1? IbO C<
ISBN 2-8565:
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
Tome 130
Marius DESCAMPS !/
REVUE PRÉLIMINAIRE DE LA TRIBU DES COPIOCERINI
(ORTH. ACRIDIDAE)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1984
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
C.C.P. : Paris 9062-62 Y
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© Éditions du Muséum national d’Histoire naturelle, 1984
*2260 01
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie, Tome 130
REVUE PRÉLIMINAIRE DE LA TRIBU DES COPIOCERINI
(ORTH. ACRIDIDAE)
par
Marius DESCAMPS*
SUMMARY
The tribe Copiocerini is the most important of the two tribes included in the subfamily Copiocerinae
in what regards the number of species. Its 20 généra recognized at présent can be divided in five homogene-
ous and clear-cut groups. Of these 20 généra, 10 are monotypic, 6 hâve only 2 species each, and only 2 are
very diversified in the forest habitat. These are Eumecacris (9 species) and Copiocera (16 species). Fifty four
species of Copiocerini are already known : 3 new généra and 13 new species are described in this paper.
The Copiocerini hâve not an important place within the arboreal acridid fauna. They make 2 to 5 %
of the species and from 1 to 2 % of the individuals in our forest samplings. Many of them, particularly within
the group Copiocerae in which the ovipositor valves show an adaptation for epiphytic egg-laying, are restricted
to the palm-trees. Others, such as Adimantus and Apoxitettix are grass-feeders, while one species of Hippa-
cris lives on a plant of the family Urticaceae.
South-eastern Brazil, where most of the généra (11) occur, and where the most primitive tribe Aleuasini
is found, is the distribution centre of the Copiocerinae.
INTRODUCTION
La sous-famille des Copiocerinae a été créée par Amédégnato (1974) qui y reconnaissait 2 tr-
bus : les Aleuasini et les Copiocerini. Ces 2 tribus regroupaient 11 genres, d’allures parfois bien diffé¬
rentes, qui étaient demeurés dispersés dans les classifications antérieures. Le présent travail se limite
à la tribu numériquement la plus importante, celle des Copiocerini qui comportait 9 genres lors de sa
création.
En 1977, le même auteur y incorpore le groupe centraméricain des Eucopiocerae (Descamps,
1975) alors constitué de 3 genres et précédemment classé parmi les Ommatolampinae. L’ensemble
des 12 genres que comportent dès lors les Copiocerini est réparti en 5 groupes bien homogènes et non
moins bien tranchés. Nous reprenons ici la terminologie d’AMÉDÉGNATo ( op. cit.) et ajoutons à l’ensemble
8 genres dont 3 précédemment inconnus et 2 décrits postérieurement à 1977.
La composition actuelle de la tribu est la suivante :
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, Muséum national d’Histoire naturelle, 45, rue de Buffon,
75005 Paris.
Source : MNHN, Paris
MARIUS DESCAMPS
2
Groupe Eucopiocerae
Apoxitettix nov. Eucopiocera Bruner, 1908
Chapulacris Descamps, 1975 Halffterina Descamps, 1975
Groupe Copiocerae
Caenacris Amédégnato et Descamps, 1979
Chlorohippus Bruner, 1911
Copiocera Burmeister, 1838
Copiocerina Descamps, 1978
Copiotettix nov.
Groupe Adimantae
Adimantus Stal, 1878.
Groupe Monachidiae
Antiphon Stal, 1878 Oncolopha Stal, 1877
Monachidium Serville, 1831
Groupe Hippacrae
Cyphacris Gerstaecker, 1889 Hippacris Scudder, 1875
Enfin, le genre Contacris Amédégnato et Descamps, 1979, connu par un seul exemplaire $ ne
peut être classé de façon satisfaisante dans aucun des groupes jusqu’à présent définis.
Il s’agit d’un ensemble, très mal connu et très pauvrement représenté en collections, dont la
révision était indispensable. Les Copiocerini étaient et sont encore mal connus en dépit de l’ancien¬
neté de certains genres dont 9 étaient déjà décrits au début du siècle, en dépit aussi de la grande taille
et de l’allure spectaculaire de plusieurs : Antiphon, Opshomala, Monachidium, Cyphacris, etc... Lors
de leur révision de ce dernier genre, Rehn et Rehn (1944) ne disposaient que de 3 exemplaires ; Mona¬
chidium lunus, espèce remarquable par sa taille, sa coloration et l’hypertélie pronotale n’avait fait
l’objet que de 2 signalisations depuis le début de ce siècle ; le genre Episcopotettix n’avait été signalé
que de 3 localités, etc...
Il s’agit par ailleurs d’un ensemble à coupures très nettes tant au niveau des genres qu’à celui
des groupes. Parmi les 20 genres actuellement connus, on en dénombre 10 monospécifiques, 6 ne com¬
portant que 2 espèces et seulement 2 très fortement différenciés : Eumecacris (9 espèces) et Copiocera
(16 espèces). Certains, localisés en Amérique centrale ou dans le Sud-Est brésilien, font figure de
reliques.
Au niveau des groupes, on relève des différences phénétiques généralement accusées conférant
aux genres qui les composent une allure particulière : Copiocerae, Monachidiae, Hippacrae. Ces parti¬
cularités donnent l’impression d’un ensemble lacunaire et peu homogène. Les liens reliant les divers
éléments de la tribu apparaissent cependant avec netteté après étude comparative des pièces géni¬
tales (Amédégnato, 1977). Les divergences phénétiques sont parfois assorties d’une distribution par¬
ticulière, c’est le cas pour les Hippacrae (Sud-Ouest amazonien) et les Monachidae (orientaux), fig. 136.
Toutes ces considérations tendent à prouver l’ancienneté des Copiocerinae qui selon Amédé¬
gnato ( op. cit.) auraient évolué en Amérique du Sud au cours du Tertiaire.
Nous avons pu réunir pour cette étude près de 1 000 exemplaires dont plus des 4/5 sont conser¬
vés au Muséum de Paris. La tribu comporte actuellement 54 espèces. Trois genres sont décrits dans
ce travail ainsi que 13 espèces précédemment inconnues (cf. index alphabétique).
Par ailleurs, les genres Daemonea Saussure, 1884 et Orestera Pictet et Saussure, 1887 sont réunis
au genre Hippacris Scudder, 1875 alors que 8 espèces sont mises en synonymie.
Episcopotettix Rehn, 1902.
Eumecacris Descamps et Amédégnato, 1972
Opshomala Serville, 1831
Sinop nov.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
3
REMERCIEMENTS
Nous adressons nos plus vifs remerciements pour sa très généreuse et très précieuse collabo¬
ration au Pr. C. S. Carbonell qui nous a communiqué nombre de documents et de données. Nous
remercions également pour la communication d’un important matériel d’études : Dr. I. J. Cantrall,
University of Michigan, Ann Arbor ; Dr. F. Cerda, Instituto de Zoologia Agricola, Maracay ;
Dr. D. A. Nickle, National Muséum of Natural History, Washington ; Dr. H. R. Roberts et
Dr. D. Otte, Academy of Natural Sciences, Philadelphia ; Dr. C. A. Campos Seabra et Dr. M. A. Monne,
Museu Nacional, Rio de Janeiro. Pour la communication des types, nos remerciements s’adressent à :
Dr. G. Muller, Ernsts-Moritz-Arndt Universitàt, Greifswald ; Dr. A. Kaltenbach, Naturhistorisches
Muséum, Wien ; Dr. R. T. Schuh, American Muséum of Natural History, New York ; Dr. P. Ward,
British Muséum, London. Les dessins d’ensemble sont dus à H. Le Ruyet et G. Hodebert envers
qui nous sommes très reconnaissant.
DISTRIBUTION
Les Eucopiocerae qui sont les éléments les moins évolués de la tribu des Copiocerini constituent
un groupe relique exclusivement centraméricain. Ils sont limités, pour la plupart, à la bordure de
l’altiplano mexicain.
Les Copiocerae, qui constituent à l’inverse le groupe le plus évolué, ont une aire de répartition
allant du Honduras à la forêt atlantique brésilienne et au Nord de l’Argentine. Leur domaine englobe
la forêt et le Cerrado. La majorité des genres (6) sont Sud-orientaux (fig. 131). Deux seulement se sont
parfaitement différenciés en forêt : Eumecacris exclusivement forestier, inconnu d’Amérique centrale
et de la Mata atlantica (fig. 132) ; Copiocera à répartition bien plus large, atteignant le Honduras et
la forêt atlantique brésilienne, représenté également dans les galeries forestières du Cerrado (fig. 133,
134).
Les Adimantae ne comportant que 2 espèces sont les représentants de la tribu les plus méri¬
dionaux, ils peuplent le Cerrado de la Bolivie à l’Est brésilien. Une espèce (Adimantus cubiceps ) atteint
la Pampa (fig. 135).
Le groupe des Monachidiae est entièrement oriental (fig. 136) avec Antiphon comportant 2 espèces
de la forêt atlantique brésilienne et Monachidium, genre monospécifique du Nord-Est amazonien.
La provenance exacte du genre Oncoloplia, également monospécifique, est inconnue mais vraisem¬
blablement orientale elle aussi.
Quant au groupe Hippacrae, il est entièrement limité au Sud-Ouest amazonien (fig. 136).
Le Sud-Est brésilien, région à végétation assez ouverte et à forêts de différents types qui hébergent
la majorité des genres (11) ainsi que la tribu primitive des Aleuasini, constitue bien le centre de diffé¬
renciation actuel des Copiocerinae (Amédégnato, 1977). Par opposition, la faune de l’Ouest amazo¬
nien ne comporte que 5 genres dont 2 Hippacrae endémiques, la faune du Nord-Est et des Guyanes
4 genres dont 1 endémique ( Monachidium ), enfin, la faune d’Amérique centrale 2 genres seulement
si on excepte ses Eucopiocerae endémiques.
Au niveau des espèces, l’Ouest amazonien se classe au 1 er rang en raison de la différenciation
des genres Copiocera, Eumecacris et des Hippacrae. Sa faune comporte 23 espèces actuellement connues
contre 18 pour le Sud-Est, 11 pour le Nord-Est et 10 (dont 6 Eucopiocerae ) pour l’Amérique centrale.
Source : MNHN, Paris
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MARIUS DESCAMPS
BIOLOGIE
La place des Copiocerini dans les peuplements acridiens arboricoles d’Amazonie et des Guyanes
est peu importante. Ils ne représentent, dans nos échantillonnages de forêt, que 2 à 5 % des espèces
et 1 à 2 % des individus. Cela est dû au fait que les 2 genres les plus communs en Amazonie ( Copio-
cera et Eumecacris) sont bons voiliers et inféodés aux Palmiers dont la faune acridienne n’a pas été
spécialement étudiée. Ces Insectes occupent une niche tout à fait spéciale dans la biocénose forestière
où ils sont cependant toujours représentés.
L’un des traits les plus remarquables de la biologie des Copiocerini consiste en effet en l’étroite
association de bon nombre d’entre eux avec les Palmiers. Cette association n’a cependant été citée
qu’à 2 reprises : par Hébard (1924) qui dans sa diagnose de Copiocera harroweri mentionne « always
on Palms » et par Descamps (1978) signalant la capture de 4 espèces guyanaises sur Euterpe oleracea
Nous avons en fait observé personnellement sur Palmiers : 10 espèces du genre Copiocera (sur
les 16 actuellement reconnues), 5 espèces du genre Eumecacris (sur les 9 actuellement reconnues) ainsi
que Copiocerina formosa, Chlorohippus roseipennis et Chapulacris palmicola. Par ailleurs, Caenacris
dissimilis a été également capturé sur Palmiers (B. Silva, comm. pers.). Soit donc au total 18 espèces
de Copiocerae appartenant à 5 genres et 1 espèce d’ Eucopiocerae (Chapulacris palmicola). Il faut men¬
tionner pour être complet que certaines espèces de Copiocera ont également été observées occasion¬
nellement sur Musaceae. Il semble bien, d’après ces observations, que la grande majorité des Copio¬
cerae qui tous possèdent le même habitus soient inféodés aux Palmiers. Ajoutons que tous les membres
de ce groupe, sauf Opshomala, sont pourvus de valves de l’oviscapte régressées et adaptées pour la
ponte épiphyte.
Deux genres vivent sur Graminaceae : Apoxitettix (Eucopiocerae) et Adimantus ( Adimantae ).
Apoxitettix salvadorae a été observé sur Maïs, sur Panicum maximum et sur pâturages humides. Quant
à Adimantus ornatissimus, il a été signalé sur Canne à sucre (Bruner, 1913), sur Paspalum sp. et
Pennisetum purpureum (Liebermann, 1945) ; nous l’avons observé par ailleurs sur Graminées diverses.
La conformation des valves de l’oviscapte indique également une ponte épiphyte qui a été décrite
par Barrera et Turk (1977).
Monachidiae et Hippacrae possèdent des valves de l’oviscapte non régressées. Chez les pre¬
miers, Antiphon est un genre des niveaux bas et de sous-bois clairs alors que Monachidium est arbo¬
ricole.
La plupart des Hippacrae à notre disposition ont été obtenus par abattage d’arbres. Une espèce
cependant (Hippacris diversa) vit sur une Urticaceae indéterminée sur laquelle elle a été observée
entre 1 et 2,5 m au-dessus du sol.
Cinq espèces ont été occasionnellement capturées à la lumière, il s’agit de :
Copiocera austera Copiocerina formosa
Copiocera harroweri Copiotettix megacephala
Copiocera surinamensis
CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Morphologie externe.
Taille petite à grande, longueur du fémur postérieur $ variant de 9,5 mm chez Contacris gem -
mea à 27,5 mm chez Antiphon acropyrinon. Organes du vol bien développés, sauf chez les Eucopio-
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
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cerae et Contacris gemmea (microptères). Forme générale typiquement élancée, parfois trapue ( Hippa•
Fastigium du vertex pratiquement nul chez les Monachidiae à très allongé ( Episcopotettix,
Apoxitettix). Yeux peu saillants. Espace interoculaire large sauf chez certains Copiocerae. Profil de
la face typiquement subrectiligne. Antennes filiformes à subensiformes, exceptionnellement ensiformes.
Pronotum de section subcirculaire, formant parfois une crête très élevée ( Monachidiae) ; pas de carènes
latérales (sauf Hippacrae) ; carène médiane légèrement marquée dans la métazone. Saillie prosternale
de types divers, en forme de cylindre plus ou moins aplati et bilobé à l’extrémité ( Eucopiocerae ), com¬
primée frontalement et à extrémité bilobée ou non (Copiocerae), à protubérance spiniforme (Mona¬
chidiae), basse et lisse (Hippacrae). Espace mésosternal étroit et en X, large chez Contacris, Caenacris,
les Hippacrae et les Monachidiae, clos chez Episcopotettix et Sinop.
Fig. 1. — Apoxitettix salvadorae (Descamps, 1975) n. comb.,
Tympan abdominal toujours présent, sauf chez Contacris. Extrémité abdominale £ à furcula
généralement présente ; plaque susanale $ triangulaire à quadrangulaire ; plaque sous-génitale <J cupu-
liforme, sauf chez les Eucopiocerae. Cerques courts (Eucopiocerae, Monachidiae) à très allongés,
l’extrémité parfois incurvée (certains Copiocera). Valves de l’oviscapte de plusieurs types : trapues
et non régressées (Eucopiocerae, Monachidiae, Hippacris), comprimées latéralement (Adimantus,
Episcopotettix), de section subcirculaire (majorité des Copiocerae).
Fémurs postérieurs le plus souvent comprimés latéralement ; tibias postérieurs à 3-18 épines,
réparties en 2 groupes chez certains Copiocerae.
Complexe phallique.
Épiphalle de grandes dimensions, en forme de pont ; plaques latérales larges à processus anté¬
rieur et postérieur peu développés ; ancorae bien sclérifiées, non délimitées par rapport au pont ; lophi
plus ou moins aplatis, parfois en forme de plaque ; sclérites ovales grands, le plus souvent en forme de
triangle à base longeant les plaques latérales. Membrane épiphallique sans particularités chez les
Eucopiocerae ; pli basal formant une vaste poche dorso-médiane chez les autres groupes ; chez les
Copiocerae, 2 poches latéro-dorsales renforcées par des sclérites ; chez les Monachidiae, poche médio
dorsale absente ; sclérites latéro-ventraux présents.
Cingulum massif ; apodèmes courts ; zygoma et rami larges ; arche bien développée. Sclérites
endophalliques à apodème court ; partie moyenne largement étalée sur le sac spermatophore ; flexure
Source : MNHN, Paris
MAR IUS DESCAMPS
robuste ; processus du gonopore digitiforme, dirigé vers l’arrière ; sclérites de l’édéage simples de même
longueur.
Spermathèque à diverticule préapical très long, sinueux et de diamètre souvent irrégulier.
ABRÉVIATIONS
ANSP : Academy of Natural Sciences, Philadelphia.
BML : British Muséum (Natural History), London.
CC : Collection Carbonell.
CW : Collection Willemse.
EMAU : Ernsts-Moritz-Arndt Universitat, Greifswald.
INPA : Instituto de Pesquisas da Amazonia, Manaus.
ISNB : Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, Bruxelles.
IZAM : Instituto de Zoologia Agricola, Maracay.
MNHW : National Muséum of Natural History, Washington.
MNP : Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris.
MNRJ : Muséum Nacional, Rio de Janeiro.
NMW : Naturhistorisches Muséum, Wien.
RNHL : Rijksmuseum van Natuurlijke Historié, Leiden.
IIMAA : University of Michigan, Ann Arbor.
ZSM : Zoologische Staatsammlung, München.
CLÉ DES GENRES
1 (10) Insectes microptères ; bord postérieur du pronotum toujours incurvé. 2
2 (9) Élytres allongés, recouvrant le tympan du 1 er tergite abdominal. 3
3 (6) Fastigium du vertex environ 2 fois plus long que large à la base ; côte frontale lamelliforme et non
sillonnée au-dessous de l’angle fastigio-facial ; antennes ensiformes. 4
4 (5) Cerques pas plus longs que larges à la base (fig. 3) ; lobes mésosternaux non contigus.
Eucopiocera Bruner, 1908
5 (4) Cerques $ plus longs que larges à la base (fig. 9) ; lobes mésosternaux largement contigus.
Apoxitettix nov.
6 (3) Fastigium du vertex plus court, moins de 2 fois plus long que large à la base ; côte frontale sillonnée
ou déprimée jusqu’à l’angle fastigio-facial ; antennes filiformes. 7
7 (8) Fastigium du vertex à bords incurvés ; furcula large, non digitée, appliquée sur la plaque sus-anale.
Chapulacris Descamps, 1975
8 (7) Fastigium du vertex à bords rectilignes ; furcula digitée, tectiforme. Halffterina, Descamps, 1975
9 (2) Élytres elliptiques, ne dépassant pas le bord postérieur du métanotum ; pas de tympan abdominal.
Contacris Amédégnato et Descamps, 1979
10 (1) Insectes brachyptères ou macroptères. 11
11 (12) Insectes brachyptères ; élytres n’atteignant pas les genoux postérieurs ; dimorphisme sexuel très
accusé, svelte, Ç subfusiforme. Caenacris Descamps et Amédégnato, 1979
12 (11) Insectes macroptères ; extrémité des élytres dépassant toujours les genoux postérieurs ; dimorphisme
sexuel moins accusé (sauf chez les Hippacrae) . 13
13 (30) Pronotum de section semi-circulaire, sans crête médiane ni carènes latérales. 14
14 (29) Saillie prosternale comprimée frontalement, jamais spiniforme ; espace interoculaire plus étroit que
la largeur de l’œil. 15
15 (18) Lobes mésosternaux £ et Ç contigus. 16
16 (17) Fastigium du vertex plus long que le grand diamètre de l’œil ; antennes insérées à mi-distance entre
l’œil et l’extrémité du fastigium (fig. 15). EpiscopoteUix Rehn, 1902
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
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17 (16) Fastigium du vertex plus court que le plus grand diamètre de l’œil ; antennes insérées près du bord
antérieur de l’œil. Sinop aor
18 (15) Lobes mésosternaux $ et Ç non contigus ; espace mésosternal en X. 19
19 (22) Fastigium du vertex fortement saillant, de longueur subégale au plus grand diamètre de l’œil ou un
peu plus court ; côte frontale fortement rétrécie au-dessus de l’ocelle médian. 20
20 (21) Espace séparant la 4 e et la 5 e épine (à partir de l’apex) du bord externe des tibias postérieurs 2 fois
plus grand que l’espace séparant la 3 e et la 4 e ;disque du pronotum traversé par 4 sillons larges et
marqués de noir. Opshomala Serville, 1831
21 (20) Espace séparant la 4 e et la 5 e épine (à partir de l’apex) du bord externe des tibias postérieurs à peine
plus grand que l’espace séparant la 3 e et la 4 e ; disque du pronotum traversé par 3 sillons très fins
non marqués de noir. Chlorohippus Bruner, 1911
22 (19) Fastigium du vertex plus court que le plus petit diamètre de l’œil ; côte frontale non rétrécie au-dessus
de l’ocelle médian. 23
23 (26) Plaque sous-génitale ? à 2 petits lobes bifides encadrant le guide-œuf (fig. 71) ; plaque sus-anale
subrectangulaire (fig. 50-57). 24
24 (25) Lobes latéraux du pronotum à ornementation rouge ; métazone du pronotum bien plus courte que
la prozone. Eumecacris Descamps et Amédégnato, 1972
25 (24) Lobes latéraux du pronotum sans ornementation rouge ; métazone du pronotum un peu plus courte
que la prozone. Copioteltix nov.
26 (23) Plaque sous-génitale $ à extrémité subtriangulaire, dépourvue de lobes ; plaque sus-anale $ sub¬
triangulaire (fig. 78, 79). 27
27 (28) Bord externe des tibias postérieurs à 5-6 épines disposées en 2 groupes : 1 groupe subapical de 3 très
nettement séparé du groupe proximal de 2 ou 3 épines. Copiocera Burmeister, 1838
28 (27) Bord externe des tibias postérieurs à 2-3 épines en un seul groupe préapical.
Copiocerina Descamps, 1978
29 (14) Saillie prosternale spiniforme ; espace interoculaire plus large que la largeur de l’œil.
Adimantus Stal, 1878
30 (13) Pronotum d’un autre type, à crête ou bombement dorsal ou à carènes latérales. 31
31 (36) Pronotum dépourvu de carènes latérales ; saillie prosternale conique à spiniforme ; fastigium du ver¬
tex pratiquement nul. 32
32 (33) Crête pronotale bien marquée à la fois sur la prozone et la métazone (fig. 111, 112) ; élytres plus densé¬
ment réticulés sans bandes ni taches jaunes ; ailes enfumées à 2 taches jaunes préapicales.
Anliphon Stal, 1878
33 (32) Pronotum à crête ou bombement dans la métazone seulement ; élytres moins densément réticulés,
à bandes ou taches jaunes ; ailes complètement enfumées. 34
34 (35) Pronotum à crête de la métazone très élevée, recouvrant la prozone (fig. 113).
Monachidium Serville, 1831
35 (34) Pronotum très fortement bombé dans la métazone, ce bombement ne faisant pas saillie au-dessus
de la prozone (fig. 115). Oncolopha Stal, 1873
36 (31) Pronotum à carènes latérales en forme de crêtes tuberculées ; saillie prosternale large et basse ; fasti¬
gium du vertex saillant, à extrémité tronquée. 37
37 (38) Valves de l’oviscapte fortement comprimées latéralement, l’extrémité subspatulée ; plaque sous-
génitale Ç à forte dépression longitudinale bordée d’épines ou de soies ; disque de pronotum $ bordé
de jaune dans la prozone. Cyphacris Gerstaecker, 1889
38 (37) Valves de l’oviscapte fortes, à extrémité courbée ; plaque sous-génitale $ dépourvue de dépression
longitudinale ; pronotum dépourvu de marques jaunes dans la prozone. Hippacris Scudder, 1875
Genre EUCOPIOCERA Bruner, 1908
Bruner, 1908, p. 264. — Amédégnato, 1974, p. 201. — Descamps, 1975, p. 119.
