BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
322
N” 459 MAI-JUIN 1977
BULLETIN
du
MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi et R. Laffitte.
Conseillers scientifiques : Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Halle.
Rédacteur : M me P. Dupérier.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les aiticles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geofïroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum,
36, rue Geofïroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
Crédit Lyonnais, agence Y-425) ;
— pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue
Cuvier, 75005 Paris.
Abonnements pour l’année 1977
Abonnement général : France, 530 F ; Étranger, 580 F.
Zoologie : France, 410 F ; Étranger, 450 F.
Sciences de la Terre : France, 110 F ; Étranger, 120 F.
Botanique : France, 80 F ; Étranger, 90 F.
Écologie générale : France, 70 F ; Étranger, 80 F.
Sciences physico-chimiques : France, 25 F ; Étranger, 30 F.
International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 459, mai-juin 1977, Zoologie 322
Liste commentée des Mammifères de la Haute-Loire
par Roger Fons, Marie-Charlotte Saint Girons et Yves Vial *
Résumé. — Le département de la Haute-Loire abrite au moins 39 espèces de Mammifères.
Ceux-ci appartiennent en majorité à la faune médio-européenne. Les apports atlantiques sont
très réduits et il n’existe pas d’espèces typiquement méditerranéennes.
Le département de la Haute-Loire apparaît comme un carrefour climatique et bota¬
nique ; les influences atlantiques pénètrent du nord au sud par les vallées de l’Ailier et
de la Loire, les montagnardes poussent quelques pointes jusqu’au Mézenc et les influences
méditerranéennes s’insinuent, par les vallées de l’Ardèche, jusqu’à la limite occidentale
du département. Tous les cours d’eau appartiennent au bassin de la Loire ; pourtant, ces
vallées, ces collines granitiques souvent recouvertes de terrains éruptifs et ces quelques
bassins sédimentaires morcelés (Le Puy) ne constituent pas un ensemble homogène mais
plutôt un pays de marche ouvert à des inlluences de toutes sortes, venues de toutes direc¬
tions. Il n’est, pour s’en convaincre, que de considérer la rose des vents du bassin du Puy.
Aucune direction n’est dominante. Le vent blanc du sud alterne avec le vent humide de
l’ouest, la bise froide du nord ou les vents frais venus des hauteurs du Yivarais. Le contraste
est frappant avec la rose des vents de Valence, ville située à la même latitude dans la
vallée du Rhône ; les vents y soufllent tantôt du nord (mistral) tantôt du sud. Rien ne vient
de l’Atlantique, rien des Préalpes. Du point de vue botanique, une grande partie du dépar¬
tement est située à l’étage montagnard. La série du Pin sylvestre s’étend entre 700 et
I 000 m ; elle fait place au-dessus de 1 000 m à celle du Hêtre et du Sapin, tandis que l’étage
collinéen (Chêne rouvre) apparaît au-dessous de 700 m. Le Chêne pédonculé, plus atlan¬
tique, colonise les vallées sédimentaires de l’Ailier et de la Loire. Ces dernières seules ont
un sol suffisamment riche et profond pour permettre des cultures rentables de céréales et
de bonnes prairies naturelles. La série du Pin sylvestre au contraire recouvre un sol pauvre
et peu profond, voué à une agriculture médiocre ou à l’élevage extensif (mouton).
A notre connaissance, aucun travail n’a été consacré aux Mammifères de cette région.
II existe certes des faunes, pour la plupart anciennes, qui révèlent la présence de quelques
espèces, le plus souvent d’une façon vague (le Rat des champs, la Chauve-Souris...) et
sans donner de localités précises. Nous indiquons en bibliographie quelques-unes d’entre
elles (Haute-Loire et départements voisins). Des travaux récents sont plus approfondis
(Didier et Rode, 1935 ; Cantuel, 1949 ; Saint Girons, 1973) mais ne fournissent que
* Laboratoire de Zoologie (Mammifères et Oiseaux), Muséum national d’Histoire naturelle, 55, rue de
Bufjon, 75005 Paris.
459 . 1
674
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
peu ou pas de renseignements sur le département. Les données connues étaient donc insuffi¬
santes pour savoir si ce phénomène de carrefour des influences atlantiques, méditerranéennes
et montagnardes se manifestait également au niveau de la répartition des Mammifères.
Nous avons rassemblé ici des données récoltées au cours de ces dernières années, en uti¬
lisant le piégeage (Vial, Fons), l’analyse des pelotes de Rapaces (Saint Girons), des enquêtes
auprès de la Fédération de Chasse (Vial) et des cultivateurs (Fons) ainsi que, bien entendu,
les observations faites au hasard des rencontres.
Nous tenons à remercier ici M. J. Ramousse, directeur de la Fédération de Chasse de la Haute-
Loire, pour les renseignements et le matériel qu’il nous a aimablement communiqués ; M me M. Vial,
pour sa précieuse collaboration sur le terrain ; M. J. Delpuech, enseignant, pour les pelotes de
Rapaces qu’il a bien voulu nous donner ; M. F. Spitz (Institut National Agronomique) qui a auto¬
risé la publication d’analyses de pelotes d’Efïraies encore inédites ; M. le Dr Lumaret qui a bien
voulu déterminer quelques ectoparasites trouvés lors des piégeages et M. I. Boyer, agriculteur
à Bigorre, qui a aimablement facilité notre travail.
