BULLETIN
du MUSÉUM NATIONAL
d’HISTOIRE NATURELLE
N° 218
PUBLICATION BIMESTRIELLE
zoologie
MAI-JUIN 1974
146
BULLETIN
du
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
57, rue Cuvier, 75005 Paris
Directeur : Pr M. Vachon.
Comité directeur : Prs Y. Le Grand, C. Lévi, J. Dorst.
Rédacteur général : Dr M.-L. Bauchot.
Secrétaire de rédaction : M me P. Dupérier.
Conseiller pour l’illustration : Dr N. Halle.
Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis
1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science.
Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 35 à 42 (1929-1970),
constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers.
A partir de 1971, le Bulletin 3 e série est divisé en six sections (Zoologie — Botanique —
Sciences de la Terre — Sciences de l’Homme — Sciences physico-chimiques — Ecologie
générale) et les articles paraissent, en principe, par fascicules séparés.
S’adresser :
— pour les échanges, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’His-
toire naturelle, 38, rue Geofïroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P.,
Paris 9062-62) ;
— pour les abonnements et les achats au numéro, à la Librairie du Muséum
36, rue Geoiïroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris (C.C.P., Paris 17591-12 —
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Abonnement général : France, 440 F ; Etranger, 484 F.
Zoologie : France, 340 F ; Étranger, 374 F.
Sciences de la Terre : France, 90 F ; Étranger, 99 F.
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Sciences physico-chimiques : France, 20 F ; Étranger, 22 F.
International Standard Serial Number (ISSN) : 0027-4070.
BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
3 e série, n° 218, mai-juin 1974, Zoologie 146
Additions aux Mollusques terrestres de Madagascar
par Édouard Fischer-Piette, Françoise Blanc et Dragojla Vukadinovic *
Résumé. — Ce travail concerne 82 espèces, dont 21 sont décrites comme nouvelles. Les ren¬
seignements apportés pour les 61 autres sont de divers ordres. Certaines n’avaient pas encore été
citées de Madagascar. Pour d’autres, nous faisons connaître, ou mieux connaître, leur anatomie,
leur distribution géographique à l’intérieur de l’île, la bibliographie s’y rapportant, etc.
Abstract. — This work concerns 82 species, 21 of them are described as new. Some others
are new for Madagascar. Anatomical investigations are presented, as well as complementary
informations about the distribution, the bibliography, and so on.
La faune malacologique terrestre de Madagascar est encore très insuffisamment con¬
nue. Le travail ci-dessous apporte de nouveaux renseignements, surtout en indiquant des
provenances nouvelles pour diverses espèces, mais aussi en faisant connaître des espèces
nouvelles. Les sources de la présente publication sont assez diverses.
M. le Pr W. Adam a bien voulu nous confier l’étude des matériaux indéterminés de
l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique. Nous le remercions vivement de sa
grande obligeance.
Nous avons d’autre part trouvé dans les réserves du Muséum national d’FIistoire natu¬
relle de Paris des sachets de débris végétaux mélangés de petites coquilles dont le tri a été
très fructueux.
Nous avons nous-mêmes (M. et M me Blanc) effectué des récoltes, principalement dans
la réserve de Marojezy, au-dessus d’Antalaha.
1. Georissa aurata Odhner
Omphalotropis aurata, Odhner, 1919 : 50, pl. 4, fig. 46, 47.
Georissa aurata Odhner, Germain, 1935 : 447 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 50.
Les provenances connues pour cette espèce sont les suivantes : grottes funéraires de
Catsèpe, région de Majunga (Odhner) ; Cap Diego (Fischer-Piette et Bedoucha).
* E. Fisciier-Piette, Muséum national d’Histoire naturelle, Laboratoire de Biologie des Invertébrés
marins et Malacologie, 55, rue de Buf/on, 75005 Paris.
F. Blanc, Laboratoire de Zoologie et de Biologie générales, Faculté des Sciences et des Techniques, Uni¬
versité de Madagascar, B. P. 906, T ananarive, République Malgache. Et : Laboratoire de Zoo géographie,
Université Paul Valéry, B. P. 5043, 34032 Montpellier-Cédex.
D. Vukadinovic, Muséum national d’Histoire naturelle, Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins et
Malacologie, 55, rue de Buffon, 75005 Paris.
218, 1
466
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
Ambohibe
Noasi-E>e
Nossi- Comba.
A mpar i mÿ d r o
Ankaladina
Ts'm^Y Namoroko
Ankasakasa —
M ainticano
Mo3»Y Andrano
Morombe
Antsepoke
IanjarnaVY
Tulear
Ambovombe.
Tsialanjy
Antarametsy
Dieço-Suares
Cap Dieijo
Antsirane
Mont, des Français
SakaramY
.Ankara
Q-Mont Tsaratanana
Marojeji
Andaaibe
Antalaha
AWitaitondrona
Ranolalina
■Mananara
Soani&rana-Ivonço
Fenerive
Ivoloina
Bon^olava.
Tsia-fajavora
Morondava
-Tamatave
/_ Manjakatrampo
Ançavokely
Sand r on ç ako
Manierinerina
VatomandrY
C-hutes delaMortr
Cap S 1 #Marie
- Sk« Luce
-Fort-Dauphin
-Andrahomana
^ Ambovombe
Faux Cap
Fig. 1. — Carte des localités.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
467
Cette dernière origine est confirmée par des exemplaires de la collection Dautzenberg
que le Musée de Bruxelles nous a soumis pour détermination. De plus, nous avons retrouvé
dans la collection du Muséum de Paris des spécimens récoltés par Decary à Tsingy de
Namoroko (région de Majunga, plus au sud-ouest que Catsèpe).
2. Cyathopoma diegoensis n. sp.
(Fig. 2 à 4)
Espèce basée sur un seul exemplaire, adulte, du Musée de Bruxelles (collection Daut¬
zenberg) et qui a pour provenance le cap Diego 1 .
Hauteur 2 mm environ ; largeur 3 mm environ. Quatre tours un tiers, assez étagés,
séparés par une suture simple, assez profonde. Les deux premiers sont lisses ; le troisième
tour a deux fortes côtes spirales formant deux carènes, celle du haut semblable à l’angle
d’une marche au bord du dessus du tour qui est assez aplati, et la seconde étant à peu près à
mi-distance entre la première et la suture du bas ; le quatrième tour en présente davantage :
deux supra-équatoriales, dans sa première moitié, une troisième se dégageant de la suture
dans sa seconde moitié ; trois basales (ces cinq premières côtes sont à peu près également
distribuées) et plusieurs côtes dans l’ombilic, plus faibles et plus serrées ; cet ombilic est
très large et permet de voir jusqu’au sommet de la coquille. Il y a des stries de croissance
irrégulières, qui ne se voient qu’à un fort grossissement. L’ouverture, bien circulaire, est
double, son bourrelet terminal étant entouré par un premier péristome plus mince. La
coloration de fond est d’un brun assez clair, les côtes sont plus claires, et le bourrelet interne
du péristome est blanc.
Rapports et différences
Celte espèce est très proche de C. cirlatum Sykes, de Ceylan {Proc, malac. Soc. Lond.,
1897, 2 : 236, pl. 16, fig. 19, 20), par sa forme générale et par le même nombre de côtes
spirales. Il se pourrait qu’il faille un jour les mettre en synonymie. Cependant nous devons
noter que notre espèce a 2 mm sur 3 mm au lieu de 1,3 mm sur 2 mm ; elle est donc
1. Pour les localités citées dans le texte, voir la carte, figure 1.
468
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
bien plus grande. Sykes écrit que les côtes spirales du dessus du tour sont à angles vils
tandis que celles de la base et de l’ombilic sont arrondies ; or dans notre espèce elles sont
toutes à angles vifs. Notons aussi que la description de la sculpture de croissance n’est pas
la même. Sykes dit : « sub lente leviter transversim striati », ce qui laisse penser qu’elles
sont visibles sans recours aux forts grossissements nécessaires pour notre espèce, et il ne
mentionne pas la grande irrégularité que nous avons constatée.
3. Cyathopoma waterloti n. sp.
(Fig. 5 à 8)
Espèce basée sur un échantillon récolté par M. Waterlot à Diego-Suarez, baie des
Amis.
Hauteur 1,8 mm ; largeur 1,6 mm environ. Quatre tours et demi, à croissance lente
quand on les regarde du dessus ; de profil, les deux premiers tours forment une papille,
les autres, séparés par une suture très profonde, se présentent comme étagés. Ouverture
bien circulaire, entourée d’un péristome double ; un petit bourrelet circulaire, entourant
l’ouverture proprement dite, avance un peu par rapport à un large péristome assez plat
(un peu creux toutefois, vu de l’avant, et légèrement recourbé sur son bord, vu de l’arrière)
qui, en gros, est perpendiculaire à l’axe de l’ouverture. Très étendu (sauf une ébréchure
inférieure sur notre échantillon) sur ses parties externe, basale, et sur les deux tiers de la
hauteur columellaire, ce péristome est ensuite tronqué. L’ombilic, large, situé dans un enton¬
noir ombilical bien développé, laisse voir l’intérieur des tours précédents jusqu’au sommet.
6
Fig. 5-8. — Cyathopoma waterloti ri. sp. Holotvpe.
8
Les deux premiers tours sont lisses ; le troisième porte quatre petites côtes spirales :
une accolée à la suture du haut ; une, plus forte que les autres, forme l’angle de la « marche »
de l’étagement ; la troisième n’est pas loin de la suture inférieure ; la quatrième borde cette
suture inférieure. Cette suture est une dépression entre deux côtes très rapprochées, l’une
qui la borde au-dessus (dont nous venons de parler) et l’autre qui la horde en dessous (et
qui est la continuation de la première côte du troisième tour). Sur le dernier tour, en plus
de la prolongation des quatre côtes décrites précédemment (et dont la quatrième est en
position sous-équatoriale), on en voit sept autres sur la base, dont quatre dans l’entonnoir
ombilical.
Il n’y a pas de sculpture de croissance.
La couleur est blanche.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
469
Rapports et différences
Cette espèce n’est pas très éloignée de C. füocinctum Benson, présente à Madagascar
(Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973), mais elle est plus petite, plus élevée, plus
anguleuse dans son profil, garnie de côtes moins nombreuses et plus saillantes, et son péris-
tome est proportionnellement plus large.
C. wynaadense Blandford (dont nous avons un échantillon d’auteur dans la collection
des types du Journal de Conchyliologie ) lui ressemble par sa forme générale, et par le fait
que la suture est encadrée par deux côtes ; mais elle est plus grande, son péristome est
moins large et elle présente une sculpture de croissance.
C. album Beddome (dont nous avons des échantillons d’auteur dans la collection générale
du Muséum de Paris) lui ressemble par sa forme générale et par la position de la suture
entre deux côtes ; il en diffère peu par la taille, mais il est un peu moins élevé, son dernier
tour est plus débordant, son ombilic est plus large, ses côtes sont plus fortes et plus réguliè¬
rement réparties.
Par rapport à C. africanurn Pilsbry [Bull. Am. Mus. nat. Hist., 40, 1919 : 328, fig. 163),
notre espèce est plus petite, plus élevée en proportion, son ouverture est de forme plus
régulière, ses côtes spirales sont moins nombreuses et moins fortes, et C. africanurn possède
une sculpture de croissance.
4. Acroptychia metablata Crosse et Fischer var. carbo nov.
Acroptychia metablata Cr. et F., Fischer-Piette et Bf.doucha, 1965 : 57.
M. Blanc a récolté en 1968, dans la réserve de Marojezy, au-dessus d’Antalaha, de
700 à 2 000 m, localité nouvelle pour cette espèce, huit individus dont un jeune. L’un des
adultes a 32 mm de large sur 29 mm de haut, avec huit collerettes occupant le dernier tiers
du dernier tour. Un autre a 27 mm de large sur 28 mm de haut, avec cinq collerettes occu¬
pant le dernier tiers du dernier tour. Un autre a 26 mm sur 28 mm avec cinq collerettes
occupant le dernier tiers du dernier tour.
Des trois autres échantillons adultes, il en est un (récolté vivant) qui est très remar¬
quable par une teinte uniforme (sommet compris) qui est un gris anthracite mat. Cette
teinte est aussi celle de l’intérieur de l’ouverture. Nous pensons devoir en faire le type d’une
variété : variété carbo nov. (pl. I, 1).
Cet échantillon a 31 mm de haut et 30 mm de large. B a quatorze collerettes, réparties
sur les trois derniers quarts du dernier tour. Nous n’avons jamais rencontré un pareil nombre
de collerettes, le maximum connu, signalé dans un article antérieur (Fischer-Piette,
Cauquoin et Testud, 1973) était de douze.
Un autre (récolté vivant aussi), qui a 31 mm de haut sur 34 mm de large et sept col¬
lerettes réparties sur la moitié du tour, est noir à la pointe, brun ensuite jusque sur la pre¬
mière moitié du dernier tour où se voit, sur ce brun, une ligne claire équatoriale, puis il passe
à un noir verdâtre colorant les intervalles des collerettes tandis que celles-ci sont claires
(blanchâtres vues de l’ouverture et brunes sur leurs dos). L’intérieur de l’ouverture est
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E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
noir. On voit que cet individu, qui rappelle la variété carbo par sa région terminale, consti¬
tue en fait un intermédiaire entre cette variété et l’aspect typique.
Le dernier spécimen a 30 mm de haut sur 31 mm de large. Les collerettes présentent
une particularité curieuse. Dès le début du dernier tour se voient, dans l’ombilic, des colle¬
rettes qui s’arrêtent peu après avoir atteint les bords de l’entonnoir ombilical. Ces colle¬
rettes partielles sont au nombre de trois. Puis se trouvent les collerettes normales, au nombre
de douze. Le nombre total de collerettes (15) dépasse donc celui que nous avons indiqué
précédemment. Cet individu est, sur toute sa surface, d’un brun uniforme assez foncé.
La teinte de la variété carbo décrite ci-dessus existait déjà dans nos collections sans
que nous en ayons fait état. Dans les récoltes de M. Soula (Fischer-Piette, Cauquoin
et Testud, 1973) nous avons parlé de nombreux échantillons de T. cuvieriana ; or parmi
eux il en est qui sont noirs sur une partie du dernier tour. Nous n’y avions pas attaché
d’intérêt car aucun n’avait été récolté vivant de sorte qu’il pouvait s’agir d’une altération
par séjour dans l’humus.
Le type de la variété est le seul individu entièrement noir que nous connaissions.
5. Acroptychia grandidieri Fischer-Pierre et Bedoucha
Acroptychia grandidieri, Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 59, pl. I, fig. 6 à 8.
A. grandidieri a été décrite du Sud-Ouest et de l’Ouest, régions fort éloignées du domaine
de A. metablata qu’on trouve dans le Nord et le Nord-Est ; cette forme est bien plus petite
et a bien moins de collerettes que les exemplaires de metablata qui étaient connus au moment
de sa description.
Depuis lors, a été décrite de la région d’Antalaha (Nord-Est) une variété abortiva F.
et T. de A. metablata (Fischer-Piette, Cauquoin et Testud, 1973) qui, elle aussi, est
bien plus petite et a moins de collerettes que les jnetablata typiques.
On peut donc se demander si la variété abortiva n’est pas synonyme de A. grandidieri,
qui devrait alors être mise en synonymie avec A. metablata si abortiva n’est vraiment qu’une
variété de metablata.
En comparant avec nos nombreux échantillons de metablata abortiva les deux seuls
individus de grandidieri que nous avons, nous avons remarqué que le système de coloration
de grandidieri ne se retrouve chez aucun de ceux des échantillons d’abortiva ayant conservé
leur coloration et qu’il est difficile de trouver des abortiva qui ne soient pas plus larges
que les grandidieri, largeur due à ce que le dernier tour déborde les précédents. Il vaut donc
peut-être mieux ne pas effectuer dès maintenant la mise en synonymie.
Remarquons aussi que « le fait d’avoir traité les abortiva en variété et non en espèce
résulte d’une simple préférence de notre part », ont écrit Fischer et Testud en raison du
fait qu’ils trouvèrent très peu d’intermédiaires entre les deux formes ; leur attitude fut
prise « en attendant des recherches mettant en œuvre des méthodes appropriées ».