Espèce type : Eucopiocera rubripes Bruner, 1908.
Distribution : Mexique (Guerrero).
Caractéristiques principales :
Source : MNHN, Paris
8
MARIUS DESCAMPS
— Longiligne ; fastigium du vertex subégal au plus grand diamètre de l’œil.
— Côte frontale lamelliforme au-dessous de l’angle fastigiofacial.
— Antennes ensiformes insérées plus près de l’œil que de l’extrémité du fastigium.
— Saillie prosternale non comprimée, de section subcarrée.
— Espace mésosternal étroit, en X.
— Élytres latéraux recouvrant le tympan.
— Bord externe des tibias postérieurs à 9-10 épines régulièrement espacées.
— Bord postérieur du dernier tergite à petite furcula (fig. 4).
— Plaque sus-anale $ à projection postérieure linguiforme (fig. 4).
— Cerques $ courts, pas plus longs que larges à la base (fig. 3).
— Plaque sous-génitale <J longue ; subconique de profil.
— Valves de l’oviscapte fortes, les inférieures à saillie latéro-basale.
EUCOPIOCERA RUBRIPES Bruner, 1908 (fig. 2-6)
Bruner 1908, p. 265. — Descamps, 1975, p. 120.
Localité type : Mexique : Guerrero, Omilteme ; holotype <J, Academy of natural Sciences,
Philadelphia.
Distribution : ne nous est connu que de la localité type.
Teinte générale brune ; une bande crème partant de la base de l’antenne et atteignant la hanche
médiane, d’aspect calleux sur le pronotum ; tibias postérieurs complètement rouges ; genoux posté¬
rieurs teintés de rouge.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
2 S 3,5-4,2 3,5-3,6 11,2-11,3
Genre APOXITETTIX nov. (fig. 1)
Espèce type : Eucopiocera Salvadorae Descamps, 1975.
Distribution : Salvador, Honduras.
Caractéristiques principales :
Très proche d’allure du genre Eucopiocera, en diffère comme suit :
— Lobes mésosternaux largement contigus.
— Antennes insérées plus près de l’extrémité du fastigium que de l’œil.
— Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum aigu, saillant vers l’arrière.
— Bord postérieur du dernier tergite dépourvu de furcula.
— Plaque sus-anale <J à projection postérieure filiforme (fjg. 9).
— Cerques (J allongés, l’extrémité tronquée en oblique (fig. 8).
— Épiphalle modifié (comparer les fig. 6 et 12).
APOXITETTIX SALVADORAE (Descamps, 1975) n. comb. (7-14)
Eucopiocera salvadorae Descamps, 1975, p. 120.
Localité type : Salvador : San Salvador ; l olotype $, Muséum national, Paris.
<?• Néallotype. Fastigium du vertex plus long qut le plus grand diamètre de l’œil, la face dorsale
à fine carinule médiane.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ADRIDIDAE)
Fig. 2-6. — Eucopiocera rubripes Bruner, 1908, <?. — 2. Extrémité de la capsule céphalique. — 3. Extrémité abdominale.
_4. Plaque sus-anale. — 5. Sclérites de l'édéage. — 6. Épiphalle.
Fig 7-14 — Apoxitettix sahadorae (Descamps, 1975) n. comb., «?, ?. — 7. Extrémité de la capsule céphalique 3- —
8. Extrémité abdominale 3 ■ — 9. Plaque sus-anale <?. —10. Extrémité abdominale ?. — 11. Pronotum <?. — 12.
Épiphalle. — 13. Sclérites de l’édéage. — 14. Complexe phallique.
Source : MNHN, Paris
10
MARIUS DESCAMPS
Une bande médio-dorsale brun clair allant de l’extrémité du fastigium du vertex à l’extrémité
de la plaque sus-anale, bordée de 2 bandes jaunâtres plus étroites partant de l’extrémité supérieure
de l’œil et s’effaçant vers l’extrémité de l’abdomen ; reste du corps jaune verdâtre. Tous les tarses
rougeâtres ; tibias postérieurs jaunes, la face dorsale bleuâtre, l’extrémité rouge.
Épiphalle à lophi digitiformes et ancorae superposées au pont (fig. 12). Cingulum à apodèmes
relativement longs. Apodèmes des sclérites endophalliques excurvés et comprimés dorso-ventralement.
Note : la $ holotype porte une étiquette mentionnant que l’Insecte a été capturé sur Maïs.
Quant aux exemplaires du Honduras, ils ont été récoltés sur « Guinea grass pasture » et « in wet meadow ».
Élytre Pronotum Fémur postérieur
2 <? 4,0-4,7 4,3-4,5 13,7-15,2
3 $ 5,3-6,8 5,9-6,5 17,2-19,0
Honduras : Tegucigalpa, Esc. Agr. Panamer., 1 néallotype, 1 (J et 1 $, 15/30-X-1945 [A. F.
et M. Carr ), UMAA. — id., 1 <J et 1 $, 16-XI-1945 (A. F. et M. Carr), UMAA et MNP.
Genre CHAPULACRIS Descamps, 1975
Descamps, 1975, p. 122.
Espèce type : Chalupacris palmicola Descamps, 1975.
Distribution : Mexique (Oaxaca).
Caractéristiques principales :
— Subcylindrique ; fastigium du vertex plus court que le plus grand diamètre de l’œil, à bords
incurvés.
— Côte frontale élargie entre les antennes, sillonnée juqu’à l’angle fastigio-facial.
— Antennes filiformes.
— Espace mésosternal subcarré ou en X.
— Bord postérieur du dernier tergite $ à furcula large, non digitée, rabattue sur la plaque
sus-anale.
— Cerques $ plus longs que larges à la base, subconiques.
— Plaque sous-génitale à bord supérieur excurvé.
— Valves de l’oviscapte courtes, trapues, à extrémité courbée.
CLÉ DES ESPÈCES
1 (2) (J. Sillons transverses du pronotum larges et marqués de noir ainsi que le bord postérieur de chaque
tergite ; partie inférieure des joues jaune et partie inférieure des lobes latéraux du pronotum concolores ;
lobes de la furcula à bord postérieur légèrement incurvé ; plaque sus-anale lisse ou à saillies latéro-médianes
faibles ; plaque sous-génitale ouverte dorsalement jusqu’à l’extrémité.
$• Bord postérieur de chaque tergite à alignement de points noirs ; lobe terminal de la plaque sous-
génitale à petite saillie médiane. 1. C. palmicola Descamps, 1975
2 (1) <J. Sillons transverses du pronotum fins, concolores ainsi que le bord postérieur des tergites ; une bande
jaune partant de l’extrémité inférieure de l’œil et longeant le bord inférieur des lobes latéraux du pro¬
notum ; lobes de la furcula à bord excurvé ; plaque sus-anale à 2 saillies latéro-médianes fortes ; plaque
sous-génitale à ouverture dorsale n’atteignant pas l’extrémité.
$• Bord des tergites concolore ; lobe terminal de la plaque sous-génitale bilobé.
2. C. albanica Descamps, 1975
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
il
1. CHAPULACRIS PALMICOLA Descamps, 1975
Descamps, 1975, p. 123.
Localité type : Mexique : Oaxaca, entre Tetlixtahuaca et Tecomavaca, km 60 ; holotype
allotype $, Muséum national, Paris.
Distribution : n’est connue que de la localité type.
2. CHAPULACRIS ALBANICA Descamps, 1975
Descamps, 1975, p. 125.
Localité type : Mexique : Oaxaca, Monte Alban ; holotype allotype $, Muséum national,
Paris.
Distribution : n’est connue que de la localité type.
Genre HALFFTERINA Descamps, 1975
Descamps, 1975, p. 125.
Espèce type : Halffterina albosignata Descamps, 1975.
Distribution : Mexique (Puebla, Veracruz, San Luis Potosi).
Caractéristiques principales :
Diffère du genre Chapulacris de la façon suivante :
— Fastigium du vertex à bords non incurvés et sans sillon basal transverse.
— Côte frontale non élargie entre les antennes.
— Furcula large, digitée, tectiforme.
— Plaque sus-anale subpentagonale, à 2 ou 4 saillies spiniformes.
— Plaque sous-génitale $ à bord supérieur non ou peu excurvé.
CLÉ DES ESPÈCES
1 (2) Une large bande claire le long du bord inférieur des lobes latéraux du pronotum ; furcula plus haute
et plus étroite de profil ; plaque sus-anale à 4 saillies spiniformes.
$. Fastigium du vertex à peu près aussi long que large à la base ; bord inférieur des lobes latéraux du
pronotum fortement sinué. 1. H. albosignata Descamps, 1975
2 (1) <£. Pronotum monochrome ; furcula plus courte et plus large de profil ; plaque sus-anale à 2 saillies
spiniformes.
$. Fastigium du vertex plus court que large à la base ; bord inférieur des lobes latéraux du pronotum
faiblement sinué. 2. H. furculata Descamps, 1975
Source : MNHN, Paris
12
MARIUS DESCAMPS
1. HALFFTERINA ALBOSIGNATA Descamps, 1975
Descamps, 1975, p. 127.
Localité type : Mexique : Puebla, El Jonote, cerca de Villa Juarez ; holotype (J, allotype $,
Muséum national, Paris.
Distribution : Mexique : Puebla, Veracruz.
2. HALFFTERINA FURCULATA Descamps, 1975
Descamps, 1975, p. 130.
Localité type : Mexique : San Luis Potosi, 5 milles à l’Ouest de Naranjos ; holotype allo¬
type $, Academy of natural Sciences, Philadelphia.
Distribution : n’est connue que de la localité type.
Genre CONTACRIS Amédégnato et Descamps, 1979
Amédégnato et Descamps, 1979, p. 484, fig. 363.
Espèce type : Contacris gemmea Amédégnato et Descamps, 1979.
Distribution : Pérou (Madré de Dios).
Caractéristiques principales :
— Taille très petite ; aspect d’un tout petit Adimantus.
— Tête grosse ; espace interoculaire étroit ; côte frontale étroite et non déprimée.
— Pronotum court, traversé par 4 sillons, le bord postérieur incurvé.
— Saillie prosternale basse, à petite protubérance postérieure mucroniforme ; espace mésoster¬
nal trans verse.
— Microptère ; élytres elliptiques ne dépassant pas le bord postérieur du métanotum ; pas de
tympan abdominal.
— Fémurs postérieurs relativement épais ; tibias postérieurs à 6-7 épines sur le bord externe
et 2 e article des tarses allongé.
— Plaque sous-génitale $ à extrémité triangulaire et à 2 dépressions de part et d’autre de la
saillie terminale.
— Valves de l’oviscapte non régressées à extrémité courbée ; bord externe des supérieures cré¬
nelé.
CONTACRIS GEMMEA Amédégnato et Descamps, 1979
Amédégnato et Descamps, 1979, p. 484.
Localité type : Pérou : Madré de Dios, Pakitza, Rio Manu ; holotype $, Muséum national,
Paris.
Distribution : l’espèce n’est connue que de la localité type.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 ? 2,5 3,5 9,5
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
13
Genre CAENACRIS Amédégnato et Descamps, 1979
Amédégnato et Descamps, 1979, p. 482.
Espèce type : Caenacris dissimilis Amédégnato et Descamps, 1979.
Distribution : Nord-Est brésilien, Pernambuco ; fig. 131.
Caractéristiques principales :
— Dimorphisme sexuel accusé, <J svelte, Ç robuste, subfusiforme.
— Fastigium du vertex court ; espace interoculaire étroit chez le 3, large chez la $.
— Saillie prosternale à très forte protubérance conique.
— Espace mésosternal très large.
— Extrémité des élytres n’atteignant pas les genoux postérieurs ; ailes enfumées chez le (J,
rouges chez la ?.
— Bord externe des tibias postérieurs à 7 épines.
— Cerques rectilignes.
— Bord postérieur du dernier tergite 3 à petite furcula et plaque sus-anale transverse à pro¬
jection postérieure triangulaire.
— Plaque sous-génitale $ à forte saillie postérieure triangulaire.
— Valves de l’oviscapte longues, comprimées latéralement, les supérieures à bord externe
serrulé, les inférieures à bord externe tranchant.
CAENACRIS DISSIMILIS Amédégnato et Descamps, 1979
Amédégnato et Descamps, 1979, p. 483.
Localité type : Brésil : Pernambuco, Bonito ; holotype 3> allotype $, Museu nacional, Rio
de Janeiro.
Distribution : n’est connue que de la localité type.
2 3
2 Ç
Élytre
8,5-8,6
13,0-13,2
Pronotum Fémur postérieur
3,2-3,4 9,8-10,0
6,0-6,2 13,3-14,0
Genre EPISCOPOTETTIX Rehn, 1902
Episcopotettix Rehn, 1902, p. 13. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Rehnacridium Costa Lima, 1942, p. 63. — Rehn, 1955, p. 33.
Espèce type : Episcopotettix sülcirostris Rehn, 1902.
Distribution : Brésil (Mato Grosso, Goiâs, Bahia, Rio de Janeiro) ; Argentine : (Misiones) ;
fig. 131.
Caractéristiques principales :
— Fastigium du vertex subtriangulaire, plus long que le plus grand diamètre de l’œil, à bords
fins (fig. 15).
Source : MNHN, Paris
14
MARIUS DESCAMPS
— Côte frontale déprimée, perceptible jusqu’à la suture clypéale, réduite à une lame étroite
entre les antennes et l’extrémité du fastigium.
— Antennes fortement ensiformes, insérées à mi-distance entre l’œil et l’extrémité du fasti¬
gium.
— Pronotum traversé par 3 sillons fins et profonds, marqués de noir.
— Saillie prosternale épaisse, fortement asymétrique, à protubérance prononcée du côté gauche.
— Lobes mésosternaux largement contigus.
— Tibias postérieurs à 8-9 épines, l’espace compris entre la 4 e et la 5 e à partir de l’apex un
peu plus grand que l’espace compris entre les autres.
— Extrémité des élytres aiguë, falciforme (fig. 18).
— Cerques Ç relativement courts (fig. 16).
— Plaque sus-anale subtriangulaire (fig. 19).
— Plaque sous-génitale (J à bord supérieur très fortement incurvé en vue apicale (fig. 17).
— Plaque sous-génitale $ à extrémité subtriangulaire (fig. 20).
— Valves inférieures de l’oviscapte courtes, rectilignes, très fortement comprimées, lamelli¬
formes ; valves supérieures plus épaisses, en bâtonnet (fig. 16).
— Teinte générale brun clair à dessins linéaires noirs sur la tête.
EPISCOPOTETTIX SULCIROSTRIS Rehn, 1902 (fig. 15-20)
Episcopotettix sulcirostris Rehn, 1902, p. 13 ; 1920, p. 249 ; 1955, p. 34.
Rehnacridium incognitum Costa Lima, 1942, p. 64, n. syn.
Localité type : inconnue pour Episcopotettix sulcirostris décrite d’après un $ initialement
conservé en alcool avec indication de provenance erronée : « Forest of San Juan, Mexico » (cf. Rehn,
1955), (Academy of natural Sciences, Philadelphia) ; Rio de Janeiro? de Pinheiro pour Rehnacridium
incognitum.
Fastigium du vertex à large dépression longitudinale sur la moitié apicale. Teinte générale
marron clair ; lignes noires de la tête disposées comme suit : 2 sur le dessus allant de l’extrémité du
fastigium au bord antérieur du pronotum ; 2 en oblique sur chacune des joues ; 4 sur la face, réunies
2 à 2 vers le bas ; enfin, 2 allant de la base des antennes jusqu’aux yeux. Disque du pronotum à 2 bandes
foncées. Ailes très fortement enfumées, l’extrémité claire ainsi qu’une bande le long du bord antérieur ;
espaces clairs plus grands chez la $ que chez le $ ; bande antérieure teintée de rougeâtre. Tibias posté¬
rieurs rouges à base brun clair chez le (J, bruns à face ventrale et face interne rouges chez la $.
La $ de Goiânia citée ci-dessous présente la particularité d’être bien plus petite que les autres
spécimens étudiés ; par ailleurs le fastigium, considéré de profil, est plus bas que le vertex alors qu’il
se trouve sensiblement au même niveau chez les autres exemplaires.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 <? — 5,5 15,5
5 ? 40,0-60,0 (50,7) 6,0-9,5 (7,8) 18,0-23,5 (19,5)
Signalisations antérieures : Brésil : Rio de Janeiro, Pinheiro (Costa Lima, 1942 ) — Goiâs :
Goyaz (à présent Goiânia) Rehn, 1920). — Argentine : Misiones (Liebermann, 1947).
Matériel étudié : 1 $, sans indication de provenance, MNP. — id., 1 $, ANSP. — Brésil :
Mato Grosso : Sinop, 12°31' S, 55°37' W, BR 163, km 500 à 600, 1 $, IX-1975 (O. Roppa et M. Alva-
rengà), MNP ; id., 2 $, X-1975 (M. Alvarenga), UMAA. — Goiâs : Goyaz (à présent Goiânia), 1 $,
citée par Rehn (1920), ANSP.
Bahia : Barrolandia (Belmonte), 1 <J 17/22-XII-1976 (J. Becker et M. Descamps ), MNP.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
15
Genre SINOP nov., (fig. 21)
Espèce type : Sinop gracilifemur. n. sp.
Distribution : Brésil Mato Grosso) ; fig. 131.
Caractéristiques principales :
— Allure élancée, la tête allongée et à peine élargie vers le bas.
— Pronotum allongé, la métazone nettement plus courte que la prozone.
le m
Fie. 21. — Sinop gracilifemur n. gen., n. sp., $.
Source : MNHN, Paris
16
MAR IUS DESCAMPS
— Saillie prosternale comprimée frontalement, longitudinale, rectangulaire, l’extrémité non
épaissie.
— Tibias postérieurs de longueur subégale à celle du fémur, à 7 épines régulièrement espacées
sur le bord externe.
— Lobes méso et métasternaux contigus.
— Extrémité des élytres aiguë (fig. ~23).
— Plaque sous-génitale $ à 2 lobes encadrant le guide-œuf (fig. 25).
— Valves supérieures de l’oviscapte divergentes et valves inférieures courbées vers le bas
(fig. 24, 25).
SINOP GRACILIFEMUR n. sp. (fig. 22-25)
Localité type : Brésil : Mato Grosso, Sinop ; holotype $, Univ. Michigan, Ann Arbor.
$. Holotype. Fastigium du vertex court, subtriangulaire, horizontal ; côte frontale étroite, non
sillonnée, à bords incurvés entre les antennes, excurvés au-dessus ; antennes légèrement élargies à
la base ; cerques allongés mais relativement courts ; fémurs postérieurs comprimés latéralement.
Teinte générale vert sombre ; une large bande latérale jaune partant de l’antenne et attei¬
gnant le genou postérieur ; antennes noires, les 6 articles terminaux blanchâtres sur l’une des faces,
noirs sur la face opposée ; sillons du pronotum noirs. Fémurs antérieurs et médians rouges, les tibias
bruns et les tarses ocre. Fémurs postérieurs brun sombre, sauf la bande inférieure claire sur l’aire
médiane externe ; genoux ocre ; tibias verts et tarses ocre. Ailes bleues à bord postérieur enfumé.
Abdomen vert foncé sur le dessus, parties latérales des tergites et face ventrale jaunâtres.
La $ paratype est un exemplaire jeune de même coloration que le type mais de teinte générale
brun clair.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
2 $ 28,5-30,7 5,5-6,3 15,0-16,6
Brésil : Mato Grosso : Sinop, 12°31' S, 55°37’ W, 1 $ holotype, 1 $ paratype, X-1974 ( M . alva-
renga), UMAA et MNP.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
17
Genre OPSHOMALA Serville, 1831
Opshomala Serville, 1831, p. 267. — Rehn et Eades, 1961, p. 4. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Chrosteipus Brunner, 1893, p. 137. — Giglio-Tos, 1898, p. 45. — Bruner, 1911, p. 89.
Espèce type : Opshomala viridis Serville, 1831.
Distribution : forêt atlantique du Brésil (Bahia, Espirito Santo, Rio de Janeiro) ; fig. 131.
Caractéristiques principales :
— Allure générale trapue.
— Fastigium du vertex triangulaire, un peu plus court que le plus grand diamètre de l’œil,
non rebordé (fig. 26, 27).
— Côte frontale ni déprimée, ni sillonnée au niveau de l’étranglement sus-ocellaire.
— Antennes épaisses, non ensiformes.
— Pronotum traversé par 4 sillons larges et profonds de coloration noire.
— Saillie prosternale épaisse, à extrémité bimamelonnée.
— Tibias postérieurs nettement plus courts que les fémurs, armés de 4 -7épines ; un grand
espace inerme entre la 4 e et la 5 e épine quand elle existe.
— Cerques çj, $ relativement courts, rectilignes.
— Plaque sus-anale subtriangulaire (fig. 28).
— Plaque sous-génitale $ à extrémité subtriangulaire (fig. 29).
— Valves de l’oviscapte fortes, à extrémité courbée et bord externe serrulé (fig. 30).
— Teinte générale vert sombre, à bande latérale claire.
OPSHOMALA VIRIDIS Serville, 1831 (fig. 26-30)
Opshomala viridis Serville, 1831, p. 267. — Rehn et Eades, 1961, p. 7.
Opsomala viridis, Burmeister, 1838, p. 610.
Opsomala varipes Serville, 1839, p. 588.
Chrosteipus varipes, Bruner, 1911, p. 89.
Localité type : inconnue pour O. viridis et erronée (Amérique septentrionale) pour O. varipes.
Extrémité des élytres atteignant généralement l’extrémité de l’abdomen et dépassant large¬
ment les genoux postérieurs. Teinte générale vert sombre sur le dessus, jaune ou jaunâtre à la face
ventrale ; une bande claire partant de la base de l’antenne et atteignant la hanche postérieure ; face
brune et antennes noires marquées de clair à l’extrémité ; pattes antérieures et médianes vert sombre ;
fémurs postérieurs en grande partie jaunes, sauf l’aire médiane externe verte et l’aire supéro-externe
vert-jaune ; genoux postérieurs verts à croissant brun et grande tache noire sur le lobe inféro-externe ;
genoux postérieurs vert-jaune à 1/3 apical rouge vif ; tarses postérieurs à articles 1 et 2 rouges, le 3 e vert ;
ailes enfumées, marquées de bleu à la base et le long du bord antérieur ; dessus de l’abdomen rouge
vif.
Remarques : l’exemplaire <$ de Linhares (Espirito Santo) présente sur le disque du pronotum
une bande claire très nette fragmentée en 6 taches, les genoux postérieurs sont marqués de rouge sur
le dessus et de noir sur les côtés.
— Une $ en provenance de l’état de Espirito Santo, aux genoux postérieurs également marqués
de rouge présente la particularité d’être pourvue d’organes du vol n’atteignant pas l’extrémité de
l’abdomen ; rapport longueur de l’élytre/longueur du fémur postérieur = 1,43 contre 1,57 à 1,74 chez
les autres exemplaires.
Source : MNHN, Paris
18
MARIUS DESCAMPS
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 $ 28,3-30,6 (29,3) 5,8-6,8 (6,3) 16,0-19,0 (17,7)
5 ? 29,5-41,0 (37,6) 8,0-9,2 (8,8) 20,5-24,0 (22,7)
Signalisations antérieures : Brésil : Bahia (Burmeister, 1838). — Rio de Janeiro (Bru-
ner , 1911). — Rio de Janeiro : Sâo Bento (Rehn et Eades, 1961).
Signalisations nouvelles : Brésil : Espirito Santo : Espirito Santo, sans autre précision,
1 $ (ex. coll. Finot), MNP. — Linhares, 1 çj, 21/24-1-1977 (J. Becker et M. Descamps), MNP.
Rio de Janeiro : H. Florestal, 1 $, 1932 (Y. Simoës), MNP. — Sernombeibo, 1 (J, 5-III-1968
(J. Becker), MNP. — Guanabara, 1 Ç, V-1968 (M. Alvarenga), UMAA. — Repressa Rio Grande, Gua-
nabara, 3 et 4 $ III et V-1978 {E. S. Lima) ; id. 1 <J, V-1978 {B. Silva), MNP.