Insectivores
Erinaceus europaeus Linnaeus, 1758 ; le Hérisson
Il est présent partout mais pas très abondant si l’on en croit le faible nombre des
individus écrasés sur les routes, tout au moins dans l’est du département. Il a été capturé
près de Saint-Front (une femelle et son jeune) et nous l’avons observé vers 1 400 m dans
le massif de Mézenc. Il figure également dans des pelotes de Grand Duc ( Bubo bubo ) de la
région de Crouzet. Le Hérisson héberge toujours de nombreux ectoparasites. Nous avons
récolté plusieurs mâles et femelles de Archaeopsylla erinacei erinacei ainsi que trois femelles
de Ctenocephalid.es canis, accidentelles chez cette espèce sauf dans le cas de Hérissons vivant
en captivité ou fréquentant les habitations.
Talpa europaea Linnaeus, 1758 ; la Taupe
La Taupe est commune dans les prairies, plus rare dans les sols forestiers et on peut
parfois la rencontrer dans les landes à genêts. Elle aime les sols profonds et ne colonise
pas les pentes caillouteuses. Quinze individus ont été capturés dans la région de Bigorre,
en août 1972 et 1973, entre les ruisseaux de la Gagne de Saint-Front et de l’Aubépin. Nous
en donnons les principales mensurations dans le tableau I. Ces captures ont toutes été
effectuées entre 18 h et 20 h, par déterrage au moment où le remaniement des taupinières
permet de localiser les individus. Aucune Taupe n’est présente dans les analyses de pelotes
de réjection de Rapaces ce qui ne saurait nous étonner, cette espèce hypogée figurant
rarement au régime des Oiseaux. Les Puces récoltées (4 mâles et 9 femelles) appartenaient
à l’espèce Palaeopsylla minor que la fourrure de la Taupe abrite régulièrement.
MAMMIFÈRES DE LA HAUTE-LOIRE
675
Tableau I. — Valeurs (en mm) maximales, minimales et moyennes de quelques dimensions
corporelles et crâniennes chez Talpa europaea.
M
ÂLES
F
EMELLES
n
M
111
Moy.
11
M
111
Moy.
T + C
u
150
135
142,9
4
150
127
134,2
Q
10
30
21
25,8
4
28
20
23,2
PP
u
20
16
17,6
4
18
15
16,5
Condbas.
4
36,8
34
35,3
1
34.4
RDS
11
15,7
14
14,9
T + C = longueur de la tête et du corps ; Q = longueur de la queue sans le pinceau terminal ; PP =
longueur du pied postérieur sans les ongles ; Condbas = longueur condylobasale du crâne ; RDS = lon¬
gueur de la rangée dentaire supérieure.
Sorex araneus Linnaeus, 1758 ; la Musaraigne carrelet
C’est sans doute le micro-insectivore le plus abondant de la région. On peut le ren¬
contrer partout mais il est surtout fréquent dans les biotopes humides et le long des baies.
Il devient plus rare dans les bois secs. La Musaraigne carrelet a été piégée dans la région
de Rosières et celle de Bigorre. Le tableau II indique quelques dimensions des individus
capturés. L’espèce figure également dans tous les lots de pelotes de réjection de la Chouette
effraie (Tyto alba ) : Blanzac, Brives-Charensac, Léotoing, Polignac, Rosières.
Tableau IL — Valeurs maximales, minimales et moyennes de quelques dimensions
corporelles et crâniennes chez Sorex araneus.
11
M
m
Moy.
T + C
6
75
56
63,6
Q
7
43,5
38
40,8
PP
7
12,5
11
12
RDS
4
8,4
8,2
8,3
(Voir la légende du tableau I.)
Sorex minutus Linnaeus, 1766 ; la Musaraigne pygmée
Cette espèce, plus petite que la précédente, semble aussi moins largement répandue.
Elle n’a jamais été capturée mais figure dans un lot de pelotes d’Efîraies provenant de
Blanzac. Elle fréquente les mêmes biotopes que Sorex araneus.
Neomys fodiens (Pennant, 1771) ; la Crossope
Deux exemplaires ont été capturés le long du ruisseau de l’Aubépin, près du village
de Machaber, non loin de Saint-Front. L’espèce doit exister dans la plupart des cours d’eau
459 , 2
676
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
mais sa capture est relativement rare et elle est peu représentée dans le régime des Rapaces.
Nous ne l’avons trouvée dans aucun lot en provenance du département.
Crocidura russula (Hermann, 1780) ; la Crocidure aranivore ou Musaraigne musette
Cette espèce est plus fréquente que Sorex araneus dans les biotopes secs. Présente
dans toute la France, à l’exception des hautes montagnes, elle a été trouvée dans tous
les lots de pelotes d’Effraies : Blanzac, Brives-Charensac, Léotoing, Polignac, Bosières.
