BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
334
N' 477 JUILLET-AOUT 1*77
BULLETIN
du
MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi et R. Laffitte.
Conseillers scientifiques ; Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Halle.
Rédacteur : M“® P. Dupérier.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, parait depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l’^® série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970),
constituant la 2® série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3® série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Écologie
générale) et les ai ticles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His¬
toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070,
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3® série, n° Ml, juillet-août 1977, Zoologie 334
De l’utilisation nouvelle du nom de genre Lophoturus Brôlemann
(Diplopodes, Pénieillates)
par Bruno Condé et Monique Nguyen Duy-Jacque.min *
Résumé. — Nouvel examen d’un syntype de Lophoturus Brôlemann (Diplopodes, Péni-
cillates), établissant que ce genre est un synonyme ancien d’Alloproctinus nom. nov. pour Allo-
proctus, et description de L. obscurus catalai n. ssp., premier Pénicillate connu de Nouvelle-Calé¬
donie.
Abstract. — Reexamination of a syntype of Lophoturus Brôlemann (Diplopoda, Penicillata),
leading to evidence that this genus is a senior synonym of Alloproctinus, nom. nov. for Alloproctus,
and description of L. obscurus catalai n. ssp., first member of the Penicillata known from New-
Caledonia.
Lophoturus Brôlemann, 1931, est, dans l’ordre chronologique, le troisième nom du
groupe genre dans la famille des Lophoproctidés, après Lophoproctus Pocock, 1894, et
Trichoproctus Silvestri, 1899. L’espèce-type, par désignation originelle, est Lophoproctus
obscurus Brôlemann, 1931, de Lifou (l.oyautés),
l.a valeur sous-générique (ou générique) de ce taxon n’a fait l’objet d’aucun commentaire
depuis la mention originelle que nous reproduisons ici : « La structure de la mandibule,
si elle est constante, pourrait constituer un caractère sidtgénérique. L. obscurus deviendrait
alors le type d’un sous-genre : Lophoturus. » Lophoturus figure dans le Nomenclator Zoolo-
gicus, VI ; 153 (Nf.ave, éd. M. A. Edwards et A. T. IIopwood, 1966) et dans le Nornen-
clator generum et familturum Diplopodorum : 3 (C. A. W. Jeekel, 1970).
La structure exceptionnelle de la mandilmle consiste en un dédouldement des structures
anatomiques (arête dentée, peigne prémarginal, crête apicale) qui évoque, soit une mons¬
truosité, soit un artefact. La réserve de Brôlemann « si elle est constante » est ainsi pleine¬
ment justifiée.
La description est fondée sur un spécimen à, 13 paires de pattes, de sexe non précisé,
qui porte le n° 2777 dans les notes manuscrites de Brôlemann, conservées, avec l’ensemble
de sa collection, au Laboratoire de Zoologie (Arachnides, Myriapodes) du Muséum national
d’Histoire naturelle. Le même numéro est porté sur l’étiquette d’un tube de la collection,
mais ce tube ne contient plus le moindre fragment de l’holotype et celui-ci doit être consi¬
déré comme perdu. Sans doute fut-il disséqué, comme en témoignent certains dessins non
publiés (la capsule céphalique étalée, en particulier), et les préparations égarées.
* B. Co.NDÉ, Université de Nancy /, Zoologie approfondie, 34 rue Ste-Catherine, 54000 Nancy.
M. Nguye.n Duy-.Ja(]quemin, Muséum national d'Histoire naturelle, Laboratoire de Zoologie (Arthro¬
podes), 61 rue de Bujfon, 75005 Paris.
477, 1
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BRUNO CONDE ET MONIQUE NGUYEN DUY JACQUEMIN
Il existe heureusement, dans la collection Brôlemann, un deuxième tube de la même
récolte, renfermant un individu mâle à 10 pp., étiqueté : P. 84 Lophoproctus obscurus Brôl.