Fig. 26-30. — Opshomala viridis Serville, 1831, <?, $. — 26. Extrémité de la capsule céphalique <J, exemplaire de Rio
de Janeiro. — 27. Le même, ex. de Espirito Santo. — 28, Plaque sus-anale <J. — 29. Plaque sous-génitale ?.—
30. Extrémité abdominale $.
Genre CHLOROHIPPUS Bruner, 1911
Bruner, 1911, p. 87. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Espèce type : Chlorohippus roseipennis Bruner, 1911.
Distribution : Bolivie , Brésil (Mato Grosso, Goiâs, Bahia Minas Gérais) ; fig. 131.
Caractéristiques principales :
— Fastigium du vertex subtriangulaire, un peu plus court que le plus grand diamètre de l’œil,
finement rebordé (fig. 31, 32).
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACR1DIDAE) 19
— Côte frontale fortement rétrécie au-dessus de l’ocelle, déprimée tout au long, sauf à la ren¬
contre du fastigium (fig. 33, 39).
— Antennes légèrement ensiformes.
— Pronotum traversé par 3 sillons très fins.
— Saillie prosternale comprimée frontalement, l’extrémité non épaissie et sans angles accusés
(fig. 35, 41).
— Extrémité des élytres aiguë.
— Bord externe des tibias postérieurs à 5-7 épines ; un espace légèrement plus grand que les
autres entre la 4 e et la 5 e épine à partir de l’apex.
— Cerques <? longs, rectilignes, de section subcirculaire, l’extrémité arrondie.
— Plaque sus-anale $ subrectangulaire, à bords latéraux incurvés et extrémité imparfaite¬
ment quadrilobée (fig. 37, 40).
— Valves de l’oviscapte régressées, les inférieures courbées vers le bas, les supérieures diver¬
gentes (fig. 34).
— Teinte générale vert clair.
CLÉ DES ESPÈCES
1 (2) Ailes roses à plage postérieure enfumée plus ou moins accentuée ; fastigium du vertex plus long et espace
interoculaire plus large ; ocelles latéraux non visibles du dessus (fig. 31, 32).
1. C. roseipennis Bruner, 1911
2 (1) Ailes violet clair, sans plage enfumée ; fastigium du vertex plus court et espace interoculaire plus étroit ;
ocelles latéraux visibles du dessus (fig. 38). 2. C. violaceipennis n. sp.
1. CHLOROHIPPUS ROSEIPENNIS Bruner, 1911 (fig. 31-37)
Bruner, 1911, p. 88. — Rehn, 1920, p. 249.
Localité type : Brésil : Mato Grosso, Chapada, near Cuyaba ; holotype $, Academy of natural
Sciences, Philadelphia.
L’espèce s’identifie très aisément grâce aux caractères mentionnés dans la clé ci-dessus. A noter
en outre : l’étranglement de la côte frontale situé avant le milieu de la distance comprise entre l’ocelle
médian et l’extrémité du fastigium ; partie de la côte frontale située au-dessus de l’étranglement
allongée, elliptique, à bords peu excurvés (fig. 33) ; saillie prosternale large (fig. 35) ; angle antérieur
des lobes latéraux du pronotum légèrement saillant vers l’avant.
Bords latéraux du fastigium du vertex plus ou moins fortement incurvés au niveau du milieu.
Teinte générale vert clair ; une bande jaune peu nette partant des articulations mandibulaires, à
peine perceptible sur les pleures et occupant la moitié inférieure de Taire médiane externe des fémurs
postérieurs. Antennes brun plus ou moins foncé, incomplètement annelées de clair dans la moitié
basale, les articles proximaux marqués de clair. Pattes antérieures et médianes verdâtres ou orange ;
pattes postérieures vert-jaune. Partie médiane des tergites abdominaux rouge, les parties latérales
et les sternites jaunes. Plaque sus-anale £ en grande partie jaune, marquée de rouge à la base.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
7 25,0-30,0 (26,8) 4,0-5,0 (4,4) 11,5-14,5 (12,4)
7 $ 32,0-38,0 (35,1) 5,3-6,5 (6,1) 14,3-17,5 (16,1)
Signalisations antérieures : Brésil : Mato Grosso ; Chapada dos Guimarâes (Cuiaba) (Bru¬
ner, 1911). — Goiâs : Goyaz (à présent Goiânia) (Rehn, 1920).
Source : MNHN, Paris
MARIUS DESCAMPS
Matériel étudié : Brésil : Mato Grosso : Tapirapes, 1 (Carvalho), UMAA. — Pôsto Jacaré,
Rio Xingu, 12°00' S, 53°22' W, 1 $ XI-1961 ( M. Alvarenga et Werner), UMAA. — Chavantina (on
Rio das Mortes), 14°54' S, 52°27' W, 1 $, XI-1961 ( M. Alvarenga et Werner), UMAA. — Gustavo
Dutra, 1 Ç, XI-1963 (M. Alvarenga), UMAA. — Chapada dos Guimarâes, 3 $, XI-1963 (M. Alvarenga),
UMAA ; id., 1 <? et 1 $, IX- 1978 (M. A. Monné, O. Roppa et J. Becker), MNP. — 110 km au Sud de
Campo Grande, 1 $, 20-1-1972 (M. Descanips), MNP.
Goiâs : Jatai, 2 et 6 $, XI-1897, X-1898 et sans précision de date (ex. coll. Finot), MNP.
Bahia : Chapada Diamantina, Mucuge, 3 (J et 4 $, 11/12-XII-1976 (J. Becker et M. Descamps),
MNP.
Minas Gérais : Curvelo, 3 (J et 3 Ç, XI-1977 (O. Roppa), MNP.
Fig. 31-37. Chlorohippus roseipennis Bruner, 1911. <J, $. — 31 et 32. Extrémité de la capsule céphalique $. — 33. Côte
frontale $ de face. — 34. Extrémité abdominale $. — 35. Saillie prosternale $. — 36. Plaque sous-génitale $. —
37. Plaque sus-anale <J.
Fig. 38-41. — Chlorohippus violaceipennis n. sp., <?, $. — 38. Extrémité de la capsule céphalique $. — 39. Côte fron¬
tale $ de face. — 40. Plaque sus-anale S- — 41. Saillie prosternale $.
2. CHLOROHIPPUS VIOLACEIPENNIS n. sp. (fig. 38-41)
Localité type : Bolivie : Prov. del Sara ; holotype allotype $ ; Academy of natural Sciences,
Philadelphia.
(J. Holotype. Se différencie aisément de l’espèce précédente comme indiqué dans la clé d’iden¬
tification ci-dessus. A noter en outre : l’étranglement de la côte frontale situé juste au milieu de la
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
21
distance comprise entre l’ocelle médian et l’extrémité du fastigium ; partie de la côte frontale située
au-dessus de l’étranglement plus courte que chez l’espèce type, à bords plus excurvés (fig. 39) ; saillie
prosternale plus étroite (fig. 41). Même coloration que chez C. roseipennis sauf les ailes et la partie
médiane des tergites abdominaux violettes ; plaque sus-anale <J violette ; pattes antérieures et médianes
orangées. Antennes ocre, étroitement annelées à la base, les articles proximaux marqués de noir.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 <J 31,0 5,0 13,5
2 $ 37,6-38,5 7,0 17,5-18,0
Bolivie : Prov. del Sara, 450 m, 1 $ holotype, 1 $ allotype, 2 (J et 8 $ paratypes (J. Steinbach),
ANSP. — Chiquitos, 1 $ paratype, 1834 ( d’Orbigny ), MNP.
Genre EUMECACRIS Descamps et Amédégnato, 1972
Descamps et Amédégnato, 1972, p. 531, fig. 92. — Amédégnato, 1974, p. 200 — Descamps, 1978,
p. 347.
Espèce type : Eumecacris rubrosignata Descamps et Amédégnato, 1972.
Distribution : amazonienne et guyanaise ; fig. 132.
Le genre Eumecacris comportait à ce jour 5 espèces (cf. Descamps, 1978), 4 autres sont décrites
ci-dessous. Il forme un ensemble bien homogène en ce qui concerne la morphologie et la coloration.
Les pièces génitales externes des <? et l’ornementation du pronotum procurent de bons caractères pour
la différenciation des espèces.
Caractéristiques principales du genre :
— Sillons du pronotum profonds, marqués de noir (fig. 42-49).
— Saillie prosternale transverse, comprimée frontalement, non épaissie à l’extrémité.
— Tibias postérieurs plus courts que les fémurs, à 4-6 épines à peu près régulièrement espacées,
sur le bord externe.
— Plaque sus-anale <? subcarrée, l’extrémité trilobée (fig. 50-57).
— Cerques (J épais et courbés vers le bas, parfois crescentiformes (fig. 64, 65).
— Plaque sous-génitale (J courte, le bord postérieur trilobé ou non (fig. 60-63).
— Valves supérieures de l’oviscapte divergentes.
— Valves inférieures de section subcirculaire, toujours courbées ventralement (fig. 58-59).
— Plaque sous-génitale $ à guide-œuf encadré de 2 lobes plus ou moins nettement bifides
(fig. 66, 67).
— Lobes latéraux du pronotum à ornementation rouge.
— Teinte générale verte, les élytres à réticulation rouge selon une bande longeant le bord anté¬
rieur (sauf E. rubrosignata).
— Tibias postérieurs toujours bleus.
Le matériel actuellement disponible permet la différenciation, à titre provisoire, de 4 groupes
d’espèces.
Groupe colombiana.
1. E. colombiana Descamps, 1978,
2. E. longivalva n. sp.
3. E. rubrosignata Descamps et Amédégnato, 1972.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERtNI (ORTH. ACRIDIDAE)
23
Ce groupe est caractérisé par les fémurs antérieurs et médians rouge orangé ; par l’ornemen¬
tation rouge des lobes latéraux du pronotum n’atteignant jamais le bord antérieur et séparée du bord
inférieur par une étroite bande d’une autre couleur (fig. 42, 43) ; enfin par l’extrémité de la plaque
sous-génitale trilobée. Les 3 espèces actuellement connues se répartissent dans le Nord-Ouest ama¬
zonien (centre du Napo) ; fig. 132.
Groupe tournavista.
4. E. collaris (Bruner, 1913).
5. E. palmivora Descamps, 1978.
6. E. tournavista n. sp.
Le groupe tournavista, proche du précédent, est caractérisé par les fémurs antérieurs et médians
verts, par l’ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum atteignant le bord inférieur et parfois
le bord antérieur (fig. 44-46) ; enfin par la plaque sous-génitale $ à lobe médian plus ou moins saillant.
Les 3 espèces actuellement connues sont ditribuées dans le Sud-Ouest amazonien ; fig. 132.
Groupe pygmaea.
7. E. pygmaea n. sp.
Ce groupe ne comporte actuellement qu’une seule espèce connue caractérisée par l’ornementa¬
tion rouge du pronotum d’un type spécial (fig. 47) ; par la plaque sous-génitale <J à extrémité non
trilobée et enfin par les lobes latéro-apicaux de la plaque sus-anale $ subspiniformes (fig. 55). L’espèce
est connue du centre du Napo.
Groupe crescentifer.
8. E. crescentifer Descamps, 1978.
9. E. reducta n. sp.
Ce groupe est très nettement caractérisé par les cerques (J crescentiformes (fig. 65) ; par la plaque
sous-génitale (J non trilobée et l’ornementation rouge du pronotum atteignant les bords antérieur et
inférieur. Répartition guyanaise.
Sympatrisme.
Un seul cas de sympatrisme nous est connu, il est relatif à 2 espèces de groupes différents :
E. colombiana et E. pygmaea qui ont été observées à 2 reprises dans les mêmes localités : Colonia et
rio Yubineto (Pérou : Loreto).
CLÉ DES ESPÈCES
1 (14) Cerques très allongés, plus de 4 fois plus longs que larges (fig. 64). 2
2 (9) Ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum n’atteignant pas le bord antérieur (fig. 42-44). 3
3 (4) Élytres monochromes, dépourvus de bande rouge longeant le bord antérieur.
E. rubrosignata Desc. et Amédég., 1972
4 (3) Bord antérieur des élytres longé d’une bande à réticulation rouge. 5
5 (8) Fémurs antérieurs et médians rouges ; ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum n’attei¬
gnant pas le bord inférieur. 6
6 (7) Valves inférieures de l’oviscapte bien plus courtes (fig. 58) ; angles latéro-postérieurs de la plaque
sus-anale plus étroits (fig. 50). 1. E. colombiana Descamps, 1978
7 (6) Valves inférieures de l’oviscapte bien plus longues (fig. 59) ; angles latéro-postérieurs de la plaque
sus-anale $ plus larges (fig. 51). 2. E. longivalva n. sp.
Source : MNHN, Paris
MARIUS DESCAMPS
8 (5) Fémurs antérieurs et médians verts ; ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum atteignant
le bord inférieur. 4. E. collaris (Bruner, 1913)
9 (2) Ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum atteignant le bord antérieur au moins au niveau
de l’angle inférieur. 10
10 (11) Taille très petite ; longueur du fémur postérieur = 10,0-10,5 (J, 12,5 mm $ ; ornementation rouge
du pronotum à bande inférieure et bande supérieure perpendiculaires à la bande longeant le bord
antérieur (fig. 47) ; plaque sus-anale $ fig. 55. 7. E. pygmaea n. sp.
11 (10) Taille plus grande ; longueur du fémur postérieur = 11,6-13,1 J, 14,6-15,5 mm Ç ; ornementation
rouge du pronotum d’un autre type (fig. 45, 46) ; plaque sus-anale $ (fig. 53, 54). 12
12 (13) Ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum contiguë au bord antérieur sur toute sa hauteur
(fig. 46); plaque sous-génitale (J à saillie médiane linguiforme (fig. 60).... 6. E. tournavista n. sp.
13 (12) Ornementation rouge du pronotum atteignant le bord antérieur au niveau de l’angle inférieur (fig. 45) ;
plaque sous-génitale à saillie médiane courte et large (fig. 61). 5. E. palmivora Descamps, 1978
14 (1) Cerques £ en forme de croissant, moins de 3 fois plus longs que larges (fig. 65). 15
15 (16) Ornementation rouge du pronotum contiguë au bord antérieur sur toute la hauteur (fig. 48) ; 1 ers ter-
gites abdominaux $ roses ; saillie médiane de la plaque sus-anale plus étroite (fig. 56).
E. crescenlifer Descamps, 1978
16 (15) Ornementation rouge du pronotum atteignant le bord antérieur au niveau de l’angle inférieur (fig. 49) ;
1 ers tergites abdominaux Ç bleus ; saillie médiane de la plaque sus-anale plus large (fig. 57).
9. E. reducta n. sp.
Les 2 espèces suivantes au sujet desquelles nous ne disposons d’aucune donnée nouvelle ne
sont connues que de la localité type :
Eumecacris crescentifer Descamps, 1978 : Guyane française, Pied Saut Parare (rivière Ara-
taye) ; c’est la seule espèce chez laquelle les premiers tergites abdominaux de la Ç ne soient pas verts.
Eumecaris rubrosignata Descamps et Amédégnato, 1972 : Colombie, Putumayo, Puerto Asis ;
c’est la seule espèce dépourvue de bande rouge le long du bord antérieur des élytres.
1. EUMECACRIS COLOMBIANA Descamps, 1978 (fig. 42, 50, 58)
Descamps, 1978, p. 348.
L’espèce n’était connue que par 2 exemplaires $ en provenance de Colombie : Amazonas : Rio
Igara Paranâ, 30 km en aval de La Chorrera ; Muséum national, Paris.
Signalisations nouvelles : Brésil : Amazonas : Tabatinga, 1 (J, VIII-1978 (B. Silva) ; id.,
1 $, XI-1977 (B. Silva) ; id., 1 <? et 2 $, IX/X-1978 (S. C. Peixoto), MNP.
Pérou : Loreto : amont confluent des rios Zumûn et Yahuasyacu (lieu-dit Colonia), 2 $ et 3 $,
20-V au 20-VI-1978 (M. Descamps) ; id., 5 (J et 4 $ XII-1979 et 1-1980 (M. Descamps), MNP. — Rio
Yubineto, 1 $, 1-VII au l-VIII-1978 (M. Descamps), MNP. — Rio Ampiyacu, Estirôn, 3 $ ,X-1981
(S. Poulain), MNP.
Chez les 2 exemplaires de Colombie d’après lesquels l’espèce a été décrite, l’ornementation
rouge des lobes latéraux du pronotum constitue un seul bloc plus pâle vers le milieu mais occupant
tout l’espace compris entre les sillons 1 et 2. Chez l’ensemble des autres spécimens, ce bloc est plus
ou moins nettement divisé en 2 parties séparées par une plage verdâtre ou légèrement rougeâtre.
Nous rapportons provisoirement à cette espèce 1 $ et 1 Ç en provenance de Tabatinga (B. Silva,
X-1977) s’écartant de l’ensemble de la série étudiée et de l’ensemble des spécimens connus du genre
Eumecacris par un type de coloration bien différent : teinte générale beaucoup plus pâle, en particu¬
lier la tête jaunâtre à traînées vertes ; lobes latéraux du pronotum sans ornementation rouge mais à
2 petites plages jaune orangé, peu distinctes, situées vers le bord inférieur ; fémurs antérieurs et médians
ocre jaune, ternes. Élytres à bord antérieur rouge comme chez les autres exemplaires.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
25
2. EUMECACRIS LONGIVALVA n. sp. (fig. 43, 51, 59, 62, 64)
Localité type : Brésil : Amazonas : Benjamin Constant ; holotype <J, allotype $, Museu
nacional, coleccâo Campos Seabra, Rio de Janeiro.
Même type de coloration et même ornementation que chez E. colombiana dont elle se différencie
immédiatement par la longueur exceptionnelle des valves de l’oviscapte, les inférieures en particulier
(comparer les figures 58 et 59) et par les angles latéro-postérieurs de la plaque sus-anale plus larges
(comparer les figures 50 et 51.)
A noter en outre : la taille plus grande, l’allure générale plus trapue, la tête plus grosse, la saillie
prosternale plus étroite, les tibias antérieurs et médians complètement verts et non teintés d’orange
sur la face interne à la l re paire et sur la face externe à la seconde comme chez E. colombiana.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
2 <? 26,5-27,0 4,5-4,7 13,5
2 Ç 33,5-35,0 6,2-6,5 17,2-17,5
Brésil : Amazonas : Benjamin Constant, 1 g holotype, 1 $ allotype, 3 (J et 3 $ paratypes, VIII,
IX/X-1979 (B. Silva) ; id., 1 $ paratype, VIII-1978 (B. Silva), MNRJ et MNP.
Pérou : Loreto : Rio Ucayali, Genaro Herrera, 1 $ paratype, XI-1981 (5. Poulain), MNP.
4. EUMECACRIS COLLARIS (Bruner, 1913) (fig. 44)
Copiocera collaris Bruner, 1913, p. 483.
Eumecacris collaris, Descamps et Amédégnato, 1972, p. 533. — Descamps, 1978, p. 347, note infrapaginale
L’espèce n’est connue que par la $ type en provenance de Bolivie (Provincia del Sara) et conser¬
vée à l’Académie de Philadelphie. Nous avons eu la possibilité de l’étudier.
L’Insecte paraît, au 1 er examen, proche du groupe colombiana en raison du fait que l’ornemen¬
tation rouge des lobes latéraux du pronotum n’atteint pas le bord antérieur. Cependant, le fait que
cette même ornementation atteigne le bord inférieur ainsi que la coloration verte des fémurs antérieurs
et médians contribuent à l’en écarter. Ces 2 caractères le rapprochent indiscutablement de E. tourna-
vista et E. palmivora auprès desquelles nous la classons.
5. EUMECACRIS PALMIVORA Descamps, 1978 (fi.g 45, 53, 61)
Descamps, 1978, p. 348.
Localité type : Brésil : Amazonas, Jutai, km 369 sur la route de Manaus à Porto Velho ;
holotype allotype $, Muséum national, Paris. L’espèce n’était connue que de la localité type.
Signalisation nouvelle : Pérou : Loreto, Pucallpa, Yarinacocha, 1 $, 12-VIII-1962 (IV. T.
Van Velzen), UMAA.
6. EUMECACRIS TOURNAVISTA n. sp. (fig. 46, 54, 60)
Localité type : Pérou : Huanuco : Tournavista ; holotype S, allotype Ç, Muséum national,
Paris.
Espèce très facilement identifiable en raison du processus linguiforme de la plaque sous-génitale
«J (fig. 60) ; l’ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum, d’un seul bloc, est du même
Source : MNHN, Paris
MAR IUS DESCAMPS
type que chez E. crescentifer
(comparer les fig. 46 et 48). E.
tournavista se différencie de cette dernière
espèce par les cerques (J allongés, non crescentiformes et par les 1 ers tergites abdominaux de la $ à
large bande dorsale bleue. Pattes vertes.
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
i <?
25,5
4,5
13,1
2 Ç
29,5-30,0
5,5
14,7-15,5
Pérou : Huanuco : km 37 route de Tournavista (Pucallpa), 1 £ holotype, 1 $ allotype et 4 $
paratypes, IX-1978 (M. Descamps ), MNP.
7. EUMECACRIS PYGMAEA n. sp. (6g. 47, 55, 63)
Localité type : Pérou : Loreto : Rio Yubineto ; holotype <J, allotype $, Muséum national,
Paris.
Espèce immédiatement identifiable en raison de sa très petite taille, de sa coloration vert très
foncé, presque brune, de l’ornementation rouge tout à fait particulière des lobes latéraux du prono-
tum (fig. 47) et de la plaque sus-anale (J bien caractéristique (fig. 55).
Fig. 60-63. — Plaques sous-génitales $ du genre Eumecacris, vue apicale. — 60. E. tournavista n. sp. — 61. E. palmi-
vora Descamps, 1978. — 62. E. longivalva n. sp. — 63. E. pygmaea n. sp.
Fig. 64-65. Cerques <J du genre Eumecacris. — 64. E. longivalva n. sp. — 65. E. crescentifer Descamps, 1978.
Fig. 66-67. — Lobe de la plaque sous-génitale $ du genre Eumecacris. 66. — E. crescentifer Descamps, 1978. — 67. E.
reducta n. sp.
Plaque sous-génitale pratiquement sans saillie du bord postérieur (vue apicale, fig. 63). Extré¬
mité du fastigium et de la côte frontale noires ; face verte ; une bande foncée, arquée traversant la
face au niveau de l’ocelle médian et atteignant la pronotum (absente chez la $) ; pattes antérieures
et médianes vertes, les tibias plus foncés que les fémurs ; fémurs postérieurs verts et genoux à face
interne très foncée.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
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Élytre
2 17,5-18,5
1 $ 25,0
Pronotum Fémur postérieur
3,5 10,0-10,5
5,0 12,5
Pérou : Loreto : Rio Yubineto, 1 (J holotype et 2 (J paratypes, 1-VII au l-VIII-1978 ( M. Des-
camps). — Confluent des rios Zumun et Yahuasyacu, 1 $ allotype, 20-V au 20-VI-1978 (M. Descamps),
MNP.
9. EUMECACRIS REDUCTA n. sp. (fig. 49, 57, 67)
Localité type : Brésil : Para : Santarém ; holotype <J, allotype $, Museu nacional, coleccâo
Campos Seabra, Rio de Janeiro.
Proche d ’E. crescentifer par les cerques <? crescentiformes (fig. 65) et la plaque sous-génitale
dépourvue de toute saillie (même faible) du bord postérieur. En diffère comme suit :
— taille nettement plus petite ;
— ornementation rouge des lobes latéraux du pronotum n’atteignant le bord antérieur qu’au
niveau de l’angle inférieur (comparer les fig. 48 et 49) ;
— lobule terminal de la plaque sus-anale (J de plus grande taille et lobules latéraux non tron¬
qués et redressés (comparer les fig. 56 et 57) ;
— lobes terminaux de la plaque sous-génitale $ à angle interne nettement moins saillant (com¬
parer les fig. 66 et 67) ;
— tergites abdominaux $ bleus ; seuls les 4 derniers marqués de bleu chez la $ d’E. crescen¬
tifer.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 22,0 3,7 11,5
1 $ 26,0 4,5 13,1
Brésil : Para : Santarém, 1 £ holotype, V-1978 (M. V. Cerdeira) ; id., 1 $ allotype, X-1978
(M. V. Cerdeira), MNRJ.
