BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
299
N* 429 JANVIER-FÉVRIER 1977
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi et R. Laffitte.
Conseillers scientifiques : Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Hallé.
Rédacteur : M me P. Dupêrier.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
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toire naturelle, 38, rue Geofïroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
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BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 429, janvier-février 1977, Zoologie 299
Les Monogènes Monopisthocotylea parasites
des Poissons d’eau douce de la France méditerranéenne
par Alain Lambert *
Résumé. — Nous décrivons 39 espèces de Monogènes Monopisthocotylea parasites de Pois¬
sons d’eau douce dans le sud-est de la France : 32 espèces de Dactylogyridae dont 2 espèces nou¬
velles, 6 espèces d’Ancyrocephalidae et une espèce de Tetraonchidae.
Les espèces nouvelles sont représentées par Neodactylogyrus soufii n. sp. parasite de Telestes
soufia (Risso, 1826) et Neodactylogyrus toxostomi n. sp. parasite de Chondrosloma toxostoma (Vallot,
1837).
Nous envisageons, chez les Dactylogyridae, un groupement d’espèces par « type morpholo¬
gique », et nous discutons quelques problèmes de biogéographie et de spécificité.
Abstract. — In this paper are described 39 species of Monogenea Monopisthocotylea para-
sitizing fresh water fishes in Southern east of France, among which are found 32 species of Dacty-
logyridae (two of them being new), 6 species of Ancyrocephalidae and one species of Tetraonchi¬
dae.
The two new species are : Neodactylogyrus soufii n. sp. parasite of Telestes soufia (Risso, 1826)
and Neodactylogyrus toxostomi n. sp. parasite of Chondrostoma toxostoma (Yallot, 1837).
We suggest in the Dactylogyridae the notion of species grouped according to a “ morpholo-
gical type ”. Some problems of biogeography and host specificity are also discussed.
Introduction
Aucun travail faunistique n’a jamais été réalisé en France sur les Monogènes Mono¬
pisthocotylea parasites des Poissons d’eau douce. Les seuls auteurs signalant de tels para¬
sites sont Dujardin (1845) et Dollfus (1961). Dujardin décrit, en Bretagne, Gyrodac-
tylus auriculatus Nordmann, 1832, sur les branchies de Cyprinus carpio et de Rutilus rutilas
ainsi que Gyrodactylus anchoratus chez Cyprinus carpio qu’il propose comme espèce nouvelle.
Il cite, d’après Creplin, Ancyrocephalus pctradoxus Creplin, 1832, chez Perça lucioperca.
Dollfus (1961), à Richelieu (Indre-et-Loire), signale des Monogènes du genre Dactylogyrus,
sans attribution spécifique, chez Tinca linca et Rutilus rutilus. Le parasite de la Tanche
n’est pas figuré. Les dessins relatifs au parasite du Gardon sont incomplets et laissent
croire à l’existence d’au moins deux espèces différentes qu’il n’est pas possible de détermi¬
ner avec précision sur la base de ces seuls documents. En outre, sur les branchies d ’Esox
lucius, Dollfus note la présence de Tetraonchus monenteron (Wagener, 1857) Diesing,
1858.
* Laboratoire de Parasitologie Comparée, Université des Sciences et Techniques du Languedoc, place
E. Bataillon, 34060 Montpellier Cedex, France.
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ALAIN LAMBERT
Au cours de nos recherches sur les parasites des Poissons d’eau douce dans le sud-est
de la France, nous avons récolté et déterminé 39 espèces de Monogènes Monopisthocotylea
parmi lesquelles 32 espèces de Dactylogyridae (dont 2 nouvelles), 6 espèces d’Ancyroce-
phalidae et une espèce de Tetraonchidae.
En ce qui concerne les Dactylogyridae, nous avons adopté la distinction entre les
genres Neodactylogyrus Price, 1938, et Dactylogyrus Diesing, 1850. Cette distinction, pro¬
posée par Price (1938) et reprise par Yamacuti (1963), n’a pas été adoptée par tous les
spécialistes. A défaut de preuves quant à sa valeur systématique ou phylétique, nous l’uti¬
liserons dans ce travail. Nous pensons, en effet, que l’existence (dans le genre Neodacty¬
logyrus) ou l’absence (dans le genre Dactylogyrus) de pièce transversale ventrale est un
critère important dans la structure du hapteur. Certains cas sont litigieux car cette pièce
ventrale peut être fine et peu sclérifiée ; cependant, dans la très large majorité des cas,
elle est bien développée.
Méthodes
Pour ce travail purement faunistique, nous présentons, pour chaque famille et pour
chaque genre, les espèces rencontrées par ordre alphabétique. Les clés dichotomiques pour
la détermination des Dactylogyridae sont très mal aisées à établir. La spécificité parasi¬
taire étant, dans la majorité des cas, étroite, il est plus facile de guider les déterminations
en tenant compte de l’hôte.
Pour chaque espèce, nous indiquons successivement :
— La synonymie.
- Les hôtes.
— Les stations.
— Les mensurations. Elles sont toutes exprimées en micromètres (p.tn).
Le corps : L et I correspondent respectivement à la longueur et à la largeur du para¬
site. Ce sont des valeurs moyennes correspondant à des mesures faites sur le vivant
lorsque le ver est en extension moyenne.
Les hamulis : Dans cette rubrique, nous avons adopté les critères utilisés par les auteurs
soviétiques (Bykhovskaya-Pavlovskaya et coll., 1962) et schématisés sur
la figure 1.
Les pièces transversales : X et W expriment la longueur et la largeur de ces pièces
(voir fig. 1).
Les crochetons : Nous donnons leur longueur totale. Ils sont numérotés de I à VII
dans le sens postéro-antérieur tel que Euzet et Ktari (1970) et nous-même (1975)
l’avons proposé. Les tailles des crochetons I et VIT sont précisées ainsi que les
valeurs extrêmes des crochetons II et VI que nous nommons « latéraux ».
Le génitalia : Il s’agit de la longueur totale du complexe cirre-pièce accessoire.
La zoogéographie : Dans cette rubrique nous ne donnons pas la répartition géogra¬
phique précise de chaque espèce mais seulement des points de repère qui ont
été établis d’après les principaux auteurs : Bykhovskaya-Pavlovskaya et coll.
(1962), Cordero del Campillo (1975), Ekgens (1959, 1960 et 1962), Glaser
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLEA
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(1965), Gussev (1966), Hoffmann (1970), Kennedy (1974), Molnar (1964),
Prost (1957, 1958, 1972, 1973 et 1974), Roman-Chiriac (1960).
Toutes nos observations ont été réalisées sur du matériel frais. L’examen sur le vivant
des Dactylogyroidea est, selon nous, la meilleure technique.
Dactylogyridae
Dactylogyrus anchoratus (Dujardin, 1845) Wagener, 1857 (fig. 2)
Synonyme : Gyrodaclylus auricularis Weld, 1857.