Nous laisserons donc la question en suspens avant de décider s’il doit y avoir une seule
espèce — A. metablata —, deux — A. metablata et A. grandidieri (cette dernière ayant une
bien plus grande répartition puisque se trouvant dans l’Ouest outre le Nord-Est) —, ou
trois — A. metablata, A. grandidieri et A. abortiva.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
471
6. Acroptychia pauliani Fischer-Piette et Bedoucha
Acroptychia pauliani, Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 58, pl. 1, fig. 1 à 3.
Cette forme a été décrite avec un rang spécifique mais avec ce commentaire : « Cette
espèce est proche de A. metablata dont elle n’est peut-être qu’une forme modifiée par l’alti¬
tude ».
Donc les questions qui viennent d’être débattues au sujet des rapports entre A. meta¬
blata, A. grandidieri et la variété abortiva de A. metablata, peuvent s’élargir à A. pauliani.
Cette dernière forme, décrite du mont Tsaratanana, est d’une région contiguë à celle où
est connue abortiva. Elle s’en distingue par son test plus épais, l’absence d’épiderme et son
ornementation colorée consistant en une ligne étroite alors que chez abortiva il y a une ou
deux bandes plus larges. Il faudrait d'autres récoltes de pauliani pour pouvoir trancher
la question.
7. Boucardicus angavokelensis n. sp.
(Pl. I, 2 à 4)
Espèce fondée sur un spécimen unique, récolté par J. Millot en 1946 à Angavokely,
dans le centre-est de l’île, sous des branches pourries.
Hauteur 7 mm ; largeur 5,1 mm. Spire assez élevée. Cinq tours et demi, bombés, sépa¬
rés par une suture simple. Le premier tour est lisse. Puis apparaissent des côtes de crois¬
sance visibles à l’œil nu, irrégulières dans leur force et leur répartition, jamais très fortes
ni très distantes. A la loupe (X 10) se voit une sculpture spirale très régulière, fine, serrée.
Ces sculptures se voient aussi sur la base et dans l’ombilic. La surface du dernier tour,
dans le millimètre précédant l’ouverture, perd sa régularité. Elle subit une légère constric-
tion, limitée à sa région inférieure dont le profil devient en même temps onduleux, du fait
de l’existence de quelques plis plus ou moins parallèles aux costules de croissance, mais
beaucoup plus développés, et dont la force s’atténue vers le. haut. Il y en a deux princi¬
paux, et quelques-uns moins marqués dans le début de l’évasement de l’ouverture. La
sculpture spirale fait défaut dans cette fin du dernier tour. Le péristome est très vaste,
un peu irrégulier, évasé à 30° environ au départ, puis se redresse jusqu’à dépasser 90°.
L’ombilic est étroit et étranglé par la fin du dernier tour dont le péristome est assez éloigné
de l’ombilic, cette fin du dernier tour évoquant une sorte de pavillon. La coloration est
brun clair dans l’ensemble.
Rapports et différences
Parmi les espèces actuellement connues de Boucardicus, B. milloti a la spire aussi élevée,
mais il est beaucoup plus petit, la constriction de son dernier tour est bien plus développée,
le péristome est moins vaste, l’ombilic est plus important. B. albocinctus, dont la spire est
élevée, a aussi comme notre espèce un « pavillon » dont l’ombilic est assez distant, mais
c’est une forme beaucoup plus grande, son sommet est bien plus pointu et son ombilic est
bien plus grand. B. beananae a l’ombilic aussi étroit, mais la spire est moins élevée et le
péristome bien moins développé.
472
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
8. Cyclotopsis milloti n. sp.
(Fig. 9)
Espèce basée sur un seul échantillon, récolté par J. Millot dans le sud du massif de
l’Ankara au sud de la Mananjeba (donc, dans le nord de Madagascar), dans une entrée de
grotte.
Fig. 9. —• Cyclotopsis milloti n. sp. Holotype.
Hauteur 5 mm ; largeur 8,2 mm. Quatre tours, séparés par une suture très profonde.
Les deux premiers constituent une sorte de papille lisse. Sur le milieu du troisième apparais¬
sent des côtes spirales fortes et peu nombreuses, régulièrement espacées. Sur le dernier
tour il y en a une dizaine jusqu’à l’ombilic, et dans certains de leurs intervalles s’en voit
une plus fine. Aux approches de l’ombilic elles deviennent plus serrées et moins fortes,
et elles se continuent dans l’ombilic. Celui-ci est très large et laisse voir le sommet. La cos-
tulation de croissance est faite de fils très fins dont chacun, en dépit de cette finesse, est
comme feuilleté. Ces costules de croissance franchissent les côtes spirales sans que leur
relief s’atténue au point de croisement, de sorte que la côte spirale semble de ce fait den-
ticulée. Les côtes spirales portent des poils irrégulièrement répartis sur notre échantillon
qui devait en avoir bien davantage à l’état frais. L’ouverture est parfaitement circulaire.
La teinte est jaunâtre sale. L’opercule a six tours et porte lui aussi quelques poils, plus longs
que ceux du test. Il est de teinte plus claire.
Rapports et différences
Cette espèce n’est pas très éloignée des C. nevilli et filicum de Morelet, décrites des
Comores. Par sa sculpture spirale elle se rapproche de C. filicum, mais en diffère par sa
taille plus grande, plus élevée, par l’absence d’un décollement de l’enroulement. De C.
nevilli elle diffère aussi par sa taille plus grande et plus élevée, et beaucoup plus par sa sculp¬
ture spirale, car celle de C. nevilli est très faible.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
473
9. Tropidophora (Ligatella) fulvescens Sowerby
Cyclostoma fulvescens, Sowerby, 1843 : 99, pl. 25, fig. 79, 80.
Tropidophora fulvescens Sow., Fischer-Piette, 1949 : 18.
Tropidophora (Ligatella) fulvescens Sow., Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
M me Blanc, en 1968, a récolté un individu de 20 mm de haut et 20 mm de large dans
la montagne des Français, localité nouvelle dans Faire de répartition déjà connue.
Nous avons déterminé pour M. Colin Little, de Bristol, des échantillons récoltés à
Ambohibe (20 km au nord-est d’Ambilobe) et Ramena (15 km au nord-est de Diego-Suarez)
au bord de la mer. La première de ces provenances étend nettement l’aire de répartition
connue, qui était la pointe Nord et le Nord-Est : c’est la première trouvaille qu’on puisse
signaler de la côte ouest, à vrai dire dans le nord de cette côte.
10. Tropidophora (Ligatella) sikorae Fulton
Cyclostoma sikorae, Fulton, 1901 : 104, pl. 9, lig. 6.
Tropidophora sikorae Fulton, Fischer-Piette, 1949 : 27-28.
Dans des matériaux de la collection Dautzenberg, se trouvait un lot de quatre échan¬
tillons avec une provenance nouvelle : Amboaniou. Nous supposons qu’il s’agit de la loca¬
lité que nous trouvons sur nos cartes sous le nom d’Amboanio et qui est située dans la
région de Majunga d’où l’espèce est déjà connue. Deux de ces exemplaires, tout en étant
adultes, sont plus petits que tous ceux qui étaient signalés et qui avaient au moins 21 mm
sur 21 mm. L’un a 18 mm sur 18 mm. l’autre 14 mm de hauteur sur 17 mm de diamètre.
On voit de plus que ce dernier échantillon est nettement aplati alors que les autres sont
isodiamétriques.
11. Tropidophora (Ligatella) balteata Sowerby
Cyclostoma halteatum, Sowerby, 1873 : 718, pl. 59, fig. 1.
Tropidophora balteata Sow., Fischer-Piette, 1949 : 32 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 75.
L’examen, en 1970, d’échantillons des Musées de Bruxelles, nous a permis de relever
trois provenances nouvelles du Sud : Sainte-Lucie (au nord-est de Fort-Dauphin), échantil¬
lon récolté par Decary (collection Dautzenberg) ; Faux Cap (trois exemplaires du Musée
de Tervuren, récolte de J. Millot et un exemplaire de la collection Dautzenberg) ; et
cap Sainte-Marie (un exemplaire, collection Dautzenberg).
12. Tropidophora (Ligatella) philippiana Pfeiffer
Tropidophora philippiana Pfr., Fischer-Piette, 1949 : 32 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 :
75.
Tropidophora ( Ligatella ) philippiana Pfr., Fischer-Piette, Blanc, Salvat, 1969 : 129, fig. de
radules : 122, fig. 13.
474
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
Nous avons retrouvé dans les réserves du Muséum de Paris un lot de cette espèce
récoltée par G. Petit dans les dunes littorales d’Antsepoke (province de Tuléar), localité
nouvelle dans Faire de répartition déjà connue. D’autre part, nous avons eu communica¬
tion de deux exemplaires du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg) récoltés par
G. Petit à Tuléar même, localité qui n’était pas encore citée.
13. Tropidophora (Ligatella) tricarinata Müller var. campanulata Pfeiffer
Tropidophora tricarinata var. campanulata Pfr., Fischer-Piette, 1949 : 47 ; Fischer-Piette
et Bedoucha, 1965 : 78 ; Fischer-Piette, Blanc, Salvat, 1969 : 132 ; Fischer-Piette,
Cauquoin, Testud, 1973.
L’aire de répartition de cette variété de la côte est allait jusqu’à Betampona. M. Blanc
a effectué plus au sud deux récoltes, l’une aux chutes de la Mort, au sud de Moramanga,
avec deux exemplaires de 30 mm et 24 mm de hauteur, l’autre encore bien plus au sud,
à l’est de Fianarantsoa, avec trois individus adultes, tous de très petite taille :
hauteurs (mm) largeurs (mm)
22
18
17
20
17
15
Il faudrait avoir des récoltes plus nombreuses, pour pouvoir préciser si ce nanisme
n’est pas lié à la position de la localité à la frontière de possibilité de l’existence de la variété.
14. Tropidophora (Ligatella) tricarinata Müller var. secans Fischer-Piette
Tropidophora tricarinata var. secans, Ficher-Piette, 1949 : 48, pl. III, fig. 44-45.
Tropidophora tricarinata var. secans Fischer-Piette, Fischer-Piette, Blanc, Salvat, 1969 :
132; Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
Trois exemplaires du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg) sont de Fenerive,
localité nouvelle dans Faire de répartition déjà connue.
15. Tropidophora (Ligatella) tricarinata Müller var. madagascariensis Gray
Cyclostoma madagascariensis Gray, Gray in Griffith’s, Cuvier, 1834 : 597, pl. 28, fig. 4.
Tropidophora tricarinata var. madagascariensis Gray, Fischer-Piette, 1949 : 49, pl. IV, fig. 50,
51 et 52 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 79 ; Fischer-Piette, Cauquoin, Testud,
1973.
Cette variété, dont il y a dans les collections de nombreux individus sans provenance
précise, n’avait été citée que trois fois du Nord-Est : Tampolo (au sud de File Sainte-Marie)
et deux localités de la région d’Antalaha.
M me Blanc, en 1968, en a récolté un échantillon à Soanierana-Ivongo, localité située
475
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
entre les autres déjà connues. Cet exemplaire est d’une taille exceptionnelle : 44 mm de haut
et 41 mm de diamètre.
En 1970, dans le matériel prêté pour détermination par le Musée de Bruxelles, se
trouvait un échantillon récolté en 1932 par Decary à Fort-Dauphin, tout à fait au sud
de l’île.
Il s’avère donc que la distribution de cette forme est très large.
16. Tropidophora (Ligatella) tricarinata Müller var. unicarinata Lamarck
Cyclostomci unicarinata, Lamarck, 1822 : 144 ; et pl. 461, fig. 1, a, b.
Tropidophora tricarinata var. unicarinata Lmk., Fischer-Piette, 1949 : 51, pl. IV, fig. 53 à 56 ;
Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 79 ; Fischer-Piette, Blanc, Salvat, 1969 : 133 ;
Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
Cette variété n’était connue que du Nord-Est. En 1970, dans du matériel envoyé pour
détermination par le Musée de Bruxelles, se trouvait un échantillon venant de la forêt
située entre Mananjary et Farafanga, donc beaucoup plus au sud.
17. Tropidophora (Ligatella) tricarinata Müller var. obsoleta Lamarck
Cyclostoma obsoleta, Lamarck, 1822 : 144 ; Delessert, 1822 : pl. 29, fig. 11.
Tropidophora tricarinata var. obsoleta Lmk., Fischer-Piette, 1949 : 53 ; Fischer-Piette, Cau¬
quoin, Testud, 1973.
Cette variété n’était connue que de la région d’Antalaha (avec 17 points de récolte).
Dans le matériel envoyé par le Musée de Bruxelles, se trouvait un échantillon venant de
la forêt située entre Mananjary et Farafanga, donc beaucoup plus au sud.
18. Tropidophora tricarinata Müller var. multifasciata Grateloup
Tropidophora multifasciata Grat., Fischer-Piette, 1949 : 60 ; Fischer-Piette, Blanc, Salvat,
1969 : 133.
Tropidophora tricarinata var. multifasciata Grat., Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
M. Blanc a récolté en 1968 dans la réserve de Marojezy (entre 1 500 et 2 000 m), loca¬
lité nouvelle, trois individus dont l’un a une teinte de fond que nous n’avions encore jamais
vue, d’un orange franc, sur lequel se détachent les multiples fascies noires.
Dans la classification générale des variétés de T. tricarinata, nous plaçons celle-ci
après toutes les autres.
19. Tropidophora (Ligatella) zonata Petit de la Saussaye
Cyclostoma zonatum, Petit de la Saussaye, 1850 : 50, pl. 4, fig. 7.
Cyclostoma zonatum Petit, Reeve, 1861 : pl. 10, fig. 60 b.
476
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
Tropidophora zonata Petit, Fischer-Piette, 1949 : 60-61 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 :
80.
Tropidophora (Ligatella) zonata Petit, Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
M. Blanc a récolté en 1968, dans la réserve de Marojezy (au-dessus d’Antalaha) un
bel échantillon de Tropidophora zonata Petit. C’est une localité nouvelle.
20. Tropidophora (Ligatella) ivongoensis n. sp.
(PI. I, 5 à 7)
Espèce fondée sur un échantillon unique, adulte, récolté par M me Blanc à Soanierana-
Ivongo, localité située sur la côte est, au sud de la baie d’Antongyl.
L’échantillon était intact lorsqu’il a fait l’objet de la description suivante, mais il a
été détérioré par la suite, lors de manipulations.
Hauteur 17 mm. Largeur 17 mm. Ouverture bien circulaire, d’un diamètre de 9 mm
péristome compris, et 8 mm en excluant le péristome. Le péristome, tranchant, est un éva¬
sement bref du dernier tour, incliné à 45°. Il s’étend sur un peu plus d’un millimètre en
haut et un demi-millimètre en bas. Ce péristome ne marque aucune tendance à couvrir
l’ombilic. Ombilic bien visible, d’un diamètre de 2 mm environ. Cinq tours et demi, le pre¬
mier jaune pâle, teinte qui passe progressivement à l’orange clair puis, sur le dernier tour,
à un orange franc, correspondant à la teinte n° 247 du Code de Séguy, « ocre orange ». Le
péristome est orange extérieurement, jaune clair à l’intérieur. La spire, assez élancée vers
le sommet, s’élargit rapidement et cet élargissement est encore plus fort au dernier tour
qui déborde nettement le contour général tandis qu’il a relativement peu de hauteur.
