7? 260^ ; (2e œ 2)
ISBN 2-85653-136-9
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie,
TOME 133
RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM I et II
PHILIPPINES
Tome 2
Publié avec le concours de
l’institut français de recherche scientifique
POUR LE DÉVELOPPEMENT EN COLLABORATION (ORSTOM)
PARIS
EDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (Ve)
1985
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
C.C.P. : Paris 9062-62 Y
Annuaire du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1939).
Archives du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1802. In-4°, sans périodicité).
Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895. Depuis 1979, divisé en 3 sections : A
(Zoologie, Biologie et Écologie animales), B (Botanique, Biologie et Écologie végétales, Phyto¬
chimie), C (Sciences de la Terre, Paléontologie, Géologie, Minéralogie). 4 livraisons par an.
Les grands Naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité).
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1935. Depuis 1950, nouvelle série en 3 (puis 4)
parties : A (Zoologie) ; B (Botanique) ; C (Sciences de la Terre) ; D (Sciences physico-chimiques).
Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933. In-4°, sans périodicité).
Publications du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1933. Sans périodicité).
© Éditions du Muséum national d'Histoire naturelle, 1985
- .v- ' SâSiâJtfi»-*
, Source : MNHN, Paris
résultats des campagnes
I et «.PHILIPPINES
Source : MNHN, Paris
résultats des campagnes
Iel II. PHILIPPINES
(1976, 1980)
Tome 2
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie. Tome 133
Volume édité avec le concours de
L’INSTITUT FRANÇAIS DE RECHERCHE SCIENTIFIQUE POUR LE DÉVELOPPEMENT EN COOPÉRATION
(ORSTOM)
Paris 1985
Source : MNHN, Paris
Le navire océanographique «Coriolis» au mouillage dans le détroit de Macassar : p.l Photo J. Forest
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie, Tome 133
Sommaire / Contents
Source : MNHN, Paris
4
SOMMAIRE
13 Mollusca Gaslropoda : Noteworthy Muricidae from lhe Pacific Océan, with description of seven
new species / Mollusques Gastropodes : Muricidae remarquables de l’océan Pacifique, avec la des¬
cription de sept espèces nouvelles. R- Houart 427
14 Mollusca Gastropoda : Taxonomical notes on tropical deep Water Buccinidae with description of
new taxa / Mollusques Gastropodes : Notes taxonomiques sur les Buccinidae des eaux profondes
tropicales, avec la description de nouveaux taxa. P. Bouchet et A. Warén 455
15 Brachiopodes et Bryozoaires (MUSORSTOM II) / Brachiopoda and Bryozoa (MUSORSTOM II).
J.-L. d’Hondt 515
Source : MNHN, Paris
Avertissement
Le premier volume des Résultats des Campagnes MUSORSTOM aux Philippines a été publié au
début de l’année 1981 dans la série des Mémoires de l’ORSTOM (N° 91), avec le concours du Muséum
national d’Histoire naturelle. 11 réunissait une série de travaux consacrés au matériel provenant de la
campagne du N. O. Vauban, du 18 au 28 mars 1976 (à présent désignée sous le nom de MUSORS¬
TOM I). A la suite de la campagne MUSORSTOM II, à bord du N. O. Coriolis, du 22 novembre au
2 décembre 1980, les nouveaux échantillons ont été joints aux précédents. Ainsi, la deuxième série de
Résultats, que nous présentons aujourd’hui, porte, suivant les groupes zoologiques, soit sur l’ensemble
du matériel obtenu au cours des deux campagnes, soit sur les récoltes de 1980, lorsque celles de 1976
ont été étudiées dans le premier volume. Dans ce dernier cas, la mention « MUSORSTOM II » est
incluse dans le titre des articles en question.
La collaboration à laquelle on doit l’organisation des expéditions MUSORSTOM se prolonge
heureusement dans le domaine de l’exploitation et de la publication des Résultats. En effet, c’est
le Muséum national d’Histoire naturelle qui, cette fois, les édite dans la série de ses Mémoires
(Tome 133), avec l’aide financière de l’ORSTOM.
La présentation de ce tome II des Résultats MUSORSTOM diffère quelque peu de celle du
tome I : en effet, si les Mémoires du Muséum sont au même format in 4°, ils sont imprimés sur une
colonne et non sur deux comme ceux de l’ORSTOM. Nous avons cependant tenu à donner une certaine
homogénéité à la série en dotant le présent volume d’une jaquette analogue à la couverture du précé¬
dent.
Pour une partie des groupes zoologiques traités, l’étude a porté non seulement sur le matériel
recueilli par le Vauban et le Coriolis, mais aussi sur d’autres collections des Philippines, comme celles
de 1 ’Albatross (1907-1910), ou d’Indonésie, comme celles des campagnes franco-indonésiennes CORIN¬
DON. Dans d’autres cas, ont été également inclus des échantillons provenant de diverses régions de
l’Indo-Ouest-Pacifique, en particulier de Madagascar (Collections A. Crosnier) et de Nouvelle Calédo¬
nie, certains travaux prenant un caractère révisionnel.
La liste des stations de la campagne MUSORSTOM II se trouve à la fin du compte rendu de
cette campagne (infra, p. 27). Une Liste des stations figure également au début de chaque article : elle
mentionne, pour chaque station, les données sur les conditions de récolte et les noms des espèces identi¬
fiées. Les coordonnées géographiques se rapportent au point de départ du trait.
Nous pouvons dès à présent annoncer la publication prochaine d’un troisième et d’un quatrième
volume des Résultats des Campagnes MUSORSTOM dans lesquels seront étudiés, entre autres, les
groupes suivants : Spongiaires, Echinodermes (Astérides, Crinoïdes), Crustacés Décapodes (Stylodactyli-
dae, Pylochelidae, Porcellanidae, Leucosiidae, Goneplacidae, Retroplumidae), Isopodes Epicarides,
Ascidies.
Jacques Forest.
iS CAMPAGNES MUSORSTOM. 1 & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
rOME 2 — RESULTS OF THE MUSORSTOM EXPEDITIONS. I <8 II. PHILIPPINES. TOME 2 — RESULTS OF THE MUSORSTOM EXPED1TIC
La campagne
MUSORSTOM II (1980)
Compte rendu
et liste des stations
The MUSORSTOM II
Expédition (1980)
Report
and list of stations
Jacques FOREST*
Une première campagne MUSORSTOM a eu
lieu aux Philippines en mars 1976. Les circons¬
tances dans lesquelles elle a été organisée, ses
buts, son déroulement et ses résultats ont fait
l’objet d’un compte rendu
Nous rappellerons simplement ici qu 'après la
découverte en 1975 de la persistance, dans la
faune marine actuelle des Philippines, d’un Crus¬
tacé Décapode appartenant au groupe des Glyphéi-
des, présumé éteint vers la fin du Crétacé, et
après sa description, sous le nom de Neoglyphea
inopinata Forest et de Saint Laurent, une expédi¬
tion conjointe du Muséum national d’Histoire
naturelle et de l’Office de la Recherche scienti¬
fique et technique Outre-Mer a permis de retrou¬
ver ce fossile vivant. En même temps, les récoltes
ont fourni de très nombreux échantillons d’une
faune littorale et surtout bathyale d’une grande
richesse et manifestement encore très mal connue.
Dans un premier volume de Résultats , ont été
publiés, d’une part la description détaillée du mâle
adulte de Neoglyphea inopinata, d’autre part, les
premiers travaux sur le matériel zoologique ras¬
semblé pendant la campagne, avec l’identification
de plus de 600 espèces ou sous-espèces, dont près
de la moitié n’avaient pas encore été signalées des
Philippines, et dont 80 environ étaient nouvelles
pour la Science.
De tels résultats avaient été obtenus en 10 jours
avec un navire de 25 mètres, le Vauban, et une
The first MUSORSTOM Expédition took place
in March 1976 in the Philippines. The circums-
tances in which it was organised, the aims pur-
sued, the progress made and the results achieved
hâve been the subject of a report *.
Suffice it to recall here how, following the dis-
covery in 1975, among the marine fauna of the
Philippines, of a present-day Decapod Crustacean
belonging to the Glypheid group, believed to be
extinct since the end of the Cretacean, which was
described and given the name Neoglyphea inopi¬
nata Forest and de Saint-Laurent, a joint expédi¬
tion of the Muséum national d’Histoire naturelle
and the Office de la Recherche scientifique et
technique Outre Mer, found this living fossil. At
the same time innumerable specimens of an unsus-
pectedly rich variety of scarcely known littoral,
and above ail bathyal fauna was then collected.
The first volume of the Results gave a detailed
description of the adult male of Neoglyphea ino¬
pinata and the preliminary works on the zoological
material assembled during the expédition, together
with the identification of over 600 species or sub-
species, more than half of which had never been
recorded in the Philippines, and 80 of which were
new to science.
These results had been obtained during a 10-day
cruise aboard the 25-mètres Vauban by a team of
four scientists. We were understandably delighted
to hâve achieved our main aim, which was to find
* Muséum national d’Histoire naturelle. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) et École pratique des Hautes Études,
Laboratoire de Carcinologie et d’Océanographie biologique, 61 rue de Buffon, 75231 Paris Cedex 05.
1. Rés. Camp. MUSORSTOM. I. Philippines (18-28 mars 1976), vol. 1, Mém. ORSTOM , 91, 1981 : 9-50, fig. 1-5.
Mém. Mus. nain. Hisl. i
. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
J. FOREST
équipe de quatre chercheurs. Nous ne pouvions
que nous réjouir d’avoir atteint notre objectif
majeur, retrouver le Glyphéide actuel, et d’avoir
apporté une contribution substantielle à la con¬
naissance biologique de cette partie de la mer de
Chine.
Cependant le succès n’était pas total. En effet,
si nous avions bien capturé neuf spécimens de
Neoglyphea inopinata, tous, à l’exception d’une
femelle juvénile, étaient des mâles. Les structures
de la femelle adulte, si importantes pour situer le
groupe parmi les autres lignées de Décapodes, et
le mode de développement de l’espèce restaient
ignorés.
La campagne du Vauban achevée, alors que
l’exploitation du matériel était en cours, nous
recherchions les possibilités de mettre sur pied une
nouvelle expédition, en vue de recueillir d’autres
exemplaires de Neoglyphea, plus particulièrement
des femelles, et aussi d’élargir notre exploration
benthique des Philippines, limitée en 1976 à un
secteur géographique et à des niveaux bathymétri-
ques relativement restreints.
Des circonstances analogues à celles qui avaient
conduit à la réalisation de la première campagne,
se présentaient de nouveau en 1979. Le navire
océanographique Coriolis, unité de la flotte du
CNEXO (Centre national pour l’Exploitation des
Océans) opérant normalement dans le Pacifique à
partir de Nouméa, était alors à Concarneau, en
cours de carénage et de transformation. Il était
prévu qu’avant de regagner son port d’attache, il
effectuerait une campagne aux Seychelles. Sur la
proposition d’Alain Crosnier, Directeur de
Recherches à l’ORSTOM, dont l’action avait déjà
été déterminante lorsque avait été décidée la cam¬
pagne de 1976, le Professeur G. Camus, Directeur
général de l’ORSTOM, donnait son accord pour
l’organisation d’une seconde expédition MUSORS-
TOM. Sur la recommandation de L. Laubier,
Directeur de la programmation et de la coordina¬
tion au CNEXO, et, en tant que zoologiste, parti¬
culièrement intéressé par le projet, cet organisme
acceptait d’ajouter au programme prévu pour le
Coriolis une prospection de deux semaines aux
Philippines.
La réalisation de cette nouvelle campagne était
pratiquement décidée vers le milieu de l’année
1979, et sa préparation entrait dans une phase
active au cours du second semestre. Un accord de
collaboration similaire à celui de 1976 était conclu
entre l’Office de la Recherche scientifique et tech-
the living Glypheid, and to hâve substantially
increased our knowledge of the marine fauna in
this région of the China Sea.
Nevertheless our success was not a total one.
Indeed, although we did catch nine specimens of
N. inopinata, ail of them, with the exception of
one juvénile female, were males. We still knew
nothing about the structure of the adult female,
essential in order to détermine the place of the
group among the other lineages of Decapods, and
the mode of development of the species.
As soon as the Vauban expédition ended, and
while the material was still under study, we bégan
to try and organize a new expédition, so as to col-
lect more samples of Neoglyphea, particularly
females. We also wanted to extend our benthic
exploration of the Philippines, which in 1976 had
been restricted to one geographical sector and to a
somewhat limited number of bathymétrie levels.
In 1979 an opportunity, similar to the one
which had led to the first expédition, once again
arose. The océanographie vessel Coriolis, atta-
ched to the fleet of the Centre national pour
l’Exploitation des Océans (CNEXO), was in dry
dock in Concarneau for repair and conversion
work. Before reaching its home port, it was
scheduled to make a voyage to the Seychelles.
Alain Crosnier, Director of Research at the
ORSTOM, who had played a décisive rôle in set-
ting up the 1976 expédition, and Professor G.
Camus, Director General of the ORSTOM,
agreed that a second MUSORSTOM expédition
should take place. On the recommendation of
L. Laubier, Director of Programmes and Coordi¬
nation at the CNEXO, who as a zoologist was
particularly interested in this project, the CNEXO
agreed to add two weeks prospection in the Phi¬
lippines to Coriolis' s plan of campaign.
This new expédition was finally decided on by
the middle of 1979 and active préparation began
in the second half of the year. A joint agree-
ment, similar to the one in 1976, was drawn up
between the Office de la Recherche scientifique et
technique Outre-Mer and the Muséum national
d’Histoire naturelle. The former was to be res¬
source : MNHN, Paris
0- 'si
^ S I.M
c a - s
Il
oriolis, 20 novembre-2 décembre 1980. Pour la partie hachurée,
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
11
nique Outre-Mer et le Muséum national d’Histoire
naturelle. Le premier de ces organismes prenait en
charge les frais liés à l’utilisation du navire pen¬
dant la période d’opération prévue, le second
fournissait le matériel utilisé à bord pour la
récolte et la conservation des échantillons, et assu¬
rait le retour au Muséum des collections et des
engins. Le programme des recherches, établi en
commun et auquel participeraient deux chercheurs
de l’ORSTOM et quatre chercheurs du Muséum,
comportait des dragages et surtout des chalutages
sur les fonds déjà explorés par le Vauban, spécia¬
lement sur les lieux de capture des Neoglyphea, et
aussi dans la mer intérieure des Philippines,
jusqu’à 1 200 m de profondeur et au-delà si possi¬
ble.
La campagne devait se dérouler pendant le
second semestre de 1980, mais l’on ignorait quand
seraient achevés les travaux de transformation du
Coriolis.
Le programme d’ensemble des campagnes du
Coriolis était fixé de façon à peu près définitive
en mai 1980. Après les recherches halieutiques
prévues au large des Seychelles, le navire devait
effectuer une campagne mixte géologie-biologie
(CORINDON II) dans le détroit de Macassar,
dans le cadre d’un accord de coopération océano¬
graphique franco-indonésien. Ce n’est qu’ensuite
qu’il gagnerait Manille, où commencerait la cam¬
pagne MUSORSTOM IL
Le 23 mai, des représentants du CNEXO, ainsi
que les responsables des diverses campagnes, par¬
ticipaient à Paris à une réunion préparatoire, afin
de régler la coordination des opérations et les pro¬
blèmes liés à l’utilisation des engins, à leur trans¬
port et à leur stockage à bord du Coriolis.
Le calendrier était encore provisoire : il dépen¬
dait de l’achèvement des travaux de transforma¬
tion du navire et de la date à laquelle il quitterait
Concarneau. Cependant, en juin 1980, au moment
où le Professeur G. CAMUS et le Professeur
J. DORST, directeur du Muséum national d’His¬
toire naturelle, signaient le document officiel rela¬
tif au programme commun de recherches, la cam¬
pagne aux Philippines était encore prévue pour la
période 4-18 octobre.
Pendant le second trimestre de 1980 était ras¬
semblé le matériel destiné à la campagne
MUSORSTOM II et aux opérations biologiques
prévues au cours de la campagne CORINDON, à
laquelle nous devions également participer.
Le départ du Coriolis, retardé à plusieurs
ponsible for the running costs of the vessel during
the operation planned, whereas the latter was to
provide the gear and equipment to be used on
board for collecting and preserving the samples,
and to ensure the transport of these collections
and gear back to the Muséum. The research pro¬
gramme, set up in common, in which two scien-
tists from the ORSTOM and four from the
Muséum were to participate, included dredging
and trawling on the grounds already explored by
the Vauban, particularly in the area where the
Neoglyphea had been caught, and also in the
Inner Philippine Sea, at a depth of 1 200 m, and
more if possible.
The expédition was due to take place during the
second half of 1980, but it was still not known
when the conversion of the Coriolis would be
completed.
The whole plan of campaign for Coriolis was
finally settled in May 1980. After fisheries
research off the Seychelles, the vessel was to carry
out a joint geological and biological expédition
(CORINDON II) in the Makassar Strait, as part
of the Franco-Indonesian coopération agreement.
It was not until later that she was to reach Manila
to set out on the MUSORSTOM II expédition.
On the 23rd of that month, représentatives of the
CNEXO and those responsible for the different
expéditions held a preparatory meeting to coordi-
nate operations and seule problems arising in the
transport of the gear and its use and stocking on
board the Coriolis.
The schedule was still provisional for it depen-
ded on the end of the conversion work on the
vessel and the date when the Coriolis could leave
Concarneau. However, in June 1980, when Pro-
fessor G. Camus and Professor J. Dorst, Direc-
tor of the Muséum national d’Histoire naturelle
signed an official document finalising the joint
research programme, the Philippines expédition
remained fixed for 4-18 October.
During the second quarter of 1980 ail the mate-
rial for the MUSORSTOM expédition, and for
the biological work to be carried out during the
CORINDON II expédition in which we were also
to take part, had been assembled.
After several delays the Coriolis was finally due
Source : MNHN, Paris
12
J. FOREST
reprises, était finalement fixé au 8 juillet. Quel¬
ques jours auparavant, l’embarquement du maté¬
riel allait poser quelques problèmes, en raison du
volume considérable qu’il représentait, avec des
engins, des équipements et des fournitures diversi¬
fiées, nécessaires à des campagnes d’halieutique,
de biologie et de géologie. L’ensemble était cepen¬
dant mis à bord à une exception près : pour des
motifs de sécurité, l’approvisionnement en alcool
était laissé à terre. Nous allions devoir nous pro¬
curer, non sans difficultés, en partie en Indonésie,
en partie aux Philippines, les quantités d’alcool
indispensables à la préservation des échantillons.
Le 8 juillet, le Coriolis appareillait à destination
des Seychelles.
C’est là que se déroulait du 10 août au
22 septembre une campagne de prospection et
d’évaluation des ressources vivantes des eaux de
l’archipel (campagnes REVES II). Les deux pre¬
mières semaines étaient consacrées à la détection
acoustique des poissons pélagiques, les suivantes à
des chalutages, afin de reconnaître les possibilités
de pêche commerciale des espèces démersales.
Le Coriolis quittait les Seychelles à la fin de
septembre et relâchait le 9 octobre à Djakarta, où
était signé à bord, comme prévu, l’accord de coo¬
pération océanographique franco-indonésien. Le
15 octobre, dans le cadre de cet accord, commen¬
çait une campagne d’exploration du détroit de
Macassar, dont la première partie était exclusive¬
ment géologique. A partir du 29 octobre, à une
prospection sédimentologique s’ajoutaient des cha¬
lutages et dragages biologiques.
Le Coriolis rentrait à Balik Papan le 1 1 novem¬
bre et en repartait le 12 novembre à destination
des Philippines, alors que les deux biologistes du
Muséum qui avaient participé à la campagne
CORINDON II (A. GUILLE et moi-même) rejoi¬
gnaient Manille par avion. Au cours des jours sui¬
vants, je prenais contact avec les autorités des
Philippines, avec l’ambassade de France, avec le
Professeur E. Gomez, directeur du Marine
Science Center, avec les chercheurs de cet Institut
et avec ceux de l’Université des Philippines, qui,
les uns et les autres avaient déjà apporté leur con¬
cours à la campagne de 1976. L’alcool et diverses
fournitures nous étaient procurés et nous obte¬
nions les autorisations de travail dans les eaux lit¬
torales. Entre-temps, les autres participants à la
campagne MUSORSTOM II arrivaient à Manille.
Le Coriolis était à quai le 17 novembre.
L’équipe scientifique embarquait dans l’après-midi
to sail on 8 July. A few days earlier some pro-
blems arose when embarking the material, owing
to its considérable bulk, with ail the gear and
equipment required for the fisheries, biology and
geology campaigns. Everything was finally stow-
ed on board except for one item ; for security rea-
sons the stock of spirit had to be left behind.
We would hâve to procure, not without difficulty,
partly in Indonesia, partly in the Philippines, the
quantities of spirit essential for preserving the
samples.
On 8 July the Coriolis set sail for the Seychel¬
les. Here between 10 August and 22 September,
the living resources of the waters of the archi-
pelago were prospected and evaluated (REVES II
Expédition). The First fortnight was spent in
acoustic détection of pelagic fish, and the rest of
the time was devoted to trawling, to find out the
prospects for commercial fishery of demersal spe-
cies.
The Coriolis left the Seychelles at the end of
September and docked in Jakarta on 9 October
where, as planned, a Franco-Indonesian océano¬
graphie coopération agreement was signed on
board. On 15 October, in accordance with this
agreement, a campaign to explore the Makassar
Strait began, the first part of which was entirely
geological. From 29 October onwards, biological
trawlings and dredgings were added to the sedi-
mentological prospection.
The Coriolis returned to Balik Papan on 11
November and left for the Philippines the fol-
lowing day, while two biologists from the
Muséum, who had been taking part in the
CORINDON II Expédition (A. Guille and my-
self), flew to Manila. During the next few days I
contacted the Filipino authorities, the French
Embassy, Professor E. Gomez, director of the
Marine Science Center, and other scientists from
this Institute, as well as from the University of
the Philippines, who had already given their sup¬
port for the 1976 expédition. Meanwhile the
other participants in the MUSORSTOM II Expé¬
dition had arrived in Manila. Spirit and other
supplies were procured and we were given permis¬
sion to work in the Coastal waters.
The Coriolis berthed on 17 November. The
scientific team embarked on Wednesday after-
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
13
du mercredi 19 novembre. Elle comprenait des
chercheurs de l’ORSTOM (A. Crosnier et P.
Fourmanoir), du CNRS (Madame S.
Secretan), du Muséum (Madame M. de Saint
Laurent, Ph. Bouchet, a. Guille et moi-
même) et un ichthyologiste de l’Université des
Philippines (R. DE LA Paz).
Le Coriolis appareillait pendant la nuit, à desti¬
nation du secteur où avaient été recueillis les
Neoglyphea.
La campagne MUSORSTOM II
Des données très précises sur la localisation du
Glyphéide actuel avaient été obtenues en 1976 au
cours de la prospection réalisée par le Vauban.
Une carte détaillée avait été établie (Forest,
1981, p. 29, fig. 4) et la zone où l’on pouvait
espérer retrouver des représentants de l’espèce, le
« secteur G », apparaissait comme très nettement
délimité.
C’est donc là que le Coriolis entreprend le jeudi
20 novembre ses premiers chalutages. En fait, le pre¬
mier trait, vers midi, par 198-188 mètres, ramène sur le
pont, parmi d’assez nombreux poissons, échinides,
ophiures, mollusques, spongiaires et crustacés décapo¬
des, une Neoglyphea, un mâle de petite taille, très
mutilé. Cette capture, faite d’emblée, était prometteuse.
Cependant, quatre autres chalutages effectués le même
jour, dans les mêmes parages, fournissent chacun un
échantillonnage de la faune variée déjà observée en
1976, mais aucun autre Glyphéide. Dans la matinée du
21 novembre, après quelques traits à des profondeurs
moindres, les chalutages sont repris à l’intérieur du sec¬
teur G, et poursuivis toute la journée du lendemain.
A la fin du troisième jour de la campagne,
après 14 chalutages entre 180 et 210 mètres, le
seul spécimen de Neoglyphea capturé était tou¬
jours celui de la station 1.
Insister et continuer à opérer sur les mêmes
fonds déjà ratissés de façon intensive, c’était com¬
promettre notre second objectif, la prospection
biologique à différents niveaux et dans d’autres
eaux.
Le samedi 22 novembre au soir, nous quittons les
parages de Lubang, avec l’intention d’y revenir dans les
derniers jours de la campagne, à une période qui serait
peut-être plus favorable à la capture des Glyphéides.
Le 23 novembre, des dragages et des chalutages sont
effectués à l’intérieur et au large de la baie de Balayan,
noon, 19 November. It consisted of scientists
from the ORSTOM (A. CROSNIER and P. FOUR¬
MANOIR), from the Centre national de la Recher¬
che scientifique (Mmc S. Secretan), from the
Muséum (Mme M. de Saint Laurent, P. Bou¬
chet, A. Guille and myself) and an ichtyologist
from the University of the Philippines (R. de la
Paz).
The Coriolis set sail during the night, on her
way to the area where the first Neoglyphea had
been collected.
The MUSORSTOM II expédition
Very précisé data on where the existing
Glypheid is located had been obtained in 1976
during prospection by the Vauban. A detailed
chart had been plotted (Forest, 1981, p. 29,
fig. 4) and Sector G, the zone where there was
hope of finding new specimens of this species,
was clearly delimited.
It was there then that the Coriolis began the first
trawls on Thursday, 20 November. In fact, the first
haul, at 198-188 m, around midday, landed on deck,
among a great number of fishes, echinoids, ophiurans,
mollusks, sponges and decapod crustaceans, one much
mutilated, small Neoglyphea. This very first catch was
most auspicious. However our other trawlings the
same day in the same area provided the same varied
samplings of fauna as those observed in 1976, but there
was no sign of any further Glypheid. On the morning
of 21 November, after some trawling at shallower
depths, work began again in Sector G and continued
throughout the next day.
At the end of the third day of the campaign,
after fourteen trawls between 180 and 210 m, the
only specimen we had of Neoglyphea was the one
caught at Station 1. To persist in operating on
the same area, which had already been so
thoroughly dredged, would hâve jeopardised our
chances of achieving our second aim, which was
biological prospection at different levels and in
other waters.
On Saturday evening, 22 November, we left the vi-
cinity of Lubang with the intention of returning at the
end of the expédition, at a more favourable time for
catching some Glypheids.
On 23 November we dredged and trawled in Balayan
Bay and offshore between 90 and 650 m. On 24
Source : MNHN, Paris
14
J. FOREST
entre 90 et 650 mètres. Le 24 novembre, le Coriolis
poursuit sa route vers l’est par le détroit de Maricaban,
où un essai de chalutage aboutit à une croche, avec
rupture de la perche et déchirure du filet. Dans les
parages de l’île Verde, sur des fonds irréguliers, le cha¬
lut et la drague recueillent un échantillonnage peu volu¬
mineux, mais intéressant par sa diversité : faune fixée
sur des blocs et des cailloux, et faune associée.
Le 25 novembre, le Coriolis se trouve dans le nord de
la mer de Sibuyan au sud-sud-est de la presqu’île de
Bondoc sur des fonds dépassant 1 500 mètres. Plusieurs
chalutages à diverses profondeurs fournissent un maté¬
riel varié. A la station 41, la plus orientale, au-delà de
la pointe de Bondoc, par 170 mètres environ, sont
recueillis de très nombreuses éponges (Euplectellà), des
pycnogonides et plus de 36 espèces de crabes, et à la
station suivante, par 1 600 mètres environ, de nombreux
bivalves appartenant à la plus grande espèce connue du
genre Solemya.
Le 26 novembre, plusieurs traits à l’est de I’île Marin-
duque, sur des fonds de vase entre 500 et 900 mètres,
donnent un matériel relativement peu abondant : épon¬
ges, échinodermes, alcyonnaires, galathéides, crevettes et
quelques poissons. Au début de l’après-midi, une équipe
est débarquée sur l’îlot Mompog pour des récoltes inter-
tidales et en eau peu profonde, pendant que le Coriolis
chalute par 80 mètres.
La faune de cette partie de la mer des Phillipi-
nes était manifestement moins riche et moins
diversifiée qu’à l’ouest de Luçon. Il semblait par
conséquent plus intéressant de reprendre la pros¬
pection des parages de I’île Lubang, avec d’abord
de nouvelles tentatives de capture de Glyphéides.
Après une dernière station au nord-ouest de Marin-
duque, par 400 mètres, le navire fait route vers l’ouest
pendant la nuit, à travers le passage de l’île Verde. La
partie sud et la plus profonde de ce passage, à l’est de
l’île Golo, est atteinte le 27 au matin et un chalutage
par 800 mètres fournit de nombreux échinides.
Vers midi, l’exploration du secteur G est reprise :
trois chalutages successifs sont toujours aussi décevants.
Le Coriolis se dirige vers le nord-ouest de l’île Lubang
et deux traits au voisinage de l’isobathe des 1 000
mètres, sur des fonds de vase, avec gravier et blocs,
rapportent un échantillonnage abondant, avec de nom¬
breuses pentacrines et gorgones.
Pendant l’après-midi du 28 novembre et jusqu’au len¬
demain 29 novembre au soir, 9 chalutages, dont deux
de nuit, sont effectués. Les récoltes sont relativement
peu abondantes. Au nord du banc Simo, par 215-
230 m, sur les pentes vers les profondeurs de la mer de
Chine, sont capturés de nombreux échinodermes.
Le 30 novembre, à la station 69, la plus profonde de
la campagne, par 1 800-1 950 mètres, la perche se brise
en fin de chalutage, mais quelques crustacés sont
recueillis, avec les fragments d’une nouvelle espèce de
Calyptogena géante, bivalve dont une forme voisine,
géante également, est connue des sources hydrotherma¬
les profondes des Galapagos. Les trois derniers traits
sur les fonds à Glyphéides n’ont pas plus de succès que
les précédents.
November the Coriolis continued her course eastwards
via the Maricaban Strait. Here the net got caught and
torn and the beam broken. Around Verde Island, on a
rugged sea bed, the trawl and dredge brought back a
meagre haul, though there was an interesting variety of
fauna fixed to rocks and stones, together with their
associâtes.
On November 25 the Coriolis reached the northern
part of the Sibuyan Sea, SSE of the Bondoc Peninsular
where the water is over 1 500 m deep. Several
trawlings at diverse levels produced varied material.
At Station 41, the farthest one east, beyond Bondoc
Point, at about 170 m deep, a great number of sponges
(Euplectellà), pycnogonids, and more than 36 species of
crabs were caught. At the next station, approximately
1 600 m deep, numerous bivalves belonging to the lar-
gest known species of the Solemya genus were found.
On 26 November many trawlings east of Marinduque
Island, on mud bottoms between 500 and 900 m, pro¬
duced relatively little material : sponges, echninoderms,
alcyonarians, galatheids, shrimps and a few fishes. In
the early afternoon a group of us landed on Mompog
Islet for intertidal collecting in shallow water, while the
Coriolis trawled at a depth of 80 m.
The fauna of this part of the Philippine Sea
was definitely less numerous and diversified than
west of Luzon. It seemed therefore more inter¬
esting to prospect once again off Lubang Island,
first of ail to catch some more Glypheids.
After a final station northwest of Marinduque, 400 m
deep, the vessel sailed westwards during the night,
through the Verde Island Channel. The Southern and
deepest part of this channel, east of Golo Island, was
reached on the morning of the 27th and a 800 m deep
trawling brought back many echinoids.
Towards midday we started exploring Sector G
again : this sériés of trawlings proved just as disap-
pointing as before. The Coriolis sailed northwest of
Lubang Island, where two hauls from around the
1 000 m isobath on bottoms of mud mixed with stones
and gravel produced abundant samples with many pen¬
tacrines and gorgonians.
From the afternoon of 28 November right through
until the following evening, nine trawlings were carried
out, two of them at night, but relatively little was col-
lected. North of Simo Bank, 215-230 m deep, on the
slopes falling to the depths of the China Sea, numerous
echinoderms were caught.
On 30 November, between 1 800 and 1 950 m at Sta¬
tion 69, the deepest of the whole expédition, the beam
broke at the end of the trawl, but we collected some
crustaceans, together with fragments of a new giant spe¬
cies of bivalve, Calyptogena sp., a similar form of
which has already been recorded in the deep hot springs
off the Galapagos Islands. The last three trawlings on
the Glypheid sea bed were as unsuccessful as the earlier
ones.
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
15
Depuis le 20 novembre, ces fonds avaient été
ratissés en tout sens, par 28 chalutages, et le seul
Glyphéide capturé l’avait été le premier jour.
Pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons,
peut-être liées à l’époque de l’année pendant
laquelle se déroulait la campagne, la recherche de
Neoglyphea s’avérait infructueuse. Il semblait inu¬
tile de la poursuivre, et plus judicieux d’employer
les derniers jours de la campagne à l’exploration
d’autres fonds, et plus particulièrement du large
passage, entre Lubang et Luçon, de profondeur
croissante du nord au sud, où les récoltes avaient
été si riches et si variées en 1976.
Au départ du secteur G, de nombreux crabes sont
dragués sur un fond corallien, par 20 mètres environ.
Puis 10 traits de chalut se succèdent, entre 200 et
900 mètres environ, certains très fructueux, et montrant,
comme on pouvait s’y attendre, des changements im¬
portants et rapides des peuplements en fonction de la
profondeur. Après le dernier, le soixante-sixième de la
campagne, le Coriolis fait route vers Manille où il
accoste le mardi à 18 heures.
Le Coriolis allait rester à quai jusqu’au 8
décembre, date prévue pour son appareillage à
destination de Nouméa. Pendant ces quelques
jours d’escale, les échantillons provenant des cam¬
pagnes REVES II, CORINDON et MUSORSTOM
II étaient préparés et emballés pour être embar¬
qués sur un cargo à destination du Havre. La mis¬
sion scientifique était reçue le 3 décembre au
« National Muséum » des Philippines et, à cette
occasion, un exemplaire de Neoglyphea inopinata
et une collection de spécimens identifiés provenant
de la campagne de 1976 étaient déposés dans ce
musée. Le premier volume des Résultats MU¬
SORSTOM était également présenté aux cher¬
cheurs philippins. Le même jour, dans la soirée,
la mission scientifique recevait à bord du Coriolis
des chercheurs et diverses personnalités des Philip¬
pines.
Le 4 décembre, au cours d’un séminaire orga¬
nisé à l’Université des Philippines, à Quezon City,
par le Professeur DE la Paz, qui avait participé à
la campagne, Madame de Saint Laurent pré¬
sentait devant des chercheurs et des étudiants un
exposé sur les campagnes MUSORSTOM et sur
les circonstances de la découverte du glyphéide
actuel.
Une partie de la mission rentrait alors en
France, mais la campagne allait se prolonger par
des récoltes littorales, principalement carcinologi¬
ques, en diverses régions des Philippines. A ces
From the 20 November 28 hauls had raked
these grounds over and over and only one
Glypheid had been caught, the first day. For
reasons which shall explain in detail later, pro-
bably due to the time of year during which the
expédition took place, our search for Neoglyphea
had proved unavailing. It seemed useless to con¬
tinue and wiser to spend the last days of the cam-
paign exploring other grounds, particularly the
wide passage between Lubang and Luzon. Here,
in 1976, where the depth increases south wards,
many worthwhile and varied catches had been lan-
ded.
Outside the sector G, numerous crabs were dredged
from the coral bed around 20 m deep. A sériés of
10 trawlings followed, between 200 and 900 m, some
very fruitful, revealing as expected important and rapid
changes in the settlements, according to their depth.
After completing the last one, the sixty-sixth of the
whole expédition, the Coriolis set sail for Manila where
it docked on Tuesday at 18 hours.
The Coriolis was to remain in harbour until the
8 December, the date fixed for her departure to
Nouméa. During those few days, the samples
from the REVES II, the CORINDON and the
MUSORSTOM II Expéditions were prepared and
packed, ready for loading on a cargo ship sailing
to Le Havre. The members of the scientific mis¬
sion had been received on 3 December at the
National Muséum of the Philippines and, on this
occasion, a specimen of Neoglyphea inopinata
was deposited at the Muséum. The first volume
of the MUSORSTOM results was also presented
to the Filipino scientists. The same evening a
réception was given on board the Coriolis for
some scientists and well-known personalities of
the Philippines.
On 4 December, in the course of a seminar
organized at the University of the Philippines in
Quezon City by Professor de la Paz, who had
taken part in our expédition, Mm' de Saint Lau¬
rent gave a talk before the scientists and students
on the MUSORSTOM Expéditions and the cir-
cumstances in which the present-day Glypheid had
been discovered.
Part of the mission now returned to France, but
the expédition was to continue by collecting,
mainly crustaceans, on the shores of diverse
Source : MNHN, Paris
16
J. FOREST
récoltes participaient Mmes M. DE SAINT LAURENT
et S. Secretan, M"e C. Vadon, arrivée à
Manille par avion et moi-même. Les premières
récoltes à marée basse et en plongée étaient effec¬
tuées les 6 et 7 décembre au sud de Manille, dans
la baie de Balayan. Le 8 décembre, nous gagnions
Cebu par avion où nous étions accueillis à la sta¬
tion marine de Mactan par le Dr. A. MÜller.
Pendant trois jours, de nombreux crustacés
étaient recueillis sur le plateau corallien, au large
de la station, au cours de plongées jusqu’à 20
mètres, et dans la mangrove. Le 11 décembre,
nous étions sur la côte nord de Mindanao, à
Cagayan de Oro. Le Rev. Fr. James McKeough,
chef du département des Sciences biologiques,
nous recevait à l’Université Xavier. La journée du
12 décembre était consacrée à des récoltes, avec
des étudiants de l’Université, sur l’îlot Ayutaba,
dans la baie de Cagayan, puis de l’autre côté de
la baie, sur des plages remarquables par la densité
des peuplements de crabes (Mictyris).
Le 13 décembre, nous étions de nouveau à
Cebu et reprenions notre prospection carcinologi¬
que, en particulier autour d’un îlot au large de la
station de Mactan. Le 15 décembre, nous reve¬
nions à Manille, où les quelques jours qui nous
séparaient de notre retour en France étaient con¬
sacrés à la préparation de l’envoi de nos récentes
récoltes et au contrôle du chargement d’une cen¬
taine de colis : les collections faites sur le Corio¬
lis, et les engins et autres équipements utilisés pen¬
dant les campagnes, qui allaient être embarqués
sur le cargo Transworld Bridge. Le 5 février, ce
matériel était débarqué au Havre et transporté au
Muséum.
Le N. O. Coriolis
et les opérations de chalutage
Alors que le Vauban, utilisé pendant la pre¬
mière campagne aux Philippines, est un petit cha¬
lutier de 25 mètres, doté d’un équipement appro¬
prié, mais relativement modeste, à son échelle, ne
pouvant accueillir qu’un petit nombre de cher¬
cheurs, et non destiné à de longues campagnes
(c/. Forest, 1981, p. 23), le Coriolis est un navire
plus grand, construit à des fins océanographiques
et disposant de moyens beaucoup plus importants.
régions of the Philippines. Mmt‘ M. de Saint
Laurent and S. Secretan, M1" C. Vadon, who
had flown from Paris to Manila, and myself took
part in this collecting. We started work on the 6
and 7 December at low tide and dived in Balayan
Bay, south of Manila. On December 8 we rea-
ched 'Cebu by plane where we were welcomed at
the Marine Station of Mactan by Dr. A. MÜLLER.
For three days we dived to about 20 m and gathe-
red numerous crustaceans on the coral reef and in
the mangrove. On 11 December we were on the
north coast of Mindanao, at Cagayan de Oro.
The Reverend Brother James McKeough, head
of the Department of Biological Sciences, received
us at Xavier University. The 12 December was
spent with students from the University collecting
on Ayutaba Islet, in Cagayan Bay, and then on
the other side of the bay on beaches remarkable
for the density of the crab populations (Mictyris).
On December 13 we were back in Cebu and
started our carcinological prospection again, parti-
cularly around an islet off Mactan Station. On
Monday, 15 December we returned to Manila
where we stayed a few days, before returning to
France, preparing our latest collections to be sent
off and surveying the loading of the material : the
collections made on board the Coriolis and the
gear and equipment used during the expéditions
were to be embarked on the cargo ship Trans¬
world Bridge. Later, on February 5, this ship-
ment was ail unloaded in Le Havre and trans-
ported to the Muséum in Paris.
The Océanographie Vessel Coriolis
and the trawling operation
Whereas the Vauban, which served during the
first expédition to the Philippines, a small 25-
meters trawler, with a relatively modest equipment
appropriate to her size, could only take a small
number of scientists on board and was not meant
for long expéditions (see Forest, 1981, p. 23),
the Coriolis is a larger ship, specially constructed
for océanographie research, with much greater
potentialities.
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
17
Ses principales caractéristiques sont les sui¬
vantes :
Longueur hors-tout : 37,50 m
Largeur : 8,00 m
Jauge brute : 326 tonneaux
Vitesse de croisière : 10 nœuds
Autonomie de propulsion (à 10 nœuds) : 7 000 milles
Surface des laboratoires : 55 m2
Équipage : 20, dont 8 officiers
Équipe scientifique : 10
Propulsion : 2 moteurs diesel Baudouin de 350 CV
chacun.
Le principal moyen de levage consiste en un portique
basculant à l’arrière, d’une puissance maximum de 3
tonnes.
Le treuil hydraulique de pêche de 5 tonnes peut con¬
tenir 12 000 m de câble de 9,5 mm ou 3 000 m de câble
de 21,0 mm. 3 autres treuils sont destinés au plancton
ou à l’hydrologie.
L’équipement comprend en outre : 1 radar Decca
RM 1226 et 1 radar Decca DK 110, 1 sondeur Simrad
SKIPPER 802 et 1 sondeur EDO.
Ayant pour but la prospection de la macro¬
faune benthique, la seconde campagne MUSORS¬
TOM a surtout comporté, comme la première, des
chalutages. Des dragages ont été effectués en six
stations seulement, sur des fonds irréguliers
rocheux ou coralliens. Quant au pêches planctoni-
ques de surface, destinées à la capture éventuelle
de larves (hypothétiques) de Glyphéides, elles ont
été faites en dix stations.
Les caractéristiques et la technique de mise en
œuvre des chaluts à perche ont déjà été décrites
dans le compte-rendu de la première campagne
(FOREST, 1981, p. 24).
En 1976, des filets de deux tailles différentes
avaient été employés : les uns étaient montés sur
des perches de 5,5 m, les autres sur des perches de
4 m. Nous avions constaté que, qualitativement,
les résultats étaient à peu près les mêmes dans les
deux cas. Les risques de croche et de rupture
étant, dans une certaine mesure, proportionnels à
la largeur de l’engin, nous n’avons utilisé sur le
Coriolis que des perches de 4 m, qui avaient, par
ailleurs, l’avantage de passer directement entre les
montants du portique mobile. L’emploi de per¬
ches d’une longueur supérieure à l’ouverture du
portique aurait certainement compliqué les opéra¬
tions de mise à l’eau et de récupération, et
entraîné une perte de temps.
Pendant la campagne CORINDON II qui précé¬
dait MUSORSTOM II, l’équipage avait eu l’occa¬
sion de se familiariser avec ces chaluts, et la
Its main features are :
Overall length : 37.50 m.
Breadth :8m.
Gross tonnage : 326 tons.
Cruise speed : 10 knots.
Cruising range (at 10 knots) : 7 000 miles.
Laboratories surface : 55 m2.
Crew : 20, including 8 officers.
Scientific team : 10.
Propulsion : two 350-hp Baudouin diesel engines.
The main means of hoisting consists of a rotating
stem gantry, with a maximum load of 3 tons.
The 5-ton hydraulic fishing winch can house 12 000 m
of 9.5-mm cable or 3 000 m of 21-mm cable. There
are three other winches for plankton or hydrological
purposes.
The equipment also comprises : one RM 1226 Decca
radar and one Decca DK 110 radar, one Simrad SKIP¬
PER 802 sounder and one EDO sounder.
With a view to prospecting the benthic macro-
fauna, the second MUSORSTOM Expédition, like
the First one, had recourse to trawling. Dredging
took place at only six stations, on rough rocky or
coral bottom. As for surface plankton fishing,
destined to catch eventually some (hypothetical)
Glypheid larvae, this was only done at ten sta¬
tions.
The characteristics and the techniques of use
with the beam trawl hâve already been described
in the report on the first expédition (Forest,
1981, p. 24).
In 1976, two different sizes of nets were used :
the first were mounted on 5.5 m beams, the
others on 4 m beams. We noticed that qualitati-
vely speaking the results were almost the same in
both cases. The risk of the net getting caught
and the beam breaking were, to a certain extern,
dépendent on the width of the gear, and we used
only 4 m beams on the Coriolis, which moreover
had the advantage of passing directly between the
legs of the gantry. The use of beams longer than
the gantry opening would certainly hâve compli-
cated operations when lowering or recuperating
the net and would hâve resulted in a waste of
time.
During the CORINDON II Expédition preced-
ing the MUSORSTOM II Expédition, the crew
had an opportunity of getting used to these trawls
Source : MNHN, Paris
18
J. FOREST
majorité des traits se sont déroulés sans incident,
leur durée étant le plus souvent de 40 à 60
minutes. Comme on pouvait s’y attendre sur des
fonds qui, sauf dans le secteur G, étaient mal
connus, des croches ont été enregistrées. Une dou¬
zaine de traits ont été ainsi interrompus, avec, à
quatre reprises, une rupture de la perche. Presque
toujours cependant, en dépit d’avaries au filet,
une bonne quantité de matériel était recueillie.
Sur 66 chalutages, 28 ont été pratiqués sur les
fonds à Glyphéides. Ils sont représentés graphi¬
quement ici (fig. 2) de la même façon que l’ont
été les 27 traits de la première campagne (Forest,
1981, p. 29, fig. 4).
Sur les 38 autres chalutages (cf. fig. 1), 21 se
situent dans les parages de Lubang, et 17 dans le
passage de l’île Verde et, plus à l’est, jusqu’à la
presqu’île de Bondoc.
Les traits ont été effectués, nous l’avons dit, à
des profondeurs variées et, en dehors du sec¬
teur G, où celles-ci sont de 180 à 200 mètres, aux
niveaux suivants :
50- 100 m : 4 traits
100- 200 m : 7 traits
200- 500 m : 12 traits
500-1 000 m : 11 traits
1 000-1 500 m : 1 trait
1 500-1 950 m : 3 traits
Les résultats
1. Recherche de Neoglyphea inopinata
Le premier objectif de la campagne MUSORS-
TOM II était de capturer des exemplaires supplé¬
mentaires de Neoglyphea inopinata et, autant que
possible, d’effectuer des observations sur sa biolo¬
gie. Le seul spécimen capturé, un mâle de petite
taille et mutilé, n’a guère ajouté à la connaissance
de l’espèce.
Cet échec à peu près total contraste avec le suc¬
cès de la première campagne. En 1976, les cap¬
tures avaient été effectuées dans un secteur res¬
treint qui, nous l’avons dit, s’étendait sur moins
de cinq milles et avait été délimité avec précision.
Les moyens de positionnement disponibles sur le
Coriolis permettaient de revenir de façon très
exacte sur ces fonds, et sur le point G, à la fois
lieu de capture du premier spécimen par 1 ’Alba-
tross, et centre de l’aire prospectée avec succès en
1976.
and the majority of the catches went off without
a hitch. They generally lasted between 40 and
60 minutes. As might be expected on sea beds
which, apart from Sector G, were unexplored, the
nets sometimes got caught. A dozen trawls were
interrupted for this reason, resulting four times in
the beam breaking. Almost always though, de-
spite damage to the net, a good quantity of mate-
rial was collected.
Out of 66 trawlings, 28 were done on the sea
bottom where the Glypheids had previously been
found. A diagram identical to the one showing
the 27 trawlings of the first campaign (Forest,
1981, p. 29, fig. 4) represents them here (Fig. 2).
Among the other 38 trawlings (see Fig. 1),
21 took place off Lubang and 17 in the Verde
Island Channel and farther east, as far as the
Bondoc Peninsular.
Trawling was done, as we hâve mentioned, at
various depths and, apart from Sector G, for
those between 180 and 200 m, at the following
levels :
50- 100 m : 4 hauls
100- 200 m : 7 hauls
200- 500 m : 12 hauls
500-1 000 m : 11 hauls
1 000-1 500 m : 1 haul
1 500-1 950 m : 3 hauls
Results
1. The search for Neoglyphea inopinata
The primary aim of the MUSORSTOM II
Expédition was to catch some new samples of
Neoglyphea inopinata and, as far as possible, to
make some observations on its biology. The only
specimen caught however, a small mutilated male,
could scarcely add much to our knowledge of the
species.
This almost complété failure contrasts sadly
with the success of the first expédition. In 1976,
as already mentioned, catches had been confined
to a restricted sector covering less than five miles.
Thanks to the positioning devices on board the
Coriolis , we were able to return to precisely the
same area as before where, at Point G, the first
specimen had been found by the Albatross in the
centre of the area prospected with success in 1976.
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
19
Fig- 2. — Représentation schématique des chalutages du Coriolis dans le secteur G. Le cercle qui entoure le numéro de station
marque le point de départ du trait. Les chiffres non cerclés indiquent les profondeurs.
Schematic figuration of the Coriolis trawlings in the sector G. The circle around the station number indicates the
starting point of the haul, figures without circle the depths.
Source : MNHN , Paris
20
J. FOREST
Les chalutages du Coriolis se sont en grande
partie superposés à ceux du Vauban, bien que, au
début de la campagne, nous ayons pu en douter.
En effet, lors des premières stations, les profon¬
deurs indiquées par les sondeurs en un point
donné étaient notablement inférieures à ce qu’elles
auraient dû être d’après les cartes hydrographi¬
ques et d’après celle dressée en 1976. Un sondage
au fil a montré que les écho-sondeurs étaient mal
étalonnés et que toutes les lectures devaient être
majorées de 8 % environ.
Les explorations de 1976 et 1980 ont donc bien
été faites sur les mêmes fonds, avec les mêmes
engins, et le nombre de traits a été pratiquement
le même. Or, dans le premier cas, sept chalutages
ont fourni neuf Neoglyphea dont sept mâles adul¬
tes, alors que, dans le second, un seul trait a été
positif, avec un spécimen mâle subadulte. Cette
différence dans les résultats n’est sans doute pas
d’ordre aléatoire et correspond plus vraisemblable¬
ment à la présence ou à l’absence d’individus de
l’espèce dans le secteur considéré. Mais pourquoi
y avait-il des mâles adultes de Neoglyphea errant
sur le fond à la fin de mars 1976, et aussi le 8
juillet 1908, et non à la fin de novembre 1980 ?
L’hypothèse que nous pouvons formuler est liée
aux observations déjà présentées sur les conditions
de capture des Glyphéides par le Vauban. Nous
avions noté (cf. Forest, 1981, p. 35, fig. 5) que
les chalutages sur le secteur G avaient été effec¬
tués entre 8-9 h et 19-23 h, mais que neuf Neogly¬
phea sur dix (y compris le spécimen de VAlba-
tross) avaient été obtenus entre 10 h 30 et 14 h 30.
Qui plus est, compte tenu des heures des traits,
cinq exemplaires avaient pu être capturés à peu
près au moment du passage du soleil au méridien.
Nous avions alors suggéré que l’espèce pourrait
vivre dans des terriers et que les grands mâles
n’en sortiraient, peut-être à des fins alimentaires,
que lorsqu’un certain seuil d’éclairement est
atteint. Or, la campagne de 1980 s’est déroulée à
une époque où la hauteur maximale du soleil est
notablement inférieure à ce qu’elle est au début
du printemps. Au point G, soit par 14° N et
120° E environ, le 1er avril, la hauteur du soleil
au passage au méridien est de 80°. A 10 h 40,
heure approximative où ont commencé les cap¬
tures de Neoglyphea en 1976, elle est de 68°,
valeur nettement supérieure à celle que l’on
observe à midi, le 1er décembre, soit 53°.
L’ensoleillement en surface est encore réduit
pendant la période hivernale par une nébulosité
The Coriolis trawled in practically the same
spots as those explored by the Vauban, even
though at the beginning of the expédition we had
some doubts about this. Indeed at the first sta¬
tions, the depths indicated by the sounders at a
given point were shallower than those we expected
to find according to the hydrographie charts and
to the one we had plotted in 1976. A wire
sounding proved that the echo-sounders had been
inaccurate and that ail the readings had to be
increased by about 8 %.
In fact, the same area was explored with the
same gear in 1980 as in 1976 and the number of
trawlings was also about the same. Yet in the
first case we obtained nine Neoglyphea from
seven trawlings, including seven adult males,
whereas the second time we succeeded in catching
only one sub-adult male specimen. This dif¬
férence was certainly not due to chance and
probably corresponds to the presence or absence
of individuals of this species in the sector at the
time we explored. Why then were adult male
Neoglyphea found moving about the sea bed in
March 1976 and before on 8 July 1908, but not at
the end of November 1980 ?
The hypothesis we put forward is based on the
observations already made on the conditions in
which the Glypheids were caught by the Vauban.
We hâve seen (FOREST, 1981, p. 35, fig. 5) that
trawling in Sector G was done between 8 and
9 a.m. and 7 and 11 p.m., but that nine out of
the ten Neoglyphea including the specimen found
by the Albatross, were caught between 10.30 a.m.
and 2.30 p.m. Moreover five samples were
caught just about the time when the sun is at the
meridian.
This has led us to suggest that the species may
live in burrows and that the large males do not go
out, perhaps in search of food, until there is a
certain degree of light. Now the 1980 expédition
took place when the maximal zénith of the sun
was significantly lower than in the early spring.
At Point G, approximately 14° N by 120° E, the
height of the sun on April lst at the meridian
passage is 80°. At 10.40 a.m., the approximate
time when the Neoglyphea were caught in 1976, it
was 68°, distinctly higher than at midday on
December lst when it was 53°.
Sunlight is further reduced during the winter
period by much thicker nebulosity than in spring-
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
21
beaucoup plus forte qu’au printemps. Un autre
facteur s’oppose aussi à la pénétration des rayons
lumineux pendant la même période. Dans cette
région, la saison des pluies correspond à l’été et à
l’automne. C’est en novembre et décembre que les
particules minérales charriées par les eaux douces
sont les plus denses et que, par conséquent, la
transparence de l’eau de mer est la plus faible. En
revanche, les trois premiers mois de l’année sont
ceux où la pluviosité est la plus faible et c’est sans
doute en mars et en avril que les eaux marines
sont les plus claires.
Sur les fonds où vivent les Glyphéides, l’éclaire¬
ment apparaît ainsi comme très réduit dans les
derniers mois de l’année. Il serait insuffisant pour
déclencher la sortie des terriers des mâles adultes
de Neoglyphea, si le moteur de cette sortie est
bien, comme nous le présumons, d’ordre photo-
taxique.
Il s’agit évidemment d’une hypothèse, mais fon¬
dée sur des observations très concrètes, et il con¬
viendra d’en tenir compte lors de nouvelles tenta¬
tives de capture de Neoglyphea. Il n’est pas exclu,
par ailleurs, que les déplacements de l’espèce
soient aussi soumis à un autre rythme. Il faut en
effet rappeler que pendant la campagne de 1976,
cinq spécimens ont été obtenus le même jour, le
23 mars, alors que les huit traits effectués le
27 mars ont tous été infructueux.
2. Faune benthique
Les premières remarques que l’on puisse présen¬
ter sur la prospection de la faune benthique réali¬
sée par le Coriolis concernent les fonds à Glyphéi¬
des. La comparaison avec les résultats obtenus par
le Vauban dans ce secteur est tout à fait significa¬
tive, puisque son exploration s’est traduite par
l’exécution, dans des conditions analogues, d’un
nombre de chalutages élevé et sensiblement égal
dans les deux cas ( cf. p. 18).
Comme on pouvait s’y attendre, la seconde
campagne n’a apporté que peu d’éléments nou¬
veaux à la connaissance faunistique de ce secteur
peu étendu et limité en profondeur entre 180 et
200 mètres. Cependant, sans que les raisons en
apparaissent nettement, les résultats quantitatifs et
même qualitatifs ont été — dans l’ensemble —
inférieurs à ceux de 1976. Certaines difficultés
rencontrées pendant les opérations du Coriolis,
par exemple dans l’harmonisation de la vitesse de
time. Another factor also prevents the light rays
penetrating during this period. In this région,
the rainy season occurs in summer and autumn.
It is in November and December that the density
of the minerai particles carried down by the rivers
and streams increases and, consequently, the sea
water is less transparent. On the other hand, the
first three months of the year are those when
rainfall is lowest and the sea water is certainly
clearest in March and April.
On the sea bed where the Glypheids dwell it
would appear that the light is thus very reduced
during the last months of the year. If, as we
believe, the male adult Neoglyphea are induced to
leave their burrows for phototaxic reasons, then
the light is quite insufficient at this season.
This is of course only a hypothesis, but
founded on concrète observations, and this is a
factor to be taken into account when planning
further attempts to capture Neoglyphea. Besides
it is quite possible that the animal’s movements
are subject to another rhythm. It must be recal-
led that during the 1976 campaign, five specimens
were obtained the same day, March 23, whereas
the eight trawlings done on March 27 were ail
fruitless.
2. Benthic fauna
We shall first comment on the Glypheid area
explored during prospection done by the Coriolis
on benthic fauna. A comparison between the
results obtained by the Vauban and those of the
Coriolis in the same sector are highly significant,
for in each case much the same amount of
trawlings were performed in very similar condi¬
tions (see p. 18).
It was not thought that the second exploration
would add much to our knowledge of the fauna
in this restricted area, limited to depths between
180 and 200 m. Yet there seemed no plausible
reason why the quantitative and qualitative results
were on the whole greatly inferior to those of
1976. Certain difficulties encountered during the
Coriolis operations, for example synchronisation
of the net-laying with the speed of the ship, or
the régulation of the trawling speed, may help
Source : MNHN, Paris
22
J. FOREST
filage et de celle du navire, ou dans le réglage de
la vitesse de chalutage, peuvent expliquer le peu
de succès de certains traits. Mais, même quand
ceux-ci se déroulaient dans de bonnes conditions
d’un bout à l’autre, les quantités de matériel
recueillies étaient souvent relativement peu impor¬
tantes, et des formes de grande taille, comme la
langouste Linuparus trigonus, ont été capturées en
bien plus petit nombre.
Une comparaison entre les récoltes de 1976 et
de 1980 pour d’autres Crustacés vivants sur les
mêmes fonds que les Glyphéides est éloquente.
Pour les Stomatopodes, étudiés dans le présent
volume par M. K. MOOSA, par exemple, 210 spé¬
cimens, appartenant à 15 espèces, ont été recueillis
dans le secteur G pendant la première campagne,
contre 92 individus seulement, répartis en neuf
espèces, pendant la seconde. De même, 18 exem¬
plaires d’une espèce nouvelle de Pylochelidae
(Pagure symétrique), qui sera prochainement
décrite et qui semble partager le biotope des
Neoglyphea, ont été capturés dans les mêmes
parages et en dix stations en 1976, alors que, en
1980, cinq stations seulement ont fourni six spéci¬
mens au total.
Il est vrai qu’un chalutier de petit tonnage,
comme le Vauban, avec une équipe de pêcheurs
expérimentés, est particulièrement adapté à la
mise en œuvre d’un engin du type utilisé, mais il
n’est pas non plus exclu que les résultats du
Coriolis aient été influencés par le fait que la
campagne a eu lieu fin novembre. Les conditions
hydrologiques pourtant sont relativement stables
d’un bout de l’année à l’autre dans cette partie de
la mer de Chine. Les températures de surface
observées au large de Lubang fin mars 1976 et fin
novembre 1980 étaient soumises à quelques fluc¬
tuations, mais voisines de 21° C. A proximité du
fond, au point G, elles étaient de 16,3° C le 19
mars 1976 et de 15,4° C le 22 novembre 1980.
Une si faible différence ne semble guère suscepti¬
ble d’influer sur la faune.
Nous avons, à propos de Neoglyphea inopinata,
supposé que le petit nombre d’individus se dépla¬
çant sur le fond en novembre, était lié à l’insuffi¬
sance de l’éclairement, conséquence d’une part
d’un moindre ensoleillement, d’autre part d’une
turbidité plus grande. On conçoit mal que ces fac¬
teurs agissent sur l’ensemble de la faune et, en
particulier, sur les organismes fixés. La différence
manifeste dans l’importance des récoltes du Vau¬
ban et du Coriolis reste donc inexpliquée.
explain the lack of success in some hauls. Never-
theless, even when everything went off well from
beginning to end, the quantities of material col-
lected were often relatively small and much fewer
specimens of large species, such as the spiny lob-
ster, Linuparus trigonus, were caught.
A comparison between the collections obtained
in 1976 with those of 1980, with regard to other
crustaceans living on the same sea floor as the
Glypheids, is éloquent.
During the first expédition, for instance, 210
specimens of 15 species of Stomatopods, studied
in this volume by M. K. Moosa, had been col-
lected in Sector G, but only 92 individuals from
nine species during the second one. Likewise,
18 samples of a new species of Pylochelidae (a
symmetrical Pagurid) which will be described
shortly, and which seems to share the same bio¬
tope as Neoglyphea, had been captured in the
same vicinity at ten different stations, whereas in
1980 five stations only furnished a total six speci¬
mens.
It is true that a trawler of small tonnage like
the Vauban, with an experienced crew of fisher-
men, is particularly adapted for work with the
gear we used, but it is also quite possible that the
results obtained by the Coriolis were affected by
the fact that the expédition took place at the end
of November. Hydrological conditions are how-
ever relatively stable throughout the year in this
part of the China Sea. The surface températures
observed off Lubang at the end of March 1976
and the end of November 1980 fluctuated around
21° C. Near the bottom, at Point G, the tempe-
rature was 16.3° C on 19 March 1976 and
15.4° C on 22 November 1980. It seems unlikely
that such a slight différence should hâve any
effect on the fauna.
Concerning Neoglyphea inopinata, we supposed
that the movement of a small number of indivi¬
duals along the sea bed in November had some
link with the insufficient lighting, due partly to
less sunshine, partly to increased turbidity. It is
hard to believe though that ail fauna, and particu¬
larly fixed organisms, react to these factors. The
différence in size between the collections made by
the Vauban and those by the Coriolis remain
unexplained.
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
23
Les circonstances des récoltes faites en dehors
de la zone de recherche des Glyphéides ont été
brièvement relatées plus haut, lorsque nous avons
suivi le déroulement de la campagne à partir du
secteur G (p. 15). Il n’est pas inutile d’ajouter à
cette relation des commentaires sur les motifs du
choix de l’itinéraire et sur les résultats obtenus au
cours de cette prospection.
La première campagne MUSORSTOM avait
comporté des chalutages à des niveaux variés,
jusqu’à 1 100 mètres environ, en dehors du sec¬
teur G, et surtout au nord et à l’ouest de Lubang,
et dans le passage, de profondeur croissante du
nord au sud, entre Luçon et Lubang. Dans toute
cette région, la faune était apparue comme parti¬
culièrement riche et fortement diversifiée en fonc¬
tion de la profondeur, ce qui justifiait que le
Coriolis en reprenne la prospection. Une dizaine
de traits, effectués dans les derniers jours de la
campagne, permettaient de retrouver beaucoup
des espèces obtenues en 1976, mais s’y ajoutaient
de nombreuses autres formes encore non captu¬
rées, comme un très grand exemplaire de l’Iso-
pode géant Bathynomus, recueilli par 300 mètres
environ, ou le bivalve du genre Calyptogena pro¬
venant de la station la plus profonde (cf. p. 14).
Le programme de la campagne MUSORS¬
TOM Il prévoyait une extension de la prospection
entreprise en 1976 à une autre partie de la mer
des Philippines. Cependant, le petit nombre de
jours disponibles en dehors de ceux consacrés à la
recherche des Neoglyphea limitait le domaine géo¬
graphique à explorer. Le choix se portait naturel¬
lement sur le passage entre Luçon et Mindoro, et
le nord de la mer de Sibuyan.
Au cours d’un périple de 400 milles environ,
des biotopes variés ont été prospectés. Il faut
mentionner en particulier les reliefs rocheux, irré¬
guliers, avec des blocs et des cailloutis dans le
passage de l’île Verde, où les possibilités de chalu¬
tages étant fort limitées, la drague géologique a
été utilisée à plusieurs reprises. Les récoltes, quan¬
titativement peu importantes, à des profondeurs
de 100 à 230 m, ont principalement consisté en
échantillons de la faune fixée — Spongiaires, Gor¬
gones, Alcyonaires — et de la faune vagile asso¬
ciée, avec de nombreux Echinodermes, Mollusques
et Crustacés Décapodes. Beaucoup d’espèces obte¬
nues dans ces conditions ne devaient pas être
recueillies ailleurs pendant la campagne, par
exemple une Pentacrine, Saracrinus angulata, aux
stations 31 et 32, dans le détroit de Maricaban.
The circumstances in which collecting was done
beyond the area where we had looked for
Glypheids hâve been briefly related above, in the
account on the campaign outside the sector G
(p. 15). It is worthwhile adding some comments
though on the reasons for choosing this route and
the results obtained during this prospection.
The fîrst MUSORSTOM Expédition had consis-
ted of trawlings, at various levels down to
1 100 m, outside Sector G, particularly north and
west of Lubang and in the passage between Luzon
and Lubang, where the depths increase from
north to south. In the whole of this area, the
fauna appears particularly rich and greatly diversi-
fied according to depth, which justified our pros-
pecting there again with the Coriolis. A dozen
trawlings carried out during the final days of the
expédition produced many of the species already
found in 1976, but also many other forms, never
before captured, such as a very large specimen of
the giant isopod Bathynomus, found 300 m deep,
or the bivalve belonging to the Calyptogena genus
caught at the deepest station (see p. 14).
In the MUSORSTOM II Expédition pro¬
gramme, it had been decided to extend prospec¬
tion to another part of the Philippine Sea which
had not been explored in 1976. However, the
time remaining once we stopped searching for
Neoglyphea was very short which meant we had
to restrict ourselves to a limited geographical area.
Our choice fell quite naturally on the passage
between Luzon and Mindoro and the northern
part of the Sibuyan Sea.
During our 400-mile cruise, various biotopes
had been prospected. Particular mention must be
made of the irregular bottom covered with rocks
and stones in the Verde Island Passage where it
was difficult to trawl and we had to use the geo-
logical dredge on several occasions. The some-
what small amounts collected at depths between
100 and 230 m consisted mainly of samples of
fixed fauna : sponges, gorgonians, alcyonarians
— and of the associated vagile fauna with nume-
rous echinoderms, mollusks and decapod crusta-
ceans. Many of the species obtained in this area
had not been found elsewhere during the expédi¬
tion, for instance, a pentacrin Saracrinus angulata
at Stations 31 and 32 in the Maricaban Strait.
Source : MNHN, Paris
J. FOREST
24
Plus à l’est, dans la partie nord-orientale de la
mer de Sibuyan, la masse du matériel chaluté jus¬
qu’à 1 600 mètres, sur ces fonds de vase, couverts
de nombreux débris végétaux, était relativement
modeste : Éponges et Echinodermes dominaient,
avec encore de nombreux Crustacés Décapodes. 11
faut noter qu’une partie des espèces provenant de
cette région ne devait pas non plus être recueillies
ailleurs, aux profondeurs correspondantes, pen¬
dant la campagne.
Conclusion
La première campagne MUSORSTOM aux Phi¬
lippines en 1976 a eu des résultats d’autant plus
remarquables qu’elle a été courte et réalisée avec
des moyens modestes. Pour cette raison, et grâce
à un concours de circonstances favorables, une
seconde campagne a eu lieu en 1980 dans la même
région. Comme nous l’avions souhaité, nous
avons cette fois disposé, pour une période plus
longue, d’un navire océanographique plus grand,
avec une équipe de chercheurs plus nombreuse.
MUSORSTOM II n’a malheureusement pas
répondu à ce que nous en attendions pour ce qui
est de la recherche du Glyphéide actuel. La cap¬
ture d’un unique spécimen n’ajoute guère, nous
l’avons dit, à la connaissance morphologique et
biologique de Neoglyphea inopinata.
Cependant, cet insuccès n’a pas un caractère
entièrement négatif. Il ajoute un élément de con¬
firmation à l’hypothèse selon laquelle la présence
d’individus se déplaçant sur le fond, hors des ter¬
riers, peut être liée à un éclairement minimal, non
atteint à la fin de novembre. II faut en retenir que
les recherches futures devraient avoir lieu pendant
la période où l’ensoleillement atteint un certain
niveau, c’est-à-dire de l’équinoxe de printemps à
l’équinoxe d’automne, et de préférence pendant la
première partie de cette période, pour profiter de
la plus grande transparence des eaux, facteur
favorable à la pénétration des rayons lumineux.
En ce qui concerne la faune benthique, les nou¬
velles prospections ont été très fructueuses.
Certes, sur les mêmes fonds, les récoltes du
Coriolis ont été dans l’ensemble quantitativement
inférieures à celles du Vauban. Un matériel consi¬
dérable a pourtant été recueilli. Dans la zone déjà
Further east. in the northeastern part of the
Sibuyan Sea a relatively small mass of material
was trawled at depths up to 1 600 m on mud bot-
toms covered with much plant débris : sponges
and echinoderms dominated with, here again,
numerous decapod crustaceans. It should be
noted too that some of the species found in this
région were not collected elsewhere at corres-
ponding depths during the campaign.
Conclusion
The results obtained during the First MUSORS¬
TOM Expediton were ail the more remarkable
considering the short time spent and the modest
équipement at our disposai. For this reason, and
thanks to a sériés of favourable circumstances, a
second expédition was organised in 1980 in the
same area. This time, in accordance with our
wishes, we had at our disposai a larger océanogra¬
phie vessel with a bigger team of scientists, for a
longer period.
The MUSORSTOM II Expédition did not
unfortunately live up to our expectations, as far
as the search for living Glypheids was concerned.
We hâve to admit that the capture of one unique
specimen adds little to our morphological and
biological knowledge of Neoglyphea inopinata.
It was not however a complété failure. A new
argument in favour of hypothesis appeared,
according to which the presence of individuals
moving about the sea bed, outside their burrows,
could hâve some connection with a minimal
degree of light which is not found at the end of
November. Consequently any further research
must take place during the period when light rea-
ches a certain degree, i.e. from spring to autumn
equinoxes, and preferably at the beginning of this
time, in order to benefit from the greater trans-
parency of the water, a factor in favour of light
pénétration.
With regard to the benthic fauna, the new pros¬
pections were very worthwhile. It is true that in
the same area previously explored by the Vauban,
the Coriolis brought back a relatively smaller
amount of material. Nevertheless it was considé¬
rable. In the zone already investigated in 1976
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. COMPTE RENDU
25
explorée en 1976, beaucoup d’espèces ont été
retrouvées, mais nombreuses sont celles qui ont
été obtenues pour la première fois. Les nouveaux
échantillons ont souvent permis de compléter les
descriptions de formes rares et, en tout cas, ont
fourni des indications supplémentaires sur leur
distribution. L’extension des recherches à la mer
intérieure des Philippines et à des niveaux bathy-
métriques non explorés par le Vauban s’est aussi
traduite par l’acquisition de nouvelles données sur
la distribution de beaucoup d’espèces et par la
collecte d’éléments faunistiques propres à certains
biotopes et non représentés dans les précédentes
récoltes.
Il faut noter ici que le produit des chalutages,
moins volumineux dans l’ensemble pendant la
seconde que pendant la première campagne, a pu,
en revanche, être plus complètement exploité à
bord, au moins pour certains groupes. En effet,
sur le Vauban, les récoltes importantes, souvent
plusieurs centaines de kilos pour un trait, et se
succédant à un rythme rapide, étaient triées sur le
pont par quatre biologistes. Les aménagements du
Coriolis, et en particulier la présence d’un labora¬
toire intérieur, ont beaucoup facilité un travail de
tri, auquel se consacrait une équipe deux fois plus
nombreuse et comptant, en plus de carcinologistes
et d’ichtyologistes, des spécialistes d’Echinodermes
et de Mollusques. Par exemple, les tamisages des
résidus de chalutages et des sédiments, et la con¬
servation des refus de tamis en vue d’un tri ulté¬
rieur par le Centre de Tri océanologique de Brest,
ont fourni de nombreux Invertébrés de petite
taille, qu’il n’avait pas été possible de préserver
pendant la première campagne.
Ainsi, les récoltes du Coriolis, loin d’être une
simple duplication de celles du Vauban, en consti¬
tuent un complément important et apportent de
nombreux éléments nouveaux.
Les collections faites en 1976 et en 1980 sont
maintenant réunies. Les travaux qui leur sont con¬
sacrés dans le présent volume et dans ceux qui
vont suivre montrent quelle contribution les deux
campagnes MUSORSTOM apportent à la connais¬
sance de la faune marine des Philippines, et aussi
la part respective qui revient à l’une et à l’autre
dans la collecte du matériel.
many species were found, a large number of
which for the first time, thus completing descrip¬
tions of rare forms and, at any rate, furnishing
more indications on their distribution. By extend-
ing research to the Inner Philippine Sea and to
bathymétrie levels unexplored by the Vauban we
gained new data on the distribution of many spe¬
cies and collected faunistic information concerning
certain biotopes which were not part of the pre-
vious collections.
We should also add that though the material
produced by trawlings was less important on the
whole during the second expédition, we were able
on the other hand to exploit it far more thor-
oughly on board ship, at least as far as certain
groups are concerned. Indeed, on the Vauban,
the large hauls, often weighing several hundred
kilos landed, in fast succession, had to be sorted
on deck by four biologists. The arrangements
aboard the Coriolis, and in particular the indoor
laboratory, made sorting much easier. There
were twice as many people doing this job, among
whom carcinologists, ichtyologists and specialists
in echinoderms and mollusks. For example, by
sifting the residue of the hauls and sédiments and
preserving it to be sorted later at the Centre de
Tri océanologique, at Brest, many small inverte-
brates were obtained which we had not been able
to keep during the first expédition.
Thus, far from duplicating those obtained by
the Vauban, the collections obtained by the
Coriolis are an important contribution providing
much new information.
The collections made in 1976 hâve now been
put together with those of 1980. The studies
devoted to these collections are presented in this
volume, which will be succeeded by others, and
show how much both the MUSORSTOM expédi¬
tions, each in their particular way, hâve added to
our knowledge of the marine fauna of the Philip¬
pines.
Source : MNHN, Paris
MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM II. LISTE DES STATIONS
27
Campagne MUSORSTOM II MUSORSTOM II Expédition
20 novembre-2 décembre 1980 20 november-2 december 1980
Liste des Stations.
Abréviations :
CP Chalut à perche 4 m
DG Drague géologique
DR Drague rectangulaire 1,20 x 0,50 m
PL Filet à plancton, diam. 1 m
H Hydrologie
A Croche sur le fond
B Filet déchiré
C Perche brisée
D Filet rabattu sur la perche
E Cable emmêlé
List of Stations.
Abbreviations :
CP Beam Trawl 4 m
DG Geological Dredge
DR Rectangular Dredge 1.20 x 0.50 m
PL Plancton Net, diam. 1 m
H Hydrology
A Caught in the bottom
B Net torn
C Beam broken
D Net caught on the beam
E Tangled wire
Source : MNHN, Paris
28
J. FOREST
Source : MNHN, Paris
LA CAMPAGNE MUSORSTOM U. LISTE DES STATIONS
29
Source : MNHN, Paris
30
J. FOREST
Source : MNHN, Paris
:S CAMPAGNES MUSORSTOM. I
II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM.
II. PHILIPPINES
2
Poissons
Liste et description de cinq espèces nouvelles
(MUSORSTOM II)
Pierre FOURMANOIR *
INTRODUCTION
Les stations de MUSORSTOM II se situent entre I2°50'-14°07' de latitude Nord et 119°56'-
122°47' de longitude Est. Soixante-six chalutages ont été pratiqués du 20.11 au 02.12.1980 dans la
même région que celle prospectée par le Vauban pendant la campagne MUSORSTOM I en 1976, c’est-
à-dire au large de la baie de Manille et de l’île Lubang, ainsi que dans la mer de Sibuyan. Les chalu¬
tages, plus nombreux et effectués jusqu’à des profondeurs plus grandes, ont permis de retrouver toutes
les espèces capturées lors de MUSORSTOM I (Fourmanoir, 1981), à l’exception de Parapercis biodi-
nis, Zenopsis nebulosus, Hippocampus trimaculatus, H. sindonis, et Argentina elongata. Par ailleurs,
115 espèces supplémentaires ont été capturées.
C’est la liste de ces espèces supplémentaires, dont dix sont nouvelles, que nous publions dans les
pages suivantes, à l’exception des espèces appartenant aux Myctophidae, Sternoptychidae et Gonosto-
matidae qui sont étudiées dans une note à part par P. Bourret. Nous y avons ajouté une vingtaine
d’espèces appartenant aux Alepocephalidae, Coelorhynchidae, Apodes qui, bien que capturées lors de
MUSORSTOM I, n’avaient pas été mentionnées dans la liste des poissons publiée à propos de cette
campagne.
Cinq espèces nouvelles sont décrites : Parapercis fuscolineata, Parapercis rosea, Sphenanthias
macrophthalmus, Sphenanthias nigromarginatus et Plectranthias maculatus. Cinq autres, qui doivent
être également nouvelles, sont brièvement présentées ici et seront décrites ultérieurement : un Holan-
thias par P. C. Heemstra, trois Gobiidae par D. F. Hoese, et une Bathyraia par M. Stehmann. La
description de l’une des espèces nouvelles de MUSORSTOM I, Chlorophtalmus brevirostris, a été com¬
plétée avec les échantillons nouveaux qui ont permis une meilleure observation. De même, des notes sur
la couleur de Symphysanodon typus ont paru un complément utile aux indications données par d’autres
auteurs.
Le nombre important de Bythidae et d’Ophidiidae, comparé à celui de la première liste, s’expli¬
que par le grand nombre de chalutages faits entre 500 et 650 m. La capture des rares Solivomer et des
Alepocephalidae est aussi en relation avec ces chalutages.
* Chercheur ORSTOM, Muséum national d’Histoire naturelle. Laboratoire d’ichtyologie générale et appliquée, 43, rue
Cuvier, 75231 Paris Cedex 05.
Mém. Mus.
Hisi. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
32
P. FOURMANOIR
Au total, les deux missions de chalutage MUSORSTOM 1 et II, pratiquées entre 36 et
1 600 mètres environ, ont permis de prendre 290 espèces. Une trentaine qui n’avaient pas été aupara¬
vant signalées, s’ajoutent aux inventaires des poissons profonds des Philippines dont les principaux sont
ceux de Fowler, publiés en 1934, 1938 et 1943.
Liste des stations (1980)
Station 1. - 20.11., 14°00,3' N, 120°19,3' E, 198-188 m
Station 2. — 20.11., 14°01,0'N, 120o17,l'E, 186-184 m
Station 3. — 20.11., 13°59,8' N, 120°17,6'E, 182-180 m
Station 4. — 20.11., 14°01,2'N, 120°18,4'E, 190-183 m
Station 6. — 20.11., 13°56,5' N, 120°20,7' E, 136-152 m
Station 8. — 21.11., 13°55,0' N, 120°20,0' E, 85-90 m
Station 10. — 21.11., 14°00,1'N, 120°18,5' E, 188-195 m
Station 11. - 21.11., 14°00,4' N, 120°19,7' E, 196-194 m
Station 12. — 21.11., 14°01,0'N, 120°19,7' E, 197-210 m
Station 15. — 21.11., 13°55,1 ' N, 120°28,4' E, 330-326 m
Station 19. —22.11., 14°00,5' N, 120°16,5'E, 189-192 m
Station 20. — 22.11., 14°00,9' N, 120°18,1'E, 192-185 m
Station 21. - 22.11., 14°00,2' N, 120°17,8'E, 191-192 m
Station 24. — 23.11., 13°37,2' N, 120°42,3' E, 647-640 m
Station 25. — 23.11., 13°39,0' N, 120°42,6' E, 550-520 m
Station 26. — 23.11., 13°49,6' N, 120°51,0'E, 299-320 m
Station 28. — 23.11., 13°4I,3' N, 120°50,5' E, 90-1 10 m
Station 31. — 24.11., 13°40,5' N, 120°53,7' E, 230-204 m
Station 35. — 24.11., 13°29,7' N, 121°11,6'E, 160-198 m
Station 36. — 24.11., I3°31,4'N, 121°23,9'E, 595-569 m
Station 38. — 25.11., 12°53,5' N, 122°26,6' E, 1 650-1 660 m
Station 39. — 25.11., 13°02,8' N, 122°37,1'E, 1 030-1 190 m
Station 40. — 25.11., 13°07,7' N, 122°39,1'E, 440-(340-280) m
Station 41. — 25.11., 13°15,3'N, 122°45,9'E, 166-172 m
Station 42. — 25.11., 13°04,2' N, 122°25,0' E, 1 610-1 580 m
Station 44. - 26.11., 13°23,2'N, 122°20,7' E, 820-760 m
Station 46. — 26.11., 13°25,7' N, 122°17,0'E, 445-520 m
Station 49. — 26.11., 13°38,4'N, 121°44,1'E, 425-416 m
Station 50. — 27.11., 13°36,7' N, 120°33,7'E, 810-820 m
Station 51. — 27.11., 13°59,3' N, 120°16,4' E, 170-187 m
Station 53. — 27.11., 13°59,2' N, 120°18,3' E, 216-215 m
Station 54. — 27.11., 13°59,5'N, 120°09,3'E, 174-170 m
Station 55. — 27.11., 13°53,7'N, 119°58,5'E, 865-866 m
Station 56. — 28.11., 13°53,7'N, I19°56,3'E, 970 m
Station 59. - 28.11., 14°00,5' N, 120°16,5'E, 190-186 m
Station 61. — 29.11., 14°00,0' N, 120°16,4'E, 178-180 m
Station 63. — 29.11., 14°07,3' N, 120°15,0'E, 230-215 m
Station 66. — 29.11., 14°00,6' N, 120°20,3'E, 209-192 m
Station 67. — 29.11., 14°00,1' N, 120°18,5' E, 193-199 m
Station 71. — 30.11., 14°00,1' N, I20°17,8'E, 189-197 m
Station 74. - 30.11., 13°53,2' N, 120°26,2' E, 300-370 m
Station 75. — 1.12., 13°50,5' N, 120°30,3' E, 300-330 m
Station 78. — 1.12., 13°49,1'N, 120°28,0' E, 441-550 m
Station 79. - 1.12., 13°44,6' N, 120°31,6'E, 682-770 m
Station 81. - 1.12., 13°36,4' N, 121°31,8'E, 856-884 m
Station 82. - 2.12., 13°46,1'N, 120°28,4' E, 550 m
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
33
ESPÈCES RECUEILLIES
TELEOSTEI
Alepocephalidae
Alepocephalus bicolor Alcock.
St. 25 : 1 ex. 190 mm — St. 82 : 1 ex. 172 mm.
D. 21 ; A. 26 ; L.l. 62 (ex. 172 mm) — D. 20 ; A. 28 ; L.l. 62 (ex. 190 mm).
Xenodermichthys lividus (Brauer).
St. 39 : 1 ex. 245 mm.
D. 18 ; A. 18 ; P. 6 : L.l. 50.
Couleur noir foncé. Le museau est plus long et plus pointu, les pectorales plus longues, les
rayons moins nombreux que chez funebris de Palawan.
Bajacalifornia sp.
St. 82 : 2 ex. 140 et 153 mm.
D. 17 ; A. 17 ; P. 13 ; L.l. 55 ; Br. tôt. 31-32 (9-10 + 22) ; L/H 7.
Par les comptes de rayons, l’espèce se rapproche de B. calcaratus (Weber) de Makassar ; elle en
diffère par le nombre de branchiospines plus élevé (32 au lieu de 25), et la forme un peu plus allongée.
B. burragei Townsend, de Californie, qui a le même nombre de branchiospines, diffère par l’anale
pourvue de 13 rayons seulement.
Bathyclupeidae
Bathyclupea malayana Weber.
St. 26 : 2 ex. 210 et 215 mm, 2 ex. 225 mm — St. 27 : 2 ex. 227 mm — St. 74 : 1 ex. 95 mm.
Notacanthidae
Notacanthus chemnitzi Bloch ?
St. 38 : 1 ex. 255 mm.
D. VIII ; A. XX, 88.
N. chemnitzi est décrit avec au moins 130 rayons à l’anale. Notre spécimen, tout à fait intact,
n’a pas perdu de rayons par une altération de la partie postérieure. On ne peut cependant le rapprocher
d’aucune autre espèce que chemnitzi.
Source : MNHN, Paris
34
P. FOURMANOIR
HALOSAURIDAE
Aldrovandia affinis (Günther).
St. 39 : 1 ex. 320 mm.
Halosaurus ridgwayi (Fowler).
St. 38 : 1 ex. 370 mm.
Coccorella a t rata (Alcock).
St. 46 : 1 ex. 83 mm.
D. 12 ; A. 28 ; P. 12.
Evermannellidae
Synodontidae
Saurida wanisso Shindo et Yamaha.
St. 67 : 1 ex. 272 mm.
Synodus sp.
St. 34 : 1 ex. 145 mm.
D. 12 ; A. 11 ; LJ. 57 ; L/H 6,2.
Trois séries d’écailles au-dessus de la ligne latérale. Les dents palatines antérieures ne sont pas
plus longues que les postérieures. La pectorale n’atteint pas la verticale passant par l’origine de la dor¬
sale. La pigmentation est dorsale, s’arrêtant au niveau de la ligne latérale ; les bandes transverses fon¬
cées sont peu contrastées.
Chlorophthalmidae
Bathypterois longipes Günther.
St. 55 : 1 ex. 105 mm.
D. 13 ; A. 9 ; V. 8 ; P. 3 + 8 ; L.1.56 ; Br. 13 + 27.
A la partie supérieure de la pectorale, on ne compte qu’un rayon bien visible sous le grand
rayon supérieur ; ce dernier se dédouble en arrière au niveau de la dorsale adipeuse.
Bathypterois sp.
St. 79 : 1 ex. 281 mm.
D. 13 ; A. 11 ; V. 8 ; P. 6 + 5 ; L.l. 54.
Le plus grand rayon des ventrales, qui mesure 124 mm, dépasse la base de la caudale. Le rayon
inférieur de la caudale est également très allongé (110 mm). L’origine de l’anale est antérieure à l’extré¬
mité de la base de la dorsale. Le rayon supérieur de la pectorale se divise bien en avant de l’origine de
la dorsale. Les rayons inférieurs de la pectorale allongés dépassent un peu l’extrémité de la base de
l’anale. Les caractères les plus remarquables sont le nombre élevé de rayons à l’anale (11), le petit nom-
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
35
bre de rayons de la partie inférieure de la pectorale (5 contre 8-14 chez les autres espèces), la membrane
noire à la base des rayons de la partie supérieure de la pectorale.
Chlorophthalmus acutifrons Hiyama.
St. 4 : 1 ex. 65 mm — St. 12 : 1 ex. 35 mm.
L’espèce citée et figurée sous le nom d ’albatrossis dans la liste des poissons de la campagne
MUSORSTOM I (Fourmanoir, 1981, p. 88, fig. 3) est en réalité acutifrons.
Chlorophthalmus brevirostris Fourmanoir, 1981.
St. 12, 35, 53 : 13 juvéniles de 70 à 100 mm, 5 adultes de 115 à 125 mm.
Dans notre brève description (Fourmanoir, 1981, p. 87, fig. 2), l’espèce avait été comparée à
C. maculatus Kotthaus. On peut la rapprocher aussi de C. oblongus Kamohara, mais les ventrales qui
atteignent presque l’anale sont particulièrement longues chez C. brevirostris et les taches latéro-ventrales
sont plus foncées.
Il y a une quatrième espèce, en Nouvelle-Calédonie, également pourvue de taches jaunes en
situation dorsale ( Chlorophthalmus sp., in Fourmanoir et Rivaton, 1979, p. 409) qui est voisine de
brevirostris. Elle en diffère surtout par un plus grand nombre de taches jaunes dont la surface est infé¬
rieure à celle de deux écailles et par des ventrales de longueur modérée.
Les nouvelles récoltes confirment que C. brevirostris vit à une profondeur moyenne relativement
faible, de 200 m.
Paralepididae
Stemonosudis macrura (Ege).
St. 75 : 1 ex. 242 mm.
D. 10 ; A. 37 : P. 12 ; L.l. 107.
Ateleopididae
Ateleopus japonicus Bleeker.
St. 1 : 1 ex. 400 mm — St. 12 : 1 ex. 220 mm.
D. 10 ; A + C 132 ; Br. tôt. 10 (ex. de 400 mm).
D. 9 ; A + C 112 (ex. de 220 mm).
Neoscopelidae
Neoscopelus microchir Matsubara.
St. 24 : 3 ex. 113, 125 et 132 mm — St. 40 : 1 ex. 100 mm.
Neoscopelus porosus Arai.
St. 6 : 1 ex. 105 mm — St. 12 : 1 ex. 164 mm — St. 21 : 2 ex. 63 et 77 mm.
Solivomer arenidens (Miller).
St. 25 : 1 ex. 123 mm — St. 38 : 2 ex. 136 et 210 mm — St. 46 : 3 ex. 250, 254 et 257 mm.
Source : MNHN, Paris
36
P. FOURMANOIR
TRACHICHTHYIDAE
Paratrachichthys altus Fowler.
St. 12 : 2 ex. 15 et 36 mm — St. 21 : 1 ex. 42 mm.
D. IV, 14 ; A. II 9 ; P. 13 ; Br. inf. 12 ; écussons ventraux 10.
Hoplostethus japonicus Hilgendorf.
St. 15 : 1 ex. 138 mm — St. 31 : 2 ex. 84 et 100 mm.
D. VI, 13 ; A. III 9 ; P. 15-17 ; Br. tôt. 19.
Hoplostethus (Leiogaster) melanopus Weber.
St. 36 : 2 ex. 70 et 80 mm — St. 79 : 1 ex. 110 mm.
D. IV-V, 15-14 ; A. III 9-10 ; Br. tôt. 23-24 ; P. 19.
Diretmidae
Diretmoides parini Post et Quero.
St. 26 : 1 ex. 128 mm.
D. 27 ; A. 21 ; P. 19 ; Br. tôt. 23 (7 + 1 + 15).
Cet exemplaire a trois branchiospines de plus que ceux décrits par Paris, 1976, Post et Quero,
Holocentridae
Ostichthys japonicus Cuvier.
St. 51 : 1 ex. 150 mm.
Mugiloididae
Parapercis muronis (Tanaka).
St. 1 : 2 ex. 75 et 80 mm — St. 53 : 1 ex. 114 mm.
Cette espèce a été prise en même temps que P. striolata (Weber).
Parapercis fuscolineata sp. nov. (fig. 1).
St. 51 : 4 ex. 54, 63 (paratype Bernice P. Bishop Muséum 29668), 65 mm (holotype MNHN 1984-
430) et 78 mm.
D. IV, 22-23 ; A. 19-20 ; P. 18 ; L.l. 62 (+ 2-3 caudales).
Espèce à museau court inférieur à la longueur de l’œil. La rangée externe de dents à la mâchoire
inférieure a huit canines, la mâchoire supérieure présente six canines développées. Les épines de la dor¬
sale sont de longueur croissante. La première épine est deux fois plus petite que la quatrième.
Coloration : l’œil est jaune avec la partie supérieure entourée de bleu-vert. Le dessus de la tête
est rose-brun, le museau jaune, la partie inférieure de la tête jaune clair. Une bande longitudinale brune
caractéristique s’étend de l’origine de l’opercule à la base de la caudale. Au-dessus de celle-ci et adja¬
cente, une bande claire presque blanche. Le dos est brun clair.
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
37
Fig. 1. — Parapercis fuscolineaia sp. nov., LS. 78 mm : MUSORSTOM II, Station 51.
Fig. 2. — Parapercis rosea sp. nov., holotype, LS. 87 mm : MUSORSTOM II, Station 8.
Latéralement, on compte douze bandes verticales jaunes peu contrastées. Étendue sur la base des
rayons de la moitié supérieure de la caudale, on voit une tache noire pyriforme entourée de blanc. Le
reste de la caudale est clair avec trois larges bandes jaune et ocre à direction oblique. La bande foncée
est peu distincte chez le jeune exemplaire et elle disparaît rapidement dans l’alcool.
Malgré la rupture de plusieurs rayons de la dorsale et de l’anale, nous avons choisi comme type
l’exemplaire de L.S. 65 mm. L’exemplaire de 78 mm pris comme paratype présente en effet un arrondi
de trajet de la ligne latérale du côté gauche, ligne qui se trouve placée à un niveau inférieur à la nor¬
male.
Les mesures de l’exemplaire de 65 mm sont les suivantes : tête 17 mm, hauteur du corps
11 mm, œil 5 mm, museau 4 mm, distance inter-orbitaire 1,1 mm, pectorale 13 mm, ventrale 12,5 mm,
caudale à l’échancrure 12,9 mm, première épine de la dorsale 2,5 mm ; 3e épine 4,2 mm ; 4e épine
4,9 mm, rayons du milieu de la dorsale 8,2 mm, rayons du milieu de l’anale 9 mm.
Parapercis rosea sp. nov. (fig. 2).
St. 8 : 4 ex. 46, 53, 68 (paratype Bernice P. Bishop Muséum 29666) et 87 mm (holotype MNHN
1984-31).
D. V, 21 ; A. 18 : P. 17 ; L.l. 52-53 (+ 2-3 caudales).
Source : MNHN, Paris
38
P. FOURMANOIR
A la mâchoire inférieure, la canine postérieure, fortement incurvée vers l’arrière, est la plus
développée. Le museau est plus grand que la longueur de l’œil. .
La première épine de la dorsale est deux fois plus petite que la seconde, la troisième epine est un
peu plus longue que la cinquième. Les avant-derniers rayons de la dorsale sont les plus longs.
Coloration : teinte claire, rose-brun, presque uni, les bandes transverses pigmentées étant peu
distinctes.
Chez l’adulte, il y a une tache au-dessus de la base de la pectorale en forme de large virgule
incurvée vers l’arrière ; elle est présente chez l’exemplaire de 87 mm. Constantes, mais moins visibles
chez les jeunes, deux taches caudales rouge-brique s’observent, l’une à la base des rayons supérieurs de
la caudale, l’autre moins visible, sur la partie distale des plus longs rayons inférieurs de la nageoire.
Les rayons supérieurs de la caudale sont jaune-paille, les rayons inférieurs sont brunâtres, éclaircis de
jaune-rosé.
Les mesures de l’exemplaire de 87 mm, choisi comme type, sont les suivantes : tête 25,5 mm,
hauteur du corps 14 mm, œil 6,5 mm, museau 8 mm, distance inter-orbitaire 2 mm, pectorale 20 mm,
ventrale 19 mm, caudale à l’échancrure 15 mm, rayons dorsaux médians 11 mm, rayons postérieurs
14 mm, rayons les plus longs de l’anale 12 mm.
Percophidae
Bembrops philippinus Fowler (= B. filifer Fowler ; B. filamentosa Norman).
St. 12 : 1 ex. 193 mm.
D2 14 ; A. 16 ; L.l. 54.
Chrionema chryseres Gilbert.
St. 1 : 2 ex. 117 et 155 mm — St. 4 : 1 ex. 207 mm (pris en même temps que 10 spécimens de
Bembrops caudimacula Steindachner) — St. 21 : 2 ex. 67 et 120 mm.
D. VI, 16 ; A. 25-27 ; P. 24 ; L.l. 79-82.
(L’exemplaire décrit par Gilbert à 24 rayons à l’anale).
Cepolidae
Sphenanthias macrophthalmus n. sp. (fig. 3).
St. 2 : 1 ex. 68 mm — St. 10 : 2 ex. 52 et 70 mm.
D. III, 23-24 ; A. I, 18 ; P. 20-21 ; L.l. 47-48 ; série d’écailles 54 ; Br. tôt. 44.
Forme élevée, L/H 3,10. La hauteur est un peu supérieure à la longueur de la tête. L’œil très
grand est compris deux fois dans la longueur de la tête. La denture à la mâchoire supérieure consiste
en deux ou trois canines antérieures, suivies d’une trentaine de petites dents rapprochées. A la mâchoire
inférieure, les canines antérieures forment un groupe de sept ou huit, quelques-unes étant internes ; les
dents latérales, au nombre de vingt-deux, ont la même disposition que les supérieures, verticales et ser¬
rées.
