BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
353
N° 514 MAI-JUIN 1978
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi, E. R. Brygoo et R. Laffitte.
Conseillers scientifiques : Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Halle.
Rédacteur : M me P. Dupérier.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
De 1971 à 1977, le Bulletin 3 e série est divisé en cinq sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Écologie générale — Sciences physico-chimiques) et les articles
paraissent par fascicules séparés. À partir de 1978 les articles sont regroupés en fascicules
bimesttriels, par section.
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e sér., n° 514, mai-juin 1978, Zoologie : 353
SOMMAIRE
C. Combes, A. Lambert, R. Bourgat et M.-C. Salami-Cadoux. —- L’oncomiraci-
dium de Eupolystoma alluaudi (de Beauchamp, 1913), Monogène parasite de
Bufo regularis Reuss en Afrique. 221
J. Dupouy et L.-P. Knoepffler. — Polystoma chiromantis n. sp. (Monogenea) chez
Chiromantis rufescens (Günther, 1868) du Cameroun, du Gabon, et de Centra-
frique. 217
M.-L. Salami-Cadoux. — Les stades larvaires de Polystoma africanum Szidat,
1932 (Monogenea, Polystomatidae), parasite de Bufo regularis Reuss. 211
A. Kohn, C. Combes et S. C. Gomes. — Représentants du genre Polystoma Zeder
(Monogenea) au Brésil. 227
D. Desbruyères. — Melythasides laubieri gen. sp. nov. Ampharetidae (Annélides
Polychètes sédentaires) abyssal de la mer de Norvège. 231
B. Bozic. —Une nouvelle Parastenocaris du Hoggar (Crustacea, Copepoda, Harpac-
ticoida). 239
f J. Jarrige. — Contribution à l’étude des Coleoptera Brachelytra Staphylinidae
du massif de l’Andringitra (Madagascar Centre). 245
J. E. Randall and L. A. Maugé. — Holacanthus guezei , a new angelfish from
Réunion. 297
C. J. Mc. Carthy. — Un nouveau nom pour remplacer Rhacophorus granulosus
Guihé, 1975 (Anura ; Rhacophoridae). 305
51 , 1
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris , 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 211-216.
L’oncomiracidium de Eupolystoma alluaudi (de Beauchamp, 1913)
Monogène parasite de Bufo regularis Reuss en Afrique
par Claude Combes, Alain Lambert, Robert Bourgat et Marie-Louise Salami-Cadoux *
Résumé. — L’oncomiracidium de Eupolystoma alluaudi présente le même nombre de cellules
ciliées et la même disposition générale des sensilles que les oncomiracidiums des diverses espèces
de Polystoma. Les différences résident dans la topographie du groupe de cellules médio-anténeur
et dans la garniture dorsale des cycles troncaux des sensilles.
Abstract. — The oncomiracidium of Eupolystoma alluaudi shows the same number of ciliated
eells and the same general pattern of sensillae as the oncomiracidium of various species of Poly¬
stoma. The différences concern the topography of the medio anterior group of cdiated cells and
the dorsal parts of the truncal cycles of sensillae.
Introduction
Les cellules ciliées des oncomiracidiums des Monogènes Polystomatidae sont en nombre
variable suivant les genres ; on connaît actuellement les nombres caractéristiques sui¬
vants :
Polystoma : 55 (d’après Bychowsky, 1957 ; Combes, 1968 ; Maeder, 1973).
Protopolystorna : 64 (d’après Tinsley et Owen, 1975).
Diplorchis : 59 (d’après Osaki, 1935).
Oculotrema : 58 (d’après Thurston, 1968) 1 .
La chétotaxie de ces larves nageantes n’est connue en détail que pour 3 espèces de
Polystoma européens d’après Combes et Lambert (1975), 3 espèces de Polystoma africains
d’après Maeder (1973), et pour Protopolystorna xenopodis (Price, 1943) d’après Tinsley
et Owen (1975). Nous étudions ici les cellules ciliées et la chétotaxie de l’oncomiracidium
de Eupolystoma alluaudi sur du matériel provenant de Lomé (Togo).
* C. Combes, Département de Biologie Animale, Centre Scientifique Universitaire, Avenue Villeneuve,
66025 Perpignan Cedex.
A. Lambert, Laboratoire de Parasitologie comparée, Université des Sciences et Techniques du Languedoc,
place E. Bataillon, 34060 Montpellier cedex.
R. Bourgat, Laboratoire de Zoologie, Université du Bénin, Lomé, Togo.
M.-L. Salami-Cadoux, Laboratoire de Zoologie, Université du Bénin, Lomé, Togo.
1. Les nombres de cellules ciliées chez Diplorchis et Oculotrema sont admis comme définitifs par Tins¬
ley et Owen (1975) mais mériteraient, selon nous, d’être confirmés.
— 212 —
Cellui.es ciliées de Eupolystoma alluaudi
Le nombre total des cellules ciliées s’élève à 55, et les différents groupes décrits chez
les Polysloma se retrouvent chez la larve nageante de Eupolystoma. Seule existe une diffé¬
rence dans la disposition d'une cellule du groupe médio-antérieur de la face ventrale. Chez
Eupolystoma, la cellule la plus latérale du groupe médio-antérieur vient occuper l’espace
compris entre ce groupe et les dernières cellules de la région céphalique ; il en résulte une
disposition en anneau caractéristique (fig. 1).
Chétotaxie de Eupolystoma alluaudi
1. Zone céphalique (fig. 2)
Groupe jugal : Aspect général du groupe jugal comparable à celui qu’on observe chez
les espèces européennes, avec une grande richesse d’éléments argyrophiles. Chez E. alluaudi,
A 50 H
Fig. 1. —- A, Eupolystoma alluaudi (De Beauchamp, 1913) : disposition des cellules ciliées ; vue ventrale
(dessin chambre claire). B, Polystoma pelobatis (Êuzet et Combes, 1965) : disposition des cellules ciliées ;
vue ventrale (dessin chambre claire).
Les flèches indiquent la position particulière de la cellule latérale du groupe médio-antérieur.
— 213 —
I ig. 2. — Eupolystoma alluaudi (De Beauchamp, 1913). Dessin à la chambre claire de la région buccale.
Ap, sensilles du groupe apical ; Bu, sensilles du groupe buccal ; Ju, sensilles du groupe jugal ; La, sen-
silles du groupe labial.
— 214
on a tout spécialement l’impression que cette zone présente à la fois des sensilles de types
variés et des orifices de glandes eux-mêmes de plusieurs sortes. Faute de pouvoir, à l’échelle
où nous travaillons, faire une discrimination parmi ces éléments, nous nous limiterons à
signaler la présence, juste en dessous de la cellule apicale, de 2 X 3 (en général) éléments
ovales de grande taille qui n’existent jamais chez les Polystoma étudiés en Europe.
Fig. 3. —- Eupolystoma alluaudi (De Beauchamp, 1913). Dessins à la chambre claire de la chétotaxie de
la face dorsale.
Ap, groupe apical ; Tri à Tr9 : cycles troncaux.
Groupe apical : Huit sensilles, comme chez Polystoma, avec de fréquents dédouble¬
ments et parfois des sensilles folles impaires dans l’axe médian dorsal.
Cycles buccaux : Bul et Bu2 comprennent chacun une sensille dorsale (comme chez
Polystoma integerrimum ).
Cycles labiaux : 2 Lal V, 1 Lai L ; 1 La2 V, 0 La2 L, comme chez les Polystoma euro¬
péens.
— 215 —
2. Zone troncale (fig. 3)
On note six différences nettes par rapport aux Polystoma européens :
1 ou 2 Tr3 D au lieu de 2
3 Tr5 D » 2
3 Tr5 L « 2
1 Tr6 D » 0
1 Tr7 D » 0
3 Tr7 L >» 2
Les différences les plus remarquables sont bien entendu celles qui concernent la pré¬
sence d’une Tr6 D et d’une Tr7 D ; elles permettent de distinguer immédiatement l’onco-
miracidium de E. alluaudi de celui des Polystoma précédemment étudiés.
Nous avons schématisé, dans la figure 4, la disposition comparée des sensilles des
Polystoma européens et de Eupolystoma.
D
L
V
— PO
Tri
•
• •
•
EU
O
O O
O
PO
Tr2
# # #
EU
O O O
_ PO
Tr3
• •
EU
O O
Tr4 P °
# #
EU
O O
PO
• • X
EU
O O O
O O O
PO
Tr6
•
•
EU
O
O
O
PO
Tr7
• • ^
•
EU
O
O O O
O
PO
Tr8
•
EU
O
PO
Tr9
•
EU
O
Fig. 4. — Comparaison de la chétotaxie de la région troncale, chez Eupolystoma (Eu) et chez les Polystoma
(Po) européens.
Tri à Tr9, cycles troncaux ; D, L et V, régions dorsale, latérale et ventrale.
3. Zone haptoriale
2 Ha 1 ; 4 Ha 2 ; 1, 2 ou 3 Ha 3 ; ceci est semblable à la disposition observée chez les
Polystoma mis à part que le chiffre de 3 Ha 3 est ici un maximum plutôt exceptionnel.
— 216 —
Conclusion
Notre étude montre que, par des caractères de détail, il est possible de distinguer nette¬
ment l’oncomiracidium de Eupolystoma ; ces caractères sont essentiellement :
— le rapprochement en anneau des groupes céphalique et médio-antérieur des cellules
ciliées ventrales.
— l’existence de sensilles supplémentaires dorsales dans les cycles Tr6 et Tr7.
Cependant, plus importante nous paraît la parenté étroite qui existe entre Eupolys¬
toma et Polystoma au niveau de l’oncomiracidium : même nombre de cellules ciliées et
même plan général de la chétotaxie. Lorsque ces structures seront connues chez l’ensemble
des Polystomatidae, elles devraient permettre une approche de l’arbre généalogique de
cette famille de Monogènes. Dès maintenant, on peut penser que Eupolystoma et Polystoma
doivent occuper des branches voisines, malgré les différences relatives, chez l’adulte, à
l’existence des hamuli et à la position de l’ovaire.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPH1QUES
Bychowsky, B. E., 1957. — Monogenetie trematodes, their systematics and phylogeny. Üokl.
Akad. Nauk. SSSR : 1-509 (Translated from Russian by W. J. Hargis Jr., A.I.B.S., Was¬
hington DC, 1961).
Combes, C., 1968. — Biologie, écologie des cycles et biogéographie de Digènes et Monogènes d’Am-
phibiens dans l’est des Pyrénées. Mém. Mus. natn. Hist. nat., Paris, sér. A, 51 : 1-195.
Combes, C., et A. Lambert, 1975. — La chétotaxie des larves nageantes de Polystomes européens
(Monogenea). Annls Parasit. hum. comp., 50 (1) : 25-37.
Meader, A. M., 1973. — Monogènes et Trématodes parasites d’Amphibiens en Côte d’ivoire.
Revue Suisse Zool., 80 (2) : 267-322.
Osaki, A., 1935. — Studies on the frog trematode Diplorchis ranae. II Morphology and Behaviour
of the swimming larva. J. Sci. Hiroshima Univ., sér. B, 4 : 23-34.
Thurston, J. P., 1968. — The larva of Oculotrema hippopotami (Monogenea, Polystomatidae).
J. zool. Res., Lond., 154 : 475-480.
Ti nsley, R. C., et R. W. Ovven, 1975. — Studies on the biology of Protopolystoma xenopodis
(Monogenoidea) : the oncomiracidium and life-cycle. Parasitology, 71 : 445-463.
Manuscrit déposé le 24 mars 1977.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 217-220.
Polystoma chiromantis n. sp. (Monogenea)
chez Chiromantis rufescens (Günther, 1868) du Cameroun,
du Gabon et de Centrafrique
par Jacques Dupouy et Louis-Philippe Knoepffler *
Collaboration technique M. Th. Almeras
Résumé. — Description de Polystoma chiromantis n. sp., Polystome du groupe « africanum »,
caractérisé principalement par son appareil digestif sans anastomose transverse, l’absence ou la
rareté de grains d’hématine dans le gastroderme et la morphologie des hamuli.
Abstract. — Description of Polystoma chiromantis n. sp., a Polystome belonging to the afri¬
canum ” group ; the species is mainly characterized by its digestive System without transversal
anastomosis, the absence or scarcity of hematin grains in the gastrodermis and the morphology
of the hamuli.
En 1974, Euzet, Combes et Knoepffler signalaient chez les Chiromantis rufescens
de Centrafrique la présence d’un Polystome que l’insuffisance de matériel (2 exemplaires)
et surtout l’absence d’information sur le système digestif empêchaient de décrire. En 1975,
l’un de nous (L.-Ph. Knoepffler) récoltait au Gabon et chez le même hôte 5 exemplaires
en tous points comparables mais dont la disposition des branches digestives était encore
inobservable. Enfin, en 1976, un d'entre nous (J. Dupouy) obtenait au Cameroun et toujours
chez le même hôte trois spécimens chez lesquels pouvait être dessinée, sur le vivant, l’exten¬
sion de l’appareil digestif.
Cet ensemble de données permet de donner une description de ce Polystomatidae.
Polystoma chiromantis n. sp.
Hôte : Chiromantis rufescens (Günther, 1868), Anura, Rhacophoridae.
Habitat : Vessie urinaire.
Localités : Yaoundé, Cameroun (type) ; Makokou, Gabon ; Lamaboké, Centrafrique.
Matériel étudié : 3 exemplaires du Cameroun, 4 du Gabon, 2 de Centrafrique, tous adultes ;
les dimensions données dans la description sont celles du type et des 2 cotypes du Cameroun.
* J. Dupouy, Laboratoire de Biologie Générale , Université de Yaoundé, B.P. 812, Yaoundé (Came¬
roun) .
L.-Ph. Knoepffler, Centre d'Ecologie méditerranéenne, Laboratoire Arago, 66650 Banyuls-sur-Mer
( France ).
Fig. 1. — Polystoma chiromantis n. sp.
Vue ventrale d’un exemplaire récolté chez Chiromantis rufescens (Günther, 1868) au Cameroun.
Description
Nos exemplaires mesurent de 8,0 à 9,5 mm de longueur totale ; la largeur maximale
du corps en avant du hapteur varie de 2,0 à 2,4 et la largeur au niveau des vagins de 1,4
à 1,7 mm. Le corps est élancé (fig. 1).
Le hapteur, plutôt réduit (moins d’un cinquième de la longueur totale du ver), mesure
de 1,32 à 1,75 mm de longueur sur 1,88 à 2,25 mm de largeur. Les ventouses de la paire
antérieure (diamètre moyen : 380 pm) sont légèrement plus grandes que celles de la paire
postérieure (310 pm), celles de la paire centrale étant sensiblement intermédiaires. Les
hamuli (fig. 2) mesurent de 400 à 440 pm de l’extrémité antérieure du manche au point
le plus postérieur du crochet ; ils ont une forme classique, avec manche plus long que la
garde, encoche médiane bien marquée et pointe puissante.
L’entonnoir buccal mesure de 250 à 380 pm de largeur ; le pharynx mesure de 210 à
220 pm de longueur sur 175 à 200 pm de diamètre transversal.
L’appareil digestif, tel qu’il a pu être observé in vivo et sur certaines préparations,
est du type avec anastomose haptoriale mais sans aucune anastomose transverse ; les
branches latérales ne montrent de digitations que vers l’intérieur et ces digitations ne
dépassent pas ou ne dépassent qu’à peine le plan sagittal. Mais ce qui paraît le plus carac¬
téristique de ce système digestif est la rareté ou même l’absence totale, chez la plupart
des individus, de grains noirs d’hématine dans les cellules. Il en résidte que le contour
des branches digestives et de leurs digitations n’est visible que sur le vivant, grâce au
sang ingéré. Sur l’ensemble de nos dix spécimens, seul un exemplaire du Cameroun montre
(après fixation, coloration et montage au Baume) un appareil digestif avec granulations
d’hématine. Vu le développement récent (Tinsley, 1973 ; Rohde, 1973) des recherches
sur le gastroderme des Polystomatidae, et notamment sur le rejet des déchets, nous pensons
que P. chiromantis mériterait d’être étudié tout spécialement et pourrait révéler un cycle
original dans son activité digestive.
L’appareil génital présente les organes classiques des Polystoma. Le bulbe copulateur
comporte les 8 épines habituelles. L’ovaire est grand (de 675 à 825 sur 330 à 430 pm) ainsi
que les œufs utérins (225 à 245 sur 125 à 145 pm) ; ceux-ci sont au nombre de 1 à 6 chez
nos exemplaires.
— 219 —
Discussion
Les spécimens décrits présentent tous les caractères du genre Polystoma Zeder et font
partie du groupe « africanum » au sens de Combes (1977). Ce groupe comprend des espèces
voisines, mais que Ton peut parfaitement distinguer si l’on tient compte de la forme pré¬
cise des hamuli et de la silhouette de l’appareil digestif. Parmi les espèces qui, comme celle
Fig. 2. — Hamuli de Polystoma chiromantis n. sp. : A et B, exemplaires du Cameroun ;
C, D et E, exemplaires du Gabon ; F, exemplaire de Centrafrique.
que nous décrivons ici, ne présentent pas d’anastomose digestive transverse, la distinction
est faite d’après l’extension des digitations latérales (c’est-à-dire dirigées vers les bords
de l’animal) et axiales (dirigées vers l’intérieur).
Aucune espèce décrite à ce jour ne présente à la fois des digitations axiales peu déve¬
loppées et des digitations latérales quasiment absentes, comme c’est le cas chez nos spé¬
cimens ; l’absence de pigmentation des cellules du gastroderme chez la plupart des indi¬
vidus ajoute à leur originalité. Nos exemplaires se caractérisent encore par leur forme élan¬
cée, un rapport hapteur/corps réduit, des hamuli à garde et manche bien séparés, un peu
plus grands que le diamètre ventousaire moyen.
Il faut enfin préciser que les spécimens récoltés chez les Chiromantis rufescens du Came¬
roun, du Gabon et de Centrafrique présentent une homogénéité remarquable comme en
témoigne tout particulièrement le dessin (fig. 2) des hamuli.
— 220 —
Nous proposons la création de l’espèce Polystoma chiromantis, dont le nom rappelle
l’hôte dont elle a de fortes chances d’être étroitement spécifique, comme le sont vis-à-vis
de leurs hôtes respectifs les Polystomes européens et africains décrits à ce jour.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Combes, C., 1977. —- Biogéographie mondiale des Monogènes Polystomatidae. Vol. in memoriam
Acad. V. Bykovsky (sous presse).
Euzet, L., C. Combes, et L.-Ph. Knoepffler, 1974. — Parasites d’Amphibiens de la République
centrafricaine : Polystomatidae (Monogenea). Vie Milieu, 24 (1-C) : 141-150.
Rohde, K., 1973. — Ultrastructure of the caecum of Polystornoides rnalayi Rhode et P. renschi
Rohde (Monogenea : Polystomatidae). Int. J. Parasit., 3 : 461-466.
Tinsley, R. C., 1973. — Ultrastructural studies on the form and function of the gastrodermis
of Prolopolystoma xenopi (Monogenoidea : Polyopisthocotylea). Biol. Bull., 144 : 541-555.
Manuscrit déposé le 24 mars 1977.
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 221-226.
Les stades larvaires de Polystoma africanum Szidat, 1932
(Monogenea, Polystomatidae), parasite de Bufo regularis Reuss
par Marie-Louise Salami-Cadoux *
Collaboration technique : Sim-Dozon Kulo
Résumé. — Description de la morphologie (crochetons haptoriaux, cellules ciliées, sensilles)
de la larve nageante de Polystoma africanum et description de néoténiques de cette espèce obtenus
expérimentalement chez les têtards de Bufo regularis.
Abstract. — Description of the morphology fhooklets, ciliated cells, sensillae) of the l'ree-
swimming larva of Polystoma africanum and description of the neotenic of this species, experi-
mentally obtained on tadpoles of Bufo regularis.
Une seule espèce de Crapaud africain héberge à ce jour des Polystomatidae : Bufo
regularis Reuss, 1834 1 est en effet l’hôte de Eupolystoma alluaudi (de Beauchamp, 1913)
Euzet et Combes, 1967, de Polystoma africanum Szidat, 1932 et de Polystoma mashoni
Beverley-Burton, 1962.
Les deux premiers sont présents au Togo dans deux aires strictement complémentaires.
Rappelons que E. alluaudi se multiplie à l’intérieur de la vessie de l’hôte (Combes, Bour-
gat, Salami-Cadoux, 1973) et qu’il se transmet pendant l’accouplement de ce dernier
grâce à trois particularités biologiques : accélération de la ponte au moment de l’accouple¬
ment de l’hôte, éclosion immédiate des œufs, réduction du chemin parcouru par le stade
libre (Salami-Cadoux, 1975).
Au contraire, P. africanum présente un développement classique, avec passage obli¬
gatoire sur le têtard et existence d’une génération néoténique. Le cycle interne, habituel
chez E. alluaudi, peut également se réaliser, mais il revêt un caractère exceptionnel et
son importance est tout à fait négligeable pour le maintien de l’espèce.
Nous décrivons ici la larve nageante et la larve néoténique de P. africanum, parasite
de B. regularis, au Togo.
1. — Larve nageante
Nous n’avons pas observé de différences significatives entre les larves gyrodactyloïdes I
et IL Dans les deux cas, à la température du laboratoire (26°C) l’éclosion a lieu 9 à 10 jours
* Ecole des Sciences, Université du Bénin, B.P. 1515, Lomé (Togo).
1. B. maculatus Hallowell, espèce sympatrique de B. regularis, n’a été trouvée infestée qu’une seule
fois au Togo par un Polystome de type « africanum », malgré des récoltes permanentes depuis 1971. Il s’agit
— dans l’état actuel de nos recherches — d'une infestation que l’on peut qualifier d’accidentelle.
— 222 —
Fig. 1. —■ Crochetons de la larve nageante de P. africanum. De gauche à droite : crocheton postérieur,
crocheton latéro-postérieur, crocheton latéral n° 1, crocheton latéral n° 5, crocheton latéral n° 6.
Fig. 2. — Sensilles et cellules ciliées d’une larve nageante de P. africanum vue de profil. (Dessin à la
chambre claire, après imprégnation au nitrate d’argent.) Les sensilles de la zone haptoriale n’ont pas
été représentées ; la cellule ciliée apicale et les cellules ciliées ventrales ont un figuré ponctué ; remar¬
quer le dédoublement des sensilles dorsales des cycles Tr s et Tr s qui ne paraît exister que chez les Polys-
toma africains.
Fig. 3. — Sensilles et cellules ciliées de la région antérieure ventrale de larves nageantes de P. africanum.
(Même technique que la figure 2.) Remarquer les six sensilles fixes du groupe jugal, le cycle buccal
unique et les deux cycles labiaux.
après la ponte. La larve mesure de 230 à 280 jjtm de long sur 75 à 110 ptm de large. Le hap-
teur (68 à 75 [tm de long sur 86 à 110 pim de large) porte huit paires de crochets (fig. 1).
On distingue de chaque côté et d’arrière en avant :
— 1 crochet postérieur : 37 à 40 pim de long ;
223 —
— 1 crochet latéro-postérieur : 21 à 22 p.m de long ;
— 6 paires de crochets latéraux (numérotés de 1 à 6 d’arrière en avant) : crochets
n os 1 à 5 : 19 à 21 pm de long ; crochet n° 6 : 35 à 37 pm de long.
Sont également présentes les ébauches des deux hamulis mesurant 9 à 11 pm de long.
L’étude des cellules ciliées et des sensilles a été faite après imprégnation au nitrate
d’argent de 100 larves (50 gyrodactyloïdes I et 50 gyrodactyloïdes II) selon la méthode
de Ginetsinskaya et Dobrovolsky (1963). Dans ce qui suit, nous utilisons les regrou¬
pements proposés par Combes (1967) pour les cellules ciliées et Combes et Lambert (1975)
pour les sensilles ; nous décrivons seulement une moitié du corps, la distribution des cellules
ciliées et des sensilles étant symétrique.
Cellules ciliées
On distingue d'avant en arrière (fîg. 2) :
— groupe apical : une cellule médiane impaire ;
— groupe céphalique : dorsalement une puis deux cellules ; ventralement quatre,
deux puis trois cellules ;
— groupe médio-antérieur : ventralement trois cellules ;
— groupe médio-postérieur : dorsalement trois cellules ; ventralement trois cellules ;
— groupe haptorial : six cellules ;
soit un total, pour l’ensemble du corps, de 55 cellules ciliées.
Sensilles
On observe six groupes :
— groupe apical : il se compose de 7 sensilles dorsales dessinant la lettre Y, près du
plan de symétrie, et de deux sensilles latérales (fig. 2) ;
— groupe jugal : en reliant par des traits les sensilles situées dans un même plan,
on met en évidence une certaine organisation plus ou moins symétrique dans leur distri¬
bution, plutôt confuse au premier abord. Nous proposons trois dessins de la disposition
des sensilles de cette zone pour montrer les variations individuelles possibles autour d’un
schéma commun (fig. 3). Les sensilles sont de dimension très variable mais, parmi les plus
grandes, trois occupent, de chaque côté, une position fixe et nous les avons privilégiées
sur les dessins (il est possible, comme l’ont suggéré Combes et Lambert, 1975, que ces
éléments soient, en fait, des orifices glandulaires) ;
— groupe buccal : on observe une sensille qui constitue avec sa symétrique un seul
cycle buccal (fig. 3) ;
-— groupe labial : le cycle labial antérieur est formé de 2 sensilles et de leurs symétriques,
le cycle labial postérieur d’une sensille et de sa symétrique, les deux cycles prolongeant
vers l’arrière les arcs des sensilles du groupe jugal (fig. 3) ;
— groupe troncal : il comprend 9 cycles (Tr x à Tr g ) constitués de la manière suivante :
cycle Tr-L : 1 D, 2 L, 1 V ; cycle Tr 2 : 3 D, 0 L, 0 V ; cycle Tr 3 : 2 D, 0 L, 0 V ; cycle Tr 4 :
2 D, 0 L, 0 V ; cycle Xr 6 : 2 D, 2 L, 0 V ; cycle Tr 6 : 0 D, 1 L, 1 V ; cycle Tr 7 : 0 D, 2 L,
1 V ; cycle Tr 8 : 2 D, 0 L, 0 V ; cycle Tr 9 : 2 D, 0 L, 0 V (fig. 2).
— groupe haptorial (fig. 4) : on observe, de l’extérieur du hapteur vers l’intérieur
de la concavité :
224 —
• un cycle Ha 4 : 1 sensille entre le crochet postéro-latéral et le crochet n° 1 ; 1 sen-
sille entre ce dernier et le crochet latéral n° 2 ;
• un cycle Ida 2 : les sensilles sont plus difficiles à situer par rapport aux crochets
car elles sont plus éloignées de leur point d’émergence. Ce sont 2 sensilles au voisinage
du crochet postérieur et du crochet postéro-latéral et 2 sensilles au voisinage du crochet
latéral n° 6 ;
• un cycle Ha 3 : on l’observe dans la concavité du hapteur sous la forme de 3 sen¬
silles présentes respectivement au voisinage du crochet postérieur et des crochets latéraux
n° 3 et 6 ;
• un cycle IIa 4 : il se place au centre de la concavité du hapteur et comprend 4 sen¬
silles en tout.