Loyalty-Lifou (M*"® Pruvot leg.), mais non mentionné dans la description originale. Ses
mandibules sont typiques, sans trace de dédoublement, et conformes à celles des espèces
voisines. L’holotype aurait pu être un monstre, mais il est plus vraisemblable d’admettre
qu’il s’agit d’une méprise : nous avons en effet la certitude que cet animal était sur le point
de muer ; cela apparaît déjà à l’examen de deux des ligures publiées (40, une antenne et 43,
extrémité d’une patte de la 9® paire), mais devient tout à fait évident sur les figures originales
jusqu’ici inédites, au niveau des antennes où l’on voit l’exuvie nettement distincte des
Fig. 1. — Lopholuriis obscurus Brôlemann, 1931, de Lifou (Loyautés), individu à 13 pp. (Holotype), d’après
des figures originales inédites de Brôlemann : A, écusson céphalique étalé, face dorsale ; B, patte IX,
gauche ; G, partie distale du tarse et télotarse de la patte IX.
UTILISATION NOUVELLE DU NOM DE GENRE LOPHOTURUS
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articles qui se trouvent à l’intérieur et surtout sur la représentation d’une patte de la 9® paire,
dans laquelle le court phanère du subcoxa et celui du trochanter sont représentés sur l’exu-
vie et au-dessous d’elle. Le dédoublement des structures mandibulaires s’explique alors
de lui-niôme. Il est certes difiicile d’admettre que IIrolemann, au sommet de sa carrière,
ait été victime d’un pièf^e auquel les débutants se laissent souvent prendre ; nous rappelle¬
rons cependant l’interprétation, par Veriioeff, du tarse de son Loplioproctus litoralis qu’il
croyait pourvu de 2 épines sternales et dont l’im de nous (Condé, 1969) a pu démontrer
que la distale appartenait à, l’exuvie, tandis que la proximale, vue par transparence, était
celle du stade suivant.
Quoiqu’il en soit, si le genre Lophoturus ne peut plus être fondé sur le caractère proposé
par Bhole.m.^.nn, le nom demeure valide, sous réserve d’une nouvelle définition tenant compte
des caractères de l’espèce-type. Or ceux-ci correspondent à ceux utilisés par Silvestri
(1948) pour établir son genre Alloproctus (espèce-type A. guineensis Silvestri, 1948), nom
préoccupé, qui fut remplacé par Alloproctinus Jeekel, 1963 : « Clypeus margine antico intégra
et ad incisurae rnedianae latera lobulis submarginalihus utrirnque 1-2 ^ çel nullis. Antennaruin
articulas 6us sensillis bacilliformibus 3. »
Lophoturus, synonyme plus ancien d’Alloproctinus, a donc priorité sur ce dernier.
Genre Lophoturus Brôlcmann, 1931
(comme sous-genre de Loplioproctus)
Sy.n. : Allo[>rorlus Silvestri, 1948, nom préoccupé ; Alloproctinus Jeekel, 19()3.
LseÈcn- 1 YHK ; Lophoturus ohscurus Broleniann, 1931, Lilbu, Loyautés.
Holotyi'K : Individu à 13 pp., n® 2777. Perdu.
.Nous |)ul)lious ici i iig. 1) 3 dessins originaux dont 2 inédits (capsule céphalique étalée et patli;
L\ gauche), conservés avec les notes manuscrites de Buüi.emann.
Lf.ctotyi'K : Individu à 10 pp., mâle, n° P. 84. Monté dans le médium II de .Marc André, Labora¬
toire de Zoologie (.-Irachnides, .Myriapodes), MNIIN, Paris.
Description
Longueur du 2® tarse de la 10® pp : 142 p.m.
Tête
Plages postérieures de tricbomes un peu plus longues que leur écartement (80-85/65) ;
la rangée antérieure, sinueuse, comprend 13 et 14 trichomes ; la rangée postérieure, plus
courte et à phanères plus écartés les uns des autres, n’en compte que 4 et 7 (on compte
26 et 23 trichomes au total sur le dessin de l’holotype).
Les longueurs relatives des articles antennaires (fig. 2 F) correspondent, pour les arti¬
cles VI et VII, à celles données par Brolemann.