Les nageoires dorsale et anale sont plus élevées que chez les autres espèces.
La ligne latérale s’arrête à l’extrémité de la base de la dorsale.
Couleur dominante jaune mais le dessus de la tête, le profil dorsal, la base de la caudale, la
nageoire anale, les ventrales sont rose foncé.
L œil est jaune, tandis que le reste de la tête est argenté avec les contours roses du maxillaire,
du préopercule et de l’opercule. Sur les côtés, on remarque une zone verticale nacrée entre la base de la
pectorale et l’origine de l’anale. Les rayons de la dorsale sont jaunes, la caudale est également jaune
avec 1 extrémité des rayons rose vif.
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
39
Fig. 3. — Sphenanlhias macrophthalmus sp. nov., holotype, LS. 68 mm : MUSORSTOM II, Station 2.
Fig. 4. — Sphenanlhias nigromarginatus sp. nov., holotype, LS. 68 mm : MUSORSTOM II, Station 2.
a, premières écailles ; b, au niveau du 8' rayon de la dorsale ; c, fin de la ligne latérale, au niveau des 19-20' rayons.
Source : MNHN, Paris
40
P. FOURMANOIR
Mensurations de l’exemplaire de 68 mm choisi comme holotype sous le n° 1982-557 M.N.H.N.
Paris : tête 22 mm, œil 11 mm, hauteur du corps 21,7 mm, rayons postérieurs de la dorsale et de
l’anale 16-19 mm, ventrale 27 mm, caudale 27 mm.
Sphenanthias nigromarginatus n. sp. (fig. 4).
St. 2 : 2 ex. 67 et 68 mm.
D. III, 21 ; A. I, 14 ; P. 20 ; L.l. 35-37 ; série d’écailles 44 ; Br. tôt. 42.
Forme allongée, L/H 3,7. L’œil est de taille moyenne. Les rayons de la dorsale et de 1 anale
sont modérément allongés. La caudale est très longue ainsi que le rayon extérieur des ventrales.
Les dents, peu nombreuses, longues et incurvées, sont espacées. On en compte quinze de chaque
côté de la mâchoire supérieure, douze à la mâchoire inférieure dont les postérieures sont dirigées vers
l’arrière. Les dents supérieures ne diffèrent que par une diminution progressive de leur longueur
d’avant en arrière, tandis qu’à la mâchoire inférieure, le groupe antérieur fait d’une rangée externe de
quatre dents égales et allongées se sépare nettement des petites dents latérales tournées vers l’arrière.
Couleur dominante rose. La nageoire dorsale est rose avec le bord membraneux noirci jusqu’au
septième rayon. L’anale est également rose. Comme chez S. Sibogae, la membrane entre le maxillaire et
l’intermaxillaire est d’un noir intense. En position normale, le recouvrement membraneux labial fait
voir cette large bande noire par transparence, atténuée en intensité.
Cette espèce diffère de S. Sibogae par son nombre d’écailles plus élevé. Mensurations de l’exem¬
plaire de 68 mm choisi comme holotype sous le n° 1982-1251 M.N.H.N. Paris : tête 19 mm, œil
8,5 mm, hauteur du corps 18 mm, dorsale 15 mm, ventrale 33 mm, caudale 35 mm.
Paratype 67 mm : n° 1982-1252 M.N.H.N. Paris.
Percichthyidae
Synagrops japonicus Steindachner.
St. 1 : 1 ex. 70 mm — St. 26 : 2 ex. 120 et 137 mm — St. 31 : 2 ex. 65 et 128 mm.
Anthiidae
Plectranthias maculatus Fourmanoir (fig. 5).
Anthias sp., Fourmanoir, 1981, p. 93, fig. 18.
Plectranthias maculatus Fourmanoir, 1982, p. 58, fig. 1.
Holotype : M.N.H.N. Paris n° 1981-1438, st. 2 : 92 mm.
Paratype : M.N.H.N. Paris n° 1981-1439, st 1 : 81 mm.
Également st. 59 : 1 ex. 39 mm — St. 61 : 1 ex. 45 mm, et MUSORSTOM I, st. 60 : 1 ex.
45 mm (désigné sous le nom de Anthias sp. in : Fourmanoir, 1981, p. 93, fig. 18). D. X 16-17 •
A. III, 7 ; P. 14-15 ; L.l. 35 ; Br. tôt. 30-31.
Une large tache brun-noir se trouve à la base de la dorsale entre l’épine VIII et le premier rayon
mou. Les nageoires sont jaunes, les extrémités des épines de la dorsale sont roses. Couleur dominante
rouge-brun.
Holanthias sp.
St. 19 : 1 ex. 85 mm — St. 35 : 1 ex. 30 mm.
D. X, 14 ; A. III, 7 ; P. 18 ; L.l. 40 ; Br. tôt. 40.
. ,D,C,SS“S de la, lê“ iaune olive' une bande jaune soufre traverse la joue. Côtés rosés Région
dorso-latérale sous la dorsale molle jaune-rosé. Le centre d'environ la moitié des écailles éclairci donne
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES 41
aux côtés une livrée ponctuée de blanc nacré. Les épines dorsales sont entourées de jaune soufre,
les quatre premiers rayons mous sont jaune vif, les rayons postérieurs sont roses. La base de la pec¬
torale est parcourue par une bande jaune. L’espèce doit être décrite comme nouvelle par Heemstra
(J.L.B. Smith Institute of Ichthyology).
Fig. 5. — Pleciranlhias maculants Fourmanoir, paratype, LS. 81 mm : MUSORSTOM II, Station 1.
Pseudanthias elongatus (Franz).
St. 53 : 1 ex. 68 mm.
D. X, 16 ; A. III, 7 ; L.l. 40 ; Br. tôt. 11 + 25.
SERRAN1DAE
Chelidoperca pleurospilus (Günther).
St. 1 : 1 ex. 149 mm — St. 28 : 3 ex. 69, 75 et 82 mm — St. 39 : 10 ex. 65-80 mm.
Chelidoperca margaritifera Weber.
St. 28 : 1 ex. 82 mm — St. 54 : 1 ex. 90 mm.
APOGONIDÆ
Apogon doederleini Jordan et Snyder.
St. 8 : 1 ex. 75 mm.
Pentacerotidae
Histiopterus typus Schlegel.
St. 63 : 1 ex. 108 mm.
Source : MNHN, Paris
42
P. FOURMANOIR
CAPROIDAE
Antigonia rubescens (Günther).
St. 53 : 1 ex. 49 mm (en même temps que deux A. capros) — St. 54 : 1 ex. 52 mm.
Antigonia malayana Weber.
St. 53 : 1 ex. 58 mm.
NEMIPTERIDAE
Scolopsis inermis (Schlegel).
St. 6 : 1 ex. 110 mm — St. 54 : 1 ex. 125 mm.
Nemipterus bathybius (Snyder).
St. 6 : 1 ex. 200 mm.
LUTJANIDAE
Tropidinius argyrogrammicus (Valenciennes).
St. 19 : 1 ex. 130 mm.
Symphysanodon maunaloae Anderson.
St. 51 : 1 ex. 47 mm — St. 53 : 1 ex. 78 mm et 30 juvéniles de 40 à 45 mm — St. 54 : environ
100 jeunes de 42 à 46 mm pris en même temps qu’une soixantaine de jeunes S. typus.
Beaucoup d’autres jeunes S. maunaloae ont été pris entre 170 et 320 m en une dizaine de sta¬
tions qu’il n’est pas utile d’énumérer.
Signalons à la station 54 un adulte mâle de S. typus, à la caudale en deux couleurs, lobe supé¬
rieur rouge-brique, inférieur jaune vif.
Les adultes des deux espèces ( maunaloae , typus) se distinguent facilement à la couleur, au déve¬
loppement de la dorsale épineuse et au diamètre de l’œil. S. maunaloae est de couleur rouge brique à
l’exception de la région ventrale et des opercules blancs. Une large tache rouge-brun s’observe derrière
la tête. La dorsale élevée est de couleur rouge. L’œil est très grand.
S. typus a une dorsale épineuse basse de couleur jaune. Centrée sur l’angle de l’opercule, une
grande tache jaune. L’œil est également jaune. Le corps est rouge vif, l’anale basse comme la nageoire
dorsale est rouge brique alors qu’elle est blanche chez 5. maunaloae. L’œil est plus petit.
Hapalogenys kishinouyei Smith et Pope.
St. 61 : 1 ex. 320 mm.
POMADASYIDAE
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
43
MULLIDAE
Upeneus bensasi (Schlegel).
St. 6 : 1 ex. 135 mm.
Upeneus taeniopterus Fowler.
St. 2 : 1 ex. 115 mm — St. 35 : 1 ex. 95 mm.
GOBIIDAE
Quatre espèces appartenant à cette famille ont été capturées. Deux appartiennent à des genres
nouveaux, une troisième est, probablement, également nouvelle. Ces récoltes vont être étudiées par
D. F. Hoese (Australian Muséum, Sydney).
1. Genre nouveau, espèce nouvelle.
St. 63 : 1 ex. 48 mm et 2 ex. 55 mm - St. 66 : 2 ex. 46 et 50 mm.
D. IV, 19 ; A. I, 9 ; P. 21 ; écailles 27 ; Br. inf. 12 ; L/H 4,5.
L’œil est très gros et compris 2,4 fois dans la longueur de la tête. Les dents extérieures (surtout
les inférieures) sont allongées. La première dorsale est basse tandis que la deuxième dorsale et l’anale
sont élevées. Par l’allongement de quatre rayons supérieurs, la caudale, dissymétrique, présente un lobe
supérieur qui se termine en filament.
L’œil est teinté de jaune. La tête et le corps sont traversés d’une dizaine de bandes étroites
jaunes, obliques sur la tête, presque verticales ensuite, faiblement contrastées sur fond gris clair. Des
bandes jaunes donnent la couleur dominante de la caudale, de la deuxième dorsale et de l’anale. La
pectorale est jaune pâle.
2. Priolepis profunda Weber.
St. 8 : 1 ex. 25 mm.
Couleur orange-gris avec bandes transverses peu distinctes. La caudale est finement rayée de
noir.
3. Trimma sp.
St. 42 : 4 ex. 32-34 mm.
Surface noire au-dessus de l’œil, sur les côtés deux taches postérieures brun-noir.
4. Genre nouveau, espèce nouvelle.
St. 20 : 2 ex. 50 et 59 mm.
La base de la pectorale est noire, la longue caudale est jaune.
Bythitidae
Cataetyx platycephalus Smith et Radcliffe.
St. 49 : 3 ex. 84, 91 et 95 mm.
D. 100 ; P. 20.
Source : MNHN, Paris
44
P. FOURMANOIR
Diplacanthopoma sp.
St. 25 : 1 ex. 125 mm.
D. 167 ; P. 24.
Hephtocara crassiceps Smith et Radcliffe.
St. 38 : 1 ex. 65 mm — St. 44 : 1 ex. 105 mm.
Aphyonidae
Nybelinella sp.
St. 44 : 1 ex. 80 mm.
Ophidiidae
Homostolus acer Smith et Radcliffe.
St. 46 : 2 ex. 123 et 152 mm — St. 49 : 3 ex. 155, 165 et 175 mm.
D. 103 ; P. 21.
Glyptophidium lucidum Smith et Radcliffe.
St. 26 : 15 ex. 140 à 165 mm — St. 66 : 1 ex. 178 mm.
D. 118 ; A. 99 ; P. 23 ; Br. 31 (8 + 23).
Glyptophidium sp.
St. 40 : 2 ex. 188 et 202 mm.
D. 137 ; A. 118 ; P. 23 ; Br. 25 (5 + 20, y compris 7 rud.).
Monomitopus conjugator Alcock.
St. 2 : 1 ex. 145 mm (filt. ventral 99 mm).
D. 79 ; P. 27.
Dicrolene longimana Smith et Radcliffe.
St. 26 : 1 ex. 122 mm — St. 44 : 1 ex. 165 mm.
D. 107 ; P. 23-24 (16-17 + 7) ; Br. inf. 9 + 5 rud. ; 2 plaques dentaires basibranchiales
médianes, l’antérieure allongée. Interorbitaire relativement étroit, forme du corps élancée.
Dicrolene sp. A.
St. 46 : 1 ex. 120 mm.
D. 105 ; P. 27 ; (18 + 9) ; Br. inf. 10 + 6 rud. ; 1 plaque dentaire basibranchiale médiane
large. Interorbitaire large, forme élevée.
Dicrolene sp. B.
St. 40 : 1 ex. 124 mm.
D. 100 ; P. 21 (15 + 6) ; Br. inf. 10 + 5 rud. ; 2 plaques dentaires basibranchiales médianes
disposées comme celles de D. longimana. Les branchiospines sont légèrement renflées et incurvées à
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES 45
l’extrémité. L’interorbitaire est relativement large. Les rayons postérieurs de l’anale et de la dorsale, et
les rayons de la caudale sont clairs.
Dicrolene tristis Smith et Radcliffe.
St. 44 : 1 ex. 168 mm.
P. 18 + 9 ; Br. inf. 11 + 5 rud.
Neobythites unimaculatus Smith et Radcliffe.
St. 2 : 1 ex. 163 mm.
Macrouridae
Malacocephalus luzonensis Gilbert et Hubbs.
St. 49 : 2 ex. 202 et 250 m.
Coryphaenoides tydemani (Weber).
St. 50 : 1 ex. 250 mm — St. 81 : 1 ex. 360 mm.
Coryphaenoides sp.
St. 24 : 2 ex. 170 et 195 mm.
Hymenocephalus lethonemus Jordan et Gilbert.
St. 74 : 1 ex. 205 mm.
Hymenocephalus sp.
St. 44 : 3 ex. 95, 105 et 140 mm.
Coelorhynchus macrorhynchus Smith et Radcliffe.
St. 36 : 1 ex. 225 mm.
Trachonurus villosus (Günther).
St. 56 : 1 ex. 200 mm — St. 81 : 1 ex. 228 mm.
Lionurus pumiliceps (Alcock).
St. 81 : 1 ex. 180 mm.
Mataeocephalus nigrescens Smith et Radcliffe.
St. 81 : 1 ex. 170 mm.
Gadomus introniger Gilbert et Hubbs.
St. 36 : 1 ex. 210 mm — St. 50 : 1 ex. 278 mm — St. 56 : 1 ex. 285 mm.
Source : MNHN, Paris
46
P. FOURMANOIR
MORIDAE
Physiculus longifilis Weber.
St. 4 : 1 ex. 97 mm.
D. 7,58 ; P. 21 ; Br. inf. 9.
Physiculus peregrinus (Günther) ?
St. 54 : 1 ex. 130 mm (en mauvais état).
D. 7,65 ; A. 66 ; P. 23-24 ; V. 4 ; Br. inf. 7.
BREGMACEROTIDAE
Bregmaceros macclellandi Thompson.
St. 39 : 1 ex. 111 mm (D. 60 ; A. 64 ; P. 25 ; éc. long. 77) ; 1 ex. 103 mm (D. 55 ; A. 63 ;
P. 22) ; 1 ex. 103 mm (D. 52 ; A. 61 ; P. 22) ; 1 ex. 98 mm (D. 59 ; A. 64 ; P. 21) ; 1 ex. 68 mm
(D. 56 ; A. 58 ; P. 20) ; 1 ex. 91 mm.
Bregmaceros (affinité atlanticus Goode et Bean).
St. 26 : 1 ex. 82 mm (D. 58 ; A. 58 ; P. 20 ; éc. 66). Pectorale avec 5 rayons médians noirs,
caudale presque noire, écailles de la ligne latérale non pigmentées formant une ligne claire sous le profil
dorsal foncé.
Hoplichthyidae
Hoplichthys prosemion (Fowler).
St. 1 : 12 ex. 120-140 mm — St. 2 : 6 ex. 130-138 mm — St. 4 : 40 ex. 125-140 mm — St. 11 :
10 ex. 158-170 mm — St. 51 : 8 ex. 135-140 mm — St. 63 : 6 ex. 160-170 mm.
Platycephalidae
Platycephalus sp.
St. 8 : 2 ex. 74 et 111 mm.
D. IX, 12 ; A. 1 1 ; écailles 62.
Une dizaine d écailles antérieures portent une carène. Une très longue épine incurvée retrorse suit
le bord inférieur du préopercule.
Platycephalus spinosus Schlegel.
St. 51 : 1 ex. 174 mm.
D. IX, 11 ; A. 11 ; écailles 81.
Parabembras curtus (Temminck et Schlegel).
St. 26 : 1 ex. 182 mm.
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
47
Bembras japonicus Cuvier.
St. 15 : 1 ex. 110 mm.
D. XI-I, 10 ; A. 16 ; P. 19 ; séries d’écailles 77.
Le spécimen diffère de la définition de japonicus par l’anale A. 16 (v.s. 14) et par la présence de
deux bandes caudales noires au lieu d’une. Une photo en couleur montre, à part ce détail de la cau¬
dale, une livrée tout à fait identique à celle de japonicus.
Triglidae
Lepidotrigla abyssalis Jordan et Starks.
St. 53 : 1 ex. 113 mm — St. 66 : 1 ex. 105 mm.
Dixiphistes macrorhynchus Fowler.
St. 1 : 1 ex. 78 mm — St. 66 : 3 ex. 28, 96 et 154 mm.
Cette espèce a été également trouvée au large de la côte Ouest Malaise (Coll. Inst. Pêches,
Penang ; L.S. 94 mm). C’est le Triglidae qui possède les plus longues expansions rostrales.
PERISTEDI I D AE
Peristedion amblygenys Fowler.
St. 40 : 1 ex. 127 mm.
D. VIII, 22 ; A. 22. Bord de la deuxième dorsale noir.
Peristedion orientale Temminck et Schlegel.
St. 1 : 2 ex. 117 et 120 mm — St. 66 : 1 ex. 125 mm.
Satyrichthys fowleri (De Beaufort et Briggs) (syn. Nemaperistedion orientale Fowler).
St. 51 : 1 ex. 210 mm — St. 78 : 2 ex. 143 et 187 mm.
Satyrichthys pothumaluvae (Deraniyagala).
St. 78 : 1 ex. 230 mm.
D. VII, 15 ; A. 15.
SCORPAENIDAE
Minous quincarinatus (Fowler).
St. 6 : 2 ex. 56 et 58 mm.
Neocentropogon aeglefinus (Weber).
St. 11 : 2 ex. 64 et 66 mm — St. 40 : 3 ex. 68 mm.
Snyderina yamanokami Jordan et Starks.
St. 6 : 2 ex. 73 et 89 mm — St. 25 : 2 ex. 105 et 122 mm.
Source : MNHN, Paris
48
P. FOURMANOIR
Pontinus sp.
St. 2 : 1 ex. 107 mm — St. 6 : 1 ex. 150 mm.
D. XII, 10 ; A. III, 5 ; P. 15 ; Br. 5 rud., 10,2 rud. ; L.l. 25.
Une tache noire couvre la membrane de la dorsale entre les épines VI-X. ac e run noir ova e
au-dessus de l’origine de la ligne latérale couvrant deux écailles tubulaires.
Ocosia zaspilota Poss et Eschmeyer.
St. 2 : 1 ex. 69 mm — St. 41 : 2 ex. 64 et 87 mm.
Scorpaena gibbifrons Fowler.
St. 21 : 1 ex. 19 mm — St. 35 : 1 ex. 21 mm.
Phenascorpius megalops Fowler.
St. 26 : 2 ex. 42 et 79 mm.
Lioscorpius longiceps Günther.
St. 26 : 35 ex. 75 à 105 mm — St. 51 : 4 ex. 76 à 78 mm.
L’espèce a déjà été citée dans MUSORSTOM I sous le nom de Macroscorpius pallidus Fowler
1938, synonyme junior de L. longiceps Günther 1880.
Callionymidae
Callionymus decoratus (Gilbert).
St. 54 : 1 ex. 59 mm.
Draconetta xenica Jordan et Fowler.
St. 53 : 1 ex. 55 mm.
Pleuronectidae
Samariscus sunieri Weber et Beaufort.
St. 10 : 2 ex. 90 et 98 mm.
D. 69 ; A. 54 ; P. 5 ; L.l. 64 ; L/H 2,7.
SOLEIDAE
Aesopia cornuta Kaup.
St. 2 : 1 ex. 103 mm.
Heteromycteris japonicus (Temminck et Schlegel).
St. 6 : 1 ex. 90 mm.
Aseraggodes filiger Weber.
St. 6 : 1 ex. 60 mm.
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
49
BOTHIDAE
Engyprosopon filimanus (Regan).
St. 10 : 2 ex. 95 mm.
D. 82 ; P. 10 ; L.l. 42 ; L/H 1,7.
Poecilopsetta praelonga Alcock.
St. 15 : 1 ex. 160 mm.
Arnoglossus japonicus Hubbs.
St. 10 : 2 ex. 123 et 125 mm.
D. 100 ; P. 13 ; L.l. 62.
Laeops gracilis Fowler.
St. 31 : 2 ex. 144 et 148 mm.
D. 114-116 ; A. 92 ; L.l. 108.
Chascanopsetta lugubris Alcock.
St. 6 : 2 ex. 210 et 225 mm.
D. 119 . L.l. 173 (+ 10 caud.).
Kamoharaia megastoma (Kamohara).
St. 26 : 1 ex. 170 mm.
D. 104 ; A. 84 ; P. 12 ; L.l. 119 (+ 35 caud.).
Cynoglossidae
Cynoglossus kopsi (Blecker).
St. 6 : 2 ex. 122 et 127 mm — St. 10 : 2 ex. 125 et 164 mm.
D. 102-110 ; A. 84-86 ; 9 éc. entre L.l. dorsale et médiane.
Nos spécimens ont tous 3 lignes latérales du côté oculaire ; le compte d’écailles à la ligne
médiane varie avec une grande amplitude : 122 mm (L.l. 62) ; 127 mm (L.l. 60) ; 125 mm (L.l. 72) ;
164 mm (L.l. 72).
Cynoglossus suyeri Fowler.
St. 15 : 1 ex. 232 mm.
D. 129 ; 3 L.l. sup. ; L.l. méd. 137 (+ 23 caud.), 21 éc. entre L.l. médiane et dorsale.
Symphurus gilesi (Alcock).
St. 49 : 1 ex. 105 mm.
D. 97 ; A. 85 ; Caud. 14 ; Ec. 85.
Les nageoires sont brun foncé.
Source : MNHN, Paris
50
P. FOURMANOIR
Symphums orientalis (Bleeker).
St. 26 : 3 ex. 72, 74 et 75 mm.
D. 92 ; A. 82 ; Caud. 12 ; Ec. 95.
Huit bandes brunes transverses.
Symphurus sp. A.
St. 15 : 1 ex. 108 mm.
D. 87-88 ; A. 76 : éc. 81.
Symphurus sp. B.
St. 25 : 1 ex. 110 mm.
D. 115 ; A. 96 ; Ec. 113.
Couleur violacée. Anale avec des séries de rayons noirs et de rayons blancs alternées.
Triacanthidae
Tydemania navigatoris Weber.
St. 79 : 1 ex. 90 mm.
D. V, 15 ; A. 13 ; P. 12.
Ogcocephalidae
Malthopsis lutea Alcock.
St. 82 : 1 ex. 70 mm.
Dibranchus nasutus Alcock.
St. 46 : 2 ex. 51 et 53 mm.
Halieutea stellata (Vahl.).
St. 1 : 1 ex. 125 mm — St. 41 : 3 ex. 71, 81 et 132 mm — St. 71 : 1 ex. 96 mm.
Antennariidae
Antennarius sarasa Tanaka.
St. 1 : 1 ex. identifié par T. W. Pietsch.
Seulement trois exemplaires de cette espèce ont été identifiés. Le premier venant du Japon et le
second de la Réunion (coll. Guézé, 1966).
SlMENCHELYIDAE
Simenchelys parasiticus Goode et Bean.
St. 46 : 1 ex. 350 mm — St. 50 : 1 ex. 505 mm — St. 78 : 1 ex. 140 mm — St. 79 : 1 ex.
420 mm.
La dorsale de l’exemplaire mesurant 505 mm a 210 rayons et 130 tubules à la ligne latérale.
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
51
Simenchelys sp.
St. 25 : 1 ex. 305 mm — St. 82 : 1 ex. 154 mm.
Diffère des exemplaires précédents par la teinte claire.
La dorsale de l’exemplaire de 154 mm a 190 rayons, les tubules noirs de la ligne latérale, au
nombre de 130, contrastent sur le fond clair.
Venefica multiporosa Karrer.
St. 50 : 4 ex. 710-750 mm.
Nettastomidae
MURAENESOCIDAE
Gavialiceps taeniola (Wood-Mason MS) Alcock.
St. 50 : 8 ex. 705-720 mm.
Selachii
Deania profundorum (Smith et Radcliffe).
St. 39 : 1 Ç 550 mm (L.T.).
Ce Squalidé a été pris avec Xenodermichthys, Chaunax, 8 grands Solivomer, Aldrovandia affinis
et des Bregmaceros.
Etmopterus brachyurus Smith et Radcliffe.
St. 78 : 1 ex. 240 mm (L.T.).
Galeus eastmani (Jordan et Snyder).
St. 3 : 2 ex. 290 mm (L.T.).
Chimaera phantasma Jordan et Snyder.
St. 82 : 1 ex. 810 mm (L.T.).
Pristiophorus japonicus Günther.
St. 66 : 1 ex. 650 mm (L.T.).
Urolophus aurantiacus (Millier et Henle).
St. 2 : 1 ex. 680 mm (L.T.).
Bathyraia sp.
St. 56 : disque quadrangulaire, largeur 180 mm.
Source : MNHN, Paris
52
P. FOURMANOIR
Rappel de la liste des poissons de la campagne MUSORSTOM I
PHILIPPINES (18-28 MARS 1976) D’APRÈS FOURMANOIR (1981).
Achirus proropterus Bleeker
Alutera scripta (Osbeck)
Argentina elongata Jordan et Snyder
Amblyapistus laenianotus (Cuvier)
Anthias maculatus Fourmanoir (désigné sous le nom
Anthias sp.)
Antigonia capros Lowe
Apistus carinatus (Schneider)
Apogon carinatus Cuvier
Apogon lineatus Temminck et Schlegel
Apogon kiensis Jordan et Starks
Apogon sp.
Argyripnus brocki Struhsaker
Ariomma indica (Day)
Ariscopus iburius Jordan et Snyder
Arnoglossus sp.
Aseraggodes kaianus (Günther)
Bembrops caudimaculata Steindachner
Brachypleura novaezelandiae Günther
Brachypterois serrulifer Fowler
Bregmaceros macclellandi Thompson
Callionymus kaianus Günther
Callanthias crosnieri Fourmanoir
Cantherines fronticinctus (Günther)
Cephalacanthus orientalis (Cuvier)
Cephaloscyllium umbratile Jordan et Fowler
Cepola schlegeli (Bleeker)
Champsodon vorax Günther
Chelidoperca hirundinacea (Valenciennes)
Chlorophtalmus albatrossis (lire C. acutus)
Chlorophtalmus brevirostris Fourmanoir
Citharoides macrolepis (Gilchrist)
Crossorhombus sp.
Cynoglossus kopsi (Bleeker)
Cyttus roseus Howe (lire Cyttopsis cypho Fowler)
Dicrolene multifilis (Alcock)
Ebosia bleekeri (Steindachner et Dôderlein)
Epinephelus septemfasciatus (Thunberg)
Erisphex potti (Steindachner)
Fistularia petimba Lacépède
Gargariscus prionocephalus (Dumeril)
Gephyroberyx japonicus Dôderlein
Halicampus koilomatodon (Bleeker)
Halimochirurgus alcocki Weber
Harpadon microchir Günther
Hippocampus trimaculatus Leach
Hippocampus sindonis Jordan et Snyder
Hoplichthys citrinus Gilbert
Hoplobrotula armata (Temminck et Schlegel)
Lepidotrigla microptera Günther
Malacanthus brevirostris Guichenot
Malacanthus griseus Dôderlein
Macroscorpius pailidus ( - Lioscorpius pallidus)
Minous trachycephalus (Bleeker)
Monocentris japonicus (Houttuyn)
Nemipterus virgatus Fowler
Neobythites fasciatus Smith et Radcliffe
Neobythites steatiticus Alcock
Neocentropogon trimaculatus Chan
Neoepinnula orientalis (Gilchrist et von Bonde)
Oxyurichthys longimanus Weber
Oxyurichthys tentacularis (Valenciennes)
Owstonia sp.
Parachaeturichthys polynema Bleeker
Parapercis biordinis Allen
Parapercis striolata (Weber)
Physiculus longifilis Weber
Platycephalus rudis Günther
Plectranthias foresti Fourmanoir
Plectranthias japonicus (Steindachner)
Poecilopsetta plinthus (Jordan et Starks)
Polymixia berndti Gilbert
Priacanthus macracanthus Cuvier
Psenes cyanophrys Cuvier
Pseudopriancanthus niphonius Cuvier
Pterois volitans Linné
Pseudorhombus cinnamoneus (Temminck et Schlegel)
Pterygotrigla hemisticta (Temminck et Schlegel)
Pyramodon ventralis (Smith et Radcliffe)
Quisquilius eugenius Jordan et Evermans
Rexea prometheoides (Bleeker)
Rhomboserranus gracilispinis Fowler
Samaris cristatus Gray
Satyrichthys amiscus Jordan et Starks
Saurida longimanus Norman
Scolopsis tosensis Kamohara
Scorpaenopsis sp.
Setarches guentheri Johnson
Siphamia versicolor (Smith et Radcliffe)
Sphenanthias pectinifer Myers
Symphurus gilesi (Alcock)
Symphysanodon lypus Blekeer
Synagrops philippinensis (Günther)
Synchiropus kaianus (Günther)
Synodus kaianus (Günther)
Taeniopsetta ocellata (Günther)
Tetraodon strictonotus Schlegel
Thamnaconus hypargyreus (Cope)
Triacanthodes ethiops Alcock
Trypauchen microcephalus Bleeker
Uranoscopus bicintus Schlegel
Uranoscopus japonicus Houttuyn
Zenopsis nebulosa (Temminck et Schlegel)
Source : MNHN, Paris
POISSONS. LISTE ET DESCRIPTION DE CINQ ESPÈCES NOUVELLES
53
POISSONS PÉDICULATES HAPLOPTÉRYGIENS : LOPHIIDAE ET CHAUNACIDAE
(d’après Y. Le DANOIS, 1981).
Chirolophius naresi (Günther)
Chirolophius mutilus (Alcock)
Chirolophius lugubris (Alcock)
Chirolophius infrabrunneus (Smith et Radcliffe)
Lophiomus setigerus (Wahl)
Chaunax breviradius (Le Danois)
RÉFÉRENCES 1
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Source : MNHN, Paris
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P. FOURMANOIR
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iS CAMPAGNES MUSORSTOM. I & 11. PHILIPPINES, TOME 2 - RÉSULTATS DES CAMPAGNES MURSORSTOM. I & IL PHILIPPINES
3
Poissons Téléostéens :
Gonostomatidae, Sternoptychidae, et Myctophidae
(MUSORSTOM II)
Philippe BOURRET *
RÉSUMÉ
Les chalutages de MUSORSTOM II ont récolté sur des fonds de 150-750 m au sud et au sud-ouest de Luçon
(Philippines) quelques représentants benthopélagiques de familles essentiellement mésopélagiques. L’identification et
la répartition de quelques espèces rares : Polymetme elongata, Argyripnus ephippiatus, Polyipnus spinifer, Diaphus
chrysorhynchus, D. withleyi et D. watasei, sont discutées en détail. Une espèce nouvelle Diaphus rivatoni est
décrite.
ABSTRACT
MUSORSTOM II bottom trawling south and south-west of Luçon (Philippines), at depths 150-750 m, col-
lected some benthopelagic members of typical mesopelagic families. Identifications and distributions of a few rare
species are discussed : Polymetme elongata, Argyripnus ephippiatus, Polyipnus spinifer, Diaphus chrysorhynchus,
D. whitleyi, and D. watasei. A new species Diaphus rivatoni is described.
Les poissons décrits dans cette note ont été récoltés au cours de la campagne MUSORSTOM II,
qui s’est déroulée du 20 novembre au 2 décembre 1984 au sud et au sud-ouest de Luçon, dans le quadri¬
latère 12°52'-14°07' N, 119°56'-122°47' E, et a comporté 66 traits d’un chalut à perche de 4 m sur des
fonds de 66 à plus de 1 800 m (cf. Forest, 1985). De la Paz et Interior (1979), et Fourmanoir
(1981) ont déjà rendu compte des poissons récoltés dans la même zone par la campagne MUSORS¬
TOM I ; et Fourmanoir (1985) complète cette première liste par l’inventaire des poissons de
MUSORSTOM II.
Les quelques espèces suivantes, appartenant à des familles dans leur ensemble plus pélagiques
que benthiques, sont traitées à part en raison des problèmes particuliers que pose leur présence sur ces
fonds.
Gonostomatidae : Gonostoma elongatum
Sternoptychidae : Argyripnus ephippiatus
Polyipnus spinifer
Photichthyidae : Polymetme elongata
Idiacanthidae : Idiacanthus fasciola
Myctophidae : Benthosema fibulatum
Hygophum proximum
Myctophum brachygnathum
M. nitidulum
Myctophidae : Lampadena luminosa
Diaphus chrysorhynchus
D. diademophilus
D. garmani
D. lucidus
D. regani
D. rivatoni nov. sp.
D. watasei
D. whitleyi
* Chercheur ORSTOM, Muséum national d’Histoire naturelle, Laboratoire d’ichtyologie générale et appliquée, 43, rue
Cuvier, 75231 Paris Cedex 05.
Mém. Mus. nain. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool-, 133.
Source : MNHN, Paris
56
P. BOURRET
Paris ;
lis par
la collection de ces auteurs.
Liste des stations.
Station 1. — 20.11.1980, 11.00 à 12.00 H, 14°00,3' N, 120°19,3' E, 198-188 m : Gonostoma elongatum, Idiacan-
thus fasciola, Diaphus watasei.
Station 6. — 20.11.1980, 20.08 à 20.50 H, 13°56,5' N, 120°20,7' E, 136-152 m : Diaphus rivatom, D. whitleyi.
Station 26. — 23.11.1980, 12.00 à 13.00 H, 13°49,6' N, 120°51,0'E, 299-320 m : Polyipnus spinifer.
Station 40. - 25.11.1980, 14.10 à 15.05 H, 13°07,7' N, 122039,1' E, 440 - (340-280) m : Polyipnus spinifer, Myc-
tophum brachygnathum, Diaphus garmani, D. whitleyi.
Station 46. — 26.11.1980, 13.24 à 13.55 H, 13°25,7' N, 122°17,0' E, 445-520 m : Argyripnus ephippiatus, Lampa-
dena luminosa.
Station 49. — 26.11.1980, 20.37 à 21.37 H, 13°38,4' N, 121°44,1'E, 425-416 m : Argyripnus ephippiatus, Polyip¬
nus spinifer.
Station 51. — 27.11.1980, 12.25 à 13.06 H, 13°59,3' N, 120°16,4'E, 170-187 m : Polyipnus spinifer, Polymetme
elongata, Myctophum nitidulum, Diaphus whitleyi.
Station 64. — 29.11.1980, 10.50 à 11.23 H, 14°01,5' N, 120°18,9' E, 195-191 m : Diaphus chrysorhynchus.
Station 74. — 30.1 1.1980,' 17.20 à 18.06 H, 13°53,2' N, 120°26,2' E, 300-370 m : Diaphus regani, D. whitleyi.
Station 79. — 1.12.1980, 14.30 à 15.00 H, 13°44,6' N, 120°31,6'E, 682-770 m : Diaphus whitleyi.
Station 82. — 2.12.1980, 6.16 à 7.00 H, 13°46,1' N, 120°28,4' E, 550-550 m : Diaphus whitleyi.
GONOSTOMATIDAE
Gonostoma elongatum (Gunther, 1878).
MUSORSTOM II. - St. 1, 1 ex. 64 mm LS, mâle, MNHN 1984-372.
Cette espèce cosmopolite, récoltée dans le Pacifique de 40° S (Spanowskaya et Grigorash,
1978) à 40° N (Mukacheva, 1972 ; Novikov et al., 1981), avait déjà été signalée par de nombreux
auteurs au sud des Philippines, mais apparemment pas en mer de Chine méridionale (Jiaju et
ZENGYUE, 1983).
Sternoptychidae (sensu Weitzman, 1974)
Argyripnus ephippiatus Gilbert et Cramer, 1897 (fig. 1 et 2).
MUSORSTOM II. — St. 46, 1 ex. 89 mm LS mâle, MNHN 1984-374. — St. 49, 3 ex. 79 et 86 mm LS
femelles gravides, et 83 mm LS mâle, MNHN 1984-373.
Cette espèce, décrite d’après un spécimen unique des îles Hawaï, description corrigée par
M. Grey en 1961, et sobrement complétée par Struhsaker (1973) d’après 30 spécimens hawaïens,
n avait jamais été signalée dans la zone des Philippines. Aussi présentons-nous (tableau 1) les caractères
et principales mesures des 4 exemplaires récoltés, afin de compléter la définition de cette espèce difficile
a séparer de l’espèce australienne A. iridescens McCulloch, 1926.
Source : MNHN , Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE
57
Tableau 1. — Caractères méristiques et mesures des 4 exemplaires d ’Argyripnus ephippiatus de
MUSORSTOM II.
Les 4 exemplaires philippins d’A ephippiatus diffèrent des exemplaires hawaïens (Struhsaker,
1973) par :
1) un nombre plus faible de branchiospines, 18 contre une moyenne de 19 pour les exemplaires hawaïens analysés
en détail,
2) un nombre plus élevé de rayons pectoraux, 16 contre 15, et de rayons anaux, 24-25 contre 23 en moyenne,
3) un diamètre de l’œil plus petit, 12 à 13,5 % LS contre 13,8 à 14,7 % LS pour 4 A. ephippiatus 78 à 87 mm LS
de la table 3 de Struhsaker, et une longueur plus grande de la partie dentée du prémaxillaire,
16,3 à 16,9 % LS contre 15,6 à 16,1 % LS pour ces mêmes exemplaires hawaïens.
Tous les autres caractères des exemplaires philippins entrent dans la gamme des variations indivi¬
duelles mesurées par Struhsaker sur les exemplaires hawaïens. Le spécimen d ’Argyripnus sp., 82 mm,
Source : MNHN, Paris
58
P. BOURRET
Fig. I. — Radiographie de Argyripnus ephippiatus, femelle (LS 79 mm). Les sagiuas ont été retirées, mais on distingue le lapil-
lus droit au-dessus ei en arrière de l’œil. On reconnaît dans l’estomac la forme courbée d’un Vinciguerria nimbaria,
27 mm, et les otolithes d'un autre V. nimbaria et d’un Valenciennellus tripunciulatus. (cliché C. Ozouf-Costaz,
ORSTOM/TAAF, Paris).
USNM 135402, des Philippines, décrit par Grey (1961), et celui à' Argyripnus sp., 64 mm LS, « SIO
69-19-10, mer des Célèbes », analysé par Struhsaker (1973) et plus récemment réexaminé par nous-
même, pourraient tous deux être rattachés à cet A. ephippiatus de définition élargie.
Ainsi A. iridescens ne se distinguerait plus à' A. ephippiatus que par un nombre élevé de bran-
chiospines, 20 à 22 — sur les 9 exemplaires de la série type examinée par Struhsaker à l’Australian
Muséum, aussi bien que sur les 2 paratypes E4371, 102 mm LS, et E6585, 100 mm LS qu’a brièvement
décrits Norman (1930), et que nous avons pu examiner au British Muséum — , ainsi peut-être que par
une ou deux vertèbres de plus, 44-45 contre 42-43.
Dans l’estomac de la femelle de LS 79 mm ont été trouvés les restes de 2 Vinciguerria nimbaria
(27 mm et ca. 23 mm), d’un Valenciennellus tripunctulatus (ca. 30 mm), et des débris de crevettes indé¬
terminables (Figure 1). L’estomac de la femelle de LS 86 mm contenait 3 petites crevettes d’environ
15 mm, très digérées, un Valenciennellus tripunctulatus (ca. 20 mm), et un Gonostomatidé juvénile
F,G' 2'd rJSiT"'18' femeIle ? mm LS. MUSORSTOM II St. 49. A noter que les AC postérieurs du côté gauche
« anormaux et n ont pas été reportes dans le tableau 1 ; le détail de la figure montre que cés mêmes
WdéPdT "°rm3UX ?" n°mbre’ tai“e et dl,sP°si,ion sur le côté droit. De plus, la figure représente un individu
idé de son estomac par une longue incision ventrale, et qui par aplatissement de s ' ' -
corps qu il ne 1 étau a la prise des mesures du tableau 1.
i abdomen apparaît plus haut de
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE 59
reconnaissable aux seuls otolithes (g. Margrethia, ou plus probablement g. Gonostomà). Les estomacs
des 2 mâles étaient vides.
Trois Argyripnus brocki Struhsaker, 1973 avaient été capturés dans la même zone lors de
MUSORSTOM I (Fourmanoir, 1981), mais à des profondeurs de 195-200 m, ce qui confirme la distri¬
bution verticale différentielle observée à Hawaï pour ces deux espèces sympatriques.
Polyipnus spinifer Borodinula, 1979.
MUSORSTOM II. — St. 26, 2 ex. 50 et 54 mm LS, MNHN 1984-375. — St. 40, 4 ex. 46 à 53 mm LS,
MNHN 1984-376. — St. 49, 1 ex. 60 mm LS, MNHN 1984-377. — St. 51, 16 ex. 34 à
58 mm LS, MNHN 1984-378.
Dans sa révision des espèces du complexe « P. spinosus », O. D. Borodinula distingue P. spi¬
nifer par la présence de petites épines sur les écailles des photophores anaux, caractère que ne possèdent
ni P. tridentifer McCulloch, 1926, ni P. spinosus, Gunther, 1887 (1), avec qui cette récente espèce était
jusque là confondue. L’holotype et les 4 paratypes décrits en détail par Borodinula, ainsi que la
majorité des autres spécimens dont elle a reporté les caractères méristiques dans son tableau p. 3, pro¬
viennent de la mer du Japon ou de la mer de Chine orientale ; elle leur a ajouté 3 ex. des collections de
l’Australian Muséum récoltés à l’est de Cebu.
Les exemplaires de MUSORSTOM II, plus méridionaux, diffèrent de ces spécimens, et de ceux
antérieurement décrits, par quelques caractères méristiques (cf. tableau 2) et proportions du corps. Il
semble notamment exister un important écart dans le nombre de branchiospines du premier arc bran¬
chial entre les exemplaires des Philippines, de moyenne : 20 (18-23), et les exemplaires de mer de Chine
et de mer du Japon de moyenne : 22,3 (20-25).
Comparés aux 5 exemplaires de Borodinula, et suivant les mensurations définies par Baird
(1971), nos exemplaires montrent un corps plus haut, hauteur moyenne : 59,1 °7o LS (56 à 63), contre
57,2 % LS (57,0 à 58,7), et un pédoncule caudal plus large, hauteur moyenne : 9,8 % LS (8,3 à 12),
contre 8,5 % (8,3 à 9,5). La longueur de la mandibule, non signalée par Borodinula, qui donne en
revanche lmx, était chez les exemplaires de MUSORSTOM II en moyenne de 23,2 °7o LS (20,8 à 25), et
la longueur moyenne de la tête de 37,3 % LS (33,0 à 40,7). La longueur de l’épine post-temporale,
1. Note sur Polyipnus spinosus.
Un récent réexamen de Pholotype de P. spinosus. déposé au BMNH, « Challenger st. 200, 28 oct. 1874, 255 fms. N° 625
Polyipnus spinosus BMNH 1887.12.7.159, Philippine lsl. », qui de 57 mm, selon Gunther 1887, est maintenant rétréci à
47 mm LS, nous permet d’apporter à la description originale le complément suivant :
D 13 (et non 12) ; A 15 ; P 14 (pectorale gauche seulement, la pectorale droite étant détériorée dans sa partie supérieure) ;
branchiospines 5 + 1 + 7 + 5 = 18 sur le premier arc branchial droit, 6 + 1 + (12) = (19) à gauche.
Photophores : les 3 SAB sont sur une ligne inclinée ventralement vers l’arrière d’environ 10° avec l’axe du corps, et non
sur une ligne horizontale comme figuré par Gunther, 1887, pl. L1 B, et repris par Baird (1971), fig. 66. Les écailles correspon¬
dant aux 5 PAN portent de nettes spinulations ventrales, celles des 10 AN sont lisses, mais les écailles des 4 photophores sub¬
caudaux n’ont pas d’épines apparentes, alors que Borodinula (1979) souligne leur présence dans sa description de l’espèce.
Contrairement au dessin de la figure 26 de Schultz, 1961 , les deux épines basales de l’épine post-temporale sont bien dis¬
tinctes, quoique courtes et faibles. C’est d’ailleurs ainsi que les voyait déjà C. Tate Regan qui réexamina également ce type à la
demande de Jordan et Starks (1904).
Dimensions (actuelles) : hauteur du corps : 66 % LS ; largeur du pédoncule caudal : 14 % LS ; longueur de la tête :
34 % LS ; diamètre de l’oeil : 15 °/o LS.
Nous avons également eu l’occasion d’examiner 4 exemplaires de P. spinosus, 51, 54, 66, et 69 mm LS (respectivement 60,
64, 80 et 85 mm LT), provenant de la Baie de Piru (Ceram), campagne CORINDON IV, avril 1981, qui, à cause de leur grande
taille (d’après Weber et de Beaufort, 1913, la taille maximale, caudale incluse, serait de 85 mm), méritent qu’on leur consacre
le bref signalement çi-dessous :
D 12-14; A 15-17; P. 12-13 (15/15 pour l’ex. 69mm LS); branchiospines 19-21 ; vertèbres 32-33; photophores
anaux 12.
Hauteur du corps : 56 à 58,5 % LS ; largeur du pédoncule caudal : 8,5 à 9,5 % LS ; longueur de la tête : 37 à 42 % LS ;
diamètre de l’œil : 14,5 à 18 % LS ; longueur de l’épine post-temporale : 48 à 70 % du diamètre de l’œil.
Pigmentation dorsale continue et sans indentation au-dessus des SAN dans la partie postérieure du corps, la projection
triangulaire est courte et atteint à peu prés le milieu entre la base de la dorsale et la ligne latérale. Les écailles des photophores
anaux sont lisses, mais aucun de ces spécimens n’avait conservé ses écailles sub-caudales.
Source : MNHN, Paris
60
P. BOURRET
Tableau 2. — Caractères méristiques de quelques Polyipnus spinifer du Pacifique occidental. (Nous
n’avons pas inclus dans ce tableau les comptes des 25 P. spinosus décrits par Matsubara (1950)
et mis en synonymie avec P. spinifer par Borodinula, le nombre peu élevé des photophores
AN, en moyenne 10,2 (9 à 12), pouvant laisser penser qu’au moins certains de ces spécimens
étaient bien de vrais P. spinosus).
* Moyennes individuelles des deux côtés.
** Sous l’appellation «anal photophores» le tableau 6 de Schultz (1961) regroupe en fait les Dhotonhores anaux e
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE
61
Longueur (mm)
6 - épine post-temporale
5
4 -
Longueur standard (mm)
30
40
50
60
Fig. 3. — Longueur de l’épine post-temporale chez 20 Polyipnus spinifer de la campagne MUSORSTOM II (moyennes indivi¬
duelles des deux côtés).
mesurée de sa base ventrale à son extrémité, ne paraît pas augmenter significativement avec la longueur
du poisson (figure 3), comme Okada et Suzuki (1956, fig. 5) l’avaient noté chez les spécimens japo¬
nais.
Les 35 ex. (30-50 mm) de P. spinosus des stations 43, 50 et 51 de MUSORSTOM I signalés par
de la Paz et Interior (1979), seraient plutôt des P. spinifer, d’après les quelques proportions perti¬
nentes fournies par ces auteurs à défaut d’autres caractères.
Photichthyidae
Polymetme elongata Matsubara, 1938.
MUSORSTOM I2. — St. 51, 13°49,4' N-120°04,2' E, 200 m : 1 ex. femelle immature, 105 mm LS,
MNHN 1984-380.
MUSORSTOM IL — St. 51, 1 ex. mâle (?) juvénile, 76,5 mm LS, MNHN 1984-379.
Les caractères méristiques et morphologiques de ces deux spécimens sont les suivants (mesures en
•Vo de la longueur standard LS, exemplaire 76,5 mm LS & ex. 105 mm LS) :
D 12 & 12 ; A 31 & 31 ; V 7 & 7 ; branchiospines 6 + 8 + 4= 18&6 + 8+4-5 = 18,5. Photo¬
phores caractéristiques 3 : BR9&9; IV 9+1+11 & 9+1 + 11; VAV 8 & 8 ; AC
18 + 5 = 23 & (17 + 5 = 22) ; OA 17 & 17.
Mesures principales : LTT 23 & 21 ; museau 5,2 & 5,4 ; distance inter-orbitale 4,6 & 4,8 ; diamètre de
l’œil 5,9 & 5,0 ; longueur de la mâchoire 17,9 & 15,7 ; longueur de la partie dentée du prémaxil¬
laire 7,2 & 7,1 ; hauteur du corps au niveau des pectorales 15,7 & 15,2 ; hauteur minimale du
pédoncule caudal 5,5 & 6,7 ; distance prédorsale 48,3 & 48,6 ; distance préanale 54,3 & 55,4 ;
longueur de la base de l’anale 33,3 & 30,0.
Comme l’observait Kawaguchi (1971), l’identité des espèces du genre Polymetme peut paraître
encore imprécise. En effet Marion Grey, après avoir, en 1960, séparé sans ambiguïté le genre Yarrella
Goode et Bean, 1896, du genre Polymetme McCulloch, 1926, et sorti de ce dernier genre le Y. black-
fordi microcephala de Matsubara, 1941, avait proposé en 1964 de valider P. elongata de Matsubara
(1938a), mais, faute de matériel de comparaison, n’avait pas pris de position définitive sur les synony¬
mies des 4 espèces restantes : P. corythaeola Alcock, 1898, P. af ricana Gilchrist et von Bonde, 1924,
2. Un « Polymetme corythaeola », 100 mm, récolté à MUSORSTOM I, st. 50, 415-510 m, a déjà été signalé par de la
Paz et Interior (1979).
3. Les abréviations des photophores sont celles de Grey, 1960.
Source : MNHN, Paris
62
P. BOURRET
P. illustris McCulloch, 1926, et P. surugaensis Matsubara, 1943. Or il apparaît déjà, a partir d’une
simple revue de la littérature, que :
1) McCulloch (1926) a dans sa description de P. illustris surévalué les différences entre : cette "°“\elle
espèce et le Photichthys corythaeolus de Alcock (1899), version corrigée du Dtplophos corythaeolum du meme
auteur (1898). Il n’y a en fait pas de divergences entre ces deux descriptions, ni dans le nombre des rayons de la
dorsale (ca. 11 pour le P. corythaeolus ; contre 11-12 dans McCulloch (1926), ni encore moins dans e
des photophores, dont le nombre total est le même dans les deux textes. D’ailleurs en 1930, Norman concluait
« sans hésitation » à la synonymie des 2 espèces, après avoir comparé directement le type de D. corythaeolum a
l’un des paratypes de P. illustris.
2) Le très faible nombre de rayons anaux — 25 — sur lequel Gilchrist et von Bonde (1924) érigent P.
africana paraît exceptionnel ou erroné (du reste Alcock, 1899, donnait aussi ca. 24 à P. corythaeolus ), ce que
montrent plus bas nos comptes sur des spécimens du canal de Mozambique et de la côte de Zanzibar (tableau 3) ;
et Norman (1930), suivi par Smith (1977), réunissait déjà les deux espèces P. corythaeola et P. africana.
3) Enfin, comme le supposait Grey (1964), et comme le confirment ses propres résultats et, entre autres,
ceux de Norman (1930), Poll (1953), Furnestin et al. (1958), Saldanha (1966), Kotthaus (1972), ainsi que nos
observations, la position des OA et les quelques caractères méristiques utilisés par Matsubara pour individualiser
P. surugaensis sont trop variables, à l’intérieur même de P. corythaeola , pour pouvoir servir de critères spécifiques.
Les 2 spécimens récoltés dans les campagnes MUSORSTOM 1 et II peuvent d’autant moins per¬
mettre de résoudre ce problème taxinomique qu’ils sont très nettement immatures, et que la plupart des
autres Polymetme qui pourraient leur être comparés dépassent 100 mm (Norman, 1939 ; Poll, 1953 ;
Grey, 1960 et 1964 ; Parin et Golovan, 1976). Il faut noter aussi qu’il semble y avoir, chez ce genre
comme chez beaucoup de Gonostomatidae, une forte allométrie de la tête par rapport à la longueur du
corps. Grey, 1960, la signale chez P. corythaeola, et la table 2 de Matsubara, 1938a, permet de
l’observer aussi sur P. elongata ; en comparant par exemple les 5 individus de LS < 117 mm (LS moy.
107,5 mm), aux 10 individus de LS > 117 mm (LS moy. 137 mm) :
LTT (moyennes) : 19,7 contre 18,8 % LS
Mâchoire supérieure : 15,4 contre 14,5 °Io LS (cf. figure 4)
Diamètre de l’œil : 4,7 contre 4,2 % LS
Hauteur du corps : 14,4 contre 13,9 %.
De plus, avant d’acquérir leur forme adulte définitive, où ces proportions restent stables, les
juvéniles et immatures montrent de grandes variations individuelles, comme il apparaît par exemple
dans les mesures effectuées par Saldanha, 1966, sur 6 petits P. corythaeola (80 à 115 mm LS).
Aussi la séparation des stades juvéniles de P. corythaeola et P. elongata reste difficile là où ils
semblent coexister, et c’est seulement faute d’avoir pu examiner de très jeunes P. corythaeola que nous
avons provisoirement classé le spécimen de 76,5 mm (MUSORSTOM II) dans P. elongata.
Pour préciser le statut de ces différentes espèces, nous avons examiné 3 lots de Polymetme :
A) Les Polymetme corythaeola des collections du MNHN, Paris, analysés dans leur répartition
est-atlantique par J. C. Quero (in Maurin et al., 1977), et qu’il est inutile de détailler car nous avons
pu vérifier qu’ils sont identiques à toutes les descriptions déjà faites de cette espèce (résumées dans
Grey, 1964).
B) Des p ■ corythaeola de la « John Murray Expédition » dans l’Océan Indien, déposés au Bri-
tish Muséum, et sommairement décrits par Norman (1939, p. 9) ;
RéE,0ni939 5^4254 à 256)09’ 64° m’ 2 femelleS '°9 “ '2° mm LS’ “ 1 mâ,e 125 mm LS <BMNH
Oolfe d’Aden^t st.^ 3^ 457-549 mm, 2 femelles 128 et 150 mm LS et 1 mâle 74,5 mm LS (BMNH
Zones des Maldives : st. 145 , 494 m, 2 femelles 96 et 102 mm LS, (BMNH 1939.5.24.260 à 261).
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE
63
— i - 1 - 1 - 1 _ I _ l _ I _ ».
80 100 120 140 160 180 200 LS
(mm)
Fig. 4. — A) Longueur de la mâchoire supérieure (Pmx + Mx, en % LS), et B) Longueur de la tête (en % LS), en fonction de
la taille chez divers Polymetme :
e — P. elongata, données de Matsubara (1938a) ; E — P. elongala, exemplaires MUSORSTOM 1 et II, Philip¬
pines ; c — P. corythaeola, ex. de la « John Murray Expédition », O. Indien ; C — P. corythaeola, ex. des collections
Crosnier & Mauge, canal de Mozambique ; C — P. corythaeola , ex. MUSORSTOM I (de la Paz & Interior), Philip¬
pines ; K — P. corythaeola, données de Furnestin & al. (1958), Kotthaus (1972), et mesures de l’auteur sur 1 spécimen
du Talisman, 91 mm, MNHN 84-1073, et sur 3 spéc. de la Thalassa, 137 à 154 mm, dons de J. C. Quero (IFREMER),
MNHN 1975-79 et 80 ; I — P. illustris, paratype ; i — P. illustris, données de Matsubara (1938).
C) Les P. corythaeola des collections de A. Crosnier et de L. Mauge du canal du Mozam¬
bique :
Région de Tuléar : Vauban TU chalutages 56-66, 23°36' S-43°31' E, 395-460 m, 5 femelles 120 à
156 mm LS, et 1 mâle 111 mm LS (N°‘ 689 à 694).
Voisinage de Chesterfield : FAO 60, 73/108, 17°17' S-43°ll' E, 540 m, 1 mâle proche de la maturité
167 mm LS (N° 1876).
Région de Majunga : FAO 60, 73/64, 15°20' S-46°ll' E, 400-600 m, 1 femelle 135 mm LS, et 3 mâles
104, 113, et 137 mm LS, (Nos 1928 à 1931), FAO 60, 73/62, 15°17' S-46°13' E, 1 mâle
168 mm LS (N° 1968).
Les caractères de ces P. corythaeola de l’ouest de l’Océan Indien sont résumés dans le tableau 3,
où nous leur avons juxtaposé les mesures et comptes que nous avons effectués sur un des paratypes de
P. illustris (femelle gravide 130 mm LS, Great Australian Bight, BMNH 1929.10.23.3) prêté par
P. J. Whitehead, ceux de Matsubara (1938a, table 1) sur 14 P. illustris du Japon, et enfin les don¬
nées de Grey (1964) sur les P. corythaeola de l’Atlantique.
Source : MNHN, Paris
64
P. BOURRET
La grande homogénéité de l’ensemble de ces résultats permet de penser que la meme espece est
bien présente dans l’Océan Indien, en mer de Chine méridionale ( Yarrella illustris, Yulin, 1979, p. 30),
au Japon, au sud de l’Australie, à 35° S selon Whitley (1948), et peut-être jusque dans 1 est du Paci¬
fique, sur les fonds de 535-575 m de la chaîne sous-marine de Sala-y-Gomez (Parin et al., 1981
P. corythaeola) . Cette espèce ne diffère des P. corythaeola de l’Atlantique que par des nombres en
moyenne plus faibles de rayons dorsaux et anaux, et de photophores AC : respectivement 11 (12)
contre 12 (13), 27 à 32 contre 30 à 33, et 22-23 contre 24-25. Ces différences nous paraissent ni assez
importantes, ni assez constantes pour justifier le maintien de P. illustris, que nous placerons donc, avec
P. africana et P. surugaensis, dans la synonymie de P. corythaeola.
En revanche, nous estimons valide P. elongata, qui se distingue nettement de P. corythaeola par
un nombre de branchiospines plus élevé, 18 contre 16 (17, rarement 18), et par une tête plus petite
(figure 4). P. elongata, qui d’après Kamohara (1952) atteint 210 mm, est nouveau pour la faune des
Philippines. Les deux espèces de Polymetme paraissent sympatriques dans cette région comme au
Japon.
Tableau 3. - Résumé comparatif des caractères méristiques et des mensurations de quelques Poly¬
metme corythaeola. Ne sont pas inclus dans ce tableau P. africana Gilchrist et von Bonde, 1924,
et P. surugaensis Mat'subara, 1943, discutés dans le texte.
Maldives G. Aden Zanzibar C. Mozambique
Nageoires
Pectorales
Branchiospines
Photophores AC am.
Mesures (en % LS)
Longueur tête
Longueur mâch. sup.
Diamètre œil
Hauteur du corps
Largeur péd. caudal
Distance prédorsale
Dist. préanale
Dist. préadipeusc
Longueur base D
Longueur base A
18-207 60,5-115.5
130 103 à 148 132 à 198
5 + 8+3 = 16 5 + 8 + 3 = 16
16-17 17-18
7 6-8
22-23 24-25
14.8- 17,9
5.8- 6,65
46,4-49,6
18.2- 19,1
5.2- ca 6,4
14,8-16,8
4,25-6,16
47.2- 49,5
54,6-57,5
8,9-ca 10,7
53 & 56
70 & 78.
8,5 & 10
24.5 & 27
17-17,5
4-6,5
15-16,5
5.5- 6
55-60
,5 76,5-77,5
9.5- 10
(23) 24 (25)
21-23,5
16.5- 18,5
4. 5- 5, 5
15-17,5
5-6,5
48-51
55-60,5
76.5- 79,5
8.5- 10
26-29,5
H (12)
(28) 29-30 (31)
(9)10(11)
6(5)+ 10 (9-11)
= 16(15-17)
(15) 16(18)
6(7)
22 <23, 24)
22-23,5
17-18
4,5-5 ,5
16-20,5
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE
65
I DIACANTHIDAE
Idiacanthus fasciola Peters, 1876.
MUSORSTOM II. — St. 1, 1 ex. femelle immature 97 mm LS, MNHN 1984-381.
D 67 ; A 48 ; V 6, insérées un peu en arrière du 4e rayon dorsal.
Photophores :
IV 10 + 26 = 36 ; VAV (jusqu’à l’origine de l’anale) 16 ; AC (depuis l’origine de A) 22 + 11, plus
distincts que ne le dit Gibbs (1964) qui en compte 13 + 18 seulement, 14 + 18 pour Beebe
(1934), mais en accord avec Okamura et al. (1982), et Jiaju et Zengyue (1983) ; OV 25 ;
VAL 34.
Principales mensurations (en °!o LS) :
LTT 7,7; hauteur maximale (en arrière de la tête) 3,9; diamètre de lœil 1,4; longueur du bar¬
billon 13,4 ; bulbe terminal 5,7 ; longueur prédorsale 35,6 ; longueur préventrale 40,7 ; longueur
préanale 65,5 ; distance VA 24,7.
Cette espèce de la zone tropicale et subtropicale nord, d’après Beebe (1934), Novikova (1967)
et Krefft (1974), a déjà été mentionnée entre autres par Gibbs (1964) dans la baie de Manille, Weber
(1913) dans la mer d’Halmahera, Parin (1976), et Parin et al. (1977) en mer de Sulu, Jiaju et
Zengyue (1983) au nord de la mer de Chine méridionale (6 ex., 10 à 71 mm). Un exemplaire de
262 mm a été chaluté sur un fond de 685-710 m au sud de Kyushu (Okamura et al., 1982).
MYCTOPHIDAE
Benthosema fibulatum (Gilbert et Cramer, 1897).
MUSORSTOM IL — 1 ex. femelle 69 mm LS, MNHN 1984-382.
Cette espèce a souvent été confondue avec B. pterotum (Alcock), malgré la claire distinction que
Gilbert avait dressée dès 1913 de ces deux espèces ; aussi sa répartition géographique ne peut reposer
pour l’instant que sur les identifications bien circonstanciées. Bolin (1946) mentionne avoir examiné
divers spécimens des Philippines, Nafpaktitis (1969), et Kotthaus (1972) la signalent dans le nord de
l’Océan Indien, Paxton (1972, p. 75) au large de la Nouvelle-Guinée, Matsubara (1938b, 1 ex.
femelle 82 mm), Okamura et al. (1982) dans le sud-est du Japon. Elle paraît avoir des affinités nériti-
ques : Forster et al. (1970) l’ont trouvée dans des estomacs de Centrophorus spp. (groupe C. granulo-
sus) pêchés aux palangres profondes, 150 à 1 000 m, près des atolls méridionaux des Seychelles, Alda-
bra, Astove, Farquhar, et du banc de la Zélée ; Novikov et al. (1981) l’ont chalutée sur le haut-fond
Milwaukee, au sud de la Chaîne Emperor dans le Pacifique Nord, et Clarke (1973, citant Struhsa-
ker) sur des fonds de 100-190 m, de nuit, autour de Hawaï. Bourret et al. (1979) ont pêché à
l’IKMT 10' des stades juvéniles de cette espèce, à quelques milles sous le vent de la passe de Mururoa
(Tuamotus).
L’estomac de l’exemplaire récolté à MUSORSTOM II contenait les restes très digérés de 3 cre¬
vettes et, identifiées par Ph. Bouchet (MNHN, Paris), une quinzaine de véligères de deux espèces dif¬
férentes de Tonnacea (Gastéropodes benthiques), ainsi qu’une véligère de Pinna sp., toutes ces véligères
mesurant environ 0,8 mm.
Source : MNHN, Paris
66
P. BOURRET
Hygophum proximum Bekker, 1965.
MUSORSTOM II. — 1 ex. femelle 43 mm LS, MNHN 1984-383.
Cette espèce de la zone équatoriale et tropicale nord de l’ Indo-Pacifique selon Bekker (1965), a
été mentionnée dans les Philippines par Bolin, 1939 (Myctophum (Hygophum) rem ar ti, partim), et
Sarenas, 1954 (H. reinhardti ). Sa présence dans la région a aussi été relevee par PAR*N. > et
Parin et al., 1977, par Zengyue et Jiaju, 1983, au nord de la mer de Chine méridionale (H. macro-
chir, 1 ex. 29,2 mm), par Zhenran, 1983, dans les eaux centrales de cette mer, et plus au sud, dans la
zone indonésienne par Weber, 1913, et Koumans, 1953 (Myctophum benoiti reinhardti). Nafpaktitis
et Nafpaktitis (1969) l’avaient considérée comme une possible variante géographique de l’espèce atlan¬
tique H. macrochir, mais Nafpaktitis et al. (1977) ont depuis limité à l’Océan Atlantique la réparti¬
tion de H. macrochir.
Myctophum brachygnathum (Bleeker, 1856).
MUSORSTOM II. - St. 40, 2 ex. femelles 60 et 65 mm LS, MNHN 1984-384.
Cette espèce répandue dans tout le nord de l’Océan Indien et du Pacifique Ouest d’après Naf¬
paktitis (1973), équatoriale bi-centrale selon Bekker et Borodinula (1976), a été signalée au sud de
la région, mer de Banda, Célèbes, par Weber, 1913 ( Myctophum pristilepis), par Sarenas, 1954
(M. pristilepis) dans le nord de Bornéo et au sud de Mindoro, ainsi que par Parin, 1976, et Parin et
al., 1977 (M. pristilepis) en mer de Sulu, et plus à l’ouest, en mer de Chine méridionale, par Zhenran,
1983.
Bien qu’elle apparaisse « nyctoépipélagique » selon Bekker et Borodinula (op. cit.), elle n’a,
semble-t-il, pas été capturée par les traits superficiels de Kawaguchi et AïOl (1972) à l’est des Philip¬
pines. Fourmanoir et Rivaton (1979) ont trouvé ce Myctophum dans l’estomac d’un Centrophorus
scalpratus McCulloch, capturé à Vaté (Vanuatu) sur un fond de 350 m.
Myctophum nitidulum Garman, 1899.
MUSORSTOM IL — St. 51, 1 ex. femelle 64 mm LS, MNHN 1984-385.
Cette espèce tropicale-subtropicale, très superficielle de nuit (Kawaguchi et al., 1972 ; Hart¬
mann et Clarke, 1975 ; Nafpaktitis, 1977), est assez abondante en mer de Sulu et en mer des
Célèbes (Sarenas, 1954), et présente plus au sud en mer de Banda et mer de Ceram (Parin et al.,
1977). Zhenran (1983) en signale 11 ex., 15,1 à 73 mm, dans les eaux centrales de la mer de Chine
méridionale.
Lampadena luminosa (Garman, 1899).
MUSORSTOM II. — St. 46, 1 ex. mâle 124 mm LS, MNHN 1984-386.
K, £?“ “pèce pa,n‘r“picalc <Nafpaktitis et Paxton, 1968), transportée par le Kuroshio jusqu'à
35 N (Matsubara, 1952), a ete signalée dans la région par Zengyue et Jiaju (1983) autour des îles
Dongsha Tungsha Tao, ou Parlas - du nord de la mer de Chine méridionale (2 ex., 19,1 et
23,0 mm), par Parin (1976) au sud de la mer de Sulu, par Parin et al. (1977) à l’est des Philippines
estomacwi " AY T6’ * 'lïT ? « al. (1977) on, noté sa prîence
estomacs de Merluccm albidm du Golfe du Mexique. Elle a souvent été capturée à proximité du fond
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE 67
(cf. par exemple Parin et al. 1981, 1 ex. de 133 mm sur un fond de 335 m de la chaîne de Nazca,
dans le Pacifique Sud-est). Mais des 18 L. luminosa des campagnes du Walter Herwig dans l’Atlan¬
tique, 3 dépassaient 150 mm, taille minimale de la maturité sexuelle selon Nafpaktitis et al. (1977), .et
avaient été capturés de nuit, vers 200 m de profondeur, en plein milieu de l’Atlantique équatorial
(Krefft, 1970).
L’estomac du présent exemplaire contenait 1 Diacria sp. (Ptéropode, Thécosome) et les restes de
2 petits Neobythites ( marginatus ?), identifiables à leurs seuls otolithes (Bourret et Rivaton, op. cit. ;
Nolf, 1979).
Diaphus chrysorhynchus, Gilbert et Cramer, 1897.
MUSORSTOM I. — St. 64, 1 ex. 89 mm LS mâle, MNHN 1984-387.
D 17; A 16; P 11; branchiospines 9 + 1 + 10 + 6 = 26 ; organes de la ligne latérale 37 ;
AO 7 + 5 \
Longueur de la tête (LTT) : 28,6 % LS, et environ 4 fois le diamètre de l’œil ; hauteur du corps
à l’insertion des pectorales : 20,2 °7o LS ; mâchoire supérieure : 19,8 °7o LS, et 1,6 fois dans LTT,
dépassant la tangente au bord postérieur de l’orbite menée perpendiculairement à la bouche 5 de 1,2
fois le diamètre de l’œil ; diamètre de l’œil : 7,3 °7o LS, et 25,5 °7o LTT ; largeur minimale du pédon¬
cule caudal : 10,7 °7o LS ; extrémités des rayons de la caudale pigmentées de noir.
Cette espèce, longtemps récoltée seulement dans les eaux hawaïennes (Gilbert et Cramer,
1897 ; Gilbert, 1903 ; Wisner, 1976), paraît avoir une répartition géographique plus vaste, s’étendant
à la côte nord de la Nouvelle-Guinée (Giltay, 1929, sous le nom de D. astridae, 1 ex. 39 mm, de jour
en surface), aux mers de Sulu et des Célèbes (Sarenas, 1954), et au large de Lubang (DE la Paz et
Interior, 1979, MUSORSTOM I, 14 ex. 50-130 mm, la fig. 12 p. 143 ne pouvant être considérée
comme représentative de ces spécimens : notamment pas de photophores frontaux, positions incorrectes
des photophores du corps, comptes des rayons incomplets), bien qu’apparemment non récoltée par
FOWler (1934) dans cette dernière zone. Leur présence aux Hawaï relèverait donc plutôt de 1’
« Hawaiian exception » de Springer (1982), soit d’une colonisation par dispersion pélagique.
Elle fréquente aussi les eaux australiennes, puisque nous en avons capturé 3 exemplaires, à envi¬
ron 10 milles au large de la passe St Vincent (côte ouest de la Nouvelle Calédonie), dans un trait de
chalut pélagique (PELAGIA 1, st. 5), effectué entre 17 et 19 H, à 130 m de profondeur. Les caractéris¬
tiques de ces 3 spécimens, 2 femelles aux gonades très peu développées (77 et 77 mm LS) et 1 mâle
75 mm LS), sont les suivantes :
D 17 (16) ; A 16 (17) ; P 11 (12) ; branchiospines 8 + 1 + 10 + 5 (6) = 24 (25) ; organes de la ligne
latérale 36 (37) ; AO 6 + 5 (6). Longueur de la tête (LTT) 28,0 à 30,0 °7o LS, et environ 3,7 à
4. La terminologie des photophores du genre Diaphus suit Nafpaktitis (1968).
5. Cette mesure, pratiquée aussi par Sarenas (1954), nous semble plus facile et plus juste, notamment pour des spécimens
dont la tête est endommagée, que celle préconisée par Nafpaktitis (1968) : longueur de la mâchoire supérieure en arrière de la
tangente verticale au bord postérieur de l’œil. Le petit tableau ci-dessous indique la différence théorique (en diamètres de l’œil)
entre les deux mesures, en fonction de l’angle alpha (en degrés) de la mâchoire supérieure avec l’axe du corps, et de la plus
courte distance d du bord inférieur de l’orbite à la mâchoire supérieure (en % du diamètre de l’œil) :
15 «/O 20 <7o 25 % 30 %
15° 0,19 0,21 0,22 0,23
20° 0,27 0,29 0,31 0,32
25° 0,36 0,38 0,40 0,43
30° 0,45 0,48 0,51 0,54
Source : MNHN, Paris
68
P. BOURRET
4 fois le diamètre de l’œil ; hauteur du corps à l’insertion des pectorales 21,3 a 22 0 % LS ;
... , . -o pnvirnn 1 4 fois dans LTT, dépassant la tangente au bord
mâchoire supérieure 20 a 21 % LS, et environ i,<t iu» u<ma ,
postérieur de l’orbite de 1,1 fois le diamètre de l’œil ; diamètre de 1 œil 7,4 a 7,8 % LS, et 25 à
27 % LTT ; largeur minimale du pédoncule caudal 10,5 à 11 % LS. Les extrémités des rayons
caudaux ne portent pas de trace de pigmentation.
Les quatre spécimens ci-dessus, comme d’ailleurs les spécimens de SARENAS (1954), ont des nom¬
bres de branchiospines et une largeur de l’œil qui, si l’on suit Kawaguchi et Shimizu, 1978 (tableau
2, p. 71), les rapprochent plus de D. sagamiensis Gilbert, 1913, que du type de D. chrysorhynchus (par¬
tiellement redécrit par Parr, 1929). Les différences retenues par ces auteurs pour séparer ces deux
espèces, dont curieusement Gilbert (1913) ne mentionne pas les affinités, nous semblent néammoins
pouvoir être mises au compte d’une variation intraspécifique élargie par les présentes données. D ail¬
leurs la pigmentation des extrémités de la caudale, signalée par Kawaguchi et Shimizu pour les exem¬
plaires frais de D. sagamiensis, paraît aussi sur la pl. XXXVIII-2 de Gilbert et Cramer représentant
D. chrysorhynchus ; par contre, la position très élevée de PLO notée par les premiers auteurs : « the
uppermost (pectoral).... at lower edge of second or third scale of latéral line », est manifestement erro¬
née, et n’a pas été reprise par la suite, même par Gilbert, 1903.
Aussi, en accord avec Paxton, 1979, nous estimons que D. sagamiensis peut être considéré
comme un synonyme de D. chrysorhynchus. La présence sur les dentaires d’une rangée intérieure de
dents plus grandes et inclinées vers l’avant, indiquée par Gilbert et Cramer, omise par les auteurs
ultérieurs, et vérifiée sur Jes présents exemplaires, classe cette espèce dans le groupe D. fragilis de Naf-
paktitis (1978) — g. Aethoprora de BOLIN, 1959, partim — , qui comprend déjà D. fragilis, D. Ihiol-
lierei, D. knappi et D. « kapalae ».
Cette espèce est signalée par Novikov et al., 1981, sur les hauts-fonds méridionaux de la chaîne
sous-marine Emperor (32°-37° N), et CLARKE, 1973, indique qu’elle est fréquemment capturée de nuit
dans les chaluts, sur des fonds de 75-190 m autour de Hawaï.
Diaphus diademophilus Nafpaktitis, 1968.
MUSORSTOM IL — 1 ex. femelle gravide 37,0 mm LS.
Cette espèce de petite taille est commune dans l’Océan Indien tropical, et dans les mers
d 'Extrême-Orient d'après Nafpaktitis, 1978, et Kawaguchi et Shimizu, 1978. Elle a aussi été récol¬
tée en mer de Chine par Zengyue et Jiaju, 1983 (O. l ermophilm, 1 ex. de 22,0 mm), mais sa distribu¬
tion s’étendrait aussi à tout le Pacifique tropical jusqu’à 110° O ; entre 12° S et 10° N selon Wisner,
•îïïc*0' ,ermophi,us'> • à 3°30’ N selon Hartmann et Clarke, 1975 (£>. lermophilus), et jusqu’à
22 S aussi bien dans les Tuamotus méridionales (Bourret et al., 1979) que dans les parages de
Nouvelle-Calédonie.
Diaphus garmani Gilbert, 1906.
MUSORSTOM IL — St. 40, 3 ex. 1 femelle 60 mm LS, et 2 mâles 56 et 59 mm LS, MNHN 1984-388.
Cette espece tropicale, qualifiée de « pseudopélagique » par Nafpaktitis (1968), car les adultes
ne sont guere captures que dans les eaux côtières (elle a ainsi été observée par « centaines de milliers »
NAKAM1»,rPe;oe,mSU1 ■ T ‘e-R/V Char'eS °“ben ’ au mouilla8e de ™e Christmas, le 12/2/1967,
FnwlT X r“°"“ 1C' 2 ,UdqUtS milles seulement de la stati°" ‘VP' dé D- ashmeadi
Fow er, 1934, espece que Nafpaktitis (1968) a montré être identique à D. garmani. Zengyue et Jiaju
1983) une°dirïïPtUae ?ostlarve df I9-° ram a“ "°rd de la mer de Chine méridionale, et Zhenran
(1983) une dtzatne de spectmens, 47 a 58 mm, dans les eaux centrales de cette même mer.
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE
69
Diaphus lucidus (Goode et Bean, 1896).
MUSORSTOM II. — 1 ex. femelle 73 mm LS, MNHN 1984-389 ; 2 ex. femelles 74 et 82 mm LS,
MNHN 1984-390.
Cette espèce thermophile eurytropicale (Hulley, 1981) est ici à la frontière septentrionale de sa
répartition d’après Parin (1977). Dans la même région, elle a été signalée un peu plus au sud, en mer
de Sulu, par Fowler (1934), — la localité type de D. reidi, Fowler, 1934, synonyme de D. lucidus, est
même située dans le quadrilatère exploré par MUSORSTOM II — , Parin (1976), Parin et al. (1977),
Kawaguchi et Shimizu (1978), et dans l’Océan Indien à proximité des côtes occidentales de Java par
P. J. Whitehead (comm. pers.).
Diaphus regani Tâning, 1932.
MUSORSTOM IL — St. 74, 1 ex. femelle 50 mm LS, MNHN 1984-391.
Branchiospines 12-13 + 1 + 7 = 20-21, donc plus proche des spécimens de l’Océan Indien
(Nafpaktitis, 1978), que ceux du Japon (Kawaguchi et Shimizu, 1978). Cette espèce a été capturée
dans presque tous les chalutages pélagiques du R/V Vitiaz au sud et à l’est des Philippines, Parin
(1976), Parin et al. (1977), et par Zengyue et Jiaju (1983) autour des îles Dongsha.
Diaphus rivatoni nov. sp. (figure 5 et pl. I, A).
MUSORSTOM IL — St. 6, 20.08 à 20.50 H, 20.11.80, 13°56,5' N, 120°20,7' E, chalut, 128-143 m :
femelle immature 110 mm LS, MNHN 1984-392 (holotype).
Jetindofish Survey. — R/V Jurong, trait 12, de 18.12 à 19.50 H, le 21.08.80, 08°26' S, 114°34' E,
MWT, 115-287 m : mâle immature 108 mm LS, BMNH... (paratype).
Fig. 5. — Diaphus rivatoni nov. sp., holotype, mâle 110 mm LS,
MNHN 1984-392 : vue frontale.
Source : MNHN, Paris
70
P. BOURRET
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE 71
Diagnose.
Cette espèce se distingue de tous les autres Diaphus par la forme particulière de ses photophores
frontaux, et notamment par le Dn, très profondément enfoncé et recouvert d’un très épais tissu gélati¬
neux translucide, de forme semi-elliptique, 2 à 3 fois plus long que large, de la taille d’un photophore
du tronc, et allongé tranversalement au-dessus de la rosette nasale. L’Ant est ovale, deux fois plus petit
qu’un photophore du tronc, bordé dorsalement de tissu fortement pigmenté, bien séparé de Dn et à
peine plus élevé, de direction beaucoup plus frontale que les Ant des autres Diaphus ; il est aussi beau¬
coup plus médian, et n’est pas, comme chez les autres espèces, bordé dorsalement par la crête supra-
orbitale, laquelle se termine très bas, au niveau du milieu de la pupille (c’est-à-dire que la parallèle à la
mâchoire supérieure menée par l’extrémité de la crête supra-orbitale coupe diamétralement la pupille),
par un rebord faible et arrondi. Le Vn, en forme de croissant, bien séparé du Dn, antérieurement ne
dépasse pas le bord supérieur de la rosette nasale, tandis que son extrémité postérieure n’atteint pas la
verticale du bord antérieur de la pupille, sa couche réflective argentée se prolongeant en revanche
jusqu’à la verticale du bord postérieur de la pupille.
Description de l’holotype (comptes et mesures du paratype entre parenthèses).
D 13 (14) ; A 15 (15) ; P 10 (10) ; branchiospines 6 (5) + 1 + 9 + 4 (3) = 20 (18) ; organes de
la ligne latérale 36 ; AO 6 + 5 = 11 (11).
Longueur de la tête (LTT) 28 (28) % LS ; hauteur du corps à l’insertion des pectorales 15
(16.5) °7o LS ; mâchoire supérieure 18 (18) °7o LS (68 % LTT), dépassant la tangente au bord postérieur
de l’œil perpendiculaire à la bouche de 1,4 (1,4) fois le diamètre de l’œil ; diamètre de l’œil 24
(23.5) °7o LTT ; museau 13,5 (12,5) °7o LTT ; largeur minimale du pédoncule caudal 8,6 (8,5) % LS.
Longueur prédorsale 43 (44) % LS ; longueur préanale 59,5 (59,2) °7o LS ; longueur préadipeuse
79 (78) % LS ; longueur prépectorale 27,5 (27,3) °7o LS ; longueur préventrale 40,5 (40) % LS ; lon¬
gueur de la base de la dorsale 15,5 (17,5) % LS ; longueur de la base de l’anale 18,5 (19,5) % LS.
Origine de la dorsale un peu postérieure à l’insertion des ventrales ; origine de l’anale nettement
postérieure au dernier rayon de la dorsale, d’environ deux poches scalaires pigmentées de la ligne laté¬
rale ; base de l’adipeuse à l’aplomb du dernier rayon de l’anale. Les pectorales, détériorées sur les
2 spécimens, ne semblent pas atteindre l’insertion des ventrales, ces dernières dépassant l’anus.
Dents palatines et mésopterygoïdiennes égales, petites, et régulièrement disposées sur des plaques
assez étroites, dont les extrémités postérieures sont au même niveau. Dents vomériennes sur deux pla¬
ques rondes très petites.
L’opercule, arrondi dorsalement, se termine vers l’arrière en une pointe large, à mi-distance
entre la ligne latérale et le PLO. Grand espace aphakique ventral.
PLO au tiers inférieur de la distance entre la ligne latérale et l’insertion des pectorales, associé à
une écaille lumineuse arrondie, deux fois plus large que le PLO. Le VLO est à peu près à égale dis¬
tance de la ligne latérale et de l’insertion des ventrales.
SA03 et Pol sont à environ 1,5 fois leur diamètre en dessous de la ligne latérale, Prc4 1 fois seu¬
lement. Distance V02-V03 assez grande, égale à la distance VLO-V02, ces trois photophores formant
un triangle isocèle dont la base prolongée, VLO-V03, passe par SAO,. Les trois SAO sont en ligne
droite, d(SA02, SA03) = 2 x d(SAO„ SAOj), et SA03 est bien en avant de la verticale passant par
l’origine de l’anale. AOa, est surélevé, au-dessous du niveau de SA02 et AOa6. Espacement des AOa à
partir de AOa2 décroissant vers l’arrière, et d(AOa2, AOa3) = d(AOa6, Pol). Les AOp sont en ligne,
également espacés, AOp, en arrière du dernier rayon de l’anale. Les trois premiers Prc sont bas et ser¬
rés, Prc, et Prc2 se touchent presque, Prc2 et Prc3 sont espacés d’un diamètre de photophore, en
revanche d(Prc3, Prc4) = 2,5 x d(Prc2, Prc3).
Planche I.
A : Diaphus rivatoni nov. sp., holotype mâle 110 mm LS.
B : Diaphus whitleyi Fowler, mâle 1 10 mm, vue du côté droit, inversé pour la commodité des comparaisons.
Source : MNHN, Paris
72
p. bourret
Discussion.
Ces spécimens présentent un certain nombre de caractères que, dans la série des Diaphus, on
peut qualifier d’immatures, et particulièrement : une crête supra-occipitale peu ossifiée, terminée par un
rebord court et fragile ; des épines nombreuses et fortes sur la face interne des branchiospines du pre¬
mier arc branchial ; une ébauche de prolongement antérodorsal du Vn en direction de 1 Ant, la bande
de tissu réflecteur qui prolonge sous l’œil le Vn pouvant indiquer une possible extension ventrale de ce
photophore chez des individus plus âgés ; une nette séparation des photophores frontaux, bordés de
tissu dans l’ensemble peu pigmenté et assez mince ; un resserrement prononcé des trois premiers Prc ;
et enfin des ovocytes de très petite taille dans des ovaires peu développés de l’exemplaire de 110 mm.
Cette nouvelle espèce a des affinités avec D. watasei, et surtout D. burtoni et D. dehaveni.
D. rivatoni, qui pleinement adulte est certainement l’une des plus grandes espèces du genre, se dis¬
tingue d’abord par la forme et la disposition des Dn et Ant, caractéristiques mais sans doute pas ache¬
vées chez l’holotype. Mais on peut également la séparer :
1) de D. burtoni par un nombre de branchiospines plus élevé, 18-20 contre 16-18, des ventrales insérées à
l’aplomb ou très peu en avant de l’insertion de la dorsale, par des SA03, Pol et Prc4 plus proches de la ligne laté¬
rale, un PLO plus élevé, un VOs plus avancé par rapport à la ligne des SAO,
2) de D. dehaveni, tel que décrit et figuré par Fowler (1934) — 1 ex. 95 mm LT, (81 mm LS sur la
fig. 74) —, par un profil dorsal de la tête moins déprimé au-dessus de l’œil, une anale plus postérieure par rapport
à la fin de la dorsale, une plus grande extension postérieure du Vn, des SA03 et Pol plus élevés, SA03 étant
d’autre part en avant de la verticale de l’origine de l’anale, alors qu’il apparaît postérieur à cette ligne chez
D. dehaveni, un PLO plus élevé, associé à une écaille lumineuse plus petite, et enfin un espacement différent des
Prc ‘.
Cette espèce est dédiée à mon ami et collaborateur de vingt ans Jacques Rivaton, qui a consa¬
cré tant de patients efforts à la reconnaissance des Diaphus du Pacifique occidental.
Diaphus watasei Jordan et Starks, 1904.
MUSORSTOM II. — St. 1, I ex. mâle 110 mm LS, MNHN 1984-393.
D 15 ; A 15 ; P 11 ; branchiospines 7 + 1 + 10 + 4-5 = 22,5 ; organes de la ligne latérale 37 :
AO 6 + 5.
LTT 3,5 fois dans LS ; hauteur du corps 19 %LS ; mâchoire supérieure 20,6 % LS, et 1,4 fois dans
LTT, dépassant la tangente au bord de l’œil de 1,4 fois le diamètre de l’œil ; diamètre de l’œil
25 % LTT ; hauteur minimale du pédoncule caudal 9,5 % LS.
J’ai eu d’autre part l’occasion, aimablement fournie par P. J. Whitehead, d’examiner 4 autres
exemplaires de cette espèce :
Jetindofish Survey, R/V Jurong, de nuit le 19.8.80, 8°37' S-l 14°59' E, Océan Indien, côte
sud-ouest de Java, MWT entre 60 et 63 m, 4 femelles, 112, 109, 99 et 92 mm LS, la plus grande étant
gravide, la plus petite possédant des ovaires peu développés, mais contenant dans leur partie postérieure
des ovocytes très avancés. Leurs comptes et mensurations sont les suivants :
D 14-15 ; A 15 (14) ; branchiospines 6-7 + 1 + 10 (9) + 4 (5) = 21,5 (22) : AO 6 + 5 = 11 ■ LTT 3 2
à 3,4 fois dans LS ; hauteur du corps 18,7 à 19,7 % LS ; mâchoire supérieure 21 % LS, et
caractérisation précise , ainsi pon , D *to™,T„„,e int™,",, “ ““ — - P°ur « Permeiir, une
2= SSSffi&SSS^Si^SSSSSSi
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPH1DAE
73
1,4-1,45 fois dans LTT, dépassant la tangente au bord de l’œil de 1,4 à 1,5 fois le diamètre de
l’œil ; diamètre de l’œil 23,7-25,7 % LTT ; hauteur minimale du pédoncule caudal 9,0-10,3 % LS.
Ces exemplaires sont très proches de ceux qui sont analysés en détail par Kawaguchi et Shi-
MIZU (op. cit.) et qui, provenant d’une part de la baie de Suruga (Japon) où ils sont abondants, et
d’autre part du sud de la mer de Sulu et de la mer de Timor, diffèrent légèrement entre eux par : les
distances prépectorale (moyennes : 29,0 contre 30,6 % LS) et préanale (moyennes : 62,6 contre
65,2 ®7o LS), et par la longueur de la base de l’anale (moyennes : 18,6 contre 16,7 °7o LS). Les 5 spéci¬
mens de MUSORSTOM II et JETINDOFISH ont pour ces trois proportions des valeurs moyennes
intermédiaires de respectivement : 29,8, 63,2 et 17,2 °7o LS.
Ils ne se distinguent apparemment des D. watasei des côtes du canal de Mozambique (Nafpakti-
TIS, 1978), que par un nombre plus élevé de branchiospines, 21 à 23 contre 18 à 20. Une comparaison
directe des présents spécimens et de ceux analysés par Nafpaktitis n’a pas permis de mettre en évi¬
dence d’autres différences significatives, ni dans la morphologie du corps, ni dans le nombre et la dis¬
position des photophores. A peine peut-on noter que chez les exemplaires de l’Océan Indien les trois
AOa2 à 4 sont presque toujours sur une ligne parallèle à la base de l’anale, tandis que chez les exem¬
plaires du Pacifique, AOa4 est un peu plus haut que les AOa qui les précèdent, l’ensemble des AOa for¬
mant alors un arc régulier avec le Pol, comme Parr, 1929, l’avait déjà noté sur le type.
Les variations géographiques de quelques caractères chez D. watasei sont portées dans le
tableau 4, où nous avons ajouté les Diaphus sp. récoltés par Okamura et al. (1982) sur la chaîne sous-
marine de Kyushu-Palau, qui nous paraissent pouvoir être inclus dans D. watasei. Ces mêmes auteurs
signalent encore l’existence d’une forme apparentée, au large de l’Australie occidentale.
Tableau 4. — Variations géographiques du nombre de branchiospines et de quelques proportions de la
tête (en % LS, et à 0,5 °7o près) chez D. watasei.
D’autre part, les critères morphomètriques indiqués, du reste avec réserve, par Nafpaktitis
(1978) pour séparer dans l’Océan Indien D. watasei de l’espèce très voisine D. coeruleus, ne paraissent
pas pouvoir être retenus pour les mers de l’Asie du Sud-Est. En effet, chez 3 des 5 D. watasei exa¬
minés, la longueur de la tête est supérieure à la distance entre l’extrémité postérieure de la bouche et
l’origine de la dorsale — ces longueur étant d’ailleurs sub-égales chez un des deux D. coeruleus de
JETINDOFISH — , et la largeur minimale de leur pédoncule caudal n’est en moyenne que 9,5 % LS,
contre 10,2-10,9 % LS pour les D. watasei de l’Océan Indien, et respectivement 9,5 et 10 % LS chez
les deux D. coeruleus de la mer de Java. De même la position du VLO, bien que légèrement plus basse
chez D. coeruleus que chez D. watasei (1,5 à 1,6 fois plus proche de l’insertion des ventrales que de la
ligne latérale, contre 1,2 à 1,5 fois, dans les spécimens examinés), nous paraît trop variable pour consti¬
tuer, comme le proposait Parr (op. cit.), un bon critère de séparation.
Source : MNHN, Paris
74
P. BOURRET
En revanche, il semble qu’au moins pour les adultes, le diamètre de 1 œil soit plus petit dans
l’ensemble des D. coeruleus (4,2-5, 3 fois dans LTT) que dans l’ensemble des . wa aset ( , , ois
dans LTT). De plus, pour tous les spécimens que nous avons examinés (y compris le type de ùcopetus
engraulis), l’insertion des ventrales est en arrière de l’origine de la dorsale chez D. coeruleus, a a verti¬
cale de l’origine de la dorsale chez D. watasei (cf. aussi Alcock, 1899, Weber, 1913, et Nafpaktitis,
1978) ; et la plaque dentaire mésoptérygoïdienne s’allonge plus loin en arrière que la plaque palatine
chez D. coeruleus, alors que ces deux plaques se terminent sensiblement au même niveau chez D. wata-
La confusion qui a longtemps régné entre D. coeruleus et D. watasei, due pour partie à la dété¬
rioration du côté gauche du type de Jordan et Starks où l’Ant ne se séparait pas des photophores
frontaux (Parr, 1929, en correction de Gilbert, 1913), incite à la prudence dans l’utilisation des cita¬
tions anciennes de ces espèces pour le tracé de leurs répartitions. Ainsi la description de M. coeruleum
par Weber et de Beaufort (1913) reflète un probable mélange des deux espèces (l’insertion des ven¬
trales, par exemple, peut être pour ces auteurs, à l’aplomb, en avant, ou en arrière de l’origine de la
dorsale). Les trois spécimens (19,5 à 27,8 mm) de D. coeruleus de Kulikova (1961), provenant de la
fosse de Bougainville, au sud des Iles Salomon, les deux exemplaires (12 et 35 mm) du Passage des
Moluques, signalés par Weber (1913), et les deux Myctophum coeruleum (27 et 32 mm) récoltés par le
Snellius en mer de Sulu et mer de Java, Koumans (1953), paraissent trop petits pour qu’on puisse,
sans nouvel examen, lever complètement le doute sur leur identification.
Diaphus whitleyi Fowler, 1934 (figure 6 et pl. I, B).
MUSORSTOM IL — St. 6, 1 ex. mâle 95 mm, MNHN 1984-394. — St. 40, 1 ex. mâle 86 mm,
MNHN 1984-395. — St. 51, 2 ex. femelles gravides 114 et 122 mm, MNHN 1984-396. — St. 74,
1 ex. femelle gravide 109 mm, MNHN 1984-397. — St. 79, 2 ex. femelles gravides 116 mm, et
mâle 110 mm, MNHN 1984-398. — St. 82, 1 ex. femelle gravide 141 mm, MNHN 1984-399.
Cette espèce n’étant connue que des 3 exemplaires de la description originale de Fowler, 1934 7,
il m’a semblé utile d’en reprendre la description originale, dans la perspective plus moderne des carac¬
tères distinctifs des nombreuses espèces du genre Diaphus tracée dans cette région par Nafpaktitis,
1978, et par Kawaguchi et SHIMIZU, 1978.
Cette redescription est fondée, d’une part sur l’examen de l’holotype — 128 mm femelle — qu’a
bien voulu effectuer R. H. Gibbs, Jr, à la Smithsonian Institution, et d’autre part sur les 8 exemplaires
ci-dessus, augmentés du matériel suivant :
ORSTOM Pelagia I. — St. 18, 10 milles environ au large de la passe St Vincent, côte ouest de la Nou¬
velle Calédonie, le 29.4.1971, 15.15 à 17.15 H, chalut pélagique ayant accidentellement pêché sur
le fond à 800 m : 3 ex. femelles aux ovaires très peu développés contenant des ovocytes minus¬
cules, 160, 165, et 172 mm LS.
