MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME 124
Renaud PAULI AN
RÉVISION DES CÉRATOCANTHIDES
(COLEOPTERA SCARABAEOIDEA) D’AMÉRIQUE DU SUD
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1982
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
C.C.P. : Paris 9062-62 Y
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© Éditions du Muséum national d’Histoire naturelle, 1982
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie, Tome 124
RÉVISION DES CÉRATOCANTHIDES
(COLEOPTERA SCARABAEOIDEA)
D’AMÉRIQUE DU SUD
par
Renaud PAULIAN
INTRODUCTION
Grâce à l’aide des divers Musées européens, des Musées de Harvard, de Sâo Paulo et Goeldi,
des collections du Professeur Howden de l’Université Carleton d’Ottawa, de Alan Hardy de Sacramento
et de M. B. Ratcliffe, du Nebraska, et aux chasses toutes récentes de nos collègues Y. Cambefort
en Bolivie et Degallier en Guyane, j’ai pu disposer pour cette étude, quatrième volet d’une révision
des Cératocanthides, d’un matériel d’un exceptionnel intérêt qui, par l’examen de tous les types actuel¬
lement repérés (quelques types de Germar, et ceux de Castelnau de Ohaus et de Wasmann sont restés
inconnus) a permis d’établir un certain nombre de synonymies, de décrire de nombreuses espèces nou¬
velles et de modifier la classification interne de la famille.
Il reste certainement beaucoup de formes à découvrir et le groupe mériterait d’actives recherches,
à la fois pour que ses espèces soient mieux connues et pour que sa biologie soit débrouillée.
Il est certain que malgré nos efforts, cette étude comporte encore des erreurs. Les Cératocan¬
thides sont en effet d’une étude particulièrement difficile : leur forme et leur coloration ne facilitent
pas l’observation exacte de la sculpture ; celle-ci, par ailleurs, est sans doute variable, sans que les
limites de cette variabilité puissent encore être précisées ; beaucoup d’espèces ne sont représentées
que par des exemplaires isolés ou par de courtes séries d’une unique localité ; beaucoup d’autres ne sont
connues que de localités mal définies. Le groupe de G. macleayi exigera sans doute dans l’avenir une
refonte, et il en va peut-être de même des formes que nous réunissons sous le nom de H. senegalensis.
Certains points ont pu cependant être clarifiés et une classification générique nouvelle est proposée.
En publiant la première étude d’ensemble consacrée aux « kügelformige Trogiden », les actuels
Cératocanthides, Germar en 1843 y reconnaissait quatre genres : Sphaeromorphus nov., Cloeotus nov.,
Synarmostes nov. et Acanthocerus Macleay.
E. v. Harold, qui reprend en 1874 la tentative de Germar, montre que Sphaeromorphus n’est
qu’un synonyme d’Acanthocerus.
Il convient, pour ne plus y revenir, de signaler ici la confusion qui règne dans les désignations
génériques des Cératocanthides américains.
Germar définit trois entités génériques américaines :
Bibliothèque Centrale Muséum
3 3001 00133266 6
source : mnmn, paris
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RENAUD PAULIAN
Cloeotus, pour C. latebrosus et C. semicostatus, tous deux de Colombie, caractérisés par des anten¬
nes de 9 articles et des élytres pourvus de cinq carènes ou de cinq rangées de tubercules. Les tibias
postérieurs ont une troncature apicale triangulaire, allongée. Ce genre a été conservé par v. Harold
qui y rattache toutes les espèces décrites par Germar comme Acanthocerus Macleay, bien que celles-ci
aient dix articles aux antennes, une sculpture élytrale différente, ainsi que la troncature apicale des
tibias postérieurs.
Acanthocerus, pour une série d’espèces, commençant par A. rugiceps Germ. et englobant des
formes que leurs auteurs avaient bien placées dans ce genre : A. nitens Guérin, 1839 ; A. laevistriatus
Cast., 1840 (= aphodioides 111.) ; A. macleayi Perty, 1830 ; A. senegalensis Cast., 1840 ; A. pusiUus
Cast., 1840. Mais il ne cite pas l’espèce type du genre Acanthocerus, A. aeneus Macleay et ne remonte
pas à la description originale de l’auteur qui dit expressément « Clypeus lobo subacuto... pedes loti,
compressi, tarsi quatuor posticis pone tibias reflexis latitantibus »
Or l’i4. aeneus Macl. est à peu près certainement synonyme de S. nitidus Germ. et la phrase
de Macleay s’applique aux espèces que Germar nomme Sphaeromorphus, pas à celles que l’auteur
nomme Acanthocerus ; Harold a d’ailleurs établi le fait en 1874 et a été suivi par tous les auteurs.
Sphaeromorphus, enfin, dont nous venons d’indiquer qu’il est synonyme d’ Acanthocerus Macleay.
Les espèces du groupe Acanthocerus Germar, nec Macleay, ont, depuis Harold, été rangées
par tous les auteurs dans le genre Cloeotus ; or elles en diffèrent par des caractères d’importance géné¬
rique : le nombre d’articles des antennes, la sculpture des élytres et la forme des tibias postérieurs.
Elles constituent une entité générique distincte et innommée jusqu’ici.
On aurait pu, sans doute, reprendre pour elles le nom de genre utilisé par Blanchard pour
son espèce nigerrimus : Sphaerelytrus. Mais le texte de Blanchard n’indique pas que celui-ci considère
ce genre comme nouveau et il semble bien qu’il ne s’agisse que d’un lapsus calami pour Sphaeromorphus,
Fio. 1. Lèvre inférieure : a. Germarostes posticus (Germ.). — b. Ceratocanthus nitidus (Germ.). — c. Ceratocanthopsis
pygmaeus (Har.).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHÏDES D'AMÉRIQUE DU SUD 3
attribution d’ailleurs inexacte. C’est ce qui nous a amené à définir pour les Acanthocerus Germar de
nouvelles entités génériques.
La situation est encore compliquée par le fait que le nom générique d’Acanthoerus Macl. 1819
est préoccupé par Acanthocerus Palisot de Beauvois, 1818, et a été rebaptisé Ceratocanthus par White
en 1842. Ce travail, consacré aux Hémiptères, est passé inaperçu des coléoptéristes jusqu’à Martinez
en 1968 et, en apparence indépendamment, Cartwright et Gordon en 1971. Ce n’est donc que tout
récemment que les Acanthocerus selon Macleay, ou les Sphaeromorphus de Germar, ont été correctement
désignés sous le nom de Ceratocanthus White.
En réalité Harold commet une erreur lorsqu’il affirme que les antennes des deux espèces classées
comme Cloeotus par Germar ont dix articles ; le type de latebrosus devant nous, fort bien préparé, ce
qui est rare dans le groupe, montre nettement neuf articles aux antennes.
Ce fait, le fait aussi que le Ceratocanthus pygmaeus Harold a des tibias antérieurs avec une arma¬
ture apicale externe très particulière et n’a que huit articles aux antennes, l’existence d’une série d’espè¬
ces décrites plus récemment ou à l’occasion de cette révision et qui ne se classent pas dans les cadres
antérieurement établis, nous a obligé à reprendre entièrement le classement générique des Cératocan-
thides sud-américains.
Il est possible de reconnaître deux groupes bien tranchés :
1) des formes à coaptations d’enroulement très marquées, chez lesquelles la tête est en triangle
à sommet pointu, le canthus oculaire toujours au moins bien développé et parfois entier, enfermant
l’œil même en arrière ; les tibias postérieurs triangulaires, aplatis, à arête apicale droite et tranchante,
parfois émoussée, jamais évasée même sur l’angle apical externe, à tarses postérieurs insérés sur la face
dorsale des tibias et courts, à peine plus longs que la troncature apicale du tibia, ou plus courts que
celle-ci.
Ce premier groupe, tel que nous venons de le définir, comprend cinq genres, dont deux déjà
connus : Ceratocanthus White et Astaenomoechus Mart. et Per., pour des espèces décrites comme Acan¬
thocerus par Harold et par Wasmann et comme Philharmostes par Boucomont ; et trois nouveaux :
Ceratocanthoides, Ceratocanthopsis et Anopsiostes ;
2) des formes à coaptation d’enroulement moins parfaite. La tête, en courbe plus ou moins
plate, parfois en triangle mais alors à sommet obtus ou sinué. Les tibias postérieurs sont plus épais,
à surface plus irrégulière et la troncature apicale est évasée, soit sur toute la largeur, soit, très nette¬
ment sur l’angle apical externe. Le mentum montre une nette suture transverse. Les tarses postérieurs
sont insérés sur l’apex des tibias et sont nettement plus longs que la troncature apicale des tibias.
Ainsi défini, ce groupe comprend quatre genres : le genre Cloeotus de Germar et les genres nouveaux
Martinezostes, Germarostes et Haroldostes.
Il ne nous est pas possible de savoir si ces groupes sont naturels ou pas, la plupart des carac¬
tères relevés pouvant être rapprochés du développement des coaptations. L’homogénéité du squelette,
de la sculpture et des genitalias ne fournit aucune indication utile.
Peut-être cependant le fait que la lèvre inférieure des espèces du premier groupe montre un
mentum à région distale nettement distincte de la région proximale par sa sculpture, mais sans suture
transverse, alors qu’il est nettement redivisé par une suture transverse dans le second groupe (au moins
dans les espèces où il a été possible de l’observer) nous fournit-il une indication importante, et engage¬
rait à considérer que les Cératocanthides sud-américains se divisent en deux lignées bien distinctes
(fig. 1 et 2).^
De même pouvons-nous opposer le premier groupe ainsi défini au second, sur la base de la forme
du spiculum gastrale.
Celui-ci forme, chez Germarostes, Martinezostes et Haroldostes (je n’ai pu vérifier le caractère chez
les Cloeotus, trop rares en collection), un simple cadre, dont les tiges pleurales sont en contact en arrière.
Par contre, chez Ceratocanthus, Ceratocanthopsis et Astaenomoechus, le spiculum gastrale com¬
prend un manubrium aussi long que le cadre proprement dit, et formé par la soudure des parties posté¬
rieures des tiges pleurales (fig. 7).
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAULI AN
Fig. 2. — Lèvre inférieure : a. Germarostes punctulatus (Ohaus). — b. Haroldostes rugiceps (Germ.). — c. Martinezostes
ruizi (Gut.).
Comme pour le caractère tiré de la structure du mentum il ne paraît pas s’agir là d’un carac¬
tère adaptatif relié secondairement au développement des coaptations d’enroulement et la réunion
de ces deux caractères renforce la coupure entre les deux groupes.
Rappelons que ces deux groupes sont formés autour des deux genres reconnus, dès le début,
par Germar.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTH1DES D’AMÉRIQUE DU SUD
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BIOLOGIE
La biologie des Cératocanthides sud-américains est pratiquement inconnue ; les espèces ont
le plus souvent été récoltées au piège lumineux, au piège Malaise ou par battage ou fauchage de la
végétation basse, parfois sous les écorces, ou dans des pièges appâtés avec des cadavres, enfin au Ber-
lese.
Cependant certaines espèces ont été récoltées, et en grand nombre, dans les termitières, sans
que l’on connaisse la nature des relations les liant aux Termites.
Le fait que ces termitophiles apparents aient parfois été capturés en très grand nombre et
que l’on ait signalé leur présence dans les « débris de termitières » oblige à se demander s’il ne s’agit
pas là d’espèces mycétophages, se développant dans les nids des Termites champignonnistes au moment
où ces termitières agonisent. Dans les termitières de Protermes en Côte-d’Ivoire, nous avions pu, en
effet, mettre en évidence une riche faune d’espèces spéciales, généralement très abondantes, se déve¬
loppant dans les termitières moribondes, alors que les vrais termitophiles sont en général peu abon¬
dants.
Quoi qu’il en soit on connaît des Cératocanthides termitophiles des deux Amériques tropicales,
mais aussi d’Afrique, de Madagascar, d’Asie tropicale et d’Australie.
Parmi les espèces sud-américaines, seul Germarostes aphodioides (111.) est connu à l’état larvaire.
La larve (fig. 3) vit sous les écorces d’arbres morts.
Corps mélolonthiforme, un peu allongé et grêle, blanchâtre à tête sombre. Antennes de quatre
articles, labre à bord antérieur fortement crénelé et face dorsale tuberculée ; mandibules bidentées
à l’apex ; maxilles à lacinia et galéa séparées ; une rangée de courtes épines stridulatoires sur le stipe ;
lacinia et galéa à fortes épines peu nombreuses ; épipharynx avec un processus dextre, en crochet.
Stigmates cribriformes, la concavité de la plaque respiratoire dirigée vers l’arrière, sur le stigmate
thoracique et vers l’avant sur les stigmates abdominaux. Tergites abdominaux 2 à 5 avec chacun
trois plis dorsaux. Anus transverse. Dernier sternite allongé, ovalaire, avec une rangée postérieure
transverse de soies spatuliformes.
Pattes III avec de courtes carènes tronquées, éparses, sur les fémurs ; pattes II avec une très
fine aire granuleuse sur les hanches ; l’ensemble constituant un appareil stridulatoire.
La forme du labre, l’armature de l’épipharynx et la distribution des organes stridulatoires
évoquent ce que l’on connaît chez les Hybosorides.
Distribution géographique
Bien que très important, le matériel devant moi n’a pas permis de tenter une analyse précise
de la répartition géographique de la famille en Amérique du Sud.
Tout ce qu’il est possible de dire, c’est qu’il existe :
Un groupe d’espèces chiliennes, dont la présence dans l’extrême Sud du Pérou est possible :
le genre Martinezostes, très tranché, avec trois espèces.
Deux groupes à dominante andine, mais qui se retrouvent cependant dans la région amazonienne
et même dans le Sud du Brésil : le genre Cloeotus, dont les espèces sont connues par un si petit nombre
d’exemplaires qu’il est difficile de tirer parti des rares stations citées, et le groupe des petits Germarostes
ronds et aptères : posticus Germ. du Chili, de la Bolivie et du Pérou ; pustulosus et pullus de Colombie,
rotundatus du Venezuela, salesiacus du Brésil du Sud.
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULIAN
Fig. 3. — Larve de Germarostes aphodioides (111.), d’après Ritcher. — a. tête d'au-dessus. — 6. épipharynx. — c. maxille.
— de te. mandibules. — /. reliefs stridulatoires de la patte III. — g. dernier sternite abdominal. — h. stigmate
thoracique.
Quelques espèces propres aux confins du Brésil, de la Bolivie et de l’Argentine, dans la région
du Chaco (Haroldostes argentinus et hamiger).
Les autres espèces occupent très largement le bassin amazonien, les plateaux guyanais et bré¬
silien, et ne paraissent pas donner naissance à des formes géographiques ou à des vicariants.
La faune d’Amérique centrale est riche et variée et d’affinités sud-américaines.
L’Amérique du Nord héberge trois espèces seulement, et ceci dans les États du Sud-Est. Les
deux Germarostes qui se rencontrent aux États-Unis sont très largement distribués à travers l’Amé¬
rique tropicale et sont sans doute des immigrants récents sur le continent septentrional. L’unique
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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Ceratocanthus est une espèce très rare et assez énigmatique. Rappelons que la pénétration de l’Amé¬
rique du Nord par les Cératocanthides n’a pas atteint la Californie, ni les Rocheuses.
Dans les descriptions qui suivent, nous n’avons pas signalé les très nombreux exemplaires pour¬
vus d’indications de localité générales ou vagues, lorsque nous disposions d’autres individus, pourvus
de provenances précises et provenant du même pays. Lorsque des provenances imprécises sont relevées,
c’est que nous ne disposons d’aucune autre indication.
Tableau des genres de Cératocanthides sud-américains
1. Tibias postérieurs en lame triangulaire aplatie, à troncature apicale tronquée, tranchante ou faiblement
émoussée. Tête triangulaire à sommet vif, parfois en dent. Mentum sans suture transverse. 2
— Tibias postérieurs plus épais, à troncature apicale toujours évasée, au moins sur l’angle postéro-externe.
Tête à bord antérieur arrondi ou parabolique mais à sommet obtus ou échancré. Mentum avec une suture
transverse. 6
2. Antennes de huit articles.. 10. Ceratocanthopsis nov.
— Antennes de dix articles. 3
3. Yeux invisibles d’au-dessus. 8. Anopsiostes nov.
— Yeux au moins en partie visible d’au-dessus. 4
4. Canthus oculaire entier. 9. Astaenomoechus Mart. et Per.
— Canthus oculaire incomplet. 5
5. Troncature apicale des tibias postérieurs finement émoussée, avec un fin sillon entre les arêtes ventrale
et dorsale. 6. Ceratocanthoides nov.
— Troncature apicale des tibias postérieurs tranchante, sans sillon séparant les arêtes ventrale et dorsale.. . .
7. Ceratocanthus White
6. Pronotum avec une profonde dépression discale. 2. Glyptopterus nov.
— Pronotum simple, ou avec des callosités et des dépressions, mais sans profonde dépression discale- 7
7. Plus de treize interstries par élytre. 5. Martinezostes nov.
— Pas plus de treize interstries élytraux, simples ou hétérodynames. 8
8. Interstrie II simple, chaque élytre avec cinq interstries, carénés ou marqués par de forts tubercules séparant
des interstries plans. Neuf articles aux antennes. 1. Cloeotus Germar
— Interstries II et III ou II à VI réunis en arrière. Dix articles aux antennes. 9
9. Interstrie II formé en arrière par la fusion des interstries II et III. Chaque élytre avec des interstries discaux
sensiblement semblables, ne différant que par le développement des tubercules. 3. Germarostes nov.
— Interstries II à VI réunis vers l’arrière et formant sur la déclivité apicale un interstrie unique.
4. Haroldostes nov.
Genre Cloeotus Germar
Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 21.
Lacordaire, 1856, Généra des Coléoptères, III, p. 158.
Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 42.
Martinez, 1968, Rev. Soc. Ent. Argent., XXX, p. 13.
non Cloeotus Germar, sensu Gestro, 1899, et Paulian, 1943.
Espèce type du genre : Cloeotus latebrosus Germar, désignation Martinez, 1968 l .
1. J’avais désigné en 1943, comme espèce type de ce genre, le Cloeotus posticus Germar, 1843 ; mais cette espèce
n’était pas placée par l’auteur dans son genre Cloeotus. Il en faisait un Acanthocerus et ce sont Harold et Arrow qui
y voyaient un Cloeotus. Dans le travail original de Germar deux espèces seulement sont rangées dans les Cloeotus : late¬
brosus et semicostatus. L'interprétation restrictive du genre Cloeotus à laquelle je suis parvenu ici confirme le bien-fondé
de la désignation de Martinez.
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULI AN
Corps de taille médiocre, noir peu luisant, à très fine et très courte pubescence éparse ; corps
court, large, très convexe et à coaptations d’enroulement très développées.
Tête à clypéus triangulaire à bord antérieur lisse ; angle externe des joues vif et saillant, mais
les joues prolongeant la courbure générale des bords du clypéus ; canthus oculaire en assez longue
languette, interrompu en arrière ; front avec un relief net en V ouvert en avant. Antennes de neuf
articles, le scape largement arrondi, sans dent ; labre convexe, bombé, situé bien au-dessous du clypéus
auquel il est raccordé par une lame concave.
Pronotum transverse, entièrement rebordé. Angles antérieurs saillants, étroitement arrondis ;
côtés en courbe régulière en dehors. Angles postérieurs arrondis mais distincts. Base saillante en légère
courbe plane en arrière. Disque avec des callosités bien marquées.
Tibias antérieurs faiblement triangulaires, allongés, à face dorsale convexe et striolée en long ;
apex très obliquement tronqué ; trois fortes et assez courtes dents marginales externes bien séparées,
sans crénulations entre elles, suivies vers la base de crénulations assez petites.
Tibias intermédiaires courts, subparallèles, assez larges, à arête externe fortement crénelée ;
face sternale portant près du bord interne une forte arête longitudinale crénelée ; entre cette arête et
le bord externe une aire large, concave, à très dense ponctuation rugueuse.
Tibias postérieurs à même structure générale, mais une arête bien marquée, faiblement crénelée,
double en dedans l’arête externe ; la face inférieure porte de gros points écartés et un peu alignés. Apex
tronqué droit, à angle externe vif, la troncature évasée en feuille de saule arquée au-delà de l’insertion
des tarses ; ceux-ci un peu plus longs que la troncature.
Écusson en très large languette aiguë, à côtés rebordés.
Élytres en ovale régulier, enveloppant largement l’apex et les côtés de l’abdomen ; à sculpture
fortement hétérodyname, l’interstrie II simple, non confluent avec le III. Chaque élytre avec cinq
rangées de hauts tubercules ou de fortes carènes, séparant de larges intervalles à ponctuation ou stria¬
tion complexe.
Répartition Géographique : Colombie, Équateur et Brésil, sans précision pour les espèces
provenant des états andins. Espèces toujours très rares et qui ne sont représentées dans les divers
musées que par des exemplaires isolés dont la biologie est totalement inconnue.
Tableau des espèces de Cloeotus
1. Élytres à stries distinctes, marquées au moins par des lignes de points réguliers. 2
— Élytres à ponctuation ocellée entre les rangées de tubercules, sans stries distinctes. 3
2. Interstrie II en carène simple. 4. carinatus n. sp.
— Interstrie II formé de longs tubercules plus ou moins coalescents. 3. semicostatus Germar
3. Rangées de tubercules plus ou moins confluents en carènes allongées. 2. petrovitzi n. sp.
—Rangées de tubercules allongés, mais pas confluents en carènes. 1. latebrosus Germar
1. Cloeotus latebrosus Germar
Cloeotus latebrosus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 120, pl. I, fig. II (Holotype : Colom¬
bie, coll. H. v. Harold > Coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.)
Figs. 4, 5a-d, g. — Long, (déroulé) 4 à 6 mm. — Noir un peu soyeux.
Tête à bord antérieur un peu relevé ; le bord antérieur des joues doublé en dedans d’une carène
légèrement divergente d’avec le bord vers l’extérieur ; bord interne des yeux relevé en courte carène ;
une courte carène transverse au milieu du bord antérieur du front ; une carène en V ouvert en avant
au milieu du front, les parties externes de la carène plus marquées que son angle médian ; surface
finement chagrinée, à grosse ponctuation ocellée, superficielle, serrée, les points de forme un peu irré¬
gulière.
Pronotum à rebord antérieur très près du bord antérieur au milieu, à peine plus écarté en dedans
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
9
des angles antérieurs, passant sur les côtés et non visible d’au-dessus à ce niveau, surmonté d’une courte
bande verticale, un peu relevée au-dessus du niveau du disque, le long de la base ; côtés en courbe
régulière et peu marquée ; angles postérieurs largement arrondis ; disque avec deux callosités faibles
situées bien en avant de la base, bien écartées de la ligne médiane ; côtés du disque avec, de chaque côté,
deux petites callosités transverses nettes, situées l’une derrière l’autre, au milieu de la longueur. Surface
finement chagrinée ; ponctuation formée d’assez gros points ocellés, très serrés, à gros umbo un peu
saillant et lisse.
Fig. 4. •— Cloeotus latebrosus Germ.
Écusson à points rares et très écartés.
Élytres à épaules arrondies ; strie suturale marquée le long de la base et passant bien derrière
le calus huméral. Tubercules de l’interstrie suturai arrondis et médiocres ; première rangée discale
à tubercules faibles et courts, à la base, bien plus forts et plus longs vers l’arrière, les tubercules lisses,
isolément ou par deux ou trois entourés à leur base d’une fine strie ; les rangées discales II et III à tuber¬
cules semblables, mais un peu plus hauts et plus courts ; quelques tubercules apicaux en ligne longi¬
tudinale entre l’interstrie suturai et la première ligne de tubercules discaux, et entre la première et la
seconde de ces lignes ; à l’extérieur de la troisième ligne discale, un tubercule huméral et une ligne
de tubercules assez petits, ronds, occupant les deux tiers moyens de la longueur de l’élytre ; en dehors
de cette ligne une ligne entière de tubercules commençant sous le tubercule huméral. Surface entre
les tubercules portant sur le disque, sur fond chagriné, des rangées peu régulières, serrées, de points
ocellés, très serrés, à large umbo chagriné, les points tendant à être alternativement grands et moins
grands, en partie allongés, apparemment, par la confluence de deux ou trois points contigus. Sous la
rangée externe de tubercules, deux rangées longitudinales de très fortes et grandes fossettes, l’externe
particulièrement développée.
En dehors du type, l’espèce n’est connue que par des exemplaires sans indication de provenance,
au Muséum de Paris et au Musée de Bruxelles et par un gros individu, plus luisant, portant l’indication
Brésil, au Musée de Genève.
2. Cloeotus petrovitzi, nov. sp.
Holotype : Brésil, ex coll. D. Sharp > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire
Naturelle de Paris.
Long, (enroulé) 3 mm. — Corps noir mat à peine soyeux.
Source : MNHN, Paris
10
RENAUD PAULIAN
Tète identique à celle de C. latebrosus, mais sans double carène au bord antérieur des yeux ;
carène médiofrontale moins relevée, celle du bord antérieur du front plus forte ; ponctuation plus grande,
plus régulière, nettement moins serrée.
Pronotum semblable ; rebord antérieur un peu plus écarté du bord au niveau des angles anté¬
rieurs ; les callosités basales plus marquées, celles du côté du disque plus éloignées l’une de l’autre.
Ponctuation nettement plus grande et plus régulière.
Élytres à lignes de tubercules semblables, mais beaucoup moins hautes, les tubercules largement
confluents en tronçons de carène. Ponctuation discale plus grande et plus nette.
Fie. 5. — Cloeotus. — a. tête de C. latebrosus Germ. — b. pronotum, id. — c. tibia antérieur, id. — d. tibia postérieur,
id. — e.C. semicostatus Germ., pronotum. — /. détail de la sculpture de la base de l’élytre de C. semicostatus Germ.
— g. détail de la sculpture de la base de l’élytre de C. latebrosus Germ.
L’espèce n’est représentée que par le type ; elle pourrait n’être qu’une forme extrême de C.
latebrosus, mais la ponctuation de l’avant-corps semble justifier son isolement.
3. Cloeotus semicostatus Germar
Cloeotus semicostatus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 121 (Type : Colombie, disparu ;
Néotype, présente désignation, un exemplaire sans indication de provenance, ex coll. Lansberge > coll.
R. Oberthür > Muséum National d’Histoire naturelle de Paris.
Fig. 5 e, f. — Long, (enroulé) 3 mm. — Corps court, très convexe, noir à très forts reflets bron¬
zés.
Tête identique à celle de C. latebrosus.
Pronotum identique à celui de C. latebrosus, mais avec au tiers antérieur du milieu du disque,
deux petites carènes longitudinales parallèles entre elles et, au tiers postérieur, devant les calus basi¬
laires, une carène transverse arquée, interrompue au milieu, concave vers l’avant.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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Élytres à rangées de tubercules semblables à ceux de C. latebrosus, mais plus ou moins confluents
en tronçons de carène ; sans les rangées incomplètes de tubercules. Espace entre les rangs de tubercules
avec, chacun, trois stries rebordées, un peu ondulées, sur fond finement chagriné, non ponctué.
L’espèce ne m’est connue que par le néotype et par un exemplaire sans indication de provenance,
du Musée de Genève.
4. Cloeotus carinatus nov. sp.
Holotype : Équateur, Pastaza, 900 m, 22 km S. E. de Puyo, 15.vin.1976, récolté au Berlese
dans la couverture du sol de forêt (S. Peck), coll. Howden.
Fig. 6. — Long, (déroulé) 5 mm ; larg. des élytres 2,75 mm. — Corps noir extrêmement luisant,
à très rare et fine pubescence courte.
Tête à côtés du clypéus en courbe convexe ; callosité du front marquée, callosité du vertex
prolongée vers l’avant au milieu par deux lobes longitudinaux parallèles et séparés l’un de l’autre à
la base.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs peu saillants, très largement arrondis en avant ;
côtés nettement échancrés en courbe concave ; base fortement saillante vers l’arrière, étroitement,
au milieu ; une callosité au milieu du disque, deux callosités encadrant le milieu de la base, suivies vers
l’avant de chacune d’une callosité un peu plus externe ; une large bande latérale longitudinale avec
une callosité prolongée sur l’angle postérieur et une callosité médiane, ainsi que le bord latéral, à microsco¬
piques points épars ; quelques points irréguliers et épars sur l’aire latérale ; quelques points entre le
rebord et l’angle antérieur ; le disque, en dehors des callosités, à courtes impressions linéaires, arquées,
transversales, pas très serrées, mêlées de points simples.
Écusson largement concave et lisse.
2mm
Fig. 6. — Cloeotus carinatus nov. sp.
Élytres à stries portant d’assez gros points très isolés. Interstrie suturai entier et plan, simple ;
la strie suturale rebordant la base et rejoignant la strie marginale externe devant l’épaule ; interstrie II
entièrement et étroitement cariniforme, prolongé à l’apex par un court tronçon cariniforme revenant
vers l’avant à l’extérieur de l’interstrie VIII ; interstrie III à peine indiqué par une rangée de faibles
callosités sur la déclivité apicale et par un calus basilaire net ; interstrie IV bien relevé en carène de la
base jusqu’au haut de la déclivité apicale ; interstrie V à peine indiqué en sillon ; interstrie VI relevé
en carène de la base jusqu’au sommet de la déclivité apicale où il porte un calus, puis est prolongé
presque jusqu’à l’apex par une carène droite peu relevée ; interstrie VII avec, en avant, des callosités
allongées, peu marquées, et vers l’arrière deux longues et fortes callosités bien séparées ; interstrie VIII
Source : MNHN, Paris
12
RENAUD PAULIAN
en longue et forte carène droite, terminée en avant par un cal presque contigu au cal huméral ; X en
carène entière, plus écartée du bord vers l’arrière.
Espèce qui combine des caractères de Cloeotus et de Germarostes, mais paraît se rattacher au
premier de ces genres. J’y rattache, avec hésitation, un exemplaire de Colombie amazonienne, Leticia,
qui en diffère par quelques détails dans la distribution des callosités, mais ne paraît pas mériter d’en
être autrement séparé.
2. Genre Glyptopterus nov.
Espèce type du genre : Glyptopterus oberthüri n. sp.
Corps de taille médiocre ; noir mat, assez large, pas très convexe, glabre.
Tête en courbe plate en avant, le bord antérieur des joues faisant faiblement saillie dans la
courbure extérieure ; angle externe des joues aigu et arrondi au sommet ; canthus oculaire assez court ;
partie des yeux visible d’au-dessus en ovale très large ; clypéus concave d’au-dessus.
Pronotum très transverse, convexe, à disque profondément excavé en son centre ; le milieu
de la base flanqué de chaque côté de deux cals disposés en ligne oblique, divergente vers l’avant ; le
cal interne plus fort que l’externe. Angles antérieurs tronqués ; angles postérieurs droits ; base très
fortement saillante en courbe étroite, échancrée au milieu, vers l’arrière ; côtés élargis en courbe presque
plate. Rebord antérieur entier, très écarté du bord derrière les angles antérieurs, moins derrière le milieu,
formant une ligne transverse presque droite. Sculpture formée de fines stries transverses pas très serrées
et plus ou moins anastomosées.
Écusson en triangle à sommet très aigu.
Élytres à peine repliés en dessous à l’apex ; épaules courtement et largement arrondies ; disque
à huit reliefs longitudinaux costiformes, sur chaque élytre ; le VII bifurqué vers l’arrière au tiers anté¬
rieur et le V bifurqué très près de la base ; les II et III élargis à la base où ils sont unis ; les suivants
arqués vers l’extérieur vers la base. Sculpture formée de points sur fond rugueux.
Tibias antérieurs rétrécis en courbe vers l’apex, à deux nettes dents marginales externes, suivies
vers la base de denticules serrés.
Tibias postérieurs à troncature apicale à peine évasée, le bord apical saillant en courbe convexe
vers l’extérieur, concave vers l’angle interne ; les carènes longitudinales de la face sternale sont séparées
par de profonds sillons délimitant des bourrelets continus ornés de soies écartées ; le champ marginal
externe sternal à fortes stries transverses. Tarses postérieurs à peine plus longs que la troncature api¬
cale.
L’unique espèce du genre est connue de l’Amazonie.
Glyptopterus oberthüri, nov. sp.
Holotype : Brésil : Amazones, Itaituba (Hannel), coll. R. Obcrthür > Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 2 b. — Long, (déroulé) 5,35 mm. — Corps large, court et noir terne.
Tête à clypéus orné de fines et longues stries transversales plus ou moins anastomosées ; milieu
du vertex lisse en arrière ; front, vertex et joues à ponctuation irrégulière, plus ou moins confluente
en lignes obliques et courtes, dirigées de dedans en dehors et d’arrière en avant ; facettes des yeux
moyennes et assez effacées.
Pronotum à rebord antérieur suivi d’un relief transverse en arrière ; dépression médio-discale
ouverte en avant, en arc de cercle en arrière où elle est prolongée au milieu vers l’arrière par un court
et large sillon ; les longues stries transverses et anastomosées, pas très serrées, qui forment la sculpture
de l’avant et des côtés, sont remplacées sur la base, au milieu, par des points arqués, plus ou moins
confluents en travers, et, dans la dépression centrale, par de gros points irréguliers.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
13
Écusson à très forte et dense ponctuation formée de points arqués, irréguliers et ouverts vers
l’arrière.
Élytres conformes à la description générique.
Le type seul est connu.
3. Genre Germarostes nov.
Espèce type du genre : Melolontha aphodioides Illiger, 1800
Corps de taille petite à moyenne, en ovale plus ou moins allongé, noir ou brun noir, parfois
luisant et à faibles reflets métalliques verts ou bleus ; dessus glabre ou pubescent.
Tête transverse ; clypéus en courbe plate en avant, parfois légèrement parabolique ; formant
un angle très net avec le bord antérieur des joues qui est dirigé en dehors ; angle externe des joues
droit ou un peu arrondi ; canthus développé, mais incomplet. Antennes de dix articles, le scape très
fortement claviforme.
Fig. 7. — Édéage et spiculum gastrale. — a. Spiculum gastrale de Ceratocanthopsis pygmaeus (Har.). — b. id. de Germa¬
rostes poslicus (Germ.). — c. Édéage de Martinezostes ruizi (Gut.). — d. id. de Germarostes posticus (Germ.). —
e. id. de Germarostes punctulatus (Ohaus). — /. id. de Ceratocanthopsis pernitidus nov. sp.
Pronotum à angles antérieurs plus ou moins saillants et arrondis ; côtés arrondis, droits ou
concaves ; angles postérieurs arrondis ou bien marqués ; base en général bien saillante en courbe plate
en arrière.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes suivies de nets denticules tout du
long de l’arête externe. Tibias intermédiaires en triangle allongé à arêtes externes crénelées ; arête
Source : MNHN, Paris
14
RENAUD PAULI AN
longitudinale de la face sternale située très près du bord externe. Tibias postérieurs échancrés à la
base en dedans ; arêtes externes crénelées ; arête apicale en courbe ; la troncature apicale évasée en
lame ovalaire assez large sur l’angle apical externe, prolongée au moins jusqu’à la carène médiane ;
tarses plus longs que la troncature apicale.
Écusson en large et long triangle à pointe apicale aiguë.
Fig. 8. — Insertion du tarse postérieur. — a. Germarostes posticus (Germ.). — b. G. ecuadoricus nov. sp. — c. Haroldostes
nitens (Guérin). — d. Martinezosles ruizi (Gui.). — e. Cloeotus lalebrosus Germ.
Élytres à sculpture très variable, à stries presque toujours fortes, plus ou moins ponctuées,
ou parfois réduites à une ligne de points forts. Interstries en général bien marqués, II et III confluents
sur la déclivité apicale et prolongés jusqu’à l’apex par un interstrie unique. Dans la région apico-laté-
rale, l’interstrie VII et les X et XII en général plus ou moins cariniformes, le VII dirigé obliquement
d’avant vers l’arrière ; les X et XII parallèles au bord externe. Interstries discaux plans, convexes,
carénés ou pourvus de tubercules homo- ou hétérodynames.
Genre riche en espèces, représenté sur l’ensemble des Amériques chaudes, localisé en Amérique
du Nord aux états du Sud et de l’Est.
Tableau des espèces de Germarostes sud-américains
1. Disque du pronotum à ponctuation au moins partiellement ocellée, entière, ombiliquée. 2
— Disque du pronotum à ponctuation entièrement simple, ou à points arqués et en fer à cheval ouvert, ou
en fines stries arquées. 10
2. Angles antérieurs du pronotum largement tronqués ; troncature apicale des tibias postérieurs faiblement
et également évasée sur toute sa largeur. 1. oberthiiri n. sp.
— Angles antérieurs du pronotum saillants et obtus. 3
3. Rebord antérieur du pronotum interrompu au milieu en avant. 2. rugatus (Germ.)
— Rebord antérieur du pronotum entier en avant. 4
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD 15
4. Disque des élytres avec des rangées de tubercules ou de tronçons de carènes. 5
— Disque des élytres sans autre sculpture que les stries et une ponctuation simple, ou double, formée de points
arqués ou en fer à cheval plus ou moins entiers et de points fins et simples, sauf dans la région apico-laté-
rale. B
5. Côtés du pronotum droits ou en courbe concave en dehors. 6
— Côtés du pronotum en forte courbe convexe en dehors. 7
6. Rebord du pronotum situé sur la tranche sur les côtés ; ponctuation du pronotum uniforme et très dense.
3. semituberculatus (Germ.)
— Rebord du pronotum situé bien en dedans de la tranche, visible d’au-dessus ; ponctuation du pronotum
moins serrée. 4. heterodynamus n. sp.
7. Élytres à stries distinctes. 5. anchicayae n. sp.
— Élytres à stries indistinctes. 6. instriatus n. sp.
8. Interstries élytraux à ponctuation très dense, formée de points ocellés ouverts, mêlés de points fins.. 9
— Interstries élytraux à ponctuation peu dense, laissant le milieu de l’interstrie lisse, formée de points arqués,
très ouverts, disposés longitudinalement, et de points fins. 9. punctulatus (Ohaus)
9. Côtés du pronotum arqués en courbe convexe en dehors ; ponctuation très dense. . . 7. plicatus (Germ.)
— Côtés du pronotum droits, ponctuation moins dense. 8. pusillus (Germ.)
10. Interstries très densément ponctués. 10. costulatus n. sp.
— Interstries lisses ou à points écartés. 11
11. Interstries apicaux non carénés ni tuberculés. 11. sulcipennis (Hardol)
— Certains interstries apicaux au moins avec des rangées de tubercules ou de carènes. 12
12. Certains interstries apicaux avec des rangées de tubercules bien distincts. 13
— Certains interstries apicaux carénés. 16
13. Interstries discaux hétérodynames, les IV, VI et VIII à rangées de tubercules bien distincts.
14. salesiacus n. sp.
— Interstries discaux homodynames, seul le suturai parfois avec une rangée de tubercules. 14
14. Stries discales des élytres entières et pratiquement imponctuées. 15
— Stries discales des élytres à points assez forts, en ovale allongé, pas très écartés.... 15. posticus (Germ.)
15. Ponctuation du disque du pronotum en fer à cheval, grande et fine, avec un petit point central.
16. pullus n. sp.
— Ponctuation du pronotum formée sur le disque de points grossiers, un peu arqués, accompagnés d’un petit
point accessoire. 17. pustulosus (Lansb.)
16. Élytres à stries presque continues, formées de points allongés, subcontigus ou très rapprochés et souvent
disposés légèrement en tuiles de toit. 17
— Élytres à lignes de points fovéiformes, allongés, mais bien séparés. 22
— Élytres à lignes de points arrondis et très écartés. 18. paradoxus n. sp.
17. Angles postérieurs du pronotum largement arrondis ; disque régulièrement convexe. 18
— Angles postérieurs du pronotum droits à sommet arrondi. 19
— Angles postérieurs du pronotum droits à sommet à peine arrondi ; disque sans callosités basales et laté¬
rales . 20
18. Septième interstrie élytral à carène atteignant presque l’épaule en avant. 13. rotundatus n. sp.
— Septième interstrie élytral à carène ne dépassant pas le milieu en avant. 12. ecuadoricus n. sp-
19. Disque du pronotum sans callosités. 20. argentinus (Ohaus)
— Disque du pronotum à callosités basales et latérales. 19. leticiae n. sp.
20. Pronotum très court, à côtés fortement concaves et bord externe de l’angle antérieur saillant en dehors. 21
— Pronotum plus long, à côtés droits en dehors ou à peine concaves et bord externe de l’angle antérieur non
saillant en dehors. 23. aphodioides (111.)
21. Disque du pronotum à points denses et irréguliers. 21. degallieri n. sp.
— Disque du pronotum à points peu denses. 22. howdenicus n. sp.
Source : MNHN, Paris
16 RENAUD PAULIAN
22. Face sternale des tibias postérieurs avec des strioles longitudinales plus ou moins anastomosées et une
étroite bordure externe de stries perpendiculaires à l’arête externe. 24. antiquus (Erichson)
— Face sternale des tibias postérieurs avec une large bande externe de stries perpendiculaires à l’arête externe ;
les strioles longitudinales internes beaucoup plus obliques. 23
23. Ponctuatoin du pronotum fine et peu serrée. 24
— Ponctuation du pronotum forte et plus ou moins serrée. 25
24. Pronotum convexe, sans sillon médian. 28. sticticus (Erichson)
— Pronotum à disque déprimé, à large et faible sillon longitudinal médian. 27. gaujoni n. sp.
25. Pronotum à ponctuation dense et uniforme. Callosités frontales très aplaties, à dense ponctuation....
25. puncticollis (Erichson)
— Pronotum à ponctuation variable, mais toujours irrégulière. Callosités frontales relevées et plus ou moins
lisses. 26. macleayi (Perty)
1. Germarostes oberthüri, nov. sp.
Holotype : Brésil, Sào Paulo, rio Piracicaba (P. Germain, III. 1885), Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 11. — Long, (déroulé) 3,5 mm. — Corps assez court, large, convexe, brun noir luisant, à
pubescence jaune, oblique, assez courte et pas serrée.
Fig. 9. — a. Méso-metasternum de Germarostes posticus (Germ.). — b. id. de Ceratocanthopsis pernitidus nov. sp. — c.
Prosternum de Martinezostes ruizi (Gut.).
Tête très transverse, clypéus en triangle très aplati, à côtés bisinués, l’angle clypéo-génal en
courte échancrure, le bord antérieur des joues arqué, l’angle externe bien saillant ; le canthus oculaire
long ; partie des yeux visible d’au-dessus très étroite. Surface uniformément et faiblement convexe,
à ponctuation grande, superficielle, serrée, uniforme, ocellée, un peu confluente en lignes longitudinales
sur les joues.
Pronotum très transverse, à rebord entier, marqué, équidistant du bord antérieur sur toute
sa longueur en avant ; angles antérieurs largement tronqués ; côtés faiblement arqués ; angles posté¬
rieurs entièrement arrondis ; base nettement et étroitement saillante en courbe au milieu en arrière,
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHÏDES D'AMÉRIQUE DU SUD
17
une forte dépression derrière les angles antérieurs et la trace de quatre callosités discales. Ponctuation
grande, superficielle, formée de points ocellés très serrés, à contour plus ou moins polygonal, uniforme
sur toute la surface.
Écusson à dense ponctuation semblable à celle du pronotum, mais un peu plus petite.
Élytres à épaules arrondies et sans calus ; disque à stries assez larges, rebordées, nettes, à très
fins points, un peu rapprochées de la suture vers le milieu ; interstries plans, à gros points ocellés dis¬
posés sur une ou parfois sur deux rangées, alors peu régulières ; les interstries V, VII et IX avec un
calus au sommet de la déclivité apicale, les interstries latéraux venant buter à l’apex sur l’interstrie
suturai.
Fie. 10. — Mandibules. — a. Ceratocanthopsis pernitidus nov. sp. — b. Ceratocanthus nitidus (Germ.). — c. Germarosles
punctulatus (Ohaus). — d. Martinezostes ruizi (Gut.).
Tibias postérieurs fortement aplatis et élargis, à bord apical arrondi, sa troncature à peine évasée
et de même largeur sur toute sa longueur ; tarses postérieurs de peu plus longs que la troncature api¬
cale du tibia. Face sternale à carène médiane bien marquée ; champ marginal externe à denses et fines
stries obliques, parallèles.
Le type seul est connu. Les tibias postérieurs rappellent ceux du genre Ceratocanthoides, mais
la sculpture de la face dorsale est profondément différente ; on serait tenté d’isoler l’espèce en un genre
particulier tant elle s’éloigne des autres Germarostes.
2. Germarostes rugatus (Germar) (planche I c, II c et d)
Acanthocerus rugatus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 147 (Holotype : Nouvelle-Grenade,
in coll. Reiche, British Muséum (Nat. Hist.), Londres).
Source : MNHN, Paris
18
RENAUD PAULI AN
Acanthocerus rugosus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 145 (Type : Colombie, inconnu).
Cette synonymie, en l’absence des types, ne peut être que proposée ; si elle se vérifie, l’espèce
devra prendre le nom de rugosus (Germ.), mais la description de rugatus s’applique plus complètement
aux exemplaires devant nous.
Fig. 12. — Long, (déroulé) 4,5 à 5 mm. — Corps en ovale allongé, pas très convexe, noir mat,
glabre.
Tête transverse ; clypéus en courbe plate en avant ; angle clypéo-génal très marqué ; bord
antérieur des joues oblique ; angle externe arrondi, joues courtes et larges ; partie des yeux visible
d’au-dessus, grande et arrondie ; front avec une large et peu profonde impression en V ouvert vers
l’avant et clypéus bombé au centre. Ponctuation uniformément constituée de gros points ocellés, super¬
ficiels, très serrés ; l’espace entre les points très étroit, relevé et finement pointillé.
Pronotum transverse ; angles antérieurs un peu saillants et arrondis ; côtés presque parallèles,
à peine un peu élargis vers l’arrière ; angles postérieurs droits à sommet arrondi ; base assez courtement
saillante en courbe plate vers l’arrière en son milieu ; rebord invisible sur les côtés, marqué en avant,
sauf au milieu, et plus écarté derrière les angles antérieurs qu’à l’intérieur de ceux-ci, interrompu au
milieu en avant. Face dorsale avec une large et faible impression longitudinale médiane devant la
base ; une impression le long des côtés et une impression à l’extérieur du disque, ces deux impressions
délimitant un gros cal ovalaire au milieu des flancs et un petit cal oblique sur l’angle postérieur. Ponc¬
tuation formée de points ombiliqués entiers ou légèrement ouverts, moyens, un peu plus gros sur les
côtés ; assez serrés, les intervalles entre les points petits, relevés et pointillés.
Fig. 11. — Germarostes oberthiiri nov. sp. — a. tête. — b. tibia postérieur.
Écusson déprimé en son centre, la dépression à points ocellés moyens, très serrés, pas très régu¬
liers.
Élytres allongés, à stries à peine distinctes ; ponctuation dense, formée de points en fer à cheval
moyens, ouverts ou très incomplets et réduits à de courtes strioles arquées disposées longitudinalement,
ou de points ocellés, ces différents types de points en proportion variable. Interstrie juxtasutural
un peu relevé en avant, tectiforme en arrière ; les autres interstries portant chacun une rangée de cals
allongés, lisses, un peu plus marqués sur les interstries IV, VII et X ; parfois confluents en courtes
carènes, en particulier vers la base et sur les interstries X et XII, longuement, dans la région apicale.
Champ marginal externe à peine élargi ; bord externe lisse.
Tibias antérieurs un peu rétrécis vers l’apex, à trois fortes dents marginales externes, bien séparées,
suivies de forts denticules sur l’arête externe jusqu’à la base ; face dorsale à denses et fines strioles
longitudinales.
Tibias postérieurs à arêtes crénelées ; partie externe de la face sternale à stries transverses,
ondulées, pas très serrées sur la partie proximale, dirigées vers l’arrière et plus ou moins en réseau
sur la partie apicale.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
19
Colombie : Bogota ; — la Luzera ; — N. de S. Cuerta, 30 km, 700 m. Qbd Honda, v.1974
(H. et A. Howden).
Les deux exemplaires récoltés par H. et A. Howden ont des reliefs élytraux moins marqués que
ne le sont ceux des autres exemplaires colombiens devant nous ; un type communiqué par le British
Muséum porte d’assez longs tronçons de carènes sur les élytres ; ces carènes semblent être sur l’empla¬
cement des stries.
3. Germarostes semituberculatus (Germar) (planche I a, II b)
Acanthocerus semituberculatus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 146 (Type : Brésil, in
coll. Reiche, inconnu).
