BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
354
N° 515 JUILLET-AOUT 1978
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi, E. R. Brygoo et R. Laffitte.
Conseillers scientifiques : Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Halle.
Rédacteur : M me P. Dupérier.
Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
De 1971 à 1977, le Bulletin 3 e série est divisé en cinq sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Écologie générale — Sciences physico-chimiques) et les articles
paraissent par fascicules séparés. A partir de 1978 les articles sont regroupés en fascicules
bimestriels, par section.
S’adresser :
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centrale du Muséum national d’Histoire naturelle, Service des Ventes,
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International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 515, juillet-août 1978, Zoologie 354
SOMMAIRE
M. Sibuet. — Synallactes longipapillata nov. sp., nouvelle espèce d’Holothurie
d’un genre rarement représenté dans l'océan Atlantique. 311
A. J. Petter. — Quelques Nématodes Camallanidae parasites de Poissons en
Malaisie. 319
M.-C. Durette-Desset et M. Denke. — Description de nouveaux Nématodes
parasites d’un Lièvre africain et compléments à l’étude morphologique de quel¬
ques Trichostrongylidae. 331
M. L uc et G. Merny. — Transfert de types de Nématodes du sol et parasites des
plantes. 349
I. Van de Vei.de et H. J. Dumont. — Liste des espèces de Cladocères connues
aux îles des Açores. 355-
515, 1
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 515, juillet-août 1978,
Zoologie 354 : 311-318.
Synallactes longipapillata nov. sp.,
nouvelle espèce d’Holothurie
d’un genre rarement représenté dans l’océan Atlantique 1
par Myriam Sibuet *
Résumé. —- Parmi les Holothuries récoltées dans le golle de Gascogne au cours des campagnes
Biogas, une espèce nouvelle attribuée au genre Synallactes est décrite. Synallactes longipapillata
n. sp. se distingue de toutes les autres espèces connues du genre par la longueur exceptionnelle des
papilles dorsales et la configuration des spiculés à hase exclusivement triradiée dans les téguments
et les papilles.
Abstract. — Aniong the Holothurians coliected in the Bay of Biseay during Biogas cruises,
a new soecies was described and accordingly attributed to the genus Synallactes. Synallactes longi¬
papillata n. sp. is readily distinguishable from ail other known species of the genus bv its very
long papilla and bv its spicula composed exclusively of three arms in the tégument and the papilla.
Au cours des campagnes Biogas organisées par le Centre océanologique de Bretagne
de 1972 à 1974 à bord du N.O. « Jean Charcot », (L. Laubier et M. Sibuet, 1977) une
importante collection d’Holothuries a été récoltée dans le golle de Gascogne. Deux indi¬
vidus d’Holothuries d’allure très particulière, difficiles à rapprocher d’un genre, voire
d’une famille connue, ont été recueillis. Le grand développement de papilles dorsales,
l’absence d’ampoules tentaculaires, la connexion des organes arborescents avec le réseau
vasculaire et l’intestin, la présence de bandes musculaires simples, sont en effet des carac¬
tères qui ne sont généralement pas réunis dans une même famille.
L’étude détaillée des deux exemplaires a permis d’établir certaines affinités, basées
essentiellement sur la configuration des spiculés, la disposition sériée des papilles et des
podias, avec le genre Synallactes (Ludwig, 1894).
Matériej.
Holotype : prélevé à la station 2, DS 40, à l’aide d’une drague épibenthique, par 47°36,4N-
9°04,2W et par 3 345 m de profondeur.
Autre exemplaire : prélevé à la station 2, CV 40, à l’aide d’un chalut double perche Blake,
par 47°33,1N-9°01,9W et par 2 860 m de profondeur.
L’holotype est déposé dans les collections du Muséum national d’IIistoire naturelle de Paris.
" Centre océanologique de Bretagne, B.P. 337, 29273 Brest Cedex, France.
1. Contribution n° 536 du Département scientifique du Centre océanologique de Bretagne.
- 312 —
Description de l’holotype
Le corps est allongé presque cylindrique, atténué aux deux extrémités. La face ven¬
trale est à peu près plane, très contractée et étroite, tandis que la face dorsale est convexe
(pl. [, A et B).
L’holotype mesure 7 cm de long, et sa largeur maximum dans la région moyenne du
corps est de 2 cm. Le tégument, de couleur blanchâtre sauf dans la partie ventrale recou¬
verte de très nombreux pédicelles assez sombres, est assez épais et rugueux au toucher.
La bouche et l’anus sont situés ventralement et encadrés dorsalement de longues
papilles terminales. Les tentacules buccaux, au nombre de 18, sont disposés sur deux cercles
concentriques. Ils sont terminés par un disque formé de 3 ou 4 lobes subdivisés en lobules
secondaires.
Les appendices ambulacraires sont disposés en séries régulières le long des radius. Ce
sont des papilles coniques sur la face dorsale de l’animal et des pédicelles ou podia sur la
face ventrale.
Papilles dorsales
La face dorsale se caractérise par 4 rangées longitudinales de papilles coniques allon¬
gées : deux latérales et deux médianes situées à distance égale l’une de l’autre.
Près de l’ouverture buccale il y a 6 papilles disposées transversalement d’environ
1,5 cm de longueur, puis 4 papilles à l’extrémité antérieure du corps dont l’une corres¬
pond au début de la rangée latérale et mesure 3 cm de long. Dans chaque rangée on compte
une vingtaine de papilles inégales mesurant de 5 mm à 1 cm de longueur. Dans les rangées
latérales, 5 papilles proéminentes d’environ 3 cm de long et à base plus large, alternent
assez régulièrement avec les petites papilles. Près de l’ouverture anale, il y a trois papilles
rapprochées de 5 mm de long.
Pédicelles ventraux
La face ventrale forme une bande brunâtre portant plusieurs rangées d’une quaran¬
taine de pédicelles terminés par une ventouse très nette.
On distingue dans la partie médiane antérieure deux rangées, parallèles et très proches
l’une de l’autre, de podia plus ou moins alignés et très serrés mesurant environ 3 mm de
long. Dans la région moyenne, trois à quatre rangées prennent place jusqu’à l’extrémité
postérieure.
Latéralement, sur chacun des bords de la sole ventrale, il y a une série de podia dis¬
posés tout le long du corps sur une à deux rangées parfois alternées. Ces podias sont plus
longs que les autres et atteignent jusqu’à 6 mm de longueur.
Spiculés (pl. II et III)
Les corpuscules calcaires que renferment les téguments et les papilles sont tous tri-
radiés.
Les spiculés, assez rares, contenus dans les téguments dorsal et ventral sont consti-
314
PLANCHE II
A. — Spiculés triradiés du tégument dorsal.
B, C. — Spiculés triradiés à branches dichotomes et flèche centrale unique d : une papille dorsale.
D. — Spiculés en bâtonnet d’un tentacule.
— 315 —
PLANCHE III
E. — Spiculés du tégument ventral.
F. — Disque calcaire soutenant la ventouse d'un podion.
G. — Spiculé arciforme d’un podion ventral.
H. — Petit spiculé triradié à flèche centrale d’un podion ventral.
— 316 —
tués de trois branches unies dans un même plan dont l’extrémité peut être divisée avec
formation d’anastomoses (pi. 11, A ; pl. III, Ë).
Les spiculés qui se trouvent en grand nombre dans les papilles dorsales sont plus
complexes (pl. II, B, C). Les trois branches formant la base sont chacunes hifurquées et
présentent aux six extrémités des perforations en réseau ; la (lèche centrale et unique est
simple et terminée probablement en pointe très fragile.
Les podia renferment également des spiculés triradiés de même structure que ceux des
papilles mais de taille très réduite, ainsi que des spiculés arqués aux extrémités dicho-
tomes (pl. II, B ; pl. III, H). La ventouse de chaque pédicelle est soutenue par un disque
calcaire large et très réticulé (pl. 111, F).
Les tentacules contiennent de très nombreux spiculés en forme de bâtonnets plus
ou moins couverts d’aspérités (pl. II, D).
Anatomie interne
La couronne calcaire est assez bien calcifiée et relativement massive (pl. I, C).
On distingue une seule vésicule de Poli en forme de sac assez large de 1 cm de long.
On ne remarque aucune ampoule tentaculaire.
Les deux touffes de gonades formées de longs tubes ramifiés sont bien développées.
Les muscles longitudinaux, indivis, forment chacun une bande large.
Les organes arborescents sont collés aux parois du tube digestif et enroulés aulour
des sinus hémaux sans qu’une nette anastomose se distingue.
Description du spécimen récolté au prélèvement CV 40
Le deuxième exemplaire récolté dans le golfe de Gascogne est plus petit, et mesure
4 cm de long et 1 cm de large. Les principaux caractères de l’holotype se retrouvent sur
cet échantillon qui possède également 18 tentacules, des papilles disposées en 4 rangées,
6 papilles autour de la bouche dont l’une très longue de 2,5 cm, des podias disposés sur trois
rangées doubles, densément répartis sur la face ventrale, des spiculés triradiés munis d’une
flèche centrale simple et fragile au sommet.
En ce qui concerne l’anatomie interne, on distingue sur cet échantillon quatre vésicules
de Poli, deux petites touffes de gonades, des bandes musculaires simples ; le reste des
viscères est absent.
Discussion
La présence de rangées de papilles et de pédicelles, de spiculés en tourelle à flèche
simple, d’organes génitaux en deux touffes, permet de rapprocher les deux exemplaires
des espèces appartenant au genre Synallactes (Ludwig, 1894). Si plusieurs des caractères
observés sont réunis dans la diagnose définissant ce genre, établie par Deichmann en
1930 ou précédemment par Perrier en 1901, il faut remarquer quelques différences chez
l’holotype qui possède des bandes musculaires non divisées ainsi qu’une étroite liaison
entre les organes arborescents et l’appareil circulatoire. En incluant cette espèce dans le
— 317 —
seul genre connu actuellement qui s’en rapproche, il est utile de souligner que certains
caractères retenus au niveau générique sont peu fiables.
La variabilité au niveau des bandes musculaires uniques ou doubles dans le genre
Synallactes a été établie indirectement d’après la description d’autres espèces de ce genre,
et l’anastomose du système circulatoire avec les organes arborescents est une observation
délicate et rare sur des animaux souvent éviscérés.
L’espèce nouvelle possède en outre plusieurs caractères très originaux qui lui sont
propres, notamment :
— la longueur exceptionnelle de certaines papilles dorsales ;
— la forme exclusivement triradiée des spiculés contenus soit dans les téguments
où ils sont simples et sans flèche centrale, soit dans les papilles où leur structure plus com¬
plexe et particulière est composée de branches dichotomes, terminées chacune par de nom¬
breuses perforations, et d’une tige centrale unique et simple.
Synallactes longipapillata n. sp. dilîère profondément de toutes les espèces connues
du genre ; seule la disposition sériée des papilles et des podia la rapproche de S. crucifera
Perrier récoltée dans l’océan Atlantique nord. Par la configuration des spiculés triradiés,
on peut la comparer aux espèces où ce type est représenté : S. carthagei Vaney, S. challen-
geri (Theel), S. chuni Augustin, 5. ishikawai Mitsukuri, S. mollis Cherbonnier, 5. mul-
tivesiculatus Oshima, S. nozaway Mitsukuri, S. triplax H. L. Clark, S. oiridillimus Cher¬
bonnier. Dans toutes ces espèces d’autres types de spiculés à base cruciforme ou pentara-
diée se rencontrent également, sauf pour S. ishikawai, S. multivesiculatus et S. triplax,
où les spiculés triradiés sont munis de flèches plus larges, ajourées ou terminées par plu¬
sieurs pointes.
Le genre Synallactes, qui comprend une trentaine d’espèces, n’était représenté jus¬
qu’ici dans l’océan Atlantique que par trois espèces : S. crucifera (au large du Maroc), S. mol¬
lis et S. oiridillimus (au large de l’Afrique du Sud).
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Augustin, E., 1911. — Ueber Japanische Seewalzen. Münschen Abh. Akad. Wiss. « Beitriige
zur Naturgeschichte Ostasiens 1906-1909 » : 44 p., 2 pl., 26 lig.
Cherbonnier, G., 1952. — Contribution à la connaissance des Holothuries de l’Afrique du Sud.
Trans. R. Soc. S. Afr., 33 : 469-509, pl. XXXV-L.
Clark, H. L., 1920. — Tropical Pacific Holothurioidea. Mem. Mus. cornp. Zool. Haro., Cambridge,
Mass., 39 (4) : 121-154, pl. I-IV.
Deichmann, E., 1930. — The Holothurians of the western part of the Atlantic Océan. Bull. Mus.
camp. Zool. Haro., 71 : 43-236, pl. I-XXIV.
Laubif.r, L., et M. Sibuet, 1977. — Résultats des campagnes Biogas 3 août 1972-2 novembre
1974. Pubis CNEXO. Résultats des campagnes à la mer n° 11.
Ludwig, H., 1894. — The Holothurioidea. Reports of an exploration of the West Coasts of Mexico
by the « Albatross », during 1891. Mem. Mus. cornp. Zool. Haro., 17 (3) : 183 p., 19 pl.
