Acholoe astericola, Eupanthalis kinbergi, Euphrosyne armadillo,
Phyllodoce vittata, Paralacydonia paradoxa, Odontosyllis fulgurans, Leptonereis glauca,
Ceratonereis mirabilis, Glycera capitata, Eunice tubifex, Marphysa bellii, Hyalinoecia grubii,
H. fauveli, H. brementi, Lumbrineris adriatica, Scoloplos chevalieri candiensis , Spiophanes
kroyeri reyssi, Paraonis gracilis, Paradoneis armata, Tharyx heterochaeta, Sclerocheilus
minutus, Leiocapitella dollfusi, Pseudoleiocapitella fauveli, Clymene oerstedii, Lagis koreni,
Terebella lapidaria, Polycirrus caliendrum, Potarnilla reniformis , Laonorne sp., Jasmineira
elegans, Serpula concharum, Serpula ( Paraserpula) israelitica, Hydroides pseudouncinata,
Vermiliopsis infundibulum.
— Parmi ces espèces, nous notons que deux d’entre elles étaient jusqu’ici inconnues
de la Méditerranée, alors qu’elles étaient citées à maintes reprises dans la Mer Rouge :
Ceratonereis mirabilis et Eunice tubifex.
— Enfin une troisième espèce, parmi les 36 nouvelles pour la région, semble totale¬
ment inconnue précédemment : Serpula ( Paraserpula ) israelitica.
La collection était peu importante par le nombre d’individus qu’elle comprenait ;
elle s’est avérée fort intéressante et enrichissante par les éléments nouveaux qu’elle a apportés.
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SERPULA (pARASERPULA) ISRAELITICA N. SP.
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Manuscrit déposé le 13 février 1976.
Bull. Mus. natn. Hist. nat.., Paris, 3 e sér., n° 404, sept.-oct. 1976,
Zoologie 281 : 1047-1059.
Achevé d’imprimer le 28 février 1977.
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qués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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