Jetindofish Survey — R/V Jurong (collection P. J. Whitehead). — 8°37' S, 1 14°59' E Océan
Indien, côte sud-est de Java, 19.8.80, de nuit, MWT entre 60 et 63 m : 3 ex., 1 femelle imma¬
ture 78 mm LS, et 2 mâles 76 et 82 mm LS, BMNH 1984... — St. 2, 8°37' S 114°59'E
19 8.80, entre 19.18 et 20.18 H, chalut de fond à 60-63 m : 1 mâle 85 mm LS, BMNH
1984... - St. 12 8°26' S, 114°34'E, 21.8.80, entre 18.12 et 19.50 H MWT, entre 115 et
m : 2 ex., 1 femelle immature 79,5 mm LS, et 1 mâle 69,5 mm LS, BMNH 1984...
+6io r+ !f f.17> ; P “ (f'12,V fanchiospines 4+1+7 (6-8) + 3 (2) = 15 (14), holotype
+ 10 (+ 1) et non pas 5+14, les 3 grands spécimens de Nouvelle Calédonie ont des
branchiospines redîmes en taille (longueur de la branchiospine à l'angle du premier arc branchial :
7. Paxton, 1979 signale que
collections de l’U.S.N.S.M.
fait 49 spécimens de VAlbatross, dont probablement les deux paratypes, figurent dans les
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE 75
47 % du diamètre de l’œil, contre 56 à 67 % pour les autres spécimens) et en nombre (ainsi sur le pre¬
mier arc branchial droit de l’ex. 172 mm on ne compte que :i + 3 + l+ 7 + 2 + i); organes de
la ligne latérale 37 (36-38) ; AO 7 (6) + 5 (6), holotype 7 + 6, et non 5 + 6 comme indiqué par
Fowler, 1934.
Longueur de la tête (LTT), de 27-28 % LS (LS <86 mm) à 24-25 % LS (LS > 116 mm) ; hau¬
teur du corps à l’insertion des pectorales, moyenne des 17 spécimens examinés, 19 % LS (18 à 21,5) ;
mâchoire supérieure 75,8 % LTT (71 à 80, 79-80 chez les grands spécimens), et 19-21 % LS, dépassant
la tangente au bord postérieur de l’œil perpendiculaire à la bouche de 1,9 fois le diamètre de l’œil (1,6
à 2,5) ; diamètre de l’œil 22,9 % LTT (20,2 à 26,6) ; museau 15,8 % LTT (13,5 à 18) ; largeur mini¬
male du pédoncule caudal 9,7 % LS (9 à 10,5).
Fig. 6. — Diaphus whilleyi A) Femelle 165 mm, vue frontale de la tête. B) Femelle 116 mm, vue latérale du coté droit de la
tête, inversée.
Origine de la dorsale postérieure à l’insertion des ventrales ; origine de l’anale nettement posté¬
rieure à la base du dernier rayon de la dorsale ; base de la nageoire adipeuse à l’aplomb du dernier
rayon de l’anale. Chez les plus petits spécimens, les pectorales atteignent la base des ventrales, mais
leur croissance est fortement allomètrique puisque chez les plus grands individus elles ne se prolongent
pas au-delà de la moitié de la distance qui sépare leur insertion de celle des ventrales. Les ventrales
atteignent l’anus, et même la base de l’anale chez les plus petits exemplaires.
L’extrémité postérieure de la plaque dentaire mésopterygoïdienne est au même niveau, et chez les
plus petits spécimens légèrement en arrière de l’extrémité postérieure de la large plaque palatine. Les
dents de ces deux plaques sont petites, serrées, uniformément réparties, et à peu près de même taille
que les dents portées par les prémaxillaires, dentaires, basibranchiaux, et même les hypobranchiaux 2 à
5 et les pharyngobranchiaux. Dents vomériennes sur deux petites plaques rondes, de diamètre moitié de
celui d’un photophore.
L’opercule s’allonge vers l’arrière en une pointe couvrant le PLO. Large espace aphakique posté-
roventral, la pupille des plus grands individus est légèrement elliptique et verticale. Épine ptérotique
forte.
Le Dn est rond, plus enfoncé que le Vn et de surface frontale plane (ainsi il n’apparaît pas sur
la figure 6 B), dirigé vers l’avant, et son diamètre est de 1 à 1,5 fois le diamètre d’un photophore du
Source : MNHN, Paris
76
P. BOURRET
corps, un peu plus gros chez les mâles que chez les femelles. 11 est relié par une bande lumineuse étroite
au Vn, qui forme un croissant relativement mince, antéroventral à 1 œil dont t est séparé par une
large bande pigmentée de noir, et qui postérieurement ne dépasse pas la tangente vertica e au or
antérieur de la pupille. L’Ant est bien développé chez le plus petit spécimen ; dirige atera emen , î es
ovale chez les mâles et plus triangulaire chez les femelles.
PLO en dessous de la moitié, et même souvent du tiers inférieur (holotype) de la distance qui
sépare la ligne latérale de l’insertion des pectorales. Il est associé à une grande écaille lumineuse, large
autant que longue d’environ 3 à 4 fois le diamètre du PLO, affectant sensiblement la forme d un tri¬
angle équilatéral qui atteint presque la base de la pectorale. VLO est à mi-chemin entre la ligne latérale
et l’insertion des ventrales. SA03 environ 2 fois son propre diamètre au-dessous de la ligne latérale (1 à
3 fois, holotype 1,5 fois), Pol 2,3 fois (2 à 3 fois, holotype 2,5 fois), et Prc4 2,8 fois (2,2 à 4 fois).
VOs est antérieur à la ligne joignant SAOi et SA02, et SA03 est postérieur, chez les petits exem¬
plaires très nettement postérieur, à cette même ligne. Les trois SAO forment donc une ligne brisée, plus
ou moins angulée, mais constante, SA03 se situant entre la verticale du dernier rayon de la dorsale et
la verticale de l’origine de l’anale. AOa, est surélevé, à l’aplomb de l’origine de l’anale et en avant de
AOa2, au même niveau que SA02 et AOa6. Les deux derniers AOa sont aussi surélevés, la distance
AOa7-Pol étant à très peu près égale à la distance AOa,-AOa2 et à deux fois la distance AOa6-AOa7.
AOp, est au-dessus de la base du dernier rayon de l’anale, ou un peu postérieur chez les plus âgés ;
chez les plus jeunes et l’holotype, il est légèrement surélevé, et les quatre premiers AOp forment un arc
convexe ventralement, les AOps et 6 restant au même niveau que AOp4. Les Prc ne sont pas régulière¬
ment espacés : d(Prc„ Prc2) < d(Prc2, Prc3) < < d(Prc3, Prc4), avec d(Prc3, Prc4) = 2 x d(Prc,,
Prc2), (d(Prc3, Prc4) — 2 x d(Prc2, Prc3) chez l’holotype).
Les observations et mesures faites par R. H. Gibbs Jr. sur l’holotype de D. atkinsoni Fowler,
1934, femelle 128 mm LS, en addition à l’incomplète description de Fowler, rentrent parfaitement
dans la gamme des variations intraspécifiques notées ici pour D. whitleyi. Aussi, confirmant l’hypo¬
thèse de Paxton (1979), et suivant l’opinion personnelle de R. H. Gibbs Jr, considérons-nous
D. atkinsoni comme synonyme de D. whitleyi, décrit 16 pages plus haut dans Fowler (op. cit.).
Cette espèce se distingue des espèces du groupe D. fragilis par l’absence de dents internes plus
grandes sur les dentaires, et la position beaucoup plus basse des SA03 et Pol. Les jeunes mâles peuvent
être confondus avec les mâles de D. problematicus, mais en diffèrent cependant par un Ant très déve¬
loppé, un Dn plus gros et dirigé frontalement, des VLO, SA03, Pol et Prc4 plus bas par rapport à ligne
latérale, des SAO en ligne brisée, et l’origine de l’anale plus postérieure. Elle semble proche de D. bur-
toni Fowler 1934, dont nous n’avons pu examiner d’exemplaires ; mais selon les descriptions par Fow¬
ler (1934) de cette espèce et de D. bryani (= D. burtoni, selon Kawaguchi et Shimizu, 1978), et
celles par Kawaguchi et Shimizu de 2 gros spécimens, sexes non indiqués, 111 et 139,5 mm LS, et
d une femelle 129 mm LS, elle s’en distinguerait par : un nombre de rayons plus élevé à la nageoire
dorsale, 15 contre 13-14, et plus faible à la nageoire anale 16-17 contre 17-18 ; un nombre moins élevé
de branchiospines, 15 contre 17-18 ; une mâchoire supérieure plus longue, 71-80 % LTT contre 68-
73 % LTT, s’étendant plus loin derrière l’œil ; un Dn rond et non dirigé latéralement, bien distinct du
Vn ; des SAO formant une ligne brisée en arrière de VOs, alors que chez D. burtoni les SAO sont en
ligne avec VOs.
Considérant que les spécimens récoltés en Nouvelle Calédonie sont très probablement des expa¬
tries, stériles en raison de leur taille et l’état de leurs gonades, et occasionnels parce qu’aucun immature
ou juvénile pélagique n’a jusqu’ici été capturé dans les nombreux chalutages que nous avons effectués
autour et au nord de la Nouvelle Calédonie, la répartition centrale de l’espèce paraît donc pour l’ins¬
tant limitée a la mer de Chine méridionale et la mer de Sulu.
Source : MNHN, Paris
POISSONS TÉLÉOSTÉENS : GONOSTOMATIDAE, STERNOPTYCHIDAE ET MYCTOPHIDAE
77
Récapitulation.
L’intérêt de cette petite collection est triple. D’abord curiosité taxonomique, elle donne l’occa¬
sion de revoir et de préciser les caractères d’espèces peu récoltées, telles que Argyripnus ephippiatus,
Polymetme elongata, Diaphus chrysorhynchus, ou Diaphus whitleyi, de proposer ou confirmer diverses
synonymies :
Polymetme corythaeola = P. aj ricana = P. illustris = P. surugaensis
Diaphus chrysorhynchus = D. sagamiensis
D. whitleyi = D. atkinsoni,
et même de découvrir un nouveau Diaphus qui vient s’ajouter aux quelques 70 espèces déjà décrites de
ce genre. Mais aussi intérêt zoogéographique puisqu’elle permet de compléter des distributions assez
discontinues ; cet apport, modeste pour la plupart des espèces citées, est cependant notable pour le
genre Diaphus, qui paraît beaucoup plus diversifié dans cette région que partout ailleurs — environ
30 espèces valides (selon Paxton, 1979) y sont représentées, et une dizaine y apparaissent « endémi¬
ques » au stade adulte reproducteur — . Enfin et surtout, elle permet d’attester la présence à proximité
du fond d’espèces appartenant à des familles classiquement mésopélagiques, Gonostomatidae, Ster-
noptychidae et Myctophidae.
Probablement en raison de leur taille, rarement supérieure à 20 cm, et même en moyenne infé¬
rieure à 10 cm comme le montrent les récoltes effectuées dans l’Atlantique par le Walther Herwig ou la
Thalassa à l’aide de grands chaluts pélagiques qui réduisent considérablement l’évitement, les poissons
de ces familles ont été suréchantillonnés, surtout dans leurs stades immatures, par les filets scientifi¬
ques, du filet à plancton à l’Isaacs-Kidd, et sous-représentés dans les chalutages de fond, tant par
échappement à des mailles de taille trop grande, qu’à cause de leur vraisemblable position à quelques
mètres au-dessus du fond, dont témoignent aussi bien leur morphologie fonctionnelle que les rares
observations faites à partir d’engins de plongée profonde. De plus, les abords insulaires ou continen¬
taux de l’Indo-Pacifique, souvent étroits et accidentés, n’ont pas permis de chalutages systématiques ; à
peine commence-t-on à y reconnaître par des campagnes de palangres profondes l’importance de squali-
dae, lutjanidae, serranidae, ...(cf. par exemple Grandperrin, 1983) sur les pentes récifales et les haut-
fonds.
Malgré l’insuffisance et le biais de l’échantillonnage, il semble qu’on puisse discerner à l’intérieur
de chacune de ces familles des lignées adaptées à la vie néritique épibenthique, ou « bentho-pélagique »
(Marshall et Merrett, 1977, qui rapportent par exemple l’observation faite par J. E. Craddock,
au cours d’une plongée Alvin dans le NO Atlantique, de Lampadena sp. d’environ 150 mm, se tenant à
moins de 2 m du fond, 1 025 m à cet endroit, séparés les uns des autres d’un intervalle d’à peu près
30 m), comme s’y distingue d’autre part une tendance évolutive à la vie bathypélagique. Il peut contri¬
buer à fournir des hypothèses de travail pour la connaissance écologique de ces poissons que de remar¬
quer qu’il pourraient être classés en trois catégories, aux contours assez flous faut-il le dire en l’état
actuel de nos moyens de récolte et d’observation :
I. — Adultes récoltés presqu’exclusivement par chalutage sur les fonds péri-insulaires, de jour du moins, car leur
alimentation semble indiquer une migration ascendante nocturne 8 ; larves et juvéniles peu ou pas représentés
dans les échantillons pélagiques (peut-être aussi mal identifiés en raison de leur rareté) ; populations dis¬
jointes géographiquement et présentant des petites différences méristiques et morphologiques :
Diaphus chrysorhynchus
Argyripnus ephippiatus Diaphus watasei
Benthosema fibulatum Diaphus whitleyi
Diaphus rivatoni
8. Ainsi tous les D. whitleyi, récoltés de jour, avaient l’estomac presque complètement vide, seul un mâle de 95 mm LS,
récolté de nuit, avait l’estomac rempli aux deux-tiers de 2 Pasiphaeidae et 2 Mysidacés. A. Crosnier (ORSTOM, Paris) qui a
bien voulu examiner ces contenus stomacaux, a relevé aussi la présence de débris très digérés de Pénéides chez une femelle de
114 mm LS, et de Pasiphaeidae et une zoé de Brachyoure chez une femelle de 141 mm LS.
Source : MNHN, Paris
78
P. BOURRET
II. - Adultes reproducteurs récoltés le plus souvent au voisinagt des
des stades plus jeunes entraîne une grande dispersion de 1 espece en milieu p g q
giquement homogènes :
Polyipnus spin fer Lampadena luminosa
Myctophum brachygnathum Diaphus garmani
III. — Adultes reproducteurs fonctionnels mésopélagiques,
limitation de leur amplitude migratoire normale — ou
tée du chalut — :
occasionnellement entraînés à proximité du fond par
plus simplement capturés à la descente ou à la remon-
Gonostoma elongatum Myctophum nitidulum
Polymetme elongata 9 Hygophum proximum
Idiacanthus fasciola Diaphus lucidus
Diaphus regani _
Aucun argument ne peut actuellement être tiré d’une évolution intragénérique du genre Diaphus
dont l’histoire reste à faire. Même la partition de ce genre, qui compte au moins cinq synonymes, en
groupes supraspécifiques manque de fil conducteur. Selon Paxton (1972), l’extension de la bouche au-
delà de l’orbite et la présence d’une expansion dorsale sur la partie postérieure du maxillaire, seraient
les seuls critères ostéologiques utilisables — mais ils n’isolent que deux espèces seulement, D. thêta, et
D. mollis — , « ail other variations in osteology show a mosaic pattern of distribution among the spe-
cies ».
Cependant l’analyse que nous avons entreprise de leurs otolithes (BOURRET et Rivaton, en pré¬
paration), sur la suggestion de notre regretté ami J. Fitch, paraît nettement plus discriminatoire, au
stade actuel de nos résultats.
Les catégories I et II pourraient d’ailleurs n’être que les témoins des étapes successives d’une
même évolution de quelques lignées de poissons mésopélagiques vers une progressive réclusion écolo¬
gique, en suite à une diversification qui semble avoir été tout à fait extraordinaire dans cette région,
pour les genres Polyipnus et Diaphus tout au moins. Leur gigantisme, prononcé par comparaison avec
les espèces pélagiques plus cosmopolites, leur rareté 10 et celle de leurs larves et juvéniles en milieu
océanique, l’éloignement et la faible étendue de leurs aires actuelles de répartition, leurs variations
intraspécifiques, nous laissent penser qu’il pourrait s’agir là d’espèces reliques ou en voie de le devenir.
Exclus de l’ichtyocoenose mésopélagique par la compétition avec des espèces planctonophages
mieux adaptées, ou à cause d’une prédation sélective en comportement ou en taille par les calmars,
thons ou mammifères qui accèdent facilement à leur niveau diurne préférentiel, ces poissons doivent
peut-être leur survie à la nature particulière de ces fonds philippins. En effet, ce talus offre selon toutes
les apparences peu d’abris aux grands prédateurs du type Squalus, ou Lutjanidae profonds si communs
sur les pentes récifales de l’ Indo-Pacifique, et d’autre part il est situé dans une zone largement ouverte
à la fois aux influences insulaires et aux courants océaniques, donc riche en zooplancton que peut
encore exploiter la disposition atavique de ces pseudo-mésopélagiques à de grandes migrations nycthé¬
mérales.
Remerciements. — J’exprime ici toute ma reconnaissance à R. H. Gibbs Jr et à P. J. Whitehead pour l’étude de
types, l’envoi de poissons, et la lecture du manuscrit, à M. L. Bauchot, B. G. Nafpaktitis et N. V. Parin
pour leurs encouragements et critiques sur ce texte, et enfin à P. Opic pour ses délicats lavis bien plus clairs
que tous mes mots.
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tuerait pas de nugraüons verticales. s
sh,m«æ s.,“ iL"ï“tP^„K,r.rc-. " SH“zu am) ■ D ■ bm°M par -
it bathypélagique et n’effec-
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Source : MNHN, Paris
CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 - RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
4
Crustacés Décapodes
Cyrtomaia, Pleistacantha,
: Majidae (genres Platymaia,
Sphenocarcinus et Naxioides )
Danièle GUINOT • et Bertrand RICHER de FORGES ••
RÉSUMÉ
Les Brachyoures Majidae de profondeur recueillis au cours des campagnes MUSORSTOM I et II aux Philip¬
pines, enrichis de diverses autres récoltes indo-pacifiques, sont étudiés ici, à savoir les genres Platymaia, Cyrtomaia,
Pleistacantha, Sphenocarcinus et Naxioides. Une clef est proposée pour les genres Platymaia et Sphenocarcinus.
Quatre espèces nouvelles sont décrites : Platymaia rebierei, des Nouvelles-Hébrides ; Sphenocarcinus stuckiae et
S. orbiculatus, toutes deux de Nouvelle-Calédonie ; S. bipartitus, des Philippines.
ABSTRACT
The deep-sea Brachyura Majidae collected during the MUSORSTOM I and II cruises in the Philippines,
completed by several other indo-pacific collections, are studied here : généra Platymaia, Cyrtomaia, Pleistacantha,
Sphenocarcinus and Naxioides. A key is given for the généra Platymaia and Sphenocarcinus. Four new species
are described : Platymaia rebierei, from New Hebrida ; Sphenocarcinus stuckiae and S. orbiculatus, both from
New Caledonia, and S. bipartitus from Philippines.
SOMMAIRE
Résumé . 83
Abstract . 83
Introduction . 84
Remerciements . 85
Liste des abréviations . 85
Liste des espèces étudiées . 85
Sous-famille Inachinae MacLeay, 1838 . 86
Genre Platymaia Miers, 1886 . 86
Platymaia wyvillethomsoni Miers, 1886 . 90
Platymaia aff. wyvillethomsoni Miers, 1886 . 92
Platymaia alcocki Rathbun, 1916 . 94
Platymaia bartschi Rathbun, 1916 . 98
Platymaia remifera Rathbun, 1916 . 102
Platymaia turbynei Stebbing, 1902 . 105
Platymaia fimbriata Rathbun, 1916 . 106
Platymaia maoria Dell, 1963 . 109
Platymaia rebierei sp. nov . 112
* Muséum national d’Histoire naturelle. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes), 61 rue Buffon, 75231 Paris Cedex 05.
** ORSTOM, B. P. A5, Nouméa, Nouvelle-Calédonie, et Laboratoire de Zoologie (Arthropodes), 61 rue Buffon, 75231
Paris Cedex 05.
Mém. Mus. natn. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
84
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Genre Cyrtomaia Miers, 1886 .
Cyrtomaia murrayi Miers, 1886. . . .
Cyrtomaia suhmi Miers, 1886 .
Cyrtomaia horrida Rathbun, 1916.
Cyrtomaia echinata Rathbun, 1916.
Cyrlomaia intermedia Sakai, 1938.
Genre Pleistacantha Miers, 1879 .
Pleistacantha sanctijohannis Miers, 1879 .
Pleistacantha oryx Ortmann, 1893 .
Pleistacantha rubida (Alcock, 1895) .
Remarques sur Pleistacantha moseleyi (Miers) et Pleistacantha pungens
Pleistacantha cervicornis Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 .
(Wood-Mason).
Sous-famille Epialtinae MacLeay, 1838 .
Genre Sphenocarcinus A. Milne Edwards, 1875.
Sphenocarcinus stimpsoni (Miers, 1886).
Sphenocarcinus luzonicus Rathbun, 1916.
Sphenocarcinus stuckiae sp. nov .
Sphenocarcinus orbiculatus sp. nov .
Sphenocarcinus bipartitus sp. nov .
Sous-famille Pisinae Dana, 1851 .
Genre Naxioides Miers, 1886 .
? Naxioides robillardi Miers, 1882 .
Naxioides sp .
Références bibliographiques .
115
115
116
119
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149
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150
151
INTRODUCTION
La majorité du matériel étudié ici provient des îles Philippines : il a été récolté au cours des
campagnes du Vauban en 1976 (MUSORSTOM I) et du Coriolis en 1980 (MUSORSTOM II). Toutes
les informations concernant ces campagnes (description des campagnes, listes des stations, cartes, etc.)
ont été publiées (cf. Forest, 1981 ; 1985).
Nous avons limité nos recherches à cinq genres de Majidae de profondeur qui représentent, aussi
bien par leur grande taille que par l’abondance des récoltes, une part importante des collections de
Brachyoures. Pour la seule expédition MUSORSTOM I, Serène et Vadon (1981) signalent 155 espèces
de Crabes aux Philippines, dont 87 n’avaient jamais été mentionnées de cette région.
Pour compléter notre étude des genres Platymaia, Cyrtomaia, Pleistacantha, Sphenocarcinus et
Naxioides, nous avons ajouté aux récoltes des Philippines du matériel bathyal de Madagascar, de
Nouvelle-Calédonie, des Nouvelles-Hébrides et de Tahiti, provenant des collections de l’ORSTOM.
D’autre part, nous avons dû examiner de nombreux spécimens, notamment souvent les types, recueillis
par les grandes expéditions, telles que le Challenger, VAlbatross, VEndeavour, V Anton Bruun. Enfin,
des exemplaires de l’île de Guam, du Japon et de Nouvelle-Zélande ont également été étudiés.
Le genre Platymaia Miers, dont de nombreuses espèces mal connues étaient confondues, a pu
être complètement révisé ; une espèce nouvelle est décrite, P. rebierei sp. nov., et nous proposons une
clef des neuf espèces indo-pacifiques du genre.
Le genre Cyrtomaia Miers, que nous avions révisé récemment (cf. Guinot et Richer de
Forges, 19826), est bien représenté dans le matériel MUSORSTOM. Nous sommes en mesure de don¬
ner une description plus précise de C. intermedia Sakai et d’apporter quelques précisions sur le statut
de C. suhmi Miers et de C. curviceros Bouvier.
Le genre Pleistacantha Miers, qui est représenté aux Philippines par plusieurs espèces, est ici
réexaminé dans son ensemble, avec notamment la réhabilitation de P. rubida (Alcock).
Le genre Sphenocarcinus A. Milne Edwards s’enrichit de trois espèces nouvelles à rostre double :
Source ■■ MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
85
S. stuckiae, de Nouvelle-Calédonie, S. orbiculatus, de Nouvelle-Calédonie, et 5. bipartitus, des Philip¬
pines. Une clef des 14 espèces indo-ouest-pacifiques est proposée. Dans un article sous presse ( Marine
Research in Indonesia ), nous dressons une clef des quatre espèces indo-pacifiques à rostre simple, dont
deux sont nouvelles : l’une de Madagascar, l’autre du détroit de Macassar.
Le genre Naxioides Miers, représenté dans les collections MUSORSTOM par de nombreux
grands spécimens appartenant à une espèce très proche de l’espèce type N. robillardi Miers, contient
une autre forme, recueillie à Tahiti, que nous n’avons pas décrite, faute de matériel suffisant.
REMERCIEMENTS
Nos remerciements s’adressent en premier lieu aux membres des expéditions MUSORSTOM I
et II qui ont rapporté un matériel extrêmement riche, et tout spécialement au Prof. J. Forest qui nous
a confié l’étude des Brachyoures.
Nous assurons de notre gratitude M. A. Crosnier qui a récolté un matériel abondant et original
à Madagascar. M. A. Intès nous a également fourni une importante collection de profondeur qu’il
avait pêchée en Nouvelle-Calédonie et aux Nouvelles-Hébrides.
Nous remercions les personnes et les institutions qui ont bien voulu nous envoyer en prêt du
matériel : Dr R. W. Ingle (BM) ; D' R. B. Manning (USNM) ; D' Tune Sakai ; Dr Katushi Sakai ;
Dr M. Türkay (SMF) ; Dr J. C. Yaldwyn (NMW) ; Dr J. H. Stock (ZMA).
L’iconographie de ce travail a été réalisée par M. Jacques Rebière pour les photographies et par
M. Maurice Gaillard pour les dessins. Nous remercions également Mm' Michèle Bertoncini qui a
trié .le matériel, mesuré les échantillons et a mis en valeur l’iconographie, ainsi que Mm[ Josette
Semblât qui a préparé et réuni toute la documentation bibliographique, puis a mis au point le manus¬
crit.
LISTE DES ABRÉVIATIONS
BLT : Biological Laboratory Tokushima, Japon
BM : British Muséum (N. H.)
MP : Muséum national d’Histoire naturelle, Paris
NMW : National Muséum of Wellington, Nouvelle-Zélande
SMF : Forschungsinstitut Senckenberg, Frankfort
USNM : United States National Muséum, Washington
ZMA : Zoôlogisch Muséum, Amsterdam
Tableau 1. — Liste des espèces étudiées
Campagnes MUSORSTOM I et II aux Philippines et autres provenances
Espèces
Provenance
Profondeur
(m)
Platymaia wyvillethomsoni Miers, 1886
Platymaia aff. wyvillethomsoni Miers
Platymaia alcocki Rathbun, 1916
Platymaia bartschi Rathbun, 1916
Platymaia remifera Rathbun, 1916
Platymaia fimbriata Rathbun, 1916
îles de l’Amirauté ( Challenger ) 270 m
sud de l’Australie (Endeavour) 360-450 m
Madagascar ( Vaubari) 308-570 m
MUSORSTOM I, st. 44 600 m
MUSORSTOM II, st. 12, 15, 75 185-330 m
sud de Luçon ( Albatross ) 360 m
MUSORSTOM I, st. 11, 12, 20, 25, 34, 69 187-230 m
MUSORSTOM II, st. 15, 43, 49, 67, 72, 75,
78, 83 183-430 m
Philippines (Albatross) 315 m
MUSORSTOM I, st. 43 , 44 448-610 m
MUSORSTOM II, st. 55, 77 529-866 m
Japon 250 m
Source : MNHN, Paris
86
Espèces
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PROVENANCE
Profondeur
(m)
Plaiymaia turbynei Siebbing, 1902
Platymaia maoria Dell, 1963
Platymaia rebierei sp. nov.
Cyrtomaia murrayi Miers, 1886
Cyrtomaia suhmi Miers, 1886
Cyrtomaia horrida Rathbun, 1916
Cyrtomaia echinata Rathbun, 1916
Cyrtomaia intermedia Sakai, 1938
Pleistacantha sanctijohannis Miers, 1879
Pleistacantha oryx Ortmann, 1893
Pleistacantha cervicornis Ihle et Ihle Landen-
berg, 1931
Sphenocarcinus stimpsoni (Miers, 1886)
Sphenocarcinus luzonicus Rathbun, 1916
Sphenocarcinus stuckiae sp. nov.
Sphenocarcinus orbiculatus sp. nov.
Sphenocarcinus bipartitus sp. nov.
? Naxioides robillardi Miers, 1882
Naxioides sp.
Madagascar (Vauban)
Mozambique (Anton Bruun)
Nouvelle-Zélande
Nouvelles-Hébrides ( Coriolis )
MUSORSTOM I, st. 51
MUSORSTOM I, st. 44, 47, 49,
MUSORSTOM II, st. 55, 56, 79
MUSORSTOM II, st. 75
MUSORSTOM II, st. 36, 38, 39
53
MUSORSTOM I, st. 25, 32, 35, 36, 65, 69, 71
MUSORSTOM II, st. 10, 19, 20, 68
MUSORSTOM I, st. 12, 27, 35, 63, 68
MUSORSTOM II, st. 26, 31, 64, 72
détroit de Macassar
Japon ( Albatross )
MUSORSTOM II, st. 53
MUSORSTOM II, st. 15, 31
MUSORSTOM II, st. 15
Philippines (Albatross)
Nouvelle-Calédonie
Nouvelle-Calédonie
MUSORSTOM I, st. 10, 16, 18, 26, 30, 35, 36,
55, 57, 58, 60, 61, 62, 64, 68, 73
MUSORSTOM II, st. 1, 2, 3, 4, 6, 18, 20, 35,
52, 54, 55, 71, 72
Philippines (Albatross)
MUSORSTOM I, st. 27, 63
MUSORSTOM II, st. 53
Madagascar (Vauban)
Tahiti, Port-Phaëton
563-700 m
660 m
927 m
600 m
170-200 m
750-1 125 m
865-980 m
300-330 m
569-1 650 m
1 440 m
126-210 m
176- 195 m
185-195 m
177- 320 m
200 m
135 m
215 m
204-326 m
328 m
357 m
390 m
570 m
96-210 m
128-? 865 m
161 m
188-192 m
216-215 m
100-160 m
90-400 m
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Sous-famille Inachinae MacLeay, 1838
Genre Platymaia Miers, 1886
Platymaia Miers, 1886 : 12 ; Alcock, 1895 : 180 ; 1899 : 45 ; Stebbing, 1893 : 113 ; 1902 : 2 ; 1910 : 286
Doflein, 1904 : 59, 160, 185, 270 ; Rathbun, 1916 : 529 ; 1918 : 7 ; Ihle et Ihle-Landenberg, 1931
148 ; Miyaké, 1936 : 416 ; Sakai, 1938 : 206 (clef), 238 ; 1976 : 155 (clef), 175-178 ; Barnard, 1950 : 30
Dell, 1963 : 247.
Platymaja, Serène et Lohavanijaya, 1973 : 47-48 (clef) ; Kim, 1973 : 515, 661
Platymaia , Griffin, 1966o : 24, 27, 28, 94 ; 19666 : 273 ; 1976 : 205-208.
Remarques
-i a Vf ®e?re Pfalyma‘a a été créé par Miers en 1886 (p. 12) pour accueillir une espèce récoltée aux
îles de 1 Amirauté par le Challenger et dédiée au directeur de l’équipe scientifique de l’expédition qui
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
87
l’avait recueillie, à savoir P. wyvillethomsoni. Miers (ibid. : 14) le rattachait aux Inachinae, ainsi
qu’un autre genre établi dans le même ouvrage, Cyrtomaia (c/. Guinot et Richer de Forges, 19826).
Le genre Platymaia, strictement indo-pacifique, compte actuellement 1 huit espèces, peut-être
neuf : P. wyvillethomsoni Miers, 1886, espèce type, P. aff. wyvillethomsoni Miers, 1886, P. turbynei
Stebbing, 1902, P. alcocki Rathbun, 1916, P. remifera Rathbun, 1916, P. bartschi Rathbun, 1916,
P. fimbriata Rathbun, 1916, P. maoria Dell, 1963, P. rebierei sp. nov.
Une clef de sept espèces figure dans Serène et Lohavanijaya (1973 : 49). Une clef nouvelle,
incluant les neuf espèces, est proposée ci-après.
11 est frappant que quatre espèces aient été établies la même année dans le même ouvrage par
Rathbun (1916 : 529-532) traitant des « New philippine crabs ». En fait, Rathbun (ibid. : 530) pro¬
pose le nom nouveau de P. alcocki pour les Platymaia wyvillethomsoni de Wood-Mason et Alcock,
1891 (nec Miers, 1886), originaires de la mer des Andaman (cf. aussi Rathbun, 1918 : 8-9). Les autres
Platymaia, P. remifera Rathbun, P. bartschi Rathbun et P. fimbriata Rathbun, sont des espèces effecti¬
vement récoltées par 1 ’Albatross au cours de la Campagne des Philippines, 1907-1910. Il n’est donc pas
étonnant que nous retrouvions ces trois espèces dans le matériel rapporté par les Campagnes MUSORS-
TOM 1976 et 1980.
P. remifera Rathbun, 1916, qui avait été mise en synonymie avec P. wyvillethomsoni Miers par
Griffin (1976 : 206), a été retrouvée en grand nombre aux Philippines : elle est ici bien séparée de
P. wyvillethomsoni et redevient donc une espèce valide.
P. alcocki Rathbun est représentée ici par de nombreux échantillons malgaches (collections
ORSTOM) : ses caractères distinctifs par rapport à P. wyvillethomsoni et à P. remifera , cette dernière
espèce étant fort proche, peuvent être précisés. P. alcocki, abondante dans l’océan Indien occidental
(côte est-africaine, Madagascar) jusqu’aux îles Andaman et Nicobar, semble faire place plus à l’est à
P. remifera, espèce fréquente aux Philippines.
L’espèce type du genre, P. wyvillethomsoni Miers, est en fait très mal connue, et la plupart des
références qui s’y rapportent sont à notre avis erronées. Nous avons pu examiner l’holotype de cette
très belle espèce et nous la figurons, en insistant sur l’une de ses particularités qui n’a pas été suffisam¬
ment prise en compte par les carcinologistes : en effet, P. wyvillethomsoni se distingue de toutes les
autres Platymaia par la présence d’une forte dent supraoculaire qui traverse toute l’orbite (fig. 2A,
pl. I, fig. B).
Nous séparons provisoirement une forme à dent supraoculaire réduite, originaire d’Australie
(Rathbun, 1918 : 7 : sous le nom de P. wyvillethomsoni ), que nous avons également examinée et que
nous dénommons Platymaia aff. wyvillethomsoni, car l’étendue des variations dans ce groupe d’espèces
ne nous est pas encore suffisamment connue.
Platymaia turbynei Stebbing, espèce signalée de la côte sud-est africaine, de Madagascar et de La
Réunion, est ici assez abondamment retrouvée dans les eaux malgaches où elle se récolte jusqu’à
700 mètres de profondeur.
Platymaia fimbriata Rathbun, qui se distingue des autres Platymaia par sa face dorsale densé¬
ment épineuse ainsi que par son rostre long et effilé, offre une répartition assez large puisqu’elle habite
les eaux profondes des Philippines, d’Indonésie, du Japon. Plusieurs échantillons ont été capturés par
les deux expéditions MUSORSTOM, à des profondeurs allant de 450 à plus de 850 mètres.
De nombreux échantillons philippins sont rapportés ici à P. bartschi Rathbun : les très gros spé¬
cimens et surtout les femelles nous montrent l’évolution de la région frontale en fonction de l’âge.
P. bartschi est une espèce typique des Philippines, et son extension jusqu’au Japon nécessite une vérifi¬
cation du matériel signalé dans la région extrême-orientale.
1. Alors que ce travail était sous presse, une nouvelle espèce de Platymaia, P. longimana Macpherson, était décrite (Res.
exp. Cient., Barcelona sous presse, 1985). Récoltée au large de la côte ouest-africaine, plus précisément de la Namibie sur le banc
Valdivia entre 900-940 m sur fonds vaseux, P. longimana se caractérise notamment : par ses chélipèdes à propode extrêmement
allongé (chez le mâle tout au moins) ; par son rostre effilé, beaucoup plus long que les épines pseudorostrales ; par la présence
d’une épine intercalaire développée (mince et aiguë) et d’une épine postoculaire très longue et acuminée. Nous avons examiné
deux paratypes, mâle et femelle, de cette espèce déposés au Musée de Leiden ; nous remercions E. Macpherson de nous avoir
communiqué le manuscrit en cours d’impression correspondant à cette espèce et des photographies de celle-ci.
Platymaia longimana est la première espèce de ce genre indo-pacifique à avoir été récoltée dans les eaux atlantiques.
Source : MNHN, Paris
88 D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
P. maorie , Dell est une belle espèce strictement néo-zélandaise, remarquable par les spinules assez
fortes de la face dorsale, laquelle est munie aussi de petits granules. ...... f ..
P. rebierei sp. nov., que nous décrivons des Nouvelles-Hébrides pour trois individus femelles,
ressemble à P. bartschi mais s’en distingue par la présence de trois spinules dans la région supraorbi-
taire et par le bord supérieur du propode de P4 spinuleux.
Clef de détermination des espèces du genre Platymaia Miers, 1886
Al. Présence d’une épine supraoculaire.
Bl. Épine supraoculaire traversant toute l’orbite . p- wyvillethomsoni Miers, 1886
B2. Épine supraoculaire présente mais réduite . p- a^- wyvillethomsoni
A2. Pas d’épine supraoculaire (une simple ébauche parfois dans le sexe femelle).
Bl. Face dorsale munie chez l’adulte de fortes épines sur les principales aires.
Cl. En plus des fortes épines, de nombreuses spinules. Rostre très allongé . . P. fimbriata Rathbun, 1916
C2. Entre les épines, surface lisse ou seulement granuleuse.
Dl. Carapace étroite. Yeux très globuleux. Deux spinules médianes en arrière de la spinule intestinale
impaire. Une petite spinule supraorbitaire . P ■ turbynei Stebbing, 1902
D2. Carapace élargie. Yeux ellipsoïdaux. Pas de spinules dans la zone médiane du bord postérieur.
Trois spinules supraorbitaires . P ■ maoria Dell, 1963
B2. Face dorsale munie chez l’adulte d’épines en nombre réduit.
Cl. Trois spinules en arrière du bord supraorbitaire . P. rebierei sp. nov.
C2. Pas de spinule en arrière du bord supraorbitaire.
Dl. Face dorsale granuleuse, avec un très fort bombement de toute la région médiane antérieure.
Espèce pouvant atteindre une très grande taille . P. bartschi Rathbun, 1916
D2. Face dorsale tuberculée.
El. Une seule spinule postérieure sur l’aire protogastrique. Chez le mâle, pince forte et allongée,
jamais globuleuse . P. remifera Rathbun, 1916
E2. Aire protogastrique ornée de deux spinules placées l’une derrière l’autre, aiguës chez le juvé¬
nile, s’émoussant avec l’âge sous forme de tubercules. Pince renflée mais demeurant relative¬
ment courte chez le mâle adulte . P. alcocki Rathbun, 1916
Distribution géographique
En bref, l’examen de la distribution géographique du genre Platymaia nous montre :
1) la présence de deux espèces dans l’océan Indien occidental, notamment sur la côte sud-est africaine
et à Madagascar : P. turbynei et P. alcocki ;
2) la présence de trois espèces aux Philippines : P. remifera, P. bartschi et P. fimbriata. P. remifera et
P. bartschi cohabitent dans les stations 15 et 75 de MUSORSTOM 1980. P. bartschi et P. fim¬
briata cohabitent dans la station 44 de MUSORSTOM 1976 ;
3) la présence de plusieurs espèces de Platymaia au Japon : celle de P. fimbriata est certaine, mais
1 espece denommee P. bartschi est quelque peu douteuse ; P. wyvillethomsoni (et peut-être
P. arf. wyvillethomsoni au cas où il y aurait deux espèces distinctes). Les références japonaises
concernant P. alcocki sont à vérifier. La clef des Platymaia du Japon, remarquablement élaborée
par Sakai (1976 : 176), n’est donc pas encore tout à fait satisfaisante ;
4) l’existence d’une espèce pour le moment seulement connue avec certitude des îles de l’Amirauté :
P. wyvillethomsoni Miers ;
5) 1 existence d’une espèce australienne, distincte, peut-être à répartition plus vaste : P. aff. wyville¬
thomsoni (vérifier ses rapports avec P. wyvillethomsoni) ;
6) l’existence d’une espèce néo-zélandaise : P. maoria Dell ;
7) la présence d’une espèce de Platymaia aux Nouvelles-Hébrides, P. rebierei sp. nov.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
89
L’ADAPTATION MORPHOLOGIQUE À LA NAGE DANS LE GENRE Platymaia
En 1971, Hartnoll a recensé les espèces nageuses de Brachyoures ou considérées comme telles
d’après certains traits morphologiques particuliers. Le genre Platymaia Miers n’est pas mentionné
(c/. : 46) ; pourtant, il présente des adaptations qui le rangent sans aucun doute parmi les Crabes sus¬
ceptibles de nager. On sépare généralement le genre Platymaia du genre le plus proche, Cyrtomaia
Miers, par ses appendices ambulatoires « flattened, blade-like » (Griffin, 1966c : 27) ou par « Ambu-
latory propodi flattened oar-like » (Griffin, 19666 : 273).
Comme la plupart des Crabes considérés comme nageurs, c’est en effet par la morphologie de
ses pattes ambulatoires que le genre Platymaia montre l’adaptation à la nage (c/. fig. 1). Reprenons les
divers types de modification des pattes relevés par Hartnoll ( loc . cit.).
Fig. 1. — Représentation schématique d’un Crabe du genre Platymaia Miers montrant l’orientation des péréiopodes avec les
franges de soies sur P3-P5 et la structure particulière du propode et du dactyle de P2 (Platymaia remifera Rathbun,
MP-B7875) (x 1,25).
Source : MNHN, Paris
90
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
1) L’augmentation de la longueur des pattes. Ce type de modification, qui existe chez des Majidae
comme Macropodia, caractérise le genre Platymaia : toutes les pattes sont très longues par rap¬
port à la carapace et elles sont normalement dirigées vers l’avant comme chez le genre Portunus.
2) L’aplatissement des articles des pattes et leur extension dans le plan dorso-ventral. Dans le genre
Platymaia, le mérus des P3-P5 perd sa forme cylindrique ; le propode, surtout, acquiert une
forme aplatie et s’élargit ; le carpe a une forme très particulière, incurvée ; le dactyle, également
aplati dorso-ventralement, offre une forme spatulée.
3) Le développement des soies sur les appendices. Dans le genre Platymaia, des rangées de soies tout à
fait typiques ornent les articles distaux des P3-P5 (une rangée sur le bord inférieur du carpe,
deux rangées sur le propode, deux rangées à la base, renflée, du dactyle).
4) La modification des articulations. Sans entrer dans les détails, on notera chez Platymaia une flexion
accentuée entre le mérus et le carpe, le carpe et le propode formant un ensemble assez rigide.
Les espèces de Platymaia montrent des adaptations à la nage à des degrés divers, que nous
n’étudierons pas ici.
A noter que la deuxième paire de pattes ambulatoires présente la disposition typique que nous
avons décrite dans le genre Cyrtomaia, à savoir le repliement du dactyle contre le propode, fortement
spinifères, les soies s’entrecroisant et formant une sorte de piège barbelé qui pourrait servir au maintien
des proies capturées (cf. GuiNOT et Richer de FORGES, 19826, fig. 4).
Platymaia wyvillethomsoni Miers, 1886
(Fig. 2 A-C, pi. I, fig. A-B)
Platymaia wyville-thomsoni Miers, 1886 : 13, pl. 2, fig. 1, la-le : îles de l’Amirauté ; Dell, 1963 : 251 (liste).
Platymaia wyville-thompsoni (sic), Serène et Lohavanijaya, 1973 : 48 (clef).
nec Platymaia wyvillethomsoni auct. pro parte = Platymaia alcocki Rathbun, 1916. Cf infra, sous ce nom.
? nec Platymaia wyvillethomsoni, Rathbun, 1918 : 7, pl. 3, 4, 14 : Grande Baie d’Australie ; Hale, 1927 : 125,
fig. 123 (cit.) ; Griffin, 19666 : 273 (clef).
? nec Platymaia Wyville-Thomsoni typica, Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 148 : entre Bali et Kangeang, au nord
de Batan.
nec Platymaia wyvillethomsoni, Griffin, 1976 : 206 (au moins pro parte) : Philippines.
Cf. Platymaia aff. wyvillethomsoni Miers, infra, fig. 3 A-C, pl. I, fig. C-E.
Matériel
lies de l’Amirauté, 1°54' S-146°39'40" E, Challenger, st. 219, 150 fath. : holotype, 9 ovigère
38 X 36 mm (BM 1884 : 31).
Remarques
Nous avons sous les yeux l’hofotype de Platymaia wyvillethomsoni Miers ( loc . cit.), une femelle
postpuberale recueillie par le Challenge, aux îles de l'Amirauté. Cette espèce est remarquable par la
forme de la région frontale (fig. 2 A-C) : les deux épines pseudorostrales sont courtes, épaisses et cro-
ÎT 1 e*alement « P“ ; l’ensemble que forment ces trois pièces est blan¬
châtre. Cette disposition est typique de celle que nous ayons rencontrée chez la femelle dans le genre
Platymaia . en ««et. alors que chez le mâle les épines pseudorostrales et le rostre sont fins et spini-
œr e*r’™h P ^ y- % J'fIS eSpece ces mémes structures s'épaississent, changent de forme (cf.
par exemple P. alcocki : fig. 4 A-G ; P. bartschi : fig. 5 A-D ; P. remifera : fig. 6 A-D)
loncue déni™" car"érist'?ue de l’holotype femelle de P. wyvillethomsoni est la présence de la très
rêm fo lem'éla' ( ê' A’aPl' ^ B) ““ tra,erse ‘'“h*' de “ pan : d* la base du
oui lltdn t rnel ! n h P«P™d;cula, rément à l'axe longitudinal une épine triangulaire blanchâtre
qui atteint presque le bord orbitaire de l’autre côté.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE 91
Fig. 2 A-C. — Platymaia wyvillethomsoni Miers, holotype, Ç 38 x 36 mm, îles de l’Amirauté, Challenger, st. 219 (BM 1884 :
31) : A, région fronto-orbitaire, face dorsale ; B, id., face ventrale ; C, profil du rostre (x 6).
La carapace de l’holotype (pl. I, fig. A-B), suborbiculaire, est ornée sur la face dorsale de gra¬
nules et de tubercules serrés et arrondis ; certains, plus saillants, marquent l’emplacement des diverses
aires, ici à peine délimitées, à l’exception de « the cervical suture very strongly defined » (d’après
Miers, 1886 : 13). Le bord latéral porte des tubercules qui, dans la région antérieure, deviennent nette¬
ment spiniformes. La dent exorbitaire est une épine développée.
Les yeux, gros et courts, sont dotés d’une corne distale.
L’article basal antennulaire est armé d’une spinule. L’article basal antennaire (fig. 2 B) porte
deux spinules, la distale peut être légèrement bifide (à moins qu’elle ne soit cassée), la subdistale aiguë.
Le premier segment abdominal est orné de trois spinules.
Les chélipèdes sont grêles (femelle) (pl. I, fig. A).
Les pattes ambulatoires sont longues. P2 est typique, avec le propode et le dactyle formant une
structure en forme de « piège » ; le carpe de Pl est granuleux et spinuleux. P3 a le mérus garni de
nombreuses spinules disposées en deux rangées sur le bord supérieur, lequel, en plus, est serrulé ; le
carpe est muni de granules pointus ; le propode, très comprimé, porte de nombreuses spinules sur le
bord inférieur, lequel est granuleux ; le bord supérieur est abondamment serrulé, avec quelques spinules
plus longues ; le bord supérieur du dactyle est spinuleux dans son tiers proximal. Sur P4, le mérus est
granuleux sur le bord supérieur, avec quelques spinules proximales ; le carpe est légèrement granuleux ;
le propode, très aplati, est finement serrulé sur le bord inférieur, granuleux et avec quelques très petites
spinules distales sur le bord supérieur. P5 est inerme. Sur les pattes ambulatoires, des franges de soies
sont présentes sur le carpe, le propode (deux franges) et à la base du dactyle.
De nombreux auteurs ont signalé P. wyvillethomsoni. Une partie des références concernent en
fait P. alcocki Rathbun, 1916 (cf. infra, fig. 4 A-G, pl. II, fig. D-H). Restent un certain nombre de
Source : MNHN, Paris
92
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
mentions pour lesquelles il est difficile d’avoir une certitude. En effet, Phototype de P. wyvillethomsoni
est une femelle : sa région frontale est donc d’un type particulier, reconnaissable chez les femelles du
genre Platymaia. On peut supposer que le front du mâle de P. wyvillethomsoni est compose d epines
pseudorostrales plus minces et moins recourbées et, aussi, que le rostre est moins épais.
Ce qui est le plus embarrassant, c’est la présence de la dent supraoculaire qui traverse, chez
l’holotype femelle, l’orbite de part en part : le grand développement de cette dent est-il le fait de la
seule femelle ? Un tel cas serait exceptionnel car, si nous avons constaté un dimorphisme sexuel affec¬
tant la région frontale (épines pseudorostrales et rostre) dans le genre Platymaia, nous n avons pas
constaté de variations concernant le bord supraoculaire. Tout au plus existe-t-il parfois quelques petits
granules sur le bord supraoculaire, dont un plus saillant dans la partie basale du front. P. wyvillethom¬
soni est la seule espèce du genre à posséder une telle dent supraoculaire.
Que faut-il penser alors des Platymaia wyvillethomsoni Rathbun (1918 : 7, pl. 3, 4, 14), d’Aus¬
tralie, dont le mâle possède une dent supraoculaire (fig. 3 A, pl. I, fig. D), mais nettement plus petite
que chez la P. wyvillethomsoni femelle typique.
De même, la P. wyvillethomsoni indonésienne de Ihle et Ihle-Landenberg (1931 : 148), qui
possède chez le mâle une dent supraoculaire « zwar deutlich, aber sehr klein » (ibid. : 149), est-elle la
même espèce que la P. wyvillethomsoni typique ?
Des auteurs qui ont vu un matériel important des deux sexes de P. wyvillethomsoni, comme
Griffin (1976 : 206) et comme Sakai (1976 : 177), ne font pas état d’une telle différence concernant la
taille de la dent supraoculaire selon le sexe : c’est pourquoi nous préférons séparer de la P. wyville¬
thomsoni typique (femelle) à grande épine supraoculaire les P. wyvillethomsoni à petite dent supraocu¬
laire, notamment la forme de Rathbun (1918) que nous avons examinée. Voir infra, sous P. aff.
wyvillethomsoni Miers (fig. 3 A-C, pl. I, fig. C-E).
Griffin (1976 : 206, 208), qui rapporte à P. wyvillethomsoni de nombreux échantillons prove¬
nant surtout des Philippines et des Moluques, identifie P. remifera Rathbun, 1916, à l’espèce de Miers.
Nous montrons ci-après que P. remifera (cf. infra, fig. 6 A-D, pl. II, fig. A-C) est une espèce valide,
bien distincte de P. wyvillethomsoni par de nombreux caractères. A noter qu’elle ne possède jamais de
dent supraoculaire, même chez les femelles à région frontale très épaissie (fig. 6 D). Confondant ainsi
deux espèces, Griffin (ibid.) ne peut que constater l’existence de variations ; mais a-t-il eu sous les
yeux de vraies P. wyvillethomsoni ou des P. aff. wyvillethomsoni, par exemple lorsqu’il observe :
« there is sometimes a small tubercle or spine on the supraorbital border » ?
La forme coréenne que Kim (1973 : 515, 661 : fig. 236) attribue à P. wyvillethomsoni ne possède
aucune dent supraoculaire chez le mâle (ibid., fig. 236 A) : il s’agit sans doute d’une autre espèce.
D’autres mentions (Park, 1964 : 16 ; Kim, 1970 : 24 ; 1977 : 208 ; Kim et Kim, 1982 : 154) sont égale¬
ment à réviser.
La synonymie de P. wyvillethomsoni doit donc être débarrassée : 1) de nombreuses références se
rapportant à P. alcocki Rathbun ; 2) de celles se rapportant à P. remifera Rathbun ; 3) de celles con¬
cernant des Crabes sans aucune dent supraoculaire puisque, à tout le moins, le mâle possède une petite
dent sur ce bord (dans l’éventualité où la P. aff. wyvillethomsoni d’Australie serait le mâle de P wyvil¬
lethomsoni).
Distribution
Iles de l’Amirauté dans le Pacifique occidental. Autres mentions de l’espèce à réviser.
Platymaia aff. wyvillethomsoni Miers, 1886
(Fig. 3 A-C, 10 G-H, pl. I, fig. C-E)
FKUymatavyUle'l.omsom, Rathbun, ISIS : 7, pl. 3, 4, 14 : Grande Baie d'Australie ; Hale, 1927 : 125, fig. 123
7 IHLE e, Ihle-Landenberg, 1931 : ,48 : e„„. Bail e, Kangeang (Kangean],
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
93
? Platymaia wyvillethomsoni, Sakai, 1976 : 177, fig. 94b : Japon.
Cf. Griffin, 1966b : 276 (clef : sous P. wyvillethomsoni).
Matériel
USNM, Washington
Great Australian Bight, 131° E, south by east of Eucla, Endeavour 1909-1914, st. 3694, 200-
250 fath., Rathbun det. P. wyvillethomsoni (cf. 1918 : 7) : 1 cr 29 x 31 mm (USNM 53419).
Remarques
En rapportant trois échantillons australiens récoltés par V Endeavour à P. wyvillethomsoni,
Rathbun (1918 : 7, pl. 3, 4, 14) a bien relevé les différences séparant son matériel de la P. wyville¬
thomsoni typique. Rathbun redécrit le type femelle de P. wyvillethomsoni et indique surtout comme
caractère distinctif l’ornementation de la carapace plus spinuleuse chez la forme australienne.
En effet, chez le spécimen mâle de la Grande Baie d’Australie, mesurant 31 mm de large que
nous avons sous les yeux (pl. I, fig. C, D), les différentes aires de la face dorsale et les bords de la
carapace portent des spinules aiguës, alors que chez Pholotype de P. wyvillethomsoni (pl. I, fig. A-B)
la face dorsale est seulement tuberculée. Est-il possible que cette différence soit due à la plus grande
taille de l’holotype, chez lequel les spinules auraient fait place à des tubercules émoussés ?
Chez la Platymaia australienne, le front est formé de deux épines pseudorostrales fines et poin¬
tues et d’un rostre un peu plus long (fig. 3 A-C). Les deux figures de Rathbun (1918, pl. 3, 14) où
l’on distingue la région orbitaire, montrent dans les deux cas un mâle avec seulement une dent supra-
oculaire présente mais réduite (le spécimen figuré pl. 14 est le mâle de la station 3694, donc certaine¬
ment celui que nous avons examiné et figurons dans le présent travail : pl. 1, fig. C-E). Rathbun qui a
examiné des mâles et des femelles ne fait pas mention d’un dimorphisme sexuel concernant la dent
supraoculaire. On peut donc supposer que, chez la femelle australienne, la dent supraoculaire demeure
petite. C’est la raison pour laquelle nous préférons séparer sous le nom de P. aff. wyvillethomsoni le
matériel australien de Rathbun, 1918. La pince de P. aff. wyvillethomsoni (pl. 1, fig. E) est renflée.
Pour le Pli o-, voir fig. 10 G-H.
Le matériel philippin et indonésien dénommé P. wyvillethomsoni typica par Ihle et Ihle-
Landenberg (1931 : 148-149) pour l’opposer à P. wyvillethomsoni alcocki pose également un pro¬
blème : le mâle mesurant 34,5 x 34 mm, de la station 139, au nord de l’île de Batan, ressemble beau¬
coup, d’après les auteurs, au spécimen australien figuré par Rathbun en 1918 (pl. 14), mais la dent
supraoculaire, pourtant nette, est plus petite que sur la figure de Rathbun. En revanche, chez le juvé¬
nile de 10 x 10,5 mm de la station 12 (entre Bali et Kangeang), la dent supraoculaire est bien dévelop¬
pée. Ce juvénile aurait-il la structure femelle, à savoir avec dent supraoculaire développée ?
Sakai (1976 : 176, 177, fig. 94b) rapporte à P. wyvillethomsoni des échantillons japonais et il
figure chez un individu dont on ne connaît pas le sexe (ibid., fig. 94b) une petite dent supraoculaire
analogue à celle du mâle australien (fig. 3 A), pour opposer cette structure à celle de P. alcocki, dénuée
de toute dent supraoculaire (Sakai, ibid., fig. 94a). Mais Sakai ne signale pas de dimorphisme sexuel
quant au développement de la dent supraoculaire. La dent figurée par Sakai est loin de posséder la
dimension de celle rencontrée chez la P. wyvillethomsoni typique où elle traverse l’orbite.
Les Platymaia wyvillethomsoni signalées par Griffin (1976 : 206, 207) appartiendraient pour
une part à P. remifera Rathbun, que l’auteur australien confond avec P. wyvillethomsoni Miers et que
nous considérons comme une bonne espèce (cf. infra, fig. 6 A-D, pl. II, fig. A-C). Quant au reste,
nous ne savons pas ce que c’est, même lorsque Griffin précise : « there is sometimes a small tubercle
or spine on the supraorbital border » (p. 208). Ce matériel est donc à revoir.
Dans sa clef des Majidae australiens, Griffin (1966b : 273) inclut P. wyvillethomsoni sur la foi
du matériel de Rathbun (1918) : en fait, cela concerne ce que nous appelons ici Platymaia aff. wyville¬
thomsoni.
Source : MNHN, Paris
94
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
FlG. 3 A-C. — Platymaia aff. wyvillelhomsoni Miers, cr 29 x 31 mm, Great Australian Bight, south east of Eucla, Endeavour,
st. 3694, Rathbun det. P. wyvillelhomsoni (USNM 53419) : A, région fronto-orbitaire, face dorsale ; B, id., face ven¬
trale ; C, profil du rostre (x 8).
Distribution
Grande Baie d’Australie. ? Philippines. ? Indonésie. ? Japon.
Platymaia alcocki Rathbun, 1916
(Fig. 4 A-G, 10 I-K, pl. II, fig. D-H)
Platymaia alcocki Rathbun, 1916 : 530 (dans les remarques concernant P. barlschi Rathbun) ; 1918 : 8 (dans les
remarques concernant P. wyvillethomsoni Miers).
Platymaia Wyvilte-Thomsoni, Wood-Mason et Alcock (nec Miers, 1886), 1891 : 258 : mer des Andaman ;
Alcock, 1894 : 401.
Platymaia wyville-thomsoni, Alcock, 1895 : 181 : mer des Andaman ; Alcock et Anderson, 1896, Illustr.
« Invest. », pl. 16 ; Alcock, 1899 : 46 : mer des Andaman ; Doflein, 1904 : 59, fig. 2-6, pl. 2, 20-23, 39,
43, fig. 5-6, pl. 50, fig. 2, 5-6 : côte est-africaine, Grande Nicobar (à vérifier).
Platymaia Wyvitte-Thomsoni Alcocki , Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 149 (cit.).
Platymaja alcocki, Serêne et Lohavanijaya, 1973 : 48 (clef).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
95
Platymaia alcocki, Dell, 1963 : 251 (cit.) ; Griffin, 1974 : 27 : de Lourenço Marquès à Mombasa ; Crosnier,
1976 : 242 (cit.).
nec Platymaia wyville-thomsoni, Miyaké, 1936 : 417, fig. 1, pl. 28, fig. 3 : Japon ; Sakai, 1938 : 238, pl. 24,
fig. 3 : Japon.
nec Platymaia alcocki, Seno et Konno, 1954 : 85, pl. 2 : Japon ; Takeda et Miyaké, 1969 : 498, fig. 10, 11 a-c :
mer de Chine orientale ; Sakai, 1976 : 176, fig. 94a, pl. 57 : Japon,
nec Platymaia wyvillethomsoni, Griffin, 1976 : 206.
MATÉRIEL
Collection CROSNIER, Muséum, Paris
Côte NW de Madagascar, 12°44'8" S-48°10'6" E, chalutage 5, 563-570 m, vases sableuses peu
calcaires, CROSNIER coll., 5 mars 1971 : 1 cr 47 x 49 mm (MP-B7824).
Côte NW de Madagascar, 12°42'7" S-48°12'8" E, chalutage 6, 444-435 m, sables calcaires,
CROSNIER coll. : 1 cr 43 X 47 mm (MP-B7825).
Côte NW de Madagascar, 12°42' S-48°13,5' E, chalutage 9, 455-460 m, vases sableuses peu cal¬
caires, CROSNIER coll., 14 avril 1971 : 1 9 42 x 42 mm, 2 9 ovigères 38 x 38 mm, 34 x 33,5 mm
(MP-B7826).
Côte NW de Madagascar, 12°43' S-48°15' E, chalutage 10, 348-360 m, sables calcaires, CROS¬
NIER coll., 14 avril 1971 : 1 cr 20 x 21 mm, 1 9 28 x 29 mm (MP-B7828).
Côte NW de Madagascar, 12°39,8' S-48°15,2' E, chalutage 11, 375-385 m, CROSNIER coll.,
14 avril 1971 : 2 cr 47 x 49 mm, 39 x 40 mm, 3 9 27 x 28 mm, 15 x 14 mm, 13 x 13,5 mm, 1 9
ovigère 33 x 33 mm (MP-B7827).
Côte NW de Madagascar, 12°41,3' S-48°16' E, chalutage 13, 308-314 m, CROSNIER coll.,
15 avril 1971 : 1 9 19 x 20 mm, 1 9 ovigère 32 x 32 mm (MP-B7829).
Côte NW de Madagascar, 12°38' S-48°15,5' E, chalutage 19, 403-394 m, vases calcaires, CROS¬
NIER coll., 18 janvier 1972 : 1 juv. 13 x 12,5 mm (MP-B7292).
Côte NW de Madagascar, 12°43' S-48°10,8' E, chalutage 25, 545-550 m, vases sableuses peu cal¬
caires, CROSNIER coll. : 2 cr 43 X 44 mm, 36 X 37 mm (MP-B7830).
Côte NW de Madagascar, 12°34' S-48°15' E, chalutage 31, 395 m, sables calco-quartzeux,
CROSNIER coll., 13 septembre 1972 : 1 juv. 11 x 11 mm (MP-B7291).
Côte NW de Madagascar, 15°20,5' S-46°09,5' E, chalutage 45, 310-350 m, vases sableuses peu
calcaires, CROSNIER coll., 7 novembre 1972 : 4 cr 15 x 16 mm, 15 x 15 mm, 13 x 12 mm, 12 x
12 mm, 1 9 15 X 14,5 mm (MP-B7831).
USNM, Washington
Andaman Sea, 188-405 fms, H.M.S. Investigator, ALCOCK det. Platymaia wyville-thomsoni
Miers, redet. Platymaia alcocki Rathbun : 1 9 juv. 16 x 17,8 mm (à l’origine Indian Muséum, actuel¬
lement USNM 42758). Ce spécimen constitue l’un des syntypes de Platymaia alcocki (Manning, in litt.
août 1981).
Forschungsinstitut Senckenberg
Ind. Ozean, Gross Nikobar, 6°54' N Br-93°28,8' O.L., sta. 208, 296 m, Tiefsee-Exped., Valdi-
via, Doflein det. Platymaia wyville-thomsoni : 1 9 ovigère 60 x 62 mm (représente probablement le
stade VII reconnu par DOFLEIN, 1904 : 64-65) (SMF 3789).
Remarques
Dans des remarques concernant Platymaia bartschi en cours de description, Rathbun (1916 :
530) signale que la P. wyvillethomsoni [de Wood-Mason et] d’ Alcock (1899 : 46) ne correspond pas
à l’espèce originale de Miers (1886 : 13) et devrait prendre le nom de P. alcocki. En 1918 (p. 7-9),
Rathbun précise à nouveau que les P. wyvillethomsoni d’ Alcock (1899, avec une figure dans les
Source : MNHN, Paris
96
D. GU1NOT ET B. R1CHER DE FORGES
Illustr. « Investis. », pl. 16), de CHUN (1903, figure de la page 400) et de Doflein (1904, pl. 2, 20-23)
« may be known as P. alcocki nom. nov. » (Rathbun, loc. cit. : 8). Raihbun ind.que comme repré¬
sentants de P. alcocki un petit spécimen reçu de l'Indian Muséum et déposé à 1 USNM, ams. qu un
autre exemplaire conservé au British Muséum.
Le petit spécimen en question est une femelle juvénile de 16 x 17,8 mm provenant de la mer des
Andaman : il s’agit certainement de l’un des « very young specimens » dont Alcock ( ■ - ) ît
que la carapace est abondamment spinuleuse, laquelle carapace devient plus lisse chez les indivi us plus
âgés. Nous avons sous les yeux cet exemplaire de la mer des Andaman : il fait partie de la sene type
originale [de Wood-Mason et] d’ALCOCK et constitue un syntype de P. alcocki Rathbun. R. B. Man¬
ning nous écrit en effet (in litt., 3 août 1981) que cet échantillon USNM 42758 « reçu de 1 Indian
Muséum » doit être regardé comme un syntype de P. alcocki et il ajoute : « It was not cataloged as
such in our collection ».
Nous donnons des illustrations de ce syntype (fig. 4 A-C, pl. II, fig. D-E) et nous en reprécisons
ci-dessous les caractéristiques principales.
Syntype juvénile de P. alcocki. — Carapace (pl. II, fig. D) plus large que longue, munie d’abondants gra¬
nules de taille irrégulière et de nombreuses épines acérées et fortes. Bord latéral muni de ces mêmes longues spi-
nules. Toute la région gastrique proéminente et délimitée par un sillon ; les deux régions branchiales également
surélevées et se rejoignant médialement juste au-dessus de la paire d’épines cardiaques. Dans la région gastrique,
spinules au nombre de 6 : deux médianes impaires (une métagastrique ; une mésogastrique), une paire protogas¬
trique, les deux spinules étant disposées l’une derrière l’autre.
Épines pseudorost raies sensiblement de même longueur que le rostre, lequel est court. Pas d’épine supraocu-
laire (fig. 4 A, C).
Yeux courts, renflés surtout ventralement où ils prennent une forme ovalaire ; une petite corne subdistale.
Article basal antennulaire orné d’une spinule pointue. Article basal antennaire (fig. 4 B) orné de deux spi¬
nules (une longue distale, une plus courte subdistale). Septum basal antennulaire avec ses bords latéro-externes
droits.
Chélipèdes (Ç juv.) (pl. Il, fig. E) avec la pince grêle et les doigts allongés.
Pattes ambulatoires détachées et en fragments ; des franges de soies sur le carpe (une frange peu épaisse et
faible), sur le propode (deux rangées de franges) et à la base du dactyle des P3-P4-P5.
Dans notre abondant matériel de la côte nord-occidentale de Madagascar, nous avons des séries
de Platymaia de toutes tailles et des deux sexes : les juvéniles correspondent au syntype, spinuleux, de
P. alcocki ; les plus grands, à la figure des Illustr. « Investig. » (pl. 16), c’est-à-dire à la forme adulte
de P. alcocki (cf. pl. II, fig. F-H).
Ces diverses étapes de la croissance de P. alcocki ont été bien illustrées par Doflein (1904 : 59-
69 : sous le nom de P. wyvillethomsoni ) qui, dans un matériel essentiellement est-africain, avec, en
plus, quelques échantillons des îles Nicobar, distingue un très grand nombre de « stades » selon la
taille : de la forme juvénile à la carapace très spinuleuse, y compris sur les bords, on passe à un adulte
seulement granuleux, avec quelques tubercules plus marqués sur la face dorsale et aux bords latéraux à
peine spinuleux, devenant serrulés chez les très gros individus.
Le matériel dénommé P. wyvillethomsoni par Doflein (loc. cit.), dont nous avons examiné un
échantillon correspondant probablement au stade VII (déposé au Forschungsinstitut Senckenberg à
Francfort), représente donc P. alcocki (seul le stade I photographié pl. 20 montre des épines posté¬
rieures^ médianes qui nous paraissent peu typiques). A noter que la longueur des épines pseudorostrales
et de l’épine rostrale ne varie pratiquement pas. Tout comme les épines de la face dorsale et celles des
bords, les deux spinules postéro-latérales s’atténuent beaucoup au cours de la croissance. Les deux spi¬
nules protogastriques, caractéristiques du juvénile de P. alcocki, forment deux tubercules chez la forme
adulte et s emoussent chez les grands individus. Les spinules de l’article basal antennaire se raccourcis¬
sent egalement avec l’âge.
Pli o- : fig. 10 I-K.
, Les chél'Pèdes demeurent assez courts chez les grands individus (pl. II, fig. F-G). La main
n acquiert pas un très fort développement, même chez le mâle adulte : elle s’élargit distalement et prend
une forme iriangulaire sans jamais devenir globuleuse.
Pour les pattes ambulatoires (pl. II, fig. G), voici les caractéristiques. P2 beaucoup longues que
Source : MNHN, Paris
Fig. 4. — Platymaia alcocki Rathbun.
A-C, syntype, 9 juv. 16 x 17,8 mm, Andaman Sea, Invesligator , Alcock dei. P. wyville-thomsoni (d’abord Indian Muséum
puis USNM 42758) : A, région fronto-orbitaire, vue dorsale ; B, id., vue ventrale ; C, profil du rostre (x 12).
D-E, o- 43 x 44 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 25, Crosnier coll. (MP-B7830) ; D, région rostrale, vue dorsale ;
E, id., vue de profil (x 6,7).
F-G, Ç 42 x 42 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 9, Crosnier coll. (MP-B7826) : F, région rostrale épaissie de la
femelle, vue dorsale ; G, id., vue de profil (x 6,7).
Source : MNHN, Paris
98
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PI, avec tous les articles spinuleux ; dactyle formant avec la partie distale du propode, une sorte de
« piège » spinuleux (cf. Guinot et Richer de Forges, 19826). P3 à P5 avec tous les articles aplatis
dorso-ventralement, notamment le propode qui forme un article élargi. Chez certains gran s specimens,
disparition des franges de soies plumeuses, caractéristiques du carpe, du propode (deux rangées de
soies) et de la base du dactyle des P3-P4-P5. Bord interne du mérus de P3 et P4 spinuleux ; celui de P5
inerme. Propode de P3 spinuleux sur le bord interne, avec parfois quelques spinules sur le bord
externe. Dactyles des P2-P5 avec la base renflée, généralement garnie de soies plumeuses et avec 1 extré¬
mité légèrement spatulée. Dactyle de P3 très allongé et avec quelques rares spinules sur le bord externe.
Nous avons constaté un net dimorphisme sexuel concernant la région rostrale : chez la femelle
(fig. 4 F-G), toute la région frontale s’élargit et s’épaissit ; les épines pseudorostrales deviennent plus
trapues et s’écartent davantage, devenant crochues chez les individus plus âgés, alors que chez le mâle
(fig. 4 D-E) elles sont plus grêles et restent dirigées longitudinalement. A noter que chez certains indivi¬
dus femelles où la région basale du front est très renflée, il y a un petit tubercule plus proéminent, à
peu près à l’emplacement de l’épine supraoculaire de P. wyvillethomsoni (fig. 4 F), mais qui n’atteint
pas, et de loin, la taille de la dent en question chez cette dernière espèce.
L’une des caractéristiques de Platymaia alcocki, qui avait été décelée par Rathbun (1918 : 8-9)
lors de l’établissement de l’espèce et de sa séparation par rapport à la P. wyvillethomsoni typique, est
la forme des aires branchiales qui, chez P. alcocki, sont surélevées et sont rapprochées l’une de l’autre
médialement de sorte qu’il y a une sorte d’étranglement en avant de la région cardiaque.
Comme on l’a vu, certaines Platymaia wyvillethomsoni de la littérature ( nec Miers, 1886) doivent
être rapportées à P. alcocki. Mais nous doutons que la P. wyvillethomsoni japonaise de Miyaké (1936)
et celle de Sakai (1938) soient des P. alcocki. De même, les P. alcocki du Japon (Seno et Konno,
1954 ; Sakai, 1976) et de la mer de Chine orientale (Takeda et Miyaké, 1969) nous paraissent avoir
notamment une pince trop globuleuse pour être P. alcocki : la plupart de ces auteurs figurent la main
chez des mâles adultes déjà de bonne taille : celle-ci n’a pas la forme triangulaire, peu renflée, caracté¬
ristique de P. alcocki, et rappelle davantage la forme rencontrée chez P. remifera. Toutes ces références
sont donc à revoir après examen du matériel. Griffin (1974 : 27), qui attribue à P. alcocki des échan¬
tillons est-africains, suppose que les P. alcocki de Takeda et Miyaké (1969) cités plus haut appartien¬
nent à P. remifera.
Distribution
Mer des Andaman. Grande Nicobar. Madagascar. Côte est-africaine.
Platymaia alcocki est, d’après les captures ci-dessus mentionnées, une espèce courante dans les
eaux profondes malgaches. L’espèce la plus proche est P. remifera Rathbun, forme abondamment cap¬
turée aux Philippines.
Platymaia bartschi Rathbun, 1916
(Fig. 5 A-E, 10 A-D, pl. III, fig. A-E)
Platymaia bartschi Rathbun, 1916 : 529 : mer de Chine (au sud de Luçon)
SÇ Î53f SETÆS^Sr 1931 ! 152 **• : ’*•” - -— *■ * *
Platymaja bartschi, Serêne et Lohavanijaya, 1973 • 48 (clef)
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1 Platymaia bartschi. Sakai, 1976 : 176 (cltf), pl. 56 : Japon
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
99
Matériel
MUSORSTOM I
Station 40, 287 m : 2 9 ovigères 70 x 78 mm, 63 x 74 mm (MP-B10000).
Station 44, 610-592 m : 2 or 48 x 46 mm, 45 x 43 mm (MP-B7901).
MUSORSTOM II
Station 12, 185-193 m : 1 9 ovigère 79 x 68 mm (MP-B7903).
Station 15, 320-326 m : 1 cr 93 x 86 mm (MP-B7904).
Station 75, 300-330 m : 1 a 77 x 68,5 mm (MP-B7902).
USNM, Washington
China Sea, off Southern Luzon, Matocot Point, S 50° E, 5.10 miles, lat. 13°41'20" N, long.
120°58' E, 198 fath., July 24, 1908, st. 297, Albatross : holotype, c t 74,2 x 69,7 mm (extrémité du
rostre cassée) (USNM 47319).
Remarques
Platymaia bartschi Rathbun, 1916, a été décrite pour un très beau spécimen récolté par Y Alba¬
tross aux Philippines, au sud de Luçon.
Nous avons sous les yeux cet échantillon, l’holotype, un grand mâle de 74,2 x 69,7 mm (lon¬
gueur du rostre comprise, ce dernier ayant l’extrémité cassée). Les caractéristiques de l’holotype, qui
n’avait pas été figuré, sont énumérées ci-dessous.
Espèce pouvant atteindre une grande taille (presque 10 cm de long). Carapace (pl. III, fig. A-B) subcircu¬
laire, à peu près aussi large que longue si l’on excepte le rostre. Rostre (fig. 5 A-C) en effet nettement plus long
que les épines pseudorost raies, lesquelles sont assez courtes. Carapace avec l’ensemble des aires gastriques formant
une proéminence ovalaire renflée, très caractéristique ; une ride en croissant de part et d’autre de cette zone suréle¬
vée ; aire cardiaque relativement moins proéminente. Sillon branchiocardiaque marqué, limitant les aires branchiales
saillantes et rapprochées médialement.
Face dorsale (pl. III, fig. B, E) couverte d’une abondante granulation 2, celle-ci s’atténuant en avant sur les
régions frontale et sous-orbitaire ; çà et là, des tubercules arrondis. Aire métagastrique orné d’un tubercule impair
émoussé ; aire mésogastrique ornée d’une spinule aiguë impaire ; aire protogastrique surmontée d’un seul petit
tubercule spiniforme, avec en avant quelques petits granules pointus. Bord latéral marqué par des tubercules analo¬
gues à ceux de la face dorsale, devenant spiniformes vers l’avant. Deux épines à l’angle exorbitaire. Pas d’épine sur
le bord supraoculaire, lequel est lisse. Région supraorbitaire lisse.
Yeux courts et proéminents, dotés d’une corne subdistale minuscule.
Article basal antennaire (fig. 5 B) muni de trois petits tubercules émoussés.
Premier segment abdominal garni de trois épines fortement émoussées. Pli cr : fig. 10 A-D.
Chélipèdes (cr) (pl. III, fig. A, C) très puissants, avec une pince extrêmement élargie et ornée de plusieurs
rangées de longues épines.
Pattes ambulatoires (pl. III, fig. A, D) très longues, notamment P2, avec des articles forts et élargis, plutôt
aplatis. P2 spinuleux sur les deux bords de tous les articles ; épines du bord supérieur extrêmement développées et
formant avec les épines du dactyle la structure « en piège » caractéristique. P3 avec le mérus armé d’épines assez
nombreuses sur le bord supérieur, inerme sur le bord inférieur ; propode assez long, armé d’épines assez nom¬
breuses sur le bord supérieur, un peu plus fortes distalement, et d’épines plus rares, espacées, sur le bord inférieur
lequel est serrulé ; des spinules émoussées sur le dactyle. P4 armé de spinules seulement sur les deux tiers proxi¬
maux du bord supérieur du mérus, inerme ailleurs (sauf l’épine distale inférieure du mérus et distale inférieure du
propode). P5 inerme sur tous les articles (sauf une spinule distale inférieure sur le mérus et une distale inférieure
sur le propode). Franges de soies plumeuses disparues sur toutes les pattes ambulatoires de l’holotype mâle.
Nous rapportons à Platymaia bartschi plusieurs échantillons des expéditions MUSORSTOM.
L’échantillon de la station 44 (MUSORSTOM 1976), représenté par deux mâles de bien plus
petite taille que l’holotype, est conforme à ce dernier. Les seules différences seraient liées à la diffé-
2. Nous nous étonnons que Rathbun (1916 : 529) écrive lors de la description de Platymaia bartschi, en se basant sur ce
même spécimen holotype : carapace « nearly smooth », alors que des granules arrondis et serrés couvrent presque toute la face
dorsale.
Source : MNHN, Paris
100
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
JS»* » î« * «W»». China Sea, „ff aou.hern Lnaon, A, tores,.
» 77 x 68^5 stssssi;.™ Surnt 'ir, x'”?e i cj *-» «■«-s <x 3i2-;
gSiSîîsr "■ “• 12 :
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJ1DAE
101
rence d’âge : tubercules de la face dorsale (pl. III, fig. D-E) spiniformes, notamment ceux de la région
gastrique et du bord latéral ; chélipèdes (pl. III, fig. D) à main grêle et cylindrique, de type encore
juvénile. Ornementation des pattes ambulatoires similaire à celle de Pholotype, avec seulement en plus
quelques minuscules spinules dans la partie proximale du bord supérieur du mérus de P5 et des franges
de soies plumeuses sur le carpe, le propode et à la base du dactyle. Chez ces individus de taille plus
petite, les trois spinules de l’article basal antennaire sont plus marquées mais demeurent faibles ; sur le
premier segment abdominal, il y a trois petits granules pointus.
L’échantillon de la station 75 (MUSORSTOM 1980) est représenté par un individu mâle (77 mm
de long) plus grand que l’holotype. Le rostre, qui est complet, a une base peu épaissie puis s’effile dis¬
tinctement (fig. 5 D). Les tubercules de la face dorsale sont très émoussés, sauf ceux de la région gastri¬
que qui se présentent sous la forme de trois petites spinules pointues (mésogastrique impaire, chaque
spinule protogastrique). Les franges de soies plumeuses ont toutes disparu sur les pattes ambulatoires.
Quant à l’énorme mâle de la station 15, qui mesure près de 90 mm de large et a l’extrémité du
rostre cassée, il offre une face dorsale où tous les tubercules sont émoussés, même ceux de la région
gastrique ; les pinces sont très puissantes ; les pattes ambulatoires sont extrêmement longues, sans fran¬
ges de soies. Le mérus de P3 porte quelques spinules sur le bord inférieur ; le propode de P3, très
allongé, est armé sur son bord supérieur de spinules serrées, de taille irrégulière. Les épines du bord
supérieur du mérus de P4 sont plus nombreuses que chez l’holotype.
Nous rattachons également à Platymaia bartschi trois grosses femelles ovigères (MUSORSTOM
1976, st. 40 et MUSORSTOM 1980, st. 12), remarquables par la région frontale avancée, avec deux
épines pseudorostrales épaisses et un rostre allongé, fort, renflé à la base, surtout chez la femelle de la
station 12, qui est la plus âgée (fig. 5 E). Seule, la spinule mésogastrique est spiniforme. Les chélipèdes
sont évidemment petits et grêles. Les pattes ambulatoires sont un peu moins développées, semble-t-il,
que chez le mâle de taille similaire ; les franges de soies plumeuses sont présentes. La spinulation est
typique, sauf le propode (relativement court) de P3 qui a son bord supérieur serrulé et garni de nom¬
breuses spinules incurvées et son bord inférieur armé d’épines abondantes sur toute sa longueur.
Nous pouvons ainsi mettre en évidence chez Platymaia bartschi l’épaississement de toute la
région frontale chez les individus âgés et surtout chez la femelle (fig. 5 D, E).
Platymaia bartschi n’a été retrouvée et figurée qu’assez récemment, au Japon par Sakai (19656 :
39, 43, frontisp. III ; 1976 : 176, pl. 56). Ces Platymaia japonaises semblent conformes à l’holotype de
P. bartschi et à nos échantillons philippins en ce qui concerne la région frontale et la forme de la cara¬
pace, caractérisée par l’ensemble de la région gastrique surélevée. Nous relevons cependant qu’une spi¬
nule existe près du bord supraorbitaire en avant de la spinule protogastrique et que, chez le mâle, le
propode de P4 porte sur son bord supérieur et dans sa région distale des spinules, absentes dans notre
matériel de P. bartschi. Il est possible que ces petites différences d’ornementation entrent dans le cadre
des variations de P. bartschi.
En 1976 (p. 205), Griffin dresse la liste de tout le matériel récolté par VAIbatross, notamment
aux Philippines, attribué à P. bartschi et déposé à l’USNM, Washington. Il indique que, chez les juvé¬
niles, l’aire protogastrique porte deux spinules. Il serait utile de bien préciser les variations qui affectent
la face dorsale et les pattes ambulatoires de P. bartschi.
Pour les différences par rapport à P. maoria, cf. infra, fig. 9 A-D, 10 E-F, pl. IV, fig. A-B.
Pour les différences par rapport à P. rebierei sp. nov., cf. infra fig. 9 E-G, pl. IV, fig. C-F.
Distribution géographique
Philippines. Archipel de Jolo. Au voisinage de Hongkong, de Formose. Japon.
Source : MNHN, Paris
102
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Platymaia remifera Rathbun, 1916
(Fig. 6 A-D, 10 L-M, pl. II, fig- A-C)
Platymaia remifera Rathbun, 1916 : 530 : entre Cebu et Bohol ; Ihle et 1 , ^ . ^ i (Si) ’ P
être une sous-espèce de P. wyvillethomsoni) ; Miyaké, 1936 : 416 (cit.) ; Dell, 1963 1 ■ J*1 je)-
Platymaja remifera , Serène et Lohavanijaya, 1973 : 48, fig. 79-92, pl. 8, A-C : mer de Chine méridionale.
Platymaia wyvillethomsoni, Serène et Vadon (nec Miers, 1886), 1981 : Ui, ta
MUSORSTOM I).
nec Platymaia wyvillethomsoni Miers, 1886, et auct. (notamment Griffin, 1976 . 206).
Philippines (matériel
Matériel
MUSORSTOM I
Station 11, 217-230 m : 2 cr 40 x 41,5 mm, 36 x 38 mm, 1 9 42 x 42 mm, 2 9 ovigères
39 x 40 mm, 38 x 37 mm (MP-B7875).
Station 12, 187-210 m : 1 cr 39 x 40 mm (MP-B7874).
Station 20, 208-210 m : 1 cr 39 x 38 mm, parasité par un Bopyrien (MP-B7900).
Station 25, 191-200 m : 1 cr 35 x 40 mm (MP-B7869).
Station 34, 188-191 m : 1 9 ovigère 36 x 37 mm (MP-B7877).
Station 69, 187-199 m : 1 9 37 x 39 mm (MP-B7866).
MUSORSTOM II
Station 15, 320-326 m : 3 juv. 11 X 12 mm, 10 x 10 mm, 7,5 X 7 mm (MP-B7871).
Station 63, 230-215 m : 1 juv. 7 X 7 mm (MP-B7872).
Station 49, 425-416 m : 3 cr 23,4 X 24 mm, 22 X 22 mm, 22 X 22 mm (MP-B7870).
Station 67, 193-199 m : 1 or 36,7 x 37 mm (MP-B7867).
Station 72, 183-168 m : 1 cr 29 x 29 mm (MP-B7876).
Station 75, 300-330 m : 1 9 juv. 14,4 x 14 mm, 1 juv. 9 x 9,3 mm (MP-B7868).
Station 78, 410-430 m : 1 juv. 9 x 7,5 mm (MP-B7873).
Station 83, 291-290 m : 1 cr juv. 14,5 mm x 14,5 mm, 1 9 juv. 20 x 21 mm, 1 juv.
6 x 6,5 mm (MP-B7865).
USNM, Washington
Philippines, between Cebu and Bohol, March 25, 1909, station 5419, Albatross, 175 fms :
holotype, cr 51,5 x 52 mm (USNM 47156).
Remarques
Platymaia remifera a été décrite par Rathbun (loc. cit.) pour un Crabe récolté par V Albatross
aux Philippines entre Cebu et Bohol, et ce sont surtout ses caractères distinctifs par rapport à P. barts-
chi qui ont été précisés. P. remifera a été retrouvée dans la mer de Chine méridionale par Serène et
Lohavanijaya (/oc. cit.). N’ayant pas examiné de P. remifera, Ihle et Ihle-Landenberg (/oc. cit.)
supposent que P. alcocki n’est peut-être qu’une sous-espèce de P. wyvillethomsoni Miers. Pour sa part,
Griffin (loc. cit.), qui a vu tout le matériel philippin rapporté à P. remifera par Rathbun et déposé à
l’USNM, Washington, inclut P. remifera dans la synonymie de P. wyvillethomsoni Miers, en suppo¬
sant que cette espèce est polymorphe, très variable dans la tuberculation et la spinulation.
Nous avons sous les yeux l’holotype de P. remifera, un magnifique spécimen mâle en très bon
état (pl. II, fig. A-C). Sa comparaison avec l’holotype de P. wyvillethomsoni Miers (c/. supra,
îg. A-C, pl. I, fig. A-B) nous indique qu’il s’agit de deux espèces nettement distinctes. Par ailleurs,
nous rapportons à P. remifera de nombreux échantillons philippins rapportés par les deux expéditions
MUSORSTOM (fig. 6 D).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
103
Nous redécrivons tout d’abord brièvement le type de P. remifera puis le comparerons à l’espèce
qui en est la plus proche, à savoir P. alcocki Rathbun, 1916.
Description de l’holotype (adulte : cr 51,5 x 52 mm)
Carapace (pl. II, fig. A-B) élargie, avec le sillon branchiocardiaque très marqué. Aires gastriques
réunies et formant une zone saillante ; aire cardiaque surélevée. Face dorsale portant des granules assez
serrés et quelques gros tubercules disposés çà et là.
Deux épines gastriques impaires placées l’une derrière l’autre. Une seule spinule protogastrique.
Une paire d’épines cardiaques. Bord latéral découpé par des épines devenant moins aiguës postérieure¬
ment.
Région frontale (fig. 6 A) large à la base et relativement peu avancée. Épines pseudorostrales
très courtes et plutôt fines. Rostre un peu plus long que les épines pseudorostrales et faiblement incliné,
renflé proximalement puis effilé (fig. 6 C).
Yeux relativement petits, dotés d’une petite corne pointue subdistale.
Article basal antennulaire armé d’une spinule. Article basal antennaire (fig. 6 B) armé de deux
spinules. Base du septum interantennulaire formant latéralement une expansion foliacée.
Plastron sternal portant quelques tubercules, spinules et épines. Premier segment abdominal por¬
tant trois longues épines très nettement visibles en vue dorsale. Pli c r : fig. 10 L-M.
Chélipèdes à mérus et carpe spinuleux ; main devenant très renflée, tout en demeurant assez
courte, chez le mâle adulte (pl. II, fig. C), avec des rangées d’épines sur les bords et une autre rangée
de longues épines au milieu de la face interne ; face externe avec seulement des granules plus ou moins
alignés.
Pattes ambulatoires longues mais non démesurées (pl. II, Fig. A). P2 typique, avec le propode et
le dactyle spinuleux, formant distalement une sorte de piège. Mérus des P3-P4 avec des spinules le long
du bord supérieur. Propode des P3-P5 aplati dorso-ventralement, étroit dans sa partie proximale,
s’élargissant ensuite ; une rangée de spinules sur le bord interne (avec quelques spinules plus longues et
acérées distalement), seulement sur P3 ; ce même bord étant inerme sur P4 et P5. Dactyles allongés,
élargis à la base, spatulés à l’extrémité.
Platymaia remifera et P. alcocki Rathbun (c/. supra , fig. 4 A-G, pl. II, fig. D-H) sont deux
espèces fort proches par la forme générale de la carapace, par la granulation de la face dorsale, par la
disposition de la région rostrale (épines pseudorostrales courtes et rostre à peine plus allongé).
Mais les deux espèces diffèrent par un certain nombre de caractères, dont deux sont aisément
décelables : 1) l’aire protogastrique ornée de deux spinules placées l’une derrière l’autre chez P. alcocki
(très aiguës chez le juvénile, s’émoussant sous forme de deux tubercules avec l’âge), d’une seule spinule
(la postérieure) chez P. remifera où elle demeure aiguë même chez les plus grands spécimens (comme
Pholotype de 52 mm de large) ; 2) la pince devenant extrêmement renflée, tout en demeurant courte,
chez le mâle adulte de P. remifera (pl. II, fig. C), tandis qu’elle s’élargit seulement dans sa partie dis¬
tale, sans devenir globuleuse, chez le grand mâle adulte de P. alcocki (pl. II, fig. H).
Parmi les autres différences, signalons la spinulation générale de la face dorsale plus accentuée, à
taille adulte similaire, chez P. remifera (pl. II, fig. B) : notamment, sur l’aire gastrique de P. remifera,
il y a toujours deux spinules impaires médianes et deux spinules sur chaque aire protogastrique, demeu¬
rant toujours aiguës, alors que ces mêmes spinules (une en moins sur l’aire protogastrique) s’émoussent
chez P. alcocki (pl. II, fig. H). Les autres aires de la carapace sont marquées par des tubercules sail¬
lants chez P. remifera, vraiment émoussés chez P. alcocki. De même, les bords de la carapace sont
armés d’épines très aiguës chez P. remifera, à l’état adulte comme à l’état juvénile, et de petites dents
pointues chez P. alcocki, s’émoussant généralement chez l’adulte.
Source : MNHN, Paris
E
Fig. 6 A-D. — Platymaia remifera Raihbun. A-C, holotype, c t 51,5 x 52 mm, Philippines, between Cebu and Bohol, Alba-
lr°ss, si. 5419 (USNM 47156) : A, région fronto-orbilaire, face dorsale ; B, ici., face ventrale ; C, profil du rostre
(x 3,6) ; D, 9 ovigère 38 x 37 mm, Philippines, MUSORSTOM 1, st. 11 (MP-B7875) : épaississement du rostre et des
épines pseudorostrales chez la femelle, vue dorsale (x 4,8).
FlG' ®5£L,T Pla,ymaia twbynei Stebbing, cr 38 x 30 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 22, Crosnier col!. (MP-
B7293) : E, région fronto-orbitaire, face dorsale ; F, id„ face ventrale ; G, profil du rostre (x 4,2).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
105
Distribution
Philippines. Mer de Chine méridionale. Platymaia remifera semble être la Platymaia la plus
commune aux Philippines, entre 180 et 430 mètres de profondeur. Dans la partie orientale de l’océan
Indien, elle prend la place de P. alcocki Rathbun, espèce fort proche qui s’étend de la côte est-africaine
aux îles Andaman et Nicobar et qui est abondante à Madagascar.
Platymaia turbynei Stebbing, 1902
(Fig. 6 E-G, 8 C-D, pl. III, fig. F-I)
Platymaia turbynei Stebbing, 1902 : 3, pl. 5 : Cap Natal ; 1920 : 232 ; 1923 : 1, pl. 10 : Durban ; Rathbun,
1918 : 9 (cit. sous P. wyvillethomsoni Miers) ; Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 152 (cit. : peut-être une
sous-espèce de P. wyvillethomsoni ) ; Barnard, 1950 : 31, fig. 6, a-c : côte du Natal ; Dell, 1963 : 251
(liste) ; Sankarankutty et Subramaniam, 1976 : 22 : Dar es Salaam.
Platymaja turbynei, Guinot, 1967 : 291 (cit.) ; Serène et Lohavanijaya, 1973 : 48 (clef).
Platymaia turbynei, Griffin, 1974 : 27 : entre Tuléar et Madagascar (sic), canal de Mozambique ; Crosnier,
1976 : 241 : La Réunion ; Kensley, 1977 : 163, fig. 16 a-d : côte du Natal ; 1981 : 40 (cit.).
Platymaia wyville-thomsoni, Stebbing (nec Miers, 1886), 1910 : 286 (liste) ; Barnard, 1926 : 120 : off Delagoa
Bay.
? nec Platymaia turbynei, Barnard, 1950 : 816 : Durban fide Crosnier, 1976 : 242).
Matériel
Collection Crosnier, Muséum, Paris
Côte NW de Madagascar, 12°44,8' S-48°10,6' E, chalutage 5, 570-563 m, vases sableuses peu
calcaires, Crosnier coll., 5 mars 1971 : 1 o- 30 x 28 mm (MP-B7289).
Côte NW de Madagascar, 12°27,0' S-48°12,5' E, chalutage 21, 600-605 m, vases sableuses cal¬
caires, Crosnier coll., 19 janvier 1972 : 1 o* 21 x 16 mm, 1 9 29 x 23 mm (MP-B7290).
Côte NW de Madagascar, 12°27' S-48°07,8' E, chalutage 22, 700-680 m, vases sableuses cal¬
caires, Crosnier coll., 19 janvier 1972 : 2 cr 41 x 36 mm, 38 x 30 mm, 4 Ç ovigères 43 x 31 mm,
41 x 31 mm, 39 x 30 mm, 36 x 30 mm, 1 juvénile 12,5 x 11,5 mm (MP-B7293).
USNM, Washington
Anton Bruun
Mozambique, North-east of Lourenço Marques, 660-665 m, 29 septembre 1964, D. J. G. Grif¬
fin det. 1970 : 8 spéc. (USNM 135233).
Remarques
Des chalutages le long des côtes malgaches ont ramené de nombreuses Platymaia que nous rap¬
portons à P. turbynei Stebbing, 1902, espèce décrite des côtes du Natal.
Les principales caractéristiques de cette espèce sont les suivantes :
Carapace plus longue (rostre compris) que large, piriforme (pl. III, fig. F-H). Face dorsale aux
régions peu marquées. Chez les femelles ovigères (pl. III, fig. F-G), deux épais renflements latéro-
postérieurs obliques, à peine marqués chez le mâle, ébauchés chez la femelle jeune. Un sillon net entre
l’ensemble des régions gastriques et l’aire cardiaque. Test glabre, sauf parfois une très fine pubescence
sur les côtés de l’aire protogastrique ; une touffe de soies dans la région frontale, à l’intérieur d’un
creux longeant l’auvent supraoculaire, cette pilosité étant, semble-t-il, obsolète chez les mâles, surtout
chez ceux de grande taille. Aussi bien sur le pourtour de la carapace que sur la face dorsale, un certain
nombre de grosses épines subégales, recourbées vers l’avant et acérées. Une paire d’épines épigastriques
petites ; une épine mésogastrique impaire ; une épine métagastrique impaire ; une paire d’épines car-
Source : MNHN, Paris
106
D. GUINOT ET B. R1CHER DE FORGES
diaques ; une minuscule épine intestinale impaire (sur le bord postérieur, en arrière, une paire de spi-
nules) ; une épine protogastrique de part et d’autre ; une épine mésobranchiale et une épine métabran-
chiale de part et d’autre ; plusieurs épines hépatiques.
Auvent supraorbitaire inerme.
Région frontale étroite.
Épines pseudorostrales bien développées, élargies à leur base et demeurant assez écartées, subpa¬
rallèles, effilées (fig. 6 F-G). Rostre (fig. 6 F-G) long (plus long que les épines rostrales), très pointu,
incurvé vers le haut.