Les tours sont très bombés, la suture est très profonde. Elle est un peu dentelée par le départ
des côtes de croissance. Le sommet est lisse sur un tour et demi. Puis apparaissent trois
côtes spirales un peu groupées dans la partie moyenne de la surface, mais on ne voit pas
encore, à l’œil nu ni à la loupe, de stries de croissance. Puis (3 e tour) apparaissent des côtes
de croissance fines et serrées et se voient sept côtes spirales (bien plus prononcées que les
côtes de croissance) qui laissent libre le tiers supérieur de la surface et vont jusqu’aux abords
de la suture inférieure. Sur le 4 e tour, il y a six côtes spirales principales et, alternant avec
elles, des côtes moins fortes. La côte spirale inférieure de l’avant-dernier tour prend de
l’importance en passant dans le dernier tour où elle constitue une petite carène individua¬
lisée située un peu au-dessus de l’équateur. Au-dessus de la carène il y a, en approchant de
l’ouverture, environ douze côtes spirales alternativement fortes ou faibles et dont la force
moyenne augmente de la suture à l’équateur. En dessous de l’équateur, la sculpture est
faite de côtes spirales qui se voient jusque dans l’ombilic lui-même. Les côtes de croissance
du dernier tour sont atténuées dans la partie supérieure de la surface sous-carénale et rede¬
viennent très marquées au voisinage de l’ombilic et dans l’ombilic. Les côtes spirales sous-
carénales sont au nombre de vingt-quatre environ jusqu’au voisinage de l’ombilic, mais
elles sont toutes de même force. Dans l’entonnoir et le puits ombilical il y en a d’autres,
plus fortes dans l’entonnoir que plus à l’extérieur et encore plus fortes dans le puits ombilical
où, en même temps, elles sont plus serrées. Le puits ombilical a donc une forte sculpture
croisée.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
477
La sculpture spirale du dernier tour s’atténue aux abords immédiats du péristome et
n’est nullement marquée par lui.
L’échantillon a été récolté vivant. Le pied de l’animal est blanc grisâtre.
Rapports et différences
Cette espèce évoque T. zonata Petit dont certains échantillons ne sont pas plus grands
(exemple : 19 mm de haut sur 16 mm de diamètre) et sont jaunes. Mais zonata est nette¬
ment plus étiré ; son péristome plus développé en surface, plus relevé en direction, couvre
l’ombilic plus ou moins complètement et, lorsqu’il le laisse voir, on constate que l’ombilic
est bien plus étroit que chez ivongoensis. Le dernier tour est proportionnellement plus
haut et moins débordant chez zonata. Le dernier tour de zonata nous semble avoir toujours
moins de stries spirales : parfois aucune, et en tous cas elles font défaut sur la base sauf
dans la région de l’ombilic.
T. ivongoensis est beaucoup plus large que T. ambilobeensis ; plus large que T. gou-
dotiana et avec un ombilic plus large ; bien plus large que T. andrakarakaensis ; beaucoup
plus large que T. propeconsocia et à ombilic bien plus large ; bien plus petit, et à péristome
bien plus étroit, que T. tricarinata var. multifasciata ; il diffère de T. perinetensis par son
caractère unicaréné, sa plus grande largeur, son péristome plus réduit, sa suture plus enfon¬
cée, sa coloration uniforme.
Dans la classification générale des Tropidophora malgaches, cette espèce est à placer
entre T. zonata et T. perinetensis.
21. Tropidophora (Ligatella) lineata Pfeiffer
Cyclostoma lineatum, Pfeiffer, 1852 : 65.
Tropidophora lineata Pfr., Fischer-Piette, 1949 : 116 : Fischer-Piette et Bf.doucha, 1965 : 84.
Tropidophora ( Ligatella) lineata Pfr., Fischer-Piette, Blanc, Salvat, 1969 : 138, fig. de radule :
124, fig. 23.
M. Viette nous a remis en 1970 un échantillon, récolté par lui dans la forêt d’Andra-
novary à 64 km au nord-est de Tuléar, localité nouvelle dans la région du Sud-Ouest qui
était déjà (avec le Nord-Ouest) une des deux régions d’où l’espèce était connue mais plus
à l’intérieur que les autres échantillons en provenance de Tuléar.
22. Tropidophora (Ligatella) ligata Müller
Nerita ligata, Müller, 1774 : 181, n° 368.
Tropidophora ligata Müll., Fischer-Piette, 1949 : 116 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 84.
Tropidophora ( Ligatella) ligata Müll., Fischer-Piette, Blanc, Salvat, 1969 : 138, fig. de radule :
124, fig. 24.
Cette espèce n’était jusqu’ici connue que dans trois localités à Madagascar : Nossi-Bé,
Miary et Tuléar.
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), se trouvaient
478
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
trois lots d’individus que nous rapportons à cette espèce, avec trois provenances nouvelles.
L’une d’elles est Ranolalina, située dans le Nord-Est ; une autre est « Amboanioni », que
nous n’avons pas trouvé sur nos cartes, mais nous supposons qu’il s’agit d’Amboanio,
près de Majunga. Nous avons déjà fait cette supposition pour des Tropidophora sikorae
(voir plus haut) qui étaient marqués d’Amboaniou ; nous croyons en tous cas pouvoir dire
que Amboaniou et Amboanioni sont une seule et même localité car l’une et l’autre étiquettes,
écrites de la même main, étaient accompagnées d’une étiquette de Dautzenberg portant :
« E. Dorr leg. 12.1.1897 n° 905 ». La troisième localité indiquée est Anosiravo, que nous
n’avons pas pu situer.
23. Tropidophora (Ligatella) diegoensis Fischer-Piette
Tropidophora diegoensis, Fischer-Piette, 1949 : 118, pl. Y, fig. 79 à 81.
Cette espèce n’était connue que par un seul échantillon, l’holotype, provenant du
cap Diego.
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), se trouvait
un lot de cinq exemplaires que nous rapportons à cette espèce et qui proviennent aussi
du cap Diego. Quatre d’entre eux sont adultes.
Les dimensions du type étaient de 13 mm sur 13 mm. Les adultes du nouveau lot ont :
hauteur (mm)
13
13
12
12
diamètre (mm)
13
13
12
11
L’ombilic est peu variable ; chez le type et les autres échantillons de 13 mm, le puits
ombilical a environ un millimètre et demi. Le péristome est fort dilaté pour le nouveau
lot comme pour le type. La sculpture est très peu variable, comportant de fortes côtes
spirales principales et deux ordres de côtes intercalaires, ainsi qu’un autre système de
sculpture qui croise le premier à angle droit et qui n’est bien visible qu’à partir d’un grossis¬
sement supérieur à dix. Il est constitué de costules très nombreuses et très serrées qui sont
interrompues par la sculpture spirale, même de deuxième et de troisième ordres. La des¬
cription de ce système vertical avait été omise en 1949. Chez tous les individus la suture
n’est pas crénelée. Chez tous les échantillons la bande brune spirale est la même et occupe
la même position.
On voit que, à en juger par les six individus actuellement connus, cette espèce est
très peu variable.
24. Tropidophora (Ligatella) tulearensis Fischer-Piette
Tropidophora tulearensis, Fischer-Piette, 1949 : 120, pl. VI, fig. 85 à 87.
En 1970, le Musée de Tervuren nous a communiqué un échantillon rapporté à T. tulea¬
rensis par Dartevelle. La détermination est exacte. Il est cité de Madagascar, sans loca-
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
479
lité précise (don de Schouteden). Il est remarquable par sa taille, hauteur 15 mm, diamètre
14,5 mm, alors que le plus grand des trois seuls échantillons qui étaient jusqu’ici connus,
avait 12,5 mm sur 12 mm.
25. Truncatella guerini Villa
Truncatella guerini. A. et J. B. Villa, 1841 : 59.
Truncatella guerini Villa, Crosse, 1881 : 205 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 88.
Cette espèce n’était connue à Madagascar que de Nossi-Bé. Dans les matériaux du
Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), nous avons trouvé un individu cité de la
baie des Amis, près de Diego-Suarez.
26. Truncatella californica Pfeiffer
Truncatella californica, Pfeiffer, 1857 : 111.
Truncatella californica Pfeiffer, Binney, 1858 : 198, n° 48.
Cette espèce américaine n’avait, à notre connaissance, pas encore été citée de Madagascar.
Nous en avons un lot récolté par Decary à Diego-Suarez, et un autre par G. Petit sur les
bords du lagon intérieur de Nosy Andrano, île située au large de la côte ouest de Madagascar.
27. Assiminea punctum Morelet
(Fig. 10)
Cette espèce n’était pas connue de Madagascar. Elle a été décrite des Comores, île
Mayotte, par Morelet, 1882, J. Conch., Paris : 199, pl. X, fîg. 18.
Dans des matériaux de la collection Dautzenberg, nous avons trouvé un lot provenant
de la baie des Amis (Diego-Suarez), constitué de huit échantillons que nous rapportons
10
Fig. 10. — Assiminea punctum Morelet.
480
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
à Assiminea punctum Morelet. Leur forme très allongée ne laisse guère de doute sur leur
détermination. La figure de Morelet étant très petite, nous croyons utile de représenter
deux des huit échantillons de Madagascar (fig. 10). L’un d’eux a cinq tours pour 2 mm
environ et montre bien la ligne foncée subsuturale mentionnée dans la diagnose. L’autre
a six tours et demi pour une taille de plus de trois millimètres (c’est le seul qui dépasse
nettement la taille indiquée par Morelet) ; il présente lui aussi la ligne foncée subsuturale.
La taille de cette espèce est donc variable. 11 n’y a pas de sculpture, si ce n’est que certains
échantillons présentent quelques stries de croissance irrégulières.
28. Acmella parvula Morelet
Assiminea parvula, Morelet, 1877 : 343, pl. 12, fig. 6.
Acmella ( Solenomphala ) parvula Morelet, Haas, 1929 : 419.
Acmella parvula Morelet, Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 88.
Omphalotropis parvula Morelet, Starmühlner, 1969 : 158.
Nous avons à ajouter aux provenances connues de Madagascar pour cette espèce décrite
d’Anjouan et d’Ananalava (Waterlot), celles d’Antsirabe (tourbières, récolte Waterlot)
et de Yatomandry (récolte G. Petit). Ces deux localités sont, la première dans le Centre,
la seconde sur la côte Est.
29. Omphalotropis madagascariensis Germain
Omphalotropis madagascariensis, Germain, 1921 : 50, pl. IV, fig. 5 à 8 et 13, 14.
Omphalotropis madagascariensis Germain, Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 89 ; Fischer-
Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg) se trouvaient
de très nombreux Omphalotropis madagascariensis de trois provenances : Andrahomana
(deux exemplaires), Fort-Dauphin (treize exemplaires) et Ambovombe (des centaines de
spécimens, récoltés par Decary).
La localité d’Ambovombe est nouvelle pour cette espèce, et située plus à l’ouest que
toutes celles qui étaient connues.
Dans nos travaux de 1965 et 1973, avaient été mentionnées des différences dans la
largeur de l’ombilic et dans le contour du dernier tour, pour des individus de plusieurs des
lots connus à ces moments. Or ces différences résultent simplement d’une variabilité intra-
spécifique. En effet, grâce au grand nombre des spécimens d’Ambovombe du Musée de
Bruxelles, nous avons pu voir tous les intermédiaires entre ces diverses formes.
30. Nesopupa (Insulipupa) minutalis Morelet
Pupa minutalis, Morelet, 1881 : 231, pl. 10, fig. 5.
Nesopupa ( Insulipupa) sp., Adam, 1954 : 780 (777 fig. 14 F).
Nesopupa ( Insulipupa ) sp. Ad., Fischer-Piette, Blanc, Salvat (sous presse).
Nesopupa ( Insulipupa ) minutalis Morelet, Fischer-Piette, Vukadinovic (sous presse).
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
481
Espèce décrite des Comores, et dont la présence à Madagascar a déjà été évoquée, par
W. Adam qui, en 1954 (Vol. Jubilaire Van Straelen : 780, lig. 14 F : 777), a fait connaître
la présence à Nossi-Bé et Nossi-Comba d’une Nesopupa (Insulipupa ) qu’il disait ressembler
fortement à N. minutalis. Il a eu l’amabilité de nous permettre d’examiner l’individu
figuré de Nossi-Comba.
Cette forme est bien différente des deux Nesopupa que nous avons décrites de Mada¬
gascar, N. waterloti et N. decaryi. Comparée à nos échantillons de Nesopupa minutalis des
Comores, nous avons constaté que cette espèce est très variable ; les caractères énoncés
par Adam comme ne correspondant pas exactement à minutalis ne constituent pas des
différences spécifiques car on trouve tous les intermédiaires et d’autre part il y a aux Comores
des individus identiques à celui d’ADAM.
Ultérieurement (mars 1970), par triage de débris récoltés par Waterlot et cités de
« Nosv-Be Sakalava » [Sakalava étant relatif à tout l’Ouest malgache, il s’agit donc de Nossi-
Bé], nous avons eu un échantillon de cette espèce ; nous en avons trouvé un autre, récolté
par Waterlot à Tananarive.
D’après ces quelques localisations fort distantes les unes des autres, il faut s’attendre
à trouver cette espèce très largement répandue à Madagascar.
31. Gastrocopta seignaciana Crosse et Fischer
(Fig. 11 et 12)
Pupa seignaciana, Crosse et Fischer, 1879 : 49.
Papa seignaciana Cr. et F., Crosse, 1881 : 199, pl. VIII, fig. 4 ; Crosse et Fischer in Gran-
didier, 1889 : pl. 19, fig. 7, 7 a, 7 b.
Pupa tripunctum, Morelet, 1882 : 189, pl. 10, lig. 4.
Gastrocopta seignaciana Cr. et F., Pilsbry, 1918 : 128, pl. 23, fig. 1 à 4 et fig. 0 ; W. Adam, 1954 :
798, fig. 21 A à D p. 801 et fig. 22 A et B p. 803 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 145 ;
Fischer-Piette et Vukadinovic ("sous presse").
Gastrocopta tripunctum Mor., Pilsbry, 1918 : 130, pl. 23, fig. 5, 7, 12 ; W. Adam, 1954 : 800, fig 21 E,
22 C.
Gastrocopta ( Falsopupa) madagascariensis Bavay et Germain, 1920 : 156, fig. 3 et 4.
Gastrocopta madagascariensis Bav. et Germ., W. Adam, 1954 : 803, fig. 21 I et J p. 801, lig. 22 E
p. 803 ; Fischer-Piette et Bedoucha, 1965 : 149, fig. 3 p. 146.
L’espèce décrite des Comores par Morelet sous le nom G. tripunctum doit être placée
en synonymie avec G. seignaciana Crosse et Fischer qui fut décrite de Madagascar, et
G. madagascariensis Bavay et Germain doit leur être réunie. En 1954, W. Adam avait
souligné la variabilité de G. seignaciana (p. 800), il avait fait remarquer l’analogie qui
existe entre tripunctum et seignaciana (p. 802) et noté le peu de différence entre G. mada¬
gascariensis et G. seignaciana (p. 803). Depuis lors, il nous a prêté un lot de millliers d’indi¬
vidus, récoltés par Decary à Ambovombe et permettant d’apprécier toute la variabilité
de ces échantillons qu’il avait étiquetés G. madagascariensis . Et il nous a écrit qu’il nous
laissait le soin de décider s’il fallait réunir madagascariensis à seignaciana.
Après examen du type de G. seignaciana, qui avait été mal figuré et dont nous donnons
ici une représentation à plus fort grossissement (fig. 11), et celui des échantillons de Bavay
et Germain de G. madagascariensis, et après avoir pu étudier par ailleurs deux échantil-
21 », 2
482
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
Fio. 11. — Gaslrocopta seignaciana Cr. et F. Hololype.
Ions des Comores que nous avions d’abord étiquetés G. seignaciana, ainsi que d’autres échan¬
tillons des Comores prêtés par W. Adam et étiquetés G. tripunctum, enfin après avoir reconnu
parmi les milliers d’échantillons d’Ambovombe des spécimens pratiquement identiques
à chacune des catégories avec tous les intermédiaires possibles, nous n’hésitons pas à réunir
le tout. Notons aussi que nous venons de faire connaître en 1971 que G. seignaciana n’habite
pas seulement Madagascar et les Comores, mais aussi l’île Europa. Nous ne serions d’ailleurs
pas étonnés qu’il faille aussi réunir à cette espèce G. microscopica Martins (1898), de Maurice,
comme le suggérait Pilsbry (1918 : 132).
Fig. 12. — Gastrocopla seignaciana Cr. et F. Variation.
M. Adam nous a aussi envoyé un exemplaire de Diego-Suarez, baie des Amis.
Au Muséum de Paris, nous avons, en y comprenant le type, huit échantillons de G.
seignaciana, dont l’un, récolté par G. Petit en 1925, vient de Morombe, localité nouvelle
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
483
située, comme Ambovombe, dans le Sud-Ouest. Les quelques provenances connues pour
cette espèce se trouvent donc réparties dans toute l’île.
32. Pupoides coenopictus Hutton (?)
(Fig. 13 et 14)
Pupa coenopicta, Hutton, 1834 : 85, 93.
