BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
N 93 SEPTEMBRE-OCTOBRE 1972
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BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
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Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre —- Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Ecologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
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toire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Idilaire, 75005 Paris (C.C.P..
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BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 93, septembre-octobre 1972, Zoologie 72
Sur quelques Mollusques terrestres
du sud-est de l’Arabie
par Édouard Fischer-Piette et Bernard Métivier *
Résumé. — Dans cet article sont citées dix-huit espèces de gastéropodes du sud-est de l’Ara¬
bie pour lesquelles on trouvera divers renseignements nouveaux ainsi que des considérations cri¬
tiques et des mises au point.
Abstract. — Eighteen species of gastropods of the south-east of Arabia are examined in this
paper and many new informations are given for a better knowledge of some of them.
Ce travail est basé essentiellement sur des récoltes qui ont été faites par deux membres
correspondants du Muséum, M. Lavranos et le Major Fuller en Arabie du Sud-Est. Nous
avons aussi pris en considération, bien que ne figurant pas dans ces récoltes, quelques espèces
de cette région que nous étions en mesure de faire mieux connaître.
Georgia (Arabia) hadramauticum (Melvill et Ponsonby)
1891). Otopoma hadramauticum Melvill et Ponsonby, Proc. Malac. Soc., II : 2, pl. I, fig. 1-3 et 3 a.
1925. Obeliscella (Arabia)^hadramauticum (Melv. et Pons.) : Pallary, Note Terr. Moll. Hinterland
Makalla, Geol. Survey Egypt, App. II : 226, pl. XXV, fig. 6 et 7.
1928. Arabia hadramauticum (Melv. et Pons.) : Pallary, Proc. Malac. Soc., XVIII, pt. I : 41.
1941. Arabia hadramautica (Melv. et Pons.) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia,
South Arabian, non Mar. Moll. : 34.
Nous possédons des centaines d’échantillons de cette espèce, le plus grand nombre
récoltés par le Major Fuller dans le Sultanat de Mascate et d’Oman, les autres par
M. Lavranos dans le Yémen du Sud.
Les tailles sont assez peu variables dans une même récolte. Elles dépendent dans une
large mesure du lieu de récolte, donc des conditions écologiques. Nous possédons des échan¬
tillons d’une taille supérieure à celle (18 mm sur 16 mm) indiquée par Melvill et Pon¬
sonby : jusqu’à 22 mm sur 18 mm. Le plus petit de nos échantillons adultes mesure 10 mm.
M. Lavranos a récolté dans le Yémen du Sud trois échantillons ayant 16, 17 et 19 mm
au Jabal Jihaf à 2 200 m d’altitude (à environ 160 km au nord-nord-ouest d’Aden) et onze
spécimens ayant de 14 à 17 mm, à Al Qarad (Al Quarad) près du Wadi Tiban, à 1 200 m
d’altitude.
* Muséum national d’Histoire naturelle, Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins et Malacologie,
55, rue de Bufjon, 75005 Paris.
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Les exemplaires du Major Fuller proviennent, au moins en partie, de la région de
Salalah. Ses récoltes ont été faites depuis la côte jusqu’à une altitude de 1 200 m. Salalah
se trouve sur la côte sud-est d’Arabie à 875 km de Mascate à vol d’oiseau.
Melanoides tuberculatus (Müller)
1774. Nerita tuberculata Millier, Verm. terr. fluv. (...), II : 191.
Il nous semble inutile de donner davantage de références pour une espèce aussi bien
connue et aussi largement répandue.
Le Major Fuller a récolté des centaines d’individus de cette espèce avec cinq pro¬
venances qui sont les suivantes : Jebel Hamrir (620 m d’altitude) ; Habarut (frontière
Yémen du Sud — Mascate et Oman) ; Habarut, dans le désert (52°48' Long. E., 17°20'
Lat. N.) ; source d’Ayn Risat, à 20 km environ au nord-est de Maghsail ; Jebel Qara, Pro¬
vince de Dhofar.
Limnaea lagotis (Schrank)
1803. Buccinum lagotis Schrank, Fauna Boïca, III : 289.
1865. Limnaea lessonae Issel, Moll. race. Miss. Italiana Persia : 46, pl. III, fig. 64-66.
1872. Limnaea tener Reeve, Conch. Icon., XVIII, pl. XIV, sp. 96.
1874. Limnaea lagotis Schr. : Martens, Vorderasiatische Conchylien : 29 et 64, pl. V, fig. 36.
1877. Limnaea lagotis Schr. : Kobelt, in Rossmàssler, Icon. Land Süssw.-Moll., 5 : 37, pl. 128,
fig. 1240-1242.
1877. Limnaea attica Kobelt, in Rossmàssler, Idem : 121, pl. 150, fig. 1522.
1921. Limnaea (Badix) lagotis (Schr.) : Germain, Moll. terr. fluv. Syrie, I, Voy. Henri Gadeau
de Kerville, II : 385, pl. XVII, fig. 2-5 et 19-20, pl. XVIII, fig. 10-11 et pl. XXI, fig. 12-
13.
1936. Limnaea (Badix) lagotis (Schr.) : Germain, Moll. terr. fluv. Asie Mineure : 322.
1941. Limnaea lagotis (Schr.) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arahia, South Arabian
non Mar. Moll. : 32.
Espèce à large répartition. En 1936, L. Germain exprimait sa distribution de la façon
suivante : « Très répandue dans l’Europe orientale (Péninsule balkanique, Serbie, Roumé-
lie, Albanie...), cette espèce habite également une grande partie de la Russie puisqu’elle
remonte jusque dans le gouvernement de Moscou [C. Milaciievich]. Elle est abondante
dans les eaux douces de l’Asie Antérieure depuis le Caucase jusqu’à la Syrie et elle est même
connue, à l’état subfossile, des environs de Rakou [A. Issel]. Vers l’Est, elle traverse le
Turkestan, la Perse, l’Afghanistan, le Belouchistan : elle a été trouvée dans le fleuve Ouroun-
gou [= Ulungur] dans la Dzoungarie, c’est-à-dire en Mongolie occidentale [Dr. A. Regel,
in E. von Martens] et G. Nevill l’indique au Pamir. Elle vit également en Sibérie
[C. A. Westerlund] ». L’Arabie n’est pas mentionnée dans cette distribution mais Con¬
nolly (1941 : 32) a cité cette forme du Yémen. La provenance qu’il donne est Wadi Dhahr
(6 miles au nord-ouest de San’a) à 2 400 m d’altitude.
San’a est à 300 km au nord-nord-ouest d’Aden.
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE L’ARABIE
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Le Major Fuller a récolté en 1970 un échantillon (et un fragment) de cette espèce
à 1 000 km au nord-est d’Aden et 150 km au nord-ouest de Salalah, à Habarut sur la fron¬
tière du Yémen du Sud et du Sultanat de Mascate et d’Oman.