Cloeotus acuarius Petrovitz, 1973, Studia Ent., 16, p. 199 (Holotype : Brésil, Para, Belem, Muséum
de Genève), nov. syn.
Fig. 12. — Germarostes rugalus (Germ.).
Long, (déroulé) 5 à 5,7 mm. Larg. des élytres 2,75 à 3 mm. — Corps ovalaire, assez allongé,
assez convexe, noir mat, à fine, courte et éparse pubescence.
Tête à clypéus en courbe plate en avant, à bord à peine relevé et garni de longues soies écartées ;
angle clypéo-génal très ouvert ; bord antérieur des joues oblique mais très saillant en dehors ; angle
externe obtus et arrondi ; canthus oculaire court ; le milieu du front avec une petite plage lisse comme
aussi le milieu du vertex ; suture clypéo-génale lisse ; clypéus à sculpture formée de lignes transverses,
ondulées, plus ou moins confluentes ; front et vertex à gros points ocellés incomplets et irréguliers, serrés,
particulièrement forts au niveau de l’angle postérieur des yeux ; joues à points confluents en lignes
longitudinales ondulées et irrégulières.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs obtus et peu saillants ; côtés élargis en courbe
bisinuée, concave dans la région médiane ; angles postérieurs droits à sommet arrondi ; base saillante
en courbe plate vers l’arrière sur la plus grande partie de sa largeur, la saillie légèrement concave en
arrière au milieu ; ligne marginale antérieure peu distincte, proche du bord antérieur au milieu et à
peine un peu plus écartée du bord au niveau des angles antérieurs ; rebord latéral à peine visible ; rebord
basal bien marqué ; régions latérales avec une dépression médiocre sur les angles antérieurs et une autre
plus accentuée sur les deux tiers postérieurs ; pas de callosités nettes ; ponctuation ocellée, plus ou
moins entière, forte, très dense, particulièrement dense sur les côtés et l’arrière.
Écusson à gros points ocellés allongés, superficiels, pas très serrés.
Élytres à stries marquées dans la région médiane du disque par des lignes de gros points allongés
à rebords lisses, très peu indiqués ; interstries avec de légers reliefs longitudinaux et des granules ou
Source : MNHN, Paris
20
RENAUD PAULIAN
de courtes carinules longitudinales lisses ; entre ces reliefs, à très dense et forte ponctuation formée
de gros points ocellés incomplets ouverts vers l’arrière. Strie suturale à peine visible sur le repli basal.
Déclivité apicale bien marquée ; interstrie suturai tectiforme sur la moitié postérieure ; le II avec sur
la région apicale une rangée de callosités ovalaires ; région apico-latérale des élytres avec trois reliefs
cariniformes obliques, parallèles, formés de callosités allongées, plus ou moins soudées ; le relief externe
atteignant vers l’avant le tiers antérieur ; l’interne très court. Des stries simples et nettes séparent
ces trois reliefs des interstries plans qui alternent avec eux et portent une ligne de points ocellés. Champ
marginal externe indistinct des autres interstries.
Fig. 13. Antennes. — a. Haroldostes rugiceps (Germ.). — b. Germarostes punctulatus (Ohaus). — c. Ceratocanlhopsis
fulgidus (Mart.) — d. Ceratocanthus nitidus (Germ.]. — e. Ceratocanlhopsis pernitidus nov. sp. — /. Marlinezostes
ruizi (Gut.).
Tibias antérieurs longs et grêles, à face dorsale couverte de strioles longitudinales ; arête externe
avec deux fortes dents marginales externes rapprochées et un peu obliques, suivies de nombreuses
et fortes crénulations jusqu’à la base.
Tibias postérieurs en triangle assez large, à arêtes crénelées ; troncature apicale évasée, allon¬
gée, 1 angle postéro-externe arrondi, l’arête ventrale de la troncature fortement crénelée ; face sternale
à champ externe portant de fortes stries en chevrons transverses.
Venezuela, sans autre précision.
Brésil : Minas Gerae, Caraca (E. Gounelle, 1855 ; P. Germain, 1884). — Para, Belem (type
d 'acuarius Petrovitz).
Pérou : Amazones, Iquitos (F. Ohaus, 1905).
Bolivie : Cochabamba (P. Germain, 1889), localité à confirmer.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
21
Paraguay : Pto Pte Stroesner, École forestière, xi.
L’individu du Pérou diffère des exemplaires brésiliens par le très faible développement des
reliefs élytraux.
Fig. 14. — a. Germarosies punctulatus (Ohaus), maxille. — b. id. palpe labial. — c. palpe labial de Ceratocanthus nitidus
(Germ.), apex du dernier article.
4. Germarostes heterodynamus, nov. sp.
Holotype : Brésil, Amazones, Tapuruquara, rio Negro, 14-16. ii. 1963 ( Jan Bechyné), Musée
de Sâo Paulo.
Long, (déroulé) 4,5 mm. — Corps noir mat, relativement large, pas très convexe, à assez longues
soies dressées, pas très serrées, sur le dessus.
Tête très transverse ; clypéus en courbe très plate en avant, à bord un peu festonné ; angle externe
des joues très saillant et côté externe concave ; partie des yeux visible d’au-dessus très étroite ; sculp¬
ture de la tête formée de gros points arqués, serrés, l’espace entre les points très finement pointillé —
chagriné ; le milieu du clypéus un peu calleux ; front un peu déprimé au milieu, calleux sur les côtés.
Pronotum très transverse, rebord entier, un peu élargi derrière les angles antérieurs qui sont
saillants et arrondis ; côtés très fortement élargis vers l’arrière en ligne faiblement concave ; angles
postérieurs arrondis ; base saillante vers l’arrière en une courte partie médiane ; disque largement
renflé, surtout à la base, avec une trace de sillon longitudinal médian ; base du disque flanquée de chaque
côté d’une dépression qui, avec la dépression située derrière les angles antérieurs, délimite un cal qui
se prolonge vers l’avant le long du côté. Ponctuation serrée, formée de gros points ocellés, en fer à
cheval très peu ouvert, l’umbo fermant l’ouverture, ouverts vers l’arrière et les côtés ; espaces entre
les points relevés et très finement et éparsément pointillés.
Écusson à bords très relevés ; surface à dense ponctuation, semblable à celle du pronotum à
la base, formant quelques rides entières, transverses, concaves en arrière, au milieu, plus ou moins
confluentes en lignes longitudinales en arrière.
Élytres à stries rebordées, un peu ondulées, finement ponctuées ; interstrie suturai, deux inter-
stries discaux (IV et VII) et l’interstrie subhuméral (le X) relevés, la partie relevée lisse et luisante ;
les autres interstries discaux légèrement concaves, à forte ponctuation arquée, ouverte en dehors,
serrée et disposée en deux rangs peu réguliers. Interstrie suturai caréné de l’intérieur du calus huméral
jusqu’au milieu de sa longueur, la carène est festonnée sur la moitié postérieure. Interstrie IV caréné
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAUL LAN
sur le quart basal, puis avec quatre callosités cariniformes longitudinales. Une faible et étroite callosité
sur l’apex du II. Interstrie VII avec trois callosités sur les deux tiers antérieurs et une carène sur le
tiers apical. Interstrie X à carène entière s’arrêtant un peu sous le calus huméral. Interstrie XII un
peu relevé sur toute sa longueur ; interstiie XI et XII à denses points subconfluents. Champ mar¬
ginal externe bien élargi en courbe, à gros points superficiels serrés.
Tibias antérieurs à surface dorsale à fines stries longitudinales serrées ; bord externe courbé
vers l’intérieur vers l’apex, à trois dents marginales externes fortes, l’apicale prolongeant presque
l’arête interne ; l’arête externe à peine crénelée.
Tibias postérieurs à arêtes externes crénelées, arête ventrale fortement festonnée, non rebordée,
champ externe de la face sternale à fines stries transverses serrées, un peu sinueuses et quelques fortes
saillies transverses à surface lisse ; arête apicale fortement crénelée, à peu près droite.
Le seul type est connu.
5. Germarostes anchicayae, nov. sp.
Holotype : Colombie, Valle del Cauca, barrage d’Anchicaya, 70 km E. de Buenaventura,
400 m, viii. 1970 (H. et A. Howden ), coll. Howden.
Long, (déroulé) 5,5 mm ; larg. des élytres 3,25 mm. — Corps en ovale large, pas très convexe,
noir mat à très courte pubescence très éparse.
Tête à clypéus parabolique, le bord externe des joues prolongeant presque exactement la cour¬
bure du clypéus ; angle externe des joues droit, légèrement arrondi ; canthus oculaire n’atteignant
pas le milieu de l’œil vers l’arrière ; tête, sauf une étroite ligne sur la jonction clypéogénale et une vague
aire longitudinale médiane au niveau du vertex, lisses, à dense et forte ponctuation ; celle-ci se rédui¬
sant à des impressions transverses peu marquées sur l’avant du clypéus, formée de gros ou de très
gros points ocellés, incomplets, avec un gros umbo médian saillant et lisse, sur le reste de la tête.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs très peu saillants et obtus ; côtés en courbe con¬
tinue à plus grande largeur au milieu, crénelés ; angles postérieurs complètement arrondis ; base rebor¬
dée, assez courtement et étroitement saillante en courbe plate au milieu ; aire latérale et disque dépri¬
més, la dépression latérale étendue vers le milieu en avant et en arrière ; le milieu de la base encadré
de deux faibles callosités arquées, transverses, faisant un peu saillie vers l’arrière, ces callosités suivies,
vers l’avant et le dehors, par une autre callosité assez faible. Toute la surface, y compris celle des callo¬
sités, à très gros points ocellés, incomplets, très serrés, portant un gros umbo central luisant et sail¬
lant.
Écusson à points semblables et très serrés.
Élytres à stries fines, rebordées, ondulées, imponctuées, sur la partie postérieure et sur les côtés,
effacées sur le disque en avant ; interstries plans, portant chacun, sauf à la base au milieu, une rangée
de tubercules dont les plus gros sont couronnés par un court tronçon de carène longitudinale lisse ;
rangées II, IV, VII, X, XII à tubercules forts, les autres rangées à tubercules très petits, parfois mar¬
quées seulement par un granule lisse sur une vague callosité ; la sculpture de l’élytre entièrement formée
de gros points ocellés, incomplets, très serrés, à umbo lisse et saillant, surtout sur les côtés ; champ
marginal externe marqué et allongé.
Tibias antérieurs grêles, à trois courtes dents marginales externes rapprochées, dirigées oblique¬
ment vers l’avant et suivies, jusqu’à la base, par des crénulations peu marquées ; face dorsale à denses
et fines stries longitudinales.
Tibias postérieurs triangulaires, peu élargis, à arêtes crénelées ; face sternale à champ externe
portant des strioles longitudinales, remplacées vers l’apex par des points ocellés ouverts ; troncature
apicale faiblement évasée en trapèze allongé sur l’angle postéro-externe ; l’arête ventrale à denses et
fortes soies épineuses.
Le type seul est connu. L’espèce est très proche de G. rugatus (Germ.) ; elle en diffère par le corps
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
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plus large, la très forte inégalité des rangées de tubercules, moins cariniformes sur la base, la présence
de stries élytrales bien visibles en arrière.
Très proche aussi de G. instriatus n. sp., elle en diffère par les stries élytrales bien visibles et par
le disque du pronotum sans autres callosités que les deux qui encadrent le milieu de la base.
Ces deux dernières espèces pourraient, peut-être correspondre au véritable rugosus Germ.,
si celui-ci était distinct du G. rugatus, mais elles ne présentent pas les quatre carènes apicales que Germar
attribue à son espèce ; c’est ce qui nous amène, d’une part à les décrire, d’autre part à placer, pour
le moment, le rugosus de Germar parmi les nomina incerta, dans la synonymie de G. rugatus.
6. Germarostes instriatus, nov. sp.
Holotype : Équateur, Napo, 12 km S. O. de Tena, 500 m, vii- 1976, capture au piège Malaise
(S. et J. Peck), coll. Howden.
Long, (déroulé) 5,5 mm., larg. des élytres 3,5 mm. — Corps noir mat, pas très convexe, à pubes¬
cence rase et écartée.
Tête à clypéus très transverse, bord relevé et en faible courbe à double sinuosité ; joues très
fortement saillantes hors de la courbure du clypéus, à bord antérieur oblique, angle externe légèrement
aigu, les joues n’atteignant pas, vers l’arrière, le tiers antérieur des yeux ; côtés du front et du vertex
déprimés, limités au-dessus de l’œil, vers l’arrière, par une courte lame dressée, arrondie ; sculpture
à gros points en anneaux un peu allongés, plus ou moins interrompus, très serrés.
Pronotum transverse, à angles antérieurs saillants, très obtus ; bord externe en courbe régu¬
lière, fortement crénelé, la plus grande largeur au niveau des angles postérieurs qui sont arrondis ;
base très faiblement rebordée au milieu, fortement et courtement saillante vers l’arrière en un lobe
profondément échancré en son milieu ; ligne marginale antérieure proche du bord antérieur avec lequel
elle se confond un peu en dedans du sommet de l’angle antérieur ; une courte et nette trace de sillon
longitudinal au milieu du bord antérieur et au milieu du bord postérieur ; côtés avec une large dépres¬
sion, élargie en avant, limitée en dedans par un grand cal aplati ; un cal presque transverse en dedans
de chacune des deux saillies basilaires ; sculpture très dense, semblable à celle de la tête, les points
en anneau plus petits sur les callosités.
Écusson à côtés concaves et à très denses points en anneau disposés en vagues lignes longitu¬
dinales.
Élytres à surface inégale, un peu vallonnée, entièrement à très dense et forte ponctuation sem¬
blable à celle du pronotum, les points disposés sans ordre, sauf en une rangée sur l’interstrie suturai ;
stries parfaitement invisibles sauf, très étroitement et vaguement, à l’apex, la strie suturale ; des rangées
de callosités étroitement lisses sur leur sommet, simulant de courts tronçons de carènes longitudinales ;
la première rangée (sur ce qui doit être l’interstrie II), la troisième, la sixième, la neuvième et la onzième
à tubercules plus forts que ceux des autres séries sur le disque ; sur la déclivité apicale, les tubercules
sont plus forts et sensiblement identiques sur tous les interstries. Champ marginal externe très faible,
à peine marqué et très court, rebord externe faiblement crénelé.
Tibias antérieurs longs, grêles, parallèles, à face dorsale à denses strioles longitudinales ; arête
externe à deux assez faibles dents marginales précédées de crénulations arrondies jusqu’à la base.
Tibias postérieurs triangulaires, étroits, à champ externe de la face sternale à rugosités allon¬
gées ; troncature apicale élargie en triangle évasé vers l’extérieur. Tarses postérieurs relativement
courts, bien que beaucoup plus longs que la troncature apicale du tibia.
Le type seul est connu.
7. Germarostes plicatus (Germar) (planche I d et e, II à)
Acanthocerus plicatus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 143 (Holotype : Brésil, Musée
Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin).
Cloeotus plicatus Germar : Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer., Col., II, 2, p. 121.
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAUL LAN
Long, (déroulé) 3 mm ; larg. des élytres 2,75 mm. — Corps en ovale court, large, peu rétréci
vers l’arrière, noir mat, à pubescence dressée, peu serrée, plus ou moins sériée, longue, jaune, clavi-
forme à l’apex.
Tête à clypéus très transverse, en courbe plate en avant ; joues faisant très fortement saillie
hors de la courbure du clypéus, bord antérieur oblique, angle externe droit ; canthus oculaire très déve¬
loppé ; surface à très dense et grande ponctuation ocellée, les points largement ouverts ; une dépression
au milieu du front et du vertex.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs à peine saillants et obtus ; côtés élargis en ligne
droite vers l’arrière jusqu’aux angles externes arrondis ; angles postérieurs à sommet arrondi ; base
saillante en courbe plate vers l’arrière dans la région médiane ; rebord basal entier ; rebord marginal
latéral en bourrelet assez épais ; ligne marginale antérieure équidistante du bord antérieur sur tout
son tracé, parfois effacée au milieu ; bord antérieur à denses strioles transverses ; toute la surface à
denses points ocellés, forts en arrière et sur les côtés, un peu plus fins en avant. Surface du disque un
peu inégale, vaguement calleuse.
Écusson rebordé sur les côtés, à lignes transverses ondulées le long de la base, le reste de la sur¬
face à ponctuation assez forte et assez serrée.
Élytres à stries un peu relevées, luisantes, marquées de gros points très allongés, se touchant
et simulant une chaînette à anneaux très étroits ; interstries plans à assez dense et assez forte ponc¬
tuation simple, mêlée de points ocellés ouverts ; strie suturale sans points le long de la base. Déclivité
apicale bien marquée, interstrie suturai portant une ligne de points ocellés, l’interstrie relevé à l’apex ;
interstrie II parfois avec une courte carène longitudinale sur la déclivité apicale ; interstries VII, X et
XII avec une courte carène sur la déclivité apicale, celles du X et du XII remontant plus haut vers le
disque ; ces carènes dirigées vers la suture. Champ marginal externe à rebord faiblement crénelé.
Tibias antérieurs à deux dents marginales externes, écartées, suivies de forts denticules vers
la base ; face dorsale à denses strioles longitudinales.
Tibias postérieurs en triangle large à arêtes externes crénelées ; troncature apicale tronquée
en ovale étroit et long, l’arête apicale supérieure denticulée, à soies épineuses écartées ; champ externe
de la face sternale fortement rugueux.
Brésil : Amazones, Ega ; — Iquitos ; — Amoio, km 144 ; — Tapurucuara, rio Negro xi.1962
(J. Bechyné). — Para, Caninedé, rio Gurupi, xii.1964 (B. Malkin). — Mato Grosso, Utiariti, rio Papa-
gayo. ix. 1966 (Lenke et Pereira). —- Goyaz, Jatahy. — Rio de Janeiro, Petropolis. — Sào Paulo, Pira-
cicaba. — Santa Catharina, Nova Teutonia.
Pérou : Amazonie, Samiria près Zapote (Claude Vaucher).
Colombie : Amazones, Leticia, 700', vn.1970 (H. et A. Howden) ; — N or te de Santander, 2 600 m,
30 km S. de Chinacota, v.1974 (H. et A. Howden).
Bolivie : Cochabamba. — prov. de Sara (J. Steinbach). — Guayaramerin, 10 km E. de Béni,
xi.1966 ( Balogh, Mahunka et Zicsi).
Paraguay : Central [P. Germain). — San Bernardino, ii ( Fiebrig ). —Alto Parana, Pto Pte
Stroessner, école forestière. —- Concepcion, Estancia Viancho Postillon, x. — Amambay, Bella Vista,
30 km S. ; — Parc Nacional Cerro Cora. — Carajuazu : Colonel Oviedo, 20 km N.
Argentine : Chaco de Santiago del Estero, bords du rio Pardo (E. R. Wagner) ; —rio Salado.
— Misiones, env. de San Ignacio, villa Lutécia ( E. R. Wagner) ; — Loreto, m {A. Martinez).
Je rattache avec doute à G. plicatus (Germ.) l’exemplaire d’altitude de Colombie, mais n’ai
pu trouver aucun caractère pour le distinguer des individus du Brésil.
L’espèce est signalée du Guatémala par Bâtes.
8. Germarostes pusillus (Castelnau) (planche I b)
Acanthocerus pusillus Castelnau, 1840, Hist. Nat. Insectes, Col., II, p. 100 (Type : Colombie,
inconnu).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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Cloeotus pusillus Castelnau ; Ohaus, 1910, Deuts. ent. Zeitschr., p. 175.
Long, (déroulé) 3,5 mm. — Corps en ovale assez court, convexe, noir assez mat.
Tête très transverse, à convexité régulière ; clypéus en courbe plate à faible et double sinuosité
de chaque côté du milieu ; joues obliques, faisant fortement saillie en dehors ; angle externe arrondi ;
canthus assez court ; partie des yeux visible d’au-dessus arrondie mais pas très grande. Ponctuation
formée de points moyens, ocellés, en ovale transverse, serrés sur le vertex et sur le front, plus grands
et plus arrondis sur le clypéus, s’effaçant vers l’avant.
Pronotum entièrement rebordé ; angles antérieurs arrondis et un peu saillants en avant ; côtés
élargis vers l’arrière en ligne presque droite ; angles postérieurs droits à sommet arrondi ; base très
légèrement saillante vers l’arrière, en courbe plate largement tronquée dans la région médiane. Disque
un peu relevé devant la base, les côtés très légèrement explanés, le reste de la surface régulièrement
convexe. Ponctuation très régulière, formée d’assez gros points en fer à cheval, ouverts vers l’arrière,
serrés ; l’espace entre les points relevé et à très fine ponctuation éparse.
Écusson à bords carénés, surface ponctuée comme celle du pronotum.
Élytres à stries marquées par des points en ovale très allongé à bord un peu relevé ; interstrie
suturai un peu relevé, élargi et lisse sur la déclivité apicale ; toute la surface discale des élytres à points
doubles, assez fins d’une part, gros et plus ou moins régubers, mais simples, de l’autre, assez serrés.
Région apico-latérale avec une carène longitudinale sur le II ; interstrie X et XII avec une carène
très longue, effacée sous l’épaule ; VIII avec une courte carène subapicale, ces trois carènes parallèles
au bord externe de l’élytre et dirigées vers la carène du II à l’apex. Champ marginal externe à peine
élargi, bord externe lisse. Stries comprises entre X et le bord externe très marquées et entières.
Tibias antérieurs rétrécis vers l’apex en dehors ; face dorsale à denses strioles longitudinales ;
trois fortes dents marginales externes, précédées d’une série de nets denticules.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale couvert de très denses strioles trans¬
verses.
L’espèce ne m’est connue que par deux individus du Muséum de Paris, l’un sans provenance
de la collection Mnizech via Oberthür, l’autre portant la mention Amazones, de la collection Bâtes,
via Oberthür.
9. Germarostes punctulatus (Ohaus) (planche V a, VI a)
Cloeotus punctulatus Ohaus, 1911, Deuts. Ent. Zeitschr., p. 355 (espèce décrite d’Argentine, Chaco
de Santiago del Estero, et du Brésil, Rio de Janeiro, Petropolis ; il s’agit de syntypes ; aucun type n’a
été désigné et il devra être choisi dans le matériel étudié par Ohaus).
Figs. 2 a, le, 10c, 136, 14a et b, 17g. — Long, (déroulé) 8,5 à 6 mm. — Corps en ovale nettement
allongé, à côtés parallèles ; avant-corps noir ou brun foncé, parfois à reflets bronzés ; élytres noirs
ou bronzés brillants ; pubescence éparse, courte et très rase.
Tête très transverse ; clypéus à bord relevé, en courbe très plate en avant ; joues très saillantes
en dehors, à angle externe arrondi ; canthus oculaire court ; partie des yeux visible d’au-dessus assez
grande et réniforme ; surface dorsale un peu concave en dedans du bord interne des yeux qui est relevé
en courte carène. Ponctuation formée de points régubers, en arc de cercle ouvert vers le dedans, moyens
et assez serrés, devenant plus gros sur les joues et à l’angle interne des yeux.
Pronotum très transverse, à rebord entier, épais à la base, crénelé sur les côtés, élargi derrière
l’angle antérieur ; angles antérieurs arrondis et peu saillants ; côtés en courbe régubère ; angle posté¬
rieur droit à sommet obtus ; base un peu saillante en arrière en courbe plate sur la plus grande partie
de sa largeur ; côtés un peu concaves ; un calus allongé, oblique, sur les angles postérieurs. Ponctua¬
tion formant des rides longitudinales ondulées sur la dépression latérale ; le reste de la surface à points
forts, moyens, assez serrés et régubers, plus ou moins ocellés et incomplets.
Écusson à côtés un peu relevés ; milieu à gros points ocellés, serrés et pas très régubers.
Élytres à champ marginal externe à peine indiqué ; strie suturale entière, atteignant l’épaule ;
strie discales marquées de grands points très allongés, subcontigus, à bords relevés ; interstries plans,
à ponctuation moyenne, peu régubère, un peu abgnée le long des côtés. Interstries juxtasutural un peu
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAULIAN
tectiforme, II avec une étroite carène apicale parallèle à la suture ; III et IV avec un court calus subapi¬
cal ; VII et X avec une longue carène subapicale, plus ou moins crénelée, dirigée parallèlement au bord
externe de l’élytre ; XI avec une rangée de granules ; XII avec un relief cariniforme atteignant la région
subhumérale.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes, suivies sur l’arête externe de denticules
vifs ; face dorsale à très denses et fines strioles longitudinales.
Tibias postérieurs à arêtes externes crénelées ; angle postéro-externe arrondi ; troncature apicale
en ovale allongé. Champ externe de la face sternale à très denses et très fines stries obliques.
Guyane Française : piste Rochambeau, v.1976 ( Degallier ).
Brésil : Bahia, Cochimbo. — Minas Geraes, Caraca. — Mato Grosso. — Paraiba. — Para,
Moyen Xingu, Gorotue, x.1975 ( Boulard . — Santa Catharina, Nova Teutonia, xi (F. Plaumann) ; —
Espirito Santo, Linhares, ix.1965 //. Britski). — Amazones, Manaos, iu.1979 ( C. Owen).
Colombie : Norte de Santander, 700 m, Santiago, v.1974 (H. et A. Howden). — Amazones, Leti-
cia, 700', 1.1972 [H. et A. Howden).
Bolivie : dépt. Santa Cruz, San Miguel, vm.1977 (Y. Cambefort). — Cochabamba, Yungas
del Palmar, xi.1953 (A Martinez). — prov. de Sara (J. Steinbach).
Paraguay : Central.
Argentine : Santiago del Estero ( E. R. Wagner). — Formosa.
La sculpture de la face dorsale est relativement variable, mais reste conforme au patron géné¬
ral.
10. Germarostes costulatus, nov. sp.
Holotype : Colombie, Manizales (A. M. Patino), Muséum National d’Histoire Naturelle de
Paris.
Fig. 15. — Long, (déroulé) 4,5 à 6 mm ; larg. des élytres 3 mm. — Corps en ovale un peu allongé,
noir mat, à fine et très courte pubescence écartée.
- Germarostes costulatus r
Tête à clypéus en courbe plate en avant, formant un angle très ouvert avec le bord antérieur
des joues qui est fortement saillant en dehors et oblique ; angle externe des joues droit ; surface dor-
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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sale faiblement concave, avec un très faible bourrelet lisse, triangulaire, faisant saillie en avant à
partir de la base du vertex. Ponctuation uniformément serrée, fine en avant, progressivement plus
forte vers l’arrière jusqu’aux angles postérieurs des yeux où les points sont très forts ; joues à points
confluents en grossiers sillons transverses.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs à peine saillants, obtus ; côtés en faible courbe
continue, à rebord non visible d’au-dessus ; angles postérieurs droits à sommet arrondi ; base à fort
rebord, bord postérieur saillant en courbe plate vers l’arrière, largement et faiblement échancré dans
la région médiane, la saillie partant bien en dedans de l’angle postérieur ; ligne marginale antérieure
très proche du bord antérieur au milieu, nettement plus éloignée derrière les angles antérieurs qui por¬
tent une strie transversale supplémentaire. Toute la surface à dense ponctuation simple, fine en avant,
progressivement plus forte vers l’arrière et les côtés, très forte de chaque côté de la base sur une trace
de calus qui semble plus luisant que le reste de la surface.
Écusson à très denses et forts points arqués, laissant le bord lisse et un peu relevé.
Élytres à huit reliefs longitudinaux, de la suture (l’interstrie suturai étant compté comme le
premier de ces reliefs) à l’épaule ; ces reliefs se présentent comme une étroite carène obtuse et basse,
entière le long de la suture, se décomposant de plus en plus en granules distincts vers l’extérieur, ils
délimitent entre eux des espaces légèrement concaves, le premier plus large que chacun des suivants,
à très dense, forte et très régulière ponctuation ocellée. La strie suturale est marquée le long de la base,
et très nettement à l’apex, où l’interstrie s’élargit et est plan ; interstrie II avec, sur la déclivité apicale
une longue et haute carène longitudinale un peu ondulée ; III avec sur la déclivité apicale une carène
courbe qui vient buter à angle droit sur la carène du II ; XI en longue carène forte, n’atteignant pas
tout à fait l’apex ; XII à carène plus forte et plus longue. Dans la région apicale les X, XI et XII sont
séparés par des stries larges et fortement ponctuées. Champ marginal externe élargi en large et longue
courbe plate en dehors.
Tibias antérieurs à deux très fortes et courtes dents marginales externes très rapprochées, suivies
de denses crénulations très aiguës ; face dorsale à gros points simples assez serrés.
Tibias postérieurs assez peu élargis, à arêtes crénelées, à troncàture apicale en ovale pas très
large, à angle postéro-externe arrondi ; champ externe de la face sternale à gros points plus ou moins
confluents en lignes transverses en chevron.
Colombie : Manizales (type) ; — El Colegio, m.1976 (F. Chalumeau).
L’exemplaire d’El Colegio montre une ponctuation élytrale plus éparse, à reliefs presque effacés,
et est de taille plus faible et à corps moins luisant.
11. Germarostes sulcipennis (Harold) (planche XVII e)
Cloeotus sulcipennis Harold, 1875, Deutsch. Ent. Zeitschr., XIX, p. 217 (Holotype : Pérou :
Chanchamayo, coll. v. Harold > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Long, (déroulé) 4 mm. — Corps en ovale large, court, convexe, noir luisant, glabre.
Tête très courte et large, bord antérieur des joues effacé, arrondi ; canthus oculaire court ; partie
des yeux visible d’au-dessus courte et large. Bord interne des yeux, milieu du bord postérieur du cly-
péus, bord postérieur du vertex et un relief réniforme ouvert en avant au milieu de celui-ci, faiblement
calleux et à points fins et épars ; le reste de la surface à ponctuation formée de lignes transverses, plus
ou moins arquées, peu régulières et pas très serrées.
Pronotum très transverse, à rebord entier, relevé sur les angles antérieurs, les côtés et la base,
en dessinant une légère gouttière ; le rebord un peu plus écarté à l’intérieur des angles antérieurs qu’au
milieu ; angles antérieurs obtus mais saillants ; côtés droits au milieu ; angles postérieurs arrondis ;
base pratiquement non saillante en arrière. Ponctuation formée d’impressions allongées, un peu arquées,
irrégulières, assez fortes et assez serrées, séparées par des intervalles relevés en cals, les impressions
concentriques par rapport au milieu du bord antérieur, progressivement plus fines dans cette région.
Écusson lisse.
Élytres à stries fortes, simples, devenant assez fortement ponctuées sur les côtés ; interstries
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULI AN
bien convexes, à ponctuation imperceptible ; base des élytres à fort bourrelet transverse ; interstries I
et II atteignant l’apex, III nettement plus court ; IV encore plus ; V plus long que le III ; VI court ;
VII et IX contigus avant l’apex et enfermant le VIII en arrière. Sculpture formée de faibles tubercules
sur les interstries dans la région apico-latérale, le IX finement cariniforme sur toute sa longueur ; bord
externe crénelé.
Tibias antérieurs comme chez G. posticus (Germ.).
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à points rugueux serrés.
Pérou : Chanchamayo (type). — Cusco (Gay).
12. Germarostes ecuadoricus, nov. sp. (planche IV d)
Holotype : Équateur : Loja (abbé Gaujon), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 8b, 16. — Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale court, assez large, convexe, noir lui¬
sant, à soies rares, courtes, dressées.
Tête à clypéus parabolique en avant, les bords externes des joues prolongeant le clypéus vers
l’arrière en faisant avec lui un angle très ouvert mais sensible ; angle externe des joues arrondi ; can-
thus oculaire grand ; vertex, un très large calus au bord interne des yeux, élargi vers l’avant, une très
forte callosité frontale largement bilobée vers l’avant, séparée du vertex en arrière par un simple sil¬
lon ; milieu du bord postérieur du clypéus, en très large cal arrondi et aplati, toutes ces callosités à
points rares et épars ; clypéus à fortes et denses stries ondulées, plus ou moins confluentes, disposées
de façon concentrique autour du cal médian, prolongées par des impressions transverses sur les joues ;
des impressions concentriques entourent, en dehors, la double callosité frontale.
Fig. 16. — Germarostes ecuadoricus nov. sp.
Pronotum très transverse ; rebord latéral non visible d’au-dessus ; ligne marginale antérieure
bien marquée, sensiblement parallèle au bord antérieur sur toute sa longueur, une fine ligne supplé¬
mentaire le long des angles antérieurs, ceux-ci à peine saillants, obtus ; côtés en forte courbe continue
à plus grande largeur derrière le milieu ; angles postérieurs complètement arrondis ; base saillante en
arrière, au milieu, en courbe plate mais marquée, sur le quart à peu près de sa largeur ; disque à points
épars et très fins ; les côtés très légèrement déprimés, à très gros points ocellés, très incomplets, assez
serrés mais à développement variable.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
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Écusson imponctué sur la partie distale.
Élytres assez fortement élargis sur le premier tiers ; à stries fines mais bien marquées, attei¬
gnant presque la base, à points allongés et arqués, très serrés, fins sur la partie discale, devenant pro¬
gressivement plus forts sur les côtés où ils simulent par place des fossettes ; interstries nettement con¬
vexes sur le disque, à points très fins et épars ; strie suturale imponctuée le long de la base et sur l’apex ;
interstrie suturai tectiforme et élargi vers l’apex ; la région apicale présentant une aire lisse et ondulée
séparant l’apex des divers interstries du suturai ; II et III à peine séparés par quelques points en ligne
à la base, avec une courte carène apicale suivie, vers l’apex, d’un calus isolé ; IV plus court, avec un
calus apical plat à l’apex ; V et VI séparés par quelques points, atteignant le II, plans ; VII atteignant
le II et avec quelques tubercules apicaux ; VIII et IX séparés par une ligne de points incomplète, avec
un cal subapical ; X caréné sur la partie postérieure ; XI plan.
Tibias antérieurs grêles, à trois fortes dents marginales externes, la basale nettement séparée des
deux autres, suivies vers la base de crénulations serrées ; face dorsale à courts éléments de strioles
mêlés à des strioles plus longues, toutes longitudinales, pas très serrées.
Tibias postérieurs peu élargis, à troncature apicale pas très élargie ; arêtes crénelées ; angle
postéro-externe non saillant ; champ externe de la face sternale à points ocellés et strioles obliques
mêlées.
Équateur : Loja.
13. Germarostes rotundatus, nov. sp.
Holotype : Venezuela : Aragua, Rancho Grande, 1 500 m, ui.1871 (5. Peck), sous cadavre,
en forêt, coll. Howden. Paratype de même provenance au Muséum National d’Histoire Naturelle de
Paris.
Long, (enroulé) 3 mm ; larg. des élytres 1,8 mm. — Corps en ovale court et large, très convexe,
noir luisant, glabre.
Tête à clypéus en courbe large et plate en avant, à bord antérieur relevé et bisinué ; contact
entre les joues et le clypéus marqué par une large concavité ; angle externe des joues très saillant en
dehors et arrondi ; canthus oculaire atteignant en arrière le milieu de l’œil ; partie des yeux visible
d’au-dessus en ovale large. Joues et clypéus avec de nettes impressions parallèles au bord antérieur,
linéaires, un peu ondulées ; un net espace lisse, entre les zones sculptées des joues et du clypéus, part
du bord du clypéus et se fond dans un léger et large relief lisse (à points très fins et épars) sur le devant
du front ; un calus longitudinal étroit, terminé en avant par une saillie presque dentiforme, au bord
interne des yeux ; le reste du front portant deux faibles callosités arrondies, réunies en arrière, bordées
en dehors d’une zone à impressions arquées, concentriques, ouvertes vers le cal en avant, entre ces
callosités, une zone triangulaire avec des points moyens et simples au milieu et des points arqués,
ouverts vers l’extérieur, contre les deux callosités ; vertex séparé du front par un faible sillon transverse,
en bourrelet transverse à points fins et épars, marqué de points très transverses ou de fines impressions
sur le bord postérieur.
Pronotum très large et très transverse, à rebord entier, bien visible d’au-dessus ; base en courbe
plate régulière ; angles postérieurs complètement arrondis ; angles antérieurs peu saillants et obtus,
tronqués obliquement vers l’extérieur, sans angle externe ; côtés légèrement concaves vers le milieu ;
ligne marginale antérieure à peine un peu plus écartée de l’angle antérieur que du milieu ; surface
simple, avec la trace d’un cal lisse au milieu des côtés, très en dedans ; la trace d’un très petit cal rond,
lisse, assez loin du milieu, aux deux tiers de la longueur, étroitement le bord le long de la base et un peu
plus largement au milieu du bord antérieur, à points très fins et très épars ; milieu du disque à points
fins et peu serrés, devenant progressivement un peu plus grands et arqués vers les côtés ; le tiers basal,
les côtés et les angles antérieurs à impressions longues, arquées, assez fines, relativement serrées ; une
très courte ligne marginale oblique recoupe l’espace compris entre le bord externe et la iigne marginale
générale aux angles antérieurs.
Écusson lisse, les épimères mésothoraciques très développées d’au-dessus en longue languette
transverse de chaque côté.
Source : MNHN, Paris
30
RENAUD PAULIAN
Élytres à stries fines, mais nettes, entières ; la suturale prolongée le long de la base et derrière
l’épaule ; des points très fins, écartés entament à peine les stries sur le disque ; interstries discaux très
légèrement convexes, à fine ponctuation écartée ; déclivité apicale prolongeant la courbure régulière
du disque. Région apico-latérale à interstrie suturai relevé et portant de vagues cals ; II et III à peine
séparés par une ligne incomplète de points, avec quelques cals dans la région postérieure ; IV avec un
cal allongé et étroit au sommet de la déclivité ; V et VI réunis avant l’apex et prolongés par une carène
unique assez étroite sur toute la longueur de la déclivité ; VII plan ; VIII avec une carène simple attei¬
gnant l’apex et le tiers antérieur ; IX plan ; X à forte carène entière ; le bord externe crénelé ; les carènes
sont parfois accompagnées de cals isolés ou remplacées en partie par de tels cals.
Tibias antérieurs avec trois fortes dents marginales externes peu serrées, la marge externe
crénelée en dessous de ces dents sur toute sa longueur ; face dorsale à strioles longitudinales entières.
Tibias postérieurs étroits, parallèles, à peine élargis vers l’apex, à troncature apicale en ellipse ;
arêtes très fortement crénelées ; champ externe de la face sternale à denses et fines strioles longitudi¬
nales ; angle postéro-externe vif.
L’espèce n’est connue que par la série typique de trois exemplaires.
14. Germarostes salesiacus, nov. sp.
Holotype : Brésil : Sào Paulo, Salesopolis, stat. biol. Boraceia, 1.1974 (Vanin et Lemé),
Musée de Sào Paulo.
Long, (enroulé) 2,5 mm. — Corps court, large, convexe, noir luisant à pubescence jaune, rase
et très rare.
Tête en ogive assez allongée, côtés en courbe presque régulière jusqu’à l’angle externe des joues
qui est obtus et peu saillant ; canthus oculaire assez long ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale
assez long ; surface dorsale un peu concave en avant, un peu renflée au milieu, sillon marginal interne
de 1 œil très fort ; vertex en bourrelet peu marqué, lisse au milieu. Ponctuation du clypéus formée
d assez fines impressions arquées, transverses, pas très serrées ; ponctuation du front à gros points
ocellés très ouverts vers l’avant, superficiels et assez denses.
Pronotum très transverse ; base en courbe plate ; côtés en faible courbe concave en dehors
en avant ; angles antérieurs saillants et obtus au sommet ; angles postérieurs obliquement tronqués
et effacés ; rebord très proche du bord. Surface un peu inégale, à faibles dépressions sur les côtés du
disque. Ponctuation formée de grands points ocellés superficiels, très largement ouverts et plus ou
moins confluents.
Écusson avec une strie arquée, transverse, au milieu, lisse.
Élytres à interstrie suturai et quatre interstries discaux relativement larges, portant des callo¬
sités allongées, bien séparées, en ovale, fortes ; entre ces interstries, deux interstries plans, sans callo¬
sités ; bord externe crénelé ; interstries II et III, V et VI, et VII et IX confluents bien avant l’apex
(de plus en plus loin en allant vers l’extérieur), l’interstrie commun résultant de cette fusion plus court
que les interstries qui l’encadrent.
Tibias postérieurs à troncature apicale évasée en ovale sur toute sa longueur ; champ externe
de la face sternale finement rugueux, portant de grandes impressions superficielles arrondies.
Le type seul est connu.
La sculpture élytrale évoque celle des Cloeotus, mais les interstries II et III sont confondus
en arrière, et les caractères de la tête et du pronotum les en séparent.
Il est remarquable que les petites espèces de Cératocanthides à élytres fortement tuberculés
soient toujours très rares dans les collections.
Source : MNHN. Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
31
15. Germarostes posticus (Germar) (planche III b et c, IV a)
Acanthocerus posticus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 144 (Holotype : Chili, Muséum
National d’Histoire Naturelle de Paris).
Acanthocerus muricatus Curtis, 1845, Trans. Linn. Soc. London, XIX, p. 144 (Type : Chili,
inconnu).
Acanthocerus muricatus Curtis ; Solier in Gay, 1851, Hist. Chile, II, p. 70, pl. 15, fig. 10.
Acanthocerus muricatus Germar. var. mochae Gutierrez, 1949, Ann. Soc. Scient. Argent., 148,
p. 10 (Type : Chili, île de la Mocha, coll. Gutierrez).
Fig. la, 7d, 8a, 9a. — Long, (déroulé) 3 à 5 mm. — Corps en ovale court, large très convexe,
noir brillant, à pubescence rase et pratiquement nulle.
Tête en ogive assez courte ; côtés du clypéus à double sinuosité ; joues à peine saillantes en dehors
de la courbe du clypéus, à angle externe obtus et très largement arrondi ; canthus oculaire médiocre ;
partie des yeux visible d’au-dessus large, courte, arrondie ; rebord interne des yeux nettement relevé
en étroit bourrelet ; clypéus déprimé, une callosité médiane entre le clypéus et le front ; région de la
suture clypéo-génale un peu relevée ; front déprimé; vertex en large et faible bourrelet transverse
lisse ; surface de la tête à points grossiers, très serrés, irréguliers, cédant la place à de courtes stries
transverses derrière les yeux sur le côté.
Pronotum transverse, convexe, à peine déprimé sur les côtés ; la dépression limitée par un
bourrelet net devant les angles postérieurs ; base fortement saillante en arrière sur toute sa largeur ;
angles postérieurs arrondis ; rebord entier, un peu écarté du bord antérieur en avant, plus écarté le
long du bord interne des angles antérieurs ; ceux-ci bien marqués, aigus à sommet mousse. Ponctua¬
tion double, forte, régulière, serrée et fine et éparse. Chez certains individus de plus grande taille (var.
mochae Gutierrez), cette ponctuation peut être plus fine et moins serrée. Dans la dépression latérale
la ponctuation peut être plus écartée et formée de points arqués en lignes transverses. Côtés en courbe
régulière, plus ou moins droits dans la région médiane.
Écusson à pointe lisse.
Élytres à stries nettes et interstries un peu convexes. Stries marquées de points très allongés,
rapprochés, parfois un peu fovéiformes ; interstries à assez fine ponctuation éparse. Interstrie suturai
plus convexe que les autres, sans callosités ; tous les autres avec de faibles callosités arrondies, dispo¬
sées en ligne régulière, sur les parties apicales, à développement plus ou moins marqué mais toujours
limité à la partie postérieure des élytres.
Tibias antérieurs assez grêles, à trois fortes dents marginales externes écartées, suivies vers
la base de denticules espacés, à peine moins saillants.
Tibias postérieurs à arêtes externes fortement crénelées ; troncature apicale à angle postéro-
externe un peu saillant, la troncature en ovale assez allongé ; champ externe de la face sternale avec
5 ou 6 fines lignes longitudinales ondulées plus ou moins entières.
Chili : provinces du Nord : Coquimbo, Los Vilos, xx.1965 ( Zicsi). — Aconcagua, Valparaiso,
Santiago et O’Higgins (d’après Gutierrez). Signalé du Sud : Concepcion, Valdivia, provenance à véri¬
fier.
16. Germarostes pullus, nov. sp. (planche III a, IV b et e)
Holotype : Équateur, Pichincha, 3 km E. de Tandapi (Cornejo Astorga) 4 300', v.1975
(S. et J. Peck), coll. Howden. — Paratype, un exemplaire de même provenance au Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (enroulé) 2,75 mm ; larg. des élytres 1,8 mm. — Corps en ovale court et très convexe,
noir luisant, glabre.
Tête très transverse ; clypéus un peu anguleux en avant, les côtés à double sinuosité à peine
indiquée avant la jonction du clypéus et des joues ; joues en saillie oblique légère en dehors ; angle
Source : MNHN, Paris
32
RENAUD PAULIAN
externe arrondi ; canthus oculaire long mais incomplet ; bord antérieur du clypéus en large gouttière
à fond finement et densément rugueux ; un très léger relief transverse au niveau du bord antérieur
des yeux, marqué en arrière par un faible sillon élargi vers l’arrière au milieu, isolant deux callosités
frontales arrondies ; bord postérieur du vertex en étroit bourrelet transverse lisse, saillant en angle
au milieu vers l’avant ; pas de bourrelet intraoculaire ; toute la surface, sauf ce bourrelet postérieur
du vertex, à très dense et très forte ponctuation, les points ocellés et plus ou moins incomplets.
Pronotum très transverse, à rebord marqué, entier, mais non visible d’au-dessus sur les côtés ;
base nettement saillante en courbe continue vers l’arrière, les angles postérieurs parfaitement arrondis ;
angles antérieurs un peu saillants et très obtus ; ligne marginale antérieure un peu plus écartée des
angles antérieurs que du milieu ; ponctuation presque uniforme, formée de gros points ocellés, incom¬
plets, serrés, ouverts vers l’arrière et le dehors ; le bord très étroitement à points semblables mais
écartés sur une aire un peu déprimée.
Écusson ensellé ; base à points moyens.
Élytres à fines stries entières, à points écartés et très fins ; strie suturale prolongée le long de
la base et derrière le calus huméral ; interstries presque plans, à points très fins et épars. Déclivité
apicale prolongeant la courbure du disque ; apex des interstries et des plages isolées sur les interstries
externes chagrinés en dehors des cals. Interstrie suturai sans cal ; II et III réunis juste avant l’apex et
avec un petit cal en ce point ; IV très raccourci, avec un cal situé plus haut que le précédent ; V
long, relevé et calleux dans la région apicale ; VI un peu plus court, relevé et calleux en arrière ;
VII fortement relevé, à cals bien écartés ; VIII et IX un peu relevés et à cals écartés ; bord marginal
externe crénelé.
Tibias antérieurs grêles, à trois dents marginales externes rapprochées, suivies de fortes denti-
culations sur toute l’arête externe ; face dorsale à strioles longitudinales.
Tibias postérieurs grêles, à peine élargis vers l’apex, à arêtes crénelées ; troncature apicale en
ellipse ; angle apico-externe marqué ; champ externe de la face sternale à très fines strioles longitu¬
dinales un peu divergentes vers l’apex. Tarses postérieurs médiocrement longs.
L’espèce n’est connue que par une petite série de la localité typique ; elle a été récoltée au Ber-
lese, dans la litière forestière d’un ravin humide et avec des fruits de Ficus.
17. Germarostes pustulosus (Lansberge)
Cloeotus pustulosus Lansberge, 1887, Notes Leyden Muséum, IX, p. 204 (Lectotype : Colombie,
coU. v. Lansberge > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Long, (déroulé) 4 mm. — Corps très convexe, court et large, noir luisant ; à pubescence microsco¬
pique et très rare.
Tête à clypéus en courbe parabolique assez allongée ; la courbe des joues prolongeant la courbe
du clypéus, avec une très légère saillie juste en avant de la jonction clypéo-génale ; joues bien saillantes,
angle externe arrondi ; canthus oculaire long, étroit et incomplet ; partie de yeux visible d’au-dessus
en ovale assez large. Sculpture du clypéus et des joues formée d’impressions linéaires, ondulées, paral¬
lèles au bord antérieur, assez serrées et fortes, ouvertes vers le dedans ; le milieu du clypéus très fai¬
blement bombé et à points minuscules et épars, une rangée de points arqués, ouverts vers l’avant
derrière cette callosité. Front avec un étroit et long bourrelet longitudinal bien marqué au bord interne
de chaque œil et deux callosités centrales arrondies à points fins et épars, précédées d’une callosité
médiane ; le reste de la surface à impressions ondulées, arquées, entourant de façon concentrique les
callosités médianes. Vertex à bourrelet transverse ne portant que des points fins et épars, sauf à l’angle
interne postérieur des yeux, orné de quelques traits transverses forts ; le milieu du bord postérieur
du front lisse.