Mitsukuri, K., 1912. — Studies on actinopodous Holothurioidea. J. Coll. Sci. imp. Unio. Tokyo,
29 (2) : 284, 8 pl.
— 318 —
Oshima, H., 1915. — Report on the Holothurians collecled by the United States fisheries steamer
« Albatross » in the North Western Pacific during the Summer of 1906. Proc. U.S. nain.
Mus., 48 : 213-291, pl. 8-11.
Pkrrier, R., 1902. — Holothuries. Expéditions scientifiques du « Travailleur » et du « Talisman >'
pendant les années 1880-1883 : 273-554, pl. XII-XXII.
Theel, H., 1886. — Report on the Holothurioidea dredged by H.M.S. Challenger during the years
1873-1876, pt 2. Hep. Scient. Res. voyage H.M.S. Challenger, Zool., 14 (39) : 1-290, XVI pl.
Manuscrit déposé le 29 juin 1977.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 515, juillet-août 1978.
Zoologie 354 : 319-330.
Quelques Nématodes Camallanidae
parasites de Poissons en Malaisie
par Annie J. Petter *
Résumé. — Cinq espèces de Camallanidae ont été récoltées chez des Poissons à Kuala Lumpur
(Malaisie) : Camallanus spinosa (Furtado, 1965) parasite de Betta sp. ; le mâle de eette espèce
est décrit pour la première fois et des compléments sont apportés à la description originale de la
femelle ; Camallanus anabantis Pearse, 1933, parasite de Betta unimaculata, et Spirocamallanus
alii (Kalyankar, 1971) parasite de Johnius carulta ; des figures et des dimensions sont données
de ces deux espèces ; les spécimens attribués par Khan et Yaseen (1969) à Spirocamallanus maza-
bukae nous paraissent appartenir en réalité à l’espèce Spirocamallanus alii ; Procamallanus sp.,
parasite de Ompok sp. (femelles seules connues) ; Paracamallanus furtadoi n. sp. parasite de Ilete-
ropneustes sp.
Les espèces suivantes sont transférées dans le genre Paracamallanus : P. maculati (Ha Ky,
1971) n. comb., P. bengcdensis (Soota et Chaturvedi, 1971) n. comb., P. yehi (Fernando et Furtado,
1963) n. comb., P. ceylonensis (Fernando et Furtado, 1963) n. comb., P. equispiculus (Sood, 1968)
n. comb. ; une liste des espèces du genre est donnée.
Abstract. — Five species of Camallanidae were found in Fishes in Kuala Lumpur (Malaysia) :
Camallanus spinosa (Furtado, 1965) from Betta sp. ; the male is described for the first time and
compléments are given to the original description of the female ; Camallanus anabantis Pearse,
1933 from Betta unimaculata and Spirocamallanus alii (Kalyankar, 1971) from Johnius earutta ;
figures and measurements of these two species are given ; specimens assigned by Khan and
Yaseen (1969) to Spirocamallanus mazabukae are considered to belong to Spirocamallanus alii.
Procamallanus sp., from Ompok sp. (only the females are known) ; Paracamallanus furtadoi n. sp.
from Ileteropneustes sp. The following species are transferred to the genus Paracamallanus :
P. maculati (Ha Ky, 1971) n. comb. ; P. bengalensis (Soota et Chaturvedi, 1971) n. comb. ; P. yehi
(Fernando et Furtado, 1963) n. comb. ; P. ceylonensis (Fernando et Furtado, 1963) n. comb. ;
P. equispiculus (Sood, 1968) n. comb. À list of the species of Paracamallanus is given.
Des Nématodes de Poissons ont été récoltés au cours des missions effectuées à Kuala
Lumpur par M. C. Durette-Desset et .1. C. Quentin en décembre 1973, et O. Bain en
octobre 1976.
Leur étude nous permet d'apporter quelques compléments aux travaux déjà publiés
sur la faune de Nématodes de Poissons de Malaisie, par Fernando et Furtado, 1962 et
1963, Furtado, 1965, et Furtado et Tan, 1973.
Nous envisageons dans cet article le groupe des Camallanidae, particulièrement abon¬
dant dans cette faune.
* Laboratoire de Zoologie (Vers) associé au CNRS, Muséum national d'Histoire naturelle, 43, rue Cuvier,
75231 Paris Cedex 05.
— 320 —
I. Camallanus spinosa (Furtado, 1965)
(= Zeylanema spinosa Furtado, 1965)
(Fig- 1)
Matériel : 3 $ et 5 Ç récoltés chez quatre Betta sp. (Ànabantidae) Kl 133, Kl 135, Kl 151 et Kl 152,
eu décembre 1973.
Lieu de récolte : Marché de Kuala Lumpur (Malaisie).
Localisation : Intestin.
Description
Seule, la femelle a été décrite par Furtado (1965) chez un Betta picta (Valenciennes)
d’une rivière de l’Etat de Singapour.
Nous décrivons donc le mâle et apportons quelques compléments à la description de
la femelle.
Les deux sexes possèdent sur chaque face latérale deux rangées longitudinales d’épines
disposées irrégulièrement ; ces rangées d’épines débutent au niveau de l’anneau basal de
la capsule buccale ; antérieurement, au niveau des papilles submédianes, se trouvent deux
épines situées latéralement représentant peut-être les deirides ; les rangées d’épines s’étendent
chez le mâle jusqu’au niveau de la paire de papilles cloacales la plus antérieure et chez
la femelle jusqu’à l’anus.
Chaque valve de la capsule buccale présente chez le mâle comme chez la femelle neuf
crêtes chitinoïdes longitudinales portant chacune de quatre à huit tubercules ; les pièces
chitinoïdes antérieures sont bien développées ; le sommet des tridents se prolonge par deux
cornes dirigées antérieurement.
F emelle
L’appareil génital est du type habituel, avec ovaire postérieur atrophié.
La queue est bifide (elle est trifide dans la description de Furtado).
Mâle
Il existe d’étroites ailes caudales, six paires de papilles pré-cloacales disposées en deux
groupes, deux paires ad-cloacales et six paires post-cloacales (y compris les phasmides)
comprenant un groupe antérieur de cinq paires et une paire postérieure isolée.
La queue est bifide.
Les spiculés sont longs et minces, le gauche faiblement chitinisé.
Dimensions d’un mâle long de 7 mm : largeur maximum 200 pm ; capsule buccale : longueur
60 pm, largeur maximum 50 pm ; œsophage musculaire 250 |im ; œsophage glandulaire 700 [irn ;
anneau nerveux et pore excréteur situés à 125 pm et 180 pm de l’extrémité antérieure ; queue
100 pm ; spiculé droit 295 pm ; spiculé gauche 210 pm.
Dimensions d’une femelle longue de 8 mm : largeur maximum 200 pm ; capsule buccale : longueur
— 321 —
Fig. 1. — Camallanus spinosa (Furtado, 1965). A, mâle, région antérieure, vue médiane ; B, mâle, extré¬
mité céphalique, vue médiane ; C, femelle, extrémité céphalique, vue latérale ; D, région vulvaire :
E, mâle, extrémité postérieure, vue ventrale ; F, femelle, vue apicale ; G, mâle, extrémité postérieure,
vue latérale ; H, femelle, extrémité postérieure, vue latérale.
60 p, largeur maximum 60 p ; œsophage musculaire 250 pim ; œsophage glandulaire 550 pim :
anneau nerveux, pore excréteur et vulve situés respectivement à 140 pim, 140 pim et 3,4 mm
de l’extrémité antérieure ; queue 100 pim.
— 322 —
Fig. 2. — Camallanus anabantis Pearse, 1933, mâle. A, extrémité céphalique, vue latérale; B, extrémité-
postérieure, vue ventrale ; Ci, extrémité postérieure, vue latérale ; D, région antérieure, vue médiane.
II. Camallanus anabantis Pearse, 1933
(Fig. 2)
Matériel : 1 $ récolté chez Betta unimaculata (Popta) (Anabantidae) Kl 118 en décembre 1973.
Lieu de récolte : Marché de Kuala Lumpur (Malaisie).
Localisation : Intestin.
Dimensions : longueur 6,8 mm ; largeur maximum 160 pm ; capsule buccale : longueur 65 [un,
largeur 60 p ; œsophage musculaire 250 pm ; œsophage glandulaire 400 pm ; anneau nerveux,
pore excréteur et deirides situés respectivement à 110 pm, 190 pm et 130 pm de l’extrémité
antérieure ; queue 110 pm ; spiculé droit 450 pm ; spiculé gauche 320 pm.
Camallanus anabantis a été décrit au Siam (Pearse, 1933), aux Indes (Chakravarty,
1939), à Ceylan (Kulasiri et Fernando, 1956 ; Yeh, 1960 ; Fernando et Furtado, 1963a) et
— 323 —
en Malaisie (Fernando et Furtado, 1963&). L’espèce a été trouvée principalement chez
Anabas testudineus (Anabantidae) mais Kulasiri et Fernando la signalent également
chez des Channidae ( Ophicephalus punctatus ) et des Cyprinidae ( Puntius füamentosus et
Rasbora daniconius).
Notre spécimen présente quelques différences avec les descriptions précédentes :
- - le nombre des papilles pré-cloacales est de sept paires (en comptant la paire ad-
cloacale antérieure comme l’ont fait les auteurs précédents), alors qu’il est de six paires
seulement dans les autres descriptions ;
— les deirides sont situées plus postérieurement que dans la description de Yeh ;
—- le spicule-ratio est égal à celui de la description de Fernando et Furtado, 1963a
(1 : 1,4) ; il est nettement plus faible que dans les autres descriptions, où il varie de 1 : 3,5
à 1 : 5,9.
En l'absence d’un matériel plus abondant, nous ne pouvons vérifier si ces caractères
différentiels sont constants et nous préférons laisser notre spécimen dans l’espèce C. ana-
bantis.
III. Paracamallanus furtadoi n. sp.
(Fig. 3)
M atériel-type : 1 femelle et une extrémité postérieure mâle récoltées chez Heteropneustes sp.
(Clariidae) Kl 32.
Autre matériel : Un mâle récolté chez H eteropneustes sp. Kl 55.
Lieu de récolte : Marché de Kuala Lumpur (Malaisie).
Localisation : Intestin.
Description
Nématodes longs et fins. Capsule buccale comprenant une partie antérieure faite de
deux valves latérales et une arrière-cavité buccale à paroi chitinoïde épaisse, dont la lon¬
gueur est égale à environ la moitié de la longueur des \alves ; chaque valve présente neuf
crêtes lisses, dont les externes sont plus courtes ; pièces chitinoïdes antérieures très déve¬
loppées ; tridents bien développés avec la branche médiane très courte, celle-ci est suivie
par une formation légèrement chitinoïde, de forme irrégulière, correspondant sans doute
à des vestiges de sa partie postérieure. A son extrémité antérieure, la lumière œsophagienne
s’évase en une cupule à revêtement interne chitinoïde.
Il existe des ailes cervicales qui débutent immédiatement en arrière de la capsule
buccale et s’étendent sur une longueur d’environ 160 p,m ; elles présentent leur plus grande
largeur au niveau des deirides ; elles se prolongent sur presque toute la longueur du corps
par des ailes latérales très minces (3 à 4 p.m de large).
Femelle
Vulve légèrement postérieure au milieu du corps ; utérus emplis de larves à queue
effilée.
Queue trifide.
3. — Paracamallanus furtadoi n. sp. A, femelle, région antérieure, vue latérale ; B, femelle, extré¬
mité céphalique, vue médiane ; C, femelle, région antérieure, vue médiane ; D, femelle, région posté¬
rieure, vue latérale ; E, mâle, extrémité postérieure, vue ventrale ; F, mâle, extrémité postérieure*
vue latérale ; G, femelle, extrémité caudale.
— 325
Mâle
Ailes caudales larges et vésiculeuses, cloaque proéminent, queue bifide.
Cinq paires de papilles pré-cloacales à droite et quatre paires à gauche, régulièrement
disposées ; deux paires ad-cloacales et quatre paires post-cloacales groupées, légèrement en
dessous du cloaque, plus une paire de minuscules phasmides près de l'extrémité postérieure.
Seul le spiculé droit est visible, peu chitinisé.
Dimensions
Femelle : longueur 9,4 mm ; largeur maximum 80 [xm ; partie antérieure de la capsule buccale:
longueur 40 {xm, largeur maximum 42 (xm ; arrière-cavité buccale : longueur 20 [xm, largeur 42 (im ;
œsophage musculaire 250 [xm ; œsophage glandulaire 470 jxm ; anneau nerveux, pore excréteur,
deirides et vulve situés respectivement à 110 (xm, 140 (xm, 1Ô0 jxm et 5,2 mm de l’extrémité anté¬
rieure ; queue 230 [Xm.