Hôtes : Cyprinus carpio L. (la Carpe), Carassius auratus (L.) (le Poisson rouge).
Station : Etang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 720 ; 1 : 170. — Hamulis : a : 110 ; b : 61 ; e : 30. — Pièce transversale :
X : 25 ; W : 5. — Crochetons : 1 : 15 ; latéraux : 17-29 ; VII : 13. — Génitalia : 32 ; vagin
non sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne,
Espagne, France, Asie et Amérique du Nord.
Dactylogyrus auriculatus (Nordmann, 1832) Nybelin, 1936 (fig. 3)
Synonyme : Dactylogyrus wunderi Bychowsky, 1931 (partim).
Hôte : Abramis brama (L.) (la Brême).
Stations : Étang de Scamandre (Gard) ; canal du Bas-Rhône.
Mensurations : Corps : L : 370 ; 1 : 88. — Hamulis : a : 52 ; b : 43 ; d : 14 ; e : 19. -— Pièce trans¬
versale : X : 23 ; W : 9. — Crochetons : I : 21 ; latéraux : 24-25 ; VII : 21. — Génitalia : 130 ;
vagin sclérifié tubulaire très long.
Zoogéographie : URSS, Roumanie, Pologne, Tchécoslovaquie, Allemagne, Grande-Bretagne,
France.
Dactylogyrus baueri Gussev, 1955 (fig. 4)
Hôte : Carassius auratus (L.) (le Poisson rouge).
Stations : Bas-Rhône (Gard et Bouches-du-Rhône).
Mensurations : Corps : L : 350 ; 1 : 75. — Hamulis : a : 50 ; b : 29 ; d : 23 ; e : 21. — Pièce trans¬
versale : X : 30 ; W : 3. — Crochetons : I : 16 ; latéraux : 16-24 ; VII : 14. — Génitalia : 39 ;
vagin non sclérifié.
Zoogécgraphie : URSS, Allemagne.
Dactylogyrus extensus Mueller et Van Cleave, 1932 (fig. 5)
Synonymes : Dactylogyrus solidus Akhmerov, 1948 ; Dactylogyrus hovorkai Kastak, 1957.
Hôte : Cyprinus carpio L. (la Carpe).
Stations : Étang de Scamandre (Gard), Bas-Rhône, l’Orbieu (Aude).
Mensurations : Corps : L : 1 350 ; 1 : 350. — Hamulis : a : 78 ; b : 70 ; e : 15 ; d : 27 ; e : 22. —
Pièce transversale : X : 48 ; W : 16. — Crochetons : I : 36 ; latéraux : 35-37 ; Vil : 32. — Géni¬
talia : 77 ; vagin non sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Allemagne, Espagne, Amérique
du Nord.
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ALAIN LAMBERT
Dactylogyrus minutus Kulwiec, 1927 (fig. 6)
Hôte : Cyprinus carpio L. (la Carpe).
Station : Étang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 460 ; 1 : 125. — Hamulis : a : 45 ; b : 37 ; c : 4 ; d : 14 ; e : 14. Pièce
transversale : X : 26 ; W : 5. — Crochetons : I : 20 ; latéraux : 22-25 ; VII : 23. — Génitalia :
37 ; vagin non sclérillé.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Roumanie, Tchécoslovaquie.
Remarque : Yamagdti (1963) place par erreur cette espèce dans le genre Neodactylogyrus. Il
n’v a pas de pièce transversale ventrale.
Dactylogyrus similis Wegener, 1909 (fig. 7)
Hôte : Rutilus rutilus (L.) (le Gardon).
Station : Bas-Rhône.
Mensurations : Corps : L : 430 ; 1 : 100. -— Hamulis : a : 46 ; b : 23 ; c : 7 ; d : 26 ; e : 13. — Pièce
transversale : X : 20 ; W : 7. — Crochetons : I : 15 ; latéraux : 17-20 ; Vil : 30. — Génitalia :
54 ; vagin non sclérifîé.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Roumanie, Pologne, Tchécoslovaquie.
Remarque : Un seul individu a été récolté dont nous donnons le dessin sur la figure 7. Ses carac¬
téristiques morphologiques le rapprochent de Dactylogyrus similis. Sa présence doit cependant
être confirmée par d’autres récoltes.
Dactylogyrus sphyrna Linstow, 1878 (fig. 8)
Hôte : Rutilus rutilus (L.) (le Gardon).
Station : l’Orb (Hérault).
Mensurations : Corps : L : 1 400 ; 1 : 310. — Hamulis : a : 58 ; b : 28 ; c : 13 ; d : 38 ; e : 12. —
Pièce transversale : X : 25 ; W : 6. — Crochetons : I : 23 ; latéraux : 17-21 ; VII : 38. — Géni-
talia : 50 ; vagin sclérifîé tubulaire.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Grande-
Bretagne.
Dactylogyrus vistulae Prost, 1957 (fig. 9)
Hôtes : Leuciscus cephalus (L.), Leuciscus leuciscus (L.) (le Chevaine) (la Vandoise) ; Chondros-
toina nasus (L.), Chondrostoma toxostoma (Vallot, 1837) (le Ilotu) (la Soifîe) ; Telestes soufia
(Risso, 1826) (Blageon ou Soufîe).
Stations : Le Bérange, le Lez, la Lergue, l’Orb (Hérault), l’Avène (Gard).
Mensurations : Corps : L : 650 ; 1 : 140. — Hamulis : a : 50 ; b : 24 ; c : 11 ; d : 33 ; e : 10. —
Pièce transversale : X : 21 ; W : 4. — Crochetons : I : 21 ; latéraux : 17-20 ; VII : 35. — Géni¬
talia : 71 ; vagin sclériüé globuleux.
Zoogéographie : URSS, Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Grande-Bretagne, Espagne.
Dactylogyrus wegeneri Kulwiec, 1927 (fig. 10)
Synonyme : Dactylogyrus anchoratus Wegener, 1910.
Hôte : Carassius auratus (L.) (le Poisson rouge).
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLEA
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Station : Bas-Rhône.
Mensurations : Corps : L : 360 ; 1 : 80. — Hamulis : a : 52 ; b : 30 ; d : 25 ; e : 22. — Pièce trans¬
versale : X : 31 ; W : 3. — Crochetons : I : 17 ; latéraux : 16-23 ; VII : 15. — Génitalia : 32 ;
vagin non sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Pologne, Roumanie, Amérique du Nord.
Neodactylogyrus alatus (Linstow, 1878) Price, 1938 (fig. 11)
Hôte : Alburnus alburnus (L.) (l’Ablette).
Station : L’Avène (Gard).
Mensurations : Corps : L : 770 ; I : 190. — Hamulis : a : 38 ; b : 20 ; c : 9 ; d : 21 ; e : 14. — Pièce
transversale dorsale : X : 31 ; W : 6 ; pièce transversale ventrale : X : 21 ; W : 3. — Croche¬
tons : I : 29 ; latéraux : tous égaux : 20 ; Vil : 26. — Génitalia : 46 ; vagin non sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Tchécoslovaquie, Hongrie.
