BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
285
N* 408 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1976
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi et R. Laffitte.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum,
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
Crédit Lyonnais, agence Y-425) ;
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
Abonnements pour l’année 1976
Abonnement général : France, 530 F ; Étranger, 580 F.
Zoologie : France, 410 F ; Étranger, 450 F.
Sciences de la Terre : France, 110 F ; Étranger, 120 F.
Botanique : France, 80 F ; Étranger, 90 F.
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Sciences physico-chimiques : France, 25 F ; Étranger, 30 F.
International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070 .
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’IIISTOIBE NATURELLE
3 e série, n° 408, septembre-octobre 1976, Zoologie 285
Contribution à l’étude du développement postembryonnaire
de Callipus foetidissimus Savi, 1819 (Myriapode, Diplopode)
par Monique Nguyen Duy-Jacqukmin *
Résumé. — Étude du développement postembryonnaire de Callipus foetidissimus Savi, avec
caractérisation des stades de 2 à 10 rangées ocellaires et observations sur la variation du nombre
d’ocelles à chaque stade.
Abstract. - The post-embryonic development of Callipus foetidissimus Savi is studied ;
the stages with 2 to 10 rows of ocelli are characterized and the variations in the number of ocelli
are given for each stage.
Si Je développement postembryonnaire de certains Diplopodes est relativement bien
connu, notamment celui des Polydesmoïdes, des Iulides, des Spirobolides et de plusieurs
Glomérides, il n’en est pas de même pour celui des Callipoïdes.
Latzel (1884) décrivit le premier les larves de Lysiopetalum carinatum Brandt, 1840 1 ;
il observa seulement 3 stades larvaires : un stade à 39 anneaux (5 apodes), 22 mm de long,
21 ocelles ; un stade à 43 anneaux (4 apodes), 35-40 mm de long, 28 ocelles et un stade
à 44-45 anneaux (3 apodes), 45-48 mm de long, 34 à 36 ocelles. Les adultes ont 46 anneaux
(2 apodes), 60-65 mm de long, 45 ocelles généralement.
Plus tard Verhoeff (1926) indique 4 stades larvaires chez Callipus longobardius 1
de la Riviera : un stade à 23-24 anneaux, 7 à 8 mm de long, 3 ocelles ; un stade à 30-
35 anneaux, 8,5 à 11,5 mm de long, 6 ocelles ; un stade à 41-48 anneaux, 16,5 à 26,5 mm
de long et un stade à 52-55 anneaux, 29,5 à 37 mm de long. Les adultes ont 55-60 anneaux.
J’ai repris l’étude de ce développement postembryonnaire sur Callipus foetidissimus
gallicus, variété denticulatus Démangé, 1946, qui vit dans les Catacombes situées sous
l’emplacement de l’Hôtel de Magny 2 . Tous les exemplaires de cette espèce, conservés
sous divers noms dans la collection du Muséum national d’Histoire naturelle, ont égale¬
ment été examinés ; ils proviennent de plusieurs localités de France et d’Italie ; ce sont :
Callipus foetidissimus Savi provenant des Alpes-Maritimes (Grasse : grotte du Colombier
et Castillon) ; Callipus foetidissimus gallicus Brôl. récolté à Lyon (souterrains de Fourvière)
et dans l’Aude (grotte des Caougnous, Cabrespine) ; Callipus rissonius Leach de Seine-et-
Marne (Melun) et des Basses-Alpes (Colmars : cascade) ; Lysiopetalum foetidissimus Savi
* Muséum national d’Histoire naturelle, Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) , 61, rue de Buffon
75005 Paris.
1. Synonyme de Callipus foetidissimus depuis Brolemann, 1935.
2. L’Hôtel de Magny est situé dans le jardin des plantes du Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris.
408, 1
1116
MONIQUE NGUYEN DUY-JACQUEMIN
de Lombardie : Erba (Brianza), des Alpes-Maritimes (Saorge-Breuil, Villefranche-sur-Mer
et Menton), du Var (Saint-Raphaël) et enfin Callipus longobardius Verhoeff de la Riviera
et de Côme. Tous appartiennent en réalité à une même espèce que Brôlemann a nommée
Callipus foetidissimus Savi, 1819, et à l’intérieur de laquelle il a distingué en 1930 une
sous-espèce Callipus foetidissimus gallicus Brôl. pour les formes du Rhône, de Seine-et-
Marne, des Basses-Alpes et du Gard.