Genre COPIOTETTIX nov. (fig. 68)
Espèce type : Copiotetlix megacephala n. sp.
Distribution : Panama, Venezuela ; fig. 131.
Plus proche du genre Eumecacris que de Copiocera, le genre Copiotetlix présente les caractères
généraux suivants :
— Allure trapue et tête fortement élargie vers le bas.
— Pronotum court, la prozone un peu plus courte que la métazone.
— Une forte dépression longeant le bord antérieur du pronotum, marquée de noir comme les
sillons.
— Saillie prosternale linguiforme, comprimée frontalement, rétrécie de la base vers l’extré¬
mité (fig. 72, 73).
— Tibias postérieurs plus courts que les fémurs, à 6 épines à peu près régulièrement espacées
sur le bord externe.
— Plaque sus-anale (J subrectangulaire, à lobe terminal subtriangulaire (fig. 69).
Source : MNHN, Paris
MARIUS DESCAMPS
— Cerques (J longs, subrectilignes à extrémité très aiguë et inclinée vers l’intérieur (fig. 69).
— Plaque sous-génitale <? cupuliforme.
— Valves supérieures de l’oviscapte divergentes et valves inférieures courbées vers le bas
(fig. 70, 75).
— Plaque sous-génitale $ à 2 lobes peu distants (fig. 71).
— Lobes latéraux du pronotum et élytres sans ornementation rouge.
— Espace mésosternal large.
Fig. 68. — Copiotettix megacephala n. gen., n. sp., $.
CLÉ DES ESPÈCES
1 (2) Valves de l’oviscapte et cerques Ç bien plus courts (fig. 70) ; face et joues vertes ; lobes latéraux du
pronotum à très fine ligne jaune le long du bord inférieur. 1. C. megacephala n. sp.
2 (1) Valves de l’oviscapte et cerques $ bien plus longs (fig. 75) ; face et joues jaunes ; lobes latéraux du pro¬
notum largement teintés de jaune le long du bord inférieur. 2 . C. venezuelae n. sp.
1. COPIOTETTIX MEGACEPHALA n. sp. (fig. 69-73)
Localité type : Panama, Barro Colorado Island ; holotype allotype Ç, Univ. Michigan,
Ann Arbor ; n’est connue que de la localité type.
<?• Holotype. Côte frontale à bords un peu excurvés ; antennes filiformes, très fines, plus longues
que le fémur postérieur ; saillie prosternale triangulaire, à extrémité très étroite ; yeux relativement
saillants ; pronotum, considéré de profil, à bord supérieur rectiligne ; lobes métasternaux subconti¬
gus ; extrémité des élytres arrondie ; plaque sous-génitale, considérée de profil, à bord supérieur légè¬
rement excurvé.
Teinte générale vert foncé ; tête marquée de jaune comme suit : une petite plage au-dessus de
l’ocelle médian, une autre à la partie inféro-antérieure de l’œil, une 3 e à la face dorsale du fastigium
du vertex, une ligne au-dessous de la suture clypéale, une autre ligne à la partie inférieure des joues,
se prolongeant sur le bord inférieur des lobes latéraux du pronotum ; antennes noires à 2 articles api¬
caux clairs ; pleures vertes à suffusion jaune à la partie inférieure de l’épisterne mésothoracique ;
arcade des cavités coxales médianes et postérieures marquée de jaune ; fémurs antérieurs et médians
rouges, marqués de vert à l’extrémité ; tibias et tarses verts. Fémurs postérieurs à face interne et aire
inféro-externe rouges, le reste vert ; une plage prégéniculaire jaune à la face interne et sur l’aire supéro-
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
interne ; genoux postérieurs à plage jaunâtre sur le dessus et sur le lobe inféro-externe ; tibias posté¬
rieurs bleus ; dessus de l’abdomen bleu au milieu et jaune latéralement ; face inférieure jaune verdâtre.
Ailes bleues à bord postérieur légèrement enfumé.
$. Allotype. Lobes métasternaux distants ; même coloration que le <?, sauf l’abdomen à domi¬
nante rouge vif sur les sternites comme sur les tergites ; métathorax et 1 er tergite abdominal bleus ;
tergites 2 et 3 teintés de bleu ; une étroite bande bleue sur le bord postérieur des autres tergites ; pièces
génitales vertes, les paraproctes jaunes.
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
1 S 25,5
4,7
14,2
1 $ 38,5-40,3
7,0-7,1
18,7-19,5
Panama : Canal Zone, Barro Colorado Island, at light at laboratory, 1 holotype, 2-IX-1967
(O. J. Sexton) ; id., at light at station, 1 $ allotype et 2 $ paratypes, 2-VII-1967 ( E. Ortleb) ; id., at
light at station, 1 $ paratype, 19/23-VI-1968 (O. J. Sexton) ; id., 1 $ paratype, 5-VIII-1972 ( E. A.
Strauch) ; id., at light, 1 $ paratype, 7-VI-1977 (Silberglied Aiello), UMAA et MNP.
Fie. 74-75. — Copiolettix venezuelae n. gen., n. sp., $. — 74. Plaque sous-génitale. — 75. Extrémité abdominale.
2. COPIOTETTIX VENEZUELAE n. sp. (fig. 74, 75)
Localité type : Venezuela : Bolivar, Caicara-San Juan de Manapiare ; holotype $, Insti¬
tué de Zool. Agricola, Maracay. L’espèce n’est connue que de la localité type.
$. Holotype. Même allure et même type de coloration que C. megacephala dont elle diffère
comme indiqué dans la clé d’identification ci-dessus. A noter en outre : pronotum considéré de profil
à bord supérieur fortement incurvé au niveau du sillon typique ; face à bande transverse verte au-
dessus des antennes ; suture clypéale surmontée d’une bande sombre et soulignée d’une bande jaune
Source : MNHN, Paris
30
MAR IUS DESCAMPS
plus large ; une bande jaune courant à la partie inférieure de l’aire médiane externe des fémurs posté¬
rieurs mais n’atteignant pas l’extrémité.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 Ç 39,5 6,7 18,0
Venezuela : Bolivar : carretera Caicara-San Juan de Manapiare, km 168, 300 m, 1 $ holotype,
24-VI-1976 (J. Salcedo, M. Gelbez) ; IZAM.
Genre COPIOCERA Burmeister, 1838
Copiocera Burmeister, 1838, p. 611. — Kirby, 1910, p. 420. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Glaphyracris Walker, 1870, p. 653. — Kirby, 1910, p. 420.
Espèce type : Xiphicera erythrogastra Perty, 1834.
Distribution : du Honduras au Paraguay et du Pacifique à l’Atlantique ; fig. 133 et 134.
Kirby (1910) classe 7 espèces dans le genre Copiocera ; il y ajoute avec hésitation « C. ? haema-
tonota (Burmeister, 1838) » qui appartient en fait au genre Coscineuta 1 de la sous-famille des Procto-
labinae. Parmi les 7 espèces répertoriées en 1910, 2, Xiphicera erythrogastra Perty, 1834 et Gryllus
euceros Marschall, 1835 sont mises en synonymie après étude des types. Aux 6 espèces restantes s’ajoutent
6 autres décrites entre 1913 et 1978 (cf. liste ci-après). Nous avons pu réunir pour cette étude près
de 400 spécimens dont plus des 3/4 sont conservés au Muséum de Paris. Nous avons dénombré dans
cet ensemble 4 formes précédemment inconnues, ce qui porte à 16 le nombre d’espèces actuellement
reconnues.
Caractéristiques principales du genre :
— Fastigium du vertex court, subtriangulaire (fig. 84, 86).
— Antennes ensiformes ou filiformes (fig. 85, 87),
— Pronotum traversé par 3 fins sillons.
— Saillie prosternale comprimée frontalement, transverse, l’extrémité épaissie et à angles
faisant saillie latéralement.
— Extrémité des élytres largement arrondie.
— Bord externe des tibias postérieurs à 5-6 épines réparties en 2 groupes : 1 groupe apical
de 3 unités et 1 groupe proximal de 2-3 unités.
— Cerques £ longs, rectilignes ou à extrémité incurvée (fig. 77, 83).
— Plaque sus-anale £ subtriangulaire, à saillie postérieure linguiforme (fig. 79).
— Plaque sous-génitale Ç à extrémité subtriangulaire, sans lobes bien différenciés (fig. 78, 79).
— Valves de l’oviscapte régressées, les inférieures de section subcirculaire, rectilignes ou courbées
vers le bas, les supérieures plus ou moins divergentes (fig. 76, 82).
— Teinte générale brune ou verte ; abdomen à ornementation noire sur fond rouge ou jaune
à ornementation jaune sur fond bleu.
Les 16 espèces provisoirement reconnues se répartissent en 3 groupes parfaitement caracté¬
risés :
1. Grâce à l'amabilité de notre collègue et ami C. S. Carbonell, nous avons pu disposer d’une description
minutieuse faite par lui-même et d'une série d’excellentes photos du type. Il est apparu à l'évidence qu ’Acridium haema-
tonotum Burmeister, 1838 est synonyme d’Acridium marginale Walker, 1870. En conséquence, la combinaison Coscineuta
marginalis (Walker, 1870) (cf. Descamps, 1976) doit être remplacée par Coscineuta haematorwtum N. syn.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
31
Fig. 76-79. — Copiocera erythrogastra (Perty, 1834), (?, $. — 76. Extrémité abdominale $ de profil. — 77. Cerque <?.
— 78. Extrémité abdominale Ç, vue ventrale. — 79. Plaque sus-anale (J.
Fig. 80-81. — Copiocera specularis Gerstaecker, 1889, (J, Ç. — 80. Extrémité abdominale $. — 81. Cerque (J.
Fig. 82-83. — Copiocera nigricans (Walker, 1870), ?. — Extrémité abdominale $. — 83. Cerque <J.
Fig. 84-85. — Copiocera surinamensis Rehn, 1913, <J. — 84. Extrémité de la capsule céphalique. — 85, Base de l’antenne.
Fig. 86-87. — Copiocera matana n. sp., (J. — 86. Extrémité de la capsule céphalique. — 87. Base de l’antenne.
Groupe erythrogastra.
1. C. austera Gerstaecker, 1889 3. C. matana n. sp.
2. C. erythrogastra (Perty, 1834) 4. C. surinamensis Rehn, 1913
Cerques <$ et valves inférieures de l’oviscapte rectilignes (fig. 76, 77) ; côte frontale déprimée ;
antennes plus ou moins élargies à la base, jamais véritablement filiformes ; plaque sous-génitale $
sans saillie de part et d’autre du guide-œuf (fig. 78) ; coloration brune (sauf C. matana). Distribution :
de Panama à la forêt atlantique brésilienne (fig. 133).
Il s’agit d’un groupe extrêmement homogène ; seule C. surinamensis de distribution guyanaise
se détache de l’ensemble avec netteté. Les 3 autres espèces très proches morphologiquement ne peuvent
être séparées que sur la base de caractères chromatiques. C’est le seul groupe à être représenté dans
la Mata atlantica.
Source : MNHN, Paris
32
MARIUS DESCAMPS
Groupe specularis.
5. C. harroweri Hebard, 1924
6. C. specularis Gerstaecker, 1889
Cerques $ rectilignes et valves inférieures de l’oviscapte courbées vers le bas (fig. 80, 81) ; bord
antérieur du pronotum longé par une forte dépression généralement teintée de noir ; côte frontale
non déprimée ; antennes filiformes ; plaque sous-génitale $ à 2 petites saillies de part et d’autre du
guide-œuf ; coloration brune. Distribution : centraméricaine, du Honduras à l’Équateur ; atteint la
Colombie et l’Ouest du Venezuela (fig. 134).
Les 2 espèces constituant ce groupe ne peuvent être séparées que sur la base de caractères chro¬
matiques.
Groupe nigricans.
7. C. boliviana Bruner, 1920
8. C. cyanoptera Descamps, 1978
9. C. laeta Gerstaecker, 1889
10. C.l epida Gerstaecker, 1889
11. C. nigricans (Walker, 1870)
12. C. portentosa Desc. et Amédég., 1970
13. C. prasina Rehn, 1916
14. C. rubricrus n. sp.
15. C. rubriventris n. sp.
16. C. sinopensis n. sp.
Cerques (J à extrémité incurvée et valves inférieures de l’oviscapte courbées vers le bas (fig. 82,
83) ; côte frontale non déprimée (sauf C. nigricans) ; plaque sous-génitale $ à 2 petites saillies de part
et d’autre du guide-œuf (fig. 89, 95) ; antennes généralement filiformes ; coloration verte (sauf C. cyanop¬
tera et C. nigricans). Distribution : amazonienne et guyanaise (fig. 134).
Il s’agit d’un groupe nettement moins homogène que les précédents d’où se détachent avec
netteté les 2 espèces guyanaises (8 et 12), une espèce Nord-Ouest amazonienne (11) et une espèce
Sud-Ouest amazonienne (7). Les 3 espèces les plus orientales (10, 13 et 14) constituent un sous-groupe
plus homogène caractérisé par un type de coloration spécial : tergites abdominaux bleus sans trace
de rouge et de noir ; elles ne peuvent être différenciées que sur la base de caractères chromatiques.
Sympatrisme.
Le record du nombre d’espèces observées au même endroit est de 3 pour les localités de Pied
Saut en Guyane française et Ôbidos.
Pied Saut : C. surinamensis, C. cyanoptera et C. portentosa.
Ôbidos : C. austera, C. prasina et C. rubricrus.
Dans les 2 cas, la l re espèce citée appartient au groupe erythrogastra et les 2 autres au groupe
nigricans.
Huit autres localités ont une faune de Copiocerinae comportant une espèce du groupe erythro¬
gastra et une du groupe nigricans :
C. austera et C. nigricans à Contamano et Colonia (Pérou),
C. austera et C. lepida à Jutai et Manaus (Brésil),
C. austera et C. boliviana à Rurrenabaque (Bolivie),
C. austera et C. rubricrus à Manacapuru (Brésil),
C. erythrogastra et C. sinopensis à Sinop (Brésil).
Enfin 2 espèces du groupe nigricans sont connues de Fonte Boa : C. laeta et C. lepida et de
Estirôn sur le Rio Ampiyacu : C. nigricans et C. rubricrus.
Source : MNHN, Paris
Fig. 88-89. — Copiocera boliviana Bruner, 1920, S, $. — 88. Extrémité de la capsule céphalique (J. — 89. Extrémité
abdominale Ç.
Fig. 90-92. — Copiocera cyanoptera Descamps, 1978, (?. — 90. Extrémité de la capsule céphalique. — 91. Base de
l’antenne. — 92. Ornementation de l’abdomen.
Fig. 93. — Copiocera laeta Gerstaecker, 1889, ornementation de l’abdomen $. R, rouge ; J. jaune.
Fig. 94-98. — Copiocera nigricans (Walker, 1870), (J, $. — 94. Extrémité de la capsule céphalique $. — 95. Extrémité
abdominale $. — 96. Base de l’antenne <J- — 97. Ornementation de l’abdomen $. — 98. La même <J.
Fig. 99-101. — Copiocera portentosa Desc. et Amédég., 1970. $. — 99. Extrémité de la capsule céphalique. — 100. Base
de l’antenne. — 101. Ornementation de l’abdomen.
Fig. 102. — Copiocera rubriventris n. sp., ornementation de l’abdomen (J.
Fig. 103-104. — Copiocera sinopensis n. sp., <?. — 103. Extrémité de la capsule céphalique. — 104. Ornementation
de l'abdomen.
3
Source : MNHN, Paris
34
MAR TUS DESCAMPS
CLÉ DES ESPÈCES (<y, $)
1 (12) Cerques $ toujours rectilignes (fig. 77, 81). 2
2 (9) Valves inférieures de l’oviscapte rectilignes (fig. 76). 3
3 (4) Antennes très nettement élargies à la base et fastigium du vertex plus long, à extrémité plus étroite
(fig. 84, 85). Teinte générale brune. 4. C. surinamensis Rehn, 1913
4 (3) Antennes bien moins élargies à la base et fastigium du vertex plus court, à extrémité plus large (fig. 86,
87). 5
5 (6) Teinte générale verte. 3. C. malaria n. sp.
6 (5) Teinte générale brune. 7
7 (8) Fastigium du vertex et espace interoculaire (J noir ; une ligne vertico-occipitale noire se prolongeant
sur la carène médiane du pronotum. 2. C. erythrogastra (Perty, 1834)
8 (7) Pas de bande vertico-occipitale noire. 1. C. austera Gerstaecker, 1889
9 (2) Valves inférieures de l’oviscapte courbées vers le bas. Une large dépression, généralement marquée
de noir, longeant le bord antérieur du pronotum. 10
10 (11) Métanotum et 1 er tergite abdominal bleus ; aire inféro-interne des fémurs postérieurs brun sombre
6. C. specularis Gerstaecker, 1889
11 (10) Métanotum et 1 er tergite abdominal rouges ou jaunes ; aire inféro-interne des fémurs postérieurs
rouge ou jaune. 5. C. harroweri Hebard, 1924
12 (1) Cerques $ à extrémité incurvée ; valves inférieures de l’oviscapte toujours courbées vers le bas (fig. 82,
83). 13
13 (16) Ailes bleues depuis la base jusque vers le milieu, l’extrémité enfumée ainsi qu’une bande le long du
bord postérieur ; antennes très nettement élargies à la base. 14
14 (15) Teinte générale verte ; base des antennes de largeur subégale (<J) ou plus étroite ($) que l’espace inter-
oculaire ; face inférieure des fémurs postérieurs à aire interne rouge orangé et aire externe verte.. .
12. C. portentosa Descamps et Amédégnato, 1970
15 (14) Teinte générale brune ; base des antennes plus large que l’espace interoculaire ; face inférieure des
fémurs postérieurs brun foncé à étroite bande externe brun clair. 8. C. cyanoptera Descamps, 1978
16 (13) Ailes complètement enfumées ou marquées de bleu à la base seulement ; antennes filiformes.... 17
17 (26) Dessus des genoux postérieurs clair, jaune ou jaunâtre ; dessus de l’abdomen en grande partie rouge
ou rougeâtre. 18
18 (19) Teinte générale brune ; côte frontale déprimée longitudinalement. Métathorax, tergites abdominaux
et base des ailes non marqués de bleu. 11. C. nigricans (Walker, 1870)
19 (18) Teinte générale verte; côte frontale non déprimée. 20
20 (25) Métathorax, 1 ers tergites abdominaux et base des ailes teintés de bleu ; aires médiane-interne et inféro-
interne des fémurs postérieurs complètement rouges ; fastigium du vertex non marqué de rouge à
l’extrémité. 21
21 (22) Espace interoculaire très nettement plus large (fig. 103). 15. C. sinopensis n. sp.
22 (21) Espace interoculaire plus étroit (fig. 88). 23
23 (24) Taille plus grande, fémur postérieur $ > 15,0 mm ; longueur de la métazone du pronotum subégale
à la distance comprise entre le bord antérieur et le 2 e sillon_ 7. C. boliviana Bruner, 1920
24 (23) Taille plus petite, fémur postérieur < 14,0 mm ; longueur de la métazone du pronotum subégale
à la distance comprise entre le bord antérieur et le 1 er sillon. 15. C. rubriventris n. sp.
25 (20) Métathorax, 1 ers tergites abdominaux et base des ailes non teintés de bleu ; aire médiane-interne et
inféro-interne des fémurs postérieurs rouges à la base, vertes à l’extrémité ; fastigium du vertex teinté
de rouge à l’extrémité. 9. C. laeta Gerstaecker, 1889
26 (17) Dessus des genoux postérieurs vert foncé ; dessus de l’abdomen bleu. 27
27 (28) Fémurs antérieurs et médians rouges. Fémurs postérieurs verts, l’aire inféro-interne parfois marquée
de rouge à la base. 10. C. lepida Gerstaecker, 1889
28 (27) Fémurs antérieurs et médians rouges à la base, verts à l’extrémité. 29
29 (30) Fémurs postérieurs complètement verts. 13. C. prasina Rehn, 1916
30 (29) Fémurs postérieurs à face interne complètement rouge vif. 14. C. rubricus n. sp.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
35
1. COPIOCERA AUSTERA Gerstaecker, 1889
Copiocera austera Gerstaecker, 1889, p. 36. — Bruner, 1913, p. 482 ; 1920, p. 67 (en partie). — Rehn 1916
p. 290.
Copiocera erythrogastra, Bruner, 1906, p. 155.
Copiocera surinamensis, Rehn, 1916, p. 289.
Copiocera sp., Descamps, 1979, p. 316.
Localité type : Pérou : Iquitos ; holotype $, Ernsts-Moritz-Arndt Univ., Greifswald.
Distribution : de Panama à la Bolivie et des Andes au Bas Amazone ; fig. 133.
Taille relativement grande ; teinte générale brun-rouge ; couleur de fond de l’abdomen jaune ;
genoux postérieurs brun-noir, la face supérieure non ou à peine marquée de jaunâtre ; pas de ligne
vertico-occipitale noire ; côte frontale typiquement déprimée à la partie inférieure, puis finement
sillonnée jusqu’au niveau de sa rencontre avec le fastigium du vertex.
Parmi les spécimens à notre disposition, seuls ceux de Colonia (confluent des rios Zumun et
Yahuasyacu) au Nord-Est d’iquitos correspondent à cette description.
Nous rapportons provisoirement à la même espèce un grand nombre d’insectes provenant de
localités réparties au travers du bassin amazonien (fig. 133). Généralement de taille plus petite, ils
diffèrent du type et des spécimens de Colonia a) par la teinte générale brun plus clair, b) par les genoux
postérieurs à grande tache jaune bien nette sur le dessus et face externe brunâtre, touchée de jau¬
nâtre, c) par la côte frontale présentant juste au-dessous du fastigium un petit espace étroit et non
sillonné (exceptions), d) par la teinte de fond de l’abdomen rouge (exceptionnellement jaune). Peut-être
s’agit-il de 2 espèces que nous ne sommes pas en mesure de différencier.
Remarque : les 2 exemplaires de Jutai (1 et 1 $) sont remarquables par leurs antennes complè¬
tement noires (y compris l’extrémité) chez le <J, brunes tachetées de jaune chez la $.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
10 23,2-31,0 (26,1) 4,5-6,0 (4,9) 13,0-17,0 (14,5)
10 ? 33,5-42,5 (37,5) 6,5-7,6 (7,1) 17,5-21,0 (19,1)
Matériel étudié :
Panama : Darien, 1 $ ( Geay ), MNP.
Colombie : Boyaca : Muzo, 1 $ (A. Maria), ANSP. — Meta : Villavicencio, 1 $, IV-1920, 1 <?,
1924 [A. Maria.), ANSP. — Vaupés : Bocas del Ariari, 1 <J, 10/13-XII-1970 [M. Descamps), MNP.
Trinidad : Trinidad, 1 $ (H. D. Chipman) UMAA, citée comme C. erythrogastra par Bruner,
(1906).
Guyana : Demerara, 1 <J, 1901, UMAA.
Pérou : Loreto : Iquitos, 1 Ç holotype, EMAU. — Contamano, Rio Ucayali, 2 <J, X/XI1-1912,
ANSP. — Amont du confluent des rios Zumûn et Yahuasyacu (lieu-dit Colonia), 2 et 3 $, XII-1979
et 1-1980 (M. Descamps), MNP.
Brésil : Roraima : Ilha de Maracâ, 7 et 14 $, VI-1981 (M. Descamps), INPA et MNP.
Amazonas : Tefé, 1 <J, 30-1-1920 (H. S. Parish), ANSP. — Manaus-Itacoatiara, km 64, 1 c?,
18/21-X-1977 (M. Descamps), MNP. — Manacapuru, 2 $ et 1 Ç, 9/11-XI-1977 (M. Descamps), MNP.