Mâle : longueur 3 mm ; largeur maximum 50 (xm ; partie antérieure de la capsule buccale :
longueur 30 [xm, largeur maximum 35 (xm ; arrière-cavité buccale : longueur 20 [xm, largeur
maximum 30 jxm ; œsophage musculaire 170 [xm ; œsophage glandulaire 290 jxm ; anneau nerveux
situé à 75 jxm de l’extrémité antérieure ; queue 80 jxm ; spiculé 150 jxm.
Discussion
Le genre Paracamallanus a été créé par Yorke et Maplestone (1926) pour l’espèce
Camallanus cyathopharynx Baylis, 1923, caractérisée par la présence d’une vaste arrière-
cavité buccale en arrière des valves.
Plusieurs espèces munies d’une arrière-cavité buccale ont été décrites depuis, mais
un certain nombre d’entre elles ont été placées soit dans le genre Zeylanema Yeh, 1960,
quand leur capsule buccale présentait des crêtes perlées, soit dans le genre Neocamallanus
Ali, 1956, quand elle ne possédait pas de trident.
Moravec (1974), étudiant le développement de Paracamallanus cyathopharynx, cons¬
tate que la morphologie des stades larvaires est plus proche de celle de Zeylanema sweeti
que de celle des Camallanus, et en conclut qu’il existe d’étroites affinités entre les deux
genres.
A notre avis, cette constatation apporte une confirmation de l’appartenance de sweeti
au genre Paracamallanus, et souligne l'importance phylogénique de la présence d’une arrière-
cavité buccale qui doit avoir priorité sur l’existence de crêtes perlées ou l’absence de tri¬
dents ; nous sommes donc en accord avec la classification de Chabaud (1975) qui supprime
les genres Zeylanema et Neocamallanus.
Les genres Camallanus et Paracamallanus peuvent donc se distinguer par la morpho¬
logie des stades larvaires ; malheureusement pour la plupart des espèces, ces stades lar¬
vaires ne sont pas connus, et l’attribution d’une espèce à l’un ou l’autre genre est quelque¬
fois difficile, car il existe des intermédiaires entre l’étroit anneau chitinoïde de Camallanus
lacustris et la vaste arrière-cavité buccale de Paracamallanus cyathopharynx.
Nous placerons dans le genre Paracamallanus les espèces chez lesquelles la longueur
de l’arrière-cavité buccale mesure plus du tiers de la longueur des valves. D’après les figures
données par les auteurs, les espèces suivantes doivent alors être placées dans le genre L
1. Nous n’avons pas vu les descriptions des espèces Neocarn allanus apapillata Ghosh et Majumdar,
1972, et N. ophiocepliali Rehana et Bilqees, 1972, qui appartiennent peut-être également à ce genre.
515 , 2
— 326 —
1. Espèces à crêtes de la capsule perlées ; parasites de Channidae (Channiformes) :
— P. sweeti (Moorthy, 1937) Campana-Rouget, 1961,
— P. maculati (Ha Ivy, 1971) n. comb. (= Neocamallanus maculati Ha Ky, 1971).
2. Espèces à crêtes de la capsule lisses
a — Espèces à tridents absents ou vestigiaux ; parasites de Channidae :
— P. ophicephali (Pearse, 1933) n. comb. (= Camallanus ophicephali Pearse, 1933),
— P. singhi (Ali, 1956) Campana-Rouget, 1961,
— P. bengale?isis( Soota et Chaturvedi, 1971) n. comb. (= K eocamallanus bengalensis
Soota et Chaturvedi, 1971),
— P. yehi (Fernando et Furtado, 19636) n. comb. (= Camallanus yehi Fernando et
Furtado, 19636).
6 — Espèces à tridents présents :
— Parasites de Serranidae (Perciformes),
— P. theraponis Kalyankar, 1971.
— Parasites de Clariidae et Siluridae (Siluriformes),
— P. cyalhopharynx (Raylis, 1923) Yorke et Maplestone, 1926 (= P. senegalensis
Vassiliades, 1970),
— P. longitridenlatus (Fernando et Furtado, 19636) Moravec, 1974,
— P. ceylonensis (Fernando et Furtado, 1963a) n. comb. (= Camallanus ceylonensis
Fernando et Furtado, 1963a),
— P. equispiculus (Sood, 1968) n. comb. (= Camallanus equispiculus Sood, 1968).
Nous comparerons notre espèce à celles du groupe 2 6 :
P. theraponis a une capsule buccale de forme différente de la nôtre, avec des crêtes
beaucoup plus nombreuses.
P. cyathopharynx a un spiculé beaucoup plus long, avec une extrémité distale carac¬
téristique qui n’existe pas chez notre espèce ; le trident est également de forme différente.
P. Iongitridentatus a des tridents plus longs, avec la branche médiane bien développée
et deux spiculés de tailles nettement différentes du spiculé unique de notre espèce.
Les deux espèces les plus proches sont P. equispiculus et P. ceylonensis.
Notre espèce s’en écarte cependant par l’absence du spiculé gauche ; ce caractère
nous paraît avoir une valeur spécifique dans la famille des Camallanidae, car il se retrouve
en général d’une manière constante dans un lot de parasites provenant du même hôte.
Nous considérons donc notre espèce comme nouvelle et nous la nommons : Paracamallanus
furtadoi n. sp.
IV. Spirocamallanus alii (Kalyankar, 1971)
(Fig. 4, G, H, I)
Matériel : 1 récolté chez Johnius carutta Bloch (Sciaenidae) Kl 43 en décembre 1973. 1 £ récolté
chez Johnius carutta JE 14 en septembre 1976.
Lieux de récolte : Marchés de Kuala Lumpur et de Penang.
Localisation : Intestin.
— 327 —
Dimensions
Mâle Kl 43 : longueur 8 mm ; largeur maximum 150 [im ; capsule buccale : longueur 80 pm
largeur maximum 62 p,m ; onze crêtes spiralées ; œsophage musculaire 380 p.m ; œsophage glandu¬
laire 520 p.m ; anneau nerveux situé à 225 p.m de l’extrémité antérieure ; queue 150 [im ; spiculé
droit 280 p.m ; spiculé gauche 180 |im.
Mâle JE 14 : longueur 11,5 mm ; largeur maximum 110 pim ; capsule buccale : longueur 80 pim,
largeur maximum 70 pim ; douze crêtes spiralées ; œsophage musculaire 420 pim ; œsophage glan¬
dulaire 700 pim ; anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 225 pim, 600 pim,
et 120 pim de l’extrémité antérieure ; queue 200 pim ; spiculé droit 340 pim ; spiculé gauche (plus
faiblement chitinisé) 220 pim ; gubernaculum 45 pim.
Ces spécimens présentent tous les caractères de l’espèce Spirocamallanus alii, en parti¬
culier la présence d’un gubernaculum bien chitinisé, visible en vue latérale.
Khan et Yaseen (1969) décrivent chez un Perciforme marin au Bangladesh des spé¬
cimens mâles d’un Spirocamallanus qu’ils attribuent à l’espèce S. mazabukae Yeh, 1957,
parasite d’un Siluriforme d’eau douce en Afrique. Etant données les différences d’hôte et
d’origine, cette attribution nous paraît hasardeuse ; or, il existe entre la description de
Khan et Yaseen et celle de Yeh de légères différences : la capsule buccale est moins allon¬
gée, l’œsophage glandulaire est moins long, les deirides sont situées nettement plus près
de l’extrémité antérieure et les spiculés sont plus petits. Par contre, les dimensions indi¬
quées par Khan et Yaseen correspondent parfaitement à celles de nos spécimens ; nous
pensons donc que leur espèce comme la nôtre correspond en réalité à 5. alii.
V. Procamallanus sp.
(Fig. 4, A, B, C, D, E, F)
Matériel : 3 $ récoltées chez Ompok sp. (Siluridae) Kl 28 en décembre 1973.
Lieu de récolte : Marché de Kuala Lumpur (Malaisie).
Localisation : Tube digestif.
Description
Nématodes petits et fins. Capsule buccale cylindrique, à paroi lisse, séparée de l’œso¬
phage par un étroit anneau chitinoïde ; elle présente au quart de sa hauteur un épaississe¬
ment interne de la paroi en forme d’anneau qui la divise en deux parties ; cet épaississe¬
ment est bien marqué chez la femelle la plus âgée, dont les utérus contiennent des larves
mûres ; il est beaucoup moins net chez les femelles plus jeunes, dont les utérus contiennent
uniquement des embryons.
Près de l'ouverture de la capsule se trouvent six épaississements chitinoïdes semi-
lunaires.
Deirides en forme de petites pointes situées légèrement en dessous de l’anneau ner¬
veux.
Vulve légèrement postérieure au milieu du corps. L’ovéjecteur, dirigé vers l’arrière,
se divise en deux utérus opposés, contenant chez la femelle la plus âgée des larves enroulées
en spirale ; ces larves sont peu nombreuses et disposées en une seule ou deux rangées ;
l’ovaire postérieur est atrophié.
La queue est courte et arrondie à l’extrémité.
4. —■ A à F, Procamallanus sp. A, extrémité céphalique, vue latérale ; B, extrémité céphalique, vue
médiane ; C, extrémité céphalique, vue apicale ; D, coupe longitudinale de la capsule buccale ; E, région
antérieure, vue latérale ; F, extrémité postérieure, vue latérale. G à I, Spirocamallanus alii (Kalyan-
kar, 1971), mâle. G, extrémité postérieure, vue ventrale ; H, extrémité antérieure, vue latérale ; I,
extrémité postérieure, vue latérale.
— 329 —
Dimensions de la femelle la plus âgée : longueur 3,2 mm ; largeur maximum 70 fini ; capsule
buccale : longueur 60 fim, largeur 50 jim ; œsophage musculaire 300 fim ; œsophage glandulaire
325 fim ; anneau nerveux, pore excréteur, deirides et vulve situés respectivement à 140 fim, 230 fini,
140 fini et 1,92 mm de l’extrémité antérieure ; queue 65 fini.
Discussion
La présence d’un épaississement interne en forme d’anneau séparant la capsule buccale
en deux parties a été signalée chez une espèce de Procamallanus , P. annulatus Yamaguti,
1954, parasite de Siganus (Perciforme) aux Célèbes. P. annulatus est une espèce de très
grande taille, la capsule buccale est de forme plus arrondie que celle de nos spécimens, et
l’anneau chitinoïde est situé beaucoup plus près de la base de la capside ; nos spécimens
ne peuvent donc être attribués à cette espèce.
L’anneau chitinoïde de la capsule buccale oppose nos spécimens à tous les autres
Procamallanus décrits ; nous préférons cependant en l’absence d’un matériel plus abon¬
dant ne pas créer de nouvelle espèce, nous avons vu en effet que l’anneau chitinoïde n’est
bien net que chez une femelle sur les trois examinées, et peut-être ne s’agit-il pas d’un
caractère constant.
Nous savons que dans la lignée des Camallaninae (Camallanidae à capsule buccale
divisée en deux valves) le genre primitif Paracamallanus présente une arrière-cavité buc¬
cale que l’on ne retrouve plus que dans les troisièmes stades larvaires du genre plus évolué
Camallanus (voir par exemple Camcana-Rouget, 1961) ; la lignée des Procamallanmae
(Camallanidae à capsule buccale continue) dérive très vraisemblablement également de
genres munis d’une arrière-cavité buccale, car les troisièmes stades larvaires de l’espèce
S. cearensis en présentent une (voir Pereira, Dias et Azevedo, 1936). L’existence d’un
anneau chitinoïde séparant la capsule buccale en deux parties évoque cette structure et
notre espèce représente donc peut-être comme les Paracamallanus une forme primitive
ayant conservé des vestiges de l’arrière-cavité buccale ancestrale.
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Manuscrit déposé le 6 juillet 1977.
Bull. Mus. nain. Hist. nal., Paris, 3 e sér., n° 515, juillet-août 1978,
Zoologie 354 : 331-347.
Description de nouveaux Nématodes
parasites d’un Lièvre africain
et compléments à l’étude morphologique
de quelques Trichostrongylidae
par Marie-Claude Durette-Desset et Marius Demke *
Résumé. — Deux nouvelles espèces sont décrites chez un Lepus timidus du Mali. Hyoslron-
gylus moreli n. sp. se différencie des deux autres espèces du genre par son synlophe formé d’arêtes
cuticulaires bien marquées et non de crêtes. Paralibyostrongylus cassonei n. sp. se différencie des
six espèces décrites dans le genre par le niveau de division de la dorsale ou par la disposition des
côtes 5 et fi.
Chabaudstrongylus dubosti (Durette-Desset et Chabaud, 1974) n. gen. n. cb. (= Cooperia
dubosti ) se différencie du genre Cooperia Ransom, 1907, par sa côte dorsale divisée à l’apex et
par son synlophe d’un type particulier avec des arêtes cuticulaires insérées sur l’hypoderme.
Des compléments morphologiques sont apportés à l’étude de cinq espèces de Trichostron-
gvlidae : Libyostrongylus douglassii (Cobbold, 1892), Graphidium strigosum (Dujardin, 1845),
Graphidioides a/finis (Mégnin, 1895), Ashworthius lerouxi Diaouré, 1964 et Haemonchus confortas
(Rudolphi, 1802).