La répartition décrite est assez stable dans l’ensemble de notre collection de larves,
excepté en ce qui concerne le groupe jugal. Dans les autres zones, une sensille peut man¬
quer mais non sa symétrique. Parfois aussi s’observe une sensille supplémentaire mais
nous n’avons jamais découvert de groupes de « sensilles folles » tels ceux décrits par Combes
et Lambert (1975).
Comparaison avec d'autres larves nageantes de Polystoma
Jusqu’à ce jour, à notre connaissance, 6 espèces de Polystoma ont eu leur larve décrite
après imprégnation au nitrate d’argent. Ce sont : en Europe (Combes, 1967 ; Combes et
Lambert, 1975) : P. integerrimum (Frbhlich, 1798) parasite de Rana temporaria Linné ;
P. pelobatis (Euzet et Combes, 1966) parasite de Pelobates cultripes (Cuvier) ; P. gallieni
Price, 1938, parasite de Hyla meridionalis (Boettger) — en Afrique (Maedf.r, 1973) : P.
ebriensis Maeder, 1973, parasite de Ptychadaena aequiplicata (Werner) ; P. grassei Euzet,
Combes et Knoepffler, 1966, parasite de Leptopelis hyloides (Boulenger) ; P. dorsalis Maeder,
Euzet et Combes, 1970, parasite de Afrixalus dorsalis dorsalis (Peters).
La répartition des cellules ciliées est remarquablement constante chez ces 6 espèces
et la nôtre. Par contre celle des sensilles montre quelques particularités spécifiques :
Chez P. africanum comme chez P. pelobatis et P. gallieni : d’une part un seul cycle
buccal est présent (alors qu’il y en a 2 chez P. integerrimum ), d’autre part il n’y a que
6 sensilles au cycle H 3 (alors qu’il y en a 8 chez P. integerrimum et les trois Polystomes
étudiés par Maeder, si l’on interprète l’unique cycle haptorial de 8 sensilles décrit par cet
auteur comme étant le cycle H 3 ). Le cycle ll 4 est par contre uniquement représenté chez
P. africanum.
Quant aux cycles troncaux, ils sont identiques exception faite de la présence de deux
sensilles dorsales (au lieu d’une seule) dans les cycles Tr 8 et Tr g . Ce dédoublement très
caractéristique apparaît chez P. africanum et les trois autres espèces africaines (les sen¬
silles Tr 8 D et Tr 9 D sont décrites par Maeder sous le nom de groupe postéro-dorsal) mais
ne se produit jamais chez les trois espèces européennes (ce dédoublement conduisant à
des sensilles situées l’une derrière l’autre, il va de soi qu’on pourrait aussi bien l’interpréter
comme traduisant l’existence de 2 cycles troncaux supplémentaires).
Ces variations laissent à penser que les études de larves de Polystomes quand elles
seront plus nombreuses, permettront de préciser la taxonomie du groupe, en particulier
lorsque les caractères morphologiques de l’adulte sont peu différenciés comme c’est le cas
chez les Polystoma voisins de l’espèce africanum.
Fig. 4. — Zone haptoriale d’une larve nageante de P. africanum. (Même technique que la figure 2.)
Remarquer le cycle H 4 , caractéristique de cette espèce.
Fig. 5. — Larve néoténique de P. africanum, âgée de 58 jours.
Fig. 6. — Hamuli d’une larve néoténique de P. africanum, âgée de 58 jours.
— 226 —
II. — Larve néoténique
Trente larves néoténiques âgées de 12 à 58 jours et obtenues au laboratoire à partir
de larves gyrodactyloïdes I et II ont été recueillies sur les branchies des têtards de Bufo :
27 ont été colorées au carmin boracique et montées in toto (lig. 5), 3 ont été coupées et
colorées à l’Azan de Heidenhaim.
Le corps mesure jusqu’à 3,73 mm de long sur 1,10 mm de large. Il se rétrécit au niveau
du hapteur et sa largeur à ce niveau atteint 0,67 mm. Le hapteur mesure jusqu’à 0,76 mm
de long sur 1,06 mm de large. Les ventouses, nettement pédonculées sur le vivant, mesurent
69 X 81 qm chez le plus jeune (larve à quatre ventouses) et 209 X 267 [im chez le plus âgé
(larve à 6 ventouses). Les crochets larvaires sont identiques à ceux de la larve nageante.
Les deux hamuli se développent considérablement pour atteindre 95 qm de long chez les
néoténiques âgés, en différenciant une garde et un manche (fîg. 6). Le tube digestif se carac¬
térise par un volumineux pharynx et un développement en 2 branches, elles-mêmes divisées
en de nombreux cæcums latéraux et axiaux, très ramifiés, parmi lesquels il est difficile de
distinguer les zones de contact et les anastomoses véritables. Les deux branches se rejoignent
au niveau de l’anastosome haptoriale digitée. Il existe un canal hucco-œsophagien. L’appa¬
reil génital femelle est caractérisé par son ovaire antérieur ; les glandes de Mehlis sont bien
développées ; le canal génito-intestinal héberge des spermatozoïdes.
L’appareil génital mâle est conforme à celui des néoténiques de Polystoma antérieure¬
ment connus.
L’œuf mesure 151 à 197 qm de long sur 127 à 162 qm de large.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Combes, C., 1968. — Biologie, écologie des cycles et biogéographie de Digènes et Monogènes d’Arn-
phibiens dans l’Est des Pvrénées. Mém. Mus. natn. Iiist. nat.. Paris, sér. A, 51 (1) : 1-
195.
Combes, C... et A. Lambert, 1975. — La chétotaxie des larves nageantes de Polystomes euro¬
péens (Monogenea). Annls Parasit. hum. comp., 50 (1) : 25-37.
Ginetsinskaya, T. A., et A. A. Dobrovolsky, 1963. — A new method for finding sensillae in
Trematode larvae and the significance of these structures in classification. Dokl. Akad.
Na.uk. SSSB, 151 '2) : 460-463.
Maeder, A. M., 1973. —• Monogènes et Trématodes parasites d’Amphibiens en Côte d’ivoire.
Revue Suisse Zool., 80 : 267-322.
Manuscrit déposé le 24 mars 1977.
Bull. Mus. natn. Hisl. nat., Paris, 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 227-229.
Représentants du genre Polystoma Zeder (Monogenea) au Brésil
par Anna Kohn, Claude Combes et Delir Corrèa Comes *
Résumé. — Les Polystoma de 3 Amphibiens Anoures du Brésil, Trachycephalus nigromacu-
lalus, Hyla mesophaea et Leptodactylus pentadactylus sont rapportées à un groupe « nearcticum »
d’après leurs caractères morphologiques.
Abstract. — Représentatives of the genus Polystoma Zeder (Monogenea) in Brasil. The
Polystomes from 3 brasilian Anura, Trachycephalus nigromaculatus, Hyla mesophaea and Lepto¬
dactylus pentadactylus are related to a « nearcticum » group, aceording to their morphology.
Pendant longtemps deux continents seulement, l'Amérique du Sud et l’Australie, ont
paru ne pas abriter de représentants du genre Polystoma Zeder, Monogènes parasites de
la vessie des Anoures. Récemment une espèce (Combes et Laurent, 1974), puis deux autres
(Combes et Laurent, 1976) ont été décrites en République Argentine, ce qui laisse à penser
que l’Amérique du Sud possède peut-être autant d’espèces de Polystomes que l’Afrique
sinon davantage, vu son stock imposant d’Amphibiens.
Un examen des collections de Monogènes de F Institut Oswaldo Cruz (Rio de Janeiro)
a permis dès maintenant de retrouver plusieurs spécimens de Polystomes collectés par
A. Lutz et par L. Travassos et qui n’ont jamais été signalés, ni décrits.
Il s’agit de six individus provenant de Trachycephalus nigromaculatus Tschudi, de
quatre individus provenant de Hyla mesophaea Hensel et d’un individu provenant de Lep¬
todactylus pentadactylus (Laur.) (fig. 1). Ces Amphibiens ont été collectés dans l'Etat de
Rio, à l’exception de L. pentadactylus , qui provient de Cachimbo (Para).
Tous nos exemplaires possèdent en commun les caractères suivants : corps aplati
nettement rétréci à l’extrémité antérieure, hapteur bien individualisé, bamuli de même
dimension ou un peu plus grands que les ventouses, appareil digestif avec une anastomose
haptoriale et plusieurs anastomoses pré-haptoriales formant un réseau caractéristique.
Ces caractères sont théoriquement compatibles avec l’attribution de tous les exem¬
plaires à l’espèce Polystoma nearcticum Paul, 1935 (figurée dans Paul, 1938), connue jus¬
qu’à maintenant de diverses Hyla d’Amérique du Nord ; cependant, ces caractères ne per¬
mettent pas d’écarter formellement des espèces comme Polystoma naevius Caballero et
Zerecero, 1941 (connue de Smilisca baudinii au Mexique) ou Polystoma stellai Perez-Vigue-
ras, 1955 (connue de Hyla septentrionalis à Cuba et en Floride). Toutes ces espèces présentent
en effet la caractéristique commune de l’appareil digestif en réseau et ne se distinguent
* A. Kohn et D. C. Gomes, Instituto Oswaldo Cruz, Fiocruz CP n° 926 — ZC —- OO, Rio de Janeiro
(Brésil) et CNPQ.
C. Combes, Centre Universitaire, Avenue de Villeneuve, 66025 Perpignan Cedex (France).
Fig. 1. — Polystoma du groupe « nearcticum »
récolté chez Leplodaclylus pentadactylus (Laur.) au Brésil.
(Échelle : 1 mm.)
que par des caractères assez délicats à apprécier (forme du corps et des hamuli notamment).
Or la détermination des Polystomes repose très souvent sur de tels caractères, comme
l'ont montré en Afrique Euzet, Combes et Knoepffler (1966) et plus récemment Bour-
gat (1977) ; de plus, chaque fois qu’on a recherché expérimentalement l’existence d’une
spécificité, celle-ci s’est révélée très étroite, de sorte qu’elle semble devancer la séparation
morphologique. Dans ces conditions, nous pensons que toute description moderne d’un
Polystome doit reposer sur l’examen d’une série importante permettant de faire éventuelle¬
ment appel aux méthodes biométriques (s’appliquant en particulier aux dimensions des
œufs, des hamuli et des ventouses haptoriales).
A titre provisoire, nous pensons donc raisonnable d’attribuer les spécimens des trois
Amphibiens du Brésil à un groupe « nearcticum » (déjà évoqué par Combes et Laurent,
1978) sachant que des recherches futures, se fondant sur un matériel nouveau, révéleront
peut-être qu’il s’agit là d’espèces distinctes de P. nearcticum '.
1. De même qu’en Afrique on a séparé peu à peu de nombreuses espèces de P. africanum Szidat.
— 229 —
Ces Polystomes sont les premiers signalés dans cette immense réserve d’Amphibiens
que constitue le Brésil ; ils devraient donc être suivis par beaucoup d’autres.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Bourgat, R., 1977. — Recherches sur les Polystomatidae du Sud-Togo. Bull. Mus. nain. Hist.
nat., Paris, 3 e sér., n° 449, Zool. 312 : 447-463.
Combes, C.., et R. F. Laurent, 1974. — Polystoma borellii n. sp. (Monogenea, Polystomatidae),
parasite de Pleurodema borellii Peracea (Anura, Leptodactylidae) en République Argentine.
Acta Zool. lilloana, 31 (6) : 57-64.
Combes, C., et R. F. Laurent, 1978. — Deux nouveaux Polystomatidae (Monogenea) de Répu¬
blique Argentine. Acta zool. lilloana (sous presse).
Euzet, L., C. Combes, et L.-Ph. Knoepffler, 1966. — Parasites d’Amphibiens du Gabon: Polysto¬
matidae (Monogenea). Considérations sur la répartition géographique des Polystomatidae
africains et malgaches actuellement connus. Biologia gabonica, 2 (3) : 225-233.
Paul, A. A., 1938. — Life history studies of North American fresh-water Polystomes. J. Parasit.,
24 (6) : 489-510.
Manuscrit déposé le 24 mars 1977.
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353: 231-238.
Melythasides laubieri gen. sp. nov.
Ampharetidae (Annélides Polychètes sédentaires)
abyssal de la mer de Norvège 1
par Daniel Desbruyères *
Résumé. — Une forme nouvelle d’Ampharetidae (Annélides Polychètes sédentaires) a été
récoltée au cours de la campagne NORBI dans le bassin est-Groenland par 3 193 m de profondeur.
Elle constitue le type d’un genre nouveau. Melythasides gen. nov., caractérisé par la présence de
deux segments thoraciques modifiés, par trois paires de branchies et 12 segments thoraciques.
La multiplication du nombre de genres caractérisés par la transformation d’un ou plusieurs seg¬
ments conduit à discuter le niveau taxonomique de ce caractère.
Abstract. — A new Ampharetid (Polychaeta, Sedentaria) has been collected in the deep
sea during the French-Swedish Expédition NORBI in the east-Groenland basin, lt represents
the type of a new genus, Melythasides gen. nov., characterized by two modified setigerous segments,
three pairs of gills, twelve uncinigerous thoracic segments and thoracic uncini with 5-6 sériés of
teeth. The addition of another généra with one or several modified thoracic segments leads to
a reconsideration of the taxonomie importance of this character.
Le benthos profond de la mer de Norvège n’est connu que par des prélèvements assez
dispersés, réalisés essentiellement lors de l’expédition norvégienne dans l’Atlantique Nord
(1876). Le bassin du Groenland qui constitue la partie nord-ouest de la mer de Norvège
a été plus particulièrement exploré par la Danish Ingolf Expédition (1895-1896). La connais¬
sance des Polychètes profonds du bassin du Groenland est restreinte ; elle se limite aux
travaux de Ditlevsen (1917) et Wesenberg-Lund (1950) sur le matériel récolté lors de
cette dernière expédition. Dans le cas particulier des Ampharetidae, seules deux espèces,
toutes deux eurybathes, ont été signalées : Amage auricula Malmgren, 1866, et Amphieteis
gunneri (Sars, 1835).
La campagne franco-suédoise NORBI 2 qui s’est déroulée en juillet-août 1975 à bord
du N.O. « Jean Charcot « a été consacrée à l’exploration des communautés benthiques pro¬
fondes (2 500 à 3 800 m de profondeur) des différents bassins de la mer de Norvège.
Un premier tri 3 du matériel recueilli a montré la pauvreté spécifique des commu-
* Centre Océanologique de Bretagne B. P. 337 — 29273 Brest Cedex.
1. Contribution n° 573 du Département Scientifique du Centre Océanologique de Bretagne.
2. La campagne « NORBI » (Norvège-Biologie) a été organisée conjointement par le Centre National
pour l’Exploitation des Océans (France) et le « Swedish Natural Science Research Council » (Suède).
3. Le tri du matériel biologique a été effectué par le Centre National de Tri d’Océanographie Biolo¬
gique (CENTOB).
— 232 —
nautés de l’étage abyssal de ces bassins. A cette pauvreté s’opposent de très importantes
densités, supérieures en moyenne à 500 individus par mètre carré (Dahl et. al., sous presse).
Parmi certaines formes intéressantes de très nombreux individus d’un Ampharetidae,
caractérisé par deux segments sétigères thoraciques modifiés, ont été récoltés. Cette espèce
est très commune dans le bassin du Groenland où sa densité est estimée supérieure à
400 ind./m 1 2 pour certaines stations. L’étude de ces exemplaires a conduit à établir un
genre nouveau dont la description fait l’objet de ce travail.
MELYTHASIDES 1 gen. nov.
Diagnose
Prostomium semi-circulaire dépourvu de carène glandulaire saillante. Lèvres supérieure et
inférieure sans crénulation. Un ou deux gros tentacules elaviformes et lisses dans la cavité buccale.
Trois paires de branchies cirriformes. Postérieurement au segment paléigère 15 segments sétigères
thoraciques dont 12 sont uncinigères. Deux segments transformés portent un bourrelet glandu¬
laire dorsal : le 2 e et le 8 e segment uncinigère. Ce dernier segment a un notopode légèrement déplacé
dorsalement.
Les uncini thoraciques et abdominaux sont semblables, ils portent 5-6 rangées de dents.
Parapodes sans cirre notopodial ou neuropodial. Abdomen formé de 12 segments à pinnules unci¬
nigères. Pygidium nu.
Espèce-type : Melythasides laubieri 2 .
Melythasides laubieri 2 sp. nov.
Localité-type : Bassin du Spitzberg ; 76°54'1N et 01°49'8E ; profondeur : 3 193 m. Le pré¬
lèvement (DS 13) a été effectué à l’aide d’une drague épibenthique au cours de la campagne NORBI
du N.O. « Jean Charcot », le 2 août 1975. Ce prélèvement réunissait 45 exemplaires parmi lesquels
a été choisi le type.
L’holotype a été déposé dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris
sous le numéro AK 134. Des paratvpes ont été déposés au « United States National Muséum »
ainsi qu’à la « Allan Hancock Foundation ».
Autres localités : Bassin du Groenland ; 76°04'7N et 01°29'8W ; profondeur : 3 713 m
(32 exemplaires) et 74°42'9N et 03°27'6W ; profondeur : 3 595 m (21 exemplaires). Prélèvements
effectués à l’aide d’une drague épibentique.
Description
Le type est un exemplaire complet dont le corps mesure 10,9 mm de long et 0,63 mm
dans sa plus grande largeur, au niveau de la région post-branchiale. La région thoracique
1. Le préfixe Met, commun aux genres Melinnampharete Annenkova, 1937 et Melinnala Hartman,
1965, rappelle la transformation dorsale d’un segment thoracique antérieur, caractère proche de la crête
dorsale des Melinninae.
2. Cette espèce est dédiée en hommage sincère à M. L. Laubier.
— 233 —
comporte, en arrière du segment paléigère, 15 segments sétigères dont les douze derniers
sont uncinigères. Les notopodes de ces quinze segments portent des soies capillaires bilimbées
tandis que le segment paléigère porte des soies capillaires simples. L’abdomen est formé
de douze segments qui ne portent que des pinnules uncinigères. Le pygidium est nu.
Le prostomium est semi-circulaire ; cependant selon l’état de contraction des indi¬
vidus il peut sembler plus ou moins trilobé. Il ne porte ni bourrelet glandulaire saillant
ni aire oculaire pigmentée ni organe nucal à rebord marqué. Les lèvres inférieure et supé¬
rieure ne présentent pas de crénulation. Un ou deux gros tentacules lisses sont présents
— 234 —
dans la cavité buccale. Chez un des paratypes non contractés le tentacule est très long,
dépassant en longueur la moitié de la branchie. L’extrémité des tentacules est renflée
comme celle d’un club de golf, la partie distale est creusée en gouttière. Deux segments
achètes (I et II selon la nomenclature de Day, 1964) sont visibles ventralement entre le
péristomium et le segment paléigère.
Les trois paires de branchies sont insérées sur le segment paléigère (III). Les paires
Fig. 2. — Photographies prises au microscope électronique à balayage.
A, B, D, uncini thoracique ; C, uncini abdominale.
— 235 —
externe et interne sont situées légèrement plus en arrière que la paire médiane qui est
la plus longue. Les deux groupes de branchies sont jointifs. Les branchies sont lisses et cirri-
formes ; elles sont libres à la base et il n’existe pas de membrane palmaire. Une papille
néphridienne impaire est présente dorsalement au niveau du deuxième segment sétigère
(segment V).
Les soies du segment 111 qui forment les palées sont des capillaires lisses à extrémité
eiïîlée. Leur taille est deux fois supérieure à celle des soies des sétigères thoraciques les
mieux développées. Chacun des deux faisceaux comporte 10 à 12 soies disposées en éven¬
tail.
Les trois segments sétigères suivants sont dépourvus de neuropode. Le notopode du
segment IV porte un faisceau de soies bilimbées réduites. Les notopodes des segments V
et VI, comme ceux de tous les autres segments thoraciques, sont cylindriques, sans cirres
podiaux et portent des soies capillaires de deux types, les unes courtes, limbées et légère¬
ment géniculées, les autres longues, bilimbées et lancéolées. A partir du segment VII un
tore uncinigère est présent à tous les segments. Ces tores sont tous de même taille, sans
cirre ni expansion ; ils portent chacun 16 à 21 uncini.
Les uncini thoraciques ont une tête hémisphérique couronnée de 8 à 10 petites dents,
et une grosse dent impaire en forme de poinçon au-dessus du menton. Les dents sont répar¬
ties selon 5-6 rangées longitudinales irrégulières de 3-4 grandes dents. Les uncini abdomi¬
naux sont de même taille et de forme générale un peu plus globuleuse.
Les deuxième et huitième segments uncinigères thoraciques sont modifiés : ils portent
dorsalement un bourrelet glandulaire. L’étude histologique après coloration par l’Azan de
Heidenhaim (Méthode de Romeis) montre l’accumulation de produits de sécrétion colorés
en rouge au niveau de ces deux segments. L’observation au microscope électronique à
balayage après dessication au point critique révèle la présence d’abondantes mucosités au
niveau du bourrelet dorsal postérieur. Le notopode de ce 8 e segment thoracique uncinigère
est légèrement surélevé. Les soies du notopode ne sont pas modifiées comme chez certaines
espèces des genres Sosane et Anobothrus mais seul subsiste le faisceau de soies courtes.
La région abdominale ne présente aucune structure particulière. Les douze pinnules
uncinigères sont bien marquées mais ne possèdent ni cirre podial ni notopode vestigial.
Le pygidium ne porte ni cirre ni papille.
Tous les spécimens observés sont enfermés dans des tubes recouverts de vase dans
laquelle sont inclus des squelettes de foraminifères planctoniques.
Les animaux conservés dans l’alcool sont blanchâtres et n’ont pas de tache oculaire.
Une ligne sigmoïde ocrée est présente dorsalement dans la partie antérieure du thorax.
Justification
Le compendium de Hartman (1971) sur les Annélides polychètes abyssaux souligne
l’importance de la famille des Ampharetidae à des profondeurs excédant 2 000 m : c’est
en effet, avec 54 espèces réparties en 30 genres, la famille la mieux représentée. Parmi
ces espèces, 39, représentant 23 genres, appartiennent à la sous-famille des Ampharetinae.
Depuis cette revue, les travaux de Fauchald (1972), Laubier (1973), Desbruyères et
— 236
Laubier (sous presse) ont porté le total de cette sous-famille en milieu abyssal à 55 espèces
et 31 genres.
La poursuite de l’étude du matériel récolté lors des campagnes abyssales françaises,
qui contient de nombreuses formes nouvelles en cours d’étude, nous conduit à mettre en
cause la hiérarchisation des critères taxonomiques jusqu’alors admis (Hessle, 1917 ; Day,
1964) : nombre de paires de branchies, nombre de sétigères thoraciques uncinigères, nombre
de rangées de dents sur les uncini, etc.
Tableau I.
1
2
3
4
5
6
7
Localité
-TYPE
Profondeur
Eusamytha sexdentata
Hartman, 1967
g
12
+
0
1
+
1
—
Branslield
Strait
2 119-2 562
m
Melinnampharete eoa
Annenkova, 1937
Cf
n
12
0
P
1
+
1
—
Mer du Japon
78-1 600
rn
Melinnampharete gracilis 1 II
Hartman, 1969
g
12
0
PP
1
+
1
—
Bassin de
Cruz
Santa
1 846
m
Neosamytha gracilis
Hartman, 1967
d
12
+
1
1
—
1
_
Branslield
Géorgie du
Strait
Sud
220-311
2 663
m
m
Melinnata americana
Hartman, 1965
g
10
0
1
1
—
1
10*
Large de 1
Nouvelle
Angleterre,
a
4 850
m
Melythasides laubieri
n. gen., n. sp.
d
12
0
1
5-6
+
2
8*
Bassin du
Groenland
3 193
m
Mugga wahrbergi
Eliason, 1955
d
9
0
1
4-5
_
9 e
Suède
20-80
m
Muggoïdes cinctus
Hartman, 1965
0
10
0
J
3-4
_
10*
Berm udes
1 000-1 700
m
Sosanella apalea
Hartman, 1965
0
13
0
1
2
_
10*
Nouvelle
Angleterre
400-1 000
m
1 : Palées (o : absentes ; g : géniculées ; d : capillaires lisses). — 2 : Nombre de segments thoraciques unci¬
nigères. 3 : Existe-t-il une membrane buccale : o non, + oui. — 4 : Tentacules buccaux (0 : absents ;
I : lisses ; pp : papilleux ; p : pennés). — 5 : Nombre de rangées de dents aux uncini thoraciques.—
6 : Numéro du segment uncinigère thoracique antérieur transformé (+ 1 étant le premier uncinigère
thoracique, - 1 le sétigère précédent). — 7 : Numéro du segment uncinigère thoracique postérieur
transformé.