La reproduction de l’espèce Callipus foetidissimus gallicus des Catacombes n’a pu
être obtenue en élevage après deux ans d’essais b Les larves prélevées à différents stades
de développement et maintenues en captivité n’ont jamais effectué de mue, même après
plus d’un an de vie en élevage. Par conséquent, le développement postembryonnaire de
C. foetidissimus a été étudié uniquement à partir d’observations faites sur 236 individus
prélevés régulièrement dans les Catacombes au moyen d’appâts. Le nombre de formules
segmentaires obtenu chez les plus jeunes stades est réduit, comme c’est la règle chez les
Iulides ; mais cette réduction peut résulter de l’insuffisance du nombre de jeunes larves
récoltées ; ce nombre est précisé dans l’étude qui suit. Chaque stade est défini par le nombre
RO de rangées ocellaires, méthode préconisée par Vachon (1947) chez Pachybolus ligu-
latus et utilisée par Saudhay, Sahli et Démangé. J’y ajoute la formule segmentaire uti¬
lisée par Démangé sous la forme d’une fraction dont le numérateur correspond au nombre
d’anneaux pédifères (collum inclus) et le dénominateur au nombre d’anneaux apodes ter¬
minaux (telson exclu).
Caractérisation des stades
Stade à 2 RO
Les plus jeunes larves trouvées près des appâts possèdent 23 anneaux (collum et telson
compris) et 3 ocelles disposés en triangle. Deux ont été collectées le 28.11.74, une le 3.IV.74 ;
elles n’ont pas vécu plus de quatre mois en captivité. Sept autres récoltées en mai 1976
sont encore vivantes. Toutes les dix de formule segmentaire 19/3 mesurent entre 7 et
8 mm de long 1 2 . Elles ne sont pas pigmentées et possèdent 7 articles antennaires.
Une larve de même formule segmentaire mesurant 7 mm provient des souterrains de
Fourvière (Lyon).
Ce stade correspond à celui décrit par Verhoeff sous le nom de larves primaires chez
Callipus longobardius de la Riviera.
Stade à 3 RO
Les cinq larves examinées possèdent 30 ou 31 anneaux et 5 apodes (telson compris) :
— 3 larves de formule segmentaire 25/4 furent récoltées le 17.IX.74, l’une d’elles
fut maintenue en élevage aux Catacombes et mourut le 8.VII.75 sans avoir mué ;
— 2 larves de formule 26/4 ont été récoltées le 13.11.74 et le 21.V.76.
1. Au cours de l’impression de cette note des pontes ont été obtenues régulièrement depuis juillet
1976 ; les résultats feront l’objet d’une publication ultérieure.
2. La longueur indiquée a été mesurée sur l’individu mort et conservé en alcool ; il en résulte que
cette longueur ne correspond pas exactement à la longueur de l’animal vivant.
DÉVELOPPEMENT POSTEMBRYONNAIRE DE CALLIPUS FOETIDISSIMÜS
1117
Ces quatre larves de couleur blanchâtre mesurent entre 9,5 et 10,5 mm de long ; elles
ont 6 ocelles disposés en triangle et le nombre définitif (8) d’articles antennaires. Elles
correspondent aux larves secondaires à 30-35 anneaux décrites par Verhoeff chez Callipus
longobardius de la lliviera.
Une larve de formule 26/4 a également été récoltée à Fourvière. J.-M. Démangé a
trouvé en France une larve de formule 24/4 (■ comm. pers.).
Stade à 4 RO
Jusqu’à présent, une seule larve à 4 RO a été trouvée dans les Catacombes. Vivante,
elle mesure 18 mm de long ; sa formule segmentaire est 33/4 ; elle possède 10 ocelles
sur 4 rangées : 1 —2 —|— 3 —(— 4.
J.-M. Démangé et moi-même avons observé un individu de formule segmentaire 32/4
provenant des souterrains de Fourvière. Il mesure 14,5 mm de long et possède également
10 ocelles. Les représentants de ce stade n’ont pas été signalés par Verhoeff.
Stade à 5 RO
Sur les 13 larves récoltées aux Catacombes il y a :
— 6 larves de formule segmentaire 38/4,
— 6 larves de formule segmentaire 39/4,
— I larve de formule segmentaire 40/3.
Ces larves mesurent de 18 à 21 mm. Elles ont 15 ocelles disposés sur 5 rangs (1 + 2
+ 3 + 4 + 5). Elles ne présentent encore aucun caractère sexuel externe visible sous la
loupe. Une légère pigmentation brun très clair apparaît à ce stade et augmente progres¬
sivement en intensité aux stades suivants.
La collection du Muséum possède en outre :
— 1 larve de formule segmentaire 36/4 des Alpes-Maritimes,
— 1 larve de formule segmentaire 37/4 de Lombardie (17 mm de long),
— I larve de formule segmentaire 39/4 de Fourvière (19 mm de long).
J.-M. Démangé a trouvé en France [comm. inéd.) une larve 40/4.
Toutes ces larves possèdent également 15 ocelles.