Pédoncule oculaire extrêmement court et gros ; région dilatée très développée, ovoïde dans le
plan antéro-postérieur, dénuée de corne.
Article basal antennaire (fig. 6 F) garni de quatre spinules : deux distales très proches donnant
l’aspect d’une dent bifide, puis deux autres disposées plus bas l’une derrière l’autre. Base du septum
interantennulaire formant une avancée généralement pointue sur son bord latéro-exteme.
Abdomen mâle de sept segments distincts. Abdomen femelle également composé de sept seg¬
ments, de forme discoïde, abritant une véritable cavité incubatrice. Pli c t : fig. 8 C-D.
Chélipèdes courts ; main grêle chez la femelle, renflée et peu globuleuse chez le mâle adulte
(pl. III, fig. I).
Pattes ambulatoires (pl. III, fig. F) démesurées, grêles et étroites. P4 et P5 avec le propode et le
dactyle aplatis dorso-ventralement ; propode non élargi et portant deux franges de longues soies don¬
nant un aspect plumeux à l’appendice. P2 abondamment spinuleuse. P3 avec le mérus spinuleux, sauf
dans la moitié distale du bord inférieur, avec le carpe allongé orné de rares et fines spinules, et avec le
propode spinuleux sur le bord inférieur, serrulé sur le bord supérieur, muni seulement de soies courtes
ne formant pas une frange épaisse.
Platymaia turbynei se distingue de toutes les autres espèces du genre Platymaia par la forme de
la carapace, par les grosses épines acérées de la face dorsale (sans rapport avec le test densément spinu¬
leux de P . fimbriata ), par les yeux courts et très globuleux. Le rostre, mince et allongé, n’est pas aussi
long que chez P. fimbriata. Comme chez P. fimbriata, les pattes ambulatoires sont extrêmement allon¬
gées.
Distribution
Platymaia turbynei Stebbing semble être une espèce assez courante sur la côte est-africaine du
Natal et du Mozambique, à La Réunion et à Madagascar.
Deux espèces de Platymaia sont connues à Madagascar et sur la côte sud-est africaine : P. turby¬
nei et P. alcocki Rathbun. P. turbynei descend assez profondément puisqu’elle a été capturée à 700 m
dans les eaux malgaches.
Platymaia fimbriata Rathbun, 1916
(Fig. 7 A-D, 8 A-B, pl. I, fig. F-G)
149, 152 : au
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
107
Matériel
MUSORSTOM I
Station 43, 484-448 m : 1 cr 42 x 34 mm (MP-B7888).
Station 44, 610-592 m : 2 juv. 10 x 9 mm, 7x6 mm (MP-B7887).
MUSORSTOM II
Station 55, 865-866 m : 1 9 35 x 26 mm (MP-B7886).
Station 77, 552-529 m : 1 juv. (MP-B7885).
Forschungsinstitut Senckenberg
Japan, Shikoku, Kochi-Ken, Umgebung Kochi-shi, Tosa Bucht vor Mimase, 250 m, I-III-1968,
K. Sakai det. : 1 cr de 34 mm de large et 1 9 ovigère de 37 mm de large (rostre cassé) (SMF 9154).
Japan, Tosa Bucht, 250 m, Januar-April 1968, K. Sakai leg., D. Guinot et Richer de Forges
det. : 1 9 ovigère 49 x 35 mm (longueur avec le rostre, ce dernier mesurant 12 mm) (SMF).
Remarques
Platymaia fimbriata a été décrite par Rathbun (/oc. cil.) pour un individu femelle récolté par
VAlbatross à l’île Sipadan, sur la côte nord-orientale, à plus de 700 m de profondeur. Griffin (1976 :
206, fig. 9), qui a revu les Majidae indonésiens et philippins identifiés par Rathbun et déposés à
l’USNM, signale les autres échantillons recueillis lors de cette campagne de VAlbatross et publie une
photographie de l’holotype de P. fimbriata. L’espèce est également connue de la mer de Chine orientale
et du Japon.
Platymaia fimbriata se distingue de toutes les autres espèces du genre par son rostre très allongé
et par sa face dorsale couverte d’épines et de spinules, même à l’état adulte (pl. I, fig. F, G). Toutes
les épines sont dirigées vers l’avant. Les bords portent de longues épines. La surface des pattes ambula¬
toires, y compris celle de P4 et de P5 (fig. 8 A), est garnie de spinules.
La carapace est convexe, piriforme dans le sens longitudinal, avec un profond sillon séparant
l’ensemble des aires gastriques de la région cardiaque. Quelques épines, correspondant aux principales
régions de la face dorsale, sont un peu plus développées que les autres, notamment les diverses épines
gastriques et la paire d’épines cardiaques. L’épine postorbitaire est forte. Il n’y a pas d’épine supraocu-
laire. La région frontale est étroite et allongée. Les deux épines pseudorostrales (fig. 7 A) sont courtes,
notablement plus courtes que le rostre, et effilées ; chez la femelle, elles sont plus épaisses, notamment
à la base, et elles ont un aspect blanchâtre qui n’existe pas chez le mâle. Ce dimorphisme (cf. fig. 7 D)
se retrouve chez plusieurs espèces de Platymaia. Le rostre, très long et effilé, se prolonge dans le même
plan horizontal que la carapace (fig. 7 C). D’après Ihle et Ihle-Landenberg (1931 : 150), l’inclinai¬
son varie selon le sexe, à savoir : la partie distale du rostre est incurvée vers le bas chez la femelle.
L’article basal antennaire (fig. 7 B) porte plusieurs spinules de taille irrégulière, pointues ou
émoussées. L’article basal antennulaire porte 2-3 spinules. L’œil est court, renflé, surtout dans sa partie
ventrale ; il est doté d’une petite spinule plus ou moins aiguë. La base du septum interantennulaire
s’étend latéralement en formant deux pointes marquées (fig. 7 B). Le premier segment abdominal porte
une épine médiane, flanquée de petites spinules.
Chez le mâle, la pince s’élargit à partir d’une certaine taille mais ne devient jamais ni puissante,
ni globuleuse.
Les pattes ambulatoires sont très longues, très grêles et spinuleuses (pl. I, fig. F). Notamment,
sur P2-P5, le mérus est toujours un article allongé et cylindrique ; le propode est aplati mais non
élargi ; les dactyles sont également très longs et fins. En plus des épines présentes sur les bords, des spi¬
nules sont abondantes sur la surface des pattes, même sur P4 et P5 (fig. 8 A). Des franges de soies
existent sur tous les articles, y compris sur le mérus.
Pour le Pli cr, voir fig. 8 B.
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Fig. 7 A-D. - Plaiymaia fimbriata Raihbun. A-C c? 35 y 26 mm pkt
A. région fromo-orbiiaire. vue dorsale ■ B id , .. , m' Phll,pp,n«. MUSORSTOM II. si 55 (MP R7886V ■
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
109
Fig. 8 A-B. — Platymaia fimbriaia Raihbun. A, Ç
35 x 26 mm. Philippines. MUSORSTOM 11, st. 55.
865-866 m (MP-B7886) : cinquième péréiopode
(x 1,7) ; B, ct de 34 mm de large, Japon, Shikoku,
Kochi-Ken, Tosa Bucht vor Mimase, K. Sakai del.
(SMF 9154) : PU CT (X 6,3).
Fig. 8 C-D. — Platymaia turbynei Stebbing, ct 41 x
36 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 22, 700-
680 m (MP-B7293) : C, Pli (x 8,7) ; D, id., extré¬
mité (x 17,6).
Les juvéniles ont une pubescence assez dense
sur tout le corps, notamment des soies en crochet
au sommet de chacune des nombreuses épines de
la face dorsale. Ces épines sont plus allongées et
plus effilées chez les juvéniles. Les soies disparais¬
sent presque complètement sur la carapace des
individus adultes.
Platymaia fimbriata est la Platymaia la plus
abondamment spinuleuse sur la face dorsale et
aussi sur les pattes. C’est également l’espèce la
plus allongée, celle qui possède la région rostrale
la plus étroite, avec le rostre le plus long et effilé :
la longueur totale (c’est-à-dire incluant le rostre)
de la carapace est bien supérieure à la largeur. Les
épines cardiaques et gastriques sont à peine plus
développées que les nombreuses spinules de la
carapace, ce qui distingue P. fimbriata des autres
Platymaia, où les épines principales sont bien
marquées. Les pattes ambulatoires distinguent
également P. fimbriata des autres Platymaia : leur
extrême allongement, l’étroitesse du propode, la
spinulation des divers articles, la présence de soies
sur le mérus.
Distribution
Platymaia fimbriata Rathbun offre une répar¬
tition plus vaste que les autres espèces du genre
Platymaia puisqu’elle habite les Philippines,
l’Indonésie, la mer de Chine et le Japon. Aux
Philippines, la capture la plus profonde de cette
espèce est aux alentours de 865 m.
Platymaia maoria Dell, 1963
(Fig. 9 A-D, 10 E-F, pl. IV, fig. A-B)
Platymaia maoria Dell, 1963 : 247, fig. 4-13 : Nouvelle-
Zélande ; 1968 : 233, 238 (cit.) ; Griffin, 1966 : 24
(cit. et note).
Platymaja maoria, Serène et Lohavanijaya, 1973 : 48
(clef).
Matériel
National Muséum, Wellington, leg. à MP
Nouvelle-Zélande, Challenger Plateau, trawled,
168°23' E to 38°41,1' S, 512-515 fath., 21-1-1981 :
1 cr 60 x 60 mm, 1 9 ovigère 51 x 48 mm (y
compris le rostre et les épines latérales)
(MP-B8220).
Source : MNHN, Paris
110
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Remarques
Cette belle Platymaia a été décrite par Dell (/oc. cit.) pour plusieurs échantillons néo-zélandais
et n’avait pas été signalée depuis. Grâce à l’amabilité de R. Webber et de J. C. Yaldwyn, du Natio¬
nal Muséum of New Zealand, qui en ont fait don au Muséum national d’Histoire naturelle a Paris,
nous avons eu le plaisir d’examiner deux spécimens provenant du « Challenger Plateau » et récoltés
tout récemment en 1981. A l’aide de ce matériel frais et en nous basant sur la minutieuse description de
Dell, nous pouvons résumer les principales caractéristiques de P . maoria.
Espèce pouvant atteindre une assez grande taille (60 mm pour notre exemplaire mâle). Carapace
(pl. IV, fig. A) de forme subcirculaire et avec la seule région gastrique saillante. Rostre long et effilé,
s’incurvant vers le haut, nettement plus long que les épines pseudorostrales, lesquelles sont également
acérées (fig. 9 A-D).
Face dorsale garnie de petits granules, auxquels s’ajoutent quelques tubercules sur les régions
antéro-latérales et un aspect rugueux dans la région postérieure. Pas ou peu de soies présentes sur nos
spécimens.
Épines de la face dorsale bien développées subégales et situées comme suit : une épine gastrique
impaire sur l’aire métagastrique ; en avant, une épine mésogastrique impaire, flanquée de deux épines
de même taille (protogastriques) ; une paire d’épines cardiaques ; de part et d’autre, une épine épibran-
chiale avec, en avant, une autre épine plus petite ; une épine branchiale postérieure de part et d’autre ;
dans les angles Iatéro-postérieûrs séparés par une large zone déprimée, une forte épine ; sur les bords
latéraux, quatre épines acérées, relevées vers l’avant ; une épine hépatique ; deux épines postoculaires ;
un peu en arrière du bord supraorbitaire, trois épines, de taille décroissante de l’intérieur vers l’exté¬
rieur (quatre au moins sont présentes sur le dessin de l’holotype donné par Dell, loc. cit., fig. 8).
Yeux courts et à cornée proéminente, dotés d’une petite corne subdistale.
Article basal antennaire (fig. 9 B) muni distalement de deux tubercules spiniformes - émoussés.
Premier segment abdominal garni d’une petite épine médiane, flanquée de deux minuscules spi-
nules, obsolètes sur le grand spécimen mâle.
Pli cr : fig. 10 E-F.
Chélipèdes cr (pl. IV, fig. B) avec la main élargie et renflée, armée de spinules.
Pattes ambulatoires très longues, avec les articles aplatis et ornées d’épines (pour le détail se
reporter à la description de Dell, loc. cit. : 249).
Lors de la description en 1963 par Dell de P. maoria, il n’existait aucune figure ni de P. barts-
chi Rathbun, 1916, ni de P. remifera Rathbun, 1916, ni de P. fimbriata Rathbun, 1916 (voir sous ces
noms, supra).
Dell (loc. cit. : 251) a raison lorsqu’il écrit pour situer sa nouvelle espèce à l’intérieur du genre
Platymaia : « Judging by the descriptions alone, maoria appears closest to bartschi ». En effet, ces
deux espèces ont en commun le rostre allongé, dépassant nettement les épines pseudorostrales ; mais,
chez P. bartschi Rathbun, le rostre est relativement moins acéré et même est renflé à la base
(fig. 5 A-D) ; de plus, chez cette même espèce, les épines pseudorostrales sont nettement plus courtes
que chez P. maoria. De nombreuses autres différences permettent de distinguer P. maoria de P. barts¬
chi, notamment : la face dorsale garnie de tubercules chez P. bartschi (pl. III, fig. B, E), de véritables
et fortes épines chez P. maoria (pl. IV, fig. A) ; la forme des aires de la carapace, notamment l’aire
gastrique bombée et les aires branchiales saillantes chez P. bartschi ; les épines latérales très fortes chez
. maoria' reduites, voire émoussées, chez P. bartschi ; les angles latéro-postérieurs munis d’une épine
aigue chez P maoria, faible chez P. bartschi ; l’absence d’épines près du bord supraorbitaire chez
P. bartschi (fig. 5 A) (à tout le moins un tubercule chez l holotype et chez le matériel philippin, une
spinule sur la bartschi japonaise de Sakai, 19656, frontisp. III ; 1976, pl. 56), alors que chez P. mao¬
ria trois epmes (peut-être plus) ornent cette région (fig. 9 A).
La différence signalée par Dell (ibiÜ.) concernant la granulation de la carapace est faussée du
fait que Rathbun (1916 : 529) avait décrit chez P. bartschi une face dorsale presque lisse alors que.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
111
Fig. 9 A-D. — Platymaia maoria Dell, Nouvelle-Zélande, Challenger Plateau, 512-515 fath. (MP-B8220) : A-C, a '60 x
60 mm ; A, région fronto-orbitaire, vue dorsale ; B, id., vue ventrale ; C, profil du rostre (x 2,6) ; D, 9 ov<gere 51 x
48 mm : rostre et épines pseudorostrales (x 3,3) sans épaississement basal.
Fig. 9 E-G. — Platymaia rebierei sp. nov., paratype, 9 ovigère 54 x 45 mm, Nouvelles-Hébrides, île Torrw, Loh, casier,
600 m (MP-B8374) : E, région fronto-orbitaire, vue dorsale ; F, id., vue ventrale ; G, profil du rostre (x 3,3).
Source : MNHN, Paris
112
D. GUINOT ET B. R1CHER DE FORGES
sur l’holotype de P. bartschi que nous avons sous les yeux (pi- 111, fig- A-B), la face dorsale est dense-
ment granuleuse, avec quelques tubercules ; en réalité, chez P. bartschi, les granules sont plus gros et
plus serrés que chez P. maoria.
Enfin, il est possible que P. bartschi, dont nous possédons un mâle de 93 mm de long
(cf supra), atteigne une plus grande taille que P. maoria, mais cela reste à vérifier. Aucune variation
dans l’épaisseur du rostre, analogue à ce que nous avons constaté chez P. bartschi, ne semble avoir été
pour l'instant observée chez P. maoria.
En aucun cas, P. maoria ne peut être confondue avec P. wyvillethomsoni Miers, 1886, à la très
forte épine préoculaire (fig. 2 A-C, pl. I, fig. A-B) ; avec P. aff. wyvillethomsoni (fig. 3 A-C, pl. I,
fig. C-D), également caractérisée par une épine préoculaire, mais plus petite ; avec P. fimbriata
Rathbun, 1916, espèce très épineuse (pl. 1, fig. F-G) ; avec P. remifera Rathbun, 1916, et P. alcocki
Rathbun, 1916, espèces toutes deux dotées d’une région frontale peu avancée, au rostre court, et d’une
face dorsale garnie chez l’adulte de simples tubercules (pl. II, fig. A-B : P. remifera ; pl. II, fig. D,
G-H : P. alcocki).
P. turbynei Stebbing, 1902, espèce est-africaine et malgache (Madagascar et Mascareignes)
(fig. 6 E-G, 8 C-D, pl. III, fig. F-I), à la carapace garnie de grosses épines recourbées, au front formé
d’un rostre très pointu et de deux épines pseudorostrales bien développées, diffère de P. maoria notam¬
ment par sa taille plus petite, par la forme générale de la carapace, beaucoup plus étroite, par la pré¬
sence de deux épines épigastriques et de deux épines médianes sur le bord postérieur, par les yeux
courts à cornée dilatée dans le plan antéro-postérieur (et non ventralement comme chez P. maoria) et
dénués de corne, par la main relativement moins renflée chez le mâle, par les pattes ambulatoires déme¬
surées, grêles et cylindriques.
Distribution géographique
Nouvelle-Zélande.
Platvmaia rebierei '' sp. nov.
(Fig. 9 E-G, pl. IV, fig. C-F)
Matériel
Nouvelles-Hébrides, îles Torrès, Loh, casier, 600 m. Intés coll., 14 octobre 1977 : holotype.
9 ovigere 51 x 43 mm (MP-B7905), 2 paratypes, 9 ovigères 54 x 45 mm, 52 x 44 mm (MP-B8374)!
Description (femelles)
Espece pouvant atteindre une taille moyennement élevée, les dimensions des trois femelles étant
similaires et la longueur, rostre inclus, pouvant atteindre 54 mm
som («S- « F-G) plus long que les épines pseudorostrales. lesquelles
« èffilé ehez 'une H '"“‘"'"l’™ p'u epa,sses F0” des ipd™<ius * sexe femelle. Rostre long, mince
fie cm é . n T parat-vpes- m peu pIus "«pu chez la femelle holotvpe (pl. IV,
tig. C D), épaissi a la base chez 1 autre femelle paratype (pl. IV, fig. E-F).
saillanteaertTs'eam,es1V' P™ °,alaire “ P“f°rme- «ec [a région gastrique assez
tué 3 aireT br'anehiaks fa‘w“""‘ "^Ruées : «lion branchiocardiaque relativement peu acceo-
. aires branchiales non proéminentes et séparées dans le pian médian par un large espace
ei là ' "T"" de -sranules arrondis assez serrés, plus faibles dans la région gastrique ■ cà
et la, notamment sur les zones latérales, des tubercules. B q . ca
3. Espèce dédiée à M. Jacques tattu, M
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
113
Fig. 10. — Premier pléopode sexuel mâle dans le genre Platymaia Miers.
A-D, Platymaia bartschi Raihbun, holotype, cr 74,2 x 69,7 mm. China Sea, off souihern Luzon, Matocot Point, Albatross ,
si. 5297 (USNM 47319) : A, PII (x 5) ; B-D, id., apex sous différents angles (x 16).
E-F, Platymaia maoria Dell, cr 60 x 60mm, Nouvelle-Zélande, Challenger Plateau (MP-B8220) : E, PU (x 6,5); F, apex
(x 12,5).
G-H, Platymaia aff. wyvillethomsoni, a 29 x 31 mm, Great Australian Bight, Endeavour 1909-1914, st. 3694, Rathbun det.
P. wyvillethomsoni (USNM 53419) : G, PU (x 12,5) ; H, id., apex (x 55).
I-K, Platymaia alcocki Rathbun, cr 43 x 44 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 25 (MP-B7830) : I, PU (x 8) ; J-K, id.,
apex sous deux angles différents (x 25).
L-M, Platymaia remifera Alcock, holotype, cr 51,5 x 52 mm, Philippines, between Cebu and Bohol, Albatross, st. 5419
(USNM 47156) : L, PI1 (x 8) ; M, id., apex (x 25).
Source : MNHN, Paris
114 D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Épines de la face dorsale réduites : un petit tubercule métagastrique impair ; un tubercule
impair, soit spiniforme (holotype et un paratype), soit émousse (l’autre paratype), sur aire mesogas-
trique ; une petite spinule plus ou moins acérée sur chaque aire protogastrique ; un peu en arriéré du
bord supraorbitaire, trois spinules acérées (nettement plus développées que les autres ornements de la
carapace), dont une interne plus large à la base et incurvée, et les deux autres, externes, plus étroites,
de taille inégale. Deux épines à l’angle exorbitaire. Aire cardiaque peu saillante, avec une paire de gra¬
nules. Bord latéral armé de tubercules spiniformes vers l’arrière, d’épines en avant. Bord postérieur
avec à chaque angle une petite dent.
Yeux courts et proéminents, dotés d’une petite corne subdistale.
Article basal antennaire (fig. 9 F) garni de deux petites spinules émoussées, une troisième étant
obsolète.
Premier segment abdominal (femelle) muni de trois petits tubercules pointus.
Chélipèdes (9) minces et grêles.
Pattes ambulatoires (pl. IV, fig. C, E) très longues, formées d’articles aplatis. P2 spinuleux sur
les bords de tous les articles ; extrémité distale du propode et du dactyle formant la structure « en
piège » caractéristique. P3 avec le mérus spinuleux sur le bord supérieur, inerme sur le bord inférieur ;
propode avec le bord supérieur armé d’épines nombreuses, presque régulières, et avec le bord inférieur
simplement serrulé (1-2 épines peuvent dépasser).
P4 avec le mérus armé de spinules espacées sur les deux tiers proximaux du bord supérieur (une
petite dent subdistale est présente), inerme sur le bord inférieur (sauf l’épine distale). Propode sublisse
sur le bord inférieur, orné de.9-10 spinules incurvées sur le bord supérieur, dont 7-8 fortes. P5 inerme,
sauf les deux spinules distales sur le bord inférieur du mérus et du propode. Franges de soies plumeuses
sur le carpe, le propode et à la base du dactyle.
Remarques
L’espèce la plus proche de Platymaia rebierei sp. nov. est P. bartschi Rathbun (cf. supra,
fig. 5 A-E, 10 A-D, pl. III, fig. A-E). Ces deux espèces ont en commun : la forme générale du corps,
lequel est ovalaire ; la granulation de la face dorsale ; la réduction des épines sur la carapace ; la struc¬
ture de la région frontale avec l’épine rostrale plus longue que les épines pseudorostrales (mais chez
P. rebierei les trois seuls spécimens connus sont des femelles de même taille, dont l’une avec un rostre
court assez épaissi à la base : cela ne suffit pas pour apprécier les variations de cette région).
Parmi les différences entre P. bartschi et P. rebierei sp. nov., il faut signaler : la proéminence
plus marquée de l’ensemble des aires gastriques chez P. bartschi (pl. III, fig. B, E), le sillon délimitant
ces aires ainsi que l’aire cardiaque étant plus marqué chez P. bartschi que chez P. rebierei sp. nov.
Chez P. bartschi, la spinulation de la face dorsale, qui est émoussée chez les plus grands spéci¬
mens, est plus marquée chez les individus de taille similaire à celle de nos trois P. rebierei femelles :
par exemple, chez les deux exemplaires mâles de P. bartschi (pl. III, fig. D-E) de la station 44 aux Phi¬
lippines (MUSORSTOM I), les diverses spinules dorsales sont beaucoup plus aiguës que chez les
P . rebierei (pl. IV, fig. C-F) de taille presque identique.
Par contre, chez P. bartschi (fig. 5 A, pl. III, fig. B, E), que ce soit à une très grande ou à une
petite taille, manquent les trois spinules assez fortes qui longent le bord supraorbitaire chez P. rebierei
(fig. 9 E, pl. IV, fig. D, F) et qui semblent la caractéristique principale de P. rebierei sp. nov.
Comme nous 1 avons déjà dit, la région rostrale semble assez voisine chez les deux espèces ; mais
nous manquons d’éléments de comparaison en ce qui concerne P. rebierei.
Enfin, chez P bartschi, le bord supérieur du propode de P4 est inerme, alors qu’il porte plu¬
sieurs epmes (9-10, dont 7-8 fortes) chez P. rebierei sp. nov., autre différence très nette entre ces deux
especes.
A noter que les P. bartschi japonaises de Sakai (19656 : 39, 43, frontisp. III ; 1976 : 176,
p . ) ne nous paraissent pas tout à fait typiques en raison de la présence d’une spinule près du bord
ePmeS S“r le ^supérieur (moitié distale) du propode de P4, traits qui rappellent
P. rebierei mais ne permettent pas 1 identification à cette espèce.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
115
L'espèce néo-zélandaise Platymaia maoria Dell (cf. supra, fig. 9 A-D, 10 E-F, pl. IV, fig. A-B)
offre une région rostrale analogue à celle de P. rebierei, tout au moins à ceux des individus à rostre
mince et effilé (pl. IV, fig. D), et une région supraorbitaire garnie de trois spinules comme chez
P. rebierei sp. nov. (pl. IV, fig. D, F). Mais de nombreuses différences séparent P. maoria de P. rebie¬
rei, notamment le développement des spinules sur la face dorsale de P. maoria et, chez cette même
espèce, la forme du bord postérieur de la carapace qui est muni d’une spinule aiguë à chacun des
angles.
Distribution géographique
Nouvelles-Hébrides.
Genre Cyrtomaia Miers, 1886
Cyrtomaia Miers, 1886 : 14.
Pour la synonymie, cf. Guinot et Richer de Forges, 1982a : 1089-1101 ; 19826 : 5-88.
Remarques
Le genre Cyrtomaia Miers, 1886, dont l’espèce type est Cyrtomaia murrayi Miers, a été révisé
par Guinot et Richer de Forges (19826). Actuellement \ vingt (? vingt et une) espèces peuvent lui
être rapportées, mais il contient certainement un nombre encore plus grand de formes.
Grâce au matériel récolté par les expéditions MUSORSTOM, Cyrtomaia murrayi Miers, seule¬
ment connue avec certitude de sa patrie d’origine, les îles Kei, et par une mention du Japon (Sakai,
1976 : 180), a été retrouvée aux Philippines. Il semble que plusieurs Cyrtomaia des Philippines doivent
être identifiées à C. suhmi Miers, espèce très mal connue ; les individus de très grande taille rapportés à
C. suhmi permettront dans l’avenir une confrontation avec C. curviceros Bouvier et la détermination
des caractères distinctifs de ces deux espèces, dans l’hypothèse de leur validité respective. C. horrida
Rathbun et C. echinata Rathbun sont retrouvées aux Philippines, leur patrie d’origine. A l’occasion de
ce travail, nous redonnons une description et des figures d’une Cyrtomaia difficile à interpréter,
C. intermedia Sakai, et cela grâce à deux échantillons de Guam aimablement communiqués par le
Dr L. G. Eldredge.
Cyrtomaia murrayi Miers, 1886
(Pl. VI, fig. I)
Cyrtomaia murrayi Miers, 1886 : 15, pl. 3, fig.l, 1 a-e : îles Kei ; Rathbun, 1893 : 230 (cit. à propos de C. smi-
thi).
Cyrtomaia Murrayi, McArdle, 1900 : 474 (cit.) ; Bouvier, 1915 : 11 (clef).
Cyrtomaia murrayi, Balss, 1924 : 23 (liste).
? Cyrtomaia murrayi, Barnard, 1926 : 120 ; 1950 : 33, Fig. 6, d : Afrique orientale portugaise ; Kensley, 1981 :
39 (cit.).
Cyrtomaia Murrayi, Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 160 (liste).
Cyrtomaia murrayi, Bennet, 1964 : 30 (liste).
Cyrtomaja murrayi, Serène et Lohavanijaya, 1973 : 44, 46 (clef).
Cyrtomaia murrayi, Sakai, 1976 : 176 (clef), 180, pl. 62 : Japon ; Serène et Vadon, 1981 : 123, 128 : Philip¬
pines ; Guinot et Richer de Forges, 1982a : 1089 (cit. à propos de C. ericinà) ; 19826 : 16, fig. 5 A-B,
6 A-B, 7 A-B (redescription et refiguration du syntype des îles Kei, Challenger coll.).
4. Une nouvelle espèce, Cyrtomaia guillei Guinot, découverte à l’île de La Réunion, vient d’être décrite [cf. Guinot,
CNFRA 1984 (1985) n° 55 : 7-31, fig. 1-5, 1 fig. n.n., pl. 1-4].
Source : MNHN, Paris
116
D. GUINOT ET B. R1CHER DE FORGES
Matériel
MUSORSTOM I
Station 51, 200-170 m : 1 9 33 x 40 mm (longueur avec le rostre) (MP-B7802).
Station 71, 174-204 m : 1 cr 17 X 20 mm (longueur avec le rostre) (MP-B7803).
Remarques
Les deux spécimens récoltés aux Philippines correspondent parfaitement à Cyrlorraia murrayi
Miers, 1886, dont nous avons récemment examiné le syntype (c/. Guinot et Richer de Forges,
19826). Les caractéristiques principales de cette espèce (pl. VI, fig. I) sont les suivantes : céphalothorax
élargi ; face dorsale garnie de plusieurs spinules en plus des épines principales ; épines protogastriques
les plus longues de toutes celles de la face dorsale et insérées sur une protubérance ornée de plusieurs
autres spinules aiguës ; deux épines gastriques impaires placées l’une derrière l’autre mais assez espa¬
cées, l’antérieure étant la plus longue et très acérée ; une paire d’épines cardiaques longues et aiguës ;
épine intestinale impaire pointue bien marquée, située presque sur le bord postérieur de la carapace ;
épines pseudorostrales courtes, n’atteignant pas l’extrémité du rostre ; pédoncule oculaire grêle, doté
d’une seule corne ; présence d’une spinule préoculaire assez longue ; bord supraorbitaire muni d’une
épine longue et acérée chez la femelle de la station 51, plus courte et triangulaire chez le petit mâle de
la station 71 (à noter qu’elle est bien développée chez le syntype, un mâle de 18 x 20,5 mm) ; article
basal antennaire armé d’une longue épine bifide subdistale et d’une dent triangulaire subproximale ; P4
et P5 avec le propode et le dactyle frangés de longues soies plumeuses ; mérus avec plusieurs rangées
d’épines ; carpe fortement serrulé sur le bord supérieur.
Les Cyrtomaia murrayi signalées du Japon par Sakai (/oc. c/7.) sont conformes au syntype et à
notre matériel philippin. En revanche, les références se rapportant à des C. murrayi de la côte est-afri¬
caine (Barnard, 1926 et 1950, loc. cil) sont à revoir.
Distribution
Iles Kei. Japon. Philippines. ? Côte est-africaine.
Cyrtomaia suhmi Miers, 1886
(Fig. 11 B, 12 A-B, 14 A-C, pl. V, fig. A-D, F-I)
Cyrtomaia suhmii Miers, 1886 : 16, pl. 3, fig. 2, 2a-2c : entre les Philippines et la mer des Moluques.
Cyrtomaia suhmi , Rathbun, 1893 : 230 (cit. à propos de C. smithi ).
? Cyrtomaia suhmi var., Alcock, 1899 : 45 : Travancore.
Cyrtomaia suhmi, McArdle, 1900 : 474 (cit.) ; Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 157, 160 (liste) : Sumbawa ;
Bennett, 1964 : 30 (liste).
Cyrtomaia suhmi typica, Serêne et Lohavanijaya, 1973 : 46 (clef).
? Cyrtomaia suhmi, Griffin, 1974 : 9 : Andaman.
Cynommawodridgeri (sic pour goodridge», Serêne et Vadon, 1981 : 123, 128 : Philippines (matériel MUSORS-
Cyrtomaia curgicms, Serêne et Vadon, 1981 : 123. 128 : Philippines (matériel MUSORSTOM I)
,r'°m° " GulN0T et r‘c™r “ : 16, 21, fig. 10, Il A B. 23 B (redescription de l'holo-
nec Cyrtomaia suhmi, Griffin et Brown, 1974 : 252, fig 6 • Australie
nec Cyrlomaia Suhmi typica, Dofle.m Im : 54, pl. 19, fig. I, 2 : Sumatra, Nias, Nicobar. Sombrero-Kanal .
! C. gaillardi Guinot et Richer de Forges, 1982.
nec Cyrtomaia Suhmi platyceros Dofiein, 1904 : 55, pl. 19, fig. 3 : côte est-africaine.
MUSORSTOM I
Station 44, 610-592 m : 1 cr 99 X 93 mm (MP-B7246).
Station 47, 757-685 m : une carapace en très mauvais état avec pattes détachées (MP-B7247).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
117
Station 49, 925-750 m : un fragment de carapace, 1 c r juv. 15,5 x 17 mm (MP-B7249).
Station 53, 975-1 125 m : 1 spec. 9 29 x 32 mm en mauvais état et mou (MP-B7248).
MUSORSTOM II
Station 55, 865-866 m : 1 cr en mauvais état, 1 9 juv. 22 x 25 mm (MP-B7797).
Station 56, 980 m : 1 cr 33 x 34 mm (MP-B7796).
Station 79, 620-700 m : 1 cr 97 x 94 mm environ (MP-B7799).
Remarques
Les spécimens de petite taille récoltés aux Philippines lors des campagnes MUSORSTOM I et II
peuvent être rapportés à Cyrtomaia suhmi Miers, dont nous avons récemment examiné et redécrit
l’holotype, un exemplaire juvénile récolté au nord de la mer des Moluques (Guinot et Richer de
Forges, 19826). Ces petits individus, souvent incomplets ou abîmés, offrent une taille comparable à
celle de l’holotype, un mâle de 25 x 28 mm, à la carapace endommagée, que nous refigurons ici
(pl. V, fig. D), et sont aussi des juvéniles comme l’indique le faible développement des chélipèdes par
rapport aux autres pattes. Pour comparaison avec C. suhmi, nous représentons une femelle de 22 x
25 mm, impubère (pl. V, fig. A-C).
Les principales caractéristiques que nous avons relevées chez C. suhmi (autant qu’on puisse en
juger, étant donné le très mauvais état du seul spécimen connu jusqu’à présent dans cette espèce) se
retrouvent comme suit chez les spécimens juvéniles du matériel MUSORSTOM. Les épines pseudoros-
trales sont relativement longues et un peu divergentes. Un granule orbitaire intercalaire est toujours pré¬
sent, y compris chez les plus petits individus. Les épines protogastriques, précédées d’un granule qui
peut être spiniforme (notamment la femelle MP-B7797), sont de loin les épines les plus développées,
bien que toutes les autres épines (branchiales antérieures, gastrique impaire, cardiaques paires et posto¬
culaires) soient toutes assez longues ; l’orientation des épines protogastriques est difficile à préciser car
l’extrémité est souvent cassée ; elles sont très divergentes, par exemple, chez le spécimen femelle MP-
B7797. L’épine gastrique impaire est bien développée. Il existe une épine épibranchiale aiguë. L’épine
branchiale antérieure est développée et acérée (pl. V, fig. B) ; deux tubercules lui font suite postérieure¬
ment, l’antérieur surtout étant spiniforme. L’article basal antennaire (fig. 12 B) est armé de trois
grandes épines et de spinules plus petites.
A noter que le petit individu juvénile mâle de 15,5 x 17 mm (MP-B7249) offre une épine gas¬
trique impaire très longue, des épines protogastriques fortement divergentes et des épines cardiaques
extrêmement développées.
Sur l’ensemble de ces échantillons, les faibles dimensions des chélipèdes mâles, avec un propode
encore cylindrique, l’étroitesse de l’abdomen femelle et la morphologie relativement indifférenciée du
pléopode 1 mâle indiquent qu’il s’agit d’individus juvéniles, comme l’est sans doute aussi l’holotype de
C. suhmi (pl. V, fig. D).
En revanche, deux très gros spécimens récoltés par MUSORSTOM (MP-B7246 et MP-B7299)
sont des adultes certainement très âgés, montrant notamment un accroissement considérable des chélipè¬
des avec un élargissement accentué de la paume dans sa partie distale (pl. V, fig. F, I) : ils offrent tous
deux des caractères similaires et représentent sans conteste la même espèce. Mais le notable écart de
taille avec les petites C. suhmi citées précédemment nous avait au départ laissé un doute quant à
l’appartenance à C. suhmi, malgré la proximité des localités de récolte. En effet, la ressemblance avec
C. curviceros Bouvier, 1915, connu par un énorme spécimen du Japon, l’holotype (c/. Guinot et
Richer de Forges, 18826 : 16, clef, 24, fig. 12 A-D), et par des mentions japonaises (Sakai, 1976 :
181, pl. 61), est troublante.
Le magnifique spécimen mâle de la station 44 MUSORSTOM 1976 (MP-B7246), qui est figuré
ici (pl. V, fig. F-I), porte deux très grandes épines protogastriques développées en cornes et subparal¬
lèles, deux longues épines pseudorostrales extrêmement divergentes (chez l’autre spécimen MP-B7799,
ces dernières sont cassées) ; des rides marquées sont présentes sur la face dorsale comme chez
l’holotype de C. curviceros. Il y a un granule orbitaire intercalaire petit mais bien net (fig. 1 1 B).
Source : MNHN, Paris
118
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
81 mm (épines cassées), Japon, Sagami Bay, off
Nagai, 650-700 m, by Crab-net, H. Ikeda 16-5-1982
(BLT 1067, Tokushima biol. Lab.) : région orbitaire
et antennaire (x 2,2) où l’on ne distingue aucun
granule sur le bord supraorbitaire.
Fig. 11 B. — Cyriomaia suhmi Miers, cr 99 x 93 mm,
MUSORSTOM I, st. 44, 610-592 m (MP-B7246) :
région orbitaire (x 2), avec un granule orbitaire
intercalaire.
A
Fig. 12A-B. — Cyriomaia suhmi Miers. A, c r
99 x 93 mm, MUSORSTOM I, st. 44, 610-
592 m (MP-B7246) : article basal antennaire et
pédoncule oculaire (x 3,3) ; B, Ç juv. 29 x
32 mm, MUSORSTOM 1, st. 53, 975-1 125 m
(MP-B7248) : article basal antennaire et pé¬
doncule oculaire (x 6,6).
L’article basal antennaire (fig. 12 A) de l’exemplaire de la station 44 est armé de quatre spinules subé¬
gales et de petites spinules. Le PU c r (fig. 14 A-C) est incurvé à son extrémité et offre une ornementa¬
tion des plus réduites.
Nous publions ici une photographie d’un grand individu japonais de C. curviceros (pl. V, fig. E)
qui a été mis à notre disposition par K. Sakai et K. Muraoka, que nous remercions.
Grâce à l’amabilité de K. Sakai et de H. Ikeda qui nous ont procuré un spécimen japonais de
C. curviceros provenant de Sagami Bay (off Nagai, 650-700 m et pris au casier), à savoir une femelle
mesurant 77 x 81 mm environ (sans les épines rostrales, toutes les épines de la carapace étant cassées),
nous sommes en mesure de comparer une C. curviceros topotypique à nos grosses Cyrtomaia des îles
Philippines. La ressemblance est frappante. Nous ne pouvons malheureusement pas prendre en considé¬
ration les proportions ni la forme des épines qui sont toutes endommagées sur l’individu japonais. Une
seule différence importante nous frappe : chez C. curviceros (fig. 1 1 A), le bord supraorbitaire est lisse
comme chez l’holotype (c/. Guinot et Richer de Forges, loc. cit.), tandis que chez nos deux spéci¬
mens, pourtant plus gros, des Philippines, est toujours présent un granule orbitaire intercalaire
(fig. 1 1 B). Par ailleurs, le mérus de mxp3 offre un angle antéro-externe proéminent avec deux spinules
obliques chez C. curviceros, tandis que chez les grands individus philippins le mérus de mxp3 n’offre
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
119
pas d’angle saillant du côté externe. Ces deux différences nous incitent à laisser séparées les espèces
C. suhmi et C. curviceros, qui atteignent toutes deux une taille considérable, avec un grand accroisse¬
ment des chélipèdes provenant de leur croissance allométrique. Il conviendra évidemment de recomparer
ces deux espèces, avec un matériel plus représentatif et de comfirmer cette distinction.
Une question troublante est en suspens : que représente la Cyrtomaia suhmi australienne signalée
par Griffin et Brown (1976 : 252, fig. 6) ? Là encore il s’agit d’individus de grande taille, manifeste¬
ment âgés, qui montrent une épine aiguë sur le bord orbitaire, très visible sur la photographie publiée
par les deux auteurs. Or, C. curviceros possède — nous venons de le confirmer — un bord supraorbi-
taire lisse, ce qui à note avis est suffisant pour écarter ces grosses Cyrtomaia d’Australie de la synony¬
mie de C. curviceros.
En conclusion, l’identité des Cyrtomaia ressemblant à C. curviceros est à revoir. Pour l’instant,
nous identifions à C. suhmi les deux individus respectivement de 97 et 99 mm de long, originaires des
Philippines.
Distribution
Entre les Philippines et la mer des Moluques. Sumbawa (Ihle et Ihle-Landenberg, 1931). Phi¬
lippines, où les deux individus âgés des stations 44 (MUSORSTOM I) et 79 (MUSORSTOM II) ont été
récoltés à des profondeurs moins importantes (610-592 m et 620-700 m) que les juvéniles qui ont été
recueillis entre 965 et 1 125 m, par exemple à la station 53.
Cyrtomaia horrida Rathbun, 1916
(PI. VI, fig. A-C)
Cyrtomaia horrida Rathbun, 1916 : 532 : île Apo (entre Negros et Siquijor).
Cyrtomaja horrida , Balss, 1924 : 23 (liste).
Cyrtomaia horrida typica, Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 155 (cit . ) .
? Cyrtomaja horrida, Yokoya, 1933 : 145 : Japon ; Sakai, 1938 : 242 (cit.) ; 1940 : 37 (cit.).
Cyrtomaia horrida, Estampador, 1937 : 550 (cit.) ; 1959 : 110 (cit.) ; Bennett, 1964 : 30 (liste) ; Griffin, 1976 :
188, fig. 3 (photographie de Phototype) ; synonymie pro parte et matériel examiné pro parte.
Cyrtomaia horrida, Serène et Lohavanijaya, 1973 : 46 (clef). Cf. Griffin et Brown, 1976 : 253 (cit. à propos
de C. suhmi)-
nec Cyrtomaia horrida, Sakai, 1976 : 178 (clef), 180, pl. 60 : Japon ; Takeda, 1980a : 71 : Pacifique central ;
19806 : 279 : « Kyushu-Palau Submarine Ridge ».
? Cyrtomaia horrida japortica Balss, 1924 : 23, pro parte (seule la femelle ovigère d’Okinose, Japon, serait
C. horrida, d’après Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 155).
? nec Cyrtomaia horrida pilosa Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 154.
Cyrtomaia horrida, Guinot et Richer de Forges, 19826 :16 (clef), 36, fig. 19 A-E, 20 A-B, 23 C, Cl, 23 E : Phi¬
lippines (matériel de VAlbatross, USNM).
Matériel
MUSORSTOM II
Station 75, 300-330 m : 1 9 35 x 36 mm (longueur avec le rostre) (MP-B7800) ; ? 1 spéc. juv.
10 mm de long environ (MP-B7801).
Remarques
Dans notre récente révision du genre Cyrtomaia (cf. Guinot et Richer de Forges, 19826),
nous avons mis au point la synonymie de C. horrida Rathbun et indiqué les caractères qui permettent
de distinguer cette espèce de C. tenuipedunculata Ihle et Ihle-Landenberg, 1931, Cyrtomaia tombée
dans l’oubli.
L’échantillon femelle de la station 75 (pl. VI, fig. A-C) est une C. horrida typique : granulation
Source : MNHN, Paris
120
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
dense sur la face dorsale ; épines protogastriques bien développées et les plus longues sur la carapace
mais n’ayant pas encore atteint la longueur rencontrée par exemple sur 1 holotype ( cf . Guinot et
Richer de Forges, 19826., fig. 19A-B, E) ; épine postoculaire longue et acérée ; épine gastrique
impaire flanquée de deux spinules ; épine orbitaire intercalaire forte et dirigée obliquement du côté
externe ; épines pseudorostrales assez longues (à peu près comme le rostre) et à surface granuleuse ;
article basal antennaire armé de trois fortes épines principales ; articles suivants cylindriques et
inermes ; des spinules pointues sur le bord inférieur du mérus de P4 (sauf dans la partie tout à fait dis¬
tale) et des spinules courtes sur le bord inférieur du mérus de P5 (seulement dans la moitié proximale).
Grâce à ce spécimen femelle encore frais, nous pouvons bien observer la pilosité : elle consiste
en soies courtes régulièrement disposées sur la surface granuleuse de la carapace ; quelques soies en cro¬
chet se trouvent sur l’aire mésogastrique. Cette constatation nous amène à penser — comme nous
l’avions déjà supposé — que les femelles (comme les jeunes) de C. horrida possèdent une pubescence
plus fournie que les grands individus.
Il s’avère aussi avec de plus en plus de probabilité que C. pilosa Ihle et Ihle-Landenberg, 1931,
serait bien un synonyme de C. horrida Rathbun (cf. Guinot et Richer de Forges, 19826 : 16, clef,
45).
C’est avec un léger doute que nous rattachons à Cyrtomaia horrida un très petit spécimen juvé¬
nile de moins de 10 mm de long : en effet, s’il présente les caractères principaux de cette espèce,
notamment une épine orbitaire intercalaire longue et oblique, et une spinulation partielle sur P4 et P5,
il porte une spinule préorbitaire tout à fait atypique. A noter que la pubescence est très peu développée
chez cet individu juvénile.
Distribution
La seule mention certaine de C. horrida concerne des captures aux îles Philippines à l’île Apo
entre Negros et Siquijor, ainsi qu’une autre dans la mer des Moluques, entre Gillolo et les îles Kayoa.
C. horrida est certainement une espèce typique de la faune des Philippines. A noter que les mentions de
C. horrida au Japon (Sakai, 1976, loc. cit.) et dans le Pacifique central (TAKEDA, 1980c) sont à véri¬
fier.
Cyrtomaia echinata Rathbun, 1916
(Fig. 13 D-F, 14 F-H, pl.VI, fig. D-F)
Cyrtomaia echinata Rathbun, 1916 : 533 : Philippines.
Cyrtomaja echinata, Balss, 1924 : 23 (liste).
Cyrtomaia echinata, Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 160 (liste) ; Estampador, 1937 : 550 (cit ) • 1959 • 110
(cit.) ; Bennett, 1964 : 30 (liste).
Cyrtomaja echinata, Serène et Lohavanijaya, 1973 : 45-46 (clef).
ÇyrW/wc/c ectocw, GRtFFtN, 1976 ; 196, fig. 2 (photographie de l’holotype et distribution : Philippines) ; cf. Grif-
fig VkT 976 253 CU 3 propos de C' sm,thî) : Gu,not et Richer de Forges, 19826 : 16 (clef), 47,
Matériel
B7798).
MUSORSTOM II
Station 36, 595-569 m: lu (MP-B8058).
Station 38, 1 650 m : 1 cr 53 x 57,4 mm (longueur avec le rostre) (MP-B7595).
Station 39, 1 030-1 190 m : 5 Cf juv. (spéc. figuré pl. VI, fig. F : 15 X 15 mm), 1 ç juv. (MP-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
121
remarques
Cette belle espèce, la plus rugueuse-spinuleuse de tout le genre Cyrtomaia Miers, n’était connue
jusqu’à présent que par le matériel original récolté par Y Albatross aux Philippines, entre 730 et
1 500 m.
C’est seulement en 1976 que Griffin ( loc . cit.) a publié la première illustration de l’espèce en
figurant une photographie de la femelle holotype, déposée à l’USNM, et a donné la liste des échan¬
tillons philippins récoltés par Y Albatross et rapportés par Rathbun (loc. cit.) à C. echinata.
Le grand spécimen mâle de la station 38 (pl. VI, fig. D-E) recueilli au cours de la campagne
MUSORSTOM 1980 possède encore sa coloration, laquelle est rose corail. Les caractéristiques de
Cyrtomaia echinata sont bien représentées à savoir : présence d’un petit granule sur l’auvent supraorbi-
taire (fig. 13 D) à l’emplacement de l’épine préoculaire de C. murrayi Miers et de C. ericina Guinot et
Richer de Forges ; épines protogastriques de loin les plus longues sur la face dorsale et effilées ; pré¬
sence de très nombreuses autres épines, de spinules et de granules sur la carapace ; existence d’une
épine orbitaire intercalaire relativement étroite et courte mais très acérée et flanquée d’une ou deux spi¬
nules (fig. 13 E-F) ; épines pseudorostrales longues et effilées, bien plus grandes que le rostre ; épines
épibranchiales fines mais bien développées ; épines branchiales antérieures très longues et effilées (cas¬
sées sur l’exemplaire mâle de la station 38 photographié pl. VI, fig. D-E, mais bien distinctes chez le
juvénile figuré pl. VI, fig. F) ; pédoncule oculaire très court et trapu, doté d’une seule corne ; épine
intestinale longue et pointue, située assez en avant du bord postérieur ; en arrière, sur le bord posté¬
rieur lui-même, deux épines placées côte à côte et, un peu en avant, une autre épine mais impaire.
Nous pouvons préciser que l’article basal antennaire (fig. 13 E) est armé de cinq épines princi¬
pales à gauche, six épines à droite, de taille inégale. P4 est orné d’épines sur le mérus ainsi que, en
nombre réduit, sur le carpe. P5, qui est très allongé, n’est orné de quelques spinules que sur le bord
inférieur et tout à fait proximal du mérus. Pli o" : fig. 14 F-H.
Les petits spécimens juvéniles de la station 39 (pl. VI, fig. F) offrent les caractéristiques sui¬
vantes : le granule préorbitaire spiniforme ; le bord supraorbitaire granuleux, avec deux spinules plus
marquées ; des épines protogastriques très longues, un peu divergentes ; l’épine branchiale antérieure
développée, fine et acérée ; l’épine épibranchiale acérée ; une paire d’épines cardiaques très aiguës ; un
granule intestinal et, sur le bord postérieur, une paire de spinules.
Distribution
Philippines. La capture de Cyrtomaia echinata à 1 650 m représente la récolte la plus profonde
de Cyrtomaia dans l’ Indo-Pacifique.
Cyrtomaia intermedia Sakai, 1938
(Fig. 13 A-C, 14 D-E, pl. VI, fig. G-H)
Cyrtomaja intermedia Sakai, 1938 : 241, fig. 21, pl. 35, fig. 3 : loc. inconnue ; 1940 : 55 (cit.) ; Serêne et
Lohavanijaya, 1973 : 45, 46 (clef).
Cyrtomaia intermedia , Sakai, 1976 : 178 (clef), 179, fig. 95 (cit.) ; Guinot et Richer de Forges, 19826 :
16 (clef), 57, fig. 35 (cit. et refiguration de l’holotype).
Matériel
Guam, Double Reef, middle bail (ridge below), shrimp trap n° 97, 800 fath., 30 nov. 1976,
Eldredge coll. et det. ? Cyrtomaia intermedia : 1 cr 41 x 46 mm (avec des Lepas sur la carapace et
l’abdomen).
Guam, shrimp trap, 13 août 1975, Eldredge coll. et det. ? Cyrtomaia intermedia : 1 cr 21,5 x
23,3 mm.
Source : MNHN, Paris
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
122
Fig. 13 A-C. — Cyrtomaia intermedia Sakai, cr 21,5 x 23,3 mm, Guam, shrimp trap, L. Eldredge coll. : A, région fronto-
orbitaire, vue dorsale ; B, id„ vue ventrale ; C, profil (x 3,7).
Fig. 13 D-F. — Cyrtomaia echinata Rathbun, cr 53 x 57,4 mm, MUSORSTOM II, st. 38 (MP-B7595) : A, région fronto-orbi-
taire, vue dorsale ; B, id., vue ventrale ; C, profil (x 2,6).
Remarques
Cyrtomaia intermedia est connue par un unique exemplaire de localité inconnue, sans doute du
Japon. Le type, un mâle de 32 x 35,5 mm, « probably not extant » (Sakai, 1976 : 179), a été illustré
par une photographie que nous avons récemment reproduite (Guinot et Richer de Forges, loc. cit.)
et qui, par suite de la cassure en leur milieu des épines protogastriques, donne une idée fausse de cette
espèce : en réalité, ces épines sont très longues et développées en cornes. Cela explique comment nous
avons été amenés à mal interpréter C. intermedia dans l’étude finale des espèces du genre Cyrtomaia
(Guinot et Richer de Forges, ibid. : 79-83, Fig. 53, 54). Au lieu d’être placée à proximité de C. gra-
Source : MNHN, Paris
Fig. 14. — Premier pléopode sexuel mâle dans le genre Cyrtomaia Miers.
A-C, Cyrtomaia suhmi Miers, cr 99 x 93 mm, MUSORSTOM I, st. 44 (MP-B7246) : A, Pli (x 6,5) ; B-C, id., apex sous deux
angles différents (x 30).
D-E, Cyrtomaia intermedia Sakai, cr 41 x 46,4 mm, Guam, Double Reef, shrimp trap n° 97, L. Eldredge coll. : D, Pli
(x 10,7)5 B, id., apex (x 13,5).
F-H, Cyrtomaia echinata Rathbun, a 53 x 57,4 mm, MUSORSTOM II, st. 38 (MP-B7595) : F, Pli (x 8,5) ; G-H, id., apex
sous deux angles différents (x 27).
Source : MNHN, Paris
124
D. GUINOT ET B. R1CHER DE FORGES
nulosa Guinot et Richer de Forges, dans le même groupe que C. smithi Rathbun et C. ihlei Guinot et
Richer de Forges, Cyrtomaia intermedia doit être située dans le groupe E aux côtés de C. horrida Rath¬
bun (cf. supra, pl. VI, fig. A-C).
Nous rattachons à C. intermedia deux échantillons recueillis au casier au large de 1 île de Guam
et aimablement communiqués par L. Eldredge, qui supposait déjà leur appartenance à 1 espèce de
Sakai. Les deux spécimens mâles de Guam présentent les principales caractéristiques de C. intermedia,
à savoir : la face dorsale couverte de granules, petits mais fort nets et serrés ; les épines pseudorostrales
(fig. 13 A-B, pl. VI, fig. G-H) bien développées et un peu incurvées vers l’avant ; des épines protogas¬
triques (pl. VI, fig. G-H) très longues, développées en cornes, inclinées vers l’avant et subparallèles ;
l’épine gastrique impaire très longue et analogue par ses dimensions à l’épine branchiale antérieure,
laquelle est remarquablement effilée.
Sakai ( loc . cit.) signale sur le type une épine « which is elongate, between the latéral gastric
spine and the intercalated spine » ; nos deux spécimens montrent entre ces deux épines une crête granu¬
leuse avec, au milieu, un amas saillant composé de deux à quatre tubercules. Alors que la face dorsale
du type est indiquée comme glabre (« no hairs » : Sakai, loc. cit.), le petit mâle de Guam offre d’assez
nombreuses soies en crochet sur les épines protogastriques elles-mêmes (partie basale), en avant de
celles-ci et sur la région rostrale ; ces soies ont en partie disparu chez le grand mâle (peut-être par suite
d’un brossage ou simplement par usure).
Nous pouvons préciser divers points mal connus de la morphologie de C. intermedia. L’épine
orbitaire intercalaire a une forme particulière : chez le petit mâle (fig. 13 A), elle est coudée vers son
extrémité, laquelle s’incline du côté externe ; chez le mâle plus grand, du côté droit, l’épine intercalaire
est oblique, tandis que du côté gauche elle est bifide, avec deux pointes inégales. L’article basal anten-
naire (fig. 13 B) présente deux longues épines sur le bord externe et une plus faible, subdistale ; les arti¬
cles suivants sont cylindriques et étroits. Le mérus de P4 et P5 est granuleux et garni de soies peu ser¬
rées. Pour le Pli o-, cf. fig. 14 D-E.
C. intermedia se distingue de C. horrida Rathbun, qui possède également de très longues épines
protogastriques développées en cornes (au moins chez l’holotype), par sa face dorsale couverte de gra¬
nules moins gros et glabre (à l’exception des soies en crochet bien localisées), par ses épines branchiales
antérieures un peu moins longues (à vérifier), par l’absence de la paire de tubercules (amas de granules)
qui flanque l’épine gastrique impaire, par l’épine orbitaire intercalaire qui n’est pas aussi acérée ni diri¬
gée si obliquement, par le mérus de P4 et de P5 moins sétifère et surtout sans spinules à la face infé¬
rieure.
Distribution
? Japon. Guam.
Genre Pleistacantha Miers, 1879
Pleistacantha Miers, 1879 : 24 (espèce lype : P. sanctijohannis Miers) ; Ortmann, 1893 : 39 ; Doflein, 1904 • 76 •
Balss 1924 : 21 ; Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 160 ; Sakai, 1938 : 206 (clef), 232 ; 1976 : 155 (clef)!
SJrïïü" 1969 : 492 • « LohaVanuaya, 1973 : « ; oLSf
Echinoplax Miers, 1886 : 31 (espèce type : P. moseleyi ) ; Alcock, 1895 • 178
Parapleisticant ha Yokoya, 1933 : 140 (espèce type : P. japonica).
Remarques
. . , , Le genre Miers, 1879, classiquement rattaché aux Inachinae ou aux Inachidae, a
au eemë PfcLU"er“' eSPC“ 'T""’'’ R ”"«('»*“»»*■ Six espèces sont communément attribuées
au genre Plastacanth, t, a savoir : P. sanctijohannis Miers, 1879, du Japon ; P. moseleyi (Miers 1886)
originaire des Philippines ; P. onyx Ortmann, 1893, originaire du Japon ; P. terribilis Rathbun, 1932,’
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
125
originaire du Japon ; P. japonica (Yokoya, 1933), originaire du Japon ; P. simplex Rathbun,- 1932,
également originaire du Japon. Récemment (Guinot et Richer de Forges, 1982a), nous avons réhabi¬
lité P. cervicornis Ihle et Ihle-Landenberg, 1931, des îles Kei, et avec réserve P. erecta Ihle et Ihle-
Landenberg, 1931, d’Indonésie. Nous avons décrit une espèce nouvelle de Nouvelle-Calédonie,
P. exophthalmus. Revenant sur notre première idée, nous inclinons à penser aujourd’hui que P. pun-
gens (Wood-Mason) pourrait bien être la forme adulte de P. moseleyi et donc un synonyme de cette
dernière (cf infra).
L’étude du matériel MUSORSTOM apporte confirmation de la validité de l’espèce P. cervicor¬
nis, dont quatre spécimens ont été capturés aux Philippines. Aux Philippines nous trouvons en abon¬
dance P. sanctijohannis, non avec les épines pseudorostrales très relevées comme chez P. erecta mais au
contraire avec un pseudorostre peu incliné comme il est mentionné dans la description originale, concer¬
nant du matériel japonais. L’autre espèce très commune, semble-t-il, aux Philippines est P. oryx , qui
avait surtout été signalée au Japon. En examinant cette espèce nous avons été amenés à proposer la
réhabilitation de P. rubida (Alcock, 1895), de la mer des Andaman, considérée généralement comme
synonyme de P. oryx : malheureusement, nous n’avons pas pu examiner le type d’Echinoplax rubida
Alcock, vraisemblablement déposé à l’Indian Muséum, Calcutta. En outre nous séparons une espèce
de l’océan Indien en la laissant sous l’appellation Pleistacantha sp. : il s’agit d’un échantillon déterminé
P. ? rubida (Alcock) par Calman (mais non publié) et déposé au British Muséum. Enfin, nous suppo¬
sons que la Pleistacantha oryx de Griffin (1974 : 28), du golfe d’Aden et du golfe d’Oman, appartient
non pas à P. oryx mais à une espèce distincte qui serait soit P. rubida (Alcock), soit une autre espèce,
peut-être nouvelle, distincte de la Pleistacantha sp. (? rubida de Calman).
Pleistacantha sanctijohannis Miers, 1879
Pleistacantha sancti-johannis Miers, 1879 : 24, pl. 1, fig. 1 : Japon ; Ortmann, 1893 : 39 : Japon.
Plistacantha [s/c] Sanctijohannis , Doflein, 1902 : 655 : Japon.
Pleistacantha sancti-johannis , Parisi, 1916 : 283 (pro parte, fide Balss, 1924 : 22) : Japon ; Balss, 1924 : 22,
fig. 1 : Japon.
Pleistacantha Sancti-johannis, Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 160 (cit. à propos de Pleistacantha Sancti-johan¬
nis subsp. erecta).
Pleisticantha [s/c] sancti-johannis, Yokoya, 1933 : 138 : Japon.
Pleistacantha sancti-johannis, Sakai, 1934 : 293 ; 1935 : 78, pl. 15, fig. 1 ; 1938 : 233, pl. 23, fig. 1 ; 1965a : 70,
pl. 30, fig. 3 : Japon ; Miyaké et al., 1962 : 127 (cit. du Japon) ; Serène et Lohavanijaya, 1973 : 42
(clef), 44, fig. 67-72, pl. 7 B : mer de Chine méridionale.
Pleistacantha sanctijohannis, Kim et Park, 1972 : 61, fig. 6 A-C, pl. 1, fig. 5 : Corée ; Kim, 1973 : 513, 661,
fig. 235 A-D, pl. 100, fig. 183 : Corée ; 1977 : 208 (cit. de Corée) ; Sakai, 1976 : 172 (clef), pl. 53, fig. 2 :
Japon; Guinot et Richer de Forges, 1982/j : 1105-1107 : cit. à propos de P. erecta Ihle et Ihle-
Landenberg, 1931 ; Kim et Kim, 1982 : 154 (cit. de Corée).
Matériel
MUSORSTOM 1
Station 25, 191-200 m : 1 9 ovigère 21 X 17 mm (MP-B7987).
Station 32, 184-193 m : 1 cr 15 x 11 mm (MP-B7988).
Station 35, 126-187 m : 1 cr 17 X 15 mm (MP-B7982).
Station 36, 187-210 m : 1 9 24 x 20 mm, 1 9 ovigère 23 x 19 mm (MP-B7989).
Station 65, 195 m : 1 cr 16 x 10 mm, 1 ç 23 x 19 mm (MP-B7981).
Station 69, 187-199 m : 1 9 ovigère 22 X 16 mm (MP-B7984).
Station 71, 174-204 m : 2 cr 17 x 14 mm, 16 x 12 mm, 1 9 11 x 9 mm, 1 9 ovigère 19 x
16 mm, 3 petits spécimens endommagés (MP-B7983).
MUSORSTOM II
Station 10, 176-183 m : 1 cr 9,4 x 6,5 mm (MP-B7990).
Station 19, 189-192 m : 2 cr, 1 9 ovigère (rostre cassé) (MP-B8071).
Source : MNHN, Paris
126
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Station 20, 192-185 m : 1 cr 19,5 x 13 mm, 1 9 21,8 x 16,3 mm (MP-B7985).
Station 68, 185-195 m : 1 cr 15,5 x 14 mm (rostre cassé), 1 9 juv. 13 x 9,5 mm (MP-B7986).
Remarques
Décrit pour un seul spécimen mâle provenant du Japon, Pleistacantha sanctijohannis Miers, 1879
(loc. cit.), qui est l’espèce type du genre Pleistacantha Miers (1879 : 24), a été souvent retrouvée dans
sa patrie d’origine, ainsi qu’en Corée et dans la mer de Chine méridionale.
Les échantillons philippins que nous signalons dans le présent travail sont sensiblement confor¬
mes à la description originale de P. sanctijohannis.
Nous avons récemment réhabilité — au moins provisoirement — en l’élevant au rang d’espèce,
P. erecta Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 (p. 160) (cf. GuiNOT et Richer de FORGES, loc. cit.), récoltée
en Indonésie, entre Timor et Rotti. La principale différence entre P. erecta et P. sanctijohannis con¬
cerne l’inclinaison des épines pseudorostrales, en grande partie contiguës chez ces deux espèces :
l’ensemble est beaucoup plus redressé chez P. erecta que chez P. sanctijohannis. On a signalé des varia¬
tions de ce pseudorostre chez P. sanctijohannis mais elles concernent principalement l’écartement plus
ou moins accentué des deux épines, ainsi que leur divergence plus ou moins accusée distalement.
Notre abondant matériel philippin ne nous montre que de très faibles variations concernant
l’inclinaison des épines pseudorostrales : celles-ci sont peu redressées et indiquent l’appartenance à
P. sanctijohannis bien plus qu’à P. erecta. Selon les individus, la contiguïté des épines pseudorostrales
est plus ou moins accentuée et présente presque jusqu’à l’extrémité ; parfois, la divergence apparaît au
début de la partie distale. Il semble qu’il n’y ait pas de variations des épines pseudorostrales selon le
sexe. Chez les juvéniles, le « rostre » semble plus court, avec divergence dans certains cas. Nous ratta¬
chons à P. sanctijohannis tous les échantillons récoltés au cours des campagnes MUSORSTOM :
l’espèce japonaise s’étendrait donc à l’ouest jusqu’aux Philippines. Nous nous étonnons de l’absence de
représentants de P. erecta, pourtant de provenance plus proche (entre Timor et Rotti).
Distribution
Japon. Corée. Mer de Chine méridionale. Philippines.
(Fig. 15 A-C, 16 A, C, Ea, 18 A-D, pl. VII, fig. A-D)
Pleistacantha oryx Ortmann, 1893 : 39 : Japon (Sagami Bay) ; Sakai, 1963 : 14, 16 (comparaison avec le type de
P. moseleyi Miers) ; 1965a : 69, fig. 10a, b, d, pl. 30, fig. 2 : Japon ; 1973 : 172, fig. 93, pl. 55 : Japon.
Pleistacantha orynx (s/c), Takeda et Miyaké, 1969 : 492 : mer de Chine orientale.
Pleistacantha moseleyi (nec Echinoplax moseleyi Miers, 1886), Balss, 1924 : 21 : Japon : Yokoya 1933 • 138 •
Japon ; Sakai, 1938 : 234, fig. 20a, b, pl. 34, fig. 2-3 : Japon.
? nec Echinoplax rubida Alcock, 1895 : 179 : mer des Andaman ; Alcock et Anderson, 1896, Illustr. « Investig »
pl. 17, fig. 2, 2a (cf. infra, sous Pleistacantha rubida).
? Pleistacantha oryx, Griffin, 1974 : 28 : golfe d’Aden, golfe d’Oman
"“'TêS oryx, Serène et Lohavamjaya, 1973 : 43 (clef) ; Griffi», 1976 : 209 : Philippines (matériel de
1 Albatross) ; Guinot et Richer de Forges, 1982a : 1101 (cit.). H '
MUSORSTOM I
Station 12, 187 m : 1 o- 27 x 20 mm (rostre : 6,5 mm) (MP-B8926).
Station 27, 192 m : 1 cr 20 x 16 mm (rostre : 6 mm) (MP-B8930).
Station 35, 186 m : 1 cr 27 x 21 mm (rostre : 6 mm) (MP-B8924).
Station 63, 191-195 m : 1 cr 24 x 18 mm (rostre : 12 mm) (MP-B8925).
Station 68, 185-195 m : 1 a 34 x 26,3 mm (rostre : 16 mm) (MP-B8923).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
127
MUSORSTOM II
Station 26, 299-320 m : 1 cr 26 x 20 mm, 19 13 mm de large (rostre cassé) (MP-B8927).
Station 31, 230-204 m : 1 c r adulte et 1 9 juv. endommagés (MP-B8928).
Station 64, 181-177 m : 1 9 27,2 x 20,5 mm (MP-B8932).
Station 72, 183-168 m : 1 9 ovigère 30 x 23 mm (MP-B8931).
CORINDON II
Détroit de Macassar, station 273 , 200-120 m : 1 9 24,4 x 19 mm (rostre cassé) (MP-B8929).
USNM, Washington
Japan, off Honshu Id., Albatross, station 3707, 63-75 fms, May 8, 1900 : 1 cr 46 x 19 mm
(USNM 46644).
Forschungsinstitut Senckenberg
Japan, Tosa Bay, K. Sakai leg., non déterminé : 1 cr de 44 mm de large environ (SMF).
Remarques
Les nombreux échantillons cités ci-dessus récoltés au cours des deux campagnes MUSORSTOM
1976 et 1980 peuvent être identifiés à Pleistacantha oryx Ortmann. Deux spécimens sont figurés ici, l’un
avec les épines pseudorostrales divergentes (fig. 15 A-C, pl. VII, fig. C), l’autre avec les épines
pseudoros-trales d’abord parallèles puis écartées (pi. VII, fig. D).
Nous les avons comparés à un spécimen topotypique japonais (île Honshu), déposé à l’USNM et
provenant d’une expédition de l’ Albatross, que nous représentons ici (pl. VII, fig. A-B).
Les caractéristiques principales de P. oryx sont les suivantes :
rostre (épine interantennulaire) bifurqué seulement à l’extrémité distale (fig. 15 C) (ce qui dis¬
tingue P. oryx de P. moseleyi où la bifurcation se réalise à la base du rostre : cf. Sakai, 1963 : 16 ;
1965a : 69, fig. 10 a-c) ;
épines pseudorostrales longues, divergentes dès la base (parfois un peu rapprochées dans la par¬
tie proximale), avec des spinules accessoires sur toutes les faces (sauf du côté médian) et seulement dans
la moitié proximale (fig. 15 A-C ; pl. VII, fig. D) ;
carapace avec les diverses régions peu marquées et notamment aires branchiales non renflées ni
rapprochées vers le plan médian ;
face dorsale recouverte de nombreuses spinules acuminées, parmi lesquelles se trouvent un cer¬
tain nombre d’épines nettement plus épaisses (pl. VII, fig. A-D) ;
aire hépatique (fig. 16 A, Ea) munie : 1) de deux longues épines, l’antérieure plus forte, bifide et
garnie de spinules accessoires, la postérieure plus courte et généralement simple ; 2) de petites spinules à
peu près d’égale longueur sauf une plus allongée située près de l’épine postérieure ;
pilosité consistant en soies assez abondantes, disposées également sur les épines, des plus courtes
aux plus développées, et jusqu’à leur extrémité. Pilosité plus abondante, semble-t-il, chez la femelle ;
article basal antennaire : fig. 15 B ; de part et d’autre de l’article urinaire, une spinule, plus
développée du côté externe, parfois obtuse du côté interne ;
entre l’article urinaire et la grande épine hépatique antérieure, une épine assez forte, flanquée
généralement d’une épine plus petite du côté interne et, parfois, d’autres très petites spinules ;
angle antéro-externe du cadre buccal seulement serrulé, sans épine saillante (fig. 16 C) ;
pattes ambulatoires allongées, avec P4 et P5 nettement plus courts que P2 et P3, mais cependant
avec le mérus, le carpe et le propode relativement longs [et non comme chez P. rubida (Alcock) où les
deux derniers péréiopodes sont très courts] ; chez le mâle, mérus de P4 et de P5 garni sur les deux
bords de spinules nombreuses mais plutôt courtes, surtout sur P5. Spinulation souvent plus forte chez
la femelle ;
Pli cr : fig. 18 A-D.
Source : MNHN, Paris
128
D. GU1N0T ET B. RICHER DE FORGES
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
129
Pleistacantha oryx se caractérise donc : 1) par le rostre bifurqué seulement à l’extrémité, ce qui
la différencie de P. moseleyi (Miers), au rostre séparé en deux dès la base ; 2) par la présence de fortes
épines disposées sur les principales aires de la carapace et se distinguant très nettement des nombreuses
autres spinules plus courtes et plus fines qui couvrent la face dorsale : en cela P. oryx se distingue de
P. moseleyi (pl. Vil, fig. J) où l’ornementation consiste en épines longues, minces et plus uniformes,
certaines étant seulement un peu plus allongées. P. oryx ne peut être confondue avec P. simplex
Rathbun (pl. VII, fig. K), à la carapace garnie de courtes épines laciniées pratiquement équivalentes
ainsi que de soies épaisses, aux épines pseudorostrales très courtes et au rostre divisé en deux pointes
dès la base ; 3) par les épines pseudorostrales divergentes dès la base (pl. VII, fig. A-B, C), plus rare¬
ment s’écartant seulement à mi-hauteur (pl. VII, fig. D), ce qui la sépare immédiatement de P. sancti-
johannis Miers, aux épines pseudorostrales accolées. Les épines pseudorostrales distinguent également
P. oryx de P. cervicornis Ihle et Ihle-Landenberg dont les épines pseudorostrales sont « en bois de
cerf » (pl. VII, fig. I) et dont le rostre est simple.
Les mentions de Pleistacantha oryx concernent principalement le Japon (c/. synonymie). Les
P. oryx de 1 ’Albatross rapportées par Griffin (1976 : 209) des Philippines appartiennent vraisemblable¬
ment aussi à P. oryx, comme celles des campagnes MUSORSTOM.
En revanche, on peut se demander si les P. oryx de l’expédition Anton Bruun provenant du
golfe d’Aden et du golfe d’Oman signalées par Griffin (1974 : 28) sont bien identifiées. Il faudrait les
comparer à P. rubida (Alcock) qui représente peut-être une espèce valide (c/. infra, pl. VII, fig. E).
Nous figurons ici (pl. VII, fig. F-G) un spécimen femelle provenant de la côte de Somalie : une diffé¬
rence notable par rapport à P. oryx (fig. 16 C) est l’angle antéro-externe du cadre buccal marqué par
une longue épine (fig. 16 D).
La Pleistacantha identifiée P. ? rubida par Calman et déposée au British Muséum, que nous
figurons ici (fig. 16 B, D, Eb, 17 A-C, 18 E-F, pl. VII, fig. H), nous laisse un doute : ce n’est pas
P. oryx et nous ne pouvons pas la comparer à P. rubida (Alcock). Pour l’instant, nous la dénommons
Pleistacantha sp. Pour les différences entre ces diverses espèces, cf infra sous P. rubida (Alcock).
Distribution
Japon. Mer de Chine orientale. Philippines.
Pleistacantha rubida (Alcock,
(Pl. VII, fig. E)
Echinoplax rubida Alcock, 1895 : 179 : mer des Andaman ; Alcock
pl. 17, fig. 2, 2a.
Pleistacantha rubida, Serène et Lohavanijaya, 1973 : 42, 43 (clef),
1982o : 1101 (cit.).
nec Pleistacantha oryx Ortmann, 1893 : cf. supra.
Remarques
Nous n’avons malheureusement pas pu examiner le matériel type de cette espèce, qui a été
décrite de la mer des Andaman et a ensuite été mise en synonymie avec P. oryx Ortmann (cf. supra,
fig. 15 A-C, 16 A, C, Ea, 18 A-D, pl. VII, fig. A-D), à savoir par Sakai (1963 : 14, 17 ; 1973 : 172) et
par Griffin (1974 : 28), tandis que Serène et Lohavanijaya (1973 : 43) la maintiennent séparée.
Dans le doute, nous préférons aussi considérer pour l’instant P. rubida comme une espèce
valide, certes très proche de P. oryx mais peut-être distincte. Les ressemblances portent sur la face dor¬
sale où, parmi les spinules, ressortent de grosses et épaisses épines disposées sur les aires principales.
Une différence nous semble résider dans la forme des P4 et P5, aux articles plus courts que chez
P. oryx.
1895)
et Anderson, 1896, Illustr. « Investig. »,
44 (cit.) ; Guinot et Richer de Forges,
Source : MNHN, Paris
130
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Fig. 16 A, C. — Pleistacantha oryx Ortmann, cr 27 x 21 mm, MUSORSTOM I, st. 35, 186 m (MP-B8924) : A, régions hépa¬
tique et sous-hépatique ( x 6,3) ; C, angle antéro-externe du cadre buccal serrulé ( x 10,4).
Fig. 16 B, D. - Pleistacantha sp„ cr 38 x 28 mm, 24°49' N-56°56' E, W. T. Calman det. Pleistacantha ? rubida (BM
1910.4.20.1-3) : B, régions hépatique et sous-hépatique (x 6,3) ; D, angle antéro-externe du cadre buccal armé d’une
longue épine (x 10,4).
Fig. 16 E. — Silhouette comparative schématique du bord antéro-latéral de la carapace et du rebord ptérygostomien : a) chez
Pleistacantha oryx Ortmann et b) chez Pleistacantha sp., Calman det. Pleistacantha ? rubida (Alcock) (BM 1910.4.20.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
131
Nous publions ici une photographie (pl. VII, fig. E) de P. rubida reprise des Illustr. « Investig. »,
pl. 17, fig. 2. On peut comparer P. rubida à une Pleistacantha représentée par un échantillon compor¬
tant trois spécimens récoltés à 24°49' N-56°56' E (déposé au British Muséum : BM 1910.4.20.1-3) et
déterminée Pleistacantha ? rubida par Calman : nous figurons ici (fig. 16 B, D, Eb, 17 A-C, 18 E-F,
pl. VII, fig. H) cette magnifique espèce, qui se distingue par ses aires branchiales renflées et rappro¬
chées de l’axe longitudinal médian, par l’angle externe du cadre buccal marqué par une forte épine
(fig. 16 D), absente chez P. oryx (fig. 16 C), par les épines principales de la face dorsale longues et
acérées plus fines et moins nombreuses (fig. 16 B) que chez P. oryx (fig. 16 A) et par la base du
Pli o r (fig. 18 E-F) plus court que chez P. oryx (fig. 18 A-D). Nous laissons cette Pleistacantha sans
désignation spécifique et la nommons Pleistacantha sp.
Il conviendra aussi de tenir compte des Pleistacantha du golfe d’Aden et du golfe d’Oman rap¬
portées à P. oryx par Griffin (1974 : 28) et qui sont peut-être une autre espèce (cf. pl. VII, fig. F-G) :
par exemple, chez la Pleistacantha de Griffin, l’angle antéro-externe du cadre buccal est marqué par
une longue épine comme chez Pleistacantha sp. (fig. 16 D), ce qui n’est pas le cas chez P. oryx
(fig. 16 C). Mais l’espèce de la côte de Somalie identifiée à P. oryx par Griffin offre une spinulation
plus abondante sur la face dorsale, accompagnée de soies nombreuses, ainsi que les deux régions bran¬
chiales bien séparées, ce qui la distingue de la Pleistacantha sp. (? P. rubida selon Calman) où,
notamment, les régions branchiales sont presque confluentes médialement (pl. VII, fig. H) ; de plus, les
pattes ambulatoires sont plus courtes, grêles, cylindriques et aussi armées d’une spinulation sur P5 plus
forte, semble-t-il, que chez P. oryx et que chez Pleistacantha sp.
Distribution
Mer des Andaman.
Remarques sur P. moseleyi (Miers) et Pleistacantha pungens (Wood-Mason) (pl. VII, fig. J)
Dans un récent travail (Guinot et Richer de Forges, 1982a : 1101, 1102, 1110) nous avions
proposé, sous toutes réserves, la réhabilitation de Pleistacantha pungens (Wood-Mason, in Wood-
Mason et Alcock, 1891 : 259 ; Illustr. « Invest. », 1896, pl. 17, fig. 1 ; 1899, pl. 39) originaire de la
mer des Andaman, en lui rapportant plusieurs grands échantillons recueillis à Madagascar. La synony¬
mie P. pungens = P. moseleyi (Miers, 1886 : 32, pl. 4, fig. 2), pratiquement reconnue par tous les car-
cinologistes, nous paraissait douteuse. P. moseleyi est en fait une espèce mal connue : l’holotype, une
femelle de 15 x 12 mm, est déposée au British Muséum.
Aujourd’hui, alors que nous avons examiné un grand nombre d’espèces du genre Pleistacantha,
nous nous demandons, si comme l’ont cru auparavant de nombreux auteurs, P. pungens ne représente
pas la forme adulte, de grande taille, de P. moseleyi : l’holotype de P. moseleyi, que nous refigurons
ici (pl. VII, fig. J), ne serait que le juvénile. Il faudrait, pour avoir une certitude, comparer le matériel
type de P. pungens (mer des Andaman) à l’holotype de P. moseleyi (Philippines) : s’il y a conformité,
c’est P. moseleyi qui a priorité. P. moseleyi (comme P. pungens) se caractérise par les épines de la face
dorsale acuminées et grêles, à peu près toutes de même épaisseur, avec seulement çà et là quelques épi¬
nes un peu plus allongées. Il n’y a pas de fortes épines triangulaires nettement différentes des autres sur
la face dorsale spinuleuse, comme c’est le cas chez P. oryx Ortmann (cf. supra, pl. VII, fig. A-D) et
chez P. rubida (Alcock), si cette dernière est valide (cf. supra, pl. VII, fig. E).
II est étonnant qu’aucun échantillon de P. moseleyi (Miers) n’ait été récolté au cours des cam¬
pagnes MUSORSTOM aux Philippines, alors que c’est le pays d’origine de cette espèce. C’est pourquoi
nous en publions ici une photographie (pl. VII, fig. J).
Rappelons qu’en 1963 (p. 151-154, fig. 1-5) Gordon a signalé une Pleistacantha moseleyi du
British Muséum, originairement déterminée Echinoplax pungens et provenant de la mer des Andaman,
un spécimen mâle présentant une anomalie, c’est-à-dire cinq paires de pléopodes.
P. moseleyi a été signalée récemment en eau profonde, au large de Dar es Salam par Sankaran-
kutty et Subram ani am (1976 : 22).
Source : MNHN, Paris
132
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
133
Fig. 18. — Premier pléopode sexuel mâle dans le genre Pleistacantha Miers.
A-B, Pleistacantha oryx Ortmann, cr de 44 mm de large environ, Japon, Tosa Bay, K. Sakai leg. (SMF) : A, Pli en entier
(x 11) ; B, id., extrémité (x 37).
C-D, Pleistacantha oryx Ortmann, cr 27 x 21 mm, MUSORSTOM 1, st. 35, 186 m (MP-B8924) : C, Pli en entier (x 28) ;
D, id., apex (x 61).
E-F, Pleistacantha sp., cr 38 x 28 mm, 24°49' N-56°56 E, W. T. Calman det. Pleistacantha ? rubida (Alcock) (BM 1910.4.20.
1-3) : E, PU en entier (x 22) ; F, id., apex (x 58,3).
Pleistacantha cervicornis ihle et Ihle-Landenberg, 1931
(PI. Vil, fig. I)
Pleistacantha cervicornis Ihle et Ihle-Landenberg, 1931 : 161 : îles Kei ; Rathbun, 1932 : 30 (cit. à propos de
P. terribilis) ; Guinot et Richer de Forges, 1982a, p. 1107, fig. 8 B, 8 Bl, pi. 4, fig. 1, la (redescription
des types de P. cervicornis).
Matériel
MUSORSTOM II
Station 53, 216-215 m : 3 o- 21 x 16 mm (rostre cassé), 20 x 17 mm, 19 x 16 mm (rostre :
11,6 mm) 1 ç ovigère 21 x 16 mm (MP-B8059).
Source : MNHN, Paris
134
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Remarques
Cette espèce qui, non figurée lors de sa description, était tombée dans l’oubli, a été réhabilitée
récemment (cf. Guinot et Richer de FORGES, 1982a, loc. cit .) ». Sa capture aux îles Philippines cons¬
titue donc la deuxième mention de l’espèce, originairement décrite des îles Kei.
Pleistacantha cervicornis est une magnifique espèce, dont les caractéristiques principales sont les
suivantes : rostre non bifide ; épines pseudorostrales allongées et portant des spinules sur toutes les
faces, d’où un aspect en « bois de cerf » ; face dorsale glabre, aux régions à peine indiquées, et cou¬
verte de très longues spinules acérées, certaines étant plus développées en longueur mais non en épais¬
seur ; pédoncules oculaires grêles et spinuleux ; yeux ovoïdes, moyennement développés ; article basal
antennaire armé de deux épines distales et articles 4 et 5 dotés de spinules fines ; chélipèdes grêles, for¬
tement épineux, avec une main cylindrique et des doigts minces et longs ; péréiopodes garnis d’une
ornementation abondante, consistant en de très longues épines mélangées à de longues soies raides.
Pleistacantha cervicornis est extêmement proche de l’espèce japonaise P. terribilis Rathbun,
1932, décrite seulement un an plus tard, dont nous avons récemment donné une nouvelle description
(cf. Guinot et Richer de Forges, 1982a : 1109, fig. 7 C, 8 C, 8 Cl, pl. 4, fig. 2, 2a).
Distribution
Indonésie, aux îles Kei, entre 200-300 m environ. Iles Philippines vers 200 m.
Sous-famille Epialtinae MacLeay, 1838
Genre Sphenocarcinus A. Milne Edwards, 1875
Sphenocarcinus A. Milne Edwards, 1875, pl. 17, fig. 5 ; 1878 : 135 ; Alcock, 1895 : 193 ; Rathbun, 1916 : 539-
542 ; 1925 : 185-189 ; Sakai, 1938 : 277, 286 ; 1976 : 193, 202, 203 (clef), 205 ; Garth, 1958 : 182 (clef),
217 ; Griffin, 1976 : 211-215 ; Takeda et Nagai, 1979 : 18 ; Takeda, 1980a : 72-74.
Oxypleurodon Miers, 1886 : 38 (espèce-type : O. stimpsoni Miers).
Espèce type : Sphenocarcinus corrosus A. Milne Edwards, 1875, de l’Atlantique (côte américaine).
Remarques
Au genre Sphenocarcinus A. Milne Edwards, 1875, sont actuellement rapportées 13 espèces, à savoir :
deux espèces américaines : S. corrosus A. Milne Edwards, 1875, l’espèce type, de la côte atlantique
américaine, et S. agassizi Rathbun, 1895, de la côte pacifique américaine ;
et 11 espèces indo-ouest-pacifiques : 5. ve/utinus (Miers, 1886) ; S. stimpsoni (Miers, 1886) ; S. cuneus
(Wood-Mason, 1891) ; S. aurorae Alcock, 1899 ; S. carbunculus Rathbun, 1906 ; S. luzonicus
Rathbun, 1916 ; S. auritus Rathbun, 1916 ; S. nodosus Rathbun, 1916 ; S. sphenocarcinoides
(Rathbun, 1916) ; S. bidens Sakai, 1969 ; S. coralliophilus Takeda, 1980.
Les différences par rapport au genre Rochinia A. Milne Edwards, notamment en ce qui concerne
les espèces dotées de plaques surélevées sur la carapace, sont à revoir. A noter que la Pugettia velutina
de Miers (1886 : 41) est placée dans Rochinia par Alcock (1895 : 206 ; Sakai, 1938 : 278 ; 1976 :
échantillon ainsi étiqueté : «
grande taille en très bon état
5. Depuis la parution '
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
135
224 ; SerèNE et Lohavanijaya, 1973 : 58), tandis que Griffin (1976 : 215) considère un Sphenocarci¬
nus velutinus : pour le détail, voir infra, sous Sphenocarcinus biparti tus sp. nov.
Presque toutes les espèces indo-pacifiques ont été récoltées dans des eaux relativement profondes.
Il faut noter que l’espèce S. coralliophilus Takeda a été décrite, dans le Pacifique central, comme inféo¬
dée au Corail Corallium.
Nous proposons ci-après une clef des espèces indo-ouest-pacifiques du genre Sphenocarcinus
(c’est-à-dire à l’exclusion des deux espèces américaines). A ces onze espèces connues, nous ajoutons
trois espèces nouvelles : l’une des Philippines, S. bipartitus sp. nov., deux de Nouvelle-Calédonie,
S. stuckiae sp. nov. et S. orbiculatus sp. nov.
Clef des espèces indo-ouest-pacifiques du genre Sphenocarcinus 6
Al. Rostre composé d’une épine unique, impaire . S. cuneus (Wood-Mason, 1891)
[et S. aurorae Alcock, 1899]
A2. Rostre composé de deux lobes ou épines.
Bl. Rostre court et aplati, arrondi à l’extrémité, formé de deux lobes seulement séparés par une fente ;
plaques cardiaque et intestinale réunies, formant une pièce en forme d’ancre de marine .
S. auritus Rathbun, 1916
B2. Rostre composé de deux épines plus ou moins divergentes.
Cl. Face dorsale munie de nodosités non surélevées en plates-formes et recouverte d’un tomentum abon¬
dant, devenant très court sur les nodosités latérales.
Dl. Nodosités hépatique et branchiale en forme de pointes triangulaires. . S. velutinus (Miers, 1886)
D2. Nodosités hépatique et branchiale en forme de bosses arondies . S. nodosus Rathbun, 1916
C2. Face dorsale munie en partie ou en totalité de nodosités en plates-formes, à bords carénés.
Dl. Face dorsale munie d’une part de nodosités arrondies et recouvertes de soies épaisses dans toute
la partie médiane, d’autre part de nodosités en plates-formes, finement pubescentes, notamment
les hépatique et branchiale, d’où un faciès composite . S. bipartitus sp. nov.
D2. Face dorsale munie de plaques seulement dans la partie postérieure ; région hépatique sous forme
d’une épine conique ; ailleurs, des tubercules . S. sphenocarcinoides (Rathbun, 1916)
D3. Face dorsale garnie uniquement de nodosités en plates-formes.
El. Seulement une nodosité branchiale, donc impaire, de chaque côté.
Fl. Nodosités à bords plus ou moins anguleux ; épines rostrales assez longues .
S. stimpsoni (Miers, 1886)
F2. Nodosités renflées, lisses, aux bords arrondis. Épines rostrales courtes, en V largement
ouvert . 5. orbiculatus sp. nov.
E2. Une paire de nodosités branchiales de chaque côté.
Fl. Nodosité hépatique en forme de pointe spinuleuse ; nodosité branchiale postérieure éga¬
lement spinuleuse . S. coralliophilus Takeda, 1980
F2. Nodosité hépatique non étirée en pointe, formant avec la plaque sous-orbitaire une pièce
en forme de fer à cheval.
Gl. Nodosité branchiale postérieure pointant latéralement.
Hl. Une plaque longeant tout le bord postérieur sous forme d’une bande étroite.
1 1. Nodosités de la face dorsale sublisses, surélevées ; plaque gastrique plus ou
moins ovalaire . S. luzonicus Rathbun, 1916
1 2. Nodosités de la face dorsale peu surélevées, recouvertes d’une courte pubes¬
cence ; plaque gastrique au contour circulaire . S. stuckiae sp. nov.
H2. Au-dessous de la plaque cardiaque, une plaque intestinale ovale impaire et, de
chaque côté, une plaque supplémentaire . S. bidens Sakai, 1969
G2. Nodosité branchiale postérieure arrondie ; une nodosité intestinale arrondie ; épines
rostrales très courtes . S. carbunculus Rathbun, 1906
6. Pour les Sphenocarcinus à rostre simple, voir l’article D. Guinot et B. Richer de Forges, sous presse : « Révision of
the Indo-Pacific Sphenocarcinus with a single rostrum and description of two new species ». Marine Res. Indonesia.
Source : MNHN, Paris
136
D. GU1N0T ET B. RICHER DE FORGES
Sphenocarcinus stimpsoni (Miers, 1886)
(Fig. 19 C-D, 21 A-B, pl. VIII, fig- G-I)
Oxypleurodon stimpsoni Miers, 1886 : 38, pl. 6, fig. I, la, lb : Philippines et îles Kei ; Ortmann, 1893 : 43 :
SphenàZSnus stimpsoni, ALCOCK, 1899 : 51 : Columbo ; RATHBUN, 1916 : 450 (cil.) i Balss, 1924 : 28 : Japon.
Oxypleurodon stimpsoni, Estampador, 1937 : 550 (cil.) ; 1959 110 (cit.).
Sphenocarcinus stimpsoni, Sajou, 1934 : 294 : Corée ; 1938 : 286, pl. 29, fig 3 : Japon ; 1976 : 203 (cleO, pl- 72,
fig. 1, pl. 73, fig. 1 : Japon ; Kamita, 1941 : 245 : Corée ; Kim, 1973 : 534, 665, pl. 103, fig. 196 (eu. de
Corée) ; Griffin, 1976 : 215 : Philippines et mer des Moluques.
Matériel
MUSORSTOM II
Station 15, 320-326 m : 1 9 ovigère 10 x 11,3 mm (MP-B7992).
Station 31, 230-204 m : 1 cr 12,4 X 11,7 mm, 1 9 ovigère 11 X 11 mm (MP-B7993).
Remarques
Deux échantillons de Sphenocarcinus provenant des stations 15 et 31 de l’expédition MUSORS¬
TOM 1980 appartiennent à Sphenocarcinus stimpsoni (Miers, 1886).
Sphenocarcinus stimpsoni (fig. 19 C-D, 21 A-B, pl. VIII, Fig. G-I), décrit pour deux échantillons
originaires des îles Kei et des Philippines, fait partie des Sphenocarcinus ayant deux épines rostrales dis¬
tinctes et un nombre relativement réduit de plaques sur la carapace. Par la disposition des plaques sur
la face rostrale, notamment par la grande plaque branchiale unique, S. stimpsoni ressemble au groupe
d’espèces renfermant S. cuneus (Wood-Mason) et S. aurorae Alcock, lesquelles se distinguent immédia¬
tement par leur rostre impair.
S. stimpsoni offre certaines similitudes avec S. luzonicus Rathbun (fig. 19 A-B, 21 C-D, pl. VIII,
fig. A-F), espèce également originaire des Philippines et à rostre pair ; mais S. stimpsoni s’en sépare
notamment par la présence de chaque côté d’une plaque branchiale unique (au lieu de deux paires
symétriques, dont la postérieure pointant latéralement, chez S. luzonicus) ; par la forme de la plaque
cardiaque étirée transversalement chez S. stimpsoni (plus arrondie chez S. luzonicus) ; à noter aussi
que, chez S. stimpsoni, les plaques semblent un peu moins surélevées que chez S. luzonicus. Chez
5. stimpsoni, les chélipèdes et les pattes ambulatoires portent des carènes très marquées, obsolètes sur
les appendices tomenteux de S. luzonicus.
Chez S. stimpsoni, les plaques de la carapace sont glabres mais apparaissent piquetées par des
ponctuations, comme Miers (1886, pl. 6, fig. 1) et Sakai (1976, pl. 73, fig. 1) l’ont bien illustré. Chez
le mâle de la station 31 (fig. 19 C-D, pl. VIII, fig. G, H), les épines rostrales sont relativement un peu
plus longues et plus divergentes que chez l’autre spécimen, une femelle ovigère de la même station 31,
et que chez la femelle ovigère de la station 15.
Distribution
Sphenocarcinus stimpsoni est une espèce à distribution relativement large : elle semble plutôt
commune, à la fois aux Philippines, au Japon, en Corée. La campagne MUSORSTOM II l’a récoltée à
la station 15, c'est-à-dire au sud-est de Luçon, où elle cohabite avec S. luzonicus.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
137
Fig. 19 A-B. — Sphenocarcinus luzonicus Rathbun, Ç ovigére 17 x 17,7 mm, MUSORSTOM II, st. 15 (MP-B7991) : A, région
rostrale, face dorsale ; B, région antenno-orbitaire (x 8).
Fig. 19C-D. — Sphenocarcinus slimpsoni (Miers), cr 12,4 x 11,7 mm, MUSORSTOM II, st. 31 (MP-B7993) ; C, région ros¬
trale, face dorsale ; D, région antenno-orbitaire (x 10).
Source : MNHN, Paris
138
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Sphenocarcinus luzonicus Rathbun, 1916
(Fig. 19 A-B, 21 C-D, pl. VIII, fig. A-F)
Sphenocarcinus luzonicus Rathbun, 1916 : 539 : côte orientale de Luçon ; Estampador, 1937 : 552 (cit.) ; 1959
112 (cit.) ; Griffin, 1976 : 211, fig. lia : Luçon, Jolo ; Serène et Vadon, 1981 . 124, 129, pl. 4E . Phtlif
pines (matériel MUSORSTOM 1).
Matériel
MUSORSTOM II
Station 15, 320-326 rarlu juv. 9 x 7 mm, 2 9 ovigères 17 x 17,7 mm (rostre cassé), 16 x
17 mm (MP-B7991).
USNM, Washington
East coast of Luzon, off San Bernardino Light, Albatross, st. 5475, June 24, 1909, 195 fath. :
holotype, cr 20,6 x 19 mm (longueur du rostre 10,5 mm) (USNM 48210).
Sulu Archipelago, Jolo I. and vicinity, Albatross, st. 5561, Dec. 20, 1909 : 1 spéc. o- de 20 mm
de long (sans le rostre) (USNM 49520).