Abstract. — Description of new Nématodes parasites from an african hare and additional data
to the morphological study of sonie Trichostrongylidae. — Two new species are described from Lepus
timidus in Mali. Hyostrongylus moreli n. sp. is differenciated from the two other species of the
genus by its synlophe with conspicuous cuticular ridges instead of crests. Paralibyostrongylus
cassonei n. sp. is differenciated from the six other species of the genus by either the location of the
division of the dorsal rib or the arrangement of the 5th and 6th ribs.
Chabaudstrongylus dubosti (Durette-Desset et Chabaud, 1974) n. gen. n. cb. (= Cooperia
dubosti) is differenciated from the genus Cooperia Ransom, 1907, by its dorsal rib divided at the
apex and by a spécial synlophe with cuticular ridges inserted on the hvpodermis.
Additional morphological data are given on five species of Trichostrongylidae: Libyostrongylus
douglassii (Cobbold, 1892), Graphidium strigosum (Dujardin, 1845), Graphidioides a/finis (Mégnin,
1895), Ashworthius lerouxi Diaouré, 1964 and Haemonchus contortus (Rudolphi, 1802).
En tentant d’établir une nouvelle classification des Trichostrongyloidea (cf. Durette-
Desset et Chabaud, 1977), nous avons dû nous appuyer sur quelques documents non
encore publiés qui font l’objet de cette note.
Position systématique des espèces étudiées :
* Laboratoire de Zoologie (Vers), associé au CNRS, Muséum national d'Histoire naturelle, 43, rue Cuvier,
75231 Paris Cedex 05.
— 332 —
1. Libyostrongylinae : Libyostrongylus douglassii (Cobbold, 1882), Paralibyostron-
gylus cassonei n. sp.
2. Cooperiinae : Chabaudstrongylus dubosti n. gen. n. cb. ( Cooperia dubosti Durette-
Desset et Chabaud, 1974).
3. Graphidiinae : Graphidium strigosum (Dujardin, 1845), Hyostrongylus moreli n. sp.
4. Trichostrongylinae : Graphidioides affinis (Mégnin, 1895).
5. Haemonchinae : Ashworthius lerouxi Diaouré, 1964, Haemonchus contortus (Rudol-
phi, 1802).
Les spécimens décrits ou redécrits proviennent soit des collections du Muséum national d’Ilis-
toire naturelle de Paris (MNHN), soit des collections du Commonwealth Institute of Helminthology
(CIH) et nous remercions très vivement Miss Lynda Gibbons qui nous a prêté le matériel.
Libyostrongylus douglassii (Cobbold, 1882) Lane, 1923
L’espèce est redécrite à partir de spécimens trouvés dans le proventricule d’un Stru-
thio molybdophanes de Somalie (CIH n° 4025).
Redescription
Ces Nématodes ne possèdent pas de synlophe.
Tête : Absence de vésicule céphalique. Présence d’un petit anneau buccal. Le diamètre
buccal est de 40 pm. La tête porte deux amphides, quatre grosses papilles labiales externes
et quatre papilles céphaliques (fig. 1, A).
Mâle : Longueur : 8,8 mm. Anneau nerveux, pore excréteur, deirides respectivement
à 250 pm, 440 pm et 460 pm de l’apex. Œsophage 680 pin.
Spiculés : 170 pm. Ils possèdent deux ailes dont la dorsale est la plus développée.
Ils se terminent par deux pointes dont l’interne est la plus courte (fig. 1, C, D). Guberna-
culum haut de 80 pm (fig. 1, I, J). Cône génital bien développé. Papille zéro allongée,
papilles 7 arrondies (fig. 1, F, H).
Femelle : Longueur : 7,9 mm. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés à
230 pm, 390 pm et 410 pm de l’apex. Œsophage long de 550 pm.
Queue arrondie, longue de 75 pm. Vulve située à 1,8 mm de l’extrémité postérieure.
Branche antérieure de l’ovéjecteur : vestibule, sphincter et trompe longs respectivement
de 510 pm, 60 pm X 85 pm et 140 pm ; branche postérieure de l’ovéjecteur : vestibule,
sphincter et trompe longs respectivement de 355 pm, 50 pm X 80 pm et 250 pm. Très
nombreux œufs hauts de 75 pm X 50 pm (fig. 1, E).
Di SCUSSION
L’intérêt principal du genre Lybyostrongylus réside, nous semble-t-il, dans le fait
qu’il paraît intermédiaire entre les Amidostomatinae et les Trichostrongylidae : la côte
1. — Libyostrongylus douglassii (Cobbold, 1882), A, <?, tête, vue apicale ; B, $, détail de la région
vulvaire, vue latérale gauche ; C, D, <3, spiculé gauche, successivement vues dorsale et sub-ventrale ;
K, Ç, région des ovéjecteurs, vue latérale gauche ; F, bourse caudale, vue ventrale ; G, $, détail
du pore excréteur et des deirides, vue ventrale ; H, $, cône génital, vue ventrale ; I, J, guberna-
culum, successivement vues latérale gauche et ventrale.
A, H, éch. : 20 pm ; B, C, D, G, I, J, éch. : 50 pm ; E, éch. : 200 pm ; F, éeli. : 100 pm.
— 334 —
dorsale reste longue, la côte 4 est beaucoup plus longue que chez les Amidostomes et la
côte 3 tend à former pince avec la côte 2. D’autres caractères, absence de vésicule cépha¬
lique, présence d’un anneau buccal, absence de synlophe, paraissent également caracté¬
ristiques des Trichostrongylidae primitifs.
Il est très intéressant de constater que ce genre, tel que l’a défini Puylaert, 1967,
est parasite d’Oiseaux et non de Mammifères.
Paralibyostrongylus cassonei n. sp.
Matériel : 2 2 Ç, (MNHN n° 707 HA) coparasites d’ Hyostrongylus moreli n. sp.
Hôte : Le pus timidus L.
Localisation : Non précisée.
Origine géographique : Mali, Afrique.
Description
Petits Nématodes au corps rectiligne et sans synlophe.
Tête : Elle porte deux ampbidcs, quatre papilles labiales externes et quatre papilles
céphaliques. Il existe un anneau buccal haut de 8 pm qui n’arrive pas jusqu’au niveau
de la bouche (fig. 2, B). La bouche est triangulaire.
Mâle : Chez un mâle long de 8 mm et large de 170 pm dans sa partie moyenne,
l’anneau nerveux, le pore excréteur et les deirides sont situés respectivement à 250 pm,
400 pm, 410 pm (deiride gauche), 420 pm (deiride droite) de l’apex. Œsophage long de
475 pm (fig. 2. A).
Bourse caudale sub-symétrique avec ornementations cuticulaires sur les côtes ventrales
et antéro-latérales (fig. 2, D). Spiculés sub-égaux, ailés, longs de 250 pm. Leur extrémité
distale est divisée en deux branches, l’externe épaisse, l’interne fine. Les deux branches
soutiennent une membrane (fig. 2, C). Gubernaculum haut de 15 pm sur 17 pm dans sa
partie moyenne (fig. 2, E) ; cône génital complexe, fortement chitinisé, portant sur sa lèvre
antérieure la papille zéro très allongée et sur sa lèvre postérieure les papilles 7 peu dévelop¬
pées (fig. 2, E).
Femelle : Chez une femelle longue de 12,6 mm et large de 200 pm dans sa partie moyenne,
l’anneau nerveux, le pore excréteur et les deirides sont situés respectivement à 210 pm,
330 pm, 340 pm (deiride gauche) et 350 pm (deiride droite) de l’apex. Œsophage long de
500 pm.
Didelphie. La vulve s’ouvre à 2,5 mm de la pointe caudale. En avant de la vulve,
du côté droit, s’étend une aile vulvaire haute de 250 pm. Vagina vera : 45 pm. Branche
antérieure de l’ovéjecteur : 375 pm de long (vestibule, 200 pm ; sphincter, 50 pm ; trompe,
125 pm) ; branche postérieure de l’ovéjecteur : 370 pm de long (vestibule : 200 pm, sphinc¬
ter 50 pm ; trompe, 120 pm). Les deux branches utérines, l’antérieure longue de 1,5 mm,
la postérieure longue de 1,250 mm, contiennent de nombreux œufs hauts de 50 pm sur
25 pm de large (fig. 2, F).
La queue est longue de 210 pm (fig. 2, G).
2. — Paralibyostrongylus cassonei n. sp. A, (J, extrémité antérieure, vue ventrale ; B, <J, tête, vu
apicale ; C, (J, spiculé gauche ; D, <J, bourse caudale, vue ventrale ; E, (J, cône génital, vue ventrale
F, $, région des ovéjecteurs, vue latérale droite ; G, Ç, queue, vue latérale gauche.
A, D, F, G, éch. : 75 um ; B, E, éch. : 25 um ; C, éch. : 50 uni.
— 336 —
Discussion
Les spécimens du Lepus correspondent en tous points à la définition du genre Para¬
libyostrongylus Ortlepp, 1939, amendée par Puylaert, 1967 ; en particulier, la distance
entre les extrémités des côtes 3 et 4 est plus grande qu’entre celles des côtes 4 et 5.
Six espèces ont été décrites dans ce genre, toutes parasites de Mammifères « anciens ».
Elles se distinguent aisément de nos spécimens : chez P. alberti (Berghe, 1943) parasite
de Dendrohyrax arboreus et P. bathyergi (Ortlepp, 1939) parasite de Bathyergus suillus,
la côte dorsale se divise avant la naissance des rameaux latéraux. Chez P. hebrenicutus
(Lane, 1923) parasite de l’Atherure et accidentellement du Gorille et chez P. mordanti
Le Van Hoa, 1959, parasite de Lepus zechi, les côtes 6 sont accolées aux côtes 5 sur la plus
grande partie de leur trajet et les cônes génitaux sont différents. Chez P. nigeriae (Baylis,
1928) parasite de Cricetomys emini, les côtes externo-dorsales naissent au tiers antérieur
de la dorsale. Enfin chez P. vondwei Ortlepp, 1939, parasite de Thryonnrnys swinderianus,
les côtes 3 et 5 divergent au même niveau du tronc commun et la disposition des rameaux
internes de la dorsale est différente.
De plus, nos spécimens semblent les seuls à posséder une ornementation cuticulaire
sur la bourse caudale. Nous pensons donc qu’ils correspondent à une espèce nouvelle et
nous la nommons Paralibyostrongylus cassonei n. sp.
Le genre Paralibyostrongylus est d’un niveau évolutif très proche de celui de Libyos-
trongylus. Comme l’a démontré Puylaert, il s’agit d’un parasite de Mammifères archaïques,
Damans, Bathyergus, Thryonomys, et nous l’interprétons également comme un Libyos-
trongylinae primitif.
Chabaudstrongylus dubosti n. gen. n. cb.
(= Cooperia dubosti Durette-Dessct et Chabaud, 1974)
L’espèce a été décrite chez un Hyemoschus aqualicus du Gabon et avait été classée
dans le genre Cooperia. Elle est en effet proche de ce genre, mais nous devons l’en séparer
car la côte dorsale est divisée à l’apex et non à la moitié de sa hauteur et le synlophe est
d’un type particulier avec des arêtes insérées sur l’hypoderme tandis que chez les Cooperia
dont nous connaissons le synlophe, celui-ci est constitué de simples crêtes cuticulaires.
Nous proposons donc pour ranger cette espèce le nouveau genre Chabaudstrongylus
dont nous donnons la définition suivante :
Cooperiinae, synlophe avec arêtes cuticulaires insérées sur l’hypoderme. Côte dorsale divisée
à l’apex.
Parasite de Ruminants Tragulidae éthiopiens.
Espèce-type : Chabaudstrongylus dubosti n. gen., n. comb.
Il est très vraisemblable que Cooperia ninhae Drozdz, 1967, parasite de Muntjacus
muntjak au Viêt-nam appartient au même genre car la bourse caudale est extrêmement
proche. On ne connaît malheureusement pas le synlophe de cette espèce.
— 337 —
L’intérêt principal de ce genre vient de ce que les Tragules et le Muntjak sont des
Ruminants primitifs et que la bourse caudale est du type Libyostrongylinae plutôt que
Cooperiinae. 11 fait donc passage entre ces deux sous-familles, et nous l’interprétons comme
un Cooperiinae primitif.
Grapfcidium strigosum (Dujardin, 1845) Railliet et Henry, 1909
L’espèce est redécrite à partir de spécimens trouvés dans l’estomac d'un Lepus timidus
du Val d’Oise, France (MNHN n° 929 HA).
Re description
Nous donnons une rapide redescription de cette espèce en insistant sur les caractères
céphaliques et le synlophe.
Les deirides sont fortes et en forme de crochet (fig. 3, A).
Tête : Absence de vésicule céphalique. Présence d’un anneau buccal haut de 11 pm.
2 amphides, 4 papilles labiales externes et 4 papilles céphaliques (fig. 3, E).