Pronotum très transverse, convexe, avec la base bien saillante assez étroitement vers l’arrière
en son milieu ; une forte dépression sur chaque côté, limitée par un net bourrelet sur l’angle postérieur,
un bourrelet interne aux deux tiers antérieurs et un très léger bourrelet au niveau de l’angle antérieur ;
rebord très marqué, entier, visible d’au-dessus, sauf étroitement en avant des angles postérieurs ; ceux-
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
33
ci complètement arrondis. Ligne marginale antérieure parallèle au bord antérieur, sauf derrière l’angle
interne de l’angle antérieur où il s’écarte du bord, puis rapproché au bord jusqu’au niveau de l’angle
externe de l’angle antérieur ; angles antérieurs un peu saillants, très fortement tronqués obliquement
et un peu concaves sur cette troncature ; côtés en courbe concave derrière l’angle externe de l’angle
antérieur ; une ligne supplémentaire borde l’angle interne de l’angle antérieur en dehors de la ligne
marginale. Ponctuation effacée le long du bord antérieur, vers le milieu du disque et sur les callosités ;
formée sur le disque de points assez fins, assez serrés, devenant progressivement plus forts et un peu
plus serrés vers les côtés en prenant la forme de fer à cheval ; quelques-uns de ces points forment en
dedans du calus interne latéral de la dépression et en avant du calus marquant l’angle postérieur, de
courtes et fortes stries transverses ; la dépression à forts points arqués.
Écusson fortement ensellé à l’apex qui est nettement rebordé ; ponctuation très fine et éparse.
Élytres à stries nettes, fines, mais très marquées, toutes entières, à points à peine indiqués ;
la strie suturale prolongée le long de la base et derrière le calus huméral. Interstries plans, à fine ponc¬
tuation très éparse. Déclivité apicale prolongeant la convexité du disque. Interstrie suturai avec quelques
callosités arrondies très près de l’apex, prolongées par de plus faibles callosités sur toute la longueur
du disque ; interstries II et III confluents à l’apex, portant sur la déclivité apicale des cals assez forts
et allongés ; une rangée de petits cals inégaux sur le tiers de chacun d’eux au-dessus de celui-ci ; inter¬
strie IV un peu plus court que le II, avec de petits cals sur le tiers postérieur ; V et VI confluents à
l’apex, avec chacun une rangée de cals plus petits ; VII atteignant le II à l’apex, avec, sur la moitié
postérieure un peu relevée, une rangée de cals serrés comme ceux du VI et du V, avec un calus humé¬
ral ; VIII effacé sous l’épaule par suite de la jonction du VII et du IX, avec une rangée de cals attei¬
gnant le tiers antérieur ; X plus étroit, un peu plus relevé, à cals atteignant le tiers antérieur ; champ
marginal externe très arrondi, à bord très longuement et fortement crénelé. Toute la partie des élytres
qui porte des cals tend à montrer une surface finement chagrinée en dehors de ceux-ci.
Tibias antérieurs très grêles, à trois nettes dents marginales externes rapprochées, l’apicale
dirigée presque vers l’avant ; l’arête externe à fortes crénulations sous ces dents ; la face supérieure
à strioles longitudinales nettes et serrées.
Tibias postérieurs parallèles, élargis assez courtement après la base en dedans, étroits à tron¬
cature apicale en ellipse sur toute sa longueur, les arêtes très fortement crénelées ; champ externe de
la face sternale avec quelques stries longitudinales entières et des points transverses entre ces stries.
Tarses relativement courts, bien que dépassant la troncature apicale de leurs deux derniers articles.
Colombie (type, sans autre précision) ; — Norte de Santander, 12 km S. de Pamplona, v.1974
(H et A. Howden).
L’espèce avait été omise au Coleopterorum Catalogus de 1912 par Arrow mais a été relevée
par Martinez ; elle semble très rare et est, pour le présent, localisée à une province andine de Colombie.
Nous considérons comme lectotype l’exemplaire unique, de Colombie, de la collection Lansberge,
puisque cet auteur a décrit l’espèce sur un unique exemplaire colombien de sa collection, mais il ne
portait aucune étiquette établissant cette qualité.
18. Germarostes paradoxus, nov. sp. (planche III d et f, IV, f)
Holotype : Brésil, Rio de Janeiro, Teresopolis ( E. Gounelle), Muséum National d’Histoire
Naturelle de Paris.
Long, (enroulé) 3,5 mm. — Corps en ovale court, large, convexe, noir luisant, glabre.
Tête transverse, en triangle plat en avant à sommet vif ; joues prolongeant exactement les côtés
du clypéus, leur angle externe droit ; canthus oculaire grand mais incomplet ; tête plane en dessus ;
bord antérieur du clypéus et joues avec des impressions linéaires arquées ou confluentes, parallèles
aux bords, le reste de la surface lisse.
Pronotum très transverse ; base courtement saillante en courbe plate à la base au milieu ; côtés
arqués ; angles antérieurs arrondis ; rebord entier, équidistant du bord antérieur sur toute sa longueur ;
3
Source : MNHN, Paris
34
RENAUD PAULIAN
surface très régulièrement convexe, imponctuée, sauf quelques gros points écartés au-dessus des angles
antérieurs et postérieurs.
Écusson ensellé à pointe lisse.
Élytres à lignes peu serrées de points ovales, moyens, écartés ; strie suturale entière le long
de la base, contournant l’épaule. Interstries plans et lisses sur le disque ; interstrie suturai convexe
vers l’apex ; II et III simples, atteignant l’apex ; IV plus court ; V formant peu avant l’apex une courte
et forte lame dressée à bord supérieur arrondi ; VI court ; VII court, terminé par une courte lame
dressée ; VIII encore plus court et caréné vers l’apex ; IX formant un bourrelet fort, presque entier,
recourbé vers l’apex en dedans jusqu’au II ; X faiblement caréné vers l’apex.
Tibias postérieurs à apex tronqué droit ; champ externe de la face sternale à arêtes crénelées et
doublées d’une ligne entière, surface finement chagrinée.
Espèce très remarquable par sa sculpture ; la forme des interstries II et III la séparerait des
Germarostes, mais il est impossible d’en faire un Cloeotus et les exemplaires sont trop peu nombreux
(au Muséum de Paris et à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Bruxelles, ex coll. Candèze) pour
pouvoir être disséqués. Formera sans doute un genre distinct.
19. Germarostes Ieticiae, nov. sp.
Holotype : Colombie amazonienne, Leticia, 700', n.1974 (S. Peck), coll. Howden. — Paratype
de même provenance au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (enroulé) 3 à 3,75 mm ; larg. des élytres 2,5 à 3 mm. — Corps noir de jais, très luisant ;
pubescence extrêmement courte, rase, très éparse, un peu plus dense dans la région apicale des élytres.
Tête large, clypéus arrondi en avant ; côtés du bord antérieur des joues en courbe continue,
légèrement concave ; angle externe des joues un peu obtus ; canthus oculaire très développé. Région
antérieure du clypéus avec quatre rangées de strioles allongées, ondulées, parallèles au bord antérieur
et plus ou moins interrompues ; milieu du clypéus à points très fins et épars ; joues à courtes strioles
arquées assez fortes ; bord antérieur du front avec quatre à cinq rangées de fines strioles transversales
ondulées et interrompues ; bord interne des yeux avec un fort bourrelet longitudinal à très fins points
très épars, prolongé par un large bourrelet transverse un peu saillant vers l’avant à ses angles externes,
à très fins points très épars ; l’espace entre cette saillie et le bourrelet oculaire à assez grandes impres¬
sions fines, arquées, ouvertes vers l’avant.
Pronotum très transverse ; base à rebord marqué par un profond sillon très net ; sillon latéral
aussi fort, mais non visible d’au-dessus ; rebord antérieur en accolade, plus proche du bord antérieur
le long de la large saillie antérieure du pronotum, isolant les angles antérieurs ; ceux-ci marqués, mais
régulièrement arrondis ; base peu nettement et très largement saillante en courbe plate en arrière ;
un large cal à microscopiques points très épars de chaque côté du milieu à la base ; angles postérieurs
avec un large cal allongé le long de la base, mais moins saillant que le cal submédian ; angles antérieurs
largement déprimés ; disque à peu près lisse au milieu ; les parties de la surface dorsale non relevées en
cals portant des impressions arquées, fines et moyennes, transversales et peu serrées.
Écusson profondément ensellé au milieu ; épimères mésothoraciques bien visibles dans la tron¬
cature des angles latéraux ; base en bourrelet transverse et apex à points moyens et peu serrés.
Élytres à stries marquées, formées de points assez profonds et fins, prolongés vers l’arrière
par une impression linéaire un peu arquée, qui atteint le point suivant ; interstries discaux plans et à
points fins et écartés ; les stries discales légèrement recourbées vers l’extérieur au niveau du sommet
de la déclivité apicale ; celle-ci bien marquée ; strie suturale interne entière, prolongée le long de la base,
derrière l’épaule et jusqu’à la strie suturale externe. Interstrie suturai un peu élargi et plan sur la décli¬
vité apicale, prolongé vers l’avant sur le côté par un court relief externe très marqué, suivi d’un pro¬
fond sillon marqué de grosses fossettes écartées ; IV, V, VI arrêtés bien avant l’apex et marqués par
un calus terminal qui est plus court sur le IV et progressivement plus long vers l’arrière et vers l’avant
sur les interstries suivants ; VII plus court en arrière mais bien plus long en avant ; VIII atteignant
les II et III vers l’arrière et presque la base vers l’avant ; IX marqué à l’épaule, concave ensuite ; X
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
35
presque entièrement caréné. Épipleures invisibles d’au-dessus ; champ marginal externe saillant en
lame un peu relevée, concave, en courbe très faiblement crénelée et peu accentuée ; repli épipleural
visible d’au-dessus sur la partie distale de l’élytre.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes séparées, la proximale plus petite ;
arête externe nettement crénelée ; surface dorsale à très denses et fines strioles longitudinales.
Tibias postérieurs en triangle très peu élargi, tronqué droit à l’apex ; angle apico-externe légè¬
rement arrondi, presque droit ; troncature peu mais régulièrement évasée sur toute sa largeur ; champ
externe de la face sternale à très denses et fines strioles obliques, entières. Tarses postérieurs épais
mais longs.
Colombie : localité typique.
Brésil : Amazones, Réserve Ducke, 26 km NE Manaus, iii.1979 (B. C. Ratcliffe ) ; — Réserve
Campinas, 60 km N. Manaus, 1.1977 (B. C. Ratclifle).
20. Germarostes argentinus (Ohaus)
Cloeotus argentinus Ohaus, 1911, Deuts. Ent. Zeitschr., p. 556 (Néotype : Argentine, Chaco
de Santiago del Estero, bords du rio Salado (E. R. Wagner), Muséum National d’Histoire Naturelle
de Paris 1 ).
Fig. 17e. — Long, (déroulé) 4,5 mm ; larg. des élytres 2,5 mm. — Corps en ovale relativement
court et large, arrondi, noir luisant, glabre.
Fig. 17. — Face sternale des tibias postérieurs de Germarostes. — a. antiquus (Er.). — b. macleayi (Perty). — c. sticticus
(Er.). — d. punclicollis (Er.). — e. argentinus (Ohaus). — /. aphodioides (111.). — g. punctulatus (Ohaus).
Tête très transverse ; clypéus en très large triangle à sommet obtus ; côtés du clypéus recour¬
bés brusquement vers l’arrière sur les côtés, formant avec le bord antérieur des joues un angle ouvert
1. Ohaus n’a pas désigné de type et a décrit l’espèce sur une série d’exemplaires de diverses localités d’Argentine
dont celle retenue pour le néotype.
Source : MNHN, Paris
36
RENAUD PAULI AN
mais fort ; bord des joues oblique, angle externe arrondi ; partie des yeux visible d au-dessus en amande
assez courte et large. Un sillon en V très ouvert en avant, prolongé au milieu en arrière par une faible
dépression arrondie, sépare le clypéus, qui est plan, du front qui est convexe. Clypéus à impressions
transverses, arquées, ondulées, pas très serrées, progressivement plus courtes d’avant en arrière ; front
à points assez forts et pas très serrés en avant, lisse en arrière ; vertex lisse au milieu, à gros points sur
les côtés et le long du bord postérieur.
Pronotum très transverse, à rebord entier et fort, plus écarté du bord derrière les angles anté¬
rieurs et au milieu de la base qu’au milieu du bord antérieur et sur les côtés de la base ; angles antérieurs
peu saillants et obtus ; côtés faiblement arqués, convexes en dehors ; angles postérieurs obtus ; base
saillante nettement en courbe tronquée droit au milieu en arrière ; disque un peu rétus au-dessus des
angles postérieurs ; une forte dépression longitudinale le long du bord externe. Ponctuation du disque
double, fine et éparse, forte et dense ; les points simples sur le disque, devenant arqués vers les angles
antérieurs et formant de grands arcs peu ouverts sur les côtés ; angles antérieurs, étroitement le bord
interne après les angles postérieurs, et le milieu de la base, lisse.
Écusson ensellé, concave sur l’apex, avec quelques points forts et écartés.
Élytres à strie suturale entière à la base et le long de l’écusson, marquée par une ligne de points
derrière celui-ci ; rebord externe crénelé ; disque à rangées de gros points allongés, assez rapprochés ;
interstries plans à assez fins points peu serrés ; interstrie suturai tectiforme en arrière ; interstrie II
découpé, sur la déclivité apicale, par une série de stries transverses ; V et VI confluents en un petit
cal au sommet de la déclivité apicale ; VII avec une courte carène à ce niveau ; X caréné sur la moitié
de sa longueur, dans la région apicale la carène s’abaisse pour se relever ensuite à l’apex.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes rapprochées, suivies de quelques den-
ticules sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à arête médiane marquée sur la face sternale, crénelée, fortement arquée ;
champ marginal externe de la face sternale à impressions transverses, arquées et irrégulières.
Argentine : Chaco de Santiago del Estero, bords du rio Salado, env. d’Icano (E . R . Wagner). —
Salta, II.1961 ( A . Martinez). — Parque Nacional Finca el Rey, vm.1958 ( A . Martinez) ; — Tastagel,
xii. 1957 [ A . Martinez). — Tucuman, vie. Horco Molle, 700-900 m, forêt subtrop. humide, 1.1967
(W. L. Brown).
21. Germarostes degallieri, nov. sp. (planche III e, IV c)
Holotype : Guyane Française, Cayenne, Cabassou, 19.ix.1976 (Degallier), sous les écorces,
Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 18. — Long, (déroulé) 7 mm. — Corps en ovale assez large, pas très convexe, noir brillant,
glabre.
Tête en ogive assez courte ; côtés en courbe régulière jusqu’à la jonction clypéo-génale, les joues
nettement saillantes en dehors et à angle externe droit ; canthus oculaire très développé ; une callo¬
sité au milieu du bord postérieur du clypéus ; un bourrelet au bord interne des yeux ; deux faibles
callosités sur le front, tous ces reliefs à points fins et très écartés ; le reste de la surface à impressions
arquées, plus ou moins confluentes et plus ou moins parallèles aux bords, bien marquées, pas très
serrées.
Pronotum très transverse, très saillant en courbe vers la base, à rebord entier, nettement plus
écarté du bord derrière les angles antérieurs qu’au milieu ; angles antérieurs tronqués, arrondis au
sommet ; côtés fortement concaves en dehors derrière les angles antérieurs ; surface du disque régu¬
lièrement convexe, mais avec une nette dépression derrière les angles antérieurs. Ponctuation effacée
sur les côtés où elle ne comprend que quelques gros points épars et des points microscopiques ; gros¬
sière dans la dépression ; forte, assez serrée et constituée de points très étirés en travers en stries arquées
sur les côtés du disque ; la trace de deux callosités transverses peu ponctuées placées de chaque côté
et bien en retrait de la base.
Écusson ponctué au milieu.
Élytres à interstries faiblement convexes sur le disque et à ponctuation très fine et très éparse ;
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
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stries nettes, formées de points arqués, très allongés et contigus. Interstrie suturai un peu convexe
vers l’apex ; II et III confluents vers l’apex, carénés, prolongés jusqu’à l’apex et recourbés vers l’arrière,
en dehors, en un XIII ; IV plus court, caréné à l’apex ; V et VI encore plus courts, confluents et carénés
à l’apex ; VII plus long et caréné sur la déclivité apicale ; VIII et IX plus courts, confluents et carénés
à l’apex ; X long et caréné sur la moitié postérieure ; XI avec plusieurs tubercules à l’apex et un court
tronçon caréné vers l’avant ; XII caréné sur toute sa longueur et bien saillant sur toute la région posté¬
rieure où il est court.
Fig. 18. — Germarosles degallieri nov. sp.
Tibias antérieurs à trois fortes dents externes, dirigés en dehors ; arête externe crénelée en-
dessous.
Tibias postérieurs tronqués droit à l’apex, à arête apicale inférieure crénelée, troncature apicale
en ovale assez étroit ; champ externe de la face sternale finement chagriné.
Guyane Française : (type) ; — rivière Lunier (F. Geay, 1899).
Je rattache à cette espèce une série d’exemplaires de Colombie et d’Équateur des localités suivantes :
Équateur : Pastaza, 22 km S.E. de Puyo, 800 m, vi.1976 (S. Peck), piège à cadavre en forêt
et litière forestière. — Napo, Limoncocha, 250 m, vi.1976 (S. et J. Peck). — Pichincha, 16 km S.E
de Santo Domingo, Tinalandia, 600 m, vi.1975 (S. et J. Peck).
Colombie : Amazones, Leticia, 700', 11.1972 (H. et A. Howden).
22. Germarostes howdenicus, nov. sp.
Holotype : Équateur, Pichincha, 47 km S. de Santo Domingo, Rio Palenque, 700', v.1975
(S. et J. Peck), litière de forêt, coll. Howden.
Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale large, pas très convexe, noir bronzé brillant, glabre.
Tête en ogive peu accentuée, angle antérieur obtus ; côtés à faible et double sinuosité ; angle
externe des joues arrondi ; canthus oculaire très développé ; clypéus et joues à impressions arquées,
parallèles aux bords, plus ou moins confluentes, pas très serrées, bien marquées, mêlées de points iso¬
lés ; l’arrière du clypéus au milieu et l’intérieur des joues avec quelques points simples épars ; bord
postérieur du clypéus avec un relief transverse suivi d’une dépression transverse à sculpture formée
d’impressions linéaires transverses ; front à peine bombé, lisse, bordé sur les côtés de quelques impres-
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAULIAN
sions longitudinales le séparant du faible bourrelet interne de l’œil, limité en arrière par un sillon trans¬
verse marqué, à chaque extrémité, d’un petit groupe de gros points ; vertex en net et court bourrelet
transverse lisse.
Pronotum très transverse ; nettement saillant en courbe vers l’arrière à la base ; rebord entiè¬
rement visible, bien plus écarté du bord derrière les angles antérieurs qu’au milieu ; côtés concaves
derrière les angles antérieurs qui sont fortement tronqués en oblique en dehors. Surface régulière,
avec deux cals ronds devant la base et une assez forte dépression longitudinale derrière les angles anté¬
rieurs. Ponctuation effacée le long du bord antérieur, le long des côtés, sur le léger cal bordant en dedans
la dépression latérale et le long de la base ; disque à ponctuation formée de points simples moyens,
pas très serrés, plus éparse au milieu.
Écusson lisse.
Élytres marqués de fines lignes de points très allongés, arqués ; interstries plans et à ponctua¬
tion microscopique et très écartée. Interstrie suturai caréné à l’apex ; II et III à peine séparés sur le
disque par une courte et faible ligne de points ; carénés en commun sur la déclivité apicale mais n’attei¬
gnant pas l’apex ; IV bien plus court, caréné à l’apex ; V et VI encore plus courts et carénés à l’apex ;
VII très long, caréné à l’apex, recourbé en boucle vers l’arrière et le bas et formant un XIII dans la
région apicale ; VIII court et caréné ; IX long et caréné ; X court et caréné.
Tibias antérieurs nettement tridentés sur l’arête externe à l’apex ; la dent apicale dirigée vers
l’avant et l’arête externe à vives crénulations sous les dents.
Tibias postérieurs tronqués droit à l’apex, la troncature faiblement et régulièrement évasée
en ovale ; champ externe de la face sternale très faiblement concave, à très fines strioles longitudinales
un peu obliques, très serrées, donnant un aspect mat, légèrement chagriné à la surface.
L’espèce n’est connue que par le type et par un second exemplaire de même provenance, noir
moins métallique.
23. Germarostes aphodioides (Illiger) (planche V c, VI b)
Melolontha aphodioides Illiger, 1800, in Wiedeman, Archiv. Zool., I, p. 109 (Type : Amérique
du Nord, Géorgie, disparu).
Acanthocerus aphodioides Illiger ; Germar, 1943, Zeitschr. Ent., IV, p. 137.
Cloeotus aphodioides Illiger; Bâtes, 1887, Biol. Cenlr. Amer., Col., II, p. 119.
Cloeotus aphodioides (Illiger) ; Woodruff, 1973, The Scarab Beetles of Florida, I, p. 178, figs.
Scarabaeus latipes Germar, 1824, Ins. Spec. nov., p. 114 (Type inconnu ; synonymie in Ger-
mar, 1843).
Trox splendidus Say, 1835, Boston Journ. Nat. Hist., I, p. 180; — 1859, Complété writings,
II, p. 653 (Type inconnu ; synonymie in Germar, 1843).
Var. prionomus Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer., Col., II, p. 120.
Biologie : Lugger, 1888, Proc. Ent. Soc. Washington, I, p. 84.
Fig. 17f. — Long, (déroulé) 4,5 à 6 mm ; larg. des élytres 2,5 à 3 mm. — Corps en ovale relati¬
vement court, convexe, noir bronzé, luisant, légèrement soyeux, à courte pubescence très éparse.
Tête à clypéus en courbe plate en avant, le bord faiblement relevé et portant de longues soies
peu serrées ; angle clypéo-génal très ouvert, le bord antérieur des joues oblique et très saillant en dehors ;
angle externe des joues arrondi ; canthus oculaire développé ; un assez large bourrelet transverse sur
le vertex, un bourrelet au bord interne des yeux, marqué en avant par une courte carène, front avec
deux callosités arrondies, contiguës au bourrelet du vertex en arrière, milieu du bord postérieur du
clypéus avec une callosité arrondie ; partie antérieure du clypéus à courts traits arqués, ouverts vers
1 arrière, plus ou moins confluents, accompagnés de points très fins, écartés, les traits assez peu serrés ;
le reste de la tête (sauf les callositésqui portent des points effacés et irréguliers) à points ocellés, incom¬
plets, moyens et pas très serrés.
Pronotum très transverse, angles antérieurs peu saillants et largement obtus ; côtés courtement
élargis en courbe en dehors, puis pratiquement rectilignes jusqu’aux angles postérieurs qui sont droits
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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à sommet obtus ; base à fort rebord, saillant vers l’arrière en courbe plate, la saillie partant presque
des angles postérieurs ; rebord latéral visible d’au-dessus, mais assez fin ; ligne marginale antérieure
un peu écartée du bord antérieur au milieu et nettement plus écartée des angles antérieurs ; ceux-ci
avec une striole supplémentaire continue le long du bord antérieur ; un net cal oblique sur les angles
postérieurs ; côtés avec une dépression légèrement étranglée en son milieu par une faible saillie du bord
en face du cal médian interne ; la dépression séparée de la ligne marginale antérieure par un bourrelet
assez étroit, à face postérieure bien marquée. Ponctuation discale pratiquement nulle sur la ligne
médiane, progressivement plus forte et un peu plus serrée (mais ni très forte ni très serrée) vers les côtés,
double, formée de points ocellés plus ou moins complets et de points très fins ; la dépression latérale à
lignes longitudinales, pas très serrées, plus ou moins confluentes.
Écusson rebordé, ensellé, à points moyens et écartés, mêlés à des points très fins et peu serrés.
Élytres à stries formées, sur le disque, de grands points allongés, assez larges (ovalaires) très
rapprochés, la strie suturale imponctuée le long de la base et sur la déclivité apicale ; interstries plans,
à très fine ponctuation écartée. Déclivité apicale marquée, les stries y affectant la forme de deux lignes
parallèles très sinueuses ; interstrie suturai tectiforme avant l’apex où il est un peu élargi ; VI en peu
net bourrelet cariniforme sur l’apex ; VII avec une assez longue carène subapicale peu marquée, dirigée
parallèlement au bord ; XII avec une longue carène très peu marquée ; parfois de légers cals à l’apex
de IV, V et VI.
Tibias antérieurs à face dorsale à denses strioles longitudinales ; arête externe à nombreuses et
fortes denticulations progressivement plus développées vers l’apex, les deux dents apicales nettement
plus grandes.
Tibias postérieurs triangulaires ; champ externe de la face sternale à assez fortes impressions
arquées, obliques, plus ou moins confluentes, peu régulières.
Amérique du Nord : Ohio ; Washington (D.C.) ; Kentucky ; Illinois; Kansas; Mississipi;
Alabama ; Géorgie ; Floride ; Texas.
Mexique. — Guatemala.
Venezuela : Caracas.
Colombie.
Brésil : Para, Rio Gurupi, xii.1964 (B. Malkin). — Goyaz, Goiania, 1.1962 (J. Bechyne) ; — De
Minas Geraes à Goyaz (de Castelnau). — Rio Grande do Sul. — S do Paulo, val du Rio Pardo (E. Gou-
nelle) ; — Barueri, x.1965 (K. Lanko) ; — Atibaïa, xi.1970 (J. Halik) ; — Faz. Pau d’Alho, x.1965
(Martins et Biasi). ■—■ Santa Catharina, Nova Teutonia, xi.1973 (F. Plaumann).
Pérou : Cusco, Santa Isabel, 1.1958 (F. L. Witkowsky).
Bolivie : Guayamerin, Béni, à la lampe (Balogh et Zicsi). — prov. de Sara (J. Steinbach ). —
Santa Cruz de la Sierra, 500 m ; i-iv (J. Steinbach).
Paraguay : Central.
Argentine : Misiones, env. de San Ignacio, villa Lutécia (E. R. Wagner) ; — chutes de l’Iguazu
(E. R. Wagner).
Les reflets métalliques, la sculpture et la taille sont assez variables, de même que les reliefs
subapicaux ; il n’est pas exclu qu’un matériel beaucoup plus abondant et offrant de longues séries de
provenances précises permette de distinguer plusieurs types spécifiques, mais le matériel devant moi,
si abondant soit-il, ne semble pas justifier de la reconnaissance de nouvelles espèces dans cet ensemble.
24. Germarostes antiquus (Erichson)
Acanthocerus antiquus Erichson, 1843, in Germar, Zeitschr. Ent., IV, p. 141 (Holotype :
Suriname, n° 26281, Musée Zoloogique de l’Université Humboldt, Berlin).
Fig. 17a. — Long, (déroulé) 6 mm. — Corps en ovale, convexe, noir bronzé luisant à faibles
reflets bleutés en vue oblique.
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAULIAN
Tête très transverse ; clypéus en courbe plate à peine anguleuse au milieu en avant, les côtés
courtement redressés et formant un angle ouvert mais très marqué avec le bord antérieur des joues,
celui-ci un peu arqué ; angle externe des joues arrondi ; un large sillon en V, ouvert vers l’avant, sépare
le clypéus du front et coupe celui-ci en deux ; joues à points arqués, forts, longitudinaux ; serrés, plus
ou moins confluents. Clypéus à stries transverses serrées, un peu ondulées et plus ou moins confluentes.
Partie médiane, déprimée, du front à stries irrégulières, transverses, arquées, plus ou moins confluentes
en lignes ouvertes vers l’avant et le milieu ; callosités latérales du front à gros points arqués, serrés,
laissant parfois le milieu lisse, irréguliers ; vertex largement lisse, avec quelques gros points en dedans
des yeux ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large.
Pronotum très transverse, à rebord entier, rapproché du bord sur les côtés, plus écarté en avant
et en arrière, particulièrement derrière les angles antérieurs et devant le milieu de la base. Angles anté¬
rieurs obtus mais saillants ; côtés élargis en ligne droite vers l’arrière ; angles postérieurs droits ; base
saillante vers l’arrière en ligne droite sur les côtés, milieu tronqué droit. Une faible indication de sillon
longitudinal médian sur le disque et une nette dépression, limitée en arrière par un faible cal oblique,
sur l’angle postérieur. Ponctuation formée de points moyens, simples ou un peu arqués, irréguliers,
peu serrés ; les angles antérieurs, le cal des angles postérieurs, le milieu de la base en arrière, un cal
au-dessus de la dépression latérale, à peu près lisse ; la dépression latérale elle-même à points plus gros,
serrés, et fortement arqués.
Écusson un peu déprimé sur une petite aire centrale qui porte quelques gros points assez serrés.
Élytres à rebord externe crénelé ; strie suturale marquée sur la partie antérieure, en arrière
de l’apex de l’écusson, par une ligne de points allongés et assez fins, le reste de la strie entier ; les autres
stries discales marquées par des lignes de points forts, très allongés, bien séparés, à peine plus larges
en dehors et vers l’apex mais contenus, par place, dans une large fossette. Interstries plans et prati¬
quement lisses sur le disque, mais marqués par les fossettes, ce qui leur donne un aspect ondulé, le II
coupé, sur la déclivité apicale, par une série de gros points ; V avec un petit cal au sommet de la décli¬
vité apicale ; VIII avec une courte carène au même niveau ; X avec une carène subapicale sinueuse
occupant le tiers postérieur de l’élytre ; XII avec une carène semblable, très sinueuse, sur la moitié
postérieure.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes rapprochées ; arête externe denticulée ;
surface dorsale à denses stries longitudinales arquées, à concavité ouverte en dehors.
Tibias postérieurs à troncature apicale très élargie ; carène médiane de la face sternale très
marquée, arquée er crénelée ; champ marginal externe de la face sternale couvert de denses strioles
longitudinales à peine obliques, en dedans ; de courtes stries arquées et confluentes, transverses, le long
du bord externe.
Venezuela : La Guayra.
Suriname (type).
Guyane Française : Saûl, vu. 1978 ( Degallier ).
Pérou : Tarapoto ( M. de Mathan).
25. Germarostes puncticollis (Erichson)
Acanthocerus puncticollis Erichson, 1843, in Germar, Zeitschr. Ent., IV, p. 140 (Holotype :
Brésil, Para, n° 26283 (Sellow), Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin).
Cloeotus puncticollis Erichson ; Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer., Col., II, p. 119.
Fig. 17 d. —- Long, (déroulé) 6 mm. — Corps en ovale, convexe, pas très large, noir, parfois
bronzé, assez luisant.
Tête, comme chez C. antiquus, mais à callosités frontales effacées, à forte et dense ponctuation
régulière ; sillon fronto-clypéal large et pas très profond, la dépression médiofrontale large et attei¬
gnant l’arrière du front ; l’aire médiane du vertex étroitement lisse.
Pronotum comme chez G. antiquus, mais à côtés très faiblement arqués ; avec les mêmes aires
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
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lisses, plus nettement définies parce que la ponctuation discale est forte, dense et régulière ; une trace,
plus ou moins marquée, de sillon longitudinal médian.
Écusson comme chez G. antiquus, mais à points plus forts.
Élytres comme chez G. antiquus, l’interstrie III avec une courte carène subapicale ; IV avec
un calus subapical, VII avec une assez longue carène subapicale ; X avec une longue carène sur la moitié
postérieure, étroite et droite, terminée vers la suture par un cal bien isolé.
Tibias antérieurs comme ceux de G. antiquus.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale pourvu de points arqués, forts, transverses,
à la base ; avec une étroite bande courte de traits transverses le long de l’arête externe et une large
zone interne couverte de fortes stries obliques, plus ou moins ondulées et confluentes.
Équateur : Pichincha, rio Palenque, 47 km S. de Santo Domingo, 700', n.1976 (H. et A. How-
den ).
Brésil : Para (type). — Amazones, Sâo Paulo d’Olivença, vi-vii (M. de Mathan) ; — Iquitos
(id.). — Mato Grosso (P. Germain) ; — Réserve Humboldt, iii (B. C. Ratcliffe). — Goyaz, Jatahy. —
Minas Geraes ( E. GouneUe). — Pernambouc, Pery-Pery, xi-xii ( E. Gounelle). — Sâo Paulo, val du
rio Pardo, xii (E. GouneUe). — Santa Catharina, Nova Teutonia, xii (F. Plaumann).
Paraguay, Central (P. Germain). — Concepcion : Colonia Ste J. Lopez, X.
26. Germarostes macleayi (Perty) (planche V b, VI c)
Acanthocerus macleayi Perty, 1830, Delect. anim. artic., p. 43, pl. 9, fig. 4 (Holotype : Brésil,
Musée de Munich).
Acanthocerus macleayi Perty ; Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 139.
Cloeotus macleayi Perty ; Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer. Col., II, 2, p. 119.
Fig. 176. — Long, (déroulé) 6 mm. — Corps en ovale régulier, convexe, noir luisant, les élytres
à reflets plus ou moins moirés, bleuâtres ; glabre.
Tête largement arrondie en avant ; bord antérieur des joues formant un angle très ouvert avec
le bord du clypéus ; angle externe des joues arrondi ; joues larges, le canthus oculaire court, ne dépas¬
sant pas le milieu de l’œil vers l’arrière. Clypéus entièrement couvert d’impressions ondulées, trans¬
verses, assez serrées, ouvertes vers l’arrière en avant, concentriques autour d’un faible cal médio-
postérieur en arrière ; joues à points assez forts, mêlés de quelques rides faiblement arquées, allant
du bord antérieur jusqu’à l’œil. Front faiblement déprimé au milieu ; les callosités frontales marquées,
lisses ou à points écartés. Bourrelet transverse du vertex lisse, sauf une étroite ligne d’impressions
le long du bord postérieur.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs peu saillants en avant, presque droits ; côtés en
ligne droite régulière, à peine un peu arquée en dehors, parfois un peu concave ; angles postérieurs
droits à sommet arrondi ; base saillante vers l’arrière en courbe plate et assez large en son milieu ;
rebord basilaire très marqué ; latéral plus fin ; antérieur nettement plus écarté du bord antérieur der¬
rière les angles antérieurs que derrière le milieu. Surface inégale, avec une nette impression ovalaire
à bord externe bien marqué, sur chaque côté, derrière les angles antérieurs, et une impression discale
antérieure ; la trace à peine indiquée de deux callosités encadrant la base ; angle postérieur un peu
calleux. Ponctuation assez forte, peu régulière, effacée sur le milieu de la base, plus rare sur le milieu
du disque, un peu serrée sur les côtés ; les points tendant à devenir arqués et transverses au-dessus
de l’impression latérale et formant des impressions arquées longitudinales dans cette impression. Angles
antérieurs avec des stries transversales fines mêlées d’impressions plus courtes.
Écusson faiblement ensellé, les côtés délimités en arrière par une strie ; quelques points moyens
sur la callosité basale de chaque côté et quelques impressions longitudinales linéaires un peu ondulées,
parfois remplacées par quelques points moyens et assez irréguliers sur l’apex.
Élytres à rangées de points allongés, assez profonds, pas très serrés ; interstries, sur le disque,
plans ou à peine convexes et portant une très fine ponctuation très éparse. Strie suturale prolongée
le long de la base, à partir du milieu de l’écusson, par une ligne ondulée, entière et marquée, bordée
Source : MNHN, Paris
42
RENAUD PAULIAN
vers l’avant par un léger relief qui passe derrière le calus huméral, limite en dehors le champ marginal
externe et rejoint l’apex. Déclivité apicale bien marquée ; interstrie suturai entier ; interstrie II marqué
d’une série de faibles callosités, séparées par de fortes fossettes triangulaires ; interstrie III en court
cal en crochet vers l’extérieur, puis avec un cal allongé en virgule, puis un cal recourbé vers l’extérieur
en crochet ; IV terminé par un cal arrondi se perdant dans le crochet terminal du III ; IV et V réunis
et prolongés par un très court cal très étroit ; le VI portant un cal allongé remontant jusqu’au deuxième
tiers de l’élytre ; VII, VIII et IX fusionnés au haut de la déclivité, le IX avec une carène bien marquée,
atteignant le milieu vers l’avant ; ce groupe de trois interstries prolongé jusqu’au voisinage du II par
deux petits cals allongés ; X plan ; XI caréné sur la moitié postérieure et se terminant au fond du cro¬
chet apical de III, les carènes ondulées ; champ marginal externe à peine élargi, l’élargissement situé
relativement en arrière, le rebord externe crénelé.
Tibias antérieurs tridentés sur l’arête externe qui est crénelée vers la base ; surface supérieure
à fines stries longitudinales parallèles.
Tibias postérieurs triangulaires, peu élargis vers l’apex, à angle apical externe droit, arêtes crénelées,
troncature apicale évasée ; champ externe de la face sternale à impressions en lignes transverses assez
larges, surtout vers la base sur le bord externe, et à stries obliques, bifurquées, assez serrées dans la
région interne.
Guyane Française : Paramana, vi.1976 ( Degallier).
Brésil : Bahia, Salobro ( E. Gounelle). — Pernambouc, Pery-Pery, iv-vi (E. Gounelle). — Ama¬
zones, Iquitos ( M. de Mathan). — Minas Geraes, Unai, Faz. Bolivia, x.1965. — Moto Grosso, iv, v
(P. Germain). — Sâo Paulo, Ribeirao Preto, 1.1955 ( Baretto) ; — Atibaia, x.1969 (J. Halik) ; — Ilha
dos Buzeos, x-xi.1963 ; —- Anhembi, xi.1961 ( W. D. Edmonds) ; — Salesopolis ; — Itu, Faz Pau d’Alho,
x.1965 (Martins et Riasi). — Rio de Janeiro, Petropolis, u ( Sahlberg) ; — Boa Sorta, xi ( Sahlberg) ; —
Novo Friburg (P. Germain). — Santa Catharina, Nova Teutonia, xii (F. Plaumann).
Pérou : Amazones, Tarapoto, San Martin (M. de Mathan).
Bolivie : Santa Cruz (Y. Cambefort).
Paraguay, Puerto Pte Stroesner, xii ( Mahunka ).
Argentine : Buenos Aires (coll. v. Lansberge, Muséum de Paris), localité à confirmer. — Misiones,
env. de San Ignacio, villa Lutécia [E. R. Wagner) ; — Irigoyen (leg. Kowacz).
J’ai admis ici la séparation spécifique entre Germarostes globosus (Say), 1835, décrit des États-
Unis et G. macleayi (Perty) décrit du Brésil et dont j’ai pu voir le type, malheureusement privé de tête,
dans les collections du Musée de Munich.
La distinction entre les deux formes est subtile, comme entre celle-ci et les espèces très voi¬
sines décrites par Erichson ; cependant les exemplaires d’Amérique du Nord sont de taille constam¬
ment plus faible, de sculpture thoracique à la fois plus grossière et plus irrégulière ; la tête ne présente
pas de nettes bosses frontales lisses ; enfin, au-dessus du rebord externe, crénelé, de l’élytre, on recon¬
naît une strie en S très allongé, puis un interstrie nettement relevé vers le milieu et venant mourir près
de 1 épaule ; au-dessus de ce bourrelet, et sous un interstrie nettement plus relevé, on note deux stries
à peine ondulées, bien marquées, sans points entre elles ; la sculpture des tibias postérieurs est égale¬
ment un peu différente.
Sur les G. macleayi brésiliens, typiques, la ponctuation est plus régulière, bien que très variable ;
le front porte deux fortes bosses séparées par une profonde dépression médiane ; enfin, au-dessus du
rebord externe, crénelé, de l’élytre, la strie en S couché délimite un bourrelet inférieur longitudinal
très marqué ; au-dessus du bourrelet situé au-dessus de la strie homologue de celui de G. globosus,
1 intervalle porte une rangée de gros points, plus ou moins ouverts et tendant à former deux lignes très
ondulées.
Mais l’ensemble des formes sud-américaines que l’on peut rattacher au groupe de G. macleayi
est complexe et d’étude malaisée, et le matériel devant nous, malgré son importance, ne permet pas
d être parfaitement assuré des divisions à conserver. Pour H. W. Bâtes, suivi dans le Coleopterorum
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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Catalogus de 1912 par G. J. Arrow et accepté par Martinez, toutes ces formes ne sont que des
variantes impossibles à séparer spécifiquement de G. globosus (Say).
Woodruff me semble plus près de la vérité, lorsqu’il estime qu’une étude du matériel sud-
américain obligera à distinguer plusieurs espèces.
Après examen attentif du matériel devant nous et des types d’ERiCHSON, il m’a paru préférable
de séparer les espèces sud-américaines du globosus, donc de retenir le nom de G. macleayi, puis de con¬
server les trois espèces d’ERiCHSON : puncticollis, sticticus et antiquus, enfin de décrire une nouvelle
espèce pour des individus de la province de Loja en Équateur, c’est-à-dire d’une province nettement
andine ; ces derniers indvidus sont caractérisés par un aspect velouté, une taille forte et une sculpture
assez particulière.
27. Germarostes sticticus (Erichson)
Acanthocerus sticticus Erichson, in Germar, 1843, Zeitschr. Ent. IV, p. 140 (Holotype : Bré¬
sil, Para, Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin).
Cloeotus sticticus Erichson ; Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer. Col., II, 2, p. 119.
Fig. 17c. —- Long, (déroulé) 5,75 mm. — Corps convexe, ovale, pas très large, noir luisant.
Tête semblable à celle de G. antiquus, mais la zone lisse du vertex moins étendue vers l’avant
et les points du bord interne des yeux plus nombreux ; la dépression médio-frontale plus prolongée
vers l’arrière.
Pronotum comme chez G. antiquus, la ponctuation en général plus fine et plus éparse ; pas de
sillon longitudinal médian ; côtés légèrement arqués.
Écusson, élytres et tibias antérieurs comme chez G. antiquus.
Tibias postérieurs à champ sternal externe pourvu de courtes stries obliques en dedans et d’assez
longues stries transverses, perpendiculaires à l’arête, en dehors.
Guyane Française, Paramana, ii ( Degallier ).
Brésil : Para (type et un autre individu de Berlin). — Amazones, Tapajos (H. W. Botes). —
Réserve Ducke, 26 km N.E. Manaus, ii (B. C. Batcliffé),
Les deux individus de Guyane diffèrent l’un de l’autre par l’inégal développement de la ponc¬
tuation thoracique.
L’espèce est citée, comme simple variété de globosus, par H. W. Bâtes du Nicaragua.
28. Germarostes gaujoni, nov. sp. (planche V d, VI d)
Holotype : Équateur, Loja (abbé Goujon), coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire
Naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 6,5 mm. — Corps en ovale, convexe, large, noir bronzé à reflets veloutés. Tête
très transverse ; clypéus en courbe plate en avant, formant un angle ouvert, mais très marqué, avec
le bord antérieur des joues arrondi ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale assez large ; un sillon
en V ouvert en avant sépare le clypéus du front ; celui-ci porte deux callosités ovalaires transverses ;
vertex séparé du front par un sillon arqué, ouvert en avant, entier ; vertex convexe, lisse au milieu,
à gros points serrés sur une aire triangulaire au bord interne des yeux ; callosités frontales à points
moyens, pas très serrés, sur fond chagriné ; aires frontales déprimées à points plus gros ; clypéus à impres¬
sions transverses, linéaires, arquées et ondulées, ouvertes vers l’avant en arrière et vers l’arrière en
avant, la région centrale à impressions concentriques autour d’une très faible callosité médiane.
Pronotum transverse, à rebord entier, un peu plus écarté du bord le long du milieu de la base,
au milieu du bord antérieur et derrière les angles antérieurs ; ceux-ci arrondis et très peu saillants ;
côtés faiblement élargis d’avant en arrière en ligne droite à peine un peu concave en dehors ; le rebord
très près du bord latéral ; angles postérieurs droits à sommet arrondi ; base nettement saillante en
arrière, les côtés rectilignes et la partie médiane tronquée droit ; une assez faible dépression occupe
Source : MNHN, Paris
44 RENAUD PAULIAN
le milieu des côtés et les côtés du bord antérieur. Ponctuation assez fine, peu serrée, un peu plus marquée
vers l’avant, fond chagriné ; une trace de dépression longitudinale médiane large.
Écusson à aire médiane un peu déprimée et portant quelques gros points irréguliers et peu
serrés.
Élytres à rebord externe crénelé ; strie suturale marquée par des points allongés, grossiers et
fovéiformes vers l’arrière, de plus en plus fins vers l’avant, prolongés par une strie entière vers l’avant
et la base à partir de l’apex de l’écusson. Disque des élytres à lignes de gros points allongés, devenant
de plus en plus fins vers l’avant, fovéiformes vers l’extérieur et l’arrière. Interstries discaux plans,
chagrinés, à points épars, fins et irréguliers ; interstries VI, VIII et X portant sur la déclivité apicale
une forte carène longitudinale ondulée, courte sur VI, plus longue sur VIII, dépassant un peu la moitié
de la longueur de l’élytre sur X.
Tibias antérieurs peu élargis, à face dorsale à denses stries longitudinales ; arête externe à trois
fortes dents marginales rapprochées, suivies en dehors de denticules réguliers.
Tibias postérieurs à arêtes externes fortement crénelées ; troncature apicale largement évasée ;
champ externe de la face sternale à denses et assez fines stries arquées, longitudinales, vers l’intérieur,
et à stries courtes, serrées, de longueur inégale, perpendiculaires au bord externe.
L’espèce n’est connue que par une petite série de la localité typique ; la coloration et la sculp¬
ture élytrale évoquent G. antiquus.
4. Genre Haroldostes nov.
Espèce type du genre : Acanthocerus rugiceps Germar, 1843
Corps de taille faible, moyenne ou forte, noir luisant ou à reflets métalliques, verts ou bronzés,
glabre ou à très courte pubescence très éparse.
Élytres larges, arrondis et en général très convexes.
Tête triangulaire à sommet plus ou moins vif ; les côtés droits ou arqués, ou faiblement bisinués
ou en courbe légèrement concave en dehors, les joues ne formant jamais une forte saillie en dehors
de la courbure de la tête ; partie des yeux visible d’au-dessus en général grande et arrondie. Antennes
de dix articles, le scape largement épaissi vers l’apex. Mentum profondément échancré au milieu en
avant ; redivisé transversalement avant l’insertion des maxilles.
Édéage à paramères courts, en languette plus ou moins triangulaire ; segment génital en long
anneau, sans fusion sternale allongée des pièces latérales.
Pronotum à rebord entier ou interrompu en avant ; angles postérieurs arrondis ou obtusément
droits.
Élytres à stries plus ou moins fines ou réduites à des lignes de points, parfois totalement effacées.
L’interstrie suturai atteignant l’apex; les interstries II à VI réunis au sommet de la déclivité apicale
et prolongés jusqu’à l’apex par un bourrelet qui prolonge le II et est souvent élargi en angle vers l’exté¬
rieur au milieu de sa longueur. Les interstries externes dirigés dans la région apicale vers l’intérieur
et n’atteignant pas tous l’interstrie II ; inégalement renflés et carénés vers l’apex et plus ou moins
confondus dans cette région.
Tibias antérieurs à deux ou trois fortes dents marginales externes suivies, sur l’arête externe,
de denticules ou de crénulations.
Tibias postérieurs en triangle plus ou moins élargi ; l’angle apical externe plus ou moins saillant
et à troncature apicale fortement élargie ; carène de la face sternale crénelée ; champ externe de cette
face lisse, ou à sculpture plus ou moins marquée.
Le genre, qui se distingue du genre Germarostes par la sculpture de la partie apico-latérale des
élytres, en diffère aussi par la sculpture de la face sternale des tibias postérieurs qui rappelle par sa
diversité celle des Ceralocanthus. Il a souvent la coloration métallique, la grande taille et l’aspect con¬
vexe de ce dernier genre avec lequel certaines espèces sont souvent confondues dans les collections.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
45
Les tibias postérieurs offrent une troncature apicale largement évasée, localisée à l’angle postéro-
externe.
Les Haroldostes peuplent l’ensemble du continent américain, mais se localisent, aux États-
Unis, dans les états méridionaux de la partie orientale ; ils font défaut dans l’Ouest.
; DETERMINATION I
; Haroldostes s
!>-AMERICAINS
. Rebord antérieur du pronotum brusquement et largement interrompu au milieu. 2
Rebord antérieur du pronotum entier. 5
. Pronotum à ponctuation moyenne, assez serrée et plus ou moins uniforme. Corps noir.