1. Melinnampharete gracilis Hartman, 1969, diffère de Melinnampharete eoa Annenkova, 1937, par
l’absence de notopodc et de soies au segment IV, par une pennation plus discrète des tentacules buccaux,
par un nombre plus important de dents aux uncini thoraciques.
II existe à propos de Melinnampharete eoa une contradiction entre les diagnoses de Hartman (1960
et 1969), de Fauchald (1972) qui attribuent 17 sétigères thoraciques à cette espèce et celles de Uschakov
(1955) et Day (1964) qui lui attribuent 15 sétigères thoraciques.
— 237
lli.it genres regroupant neuf espèces ont à la fois les deux critères suivants : un ou
plusieurs segments thoraciques modifiés, trois paires de branchies.
Les différents caractères de ces genres sont résumés dans le tableau I.
Ces genres se répartissent en trois ensembles : le premier regroupe les genres qui ne
présentent qu’un segment antérieur transformé ( Eusamitha Hartman, 1967 ; Melinnam-
pharete Annenkova, 1937 ; N eosamytha Hartman, 1967) ; le second proche de l’ensemble
Sosane, Anobothrus et Sosanopsis, à quatre paires de branchies, est formé par les genres
qui ont un segment thoracique postérieur transformé ( Mugga Eliason, 1955 ; Muggoides
Hartman, 1965, et Sosanella Hartman, 1965) ; le troisième est intermédiaire entre ces
deux groupes et renferme les genres ayant à la fois un segment thoracique antérieur et un
postérieur modifiés ( Melinnata Hartman, 1965, et Melytliasides gen. nov.). Ces deux genres
restent cependant très distincts, le premier ayant des palées géniculées, 10 segments séti-
gères thoraciques uncinigères, une seule rangée de dents aux uncini thoraciques, le second
ayanl des palées droites, 12 segments sétigères thoraciques uncinigères, plusieurs (5-6)
rangées de dents aux uncini thoraciques. De plus, chez Melythasides les segments trans¬
formés sont le 2 e segment sétigère thoracique uncinigère (VIII) et le 8 e segment sétigère
thoracique uncinigère, alors que chez Melinnata ce sont les segments VI et le 10 e segment
sétigère thoracique uncinigère qui sont modifiés. Il est à noter que les modifications d’un
segment thoracique ont été considérées jusqu’à présent comme un caractère de niveau
générique puisqu’il prédomine sur le caractère « nombre de segments sétigères thoraciques
uncinigères » dans le genre Anobothrus Levinsen : Anobothrus gracilis Malmgren, 1866,
l’espèce-type, a 12 segments sétigères thoraciques uncinigères alors que Anobothrus occiden-
lalis Hartman, 1969, Anobothrus trilobotus Hartman, 1969, Anobothrus mancus Fauchald,
1972, et Anobothrus bimaculatus Fauchald, 1972, n’ont que 11 segments sétigères thora¬
ciques uncinigères. Il faut aussi souligner que ces transformations ne sont pas analogues :
« bourrelets glandulaires » dorsaux, soies transformées, parapodes à expansions foliacées,
membrane transverse, etc.
Un autre point d’interrogation se pose lorsque l’on considère l’existence chez Arnphic-
teis trichophora Hartman, 1965, de cirre neuropodial très long aux 4 derniers segments
sétigères thoraciques uncinigères. Cet auteur ne considère pas ce caractère comme une
transformation alors qu’elle range Anobothrus trilobatus dans l’ensemble des espèces à seg¬
ments thoraciques postérieurs transformés ; A. trilobatus ne possède cependant que des
expansions lamelleuses aux derniers parapodes thoraciques. L’importance taxonomique
de ce caractère semble mal définie, variable selon les auteurs et on ne peut juger s'il rend
compte d’un phénomène de convergence ou d’homologie.
Exceptée la modification de ces deux segments, Melythasides se rapproche du genre
Samythella sensu Day, 1964, en ayant 12 segments sétigères thoraciques uncinigères, 3 paires
de branchies, des tentacules buccaux lisses mais en diffère par le nombre élevé de rangées
de dents aux uncini thoraciques, la présence de palées, un abdomen plus réduit (12 contre
36 segments abdominaux), un nombre plus faible de tentacules buccaux.
Le genre Melythasides est bien isolé dans l’ensemble des Ampharetinae à trois paires
de branchies ; en ayant 12 segments sétigères thoraciques uncinigères et deux segments
thoraciques transformés, il diffère de tous les autres genres de la sous-famille ; il se rapproche
cependant assez naturellement du genre Melinnata Hartman, 1965.
— 238 —
Écologie : Cette espèce est limitée à la partie profonde des bassins du Groenland et
du Spitzberg où elle atteint des densités importantes.
Remerciements
Je tiens à remercier ici les Prs J. H. I)ay et K. Fauchald qui ont corrigé ce texte et m’ont
aidé de leurs conseils.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Dahl, E., L. Laubier, M. Sibuet, et J. O. Stromberg. — Some quantitative results on benthic
communities of the Deep Norvegian Sea. Astarte, sous presse.
Day, J. H., 1964. — A review of the family Ampharetidae (Polychaeta) Ann. S. Afr. Mus.. 48
(4) : 97-120.
Desbruyères, D., et L. Laubier, — Noanelia hartmanae gen. sp. n. Ampharetidae (Annélides
Polychètes sédentaires) abyssal du Golfe de Gascogne. Allan Hancock Monogr. rnar. Biol.,
sous presse.
Ditlevsen, IL, 1917. — Annelids. The Danish Ingolf Expédition Unie. Zool. Mus. Copenhagen,
4 (4) : 1-71.
Fauchald, K., 1972. — Benthic polychaetous annelids from deep-water of Western Mexico and
adjacent areas in the Eastern Pacific Océan. Allan Hancock Monogr. rnar. Biol., 7 : 1-575
H artman, O., 1965. — Deep-water benthic polychaetous annelids of New England to Bermuda
and other North Atlantic areas. Allan Hancock Found. Publ. Occ. paper. 28 : 1-378.
II artman, O., 1967. — Polychaetous annelids collected hy the USNS Eltanin and Staten Island
Cruises, chiefly from Antarctic seas. Allan Hancock Monogr. rnar. Biol., 2 : 1-387.
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Found. LTniversity of Southern California, Los Angeles, 1968.
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to Bermuda and other North Atlantic areas. Part IL Allan Hancock Monogr. war. Biol..
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Hessi.e, C., 1917. — Terebellomorphen Polychaeten. Zool. Bird. Upps., 5 : 39-258.
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sédentaires) aberrant de Méditerranée Orientale profonde. C. r. hebd. Séanc. Acad. Sci.,
Paris, 277, sér. D : 2723-2725.
Ushakov, P. V., 1955. — Polychaeta of the far eastern seas of the USSR. Tabl. anal. Faune USSB,
56 : 1-419.
Wf.senberg-Lund, E., 1950. — Polychaeta. Dan. Ingolf-Exped., 4 (14) : 1-91.
Manuscrit déposé le 9 juin 1977.
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 239-244.
Une nouvelle Parastenocaris du Hoggar
(Crustacea, Copepoda, Harpacticoida)
par Branko Bozic *
Résumé. — Description de Parastenocaris ahaggarica (Parastenocarididae) espèce nouvelle
appartenant au groupe remanei et présentant des affinités morphologiques avec certaines formes
sud-américaines.
Abstract. — Description of Parastenocaris ahaggarica sp. nov. (Parastenocarididae) of the
remanei group and related to some south american forms.
Un prise effectuée par le Pr Th. Monod dans l’oued Tinlalene, au liane sud du Hoggar,
était constituée d’individus d’une seule espèce et qui semble être représentée, dans ce bio¬
tope particulièrement intéressant, par des populations nombreuses, si l’on en juge d’après
le nombre d’individus — 64 — que contenait l’échantillon. La proportion des sexes était
exactement de 1 : 1, égalité que l’on ne rencontre pas souvent. Il s’agit d’une forme de
petite taille, les femelles mesurant environ 0,37-0,40 mm, et les mâles environ 0,39-0,43
mm.
Description du mâle
Anlennule : Préhensile, à sept articles (fîg. 3, a).
Antenne : De type habituel, avec un exopodite très réduit, uni-articulé et se termi¬
nant par une soie.
Appendices buccaux
Mandibule : Lobe masticateur bien développé, palpe réduit à un seul article se termi¬
nant par deux fortes soies de longueurs inégales (fîg. 1, b).
Maxillule : Arthrite robuste, avec une épine terminale externe plus forte. L’identifi¬
cation des autres parties présente quelques difficultés en raison du peu de netteté dans le
tracé des articulations ; en principe, on distingue un coxo-basipodite qui porte deux soies,
un endopodite orné de trois soies, un exopodite qui en porte deux, et un épipodite repré-
* Muséum national d’Histoire naturelle, laboratoire de Zoologie (Arthropodes) et Ecole Pratique des
Hautes Études, laboratoire de Carcinologie et d’Océanographie biologique, 61, rue de Bufjon, 75005 Paris.
— 240 —
Fig. 1. —- Parastenocaris ahaggarica, sp. nov. <$ :
a, aspect général ; b, mandibule ; c, maxillule ; d, maxille ; e, maxillipède.
senté par une longue soie. Toutefois, les références concernant cet appendice chez les repré¬
sentants de ce genre faisant en général défaut, nous préférons garder une certaine réserve
dans l’interprétation proposée (fig. 1, c).
Maxille : Les mêmes remarques que dans le cas de Mxl sont valables ici. La sépara¬
tion entre le précoxa et le coxopodite étant également un peu floue, on peut considérer
les deux endites soit comme étant repartis séparément sur les deux articles, soit comme
appartenant au seul article distal. L’appendice-type ayant généralement quatre endites,
il est plus rationnel d’admettre que la réduction à la moitié a pu toucher les deux articles
de la même manière, auquel cas c’est la première interprétation qui serait à retenir et qui
— 241 —
est conforme à notre dessin. Le basipodite porte une épine terminale forte et allongée en
plus de son endite. L’endopodite est rudimentaire et porte deux assez longues soies termi¬
nales (fig. 1, d).
Maxillipède : Préhensile et sans aucune ornementation particulière (fig. 1, e).
Appendices natatoires
P 1 sans ornementation au basipodite (fig. 2, a). P 2 à endopodite uni-articulé, garni
d’une rangée de spinules du côté externe, se terminant par une spinule plus forte, et à
exopodite tri-articulé (fig. 2, b). P 3 bi-ramée, basipodite orné d une longue soie externe,
endopodite très réduit et se terminant par une soie, exopodite assez arqué, garni au rebord
externe de deux groupes de spinules : 4-5 proximales et 3-4 distales ; terminaisons à struc¬
ture complexe, caractérisée par une courte phanère foliacée et hyaline, à insertion subapi¬
cale (fig. 2, c). P 4 h exopodite tri-articulé et arqué, endopodite uni-articulé, se terminant
en pointe et portant du côté interne une frange de spinules sétiformes (fig. 2, d).
P 5 très petite, de forme plutôt rectangulaire, moyennement allongée. Chétotaxie :
deux soies apicales — une longue interne et une courte externe — une courte soie subapi¬
cale externe et une longue soie latérale externe ; angle terminal interne marqué par une
spinule subapicale (fig. 2, e).
Furca aux branches assez allongées ornées de sept phanères, pas de soies proximales
ou médianes au rebord externe ; opercule anal inorné, flanqué de chaque côté d’une rangée
latérale et oblique de très fines spinules visibles seulement au très fort grossissement (fig. 1, f).
Description de la femelle
Antennule : Sept articles, avec une soie plumeuse au 2 e et un filament sensoriel au 4 e
article (fig. 3, b).
P 2-P 4 : Dimorphisme des endopodites très peu marqué en P 2 (fig. 3, d). Endopo¬
dite P 3 plutôt sétiforme (fig. 3, e), endopodite P 4 un peu plus fort et plus orné (fig. 3, f).
P 5 : Ressemble à celle du mâle, avec la même chétotaxie ; elle s’en distingue par un
allongement de la soie latérale externe et par un raccourcissement de la soie apicale externe
(fig. 3, c).
Position systématique
Cette nouvelle espèce, de petite taille, trouve sa place dans le groupe remanei (Noodt,
1963) dont les rangs ont été considérablement grossis dans le courant de la dernière décen¬
nie. C’est dans un lot de diverses espèces décrites de la région amazonienne par Kiefer
(1967) que nous avons retenu celle qui nous semble se rapprocher le plus de cette forme
africaine : P. drepanophora. Des affinités morphologiques concernent l’aspect de la furca,
514, 3
— 242 —
Fig. 2. — Parastenocaris ahaggarica sp. nov. :
a, PI ; 1), P2 ; c, P3 ; d, P4 ; e, P5.
la P 3 du mâle où on relève la division des épines marginales en deux groupes, puis la forme
et l’ornementation de l’endopodite P 4 du mâle. Mais c’est surtout dans la forme de la P 5
des deux sexes qu’il y a le plus de ressemblance. La majorité des Parastenocaris ont une
P 5 réduite à une plaque triangulaire, garnie de soies généralement très courtes, mais dans
certaines espèces le triangle est passé franchement au rectangle, l’appendice gardant donc
encore une forme proche d’un exopodite réduit de type hanal, indifférencié, à chétotaxie
— 243 —
Fig. 3. — Parastenocaris ahaggarica sp. nov. :
a, antennule du mâle ; femelle : b, antennule ; c, P5 ; d, P2 ; e, P3 ; f, P4.
« normale ». Ce type de P 5 se retrouve également dans P. argentina Noodt, 1965, et dans
quelques autres espèces. Chez P. ahaggarica, cet aspect « ancestral » apparaît comme très
bien conservé ; la forme en « rectangle » est encore accentuée par l’inexistence de la « pointe »
à l’angle distal intérieur, qui existe dans d'autres espèces et qui est ici remplacée par une
courte soie subapicale. Étant donné l’importance que cet appendice assume dans la systé¬
matique des I larpacticoïdes en général, toute variation dans sa structure, permettant la
constitution d’une série morphologique, nous semble mériter une attention particulière.
Si l’on ajoute à ce caractère la structure relativement peu réduite des appendices buccaux
— 244 —
et la relative simplicité de la P 3 <$, la nouvelle forme peut être comprise comme moins
spécialisée, plus proche des formes ancestrales.
Il est évidemment séduisant et loisible d’émettre une hypothèse sur le rôle possible
du milieu, en tant que facteur de conservation, dans un biotope assez particulier comme
l’est sans doute celui ou cette forme a été récoltée : en tout cas, la localisation géographique
très restreinte de toutes les espèces de ce genre, déjà soulignée par Chappuis, est par elle-
même un préalable autant à la conservation qu’à la différentiation de n’importe quel
caractère.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Chappuis, P.-A., 1957. — Le genre Parastenocaris Kessler. Vie Milieu, 8 (4) : 423-432.
— 1958. — Biogéograpliie du genre Parastenocaris. Vie Milieu, 9 (4) : 444-453.
Kieff.r, F., 1967. — Zwei neue Parastenocaris - Arten (Copepoda Ilarpacticoida) aus dem Ama-
zonas - Gebiet. Amazomana, 1 (2) : 131-134.
Lang, K., 1948. — Monographie der Harpaeticiden. Lund.
Noodt, W., 1954. — Die Verbreitung des Genus Parastenocaris, ein Beispiel einer subterranen
Crustaceen-Gruppe. Verh. D. zool. Ges., Tübingen, 1954 : 429-435.
— 1965. — Crustacea subterranea aus Argentinien. Beitr. neotrop Fauna, 4 (2) : 84-129.
Manuscrit déposé le 21 juillet 1977.
Bull. Mus. nain. Hist. liai., Paris, 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 245-296.
Contribution à l’étude
des Coleoptera Brachelytra Staphylinidae 1
du massif de l’Andringitra (Madagascar Centre)
par f Jean Jarrige *
Résumé. — Ce travail traite des Coléoptères Brachélytres appartenant à la famille des Staphy-
liuidae et récoltés au cours de la première campagne de la RCP 225 du Centre national de la Recher¬
che scientifique qui a porté sur l’étude du massif de l’Àndringitra (Madagascar Centre).
Parmi les 66 espèces recensées, il donne la description de deux genres nouveaux (Paulianidia
et Descarpentriesiellus) ainsi que de 57 espèces nouvelles.
Abstract. — This article deals with Coleoptera Brachelytra belonging to the family Staphyli¬
nidae collected during the first field work campaign of the RCP 225 of the French National Research
Center in the Andringitra range (Madagascar Center).
Among the 66 species recorded, two new généra (Paulianidia and Descarpentriesiellus) and
57 new species are described.
Mon collègue et ami, J. JARRIGE, avait entrepris l’étude de Vensemble des Coléoptères Sta-
phylinides récoltés à Madagascar au cours de la mission du CNRS dans le massif de VAndringitra
en 1970-1971. Malheureusement, son décès est venu interrompre cette œuvre.
J. JARRIGE avait été amené à étudier tout d’abord les Staphylinidae, s. st.r., je me suis donc
efforcé de regrouper et d’assembler les documents qu’il avait réunis pour que le travail déjà effectué
ne soit pas perdu et puisse être publié.
Je dois remercier sa famille qui a bien voulu me communiquer les notes et les dessins qu’il avait
réalisés et M. II. COIFFAIT qui, avec son amabilité, coutumière, m’a fait bénéficier de sa connais¬
sance magistrale des Staphylins pour me permettre de résoudre certains problèmes qui se sont présentés au
cours de la rédaction du manuscrit. Enfin, je remercie également M. le Pr. C. DEL AM ARE DEBOUT-
TEVILLE et M me C. MUNOZ-CUEVAS grâce auxquels les dessins d’ensemble illustrant ce travail
ont pu être réalisés.
A. Descarpentries.
Les espèces faisant l’objet de cette note ont été récoltées au cours de la première campagne
de la Recherche Coopérative sur Programme n° 225 du Centre national de la Recherche scienti¬
fique, consacrée à l’étude du massif de l’Andringitra et qui s’est déroulée d’octobre 1970 à jan¬
vier 1971.
* Laboratoire d'Écologie générale du Muséum national d’Histoire naturelle, 4, avenue du Petit Château,
91800 Brunoy et Laboratoire d'Entomologie générale et appliquée du Muséum national d’Histoire naturelle,
45, rue Bufjon, 75005 Paris.
1. sensu Jeannel et Jarrige (1949).
— 246 —
De nombreuses données concernant la géographie du massif, sa climatologie et ses types de
végétation ont été publiées précédemment h
Nous avons joint aux importantes collections entomologiques réunies par les membres de la
mission du CNRS celles effectuées précédemment par MM. le Pr. J. Millot, le Recteur R. Pau-
lian, P. Grivf.aud, A. Robinson et P. Soga.
Les holotypes et les paratvpes des nouvelles espèces sont conservés dans les collections du
M uséum national d’Histoire naturelle, à Paris.
Sous-famille Paederinae
Genre PINOGALUS Fagel
Pinogalus cordicollis n. sp.
Brachyptère, brun-rouge, les tergites vaguement rembrunis à la base et sur les côtés ;
antennes testacé sale, les articles intermédiaires enfumés au sommet ; pattes roux-testacé.
Tête transverse (25 X 36), sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux,
ceux-ci assez petits, à peine convexes, plus courts que les tempes (6 X 9), celles-ci peu mais
assez régulièrement convergentes vers barrière, les angles basaux indistincts ; front fine¬
ment, peu densément ponctué, de chaque côté quatre gros points en séries obliques, l’externe
situé au niveau de l’insertion antennaire ; la moitié basale à ponctuation fine, plus ou moins
plus forte devant la base, mêlée de gros points épars, sur fond à très fine microsculpture
superficielle ; premier article antennaire longuement claviforme, un peu plus long que les
deuxième et troisième ensemble ; le deuxième de la moitié de la longueur du premier, troi¬
sième un peu plus court et plus grêle ; quatrième à dixième à peine décroissants en longueur,
bien plus longs que larges. Cou densément ponctué, les points un peu plus forts, plus pro¬
fonds que ceux de la base de la tête.
Pronotum subcordiforme, à peu près aussi long que large (35 X 34), à peine plus étroit
que la tête, sa plus grande largeur au niveau du tiers antérieur de ses bords latéraux, ceux-ci
régulièrement convergents vers l’arrière, les angles basaux indistincts, le bord basal recti¬
ligne ; disque densément ponctué, les points espacés d’environ un diamètre, moins pro¬
fonds que ceux du cou, une amorce de ligne médiane, seulement appréciable aux extrémités,
pubescence assez dense, courte et fine. Écusson subconvexe, ponctué.
Élytres plus courts et plus étroits que le pronotum, légèrement transverses pris ensemble
(30 X 32), les épaules obtuses, les bords latéraux subparallèles sur la moitié postérieure ;
ponctuation plus forte, un peu plus dense que celle du pronotum, un peu plus serrée le
long des bords latéraux ; pubescence semblable.
Tergites à ponctuation assez forte et dense, les points étirés longitudinalement.
Longueur : 12 mm.
cJ inconnu.
Ilolotype : une Ç, Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-X1I-1970/
15-1-1971.
1. Recherche coopérative sur programme (RCP) n° 225 du Centre national de la Recherche scienti¬
fique (CNRS) : Biogéographie des milieux montagnards de la région malgache et structure de leurs éco¬
systèmes [cf. 1971, Bull. Soc. Écol., 2 (2-3) : 189-266].
— 247 —
Pinogalus betschi n. sp.
Très voisin du précédent, à peine plus petit, les articles antennaires assez semblables
mais plus courts, le deuxième plus renflé.
Tète transverse (22 X 31), yeux plus courts que les tempes (5 X 8), nullement sail¬
lants, les angles postérieurs bien marqués ; sculpture du disque très fine, les gros points
moins nombreux, ponctuation du cou plus fine que chez l’autre espèce, même micro-
sculpture.
Pronotum trapézoïdal, subtransverse, pas plus large que la tète (30 X 32), à ponc¬
tuation à peine moins forte et dense ; les angle postérieurs obtus mais bien marqués.
Ecusson à peine visiblement ponctué.
Élytres subcarrés pris ensemble (29 X 29), un peu plus étroits et plus courts que le
pronotum, les épaules obtuses mais bien marquées, les bords latéraux parallèles, la ponc¬
tuation à peine moins forte et dense que chez le précédent.
Sculpture des tergites plus fine et profonde, moins nettement étirée longitudinalement ;
pubescence semblable.
Longueur : il mm.
$ inconnu.
Holotype : une Ç, Andringitra Est, Anjavidilava, 1850-1950 m, FDHM2, 18-XfI-
1970/15-1-1971.
Genre OEDICHIRUS Erichson
Les Oedichirus de l’Andringitra appartiennent à la Section 1 précisée par Fagel (1970)
dans sa révision des espèces éthiopiennes : espèces aptères, à rehord latéral du pronotum
entier et ponctuation abdominale non alignée. D’autre part, le labre est constamment
quadridenté.
Oedichirus descarpentriesi n. sp.
Noir profond, l’avant-corps finement microsculpté, assez mat ; les deux premiers
articles antennaires et la base du troisième testacés, les suivants enfumés ; premier et
deuxième articles des palpes maxillaires roux, troisième et quatrième enfumés, labre brun,
mandibules brun-rouge ; pattes brun-noir, tarses roussâtre-enfumé, les articles terminaux
roussâtres.
Tête subcirculaire, légèrement transverse (52 X 60), les yeux assez saillants, plus
longs que les tempes (20 X 18), celles-ci en courbe régulière ; une cicatrice postoculaire
arquée interrompue avant la base ; antennes assez fines, articles 2-6 subégaux, les suivants
graduellement un peu plus courts, le onzième subtronqué au sommet, moitié plus court
que le dixième.
Pronotum ovalaire, convexe, les angles indistincts, bords latéraux rectilignes en arrière,
248 —
aussi large et plus long que la tête (75 X 60), les points discaux variables, mais dans leur
ensemble plus petits et plus profonds que ceux de la tête.
Elytres plus courts et plus étroits que le pronotum, à peine plus longs que larges
ensemble (57 X 55), l’apex rebordé ; ponctuation irrégulièrement éparse, les points plus
petits et moins profonds que ceux du pronotum, le fond très superficiellement micro-
sculpté.
Trois premiers tergites éparsement, irrégulièrement ponctués, les points plus fins et
moins profonds que ceux des élytres, le quatrième à sculpture plus éparse, les suivants
à peu près imponctués.
Longueur : 10 mm (Holotype). Taille variant chez le de 8,5 à 10 mm, les Ç cons¬
tamment de grande taille et de stature un peu plus robuste.
S • bord libre du quatrième stermte avec une très petite plage médiane de soies cili-
formes roussâtres disposées transversalement ; cinquième sternite avec, en son milieu, une
plage triangulaire de soies spimformes ; bord libre du sixième asymétrique, avec, au tiers
gauche, une courte expansion dentiforme munie de quelques très petites spinules, la partie
droite avec une bande de courtes soies spiniformes. Édéage, fig. 1.
Holotype : 1 <$, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-XI1-1970/
15-1-1971. Paratypes : 7 et 10 Ç, mêmes provenance et dates ; 1 <$, Marositry, Est rivière
Antsifotra, 2 000 m, FDHM, 2/5-XII-1970 ; 1 <?, forêt Vakoana, 1 500-1 600 m, FDHMA,
15/25-1-1971 ; 1 çj, Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM1,
26-X/3-XI-1970.
Très voisin par sa stature et sa coloration A O. rufitarsis Fauvel, de la forêt Tanala,
mais les points discaux de la tete plus fins et moins nombreux, la ponctuation des tergites
un peu plus dense, les caractères sexuels bien différents. Chez ce dernier, le cinquième
sternite est simple, le sixième largement entaillé, avec, sur son bord droit, un pinceau de
longs phanères sétiformes, la partie moyenne avec une bordure serrée de phanères plus
courts orientés transversalement et avant son angle externe gauche, un autre pinceau
de longs phanères légèrement oblique. Édéage, fig. 2.
Oedichirus kolbei Fauvel
Oedichirus kolbei Fauvel, Revue Eut.. 23, 1904 : 319.