Dans les matériaux indéterminés du Muséum de Paris, se trouvait un lot de huit
Pupoides, récoltés par J. Millot en 1949 dans un fond de pirogue sur le Kamory, rivière
affluente du Betsiboka, dans le nord-ouest de l’île.
C’est la première fois que des Pupoides sont signalés de Madagascar.
La localité la plus proche est l’île Europa, d’où Fischer-Piette et Bedoucha (1964,
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris : 502), ont signalé P. calaharicus Boettg., mais les échantil¬
lons de Madagascar ne sont pas semblables à ces derniers, de sorte que nous ne pouvons
pas leur donner le même nom, bien que nous considérions très vraisemblable que calaha¬
ricus soit destiné à être réuni à coenopictus.
13 14
Fig. 13-14. — Pupoides coenopictus Hutt.
Nous pensons que nos échantillons de Madagascar se rattachent à coenopictus, parce
que leur aspect général est exactement celui d’échantillons récoltés par Monod au Sahara
et mentionnés sous ce nom par Fisciier-Piette (J. Conch., Paris, 89 : 234) ; ils n’en diffèrent
que par leur taille un peu plus petite. L’absence ou la présence de dents n’est pas signifi¬
cative — l’un d’eux en possède une légère — et nous avons de Corée (Sénégal), collection
Letellier, un lot de trente-deux échantillons dont les uns ont une dent et d’autres pas,
avec tous les intermédiaires.
Mentionnons aussi que Dautzenberg (1890, Mém. Soc. zool. Fr. : 129, pl. I, fig. 4
à 4 b) a eu de Bakel (Sénégal) des exemplaires dont celui qu’il figure a une dent ; la grande
484
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
figure qu’a donnée Pilsbry (1920, Man. Conch., 26 : 136-137, pl. 13, fig. 14) d’un autre de
ces exemplaires ne présente pas de dent.
En raison de la grande distance qui sépare Madagascar du Sahara et du Sénégal, nous
croyons devoir mettre un point d’interrogation à la suite de notre détermination. Et, pour
aider nos lecteurs à se faire une opinion, nous figurons deux de nos exemplaires de Madagas¬
car.
33. Pupisoma orcula Benson
Hélix orcula Benson, 1850 : 251.
Pupisoma orcula Bens., Burnup, 1912 : 45 ; Pilsbry, 1920 : 31, pl. 2, fig. 1, 2, 3. 4, 5 ; Connolly,
1939 : 413, text-fig. 33 ; W. Adam, 1954 : 807, fig. 24 B ; Fisc.her-Piette et Vukadinovic
(sous presse).
Dans des récoltes de Waterlot étiquetées de « Madagascar, Tananarive », se trouvait
un exemplaire de cette espèce et dans la collection Dautzenbeiig à Bruxelles se trouvaient
deux lots, déterminés par nous comme P. orcula, venant de Tananarive aussi. Cette espèce
est très largement répartie jusqu’au Japon.
C’est la deuxième espèce de Pupisoma signalée à Madagascar, la première étant Pupi¬
soma dioscoricola C. B. Adams.
34. Pupisoma waterloti n. sp.
(Fig. 15 à 18)
M. Waterlot a récolté autrefois à Tananarive douze échantillons, conservés depuis
lors dans les matériaux non déterminés du Muséum de Paris, d’une espèce que nous hési¬
tons à rapporter aux Pupisoma en raison de sa forme très basse, mais qui leur est analogue
par son ombilic qui l’écarte du genre Punctum par exemple.
Ces échantillons étant sales (et bien difficiles à nettoyer) sauf un, c’est ce dernier que
nous prenons pour type bien qu'il ne soit pas le plus grand.
Fig. 15-18. — Pupisoma waterloti n. sp. Hololype.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
485
Description du type
Dimensions approximatives : hauteur 1,5 mm ; largeur 2 mm. Trois tours de spire,
dont la croissance est rapide, séparés par une suture profonde. L’ombilic, assez large, est
à moitié couvert par une dilatation de la partie supérieure de la columelle. La cuticule
est brun clair et présente de fortes côtes obliques très fragiles (environ vingt-cinq sur le
dernier tour), et entre elles on voit d’autres côtes plus faibles et qui sont irrégulières. La
base présente des lignes spirales très faibles et très serrées.
Le plus grand des paratypes a environ 2,4 mm de large, pour trois tours et demi de
spire. Les gros plis de la cuticule peuvent porter à la périphérie des saillies inclinées vers
l’avant (fig. 18).
Rapports et différences
La moins élevée des autres Pupisoma que nous connaissions est la variété depressa
Pilsbry (1905, Proc. Acad. nat. Sci. Philad. : 710 ; 1920, Man. Conch., 26 : pl. 2, fig. 13) de
P. japonicurn Pilsbry, dont la hauteur est de 92 à 96 % du diamètre alors que chez notre
espèce ce rapport est 75%. P. japonicurn s’écarte aussi de notre espèce par le caractère beau¬
coup moins costulé de sa surface. Les plis de la surface de notre espèce rappellent ceux de
P. steudneri JcK. (Tryon, Man. Conch. : 35, pl. 2, (fig. 6 fig. a-d) par exemple, mais sa
forme générale est beaucoup plus plate.
35. Conulinus rufoniger Reeve
Bulimus rufo-niger, Reeve, 1849 : pl. 59, fig. 395.
Buliminus rufoniger Reeve, Crosse et Fischer in Grandidier, 1889 : pl. 21, fig. 3.
Buliminus ( Pachnodes) rufo-niger Reeve, Kobelt, 1900 : 630, pl. 96, fig. 10.
Pachnodes rufoniger Reeve, Âncey, 1902 : 80.
Edouardia rufoniger Reeve, Fischer-Piette, 1964 : 75.
Dans les matériaux du Musée de Rruxelles (collection Dautzenberg) se trouvait
un exemplaire de cette espèce, marqué du nord-est de Madagascar, qui surpasse très nette¬
ment par ses dimensions ceux que nous avons en collection ainsi que les figures de la biblio¬
graphie. Il mesure 20 mm de haut sur 13 mm de large.
36. Succinea mascarenensis Nevill
Succinea mascarenensis, Nevill, 1870 : 414.
Succinea neoilli , Crosse, 1873 : 141 ; Crosse, 1874 : 231, pl. VIII, fig. 2.
Succinea. ( Tapada) mascarenica New, Boettger, 1890 : 91.
Succinea mascarena New, Martens, 1898 : 25, pl. 2, fig. 17.
Succinea (. Amphibina) mascarenensis New, Germain, 1921 : 215.
Succinea nevilli Crosse, Fischer-Piette, 1950 : 81.
Cette Succinea des îles Mascareignes a été citée de Nossi-Bé par Boettger.
Nous n’en avons pas d’échantillons dans nos collections de Madagascar.
486
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. YUKADINOVIC
37. Succinea striata Krauss
Succinea striata, Krauss, 1848 : 73, pl. IV, fig. 16.
Succinea striata Krauss, Crosse, 1881 : 202 ; Crosse et Fischer, 1889 : pl. 23, fig. 1, la, 1 b ;
Connolly, 1939 : 441, pl. XV, fig. 3-4.
Cette espèce, décrite d’Afrique du Sud, a été retrouvée à Nossi-Bé par Crosse. Un
échantillon de la collection Dautzenberg permet de citer une autre provenance, celle de
Diego-Suarez, baie des Amis. Et les collections du Muséum de Paris nous indiquent deux
autres localités : Ivolina (côte Est), citée par G. Petit, et Fort-Dauphin (Sud), citée par
Decary. Ces provenances sont réparties d’un bout à l’autre de Madagascar, ce qui montre
que toute l’île est favorable à cette espèce.
Nous avons examiné l’échantillon figuré par Crosse et Fischer. C’est bien une S. striata
Kr. Boettger semblait suggérer l’exemplaire de Nossi-Bé se rapportait en fait à S. masca-
renensis (voir cette espèce). Mais il faut remarquer que Boettger ne citait que le texte de
Crosse, et il semble qu’il ait ignoré que Crosse et Fischer ont ensuite donné une figure.
38. Zonitoides elegantula Pfeiffer
Zonitoides elegantula, Testud (non Pfeiffer), 1965 : 152.
M. le Pr W. Adam, ayant au Musée de Bruxelles des échantillons de cette espèce venant
de Tananarive (nous en avons aussi retrouvé dans nos collections), nous a fait constater
qu’elle différait de l’espèce mexicaine. Il faudra donc la réétudier.
39. Zonitoides arboreus Say
Hélix arboreus, Say, 1817 : pl. 4, fig. 4.
Zonitoides arboreus Say, Paulian, 1955 : 226; Testud, 1965 : 151; Fischer-Piette, Blanc,
Salvat (sous presse).
Cette espèce à très large répartition n’était connue à Madagascar que de localités du
Centre-Est. Nous avons retrouvé, dans les récoltes faites par Decary, un spécimen de
Diego-Suarez, ainsi qu’un échantillon récolté par J. Millot à Behengy, localité située au
sud de Tananarive, un peu plus au sud-ouest que les premières connues.
40. Euconulus micra Morelet
(Fig. 19 à 21)
Hélix micra, Morelet, 1882 : 186, pl. X, fig. 2.
Ilyalina ( Conulus) micra Morelet, Tryon, 1886 : 176, pl. 53, fig. 59-60.
Nanina helvillensis, Crosse et Fischer in Grandidif.r, 1889 : pl. 19, fig. 4, 4 a, 4 b
Macrochlamys helvillensis Cr. et F., Dautzenberg, 1894 : 94.
« Nanina » helvillensis Cr. et F., Chevallier, 1964 : 29.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
487
Kalidos helvillensis Cr. et F., Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 1966 : 22.
Euconulus micra Morelet, Fischer-Piette et Vukadinovic (sous presse).
Après l’examen à’Euconulus micra des Comores, qui selon Morelet se trouve aussi
à Nossi-Bé, nous lui avons comparé l’échantillon de Crosse et Fischer de Nanina heloil-
lensis (Nossi-Bé), espèce qui fut rangée par Dautzenberg dans les Macrochlamys et par
nous dans les Kalidos ; nous avons constaté l’identité de cette forme avec E. micra : voir
nos figures de cet exemplaire qui n’avait été représenté qu’avec un grossissement insuffi¬
sant. Nous avons aussi trouvé, dans les réserves de matériaux indéterminés du Muséum
de Paris, un échantillon de Decary, cité par lui de Madagascar, malheureusement sans
localité précise, et nous avons reçu de J. Millot un échantillon de la forêt d’Ankarafant-
sika. Cette localité est dans le Nord-Ouest mais bien plus au sud que Nossi-Bé.
19
20
21
Fig. 19-21. — Nanina helvillensis Cr. et F. Holotype.
41. Kaliella barrakporensis Pfeiffer
llelix barrakporensis, Pfeiffer, 1852 : 415, n° 969, pl. 147, fig. 20-22.
Kaliella barrakporensis Pfr., Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 1966 : 1, 2, 3.
J. Millot a récolté des échantillons à Joffreville (nord de l’île), Anosibe et Angavo-
kely (dans le centre-est de l’île), provenances nouvelles dans l’aire de répartition déjà
connue (moitié nord de l’île).
42. Kalidos piperatus Fulton
Xesta piperata, Fulton, 1901 : 103, pl. IX, fig. 7.
Propebloyetia piperata Fulton, Fischer-Piette, Salvat, 1964 : 163.
Kalidos piperatus Fulton, Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 1966 : 16, 17, 18, fig. 9.
Dans les matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg) se trouvaient
deux exemplaires de K. piperatus récoltés par Decary en forêt, à Tranomaro, au nord-est
de l’Androy, provenance nouvelle dans la région d’où l’espèce était déjà connue.
488
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
43. Kalidos mangokyanus Fischer-Piette et Salvat
Propebloyetia mangokiana, Fischer-Piette et Salvat, 1964 : 166, pl. X, fig. 7 à 9.
Kalidos mangokianus F. et S., Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 1966 : 18 ; Fischer-Piette,
Blanc, Salvat (sous presse).
Dans les matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), se trouvaient
deux lots que nous avons rapportés à cette espèce et qui venaient de deux localités nouvelles :
Antaramaitsy (région de Bevoalavo, sud-ouest de Madagascar), et Reantengy, localité que
nous n’avons pas pu situer.
44. Kalidos tsialangiensis n. sp.
(Pl. I, 8 à 14)
Espèce fondée sur un lot de neuf échantillons de la collection Dautzenberg et ayant
pour provenance Tsialangy, localité située à 15 km à l’est de Bevoalavo, sud-ouest de
Madagascar.
Description de l’iiolotype (pl. I, 8 à 11)
Hauteur 14 mm ; largeur 20 mm ; dimensions de l’ouverture 8 mm de haut sur 9 mm
de long. Cinq tours assez bombés, séparés par une suture simple mais bien marquée. Ombilic
très étroitement perforé. La base est séparée du dessus du tour par une carène émoussée.
Cette base est peu sculptée, elle présente des stries de croissance de force et d’écartement
irréguliers, mais, dans l’ensemble, peu élevées et peu serrées. Le dessus des tours présente
une sculpture plus forte, bien visible dès le deuxième tour. Ce sont des côtes de croissance
plus nombreuses que celles de la base, plus élevées, irrégulières dans leur élévation comme
dans leurs intervalles. L’aspect général est crayeux avec un semis assez serré de points
ou de petites taches de couleur brun foncé (moins serré sur la base), sauf pour le premier
tour qui est uniformément brun à l’intérieur de l’ouverture de cette même couleur.
Paratypes (pl. I, 12 à 14)
Ce sont tous de jeunes spécimens (moins de tours) ayant de 16 mm sur 10 mm à 10 mm
sur 6 mm. Plus ils sont petits, plus la carène est marquée, elle arrive à n’être nullement émous¬
sée.
Rapports et différences
Cette espèce est très proche de K. piperatus pour ce qui est de la forme de la spire (même
angle au sommet, même degré de bombement des tours) ; elle lui est comparable par sa
sculpture et par son ornementation colorée (semis de points et taches). Mais K. piperata
a une ligne spirale foncée à l’équateur et n’est pas carénée, même chez les individus jeunes.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
489
K. chasteliii, espèce plus grande, a le sommet plus aplati et moins de taches qui sont plus
grosses. K. bathiei a une carène plus forte, une ligne de coloration sous-carénale, une sculp¬
ture de croissance plus forte et plus régulière qui est coupée par une striation spirale.
45. Kalidos antsepokensis n. sp.
(PL II, 15 à 17)
Espèce fondée sur un lot d’échantillons récoltés par G. Petit en 1925 sur les dunes
littorales d’Antsepoke, dans la province de Tuléar, sud-ouest de Madagascar.
Description de l’jiolotype
Hauteur 7 mm ; diamètre 10 mm. Cinq tours deux tiers, peu bomhés, la spire évoque
donc un cône, cependant les tours sont légèrement en escalier (étagés). Suture peu pro¬
fonde, séparée de la pente du cône par le dessus de la très courte marche dont nous venons
de parler. De cette suture se dégage, au début du dernier tour, une carène assez peu marquée
et qui se poursuit jusqu’à l’ouverture même. Cette ouverture est peu élevée. La columelle
est assez verticale, et elle se dilate très peu en haut, de sorte qu’elle n’empêche pas de voir
l’ombilic, qui est assez étroitement perforé. La sculpture, sur la hase, ne montre que la
striation de croissance sans stries spirales. Le dessus des tours présente une sculpture croi¬
sée : d’une suture à l’autre se voient trois stries spirales assez régulièrement espacées, qui
découpent la sculpture de croissance (faite de costules très fines, très serrées, très régulières).
Chaque tronçon de costule de croissance compris entre deux stries spirales constitue un
arc de cercle dont le centre de courbure se trouverait en arrière (c'est-à-dire en allant vers
le sommet et non en allant vers l’ouverture). Le test, assez opaque, est d’un blanc calcaire
comme teinte de fond (premier tour compris) ; légèrement en dessous de la carène se voit
une ligne gris brun clair ; deux autres, plus légères, apparaissent sur le dessus et deux encore
se trouvent sur la base ; elles sont moins pâles que celles du dessus et moins espacées.