De plus, dans le matériel indéterminé des réserves du Muséum nous avons trouvé
neuf échantillons (sans indication de récolteur) qui proviennent de Shuqqat al Khalfat.
Nous n’avons pas pu localiser ce lieu sur nos atlas, mais les sites commençant par « Shuq¬
qat al » s’y trouvent tous au nord-nord-est d’Aden à 400-500 km de la côte sud d’Arabie.
Biomphalaria arabica (Melvill et Ponsonby)
1896. Planorbis arabicus Melvill et Ponsonby, Proc. Malac. Soc. Lond. : 3, pl. I, fig. 15-17.
1941. Biomphalaria arabica (Melv. et Pons.) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia,
South Arabian non Mar. Moll. : 33.
1960. Biomphalaria arabica (Melv. et Pons.) : Verdcourt, Rev. Zool. Bot. Afr., LXI, 3-4 : 229.
Cette petite espèce très particulière, décrite du Sultanat de Mascate et d’Oman (pro¬
vince de Dhofar), n’a été depuis lors citée que deux fois, de diverses provenances du sud-
ouest de l’Arabie. Nous croyons bon de faire savoir que nous avons trouvé dans les maté¬
riaux d’Arabie non déterminés du Muséum (sans indication de récolteur) quatre échantil¬
lons de cette espèce, avec comme provenance : Abu Muhairat. Nos atlas ne nous ont pas
permis de localiser ce site.
Biomphalaria pfeifferi Krauss subsp. ruppellii (Dunker)
1848. Planorbis ruppellii Dunker, Proc. Zool. Soc. Lond. : 42.
1879. Planorbis adowensis Bourguignat, Desc. div. esp. terr. fluv. Egypte, Abyssinie, Zanzibar
et centre de l'Afrique : 11.
1957. Biomphalaria pfeifferi ruppellii (Dkr.) : Mandahl-Barth, Bull. Org. Mond. Santé, 16 :
1130, pl. V, YI, VII.
Cette forme est connue, selon Mandahl-Barth, du Yémen et de l’Érythrée au Tan-
ganyika et au nord et à l’est du Congo Belge.
Le Major Fuller a récolté dans le Sultanat de Mascate et d’Oman, d’où cette forme
n’était pas encore connue, deux lots, l’un à 1 000 km au nord-est d’Aden et 150 km au
nord-ouest de Salalah, à Habarut sur la frontière du Yémen du Sud, l’autre à Jabal Qara
dans la province de Dhofar.
Pupoides ragius (Jousseaume)
(Pl. I, «g- 1-3)
1889. Bulimus ragius Jousseaume, Bull. Soc. Malac. France, VI : 347.
1890. Bulimus ragius Jouss. : Jousseaume, Id., VII : 86.
1905. Pupoides ragius (Jouss.) : Ancey, J. Conchyl., LUI : 264.
1920-1921. Pupoides ragius (Jouss.) : Pilsbry, in Man. Conch., XXVI : 130.
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Cette espèce n’a jamais été figurée. Nous sommes en mesure de combler cette lacune,
ayant en mains des échantillons de Jousseaume étiquetés par lui « Bulimus ragius Jouss. »
avec comme provenance Massaouah qui est l’une des deux provenances citées dans la des¬
cription. Ces échantillons sont d’ailleurs bien conformes aux caractères donnés qui sont
les suivants :
« Testa rimata (rima profunda, recto-elongata), minuta, oblonga, subtranslucida, nitidula
pallide cornea, subtiliter striatula ; -spira oblonga, sat regulariter attenuata, ad apicem obtusa ;
-anfr. 6 convexis, quasi tumidis, sutura profunda separatis ; -ultimo rotundato, relative valide
ascendente ac quasi acanonico ; -apertura fere verticali, semi-ovata, ad dextram notabiliter versa ;
peristomate undique albo-labioso ac reflexo ; marginibus tenui callo, ad insertionem valde tuber-
culifero, junctis ; -ait., 4 ; diam., 2 ; ait. ap., 11/4 millim.
« Cette singulière espèce, découverte dans les alluvions d’un petit torrent, aux environs d’Aden,
vit également aux alentours de Massaouah, sur la côte abyssinienne.
« Ce Bulime, de la série du Bul. coenopictus, ne peut être assimilé avec aucune des formes
coenopictiennes arabiques, dont il se distingue nettement par son dernier tour dévié et fortement
remontant, par son ouverture excentrique très portée à droite, et par sa fente ombilicale dont la
profondeur et l’étendue insolites sont dues à la déviation du dernier tour. »
Sept échantillons et la partie basale d’un huitième constituent le lot des syntypes.
Nous en avons choisi un pour le figurer ; il aura donc la valeur d’holotype. La question
a été posée de savoir s’il s’agissait d’une bonne espèce. En effet, Pilsbry (1920-1921) a
écrit (p. 131) : « Possibly a form of P. sennaariensis, but if the characters described are
constant, it would appear to be readily distinguishable ». Or, nous pouvons dire que les
caractères des échantillons dont il nous est possible de parler sont constants. Jusqu’à plus
ample informé, l’espèce doit donc être considérée comme valable, bien que Bacci l’ait
placée en 1941 [Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, LXI : 129) et en 1951 ( Id ., LXV : 45)
dans la synonymie de Pupoides samavaensis Palad. L’ouverture de l’espèce de Paladilhe
(1872, Id., III : 14, pl. I, fig. 20-21) est bien différente de celle des échantillons de Jousseaume.
Euryptyxis deflersi (Jousseaume)
(Pl. I, fig. 18-20)
1894. Bulimus deflersi Jousseaume, Bull. Soc. Philom. Paris, 8 e sér., VI : 100 (sans figure).
Cette espèce a été décrite des montagnes appelées Gehel el Areys, à l’est de Schoukra,
Arabie. Nous avons au Muséum le type, avec une étiquette précisant que le lieu de récolte
est à 12 heures de marche à l’est de Schoukra.
Nous le figurons, car cette espèce n’a jamais été représentée, ainsi que l’a dit Sykes
(1903, Proc. Malac. Soc., V : 338).
M. Lavranos en a récolté dans le sud du Yémen, en décembre 1969, trois individus
dans le Jebel Harir (à 2 000 m d’altitude), et en 1971 sept exemplaires dans le Jabal Jihaf
(2 200 m d’altitude) à environ 160 km au nord-nord-ouest d’Aden.
La coquille est d’une extrême fragilité. Le type a son péristome abîmé. Des échan¬
tillons de M. Lavranos aucun n’est intact, il y a au moins une ou plusieurs brèches au
péristome. La teinte est brun clair, très brillante, sauf dans la région de l’ouverture : exté¬
rieurement la fin du dernier tour est brun foncé, la tranche du péristome est blanchâtre.
L’entrée de l’ouverture est brun-rouge.