Espèce décrite de la forêt Tanala, située sur le flanc oriental du massif de T Andrin¬
gitra (Madagascar Est).
Andringitra Est, 3 et 2 $, forêt d’Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m, FDHMA,
15/25-1-1971.
Oedichirus bonsae n. sp.
Xoir, les deux premiers articles antennaires testacés, les suivants enfumés, palpes
maxillaires testacé brunâtre, mandibules brun-rouge ; fémurs et tibias bruns, les derniers
éclaircis au sommet, tarses testacés.
Tête suborbiculaire, transverse (38 X 45), les yeux fortement convexes, plus longs
Fig. 1 à 6 —- Genre Oedichirus, édéage, de profil.
1, O. descarpentriesi n. sp. ; 2, O. rufitarsis Fauvel ; 3, O. bonsae n. sp.
4, O. andringitrarws n. sp. ; 5, O. sogai n. sp. ; 6, O. novus n. sp.
que les tempes (17 X 10), cicatrice postoculaire profonde ; articles 2-4 des antennes sub¬
égaux en longueur, le troisième environ deux fois et un tiers aussi long qu’épais, les sui¬
vants graduellement un peu plus courts, le dixième à peine deux fois aussi long qu’épais,
le onzième à peine plus court.
— 250
Pronotum ovale, plus long et à peine plus étroit que la tête (57 X 43), les points dis¬
caux plus gros et plus profonds que ceux de la tête.
Élytres légèrement transverses ensemble (40 X 43), de même largeur que le prono¬
tum, les points à peu près de même force que ceux de la tête.
Points des tergites subsemblables à ceux des élytres, espacés d’environ deux dia¬
mètres sur le premier, graduellement plus épars sur les suivants, les trois derniers à peu
près imponctués.
Longueur : 7 mm.
^ : bord libre du stérilité du pygidium faiblement, asymétriquement lobé en son
milieu, avec, du côté droit, une costule oblique anguleusement saillante en arrière. Edéage,
fig- 3.
Holotype : 1 Andringitra Est, Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m, FDHMA,
15/25-1-1971. Paratypes : 2 <$ et 2 Ç, mêmes provenance et dates ; 1 <$ et 1 Ç, forêt Vakoana,
1 500-1 600 m, FDHMA, 15/25-1-1971.
Assez voisin d’O. kolbei Fauvel, stature plus robuste, pattes plus sombres, élytres
plus courts et moins étroits, ponctuation des tergites plus espacée.
Oedichirus andringitranus n. sp.
Brun-châtain, élytres brun-rouge, abdomen brun-noir, le bord apical des trois derniers
tergites et lobes rougeâtres ; mandibules rousses, les deux premiers articles antennaires
testacés, les suivants enfumés, pattes testacées, l’avant-corps très faiblement microréti¬
culé.
Tête subcirculaire, peu transverse (36 X 41), les yeux assez convexes, pas plus longs
que les tempes, celles-ci rétrécies en courbe régulière, cicatrice postoculaire assez courte
et fine ; antennes assez courtes, deuxième et troisième articles subégaux en longueur, le
troisième deux fois aussi long qu’épais, les suivants graduellement plus courts, le dixième
d’un quart plus long que large, le onzième un peu plus court.
Pronotum ovalaire, convexe, ses angles indistincts, les bords latéraux faiblement
convexes en arrière, plus long et plus large que la tête (50 X 43), les points discaux peu
nombreux, plus forts et plus profonds que ceux de la tête, la bande longitudinale médiane
convexe, interrompue avant le sommet et la base.
Élytres peu transverses ensemble, plus courts que le pronotum mais égaux en largeur
(40 X 43), l’apex rebordé, les points subégaux en force à ceux du pronotum.
Ponctuation des tergites plus fine que celle du pronotum, les points espacés de deux
à trois diamètres sur le premier (visible), graduellement plus épars sur les suivants, les trois
derniers pratiquement imponctués.
Longueur : 7,5 mm.
^ : bord libre du sternite du propygidium impressionné en son milieu ; sternite du
pygidium longitudinalement impressionné, son bord libre hyalin, lobé en son milieu ; une
faible crête de chaque côté, celle de droite plus forte. Edéage, fig. 4.
Holotype : 1 Andringitra Centre, plateau Soaindrana (Andohariana), 2 090 m,
16-1-1958 (R. Paulian leg.). Paratypes : 2 £ et 1 $, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m,
PA1, 9-XI/10-X11-1970. Chez les paratypes, la microsculpture de l’avant-corps est plus
nette.
— 251 —
Oedichirus dubius n. sp.
Très semblable au précédent, mêmes stature et coloration. Avant-corps un peu moins
mat, la microsculpture plus fine, antennes semblables.
Tête moins transverse (39 X 44), les yeux moins convexes, peu plus longs que les
tempes (15 X 13), celles-ci plus convexes, points du disque moins nombreux et à peu près
aussi gros.
Pronotum un peu plus court et plus large (54 X 46), les points discaux moins nom¬
breux, plus forts et plus profonds.
Élytres peu différents (40 X 45), même ponctuation.
Ponctuation des tergites semblable.
Longueur : 7 mm.
inconnu.
Holotype : une $, Andringitra Est, forêt Vakoana, 1 500-1600 m, FDHMA, 15/25-1-
1975. Paratype : 1 Ç, mêmes provenance et dates.
Oedichirus sogai n. sp.
(Fig- 7)
Noir, premier et deuxième articles antennaires testacés, les suivants rembrunis ; man¬
dibules testacé rougeâtre, palpes et pattes testacés.
Tête transverse (36 X 43), les yeux convexes, bien plus longs que les tempes (16 X 9),
cicatrice postoculaire très nette ; articles 2-4 des antennes subégaux, les suivants graduelle¬
ment plus courts, le dixième presque deux fois aussi long qu’épais, le onzième à peine plus
court.
Pronotum ovale, peu plus large que la tête (50 X 44), les angles indistincts, les bords
latéraux subrectilignes, les points beaucoup plus forts et profonds que ceux de la tête.
Elytres peu transverses ensemble (40 X 42), points assez semblables à ceux de la
tête, distants d’environ trois diamètres.
Points des premiers tergites subsemblables à ceux des élytres, graduellement plus
épars sur les suivants, les trois derniers à peu près imponctués.
Longueur : 7 mm.
cJ : bord libre du sternite du pygidium avec une lamelle médiane transverse, aux angles
externes aigus et deux lobes externes séparés de celle-ci par une échancrure à fond arrondi.
Edéage, fig. 5.
Holotype : 1 Andringitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDHM,
2/5-XII-1970. Paratypes : 7 exemplaires des deux sexes, Anjavidilava, 1 850-1 950 m,
FDIIM2, 18-X11-1970/15-1-1971 ; 2 Ç, forêt Imaitso (Anjavidilava), 2 030 m, 18-1-1958
(P. Griveaud leg.) ; 1 Ç, Andringitra Centre, plateau Soaindrana (Andohariana), 2 090 m,
16-1-1958 (R. Paulian leg.).
Voisin par sa taille et sa stature d’O. kolbei Fauvel, un peu plus robuste, pattes
claires, élytres plus courts et moins étroits.
— 252 —
Fig. 7. — Oedichirus sogai n. sp., habitus.
Fig. 8. — Palaminus betschi n. sp., habitus.
Oedichirus novus n. sp.
Très semblable au précédent, cependant appendices entièrement pâles ; points des
élytres mêlés de granules sétigères. Longueur : 7 mm.
cJ : quatrième stérilité avec une petite plage écailleuse devant son bord libre : cin¬
quième simple ; bord libre du sixième convexe en son milieu, avec, de chaque côté, une
carinule à extrémité dentée, celle de droite plus forte. Edéage, fig. 6.
Holotype : 1 Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, PA1, 9-XI/
10-XII-1970. Paratypes : 1 Ç, Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m,
— 253
FDIIM1, 26-X/3-XI-1970 ; 1 Ç, Andringitra Est, Ànjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2,
18-X11-1970/15-1-1971 ; 1 Ç, Andringitra Centre, zone sommitale, falaises de l’ivango-
mena, 2 100-2 500 m, 9-XI/10-XII-1970.
Oedichirus penicillatus n. sp.
Noir, les deux premiers articles antennaires testacés, les suivants enfumés, palpes
maxillaires enfumés, pattes testacées, fémurs légèrement rembrunis au sommet.
Tête transverse (37 X 43), les yeux convexes, plus longs que les tempes (17 X 10),
celles-ci peu convexes, la cicatrice postoculaire réduite ; deuxième article antennaire un peu
plus court que le troisième, celui-ci deux fois et un tiers aussi long qu’épais, quatrième
subégal, les suivants graduellement plus courts, dixième de moitié plus long que large,
onzième un peu plus court.
Pronotum ovalaire, un peu plus étroit que la tête, assez allongé, (55 X 40), les angles
indistincts, les bords latéraux peu convexes en arrière, les points discaux bien plus forts
et profonds que ceux de la tête.
Élytres plus longs que larges ensemble (46 X 39), les points irréguliers, moins forts
que ceux du pronotum.
Ponctuation des tergites comme celle des précédents.
Longueur : 7 mm.
S : quatrième sternite avec, en son milieu, un relief finement granulé, celui-ci avec,
en arrière de son bord droit, une plage de fines écailles rougeâtres, orientées en diagonale
vers l’intérieur ; cinquième avec un faisceau de quatre longs phanères rougeâtres à extré¬
mité fourchue, disposés en travers ; sixième à bord libre simple, hyalin. Edéage, fig. 10.
Holotype : I Andringitra Sud, col d’Ivohibe, Xl-1950 (A. Robinson leg.). Para-
types : 1 Ç, mêmes provenance et date ; 1 9, Andringitra Est, Ambalamarovandana, 1 500-
1 600 m, FDIIMA, 15/25-1-1971.
Oedichirus betschi n. sp.
Noir, premier et deuxième articles antennaires testacés, les suivants enfumés, palpes
maxillaires enfumés, mandibules roux-testacé, pattes testacées.
Tête orbiculaire (33 X 35), les yeux peu saillants, peu plus longs que les tempes
(13 X H), cicatrice postoculaire bien marquée ; deuxième article antennaire plus épais
que le troisième, un peu plus court, quatrième un peu plus court que le précédent, les
suivants graduellement plus courts, le dixième d’un quart plus long que large, onzième
à peine plus court.
Pronotum relativement convexe, un peu plus large que la tête (45 X 38), la double
série discale réduite, à points plus fins que ceux de la tête.
Elytres transverses ensemble (36 X 39), leur plus grande largeur au niveau des deux
tiers de ses bords latéraux, ceux-ci fortement convexes, convergents en arrière, le disque
déprimé, un peu ruguleux, avec quelques granules sétifères.
Ponctuation des tergites sans caractères spéciaux.
— 254 —
Longueur : 6 mm.
<$ : stérilité du pygidium déprimé sur son milieu, son bord libre obtusément échancré.
9 inconnue.
Holotype : 1 Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, i 650 m, FDHM1,
26-X/3-X1-1970. Paratype : 1 mêmes provenance et dates.
Petite espèce bien distincte des précédentes par l’ensemble de ses caractères.
Oedichirus ivohibensis n. sp.
Noir, appendices roux-testacé, les trois derniers segments rougeâtres à l'apex, les
lobes rougeâtres.
Tête orbiculaire, légèrement transverse (29 X 33), les yeux saillants, plus longs que
les tempes (12 X 7), celles-ci peu convexes, la cicatrice postoculaire bien marquée, presque
transversale, les points du disque relativement gros et profonds ; antennes assez courtes
et épaisses, deuxième et troisième articles subégaux en longueur, les suivants graduellement
plus courts, le dixième d’un quart plus long que large, onzième pas plus long que large.
Pronotum à peine plus étroit que la tête (38 X 32), ses bords latéraux rectilignes en
arrière, les points discaux un peu plus forts que ceux de la tête.
Élytres à peu près aussi longs que larges ensemble (31 X 32), leur plus grande largeur
à la hauteur du quart postérieur de leurs bords latéraux, les points distants d environ
trois diamètres, plus petits que ceux de la tête.
Points du premier tergite libre à peu près de la force de ceux des élytres, distants
d’environ deux diamètres, graduellement plus épars sur les suivants, les deux derniers à
peu près imponctués.
Longueur : 5,5 mm.
: bord libre du sternite du pygidium avec, à droite, une fine crête à apex denté
bordée à l’intérieur par un sillon, et, à gauche, une carinule obtuse.
Holotype : 1 (J, Andringitra Sud, col d’Ivohibe, XI-1950 (A. Robinson leg.). Para-
type : 1 Ç, mêmes provenance et date.
Genre PALAMINUS Erichson
Palaminus descarpentriesi n. sp.
Roux-testacé, les quatre premiers tergites légèrement plus sombres, antennes, pièces
buccales et pattes testacées.
Tète transverse (16 X 25), les yeux assez convexes (0,68 de la longueur totale), tempes
à peine distinctes, bord basal trisinué, disque à ponctuation irrégulière, très superficielle ;
antennes assez courtes, le dixième article pas plus long que large.
Pronotum transverse, à peine plus large que la tête (23 X 26), sa plus grande largeur
un peu en avant du milieu, les angles antérieurs obtus-arrondis, les postérieurs peu appré-
— 255 —
Fig 9 et 10. — Genre Oedichirus, édéage, de profil.
• 9, O. kolbei Fauvel ; 10, O. penicillatus n. sp.
Fig. Il et 12. — Genre Palaminus , édéage, faces dorsale et ventrale.
11, P. descarpentriesi n. sp. ; 12, P. betschi n. sp.
ciaMes ; ponctuation du disque superficielle, cependant plus nette et plus dense que celle
de la tète, les points distants d’environ un diamètre, pas de bande lisse médiane distincte.
Elytres longs et amples (45 X 35), la ponctuation fine, mais bien marquée, les points
distants d'environ deux diamètres.
— 256 —
Tergites présentant la sculpture en « écailles de poisson » propre au genre, nette sur
les quatre premiers, obsolète sur le cinquième, les derniers imponctués, finement micro-
sculptés.
Longueur : 5 mm.
<3 : bord libre du sternite du pygidium tronqué-arrondi. fidéage, fig. 11.
Ç : bord libre du sternite du pygidium échancré.
Holotype : 1 çj, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, L8-X11-1970/
15-1-1971. Paratypes : 2 (J et 1 $, mêmes provenance et dates ; 2 Ç, Anjavidilava, 2 000 m,
FDSMP, mêmes dates.
Palaminus betschi n. sp.
(Fig. 8)
Roux-testacé, les élytres avec une vague tache suturale, les quatre premiers segments
libres rembrunis. Appendices testacés.
Tête transverse (15 X 22), les yeux assez convexes (0,56 de la longueur totale), tempes
très petites, subdentées, bord basal subconvexe ; disque finement, superficiellement ponc¬
tué, les points distants d’environ deux diamètres ; antennes assez longues, le dixième article
à peine visiblement plus long que large.
Pronotum peu transverse, plus étroit que la tête (19 X 20), sa plus grande largeur
au niveau du tiers antérieur de ses bords latéraux, ceux-ci assez fortement convergents
vers l’arrière, les angles postérieurs indistincts, ponctuation fine et superficielle, irrégulière ;
une trace de bande lisse médiane devant la base.
Élytres assez longs et amples (36 X 30), la ponctuation bien nette, fine et dense, les
points distants d’environ un diamètre.
Sculpture des tergites sans particularité.
Longueur : 3,5 mm.
(J : bord libre du sternite du pydigium tronqué-ineurvé, avec un petit denticule médian.
Édéage, fig. 12.
Ç : un peu plus grande, 3,8 mm. Bord libre du sternite du pygidium tronqué. Comme
cela s’observe fréquemment dans le genre, la tache élytrale peut manquer chez certains
exemplaires.
Holotype : 1 çj, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-X11-1970/
15-1-1971. Paratypes : 37 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates ; 2 $,
Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, mêmes dates.
Palaminus blanci n. sp.
Roux-testacé, les quatre premiers tergites libres un peu plus foncés, appendices tes¬
tacés.
Tête transverse (15 X 21), les yeux convexes (0,53 de la longueur totale), les tempes
distinctes, subdentées, bord basal subconvexe ; ponctuation du disque fine, mais bien
marquée, ombiliquée, assez dense, au moins dans la partie interoculaire ; antennes assez
courtes, le dixième article pas plus long que large.
— 257 —
Pronotum à peine transverse (19 X 20), sa plus grande largeur au niveau du tiers
antérieur de ses bords latéraux, les angles antérieurs largement arrondis, les postérieurs
très obtus, cependant appréciables ; ponctuation irrégulière, nulle le long du bord anté¬
rieur, une étroite trace de bande lisse médiane sur la moitié postérieure.
Élytres longs et amples (36 X 30), finement et densément ponctués, les points dis¬
tants d’environ un diamètre et demi.
Tergites sans particularité.
Longueur : 3,5 mm.
cj : bord libre du sternite du pygidium prolongé en étroite lame parallèle, tronquée-
arrondie à l’apex. Edéage, fig. 13.
Ç : bord libre du sternite du pygidium tronqué-arrondi.
Holotype : 1 Andringitra Est, Anjavidilava, J 850-1 950 m, FDHM2, 18-X11-1970/
15-1-1971. Paratypes : 14 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates.
Palaminus griveaudi n. sp.
Testacé, les quatre premiers tergites et la base du cinquième un peu plus foncés ;
appendices testacés.
Tête transverse (15 X 22), les yeux moyennement convexes (0,53 de la longueur totale),
les tempes subdentées, le bord basal convexe ; disque à ponctuation nette et assez dense
en avant, nulle devant la base ; dixième article antennaire à peine plus long que large.
Pronotum transverse (20 X 23), sa plus grande largeur au niveau du quart antérieur
de ses bords latéraux, les angles postérieurs obtus mais appréciables ; ponctuation un peu
plus fine que celle de la tète, irrégulière, nulle vers les angles antérieurs, une étroite bande
lisse médiane plus nette en arrière.
Élytres relativement courts et étroits (30 X 26), ponctuation assez fine et superficielle,
les points distants d’environ deux diamètres.
Tergites sans particularité.
Longueur : 3,5 mm.
: bord libre du sternite du pygidium tronqué-arrondi. Edéage, fig. 14.
Ç : bord libre du sternite du pygidium obtusément tronqué.
Holotype : 1 g, Andringitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDHM,
2/5-XII-1970. Paratypes : 13 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates ;
1 <$ et 1 Ç, Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m, FDHMA, 15/25-1-1971.
Palaminus sogai n. sp.
Brun-rouge, élytres avec une bande suturale brune, dilatée en avant et en arrière,
n’atteignant pas l’épaule, le reste externe de chaque élytre roux-testacé, abdomen brun ;
appendices testacés.
Tête transverse (16 X 23), les yeux moyennement convexes (0,50 de la longueur totale),
tempes subdentiformes, bord basal subconvexe ; ponctuation du disque assez peu dense
514, 4
— 258 —
Fig. 13 à 16. — Genre Palaminus, édéage, laces dorsale et ventrale.
13, P. blanci n. sp. ; 14, P. griveaudi n. sp.
15, P. sogai n. sp. ; 16, P. anjavidilavanus n. sp.
sur la partie antérieure, nulle devant la base, les points distants d environ un diamètre ;
antennes assez longues, le dixième article environ deux fois aussi long qu’épais.
Pronotum transverse (20 X 22), sa plus grande largeur au niveau du quart antérieur
de ses bords latéraux, les angles postérieurs peu appréciables ; ponctuation du milieu du
— 259
disque assez dense, nulle sur le pourtour, un peu plus forte et dense que celle de la tête,
une bande lisse longitudinale médiane nette.
Élytres assez étroits et courts (33 X 27), ponctuation assez fine et superficielle, les points
espacés d’environ deux diamètres.
Tergites sans particularité.
Longueur : 3,5 mm.
(J : bord libre du sternite du pygidium tronqué, étroit, bidenticulé. Edéage, fig. 15.
$ : un peu plus robuste ; bord libre du sternite du pygidium tronqué-arrondi.
Holotype : 1 Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-XII-1970/15-1-
1971. Paratypes : 12 exemplaires des deux sexes, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2,
mêmes dates ; 5 et 1 $, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m FDHM, 2/5-XII-1970 ;
1 <$, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, HFAM, 9-XI/10-XII-1970.
Palaminus anjavidilavanus n. sp.
Roux-testacé clair, en entier.
Tête transverse (16 X 20), les yeux assez convexes (0,50 de la longueur totale), tempes
à peine appréciables, bord basal convexe, disque ponctué dans sa moitié antérieure, les
points fins, irréguliers ; dixième article antennaire environ deux fois aussi long qu’épais.
Pronotum subtrapézoïdal, non transverse (18 X 18), sa plus grande largeur juste en
arrière des angles antérieurs, les bords latéraux rectilignes, les angles postérieurs nets ;
ponctuation superficielle, assez dense, confuse, une étroite bande lisse médiane.
Elytres assez longs et amples (32 X 25), ponctuation confuse, fine et superficielle,
les points distants d’environ deux diamètres.
Tergites sans particularité.
Longueur : 3,2 mm.
çj : bord libre du sternite du pygidium tronqué-arrondi. Edéage, fig. 16.
Ç inconnue.
Holotvpe : 1 Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FD1IM2, 18-XII-1970/
15-1-1971.
Genre MADECAPAEDERUS Fagel
Madecapaederus cyanescens n. sp.
Avant-corps et élytres bleu-acier sombre, abdomen noir ; antennes testacées, les
articles 8-10 bruns, mandibules brunes, palpes maxillaires testacés, le troisième article
noir, pattes brun-noir, les tarses testacé-enfumé.
Tête transverse (22 X 26), sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux,
ceux-ci plus courts que les tempes (6 X 8), celles-ci très convexes ; disque avec quelques
rares fins points épars; deuxième article antennaire des trois cinquièmes de la longueur
du troisième, quatrième subégal au deuxième, les suivants graduellement un peu plus
courts et épais, le dixième environ une fois et demie aussi long qu’épais.
— 260 —
Pronotum fortement convexe, ovale, plus long que large, sa plus grande largeur vers
le tiers antérieur de ses fiords latéraux ; ceux-ci fortement convexes, les angles postérieurs
obtus mais appréciables ; disque avec quelques rares points épars irréguliers.
Élytres courts et étroits (18 X 23), les épaules bien marquées, les bords latéraux sub¬
parallèles, quelques longues soies noires sur le disque.
Tergites très finement microsculptés, les strioles transversales, quelques fins points
sétifères de chaque côté.
Longueur : 7,5 mm.
: bord libre du stérilité du pygidium avec une échancrure étroite à bords parallèles.
Holotype : 1 <$, Andringitra Est, Anjavidilava, 1850-1 950 m, FDHM2, 18-XII-1970/
15-1-1971. Paratypes : 32 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates ; 2 exem¬
plaires, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDHM, 2/5-XII-1970 ; 1 exemplaire,
id., mais HFAM ; 8 exemplaires, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m,
HFAM1, 9-XI/10-XII-1970 ; 1 exemplaire, zone sommitale, pie Bory, 2 600 m, FBM,
15-XII-1970.
Madecapaederus fageli n. sp.
Avant-corps et élytres bleu-acier, abdomen noir, les pleurites de l urite génital roux,
rembrunis à l’apex ; antennes testacées, sommet du huitième article et neuvième et dixième
en entier, rembrunis, palpes maxillaires testacés, mandibules brunes, fémurs et tibias bruns,
tarses testacé-brunâtre.
Tète suborbiculaire, transverse (26 X 30), sa plus grande largeur au niveau du bord
externe des yeux, ceux-ci plus courts que les tempes (7 X 10), celles-ci assez fuyantes ;
troisième article des antennes deux fois aussi long que le précédent, quatrième un peu
plus long que le deuxième, 5-7 subégaux au quatrième, les suivants graduellement un peu
plus courts, dixième deux fois aussi long qu’épais, onzième une fois et demie aussi long
que le précédent.
Pronotum convexe, plus long que large (30 X 36), sa plus grande largeur à la hauteur
du tiers antérieur de ses bords latéraux, les angles postérieurs peu marqués.
Élytres courts et étroits, transverses ensemble (20 X 25), les épaules bien marquées
disque avec quelques granules sétifères épars.
Tergites finement microsculptés en mailles transversales, avec quelques points séti¬
fères épars.
Longueur : 10 mm.
çj : bord libre du stérilité du pygidium comme chez le précédent.
Holotype : 1 Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FD11M2, 18-XII-1970/
15-1-1971. Paratypes : 53 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates ; 1 exem¬
plaire, forêt Imaitso (Anjavidilava), 2 030 m, 19-1-1958 (P. Griveaud leg.) ; 1 <$, Andrin¬
gitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, LIFAM1, 9-XI/10-XII-1970 ; 25 exem¬
plaires des deux sexes, Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM1,
26-X/3-XI-1970.
Bien plus grand que le précédent, stature plus grêle, contours de la tête plus arrondis,
antennes proportionnellement plus longues, le pronotum moins gibbeux, microsculpture
des tergites et édéage différents.
Madecapaederus descarpentriesi n. sp.
Avant-corps vert-bleuâtre à reflet pourpre, élytres vert-olive métallique, abdomen
noir ; mandibules brunâtres, antennes et palpes maxillaires testacés, fémurs noir-brun,
tibias et tarses testacés.
Tête transverse (19 X 25), sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux,
ceux-ci peu plus courts que les tempes (6 X 7), celles-ci assez convexes ; antennes comme
chez cyanescens.
Pronotum ovale, convexe, plus long que large (30 X 25), sa plus grande largeur vers
le tiers antérieur de ses bords latéraux, ceux-ci convexes, les angles postérieurs peu dis¬
tincts.
Elytres courts et étroits, transverses ensemble (17 X 21), les épaules un peu arrondies ;
disque avec quelques soies noires.
Tergites finement et superficiellement microsculptés ; quelques rares points sétifères
de chaque côté.
Longueur : 7 mm.
: bord libre du sternite du pygidium comme chez les précédents.