Remarques
Sphenocarcinus luzonicus a été décrit par Rathbun (1916 : 539) des Philippines, plus particuliè¬
rement de Luçon, en même temps que trois autres espèces du genre, de provenance analogue. Cette
espèce semble n’avoir jamais été retrouvée depuis ; Griffin (1976 : 211, fig. lia), qui publie une pho¬
tographie de l’holotype, fait seulement mention d’un autre échantillon déterminé S. luzonicus récolté
par V Albatross dans l’archipel de Sulu à l’île de Jolo et déposé à l’USNM.
Nous avons sous les yeux d’une part l’holotype de Sphenocarcinus luzonicus, un très beau mâle
aux larges plaques saillantes, d’autre part le spécimen de l’île de Jolo, un mâle un peu plus petit.
L’holotype de Sphenocarcinus luzonicus (pl. VIII, fig. A-D) se caractérise : par son rostre com¬
posé de deux épines assez longues, divergentes ; par les plaques de la carapace surélevées, ponctuées et
non complètement glabres ; par la présence de deux plaques branchiales de chaque côté, la postérieure
formant une avancée pointant latéralement ; par la plaque cardiaque aux contours arrondis ; par la
plaque gastrique en forme de goutte d’eau, avec un tubercule antérieur impair et, de chaque côté
médialement, un granule ; par les plaques oculaires saillantes ; par le carpe des chélipèdes portant une
dépression limitée par deux crêtes ; par les pattes ambulatoires à articles allongés, non carénés et
tomenteux.
En comparant l’holotype de Luçon à l’exemplaire mâle de l’île de Jolo (pl. VIII, fig. E), nous
observons chez le spécimen type : la plaque gastrique plus élargie médialement ; la plaque cardiaque
d’une forme plus circulaire ; la plaque branchiale antérieure non pas étirée vers l’extérieur mais d’une
forme triangulaire ; la plaque branchiale postérieure élargie du côté interne et s’effilant progressivement
vers l’extérieur (au lieu de la plaque étroite du spécimen de l’île de Jolo). Les plaques latérales sont
également un peu différentes chez les deux spécimens. Enfin, si la plaque gastrique est flanquée d’un
petit tubercule sétifère similaire chez les deux spécimens, chez l’holotype le tubercule de part et d’autre
de 1 aire cardiaque est plus développé ; en revanche, chez l’individu de l’île de Jolo, le tubercule impair
présent en avant de la plaque gastrique est beaucoup plus gros que celui de l’holotype. Le rostre est
analogue chez les deux exemplaires, bien qu’il paraisse posséder des épines un peu plus divergentes vers
l’extrémité chez le spécimen de Jolo (l’une des épines est cassée chez cet individu).
Les différences que nous avons relevées entre l’holotype philippin (Luçon) de S. luzonicus et le
spécimen de l’archipel de Sulu (Jolo) nous semblent entrer dans le cadre des variations spécifiques, non
liées au sexe (puisqu’il s’agit de deux mâles). Une confirmation de la variabilité spécifique nous est
donnée lorsque nous examinons le matériel récolté par l’expédition MUSORSTOM 1980 à la station 15
au sud-est de Luçon, donc topotypique de S. luzonicus : il s’agit d’un échantillon composé de deux
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
139
femelles ovigères et d’un mâle juvénile. Des différences, peut-être en partie liées au sexe, séparent les
deux femelles (pl. VIII, fïg. F) de l’holotype mâle. Le nombre des plaques et leur disposition sur la
carapace sont les mêmes mais, dans la matériel MUSORSTOM, la plaque gastrique est plus étroite, la
plaque cardiaque a des bords antérieur et postérieur rectilignes, la plaque branchiale postérieure est très
étroite, allongée et effilée ; chez l’un des spécimens femelles, la plaque sous-oculaire en forme de fer à
cheval (provenant de la soudure des plaques hépatique et postoculaire) se détache par une pointe suréle¬
vée de part et d’autre de l’aire gastrique (cela se retrouve chez le mâle juvénile) ; le tubercule en avant
de l’aire gastrique est petit sur un spécimen, de taille moyenne chez l’autre (à peu près comme chez
l’holotype). Le jeune mâle possède des plaques relativement petites, peu surélevées, émergeant du
tomentum. En résumé, les trois individus de la station 15 de Luçon ressemblent davantage au S. luzoni-
cus de l’île de Jolo qu’à l’holotype lui-même, mais, à notre avis, il ne s’agit que de différences indivi¬
duelles.
Distribution
Philippines (Luçon et archipel de Sulu). A Luçon, Sphenocarcinus luzonicus cohabite avec
S. stimpsoni (c/. supra , fig. 19 C-D, 21 A-B, pl. VIII, fig. G-I), des échantillons de l’une et l’autre
espèce ayant été capturés à la station 15, à savoir au sud-est de cette île.
Sphenocarcinus stuckiae 7 sp. nov.
(Fig. 20 C-D, 21 E-F, pl. IX, fig. A-D)
Matériel
Collections ORSTOM
Nouvelle-Calédonie, île des Pins, 22°49' S-167°12' E, drague, 390-395 m, IntÈS coll., 10 avril
1978 : holotype, cr 14 x 13,5 mm (MP-B8738) ; 2 paratypes cr 14 x 12,8 mm, 12 X 11,2 mm;
6 paratypes 9 13 x 11,8 mm, 12 x 11 mm (ovigère), 12 x 10,8 mm, 11,5 x 10,5 mm, 11,3 x
10 mm, 8 x 7,6 mm; 3 paratypes 9 sacculinés 14,5 x 12,2 mm, 12,8 x 12 mm, 12,9 x 11mm
(MP-B8739).
Description
Carapace subtriangulaire. Rostre (fig. 20 C-D, pl. IX, fig. A-C) formé de deux longues épines
minces et effilées à leur extrémité. Face dorsale surmontée d’un certain nombre de plaques, recouvertes
d’une pubescence extrêmement rase, ce qui donne un aspect tout à fait particulier à cette espèce. Entre
les plaques, tomentum à peine plus long, peu dense. Des soies en crochet en avant de la région gas¬
trique, sur les deux bords des épines rostrales ; sur les bords latéro-branchiaux, des soies plus droites ;
une touffe de soies épaisses de part et d’autre de la plaque intestinale.
Plaques dorsales de la carapace disposées comme suit : plaque gastrique impaire subcirculaire ;
plaque cardiaque plus grosse et également subcirculaire ; plaque intestinale couvrant le bord postérieur
et formant médialement une pointe vers l’arrière ; de chaque côté, une paire de plaques branchiales :
l’antérieure plus ou moins ovalaire et plus ou moins amincie du côté externe ; la postérieure relative¬
ment étroite, étalée presque horizontalement ; plaque hépatique et plaque postorbitaire soudées en une
seule plaque ayant une forme de fer à cheval ; nodosité préorbitaire triangulaire. En plus, une nodosité
sous-branchiale très élargie, subcirculaire, et deux petites nodosités ptérygostomiennes contiguës (pl. IX,
fig. C). Bord latéro-ventral se soulevant en une nodosité bien séparée, juste au-dessous de l’avancée
branchiale postérieure, et se continuant par une étroite bande peu saillante.
Région antenno-orbitaire (fig. 20 C-D) caractérisée par des pédoncules oculaires courts et grêles.
7. Espèce dédiée à Madame Stucki-Catala, co-fondatrice de l’Aquarium de Nouméa, Nouvelle-Calédonie, Correspon¬
dante du Muséum.
Source : MNHN, Paris
140
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
t,G- 2aA±~ Sr£înlCTCinU? 0rbicuJa,us *P- nov - holotype, cr 18 x 19 mm, Nouvelle-Calédonie, île des Pins (MP-B8065) :
A, région rostrale (pointes pseudorostrales cassées à l’extrémité), face dorsale ; B, région antenno-orbitaire (x 7,2).
F'°. 20 C D, Sphenoccmu. xuckU, ■ ,p no.,, hololype. a 14 x 13,5 mm, Nouvellt-C.lMonie, lie, dt> Pin, (MP-B8738) :
C, région rostrale, face dorsale ; D, région antenno-orbitaire (x 9,6).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
141
Article basal antennaire (fig. 20 D) surmonté d’un tubercule arrondi, très saillant au niveau de
l’orifice urinaire.
Plastron sternal couvert par un tomentum épais, sillonné au niveau des principales lignes de
suture.
Pli o- : fig. 21 E-F.
Chélipèdes (pl. IX, fig. D) moyennement développés, piquetés par un tomentum très ras ; carpe
surmonté par une carène élevée.
Pattes ambulatoires (pl. IX, fig. A) assez courtes, inermes, garnies d’un tomentum très court,
plus développé sur le bord inférieur ; çà et là, des petites touffes de quelques soies plus longues, don¬
nant au bord des pattes un aspect irrégulier.
Les variations individuelles concernent principalement la forme de l’avancée branchiale posté¬
rieure, plus ou moins pointue ou triangulaire. La longueur des épines rostrales et leur divergence sont
peut-être légèrement variables.
Remarques
L’espèce la plus proche de Sphenocarcinus stuckiae sp. nov. est S. Iuzonicus Rathbun, 1916,
dont nous avons examiné l’holotype de l’île Luçon (pl. VIII, fig. A-D) ainsi que d’autres spécimens de
même provenance (pl. VIII, fig. F) et de l’île de Jolo (pl. VIII, fig. E) : en effet, ces deux espèces pos¬
sèdent un rostre à branches séparées et assez longues, ainsi que le même nombre de nodosités proémi¬
nentes sur la carapace, notamment une paire de plaques branchiales de chaque côté [au lieu d’une seule
comme chez S. stimpsoni (Miers, 1886), cf. supra, fig. 19 C-D, 21 A-B, pl. VIII, fig. G-I] . Comme
S. Iuzonicus, S. stuckiae montre une plaque intestinale continue, formant une pointe postérieurement.
Mais S. stuckiae sp. nov. diffère de S. Iuzonicus par la surface des nodosités recouverte d’une
pubescence rase mais dense et régulière ; par la forme des nodosités de la carapace qui sont plus basses
et n’ont pas autant l’aspect de plates-formes aussi surélevées que chez S. Iuzonicus ; par la plaque gas¬
trique au contour circulaire chez S. stuckiae, en forme de goutte d’eau plus ou moins large et plus ou
moins allongée chez S. Iuzonicus ; par la plaque cardiaque circulaire (ou subcirculaire) chez S. stuckiae,
aux bords antérieur et postérieur plus linéaires chez S. Iuzonicus ; par la plaque branchiale antérieure
aux contours arrondis chez S. stuckiae, de forme triangulaire chez S. Iuzonicus ; par la plaque bran¬
chiale postérieure moins longue chez S. stuckiae que chez S. Iuzonicus, surtout si l’on cCîisidère les spé¬
cimens récoltés par MUSORSTOM 1980 (pl. VIII, fig. F) où cette plaque est plus étroite et plus poin¬
tue que chez l’holotype (pl. VIII, fig. A-D). A noter chez S. stuckiae l’absence, en avant de la plaque
gastrique, du tubercule présent chez S. Iuzonicus, où il est plus ou moins gros selon les individus.
Chez S. stuckiae sp. nov., un tomentum garnit l’espace entre les nodosités ; en plus, des soies en
crochet sont présentes en avant de la plaque gastrique et sur les branches rostrales ; quant à la surface
des nodosités, elle est munie de soies très courtes, ce qui donne un aspect particulier à cette espèce.
Chez S. stuckiae, les branches rostrales sont variables quant à leur écartement : soit en V ouvert,
soit plus droites et peu divergentes.
S. stuckiae sp. nov. se distingue facilement de S. nodosus Rathbun, 1916 8 (cf. pl. IX, fig. H),
grosse espèce décrite des Philippines : chez cette dernière, la carapace est ovalaire, entièrement recou¬
verte d’un épais tomentum qui couvre les protubérances arrondies, correspondant grosso modo aux
plaques des autres Sphenocarcinus. Chez S. nodosus, deux nodosités sont très renflées et donnent un
aspect curieux à l’espèce, à savoir la nodosité hépatique et la nodosité branchiale postérieure, avec entre
elles une nodosité dont le bord caréné est visible dorsalement ; les épines rostrales sont très courtes.
8. Nous avons comparé Phototype philippin de Sphenocarcinus nodosus (USNM 48212) (pl. IX, fig. H) à un échantillon
japonais déterminé par T. et K. Sakai (USNM 120726) : chez les individus japonais, les deux grosses nodosités latérales très ren¬
flées, hépatique et branchiale,, apparaissent comme presque glabres et se détachent par rapport aux autres nodosités abondam¬
ment tomenteuses de la face dorsale (cf. Sakai, 1976 : 204, pl. 72, fig. 2). Cette différence est bien visible lorsque l’on compare
la figure de Sakai à la photographie de l’holotype philippin par Griffin (1976 : 213, fig. 10a). Il conviendra de vérifier si cette
différence est constante et si elle s’accompagne d’autres traits distinctifs, donc de s’assurer de l’identité spécifique des individus
philippins et japonais.
Source : MNHN, Paris
142
D. GU1N0T HT B. RICHER DE FORGES
Pour les différences par rapport à 5. orbiculatus sp. nov., cf infra, fig. 20 A-B, 21 G-H, pl. IX,
fig. E-G.
Distribution
Nouvelle-Calédonie. A l’île des Pins, Sphenocarcinus stuckiae sp. nov. cohabite avec une autre
espèce du même genre décrite dans le présent travail, S. orbiculatus (cf. infra, fig. 20 A-B, 21 G-H,
pl. IX, fig. E-G), qui a été récoltée également à la drague mais un peu plus profondément, à 565-
570 m.
Sphenocarcinus orbiculatus 9 sp. nov.
(Fig. 20 A-B, 21 G-H, pl. IX, fig. E-G)
Matériel
Collections ORSTOM
Nouvelle-Calédonie, île des Pins, 22°49' S-167°12' E, 565-570 m, drague, Intès coll., 12 avril
1978 : holotype, o 18 x 19 mm (MP-B8065) ; 2 paratypes a 17 x 16,5 mm, 15 x 14,5 mm,
3 paratypes ç 17 x 18 mm (ovigères), 12,5 x 13 mm, 10,5 x 9,7 mm, 2 partypes juv. 6,7 x 6,2 mm,
6 x 5,8 mm (MP-B8066).
Description
Carapace subtriangulaire. Région frontale large. Rostre (fig. 20 A-B, pl. IX, fig. E-F) composé
de deux épines relativement courtes, séparées assez loin en avant de la région orbitaire, peu effilées à
leur extrémité et largement ouvertes en V. Face dorsale (pl. IX, fig. E) surmontée d’un petit nombre de
nodosités épaisses et globuleuses, glabres et lisses (sauf quelques ponctuations), aux bords arrondis.
Entre les nodosités et sur leur pourtour, un tomentum peu dense de soies courtes ; en avant de la
région gastrique, sur la région latéro-branchiale et de part et d’autre des épines rostrales, des soies en
crochet.
Disposition et forme des nodosités : nodosité impaire gastrique ovalaire dans le sens longitudi¬
nal, plus ou moins élargie médialement selon les individus ; nodosité cardiaque de forme ellipsoïdale ;
nodosité intestinale couvrant tout le bord postérieur mais ne formant pas de pointe vers l’arrière ; de
chaque côté, une seule nodosité branchiale très épaisse, globuleuse formant une proéminence pointant
latéralement par une extrémité arrondie ; nodosité hépatique ovalaire dans le sens transversal, très
large, un peu réniforme, non reliée à la petite nodosité postorbitaire qui est seulement contiguë ; nodo¬
sité préorbitaire en forme de lunule. En plus, une nodosité sous-branchiale ovalaire ; deux petites nodo¬
sités ptérygostomiennes détachées mais contiguës. Bord latéro-ventral de la carapace surmonté d’une
étroite bande lamelleuse, de forme irrégulière.
Région antenno-orbitaire (fig. 20 A-B) caractérisée par des pédoncules oculaires très courts. Arti¬
cle basal antennaire ponctué, avec un petit tubercule près du bord externe.
Plastron sternal lisse mais ponctué et glabre, creusé de dépressions au niveau des principales
lignes de suture.
Pli o- : fig. 21 G-H.
Chélipèdes (pl. IX, fig. G) assez forts ; carpe avec une zone aplatie sur le dessus, limitée par
deux carènes.
9. Du latin orbiculatus, a : arrondi, rebondi, par allusion aux proéminences de la face dorsale.
Source : MNHN, Paris
Fig. 21. — Premier pléopode sexuel mâle dans le genre Sphenocarcinus A. Milne Edwards.
A-B, S. stimpsoni (Miers), cr 12,4 x 11,7 mm, MUSORSTOM II, st. 31 (MP-B7993) : A, Pli en entier (x 35) ; B, id., apex
(x 91).
C-D, S. luzonicus Rathbun, cr 20 mm de long sans le rostre, Sulu Archipelago, Jolo 1. (USNM 49520) : C, Pli en entier
(x 31) ; D, id., apex (.x 80).
E-F, S. stuckiae sp. nov., holotype, cr 14 x 13,5 mm, Nouvelle-Calédonie, île des Pins (MP-B8738) : E, Pli en entier (x 31) ;
F, id., apex (x 80).
G-H, S. orbicutatus sp. nov., holotype, cr 18 x 19 mm, Nouvelle-Calédonie, île des Pins (MP-B8065) : G, PU en entier
(x 31) ; H, id., apex (x 80).
Source : MNHN, Paris
J44 D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Pattes ambulatoires (pl. IX, fig. E) courtes, lisses, inermes et glabres (sauf un tomentum ras à la
face inférieure du propode et sur le dactyle). . ,
Pas de dimorphisme sexuel quant à la disposition des plaques, ni quant a la pilosité, ni quant a
la forme des épines rostrales.
Remarques
Par son rostre formé de deux épines (fig. 20 A-B, pl. IX, fig. E-F), S. orbiculatus sp. nov. se
place aux côtés de S. luzonicus Rathbun, 1916 (cf. supra, fig. 19 A-B, pl. VIII, fig. A-F) et de
S. stimpsoni (Miers, 1886) (cf. supra, fig. 19 C-D, pl. VIII, fig. G-H). Mais la disposition sur la face
dorsale des nodosités et leur petit nombre l’apparentent davantage à S. stimpsoni ; notamment, les
nodosités branchiales constituant de chaque côté une masse unique, et non deux lobules distincts
comme chez S. luzonicus. Par ce dernier caractère, S. orbiculatus rappelle S. cuneus (Wood-Mason,
1891), espèce à rostre impair (cf. Guinot et Richer de Forges, sous presse).
S. orbiculatus sp. nov. diffère de S. luzonicus Rathbun par ses nodosités dorsales très proémi¬
nentes, complètement lisses (à part quelques ponctuations) et glabres à leur surface ; par l’aire bran¬
chiale marquée par une grosse nodosité unique (et non deux comme S. luzonicus) ; par la nodosité gas¬
trique en ovale régulier plus ou moins étroit ; par la nodosité cardiaque de forme ellipsoidale ; par la
nodosité intestinale ne formant pas une pointe postérieure ; par la nodosité hépatique très large, un peu
réniforme, aux bords arrondis et surmontée d’une petite pièce postoculaire (au lieu de la nodosité en
forme de fer à cheval de S. luzonicus provenant de la réunion de ces deux pièces en une seule) ; par
tous les appendices thoraciques glabres, sauf, sur P2-P5, la face inférieure du propode et le dactyle
munis d’un tomentum ras. Les épines rostrales s’individualisent loin en avant des yeux et sont plus
courtes chez S. orbiculatus que chez S. luzonicus.
Sphenocarcinus orbiculatus sp. nov. se distingue dès le premier coup d’œil de S. stuckiae sp.
nov., également néo-calédonienne (ainsi que toutes les autres espèces indo-pacifiques du genre à rostre
composé de deux épines), par la proéminence des nodosités de la face dorsale et aussi par leur aspect
glabre ; elle ne peut être confondue avec S. stuckiae (cf. supra, fig. 20 C-D, pl. IX, fig. A-D), qui pos¬
sède une paire de nodosités branchiales (au lieu d’une seule) et offre une nodosité hépatique fusionnée
avec la nodosité postoculaire pour former une seule plaque en forme de fer à cheval, ce qui n’est pas le
cas chez S. orbiculatus.
S. orbiculatus sp. nov. ressemble — on l’a vu — à S. stimpsoni (Miers) (cf. fig. 19 C-D,
pl. VIII, fig. G-I) par les nodosités branchiales formant de chaque côté une plaque unique. Mais, chez
S. orbiculatus sp. nov., cette plaque branchiale ainsi que toutes les autres sont arrondies et globuleuses,
au lieu d’être en plates-formes comme chez S. stimpsoni ; en résumé, les plaques sont toutes plus
épaisses et plus larges chez S. orbiculatus sp. nov. Chez S. orbiculatus sp. nov., le plastron sternal n’est
pas aussi profondément et largement sillonné que chez S. stimpsoni.
S. orbiculatus sp. nov. ne peut être confondu ni avec S. velutinus (Miers, 1886) (cf. pl. X,
fig. A-B), qui offre des nodosités bien différentes, à savoir non surélevées en plates-formes et, pour la
plupart, abondamment tomenteuses ; ni avec S. nodosus Rathbun, 1916 (cf. pl. IX, fig. H), aux épines
rostrales courtes et aux nodosités tomenteuses ; ni avec S. sphenocarcinoides (Rathbun, 1916) (cf. Grif-
fin, 1976 : 213, fig. 11b), espèce seulement connue des Philippines, aux bords latéraux ornés de tuber¬
cules pointus en avant de la nodosité branchiale ; ni avec l’espèce hawaiienne S. carbunculus Rathbun,
1906 (p. 879, pl. 14, fig. 6 ; 1916 : 542 : cit.), qui offre une nodosité gastrique, une nodosité car¬
diaque, une nodosité intestinale, ainsi que trois nodosités branchiales. Une disposition similaire des
nodosités existe chez S. bidens Sakai, 1969 (p. 253, fig. 4b ; 1976 : 203, fig. 110) avec, toutefois, une
avancée prononcée de la nodosité branchiale la plus latérale : cette espèce japonaise ne peut donc être
confondue avec S. orbiculatus sp. nov.
S. auritus Rathbun, 1916 (cf. Griffin, 1976 : 211, fig. 10b ; Takeda et Nagai, 1979 : 18,
1 fig. n. n.) se distingue de S. orbiculatus sp. nov. et de tous les autres Sphenocarcinus par son rostre
composé de deux pièces aplaties et contiguës, ainsi que par la disposition des nodosités de la face dor-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
145
sale, notamment par la réunion de la nodosité cardiaque et de la nodosité intestinale en une plaque en
forme de T.
Sphenocarcinus coralliophilus Takeda, 1980a (p. 72, fig. 1 B, 2 A, B), espèce découverte au
large de l’île Midway dans le Pacifique central et décrite comme associée à Corallium, se sépare de
S. orbiculatus notamment par les nodosités hépatique et branchiale pointant latéralement sous forme
d’épines.
Distribution
Nouvelle-Calédonie.
S. orbiculatus sp. nov. cohabite avec 5. stuckiae sp. nov. en Nouvelle-Calédonie : les deux
espèces ont été récoltées à l’île des Pins dans des localités très proches. S. orbiculatus a été draguée à
565-570 m ; S. stuckiae, à 390-395 m.
Sphenocarcinus bipartitus 10 sp. nov.
(PI. X, fig. C-I)
Sphenocarcinus velutinus, Griffin (nec Pugettia velutina Miers, 1886 : 41, pl. 6, fig. 2, 2a, 2b), 1976 : 215 : Phi¬
lippines.
Rochinia velutina, Serêne et Vadon (nec Pugettia velutina Miers), 1981 : 123, 128 : Philippines (matériel
MUSORSTOM, 1976).
Matériel
MUSORSTOM 1
Station 64, 194 m : holotype cr 13 x 13,5 mm (longueur sans le rostre, qui mesure 4,8 mm ;
largeur comprenant les plaques branchiales) (MP-B8044) ; 4 o- paratypes et 1 Ç paratype (MP-B8053).
Station 10, 187-205 m : 1 o- (MP-B8041).
Station 16, 165-150 m : 1 cr (MP-B8042).
Station 18, 150-159 m : 1 9 ovig. (MP-B8043).
Station 26, 189 m : 2 cy, 1 9 juv. (MP-B8056).
Station 30, 186 m : 1 o- (MP-B8040).
Station 35, 126-187 m : 5 a, 1 9, 2 9 ovig. et 1 o- à l’état sec (MP-B8045).
Station 36, 210-187 m : 1 9 ovig. (MP-B8046).
Station 55, 200-194 m : 1 cr, 1 9, 1 9 ovig. (MP-B8047).
Station 57, 107-96 m : 1 9 ovig., 1 9 sacculinée (MP-B8048).
Station 58, 143-178 m : 2 9 ovig. (MP-B8049).
Station 60, 129-124 m : 1 9 ovig. (MP-B8050).
Station 61, 202-187 m : 2 9 ovig. (MP-B8051).
Station 62, 179-194 m : 1 cr féminisé, 1 9 (MP-B8052).
Station 68, 199-183 m : 1 cr (MP-B8054).
Station 73, 76-70 m : 1 o* (MP-B8055).
MUSORSTOM II
Station 1, 185-173 m : 1 9 sacculinée 9,5 x 9,5 mm, 1 juv. 6 x 5,5 mm (MP-B8027).
Station 2, 174-172 m : 1 cr endommagé, 1 9 ovigère 11,5 x 11 mm (MP-B8032).
Station 3, 170-168 m : 1 cr 10 x 9 mm (MP-B8028).
10. Du latin bipartitus, « divisé en deux parties », par allusion aux nodosités de la face dorsale qui se présentent sous
deux aspects différents, selon qu’elles sont de simples protubérances densément tomenteuses ou bien des plates-formes aux bords
carénés, très finement sétifères et apparaissant glabres à l’œil nu.
Source : MNHN, Paris
146
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
Station 4 178-171 m : 3 cr 13,7 x 14,6 mm, 8,6 x 8,2 mm, 8 x 7,8 mm, 1 9 12,8 x
12 9 mm 3 9 ôvigères 12,7 'x 12,8 mm, 12 x 10 mm, 10,7 x 10,5 mm, 2 9 sacculinées 12 X
1Ù mm! 11 x 10,5 mm, 2 juy. 7 x 6,5 mm, 4 x 3,7 mm (MP-B8748).
Station 6, 128-143 m : 1 cr 15 x 16 mm, 1 9 ovig. 11 x 10,2 mm (MP-B8030).
1 9 10 x 10 mm (MP-B8031).
1 9 ovig. 14 x 13,5 mm (MP-B8033).
1 cr 9,7 x 9,4 mm (MP-B8034).
1 9 sacculinée 11,7 x 11,3 mm (MP-B8035).
1 cr 9,5 x 9 mm, 1 9 ovigère 12,6 x 12,6 mm, 1 spéc. sacculiné 9,4 x
Station 18, 195-188 m
Station 20, 192-185 m
Station 35, 128-143 m
Station 52, 190-181 m
Station 53, 216-215 m
9,8 mm, 1 9 juv. 8x7 mn
Station 54, 174-170 m
(MP-B9934).
: 1 cr 9,5 x 11,6 mm, 1 9 ovig. 12 x 12,4 mm (MP-B8036).
Station 55, 865-866 m : 1 ()■ 13 x 13 mm (MP-B8037) : selon toute probabilité, cet exemplaire
était resté accroché dans le chalut depuis la station précédente, st. 54 à 170 m.
Station 71, 189-197 m : 1 9 ovig. 11,8 x 10 mm, 2 9 sacculinées 14 x 14,8 mm, 13,4 x
13,6 mm (MP-B8038).
Station 72, 183-188 m : 1 9 sacculinée 11,5 x 11,8 mm (MP-B8039).
USNM, Washington
Between Cebu and Bohol, Albatross, station 5415, 88 fath., Griffin det. Sphenocarcinus veluti-
nus (Miers) : 2 9 (USNM 49524).-
Description
Carapace (pl. X, fig. C-I) triangulaire, avec un rostre composé de deux branches assez longues et
plutôt trapues. Face dorsale surmontée d’un certain nombre de protubérances couvertes d’un épais
revêtement de soies épaisses et spatulées à l’extrémité.
A côté de ces simples protubérances tomenteuses, quelques plaques en plates-formes à pubes¬
cence courte, rase, et paraissant donc glabres à l’œil nu : notamment de chaque côté, une plaque bran¬
chiale très étalée, à bords carénés glabres et une plaque hépatique étendue offrant le même faciès. De
ce fait, face dorsale présentant un habitus composite. Nodosités en forme de protubérances tomenteuses
disposées comme suit (voir notamment la photographie d’un spécimen dénudé : pl. X, fig. G) : une
gastrique impaire ; une paire de petites nodosités protogastriques ; une paire de branchiales antérieures
situées assez près de l’axe longitudinal médian, fortes ; une cardiaque impaire élevée, avec de part et
d’autre une nodosité plus réduite, de forme irrégulière ; une intestinale impaire, avec de chaque côté un
tubercule. Entre ces protubérances abondamment couvertes de soies éparses qui forment comme autant
de touffes à cet emplacement, un tomentum du même type mais un peu moins long. En plus de ces
soies spatulées, des soies fines et en crochet en avant de la région gastrique, sur la région branchiale,
sur les branches rostrales. Les autres nodosités de la face dorsale, surélevées en plates-formes, à bords
carénés et très finement pubescentes, disposées comme suit : de part et d’autre, une plaque branchiale
postérieure, toujours bien étalée dans un plan horizontal et de forme ovalaire, plus ou moins large ou
plus ou moins pointue (voir variations) ; une plaque hépatique, très surélevée, séparée de la petite
plaque sous-orbitaire ; une plaque préoculaire, assez surélevée, à bords carénés en partie glabres ; une
plaque étroite le long du bord postérieur de la carapace (flanquant la nodosité intestinale sétifère), for¬
mant une bande semi-glabre, à bords carénés, très surélevée et même creusée par dessous du côté de la
face dorsale : lui faisant suite, dans la région latéro-ventrale, une grande plaque surélevée, allongée, un
peu en forme de lunule, présentant le même aspect : très fine pubescence à la surface et bords glabres ;
enfin, une petite plaque ptérygostomienne.
Face ventrale recouverte d’un tomentum épais de soies courtes et larges ; çà et là sur le plastron,
des soies spatulées plus longues à l’emplacement des rides saillantes qui le parcourent.
Article basal antennaire avec le bord externe caréné glabre.
Abdomen mâle composé de 7 segments.
Chélipèdes (pl. X, fig. C) forts, tomenteux chez les jeunes, glabres chez les plus grands (sauf à
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
147
l’articulation mérus-carpe), d’aspect blanchâtre (dans l’alcool) ; une carène sur le carpe ; propode
trapu, inerme ; doigts allongés, denticulés sur toute la longueur de leur bord préhensile.
Pattes ambulatoires (pl. X, fig. C) recouvertes du même tomentum épais et court que celui pré¬
sent entre les nodosités de la carapace, avec, en plus, des soies épaisses fortement spatulées, régulière¬
ment disposées sur les bords et ventralement, donnant un aspect caractéristique.
Variations individuelles. — Des variations affectent la morphologie de la paire de plaques bran¬
chiales : celles-ci sont parfois un peu moins surélevées, moins étendues (pl. X, fig. D, F) ou même sont
triangulaires et pointues, surtout chez les jeunes individus (pl. X, fig. H), ressemblant alors, à première
vue, à S. velutinus (pl. X, fig. A-B) ; néanmoins, à l’examen, elles se révèlent typiquement en plates-
formes, avec un aspect presque glabre, ce qui indique l’appartenance à S. bipartitus. De même, la
plaque hépatique peut être un peu moins surélevée et former sur le dessus un angle aigu (au lieu
d’arrondi comme chez la plupart des individus) ; cependant, la plaque hépatique est toujours en plate¬
forme, donc typique de S. bipartitus. A noter aussi que, chez certains spécimens, les soies spatulées des
nodosités peuvent avoir disparu au sommet de celles-ci, lequel offre alors un aspect glabre. De toute
façon, l’aspect curieux bipartite de S. bipartitus est toujours conservé.
Les branches rostrales peuvent aussi varier quant à leur longueur et leur divergence (c/. pl. X,
fig. C-I) ; cependant, ces variations sont minimes et il ne peut y avoir confusion avec une autre espèce.
Remarques
De très nombreux échantillons, représentés par plus de soixante individus, d’une espèce de Sphe-
nocarcinus ont été récoltés au cours des campagnes MUSORSTOM 1976 et 1980 : c’est de beaucoup la
forme la plus abondamment représentée et retrouvée dans plusieurs stations, 29 au total. Or, à notre
grande surprise, il s’agit d’une espèce nouvelle, S. bipartitus sp. nov. Il est vrai qu’elle a été confondue
avec Pugettia velutina Miers, 1886 (p. 41, pl. 6, fig. 2, 2a, 2b), originaire des îles Kei, par Griffin
(loc. cit. : 215) puis par Serène et Vadon ( loc . cit. 123, 128) : ces derniers avaient sous les yeux ce
même matériel originaire des Philippines.
L’espèce de Miers a connu diverses attributions génériques : le genre Scyramathia est envisagé
par Alcock (1895 : 206), tandis que le nom de Rochinia est adopté par Sakai (1938 : 253, 278 ;
1976 : 224, fig. 121) et par Serène et Lohavanijaya (1973 : 56, 58). En réalité, il y a donc deux
espèces distinctes :
1) Sphenocarcinus velutinus (Miers, 1886), des îles Kei, à laquelle correspondent sans doute le matériel
japonais de Sakai (1976 : 224, fig. 121) et celui, plus ancien, de Yokoya (1933 : 150 : sous le
nom de Pugettia veltima [s/c]), ainsi que la Rochinia velutina de Serène et Lohavanijaya
(1973 : 56, 58, fig. 133-137, pl. 12 B-C), originaire de Hong Kong.
2) S. bipartitus sp. nov., à laquelle nous attribuons l’échantillon récolté par 1 ’Albatross aux Philippines
et signalé par Griffin (1976 : 215), ainsi que le matériel MUSORSTOM cité plus haut.
Nous avons sous les yeux l’holotype de Pugettia velutina Miers, une femelle postpubérale de
13 x 10 mm (rostre : 6,5 mm), récolté par le Challenger près des îles Kei et déposé au British Muséum
(BM 84.31) : nous en donnons quelques illustrations (pl. X, fig. A-B). La carapace est en bon état mais
toutes les pattes sont détachées. Comme Miers (loc. cit. : 41) l’a bien signalé, le corps est « everywhere
covered with a close-set, short, felty pubescence ». En effet, toutes les nodosités de la carapace, dans
l’ensemble peu saillantes et non en plates-formes, sont densément tomenteuses et apparaissent en fait
comme de simples protubérances enfouies sous la pilosité. La nodosité branchiale, qui s’étale en for¬
mant une pointe triangulaire, et la nodosité hépatique, qui se relève en formant une pointe aiguë et a le
bord antérieur caréné (elle a donc en partie l’aspect d’une plaque en plate-forme), sont toutes deux éga¬
lement tomenteuses, mais avec des soies un peu plus courtes. C’est seulement sur le bord latéro-ventral
que sont présentes des plaques en plates-formes : elles sont au nombre de deux, ovalaires, et leur bord
caréné est faiblement sétifère : ce bord caréné de la plaque sous-branchiale apparaît bien dans la vue
Source : MNHN, Paris
148
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
dorsale de Pugellia veluma que donne MIERS (1886, pl. 6, fig. 2) et dans la photographie du profil de
Phototype que nous donnons ici (pl. X, fig. B). Par contre, chez S. velulmus, il n'y a pas de bande
postérieure en plate-forme à bords carénés glabres comme chez S. biparntus (pl. X, fig. C, D, E, G, I ;
on la devine seulement sur la figure H).
Sphenocarcinus bipartitus sp. nov. offre sur la carapace deux types de nodosités : d’une part, les
nodosités abondamment tomenteuses qui sont de simples protubérances arrondies, occupant le milieu de
la face dorsale (voir description) ; d’autre part, plusieurs nodosités en plates-formes surélevées, à bord
caréné lisse et à surface si finement pubescente qu’elles ont un aspect tout à fait différent et apparais¬
sent glabres à l’œil nu, à savoir :
1) la plaque hépatique très étendue dans le plan dorso-ventral ;
2) la plaque branchiale ovalaire, étendue latéralement, plus ou moins pointue et très détachée du côté
externe ;
3) une paire de plaques sous forme de bandes étroites le long du bord postérieur (de chaque côté de la
nodosité intestinale), en partie glabres et extrêmement saillantes ;
4) la plaque sous-branchiale, développée, dont le bord dorsal caréné et très aminci est visible lorsqu’on
regarde l’animal en vue dorsale ;
5) la plaque ptérygostomienne, au bord caréné glabre ;
6) la plaque postorbitaire légèrement soulevée ;
7) la plaque préoculaire, également à bords carénés en partie glabres.
La carapace de S. bipartitus se présente donc sous un aspect hétérogène (d’où le nom donné à
l’espèce) : protubérances densément tomenteuses et plates-formes très finement tomenteuses, à bord
caréné glabre. C’est en cela que cette espèce se distingue immédiatement de S. veiutinus où la disposi¬
tion est plus uniforme quant au revêtement des soies et où la carapace se présente, de prime abord,
avec deux pointes latérales, une hépatique et une branchiale ; de plus, chez S. veiutinus , manquent les
deux bandes latéro-postérieures en plates-formes caractéristiques de S. bipartitus. Le caractère compo¬
site de la carapace est constant chez tous les individus mâles et femelles de S. bipartitus, petits et
grands, que nous avons pu examiner grâce au grand nombre d’échantillons recueillis par les expéditions
MUSORSTOM (voir liste du matériel examiné).
Griffin (1976 : 215) a eu seulement sous les yeux un échantillon philippin, récolté par YAlba-
tross entre Cebu et Bohol, échantillon que nous avons pu comparer à Pholotype de S. veiutinus (Miers)
et à notre matériel MUSORSTOM. Griffin a bien noté l’existence d’une « plaque épibranchiale sub¬
triangulaire et aplatie », qui existe à la fois chez S. veiutinus et chez S. bipartitus ; au regard de son
échantillon, il a attribué l’espèce de Miers au genre Sphenocarcinus. En fait, le S. veiutinus de Grif¬
fin, 1976, est S. bipartitus : les deux spécimens (USNM 49524) de VAIbatross sont analogues à nos
exemplaires philippins.
En revanche, il semble bien que Sakai (1976 : 224, fig. 121) ait eu sous les yeux la véritable
espèce de Miers, qu’il nomme Rochinia velutina, comme il l’avait déjà proposé (sans voir le matériel)
en -1938 (p' 278)’ puis comme Serène et Lohavanijaya (1973 : 58, fig. 133-137, pl. 12 B-C) l’ont
décidé après examen d’individus de Hong Kong.
Les autres différences séparant S. veiutinus (Miers) de S. bipartitus concernent : le rostre, formé
de deux branches un peu plus courtes et en V plus largement ouvert chez S. veiutinus (à vérifier) ; la
pilosité des pattes ambulatoires, composée d’un tomentum épais et court, de quelques soies plus lon¬
gues spatulées sur le mérus (donc comme chez S. bipartitus) mais aussi de soies fines disséminées sur les
autres articles, ce qui ne donne donc pas l’aspect rencontré chez S. bipartitus, caractérisé par des soies
spatulées à peu près régulièrement disposées sur tous les articles.
Sphenocarcinus bipartitus sp. nov. ne peut être confondu — S. veiutinus (Miers) mis à part —
avec aucune autre espèce de Sphenocarcinus. S. luzonicus Rathbun (cf. supra, fig. 19 A-B, 21 C-D,
pl. VIII, fig. A-F), S. stuckiae sp. nov. (cf. supra, fig. 20 C-D, 21 E-F, pl. IX, fig. A-D) et S. orbicu-
latus sp. nov. (cf. supra, fig. 20 A-B, 21 G-H, pl. IX, fig. E-G) ont toutes leurs nodosités surélevées en
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
149
plates-formes. S. nodosus Rathbun, 1916 (cf. pl. X, fig. H) a sur la face dorsale des nodosités arron¬
dies, un peu comme chez S. bipartitus ; mais, au lieu d’être en plates-formes à bords carénés, les nodo¬
sités hépatique et branchiale apparaissent comme deux grosses bosses latérales ; elles sont un peu moins
tomenteuses que les autres protubérances (surtout chez le S. nodosus du Japon "), ce qui rappelle un
peu ce qui existe chez S. bipartitus.
Distribution
Sphenocarcinus bipartitus sp. nov. est très abondant aux îles Philippines, où plusieurs espèces de
Sphenocarcinus sont présentes : S. stimpsoni (Miers, 1886) (cf. supra, fig. 19 C-D, pl. VIII, fig. G-I),
S. luzonicus Rathbun, 1916 (cf. supra, fig. 19 A-B, 21 C-D, pl. VIII, fig. A-F), S. nodosus Rathbun,
1916 (cf. supra, pl. IX, fig. H), S. auritus Rathbun, 1916 (cf. Griffin, 1976 : 211, fig. 106), S. sphe-
nocarcinoides (Rathbun, 1916) (cf. Griffin, 1976 : 213, fig. 11b). S. velutinus (Miers, 1886) (cf. pl. X,
fig. A-B) ne doit plus être comptée parmi les espèces signalées aux Philippines, les références concer¬
nant ces mentions étant inexactes ; S. velutinus ne serait connu que par sa capture originale, aux îles
Kei, et par ses récoltes à Hong Kong (Serène et Lohavanijaya, 1973 : 56, 58, fig. 133-137,
pl. 12 B-C) et au Japon (Yokoya, 1933 : 150 ; Sakai, 1976 : 224, fig. 121).
Aux îles Philippines, Sphenocarcinus bipartitus sp. nov. vit dans des fonds allant de 70 m
(st. 73) à 200 m environ ; elle ne semble pas être une espèce d’eau profonde, malgré une capture au
chalut à 865 m (st. 55, MUSORSTOM II) qui est contestable (voir matériel examiné).
Sous-famille Pisinae Dana, 1851
Genre Naxioides Miers, 1886
? Naxioides robillardi Miers, 1882
(Pl. XI, fig. A-D)
Naxia (Naxioides) robillardi Miers, 1882 : 339, pl. 20, fig. 1, la-c : île Maurice.
Naxioides robillardi, Barnard, 1950 : 53, fig. 11, e (cit.).
? Naxioides robillardi, Whitelegge, 1900 : 148 : Australie ; Buitendijk, 1950 : 65 : off Norfolk Islands ;
Griffin, 1974 : 21 : golfe d’Oman, est de Mombasa, golfe d’Aden.
Matériel
Collection Crosnier
Madagascar, 25°50' S-44°36' E, casier, 100-150 m, fond dur corallien, Crosnier coll., 6 mars
1969 : 1 9 ovigère 74 x 58 mm (longueur sans le rostre qui mesure 54 mm) (MP-B10021).
Madagascar, 25°31' S-46°36' E, chalutage, 110 m, Crosnier coll., 11 mars 1969 : 1 9 55 x
43 mm (longueur sans le rostre qui mesure 38 mm) (MP-B 10022).
Madagascar, 25°13,1' S-47°17,8' E, chalutage 71, 105-115 m, Crosnier coll., 3 mars 1973 : 1 9
32,5 X 23,5 mm (MP-B10024).
Madagascar, Morombé, 21°51' S-43°10' E, chalutage, 160 m, FAO 60 coll., 9 août 1973 : 1 c r
31 X 23 mm (MP-B10023).
11. En regardant de plus près le Sphenocarcinus nodosus japonais (cf. Sakai, 1976 : 203, clef, 204, pl. 72, fig. 2), nous
constatons que, d’après Sakai, les protubérances branchiale et hépatique sont « naked and finely granulated », les autres protu¬
bérances étant « more or less haired » : en effet, sur la figure de Sakai (toc. cit.), les deux grosses bosses latérales, hépatique et
branchiale, apparaissent presque glabres. Il est probable que la pubescence est beaucoup plus courte sur les bosses latérales que
sur les autres nodosités de la face dorsale, ce qui donne à S. nodosus un aspect composite comme chez S. bipartitus sp. nov.
Néanmoins, il serait particulièrement intéressant de comparer du matériel japonais à du matériel philippin.
Source : MNHN, Paris
150
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
MUSORSTOM I
Station 27, 188-192 m : 2 cr 59 x 49 mm (rostre de 43 mm), 42 x 35 mm (rostre cassé) (MP-
B 10026).
Station 63, 191-195 m : 2 cr 60 x 47,5 mm (rostre de 43 mm), 34 x 27 mm (MP-B10025).
MUSORSTOM II
Station 53, 216-215 m : 3 cr 69 x 35 mm, 59 x 27 mm, 58 x 27 mm (MP-B10027).
Remarques
C’est avec quelque doute que nous rapportons ce matériel de Madagascar et des Philippines à
Naxioides robillardi Miers, espèce décrite de l’île Maurice pour deux grands spécimens, dont un mâle
avec une carapace mesurant 68 mm. En effet, les plus grands mâles (c/. pl. XI, fig. A-C) originaires
des îles Philippines possèdent des propodes courts et extrêmement renflés, ce qui n’est pas le cas chez le
mâle type (Miers, 1882, pl. 20, fig. 1), pourtant de taille fort élevée. Par ailleurs, la région cardiaque
n’est pas conforme : d’après la description et la figure de Miers (/oc. cit.), deux épines surmontent
l’aire cardiaque ; nous retrouvons cette disposition chez les deux plus petits individus malgaches ; mais,
chez les deux plus grands individus de Madagascar (pl. XI, fig. D), l’aire cardiaque postérieure (sail¬
lante chez la femelle ovigère de 74 x 58 mm) porte une forte épine médiane entourée de spinules. Chez
le matériel philippin des stations 27 et 63 (pl. XI, fig. A-B), c’est-à-dire chez les mâles de grande taille,
la région cardiaque (postérieure) forme une bosse surmontée d’une épine centrale pointue et de quel¬
ques spinules.
Quant aux autres caractères, ils correspondent à Naxioides robillardi, notamment : 1) la face
dorsale recouverte de nombreux tubercules triangulaires ; 2) les épines pseudorostrales très longues, peu
écartées, épaissies à la base, un peu divergentes distalement, en forme de lyre ; 3) les diverses épines qui
entourent l’orbite.
Récemment, Griffin (1974 : 21) a mis en synonymie Naxia mammillata Ortmann, 1895, avec
N. robillardi Miers, alors que la plupart des auteurs, notamment Serène et Lohavanijaya (1973 : 52,
fig. 98-103, pl. 9 C-D), Sakai (1976 : 217, pl. 75, fig. 1, 2), Takeda et Kurata (1976 : 27, fig. 3 G,
H), adoptent l’espèce d’ORTMANN. Nous ne sommes pas en mesure de prendre position quant à cette
question.
Distribution
Ile Maurice. Golfe d’Aden. Golfe d’Oman. Mombasa. Madagascar. Philippines.
Naxioides sp. 12
(Pl. XI, fig. E-I)
Matériel
Tahiti, Port-Phaëton, casier, 90 m, récolte par le Tainui, octobre 1978 : 1 9 65 x 46 mm (le
rostre mesure 78 mm) (MP-B10028).
Tahiti, Port-Phaëton, casier, 400 m, Richer de Forges coll., octobre 1978 : 2 juv. 24 x
35 mm (rostre de 27 mm) (MP-B10029).
12. Au cours de l’étude préliminaire de ce matériel, l’un de r
de ce matériel à Helen Tranter, de l’Australian Muséum, qui les
nentes remarques, ce dont nous la remercions.
(R. de F.) avait fait parvenir en 1981 des photographies
t identifiées à Naxioides robillardi et avait fait de perti-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
151
REMARQUES
Nous ne décrivons pas ce matériel sous un nom nouveau, étant donné qu’il est représenté seule¬
ment par une femelle un peu endommagée et par deux juvéniles. Cependant nous attirons l’attention
sur ce magnifique représentant du genre Naxioides.
La face dorsale est surmontée par de très nombreuses et très fortes épines, aussi bien chez les
juvéniles (pl. XI, fig. G-I) que chez l’adulte (pl. XI, fig. E-F), beaucoup plus développées que chez
N. robillardi (pl. XI, Fig. A-D) : les plus fortes sont l’épine gastrique postérieure, l’épine cardiaque,
l’épine intestinale (fortement recourbée), la paire (avec en plus une spinule) de chaque côté en position
épibranchiale, toutes les épines branchiales antérieures et postérieures, ainsi que les épines du bord laté¬
ral. Les épines pseudorostrales sont démesurées, divergentes et écartées dans toute la moitié distale ;
chez la grande femelle, une épine interne se trouve dans le tiers distal et une petite épine pointe à
l’apex. La forme de l’orbite est similaire à celle de N. robillardi. Une longue épine acuminée termine
distalement le bord supérieur du mérus des pattes ambulatoires ; chez N. robillardi, cette épine est sim¬
plement triangulaire.
Naxioides sp. présente quelques analogies avec N. cerastes (Ortmann, 1894), originaire du détroit
de Torrès, aux longues épines pseudorostrales et à la carapace très épineuse ; mais chez les Naxioides
tahitiens, les épines dorsales sont encore plus nombreuses, notamment l’aire épibranchiale tout à fait
caractéristique avec ses deux fortes épines plus une spinule.
Naxioides sp., récolté au large de Tahiti à 90 et 400 m, ne ressemble à aucune espèce existante et
pourra recevoir un nom lorsque d’autres spécimens auront été découverts.
Distribution
Tahiti.
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CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
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PLANCHE I
Source : MNHN, Paris
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D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE II
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P. wyvillethomsoni (USNM 42758) : D, carapace ; E, pince ; F, cr 43 x 47 mm, côte NW de Madagascar,
chalutage 6 (MP-B7825) : pince ; G, Ç 32 x 32 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 13 (MP-B7829) :
vue d’ensemble ; H, o- 43 x 44 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 25 (MP-B7830) : céphalothorax.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
Source : MNHN, Paris
160
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE III
A-E, Platymaia barischi Rathbun. A-C, holotype, c r 72,4 x 69,7 mm (extrémité du rostre cassée), off Southern
Luzon, Matocot Point, Albatross, st. 5297, 198 fath. (USNM 47319) : A, vue d’ensemble ; B, céphalotho¬
rax ; C, pince ; D-E, cr 45 x 43 mm, Philippines, MUSORSTOM I, st. 44 (MP-B7901) : D, vue d’ensem¬
ble ; E, céphalothorax.
F-I, Platymaia turbynei Stebbing. F-H, côte NW de Madagascar, chalutage 22, 700 m, Crosnier coll.
(MP-B7293) ; F-G, 9 ovigère (rostre cassé) 39 x 30 mm : F, vue d’ensemble ; G, céphalothorax (on voit les
deux renflements latéro-postérieurs) ; H, cr 41 x 36 mm (rostre entier et donc bien effilé) : céphalothorax ;
I, cr 41 x 36 mm, côte NW de Madagascar, chalutage 22 (MP-B7293) : pince.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
161
PLANCHE 111
Source : MNHN, Paris
162
D. GUINOT ET B. R1CHER DE FORGES
PLANCHE IV
A-B, Platymaia maoria Dell, cr 60 x 60 mm, Nouvelle-Zélande, Challenger
MP-B8220) : A, vue d’ensemble ; B, pince.
C-F, Platymaia rebierei sp. nov., Nouvelles-Hébrides, île Torrès, Loh, casier,
51 x 43 mm, à rostre étroit à la base (MP-B7905) : C, vue d’ensemble ;
9 ovigère 52 x 44 mm, à rostre épaissi à la base (MP-B8374) : E, vue
Plateau, 512-515 m (NMW leg.,
600 m ; C-D, holotype, 9 ovigère
D, céphalothorax ; E-F, paratype,
d’ensemble ; F, céphalothorax.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
163
PLANCHE IV
Source : MNHN, Paris
164
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE V
A-D, Cyrtomaia suhmi Miers, spécimens juvéniles. A-C, Ç juv. 22 x 25 mm, MUSORSTOM II, st. 55, 865-866 m
(MP-B7797) : A, vue d’ensemble ; B, céphalothorax ; C, profil ; D, holotype de Cyrtomaia suhmi, cr 25 x
28 mm, nord de la mer des Moluques, près des îles Tulur, Challenger Exp., st. 214, 500 fath. (BM 1884 :
31) : carapace (endommagée, déjà lors de la description originale).
E, Cyrtomaia curviceros Bouvier, cr (état sec, endommagé), Japon, photo K. Muraoka, envoi K. Sakai 1982
(Kanagawa Prefectural Mus., Yokohama) : vue d’ensemble.
F-I, Cyrtomaia suhmi Miers, spécimen de grande taille : cr 99 x 93 mm, MUSORSTOM I, st. 44, 610-592 m
(MP-B7246). F, vue d’ensemble, chélipèdes étalés ; G, céphalothorax ; H, profil ; I, propode et dactyle du
chélipède.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
165
PLANCHE V
Source : MNHN, Paris
166
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE VI
A-C, Cyrtomaia horrida Rathbun, 9 35 x 36 mm, MUSORSTOM II, st. 75 (MP-B7800) : A, vue d’ensemble ;
B, céphalothorax ; C, profil.
D-F, Cyrtomaia echinata Rathbun. D-E, cr 53 x 57,4 mm, MUSORSTOM II, st. 38 (MP-B7995) : D, céphalotho¬
rax ; E, profil ; F, cr juv. 15 x 15 mm, MUSORSTOM II, st. 39 (MP-B7798) : céphalothorax (on voit la
grande taille des épines branchiales antérieures, cassées chez le spécimen précédent).
G-H, Cyrtomaia intermedia Sakai, cr 21,5 x 23,3 mm, Guam, shrimp trap, Eldredge coll. : G, céphalothorax ;
H, profil.
I, Cyrtomaia murrayi Miers, 9 33 x 40 mm, MUSORSTOM I, st. 51 (MP-B7802) : céphalothorax.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
167
PLANCHE VI
Source : MNHN, Paris
168
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE VII
A-D, Pleistacantha oryx Ortmann. A-B, c r topotypique, 46 x 19 mm, Japon, Honshu, Albatross, st. 3707 (USNM
46644) : A, céphalothorax ; B, profil ; C, o- 27 X 21 mm, MUSORSTOM I, st. 35, 186 m (MP-B8924) :
céphalothorax, pseudorostre à épines divergentes dès la base ; D, cr 26 x 20 mm, MUSORSTOM II, st. 26,
299-320 m (MP-B8927) : céphalothorax, rostre avec épines divergentes à mi-hauteur.
E, Pleistacantha rubida (Alcock), d’après Alcock et Anderson, 18%, Illustr. Investig., pl. 17, fig. 2 : o", mer
des Andaman.
F-G, ? Pleistacantha oryx Ortmann, 9 33 x 21,5 mm, Somalie, off Cape Guardafui, Anton BrUun, trawl, 75-
150 m, 17 déc. 1964, Griffin det. P. oryx (USNM 135243) : F, céphalothorax ; G, profil.
H, Pleistacantha sp., cr 38 x 28 mm, 24°49' N-56°56' E, W. T. CalmaN det. Pleistacantha ? rubida (Alcock)
(BM 1910.4.20.1-3) : céphalothorax.
I, Pleistacantha cervicornis Ihle et Ihle-Landenberg, syntype, 9 ovigère 20 x 14,5 mm (épines pseudorostrales
cassées), westlichen von Kei-Inseln, Siboga Exp., st. 251, 204 m (ZMA) : animal en entier.
J, Pleistacantha moseleyi (Miers), holotype, 9 15 x 12 mm (nombreuses pattes détachées), Philippines, Exp.
Challenger, st. 210, 686 m (BM 1884 : 31) : céphalothorax.
K, Pleistacantha simplex Rathbun, cr à l’état mou, 9,5 x 6,8 mm environ, 10-12 miles, SW Goto Ids, Albatross,
st. 4894, Rathbun det. (USNM 49852) : céphalothorax.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII
Source : MNHN, Paris
170
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE VIII
A-F, Sphenocarcinus luzonicus Rathbun. A-D, holotype, c r 20,6 x 19 mm (rostre : 10,5 mm), east coast of Luzon,
off San Bernardino Light, Albatross, st. 5475 (USNM 48210) : A, vue d’ensemble ; B, carapace ; C, profil ;
D, pince ; E, cr 20 mm de long (sans le rostre), Sulu Archipelago, Jolo I. and vicinity, Albatross , st. 5561
(USNM 49520) : carapace et chélipède ; F, 9 ovigère 16 x 17 mm, Philippines, MUSORSTOM II, st. 15,
320-326 m (MP-B7991) : vue d’ensemble.
G-I, Sphenocarcinus stimpsoni (Miers), cr 12,4 x 11,7 mm, MUSORSTOM II, st. 31, 230-204 m (MP-B7993) :
G, vue d’ensemble ; H, profil de la carapace ; I, pinces.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII
Source : MNHN, Paris
172
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE IX
A-D, Sphenocarcinus stuckiae sp. nov., holotype, cr 14 x 13,5 mm, Nouvelle-Calédonie, île des Pins, drague, 390-
395 m (MP-B8738) : A, vue d’ensemble ; B, carapace ; C, profil de la carapace ; D, pinces.
E-G, Sphenocarcinus orbiculatus sp. nov., holotype, cr 18 x 19 mm, Nouvelle-Calédonie, îles des Pins, drague,
565-570 m (MP-B8065) : E, vue d’ensemble ; F, profil de la carapace ; G, pinces.
H, Sphenocarcinus nodosus Rathbun, holotype, cr 22 x 18,5 mm (rostre : 4,3 mm), between Negros and Siquijor,
Apo Island, 279 fath., Albatross, st. 5536 (USNM 48212) : vue d’ensemble.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : MAJIDAE
173
PLANCHE IX
Source : MNHN, Paris
174
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE X
A-B, Sphenocarcinus velutinus (Miers), holotype de Pugettia velutina Miers, 1886, 9 adulte 13,5 x 10 mm (rostre :
6,5 mm), near Kei islands, Challenger (BM 84.31) : A, carapace, vue dorsale, et chélipèdes ; B, profil, avec
la région postérieure sans plaque surélevée, seulement tomenteuse.
C-I, Sphenocarcinus bipartitus sp. nov. C, holotype, cr 13 x 13,5 mm, MUSORSTOM I, st. 64 (MP-B8044) : vue
d’ensemble ; D-E, cr 15 x 16 mm, MUSORSTOM II, st. 6 (MP-B8030) : D, carapace ; E, profil où l’on
distingue à côté de l’aire intestinale la plaque postérieure presque glabre, surélevée et à bords carénés ; F, cr
juv. 10 x 9 mm, MUSORSTOM II, st. 3 (MP-B8028) : gros plan montrant un individu avec les plaques
branchiales peu pointues ; G, cr à l’état sec et dénudé, MUSORSTOM I, st. 35 (MP-B8045) : gros plan
montrant d’une part les protubérances arrondies, d’autre part les plaques surélevées et à bords carénés ;
H, o ' juv. 9,7 x 9,4 mm, MUSORSTOM II, st. 35 (MP-B8034) : gros plan montrant des nodosités bran¬
chiales peu surélevées et triangulaires, d’où un aspect rappelant à première vue S. velutinus ; I, 9, between
Cebu and Bohol, Albatross, st. 5415, Griffin det. S. velutinus (USNM 49524) : face dorsale.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
Source : MNHN, Paris
176
D. GUINOT ET B. RICHER DE FORGES
PLANCHE XI
A-D, ? Naxioides robillardi Miers. A-C, a 10 x 47,7 mm (rostre de 43 mm), MUSORSTOM I, st. 63 (MP-
B 10025) : A, animal en entier ; B, profil ; C, pinces ; D, cr 31 x 23 mm, Madagascar, 25°31' S-46°36' E,
chalutage, 110 m, Crosnier coll. (MP-B10022) : carapace.
E-I, Naxioides sp. E-F, 9 65 x 46 mm (rostre de 78 mm), Tahiti, Port-Phaëton, Tainui coll., casier, 90 m (MP-
B 10028) : E, vue d’ensemble ; F, profil ; G-I, juv. 24 x 35 mm (rostre de 27 mm), Tahiti, Port-Phaëton,
casier, 400 m, Richer de Forges coll. (MP-B10029) : G, carapace ; H, profil ; I, vue d’ensemble
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XI
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
•S CAMPAGNES MUSORSTOM. I
II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES,
5
Decapod Crustacea :
Dorippidae
Huilian CHEN *
ABSTRACT
The Dorippidae collected by the MUSORSTOM I and II Expéditions during 1976 and 1980 in Philippine
waters consist of 9 species belonging to four généra. One new genus and two new species are described. Five
species are reported for the first time from the Philippines.
RÉSUMÉ
Les Dorippidae collectés par les Expéditions MUSORSTOM I et II en 1976 et 1980, dans les eaux des Philip¬
pines, comprennent 9 espèces appartenant à 4 genres. Un genre et deux espèces sont décrits comme nouveaux. Cinq
espèces sont signalées pour la première fois des Philippines.
INTRODUCTION
The Dorippidae collected by the MUSORSTOM I Expédition, hâve been preliminarily identified
and published by Serène and Vadon (1981). The présent report is based upon two collections of this
family obtained by the MUSORSTOM I and II Expéditions, 1976 and 1980, in Philippine waters. A
total of 9 species belonging to 4 généra is identified, of which one new genus and two new species are
described. Five species (marked with an asterisk) are reported for the first time from Philippine
waters. With the exception of one specimen collected at 70-76 m depth, ail the specimens are from
deeper waters.
I am very grateful to Prof. J. Forest, Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, for provi-
ding me with the study material and to Dr. Alain Crosnier of the Office de la Recherche Scientifique
et Technique Outre-Mer, Paris, who was responsible for collecting some of the rare specimens ; to
Prof. J. Y. Liu of the Institute of Oceanology, Academia Sinica for guidance in preparing this report ;
to Mr. Zhaohong Meng for drawing the figures ; to Mr. Huazhong Song for preparing the photo-
graphs of the specimens.
List of Stations
MUSORSTOM I.
Station 2. — 19.03.1976, 14°02,8' N, 120°18,8' E, 182-187 m : Ethusa latidactyla.
Station 24. — 22.03.1976, 14°00,0' N, 120° 18,0' E, 189-209 m : Ethusa izuensis.
Station 25. — 22.03.1976, 14°02,7' N, 120°20,3' E, 191-200 m : Ethusa latidactyla, Ethusa izuensis.
Station 26. — 22.03.1976, 14°00,9' N, 120°16,8' E, 189 m : Ethusa izuensis, Philippidorippe philippinensis.
* Institute of Oceanology, Academia Sinica, Qingdao, China.
Source : MNHN, Paris
H. CHEN
Station 30. — 22.03.1976, 14°01,3'N, 120°18,7'E, 177-186 m : Ethusa latidactyla, Ethusa izuensis, Philippido-
rippe philippinensis.
Station 32 — 23.03.1976, 14°02,2' N, 120°17,7'E, 184-193 m : Ethusa latidactyla, Ethusa izuensis.
Station 34. - 23.03.1976, 14°01,0'N, 120°15,8' E, 188-191 m : Ethusa izuensis.
Station 36. - 23.03.1976, 14°01,2'N, 120°20,2' E, 187-210 m : Ethusa izuensis.
Station 43. - 24.03.1976, 13°50,5' N, 120°28,0' E, 448-484 m : Ethusa indica.
Station 44. — 24.03.1976, 13°46,9'N, 120°29,5' E, 592-610 m : Ethusa indica.
Station 47. — 25.03.1976, 13°40,7' N, 120°30,0' E, 685-757 m : Ethusa indica.
Station 51. — 25.03.1976, 13°49,4’ N, 120°04,2' E, 170-200 m : Ethusa latidactyla.
Station 56. — 26.03.1976, 13°53,1'N, 120°08,9' E, 129-134 m : Philippidorippe philippinensis.
Station 57. — 26.03.1976, 13°53,1'N, 120°13,2'E, 96-107 m : Ethusa izuensis, Philippidorippe philippinensis.
Station 61. — 27.03.1976, 14°02,2' N, 120o18,l'E, 184-202 m : Ethusa izuensis.
Station 62. — 27.03.1976, 13°59,5' N, 120°15,6'E, 179-194 m : Ethusa quadratd
Station 63. — 27.03.1976, 14°00,8' N, 120°15,8' E, 191-195 m : Philippidorippe philippinensis.
Station 64. — 27.03.1976, 14°00,5' N, 120°16,3' E, 194-195 m : Ethusa izuensis.
Station 71. — 28.03.1976, 14°09,3' N, 120°26,2' E, 174-204 m : Ethusa izuensis.
Station 73. — 28.03.1976, 14°15,0'N, 120°31,2'E, 70-76 m : Dorippe tenuipes.
MUSORSTOM II.
Station 2. — 20.11.1980, 14°01,0' N, 120o17,l'E, 184-186 m : Ethusa izuensis.
Station 6. — 20.11.1980, 13°56,5' N, 120°20,7' E, 136-152 m : Philippidorippe philippinensis.
Station 10. — 21.11.1980, 14o00,l'-N, 120°18,5'E, 188-195 m : Ethusa foresti.
Station 12. — 21.11.1980, 14°01,0'N, 120°19,7'E, 197-210 m : Ethusa latidactyla, Ethusa izuensis.
Station 18. — 22.11.1980, 14°00,0' N, 120°18,6'E, 188-195 m : Ethusa izuensis.
Station 20. - 22.11.1980, 14°00,9' N, 120o18,l'E, 185-192 m : Ethusa foresti.
Station 25. — 23.11.1980, 13°39,0'N, 120°42,6' E, 520-550 m : Ethusa indica.
Station 26. — 23.11.1980, 13°49,6' N, 120°51,0'E, 299-320 m : Ethusa indica, Ethusa sexdentata, Ethusa qua-
drata.
Station 35. — 24.11.1980, 13°27,9'N, 121 ° 1 1 ,6' E, 160-198 m : Ethusa izuensis.
Station 36. — 24.11.1980, 13°31,4'N, 121°23,9' E, 569-595 m : Ethusa indica, Ethusa sexdentata.
Station 39. - 25.11.1980, 13°02,8' N, 122°37,1'E, 1 030-1 190 m : Ethusa indica.
Station 41. — 25.11.1980, 13° 15,3' N, 122°45,9' E, 166-172 m : Ethusa latidactyla.
Station 49. — 26.11.1980, 13°38,4' N, 121 °44, 1 ' E, 416-425 m : Ethusa indica, Ethusa sexdentata.
Station 50. — 27.11.1980, 13°36,7' N, 120°33,7' E, 810-820 m : Ethusina desciscens.
Station 52. — 27.11.1980, 14°00,7' N, 120°18,7' E, 181-190 m : Ethusa izuensis.
Station 55. — 27.11.1980, 13°53,7' N, 119°58,5'E, 865-866 m : Ethusa indica, Ethusina desciscens.
Station 63. — 29.11.1980, 14°07,3' N, 120°15,0'E, 215-230 m : Ethusa sexdentata.
Station 64. — 29.11.1980, 14°01,5' N, 120°18,9' E, 191-195 m : Ethusa latidactyla, Ethusa izuensis.
Station 66. — 29.11.1980, 14°00,6' N, 120°20,3' E, 192-209 m : Ethusa latidactyla, Ethusa izuensis.
Station 67. — 29.11.1980, 14°00,1'N, 120°18,5'E, 193-199 m : Ethusa latidactyla, Ethusa izuensis.
Station 68. — 29.11.1980, 14°01,9'N, 120°18,8' E, 195-199 m : Ethusa izuensis, Ethusa foresti.
Station 72. — 30.11.1980, 14°00,7' N, 120°19,4' E, 182-197 m : Ethusa foresti.
Station 78. - 1.12.1980, 13°49,1'N, 120°28,0' E, 441-550 m : Ethusa indica.
Station 79. — 1.12.1980, 13°44,6' N, 120°3I,6'E, 682-770 m : Ethusa indica.
Station 80. — 1.12.1980, 13*45,1' N, 120°37,7'E, 178-205 m : Ethusa foresti.
Species List
*1. Dorippe tenuipes Chen, 1980
2. Philippidorippe philippinensis gen. nov. and sp. nov.
*3. Ethusa sexdentata (Stimpson, 1858)
*4. Ethusa latidactyla (Parisi, 1914)
*5. Ethusa indica Alcock, 1894
6. Ethusa quadrata Sakai, 1937
7. Ethusa izuensis Sakai, 1937
8. Ethusa foresti sp. nov.
*9. Ethusina desciscens Alcock, 1894
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
181
SYSTEMATIC ACCOUNT
I. Subfamily Dorippinae MacLeay, 1838
Dorippe Weber, 1795
1. Dorippe tenuipes Chen, 1980 (figs. 1-2 c, d ; pl. I, fig. 8).
Dorippe (Dorippe) tenuipes Chen, 1980 : 156-158, 160, fig. 2, pl. Il : 3, 5, 7-8.
Dorippe miersi Serène, 1981 : 1128-1131, figs. 1-3, pl. I : 1-2 ; pl. II : 1-4.
Dorippe frascone, Serène and Vadon, 1981 : 120-121 (non Herbst, 1785).
Material
MUSORSTOM I.
St. 73. 1 immature c r (8,0 x 8,0 mm).
Habitat : Found on muddy sand or shelly bottoms, depth 33-128 m.
Type locality : South China Sea (China).
Scale : 1 mm.
Source : MNHN, Paris
182
H. CHEN
Fig. 2 : a-b, Dorippe frascone (Herbst, 1758), carapace and abdomen of young male ; c-d, Dorippe tenuipes Chen, 1980, che-
liped and abdomen of immaiure male.
Scale :1mm.
Remarks
One immature male specimen of this species was identified by Serène and Vadon (1981) as
Dorippe frascone (Herbst). In typical D. frascone, a narrow V-shaped notch is found between the tips
of the frontal teeth ; in the young male the second to the fourth segments of the abdomen is each
armed with three small tubercles (adult male with three big tubercles). In D. tenuipes, a rather broad
and shallow V-shaped notch is found between the tips of the frontal teeth ; in the male, the second to
third segments is each armed with three obscurely granular tubercles, the fourth segment has a trans¬
verse row of granules.
Distribution
Vietnam, Philippines, China (South China Sea and East China Sea).
Philippidorippe gen. nov.
Diagnosis. Carapace granulated distinctly broader than long, with distinct grooves. Cardiac
région with X-shaped granular ridge. Front separated into two sharp teeth by U-shaped notch in the
middle. Extraorbital teeth longer than frontal teeth. Eyes not reaching beyond extraorbital teeth.
Deeply depressed but smooth between infraorbital and extraorbital teeth. Borders of merus of anterior
two ambulatory legs covered with microscopie granules. Third segment of male abdomen with tuber-
cle on each side. Basal half of first male pleopod thick and broad, with a round lobe at outer border,
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
183
distal 1/3 curved outwards, tip of the thinner distal part with a finger-shaped process and an auricular,
inwardly directed ventral lobe.
Type species : Philippidorippe philippinensis sp. nov.
Gender : féminine.
Etymology : The generic name is derived from the Philippines, the type locality, and the generic
name Dorippe.
Remarks : This new genus is closely related to Dorippoides, but they can be distinguished as fol-
lows :
2. Philippidorippe philippinensis sp. nov. (figs. 3 a-g ; pl. I, fig. 3 ; pl. II, fig. 4)
Holotype cr (25,2 x 30,0 mm) from MUSORSTOM II, St. 6, Nov. 20, 1980, 13°56,5' N, 120°20,7' E, 136-152 m.
•Allotype 9 (25,5 x 31,5 mm) from MUSORSTOM I, St. 57, March 26, 1976, 13°53,1' N, 120°13,2' E, 96-107 m.
Paratypes 9 (25,0 X 30,0 mm) from MUSORSTOM I, St. 63, March 27, 1976, 14°00,8' N, 120°15,8'E, 191-
195 m ; ‘immature (1 cr, 1 9), March 22, 1976, from MUSORSTOM I, St. 26, 14°00,9' N, 120°16,8'E,
189 m.
Other materials : MUSORSTOM I, St. 30, 1 immature 9 ; St. 56, 4 immature 99 ; St. 63, 1 immature 9-
Carapace granulated distinctly broader than long. Cardiac région with X-shaped granular ridge.
Branchial région swollen. Front separated into two sharp teeth by a broad U-shaped notch in the
middle. Extraorbital teeth longer than frontal teeth. Eyes not reaching beyond the extraorbital teeth.
Deeply depressed but smooth between infraorbital and extraorbital teeth.
Chelipeds unequal, stout and short. Inner face of larger merus slightly smooth, posterior border
with a row of spines at basal 2/3, its anterior border with a row of indistinct spines. Dorsal border
and outer face covered with granules and short hairs. Carpus small, also granulated. Palm broadly
compressed and smooth, its dorsal border and outer face fringed with short hairs. Finger length
equals to combined length of palm and carpus. Dorsal face of movable finger with short hairs. Base
of outer border of immovable finger with short hairs. Cutting edges of finger with small and blunt
teeth ; smaller cheliped fringed with short hairs, finger longer than combined length of palm and car¬
pus.
First ambulatory legs the longest, slightly longer than second legs ; the fourth, the shortest.
Borders of merus of anterior two legs covered with granules, base of anterior border with a tooth.
Dorsal and ventral surface slightly smooth and with short hairs. Finger without hairs.
Abdomen of seven segments in both sexes : in the male, first segment with some granules,
second segment with a transverse row of granules ; third segment with a big tubercle on each side, the
borders of which are finely granulated ; fourth segment with only a few granules. Last three segments
without granules. Telson bluntly triangular. Basal half of first male pleopod thick and broad, with a
round lobe at outer border, distal 1/3 curved outwards, tip of the thinner distal part with a finger-
shaped process and an auricular, inwardly directed ventral lobe.
• Specimens marked with an asterisk are deposited in the lnstitute of Oceanology, Academia Sinica, Qingdao, China.
Source : MNHN, Paris
184
H. CHEN
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
185
II. Subfamily Ethusinae Guinot, 1977
Ethusa Roux, 1830
3. Ethusa sexdentata (Stimpson, 1858) (figs. 5, 6 ; pl. II, figs. 1, 2)
Dorippe sexdentata Stimpson, 1858 : 163.
Ethusa sexdentata , Stimpson, 1907 : 168, pl. 19, fig. 4 ; Balss, 1922 : 120 ; Yokoya, 1933 : 109 ; Sakai, 1937 :
77, pl. 11, fig. 1, text-figs. 1 a, 2 ; 1965 : 22, pl. 11, fig. 2 ; 1976 : 63-64, pl. 23, fig. 1, text-fig. 26 a.
Ethusa andamanica Alcock, 1894 : 405 ; 1896 : 284. Illus. Zool. Invest. Crust. pl. 14, fig. 8 ; Doflein, 1904 : 37,
pl. 13, figs. 7-8 ; Bouvier, 1906 : 482 ; Parisi, 1914 : 302, text-figs. 3-4.
Material
MUSORSTOM II.
St. 26, 1 o- (11,0 x 10,0 mm). — St. 36, 1 o- (10,5 x 10,1 mm). — St. 49, 3 crcr (8,3 x
8,0 mm; 9,5 x 8,1mm; 8,4 x 8,0 mm); 4 99 (11,0 x 11,0 mm; 11,0 x 11,1mm; 11,8 x
11,5 mm ; 11,5 x 11,5 mm). — St. 63, 1 9 (9,7 x 10,3 mm).
Habitat : Found on muddy sand or shelly bottoms, depth 30-550 m.
Type locality : Japan.
Remarks
Carapace of young specimens covered with tomentum but adult specimens (19,0 x 18,0 mm ;
16,0 x 14,5 mm collected from the South China Sea) are naked and glossy, but with granules under
Source : MNHN, Paris
Scale :
Fig. 5. — Ethusa sexdentata (Stimpson, 1858), male.
the lens. Four frontal teeth longer or slightly shorter than, or sometimes equal to, the external orbital
teeth.
Male chelipeds asymmetrical or symmetrical. Female cheliped slender and symmetrical. If
asymmetrical larger palm swollen and longer than finger. The cutting edges of fingers with or without
teeth. If symmetrical, the palm slender and shorter than the finger. Cutting edges of fingers with
small teeth.
In the young male with latéral border of the third to fifth abdominal segments strongly convex,
in the adult male, slightly convex and tuberculated at the base on each side.
Specimens of the présent species were collected from 230-569 m ; Sakai (1976) reported its
occurrence from 30-550 m.
Distribution
China (South China Sea and East China Sea), Japan, Indonesia, Philippines and Andaman Sea.
4. Ethusa latidactyla (Parisi, 1914) (fig. 7 ; pl. I, fig. 6 ; pl. II, figs. 3, 6)
Ethusina latidactyla Parisi, 1914 : 28, pl. 13, fig. 1.
Ethusa latidactyla , Ihle, 1916 : 139, text-figs. 74-75 ; Sakai, 1937 : 78, text-fig. 1 b ; 1965 : 23, pl. 11, fig. 3 ;
1976 : 64, pl. 23, fig. 2, text-fig. 26 b.
Ethusa aff. hirsuta Serène and Vadon, 1981 : 118-119.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
187
Fig. 6. — Eihusa sexdeniaia (Slimpson, 1858).
a, anterior of carapace, ventral view ; b, male chelipeds ; c, anolher male chelipeds ; d, male abdomen ; e, female abdomen ;
f, first and second male pleopods ; g, enlarged lip of first male pleopod ; h, enlarged lip of second male pleopod ;
i, enlarged tip of firsi male pleopod of another specimen.
Scale : a-f, 1 mm ; g-i, 0,1 mm.
MATERIAL
MUSORSTOM I.
St. 2, 1 9 (9,0 x 9,0 mm). — St. 25, 1 o ■ (7,0 x 7,0 mm). — St. 30, 1 cr. — St. 32, 1 9
(10,0 x 10,0 mm). — St. 51, 1 cr, 1 9-
MUSORSTOM II
St. 12, 1 o-, 1 9. — St. 41, 5 crcr, 4 99- — St. 64, 2 crcr, 1 9- — St. 66, 2 crcr (9,1 x
9,1 mm ; 10,0 x 10,5 mm), 3 99 (15,0 x 16,0 mm ; 14,0 x 15,0 mm ; 10,5 x 11,0 mm). — St. 67,
2 crcr, 1 9.
Habitat : Found on soft mud or sandy bottom, depth 50-274 m.
Type locality : Sagami Bay (Japan).
Remarks
This species closely resembles Ethusa sexdentata (Stimpson, 1858), but they can be distinguished
as follows :
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
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Distribution
China (South China Sea), Indonesia, Japan and Philippines.
5. Ethusa indica Alcock, 1894 (figs. 8-9 ; pl. I, fig. 1 ; pl. II, fig- 5)
Elhusa indica Alcock, 1894 : 405 ; 1896 : 283 ; Illus. Zool. Invest. Crust. pl. 14, fig. 2 ; Ihle, 1916 : 136 ; Sakai,
1965 : 24, pl. 12, fig. 4 ; 1976 : 64-65, text-fig. 27 ; Chen, 1983 (in press).
Ethusa gracilipes , Serène and Lohavanijaya, 1973 : 35-36, figs. 56-59, pl. 14, c-d.
Ethusa serenei Sakai, 1983 : 4-5.
Ethusina gracilipes, Serène and Vadon, 1981 : 119, 121. (non. Ethusa gracilipes Miers, 1886).
Fig. 8. — Ethusa indica Alcock, 1894.
Source : MNHN, Paris
190
H. CHEN
Fig. 9. — Eihusa
Scale : a-e, 1 mm ; f, 0,1
indica Alcock, 1894.
ventral view ; c, male chelipeds ;
d,
male abdomen
first male
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPP1DAE
191
Material
MUSORSTOM I.
St. 43, 1 o* (6,0 x 5,0 mm), 1 9 (11,5 x 11,6 mm). — St. 44, 1 o-, 5 99- — St. 47, 2 crcr.
MUSORSTOM II.
St. 25, 26 crcr (15,5 x 15,0 mm; 11,4 x 10,7 mm); 28 99 (14,5 x 14,5 mm; 13,0 x
13,0 mm ; 14,1 x 14,3 mm ; 13,0 x 13,0 mm) (ovigerous). — St. 26, 1 9- — St. 36, 1 9- — St. 39,
2 99. — St. 49, 1 9. — St. 55, 2 99. — St. 78, 3 crcr, 7 99- — St. 79, 1 ovigerous 9-
Habitat : Found in deeper waters, soft mud or muddy sand, depth 299-1 312 m.
Type locality : Andaman Sea.
Remarks
Results of observation and measurement of many specimens show that this species is morpholo-
gically very variable. Generally its external orbital teeth project beyond the frontal teeth ; but in some
specimens it is of the same length as, or shorter than, the frontal teeth. The tips of the external
orbital teeth are usually directed outwardly but some are inwardly. The length of the two anterior
ambulatory legs is also variable. Measurement of merus of the first leg is 4, 4-9,0, usually 5 times as
long as broad. But the characteristics of male abdomen and its first pleoped show not much diffé¬
rences.
By Serène and Vadon, 1981 : 119, 121, this species was identified as Ethusa aff. investigatoris
(Alcock) and Ethusina gracilipes Miers, 1886. We believe them to be the same species.
The présent species dredged from 299-757 m ; but Institute of Oceanology, Academia Sinica col-
lected it from the East China Sea at 510-795 m ; Alcock (1896) reported from Indian Océan at 439-
1 315 m ; Sakai’s materials (1976) obtained from Japan at 30-120 m. Therefore the depth range of
this species is very wide (30-1 315 m).
Distribution
Maldive Islands, Andaman Sea, Laccadive Sea, Ceylon, Indonesia, Philippines, Japan and China
(South China Sea and East China Sea).
6. Ethusa quadrata Sakai, 1937 (fig. 10 ; pl. I, fig. 7)
Ethusa quadrata Sakai, 1937 : 78, text-fig. 3 ; 1965 : 24, pl. 12, fig. 4 ; 1976 : 65-66, pl. 23, fig. 3, text-figs. 26 c,
28 ; Takeda and Miyaké, 1972 : 68 ; Serène and Vadon, 1981 : 120-121 ; Chen, 1983 (in Press).
Material
MUSORSTOM 1.
St. 62, 1 cr (5,5 x 4,5 mm). — St. 26, 1 9 (9,0 X 7,8 mm).
Habitat : Found on fine sand, muddy sand or shelly bottoms, depth 35-196 m.
Type locality : Japan (between Ito-and Hatsushima, West of Sagami Bay).
Remarks
The male chelipeds of this species are either asymmetrical or symmetrical. According to Sakai’s
original description, only the right cheliped of this species is distinctly longer. The abdomen of both
sexes hâve seven segments ; in the male, the sixth segment is transversely quadrate and the telson is
Source : MNHN, Paris
192
H. CHEN
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
193
bluntly triangular. The female abdomen is broader than that of the male but has broadly triangular
telson.
Distribution
China (South China Sea and East China Sea), Japan and Philippines.
7. Ethusa izuensis Sakai, 1937 (Figs. 11-12 ; pl. I, Fig. 2)
Ethusa izuensis Sakai, 1937 : 80, text-fig. 4 ; 1965 : 23, pl. 12, Figs. 1-2 ; 1976 : 66, text-Figs. 26 d, 29 ; Takeda
and Miyaké, 1972 : 67 ; Serène and Vadon, 1981 : 119-121 ; Chen (in press).
MATERIAL
MUSORSTOM I.
St. 24, 1 9 (11,0 x 10,8 mm). — St. 25 , 2 9 9 (11,5 x 11,0 mm ; 10,3 x 10,5 mm), 1 dam-
aged. — St. 26, 1 a, 1 9 (8,5 x 7,5 mm ; 7,0 x 6,2 mm). — St. 30, 1 9- — St. 32, 1 9- — St. 34,
! a, ] 9. _ St. 36, 1 cr. - St. 57, 1 9 (12,9 x 12,3 mm). — St. 61, 2 crcr, 2 99- — St. 64,
1 9-’ — St. 71, 1 cr, 1 9-
MUSORSTOM II.
St. 2, 1 9 (11,3 x 10,7 mm). — St. 12, 1 9 (10,5 x 10,0 mm). — St. 18, 1 9- — St. 35, 1 cr
(6,0 X 5,5 mm). - St. 52, 1 9- - St. 64, 1 9- - St. 66, 1 9- - St. 67, 1 cr (7,4 x 6,4 mm). -
St. 68, 1 o-, 1 9.
Habitat : Found on fine sand or shelly bottoms, 30-210 m.
Type locality : Japan.
Source : MNHN, Paris
194
H. CHEN
Remarks
Description and figures of these specimens agréé with that of Sakai except the following two
features : first, the movable and immovable fingers of male chelipeds hâve tomentose and scarcely
short hairs, while Sakai described the movable and immovable fingers naked and polished. Second,
the sixth segment of female abdomen is longer than Sakai’ s text-fig. 4 b ; its telson is bluntly triangu-
lar, while telson of his figure seems to be rounded.
Sakai, 1937, p. 180, text-fig. 4 a, marked female holotype, but 1976, p. 66, text-fig. 29, marked
male holotype while its figures seem to be of female holotype.
Specimens were obtained from 160-210 m, deeper than the depth range reported by Sakai.
Distribution
China (South China Sea and East China Sea), Japan and Philippines.
Fici. 12. — Ethusa izuensis Sakai, 1937.
ameriûr ol carapace ; t), male cheliped ; c. female cheliped ; d, male abdomen ; e. female abdomen ;
g. second male pleopod ; h, enlarged dp ol firsl male pleopod ; i, enlarged pari of second male
Sealc : a-g, I mm ; h-i, 0,1 mm.
f, firsi male pleopod ;
pleopod.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
195
8. Ethusa foresti sp. nov. (figs. 13-14 ; pl. II, figs. 7-8)
Holotype 9 (8,9 x 7,9 mm) from MUSORSTOM II, st. 72, Nov. 30, 1980, 14°00,7' N,
120°19,4'E, 188-197 m.
Paratypes MUSORSTOM II : *St. 10, 1 9 (8,6 x 7,5 mm), Nov. 21, 1980, 14°00,1' N,
120°18,5'E, 188-195 m; St. 20, 1 9 (8,4 X 7,7 mm), Nov. 22, 1980, 14°00,9' N, 120o18,l'E, 185-
192 m ; St. 68, 1 9 (7,0 x 6,5 mm), Nov. 29, 1980, 14°01,9 N, 120° 18,8' E, 195-199 m ; St. 80, 1 9
(7,6 x 6,7 mm), Dec. 1, 1980, 13°45,rN, 120°37,7' E, 178-205 m.
Carapace studded with granules, longer than broad, its greatest breadth being approximately
twice the distance between the tips of the external orbital teeth. The grooves and régions distinct, car-
diac région relatively raised. Anterior borders of front and orbit with long plumose hairs. Frontal
border divided into four teeth by 3 notches, one of which is deeply V-shaped, the other two shallow.
The two médian frontal teeth slightly longer than latéral frontal teeth. The external orbital teeth
stout. The basal half of antero-lateral border produced, with distinct granules.
Chelipeds symmetrical and slender, covered with tomentose. Finger longer than palm, its inner
border with gap when closed, with or without teeth.
Ambulatory legs covered with tomentose, second leg longest. Posterior two legs short and slen¬
der, located on the dorsal face. Finger slightly longer than other species of the genus.
Female abdomen consists of seven segments : first segment 1/2 as long as broad, its surface gra-
nulated. Sixth segment trapezoid. Telson bluntly triangular.
* Specimen marked with an asterisk is deposited in the Instituie of Oceanology, Academia Sinica, Qingdao, China.
Source : MNHN, Paris
196
H. CHEN
a
b
Fig. 14. — Ethusa foresti sp. nov., paratype female.
a, anterior of carapace ; b, chelipeds ; c, abdomen.
Scale :1mm.
This new species is close to Ethusa izuensis Sakai, 1937 reported from Japan, but they differ in
the following characteristics.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
197
Ethusina Smith, 1884
9. Ethusina desciscens Alcock, 1896 (figs. 15-16 ; pl. I, figs. 4-5)
Ethusina desciscens Alcock, 1896 : 286 ; Illus. Zool. Invest. Crust. pl. 62, figs. 2, 2 a ; Chen, 1983 (in press).
Ethusa gracilipes, Ihle, 1916 : 147, fig. 77 (non. Ethusa gracilipes Miers, 1886).
Fig. 15. — Ethusina desciscens Alcock, 18%, female.
Scale : 1 mm.
MATERIAL
MUSORSTOM II.
St. 50, 1 9 (8,6 x 9,0 mm). — St. 55, 1 9 (9,0 x 9,0 mm).
Habitat : Found on soft mud bottoms, depth 485-2 060 m.
Type locality : Adaman Sea and Laccadive Sea.
Remarks
This species is assigned to Ethusina based on the large and swollen basal segment of the anten-
nules and on the very small and immovable eyestalks.
Distribution
Andaman Sea, Laccadive Sea, Indonesia, Philippines and China (South China Sea and East
China Sea).
Source : MNHN, Paris
Fig. 16. — Elhusina desciscens Alcock, 1896, female.
a, anterior of carapace ; b, cheiiped ; c, abdomen.
Scale : 1 mm.
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Tokyo Imper. Univ. 12 (1) : 1-226, 71 text-figs.
Source : MNHN, Paris
200
H. CHEN
PLATE I
1. Ethusa indica Alcock, 1894, cr (12,0 X 11,2 mm).
2. Ethusa izuensis Sakai, 1937, ç (15,0 x 14,0 mm).
3. Philippidorippe philippinensis gen. nov. et sp. nov., holotype et (25,2 x 30,0 mm).
4. 5. Ethusina desciscens Alcock, 1896, 9 (8,6 x 9,0 mm).
6. Ethusa latidactyla (Parisi, 1914), cr (9,6 x 9,6 mm).
7. Ethusa quadrata Sakai, 1937, ç (9,0 X 7,8 mm).
8. Dorippe tenuipes Chen, 1980, immature et (8,0 x 8,0 mm).
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
201
Source : MNHN, Paris
202
H. CHEN
PLATE II
1. 2. Ethusa sexdentata (Stimpson, 1858), 9 (11,4 x 11,1 mm), a (8,2
3. 6. Ethusa latidactyla (Parisi, 1914), ç (12,9 x 13,1 mm), a (8,7 x
4. Philippidorippe philippinensis gen. nov. et sp. nov., allotype 9 (25,5
5. Ethusa indica Alcock, 1894, ovigerous 9 (6,8 X 6,3 mm).
7, 8. Ethusa foresti sp. nov., holotype 9 (8,9 x 7,9 mm), paratype 9
x 7,8 mm).
9,0 mm).
X 31,5 mm).
(8,6 x 7,5 mm).
DECAPOD CRUSTACEA : DORIPPIDAE
203
PLATE II
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CAMPAGNES MUSORSTOM. 1 & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I
IL PHILIPPINES,
6
Decapod Crustacea
Raninidae
Gary D. GOEKE *
ABSTRACT
Nine species of frog crabs of the family Raninidae were collected during ihe 1976 and 1980 MUSORSTOM
cruises lo the Philippines and the 1980 CORINDON II cruise in Makassar Strait. A proposed new genus, Lysirude
(containing 3 species) is described and separated from the closely related genus Lyreidus. Five species (Raninoides
hendersoni, R. personatus, Lyreidus tridentatus, L. stenops and Lysirude channeri) are represented by numerous
specimens with far fewer specimens of Cosmonotus grayi, Notopoides laïus, Lyreidus brevifrons and Lysirude grif¬
fini sp. nov. présent.
RÉSUMÉ
Neuf espèces de Crabes de la famille des Raninidae ont été récoltées au cours des campagnes MUSORSTOM
1976 et 1980 aux Philippines et de la campagne CORINDON II dans le détroit de Macassar. Un nouveau genre
Lysirude (avec trois espèces) est décrit et séparé du genre très proche Lyreidus. Cinq espèces (Raninoides hender¬
soni, R. personatus, Lyreidus tridentatus, L. stenops et Lysirude channeri ) sont représentées par de nombreux spé¬
cimens, tandis que d’autres ( Cosmonotus grayi, Notopoides laïus, Lyreidus brevifrons et Lysirude griffini sp. nov.)
ne comprennent qu’un nombre moins élevé d’échantillons.
The Raninidae of the Philippines are a diverse group well represented in the MUSORSTOM col¬
lections. Species of this fossorial group collected in the Philippines were most recently detailed by
Serène and Umali (1972) and Serène and Vadon (1981). This contribution présents a systematic
review of the Philippine species with an updated key to the recognized species of frog crabs known
from the région.
List of Stations
MUSORSTOM I
Station 1. — 18.03.1976, 14°28,0' N, 120°42,0' E, 36-37 m : Raninoides hendersoni, R. personatus.
Station 2. — 19.03.1976, 14°02,8' N, 120° 18, 8' E, 182-187 m : Raninoides personatus.
Station 5. — 19.03.1976, 14°01,5'N, 120°23,5' E, 200-215 m : Raninoides personatus.
Station 9. — 19.03.1976, 14°01,8'N, 120°17,6' E, 180-194 m : Lyreidus tridentatus.
Station 11. — 20.03.1976, 13°59,8' N, 120°23,7' E, 217-230 m : Raninoides personatus, Lyreidus tridentatus, Lysi¬
rude griffini.
Station 16. — 20.03.1976, 13°59,0' N, 120°10,5' E, 150-164 m : Lyreidus stenops.
Station 20. — 21.03.1976, 13°59,2' N, 120°20,3' E, 208-222 m : Lyreidus tridentatus.
Station 21. — 21.03.1976, 14°01,0' N, 120°22,8' E, 174-223 m : Raninoides personatus.
Station 24. — 22.03.1976, 14°00,0' N, 120°18,0'E, 189-209 m : Lyreidus tridentatus.
Station 25. — 22.03.1976, 14°02,7' N, 120°20,3' E, 191-200 m : Raninoides personatus, Cosmonotus grayi, Lyrei¬
dus tridentatus.
Station 26. — 22.03.1976, 14°00,9' N, 120° 16, 8' E, 189 m : Cosmonotus grayi, Lyreidus tridentatus.
Station 27. — 22.03.1976, 13°59,8' N, 120°18,6'E, 188-192 m : Lyreidus tridentatus.
* U.S. Army Corps of Engineers, P. O. Box 60267, LMNPD-RE, New Orléans, LA. U. S. A. 70160.
Mém. Mus. natn. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
206
D. G. GOEKE
Station 30. - 22.03.1976, 14°01,3'N,
Station 31. - 22.03.1976, 14°00,0' N,
Station 32. - 23.03.1976, 14°02,2' N,
Station 34. - 23.03.1976, 14°01,0'N,
Station 35. - 23.03.1976, 13°59,0' N,
Station 36. - 23.03.1976, 14°01,2'N,
Station 40. - 24.03.1976, 13°57,4' N,
Station 43. - 24.03.1976, 13°50,5' N,
Station 45. — 24.03.1976, 13°46,0' N,
Station 50. - 25.03.1976, 13°49,2' N,
Station 51. - 25.03.1976, 13°49,4' N,
Station 55. - 26.03.1976, 13°55,0' N,
Station 56. — 26.03.1976, 13°53,1'N,
Station 61. — 27.03.1976, 14°02,2' N,
Station 62. — 27.03.1976, 13°59,5' N,
Station 64. - 27.03.1976, 14°00,5' N,
Station 65. - 27.03.1976, 14°00,0' N,
Station 68. — 27.03.1976, 14°00,8' N,
Station 69. — 27.03.1976, 13°58,8' N,
Station 71. - 28.03.1976, 14°09,3' N,
frons, L. stenops.
Station 72. - 28.03.1976, 14°11,8'N,
120° 18,7' E, 177-186 m : Lyreidus tridentatus.
120° 16,0' E, 187-195 m : Lyreidus tridentatus, L. stenops.
120° 17, 7' E, 184-193 m : Lyreidus tridentatus.
120° 15, 8' E, 188-191 m : Lyreidus tridentatus.
120°18,5' E, 186-187 m : Lyreidus tridentatus.
120°20,2'E, 187-210 m : Raninoides personatus, Lyreidus tridentatus.