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE L’ARABIE
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Le péristome se recourbe à 180 degrés.
Chez tous les individus, la sculpture de croissance marque un renforcement progressif
dans le dernier tiers du dernier tour, et dans la partie plus foncée des abords de l’ouverture.
Elle arrive ainsi à être formée de véritables costales bien saillantes sans que leur degré
d’écartement se modifie.
La longueur des échantillons, qui sont tous adultes, va de 28 mm (pour 7 tours) à 33 mm
(pour 8 tours 1/4). Le rapport de la largeur à la longueur va de 0,53 (pour les plus grands
échantillons) à 0,63 (pour les échantillons courts).
Euryptyxis dinshawi (Sykes)
(PI. I, fig. 10-13)
1903. Cerastus dinshawi. Sykes, Proc. Malac. Soc. Lond., V : 338, fig.
1941. Euryptyxis dinshawi (Sykes) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia, South Ara-
bian non Mar. Moll. : 31.
Cette espèce a été décrite de Senna à environ 100 miles d’Aden.
La collection du Muséum contient, sous le nom dinshawi , deux échantillons qui nous
permettent de faire savoir que l’espèce est variable.
L’un d’eux, de la collection Jousseaume, est marqué de Sena. Il doit provenir effecti¬
vement de la localité-type, car Jousseaume n’était nullement un de ces collectionneurs
qui imposent une provenance aux exemplaires qui n’en portent pas. L’autre, qui n’a pas
d’indication de donateur, est marqué Senna.
Nous donnons des figures de ces deux exemplaires (pl. I, fig. 10-13).
Nous croyons devoir confirmer la détermination qu’ils portaient, car leurs caractères
de sculpture correspondent exactement à la description de Sykes, de même que la forme
générale des tours. Mais on voit que leur péristome a beaucoup moins de surface que pour
le type figuré par Sykes.
L’espèce n’est donc pas aussi à part que nous pouvions le penser lorsque nous ne con¬
naissions que la figure de Sykes. La surface du péristome de nos échantillons n’est guère
plus grande que celle des types de socialis. Certes nos dinshawi se distinguent facilement
de nos socialis par le fort recourbement de leur péristome, mais celui-ci est moins marqué
dans l’un de nos dinshawi que dans l’autre ; il n’est pas dit qu’une série complète d’inter¬
médiaires ne sera pas trouvée, et dans ce cas dinshawi deviendrait synonyme de socialis
décrit antérieurement.
Euryptyxis fragosus (Pfeiffer)
1822. Hélix (Cochlogena) fragosa ?? Férussac, Prodr. n° 421 ( nomen nudum).
1845. Bulimus fragosus Fér. : Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2 : 62, pl. 18, fig. 1-2.
1884. Bulimus fragosus (Cochloglena) Fér. : Pfeiffer, Symb., I : 45.
1902. Buliminus (Petraeus) fragosus Fér. : Kobelt, in Conch. Cab., éd. 2, I (13 2 ) : 406, pl. 72,
fig. 1.
1905. Buliminus (Cerastus) fragosus Fér. : Ancey, J. Conchyl., LIII : 260.
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1941. Euryptyxis fragosa (Pfeiffer) : Connolly, Brit. Mus. South West Arahia, South Arabian
non Mar. Moll. : 30.
M. Lavranos a récolté à Dhala (Yémen du Sud) à 1 400 m d’altitude 22 échantillons
de cette espèce. Dhala est une des provenances d’où Connolly (1941) l’avait citée.
Dans notre liste de références nous n’avons pas mentionné la citation (d’Arabie),
par Bourguignat (1882, Alission Révoil Çomalis : 14, pl. II, fig. 19) de B. fragosus Fér.,
car, d’après le texte, comme sur la figure, il avait en vue une forme à labre continu, alors
que ce labre est largement interrompu à sa partie supérieure.
En tête de notre liste nous avons inscrit le nomen nudum : Hélix fragosa Férussac.
Etant donné que la collection Férussac est au Muséum, nous croyons devoir faire connaître
ce qu’il pouvait y avoir derrière ce nomen nudum.
Tout ce que nous avons est un échantillon (et la partie supérieure d’un second) accom¬
pagné d’une étiquette « Coll. Férussac » de la même écriture que toutes celles qui accompa¬
gnent cette collection et qui datent certainement du temps de Valenciennes, et d’un
étiquetage « Hélix fragosa Fér. » plus moderne, mais sans étiquette de Férussac donnant
ce nom.
L’exemplaire entier, qui mesure 27 X 13 mm, est un Euryptyxis candidus Lk, espèce
qui, ne serait-ce que par l’absence de sculpture treillissée, diffère beaucoup de la forme à
laquelle Pfeiffer a donné le nom de Bulimus fragosus Fér.
Certes, la chose n’a pas grande importance puisque Férussac ne fit pas de description
et puisque l’échantillon n’est pas accompagné d’une étiquette de lui. Mais il ne faut pas
oublier que la collection Férussac entra au Laboratoire de Malacologie en 1837, donc
sous Valenciennes qui avait été nommé Professeur en 1832. U y a donc de fortes chances
pour que ce soit bien la candida qui soit l’espèce de Férussac ; notons d’ailleurs que dans
un travail de Beck (1837, Ind. Moll. Freder., Cochleada : 68) où est cité le nom Buliminus
fragosus Fér., cet auteur ajoute : « ou Pupa candida Lm. ? ».
Si cela n’est pas un motif pour faire des changements de nomenclature, c’en est un
pour que cesse l’habitude d’associer à fragosus le nom de Férussac comme l’ont fait tous
les auteurs sauf Connolly. Pour notre compte, nous partons de Pfeiffer.
Euryptyxis latireflexus (Reeve)
(Pl. I, fig. 14-17)
1849. Bulimus latireflexus Reeve, Conch. Icon., V, pl. 78, fig. 568.
1850. Bulimus latireflexus Reeve : Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2 : 118, pl. 36, fig. 3-4.
1882. Bulimus latireflexus Reeve : Bourguignat, Miss. Revoil Çomalis : 19, fig. 22.
1890. Bulimus labiosus Müller : Jousseaume, Bull. Soc. Malac. Fr. : 91.
1890. Bulimus latireflexus Rve. : Jousseaume, Id. : 92.
1905. Buliminus (Euryptyxis) latireflexus (Rve.) : Ancey, J. Conchyl., 53 : 261.
1941. Euryptyxis latireflexa (Rve.) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia, South Ara¬
bian non Mar. Moll. : 39.
Nous rapportons à cette espèce trois récoltes de M. Lavranos. En 1969, onze échan¬
tillons du Jabal Arays, à l’est de Shuqra (Schuqra s’appelait autrefois Schoukra), à 150 km
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE l’ARABIE
1295
environ à l’est-nord-est d’Aden, à 900 m d’altitude. En 1970, six échantillons, collectés
tout près de cette dernière provenance mais à 800 m d’altitude et un spécimen au sommet
du Thira Pass, dans le pays Audhali au nord-ouest de Lodar (à environ 125 km au nord-
est d’Aden).