Neodactylogyrus borealis (Nybelin, 1937) Price, 1938 (fig. 12)
Hôte : Phoxinus phoxinus (L.) (le Vairon).
Stations : le Bérange, Lamalou (Hérault).
Mensurations : Corps : L : 675 ; 1 : 150. — Hamulis : a : 35 ; b : 32 ; c : 9 ; d : 9 ; e : 10. — Pièce
transversale dorsale : X : 31 ; W : 9 ; pièce transversale ventrale : X : 24 ; W : 8. — Croche¬
tons : I : 34 ; latéraux : 29-32 ; VII : 29. Génitalia : 48 ; vagin avec plaque légèrement sclé-
rifiée.
Zoogéographie : URSS, Pologne, Roumanie.
Neodactylogyrus carpathicus (Zakhvatkin, 1951) Yamaguti (1963) (fig. 13)
Hôte : Barbus barbus (L.) (Barbeau fluviatile).
Station : La Chapelette (Bouches-du-Rhône).
Mensurations : Corps : L : 810 ; 1 : 160. — Hamulis : a : 54 ; b : 46 ; c : 11 ; d : 14 ; e : 14. - — Pièce
transversale dorsale : X : 40 ; W : 9 ; pièce transversale ventrale : X : 29 ; W : 45. — Croche¬
tons : I : 28 ; latéraux : 26-29 ; VII : 29. — Génitalia : 71 ; vagin sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Roumanie, Hongrie.
Neodactylogyrus chondrostomi (Malewitzkaja, 1941) n. comb. (fig. 14)
Hôte : Chondrostoma nasus (L.) (le Hotu).
Station : L’Avène (Gard).
Mensurations : Corps : L : 760 ; 1 : 180. — Hamulis : a : 62 ; b : 49 ; d : 23 ; e : 16. — Pièce trans¬
versale dorsale : X : 20 ; W : 16 ; pièce transversale ventrale : X : 17 ; W : 4. — Crochetons :
I : 18 ; latéraux : 20-26 ; VII : 17. — Génitalia : 60 ; vagin sclérifié long.
Zoogéographie : URSS, Roumanie, Hongrie.
Remarque : Bien que présentant des caractéristiques métriques supérieures à celles données par
les auteurs, nous attribuons ces parasites à Dactylogyrus chondrostomi Malewitzkaja, 1941,
car ils sont morphologiquement identiques. La présence d’une pièce transversale ventrale
nous fait inclure cette espèce dans le genre Neodactylogyrus. Cette pièce est peu sclérifiée et
nous pensons qu’elle est passée inaperçue dans les descriptions antérieures.
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ALAIN LAMBERT
Neodactylogyrus crucifer (Wagener, 1857) Price, 1938 (fig. 15)
Synonyme : Dactylogyrus dujardinianus Linstow, 1875.
Hôte : Rutilus rutilus (L.) (le Gardon).
Stations : Le Lez, canal du Bas-Rhône (Hérault), Scamandre, Svlvéréai (Gard).
Mensurations : Corps : L : 630 ; 1 : 80. — Hamulis : a : 43 ; b : 33 ; d : 13 ; e : 12. — Pièce trans¬
versale dorsale : X : 25 ; W : 6 ; pièce transversale ventrale : X : 22 ; W : 21. — Crochetons :
1 : 27 ; latéraux : 21-28 ; VH : 29. — Génitalia : 56 ; vagin non sclérifié.
Zoogéographie : LRSS, Allemagne, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie. Hongrie, Grande-
Bretagne.
Neodactylogyrus difformis (Wagener, 1857) Price, 1938 (fig. 16)
Hôtes : Scardinius erythrophlalmus (L.) (le Rotengle) ; Rutilus rutilus (L.) (le Gardon).
Station : Etang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 400 ; î : 105. — Hamulis : a : 38 ; b : 32 ; c : 5 ; d : 12 ; e : 10. — Pièce
transversale dorsale : X : 26 ; W : 4 ; pièce transversale ventrale : X : 20 ; W : 13. — Croche¬
tons : I : 22 ; latéraux : 20-24; VII : 18. — Génitalia : 26; vagin scléri fié cruciforme.
Zoogéographie : LÏRSS, Allemagne, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie.
Neodactylogyrus difformoides (Glaser et Gussev, 1967) n. cornb. (fig. 17)
Hôtes : Scardinius erythrophtalmus (L.) (le Rotengle) ; Rutilus rutilus (L.) (le Gardon).
Station : Étang de Scamandre (Gard).
Mensurations ; Corps : L ; 410 ; 1 : 100. — Hamulis : a : 35 ; b ; 31 ; c ; 4 ; d ; 11 ; e : 10. — Pièce
transversale dorsale ; X ; 26 ; W : 4 ; pièce transversale ventrale : X : 19 ; W : 10. — Croche¬
tons : I : 20 ; latéraux : 20-24 ; VII : 18. — Génitalia : 32 ; vagin sclérifié tubulaire court.
Zoogéographie ; Elle doit correspondre à celle donnée pour .V. difformis qui a été confondu avec
N. difformoides (voir Glaser et Gussev, 1967).
Remarque : La présence d’une pièce transversale ventrale nous fait inclure cette espèce dans
le genre Neodactylogyrus.
Neodactylogyrus dirigerus (Gussev, 1966) n. comb. (fig. 18)
Hôte : Chondrostoma nasus (L.) (le Hotu).
Stations : L’Avène (Gard), la Chapelette (Bouches-du-Rhône).
Mensurations : Corps : L : 520 ; 1 : 120. — Hamulis : a : 34 ; b : 27 ; c : 3 ; d : 11 ; e ; 9. — Pièce
transversale dorsale : X : 22 ; W : 6 ; pièce transversale ventrale : X : 17 ; W : 10. - Croche¬
tons : I : 20 ; latéraux : 22-25 ; VII : 18. — Génitalia : 37 ; vagin sclérifié tubulaire.
Zoogéographie ; URSS.
Remarque : La présence d’une pièce transversale ventrale nous fait inclure cette espèce dans
le genre Neodactylogyrus. La détermination spécifique est discutable ; nous l’attribuons pro¬
visoirement à N. dirigerus (voir discussion) à cause des caractères métriques.
Neodactylogyrus ergensi (Molnar, 1964) n. comb. (fig. 19)
Hôte : Chondrostoma nasus (L.) (le Hotu).
Station : L’Avène (Gard).
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLEA
183
Mensurations : Corps : L : 500 ; 1 : 140. — Hamulis : a : 42 ; b : 33 ; c : 5 ; d : 13 ; e : 12. — Pièce
transversale dorsale : X : 27 ; W : 10 ; pièce transversale ventrale : X : 17 ; W : 15. — Cro¬
chetons : I : 26 ; latéraux : 26-28 ; VII : 23. — Génitalia : 38 ; vagin sclérifié tubulaire.