Jutai, km 369 sur la route de Manaus à Porto Velho, 1 $, X/XI-1977 (M. Descamps), MNP ; id., 1
IX-1978 (J. Becker et B. Silva), MNP. — Tabatinga, 1 c?, IV-1978 (L. G. Pereira), MNP. — Réserva
biologica do Cuieiras, 50 km N. Manaus, 2 $, IX/X-1979 (M. Descamps) ; id., 2 <J et 2 Ç, 15-IV au
15-V-1981 (M. Descamps), INPA et MNP.
Para : Peixe Boi, east of Paré (à présent Belém), 1 <?, XI/XII-1907 (H. B. Merrill), cité par
Rehn (1916) comme C. surinamensis, ANSP. — Sâo Félix do Xingu, 1 Ç, 29/30-IX-1975 [J. Boudard),
Source : MNHN, Paris
36
MARIUS DESCAMPS
MNP. — Ôbidos, 1 <J, 11-1921 (5. M. Klages), ANSP ; id., 2 et 1 $, IV et IX-1978 (B. Silva), MNP.
- Santarém, 1 <? et 1 ?, X-1978 {M. Cerdeira), MNP.
Rondônia : Cachoeira do Samuel, Rio Javari, 1 3, IV/V-1944 ( Parko), UMAA. — Madeira-
Mamoré Railroad, Camp 41, Rio Madeira, 1 $ ( Mann et Baker) citée par Rehn (1916). ANSP.
Bolivie : Villa Bella, 3 ?, 10/21-X-1909 (J. D. Haseman), citées par Bruner (1913), ANSP.
— Quatro Ojos, Dept. Sta Cruz, 300 m, 1 <$, XI-1913 (J. Steinbach), ANSP. — Las Juntas Dept.
Sta Cruz, 250 m, 1 (J et 2 $, XII-1913 (J. Steinbach), citées par Bruner (1920), ANSP. — Rurrena-
baque, 227 m, at light, 1 Ç, 1/10-X-1956 (L. E. Pend), UMAA.
2. COPIOCERA ERYTHROGASTRA (Perty, 1834) (fig. 76-79)
Xiphicera erythrogastra Perty, 1834, p. 122.
Gryllus euceros Marschall, 1835, p. 216. N. syn.
Copiocera erythrogastra, Burmeister, 1838, p. 612.
Copiocera austera, Bruner, 1911, p. 89.
Localité type : Brésil : in montibus Prov. Minarum ; lectotype $, Zoologische Staatsammlung,
München. Gryllus euceros, holotype <J, Naturhistorisches Muséum, Wien.
Distribution : Brésil : Minas Gérais, Rio de Janeiro, Mato Grosso ; fig. 133.
La synonymie établie ici après étude des types avait été considérée comme probable par Bruner
(1906) et Rehn (1920).
Teinte générale brun foncé ; fastigium du vertex noir et ligne vertico-occipitale de même cou¬
leur se poursuivant sur le pronotum (surtout marquée chez les <J) ; dessus des genoux postérieurs
rouge corail ; côte frontale très fortement déprimée jusqu’à sa rencontre avec le fastigium du vertex.
L’espèce très proche morphologiquement de C. austera Gerstaecker, 1889 et de C. matana n. sp.,
s’en différencie par l’ornementation noire du dessus de la tête. Elle nous est connue des états de Rio
de Janeiro d’où provient selon toute vraisemblance le type de Gryllus euceros et de l’état de Minas
Gérais d’où provient le type de Xiphicera erythrogastra.
Nous y rapportons provisoirement des spécimens du Mato Grosso différant des précédents par
l’allure générale un peu plus trapue, par la coloration noire du fastigium s’étendant en plage jusqu’en
arrière de l’espace interoculaire chez le <J, par la côte frontale un peu plus étroite au niveau de sa jonc¬
tion avec le fastigium et par le dessus des genoux postérieurs jaune.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 S 24,6-29,5 (27,4) 4,6-6,0 (5,4) 13,5-15,8 (14,9)
5 $ 35,7-39,5 (36,9) 6,8-8,0 (7,3) 17,5-21,0 (19,0)
Matériel étudié :
Brésil : Mato Grosso : Sinop, 12»31' S, 55°37' W, 5 $ et 3 $, X-1973, 74 et 75 (AT Alvarenga),
UMAA et MNP ; id., 1 XI-1975 ( M. Alvarenga et O. Roppa), MNRJ. — Chapada dos Guimarâes,
1 <$, IX-1978 (J. Becker, M. A. Monné et O. Roppa), MNP. — Corumbâ, 1 $, rapportée avec doute
à cette espèce, UMAA.
Rio de Janeiro : Rio de Janeiro ?, 1 c? holotype de Gryllus euceros, NMW. — Rio de Janeiro,
1 <?, UMAA ; id., 1 $, Nov., ANSP, citée comme C. austera par Bruner (1911). — R. Bandeirantes,
1 $, 19-1-1961 (N. Santos), UMAA. — Sernombeibo, 1 (J et 1 $, 5-III-1968 (J. Becker). MNP.
Minas Gérais : 1 $ lectotype de Xiphicera erythrogastra, ZSM.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (OTRH. ACRIDIDAE)
37
3. COPIOCERA MATANA n. sp. (fig. 86, 87)
Localité type : Brésil : Espirito Santo : Linhares ; holotype <$, allotype $, Muséum national,
Paris.
Distribution : Brésil : Mata atlantica (Bahia, Espirito Santo) ; fig. 133.
Diffère de l’ensemble des espèces du groupe erythrogastra par sa coloration générale franche¬
ment verte et par ses fémurs antérieurs rouge vif ; teinte de fond de l’abdomen rouge, exceptionnel¬
lement jaune ; dessus des genoux postérieurs jaune ; fastigium du vertex brun-noir et espace inter-
oculaire vert.
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
5 S
25,6-32,0 (28,1)
5,0-6,5 (5,6)
15,2-18,0 (16,3)
5 $
35,5-39,4 (37,1)
6,8-8,0 (7,4)
18,2-21,2 (19,8)
Matériel étudié : 43 ç? et 47 $ (88 paratypes) :
Brésil : Bahia : Alcobaca, 30 km W, 1 $, 27-XI-1974 {H. R. Roberts et C. S. Carbonett), ANSP.
— Barrolandia (Belmonte) 16 (J et 8 Ç, 27-XI1-1976 au 5-1-1977 (J. Becker et M. Descamps), MNP.
- Itamaraju, 4 et 2 $, 14/17-1-1977 (J. Becker et M. Descamps), MNP ; id., 1 <J, III-1978 (C. A. Sea-
bra, O. Roppa et M. A. Monné), MNRJ. — Entre Itamaraju et Prado, 2 $, 18/19-1-1977 (J. Becker
et M. Descamps) MNP.
Espirito Santo : Linhares, 2 (J, V-1968 (F. M. Oliveira) ; id., 1 $, IX-1972 (M Alvarenga), UMAA ;
id., 2 <J, et 10 $ 30-XI/1-XII-1974 (H. R. Roberts et C. S. Carbonell), ANSP ; id., 1 J holotype, 1 Ç
allotype, 8 $ et 20 Ç, 21/24-1-1977 (J. Becker et 1 Vf. Descamps) ; id., 3 et 2 Ç, X-1978 (M. Descamps),
MNP ; id., 3 <? et 1 $, X-1978 (B. Silva), UMAA. - Jaguara, 2 $, III-1978 (C. A. Seabra, O. Roppa
et M. A. Monné), MNRJ.
4. COPIOCERA SURINAMENSIS Rehn, 1913 (fig. 84, 85)
Rehn, 1913, p. 94. — Bruner, 1920, p. 65. — Descamps et Amédégnato, 1970, p. 878. — Descamps,
1978, p. 344.
Localité type : Surinam ; holotype $, Academy of natural Sciences, Philadelphia.
Distribution : Guyanes ; fig. 133.
L’espèce se sépare très aisément des autres représentants du groupe erythrogastra par ses antennes
très nettement plus élargies à la base (comparer les figures 85 et 87), par le fastigium du vertex plus
long et plus étroit à l’extrémité (comparer les fig. 84 et 86), enfin ,par la côte frontale réduite à une
étroite côte non sillonnée bien avant sa rencontre avec le fastigium.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 S 23,6-26,5 (25,1) 4,5-5,0 (4,8) 13,5-14,6 (14,2)
5 Ç 35,4-39,0 (37,0) 6,6-7,5 (6,9) 17,5-19,5 (18,6)
Matériel étudié :
Surinam : Surinam, 1 $ holotype, ANSP. — Moengatapoe-Wia Wia, 1 $, 15-X-1948 (D. C. Gei-
jskes), RNHL. — Pohigron, at light, 1 ?, 12-XI-1963 (D. C. Geijskes), RNHL. — Coeroeni-Ciland
1 çj, 26-VIII-1959 (D. C. Geijskes). — Kappelsavanne, 1 3, 14-III-1958, CW.
Source : MNHN, Paris
38
MARI
Guyane française : Mana River, 2 V et VI-1917, ANSP. — Nouveau Chantier, 1 et
1 $ (ex. coll. Le Moult), MNP. — St-Jean-du-Maroni, 2 «J et 2 $ (ex. coll. Le Moult), MNP. — St-Laurent-
du-Maroni, 2 $ (ex. coll. Le Moult), MNP. Approuague, riv. Arataye, Pied Saut Parare, 9 <J et 9 $,
VIII/IX-1977 (M. Descamps), MNP.
5. COPIOCERA HARROWERI Hebard, 1924
Hebard, 1924, p. 120.
Localité type : Panama : Gatun ; holotype Ç, allotype (J, Academy of natural Sciences, Phila¬
delphia.
Distribution : Panama, Colombie, Venezuela ; fig. 134.
L’espèce est extrêmement proche de C. specularis Gerstaecker, 1889 mais s’en différencie très
aisément par les caractères suivants : métathorax et 2 premiers tergites abdominaux non teintés de
bleu, de la même couleur que le reste de l’abdomen, généralement rouges mais parfois jaunes ; — ailes
très légèrement (presque imperceptiblement) teintées de violet à la base ; — aires médiane interne
et inféro-interne des fémurs postérieurs rouges, parfois jaunes.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 <? 28,0-33,0 (30,5) 5,3-5,9 (5,4) 15,4-17,9 (16,2)
5 Ç 40,0-46,5 (43,1) 8,0-8,4 (8,1) 20,2-21,7 (21,1)
Matériel étudié :
Panama : Gatun, Canal Zone, 1 <J paratype, 12/15-VI1-1916 (D. E. Harrower), ANSP. — Barro
Colorado Isl., 1 $, 24-XII-1933 (J. D. et H. Hood), ANSP ; id., 1 <?, 18-V-1926 (F. M. Gaige), UMAA ;
id., 1 <$, 1956 (Ch. Grégoire), CW ; id., 1 $, 15/16-1-1967 (/. J. CantraU), UMAA ; id., 1 $, at light,
ll-VI-1977 ( Silberglied et Aiello), UMAA. — Progreso, Chiriqui Prov., 1 <J, 29-IV-1923 (F. M. Gaige),
UMAA.
Colombie : Antioquia : Chigorodo, Rio Leon, 1 <?, 11/17-IV-1965 (H. Marin), ANSP. — Côr-
doba : Hacienda El Torno de Matamoros, entre Monteria et Tierra Alta, 4 Q, 1-1-1968 (M. Descamps),
MNP.
Venezuela : Tachira : La Fria, 2 $, 14-IV-1920 (J. et E. B. Williamson), UMAA.
6. COPIOCERA SPECULARIS Gerstaecker, 1889 (fig. 80, 81)
Gerstaecker, 1889, p. 35. — Rehn, 1905, p. 417.
Localité type : Panama : Chiriqui ; lectotype Ernsts-Moritz-Arndt Univ., Greifswald.
Distribution : Costa Rica, Panama, Équateur ; fig. 134.
L’espèce est remarquable par les cerques du (J rectilignes et les valves inférieures de l’oviscapte
courbées vers le bas ; ces 2 caractères ne sont partagés qu’avec C. harroweri Hebard, 1924.
Teinte générale brune ; bord antérieur du pronotum frangé de jaunâtre : dépression faisant
suite au bord antérieur du pronotum teintée de noir ainsi que les 3 sillons ; aires médiane interne et
inféro-interne des fémurs postérieurs brun sombre ; métathorax et 2 premiers tergites abdominaux
bleus ; reste de l’abdomen rouge à ornementation noire en bandes verticales étroites et peu élevées ;
ailes enfumées, largement marquées de bleu à la base ; dessus des genoux postérieurs jaune, la face
interne brun sombre, la face externe brun clair.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. CARIDIDAE)
39
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
14.5- 17,6 (15,4)
18.5- 20,7 (19,8)
5 <? 25,2-31,6 (27,8)
5 ? 38,5-41,6 (40,2)
4,6-6,0 (5,2)
7,5
Matériel étudié :
Costa Rica : Turrialba, 1 ( Schild et Burgdorf), ANSP. — Pozo Azul, 1 et 1 $, ANSP. —
Quebrada del Sonador, 1 $ (R. Montandon), MNP. — Siquirres, 1 Ç, 3-VII-1909, ANSP. — Estrella
Valley, 1 <J, 22-IV-1916 ( C. H. Lankester), ANSP. — Limôn, 7 km W, Guapiles, at Rio Toro Amarillo,
1 $, 22-VI11-1964 (S. P. Hubbell), UMAA. — Puntarenas Prov. Osa Peninsula, 5 mi. SW Rincôn,
08°42' N, 83°29' W, 1 (?, 8-VIII-1968 (H. Hespenheide), UMAA. — Osa Peninsula, Corcovado National
Park, 1 <J, 13/23-111-1978 {D. H. Jenzen), ANSP.
Panama : Chiriqui, 1 <J lectotype, EMAU.
Équateur ? : Quito ?, 1 Ç, 1930 (R. Benoist), MNP.
7. COPIOCERA BOLIVIANA Bruner, 1920 (fig. 88, 89)
Copiocera boliviana, Bruner, 1920, p. 67.
Copiocera austera Bruner, 1920, p. 67 (en partie).
Copiocera erythrogastra Rehn, 1916, p. 289.
Localité type : Bolivie : Las Juntas ; holotype <$, Academy of natural Sciences, Philadel¬
phia.
Distribution : Sud-Ouest amazonienne ;fig. 134.
Espèce d’assez grande taille ne pouvant être confondue en raison de sa coloration verte, de la
teinte rougeâtre du dessus de l’abdomen et du dessus des genoux postérieurs clairs qu’avec C. laeta
Gerstaecker, 1889, C. sinopensis n. sp. et C. rubriventris n. sp.
Se différencie de C. laeta par le dessus de l’abdomen non franchement rouge et marqué de bleu
sur les 1 ers tergites, par la présence d’une plage prégéniculaire jaune bien nette à la face interne des
fémurs postérieurs, par les aires médiane interne et inféro-interne des fémurs postérieurs complète¬
ment rouges et par la côte frontale nettement plus large.
Se différencie de C. sinopensis par le dessus de l’abdomen non franchement rouge et par l’espace
interoculaire nettement plus étroit.
Se différencie de C. rubriventris par sa taille nettement plus grande, le dessus de l’abdomen
non franchement rouge et la métazone du pronotum subégale à la distance comprise entre le bord
antérieur et le 2 e sillon.
Se rapproche également de C. nigricans, espèce de couleur brune du Nord-Ouest amazonien
mais s’en écarte, outre sa coloration, a) par la côte frontale plus large, plus excurvée au-dessus des
antennes, non sillonnée ; b) par les valves supérieures de l’oviscapte plus divergentes (comparer les
fig. 89-95).
Métathorax et 2 premiers tergites abdominaux teintés de bleu ; tergites suivants roses ; plages
latérales claires de l’abdomen de coloration jaune ou jaunâtre chez les exemplaires du Pérou, jaune
ou rougeâtre chez les spécimens de Bolivie.
Le type et bon nombre d’exemplaires de Bolivie sont marqués d’une ligne brun rougeâtre sur
la carène médiane du pronotum ; nos spécimens du Pérou en sont dépourvus.
5 3
5 ?
Élytre
27,3-33,1 (30,3)
5,5-6,1 (5,9)
7,2-8,0 (7,5)
Pronotum
Fémur postérieur
15,5-18,5 (17,4)
18,2-20,0 (19,2)
34,2-40,7 (38,3)
Source : MNHN, Paris
MARIUS DESCAMPS
Matériel étudié :
Pérou : Cusco : Avispa on Rio Madré de Dios, 3 $, 10/20-IX-1962 (L. E. Pend), UMAA. —
Loreto : km 25 et km 40 sur la route de Tournavista (Pucallpa), 5 çj et 6 $, IX-1978 ( M. Descamps),
MNP.
Bolivie : Las Juntas, 1 holotype, UNSP. — Mapiri, 1 $, MNP. — Chiquitos, 1834, 1 $ ( d’Or -
bigny), MNP. — Prov. del Sara : 450 m, 1 et 11 $ (J. Steinbach), ANSP. — Buena Vista, 1 (J [J. Stein-
bach), ANSP. — Rio Japacani, E. Bol., 1 $, 11-1915 (J. Steinbach), citée par Bruner (1920) comme
C. austera, ANSP. — Rurrenabaque, 227 m, 4 $, 1/30-X-1956 (L. E. Pend), UMAA.
Brésil : Rondônia : Abuna, Rio Madeira, 1 $ ( Mann et Baker), citée par Rehn (1916) comme
C. erythrogastra, ANSP.
8. COPIOCERA CYANOPTERA Descamps, 1978 (fig. 90-92)
Descamps, 1978, p. 345.
Localité type : Guyane française : riv. Arataye, Pied Saut Parare ; holotype (J, allotype Ç,
Muséum national, Paris. L’espèce n’est connue que de la localité type.
Se différencie très aisément de la seule autre espèce de coloration brune du groupe nigricans
[C. nigricans) par les antennes ensiformes (comparer les fig. 91 et 96), par le fastigium du vertex plus
long (comparer les fig. 90 et 94), par le métathorax et la partie médiane des tergites abdominaux bleus,
par les ailes en grande partie bleues, par l’ornementation noire sur fond ivoire à jaunâtre des parties
latérales de l’abdomen (comparer les fig. 92 et 97) et par la côte frontale non déprimée.
Teinte générale brun clair ; antennes rouges à bande longitudinale noire, l’extrémité (4 articles)
jaune ; pattes antérieures rougeâtres ; une bande brun foncé allant de la hanche antérieure à la hanche
postérieure. Aire médiane interne des fémurs postérieurs rouge vineux ; aire inféro-interne brun rou¬
geâtre ; une grande plage prégéniculaire claire à la face interne ; genoux postérieurs bruns à face interne
noire ; tibias rougeâtres. Valves inférieures de l’oviscapte relativement peu courbées.
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
4 <?
30,6-32,5
6,0-6,4
17,4-17,6
1 ?
38,7
8,4
19,5
9. COPIOCERA LAETA Gerstaecker, 1889 (fig. 93)
Gerstaecker, 1889, p. 35.
Localité type : Brésil : Fonte Boa ; holotype <J, Ernsts-Moritz-Arndt Univ., Greifswald.
L’espèce ne nous est connue que par le type.
Seule espèce du groupe nigricans de coloration verte et à dessus des genoux postérieurs jaune
à présenter les caractères suivants : absence de plage prégéniculaire à la face interne des fémurs posté¬
rieurs ; métathorax et 1 ers tergites abdominaux non teintés de bleu ; aires inféro-interne et médiane-
interne des fémurs postérieurs bicolores : rouges à la base, vertes à l’extrémité. Ces caractères permettent
de la différencier de C. boliviana, C. sinopensis et C. rubriventris.
Du fait de l’absence de teinte bleue sur les tergites abdominaux, se rapproche de C. nigricans,
seule autre espèce du groupe à présenter ce caractère ; s’en différencie aisément par sa coloration verte
et sa côte frontale non déprimée.
A noter en outre : le fastigium touché de rouge, les pattes antérieures et médianes rouge vif,
la présence d’une tache jaune bien nette sur les parties latérales de chaque tergite.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 $ 26,5 5,2 15,4
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI ORTH. ACRIDIDAE)
41
10. COPIOCERA LEPIDA Gerstaecker, 1889
Gerstaecker, 1889, p. 34.
Localité type : Brésil : Fonte Boa ; lectotype (J, Ernst-Moritz-Arndt Univ., Greifswald.
L’espèce n’était connue que par les 2 exemplaires $ et $ décrits par Gerstaecker : Fonte Boa et
Ega (à présent Tefé).
Distribution : Brésil (Amazonas, Rondônia), Paraguay ; fig. 134.
L’espèce est remarquable par sa coloration vert foncé, par l’absence de toute trace de rouge
sur l’abdomen et par le dessus des genoux postérieurs concolore ou non entièrement clair. Elle partage
ces caractères avec C. prasina Rehn 1906 et C. rubricrus n. sp. dont elle s’écarte par les fémurs anté¬
rieurs et médians entièrement rouges.
Fémurs postérieurs entièrement verts ; parfois une traînée rouge à la face inférieure, plus ou
moins étendue mais n’atteignant jamais l’extrémité : lectotype (Fonte Boa), exemplaire du Paraguay,
majorité des spécimens de Porto Velho ; généralement une ligne brun rougeâtre sur la carène médiane
du pronotum, non décelable sur le lectotype, incomplète sur les exemplaires de Manaus. Dessus de
l’abdomen bleu-vert, virant au vert-jaune latéralement chez la $ ; vert à plages latérales ocre bordées
de noir chez le Genoux postérieurs à croissant brun et tache claire sur le lobe inféro-externe ; face
interne noire.
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
5 <?
23,0-27,2 (25,2)
4,7-5,9 (5,1)
14,0-17,3 (15,2)
5 Ç
30,0-34,0 (31,7)
6,0-6,5 (6,3)
16,7-17,3 (17,0)
Matériel étudié :
Brésil : Amazonas : Fonte Boa, 1 (? lectotype, EMAU. — Jutai, km 369 sur la route de Manaus
à Porto Velho, 3 et 4 $, XI-1977 (J. Becker et M. Descamps ), MNP ; id., 1 $, IX-1978 (J. Becker ei
B. Silva), MNP. — Réserva Biologica do Cuieiras, 50 km N Manaus, 1 $, X-1979 (M. Descamps) MNP j
id., 2 <J, 15-V au 15-VI-1981 (M. Descamps), INPA.
Rondônia : Porto Velho, 2 <?, XII-1977 (E. S. Lima) ; id., 3 <? et 2 $, I et 11-1978 (B. Silva et
M. Souza), MNP.
Paraguay : sans autre précision, 1 <J, CW.
11. COPIOCERA NIGRICANS (Walker, 1870) (fig. 82, 83, 94-98)
Glaphyracris nigricans Walker, 1870, p. 653.
Copiocera nigricans Kirby, 1910, p. 420.
Copiocera erythrogastra, Gerstaecker, 1889, p. 36.
Localité type : Pérou : Nauta ; holotype <?, British Muséum, Londres.
Distribution : Nord-Ouest amazonienne ; fig. 134.
S’écarte de toutes les espèces du groupe nigricans : a) par l’absence de coloration bleue sur
le métathorax, les 1 ers tergites abdominaux et la base des ailes ; b) par la côte frontale déprimée lon¬
gitudinalement ; ces 2 caractères suffisent à l’identifier. Se différencie, par ailleurs, de la seule autre
espèce du même groupe de coloration brune (C. cyanoptera) par les antennes filiformes.