15. abruptus (Petrovitz)
Pronotum à ponctuation écartée et fine.. 3
.. Élytres à stries ou lignes de points discales bien visibles. 4
Élytres sans stries ni lignes de points discales. 12. madeiranus n. sp.
. Élytres à lignes de points simples. 10. batesi (Harold)
Élytres à stries plus ou moins interrompues. 11. columbianus n. sp.
'. Pronotum à sculpture formant, sur les côtés, un réseau d’impressions linéaires ondulées, enserrant un cal
lisse. 21. guyanensis n. sp.
• Pronotum à ponctuation latérale, nulle ou formée de points simples, ou d’impressions arquées isolées, jamais
réunies en réseau. 6
I. Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs à fortes et peu nombreuses rugosités ou rides obliques
profondes, atteignant à peu près l’apex du tibia. 7
Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs lisse, ou ornée de chevrons, de points grossiers
pas très serrés, ou de lignes longitudinales plus ou moins serrées. 10
'. Disque du pronotum à forte ponctuation serrée. 3. malkini n. sp.
- Disque du pronotum à ponctuation fine ou très fine et en général éparse. 8
i. Taille faible. 8. tibialis (Petrovitz)
- Taille forte. 9
I. Ponctuation du pronotum fine et éparse ; corps bronzé. 1. rugiceps (Germar)
- Ponctuation du pronotum fine mais plus ou moins groupée par place ; corps noir brillant.
2. leprieuri (Germar)
). Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs à points grossiers ou en chevrons, sur au moins
la partie proximale des tibias. 11
- Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs à strioles longitudinales, au moins sur la moitié
proximale. 14
- Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs lisse ou à quelques points fins et isolés. 15
. Rebord antérieur du pronotum plus écarté du bord au niveau des angles antérieurs qu’au milieu.
7. brunnipes (Germar)
- Rebord antérieur du pronotum équidistant du bord antérieur sur toute sa longueur. 12
!. Interstries élytraux convexes, à ponctuation très fine et très éparse. 9. geayi n. sp.
- Interstries élytraux un peu convexes, à ponctuation fine et peu serrée. 13
- Interstries élytraux plans ou presque concaves, à ponctuation très fine et éparse. 4. tubericauda (Bâtes)
î. Points des stries forts et rapprochés. 17. haroldi (Arrow)
- Points des stries moins forts et bien écartés. 16. indigaceus (Germar)
i. Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs à fines strioles parallèles sur toute la longueur
du tibia. b. senegalensis (Castelnau)
- Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs à strioles longitudinales, laissant l’apex largement
libre en dehors. 6. diffundus (Petrovitz)
Source : MNHN, Paris
46 RENAUD PAUL LAN
— Champ externe de la face sternale des tibias postérieurs à strioles obliques dans la région interne, à la base.
18. hamiger (Ohaus)
15. Pronotum à ponctuation moyenne et assez serrée sur le disque. 14. ecuadorensis (Petrovitz)
— Pronotum à ponctuation moyenne, arquée, plus ou moins étendue, un peu serrée, sur les côtés, parfois
effacée ; le disque lisse ou à points assez fins et écartés. 16
16. Vert métallique. Rebord antérieur du pronotum bien écarté du bord sur la courbure qui précède les angles
antérieurs, puis rapproché de ceux-ci en avant. 13. metallicus (Harold)
— Noir métallique, parfois à reflets verdâtres. Rebord antérieur du pronotum bien écarté du bord dans la
courbure qui précède les angles antérieurs, mais parallèle à ceux-ci en avant. 20. nitens (Guérin)
— Noir brillant. Rebord antérieur du pronotum assez peu écarté du bord antérieur sur toute sa longueur
mais équidistant de celui-ci. 19. nigerrimus (Blanchard)
1. Haroldostes rugiceps (Germar) (planche IX d)
Acanthocerus rugiceps Germar, 1843, Zeilschr. Ent., IV, pl 134 (Holotype, Brésil, coll. v.
Harold > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Fig. 2b, 13 a, 19. — Long, (déroulé) 8 mm. — Corps en ovale large, très convexe, bronzé cuivreux
luisant.
Tête petite, très transverse : clypéus en courbe à peine parabolique en avant, à bord antérieur
relevé en large gouttière ; canthus oculaire très peu développé, l’angle externe des joues non saillant
en dehors et arrondi ; un relief transverse, plus ou moins visible ; ponctuation moyenne, rugueuse
et très serrée. Front concave au miheu, à forte ponctuation rugueuse, peu régulière et plus ou moins
confluente. Vertex à même ponctuation, plus forte.
Fio. 19. — Haroldostes rugiceps (Germar), face sternale du tibia postérieur et tibia antérieur.
Pronotum convexe, très transverse, la convexité s’étendant sur les côtés jusqu’aux bords, mais
avec une faible impression longitudinale derrière les angles antérieurs. Rebord entier, fort, écarté
du bord antérieur et de la base, proche du bord sur les côtés, un peu plus écarté dans la courbure qui
précède les angles antérieurs. Angles antérieurs pas très saillants et arrondis ; angles postérieurs tout
à fait arrondis ; bord externe en courbe régulière ; une faible trace de sillon longitudinal médian. Ponc¬
tuation double, très fine et médiocre, les deux ponctuations écartées, quelques points plus gros et
rapprochés dans la partie postérieure de l’impression latérale.
Écusson à points écartés et assez fins à la base, très épars et très fins sur le reste de la surface.
Élytres très convexes, à champ marginal externe arrondi et à peine élargi ; arête externe fai-
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
47
blement festonnée. Strie suturale entière, mais marquée seulement par quelques points à l’apex de
l’écusson. Stries discales marquées par des lignes de points en ovale court, moyens, espacés. Interstries
discaux plans, à points très fins et très épars. Strie marginale externe atteignant presque la base sous
l’épaule. Strie suturale en sillon sur la déclivité apicale. Dans la région apico-Iatérale l’interstrie VII
est prolongé, le long de l’interstrie II-VI, et uni à X et à XII ; VIII et IX sont confluents bien avant
l’apex et butent sur le VII sous forme d’un bourrelet étroit et peu marqué ; X forme vers l’apex un
bourrelet assez large et peu épais, enfermant le XI, qui est linéaire, entre lui et le XII ; XII parallèle
au bord externe, en bourrelet régulier et bien relevé sur la moitié de la longueur de l’élytre ; XIII bien
marqué en arrière par deux fortes stries qui l’encadrent.
Tibias antérieurs courts et larges ; surface dorsale rugueuse et à quelques nervures longitudi¬
nales incomplètes ; dents marginales externes fortes, l’apicale très forte.
Tibias postérieurs triangulaires et larges, les arêtes très crénelées ; champ marginal externe
de la face sternale avec quelques fortes rides transverses obliques, un peu irrégulières ; angle apical
externe peu saillant, à troncature très large et localisée à l’angle.
Fie. 20. — Ceralocanthoides undatus (Petrovitz). a. tête. — 6. face sternale du tibia postérieur.
Brésil : Bahia, Cachimbo (P. Germain). — Goyaz, Jatahy. — Minas Geraes, Uberaba ; —
Matusinho ; — Arinis ; — Pouso Alegre, vi.65 ( Vulcano et Pereira). — Parana Nord. — Espirito Santo,
Conceiçae da Barra, x.1972 (Alvarenga) ; — Campos ; — Parque Sooretama, Linhares, x.1962 [Pereira).
— Sào Paulo, val du rio Pardo ; — Anhembi, xi.1965 [W. D. Edmonds).
Paraguay Central [P. Germain).
Panama, un exemplaire, dont la provenance sera à confirmer, sans autre précision, dans la col¬
lection Sharp > R. Oberthür > Muséum de Paris.
2. Haroldostes Ieprieuri (Germar)
Acanthocerus Ieprieuri Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 134 (Type, Guyane, inconnu).
Long, (enroulé) 6 mm. — Corps en ovale large, court, très convexe, noir à faibles reflets métal¬
liques. En tous points semblable à H. rugiceps Germar, sauf par la coloration et par la sculpture du
pronotum et de l’apex des élytres.
Pronotum à microscopique ponctuation éparse et à points fins, formant deux plages à points
écartés, encadrant le milieu du bord antérieur, et une plage en large anneau entourant un espace lisse
sur les côtés, de chaque côté.
Interstrie VII arrivant au contact de l’interstrie X, mais leur point de contact marqué par une
trace de suture.
Source : MNHN r Paris
48
RENAUD PAULIAN
Guyane Française : Cayenne, type selon Germar.
Équateur.
Brésil : Minas Geraes. — Goyaz, Jatahy. — Amazones, Itaituba.
3. Haroldostes malkini, nov. sp. (planche VII d, VIII a)
Holotype : Brésil, Mato Grosso, Barra de Tapirape, xi.1964 (B. Malkin), Musée de Sâo
Paulo. Paratype un exemplaire de même provenance au Muséum National d’Histoire Naturelle de
Paris.
Long, (enroulé) 4,5 mm. — Corps en ovale court et large, convexe, noir luisant.
Tête très transverse. Clypéus en courbe plate, à peine parabolique en avant, formant un angle
obtus avec le bord antérieur des joues ; celles-ci un peu saillantes en dehors, à angle externe obtus ;
canthus oculaire court et largement arrondi ; clypéus faiblement déprimé. Ponctuation régulière, forte
et moyennement serrée sur l’arrière du front, progressivement plus fine et moins serrée vers l’avant,
la suture clypéo-génale formant une aire lisse ; une plage lisse transverse et un peu bombée au milieu
du vertex ; le bord postérieur de celui-ci à gros points un peu écartés.
Fie. 21. — Face sternale des tibias postérieurs. — a. Haroldostes tibialis (Petr.). — 6. Glyptopterus oberthüri, nov. gen.,
nov. sp. — c. Haroldostes nitens (Guérin).
Pronotum très transverse, à angles antérieurs peu saillants et obtus ; angles postérieurs com¬
plètement arrondis ; côtés en courbe légèrement concave en dehors ; rebord entier, large en avant,
un peu moins le long de la base où il dessine un angle saillant en avant au milieu ; fin sur les bords
latéraux. Ponctuation forte, assez serrée, formée de points larges et un peu arqués, et de très fins points ;
de très petites plages lisses dispersées sur la surface ; en outre, une plage lisse plus grande, de chaque
côté, en avant du milieu.
Écusson à points assez fins et peu serrés.
Élytres à épaules un peu obliques, calus huméral sensible ; strie marginale externe entière ;
strie suturale entière, mais marquée par des points moyens sur les trois quarts antérieurs. Disque des
élytres à lignes de points ronds ou ovales, assez forts, distants de moins de leur diamètre ; interstries
à peine convexes, à fins points épars. Région apico-latérale des élytres à interstries 11-VI unis à XII
à l’apex ; VII en court crochet ; VIII et IX confluents en un interstrie assez étroit ; XI et XII étroits
et convexes à l’apex.
Tibias postérieurs moins larges et plus plans que ceux de H. rugiceps ; le champ externe de la
face sternale portant de courtes et très fortes rides obliques pas très serrées en dedans et quelques
gros points vers l’angle apico-externe.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
49
L’espèce est connue par une petite série provenant de la localité typique et partagée entre le
Musée de Sâo Paulo et le Muséum de Paris.
4. Haroldostes tubericauda (Bâtes)
Cloeotus tubericauda Bâtes, 1891, in Whymper, Travels in the High Andes, Suppl., App., p. 26
(Lectotype : Équateur, coll. Bâtes > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle
de Paris, présente désignation).
Long, (déroulé) 6,5 mm. — Corps en ovale court, large, convexe, brun à reflets vert bronzé
brillant.
Tête à clypéus parabolique, à bord antérieur relevé ; angle externe des joues vif ; canthus ocu¬
laire moyen ; bord interne des yeux marqué d’un bourrelet interne assez large, pas très haut, prolongé
en avant par un petit calus isolé ; milieu du bord antérieur du front calleux. Clypéus lisse en avant
et au milieu ; les côtés du milieu à points transverses, moyens, peu serrés. Front à points moyens,
en fer à cheval ouvert vers le centre, pas très serrés. Vertex lisse.
Pronotum très transverse, entièrement rebordé, le rebord plus écarté du bord en avant qu’à
la base ou sur les côtés, sensiblement équidistant du bord antérieur sur toute sa largeur ; angles anté¬
rieurs bien saillants, arrondis ; côtés un peu déprimés. Disque à points fins et très écartés ; côtés du
disque à points fins et assez forts, très écartés ; partie latérale concave à très gros points arqués, ouverts
en dehors, un peu serrés.
Écusson à pointe concave, avec quelques points très épars.
Élytres à champ marginal externe un peu élargi en dehors. Arête externe finement festonnée.
Strie suturale entière. Stries discales marquées par une ligne de points ovalaires, allongés ; assez forts,
distants d’un peu moins de leur grand diamètre. Interstries plans, ou un peu concaves, à points très
fins et très épars. Strie suturale en sillon sur la déclivité postérieure, l’interstrie suturai tectiforme
en arrière. Région apico-latérale des élytres à interstries II à VI confluents en un bourrelet terminal
unique, fortement anguleux vers le dehors au milieu ; VII et X confluents, mais séparés par une suture,
le VII en bourrelet large et le X en bourrelet linéaire vers l’apex ; VIII et IX confluents bien avant
l’apex; XII caréniforme sur presque toute sa longueur; XI étroit et très longuement caréniforme.
Tibias antérieurs à trois fortes dents externes très rapprochées de l’apex ; arête externe entiè¬
rement à forts et longs denticules peu nombreux ; face dorsale à gros points écartés, et une ou deux
fines lignes longitudinales le long de l’arête dorsale.
Tibias postérieurs assez longs et étroits, angle apical externe un peu étiré, à troncature arrondie,
à bords crénelés et surface avec de courtes soies ; arêtes crénelées, la médiane bordée, en dehors, par
une strie longitudinale ; champ marginal externe de la face sternale lisse, portant sur la moitié basale
des impressions fortes, en chevrons, ouverts vers l’arrière.
Équateur ( Whyrnper , type ; Semieradski).
Colombie : Manizales ( A. M. Patino).
Un exemplaire du Brésil, Sâo Paulo, Salesopolis, m.1973 ( Vanin et Jorge ) est très proche de
H. tubericauda, mais en diffère par la sculpture céphalique plus fine et plus rare ; je ne puis cependant
l’en séparer spécifiquement, malgré l’éloignement des lieux de capture.
5. Haroldostes senegalensis (Castelnau) (planche VIII b)
Acanthocerus senegalensis Castelnau, 1840, Hist. Nat. Ins. Col., 11, p. 109 (Type : Sénégal,
inconnu, localité fausse).
Cloeotus senegalensis Castelnau, Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 44.
Acanthocerus striatus Germar, 1843, Zeitschr. Eni., IV, p. 141 (Type : Cayenne, inconnu).
Long, (déroulé) 5,5 à 6 mm. — Corps en ovale court et convexe, brun bronzé luisant, les élytres
vert doré.
Source : MNHN r Paris
50
RENAUD PAULIAN
Tête très transverse, clypéus en courbe plate en avant, à bord un peu relevé, les joues formant
un angle très ouvert avec le clypéus ; l’angle externe des joues largement arrondi ; canthus oculaire
court ; partie des yeux visible d’au-dessus très large. Front un peu bombé ; milieu du vertex à la base
avec une plage lisse arrondie, le reste de la surface de la tête à ponctuation en fer à cheval très ouvert,
ocellée, moyenne et assez serrée sur le front, plus forte et plus serrée sur les joues ; très fine et très
éparse sur l’arrière du clypéus, et un peu plus marquée et plus serrée sur l’avant.
Pronotum très transverse, à rebord entier, équidistant du bord antérieur, dont il est assez écarté,
en avant, saillant au milieu en fort angle dirigé vers l’avant. Angles antérieurs peu saillants et arrondis ;
angles postérieurs très arrondis ; base saillante en arrière en courbe plate au milieu. Surface convexe
avec un assez fort cal large, situé de chaque côté un peu en avant du milieu. Ponctuation double, formée
d’assez gros points arqués et de petits points, tous relativement serrés autour des cals latéraux ; les
côtés, la base et le bord antérieur à points très fins et épars ; le milieu du disque à ponctuation étroite¬
ment effacée.
Écusson à dense et moyenne ponctuation, sauf l’extrême pointe, fisse.
Élytres à champ marginal externe nettement et courtement élargi et explané en dehors. Stries
discales fortes, marquées par des impressions longitudinales tectiformes, se recouvrant d’avant en arrière
et continues ; interstries plans, à fine ponctuation peu serrée mais très distincte. Strie suturale en
sillon à l’arrière. Région apico-latérale des élytres à interstries VII, X, XII confluents à l’apex ; inter¬
stries X, XI et XII renflés en bourrelet, atteignant le miliue de l’élytre (X et XI) ou les deux tiers
(XII) ; strie X et à un moindre degré les stries IX et XI relevées en large courbe vers le haut du disque,
derrière l’épaule.
Tibias antérieurs grêles et peu arqués, à face dorsale couverte de fines lignes longitudinales
parallèles ; trois dents marginales externes marquées, l’arête externe entièrement crénelée.
Tibias postérieurs larges, angle apical externe tronqué assez courtement, non saillant ; arêtes
externes crénelées ; arête médiane de la face sternale peu marquée, effacée sur le tiers apical ; champ
externe de la face sternale à fines strioles longitudinales bien marquées, pas très serrées.
Guyane Française : Cayenne, Cabassou vu, vm, ix.1979 (Degallier) ; — Paramana, 1.1979
(Degallier ), piège lumineux au sol.
Brésil : Amazones, Cameta. — Para, Bragance. — Goyaz, Jatahy. — Mato Grosso.
Un exemplaire de Y Amazonie, Teffé, Ega (M. de Mathan) du Muséum de Paris, et deux spéci¬
mens du Musée de Leyde, dont l’un de Suriname, Saramaca (Dr. Kôk), diffèrent de l’espèce par la
taille plus forte, la coloration presque noire et terne, la tête pratiquement fisse, le pronotum à points
serrés et confluents et les stries discales presque imponctuées, linéaires et enfoncées.
6. Haroldostes diffundus (Petrovitz) (planche VIII c)
Cloeotus diffundus Petrovitz, 1976, Mission Zool. belge aux îles Galapagos et en Ecuador, III,
p. 278 (Holotype, Équateur, versant occidental des Andes, Santo Domingo, 600 m ; dans une termi¬
tière sur arbre, iv.1965 (N. et J. Leleup), Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, Bruxelles).
Long, (déroulé) 3 mm ; larg. des élytres 1,8 mm. — Corps court, large, convexe, brun, brun noir
ou noir, souvent à reflets métalliques ou bronzés, brillant.
Tête à clypéus saillant au milieu, en court lobe arrondi au sommet, côtés concaves après cette
saillie, puis très sensiblement convexes, puis concaves et prolongés régulièrement par les joues dont
1 angle externe est droit ; canthus oculaire court ; clypéus concave, la concavité limitée en arrière,
au bord antérieur des yeux, par un relief transverse portant deux cals irréguliers, un peu fisses, peu
distincts, qui encadrent le milieu ; ponctuation du front et du vertex à points assez grands, arqués,
serrés, ouverts vers l’avant ; clypéus à points moins marqués, ouverts vers l’arrière et plus ou moins
confluents.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs peu saillants, étroitement obtus au sommet ; côtés
en courbe régulière ; angles postérieurs complètement arrondis ; base saillante en courbe plate vers
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
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l’arrière sur toute sa largeur ; rebord assez écarté du bord antérieur dont il est équidistant sur toute
sa longueur ; rebord latéral fin ; rebord basal bien marqué. Disque à points arqués, fins, peu serrés,
ouverts en arrière sur la partie médiane ; les côtés à points plus gros, plus forts, bien plus serrés, plus
complets, à umbo central grand, saillant et lisse ; un cal latéral lisse un peu au-delà du tiers basal et un
autre bien écarté du milieu au quart basal.
Écusson lisse à l’apex, à points ocellés incomplets, moyens et superficiels, irréguliers à la base.
Élytres à stries fines, un peu enfoncées, marquées de points très allongés, étroits, rapprochés,
plus larges et un peu en fossette à la base des stries discales externes ; strie suturale imponctuée le long
de la base, à points indistincts vers l’apex ; interstries presque plans, un peu convexes vers la base,
à très fins points très épars. Déclivité apicale des élytres prolongeant la courbure dorsale de ceux-ci ;
interstrie suturai à peine convexe à l’apex ; interstries II à VI confluents, prolongés par un bourrelet
plan, large, très légèrement élargi en son milieu en dehors, prolongé vers l’extérieur à l’apex par une
fine carène ; stries II et V effacées bien avant le point de jonction commun des interstries ; interstrie
VII terminé, contre le bourrelet commun de II à VI, par un bourrelet allongé et peu marqué ; VIII et
IX réunis au sommet de la déclivité apicale et prolongés ensemble en un bourrelet étroit et peu sail¬
lant, rétréci vers l’apex, un peu plus court que le VII ; X et XII réunis à l’apex et enfermant le XI ;
X et XII en faibles carènes à partir du milieu de l’élytre sur le X, au niveau du tiers antérieur sur le
XII, le X un peu plus épais que les autres à l’apex. Champ marginal externe très peu marqué, à peine
élargi en courbe plate et lisse.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes suivies de six crénulations progres¬
sivement moins larges et plus hautes de la base vers l’avant ; face dorsale à denses et fines strioles
longitudinales.
Tibias postérieurs longs, assez étroits, peu élargis vers l’apex, à troncature apicale allongée
et étroite ; champ externe de la face sternale à denses et fines stries longitudinales, laissant l’apex
largement lisse.
Équateur : Pichincha, Santo Domingo ; — Morona — Santiago, Macas.
Brésil : Moto Grosso, Corumba ; — Morro de Garça ; — Barra de Tapirape ; — Ribeirao Con¬
fines, Buritis. — Minas Geraes, Arinos. — Amazones, Nhamunda ; — Jacare, Parque Nacional Xingu. —
Goyaz, Cabeceiras, lagoa Formosa. — Sâo Paulo, Castilho, rio Parana.
Paraguay Central : Asuncion ; Colonia Thompson, 20 km au S. d’Asuncion.
7. Haroldostes brunnipes (Germar)
Acanthocerus brunnipes Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 142 (Holotype, Bolivie, Santa
Cruz, British Muséum (Natural History), Londres).
Long, (enroulé) 4,5 mm. — Corps en ovale moyennement allongé, convexe, noir ou brun à très
légers reflets bronzés, luisant.
Tête très transverse, bord antérieur du clypéus en courbe assez plate, relevé, les joues nette¬
ment saillantes en dehors, à bord antérieur arqué et angle externe arrondi ; canthus oculaire court.
Clypéus à points moyens, mais pas très serrés et effacés, limité en arrière par un très net relief trans¬
verse en V largement ouvert en arrière. Front avec un net sillon transverse postérieur ouvert en avant
et un cal au bord antérieur ; le sillon à gros points transverses irréguliers. Vertex lisse, sauf les angles
externes à points moyens.
Pronotum transverse ; rebord entier, nettement plus écarté au bord antérieur que sur les côtés
ou à la base ; équidistant du bord en avant, sauf derrière les angles antérieurs où il est un peu plus écarté ;
angles antérieurs saillants et arrondis ; côtés arrondis en avant, élargis en ligne presque droite en arrière ;
angles postérieurs largement arrondis, effacés ; base en courbe presque continue ; disque convexe, les
côtés un peu déprimés. Ponctuation forte, relativement serrée dans la dépression latérale ; un peu
moins forte et serrée de chaque côté du milieu devant la base, moins marquée et écartée devant les
côtés du bord antérieur, largement effacée sur le reste de la surface.
Écusson ensellé, avec quelques points dans l’ensellure.
Source : MNHN, Paris
52
RENAUD PAULIAN
Élytres à champ marginal externe à peine élargi, pas explané au bord externe qui est très fai¬
blement festonné. Stries discales formées de points allongés, bien marqués, distants d’un peu moins
que leur grand diamètre. Interstries faiblement convexes, à fins points très épars. Strie suturale en
sillon à l’apex. Région apico-latérale des élytres à interstrie VII butant sur l’interstrie commun de
11-VI au contact de l’apex des interstries X et XII ; VIII et IX confluents sur la déclivité, prolongés
par un long interstrie unique qui touche presque le II-VI ; X et XII réunis à l’apex, enfermant le XI ;
XII relevé en faible bourrelet assez étroit jusqu’à l’épaule, et parfois aussi les X et VII.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes, précédées de denticules occupant
toute l’arête externe ; face dorsale encadrée par de fines carinules longitudinales, à ponctuation moyenne
et serrée.
Tibias postérieurs longs, l’angle postéro-externe bien saillant, bord apical convexe en dehors
et troncature évasée en longue lame ovale ; arêtes externes crénelées ; arête médiane inférieure cré¬
nelée presque droite ; champ externe de la face sternale lisse, sauf quelques gros points à la base.
Équateur : Pichincha, rio Palenque, 47 km S. de Santo Domingo, u.1976 (H. et A. Howden).
Bolivie : Santa Cruz, San Miguel, vm.1977 (Y. Cambeforl) ; — Ichito, Buena Vista, v.1969
( Steinbacli).
Paraguay : Chaco, Philadelfia, n.1969 (P. Klassen).
8. Haroldostes tibialis (Petrovitz) (planche VII f, VIII d)
Cloeotus tibialis Petrovitz, 1973, Studia Entom., 16, p. 201 (Holotype : Brésil, Mallo Grosso,
Cuiaba, Muséum de Genève).
Fig. 2a, 24c. — Long, (déroulé) 4,4 mm ; (enroulé) 3,3 mm. — Corps en ovale court et convexe,
brun rouge brillant à reflets vert métallique.
Tête très transverse ; clypéus en courbe plate en avant, à bord relevé et très légèrement festonné ;
joues à peine indiquées en dehors de la courbure du clypéus, angles externes arrondis ; canthus oculaire
court ; front avec une dépression médiane triangulaire à sommet dirigé vers l’arrière ; toute la tête
à ponctuation moyenne, ocellée, très largement ouverte vers l’intérieur, assez serrée, un peu irrégulière.
Pronotum très transverse, entièrement rebordé ; rebord équidistant du bord antérieur sur
toute sa largeur ; angles antérieurs obtus et peu saillants ; côtés élargis en courbe en avant, puis en
ligne presque droite jusqu’aux angles postérieurs qui sont droits mais arrondis au sommet ; base cour-
tement saillante en courbe plate vers l’arrière au milieu. Ponctuation double et inégale, éparse et dif¬
fuse sur le disque ; double et plus grossière et plus dense sur l’arrière des côtés.
Écusson à ponctuation très écartée et régulière.
Élytres à stries discales marquées par des points allongés, fins, légèrement obliques, un peu
moins écartés entre eux que leur grand diamètre. Interstries sensiblement plans, à très fins points
épars. Champ marginal externe élargi, arrondi, un peu explané, à arête à peine visiblement festonnée.
Strie suturale en sillon à l’arrière ; région apico-latérale à interstrie VII venant au contact de X-XII
(séparé de lui par une fine suture) contre l’interstrie unique résultant de la fusion de Il-VI ; VIII et
IX confluents sur la déclivité apicale et prolongés par un interstrie unique ; le XIIseul très légèrement
relevé près de l’apex.
Tibias antérieurs un peu rétrécis vers l’apex, l’arête externe à denses et fines crénulations ter¬
minées par deux fortes dents marginales externes, séparées par un fin denticulc ; face dorsale à im¬
perceptibles strioles longitudinales.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à denses strioles obliques ; angle apical
externe non saillant, à très petite troncature apicale.
Brésil : Mato Grosso, Cuiaba (type) ; — Amazones, Ega (coll. Bâtes > coll. R. Oberthür >
Muséum d’Histoire Naturelle de Paris) ; — Para (id .).
C’est l’espèce que Bâtes avait rattachée au C. bidens Bâtes (Type Panama, Bugaba, ex Cham¬
pion, Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris). L’espèce sud-américaine se distingue aisément
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCATNHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD 53
de celle de Panama, ne serait-ce que par les stries du champ externe de la face sternale des tibias posté¬
rieurs qui sont obliques et non longitudinales.
9. Haroldostes geayi nov. sp.
Holotype : Pérou, Cuzco (F. Geay), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 4,5 mm. — Corps en ovale relativement court, convexe, noir luisant.
Tête en triangle très transverse à sommet obtus ; côtés bisinués, formant un angle très net
avec le bord antérieur des joues ; joues à angle externe saillant, aigu à sommet arrondi ; canthus ocu¬
laire assez grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large ; clypéus déprimé, bord antérieur
du front relevé au milieu ; un net sillon transverse isole le bourrelet transverse à peu près lisse du ver-
tex. Front, clypéus et joues à forte et grossière ponctuation serrée, un peu confluente en travers par
places.
Pronotum transverse, à angles antérieurs saillants et un peu obtus ; angles postérieurs droits
à sommet arrondi ; base saillante en arrière en courbe régulière. Rebord antérieur entier, proche du
bord antérieur dont il est équidistant sur toute sa longueur ; rebords basal et latéral entiers et proches
du bord. Disque du pronotum convexe à côtés un peu déprimés. Ponctuation dense et forte, en points
arqués, ouverts en arrière sur le disque, ouverts en dehors et plus ou moins confluents sur les côtés.
Écusson à points inégaux et épars à la base, moyens et formant quelques lignes longitudinales
sur la partie postérieure.
Élytres à épaules arrondies, cal huméral marqué ; rebord extérieur presque lisse, à peine cré¬
nelé ; strie marginale externe atteignant l’épaule ; strie suturale entière, marquée vers l’avant par
des points à partir de la déclivité apicale. Stries discales fortes, marquées de points médiocres et serrés ;
interstries discaux convexes, à points fins et très épars. Région apico-latérale à interstrie VII en crosse
un peu élargie et épaissie, touchant le X qui est uni au XII à l’apex ; X et XII carénés en arrière ;
XI de largeur normale et plan ; VIII et IX courtement confluents à l’apex.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales, externes, assez rapprochées, précédées de
denticules sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ marginal externe de la face sternale avec une ou deux stries lon¬
gitudinales et des points moyens et peu serrés sur les deux tiers proximaux.
La série typique seule est connue ; l’espèce avait été confondue avec G. sulcipennis (Har.) dont
elle diffère par la sculpture élytrale ; elle est sans doute proche de H. brunnipes, mais avec une ponc¬
tuation pronotale tout à fait différente.
10. Haroldostes batesi (Harold) (planche VII c)
Cloeotus batesi Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 46 (Lectotype : Brésil, Amazones, Ega
(H. W. Bâtes), coll. Bâtes > coll. R. Oberthür > Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris,
présente désignation).
Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale assez court et large, convexe, vert doré métallique
à reflets cuivreux.
Tête très transverse ; clypéus en courbe faible et régulière en avant, prolongée par le bord anté¬
rieur des joues ; canthus oculaire grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en rectangle large à angles
arrondis ; clypéus déprimé, le milieu du bord postérieur un peu calleux. Ponctuation de la tête moyenne,
très écartée, avec quelques points plus forts sur les côtés du clypéus en arrière.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs saillants et obtus ; angles postérieurs complè¬
tement arrondis ; côtés en courbe régulière ; base un peu bisinuée au milieu. Rebord antérieur très
marqué, écarté du bord, assez largement et très nettement interrompu au milieu ; rebord basilaire
assez étroit ; rebord latéral très mince. Ponctuation très fine et très éparse.
Écusson à points fins et épars.
Élytres à épaules arrondies ; calus huméral indistinct ; strie marginale externe entière ; strie
Source : MNHN, Paris
54
RENAUD PAULI AN
suturale limitée au tiers postérieur, suivie d’une ligne de points assez fins, de plus en plus écartés,
effacés avant l’écusson. Disque des élytres à lignes de points assez fins, très écartés, irréguliers, effacés
vers la base ; intervalles à points très fins, épars et irréguliers. Région apico-latérale à interstrie VII
un peu élargi et épaissi vers l’apex, contigu au X ; celui-ci plus large et irrégulièrement relevé, tou¬
chant le XII ; XII et XIII assez étroits, un peu caréniformes vers l’apex.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes apicales ; face dorsale avec une aire
médio-dorsale lisse entourée d’une ligne au tracé en ovale allongé.
Tibias postérieurs à champ marginal externe de la face sternale lisse, avec une fine strie longi¬
tudinale parallèle à l’arête centrale en avant, s’en écartant vers l’apex. Angle apical externe largement
mais peu profondément saillant vers l’arrière.
Brésil : Amazones, Ega (type) ; — Iquitos ; — Pebas. — Para, Bragança. — Goyaz, Jatahy. —
Moto Grosso, Réserve Humboldt, in (B. C. Ratcliffe).
Bolivie : Cochabamba (P. Germain).
Je rattache à cette espèce un exemplaire de plus grande taille, à pronotum finement et éparsé-
ment ponctué, provenant des Amazones, Cameta.
11. Haroldostes columbianus nov. sp.
Holotype : Colombie, Amazones, Leticia, 700', vu.1970 (H. et A. Howden ), coll. Howden.
Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale court et large, un peu élargi vers l’arrière, convexe,
vert métallique à reflets cuivreux.
Tête très transverse ; clypéus à bord antérieur en courbe assez plate, formant un net angle
ouvert à la jonction avec les joues ; canthus oculaire grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en
ovale large ; clypéus déprimé, avec un léger cal médian postérieur ; vertex en bourrelet limité par un
sillon en avant ; front et clypéus à dense et fine ponctuation écartée, mêlée au milieu de quelques points
moyens.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs bien saillants mais obtus ; angles postérieurs com¬
plètement arrondis ; base très courtement sinuée au milieu ; côtés du pronotum presque rectilignes,
à peine arqués. Rebord antérieur fort, éloigné du bord, très largement et nettement effacé au milieu ;
rebords latéral et basal assez fins. Ponctuation nette, très fine, éparse mais un peu irrégulière.
Écusson à fine ponctuation éparse.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral marqué ; strie marginale externe entière ; strie sutu¬
rale entière mais avec au quart antérieur un segment formé de points très allongés. Disque des élytres
à stries formées de fins tronçons allongés, irréguliers, subcontigus, effacés sur la base, marqués vers
l’apex ; interstries plans à très fine ponctuation écartée. Région apico-latérale avec l’interstrie VII
un peu élargi et un peu convexe ; X et XII réunis et un peu calleux ; XI de largeur normale ; XII seul
un peu cariniforme.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes ; face dorsale avec des lignes de points.
Tibias postérieurs à champ marginal externe de la face sternale fortement concave, avec une
striole longitudinale médiane et une ligne longitudinale, plus interne, de points.
Le type seul est connu.
L’allure un peu élargie vers l’arrière et la combinaison de la striation élytrale et du rebord anté¬
rieur du pronotum, fort, écarté du bord et largement interrompu au milieu isole cette espèce de tous
les autres Haroldostes connus.
12. Haroldostes madeiranus nov. sp.
Holotype : Brésil, Amazones, Rio Madeira, coll. D. Sharp > coll. R. Oberthür > Muséum
National d’Histoire Naturelle de Paris.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD 55
Paratype : Brésil, Amazones, Tarapoto (M. de Mathan). — Pérou, Yurimaguas, Chambare-
yacu (M. de Mathan). Un exemplaire de chacune de ces stations au Muséum de Paris.
Long, (déroulé) 8 mm. — Corps en ovale large et très convexe, vert métallique très brillant.
Tête très transverse ; clypéus en parabole très aplatie, les côtés formant un angle très obtus,
mais marqué, avec le bord antérieur des joues qui est faiblement oblique vers l’arrière en dehors ; angle
externe des joues bien marqué ; canthus oculaire court ; partie des yeux visible d’au-dessus arrondie.
Clypéus déprimé le long du bord antérieur, à très fine ponctuation très éparse. Front un peu calleux
au milieu en avant ; les côtés du front et le vertex à points moyens, irréguliers, écartés ; le milieu du
front à points fins et écartés.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs largement saillants, tronqués un peu obliquement
en dedans ; angles postérieurs arrondis ; côtés faiblement élargis en ligne presque droite vers l’arrière ;
rebord antérieur très marqué, écarté du bord, fortement interrompu au milieu ; rebord fin sur les côtés
et sur les angles postérieurs, un peu plus écarté le long de la base qui est très faiblement bisinuée ; une
impression derrière les angles antérieurs. Ponctuation fine, écartée, mais très distincte ; serrée sur une
petite aire située en face des angles antérieurs de l’écusson.
Écusson un peu ensellé, à points moyens, très superficiels, le long des côtés.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral effacé ; strie marginale externe interrompue sous
l’épaule ; rebord externe à très fines crénulations écartées. Strie suturale marquée le long de l’écusson
et sur la déclivité apicale, indiquée courtement après celle-ci par une ligne de points très fins. Disque
des élytres sans lignes de points, à ponctuation écartée, assez fine et assez régulière. Région apico-
latérale avec six stries, les dorsales plus courtes que les latérales, les stries 1, 2, 3 réunies entre elles,
puis prolongées par une strie unique, unie à la strie 6 inférieure ; 4 et 5 unies entre elles ; les inter¬
stries I, III et V plus ou moins renflés, le V (homologue du XII des espèces à élytres distinctement
striés) caréniforme ; les II et IV plans.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes, bien séparées, suivies de denticules
denses et assez larges.
Tibias postérieurs à angle apical externe nettement saillant vers l’arrière et à troncature arrondie ;
champ marginal externe de la face sternale lisse, avec une strie incomplète en dehors de la carène
médiane.
L’espèce qui occupe la zone amazonienne, a la forme particulière du rebord antérieur du pro¬
notum, avec une ligne forte, très marquée, brusquement et largement interrompue au milieu de H.
batesi (Har.). Elle en diffère par la taille bien plus forte et surtout par la sculpture de la face dorsale,
très peu marquée sur la tête, distincte sur le pronotum, sans trace de lignes de points sur le disque des
élytres.
H. batesi, columbianus et madeiranus constituent, par la combinaison de la coloration et de la
forme du rebord antérieur du pronotum, un groupe bien isolé dans le genre Haroldostes, mais ces trois
espèces sont bien distinctes l’une de l’autre ; le caractère du rebord antérieur du pronotum se retrouve
chez H. bugabensis (Bâtes) d’Amérique Centrale, dont la coloration est plus terne et les lignes de points
discales des élytres très marquées et à points serrés.
13. Haroldostes metallicus (Harold) (planche VII e, IX b)
Cloeotus metallicus Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 45 (Lectotype : Brésil, Amazones, Ega
(H. W. Bâtes), coll. Bâtes > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris,
présente désignation).
Long, (enroulé) 3,5-4 mm ; larg. des élytres 2,8 mm. — Corps convexe, brun métallique, très
luisant, à reflets verdâtres.
Tête à clypéus parabolique ; côtés en courbe régulière avec une imperceptible rupture à la jonc¬
tion des joues, celles-ci à angle externe droit et vif ; canthus grand mais nettement incomplet ; partie
des yeux visible d’au-dessus en ovale large. Clypéus concave, lisse en avant, à points arqués, transverses,
moyens, sur la partie postérieure qui est limitée par un bourrelet transverse étroit, traversant toute
Source : MNHN, Paris
56
RENAUD PAULIAN
la tête, pratiquement lisse ; front concave, à denses points ocellés moyens, incomplets, laissant une
callosité médiane antérieure à peu près lisse ; vertex en bourrelet transverse, assez large, lisse.
Pronotum transverse ; angles antérieurs peu saillants, arrondis ; côtés en courbe régulière et
simple, la plus grande largeur, peu distincte, un peu avant le milieu ; angles postérieurs très obtus
et parfaitement non saillants ; base en courbe plate et simple ; rebord antérieur entier, aussi éloigné
du bord antérieur au milieu qu’au niveau de la courbure qui précède les angles antérieurs, très rapproché
des angles en avant ; rebord basal fort, un peu plus marqué sur les côtés. Pronotum sans callosités ni
impressions, à ponctuation double, moyenne et écartée d’une part, microscopique et éparse de l’autre,
la première s’effaçant vers l’arrière ; une aire latérale, ne touchant pas le bord, à grands points, arqués,
transverses, bien marqués et relativement serrés, plus ou moins étendue.
Écusson à peine ensellé, à points très fins et épars et quelques points isolés plus forts, des points
plus régulièrement alignés le long de la base.
Èlytres à épaules arrondies ; calus huméral marqué ; strie marginale externe entière. Disque
avec des lignes régulières de points un peu allongés ; interstries parfaitement plans et à microscopique
ponctuation éparse ; strie suturale entière, profonde en arrière, prolongée le long de la base et passant
derrière le calus huméral. Région apico-latérale à stries approfondies, limitant des interstries relevés
en carènes étroites ; interstrie suturai courtement élargi près de l’apex et prolongé en dehors par un
court bourrelet ; interstries II à VI réunis au sommet de la déclivité apicale en un bourrelet assez étroit,
atteignant l’apex et se prolongeant vers l’avant en dehors en un court bourrelet suivi d’une mince carène ;
interstrie VIII terminé par un court bourrelet un peu arqué vers le bas et bien relevé en arrière, IX
en un bourrelet à peine saillant, terminé avant le VII ; X terminé en un bourrelet un peu renflé, arri¬
vant au niveau du fond de la courbure du bourrelet de II-VI ; XI terminé en languette mince non
renflée ; XII terminé en léger calus un peu au-delà du XI ; champ marginal externe limité à la région
antérieure, courtement et assez largement arrondi en dehors. Les bourrelets X et XII isolent nettement
un intervalle XI plan.
Tibias antérieurs avec deux petites dents marginales dirigées vers l’avant, puis de denses crénu-
lations sur l’arête externe qui est en légère courbe convexe en dehors ; face dorsale couverte de strioles
longitudinales.
Tibias postérieurs à troncature marginale largement évasée ; arrondie, avec de très courtes et
larges dents marginales écartées. Tibias en triangle peu élargi, à arêtes crénelées, angle apical externe
arrondi ; champ marginal externe de la face sternale lisse mais soyeux, une fine strie double en dehors
de l’arête médiane. Tarses postérieurs longs et grêles, la troncature apicale de la longueur des trois
premiers articles des tarses réunis.
Guyane Française : rivière Lunier (F. Geay ) ; — Cayenne.
Brésil : Amazones, Ega ; — Santo Paulo d’Olivença ; — Rio Piracicaba. — Para, Belem ; —
Mocambo, ni et v ; — Meta de terra firmia, piège Malaise. — Sâo Paulo, Salesopolis, in.1973 (Vanin
et Jorge).
Colombie : Amazones, Leticia, 700', n.1972 (H. et A. Howden ).
Équateur : Napo, Limoncocha, 250 m, vi.1976, piège Malaise (S. et J. Peck) ; — Dureno,
150 m, ix. 1977 (L. Pena).
Ainsi défini, H. metallicus réunit des exemplaires qui diffèrent fortement par la taille et par
la sculpture : le disque du pronotum peut être lisse, ou à points fins et écartés ; les points ronds des
lignes discales des élytres sont plus ou moins marqués ; la ponctuation des côtés du pronotum est plus
ou moins étendue et plus ou moins serrée. Peut-être devra-t-on diviser cette espèce en plusieurs formes
distinctes, mais le matériel devant nous ne le justifie pas encore.
14. Haroldostes ecuadorensis (Petrovitz)
Cloeolus ecuadorensis Petrovitz, 1976, Mission Zool. Belge aux îles Galapagos et en Ecuador,
III, p. 280 (Holotype : Équateur, Oriente, rio Negro, 1 600 m, sous écorce d’arbres morts {N. et
J. Leleup), Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, Bruxelles).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
57
Long, (déroulé) 7 mm ; larg. des élytres, 4 mm. — Corps en ovale assez large, peu convexe, noir
de poix luisant, à pubescence très courte et éparse.
Tête à clypéus parabolique, la courbe antérieure des joues prolongeant exactement la courbe
du clypéus, concave en avant ; angle externe des joues à peu près droit mais très effacé ; la suture
clypéo-génale très légèrement relevée en un bourrelet nettement élargi en dedans ; milieu du front
à callosité à peu près insensible ; vertex étroitement et faiblement relevé à la base, le relief un peu
élargi vers son milieu ; pas de bourrelet oculaire interne ; clypéus et joues à lignes vaguement concen¬
triques de points arqués, ouverts en avant, assez petits et peu serrés.
Pronotum très transverse ; base entièrement en courbe plane vers l’arrière ; angles postérieurs
arrondis mais indiqués ; angles antérieurs un peu saillants, obtus ; côtés élargis en courbe jusqu’en avant
du milieu, puis un peu rétrécis en ligne presque droite vers l’arrière ; rebord entièrement visible d’au-
dessus, fort devant la base ; la ligne marginale antérieure à égale distance du bord antérieur sur tout
son tracé ; angles antérieurs avec une fine ligne marginale supplémentaire ; angles antérieurs un peu
déprimés, la dépression limitée en dedans, vers le milieu, par un calus peu marqué ; toute la surface
à points microscopiques et épars, en outre le disque plus ou moins uniformément à points médiocres
et peu serrés, devenant forts sur les côtés du disque en avant et en arrière ; déclivité interne de la dépres¬
sion latérale marquée de forts points arqués, obliques, pas très serrés, en traits profonds.
Écusson à points assez serrés sur fond rugueux au milieu.
Élytres à épaules arrondies ; calus huméral un peu marqué ; strie marginale externe entière.
Disque à stries nettes, un peu profondes, à points assez forts et assez serrés ; interstries discaux con¬
vexes, à ponctuation médiocre et très fine, éparse et irrégulière ; strie suturale sans points et plus pro¬
fonde sur le tiers apical, sans points le long de l’écusson, et de la base derrière le calus huméral ; interstrie
suturai un peu élargi et plus relevé sur la déclivité apicale que sur le disque ; interstrie II à VI réunis
avant l’apex et prolongés, sur le tracé du II, par un bourrelet peu saillant mais élargi ; VII et X élargis
mais peu relevés à l’apex, enfermant les VIII et IX entre eux ; X, XI et XII caréniformes en arrière ;
champ marginal externe à rebord festonné, à peine saillant et court.
Tibias antérieurs à trois dents marginales externes rapprochées, l’apicale dirigée vers l’avant,
l’arête externe à nombreuses crénulations aiguës ; face dorsale lisse sauf une strie longitudinale près de
l’arête médiane.
Tibias postérieurs en triangle assez large à arêtes crénelées ; angle postérieur très légèrement
saillant, tronqué, la troncature circulaire, avec une rangée marginale de courtes soies épineuses écar¬
tées ; face sternale parfaitement lisse. Tarses postérieurs relativement courts, à articles proximaux
courts ; l’ensemble du tarse nettement plus long que la troncature apicale du tibia.
Venezuela, Muséum de Paris.
Équateur : Oriente, rio Negro ; — Santa Rosa. — Napo, Limoncocha, 250 m, vi.1976, piège
Malaise (S. et J. Peck).
15. Haroldostes abruptus (Petrovitz)
Cloeotus abruptus Petrovitz, 1973, Studia Ent., 16, p. 199 (Holotype : Brésil, Mato Grosso ,
Cuyaba, Muséum de Genève).
Long, (enroulé) 5 mm. — Corps en ovale assez large, convexe, brun noir luisant.
Tête transverse, triangulaire, à sommet vif et côtés droits, faisant un angle très ouvert mais
marqué avec le bord antérieur des joues ; canthus oculaire moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus
en ovale large ; contact entre le front et le clypéus en bande transverse lisse, un peu relevée sur les
côtés, un peu calleuse au milieu. Clypéus un peu concave, à denses et forts points transverses, arqués
ou confluents en lignes arquées ; le reste des joues lisse ; vertex à points assez fins et écartés.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs un peu saillants et obtus ; postérieurs droits et
obtus ; côtés très faiblement arqués ; rebord antérieur fort, écarté du bord, assez largement interrompu
au milieu ; rebord latéral fin ; rebord basilaire un peu plus écarté du bord que ne l’est le rebord latéral,
interrompu au milieu. Ponctuation forte, dense, pas très régulière, formée de points arqués, ouverts
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAULIAN
en dehors, accompagnés de points fins ; effacée le long du bord externe, laissant un petit calus latéral
lisse ; plus fine et plus éparse sur le milieu du disque.
Écusson à points fins et écartés.
Élytres à épaules arrondies ; calus huméral marqué ; strie marginale externe entière ; strie
suturale marquée le long de l’écusson et sur la déclivité apicale, prolongée entre ces segments par une
ligne de points assez fins et écartés, atteignant le tiers antérieur. Disque des élytres à lignes de points
assez fins, allongés, pas très écartés, effacés sur la base ; interstries microscopiquement chagrinés.