Zoogéographie : URSS, Hongrie.
Remarque : La présence d’une pièce transversale ventrale nous fait inclure cette espèce dans
le genre Neodactylogyrus. La détermination spécifique est discutable ; nous attribuons pro¬
visoirement cette espèce à N. ergensi (voir discussion) à cause des caractères métriques.
Neodactylogyrus falcatus (Weld, 1857) Yamaguti, 1963 (fig. 20)
Hôte : Abramis brama (L.) (la Rrême).
Station : Canal du Rhône (Hérault).
Mensurations : Corps : L : 395 ; 1 : 80. — Hamulis : a : 35 ; b : 30 ; d : 10 ; e : 10. — Pièce trans¬
versale dorsale : X : 26 ; W : 4 ; pièce transversale ventrale : X : 13 ; W : 22. — Crochetons :
I : 21 ; latéiaux : 20-24 ; VII : 19. — Génitalia : 46 ; vagin peu sclérifié volumineux.
Zoogéogh aphie : URSS, Allemagne, Pologne, Roumanie, Hongrie.
Neodactylogyrus fraternus (Wegener, 1909) Price, 1938 (fig. 21)
Hôte : Alburnus alburnus (L.) (l’Ablette).
Station : L’Avène (Gard).
Mensurations : Corps : L : 365 ; 1 : 85. — Hamulis : a : 32 ; b : 27 ; c : 4 ; d : 7 ; e : 8. — Pièce
transversale dorsale : X : 22 ; W : 2 ; pièce transversale ventrale : X : 18 ; W : 18. — Cro¬
chetons : I : 20 ; latéraux : 19-24 ; VII : 17. — Génitalia : 31 ; vagin avec pièce sclérifiée cir¬
culaire.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie.
Neodactylogyrus izjumovae (Gussev, 1966) n. comb. (fig. 22)
Hôte : Scardinius erythrupthalmus (L.) (le Rotengle).
Station : Étang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 300 ; 1 : 80. — Hamulis : a : 30 ; b : 23 ; d : 10 ; e : 10. — Pièce trans¬
versale dorsale : X : 21 ; W : 3 ; pièce transversale ventrale : X : 15 ; W : 9. ■— Crochetons :
I : 18 ; latéraux : 17-23 ; VII : 15. — Génitalia : 27 ; vagin sclérifié long.
Zoogéographie : URSS.
Remarque : La présence d’une pièce transversale nous fait inclure cette espèce dans le genre
Neodactylogyrus.
Neodactylogyrus malleus (Linstow, 1877) Price, 1938 (fig. 23)
Hôte : Barbus barbus (L.) (le Rarbeau fluviatile).
Station : La Chapelette (Rouches-du-Rhône).
Mensurations : Corps : L : 560 ; 1 : 110. — Hamulis : a : 63 ; b : 47 ; c : 8 ; d : 24 ; e : 17. — Pièce
transversale dorsale : X : 40 ; W : 10 ; pièce transversale ventrale : X : 36 ; W : 27. — Cro¬
chetons : I : 32 ; latéraux : 29-35 ; VII : 30. — Génitalia : 45 ; vagin sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Roumanie, Hongrie.
Neodactylogyrus minor (Wagener, 1857) Price, 1938 (fig. 24)
Hôte : Alburnus alburnus (L.) (l’Ablette).
Station : L’Avène (Gard).
184
ALAIN LAMBERT
Mensurations : Corps : L : 300 ; 1 : 60. — Hamulis : a : 32 ; b : 28 ; c : 4 ; d : 8 ; e : 8. — Pièce
transversale dorsale : X : 24 ; W : 3 ; pièce transversale ventrale : X : 19 ; W : 17. — Cro¬
chetons : I : 17 ; latéraux : 18-23 ; VII : 17. — Génitalia : 33 ; vagin sclérifié.
Zoo géographie : URSS, Allemagne, Roumanie, Hongrie, Tchécoslovaquie.
Neodactylogyrus folkmanovae (Ergens, 1956) Yamaguti, 1963 (fig. 25)
Hôte : Leuciscus cephalus (L.) (le Chevaine).
Stations : Le Bérange, la Lergue (Hérault), l’ürbieu (Aude), la Chapelette (Bouches-du-Rhône).
Mensurations : Corps : L : 330 ; 1 : 80. — Hamulis : a : 32 ; b : 27 ; c : 3 ; d : 10 ; e : 9. — Pièce
transversale dorsale : X : 21 ; W : 3 ; pièce transversale ventrale : X : 14 ; W : 11. — Croche¬
tons : I : 20 ; latéraux : 19-24 ; VII : 16. — Génitalia : 28 ; vagin sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne.
Neodactylogyrus nanus (Dogiel et Bychowsky, 1934) Yamaguti, 1963 (fig. 26)
Hôte : Rutilas rutilus (L.) (le Gardon).
Stations : Le Lez, canal du Rhône (Hérault).
Mensurations : Corps : L : 310 ; 1 : 75. — Hamulis : a : 30 ; b : 27 ; c : 4 ; d : 7 ; e : 6. — Pièce
transversale dorsale : X : 18 ; W : 3 ; pièce transversale ventrale : X : 13 ; W : 11. — Cro¬
chetons : I : 20 ; latéraux : 18-23 ; VII : 17. — Génitalia : 26 ; vagin sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Grande-
Bretagne.
Neodactylogyrus parvus (Wagener, 1909) Price, 1938 (fig. 27)
Hôte : Alburnus alburnus (L.) (l’Ablette).
Station : L’Avène (Gard).
Mensurations : Corps : L : 250 ; 1 : 80. — Hamulis : a : 24 ; b : 18 ; c : 2 ; d : 8 ; e : 9. — Pièce
transversale dorsale : X : 21 ; W : 2 ; pièce transversale ventrale : X : 13 ; W : 8. — Croche¬
tons : I : 17 ; latéraux : 14-20 ; VII : 13. — Génitalia : 24 ; vagin sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie.
Neodactylogyrus phoxini (Malewitzkaja, 1949) Yamaguti, 1963 (fig. 28)
Hôte : Phoxinus phoxinus (L.) (le Vairon).
Station : Le Bérange (Hérault).
Mensurations : Corps : L : 300 ; 1 : 70. — Hamulis : a : 39 ; b : 31 ; c : 3 ; d : 13 ; e : 13. — Pièce
transversale dorsale : X : 23 ; W : 4 ; pièce transversale ventrale : X : 14 ; W : 5. — Croche¬
tons : I : 15 ; latéraux : 15-19 ; VII : 11. — Génitalia : 30 ; vagin non sclérifié.
Zoogéographie : URSS, Pologne, Grande-Bretagne.
Neodactylogyrus prostae (Molnar, 1964) n. comb. (fig. 29)
Hôte : Leuciscus cephalus (L.) (le Chevaine).
Station : Le Bérange (Hérault).