Holotype : 1 (J, Andringitra Est, forêt Vakoana, 1 500-1 600 m, FDHMA, 15/25-1-
1971. Para types : 21 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates ; 21 exem¬
plaires des deux sexes, Ambalamarovandana, 1 500-1 600 m, FDHMA, 15/25-1-1971.
Plus petit et différemment coloré que les précédents, l’abdomen moins mat du fait
de la microréticulation plus superficielle.
Madecapaederus dilutus n. sp.
(Fig. 17)
Aptère, roux-testacé, premier et deuxième articles des antennes testacés, les suivants
légèrement rembrunis ; troisième article des palpes maxillaires enfumé.
Tête transverse (28 X 36), les yeux saillants, plus courts que les tempes (7 X 12).
Bord libre du labre visiblement incurvé, les angles externes obtusément saillants ; disque
très obsolètement réticulé, quelques points épars entre le bord antérieur des yeux et la
base ; premier et troisième articles des antennes subégaux en longueur, deuxième un peu
plus court, quatrième subégal à ce dernier, 5-9 subégaux en longueur, graduellement plus
épais, tous plus longs que larges, dixième subcarré, onzième oblong, mucroné, une fois
et demie aussi long que le dixième.
Pronotum oblong, plus long que large (30 X 37), disque lisse, avec un très fin sillon
médian sur son tiers postérieur.
Elytres arrondis aux épaules, très transverses ensemble (19 X 29), le bord apical à
peine incurvé, disque avec quelques fines soies pâles.
Tergites finement réticulés transversalement, avec quelques fines soies éparses, et de
chaque côté de fortes soies noires.
Longueur 4 mm.
(J : sternite du pygidium profondément incisé.
— 262
$ : bord libre du sternite du pygidium arrondi.
Remarquable petite espèce orophile.
Holotype : 1 Andringitra Centre, zone sommitale, cirque Boby, 2 500 m, 12/13-1-
1958 (R. Paulian). Paratypes : 36 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates ;
16 exemplaires des deux sexes, même provenance, BFAM et I1FAM, 23/29-XI-1970 ; 1 exem¬
plaire plateau Soaindrana (Andohariana), 15-1-1958 (R. Paulian).
Genre ASTENUS Stephens
Astenus alluaudi Fauvel
Astenus alluaudi Fauvel, Rev. Eut., 23 , 1904 : 314.
Espèce répandue dans la totalité du Domaine de l’Est.
Andringitra Sud, 1 exemplaire, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM1,
26-X/3-X1-1970.
Astenus (Astenognathus) descarpentriesi n. sp.
(Fig. 18)
Aptère, noir profond, premier, deuxième et onzième articles antennaires (les 3-10 rem¬
brunis), pièces buccales et pattes testacés.
Tête subovalaire, plus longue que large (39 X 36), sa plus grande largeur au niveau
du bord externe des yeux, ceux-ci peu convexes, plus courts que les tempes (11 X 15),
disque à sculpture aréolée en son milieu, moins nettement, subrugueuse sur les côtés et
devant la base, pubescence noire, fine et courte, peu appréciable sur le disque, plus forte
et plus longue le long des bords latéraux ; premier article antennaire presque trois fois
aussi long qu’épais, deuxième de moitié aussi long et d’un tiers moins épais, troisième
plus grêle, subégal en longueur aux deux précédents ensemble, quatrième à dixième gra¬
duellement très peu plus courts, onzième un peu plus long que le précédent.
Pronotum oblong, plus long que large, plus court et plus étroit que la tête (35 X 30),
les angles indistincts ; disque impressionné latéralement en son milieu, à sculpture aréolée
deux fois aussi forte que celle de la tête, sublongitudinalement rugueuse le long des bords
latéraux, une fine carène longitudinale médiane n’atteignant pas le sommet : cinq soies
marginales.
Élytres plus longs que larges ensemble, un peu ensellés, la suture subcaréniforme,
plus courts et plus étroits que le pronotum (33 X 28), les épaules peu marquées, densément
granulés, chacun, avec, vers le milieu et le long des bords latéraux, des granules munis
d’une longue soie spiniforme noire.
Premier tergite libre densément sculpté et pubescent, les suivants à sculpture et pubes¬
cence graduellement plus éparses.
Longueur : 5,5 mm.
— 263 —
Fig. 17. — Madecapaederus dilutus n. sp., habitus.
Fig. 18. —• Astenus (Astenognathus) descarpentriesi n. sp., habitus.
( Échelle commune.)
$ : bord libre du sternite du propygidium avec quelques soies noires en son milieu,
bord libre du sternite du pygidium triangulairement échancré.
Holotype : 1 (J, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, HFAM1,
9-XI/10-X1I-1970. Paratvpes : 9 $, mêmes provenance et dates ; 1 exemplaire, Andrin¬
gitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDSM, 2/5-XII-1970.
Assez voisin d’A. (Ast.) perangustus Fauvel, plus robuste, tête plus courte et plus
large, les élvtres également plus courts et plus larges, la sculpture beaucoup plus forte.
Astenus (Astenognathus) viduus n. sp.
Aptère, noir profond, pièces buccales, antennes (3-8 rembrunis) et pattes testacées.
Tête subquadrangulaire, plus longue que large (40 X 34), sa plus grande largeur au
niveau du bord externe des yeux, ceux-ci peu convexes, plus courts que les tempes (12 X 16),
264 —
les angles postérieurs largement obtus-arrondis, ponctuation du disque aréolée, confluente,
confuse, moins nette et moins profonde entre les yeux et la base ; premier article antennaire
presque une fois aussi long qu’épais, deuxième court, ovalaire, troisième moitié plus long
que le deuxième, les suivants graduellement un peu plus courts, onzième subégal au dixième.
Pronotum ovoïde, plus long que large (35 X 28), ses angles très obtus ; ponctuation
aréolée plus forte et surtout plus nette et régulière que celle de la tête.
Élytres plus étroits que le pronotum, plus longs que larges ensemble (34 X 26), les
épaules obtuses mais appréciables, fortement et densément granulés.
Sculpture des premiers tergites assez forte et dense, graduellement plus éparse sur
les derniers.
Longueur : 5,5 mm.
^ inconnu.
Holotype : 1 Ç, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-XII-1970/
15-1-1971.'
Très voisin du précédent, plus étroit, les antennes plus courtes, les pattes plus grêles,
la sculpture moins forte dans son ensemble.
Genre THINOCARIS Kraatz
Thinocaris descarpentriesi n. sp.
Ailé, assez convexe, brun-noir, appendices roux.
Tête transverse (33 X 38), sa plus grande largeur au niveau des yeux, ceux-ci convexes
et saillants, bien plus longs que les tempes (18 X 7), celles-ci parallèles, angles postérieurs
arrondis mais bien marqués, bord basal concave ; disque finement, densément granulé,
le front et un espace interoculaire circulaire légèrement convexe, seulement microsculptés ;
premier article antennaire à peine plus long que les deuxième et troisième ensemble, ceux-ci
subégaux en longueur, quatrième d’un quart plus court que le troisième, cinquième au
dixième graduellement un peu plus courts, dixième subcarré, des trois cinquièmes de la
longueur du onzième.
Pronotum transverse, aussi long mais plus étroit que la tête (33 X 34), les angles
antérieurs obtus, bords latéraux légèrement convergents, subdroits, les angles postérieurs
indistincts ; disque densément, fortement et plus nettement granulé que la tête, un étroit
sillon médian interrompu sur le quart antérieur. Écusson ruguleux.
Pubescence de l’avant-corps molle.
Élytres finement pubescents, aussi larges que la tête, plus larges et bien plus longs
ensemble que le pronotum (42 X 38), un peu plus finement et moins densément ponctués
que le pronotum.
Tergites très finement et superficiellement sculptés et pubescents.
Longueur : 4,5 mm.
çf : bord libre du sternite du pygidium avec une échancrure médiane triangulaire à
fond arrondi. Édéage, fig. 19.
— 265 —
$ : bord libre du sternite du pygidium simple.
Holotype : 1 Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM1,
26-X/3-XI-1970. Paratype, 3 (J et 1 $, mêmes provenance et dates.
Thinocaris andringitrensis n. sp.
Ailé, brun, élytres légèrement éclaircis à la base, antennes et pièces buccales rousses,
fémurs testacés, les genoux, les tibias et tarses légèrement assombris.
Tête transverse, sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux (31 X 39),
ceux-ci convexes et saillants, plus longs que les tempes (17 X 8), celles-ci parallèles, les
angles postérieurs largement arrondis ; sculpture du disque à peu près comme chez le pré¬
cédent, antennes semblables.
Pronotum transverse, plus étroit que la tête (31 X 36), les angles antérieurs obtus,
les bords latéraux un peu convergents, subrectilignes, les angles postérieurs très obtus
mais appréciables ; disque densément, assez finement granulé, sans sillon médian.
Elytres plus longs que larges ensemble, subégaux en largeur à la tête (45 X 40), un
peu plus fortement et moins densément granulés que le pronotum.
Tergites très finement et superficiellement sculptés.
Longueur : 4,5 mm.
(J : bord libre du sternite du pygidium avec une échancrure médiane en triangle aigu.
$ inconnue.
Holotype : 1 <$, Andringitra, forêt d’Ampatsikahitra (sans autre précision).
Voisin des précédents, le pronotum plus nettement rétréci en arrière, non sillonné, à
sculpture plus fine, élytres un peu plus amples et plus finement sculptés, les tergites moins
mats ; caractères sexuels différents.
Thinocaris ivohibensis n. sp.
Ailé, brun-noir, appendices roussâtres.
Tête transverse, sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux (35 X 41),
ceux-ci convexes et saillants, plus longs que les tempes (18 X 10), celles-ci légèrement
divergentes, les angles postérieurs subanguleux ; disque granulé-ridé, avec un petit espace
médian sublisse ; articles 2-4 des antennes subégaux en longueur, les 5-10 graduellement
un peu plus courts, cependant tous plus longs que larges, le dixième d’un quart plus long
que large, onzième de moitié plus long que le dixième.
Pronotum peu transverse, plus étroit que la tête (33 X 35), les angles antérieurs obtus-
arrondis, les bords latéraux subrectilignes, convergents, les angles postérieurs indistincts ;
disque finement, assez densément granulé, une étroite bande lisse médiane marquée sur
ses deux tiers postérieurs d’un fin sillon.
Elytres plus longs que larges ensemble (49 X 47), le disque finement, assez densément
granulé.
Tergites finement, superficiellement sculptés.
Longueur : 5 mm.
— 266 —
cJ : bord libre du sternite du pygidium avec une échancrure profonde à fond arrondi.
$ inconnue.
Holotype : 1 Andringitra Sud, forêt du col d’Ivohibe, XI-1950 (A. Robinson).
Voisin des précédents, un peu plus grand, les antennes plus longues, sculpture diffé¬
rente.
Thinocaris muscicola n. sp.
Ailé, convexe, brun-rouge sombre, élytres brun-rouge, antennes et pièces buccales
roussâtres, pattes rousses.
Tète transverse, sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux (36 X 40),
ceux-ci convexes et saillants, peu plus longs que les tempes (16 X 13), celles-ci largement
arrondies, les angles postérieurs indistincts ; disque déprimé entre le front et les yeux,
extrêmement finement, densément ponctué et pubescent ; deuxième et troisième articles
antennaires pris ensemble, subégaux en longueur, au premier, troisième de moitié plus
long que le deuxième, quatrième subégal au deuxième, les suivants graduellement un peu
plus courts, dixième d’un quart plus long que large, onzième à peine plus long.
Pronotum peu transverse, plus étroit que la tête (30 X 33), ses angles antérieurs
peu appréciables, les bords latéraux convergents, subrectilignes, les angles postérieurs
indistincts ; disque à fine ponctuation ruguleuse peu nette, un sillon médian très superfi¬
ciel en sa moitié basale, finement pubescent.
Elytres un peu plus longs que larges ensemble (46 X 42), très finement et densément
ponctués et pubescents.
Tergites finement, densément sculptés et pubescents.
Longueur : 5 mm.
: bord libre du sternite du pygidium avec une échancrure médiane large et profonde
à fond arrondi.
Holotype : 1 Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM,
dans mousses sur rocher, 26-X/3-XI-1970. Paratypes : 1 et 1 Ç, mêmes provenance et
dates.
Bien différent des précédents, notamment par sa stature plus convexe, les angles pos¬
térieurs de la tête indistincts, l’avant-corps et les élytres ponctués et non granulés.
Genre CHARICHIRUS Sharp
Charichirus andoharianus n. sp.
Ailé, tête noire, pronotum brun-rouge sombre, élytres bruns, largement bordés de
roux, abdomen brun, les trois derniers tergites éclaircis à l’apex ; antennes roux-châtain,
quatrième à huitième articles légèrement rembrunis ; pièces buccales roux-châtain.
Tête subcarrée (31 X 31), la plus grande largeur devant la base, les yeux bien plus
courts que les tempes (10 X 15), celles-ci légèrement divergentes vers l’arrière, front imponc-
— 267
tue entre les insertions antennaires, le disque finement, densément ponctué en son milieu,
obsolètement sur le pourtour, sur fond finement microsculpté, finement pubescent : premier
article antennaire subégal en longueur aux deux suivants ensemble, troisième à peine plus
long et légèrement plus étroit que le deuxième, du double environ aussi long que large,
quatrième des deux tiers de la longueur du troisième, les suivants graduellement un peu
plus courts, neuvième et dixième subcarrés, onzième environ deux fois aussi long que le
précédent.
Pronotum subrectangulaire, un peu plus long et plus large que la tête (35 X 33), les
angles antérieurs bien marqués, sa plus grande largeur juste en arrière de ceux-ci, bords
latéraux faiblement convergents vers l’arrière, les angles postérieurs obtus-arrondis, bord
basal faiblement convexe ; ponctuation plus forte et plus nette que celle de la tête, assez
dense, les points distants d’environ deux diamètres, pubescence semblable à celle de la
tête. Ecusson finement microsculpté et pubescent.
Élytres subcarrés pris ensemble (41 X 39), très finement, densément granulés et pulpes-
cents.
Tergites extrêmement finement sculptés, densément pubescents.
Longueur : 5 mm.
$ : bord libre du sternite du propygidium avec une large entaille arquée à fond plat,
très finement bordé de fins corpuscules noirs, les angles externes avec une fine mèche de
courtes soies ; celui du pygidium profondément échancré en angle subdroit, bordé de fines
soies pâles ; de chaque côté, un large sillon oblique.
$ inconnue.
Holotype : 1 Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, HFAM1,
9-XI/10-X11-1970.
Genre PAULIANIDIA n. gen.
Insectes ailés, de stature voisine des Domene Fauvel et Enallagium Bernhauer.
Tête suborbiculaire, yeux assez petits, labre transverse, son bord libre faiblement
échancré, mandibule droite quadridentée, gauche tridentée, palpes maxillaires de quatre
articles, le premier très court, deuxième quatre fois aussi long que ce dernier, troisième
de même longueur que le deuxième, plus fortement claviforme, quatrième très petit, sub¬
cylindrique, galea longuement ciliée, lacinia assez courte, fortement ciliée au bord interne ;
languette bilobée, l’espace intermédiaire aussi large que l’un d’entre eux, labium obtusé-
ment prolongé entre les deux, premier article des palpes labiaux deux fois aussi long que
large, deuxième deux fois aussi long, troisième très grêle, cylindrique, subégal en longueur
au précédent, menton trapézoïdal, sutures gulaires assez espacées, parallèles. Antennes assez
robustes, paraglosses atteignant presque la moitié du deuxième article des palpes labiaux.
Pronotum ovale, prosternum assez convexe, brièvement caréné entre les procoxae,
son prolongement caréné, atteignant le sommet, proépimère entier.
Quatre premiers articles des métatarses décroissants en longueur, le cinquième aussi
long que les trois précédents ensemble ; pubescence de la tête orientée vers l’avant, celle
du pronotum transversalement vers l’intérieur, celle des élytres obliquement convergente
vers l’arrière.
— 268
Élytres sans rebord épipleural, leur bord apical avec une frange de soies.
Quatre premiers tergites libres transversalement, peu profondément impressionnés à
la base.
Premier sternite à forte carène médiane intercoxale.
Mésosternum assez court, avec une carène médiane sur sa moitié antérieure et une
dépression à fond sillonné en arrière de celle-ci, son bord postérieur anguleux entre les meso-
coxae, celles-ci contiguës.
Fig. 19 à 21. — Édéage. 19, Thinocaris descarpentriesi n. sp., face ventrale ; 20, Paulianidia descarpen-
Iriesi n. gen. n. sp., face ventrale et de profil ; 21, Paidianella aetliiops n. sp., face ventrale.
$ : lobe médian de l’édéage en forme d’urne, l’orifice apical perpendiculaire, évasé,
des styles bien développés.
Espèce-type du genre : Paulianidia brunnea n. sp.
Les espèces réunies dans ce genre présentent l’ensemble des caractères mentionnés
ci-dessus ; cependant, certaines présentent un aspect différent, plus déprimé et une sculpture
de l’avant-corps plus forte, les styles de l’édéage sont plus épais, mais le lobe médian est
de même type. Elles diffèrent des Enallagium par les caractères des pièces buccales, la
morphologie des pièces sternales et la présence de styles à l’organe copulateur. L’organe
copulateur des Enallagium. est très semblable à celui de certains Domene.
Genre probablement endémique. Ces insectes semblent rares, et, bien que normalement
oculés et ailés, ils n’ont été jusqu’ici capturés qu’à l’aide de lavages de terre.
— 269 —
Paulianidia brunnea n. sp.
Ailé, brun, les élytres très étroitement éclaircis à la base, antennes brun-rouge, la moitié
apicale du troisième article et les articles 4-7 en entier, rembrunis, pièces buccales et pattes
brun-rouge.
Tête suborbiculaire, pas plus longue que large (40 X 40), sa plus grande largeur au
niveau du bord externe des yeux, ceux-ci bien plus courts que les tempes (10 X 19), celles-ci
assez fuyantes, régulièrement arquées jusqu’à la base ; disque avec, de chaque côté, une
impression peu profonde au niveau du bord interne des yeux ; ponctuation du disque fine
et dense, les points distants d’environ un diamètre, pubescence grisâtre, fine et dense ;
premier article antennaire épais, subcylindrique, aussi long que les deux suivants ensemble,
le troisième d’environ une fois et demie aussi long que le deuxième, quatrième subégal au
deuxième, cinquième à peine visiblement plus long que large, sixième et septième graduelle¬
ment un peu plus courts, huitième à dixième subcarrés, onzième piriforme, subégal en
longueur aux deux précédents ensemble.
Pronotum ovale, convexe, les angles indistincts, peu plus long et plus étroit que la
tête (42 X 37), sa plus grande largeur vers le milieu de ses bords latéraux, ceux-ci plus
longuement arrondis vers l’avant que devant la base, la ponctuation un peu plus forte,
moins régulière que celle de la tête ; une étroite bande lisse médiane, bordée, devant la
base, d’une dépression peu profonde à ponctuation un peu plus forte que celle du reste
du disque. Ecusson avec quelques points.
Élytres assez plans, plus longs que larges ensemble (50 X 43), ponctuation visiblement
plus forte et un peu moins dense que celle du pronotum, légèrement déprimés sur la suture
en arrière de l’écusson, celle-ci subcaréniforme ; pubescence assez dense.
Tergites finement ponctués à la base, finement sculptés en arrière.
Longueur : 6,5 mm.
£ : bord libre du sternite du propygidium avec une large et profonde entaille arquée,
occupant environ le tiers de sa largeur ; bord libre du sternite du pygidium entaillé en
demi-cercle.
Holotype : 1 Andringitra Est, Anjavidilava, I 850-1 950 m, FDHM2, 18-XII-1970/
15-1-1971.'
Paulianidia densipennis n. sp.
(Fig. 22)
Ailé, brun-noir, antennes brunâtres, les deux derniers articles un peu éclaircis, pièces
buccales et tarses roussâtres, fémurs et tibias brun-rouge.
Tête subcirculaire, à peine visiblement plus longue que large (39 X 37), sa plus grande
largeur au niveau du bord externe des yeux, ceux-ci non saillants, plus courts que les
tempes (10 X 20), celles-ci largement arrondies ; disque à peine visiblement biimpressionné
contre les yeux, finement, densément ponctué, les points distants d’environ un demi à un
diamètre, pubescence fine, grisâtre ; antennes plus courtes que chez l’espèce précédente,
articles 7-10 légèrement transverses.
— 270
Pronotum ovale, convexe, un peu plus long et plus étroit que la tête (40 X 36), les angles
indistincts, sa plus grande largeur vers le milieu de ses bords latéraux, la courbure anté¬
rieure de ceux-ci plus convexe que l’antébasale ; ponctuation du disque fine et dense, ana¬
logue à celle de la tête, une bande lisse médiane faiblement élargie devant la base, entre
deux faibles dépressions. Ecusson finement, éparsement ponctué.
Elytres plus longs que larges ensemble (53 X 47), leur disque à sculpture rugueuse,
plus fine et plus dense sur la moitié postérieure.
Tergites finement, assez également sculptés et pubescents.
Longueur : 6 mm.
(J inconnu.
Holotype : 1 $, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 ni, HFAM1,
9-XI/10-XII-1970.
Bien différent du précédent, coloration plus sombre, sculpture plus dense, surtout
celle des élytres, articles des antennes plus courts.
Paulianidia vicina n. sp.
Ailé, avant-corps et élytres brun-châtain, abdomen brun-rouge clair, antennes bru¬
nâtres, les trois derniers articles un peu éclaircis, pièces buccales rousses, pattes roussâtres,
les genoux étroitement et les métatibia rembrunis.
Tête subcirculaire, non transverse (36 X 36), sa plus grande largeur au niveau du
bord externe des yeux, ceux-ci visiblement saillants, plus courts que les tempes (Il X 17),
celles-ci assez convexes ; premier article antennaire un peu plus court que les deux suivants
ensemble, le troisième de moitié plus long que le deuxième, quatrième d’un tiers plus long
que ce dernier, cinquième à huitième graduellement plus courts, tous plus longs que larges,
neuvième et dixième subcarrés, onzième oblong, presque deux fois aussi long que le pré¬
cédent ; disque finement, densément ponctué, plus faiblement devant la base, les points
distants d’environ un demi-diamètre, faiblement biimpressionné entre les yeux.
Pronotum convexe, un peu plus étroit et plus long que la tête (40 X 32), sa plus grande
largeur vers le milieu de ses bords latéraux, la courbure antérieure de ceux-ci moins convexe
que la postérieure ; ponctuation nettement plus forte et espacée que celle de la tête, une
étroite bande lisse médiane confuse, avec, de chaque côté, une impression antébasale.
Écusson avec quelques points.
Élytres plus longs que larges ensemble (49 X 43), leur ponctuation plus forte et espacée
en avant, que celle du pronotum, graduellement plus fine vers le sommet.
Tergites finement, densément ponctués dans la dépression basale, le reste plus fine¬
ment sculpté.
Longueur : 6 mm.
^ inconnu.
Holotype : 1 $, Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 300 m, FDHMA,
XI-1970.
Voisin du précédent, plus clair, tête plus nettement circulaire, aux tempes plus convexes,
articles des antennes proportionnellement un peu plus longs, sculpture différente, celle
de la tête plus fine et plus dense, celle du pronotum et des élytres plus forte, celle des ter¬
gites plus fine.
— 271
Paulianidia descarpentriesi n. sp.
Ailé, tête brun-noir, pronotum brun, éclairci le long des bords antérieur, et postérieur
élytres brun-châtain à la base et le long des bords latéraux, jusque vers le tiers apical, le
reste du disque brun-noir ; abdomen roux-châtain, antennes rousses, les articles rembru¬
nis du quatrième au neuvième, pièces buccales et pattes rousses.
Tête subquadrangulaire, à peine sensiblement transverse (35 X 36), sa plus grande
largeur au niveau du bord externe des yeux, ceux-ci un peu saillants, plus courts que les
tempes (10 X 17), celles-ci convergentes vers l’arrière, les angles postérieurs obtusément
arrondis, mais bien appréciables ; disque assez fortement, irrégulièrement ponctué, les
points distants d’un à deux diamètres ; premier article antennaire aussi long que les deux
suivants ensemble, ceux-ci subégaux, quatrième un peu plus court, cinquième subcarré,
les sixième à neuvième légèrement transverses, onzième subconique, une fois et demie
aussi long que le dixième.
Pronotum subquadrangulaire, peu convexe, un peu plus long que large, aussi long
et plus étroit que la tête (35 X 33), sa plus grande largeur au niveau de son tiers antérieur,
ses bords latéraux convergents vers l’arrière, subrectilignes, ses angles arrondis mais appré¬
ciables, les postérieurs plus largement arrondis que les antérieurs ; ponctuation du disque
irrégulière, un peu plus forte que celle du pronotum, une étroite bande lisse médiane,
convexe devant la base, entre deux impressions latérales. Ecusson avec quelques rares
points fins.
Élytres plus longs que larges pris ensemble (53 X 45), ponctuation un peu plus fine
et éparse que celle du pronotum, graduellement un peu plus fine vers l’arrière, les points
distants d’environ deux diamètres.
Tergites très finement, peu densément granulés sur un fond finement microsculpté.
Longueur : 5,5 mm.
cj : bord libre du sternite du propygidium avec une faible échancrure médiane obtuse,
bord libre du sternite du pygidium largement échancré en angle obtus. Edéage, fig. 20.
$ : extrémité simple.
Holotvpe : 1 Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-XII-1970/
15-1-1971. Paratypes : 1 $, mêmes provenance et dates ; 1 Ç, Andringitra Sud, Andrianony,
cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM1, 26-X/1-X1-1970.
Différent d’aspect du précédent, notamment par la forme de la tête et du pronotum
et sa sculpture plus forte.
Paulianidia armata n. sp.
Ailé, tête brune, transversalement légèrement rembrunie entre les yeux, pronotum
et élytres brun-châtain, antennes roussâtres, quatrième à neuvième articles rembrunis,
pièces buccales et pattes roux-châtain.