Région apico-latérale à interstries VII, X et XII un peu élargis et épaissis, contigus avant l’apex.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes, précédées de denses et forts denticules
sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à angle postéro-apical à très large troncature arrondie et aplanie ; champ
marginal externe de la face sternale à grossiers points peu serrés sur la moitié basilaire.
Le type seul est connu.
16. Haroldostes indigaceus (Germar)
Acanthocerus indigaceus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 135 (Type : Colombie, inconnu).
Long, (enroulé) 4,5 mm ; larg. des élytres 3 mm. — Corps en ovale convexe, brun très luisant,
plus foncé sur l’avant-corps qui a un reflet verdâtre, à très fine pubescence très éparse.
Tête à clypéus en courbe obtuse en avant, continue sur les côtés jusqu’à l’angle externe des
joues qui est droit et vif ; canthus oculaire atteignant le milieu de l’œil, partie de celui-ci visible d’au-
dessus grande ; bord antérieur du clypéus à longs poils écartés ; surface un peu concave en avant et
avec la trace d’un relief longitudinal médian ; arrière du vertex étroitement lisse ; toute la surface à
points ocellés, disposés un peu en lignes transversales, fins et peu serrés en avant, progressivement
plus forts et plus serrés vers l’arrière ; ponctuation des joues grossière, rugueuse et serrée.
Pronotum très transverse ; rebord entier, marqué mais non visible d’au-dessus sur les côtés ;
base saillante en courbe plate vers l’arrière ; angles postérieurs parfaitement arrondis ; côtés arqués ;
angles antérieurs un peu saillants et obtus ; ligne marginale antérieure plus écartée du bord derrière
les angles antérieurs que derrière le milieu, la partie des angles antérieurs ainsi isolée est redivisée en
deux par une fine ligne transversale et présente quelques points alignés de chaque côté de cette ligne ;
surface lisse au milieu, à points fins et peu serrés sur le reste du disque, progressivement plus forts
vers les côtés, très forts et arqués sur une petite aire un peu déprimée en dedans des angles antérieurs.
Écusson ensellé, avec quelques points moyens sur le milieu de la pointe et sur le bourrelet basal
transverse.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral marqué ; strie marginale externe entière mais très
fine à l’épaule ; disque à stries fines, marquées de points assez fins et peu serrés ; strie suturale à points
moins serrés que ceux des autres stries, prolongée par une ligne imponctuée le long de la base et der¬
rière le calus huméral ; interstries à peine convexes, à points fins et assez fins, irréguliers et écartés ;
strie suturale enfoncée à l’apex et l’interstrie renflé ; interstries II à VI formant sur l’apex un bourre¬
let un peu élargi, saillant vers l’extérieur en angle derrière l’extrémité du XII ; VII terminé par un
bourrelet un peu en spatule, limité de chaque côté par un sillon profond, touchant le X qui est uni
au XII à l’apex; X et XII un peu relevés en bourrelet à l’apex.
Tibias antérieurs avec trois fortes dents marginales externes écartées, précédées sur l’arête
externe par deux denticules ; face dorsale à strioles longitudinales ondulées, fines et peu serrées.
Tibias postérieurs à peine élargis, à arêtes crénelées ; angle postéro-externe marqué, à tronca¬
ture apicale en ellipse ; face sternale du champ marginal externe lisse, avec des gros points écartés
peu serrés simulant de courtes stries transverses dans la région basilaire. Tarses postérieurs plus longs
que la troncature des tibias.
Venezuela : Aragua, Rancho Grande, 1 100 m, n.1971 (H. et A. Howden).
Brésil : Amazones, Pebas (M. de Mathan).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
59
Colombie ; Honda, vin-ix (Dr. Thieme) ; — La Luzera ; — Amazones Leticia, 700', ii-iii
(H. et A. Howden) ; — W. Silria, Cauca, 6 000', n.1970 (H. Howden) ; — Valle del Cauca, Pichinde,
5 000', vu.1970 (H. Howden).
Équateur : sans précision (coll. v. Lansberge, Muséum de Paris) ; — Pichincha, Rio Palenque,
47 km S. de Santo Domingo, u.1976 (H. et A. Howden).
Très proche de H. haroldi (Arrow), n’en diffère guère que par la taille plus faible, le corps moins
brillant et des détails de sculpture ; l’espèce semble avoir été inconnue de v. Harold.
17. Haroldostes haroldi (Arrow)
Cloeotus punclicollis Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 46 (nom. preocc. C. puncticollis Erichson,
1843) (Holotype : Venezuela, Dr. Moritz, 1858, Naturhistorisches Muséum, Vienne).
Cloeotus haroldi Arrow, 1911, Ann. Mag. nat. Hist., (8) VII, p. 397 (nom. nud.).
Long, (déroulé) 6,25 mm. — Corps en ovale convexe un peu allongé, noir bronzé à reflets cui¬
vreux, luisant.
Tête très transverse ; bord antérieur en courbe très régulière, très faiblement bisinuée, le bord
antérieur des joues prolongeant la courbure du clypéus ; angle externe des joues obtus ; canthus ocu¬
laire moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large. Clypéus déprimé, la suture clypéo-
frontale en faible ligne enfoncée. Clypéus et joues à grands points superficiels pas très serrés ; vertex
et front à points semblables mais bien marqués, profonds et un peu plus serrés.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs saillants et obtus ; côtés en courbe régulière ;
angles postérieurs droits à sommet arrondi ; base bisinuée. Rebord antérieur entier, plus écarté der¬
rière les angles antérieurs qu’au milieu ; rebord latéral très fin ; rebord basilaire plus écarté du bord.
Disque convexe, une dépression derrière les angles antérieurs, prolongée en se rétrécissant jusque près
de l’angle postérieur, le bord un peu relevé. Ponctuation forte, grosse, à points un peu arqués, irrégu¬
lière, presque effacée sur les côtés du disque et le long de la base, plus serrée ailleurs et en particulier
le long du bord extérieur.
Écusson déprimé en long, à gros points peu serrés sur la dépression.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral très marqué ; strie marginale externe entière, mais
très fine dans la région apicale ; rebord externe ondulé ; strie suturale entière, mais marquée sur les
deux tiers de sa longueur par des points ovalaires, peu profonds, distants de leur diamètre. Disque
des élytres à lignes de points ovalaires, courts, forts, plus ou moins distants de leur grand diamètre,
effacés sur la base. Interstries très faiblement convexes, à points moyens, irréguliers, un peu serrés
par places. Région apico-latérale à interstries VII et IX d’une part, X et XII de l’autre, confluents
à l’apex ; les interstries plans dans la région apicale et les lignes de points un peu effacées dans cette
région.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes à l’apex, la dent proximale bien moins
marquée que les deux distales ; arête externe denticulée. Face dorsale avec de fines stries longitudinales
interrompues et peu serrées.
Tibias postérieurs à angle postéro-externe tronqué, la troncature en ovale large ; face sternale
du champ externe lisse, sauf quelques très gros points épars sur la moitié basilaire.
Le type seul est connu.
18. Haroldostes hamiger (Ohaus) (planche IX a)
Cloeotus hamiger Ohaus, 1911, Deutsch. Ent. Zeitschr., p. 534 (Lectotype : Argentine, Chaco
de Santiago del Estero, 300 m (R. Wagner), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, présente
désignation).
Long, (déroulé) 4,75 mm à 8 mm ; larg. des élytres 2,75 mm. — Corps court, large, arrière-
corps presque globuleux, noir très luisant.
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULIAN
Tête à clypéus très courtement parabolique en avant, l’angle antérieur un peu obtus, presque
échancré au sommet ; côtés en courbe d’abord à peine concave en dehors, puis à peine convexe, le bord
antérieur des joues prolongeant presque le clypéus vers l’arrière, avec un très faible angle à la jonc¬
tion des deux ; suture clypéo-frontale saillante ; angle externe des joues droit à sommet arrondi ; canthus
oculaire court ; bord antérieur du clypéus relevé ; front un peu concave en travers ; clypéus avec une
callosité médiopostérieure ; ponctuation du clypéus médiocre et éparse, celle du front assez fine et écar¬
tée ; vertex à points inégaux ; arqués, plus serrés au bord interne des yeux.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs peu saillants et très obtus ; côtés élargis vers l’arrière,
d’abord en courbe faible, puis en ligne droite ; angles postérieurs presque droits à sommet arrondi ;
base entièrement saillante en courbe plate vers l’arrière ; rebord latéral fort et bien visible d’au-dessus ;
ligne marginale antérieure assez écartée du bord antérieur au milieu, nettement plus écartée du bord
au niveau des angles antérieurs, une ligne marginale supplémentaire entière ; rebord basal fort. Disque
limité de chaque côté par un calus longitudinal fort, situé à peu près au milieu, suivi en arrière et en
dedans par un cal plus faible et un peu oblique ; ponctuation assez fine et superficielle, très peu serrée ;
des points plus gros et plus serrés autour des cals ; les côtés avec une bande de forts points serrés.
Écusson lisse.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral marqué, strie marginale externe entière ; rebord
externe à peine un peu ondulé ; stries discales fines, marquées de points moyens, allongés, ovalaires,
peu serrés ; la strie suturale sans points sur la déclivité apicale, sauf sur l’extrême apex où elle porte
de gros points ronds, et le long de la base ; interstries faiblement convexes, à très fins points très épars ;
interstrie suturai à peine un peu bombé sur la déclivité apicale qui est très marquée, pas élargi ; inter¬
stries II à VI formant un bourrelet à peine convexe sur la partie apicale, les stries effacées dès le haut
de la déclivité ; VII renflé sur la déclivité, courbé en S enfermant VIII et IX et touchant le bourrelet
terminal de X qui est soudé à celui de XII et enferme le XI ; champ marginal externe peu marqué i
les interstries plus convexes dans la partie subapicale.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes, suivies de six ou sept denticules pro¬
gressivement plus faibles vers la base, le premier nettement plus fort ; face dorsale très lisse, avec
deux strioles longitudinales bordant les arêtes et quelques points épars.
Tibias postérieurs peu élargis, à arêtes crénelées ; forte troncature apicale presque circulaire,
à arête crénelée et soies courtes et écartées ; face sternale du champ marginal externe lisse, avec une
forte striole longitudinale incomplète le long de l’arête médiane et quelques stries incomplètes, obliques
et bifurquées, dans la région basale. Tarses postérieurs longs, grêles.
Bolivie : prov. Sara (J. Steinbach) ; — Chaco (K. Plianz) ; — villa Montes près du rio Pilcomayo,
ix-xi (Dr. Eisentraut).
Argentine : Cordoba ; — Chaco de Santiago del Estero, bords du rio Salado ; — Rio Cuarto
(A. Breuer) ; — Jujni, Capital, iu.1964 (H. Fôrster). — Eldorado Misiones (leg. Korvacz).
Certains exemplaires, de taille plus forte, montrent une sculpture dorsale très atténuée, un
pronotum pratiquement lisse et des lignes de points discales des élytres à points fins, écartés, la ligne
n’étant plus enfoncée. Il existe des individus intermédiaires dans toutes les stations et il semble bien
qu’il ne s’agisse là que d’une forme extrême de H. hamiger.
19. Haroldostes nigerrimus (Blanchard)
Sphaerelytrus ( errore ?) nigerrimus Blanchard, 1846, Voyage d’Orbigny, p. 186, pl. 10, fig. 10
(Holotype : Moleto, au Sud des Cordillières Orientales, A. d’Orbigny, Muséum National d’Histoire
Naturelle de Paris).
Sphaeromorphus nigerrimus Blanchard ; Lacordaire, 1856, Gen. Col., III, p. 158.
Forme grandis Petrovitz.
Cloeotus grandis Petrovitz, 1973, Studio Ent., 16, p. 197 (Holotype Bolivie, Santa Cruz, coll.
Muséum de Genève).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
61
Long, (déroulé) 8,5 mm. — Corps en ovale large et convexe, noir de poix à noir à légers reflets
bleus, luisant.
Tête très transverse, à clypéus en forte courbe régulière formant un angle très ouvert avec le
bord antérieur des joues ; angle externe des joues droit ; canthus oculaire moyen ; partie des yeux
visible d’au-dessus en ovale large. Clypéus concave en avant, avec un léger cal postérieur médian ;
front séparé du clypéus par une bande transverse légèrement relevée, surtout en son milieu, lisse, la
zone lisse un peu prolongée en arrière en pointe en son milieu, séparant deux faibles concavités. Bord
antérieur, relevé, du clypéus largement lisse ; partie postérieure du clypéus à ponctuation moyenne,
un peu transverse, effacée au milieu ; joues à points ronds et moyens ; front à ponctuation moyenne,
ronde, serrée, plus forte sur le bord postérieur, écartée aux angles postérieurs des yeux ; vertex à court
et fort bourrelet lisse.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs obtus, peu saillants ; côtés en courbe régulière,
la plus grande largeur au tiers antérieur, puis en courbe presque droite vers l’arrière ; angles postérieurs
droits à sommet un peu arrondi ; base courtement et très faiblement saillante au milieu en arrière.
Rebord antérieur entier, à peine plus écarté du bord, courtement, avant les angles antérieurs que der¬
rière ceux-ci ou au milieu ; rebord latéral étroit ; rebord basal assez étroit. Disque convexe, limité de
chaque côté par un cal longitudinal. Ponctuation nulle le long des côtés ; une bande de points arqués,
moyens, irréguliers, peu serrés, sous le cal latéral qui est à points assez fins et épars, entourés vers
l’avant de points moyens, écartés, plus ou moins arqués ; ces points très épars vers l’arrière ; milieu
du disque à points fins et écartés, à distribution irrégulière ; une faible trace de sillon longitudinal
médian en arrière.
Écusson à points moyens, irréguliers.
Élytres à épaules arrondies ; calus huméral distinct ; rebord externe très faiblement ondulé ;
strie marginale externe contournant le calus huméral et très courtement interrompue en avant ; strie
suturale en sillon, approfondie vers l’arrière sur la déclivité apicale, formée, en avant de celle-ci, d’une
ligne de points entière, les points moyens, ovales, écartés. Disque à lignes de points moyens, ronds
ou ovales, un peu irrégulièrement distants d’un peu plus de leur diamètre, s’effaçant vers la base et
vers l’apex. Interstries plans à fins points écartés. Région apico-latérale à interstrie VII en courte
crosse épaissie ; VIII et IX unis en un interstrie raccourci et plan ; X en longue crosse caréniforme ;
XI raccourci et plan ; XII un peu élargi et à très long relief caréniforme ; XIII plan, uni à II-VI.
Tibias antérieurs courts, à trois très fortes dents marginales externes, précédées, sur l’arête
externe, de courts denticules. Face dorsale lisse, avec une fine striole longitudinale ondulée et inter¬
rompue.
Tibias postérieurs à angle postéro-externe un peu saillant, à large troncature presque ronde ;
face sternale du champ externe lisse, mais portant quelques gros points isolés à la base.
Colombie : Amazones, Leticia, 700', n.1972 (H. et A. Howden).
Équateur : Pichincha, 47 km S. de Santo Domingo, rio Palenque, u.1976 (H. et A. Howden) ; —
vi.1976 (S. et J. Peck) ; — Tinalandia, 16 km S.E. de Santo Domingo, vi.1976 (S. et J. Peck). — Napo,
Limoncocha, 250 m, vi.1976, piège Malaise (S. et J. Peck).
Bolivie : Santa Cruz, Ichito, Buena Vista, v.1969 ( Steinbach ). — Cochabamba, prov. Chapara,
Alto Palmar, 1 100 m, u.1971 ( Steinbach ).
19 a. Haroldostes nigerrimus forme grandis (Petrovitz)
La sculpture de la tête et du pronotum de H. nigerrimus est assez variable. Une forme extrême,
à pronotum pratiquement imponctué, correspond à ce que Petrovitz a décrit sous le nom de Cloeotus
grandis, dont j’ai vu le type unique. Celui-ci ne diffère de la série des H. nigerrimus devant moi que
par la taille un peu plus forte et par cette réduction presque totale de la ponctuation thoracique ; il
ne constitue tout au plus qu’une forme extrême de l’espèce de Blanchard dont il a la sculpture ély-
trale.
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULIAN
Dans la collection du Muséum de Paris, ex coll. D. Sharp > coll. R. Oberthür, existe un indi¬
vidu, portant une étiquette imprimée avec la seule mention « Brazil », qui correspondrait bien à la forme
grandis, mais qui en diffère par les détails de la région apico-latérale des élytres. L’interstrie unique
formé par la fusion des VIII et IX est long, soudé à celui qui est formé par II à VI et enfermant le VII
à l’apex ; X et XI sont unis à l’apex, arrivent au contact de II-VI, et sont seulement un peu plus con¬
vexes, sans trace de carènes. Il s’agit peut-être d’une espèce distincte, mais le matériel est insuffisant
pour la décrire.
20. Haroldostes nitens (Guérin) (planche IX c)
Acanthocerus nitens Guérin, 1839, Rev. Zool. Soc. Cuv., p. 199 (Type : Amérique Centrale,
inconnu).
Acanthocerus nitens Guérin ; Germar, 1843, Zeilschr. Ent., IV, p. 136.
Acanthocerus nitens Guérin ; Lacordaire, 1856, Gen. Col. Atlas, pl. 28, fig. 5.
Acanthocerus nitens Guérin ; Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer., Col., II, 2, p. 125.
Acanthocerus nitens Guérin ; Arrow, 1911, Ann. Mag. Nat. Hist., 8 (VII), p. 397.
Acanthocerus acutipes Arrow, 1903, Trans. ent. Soc. London, p. 519 (Syntypes : Brésil et Costa
Rica, British Muséum (Nat. Hist.), Londres, désignation Bacchus, 1971, Ann. Mag. Nat. Hist., 8 (VII),
p. 397).
Acanthocerus metallicus Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer., Col., II, 2, p. 124 ( pro parte).
Fig. 8c, 21c. — Long, (déroulé) 7,5 mm ; larg. des élytres 4 mm. — Corps en ovale relativement
large ; noir très brillant, parfois à reflets métalliques, à pubescence courte et rare.
Tête à clypéus en parabole en avant, un angle très ouvert à la jonction du clypéus et des joues ;
bord antérieur des joues en ligne oblique ; angle externe droit à sommet émoussé ; clypéus et joues
concaves, une faible callosité au milieu du front et une très faible callosité de chaque côté, formant
en même temps un très léger bourrelet au bord interne de l’œil, le vertex en très faible bourrelet à bord
antérieur légèrement convexe vers l’avant ; les callosités à points minuscules et épars, comme la partie
antérieure du clypéus ; quelques points en une bande transverse devant le front ; sur le front même,
les points sont arqués, peu nombreux, assez fins et disposés concentriquement autour de deux cals ;
les points des bords postérieurs des yeux plus grands et plus nettement linéaires.
Pronotum très transverse ; base faiblement saillante vers l’arrière en son milieu, la partie sail¬
lante un peu concave vers l’arrière ; rebord très marqué ; angles postérieurs complètement arrondis,
côtés nettement arqués, la plus grande largeur en arrière du milieu, à rebord fin et visible d’au-dessus,
les côtés avec une faible dépression ; angles antérieurs très peu saillants et obtus, rebord antérieur
nettement plus écarté du bord en dedans des angles antérieurs qu’au milieu, un peu rapproché du bord
aux angles mêmes ; ponctuation microscopique et éparse, un peu plus forte sur les côtés de la base ;
dépression latérale à points arqués longitudinaux moyens, superficiels, peu serrés, plus ou moins
développés.
Ecusson un peu ensellé, à points très fins et écartés.
Élytres à épaules arrondies, cal huméral marqué ; strie marginale externe entière ; rebord externe
lisse ; disque à lignes de points simples, assez fins, peu serrés, très visibles ; strie suturale sans points,
un peu effacée à la base et vers l’apex, enfoncée profondément sur la moitié apicale ; interstries discaux
à peine convexes, à points fins et très fins, épars ; déclivité apicale marquée ; interstrie suturai relevé
et élargi à l’apex ; interstries II à VI réunis vers l’apex et prolongés par un bourrelet unique brusquement
élargi en dehors au milieu, prolongeant le II jusqu’à l’apex et se poursuivant le long du bord externe ;
interstrie VII terminé bien avant l’apex par un très faible bourrelet élargi uni au bourrelet terminal
du X et enfermant l’apex non relevé des VIII et IX ; disposition identique des interstries X.et XII,
unis, convexes, enfermant le XI plan ; les stries forment de profonds sillons entre les bourrelets.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes suivies vers la base de quatre denti-
cules très marqués ; face dorsale très finement chagrinée, avec une forte strie longitudinale le long de
l’arête médiane.
Tibias postérieurs en triangle assez large, à arêtes crénelées ; angle postéro-externe très saillant
- Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
63
vers l’arrière, tronqué, à troncature arrondie, à bord un peu festonné portant quelques soies dressées
moyennes ; face sternale du champ externe lisse, avec une strie le long de l’arête médiane. Tarses posté¬
rieurs très longs.
Brésil : Santa Catharina, Nova Teutonia (F. Plaumann) ; — Teresopolis ( Frühstorfer ). —
Minas Geraes, villa Monte Verde (J. Halik) ; —■ Caraca (P. Germain) ; — rio Piracicabia (P. Germain). —
Amazones, Manizales {A. M. Patino) ; — Camela (M. de Mathan). — Rio de Janeiro, Itatiaya (E. Gou-
nelle) ; — Nouveau Fribourg ; —lagune de Sacuaresma (P. Germain). — Bahia, Cochimbo (Ch. Pujol) ;
— Terra Nova (E. Gounelle) ; — Salobro. — Parana. — Mato Grosso (P. Germain).
21. Haroldostes guyanensis nov. sp.
Holotype : Guyane Française, Cayenne, Caboussou, m.1979, piège lumineux au sol (DegaUier),
Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps court, large et convexe, bronzé métallique luisant.
Tête triangulaire, transverse ; clypéus en parabole obtuse en avant, les bords antérieurs des
joues prolongeant la courbure du clypéus ; canthus oculaire assez grand ; partie des yeux visible d’au-
dessus en ovale large ; clypéus très concave ; front avec la trace d’un calus médian ; clypéus avec d’assez
faibles lignes arquées, peu serrées, ouvertes vers l’arrière et concentriques ; front avec des lignes sem¬
blables, ouvertes vers l’avant en avant ; à points arqués fins, réguliers et assez serrés en une bande
transverse sur la partie postérieure ; vertex pratiquement imponctué.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs peu saillants et arrondis ; angles postérieurs
arrondis ; base en courbe régulière ; côtés en courbe très régulière ; milieu de la base bisinué ; rebord
antérieur entier, assez écarté du bord et à peu près équidistant de celui-ci sur toute sa longueur, à
peine plus rapproché aux angles antérieurs ; rebord latéral très fin ; rebord basal entier, un peu plus
écarté du bord que le rebord latéral. Bord antérieur (en dedans du rebord), côtés et étroitement la base,
ainsi qu’un calus latéral assez grand et les deux calus encadrant la base, à points fins et épars ; le reste
de la surface à fines strioles arquées, peu serrées, plus ou moins confluentes en réseau.
Écusson à sillon longitudinal médian et points épars.
Élytres à épaules presque droites ; calus huméral fort ; strie marginale externe entière ; strie
suturale marquée sur les deux tiers postérieurs, puis remplacée par une ligne entière de points allongés,
assez rapprochés, progressivement plus fins vers l’avant. Disque à ligne de points allongés, assez fins
et rapprochés, effacés à la base et à l’apex ; interstries un peu convexes, à points assez fins et écartés.
Région apico-latérale à interstrie VII un peu caréné à l’apex, venant au contact de X, celui-ci uni à
XII, tous deux légèrement carénés ; VI large et plan ; VIII et IX confluents vers l’apex, mais ne se
rétrécissant que graduellement.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes, précédées de fins denticules.
Tibias postérieurs à angle apical externe non saillant, à large troncature arrondie. Face sternale
du champ marginal lisse, avec une strie le long de l’arête médiane.
Le type seul est connu.
Bien que décrite sur un unique cette espèce est très caractérisée par la sculpture thoracique.
Un individu de Panama, Bugaba, 800-1 500' ( Champion) de la collection H. W. Bâtes > coll.
R. Oberthür > Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, identifiée par Bâtes comme metal-
licus var., et qui est tout à fait distinct de cette dernière espèce, ressemble beaucoup à H. guyanensis,
mais la sculpture particulière du pronotum est limitée à la zone latérale de celui-ci.
5. Genre Martinezostes nov.
Espèce type du genre : Acanthocerus asper Philippi, 1859
Corps de taille médiocre, en ovale assez large et peu convexe, noir luisant et glabre. Aptère.
Tête très transverse, en courbe plate en avant, la courbe bisinuée de chaque côté entre l’angle
Source : MNHN, Paris
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RENAUD PAULIAN
antérieur et l’angle clypéo-génal ; le bord antérieur des joues oblique, l’angle externe non saillant et
obtus ; canthus oculaire très court ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large.
Pronotum très transverse ; côtés en courbe concave vers le tiers antérieur ; rebord entier, proche
du bord ; base saillante faiblement en arrière en courbe au milieu. Surface à sculpture grossière, au
moins en partie à lignes ondulées et anastomosées transverses. Angles antérieurs arrondis, peu sail¬
lants.
Écusson transverse.
Élytres peu élargis à l’épaule en dehors, un peu repliés en dessous à l’apex, à surface pourvue
de très nombreuses stries fines, serrées, séparant des interstries plus ou moins hétérodynames, parfois
constitués de callosités allongées, les interstries latéraux parfois en forts tubercules alignés.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes, suivies de fins denticules sur l’arête
externe.
Tibias postérieurs en triangle allongé à face sternale concave et arête marginale tronquée et
largement évasée. Tarses postérieurs un peu plus longs que la troncature apicale du tibia.
Répartition géographique : Ce genre est propre au Chili ; l’unique citation du Pérou, qui devrait
être confirmée, provient, si elle est exacte, presque certainement de la partie méridionale et côtière
de ce pays.
Tableau des espèces de Martinezostes
1. Ponctuation du pronotum grossière, à points irréguliers, mêlés de quelques stries transverses.
3. ruizi (Gutierrez)
— Sculpture du pronotum formée de rides transverses plus ou moins anastomosées, remplacées par des points
sur les côtés de la base. 2
2. Tous les interstries cariniformes, étroits à sommet un peu ondulé. 2. fortecostatus (Gutierrez)
— Interstries impairs formés de longues callosités lisses, interrompues. 1. asper (Philippi)
1. Martinezostes asper (Philippi) (planche X c et é)
Acanthocerus asper Philippi, 1859, Ann. Univ. Chile, p. 660 (Type : Chili, Valdivia, Musée
National du Chili).
Acanthocerus asper Philippi, 1860, Stett. ent. Zeit., XII, p. 247.
Cloeolus asper Philippi ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 44.
Cloeolus asper Philippi, Gutierrez, 1949, Ann. Soc. Cient. Argentina, 148, p. 10.
Long, (déroulé) 5 mm. — Corps en ovale court et large, peu convexe, noir assez luisant.
Tête à vertex relevé, front avec deux callosités ovales obliques et divergentes vers l’avant ;
clypéus avec une callosité médiane transverse au bord postérieur, suivie, vers l’avant, de la trace d’un
relief transverse sur les côtés ; les callosités lisses ; le reste de la surface à réseau de lignes ondulées,
transverses ou longitudinales, isolant de légers reliefs lisses.
Pronotum à base relevée en un bourrelet transverse, parallèle au rebord basilaire et à peine
un peu atténué en dedans des angles postérieurs. Toute la surface, sauf une étroite ligne longitudinale
médiane en arrière, lisse, et les côtés de la base, ponctués, à denses et fines rides transverses, plus ou
moins anastomosées.
Écusson ensellé avant l’apex qui est lisse ; la base à points moyens serrés.
Élytres à interstrie suturai convexe, entier ; base avec, entre le calus huméral très marqué
et l’interstrie suturai, trois forts cals longitudinaux ; un interstrie presque entier entre l’interstrie
suturai et le premier cal ; cinq interstries plus ou moins interrompus entre les cals I et II ; huit inter¬
stries de même type entre II et III, avec deux interstries équidistants formés de cals larges et longs ;
même disposition entre III et IV. Les interstries prolongeant les forts cals basilaires formés de cals
plus grands et bien interrompus ; vers l’apex et le dehors, ces cals sont particulièrement développés.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
65
Chili : Valdivia, San Juan; — Malleco, 4 km 0. de Victoria, 300 m; sur cadavre, xii (S. Peck).
L’espèce est, en outre, représentée par de nombreux individus de collections différentes, sans
autre indication de provenance que Chili.
2. Martinezostes fortecostatus (Gutierrez) (planche X d)
Cloeotus fortecostatus Gutierrez, 1949, Ann. Soc. Cient. Argentina, 148, p. 9 (Holotype, Chili,
Valdivia, iu.1945, coll. Gutierrez).
Long, (déroulé) 5 mm. — Corps noir brillant.
Tête semblable à celle de M. asper, mais les callosités sont légèrement ponctuées et le bourrelet
postérieur du vertex est plus large ; le bord des joues et celui des yeux sont marqués par un fort sillon
entier ; stries de la sculpture peu serrées et tendant à former des séries concentriques autour des reliefs.
Pronotum à ponctuation semblable à celle de M. asper ; base du pronotum étroitement gibbeuse
au-dessus du rebord, au milieu et derrière les angles postérieurs.
Écusson comme chez M. asper.
Élytres à interstries entiers ou presque entiers, avec une série de quatre interstries un peu plus
forts, les interstries impairs entre ces interstries relevés, un peu plus marqués que les interstries pairs.
Vers l’apex, les interstries les plus marqués sont longuement cariniformes et portent des cals isolés.
Chili, Valdivia ; — Malleco, 4 km O. de Victoria, 300 m ; sur cadavre, xii (S. Peck).
3. Martinezostes ruizi (Gutierrez) (planche X a et b)
Cloeotus ruizi Gutierrez, 1946, Livro Hom. Rdo. F. Almeida, II, p. 13 (Holotype : Chili, Curico
maritimo, 1.1935, coll. Gutierrez).
Cloeotus ruizi Gutierrez, 1949, Ann. Soc. Cient. Argentina, 148, p. 10.
Fig. 2c, 7c, 8 d, 9c, lOd, 13 f. — Long, (déroulé) 5 mm. —- Corps noir luisant.
Tête comme dans les espèces précédentes ; le bourrelet postérieur du vertex peu distinct, comme
aussi les callosités frontales ; clypéus séparé des joues par une petite callosité lisse ; ponctuation simple,
inégale, forte et serrée, un peu rugueuse.
Pronotum à sculpture du disque formée de points ocellés, arqués, très ouverts, plus ou moins
confluents en lignes transverses ondulées et anastomosées ; aires latérales déprimées à points arqués,
très forts, anastomosés en lignes longitudinales ; base et côtés à points arqués, isolés, forts, dessinant
des reliefs granuleux irréguliers ; base gibbeuse au-dessus du rebord sur toute sa longueur.
Écusson un peu concave, à points arqués à la base.
Élytres à disque plan ; interstries entiers, fins, subégaux, terminés à l’apex par de forts cals
isolés ; quatre cals allongés à la base, prolongés par des interstries à peine plus hauts et plus larges
que les autres.
Tarses postérieurs bien plus longs que la troncature apicale du tibia.
Chili : Curico maritimo. — Prov. Nubie, 160 m, Shangrila, 75 km E. Chillan, xii.1976, Notho-
fagus (H. F. Howden).
Je n’ai pas vu le type et rattache la longue série d’individus devant moi, récoltée par Howden,
à l’espèce de Gutierrez, en me fondant sur sa description de la sculpture élytrale. La ponctuation
du pronotum ne fait pas la part très large aux « profundas arrugas transversales » de l’auteur chilien,
mais les deux autres Martinezostes n’ont pas non plus de « profondes » rides transverses ; d’autre part,
en éclairage oblique, les points arqués des exemplaires de Nubie confluent nettement, sur le disque,
en lignes transverses.
Le genre Martinezostes est remarquable, à la fois, par sa localisation sur le Chili et par la mul¬
tiplication des interstries élytraux, ce en quoi il évoque l’un des groupes du genre australien Liparo-
chrus. Ce type de dédoublement des interstries élytraux, qui est classique chez les Carabes, est très
exceptionnel chez les Scarabéoides et soulignerait la parenté qui doit exister entre les Cératocanthides
et les Hybosorides.
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULI AN
6. Genre Ceratocanthoides nov.
Espèce type du genre : Ceratocanthus undatus Petrovitz, 1973
Corps de taille faible, noir à brun métallique luisant ; ailé.
Clypéus en courbe plate en avant, brusquement coudé avant l’angle clypéo-génal ; joues obliques,
grandes, à angle externe arrondi ; canthus oculaire moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus presque
circulaire, à grosses facettes.
Pronotum très transverse, à rebord assez étroit et entier ; angles antérieurs obtus, côtés élargis
en ligne presque droite vers l’arrière ; angles postérieurs largement arrondis ; base saillante fortement
vers l’arrière en courbe. Sculpture formée d’un réseau de denses lignes transverses, plus ou moins anasto¬
mosées.
Élytres élargis presque en ligne droite en dehors à l’épaule ; strie suturale et strie marginale
externe entières et réunies. Disque à lignes de points très allongés et rapprochés. Déclivité apicale à
interstries II et III confluents en un interstrie terminal unique auquel viennent se joindre l’interstrie
IV et les interstries V et VI ; VII, IX et XI se touchant à l’apex, enfermant entre eux les VI et VIII.
Pas d’interstries caréniformes sur la déclivité apicale. Apex de l’élytre non replié vers l’avant en des¬
sous.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes, bien distinctes de la série des den-
ticulations armant l’arête externe sous ces dents.
Tibias postérieurs à arête médiane de la face sternale écartée de l’arête interne, peu marquée,
droite à la base, courbée vers l’intérieur ensuite, formée de callosités peu élevées, séparées ; le champ
externe de la face sternale à très denses et fines stries obliques dirigées de l’avant vers l’arrière et de
dedans en dehors ; angle postéro-externe largement arrondi, la tranche apicale est visible et marquée
par un fin sillon bien distinct des deux faces, sternale et dorsale, étendu sur toute sa longueur.
Répartition géographique : Le genre n’est connu que par l’espèce-type, des confins amazoniens.
Ceratocanthoides undatus (Petrovitz) (planche XVIII e et f)
Acanthocerus undatus Petrovitz, 1973, Studia Ent., 16, p. 193 (Holotype, Brésil, Parahyba,
Mamanguape, Muséum de Genève).
Fig. 20. — Long, (déroulé) 4 à 4,2 mm ; (enroulé) 2 à 3,5 mm. — Corps brun bronzé à appendices
plus clairs.
Tête à dense réseau de stries arquées, plus ou moins anastomosées, ouvertes vers l’avant sur le
vertex et le front, vers l’arrière sur le clypéus.
Écusson à rebord lisse, milieu à fins et grands points ocellés, arqués, ouverts vers l’arrière.
Élytres à interstries plans et fins points écartés ; points des stries plus forts sur le haut de la
déclivité apicale.
Brésil : Parahyba, Mamaguape (type).
Colombie : Amazones, Leticia, 700', n, vii (H. et A. Howden).
Pérou : Amazones, Tarapoto, v à vm (M. de Mathan).
7. Genre Ceratocanthus White
Espèce type du genre : Acanthocerus aeneus Macleay, 1819 (désignation Martinez, 1968). En
l’absence du type de Macleay, on doit considérer ce taxon comme synonyme de Sphaeromorphus
nitidus Germar, 1843.
Corps de taille variable, faible, moyenne ou forte, à coaptations d’enroulement parfaites ; à
reflets métalliques généralement très marqués, glabres.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
67
Tête en triangle transverse, à sommet peu aigu ; joues prolongeant la courbe des côtés du cly-
péus ; canthus oculaire développé mais incomplet ; souvent une ligne transverse de points à la base
du clypéus ; antennes de dix articles ; pas de suture secondaire transverse sur le mentum.
Pronotum transverse, à rebord variable, angles postérieurs arrondis, disque à convexité simple,
au plus à côtés explanés ou déprimés.
Élytres repliés en dessous à l’apex ; sculpture variable, mais le disque avec, au plus, des stries
ponctuées simples, disposition des interstries dans la région apico-latérale très variable. Pas de repli
épipleural disposé en plaque striolée relevée vers le haut en aire articulaire dans la région basilaire.
Ailé.
Tibias antérieurs à deux ou trois fortes dents marginales externes à l’apex, suivies de denti-
cules serrés.
Tibias postérieurs aplatis en large lame triangulaire, à arêtes externes à peine crénelées, arête
apicale simple, droite, tranchante ; surface sternale à champ externe portant une sculpture très variable
et caractéristique. Tarses postérieurs au plus légèrement plus longs que la troncature apicale des tibias.
La systématique interne du genre Ceratocanthus, même limité aux espèces montrant dix articles
aux antennes, est malaisée.
Les diverses espèces du genre diffèrent entre elles par des caractères tenant essentiellement
à la forme du rebord antérieur du pronotum, à la sculpture de la face sternale des tibias postérieurs,
à la striation des élytres, en particulier dans la région apico-latérale, enfin à la sculpture générale de
la face dorsale du corps.
En se limitant aux trois premiers caractères, qui peuvent sembler plus fiables, moins variables
en fonction du mode de vie et pour lesquels il semble que l’on puisse établir des séries évolutives natu¬
relles, les groupements obtenus rapprochent des espèces qui n’ont manifestement aucune parenté
entre elles.
Le recours aux organes génitaux, d’emploi malaisé dans le groupe, n’apporte pas d’éléments
nouveaux ; il n’a pu être généralisé car beaucoup d’espèces ne sont connues que par du matériel très
ancien, historique et trop fragile pour être disséqué. Mais l’appareil génital mâle ne montre que de
faibles variations dans l’ensemble de la famille.
Aussi le groupement proposé ici est-il strictement pratique, destiné à faciliter l’identification
des espèces et ne prétend apporter aucune lumière sur la parenté véritable des espèces entre elles ; encore
faut-il noter que la séparation entre les deux premiers groupes est fort subtile.
Tableau des groupes
1. Troncature apicale des tibias postérieurs délimitant une aire oblique, rectangulaire, transverse.
Groupe 5 (p. 96)
— Troncature apicale des tibias postérieurs tranchante et rebordée. 2
2. Pronotum à dense et forte ponctuation uniforme. Groupe 4 (p. 91)
— Pronotum à ponctuation au plus moyenne, jamais dense, sauf étroitement sur les côtés, parfois. 3
3. Ponctuation des côtés du pronotum assez forte et serrée, très distincte de celle du disque. Groupe 3 (p. 90)
— Pronotum à ponctuation parfois un peu plus dense sur les côtés que sur le disque, mais passant alors insen¬
siblement de l’une à l’autre. 4
4. Pronotum imponctué ou à ponctuation microscopique et éparse. Groupe 1 (p. 67)
— Pronotum ponctué, à ponctuation plus ou moins fine et plus ou moins éparse, mais jamais brusquement
plus forte et plus dense sur les côtés, ni uniformément forte et dense. Groupe 2 (p. 77)
Groupe 1
(groupe de C. politus (Er.)).
Corps de taille moyenne ou forte ; brun bronzé luisant ou noir très luisant.
Pronotum à fond très finement mat, imponctué. Clypéus très transverse, en triangle à côtés
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULI AN
très faiblement concaves en dehors et sommet un peu obtus, explané, en général séparé du front —
qui est régulièrement convexe et lisse — par une ligne de points transverses ou un sillon enfoncé.
Tibias antérieurs à deux ou trois fortes dents marginales externes, bien séparées et suivies vers
la base de l’arête externe par de fortes crénulations.
Élytres à striation variable.
Tableau i
; ESPÈCES
i Groupe I
1. Strie marginale externe des élytres (strie suturale externe) incomplète, n’atteignant pas le calus huméral
ou le bord externe de l’élytre en avant et ne longeant pas la base. 2
— Strie marginale externe des élytres entière, atteignant le bord externe de l’élytre juste avant l’épaule ou
longeant la base. 5
2. Élytres sans stries latérales au-dessus de la marginale externe. 3
— Élytres avec, au moins, une strie latérale abrégée au-dessus de la marginale externe. 4
3. Élytres à lignes de points moyens. 2. monrosi (Mart. et Perr.)
— Élytres à lignes de points très fins. 3. inca n. sp.
4. Une strie abrégée au-dessus de la marginale externe. 4. sesquistriatus (Germ.)
— Quatre à cinq stries latérales au-dessus de la marginale externe. 6. basilicus (Germar)
5. Rebord antérieur du pronotum entier. 6
— Rebord antérieur du pronotum interrompu au milieu. 9
6. Pas de strie latérale au-dessus de la marginale externe. 1. politus (Erichson)
— Des stries latérales au-dessus de la marginale externe. 7
7. Disque des élytres à fines stries, ponctuées, enfoncées. 8
— Disque des élytres à lignes de points bien séparés. 8. nitidus (Germar)
8. Brun bronzé. 9. fuscoviridis (Ohaus)
— Noir métallique brillant. 10. ebeninus (Erichson)
9. Deux stries latérales au-dessus de la marginale externe des élytres. 5. sexstriatus n. sp.
— Quatre à six stries latérales au-dessus de la marginale externe. 7. undulatus (Harold)
1. Ceratocanthus politus (Erichson) (planche XII a)
Sphaeromorphus politus Erichson, in Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 114 (Holotype : Bré¬
sil, Para, Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin).
Acanthocerus politus Erichson ; Ohaus, 1910, Deutsch. Ent. Zeits., p. 175.
Acanlhocerus politus Erichson ; Martinez et Pereira, 1959, Acta Zool. Lilloana, 17, p. 159.
Fig. 22g-i. — Long, (déroulé) 9 mm ; (enroulé) 6 mm. — Corps large, convexe, bronzé luisant,
en ovale régulier.
Tête transverse ; front convexe ; clypéus un peu excavé ; partie des yeux visible d’au-dessus
en ovale assez allongé ; vertex avec une étroite bande postérieure transverse de petits traits transverses ;
clypéus à points médiocres, formant une bande peu dense le long du bord antérieur du front, les points
moins marqués en avant de cette bande ; front lisse ; suture clypéo-génale très finement marquée
sur sa partie antérieure, effacée en arrière.
Pronotum très transverse, régulièrement convexe ; côtés très fortement arqués en courbe régu¬
lière, la plus grande largeur un peu en avant du milieu ; angles antérieurs obliques et obtus en dedans ;
angles postérieurs complètement arrondis ; milieu de la base assez courtement et étroitement saillant
en arrière ; surface lisse. Rebord entier, très proche du bord antérieur. En vue dorsale antérieure, les
côtés du pronotum marquent un léger évasement à courte distance des angles antérieurs.
Écusson simple, non rebordé, à points fins et écartés (Erichson le qualifie de « spiegelglatt »,
mais les exemplaires devant nous ont des points épars, fins mais visibles).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
Élytres à surface discale à très fine ponctuation éparse, irrégulière et un peu inégale ; la partie
apicale un peu inégale, avec de vagues dépressions sans stries. Strie suturale en sillon sur l’arrière,
en ligne de points serrés vers le milieu, effacée en avant, marquée par un trait fin le long de l’écusson.
Strie marginale externe réunie à la strie suturale à l'apex, profonde, proche, en arrière, du bord externe
de l’élytre qui est relevé, s’en écartant un peu au quart antérieur, puis revenant se fondre dans le rebord
à l’épaule. Bord externe de l’élytre nettement et très courtement élargi en courbe concave derrière
l’épaule, puis en courbe régulière jusqu’à l’apex ; repli épipleural à fine strioles longitudinales, redressé
sur l’élargissement basilaire du bord de l’élytre, puis replié en dessous. Pas d’autres stries élytrales.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes aiguës, assez rapprochées, suivies
de forts denticules sur l’arête externe.
Fig. 22. — a. Face sternale du tibia postérieur de Ceratocanthus inca nov. sp. — b. id. de C. sesquistriatus (Germ.). —-
c. id. de C. nitidus (Germ.). — d. id. de C. undalus (Har.). — e. id. de C. basilicus (Germ.). — /. id. de C. sexstrialus
nov. sp. — g. id. de C. politus (Er.). — h. tibia antérieur de C. politus (Er.). — i. base de l’élytre, id. — j. base
de l’élytre de C. basilicus (Germ.).
Tibias postérieurs larges, à bord externe régulièrement arqué, faiblement crénelé, portant quelques
très courtes soies écartées ; bord apical rectiligne et largement rebordé, avec une série de soies épineuses
courtes ; champ externe de la face sternale à denses et très fines strioles obliques, plus ou moins anasto¬
mosées, les deux arêtes sternales entières, régulièrement arquées, à courtes soies épineuses, assez rap¬
prochées l’une de l’autre et de l’arête interne.
Brésil : Para (type). — Amazones, Teffé, iv.1932 (Werner Hopp).
Pérou : Cuzco ( Geay ).
Bolivie : prov. de Cochabamba (P. Germain).
Source : MNHN, Paris
70
RENAUD PAULI AN
2. Ceratocanthus monrosi (Martinez et Pereira)
Acanthocerus monrosi Martinez et Pereira, 1959, Acat Zool. Lilloana, 17, p. 159 (Holotype :
Bolivie, dépt. de Cochabamba, Chapare, Santa Fé de Chipiriri, iu.1963 ( Prosen et Martinez), coll.
Martinez).
Long, (déroulé) 7 à 8 mm ; (enroulé) 4 à 4,5 mm. — Corps convexe, un peu allongé, bronzé très
brillant.
Tête très transverse, angle antérieur obtus, angle clypéo-génal à peine indiqué et la suture
clypéo-génale très courte et peu marquée ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale assez large ;
front bombé et lisse ; clypéus à peine excavé ; bord postérieur du vertex avec une bande étroite de fins
traits transverses ; bord postérieur du clypéus avec une aire transverse, plus large au milieu, de points
moyens, peu profonds, pas très serrés.
Pronotum transverse, convexe, angles antérieurs obtus ; angles postérieurs saillants et non
rebordés, les côtés concaves avant et après ces angles ; côtés élargis vers l’arrière en courbe légèrement
concave sur le tiers antérieur, puis élargis en courbe bien saillante, la plus grande largeur située au
milieu. Rebord double en avant, avec en effet une très fine strie externe parallèle au bord et très près
de lui, puis une fine strie interrompue sur la région centrale ; rebord latéral marqué et un peu relevé ;
base non rebordée.
Écusson un peu convexe et à fins points épars.
Élytres à strie suturale en fin sillon en arrière, prolongée vers l’avant en une ligne de points
fins, effacée avant l’apex de l’écusson et formant sur les côtés de celui-ci une fine ligne simple. Strie
marginale externe unie à la strie suturale à l’apex, effacée vers l’avant à partir du milieu de l’élargisse¬
ment du champ marginal externe et prolongée par une simple dépression légère vers la base. Disque
à fine ponctuation éparse et inégale et à lignes de points ovalaires, médiocres, peu serrés mais bien
visibles. Surface latérale et apicale des élytres un peu inégale, irrégulière, mais sans stries distinctes.
Côtés de l’élytre, à la base, légèrement élargis en ligne un peu concave avant le milieu du champ mar¬
ginal externe, sous l’épaule, le repli épipleural à peine un peu relevé dans cette région.
Tibias antérieurs identiques à ceux de C. politus (Er.).
Tibias postérieurs identiques à ceux de C. politus (Er.), mais à soies épineuses de l’arête externe
bien plus serrées.
Brésil : Mato Grosso (P. Germain).
Bolivie : Cochabamba (type).
3. Ceratocanthus inca n. sp.
Holotype : Pérou, Cuzco (Geay, 1886), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 22a. — Long, (enroulé) 4 mm. — Corps en ovale allongé et convexe, brun bronzé brillant.
Tête très transverse, angle clypéo-génal indistinct ; une très faible trace de carène clypéo-génale
en avant ; front avec deux callosités séparées par une légère dépression centrale, le clypéus un peu
excavé. Vertex à points linéaires transverses assez fins, peu serrés, prolongés en avant au bord interne
des yeux ; callosités du front lisses ; dépression centrale à points assez fins et écartés ; clypéus avec
une bande transverse de points moyens et peu serrés en arrière, moins marqués sur l’avant.
Pronotum transverse, convexe, lisse ; angles antérieurs un peu obtus ; côtés faiblement arqués ;
angles postérieurs arrondis ; base marquée de chaque côté, en face de l’angle externe de l’écusson,
d’une nette dépression qui fait apparaître un cal en saillie en dedans de l’angle postérieur. Rebord
marqué en avant par deux fines stries parallèles, proches du bord, très largement interrompues sur le
milieu ; rebord entier et fin sur les côtés ; effacé au milieu de la base.