Reeve disait avoir de fortes raisons de croire que cette espèce était de Muscat, Ara¬
bie. Nous avons, de la collection Jousseaume, déterminé par cet auteur comme Buliminus
latireflexus (Reeve), un échantillon marqué de Mascate qui nous semble correspondre
parfaitement pour la taille, les contours et la couleur, à l’espèce de Reeve. Nous avons
aussi, toujours de la collection Jousseaume et toujours de Mascate, trois échantillons
plus petits et blanchâtres, portant la même détermination. En outre, nous avons de lui,
deux lots d’Aden (blanchâtres) encore un peu plus petits (17 à 22 mm) qui correspondent
évidemment au texte de son travail de 1890. Les échantillons de M. Lavranos ne s’en
distinguent pratiquement pas. De leur localité, Schoukra, nous avons aussi des échan¬
tillons de Jousseaume, qui n’étaient pas déterminés.
D’autre part, nous avons, récoltés à Périm par Jousseaume et étiquetés par lui Buli-
mus labiosus, treize échantillons de sa collection et cinq autres qu’il avait remis à de Mor¬
gan et que nous considérons comme des latireflexus. Ils diffèrent quelque peu de ses latire¬
flexus d’Aden par le fait que la plupart sont un peu plus étirés, et il se pourrait que ce soit
la raison pour laquelle Jousseaume les ait rapportés à labiosus. Mais l’étirement est très
loin de celui des figures par lesquelles Pfeiffer (1845, in Conch. Cab., éd. 2, XIII : 48,
pl. 15, fig. 1-2) représentait labiosus, figures qui ne sont d’ailleurs que des copies de celle
de Chemmtz (1786, in Conch. Cab., IX : 166, pl. 135, fig. 1234) d’« Hélix cylindracea acuta »
que Pfeiffer admet représenter 1 ’Hélix labiosa de Müller ; et surtout, le profil des deux
côtés de leur spire est nettement courbe, ce qui correspond à latireflexus, au lieu d’être
presque rectiligne.
Chez tous les échantillons, grands ou petits que nous rattachons à latireflexus, il y
a une sculpture de croissance bien nette, très visible à l’œil nu ; l’œil nu distingue parfois
des éléments de sculpture spirale. A de forts grossissements on en distingue presque tou¬
jours, généralement presque obsolètes dans certaines régions de la coquille et moins atténués
dans d’autres où cette sculpture spirale peut être très serrée et souvent sinueuse.
Euryptyxis leesi Pallary
(Pl. II, fig. 27-36)
1928. Euryptyxis leesi Pallary, Proc. Malac. Soc. Lond., XVIII : 41, pl. I, fig. a, b.
1941. Euryptyxis leesi Pall. : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia, South Arabian
non Mar. Moll. : 39.
Nous nous demandons si ce n’est pas à cette espèce qu’appartient ce que Zilch ( H and-
buck der Palaoz., Bd. 6, Tl. 2, 1959) a figuré (Abb. 686) sous le nom Passamaella ( Euryp¬
tyxis ') candida Lk. Cette figure diffère des figures données par Delessert (1841, Rec. Coq.
déc. Lamarck, pl. 27, fig. 10 a et b) du type de Lamarck de candidus.
Nous rapportons à cette espèce des récoltes très abondantes du Major Fuller (plus
d’un millier d’individus) faites en un certain nombre de stations différentes, de la région
Salalah-Raysut-Rakhyut (côte de Dhoufar), située à peu près à mi-distance entre Aden
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EDOUARD FISHER-PIETTE ET BERNARD METIVIER
et Mascate ; et deux petites récoltes de M. Lavranos dans le sud du Yémen, l’une faite
dans des collines calcaires de Jahhavn à environ 150 km au nord-est d’Aden, l’autre au
Jabal Jihaf à 2 200 m d’altitude, au-dessus de Dhala à environ 160 km au nord-nord-ouest
d’Aden.
Cette espèce, qui jusqu’ici n’était connue que de Dhofar, s’avère donc avoir une assez
large distribution, de sorte qu’on peut se demander si, lorsque sera faite l’étude approfondie
que souhaitait Connolly (1941 : 38), on ne s’apercevra pas qu’elle était déjà connue.
Pallary' n’avait eu que six échantillons. Le grand nombre des individus dont nous
disposons nous permet de rendre compte du degré de variabilité de cette espèce, et nous
ferons aussi des remarques sur les aspects différents que peuvent présenter certaines des
populations.
L’aspect que représente la figure de Pallary correspond plutôt à un état extrême
qu’à un état moyen des caractères qui nous apparaissent. Certains de nos échantillons
sont tout à fait conformes à cette figure de Pallary, d’autres sont plus allongés pour une
même largeur ; nous donnons ci-dessous un certain nombre de dimensions pour faire con¬
naître la variabilité du rapport de la longueur à la largeur.
Mais notons d’abord, au point de vue de la taille que Pallary a donnée comme étant
de 24-271 /2 mm pour la hauteur et de 15-16 mm pour la largeur, que les tailles minimale
et maximale de nos grandes séries révèlent un écart, évidemment, beaucoup plus marqué :
de 17 sur 11 à 36 sur 21 mm, c’est-à-dire du simple au double (en laissant de côté les individus
non adultes).
Variation du rapport de la hauteur à la largeur
Me pouvant pas songer à mesurer tous nos individus, trop nombreux, nous avons
cherché à nous faire une idée approximative de cette variation sur une vingtaine d’indi¬
vidus d’une taille prise à mi-distance des deux tailles extrêmes.
Taille moyenne : 26-27 mm
Longueur en mm
(péristome compris)
26
26,5
26
27
27
26
27
26
26
26
27
Largeur en mm
(péristome compris)
15
13
16
16.5
16
15.5
17
14.5
16
17
17
Longueur/largeur
1,7
2,0
1,6
1,6
1.7
1,6
1.5
1.8
1.6
1.5
1.6
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE L’ARABIE
1297
Longueur en mm
(péristome compris)
Largeur en mm
(péristome compris)
Longueur/largeur
26
15
1,7
27
15,5
1,7
26
14
1,8
26
16
1,6
26,5
15,5
1,7
27
15,5
1,7
26
17
1,5
27
16
1,7
26
15
1,7
On voit que l’écart des rapports va de 1,5 à 2, ce qui est considérable.
Voyons si le résultat dépend de la taille en examinant maintenant une série d’individus
de taille réduite et une autre de grande taille.