Elle n’a pourtant jamais été capturée.
Crocidura suaveolens (Pallas, 1811) ; la Crocidure pygmée
Cette Musaraigne est plus petite et d’affinités plus méridionales que la précédente.
Elle n’a jamais été capturée mais figure dans un lot de proies d’Efïraies en provenance
de Blanzac.
Chiroptères
Nous ne disposons que de très peu de données originales concernant les Chiroptères.
Leur nombre semble faible, en espèces comme en individus, et aucune étude ne leur a été
consacrée. Les abris naturels (grottes, crevasses, abris sous roche) sont pourtant fréquents
mais ne donnent que fort peu asile aux espèces cavernicoles, peut-être en raison des tem¬
pératures hivernales basses. Le travail de Balliot (1964) analysant les résultats de vingt-
cinq années de baguage montre qu’aucune bague n’a été posée dans le département entre
1936 et 1960. Le département limitrophe de l’Ardèche, au contraire, avec 3,53 % du total
des bagues posées en France pendant cette période, se révèle un des plus riches. Toutefois,
les autres départements du Massif Central partagent de ce point de vue la pauvreté de la
Haute-Loire en Chauves-Souris et peut-être aussi en mammalogistes. Nous n’avons ici
rien de comparable aux travaux de Tupinier (1971) dans la région Rhône-Alpes.
Nous pouvons cependant signaler la présence de trois espèces :
Rhinolophus hipposideros (Bechstein, 1800), le petit Rhinolophe, a été trouvé dans une
cavité rocheuse en milieu boisé, près de Rosières.
Myotis nattereri (Kuhl, 1818), le Vespertilion de Natterer, a été capturé au même endroit.
Plecotus auritus (Linnaeus, 1758), l’Oreillard, vole fréquemment l’été autour des habita¬
tions. Six individus ont été examinés. C’est apparemment l’espèce la plus commune.
Nous ne savons rien des Chauves-Souris arboricoles malgré l’examen de nombreux
arbres creux dans les environs de Rosières, localité au climat particulièrement tempéré.
Ils ont tous été négatifs.
Carnivores
Le dépouillement des comptes rendus de la Fédération de Chasse de la Haute-Loire,
relatifs à la destruction des nuisibles, montre que les petits et moyens Carnivores sont encore
assez bien représentés dans le département.
~ i i i i i i i i i i i-r
CO CO 1-0 t —>
i_o c_o co r—
C73 CO CO CO
Fig. 1. — Renards détruits en Haute-Loire
par les gardes fédéraux et les Sociétés de Chasse, de 1958 à 1974.
Tableau III. — Dimensions de quelques crânes de Renards, Vulpes çulpes,
en provenance de la Haute-Loire.
Vorey-sur-Arzon
S
CB
BZ
R
10
PO
11-1974
Freycenet-la-Tour
M
147,8
79,0
24,2
30,6
25,2
22-11T-1974
Saint-Front
M
142,7
80,3
25,4
27,9
20,7
10-1-1975
Frevcenet-la-Tour
M
143,4
81,5
24,3
30,8
25,0
' 20-1-1975
Saint-Martin-de-Fugères
M
141,0
79,9
24,8
27,8
22,0
18-11-1974
Saint-Front
F
132,2
73,8
23,7
27,4
21,0
18-II1-1974
Saint-Front
F
143,5
79,4
25,0
27,9
23,0
18- II1-1974
Chomelix
F
131,3
74,9
22,8
26,4
21,0
22-111-1974
Saint-Christophe
F
133,8
75,9
23,6
25,0
18,5
29-XII-1974
F
139,0
73,5
25,6
30,6
23,4
S = Sexe ; CB = longueur condylobasale ; BZ = largeur bizygomatique ; R = largeur du rostre au
niveau des canines ; 10 = largeur du rétrécissement interorbitaire ; PO = largeur du rétrécissement post¬
orbitaire. Les dimensions sont exprimées en millimètres. Tous les individus étaient adultes. Ils appartiennent
à la collection de Y. Vial.
678
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
Vulpes vulpes (Linnaeus, 1758) ; le Renard
Plus d'un millier de Renards sont détruits chaque année par les gardes fédéraux et
les sociétés de chasse (11g. I). L’appât du gain n’en est pas la raison ; la prime versée est
minime (5,00 F) et la peau, malgré une certaine valeur marchande, demeure peu appréciée.
Aucun cas de rage n’a été détecté. Il doit donc s’agir de destructions en vue de protéger
le gibier et la volaille. Il ne nous appartient pas ici de juger de leur opportunité. Le Renard
est commun partout et peut être localement très abondant. Le tableau III indique les
principales mesures de quelques crânes (collection Y. Vial). Plusieurs individus ont été
trouvés morts ou mourants en 1973 et 1974, victimes de la gale à Sarcoptes scabiei.