Écusson lisse.
Élytres à strie suturale en fort et court sillon sur la déclivité apicale, suivie en avant d’une
ligne de points fins et espacés, effacés bien avant l’apex de l’écusson. Strie marginale externe unie à
la strie suturale à l’apex, forte en arrière, effacée vers l’avant en avant du milieu ; côtés des élytres
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
71
à peine élargis en avant ; rebord épipleural un peu relevé verticalement en avant. Pas d’autres stries
latérales ou apicales. Disque à ponctuation fine, éparse et irrégulière et à lignes de points très fins
et très espacés.
Fig. 23. — Face sternale du tibia postérieur. — a. Ceratocanthus perpunctatus nov. sp. — b. C. amazonicus nov. sp. —
c. C. suturaloides nov. sp. — d. C. steinbachi nov. sp. — e. C. eberti nov. sp. — /. Ceratocanthopsis fulgidus (Mart.).
— g. Ceratocanthus humeralis (Er.). — h. C. globulus (Er.).
Tibias antérieurs comme chez C. politus (Er.).
Tibias postérieurs analogues à ceux de C. politus (Er.), mais dans la partie externe du champ
sternal, les stries sont nettement dirigées perpendiculairement à l’arête externe du tibia, et les soies
de l’arête externe sont plus nombreuses.
Pérou : Cuzco.
Le type a de fines lignes de points sur le disque des élytres ; deux individus de même provenance
en diffèrent par la disparition presque complète de ces lignes de points.
4. Ceratocanthus sesquistriatus (Germar) (planche XII c)
Sphaeromorphus sesquistriatus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 116 (Type, Brésil, inconnu).
Acanthocerus sesquistriatus Germar ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 35.
Fig. 226. — Long, (déroulé) 7 mm ; (enroulé) 4,5 mm. — Corps en ovale court, large, brun bronzé
luisant, très convexe.
Tête très transverse ; angle clypéo-génal invisible ; carène clypéo-génale très courte ; partie
des yeux visible d’au-dessus large et arrondie ; front régulièrement convexe ; clypéus un peu excavé
en avant ; tête lisse, sauf quelques points ou traits transverses sur l’arrière du vertex et quelques points
fins et écartés sur les joues et en dedans des yeux.
Source : MNHN, Paris
72
RENAUD PAULIAN
Pronotum convexe, très transverse ; angles antérieurs obtus ; côtés fortement arqués, en avant,
jusqu’au milieu, puis concaves jusqu’aux angles postérieurs, ceux-ci avec un calus saillant, limité
en dedans par une courte mais nette impression le long de la base. Rebord antérieur fin, proche du bord,
assez largement interrompu au milieu ; rebord latéral entier, assez fin, interrompu en arrière à partir
du sommet du calus basilaire.
Écusson lisse et plan, sauf quelques points épars et moyens aux angles antérieurs.
Élytres à strie suturale enfoncée en sillon ponctué sur la moitié apicale (interstrie suturai très
étroit et relevé) puis marquée en avant par des points, d’abord serrés, puis écartés, effacés avant l’apex
de l’écusson, avec une courte strie le long des côtés de l’écusson. Strie marginale externe unie à la strie
suturale à l’apex, effacée en avant. Une courte strie postérieure au-dessus de la strie marginale externe.
Disque des élytres à très fine ponctuation éparse et irrégulière, sans trace de lignes de points.
Tibias antérieurs comme ceux de C. politus (Er.), mais un peu rétrécis en courbe vers l’avant,
et le champ dorsal interne à fortes et peu nombreuses strioles longitudinales.
Tibias postérieurs comme ceux de C. politus (Er.), mais à strioles moins nombreuses, plus fortes
et moins serrées.
Brésil : Minas Geraes, Caraca [P. Germain) ; — Rio de Janeiro, lagune de Sacuaresma (P. Ger¬
main) ; — Teresopolis. — Espirito Santo.
5. Ceratocanthus sexstriatus n. sp.
Holotype : Brésil, Minas Geraes, Caraca (P. Germain), Muséum National d’Histoire Naturelle
de Paris.
Fig. 22 f. — Long, (déroulé) 5,5 à 6 mm. — Corps assez large et convexe, brun bronzé luisant.
Tête transverse, sommet obtus, pas d’angle clypéo-génal, suture clypéo-génale très fine ; la
tête est plus longue, l’angle externe des joues est plus arrondi et le canthus oculaire est plus long que
dans les espèces précédentes. Partie des yeux visible d’au-dessus en ovale relativement petit. Front
et vertex convexes et lisses, sauf quelques points médiocres aux angles postérieurs des yeux. Clypéus
explané, à points moyens et écartés, la zone ponctuée limitée très nettement en ligne droite en arrière.
Joues à points moyens et écartés.
Pronotum très transverse, convexe, un peu gibbeux en avant ; angles antérieurs vifs, côtés
très fortement arqués, à peine subsinués derrière les angles antérieurs, puis en courbe régulière ; angles
postérieurs parfaitement arrondis ; base très légèrement saillante en arrière, coupée droit, le raccord
de la base au bord interne des angles postérieurs avec une petite saillie anguleuse. Rebord antérieur
entier, profond, un peu écarté du bord antérieur dont il est équidistant sur toute sa longueur ; rebord
non visible en vue dorsale sur l’avant des côtés, mais visible d’au-dessus en vue oblique ; très bien
marqué et nettement écarté du bord, qui est un peu laminiforme, sur les trois quarts postérieurs. Base
à rebord entier.
Écusson lisse.
Élytres à strie suturale en fort sillon ponctué sur la déclivité apicale, plus fine vers l’avant ;
remplacée, à partir du milieu, par une ligne de points progressivement plus faibles et plus écartés,
n’atteignant pas, vers l’avant, l’apex de l’écusson. Strie marginale externe entière, atteignant la base,
mais pas prolongée le long de celle-ci. Calus huméral indistinct. Aire postéro-latérale avec deux fines
stries, non réunies en arrière, au-dessus de la strie marginale externe ; ces stries atteignent le tiers
antérieur vers l’avant, la strie externe est recourbée vers le haut et prolongée vers l’avant par la 7 e
rangée de points discaux. Disque à lignes de points fins et écartés, effacés vers l’avant sur le premier
quart ; quelques très rares points isolés et fins sur les interstries. Rebord externe à peine un peu concave
derrière l’épaule, puis largement élargi jusqu’au premier tiers ; repli épipleural pas relevé.
Tibias antérieurs comme dans l’espèce précédente.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à rides ondulées, peu serrées, disposées
longitudinalement en dedans et obli quement d’avant vers l’arrière en dehors.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
73
Brésil : Minas Geraes, Caraca (P. Germain). ■— Rio de Janeiro, Novo Fribourg (P. Germain).
Un exemplaire du Muséum de Paris, ex coll. Boucomont, du Brésil, Para, présente les deux
stries latérales de sexstriatus, mais le rebord antérieur du pronotum entier est beaucoup plus proche
du bord antérieur au milieu ; la coloration est vert bronzé ; les lignes de points discales des élytres sont
indistinctes et les tibias postérieurs sont couverts de fines et denses stries obliques, comme chez C.
politus (Er.). Il s’agit sans doute d’une espèce distincte, du matériel complémentaire serait nécessaire
pour en être assuré.
6. Ceratocanthus basilicus (Germar) (planche XII b)
Sphaeromorphus basilicus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 122, pl. 1, fig. 8 (Holotype, Bré¬
sil, coll. Germar > coll. v. Harold > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de
Paris).
Acanthocerus basilicus Germar; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 38.
Fig. 22e, j. — Long, (déroulé) 7 mm ; (enroulé) 4,5 mm. — Corps en ovale allongé, convexe,
brun bronzé luisant.
Tête très transverse, angle antérieur arrondi, côtés un peu convexes ; partie des yeux visible
d’au-dessus largement arrondie ; front et vertex convexes, clypéus concave. Tête imponctuée, sauf
la trace de points moyens, mais très effacés et peu serrés, sur le clypéus ; une fine ligne sur l’arrière
du vertex ; suture clypéo-génale très fine.
Fig. 24. — a. Apex du tibia antérieur de Ceratocanthopsis pernitidus nov. sp. — 6. Tibia antérieur de Ceratocanthopsis
/ulgidus (Mart.) — c. Tibia antérieur de Haroldostes tibialis (Petr.). — d. Apex du tibia II, c?, de Ceratocanthus
eberti nov. sp. — e. Apex du tibia antérieur de Germarostes poslicus (Germ.), (J. — /. Tibia antérieur de C. eberti
nov. sp. — g. Apex du tibia postérieur et tarse de Ceratocanthopsis pygmaeus (Har.).
Pronotum très transverse, angles antérieurs un peu saillants ; côtés en courbe très forte, plus
grande largeur en arrière du milieu, un peu concaves avant les angles postérieurs qui sont limités en
dedans par une dépression marquée qui leur donne l’aspect d’un cal assez saillant. Rebord très large-
source : MNHN, Paris
74 RENAUD PAULIAN
ment interrompu en avant ; extrêmement fin et pratiquement invisible sur les côtés ; nul à la base.
Écusson plan et imponctué, un peu déprimé sur les angles antérieurs.
Élytres très nettement et très courtement élargis en dehors, en courbe concave à la base, puis
brusquement rétrécis, et ensuite en courbe régulière. Strie suturale en sillon en arrière, prolongée vers
l’avant par une ligne de points qui n’atteint pas l’apex de l’écusson. Strie marginale externe effacée
sur le quart antérieur, unie à la strie à l’apex ; région apico-latérale avec, de chaque côté, deux paires
de courtes stries non réunies à l’arrière entre elles, et parfois une cinquième strie ; les intervalles entre
les stries simples ou un peu convexes. Disque avec une seconde ligne de points atteignant le milieu
vers l’avant, et une troisième ligne n’atteignant que le premier tiers, ces lignes effacées vers l’apex ;
le reste du disque sans traces de lignes de points, ni ponctuation éparse.
Tibias antérieurs avec deux nettes dents marginales externes, l’antérieure forte, suivies de
fins et nets denticules sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale avec quelques stries obliques, plus ou
moins incomplètes et anastomosées.
Brésil : MinasGeraes, Caraca (P. Germain) ; — Rio Piracicaba. — Sào Paulo (P. Germain). —
Mato Grosso, Albuquerque (de Castelnau). — Rio de Janeiro (Sahlberg) ; — Petropolis (J. Bechyné).
L’exemplaire de Rio de Janeiro, qui provient de la collection D. Sharp, via la collection R. Ober-
thür, porte la mention manuscrite margaritaceus donnée par Reiche mais non publiée ; il diffère du
type par les légers reliefs transverses que forment les deux interstries apico-latéraux des élytres.
On peut rattacher, avec doute à cette espèce, un exemplaire du Muséum de Paris, provenant
du Pérou, Moyobamba (M. de Mathan), qui est vert métallique et dont les stries latérales postérieures
de l’élytre sont plus effacées.
7. Ceratocanthus undulatus (Harold) (planche XIV d)
Acathocerus undulatus Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 38 (Holotype, Brésil, coll. v. Harold >
coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Fig. 22 d. — Long, (déroulé) 7 à 8 mm ; (enroulé) 6 mm. — Corps en ovale convexe, pas très
large, brun bronzé brillant.
Tête très transverse, sans angle clypéo-génal, à angle externe des joues vif, suture clypéo-
génale nulle ou très courte ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale allongé ; surface uniforme, lisse,
sauf quelques points moyens formant une bande étroite à la jonction clypéo-génale et quelques points
semblables sur les joues et aux angles intérieurs des yeux ; parfois aussi des points assez faibles et effacés
sur le clypéus.
Pronotum très transverse, convexe ; côtés élargis en faible courbe des angles antérieurs, qui
sont obtus, jusque très près des angles postérieurs, qui sont largement arrondis ; base en courbe assez
régulière avec la trace d’une faible impression de chaque côté en dedans des angles postérieurs. Rebord
antérieur plus éloigné du bord au niveau des angles antérieurs que derrière les yeux, largement inter¬
rompu au milieu ; rebord latéral entier, fin et proche du bord ; rebord postérieur net et plus écarté
du bord.
Écusson à points fins et écartés, sur les angles antérieurs.
Élytres à strie suturale en sillon en arrière, prolongée vers l’avant, presque jusqu’à l’apex de
l’écusson, par une ligne de points fins, écartés. Strie marginale externe entière. Région latéro-apicale
des élytres avec six fortes stries ponctuées, effacées vers l’avant, isolant trois interstries caréniformes
ou légèrement convexes. Disque des élytres à fines lignes de points espacés, effacés sur le quart anté¬
rieur ; interstries à points très fins, très épars et irréguliers. Bord externe de l’élytre en courbe régulière,
le calus huméral indistinct.
Tibias antérieurs à bords sensiblement parallèles ; à trois fortes et courtes dents marginales,
externes, suivies sur l’arête externe, de forts denticules.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale portant des strioles transverses en dehors
sur toute sa longueur, et des strioles obliques et peu serrées en dedans.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
75
Guyane Française : Cayenne (coll. Bowditch et réc. Degallier).
Brésil : Sào Paulo, Salesopolis ; — Guarima. — Rio de Janeiro, lagune Sacuaresma, viii-ix
[P. Germain).
Je rattache à cette espèce deux individus noir ou bleu métallique, du Muséum de Paris, ex coll.
Lansberge, sans provenance précise, et de la coll. Boucomont, avec la mention Espirito Santo, coll.
v. de Poil, qu’aucun caractère autre que la coloration ne sépare de la série normale.
8. Ceratocanthus nitidus (Germar) (planche XI b)
Sphaeromorphus nitidus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 14 (Holotype, Brésil, coll. Reiche >
coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Acanthocerus nitidus Germar ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 39.
Fig. 1 b, 10 b, 13d, 14c, 22c. — Long, (déroulé) 7 à 8 mm ; (enroulé) 4 à 5 mm. — Corps court,
large, convexe, brun bronzé brillant.
Tête très transverse, bord antérieur légèrement sinué de chaque côté ; suture clypéo-génale
très peu visible ; angle externe des joues saillant ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large.
Front et vertex convexes, clypéus concave. Tête à très gros points épars, avec en outre quelques points
sur les joues et à l’angle interne des yeux et une ligne transverse de points à la jonction clypéo-génale.
Pronotum très transverse, convexe, sans impressions basales ; angles antérieurs obtus ; côtés
élargis en courbe régulière jusqu’un peu après le milieu, puis rétrécis en courbe ; angles postérieurs
complètement arrondis. Rebord antérieur proche d bord antérieur et entier ; rebords latéral et posté¬
rieur entiers, marquant un bourrelet externe net.
Écusson à points assez fins et écartés, mais très visibles.
Élytres fortement et régulièrement élargis en courbe sur le premier quart, puis rétrécis en courbe.
Strie suturale en sillon en arrière, puis marquée par une ligne de points progressivement plus écartés,
effacés avant l’écusson, reprenant sous forme d’une fine strie sur les côtés de celui-ci, rejoignant la strie
marginale externe derrière l’épaule. Région apico-latérale à six stries séparant des interstries convexes,
dont les alternes sont plus larges. Disque à lignes de points atteignant le quart antérieur ; interstries
à points fins et épars.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes, suivies de forts denticules arrondis
sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale avec une vingtaine de stries très obbques,
plus ou moins bifurquées et anastomosées formées de points arqués, très ouverts et confluents (proche
de sesquivittatus).
Brésil : Amazones, Sâo Paulo de Olivença ( M. de Mathan). — Bahia, Salobro, vu ( E. Gou-
nette) ; — Cachimbo {Ch. Pujol). — Minas Geraes, Caraca [P. Germain) ; — Diamantina, faz. des Melan-
cias (E. Gounelle). — Rio de Janeiro, Tijuca ( E. Gounelle) ; — lagune de Sacuaresma, viii-ix {P. Ger¬
main). — Sào Paulo, rio Piracicaba, ii {P. Germain). — Santa Catharina, Teresopolis {Frûhstorfer) ;
Nova Teutonia (F. Plaumann). — Santos.
Bolivie : Guayaramerin, Béni, Fundo Nuevo Cuba, x.1968, Battage en forêt ( Balogh).
9. Ceratocanthus fuscoviridis (Ohaus)
Acanthocerus fuscoviridis Ohaus, 1911, Deutsch. Ent. Zeitschr., p. 553 (Type, Argentine, Misiones,
Bompland {S. Jôrgensen), inconnu).
Long, (déroulé) 9 mm ; (enroulé) 5 mm. — Corps brun bronzé, très luisant, à rebords bruns
par transparence ; dessous brun ; antennes et pièces buccales brun testacé.
Tête et pronotum imponctués, sauf quelques points très peu distincts au niveau de l’impres¬
sion qui marque la suture clypéo-frontale et aux angles antérieurs des yeux, le vertex avec quelques
points près des yeux.
Source : MNHN, Paris
76
RENAUD PAULIAN
Pronotum à rebord entier ; angles postérieurs totalement arrondis, les antérieurs aigus et un
peu saillants.
Écusson à assez dense et forte ponctuation.
Élytres à douze rangées primaires de points réguliers et nettement enfoncées, devenant vers
l’avant des lignes de points séparés qui s’effacent. Strie suturale entière et continue, rejoignant
à l’épaule la strie marginale externe qui est profonde ; une rangée assez longue de points séparés le
long de la strie marginale externe ; interstries primaires ni convexes, ni tuberculés vers l’apex.
Tibias intermédiaires et postérieurs à stries obliques, plus ou moins ramifiées.
Argentine : Misiones (type).
Espèce qui nous est demeurée inconnue ; le caractère tiré du rebord antérieur, entier, du pro¬
notum la rapproche du groupe des C. politus, nitidus et ebeninus.
Dans sa description, Ohaus la compare à ebeninus, à bicinctus, dont la sculpture élytrale est
bien différente et d’un relucens Guérin qui est, soit un nom de collection inédit, soit une erreur pour
relucens Bâtes, d’Amérique centrale.
C. politus se distingue de l’espèce d’OiiAUS par l’absence de lignes de points discales aux élytres.
Si, ce qui est possible, relucens Guérin désigne en fait nitidus (Germ.), qui est l’une des espèces
les plus anciennement connues du Brésil, le fuscoviridis s’en distingue aisément par la sculpture marquée
de l’écusson, un peu aussi par la sculpture céphalique, mais en a la taille et la coloration.
La parenté avec ebeninus est marquée par la sculpture de l’écusson, mais la coloration d’une
part, la sculpture élytrale de l’autre, distinguent les deux espèces.
La description de la sculpture de la face sternale du champ externe des tibias postérieurs est
malheureusement assez peu précise.
10. Ceratocanthus ebeninus (Erichson)
Sphaeromorphus ebeninus Erichson, 1843, in Germar, Zeitschr. Ent., IV, p. 118 (Type, Brésil,
Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin ?).
Acanthocerus ebeninus Erichson ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 37.
Long, (déroulé) 8 mm ; (enroulé) 5 mm. — Corps en ovale convexe, court et large, noir métal¬
lique extrêmement brillant.
Tête très transverse, largement arrondie en avant ; suture clypéo-génale très fine ; partie des
yeux visible d’au-dessus largement arrondie. Vertex et front un peu convexes, clypéus un peu con¬
cave. Surface de la tête à ponctuation très fine et très éparse ; le bord postérieur du vertex et des angles
internes des joues à points moyens et peu serrés ; les joues et le clypéus à points très superficiels ; une
courte ligne transverse de points à la jonction clypéo-génale.
Pronotum très transverse, convexe, à rebord fin, proche du bord et entier ; angles antérieurs
tronqués ; côtés un peu concaves derrière ces angles, puis en courbe régulière jusqu’aux angles posté¬
rieurs qui sont parfaitement arrondis. Base avec une très faible impression de chaque côté en face
de l’angle externe de l’écusson.
Écusson à ponctuation très distincte, assez fine et pas très serrée.
Élytres à strie suturale ponctuée, entière, mais très effacée vers l’avant et le long de l’écusson ;
strie marginale externe entière ; onze lignes de points entre la suture et la strie externe, ces lignes un
peu enfoncées, à points bien marqués, l’ensemble courtemcnt effacé vers la base, les quatre stries internes
effacées sur l’apex ; interstries pratiquement lisses.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à denses et fines stries obliques, très peu
arquées.
Brésil : Minas Geraes, Caraca ( E. Gounelle). — Goyaz, Jatahy. — Pernambouc, Pery Pery
(E. Gounelle). — Amazones.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
77
Groupe 2
(groupe de C. humeralis (Er.))
Taille très variable ; coloration variable mais assez généralement vert bronzé métallique.
Pronotum à ponctuation toujours distincte, fine ou moyenne, jamais uniformément dense et
forte, ni nettement serrée sur les côtés et éparse sur le disque ; en général fine et uniformément éparse,
parfois un peu plus forte et peu éparse, alors parfois irrégulière.
Fig. 25. — Face sternale du tibia postérieur de Ceratocanthus. — a. pseudosuturalis nov. sp. — b. clypealis (Lansb.). —
c. aureolus (Har.). — d. bicinctoides nov. sp. — e. semipunctatus (Germ.).
Le groupe est hétérogène, rassemblant des espèces qui diffèrent par les caractères de striation
des élytres et de sculpture des tibias postérieurs ; il n’a qu’une valeur pratique et ne saurait être consi¬
déré comme constituant une unité naturelle.
Tableau des espèces du Groupe 2
1. Région apico-latérale des élytres sans stries au-dessus de la marginale externe ; lorsque cette région porte
des lignes de points, celles-ci sont très effacées et à peine visibles. 2
— Région apico-latérale des élytres avec des stries, des rangées régulières de points ou une ponctuation irré¬
gulière mais toujours bien marquée. 3
2. Pronotum à ponctuation pratiquement effacée; corps vert métallique ou noir métallique.
1. humeralis (Erichson)
— Pronotum à ponctuation moyenne et peu serrée, très visible ; corps noir brillant. 2. eberti n. sp.
3. Une strie latérale au-dessus de la strie marginale externe, pas d’autres stries ou lignes de points dans la
région apico-latérale. £
Source : MNHN, Paris
78
RENAUD PAULIAN
_ Des rangées de points irrégulières et pas de stries dans la région apico-latérale.... 3. globulus (Erichson)
_ De deux à huit stries dans la région apico-latérale, certaines parfois remplacées par des lignes de points
régulières. 5
4. Interstries à fine ponctuation peu serrée et peu distincte de la ponctuation des lignes discales.
4. bicinctus (Erichson)
_ Interstries pratiquement lisses, la ponctuation des lignes discales bien distincte. 5. micans (Harold)
5. Rebord antérieur du pronotum entier. 6
_ Rebord antérieur du pronotum largement interrompu au milieu. 9
6. Face sternale des tibias postérieurs à champ externe portant des points arqués, plus ou moins disposés en
lignes longitudinales. 9. bicinctoides n. sp.
— Face sternale des tibias postérieurs à champ externe portant quelques strioles obliques, bifurquées, dirigées
de dedans en dehors, d’avant en arrière et formées de points arqués, confluents 6. volvox (Erichson)
— Face sternale des tibias postérieurs à champ externe portant quelques fortes strioles obliques, bifurquées,
dirigées de dehors en dedans, d’avant en arrière. 7
7. Pronotum à ponctuation discale très fine et écartée. 10. aureolus (Harold)
— Pronotum à ponctuation discale moyenne et, au plus, un peu écartée. 8
8. Lignes de points des élytres régulières et nettes. 7. nanus (Germar)
— Lignes de points des élytres irrégulières, parfois ondulées. 8. semipunctatus (Germar)
9. Face sternale des tibias postérieurs à champ externe portant de denses et fines stries obliques, courbées
de dedans en dehors, plus ou moins bifurquées. 11. punctolineatus n. sp.
— Face sternale des tibias postérieurs à champ externe à stries denses et fines, plus ou moins bifides, obliques
de dedans en dehors et d’avant en arrière. 12. punctulatus (Lansberge)
— Face sternale des tibias postérieurs à champ externe à points arqués et isolés, au moins au dehors.... 10
— Face sternale des tibias postérieurs à champ externe avec quelques fines et courtes stries longitudinales
bifides. 13. clypealis (Lansberge)
— Face sternale des tibias postérieurs à champ externe à stries longitudinales serrées en dedans, fortement
transverses le long du bord externe. 17. steinbachi n. sp.
10. Disque des élytres à lignes marquées de gros points ovalaires. 14. seriatus (Erichson)
— Disque des élytres à points alignés, à peine perceptibles. 15. brasiliensis (Lansberge)
— Disque des élytres à points alignés, très nets, mais petits et très écartés. 16. pecki n. sp.
1. Ceratocanthus humeralis (Erichson)
Sphaeromorphus humeralis Erichson, in Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 116 (Type, Brésil,
Para, Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin ?).
Acanthocerus humeralis Erichson ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 35.
Acanthocerus humeralis Erichson ; Bâtes, 1887, Biol. Centr. Amer., Coll., 11, 2, p. 126.
Fig- 23g. — Long, (déroulé) 6 mm. — Corps en ovale convexe, relativement large, vert bronzé
métallique brillant, parfois noir et très brillant.
Tête très transverse, triangulaire, sommet obtus et côtés bisinués ; canthus oculaire long ; partie
des yeux visible d’au-dessus en amande allongée ; surface du clypéus concave. Ponctuation formée
de points forts et peu serrés sur le clypéus et le bord postérieur du vertex, plus fins et plus épars sur
le reste de la surface.
Pronotum très transverse ; disque à ponctuation fine et très éparse ; rebord antérieur très lar¬
gement interrompu au milieu ; rebord latéral très fin et effacé vers l’arrière ; angles antérieurs saillants
et un peu obtus ; côtés très fortement arqués, en courbe concave en arrière avant les angles postérieurs
qui sont droits et calleux et paraissent saillants vers l’arrière ; base faiblement bisinuée.
Écusson un peu déprimé en long sur la pointe, surface à points fins et peu serrés.
Élytres à calus huméral arqué ; strie suturale très marquée sur la moitié apicale, effacée en
avant, reprenant le long de l’écusson ; strie marginale externe très marquée, sinueuse, limitée par une
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTH1DES D'AMÉRIQUE DU SUD
79
fine carène au-dessus en arrière, atteignant le calus huméral. Disque sans lignes de points, avec quelques
points moyens, épars, placés sur l’emplacement théorique des lignes, et de très fins points épars.
Tibias antérieurs fortement rétrécis vers l’avant, avec une très forte dent apicale, précédée
de denticules dont les deux apicaux sont nettement plus marqués ; face dorsale à fines strioles longi¬
tudinales parallèles.
Tibias postérieurs à très denses stries obliques, un peu arquées, très transverses sur le champ
sternal externe.
Brésil : Amazones, Tonantins (vu, ix) ; — Ribeirao Preto ; — Jundiai (Af. de Mathan) ; —
Tapajos (H. W. Bâtes); — Ega (H. W. Bâtes)-, — Réserve Ducke 26km N.E. Manaus, x.1975
(B. C. Ratcliffe). — Sâo Paulo. — Minas Gereas, Caraca. — Parana, Iguassu, xii.1961 (K. E. Hüde-
pohl).
Suriname : Raleigh Falls, vu.1975 ( D. Engleman).
Panama : Bugaba (Champion).
Un exemplaire unique, de Sào Paulo, sans autre précision, est presque noir mais à forts reflets
métalhques.
L’espèce est très proche du groupe 1 par la forme du pronotum ; mais montre une ponctuation
plus visible et combine des caractères des tibias postérieurs, du rebord antérieur du pronotum et de la
striation élytrale qui la sépare des autres espèces de ce groupe.
2. Ceratocanthus eberti nov. sp.
Holotype : Brésil, Rio de Janeiro, Imbarie, u.1956 (H. Ebert), Musée de Munich.
Fig. 23e, 24 d, f. — Long, (déroulé) 6 mm. — Corps en ovale assez court, noir très brillant.
Tête en triangle transverse à sommet obtus et côtés imperceptiblement concaves en avant ;
canthus oculaire moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale assez large. Clypéus très légère¬
ment concave, avec une assez étroite bande postérieure de gros points arqués, ouverts en arrière, le
milieu lisse, la région antérieure à gros points assez effacés ; avant des joues à gros points ovalaires
dirigés longitudinalement, la partie postérieure lisse, sauf une bgne d’assez petits points bordant les
yeux ; vertex et front à ponctuation fine et écartée en avant, progressivement plus forte vers l’arrière
et l’extérieur.
Pronotum régulier, très transverse, à angles antérieurs obtus et à peine saillants ; côtés en courbe
régulière et marquée ; angles postérieurs arrondis ; base courtement tronquée et bisinuée au milieu.
Rebord antérieur entier, assez écarté du bord au milieu, à peine plus vers les angles antérieurs ; net
et fin sur les côtés ; bien marqué à la base et sur les angles postérieurs. Ponctuation moyenne et écar¬
tée.
Écusson à points assez fins et écartés.
Élytres arrondis à l’épaule, le champ marginal externe courtement élargi sous l’épaule ; calus
huméral marqué ; strie marginale externe unique et entière. Strie suturale marquée jusqu’au quart
antérieur, suivie de quelques points, puis nettement effacée avant de reprendre le long de l’écusson.
Disque à lignes de points forts et allongés, pas très écartés, effacés sur le tiers basal ; interstries plans,
à points médiocres et peu serrés. Région apico-latérale à faibles traces de lignes de points.
Tibias antérieurs à trois assez petites dents marginales externes très rapprochées, précédées
de denses denticules sur l’arête externe ; face dorsale à strioles longitudinales interrompues.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale avec quelques lignes longitudinales en
dedans et des stries anastomosées transverses et lâches en dehors.
Le type seul est connu.
Petrovitz avait identifié cet individu à C. semipunctatus (Germ.) ; l’espèce en est totalement
différente par la coloration comme par la sculpture de la face dorsale ; la sculpture de la face sternale
des tibias postérieurs l’en rapproche quelque peu, mais en demeure bien différente, comme aussi la
forme du rebord antérieur du pronotum.
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULIAN
3. Ceratocanthus globulus (Erichson) (planche XIV b)
Sphaeromorphus globulus Erichson, 1843, in Germar, Zeitschr. Eut., IV, p. 117 (Type, Brésil,
Para, Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin ?).
Fig. 23 h. — Long, (déroulé) 5 mm. — Corps court et large, très convexe, vert bronzé métallique
brillant.
Tête transverse, triangulaire, à sommet obtus et côtés bisinués ; canthus oculaire assez court ;
partie des yeux visible d’au-dessus grande et arrondie. Clypéus un peu concave, à forte ponctuation
assez serrée, formée de points arqués, ouverts, flanqués de points fins ; front et vertex à points fins
écartés ; bord postérieur du vertex à points fins et serrés.
Pronotum transverse, à angles antérieurs obtus, un peu saillants ; angles postérieurs complète¬
ment arrondis ; rebord entier sur tout le pourtour du pronotum, plus écarté le long de la base et des
angles postérieurs ; ponctuation assez fine et peu serrée.
Écusson à points fins et écartés, mêlés de points microscopiques et épars.
Élytres à épaules arrondies ; strie suturale marquée en arrière, courtement effacée derrière
l’écusson, reprenant le long de celui-ci. Strie marginale externe très forte, bordée en-dessus par un relief
longitudinal en arrière, n’atteignant pas l’épaule en avant. Disque des élytres à lignes de points moyens,
écartés, peu régulières, effacées vers la base et l’apex ; interstries à ponctuation double, formée de points
moyens isolés et de points fins plus serrés.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes suivies vers la base, sur l’arête externe,
de denticules progressivement plus faibles ; face dorsale à denses strioles parallèles.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à fortes et très peu nombreuses strioles
obliques bifurquées.
Brésil : Amazones, Ega (H. W. Bâtes) ; — Maturaca, haut rio Cauburi, xii.1962 (J. Bechyne).
Guyane Française : Cayenne ; — Maroni (Dr. Nodier).
Colombie : Amazones, Leticia, 700' (H. et A. Howden ; F. Chalumeau).
4. Ceratocanthus bicinctus (Erichson)
Sphaeromorphus bicinctus Erichson, 1843, in Germar, Zeitschr. Ent., IV, p. 117 (Type : Brésil,
Ipanema, Musée de l’Université de Halle, non retrouvé).
Acanthocerus bicinctus Erichson ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 37.
Long, (déroulé) 7 mm. — Corps en ovale large et convexe, vert métallique luisant.
Tête en triangle très transverse, à sommet obtus ; côtés faiblement bisinués ; canthus oculaire
long ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large. Clypéus un peu déprimé. Clypéus et joues à
points assez forts, pas très serrés ; front convexe, mais un peu déprimé au milieu, à ponctuation très
forte, à points transverses, sur la dépression médio-antérieure ; à points forts simples, pas très serrés,
en dedans des yeux ; le reste de la surface à points médiocres et écartés, comme sur le vertex.
Pronotum très transverse, entièrement rebordé, le rebord élargi sur la base et les angles posté¬
rieurs ; angles antérieurs bien saillants, obtus ; angles postérieurs entièrement arrondis ; base droite.
Ponctuation double, moyenne, assez écartée, un peu plus fine et plus écartée sur le disque, et très
éparse, très fine.
Écusson à points moyens et écartés.
Élytres à épaules arrondies ; strie suturale marquée en arrière, effacée en avant à partir du
milieu, reprenant le long de l’écusson. Strie marginale externe très forte en arrière, effacée bien avant
l’épaule en avant. Disque des élytres à ponctuation moyenne, éparse, certains points disposés en lignes
longitudinales plus ou moins incomplètes.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes, suivies de forts denticules sur l’arête
externe ; face dorsale à denses strioles longitudinales.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale portant de peu nombreuses et fortes
stries bifurquées, obliques, dirigées de dehors en dedans, d’avant en arrière.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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Brésil : Amazones, Iquitos ( M. de Mathan). — Bahia.
La localité typique peut se situer soit dans l’état de Pernambouc, soit dans celui de Rio de Janeiro.
L’espèce semble rare ; Boucomont avait rangé sous ce nom des C. semipunctatus (Germ.), mais
la striation des élytres est trop différente dans ces deux espèces pour permettre une telle confusion ;
par contre, la sculpture du champ externe de la face sternale des tibias postérieurs est très voisine
dans les deux espèces.
5. Ceratocanthus micans (Harold)
Acanthocerus micans Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 36 (Type, Brésil, inconnu).
Long, (enroulé) 4,5 mm. — Corps en ovale court, convexe, vert métallique très luisant.
Tête très transverse, triangulaire à côtés presque droits ; canthus oculaire assez long ; partie
des yeux visible d’au-dessus en amande. Clypéus concave, ponctuation assez forte et un peu serrée
le long de la jonction clypéo-génale, nulle ailleurs sauf quelques points fins et assez serrés le long du
bord postérieur du vertex.
Pronotum très transverse, rebord interrompu au milieu en avant ; angles antérieurs obtus,
postérieurs entièrement arrondis ; ponctuation très fine et très éparse.
Écusson à points assez fins et écartés, plus serrés et plus forts le long des côtés.
Élytres à épaules arrondies ; strie suturale marquée en avant par des points, puis reprenant
le long de l’écusson. Strie marginale externe atteignant le calus huméral. Une forte strie latérale, effacée
en avant et en arrière, et parfois doublée d’une seconde strie plus courte et très rapprochée, bien écartée
de la strie marginale externe. Disque à lignes de points moyens, très écartés, effacés en avant et en
arrière ; interstries à points fins et écartés, plus forts et moins écartés au niveau du haut de la déclivité
apicale.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale portant des stries assez fines, arquées,
obliques et bifurquées, moins nombreuses, plus obliques et moins serrées que chez C. humeralis.
Brésil : Pernambouc, Pery Pery, xi, xii (E. Gounelle).
6. Ceratocanthus volvox (Erichson)
Sphaeromorphus volvox Erichson, 1843, in Germar, Zeitschr. Ent., IV, p. 123 (Type : Amérique
du Nord, Géorgie, Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin ?).
Acanthocerus volvox Erichson ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 40.
Acanthocerus aeneus Macleay ; Woodruff, 1973, Scarab Beetles of Florida, p. 176. ( Synonymie
suggérée, avec une référence apparemment erronée à Arrow, 1912. A. aeneus est, pour l’heure, une
espèce énigmatique ; la suggestion de Woodruff substituerait le nom proposé par Macleay au nom
d’ERICHSON).
Long, (enroulé) 4,75 min. — Corps en ovale court, large et très convexe; vert métallique brillant.
Tête triangulaire et transverse, à côtés en courbe faible et régulière ; canthus oculaire assez
grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale médiocre ; suture clypéo-génale fine mais entière.
Ponctuation irrégulière, à peu près nulle sur le disque, formée dans l’angle interne des yeux, de points
étirés en strioles obliques, ondulées, que l’on retrouve sur les joues. Clypéus à points assez fins, peu
serrés en avant, formant en arrière une bande à plus gros points superficiels, plus serrés.
Pronotum très transverse, un peu gibbeux au milieu en avant et à base un peu calleuse en son
milieu ; angles antérieurs non saillants ; angles postérieurs arrondis ; base faiblement bisinuée ; rebord
entier, un peu plus écarté en avant que devant la base. Ponctuation moyenne, éparse, irrégulière, sur
le disque, plus marquée par places, en particulier de chaque côté du milieu en avant.
Écusson à ponctuation moyenne, pas très serrée, laissant une ligne médiane irrégulière, lisse.
Élytres à épaules arrondies, calus bien marqué. Strie suturale entière, marquée, comme les
autres stries discales, par des points moyens, un peu allongés, assez serrés (distants d’un peu plus que
leur plus grand diamètre), plus forts vers les côtés. Strie marginale externe entière. Stries suturale
6
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULI AN
et VI à XI approfondies en sillon à l’apex ; les interstries suturai, II à VI réunis, et les externes, caré-
niformes ou en bourrelet à l’apex.
Tibias postérieurs avec quelques lignes obliques, dirigées de dedans en dehors, d’avant en arrière,
de très grands points obliques plus ou moins confluents.
États-Unis : Alabama, Floride, Géorgie, Tennessee, les deux Carolines.
Harold et Arrow dans le Coleopterorum Catalogue, citent l’espèce du Mexique et de Colombie.
Je ne l’ai pas vue de Colombie et la description qui précède est basée sur un exemplaire de Caroline
du Nord ( Morrison ) provenant de la collection Oberthür au Muséum de Paris.
La présence de l’espèce en Amérique du Sud serait à confirmer, d’autant plus que Woodruff,
signalant la rareté de l’espèce aux États-Unis, d’où il n’est connu qu’une vingtaine d’exemplaires,
se demande s’il s’agit bien de la même espèce.
7. Ceratocanthus nanus (Germar)
Sphaeromorphus nanus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 119 (Lectotype : Brésil, coll. Harold
> coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, présente désignation).
Acanthocerus nanus Germar ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 34.
Long, (déroulé) 3,5 mm. — Corps en ovale court, large et convexe, bronzé luisant.
Tête transverse, triangulaire, à angle antérieur obtus ; côtés presque rectilignes ; canthus ocu¬
laire grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en assez étroite languette. Clypéus un peu déprimé.
Toute la tête à ponctuation assez serrée, plus fine et un peu plus écartée sur le milieu du front et du
vertex, forte sur le clypéus, les joues et en dedans des yeux.
Pronotum très transverse, entièrement rebordé, le rebord bien écarté du bord en avant, sur les
angles postérieurs et le long de la base ; angles antérieurs saillants et vifs ; côtés courtement élargis
en ligne droite, angles postérieurs complètement arrondis ; base presque droite. Ponctuation double,
formée de points moyens, pas très serrés, arqués et de petits points fins peu serrés.
Écusson à points moyens, effacés, pas serrés.
Élytres à épaules effacées, en courbe régulière ; calus huméral peu marqué ; strie marginale
externe entière. Strie suturale entière ; mais marquée seulement par une ligne de points allongés et
pas très serrés derrière l’écusson. Disque des élytres à lignes de points moyens, légèrement allongés,
écartés d’à peu près leur grand diamètre, effacés vers la base, mais atteignant la région apicale ; sur
les côtés, les points sont plus allongés et forment, au-dessus de la strie marginale externe, deux ou trois
fines stries enfoncées. Interstries à points fins et écartés ; quelques points moyens, épars, sur les inter¬
stries au niveau de la déclivité apicale.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale portant des stries ondulées, bifurquées,
obliques, dirigées de dehors en dedans, d’avant en arrière.
Brésil : Minas Geraes, Caraca (P. Germain ; E. GouneUe). — Paraïba, riv. droite du Paraïba
(P. Germain). — Goyaz, Jatahy ; — Goiania, 1.1952 (J. Bechyné). — Rio de Janeiro, Petropolis, ii
(Sahlberg). — Sdo Paulo, aval du rio Pardo (E. GouneUe). — Amazones, Ega (H. W. Bâtes).
Paraguay Central (P. Germain).
L’espèce a aussi été trouvée à Boa Vista (Brésil) par Sahlberg en novembre 1850 ; sans doute
s’agit-il de la localité de ce nom dans la province de Rio de Janeiro, d’où proviennent d’autres Céra-
tocanthides rapportés par ce chercheur.
C. nanus est très proche de C. semipunctatus et en diffère par la taille et des détails de sculpture
de la face dorsale.
La collection Harold (ex coll. R. Oberthür, in Muséum de Paris) renferme un individu portant
de la main de Harold la mention nanus typ. Germar et une étiquette manuscrite Brasilia, ainsi qu’un
second individu avec une étiquette nanus m. de la main de Germar, sans indication de provenance,
et une petite étiquette supplémentaire avec la mention typ. Germari. C’est ce second individu que je
considère comme constituant le lectotype de l’espèce ; la description originale de Germar ne permet
pas de savoir s’il a disposé, à ce moment, de plusieurs individus.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
83
8. Ceratocanthus semipunctatus (Germar) (planche XIII a, XIV a)
Sphaeromorphus semipunctatus Germar, 1843, Zeitschr. Ent., IV, p. 119 (Type, Brésil, inconnu).
Acanthocerus semipunctatus Germar ; Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 35.
Fig. 25e. — Long, (déroulé) 4,5 à 6 mm. — Corps en ovale court et large, convexe, brun bronzé
ou doré, métallique, brillant.
Tête en triangle très marqué, à sommet vif et côtés concaves ; clypéus un peu déprimé ; canthus
oculaire grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en amande allongée. Ponctuation très forte et assez
serrée sur les joues, forte et serrée sur le clypéus ; moins grosse, moins marquée, un peu moins serrée
sur le front et sur le clypéus.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs peu saillants, obtus ; angles postérieurs complète¬
ment arrondis ; base à peine bisinuée ; côté6 presque rectilignes en avant, puis arrondis. Rebord entier,
très écarté en avant et sur les angles postérieurs. Ponctuation double (formée de points vaguement
arqués, flanqués à plus ou moins grande distance d’un petit point) moyenne, assez serrée, plus fine
et plus écartée sur le disque.
Écusson à ponctuation moyenne, ocellée, irrégulière, un peu serrée.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral marqué ; strie marginale externe entière. Strie sutu-
rale marquée en arrière, remplacée vers l’avant par une ligne de points allongés, moyens, peu rappro¬
chés, qui rejoignent à l’angle postérieur de l’écusson une strie fine et entière longeant celui-ci. Disque
à lignes de points marqués ; assez gros, ovalaires, pas rapprochés, effacés près de la base. Interstries
plans à points assez fins et écartés, et, dans la région postérieure, des points moyens, irréguliers et épars
qui doublent parfois les points des stries. Au-dessus de la strie marginale externe, les deux premières
rangées de points sont enfoncées en stries à ponctuation peu distincte.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes précédées de fins denticules ; la face
dorsale à lignes longitudinales et gros points peu serrés.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale avec quelques lignes internes arquées,
longitudinales et des stries externes obliques, bifurquées, dirigées d’avant en arrière et de dehors en
dedans.
Brésil : Bahia (Dr. Bondar). — Pernambouc, Pery Pery, vi ( E. Gounelle). — Goyaz, Jatahy
(E. Gounelle ) ; — Goiania, i (J. Bechyné). — Minas Geraes, Caraca (P. Germain). — Rio de Janeiro,
Nova Fribourg ; — Tijuca, xn (E. Gounelle). — Sào Paulo, rio Piracicaba. — Salesopolis, xi.1973
et v.1974 ( Vanin et Lemé).
Colombie : Honda, viii-ix (Thieme).
Paraguay Central (P. Germain).
L’exemplaire de Colombie diffère des autres par la sculpture de la tête et du thorax plus dense,
par le corps plus noir, par les interstries moins ponctués et par les stries du champ externe de la face
sternale des tibias postérieurs longitudinales, peu serrées, ondulées et bifurquées ; s’agissant d’un
unique, et compte tenu de l’importance variation de la sculpture de la face dorsale dans la longue
série devant moi, je ne puis me résoudre à l’isoler en espèce distincte.
Martinez ( Neotropica , 1967, 13, p. 6) décrit une forme carioca de Rio Janeiro (BMNH) à colo¬
ration vert bronzé, et à sculpture très effacée.
9. Ceratocanthus bicinctoides nov. sp. (planche XV c)
Holotype, Brésil, Sao Paulo, Salesopolis, Est. Biol. Boraceia, 14-18, xi.1973, Muséum Natio¬
nal d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 25 d. — Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale court et large, convexe, brun bronzé
ou doré assez brillant.
Tête triangulaire, à angle antérieur marqué, mais courtement obtus ; côtés très légèrement
bisinués ; canthus oculaire assez court ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale assez allongé,
Source : MNHN, Paris
84
RENAUD PAULIAN
un peu rétréci vers l’arrière ; front et vertex un peu convexes ; clypéus un peu déprimé. Ponctuation
assez forte, simple et assez serrée sur le clypéus et sur les joues ; plus écartée et plus fine sur le front ;
vertex à assez gros points rapprochés à l’angle interne des yeux ; bord postérieur marqué d’assez courtes
stries transverses pas très serrées ; le reste de la surface très finement et éparsément pointillé.
Pronotum très transverse, à rebord entier, plus large sur les angles postérieurs et la base ; angles
antérieurs saillants ; angles postérieurs marqués ; côtés très faiblement élargis vers l’arrière en faible
courbe. Ponctuation peu distincte sur le milieu du disque, formée, sur les côtés, de points superficiels
arqués, peu serrés ; plus forts et plus serrés sur une aire de chaque côté du milieu en avant.
Écusson à points médiocres et superficiels, épars, sauf sur les angles antérieurs où ils sont un
peu plus serrés.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral peu marqué ; strie marginale externe entière. Strie
suturale fortement marquée en arrière, puis remplacée vers l’avant par une ligne de points allongés
et subcontigus, effacés sur le quart antérieur, la strie reprenant comme une fine ligne le long de la moitié
antérieure du bord de l’écusson ; chaque élytre avec une série de lignes de points, allongés et serrés,
moyens, effacés sur le quart basilaire, atteignant l’apex, progressivement plus serrés et plus forts vers
l’arrière et vers les côtés. Au-dessus de la strie marginale externe, qui est nettement ponctuée en arrière,
les trois premières lignes de points sont enfoncées et bien marquées. Interstries lisses ou impercepti¬
blement pointillés, sauf vers le haut de la déclivité apicale où les interstries internes portent des points
peu serrés, irréguliers, semblables à ceux des stries.
Tibias antérieurs rétrécis vers l’apex, à trois fortes dents marginales externes subapicales, rap¬
prochées, précédées de denticules réguliers sur l’arête externe ; face dorsale avec quelques strioles
longitudinales et de gros points isolés.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à forts points arqués, profonds, couvrant
toute la surface et plus ou moins confluents.
Brésil : Sdo Paulo, Salesopolis.
Une longue série d’exemplaires de cette espèce a été récoltée en mars, avril et novembre 1973
et janvier 1974 dans la même station, par divers collecteurs. J’ai hésité à la décrire, en partie à cause
de cette abondance locale et parce qu’elle ressemble beaucoup à C. semipunctatus et en particulier
aux individus de cette espèce diffusés par Boucomont sous le nom erroné de C. bicinctus. Elle est à
la fois bien constante et bien distincte de toutes les autres espèces devant moi.
10. Ceratocanthus aureolus (Harold)
Acanthocerus aureolus Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 40 (Holotype, Brésil, coll. Harold >
coll. R. Oberthür > Muséum National d’Hsitoire Naturelle de Paris).
Fig. 25c. — Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale large, court, convexe, bronzé doré métal¬
lique brillant.
Tête en triangle transverse très marqué, à sommet bien saillant, courtement obtus ; côtés à
peine distinctement bisinués ; canthus oculaire grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en très
étroite bandelette longitudinale. Clypéus légèrement déprimé. Ponctuation forte et peu serrée, irrégu¬
lière sur le clypéus et le vertex, moins grosse sur le front.