Verhoeff cite de la Riviera un stade ayant 41 à 48 anneaux, pour lequel il n’indique
pas le nombre de rangées ocellaires, mais qui doit probablement trouver sa place dans ce
stade.
Stade à 6 RO
A ce stade les vulves sont déjà différenciées et visibles sous la loupe binoculaire à la
base postérieure des pattes II ; les pénis sont reconnaissables au microscope. Il n’y a jamais
d’ébauches gonopodiales.
Les 45 larves récoltées possèdent 48, 49, 50 ou 51 anneaux (collum et telson compris) :
— 1 Ç de formule segmentaire 43/4,
1118 MONIQUE NGUYEN DUY-JACQUEMIN
— 1 (J, 3 $ et 2 ind. 1 de formule segmentaire 44/4,
— 1 (J, 1 Ç et 2 ind. 1 de formule segmentaire 45/3,
— 11 (J, 15 $ et 1 ind. 1 de formule segmentaire 45/4,
— 3 (J et 5 $ de formule segmentaire 46/4.
Ces larves mesurent de 26 à 30 mm. Elles possèdent 19, 20 ou 21 ocelles ; ces différences
sont dues uniquement à la variation du nombre d’ocelles (4, 5 ou 6) de la dernière rangée
ocellaire. Sur les 72 champs oculaires observés appartenant à 36 exemplaires (tabl. I),
4 seulement ne possèdent que 4 ocelles sur la 6 e RO parmi lesquels 2 gauches 2 , 31 (17 gauches
et 14 droits) en ont 5 et 36 (16 gauches et 20 droits) en ont 6. Un champ oculaire gauche
a seulement 3 ocelles à la dernière rangée. On peut constater, d’autre part, que 14 individus
ont le même nombre d’ocelles à droite et à gauche et que 22 en ont un nombre différent ;
parmi eux 13 en ont moins à gauche, et 9 à droite.
Tableau I. — Fréquence, au stade 6 RO, des ocelles de la 6 e rangée.
Nombre d’ocelles de la 6 e RO
3 4 5 6
Nombre
de
CHAMPS
OCULAIRES
c? + ?
G
D
G
R
G + D
0 18 6
0 2 4 9
11 9 10
0 0 10 11
1 4 31 36
D : champ oculaire droit, G : champ oculaire gauche des mâles et des femelles.
J’ai observé un mâle immature 44/4 de Fourvière, mesurant 25 mm dont chaque
champ oculaire est composé de 20 ocelles. Les formules segmentaires suivantes : 43/3,
44/3, 44/4 et 46/4 m’ont été communiquées oralement par J.-M. Démangé ; elles pro¬
viennent d’exemplaires récoltés en France, dont le sexe n’a pas été déterminé.
Un nombre inférieur d’anneaux : 41/4 a été trouvé sur un individu des Alpes-Maritimes
dont le sexe n’a pu être déterminé car vulves et pénis sont absents. Il s’agit peut-être là
d’une larve à développement retardé.
Verhoeff qui définit un stade à 41-48 anneaux n'a probablement pas vu qu’il s’agis¬
sait de deux stades différents à 5 RO et 6 RO.
Stade à 7 RO
Les larves sont encore immatures ; chez les mâles les premières ébauches gonopodiales
apparaissent à ce stade et peuvent être reconnues sur l’animal vivant, observé face ventrale
sous la loupe, dans un tube de verre.
1. Ces larves sont encore vivantes actuellement ; la détermination de leur sexe est extrêmement diffi¬
cile.
2. Dans un cas un ocelle supplémentaire s’est intercalé entre la 4 e et la 5 e RO.
DÉVELOPPEMENT POSTEMBRYONNAIRE DE CALLIPUS FOETIDISSIMUS
1119
Les 60 larves récoltées possèdent 53, 54 ou 55 anneaux, toutes ont les 4 derniers anneaux
(telson compris) apodes. Il y a :
— 8 (3 1 et 4 $ de formule segmentaire 49/3,
— 17 (J et 21 $ de formule segmentaire 50/3,
— 5 ^ et 5 $ de formule segmentaire 51/3.
Ces larves mesurent de 32 à 38 mm. Elles possèdent le plus souvent 26 et 27 ocelles,
plus rarement 25, exceptionnellement 28 et 24. Ces différences sont dues, le plus souvent,
à la variation du nombre d’ocelles formant la dernière rangée ocellaire et plus rarement
l’avant-dernière rangée (tabl. II). Sur 110 champs oculaires observés (55 individus), 7 pos¬
sèdent respectivement 5 et 4 ocelles aux 6 e et 7 e RO ; 10 possèdent 5 ocelles aux 6 e et 7 e RO ;
4 possèdent 6 ocelles à la 6 e , 4 à la 7 e RO ; 31 possèdent 6 ocelles à la 6 e , 5 à la 7 e ; 52 en
ont 6 à chacune de ces rangées ; enfin 5 seulement ont une 7 e rangée de 7 ocelles.