120°27,8' E, 265-287 m : Lyreidus tridentatus.
120°28,0' E, 448-484 m : Raninoides hendersoni.
120°23,8' E, 100-180 m : Raninoides hendersoni, R. personatus.
120°01,8'E, 415-510 m : Lyreidus tridentatus, L. brevifrons.
120°04,2' E, 170-200 m : Lyreidus tridentatus.
120°12,5'E, 194-200 m : Lyreidus tridentatus. Cosmono tus grayi.
120°08,9' E, 129-134 m : Raninoides hendersoni, Cosmonotus grayi.
120°18,1'E, 184-202 m : Lyreidus tridentatus, L. stenops.
120°15,6'E, 179-194 m : Lyreidus tridentatus.
120°16,3' E, 194-195 m : Cosmonotus grayi.
120°19,2' E, 194-202 m : Lyreidus tridentatus.
120° 17,4' E, 183-199 m : Lyreidus tridentatus.
120°17,3'E, 187-199 m : Lyreidus stenops, Notopoides latus.
120°26,2' E, 174-204 m : Cosmonotus grayi, Lyreidus tridentatus, L. brevi-
120°28,7' E, 122-127 m : Raninoides hendersoni, Lyreidus stenops.
MUSORSTOM II
Station 1 . — 20. 1 1 .
Station 2. — 20.11.
Station 4. — 20.11.
, 14°00,3'N,
, 14°01,0'N,
, 14°01,2'N,
120°19,3'E,
120°17,1'E,
120° 18,4' E,
120° 18, 5' E,
120°19,7'E,
120°19,7'E,
120° 18,6' E,
120°18,1'E,
120° 17,8' E,
120°42,6'E,
120°51,0' E,
121°23,9'E,
122°37,1'E,
122°39,1' E,
122°45,9' E,
122°20,7' E,
122°17,0' E,
121°44,1' E,
120°33,7' E,
120° 16,4' E,
120°18,7' E,
120°03,6' E,
120°17,0' E,
120°15,0' E,
120° 1 8,9' E,
120°20,3' E,
120°18,5'E,
120°18,8' E,
120° 19,4' E,
120°28,0' E,
120°37,7' E.
120°28,4' E,
19°13,8' E, 450-395 n
188-198 m : Lyreidus tridentatus.
184-186 m : Lyreidus tridentatus.
183-190 m : Lyreidus tridentatus, L. stenops.
188-195 m : Lyreidus tridentatus.
194-196 m : Lyreidus tridentatus.
197-210 m : Lyreidus tridentatus.
188-195 m : Lyreidus tridentatus.
185- 192 m : Lyreidus tridentatus.
191-192 m : Lyreidus tridentatus.
550-520 m : Lysirude channeri.
299-320 m : Lysirude griffini.
569-595 m : Lysirude channeri.
1 030-1 190 m : Lysirude channeri.
280-340 m : Lyreidus brevifrons.
166-172 m : Raninoides personatus.
760-820 m : Lysirude channeri.
445-520 m : Lysirude channeri, Lyreidus brevifrons.
416-425 m : Lysirude channeri, Lyreidus brevifrons.
810-820 m : Lysirude channeri.
170-187 m : Lyreidus stenops.
181-190 m : Lyreidus stenops, L. tridentatus.
156-182 m : Notopoides latus.
186- 189 m : Lyreidus tridentatus.
215-230 m : Lyreidus tridentatus.
191- 195 m : Lyreidus tridentatus.
192- 209 m : Raninoides personatus, Lyreidus tridentatus.
193- 199 m : Lyreidus tridentatus.
, 195-199 m : Lyreidus tridentatus.
, 182-197 m : Lyreidus stenops, L. tridentatus.
, 441-550 m : Lyreidus brevifrons, Lysirude channeri.
, 178-205 m : Lyreidus tridentatus.
, 550 m : Lysirude channeri.
: Cosmonotus grayi, Raninoides personatus.
: Raninoides personatus.
: Lyreidus stenops, Raninoides personatus.
: Lysirude channeri.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
207
LIST OF SPECIES
Cosmonotus grayi Adams and White, 1848 :
MUSORSTOM I : St. 25, 26, 55, 64, 71.
CORINDON II : St. 267.
Lyreidus tridentatus de Haan, 1841 :
MUSORSTOM I : St. 9, 11, 20, 24, 25, 26, 27, 30, 31, 32, 34, 35, 36, 40, 50, 51, 55, 61, 62,
65, 68, 71.
MUSORSTOM II : St. 1, 2, 4, 10, 11, 12, 18, 20, 21, 52, 62, 63, 64, 66, 67, 68, 72, 80.
Lyreidus brevifrons Sakai, 1937 :
MUSORSTOM I : St. 50, 71.
MUSORSTOM II : St. 40, 46, 49, 78.
Lyreidus stenops Wood-Mason, 1887 :
MUSORSTOM 1 : St. 16, 31, 61, 69, 71, 72.
MUSORSTOM II : St. 4, 51, 52, 72.
CORINDON II : St. 273.
Lysirude channeri (Wood-Mason, 1885) :
MUSORSTOM II : St. 25, 36, 39, 44, 46, 49, 50, 78, 82.
CORINDON II : St. 276.
Lysirude griffini sp. nov.
MUSORSTOM 1 : St. 11.
MUSORSTOM II : St. 26.
Notopoides latus Henderson 1888 :
MUSORSTOM I : St. 69.
MUSORSTOM II : St. 57.
Raninoides hendersoni Chopra, 1933 :
MUSORSTOM I : St. 1, 43, 45, 56, 72.
Raninoides personatus Henderson, 1888 :
MUSORSTOM I : St. 1, 2, 5, 11, 21, 25, 36, 45.
MUSORSTOM II : St. 41, 66.
CORINDON II : St. 267, 271, 273.
Source : MNHN, Paris
208
D. G. GOEKE
SYSTEMATIC REMARKS
RAN1NIDAE de Haan, 1839
The family Raninidae has a confused systematic background and members hâve been assigned to
many of the higher taxa within the traditional classification of the Decapoda. Linnaeus (1758)
recognized a single species, Cancer raninus and placed it among the Insecta Aptera. Lamarck (1801 ;
1837) included this species among the Macrura and later among the Paguridea (Anomura). Latreille
(1806) considered the group among the Oxyrhyncha of Brachyura. H. Milne-Edwards (1837) in¬
cluded the frog crabs with the Anomura, but at a higher level than the family rank accepted by most
previous authors. Subséquent workers to accept the anomuran classification were Dana (1852), who
first used the familial name Raninidae, Smith (1881) and Henderson (1888 ; 1898). The traditional
brachyuran classification of this group within the oxystomatous crabs dates from DE Haan (1833) and
was used by Ortmann (1892), Alcock (1896) and most other authors until 1922.
One of the most significant works on this family was accomplished by Bourne (1922) who con-
centrated on morphological traits. He hypothesized an independent origin for the family from the
Macrura and proposed the new tribe Gymnopleura for the group. Although most workers hâve
accepted this classification (Rathbun, 1937 ; Monod, 1956 ; Balss, 1957 ; Gordon, 1963 ; Wil¬
liams, 1965 ; Serène and Umali, 1972), some authors (Bouvier, 1940 ; Glaessner, 1960 ; 1969)
hâve retained the oxystomatous classification based on a proposed affinity to calappid crabs.
In a recent révision of the Brachyura, GuiNOT (1978) replaced the traditional groupings of the
Oxystomata, Oxyrhyncha, etc., by what she considers to be more natural or monophyletic groupings.
In this classification, the Raninoidea is placed within the Archaeobrachyura of the Podotremata.
Serène and Umali (1972) recognized two subfamilies within the Raninidae. The first sub-
family, Notopodinae (Notopinae of Serène and Umali, 1972) is composed of three recent généra with
the remaining (except Symethis) seven généra assigned to the Ranininae. Goeke (1981) created a third
subfamily, the Symethinae, for the American genus Symethis. These groupings are based on the struc¬
ture of the pleopod one of males and the direction of retraction of the eyestalks. The distinction
between the Ranininae and the Notopodinae is not supported by the structure of the spermathecae of
females (Goeke, 1981).
Ranininae de Haan, 1839
Ranininae de Haan, 1839 : 102 ; Dana, 1852 : 400 ; Serène and Umali, 1972 : 34 ; Sakai, 1976 : 47.
Remarks
The nominate subfamily, Ranininae, is defined by Serène and Umali (1972) as encompassing
Ranina Lamarck, 1801, Lyreidus de Haan, 1841, Notopoides Henderson, 1888, Raninoides H. Milne-
Edwards, 1837, Notosceles Bourne, 1922, Cyrtorhina Monod, 1956 and Symethis Weber, 1795. Since
that report Symethis has been removed to the subfamily Symethinae Goeke, 1981, and the proposed
new genus, Lysirude, is grouped within the Ranininae. This subfamily is an amalgam with few généra
dosely related to each other. As noted by Serène and Umali (1972 : 34) after their further subdivi¬
sion of the Ranininae into 4 subgroups, “ each of these groups can justify the establishment of distinct
sub-families ”.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
209
Lyreidus de Haan, 1841 (sensu stricto).
Lyreidus de Haan, 1841 : 138 ; Alcock, 1896 : 294 ; Sakai, 1937 : 168 (in part) ; 1976 : 53 (in part) ; Griffin,
1970 : 93 (in part).
Type species : Lyreidus tridentatus de Haan, 1841 ; by monotypy.
Remarks
In his recent révision of the genus Lyreidus (sensu lato), Griffin (1970) recognized 5 valid
species, four of which are distributed in the western Pacific Océan and adjacent waters. A single spe¬
cies, Lyreidus nitidus (A. Milne-Edwards, 1880) (= Lyreidus bairdii Smith, 1881) is represented in the
western Atlantic. Depths to 770 m are reported by Griffin (1970 : 109) for the western Pacific spe¬
cies of this genus. I hâve examined specimens of Lyreidus nitidus from depths of possibly 820 m.
Lyreidus tridentatus de Haan, 1841.
(Fig. 1).
Lyreidus tridentatus de Haan, 1841 : 140 ; Henderson, 1888 : 33 ; Ortmann, 1892 : 574 ; Sakai, 1934 : 283 ;
1937 : 169 ; 1976 : 53 ; Griffin, 1970 : 94 ; Serène et Vadon, 1981 : 121.
Lyreidus elongatus Miers, 1879 : 46.
Lyreidus australiensis Ward, 1933 : 377.
Lyreidus fossor Bennett, 1964 : 24.
Material
MUSORSTOM I
St. 9, 180-194 m : 1 cr, 23.7 mm. — St. 11, 217-230 m : 1 O", 25.1 mm. — St. 20, 208-222 m :
1 Ç, 24.0 mm. — St. 24, 208-222 m : 1 9, 32.0 mm. — St. 25, 191-200 m : 1 cr, 3 99, 35.4-45.6 mm.
— St. 26, 189 m : 1 9, 26.5 mm. — St. 27, 188-192 m : 1 9 17.9 mm. — St. 30, 177-186 m : 1 cr,
2 99, 28.3-31.0 mm. — St. 31, 187-195 m : 1 cr, 2 99, 23.0-30.6 mm. — St. 32, 184-193 m : 1 cr,
1 9 , 24.2-24.6 mm. — St. 34, 188-191 m : 2 crcr, 5 99, 23.7-48.1 mm. — St. 35, 186-187 m : 1 or,
29.9 mm. — St. 36, 187-210 m : 1 a, 1 9, 31.7-42.5 mm. — St. 40, 265-287 m : 1 cr, 50.6 mm. — St.
50, 415-510 m : lcr, 30.7 mm. — St. 51, 170-200 m : lcr, 1 9, 30.4-44.9 mm. —
St. 55, 196-200 m : 1 9, 14.5 mm. — St. 61, 184-202 m : 1 cr, 29.8 mm. — St. 62, 179-194 m : 1 cr,
14.7 mm. — St. 65, 194-202 m : 2 crcr, 43.2-51.2 mm. — St. 68, 183-199 m : 1 or, 36.4 mm. — St. 71,
174-204 m : 4 crcr, 25.8 mm.
MUSORSTOM II
St. 1, 188-198 m : 1 9, 18.5 mm. — St. 2, 184-186 m : 2 crcr, 41.8-49.5 mm. — St. 4, 190-
183 m : 1 cr, 11.3 mm. — St. 10, 188-195 m : 1 cr, 18.2 mm. — St. 11, 196-194 m : 1 cr, 2 99, 11.7-
30.8 mm. — St. 12, 197-210 m : 1 cr, 2 99, 20.4-30.0 mm. — St. 18, 188-195 m : 9 crcr, 3 99,
11.8- 43.0 mm. — St. 20, 185-192 m : 3 crcr, 11.8-46.2 mm. — St. 21, 191-192 m : 2 crcr, 4 99, 15.2-
50.2 mm. — St. 52, 181-190 m : 5 crcr, 17.7-24.5 mm. — St. 62, 186-189 m : 3 crcr, 20.3-
29.8 mm. — St. 63, 215-230 m : 2 9 9, 19.2-25.1 mm. — St. 64, 191-195 m : 7 crcr, 4 99,
14.8- 38.9 mm. — St. 66, 192-209 m : 5 crcr, 5 99, (1 ovig.), 14.1-34.3 mm. — St. 67, 193-199 m :
1 cr, 3 99, 11.7-18.7 mm. — St. 68, 195-199 m : 6 cro-, 5 99, 11.1-30.4 mm. — St. 72, 182-197 m :
2 crcr, 1 9, 24.8-48.6 mm. — St. 80, 178-205 m : 1 cr, 24.8 mm.
Source : MNHN, Paris
210
D. G. GOEKE
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
211
Remarks
Lyreidus triderxtatus is the most abundant species of frog crab in the MUSORSTOM collection,
represented by 127 individuals (72 males, 50 females). This frog crab is one of the most common
raninids in the Indo-West Pacific with a géographie range from southeastern Japan, South China Sea,
central Australia, Fiji, New Zealand and Hawaii (Griffin, 1970 : 104). The previously reported
bathymétrie range of 27 to 384 m encompasses the range of 126 to approximately 287 m of the
MUSORSTOM specimens.
The considérable morphological variation found in L. tridentatus was treated in Griffin’s (1970)
statistical analyses for the species. His detailed work dealt with the following features ; carapace
length to carapace width, antérolatéral margin length, interorbital width, post orbital spine length as
well as variations in the cheliped, ambulatory dactyli, abdomen, latéral spines and the sternum. The
broad variation exhibited by L. tridentatus may explain why this species has been described under three
additional names by early authors.
Lyreidus brevifrons Sakai, 1937.
(Fig. 2).
Lyreidus brevifrons Sakai, 1937 : 171 ; 1965 : 6 ; 1976 : 54 ; Griffin, 1970 : 104 ; Serène and Vadon, 1981 : 121.
Material
MUSORSTOM I
St. 50, 415-510 m : 1 O-, 30.7 mm. — St. 71, 174-204 m : 1 c r, 11.4 mm.
MUSORSTOM II
St. 40, 280-340 m : 1 cr, 1 9 (ovig.), 17.9-28.4 mm. — St. 46, 445-520 m : 5 99 (1 ovig.),
13.8-33.1 mm. — St. 49, 416-425 m : 1 o*, 18.1 mm. — St. 78, 441-550 m : 1 cr, 1 9, 17.9-28.4 mm.
Lyreidus brevifrons is represented in the MUSORSTOM collection by 12 specimens (5 males,
7 females) and range in depth from approximately 174 to 520 m. This species is known from Japan,
the South China Sea, west of the Philippines and Das-es-Salaam (Sakai, 1976). Previous bathymétrie
records for this species range from 50 to 415 m. Thus, the MUSORSTOM records expand the known
bathymétrie range by 105 m.
Sakai (1937) listed many features which were thought to differentiate this species from L. triden¬
tatus. Griffin’S analysis of the wide variation found in L. tridentatus shows several of these features
to be of little diagnostic value. Griffin (1970 : 106) lists the characters he considers of use in sepa-
rating these closely related species. The wide range of rtiorphological variation of L. tridentatus and
the sibling species nature of L. brevifrons makes identification of juvéniles often tedious.
Lyreidus stenops Wood-Mason, 1887.
(Fig. 3).
Lyreidus inermis H. Mine-Edwards ( nomen nudum).
Lyreidus stenops Wood-Mason, 1887 : 209 ; Griffin, 1970 : 106 ; Sakai, 1976 : 54 ; Serène and Vadon, 1981 :
121.
Lyreidus integra Terazaki, 1902 : 217 ; Sakai, 1965 : 5.
Lyreidus politus Parisi, 1914 : 311 ; Sakai, 1934 : 283 ; 1937 : 172.
Source : MNHN, Paris
212
D. G. GOEKE
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
213
3. — Lyreidus stenops : A, carapace ; B, outer face of cheliped ; C, terminal segments of leg 2 ; D, leg 3 ; E, leg 4 ;
F, apex of male gonopod 1 ; G, anterior sternal shield.
Source : MNHM, Paris
214
D. G. GOEKE
MATERIAL
MUSORSTOM 1
St. 16, 150-164 m : 3 ctct, 1 9, 43.5-61.8 mm. — St. 31, 187-195 m : 1 9, 36.6 mm. — St. 61,
184-202 m : 1 ct, 26.2 mm. — St. 69, 187-199 m : 1 CT, 1 9, 26.9-32.2 mm. — St. 71, 174-204 m :
1 o-, 1 9, 15.6-13.1 mm. — St. 72, 122-127 m : 2 ctct, 10.3-13.9 mm.
MUSORSTOM II
St. 4, 183-190 m : 1 ct, 17.3 mm. — St. 51, 170-187 m : 1 ct, broken. — St. 52, 181-190 m :
1 9, 11.3 mm. — St. 72, 182-197 m : 1 9, 13.9 mm.
CORINDON II
St. 273, 220-180 m : 1 9, 28.3 mm.
Remarks
Seventeen specimens (10 males, 7 females) of Lyreidus stenops were collected during the
MUSORSTOM expédition to the Philippines. The only previous record for this species from this
région is Griffin’s (1970 : 106) report of a juvénile female off Bohol, south of Panglao Island. The
bathymétrie range listed by Griffîn for L. stenops is from 60-140 m. The depth of the MUS¬
ORSTOM specimens (122-202 m) represents a small extension of that range.
The material at hand agréés well with previous descriptions and illustrations with the exception
of the dactyl of leg three. Griffîn (1970 : fig. 6 H) illustrâtes the dactyl as moderately broad in rela¬
tion to length. This dactyl of the material at hand is much narrower, more nearly the shape of the
dactyl attributed by Griffîn to L. tridentatus. Otherwise the laterally unarmed specimens are assign¬
able to L. stenops.
Lysirude gen. nov.
Diagnosis. — Orbital région tridentate, rostral spine longer than wide ; antérolatéral margin of
carapace granular with obsolète tooth ; postérolatéral spines 1/3 distance to posterior margin ; antenna
peduncle segment two stout, nearly as wide as long, segment 3 subequal in length to 2 ; sternal shield
anterolaterally acute ; dactyl and propodus of leg 4 deeply lobate posteriorly.
Type-species. — Raninoides nitidus A Milne-Edwards, 1880 : 34.
Etymology. — Lysirude is an anagram of Lyreidus de Haan, 1841.
Remarks
Lysirude is most closely related to Lyreidus and three species are herein assigned to the proposed
new genus ; Raninoides nitidus A. Milne Edwards, 1880 (= Lyreidus bairdii Smith, 1881) ; Lyreidus
channeri Wood-Mason, 1885 (= L. graciiis Wood-Mason, 1880) ; and Lysirude griffini, new species.
Serène and Umali (1972 : 36) first suggested the close affinities between Lyreidus channeri and
Raninoides nitidus of the western Atlantic. They stated “ that the two species (may) belong to
another new genus doser to Lyreidus than to Raninoides ” and listed two morphological features
which they thought may aid in their séparation. Only one of the two features detailed by Serène and
Umali is of value and, in concert with the above listed characters, define the new genus Lysirude.
Three of the features which most easily distinguish members of Lysirude are the deeply lobate
dactyl and propodus of pereopod 4 (shallowy lobate and a strong spine in Lyreidus) and the obsolète
spine on the antérolatéral margin of the carapace. This spine is represented by a distinctly irregular
marginal shape and often a small tubercle. Only occasionally, however, are these tubercles présent as
well developed spines. The antérolatéral margin of Lyreidus (sensu stricto) is smoothly curved with
only small granules in some specimens.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
215
Lysirude griffini sp. nov.
(Fig. 4 and 5).
Material
MUSORSTOM I
St. 11, 217-230 m : Holotype c r.
MUSORSTOM II
St. 26, 299-320 m : Paratypes, 1 c r, 2 99.
Diagnosis. — Carapace generally smooth, minutely pitted, length 1.9 times width, rostral spine
longer than wide, ocular spines slightly shorter than rostrum, antérolatéral margin sinuous with small
granules, latéral spines moderate, anteriorly curved, posterior margin subparallel, then converging with
postérolatéral beaded rim. Abdominal segment 3 with médial spine, segment 4 with médial boss.
Pereopod 1, merus with few proximal tubercles, wrist with single dorsal spine, palm with 1 dorsal and
3 ventral spines, finger simple. Pereopod 2, carpus cristate distally, dactyl attenuate-spatulate. Pereo¬
pod 4, propodus strongly lobate posteriorly, dactyl deeply lobate. Pereopod 5 reduced. Antérolatéral
margins of sternal shield oblique, acute. Gonopod 1 of male apically blunt.
Remarks
Four specimens (2 males, 2 females) of Lysirude griffini were collected during the MUS¬
ORSTOM expéditions to the Philippines from depths of 217 to possibly 320 m. The proposed new
species is most closely related to the Atlantic species L. nitidus (A. Milne-Edwards, 1880) with which it
shares the small postérolatéral spine, raised latéral margin of sternum between bases of pereopods 1
and 2, and similar structure of spermatheca of female. Lysirude griffini may be separated from
L. nitidus by the single dorsal spine of the carpus of the cheliped (2 spines in L. nitidus), no proximal
dorsal tubercle on arm of leg 1, longer dactyli of pereopods 2 and 3, straight upper margin of dactyl of
pereopod 4 (sinuous in L. nitidus), single abdominal spine of segment 3 (on segment 4 in L. nitidus)
and différences in the apex of pleopod 1 . Lysirude griffini is easily separated from L. channeri by the
short latéral spines.
Etymology. — It is my pleasure to name the proposed new species for D. J. G. Griffin (The
Australian Muséum, Sydney) in récognition of his work on the genus Lyreidus.
Lysirude channeri (Wood-Mason, 1885), n. comb.
(Fig. 6).
Lyreidus channeri Wood-Mason, 1885 : 294 ; Alcock, 1896 : 294 ; Griffin, 1970 : 107.
Lyreidus gracilis Wood-Mason, 1888 : 376.
Material
MUSORSTOM II
St. 25, 520-550 m : 1 cr, 19.7 mm. — St. 36, 569-595 m : 16 crc r, 16 99, 12.7-36.3 mm. —
St. 39, 1 030-1 190 m : 1 cr, 1 9, 19.2-32 mm. — St. 44, 760-820 m : 2 CTO-, 21.8-23.6 mm. — St. 46,
445-520 m : 5 crv, 18.1-29.7 mm. — St. 49, 416-425 m : 9 crcr, 16 99, 14.0-24.6 mm. — St. 50, 810-
Source : MNHN, Paris
216
D. G. GOEKE
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
217
Fig. 5. — Lysirude griffini, sp. nov. : A, gonopod 1 of male ; 2, gonopod 2 of male ; C, sternal shield ; D, maxilliped.
820 m : 1 9, 18.6 mm. — St. 78, 441-550 m : 3 crcr, 1 99, 13.8-23.2 mm. — St. 82, 550 m : 1 9,
17.8 mm.
CORINDON II
St. 276, 08.11.1980, 450-395 m : 1 cr, 1 9, 26.2-34.2 mm.
Remarks
Lysirude channeri is represented in the MUSORSTOM collection by 75 specimens (38 males,
37 females) from depths of 410 to at least 1 030 m. This species was previously known from the
northern Indian Océan and west of the Philippines in depths to 740 m.
Morphological variation in L. channeri is exhibited in the form of the postorbital spines, spina-
tion of the cheliped and the occasional presence of a spine between the postérolatéral spine and the
postorbital spines. One male (st. 276, 8 November 1980, fig. 6 B) illustrâtes this variation. It pos-
sesses well developed intermediate spines on the antérolatéral borders, 4 dorsal spines on the carpus of
pereopod 1, two well developed spines on abdominal segments 3 and 4, and several tubercles on the
proximal dorsal surface of the merus of the first leg. The presence of the intermediate antérolatéral
spine is also rarely seen among juvéniles in the Atlantic species L. nitidus (Goeke, unpublished data).
Source : MNHN, Paris
218
D. G. GOEKE
Fig. 6. — Lysirude channeri : A, carapace (typical) ; B, anterior of atypicai carapace ; C,
segment of leg 2 ; E, leg 3 ; F, anterior sternal shield ; G, apex of male gonopod
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
219
As in L. nitidus, this intermediate spine is most often represented by a slight swelling or tubercle on
the antérolatéral border.
Raninoides Milne-Edwards, 1837.
Raninoides Milne-Edwards, 1837 : 196 ; Alcock, 1896 : 292 ; Bourne, 1922 : 25 ; Rathbun, 1937 : 7 ; Hol-
thuis, 1959 : 184 ; Glaessner, 1969 : 2502 ; Serène and Umali, 1972 : 34 ; Sakai, 1976 : 49 ; Goeke,
1980 : 146 ; 1981 : 975.
Remarks
Eight species of frog crabs are currently classified within the genus Raninoides with four addi-
tional species recently removed or shown to be junior synonyms (Manning, 1975 ; Goeke, 1980 ;
1981 ; 1984). Based on published descriptions, one additional species, Raninoides barnardi Sakai,
1974, should probably be removed to the closely related genus Notosceles Bourne, 1922. Recent
authors (Serène and Umali, 1972 ; Goeke, 1981) hâve defined the morphological characters which
separate the two closely related généra. Among these features are the double crested carina on the
palm of the cheliped, blunt antérolatéral processes between the bases of pereopods one and two,
roughly granulate anterior surface of carapace and lack of spine on ischium of cheliped in Notosceles.
Although some disagreement persists (Sakai 1977 : 50), I view Notosceles to be composed of four spe¬
cies : N. chimmonis Bourne, 1922, N. ecuadorensis (Rathbun, 1935), N. serratifrons (Henderson, 1888)
and N. viaderi Ward, 1942. The genus Raninoides is viewed by me as currently containing four Atlan¬
tic, one eastern Pacific and three Indo-West Pacific species.
Raninoides hendersoni Chopra, 1933.
(Fig. 7).
Raninoides hendersoni Chopra, 1933 : 81 ; Serène and Umali, 1972 : 37.
Raninoides personatus, Serène and Vadon, 1981 : 121 (in part).
Material
MUSORSTOM I
St. 1, 36-37 m : 1 a-, 22.3 mm. - St. 43, 448-484 m : 2 99, 17.3-28.5 mm. — St. 45, 100-
180 m : 1 cr, 1 9, 23.9-27.3 mm. — St. 56, 129-134 m : 10 crcr, 7 99, 11.6-30.2 mm. — St. 72, 122-
127 m : 2 crcr, 20.1-28.4 mm.
Remarks
These specimens (12 crcr, 10 99) of Raninoides hendersoni represent one of the largest reported
collections. This species was originally described from a single female gathered from the Andaman
Sea (Chopra, 1933 : 84). The first gonopod of the male was illustrated by Serène and Umali
(1972 : figs. 20-22). Their record was based on 2 specimens gathered in the Sulu Sea, a range exten¬
sion of approximately 3 500 km. The MUSORSTOM material from the Philippines does not appre-
ciably extend the géographie range for this species. However, the bathymétrie range of this material
(31 to at least 448 m) éclipsés the previous depths of 82 to 100 m.
Specimens examined agréé well with the original description of Chopra (1933) and the figures
of Serène and Umali (1972). A minor discrepancy is noted in the condition of the antérolatéral ster¬
nal shield between pereopods one and two on this species. Chopra (1933 : 84, text-fig. 1 b) stated
the process “ is distinctly seen in this species also, though it is not acutely pointed as in
R. personatus ”. Chopra’s figure shows a broadly rounded process at that location. Our material
Source : MNHN, Paris
220
D. G. GOEKE
F,G' 1 ■ ~ KanLnoides .hendersoni ■ A, anterior portion of carapace; B, male gonopod 1 ; C, male gonopod 2; D, sternal
shield ; E, terminal segments of leg 5 ; F, leg 4 ; G, leg 3 ; H, leg 2 ; I, outer face of cheliped.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
221
possesses a distinctly acute process and, as has been noted, this spine is a generic character for the
séparation of Raninoides and Notosceles (Serène and Umali, 1972 ; Goeke, 1981).
The morphological characters used in the identification of R. hendersoni were detailed by
SERÈNE and Umali (1972 : 35). These features are ail well developed on the MUSORSTOM material
and allow for the séparation of this species from R. personatus.
Raninoides personatus Henderson, 1888.
(Fig. 8).
Raninoides personatus White MS : Henderson, 1888 : 27 ; Alcock, 1896 : 293 ; Ihle, 1918 : 317 ; Bourne, 1922 :
73 ; Chopra, 1933 : 84 ; Serêne and Umali, 1972 : 37 ; Serène and Vadon, 1981 : 121.
Material
MUSORSTOM I
St. 1, 36-37 m : 1 er, 1 9 (broken), 29.3 mm. — St. 2, 182-187 m : 1 or (broken). — St. 5, 200-
215 m : 1 o-, 1 9, 15.2-20.6 mm. — St. 11, 217-230 m : 8 99, 24.1-27.5 mm. — St. 21, 174-223 m :
1 9, 31.8 mm. — St. 25, 191-200 m : 4 crcr, 1 9, 15.1-29.7 mm. — St. 36, 187-210 m : 2 crcr, 2 99,
22.1-31.9 mm. — St. 45, 100-180 m.
MUSORSTOM II
St. 41, 166-172 m : 9 crcr, 99, 15.7-28.6 mm. — St. 66, 192-209 m : 4 crcr, 19.3-28.5 mm.
CORINDON II
St. 267, 134-186 m : 1 9, 21.3 mm. — St. 271, 215-252 m : 1 o-, 3 99, 18.2-24.8 mm. —
St. 273, 220-180 m : 4 crcr, 2 99, 1 broken, 15.0-33.7 mm.
Remarks
Raninoides personatus Henderson, 1888 is a widely distributed frog crab in the Indo-West Paci¬
fic and is represented in the MUSORSTOM collection by 48 individuals (27 males and 21 females).
Sakai (1976) listed the géographie distribution of this taxon as Japan, Amboina, Bay of Bengal, west¬
ern Australia and Indonesia. Serène and Umali (1972) reported this species from the Philippines
based on material gathered in 93 m. Specimens gathered by the MUSORSTOM expéditions corne
from depths of 31 to possibly 252 m.
Notopoides Henderson, 1888.
Notopoides latus Henderson, 1888.
(Fig. 9).
Notopoides latus Henderson, 1888 ; Gordon, 1963 : 53 ; 1966 : 346 ; Bruce and Serène, 1972 : 76 ; Serène and
Vadon, 1981 : 121.
Material
MUSORSTOM I
St. 69, 27.03.1976, 13°58,8' N, 120°17,3' E, 187-199 m : 1 cr, 39.4 mm.
MUSORSTOM II
St. 57, 28.11.1980, 13°51,9' N, 120°03,6' E, 156-182 m : 1 cr, 1 9 (ovig.), 25.1-29.2 mm.
Source : MNHN, Paris
222
D. G. GOEKE
Fig. 8. — Raninoides personalus : A, anterior portion of carapace ; B, male gonopod 1 ; C, male gonopod 2 ; D, sternal
shield ; E, terminal segment of leg 5 ; F, leg 4 ; G, leg 3 ; H, leg 2 ; I, outer face of cheliped.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
223
9. — Noiopoides laïus : A, anterior portion of carapace ; B, male gonopod 1 ; C, male gonopod 2 ; D, terminal segments
of leg 5 ; E, leg 4 ; F, leg 3 ; G, leg 2 ; H, sternal shield ; I, outer face of cheliped.
Source : MNHN, Paris
224
D. G. GOEKE
Remarks
Three specimens of the rare frog crab Notopoides latus Henderson, 1888 were collected during
the MUSORSTOM expéditions. The 2 males and ovigerous female represent only the third reported
collection of this species. Bruce and Serène (1972) noted this species off the east coast of Africa,
from Kenya and Tanganyika. That record extended the known géographie range from the original
collection by the “ Challenger ” off Little Kei Islands, Indonesia (Henderson, 1888). These speci¬
mens corne from depths within the bathymétrie ranges for N. latus (Bruce and Serène, 1972).
Depths of 156-199 m are recorded for the MUSORSTOM specimens with previous authors recording
depths of 148-255 m for their material.
The specimens examined herein conform well in ail important features with the original descrip¬
tion of Henderson and exhibit some of the minor variation detailed by Bruce and Serène (1972).
As they stated (p. 76), “ the few small morphological différences noted can probably be ascribed to
growth changes ”. The structure of the male gonopods correspond with the illustrations of Gordon
(1966).
Notopodinae Serène and Umali, 1972.
Notopinae [sic] Serène and Umali, 1972 : 29 ; Sakai, 1976 : 54 ; Goeke, 1981 : 975.
A single species of frog crab assignable to the subfamily Notopodinae was collected by the
MUSORSTOM expéditions. The genus Cosmonotus Adams and White, 1848, is most closely related
to Notopus de Haan, 1841, and Ranilia H. Milne-Edwards, 1837. This subfamily is defined by the
downward and backward folded eye peduncle, cheliped shape, short fixed finger, and the male pleo-
pods 1 and 2 about equal in length.
Cosmonotus Adams and White, 1848.
Cosmonotus grayi Adams and White, 1848.
(Fig. 10).
Cosmonotus grayi Adams and White, 1848 : 60.
Material
MUSORSTOM I
St. 25, 191-200 m : 1 ct, 9.7 mm. — St. 26, 189 m : 1 ct, 8.1 mm. — St. 56, 129-134 m : 1 cr,
5.2 mm. — St. 64, 194-195 m : 1 CT, 6.4 mm. — St. 71, 174-204 m : 1 ct, 1 ç, 7. 1-7.9 mm.
CORINDON II
St. 267, 134-186 m : 1 9, 8.5 mm.
Remarks
Seven specimens, 5 males and 2 females, of the diminutive frog crab Cosmonotus grayi were col¬
lected during the MUSORSTOM expédition. One of the above females is from the ORSTOM collec¬
tions. Depths of the material examined range from 134 to 204 m, within the range given by Takeda
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE 225
Fig. 10. — Cosmonotus grayi : A, anterior portion of carapace ; B, male gonopod 1 ; C, male gonopod 2 ; D, outer face of
cheliped ; E, terminal segments of leg 2 ; F, leg 3 ; G, leg 4 ; H, leg 5.
Source : MNHN, Paris
226
D. G. GOEKE
(1973) of 30 to 212 m. The géographie range for this species is from Japan, Formosa, east of India,
Persian Gulf, east coast of Africa to Australia (Sakai, 1976). The possibility exists that some of these
records hâve been based on the closely allied C. genkaie Takeda and Miyaké, 1970. The specimens
examined by me agréé well with previous descriptions and illustrations.
Observations
Few records of parasitism by rhizocephalans hâve been reported for raninid crabs. BOSCHMA
(1933) described Sacculina teres from the type sériés of Notopoides latus, and subsequently (1970)
described Sacculina globularis from the western Atlantic species Raninoides lamarcki A. Milne-Edwards
and Bouvier. He stated that prior to the description of S. globularis, S. teres is “ the only species that
has previously become known as a parasite of a Raninid crab ”. Three specimens of Lyreidus triden-
tatus from the MUSORSTOM collection were noted with rhizocephalans. Preliminary identification
hâve shown the parasite to be S. teres, or a closely related species. These specimens (1 9» cl 31.5 mm,
St. 36, 23-3-1976 ; 1 cr, cl 39.0 mm, 1 9, 29.9 mm, St. 64, 29-11-1980) were collected from depths of
177-210 m.
Key to Indo-West Pacific généra and species.
Nineteen species of frog crabs are reported from the Philippines and adjacent waters representing ten généra.
The following key is provided for future workers and encompasses the known raninid crabs of the Indo-West Paci¬
fic.
1. Eye peduncle folding obliquely backward and downward ; male pleopod 2 with long chitinous apical process
extending little beyond tip of pleopod 1 . Notopodinae, Serène and Umali, 1972 2
— Eye peduncle folding longitudinally or transversely ; male pleopod 2 acuminate distally and shorter than pleo¬
pod 1 which is usually ornamented apically . Ranininae, de Haan, 1839 6
2. Carapace broadened anteriorly, regularly convex from side to side, no médian dorsal carina ; frontal région
with spines or teeth on each side of rostrum . 3
— Carapace narrowed anteriorly, strongly constricted with distinct médian dorsal carina ; a V-shaped incision in
place of the rostrum ; carapace with single latéral spine . Cosmonotus Adams and White, 1848
Cosmonotus grayi Adams and White, 1848
3. Transverse ridge of spinules between antérolatéral spines ; fronto-orbital border with one suture and three
spines on each side of rostrum . Notopys de Haan, 1841
Notopus dorsipes (Fabricius, 1793)
— No transverse ridge of spinules between antérolatéral spines ; fronto-orbital border with two sutures and four
spines on each side of rostrum . Ranilia H. Milne-Edwards, 1837 4
4. Dactylus of third ambulatory legs elongate quadrangular in shape . 5
— Dactylus of third ambulatory legs sickle-like in shape. Carapace longitudinally ovoid and its dorsal surface
covered uniformly with granules . R. ovalis (Henderson, 1888)
5. Carapace broader, the breadth being more than 3/4 the total length of carapace. Dorsal surface covered uni¬
formly with granules . R. misakiensis (Sakai, 1937)
— Carapace narrower, the breadth being less than 3/4 the total length of carapace. Distance between external
orbital spines more than one half the breadth of carapace. Dorsal surface covered with transverse or
oblique rows of granules . R. orientais Sakai, 1963
6. Carapace broad, length width ratio 6 : 5, fifth pair of legs not strongly reduced, eye stalk 3 segmented .
Ranina Lamarck, 1801
Ranina ranina Linnaeus, 1758
— Carapace elliptical, fifth pair of legs reduced in size, eye stalk one segmented . 7
7. Carapace fronto-orbital région of 3 teeth, abdomen with spines or tubercles on segments 3 or 4 ; abdomen with
sternal locking mechanism . . 8
— Carapace with 5 fronto-orbital spines, abdomen without médial spines, no locking mechanism . 12
8. Posterior margin of propodus of pereopod 4 armed with spine, lobe of dactyl of pereopod 4 width c 1/2
length, antérolatéral margin of carapace with smooth contour, no tubercle, rostral tooth wider at base than
lon8 . Lyreidus de Haan, 1841 9
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : RANINIDAE
227
— Posterior margin of propodus of pereopod 4 lobate, lobe of dactylus of pereopod 4 width > 1/2 length, anté¬
rolatéral margin of carapace with distinct lump or tubercle, rostral tooth longer than wide .
Lysirude n. gen. 11
9. Latéral borders of carapace armed with a sharp spinule in front of the junction of antérolatéral and postéro¬
latéral borders. Wrist of chelipeds with two spines.
— There is no spine on the antérolatéral borders. Wrist of chelipeds usually armed with one spine .
L. stenops Wood-Mason, 1887
10. Carapace has no postorbital constriction. External orbital angles are not projecting beyond the tip of frontal
tooth, and are less markedly acuminate, the distance between tips less than one third the extreme width of
carapace . L. triden talus de Haan, 1841
— Carapace is somewhat constricted immediately behind the external orbital angles, which are prominent and
projecting beyond the tip of front, the distance between their tips being more than one third the extreme
width of carapace . L. brevifrons Sakai, 1937
11. Latéral spines of carapace well developed, abdomen with 2 spines, dorsum of propodus of cheliped smooth
distally . Lysirude channeri (Wood-Mason, 1885)
— Latéral spines of carapace small ; abdomen with single spine, dorsodistal spine on propodus of cheliped .
Lysirude griffini sp. nov.
12. Bases of pereopods 1-4 closely appressed to midline of sternal shield ; dactyli of legs 3-5 strongly sickle
shaped ; cheliped with spiniform teeth on fixed and movable fingers . Cyrtorhina Monod, 1956
Cyrtorhina balabacersis Serène and Umali, 1972
— Bases of pereopods 3 and sometimes 2 appressed to midline, (but not 1) ; dactyli of legs 3-5 not ail sickle
shaped ; cheliped with stout spines or tubercles . 13
13. Fronto-orbital région narrow ; antérolatéral (extraorbital) spines absent ; dorsum of propodus of cheliped with-
out spines or carinae ; fifth leg little reduced . Notopoides Henderson, 1888
Notopoides latus Henderson, 1888
— Fronto-orbital région broad ; antérolatéral (extraorbital) spines présent ; dorsum of propodus of cheliped with
spine or double carinae ; fifth leg noticably reduced . 14
14. Propodus of cheliped with double crested carina dorsally ; sternal shield not acute laterally between bases of
pereopods 1 and 2 ; lst abdominal tergum approximately width of posterior margin of carapace .
Notoscetes Bourne, 1922 15
— Propodus of cheliped with single dorsal carina ; sternal shield laterally acute between bases of legs 1 and 2 ; lst
abdominal terga much narrower than posterior margin of carapace .
Raninoides H. Milne-Edwards, 1837 16
15. Carapace length 1.5 times width ; propodus of cheliped with dorsodistal spine ; carpus with 2 distal spines ;
dactylus of leg 3 straight . Notosceles viaderi Ward, 1942
— Carapace length 1.8 times width ; propodus of cheliped without dorsodistal spine ; carpus with sharp tubercles
and pair of distal spines ; dactylus of leg 3 slightly sickle shaped. Notosceles serratifrons (Henderson, 1893)
16. Carpus of cheliped spinulose with pair of distal spines ; merus of cheliped with distomedial spine ; anterior
margin of carapace roughly granulate ; upper margin of dactylus of leg 4 concave .
Raninoides hendersoni Chopra, 1933
— Carpus of cheliped smooth with pair of distal spines ; merus of cheliped without spine ; anterior margin of
carapace nearly smooth ; dactylus of leg 4 straight . Raninoides personatus Henderson, 1888
ACKNOWLEDGMENTS.
The author is grateful to Prof. Jacques Forest for allowing this worker access to the MUSORSTOM col¬
lection, and to Dr. Danièle Guinot for her encouragement and advice. Dr. Robin Overstreet (Gulf Coast
Research Laboratory) identified the rhizocephalan and provided information and literature. Dr. Richard W.
Heard, Jr. (Gulf Coast Research Laboratory) reviewed this manuscript. Mrs. Cynthia B. Dickens typed the
manuscript and her help is appreciated.
Source : MNHN, Paris
228
D. G. GOEKE
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Source : MNHN, Paris
s CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
7
Decapod Crustacea : Pontoniinae
(MUSORSTOM II)
A. J. BRUCE *
ABSTRACT
The pontoniine shrimps collected by the second MUSORSTOM Expédition, 1980, to the Philippine Islands,
are described. The collection includes eight species, only two of which were also captured by the first expédition.
Of these, two represent new species of Periclimenes and Onycocaris and one a new genus, Plesiopontonia . A key
for the identification of the twelve deep water (> 100 m) Indo-West Pacific species of Periclimenes is also pro-
vided.
RÉSUMÉ
Les crevettes Pontoniinae récoltées par la seconde Expédition MUSORSTOM, 1980, aux îles Philippines,
sont ici décrites. Sur les huit espèces, deux seulement ont été récoltées par la première expédition. Trois espèces
sont nouvelles, une Periclimenes et une Onycocaris, et une troisième appartenant à un nouveau genre, Plesioponto¬
nia. Une clef est fournie pour l’identification des douze espèces de Periclimenes des eaux profondes de l’Indo-
Ouest-Pacifique (> 100 m).
INTRODUCTION
The second MUSORSTOM Expédition to the Philippine Islands, in November 1980, has
obtained a further small collection of pontoniine shrimps that constitutes an interesting addition to pré¬
sent knowledge of the deep water pontoniine shrimp fauna and the fauna of the Philippine Islands
themselves. Only eight specimens were obtained, ail except three front over 100 m depth, and ail
representing separate species of five different généra, one of which, Plesiopontonia, is new to science.
Two of the other specimens represent undescribed species of the généra Periclimenes Costa, 1844 and
Onycocaris Nobili, 1904. The pontoniine shrimp fauna of the Philippine Islands has been recently
reviewed (Bruce & Svoboda, 1984) and, with the présent additions, is now raised to 30 species, a very
small number for a situation in the heart of the rich Indo-West Pacific région, where most of the com-
mon régional species are as yet unrecorded.
1 am grateful to Dr J. Forest for the opportunity to examine and report upon this interesting
shrimp collection, which is deposited in the collections of the Muséum National d’Histoire Naturelle,
Paris.
CL indicates postorbital carapace length. R indicates rostral dentition.
* Northern Territory Muséum, Division of Natural Sciences, P. O. Box 4646, Darwin, Australia 5794.
Mém. Mus. nain. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
230
A. J. BRUCE
List of Stations.
Station 2. — 20.11.80, 14°01,0' N, 120° 17, 1 ' E, 186-184 m, trawl : Periclimenes coriolis sp. nov.
Station 6. — 20.11.80, 13°56,5' N, 120°20,7' E, 136-152 m, trawl : Periclimenes foresti Bruce.
Station 15. — 21.11.80, 13°55,1'N, 120°28,4' E, 330-326 m, trawl : Periclimenes alcocki Kemp.
Station 26. — 23.11.80, 13°49,6'N, 120°51,0'E, 299-320 m, trawl : Plesiopontonia monodi gen. nov., sp. nov.
Station 33. — 24.11.80, 13°32,3' N, 121°07,5' E, 130-137 m, dredge : Mesopontonia gorgoniophila Bruce.
Station 47. — 26.11.80, 13°33,0' N, 122°10, 1 ' E, 81-84 m, trawl : Onycocaris profunda sp. nov.
Station 73. — 30.11.80, 13°55,5' N, 120°22,3' E, 20-21 m, dredge : Harpiliopsis depressa (Stimpson), Periclimenes
consobrinus (de Man).
Species List.
1. Periclimenes consobrinus (de Man, 1902).
2. Periclimenes alcocki Kemp, 1922.
3. Periclimenes foresti Bruce, 1981.
4. Periclimenes coriolis sp. nov.
5. Harpiliopsis depressa (Stimpson, 1860).
6. Onycocaris profunda sp. nov.
7. Mesopontonia gorgoniophila Bruce, 1967.
8. Plesiopontonia monodi gen. nov., sp. nov.
SYSTEMATIC ACCOUNT
1. Periclimenes consobrinus (de Man).
Harpilius consobrinus de Man, 1902 : 836-840, pl. 26, fig. 54.
Periclimenes consobrinus. Bruce. 1972 : 409, 411, 412, fig. 1 a ; Holthuis, 1981 : 795-796, fig. 3 i-1.
Material
St. 73, 20-21 m : 1 ovig. 9, CL. 4.6 mm (Na 5283).
Remarks
The single example is damaged and lacks the rostrum, one second pereiopod and four ambula-
tory pereiopods. However it can safely be referred to this species on account of the characteristic
morphology of the second pereiopod, distal ambulatory propod and dactyl, second maxilliped and the
presence of a distinct slender médian spine on the fourth thoracic sternite. The specimen may also be
distinguished, in the absence of the rostrum, from P. bayeri Holthuis, by the broader, laterally straight
scaphocerite. The ova are about 0.5 mm in diameter.
The species is a shallow water associate of scleractinian corals of the family Pocilloporidae.
Distribution
Not previously recorded from the Philippine Islands. Type locality : Ternate, Indonesia. Also
known from other localities in Indonesia, Tanzania, Kenya, the Çomoro Islands, La Réunion, and the
Southern Great Barrier Reef, Australia.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONI1NAE
231
2. Periclimenes alcocki Kemp (Fig. 1).
Palaemon (Brachycarpus) laccadivensis (partim) Alcock, 1901 : 103.
Periclimenes (Periclimenes) alcocki Kemp, 1922 : 141 (key), 154-156, figs. 21-24 ; Kubo, 1940 : 33-35, Figs. 1-2,
36 c ; Holthuis, 1952 : 8.
Periclimenes alcocki, Bruce, 1978 : 227-228, Fig. 10 ; 1981 : 190-195, Figs. 1-2.
Fig. 1. — Periclimenes alcocki Kemp. Ovigerous female : carapace and antennae.
Material
St. 15, 330-326 m : 1 ovig. 9, CL. 9.0 mm.
Remarks
The single example, which lacks only a left second pereiopod, has a well calcified integument.
The rostrum extends well beyond the antennular peduncle and has a dentition of nine dorsal and four
ventral teeth, with the distal part rather up-curved. As in previously described specimens, the eye is
feebly developed and noticeably small, and the telson has four pairs of small dorsal spines. Compared
with the western Indian Océan specimen from Madagascar, this specimen has a smaller eye, much
longer rostrum and a much more strongly developed accessory tooth on the dactyls of the ambulatory
pereiopods. The previous Philippine specimen, with a post-orbital carapace of 12 mm, had a small eye
in comparison with the présent at 9 mm and very small in comparison with the 7.4 mm specimen from
Madagascar (Bruce, 1978), so the eye appears to decrease in size with increasing body size.
Previous records of this species hâve been from depths of 187-195 m (Bruce, 1981) to 743 m
(Alcock, 1901), so the présent specimen is from the central région of its bathymétrie range.
Distribution
Previously recorded from the Philippines area (Bruce, 1981) but otherwise known only from
Madagascar, the Laccadive Sea, Japan and eastern Australian waters.
Source : MNHN, Paris
232
A. J. BRUCE
3. Periclimenes foresti Bruce (Fig. 2-3).
Periclimenes foresti Bruce, 1981 : 201-204, figs. 10-11, 17 c.
Material
St. 6, 136-152 m : 1 cr, CL. 9.5 mm.
Fig. 2. Periclimenes foresti Bruce. Male : A, carapace and rostrum ; B, endopod of first
pleopod ; D, appendix masculina.
pleopod ; C, endopod of second
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
233
DESCRIPTION
The single example is complété, with a well calcified integument. The rostrum has a dentition
of seven dorsal and two ventral teeth and extends almost to the end of the antennular peduncle. A
well developed epigastric tooth is présent. The second pereiopods are markedly unequal and both
strongly tuberculate. The right, major chela has the palm slightly longer than the post -orbital cara¬
pace length, oval in section, about 3.75 times longer than deep, subcylindrical and about 1.75 times the
length of the fingers, which are also finely tuberculate, with small strongly hooked tips. The cutting
edges are strongly laterally situated, with the médial aspect of the dactylus, which is about 7.0 times
Source : MNHN, Paris
234
A. J. BRUCE
longer than deep, markedly concave, with a carinate outer border. The distal half of the cutting edge
is feebly concave and entire, the proximal part with a small acute distal tooth and a large very acute
proximal tooth. The fixed finger is much deeper than the dactylus and less markedly hollowed, about
3.5 times longer than deep, with the outer border convex. The proximal cutting edge also bears two
teeth but these are less acute than those of the dactyl. The dactylar teeth fit into fossae on the fixed
finger. The carpus is short and stout, slightly expanded distally, unarmed but finely tuberculate, equal
to about 0.25 of the palm length. The merus is 3.4 times longer than deep, equal to 0.56 of the palm
length, rather uniform, with the distoventral angle unarmed and the ventral border densely tuberculate.
The ischium tapers slightly proximally, is about 3.2 times longer than wide, equal to about 0.5 of the
palm length and also with a densely tuberculate ventral border. The minor second pereiopod is dis-
tinctly smaller than the major, with the whole chela subequal to the major palm length. The palm is
subcylindrical, slightly compressed, finely tuberculate, about 3.0 times longer than wide. The fingers
are slender, equal to about 0.7 of the palm length and finely tuberculate proximally. The dactyl is
about 5.8 times longer than deep, similar to that of the major chela but much less robust, with a less
marked concavity and latéral carina. The fixed finger is also similar to that of the major chela but
more slender and less robust, about 4.0 times longer than deep. The carpus, merus and ischium are
similar to those of the major chela but less robust and the merus is also slightly shorter. The basis
and coxae are stout and normal.
The endopod of the first pleopod is about 3.0 times longer than the width of the expanded distal
half, 5.0 times longer than the width of the proximal half. The proximal fifth of the médial border
bears nine long finely setulose setae. The rest of the proximal half of the médial border bears about
15 short hooked spines, and the rest of the border is glabrous. The distal three fifths of the latéral
border bears a row of 15 short plumose setae. The second pleopod has an appendix masculina equal
to 0.22 of the endopod length, shorter than and exceeded by the appendix interna. The corpus of the
latter is about 6.5 times longer than wide, with numerous robust simple spines dorsally and dorsolater-
ally, with a few longer, sparsely spinulate spines distally.
Remarks
The species is previously known only from the single female holotype specimen, which lacked
one of the second pereiopods. The two specimens agréé closely in their general morphology, and par-
ticularly in the dactyls of the ambulatory pereiopods. The holotype had a rostral dentition of 8/1,
similar to the présent specimen with 7/1. The single second pereiopod of the holotype is evidently the
minor second pereiopod.
Distribution
Previously recorded only from the type locality off Lubang, Philippine Islands, at 14°00,8' N,
12° 18,0' E, at 189-209 m.
4. Periclimenes coriolis sp. nov. (Figs. 4-7).
Material
St. 2, 186-184 m : 1 9, CL. 5.0 mm.
Description.
A medium sized, moderately slenderly built pontoniine shrimp, with the body subcylindrical, of
normal form.
The carapace is smooth and glabrous, with a well developed, straight, slightly depressed rostrum
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
235
reaching almost to the end of the antennular peduncle. The dorsal carina bears eight small, acute,
evenly spaced teeth of which the first is situât ed over the carapace and the second over the orbit. The
ventral carina bears two small acute teeth, the first at three quarters of the length and the second close
to the tip. The latéral carinae are feebly developed and sparsely setose. There is no epigastric spine
or tubercle. Supraorbital spines are lacking and the orbit is feebly developed. The inferior orbital
angle is well produced, subacute, and the antennal spine is slender and marginal. The hepatic spine is
also small, at a slightly lower level than the antennal spine, and situated below the first dorsal rostral
tooth. The antérolatéral angle of the branchiostegite is obtusely angular and not produced.
Fig. 4. — Periclimenes coriolis sp. nov., holotype female. Scale in mm.
The abdominal segments are smooth, the third slightly produced posteriorly. The fifth segment
is about 0.7 of the length of the sixth, which is about 1.3 times longer than deep, with the postérolat¬
éral and posteroventral angles acutely produced. The pleura of the first three segments are broadly
rounded, those of the fourth and fifth segments bluntly produced posteriorly. The telson is about
1.6 times the length of the sixth segment, about 2.6 times longer than wide, 2.5 times wider anteriorly
than posteriorly, with slightly convex sides and a feebly angular posterior border, with a small médian
point. The dorsal surface bears two pairs of small submarginal dorsal spines at 0.55 and 0.80 of the
length. The posterior border bears a pair of small latéral spines, similar to the dorsal spines, and
intermediate spines slightly larger and more robust than the latéral ; the submedian spines are lacking.
Source : MNHN, Paris
236
A. J. BRUCE
The eye has a large, well pigmented cornea, without a discernable accessory pigment spot. The
stalk is short and narrower than the cornea.
The proximal segment of the antennular peduncle is about 1.5 times longer than broad and
bears a well developed acute stylocerite laterally that extends well beyond the midpoint of the médial
border, which is armed ventrally with a small acute tooth. The antérolatéral margin is produced to
the level of the middle of the intermediate segment and bears a strong acute tooth laterally, which
extends beyond the level of the proximal end of the distal peduncular segment. The statocyst is nor-
mally developed with a granular statolith. The intermediate segment is about 0.18 of the length of the
proximal segment and bears a small latéral lobe. The distal segment is about 2.6 of the length of the
intermediate and 2.0 times longer than wide. The antennular flagella are incomplète. The upper
flagellum is biramous with the five proximal segments fused. The shorter free ramus has four seg¬
ments. About twelve groups of aesthetascs are présent. The lower flagellum is filiform, the proximal
segments with short médial setae.
The antenna has a basicerite with a strong antérolatéral tooth. The carpocerite is robust, about
2.3 times longer than broad, and reaching just to the middle of the scaphocerite. The flagellum is well
developed and slender. The scaphocerite exceeds the tip of the rostrum and reaches the end of the
antennular peduncle. The lamella is about 2.5 times longer than wide, with the greatest width proxi-
mally to the midlength. The anterior margin is bluntly produced, angular, and extending well beyond
the tip of the strong distolateral tooth situated at the distal end of the feebly convex latéral margin.
The epistome is unarmed. The thoracic sternites are narrow and the fourth is unarmed.
The mouthparts are typical of the genus. The mandible is moderately robust and without a
palp. The molar process is stout, with a few strong teeth and groups of setae. The incisor process is
narrow with three acute, distal teeth, of which the central tooth is smallest. The maxillula has a bilo-
bed palp, with a well developed upper lobe. The lower lobe bears a small ventral setiferous tubercle.
The upper lacinia is normal, with the distal and ventral borders confluent, bearing about 12 distal
spines and setae. The lower lacinia is strongly tapered with about five strong distal setae and
numerous more slender setae. The maxilla has a stout irregular non-setiferous palp, with a few short
plumose setae on the proximal latéral margin. The basal endite is slender and deeply bilobed, with the
upper lobe more robust than the lower, each with a tuft of short distal setae. The coxal endite is
obsolète and represented by a feeble rounded lobe. The scaphognathite is broad, about 2.5 times
longer than wide, with the anterior lobe strongly emarginate medially, and a small posterior lobe. The
first maxilliped has a long slender palp with a terminal seta. The basal endite is large and broad, with
fine setae along its straight médial border, separated by a deep notch from the small sparsely setose
coxal endite. The exopod is well developed with a large broad caridean lobe and a flagellum with four
long plumose setae distally. A large deeply bilobed epipod is présent. The second maxilliped is of
normal form, with a well developed exopod. The coxa is angularly produced medially and setose, with
an elongated epipod without a podobranch laterally. The third maxilliped has a robust endopod that
reaches to the end of the carpocerite. The ischio-merus and basis are completely fused, with the basal
portion expanded medially. The combined segment is moderately broad, with some small spines at the
distolateral angle, strongly setose medially and about 7.0 times longer than the central width. The
proximal médial border has a row of minute submarginal spinules. The penultimate segment is more
than half the length of the antepenultimate, about 3.0 times longer than wide, strongly setose ventro-
medially. The distal segment is about 4.0 times longer than wide, tapering distally and ending in a
strong simple spine ; about 0.8 of the length of the penultimate segment, with numerous groups of
short spines ventrally. The exopod is normally developed with numerous plumose distal setae. The.
coxa is feebly rounded medially, with a large oval epipod and a small multilamellar arthrobranch lat¬
erally.
The first pereiopod is moderately robust, strongly setose, exceeding the carpocerite by the carpus
and chela. The palm of the chela is about twice as long as deep, slightly compressed, equal to the
length of the fingers, which are simple, slender, about 4.2 times longer than deep, tapering to distinct
hooked tips. The cutting edge of the dactyl is sharp and entire and fits into a groove along the oppo-
sing edge of the fixed finger. The carpus is about 1.45 of the chela length, 5.0 times longer than
wide, narrower proximally, slightly longer and more robust than the merus. The ischium is slightly
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONUNAE
237
FlG.
M corioli, sp. no».. toWjwfc»*
reiopod ; E, second pereiopod, chela , F, same,
anterior carapace and rostrum
fingers ; G, third pereiopod ;
; B, antennule ; C, antenna ;
H, telson ; I, uropod.
Source : MNHN, Paris
Fig. 6. — Periclimenes coriolis sp. nov., holotype female : A, mandible ; B, same, molar process ; C, maxillula ; D, same,
palp ; E, maxilla ; F, first maxilliped ; G, second maxilliped ; H, third maxiiliped ; I, same, distolateral angle of antepe-
nultimate segment.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
239
shorter than the chela, about 0.6 of the merus length. The basis and coxa are normal, with numerous
long setae.
The right second pereiopod only is preserved and is well developed, exceeding the carpocerite by
the distal fourth of the merus, carpus and chela. The chela is setose, about 1.25 times the postorbital
carapace length, with a subcylindrical, slightly compressed palm, about 4.0 times longer than wide and
approximately uniform. The dactyl is about 0.7 of the palm length, moderately narrow, about
5.0 times longer than wide, with a distinct hooked tip. The distal half of the cutting edge is entire and
the proximal edge bears four low acute teeth. The fixed finger is similar, with only three small acute
teeth on the proximal cutting edge. The carpus is about half the palm length, 3.0 times longer than
wide, feebly excavate distally, setose and unarmed. The merus is almost 0.8 of the palm length,
setose, about 5.0 times longer than wide, uniform, with the distoventral angle unarmed. The ischium
is about 0.6 of the merus length, about 3.6 times longer than wide, narrow proximally and sparsely
setose. The basis and coxa are normal, robust, without spécial features.
The ambulatory pereiopods are moderately slender and markedly setose. The third exceeds the
carpocerite by the propod and dactyl. The dactyl is equal to about 0.2 of the propod length. The
Fig. 7. — Periclimenes coriolis sp. nov., holotype female : A, chela of first pereiopod ; B, ihird pereiopod, propod and daclyl ;
C, same, dactyl ; D, same, unguis ; E, same, coxa, médial aspect ; F, posterior telson spines.
Source : MNHN, Paris
240
A. J. BRUCE
unguis is distinct from the corpus, slender, slightly curved, about 4.0 times longer than wide. The cor¬
pus is 1.3 times the length of the unguis, about 2.1 times longer than deep and slightly compressed.
The ventral border is sinuous with a well developed distal accessory tooth with a few denticles proxi-
mally. Some sensory setae are présent distomedially and laterally. The propod is 5.0 times the length
of the dactyl, about 8.0 times longer than wide, with a strong distoventral spine and six more well
developed spines distributed along the ventral border. The carpus is a little less than half of the length
of the propod, about 3.3 times longer than wide. The merus is slightly shorter than the propod, uni-
form, about 5.7 times longer than wide and unarmed. The ischium is about 0.7 of the meral length.
The basis is normal and the coxa robust, with a dense band of small spinules ventromedially. The
fourth and fifth pereiopods are similar but rather more slender. The fourth has the propod slightly
longer than the third, with the ventral border armed with three pairs of spines distally and three single
spines proximally. The fifth has the propod distinctly longer and more slender, also with three pairs
of spines distally on the ventral border and only one single spine.
The uropod has the protopodite unarmed. The exopod is about 2.8 times longer than wide,
with the latéral border feebly convex, ending in a small acute tooth, with a small mobile spine
medially. The endopod is also about 2.8 times longer than wide and 0.85 of the length of the exopod,
both rami slightly exceeding the tip of the telson.
Measurements (mm)
Post-orbital carapace length . 5.2
Carapace and rostrum . 8.0
Total body length (approx.) . 21
Chela of second pereiopod . 6.2
Type
The single example is deposited in the collection of the Muséum National d’Histoire Naturelle,
Paris, catalogue number No. Na 8481.
Systematic position
Periclimenes coriolis sp. nov., appears to be most closely related to P. foveolatus Bruce, from
which it may be distinguished by the absence of foveolations on the branchiostegite and pleura ; the
rostral dentition of 8/2 as opposed to -yr ; normal sized instead of minute dorsal telson spines ; the
markedly setose pereiopods, more strongly spinose propods on the ambulatory pereiopods and the
minute denticles proximal to the accessory spine of the corpus of the dactyl. The channelled inner
edge of the fixed finger of the chela of the first pereiopod and the band of spinules on the ventrome-
dial aspect of the coxa of the third pereiopod are apparently unique features in the genus.
Remarks
The host of P. coriolis remains to be identified. From its general resemblance to other com¬
mensal species of Periclimenes there is little doubt that it will also prove to be associated with some
marine invertebrate host. The host of P. foveolatus is also unknown. It seems most probable that
both will prove to live in association with coelenterates.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
241
5. Harpiliopsis depressa (Stimpson).
Restricted synonymy :
Harpilius depressus Stimpson, 1860 : 38 ; Kemp, 1922 : 231-234, figs. 69-70.
Harpiliopsis depressus, Borradaile, 1917 : 324, 380, pl. 56, fïg. 22 ; Holthuis, 1951 : 70-75, pl. 21 e-f ; 1952 :
182-184, fig. 90 (full synonymy).
MATER1AL
St. 73, 20-21 m : 1 ovig. 9, CL. 2.6 mm.
Remarks
The single example présents no spécial features. It has a rostral dentition of seven dorsal and
three ventral teeth. This species has not been previously recorded from the Philippine Islands and is
usually found in association with scleractinian corals of the généra Stylophora, Pocillopora and Seriato-
pora.
Distribution
Throughout the whole Indo-West Pacific région from the Red Sea to Hawaiian Islands. Also
known from the Galapagos Islands, Panama, Mexico, Colombia, Costa Rica and California.
6. Onycocaris profunda sp. nov. (Figs. 8-11).
Material
St. 47, 81-84 m : 1 ovig. 9. CL. 4.0 mm.
Description
The single example is incomplète, lacking most of the antennules, one first pereiopod, one
second pereiopod, both third pereiopods and one fourth pereiopod.
The body is smooth with the carapace moderately compressed and the abdomen subcylindrical.
The depth of the carapace is approximately equal to the postorbital carapace length. The ros-
trum is acute, short, only slightly exceeding the inferior orbital angles. The tip is upturned, the latéral
carina confluent with the orbital margin, with a short distinct dorsal carina posteriorly only, with three
small acute teeth, absent anteriorly where the rostrum is concave. The ventral carina is absent. The
orbits are obsolète but an acute inferior orbital angle is présent. Hepatic and antennal spines are
lacking. The antérolatéral angle of the branchiostegite is slightly produced and blunt.
The abdomen is large, subcylindrical, smooth, with the pleura of the first five segments broadly
rounded. The sixth segment is strongly depressed, about 0.75 times the length of the fifth segment
and twice as long as wide anteriorly, with the postérolatéral angles acute and the posteroventral angles
expanded and acutely pointed posteriorly. The telson is about 2.2 times the length of the sixth
abdominal segment, 1.6 times longer than wide, with convex latéral borders converging on a feebly
rounded posterior border equal to about Q.3 of the maximum width. Two pairs of slender dorsal
spines, equal to about 0.9 of the telson length, are situated on the latéral margins at 0.37 and 0.7 of
the telson length. The posterior latéral spines are slightly smaller than the dorsal spines. The inter-
mediate spines are robust, about 0.2 of the telson length and 2.2 times the length of the latéral spines.
Source : MNHN, Paris
242
A. J. BRUCE
*• Onycocaris profunda sp. nov., holotype female : A, carapace and appendages ; B, rostrum and anterior carapace ;
c, antenor carapace and appendages, dorsal aspect ; D, proximal segment of antennular peduncle ; E, antenna ; F, tel-
son ; G, postenor telson spines ; H, uropod.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
243
The submedian spines are well developed, robust, about 0.6 of the intermediate spine length, and
densely setulose.
The eyes are deeply set, with a short subcylindrical stalk tapering distally, with a less than
hemispherical cornea, without an accessory pigment spot. The distomedial angle of the stalk is not
quadrate.
Only the proximal segments of the antennular peduncles are preserved. The proximal segment
is about 2.4 times longer than wide, with a small acute distolateral process. The stylocerite is leaf-
shaped, acute, reaching beyond half the segment length. The statocyst is well developed, forming a
ventral swelling, and containing a few granules. There is no ventral médial spine.
The antennae lack the carpocerites and flagella. The basicerite is robust and laterally unarmed.
The opening of the antennal gland is conspicuous. The scaphocerite is well developed, extending far
beyond the proximal segment of the antennular peduncle. The lamella is broadest distally and rather
truncate, about 2.2 times longer than wide. The latéral border is straight with a very strong acute dis¬
tolateral tooth, equal to about 0.3 of the latéral border length. On the right this has a feebly bifid
tip.
The mandible is feebly developed and without a palp. The molar process is slender, tapering
distally to an oblique surface with small, very acute posterior teeth and a fringe of short setae. The
incisor process is short, tapering distally to a single acute tooth. The distolateral border bears a few
obscure denticles. The maxillula has a short simple palp with a reduced upper lobe. The lower lobe
is tapering and bears a single seta. The upper lacinia is broad, feebly bilobed ventrally, the upper lobe
with numerous very short spines and setae. The lower lobe bears setae only. The lower lacinia slen¬
der, tapering, with a few long distal setae. The maxilla has a stout non-setiferous palp. The basal
endite is broad and simple, with eleven slender setae only. The coxal endite is reduced, represented by
a rounded margin only. The scaphognathite is well developed, 3.0 times longer than wide, with broad
anterior and large posterior lobes. The first maxilliped has a stout non-setiferous palp that scarcely
exceeds the coxal endite, which is broad and confluent with a small basal endite. The exopod has a
well developed flagellum with four plumose setae distally and a large caridean lobe proximally. A
deeply bilobed epipod is présent. The second maxilliped is of normal form. The distal segment of
the endopod is broad, about 2.5 times longer than wide, broadest distally, and densely provided with
short spines. The exopod is well developed. The coxa is not produced medially and bears a small
rectangular epipod laterally. The third maxilliped is feebly developed, and reaches only to the level of
the end of the distal basicerite. The ischio-merus is almost completely fused to the basis, with a small
knob-like projection on the médial border marking the apparent junction. The ischio-meral portion of
the antipenultimate segment is about 2.7 times longer than wide, tapering distally, very sparsely setose
medially but with a row of about 15 small spines submarginally on the proximal médial border. The
penultimate segment is about 0.45 of the ischio-meral length, 2.7 times longer than wide, uniform, with
about 5 small groups of slender spines medially. The distal segment is about 0.8 of the length of the
penultimate segment, feebly tapering, 3.5 times longer than wide, with 4-5 groups of spines medially.
The exopod is well developed, with four long plumose terminal setae, and reaches to the distal third of
the penultimate segment of the endopod. The coxal segment is large and robust, without a médial
process, and a large rounded epipod laterally. There is rio arthrobranch.
The anterior thoracic sternites are broad and unarmed, the posterior sternites narrow.
The first pereiopod is particularly slender, and reaches beyond the end of the first segment of
the antennular peduncle by half the length of the merus.The chela has a smooth subcylindrical palm,
about 4.2 times longer than wide and slightly swollen proximally. The fingers are short, about 0.27 of
the palm length, simple, without distinct cutting edges, but with very clearly demarcated, slender tips.
The cutting edges are bordered by short paired setae, with dense groups of setae distally. The carpus
is about 3.0 times longer than the chela, about 21 times longer than wide, slightly widened distally.
The merus is 0.8 of the carpus length, uniform, about 10.6 times longer than wide. The ischium is
half the carpus length, about 8.5 times longer than wide, and narrower proximally. The basis and
coxa are robust, without spécial features.
The detached single left second pereiopod has a strongly compressed smooth palm, about 1.7
Source : MNHN, Paris
244
A. J. BRUCE
F|G- 9. — Onycocaris profunda sp. nov., holotype female : A, mandible ; B, same, molar process ; C, same, incisor pro¬
cès5 ; D, maxillula ; E, same, palp ; F, maxilla ; G, firsi maxilliped ; H, second maxilliped ; I, third maxilliped.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
245
Fig. 10. — Ortycocaris pro/unda sp. nov., holotype female : A, first pereiopod ; B, same, chela ; C, same, fingers ; D, ambula-
tory pereiopod ; E, same, dactyl and distal propod.
times longer than deep and scarcely tapering. The dactyl is slender, equal to 0.75 of the palm length,
about 5.5 times longer than deep, tapering distally to a long, very acute, curved distal tooth. The
inner aspect of the dactyl is concave with inner and outer cutting edges denticulate throughout their
length. The médial cutting edge has fewer and larger teeth, about 20, and the latéral, smaller and
more numerous denticles, about 55. The fixed finger is about twice as long as deep, similar to the
dactyl but with a very well developed denticulate flange extending throughout its length laterally, with a
strong acute tooth distally giving the finger a bidentate appearance. The latéral cutting edge of the
dactyl fits into the groove between the latéral flange and the latéral cutting edge of the fixed finger
when closed. The cutting edges are also bordered by isolated slender setae. The carpus is robust,
unarmed, distally expanded, about 0.6 of the palm length, and about 5.5 times longer than wide. The
merus is about 0.65 of the palm length, about 2.0 times longer than wide, sparsely tuberculate ven-
trally, with the distoventral angle unarmed. The ischium is about 0.4 of the palm length, feebly tuber¬
culate dorsally and ventrally, 2.1 times longer than wide, rather narrower proximally. The basis and
coxa are robust and normal.
The fourth ambulatory pereiopod extends beyond the basicerite by half the length of the pro¬
pod. The dactyl is strongly compressed, equal to 0.2 of the propod length, with a well developed,
clearly demarcated, simple, curved unguis equal to 0.8 of the corpus length. The corpus is 1.25 times
Source : MNHN, Paris
246
A. J. BRUCE
Fig. 11. — Onycocaris profunda sp. nov., holotype female : A, second pereiopod ; B, same, fingers of chela, médial aspect ;
C, same, latéral aspect.
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
247
longer than deep, with the ventral border convex with four strong, acute teeth. The distoventral angle
is produced to form a subrectangular lamina with a rounded distoventral angle and an acute proximo-
ventral angle, with a small acute tooth proximally. The propod is about 5.5 times longer than wide,
with a pair of strong spines distoventrally, with five spines spaced along the ventral border. The car-
pus is simple, unarmed, about 0.8 of the propod length. The merus is unarmed, moderately robust,
4.5 times longer than wide and about 1.2 times the propod length. The ischium is robust, about
3.0 times longer than wide distally, and slightly shorter than the propod. The basis is normal and the
coxa stout, both without spécial features. The fifth pereiopod is similar but more slender, and with
groups of cleaning setae laterally on the end of the propod. The dactyl is similar to that of the fourth
pereiopod.
The uropod distinctly exceeds the end of the telson and has the protopodite posterolaterally
unarmed. The exopod is broad, about twice as long as wide, with the latéral border strongly convex,
ending distally in a small acute tooth with a mobile spine medially. The endopod is about 2.5 times
longer than wide.
The o va are numerous and small.
Measurements (mm)
Post -orbital carapace length . 4.0
Carapace and rostrum . 4.5
Total body length (approx.) . 19.0
Chela of second pereiopod . 4.9
Length of ova . 0.5
Type
The single example is deposited in the collection of the Muséum National d’Histoire Naturelle,
Paris, catalogue number No. Na 8482.
Systematic position
Onycocaris profunda sp. nov. is most closely related to O. seychellensis Bruce (1971) but differs
from it in numerous details. Both species hâve dentate rostra and second pereiopods with the merus
and ischium unarmed, with elongated first pereiopods. O. zanzibarica Bruce (1971a) is also similar.
O. profunda may be distinguished from these species by the shorter, more feebly dentate rostrum,
which does not exceed the anterior margin of the cornea, and the very long distolateral tooth on the
scaphocerite. The chela of the single second pereiopod preserved is generally similar to that of the
female of O. seychellensis but the latéral flange and the distal teeth are much better developed. The
dactyl of the third pereiopod is distinct from O. seychellensis and O. zanzibarica, which hâve the disto¬
ventral angle of the corpus more rectangularly produced, with the distoventral angle acute and not
rounded. In this feature it shows a marked similarity to O. trullata Bruce (1978), which differs from
O. profunda in having an edentate rostrum, reduced scaphocerite, and minute dorsal telson spines.
Remarks
Ail species of Onycocaris, whose hosts hâve been recorded, hâve been found in association with
sponges, and it is assumed that O. profunda has similar associations. O. profunda is also the first
species of the genus to be reported from deep water, most others whose depth of capture has been
recorded hâve been from intertidal depths, although O. zanzibarica was trawled from 18 m and O. trul¬
lata was captured from 28 m. At a depth of 81-84 m the occurrence of O. profunda represents a con¬
sidérable extension of the bathymétrie range of the genus.
Source : MNHN, Paris
248
A. J. BRUCE
7. Mesopontonia gorgoniophila Bruce (Fig. 12).
Restricted synonymy :
Mesopontonia gorgoniophila Bruce, 1967 : 13-23, figs. 5-9.
Material
St. 33, 130-137 m : 1 ? juv., CL. 2.7 mm.
Description
The single example has lost most of the rostrum and is in a rather soft condition, but in general
conforms well to the description of M. gorgoniophila Bruce, except that the second pereiopods are
much less well developed, probably due to its juvénile condition and small size. The third maxilliped
bears only a rudimenty arthrobranch. The second maxilliped has a normally developed exopod. The
first pereiopod has the chela distinctly shorter than the carpus, whereas in the original material the
chela is distinctly longer than the carpus. The second pereiopods are unequal. The major chela has
the fingers equal to about half the palm length, feebly dentate and without a dactylar flange. The
palm is sparseiy tuberculate. The carpus is greater than half the palm length, smooth and
unarmed. In the minor second pereiopod the fingers are slender, unarmed, over two thirds of the
palm length. The carpus is long and slender, almost 1.5 times the palm length. The merus and
ischium are also slender and slightly longer than the carpus, but shorter than the chela. The ambula-
tory pereiopods are slender, with the dactyl equal to about 0.2 of the propod length, strongly biungui-
culate, and the propod is strongly spinulate ventrally.
Remarks
The specimen is probably a juvénile and its identification as M. gorgoniophila cannot be con-
sidered as fully certain in view of the différences in the chelae of the second pereiopods and the dif¬
férences in proportions of the segments of the first pereiopods.
Mesopontonia gorgoniophila is an associate of gorgonian octocorals and has been reported in
association with Melithea ? albitincta Ridley and Acabaria frondosa (Brundin), at depths of 1 17-270 m.
Distribution
Previously recorded only from the northern South China Sea and eastern Australian waters.
Plesiopontonia gen. nov.
Définition
A medium sized pontoniine shrimp of unknown association. Body slender, subcylindrical,
smooth. Rostrum well developed, dentate. Carapace without epigastric, supraorbital and hepatic
spines. Abdominal pleura rounded. Telson with four pairs of dorsal and three pairs of posterior
spines. Eye normal. Antennae normal, scaphocerite and statocyst well developed. Mandible without
palp, molar and incisor process normal. Maxillula with feebly bilobed palp, upper lacinia slightly
broadened. Maxilla with simple palp, basal endite deeply bilobed, scaphognathite normal. First
maxilliped with slender setose palp, basal endite narrow, coxal endite obsolète ; exopod with normal
flagellum, caridean lobe large ; epipod bilobed, anterior lobe produced. Second maxilliped normal,
exopod well developed, epipod subrectangular. Third maxilliped with ischio-merus and basis fused ;
Source : MNHN, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
249
Fig 12 — Mesopontonia gorgoniophila Bruce, juvénile : A, carapace and broken rostrum ; B, tl.ird maxilliped ; C, first pereio-
pod ; D, chela and carpus, major second pereiopod ; E, tubercle of major chela palm ; F, nunor second pereiopod ;
G p’ropod and dactyl of third pereiopod ; H, dactyl and distal propod of third pereiopod.
Source : MNHN, Paris
250
A. J. BRUCE
exopod well developed, oval epipod and small lamellar arthrobranch présent. Fourth thoracic sternite
unarmed. First pereiopods normal, slender, carpus unsegmented. Right (minor ?) second pereiopod
with slender feebly armed chela ; carpus, merus and ischium unarmed. Ambulatory pereiopods slen¬
der : dactyl of third pereiopod slender, minutely biunguiculate. Uropods normal.
Type species
Plesiopontonia monodi sp. nov.
Systematic Position of Genus
Using the keys of Holthuis (1952, 1955) and Bruce (1983), the genus Plesiopontonia appears
most closely related morphologically to either Philarius Holthuis or Anchistus Borradaile, 1898, the
former genus exclusively associât ed with scleractinian corals and the latter with bivalve molluscs.
Plesiopontonia may be distinguished from Anchistus by (i) the well developed rostrum, with
teeth distributed throughout its dorsal length, (ii) the presence of two slender lobes on the basal endite
of the maxilla, (iii) the long and slender dactyls of the ambulatory pereiopods, (iv) the presence of four
pairs of dorsal telson spines and (v) the absence of an acute postérolatéral angle on the protopodite of
the uropod. The arthrobranch on the third maxilliped also appears more strongly developed than in
Anchistus spp., with distinct lamellae.
Plesiopontonia may be distinguished from Philarius by (i) the absence of a médian process on
the fourth thoracic sternite, (ii) the absence of ventral rostral teeth, (iii) the comparatively feeble deve¬
lopment of the exopods of the maxillipeds, associated with a large caridean lobe on the first maxilliped
and small epipod (in Philarius the epipod is large and the caridean lobe particularly small, the flagella
are ail broad and provided with numerous plumose setae), (iv) the basal endite of the maxilla with two
slender lobes, (v) the third maxilliped with ischio-merus and basis fused, (vi) the pleura of fourth and
Fifth abdominal segments rounded, (vii) the presence of four pairs of dorsal telson spines, (viii) the
long slender dactyls on ambulatory pereiopods.
In general, Plesiopontonia appears more closely related to Anchistus. Philarius species usually
show a depressed body form, associated with their habit of clinging to Acropora branches, and they
hâve very short, simple, strongly hooked dactyls on the ambulatory pereiopods, concealed in a dense
brush of setae on the distal propod, which is particularly robust and devoid of spines. Plesiopontonia
has a subcylindrical body form, as in Anchistus spp., and the ambulatory propods are spinulate. The
dactyls of the ambulatory pereiopods are characteristic and quite distinct from both Anchistus and Phi¬
larius and are presumably an adaptation to an unknown host.
8. Plesiopontonia monodi sp. nov. (Figs. 13-17).
Material
St. 26, 299-320 m : 1 cr, CL. 4.4 mm.
Description
A medium sized, slenderly build pontoniine shrimp of subcylindrical body form.
The carapace is smooth, with a well developed rostrum that extends to the middle of the distal
segment of the antennular peduncle. The rostrum is slender, acute, slightly depressed, with the mid-
rib mainly near the lower border. The dorsal carina is well developed, extending onto the anterior
carapace, with five small acute teeth situated on the central portion. The lower carina is feebly
developed, distinct distally only, where two small acute teeth are présent, the posterior ventral tooth
being situated distally to the most anterior dorsal tooth. The orbital notch is deep but the orbit is
Source : MNHN, Paris
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251
obsolète. Supraorbital, hepatic and epigastric spines are absent. The inferior orbital angle is well
developed, produced and acute. The antennal spine is slender and acute, marginal and situated well
below the inferior orbital angle in latéral view. The antérolatéral angle of the carapace is bluntly
rectangular.
The abdomen is smooth, third segment not produced posterodorsally. The fifth segment is
about half the length of the sixth, which is 1.5 times longer than wide, with the postérolatéral angle
acutely produced, the posteroventral angle produced, but less acute. The pleura of the first three seg¬
ments are small, rounded ; fourth and fifth pleura bluntly angular. The telson is about 1.6 times the
length of the sixth abdominal segment, slender, with straight, feebly convergent sides, about 3.6 times
longer than greatest width ; posterior border angular, about 0.35 of anterior width. Four pairs of
small acute dorsal spines présent at 0.33, 0.55, 0.70 and 0.87 of the telson length. The posterior bor¬
der is without a médian point ; with small latéral spines, rather shorter and stouter than dorsal spines,
large blunt swollen intermediate spines, about 2.75 times length of latéral spines, and short acute sub-
median spines, non-plumose, equal to half the length of the submedian spines.
The eyes are well developed, with a short subcylindrical stalk, about as long as wide, with a
large globular, well pigmented cornea with a small dorsal accessory pigment spot.
The antennae are normally developed. The antennular peduncle extends beyond the tip of the
rostrum, almost to the base of the tooth of the scaphocerite. The proximal segment is about twice as
long as broad, with a well developed antérolatéral lobe, the médial portion reaching to the middle of
the intermediate peduncular segment and extending beyond the tip of the antérolatéral tooth. The
stylocerite is acute, extending beyond half the segment length. The statocyst appears normal but
without a distinct statolith. The ventral médial border bears a small tooth. The intermediate and dis-
Source : MNHN, Paris
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A. J. BRUCE
Fig. 14. — Plesiopontonia monodi gen. nov., sp. nov., holotype male : A, anterior carapace and rostrum ; B, antennule ;
C, antenna ; D, eye ; E, telson ; F, posterior telson spines, and dorsal spine ; G, uropod ; H, same, postérolatéral angle,
left ; I, same, right.
Source : MNHM, Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE
253
tal segments together equal 0.8 of the proximal segment’s length and are obliquely articulated, subequal
in length. The flagella are normal. The upper flagellum is biramous, with the stouter shorter ramus
consisting of 13 segments, of which the proximal 8 are fused to the longer, slender, filiform lower
ramus. About 20 groups of aesthetascs are présent. The lower flagellum is slender.
The antenna has a robust basicerite with a small distolateral tooth. The ischiocerite and mero-
cerite are normal, short. The carpocerite is about 3.3 times longer than wide and reaches beyond the
middle of the scaphocerite. The flagellum is well developed, short, about 3.25 times the postorbital
carapace length. The scaphocerite is well developed, broad, about 2.5 times longer than wide, with the
latéral border slightly concave, with a distolateral tooth slightly exceeded by the bluntly angled distal
lamella.
The mandible is without a palp. The molar process is robust, obliquely truncated distally, with
four large teeth. The incisor process is slender, rather truncate distally with three strong acute teeth of
which the central is the smallest. The maxillula has the palp feebly bilobed, the lower lobe with a
small simple seta. The upper lacinia is broad, with the upper margin notched ; about a dozen simple
teeth are présent distally, with numerous setae. The lower lacinia is narrow, with several long distal
setae. The maxilla has a short simple palp. The basal endite is deeply bilobed, the slender upper and
lower subequal lobes bearing 9 and 7 simple setae respectively. The coxal endite is obsolète, repre-
sented by a low rounded médial projection. The scaphognathite is well developed, about 2.5 times
longer than broad, with a large anterior lobe with an emarginate médial border. The first maxilliped
has a long slender palp with a few finely plumose distal setae. The basal endite is narrow and com-
pletely fused with the coxal endite, presenting a straight médial border fringed with finely setulose
setae. The endopod has a well developed flagellum, with fine plumose distal setae. The caridean lobe
of the endopod is particularly large and broad. A bilobed epipod with an elongated anterior lobe is
présent. The second maxilliped is of normal form. The dactylar segment is moderately broad, with
numerous coarsely serrulate spines medially. The flagellum is well developed, setose proximally, and
with four plumose setae distally. The coxa bears a subrectangular epipod laterally, without a podo-
branch. The third maxilliped has a moderately robust but slender endopod, and extends anteriorly to
the end of the distal fourth of the carpocerite. The ischio-merus is completely fused to the basis, with
a small notch indicating the point of junction on the médial margin. The combined segment is about
7.0 times longer than broad, uniform, slightly widened proximally, with the médial margin bearing
numerous slender setae, the latéral border with a small distal spine and several short setae. The penul-
timate segment is about half the length of the antepenultimate segment, about 5.3 times longer than
wide, uniform, with numerous fine setae medially. The terminal segment is about 0.8 of the length of
the penultimate segment, about 5.0 times longer than wide, tapering distally with about six transverse
groups of spines medially. The exopod has a well developed flagellum with six plumose setae distally.
The coxa is feebly angulated medially and bears an oval epipod laterally, with a small multilamellar
arthrobranch.
The fourth thoracic sternite is narrow and unarmed.
The first pereiopod is moderately slender and extends beyond the carpocerite by the length of
the chela and distal third of the carpus. The chela is normal, with the palm about 1.7 time longer
than deep, slightly compressed, with about 5-6 groups of short cleaning setae proximally. The fingers
are simple, slender, tapering, with small acute hooked tips, subequal to the palm length and without
clearly defined cutting edges. The dactyl is about 4.0 times longer than deep, and the fixed finger is
similar ; both are provided with several transverse rows of short setae. The carpus is about 1.2 time
the length of the chela, about 5.5 times longer than wide distally, and more slender proximally, with a
transverse row of cleaning setae distally. The merus is about 1.2 time the carpus length, widest cen-
trally, about 6.8 times longer than wide. The ischium is slightly less than half the length of the merus,
sparsely setose ventrally. The basis is subequal to the ischial length. The coxa is normal.
The single second pereiopod may represent the minor pereiopod of an unequal pair or be one of
a subequal pair, as the chela is only moderately robust, especially for a male specimen. It extends
beyond the carpocerite by the chela, carpus and distal fourth of the merus, and beyond the scaphoce¬
rite by the two thirds of the palm of the chela. The chela has a smooth, subcylindrical palm, slightly
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A. J. BRUCE
Fig. 15. — Plesiopontonia monodi gen. nov., sp. nov., holotype male : A, mandible ; B, same, molar process ; C, same, incisor
process ; D, maxillula ; E, same, palp ; F, maxilla ; G, First maxilliped ; H, second maxilliped ; I, third maxilliped.
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257
narrower proximally, 3.3 times longer than deep, slightly compressed, and about 1.65 time the length
of the dactyl. The dactyl is slender, about 5.0 times longer than deep, moderately compressed,
tapering, with a strongly hooked acute tip. The cutting edge has the distal three quarters sharp and
entire, with the proximal fourth bearing a small acute proximal tooth and a minute acute tooth distally.
The fixed finger is similar but with the proximal teeth less well developed. The fingers are smooth and
sparsely setose. The carpus is about half the palm length, 2.5 times longer than wide, moderately
expanded distally and unarmed. The merus is slender, equal to about 0.85 of the palm length, about
4.8 times longer than wide, uniform and without a distoventral tooth. The carpus is subequal to the
merus but more slender, about 5.1 times longer than wide, uniform and unarmed. The basis and coxa
are normal.
The ambulatory pereiopods are slender. The third extends beyond the carpocerite by the length
of the propod and dactyl. The dactyl is slender and elongated, equal to about 0.22 of the propod
length. The corpus is compressed, tapering distally, about 3.0 times longer than deep, with the disto¬
ventral angle rounded and bearing a minute acute tooth. The distomedial and latéral surfaces bear
transverse rows of 2-4 short, stout setae, with similar setae dorsolaterally, and single shorter setae along
the sides of the sharp ventral border. The unguis is distinct, slender, curved, equal to about 0.4 of the
corpus length, about 3.6 times longer than wide at its broadened base, unornamented. The propod is
about 9.4 times longer than broad, uniform, with a pair of slender distoventral spines and two smaller
spines spaced along the ventral border. The carpus is unarmed, equal to about 0.55 of the propod
length. The merus is about 7.5 times longer than wide, uniform and unarmed, subequal to the propod
length. The ischium is also unarmed, subequal to the carpus length, about 0.55 of the propod length.
The basis and coxa are without spécial features. The fourth pereiopod is very similar. An acute dis¬
toventral accessory tooth cannot be discerned on the corpus due to accretions, but may be présent.
The propod is provided with a distoventral pair of spines, a pair and three single ventral spines. The
fifth pereiopod is also similar, but the propod is longer and more slender, with some serrulate cleaning
setae distolaterally and a pair of distoventral spines only, and the dactyl is without an accessory tooth.
The first pleopod has the endopod about 3.4 times longer than the central width, with the distal
half rather expanded medially. The proximal half of the médial border bears three long setae proxi¬
mally, with five short spines distally, and the penultimate two fifths of the latéral margin bears seven
short plumose setae. The appendix masculina of the second pleopod is well developed and slightly
exceeds the appendix interna. The ventral aspect bears an oblique row of eight simple spines, of
increasing length distally, with two longer more robust spines distally, and two shorter spines distome-
dially.
The uropods extend well beyond the tip of the telson. The protopodite is unarmed posterolat-
erally. The exopod has the latéral border convex, ending in a large acute tooth on the right and a
smaller acute tooth, with a short blunt mobile spine medially on the left ; about 2.45 times longer than
broad. The endopod is about 3.4 times longer than wide, not exceeding the exopod.
Measurements (mm)
Post-orbital carapace length . 4.4
Rostrum and carapace . 7.3
Total body length (approx.) . 22.0
Chela of second pereiopod . 4.0
Type
The single example is designated as the holotype and is deposited in the collection of the
Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, catalogue number No. Na 8483.
Remarks
The morphology of P. monodi suggests that, like most other pontoniine shrimps, it is commen-
sally associated with another marine invertebrate but its specializations do not clearly indicate what its
Source : MNHN, Paris
258
A. J. BRUCE
host may be. Numerous examples of the large bivalve Acesta rathbuni (Bartsch, 1913, dei. P. Bou¬
chet) were collected from the same station (J. Forest, pers. comm.) and it is possible thaï there are
the host for P. monodi.
DISCUSSION
This second sériés of pontoniine shrimp from the MUSORSTOM collections off the Philippine
Islands augments considerably the fauna known from deep water, i.e., over 100 m. The vast majority
of the 220 or so known species of Indo-West Pacific pontoniine shrimps are from intertidal or shallow
water habitats and reports of deep sea species hâve been comparatively rare. It seems probable that
the paucity of records from deeper waters has been due to the use of gear that has not captured or
retained these small shrimps, which may be présent in greater variety and numbers than previously
expected on the basis of earlier expédition reports.
The genus best represented in the deeper waters of the Indo-West Pacific région is Periclimenes,
which is now represented by twelve species. These may be conveniently separated by the following
key :
The Indo-West Pacific Species of the Genus Periclimenes
OCCURRING AT DEPTHS OF 100 M OR OVER.
1. Antennal spine présent . 2
— Antennal spine absent . P. gorgonicoia Bruce, 1 969
2. Dactyls of third pereiopods simple . 3
— Dactyls of third pereiopods not simple . 4
3. Rostrum exceeding postorbital carapace length ; epigastric spine absent ; eye large ; chela of second pereiopod
, „ 11-12
smooth, R 4 5 . p. rectirostris Bruce
— Rostrum not exceeding postorbital carapace length ; epigastric spine présent ; eye small ; chela of second
pereiopod tuberculate ; R — . p. foresti Bruce
4. Third pereiopod with dactyl elongate, unguis greater than 0.3 of corpus length, distoventral angle not with
simple accessory tooth . 5
— Third pereiopod with dactyl normal, unguis not greater than 0.3 of corpus length, distoventral angle of corpus
with simple accessory tooth . 6
5. Palm of chela of second pereiopod tuberculate, slender, four times longer than deep, R 7/3 .
P. dentidaciylus Bruce (in press)
— Palm of chela of second pereiopod smooth, robust, about three times longer than deep, R .
P. hertwigi Balss
6. Telson with four pairs of dorsal spines . p. alcocki Kemp
— Telson with two pairs of dorsal spines . 7
7. Rostrum very slender, with three teeth situated on carapace . 8
— Rostrum not particularly slender, less than three teeth situated on carapace . 9
8. Hepatic and antennal spines on same level ; dactyl of major second pereiopod with latéral flange, R 8/3 .
P. latipollex Kemp
— Hepatic spine situated well below level of antennal spine ; dactyl of major second pereiopod without latéral
flange, R 10/2 . P. laccadivensis (Alcock & Anderson)
9. Ambulatory pereiopods with dense tufts of long setae, dactyl short, stout and strongly hooked, R 8/2 .
P. curvirostris Kubo
— Ambulatory pereiopods without dense tufts of long setae, dactyls not short, stout and feebly curved . 10
Source : MNHN , Paris
DECAPOD CRUSTACEA : PONTONIINAE 259
10. Rostrum arched ; third abdominal segment posterodorsally produced, R . P. tosaenis Kubo, 1940
— Rostrum straight ; third abdominal segment not posterodorsally produced . 11
11. Branchiostegite and pleura without foveolations, dorsal telson spines normal, R 8/2 . P. coriolis sp. nov.
Branchiostegite and pleura foveolate ; dorsal telson spines minute, R . P. foveolatus Bruce
ACKNOWLEDGEMENT.