Tête subquadrangulaire, très légèrement transverse (38 X 40), sa plus grande largeur
au niveau du bord externe des yeux, ceux-ci légèrement saillants, plus courts que les tempes
(11 X 20), bords latéraux convergents vers l’arrière, les angles postérieurs obtus-arrondis
— 272
mais appréciables ; disque aplani entre le front et les yeux, ponctuation moyennement
fine, assez dense sur le milieu, les points distants d’environ deux diamètres, un peu plus
épars entre les yeux et les angles postérieurs ; premier article antennaire subégal en lon¬
gueur aux deux suivants ensemble, le troisième à peine plus long que le deuxième, quatrième
un peu plus court que ce dernier, cinquième à septième graduellement un peu plus courts,
le septième à peine visiblement plus long que large, huitième à dixième subcarrés, onzième
subconique, une fois et demie aussi long que le dixième.
Pronotum subquadrangulaire, un peu plus étroit et plus long que la tète (42 X 39),
les angles largement arrondis, subégaux, sa plus grande largeur au niveau du tiers anté¬
rieur de ses bords latéraux, ceux-ci subrectilignes ; ponctuation plus forte et plus dense
que celle de la tête, les points distants d’environ un demi-diamètre, bande lisse médiane
confuse, nette seulement sur le tiers postérieur, entre deux impressions latérales. Ecusson
avec quelques rares points fins.
Élytres plus longs que larges pris ensemble (57 X 47), ponctuation plus forte et moins
dense que celle du pronotum sur le milieu du disque, les points distants d’environ deux
diamètres, cependant un peu plus fins le long des bords latéraux et vers l’apex.
Tergites assez densément, également et finement granulés, sur un fond finement rnicro-
soulpté.
Longueur : 6,5 mm.
$ : trochanter cultriforme, son apex en pointe aiguë, aussi long que la moitié du fémur ;
bord libre du sternite du pygidium largement et profondément éehancré en angle subdroit
à fond arrondi.
Ç inconnue.
Holotype : 1 çj, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, IIFAM1,
9-XI/10-XII-1970.
Voisin du précédent, plus grand, tète plus déprimée, à sculpture plus dense, articles
antennaires proportionnellement plus longs, ponctuation du pronotum un peu plus fine
et moins profonde, celle des élytres un peu plus forte, ainsi que les trochanters très grands
(ce dernier caractère probablement lié au sexe).
La forme du pronotum, moins convexe, aux angles bien marqués, donne à ces deux
dernières espèces un faciès assez différent de celui des précédentes. D’autre part, la forme
des styles de l’édéage est également autre. Il semblerait cependant prématuré, avec
peu de matériel, d’isoler celles-ci, ne fut-ce que comme sous-genre.
Sous-famille Xantholininae
Genre PAULIANELLA Jarrige
Paulianella angustata n. sp.
Aptère, microphtalme ; stature grêle, convexe. Avant-corps et élytres brun-rouge,
abdomen, antennes, pièces buccales et pattes roux.
Tête bien plus longue que large (53 X 34), les yeux dépigmentés, très petits, beaucoup
— 273 —
plus courts que les tempes (5 X 36), celles-ci parallèles sur la moitié antérieure, au-delà
longuement rétrécies vers la base, les angles postérieurs indistincts, sillons frontaux courts,
obsolètes, les postoculaires très courts ; disque très finement, très éparsement ponctué et
pubescent, deux points sétigères médians au niveau du bord postérieur des yeux, le tiers
basal très obsolètement microsculpté ; deuxième article antennaire d’environ un quart plus
long que le troisième, celui-ci de moitié aussi long que large, quatrième à dixième trans¬
verses, graduellement plus larges, le dixième de moitié aussi large que long, onzième sub¬
conique.
Pronotum bien plus long que large, aussi large mais plus long que la tête (34 X 60),
sa plus grande largeur au niveau du tiers antérieur de ses bords latéraux, ceux-ci faible¬
ment convexes, les angles indistincts ; disque avec une double série discale irrégulière de
8-10 points, quelques autres irrégulièrement épars sur les côtés. Ecusson imponctué, à
fine microsculpture transversale.
Élytres courts et étroits, les épaules indistinctes, leur plus grande largeur située au
niveau de l’angle apical, à peine plus longs que larges ensemble (43 X 41), éparsement,
irrégulièrement, assez fortement ponctués sur fond ruguleux.
Abdomen légèrement élargi d’avant en arrière, sa plus grande largeur au niveau du
quatrième segment libre, où il est plus large que les élytres (45), bord libre du tergite du
propygidium sans liséré pâle. Tergites très éparsement ponctués et pubescents sur un fond
très finement microsculpté en mailles transversales.
Longueur : 8 mm.
cJ : pas de caractères sexuels secondaires apparents.
Idolotype : 1 Andringitra Centre, zone sommitale, cirque Boby, 2 500 m, 1-1958,
terre sous végétation éricoïde (H. Paulian leg.).
Espèce rappelant un peu les Typhlodes méditerranéens.
Paulianeila monticola Jarrige
Paulianella monticola Jarrige, Mémoires ORSTOM, n° 37, 1970 : 42.
Espèce décrite du massif du Tsaratanana.
Andringitra Centre, 1 <J, plateau Soaindrana (Andohariana), 2 090 m, 16-1-1958
(R. Paulian leg.), 1 plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, 9-XI/10-XII-1970 ; Andrin¬
gitra Est, 1 Ç, forêt Imaitso (Anjavidilava), 2 030 m, 16-1-1958 (P. Griveauu leg.), 4 exem¬
plaires, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, HFAM, 2/5-XII-1970 ; Andringitra
Sud, 1 (J, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM1, 26-X/3-XI-1970.
Paulianella aethiops n. sp.
Ailé, noir profond, l’abdomen très faiblement irisé, antennes roussàtres, le premier
article enfumé, labre et mandibules bruns, palpes roux clair, fémurs bruns, tibias rous-
sâtres, les postérieurs rembrunis, les tarses roux.
Tête subrectangulaire, plus longue que large (49 X 39), les yeux bien plus courts que
514, 5
Fig. 22. — Paulianidia densipennis n. gen. n. sp., habitus.
Fig. 23. — Paulianella longiceps n. sp., habitus.
Fig. 24. — Leptacinus pauliani n. sp., habitus.
(Echelle commune.)
les tempes (10 X 30), celles-ci subparallèles, les angles postérieurs largement arrondis,
sillons frontaux courts, obsolètes, les postoculaires indistincts ; deux points sétigères médians
au niveau du milieu du bord interne des yeux, dans le prolongement des sillons frontaux,
le disque avec quelques lins points épars, très finement microsculpté le long des bords
latéraux ; troisième article des antennes d’un cinquième plus long que le deuxième, qua¬
trième à dixième transverses, graduellement plus larges, dixième d’un quart plus large
que long, onzième subconique, subégal en longueur aux deux précédents ensemble.
Pronotum plus long que large (53 X 33), sa plus grande largeur au niveau du quart
antérieur de ses bords latéraux, ceux-ci subrectilignes, les angles antérieurs obtus, les pos¬
térieurs largement arrondis, non appréciables ; double série discale composée de 6-7 points
— 275 —
très fins, téguments très finement, superficiellement microsculptés. Écusson imponctué,
finement microsculpté transversalement.
Élytres plus longs que larges ensemble, peu plus larges, mais plus longs que le prono-
tum (55 X 46), leurs bords latéraux subparallèles, très finement et éparsement ponctués,
pubescence courte et éparse.
Tergites pratiquement imponctués, éparsement pubescents, très finement et super¬
ficiellement microsculptés.
Longueur : 6,5 mm.
<3 ■ édéage, fig. 21.
Holotype : 1 3t Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-XII-1970/15-I-
1971.
Paulianella longiceps n. sp.
(Fig. 23)
Ailé, noir profond, l’abdomen faiblement irisé, antennes et pièces buccales rousses,
fémurs brunâtres, tibias roussâtres, les postérieurs rembrunis, tarses roux.
Tête plus longue que large (45 X 31), les yeux bien plus courts que les tempes (9 X 26),
celles-ci parallèles, les angles postérieurs largement arrondis ; sillons frontaux très courts,
peu profonds, deux points sétigères médians entre les yeux ; disque avec quelques fins points
épars, base très faiblement, obsolètement microsculptée ; troisième article antennaire plus
court que le précédent, environ de moitié aussi large que long, quatrième à dixième trans¬
verses, graduellement plus larges, dixième d’environ un quart plus large que long, onzième
subégal en longueur aux deux précédents ensemble.
Pronotum plus long que large, peu plus étroit, mais plus long que la tête (50 X 30),
les angles obtus-arrondis, les postérieurs plus largement ; série discale de 6-7 points très
fins ; pas de microsculpture appréciable. Écusson imponctué, transversalement micro¬
sculpté.
Élytres plus longs que larges ensemble, plus larges mais pas plus longs que le prono¬
tum (40 X 50), ponctuation très fine et éparse le long de la suture, nulle vers l’extérieur,
très finement et éparsement pubescents.
Tergites très finement et éparsement ponctués et pubescents.
Longueur : 6 mm.
(J inconnu.
Holotype : l $, Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 600 m, FDHMi,
26-X/3-XI-1970.
Voisin du précédent, un peu plus petit, la tête proportionnellement plus longue et
plus étroite, antennes plus claires, élytres un peu plus courts.
Paulianella subnitida n. sp.
Ailé, noir-brun, les élytres étroitement, faiblement éclaircis à l’apex, mandibules
brunes, le reste des pièces buccales, antennes et pattes roux, les fémurs un peu plus sombres.
Tête plus longue que large (54 X 44), les yeux à peine saillants, bien plus courts que
— 276 —
les tempes (11 X 31), bords latéraux de celles-ci très légèrement divergents avant les angles
postérieurs, ceux-ci largement arrondis ; sillons frontaux très faibles, deux points interocu¬
laires médians ; disque très faiblement et éparsement ponctué, microsculpture transver¬
sale, très fine et superficielle ; deuxième et troisième articles antennaires subégaux en
forme et en longueur, quatrième à sixième transverses, graduellement un peu plus larges,
septième à dixième subégaux en longueur, une fois et demie aussi larges que longs, onzième
ovalaire, subégal en longueur aux deux précédents ensemble.
Pronotum aussi long mais plus étroit que la tête (54 X 39), ses angles antérieurs obtus
mais bien marqués, les bords latéraux subparallèles sur leur tiers antérieur, très légèrement
incurvés devant les angles postérieurs, ceux-ci très largement arrondis, peu appréciables ;
séries discales irrégulières de 7-9 points un peu plus fins que ceux de la tête ; quelques
points irrégulièrement épars sur les côtés ; microsculpture semblable à celle de la tête.
Ecusson un peu plus fortement microsculpté que l’avant-corps.
Élytres plus larges et plus longs que le pronotum (62 X 52), ponctuation extrêmement
fine, très éparse.
Tergites très finement et éparsement ponctués, très finement microsculptés, un peu
plus fortement dans les sillons antérieurs.
Longueur : 7,5 mm.
cJ inconnu.
Holotype : 1 $, Andririgitra, forêt d’Andranomavaba, 2 200 m, 6-XI-1949 (A. Robin¬
son).
Genre LEPTACINUS Ericbson
Leptacinus pauliani n. sp.
(Fig. 24)
Ailé, tête brune, pronotum brun-rouge, graduellement un peu plus clair vers la base,
élytres brun-rouge clair, abdomen brun-rouge, antennes roussâtres, les articles 4-10 légè¬
rement rembrunis, mandibules rougeâtres, palpes et pattes roux.
Tête ovale, peu plus longue que large (42 X 35), sa plus grande largeur au niveau du
tiers postérieur de ses bords latéraux, les yeux non saillants, bien plus courts que les tempes
(10 X 26), les angles postérieurs indistincts ; sillons frontaux courts, peu profonds, les
postoculaires peu profonds mais assez larges, à fond finement strigueux ; disque avec
quelques points irréguliers épars ; premier article des antennes égal en longueur aux quatre
suivants ensemble, deuxième d’un quart plus long que le troisième, celui-ci subcarré, les
quatrième à dixième transverses, le dixième presque deux fois aussi long que large, onzième
ovalaire, aussi long que les deux précédents ensemble.
Pronotum plus court et plus étroit que la tête (38 X 30), les angles antérieurs très
obtus, assez rétréci en arrière, les angles postérieurs indistincts ; séries discales de 7 points
assez fins, le postérieur très près du bord basal ; 5-4 autres entre eux et les bords latéraux.
Pas de réticulation appréciable sur l’avant-corps. Écusson lisse.
Élytres plus longs que larges ensemble, plus longs et plus larges que le pronotum,
avec une série juxtasuturale et une posthumérale de points très fins et très espacés.
- 277 —
Tergites avec quelques rares fins granules extrêmement espacés, très superficiellement
microsculptés.
Longueur : 5,5 mm.
Holotype : 1 Andringitra Centre, plateau Soaindrana (Andohariana), 2 090 m,
1-1958 (R. Paulian leg.). Paratypes : 1 exemplaire, mêmes provenance, date et récolteur ;
1 exemplaire, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-X11-1970/15-1-
1971.
Genre HETEROCINUS Jarrige
Heterocinus descarpentriesi n. sp.
Ailé, brun-rouge, les élytres faiblement rembrunis à l’apex, antennes, pièces buccales
et pattes roux-testacé.
Tête plus longue que large (33 X 24), les yeux légèrement saillants, plus courts que
les tempes (9 X 20), celles-ci faiblement divergentes, la plus grande largeur devant les
angles postérieurs, qui sont largement arrondis, indistincts ; sillons frontaux assez courts,
bien marqués, les interoculaires très courts, superficiels ; une bande médiane imponctuée
assez large, les côtés à ponctuation très fine, peu profonde, très éparse ; premier article
antennaire subégal en longueur aux trois suivants ensemble, le deuxième un peu plus long
que large, le troisième subcarré, d’un quart plus court que le précédent, quatrième à dixième
transverses, graduellement un peu plus larges, le dixième des trois cinquièmes aussi long
que large, onzième oblong-acuminé, d’un quart plus long que le précédent.
Pronotum plus long et aussi large que la tête (37 X 24), les angles antérieurs indis¬
tincts, bords latéraux subsinués en arrière de leur milieu, les angles postérieurs indistincts ;
séries discales de 11-12 points irréguliers, quelques autres à l’intérieur des angles antérieurs,
les points un peu plus gros que ceux de la tête ; pas de microsculpture visible sur l’avant-
corps. Ecusson pratiquement lisse.
Élytres plus longs que larges ensemble, plus longs et plus larges que le pronotum
(40 X 34), ponctuation assez dense, subsériée, un peu plus forte et plus profonde que
celle du pronotum, cependant plus faible vers le bord apical, les points distants d’un à trois
diamètres.
Tergites très finement et éparsement granulés, sans microsculpture foncière.
Longueur : 5 mm.
: édéage, fig. 25.
Ilolotvpe : 1 çj, Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 800 m, FDHM2,
26-X/3-X1-1970. Paratypes : 1 $ et 2 Ç, mêmes provenance et dates.
Heterocinus andringitranus n. sp.
Ailé, tête brune, pronotum et élytres rouge-brun, ceux-ci un peu clairs, abdomen
brun-rouge, les trois derniers segments légèrement rembrunis ; antennes, pièces buccales
et pattes testacées.
— 278 —
lête ovale, plus longue que large (31 X 24), les yeux plus courts que les tempes,
(7 X 20), celles-ci légèrement divergentes avant les angles postérieurs, ceux-ci largement
arrondis, indistincts ; sillons frontaux très courts, peu profonds, les interoculaires super¬
ficiels ; disque très finement et éparsement ponctué de chaque côté de la bande lisse médiane ;
premier article antennaire égal en longueur aux trois suivants ensemble, deuxième plus
long que large, presque double de longueur du troisième, celui-ci subcarré, quatrième à
dixième transverses, graduellement un peu plus larges, dixième d’un quart plus large que
long, onzième oblong-acuminé, aussi long que le précédent.
Pronotum peu plus étroit et plus long que la tète (23 X 35), les angles antérieurs
largement arrondis, les bords latéraux convergents vers l’arrière, faiblement sinués, angles
postérieurs indistincts ; séries discales de 12-15 points fins, de chaque côté une courte
série oblique de quelques points irréguliers. Pas de microsculpture. Écusson lisse.
Élytres plus larges ensemble que le pronotum, subégaux en longueur (34 X 29), ponc¬
tuation subsériée assez dense, plus forte que celle du pronotum, les points distants d’un
à trois diamètres.
Tergites éparsement granulés, avec une bande lisse médiane.
Longueur : 4,5 mm.
Holotype : 1 Andringitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDHM,
2/5-XII-1970. Paratype : 1 Ç, mêmes provenance et dates.
Voisin par sa taille, coloration et stature, d7/. tenellus (Erichson), proportionnelle¬
ment un peu plus robuste, la tête plus dilatée en arrière, la ponctuation de l’avant-corps
plus fine, les élytres proportionnellement un peu plus courts, à ponctuation moins fine
et moins éparse.
Heterocinus betschi n. sp.
Ailé, brun-rouge, les élytres roussâtres ; trois premiers articles antennaires et le onzième
roux-testacé, les intermédiaires un peu rembrunis, pièces buccales et pattes roux-testacé.
Tête oblongue, plus longue que large (28 X 24), les yeux bien plus courts que les
tempes (6 X 20), celles-ci divergentes vers les angles postérieurs, ceux-ci indistincts ; sil¬
lons frontaux bien marqués, convergents, les postoculaires superficiels, à fond finement
ruguleux ; disque à ponctuation assez forte, éparse, de chaque côté de la bande lisse médiane,
les points distants d’environ deux à trois diamètres ; premier article antennaire subégal
en longueur aux quatre suivants ensemble, deuxième peu plus long que large, une fois
et demie aussi long que le troisième, celui-ci peu plus long que large, subconique, quatrième
à dixième transverses, graduellement un peu plus larges, dixième environ deux fois aussi
large que long, onzième ovoïde, subégal en longueur aux deux précédents ensemble.
Pronotum peu plus long et plus étroit que la tête (30 X 22), ses angles antérieurs
très obtus, les bords latéraux convergents vers l’arrière, subsinués, les angles postérieurs
peu appréciables ; séries discales de 11-12 points inégaux, quelques autres entre ces der¬
niers el les bords latéraux, tous un peu plus fins que ceux de la tête. Pas de microsculpture
appréciable sur l’avant-corps. Écusson lisse.
Élytres pas plus longs et peu plus larges ensemble que le pronotum (30 X 25), ponc¬
tuation fine, irrégulière et éparse, plus fine que celle du pronotum.
Tergites éparsement granulés sur fond finement microsculpté.
— 279 —
Longueur : 3,5 mm.
$ : édéage, fig. 26.
$ inconnue.
Holotype : 1 <$, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, PA1, 9-XI/
10-XII-1970.
Différent des autres espèces actuellement connues par sa petite taille, la sculpture
plus forte de l’avant-corps, la microsculpture des tergites.
Sous-famille Stapiiylininae
Genre ERICHSONIUS Fauvel
Erichsonius (Parerichsonius) picinus n. sp.
Ailé, brun-noir, bords antérieur et basal du pronotum éclaircis, suture et bord apical
des élytres et des tergites étroitement roussâtres ; antennes brunes, les trois articles apicaux
roux, pièces buccales roussâtres ; pattes rousses, les tibias rembrunis dans leur partie
médiane.
Tète subégale en longueur et en largeur (34 X 35), sa plus grande largeur au niveau
du bord externe des yeux, ceux-ci à peine visiblement saillants, plus courts que les tempes
(11 X 20), celles-ci légèrement fuyantes, les angles postérieurs obtus ; disque éparsement
ponctué de chaque côté de la bande médiane lisse, les points distants d’environ quatre
à cinq diamètres, téguments très finement microsculptés, faiblement irisés ; troisième
article antennaire d’un quart plus long que le deuxième, quatrième subégal à ce dernier,
cinquième plus court, à peine plus long que large, sixième subcarré, septième à dixième
peu plus longs que larges, graduellement plus grands, onzième oblong-acuminé, de moitié
environ aussi long que le dixième.
Pronotum plus long que large, plus long et plus large que la tête (45 X 40), sa plus
grande largeur au niveau du milieu de ses bords latéraux, ceux-ci convexes, les angles
indistincts ; séries discales de 9-10 points, quelques autres épars et irréguliers en dehors
des séries discales, ces points semblables à ceux de la tête, microsculpture semblable. Ecus¬
son avec quelques points avant 1 apex.
Élytres plus longs que larges ensemble, plus longs et plus larges que le pronotum
(55 X 52), leur ponctuation peu plus forte que celle du pronotum, assez dense, les points
distants d’environ deux à trois diamètres.
Tergites finement granulés, densément à la base, graduellement plus éparsement vers
l’arrière, sur fond finement microsculpté, visiblement irisés.
Longueur : 6 mm.
g : bord libre du stemite du pygidium très étroitement, obtusément échancré. Édéage,
fig. 28 .
— 280 —
1mm
Fig. 25 et 26. —• Genre Heterocinus , édéage, face dorsale.
25, H. descarpentriesi n. sp., ; 26, H. betschi n. sp.
Fig. 27. —- Erichsonius (Parerichsonius) blanci n. sp., habitus.
Holotype : 1 g, Andringitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDSM,
2/5-XII-1970. Paratypes : 2 $ et 1 Ç, mêmes provenance et dates ; 2 Ç Anjavidilava, 1 850-
1 950 m, FDHM3, 18-X11-1970/15-1-1971.
Erichsonius (Parerichsonius) blanci n. sp.
(Fig. 27)
Ailé, noir, élytres brun-noir, étroitement éclaircis sur la suture, abdomen brun-noir
à léger reflet irisé, bord postérieur des tergites étroitement éclairci ; premier, dixième et
onzième articles antennaires roux, les autres brunâtres, pièces buccales, fémurs et tarses
roux, méso- et métatibias légèrement rembrunis.
Tête subcarrée (28 X 28), les yeux très faiblement saillants, plus courts que les tempes
(10 X 15), celles-ci parallèles, les angles postérieurs arrondis mais bien marqués ; disque
assez finement, peu densément ponctué de chaque côté de la bande lisse médiane, les points
— 281 —
distants d’environ deux à trois diamètres, sur fond finement microsculpté ; premier article
antennaire subégal en longueur aux deux suivants ensemble, ceux-ci subégaux en longueur,
quatrième à sixième graduellement un peu plus courts, bien plus courts que le troisième,
sixième à peine plus long que large, septième à dixième peu plus longs que larges, onzième
oblong, presque aussi long que les deux précédents ensemble.
Pronotum peu plus long que large (34 X 29), sa plus grande largeur au niveau de
son tiers antérieur, les angles antérieurs indistincts, bords latéraux très faiblement conver¬
gents vers l’arrière, les angles postérieurs effacés ; séries discales composée de 10-14 points,
les côtés assez finement et éparsement ponctués, les points subégaux à ceux de la tête,
un peu plus épars, microsculpture plus superficielle que celle de de la tète. Ecusson avec
quelques points épars.
Élytres plus longs que larges ensemble (44 X 38), finement, densément ponctués, les
points distants d’environ un à deux diamètres.
Tergites assez régulièrement et densément granulés, plus éparsement sur les derniers,
téguments finement microsculptés.
Longueur : 4,5 mm.
cJ : bord libre du sternite du pygidium obtusément incurvé. Edéage, fig. 29.
Holotype : 1 (J, Andringitra Centre, zone sommitale, N-0 du pic Boby, rivière Saha-
nambo, sous dalles rocheuses, 2 500 m, BFAM, 23/24-X1-1970. Paratypes : 12 exemplaires
des deux sexes, cirque Boby, 2 500, m BFAM, 23/29-X1-1970 ; plateau Andohariana, 2 000-
2 100 m, PR, 9-XI/10-XII-1970 ; Andringitra Est, forêt fmaitso (Anjavidilava), 17-1-1958
(P. Griveaud leg.).
Erichsonius (Parerichsonius) descarpentriesi n. sp.
Ailé, tête brun-noir, pronotum brun-rouge, étroitement éclairci le long du bord anté¬
rieur, plus largement devant la base ; élytres brun-rouge, éclaircis aux épaules, sur la
suture et le bord postérieur, abdomen brun-rouge, sommet des tergites éclairci ; antennes
(sauf les articles 3-5 faiblement assombris), pièces buccales et pattes testacées, les méso-
et métatibias un peu enfumés.
Tête subquadrangulaire (27 X 27), sa plus grande largeur aux environs du bord externe
des yeux, ceux-ci non saillants, plus courts que les tempes (8 X 14), celles-ci subparallèles,
les angles postérieurs largement arrondis, indistincts ; ponctuation du disque très éparse
de chaque côté de la bande lisse médiane, les points espacés de trois à quatre diamètres,
un peu plus serrés en arrière des yeux, microsculpture très fine et superficielle, peu appré¬
ciable ; premier article antennaire subégal en longueur aux deux suivants ensemble, le
deuxième d’un quart plus court que le troisième, quatrième et cinquième à peine plus
longs que large, sixième subcarré, septième et huitième plus longs que larges, neuvième
et dixième à peine plus grands, onzième oblong-acuminé, presque deux fois aussi long que
le dixième.
Pronotum plus long que large, plus long et plus large que la tête (35 X 29), sa plus
grande largeur vers son tiers antérieur, ses bords latéraux faiblement convergents vers
l’arrière, les angles largement arrondis, indistincts ; séries discales de 8-10 points, quelques
autres irrégulièrement épars sur les côtés, tous un peu plus fins que ceux de la tête. L’avant-
corps à faible reflet irisé. Écusson faiblement ponctué.
— 282
Fig. 28 à 33. — Genre Erichsonius (Parerichsonius), édéage, face ventrale.
28, E. picinus n. sp., ; 29, E. blanci n. sp. ; 30, E. descarpentriesi n. sp.
31, E. myops n. sp. ; 32, E. andringitranus n. sp. ; 33, E. griveaudi n. sp.
Élytres à peine plus longs que larges ensemble (37 X 36), assez finement et densément
ponctués, les points subsemblables à ceux du pronotum, distants d’environ deux diamètres.