Paratypes
Les dimensions varient de 7 mm sur 10 mm à 5 mm sur 8 mm (pour quatre tours),
mais les proportions sont peu variables ; la sculpture est peu variable ; la coloration l’est
davantage, le nombre des lignes colorées pouvant être de neuf et leur teinte pouvant être
d’un brun plus foncé que chez le type. Chez tous la ligne située juste au-dessous de la carène
est en position constante, et chez tous cette ligne est un peu plus visible que les autres.
Rapports et différences
K. androkae F. et S. est l’espèce la plus voisine par la forme, elle est seulement un peu
plus bombée que la nôtre, mais sa sculpture est très différente, les côtes de croissance sont
très proéminentes et constituent une véritable plication ; il n’y a que quelques brefs tron¬
çons de stries spirales et il n’y a pas de lignes spirales de coloration. La sculpture de À . ant-
490
E. FXSCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
sepokensis présente à peu près la même disposition que celle de K. mangokianus, dont
K. antsepokensis n’est peut-être qu’une variété. Mais mangokianus a les tours nettement
plus bombés, avec une suture plus profonde et un étagement (paliers) plus étendu ; ses
côtes de croissance sont plus fortes, ses stries spirales peuvent être plus nombreuses (trois
à cinq), l’ombilic est plus large, et la coloration est nettement différente ; le premier tour
est de teinte foncée, l’intérieur de l’ouverture est brun, il n’y a pas de lignes spirales de
coloration tandis qu’il y a des lignes verticales jaune foncé et un semis de taches brun-noir.
46. Kalidos lamyi Fischer-Piette et Bedoucha
Kalidos lamyi F. et B., Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 1966 : 19, pl. 1, fig. 10, 11, 12.
Kalidos lamyi F. et B., Fischer-Piette, Blanc, Salvat (sous presse).
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), nous avons
trouvé un lot de trois exemplaires de K. lamyi cités de Sakaramy, localité nouvelle de
l’extrême nord comme les provenances déjà connues, et un autre exemplaire, de la mon¬
tagne des Français (localité déjà connue), et qui est remarquable par sa hauteur : 17 mm
de haut sur 19 mm de large, ce qui accentue le caractère de variabilité exprimé en 1966 : 19.
47. Kalidos microlamyi n. sp.
(Pl. II, 18 à 20)
Des individus qui ne sont peut-être que des formes naines de K. lamyi sont décrits
par nous sous un nom différent, en attendant des intermédiaires de taille que nous n’avons
pas. Ce ne sont pas en tous cas des spécimens jeunes, car ils peuvent avoir plus de tours
que tous les lamyi que nous connaissons actuellement. Ces petits exemplaires, assez variables,
ont deux origines différentes. Les uns, parmi lesquels nous avons désigné le type, viennent
de matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg) et ils proviennent du cap
Diego (quatre exemplaires) et de la montagne des Français (un individu). Les autres se
trouvaient mélangés avec des K. hova Odhner du Muséum de Paris, provenant d’Ampa-
rimgidro (dans la région de Majunga) et récoltés par G. Petit (1925) dans une excavation ;
ils sont au nombre de quatre.
Description de l’holotype
C’est l’individu ayant le plus grand nombre de tours que nous désignons comme holo-
type. Hauteur 4 mm ; largeur 6,5 mm. Sept tours de spire, séparés par une suture peu
marquée. Une carène faible qui forme saillie par rapport au reste de la surface du test sépare
la spire, en forme de cône surbaissé, de la base dont le profil est légèrement subrectangulaire.
Il résulte de ce dernier détail que l’ouverture ne fait presque pas saillie vers le bas, et n’est
donc qu’un croissant assez mince. L’ombilic, tout en étant de très faible diamètre, est plus
important que chez beaucoup d’autres Kalidos (compte tenu de la très petite taille de cette
espèce) ; de plus, il n’est nullement caché par le bord columellaire de l’ouverture, qui ne
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
491
subit presque pas de dilatation à son extrémité supérieure. Le test paraît lisse ; à la loupe
il montre de très faibles stries de croissance très irrégulières, mais aucune sculpture spirale.
La couleur est blanche.
Paratypes
Il se montrent assez variables. Ceux d’Amparimgidro sont moins blancs, mais ils sont
subfossiles. Les dimensions et rapports sont les suivants :
r en mm
Hauteur en mm
L/H
8,
4,5
1,8
8
4,2
1,9
7
4,2
1,7
7
4
1,7
6,5
4
1,6
6
3,5
1,6
5,5
3,5
1,6
5,5
3
1,8
4,5
2,5
1,8
Certains de ces paratypes sont dépourvus du caractère individualisé (saillant) de la
carène ; certains, même, ne sont pas subcarénés, tout en conservant la forme subquadran-
gulaire du profil du dernier tour.
Rapports et différences
Cette forme est très proche de K. lamyi, en particulier par la forme subquadrangulaire
du contour du dernier tour, ainsi que par les caractères de la sculpture et de la couleur. Il
semble y avoir des différences nettes dans l’importance de l’ombilic, plus grand chez micro-
lamyi, dans le bord columellaire de l’ouverture, qui présente généralement chez micro-
lamyi une dilatation encore plus insignifiante que chez lamyi et dans le mode d’enroule¬
ment, qui est plus serré dans les premiers tours de microlamyi que chez lamyi (compte tenu
de la différence des tailles). La différence la plus grande au premier abord est celle de la
taille : les microlamyi ne dépassent pas 8 mm alors que lamyi atteint 20 mm. Nous avons
sous les yeux tous les échantillons connus de lamyi , et le plus petit d’entre eux a 17 mm
pour un nombre de tours de cinq et demi, alors que les deux plus grands exemplaires (8 mm)
de microlamyi ont six et six tours et demi.
Nous inclinons à penser que microlamyi est une espèce distincte de lamyi ; c’est l’avenir
qui décidera en apportant peut-être des intermédiaires pour la taille et pour les autres
caractères.
Dans notre classification générale, nous plaçons K. microlamyi aussitôt après K. lamyi.
492
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
48. Kalidos tranomarensis n. sp.
(PI. II, 21 à 23)
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), se trouvait
un lot de quatre échantillons, récoltés par Df.cary en 1931 en forêt, à Tranomaro, au
nord-est de l’Androy. Nous pensons qu’il s’agit d’une espèce nouvelle. Elle semble peu
variable. Elle est très fragile du fait de la minceur du test, et un seul exemplaire, que nous
prenons pour type, avait une ouverture intacte.
Description de l’iiolotype
Hauteur 8 mm ; largeur 13 mm. Enroulement à croissance assez rapide. Il en résulte
que la spire, de profil, est fort réduite par rapport au dernier tour. Suture canaliculée. Cinq
tours. Le dernier paraît subcaréné à son début, mais il ne l’est plus en arrivant à l’ouverture.
Ombilic plutôt étroit et en partie couvert par une dilatation du bord columellaire de l’ouver¬
ture, mais permettant cependant de voir jusqu’au premier tour. Costules de croissance
visibles à l’œil nu, très irrégulières en force et en écartement. Avec un grossissement supé¬
rieur à 10, on voit une sculpture spirale consistant en très bnes lignes flexueuses très serrées,
qui franchissent les costules de croissance sans s’interrompre. La sculpture est la même
sur la base que sur le dessus. Test très mince, transparent, luisant, de couleur jaunâtre
corné, très claire, encore plus claire sur la base que sur le dessus.
Paratypes
Ils sont très semblables au type et de dimensions analogues, toutefois le type n’est pas
le plus grand car un paratype a 8,5 mm sur 14 mm, et signalons aussi qu’un des échantil¬
lons n’a que des stries de croissance très faibles, tout en ayant la même striation spirale
que les autres.
Rapports et différences
L’espèce la plus proche est K. humbloti Ancey pour la forme générale, mais les tours
de K. tranomarensis s’accroissent plus vite, leur sculpture spirale n’est pas flexueuse et leur
coloration est plus foncée. Dans notre classification générale, nous plaçons notre espèce
aussitôt après K. humbloti.
49. Kalidos oleatus Ancey
Hemiplecla oleata, Ancey, 1902 : 65.
Kalidos oleatus Ancey, Fischer-Piette, Bedouch a, Salvat, 1966 : 27, pl. III, fig. 15 à 17 ; Fischer-
Piette, Cauquoin, Tf.stud, 1973.
M. Blanc a récolté en 1968 dans la réserve de Marojezy (au-dessus d’Antalaha entre
700 et 2 000 m), localité nouvelle, trois échantillons de K. oleatus. En 1970, parmi les échan-
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
493
tillons envoyés par le Musée de Bruxelles, s’en trouvait un de Mananara, localité nouvelle
située aussi dans l’aire de répartition déjà connue. Pour les deux localités nouvelles voir
notre carte, figure 1.
50. Kalidos balstoni Angas
Hélix balstoni, Angas, 1877 : 528, pl. 54, fig. 5.
Kalidos balstoni Angas, Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 1966 : 31, fig. de radule p. 11.
J. Millot, en 1953, a récolté un jeune exemplaire à Sandrongato, au nord (57 km)
d’Anosibe. M me Blanc en a récolté un autre à Ranomafana (est de Fianarantsoa).
Ces deux localités sont dans Faire de répartition déjà connue.
51. Kalidos delphini n. sp.
(Pl. II, 24 à 27)
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), se trouvait
un lot de quatre échantillons avec une étiquette de Dautzenberg portant : « Trochona-
nina n. sp. ! (t. Ancey) forêts de Fort-Dauphin Madagascar Sikora 28.5.99 ».
Nous pensons, nous aussi, qu’il s’agit d’une espèce nouvelle. Les quatre exemplaires
ont la même forme générale, mais la description de leurs caractères nous montrera que
l'espèce est très variable à d'autres points de vue.
Description du type
Hauteur 7,5 mm ; largeur 8,5 mm. Spire conique ; la base assez renflée en est séparée
par une carène bien individualisée. Six tours et demi, séparés par une suture non dentelée
mais où l’on voit déjà la carène. Ombilic très étroit, presque caché par une expansion du
haut du bord columellaire de l’ouverture. La sculpture comporte des stries de croissance
qu’on devine à l’œil nu ; elles sont assez régulières, plus fortes et moins nombreuses sur la
base que sur le dessus des tours. De plus, sous un grossissement supérieur à 10, se voient
des stries spirales très fines, serrées, bien régulières, sans différence entre le dessus des
tours et la base. La coloration est blanche avec, sur le dessus, une bande spirale brune occu¬
pant la moitié inférieure de chaque tour, mais se clarifiant au voisinage immédiat de la
carène.
Paratype n° 1
Taille 7,5 sur 9 mm. Pas d’autres différences avec le type.
Paratype n° 2
Taille 6,5 sur 8,2 mm. La carène est la même. La sculpture est différente : les stries
de croissance sont plus régulières et plus nombreuses que pour les deux exemplaires pré-
494
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
cédents, et de leur plus grande force résulte que, sur la base, ce sont presque des côtes.
La coloration est différente. La teinte de la base est un brun très clair tirant sur le gri¬
sâtre ; sur le dessus, cette même teinte borde la carène, puis une zone se délavant vers le
haut lui succède, qui n’a donc la couleur brune qu'à sa base.
Pahatype n° 3
Taille 7 mm sur 8 mm. Cet exemplaire diffère profondément des autres par l’absence
de carène, la base n’étant délimitée, par rapport au-dessus du tour, que par une courbure
plus marquée dans la région de l’équateur. La sculpture et la coloration sont les mêmes
que chez le type et le premier paratype.
Rapports et différences
L’espèce la plus proche est Kalidos acutus ; en particulier la carène (lorsqu’elle existe
chez K. delphini) est la même. Mais K. acutus a son angle au sommet plus aigu ; il présente
une légère concavité du profil de la spire ; l’enroulement est un peu plus serré (en compre¬
nant un même nombre de tours), la sculpture est faite de côtes spirales, qui sur le dessus
sont visibles à l’œil nu, et nos quatorze exemplaires sont de coloration uniforme. Dans
notre classification, nous plaçons cette espèce aussitôt avant K. acutus.
52. Macrochlamys stumpfii Boettger
Macrochlamys stumpfii, Boettger, f889 : 43.
Macrochlamys stumpfii Boettger, Crossf. et Fischer in Grandidier, 1889 : pl. 19, fig. 5, 5 a,
5b; Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 19(16 : 6; Fischer-Piette, Cauquoin, Testud,
1973.
Une récolte de cette espèce a été faite par J. Millot dans la forêt de Manjakatompo,
localité nouvelle située dans le centre-est de l’île, et M. Blanc a récolté en 1968, dans la
réserve de Marojezy (au-dessus d’Antalaha entre 700 et 2 000 m), autre localité nouvelle,
cinq échantillons de cette espèce.
53. Sitala gromatica Godwin-Austen
Sitala gromatica, Godwin-Austen, 1882 : 32-33, pl. 10, fig. 5-6.
Nanina (Sitala ) gromatica G.-A., Tryon, 1886 : 53, pl. 25, fig. 11 et 12.
Sitala gromatica G.-A., Fischer-Piette, Bedoucha, Sai.vat, 1966 : 46.
Cette espèce connue de l’Inde a été retrouvée par J. Millot à Madagascar en deux loca¬
lités, Mandraka et Manjakatompo. Il l’a également récolté à Angavokely. Ces trois localités
se trouvent dans une même région, dans l’Est, au centre de l’île.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
495
54. Sitala recondita Godwin-Austen
Sitala (?) recondita, Godwin-Austen, 1883 : 75, pl. XIII, fig. 4 à 4 C.
Nanina (Sitala ) recondita G.-A., Tryon, 1886 : 60, pl. 26, fig. 52.
Sitala recondita G.-A., Fischer-Piette, Blanc, Salvat (sous presse).
Cette espèce de l’Inde n’était connue de Madagascar que par un échantillon sans pro¬
venance plus précise, récolté par Decary.
Nous en avons un autre, récolté par J. Millot en 1946 à Tsiafajavora, localité située
à peu près exactement au centre de Madagascar, à 100 km au sud-ouest de Tananarive.
55. Sitala ambovombeensis n. sp.
(Fig. 22 à 25)
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg) se trouvait
un lot de quatre spécimens, avec l’étiquette suivante : « Sud d’Ambovombe, dans amas
de détritus rassemblés après une forte pluie dans les dunes, 15.6.1931, R. Decary ».
Description de l’iiolotype
Hauteur 1,5 mm ; largeur 2,9 mm. Profil à peu près conique, les tours étant peu ren¬
flés, mais avec le sommet non pointu. Cinq tours, à enroulement serré. La sculpture spirale
consiste uniquement en une faible carène qui se dégage de la suture au début du dernier
tour et suit l’équateur de celui-ci jusqu’à l’ouverture. Les tours sont séparés par une suture
d’aspect denticulé. Une costulation de croissance, bien visible, très oblique, très régulière,
assez serrée, présente la particularité de franchir la carène en renforçant donc la saillie de
celle-ci à chaque intersection, et confère ainsi à cette carène un aspect denticulé. C’est
évidemment à cette particularité qu’est dû aussi l’aspect denticulé de la suture. Les côtes
de croissance ne sont pas rectilignes : chacune constitue une flexuosité, même si on la regarde
Fig. 22-25. — Sitala ambovombeensis n. sp. Holotype.
496
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
en face. Sur ja base, leur force diminue ainsi que leur régularité et leur nombre, mais elles
vont jusque dans l’ombilic. Cet ombilic, bien qu’étroit, laisse voir sa profondeur. Le bord
columellaire de l’ouverture ne l’entame qu’à peine. L’entonnoir ombilical est peu évasé.
La base étant peu renflée, l’ouverture est beaucoup plus longue que haute. La coquille,
transparente, est d’un blanc pur et luisant.
Paratypes
Ce sont de jeunes spécimens, de deux et trois tours. Ils montrent eux aussi les côtes
de croissance qui franchissent la carène et l’aspect denticulé de la suture.
Rapports et différences
Par sa forme générale, cette espèce ressemble beaucoup à S. soulaiana F. et T. Elle
s'en distingue par ses tours un peu plus renflés, son ombilic nettement moins étroit et,
surtout, par sa sculpture beaucoup plus forte et qui franchit la carène qui, si elle n’était
pas ainsi renforcée aux points de franchissement, serait au contraire plus faible que celle
de S. soulaiana.