Synlophe : Dans les deux sexes, le corps est parcouru longitudinalement par de nom¬
breuses arêtes cuticulaires (52 chez le mâle, 68 chez la femelle), dont la pointe est orientée
perpendiculairement à la paroi du corps. Ces arêtes sont réparties de la façon suivante :
une arête moins développée que les autres en face de chaque champ latéral. De chaque
côté des champs latéraux, sept arêtes espacées d’environ 10 pm. Les autres arêtes sub¬
égales aux précédentes sont espacées d’environ 18 pm (fig. 3, B, C).
Les arêtes débutent à environ 150 pm de la tête et s’étendent jusqu’au niveau de la
bourse caudale chez le mâle et jusque au-delà de l’anus chez la femelle.
Mâle : Chez un mâle long de 14,3 mm et large de 250 pm dans sa partie moyenne,
l’anneau nerveux, le pore excréteur et les deirides sont situés respectivement à 330 pm,
467 pm et 500 pm de l’apex. Œsophage long de 780 pm. Spiculés longs de 2,1 mm.
Femelle (fig. 3, D) : Chez une femelle longue de 14,6 mm et large de 400 pm dans sa
partie moyenne, le corps se rétrécit brutalement après la vulve et sa largeur n’atteint
plus que 200 pm. L’anneau nerveux, le pore excréteur et les deirides sont situés respecti¬
vement à 320 pm, 455 pm et 500 pm de l’apex. Œsophage long de 850 pm.
La vulve s’ouvre à 3,3 mm de l’extrémité caudale. Vagina vera : 40 pm. Le vestibule
comporte une partie étroite (80 pm de large) longue de 100 pm, perpendiculaire au corps.
La partie antérieure longue de 550 pm s’élargit (190 pm), puis se rétrécit à nouveau. La
partie postérieure est plus courte (200 pm) et plus étroite (110 pm de large). Les sphincters
mesurent 50 pm. Les branches utérines mesurent 2,7 mm pour l’antérieure, 1,8 mm pour
la postérieure. Elles contiennent de nombreux œufs hauts de 100 pm sur 50 pm de large.
— 338 —
Fig. 3. — Graphidium strigosum (Dujardin, 1845). A, extrémité antérieure, vue ventrale ; B, coupe
transversale au milieu du corps ; G, id ., détail des arêtes au niveau du champ latéral droit ; D, région
des ovéjecteurs, vue latérale gauche ; E, tête en vue apicale.
A, B, éch. : 150 pm ; C, éch. : 50 pm ; D, éch. : 500 pm ; E, éch. : 25 pm.
Discussion
Par ses caractères primitifs (présence d’un anneau buccal, absence de vésicule cépha¬
lique, côte dorsale longue et divisée à l’apex) le genre Graphidium nous paraît devoir être
placé à la base des Graphidiinae.
— 339 —
Hyostrongylus moreli n. sp.
Matériel : 1 rj, 2 $ (MNHN n° 707 HA) coparasites de Paralibyostrongylus cassonei n. sp.
Hôte : Lepus timidus L.
Localisation : non précisée.
Origine géographique : Mali, Afrique.
Description
Petits Nématodes dont le corps est rectiligne. La tête possède un anneau buccal haut
de 6 p.m (fig. 4, B). La vésicule céphalique est faiblement marquée (fig. 4, B). Les deirides,
situées au même niveau que le pore excréteur sont en forme de crochet (fig. 4, C).
Synlophe : Dans les deux sexes, le corps est parcouru longitudinalement par des arêtes
cuticulaires au nombre de 26 chez le mâle et de 28 chez la femelle. Les arêtes sont sub¬
égales sauf les trois situées en face de chaque champ latéral qui sont légèrement plus petites
et plus serrées. La pointe des arêtes est orientée perpendiculairement à la paroi du corps
(fig. 4, K). Chez le mâle, les arêtes débutent à environ 100 jim de la tête et disparaissent
au niveau de la bourse caudale. Chez la femelle, les arêtes naissent au niveau du pore excré¬
teur et disparaissent au niveau de la vulve.
Mâle : Chez le mâle long de 7,7 mm et large de 100 fim dans sa partie moyenne, la
vésicule céphalique est haute de 10 jim sur 23 fini de large. Anneau nerveux, pore excréteur
et deirides situés respectivement à 215 fim, 325 fini et 325 jim de l’apex.
Œsophage long de 580 jim (250 fim œsophage musculaire, 330 fim œsophage glandu¬
laire) (fig. 4, A)
Bourse caudale sub-symétrique figurée en 4, E. Les côtes 2 et 3 forment une pince,
la côte dorsale est divisée à son apex. Il existe une ornementation bursale (fig. 4, D). Spi¬
culés subégaux, ailés, longs de 150 fim. Leur extrémité distale est divisée en trois branches ;
l’externe est la plus longue, la médiane est en forme de pied, l'interne, très petite, effilée,
naît ventralement, sur la médiane. Les pointes des branches externe et médiane sont enfer¬
mées dans une membrane (fig. 4, G, H). Le gubernaculum est grossièrement rectangulaire,
haut de 70 (im sur 7 jim de large à ses extrémités et de 5 jim dans sa partie médiane (fig. 4,
G, H).
Le cône génital est complexe. Les papilles 7 sont en forme de bâtonnet mais nous
n’avons pas observé la papille zéro (fig. 4, F).
Femelle : Chez une femelle longue de 10,5 mm et large de 110 jim dans sa partie moyenne,
la vésicule céphalique est haute de 10 jim sur 25 jim de large. Anneau nerveux, pore excré¬
teur et deirides situés respectivement à 240 jim, 300 jim et 315 jim de l’apex. Œsophage
long de 565 fim (255 jim œsophage musculaire, 310 jim œsophage glandulaire).
Didelphie. La vulve s’ouvre à 1,8 mm de la pointe caudale. Branche antérieure
de l’ovéjecteur : vestibule 175 jim, sphincter 50 jim, trompe 122 fini. Branche postérieure
de l’ovéjecteur : vestibule 150 jim, sphincter 50 jim, trompe 130 fini. Les branches utérines
— 340 —
V.
Fig. 4. —- Hyostrongylus moreli n. sp. A, <J, extrémité antérieure, vue ventrale ; B, $, tête, vue dorsale ;
C, (£, deiride droite, vue dorsale ; D, bourse caudale, lobe gauche, détail de l’ornementation bursalc,
symétrique sur les deux lobes, vue ventrale ; E, çj, bourse caudale, vue ventrale ; F, çj, bourse cau¬
dale, détail du cône génital, vue ventrale ; G, H, (J, spiculés non disséqués et gubernaculum, succès
sivement vues ventrale et dorsale ; I, $, région des ovéjecteurs, vue sub-ventrale ; J, Ç, queue, vue
latérale droite ; K, $, coupe transversale au milieu du corps.
A, E, I, J, écli. : 75 [xm ; B, C, F, éch. : 25 p.m ; D, G, H, éch. : 50 fxm ; K, éch. : 100 [xm.
— 341 —
mesurent 960 [xm, pour l’antérieure, 750 [xm pour la postérieure et sont emplies de nom¬
breux œufs hauts de 50 [xm sur 25 fxm de large (fig. 4, I).
Queue pointue, longue de 175 pm (fig. 4, J).
Discussion
La disposition générale de la bourse caudale avec en particulier les côtes 2 et 3 de lon¬
gueur équivalente et suivant un trajet parallèle, les côtes 4 et 5 groupées ainsi que la côte
dorsale divisée à l’apex, permettent de rattacher l’espèce au genre Hyostrongylus Hall,
1921. Deux espèces sont décrites dans ce genre, H. rubidus (Hassal et Stiles, 1892) parasite
cosmopolite de Suidés et H. gabonensis Durette-Desset et Chabaud, 1974, parasite d'Hye-
moschus aquaticus au Gabon.
Ces deux espèces se différencient immédiatement de nos spécimens par leur synlophe
constitué de crêtes cuticulaires (cf. Durette-Desset, 1978, fig. 2, I) alors qu’il existe des
arêtes nettement marquées chez les spécimens du Lepus.
Il nous semble donc nécessaire de séparer nos spécimens que nous proposons de
nommer Hyostrongylus rnoreli n. sp. en les dédiant au Dr. P. Morel.
Le genre Hyostrongylus est donc particulièrement intéressant puisqu’il se trouve à
la fois chez des Lagomorphes, des Tragulidés et des Suidés. Les trois espèces sont d’ailleurs
bien différentes les unes des autres et donnent l’impression d’une évolution buissonnante.
C’est l’espèce des Suidés qui est la plus évoluée pour la bourse caudale, c’est celle du Lepus
qui a le synlophe le plus spécialisé, et celle du Tragule qui a la vésicule céphalique la plus
développée.
Graphidioides affinis (Mégnin, 1895) Cameron, 1923
L’espèce est redécrite à partir de spécimens de l’estomac d’un Dolichotis sp. provenant
du Zoo de Londres (CIH n° 2193).
Tête : Ouverture buccale arrondie. Présence d’une petite capsule buccale haute de
9 [xm. La tête porte six papilles labiales externes, quatre papilles céphaliques et deux
amphides (fig. 5, B, C).
Synlophe : Corps parcouru longitudinalement par de très nombreuses crêtes cuticu¬
laires (84 chez le mâle étudié) qui débutent au niveau de l’œsophage glandulaire et s’étendent
jusqu’à environ 400 [xm de la bourse caudale chez le mâle et à 600 [xm de la queue chez
la femelle.
La pointe des crêtes est dirigée perpendiculairement à la paroi du corps. Il n’y a pas
de gradient de taille des crêtes (fig. 5, D). Les crêtes sont espacées régulièrement sauf au
niveau des champs. En face de chaque champ médian se trouve une crête isolée alors qu’il
n’existe pas de crêtes en face des champs latéraux (fig. 5, F, G).
Mâle : Chez un mâle long de 11 mm, le corps est large de 350 fxm dans sa partie moyenne.
Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 300 [xm, 565 |xm et
625 fxm de l’apex. Œsophage long de 650 jxm (235 fxm œsophage musculaire, 415 jxm œso¬
phage glandulaire).
515, 3
Fig. 5. — Graphidioides ajfinis (Mégnin, 1895). A, extrémité antérieure, vue ventrale ; B, tête, vue
apicale ; C, id., vue ventrale ; D, coupe transversale au milieu du corps ; E, J, détail des arêtes
cuticulaires ; F, G, id., à un plus fort grossissement, successivement au niveau des champs droit et
ventral ; H, Ç, région des ovéjecteurs, vue latérale droite ; I, bourse caudale, vue ventrale ; J,
pointe du spiculé ; K, (J, détail du cône génital, vue ventrale.
A, D, I, éch. : 150 uni ; B, F, G, éch. : 25 pm ; C, E, J, Iv, éch. : 50 pm ; H, éch. : 500 pm.
- 343 —
Spiculés longs de 3,4 mm, ailés, se terminant par une pointe simple (fig. 5, J). Guber-
naculum haut de 120 pm sur 75 pm de large. Cône génital portant sur la lèvre ventrale la
papille zéro, allongée, et sur sa lèvre dorsale les deux papilles 7 petites et arrondies (fig. 5, K).
Femelle : Chez une femelle longue de 21 mm, le corps est large de 700 pm dans sa
partie moyenne. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 325 pm,
540 pm et 590 pm de l’apex. Œsophage long de 650 pm (235 pm œsophage musculaire ;
415 pm œsophage glandulaire).
V.
Fig. 6. —- Aslhvorthius lerouri Diaouré, 1964, $. A, coupe transversale du corps au niveau du champ
latéral gauche ; B, coupe transversale au milieu du corps ; C, bourse caudale, vue ventrale ; D, détail
de l’ornementation bursale ; E, détail du cône génital.
A, éch. : 20 pm ; B, D, éch. : 100 pm ; C, éch. : 250 pm ; E, éch. : 50 pm.
Queue longue de 400 pm. La vulve s'ouvre à 5,5 mm de l’extrémité caudale. Vagina
vera long de 100 pm. Branche antérieure de l’ovéjccteur : vestibule 650 pm ; sphincter
140 pm ; trompe 265 pm. Branche postérieure de l’ovéjecteur : vestibule 140 pm ; sphinc¬
ter 160 pm ; trompe 170 pm. Œufs hauts de 135 pm sur 75 pm de large (fig. 5, H).
— 344 —
Discussion
Ce genre ne possède que des caractères primitifs et est le seul dans la sous-famille des
Trichostrongylinae a avoir conservé une côte dorsale longue. Sa présence chez des Cavio-
morphes sud-américains est donc particulièrement intéressante car on peut supposer que
l’origine de la sous-famille se situe en Amérique du Sud.
Ashworthius lerouxi Diaouré, 1964
Les compléments morphologiques sont donnés à partir de spécimens parasites de
l’abomasum d’un Buffalo de Zambie (CIH n° 308).
Synlophe : Dans les descriptions des espèces du genre Ashworthius il est souvent fait
mention de lignes ou de crêtes cuticulaires longitudinales. En fait, lorsque l’on fait une
coupe de corps de l’animal, on s’aperçoit que le synlophe est complètement absent (fig. 6, B).