Meles meles (Linnaeus, 1758) ; le Blaireau
11 a longtemps été classé nuisible et détruit comme tel (fig. 2). Toutefois, les destruc¬
tions ont cessé depuis 1967. Le Blaireau est moins abondant que le Renard et ses effectifs
semblent sujets à d’importantes fluctuations. D’après notre enquête, 1962 et 1966 auraient
constitué des périodes d’abondance confirmées par la destruction d’environ deux cents
individus au cours de chacune de ces deux années. On trouve surtout l’espèce en forêt
mixte (feuillus et conifères). Le Blaireau a été le plus couramment observé près des loca-
Fig. 2. — Blaireaux détruits en Haute-Loire
par les gardes fédéraux et les Sociétés de Chasse, de 1959 à 1966.
MAMMIFÈRES DE LA HAUTE-LOIRE
679
lités suivantes : Alleyrac, Bigorre, Blesle, Brignon, Brioude, Chambezon, Desge, Saint-
Bérain, Saint-Didier-d’Allier, Saint-Etienne-sur-Blesle, Saint-Haon, Saint-Privat-d’Allier,
Torsiac. On remarque que ces différentes localités sont groupées dans l’ouest et le sud du
département (fig. 3).
Fig. 3. — Zones de relative abondance du Blaireau en Haute-Loire.
Lutra lutra (Linnaeus, 1758) ; la Loutre
La Loutre était commune dans le département comme dans presque toute la France.
Elle s’est beaucoup raréfiée depuis 1950-1955. En 1974-1975, elle a été observée trois fois
de façon certaine : dans la région d’Yssingeaux, à Chilhac (1 adulte et 2 jeunes) et dans la
région de Pinols (fig. 4).
Martes martes (Linnaeus, 1758) ; la Martre
Les effectifs de la Martre semblent en expansion, ainsi qu’on l’observe d’ailleurs un
peu partout dans le Massif Central lorsque les plantations de conifères remplacent celles
680
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
Fig. 4. — Zones où la Loutre a été récemment observée en Haute-Loire.
de feuillus. En 1972, on aurait capturé trente-trois Martres pour seulement dix Fouines
mais la confusion est possible entre les deux espèces ; mieux vaut donc ne pas attribuer
à ces chiffres une valeur trop absolue. On distingue les deux espèces par la forme et la cou¬
leur de la tache pectorale (jaune chez la Martre, blanche chez la Fouine) mais ces carac¬
tères sont variables (tabl. IV). Quoi qu’il en soit, on signale la Martre avec une certaine
fréquence dans les régions suivantes : Margeride, Auzon, Chaniat, surtout en secteur
boisé. Elle peut pourtant s’aventurer en zone découverte (une capture à quelques kilo¬
mètres au nord-ouest du Puy).
Martes foina (Erxleben, 1777) ; la Fouine
Moins inféodée que la Martre aux régions boisées, elle a été capturée dans les localités
suivantes au cours de ces dernières années : Bigorre (2 individus dans un poulailler), Cha-
malière-sur-Loire, Chastel, Cronce, Ferrusac, Lempdes, Retournac. Elle semble en régres¬
sion alors que dans d’autres régions de France (bocage de l’ouest) les populations se déve¬
loppent.
MAMMIFÈRES DE LA HAUTE-LOIRE
681
Tableau IV. -— Dimensions de quelques crânes de Carnivores.
S
CB
BZ
R
IO
PO
Martes maries
?
85,0
52,4
17,4
22,4
19,8
Mustela nivalis
M
40,0
22,0
9,1
9,0
9,9
Mustela nivalis
F
38,0
20,8
8,2
8,0
9,1
(Voir légende du tableau III.)
Mustela nivalis Linnaeus, 1766 ; la Belette
C’est une espèce qui semble encore abondante partout mais elle est souvent confondue
avec l’Hermine dont la distinguent une taille plus faible et une queue proportionnellement
plus courte dont l’extrémité n’est jamais noire. Elle a été trouvée en altitude jusqu’à 1 600 m,
au Mézenc. Les femelles sont toujours nettement plus petites que les mâles et ce dimor¬
phisme sexuel accentué a pu faire croire à l’existence de deux espèces. Il n’en est rien. Le
tableau IV donne les dimensions de deux crânes (collection Y. Vial).
Mustela erminea Linnaeus, 1758 ; l’IIermine
Celle-ci semble plus rare que la Belette. Sa présence est certaine dans le massif du
Mézenc et au Meygal mais n’est pas limitée aux zones d'altitude.
Mustela putorius Linnaeus, 1766 ; le Putois
Il tend à se raréfier ; toutefois, on le signale encore d’un peu partout. Sa destruction
n’est pas systématique mais des pièges le capturent encore près des basses-cours et des
élevages. Il vit volontiers près de l’eau.