Tableau II. — Fréquence, au stade 7 RO, des ocelles des 6 e et 7 e rangées.
Nombre
df.
CHAMPS
OCULAIRES
* G
° D
o G
+ D
S + $ G + D
Nombre d’ocelles des 6 e + 7 e RO
5+4 5 + 5 6+4 6 + 5 6 + 6 6+7
2
1
6
1
10
13
6
7
5
31
10
16
11
15
52
D : champ oculaire droit, G : champ oculaire gauche des mâles et des femelles.
Les individus (19) 1 possédant le même nombre d’ocelles sur chaque champ oculaire
sont moins fréquents que ceux (36) ayant des nombres différents. Parmi ces derniers,
20 ont un nombre inférieur d’ocelles à gauche et 16 à droite.
Dans la collection du Muséum il y a :
— 1 $ de formule segmentaire 47/3 des Alpes-Maritimes,
— 1 $ de formule segmentaire 48/3 des Basses-Alpes,
— 1 cî et 1 $ de formule segmentaire 50/3 de Lombardie,
- 1 £ et 3 $ de formule segmentaire 51/3 des Alpes-Maritimes et du Var,
— 1 (J de formule segmentaire 52/3 du Var.
Rappelons que Verhoeff a signalé un stade larvaire de 52 à 55 anneaux chez Calli-
pus longohardius de la Riviera.
1. 12 individus ont les 5 e et 6 e RO de 6 ocelles chacune.
1120
MONIQUE NGUYEN DUY-JACQUEMIN
Stade à 8 RO
C’est le stade préadulte. Les vulves sont encore situées à la base des pattes il, non
régressées. Les ébauches gonopodiales sont plus courtes et leur base est plus importante
qu’au stade précédent ; elles permettent de caractériser ce stade chez C. foetidissimus des
Catacombes.
Les 44 représentants du stade préadulte possèdent 56, 57 ou 58 anneaux dont 3 ou
4 anneaux apodes, à l’exception toutefois d’une seule femelle ayant 55 anneaux dont les
3 derniers apodes : 52/2 (tabl. V). Il y a :
— 3 de formule segmentaire 52/3,
— 7 ^ et 3 $ de formule segmentaire 53/2,
— 4 (J et 5 ? de formule segmentaire 53/3,
— 8 et 8 Ç de formule segmentaire 54/2,
— 2 <$ de formule segmentaire 54/3,
— 1 cj et 2 $ de formule segmentaire 55/2.
Ces individus préadultes mesurent de 40 à 44 mm. De même qu’aux stades précédents
le nombre d’ocelles des 5 premières rangées reste constant. Les ocelles des 3 dernières
rangées ne sont pas toujours bien alignés et des chevauchements sont possibles L Nous
avons pu cependant observer pour les 3 dernières rangées 6 RO -)- 7 RO -j- 8 RO les nom¬
bres suivants (tabl. III) :6 + 6 + 6et6 + 6 + 5 1e plus fréquemment, 6 + 6 + 4, 6 +
5 + 5, 6 + 5 + 4, 5 + 5 + 5 et 6 + 7 + 6 plus rarement. Sur 38 individus, 12 seule¬
ment ont le même nombre d’ocelles à droite et à gauche, c’est-à-dire pour les 3 dernières
rangées 6 + 6 + 6 (7 cas), 6 + 6 + 5 (4 cas), 6 + 5 + 5 (1 cas) ; 16 individus ont un
nombre inférieur d’ocelles à droite et 10 à gauche.
Tableau III. — Fréquence, au stade 8 RO, des ocelles des 6 e , 7 e et 8 e rangées.
Nombre d’ocelles des 6 e + 7 e + 8 e RO
loloco*3-lo^j- l n co i— lo co
+ + + + + + + + + + +
lo co lo lo lo co co co co r» I—
+ + + + + + + + + + +
LO LO co co co co co co co co co
co
Nombre
DE
CHAMPS
OCULAIRES
9
S + 9
G 1
D 1
G 0
D 1
G + D 3
0 0 10
1111
0 0 0 2
0 0 2 1
113 4
2 4 13
4 6 6
1 5 5
0 4 5
7 19 29
0 110
10 11
0 0 10
0 0 10
114 1
D : champ oculaire droit, G : champ oculaire gauche des mâles et des femelles.
1. Il arrive assez rarement que la limite entre 2 ocelles de rangées consécutives disparaisse ; dans ce
cas, l’ocelle est beaucoup plus allongé et présente la surface de 2 ocelles fusionnés ; il a été compté chaque
fois pour 2 ocelles.