Les lignes longitudinales sont dues aux fibres musculaires qui apparaissent, par trans¬
parence, sous la cuticule, celle-ci étant particulièrement réfringente. La musculature est
d’ailleurs d’un type très particulier. De chaque côté des champs latéraux, il existe deux
énormes cellules musculaires dont les fibrilles sont disposées radialement par rapport au
centre de la cellule. Le reste du corps de l’animal possède une musculature comparable à
celle que l’on rencontre habituellement (fig. 6, A).
Mâle : Nous donnons une figure de l’ornementation cuticulaire de la bourse caudale
très marquée et diversifiée comme l’avait noté Diaouré (fig. 6, D). Nous donnons égale¬
ment un dessin du cône génital que nous interprétons un peu différemment de l’auteur.
Nous interprétons la « languette pyramidale » interne comme la lèvre ventrale du cône
génital et les « deux formations pied de bœuf » comme la lèvre dorsale. On peut voir en
effet que cette formation entoure les deux papilles 7 allongées (fig. 6, E). Ce cône génital
est d’ailleurs commun aux genres de la sous-famille.
Discussion
Le genre est très proche d ’ Haemonchus mais la côte dorsale symétrique et sa divi¬
sion à l’apex sont des éléments un peu plus primitifs. Du fait de la musculature très parti¬
culière nous supposons cependant que l’absence de synlophe doit être interprétée non
comme un élément primitif mais comme l’atrophie d’un appareil pré-existant.
Haemonchus contortus (Rudolphi, 1802)
Les compléments morphologiques sont donnés à partir de spécimens parasites d’un
Oi’is aries de Tunisie (MNHN 617 H).
Tête : La tète porte deux amphides très petites, six papilles labiales externes et quatre
papilles céphaliques. La formation néodonte dorsale est bien marquée (fig. 7, C).
— 345 —
Fig. 7. — Haemonchus contortus (Rudolphi, 1802) c?. A, bourse caudale, vue ventrale ; l’ornementation
cuticulaire n’est indiquée que sur le lobe droit ; B, détail du cône génital ; C, tête, successivement
vues apicale et ventrale. D, Coupe transversale au milieu du corps.
A, éch. : 100 [xm ; B, C, éch. : 25 |xm ; D, éch. : 75 (xm.
Synlophe : Dans les deux sexes, le corps est parcouru longitudinalement par 23 à
26 arêtes cuticulaires, orientées perpendiculairement à la paroi du corps. Les arêtes sont
de taille équivalente, mais sont davantage espacées sur les faces médianes que sur les
faces latérales (fig. 7, D).
Les arêtes disparaissent environ à la moitié du corps (à 10,5 mm de la bourse caudale
chez un mâle de 16 mm, à 8,4 mm de la pointe caudale chez une femelle de 17,9 mm).
Mâle : Sur une bourse caudale étalée, on constate que le lobe dorsal dépend du lobe
latéral gauche (fig. 7, A). Le cône génital est du même type que celui du genre Ashwor-
thius (fig. 7, B).
— 346 —
Discussion
A tous points de vue, le genre Haemonchus paraît constituer le stade ultime de l’évo¬
lution des Haemonchinae. Si les ancêtres ( Biogastranema ) sont américains, la fin de l’évo¬
lution paraît pouvoir être située dans l’Ancien Monde.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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Chevrotain aquatique : Hyemoschus aquaticus au Gabon. Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris,
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Manuscrit déposé le 9 mai 1977.
Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 515, juillet-août 1978,
Zoologie 354 : 349-354.
Transfert de types de Nématodes du sol
et parasites des plantes
par Michel Luc et Georges Merny *
Résumé. — Les types d’espèces de Nématodes phytoparasites, dont la liste est donnée, jus¬
qu’ici conservés à la Station de Recherche sur les Nématodes, INRA (123, boulevard du Cap,
06602 Antibes, France) et dans les deux laboratoires de Nématologie de l’Office de la Recherche
Scientifique et Technique Outre-Mer (ORSTOM, BP V51, Abidjan, Côte d’ivoire et ORSTOM
BP 1386, Dakar, Sénégal) ont été déposés au Laboratoire des Vers, Muséum national d’Histoire
naturelle, 43, rue Cuvier, 75005 Paris.
Abstract. — Types (i.e. holotypes, "ailotypes 'Hnd in~some~eases-paedûiypes) of species pre-
viously deposited at the “ Station de Recherche sur les Nématodes, INRA 123 boulevard du Cap,
06602 Antibes, France ” and in the two Nematology Laboratories of the “ Office de la Recherche
Scientifique et Technique Outre-Mer (ORSTOM BP V51, Abidjan, Côte d’ivoire, and ORSTOM
BP 1386, Dakar, Sénégal) ” are now stored at the “ Laboratoire des Vers, Muséum national d’His¬
toire naturelle, 43, rue Cuvier, 75005 Paris ”. These type-slides are listed below. The new code
in the Muséum’s collection is given for each slide.
Ainsi que l’annonce en a été faite (Luc & Merny, 1977) des types d’espèces (holo-
types, allotypes et, dans certains cas, paedotypes) jusqu’alors déposés à la « Station de
Recherches sur les Nématodes, INRA, 125, boulevard du Cap, 06602 Antibes, France »
et dans les deux laboratoires de Nématologie de l’Office de la Recherche Scientifique et
Technique Outre-Mer (ORSTOM, BP V51, Abidjan, Côte d’ivoire, et ORSTOM, BP 1386,
Dakar, Sénégal) sont maintenant conservés au « Laboratoire des Vers, Muséum national
d’Histoire naturelle, 43, rue Cuvier, 75005 Paris ».
La liste des lames portant ces types est donnée ci-dessous. La première colonne donne
l’origine de la lame (I = INRA, Antibes ; O = ORSTOM Abidjan ou Dakar) ; la seconde
indique le nom de l’espèce au moment où elle a été décrite, quelquefois suivi par la dési¬
gnation la plus récente ; la troisième indique la nature du type (holotype, allotype, paedo-
type) et le sexe de l’animal ; la quatrième et dernière colonne donne le nouveau code de
la lame dans la collection du Muséum.
Les références bibliographiques concernent les descriptions originales des espèces citées
et contiennent la désignation précise des hôtes et localités-types.
* M. Luc, Laboratoire des Vers, Muséum national d'Histoire naturelle, 43, rue Cuvier, Paris.
G. Mf.rny, Laboratoire de Biologie des Sols, ORSTOM, 70-74, route d'Aulnay, Bondy.
— 350 —
O Aorolaimus leiomerus de Guiran, 1963 (a)
O Aorolaimus leiomerus de Guiran, 1963 (a)
O Aphasmatylenchus straturatus Germani, 1970
O Aphasmatylenchus straturatus Germani, 1970
O Brachydorus tenuis de Guiran & Germani, 1968
O Brachydorus tenuis de Guiran & Germani, 1968
I Cephalobus orgnacensis Cayrol, 1967
I Criconema aquitanense Fiés, 1968
I Criconema aquitanense Fiés, 1968
O Criconema limitaneum Luc, 1959
[Criconemoides l. (Luc, 1959) Luc & de Guiran, 1960]
O Criconemoides antipolitanus de Guiran, 1963 (b)
O Criconemoides colbrani Luc, 1970
O Criconemoides crassianulatus de Guiran, 1963 (b)
O Criconemoides ferniae Luc, 1959
O Criconemoides goodeyi de Guiran, 1963 (b)
O Criconemoides lamottei Luc, 1970
O Criconemoides onoensis Luc, 1959
O Criconemoides palustris Luc, 1970
O Criconemoides tafoensis Luc, 1970
O Criconemoides yapoensis Luc, 1970
I Dolichodorus cassati Luc & Dalmasso, 1971
[Neodolichodorus c. (Luc & Dalmasso, 1971) Siddiqi, 1977]
O Dolichodorus nigeriensis Luc & Caveness, 1963
O Dolichodorus nigeriensis Luc & Caveness, 1963
O Dolichodorus profundus Luc, 1960 (b)
O Dolichodorus profundus Luc, 1960 (b)
I Enchodorella front:niani Dalmasso, 1966
O Hemicriconemoides afjinis Germani & Luc, 1970
O Hemicycliophora belemnis Germani & Luc, 1973
O H emicycliophora diolaensis Germani & Luc, 1973
O Hemicycliophora madagascariensis Germani & Luc, 1973
O Hemicycliophora nigeriensis Germani & Luc, 1973
O H emicycliophora paradoxa Luc, 1958 (a)
[Caloosia p. (Luc, 1958) Brzeski, 1974]'
O Hemicycliophora pauciannulata Luc, 1958 (a)
O H emicycliophora ritteri Berdon-Brizuela, 1963
O H emicycliophora straturata Germani & Luc, 1973
O Heterodera oryzae Luc & Berdon-Brizuela, 1961
O Heterodera oryzae Luc & Berdon-Brizuela, 1961
O Heterodera oryzae Luc & Berdon-Brizuela, 1961
O Heterodera sacchari Luc & Merny, 1963
O Heterodera sacchari Luc & Merny, 1963
O Hoplolaimus clarissimus Fortuner, 1973
O Hoplolaimus clarissimus Fortuner, 1973
O Longidorus africanus Merny, 1966
I Longidorus juoenilis Dalmasso, 1969
I Longidorus juoenilis Dalmasso, 1969
O Longidorus martini Merny, 1966
O Longidorus martini Merny, 1966
O Malenchus andrassyi Merny, 1970
O Malenchus andrassyi Merny, 1970
O Mesotylus taomasinae de Guiran, 1964
[Zygotylenchus t. (de Guiran, 1964) Braun & Loof, 1966]
[Zygotylenchus t. (de Guiran, 1964) Braun & Loof, 1966]
holo. $
allô. $
holo. 9
allô. $
holo. Ç
allô,
holo. $
holo. $
allô. $
holo. Ç
holo. $
holo. Ç
holo. Ç
holo. Ç
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. 9
allô.
holo. 9
allô, çj
holo. 9
allô.
holo. (J
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. 9
allô.
holo. 9
holo. 9
holo. 9
holo. kyste
allô. <$
paedo. juv.
holo. kyste
paedo. juv.
holo. 9
allô. $
holo. 9
holo. 9
allô. $
holo. 9
allô. £
holo. 9
allô. (J
holo. 9
allô. $
61 WA- 5550
61 WA- 5551
12 WA- 5872
12 WA- 5878
13 WA- 3525
13 WA- 3526
3 WA-15013
4 WA-15015
4 WA-15016
14 WA- 221
57 WA- 602
60 WA- 6066
59 WA- 840
58 WA- 03
56 WA- 432
55 WA- 1815
15 WA- 02
16 WA- 5478
53 WA- 3601
54 WA- 5308
90 WA-15034
90 WA-15035
52 WA- 995
52 WA- 948
51 WA- 23
51 WA- 322
5 WA-15022
50 WA- 1642
49 WA- 6501
48 WA- 6985
47 WA- 4133
45 WA- 5435
64 WA- 155
64 WA- 145
46 WA- 207
42 WA- 1021
41 WA- 6244
89 WA-15033
89 WA- 902
89 WA- 893
62 WA- 1716
62 WA- 976
40 WA- 7849
40 WA- 7466
38 WA- 1298
7 WA- 1524
7 WA- 1525
37 WA- 1331
37 WA- 2282
36 WA- 6023
36 WA- 6024
17 WA- 2762
17 WA- 2763
— 351 —
0 Paratylenchus aquaticus Merny, 1966
O Paratylenchus aquaticus Merny, 1966
O Paratylenchus arculatus Luc & de Guiran, 1962
O Paratylenchus ivorensis Luc & de Guiran, 1962
[Gracilacus i. (Luc & de Guiran, 1962) Raski, 1976]
[Gracilacus i. (Luc & de Guiran, 1962) Raski, 1976]
O Peltamigratus striatus Smit, 1971
O Peltamigratus striatus Smit, 1971
O Pratylenchus delattrei Luc, 1958 (b)
O Pratylenchus sefaensis Fortuner, 1973
O Pratylenchus sefaensis Fortuner, 1973
O Radopholoides litoralis de Guiran, 1967 (a)
O Radopholoides litoralis de Guiran, 1967 (a)
O Rotylenchoides affinis Luc, 1960 (a)
O Rotylenchoides intermedius Luc, 1960 (a)
O Rotylenchoides intermedius Luc, 1960 (a)
O Rotylenchoides variocaudatus Luc, 1960 (a)
O Sarisodera africana Luc, Germani & Netscher, 1973
O Sarisodera africana Luc, Germani & Netscher, 1973
O Scutellonema africanum Smit, 1971
O Scutellonema africanum Smit, 1971
O Telotylenchus baoulensis Netscher & Germani, 1969
[Histotylenchus h. (Netscher & Germani, 1969) Siddiqi,
1971]
O Tetylenchus annulatus Merny, 1964
[Trioersus a. (Merny, 1964) Sher, 1973]
[Triversus a. (Merny, 1964) Sher, 1973]
O Trichotylenchus rectangularis Netscher & Germani, 1969
O Tylenchorhynchus aduncus de Guiran, 1967 (b)
O Tylenchorhynchus aduncus de Guiran, 1967 (b)
O Tylenchorhynchus ebriensis Seinhorst, 1963
O Tylenchorhynchus ebriensis Seinhorst, 1963
O Tylenchorhynchus gladiolatus Fortuner & Amougou, 1973
O Tylenchorhynchus gladiolatus Fortuner & Amougou, 1973
O Tylenchorhynchus palustris Merny & Germani, 1968
O [Uliginotylenchus p. (Merny & Germani, 1968) Siddiqi,
1971]
O Tylenchorhynchus rhopalocercus Seinhorst, 1963
[Uliginotylenchus r. (Seinhorst, 1963) Siddiqi, 1971]
[Uliginotylenchus r. (Seinhorst, 1963) Siddiqi, 1971 1
O Tylenchorhynchus sculptus Seinhorst, 1963
O Tylenchorhynchus sculptus Seinhorst, 1963
O Tylenchorhynchus sulcatus de Guiran, 1967
O Tylenchorhynchus sulcatus de Guiran, 1967
O Tylenchorhynchus triglyphus Seinhorst, 1963
O Tylenchorhynchus triglyphus Seinhorst, 1963
O Xiphinema attorodorum Luc, 1961
O Xiphinema bergeri Luc, 1973
O Xiphinema bergeri Luc, 1973
O Xiphinema cavenessi Luc, 1973
O Xiphinema douceti Luc, 1973
O Xiphinema ebriense Luc, 1958 (c)
O Xiphinema ebriense Luc, 1958 (c)
O Xiphinema flagellicaudatum Luc, 1961
O Xiphinema hallei Luc, 1958 (c)
holo. Ç
33
WA-
4754
allô. $
33
WA-
5154
holo. Ç
34
WA-
440
holo. $
35
WA-
378
allô.