Mensurations : Corps : L : 500 ; 1 : 80. — Hamulis : a : 42 ; b : 33 ; c : 4 ; d : 15 ; e : 13. — Pièce
transversale dorsale : X : 25 ; W : 4 ; pièce transversale ventrale : X : 15 ; W : 12. — Cro¬
chetons : I : 23 ; latéraux : 24-27 ; VII : 21. — Génitalia : 29 ; vagin sclérifié.
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLF.A
185
Zoogéographie : Hongrie.
Remarque : La présence d’une pièce transversale ventrale nous fait inclure cette espèce dans
le genre Neodactylogyrus.
Neodactylogyrus soufii n. sp. (lig. 30)
Hôte : Telestes soufia (Risso, 1826) (le Blageon).
Station : L’Avène (Gard).
Mensurations : Corps : L : 500 ; 1 : 70. — Hamulis : a : 37 ; b : 30 ; c : 3 ; d : 10 ; e : 10. — Pièce
transversale dorsale : X : 23 ; W : 6 ; pièce transversale ventrale : X : 18 ; W : 10. —• Cro¬
chetons : I : 23 ; latéraux : 20-26 ; VII : 17. — Génitalia : 34 ; vagin sclérifié long.
Zoogéographie : Telestes soufia a une répartition géographique limitée au sud-est de la France,
au nord de l’Italie et à la partie ouest de la péninsule des Balkans.
Remarque : Voir discussion.
Neodactylogyrus toxostomi n. sp. (fig. 31)
Hôte : Chondrostoma toxostoma (Vallot, 1837) (la Soifïe ou Sofie).
Station : Le Bérange (Hérault).
Mensurations : Corps : L : 300 ; 1 : 70. —- Hamulis : a : 26 ; b : 21 ; c : 2 ; d : 9 ; e : 7. — Pièce
transversale dorsale : X : 15 ; W : 2 ; pièce transversale ventrale : X : 14 ; W : 9. — Croche¬
tons : I : 19 ; latéraux : 18-26 ; VII : 15. — Génitalia : 30 ; vagin sclérifié long.
Zoogéographie : La répartition géographique de l’hôte est limitée au centre et au sud de la France,
ainsi qu’à une partie de la péninsule Ibérique.
Remarque : Voir discussion.
Neodactylogyrus wunderi (Bychowsky, 1931) Price, 1938 (fig. 32)
Hôte : Abramis brama (L.) (la Brème).
Station : Etang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 450 ; 1 : 90. — Hamulis : a : 45 ; b : 37 ; d : 16 ; e : 14. — Pièce trans¬
versale dorsale : X : 28 ; W : 5 ; pièce transversale ventrale : X : 23 ; W : 15. — Crochetons :
I : 23 ; latéraux : 24-28 ; VII : 20. — Génitalia : 75 ; vagin sclérifié très long.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie, Hongrie, Grande-
Bretagne.
Neodactylogyrus zandti (Bychowsky, 1933) Price, 1938 (fig. 33)
Hôte : Abramis brama (L.) (la Brême).
Station : Étang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 380 ; 1 : 95. — Hamulis : a : 34 ; b : 29 ; c : 3 ; d : 10 ; e : 10. — Pièce
transversale dorsale : X : 21 ; W : 3 ; pièce transversale ventrale : X : 21 ; W : 13. — Cro¬
chetons : I : 21 ; latéraux : 22-26 ; VII : 18. — Génitalia : 45 ; vagin sclérifié très long.
Zoogéographie : URSS, Allemagne, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Grande-
Bretagne.
Ancyrocephalidae
Ancyrocephalus paradoxus Creplin, 1839 (fig. 34)
Hôte : Stizosledion lucioperca (L.) (le Sandre).
Stations : Étang de Vaccarès (Bouches-du-Rhône), canal du Bas-Rhône (Hérault).
186
ALAIN LAMBERT
Mensurations : Corps : L : 3 000 ; 1 : 800. - Hamulis dorsaux : a : 40 ; b : 44 ; e : 19 ; hamulis
ventraux : a : 44 ; b : 51 ; e : 19. — Pièce transversale dorsale : X : 60 ;-W : 7 ; pièce trans¬
versale ventrale : X : 4.6 ; W : 9. Crochetons : tous égaux : 19. Génitalia : 150 ; vagin
sclérilié.
Zoogéographie : URSS, Roumanie, Grande-Rretagne, France.
Actinocleidus oculatus (Mueller, 1934) Mueller, 1937 (fig. 35)
Hôte : Lepomis gibbosus (L.) (la Perche soleil).
Station : Étang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 250 ; 1 : 70. — Hamulis dorsaux : a : 34 ; b : 31 ; e : 14 ; hamulis ven¬
traux : a : 33 ; b : 28 ; e : 14. — Pièce transversale dorsale : X : 26 ; W : 4 ; pièce transver¬
sale ventrale : X : 45 ; W : 3. — Crochetons : 13-15. — Génitalia : 41 ; vagin peu sclérifié.
Zoogéographie : Amérique du Nord.
Remarque : Nous signalons ce genre et cette espèce pour la première fois en Europe (Lambert,
1975).
Actinocleidus recurvatus Mizelle et Donahue, 1944 (fig. 36)
Hôte : Lepomis gibbosus (L.) (la Perche soleil).
Station : Étang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 500 ; 1 : 100. — Hamulis dorsaux : a : 46 ; b : 40 ; e : 13 ; hamulis
ventraux : a : 40 ; b : 33 ; e : 11. — Pièce transversale dorsale : X : 29 ; W : 6 ; pièce trans¬
versale ventrale : X : 40 ; W : 3. — Crochetons : T : 14 ; latéraux : 19 ; VII : 15. — Génitalia :
26 ; vagin sclérifié.
Zoogéographie : Amérique du Nord.
Remarque : Nous signalons ce genre et cette espèce pour la première fois en Europe (Lambert,
1975).
Cleidodiscus pricei Mueller, 1936 (fig. 37)
Hôte : Ictalurus mêlas (Raf.) (le Poisson chat).
Stations : Ras-Rhône, étang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 370 ; 1 : 75. — Hamulis dorsaux : a : 42 ; b : 40 ; e : 15 ; hamulis ven¬
traux : a : 46 ; b : 44 ; e : 14. — Pièce transversale dorsale : X : 45 ; W : 12 ; pièce transver¬
sale ventrale : X : 39 ; W : 9. — Crochetons : 14-16. — Génitalia : 36 ; vagin non sclérifié.
Zoogéographie : Amérique du Nord, URSS, Pologne, Roumanie.
Urocleidus dispar (Mueller, 1936) Mizelle and Hughes, 1938 (fig. 38)
Synonymes : Onchocleidus , Haplocleidus.
Hôte : Lepomis gibbosus (L.) (la Perche soleil).
Mensurations : Corps : L : 510 ; 1 : 70. — Hamulis dorsaux : a : 71 ; b : 56 ; e : 27 ; hamulis ven¬
traux : a : 38 ; b : 30 ; e : 17. — Pièce transversale dorsale : X : 28 ; W : 4 ; pièce transversale
ventrale : X : 19 ; W : 4. — Crochetons : I : 15 ; latéraux : 17-19 ; VII : 15. — Génitalia :
27 ; vagin non sclérifié.