Taille réduite : 21-22 mm
Longueur en mm
(péristome compris)
21,5
21
21,5
21
21
21
22
22
21
21
22
21,5
22
22
22
21
22
21
21
22
Largeur en mm
(péristome compris)
12,5
12,5
12
12.5
14.5
14.5
12
14
13
14
13.5
14.5
15
13
14
14
14
14
14
14,5
Longueur/largeur
1,7
1.7
1.8
1,7
1,4
1.4
1,7
1,6
1,6
1.5
1,5
1,5
1.5
1,7
1.6
1.5
1.6
1,5
1,5
1,5
1298
ÉDOUARD FISHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
Grande taille : 31-32 mm
Longueur en mm
(péristome compris)
31
31,5
31
31
32
31
31,5
32
31
31
32
31
32
31,5
32
31,5
32
32
31,5
31
Largeur en mm
(péristome compris)
19
19
21
20
20
18
19
20
19
18.5
18
17.5
18.5
19
19
19
19.5
20.5
19
17
Longueur /largeur
1,6
1,6
1,5
1.5
1.6
1.7
1,6
1,6
1,6
1,6
1.8
1,8
1,7
1,6
1.7
1,6
1,6
1.5
1.6
1.8
En réponse à la question que nous nous étions posée, la variation du rapport de la
longueur à la largeur, qui chez les individus que nous avons mesurés a pour extrêmes 1,4
et 2, apparaît comme étant du même ordre dans les catégories des tailles moyenne et petite ;
elle serait un peu plus faible pour les tailles élevées, sans que nous sachions si cette indica¬
tion se maintiendrait avec un échantillon plus étendu.
Variation de la hauteur du dernier tour, par rapport à la hauteur totale de la
COQUILLE
Le dernier tour est mesuré en plaçant l’individu avec son ouverture de face. Étant
donné que l’expansion du labre est variable, nous convenons de ne pas l’inclure dans nos
mesures et de donner, par conséquent, pour hauteur du dernier tour la distance séparant
le bas de l’intérieur de l’ouverture de la suture limitant le tour en haut.
En général, le dernier tour occupe plus de la moitié de la longueur totale de la coquille.
Le rapport peut aller jusqu’à 0,75. Des rapports faibles sont moins fréquents, mais l’échelle
de variation est considérable puisque la valeur peut tomber jusqu’à 0,46.
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE L ARABIE
1299
Autres variations
L’ouverture est plus ou moins vaste selon que le dernier tour est plus ou moins large.
Le grand axe de l’ouverture peut avoir une direction proche de celle de l’axe d’enroulement,
ou plus ou moins oblique, par l’écartement de son extrémité inférieure (pl. II, fîg. 30-31).
L’importance du péristome varie. Il peut consister en un simple évasement de l’ouver¬
ture (que nous ne croyons pas être un simple non-achèvement) ou se développer en une
large surface à 90° (pl. II, fig. 32) dont le bord externe peut se réfléchir davantage, jusqu’à
120 °.
La sculpture de croissance toujours régulière et serrée, généralement faible, peut
n’être que très faible au point d’être à peine perceptible à l’œil nu, ou au contraire très
évidente sans toutefois atteindre l’état de plication. La sculpture spirale plus faible, ainsi
que l’a dit Pallary, est très rarement régulière, et elle est souvent limitée à des ou même
à une seule portion du dernier tour.
L’épaisseur du test est très variable, certains individus sont d’une grande légèreté et
translucides, d’autres sont beaucoup plus pesants et opaques.
Le sommet (les deux premiers tours et le dessus du troisième) est très variable. Sa
petite papille caractéristique du genre Euryptyxis est plus ou moins fortement individualisée.
Le profil concave du sommet peut, dans le cas extrême, être remplacé par un angle très net
entre le bas de la papille et le dessus du troisième tour.
En regardant dans l’intérieur de l’ouverture on voit, venant de l’axe d’enroulement,
descendre un pli oblique creux qui vient mourir au bord de la columelle. Ce pli est très
variable ; chez certains exemplaires il échappe aux regards, alors que chez d’autres sa saillie
saute aux yeux et évoque une dent columellaire.
Deux spécimens présentent une disposition scalaire, qu’il vaut sans doute mieux
considérer comme une monstruosité que comme un fait de variation extrême. La suture
des derniers tours est un canal très profond, dont la paroi inférieure est séparée de la sur¬
face du tour sous-jacent par un angle droit constituant même, dans le dernier tour, une
carène. Nous figurons un exemplaire (pl. II, fig. 27-28) (provenance : le désert au point
Y U 4056, altitude 1 100 m). L’autre coquille s’est brisée en deux tronçons, ce qui nous
fait croire que ces sutures profondément canaliculées nuisent à la cohésion des tours
entre eux.
Comparaisons de récoltes de provenances différentes
La forte variabilité que nous venons de faire connaître peut s’observer au sein d’une
même récolte. C’est le cas pour un de nos lots les plus importants, ayant pour provenance :
9 km au nord-ouest de Rakhyut à 1 100 m d’altitude.
Dans un de nos lots les plus importants, la coquille est courte et large, très pigmentée,
légère, translucide malgré sa pigmentation, et est munie d’un péristome étroit et non réflé¬
chi. Provenance : 9 km à l’ouest de Thalfut.
Dans un autre lot important, la coquille de longueur et de largeur moyenne a un test
épais et un péristome large et très réfléchi. Provenance : Wadi Hamran, à 21 km à l’est-
nord-est de Salalah.
1300
ÉDOUARD FISHER-PIETTE ET BERNARD MÉTIVIER
Mentionnons encore trois lots, moins importants numériquement.
Dans une récolte faite à 8 km au nord-est de Safqut et à 2,500 km de la côte à une
altitude de 300 m, les individus sont caractérisés par une longueur assez grande par rapport
à leur largeur et par une sculpture très visible.
Dans une récolte effectuée à 9 km au nord-ouest de Maghsail à 750 m d’altitude, les
individus sont de grande taille (30 mm en général), leur sommet détache une papille très
individualisée, leur péristome est dilaté et n’est cependant pas réfléchi.
Dans une récolte faite à 460 m en Z U 94 96 du quadrillage de la carte aérienne, les
individus, de petite taille, assez renflés, ont le test épais.
Euryptyxis schoukraensis (Jousseaume)
(PL II, fig. 24-26)
1899. Petraeus schoukraensis Jousseaume, Le Naturaliste, XXI : 8 (sans figure).
1902. Buliminus (Petraeocerastus) schoukraensis (Jouss.) : Kobelt, in Conch. Cab., éd. 2, I (13 2 ) :
989.
Cette espèce décrite d’Arabie par Jousseaume, sans figure, et placée par Kobelt
dans sa liste des espèces non figurées, a pour localité Schoukra. Nous supposons qu’il s’agit
de la ville située sur la côte à environ 150 km d’Aden et qui, selon les atlas, est orthographiée
Schukra, Shuqra, Chougra, ou Shura.