Pronotum très transverse, entièrement rebordé, le rebord bien écarté du bord antérieur et le
long des angles postérieurs ; angles antérieurs très saillants et vifs ; angles postérieurs complètement
arrondis ; côtés courtement et faiblement concaves en dehors derrière les angles antérieurs, puis large¬
ment et régulièrement arqués ; base faiblement bisinuée. Ponctuation fine, éparse, irrégulière.
Écusson ponctué comme le pronotum.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral marqué ; strie marginale externe entière. Strie sutu¬
rale marquée en arrière, remplacée par des points fins en avant du milieu, puis complètement effacée
vers l’avant jusqu’au calus huméral. Disque à lignes de points ronds, moyens, écartés, effacés vers
la base et très étroitement à l’apex, interstries plans, à très fine ponctuation très éparse et, sur la décli-
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
vité apicale, quelques points irréguliers semblables à ceux des stries ; les deux lignes latérales de points
au-dessus de la strie marginale externe enfoncées, les points indistincts sur la strie inférieure.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale avec quatre stries ondulées et arquées,
longitudinales et, vers le dehors, des stries obliques, arquées et bifurquées, dirigées d’avant en arrière
de dehors en dedans.
Le type et un exemplaire étiqueté Brazil, de la collection D. Sharp, sont seul connus. La sculp¬
ture du champ externe de la face sternale des tibias postérieurs est très proche de celle de C. semipunc-
tatus, mais la ponctuation de la face dorsale est foncièrement différente.
11. Ceratocanthus punctolineatus, nov. sp.
Holotype, Brésil, Amazones, Teffe (Ega), 2 e trimestre 1879 ( M. de Mathan), coll. R. Oberthür >
Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 6 mm. — Corps en ovale relativement court, convexe, vert métallique luisant.
Tête très transverse, à peine triangulaire en avant, à sommet obtus et rebord assez épais ; can-
thus oculaire long et grêle ; partie des yeux visible d’au-dessus en amande allongée. Clypéus très légè¬
rement déprimé, à ponctuation forte et pas très serrée, identique à celle du front et du vertex en dedans
des yeux ; le reste de la surface à points plus écartés et plus fins, effacés au milieu du vertex.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs saillants et vifs ; angles postérieurs tronqués ;
une nette impression de chaque côté de la base qui est bisinuée en arrière ; rebord largement inter¬
rompu en avant, entier et bien visible sur les côtés et la base ; côtés en courbe assez peu marquée,
régulière, un peu redressée en avant. Ponctuation assez fine et éparse.
Écusson à points assez fins et peu serrés.
Élytres arrondis à la base, à calus huméral distinct ; strie marginale externe entière. Strie sutu-
rale fortement enfoncée et un peu éloignée de la suture sur la déclivité apicale, puis marquée en ligne
ponctuée jusque bien en avant du milieu, représentée ensuite par des points moyens et pas très serrés.
Disque à lignes de points moyens, ronds, écartés d’un peu plus de leur diamètre, effacés vers la base
et vers l’apex. Interstries à points assez fins et écartés. Région apico-latérale avec cinq fortes stries
de chaque côté, la 2 et la 5 largement réunies à l’apex en courbe ; les intervalles plus ou moins relevés
en carène, la première très courte.
Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes apicales, précédées de denticules forts
sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à denses et fines stries plus ou moins
bifides, obliques et arquées en dehors.
Je rattache avec doute à cette espèce un exemplaire de la collection Howden, provenant de
Colombie : Valle del Cauca, Anchicaya Dam, 70 km E. de Buenaventura, vu.1970, qui en diffère par
la forme générale plus convexe et plus étroite mais qui en a tous les autres caractères.
12. Ceratocanthus punctulatus (Lansberge)
Acanthocerus punctulatus Lansberge, 1887, Notes Leyden Muséum, IX, p. 207 (Holotype, Pérou,
coll. Lansberge > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Fig. 26b. — Long, (enroulé) 6,5 mm. — Corps en ovale court et large, très convexe, vert métal¬
lique luisant.
Tête en triangle large, à sommet obtus et côtés un peu concaves en dehors ; canthus oculaire
grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale régulier. Ponctuation moyenne, plus ou moins
effacée, peu serrée, en une bande étroite le long du bord antérieur du clypéus et des joues ; une bande
semblable, étroite et irrégulière, sur l’arrière du vertex ; le reste de la surface à ponctuation fine, éparse
et irrégulière.
Source : MNHN, Paris
86
RENAUD PAULIAN
Pronotum transverse, à rebord étroitement effacé au milieu du bord antérieur ; fin et entier
sur le reste du pourtour ; angles antérieurs saillants, obtus ; côtés en courbe régulière et assez peu
marquée ; angles postérieurs arrondis ; base marquée de chaque côté du milieu, en face des angles
antérieurs de l’écusson, d’une petite dépression nette, couverte de fines strioles transverses peu serrées,
délimitant en dedans un calus basilaire transverse. Ponctuation discale fine et très peu serrée.
Écusson à points fins, écartés sur le milieu, un peu plus serrés le long des côtés et vers les angles
antérieurs.
Élytres à épaules arrondies et calus huméral visible ; strie marginale externe atteignant le calus
huméral et courtement effacée en avant. Strie suturale marquée sur la moitié postérieure, indiquée
vers l’avant par des points fins, allongés, espacés, pratiquement effacés avant l’apex de l’écusson,
marquée en ligne sur les côtés de celui-ci. Disque des élytres à très fines lignes de points ronds très
espacés, effacés vers la base, à peine distinctes dans une fine ponctuation du fond, irrégulière et peu
serrée. Région apico-latérale avec six fines et courtes stries, la seconde à partir de la marginale externe
plus longue ; les stries 1 et 6 réunies en courbe à l’apex ; 2 et 3, et 4 et 5, réunies entre elles à l’apex.
Tibias antérieurs rétrécis vers l’apex, à trois assez fortes dents marginales apicales externes,
précédées par des denticules sur l’arête externe ; face dorsale à strioles longitudinales.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à strioles obliques, bifurquées, moyenne¬
ment fortes et serrées.
Pérou (type).
Brésil : Mato Grosso, Réserve Humboldt, xii.1977 ( Ratcliffe ).
L’espèce rappelle les C. basilicus (comme le signale Lansberge), undulatus et nitidus. Elle en
diffère parla sculpture de la face sternale des tibias postérieurs. Celle-ci présente : chez basilicus, quelques
stries bifurquées, courtes et obliquement dirigées vers l’arrière ; chez undulatus, des stries transverses
et approfondies en sillon sur l’arête externe ; chez nitidus, des stries très obliques, peu nombreuses,
formées de points arqués très ouverts et confluents.
D’autre part, le rebord antérieur du pronotum est presque entier, très courtement interrompu
au milieu.
13. Ceratocanthus clypealis (Lansberge)
Acanthocerus clypealis Lansberge, 1887, Notes Leyden Muséum, IX, p. 208 (Holotype, Pérou,
coll. Lansberge > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Fig. 256. — Long, (enroulé) 4,75 mm. — Corps en ovale allongé, nettement rétréci vers l’arrière,
vert métallique luisant.
Tête en triangle transverse à sommet obtus et côtés bisinués ; canthus oculaire médiocre ; partie
des yeux visible d’au-dessus en ovale large. Clypéus nettement déprimé, à forte, irrégulière et dense
ponctuation, prolongée sur les joues ; bord postérieur du vertex à points moyens et peu serrés ; le reste
de la surface à points assez fins et écartés.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs à peine saillants et largement obtus ; angles posté¬
rieurs arrondis ; côtés en courbe régulière très peu marquée ; une faible impression basilaire devant
les angles antérieurs de l’écusson, délimitant un faible calus basal transverse ; rebord largement inter¬
rompu au milieu en avant, entier et fin sur le reste du pourtour. Ponctuation bien distincte, mais fine
et très peu serrée.
Écusson à points assez fins, écartés, un peu plus marqués aux angles antérieurs et le long des
côtés.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral moyen ; strie marginale externe incomplète en avant,
atteignant le calus huméral. Strie suturale presque entière, marquée par des points assez forts et écartés
sur un court espace avant l’apex de l’écusson. Disque à lignes de points ronds, assez fins, très écartés,
effacés avant la base ; la surface entre ces lignes à fine ponctuation écartée. Région apico-latérale
avec six stries ponctuées, les inférieures plus longues ; 1 et 2 réunies à l’apex, comme 3 et 6, et 4 et 5.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTH1DES D’AMÉRIQUE DU SUD
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Tibias antérieurs avec trois fortes dents marginales externes, précédées de denticules marqués
sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à peu nombreuses et fines strioles plus
ou moins bifurquées, en majorité longitudinales.
Pérou (type).
Guyane Française : Cayenne, Cabassou, x.1979, pièges lumineux au sol et dans la canopée
(Degallier).
Brésil : Amazones , Manaus, 1.1978 (Ratcliffe).
14. Ceratocanthus seriatus (Erichson)
Sphaeromorphas seriatus Erichson, 1843, in Germar, Zeitschr. Ent., IV, p. 124 (Type, Brésil,
Musée Zoologique de l’Université Humboldt, Berlin).
Long, (déroulé) 7 mm. — Corps en ovale assez court, large, convexe, vert métallique luisant.
Tète très transverse, triangulaire à sommet obtus et côtés faiblement bisinués ; canthus oculaire
moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale régulier et assez large. Clypéus faiblement déprimé.
Ponctuation forte, irrégulière et peu serrée sur le clypéus et sur les joues, assez fine et écartée sur le
front et le milieu du vertex, un peu plus marquée au bord interne des yeux.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs peu saillants et obtus ; angles postérieurs arrondis ;
base bisinuée ; côtés en courbe régulière et assez peu marquée ; rebord largement interrompu au milieu
en avant ; milieu de la base flanqué de chaque côté d’une très faible dépression. Ponctuation assez
fine, régulière et éparse.
Écusson à ponctuation assez forte, pas très serrée, plus marquée dans une légère impression
longitudinale.
Élytres arrondis à la base, à calus huméral peu marqué. Strie marginale externe entière. Strie
suturale marquée sur presque toute sa longueur par d’assez forts points ovalaires, entière. Disque
à lignes de gros points ovalaires, ocellés, effacés vers la base et un peu vers l’apex ; interstries à points
assez fins, écartés, un peu plus rapprochés, de façon irrégulière, le long des lignes de gros points. Région
apico-latérale avec six fortes stries dont les dorsales sont arquées ; 1 et 2, 3 et 4 réunies entre elles à
l’apex, délimitant des interstries très relevés en fort bourrelet longitudinal.
Tibias antérieurs à trois assez fortes dents marginales externes, suivies de denticules sur l’arête
externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à assez denses points arqués, ouverts
en dehors, grands et plus ou moins disposés en lignes longitudinales.
Guyane Française : Cayenne ( Degallier ).
Brésil : Amazones, Ega (H. W. Bâtes) ; — Fonteboa (Dr. Hahnel).
Pérou : Amazones, Tarapoto, v-vm ( M. de Mathan).
Je rattache à cette espèce trois individus de Bolivie, Cochabamba (P. Germain), qui diffèrent
des exemplaires du Brésil par la sculpture élytrale un peu moins marquée et par les points de la face
sternale des tibias postérieurs plus grands, plus superficiels et moins serrés.
15. Ceratocanthus brasiliensis (Lansberge)
Acanthocerus brasiliensis Lansberge, 1887, Notes Leyden Muséum, IX, p. 206 (Holotype, Bré¬
sil, coll. Lansberge > coll. R. Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Long, (enroulé) 4,75 mm. — Corps en ovale pas très large, un peu rétréci vers l’arrière, convexe,
vert métallique luisant.
Tête en triangle très transverse à sommet courtement obtus et côtés nettement bisinués ; can¬
thus oculaire long ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale régulier, assez large. Clypéus à peine
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAUL LAN
déprimé. Ponctuation comprenant une ligne transverse, incomplète, de gros points transverses au bord
postérieur du clypéus, prolongés sur les joues ; canthus à stries longitudinales ; clypéus à points fins,
irréguliers et peu serrés ; le front et le vertex à points très fins et épars.
Pronotum très transverse, angles antérieurs peu saillants et arrondis ; angles postérieurs com¬
plètement arrondis ; base un peu bisinuée ; rebord antérieur très largement interrompu au milieu,
bien écarté sur les angles antérieurs ; le reste du rebord entier et marqué. Ponctuation très fine et
extrêmement éparse.
Écusson à points très fins et très épars, un peu plus distincts au niveau des angles antérieurs.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral effacé ; strie marginale externe entière. Strie suturale
fine, presque entière, courtement marquée par des points au tiers antérieur, puis effacée peu avant
l’apex de l’écusson. Disque à fine ponctuation écartée, indiquant à peine des lignes de points tout à
fait effacées à la base. Région apico-latérale avec six stries assez fines et nettes, 1 et 6 réunies à l’apex
en large courbe, comme les 2 et 3, 4 et 5 respectivement ; interstries impairs un peu relevés dans cette
région.
Fig. 26. — Face sternale du tibia postérieur de Ceratocanthus. — a. major nov. sp. — 6. punctulalus (Lansb.). — c. pecki
nov. sp.
Tibias antérieurs à trois assez fortes dents marginales externes à l’apex, précédées de denti-
cules sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à points arqués, assez grands, ouverts
en dehors, plus ou moins confluents et en lignes longitudinales.
Brésil : Para, Bragance (M. de Mathan). — Bahia. — Espirito Santo.
16. Ceratocanthus pecki nov. sp.
Holotype. Équateur, Pichincha, 15 km S.E. Santo Domingo, vi.1976 (S. et J. Peck), coll.
Howden.
Fig. 26c. — Long, (déroulé) 6,75 mm. — Corps en ovale assez court, convexe, vert métallique
luisant.
Tête en triangle très transverse, à sommet largement obtus ; côtés en courbe faible mais régu¬
lière ; canthus oculaire grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large. Clypéus déprimé,
à forte et assez dense ponctuation irrégulière sur toute la surface et sur les joues, ocellée sur les côtés,
une courte bande lisse sur la suture clypéo-génale en avant. Front et vertex à ponctuation très fine
et éparse ; la limite entre les zones densément et fortement ponctuées, et celles à ponctuation fine et
éparse est très nette et régulière.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTH IDES D’AMÉRIQUE DU SUD
Pronotum très transverse ; angles antérieurs assez peu saillants et obtus ; angles postérieurs
arrondis ; côtés en courbe régulière assez marquée, une assez courte et faible impression de chaque
côté du milieu de la base, en face des angles antérieurs de l’écusson, avec un très faible calus transverse
médian. Rebord assez courtement interrompu au milieu en avant, entier et fin sur le reste du pourtour.
Ponctuation fine et écartée.
Écusson à ponctuation fine et écartée au centre, un peu plus marquée et nettement plus serrée
sur une assez large plage au niveau des angles antérieurs.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral à peine marqué ; strie marginale externe entière.
Strie suturale marquée sur sa moitié postérieure et le long de l’écusson, la région intermédiaire avec une
ligne de points ovalaires un peu allongés, assez fins, écartés de plus de leur grand diamètre. Disque
avec des lignes de points ovalaires, moyens, très écartés, effacés vers la base et vers l’apex ; interstries
à très fine ponctuation très éparse. Région apico-latérale à stries fortes et arquées ; 1 et 2 réunies à
l’apex, de même que 3 et 6 et que 4 et 5 ; le premier et le troisième interstries assez larges et en très
fort bourrelet longitudinal ; le second très rétréci ; les deux derniers minces et en bourrelet.
Tibias antérieurs à trois assez fortes dents marginales externes, suivies de denticules sur l’arête
externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale avec quelques stries longitudinales, bifur-
quées, un peu obliques, en dedans et d’assez nombreux points forts, arqués, ouverts en dehors et disposés
régulièrement sur la partie externe.
Le type seul est connu, mais je rattache à la même espèce un individu du Pérou, Cuzco, Santa
Isabel, xi. 1951 (F. Wytkowski), avec quelques hésitations.
17. Ceratocanthus steinbachi nov. sp.
Holotype : Bolivie, prov. de Sara (J. Steinbach), Musée Zoologique de l’Université Humboldt,
Berlin.
Fig. 23 d. — Long, (déroulé) 6,5 mm. — Corps en ovale court, convexe, vert métallique lui¬
sant.
Tête transverse, triangulaire, à sommet courtement obtus, côtés nettement bisinués, concaves
en dehors derrière le sommet ; canthus oculaire moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus en amande.
Clypéus fortement déprimé, vertex et front convexes. Ponctuation assez forte, les points un peu allongés
en long, pas très serrés sur le clypéus ; moyens et peu serrés sur les côtés du front et du vertex ; plus
fins et plus écartés dans la région médiane.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs vifs et saillants ; angles postérieurs complètement
arrondis ; côtés fortement arqués ; base faiblement bisinuée ; rebord antérieur assez courtement inter¬
rompu au milieu, bien écarté des angles antérieurs. Ponctuation assez fine et écartée.
Écusson à points assez fins et peu serrés.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral marqué ; strie marginale externe entière. Strie sutu¬
rale courtement effacée en avant. Disque des élytres à lignes de points moyens, très écartés, effacés vers
la base ; interstries à points très fins et écartés. Région apico-latérale à six stries nettes, relativement
longues ; 1 et 6 réunies en large courbe à l’apex ; 2 et 3, et 4 et 5, reunies par paires à 1 apex ; interstries
impairs un peu convexes.
Tibias antérieurs à trois assez fortes dents marginales externes à l’apex, précédées de denti¬
cules sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à stries obliques, bifurquées, presque
longitudinales, pas très serrées, en dedans et à stries transverses sur le bord externe.
En dehors du type, je rattache à cette espèce un individu de Bolivie, Guyarameri , Béni, fau¬
bourg de la ville, xi.1966, à la lumière ( Balogh ), dont la sculpture dorsale est très légèrement diffé¬
rente.
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAULIAN
Groupe 3
(groupe de C. suturalis (Lansb.))
Taille moyenne, corps brun bronzé luisant ou vert bronzé métallique.
Pronotum à ponctuation assez forte et serrée sur les côtés du disque, gagnant plus ou moins
celui-ci mais en laissant toujours une aire centrale bien distincte lisse ou à points très fins et épars.
Clypéus triangulaire à sommet obtus et à côtés légèrement convexes en dehors. Élytres à lignes de
points plus ou moins distinctes. Tibias antérieurs à trois fortes dents marginales externes, précédées
de fins denticules sur l’arête externe.
Tableau des espèces du Groupe 3
1. Disque des élytres à lignes de points bien distinctes. Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale
à fortes rides transverses. 2. suturaloides n. sp.
— Disque des élytres à lignes de points pratiquement indistinctes. Tibias postérieurs à champ externe de la
face sternale à très denses et fines strioles obliques et arquées. 1. suturalis (Lansberge)
1. Ceratocanthus suturalis (Lansberge)
Acanlhocerus suturalis Lansberge, 1887, Notes Leyden Muséum, IX, p. 205 (Type, Guyane
Française, Cayenne, Musée de Leyde ?).
Long, (déroulé) 5 à 6 mm. — Corps en ovale court et large, bronzé très brillant.
Tête très transverse, triangulaire à sommet obtus ; vertex et front bombés, clypéus transversa¬
lement concave ; ponctuation formée de points ocellés irréguliers, gros, forts et serrés en dedans des
yeux, semblables, mais plus écartés sur les joues ; grands, largement ouverts, superficiels et serrés
sur le clypéus ; grands, entiers, assez serrés et très superficiels sur le front.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs saillants et vifs ; côtés élargis fortement en dehors
en courbe concave en avant, plus grande largeur très en avant du milieu, puis rétrécis en très forte
courbe ; angles postérieurs complètement arrondis ; base courtement et étroitement saillante en courbe
très plate en arrière ; rebord effacé en avant sur presque toute la largeur, nul au milieu de la base,
fin et entier sur les côtés et les angles postérieurs ; disque régulièrement convexe, côtés un peu déprimés,
la dépression plus marquée en dedans des angles postérieurs. Ponctuation fine et éparse sur le disque,
les côtés avec une zone à grands points ocellés, plus ou moins entiers et réguliers, serrés, assez super¬
ficiels.
Écusson à rebords lisses, partie centrale à points assez grands, superficiels, serrés.
Élytres élargis fortement et courtement en courbe à la base, champ marginal externe nette¬
ment et courtement élargi en dehors au premier tiers ; strie suturale marquée à l’apex, prolongée jus¬
qu’au milieu par des points très allongés, assez serrés, puis effacée, reprenant sous forme d’une fine
strie le long des côtés du pronotum. Strie marginale externe entière. Disque à fine ponctuation très
éparse et quelques points fins très allongés à l’emplacement des stries. Région apico-latérale à six
fines stries ; 1 et 6 réunies en large courbe devant l’apex ; 2 et 3, 4 et 5 réunies par paires entre elles à
l’intérieur de cette boucle ; interstries convexes.
Tibias antérieurs en triangle très étroit, à peine rétréci en courbe en avant, avec trois assez
petites dents marginales externes à l’apex, aiguës, rapprochées, précédées de fins denticules sur la
marge externe ; face dorsale largement lisse.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à très denses et très fines stries obliques,
arquées, plus ou moins anastomosées.
Suriname : Paramaribo.
Guyane Française : Cayenne (type).
Brésil : Amazones. — Mato Grosso (P. Germain).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
91
Équateur : Napo, Limoncocha, 250 m, piège Malaise, vi.1976 (S. et J. Peck).
Pérou : Amazones, Tarapoto (M. de Maihan). — Ramon Castillo, u.1972 (H. et A. Howden).
Bolivie : Guayaramerin, Béni Fundo, Nuevo Cuba, battage de feuilles en forêt, xi.1956 ( Balogh ,
Mahunka et Zicsi).
Trinidad : Simla, 5 km au N. d’Arima, vm.1969 [H. et A. Howden).
L’exemplaire unique de I’Équateur a une sculpture céphalique et thoracique atténuée et des
stries tibiales un peu plus fortes et moins serrées.
2. Ceratocanthus suturaloides nov. sp. (planche XIII c et d)
Holotype, Venezuela, Sarare (F. Geay), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 23c. — Long, (déroulé) 5 à 6 mm ; (enroulé) 4,5 mm. — Corps en ovale court, large, très
convexe, bronzé métallique luisant.
Tête en triangle à sommet aigu et côtés un peu concaves ; une dépression entre le front et le
vertex, l’avant du clypéus très concave. Ponctuation forte, dense et grosse sur le front et sur le vertex,
confluente en rides longitudinales sur les joues, moins grosse et écartée sur le clypéus, s’effaçant vers
l’avant.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs à peine saillants ; côtés élargis en ligne concave
en dehors vers l’arrière, la plus grande largeur en avant du milieu ; angles postérieurs entièrement
arrondis ; rebord entier et loin du bord en avant, où il est équidistant du bord sur toute sa longueur,
et en arrière. Disque convexe, à assez forte ponctuation formée de points arqués, serrés, sur les côtés,
laissant un calus latéral assez large et une zone au devant des angles postérieurs à peu près imponctués ;
milieu du disque à fins points irrégulièrement épars.
Écusson à ponctuation fine et peu serrée.
Élytres élargis courtement en dehors à l’épaule ; strie suturale pratiquement entière, courte-
ment remplacée par des points alignés peu avant l’apex de l’écusson ; strie marginale externe entière.
Disque à lignes de points ovalaires, un peu écartés, très visibles, moyens ; interstries à fine ponctua¬
tion irrégulière, écartée. Région apico-latérale avec six stries marquées, l’externe forte et nette, attei¬
gnant presque la suture, les cinq autres enfoncées et marquées d’une ligne de points forts, allongés,
très serrés ; 1 réunie à l’apex au prolongement de 2 + 3 réunies entre elles ; 4 et 5 réunies à l’apex ;
certains des interstries apicaux un peu relevés.
Tibias antérieurs à trois petites dents marginales externes à l’apex, aiguës et rapprochées ;
l’arête externe finement denticulée sous ces dents ; face dorsale à fines stries longitudinales.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à très fortes rides transverses assez peu
nombreuses.
Venezuela : Sarare et Haut Sarare, une longue série récoltée par F. Geay.
Groupe 4
(groupe de C. amazonicus n. sp.)
Corps de taille moyenne à assez faible, convexe, large, court, noir ou vert bronzé luisant.
Pronotum très transverse, convexe, à côtés régulièrement arqués ; angles antérieurs un peu saillants ;
rebord entier, même en avant ; disque à ponctuation assez forte, dense ou très forte, parfois plus écartée
ou effacée sur une étroite bande longitudinale médiane.
1. Élytres à dense ponctuation uniforme, laissant l’interstrie suturai et trois interstries, étroits, lisses.
1. amazonicus n. sp.
— Élytres sans bandes lisses alternant avec des bandes à ponctuation dense. 2
Source : MNHN, Paris
RENAUD PAUL1AN
2. Ponctuation des côtés du front à points plus ou moins serrés, mais simples. 3
— Ponctuation des côtés du front à points confluents en sillons obliques, dirigés d’arrière en avant et de dedans
en dehors. 2 . perpunctatus n. sp.
3. Disque des élytres à lignes de points indistinctes dans la fine ponctuation du fond. 6. mathani n. sp.
— Disque des élytres à lignes de points bien distinctes. 4
4. Trois interstries apicaux des élytres relevés en carène. 4. termiticola (Wasmann)
— Pas d’interstries élytraux cariniformes à l’apex. 5
5. Points des stries élytrales linéaires, allongés. 3. niger n. sp.
— Points des stries élytrales ovalaires. 5. pseudosuturalis n. sp.
1. Ceratocanthus amazonicus nov. sp. (planche XIII e, XV d)
Holotype, Brésil, Amazones, Ega (H. W. Baies), coll. R. Oberthür > Muséum National d’His¬
toire Naturelle de Paris.
Fig. 236. — Long, (enroulé) 4 à 5 mm. — Corps très court, sphérique, noir verdâtre ou vert
métallique luisant.
Tête très transverse, faiblement triangulaire en avant, à sommet vif mais courtement obtus ;
pas de suture clypéo-génale ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large ; canthus oculaire assez
court. Vertex avec une étroite aire transverse, lisse, au milieu, limité en arrière par de courts points
linéaires transverses ; le reste de la surface de la tête à gros points plus ou moins ronds, serrés, uniformes.
Clypéus un peu déprimé, séparé du front, en arrière, par un relief transverse.
Pronotum à rebord entier, fort, un peu écarté du bord, surtout sur la partie postérieure ; angles
antérieurs obtus, non saillants ; côtés très légèrement concaves, puis en courbe régulière jusqu’aux
angles postérieurs qui sont arrondis mais distincts. Surface régulièrement convexe, à l’exception d’un
petit cal lisse au milieu des côtés et d’une faible dépression devant celui-ci. Ponctuation uniformément
forte et très serrée, les points en arc, ou hexagonaux, ou ronds.
Écusson à ponctuation forte, pas très serrée en avant, serrée à l’apex, mais avec une large bor¬
dure lisse un peu convexe.
Élytres courtement élargis en courbe convexe derrière l’épaule. Strie suturale entière, mais marquée
de points derrière l’écusson ; strie marginale externe entière. Région apico-latérale avec six interstries
carénés, la carène des interstries externes plus longue, les trois carènes internes limitées au sommet
de la déclivité. Interstrie suturai à microscopiques points épars ; un second pseudo-interstrie beaucoup
plus large, limité en dehors par une ligne de points forts, couvert d’une ponctuation double, assez forte
et très fine, pas très serrée ; pseudo-interstrie III de la largeur de l’interstrie suturai, à très fine ponc¬
tuation éparse, portant la première des carènes subapicales ; pseudo-interstrie IV comme le II, por¬
tant vers l’apex deux courtes carènes, surface à dense ponctuation double ; V comme le III, mais avec
une longue carène subapicale ; VI comme le IV, mais sans carène subapicale ; VII comme le V, mais
à très longue carène subapicale, suivi vers l’extérieur, d’un interstrie lisse, puis d’un très long inter-
strie caréniforme, d’un nouvel interstrie lisse et du champ marginal externe.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes à l’apex, suivies de denses denticules
sur l’arête externe ; face dorsale à fines strioles longitudinales.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à assez fortes stries transverses à l’exté¬
rieur et peu nombreuses stries ondulées, longitudinales ou obliques, en dedans.
Guyane Française (E. Rèche, 1898) ; — Cayenne ( Degallier).
Brésil : Amazones (type) ; — Amapa, Serra de Navio, vii.1961 (J. Bechyné).
Colombie : Amazones, Leticia, 700', ii-iu.1974 (H. et A. Howden).
L’exemplaire unique de Colombie (nous n’avons vu qu’un seul exemplaire de chacune des quatre
stations citées) diffère des autres par l’absence de carènes dans la région subapicale des élytres et par
la coloration plus franchement vert métallique ; mais, pour le reste, elle me semble indiscernable et
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
93
elle partage en particulier la sculpture très particulière de la partie discale des élytres avec l’alternance
d’intervalles lisses et d’intervalles à ponctuation dense et assez forte.
2. Ceratocanthus perpunctatus nov. sp.
Holotype : Pérou, Amazones, Cavallo-Cocho, v-vn ( M. de Malhan), coll. R. Oberthür >
Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. 23a. — Long, (déroulé) 5 mm. — Corps ovale, convexe, vert bronzé brillant, les élytres
plus brillants que l’avant-corps.
Tête en triangle large à sommet vif et côtés un peu convexes en dehors ; suture clypéo-génale
à peine visible ; partie des yeux visible d’au-dessus étroite et allongée, un peu élargie en avant ; cly-
péus légèrement concave. Vertex et front avec une petite aire médiane ovalaire longitudinale lisse,
le reste de la surface du vertex à gros points allongés, transversaux ou obliques, très serrés. Front et
clypéus à points arqués ouverts en arrière, très inégaux, assez serrés, plus fins vers l’avant du clypéus.
Pronotum régulièrement convexe, très transverse ; rebord entier, plus écarté du bord au milieu
du bord antérieur que derrière les yeux ; très près du bord sur les côtés en avant, s’en écartant pro¬
gressivement vers l’arrière à partir du milieu, bien écarté à la base. Angles antérieurs saillants et vifs ;
côtés élargis d’abord en ligne droite, puis régulièrement arqués ; la base limitée, de chaque côté, par
un angle droit, suivi d’une légère échancrure en dedans ; le milieu en courbe convexe vers l’arrière.
Ponctuation plus fine et un peu plus écartée sur une bande longitudinale médiane ; disque à points
ocellés, arqués, médiocres et serrés, devenant plus grands vers les angles postérieurs et vers les côtés.
Écusson à bords lisses, larges et un peu relevés ; milieu à points arqués, ocellés, ouverts vers
l’arrière, moyens et pas très serrés.
Élytres à strie suturale entière, en fin sillon en arrière, marquée par une ligne de points en avant,
une fine ligne le long du bord externe de l’écusson. Interstrie suturai à points fins et épars ; disque
avec des lignes de points moyens, allongés et assez serrés, séparant des pseudo-interstries. Pseudo¬
interstrie II très large, portant deux ou trois rangées longitudinales, incomplètes et irrégulières, de
points allongés, moyens, et des points plus fins, un peu effacés, irréguliers, peu serrés ; pseudo-inter¬
strie III plus étroit, à points très fins et épars ; IV plus large, avec deux rangées irrégulières de points
moyens et des points médiocres épars ; V plus étroit et à points microscopiques ; VI plus large et à
double ponctuation irrégulière ; VII à X plus étroits et à points fins et épars. Strie marginale externe
entière, suivie en dedans de deux stries atteignant presque l’apex et l’épaule. Pas de carènes préapi¬
cales. Côtés des élytres très faiblement concaves à la base, puis très fortement élargis en courbe en dehors
jusqu’au premier cinquième, rétrécis ensuite.
Tibias antérieurs à deux fortes et courtes dents marginales externes à l’apex, très rapprochées,
suivies de denticules aigus sur toute l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale portant de denses et fortes stries trans¬
verses en dehors.
Pérou : Amazones.
Je rattache à cette espèce, connue par l’holotype, un exemplaire de la collection Howden pro¬
venant de I’Équateur, Napo, 500 m, 5 km O. de Tena, 9.vii.1976 (S. Peck), en brousse secondaire,
chez qui la ponctuation thoracique est un peu moins serrée et dont la striation de la face sternale des
tibias postérieurs correspond plutôt à celle de C. amazonicus n. sp.
3. Ceratocanthus niger nov. sp. (planche XI a, XV a)
Holotype : Brésil, Amazones, Pebas (H. W. Baies), coll. R. Oberthür > Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 6,5 mm ; (enroulé) 5,5 mm. — Corps assez court, convexe, noir luisant.
Tête en triangle à sommet obtus et côtés convexes en dehors ; suture clypéo-génale bien visible ;
angles externes des joues courtement saillants en dehors ; front et vertex convexes, clypéus un peu
Source : MNHN, Paris
94
RENAUD PAULIAN
concave ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large. Front et vertex à forte et dense ponctua¬
tion inégale ; joues à gros points un peu serrés ; clypéus à gros points écartés en arrière, serrés au milieu,
effacés au bord antérieur ; les points du clypéus plus fins vers les angles externes.
Pronotum ayant la forme de celui de C. perpunctatus n. sp., mais à angles antérieurs plus obtus
et rebord antérieur aussi écarté du bord derrière ces angles qu’au milieu. Une aire longitudinale médiane
lisse sur le disque, indiquée très légèrement ; le reste de la surface à gros points arqués, relativement
serrés, devenant plus fins et plus écartés de chaque côté du milieu de la base.
Écusson à points moyens et serrés à la base et derrière les angles antérieurs, plus fins et moins
serrés vers l’apex ; pas de bordure lisse.
Élytres à strie suturale marquée jusqu’au cinquième antérieur, prolongée vers l’avant jusqu’au
milieu des côtés de l’écusson par une ligne de points d’abord serrés, effacée ensuite. Strie marginale
externe entière et contournant le calus huméral à la base. Disque avec des lignes enfoncées de points
allongés, serrés, très marqués, effacées sur la déclivité basale ; les stries 2, 5, 8 et 11 effacées vers
l’arrière sur la déclivité apicale ; les stries 3 et 4, 6, 7, 9 et 11 réunies entre elles en courbe avant
l’apex. Instertries à points moyens, bien visibles, peu serrés, plus fins sur l’interstrie juxtasutural.
Aucune carène subapicale.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes, suivies de denticules aigus sur toute
l’arête externe.
Tibias postérieurs comme ceux de C. amazonicus n. sp.
Brésil : Amazones, Pebas (type) ; — Ega.
4. Ceratocanthus termiticola (Wasmann) (planche XIII b et f, XV b)
Acanthocerus termiticola Wasmann, 1894, Verzeichniss myrmecophil. Arthropoden, p. 220.
(Type : Brésil, Rio de Janeiro, inconnu).
Long, (déroulé) 7 mm ; (enroulé) 5 mm. — Corps court et large, très convexe, brun ou vert
bronzé métallique.
Tête transverse à sommet obtus ; côtés un peu convexes en dehors ; suture clypéo-génale non
visible ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale pas très large. Front et vertex un peu convexe ;
clypéus un peu concave. Ponctuation du vertex formée de gros points un peu arqués, serrés ; front
à points semblables, mêlés de points fins ; clypéus à points semblables mais écartés.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs saillants et vifs ; côtés fortement élargis vers
l’arrière en ligne droite, puis fortement arqués ; angles postérieurs régulièrement arrondis ; base simple,
la trace de deux callosités encadrant le milieu. Rebord entier, rapproché du bord antérieur, très fin
derrière les angles antérieurs. Ponctuation uniformément serrée, formée de points arqués, forts sur les
côtés, progressivement plus fins vers le milieu du disque, mais toujours au moins moyens.
Écusson à points arqués, moyens, assez serrés, sans rebord lisse.
Élytres à strie suturale marquée en arrière, effacée derrière l’angle apical de l’écusson, en fine
ligne le long de celui-ci ; strie marginale externe entière. Disque avec des lignes de points arrondis,
écartés, effacés vers la base ; interstries à points fins et épars. Région apicale à stries toutes marquées ;
interstries VII, IX et XI caréniformes, la carène de XI plus longue que les autres, dépassant le milieu
de l’élytre ; parfois une très courte carène sur la déclivité apicale du V.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes, suivies de fins denticules sur l’arête
externe.
Tibias postérieurs comme chez C. amazonicus.
Brésil : Rio de Janeiro, Nichteroy, nids de Termes spinosus Latr. — Mato Grosso (P. Germain).
— Goyaz, Jatahy.
Équateur : Napo, Limoncocha, 8 004 (J. M. Campbell).
Colombie : Valle del Cauca, Anchicaya Dam, 70 km E. de Buenaventura, 1 200' [H. Howden).
Bolivie : prov. de Sara (J. Steinbach).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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L’exemplaire du Napo diffère par les stries du champ externe de la face sternale des tibias posté¬
rieurs plus fines, plus serrées, obliques en dedans et prolongées par un tronçon allongé, perpendiculaire
à l’arête externe. Celui de Colombie par une sculpture des tibias postérieurs comprenant des stries
courtes et perpendiculaires à l’arête externe, quelques strioles longitudinales en dedans et, entre les
deux systèmes, des points arqués ouverts en dehors ; en outre la ponctuation thoracique est un peu
moins dense.
Mais le matériel devant moi ne permet pas de se prononcer sur la valeur exacte de ces carac¬
tères observés sur des exemplaires uniques. Je rattache cette espèce au C. termiticola Wasmann, bien
que je n’aie pu voir le type de l’espèce et malgré la brièveté de la description originale, car elle se pré¬
sente comme très isolée et bien caractérisée dans le groupe.
5. Ceratocanthus pseudosuturalis nov. sp.
Holotype : Brésil, Sào Paulo, Riberao Preto, xi.1954 ( Barreto ), Musée de Sâo Paulo.
Fig. 25a. — Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale convexe, vert bronzé brillant.
Tête en triangle à sommet obtus ; côtés légèrement concaves en arrière ; angle externe des joues
droit ; pas de suture clypéo-génale ; vertex convexe ; front un peu déprimé au milieu ; partie des yeux
visible d’au-dessus en ovale très large. Vertex avec une rangée postérieure irrégulière de points allongés
et transverses, puis une étroite bande lisse un peu élargie au milieu et deux aires triangulaires dont la
base est accolée au bord interne des yeux et les sommets se touchent au milieu, à gros points ocellés,
plus ou moins complets et serrés ; les joues à gros points semblables, écartés ; la dépression frontale
et l’arrière du clypéus au milieu à très gros points semblables, le reste du clypéus et du front lisse.
Pronotum très transverse, à angles antérieurs saillants et vifs ; côtés en courbe très marquée ;
angles postérieurs arrondis ; base en courbe plate, un peu saillante en dehors de la courbure des côtés.
Rebord antérieur entier, écarté du bord antérieur ; le rebord fin et proche du bord latéral sur l’avant
des côtés, puis s’écartant nettement du bord vers l’arrière et à la base. Surface convexe, la trace d’un
faible cal lisse au milieu des côtés. Milieu du disque avec une étroite bande longitudinale lisse, s’évasant
en arrière et englobant plus ou moins deux légers cals flanquant le milieu de la base. Le reste de la sur¬
face à ponctuation assez forte, arquée, sensiblement uniforme, pas très dense.
Écusson à ponctuation moyenne et écartée.
Élytres à strie suturale marquée sur l’arrière jusqu’au milieu suivie vers l’avant d’une ligne
de points forts et serrés en arrière, plus fins et plus écartés vers l’avant, où ils rejoignent une fine ligne
bordant l’écusson en dehors, passant derrière le calus huméral et unie à la strie marginale externe.
Disque des élytres à lignes de points allongés, assez serrés, très marqués, effacés vers la base. Interstries
à points fins et très épars. Déclivité apicale à lignes de points bien marquées, les externes pratiquement
entières.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes suivies de denticules aigus sur toute
l’arête externe.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à strioles transverses en dehors et longi¬
tudinales en dedans.
Brésil, le type seul est connu.
6. Ceratocanthus mathani nov. sp.
Holotype : Pérou, Amazones, Tarapoto, v-vm.1885 (M. de Mathan), coll. R. Oherthür >
Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 4 mm. — Corps court, ovale, convexe, noir bronzé brillant, surtout sur les élytres.
Tête en triangle à sommet obtus ; côtés en courbe un peu convexe en dehors ; suture clypéo-
génale visible et angle clypéo-génal indiqué ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale étroit ; tête
à peu près plane, le clypéus un peu déprimé, toute la surface à ponctuation moyenne et serrée, formée
Source : MNHN, Paris
96
RENAUD PAULIAN
de points ocellés arqués, laissant quelques petites plaques lisses sur le clypéus et une petite aire médiane
longitudinale sur le vertex.
Pronotum très transverse, ayant les caractères de celui de C. perpunctalus n. sp. et avec la même
ponctuation.
Écusson à rebords lisses et à ponctuation moyenne, simple et assez serrée.
Élytres à strie suturale marquée sur la moitié postérieure, prolongée en avant par une ligne
de points écartés qui rejoint une fine ligne parallèle au bord externe de l’écusson, celle-ci atteignant
la strie marginale externe derrière le calus huméral, qui est à peine indiqué. Disque à lignes de points
ovalaires, écartés, moyens, indistinctes dans une ponctuation de fond inégale, moyenne et fine, irrégu¬
lière et peu serrée ; l’apex à stries ou lignes de points invisibles, sauf deux stries fortes rapprochées
et proches de la strie marginale externe.
Tibias antérieurs à deux fortes dents marginales externes, suivies sur l’arête externe de denti-
cules aigus et serrés.
Tibias postérieurs à sculpture du champ externe de la face sternale comme celle de C. perpunc-
tatus n. sp. La nouvelle espèce en diffère par la taille plus faible et par la sculpture différente de la
face dorsale : la ponctuation de la tête est simple, sans points allongés et obliques ; celle des élytres
masque les lignes de points placés sur l’emplacement des stries et ne montre pas les espaces alternes,
plus étroits et moins ponctués de C. perpunctalus n. sp.
C. mathani rappelle par l’aspect extérieur C. semipunctatus Germ., mais en diffère par la ponc¬
tuation du pronotum plus dense et uniformément régulière et assez serrée, ainsi que par les stries de
la face sternale des tibias postérieurs qui sont très nettement transverses sur le rebord externe.
Groupe 5
(groupe de C. major n. sp.)
Groupe très isolé par la forme des tibias postérieurs.
1. Ceratocanthus major nov. sp.
Holotype : Guyane Française, Montsinery, 6.viii.1978 ( Degallier ), Muséum National d’His¬
toire Naturelle de Paris.
Fig. 26a. — Long, (déroulé) 8 mm. — Corps en ovale court, très convexe, brun bronzé à reflets
métalliques.
Tête très transverse, triangulaire à sommet obtus ; canthus oculaire grand ; partie des yeux
visible d’au-dessus en ovale étroit. Ponctuation forte et serrée sur l’avant du clypéus et sur les joues,
superficielle, moins grande et écartée sur le front et sur le vertex, formant des stries larges et pro¬
fondes, longitudinales, sur le canthus.
Pronotum très transverse, à rebord entier sauf étroitement au milieu de la base ; le disque avec
un léger relief transverse au-dessus du rebord antérieur, ce rebord plus écarté du bord au niveau
des angles antérieurs; angles antérieurs bien saillants, à sommet vif ; angles postérieurs complète¬
ment arrondis ; côtés nettement arqués en courbe simple. Ponctuation moyenne, un peu serrée, mais
très superficielle et peu visible.
Écusson à gros points ocellés, à peine visibles, assez serrés.
Élytres à épaules arrondies, calus huméral non marqué ; strie marginale externe entière. Strie
suturale marquée sur la moitié postérieure, puis remplacée par une ligne de points fins, allongés et
rapprochés, effacés vers l’avant, la strie à peine marquée le long de l’écusson. Disque avec des lignes
de points ronds, moyens, peu serrés, effacés en dedans vers la base, atteignant en général l’apex ; inter¬
valles plans, à ponctuation très fine et très éparse, mêlée à des points semblables à ceux des stries,
peu serrés, très irrégulièrement distribués. Au-dessus de la strie marginale externe, très marquée en
arrière, les côtés montrent une ligne de points moyens très écartés, puis deux lignes de points moyens,
très serrés, un peu enfoncés.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
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Tibias antérieurs avec trois fortes et courtes dents marginales externes, un peu écartées, à l’apex,
suivies de forts denticules sur l’arête externe ; face dorsale à strioles arquées, ondulées, longitudi¬
nales.
Tibias postérieurs à fortes et pas très nombreuses stries arquées, obliques, largement bifides
sur le champ externe de la face sternale.
Guyane Française.
Le type seul est connu. L’espèce rappelle, par sa sculpture dorsale, les C. bicinctoides et C. semi-
punctatus, mais est plus grande et montre une sculpture profondément différente de la face sternale
des tibias postérieurs. La troncature apicale de ceux-ci est doublée en dessous par un pli qui délimite
une aire trapézoïdale étroite, annonçant les structures des tibias des Ceratocanthoides et des Germa-
rostes.
8. Genre Anopsiostes nov.
Espèce type du genre : Anopsiostes punctatus, nov. gen., nov. sp.
Corps de taille faible, noir luisant, à pubescence microscopique.
Tête bombée, en triangle assez long, angle antérieur saillant en denticule aigu. Yeux invisibles
d’au-dessus.
Pronotum très transverse ; rebord largement interrompu en avant ; angles antérieurs arrondis ;
base en courbe plate continue ; pas de callosités discales.
Élytres arrondis, sans calus huméral ; interstrie suturai relevé sur la déclivité apicale et strie
suturale marquée à ce niveau. Aire articulaire humérale recourbée vers le dedans en arrière, prolongée
jusqu’à l’apex ; flancs limités en dessus par un angle marqué sur toute sa longueur.
Tibias antérieurs terminés par une forte dent arquée et aiguë sur l’arête externe, précédée par
une fine dent aiguë dont elle est séparée par une large échancrure ; l’arête externe crénelée sous ces
deux dents.
Tibias postérieurs en triangle à arête externe tranchante, en courbe convexe vers l’arrière ;
face sternale divisée en deux moitiés sensiblement égales par une forte carène longitudinale, la partie
interne parcourue par cinq carinules longitudinales ; la partie externe avec de gros points donnant
naissance à des rides obliques. Tarses postérieurs avec quelques fortes soies sternales ; plus courts
que la troncature apicale des tibias.
Répartition géographique : le genre n’est connu à ce jour que de I’Équàteur.
Ce genre est isolé dans la faune sud-américaine par le caractère des yeux, invisibles d’au-des¬
sus ; il diffère des genres afro-asiatiques présentant ce caractère, par la ponctuation dorsale du prono¬
tum simple et par la troncature apicale tranchante des tibias postérieurs.
Anopsiostes punctatus, nov. sp.
Holotype : Équateur, Napo, 250 m, Limoncocha, vi.1976 [S. et J. Peck). Au Berlese, dans
les feuilles et les fruits de Ficus au sol en forêt, coll. Howden.
Paratype, même provenance et même date, Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 3 mm. — Corps en ovale convexe, noir luisant.
Tête à points simples, moyens, un peu en ovale transverse, assez serrés, plus fins vers le centre ;
deux ou trois fines lignes ondulées, plus ou moins parallèles, ou confluentes, au bord antérieur du cly-
péus.
Pronotum à points ovales, simples, moyens, assez serrés, particulièrement serrés en dedans
des angles postérieurs.
Source : MNHN, Paris
98
RENAUD PAULIAN
Écusson à ponctuation semblable.
Élytres à impressions linéaires arquées, serrées, devant l’emplacement du calus huméral. Disque
ponctué comme le pronotum. Flancs avec trois lignes longitudinales, séparées par des lignes de points
allongés. Déclivité apicale à points fins, largement arqués, ouverts vers l’extérieur et l’arrière.
Équateur.
9. Genre Astaenomoechus Martinez et Pereira
Astaenomoechus Martinez et Pereira, 1959, Acta Zool. Lilloana, 17, p. 152.
Espèce type du genre : Sphaeromorphus hospes Wasmann, 1902
En décrivant le genre Astaenomoechus, Martinez et Pereira avaient parfaitement reconnu
qu’il se séparait nettement des Philharmostes auxquels Boucomont avait cru pouvoir rattacher les
trois espèces qu’il avait décrites d’Amérique Centrale ; mais depuis leur étude Petrovitz en a décrit
trois autres espèces et l’étude d’un matériel très abondant, en particulier grâce aux récoltes de A. et
H. Howden dans les termitières, et l’examen des types de toutes les espèces, sauf, paradoxalement,
celui de l’espèce type du genre, A. hospes (Wasm.), nous permet de donner une vue nouvelle de cette
intéressante entité générique.