Zoogéographie : Amérique du Noid, URSS, Pologne, Roumanie.
Urocleidus similis (Mueller, 1936) Mizelle and Hughes, 1938 (fig. 39)
Synonyme : Onchocleidus.
Hôte : Lepomis gibbosus (L.) (la Perche soleil).
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLEA
187
Mensurations : Corps : L : 490 ; 1 : 100. — Hamulis dorsaux : a : 50 ; b : 43 ; e : 16 ; hamulis
ventraux : a : 49 ; b : 44 ; e : 17. — Pièce transversale dorsale : X : 25 ; W : 5 ; pièce transver¬
sale ventrale : X : 23 ; W : 5. — Crochetons : I : 12 ; latéraux : 26-30 ; VII : 31. - Génitalia :
33 ; vagin non sclérifié.
Zoogéographie : Amérique du Nord, URSS, Pologne, Roumanie.
Tetraonchidae
Tetraonchus monenteron (Wagener, 1857) Diesing, 1858 (fig. 40)
Synonymes : Dactylogyrus m. W., D. Cochela (Weld, 1857) ; Ancyrocephalus m. W., Lühe, 1909,
Monocoelium in (W). Wagener, 1909.
Hôte : Esox lucius L. (le Rrochet).
Station : Etang de Scamandre (Gard).
Mensurations : Corps : L : 1 200 ; 1 : 200. — Hamulis dorsaux : a : 87 ; b : 77 ; e : 15 ; hamulis
ventraux : a : 68 ; b : 57 ; e : 14. — Pièce transversale : X : 69 ; W : 6. — Crochetons : tous
égaux : 13. — Génitalia : 69 ; vagin non sclérifié.
Zoo géographie : URSS, Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie, Grande-Rretagne, France.
Discussion 1
Nous envisagerons successivement : la notion de « type morphologique » et les critères
spécifiques à propos des parasites de Chondrostoma nasus, Chondrostornataxostoma et Telestes
soufia (nous discuterons à cette occasion des espèces nouvelles décrites dans ce travail) ;
les problèmes de la zoogéographie et de la spécificité parasitaire.
1. Notion de « type morphologique » (exemple : le type « chondrostomi »)
Si la majorité des parasites rencontrés a posé peu de problèmes quant à leur attri¬
bution spécifique, certaines déterminations se sont révélées délicates. Il s’agit essentielle¬
ment des parasites des Cyprinidae du genre Chondrostoma (C. nasus et C. toxostoma ) et
Telestes soufia. Ces Monogènes appartiennent tous à ce que nous définissons comme un
même « type morphologique ». Chez ces Dactylogyridae, l’appareil copulateur mâle est
constitué d’un cirre et d’une pièce accessoire. Chez Neodactylogyrus chondrostomi, N. ergensi,
N. dirigerus, N. toxostomi et N. soufii, la pièce accessoire est très caractéristique : elle pré¬
sente une lame arquée, élargie, contre laquelle glisse le cirre. Cette lame est reliée à la base
par une région plus ou moins complexe à partir de laquelle se différencie un arc bien sclé-
rifié qui double la lame. A ce type morphologique que nous appelons « type chondrostomi »
se rattache aussi Dactylogyrus caucasicus décrit par Mikailov et Shaova (1973) chez Albur-
noides bipunctatus.
D’après la forme de leur génitalia, D. nanus, D. rutili, D. suecicus, etc., peuvent être
groupés dans un autre type morphologique (Gussev, 1966).
1. Le présent travail était sous presse lorsque nous avons eu connaissance de l’ouvrage de Gus¬
sev, A. V. : Freshwater indian Monogenoidea. Principles of systematics, analysis of the world faunas and
their évolution. Indian J. of Helminth., 1973-1974 (25/26) : 1-241, paru 1976.
Fig. 1. — Nomenclature pour la mensuration des pièces haptoriales des Monogènes Monopisthocotylea
(d’après Bykhowskaya-Pavlovskaya et coll., 1962).
a : longueur totale des crochets ; b : longueur de la lame ; c : longueur du manche ; d : longueur
de la garde ; e : longueur de la pointe.
W : largeur des pièces transversales ; X : longueur des pièces transversales.
Toutes les mesures sont exprimées en micromètres (p.m).
Fig. 2. — Dactylogyrus anchoratus (Dujardin, 1845) Wagener, 1857.
208
ALAIN LAMBERT
N eodactylo gyrus chondrostorni
Les individus que nous avons rapportés à cette espèce (fîg. 14) présentent dans le
hapteur une fine pièce transversale ventrale. L’existence de cette pièce, qui n’était pas
signalée jusqu’à présent, pose le problème de la validité du genre N eodactylo gyrus. Chez
N. chondrostorni, elle est peu sclérifiée et peut passer inaperçue. Comme nous l’avons déjà
dit, nous utilisons la distinction des 2 genres [N eodactylo gyrus et Dactylo gyrus), car la pré¬
sence ou l’absence de cette pièce nous paraît un caractère important dans l’évolution du
hapteur. Nous considérons les fins sclérites qui, chez les Dactylogyridae sont toujours
associés aux crochetons I, comme les homologues des hamulis ventraux qui, lorsqu’ils
existent (Ancyrocephalidae), sont en général reliés par une barre transversale ventrale.
Il est donc important de distinguer les espèces chez qui la barre transversale ventrale a
disparu, de celles chez qui elle a persisté. Cela correspondrait à un certain degré d’évolu¬
tion et c’est pour insister sur cet aspect évolutif du hapteur que nous adoptons provisoire¬
ment la distinction entre les deux genres.
En ce qui concerne N. chondrostorni, nous pensons que cette pièce supplémentaire est
passée inaperçue car, pour le reste des données métriques et morphologiques, ce parasite
correspond assez bien avec les descriptions des auteurs antérieurs.
N eodactylo gyrus dirigerus et N. ergensi
Nous avons récolté, à côté de N. chondrostorni, chez Chondrostoma nasus, 2 espèces
de Monogènes bien distinctes morphologiquement (fîg. 18 et 19). Chez cet hôte, on a déjà
décrit 4 espèces appartenant au « type morphologique chondrostorni » : N. chondrostorni
(Malewitzkaja, 1941), N. ergensi (Molnar, 1964), N. elegantis (Gussev, 1966) et N. diri¬
gerus (Gussev, 1966).
Nous avons rapporté certains de nos individus à ü. ergensi Molnar, 1964 (fîg. 19) à
cause des caractéristiques métriques du hapteur. Ces mesures correspondent assez bien
avec celles du tableau synthétique établi par Gussev (1966). Pour les mêmes raisons, d’autres
individus (fîg. 18) ont été rapportés à D. dirigerus Gussev, 1966.