L’article VI porte les 3 sensilles bacilliformes typiques du genre. Le sensille antérieur (a),
inséré un peu plus distalement que les autres, est légèrement plus court (34-37) que le pos-
1. Exceptionnellement 3.
Fig. 2. — Lophoturus obscurus Brôlemann, individu à 10 pp. (Lcctotype) : A, plage postérieure gauche
du vertex et trichobothries ; H, insertions des trichornes du collurn ; C, insertions des triclioines du ter-
gite II, côté gauche ; D, insertions dos triclionies de la rangée antérieure gauche du telson ; E, triciio-
bothries antérieure droite et postoro-externe droite ; F, antenne droite, face sternale, avec détail des
sensilles vus par transparence ; G, labre, face tergale ; H, mandibule gauche, face dorsale ; I, palpe
droit du gnatliochilariuni ; J, région distale du tarse et télotarse, face antérieure, de la patte VII gauche ;
K, épine du tarse précédent ; L, soie du trochanter de la patte II gauche.
(Explication des lettres dans le texte.)
UTILISATION NOUVELLE DU NOM DE GENRE LOPHOTURUS
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térieiir {p) (39-40) ; l’intermédiaire (t) (43-45) est d’un calibre légèrement supérieur à celui
des deux autres ; sensille conique (c) inséré au même niveau que le postérieur. L’article VII
porte les 2 sensilles bacilliformes habituels, situés sur le même niveau, l’antérieur plus court
(34-36) et plus grêle que le postérieur (42-43), et un sensille coniqtie plus distal.
Trichobothrie antérieure à funicule allongé, faiblement claviforme.
Labre présentant de part et d’autre de l’échancrure médiane 2 2 languettes étroites
et acuminées, les latérales un peu plus petites. La face externe est glabre ; une seule rangée
d’épines cuticidaires à pointes dirigées vers l'arrière le long du bord postérieur. 5 -|~ 5 soies
courtes bordent la limite clypéo-labrale.
Palpes du gnatbochilarium porteurs de 24 sensilles chacun, dont 7 plus courts à embase
proéminente. Ce nombre relativement élevé, compte tenu du stade, permet de considérer
notre spécimen comme un mâle.
T ronc.
[a*s 2 plages latéro-postérieures des tergites I à VIII comprennent 27 à 37 trichomes
chacune et sont peu étendues (égales à un peu plus de la 1/2 de leur écartement). La rangée
marginale postérieure est interrompue en son milieu, les 2 tronçons complant une quinzaine
d(! trichomes chacun.
Les soies des pattes ont un funicule pubescent plus ou moins fortement dilaté ; il y en
a 2, le plus souvent, aux subcoxas I et III à V, 1 aux VI à VIII, 3 aux II ; une seule soie
aux coxas et trochanters ; une aux fémurs des pattes I à IIl.
L’épine du 2® article du tarse est bien développée, environ deux fois aussi longue que
la griffe correspondante aux pattes des trois premières paires (31/15-16). La griffe, de forme
trapue, possède une dent très visible vers le milieu de son bord sternal ; à sa base se trouvent
2 dents accessoires latéro-tergales, la postérieure de taille légèrement supérieure à l’antérieure.
La portion apicale du 2® article du tarse j)résente une remarquable différenciation de
l’ornementation cuticulaire ; les épines cuticulaires courtes et denses y sont renqilacées [)ar
des épines beaucoup plus longues, espacées les unes des autres ; cette zone est plus trans¬
parente que le reste de l’article, en raison de son ornementation discontinue et se distingue
ainsi à un faible grossissement ; sa limite proximale est constituée par le front du revête¬
ment serré qui est perpendiculaire au bord sternal du tarse, puis devient fortement oblique
du côté tergal (angle obtus). Une disposition analogue a été décrite chez le Folyxénidé
australien Unixenus atternsi Nguyen et Condé (1967) ; à ce propos, les auteurs ont suggéré
qu’il pouvait s’agir de l'homologue du pseudo-article tarsien des Synxénidés. Même lorsqu’il
n’existe jias de différenciation cuticulaire nette (Polyxenus layurus L., par e.xemple) on peut
distinguer une limite linéaire dessinant un angle obtus.
Telson : Les groupes antérieurs comprennent 9 et 10 trichomes a, insérés suivant une
ligne brisée entre le plan sagittal et le groupe h, Cj, Cg, et 5 trichomes insérés du côté externe.