DÉVELOPPEMENT POSTEMBRYONNAIRE DE CALLIPUS FOETIDISSIMUS
1121
Pour les autres stations de la collection du Muséum on trouve :
— 1 $ de formule segmentaire 50/2 chez C. longobardius de la Riviera,
— 1 $ de formule segmentaire 51/3 des Alpes-Maritimes,
— 1 cJ et 1 $ de formule segmentaire 52/2 des Alpes-Maritimes et des Basses-Alpes,
— 2 J de formule segmentaire 53/2 des Alpes-Maritimes et des Basses-Alpes,
— 4 (J et 2 $ de formule segmentaire 54/2 des Alpes-Maritimes et de Lombardie,
— 1 cJ de formule segmentaire 55/2 de Côte-d’Or,
— 1 cj de formule segmentaire 56/2 du Var.
Quatre de ces formules segmentaires sont déjà présentes chez les spécimens des Cata¬
combes, celle à 52/2 appartenant seulement à une femelle. Trois formules sont nouvelles
pour ce stade ; elles appartiennent respectivement à un mâle 56/2 présentant tous les carac¬
tères d’un mâle préadulte, à un mâle 53/2 des Alpes-Maritimes et à un mâle 57/3 de Lom¬
bardie. Ces deux derniers mâles ont des ébauches gonopodiales petites et encore divisées
en articles comme celles des immatures à 7 RO ; ils présentent donc un retard dans la réduc¬
tion de la patte VIII.
Stade à 9 RO
C’est le stade adulte. Chez les mâles les gonopodes sont bien développés et le vertex
concave. Chez les femelles les pattes II sont réduites aux coxites et les vulves présentent
leur structure définitive.
Les 53 adultes à 9 RO des Catacombes ont 58, 59 ou 60 anneaux dont 3 apodes. Ils
sont représentés par :
— 5 Ç et 7 (J de formule segmentaire 55/2,
— 7 $ et 20 ^ de formule segmentaire 56/2,
— 5 Ç et 9 çj de formule segmentaire 57/2.
Les adultes mesurent de 45 à 60 mm. Les formules obtenues pour les 4 dernières rangées
ocellaires 6 —|— 7 —|— 8 —9 RO sont assez nombreuses (tabl. IV). Le plus grand nombre
de champs oculaires (26) possède 6 ocelles à chaque rangée, soit : 6 -j- 6 -j- 6 + 6, 19 champs
en ont 6 + 6 + 6 -)- 5, plus rarement on observe 5+5 + 5 + 4, 6 —)- 6 —(— 5 -)— 5, 6 +
7 + 6 + 6el6 + 7 + 7 + 6. Sur le tableau IV ne figurent pas les formules données par
un seul champ oculaire, soit : 5 + 5 + 5 + 5, 5 + 5 + 6 + 5, 5 + 6 + 6 + 5, 5 + 6 +
6 + 6, 6 + 5 + 5 +5, 6 + 7 + 5 +5, 6 + 6+ 7 +6, 6 + 7 + 7 +5, 6 + 6 + 7 + 7,
6 + 7 + 8 + 6et6 + 8 + 6 + 6. Parmi 47 individus 6 seulement possèdent le même
nombre et la même disposition des ocelles sur les champs droit et gauche : 5 ont les 4 der¬
nières rangées ocellaires représentées par :6 + 6 + 6 + 6etl par : 5 + 6 + 6 + 5. 24 indi¬
vidus ont un nombre inférieur d’ocelles à gauche et 17 à droite.
Ce stade à 9 RO est représenté dans la collection du Muséum par :
— 1 adulte de formule segmentaire 53/2 des Basses-Alpes,
— 1 $ adulte de formule segmentaire 54/2 de la Riviera,
— 2 Ç immatures de formule segmentaire 54/2 des Alpes-Maritimes,
— 1 immature de formule segmentaire 55/1 des Alpes-Maritimes,
— 2 ^ et 1 $ adultes de formule segmentaire 55/2 de la Riviera et des Alpes-Maritimes,
++
1122
MONIQUE NGUYEN DUY-JACQUEMIN
— 1 Ç immature de formule segmentaire 55/2 des Alpes-Maritimes,
— 1 Ç adulte de formule segmentaire 56/2 de Seine-et-Marne,
— 1 (J immature de formule segmentaire 56/2 de Lombardie,
— 1 $ adulte de formule segmentaire 58/1 de l’Aude.
Signalons que Veriioeff indique 55-60 anneaux pour le stade adulte de la Riviera
et jusqu’à 62 anneaux à Corne.
Tableau IV. — Fréquence, au stade 9 RO, des ocelles des 6 e , 7 e , 8 e et 9 e rangées.