Ces attributions spécifiques ne nous satisfont pas entièrement. En effet, nous consi¬
dérons que la morphologie précise et détaillée du génitalia est fondamentale pour séparer
les espèces. Cette affirmation repose sur l'idée que chez les Dactylogyroidea, où nous trou¬
vons souvent le phénomène du parasitisme branchial simultané par deux espèces congé-
nériques (Euzet, 1971), l’isolement des espèces doit être la conséquence d’un isolement
sexuel. Ceci est une évidence lorsque l’on observe la diversité considérable des génitalia
chez les Dactylogyridae. Pour cette raison, nous pensons que les meilleurs critères spéci¬
fiques sont ceux relatifs à la morphologie détaillée du génitalia. Le hapteur serait alors
un critère de deuxième ordre, car cet organe doit être plus sensible à des phénomènes adap¬
tatifs. Enfin, chez les individus que nous avons étudiés, il nous est facile d’affirmer des
différences significatives au niveau du génitalia, mais il est plus malaisé d’établir des com¬
paraisons avec l’iconographie des autres travaux car on peut difficilement apprécier les
rapports entre la lame et la partie sclérifiée de la pièce accessoire.
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLEA
209
Tableau I. — Comparaison des données métriques
des espèces du type chondrostomi étudiées dans ce travail.
jV. chondrostomi
N. ergensi
N. dirigerus
jV. soufii
N. toxostomi
L
780
500
520
500
300
1
180
140
120
70
70
a
62
42
34
37
26
h
49
33
27
30
21
c
5
3
3
2
d
23
13
11
10
9
e
16
12
9
10
7
Xd
20
27
22
23
15
Wd
16
10
fi
fi
2
Xv
17
17
17
18
14
Wv
4
15
10
10
9
I
18
26
20
23
19
latéraux
20-26
26-28
22-25
20-26
18-26
VII
17
23
18
17
15
Génitalia
60
38
37
34
30
Vagin
90
60
40
40
50
Abréviations : voir Méthodes. Xd, Wd : pièce transversale dorsale ; Xv, Wv : pièce transversale ven¬
trale.
Neodactylogyrus soufii n. sp.
Cette espèce appartient comme les précédentes au « type chondrostomi ». Les diffé¬
rences dans les données métriques permettent de séparer cette espèce de TV. chondrostomi,
N. ergensi, et N. toxostomi. Par contre, elles ne sont pas significatives si nous les compa¬
rons à celles de N. dirigerus (voir tabl. I). C’est essentiellement la morphologie du génita-
lia qui permet en particulier de distinguer N. soufii de N. dirigerus (fig. 30 et 18). La hase
de la pièce accessoire chez N. dirigerus est assez large et plus trapue, alors qu’elle comporte
2 parties distinctes chez N. soufii. D’autre part, les rapports de la lame et de la pièce acces¬
soire sont différents dans les deux cas ; l’arc sclérifié est court et large chez N. dirigerus ;
long et mince chez N. soufii.
Neodactylogyrus toxostomi n. sp.
Cette espèce appartient aussi au type chondrostomi. Elle se distingue des autres espèces
étudiées ici par la taille des pièces haptoriales qui sont plus petites (voir tabl. I), mais aussi
210
ALAIN LAMBERT
par la morphologie du génitalia (fig. 31). La lame est très longue et étroite. La pièce acces¬
soire comprend une partie basale large et une partie supérieure plus mince. Enfin, la mor¬
phologie de la partie soutenant la lame est caractéristique.
2. Répartition géographique
Sur les 32 espèces de Dactylogyridae décrites dans ce travail, 30 étaient connues et
déjà signalées en Europe. En ce qui concerne cette famille, la parasitofaune des Cvpri-
nidae dans le sud-est de la France est donc typiquement européenne.
Comme nous le verrons par la suite, la spécificité parasitaire est étroite et nous pen¬
sons que la répartition géographique des parasites se superpose à celle de l’hôte car nous
avons retrouvé des espèces déjà signalées sur les mêmes hôtes en des points très éloignés
de leur aire de distribution.
D’autre part, sur les Poissons importés, nous retrouvons les Monogènes de leur zone
géographique d’origine. Lepomis gibbosus qui est un Centrarchidae nord-américain et
Ictalurus mêlas, Bagridae de même origine, présentent des Ancyrocephalidae nord-
américains qui ont été introduits avec l'hôte. De même, en Amérique du Nord, Cyprinus
carpio d’origine européenne est parasité par Dactylogyrus anchoratus et D. extensus com¬
muns chez la Carpe en Europe.
Les deux espèces nouvelles décrites dans ce travail, Neodactylogyrus soufii et N. toxos-
tomi, sont parasites d’espèces de Cyprinidae (Chondrostoma toxostoma et Telestes soufia )
qui, d’après Banarescu, Blanc, Gaudet et Hureau, 1971, sont à répartition géographique
limitée. C. toxostoma a une aire de distribution limitée au centre, au sud de la France, et
à une partie de la péninsule ibérique qui va de la Catalogne au Portugal. T. soufia est limité
au massif alpin, à l’Italie du Nord et, en Yougoslavie, à une mince bande parallèle à l’Adria¬
tique.
Cette répartition géographique limitée explique la description des 2 espèces nouvelles,
ces Poissons n’ayant jamais été examinés.
De manière générale, la répartition géographique des Monogènes Dactylogyridae de
Poissons d’eau douce s’explique par la spécificité parasitaire et leur cycle monoxène. Les
Centrarchidae introduits en Europe présentent peu d’espèces par rapport à leur région
d’origine : chez Lepomis gibbosus, il n’est signalé en Europe que 4 espèces appartenant
à 2 genres différents (U. dispar et U. similis ; A. oculatus et A. recuroatus). En Amérique
du Nord, il est signalé chez ce Poisson 10 espèces d’Urocleidus et 8 espèces d 'Actinocleidus.
En ce qui concerne les Cyprinidae que nous avons examinés, il y a des espèces qui sont
connues pour être parasitées par des Dactylogyridae, mais nous n’avons pas retrouvé ces
Monogènes dans notre région. Nous ne citerons comme exemple que le cas de Dactylogyrus
vastator de Cyprinus carpio. De même, Gobio gobio ou Tinca tinca ne nous ont jamais livré
de Dactylogyridae alors qu’en Europe on signale fréquemment D. macracanthus chez Tinca
tinca ou D. cristatus et D. cryptomeres chez Gobio gobio.
Si nous considérons la répartition géographique générale des Dactylogyridae chez
les Poissons d’eau douce, nous remarquons qu’en des points très éloignés de leur aire de
distribution, nous retrouvons sur les mêmes hôtes les mêmes espèces : nous pouvons dire
alors que, dans l’ensemble, la répartition géographique de ces Monogènes se calque sur
celle de leur hôte. Par contre, à l’échelle régionale, suivant les bassins hydrographiques,
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLEA
211
il semble qu’il existe des différences. Ce type de distribution est certainement conditionné
par des facteurs écologiques et nous n’avons pas encore assez de points de comparaison
dans le sud de la France pour analyser cette répartition au niveau régional.