Allure générale élancée ; teinte d’ensemble brun plus ou moins foncé, parfois brun verdâtre ;
aire médiane interne et aire inféro-interne des fémurs postérieurs rouge vif à rouge foncé, l’aire médiane
Source : MNHN, Paris
42
MARIUS DESCAMPS
interne parfois brunâtre ; genoux postérieurs à dominante jaune paille, la face dorsale monochrome,
la face interne marquée d’une plage noire à l’avant pouvant être réduite à un point ou au contraire
occuper la presque totalité de la surface ; partie située en arrière de cette plage parfois teintée de rou¬
geâtre ; une large plage prégéniculaire jaune à la face interne du fémur. Dessus de l’abdomen de colo¬
ration rouge vif, les parties latérales plus ou moins largement marquées de noir. Côte frontale typi¬
quement déprimée tout au long ; valves supérieures de l’oviscapte relativement peu divergentes.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 <? 24,3-27,5 (25,9) 4,9-5,4 (5,1) 14,0-15,5 (14,9)
5 $ 34,2-41,5 (36,2) 6,7-7,5 (7,1) 17,2-20,2 (18,3)
Signalisations antérieures : Pérou : Pebas ; Iquitos. — Brésil : Sâo Paulo de Olivença
(Gerstaecker, 1889), citée ecomme C. erythrogastra.
Matériel étudié :
Venezuela : Amazonas : N. Duida, Exp. Culebra, 1 $, 7/16-IV-1950 (J. Maldonado), MNHW.
Colombie : Santander del Sur : Rio Opon, 1 $, 8-II-1949 (L. Richter ), MNP. — Amazonas :
Leticia, 1 15-IV-1946 ; id., 1 $, X-1946 (L. Richter ), MNP. — R. Sunsa, 1 $, III-1956 [L. Richter),
MNP. — Rio Igara Paranâ, 30 km en aval de La Chorrera, 3 $ VI/VII-1974 ( M. Descamps ), MNP.
Pérou : Loreto : Contamano, Rio Ucayali, 1 $, X/XII-1912 ANSP. — Iquitos, 1 $, ll-V-1920
(H. S. Parish ) ANSP. — Amont du confluent des rios Zumûn et Yahuasyacu (lieu-dit Colonia), 2
et 1 $, 20-V au 20-VI-1978 (M. Descamps) ; id., 6 (J et 9 $, XI-1979 au 1-1980 (M. Descamps, MNP.
— Rio Yubineto (lieu-dit Buena Vista), 7 et 2 $ 1-VII au l-VIII-1978 (M. Descamps), MNP. —
Rio Ampiyacu, Estirôn, 2 (J et 3 $ X-1981 [S. Poulain), MNP. — Rio Ucayali, Genaro Herrera, 1 <?
et 5 $, XI-1981 (S. Poulain), MNP.
Brésil : Amazonas : Tabatinga, 1 $, 7-IV-1976 (L. Richter) ; id., 1 et 1 $, VII-1977 et VIII-
1978 (B. Silva) ; id., 1 $, IX-1978 (C. S. Peixoto), MNP. — Atalaia do Norte, 1 $, XI-1977 (B. Silva),
MNP. — Benjamin Constant, 1 <?, V-1950 (J.C.M. Carvalho), UMAA ; id., 1 ^ et 1 $, VIII-1978
(B. Silva), MNP.
12. COPIOCERA PORTENTOSA Descamps et Amédégnato, 1970 (fig. 99-101)
Descamps et Amédégnato, 1970, p. 878. — Descamps, 1978, p. 345.
Localité type : Guyane française : Massikiri ; holotype $. Muséum national, Paris.
Distribution : l’espèce n’est connue que de Guyane française : Massikiri, St-Jean-du-Maroni,
Pied Saut Parare (Arataye) ; fig. 134.
C’est avec C. cyanoptera, également connue de Guyane, la seule espèce à ailes très largement
teintées de bleu ; s’en différencie par sa coloration verte, la face interne des fémurs postérieurs rouge
orangé, les antennes moins larges (comparer les fig. 91 et 100), noires à extrémité blanche, les premiers
tergites abdominaux blanchâtres ou ocre dorsalement.
Se différencie de toutes les espèces de coloration verte du groupe nigricans par ses antennes
aplaties à la base et la coloration des ailes.
Côte frontale très étroite au niveau de rencontre avec le fastigium du vertex ; une large plage
prégéniculaire jaune à la face interne des fémurs postérieurs ; genoux postérieurs à face dorsale brun
sombre s’éclaircissant vers l’extrémité chez le <$, brun bien plus clair chez la $.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 S 28,5-30,5 (29,5) 5,4-6,4 (6,0) 16,5-19,2 (18,1)
5 $ 33,0-38,0 (35,1) 6,9-8,5 (7,6) 18,4-21,5 (19,7)
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
43
13. COPIOCERA PRASINA Rehn, 1916
Copiocera prasina Rehn, 1916, p. 287.
Copiocera lepida, Bruner, 1920, p. 65.
Localité type : Brésil : Para (à présent Belém ; holotype $, Academy of natural Sciences,
Philadelphia.
Distribution : Bas-Amazone ; fig. 134.
Forme avec C. lepida Gerstaecker, 1889 et C. rubricrus n. sp. un ensemble caractérisé par la
teinte générale vert foncé, l’abdomen sans aucune trace de rouge, bleu foncé sur le dessus et à plages
latérales ivoire chez le <J, le dessus des genoux postérieurs vert foncé et l’absence de plage prégénicu-
laire claire à la face interne des fémurs postérieurs.
Se différencie de lepida par les fémurs antérieurs et médians rouges sur un peu moins de la
moitié basale, puis verts ; tibias correspondants en grande partie rouges. S’écarte de rubricrus par les
fémurs postérieurs complètement verts.
Dessus des genoux postérieurs plus sombre que chez lepida, légèrement marqué de jaune sur
le bord postérieur ; croissant brun et lobe inféro-externe vert, marqué de jaune à l’extrémité. Fémurs
postérieurs entièrement verts, la face inférieure sans aucune trace de rouge.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 3 22,0-26,5 (24,1) 4,1-6,0 (5,1) 13,1-16,1 (14,7)
5 $ 28,5-31,2 (30,0) 6,0-6,8 (6,4) 14,6-18,2 (16,4)
Matériel étudié :
Brésil : Para : Para (à présent Belém), 1 $ holotype, ANSP ; id., 1 3, 2-VII-1919 (H. S. Parish) ;
id., 1 3 , ll-IV-1926 (de Schauensee et Bond), ANSP. — Cachoeira tronco, Rio Cumiha, 1 3, 29-VIII-
1936 ( Almeida ), MNP. — Ôbidos, 1 3, X-1962 (F. M. Oliveira ) ; id., 4 3 et 6 $, IV-1978 (B. Silva) ;
id., 3 3 et 3 $, V-1978 (M. Cerdeira), MNP. - Belém-Mocambo, 1 3, IV-1978 (B. Silva), MNP.
14. COPIOCERA RUBRICRUS n. sp.
Localité type : Brésil : Para : ôbidos ; holotype 3> Museu nacional, coleccâo Campos Seabra,
Rio de Janeiro, allotype $, Muséum national, Paris.
Distribution : Vallée de l’Amazone ; fig. 134.
Ne peut être confondue qu’avec C. prasina Rehn 1916 en raison de ses fémurs antérieurs et
médians bicolores (rouges à la base puis verts). S’en différencie par la face interne des fémurs posté¬
rieurs complètement rouge ; à noter la présence d’une petite plage prégéniculaire verte à la face interne.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
4 3 22,4-26,0 (24,0) 4,6-5,4 (5,0) 13,8-15,6 (14,7)
1 $ 31,5 7,0 18,0
Brésil : Para : ôbidos, 1 3 holotype, 1 3 paratype, VI-1978 (M. Cerdeira), MNRJ et MNP.
— Santarém, 2 3 paratypes, VI-1919 (S. M. Klages), UMAA, MNP. — Amazonas : Manacapuru,
1 3 paratype, III-1926 (S. M. Klages), ANSP.
Pérou : Loreto : Rio Ampiyacu, Estirôn, 1 $ allotype, X-1981 (S. Poulain), MNP.
Source : MNHN, Paris
44
MARIUS DESCAMPS
15. COPIOCERA RUBRIVENTRIS n. sp. (fig. 102)
Localité type : Brésil : Amazonas, Hyutanahan, Rio Purus ; holotype <?, Academy of natural
Sciences, Philadelphia. L’espèce n’est connue que par le type.
En raison de sa coloration verte et de l’abdomen franchement rouge (sans trace de jaune),
cette espèce ne peut être confondue qu’avec C. sinopensis dont elle se différencie par sa taille plus petite,
l’espace interoculaire bien plus étroit, la côte frontale moins large, le second tergite abdominal rouge
et non pas bleu, la métazone plus courte et l’ornementation noire des faces latérales de l’abdomen,
comparer les fig. 102 et 104.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 <J 24,0 4,5 13,5
Brésil : Amazonas : Hyutanahan, 1 3 holotype, IV-1922 (5. M. Klages), ANSP.
16. COPIOCERA SINOPENSIS n. sp. (fig. 103-104)
Localité type : Brésil : Mato Grosso : Sinop ; holotype <J, Univ. Michigan, Ann Arbor. L’espèce
n’est connue que par le type.
En raison de sa coloration verte, du dessus des genoux postérieurs clair et de la grande tache
prégéniculaire jaune à la face interne des fémurs postérieurs, C. sinopensis ne peut être confondue
qu’avec C. boliviana Bruner, 1920 et C. rubriventris n. sp. Elle diffère de la l re par son allure plus trapue,
par l’espace interoculaire plus large (comparer les fig. 88 et 103, par les tergites abdominaux (hormis
les 2 premiers teintés de bleu) franchement rouges, y compris latéralement. Ornementation noire des
côtés de l’abdomen comme représentée fig. 104 ; une ligne rouille bien nette sur le disque du pronotum.
Ces 2 caractères la rapprochent de C. rubriventris dont elle diffère par la taille plus grande et
la largeur de l’espace interoculaire.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
1 3 31,5 5,6 17,0
Brésil : Mato-Grosso : Sinop, 12°31' S, 55°37' W, 1 3 holotype, X-1975 [M. Alvarenga ), UMAA.
17. COPIOCERA sp. aff. BOLIVIANA Bruner, 1920
Copiocera erythrogastra Rehn, 1920, p. 249.
Nous avons étudié l’exemplaire $ cité par Rehn, 1920 et provenant du Brésil : Goyaz (à présent
Goiânia) dans l’état de Goiâs. Les valves inférieures courbées ventralement traduisent l’appartenance
indiscutable de ce spécimen au groupe nigricans. C’est la signalisation la plus Sud-orientale relative
à un représentant de ce groupe.
L insecte est partiellement décoloré ; une ligne médiane plus foncée que la teinte brune d’en¬
semble parcourt le pronotum, la côte frontale n’est pas déprimée à la partie supérieure et les valves
supérieures de l’oviscapte sont fortement divergentes. Ces caractères le rapprochent de C. boliviana
dont il diffère par l’abdomen rouge vif.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
45
18. COPIOCERA sp.
Honduras : Tela, 2 juvéniles $ des 1 ers stades, 10-V-1923 (T. H. Hubbell), UMAA ; id., Jilamo
Farm, 1 juvénile $ du dernier stade, 28-V-1923 (T. H. Hubbell ), UMAA. — Rio Paulaya : Barranco,
1 juvénile $ du dernier stade, 16-IV-1923 (T. H. Hubbell), UMAA.
C’est la signalisation la plus septentrionale du genre Copiocera (cf. fig. 134). Mentionnons que
les valves inférieures de l’oviscapte sont rectilignes quel que soit le stade.
Genre COPIOCERINA Descamps, 1978
Descamps, 1978, p. 345.
Espèce type : Copiocera formosa Bruner, 1920.
Distribution : Est-amazonienne ; fig. 131.
Proche du genre Copiocera dont il diffère par les principaux caractères suivants :
— Bord externe des tibias postérieurs à un seul groupe apical de 2 ou 3 épines.
— Réticulation des élytres plus lâche.
— Pronotum plus court, le bord antérieur longé par une dépression de coloration noire.
— Tête plus large au niveau des articulations mandibulaires et yeux plus saillants.
— Fémurs postérieurs plus grêles.
— Plaque sus-anale subcarrée (fig. 106).
— Cerques rectilignes.
— Valves de l’oviscapte régressées, les inférieures courtes, non courbées vers le bas, les supé¬
rieures divergentes (fig. 105).
— Antennes filiformes non marquées de jaune à l’extrémité.
COPIOCERINA FORMOSA (Bruner, 1920) (fig. 105-106)
Copiocera formosa Bruner, 1920, p. 66. — Descamps et Amédégnato, 1970, p. 878.
Copiocerina formosa Descamps, 1978, p. 345.
Localité type : Guyane française : Mana River ; holotype Academy of natural Sciences,
Philadelphia.
Côte frontale plane chez la $, à bords légèrement saillants chez le ; plaque sous-génitale <J
à saillie médiane large et courte du bord postérieur. Teinte générale verte ; antennes noires ; pronotum
à bord antérieur jaune suivi d’une dépression noire ; bord inférieur des lobes latéraux jaune. 2/3 basaux
des fémurs antérieurs rouges sur les faces dorsale et latérales ; hanches rouges. Fémurs postérieurs verts
à carène inféro-externe parfois jaune ; aire médiane interne et aire inféro-interne rouges ; genoux
postérieurs noirs marqués de jaune sur le lobe externe et sur les parties antérieure et postérieure de la
face dorsale ; tibias rouges. Ailes enfumées à base bleue. Méso et métathorax bleus ; tergites abdomi¬
naux rouges à bande noire complète à la jonction de chaque segment, le bord externe à fine bgne noire ;
sternites abdominaux jaunes.
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
14,0-15,6 (14,8)
18,7-22,0 (20,5)
7 S 26,0-32,7 (29,5)
7 $ 40,6-48,5 (45,1)
4.6- 5,4 (4,9)
6.6- 7,6 (7,5)
Source : MNHN, Paris
MARI US DESCAMPS
Matériel étudié :
Guyane française : Mana River, 1 holotype, VI-1917, ANSP. — Sinnamary, km 20-25 route
de St. Elie, 1 Ç, VII-1977 ( M. Descamps), MNP. — Régina, 1 $, 5-VIII-1977 (M. Descamps), MNP.
— Approuague, riv. Arataye, Pied Saut Parare, 1 et 3 $, VIII/IX-1977 (M. Descamps), MNP.
Surinam : Wanebreck, 1 $, 3-X-1948. — Ritsbos, 1 (J, 14-X-1948, CW. — Sipaliwini, 1 $,
ll-VI-1963 {P. H. V. Doesburg), RNHL.
105
106
Fie. 105-106. — Copiocerina formosa (Bruner, 1920), <J, $. — 105. Extrémité abdominale $. — 106. Plaque sus-nalae <J.
Brésil : Roraima : Ilha de Maracâ, 2 $, VI-1981 (M. Descamps), INPA.
Para : Jacareacanga, 3 $, VIII-1969 (F. B. Barbosa), UMAA. — Sâo Félix do Xingu, 1 $, 1/4-
X-1976 (M. Boulard), MNP. - Santarém, 3 $, X-1978 (M. Cerdeira), MNRJ.
Amazonas : Manaus, 1 $, VII-1962 (F. M. Oliveira), MNRJ. — Réserva biologica do Cuieiras,
50 km N Manaus, 5 et 5 $, XI-1979 (M. Descamps), INPA et MNP ; id., 1 et 1 $, 15-IV au 15-V-
1981 (M. Descamps), INPA.
Mato Grosso : Vila Vera, 12°46' S, 55°30' W, 2 $, X-1973 (M. Aharenga) UMAA. - Sinop,
12°31' S, 55°37' W, 2 $, X-1974 et X-1975 (M. Aharenga), UMAA.
Rondônia : Ouro Preto, 1 $, VIII-1980 (B. Silva), MNRJ.
Genre ADIMANTUS Stal, 1878
Stal, 1878, p. 38. — Kirby, 1910, p. 426. — Liebermann, 1945, p. 416. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Espèce type : Oxya ornatissima Burmeister, 1838.
Distribution : Brésil (Mato Grosso, Minas Gérais, Sâo Paulo, Parané, Rio Grande do Sul) ;
Bolivie, Paraguay, Uruguay, Argentine (Salta, Formosa, Chaco, Misiones, Corrientes, Buenos
Aires) ; fig. 135.
Trois espèces étaient jusqu’à présent reconnues dans le genre Adimantus (ci. Kirby, 1910).
Du fait qu’aucun des auteurs ayant traité antérieurement de ces espèces n’avait eu la possibilité d’accé¬
der aux types, une grande confusion s’était instaurée dans la littérature. Nous disposons du type
d’A. vitticeps (Blanchard, 1846) et d’exemplaires comparés avec les types correspondants par C S. Car-
bonell pour les deux autres espèces : A. ornatissimus (Burmeister, 1838) et A. cubiceps (Gerstaecker,
1873). Il apparaît, comme pressenti à plusieurs reprises (Bruner, 1906 ; Carl, 1916) qu’A. ornatis-
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
47
simus et vitticeps appartiennent à la même espèce en dépit d’une certaine variation dans l’ornementa¬
tion. Les exemplaires du Brésil (Mato Grosso, Paranâ) et du Nord de l’Argentine (Formosa, Corrientes)
ont une coloration bien contrastée alors que d’autres spécimens d’Argentine ont des couleurs beaucoup
plus pâles (Carbonell, comm. pers.). Le genre ne comporte donc que 2 espèces qui se différencient
comme suit :
1 (2) Dessus de la tête et joues à bandes jaunes et vertes ; tibias postérieurs rouges à anneaux bleu-noir (par¬
fois peu marqués) ; ailes jaunâtres à verdâtres ; métazone du pronotum plus élevée (fig. 107) et sillons
plus larges; valves supérieures de l’oviscapte plus étroites (fig. 108).
1. A. ornatissimus (Burmeister, 1838)
2 (1) Coloration générale verte, sans ornementation ; tibias postérieurs rouges ; ailes bleuâtres ; métazone du
pronotum plus ou moins au même niveau que la prozone (fig. 109) et sillons moins larges ; valves supé¬
rieures de l’oviscapte plus larges (fig. 110). 2. A. cubiceps (Gerstaecker, 1873)
Caractéristiques principales du genre :
— Tête globuleuse ; fastigium du vertex déclive ; espace interoculaire plus large que le plus
petit diamètre de l’œil ; côte frontale déprimée.
— Disque du pronotum traversé par 4 sillons.
— Saillie prosternale spiniforme, verticale.
— Espace mésosternal étroit, en X.
— Bord externe des tibias postérieurs armé de 7-8 épines.
— Plaque sus-anale triangulaire et cerques allongés, rectilignes.
— Plaque sous-génitale $ à forte saillie postérieure triangulaire.
— Valves de l’oviscapte régressées (fig. 108, 110).
1. ADIMANTUS ORNATISSIMUS (Burmeister, 1838) (fig. 107, 108)
Oxya ornatissima Burmeister, 1838, p. 636.
Adimantus ornatissimus, Stal, 1878, p. 38. — Rehn, 1907, p. 181, — Bruner, 1910, p. 305 ; 1913, p. 489. —
Carl, 1916, p. 514.
Acridium vitticeps Blanchard, 1843, p. 216. N. syn.
Adimantus vitticeps, Bruner, 1906, p. 666 ; 1911, p. 98. — Rehn, 1907, p. 181 ; 1911, p. 251 ; 1918, p. 208
— Liebermann, 1945, p. 421.
Localité type :
Oxya ornatissima : Brésil ; holotype : Martin Luther Universitât, Halle.
Acridium vitticeps : Argentine : « Buenos Aires A Corrientes # (d’Orbigny, 1834) ; holotype <J,
Muséum national, Paris.
Distribution : Brésil, Bolivie, Paraguay, Nord de l’Argentine ; fig. 135.
Signalisations antérieures : Brésil : Mato Grosso, Corumbâ (Bruner, 1911). — Minas
Gérais : Sete Lagoas (Bruner, 1913). — Sâo Paulo : Franca (Rehn, 1918).
Bolivie : Prov. del Sara et Santa Cruz de la Sierra (Bruner, 1913).
Paraguay : Sapucay (Bruner, 1906 ; Rehn, 1907). — Puerto Bertoni (Bruner ; Rehn, 1911).
Argentine : Chaco : Resistencia. — Salta : Tabacal, Metân. Misiones : Loreto, Puerto Bem-
berg, Santa Maria, Puerto Aguirre, Puerto Iguazu (Liebermann, 1945).
Matériel étudié :
Brésil : Mato Grosso : Salobra, 2 $, 18-1-1941 [J. R. Bailey), UMAA. — Entre Ponta Pora et
Dourados, 1 (J et 1 $, 19-1-1972 ( Descamps , Ronderos et Carbonell), CC. — 110 km au Sud de Campo
Grande, 2 £ et 2 $, 20-1-1972 (M. Descamps ), MNP. — Chapada dos Guimarâes, 13 <? et 10 $, 24/25-
Source : MNHN, Paris
MAR IUS DESCAMPS
1-1972 (M. Descamps), MNP. — Br. 267, km 250, 1 <J, 28-1-1972 (M. Descamps), MNP. — Diaman-
tino, BR 163, Rio Arinos, 1 $, V-1980 (B. Silva), MNRJ.
Paranâ : Seminario San Antonio, 1 (J, 30-1-1972 (M. Descamps), MNP. — Foz do Iguaçû, 1 $,
29-11-1979 ( L. F. Reys), MNRJ. — Cianorte 2 et 5 $, 24-1-1980 ( C. L. Hohmann), MNRJ.
Santa Catarina : Nova Teutonia, 6 km S W Seara, 27°11' S, 52°23' W, 3 et 8 $, 17-1-1960,
II/III-1962 et 1963 (F. Plaumann), UMAA.
Rio Grande do Sul : 30 km N de Paso Fundo, 1 $ et 4 $, 23-11-1964 ( Carbonell, Mesa et Monné).
— Trinidade, 1 <J et 3 $, 22-11-1964 ( Carbonell, Mesa et Monné). — Nonoai, 1 <J et 1 $, 20-11-1964
(Carbonell, Mesa et Monné), MNRJ.
Sâo Paulo : Paranapiacaba, 1 $, 7-V-1972, MNRJ.
Fig. 107-108. — Adimantus ornalissimus (Burmeister, 1838), $. — 107. Pronotum. — 108. Valves de l’oviscapte.
Fig. 109-110. — Adimantus cubiceps (Gerstaecker, 1873), Ç. — 109. Pronotum. — 110. Valves de l’oviscapte.
Bolivie : Béni : Reyes, « Savannaland » 1 juvénile, 27/30-XI-1956 (L. E. Pena), UMAA.
Paraguay : San Pedro : 54 km N San Estanislao, 4 et 1 $, 17-1-1972 (M. Descamps), MNP.
— Caaguazu : Carayao, 1 <J, 18-1-1972 (M. Descamps), MNP ; cerca de Ihu, 1 $, 13-III-1965 (Carbo¬
nell, Mesa et Monné), CC ; Caaguazû, 1 (J, 12-III-1965 (Carbonell, Mesa et Monné), CC. — Paraguari :
Paraguari, 1 $, 10-III-1965 (Carbonell, Mesa et Monné), CC ; Sapucay, 1 <$, 14-11-1972 (Descamps,
Ronderos et Carbonell), CC.
Argentine : Formosa : Clorinda, 2 £ et 2 $, 12-1-1972 (M. Descamps), MNP; Rio Eh Eh Grande,
2 $, 12-1-1972 (M. Descamps, R. Ronderos et C. Carbonell), CC. — Misiones : Puerto Iguasû, 2 (J et
Élytre Pronotum Fémur postérieur
10 <? 25,1-32,3 (27,9) 5,2-6,4 (5,8) 16,7-18,7 (17,5)
6 Ç 32,5-39,5 (35,7) 7,0-7,5 (7,4) 20,7-24,0 (22,0)
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
1 $, 1-II-1972 (M. Descamps)., MNP ; Caraguatay, 17 $ et 12 Ç, 2-II-1972 (M. Descamps) MNP; Puerto
Libertad, 10 $ et 4 $, 2-II-1972 (M. Descamps), MNP ; Parque nacional Iguazu, 2 <J ,1-11-1972 (Des¬
camps, Ronderos et Carbonell), CC ; Loreto, 2 (M. Viana), CC.