1 am most grateful to Dr Fenner A. Chace, jr., for helpful comments on the draft of this communication.
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Source : MNHN, Paris
iES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. 1
IL PHILIPPINES,
8
Crustacés Décapodes : Processidae
de l’ Indo-Ouest-Pacifique
Pierre NOËL *
RÉSUMÉ
Ce travail comporte l’étude des Processidae récoltés lors des expéditions MUSORSTOM I (1976) et II (1980)
aux Philippines. Des observations sur des spécimens en provenance de différentes localités de l 'Indo-Pacifique (en
particulier de Madagascar et de sa région, et des côtes de l’Inde) sont présentées en complément et portent à 11 le
nombre des espèces étudiées. Cinq espèces nouvelles sont décrites : Nikoides longicarpus, Processa crosnieri, Pro¬
cessa foresti, Processa indica et Processa philippinensis. Processa barnardi est considéré comme synonyme de Pro¬
cessa compacta. Les autres espèces identifiées sont Nikoides danae, N. sibogae, Processa austroaf ricana, P. japo-
nica et P. sulcata.
ABSTRACT
Species of Processidae collected from MUSORSTOM I (1976) and II (1980) cruises are studied. Observa¬
tions from other Indopacific material are added, particularly from Madagascar région and India. Five new species
are described : Nikoides longicarpus, Processa crosnieri, Processa foresti, Processa indica and Processa philippinen¬
sis. Processa barnardi is considered as synonym of Processa compacta. The other species mentioned are Nikoides
danae, N. sibogae, Processa austroaf ricana, P. japonica and P. sulcata.
Le matériel carcinologique en provenance des campagnes MUSORSTOM 1 et MUSORSTOM II
ne comporte respectivement que 10 et 11 spécimens de Processidae. L’existence de plusieurs formes
nouvelles dans cette collection nous a incité à étudier également divers matériels disponibles en prove¬
nance de l’ Indo-Pacifique. Nous avons pu ainsi étudier dans les collections du Muséum National d’His-
toire Naturelle de Paris (MNHN), un intéressant matériel de Madagascar et de sa région (collection
A. Crosnier) d’où ancun Processidae ne semble avoir été signalé jusqu’à présent. Deux voyages en Inde
en 1980 et 1982 nous ont également permis de récolter quelques échantillons et de consulter les collec¬
tions du Zoological Survey of India à Calcutta, où figurent notamment les récoltes de VInvestigator.
Nous avons également pu obtenir du matériel en provenance de Macassar (campagne CORINDON II)
et de La Réunion (campagne MD 32 du Marion Dufresne).
Les Processidae de l’Indo-Ouest-Pacifique sont mieux connus depuis les travaux de Hayashi
(1975, 1981) qui ont considérablement clarifié un certain nombre de problèmes et auxquels on se repor¬
tera pour l’essentiel des données bibliographiques. Il reste encore très certainement de nombreuses
découvertes à faire comme l’atteste le nombre de formes nouvelles présentées dans ce travail. En effet,
la plupart des Processidae sont des crevettes de taille modeste et très discrètes de par leur mode de vie
fouisseur. Ancune ne semble actuellement avoir un intérêt commercial (Holthuis 1980). La plupart des
formes nouvelles étudiées ici proviennent de fonds relativement profonds, sans doute moins facilement
prospectés.
* Université Paris VI, Laboratoire de Zoologie, 4, place Jussieu, 75230 Paris Cedex 05.
Mém. Mus. nain. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
262
P. NOËL
Les mesures indiquées dans ce travail sont les suivantes : longueur totale (L.T.) = distance entre
l’extrémité distale du rostre et la partie la plus postérieure médiane du telson (soies ou épines non com¬
prises), l’animal étant en extension maximale ; longueur de la carapace (L.C.) = distance entre l’extré¬
mité antérieure du rostre et le bord postérieur médiodorsal de la carapace ; longueur du rostre = dis¬
tance entre l’extrémité distale du rostre et la partie la plus postérieure du bord orbitaire. Les heures
indiquées pour la récolte correspondent à l’heure locale.
Liste des stations MUSORSTOM
MUSORSTOM I
Station 9. — 19.03.1976 (19 h 35-20 h 30), 14°01' N-120°17' E, chalut, 194-180 m : Processa philippinensis.
Station 10. — 19.03.1976 (20 h 55-21 h 55), 13°59' N-120°18' E, chalut, 187-205 m : Processa foresti, Processa
philippinensis.
Station 16. — 20.03.1976 (18 h 15-19 h 05), 13°59' N-120°10' E, chalut, 164-150 m : Nikoides longicarpus, Pro¬
cessa philippinensis.
Station 25. - 22.03.1976 (9 h 37-10 h 37), I4°02' N-120°20' E, chalut, 200-191 m : Processa philippinensis.
Station 31. — 22.03.1976 (21 h 55-22 h 55), 14°00' N-120°16' E, chalut, 187-195 m : Processa philippinensis.
Station 56. — 26.03.1976 (15 h 00-15 h 42), 13°53' N-120°08' E, chalut, 134-129 m : Processa philippinensis.
Station 57. — 26.03.1976 (16 h 40-16 h 55), 13°53' N-120°13' E, chalut, 107-96 m : Processa sulcata, parasitée par
Bopyridae branchial.
Station 58. — 26.03.1976 (17 h 45-18 h 35), 13°58' N-120°13' E, chalut, 143-178 m : Processa japonica.
Station 73. — 28.03.1976 (10 h 55-11 h 35), 14°15' N-120°31' E, chalut, 76-70 m : Processa japonica.
MUSORSTOM II
Station 6. - 20.11.1980 (20 h 08-20 h 50), 13°56' N-120°20' E, chalut, 136-152 m : Nikoides sibogae, Nikoides
longicarpus. Processa japonica.
Liste des espèces étudiées
(par ordre alphabétique).
1. Nikoides dame Paulson, 1875, Madagascar, Comores, Inde.
2. Nikoides longicarpus sp. nov., Philippines.
3. Nikoides sibogae de Man, 1918, Philippines, Madagascar, Inde.
4. Processa austroaf ricana Barnard, 1957, Madagascar.
5. Processa compacta Crosnier, 1971, Inde.
6. Processa crosnieri sp. nov., La Réunion.
7. Processa foresti sp. nov., Philippines.
8. Processa indica sp. nov., Inde.
9. Processa japonica (de Haan, 1844), Philippines, Madagascar, Japon.
10. Processa philippinensis sp. nov., Philippines.
11. Processa sulcata Hayashi, 1975, Philippines, Madagascar.
L Consulter Forest, 1981 et 1985, pour des renseignements plus détaillés sur les conditions de récolte.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
263
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Genre Nikoides Paulson, 1875.
Nikoides danae Paulson, 1875.
Nikoides Danae Paulson, 1875, p. 98, pl. 14, fig. 5-5 d ; Nobili, 1906, p. 79, pl. 5 fig. 1-1 f.
? Processa processa, Rathbun, 1906, p. 912, pl. 22 fig. 6 (non Nika processa Bâte).
Nikoides danae, Balss, 1915, p. 32 ; de Man, 1920, p. 193 (liste) ; Mc Neill, 1968, p. 23 ; Manning &
Chace, 1971, p. 8 (dé) ; Hayashi, 1975, p. 53, fig. 1-2 a-t.
non Nikoides danae, Gurney, 1937, p. 89, pl. 1 fig. 20-25, pl. 2 fig. 26-29, pl. 3 figs. 38-39 (= Nikoides gurneyi
Hayashi, 1975) ; Barnard, 1955, p. 44 (= Nikoides gurneyi Hayashi, 1975).
Nikoides sibogae de Man, 1920, (pro parte) p. 193, pl. 16 fig. 50 i-50 j (non Nikoides sibogae de Man).
Matériel
Madagascar (coll. Crosnier).
Baie d’Ambaro, côte N-O, herbiers, 3 m, nov. 1959, 1 9 ovig. 42 mm (MNHN n° Na 4535).
Nosy Iranja, côte N-O, zone intertidale, juillet 1959, plusieurs ex. mutilés (MNHN n° Na 4538).
Nosy-Be, côte N-O, zone intertidale, nov. 1959, 1 spéc. (MNHN n° Na 4542).
Nosy-Be, 1 9 ovig. 11 mm (L.C.) (MNHN n° Na 4546).
Récif de Tuléar, côte Ouest, mai 1973, 1 9 ovig. 9 mm (L.C.) (MNHN n° Na 4547).
Banc de Pracel, 55 m, sable, juin 1959, 3 sp. dont 2 9 ovig. (MNHN n° Na 4525).
Iles Comores (coll. Crosnier).
Lagon de Mayotte, 1 9 8 mm (L.C.) (MNHN n° Na 4534).
Inde.
Kalakarai, gulf of Mannar, Ramnad Dist. (S.E. coast of India), from weeds 0-2 fms, 13/2/1913
(coll. S. W. Kemp), nombreux sp., surtout 9 ovig. (Z.S.I. n° 3931 ; C 946/1), Port Blair, Andaman
islands 19 & 32 (coll. S. W. Kemp), 4 sp. (Z.S.I. n” 3931 ; C 947/1), Silavathurai Lagoon, Tuticorin,
15.03.1916, (coll. J. HORNELL), 1 9 ovig. 36 mm (Z.S.I. n° 3931 ; C 948/1).
Camorta Island, Nicobars, Investigator, station 621, 1 sp. (9 ?) (Z.S.I. n° 3931 ; C 949/1).
Port Blair, Andamans, Investigator, (Z.S.I. n° 3931 ; 240/7).
Port Blair, Andamans, Investigator, G. H. Booley, 4. XII. 1889, 1 cr 23 mm, 1 9 20 mm & 1 9
ovig. 31 mm (Z.S.I. n° 3931 ; 2805 à 2807/7).
Distribution
N. danae est une espèce littorale connue des récifs coralliens de tout l’Indo-Pacifique. Cette
espèce est ici signalée pour la première fois de l’Inde, des Comores et de Madagascar.
Remarques
Les spécimens examinés sont presque tous typiques ; sur l’exemplaire Na 4535, le mérus de P3 a
3-4 épines, et les œufs en début d’incubation ont un diamètre d’environ 0,3 mm. Par contre, le spéci¬
men des Comores est atypique ; il présente des caractères intermédiaires avec N. gurneyi ; le basicérite
antennaire a 2 épines, le pléonite 5 est arrondi et le stylocérite a un bord antérieur concave.
Source : MNHN, Paris
264
P. NOËL
Nikoides longicarpus sp. nov. (Fig. 1-8).
Matériel
Le matériel examiné provient d’une station de la campagne MUSORSTOM I, station 16,
150-164 m, et d’une station de la campagne MUSORSTOM II, station 6, 136-152 m. Neuf spécimens
ont été examinés ; l’holotype est le plus grand spécimen, une femelle ovigère de 62 mm de longueur
totale (MNHN Na 6351), les autres spécimens sont les paratypes 1 à 8, respectivement un mâle de
56 mm, une femelle de 54 mm, 4 mâles de 48, 38, 38, et 38 mm, une femelle de 37 mm et un mâle de
37,5 mm. (MNHN Na 6352 à Na 6359).
Distribution
L’espèce n’est connue que par les spécimens mentionnés ci-dessus provenant de la localité-type.
Diagnose
Rostre bifide dépassant la .cornée, à dents sub-égales. Épine antennaire faible à extrémité arron¬
die. Angle postérieur du pleurite du 5e pléonite peu marqué avec dent obtuse très faible. Plaque latérale
du 6e pléonite sans dent. Stylocérite arrondi en spatule. Premiers péréiopodes avec exopodite, le droit
avec pince, le gauche avec un simple dactyle. Seconds péréiopodes très inégaux ; le droit plus long avec
42-50 articles au mérus et 90-101 au carpe, le gauche avec 9-11 articles au mérus et 28-33 au carpe.
Propode du 5' péréiopode inerme.
Fig. 1 - Nikoides longicarpus sp. nov., femelle ovigère (holotype) : a, vue latérale droite ; b, partie postérieure de "abdomen
lace dorsale.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
265
DESCRIPTION
Corps élancé et robuste (fig. 1 a, 4). Rostre long, dépassant le bord frontal de la cornée ; apex
bifide, la dent supérieure étant à peu près de même longueur que l’inférieure, les deux dents ayant leurs
axes convergents ; bord ventral sinueux muni de longues soies sur toute sa longueur (fig. 2 c, 6 a).
Carapace lisse, sans sillon postorbitaire, 3,2 à 3,7 fois plus longue que le rostre ; épine antennaire pré¬
sente mais relativement peu développée et arrondie à l’extrémité, non séparée de l’angle suborbital par
une entaille (fig. 2 c, 6 a). Angle ptérygostomien arrondi. Carène frontale subrostrale bien développée.
Fig. 2. — Nikoides longicarpus sp. nov., femelle ovigère (holotype) : a, partie postérieure de l’abdomen, vue latérale ; b, pléo-
nites 5 et 6, détail des pleurites droits ; c, région antérieure, vue latérale droite.
Sternites de la jonction thoraco-abdominale sans différenciation particulière chez le mâle
(fig. 8 a) mais avec réceptacle séminal chez la femelle ; la jeune femelle possède une crête transversale
entre les coxae des 5e péréiopodes (fig. 8 b), tandis qu’une invagination forme chez la femelle adulte
une poche peu profonde 4 fois plus large que longue (fig. 8 c).
Pleurites des 4 premiers pléonites arrondis. Partie postérieure du pleurite du 5e pléonite subangu¬
leux, avec une minuscule dent arrondie, difficile à discerner. 6' pléonite terminé en pointe au niveau du
pleurite, et plaque latérale arrondie, sans dent postérieure (fig. 2 a, 6 b). Sternites abdominaux sans
épines, tubercule préanal présent sur le 6e sternite. Telson avec 2 paires d’épines dorsolatérales, la paire
la plus postérieure étant plus proche de l’antérieure que de l’extrémité distale du telson ; marge posté-
Source : MNHN, Paris
266
P. NOËL
rieure arrondie munie de 2 paires d’épines faibles, les épines internes étant environ 2 fois plus longues
que les épines externes ; entre les épines internes, présence d’une paire de soies plumeuses longues et
médianes, et de deux paires de soies simples plus longues (fig. 1 b, 2 a, 3 d, 5 a, 8 d).
Yeux relativement grands et aplatis, 1,2 fois plus longs que larges en vue dorsale ; cornée beau¬
coup plus large que le pédoncule (fig. 3 e, 5 b).
Pédoncule antennulaire allongé, inerme ; segment basal aussi long que les deux autres réunis ;
3' segment 2 fois moins long que le second ; en vue dorsale, le 2e segment 3,4 à 4,1 fois plus long que
large, et le 3e 1,9 à 2,2 fois ; flagelle externe sensiblement de même longueur que la carapace, à partie
renflée munie d’aesthètes légèrement plus longue que la partie grêle ; flagelle interne mince aussi long
que l’animal sans le telson ; stylocérite régulièrement arrondi en spatule, sans dent (fig. 3 e, 5 b).
Écaille antennaire 5 à 5,2 fois plus longue que large, très légèrement plus longue que le pédon¬
cule antennulaire, à marge externe légèrement convexe terminée par une dent courte n’atteignant pas le
bord antérieur de la lame (fig. 3 e, 5 b) ; basicérite avec un faible tubercule latéral (fig. 2 c, 6 a) ; fla¬
gelle au moins 1,8 fois plus long que la longueur totale de l’animal (fig. 4).
Paragnathes très développés. Mandibule, maxilles et maxillipèdes comme chez les autres Processi-
dae (fig. 7 e, f, g, h). 3e maxillipède allongé, avec exopodite long ; articulation mérocarpale dépassant
l’extrémité du pédoncule antennulaire d’une longueur pouvant atteindre celle du rostre (fig. 1 a). Pre-
mm
FlG- 3- — Nikoides longicarpus sp. nov., femelle ovigère (holoiype) : a. bord disial de l'exopoditc de l'uropode (gauche ei
droii) ; b, daclyle du peréiopode 3 ; c, dactyle du péréiopode 5 ; d, extrémité distale du telson, vue dorsale ; e, région
anterieure, vue dorsale (soies du scaphocérile non représentées).
Source : MNHN. Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PAC1FIQUE
267
miers péréiopodes forts, asymétriques subégaux avec petite arthrobranchie et exopodite bien développé,
de même longueur que le carpe ; le droit muni d’une pince dépassant l’extrémité de l’écaille antennaire
d’au moins une partie du propode et parfois d’une partie du carpe, mérus plus long que le carpe et
propode réunis (fig. 1 a, 4) ; 1er péréiopode gauche non en pince, légèrement plus long que le droit,
atteignant l’extrémité de l’écaille antennaire par la moitié distale du carpe. Seconds péréiopodes très
inégaux ; le droit très long dépassant le scaphocérite de la quasi-totalité du mérus ; articulation ischion-
mérus au niveau de la moitié distale du 2e article du pédoncule antennulaire ; carpe avec 90-101 arti¬
cles, mérus avec 42-50 articles et ischion avec 11-13 articles ; 2' péréiopode gauche court avec articula¬
tion mérocarpale au niveau de l’extrémité du scaphocérite, et articulation ischion-mérus au niveau du
milieu de l’œil ; carpe divisé en 28-33 articles, mérus en 9-11 et ischion indivis (fig. 4, 6 d, e). Troi¬
sième péréiopode dépassant le scaphocérite de tout le carpe. Quatrième et 5e péréiopodes pouvant
dépasser le scaphocérite d’une petite partie du mérus. 3e péréiopode avec 2 épines à l’ischion et
4-5 (mâle) ou 5-6 (femelle) au mérus. 4e péréiopode avec 2 épines à l’ischion et 4-6 au mérus. 5e péréio¬
pode totalement inerme, à carpe plus long que le propode. Propodes des péréiopodes 3 à 5 avec quel¬
ques touffes de soies ventrales et terminales, dactyles avec quelques soies courtes apicales. Dactyle du
5e péréiopode presque 2 fois plus long que celui du 3e (fig. 1 a, 3 b, c, 4, 6 c).
Endopodite du 1er pléopode femelle 2,7 fois plus court que l’exopodite correspondant, avec soies
sur tout le pourtour (fig. 8 e) ; endopodite du 1er pléopode mâle presque moitié moins long que l’exo¬
podite, à bord distal régulièrement arrondi, et sans soies sur les 2/3 distaux (fig. 7 b, d) ; 2e pléopode
mâle avec appendix masculina 1,6 à 2 fois plus long que l’appendix interna correspondant (fig. 7 a, c).
Uropodes sensiblement de même longueur que le telson ; marge externe de l’exopodite droit, terminée
par une dent émoussée, voire absente, et une épine faible (fig. 1 b, 3 a, 5 a).
Oeufs relativement gros pour un Processidae, et nombreux, de 0,4 x 0,55 mm de diamètre,
apparemment en début d’incubation.
Taille. — Les mâles ont une longueur comprise entre 37,5 et 56 mm (L.T.) et les femelles entre
37 et 62 mm, la seule femelle ovigère étant aussi la plus grande femelle : 62 mm (L.T.).
Source : MNHN, Paris
268
P. NOËL
Fig. 5. — Noikoides longicarpus sp. nov., mâle (paratype 1) : a, telson et uropode, face dorsale ; b, région antérieure, face dor¬
sale.
Couleur. — Sur certains échantillons, il reste des chromatophores rouges visibles sur le rostre, le
céphalothorax et au niveau des articulations des segments abdominaux.
Remarques
Nikoides longicarpus s’apparente à N. sibogae de Man et à N. schmitti Manning & Chace. Les
principaux caractères distinctifs de l’espèce semblent être les suivants :
— l’épine antennaire est arrondie
— le stylocérite est arrondi
— le nombre d’articles du carpe du second péréiopode droit est très élevé (90 à 101)
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
269
— le dernier segment abdominal est relativement court
— l’exopodite de l’uropode a 2 dents faibles, l’externe pouvant n’être que virtuelle
— les épines terminales du telson sont très courtes
— d’une façon générale, les dents et épines sont réduites
Il semble par ailleurs qu’il y ait un gradient morphologique et écologique progressif chez les
espèces indopacifiques N. danae, N. sibogae, et N. longicarpus (tableau I). Une évolution tout à fait
comparable se rencontre chez les Processa, avec par exemple la série méditerranéenne P. modica,
P. elegantula, P. nouveli et P. canaliculata, où l’on note avec la profondeur une augmentation de la
taille, associée à une sveltesse plus accentuée, et un nombre d’articles au carpe du second péréiopode
droit plus important.
Nikoides longicarpus est un des plus grands Processidae, la plus grande espèce du genre,
N. sibogae n’atteignant que 50 mm de longueur totale ; dans le genre Processa, seule P. canaliculata
dépasse les 50 mm avec 70 mm de longueur maximale signalée. On remarquera que ce sont les espèces
les plus profondes qui ont les tailles les plus fortes chez les Processidae.
Fig. 6. — Nikoides longicarpus sp. nov., mâle (paralype 1) : a, région antérieure, vue latérale droite ; b. derniers segments
abdominaux, vue latérale droite ; c, dactyle du péréiopode 5 ; d, détail de l’extrémité du second péréiopode gauche ;
e, second péréiopode gauche.
Source : MNHN, Paris
270
P. NOËL
Fig. 7. — Nikoides longicarpus sp. nov., mâle (paraiype 1) : a. second pléopode ; b, premier pléopode ; c, appendix mascu-
lina ; d, endopodile du premier pléopode ; e, mandibule ; f, première maxille ; g, premier maxillipède ; h, second maxilli-
ÉCOLOGIE
Dans les récoltes dont nous disposons, Nikoides longicarpus a été trouvée associée avec les Pro-
cessidae suivants : N. sibogae. Processa japonica et P. philippinensis.
Nikoides sibogae de Man, 1918.
Nikoides Sibogae de Man, 1918, p. 160 ; DE Man, 1920, (pro parte) p. 193, pl. 16 fig. 50-50 h (non 50 i-50 j =
Nikoides danae Paulson).
Processa sp. de Man, 1920, (pro parte) p. 203, fig. 52 j-52 n (non 52-52 i = Processa affinis Hayashi, 1975 ; 52 o
= Processa neglecia Hayashi, 1975 ; 52 p = Processa demani Hayashi, 1975).
Nikoides sibogae, de Man, 1922, p. 46 ; Holthuis, 1953, p. 52 (liste) ; Chace, 1955, p. 8 ; Johnson, 1961,
p. 54 ; Manning & Chace, 1971, p. 8 (clé) ; Hayashi, 1975, p. 65, fig. 6-7 a-r.
Nika edulis Yokoya, 1933, p. 31.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PACIFIQUE
271
Tableau I. — Comparaison entre N. danae, N. sibogae et N. longicarpus (pour les épines ou dents,
+ + + = très forte, + + = forte, + = présente, 0 = absente).
Fig. 8. — Nikoides longicarpus sp. nov. : a, dernier sternite thoracique d’un mâle (paraiype 6), vue ventrale ; b, réceptacle
séminal d’une jeune femelle (paratype 8) ; c, réceptacle séminal d’une femelle sub-adulte (paratype 2) ; d, extrémité du tel-
son (paratype 7) ; e, premier pléopode gauche d’une jeune femelle (paratype 8), face postérieure.
Source : MNHN, Paris
272
P. NOËL
Matériel
Philippines-Indonésie.
MUSORSTOM II, station 6, 136-152 m : 1 9 ovig. 42 mm (n° MNHN Na 3867) ; Macassar,
CORINDON II, station 206, (60) 79-85 m, 30.10.1980 : 2 a 32 et 33 mm, 1 9 ovig. 51 mm
(n° MNHN Na 3866).
Madagascar.
Fort Dauphin, 25°02,7' S-47°05,8' E, chalutage n° 80, 65-70 m, 4.03.1973, 19 h 10-20 h 10,
1 9 ovig. (MNHN n° Na 4543) + 1 9 ovig. 55 mm à stylocérite arrondi non typique.
Fort Dauphin, 25°02,7' S-47°05,8' E, chalutage n° 67, 65-70 m, 2.03.1973, 16 h 50-17 h 50, 1 9
ovig. 33 mm (MNHN n° Na 4548).
Baie d’Antongil, côte Est, chalutage 20-27 m, 2.04.1973, 1 9 ovig. 51 mm (MNHN Na 4549).
Baie d’Ambaro, côte N-O, chalutage 15 m, mars 1959, 1 9 et 1 9 ovig. (MNHN n° Na 4539).
Majunga, 15°25'S-46°03,5' E, chalutage n° 129, 57 m, 19.01.1975, 3 9 ovig. (MNHN n° Na
4528).
Nosy-Bé, côte N-O, zone intertidale, octobre 1959, 1 juv. (identification incertaine) (MNHN
n° 4532).
Côte Ouest, vers 18°50' S, drague 90-140 m, 24.02.1973, 1 9 ovig. 41 mm (MNHN n° Na 4536).
Banc de Pracel, côte Ouest, 55 m sable, juin 1959, 33 sp. (MNHN n° Na 4526).
Inde.
Waltair, Baie du Bengale, chalutage faible profondeur, 10-25 m, 7.03.1980 : 1 spec. (coll. Noël)
(MNHN n° Na 6327) 8 miles south of Puri, “ Investigator ”, 1 cr immature (coll. Z.S.I., flacon
n° 3932 ; 345/7) l’appendix masculina est à peine plus long que l’interna.
Persian Gulf, 25 fm, “Investigator” 8.10.1905, 50°03' E-28°59' N, st. 349 ? (coll. Z.S.I.,
n° 3932 ; 944/1) 3 9 ovig. de 37, 38 et 40 mm.
Nancoury harbour, Nicobar Islands, “ Investigator ”, marine survey sta 614, 24-25 nov. 1922,
1 9 29 mm (coll. Z.S.I., n° 3932 ; 945/1).
Remarques
Les spécimens examinés correspondent bien avec les principaux caractères de l’espèce rappelés
par Hayashi (1975).
Couleur d’une femelle ovigère. — Teinte générale rosée, avec grosses cornées noires, flagelles
antennulaires et antennaires rouges et lignes rouges sur les pleurites.
Céphalothorax plutôt transparent, avec en général peu de chromatophores rouges. Pigment rouge
abondant au niveau du rostre et en arrière de l’insertion des antennes, ainsi que dans la partie ventrale
postérieure du branchiostégite. Chromatophores blancs peu pigmentés assez nombreux sur la moitié
ventrale du céphalothorax, mais aucun sur la moitié dorsale. Pléonites 1 à 3 et 6 avec chromatophores
rouges répartis uniformément, plus denses au niveau du pléonite 3. Pléonites 4 et 5 avec chromato¬
phores rouges sur la moitié dorsale postérieure et sur les pleurites, la moitié antérieure dorsale étant
presque sans chromatophores.
Pédoncule oculaire avec seulement des chromatophores rouges à sa base, et moitié distale trans¬
parente et jaunâtre. Premier article du pédoncule antennulaire très rouge, les autres n’ayant que quel¬
ques chromatophores épars. Scaphocérite avec chromatophores rouges sur la marge interne et sur sa
partie proximale. 3e maxillipède moyennement pigmenté en rouge, sauf au niveau des articulations qui
sont très chargées en pigment blanc. Premiers et seconds péréiopodes rouge-orangé uniforme. 3e et
4e péréiopodes avec ischion blanc, le reste de l’appendice étant orangé uniforme. 5e péréiopode blanc
sauf le mérus et la moitié distale de l’ischion orangé. Pléopodes bordés de rose. Pléopodes avec une
zone blanche basale, puis une zone rouge et une zone blanche, extrémité rouge. Telson blanc.
Ovaire bleu-vert, visible par transparence ; ponte proche de l’éclosion grisâtre.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
273
Distribution
N. sibogae a une large distribution indopacifique. Cette espèce est signalée ici pour la première
fois des Philippines, de Madagascar et de l’Inde.
Genre Processa Leach, 1815.
Processa austroafricana Barnard, 1947.
Processa canaliculata, Balss, 1925, (pro parte) p. 294.
Processa austroafricana Barnard, 1947, p. 386 ; 1950, p. 715, fig. 133 a-d (synonymie) ; 1955, p. 43 (clé) ; Man¬
ning & Chace, 1971, p. 13 (liste) ; Hayashi, 1975, p. 90, fig. 14 a-g.
Matériel
Madagascar (collection Crosnier).
Chalutage n° 14, 12°43,3' S-48°15,7' E, 245-255 m, 15.04.1971, 9 h 15-10 h 15, 1 juv. 3,4 mm
(L.C.) (MNHN n° Na 4530).
Remarques
Les différents caractères de cet unique spécimen probablement juvénile correspondent assez bien
à ceux de P. austroafricana. Le P2 droit comporte 10-11 articles au mérus et 29-30 au carpe, et le P2
gauche en a 4-5 au mérus et 18 au carpe. Notons que ce spécimen est le Processidae récolté le plus pro¬
fond dans l’Indo-Pacifique.
Distribution
Cette espèce n’était connue que des côtes d’Afrique du Sud, à des profondeurs situées entre 18
et 126 m.
Processa compacta Crosnier, 1971.
Processa cf. edulis, Barnard, 1947, p. 386 ; 1950, p. 178, fig. 133 e-g ; 1955, p. 43 (clé).
Processa ? macrodactyla , Rossignol, 1962, p. 131.
Processa cf. edulis. Rossignol, 1962, p. 131.
Processa compacta Crosnier, 1971, p. 577, fig. 3 a-j.
Processa barnardi Hayashi, 1975, p. 92, fig. 15 a-m, 16 a-d ; Jagadisha & Sankolli, 1977, p. 601.
Matériel
Inde.
Bhagwati Bunder, Ratnagiri, 61°59' N-73°16' E, en zone intertidale parmi des Padina tetrasto-
matica et des Caulerpa racemosa var. peltata, 18 et 19.02.1980, 22 h, 10 sp. (MNHN n° Na 6324 et
Na 6325).
Remarques et distribution
Les caractères présentés par ces spécimens s’accordent parfaitement avec la description de Cros¬
nier (1971) ; ces caractères sont en tous points identiques à l’espèce P. barnardi de Hayashi (1975)
Source : MNHN, Paris
274
P. NOËL
qui n’avait sans doute pas eu à l’époque connaissance du travail de Crosnier. Il semble donc qu’il
faille considérer les deux espèces comme synonymes. P. compacta est connue du Congo, d’Afrique du
Sud, d’Australie, du Pakistan occidental et des côtes Ouest de l’Inde ; elle a été récoltée en zone interti-
dale et à des profondeurs jusqu’à 36 m. C’est actuellement le seul des Processidae commun entre
l’océan Atlantique (Sud) et l’océan Indien. Jagadisha & Sankolli (1977) ont étudié le développement
larvaire de cette espèce sur des spécimens en provenance du Karwar, côtes ouest de l’Inde.
Couleur des animaux vivants. — Espèce blanchâtre de jour et rougeâtre de nuit. Chromato-
phores rouges répartis presque uniformément sur tout le corps, avec une densité un peu plus élevée sur
la partie postérieure des segments abdominaux, et une densité moindre sur les appendices. Par rapport
à d’autres espèces de Processa, chromatophores blancs relativement bien développés, seulement épars
sur les articles du pédoncule antennulaire, sur le céphalothorax et sur les deux premiers segments abdo¬
minaux, mais formant une grosse tache transversale au 1/4 arrière du 3e pléonite puis une bande
médiodorsale longitudinale jusqu’à la racine du telson.
Uropodes et telson blancs à l’exclusion de leur partie médiane qui ne comporte que quelques
chromatophores blancs. Une petite bande blanche ventrale sur le sternite du 3e pléonite. Céphalothorax
transparent laissant voir six gros chromatophores profonds, hépatopancréas recouvert en partie de pig¬
ment blanc. Ovaire vert clair à vert foncé selon l’état avancé ou non de la vitellogenèse ; œufs verts à
grisâtres. Carène subrostrale avec un gros massif de pigment blanc.
Cette coloration varie peu selon les individus, les petits individus étant généralement pourvus de
moins de chromatophores rouges. La livrée de cette espèce ressemble beaucoup à celle de l’espèce médi¬
terranéenne côtière P. robusta.
Processa crosnieri sp. nov. (Fig. 9-12).
Matériel
Ile de La Réunion, campagne MD 32 du Marion Dufresne, radiale B au large de St Pierre,
21°20'7-55°26'9, 73-77 m, sur sable basaltique coquillier, (chalut à perche CP 43), le 18.08.1982,
15 h 51-16 h 14 : un mâle adulte de 22 mm de longueur totale (holotype) (MNHN n° Na 6326).
Diagnose
Rostre bifide n’atteignant pas le bord frontal de la cornée ; épine antennaire forte ; angle posté¬
rieur du pleurite du 5e pléonite avec dent moyenne ; plaque latérale du 6e pléonite avec forte dent ;
sternites abdominaux sans épines ; telson terminé par une petite pointe aiguë médiane ; stylocérite à
bord frontal sinueux avec dent émoussée de part et d’autre ; troisième maxillipède avec exopodite nor¬
mal ; premiers péréiopodes asymétriques subégaux, le droit avec pince et le gauche avec dactyle simple ;
seconds péréiopodes très inégaux, le droit le plus long avec environ 32 articles au mérus et 73 au carpe,
le gauche avec 14 articles au mérus et 34 au carpe ; endopodite du premier pléopode mâle à bord anté¬
rieur glabre ; basipodite de l’uropode avec petite dent ventrale.
Description
Corps (fig. 9) relativement élancé. Carapace lisse 3 fois plus longue que le rostre (longueur du
rostre non comprise), sans sillon post-orbitaire ; épine antennaire forte, aiguë, séparée de l’angle subor¬
bitaire ; angle ptérygostomien arrondi, carène frontale subrostrale bien développée. Rostre (fig. 12 a)
lancéolé, droit, relativement court, extrémité dépassant largement le stylocérite mais en deçà du bord
frontal de la cornée, bifide, les deux dents apicales à axes parallèles et la dent inférieure 2 fois plus
forte que la supérieure, bord ventral sinueux avec soies sur toute la longueur.
Abdomen (fig. 9) lisse, surface avec soies éparses, marge ventrale des pleurites bordée de fines
soies. Pleurites des 4 premiers pléonites arrondis ; partie postérieure du pleurite du 5e pléonite arrondi
Source : MNHN , Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PACIFIQUE
275
avec dent moyenne (fig. 10 g) ; 6' pléonite avec pleurite terminé postérieurement par un angle formant
une pointe aiguë et avec plaque latérale triangulaire avec forte dent postérieure. 6e pléonite 1 ,4 fois plus
long que le 5e et 1,9 fois plus court que le telson (fig. 10 g). Sternites abdominaux lisses, sans épines ni
tubercule préanal.
Telson (fig. 10 f) mince, élancé, 3,6 fois plus long que large, faiblement canaliculé et fortement
rétréci dans son 1/3 distal, avec 2 paires d’épines dorsolatérales fortes, l’espace séparant la paire anté¬
rieure du bord postérieur du 6e pléonite étant égal à la distance séparant cette même paire de la paire
postérieure ; cette distance 1,7 fois plus courte que la distance séparant la paire postérieure de la base
des épines terminales latérales ; marge postérieure avec petite pointe aiguë médiane, avec 2 paires
d’épines fortes, les épines internes étant environ 2,1 fois plus longues que les épines externes ; entre les
épines internes, une paire de soies plumeuses médiane (fig. 10 e).
Yeux (fig. 10 a) gros, aplatis sur le dessus et arrondis ventralement, à peu près aussi longs que
larges en vue dorsale, cornée dilatée bien pigmentée ; œil accessoire non visible ; pédoncule non renflé ;
cornée environ 2,2 fois plus large que l’écaille antennaire.
Antennule (fig. 10 a) avec pédoncule allongé, inerme ventralement ; en vue dorsale, le segment
basal 1,2 fois plus long que les deux autres réunis, et 2e segment 1,4 fois plus long que le 3e et 2,7 fois
plus long que large ; le troisième segment 1,9 fois plus long que large. Stylocérite court avec bord anté¬
rieur légèrement sinueux et tronqué obliquement vers l’extérieur, avec à chaque angle une dent émous¬
sée, et marge externe avec soies sur toute la longueur (fig. 10 b). Flagelle dorsolatéral un peu plus court
que la carapace, avec partie renflée plus longue que la partie grêle ; flagelle ventromésial grêle.
Antenne (fig. 9) avec basicérite sans dent ni tubercule latéral ; carpocérite dépassant la 1/2 du
2e article du pédoncule antennulaire ; flagelle antennaire un peu plus long que le corps de l’animal ;
scaphocérite 5,2 fois plus long que large, dépassant à peine l’extrémité du pédoncule antennulaire, à
marge externe subrectiligne terminée par une dent antérieure faible n’atteignant pas (chez ce mâle) le
bord antérieur de la lame.
Paragnathes, mandibules, maxilles et maxillipèdes 1 et 2 sans particularités notoires par rapport
à la morphologie classique des autres Processa.
Source : MNHN, Paris
276
P. NOËL
Fig.
10. — Processa crosnieri sp. nov., mâle (holotype) : a, région antérieure,
scaphocérite ; d, épine externe de l’exopodite de l’uropode ; e, extrémité
dorsale ; g, partie postérieure de l’abdomen, vue latérale droite.
vue dorsale ; b, stylocérites
distale du telson ; f, telson
; c, bord antérieur du
et uropode droit, vue
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
277
Fig. II. — Processa crosnieri sp. nov., mâle (holotype) : a, troisième maxillipède droit ; b, premier péréiopode gauche ; c, pre¬
mier péréiopode droit ; d, premier pléopode ; e, endopodite et appendix masculina du second pléopode.
Troisième maxillipède (fig. 11 a) allongé, avec exopodite court, environ 3,2 fois plus court que
l’antépénultième article de l’endopodite ; pénultième article presque glabre ; articulation mérocarpale au
niveau de l’articulation entre le 2e et 3' article du pédoncule antennulaire.
Premiers péréiopodes (fig. 11 b, c) forts, subégaux, asymétriques, sans arthrobranchie, sans exo¬
podite. 1er péréiopode droit muni d’une pince, avec mérus plus long que le carpe et le propode réunis,
et propode (sans le doigt) environ 1,9 fois plus long que le dactyle et 1,2 fois plus long que le carpe ;
1er péréiopode gauche non en pince, à peine moins fort que le droit, atteignant l’extrémité du scaphocé-
rite par le dactyle et l’articulation mérocarpale au niveau du bout du rostre, propode 4 fois plus long
que le dactyle et mérus 2,4 fois plus long que le carpe. Il existe une protubérance charnue à peine plus
longue que large ? l’emplacement de l’exopodite mais ce « bourgeon exopodial » n’existe pas du côté
de l’appendice symétrique.
Seconds péréiopodes (fig. 12 b, c) grêles et longs, très inégaux. Le droit long, dépassant le sca-
phocérite de plus de la moitié du mérus ; articulation ischion/mérus au niveau de l’extrémité du rostre ;
Source : MNHN, Paris
278
P. NOËL
articulation mérocarpale au niveau de l’extrémité du flagelle antennulaire dorsolatéral ; carpe avec
73 articles, mérus avec 32 articles et ischion indivis. Second péréiopode gauche plus court que le droit,
articulation mérocarpale au niveau de l’extrémité du 3e article du pédoncule antennulaire et articulation
ischion/mérus au niveau du stylocérite ; carpe divisé en 34 articles, mérus avec 14 articles et ischion
indivis.
Fig. 12. — Processa crosnieri sp. nov., mâle (holotype) : a, rostre, vue latérale ; b, second péréiopode droit ; c, second péréio¬
pode gauche.
Troisième péréiopode dépassant l’extrémité du scaphocérite de la moitié du carpe ; dactyle court,
simple, avec de nombreuses petites soies apicales en masquant l’extrémité ; propode environ 4,3 fois
plus long que le dactyle, sans épines, avec quelques soies sur l’extrémité distale ; carpe 2,0 fois plus
long que le propode, sans épines ni soies ; mérus 1,6 fois plus long que le propode avec 4 épines
mobiles sur la face latérale ; ischion beaucoup plus court que le mérus avec 2 épines mobiles sur la face
latérale ; l’ensemble propode + carpe plus long que ischion + mérus.
Quatrième péréiopode (fig. 9) dépassant l’extrémité du scaphocérite des 2/5 du carpe ; dactyle
grêle, simple avec de nombreuses soies apicales en masquant l’extrémité ; propode 4,4 fois plus long
que le dactyle, sans épines, avec 2 touffes de soies côté interne ; carpe 1,7 fois plus long que le pro-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PACIFIQUE
279
pode, sans épines ni soies ; mérus 1,3 fois plus long que le propode, avec 4 épines mobiles sur la face
latérale ; ischion plus court que le mérus, avec une épine mobile sur la face latérale ; l’ensemble carpe
+ propode nettement plus long que ischion + mérus. Les 4e et 5' péréiopodes gauches sont en début
de régénération sur le spécimen éxaminé ; le 5e péréiopode droit manque.
Premier pléopode (fig. 11 d) avec endopodite 1,5 fois plus court que l’exopodite, à quart distal
formant 2 lobes glabres peu distincts et avec soies en crochet sur le lobe interne, le reste de l’endopo-
dite bordé de soies simples. Second pléopode (fig. 11 e) avec endopodite portant sur sa marge interne
un appendix masculina 2,4 fois plus long que l’appendix interna correspondant, portant 2 spinules laté¬
rales courtes et 4 spinules apicales dont une très forte. Autres pléopodes avec endopodite nettement
plus court que l’exopodite.
Uropodes (fig. 10 f, g) un peu plus longs que le telson ; basipodite terminé dorsalement en lobe
externe pointu et avec petite dent sur la face ventrale ; marge externe de l’exopodite légèrement con¬
cave, terminé par une dent faible au niveau interne de laquelle se trouve une épine mobile environ
5 fois plus forte (fig. 10 d) ; exopodite un peu plus long que l’endopodite, avec diérèse complète à
2 décrochements.
Taille. — L’holotype mesure 7 mm de longueur de carapace (dont 1,5 pour le rostre) et environ
22 mm de longueur totale. Les femelles atteignent sans doute des tailles beaucoup plus importantes et
l’espèce peut être considérée comme de taille moyenne à forte pour une Processa.
Couleur. — Bien que conservé dans l’alcool, le spécimen comporte encore des chromatophores
rouges discernables, surtout sur les appendices. De plus, les épines terminales du telson sont brunes, ce
qui est inhabituel chez les Processidae ; cette couleur ne semble toutefois pas pathologique.
Discussion, remarques
Les espèces de Processa proches morphologiquement de P. crosnieri sont principalement 2 espèces
atlantiques, P. intermedia et P. rivieroi qui s’en distinguent par les caractères suivants : P. intermedia
possède une arthrobranchie au niveau des premiers péréiopodes qui sont très inégaux ; les 2e péréio¬
podes ont moins d’articles (à droite 10-20 articles au mérus et 28-65 au carpe, à gauche 5-7 articles au
mérus et 14-20 au carpe). P. rivieroi possède un basicérite avec épine, des épines sternales, un exopodite
long au troisième maxillipède, la paire postérieure d’épines dorsolatérales du telson équidistante de la
paire antérieure et de l’extrémité du telson.
P. crosnieri se rapproche également des espèces européennes et atlantiques du groupe P. edulis
(P. edulis, P. robusta, P. compacta) mais ces dernières ont une forme beaucoup plus trapue (formes lit¬
torales), un stylocérite arrondi antérieurement, etc.
Certains caractères mentionnés pour cet holotype mâle sont sans doute liés au sexe : il est pos¬
sible que la femelle ait une dent antéro-externe du scaphocérite plus individualisée, l’exopodite et le
propode du troisième maxillipède proportionnellement plus courts, et les autres caractères sexuels habi¬
tuels des Processidae (voir Noël, 1976).
Sur le spécimen, les deux masses spermatiques (spermatophores) fixées au niveau des coxae des
5e péréiopodes ont probablement été émises lors de la fixation dans l’alcool du spécimen vivant, et sont
un caractère supplémentaire prouvant que ce mâle est un adulte.
Le « bourgeon exopodial » présent à la base du premier péréiopode gauche ne semble pas suffi¬
sant pour classer l’espèce dans le genre Nikoides où l’exopodite des 1er péréiopodes est toujours bien
développé ; ceci montre qu’il peut exister des formes de transitions entre le genre Processa et le genre
Nikoides.
Nous avons le plaisir de dédier cette espèce à M. Alain Crosnier, biologiste à l’O.R.S.T.O.M.,
qui a bien voulu nous confier l’étude de ce matériel.
ÉCOLOGIE
L’espèce a été récoltée sur des fonds meubles à moyenne profondeur ; sa morphologie (yeux
relativement gros, silhouette élancée) correspond assez bien à la morphologie habituelle des Processidae
fréquentant ce type de biotope.
Source : MNHN, Paris
280
P. NOËL
Processa foresti sp. nov. (Fig. 13).
Matériel
Un seul spécimen mutilé appartenant à cette espèce figure dans le matériel des Philippines :
Campagne MUSORSTOM I, station 10, 187-205 m : 1 9 ovig. 23,5 mm (L.C. = 7,5 mm), holotype
(MNHN n° Na 6336). Les œufs en début d’incubation font 0,4 x 0,5 mm de diamètre.
Diagnose
Rostre bifide nettement plus court que la cornée. Épine antennaire présente et moyennement
forte. Réceptacle séminal très peu profond. Plaque latérale du 6e pléonite avec forte dent dirigée vers
l’arrière. Sternites abdominaux sans épines ni carènes, avec tubercule préanal subépineux. Stylocérite
très long, dépassant l’extrémité du rostre, tronqué obliquement vers l’intérieur, avec forte dent externe
dans le prolongement du bord antérieur. Basicérite antennaire avec dent latérale. Premier pléopode chez
la femelle ovigère avec exopodite 2,5 fois plus long que l’endopodite correspondant.
Description
Corps relativement robuste (fig. 13 a). Carapace lisse, sans sillon postorbitaire, 5,3 fois plus
longue que le rostre. Rostre (fig. 13 b) court, légèrement plongeant, dépassant un peu le milieu de
l’œil ; apex bifide avec dents à axes parallèles, séparés par 3 soies, la dent inférieure étant nettement
plus longue que la supérieure ; bord dorsal convexe, bord ventral à peu près parallèle au bord dorsal
très légèrement sinueux et avec quelques soies, surtout dans sa moitié proximale. Épine antennaire pré¬
sente et moyennement développée, séparée de l’angle orbital obtus et peu marqué (fig. 13 b). Angle
ptérygostomien arrondi ; carène frontale subrostrale normalement développée (fig. 13 b). Dernier ster-
nite thoracique avec réceptacle séminal petit, formant une poche très peu profonde, 6 à 7 fois plus
large que longue (fig. 13 e). Pleurites abdominaux 1 à 5 arrondis postérieurement, le cinquième sans
dent ; 6' pléonite un peu plus long que le 5e, avec une forte dent dirigée vers l’arrière sur sa plaque
latérale (fig. 13 c). Sternites abdominaux lisses, sans épines ni carène, mais tubercule préanal subépi¬
neux. Telson 3,0 fois plus long que large, et 1,8 fois plus long que le 6e pléonite, avec 2 paires d’épines
dorsolatérales, la paire postérieure étant à peine plus proche de l’antérieure que de l’extrémité distale du
telson ; marge postérieure arrondie, munie de 2 paires d’épines fortes, les épines internes étant environ
3,5 fois plus longues que les externes ; 2 (?) paires de soies simples entre les épines médianes (fig. 13 f).
Yeux relativement petits et bien pigmentés à cornée peu dilatée et pédoncule non renflé, 1,3 fois
plus longs que larges en vue dorsale (fig. 13 d). Pédoncule antennulaire allongé avec une très faible
dent médiane sur la crête ventrale ; segment basal un peu plus long que les deux autres réunis ; troi¬
sième segment 2 fois moins long que le deuxième ; second segment 3,2 fois plus long que large en vue
dorsale, et le 3' 1,7 fois ; stylocérite très long, 2,7 fois plus long que large, tronqué obliquement vers
l’intérieur, avec forte dent externe dans le prolongement du bord antérieur, l’extrémité de cette dent
dépassant largement l’extrémité du rostre et arrivant presque au niveau du bord antérieur de la cornée
(fig. 13 d). Basicérite avec dent latérale. Les troisièmes maxillipèdes et tous les péréiopodes manquent
sur le spécimen, à l’exclusion du premier péréiopode droit. Les maxillipèdes 3 semblent dépourvus
d’exopodite. Premier péréiopode droit sans arthrobranchie ni exopodite, relativement court, terminé par
une pince, atteignant le troisième segment du pédoncule antennulaire, l’articulation mérocarpale se
trouvant au niveau du milieu de l’œil (fig. 13 a).
Endopodite du premier pléopode 2,5 fois plus court que l’exopodite correspondant, avec soies
sur tout le pourtour. Pléopodes 2 à 5 avec exopodite légèrement plus long que l’endopodite. Uropodes
un peu plus longs que le telson ; marge externe de l’exopodite rectiligne, terminé par une dent moyenne
au niveau interne de laquelle se trouve une épine 3 fois plus longue. Exopodite plus long que l’endopo-
dite, avec diérèse complète bilobée.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PACIFIQUE
281
Fig. 13. — Processa foresti sp. i
c, extrémité de l’abdomen,
et uropode, vue dorsale.
., femelle ovigère (holotype) : a, vue
: latérale droite ; d, région antérieure,
latérale droite ; b, région antérieure, vue latérale ;
vue dorsale ; e, dernier sternite thoracique ; f, telson
Source : MNHN, Paris
282
P. NOËL
Remarques
Cette espèce est très distincte des deux seules espèces de Processa connues ne présentant pas
d’exopodite au 3' maxillipède (P. japonica et P. molaris). La mutilation des appendices s’opère le plus
souvent au niveau de la ligne d’autotomie située à la base de l’ischion et laisse donc normalement en
place les exopodites insérés sur le basis, s’ils sont présents. Toutefois, étant donné la mutilation impor¬
tante du spécimen en question, il est possible que les exopodites aient également été amputés. Dans ce
cas, si les péréiopodes 2 sont égaux, l’espèce se rapprocherait de P. aequimana mais chez cette dernière
le stylocérite et le basicérite sont sans dent ; si les péréiopodes 2 sont légèrement inégaux, l’espèce se
rapprocherait de P. wheeleri des Bermudes et, s’ils sont très inégaux, de P. profunda ou de P. canali-
culata (mais la forme du stylocérite ne correspond pas) ou de P. austroafricana, P. kotiensis ou
P. nouveli, mais ces dernières ont un rostre relativement long, dépassant nettement l’extrémité du stylo¬
cérite, et une plaque latérale au pléonite 6 sans dent.
Par ailleurs, assez peu de Processa sont connues de l’Indo-Pacifique à des profondeurs excédant
150 m : P. japonica est signalée jusqu’à 72-80 m (dans cet article jusqu’à 150 m), P. austroafricana
jusqu’à 126 m et P. kotiensis jusqu’à 130 m ; dans l’Atlantique Ouest, P. tenuipes est signalée jusqu’à
331 m, P. profunda jusqu’à 346 m, et dans l’Atlantique Est, P. canaliculata descend jusqu’à 410 m,
P. nouveli jusqu’à 400 m, P. modica et P. parva jusqu’à 100 m. P. foresti a été récoltée sur des fonds
chalutables vers 200 m, la nuit tombée, en compagnie de P. philippinensis.
Le spécimen présentant un ensemble de caractères qui lui sont propres, en dépit de sa mutila¬
tion, il est possible de reconnaître cette espèce comme nouvelle. L’espèce est dédiée au Pr. J. Forest,
organisateur des expéditions MUSORSTOM au cours desquelles ce spécimen a été récolté.
Processa indica sp. nov. (Fig. 14-17).
Matériel
Inde, côte N-E (baie du Bengale), à proximité de Visakhapatnam, par 40-60 m de fond, novem¬
bre 1979, collecteur D. Sudarshan : 1 o* 13 mm, holotype (MNHN n° Na 6337), 1 9 ovig. 11,2 mm,
paratype 1 9 11,2 mm (MNHN n° Na 6338 et Na 6339).
Fig. 14. — Processa indica sp. nov., mâle (holotype) : vue latérale droite.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PACIFIQUE
283
Diagnose
Rostre bifide, sensiblement aussi long que l’œil. Épine antennaire forte. Pléonite 5 avec pleurite
arrondi. Plaque latérale du pléonite 6 avec dent postérieure faible. Telson court et trapu, environ
2,6 fois plus long que large. Stylocérite tronqué droit et avec dent antéro-externe faible. Lame du sca-
phocérite dépassant largement l’épine antéro-externe. Basicérite inerme. Maxillipède 3 avec exopodite.
Péréiopodes 2 égaux, avec mérus non segmenté et carpe de 11-15 articles. Propode du péréiopode 5
sans épine. Endopodite du pléopode 1 mâle arrondi.
Description
Corps moyennement robuste (fig. 14, 16). Rostre long, atteignant ou dépassant le bord frontal
de la cornée ; apex bifide, avec dent inférieure environ 3 fois plus longue que la dent supérieure ; bord
dorsal rectiligne, bord ventral légèrement sinueux pratiquement dépourvu de soies. Carapace lisse, sans
Fie. 15. — Processa indica sp.’nov., mâle (holotype) : a, dernier siernite thoracique ; b, partie postérieure du 6' pléonite, '
latérale ; c, endopodite du second pléopode ; d, premier pléopode ; e, région antérieure, vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
284
P. NOËL
sillon post-orbitaire, 2,7 à 3,2 fois plus longue que le rostre ; épine antennaire présente et aiguë, peu
séparée de l’angle suborbital qui est peu marqué ; angle ptérygostomien arrondi. Carène frontale sub-
rostrale peu développée.
Dernier sternite thoracique sans différenciation particulière chez le mâle (fig. 15 a) mais avec
réceptacle séminal chez la femelle (fig. 17 b). Pleurite des 5 premiers pléonites arrondis ; pleurite du
6e pléonite terminé postérieurement par un angle ne formant pas une pointe aiguë ; plaque latérale avec
petite dent postérieure (fig. 15 b) ; 6e pléonite 1,2 fois plus long que le 5e, et 1,7 fois plus court que le
telson. Sternites abdominaux sans épines, pas de tubercule préanal marqué. Telson fort et large,
2,6 fois plus long que large, avec 2 paires d’épines dorsolatérales fortes, l’espace séparant la paire anté¬
rieure du bord postérieur du 6' pléonite étant égal à la distance séparant cette même paire de la paire
postérieure ; cette distance un peu inférieure à la distance séparant la paire postérieure de la base des
épines terminales ; marge postérieure tronquée munie de 2 paires d’épines et d’une paire de soies spini-
formes internes ; les épines internes de même longueur que les soies et 3 fois plus longues que les
externes (fig. 17 a).
Yeux moyens, avec cornée peu dilatée, bien pigmentée ; pédoncule faiblement renflé. Pédoncule
antennulaire allongé, en vue dorsale. Segment antennulaire basal 1,2 à 1,4 fois plus long que les deux
autres réunis ; 3' segment 1,3 à 1,6 fois moins long que le second en vue dorsale, le 2e segment 2,6 à
3 fois plus long que large ; flagelle externe court, 2 fois plus court que la carapace, avec partie renflée
d’une douzaine d’articles et partie grêle très courte ; flagelle interne au moins 1,3 fois plus long que la
carapace ; bord antérieur du stylocérite tronqué droit, légèrement convexe au centre et avec une très
faible dent sur son angle antéro-externe (fig. 15 e, 17 f).
Écaille antennaire 6,1 à 6,3 fois plus longue que large, dépassant à peine le pédoncule antennu¬
laire ; lame dépassant largement la dent externe (fig. 15 e, 17 f) ; basicérite sans dent ni tubercule.
Paragnathes et pièces bucales comme chez les autres Processa.
Maxillipède 3 peu allongé, avec exopodite relativement court, environ 1/4 (9) à 1/3 (cr) de la
longueur de l’antépénultième article de l’endopodite, articulation mérocarpale au niveau du 2e article du
pédoncule antennulaire.
Péréiopodes 1 égaux et asymétriques, sans arthrobranchie ni exopodite ; le droit muni d’une
pince, n’atteignant pas l’extrémité du scaphocérite, et le gauche non en pince. Péréiopodes 2 courts et
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
285
égaux, l’articulation mérocarpale au niveau de la moitié distale du pédoncule oculaire ; ischion et mérus
indivis, carpe avec 11-15 articles. Articulation mérocarpale des péréiopodes 3 et 4 sensiblement au
même niveau que celle du péréiopode 2 ; péréiopode 3 avec 2 fortes épines à l’ischion et 4-5 au mérus ;
4e péréiopode avec 1-2 épines à l’ischion et 4-6 au mérus, et dactyle un peu plus long que celui du
péréiopode 5 et 2,3 à 2,5 fois plus long que celui du péréiopode 3 (fig. 17 c, d, e). Péréiopode 5 nette¬
ment plus grêle que les deux précédents, sans épines, même sur le propode (fig. 14, 16).
Endopodite du pléopode 1 femelle 2,6 fois plus court que l’exopodite. Ce même endopodite chez
le mâle 2,1 fois plus court que l’exopodite, à bord distal régulièrement arrondi et sans soies sur le 1/4
distal (fig. 15 d). Pléopode 2 du mâle avec appendix masculina 1,8 fois plus long que l’appendix
interna (fig. 15 c). Uropodes beaucoup plus longs que le telson, exopodite un peu plus long que l’endo-
podite ; diérèse absente sur l’exopodite.
Fig. 17. — Processa indica sp. nov., femelle ovigère (paratype) : a, telson et uropodes, face dorsale ; b, dernier sternite thora¬
cique ; c, dactyle du 3e péréiopode ; d, dactyle du 4e péréiopode ; e, dactyle du 5' péréiopode ; f, région antérieure, face
dorsale.
Source : MNHN, Paris
Tableau II. — Principaux caractères distinctifs des Processa du groupe aequimana (P2 égales, rostre bifide).
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PACIFIQUE
287
Oeufs en faible nombre (une trentaine), petits, de 0,25 x 0,30 mm de diamètre en début d’incu¬
bation.
Taille. — Faible taille : 9 ovig. de 4,2 mm (L.C.) et 11,2 (L.T.) et c r de 4,5 (L.C.) et 13 mm
(L.T.).
Remarques
Cette espèce fait partie des Processa du groupe de P. aequimana, groupe caractérisé par des
péréiopodes 2 égaux et un rostre bifide ; une dizaine d’espèces très voisines peuvent actuellement être
rapportées à ce groupe ; le tableau II compare leurs principaux caractères distinctifs.
Les espèces les plus proches de P. indica n. sp. sont, d’une part P. aequimana, mais chez
laquelle la lame du scaphocérite arrive au niveau de la dent antéro-externe, le rostre est court et l’endo-
podite du pléopode 1 du mâle divisé en 2 lobes très distincts, et d’autre part P. moana, dont la descrip¬
tion n’est pas assez précise pour permettre une bonne comparaison : on ignore si la plaque latérale
porte ou non une épine (la clé de détermination de Hayashi la considère sans épine). P. indica a une
épine petite mais très visible.
La forme de l’endopodite du premier pléopode mâle régulièrement arrondie et un telson relative¬
ment court (rapport longueur/largeur = 2,6), un stylocérite tronqué droit avec faible dent externe sem¬
blent bien caractériser l’espèce.
P. indica semble habiter des fonds meubles à moyenne profondeur (40-60 m).
Processa japonica (De Haan, 1844).
Nika japonica De Haan, 1844, pl. 46 fig. 6 ; de Haan, 1849, p. 184, pl. N ; Herklots, 1861, p. 147 ; Ortmann,
1890, p. 529 ; Doflein, 1902, (pro parte) p. 641.
Nica japonica, Balss, 1914, p. 61 ; Miyadi, 1940, p. 7.
Processa japonica, Parisi, 1919, p. 88, fig. 8 a ; de Man, 1920, p. 208, pl. 18 fig. 53 ; Gurney, 1937, p. 88, pl. 1
figs. 16-19 ; Nakazawa & KUBO, 1947, p. 764, fig. 2204 ; Barnard, 1955, p. 44 ; MIYAKE, 1961, p. 9 ;
Miyaké, Sakai & Nishikawa, 1962, (pro parte) p. 123 (liste) ; Irematsu, 1963, p. 79 ; Kubo, 1965,
p. 622, fig. 1002; Manning & Chace, 1971, p. 13 (liste); Motoh, 1972, p. 44, pl. 11, figs. 1, 2;
Hayashi, 1975, p. 110, fig. 24 a-e.
Matériel
Philippines.
MUSORSTOM I
Station 58, 143-178 m : 1 9 ovig. 51 mm (MNHN n° Na 3872).
Station 73, 70-76 m : 1 9 30 mm (MNHN n° Na 3873).
MUSORSTOM II
Station 6, 136-152 m : 1 9 ovig. 48 mm (MNHN n° Na 3874).
Madagascar (collection Crosnier).
Fort Dauphin, 25°11,2' S-47°14,7' E, chalutage n° 72, 85-90 m, 3.03.1973 : 1 sp. (MNHN n° Na
4545).
Fort Dauphin, 25°02,7' S-47°05,8' E, chalutage n° 80, 65-70 m, 4.03.1973, 19 h 10-20 h 10 :
1 cr 49 mm et 1 9 ovig. 57 mm (MNHN n° Na 4544).
Nosy Iranja, côte N-O, zone intertidale, juillet 1959, 1 9 ovig. 26 mm (MNHN n° Na 4537).
Cap St Sébastien, 48°26' E-12°26' S, Drague, 150 m, octobre 1971 : 1 9 ovig. 11 mm (L.C.)
(MNHN n° Na 4540).
Source : MNHN, Paris
288
P. NOËL
Majunga, 15°25' S-46°03,5' E, chalutage n° 129, 57 m, 19.01.1975 : 1 9 ovig. 13 mm (L.C.)
(MNHN n° Na 4529).
Banc de Pracel, côte Ouest, sable - 55 m, juin 1959 : 1 9 et 2 9 ovig. (MNHN n° Na 4527).
Japon.
Sagami Bay, Mus. Milano, Parisi dét., 1 9 ovig. 42 mm (collection Z.S.I., flacon 3934,
n° C 451/1).
Remarques
P. japonica est une espèce connue de tout l’Indo-Pacifique et très bien caractérisée par son
rostre court, triangulaire, et par l’absence d’exopodite au 3e maxillipède. La collection Crosnier com¬
porte de très gros spécimens (MNHN Na 4544) présentant les tailles maximales observées pour l’espèce :
un cr de 16,5 mm de L.C. (L.T. 49 mm) et une 9 ovigère de 20 mm de L.C. (57 mm L.T.). Les œufs
de cette dernière sont petits, 0,3 x 0,4 mm environ. Le réceptacle séminal est dur et calcifié, même
chez la femelle mûre (ovigère), contrairement à la plupart des autres Processidae où il est membraneux.
Sur d’autres spécimens, les œufs ont un diamètre plus grand, 0,4 x 0,5 mm (MNHN n° Na 4537) et
même 0,5 x 0,7 lorsqu’ils sont proches de l’éclosion (MNHN n° Na 4540) ; ce dernier spécimen a
l’antenne gauche en tire-bouchon,. ce qui arrive souvent lors du début d’une régénération. Le spécimen
MNHN n° Na 4537 a un 2e péréiopode droit avec 16 articles au mérus et 46 au carpe. L’exemplaire
n° Na 4540 provient de fonds de 150 m, ce qui correspond à la profondeur maximale actuellement
signalée pour l’espèce.
Processa philippinensis sp. nov. (Fig. 18).
Matériel
MUSORSTOM 1
Station 9, 194-180 m :
Station 10, 187-205 m
Station 16, 164-150 m
Station 25, 200-191 m
Station 31, 187-195 m
Station 56, 134-129 m
1 9 ovigère 24 mm (paratype 1) (MNHN Na 3868).
1 9 ovigère 26 mm (paratype 2) (MNHN Na 3869).
1 9 ovigère 28 mm (paratype 3) (MNHN Na 3870).
1 9 ovigère 24 mm (paratype 4) (MNHN Na 6340).
2 9 ovigères de 26 mm (paratypes 5 et 6) (MNHN Na 3871).
1 cr 18 mm (holotype) (MNHN Na 6341).
Diagnose
Rostre bifide à dents subégales, nettement plus court que la cornée. Épine antennaire forte. Ster-
nites abdominaux sans épines. Angle postérieur du pleurite du 5e pléonite arrondi, sans dent. Plaque
latérale du 6e pléonite sans dent. Stylocérite à bord frontal sinueux, avec une dent externe moyenne à
forte. Scaphocérite allongé avec dent arrivant au niveau du bord antérieur de la lame. 3e maxillipède
avec exopodite long. Premiers péréiopodes sans exopodite, le droit avec une pince, le gauche avec
simple dactyle. Seconds péréiopodes inégaux, le droit le plus long avec 10-11 articles au mérus et 25-26
au carpe, le gauche avec 5-6 articles au mérus et 15-18 au carpe. Propode du 5e péréiopode sans épine.
Description
Corps moyennement robuste (fig. 18 a). Carapace lisse (fig. 18 j), sans sillon postorbitaire, 3,4 à
4,1 fois plus longue que le rostre. Rostre (fig. 18 h) dans le prolongement de la carapace, à extrémité
nettement en deçà du bord antérieur de la cornée, et à bord ventral sinueux ; apex bifide, la dent supé-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
289
rieure légèrement plus courte que l’inférieure. Angle suborbitaire peu marqué, en continuité avec l’épine
antennaire forte et aiguë. Angle ptérygostomien arrondi, peu obtus. Carène frontale subrostrale (fig 18 h)
bien marquée. Dernier sternite thoracique sans différenciation particulière chez le mâle, et avec récep¬
tacle séminal membraneux moyennement profond chez la femelle ovigère, 2,5 fois plus large que pro¬
fond (fig. 18 g).
Pléonites 1 à 5 avec pleurites convexes, arrondis postérieurement et sans dent (fig. 18 a). Pléo-
nite 6 avec pleurite terminé postérieurement en pointe aiguë, et avec plaque latérale très courte, sans
dent (fig. 18 c) ; pléonite 6 1,4 à 1,6 fois plus long que le pléonite 5. Sternites abdominaux sans épines.
Telson non canaliculé, avec rétrécissement accentué au niveau du tiers antérieur ; 2 paires
d’épines dorsolatérales, la paire antérieure très en avant, l’espace séparant son insertion du bord posté¬
rieur du pléonite 6 sensiblement égal à la longueur de l’épine (fig. 18 c). Marge postérieure arrondie
sans dent médiane, avec 2 paires d’épines fortes, les internes étant longues, 4 fois plus longues que les
externes ; entre les épines internes, une paire de fortes soies spiniformes ventrales presque aussi longues
que les épines médianes (fig. 18 d).
Oeil relativement gros et aplati sur le dessus, à cornée très développée plus large que le pédon¬
cule (fig. 18 b). Pédoncule antennulaire allongé (fig. 18 b) ; segment basal plus long que les deux autres
réunis, avec dent ventrale plus ou moins marquée ; segment médian 1,4 à 1,9 fois plus long que le seg¬
ment distal. Stylocérite subquadrangulaire avec bord antérieur sinueux muni d’une forte dent antéro-
externe, et angle interne arrondi (fig. 18 i) ; flagelle dorsolatéral avec partie renflée plus longue que la
partie grêle. Antenne avec basicérite muni d’une forte dent en position latéroventrale (fig. 18 g) ; sca-
phocérite 6,5 à 7,3 fois plus long que large, à bord externe rectiligne terminé par une dent arrivant sen¬
siblement au niveau de la marge antérieure de la lame ; extrémité du carpocérite au niveau du milieu du
2e article du pédoncule antennulaire ; flagelle antennaire plus long que le corps.
Paragnathes et pièces buccales sans particularités notoires par rapport aux autres Processidae.
3e maxillipède allongé, avec exopodite long, environ 0,44 fois la longueur de l’antépénultième article de
l’endopodite ; articulation mérocarpale au niveau du milieu du 2e article du pédoncule antennulaire
(fig. 18 j).
Premiers péréiopodes forts, asymétriques et subégaux, sans arthrobranchie et sans exopodite ; le
droit muni d’une pince ; premier péréiopode gauche terminé par un dactyle simple, atteignant l’extré¬
mité du 2e article du pédoncule antennulaire, articulation mérocarpale au niveau du milieu de l’œil.
Seconds péréiopodes grêles, moyennement inégaux. Second péréiopode droit (fig. 18 a) plus long que le
gauche, à articulation mérocarpale arrivant entre la base du 2' article du pédoncule antennulaire et
l’extrémité du scaphocérite ; son carpe avec 25-26 articles, mérus avec 10-11 articles, et ischion avec
3 articles peu distincts. Second péréiopode gauche plus court que le droit, à articulation mérocarpale
arrivant sensiblement au niveau du milieu de la cornée (fig. 18 j) ; carpe avec 15-18 articles, mérus avec
5-6 articles et ischion indivis. Troisième péréiopode avec articulation mérocarpale au niveau du milieu
du scaphocérite ; ischion avec 1-2 épines latérales et mérus avec 5 épines latérales. 4e péréiopode dépas¬
sant l’extrémité du scaphocérite du 1/4 du carpe ; dactyle simple avec courtes soies à son extrémité ;
propode environ 3 fois plus long que le dactyle, sans épine ; carpe 2 fois plus long que le propode,
sans épine ; mérus 1,4 fois plus long que le propode avec 5 épines mobiles sur la face externe ; ischion
plus court que le mérus, avec 2 épines latérales ; carpe + propode légèrement plus long que ischion +
mérus.
Endopodite du pléopode 1 de la femelle (fig. 18 0 3,1 fois plus court que l’exopodite, avec soies
sur tout le pourtour. Chez le mâle (fig. 18 e), cet endopodite moitié moins long que l’exopodite, à bord
distal régulièrement arrondi, avec quelques soies seulement sur la moitié proximale de sa marge interne.
Second pléopode du mâle avec appendix masculina 2,0 fois plus long que l’appendix interna. Pléopodes
2 à 5 avec exopodite un peu plus long que l’endopodite. Uropodes plus longs que le telson, l’exopodite
étant plus long que l’endopodite. Marge externe de l’exopodite subrectiligne, terminée par une dent
faible à l’intérieur de laquelle se trouve une épine 2 fois plus longue ; diérèse complète, bilobée.
Taille. — Espèce de taille moyenne, le seul mâle examiné a une longueur totale de 18 mm (6 mm
L.C.) et les 6 femelles ovigères ont une longueur totale variant de 24 à 28 mm (8-10 mm L.C.). Les
œufs sont de taille moyenne (diamètre en fin d’incubation = 0,35 x 0,5 mm).
Source : MNHN, Paris
290
P. NOËL
FlG' ’L^ifTT7 P*iliPP!nensis s P- nov- mâle (holotype) (a, b, e, h, i) et femelle ovigère (paratype) (e, d, f, g, j) : a vue
te son vue dors^le'^TenHnnnrf-f’ H1"" d°rSale ; c,1.parl'e Prieure de l’abdomen, vue latérale gauche ; d extrémité du
te s00, vue dorsale e, endopodue du premier pleopode mâle; f, endopodite du premier pléopode femelle ovigère-
le séminal sur le dernier çtermte ihnrari/in^ • i, fa,iu „* ...l _ , _ ^ latérale droite * i styl * *t *
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE LTNDO-OUEST-PACIFIQUE
291
ÉCOLOGIE
Tous les spécimens examinés ont été récoltés sur des fonds meubles situés à des profondeurs
comprises entre 129 et 205 m, au nord-est de Tîle de Lubang, lors de la campagne MUSORSTOM 1
aux Philippines.
La plupart ont été récoltés de nuit, aussi peut-on penser que, comme beaucoup de Processidae,
cette espèce a une phase vagile nocturne et demeure enfouie dans le sédiment pendant le jour. Certains
spécimens mous ont sans doute mué en début de nuit, peu avant la récolte. Les autres espèces de Pro¬
cessidae associées dans le même biotope sont Processa foresti et Nikoides longicarpus.
REMARQUES
Les principaux caractères de l’espèce sont les suivants :
— les péréiopodes 2 sont relativement courts, l’articulation mérocarpale gauche n’arrivant qu’au milieu de la cor¬
née, et la droite arrivant en deçà de l’extrémité du scaphocérite,
— le propode du péréiopode 5 est dépourvu d’épines,
— au niveau de l’uropode, l’exopodite est plus long que l’endopodite,
— l’exopodite du maxillipède 3 est relativement long,
— le rostre est nettement plus court que la cornée.
Les espèces les plus voisines de Processa philippinensis sont les suivantes :
P. wheeleri a les seconds péréiopodes avec moins d’articles,
P. elegantula a le rostre plus long que la cornée et une épine sternale sur les 3 premiers pléo-
nites,
P. bermudensis et P. processa n’ont pas d’épine antennaire,
P. fimbriata possède une dent sur le pleurite du pléonite 5, une dent faible au stylocérite et plus
d’articles au second péréiopode droit,
P. rivieroi a une épine sternale sur les 3 premiers pléonites, une dent sur le pleurite du pléonite 5 et
un plus grand nombre d’articles au second péréiopode droit.
Processa sulcata Hayashi, 1975 (Fig. 19).
Processa australiensis, de Man, 1920, (pro parte) p. 199, pl. 17.fig. 51 k-m ; Gurney, 1937, p. 88, pl. 1 fig. 11-15
(non Processa australiensis Baker, 1907).
Processa sp., Kensley, 1969, p. 172, fig. 14 a-g.
Processa sulcata Hayashi, 1975, p. 134, fig. 34 a-o.
Matériel
Philippines.
MUSORSTOM I
Station 57, 107-96 m : une femelle de 22 mm parasitée par le Bopyridae branchial Urobopyrus
processae (MNHN n° Na 6323).
Madagascar (collection Crosnier).
Ste Luce, côte S-E, chalutage 50 m sur sable coquillier, octobre 1958, 1 9 immature 5 mm
(L.C.) et 1 9 ovig. 6 mm (L.C.) (MNHN n° Na 4541).
Source : MNHN, Paris
292
P. NOËL
Fig. 19. — Processa sulcaia (femelle de 22 mm bopyrisée) : a, stylocérite ; b, rostre, vue latérale ; c, extrémité du telson ;
d, extrémité de l’abdomen, vue latérale gauche ; e, dernier sternite thoracique avec réceptacle séminal.
Description (spécimen des Philippines)
Corps moyennement robuste ; carapace lisse avec sillon post-orbitaire assez bien marqué, environ
4,3 fois plus longue que le rostre. Rostre relativement court, en lame, légèrement plongeant, dépassant
nettement l’extrémité du stylocérite, mais largement en retrait du bord frontal de la cornée ; apex
bifide, la dent inférieure environ 3 fois plus longue que la supérieure et les 2 dents séparées par une
touffe de 5 longues soies (fig. 19 b) ; bord dorsal régulièrement et faiblement convexe, bord ventral fai¬
blement sinueux, avec quelques soies sur sa moitié proximale.
Épine antennaire aiguë, bien développée, séparée de l’angle sub-orbitaire obtus. Angle ptérygos-
tomien arrondi. Carène frontale subrostrale bien développée.
Dernier sternite thoracique allongé avec réceptacle séminal en poche souple profonde à bord
antérieur formant une avancée située entre les coxae des P5 (fig. 19 e).
Pleurites des 4 premiers pléonites arrondis ; partie postérieure du pleurite du pléonite 5 arrondi,
avec une forte dent ; 6e pléonite avec un pleurite anguleux postérieurement et avec plaque latérale trian¬
gulaire sans dent postérieure (fig. 19 d). 6e pléonite 1,34 fois plus long que le 5e et 2 fois plus court que
le telson. Sternites abdominaux sans épines ni tubercule préanal, le 5e sternite avec cependant un faible
bourrelet non épineux.
Telson environ 4 fois plus long que large, moyennement canaliculé, avec 2 paires d’épines dorso-
latérales fortes, la paire antérieure étant beaucoup plus rapprochée du bord postérieur du 6e pléonite
que de la paire postérieure ; la distance séparant ces 2 paires d’épines un peu moindre que la distance
séparant la paire postérieure de l’extrémité distale du telson ; marge postérieure avec forte pointe
médiane et 2 paires d’épines, les épines médianes étant environ 4,3 fois plus longues que les épines laté-
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE 293
raies, ces dernières arrivant en deçà de la pointe médiane ; entre les épines médianes, une paire de soies
plumeuses atteignant les 3/4 des épines médianes (fig. 19 c).
Yeux gros, aplatis sur le dessus et arrondis ventralement, sensiblement aussi longs que larges en
vue dorsale, cornée dilatée bien pigmentée. Antennule avec pédoncule allongé, inerme ; en vue dorsale,
segment basal 1,2 fois plus long que les 2 autres segments réunis, et le 2e segment 1,4 fois plus long
que le 3e, 2,3 fois plus long que large, le 3e 2 fois plus long que large ; stylocérite court, avec bord
antérieur tronqué droit légèrement bombé au centre, sans dent, avec angle interne plus marqué que
l’externe arrondi, et avec soies sur le bord externe régulièrement convexe (fig. 19 a) ; flagelle externe à
portion renflée plus longue que la portion fine.
Antenne avec basicérite sans dent ni tubercule latéral ; scaphocérite étroit, 5,4 fois plus long que
large, dépassant légèrement l’extrémité du pédoncule antennulaire, à marge externe droite terminée
antérieurement par une dent forte n’atteignant pas le bord antérieur de la lame ; carpocérite atteignant
le milieu du dernier article du pédoncule antennulaire ; flagelle au-moins aussi long que l’animal.
Troisième maxillipède élancé, avec exopodite bien développé, de même longueur que le pénul¬
tième article de l’appendice ; deux derniers articles avec soies courtes et raides. Premiers péréiopodes
forts, asymétriques, sub-égaux, sans arthrobranchie et sans exopodite. Premier péréiopode gauche non
en pince légèrement plus court que le droit, atteignant l’extrémité du scaphocérite par l’articulation
carpe-propode et le bord antérieur de l’œil par l’articulation mérocarpale ; propode 3 fois plus long
que le dactyle et 1,3 fois plus long que le carpe ; mérus 2,6 fois plus long que le carpe. Les seconds
péréiopodes manquent sur le spécimen. Troisième péréiopode avec articulation mérocarpale au niveau
de l’extrémité du scaphocérite, avec 2 épines à l’ischion et 4 au mérus ; propode 4,5 fois plus long que
le dactyle. 4e péréiopode avec articulation mérocarpale au niveau de l’extrémité du pédoncule antennu¬
laire, 2 épines à l’ischion et 4 au mérus ; propode 4 fois plus long que le dactyle ; dactyle environ
1,5 fois plus long que le dactyle du 3' péréiopode. 5' péréiopode sans épines à l’ischion ou au mérus,
mais avec une quinzaine de soies spiniformes sur le propode. Endopodite du premier pléopode moitié
moins long que l’exopodite. Autres pléopodes avec endopodite un peu plus court que l’exopodite. Pas
de soies ovigères sur ces pléopodes. Uropodes plus longs que le telson ; basipodite avec dent ventrale ;
marge externe de l’exopodite rectiligne, terminée par une dent faible au niveau interne de laquelle se
trouve une épine environ 3 fois plus forte ; exopodite un peu plus long que l’endopodite, avec diérèse
complète bilobée.
Taille. — Le spécimen décrit a été comprimé : ses mesures approximatives sont : 23 mm de lon¬
gueur totale et 7,4 mm de longueur de carapace, rostre compris. Les femelles de Madagascar font res¬
pectivement 5 et 6 mm (L.C.).
Remarques
Le spécimen des Philippines est parasité à gauche par le Bopyridae branchial Urobopyrus proces-
sae ; son état n’est pas très bon : plusieurs péréiopodes manquent, dont les deux seconds. Les diffé¬
rences constatées avec la description qu’en donne Hayashi (1975) sont très faibles : le présent spécimen
a une plaque latérale du 6e pléonite plus triangulaire, le 3e article du pédoncule antennulaire est légère¬
ment plus court, le scaphocérite est plus étroit. Le parasite ne semble pas avoir eu d’effet notable sur la
morphologie de l’hôte. 96 m de profondeur est à présent le maximum bathymétrique enregistré pour
cette espèce côtière.
Les deux spécimens de Madagascar correspondent assez bien avec la description originale ; le
diamètre des œufs de la femelle ovigère est de 0,3 x 0,35 mm.
Source : MNHN, Paris
294
P. NOËL
Remarques générales
Le présent travail semble faire état pour la première fois des Processidae de trois régions de
l’Indo-Pacifique jusqu’à présent inexplorées :
Pour les Philippines, six espèces, dont trois nouvelles : Nikoides longicarpus sp. nov., N. sibo-
gae, Processa foresti sp. nov., P. japonica, P. philippinensis sp. nov. et P. sulcata.
Pour la région de Madagascar-Comores-La Réunion, six espèces, dont une nouvelle : Nikoides
danae, N. sibogae, Processa austroaf ricana, P. crosnieri sp. nov., P. japonica, P. sulcata.
Pour les côtes de l’Inde, quatre espèces, dont une nouvelle : Nikoides danae, N. sibogae, Pro¬
cessa compacta et P. indica sp. nov. ; il convient de rajouter à ces espèces indiennes P. aequimana. En
effet, Chopra (1923) signale un parasite sur une Processa sp. ; ce parasite, récemment étudié par
Markham (1980) a été décrit comme une nouvelle espèce (Dicropleon processae) dont l’hôte, déterminé
par L. B. Holthuis, était une femelle de Processa aequimana. Cette dernière espèce est donc présente
sur les côtes indiennes à Kilikari, Golfe de Manaar.
11 convient de remarquer enfin que la plupart des spécimens de Processidae étudiés ici ont été
récoltés de nuit ou à une heure proche de l’aube ou du crépuscule. Celà correspond bien à ce que l’on
connaît de la biologie des Processidae où la plupart des espèces sont lucifuges, avec une phase vagile
nocturne et une phase de repos diurne, les animaux étant enfouis de plusieurs centimètres dans les sédi¬
ments meubles.
Il existe souvent peu de spécimens dans les récoltes que nous avons examinées, et ces spécimens sont fré¬
quemment mutilés. Les appendices des Processidae sont relativement grêles et semblent s’autotomiser facilement
dans les chaluts. En particulier, des péréiopodes manquent très souvent, et il s’est avéré impossible dans plusieurs
cas de donner des descriptions complètes d’espèces nouvelles. Signalons enfin la présence dans la collection Cros-
nier, de deux spécimens de Processa en mauvais état venant des côtes de Madagascar, l’un en provenance des
îles Mitsio, 35 m, février 1960 (MNHN n° Na 4531), et l’autre d’un chalut par 170-175 m, 15°20' S-46°ll,5' E du
19.1.1975. Ces spécimens sont indéterminables actuellement en l’absence de matériel comparatif convenable prove¬
nant de stations analogues.
REMERCIEMENTS
Il nous est agréable de remercier ici les différentes personnes qui ont facilité la préparation de ce
travail, en particulier : M. J. Forest, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris,
pour nous avoir communiqué le matériel Processidae des campagnes MUSORSTOM, et pour les faci¬
lités d’accès aux collections du Muséum,
— M. Alain CROSNIER, océanographe à l’O.R.S.T.O.M., pour nous avoir communiqué de nombreux
Processidae récoltés à Madagascar, aux Comores et à la Réunion, ainsi que M. Hayashi qui a
effectué une prédétermination de la plupart des spécimens de cette collection,
— les personnes du Zoological Survey of India qui m’ont facilité l’accès aux collections zoologiques à
Calcutta, en particulier MM. K. Tiwari, K. N. Reddy, S. Ghatak, G. Ramakrishna et
D. Sudarshan pour les récoltes de Processa indica, ainsi que le Pr. R. Nagabhushanam de la
Marathwada University pour les facilités multiples prodiguées lors de notre voyage en Inde.
— M. R. Bourdon pour l’identification du Bopyre branchial porté par la Processa sulcata et
Mme A. Dorme pour les dessins.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
295
ANNEXE
Clés générales d’identification des espèces
de la Famille des Processidae
(genre Ambidexter exclu).
Les clés de détermination suivantes permettent de situer les nouvelles espèces décrites dans ce tra¬
vail par rapport aux espèces déjà connues dans les genres Nikoides et Processa. Ces clés sont réalisées
en partie d’après les clés existantes (Nouvel et Holthuis, 1957, Manning et Chace 1971, Hayashi
1975, Williamson 1979) et d’après des observations personnelles inédites.
Principales abréviations utilisées :
PMX3 = troisième maxillipède
PI, P2, P3, P4, P5 = péréiopodes 1, 2, 3, 4, 5
P2D et P2G = P2 droit et gauche
L.T. = longueur totale
L.C. = longueur de la carapace (avec le rostre)
Genre Nikoides Paulson.
1. Rostre très court, n’atteignant pas la partie pigmentée de la cornée ; ischion de P4 avec une épine . 2
— Rostre atteignant presque ou dépassant le bord frontal de la cornée, avec dent dorsale le plus souvent subapi¬
cale ; ischion de P3 et P4 habituellement avec 2 épines . 3
2. Rostre très court atteignant le niveau de l’épine antennaire, à apex simple ou indistinctement bifide. P2 droit
avec 15-19 articles au mérus et 39-52 au carpe ; P2 gauche avec 6-8 articles au mérus et 19-22 au carpe. 9
jusqu’à 10-14 mm (L.T.) et c r jusqu’à 3,7 mm (L.C.) ; en zone intertidale dans les récifs coralliens, sable,
algues, coraux ; Indo-Pacifique, de l’Afrique aux Hawaï . N. steinii (Edmondson, 1935)
— Rostre court et droit, à apex bifide ; pleurite du pléonite 5 pointu subdentiforme postérieurement ; plaque laté¬
rale du pléonite 6 sans dent postérieure ; telson à apex pointu, avec 4 à 6 paires d’épines dorsales ; stylocé-
rite tronqué très obliquement, sans dent ; P2 droit avec 21-29 articles au mérus et 55-70 au carpe ; P2 gauche
avec 8-10 articles au mérus et 27-32 au carpe, cr de 3,1 à 4,3 mm (L.C.) ; en zone intertidale, avec coraux ;
Pacifique : Japon et Australie . N. multispinatus Hayashi, 1981
3 (1) Rostre avec dent dorsale forte et submédiane. Stylocérite avec dent antéro-externe forte et fine. P2 droit avec
26 articles au mérus et 55-56 au carpe ; P2 gauche avec 7-10 articles au mérus et 19-25 au carpe ; o ■ de
20 mm (L.T.) et 9 de 24-26 mm ; dans les récifs coralliens, parmi les algues ; Indo-Pacifique, de l’Afrique
aux Hawaï . N. maldivensis Borradaile, 1915
— Rostre avec une petite dent dorsale près de l’apex (rostre « bifide ») ; stylocérite sans dent, ou avec dent faible,
plus courte que la largeur minimale du stylocérite . 4
4. (3) Basicérite sans dent ; stylocérite généralement sans protubérance (petite dent parfois présente chez N. schmitti
adulte) ; apex du telson inerme ; propode de P3 à P5 du cr sans séries de soies sur la marge antérieure ;
bord ventral du rostre sinueux . 5
— Basicérite avec protubérance ou dent(s) ; stylocérite avec dent antéro-externe ; telson terminé par une forte
pointe médiane ; propode de P3 à P5 du cr avec des séries de soies sur la marge antérieure ; bord ventral du
rostre rectiligne . 7
5. (4) Stylocérite arrondi ; plaque latérale du pléonite 6 sans dent postérieure ; pléonite 5 avec pleurite anguleux ou
avec un petit mamelon, mais sans dent . 6
— Stylocérite tronqué droit ; plaque latérale du pléonite 6 avec dent postérieure ; pleurite du pléonite 5 terminé par
une petite dent pointue ; épine antéro-externe du scaphocérite plus courte que la lame ; propode de P5 avec
une petite épine terminale ; P2 droit avec 33-43 articles au mérus et 74-89 au carpe ; P2 gauche avec 8-10
articles au mérus et 22-28 au carpe ; cr de 11-12 mm (L.C.) et 9 de 4,2 à 13,6 (L.C.) ; sur sable ou vase
jusqu’à 101 m ; Indo-Pacifique de l’Afrique au Japon . N. sibogae De Man, 1918
Source : MNHN, Paris
296
P. NOËL
6. (5) Dent antéro-externe du scaphocérite dépassant nettement la lame. Propode de P5 avec 2 épines sur la marge
postérieure ; P2 droit avec 23-24 articles au mérus et 43-49 au carpe ; P2 gauche avec 5 articles au mérus et
17-18 au carpe ; apex du telson tronqué ; jusqu’à 8 mm (L.C.) ; sur fonds meubles, à faible profondeur (- 3
à 26 m) ; Atlantique Ouest, de la Floride à la Guyane . N. schmitti Manning & Chace, 1971
— Dent antéro-externe du scaphocérite en deçà du bord frontal de la lame ; propode de P5 sans épines ; apex du
telson arrondi ; P2 droit avec 42-50 articles au mérus et 90-101 au carpe ; P2 gauche avec 9-11 articles au
mérus et 28-33 au carpe ; cr de 37 à 56 mm, 9 de 37 à 62 mm ; à grande profondeur (128-150 m) ; vase ou
sable ; Pacifique Ouest, Philippines . N. longicarpus n. sp.
7. (4) Pléonite 5 à pleurite arrondi à anguleux postérieurement (mais sans dent). Stylocérite avec dent antéro-externe
pointue et angle antéro-interne bien marqué mais sans dent ; basicérite avec une dent latérale et une dent ven¬
trale ; mérus de P3 avec habituellement 5 épines ; P2 droit avec 21-30 articles au mérus et 51-56 au carpe ;
P2 gauche avec 8-12 articles au mérus et 21-32 au carpe ; cr jusqu’à 23 mm, Ç de 20 à 42 mm ; à faible
profondeur (0-37 m) dans les récifs coralliens ; Indo-Pacifique, de l’Afrique au Japon .
N. danae Paulson, 1875
— Pléonite 5 avec dent latéroventrale sur le pleurite ; angle antéro-interne du stylocérite avec dent plus forte que
l’externe ; basicérite avec protubérances arrondies seulement ; mérus de P3 avec habituellement 4 épines ; P2
droit avec 18-32 articles au mérus et 47-72 au carpe ; P2 gauche avec 6-9 articles au mérus et 22-28 au
carpe ; Ç de 5,9-7 mm (L.C.) ; à faible profondeur (0-27 m) ; Indo-Pacifique, de l’Afrique à Sumatra .
N. gurneyi Hayashi, 1975
(pourrait être synonyme de N. danae car il existe des formes intermédiaires).
Genre Processa Leach.
1. Pmx3 sans exopodite . 2
— Pmx3 avec exopodite . 4
2. (1) Rostre large à la base, formant un triangle sub-équilatéral en vue dorsale ; épine antennaire présente ; P2D
avec 13-22 articles au mérus et 41-50 au carpe ; P2G avec 3-8 articles au mérus et 15-19 au carpe ; grande
taille : mâles de 30 à 49 mm, femelles jusqu’à 57 mm (L.T.) ; zone littorale à 150 m, zostères, sable, vase ;
nocturne ; Indo-Pacifique, de l’Afrique au Japon . P. japonica (De Haan, 1844)
— Rostre ne formant pas un triangle sub-équilatéral en vue dorsale, mince à la base et plus court que l’œil. ... 3
3. (2) Rostre acuminé ; pas d’épine antennaire, mais angle sub-orbitaire saillant ; P2 sub-égales avec 1 ou 2 articles
au mérus et 6 au carpe ; très petite taille : femelles ovigères de 8,5 mm (L.T.) ; récifs coralliens, du littoral à
12 m ; Indo-Pacifique, de l’Afrique à Bikini . P. molaris Chace, 1955
— Rostre court à apex normalement bifide ; épine antennaire forte ; plaque latérale du 6' pléonite avec une forte
dent dirigée postérieurement ; femelle ovigère de 23 mm (L.T.) ; espèce d’eaux profondes : 187-205 m,
Philippines .
P. foresti sp. nov.
4. (1) Pmx3 avec exopodite rudimentaire (long. = 1/5' du mérus) ; rostre très court, ne dépassant pas le stylocé¬
rite ; pleurite du 5' pléonite avec une dent postérieure ; article médian du pédoncule antennulaire à peine
plus long que large, espèce trapue ; P2D avec 7-9 articles au mérus et 15-18 au carpe ; P2G avec 4-7 articles
au mérus et 10-14 au carpe ; mâles de 1,7 à 3,1 mm (L.C.), femelles ovigères de 3,1 à 5,0 mm (L.C.) ; litto¬
ral, récifs coralliens ; Indo-Pacifique, de l’Afrique aux Hawaï . P. hawaiensis (Dana, 1852)
— Pmx3 avec exopodite de longueur normale (1/4 à 3/5 du mérus) ; rostre atteignant ou dépassant la partie pig¬
mentée de l’œil (sauf P. australiensis ) . 5
5. (4) Pleurite du 5' pléonite avec dent postéro-latérale (au-moins d’un côté) ; P2 inégales . 6
— Pleurite du 5e pléonite postérieurement arrondi, ou formant un angle plus ou moins aigu, mais sans dent dis¬
tincte . 21
6. (5) Apex du rostre simple, acuminé ; P2D avec 18-31 articles au mérus et 47-65 au carpe ; P2G avec 6-7 (13)
articles au mérus et 23-28 au carpe ; mâles de 15 à 27 mm, femelles ovigères de 21 à 50 mm ; de 4 à 25 m
dans les posidonies ; nocturne, Méditerranée occidentale . P. acutirostris Nouvel & Holthuis, 1957
— Apex du rostre bifide . 7
7. (6) Habituellement pas d’épine antennaire ; pas de sillon post -orbitaire ; rostre court arrivant à la base du stylo¬
cérite ; P2D avec 6-9 articles au mérus et 14-20 au carpe ; P2G avec 5-6 articles au mérus et 11-13 au carpe ;
mérus de P3 et P4 avec 2 (ou 3) épines ; mâles de 2,1 à 2,5 mm (L.C.), femelles ovigères de 2,9 à 6 mm
(L.C.) ; de 0 à 36 m dans coraux, lithothamniées, sables coralliens ou vaseux ; Indo-Pacifique .
P. australiensis Baker, 1907
— Épine antennaire présente . 8
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE 297
8. (7) Plaque latérale du 6' pléonite tronquée ou terminée en prolongement vaguement triangulaire (parfois chez
P. macrodactyla avec épine à l’angle supérieur et inférieur) . 9
— Plaque latérale du 6e pléonite terminée en épine ou en prolongement spiniforme . 13
9. (8) Basicérite sans épine ou protubérance . 10
— Basicérite avec protubérance arrondie ou épine . 11
10. (9) Dactyle de P3 à P5 presque moitié moins long que le propode ; stylocérite avec dent ; P2D avec 12-18 arti¬
cles au mérus et 36-43 au carpe ; P2G avec 16-19 articles au carpe ; Afrique de l’Ouest .
P. macrodactyla Holthuis, 1952
— Dactyle de P3 à P5 court, de 1/3 à 1/4 la longueur du propode ; stylocérite sans dent antéro-externe ; une
épine médiane sur le 5e sternite abdominal ; P2D avec 10-14 articles au mérus et 21-30 au carpe ; P2G avec
5-7 articles au mérus et 10-14 au carpe ; mâles jusqu’à 4,7 mm, femelles jusqu’à 7,4 mm et femelles ovigères
de 3,4 à 6,3 mm (L.C.) ; de 0 à 96 m, dans les zostères, sargasses et sable ; Indo-Pacifique, du Sud de
l’Afrique au Japon . P. sulcata Hayashi, 1975
11. (9) Stylocérite avec petite dent antéro-externe ; chez le mâle, bord externe du propode de P4 et P5 avec revête¬
ment dense de poils courts ; sternites abdominaux 1-5 avec une épine médiane ; P2D avec 13-16 articles au
mérus et 31-40 au carpe ; P2G avec 4-6 articles au mérus et 15-18 au carpe ; mâles de 1,9 à 3,1 mm, femelles ovi¬
gères de 3,3 à 6,3 mm (L.C.) ; de 0 à 50 m, parmi algues calcaires, roches, éponges, coraux ; Atlantique
ouest, de la Caroline du Nord à Rio de Janeiro . P. fimbriata Manning et Chace, 1971
— Stylocérite habituellement sans dent ; pas de pilosité dense au propode de P4 et P5 chez le mâle . 12
12. (11) Un sillon post-orbitaire; P2 légèrement inégales : articulation mérocarpale de P2D atteignant au plus
l’extrémité du scaphocérite ; une épine médiane sur le 1er sternite abdominal ; P2D avec 7-11 articles au
mérus et 19-25 au carpe ; P2G avec 5-6 articles au mérus et 13-15 au carpe ; mâles jusqu’à 4,5 mm et
femelles ovigères de 5,3 à 7,5 mm (L.C.) ; parmi les zostères et les sargasses, littoral ; Japon .