35
WA-
381
holo. Ç
23
WA-
6203
allô. $
23
WA-
6200
holo. Ç
88
WA-
245
holo. Ç
32
WA-
6860
allô. (J
32
WA-
7065
holo. Ç
31
WA-
2836
allô. (J
31
WA-
5429
holo. $
19
WA-
420
holo. $
20
WA-
201
allô,
20
WA-
199
holo. $
18
WA-
329
holo. Ç
30
WA-
8181
allô. $
30
WA-
7149
holo. Ç
24
WA-
5412
allô, $
24
WA-
5413
holo. Ç
27
WA-
3867
holo. Ç
22
WA-
3355
allô.
22
WA-
3361
holo. $
21
WA-
5566
holo. Ç
28
WA-
1145
allô,
28
WA-
1145
holo. $
29
WA-
788
allô. $
29
WA-
789
holo. $
26
WA-
7850
allô. (J
26
WA-
7937
holo. Ç
25
WA-
4895
allô. (J
25
WA-
5532
holo. Ç
91
WA-
138
allô. (J
91
WA-
133
holo. Ç
92
WA-
183
allô. (J
92
WA-
182
holo. Ç
39
WA-
1227
allô. (J
39
WA-
1228
holo. 9
93
WA-
794
allô. £
93
WA-
795
holo. 9
86
WA-
27
holo. 9
85
WA-
988
allô, cj
85
WA-
989
holo. 9
79
WA-
2144
holo. 9
82
WA-
175
holo. 9
78
WA-
468
allô. $
78
WA-
93
holo. 9
65
WA-
45
holo. 9
66
WA-
463
— 352 —
0
Xiphinema
hallei Luc, 1958 (c)
allô. (J
66
WA- 466
0
Xiphinema
hygrophilum Southey & Luc, 1973
holo. $
67
WA- 5977
0
Xiphinema
ifacolum Luc, 1961
holo. Ç
76
WA- 305
0
Xiphinema
ifacolum Luc, 1961
allô. (J
76
WA- 730
0
Xiphinema
ingens Luc, & Dalmasso, 1963
holo. Ç
68
WA- 2577
0
Xiphinema
longicaudatum Luc, 1961
holo. Ç
84
WA- 140
0
Xiphinema
longidoroides Luc, 1961
holo. Ç
87
WA- 163
0
Xiphinema
malagasi Luc, 1973
holo. $
73
WA- 2742
0
Xiphinema
marsupilami Luc, 1973
holo. Ç
69
WA- 3388
0
Xiphinema
marsupilami Luc, 1973
allô. ^
69
WA- 3384
I
Xiphinema
neovuittenezi Dalmasso, 1969
holo. $
9
WA-15029
I
Xiphinema
neovuittenezi Dalmasso, 1969
allô. (J
9
WA-15028
0
Xiphinema
nigeriense Luc, 1961
holo. $
70
WA- 731
I
Xiphinema
rivesi Dalmasso, 1969
holo. $
10
WA-15030
I
Xiphinema
sahelense Dalmasso, 1969
holo. Ç
11
WA-15031
0
Xiphinema
sahelense Dalmasso, 1969
allô. $
11
WA-15032
0
Xiphinema
setariae Luc, 1958 (c)
holo. $
71
WA- 469
0
Xiphinema
spinuterus Luc, 1973
holo. Ç
72
WA- 3383
0
Xiphinema
spinuterus Luc, 1973
allô.
72
WA- 3392
0
Xiphinema
turcicum Luc & Dalmasso, 1963
holo. Ç
75
WA- 2576
0
Xiphinema
ouittenezi Luc, Lima, Weischer & Flegg, 1964
holo. Ç
81
WA- 2270
0
Xiphinema
vuittenezi Luc, Lima, Weischer & Flegg, 1964
allô. (J
81
WA- 2270
0
Xiphinema
yapoense Luc, 1973
holo. $
83
WA- 462
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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— 1961. — Xiphinema de l’Ouest africain (Nematoda : Dorylaimoidea). Deuxième note. Nema¬
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— 1973. — Redescription de Xiphinema hallei Luc, 1958 et description de six nouvelles
espèces de Xiphinema Cobb, 1913 (Nematoda : Dorvlaimoidea). Cah. ORSTOM, sér. Biol.,
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Merny, G., 1964. — Un nouveau Tylenchida d’Afrique tropicale : Tetylenchus annulalus n. sp.
Nematologica, 10 : 425-430.
— 354 —
— 19(36. — Nématodes d’Afrique tropicale : un nouveau Paratylenchus (Criconematidae),
deux nouveaux Longidorus et observations sur Longidorus laevicapitatus Williams, 1959
(Dorylaimidae). Nematologica, 12 : 385-395.
— 1970. — Les nématodes des rizières inondées en Côte d’ivoire. I. Les espèces observées
Cah. ORSTOM, sér. Biol., 11 : 3-43.
M ernv, G., et G. Germani, 1968. — Tylenchorhynchus palustris n. sp. (Nematoda : Tylenchina)
hôte des rizières de Côte d’ivoire. Annls Epiphyt., 19 : 601-603.
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dea) : Peltamigratus striatus n. sp. et Scutellonema africanum n. sp. Nematologica, 17 :
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Southey, J. F., et M. Luc, 1973. — Redescription of Xiphinema ensiculiferum (Cobb, 1893) Thorne,
1937 and description of Xiphinema loosi n. sp. and Xiphinema hygrophilum n. sp. (Nema¬
toda : Dorvlaimoidea). Nematologica, 19 : 293-307.
Manuscrit déposé le 14 février 1977.
Bull. Mus. nain. Ilist. nat., Paris, 3 e sér., n° 515, juillet-août 1978,
Zoologie 354 : 355-365.
Liste des espèces de Cladocères
connues aux îles des Açores 1
par Isabella Van de Velde et Henri J. Dumont *
Résumé. --- Treize espèces de Cladocères en provenance de différentes localités des Açores
ont été identifiées. Six d’entre elles sont nouvelles pour la faune de ces îles. Au total vingt-deux
espèces de Cladocères ont été citées des Açores ; la présence de trois d’entre elles est cependant
douteuse.
Le Pr Th. Monod a eu l’obligeance de nous envoyer ses récoltes de Cladocères pro¬
venant de différentes localités d’eau douce des îles suivantes : Flores, Terceira, Santa Maria,
San Miguel, Fayal et Pico.
Nous citons ci-dessous les stations d’échantillonnage avec le numérotage original du
collecteur et les données sur la nature des milieux qui les accompagnent.
L’abondance de ce matériel nous a permis de faire le point de nos connaissances actuelles
à propos des Cladocères de l’archipel en question.
En regard des nombreuses récoltes du Pr Monod sur les différentes îles, la faune paraît
peu diversifiée et seulement treize espèces de Cladocères ont été rencontrées. Du point de
vue quantitatif, les espèces les plus communes sont Daphnia obtusa, Simocephalus vetulus
veLulus et Chydorus sphaericus.
Stations prospectées
Flores
15087 : MF 2 , marais à Sphaignes, Fonte Frade, 29-IX-1971.
15088 : MF, Caldeira Comprida, 29-IX-1971.
15214 : MF, Caldeira Funda de Lajen, ruisseau \\ , 16-X-1971.
15245 : MF, Ribeira Funda, 20-X-1971.
15256 : MF, flaques sur rochers dans le lit du ruisseau, 20-X-1971.
15257 : MF, flaques à Ostracodes, Ribeira do Minho, 20-X-1971.
15279 : MF, abreuvoir Faja Grande (Ostracode), 22-X-1971.
15281 : MF, marais, ibidem, à Callitriche, Potamots, etc. (1 Coléopt. aquat., Hémiptères
id.), 22-X-1971.
15287 : MF, marais Fajazinha entre route et falaise, 22-X-1971.
15295 : MF, abreuvoir route du plateau, env. 400 m, 23-X-1971.
* Laboratoire de Zoologie, Université de Gand, Belgique, Ledeganckslraat 35 9000 Gent.
1. Résultats scientifiques de la campagne Biaçores : contribution n° 24.
2. MF = microfaune.
— 356 —
15301 : MF, abreuvoir entre Monte et Fazenda, 24-X-1971.
15302 : MF, abreuvoir-fontaine, Monte, 24-X-1971.
15303 : MF, abreuvoir, Monte das Cruz, 25-X-1971.
15304 : Id., ibidem.
15305 : Id,, ibidem.
15306 : Id., ibidem.
15308 : MF, abreuvoir 15227, 25-X-1971.
15314 : MF, abreuvoir, environs de Santa Cruz, 25-X-1971.
15317 : MF, flaques, ibidem, 26-X-1971.
15322 : MF, abreuvoir pâturage falaise, Santa Cruz, au nord de l’hôtel iCopépodes) 27-X-1971.
15323 : MF, Caldeira Branca, 27-X-1971.
15329 : abreuvoir, Monte da Cruzes, 27-X-1971.
15330 : id.
15331 : id,
15334 : abreuvoir au-dessous route supérieure, 28-X-1971.
15335 : id.
15338 : abreuvoir au-dessus de Santa Cruz, 28-X-1971.
15411 : bassin pisciculture de Fazenda, Flores, 27-VII-1972.
Santa Maria
15115 : MF, bassin, l-X-1971.
15117 : MF, ruisseau forêt (Amphipodes), l-X-1971.
15130 : MF, trous prairie près de la mare à Typha, aéroport, 3-X-I971.
15131 : MF, mares à Typha (4 parts) (Ostracodes, etc.), 3-X-1971.
San Miguel
15136 : MF, abreuvoir, Caldeiras (1 Copépode), 5-X-1971.
Fayal
15144 : MF, réservoir usine de tabac, 5-X-1971.
Terceira
15145 : MF, mare bord route, environs d’Angra, 8-X-1971.
15146 : MF, auge de fontaine (Ostracodes), 8-X-1971.
15151 : MF, lavoir, Flamengos, 9-X-1971.
15152 : MF, bassin, jardin, ville de Ilorta, 9-X-1971.
15158 : MF, lac, Caldeira, Fayal, 10-X-1971.
15176 : MF, abreuvoir, 600 m, route Caldeira, 10-X-1971.
15206 : MF, abreuvoir au-dessus de Lages, 15-X-1971.
15207 : MF, mare à Juncus et Callitriche, sur le plateau, 15-X-1971.
15208 : MF, avec Muscinées, Forna do Cabrito, 15-X-1971.
15210 : MF, mare à Sphagnum et Potamots, à côté d’Algar do Corvâo, 15-X-1971.
Pico
15187a : MF, prairie humide plateau, 12-X-1971.
15188 : MF, Lagoa do Capitâo, à Potamots, 12-X-1971.
15189 : MF, Lagoa do Caiado, à Potamots, 12-X-1971.
15190 : MF, mare à Potamots près de 15189, 12-X-1971.
— 357 —
Liste des espèces récoltées par Th. Monod
Les numéros correspondent aux stations citées ci-dessus.
Diaphanosoma brachyurum (Liévin, 1848)
15214.