Nombre
DE
CHAMPS
OCULAIRES
No
MBRE
d'ocelles
DES 6 e -|-
7 e + 8e
+ 9 e
RO
<3-
■n-
LO
LO
lo rn
■LJ" LO
CO
+
+
4-
4" 4"
4- 4-
+
+
+
+
4“
4"
4-
+ 4"
+ +
4-
+
4~
4"
4~
4*
4~
4- 4“
+
CO
CO
LO LLJ
CO CO
CO
CO
?
C? + ?
G
D
G
D
G + D
3 1 0 0 ü
1 0 0 0 1
0 113 1
0 0 111
4 2 2 4 3
4 11
11 9
2 4
2 2
19 26
112 0 1
0 12 0 1
0 0 0 0 2
10 12 2
2 2 5 2 6
D : champ oculaire droit, G : champ oculaire gauche des mâles et des femelles.
Sur ce tableau ne figurent pas les formules 5 -f- 5 5 -)- 5, 5 + 5 + 6 + 5, 5 + 6 + 6 + 5, 5 -)- 6
6 -j- 6 , 6 5 -f- 5 + 5, 6 7 + 5 5, 6 + 6 + 7 4 6 , 6 + 7 + 7 + 5, 6 + 6 + 7 + 7, & -^7 + 8
6 et 6 —(— 8 -f- 6 -|— 6, représentées une seule fois.
Stade à 10 RO
Trois adultes ayant 10 rangées ocellaires, mesurant entre 58 et 60 mm, ont été récoltés
aux Catacombes :
— 1 $ de formule segmentaire 56/2 ayant à gauche 6 + 7 + 8 + 8 + 6 ocelles aux
5 dernières RO et à droite 6 + 7 + 7 + 6 + 6,
— 1 c? de formule segmentaire 57/1 ayant à gauche 5 + 6 + 6 + 6 + 5 ocelles et
à droite 6 -J— 7 -j— 7 —(— 7 —|— 6 ocelles,
— 1 cJ de formule segmentaire 59/2 ayant à gauche 6 + 6 + 6 + 5 + 5età droite
6 + 64-6 + 6 + 6 .
Dans la collection du Muséum :
- 1 (J de formule segmentaire 54/2 des Alpes-Maritimes,
— 2 (J de formule segmentaire 55/2 des Alpes-Maritimes,
— 1 <4 et 2 Ç de formule segmentaire 56/2 des Alpes-Maritimes,
— 2 Ç de formule segmentaire 57/2 des Alpes-Maritimes et de la Riviera,
— 1 Ç de formule segmentaire 58/2 de Corne.
DEVELOPPEMENT POSTEMBRYONNAIRE DE CALLIPUS FOETIDISSIMUS
1123
Tableau V. — Formules segmentaires du développement postembryonnaire de C. foetidissimus
Savi, observées à partir de récoltes.
CATACOMBES DU MUSEUM
COLLECTIONS DU MUSEUM
2 RO
19
3
19
3
10
1
3 RO
25
4
26
4
24
~4~
26
~4~
3
2
1
1
4 RO
33
4
32
4
1
1
5 RO
38
~4~
39
4
40
3
36
4
37
~4~
39
~ 4 ~
40
~4~
6
6
1
1
1
2
1
6 RO
43
4
44
4
45
~3
45
4
46
4
41
4
43
T
44
3
44
4
46
4
cf
1
1
11
3
1
?
1
3
1
15
5
7 RO
49
3
50
3
51
3
47
~3~
48
~ 3 ~
50
"5"
51
~3~
52
3
cf
8
17
5
i
1
1
?
4
21
5
1
1
i
3
8 RO
52
2
52
3
53
2
53
3
54
2
54
3
55
2
50
2
51
3
52
2
53
2
54
2
55
2
56
2
cf
3
7
4
8
2
1
1
1
2
4
1
1
?
1
3
5
8
2
1
1
2
9 RO
55
2
56
2
57
2
53
2
54
2
55
1
55
2
56
2
58
1
cf
7
20
9
1
i*
2
i *
?
5
7
5
1
2*
1
1*
1
1
10 RO
56
2
57
1
59
2
54
2
55
2
56
2
57
2
58
2
cf
1
1
1
2
1
$
1
2
2
1
Le numérateur des fractions représente le nombre d’anneaux pédifères, le dénominateur celui des
apodes (telson exclu). Le nombre d’individus est porté sous chaque formule. L’astérisque représente les
individus préadultes au stade à 9 RO.
1124
MONIQUE NGUYEN DUY-JACQUEMIN
Discussion des résultats
Nombre de stades postembryonnaires (tabl. V)
Cette étude nous a permis d’identifier chez C. foetidissimus 7 stades larvaires, à partir
du stade à 2 RO compris, au lieu des 4 stades donnés par Verhoeff, et 2 stades adultes
à 9 et 10 RO. Le nombre de stades de Callipus est donc inférieur à celui des Iulides chez
lesquels les adultes s’observent du stade 8 à 12 RO et parfois davantage chez Tachypo-
doiulus albipes et Schizophyllum sabulosum.