Genetta genetta (Linnaeus, 1758) ; la Genette
Quelques rares captures de Genettes ont été signalées en Haute-Loire. Un individu
a été tué en 1954 dans la commune de Saint-Paulien (Schauenberg, 1966) mais actuelle¬
ment, l’espèce est pratiquement inconnue. Elle aurait été capturée à Saugues et au Monas-
tier au siècle dernier. Nous l’avons observée en Ardèche où sa présence avait déjà été
signalée. Elle existe aussi dans les autres départements limitrophes et on l’estime même
fréquente dans le Cantal et en Lozère. Il ne faut pas oublier que la Genette, habitant les
taillis dans les zones escarpées et rocailleuses, est de surcroît nocturne. On a fort peu l’occa¬
sion de la rencontrer. Ce Viverridae gîte loin des habitations et ne se hasarde donc pas
aux alentours des pièges tendus près des basses-cours. Peut-être l’espèce est-elle plus abon¬
dante qu’on ne le pense généralement.
682
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
Rongeurs
Les Rongeurs, à l’exception de l’Ecureuil, sont mieux représentés que les Insectivores
dans les piégeages aussi bien que dans les pelotes de Rapaces.
Sciurus vulgaris Linnaeus, 1758 ; l’Écureuil
Habitant surtout les bois mixtes (feuillus et conifères), l’Écureuil est le plus souvent
observé près de Bornes, du lac de Bouchet, de Chadron, Coubon, Polignac, Vanteuges.
Présent partout, il peut être très rare localement, à Rosières par exemple. En Haute-Loire,
comme dans toute la France, ses populations varient beaucoup. Il était très abondant
entre 1950 et 1960 puis devint rare ou même très rare entre 1960 et 1973. Un peu plus fré¬
quent dès 1974, il semble reconstituer ses effectifs en 1975.
Glis glis (Linnaeus, 1766) ; le Loir
Le Loir est présent dans le département. 11 figure dans un lot de pelote de Rapaces
de Rosières. On rencontre rarement ce petit Gliridae frugivore qui abrite souvent son som¬
meil hivernal dans les constructions.
Eliomys quercinus (Linnaeus, 1766) ; le Lérot
Autre Rongeur hibernant, le Lérot est commun. Il peut même pulluler. En 1974,
plusieurs centaines d’individus ont été détruits en quelques jours dans les bâtiments d’un
parc d’élevage (faisans et perdrix) près du Puy. On ne peut, en effet, tolérer, la présence
du Lérot dans ce genre d’établissement car il se montre volontiers carnivore et oophage.
Deux mâles adultes ont été capturés dans la région de Bigorre. Les Rapaces le détruisent
rarement.
Clethrionomys glareolus (Schreber, 1780) ; le Campagnol roussâtre
Commun sur l’ensemble du département, il habite les bois, les haies et les landes.
Il a été capturé près de Bigorre, le Monastier et Rosières. Les Effraies le consomment
mais, chassant en milieux découverts, ne le rencontrent pas régulièrement. Il est mieux
représenté dans le régime du Moyen-Duc (Asio otus). Les analyses ont montré sa présence
à Chambon-sur-Lignon, Léotoing, Polignac et Rosières.
MAMMIFÈRES DE LA HAUTE-LOIRE
683
Arvicola terrestris (Linnaeus, 1758) ; le Rat taupier
Ce Campagnol n’a jamais été capturé. Malgré ses habitudes plutôt souterraines, il est
assez souvent la proie des Rapaces. Il occupe l’ensemble du département. Nous l’avons
trouvé dans des pelotes en provenance de Blanzac, Chaspinhac, Polignac et Rosières (fig. 5).
Pitymys cf. subterraneus (de Sélys-Longchamps, 1836) ; le Campagnol souterrain
La systématique du genre Pitymys est très complexe et le seul critère qui permette
de différencier les espèces voisines (P. subterraneus et P. multiplex) avec certitude est la
formule chromosomique. Un seul Pitymys, de type subterraneus, a été trouvé dans des
pelotes d’Effraies en provenance de Brives-Charensac. Ce petit Campagnol souterrain
fréquente les champs et les prés (fig. 5).
684
R. FONS, M.-C. SAINT CIRONS ET Y. VIAL
Pitymys pyrenaicus (de Sélys-Longchamps, 1847) ; le Campagnol souterrain des Pyrénées
Un unique exemplaire figure dans des pelotes d’Efïraies récoltées à Léotoing, à l’extrême
nord-ouest du département (fig. 5). C’est le Campagnol souterrain de tout le Sud-Ouest.
Il y mène une vie semblable à celle de P. subterraneus.
Microtus arvalis (Pallas, 1779) ; le Campagnol des champs
Comme son nom l’indique, ce petit Campagnol fréquente les champs, les prés non
mouillés, les lisières herbeuses. C’est la base du régime des Rapaces nocturnes qui en détrui¬
sent de fortes quantités. Il a été capturé dans la région de Bigorre et Saint-Front et figure
dans toutes les analyses à Blanzac, Blavozy, Brives-Charensac, Ceaux-d’Allègre, Chambon-
sur-Lignon, Crouzet, entre Boudes et Ceirex, Léotoing, Polignac, Rosières. Le tableau V
donne les dimensions des adultes.
Tableau V. — Valeurs maximales, minimales et moyennes de quelques dimensions
corporelles et crâniennes chez Microlus arvalis.
n
M
m
Moy.
T + C
9
105
85
96,2
Q
10
34
22
28,1
PP
9
19
14
15,7
Condbas.