2. ADIMANTUS CUBICEPS (Gerstaecker, 1873) (fig. 109-110)
Acridium cubiceps Gerstaecker, 1873, p. 189.
Adimantus cubiceps, Kirby, 1910, p. 426. — Carl, 1916, p. 513.
Adimantus ornatissimus, Liebermann, 1945, p. 418.
Localité type : Brésil, Salto Grande ; holotype $, Muséum fôr Naturkunde, Berlin.
Distribution : Brésil (Rio Grande do Sul, Parané) ; Uruguay, Argentine (Entre Rios,
Buenos Aires) ; fig. 135.
Il n’est pas possible de situer avec certitude la localité type d’ Acridium cubiceps. S’agit-il de
Salto Grande situé sur le Rio Paranapanema dans le Sud de l’état de Sâo Paulo (approximativement
22°55' S, 50°00' W) ? Dans l’affirmative, l’aire de répartition de l’espèce dépasserait sensiblement
au Nord la signalisation la plus septentrionale dont nous disposons à ce jour : Paulo de Frontin dans
l’état de Parané.
Adimantus cubiceps diffère de l’espèce type, outre les caractères énumérés dans la clé d’identi¬
fication, par les organes du vol proportionnellement plus grands ; rapport longueur de l’élytre/longueur
du fémur postérieur variant entre 1,80 et 2,00 contre 1,50 à 1,83 chez A. ornatissimus.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
5 S 27,5-31,3 (29,4) 5,7-6,0 (5,9) 15,5-17,0 (16,1)
6 $ 36,3-41,5 (38,1) 6,6-7,7 (7,1) 19,0-20,7 (19,7)
Signalisations antérieures : Brésil : Rio Grande do Sul (Carl, 1916).
Uruguay : Montevideo (Carl, 1916) ; Uruguay, sans précision (Liebermann, 1945), citée
comme A. ornatissimus.
Argentine : Entre Rios : Ibicuycito, Concordia, Parané, Gualeguaychû (Liebermann, 1945),
citée comme A. ornatissimus. — Buenos Aires : Partido las Flores (Ross), Campo « El Toro » Lieber¬
mann, 1945), citée comme A. ornatissimus.
Matériel étudié :
Brésil : Parané : Paulo de Frontin, 5 et 2 $, IV-1980 ( C. A. Seabra, O. Roppa, M. A. Monné),
MNRJ.
Uruguay : Rio Negro, 1 $, 18-1-1921, MNHW. — Lavalleja, Banado de Retamosa, 1 $, 22-11-
1953 (WmA), MNHW ; id., Rio Cebollati, 1 & 27-11-1958 (Wash), MNHW ; id., Arroyo Tapes de Godoy,
4 £ et 1 $, 12-111-1963 (C. S. Carbonell), MNP ; id., 4 $, 10-III-1963 (C. S. CarboneU), MNRJ. — San
José, Santa Lucia, 1 <J, 20-11-1960 (C. S. Carbonell), MNRJ. — Artigas, Arroyo Très Cruces Grande,
1 et 1 $, 16-11-1955 (C. S. Carbonell), CC. — Artigas, San Gregorio, 1 <J et 1 $, 30-IV-1963 (C. S. Car¬
bonell et A. Mesa), CC. — Artigas, Arroyo Mandiyû, 2 $ (M. A. Monné), CC.
Argentine : Entre Rios : Concordia, 1 <? et 1 ?, 11-1930 et IV-1931 (J. Daguerre), MNHW.
— Pronunciamento, 1 et 1 $, 1-1966 ( Walz ), MNP.
Source : MNHN, Paris
50
MARIUS DESCAMPS
Genre ANTIPHON Stal, 1878
Stal, 1878, p. 20, 55.
Espèce type : Antiphon gaüus Stal, 1878.
Distribution : Forêt atlantique brésilienne ; fig. 136.
Lorsqu’il décrit le genre Antiphon, Stal (1878) met en synonymie Monachidium ornatum Saus¬
sure, 1859 avec M. acropyrinon Perty, 1834. La comparaison des types nous a permis de constater
qu’il s’agit bien de 2 espèces distinctes comme le pensait Kirby (1910) qui laisse figurer l’espèce de
de Saussure dans sa liste des Antiphon. En revanche, A. gallus Stal, 1878 figurant également dans
la liste de Kirby est identique à l’espèce de Perty.
Le genre Antiphon ne comporte donc que 2 espèces : A. acropyrinon (Perty, 1834) et A. ornatum
(Saussure, 1859). Ces 2 espèces se différencient comme suit :
1 (2) Fémurs et tibias postérieurs marron, le croissant géniculaire brun ; tête et pronotum brun clair ; crête
pronotale crénelée sur toute la longueur (fig. 111). 1. A. acropyrinon (Perty, 1834)
2 (1) Fémurs et tibias postérieurs bleu foncé ; un large anneau prégéniculaire jaune ; tête et pronotum bleu
foncé ; une bande jaune bien marquée sur le bord postérieur de la métazone ; crête pronotale à 2 saillies
coniques dans la prozone (fig. 112). 2. A. ornatum (Saussure, 1859)
Caractéristiques principales du genre :
— Pronotum à crête médiane sur toute la longueur, un peu plus haute dans la métazone (fig. 111,
112 ).
— Fastigium du vertex pratiquement nul et antennes filiformes.
— Saillie prosternale spiniforme.
— Élytres très larges et finement réticulés.
— Ailes enfumées à 2 plages jaunes subterminales.
— Fémurs postérieurs très grêles.
— Bord externe des tibias postérieurs à 9-12 épines de petite taille.
— Cerques (J courts et plaque sus-anale triangulaire.
— Plaque sous-génitale Ç à extrémité en triangle et valves de l’oviscapte fortes à extrémité
recourbée, les inférieures sans épaulement latéro-basal.
ANTIPHON ACROPYRINON (Perty, 1834) (fig. 111)
Monachidium acropyrinon Perty, 1834, p. 123, pl. 24, fig. 5. — Burmeister, 1838, p. 626. — Serville, 1839,
p. 637.
Antiphon acropyrinon, Stal, 1878, p. 55. — Kirby, 1910, p. 464.
Antiphon gallus Stal, 1878, p. 55. — Kirby, 1910, p. 464. N. syn.
Localité type : Brésil : « in Provincia Bahiensi » ; lectotype $, Zoologische Staatssammlung,
Munich.
Distribution : Brésil (Minas Gérais, Rio de Janeiro, Paranâ, Santa Catarina) ; fig. 136.
Élytre
5 Ç 4,5,5-52,3 (48,0)
16,5-18,2 (17,4)
Pronotum
Fémur postérieur
26,0-28,5 (27,5)
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
51
Matériel étudié (premières signalisations précises) : Brésil : Minas Gérais : env. de Passa
Quatro, bords du Rio Las Pedras, altitude 1 000 m, 1 9> 1903 ( E. R. Wagner), MNP.
Rio de Janeiro : 1 $, 1904 (J. Decrais), M. Maindron), MNP. — Italia, 1 $, II/III-1921 (B. Lobo)
MNRJ ; id. (Maromba), 1 et 1 9, 21-11-1926 (J. F. Zikan), MNRJ ; id., 1 <?, 14-1-1959 (D. Zajciw),
MNRJ ; id. (Maromba), 1 $ 29-XII-1967 (Costa Leite, Seabra, Zikan), MNRJ. — Teresopolis, 1 9,
MNP ; id., 1 9 (P- Schirch), MNRJ ; id., 1 9> 16-1-1959 (D. Zajciw), MNRJ.
Parané : Campos Coritibanos, 1 9> MNRJ.
Santa Catarina : Corupa (anc. Hansa Humboldt), 1 9. V-1952 [A. MaUer), MNRJ.
Fie. 111-112. — Pronotums du genre AnUphon, $. — 111. A. aeropyrinon (Perty, 1834). —112. A. omatum (Saussure,
Fig. 113. — Monachidium lunus Johannson, 1763, pronotum $.
Fig. 114-115. — Oncolopha gutlata (Thunberg, 1824), <J, $. — 114. Êlytre <?. — 115. Pronotum ?.
2. ANTIPHON ORNATUM (Saussure, 1859) (fig. 112)
Monachidium ornatum Saussure, 1859, p. 393.
Anliphon ornatum, Kirby, 1910, p. 464.
Localité type : « Brasilia » ; holotype <?, Muséum d’Histoire naturelle, Genève.
Distribution : Brésil (Bahia, Espirito Santo) ; fig. 136.
Élytre
5 <? 26,0-28,2 (27,4)
5 9 44,0-47,5 (46,1)
Pronotum
7,2-7,8 (7,5)
13,4-14,6 (13,9)
Fémur postérieur
17.5- 19,0 (18,2)
25.5- 27,5 (26,3)
Source : MNHN, Paris
52
MARIUS DESCAMPS
Matériel étudié (premières signalisations précises) : Brésil : Bahia, 28 et 23 $ des pro¬
venances suivantes : Barrolandia (Belmonte), 27-XII-1976 au 6-1-1977 ; Itamaraju, 14/17-1-1977 ;
entre Itamaraju et Prado, 18/19-1-1977 ( M. Descamps), MNP.
Espirito Santo : Jaguara, 1 (J, II1-1978 ( Seabra, Roppa et Monné), MNRJ.
Genre MONACHIDIUM Serville, 1831
Serville, 1831, p. 281 (90) ; 1839, p. 635. — Kirby, 1910, p. 463. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Espèce type : Gryllus lunus Johannson, 1763.
Distribution : Guyanes et Nord-Est amazonien ; fig. 136.
Diffère du genre Antiphon par les caractères suivants :
— Structure de la crête pronotale (comparer les fig. 112 et 113).
— Élytres à réticulation plus lâche.
— Ailes totalement sombres.
— Bord externe des tibias postérieurs armé de 10-18 épines.
— Sclérites basaux des valves inférieures de l’oviscapte plus courts à face ventrale fortement
bombée.
MONACHIDIUM LUNUS Johannson, 1763 (fig. 113)
Gryllus lunus Johannson, 1763, p. 397.
Monacliidium lunum, Serville, 1839, p. 636. — Bruner, 1920, p. 84.
Monachidium lunus, Burmeister, 1838, p. 626. — Kirby, 1910, p. 463. — Descamps et Amédégnato, 1970,
p. 893.
Monachidium crislaflammea Perty, 1834, p. 124. — Kirby, 1910, p. 463. N. syn.
Monachidium opulentum Gerstaecker, 1889, p. 5. — Kirby, 1910, p. 463. N. syn.
Le genre Monachidium comportait à ce jour 3 espèces nominatives : M. lunus Johannson, 1763,
M. cristaflammea Perty, 1834 et M. opulentum Gerstaecker, 1889 que nous considérons, ainsi que le
pressentait déjà Serville (1839) pour les deux premières, comme des chromotypes d’une seule et
même espèce.
Le matériel à notre disposition comporte ces 3 formes qui se différencient comme suit :
1. — Pronotum ocre jaune, à quelques points noirs ; tibias, genoux et tarses des 3 paires de
pattes complètement rouges : var. lunus.
2. — Pronotum ocre rouge, à quelques points noirs ; tibias, genoux et tarses des 3 paires comme
chez la variété précédente mais tibias postérieurs noirs, largement marqués de rouge aux extrémités :
var. cristaflammea.
3. — Pronotum brun foncé ou ocre et les 3 paires de pattes noires sauf les genoux et les tarses
très rouges : var. opulentum.
4. — Nous possédons ,en outre, quelques exemplaires à pronotum brun et à tibias des 3 paires
complètement rouges. Il s’agit d’une variante du chromotype n° 1 ; la teinte brune du pronotum semble
parfois de nature secondaire et résulter d’un séchage défectueux.
Matériel étudié : Type n° 1 (var. lunus) : Guyane française : Guyane française, sans autre
précision de lieu, 2 $, 1909 ( Rey). — Roches de Kourou, Février, 1 (ex. coll. Le Moult). — Nouveau
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERD4I (ORTH. ACRIDIDAE)
53
Chantier, octobre, 4 $ (ex. coll. Le Moult). — St-Laurent-du-Maroni, décembre, 1 $ (ex. coll. Le Moult) ;
id., 2 $, 1862 ( Audouit ). — St-Jean-du-Maroni, 1 $ (ex. coll. Le Moult). — Cayenne, 1 $, 1867 ( Danet ).
Chantier forestier de Charvin, affluent Maroni, 1 $, 1903 (F. Geay). — Gourdouville, juillet 1 $. —
Pariacabo, rivière de Kourou, juillet, 1 $. — Maroni, 1 $ ( Méaux) ; id., 2 $. — Charvein, 1 $1914 (R. Be¬
noist) . — Saül, 1 $, 28-X-1969 [Balachowsky et Grüner). L’ensemble de ce matériel au Muséum de Paris.
Type n° 2 (var. cristaflammea) : « in Brasilia aequatoriali », 1 $, holotype de M. cristaflammea
Perty, Zoologische Staatssammlung, München. — Réserva Biologica do Cuieiras, 50 km N Manaus,
1 $, 15-IV au 15-V-1981 (M. Descamps), INPA. Ce dernier exemplaire présente la particularité d’être
pratiquement dépourvu de résille jaune sur les élytres qui ne présentent par ailleurs que 4 alignements
de petites taches jaunes.
Type n° 3 (var. opulentum) : Haut Amazone, 1 $ (ex. coll. Finot). — Brésil : Para ,Ôbidos,
1 $, 111-1960 (A. Maller), UMAA. — Rio Trombetas, 2 (J (ex. coll. Le Moult), ISNB. — Surinam :
Sipaliwini bos, basiskamp, 1 $, 10-III-1961 ( D. C. Geijskes), MNP.
Type n° 4 : Guyane française : Nouveau-Chantier, novembre, 2 $ (ex. coll. Le Moult), MNP.
— St-Laurent-du-Maroni, 2 $, 1913 ( L. FineUe), MNP.
Le chromotype n° 1 paraît limité à la partie septentrionale de l’aire de répartition (Guyane
française) mais le matériel actuellement disponible est tout à fait insuffisant pour se faire une idée,
même approchée, de la distribution des différentes formes.
Élytre Pronotum
3 S 28,5-31,7 (30,2) 7,2-7,5 (7,3)
5 $ 47,2-50,5 (49,1) 11,8-13,5 (12,6)
Genre ONCOLOPHA Stal, 1873
Stal 1873, p. 30, 47. — Kirby 1910, p. 463.
Espèce type : Gryllus guttatus Thunberg, 1824.
Distribution : Brésil (état ?).
Très proche du genre Monachidium auquel il pourrait sans inconvénient être réuni. En diffère
essentiellement par la structure du pronotum à métazone dilatée en excroissance subhémisphérique
ne recouvrant pas la prozone (comparer les fig. 113 et 115) ; lobes latéraux (prozone en particulier)
plus longs.
ONCOLOPHA GUTTATA (Thunberg, 1824) (fig. 114, 115)
Gryllus guttatus Thunberg, 1824, p. 397, 415.
Oncolopha guttata, Stal, 1873, p. 47.
Monachidium carbunculus Gerstaecker, 1873, p. 185. N. syn.
Oncolopha carbunculus, Kirby, 1910, p. 463.
Localité type : ? pour Gryllus guttatus Thunberg ; holotype (J, Upplandsmuseet, Uppsala.
Nous n’avons pu obtenir le type en communication mais avons disposé de photographies communi¬
quées par C. S. Carbonell.
Brésil, pour Monachidium carbunculus Gerstaecker ; 1 <J, 1 $, Muséum für Naturkunde, Berlin,
spécimens étudiés.
Fémur postérieur
16,0-16,6 (16,3)
22,3-24,0 (23,1)
Source : MNHN, Paris
54
MARIUS DESCAMPS
Description d’après le couple étudié par Gerstaecker.
(J. Côte frontale un peu plus saillante entre les antennes que chez Monachidium lunus, moins
fortement déclive et moins fortement pincée au-dessous de l’ocelle médian. Pronotum à carinule médiane
faible, décelable sur toute la longueur, bord postérieur de la métazone très largement excurvé ; bom¬
bement de la métazone creusé de cupules relativement fortes. Tibia postérieur (unique) à 10 épines
sur le bord externe.
Teinte générale (y compris les pattes) vert olive très sombre ; élytres brun bleuâtre à réticu¬
lation partiellement jaunâtre et taches jaunes comme à la fig. 114 ; coloration noire répartie comme
suit : bord postérieur du disque, hanches, genoux des 3 paires de pattes, base et extrémité de tibias ;
tarses bruns ; face interne des fémurs et tibias postérieurs rouge orangé ; tergites abdominaux rouges
à étroite bande noire sur le bord postérieur ; sternites et pièces génitales brun-vert.
$. Teinte générale brun sombre ; pattes antérieures et médianes complètement noires ; le reste
comme chez le (J.
Élytre Pronotum
1 25,0 7,0
1 $ 45,0 13,4
Genre CYPHACRIS Gerstaecker, 1889
Gerstaecker, 1889, p. 3. — Rehn et Rehn, 1944, p. 218. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Espèce type : Cyphacris decorata Gerstaecker, 1889.
Distribution : Pérou ; Nord-Ouest brésilien ; fig. 136.
Lorsque Rehn et Rehn (1944) révisent le groupe des Hippacrae, le genre Cyphacris compor¬
tant 2 espèces : C. decorata Gerstaecker, 1889 et C. picticornis (Scudder, 1890) n’était connu que par
3 exemplaires dont 1 seul que les auteurs rapportent à C. decorata et qu’ils décrivent comme allotype
de cette espèce. Une 3 e espèce, C. bimaculata est décrite par Willemse (1948) sur un seul exemplaire Ç
en provenance de Pebas.
Le matériel actuellement à notre disposition comporte 27 exemplaires, ce qui est encore bien
peu mais cependant suffisant pour permettre de se rendre compte a) de la variété des Insectes de ce
groupe le plus souvent rencontrés en petit nombre b) de la difficulté de constituer les couples dans
le cas de récolte non simultanée des 2 sexes.
Le couple constitué par Rehn et Rehn (1944) pour C. decorata Gerstaecker avec la $ type en
provenance de Sâo Paulo de Olivença et 1 (J de Mishagua dans le département de Cusco est artificiel.
La capture simultanée à Benjamin Constant de 4 $ appartenant indiscutablement à l’espèce de Ger¬
staecker et de 9 <J ne laisse subsister aucun doute sur la véritable nature du couple. Nous décrivons
donc ci-dessous un nouveau néallotype pour C. decorata.
Nous constituons un second couple pour C. bimaculata Willemse dont nous décrivons le (J
néallotype sur une série des 2 sexes provenant de la région de Pebas (localité type). Seule parmi les
espèces actuellement décrites, C. picticornis (Scudder, 1890) demeure connue par la $ seulement.
Notre matériel comporte une espèce représentée uniquement par des en provenance de Genaro
Herrera (Rio Ucayali, près de son confluent avec l’Amazone). Il s’agit peut-être du de C. picticornis
décrite d’après une seule $ du Haut Amazone. Nous nous abstenons de décrire cet Insecte comme de
rebaptiser le pseudo-néallotype de Rehn avant que des captures simultanées nous permettent de
connaître avec certitude les $ auxquelles ils correspondent. Si l’on en juge par les 3 espèces actuelle¬
ment connues, l’identification des $ est aisée en raison de la structure de la plaque sous-génitale. Les
séries à notre disposition ne comportent qu’un seul type chromatique pour les $, un seul type chroma¬
tique également pour les (J mais différent de celui des $.
Fémur postérieur
18,0
26,0
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE) 55
Les 27 exemplaires à notre disposition se répartissent comme suit d’après la spinescence du
bord externe des tibias postérieurs :
7 épines sur chaque tibia 22
7 épines sur l’un des tibias, 8 sur le second 4
7 épines sur l’un des tibias, 6 sur le second 1
La spinescence répondant à la formule 7-7 peut donc être considérée comme typique du genre.
Les déviations par rapport à ce type semblent n’affecter qu’un seul tibia.
Caractéristiques principales :
— Dimorphisme sexuel accusé, $ subfusiformes et aplaties dorso-ventralement.
— Espace interoculaire très large et fastigium du vertex tronqué.
— Pronotum faiblement déprimé, dépourvu de carène médiane et à carènes latérales saillantes
et tuberculées.
— Saillie prosternale basse et transverse.
— Fémurs postérieurs à carènes supérieure et supéro-externe rugueuses.
— Tibias postérieurs à 7 épines sur le bord externe.
— Bord postérieur du dernier tergite $ à furcula et plaque sus-anale subtriangulaire.
— Plaque sous-génitale $ à dépression longitudinale plantée de soies.
— Valves de l’oviscapte régressées, comprimées latéralement, à bord externe coupant.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (2) Plaque sous-génitale à dépression longitudinale bordée par 2 séries de 4-5 dents entremêlées de soies.
— Extrémité de la plaque sous-génitale obtuse, saillante vers l’arrière.
1. C. picticornis (Scudder, 1890)
2 (1) Plaque sous-génitale à dépression longitudinale bordée de 2 bourrelets plantés de longues soies mais dépour¬
vus de dents. 3
3 (4) Extrémité de la plaque sous-génitale à 2 saillies dans le prolongement des bourrelets limitant la dépres¬
sion longitudinale ; bord postérieur incurvé entre ces 2 saillies (fig. 119) ; carènes latérales du pronotum
sigmoïdes de profil. 2 . C. decorata Gerstaecker, 1889
4 (3) Extrémité de la plaque sous-génitale dépourvue de saillies, le bord postérieur excurvé au milieu (fig. 123) ;
dépression de la plaque sous-génitale non élargie à l’apex ; carènes latérales du pronotum subrectilignes
de profil (fig. 121). 3. C. bimaculala Willemse, 1948
1. CYPHACRIS PICTICORNIS (Scudder, 1890)
Hippacris picticornis Scudder, 1890, p. 441.
Cyphacris picticornis, Reh n et Rehn, 1944, p. 224.
Localité type : « Upper Amazons, Brazil »; holotype $, Muséum of Comparative Zoology,
Cambridge, Massachusetts. L’espèce n’est connue que par le type.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
L 1
1 Ç 27,0 12,0 11,0 f5,0
Source : MNHN, Paris
119
Fig. 116-119. — Cyphacris decorata Gerstaecker, 1889, (J, $. — 116. Pronotum <J, vue dorsale. — 117. Le même $,
de profil. — 118. Métazone $, vue dorsale. — 119. Plaque sous-génitale $.
Fig. 120-124. — Cyphacris bimaculala Willemse, 1948, <J, $. — 120. Pronotum <J, vue dorsale. — 121. Le même Ç,
de profil. — 122. Métazone $, vue dorsale. — 123. Plaque sous-génitale Ç. — 124. Extrémité abdominale $.
Fig. 125-126. — Pronotums (J du genre Cyphacris. — 125. Cyphacris sp. exemplaire de Genaro Herrera. — 126 Cypha¬
cris sp., ex. de Mishagua.
Fig. 127-130. — Pronotums S du genre Hippacris. — 127. H. immaculata n. sp. — 128. H. diversa Rehn et Rehn, 1944.
129. H. crassa — Scudder, 1875 ?, ex. de Kiteni. — 130. H. ephippium (Pictet et Saussure, 1887).
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACRIDIDAE)
57
2. CYPHACRIS DECORATA Gerstaecker, 1889 (fig. 116-119)
Gerstaecker, 1889, p. 4. — Rehn et Rehn, 1944, p. 221, $ seulement.
Localité type : Brésil : Amazonas, Sâo Paulo de Olivença ; holotype $, Ernsts-Moritz-Arndt
Univ., Greifswald ; néallotype 3 (Benjamin Constant), Museu nacional, coleccâo Campos Seebra, Rio
de Janeiro.
3- Néallotype. Largeur de la tête au niveau des yeux très légèrement plus grande que la plus
grande largeur de la métazone ; carènes latérales du pronotum peu rugueuses, relativement excurvées
de profil ; côte frontale plane à la partie supérieure, légèrement déprimée juste au-dessus de l’ocelle
médian. Dessus de la tête et joues rouges ; front et pièces buccales brun rougeâtre ; palpes rouge vif.