Dans la collection du Muséum il y a, provenant de la collection Jousseaume, avec
étiquette ancienne : « environs de Schoukra, Bulimus schoukraensis », et étiquetage du
Muséum marquant « Types », trois échantillons dont il nous paraît incontestable que ce
sont les syntypes.
La publication Le Naturaliste étant peu répandue, nous jugeons d’abord utile de repro¬
duire ci-dessous la diagnose.
« Testa rimata, oblongo-ovata, spira elongato-conica, apice obtusa, longitudinaliter costata
et spiraliter dense striata, spadiceo-alba ; anfr. 8 convesciusculi, sutura crenifera separati ultimus
ad suturam contractus, circa rima angulatus ; apertura oblique subovalis, peristomum late expan-
sum, columella plicata, contorta, long. 31-35 mm, diam. maj. 15-17 mm, min. 11-13 mm. »
Les trois échantillons ont pour hauteur 31 ; 34 ; 35 mm, avec comme diamètres respec¬
tifs : maj. 15 ; 16 ; 17 ; min. 13 ; 13 ; 11,5. Leurs caractères correspondent entièrement
à la description. Nous allons cependant les énoncer en décrivant un de ces trois syntypes
que nous désignerons comme lectotype.
Hauteur 35 mm. Largeur 17 mm, péristome compris. Ouverture ayant, extérieurement,
18 sur 13, et, intérieurement, 12 sur 7 mm. Huil tours un peu bombés, le dernier tour com¬
primé dans sa partie supérieure, papille apicale bien individualisée, suture peu profonde
et qui, à partir du cinquième tour, est crénelée. Cette suture, sur le dernier sixième du der¬
nier tour, se redresse un peu jusqu’à l’ouverture. Dépression ombilicale importante, limi¬
tée de façon assez abrupte. L’ombilic est une profonde fente arquée à fond clos, séparée
du péristome par une surface assez vaste, en segment de cercle. L’ouverture, un peu déjetée
à droite, a, intérieurement, ses bords droit et gauche presque parallèles et peu inclinés,
son bord inférieur arrondi, et du bord columellaire s’avance à mi-hauteur un pli que l’on
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE L’ARABIE
1301
voit monter en torsade. Le péristome est très vaste, surtout en bas, tandis que c’est à son
extrémité supéro-externe qu’il est le plus étroit. Dans cette région supéro-externe il est
dressé à angle droit de la surface du test et, ailleurs, il dépasse cette position et son bord
est un peu recourbé. La sculpture est très apparente, les côtes de croissance étant très sail¬
lantes en même temps que très nombreuses et régulières, c’est l’extrémité supérieure de ces
côtes de croissance qui détermine la crénulation de la suture. Une sculpture spirale, peu
perceptible à l’œil nu, croise cette sculpture de croissance. Elle est constituée de costules
très fines, très serrées, très nombreuses, qui franchissent sans s’interrompre les côtes de
croissance qui, de ce fait, sont légèrement dentelées. Une sur deux de ces côtes spirales est
moins saillante que l’autre tout en étant aussi large. Chacune de ces côtes spirales a sa sur¬
face presque entièrement occupée par une rangée de protubérances ou verrues qui la sur-
Fig. 1. — Détail de la sculpture du type d ’Euryptyxis schou-
kraensis (Jouss.).
plus, ne s’interrompt pas dans le franchissement des
côtes de croissance. On constate en outre que les verrues forment non seulement des aligne¬
ments dans le sens spiral, comme nous venons de le dire, mais aussi dans le sens vertical
car leurs situations, d’une côte à l’autre, sont les mêmes. Il en résulte que la surface du test
est comme quadrillée. Nous nous sommes demandés s’il n'v avait pas, entre les côtes de
croissance, des costules de croissance auxquelles auraient correspondu les alignements de
verrues dans le sens vertical, mais il n’en est rien.
Sur les paralectotypes il n’y a pas de remarques à faire, tant leurs caractères
concordent.
Cette espèce habitant la même région qu ’Euryptyxis socialis et ayant certains carac¬
tères communs avec elle, on pourrait se demander, étant donnée la grande variabilité qui
peut exister au sein d’une même espèce à’Euryptyxis (voir E. leesi), si elle ne lui sera pas
réunie quelque jour, lorsque des récoltes copieuses auront pu être faites. Dans l’état actuel
de nos connaissances, les différences entre les deux espèces sont très net les. E. schoukraen-
sis a sa papille apicale mieux individualisée, son dernier tour un peu en retrait du précédent ;
sa suture se redresse à la fin de son parcours ; l’ouverture est un peu moins déjetée à droite
et surtout la costulation est bien plus forte et verruqueuse dans le détail.
Euryptyxis socialis (Jousseaume)
(PI. II, fig. 21-23)
1899. Petraeus socialis Jousseaume, Le Naturaliste, XXI : 8 (sans figure).
1902. Buliminus (Petraeomastus) socialis (Jouss.) : Kobelt, in Conch. Cab., éd. 2, I (13 2 ) : 991.
1302
ÉDOUARD FISHER-PIETTE ET BERNARD METIVIER
Cette espèce décrite d’Arabie par Jousseaume, sans figure, et placée par Ivobelt
dans sa liste des espèces non figurées, a pour localité Schoukra. Nous supposons qu’il s’agit
de la ville située sur la côte à environ 150 km d’Aden et qui selon les atlas, est orthographiée :
Schukra, Shukra, Chougra ou Shura.
Dans la collection du Muséum se trouvent quatre représentants de cette espèce, tous
de la collection Jousseaume et provenant de Schoukra. Deux d’entre eux étaient étiquetés
Bulimus socialis et marqués sur un étiquetage moins ancien comme types de Petraeus
socialis ; les deux autres n’étaient pas nommés. Il nous paraît incontestable que ces quatre
échantillons sont les syntypes de Jousseaume.
La publication Le Naturaliste étant peu répandue nous jugeons d’abord utile de repro¬
duire ci-dessous la diagnose.
« Testa rimata, oblongo-ovata, spira elongato-conica, apice obtusa, longitudinaliter oblique
striata, lineis spiralibus décaissa ta, pallide fulvo-alba, nitida ; anfr. 8. convesciusculi, sutura parum
impressa tenuatim crenata separati, ultimus excentricus, circa rima subangulatus ; apertura obli¬
que subovalis, peristomum late expansum, intus album, leviter spadiceum, columella plicata,
contorta, long. 27-35 mm, diam. maj. 15-16 mm ; min. 11-13 mm. »
Les quatre échantillons ont pour hauteur 27 ; 30 ; 31 ; 35 mm, avec pour diamètres
respectifs : maj. 15 : 16 ; 16 ; 17 mm ; min. 11 ; 12 ; 12 ; 13 mm. Leurs caractères correspon¬
dent entièrement à la description. Nous allons cependant les énoncer en décrivant un de
ces quatre syntypes comme lectotype.