L’absence de ponte empêche de connaître les larves des tout premiers stades, celles-ci
demeurent probablement dans des cavités du sol, car elles n’ont jamais été découvertes
près des appâts ou en d’autres endroits dans les galeries des Catacombes (cf. note infrapagi-
nale, p. 1116).
Les représentants du stade à 10 RO sont rares chez Callipus foetidissimus des Cata¬
combes, il s’agit probablement d’adultes retardés. Le développement de cette espèce est
en outre extrêmement lent car j’ai observé chez les larves des périodes très longues de vie
en élevage, sans mue : 10 mois, 12 mois et 13 mois pour des larves appartenant respec¬
tivement aux stades à 3, 5 et 6 RO.
Formules segmentaires
Le nombre de formules segmentaires de Callipus foetidissimus des Catacombes
(tabl. V) est réduit sauf au stade à 8 RO ; cela peut être dû aux conditions stables de vie
souterraine : température variant entre 14 et 15°C et humidité toujours à 100 %. Les indi¬
vidus des premiers stades sont très rares et on peut se demander si le début du développe¬
ment ne s’effectue pas soit en surface, soit dans les fissures profondes de la terre, soit dans
les interstices des pierres formant les parois des Catacombes ; j’ai pu d’ailleurs constater
l’aptitude de ces Diplopodes à creuser l’argile et à s’enfoncer dans la terre.
Comment expliquer, sinon par le hasard des captures, que des formules segmentaires
appartenant à un très petit nombre d’exemplaires soient issues de formules représentées
par de nombreux individus : par exemple 49/3 (4 larves) issu de 45/4 (26 larves). En outre,
le nombre des anneaux observés à chacun des stades 2 RO, 3 RO, 4 RO, 5 RO et 6 RO est
toujours supérieur à celui qu’on obtient à partir des formules du stade précédent. On doit
donc constater l’absence de nombreuses formules intermédiaires. Certaines d’entre elles sont
fournies par le matériel des collections du Muséum (tabl. V), les formules plus faibles pro¬
venant d’individus des Alpes-Maritimes. Les formules marginales pourraient donc appar¬
tenir aux Callipus vivant en surface. Néanmoins, plusieurs sous-espèces sont incluses dans
la collection du Muséum, en particulier C. foetidissimus litoralis 1 qui présente un renfle¬
ment au flagelle gonopodial, alors que la sous-espèce gallicus Brôl. en est dépourvue.
Si l'on compare les formules segmentaires des différents stades larvaires de C. foeti¬
dissimus des Catacombes à celles des Iulides, on retrouve certaines similitudes. Il y a,
1. A laquelle appartiennent les spécimens des Alpes-Maritimes.
DÉVELOPPEMENT POSTEMBRYONNAIRE DE CALLIPUS FOETIDISSIMUS
1125
comme chez ces derniers, deux nombres d’apodes à chaque stade, en ne tenant pas compte
des stades à 2, 3 et 4 RO dont on ne possède que très peu d’exemplaires. Comme pour les
Iulides, il existe des individus de même formule segmentaire appartenant à des stades diffé¬
rents : par exemple les formules 55/2 appartiennent aussi bien au stade à 8 RO qu’à 9 RO,
mais seuls les individus à 9 RO ont le vertex aplati et les gonopodes bien développés dans
le cas des mâles, ou les pattes II réduites aux coxites dans le cas des femelles.
Apparition des caractères sexuels
Les immatures mâles et femelles apparaissent au stade à 6 RO ; les adultes au stade
à 9 RO. Les mâles adultes sont plus abondants que les femelles dans nos captures.
Toutefois, les exemplaires provenant des Alpes-Maritimes ont un développement plus
lent se traduisant non seulement par un nombre inférieur d’anneaux mais aussi chez cer¬
tains exemplaires par un stade supplémentaire pour arriver au stade adulte. Rappelons
que le sexe d’une larve à 6 RO n’est pas encore différencié extérieurement, que des mâles
à 8 RO présentent des ébauches gonopodiales typiques du stade 7 RO, enfin que des repré¬
sentants du stade 9 RO ne sont pas adultes mais possèdent les caractères du stade préadulte.
De même un mâle à 8 RO de Lombardie est en retard d’un stade ; malheureusement le
nombre de spécimens récoltés dans cette station est très faible.
Nombre d’ocelles
Les cinq premières rangées ocellaires sont invariables et ont respectivement 1, 2, 3
4 et 5 ocelles. Dans les rangées suivantes le nombre d’ocelles varie de 4 à 7. Le nombre 6
est le plus fréquent, le nombre 5 se rencontre un peu moins souvent. Exceptionnellement,
3 ocelles seulement composent la dernière rangée. Il ne semble pas exister de corrélation
entre la formule ocellaire la plus fréquente et les formules segmentaires observées le plus
souvent ; l’insuffisance du matériel ne permet actuellement aucune conclusion.