Par rapport à S. kigomaensis Germain (Bull. Mus. natn. Hist. nat. Paris , 1919 : 351,
fig. 32-33), du Tanganyka, notre espèce est plus grande, plus aplatie, sa carène est plus
marquée, et S. kigomaensis a une sculpture spirale (sur la base).
Alors que S. soulaiana habite le nord-est de l’île, S. ambovombeensis est du Sud-Ouest.
Dans notre classification des Sitala de Madagascar, nous plaçons cette forme aussitôt
après S. soulaiana.
56. Sitala ankasakasensis n. sp.
(Fig. 26 à 28)
Espèce fondée sur un spécimen unique récolté par Decary en 1930 à Ankasakasa
(région de l’Ambongo). La suture paraissait si profonde, que nous nous aperçûmes qu’en
fait, les tours, à partir du troisième, s’en étaient séparés, en raison d’une très grande fragilité
de cette petite coquille transparente. Elle se cassa d’ailleurs en deux pendant l’exécution
des croquis à la chambre claire, de sorte que la description et la figuration ne seront pas
aussi satisfaisantes que nous l’aurions souhaité.
Fig. 2G-28. — Sitala ankasakasensis n. sp. Ilolotype.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
497
Diamètre 8,5 mm ; hauteur environ 5,5 mm. Six tours. Spire de profd à peu près conique,
un peu concave, séparée par une carène nette de la base, peu renflée. Ouverture basse et
longue. La fin du dernier tour est un peu en retrait de l’enroulement. Pas de sculpture
spirale. Stries de croissance assez régulières et serrées, obliques.
Rapports et différences
Le retrait du dernier tour évoque S. antsingiana F. B. S. (sous presse), espèce bien
plus haute, S. roedereri F. B. S. (sous presse), de profil bien plus concave, et S. arx Benson,
bien plus haute et spiralement costulée.
57. Sitala (?) gaudens Fischer-Piette et Salvat
Sitala (?) gaudens Fischer-Piette et Salvat, Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat, 1966 : 46.
Cette espèce était connue par dix échantillons, tous venant de la forêt de Manjaka-
jompo. De cette même provenance, nous avons retrouvé neuf autres spécimens (dont des
jeunes) en complétant le tri des matériaux de J. Millot.
58. Trochonanina (Zingis) milloti n. sp.
(PI. III, 28 à 30)
J. Millot a récolté en 1947, à Ahitsitondrona, au nord du fond de la baie d’Anton-
gyl, deux spécimens, l'un adulte et l’autre jeune, d’une espèce que nous croyons pouvoir
rattacher aux Zingis.
Nous prenons l’échantillon adulte pour holotype.
Hauteur 10 mm ; largeur 14,2 mm ; ouverture ayant 8 mm de haut sur 8,5 mm de
long. Cinq tours de spire, à croissance rapide s'accentuant beaucoup pour le dernier
tour, de sorte que, de profil, la coquille apparaît comme ayant une petite spire saillante
sur un dernier tour très débordant. Cette coquille est très mince, transparente, luisante,
d’une teinte paille foncée. La base est relativement convexe. Le bord columellaire de l’ouver¬
ture forme en haut une petite expansion triangulaire cachant complètement l’ombilic qui
semble pourtant être perforé. Le premier tour, paraissant lisse à l’œil nu, montre à un fort
grossissement de petits granules ; les autres tours montrent une sculpture de croissance
assez forte mais irrégulière, qui sur la base du dernier tour s’atténue et se raréfie. Sur le
dernier tour se voient en outre dix côtes spirales, localisées sur le dessus, et qui sont plus
fortes que les côtes de croissance.
Rapports et différences
Cette espèce est assez proche de T. (Z.) radiolata Martens (1878, Monatsb. Berlin, 1 :
290, pl. I, fig. 8 à 10), de Zanzibar, par sa forme générale avec un sommet dégagé, et dont la
taille est voisine : 9,5 mm sur 13 mm ; mais notre espèce est un peu moins haute en pro-
218, 3
498
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
portion, de sorte que son ouverture est un peu plus allongée, son dernier tour s’élargit
davantage par rapport aux précédents. A en juger par la figure de Martens, les stries
de croissance sont plus régulières chez T. radiolata que chez T. milloti ; et surtout, T. radio-
lata a des rayons blancs et une fascie périphérique foncée, tandis que notre espèce est de
teinte uniforme.
Par rapport à Z. keniana Preston (1911, Ann. Mag. nat. Hist., sér. 8, ^ : 467, pl. 11,
fig. 12), le sommet de notre espèce est plus saillant, l’ouverture est plus allongée et plus
importante, la sculpture spirale est localisée sur le dessus du tour et elle est plus marquée
que la sculpture de croissance, tandis que chez Z. keniana, plus fine que la sculpture de
croissance, elle existe sur toute la surface.
59. Trochonanina tulearensis n. sp.
(Fig. 29 à 31)
Espèce fondée sur un spécimen unique récolté par G. Petit en 1926 dans les ravins
d’Ianzamaly, région de Tuléar. Cet échantillon avait été mentionné en 1965 par Testud
dans une étude sur des espèces introduites à Madagascar, car elle le rapportait « sous toutes
réserves » à Trochonanina ohconica Pease, dont nous croyons maintenant devoir le distinguer.
29
Fig. 29-31.
30
31
Trochonanina tulearensis n. sp. Holotype.
Hauteur 2,5 mm ; diamètre 4,5 mm. Un peu plus de cinq tours, légèrement bombés,
séparés par une suture simple et peu enfoncée. La spire est à peu près conique. Elle est
séparée de la base par une carène nette, visible jusqu’à l’ouverture. Cette ouverture a peu
de hauteur par rapport à sa longueur. La base n’est donc pas très renflée, toutefois elle est
plus haute que la spire. Le bord columellaire de l’ouverture est oblique (non vertical) à 45° en¬
viron. 11 n’entame que très peu l’ombilic, qui est peu large sans être étroit. La sculpture est
faite de côtes de croissance assez saillantes, très régulières, assez serrées, qui sur le dernier
tour franchissent la carène, mais qui sur la base diminuent assez vite de force et de nombre,
de sorte que dès avant d’arriver à mi-chemin de l’ombilic la base est presque lisse. Il n’y a
aucune striation spirale, même à de très forts grossissements. La couleur est d’un blanc
sale un peu jaunâtre sur le dessus, plus blanche sur la base.
Rapports et différences
Cette espèce est très proche de Trochonanina obconica Pease, de l’île Raiatea (Archi¬
pel de la Société) où elle est cantonnée dans le haut de deux vallées. Toutefois, à en juger
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
499
par les textes et surtout par les figures données par Garrett (1884, J. Acad. nat. Sci.
Philad., 9 : 22, pl. II [non pl. III] fîg. 37, 37 a, 37 b), il y a des différences nettes. Notre
espèce est moins aplatie. Sa carène est moins prononcée. La base est plus haute que la spire
alors que chez T. obconica elle est beaucoup moins haute. La columelle est plus redressée.
L’ombilic est moins étroit. T. obconica a sa suture « leviter marginate » alors que notre
espèce a une suture simple. Notons aussi que Pease donnait pour dimensions 7 mm X 4,5 mm
(quotient : 1,55 au lieu de 1,8 pour notre spécimen), taille beaucoup plus forte (et Garrett
disait que son échantillon le plus grand avait 8 mm). Sur la figure de Garrett on peut
compter cinq tours, donc le même nombre que pour notre échantillon. Pease décrivait
l’espèce comme ayant six tours, et la figure de Garrett peut évidemment être erronée.
Mais, en prolongeant sur un croquis l’enroulement de notre échantillon (avec le même degré
d’accroissement) pendant près d’un tour, on obtient 5,85 mm, ce qui est encore loin des
7 mm.
60. Subulina octona Chemnitz
Subulina octona (Chemn.), Boettger, 1890 : 90.
Subulina octona Brug., Odhner, 1919 : 44.
Subulina octona Chemn., Germain, 1935 : 440, fig. 4 p. 442 ; Fischer-Piette, Testud, 1964 :
380 ; Fischer-Piettf., Cauquoin, Testud, 1973.
Cette espèce à très large répartition pantropicale était déjà connue de très nombreuses
localités de Madagascar.
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), se trouvaient
divers lots de Subulina. octona, dont plusieurs étaient de provenances nouvelles : du nord
au sud : Antsirana (près Diego-Suarez) ; Mananara (baie d’Antongyl) ; Ankaladina (au
sud de Majunga) ; Ankarefo (à l’ouest d’Ambatondrazaka) ; Tamatave.
De plus, nous avons retrouvé au Muséum de Paris une récolte faite par M. Decary
à Ankasakasa (nord du lac Tsarani, Ambongo).
61. Opeas soulaianus Fischer-Piette et Testud
Opeas soulaiana, Fischer-Piette et Testud (sous presse).
Cette espèce n’était connue que de la région d’Antalaha (nord-est de Madagascar)-
Nous avons trouvé dans les réserves de nos collections trois échantillons de Nossi-Bé
récoltés par M. Waterlot ; nous avons en outre rapporté à cette espèce une dizaine d'indi¬
vidus de la baie des Amis près de Diego-Suarez, qui nous avaient été envoyés à déterminer
par le Musée de Bruxelles où ils font partie de la collection Dautzenberg.
62. Opeas clavulinum Potiez et Michaud
Bulimus clavulinus Pot. et Midi., Morelet, 1860 : 68.
Opeas clavulinum Pot. et Mich., Fischer-Piette, Testud, 1964 . 382; Fischer-Pieti e, Cau¬
quoin, Testud, 1973.
500
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenbeiîg), se trouvaient
des lots de provenances nouvelles pour cette espèce à large répartition indo-pacifique,
mais dont, pour Madagascar, on ne connaissait qu’un petit nombre de localités, du Nord,
Nord-Ouest et surtout Centre-Est.
Ces provenances nouvelles sont, du nord au sud : Antsirana (près de Diego-Suarez),
baie des Amis (près de Diego-Suarez), Nossi-Bé, Andriba (au nord de Tananarive) et Anka-
refo (à l’ouest d’Ambatondrazaka, Centre-Est).
D’autre part nous avons retrouvé des matériaux de la Mission Geay, de la « zone
côtière de la province de Mananjary », contenant de très nombreux individus de cette espèce.
On voit donc qu’elle peut se trouver aussi dans le Sud.
63. Opeas decaryi n. sp.
(Fig. 32)
Espèce fondée sur un exemplaire unique, récolté par Decary, et étiqueté de Madagas¬
car sans précision de lieu.
Hauteur 4 mm ; diamètre maximum 1,5 mm. Six tours, ceux du haut déjà relative¬
ment larges. Ces tours sont séparés par une suture dentelée, du fait du départ des côtes de
croissance. Celles-ci sont assez irrégulières dans leur force et leur répartition, mais, en géné¬
ral, fortes et assez distantes les unes des autres ; rares sont celles qui atteignent la suture
suivante, en général elles disparaissent un peu plus bas que la moitié du tour. L’ouverture
est peu allongée. Le bord columellaire, bien vertical, est assez large. Pas de perforation
ombilicale.
Fig. 32. — Opeas decaryi n. sp. Holotypc.
Rapports et différences
Elle ressemble à Pseudopeas tuckeri Pfr., de Nouvelle-Calédonie, avec sa suture denti-
culée, mais notre espèce a l’ouverture plus arrondie. La forme rappelle aussi Opeas far-
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
501
gesianum Jleude, de Chine, mais ce dernier a 10 mm au lieu de 5 mm, et sa description
ne parlant pas de la suture, on peut penser qu’elle est simple.
La sculpture évoque celle de Pseudopeas pusillum Morelet, des Comores, mais celui-ci
a moins de tours et son ouverture est plus allongée. Opeas clavulinum Pot. et Mich. est
bien plus grand, moins large en haut (proportionnellement), et sa sculpture est bien plus
fine et plus régulière.
Par rapport à O. burnupi et O. annipacis Connolly (1919, Proc, malac. Soc. Lond. :
144, fig. 3 et 4), d’Afrique du Sud, notre espèce a l’ouverture moins allongée, et ses côtes
de croissance, plus irrégulières, n’atteignent pas la suture inférieure.
64. Euglandina rosea Férussac
Hélix rosea , Férussac, 1819 : 54 (n° 356), pl. 136, lig. 8.
Oleacina rosea Fér., Tryon, 1885 : 38, pl. 7, fig. 95.
Euglandina rosea Fér., Ranaivosoa, 1970.
Dans le rapport de H. Ranaivosoa, il est dit que cette espèce, originaire des Bermudes,
a été en 1962 transportée à partir de l’ile Maurice où elle était déjà utilisée, à Antalaha,
Tamatave (station de l’Ivoloina), puis à Tananarive, pour lutter contre les Achatines.
65. Ampelita duvalii Petit de la Saussaye
Hélix duvalii, Petit de la Saussaye, 1844 : 3 ; et pl. 93.
Ampelita duvalii Petit, Fischer-Piette, 1952 : 14; Fischer-Piiîtte, Garreau, 1964 : 141.
M. Viette nous a remis en 1970 un exemplaire récolté par lui dans la forêt d’Andra-
novory, à 64 km au nord-est de Tuléar. C’est une localité nouvelle dans Faire de répartition
déjà connue.
66. Ampelita globulus n. sp.
(Pl. III, 31 à 39)
Description de l’holotype (pl. III, 31 à 38)
Récolté par M. Blanc dans la réserve de Marojezy, entre 1 500 et 2 000 m.
Hauteur 17 mm. Largeur 26 mm. Ouverture : 14 mm sur 14 mm (péristome compris).
Ombilic étroit, un peu étranglé, ne dépassant guère 1 mm de grand diamètre à l’intérieur.
Les tours sont bien renflés, du fait d’une suture assez profonde, et à croissance peu
rapide, de sorte que la forme générale est un peu globuleuse. Ces tours sont au nombre
de quatre.
La sculpture est assez complexe. Elle comporte des côtes de croissance bien visibles
à l’œil nu, des côtes spirales qui n’existent que sur les deux derniers tours et se voient sous
une loupe faible, et des granules qui nécessitent une loupe plus forte (très faciles à étudier
sous une loupe grossissant dix fois).
Les granules existent sur toute la surface séparant les côtes de croissance qui sont assez
502
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
écartées (3 par mm à l’équateur du dernier tour). Ces côtes, qui ne sont pas granuleuses,
sont assez fortes, les côtes spirales sont beaucoup moins fortes. Chacune d’elles consiste
en une ligne de granules, plus larges et plus hauts que ceux que nous avons décrits, et qui
sont presque jointifs. Ces côtes spirales sont moins nombreuses, plus écartées, que les côtes
de croissance. Les intersections des deux systèmes sont des saillants dépassant le reste
du relief.
Sur la base du dernier tour, les côtes de croissance deviennent plus saillantes, tandis
que les côtes spirales diminuent, à la fois en relief et en fréquence. L’entonnoir et le puits
ombilical n’en ont plus aucune, mais les côtes de croissance y sont granuleuses tout en deve¬
nant moins saillantes, ne dépassant plus guère en hauteur les granules des intervalles.
Le dernier tour près de l’ouverture ne s’abaisse que très peu. Le plan de l’ouverture
est donc relativement peu incliné.
Le péristome est très peu développé, ne s’élevant que de 1,5 mm au-dessus de la sur¬
face du tour avec laquelle il fait un angle de 75° environ. Il n’a pas d’épaisseur, sauf à la
columelle avec 1 mm.
La coloration est d’un brun-marron très foncé, avec deux étroites bandes spirales
orange clair (ocre). A l’intérieur de l’ouverture ces bandes se voient en plus clair, de même
que le brun s’altère par le grisé du calcaire.
Paratype (pl. III, 39)
M. Blanc a récolté dans la même région (entre 1 500 et 2 000 m) un second échantillon,
exactement de mêmes dimensions, à sculpture identique, à péristome un peu moins réduit,
mais dont le système de coloration est très différent. En partant de la suture, apparaît
une bande jaune de 2 mm de large, bordée d’une bande brun-noir d’i mm, puis une grande
surface, allant jusqu’à au-delà de l’équateur, qui est brun clair, ensuite une bande brun-noir
de 1,5 mm, puis, jusqu’à l’ombilic, la teinte est jaune verdâtre. Une bande brunâtre se
voit dans le puits ombilical près de sa bordure, et le reste de l’ombilic reprend la teinte
jaune verdâtre.