Coquille blanche sur le péristome ; en remontant la spire, la teinte est blanchâtre au
dernier tour, puis brun très clair et brun clair au sommet.
Hauteur 35 mm, largeur 17 mm, péristome compris ; l’ouverture ayant, extérieurement, 19
sur 14 mm et, intérieurement, 13 sur 6 mm. Huit tours peu bombés, séparés par une suture
très peu profonde et très légèrement crénelée, devenant assez nettement crénelée dans le
dernier quart du dernier tour. Cette suture, sur le dernier tour, ne subit pas de redressement.
Dépression ombilicale importante, limitée par un rebord dont l’angulosité est arrondie.
L’ombilic est une profonde fente arquée à fond clos, séparée du péristome par une vaste
surface pyriforme. Ouverture nettement déjetée à droite. Du bord columellaire s'avance
à mi-hauteur un pli que l’on voit monter en torsade. Le péristome est très vaste. Il se dresse
à angle droit de la surface du test, et là où il est intact son bord se recourbe très légèrement.
Les côtes de croissance, sauf à la fin du dernier tour sont peu discernables à l’œil nu, très
nombreuses, serrées et de force variable ; elles prennent progressivement de la force dans
le dernier tiers du dernier tour ; elles sont très marquées aux abords même de l’ouverture.
Une sculpture spirale encore moins perceptible à l’œil nu, croise cette sculpture de crois¬
sance en la franchissant. Cette sculpture spirale ne prend pas plus de force aux approches
de l’ouverture.
Sur les paraieclotypes il n’y a pas de remarques à faire, tant leurs caractères concor¬
dent avec ceux du type et entre eux.
Zebrinops ventricosa Connollv
1941. Zebrinops ventricosa Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia, South Arabian non
Mar. Moll. : 29, pl. 3, fig. 15.
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE L’ARABIE
1303
Cette espèce a été décrite du sud du Yémen de Dhala et de Jebel Jihaf où elle avait
été récoltée à 4 800 et à 6 100 feet. Nous y rapportons une récolte de dix-sept échantillons
faite par M. Lavranos à Dhala à 1 400 m d’altitude donc à peu près dans la localité-type.
Obeliscella lucidissima (Paladilhe)
1872. Bulimus lucidissimus Paladilhe, Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, III : 17, pl. I, fig. 18 et 19.
1899. Obeliscella lucidissima (Palad.) : Jousseaume, Bull. Soc. Malac. France : 359.
1905. Obeliscella lucidissima (Palad.) : Ancf.y, J. Conchyl., LUI : 200.
1906. Obeliscella lucidissima (Palad.) : Pilsbry, in T iiyon, Man. Conch., 2 e sér., Pulmonata,
XVIII : 101, pl. 26, fig. 35, 36, 37.
1941. Obeliscella lucidissima (Palad.) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia, South
Arabian non Mar. Moll. : 25.
1959-1960. Obeliscella lucidissima (Palad.) : Zilch, Handb. Palaozool., Bd. 6, Teil 2 : 355, Abb.
1309.
M. Lavranos a récolté seize échantillons de cette espèce sur des touffes d’Aeluropus
repens et de Panicum turgidum dans des dunes du désert côtier entre Am Rica et Daar Saad
(sud du Yémen).
Dans les collections du Muséum cette espèce était représentée par trois lots de la col¬
lection Jousseaume, l’un d’Aden déterminé par Jousseaume comme Obeliscella. lucidissima,
un autre, également d’Aden, déterminé à tort par Jousseaume comme Obeliscella bentiae
Melvill, et enfin, de Périm, un lot dont l’étiquette, de la main de Jousseaume, porte : « Obe-
licella renei Jouss., type ». La mention « type » nous a fait supposer que cette espèce avait
été décrite, mais nous n’en avons trouvé aucune mention dans le Zoological Record, ni
aucune citation dans la littérature consultée par nous.
Zootecus insularis (Ehrenberg)
1831. Papa insularis Ehrenberg, Symb. Phys. Evert. (Mollusca), pages non numérotées.
1852. Bulimus adenensis Pfeiffer, Zeitschr. Maïak., VIII, (1851) : 27.
1852 (?). Bulimus adenensis Pfr. : Pfeiffer, in Conch. Cab., éd. 2, I (13) : 78, pl. 21, fig. 12-13.
1854 (?). Bulimus insularis (Ehr.) : Pfeiffer, id. : 125, pl. 36, fig. 26-28.
1872. Pupa insularis Ehr. : Blanford, in Crosse et Fischer, Conchyl., XX : 267.
1890. Rumina insularis (Ehr.) : Jousseaume, Bull. Soc. Malac. France, VII : 89.
1894. Buliminus insularis (Ehr.) : Smith, Proc. Malac. Soc. Fond., 1, n° 4 : 142.
1905. Buliminus insularis (Ehr.) : Ancf.y, ,/. Conchyl., LUI : 263.
1925. Zootecus insularis (Ehr.) : Pallary, Geogr. Geol. Makcdla (South Arabia), app. Il, Survey
of Egvpt, Geol. Survey : 229.
1928. 7j00tecus insularis (Ehr.) : Pallary, Proc. Malac. Soc. Lond., XVIII, pt. I : 39.
1941. Zootecus insularis (Ehr.) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arabia, South Arabian
non Mar. Moll. : 25.
1960. Zootecus insularis (Ehr.) : Verdcourt, Rev. Zool. Bot. Afr., LXI, 3-4 : 237.
C’est Blanford (1872) qui a procédé à la mise en synonymie de Bulimus adenensis
Pfr. avec l’espèce d’EHRENBERG.
M. Lavranos a récolté de nombreux individus de cette espèce sur des touffes d’Aelu-
1304
ÉDOUARD FISHER-PIETTE ET BERNARD METIVIER
ropus repens et de Panicum turgidum, dans les dunes du désert côtier entre Am Rica et
Daar Saad (Yémen du Sud).
Dans les collections du Muséum nous avons trouvé de nombreux exemplaires indé¬
terminés (coll. de Morgan), que nous rapportons à cette espèce et qui ont pour provenances
Mascate et Périm.
Lejeania leucosticta (Martens)
(PI. I, fig. 4-9)
1889. Hélix leucosticta Martens, Nachr. Maïak. Gesells. : 147 (sans figure).
1890. Hélix leucosticta Mart. : Jousseaume, Bull. Soc. Malac. Fr., VII : 98.
1910. Fruticicola (?) leucosticta (Mart.) : Thiele, Sitz. Gesells. Naturf. Fr., G : 282, pl. X, fig. 3
1941. Lejeania leucosticta (Mart.) : Connolly, Brit. Mus. Exp. South West Arahia, South Arabian
non Mar. Moll. : 21.