Pronotum rouge, sans trace de vert ; angle postérieur du disque entièrement no’r à grande tache jaune
subcordiforme ; tubercules latéraux de la prozone jaunes ; lobes latéraux à grande tache jaune circu¬
laire à l’angle postérieur ; pleures rouges. Fémurs antérieurs et médians rouge vif, l’extrémité et la
base des tibias noires ; tibias et tarses antérieurs orange ; tibias médians jaunes virant à l’orange à
l’extrémité, les tarses orange. Fémurs postérieurs brun-rouge foncé, les carènes non marquées de jaune ;
genoux brun-rouge plus foncé ; tibias postérieurs brun-rouge foncé, pâlissant vers l’extrémité ; tarses
orange. Élytres bruns à nervures jaunes. Sternites vert sale ; tarses jaunes.
$. Métazone peu saillante vers l’arrière, relativement courte, subégale à la distance comprise
entre l’extrémité du fastigium et le bord antérieur du pronotum, traversée par une bande jaune trans¬
verse large et peu arquée. Teinte générale verte ; tibias postérieurs sombres, vert foncé à la face externe,
brun rougeâtre à la face interne, l’extrémité rougie.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
L 1
2 3 17,7-18,6 5,4-5,5 4,4 9,8-10,5
2 $ 24,0-26,0 10,5-12,0 9,6-10,7 14,5-16,6
Brésil : Amazonas : Benjamin Constant, 1 3 néallotype, 1 <J, VIII-1978 (B. Silva) ; id., 8 3
et 4 $, VIII-1979 et 80, IX et X-1979 [B. Silva) ; id., 1 3, XI-1979 [A. Peixoto), MNRJ et MNP.
3. CYPHACRIS BIMACULATA Willemse, 1948 (fig. 120-124)
Willemse, 1948, p. 12.
Localité type : Pérou : Loreto, Pebas ; holotype Ç, Natuurhistorisch Muséum, Maastricht.
Nous disposons de 3 Ç présentant la même coloration et de 6 3 présentant également le même
type de coloration mais différant de celui des $.
3 . Néallotype. Largeur de la tête au niveau des yeux plus grande que la plus grande largeur
de la métazone ; carènes latérales du pronotum peu rugueuses, très peu excurvées de profil. Dessus de
la tête et joues rouges ; front, la plus grande partie des pièces buccales et partie inférieure des joues
vert foncé : partie inférieure des pièces buccales et palpes rouges. Pronotum à prozone verte, légère¬
ment teintée de rouge sur le disque ; métazone rouge, sauf la partie inférieure des lobes latéraux à grande
tache jaune cerclée de noir et l’angle postérieur du disque également à tache jaune finement bordée
de noir ; tubercules latéraux de la prozone jaunes. Fémurs antérieurs et médians rouge vif à extrémité
noire ; tibias et tarses orange. Fémurs postérieurs vert sombre à carènes jaunes : genoux à lobe inféro-
interne rouge ; tibias et tarses rouges. Élytres bruns (ou verts) à nervures jaunes. Sternites thoraciques
verts ; abdomen jaune sur le dessus, verdâtre en dessous.
Source : MNHN, Paris
MARIUS DESCAMPS
<j>. Teinte générale verte. Métazone du pronotum plus longue que chez C. decorata, subégale
à la distance comprise entre l’extrémité du fastigium et le 1 er sillon, traversée par une très fine ligne
vert-jaune arquée.
Élytre Pronotum Fémur postérieur
L 1
3 £ 15,5-17,0 (16,0) 5,2-5,5 3,6-4,3 9,5-10,2 (9,7)
2 $ 21,5-21,7 12,0 10,3-10,5 15,0
Pérou : Loreto : amont confluent des rios Zumûn et Yahuasyacu (lieu-dit Colonia), 1 néallo-
type, 1 20-V au 20-VI-1978 [M. Descamps), MNP ; id., 3 çj et 2 $, XII-1979 et 1-1980 (M. Descamps),
MNP. — Tabatinga, X-1978 (C. S. Peixoto), MNP.
CYPHACRIS spp.
1. — Pérou : Loreto, Genaro Herrera, Rio Ucayali, 2 <J, XI-1981 (S. Poulain), MNP.
Même coloration que C. decorata ; en diffère par la côte frontale déprimée tout au long et par
la plus grande taille de la tache jaune de la métazone du pronotum (comparer les fig. 116 et 125).
2. — Pérou : Cusco, Mishagua, Rio Urubamba, 1 (J, allotype de C. decorata selon Rehn et
et Rehn (1944), ANSP.
Diffère de l’ensemble des autres espèces par la coloration vert très sombre de la tête, du prono¬
tum, des pleures et des fémurs postérieurs.
Genre HIPPACRIS Scudder, 1875
Hippacris Scudder, 1875, p. 267. — Rehn et Rehn, 1944, p. 207. — Amédégnato, 1974, p. 200.
Daemonea Saussure, 1884, p. 218. N. syn.
Orestera Pictet et Saussure, 1887, p. 332. — Rehn et Rehn, 1944, p. 225. N. syn.
Espèce type : Hippacris crassa Scudder, 1875.
Distribution : Pérou et Nord-Ouest brésilien ; fig. 136.
Lors de leur révision du genre, Rehn et Rehn (1944) ne disposaient ni du type de Daemonea
décrit d’après un exemplaire $ juvénile du dernier stade, ni de celui d 'Orestera décrit d’après 1 £ adulte.
Ces spécimens ont été étudiés et il ne subsiste à présent aucun doute quant à leur appartenance au
genre Hippacris.
Tous les $ sont pratiquement de la même couleur quelle que soit l’espèce, sauf celui de H. imma-
culata n. sp. qui se caractérise par l’absence de tache jaune sur le disque du pronotum et par le front
jaune clair. Les Ç de certaines espèces, par contre, comme mentionné par Rehn et Rehn (1944), pré¬
sentent une variété de coloration remarquable. Nous avons également observé, bien qu’à un degré
moindre, une certaine variabilité chromatique chez les $ d 'H. immaculata n. sp. portant principalement
sur les tibias postérieurs.
Sur la presque totalité du matériel que nous sommes parvenu à rassembler, on dénombre
8 épines sur le bord externe des tibias postérieurs ; ou 8 épines sur le bord externe de l’un des tibias
et 9 sur le tibia opposé. Ce dernier cas n’a été observé qu’à 2 reprises sur 64 spécimens étudiés et l’épine
surnuméraire apparaissait clairement comme une anomalie. Autrement dit, aucun exemplaire ne pos¬
sédant pas 8 épines sur au moins un des tibias n’a été rencontré. Les Insectes se classant dans cette
l re catégorie à spinescence typique 8-8 appartiennent à 3 espèces :
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINÏ (ORTH. ACRIDIDAE)
59
H. diversa Rehn et Rehn, 1944.
H. immaculata n. sp.
H. crassa Scudder, 1875 (holotype) + 1 exemplaire de Kiteni (Pérou) que nous rapportons
avec réserves à cette même espèce. Le type larvaire de Daemonea arieticeps se classe également dans
cette catégorie.
Seuls font exception à cette règle, en possédant 7 épines sur le bord externe de chacun des
tibias postérieurs 3 spécimens :
H. ephippium (Pictet et Saussure, 1887) (holotype) et les 2 spécimens d’Achinamiza rapportés
par Rehn et Rehn (1944) à H. crassa. L’épine faisant défaut est la seconde à partir de la base.
Étant donné que sur l’ensemble des Hippacrae (Cyphacris -f- Hippacris : 91 exemplaires étudiés),
la déviation par rapport à la spinescence typique ne porte toujours que sur un seul tibia et qu’un tel
cas de déviation n’a été observé que sur 7 exemplaires, il semble bien que cette 2 e catégorie d’insectes
(malgré le petit nombre de spécimens concernés) représente une espèce ou un groupe d’espèces différent.
Nous avons comparé l’exemplaire (J d’Achinamiza avec le type d’Or estera ephippium. et ne pou¬
vons nous résoudre à les considérer comme appartenant à la même espèce (cf. p. 61 pour les différences).
Le matériel disponible étant tout à fait insuffisant pour nous permettre d’ériger une nouvelle espèce
pour les 2 exemplaires d’Achinamiza, nous nous bornons à mettre sérieusement en doute leur appar¬
tenance à H. crassa.
Caractéristiques principales :
Diffère du genre Cyphacris de la façon suivante :
— Pronotum plus fortement déprimé, dépourvu de marques jaunes sur les lobes latéraux chez
la Ç et sur les bords latéraux de la prozone chez le <J.
— Tibias postérieurs à 7 ou 8 épines sur le bord externe selon les espèces.
— Plaque sous-génitale $ sans dépression longitudinale.
— Valves de l’oviscapte fortes, à extrémité courbée.
CLÉ DES ESPÈCES (<?) 1
T (6) Bord externe des tibias postérieurs armé de 8 épines. 2
2 (3) Disque du pronotum dépourvu de tache jaune et front jaune clair. I. H. immaculata n. sp.
3 (2) Disque du pronotum à tache jaune dans la métazone et front brun. 4
4 (5) Largeur de la tête au niveau des yeux plus grande que la largeur de la métazone, cette dernière à bords
latéraux plus redressés ; pièces buccales sombres. 1. II. diversa Rehn et Rehn, 1944
5 (4) Largeur de la tête au niveau des yeux plus petite que la largeur de la métazone, cette dernière à bords
latéraux moins redressés ; pièces buccales claires, de la même teinte que les fémurs antérieurs.
3. H. crassa Scudder, 1875
6 (1) Bord externe des tibias postérieurs armé de 7 épines. Largeur de la tête au niveau des yeux plus grande
que la largeur de la métazone ; pièces buccales claires..
4. H. ephippium (Pictet et Saussure, 1887) n. comb.
1. HIPPACRIS IMMACULATA n. sp. (fig. 127)
Localité type : Brésil : Amazonas, Benjamin Constant ; holotype (J, allotype $, Museu
nacional, coleccâo, Campos Seabra, Rio de Janeiro.
<J. Holotype. Côte frontale déprimée sur la moitié inférieure seulement ; tête relativement
1. Sauf H. arieticeps (Saussure, 1884) connue seulement par une larve $ du dernier stade qu’il est impossible de
rapporter avec certitude à l’une ou l’autre des espèces actuellement connues par des adultes.
Source : MNHN, Paris
MARIUS DESCAMPS
grosse, sa largeur au niveau des yeux subégale à la largeur de la métazone du pronotum ; carènes
latérales du pronotum bien moins redressées que chez H. diversa ; cerques nettement incurvés.
Front, pièces buccales, pattes antérieures et médianes jaunes ; suture clypéale brune ; joues
lavées de rouge ; dessus de la tête vert ; antennes rouges, pâlissant vers l’extrémité ; pronotum entière¬
ment rouge, sauf le triangle postérieur de la métazone noir ; pleures rouges ; sternites thoraciques
noirs à 6 taches jaunes ; abdomen à dominante jaune, la partie médiane des tergites ocre, l’extrémité
noire ; une tache latérale noire sur chacun des segments. Fémurs postérieurs entièrement noirs, sauf
les 3 carènes supérieures jaunes ; tibias postérieurs noirs à 1/3 apical rouge ; tarses rouges. Élytres
brun-noir à nervures jaunes, l’extrémité brun-rouge.
$. Allotype. Valves supérieures de l’oviscapte à bombement interne de la face dorsale situé
vers le milieu et visible de profil. Face et parties latérales de la tête et du pronotum ainsi que les pleures
bigarrées de vert et de jaune ; dessus de la tête et du pronotum vert très foncé à 2 bandes jaunes par¬
tant de l’extrémité du fastigium et atteignant les saillies humérales du pronotum ; pattes antérieures
et médianes jaunes à bande longitudinale verte sur le fémur. Fémurs postérieurs vert très foncé virant
au noir vers l’extrémité, les carènes et les chevrons de la partie basale marqués de jaune ; tibias jaunes
(parfois orange) à face ventrale verte ; élytres vert foncé à nervures un peu plus claires. Face ventrale
jaune, les sutures des sternites thoraciques vertes.
Élytre
Pronotum
L 1
Fémur postérieur
i a
20,5
5,5 4,5
11,5
i ?
27,2
10,0 9,7
16,0
Brésil : Amazonas : Benjamin Constant, 1 $ holotype, 1 $ allotype, 5 (J et 4 $ paratypes, XI-
1979 [A. Peixoto) ; id., 12 et 5 $ paratypes, X-1978, IX et X-1979 (B. Silva), MNRJ et MNP.
2. HIPPACRIS DIVERSA Rehn et Rehn, 1944 (fig. 128)
Rehn et Rehn, 1944, p. 213.
Localité type : Pérou : Leonpampa ; holotype $, allotype <£, Academy of natural Sciences,
Philadelphia.
Diffère de la seconde espèce actuellement connue à 8 épines sur le bord externe des tibias posté¬
rieurs et à tache jaune sur le pronotum du (J (H. crassa ?) par la structure du pronotum (moins large
dans la métazone que la tête au niveau des yeux), par l’allure générale moins robuste, par les pièces
buccales de coloration brune et par la côte frontale déprimée sur toute sa longueur.
Signalisations antérieures : Pérou : Leonpampa, 110 km E Huanuco ; Quiroz, Rio Pau-
cartambo ; Contamana, Rio Ucayali (Rehn et Rehn, 1944).
Signalisations nouvelles : Pérou : Huanuco : Monson Valley, 2 $, 20-XI-1954 (E. L. Schlinger
et E. S. Ross), CAS. — 20 milles SW Tingo Maria, 1 000 m, 1 $ et 1 juvénile (E. L. Schlinger et E. S. Ross),
CAS. — Chinchavito (Tingo Maria), 4 $, 12 juvéniles, VI11-1978 (M. Descamps), MNP. Cayumba-
Las Palmas, Sector Derrepente (Tingo Maria), 750-1 500 m, 5 <?, 1 $ et 1 juvénile, VI11-1978 (M. Des¬
camps), MNP. — Cueva de Las Pavas (Tingo Maria), 2 IX-1978 (M. Descamps), MNP. — Cueva
de Las Lechuzas (Tingo Maria), 1 juvénile, IX-1978 (M. Descamps), MNP.
Junin Satipo, 600 m, 1 juvénile, IX-1978 (M. Descamps), MNP.
Tous les spécimens capturés par nous vivaient sur Urticaceae.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES COPIOCERINI (ORTH. ACREDÏDAE)
61
3. HIPPACRIS CRASSA Scudder, 1875 (fig. 129)
Scudder, 1875, p. 268. — Rehn et Rehn, 1944, p. 209.
Localité type : « Eastern slope of the Peruvian Andes » (entre Yurimaguas et Chachapoyas) ;
holotype $, Academy of natural Sciences, Philadelphia.
Néallotype <? décrit par Rehn et Rehn, 1944 d’après un exemplaire d’Achinamiza (entre le
confluent du rio Huallaga avec l’Amazone et Yurimaguas) ; American Muséum of Natural History,
New York. Conspécificité mise en doute, cf. p. 59.
Le principal caractère de différenciation de la $ par rapport aux 2 autres espèces connues par
ce même sexe : H. dwersa et H. immaculata consiste en la plus grande largeur de l’extrémité du fasti-
gium.
Nous rapportons, avec réserve à la même espèce, un exemplaire $ provenant du Pérou : Cusco :
Prov. La Convention, Kiteni, 700 m, 11-VI1-1976 ( M. Descamps ), MNP.
<J. Ex. de Kiteni. Côte frontale à profonde dépression linéaire sur la plus grande partie de sa
longueur ; pronotum relativement peu déprimé, les carènes latérales fortement saillantes dans la méta-
zone ; cerques rectilignes ; 8 épines sur le bord externe des tibias postérieurs.
Même type de coloration que H. dwersa. Front et partie inférieure des joues brunâtres ; pièces
buccales jaunes ; dessus de la tête brun verdâtre ; antennes rouges à extrémité jaune ; pronotum jaune ;
pleures rouges ; fémurs antérieurs et médians verdâtres, les tibias jaunâtres et les tarses ocre. Fémurs
postérieurs noirs à carènes jaunes ; lobes inférieurs des genoux et tibias rouges. Élytres bruns à ner¬
vures rousses. Sternites thoraciques jaunes, marqués de sombre latéralement, abdomen jaune à extré¬
mité noire.
Élytre
Pronotum
L 1
Fémur postérieur
1 <?
19,3
5,5 4,6
10,5
4. HIPPACRIS EPHIPPIUM (Pictet et Saussure, 1887) n. comb. (fig. 130)
Orestera ephippium Pictet et Saussure, 1887, p. 332.
Localité type : Pérou, holotype <J, Muséum d’Histoire Naturelle, Genève.
L’espèce est proche d’allure d 'Hippacris dwersa, mais s’en écarte par la spinescence des tibias
postérieurs à 7 épines sur le bord externe au lieu de 8, par les carènes latérales du pronotum moins
redressées dans la métazone, par les cerques légèrement mais nettement incurvés à l’extrémité et par
les pièces buccales claires de la même couleur que les pattes antérieures et médianes.
La spinescence des tibias postérieurs et la couleur des pièces buccales contribuent à la rappro¬
cher du çj d’Achinamiza décrit par Rehn et Rehn (1944) comme néallotype d 'H. crassa. Elle en diffère
par la largeur de la tête au niveau des yeux plus grande que la largeur de la métazone ; par les bords
latéraux du pronotum moins redressés dans la métazone et moins sigmoïdes de profil ; par les fémurs
postérieurs apparemment bruns (vert très foncé chez l’exemplaire, d’Achinamiza).
Élytre
Pronotum
Fémur postérieur
genre Contaerii et de» Copiocerae sauf Copioeera et Eumecacri*.
Copiocera
groupe erythrogastra
Copiocera du groupe erythrogastra
Fio. 135. — Distribution du genre Adimantus.
1-8 Br Catàin? > ^ 8 Sâ;ÏÏuTo. GeraiS ' 3 ’ Mat ° Gr08S °' 4 ’ Mat ° Gr0SB ° d ° SUL 5 ’ Para “ â - 6 ’ Ri ° Grande d0 SuL 7 - Santa
9 16 A Fé. ntlne : 9 ’ BuenOS ‘ Aire8 - 10 > Chaco - 11 - Corrientes. 12, Entre Rios. 13, Formosa. 14, Misiones. 15, Salta. 16, Santa
Source : MNHN, Paris
Monachidiae et Hippac
MARIUS DESCAMPS
INDEX ALPHABÉTIQUE '
acropyrinon, Antiphon, 4, 50.
acropyrinon, Monachidium, 50.
Adimantus, 2, 3, 4, 5, 7, 46.
albanica, Chapulacris, 10, 11.
albosignata, Halffterina, 11, 12.
Antiphon, 2, 3, 4, 7, 50.
*Apoxitettix, 2, 4, 5, 6, 8, 9.
arieiiceps, Hippacris, 59.
austera, Copiocera, 4, 31, 32, 34, 35.
austera, Copiocera, 36, 39.
bimaculata, Cyphacris, 54, 55, 57.
boliviana, Copiocera, 32, 34, 39.
Caenacris, 2, 4, 5, 6, 13.
carbunculm, Monachidium, 53.
carbunculus, Oncolopha, 53.
Chapulacris, 2, 4, 6, 10.
Chlorohippus, 2, 4, 7, 18, 20.
Chrosteipus, 17.
collaris, Copiocera, 25.
collaris, Eumecacris, 22, 23, 24, 25.
colombiana, Eumecacris, 21, 22, 23, 24.
Contacris, 2, 4, 5, 6, 12.
Copiocera, 2, 3, 4, 5, 7, 30.
Copiocerina, 2, 4, 7, 45.
*Copiotettix, 2, 7, 27.
crassa, Hippacris, 58, 59, 61.
crescentifer, Eumecacris, 23, 24, 27.
cristaflammea, Monachidium, 52.
cubiceps, Adimantus, 3, 49.
cyanoptera, Copiocera, 32, 34, 40.
Cyphacris, 2, 7, 54, 59.
Daemonea, 58.
decorata, Cyphacris, 54, 55, 57.
dissimilis, Caenacris, 4, 13.
diversa, Hippacris, 59, 60.
ephippium, Hippacris, 61.
ephippium, Orestera, 61.
Episcopotettix, 2, 5, 6, 13, 15.
erythrogastra, Copiocera, 31, 32, 34, 36.
erythrogastra, Copiocera, 35, 36, 39, 41, 44.
erythrogastra, Xiphicera, 30.
euceros, Gryüus, 30, 36.
Eucopiocera, 2, 6, 7, 9.
Eumecacris, 2, 3, 4, 21.
formosa, Copiocera, 45.
formosa, Copiocerina, 4, 45.
furculata, Halffterina, 11, 12.
gallus, Antiphon, 50.
gemmea, Contacris, 4, 12.
Glaphiracris, 30, 41.
*gracilifemur, Sinop, 15, 16.
guttata, Oncolopha, 53.
guttatus, Gryllus, 53.
haematonota, Copiocera, 30.
Halffterina, 2, 6, 11.
harroweri, Copiocera, 4, 32, 34, 38.
Hippacris, 2, 5, 7, 58.
’immaculata, Hippacris, 58, 59.
incognitum, Rehnacridium, 14.
laeta, Copiocera, 32, 34, 40.
lepida, Copiocera, 32, 34, 41.
lepida, Copiocera, 43.
*longivalva, Eumecacris, 21, 23, 25.
lunum, Monachidium, 52.
lunus, Monachidium, 52.
lunus, Gryllus, 52.
*matana, Copiocera, 31, 34, 37.
*megacephala, Copiotettix, 4, 28.
Monachidium, 2, 3, 4, 7, 52.
nigricans, Copiocera, 32, 34, 41.
nigricans, Glaphiracris, 41.
Oncolopha, 2, 3, 7, 53.
Opshomala, 2, 4, 7, 17, 18.
opulentum, Monachidium, 52.
Orestera, 2, 58.
ornatissima, Oxia, 46, 47.
ornatissimus, Adimantus, 47.
ornatum, Antiphon, 51.
ornatum, Monachidium, 51.
palmicola, Chapulacris, 4, 10, 11.
palmivora, Eumecacris, 22, 23, 24, 25, 26.
picticornis, Cyphacris, 54, 55.
picticornis, Hippacris, 55.
portentosa, Copiocera, 32, 34, 42.
prasina, Copiocera, 32, 34, 43.
*pygmaea, Eumecacris, 23, 24, 26.
1. Les noms des taxa nouveaux sont précédés d’un astérisque, les combinaisons antérieures sont portées en carac¬
tères italiques.
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE
’reducta, Eumecacris, 23, 24, 27.
Rehnacridium, 13.
roseipennis, Chlorohippus, 4, 18, 19.
'rubricrus, Copiocera, 32, 34, 43.
rubripes, Eucopiocera, 7, 8, 9.
rubrosignata, Eumecacris, 21, 23.
‘rubriventris, Copiocera, 32, 34, 47.
salvadorae, Apoxitettix, 4, 8, 9.
salvadorae, Eucopiocera, 8.
*Sinop, 2, 5, 7, 15.
*sinopensis, Copiocera, 32, 34, 44.
specularis, Copiocera, 32, 34, 38.
sulcirostris, Episcopotettix, 13, 14, 15.
surinamensis, Copiocera, 4, 31, 32, 34, 35, 37.
‘tournavista, Eumecacris, 23, 24, 25.
varipes, Opshomala, 17.
varipes, Chrosteipus, 17.
‘venezuelae, Copiotettix, 28, 29.
viridis, Opshomala, 17, 18.
vitticeps, Adimantus, 47.
villiceps, Acridium, 47.
'violaceipennis, Chlorohippus, 19, 20.
Xiphicera, 36.
Source : MNHN, Paris
70
MARIUS DESCAMPS
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distribué le 30 octobre 1984.
WlSEUMf
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Dépôt légal : Octobre 1984.
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Monniot. 1983.
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1984.
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A paraître :
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Calédonie (région de Nouméa), par Michel Ledoyer.
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