Parfois, à la place de l’ocelle terminal d’une rangée, du côté de la base antennaire,
on trouve 2 plus petits ocelles superposés (ces cas ne figurent pas dans les tableaux) ; ils
se rencontrent surtout chez les derniers stades mais leur fréquence est rare : 5 cas chez
les individus à 8 RO, 14 cas chez les 9 RO. Parfois, il y a 2 ocelles au lieu d’un seul à la
première rangée : 1 cas chez les 7 RO, 2 cas chez les 9 RO. Enfin, parfois, une rangée ocel¬
laire entre la 4 e RO et la dernière RO est réduite à 3 ou 4 ocelles situés à l’opposé de la base
antennaire : 1 cas chez les 8 RO, 2 cas chez les 9 RO. Un rang entier d’ocelles manque au
champ oculaire droit d’un mâle adulte, tandis que la 7 e RO de son champ oculaire gauche
est réduite à 3 ocelles. Ainsi on retrouve chez Callipus foetidissimus des cas de réduction
ocellaire semblables à ceux décrits par Sahli (1969) chez les Iulides.
A partir du stade à 6 RO un individu possède rarement le même nombre d’ocelles à
droite et à gauche, mais le plus souvent un nombre inférieur à gauche (tabl. I, II, IV),
sauf pour le stade à 8 RO (tabl. III). Cependant, si l’on calcule pour les champs droits et
gauches les moyennes M des nombres d’ocelles des rangs développés après les cinq premiers,
on obtient les résultats suivants :
1126
MONIQUE NGUYEN DUY-JACQUEMIN
Larves à 6 RO champs gauches : M
champs droits : M
Larves à 7 RO champs gauches : M
champs droits : M
Larves à 8 RO champs gauches : M
champs droits : M
Larves à 9 RO champs gauches : M
champs droits : M
En conséquence, les différences observées entre le nombre d’ocelles des champs droits
et gauches ne sont pas significatives et doivent être attribuées au hasard.
En outre, le test du y 2 de Fisher appliqué à l’ensemble des stades de 6 à 10 RO, donne
y 2 = 0,12. Avec deux degrés de liberté, la valeur limite 5,99 pour une sécurité de 95 %
indique qu’il y a indépendance totale entre les dissymétries observées et les sexes.
= 5,33, g 2 = 0,50 I
= 5,50, g 2 = 0,36 1
= 11,25, a 2 = 0,85 /
= 11,37, a 2 = 1,05 j
= 17,38, g 2 = 1,70 I
= 16,95, g 2 = 1,74 }
= 23,21, g 2 = 2,91
= 23,54, cr 2 = 1,58
sd =
sd -
sd =
0,13, t
0,47, t
0,31, t
0,35, t
1,31 N.S.
0,26 N.S.
1,39 N.S.
0,94 N.S.
Conclusion
Les recherches entreprises en vue de compléter nos connaissances sur la biologie de
Callipus foetidissimus apportent des précisions sur le développement postembryonnaire de
cette espèce. Elles mettent en évidence un mode de croissance très lent et permettent de
constater plusieurs faits nouveaux :
1. l’existence de 3 stades larvaires qui n’avaient pas encore été observés ;
2. la différenciation externe du sexe au stade à 6 RO (rangées ocellaires) et le déve¬
loppement définitif des vulves et gonopodes au stade à 9 RO ;
3. le mode d’apparition des ocelles et les variations de leur distribution, traduites
par une dissymétrie non significative.
Toutefois il reste à élucider plusieurs problèmes : découverte des larves des premiers
stades ; existence de lacunes dans plusieurs stades intermédiaires ; explication du fait que
de rares adultes possèdent 10 rangées ocellaires.
Nos recherches sont actuellement orientées vers la solution de ces problèmes.
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Glomeriden, Iuliden, Ascospermorpha und Lysiopetaliden, sowie zur Fauna Siziliens,
Untersucbungen über Art- und Gruppensystematik, Morphologie, nachembryonale Entwick-
lung, Biologie und Géographie. Nova Acta Acad. Caesar. Leop. Carol., 92 : 139-448.
— 1926. — Broun s Kl. Ordn. Tierreichs, Bd 5 : Arthropoda- II : Abteilung : Myriapoda 2 —
Bucli : Diplopoda : 129-288.
Manuscrit déposé le 12 janvier 1976.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 408, sept.-oct. 1976,
Zoologie 285 : 1115-1127.
Achevé d'imprimer le 28 février 1977.
IMPRIMERIE NATIONALE
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