Rapports et différences
On pourrait se demander si ces individus ne sont pas des A. lamothei Dautz. si on se
fiait au figures qui ont été données (J. Conclu, Paris, 1894, 42, pl. 3, fig. 4). Mais nous avons
examiné le type. Son profil, que la figure altère par une inclinaison de la prise de vue, est
plus allongé, la forme générale est bien moins globuleuse, elle est subcarénée, creusée sur
le dessus du tour, l’ouverture est bien plus inclinée.
Une seule espèce, à notre connaissance, est aussi globuleuse ; c’est A. petiti Fischer-
Piette (J. Conch., Paris, 1952, 92 : 17, pl. 1, fig. 10 à 12), mais son ouverture plonge vers
le bas, cette ouverture n’est pas isodiamétrique, le nombre de tours est plus grand, et il
n’y a pas de granules.
Par rapport à A. dingeoni Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat (sous presse, pl. 4, fig. 65
à 67), le profil est plus globuleux, l’ouverture est moins descendante, moins flexueuse et
plus pyriforme, l’ombilic est moindre. Le dernier tour n’est pas subcaréné, et A. dingeoni
n’a pas de granules.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
503
Par rapport à A. calida Fischer-Piette, Bedoucha et Salvat (sous presse, pl. 4, fig. 68
à 71), qui par sa coloration est très proche de notre type, A. globulus a une suture bien
plus profonde, les tours sont donc plus renflés, et A. calida est subcarénée, son ombilic
est plus large, et elle n’a pas de granules.
Dans la classification générale des Ampelita, cette espèce est à placer juste avant A.
petiti.
67. Ampelita lachesis Deshayes var. lachesis s. s.
Hélix lachesis (Férussac ms.), Deshayes in Férussac, 1851 : 57, pl. 69, fig. 3, 4.
Ampelita lachesis Fér., Fischer-Piette, 1952 : 19.
Cette espèce n’était connue que d'une seule localité, Orangea près de Diego-Suarez.
Nous avons examiné un exemplaire du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg)
qui est étiqueté de la montagne des Français. Cette seconde provenance est très proche de
la première. Cet échantillon offre la particularité d’être un peu caréné. Sa légère carène
se voit sur les deux premiers tiers du dernier tour.
68. Ampelita gaudens Mabille
(Pl. III, 40)
Jlehx gaudens , Mabille, 1884 : 139 (sans figure).
Ampelita gaudens Mab., Fischer-Piette, 1952 : 25, pl. II, fig. 24 à 26 et pl. IV, fig. 57 ; Fischer-
Piette, Cauquoin, Testud, 1973 ; Fischer-Piette, Blanc, Salvat (sous presse).
M. Blanc a récolté en 1968, dans la réserve de Marojezy, un échantillon jeune. Cette
localité nouvelle est dans une région d’où l’espèce était déjà connue.
En 1970, parmi les échantillons envoyés pour détermination par le Musée de Bruxelles
furent trouvés, sans indication de localité, deux exemplaires que nous rapportons à A. gau¬
dens, et qui sont beaucoup plus élevés que tous ceux que nous connaissions. L’un d’eux
(pl. III, fig. 40 un peu réduite) a 31 mm de haut pour 47 mm de large ; l’autre a 30 mm de
haut pour 47 mm de large.
69. Ampelita xystera (Valenciennes) Pfeiffer
Ampelita, xystera Pfr., Fischer-Piette, 1952 : 31, fig. 2 (dans le texte) ; Fischer-Piette, Gar¬
reau, 1964 : 148 ; Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973 ; Fischer-Piette, Blanc,
Salvat (sous presse).
M me Blanc, en 1968, a récolté deux individus, sur la piste d’Anosibe (sud de Mora-
manga), dont l’un aux Chutes de la Mort. L’espèce n’était pas encore connue de là.
70. Ampelita Iancula Férussac
Ampelita Iancula Fér., Fischer-Piette, 1952 : 37, fig. 3 et 4 dans le texte ; Fischer-Piette,
Garreau, 1964 : 149, pl. VIII, fig. 21.
504
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
M me Blanc, en 1968, a récolté un échantillon à Soanierana-Ivongo, localité nouvelle
dans Faire de répartition déjà connue.
71. Ampelita fulgurata Sowerby
Hélix fulgurata, Sowerby, 1838 : 47 C, plate ( ficle Pilsbry).
Ampelita fulgurata Sow., Fischer-Piette, 1952 : 40 ; Fischer-Piette, Cauquoin, Testei», 1973.
Cette espèce n’était connue que de quatre localités, toutes situées dans la région d'Anta-
lalia : Ambohitsitandrona, Marofînaritra, Ambohifamotsy et Ambatovaky.
Nous pouvons ajouter deux autres provenances, qui sont, comme les précédentes,
du nord-est de l’île, mais nettement plus au sud.
En efîet, nous avons examiné des échantillons du Musée de Bruxelles (collection Daut-
zenbeiîg) venant de Ranolalina et de Fenerive.
72. Ampelita capuroni Fischer-Piette, Blanc, Salvat
(PI. III, 41 à 43)
Ampelita capuroni, Fischer-Piette, Blanc, Salvat (sous presse).
De cette espèce dont n’était jusqu’ici connu que le seul exemplaire-type, venant de
Manerinerina (centre nord-est de l’île), M. Blanc a récolté, vivants, deux autres spécimens,
entre Moramanga et Antsirabe, à 40-45 km au sud de Moramanga sur la piste d’Anosibe.
La sole pédieuse, en alcool, est noirâtre en bordure et, ailleurs, elle présente sur un fond
brun verdâtre foncé une granulation brun clair. Les deux spécimens sont plus grands que
le type.
Le moins grand des deux (pl. III, 41 et 42) mesure 59 mm de diamètre maximum,
25 mm de liant, l’ouverture a intérieurement 28 mm sur 17 mm et, péristome compris,
48 mm sur 27 mm. Le péristome est bien plus développé que chez le type.
La coloration est très analogue à celle du type. Sous la cuticule, très fragile, jaune
très clair, et qui n’est conservée que par places, on voit, sur fond brun-noir, des bandes
blanc grisâtre. En partant de la suture on voit une étroite bande foncée, une large bande
claire, une deuxième étroite bande foncée, une assez étroite bande claire, une assez large
bande foncée, une assez large bande claire, une très large bande foncée, une assez large
bande claire, une assez large bande foncée, une étroite bande claire, une assez large bande
foncée qui occupe l’équateur, puis, sur la base, jusqu’à l’entonnoir ombilical, environ 17 lignes
foncées, plus, à mi-distance, une bande foncée large. Dans l’entonnoir ombilical on voit
une dizaine de bandes foncées de largeur très variable, la plus intérieure étant la plus large.
Donc, si les couleurs sont les mêmes que chez le type, le nombre et la disposition des
parties foncées et claires sont assez différentes.
Le péristome est blanc bleuâtre. Après s’être épanoui il se recourbe de sorte que son
bord est parallèle à la surface de la fin du dernier tour, le reploiement est donc de 180°.
L’autre échantillon, le plus grand (pl. III, 43), mesure 63 mm sur 25 mm, l’ouverture
a intérieurement 27 mm sur 17 mm, et extérieurement 42 mm sur 28 mm. Son péristome
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
505
est encore plus dilaté. Dans son système de coloration, les bandes foncées l’emportent de
beaucoup sur les bandes claires du fait que, chacune de ces dernières formant une ligne
étroite, aucune n’est vraiment une bande.
73. Ampelita sepulchralis Férussac var. typica
Ampelita sepulchralis Fér., Fischer-Piette, 1953 : 41, fig. 5 et b (dans le texte) ; Fischer-Piette,
Garreau, 1964 : 150, fig. 16 et 17 (dans le texte) ; Fischer-Piette, Blanc, Salvat (sous
presse).
M me Blanc, en 1968, a récolté un individu à Soanierana-Ivongo. Celte provenance
étend vers le nord l’aire de répartition connue pour cette espèce (et ses diverses variétés).
74. Ampelita lamarei Pfeiffer
Hélix lamarei (Menke ms.), Pfeiffer, 1852 : 272, pl. 123, üg. 22 à 24.
Ampelita huva var. sakalava Angas, Fischer-Piette, 1952 : 51.
Ampelita lamarei Pfeiffer, Fischer-Piette, 1952 : 53; Fischer-Piette, Cauquoin, Testud,
1973.
M. Blanc a récolté en 1968, dans la réserve de Marojezy (au-dessus d’Antalaha, entre
1 500 et 2 000 m), localité nouvelle, quatre échantillons.
75. Ampelita perampla Dautzenberg
(Pl. IV, 44 à 47)
Ampelita perampla, Dautzenberg, 1907 : 335, pl. 6, üg. 7 à 9.
Ampelita perampla Dautz., Fischer-Piette, 1950 : 173 ; Fischer-Piette, 1952 : 54.
Cette espèce n’était connue que par un seul exemplaire de 18 mm sur 40 mm (Daut¬
zenberg écrivait 20 mm sur 39 mm) provenant d’Ananalava, dans le nord-ouest de Mada¬
gascar, spécimen que nous avons examiné (collection des types du Journal de Conchy¬
liologie).
M. Blanc a récolté en 1968 quatre individus dans la réserve de Marojezy au-dessus
d’Antalaha, entre 1 500 et 2 000 m, que nous rapportons à cette espèce. L’un d’eux est
plus grand que le type, il a 24 mm sur 45 mm avec une ouverture (péristome compris)
de 20 mm sur 27 mm. Un autre a 22 mm sur 38 mm avec une ouverture de 19 mm sur 22 mm.
Ces deux exemplaires ont une cuticule caduque d’un jaune paille foncé. Ils ont l’ouverture
moins horizontale, plus oblique, que le type et rappellent à cet égard A. watersi Angas
(d’Ekongo, dans le Sud-Est), mais A. watersi a une carène surmontée d’une dépression,
comme A. lamarei, ce qui n’est pas le cas ici.
Les deux autres échantillons sont de coloration non uniforme. L’un d’eux (pl. IV,
44 et 45) a 22 mm sur 42 mm avec une ouverture de 20 mm sur 27 mm. Cette ouverture est
penchée, encore un peu plus que chez les deux premiers. Sa coloration consiste, sur le der¬
nier tour, en une teinte de fond brune avec des zébrures d’un brun très clair qui font défaut
506
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
aux approches de l’ouverture. Une bande claire entoure un tiers de la région ombilicale.
Les tours précédents sont noirâtres.
L’autre (pl. IV, 46 et 47) a 18 mm sur 35 mm avec une ouverture de 18 mm sur 20 mm.
L’ouverture est peu penchée, un peu plus cependant que chez le type. La coloration, qui
au sommet est d’un vague gris lilas, est, sur le dernier tour, d’un brun clair avec une ligne
jaune supra-équatoriale, une large bande jaune pâle autour de l’ombilic, bordée de part
et d’autre de traînées brun-violet qui la font ressortir. Le puits ombilical est jaune puis
violâtre. Dans le sens des lignes de croissance, le dernier tour présente de vagues traînées
étroites plus foncées ou pfus claires.
A cette occasion, nous nous apercevons qu’un des échantillons récoltés par M. Pau-
lian sur le mont Tsaratanana, et qui avaient été rangés par Fischer-Piette et Garreau
(1964) dans l’espèce A. pauliani Fischer-Piette, est en réalité un A. perampla. Il a 21 mm
sur 37 mm, avec une ouverture (péristome compris) de 18 mm sur 20 mm, qui est oblique
comme celle des spécimens de M. Blanc. Sa cuticule n’est pas conservée.
Tous nos autres échantillons rapportés à A. pauliani ont l’ouverture bien plus étroite,
par rapport à sa longueur, que A. perampla.
A. perampla est ainsi connue maintenant de trois localités, toutes trois à une même
latitude : Ananalava, mont Tsaratanana, réserve de Marojezy.
76. Helicophanta magnifica Férussac
Helicophcmta magnifica Fér., Fischer-Piette. 1950 : 95, fig. 5 et 6 (dans le texte) ; Fischer-Piette,
Garreau, 1964 : 133 ; Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
M me Blanc, en 1968, a récolté un exemplaire à Soanierana-Ivongo, localité nouvelle
dans Taire de répartition déjà connue.
77. Helicophanta oviformis Grateloup
Hélix oviformis, Grateloup, 1839 : 161, pl. 2, fig. 2.
Helicophanta goudotiana Fér., Fischer-Piette, 1945 : 42.
Helicophanta oviformis Grat., Fischer-Pif.tte, 1950 : 99.
En 1970, le Musée de Tervuren nous a communiqué un échantillon sec, récolté par
J. Millot à Bevahara, forêt d’Ankarafantsika, avec lequel se trouvait un exemplaire de
H. amphibulima, ce qui serait un argument pour réunir les deux espèces, si nous ne leur
avions pas trouvé des anatomies différentes. La localité n’est pas nouvelle pour oviformis.
En 1970, le Musée de Bruxelles nous a fait déterminer un exemplaire (collection Daut-
zenberg) de Decary venant de Maintirano. C’est une localité nouvelle dans Taire de dis¬
tribution déjà connue.
78. Helicophanta amphibulima Deshayes
Hélix amphibulima Fér., Deshayes in Férussac, 1851 : 4, pl. 10 A, fig. 4, 5.
Helicophanta amphibulima Fér., Fischer-Piette, 1945 : 42.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
507
Helicophanta amphibulima (Fér.) Desh., Fischer-Piette, 1950 : 101 ; Fischer-Piette, Garreau,
1964 : 133, fig. 1, 3, 4.
Helicophanta amphibulima Desh., Fischer-Piette, Cauquoin, Testud, 1973.
En 1968, M. Blanc a récolté un exemplaire de cette espèce dans la réserve de Maro-
jezy (au-dessus d’Antalaha, entre 1 500 et 2 000 m), et M me Blanc a trouvé un bel exem¬
plaire aux Chutes de la Mort (au sud de Moramanga).
En 1970, le Musée de Tervuren nous a communiqué un échantillon sec, récolté par
J. Millot à Bevahara, forêt d’Ankarafantsika, et avec lequel se trouvait un exemplaire
de H. oviformis, ce qui serait un argument pour réunir les deux espèces, si nous ne leur
avions pas trouvé des anatomies différentes. Cette trouvaille étend beaucoup l’aire de répar¬
tition connue pour cette espèce. Cette aire consistait en deux districts, l’un dans la moitié
nord de la côte est, l’autre, au nord-ouest, fort petite, comprenant Nossi-bé et, à côté de
cette île, le Sambirano. La nouvelle localité est située au nord-ouest aussi, mais bien plus
au sud.
79. Gonaxis kibweziensis
Gonaxis kibweziensis, Ranaivosoa, 1970 : 5.
Dans le rapport de H. Ranaivosoa, il est dit que cette espèce, originaire des Hawaii,
a été en 1962 importée de Trinidad à Antalaha, à Tamatave (station de l’Ivoloina), puis
à Tananarive, pour lutter contre les Achatines.
80. Pseudelma madagascariensis n. sp.
(PI. IV, 48)
Dans des matériaux du Musée de Bruxelles (collection Dautzenberg), se trouvait
un lot de deux exemplaires marqués : « Elma, Madagascar, coll. G. Petit », et que nous n’avons
pu rapporter à aucune espèce connue.
Celui que nous prenons pour holotype a 11,5 mm de haut sur 5 mm de large. La largeur
maxima est au niveau du dernier tour, dont la hauteur, de 7 mm, correspond aux deux
tiers de la taille. Les autres tours constituent une spire qui s’atténue progressivement
en allant vers le sommet par un profil non rectiligne, et pour aboutir à un sommet peu étroit.