5
23,8
21,7
22,8
RDS
10
6,2
5,2
5,5
(Voir la légende du tableau I.)
Microtus agrestis (Linnaeus, 1761) ; le Campagnol agreste
Circulant un peu moins à découvert que l’espèce précédente, le Campagnol agreste
est aussi moins bien représenté dans les pelotes de Rapaces. Il a néanmoins été trouvé
à Blavozy, Brives-Charinsac, Ceaux-d’Allègre, Chambon-sur-Lignon, Léotoing, entre Boudes
et Ceirex, Polignac et Rosières. Des captures ont été effectuées près de Bigorre.
Ondatra zibethicus (Linnaeus, 1766) ; le Rat musqué
Ce gros Rongeur d’origine américaine s’est récemment implanté dans la région, venu
d’Europe centrale d’où de nombreux sujets se sont échappés des fermes d’élevage. C’est
une espèce semi-aquatique creusant ses terriers dans les berges et construisant des huttes
de branchages. Il n’est pas encore abondant. Sa première observation certaine date de
1972, dans la vallée de l’Ailier et le long de la Senouire, dans la région de Paulhaguet. Il a
été signalé depuis à Aurec, Bas-en-Basset et Vais. Il était à Rosières en 1974 ou cinq huttes
apparaissent maintenant (printemps, 1975) sur un petit étang (fig. 6).
MAMMIFÈRES DE LA HAUTE-LOIRE
685
Apodemus sylvaticus (Linnaeus, 1758) ; le Mulot
C’est un petit Rongeur très commun. Il est présent partout, même dans les champs
de céréales sur pied mais préfère les biotopes couverts : bois, taillis, landes, haies bordant
les rivières, jardins. Soixante-dix exemplaires ont été capturés dans la région de Saint-
Front et près de Rosières. Les Mulots figurent également dans toutes les analyses de pelotes
d’Efîraies et de Moyens-Ducs. Le tableau VI donne les dimensions de quelques mâles
adultes. Les femelles sont légèrement plus petites. Une puce, Megalothis turbidus femelle,
a été récoltée sur un mâle.
Apodemus flavicollis (Melchior, 1834) ; le Mulot à collier fauve
Le Mulot à collier fauve habite en général des milieux plus fermés que ceux fréquentés
par le Mulot ordinaire. Aucune capture n’a été faite. Pourtant, une analyse de pelotes
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
686
Tableau VI. — Valeurs maximales, minimales et moyennes de quelques dimensions
corporelles et crâniennes chez Apodemus sylvaticus.
11
M
m
Moy.
T + C
31
102
79
90,1
Q
30
104
75
89,4
PP
11
23,3
20,6
22,1
Condbas.
21
24,5
22,2
23,2
RDS
30
4,4
3,5
3,9
(Voir la légende du tableau I.)
d’Effraies en provenance de Blanzac a fourni un crâne de Mulot que nous avons déterminé
comme Apodemus flaoicollis au vu de ses grandes dimensions. Toutefois, d’autres trouvailles
seront nécessaires avant d’affirmer la présence du Mulot fauve dans le département. Des
captures antérieures en Ardèche, en Lozère, dans le Cantal et le Puy-de-Dôme montrent
que cette présence est très vraisemblable.
Les espèces commensales de l’homme ont également été capturées et figurent régu¬
lièrement au menu des Rapaces. Ce sont :
Mus musculus Linnaeus, 1758 ; la Souris ;
Rattus rattus (Linnaeus, 1758) ; le Rat noir ;
Rattus norvegicus (Berkenhout, 1769) ; le Surmulot.
Leur présence est normale et n’appelle aucun commentaire.
Lagomorphes
Deux espèces habitent le département : Oryctolagus cuniculus (Linnaeus, 1758), le
Lapin, victime des épizooties de myxomatose qui limitent périodiquement ses effectifs, et
le Lièvre, Lepus capensis Linnaeus, 1758. Mais peut-on encore parler dans ce cas d’une
espèce sauvage indigène ? Des importations d’animaux reproducteurs, le plus souvent en
provenance d’Europe centrale, aboutissent à lâcher dans la nature des individus mal adap¬
tés. Leur mortalité est fort© (parasitisme) et les quelques survivants d’automne sont vic¬
times des chasseurs. Il doit rester fort peu de lièvres autochtones.
Artio dactyles
Sus scrofa Linnaeus,1758 ; le Sanglier
La chasse aux Sangliers est sévèrement réglementée aussi l’espèce n’est pas rare dans
les vallées boisées et on la retrouve en altitude. Les dégâts aux cultures sont fréquents
mais expertisés sans complaisance.
MAMMIFÈRES DE LA HAUTE-LOIRE
687
Cervus elaphus Linnaeus, 1758 ; le Cerf
Une tentative d’introduction (ou de réintroduction), faite vers 1965, n’a pas été
couronnée de succès. Le cerf semble toutefois se maintenir dans les régions suivantes :
Alleyras, Blesle, Lavoûte-Chilhac, Sambabel (un couple) (fîg. 7). Il n’y est pas chassé.