Daphnia obtusa Kurz, 1874
15088, 15115. 15117, 15130, 15131, 15136, 15144, 15145, 15146, 15151, 15152, 15158, 15176,
15190, 15206, 15207, 15208, 15210, 15256, 15257, 16274, 15287, 15295, 15301, 15302, 15303,
15304, 15305, 15306, 15308, 15314, 15329, 15330, 15331, 15334, 15338, 15411.
Ceriodaphnia reticulata (Jurine, 1820)
15130, 15131.
Ceriodaphnia dubia Richard, 1894
15206.
Simocephalus vetulus vetulus (O. F. Müller, 1776)
15130, 15131, 15210, 15322.
Graptoleberis testudinaria testudinaria (Fischer, 1851)
15188, 15189.
Alona quadrangularis (O. F. Müller, 1785)
15189, 15190, 15245, 15317, 15335.
Alona rectangula pulchra Hellich, 1874
15130.
Alona guttata guttata Sars, 1862
15245, 15330.
Alona rustica tuberculata Maëmets, 1958
15087, 15187a, 15188, 15210, 15245.
Alonella nana (Baird, 1843)
15188.
Chydorus sphaericus (O. F. Müller, 1785)
15087, 15088, 15130, 15158, 15176, 15188, 15189, 15190, 15207, 15210, 15214, 15257, 15279,
15281, 15295, 15317, 15323, 15329, 15335, 15411.
Chydorus piger piger Sars, 1862
15189, 15190.
515, 4
— 358 —
Liste des Cladocères des Açores et remarques sur certaines espèces
1. Leptodora kindtii (Focke, 1844)
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : de Guerne (1887a) (L. hyalina), loc. San Miguel ; de Guerne
(1888) (L. hyalina), loc. San Miguel.
Remarques : de Guerne a rapporté à cette espèce des débris chitineux, mais il considère
lui-même sa détermination comme douteuse.
2. Diaphanosoma brachyurum (Liévin, 1848)
Matériel examiné : une Ç, loc. Flores.
Données antérieures : de Guerne (1887a) ( Daphnella brachyura), loc. San Miguel ;
de Guerne (18876) (Daphnella brachyura), loc. San Miguel ; de Guerne (1888) ( Daph¬
nella brachyura), loc. San Miguel ; Barrois et Moniez (1888) 1 (Daphnella brachyura) ;
Richard (1896) ( D. brandtianum), loc. San Miguel ; Barrois (1896) (Daphnella bra¬
chyura), loc. San Miguel.
Remarques : Cette espèce correspond au Diaphanosoma brachyurum var. brandtianum
signalé par Richard (1896) de l’île San Miguel. Les exemplaires des Açores diffèrent
de l’espèce typique essentiellement par la structure du bord ventral des valves. Chez
la variété brandtianum, le bord ventral dans sa partie postérieure est muni de groupes
d’environ 6 épines entre 2 plus longues épines, chez la forme typique le bord
ventral présente des épines à peu près égales.
3. Daphnia obtusa Kurz, 1875
Matériel examiné : plusieurs spécimens, $$ et <$<$, loc. Flores, Terceira, Pico, Santa
Maria, San Miguel, Fayal.
Données antérieures : de Guerne (1887a) ( D. pulex), loc. San Miguel; de Guerne
(1888) (D. pulex), loc. San Miguel ; Barrois et Moniez (1888) ( D. pennata) ; Richard
(1896) (D. obtusa var. latipalpa), loc. San Miguel, Pico, Flores ; Barrois (1896) ( D. pen¬
nata), loc. San Miguel, Santa Maria, Terceira, Fayal.
4. Simocephalus exspinosus (Koch, 1841)
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : Barrois et Moniez (1888) ; Barrois (1896), loc. San Miguel.
1. Pas consulté.
— 359 —
5. Simocephalus vetulus vetulus (O. F. Müller, 1776)
Matériel examiné : plusieurs loc. Santa Maria, Terceira, Flores.
Données antérieures : aucune. Espèce nouvelle pour les Açores.
6. Ceriodaphnia dubia Richard, 1894
Matériel examiné : sept ÇÇ, loc. Terceira.
Données antérieures : Richard (1896) (C. scitula), loc. Graciosa.
7. Ceriodaphnia reticulata (Jurine, 1820)
Matériel examiné : six ÇÇ, loc. Santa Maria.
Données antérieures : aucune. Espèce nouvelle pour les Açores.
8. Moina macrocopa (Straus, 1820)
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : Rarrois et Moniez (1888) (M. azorica ) ; Richard (1896) (M. ma-
crocopus ), loc. Graciosa ; Barrois (1896) (M. azorica), loc. Terceira.
9. Streblocerus serricaudatus (Fischer, 1849)
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : Barrois et Moniez (1888) ; Richard (1896), loc. Pico, Flores ;
Barrois (1896), loc. San Miguel.
10. Alona costata Sars, 1862
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : de Guerne (1887a), loc. Fayal ; de Guerne (1888), loc. Fayal ;
Barrois et Moniez (1888) ; Richard (1896), loc. Flores, Corvo ; Barrois (1896), loc.
San Miguel, Fayal, Santa Maria, Terceira.
515 , 5
360 —
11. Alona rustica tuberculata Maëmets, 1958 (fig. 1, A-C)
Matériel examiné : huit loc. Flores ; six $$, loc. Pico ; quatre $Ç, loc. Terceira.
Données antérieures : aucune. Espèce nouvelle pour les Açores.
Remarques : Alona rustica Scott, 1895, appartient avec A. bicolor Frey, 1965, et A. costata
Sars, 1862, au groupe Alona costata qui est caractérisé par la configuration des pores
céphaliques : latéralement aux trois pores principaux se trouvent des pores qui sont
transversalement allongés ; chacun de ces pores latéraux s’ouvre dans une structure
en forme de sac. Cette configuration est unique pour ces espèces (fig. 1, B) (Frey,
1965) qui, de façon générale, ont une structure morphologique très proche. Le carac¬
tère principal qui sépare A. rustica de A. costata est la configuration des épines sur la
marge dorsale et sur les flancs du postabdomen ainsi que la structure des soies margi¬
nales du bord ventral de la carapace. A. bicolor diffère de A. costata et de A. rustica,
entre autres, par la structure du labre et du rostre (Frey, loc. cit.).
La sous-espèce A. rustica tuberculata est caractérisée par la carapace qui est munie
de nombreux tubercules, surtout dans sa partie postérieure. La surface des valves
montre une réticulation très faible, un peu exagérée dans la figure 1, A. La struc¬
ture du postabdomen ne diffère pas de l’espèce nominale (fig. 1, C).
A. rustica tuberculata est connue de l’URSS (loc. typ.) et de l’Ecosse.
12. Alona guttata guttata Sars, 1862 (fig. 1, D-F)
Matériel examiné : cinq $$, loc. Flores.
Données antérieures : aucune. Espèce nouvelle pour les Açores.
Remarques : Alona guttata diffère du groupe costata essentiellement par la configuration
des pores céphaliques. Chez A. guttata les pores latéraux manquent et seuls les trois
pores principaux sont développés (fig. 1, E).
La structure du postabdomen est très proche de celui de A. costata. On peut les
séparer par les caractères suivants : l’angle pré-anal est plus saillant chez A. guttata,
la région anale est dépourvue de soies chez A. costata et les soies latérales du postabdo¬
men sont plus faibles et difficiles à distinguer chez A. guttata (fig. 1, F).
A. guttata guttata est une espèce cosmopolite.
13. Alona guttata tuberculata Kurz, 1875
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : Barrois et Moniez (1888) (A. tuberculata) ; Richard (1896)
{A. tuberculata), loc. Pico ; Barrois (1896) (A. tuberculata), loc. San Miguel.
F
1. — A-C : Alona rustica luberculata Maëmets. A, femelle parthénogénétique ; B, pores céphaliques ;
C, postabdomen (loc. : Flores, 15245). D-F : Alona guttata guttata Sars. D, femelle parthénogénétique ;
E, pores céphaliques ; F, postabdomen (loc. : Flores, 15245).
— 362
Remarques : Il est possible que cette sous-espèce se rapporte à A. rustica tuberculata,
car autrefois on n’attribuait pas d’importance taxonomique à la structure des pores
céphaliques.
14. Alona rectangula pulchra Hellich, 1874
Matériel examiné : quatre ÇÇ, loc. Santa Maria.
Données antérieures : aucune. Espèce nouvelle pour les Açores. A. rectangula pulchra
est connue de l'Europe et de l’Australie.
15. Alona quadrangularis (O. F. Müller, 1785)
Matériel examiné : trois $$, loc. Pico ; dix ÇÇ, loc. Flores.
Données antérieures : Richard (1896), loc. Corvo.
16. Alona affinis affinis (Leydig, 1860)
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : Barrois et Moniez (1888) ; Barrois (1896) loc. San Miguel.
17. Alonella nana (Baird, 1843)
Matériel examiné : deux loc. Pico.
Données antérieures : de Guerne (1887a) ( Pleuroxus nanus ), loc. Fayal ; de Guerne
(1888) ( Pleuroxus nanus), loc. Fayal ; Barrois et Moniez (1888) ( Plèuroxus nanus) ;
Richard- (1896) ( Pleuroxus nanus), loc. Pico; Barrois (1896) ( Pleuroxus nanus), loc.
Terceira, Fayal, San Miguel.
18. Leydigia acanthocercoides (Fischer, 1854)
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : Barrois et Moniez (1888) ; Richard (1896), loc. Pico ; Barrois
(1896), loc. San Miguel, Santa Maria, Fayal.
364 —
20. Chydorus sphaericus (O. F. Millier, 1785)
Matériel examiné : plusieurs ÇÇ, loc. Santa Maria, Flores, Terceira, Pico.
Données antérieures : de Guerne (1887a), loc. San Miguel ; de Guerne (18876), loc.
San Miguel ; de Guerne (1888), loc. San Miguel ; Barrois et Moniez (1888) ; Richard
(1896), loc. San Miguel, Pico, Graciosa, Flores, Corvo ; Barrois (1896), loc. San Miguel,
Fayal, Santa Maria.
21. Chydorus piger piger Sars, 1862 (fig. 2,A-D)
Matériel examiné : neuf ÇÇ, loc. Pico.
Données antérieures : aucune. Espèce nouvelle pour les Açores.
Remarques : Cette espèce est caractérisée par les soies du bord ventral de la carapace
qui sont insérées tout au long des valves au bord marginal (fig. 2, A et C), et pas au
bord interne comme chez la plupart des autres espèces du genre Chydorus. Les valves
sont grossièrement réticulées. La marge dorsale du postabdomen est armée de 8-9 dents,
assez fortement développées, qui passent dans une rangée de setae formant un aligne¬
ment continu. Les flancs du postabdomen sont garnis de fascicules de soies, en nombre
variable. A la base de la griffe terminale, qui est également ciliée, s’insèrent deux
épines inégales (fig. 2, D). Les pores céphaliques sont caractéristiques chez la sous-
famille (fig. 2, B).
C. piger est connue de la région holarctique, néotropicale et éthiopienne, mais
paraît très rare dans son aire de répartition.
Species incertae sedis : Alona harroisi Moniez, 1888.
Matériel examiné : néant.
Données antérieures : Barrois et Moniez (1888) ; Barrois (1896), loc. Terceira.
Remarques : Cette espèce est seulement signalée des Açores ; espèce douteuse.
Remerciements
Nous remercions vivement M. le Pr T. Monod (Paris) pour avoir mis sa collection d’échan¬
tillons à notre disposition. Nos remerciements vont également à M. le Pr D. Frey (Indiana) et
M me Carpine-Lancre (Monaco) pour leur aide précieuse au sujet de la littérature déjà existante.
365 —
RÉFÉRENCES CITÉES
Barrois, Th., 1896. — Recherches sur la faune des eaux douces des Açores. Mém. Soc. Sci. Agric.
Lille, (5), 6 : 1-162.
Barrois, Th., et R. Moniez, 1888. — Matériaux pour servir à l’étude de la faune des eaux douces
des Açores. IV. Crustacés. (Copépodes par Barrois ; Ostracodes, Cladocères, Branchiopodes
par Moniez). Lille, in-8° : 20 p.
Guerne, J. de, 1887a. — Sur la faune des îles de Fayal et de San Miguel (Açores). C. r. hebd.
Séanc. Acad. Sci., Paris, 24 oct. : 764-767.
— 18876. — Notes sur la faune des Açores. Diagnoses d’un mollusque, d’un rotifère et de
trois crustacés nouveaux. Le Naturaliste : 194-195.
— 1888. — Excursions zoologiques dans les îles de Fayal et de San Miguel. Dans : Campagnes
scientifiques du yacht Monégasque l’Hirondelle. 3 e année, (1887) Paris, Gauthier-Villars
& fils, in-8° : 110 p.
Frey, D. G., 1965. — Différentiation of Alona costata Sars from two related species (Cladocera,
Chydoridae). Crustaceana, 8 (2) : 159-173.
Richard, J., 1896. — Sur la faune des eaux douces des Açores. Bull. Soc. zool. Fr., 21 : 171-178.
Manuscrit déposé le 28 juin 1977.
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Achevé dé imprimer le 31 août 1978
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qués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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