Il y a six tours et demi. L’ouverture, haute de 5 mm, large de 3,5 mm au maximum (à mi-
hauteur), a une direction générale un peu oblique par rapport à l’axe d’enroulement ; ses
deux longs côtés sont épaissis à l’intérieur qui de ce fait est réduit. Les épaississements sont
inégaux. Le bord columellaire est particulièrement épaissi dans sa partie supérieure ; le
bord externe a son maximum d’épaississement un peu plus bas que son extrémité supé¬
rieure qui est nettement flexueuse, sa courbure la dirigeant vers l’extérieur. Le péristome
se réfléchit légèrement, de manière à peu près uniforme sur toute sa longueur. La base
présente un ombilic étranglé mais bien visible dans un entonnoir assez vaste. La suture est
ondulée-denticulée, chaque ondulation correspondant au départ d’une costule de croissance
qui s’atténue beaucoup dans la partie moyenne du tour, pour reprendre davantage de
relief en approchant de la suture inférieure.
508
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
Le paratype a 11 mm sur 4,5 mm. Chez lui ce n’est pas seulement l’ouverture, mais
tout l’ensemble du dernier tour, qui fait un certain angle par rapport à l’axe d’enroulement
de la spire, et ce dernier tour est un peu moins bombé que chez le type.
Rapports et différences
Pseudelma auriculata Morelet (des Comores) a une analogie de forme générale, mais
notre espèce est plus grande, moins pointue au sommet, son ombilic est beaucoup moins
petit et avec un entonnoir ombilical qui fait pratiquement défaut chez P. auriculata. De
plus, les stries de croissance de P. auriculata sont plus nombreuses, et elles ne s’atténuent
pas dans la partie moyenne des tours. Enfin, P. auriculata a une dent en haut de l’ouver¬
ture, sur la base du tour précédent, tandis qu’ici il n’y en a pas.
Par rapport à P. martensiana Morelet, la forme générale est assez analogue aussi,
mais notre espèce est plus petite, son sommet est moins pointu, ses tours sont moins con¬
vexes, son ouverture est moins large, et les autres différences (sculpture, ombilic, dent de
l’ouverture) sont les mêmes que vis-à-vis de auriculata.
81. Gulella andreana n. sp.
(PI. IV, 49)
Dans nos réserves de matériel de Madagascar à étudier, nous avons trouvé une espèce
en quatre lots : des ravins d’Ianzamaly (province de Tuléar), récolte de G. Petit, six exem¬
plaires ; des grottes de Lavenombato (province de Tuléar), récolte de G. Petit, un exem¬
plaire : de Tananarive, sur un vieux mur, récolte Decary, un exemplaire ; et des bois de
Morondava, récolte Per rie iî de la Battue, un exemplaire.
Description de i’holotype
Il provient d’Ianzamaly. Hauteur 6,5 mm ; diamètre 2 mm sur le dernier tour qui est,
de très peu, le plus large. Forme générale à peu près cylindrique. Sept tours, les six premiers
occupant un peu plus de la moitié de la hauteur, et le dernier, y compris l’ouverture, un
peu moins de la moitié. Ces tours sont séparés par une suture qui, au début, est à peine
inclinée, et qui s’incline progressivement davantage avec l’âge. Cette suture est légèrement
canaliculée. Aucune sculpture, même à un fort grossissement. Ouverture fort petite, dont
le contour extérieur du large péristome est régulièrement courbé. A l’angle supéro-externe
de l’ouverture, une sorte de canal courbe sépare une forte dent appartenant au bord externe,
d’une autre dent, légèrement bifide, du bord supérieur. A l’angle supéro-interne, un peu
en profondeur, se trouve une dent columellaire. Cette coquille est blanche.
Paratypes
Ils ne diffèrent du type que de manière insignifiante.
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
509
Rapports et différences
Cette espèce est très proche de Gulella lawrencei van Bruggen (1964, Revue Zool. Bot.
afric., 30 : 118, fig. 5 et 7) du Mozambique, à laquelle elle devra peut-être être réunie quelque
jour, car les différences sont bien faibles. Elles consistent en ce qu’aucun de nos échantillons
ne possède la dent basale de G. lawrencei et en ce que la dent latérale étrangle moins le pas¬
sage entre la partie principale de l’ouverture et son prolongement à l’angle supéro-externe,
prolongement qui est moins étroit chez notre espèce que chez G. lawrencei.
82. Gulella bouchardi n. sp.
(PI. IV, 50)
Espèce fondée sur un seul exemplaire, récolté par M 1116 Bouchard à Andasibe, région
d’Antalaha, nord-est de Madagascar.
Hauteur 7 mm ; largeur maxima 3 mm. Cette largeur maxima est située à un niveau
assez haut, sur l’avant-dernier tour, l’échantillon se rétrécissant beaucoup à son dernier
tour. Six tours, le premier plat mais déjà large, le troisième ayant déjà presque la largeur
de la coquille, le quatrième et le cinquième subégaux, le sixième de teinte foncée (brun
grisâtre alors que les précédents sont blancs) et plus haut, formant avec l’ouverture la moi¬
tié de la hauteur totale. Ces tours, légèrement bombés, sont séparés par une suture crénelée,
chaque saillie constituant le départ d’une côte de croissance. Ces côtes, fortes, peu serrées,
sont courtes : elles disparaissent brusquement avant d’avoir atteint la moitié de la distance
de la suture inférieure (et, il résulte de leur brièveté que le dernier tour est lisse dans la très
grande majorité de sa surface). Aucune sculpture spirale. L'ouverture est subtriangulaire.
Le labre épais porte au milieu du bord externe une grosse dent triangulaire ; sur le bord
supérieur se trouve une dent plus petite et plus étroite ; dans l’angle supéro-interne se voit,
en profondeur, une saillie (un repli) du bord columellaire, qui correspond à une fente (un
enfoncement) visible dans l’entonnoir ombilical.
Rapports et différences
Plusieurs espèces des Comores ou de Madagascar sont voisines de celle-ci au point de
vue de la forme générale et tout particulièrement de la largeur des tours supérieurs. Par
exemple : G. soulaiana Fischer-Piette, qui est aussi de la région d’Antalaha, mais qui a
huit tours au lieu de six, une dent supérieure plus allongée, et une sculpture allant de haut
en bas de chaque tour : G. lubrica Morelet, des Comores, qui a l’ouverture plus triangulaire,
le péristome moins épais, un bord columellaire très différent, et dont la suture n’est pas
crénelée, les tours étant pratiquement lisses ; G. comorensis Martens, qui est plus grande,
dont les côtes de croissance vont d’une suture à l’autre et ne font pas de crénulation, et
dont l’ouverture est plus fermée et plus denticulée ; et G. humbloti Morelet, qui est beaucoup
plus grande, dont la suture n’est pas crénelée, et dont l’ouverture a deux dents an bord
externe au lieu d’une.
510
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
INDEX DES ESPÈCES
Acmella paroula Morelet 28
Acroptychia grandidieri Fischer-Piette et Bedoucha 5
Acroptychia metablata Crosse et Fischer var. carbo nov. 4
Acroptychia pauliani Fischer-Piette et Bedoucha 6
Ampelita capuroni Fischer-Piette, Blanc et Salvat 72
Ampelita duvalii Petit de la Saussaye (15
Ampelita fulgurata Sowerby 71
Ampelita gaudens Mabille 08
Ampelita globulus n. sp. 66
Ampelita lamarei Pfeiffer 74
Ampelita lachesis Deshayes var. lachesis s. s. 67
Ampelita lancula Férussac 70
Ampelita perampla Dautzenberg 75
Ampelita sepulchralis Férussac var. typica 73
Ampelita xysterci Pfeiffer 69
Assirninea parvula Morelet 28
Assimmea punctum Morelet 27
Boucardicus angavokel-ensis n. sp. 7
Bulimus davulinum Potiez et Michaud 62
Bulimus rufo-niger Reeve 35
Buliminus rufoniger Reeve 35
Conulmus rufoniger Reeve 35
Cyathopoma diegoensis n. sp. 2
Cyathopoma walerloti n. sp. 3
Cyclostoma balteatum Sowerby 11
Cyclostoma fuloescens Sowerby 9
Cyclostoma lineaturn Pfeiffer 21
Cyelostoma madagascariensis Gray 15
Cyclostoma obsoleta Lam 17
Cyclostoma sikorae Fulton 10
Cyclostoma unicarinata Lamarck 16
Cyclostoma zonatum Petit de la Saussaye 19
Cyclotopsis milloti n. sp. 8
Edouardia rufoniger Reeve 35
Euconulus mura Morelet 40
Euglandina rosea Férussac 64
Gastrocopta madagascariensis Bavay et Germain 31
Gastrocopta seignaciana Crosse et Fischer 31
Gastrocopta tripunctum Morelet 31
Georissa aurata Odhner 1
Gonaxis kibweziensis 79
Gulella andreana n. sp. 81
Gulella bouchardi n. sp. 82
Helicophanta amphibulima Deshayes 78
Helicophanta goudoticma Férussac 77
Helicophanta magnifica Férussac 76
Helicophanta oui for mis Grateloup 77
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
511
Hélix amphibulima Deshayes 78
Hélix arboreus Say 39
Hélix balstoni Angas 50
Hélix barrakporensis Pfeiffer 41
Hélix duvalii Petit de la Saussaye 65
Hélix fulgurata Sowerby 71
Hélix gaudens Mabille 68
Hélix lachesis Deshayes 67
Hélix lamarei Menke ms. 74
Hélix micra Morelet 40
Hélix orcula Benson 33
Hélix oaiformis Grateloup 77
Iielix rosea Férussac 64
Hemiplecta oleata Ancey 49
Hyalina elegantula Pfeiffer 38
Hyalina ( Conulus) micra Morelet 40
Hydrocena hidalgoi Gascoin 27
Kalidos antsepokensis n. sp. 45
Kalidos balstoni Angas 50
Kalidos delphini n. sp. 51
Kalidos hélvïllensis Crosse et Fischer 40
Kalidos lamyi Fischer-Piette et Bedoucha 46
Kalidos mangokyanus Fischer-Piette et Salvat 43
Kalidos microlamyi n. sp. 47
Kalidos oleatus Ancey 49
Kalidos piperatus Fulton 42
Kalidos tranomarensis n. sp. 48
Kalidos tsialangiensis n. sp. 44
Kaliella barrakporensis Pfeiffer 41
Macrochlamys heloillensis Crosse et Fischer 40
Macrochlamys stumpfii Boettger 52
Nanina ( Sitala ) gromatica Godwin-Austen 53
Nanina heloillensis Crosse et Fischer 40
Nanina (Sitala) recondita Godwin-Austen 54
Nerita ligata Müller 22
Nesopupa ( Insulipupa ) minutalis Morelet 30
Oleacina rosea Férussac 64
Omphalotropis madagascariensis Germain 29
Omphalotropis par cul a Morelet 28
Opeas clavulinum Potiez et Michaud 62
Opeas decaryi n. sp. 63
Opeas soulaianus Fischer-Piette et Testud 61
Pachnodes rufoniger Reeve 35
Propebloyetia mangokiana Fischer-Piette et Salvat 43
Propebloyetia piperata Fulton 42
Pseudelrna madagascariensis n. sp. 80
Papa coenopicta Hutton 32
Pupa minutalis Morelet 30
Pupa seignaciana Morelet 31
Pupisoma orcula Benson 33
Pupisoma waterloti n. sp. 34
Pupoicles coenopictus Hutton 32
Sitala cimbocombeensis n. sp. 55
Sitala ankasakasensis n. sp. 56
Sitala gaudens Fischer-Piette et Salvat 57
512
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
Sitala gromatica Godwin-Austen 53
Sitala réconcilia Godwin-Austen 54
Subuhna octona Chemnitz 60
Succinea mascarenensis Nevill 36
Succinea neoilli Crosse 36
Succinea striata Krauss 37
Trochonamna ( Zingis) nnlloti n. sp. 58
Trochonanina tulearensis n. sp. 59
Tropidophora (Ligatella) balteata Sowerby 11
Tropidophora ( Ligatella) diegoensis Fischer-Piette 23
Tropidophora {Ligatella} fulvescens Sowerby 9
Tropidophora {Ligatella) ivongoensis n. sp. 20
Tropidophora (Ligatella ) ligota Millier 22
Tropidophora (Ligatella) lineata Pfeiffer 21
Tropidophora ( Ligatella ) philippiana Pfeiffer 12
Tropidophora (Ligatella) sikorae Fulton 1(1
Tropidophora (Ligatella) tricarinata Millier var. campanulata Pfeiffer 13
Tropidophora (Ligatella) tricarinata Millier var. rnadagascariensis Gray 15
Tropidophora (Ligatella) tricarinata Millier var. multifasciata Grateloup 18
Tropidophora ( Ligatella) tricarinata Millier var. ohsoleta Lamarck 17
Tropidophora (Ligatella) tricarinata Müller var. secans Fischer-Piette 14
Tropidophora (Ligatella) tricarinata Müller var. unicarinata Lamarck 16
Tropidophora (Ligatella) tulearensis Fischer-Piette 24
Tropidophora (Ligatella) zonata Petit de la Saussaye 19
Truncatella californien Pfeiffer 26
Truncatella guerini. Villa 25
A (esta piperata Fulton 42
Zonitoides arhoreus Say 39
Zonitoides elegantula Pfeiffer 38
MOLLUSQUES TERRESTRES DE MADAGASCAR
513
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adjectis. Borroni et Scotti, Milano, 64 p.
Manuscrit déposé le 18 avril 1973.
518
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
PLANCHE I
Fig. 1. — Acroplychia metablata Cr. et F. Holotype de la variété carbo n. v.,
Fig. 2-4. — Boucardicus angavokelensis n. sp. Holotype, Muséum (x 4).
Fig. 5-7. — Tropidophora ( Ligatella ) ivongoensis n. sp. Type, Muséum (X ‘
Fig. 8-11. — Kalidos tsialangiensis n. sp. Holotype, Musée de Bruxelles (X
Fig. 12-14. — Kalidos tsialangiensis n. sp. Para types, Musée de Bruxelles
Muséum ( < 1).
1,5).
(X 1,5).
PLANCHE I
520
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
PLANCHE II
Fig. 15-17. — Kalidos antsepokensis n. sp. Holotype, Muséum (x 2).
Fig. 18-20. — Kalidos microlamyi n. sp. Holotype, Musée de Bruxelles (x 5,2).
Fig. 21-23. — Kalidos tranomarensis n. sp. Holotype, Musée de Bruxelles (X 2,5).
Fig. 24-27. — Kalidos delphini n. sp. Holotype, Musée de Bruxelles (X 4).
522
E. FISCHER-PIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
PLANCHE III
Fig. 2S-30. — Troclionanina (Zingis) milloti a. sp. Holotype, Muséum (x 2).
Fig. 31-38. —- Ampelita globulus n. sp. Holotype, Muséum (X 1). Les reflets sont rendus nécessaires deux
fonds se complétant.
Fig. 39. — Ampelita globulus n. sp. Paratype, Muséum ( < !)•
Fig. 40. — Ampelita gaudens Mab. Un exemplaire du Musée de Bruxelles de forme très élevée. Un peu
réduit.
Fig. 41-42. —- Ampelita capuroni Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat. Muséum (X 1).
Fig. 43. — Ampelita capuroni Fischer-Piette, Bedoucha, Salvat. Muséum (X 1).
PLANCHE III
524
K. FISCIIER-FIETTE, F. BLANC ET D. VUKADINOVIC
PLANCHE IV
Fig. 44-45. — Ampelita perampla Dautz., Muséum (X 1).
Fig. 46-47. — Ampelita perampla Dautz., autre exemplaire, Muséum (x 1).
Fig. 48. — Pseudelma madagascariensis n. sp. Type, Musée de Bruxelles (X 3).
Fig. 49. — Gulella andreana n. sp. Holotype, Muséum (X 6).
Fig. 50. — Gulella bouchardi n. sp. Holotype, Muséum (X 10).
PLANCHE IV
Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 218, mai-juin 1974,
Zoologie 146 : 465-526.
IMPRIMERIE
Achevé d’imprimer le 31 octobre 1974.
NATIONALE
4 564 002 5
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compliqués devront être préparés de façon à pouvoir être clichés comme une figure.
Les références bibliographiques apparaîtront selon les modèles suivants :
Bauchot, M.-L., J. Daget, J.-C. Hureau et Th. Monod, 1970. — Le problème des
« auteurs secondaires » en taxionomie. Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2 e sér., 42 (2) : 301-304.
Tin bergen, N., 1952. — The study of instinct. Oxford, Clarendon Press, 228 p.
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