Tergites finement, densément granulés en avant, graduellement un peu plus éparse-
ment vers le sommet.
Longueur : 4,5 mm.
— 283 —
^ : Iiord libre du sternite du pygidium étroitement, obtusément échancré. Édéage,
fig. 30.
Holotype : 1 Andringitra Centre, éboulis Sud du plateau Andohariana, 2 150 m,
I1FAM2, 21-XI-1970. Paratypes : 2 çj et 1 $, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, PA1,
HFAM1 et FDSM, 9-XI/10-XII-1970 ; 1 $ et 2 $, Andringitra Est, Marositry, Est rivière
Antsifotra, 2 000 m, FDHM et Ï1FAM, 2/5-X11-1970.
Erichsonius (Parerichsonius) myops n. sp.
Aptère, stature parallèle, brun-rouge, disque de la tête assombri, élvtres brun-rouge,
les épaules, la suture et l’apex éclaircis ; abdomen, les cinq premiers tergites libres éclaircis
au sommet, le cinquième plus largement, les derniers en entier ; antennes, pièces buccales
et pattes rousses, les méso- et métatibias enfumés.
Tête subquadrangulaire, plus longue que large (28 X 25), les yeux petits, bien plus
courts que les tempes (7 X 20), celles-ci parallèles, les angles postérieurs arrondis, inappré¬
ciables ; disque avec, sur les côtés, quelques points irrégulièrement épars, téguments très
finement microsculptés, très faiblement irisés ; troisième article antennaire subégal en
longueur au deuxième, quatrième plus court, peu plus long que large, cinquième subcarré,
sixième subtransverse, septième à dixième subcarrés, graduellement un peu plus grands,
onzième oblong-acuminé, environ deux fois aussi long que le dixième.
Pronotum plus long que large, plus long et plus large que la tête (37 X 30), sa plus
grande largeur au niveau du milieu de ses bords latéraux, ceux-ci très légèrement convexes,
les angles peu appréciables ; séries discales de 9-11 points, les côtés irrégulièrement et très
éparsement ponctués, les téguments très superficiellement microsculptés et très faible¬
ment irisés. Ecusson imponctué.
Elytres transverses pris ensemble (32 X 36), finement et assez densément ponctués,
les points distants d'environ deux diamètres.
Tergites finement, assez densément granulés, les téguments finement, densément micro¬
sculptés, faiblement irisés ; tergite du propygidium sans liséré membraneux pâle.
Longueur : 5,5 mm.
(J : bord libre du sternite du pygidium obtusément échancré. Édéage, fig. 31.
Holotype : 1 (J, Andringitra Centre, zone sommitale, cirque Boby, 2 500 m, 1-1958
(R. Paulian leg.). Paratypes : 2 Ç, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2,
18-X11-1970/15-1-1971.
Remarquable espèce microphtalme et aptère, probablement en voie d’évolution sou¬
terraine.
Erichsonius (Parerichsonius) andringitranus n. sp.
Ailé, noir, bord apical des élytres très étroitement rougeâtre, antennes, pièces buccales
et pattes rousses, méso- et métatibias enfumés dans leur partie médiane.
Tête suborbiculaire, sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux, à
peine plus longue que large (30 X 29), yeux convexes et saillants, peu plus courts que les
tempes (12 X 14), celles-ci fuyantes, les angles postérieurs peu distincts ; disque avec quelques
— 284 —
points irrégulièrement épars entre les yeux, la partie postoculaire à points un peu plus
denses, téguments finement microsculptés ; deuxième et troisième articles antennaires
subégaux en longueur, quatrième à peine visiblement plus long que large, cinquième à
huitième subtransverses, neuvième et dixième subcarrés, plus larges que les précédents,
onzième ovalaire.
Pronotum peu plus long et plus large que la tête (35 X 30), sa plus grande largeur
au niveau du milieu de ses bords latéraux, ceux-ci parallèles, longuement rétrécis en avant,
les angles antérieurs largement arrondis, indistincts, les postérieurs moins largement ;
séries discales de 9-11 points très fins et superficiels, quelques points épars, irréguliers,
sur les côtés ; microsculpture un peu plus superficielle que celle de la tête. Sommet de
l’écusson finement ponctué.
Elytres plus longs que larges ensemble (47 X 38), ponctuation superficielle, fine et
assez éparse, les points distants d’environ trois ou quatre diamètres.
Tergites finement, très éparsement granulés, extrêmement finement microsculptés.
Longueur : 5 mm.
: bord libre du sternite du pygidium étroitement, obtusément échancré. Edéage,
lig. 32.
Holotype : 1 c?, Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDIIM2, 18-XII-1970/
15-1-1971. Paratypes : 1 Ç, mêmes provenance et dates ; 1 Ç, forêt Imaitso (Anjavidilava),
2 030 m, 19-1-1958 (P. Griveaud leg.).
Voisin d ’Erichsonius ( Parerichsonius ) longipennis Jarrige, du massif du Tsaratanana,
plus sombre, ponctuation différente, surtout celle des tergites qui est beaucoup plus éparse.
Erichsonius (Parerichsonius) griveaudi n. sp.
Ailé, noir, bord apical des élytres très étroitement roussâtre ; premier, dixième et
onzième articles antennaires roux, les intermédiaires brunâtres, pièces buccales et pattes
rousses, les métatibias légèrement enfumés.
Tête suhorbiculaire (27 X 28), sa plus grande largeur au niveau du bord externe des
yeux, ceux-ci convexes et saillants, leur plus grand diamètre égal à la longueur des tempes,
celles-ci parallèles, les angles postérieurs largement arrondis ; disque finement, très épar¬
sement ponctué en dehors de la bande lisse médiane, téguments finement microsculptés ;
antennes comme chez le précédent.
Pronotum plus long et plus large que la tête (36 X 30), les bords latéraux parallèles,
les angles antérieurs et postérieurs largement arrondis, subégaux ; séries discales de 9-11
points fins, quelques autres épars sur les côtés ; microsculpture identique à celle de la tête.
Sommet de l’écusson ponctué.
Elytres plus longs que larges ensemble (49 X 42), finement, assez éparsement ponctués,
les points distants d’environ deux à trois diamètres.
Tergites finement, assez éparsement ponctués.
Longueur : 5 mm.
$ : bord libre du sternite du pygidium étroitement, obtusément échancré. Édéage,
fig. 33.
— 285 —
Holotype : 1 Andringitra Est, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-X11-1970/
15-1-1971.
Très voisin du précédent, mêmes taille et stature, mais antennes partiellement rem¬
brunies, tempes parallèles, l’avant-corps à ponctuation moins fine, celle des élytres plus
forte, profonde et moins éparse, sculpture des tergites moins éparse.
Genre GABRIUS Stephens
Gabrius quadriceps n. sp.
(Fig. 34)
Ailé, noir, élytres bronzé métallique sombre, antennes noires, le deuxième article
roux sur son tiers basal ; palpes noirâtres, mandibules brunâtres, fémurs et tarses brunâtres,
tibias brun-noir.
Tête subcarrée, sa plus grande largeur au niveau du bord externe des yeux, ceux-ci
à peine saillants, de la moitié de la longueur des tempes, celles-ci un peu fuyantes vers
l'arrière, les angles postérieurs largement arrondis ; disque avec, de chaque côté, trois
points en triangle, à l’intérieur et vers la moitié antérieure du bord interne des yeux, trois
autres en série transversale, en arrière des premiers, et quelques autres entre les yeux et
la base ; premier article des antennes subégal en longueur aux deux suivants ensemble,
ceux-ci subégaux, quatrième une fois et demie aussi long que large, les suivants plus épais,
graduellement un peu plus courts, dixième subcarré, onzième environ deux fois aussi long
que le précédent, l’apex tronqué-mucroné.
Pronotum quadrangulaire, plus étroit que la tête (48 X 43), très peu plus long que
large (48 X 43), ses angles obtus mais appréciables, les bords latéraux rectilignes et paral¬
lèles ; disque à séries de 1 -f 5 points. Écusson avec quelques fins points épars.
Élytres trapézoïdaux, assez amples, à peine transverses ensemble (60 X 63), leur plus
grande largeur à la hauteur du quart postérieur de leurs bords latéraux ; ponctuation peu
profonde, assez forte, les points distants d’environ deux diamètres ; pubescence fine, gris-
doré.
Tergites finement, assez éparsement ponctués et pubescents.
Longueur : 6,5 mm.
g : bord libre du sternite du pygidium échancré en angle obtus. Édéage, fig. 36.
$ : tète proportionnellement un peu moins large.
Holotype : 1 <J, Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-XII-1970/15-I-
1971. Paratypes : 7 $, mêmes provenance et dates ; 10 exemplaires des deux sexes, Anja¬
vidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-X11-1970/15-1-1971 ; 2 Ç, massif de l’Ankaratra,
Manjakatompo, V-1951 (R. Paulian et A. Robinson leg.).
Espèce voisine de Gabrius ingratus Fauvel, ce dernier en diffère par l’avant-corps
nettement irisé, le front largement impressionné, les antennes plus courtes et plus épaisses,
le deuxième article un peu plus court que le troisième, les articles intermédiaires nettement
transverses, le pronotum rétréci en arrière, les élytres noirs, plus parallèles, à ponctuation
— 286 —
Fig. 34. — Gabrius quadriceps n. sp., habitus.
Fig, 35. — Descarpentriesiellus mirandus n. gen. n. sp., habitus.
un peu plus fine et plus dense, celle des tergites également moins fine et moins épaisse ;
édéage différent.
1 (J, de Madagascar Est, Moramanga, est désigné ici comme lectotype (collection
Fauvel, à l’Institut Royal des Sciences Naturelles, Bruxelles).
Gabrius lemur n. sp.
Ailé, noir, élytres brun-noir, le bord apical légèrement éclairci, trois premiers articles
antennaires rougeâtres, maculés de noir, les suivants noirâtres, pièces buccales roussâtres,
pattes testacé-brunâtre, les tibias à peine assombris.
287
Tête subquadrangulaire, légèrement transverse (31 X 34), sa plus grande largeur au
niveau du bord externe des yeux, ceux-ci non saillants, plus courts que les tempes (10 X 18),
celles-ci légèrement fuyantes vers l’arrière, les angles postérieurs peu distincts ; disque
avec, de chaque côté, deux points à la hauteur du milieu du bord interne des yeux, et
Fig. 36 et 37. — Genre Gabrius, édéage, face ventrale et de profil.
36, G. quadriceps n. sp. ; 37, G. lemur n. sp.
Fig. 38 et 39. — Édéage, l'ace ventrale et de profil.
38, Gabronlus levasseuri n. sp. ; 39, Descarpenlriesiellus frater n. gen. n. sp.
— 288 —
quelques-uns entre ceux-ci et la base, le front très obsolètement impressionné ; premier
article antennaire à peine plus court que les deux suivants ensemble, ceux-ci subégaux,
quatrième à peine plus long que large, cinquième subcarré, plus large que la quatrième,
les suivants visiblement transverses, le onzième à peine plus long que large, une fois et
demie aussi long que le dixième, l’apex tronqué-mucroné.
Pronotum de même largeur que la tête, un peu plus long que large (39 X 34), ses bords
latéraux subparallèles, sa plus grande largeur vers le milieu de ceux-ci ; séries discales de
1 + 5 points. Ecusson avec quelques fins points épars.
Elytres trapézoïdaux, à peine plus longs que larges ensemble (47 X 45), leur plus grande
largeur peu avant l’apex ; ponctuation assez fine, peu profonde, les points distants d’envi¬
ron trois diamètres ; pubescence assez longue et fine, subdorée.
Tergites à ponctuation fine, éparse sur fond légèrement irisé ; pubescence peu dense,
fine, subdorée.
Longueur : 5,5 mm.
: bord libre du sternite du pygidium échancré en angle obtus, avec 3-4 longues soies
de chaque côté. Édéage, fig. 37.
Ç : tête un peu plus étroite, sans impression frontale.
Holotype : 1 <J, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, PR, 9-XI/
10-X11-1970. Paratypes : 12 exemplaires des deux sexes, mêmes provenance et dates ;
1 (J, même provenance, IX-1949 (J. Millot leg.) ; 1 Ç, plateau Soaindrana (Andohariana),
15-1-1958 (R. Paulian leg.) ; 2 Ç, Andringitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m,
FDHM, 2/5-X11-1970.
Voisin de Gnbrius tsaratananus Jarrige, mêmes taille et stat ure, mais pattes plus sombres,
élytres non métalliques, la ponctuation des élytres plus éparse, celle des tergites également
moins dense, édéage différent.
Gabrius tsaratananus Jarrige
Gabrius tsaratananus Jarrige, Mémoires ORSTOM, n° 37, 1970 : 49.
Espèce décrite du massif du Tsaratanana.
5 exemplaires, Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-XII-1970/15-I-
1971. 1 exemplaire, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, HFAM1,
9-XI/10-XII-1970, 1 exemplaire, plateau Soaindrana (Andohariana), 15-1-1958 (R. Pau¬
li an leg.).
Genre GABRONTHUS Tottenham
Gabronthus levasseuri n. sp.
Ailé, pisciforme, stature grêle ; noir, avant-corps sans microsculpture appréciable,
élytres brun-noir, antennes noires sauf les deux premiers articles qui sont testacé-brunâtre,
— 289 —
mandibules rousses, palpes bruns, pattes testacées, abdomen brun-noir, le sommet des
tergites étroitement éclairci.
Tête subrectangulaire, plus longue que large (22 X 17), les yeux bien plus courts que
les tempes (6 X 13), celles-ci très légèrement convergentes vers l’arrière, les angles posté¬
rieurs largement arrondis, mais distincts ; quatrième article des antennes subcarré, cinquième
à dixième à peine transverses, onzième environ une fois et demie aussi long que le précé¬
dent, tronqué à l’apex.
Pronotum plus long et plus large que la tête (27 X 21), sa plus grande largeur au niveau
du liers postérieur de ses bords latéraux ; séries discales de 1 + 4 points, deux autres
entre elles et les bords latéraux. Écusson avec quelques rares points superficiels à sa base.
Élytres à peine plus longs que larges ensemble (29 X 30), plus larges et plus longs
que le pronotum, leur plus grande largeur à leur sommet ; ponctuation assez fine, éparse
et superficielle, les points distants d’environ deux à trois diamètres ; pubescence gris pâle,
orientée en diagonale vers l’extérieur.
Tergites à ponctuation très fine, graduellement plus faible vers l’apex, sur fond fine¬
ment microsculpté ; pubescence fine, assez dense.
Longueur : 4 mm.
g : stérilité du pygidium obtusément échancré. Édéage, fig. 38.
Holotype : 1 (J, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, PR, 9-XI/
10-X11-1970. Paratvpe : 1 Ç, mêmes provenance et dates.
Taille et stature rappelant Gabronthus pulchellus (Ivraatz), d’Asie orientale, colora¬
tion plus sombre, ponctuation élvtrale plus dense, celle des tergites plus fine, édéage diffé¬
rent.
Genre PHILONTHUS Curtis
Philonthus castor Jarrige
Philonthus castor Jarrige, Mémoires ORSTOM, n° 37, 1970 : 51.
Espèce décrite du massif du Tsaratanana.
Andringitra Est, 1 Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 1S-X11-1970/15-1-1971 ;
1 Ç, mêmes provenance et dates mais 2 000 m, FDSMP.
Philonthus turbidus Erichson
Philonthus turbidus Erichson, Gen. Spec. Staph., 1840 : 484.
Espèce connue d’Afrique du Nord, tropicale et orientale, des Mascareignes, également
citée d’Asie orientale.
Andringitra Est, 1 $, Anjavidilava, 1 850-1 950 m, FDHM2, 18-X11-1970/15-1-1971.
514, 6
— 290 —
Genre DIATRECHUS Bernhauer
Diatrechus viridipennis n. sp.
Ailé, stature gracile, noir, élytres vert métallique sombre, antennes rousses, le premier
article enfumé ; palpes roux, mandibules brunes ; fémurs et tibias brun-noir, ces derniers
un peu éclaircis au sommet, tarses roux.
Tête subcirculaire, peu transverse (27 X 30), sa plus grande largeur au niveau du
bord externe des yeux, ceux-ci assez convexes et saillants, pas plus courts que les tempes
(10 X 10), celles-ci assez fuyantes, les angles postérieurs largement obtus-arrondis, cepen¬
dant appréciables. Antennes assez grêles, le premier article deux fois aussi long que le
deuxième, troisième plus long que ce dernier, d’un tiers environ plus court que le premier,
quatrième subégal au deuxième, les suivants graduellement très peu plus courts, le dixième
d’environ un cinquième plus court que le quatrième, onzième oblong-acuminé, une fois
et demie aussi long que le dixième, disque finement, éparsement et irrégulièrement ponctué
sur les côtés et devant la base, pubescence fine, éparse, gris-doré.
Pronoturn subtrapézoïdal, plus long et plus étroit que la tête (38 X 26), les angles
antérieurs largement arrondis, bords latéraux sinués-incurvés avant les angles postérieurs,
ceux-ci obtus mais bien marqués ; disque finement, éparsement et irrégulièrement ponctué,
plus densément de chaque côté de la bande lisse médiane, où les points sont distants d’envi¬
ron deux diamètres, à peine plus gros et plus profonds que ceux de la tête ; pubescence
comme celle de la tète ; deux grandes soies angulaires de chaque côté. Ecusson densément
ponctué.
Élytres plus courts et un peu plus larges que le pronoturn, pas plus longs que larges
(35 X 35), leurs bords latéraux divergents d’avant en arrière, la plus grande largeur au
niveau du tiers postérieur ; ponctuation plus forte que celle de l’avant-corps, les points
distants de deux à trois diamètres.
Tergites fortement et densément ponctués à la base, lisses en arrière, base des trois
premiers avec, de chaque côté de la ligne médiane, un court sillon oblique.
Longueur : 9 mm.
$ : bord libre du stérilité du pygidium obtusément écbancré.
llolotype : i Madagascar Est, sud-ouest de Befotaka, mont Papango, 111-1959
(A. Robinson leg.). Paratypes : 1 $, mêmes provenance et date ; 1 Ç, Andringitra Sud,
col d’Ivohibe, XI-1950 (A. Robinson leg.).
Petite espèce à faciès de Paederus, différente des autres espèces malgaches par sa taille
et la brièveté de ses élytres. Varie quelque peu dans sa sculpture.
— 291 —
Genre PLATYDRACUS Thomson
Platydracus violaceovirens (Fauvel)
Staphylinus violaceovirens Fauvel, Revue Ent., 24 , 1905 : 176.
Espèce décrite de Moramanga (Madagascar Est).
1 exemplaire, Andringitra Est, forêt Vakoana, 1 500-1 600 m, FDHMA, 15/25-1-1971.
Genre SPATULONTHUS Tottenham
Spatulonthus peregrinus (Fauvel)
Philonthus peregrinus Fauvel, Annls Soc. ent. hr., 6, 1866 : 315.
Espèce décrite de La Réunion, citée des Comores et de Sainte-Marie de Madagascar.
1 exemplaire, Andringitra Centre, zone sommitale, pic Bory, 2 550 m, FBM, 12-XI-
1970. 1 exemplaire, Andringitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDHM,
2/5-XII-1970 ; 1 exemplaire, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-XI1-1970/15-1-1971.
7 exemplaires, Andringitra Sud, Andrianony, cirque Manjarivolo, 1 650 m, FDHM1, 26-X/
3-XI-1970.
Spatulonthus scutatus (Eppelsheim)
Philonthus varions var. scutatus Eppelsheim, Dt. ent. Z., 1895 : 127.
Espèce décrite du Gabon, citée d’Afrique équatoriale et australe, des Comores, des
Mascareignes, des Seychelles et d’Asie orientale.
1 exemplaire, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, HFAM1,
9-XI/10-XII-1970.
Genre DESCARPENTRIESIELLUS n. gen.
Insectes cylindriques, microphtalmes, aptères, peu pigmentés.
Tête subquadrangulaire, labre grand, convexe sur la ligne médiane, entier, son bord
libre obtusément subangulé en son milieu ; mandibules assez longues, leur bord interne
avec une forte dent médiane (seulement chez l’espèce-type du genre, édentées chez les
514, 7
— 292
autres) ; palpes maxillaires de cinq articles, le premier petit, courbe, le deuxième courbe,
environ deux fois et demie aussi long que le premier, troisième plus épais, presque moitié
plus court que le deuxième, quatrième très grand, pubescent, subovalaire, l’apex largement
tronqué, cinquième très petit, cylindrique ; galéa longuement et densément ciliée, lacinia
densément ciliée ; languette très petite, bilobée, palpes labiaux de trois articles, le premier
subcylindrique, deux fois aussi long qu’épais, deuxième subconique, un peu plus court et
plus épais que le premier, troisième très grand, cupuliforme, densément pubescent, para-
glosses atteignant à peine la moitié du premier article du palpe labial, denticulés au bord
interne ; menton transverse, son bord antérieur faiblement incurvé.
Pronotum subrectangulaire, non ou peu plus long que large ; prosternum plan, très
déclive, formant (vu de côté) un angle aigu avec l’avant du prolongement intercoxal, celui-ci
à forte carène longitudinale médiane ; tout le dessous entièrement chitinisé, les cavités
cotyloïdes fermées, petites ; mésosternum déclive, subplan, prolongé en angle aigu entre
les mesocoxae, celles-ci contiguës ; métasternum court, caréné. Ecusson triangulaire, très
élargi en avant.
Élytres transverses pris ensemble, le bord apical incurvé, les angles apicaux externes
aigus.
Abdomen cylindrique, les segments sans trace de rebords latéraux, les premiers à
constriction basale plus ou moins nette.
Bord interne des profémurs et protibias modifié en ébauche d’organe de toilette. Tarses
de cinq articles simples dans les deux sexes. Pas de caractères sexuels secondaires. Édéage
peu sclérifié, la pièce styloïde fourchue, déversé au repos.
Genre remarquable par l’ensemble de ses caractères, dont certains sont sans doute
dus à l’évolution souterraine. Bien que très différent, il semble avoir quelques aflinités avec
le genre oriental Anchocerus Fauvel, notamment par la morphologie des palpes maxillaires
également de cinq articles chez ce dernier. Outre les caractères énoncés plus haut, les antennes
sont tout autres, non géniculées chez le nouveau genre.
Espèce-type du genre : Descarpentriesiellus mirandus n. sp.
Descarpentriesiellus mirandus n. sp.
(Fig. 35)
Aptère, microphtalme, roux-testacé (un peu immature), appendices roux.
Tète subquadrangulaire, à peine plus large que longue (35 X 36), les yeux petits,
bien plus courts que les tempes (5 X 24), celles-ci subrectilignes, très légèrement divergentes
vers barrière, les angles postérieurs obtus, bien marqués ; ponctuation du disque assez
fine, inégale, un espace lisse médian ; premier article antennaire épais, deux fois aussi
long que large, sa plus grande largeur au niveau de son tiers basal, deuxième et troisième
subégaux en longueur, d’un tiers plus courts que le premier, quatrième peu plus long que
large, cinquième subcarré, les sixième à dixième subtransverses, onzième oblong, deux fois
aussi long que le précédent.
Pronotum subquadrangulaire, peu plus long (pie large (51 X 47), ses angles antérieurs
très obtus, peu appréciables, les bords latéraux convexes, sa plus grande largeur au niveau
de ses trois cinquièmes postérieurs, les angles postérieurs peu obtus ; ponctuation du disque
— 293 —
irrégulière, un peu plus forte, plus dense que celle de la tète, les points distants d’un à trois
diamètres ; une étroite bande lisse médiane ; pubescence semblable à celle de la tète. Ecus¬
son avec quelques fins points épars.
Élytres transverses pris ensemble (37 X 45), épaules bien marquées, bords latéraux
subparallèles ; ponctuation plus fine et plus dense que celle du pronotum, superficielle,
un peu ruguleuse ; pubescence couchée, fine, assez dense.
Tergites finement, densément ponctués, cette sculpture assez semblable à celle du
pronotum, cependant plus nette, un peu plus dense ; pubescence analogue.
Longueur : 7 mm.
Holotype : 1 <J, Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-XII-1970/15-I-
1971, dans sol au pied d’un Cussonia sp. Paratype : 1 Ç, mêmes provenance et dates.
Descarpentriesiellus vicinus n. sp.
Aptère, microphtalme, brun-rouge, appendices roussâtres.
Tête subquadrangulaire, à peine transverse (30 X 32), les yeux plus courts que les
tempes (7 X 17), celles-ci très légèrement fuyantes, les angles postérieurs très obtus, peu
appréciables ; disque à ponctuation moyennement forte, irrégulière et éparse, un espace
médian imponctué ; pubescence fine et éparse, subdorée ; antennes comme chez le précé¬
dent.
Pronotum à peine plus long que large (40 X 38), sa plus grande largeur au niveau du
milieu de ses bords latéraux, les angles antérieurs obtus, mais bien marqués, les postérieurs
subsemblables ; ponctuation du disque peu dense, superficielle et irrégulière, les points
distants d’environ deux à quatre diamètres ; une étroite bande lisse médiane. Écusson
avec quelques fins points épars.
Élytres transverses pris ensemble, plus courts et plus étroits que le pronotum (28 X 35),
finement pubescents ; ponctuation assez fine, bien marquée et régulière, les points distants
d’environ deux diamètres.
Tergites finement pubescents, densément ponctués, la ponctuation nettement plus fine
et plus dense que celle des élytres.
Longueur : 6 mm.
Holotype : 1 <$, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, FDSM,
9-XI/10-XII-1970. Paratype : 1 Ç, mêmes provenance et dates.
Voisin du précédent, yeux plus grands, sculpture differente, etc.
Descarpentriesiellus cylindricus n. sp.
Aptère, microphtalme, brun-rouge sombre, le tiers antérieur de la tête éclairci, appen¬
dices roussâtres.