Capreolus capreolus (Linnaeus, 1758) ; le Chevreuil
L’espèce est actuellement en expansion. Le peuplement s’est effectué à partir d’indi¬
vidus des départements voisins (Cantal, Puy-de-Dôme et Loire) où des lâchers ont été
faits au cours de ces dernières années. La chasse est sévèrement réglementée. De ce fait,
le Chevreuil est actuellement assez fréquent dans les localités suivantes : Allègre, Auree-
sur-Loire, Auzon, Brioude, La-Chaise-Dieu, Cayres, Craponne, Langeac, Lavoûte-Chilhac,
Malvalette, Paulhaguet, Pinols, Baucoules, Saugues, Vorey (fig. 7).
688
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
Certaines espèces de Mammifères n’ont jamais été observées mais habitent peut-être
le département où leur présence a pu nous échapper.
Insectivores
Neomys anomalus Cabrera, 1907, la Crossope de Miller, est une espèce d’altitude,
un peu plus petite que la Crossope ordinaire, qui a été plusieurs fois signalée du Massif
Central.
Crocidura leucodon (Hermann, 1780), la Crocidure leucode, est une espèce septentrio¬
nale qui a été signalée du Massif Central et de la région lyonnaise.
Suncus etruscus (Savi, 1822), la Pachyure étrusque, minuscule Insectivore méditerra¬
néen, a été trouvée dans le sud du département de la Loire, l’Ardèche et la Lozère. L’un
de nous (Vial) pense l’avoir aperçue à Rosières dans un biotope sec et pierreux exposé
au sud mais n’a pu capturer l’animal trop rapidement disparu.
Carnivores
La présence du Chat sauvage, Felis silvestris Schreber, 1777, n’est pas à exclure. Il
existe un peu plus au sud où, le 28 août 1974, l’un d’entre nous (Vial) a vu un individu
écrasé sur le bord d’une route entre Saint-Jean-du-Gard et Anduze, dans le département
du Gard.
Ronceurs
Muscardinus avellanarius (Linnaeus, 1758), le Muscardin, est un petit Gliridae fores¬
tier qui n’est fréquent que dans l’est de la France. Il est fort difficile à capturer et ne figure
que très peu dans le régime des Rapaces. Il a donc pu nous échapper. Il est signalé çà et là.
Des observations certaines ont été effectuées au sud de Lyon et dans le Cantal.
L’absence du Rat d’eau, Arvicola scipidus Miller, 1908, nous étonne car la totalité
du Massif Central est incluse dans son aire de répartition. Il est signalé tout au long de la
vallée du Rhône, jusqu’aux Dombes au nord. On le trouve également en Lozère et dans
le Cantal.
Microtus nù'alis (Martins, 1842), le Campagnol des neiges, n’est pas une espèce can¬
tonnée aux très hautes altitudes puisqu’il fréquente aussi les collines de la région méditer¬
ranéenne (Gard). On le trouvera peut-être dans les pierriers et les pelouses parsemées de
rochers puisqu’il a été capturé en Ardèche, en Lozère et dans le Cantal.
Il n’existe jusqu’à présent aucune indication de la présence du Rat des moissons, Micro-
mys minutus (Pallas, 1771), en Haute-Loire et dans les départements limitrophes. On consi¬
dère généralement que l’espèce est absente de la partie sud-est du Massif Central. Nous
ne l’y avons jamais rencontrée. C’est effectivement un Rongeur des plaines basses. Toute¬
fois, sa capture n’est jamais très fréquente et les Rapaces s’en nourrissent peu.
MAMMIFÈRES DE LA HAUTE-LOIRE
689
Cette liste commentée des Mammifères de la Haute-Loire met bien en évidence laspect
de carrefour du département, notion évoquée à propos des caractéristiques géographiques.
Toutefois, ce caractère est moins net qu’on pouvait s’y attendre. Si l’on examine paral¬
lèlement la petite faune des Mammifères de deux régions situées, à des latitudes voisines,
à l’ouest et à l’est du département, les Charentes d’une part (Saint Girons, 1974) et la
région de Valence d’autre part (Saint Girons et Vesco, 1974), on remarque que la Haute-
Loire présente quelques particularités. Les espèces méditerranéennes n’y pénètrent guère ;
col les venues du sud-ouest n’v sont pas toutes représentées. Les plus nombreuses sont les
espèces médio-européennes venues du nord par les hauteurs du Massif Central (tabl. VII).
On peut donc estimer que le rôle le plus important dans la mise en place de la petite faune
actuelle des Mammifères a été joué par l’altitude. Toutefois, celle-ci n’est jamais suffisam¬
ment accentuée pour permettre de différencier une faune de plaine d’une faune de mon¬
tagne. Dans l’état actuel de nos connaissances, toutes les espèces se retrouvent, des plus
faibles altitudes jusqu’aux sommets. Nos connaissances de la répartition des Mammifères
en Haute-Loire sont encore trop fragmentaires pour tenter de tracer les limites des zones
d’influence. Nous pouvons simplement mettre l’accent sur le rôle des grandes vallées, Allier
et Loire, qui laissent pénétrer les influences venues du nord et de l’ouest.