Affinités. — Le labre de cette espèce ressemble, par la sculpture de sa face externe,
à celui de Lopholurwi niveus Loomis, 1934 (sub Lophoproctus) et plus encore à celui de Lopho-
turus aequatus Loomis, 1936 (sub Lophoproctus), tous deux de Haïti. Il en diffère toutefois
par la présence de 2 paires de languettes situées de part et d’autre de l’échancrure médiane.
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BRUNO CONDÉ ET MONIQUE NGUYEN DUY-JACQUEMIN
Lophoturus obscurus catalai n. ssp.
Loc : Nouvelle-Calédonie, montagne des Sources, dans l’humus, tri sur entonnoir de Berlese de
la récolte I.P. 2, ORSTOM, Nouméa, juin 1971 : 1 individu à 8 p.p. (lig. 3).
Ce spécimen est le premier et seul représentant des Pénicillates trouvé sur l’île ; le groupe y
semble peu répandu et l’un de nous (Condé) l’a reclier(dié en vain en octobre-novembre 1973.
C’est la raison pour laquelle nous jugeons utile de décrire cet exemplaire, bien qu’il soit immature,
en le comparant aux spécimens typiques des Loyautés dont il est actuellement le plus voisin, et
en soulignant les divergences.
Description
Longueur du 2® tarse de la 8® pp : 94 pm.
Tête
Plages postérieures de 10 et 13 trichomes, dont 3 appartiennent à la rangée postérieure.
Sensilles du VI® article antennaire disposés en V, l’antérieur étant le plus distal et le
plus grêle. Longueurs respectives : a = 38, i = 48, p = 44.
Labre identique à celui du lectotype, les plis dessinant une sorte de pavage étant seule¬
ment indistincts. 3 -j- 1 -|- 3 soies le long de la limite clypéo-labrale.
Palpes du gnathochilarium avec 18 sensilles cbacun (caractères des immatures et des
femelles).
Fig. 3. — Lophoturus obscurus catalai n. ssp., iiulividu à 8 pp. : A, labre, face lergale ; U, sensilles Je l’ar¬
ticle VI de l’antenne droite vus par transparence ; C, tarse II, face antérieure, de la patte l gauche ;
D, détail de la région distale du tarse et tclotarse de la patte précédente, fac(‘ antérieure.
(Explication des lettres dans le texte.)
UTILISATION NOUVELLE DU NOM DE GENRE LOPHOTURUS
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Tronc
Chétotaxie des tergites et des pattes banale.
Griffes étroites et allongées, sans dent sternale. L’ornementation cuticulaire de la
portion apicale du 2® article du tarse ne comprend que 2 ou 3 rangs d’épines plus longues
et plus espacées. Nous ne pouvons savoir s’il s’agit là d’une particularité propre aux imma¬
tures.
Affinités. — La disposition des sensilles du VI® article antennaire et la forme des
griffes distinguent cette sous-espèce qui est dédiée au Dr. R. Catal.v-Stucki, entomologiste
et fondateur de l’Aquarium de Nouméa, qui fut d’une aide précieuse à l’un de nous (Conué)
au cours d’un séjour sur l’île en 1973.
RItFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Baài.F.MANN, H. W., 1931. —Myriapodes recueillis par Madame Pruvot en Nouvelle-Calédonie
et aux Loyalty. Archs. Zool. exp. gén., 12, : 275-316.
CoNDR, B., 1969. — Le statut de Lophoproctus litoralis Verhoeff (Diplopode Pénicillate). Bull.
Mus. natn. Hist. nat., Paris, 2® sér., 40 (3) : 497-499.
Nguyf.n Duv, M., et B. CoNDÉ, 1967. — Morphologie et Géonémie du genre Monographis .\ttems.
Mitl. hamb. zool. Mus. Inst., 64 ; 43-81.
SiLVF.STRi, F., 1948. —- Tavola sinottica dei generi dei Diplopoda Penicillata. Bail. Lab. Enl. agr.
Ponici, 8 : 214-220.
Manuscrit déposé le 2 juin 1976.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3® sér., n® 477, juillet-août 1977,
Zoologie 334 : 909-915.
Achevé d’imprimer le 15 décembre 1977.
IMPRIMERIE NATIONALE
7 564 U03 5
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Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2® sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbebgen. N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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