Tête légèrement transverse (27 X 29), les yeux plus courts que les tempes (5 X 16),
celles-ci légèrement fuyantes, les angles postérieurs très obtus ; ponctuation du disque
irrégulière, assez éparse, les points distants de deux à quatre diamètres, un petit espace
imponctué devant la base ; antennes comme chez les précédents.
— 294 —
Pronotum plus long que large (40 X 36), sa plus grande largeur au niveau du quart
postérieur de ses bords latéraux ; ponctuation du disque assez forte, assez dense et régu¬
lière, les points distants d’environ deux diamètres, un peu plus forte que celle de la tête,
une étroite bande lisse médiane. Ecusson avec quelques points superficiels.
Elytres transverses pris ensemble (26 X 32), leur ponctuation assez superficielle, un
peu ruguleuse, les points plus ou moins confluents.
Tergites à ponctuation dense, assez fine, un peu ruguleuse.
Longueur : 5,5 mm.
Holotype : 1 çj, Andringitra Est, Marositry, Est rivière Antsifotra, 2 000 m, FDSM,
19-XI-1970. Paratype : 1 Ç, même provenance, FDHM, 2/5-XII-1970.
Très voisin du précédent, cependant un peu plus petit, les yeux plus petits, la ponc¬
tuation de l’avant-corps un peu plus forte, celle des élytres plus fine et plus dense, celle
des tergites plus dense.
Descarpentriesiellus frater n. sp.
Brun-rouge sombre, appendices roussâtres.
Tête subquadrangulaire, subtransverse (24 X 25), les yeux plus courts que les tempes
(5 X 14), celles-ci subparallèles, les angles postérieurs obtus, mais appréciables ; ponctua¬
tion du disque assez forte, irrégulière, assez dense sur la partie antérieure, un espace imponc-
tué devant la base ; antennes comme celles des précédents.
Pronotum plus long que large (33 X 37), sa plus grande largeur au niveau de ses angles
postérieurs, ses bords latéraux longuement convergents vers l’avant, les angles antérieurs
obtus-arrondis ; ponctuation du disque plus forte que celle de la tête, les points distants
d’environ deux diamètres, une étroite bande médiane imponctuée. Ecusson avec quelques
fins points épars.
Elytres transverses pris ensemble (26 X 31), la ponctuation confuse, fine, ruguleuse,
superficielle.
Tergites à ponctuation fine, dense à la base, plus éparse en arrière et vaguement ali¬
gnée en rangées transversales.
Longueur : 5 mm.
: édéage, fig. 39.
Holotype : 1 (J, Andringitra Est, forêt d’Amindramiova, 1 950 m, FDHM, 18-1-1971.
Paratype : 1 9; mêmes provenance et date.
Plus petit que les précédents, différent notamment par la forme du pronotum et la
sculpture des tergites.
Descarpentriesiellus strictulus n. sp.
Aptère, microphtalme, brun-rouge sombre, abdomen brun-rouge, le sommet des ter¬
gites éclairci ; appendices roussâtres.
Tête subquadrangulaire, pas plus longue que large (23 X 23), les yeux plus courts
que les tempes (5 X 13), celles-ci subparallèles, les angles postérieurs largement obtus ;
disque avec quelques points irréguliers épars ; troisième article antennaire un peu plus
— 295 —
court que le deuxième, quatrième subcarré, les suivants nettement transverses, graduelle¬
ment un peu plus larges, le dixième d’un quart plus large que long, onzième un peu plus
long que les deux précédents ensemble.
Pronotum plus long que large (31 X 28), sa plus grande largeur vers le milieu de ses
bords latéraux, à peine plus rétréci en avant qu’en arrière, cependant les angles antérieurs
moins accusés que les postérieurs ; ponctuation du disque irrégulière, moyennement dense,
les points espacés d’environ trois à cinq diamètres, une étroite bande médiane imponctuée.
Écusson imponctué.
Élytres transverses pris ensemble (22 X 29), leur ponctuation nette, mais fine et super¬
ficielle, les points distants d’environ deux à trois diamètres.
Tergites à ponctuation fine, assez espacée.
Longueur : 4,7 mm.
(J inconnu.
Holotype : 1 $, Andringitra Est, Anjavidilava, 2 000 m, FDSMP, 18-XII-1970/15-I-
1971.
Voisin des précédents, plus petit, moins densément ponctué, les articles des antennes
proportionnellement plus larges.
Descarpentriesiellus forticornis n. sp.
Aptère, microphtalme, roux-testacé ; appendices un peu plus pâles.
Tête subcirculaire, subtransverse (18 X 19), les yeux très petits, du dixième de la
longueur des tempes, celles-ci subrectilignes, les angles postérieurs très obtus ; disque avec
quelques points épars ; troisième article antennaire nettement plus court que le deuxième,
quatrième à dixième transverses, graduellement plus larges, le dixième deux fois aussi
large que long, onzième un peu plus long que les deux précédents ensemble.
Pronotum plus long que large (22 X 25), sa plus grande largeur vers le milieu de ses
bords latéraux, un peu plus rétréci en avant qu’en arrière, les angles postérieurs plus marqués
que les antérieurs ; disque finement, éparsement et irrégulièrement ponctué, une étroite
bande médiane imponctuée. Écusson finement ponctué.
Élytres transverses pris ensemble (18 X 21), ponctuation assez dense, fine et super¬
ficielle.
Tergites très finement, densément ponctués, les cinq premiers (découverts) avec une
constriction basale invisible, leur partie antérieure nettement microsculptée.
Longueur : 4 mm.
^ inconnu.
Holotype : 1 $, Andringitra Centre, plateau Andohariana, 2 000-2 100 m, FDHM1,
9-XI/10-XII-1970.
Petite espèce remarquable par ses yeux très réduits et ses antennes épaissies.
— 296 —
AUTEURS CITÉS
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141.
Erichson, G. F., 1840. — Généra et species Slaphyliriorum Insectorum Coleopterorum familiae.
Berlin : 954 p., 5 pi.
Fagel, G., 1970. Révision des genres Procirrus, Palaminus, Oedichirus et voisins de la Faune
africaine (Coleoptera Staphylinidae Paedennae). Annls Mus. r. Afr. cent.. Tervuren n° 186 •
444 p., 817 fig.
Fauvel, A., 1866. — In Coquerel, Faune de Bourbon. Staphyliriiens. Annls Soc. ent. Fr 4 e
sér., 6 : 314-320.
- 1904. — Staphylinides nouveaux de Madagascar. Reçue Ent., 23 : 296-322.
— 1905. — Staphylinides nouveaux de Madagascar, 2 e partie, id., 24 : 149-184.
Jarrige, J., 1970. Contribution à l’étude des Coleoptera Brachelytra du massif du Tsaratanana
(Madagascar Nord). Mémoires ORSTOM, n° 37 : 31-63.
Jeannel, R., et J. Jarrige, 1949. — Coléoptères Staphylinides, I. Archs Zool. ex p. gén., LXXXVI,
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Manuscrit déposé le 4 mars 1977.
Bull. Mus. nain. Hisl. nat., Paris, 3 e sér., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 297-303.
Holacanthus guezei , a new angelfish from Reunion
by John E. Iîandall and Louis André Maugé
Abstract. - Description of a new Angelfish from ofi Reunion Island, in moderate deep waters,
belonging to Holacanthus Lacepède, 1803. A short survey of the actual State of Pomacanthid
classification is given. This new species raises to seventy-three the total number of described
Angelfishes species.
Résumé. — Description d’une espèce nouvelle de Pomacanthe, découverte dans les eaux
relativement profondes de l’île de La Réunion et appartenant au genre Holacanthus Lacepède,
1803. La position générique retenue tient compte des vues de Frasf.r-Brunner, qui sont provi¬
soirement acceptées en l’attente d’une révision générale du groupe. Cette description porte à
soixante-treize le nombre total des espèces valides de Pomacantlies actuellement décrites.
Fraser-Brunner (1933) revised the angelfishes ; lie recognized a total of forty-two
species, grouping them in seven généra. In 1934 Genicanthus semifasciatus (Kamohara)
was described, and in the same year von Bonde described two new pomacanthids, though
both bave since been referred to synonymy. From that date until 1950 no additions
were niade to the family, and one might bave presumed that the definitive classification
had been reached for the group, or at least that few undescribed species remained in the
family. Such a conclusion might seem warranted because most pomacanthids are such
strikingly beautiful species and so popular as aquarium fishes and as photographie subjects
that one could hardly imagine that many remained in the sea to be discovered. Il is
therefore astonishing that thirty valid additions to the family hâve been made in the
period 1950 to the présent. Five of these represent species erroneously regarded as syno-
nvms by Fraser-Brunner. The others hâve been described as new. Our description
of Holacanthus guezei, herein raises the total number of recent species in the Pomacanthidae
to seventy-three. This is still not the end point for the group, however, as we are aware
of three other species waiting description.
Fraser-Brijnner’s generic classification lias not been universally accepted. Smith
(1955) elevated two of Fraser-Brunner’s subgenera ( Arusetta and Apolemichthys) to
généra, separated those species of Centropyge with one or more strong spines on the pre-
orbital into the genus Xiphipos Jordan and Jordan, recognized the genus Pomacanthodes
Gill for the Indo-Pacifîc species previously placed in Pomacanthus except semicirculatus
which lie classified with his new species filamentosus in the new genus Pomacanthops
(Klausewitz, 1969, lias since referred filamentosus to synonymy, but he accepted Poma-
* John E. Randali, Bernice P. Bishop Muséum, PO Box 6037, Honolulu, Hawaii 96818.
L. A. Maugé, Laboratoire d'Ichtyologie générale et appliquée, Muséum national d’Histoire naturelle,
43, rue Cimier, 75231 Paris, Cedex 05.
— 298 —
ca thops ). Klausewitz and Wongratana (1970) also recognized Apolemichthys as a
genus, and Klausewitz (1972) included Pomacanthodes as a valid genus as well. Yasuda
and Tominaga (1969), on the other hand, tentatively referred ail Indo-Pacific pomacan-
thids to a single genus, Holacanthus.
We believe that Smith and Klausewitz hâve devided the pomacanthid généra too
finely, but we also regard Yasuda and Tominaga’s concept of a single genus as untenable.
We favor the rétention of Fraser-Biiunner’s view of pomacanthid généra at least until
a thorough study îs made of ail aspects of the generic classification. Accordmgly, our
new species is placed in Holacanthus , not Apolemichthys.
Counts of pectoral rays, scales, spinules on cheek bones, and gill rakers were made
on the left side of specimens. The pored lateral-line scales end beneath the soft portion of
the dorsal fin and commence again mid-laterally on the caudal peduncle ; only the scales of
the anterior sériés were counted. Counts of scale rows were difficult to make with accuracy.
The upper-limb gill-raker count is given first ; the raker at angle is included in the lower-
limb count.
Standard length (SL) was measured from the front of the upper lip to the base of
the caudal fin (end of hypural plate). The head length was taken from the front of the
upper lip to the end of the opercular membrane. The depth was measured just in front
of the anal fin to the extreme base of the dorsal spines. The length of the caudal peduncle
was measured horizontally from a vertical at rear base of anal fin to caudal fin base.
Measurements of the dorsal and anal spines and soft rays were made from distal tips to
extreme bases of these éléments (aided by X rays).
Data presented in parenthèses refer to paratypes (when different from the holotype).
More measurements are given in Table 1 than are presented in the text.
The holotype is deposited at the Bernice P. Bishop Muséum in Honolulu (BPBM)
and the paratypes at the Muséum national d’Histoire naturelle in Paris (MNHN) and
the U.S. National Muséum of Natural History in Washington, D. C. (USNM).
Holacanthus guezei, n. sp.
(Fig. 1)
Holotype : BPBM 20030, 92,5 mm SL. Réunion, west coast ofï Baie de la Possession 70 m
gill net, P. Guézé, 21 October 1973.
Paratypes : MNIIN 1976-370, 101 mm SL ; MNHN 1976-371, 79 mm SL ; 1976-372, 76 mm SL •
MNHN 1976-373, 99 mm SL ; USNM 216845, 100 mm SL — all from ofî Baie de la Possession
and Baie de Saint-Paul, Réunion, 60 to 80 m, gill net, P. Guézé, spring 1973 to winter 1973-74.
Description
Dorsal rays XIV, 17 (last divided to base) ; anal rays III, 18 (18 or 19) (last divided
to base) ; pectoral rays 17 (upper two and lowermost unbranched ; upper three rays of
one paratype unbranched) ; pelvic rays J, 5 ; pored lateral-line scales 33 (33 or 34) ; diagonal
scale rows from upper end of gill opening to base of caudal fin 50 (48-50) ; scales above
latéral line to origin of dorsal fin 9 ; scales below latéral line to origin of anal fin 28 28
Table I. — Proportional Measurements (mm) of Type Specimens of Holacanthus guezei
expressed as a Percentage of the Standard Length.
BPBM
20030
Standard length. 92,5
Depth. 59,3
Width . 17,2
Head length. 28,1
Snout length. 7,9
Diameter of orbit. 9,7
Bony interorbital width. 9,8
Length of npper jaw . 7,3
Least depth of caudal peduncle. 15,0
Length of caudal peduncle (horizontal). 7,8
Snout to origin of dorsal fin. 38,5
Snout to origin of anal fin. 64,6
Snout to origin of pelvic fin. 39,1
Length of dorsal fin base. 72,8
Length of anal fin base. 40,8
Length of dorsal spine : 1 . 9,9
Length of dorsal spine : 2. 16,5
Length of dorsal spine : 3. 18,9
Length of dorsal spine : 4. 19,3
Length of dorsal spine : 14. 22,4
Length of longest dorsal ray. 24,7
Length of anal spine : 1. 13,7
Length of anal spine : 2. 20,1
Length of anal spine 3 : . 23,2
Length of longest anal soft ray. 26,4
Length of caudal fin. 27,0
Length of left pectoral fin. 28,1
Length of pelvic fin spine. 21,9
Length of pelvic fin. 31,2
Length of angular preopercular spine. 11,9
MNHN
1976
372
MNHN
1976
371
MNHN
1976
373
MNHN
1976
370
USNM
216.845
76
79
ca 99
101
100
59,2
60,8
57,8
52,4
60,5
18,2
16,1
17,5
16,2
17,5
27,0
26,5
30,9
29,7
28,0
5,3
5,1
protruded
protruded
7,5
9,9
10,7
9,6
9,9
9,5
9,5
9,4
9,6
9,9
9,6
6,6
7,0
7,6
7,9
7,5
15,1
15,2
15,1
13,9
15,0
7,9
8,2
7,6
7,4
7,5
39,5
39,9
41,8
36,7
39,0
65,2
63,4
66,0
65,7
69,0
40,8
39,2
41,8
45,5
39,0
70,3
72,2
70,7
66,2
71,0
40,7
41,7
40,3
36,1
39,0
8,9
12,0
8,9
10,1
9,0
15,8
15,9
16,7
15,3
14,0
19,1
19,6
18,7
17,8
17,5
21,1
20,3
20,8
18,8
19,0
22,4
23,4
21,7
21,3
21,5
broken
27,9
23,8
21,2
22,5
13,2
15,8
16,2
14,8
13,6
broken
22,2
22,2
19,3
19,5
25,0
26,6
23,3
23,7
22,5
26,4
25,4
23,8
23,2
24,0
24,9
24,0
broken
25,6
26,0
31,4
29,6
29,4
29,8
29,0
24,3
24,0
broken
20,8
22,0
38,2
35,4
33,3
30,6
33,0
8,5
9,5
12,4
11,8
12,0
— 300 —
Fig. 1. — Holotype of Iiolacanthus guezei, 92,5 mm SL, Réunion, BPBM 20030.
or 29) ; vertical scale rows on opercle 9 ; gill rakers 3 -f- 13 (3 or 4 -[- 11 or 12) ; branchiostegal
rays 6 ; vertebrae 10 -)- 14.
Body deep, the depth 1.69 (1.64-1.91) in SL (MNHN 1976-370 notably more elongate
than other types), and compressed, the maximum width 3.38 (3.23-3.77) in depth ; head
length 3.56 (3.23-3.78) in SL ; dorsal profde of forehead steep, forming an angle of about
65 degrees to the horizontal ; snout 3.56 (3.18-3.73) in head length ; diameter of orbit 2.9
(2.5-3.2) in head length ; interorbital space moderately convex, the bony width 2.9 (2.8-
3.2) in head length ; caudal peduncle deeper than long, the least depth 1.9 (1.7-2.1) in
head length.
Mouth small, terminal, the gape horizontal, the maxilla reacliing a vertical at front
of posterior nostril. Upper lip broader than lower, the basal tliird scaled, the width contai-
ned 2.6 in diameter of orbit of holotype. Teetli slender, elongate (the longest 3.6 in orbit
of holotype), close-set, flexible in jaws, tricuspid (the large central cusp notably longer
than the small latéral ones), in 4 rows in jaws (except posteriorly), about 44 in outer row
of upper jaw and 50 in lower jaw of holotype. No teeth on roof of mouth. Tongue short
and broadlv rounded.
Nostrils anterior to center of eye, the posterior the larger, slightly oval, with no rim,
the anterior in a membranous tube with a flap postero-dorsally ; distance between nostrils
about equal to half greatest diameter of posterior nostril ; distance from edge of orbit to
edge of posterior nostril about ecpial to least diameter of posterior nostril. Circumorbital
— 301 —
pores prominent, espacially one above posterior nostril ; another large pore in front of
anterior nostril. Gill membranes narrowly attached to isthmus. Longest gill filament
on first arch contained 2 times in orbit of holotype. Gill rakers not long, the largest 6.5
in orbit of holotype.
Opercle ending posteriorly in a single fiat blunt spine. A prominent large spine al
corner of preopercle (without a groove), longer than orbit, the spine length (measured
along upper edge) contained 2.4 (2.3-3.2) times in head length ; upper margin of preopercle
finely serrate, with 27 irregular serrae on holotype ; lower preopercular margin of holotype
with three spines, the more posterior the largest, 3.2 in length of long spine at corner of
preopercle ; subopercle with seven small serrae ; interopercle with five moderate serrae ;
preorhital with 12 serrae, none enlarged, the diagonal posterior margin free for about half
the distance from lowermost point to orbit ; exposed margin of supracleithrum with 15
serrae, and margin of posltemporal with 7 serrae.
Scales coarsely ctenoid (up to 25 ctenii on margins), the exposed portion of each scale
strongly ridged ; auxiliary scales présent only dorso-anteriorly on body ; head fully scaled
except lower lip and distal two-thirds of upper lip ; dorsal and anal fins scaled nearly to
margins except anteriorly in spinous portion where fin membranes are deeply incised ;
caudal fin scaled about two-thirds distance to posterior margin ; pectoral fins with small
scales basally ; pelvic fins with small scales extending out on rays on outer surface, but
none on membranes.
Latéral line strongly arched, ending in a sharply descending portion beneath base of
sixth or seventh dorsal soft rays ; a few vestigial pored scales in a detached horizontal
row mid-laterally on caudal peduncle.
Caudal fin rounded, with no filament at upper corner, its length 3.7 (3.8-4.2) in SL.
ürigin of dorsal fin slightly anterior to a vertical at upper end of gill opening. Dorsal
spines progressively longer, the last two or three subequal, 4.5 (4.3-4.7) in SL ; longest
dorsal soft ray (sixth to tenth) 4.2 (3.6-4.7) in SL ; first three interspinous membranes
of dorsal fin incised one-half or more length of spines ; posterior margin of soft portions
of dorsal and anal fins angular, the longest dorsal ray reaching as far posterior as half
the length of caudal fin and the longest anal ray nearly reaching a vertical at lower corner
of posterior margin of caudal fin ; origin of anal fin below hase of eleventh or twelfth dorsal
spines ; third anal spine the longest, 4.3 (3.8-4.4) in SL ; length of longest anal soft ray
(ninth to eleventh) 3.8 (3.8-4.3) in SL pectoral fins moderately pointed, reaching to or
slightly heyond a vertical at origine of anal fin, their length 3.55 (3.2-3.45) in SL ; pelvic
fins long, reaching posterior to origin of anal fin, their length 3.2 (2.6-3.3.) in SL.
Color of holotype in alcohol : head dark brown, the lips and opercular membrane
blackish ; body light brown anteriorly, shading to dark brown posteriorly, with a pale
spot on each scale ; dorsal and anal fins brown anteriorly, shading to dark brown posteriorly ;
caudal fin very dark brown except for narrow pale distal margin ; paired fins pale, the fila-
mentous tips of longest pelvic rays dusky.
Color of the holotype from an Ektachrome transparency taken by the senior author
when the specimen was fresh : head dark purplish brown, the lips and opercular membrane
blackish ; body yellowish brown anteriorly, shading to dark brown posteriorly, with a yellow
spot on each scale (spots smaller peripherally) ; dorsal and anal fins brownish yellow
anteriorly, shading posteriorly to dark brown, with a blue outer margin and a black sub-
— 302 —
marginal line ; caudal fin black or nearly so, the posterior margin pale blue ; pectoral fins
with yellow rays and hyaline membranes ; pelvic fins yellow, the tips of longest rays black-
ish ; iris yellowish.
Remarks
Holacanthus guezei is known only from the island of Reunion, though it certainly
would be expected at Mauritius and possibly also Madagascar. Evidently it is a species
of moderately deep water (60-80 m). It was not observed by the senior author in six
weeks of continuous diving in Reunion and Mauritius down to, but not exceeding 60 m.
H. guezei is one of a complex of six species of the genus which includes the wideranging
Indo-Pacific H. trimaculatus Cuvier and Valenciennes (after Lacepède), H.xanthurus Ben-
nett from Ceylon, India, and the Maldives, H. xanthotis Fraser-Brunner from the Red Sea
and Gulf of Aden, H. xanthopunctatus (Burgess) from Oceania, and H. armitagei (Smith)
which is known from a single specimen from the Seychelles (the possibility that armitagei
is an aberrant color form of trimaculatus cannot yet be discounted). H. trimaculatus is
the only species of this group that also occurs at Reunion.
H. guezei differs from ail of these species in having longer paired fins (reaching generally
to or beyond a vertical at origin of anal fin), longer and more angular soft portions of the
dorsal and anal fins, lacking a short filament from the upper corner of the caudal fin (as
seen on trimaculatus, armitagei, and xanthotis), in having larger lower preopercular spines,
having auxiliary scales only antero-dorsally on the body ( trimaculatus and xanthopuncta¬
tus hâve these scales over most of the body ; they are largely wanting in xanthotis and
xantliurus), and in color. It is closest in color to H. xanthopunctatus but differs significantly
in having a dark head and lacking a pale-edged black spot on each side of the nape near
the médian line and over the supracleithrum (such spots also présent on trimaculatus ;
xanthurus and xanthotis hâve a bright yellow spot over the exposed part of the posttemporal,
just above gill opening.
We are pleased to name this new species in honor of Paul Guézé who collected ail of
the known specimens and made them available to us for study.
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Fraser-Brunner, A., 1933. — A révision of the chaetodont fishes of the subfamily Pomacan-
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— 303 —
Klausewitz, W., and T. Wongratana, 1970. — Vergleichende Untersuchungen an Apolemich-
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Manuscrit déposé le 14 mars 1977.
Bull. Mus. nain. Ilist. natParis, 3 e scr., n° 514, mai-juin 1978,
Zoologie 353 : 305.
Un nouveau nom pour remplacer Rhacophorus granulosus
Guibé, 1975 (Anura ; Rhacophoridae)
par C. J. McCarthy *
Dans un récent travail sur les Batraciens de Madagascar, le Pr J. Guibé (1975 : 1083)
a décrit une nouvelle grenouille sous le nom de Rhacophorus granulosus.
Malheureusement cette désignation a déjà été utilisée antérieurement pour Rhaco¬
phorus granulosus Ahl (1927 : 38). Ce nom scientifique doit donc être remplacé (article 59 a,
Code International de Nomenclature Zoologique).
Le Pr Guibé m’a aimablement permis de pourvoir au remplacement du nom de sa
nouvelle espèce et j’ai l’honneur et le plaisir de proposer Rhacophorus guibei (nomen novura
pro Rhacophorus granulosus Guibé, 1975).
A replacement naine for Rhacophorus granulosus Guibé, 1975
(Anura, Rhacophoridae)
In a recent paper on Malagasy batrachians Pr J. Guibé (1975 : 1083) described a new
frog under the name Rhacophorus granulosus. Unfortunately this is a junior primary
homonym of Rhacophorus granulosus Ahl (1927 : 38) and must lie replaced (article 59 a,
International Code of Zoological Nomenclature).
Pr Guibé bas kindly allowed me to provide a replacement name for his new species
and I am therefore pleased to hâve the opport.unity of renaming it, in his honour, Rhaco¬
phorus guibei (nomen novum pro Rhacophorus granulosus Guibé, 1975).
REFERENCES
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Ges. nctturf. Freunde Berl., (nr. 1-3) : 35-47.
Guibé, J., 1975. Batraciens nouveaux de Madagascar. Bull. Mus. nain. Jlist. nat., Paris. 3 e sér..
n° 323, Zoologie 230 : 1081-1089.
* Department of Zoology : British Muséum (X lit lirai Hislory), London.
Manuscrit déposé le 5 janvier 1978.
IMPRIMERIE
Achevé dCimprimer le 30 juin 1978
NATIONALE
8 564 001 5
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et d’espèces soulignés d’un trait).
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qués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
Les dessins et cartes doivent être faits sur bristol blanc ou calque, à l’encre de chine.
Envoyer les originaux. Les photographies seront le plus nettes possible, sur papier brillant,
et normalement contrastées. L’emplacement des figures sera indiqué dans la marge et les
légendes seront regroupées à la fin du texte, sur un feuillet séparé.
Un auteur ne pourra publier plus de 100 pages imprimées par an dans le Bulletin,
en une ou plusieurs fois.
Une seule épreuve sera envoyée à l’auteur qui devra la retourner dans les quatre jours
au Secrétariat, avec son manuscrit. Les « corrections d’auteurs » (modifications ou addi¬
tions de texte) trop nombreuses, et non justifiées par une information de dernière heure,
pourront être facturées aux auteurs.
Ceux-ci recevront gratuitement 50 tirés à part de leurs articles.