Tablbau VIL — Affinités de la faune des Mammifères
dans trois régions de la moitié sud de la France.
Espèces méditerranéennes
Croeidura suaveolens
Suncus etrusi us
Pitymys duodecimcostalus
Espèces médio-européennes
Sorex araneus
Sorex minuhts
Clethrionomys glartolus
Arvicola lerrestris
Pitymys sublerraneus
Microtus arvalis
Apodemus flavicollis
Micromys minutus
Espèces « atlantiques »
Arvicola sapidus
Pitymys pyrenaicus
Genetla genetla
Charente Haute-Loire Valence
+ + +
+ +
+
+
+
4-
+
- 4 -
T-
+
4
-j-
4
4
+
4
4-
+
Ainsi, au lieu d’un carrefour largement ouvert aux influences montagnardes, médi¬
terranéennes et atlantiques, le département de la Haute-Loire se présente plutôt, du point
de vue des populations de Mammifères, comme un ensemble assez homogène où prédo¬
minent les éléments médio-européens venus du nord. Les espèces méditerranéennes ou
690
R. FONS, M.-C. SAINT GIRONS ET Y. VIAL
atlantiques ne mordent que peu, ou même pas du tout, en bordure. La présence de surfaces
non cultivées permet en outre le maintien des Carnivores et même d’assez nombreux Ongulés.
Si la faune ne paraît pas particulièrement diversifiée, elle est du moins assez équilibrée.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Balliot, M., 1964. — Bilan de vingt-cinq années de baguage de Chauves-Souris en France. Bull.
C.R.M.M.O. : 9-53.
Cantuel, P., 1949. — Faune des Vertébrés du Massif Central de la France. Paris, Lechevalier,
104 p.
Delarbre, A., 1797. — Essai zoologique ou histoire naturelle des animaux sauvages, quadrupèdes
et oiseaux indigènes, de ceux qui ne sont que passagers ou qui paraissent rarement et des
poissons amphibies observés dans cette ci-devant province d’Auvergne. Clermont-Ferrand :
348 p.
Didier, R., et P. Rode, 1935. — Les Mammifères de France. Paris, Lechevalier : 398 p.
Lagardette, E., 1872. -— Catalogue descriptif des Mammifères observés à l’état de nature dans
le département de l’Ardèche. Bull. Soc. Sci. nat. hist. Ardèche , Privas : 39-58.
Mo ussier, Dr., 1853. — Catalogue des animaux Vertébrés observés dans la Haute-Loire. Ann.
Soc. Agr. Sc. Arts. Comm. Puy : 373-450.
Robert, F., 1827. — Nomenclature des Mammifères et Oiseaux observés dans le département
de la Haute-Loire. Ann. Soc. Agr. Sc. Arts. Comm. Puy : 136-166.
Saint Girons, M. C., 1973. — Les Mammifères de France et du Benelux (faune marine exceptée).
Paris, Doin : 481 p.
— 1974. — Les Mammifères terrestres du pays charentais. Annls Soc. Sci. nat. Charente-Marit.,
6 : 51-74.
Saint Girons, M. C., et J. P. Vesco, 1974. — Notes sur les Mammifères de France, XIII —
Répartition et densité des petits Mammifères dans le couloir séquano-rhodanien. Mamma-
lia, 38 : 244-264.
Schauenberg, P., 1966. — La Genette vulgaire ( Genetta genctta L.), répartition géographique en
Europe. Mammalia, 30 : 371-396.
Tupinier, Y., 1971. —- Les Chiroptères de la région Rhône-Alpes. Actes 4 e congrès Spel. Neuchâtel,
1970 : 205-212.
Villatte des Prugnes, R., 1902. — Faune des Vertébrés du département du Puy-de-Dôme.
F. jeunes Naturalistes. 383 : 213-223 ; 384 : 236-242.
Manuscrit déposé le 3 août 1976.
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 459, mai-juin 1977,
Zoologie 322 : 673-690.
Achevé d’imprimer le 30 juillet 1977.
IMPRIMERIE NATIONALE
7 564 002 7
Recommandations aux auteurs
Les articles à publier doivent être adressés directement au Secrétariat du Bulletin du
Muséum national d’Histoire naturelle, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Ils seront accompa¬
gnés d’un résumé en une ou plusieurs langues. L’adresse du Laboratoire dans lequel le
travail a été effectué figurera sur la première page, en note infrapaginale.
Le texte doit être dactylographié à double interligne, avec une marge suffisante, recto
seulement. Pas de mots en majuscules, pas de soulignages (à l’exception des noms de genres
et d’espèces soulignés d’un trait).
Il convient de numéroter les tableaux et de leur donner un titre ; les tableaux compli¬
qués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen. N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur bristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs » (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 exemplaires imprimés de leur travail. Us pourront
obtenir à leur frais des fascicules supplémentaires en s’adressant à la Bibliothèque cen¬
trale du Muséum : 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.