Nous rapportons à cette espèce trois échantillons récoltés par M. Lavranos au Yémen
du Sud. Des deux recueillis en 1969, l’un venant du Jabal Jihaf (près du sommet à environ
2 000 m) a 16 mm sur 10,5 mm (rapport 0,65) pour cinq tours trois quarts, l’autre venant
de Dhala à 1 400 m d’altitude a 14 mm sur 8,5 mm (rapport 0,6) pour cinq tours.
Un autre, récolté en 1971, au sommet du Thira Pass dans le pays Audhali au nord-ouest
de Lodar, a 17 mm sur 11,5 mm (rapport 0,67) pour cinq tours et demi. Ces trois spécimens
sont bien adultes.
Von Martens a donné les dimensions de deux échantillons : 19 mm sur 12 mm (ce
qui donne 0,63) et 14 mm sur 10 mm (ce qui donne 0,71). On voit que l’espèce est assez
variable dans son élévation. Elle l’est aussi dans sa sculpture. Von Martens l’a décrite
comme « striatula », et la figure donnée par Thiele ne montre en effet qu’une faible
sculpture. Notre échantillon le plus petit a une sculpture faible sur les premiers tours,
franche à partir du milieu de l’avant-dernier tour et assez forte sur les 4 mm du dernier
tour. Chez celui de 16 mm la sculpture est faible sur les premiers tours, franche sur la seconde
moitié de l’avant-dernier tour et forte sur le dernier tour (sauf sur la base où elle s’atténue).
La sculpture est la même chez l’échantillon de 17 mm.
Cette espèce n’a été représentée que de profil. Nous figurons deux spécimens (pl. I,
fig. 4-9).
Eremina desertella (Jickeli)
1872. Hélix desertella Jickeli, Nachr. Deutsch. Maïak. Ges., 4 : 62.
1874. Hélix (Erenophila) desertella Jick. : Jickeli, Nova Acta der Ksi. Leop.-Carol. Deutsch. Ak.
Naturf., Bd. XXXVII, n° 1 : 77, pl. I, fig. 9 ; pl. IV, fig. 26.
1881. Ilelix pisaniformis Bourguignat, Moll. terr. fluo. Afr. Çornalis Medjourtin : 3.
1882. Hélix çomaliana Bourguignat, Miss. Reaoil Çornalis : 8, fig. 67-69.
1882. Hélix tiani Bourguignat, Id. : 9, fig. 70-71.
1882. Hélix tohenica Bourguignat, Id. : 11, fig. 74-76.
1889. Hélix tohenica. Bgt. : Jousseaume, Bull. Soc. Malac. France, VI : 353.
1889. Hélix desertella Jick. : Jousseaume, Id. : 353.
1905. Euparypha tohenica (Bgt.) : Ancey, J. Conchyl, LDI : 260.
1905. Eremina desertella (Jick.) : Ancey, Id. : 260.
MOLLUSQUES TERRESTRES DU SUD-EST DE L’ARABIE
1305
1941. Euparypha tohenica (Bgt.) : Connoli.y, Drit. Mus. Exp. South West Arahia, South Arabian
non Mar. Moll. : 39 et 40.
1960. Eremina desertella (Jiek.) : Verdcourt, Bec. Zool. Bot. Afr., LXI, 3-4 : 240.
M. Lavranos a récolté six échantillons de cette espèce à Daar al Kudaimi, dans des
dunes à Aeluropus repens et Euphorhia, à environ 100 km à l’est d’Aden.
Manuscrit déposé le 17 décembre 1971.
1306
ÉDOUARD FISHER-PIETTE ET BERNARD METIYIER
PLANCHE I
Fig. 1-3. — Pupoides ragius (Jousseaume). Holotype, Massaouah (coll. Jousseaume) (x 5).
Fig. 4-6. — Lejeania leucosticta v. Martens. Dhala, ait. 1 400 m (M. Lavranos, 1969) (X 2).
Fig. 7-9. — Lejeania leucosticta v. Martens. Sommet du^Thira Pass, pays Audhali (M. Lavranos, 1971)
(y i).
Fig. 10-11. — Euryptyxis dinshawi (Sykes). Sena (coll. Jousseaume) (x 1).
Fig. 12-13. — Euryptyxis dinshawi (Sykes). Senna (x 1).
Fig. 14. — Euryptyxis latireflexus (Reeve). Mascate (coll. Jousseaume) (x 1).
Fig. 15. — Euryptyxis latireflexus (Reeve). Aden (coll. Jousseaume) (X 1).
Fig. 16. — Euryptyxis latireflexus (Reeve). Périm (coll. Jousseaume) (X 1).
Fig. 17. — Euryptyxis latireflexus (Reeve). Jabal Arays, à l’est de Shuqra, ait. 900 m (M. Lavranos,
1970) (X 1).
Fig. 18-20. — Euryptyxis deflersi (Jousseaume). Holotype, Gebel el Areys, à 12 heures de marche à l’est
de Schoukra (coll. Jousseaume) (X 1).
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ÉDOUARD FISHER-PIETTE ET BERNARD METIVIER
PLANCHE II
Fig. 21-23 — Euryptyxis socialis (Jousseaume). Lectotype, Schoukra (coll. Jousseaume) (X 1).
Fig. 24-26. — Euryptyxis schoukraensis (Jousseaume). Lectotype, environs de Schoukra (coll. Jous¬
seaume) (X 1).
Fig. 27-28. — Euryptyxis leesi Pallary. Le désert au point YU 4056, ait. 1 100 m, Suit, de Mascate et
d’Oman (Major Fulier) (X 1).
Fig. 29. — Euryptyxis leesi Pallary. Sultanat de Mascate et d’Oman (Major Fuller) (x 1).
Fig. 30-31. — Euryptyxis leesi Pallary. Jabal Qara, Prov. de Dhofar, Suit, de Mascate et d’Oman (Major
Fuller) (x 1).
Fig. 32. — Euryptyxis leesi Pallary. Wadi Hamran, 21 km à l’est-nord-est de Salalah, Suit, de Mascate
et d’Oman (Major Fuller) (X 1).
Fig. 33. — Euryptyxis leesi Pallary. 9 km au nord-ouest de Maghsail, ait. 750 m, Suit, de Mascate et
d’Oman (Major Fuller) (x 1).
Fig. 34. — Euryptyxis leesi Pallary. Sultanat de Mascate et d’Oman (Major Fuller) (x 1).
Fig. 35. — Euryptyxis leesi Pallary. Flch. de 17 X 11 mm, 9 km à l’ouest de Thalfut, Suit, de Mascate
et d’Oman (Major Fuller) (x 1).
Fig. 36. — Euryptyxis leesi Pallary. Sultanat de Mascate et d’Oman (Major Fuller) (X 1).
Achevé d’imprimer le 30 mai 1973.
IMPRIMERIE NATIONALE
2 564 003 5
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compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tinbergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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