,3. La spécificité parasitaire
La spécificité parasitaire de ces Monogènes est évidente. Dans la plupart des cas,
fi s espèces de vers sont inféodées à une espèce de Poisson. Si nous limitons les exemples
à notre étude, sur 39 espèces de Monogènes, 35 n’ont été récoltées que sur une espèce de
Poisson. D. anchoratus, N. difformis et N. difformoides parasitent 2 espèces distinctes.
D. vistulae a été identifié sur 5 espèces de Cyprinidae appartenant à 3 genres diffé¬
rents. D. vistulae fait figure d’exception et présente un spectre d’hôtes très large par
rapport aux autres espèces. Faute de preuves expérimentales, il faut se demander
si, effectivement, il s’agit d’une seule espèce ou s’il s'agit de « races » ou autre unité
sous-spécifique, ou enfin, d’espèces différentes qui ne seraient pas distinguables selon les
méthodes d’investigation habituelles. Jusqu’à présent, aucun caractère anatomo-mor-
phologique ne permet de déceler cette éventualité. Comme le signale Gussev (1966), les
difficultés inhérentes à ce groupe proviennent d’autre part d’un certain polymorphisme
de ces espèces suivant leurs régions géographiques ; cet auteur envisageait même la possi¬
bilité de formes hybrides.
Conclusions
1. Pour cette étude, nous avons adopté la distinction originelle de Phice entre les
genres Dactylogyrus et Neodactylogyrus.
2. Nous décrivons 2 espèces nouvelles : Neodactylogyrus toxostomi parasite de Chon-
drostoma toxostoma et N. soufii parasite de Telestes soufia.
3. Chez les Dactylogyridae, nous regroupons sous la notion de « type morphologique »
des espèces dont les génitalia présentent des caractéristiques communes. N. toxostomi
et N. soufii appartiennent au même type morphologique avec N. chondrostomi, N. ergensi,
N. dirigerus.
4. L’étude morphologique détaillée du génitalia est indispensable pourdistinguerles espè¬
ces. Nous attachons à ce critère une importance fondamentale, voyant dans ces différences
morphologiques l’origine d’un phénomène d’isolement sexuel. Par rapport au hapteur,
plus sensible aux phénomènes de convergences adaptatives, nous pensons que l’étude du
génitalia est le meilleur critère spécifique.
5. La parasitofaune du Midi de la France est typiquement européenne. Sur les 32
espèces de Dactylogyridae, 30 étaient déjà signalées en Europe.
6. Parmi les 6 Ancyrocephalidae d’origine nord-américaine, nous signalons chez Eupo-
motis gibbosus, pour la première fois, la présence de 2 espèces du genre Actinocleidus en
Europe.
212
ALAIN LAMBERT
Liste des parasites par hôtes
Bauridae
Ictalurus mêlas (Raf.)
Cleidodiscus pricei Mueller, 1930
Centrarchidae
Lepomis gibbosus (L.)
Actinocleidus oculatus (Mueller, 1934) Mueller, 1937
Actinocleidus recuroatus Mizelle et Donaliue, 1944
Urocleidus dispar (Mueller, 1936) Mizelle et Hughes, 1938
Urocleidus similis (Mueller, 1936) Mizelle et Hughes, 1938
Cyprinidae
Abramis brama (L.)
Dactylogyrus auriculatus (Nordmann, 1832) Nybelin, 1936
Neodactylogyrus falcatus (Wedl, 1857), Yamaguti, 1963
Neodactylogyrus wunderi (Bychowsky, 1931) Price, 1938
Neodactylogyrus zandti (Bychowsky, 1933), Price, 1938
Alburnus alburnus (L.)
Neodactylogyrus alatus (Linstow, 1878) Price, 1938
Neodactylogyrus fraternus (Wagener, 1909) Price, 1938
Neodactylogyrus minor (Wagener, 1857) Price, 1938
Neodactylogyrus parvus (Wagener, 1909) Price, 1938
Barbus barbus (L.)
Neodactylogyrus carpathicus (Zakhvatkin, 1951) Yamaguti, 1963
Neodactylogyrus malleus (Linstow, 1877) Price, 1938
Carassius auratus (L.)
Dactylogyrus anchoratus (Dujardin, 1845) Wagener, 1857
Dactylogyrus baueri Gussev, 1955
Dactylogyrus wegeneri Kulwiec, 1927
Chondrostoma nasus (L.)
Dactylogyrus vistulae Prost, 1957
Neodactylogyrus chondrostomi (Malewitzkaja, 1941) n. comb.
Neodactylogyrus dirigerus (Gussev, 1966) n. comb.
Neodactylogyrus ergensi (Molnar, 1964) n. comb.
Chondrostoma toxostoma (Vallot, 1837)
Dactylogyrus vistulae Prost, 1957
N eodactylogyrus toxostomi n. sp.
Cyprinus carpio L.
Dactylogyrus anchoratus (Dujardin, 1845) Wagener, 1857
Dactylogyrus extensus Mueller et Van Cleave, 1932
Dactylogyrus minutus Kulwiec, 1927
Leuciscus cephalus (L.)
Dactylogyrus vistulae Prost, 1957
Neodactylogyrus folkmanovae (Ergens, 1956) Yamaguti, 1963
Neodactylogyrus prostae (Molnar, 1964) n. comb.
Leuciscus leuciscus (L.)
Dactylogyrus vistulae Prost, 1957
Phoxinus phoxinus (L.)
Neodactylogyrus borealis (Nybelin, 1937) Price, 1938
Neodactylogyrus phoxini (Malewitzkaja, 1949) Yamaguti, 1963
MONOGÈNES MONOPISTHOCOTYLEA
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Rutilus rutilus (L.)
Dactylogyrus similis Wagener, 1909
Dactylogyrus sphyrna Linstow, 1878
Neodactylogyrus crucifer (Wagener, 1857) Price, 1938
Neodactylogyrus difformoides (Glaser et Gussev, 1967) n. comb.
Neodactylogyrus difformis (Wagener, 1857) Price, 1938
Neodactylogyrus nanus (Dogiel et Byehowsky, 1934) Yamaguti, 1963
Scardinius erythrophtalmus (L.)
Neodactylogyrus difformoides (Glaser et Gussev, 1967) n. comb.
Neodactylogyrus difformis (Wagener, 1857) Piice, 1938
Neodactylogyrus izjumovae (Gussev, 1966) n. comb.
Telestes soufia (Risso, 1826)
Dactylogyrus oislulae Prost, 1957
Neodactylogyrus soufii n. sp.
Esocidae
Esox lucius L.
Tetraonchus monenteron (Wagener, 1857) Diesing, 1858
Percidae
Stizostedion lucioperca (L.)
Ancyrocephalus paradoxus Creplin, 1839
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Achevé d’imprimer le 30 avril 1977.
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Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
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Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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