Le genre Astaenomoechus est caractérisé, parmi les genres de Cératocanthides capables de s’enrou¬
ler en une boule parfaite, par les traits suivants :
Antennes de dix articles. Tête à clypéus triangulaire à sommet très marqué, souvent en denti-
cule aigu ; canthus oculaire entier, la partie visible d’au-dessus des yeux en ovale plus ou moins large.
Pronotum très transverse, à surface souvent irrégulière ; rebord en général entier. Élytres à strie mar¬
ginale externe entière ; disque généralement sans stries autres que la strie suturale ; repli latéral limité
en dessus par un bourrelet longitudinal ; base des épipleures repliée en dessus, à strioles longitudinales
serrées, formant une aire articulaire nette.
Tibias antérieurs en triangle allongé, l’arête externe, au plus, très finement ondulée ; une ou
deux dents marginales apicales externes très aiguës et grêles, contiguës. Tibias postérieurs en lame
mince, triangulaires, à troncature apicale en arête vive ; le champ externe de la face sternale à strioles
longitudinales. Corps pubescent.
Sa répartition l’isole parmi les Cératocanthides sud-américains, car il est localisé, dans l’état
actuel de nos connaissances, au Sud de l’Amérique Centrale, aux pays andins du Nord, à Trinidad
et à une espèce brésilienne.
La biologie du genre est peu connue ; un nombre important d’espèces ont été récoltées, parfois
en grand nombre, dans les termitières, retrouvant là une association déjà connue tant en Afrique qu’à
Madagascar et en Australie. Dans ces trois dernières régions, les Cératocanthides ont été trouvés en
compagnie de leurs larves. Il semble que, dans certains cas au moins, ils consomment les champignons
cultivés par les Termites.
Clef des espèces d 'Astaenomoechus 1
1. Ponctuation élytrale double : de gros points ocellés, ou en fer à cheval, séparés par une dense ponctuation
fine et simple, uniforme. 2
— Ponctuation élytrale simple, ou double, mais alors, les points fins sont très écartés. 3
2. Pubescence fine et écartée. 1. americanus (Boucomont)
1. Je n’ai pu obtenir ni la description, ni la communication, d’une espèce d’Astaenomoechus décrite de Bolivie
par Martinez ( Neotropica , 15, 1969, p. 112).
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHEDES D'AMÉRIQUE DU SUD 99
— Pubescence forte, longue, dressée, claviforme. 2. estriatus n. sp.
3. Élytres ensemble, plus larges que longs ; calus huméral marqué. 7. setosus (Boucomont)
— Élytres plus longs que large ensemble. 4
4. Région apico-latérale des élytres à fines strioles longitudinales séparant parfois des lignes de points.. 5
— Région apico-latérale des élytres à ponctuation semblable à celle du disque, seulement plus serrée et rugueuse.
6
5. Pronotum à points fins assez nombreux entre les gros points. 4. nevermanni (Boucomont)
— Pronotum à points fins plus rares, les gros points plus serrés. 5. luniferus (Petrovitz)
— Pronotum à très grosse ponctuation très serrée. 6. oriberrimus n. sp.
6. Ponctuation du disque des élytres à gros points ronds ocellés. 7
— Ponctuation du disque des élytres à gros points en fer à cheval ouvert en arrière.... 8. hospes (Wasmann)
7. Ponctuation élytrale régulière. 8
— Ponctuation élytrale désordonnée et peu serrée par places. 9. setulosus (Harold)
8. Ponctuation élytrale très serrée, les espaces entre les points bien plus petits que ceux-ci, un peu relevés..
10. redtenbacheri (Harold)
— Ponctuation élytrale moins serrée, les espaces entre les points plus grands et plans.
3. unidentatus (Petrovitz)
1. Astaenomoechus americanus (Boucomont) (planche XVI f, XVII b)
Philharmostes americanus Boucomont, 1935, Ent. Blàtt., 32, p. 231 (Holotype : Costa Rica,
Hamburg Farm, avec Coptotermes (F. Nervermann), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Philharmostes americanus Boucomont ; Blackwelder, 1944, U. S. Nat. Muséum. Bull., 185,
p. 217.
Astaenomoechus americanus Boucomont ; Martinez et Pereira, 1959, Acta Zool. Lilloana, 17,
p. 158.
Astaenomoechus termitophilus Petrovitz, 1976, Mission Zoologique Belge aux îles Galapagos et
en Ecuador (N. et J. Leleup, 1964-1965), II, p. 276 (Holotype : Équateur, versant O. des Andes,
Santo Domingo, 600 m, termitière sur arbre, iv.1965 [N. et J. Leleup), Institut Royal des Sciences
Naturelles de Belgique, Bruxelles (nov. syn.).
Fig. 27c. — Long, (enroulé) 3 à 3,5 mm ; (déroulé) 5,5 mm. — Corps court, large, convexe, noir
luisant, à pubescence rare, redressée, moyenne, claviforme.
Tête triangulaire, transverse, bombée, à angle antérieur vif ; côtés ondulés ; joues à angle externe
un peu obtus et yeux à partie visible d’au-dessus en amande allongée. Clypéus à impressions arquées,
superficielles, le reste de la tête à gros points serrés, inégaux et irréguliers.
Pronotum à rebord entier ; base saillante en courbe plate en arrière, échancrée au milieu, avec
deux forts calus au milieu ; angles antérieurs tronqués obliquement, l’angle interne un peu saillant
en avant ; côtés en courbe très régulière ; angles postérieurs complètement arrondis. Ponctuation fine,
uniforme, dense et moyenne, formée de points ronds, ocellés, assez serrés mais un peu irréguliers.
Écusson ponctué comme le pronotum.
Élytres en ovale large, calus huméral non marqué ; strie suturale visible en arrière. Déclivité
basale à impressions arquées transverses, parallèles. Surface à dense et fine ponctuation uniforme et
à points arqués, ocellés, ouverts en arrière, moyens, pas très serrés et disposés en lignes longitudinales
peu régulières.
Tibias antérieurs avec deux petites dents apicales contiguës à la base, suivies de très fins denti-
cules sur l’arête externe.
Tibias postérieurs à dense ponctuation ocellée longitudinale, plus ou moins confluente en fines
rides sur le champ externe de la face sternale.
Costa Rica : Hamburg Farm (F. Neverman ).
Trinidad : Simla, 7 m N. Arima, 1.1969 {H. et A. Howden).
Source : MNHN, Paris
100
RENAUD PAULIAN
Guyane Française : Cayenne, île de Cabassou, piège lumineux au sol, xii.1978 (N. Degcd-
lier ).
Colombie : Amazones, Leticia, 700 m, n.1974 (J. Peck). — Valle del Cauca, Anchicaya Dam,
70 km E. de Buenaventura, u.1970 (H. Howden).
Équateur : Pichincha, 47 km S. de Santo Domingo, 700', rio Palenque Sta., litière forestière
et termitières brisées, v.1975 (H. et A. Howden). — Tinalandia, 16 km S.E. de Santo Domingo, 700 m,
termitière brisée {H. et A. Howden). — Napo, 600 m, 20 km S. de Tena, vii. 1976, débris de termitières
(S. et J. Peck).
Fig. 27. — Détail de sculpture élytrale A'Aslaenomoechus. — a. redtenbacheri (Har.). — b. setosus (Har.). — c. americanus
(Bouc.).
Pérou : Ramon Castillo, iï.1972 (H. et A. Howden). — Amazones, rio Yanagaco, affl. rio Napo
(Cl. Vaucher).
Je rattache avec doute à A. americanus (Boucomont) deux exemplaires de I’Équateur, Pichin¬
cha, 250 m ; 47 km S. de Santo Domingo, rio Palenque Sta., v.1986 et u.1976, fragments de termitière
(S. Peck). Ils diffèrent de l’espèce par la taille plus faible et par la pubescence encore plus fine et plus
courte, mais sans que je puisse trouver de caractères distinctifs évidents.
2. Astaenomoechus estriatus nov. sp. (planche XVI a, XVII a)
Holotype : Équateur : Pichincha, 700 m, Tinalandia, 16 km S.E. de Santo Domingo, 5.VI.1976,
tamisage de fragments de termitières (S. et J. Peck), coll. Howden.
Paratype : un exemplaire de même provenance et de même date de capture, Muséum natio¬
nal d’Histoire naturelle de Paris.
Long, (enroulé) 2 à 2,5 mm. — Corps convexe, court et large, noir luisant, à assez fortes, longues
et peu denses soies dressées claviformes.
Tête transverse, convexe, à angle antérieur vif ; côtés un peu ondulés ; partie des yeux visible
d’au-dessus très petite, en amande à pointe postérieure. Sculpture formée de lignes ondulées, parallèles
au bord, séparées par des points fins, sur l’avant du clypéus, suivies de points arqués, ouverts en arrière,
disposés en lignes transverses sur le clypéus, pas très serrés et en désordre sur le front et sur le vertex,
mêlés de points fins et assez serrés.
Pronotum très transverse ; rebord entier ; angles antérieurs tronqués droit en avant, à peine
sinués sur la troncature ; côtés en courbe régulière peu marquée ; angles postérieurs complètement
arrondis, base un peu saillante en large courbe plate en arrière ; un assez gros cal transverse rectangu¬
laire devant le milieu de la base. Ponctuation double, fine, serrée et uniforme sur toute la surface ; en
outre, toute la surface, sauf le cal basal, à points ocellés, moyens, superficiels, serrés.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCAN'THIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
101
Écusson concave, les bords étroits, relevés et lisses ; le centre ponctué comme le pronotum.
Élytres en ovale régulier, à strie suturale à peine indiquée sur la déclivité apicale ; calus humé¬
ral indistinct ; toute la surface à line ponctuation serrée et régulière, mêlée de points ocellés, entiers
ou interrompus, superficiels, inégaux, peu serrés, irrégulièrement distribués, mais plus ou moins alignés
en lignes longitudinales. Les flancs à points arqués, ouverts vers le haut, alignés en lignes longitudi¬
nales séparées par des rangées de points.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à grossière et profonde ponctuation séparée
par des points fins très serrés.
Équateur : (station typique) ; — Pichincha, 250 m, 47 km S. de Santo Domingo, Rio Palenque
Sta., II.1976, tamisage de litière de feuilles en forêt et de termitières (S. Peck).
Fig. 28. — Astaenomoechus redtenbacheri (Har.). — a. profil de l’élytre. — b. face sternale du tibia postérieur.
La double ponctuation rapproche cette espèce de A. americanus (Boucomont), mais elle est
constamment bien plus petite et la pubescence est très nettement plus longue et plus forte ; la strie
suturale, enfin, est beaucoup plus effacée.
3. Astaenomoechus unidentatus Petrovitz (planche XVII c et d)
Astaenomoechus unidentatus Petrovitz, 1973, Studia Ent., 16, p. 196 (Holotype : Équateur,
Quito, Otavalo, iv.1941, Muséum de Genève).
Long, (enroulé) 2,3 mm. — Corps relativement peu convexe, noir luisant, sans reflets métalliques,
à très fine pubescence claire, très courte et peu dense.
Tête régulièrement convexe, transverse, à angle antérieur fortement saillant en large dent aiguë
à côtés concaves ; bords antérieurs faiblement ondulés ; angle externe des joues vif ; partie des yeux
visible d’au-dessus petite, en courte amande à pointe postérieure. Ponctuation formée, sur l’avant,
de fines assez courtes et assez denses lignes arquées transverses séparées par des points fins, cédant
la place sur le front et sur le vertex à des points progressivement plus forts, pas très serrés, courtement
arqués ; base du vertex étroitement lisse.
Source : MNHN, Paris
102
RENAUD PAULIAN
Pronotum très transverse, la base avec, au milieu, deux cals marqués mais peu saillants, très
rapprochés et larges ; angles antérieurs tronqués et très faiblement sinués sur la troncature ; côtés
en courbe régulière et peu marquée, les angles postérieurs complètement arrondis ; base un peu saillante
vers l’arrière au milieu, à peine sinuée sur la saillie ; rebord légèrement interrompu au milieu en avant.
Ponctuation à points ocellés, entiers, médiocres, très serrés, l’espace entre les points un peu relevé et
à très fins points épars.
Écusson à rebord étroitement lisse ; ponctué comme le pronotum sur le reste de sa surface.
Élytres ovalaires, à côtés un peu parallèles ; calus huméral à peine indiqué ; strie suturale visible
sur la déclivité apicale. Ponctuation formée de points ovalaires, moyens, ocellés, très serrés, sauf étroi¬
tement sur la déclivité basale où les points sont disposés en lignes arquées transverses, ouvertes vers
l’arrière et serrées, et derrière l’écusson où la ponctuation ovalaire ocellée est moins serrée.
Tibias antérieurs nettement rétrécis vers l’avant, terminés en dehors par deux fortes et longues
dents aiguës, contiguës à la base, suivies de fines crénulations sur toute l’arête.
Tibias postérieurs à face sternale à denses et courtes strioles ondulées transverses sur le champ
externe.
Équateur : Quito, Otavalo (type). — Napo, Limoncocha, 250 m, 21.vn.1976, tamisage de
fragments de termitières (S. et J. Peck).
Colombie : Amazones, Leticia, 700', 24-28.ii. 1974 (S. Peck).
Petrovitz indique que la sculpture de la tête de son espèce, sauf étroitement au milieu du bord
postérieur, et celle des flancs des élytres, sont formées d’impressions linéaires. Sur le type, la ponctua¬
tion est conforme à notre description, mais les points des flancs ont tendance à être ouverts vers le haut.
Le type, et certains autres exemplaires devant nous, ont les tibias antérieurs terminés en dehors
à l’apex par un angle vif et peu saillant, sans dent ; ce caractère seul ne permet pas d’isoler deux formes
distinctes dans une série par ailleurs très homogène.
4. Astaenomoechus nevermanni (Boucomont) (planche XVI b)
Phailharmostes nevermanni Boucomont, 1936, Ent. Blâtt., 32, p. 230 (Holotype : Costa Rica,
Hamburg farm, dans les termitières de Coptotermes niger et de Nasutitermes sp. (F. Neverman), Muséum
National d’Histoire Naturelle de Paris).
Espèce qui, à ce jour, n’est connue que d’Amérique Centrale.
5. Astaenomoechus luniferus Petrovitz (planche XVI c et e)
Astaenomoechus luniferus Petrovitz, 1973, Studia Ent., 10, p. 194 (Type : Équateur, Oriente,
Rio Negro, Muséum de Genève).
Long, (enroulé) 3,5 mm. — (déroulé) 5 mm. — Corps en ovale régulier, convexe, pas très large,
noir en dessous, vert métallique en dessus, à très courte et peu dense pubescence claviforme jaune.
Tête transverse, bombée ; angle antérieur du clypéus saillant en languette aiguë en avant ;
côtés faiblement ondulés ; canthus oculaire assez large ; partie des yeux visible d’au-dessus en petit
ovale. Sculpture du clypéus formée de six rangées de lignes un peu ondulées, parallèles au bord anté¬
rieur, plus ou moins incomplètes ou confluentes, séparées par des espaces convexes portant de fins
points sétigères épars. Front et vertex à points arqués, moyens, pas très serrés, réguliers, portant cha¬
cun un pore sétigère ; une plage rectangulaire au milieu de la base du vertex est étroitement lisse
en arrière.
Pronotum à rebord entier ; base saillante en arrière en courbe plate échancrée au milieu ; angles
antérieurs tronqués obliquement en dehors et sinués sur la troncature ; côtés rétrécis vers l’arrière
en courbe régulière ; angles postérieurs entièrement arrondis ; la trace de deux larges mais faibles
cals flanquant le milieu le long de la base ; le reste de la surface convexe, simple. Ponctuation formée
de points moyens, en fer à cheval, plus ou moins complets, ocellés, serrés, l’espace entre les points à
nombreux points fins.
Source : MNHN, Paris
103
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
Écusson à bords lisses, milieu à points ocellés, moyens, serrés, ouverts en arrière, plus écartés
sur le milieu de la longueur.
Élytres en ovale large et régulier ; calus huméral non marqué ; strie suturale marquée sur la
moitié postérieure, prolongée vers l’avant jusqu’au milieu de l’écusson par une ligne de points en fer
à cheval, ouverts vers l’arrière et assez fins ; déclivité basale étroitement marquée de fines lignes trans¬
verses assez serrées ; le reste de la surface du disque à points *en fer à cheval, moyens, pas très serrés,
disposés en lignes longitudinales très peu régulières, mais rendues apparentes par les soies qu’ils por¬
tent ; flancs des élytres à points étirés en impressions longitudinales peu régulières, serrées, séparées
par des espaces relevés.
Tibias antérieurs rétrécis vers l’apex, terminés par deux très fortes dents arquées, grêles, con¬
tiguës à la base, suivies de fines denticulations sur toute l’arête externe ; face dorsale à fines lignes
longitudinales ménageant à la base une surface allongée à points ocellés.
Tibias postérieurs à grossière ponctuation irrégulière et serrée sur le champ externe de la face
sternale.
Équateur : Oriente, rio Negro (type). — Pichincha, 47 km S. de Santo Domingo, rio Palenque
Sta., u.1976 ; v.1975, au Berlese dans les débris de termitières (S. Peck) ; — id., Tinalandia, 16 km
S.E. Santo Domingo, dans les mêmes conditions ; — 300 m, 90 km S.O. de Santo Domingo, vi.1976
(J. Peck).
Colombie : Valle del Cauca, Anchicaya Dam, 70 km E. de Buenaventura, 1 200', vn.1970 [H. et
A. Howderi).
D’après les types, cette espèce est très proche de la précédente ; elle en diffère par des détails
de sculpture et n’en est peut-être qu’une forme géographique.
L’individu unique de Colombie est noir et non vert métallique.
6. Astaenomoechus criberrimus nov. sp.
Holotype (non disséqué) : Pérou, Amazones, rio Tanayacu, afïl. rio Napo ( Claude Vaucher ),
Muséum de Genève. — Deux paratypes de même provenance, Muséum de Genève et Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris.
Long, (déroulé) 5,5 mm ; larg. 3,8 mm. — Corps court, large, noir luisant entre les points ; à
fine, courte et peu dense pubescence jaune dressée.
Clypéus triangulaire, bien saillant en avant, à angle médian courtement dentiforme ; côtés droits
et non crénelés. Partie des yeux visible d’au-dessus très petite, en amande. Arrière du vertex avec une
plage lisse prolongée vers l’avant au milieu en une languette étroitement triangulaire. Ponctuation
simple, très forte, serrée.
Pronotum très transverse ; angles antérieurs tronqués, droits ; angles postérieurs complètement
arrondis ; milieu de la base largement saillant en arrière. Disque à surface irrégulière : une trace de
dépression au milieu de la base, flanquée de quatre vagues callosités disposées en trapèze ; une dépres¬
sion large et plus marquée au milieu des côtés, en retrait du bord externe ; une trace de dépression
en avant, de chaque côté, derrière les yeux. Ponctuation très forte, simple, plus ou moins polyédrique ;
les espaces entre les points avec une très fine ponctuation très écartée.
Écusson à forte et très dense ponctuation uniforme sur toute la surface.
Élytres larges, convexes, sans calus huméral, l’épaule tronquée obliquement en dehors. Strie
suturale visible sur la moitié postérieure, pas de stries discales. Aire articulaire très étroite et allon¬
gée, verticale ; un faible repli latéral à strioles longitudinales ondulées, serrées, est limité en dessus par
un faible bourrelet arqué qui vient mourir sur le bord externe sous l’épaule. Ponctuation à gros points
ocellés allongés, ouverts en arrière, très serrés ; l’espace entre les points relevé et formant par places de
courtes callosités longitudinales irrégulières.
Tibias antérieurs à angle apical externe étiré en une étroite dent bifide au sommet.
Tibias postérieurs à partie externe de la face sternale à gros points plus ou moins confluents
Source : MNHN, Paris
104
RENAUD PAULIAN
en larges rides transverses ; partie apicale à fines rides transverses raccordées à de courtes rides longi¬
tudinales en dedans.
L’espèce n’est connue que par la série typique ; elle semble proche de A. hospes (Wasmann).
7. Astaenomoechus setosus (Boucomont) (planche XVI d.)
Philharmostes setosus Boucomont, 1936, Ent. Blâtt., 32, p. 230 (Holotype : Costa Rica, Ham-
burg farm (F. Neverman), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Astaenomoechus setosus (Boucomont) ; Martinez et Pereira, 1959, Acta Zool. Lilloana, 17,
p. 158.
Fig. 27 b. — Long, (enroulé) 3 à 3,5 mm. — Corps court, large (3,5 mm derrière les épaules),
noir luisant, à courtes et assez fines soies claviformes, peu serrées.
Tête transverse, à peine convexe ; angle antérieur aigu ; côtés crénelés ; angle externe des joues
vif ; partie des yeux visible d’au-dessus en très petite amande à pointe postérieure ; canthus oculaire
assez large. Sculpture du clypéus formée de sept rangées de lignes parallèles au bord antérieur, fines,
ondulées, plus ou moins interrompues et confluentes, séparées par des lignes de points sétigères fins ;
front et canthus oculaire à points arqués, portant un pore sétigère, moyens, peu serrés, disposés en
ligne transverses ; une bande longitudinale médiane sur le front et le vertex à très fins points épars.
Pronotum à rebord entier ; angles antérieurs largement tronqués et un peu échancrés sur la
troncature ; côtés rétrécis vers l’arrière en courbe régulière ; angles postérieurs complètement arrondis ;
base saillante au milieu en courbe plate échancrée au milieu ; base du disque avec deux larges callo¬
sités flanquant le milieu, le reste de la surface sans reliefs, mais le bord antérieur un peu relevé au milieu.
Ponctuation formée de points ocellés gros, entiers, un peu ovalaires, transverses, à umbo grand, plat,
portant un pore sétigère, très serrés, séparés par des espaces étroits, plans, portant de fins points épars.
Écusson à bords un peu relevés, lisses ; le reste de la surface ponctuée comme le pronotum.
Élytres à strie suturale limitée à la moitié postérieure ; interstrie suturai relevé ; calus huméral
en lame très marquée, dirigée vers l’arrière et le dehors, atteignant presque la moitié de l’élytre vers
l’arrière ; côtés concaves derrière le calus, puis largement arrondis bien avant le bord apical qui forme
une courbe peu marquée. Sculpture formée de points en fer à cheval, moyens, à peine ouverts vers
l’arrière, portant un pore sétigère, assez serrés ; l’espace entre les points un peu relevé et à très fins
points épars ; l’aire articulaire humérale très concave.
Tibias antérieurs étroits, parallèles, à deux assez petites dents apicales externes un peu rappro¬
chées, suivies de fines crénulations sur l’arête externe vers la base ; face dorsale à fines lignes longitu¬
dinales.
Tibias postérieurs à face sternale à ponctuation formée de points en amande, ocellés, assez
grands, sétigères, très serrés ; l’espace entre les points formant un réseau de rides longitudinales et
obliques.
Costa Rica (type).
Colombie : Amazones, Leticia, 700', n.1972 ( Peck et Howden).
Équateur : Pichincha, Tinalandia, 700 m, 16 km S.E. de Santo Domingo, vi.1976, tamisage
de termitières (S. Peck).
Brésil : Amazones, réserve Ducke, 1.1978 (B. C. Ratcliffe).
Guyana : Kartabo, 15.iv.1924, ex Emerson, donc sans doute termitophile.
Je rattache avec quelques hésitations l’espèce de Colombie à celle de Costa Rica ; elle en dif¬
fère par les cals huméraux plus développés et les élytres plus fortement rétrécis derrière ces cals ; par
contre, l’exemplaire de I’Équateur et celui de Guyana, montrent des cals huméraux plus réduits.
Mais la sculpture dorsale est identique et la série de Colombie montre une sensible variabilité des cals
huméraux.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D'AMÉRIQUE DU SUD
105
8. Astaenomoechus hospes (Wasmann)
Sphaeromorphus hospes Wasmann, 1902, Tijdschr. Ent., 46, p. 103, fig. 5 (Type : Brésil, Santa
Catharina, Joinville ; inconnu).
Acanthocerus hospes Wasmann ; Arrow, 1912, Col. Calai., Junk, 19 (43), p. 49.
Sphaeromorphus hospes Wasmann, Reichensperger in Boucomont, 1936, Ent. Blatt., 32,
p. 229.
Astaenomoechus hospes Wasmann ; Martinez et Pereira, 1959, Acta Zool. Lilloana, 17, p. 157.
Long, (enroulé) 2,5 mm. — Corps en ovale court et large, noir luisant à pubescence très courte
et peu dense ; convexe.
Tête triangulaire, transverse, convexe, à angle antérieur aigu et côtés ondulés ; partie des yeux
visible d’au-dessus étroite et un peu allongée. Sculpture formée de trois ou quatre lignes ondulées,
plus ou moins confluentes, parallèles aux bords antérieurs ; le reste de la surface à points arqués, moyens,
pas très serrés et réguliers.
Pronotum très transverse, à rebord un peu effacé au milieu en avant ; base avec deux très faibles
callosités encadrant le milieu ; angles antérieurs tronqués obliquement, sinués sur la troncature ; côtés
en courbe régulière ; angles postérieurs complètement arrondis ; base à peine saillante en courbe plate
en arrière. Toute la surface à assez gros points ocellés, superficiels, courtement interrompus, très serrés ;
les angles postérieurs à fines strioles parallèles au bord.
Écusson à bords relevés, étroits et fisses ; le centre ponctué comme le pronotum.
Élytres en ovale à côtés parallèles ; calus huméral bien marqué ; strie suturale atteignant la
moitié de la longueur de l’élytre. Ponctuation formée de points en fer à cheval, superficiels, ocellés,
ouverts en arrière, serrés, l’espace entre les points un peu inégal et portant des points fins et écartés ;
sur les flancs des élytres, les points sont largement ouverts vers le haut et plus ou moins confluents
et rugueux, sans être séparés par de fines stries longitudinales.
Tibias antérieurs avec deux fortes dents marginales externes à l’apex, contiguës à la base ;
l’arête externe crénelée sous ces deux dents.
Tibias postérieurs à face sternale portant des strioles arquées plus ou moins disposées en un
réseau longitudinal sur le champ externe.
Brésil : Santa Catharina, Joinville, nids de Nasutitermes fulviceps (Silvestri). — Sâo Paulo,
Santo Amaro, xi.1948 (J. Lane) ; — Cuiaba, 25'50-48'40, 10 m (F. Plaumann). — Mato Grosso, baie
de Tapirape, xi.1964 (B. Malkin).
Argentine : Misiones, Estacion forestal Leandro N. alem., nid de Nasutitermes ; — Loreto,
à la lumière ; — Pindapoy, nid de Nasutitermes, xi.1945 ; — Puerto Rico, x.1951.
9. Astaenomoechus setulosus (Harold)
Acanthocerus setulosus Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 32 (Holotype : Venezuela, 1858
(Dr. Moritz), Naturhistorisches Muséum, Vienne).
Astaenomoechus setulosus Harold ; Martinez et Pereira, 1959, Acta Zool. Lilloana, 17, p. 159.
Fig. 27 b, 28. — Long, (déroulé) 5,5 mm. — Corps en ovale, convexe, cuivreux foncé, bronzé,
un peu luisant, à pubescence caduque, assez longue, faiblement claviforme, assez serrée.
Tête à clypéus en triangle à sommet étiré en pointe aiguë ; côtés très faiblement bisinués ; angle
externe des joues un peu arrondi ; canthus oculaire étroit mais très long et entier ; bords postérieurs
des joues à peine concaves. Ponctuation formée de points en fer à cheval, grands et superficiels, assez
serrés, confluents en deux lignes parallèles le long du bord antérieur, séparés ailleurs ; téguments lisses
et brillants entre les points.
Pronotum à rebord entier ; angles antérieurs et postérieurs arrondis, les antérieurs à l’arrondi
un peu tronqué-sinué ; plus grande largeur au milieu ; base à peine saillante en courbe plate en arrière.
Disque avec deux faibles callosités encadrant le milieu. Surface à points ocellés, très peu marqués,
assez serrés et réguliers, à ombilic très grand ; l’espace entre les points lisse.
Source : MNHN, Paris
106
RENAUD PAULI AN
Écusson ponctué comme le pronotum.
Élytres sans stries ; interstrie suturai relevé en arrière ; aire articulaire étroite, allongée, densé¬
ment striolée, bien marquée. Ponctuation discale formée de points ocellés très superficiels, de taille
un peu variable, forte et assez forte, pas serrés, mais irrégulièrement groupés.
Colombie (type).
A ce jour, le type est seul connu ; nous y rattachons, avec doute, un exemplaire de Guyane
Française, Cayenne, Cabassou, capturé au piège lumineux au sol par N. Degallier. Il en diffère par
la ponctuation élytrale formée de points en fer à cheval ouverts et par la coloration plus noire.
10. Astaenomoechus redtenbacheri (Harold)
Acanthocerus redtenbacheri Harold ; 1874, Col. Hefte, XII, p. 31 (Holotype : Venezuela, 1858
(Dr. Moritz), Naturhistorisches Muséum, Vienne).
Fig. 26a, 27a. — Long, (déroulé) 4,5 mm. — Corps convexe, roux, un peu brillant, à pubescence
dressée, pas très dense, assez courte, faiblement claviforme.
Tête à clypéus étiré en languette aiguë en avant ; côtés très faiblement bisinués ; angle externe
des joues très vif ; bord postérieur des joues fortement concave ; canthus oculaire large ; partie des
yeux visible d’au-dessus petite. Ponctuation à grands points en fer à cheval, assez serrés, superficiels,
confluents en lignes transverses ondulées le long du bord antérieur, plus fermés sur le front.
Pronotum à angles antérieurs et postérieurs complètement arrondis ; côtés en courbe régulière ;
base saillante en courbe plate en arrière au milieu ; une impression triangulaire au bord antérieur
derrière chaque œil et une dépression au milieu du disque ; rebord antérieur effacé au milieu. Ponc¬
tuation formée de points grands, superficiels, plus serrés sur les côtés que sur le disque, à gros ombilic
un peu saillant ; l’espace entre les gros points à très fine ponctuation serrée.
Écusson à gros points ocellés très superficiels, presque contigus.
Élytres à aire articulaire petite, à strioles serrées ; interstrie suturai relevé en arrière ; surface
à gros points ocellés, très superficiels, en général entiers, très serrés, avec de fins points épars sur les
étroits reliefs séparant les gros points. Pas de stries discales ou apicales.
Tibias antérieurs à arête externe simple, terminée par deux petits denticules contigus à l’angle
apical externe.
Tibias postérieurs à face sternale couverte de points et de courtes impressions arquées sur le
champ externe.
Venezuela (type).
Le type seul est connu ; l’espèce est bien caractérisée par la très forte sculpture dorsale.
10. Genre Ceratocanthopsis nov.
Espèce type du genre : Ceralocanthus fulgidus Martinez, 1967.
Ce genre groupe des espèces de petite taille, à antennes de huit ou neuf articles, à tibias anté¬
rieurs à arête externe lisse ou presque lisse, terminée à l’apex par une ou deux dents contiguës, celles-ci
accolées étroitement à la base l’une de l’autre, évoquant une dent bifide.
Tête en triangle transverse, à côtés convexes ou faiblement bisinués et sommet arrondi ; canthus
oculaire incomplet, moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large.
Tibias postérieurs à fines et denses stries longitudinales, parallèles, sur le champ externe de la
face sternale.
Répartition géographique : Brésil et Guyanes
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
107
clef des espèces de Ceratocanthopsis
1. Pronotum à points ocellés, denses et grands, bien marqués. Élytres à stries simples. Antennes à neuf articles.
Tibias antérieurs à dent apicale externe bifide. 3. pygmaeus (Harold)
— Pronotum à ponctuation assez fine et écartée. Élytres à stries 1 et 6, 2 et 3, 4 et 5 réunies entre elles à l’apex.
Antennes à huit (parfois neuf) articles. Tibias antérieurs à angle apical externe simplement dentiforme.. 2
2. Taille faible; strie suturale bien effacée en avant. 2. pernitidus nov. sp.
Taille plus forte; strie suturale presque entière. 1. fulgidus (Martinez)
1. Ceratocanthopsis fulgidus (Martinez)
Ceratocanthus fulgidus Martinez, 1967, Neotropica, 13, p. 4 (Holotype : Brésil Amazones, Ega,
coll. Pascoe, 93-60, British Muséum (Nat. Hist.), Londres).
Fig. 13c, 23 f. — Long, (déroulé) 5 mm. — Corps en ovale court, convexe, large, vert métallique
luisant.
Tête triangulaire à sommet très obtus ; côtés en faible courbe convexe en dehors, à peine bisi-
nués ; canthus oculaire moyen ; partie des yeux visible d’au-dessus en ovale large. Clypéus à peine
déprimé. Ponctuation du clypéus uniformément assez forte et assez serrée, effacée seulement derrière
l’angle antérieur ; vertex et front à ponctuation fine et écartée, quelques points plus marqués, écartés,
en dedans des yeux.
Pronotum très transverse ; rebord largement interrompu au milieu en avant ; plus écarté du
bord au niveau des angles postérieurs et de la base ; celle-ci tronquée et nettement bisinuée. Angles
antérieurs bien saillants et à sommet vif ; angles postérieurs complètement arrondis ; côtés en forte
courbe régulière, convexe en dehors. Ponctuation moyenne et très écartée.
Écusson à quelques points moyens plus ou moins en ligne.
Élytres à épaules un peu arrondies ; calus huméral peu marqué ; strie suturale en net sillon en
arrière, courtement effacée en avant avant l’apex de l’écusson ; strie marginale externe entière. Disque
des élytres à lignes de points moyens, effacés vers la base, peu serrés, interstries plans à fine ponctuation
éparse ; région apico-latérale avec six fines stries dont la 1 et la 6, la 2 et la 3, la 4 et la 5 sont réunies,
par paires, à l’apex ; les interstries convexes dans cette région.
Tibias antérieurs grêles, triangulaires, à arête externe crénelée vers l’apex, un peu ondulée
seulement vers la base ; la dent apicale externe à peine marquée ; face dorsale à fines lignes longitudi¬
nales.
Tibias postérieurs à arête externe très finement crénelée ; champ externe de la face sternale
à très fines stries longitudinales, parallèles, régulières, denses.
On peut rattacher au type deux exemplaires du Brésil, Mato Grosso (P. Germain).
2. Ceratocanthopsis pernitidus nov. sp. (planche XVIII a et b)
Holotype : Guyane Française, Cayenne, Cabassou, xi.1978, capturé au piège lumineux au
sol (N. Degallier), Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.
Fig. If, 9 b, 10a, 13e, 24a. — Long, (déroulé) 3,5 à 3,75 mm. — Très semblable au précédent,
de taille plus faible ; téguments plus luisants ; strie suturale largement effacée en avant ; les stries
apico-latérales très finement ponctuées.
Guyane Française (type) ; — piste de Saint Élie.
Brésil : Amapa, Regina, viii.1961 (J. et B. Bechyné ) ; — Serra do Navio, vii.1951 (J. et
B. Bechyné).
Je rattache à cette espèce trois individus de Bolivie, prov. de Sara (J. Steinbach) et de Tri-
nidad, Simla, 5 km N. d’Arima, v.1969 (H. et A. Howden).
Source : MNHN, Paris
108
RENAUD PAULIAN
3. Ceratocanthopsis pygmaeus (Harold) (planche XVIII c et d )
Acanthocerus pygmaeus Harold, 1874, Col. Hefte, XII, p. 33 (Holotype : Suriname, coll. R.
Oberthür > Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris).
Fig. le, 7 a, 24 g. — Long, (déroulé) 3,5 mm. — Corps court et large, assez convexe, bronzé lui¬
sant.
Tête très transverse, en triangle à sommet un peu arrondi et côtés en courbe légèrement con¬
vexe en dehors ; canthus oculaire grand ; partie des yeux visible d’au-dessus en amande très fortement
et longuement rétrécie vers l’arrière. Surface de la tête convexe. Ponctuation du clypéus formée de
points transverses, à peine arqués, accompagnés de points fins, grands et serrés en avant, plus petits
et un peu moins serrés vers l’arrière ; front et vertex à ponctuation moyenne et peu serrée.
Pronotum très transverse ; rebord entier, plus écarté du bord en avant qu’à la base ; angles
antérieurs saillants et obtus ; angles postérieurs complètement arrondis ; côtés très fortement saillants
en courbe régulière en dehors, à plus grande largeur avant le milieu. Ponctuation formée de gros points,
assez superficiels, largement ocellés, assez serrés.
Écusson à points semblables à ceux du pronotum.
Élytres à épaules obliques en dehors ; calus huméral effacé ; strie suturale fine et entière ; disque
à stries fines, entières, à ponctuation fine et écartée ; interstries à points fins, écartés, peu réguliers,
mais formant souvent une série le long des stries ; tous les interstries très légèrement convexes, à peine
un peu plus bombés dans la région apicale ; strie marginale entière.
Tibias antérieurs en triangle grêle, à arête externe simple, avec deux très petites dents aiguës,
apicales, externes.
Tibias postérieurs à champ externe de la face sternale à fines strioles longitudinales parallèles
très serrées.
Venezuela : Colonia Tovar ( E. Simon, m.88).
Suriname (type).
Guyane Française : Cayenne : Cabassou, in, iv, vm.1979, piège lumineux au sol et en canopée
( Degallier).
Brésil : Amazones, rio Negro, Tapuruquara, xi.1962 (J. Bechyné). — Goyaz, Dianopolis, 1.1962
(J. Bechyné). — Sdo Paulo, Novo Fribourg, u.1884 (P. Germain ) ; — Salesopolis, 1.1974 (Vanin et
Lente).
La ponctuation thoracique de cette espèce est assez variable et peut se réduire à des traits trans¬
verses, parallèles au bord, suivis de points simples et écartés.
Elle peut aussi, si nous rattachons à cette espèce des individus de Rio de Janeiro, Itatiaya,
850 m, 1.1899 (P. Germain) et de la rive gauche du Parahyba, ix.1884 (P. Germain), être fine et écartée,
mais toujours formée de points ocellés ou arqués et ouverts.
distribué le 30 juin 1982.
Source : MNHN, Paris
CÉRATOCANTHIDES D’AMÉRIQUE DU SUD
109
INDEX
Index alphabétique des genres cités
Acanthocerus Macleay, 3.
Acanthocerus Pal., 3.
Anopsiostes nov., 97.
Astaenomoechu8 Mart. et Per., 98.
Ceratocanthoides nov., 66.
Ceratocanthopsis nov., 106.
Ceratocanthus White, 66.
Cloeotus Germar, 7.
Germarostes nov., 13.
Glyptopterus nov., 12.
Haroldostes nov., 44.
Martinezostes nov., 63.
Sphaerelytrus Blanchard, 60.
Sphaeromorphus Germar, 2.
Index alphabétique des espèces et des variétés citées
abruptus Petrovitz, 57.
acuarius Petrovitz, 19.
acutipes Arrows, 62.
aeneus Macleay, 81.
amazonicus n. sp., 92.
americanus (Boucomont), 99.
anchicayae n. sp., 22.
antiquus (Erichson), 39.
aphodioides (Illiger), 38.
argentinus (Ohaus), 35.
asper (Philippi), 63.
aureolus (Harold), 84.
basilicus (Germar), 73.
batesi (Harold), 53.
bicinctoides n. sp., 83.
bicinctus (Erichson), 80.
brasiliensis (Lansberge), 87.
brunnipes (Germar), 61.
carinatus n. sp., 11.
carioca Martinez, 83.
clypealis (Lansberge), 86.
columbianus n. sp., 54.
costulatus n. sp., 26.
criberrimus n. sp., 103.
degallieri n. sp., 36.
difîundus (Petrovitz), 50.
ebeninus (Erichson), 76.
eberti n. sp. 79.
ecuadorensis (Petrovitz), 56.
ecuadoricus n. sp., 28.
estriatus n. sp., 100.
forteco8tatus (Gutierrez), 65.
fulgidus (Martinez), 107.
fuscoviridis (Ohaus), 75.
gaujoni n. sp., 43.
geayi n. sp., 53.
globosus (Say), 00.
globulus (Erichson), 80.
grandis (Petrovitz), 61.
guyanensis n. sp., 63.
hamiger (Ohaus), 59.
haroldi (Arrow), 59.
heterodynamus n. sp., 21.
hospes (Wasmann), 105.
howdenicus n. sp., 37.
humeralis (Erichson), 78.
inca n. sp., 70.
indigaceus (Germar), 58.
instriatus n. sp., 23.
latebrosus (Germar), 8.
latipes Germar, 38.
leprieuri (Germar), 47.
leticiae n. sp. 34.
luniferus Petrovitz, 102.
macleayi (Perty), 41.
madeiranus n. sp., 54.
Source : MNHN, Paris
110
RENAUD PAULIAN
major, n. sp., 96.
malkini n. sp., 48.
mathani n. sp., 95.
metallicus (Harold), 55.
metallicus Bâtes, 62.
micans (Erichson), 81.
monrosi Mart. et Per., 70.
muricatus (Curtis), 31.
nanus (Germar), 82.
nevermanni (Boucomont), 102.
niger n. sp., 93.
nigerrimus (Blanchard), 60.
nitens (Guérin), 62.
nitidus (Guérin), 75.
oberthüri n. sp., 12.
oberthüri, n. sp., 15.
paradoxus n. sp., 33.
pecki n. sp., 88.
pernitidus n. sp., 107.
perpunctatus n. sp. 93.
petrovitzi n. sp., 9.
politus (Erichson), 68.
posticus (Germar), 31.
prionomus (Bâtes), 38.
psudosuturalis, n. sp. 95.
pullus n. sp., 31.
punctatus n. sp., 97.
puncticollis (Erichson), 40.
puncticollis (Harold), 58.
punctulatus (Lansberge), 85.
punctulatus (Ohaus), 25.
punctolineatus n. sp., 85
pusillus (Castelnau), 24.
pustulosus (Lansberge), 32.
pygmaeus (Harold), 108.
redtenbacheri (Harold), 106.
rotundatus n. sp., 29.
rugatus (Germar), 17.
rugiceps (Germar), 46.
rugosus (Germar), 17.
ruizi (Gutierrez), 65.
salesiacus n. sp., 30.
semicostatus (Germar), 10.
semipunctatus (Germar), 83.
semituberculatus (Germar), 19.
senegalensis (Castelnau), 49.
seriatus (Erichson), 87.
sesquistriatu8 (Germar), 71.
selulo8us (Harold), 105.
setosus (Boucomont), 104.
sexstriatus n. sp., 72.
splendidus Say, 38.
steinbachi n. sp., 89.
sticticus (Erichson), 43.
slriatus (Germar), 49.
sulcipennis (Harold), 27.
suturalis (Lansberge), 90.
suturaloides n. sp., 91.
termiticola (Wasmann), 94.
termilophilus (Petrovitz), 99.
tibialis (Petrovitz), 52.
tubericauda (Bâtes), 49.
undatus (Petrovitz), 66.
undulatus (Harold), 74.
unidentatus (Petrovitz), 101.
volvox (Erichson), 81.
PLANCHES
PLANCHE I
Sculpture élytrale. — a. Germarostes semituberculatus (Germ.) ; — b. G. pusillus (Cast.) ; — c. G. rugatus (Germ.) ; —
d et e. G. plicatus (Germ.), régions discale et apicale.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE I
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
a. sculpture du pronotum de Germarosles plicatus (Gerin.) ; — b. ii
rugatus (Germ.) ; — d. apex de l’élytre de G. rugatus (Gei
de G. semituberculatus (Germ.) ; — c. id., de G.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
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Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
tête et pronotum de Germarostes pullus nov. sp. ; — b. disque des élytres de G. poslicus (Germ.) ;— c. sculpture du
pronotum de G. poslicus |Germ.| ; — d. id., de G. paradoxus nov. sp. ; —- e. région postérolatérale de l’élytre de
G. degallieri nov. sp. ; — /. id., de G. paradoxus nov. sp.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
a. apex de l’élytre de G. posticus (Gerin.l ; — b. disque des clytrcs de G. pullus nov. sp. ; — c. apex de l’élytre de G.
degallieri nov.-sp. ; — d. id., de G. ecuadoricus nov. sp. ; — e. id., de G. pullus nov. sp. ; — /. id. de G. paradoxus
nov. sp.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
f 400p.
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Source : MNHN, Paris
PLANCHE V
Apex des élytres de Germarostes ; — a. G. punctulatus (Ohaus) ; — b. G. macleayi (Perty) ; — c. G. aphodioides (111.) ; —
d. G. gaujoni nov. sp.
Source : MNHN, Paris
PLANCHÉ V
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\PARIS /
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VI
Disque des élytres de Germarostes ; — a. G. punctulatus (Ohaus) ; — b. G. aphodioides (111.) ; — c. G. macleayi (Perty) ;
— d. G. gaujoni nov. sp.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VI
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII
a. pronotum de Haroldostes nitens (Guérin) ; — b. apex des élytres de H. batesi (Har.) ; — c. pronotum de H. batesi (Har.) ;
— d. id., de H. malkini nov. sp. ; — e. apex des élytres de H. metallicus (Har.) ; — /. pronotum de H. tibialis
(Petr.).
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII
100
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII
Élytres de Haroldosles. — a. H. malkini nov. sp. ; — b. H. senegalensis (Cast.) ; — c. H. difjundus (Petr.) ; — d. H. tibialis
(Petr.).
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII
V'AFOS f
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IX
Élytres de Haroldostes. — a. H. hamiger (Ohaus) ; — b. H. metallicus (Har.l ; — c. H. nilens (Guérin) ; — d. H. rugiceps
(Germ.l.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IX
'.MUSEUM
\ PARIS,
\:/
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
Détails du genre Martinezostes nov. — a. XI. ruizi (Gut.l, élytre ; — b. id., tête et pronotum ; — c. M. asper (Phil.),
tête et pronotum ; — d. XI. jorlecostalus (Gut.), sculpture du pronotum ; — e. id., élytre.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
rBÎBunül
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Source : MNHN, Paris
PLANCHE XI
Apex des élytres de Ceratocanthus. — a. C. niger nov. sp.; — b. C. nitidus (Germ.).
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XI
400 p.
Source : MNHN, Paris
Élytres de Ceralocanthus. —
nov. sp.
PLANCHE XII
i. C. politus |Er.) ; — b. C. basilicus (Germ.) ; —
c. C. sesquistriatus (Germ.) ; —■ d. C. niger
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIII
a. sculpture du pronotum de Ceratocanthus sentipunclatus (Germ.) ; — b. id., de C. termiticola (Wasm.) ; -— c. id., de C.
sulttraloides nov. sp. ; — d. apex de l’clytre de C. suturaloides nov. sp. ; — e. id., de C. arnazonicus nov. sp. ; — /. id.,
de C. termiticola (Wasm.)-
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIII
f 400 II
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIV
Elytres de Ceratocanthus. — a. C. senti pimctalus (Oerm.i ; — b. C. globulus lEr.) ; — c. C. nantis (Germ.) ; — d. C. undu-
lalus (Har.j.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIV
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XV
Sculpture de l'élytre des Ceratocanthus. — a. C. niger nov. sp. ; — b. C. lermiticola (Wasm.) ; — c. C. bicinctoides nov. sp. ;
— d. C. amazonicus nov. sp.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XV
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200|i. C
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVI
Sculpture de la face dorsale du genre Astaenomoechus Mart. et Per. — a. avant-corps de A. estrialus nov. sp. ; — b. id.,
de A. nevermanni (Bouc.) ; — c. id., de A. luni/erus Petr. ; — d. id., de A. selosus (Bouc.) ; — e. disque de l’clytre
de A. luni/erus Petr. ; — /. tête de A. amerir.anus (Bouc.).
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVI
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Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVIII
a. Ceratocanthopsis pernitidus nov. gen. nov. sp., élytre ; — b. id., avant-corps ; — c. clytre de C. pyymaeus (llar.l ; —
d. avant-corps du même; — e. Ceratocanthoides undalus (Pctr.), pronotum ; — /. id., disque des élytrcs.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVII
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVII
. élytre de Astaenomoechus estriatus nov. sp. ; — b. disque de l’élytre de A. aniericanus (Bouc.) ; —- c. apex de l’clytre
de A. unidenlatus Petr. ; — d. élytre de A. unidentatus Petr. ; — e. id. t de Gcrmarostes xulcipermis (Mar.).
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PLANCHE XVIII
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IMPRIMERIE NATIONALE
1 564 015 T
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