P. zostericola Hayashi, 1975
— Pas de sillon post-orbitaire ; P2 fortement inégales : articulation mérocarpale de P2D dépasse le scaphocérite ;
pas d’épine sternale sur le 1" sternite abdominal ; P2D avec 14-20 (22) articles au mérus et 38-49 au carpe ;
P2G avec 5-6 (8) articles au mérus et 17-18 (20) au carpe ; mâles de 16 à 32 mm, femelles ovigères de 20 à
43 mm (L.T.) ; 4 à 40 m dans les posidonies, sables grossiers, graviers, coralligène ; Méditerranée occidentale
et Atlantique Est jusqu’au golfe de Guinée, nocturne . P. macrophthalma Nouvel et Holthuis, 1957
13. (8) Bord antéro-externe du stylocérite arrondi . 14
— Bord antéro-externe du stylocérite nettement anguleux ou avec une dent . 18
14. (13) P2 légèrement inégales articulation mérocarpale du P2D n’atteignant pas l’extrémité du scaphocérite ; P2D
avec 6-9 (11) articles au mérus et 18-24 au carpe ; P2G avec 5 articles au mérus et 14-15 (17) au carpe ;
mâles de 10-22 mm, femelles ovigères de 18 à 38 mm ; 4 à 12 m dans les posidonies ; nocturne ; Méditerra¬
née occidentale . P ■ robusta Nouvel et Holthuis, 1957
— P2 très inégales ; articulation mérocarpale du P2D dépassant le scaphocérite . 15
15. (14) Article médian du pédoncule antennulaire aussi long que large (en vue dorsale) ; P2D avec 10-12 articles
au mérus et 25-31 au carpe ; P2G avec (4) 5-6 articles au mérus et (13) 15-17 au carpe ; mâles jusqu’à
4,1 mm et femelles ovigères de 4,3 à 7,0 mm (L.C.) ; 0 à 36 m, algues littorales ; nocturne ; côtes du Congo,
océan Indien . P. compacta C rosnier, 1971 (= P. barnardi Hayashi, 1975)
— Article médian du pédoncule antennulaire 1,5 à 2 fois plus long que large ; P2D avec 12-18 (21) articles au
mérus et 31-45 (49) au carpe ; P2G avec 5-7 articles au mérus et 17-24 au carpe ; Atlantique Nord-Est et
Méditerranée . . P- edulis (Risso, 1816) (3 sous-espèces) 16
16. (15) Article médian du pédoncule antennulaire 1,6 à 2 fois plus long que large ; globe oculaire plus long que
large . 17
— Article médian du pédoncule antennulaire 1,5 fois plus long que large ; globe oculaire aussi long que large ;
articulation mérocarpale Je P2D n’atteignant pas en général l’extrémité distale de l’avant dernier article de
Pmx3 ; mâles de 12 à 34,5 mm, femelles ovigères de 25 à 52 mm (L.T.) ; de 0 à 15 m, parmi les zostères et
algues côtières ; nocturne ; Atlantique Nord-Est, Manche, mer du Nord .
P. edulis crassipes Nouvel et Holthuis, 1957
17. (16) Articulation mérocarpale de P2D atteignant à peine l’extrémité distale de l’avant dernier article de Pmx3 ;
mâles de 25 à 28 mm, femelles jusqu’à 39,5 mm (L.T.) ; de 8 à 15 m, parmi les zostères ; nocturne ; Atlanti¬
que Nord-Est, au sud de la Bretagne . P. edulis arcassonensis Nouvel et Holthuis, 1957
— Articulation mérocarpale de P2D atteignant ou dépassant l’extrémité distale de Pmx3 ; mâles de 11 à 26 mm,
femelles ovigères de 19 à 47 mm ; de 2 à 21 m, dans les posidonies ; nocturne ; Méditerranée .
P. edulis edulis ( Risso, 1816)
Source : MNHN, Paris
298
P. NOËL
18. (13) Stylocérite avec une rangée de spinules sur la marge antérieure ; pleurite du 5' pléonite avec une spinule
surmontant l’épine postérolatérale ; P2D avec 15-18 articles au mérus et 28-40 au carpe ; P2G avec 5 articles
au mérus et 20-24 au carpe ; Mer Noire .
P. pontica (Sowinsky, 1882) (= P. edulis selon Nouvel et Holthuis, 1957)
— Pas ces caractères . 19
19. (18) Basicérite antennaire avec épine ; PI égales, sans arthrobranchie ; trois premiers sternites abdominaux avec
épine médiane ; P2D avec 17 articles au mérus et 39-43 au carpe ; P2G avec 5-6 articles au mérus et 16-20
au carpe ; femelles de 2,7 à 5,65 mm et femelles ovigères de 5,3 à 5,65 mm (L.C.) ; algues (Thalassia) à
faible profondeur ; nocturne ; Porto Rico . P. rivieroi Manning et Chace, 1971
— Basicérite inerme, ou avec protubérance ; pas d’épines sternales . 20
20. (19) PI robustes et très inégales, avec arthrobranchie ; P2D avec 10-20 articles au mérus et 28-65 au carpe ;
P2G avec 5-7 articles au mérus et 14-20 au carpe ; mâles plus petits que les femelles, femelles ovigères de 15
à 34 mm (L.T.) ; de 9 à 50 m sur sables coquilliers ; Atlantique Est, Portugal et Afrique (Méditerranée
occidentale ?) . P ■ intermedia Holthuis, 1951
— PI sub-égales sans arthrobranchie ; P2D avec 32 articles au mérus et 73 au carpe ; P2G avec 14 articles au
mérus et 34 au carpe ; - 75 m, fond meuble ; île de la Réunion . P. crosnieri sp. nov.
21 (5) P2 égales ou sub-égales, P2D à articulation mérocarpale en deçà de l’extrémité du 1er article du pédoncule
antennulaire et carpe de moins de 15 articles . 22
— P2 inégales, P2D à articulation mérocarpale dépassant le 1er article du pédoncule antennulaire et souvent le sca-
phocérite, et carpe de plus de 17 articles . 35
22. (21) Rostre non bifide (simple, acuminé) . 23
— Rostre bifide . 24
23. (22) Rostre très court, atteignant le bord antérieur du stylocérite ; marge antérieure de la carapace sans aucune
épine ; stylocérite sans dent ; P2 avec 4 ou 5 articles au mérus et 11 au carpe ; femelle de 25 mm (L.T.)
femelle ovigère de 2,5 mm (L.C.) ; 8 à 15 m, littorale ; Hong Kong et Saleyer (sud Célebes) .
P. macrognatha (Stimpson, 1860)
— Rostre long à pointe relevée, dépassant nettement le pédoncule oculaire, triangulaire en vue dorsale ; angle sub¬
orbitaire pointu ; stylocérite pointu ; P2 avec mérus non segmenté et carpe à 6 articles ; femelles ovigères de
8 à 15 mm (L.T.) ; Djibouti, Mombassa . P. coutieri Nobili, 1904
24. (22) Plaque latérale du 6' pléonite sans dent (incertain pour P. moana ) . 25
— Plaque latérale du 6' pléonite avec dent (peu développée pour P. aequimana) . 32
25. (24) Rostre dépassant légèrement l’œil ; propode de P5 sans épine sur la marge postérieure ; P2 égales avec
mérus non segmenté et 13 articles au carpe ; mâle de 6 mm (L.C.) et femelle de 25 mm (L.T.) ; Nouvelle
Zélande . P. moana Yaldwyn, 1971
— Rostre ne dépassant pas l’œil ; propode de P5 avec quelques épines ou soies spiniformes sur la marge posté¬
rieure . 26
26. (25) Pas d’épine antennaire ; stylocérite tronqué obliquement ; rostre à bord ventral sinueux ; P2 égales avec
5 articles au mérus et 10-14 au carpe ; mâles de 2,8 à 4,0 mm, femelles de 2,9 à 5,3 mm et femelles ovigères
de 4,3 à 5,3 mm (L.C.) ; 46 à 95 m, sables plus ou moins grossiers ; Atlantique Ouest (Golfe du Mexique,
Vénézuéla) . P. vicina Manning et Chace, 1971
— Épine antennaire plus ou moins forte . 27
27. (26) Épine antennaire petite, parfois absente ; stylocérite habituellement sans dent (mais certains spécimens en
portent une petite) ; P2 avec 3-5 articles au mérus et 12-13 au carpe ; mâles de 1,9 à 2,8 mm, femelles ovi¬
gères de 2,4 à 2,7 mm (L.C.) ; 9 à 25 m sur sable, lithothamniées, coraux ; Sulu, Ambon, Vietnam .
P. neglecta Hayashi, 1975
— Épine antennaire développée ; stylocérite avec dent antéro-externe . 28
28. (27) Propode de P5 avec 3 épines (2 médianes + 1 apicale) ; bords dorsal et ventral du rostre, non rectilignes,
avec hauteur maximum vers le milieu du rostre ; dent du scaphocérite arrivant au niveau du bord antérieur
de la lame . 29
— Propode de P5 avec 2 épines ; rostre diminuant de hauteur régulièrement ; dent du scaphocérite plus courte que
la lame . 31
29. (28) Stylocérite tronqué droit avec dent externe moyenne et dent interne petite ; 6e pléonite avec marge postéro-
ventrale anguleuse ou en dent très courte ; lobe interne de l’endopodite du pléopode 1 mâle plus long que
large ; propode de P5 avec 3 épines P2 avec (4)-6 articles au mérus et (10) 11 (15) au carpe ; bord antérieur
du stylocérite droit avec dent externe moyenne ; mâles jusqu’à 18 mm, femelles ovigères de 7,8 à 17 mm
(L.T.) ; 10 à 100 m (145 m ?), sables fins ou vase ; Atlantique africain . P. parva Holthuis, 1951
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
299
— Stylocérite avec une seule dent, celle-ci en position antéro-externe, et ne dépassant pas l’extrémité du lobe
interne ; 6e pléonite avec marge postéro-ventrale formant une dent moitié moins forte que celle de la plaque
latérale ; lobe interne de l’endopodite du pléopode 1 mâle plus large que long ; propode de P5 sans épines.
Côtes européennes . 30
30. (29) Marge postéro-ventrale du pléonite 6 formant une dent presque aussi longue que la plaque latérale ; marge
distale du stylocérite légèrement convexe, son niveau ne dépassant pas la dent antéro-externe ; mâles jusqu’à
26 mm, femelles jusqu’à 33 mm ; sables fins. Côtes de la Manche et des îles britanniques .
P. modica modica Williamson, 1979
— Marge postéro-ventrale du pléonite 6 formant une dent de la moitié de la longueur de la plaque latérale ; marge
distale du stylocérite formant un petit lobe dépassant légèrement la dent antéro-externe ; mâles jusqu’à
28 mm, femelles jusqu’à 33 mm ; sables fins ; Méditerranée . P. modica carolii Williamson, 1979
31. (28) Basicérite antennaire avec une dent ventrale ; dent inférieure du rostre beaucoup plus longue que la supé¬
rieure ; P2 avec 2-4 articles au mérus et 11 (13) au carpe ; mâles de 3,3 à 4,3 mm, femelles ovigères de 3,6 à
6,1 mm (L.C.) ; du littoral à 14 m, parmi les zostères et les sargasses ; nocturne ; Sud-Vietnam, Japon .
P. dimorpha Hayashi, 1975
— Basicérite antennaire sans dent ; les 2 dents du rostre sub-égales ; bord antérieur du stylocérite oblique, avec
dent petite, externe ; P2 avec 4 articles au mérus et 10 au carpe ; femelles de 3,7 à 3,9 mm, femelle ovigère
de 3,75 mm (L.C.) de 1,8 m à 154 m ; Atlantique Ouest, de la Floride à Buenos Aires .
P. hemphilli Manning et Chace, 1971
32. (24) Rostre plus long que l’œil, atteignant presque l’extrémité du 1er article du pédoncule antennulaire ; basicé¬
rite antennaire avec une forte dent ; P2 égales avec 5-6 articles au mérus et 11-12 au carpe; mâle de
4,8 mm, femelle de 4,2 mm et femelle ovigère de 4,4 mm (L.C.) ; 5 m, vase sableuse ; Sud-Vietnam .
P. longirostris Hayashi, 1975
— Rostre aussi long ou plus court que l’œil ; basicérite antennaire avec une épine rudimentaire ou sans épine. 33
33. (32) Rostre anormalement bifide, la dent inférieure étant beaucoup plus longue et séparée de la dent supé¬
rieure ; dactyle de P4 plus long que celui de P3 ou de P5 ; basicérite avec une épine rudimentaire ; stylocé¬
rite avec petite dent ; P2D avec 3 articles au mérus et 14-16 au carpe ; P2G avec 3 articles au mérus et 10-12
au carpe ; mâles de 2,8 à 3,0 mm, femelle de 3,1 mm et femelle ovigère de 5 mm (L.C.) ; de 4 à 27 m, vase
ou sable ; Java, Sud-Vietnam . P ■ demani Hayashi, 1975
— Rostre normalement bifide . 34
34. (33) Dactyle de P5 plus long que celui de P4 ; basicérite antennaire sans dent ; stylocérite sans dent ; P2 égaux
avec mérus non segmenté et carpe de 9-11 articles ; femelles de 15 à 30 mm, femelles ovigères de 15-16 mm ;
de 2 à 10 m, zostères, sable ou sable vaseux ; Indopacifique : Afrique du Sud, Mer Rouge, Japon .
P. aequimana (Paulson, 1875)
— Dactyle de P5 plus court que celui de P4 ; bord antérieur du stylocérite tronqué droit, légèrement convexe au
centre, avec une très faible dent sur son angle antéro-externe ; P2 égales avec mérus indivis et 11-15 articles
au carpe ; mâle de 13 mm et femelle ovigère de 11 mm (L.T.) ; de 40 à 60 m ; mer du Bengale .
P. indica sp. nov.
35. (21) Épine antennaire absente . 36
— Épine antennaire présente . 37
36. (35) P2D avec 10-15 articles au mérus et 19-26 au carpe ; P2G avec 3-4 articles au mérus et 13-15 au carpe ;
mâles de 2,4 à 3,4 mm, femelles ovigères de 3,3 à 5,7 mm (L.C.) ; de 1,8 à 45 m, parmi les algues, sable,
vase, coquilles ; noctune ; Atlantique Ouest, de la Caroline du Nord à Rio de Janeiro .
P. bermudensis (Rankin, 1900)
— P2D avec environ 20 articles indistincts au carpe ; P2G avec environ 10 articles au carpe ; femelle de 26 mm
(L.T.) ; 27 m ; Indo-Pacifique : Ambon . P- processa (Bâte, 1888)
37. (35) P2 inégales, l’articulation mérocarpale de P2D ne dépassant pas l’extrémité du scaphocérite ; 17-26 (33)
articles au carpe de P2D . 38
— P2 très inégales, l’articulation mérocarpale de P2D dépassant le scaphocérite ; (21) 30-69 articles au carpe de
P2D . 42
38. (37) Stylocérite tronqué obliquement ; chez la femelle, réceptacle séminal entre les P5 bordé de villosités ; P2D
avec 6 articles au mérus et 19 au carpe ; P2G avec 5 articles au mérus et 15 au carpe ; femelle de 5,0 mm
(L.C.) ; 22 m, vase ; Indonésie : île Soela . P. affinis Hayashi, 1975
— Stylocérite avec une dent antéro-externe . 39
39. (38) Rostre ne dépassant pas l’œil ; endopodite du pléopode 1 mâle avec apex arrondi . 40
— Rostre dépassant l’œil ; endopodite du pléopode 1 mâle à apex anguleux . 41
— Rostre ne dépassant pas l’œil ; une épine sternale sur le pléonite 4 ; stylocérite à 2 dents, l’externe 4 à 6 fois
plus forte que l’interne ; basicérite antennaire et basipodite de l’uropode sans dent ni protubérance ; une
Source : MNHN, Paris
300
P. NOËL
forte déni ventrale sur le 1er article du pédoncule antennulaire ; PI sans arthrobranchie ; carpe de P2 droit
avec 16-17 articles et P2G avec 12 articles ; pas d’épine médiane au bord postérieur du telson ; 9-44 m ;
Atlantique Nord-Est ; vase sableuse . Processa sp. Lagardère, 1969
40. (39) P2D avec 7 articles au mérus et 23 au carpe ; P2G avec 5 articles au mérus et 15 au carpe ; Atlantique
Ouest . J*. wheeleri Lebour, 1941
— P2D avec 3 articles peu distincts à l’ischion, 10-11 articles au mérus et 25-26 au carpe ; P2G avec ischion indi¬
vis, 5-6 articles au mérus et 15-18 au carpe ; sternites abdominaux sans épines ; mâle de 18 mm et femelles
de 24 à 28 mm (L.T.) ; 129-205 m, Philippines . P. philippinensis sp. nov.
41. (39) Sternite des pléonites 1 à 3 avec épine ; dent du scaphocérite dépassant la lame ; stylocérite à dent très
forte ; P2D avec 6-8 (11) articles au mérus et 17-21 (30) au carpe ; P2G avec 5-6 articles au mérus et 14-17
au carpe ; mâles jusqu’à 23 mm, femelles ovigères de 18 à 32 mm ; 7 à 63 m, sables grossiers et graviers ;
Atlantique Est, de la Manche à l’équateur, Méditerranée . P. elegantula Nouvel et Holthuis, 1957
— Mâles et femelles sans épines sternales ; dent du scaphocérite ne dépassant pas la lame ; stylocérite à dent courte
atteignant à peine le niveau du bord antérieur ; 129 m, nasse ; Açores .
Processa sp. nov. (non décrite P. N.)
42. (37) Plaque latérale du pléonite 6 avec dent postérieure (incertain pour P. gracilis, et P. canaliculaia) . 43
— Plaque latérale du 6e pléonite sans dent postérieure . 45
43. (42) Pédoncule antennulaire avec les 2 segments distaux sub-égaux en longueur ; P2D avec 7 (?) segments au
mérus et environ 40 au carpe ; P2G avec 4 (?) segments au mérus et environ 20 au carpe ; environ 22 mm
(L.T.) ; Australie . P. gracilis Baker, 1907
— Longueur du dernier segment du pédoncule antennulaire moindre que les 3/5' du second . 44
44. (43) Marge antérieure du stylocérite concave, de l’angle interne à l’épine latérale ; scaphocérite dépassant rare¬
ment le pédoncule antennulaire ; P2D avec 21-22 articles au mérus et 45-46 au carpe ; P2G avec 5 articles au
mérus et 18-21 au carpe ; mâles de 6,5 à 7,2 mm et femelles ovigères de 9,3 à 10,8 mm (L.C.) ; de 202 à
346 m, vase ; Golfe du Mexique . P. profunda Manning et Chace, 1971
— Marge antérieure du stylocérite rectiligne ou légèrement sinueuse, non régulièrement courbée de l’angle interne à
l’épine latérale ; scaphocérite dépassant le pédoncule antennulaire de la longueur du segment distal ; P2D
avec 14-24 (27) articles au mérus et 40-62 au carpe ; P2G avec 4-8 (11) articles au mérus et 18-22 (28) au
carpe ; mâles de 30 à 61 mm, femelles de 13 à 70 mm, et femelles ovigères à partir de 50 mm (L.T.) ; 50 à
410 m, sables plus ou moins vaseux ; Atlantique Nord-Est, et Méditerranée. ... P. canaliculaia Leach, 1815
45. (42) Stylocérite tronqué très obliquement sans dent développée ni angle antéro-externe bien marqué ; basicérite
antennaire sans épine . 46
— Stylocérite tronqué droit, anguleux ou avec dent antéro-externe plus ou moins développée ; basicérite antennaire
avec épine latérale . 47
46. (45) PI sans arthrobranchie ; épine antennaire forte ; 5e pléonite avec pleurite au bord convexe ; P2D avec 2
articles à l’ischion, 10-14 au mérus et 26-33 au carpe ; P2G avec l-(2) articles à l’ischion, 5 au mérus et 17-
19 au carpe ; 27 à 50 m, coraux et algues calcaires, Brésil . P. braziliensis Christoffersen, 1979
— PI avec arthrobranchie ; épine antennaire faible ; 5' pléonite avec bord du pleurite concave ; P2D avec 9 arti¬
cles au mérus et (20) 33-36 au carpe ; P2G avec 4 articles au mérus et 17 au carpe ; 12 à 29 mm ; 50 à
86 m, sables vaseux ; Golfe de Guinée . P. borboronica Holthuis, 1952
47. (45) Stylocérite avec une forte épine latérale ; carpe de P2D avec moins de 40 articles . 48
— Stylocérite anguleux ou seulement avec une petite dent ; carpe de P2D avec plus de 44 articles . 51
48. (47) Carpe de P2D avec plus de 28 articles . 49
— P2D avec 9-12 articles au mérus et 21-27 au carpe ; P2G avec 5-7 articles au mérus et 16-17 au carpe ; mâles de
3.5 à 6,8 mm, femelles ovigères de 4,7 à 8,2 mm (L.C.) ; parmi les sargasses et zostères, jusqu’à 130 m ;
Japon, Mer de Chine . P. kotiensis (Yokoya, 1933)
49. (48) Scaphocérite dépassant légèrement le pédoncule antennulaire ; P2D avec 2 articles ou plus à l’ischion, 14-
21 au mérus et 33-37 au carpe ; P2G avec 1-2 articles à l’ischion, 5-8 au mérus et 14-21 au carpe ; femelles
ovigères de 7,0 à 8,7 mm (L.C.), jusqu’à 38 mm (L.T.) ; 18 à 126 m ; Afrique du Sud .
P. auslroaf ricana Barnard, 1947
— Scaphocérite dépassant rarement le pédoncule antennulaire ; P2D avec ischion indivis, 14-18 articles au mérus et
30-35 au carpe ; P2G avec ischion indivis, 5 articles au mérus et 15-19 au carpe .
P. nouvel i Al Adhub et Williamson, 1975 (2 sous-espèces) 49
50. (49) Longueur de l’œil au-moins 1,33 celle du rostre, et largeur 2,0 à 2,6 celle du scaphocérite ; mâles jusqu’à
25.5 mm, femelles ovigères de 22 à 29 mm ; 18 à 235 m, vase ; Méditerranée .
P. nouveli nouveli Al Adhub et Williamson, 1975
Source : MNHN. Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PROCESSIDAE DE L’INDO-OUEST-PACIFIQUE
301
— Longueur de l’œil entre 1 et 1,25 celle du rostre, et largeur 1,5 à 1,8 celle du scaphocérite ; mâles jusqu’à
41 mm, femelles ovigères de 26 à 51 mm ; de 30 à 400 m, vase ; Atlantique Nord-Est .
P. nouvel i holthuisi Al Adhub et Williamson, 1975
51. (47) Propode de P5 4 fois plus long que le dactyle, et mérus plus long que le carpe ; rostre rectiligne dorsale-
ment ; P2D avec 18-20 articles au mérus et 44-47 au carpe ; P2G avec 3-5 articles au mérus et 17-18 au
carpe ; 44 à 49 m ; Atlantique Sud-Ouest : Surinam . P. guyanae Holthuis, 1959
— Propode de P5 6 à 7 fois plus long que le dactyle, et mérus plus court que le carpe ; rostre convexe dorsale-
ment, à apex descendant ; P2D avec 18-28 articles au mérus et 48-69 au carpe ; P2G avec 5-9 articles au
mérus et 17-26 au carpe ; mâles de 5,4 à 6,7 mm, femelles ovigères de 5,9 à 9,65 mm (L.C.) ; 30 à 331 m,
sables fins plus ou moins vaseux ; Atlantique Nord-Ouest .
P. lenuipes Manning et Chace, 1971 (d’après Christoffersen 1979 = P. guyanae)
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
L’article de Hayashi (1975) mentionne l’essentiel des références concernant les Processidae de l’Indo-
Pacifique. Les références suivantes sont indiquées en complément.
Alcock, A. W., 1901. — A descriptive catalogue of the Indian deep-sea Crustacea Decapoda Macrura and Ano-
mala in the Indian Muséum, being a revised account of the deep-sea species collected by the Royal Indian
Marine Survey ship Investigator. Calcutta, 1-286.
Chopra, B., 1923. — Bopyrid isopods parasitic on Indian Decapoda Macrura. Recs. Indian Mus., 25 : 411-550.
Crosnier, A., 1971. — Sur quelques Crustacés Décapodes Ouest-Africains nouveaux ou rarement signalés. Bull.
Mus. Hist. nat., Paris, 3e série, 9, zool., 9 : 569-595.
Forest, J., 1981. — Compte rendu et remarques générales. Résultats des campagnes MUSORSTOM. I. Philip¬
pines (18-28 mars 1976), 1. Mém. ORSTOM, 93 : 9-50, fig. 1-5.
Forest, J., 1985. — La campagne MUSORSTOM IL Compte rendu et liste des Stations. In : Res. Camp.
MUSORSTOM. 1 et II. Philippines, 2. Mém. Mus. nain. Hist. nat., Paris, sér. A, Zool. 133 : 7-30, fig. 1-2.
Hayashi, K.-L, 1975. — The Indo-West Pacific Processidae (Crustacea, Decapoda, Caridea). J. Shimonoseki
Univ. Fish. 24 (1) : 47-145, fig. 1-35.
Hayashi, K.-L, 1981. — Nikoides multispinatus sp. nov., a new Processid shrimp from the pacifie Océan. Annol.
Zool. jap., 54 (1) : 53-58, fig. 1- .
Holthuis, L. B., 1980. — FAO species catalogue. Vol. 1. Shrimps and prawns of the world. An annotated Cata¬
logue of species of Interest to Fisheries. FAO Fish. Synopsis (125), vol. 1 : 1-261.
Jagadisha, K. et K. N. Sankolli, 1977. — Larvae of the Processid Shrimp Processa barnardi Hayashi (Crusta¬
cea, Decapoda) cultured in the laboratory. In Proceedings of the symposium on warm water zooplancton,
spécial publication of National Institute of Oceanography, Goa, Inde, 601-612.
Lagardère J. P., 1969. — Les crevettes du Golfe de Gascogne (région sud). Téthys, 1 (4) : 1023-1048, fig. 1-8.
Markham J. J., 1980. — A new species of Dicropleon and new records of three other species of Bopyrid Isopods
from the Indian Océan. Bull. Mar. Sci., 30 (3) : 623-633, fig. 1-8.
Source : MNHN, Paris
; ' - 1“
Source : MNHN, Paris
)ES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 - RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
9
Crustacés Décapodes : Penaeidae
Les espèces indo-ouest-pacifiques
du genre Parapenaeus
Alain CROSNIER *
RÉSUMÉ
Les nombreuses récoltes des campagnes MUSORSTOM I et II, auxquelles ont été jointes celles de YAlba-
iross faites en 1908 et 1909 aux Philippines, et celles du Vauban faites de 1970 à 1974 à Madagascar ainsi que
diverses autres, ont permis une révision du genre Parapenaeus dans l’ Indo-Ouest-Pacifique. Dix espèces dont deux
nouvelles, P. fissuroides et P. perezfarfantae, deux sous-espèces toutes deux nouvelles, P. fissuroides indicus et P.
fissuroides erythraeus, sont ainsi reconnues. En outre, deux formes sont nommées.
Une clé d’identification des espèces, sous-espèces et formes, ainsi que des dessins de chacune d’entre elles
sont publiés.
ABSTRACT
The numerous samples collected during the MUSORSTOM 1 and II expéditions, to which were added those
of the Albatross made in 1908 and 1909 in the Philippines, those of the Vauban made from 1970 to 1974 in Mada¬
gascar, as well as various others, hâve permitted a révision of the genus Parapenaeus in the Indo-West
Pacific. Ten species, of which two new ones, P. fissuroides and P. perezjarfantae ; two sub-species, both new, P.
fissuroides indicus and P. fissuroides erythraeus, are thus recognized. Moreover, two forms are named.
An identification key of species, sub-species and forms, as well as drawings of each one of them are publis-
hed.
Des récoltes abondantes faites durant ces dernières années à Madagascar (campagnes du N. O.
Vauban), aux Philippines (campagnes MUSORSTOM I et II) et en Indonésie (campagnes CORINDON
II et IV), auxquelles ont pu être joints les nombreux échantillons rassemblés par le navire Albatross en
1908-1909, principalement aux Philippines, et des prêts de matériel provenant de zones très diverses de
l’Indo-Ouest-Pacifique, nous ont amené à essayer de clarifier nos connaissances sur les espèces indo-
ouest-pacifiques du genre Parapenaeus. En effet ces espèces, qui peuvent être commercialisées pour la
plupart, ont été l’objet de nombreuses confusions.
C’est le résultat de ce travail qui est présenté ici. Si certains points ont pu être élucidés, d’autres
demeurent encore obscurs et nécessiteront l’examen de nouvelles récoltes.
Les dimensions des spécimens que nous publions correspondent, sauf indication contraire , à la
longueur de la carapace (le) mesurée du fond de l’orbite à la partie dorsale du bord postérieur de la
* Chercheur ORSTOM, Muséum national d’Histoire naturelle. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) et École pratique
des hautes Études, Laboratoire de Carcinologie et d’Océanographie biologique, 61 rue de Buffon, 75231 Paris Cedex 05.
Source : MNHN, Paris
304
A. CROSNIER
carapace. Lorsque nous mentionnons la longueur totale (lt), celle-ci correspond à la distance séparant la
pointe du rostre de l’extrémité du telson. Enfin, la longueur du rostre correspond à la distance séparant
la pointe du rostre du fond de l’orbite.
Dans les listes du matériel examiné, les abréviations suivantes ont été utilisées pour indiquer les
provenances :
AM Australian Muséum, Sydney.
BM British Muséum (Natural History), Londres.
MP Muséum national d’Histoire naturelle, Paris.
NMS Natur-Museum Senckenberg, Francfort-sur-le-Main.
NMV Naturhistorisches Muséum, Vienne.
RMNH Rijksmuseum van Natuurlijke Historié, Leyde.
SNU College of Natural Sciences, Séoul National University.
SUF Shimonoseki University of Fisheries, Japon.
UMZ University Muséum of Zoology, Cambridge.
USNM U.S. National Muséum, Washington.
ZMA Zoôlogisch Muséum, Amsterdam.
ZSM Zoologische Staatssammlung, Munich.
Liste des stations.
Nous donnons ci-après la liste des stations des campagnes MUSORSTOM 1 et II et de la campagne de
l’Albatross faite en 1908-1909, principalement aux Philippines, où ont été récoltés des Parapenaeus.
Les références détaillées, relatives aux autres récoltes utilisées dans cette étude, sont données dans la rubrique
« Matériel » propre à chaque espèce.
MUSORSTOM I, 1976
Station 1. — 18.03.1976, 20 h 45-21 h 45, 14°28,0' N-120°42,0' E, 36-37 m : P. longipes.
Station 3. — 19.03.1976, 9 h 00-9 h 20, 14°01,7' N-120°16,0' E, 183-185 m : P. australiens is.
Station 4. — 19.03.1976, 10 h 28-11 h 10, 14°01,8' N-120°17,2' E, 182-194 m : P. australiensis, P. lanceolatus.
Station 5. — 19.03.1976, 12 h 25-13 h 15, 14°01,5' N-120°23,5' E, 215-200 m : P. australiensis, P. lanceolatus.
Station 6. — 19.03.1976, 13 h 42-14 h 27, 14°01,2' N-120°20,0' E, 200-182 m : P. australiensis, P. lanceolatus.
Station 7. — 19.03.1976, 15 h 23-16 h 08, 14°01,0' N-120°20,0' E, 200-185 m : P. ruberoculatus, P. australiensis,
P. lanceolatus.
Station 9. — 19.03.1976, 19 h 35-20 h 30, 14°01,8' N-120°17,6' E, 194-180 m : P. australiensis.
Station 10. - 19.03.1976, 20 h 55-21 h 55, 13°59,8' N-129°18,2' E, 187-205 m : P. fissurus, P. sextuberculatus,
P. australiensis, P. lanceolatus.
Station 11. — 20.03.1976, 8 h 55-9 h 55, 13°59,8' N-120°23,7' E, 230-217 m : P. lanceolatus, P. investigatoris.
Station 12. — 20.03.1976, 10 h 40-12 h 00, 14°00,8' N-120°20,5' E, 210-187 m : P. australiensis.
Station 16. — 20.03.1976, 18 h 15-19 h 05, 13°59,0' N-120°10,5' E, 164-150 m : P. sextuberculatus.
Station 18. — 21.03.1976, 8 h 10-8 h 40, 13°56,3' N-120°16,2' E, 150-159 m : P. sextuberculatus, P. australiensis.
Station 19. — 21.03.1976, 9 h 03-9 h 43, 13°57,8' N-120°18,2' E, 167-187 m : P. sextuberculatus, P. ruberoculatus,
P. australiensis.
Station 20. - 21.03.1976, 10 h 10-10 h 50, 13°59,2' N-120°20,3' E, 208-222 m : P. lanceolatus.
Station 25. — 22.03.1976, 9 h 37-10 h 37, 14°02,7' N-120°20,3' E, 200-191 m : P. lanceolatus.
Station 26. - 22.03.1976, 11 h 10-12 h 00, 14°00,9' N-120°16,8' E, 189 m : P. fissurus, P. sextuberculatus, P.
investigatoris.
Station 32. - 23.03.1976, 7 h 58-8 h 58, 14°02,2' N-120°17,7' E, 193-184 m : P. fissurus.
Station 40. — 24.03.1976, 8 h 12-8 h 54, 13°57,4' N-120°27,8' E, 287-265 m : P. investigatoris.
Station 41. - 24.03.1976, 9 h 40-10 h 13, 13°58,1' N-120°31,4' E, 236-208 m : P. australiensis.
Station 42. — 24.03.1976, 11 h 10-11 h 50, 1 3°55, 1 ' N-120°28,6' E, 379-407 m : P. lanceolatus, P. murrayi.
Station 50. — 25.03.1976, 17 h 50-18 h 30, 13°49,2' N-120°01,8' E, 415-510 m : P. murrayi.
Station 51. - 25.03.1976, 20 h 08-20 h 48, 13°49,4' N-120°04,2' E, 200-170 m : P. sextuberculatus.
Station 55. — 26.03.1976, 13 h 28-14 h 08, 13°55,0' N-120°12,5' E, 200-194 m : P. sextuberculatus, P. ruberocu¬
latus, P. australiensis, P. lanceolatus.
Station 58. — 26.03.1976, 17 h 45-18 h 35, 13°58,0' N-120°13,7' E, 143-178 m : P. sextuberculatus.
Station 61. — 27.03.1976, 8 h 55-9 h 55, 14°02,2' N-120°18,l' E, 202-184 m : P. fissurus.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
305
Station 62. — 27.03.1976, 10 h 28-11 h 03, 13°59,5' N-120°15,6' E, 179-194 m : P. fissurus, P. sextuberculatus.
Station 68. — 27.03.1976, 18 h 10-19 h 10, 14°00,8' N-120°17,4' E, 199-183 m : P. fissurus, P. sextuberculatus,
P. australiensis.
Station 69. — 27.03.1976, 20 h 08-21 h 08, 13°58,8' N-120°17,3' E, 187-199 m : P. fissurus.
Station 71. — 28.03.1976, 8 h 24-8 h 54, 14°09,3' N-120°26,2' E, 174-204 m : P. sextuberculatus, P. australiensis.
Station 73. — 28.03.1976, 10 h 55-11 h 35, 14°15,0' N-120°31,2' E, 76-70 m : P. longipes.
MUSORSTOM II, 1980
Station 1. — 20.11.1980, 11 h 00-12 h 00, 14°00,3' N-120°19,3' E, 198-188 m : P. fissurus, P. sextuberculatus, P.
australiensis.
Station 2. — 20.11.1980, 13 h 28-14 h 23, 14°01,0' N-120°17,l' E, 186-184 m : P. fissurus, P. sextuberculatus.
Station 3. — 20.11.1980, 15 h 08-15 h 42, 13°59,8' N-120°17,6' E, 182-180 m : P. fissurus, P. sextuberculatus.
Station 4. — 20.11.1980, 17 h 03-17 h 43, 14°01,2' N-120°18,4' E, 190-183 m : P. fissurus, P. sextuberculatus.
Station 6. — 20.11.1980, 20 h 08-20 h 50, 13°56,5' N-120°20,7' E, 136-152 m : P. sextuberculatus, P. australiensis.
Station 10. — 21.11.1980, 10 h 01-10 h 45, 14°00,1' N-120°18,5' E, 188-195 m : P. fissurus, P. sextuberculatus.
Station 11. — 21.11.1980, 13 h 39-14 h 18, 14°00,4' N-120°19,7' E, 196-194 m : P. fissurus, P. australiensis, P.
lanceolatus.
Station 12. — 21.11.1980, 15 h 09-15 h 50, 14°01,0' N-120°19,7' E, 197-210 m : P. lanceolatus.
Station 13. — 21.11.1980, 16 h 48-17 h 20, 14°00,5' N-120°20,7' E, 200-193 m : P. fissurus, P. australiensis.
Station 15. — 21.11.1980, 20 h 15-20 h 45, 13°55,1' N-120°28,4' E, 330-326 m : P. investigatoris, P. murrayi.
Station 18. — 22.11.1980, 10 h 35-11 h 20, 14°00,0' N-120°18,6' E, 195-188 m : P. fissurus, P. australiensis.
Station 21. — 22.11.1980, 15 h 45-16 h 45, 14°00,2' N-120°17,8' E, 191-192 m : P. fissurus, P. australiensis, P.
lanceolatus.
Station 26. — 23.11.1980, 12 h 00-13 h 00, 13°49,6' N-120°51,0' E, 299-320 m : P. murrayi.
Station 40. — 25.11.1980, 14 h 10-15 ’i 05, 13°07,7' N-120°39,l' E, 440 puis 340-280 m : P. investigatoris.
Station 54. — 27.11.1980, 17 h 40-18 n 00, 13°59,5' N-120°09,3' E, 174-170 m : P. sextuberculatus.
Station 62. — 29.11.1980, 2 h 29-3 h 12, 14°00,4' N-120°17,0' E, 186-189 m : P. australiensis.
Station 63. — 29.11.1980, 9 h 00-9 h 30, 14°07,3' N-120°15,0' E, 230-215 m : P. fissurus, P. investigatoris, P.
murrayi.
Station 64. — 29.11.1980, 10 h 50-11 h 23, 14°01,5' N-120°18,9' E, 195-191 m : P. fissurus, P. australiensis, P.
lanceolatus.
Station 66. — 29.11.1980, 13 h 34-14 h 10, 14°00,6' N-120°20,3' E, 209-192 m : P. australiensis, P. lanceolatus.
Station 75. — 01.12.1980, 6 h 30-7 h 25, 13°50,5' N-120°30,3' E, 300-330 m : P. investigatoris, P. murrayi.
Station 83. — 02.12.1980, 8 h 00-8 h 50, 13°55,2' N-120°30,5' E, 320-318 m : P. investigatoris, P. murrayi.
ALBATROSS, 1908-1909
Station 5104. — 08.01.1908, 14°45'48" N-120°12'20" E, 13 mi. SW of Sueste Pt., 60 m : P. longipes.
Station 5107. — 09.01.1908, 14°24'30" N-120°33'40" E, 1.75 mi. SE of Corregidor Lt., 51 m : P. longipes.
Station 5116. — 20.01.1908, 13°41' N-120°47'05" E, 2.5 mi. NE of Sombrero Id., 366 m : P. murrayi.
Station 5117. — 21.01.1908, 13°52'22* N-120°46'22" E, 10.8 mi. SE of Sombrero Id., 216 m : P. lanceolatus.
Station 5118. — 21.01.1908, 13°48'45" N-120°41'51" E, 10 mi. SE of Sombrero Id., 291 m : P. investigatoris.
Station 5121. — 02.02.1908, 13°27'20" N-121°17'45" E, off Calapan, Mindoro, 198 m : P. lanceolatus.
Station 5131. — 06.02.1908, off Panabutan Pt., 49 m : P. longipes.
Station 5183. — 30.03.1908, 10°32'48" N-122°26' E, 4 mi. SE of Lusaran, 176 m : P. perezfarfantae, P. investiga¬
toris.
Station 5193. — 03.04.1908, 11°16'45" N-123°55'45" E, 8 mi. NE of Chocolaté Id., Cebu, 130 m : P. fissuroides
fissuroides.
Station 5194. — 03.04.1908, 11°15'30" N-124°ll' E, 8 mi. NW of Chocolaté Id., Cebu, 271 m : P. lanceolatus,
P. investigatoris.
Station 5197. — 09.04.1908, 9°52'30" N-123°40'45" E, off W. Bohol, 318 m : P. investigatoris.
Station 5112. — 20.04.1908, 12°04'15" N-124°04'36" E, 14.5 mi. SE of Panalangan Pt., Masbate Id., 198 m : P.
lanceolatus.
Station 5221. — 24.04.1908, 13°38'15" N-121°48'15" E, 5.5 mi. SE of San Andréas ld., Luzon, 353 m : P. inves¬
tigatoris.
Station 5222. — 24.04.1908, 13°38'30" N-121°42'45" E, 9.2 mi. SE of San Andréas Id., Luzon, 357 m : P. inves¬
tigatoris.
Station 5241. — 14.05.1908, 6°50'45" N-126°14'38" E, 3 mi. SE of Uanivan Id., Pujada Bay, 393 m : P. fissu¬
roides fissuroides.
Station 5242. — 14.05.1908, 6°51'53" N-126°14'10" E, 4 mi. SE of Uanivan Id., Pujada Bay, 349 m : P. fissu¬
roides fissuroides.
Source : MNHN, Paris
306
A. CROSNIER
Station 5243. — 15.05.1908, 6°50'55" N-126°14'35" E, 3.1 mi. NE of Uanivan Id., Pujada Bay, 399 m : P. fissu-
roides fissuroides.
Station 5244. — 15.05.1908, 6°52'05" N-126°14'15" E, 4 mi. SE of Uanivan Id., Pujada Bay, 313 m : P. fissu¬
roides fissuroides.
Station 5245. — 15.05.1908, 6°52'36" N-126°14'52" E, 4 mi. SE of Uanivan Id., Pujada Bay, 247 m : P. fissu¬
roides fissuroides.
Station 5247. — 18.05.1908, 7°02' N-125°38'45" E, Gulf of Davao, Mindanao, 247 m : P. lanceolalus, P. investi-
gatoris.
Station 5256. — 22.05.1908, 7°21'45" N-124°07'15" E, 2.8 mi. NW of Utara Pt., Bongo Id., Mindanao, 247 m :
P. lanceolalus, P. investigatoris.
Station 5265. — 06.06.1908, 13°41 '15* N-120°00'50" E, 3.3 mi. SE of Matocot Pt., Luzon, 247 m : P. murrayi.
Station 5266. — 08.06.1908, 13°44'36" N-12°59'15" E, 7 mi. SE of Matocot Id., Luzon, 183 m : P. lanceolalus.
Station 5272. — 14.07.1908, 14° N-120°22'30" E, 25.5 mi. NE of Corregidor Lt., Luzon, 216 m : P. lanceolalus,
P. investigatoris.
Station 5278. — 17.07.1908, 14°00'10" N-120°17'15" E, 8.5 mi. SE of Malavatuan Id., Luzon, 187 m : P. fissu-
rus.
Station 5301. — 08.08.1908, 20°37' N-l 15°43' E, China Sea, off Hong Kong, 380 m : P. investigatoris.
Station 5302. — 09.08.1908, 21°42' N-l 14°50' E, China Sea, near Hong Kong, 70 m : P. longipes.
Station 5303. — 09.08.1908, 21°44' N-114°48' E, China Sea, off Hong Kong, 34 m : P. longipes.
Station 5304. — 09.08.1908, 21 °46' N-l 14°47' E, China Sea, near Hong Kong, 62 m : P. longipes.
Station 5308. — 04.11.1908, 21°54' N-115°42' E, China Sea, off Hong Kong, 113 m : P. fissuroides fissuroides.
Station 5353. — 01.01.1909, 7°50'45" N-l 16° 15" E, 16.8 mi. SE of Cape Melville Lt., Balabac Strait, 271 m : P.
investigatoris.
Station 5369. - 24.02.1909, 13°48' N-121°43' E, 8.8 mi. NW of Tayabas Lt., 194 m : P. fissuroides fissuroides,
P. australiensis, P. lanceolalus.
Station 5371. - 24.02.1909, 13°49'40" N-121°40'15" E, 6 mi. NW of Tayabas Lt„ 152 m : P. fissuroides fissu¬
roides, P. australiensis.
Station 5372. — 24.02.1909, 13°49'I2" N-120°36'09" E, Tayabas Bay, 274 m : P. investigatoris.
Station 5374. — 02.03.1909, 13°46'45" N-121°35'08" E, Tayabas Bay, 348 m : P. investigatoris.
Station 5375. — 02.03.1909, 13°42'15" N-121°50'15" E, 18.2 mi. NW of Tayabas Lt., 196 m : P. fissuroides fissu¬
roides, P. lanceolalus.
Station 5376. - 02.03.1909, 13°42'50" N-121°51'30" E, 18.7 mi. SW of Tayabas Lt., 165 m : P. fissuroides fissu¬
roides, P. longipes.
Station 5382. - 06.03.1909, 13°15'20" N-122°45'30" E, 3.8 mi. SW of Arena Pt., Luzon, 234 m : P. fissuroides
fissuroides.
Station 5391. — 13.03.1909, 12°13'15" N-124°05'03" E, 3 mi. NE of Tubig Pt., Destacado Id., 216 m : P. lanceo-
latus.
Station 5392. — 13.03.1909, 12°12'35" N-124°02'48" E, 5 mi. NE of Tubig Pt., 247 m : P. lanceolalus.
Station 5393. - 13.03.1909, 12°03'30" N-124°03'36" E, 14.8 mi. SE of Panalangan Pt., Talajit Id., 249 m : P.
lanceolalus.
Station 5394. — 13.03.1909, 12°00'30" N-124°05'36" E, 8.1 mi. SE of Panalangan Pt., Talajit Id., 280 m : P. lan¬
ceolalus.
Station 5395. — 15.03.1909, 11°56'40" N-124°14' E, 2.9 mi. SE of Panalangan Pt., Talajit Id., 256 m : P. lan¬
ceolalus.
Station 5397. — 15.03.1909, 11057'27" N-124°10'42" E, 6 mi. SE of Panalangan Pt., Talajit ld., 245 m : P. lan¬
ceolalus.
Station 5402. — 16.03.1909, 1 1°1 1'45" N-124°15'45" E, off Palompon, Leyte, 344 m : P. investigatoris.
Station 5403. — 16.03.1909, 1 1°10' N-127°17'15" E, off Palompon, Leyte, 333 m : P. investigatoris.
Station 5408. — 18.03.1909, 10°40'15" N-124°15' E, off Pacijan, Camotes Id„ 291 m : P. investigatoris.
Station 5409. — 18.03.1909, 10°38' N-124°13'08" E, off Pacijan, Camotes ld., 346 m : P. investigatoris.
Station 5411. — 23.03.1909, 10°10'30" N-123°51'15" E, between Cebu and Bohol, 265 m : P. investigatoris.
Station 5412. — 23.03.1909, 10°09'15" N-123°52' E, between Cebu and Bohol, 291 m : P. investigatoris.
Station 5419. — 25.03.1909, 9°58'30" N-123°46' E, between Cebu and Bohol, 320 m : P. investigatoris.
Station 5421. — 30.03.1909, 10°33'30" N-122°26' E, 5 mi. SE of Luzaran, 251 m : P. perezfarfantae, P. investiga¬
toris.
Station 5440. — 10.05.1909, 16°33'52" N-l 19°52'54" E, W of San Fernando Pt., Luzon, 315 m : P. murrayi.
Station 5442. — 10.05.1909, 16°30'36" N-120°H'06* E, 8.4 mi. NE of San Fernando Pt., Luzon, 82 m : P. lon¬
gipes.
Station 5448. — 04.06.1909, 13°23'10" N-123°45'19" E, 1.5 mi. NE of San Miguel, 86 m : P. longipes.
Station 5453. — 07.06.1909, 13°12' N-123°49'18" E, 4.5 mi. SW of Legazpi, Luzon, 267 m : P. lanceolalus.
Station 5454. — 07.06.1909, 13°12' N-123°50'30" E, 5.7 mi. SW of Legazpi, Luzon, 280 m : P. lanceolalus.
Station 5479. — 29.07.1909, 10°47'15" N-125°17'50" E, 16.5 mi. SW of Tacbuc Pt., 113 m : P. longipes.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
307
Station 5516. — 09.08.1909, 8°46' N-123°32'30" E, 9.7 mi. SW of Tagolo Pt., Mindanao, 320 m : P. fissurus,
P. investigatoris.
Station 5517. — 09.08.1909, 8°45'30'' N-123°33'45" E, off Tagolo Pt., Mindanao, 309 m : P. investigatoris.
Station 5518. — 09.08.1909, 8°48' N-123°31' E, off Tagolo Pt., Mindanao, 366 m : P. investigatoris.
Station 5519- — 09.08.1909, 8°47' N-123°31T5" E, off Tagolo Pt., Mindanao, 333 m : P. investigatoris.
Station 5541. — 20.08.1909, 8°49'38" N-123°34'30" E, off Tagolo Pt., Mindanao, 401 m : P. investigatoris.
Station 5542. — 20.08.1909, 8°48'30" N-123°35'30" E, 13.2 mi. SW of Tagolo Lt., Mindanao, 366 m : P. investi¬
gatoris.
Station 5545. — 15.09.1909, 6°04'45" N-121°20'20" E, 3 mi. SW of Noble Pt., Tuyalan ld., Jolo, 209 m : P.
sextuberculatus.
Station 5642. — 14.12.1909, 4°31'40" N-122°49'42" E, 6.5 mi. NW of Tikola Peninsula, Buton Strait, 68 m :
P. longipes.
Source : MNHN, Paris
308
A. CROSNIER
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Genre Parapenaeus Smith, 1886
Le genre Parapenaeus est composé d’espèces qui ont en commun les caractères suivants :
Le corps est glabre. Le rostre, toujours bien développé, est de longueur très variable suivant les
espèces, mais est toujours proportionnellement plus court chez les mâles que chez les femelles ; il ne
porte que des dents dorsales dont le nombre est compris entre 5 et 8, et une dent épigastrique bien
détachée des dents rostrales. La carapace est toujours pourvue d’une épine antennaire et d’une épine
hépatique bien développées et, presque toujours, d’une épine branchiostège 1 dont la position et le
développement sont variables, suivant les espèces ; il existe en outre une dent supra-orbitaire plus ou
moins aiguë. Une suture longitudinale part du bord antérieur de la carapace, un peu au-dessus de
l’épine antennaire, et s’étend presque jusqu’au bord postérieur ; une autre suture, transversale et
courte, part du bord inférieur de la carapace, au niveau des deuxièmes péréiopodes. Il n’y a pas de sil¬
lon cervical. L’abdomen a ses trois derniers segments carénés dorsalement, les carènes se terminant,
postérieurement, par une épine. Le telson présente une dépression longitudinale assez faible sur ses
deux tiers antérieurs environ et est armé d’une paire d’épines fixes vers son tiers distal. Les yeux ont
une cornée toujours bien développée ; leur pédoncule porte une écaille oculaire assez grande. Le pre¬
mier article des pédoncules antennulaires a un prosartéma bien développé et porte une épine aux quatre
cinquièmes environ de son bord ventral interne. Les flagelles antennulaires présentent un dimorphisme
sexuel marqué : ils sont beaucoup plus longs chez les mâles que chez les femelles ; par ailleurs, le fla¬
gelle ventral est beaucoup plus long que le dorsal chez les femelles, tandis que chez les mâles le flagelle
dorsal peut être plus long que le ventral. Les mandibules ont un palpe bisegmenté (fig. 4 a). Les maxil-
lules ont un palpe non segmenté (fig. 4 b). Les premiers maxillipèdes ont un endopodite assez grêle qui
dépasse l’exopodite (fig. 4 d). Les premiers péréiopodes portent une épine sur le basis et l’ischion. Les
autres sont sans épines.
La répartition des branchies est la suivante (tabl. 1) : une pleurobranchie sur les segments thora¬
ciques III à VII ; une arthrobranchie sur le segment I, deux sur les segments II à VI, une sur le seg¬
ment VII, toutes bien développées à l’exception de celle du segment I qui est rudimentaire ; une podo-
branchie sur le segment II. Un épipodite existe toujours sur les segments I, II, IV et V. Sur le segment
VI, correspondant aux troisièmes péréiopodes, un épipodite ne semble exister que chez P. longirostris,
qui est l’espèce-type du genre, et chez son espèce jumelle P. politus.
Un exopodite bien développé existe sur les trois maxillipèdes. Sur les péréiopodes, les exopodites
diminuent de taille du premier au cinquième : sur les deux premiers, ils sont très petits mais encore
bien visibles ; sur les suivants, ils deviennent rudimentaires et même vestigiaux.
Le pétasma, symétrique, comprend de nombreux replis et processus. On y observe (fig. 1) un
lobe médian qui porte en position subdistale un processus c, un lobe dorsolatéral avec un processus b
distal, un lobe ventrolatéral dont l’extrémité porte deux processus a et d. Les parties distales de ces
trois lobes sont rendues solidaires par une membrane distale qui décrit des circonvolutions assez com¬
plexes.
1- En fait, il est souvent difficile de déterminer si l’épine qui se trouve près de l'angle antéro-inférieur de la carapace doit
être considérée comme étant branchiostège ou ptérygostomienne.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
309
L’appendix masculina a son article distal plus ou moins ovoïde (fig. 4 e).
Le thélycum (fig. 7 a) présente, sur le sternite du segment thoracique VII, une plaque médiane
très développée, bien en relief, à bord antérieur arrondi et à bord postérieur creusé d’une dépression
plus ou moins marquée. Le sternite VIII porte, latéralement, deux paires de protubérances situées l’une
derrière l’autre ; les protubérances antérieures, en forme de pilier, sont les plus développées. Dans la
zone médiane du sternite VIII, entre les protubérances, s’observent parfois un sillon, parfois un ou plu¬
sieurs tubercules ou renflements, parfois une simple dépression. Sous la surface du sternite VIII, on
trouve deux réceptacles séminaux disposés obliquement et qui s’ouvrent dans le sillon transversal qui
sépare les sternites VII et VIII.
Si la plupart des formes de Parapenaeus ne posent aucun problème en ce qui concerne leur élé¬
vation au rang d’espèce, il n’en est pas de même pour certaines, très proches, pour lesquelles il est sou¬
vent bien difficile de décider s’il convient de les considérer comme espèce, sous-espèce ou simple forme
géographique.
Le problème que nous évoquons ici est d’ailleurs très général chez les Pénéidés et l’on s’y trouve
confronté dès que l’on dispose d’un bon échantillonnage composé de récoltes abondantes provenant de
régions éloignées les unes des autres. Personnellement nous sommes peu favorable, par principe, à la
création de sous-espèces. Cela a toutefois l’avantage, il faut le reconnaître, de mieux attirer l’attention
sur les variations existant à l’intérieur d’une même espèce, de simples observations à la suite de la des¬
cription d’une espèce étant plus aisément oubliées, surtout lorsque des différences de langue existent
entre chercheurs.
Tableau 1. — Répartition des branchies, épipodites et exopodites dans le genre Parapenaeus (p =
petit ; r = rudimentaire ; v = vestigial).
Dans le genre Parapenaeus, les nombreuses confusions d’espèces qui ont eu lieu s’expliquent
aisément lorsqu’on sait que la longueur du rostre varie fortement, dans chaque espèce, avec l’âge des
spécimens et avec le sexe (fig. 2) et que, par ailleurs, les pétasmas, souvent proches les uns des autres,
sont suffisamment complexes pour n’avoir presque jamais été décrits en détail et trop rarement figurés
correctement. Le fait que beaucoup d’espèces de Parapenaeus soient capturées simultanément (nous en
avons récoltées jusqu’à quatre dans un même trait de chalut) a également ajouté à la confusion, les
sexes n’ayant pas toujours été appariés comme il le fallait.
Actuellement, à la suite de ce travail, le genre Parapenaeus renferme 13 espèces et deux sous-
espèces.
Trois espèces se trouvent dans l’Atlantique : longirostris (Lucas, 1849) (qui existe également en
Méditerranée), politus (Smith, 1881) et americanus Rathbun, 1901. Nous ne les étudierons pas dans
cette note.
Source : MNHN, Paris
310
A. CROSNIER
FACE VENTRALE
FACE DORSALE
lobe
médian
lobe
dorsolatéral
lob® . ... , membrane
ventrolatéral distale
F,°. 1.^ Schéma ^momram I* diverse, pacte, da pér.sm, dan, te genre torapenaeu, ei la déposition de, proce„„,
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
311
Fig. 2. — Variations de la position de l’extrémité du rostre par rapport aux articles du pédoncule antennulaire observées chez
les spécimens adultes de Parapenaeus indo-ouest-pacifiques dont nous avons disposé.
Dix espèces et deux sous-espèces se trouvent dans l’Indo-Pacifique : fissurus (Bâte, 1881), inves-
tigatoris Alcock et Anderson, 1899, longipes Alcock, 1905, murrayi Ramadan, 1938, sextuberculatus
Kubo, 1949, lanceolatus Kubo, 1949, australiensis Dali, 1957, ruberoculatus Hall, 1962, fissuroides sp.
nov., fissuroides indicus subsp. nov., fissuroides erythraeus subsp. nov., perezfarfantae, sp. nov.
Les Parapenaeus vivent sur les fonds vaso-sableux ou vaseux, à des profondeurs variables sui¬
vant les espèces (cf. tabl. 3, p. 349). A l’exception de longipes qui vit sur le plateau continental essen¬
tiellement entre 30 et 90 m et de fissuroides indicus qui peut également se trouver sur ce plateau dans le
sud de son aire de répartition, les autres Parapenaeus vivent, au moins à l’état adulte, sur la pente du
talus continental. La plupart ne dépassent pas 350 à 400 m, à l’exception d’ investigatoris et murrayi
(le premier aurait été capturé à 766 m et le second a été récolté à 550 m) et surtout de fissuroides
erythraeus qui a été récolté entre 430 et 908 m. Pour ce dernier, qui semble endémique de la mer
Rouge, ceci s’explique par les conditions hydrologiques très particulières qui existent dans la région où
il vit.
Clés d'identification des espèces du genre Parapenaeus
PRÉSENTES DANS L’INDO-OUEST-PACIFIQUE 1
Mâles
1. Une épine branchiostège . . 2
— Pas d’épine branchiostège . longipes
2. L’épine branchiostège est située sur le bord antérieur de la carapace (fig. 3 a) . 3
— L’épine branchiostège est située en arrière du bord antérieur de la carapace (fig. 12 c) . 9
3. L’épine branchiostège ne se prolonge pas en arrière par une carène (fig. 12 0 . longipes forme denticulaia
— L’épine branchiostège se prolonge en arrière par une carène (fig. 3 a) . 4
I. Ces clés, qui utilisent largement la longueur du rostre comme caractère, ne sont utilisables que pour les spécimens
adultes.
Source : MNHN, Paris
312
A. CROSNIER
4. Le rostre ne dépasse pas l’extrémité du premier article du pédoncule antennulaire . fissurus
— Le rostre a son extrémité qui se situe entre la base et les deux cinquièmes du second article du pédoncule
antennulaire . 5
— Le rostre a son extrémité qui se situe entre les deux et les quatre cinquièmes du second article du pédoncule
antennulaire . 6
— Le rostre a son extrémité qui se situe habituellement au-delà des quatre cinquièmes du second article du
pédoncule antennulaire sans jamais dépasser toutefois les quatre cinquièmes du troisième . 8
— Le rostre dépasse l’extrémité du troisième segment du pédoncule antennulaire . fissuroides erythraeus
5. Le rostre ne dépasse pas le quart du second article du pédoncule antennulaire. Le pétasma (fig. 10 a-c) a le bord
antérieur du lobe ventrolatéral qui porte une forte dent ; le processus d a son extrémité antérieure denti-
forme . sextuberculatus
— Le rostre, plus grêle, peut s’étendre jusqu’aux deux cinquièmes du second article du pédoncule antennulaire.
Le pétasma (fig. 10 d-e) a le bord antérieur du lobe ventrolatéral qui ne porte qu’une dent peu marquée ; le
processus d, très régulièrement arrondi, n’est pas dentiforme . ruberoculatus
6. Le pétasma (fig. 10 f-k) a son processus a en forme de lobe allongé et très régulièrement arrondi à son extré¬
mité . australiensis
— Le pétasma a son processus a en forme de languette plus ou moins bifurquée à son extrémité (fig. 6 d-g,
j) . 7
7. Le pétasma (fig. 5 e-f) a le bord distal du processus a qui dessine un V ouvert (fig. 6 d-f). ■ ■ fissuroides fissuroides
— Le pétasma (fig. 5 g-h) a le bord distal du processus a qui est moins anguleux (fig. 6 j) . . . fissuroides indicus
8. Le rostre porte 7 ou 8 dents dorsales en plus de l’épigastrique. Le pétasma (fig. 13 a-b) a un lobe ventrolatéral
qui se termine par une forte dent recourbée vers l’extérieur, surmontant le processus a qui est un lobe
régulièrement arrondi . perezfarfantae
— Le rostre porte 5 ou 6 dents dorsales en plus de l’épigastrique. Le pétasma (fig. 5 c-d) a un lobe ventrolatéral
dépourvu de dent terminale ; le processus a est relativement pointu . lanceolatus
9. Le rostre est subhorizontal ; ses bords sont légèrement sinueux. La carène postrostrale s’étend jusqu’aux neuf
dixièmes de la longueur de la carapace. Le pétasma (fig. 13 c-d) a son lobe ventrolatéral qui se termine par
une dent aiguë et fortement recourbée . investigatoris
— Le rostre est légèrement dressé vers le haut ; ses bords sont droits (parfois le supérieur est légèrement concave et
l’inférieur légèrement convexe). La carène postrostrale ne s’étend que jusqu’aux trois cinquièmes de la lon¬
gueur de la carapace. Le pétasma (fig. 13 e-f) a un lobe ventrolatéral qui se termine par un lobule arrondi
et peu recourbé . murrayi
Femelles '
1. Une épine branchiostège . 2
— Pas d’épine branchiostège . longipes
2. L’épine branchiostège est située sur le bord antérieur de la carapace (fig. 3 a) . 3
— L’épine branchiostège est située en arrière du bord antérieur de la carapace (fig. 12 c) . 8
3. L’épine branchiostège ne se prolonge pas en arrière par une carène (fig. 12 0 . longipes forme denticulata
— L’épine branchiostège se prolonge en arrière par une carène (fig. 3 a) . 4
4. Le rostre ne dépasse qu’à peine la base du deuxième segment du pédoncule antennulaire . fissurus
— Le rostre a son extrémité qui se situe entre le premier et les trois cinquièmes du second article du pédoncule
antennulaire. Sur le sternite thoracique VIII, entre les protubérances latérales postérieures, existe un gros
tubercule (fig. lia) . sextuberculatus
— Le rostre dépasse les trois cinquièmes du second article du pédoncule antennulaire et peut s’étendre au-delà de
ce pédoncule, le plus souvent assez peu et, au plus, d’une longueur égale à 1,2 fois celle du troisième seg¬
ment du pédoncule antennulaire . 5
— Le rostre dépasse le pédoncule antennulaire d’une longueur supérieure à 1,2 fois celle du troisième segment de
ce pédoncule . fissuroides erythraeus
5. La partie médiane du sternite thoracique VIII est creusée d’un sillon dans sa partie antérieure mais ne porte
aucun tubercule . 6
— La partie médiane du sternite thoracique VIII est sans sillon mais avec des renflements, ou un tubercule, ou les
deux . 7
1. P. ruberoculatus n’apparaît pas dans cette clé, la femelle de cette espèce étant inconnue.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
313
6. Le sillon est court et ne couvre que le cinquième de la longueur du sternite environ (fig. 11 b), australiensis
— Le sillon est assez long et couvre près de la moitié de la longueur du sternite (fig. 7 b) . lanceolatus
7. Le sternite VIII ne porte aucun tubercule médian mais présente deux renflements antérieurs allongés et accolés,
formant habituellement un relief d’aspect cordiforme (fig. 7 c) . fissuroides fissuroides
— Le sternite VIII porte un tubercule médian situé entre les protubérances latérales postérieures du sternite, qui
sont très proches l’une de l’autre ; il existe en outre deux renflements antérieurs, allongés et accolés, dont
les bords externes sont habituellement subparallèles (fig. 7 d, g) . fissuroides indicus
— Le sternite VIII porte un tubercule médian antérieur mais ne présente aucun renflement (fig. 11 c) .
. australiensis forme nodosa
— Le sternite VIII porte un tubercule situé entre les protubérances latérales postérieures du sternite, mais ne pré¬
sente aucun renflement (fig. 14 a) . perezfarfantae
8. Le rostre est subhorizontal ; ses bords sont légèrement sinueux. La carène postrostrale s’étend jusqu’aux neuf
dixièmes de la longueur de la carapace. Sur la moitié antérieure du sternite thoracique VIII, il existe une
dépression médiane en « trou de serrure » (fig. 14 b) . investigatoris
— Le rostre est légèrement dressé vers le haut ; ses bords sont droits (parfois le supérieur est légèrement concave
et l’inférieur légèrement convexe). La carène postrostrale ne s’étend que jusqu’aux trois cinquièmes de la
longueur de la carapace. Sur le quart antérieur du sternite thoracique VIII, il existe une dépression médiane
plus ou moins ovale (fig. 14 c) . murrayi
Parapenaeus fissurus (Bâte, 1881).
Fig. 3 a, 4, 5 a-b, 6 a, 7 a.
Penaeus fissurus Bâte, 1881, p. 180 ; 1888, p. 263 (en partie), pl. 36, fig. 1, 1", 1 p, 1 z.
? Parapenaeus fissurus, Yokoya, 1933, p. 8 — Anderson et Lindner, 1943, p. 309 (clé) — Liu, 1959, p. 36 —
Cheung, 1960, p. 65 (clé) ; 1963, pp. 408, 409, 412 — GEORGE, 1969, pp. 13, 26 (en partie) ; 1972, pp. 89-
91 (en partie) — Lee et Yu, 1977, fig. 32 E.
Non Parapenaeus fissurus, de Man, 1911, p. 79 (en partie, majorité des spécimens de la station 302); 1913,
fig. 25 a-b — Yoshida, 1941, p. 17, fig. 10, pl. 4, fig. 1 (jide Holthuis, 1980) — Kubo, 1949, en partie,
fig, 47 P — Starobogatov, 1972, en partie, fig. 102 a — Burukovsky, 1974, en partie, p. 26 (1983,
p. 32) — Miquel, 1984a, p. 215 = P. lanceolatus Kubo, 1949.
Non Parapenaeus fissurus, de Man, 1911, p. 79 (en partie, spécimens des stations 306 et 312) ; 1922, p. 9 —
Balss, 1914 a, p. 10 (au moins en partie), fig. 4 — Kubo, 1949, p. 400 (en partie), fig. 21 E, 28 A-C, 61 B
et B' (non fig. 47 P = P. lanceolatus Kubo, 1949) — Dall, 1957, p. 179 (clé) — Hall, 1961, p. 104,
pl. 19, fig. 14 ; 1962, p. 30, fig. 114, 114 a-b — Racek et Dall, 1965, p. 53, pl. 10, fig. 7 — Kim et Park,
1972, p. 193 — Tirmizi, 1972, p. 189, fig. 20 — Tirmizi et Bashir, 1973, p. 67, fig. 45-46 — Burukovsky,
1974, p. 26 (clé) (1983, p. 32) — Kim, 1976, p. 136 ; 1977 a, p. 200 ; 1977 b, p. 131, fig. 30, pl. 42, fig. 9
— Lee et Yu, 1977, p. 50, fig. 31, fig. 32 A-D, F (non fig. 32 E = P. fissurus (Bâte, 1881) ou P. lanceola¬
tus Kubo, 1949) — Johnson, 1979, p. 10 — Holthuis, 1980, p. 35 (en partie) — Motoh et Buri, p. 95,
fig. 65-66 = P. fissuroides sp. nov.
Non Parapenaeus fissurus, Stebbing, 1914, p. 19, pl. 5 — Balss, 1924, p. 44 (en partie) — Ramadan, 1938,
p. 73. — Barnard, 1950, p. 601, fig. 110 c-e — Hall, 1966, p. 99 (en partie) — Kensley, 1969, p. 154 ;
1972, p. 22, fig. 9 J, K, L ; 1981, p. 17 — Bruce, 1973, p. 14 ; 1974, pp. 22, 23 — Crosnier et Jouannic,
1973, p. 10, pl. 1, fig. 3 — Sankarankutty, 1976, table 1 — Holthuis, 1980, p. 35 (en partie) = P. fissu¬
roides indicus subsp. nov.
Non Parapenaeus fissurus, Balss, 1914 a, p. 10 (en partie, spécimens de la mer Rouge) ; 1914 b, p. 133 ; 1915,
p. 12 ; 1924, p. 44 (en partie, spécimens de la mer Rouge) — Pesta, 1915, p. 106 — Hall, 1966, p. 99 (en
partie, spécimens de la mer Rouge) = P. fissuroides erythraeus subsp. nov.
Non Penaeus fissurus. Bâte, 1888, p. 263 (en partie, 1 spécimen de la station 204 B) — Estampador, 1937,
p. 493 (en partie) ; 1959, p. 35 (en partie) = P. sextuberculatus Kubo, 1949.
Non Parapenaeus fissurus, Alcock, 1905, p. 520 (en partie) ; 1906, p. 31 (en partie), fig. 16, 16 b (non fig. 16 a
= P. australiensis Dall, 1957) — Balss, 1933, p. 231 (en partie) = P. sextuberculatus Kubo, 1949.
Non Parapenaeus fissurus, Starobogatov, 1972, pp. 373, 401 (en partie), fig. 104 b, 104 c (non fig. 102 a = P.
lanceolatus Kubo, 1949 ; non fig. 102 c = P. australiensis Dall, 1957) = P. sextuberculatus Kubo, 1949.
Non Parapenaeus fissurus, de Man, 1911, p. 79 (en partie, 2 spécimens de la station 302) = P. ruberoculatus
Hall, 1962.
Non Penaeus fissurus, Borradaile, 1900, p. 395 = P. australiensis Dall, 1957.
Non Parapenaeus fissurus, Balss, 1933, p. 231 (en partie) = P. australiensis Dall, 1957.
Non Penaeus fissurus, Bâte, 1888, p. 263 (en partie, spécimens de la station 209) — Estampador, 1937, p. 493
(en partie) ; 1959, p. 35 (en partie) = P. australiensis Dall, 1957, forme nodosa.
Source : MNHN, Paris
314
A. CROSNIER
Fig. 3. — Région antérieure du corps, vue latérale : a, Parapenaeus fissurus (Bâte, 1881), 9 24,3 mm, Musorstom I, Phi¬
lippines, st. 26, 189 m (MP-Na 6269) ; b, Parapenaeus lanceolatus Kubo, 1949, 9 33,9 mm, Musorstom 1, Philippines,
st. 5, 215-200 m (MP-Na 6263).
Non Peneus fissurus, MacGilchrist, 1905, p. 234 = P. australiensis Dali, 1957, forme nodosa.
Non Parapenaeus fissurus, Alcock, 1905, p. 520 (en partie) ; 1906, p. 31 (en partie), fig. 16 a (non fig. 16, 16 b
= P. sextuberculatus Kubo, 1949) = P. australiensis Dali, 1957, forme nodosa.
Non Parapenaeus fissurus, Starobogatov, 1972, fig. 102 c = P. australiensis Dali, 1957, forme nodosa.
Non Penaeus fissurus. Bâte, 1888, p. 263 (en partie, 2 spécimens de la station 190 et 1 spécimen de la station
204 B) — Estampador, 1937, p. 493 (en partie) ; 1959, p. 35 (en partie) = P. longipes Alcock, 1905.
Matériel
MUSORSTOM 1. Philippines : St. 10, 187-205 m : 10 a 17,1 à 25,7 mm (MP-Na 6129). — St.
26, 189 m : 2 cr 21,3 et 22,8 mm ; 2 9 20,3 et 23,3 mm (MP-Na 6130) ; 1 9 24,3 mm (MP-Na 6269,
dessinée). — St. 32, 193-184 m : 3 o- 19,9 à 22,3 mm ; 1 9 24,2 mm (MP-Na 6131) ; 1 cr 21,7 mm
(MP-Na 6268, dessiné). — St. 61, 202-184 m : 1 9 22,7 mm (MP-Na 6132). — St. 62, 179-194 m : 3 o-
17,1 à 19,0 mm ; 4 9 17,0 à 24,0 mm (MP-Na 6133). — St. 68, 199-183 m : 34 o- 18,0 à 28,1 mm ;
42 9 14,9 à 28,1 mm (MP-Na 6134). — St. 69, 187-199 m : 1 o- 22,3 mm ; 3 9 20,2 à 23,2 mm (MP-
Na 6135).
MUSORSTOM II. Philippines : St. 1, 198-188 m : 28 o- 13,4 à 25,2 mm ; 17 9 13,6 à 29,6 mm
(MP-Na 6136). — St. 2, 186-184 m : 1 1 o- 16,2 à 23,9 mm ; 16 9 14,4 à 26,3 mm (MP-Na 6137). —
St. 3, 182-180 m : 10 o- 16,7 à 22,4 mm ; 13 9 13,9 à 28,2 mm (MP-Na 6138). — St. 4, 190—183 m :
22 o- 11,9 à 23,6 mm ; 25 9 13,8 à 28,0 mm (MP-Na 6139). — St. 10, 188-195 m : 1 o- 14,4 mm ;
3 9 13,7 à 26,7 mm (MP-Na 6140). — St. 11, 196-194 m : 4 o- 18,7 à 25,5 mm ; 6 9 18,3 à 31,8 mm
(MP-Na 6141). — St. 13, 200-193 m : 1 9 25,3 mm (MP-Na 6142, dessinée). — St. 18, 195-188 m :
2 o- 20,4 et 25,6 mm ; 2 9 27,0 et 28,2 mm (MP-Na 6143). — St. 21, 191-192 m : 5 o- 16,1 à
22,6 mm ; 1 9 30,8 mm (MP-Na 6144). — St. 63, 230-215 m : 1 o- 24,3 mm ; 1 9 23,2 mm (MP-Na
6145). — St. 64, 195-191 m : 2 cr 20,8 et 20,9 mm (MP-Na 6146).
Albatross. Philippines : St. 5278, 187 m : 1 cr 20,4 mm. — St. 5516, 320 m : 1 9 27,3 mm
(USNM).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
315
British Muséum. Indonésie : Challenger, st. 190, 12.09.1874, 8°56' S-136°5' E, 49 fms : 1 9
26,8 mm.
Japon : Tosa Bay, 200 m, 29.07.1980 : 1 o ■ 22,4 mm (MSUF 530-2-912).
Description
Le corps est glabre. Le rostre, droit, horizontal, porte cinq ou, plus fréquemment, six dents dor¬
sales en plus de l’épigastrique et aucune dent ventrale ; il est assez court, sa longueur variant toutefois
très légèrement avec le sexe : chez les mâles, l’extrémité du rostre se situe entre celle des yeux et celle
du premier segment du pédoncule antennulaire ; chez les femelles, le rostre est très légèrement plus
allongé tout en ne dépassant qu’à peine, chez celles qui ont le rostre le plus long, l’extrémité du pre¬
mier segment du pédoncule antennulaire. La première dent rostrale est légèrement en arrière du niveau
du fond de l’orbite, l’épigastrique est implantée au voisinage du tiers antérieur de la carapace. La
carène adrostrale, très nette, se termine un peu en arrière de la première dent rostrale. La carène post-
rostrale, bien en relief et aiguë, s’étend presque jusqu’au bord postérieur de la carapace. Cette dernière
porte trois épines, antennaire, hépatique et branchiostège ; les deux premières sont fortes ; la dernière
est très petite et se prolonge en arrière par une longue carène qui, d’abord horizontale, se recourbe
ensuite à 45° vers le haut. Il existe également une dent supra-orbitaire bien marquée, sensiblement en
forme d’angle droit. Comme chez tous les Parapenaeus, une ligne longitudinale très fine, légèrement
sinueuse, part du bord antérieur de la carapace, un peu au-dessus de l’épine antennaire, et s’étend pres¬
que jusqu’au bord postérieur de la carapace. Une autre ligne, assez courte et verticale, s’élève au tiers
postérieur environ du bord inférieur de la carapace. Outre ces lignes, seul un sillon hépatique, peu mar¬
qué, existe.
Les yeux, très colorés, sont bien développés. Leur article basal porte une grande écaille aiguë.
Les antennules ont un pédoncule qui atteint l’extrémité du scaphocérite chez les mâles et qui
s’arrête au niveau de la base de l’épine de ce même scaphocérite chez les femelles. Le développement
des flagelles antennulaires varie avec le sexe ; si l’on considère le plus grand des deux flagelles, sa lon¬
gueur est comprise entre 0,70 et 0,85 fois celle du pédoncule antennulaire (mesurée du creux de i’orbite
à l’extrémité du troisième segment) chez les femelles et entre 1,15 et 1,35 fois environ cette même lon¬
gueur chez les mâles. Le prosartéma atteint, ou presque, le niveau de la base de la cornée de la face
supérieure de l’œil ; il en est de même pour le stylocérite.
Les pièces buccales, des mandibules aux premiers maxillipèdes, sont représentées sur les figures
4 a-d.
Les troisièmes maxillipèdes, dont le dernier article est égal aux deux tiers environ de l’avant-
dernier, dépassent légèrement la base du troisième article des pédoncules antennulaires chez les femelles,
tandis que, chez les mâles, leur extrémité se situe entre les cinq sixièmes et l’extrémité du second article
des pédoncules antennulaires.
Les péréiopodes sont bien développés mais de longueur légèrement variable. C’est ainsi que les
cinquièmes ont leur extrémité qui se situe en deçà de celle du scaphocérite d’une longueur comprise
entre 1,5 et 3 fois celle de leur dactyle. Le basis et l’ischion des premiers portent seuls une épine qui est
d’assez grande taille (surtout celle de l’ischion). Tous les péréiopodes portent un exopodite peu déve¬
loppé (sur les quatrièmes et surtout les cinquièmes, ils ne se distinguent qu’à un fort grossissement).
Seuls les premiers et les deuxièmes péréiopodes sont munis d’un épipodite ; ceux-ci, de grande taille,
sont bifurqués.
L’abdomen n’est caréné dorsalement que sur ses trois derniers segments. Les carènes s’étendent
sur toute la longueur des segments et se terminent postérieurement par une épine de taille légèrement
croissante du quatrième au sixième segment. Ce dernier a une longueur qui, mesurée au niveau des
condyles d’articulation, est presque le double de celle du cinquième ; ses faces latérales portent une
petite épine à leur angle inféro-postérieur. Le telson, dont la longueur est très voisine de celle du
sixième segment, porte une paire de grandes épines latérales fixes, implantées un peu au-delà des deux
tiers de sa longueur ; il n’y a pas d’épines mobiles.
Le pétasma est représenté sur les figures 5 a-b. Son lobe ventrolatéral a sa partie antéro-externe
Source : MNHN, Paris
Fig. 4. — Parapenaeus fissurus (Bâte, 1881), ç 25,3 n
Hih.iio <■- - • mule gauc|
, Musorstom I, Philippines,
maxille gauche, face externe ; d, premier maxiilipède
' 32, 193-184 m (MP-Na 6268) : appendix masculina
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
317
(fig. 6 a) terminée par deux fortes dents dont l’inférieure correspond au processus a. Le processus b,
très développé, est en forme de longue pointe légèrement recourbée ; il fait un angle d’environ 45° avec
l’axe longitudinal du pétasma ; le processus d est un lobe allongé, peu saillant et à courbure faible.
L’appendix masculina (fig. 4 e) a son article distal renflé, plus ou moins ovoïde.
Le thélycum est représenté sur la figure 7 a. Le sternite du segment thoracique VIII est creusé
par un sillon longitudinal médian qui s’élargit dans sa partie postérieure ; cet élargissement est le plus
souvent assez peu important mais, parfois, on observe un élargissement en « goutte d’eau » qui rend
alors le thélycum très semblable à celui de lanceolatus. Parfois aussi, comme cela s’observe également
chez lanceolatus , le tubercule qui existe fréquemment chez les jeunes, au niveau de l’extrémité posté¬
rieure du sillon, subsiste partiellement et l’on a alors l’aspect représenté sur la figure 7 e relative à lan¬
ceolatus. Les protubérances latérales postérieures du sternite VIII ont leur bord antérieur bien arrondi.
Remarques
Bâte, en 1881, a donné la première diagnose de cette espèce en se basant sur du matériel
« taken at a depth of 50 fathoms South of New Guinea », ce qui correspond à la station 190 du Chal¬
lenger (8°56' S-136°5' E, 49 fms).
En 1888, dans les résultats de la campagne du Challenger, ce même auteur a donné une descrip¬
tion détaillée de son espèce accompagnée des dessins d’une femelle. Il a rattaché à fissurus des spéci¬
mens capturés lors de quatre stations :
— Station 190, déjà citée : 1 mâle, 2 femelles ;
— Station 204 A, 12°43' N-122°9' E, off Tablas Island, 100 fms : pas d’indication sur le nombre de
spécimens ;
— Station 204 B, 12°46' N-122°10' E, 115 fms : 2 femelles ;
— Station 209, 10°14' N-123°54' E, 95-100 fms : 5 mâles et 5 femelles.
Nous avons examiné, au British Muséum, ce qui existe encore du matériel ci-dessus.
Les spécimens de la station 190 sont au complet. Le mâle et l’une des femelles sont des P. lon¬
gues Alcock, 1905. L’autre femelle, dont la carapace mesure 26,8 mm, est manifestement celle qui a
été figurée par Bâte (1888, pl. 36, fig. 1, 1', 1 p, 1 z) ; nous la choisissons comme lectotype de fissu¬
rus.
La récolte faite à la station 204 A, pour laquelle, comme nous l’avons mentionné, Bâte (1888,
p. 264) ne donne pas, contrairement à son habitude et sans s’en expliquer, le détail des spécimens
qu’elle renfermait, a disparu.
Les spécimens de la station 204 B sont au complet. L’une des femelles est un P. longipes, l’autre
(le = 22,4 mm) un P. sextuberculatus Kubo, 1949.
Le flacon de la station 209 ne renferme plus que trois mâles (le = 24,7, 25,0 et 26,5 mm) et une
femelle (le = 28,2 mm). Tous les quatre sont des P. australiensis Dali, 1957, forme nodosa (cf.
p. xxx). Les spécimens manquants sont vraisemblablement ceux qui ont été envoyés à Alcock et qu’il
mentionne à la page 32 de son travail de 1906.
Les confusions d’espèces mentionnées ci-dessus ne devaient être qu’un début et il est assez
remarquable de constater que, si les identifications de spécimens de Parapenaeus à fissurus ont été fré¬
quentes, le nombre des références bibliographiques est là pour en témoigner, aucune de toutes celles
que nous avons pu contrôler, soit par la description fournie par l’auteur, soit par le réexamen des spé¬
cimens, ne s’est révélée exacte, si bien qu’actuellement seules les deux références de Bâte (1881 et 1888)
peuvent être rapportées avec certitude à fissurus ; les autres concernent soit lanceolatus Kubo, 1949,
soit sextuberculatus Kubo, 1949, ou australiensis Dali, 1957, soit fissuroides sp. nov. ou ses sous-
espèces. Kubo (1949) a, en particulier, entretenu la confusion en représentant, sous le nom de fissurus,
un pétasma qui est celui de l’espèce que nous décrivons comme nouvelle sous le nom de fissuroides, et
un thélycum qui est celui de l’espèce qu’il décrit, dans le même travail, sous le nom de lanceolatus.
Toujours dans son travail de 1949, Kubo a encore augmenté la confusion en décrivant une nouvelle
espèce, sextuberculatus proche de fissurus, et en considérant comme femelle de sextuberculatus la
Source : MNHN, Paris
318
A. CROSNIER
femelle de fissuroides ! Par la suite, Starobogatov (1972), puis Ivanov et Hassan (1976), qui
s’étaient aperçus de certaines incohérences du travail de Kubo, ont considéré que le pétasma que Kubo
avait décrit sous le nom de fissurus (et qui est celui de fissuroides ) était celui de sextuberculatus.
Nous signalerons enfin que Bâte, dans sa description (1888), mentionne la présence, chez/issu-
rus, d’une carène dorsale sur le troisième segment abdominal. Il s’agit là manifestement d’une erreur,
aucune des espèces présentes dans le matériel rapporté par Bâte à fissurus ne possédant ce caractère.
Quant à Estampador (1937, 1959), il mentionne P. fissurus aux Philippines uniquement d’après
les récoltes du Challenger citées par Bâte, ce qui explique qu’il se retrouve à côté de ce dernier dans
les références bibliographiques relatives aux espèces.
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 31,8 et 28,1 mm et une longueur totale de 123 et 114 mm.
Répartition
Cette espèce n’est actuellement connue avec certitude que de l’Indonésie, des Philippines et du
Japon, entre 90 et 320 m de profondeur.
Parapenaeus lanceolatus Kubo, 1949.
Fig. 3 b, 5 c-d, 6 b-c, 7 b et e.
Parapenaeus lanceolatus Kubo, 1949, p. 405, fig. 4 C, 7 D', 21 C, 28 G-I, 61 C et C', 75 C-I, 78 I, 143 C et G,
144 — Dall, 1957, p. 179 (clé) — Starobogatov, 1972, p. 401 (clé), fig. 101 — Burukovsky, 1974, p. 26
(clé) (1983, p. 33) — Holthuis, 1980, p. 35.
Parapenaeus fissurus, de Man, 1911, p. 79 (en partie, majorité des spécimens de la st. 302) ; 1913, fig. 25 a-b —
Yoshida, 1941, p. 17, fig. 10, pi. 4, fig. 1 (fide Holthuis, 1980) — Kubo, 1949 (en partie), fig. 47 P —
Starobogatov, 1972 (en partie), fig. 102 a — Burukovsky, 1974 (en partie), p. 26 (clé) (1983, p.32) —
Miquel, 1984a, p. 215. Non (Bâte, 1881).
? Parapenaeus fissurus, Lee et Yu, 1977 (en partie), fig. 32 E. Non (Bâte, 1881).
Matériel
MUSORSTOM I. Philippines : St. 4, 182-194 m : 2 O- 20,0 et 21,5 mm ; 1 9 25,2 mm (MP-Na
6119). — St. 5, 215-200 m : 12 cr 15,8 à 25,4 mm; 9 9 24,5 à 33,0 mm (MP-Na 6120); 1 or
23.1 mm ; 1 9 33,9 mm (MP-Na 6263, dessinés). — St. 6, 200-182 m : 6 cr 10,2 à 18,8 mm ; 4 9 10,4
à 12,2 mm (MP-Na 6121). — St. 7, 200-185 m : 18 a 9,8 à 16,8 mm ; 8 9 11,1 à 14,9 mm (MP-Na
6122). — St. 10, 187-205 m : 4 cr 11,4 à 18,2 mm ; 1 9 17,8 mm (MP-Na 6123). — St. 11, 230-
217 m : 4 cr 22,8 à 26,1 mm ; 6 9 26,8 à 32,8 mm (MP-Na 6124). — St. 20, 208-222 m : 1 or 21,5 mm
(MP-Na 6125). — St. 25, 200-191 m : 1 or 15,3 mm (MP-Na 6126). — St. 42, 379-407 m : 1 cr
24.2 mm (MP-Na 6127). — St. 55, 200-194 m : 1 cr 16,8 mm (MP-Na 6128).
MUSORSTOM IL Philippines : St. 11, 196-194 m : 1 cr 15,3 mm ; 4 9 17,8 à 25,9 mm (MP-
Na 6115). — St. 12, 197-210 m : 2 cr 19,9 et 20,9 mm ; 4 9 20,2 à 23,5 mm (MP-Na 6116). — St. 21,
191-192 m : 1 cr 18,8 mm ; 2 9 20,5 et 24,0 mm (MP-Na 6114). — St. 64, 195-191 m : 1 cr 18,0 mm ;
15 9 18,3 à 27,1 mm (MP-Na 6117) ; 1 9 18,2 mm (MP-Na 6261, dessinée). — St. 66, 209-192 m :
8 cr 12,0 à 19,7 mm ; 23 9 14,9 à 31,0 mm (MP-Na 6118).
Albatross. Philippines : St. 5117, 216 m : 3 cr 18,7 à 25,1 mm ; 3 9 23,9 à 24,5 mm. — St.
5121, 198 m : 2 cr 20,5 et 21,6 mm ; 2 9 21,4 et 25,4 mm. — St. 5194, 271 m : 1 9 22,7 mm. — St.
5212, 198 m : 1 or 16,4 mm ; 1 9 20,4 mm. — St. 5247, 247 m : 4 or 26,5 à 26,9 mm ; 3 9 27,0 à
29.3 mm. — St. 5256, 247 m :2 o- 20,5 et 23,0 mm. — St. 5266, 183 m : 10 cr 15,9 à 24,5 mm ; 16 9
20,5 à 29,2 mm. — St. 5272, 216 m : 6 cr 20,2 à 25,7 mm ; 12 9 21,9 à 32,1 mm. — St. 5369,
Source : MNHN , Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
319
194 m : 3 9 23,1 à 27,2 mm. — St. 5375, 196 m : 10 cr 17,3 à 25,3 mm ; 4 9 21,9 à 26,0 mm. —
St. 5391, 216 m : 1 cr 18,8 mm ; 1 9 17,4 mm. — St. 5392, 247 m : 1 cr 17,9 mm. — St. 5393, 249 m :
3 cr 12,6 à 15,8 mm ; 7 9 11,4 à 19,3 mm. — St. 5394, 280 m : 4 cr 17,7 à 23,1 mm ; 3 9 12,1 à
19,0 mm. — St. 5395, 256 m : 2 9 19,9 et 20,4 mm. — St. 5397, 245 m : 5 cr 17,5 à 23,5 mm ; 2 9
15.6 et 21,0 mm. — St. 5453, 267 m : 2 cr 11,8 et 23,2 mm ; 1 9 12,5 mm. — St. 5454, 280 m : 3 cr
19.7 à 24,1 mm ; 5 9 19,2 à 22,8 mm (USNM).
Siboga. Indonésie : St. 302, 8.2.1900, 10°27,9' S-123°28,7' E, near Rotti Island, 216 m : 20 cr
18,5 à 24,1 mm ; 6 9 13,8 à 28,9 mm (déterminés P. fissurus par DE Man, 1911).
Australie : 20.5.1978, 18°22' S-l 18°03' E, chalutage, 270 m, B. Hutchinson coll., W. A.
Muséum leg. (RHMN n° 33839) : 1 9 31,5 mm (déterminé P. fissurus par Miquel, 1984).
Diagnose
Par rapport à P. fissurus, cette espèce se caractérise essentiellement par :
— le rostre légèrement sinueux qui porte habituellement six dents dorsales (rarement cinq, exception¬
nellement quatre) en plus de l’épigastrique et qui est allongé ; chez les femelles, son extrémité
peut ne pas dépasser les deux cinquièmes du troisième segment du pédoncule antennulaire, mais
ceci est exceptionnel et, habituellement, le rostre dépasse le pédoncule antennulaire d’une lon¬
gueur variable qui peut atteindre 1,2 fois celle du troisième segment de ce pédoncule ; chez les
mâles, le rostre est plus court et son extrémité se situe entre les deux tiers du second segment du
pédoncule antennulaire et les trois quarts du troisième segment de ce pédoncule ;
— le pétasma, qui est représenté sur les figures 5 c-d. Le lobe ventrolatéral est terminé par une seule
forte dent qui correspond au processus a et qui peut être plus ou moins étirée en pointe
(fig. 6 b-c). Le processus d est en forme de petit lobe, arrondi et saillant ;
— le thélycum, qui est représenté sur la figure 7 b. Le sternite thoracique VIII est creusé par un sillon
longitudinal médian qui s’élargit en forme de goutte d’eau à son extrémité postérieure. Il arrive
que le petit tubercule, qui s’observe chez les juvéniles au niveau de l’extrémité postérieure du
sillon, subsiste chez les adultes modifiant alors l’aspect arrondi de l’extrémité du sillon
(fig. 7 e).
Le développement des flagelles antennulaires varie avec le sexe. Chez les femelles, les plus longs
ont une longueur comprise entre 0,9 et 1,0 fois celle du pédoncule antennulaire (mesurée du creux de
l’orbite à l’extrémité du troisième segment) ; chez les mâles, cette longueur est comprise entre 1,2 et 1,4
fois celle du pédoncule antennulaire. Les péréiopodes sont normalement développés ; les cinquièmes
peuvent dépasser très légèrement l’extrémité du scaphocérite mais, le plus souvent, n’atteignent pas
cette extrémité dont ils peuvent demeurer en deçà de la longueur de leur dactyle.
Remarques
Sur sa figure 144, Kubo (1949) a représenté une carène adrostrale atteignant presque le niveau
de l’épine épigastrique. 11 s’agit là d’une erreur de dessin, cette carène se terminant, comme c’est la
règle chez les autres espèces de Parapenaeus, un peu en arrière de la première dent rostrale.
C’est donc à tort que Dall (1957), Starobogatov (1972) et Burukovsky (1974), se basant sur
le dessin de Kubo, ont utilisé, dans leurs clés, la longueur de cette carène comme caractère distinctif.
Par ailleurs, Kubo a décrit son espèce d’après quatre exemplaires mâles et sans disposer, pensait-
il, de femelles. Or sa figure 47 P représente, sous le nom de P. fissurus, un thélycum de lanceolatus qui
montre que cet auteur a commis une erreur d’identification, d’ailleurs reprise par la suite par Starobo¬
gatov (1972) et Burukovsky (1974).
Quant à Ivanov et Hassan (1976), ils ont cru devoir mettre lanceolatus en synonymie avec
l’espèce qu’ils ont identifiée à sextuberculatus Kubo, 1949, et qui est en fait fissuroides indicus subsp.
nov. Cela n’est évidemment pas admissible, mais se comprend lorsqu’on a examiné d’assez nombreux
spécimens de fissuroides : chez les jeunes, le processus a est encore allongé et non bilobé et le pétasama
ressemble alors à celui des adultes de lanceolatus (fig. 6 h-i).
Source : MNHN, Paris
Fig. 5. — Pétasma, vues ventrale et de profil de la moitié antérieure : a-b, Parapenaeus fissurus (Bâte, 1881), cr 21,7 mm
Musorstom I, Philippines, st. 32, 193-184 m (MP-Na 6268); c-d, Parapenaeus lanceolatus Kubo, 1949, cr 23,1 mm
Musorstom I, Philippines, st. 5, 215-200 m (MP-Na 6263) ; e-f, Parapenaeus fissuroides sp. nov., cr 20,4 mm, holotype
19°22,5' N-l 14°07,5' E (BM n° 1983-599); g-h, Parapenaeus fissuroides indicus subsp. nov., cr 21,1 mm, holotype
Vauban, Madagascar, CH 80, 65-70 m (MP-Na 6267) ; i, Parapenaeus fissuroides erythraeus subsp. nov., cr 24,0 mm
holotype, Pola, mer Rouge, st. 117, 638 m (ZSM).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
321
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 33,9 et 26,9 mm et une longueur totale de 136 et 115 mm.
RÉPARTITION
Cette espèce est maintenant connue avec certitude du Japon, des Philippines, de l’Indonésie et de
l’Australie de l’Ouest. Nous en avons examiné au British Muséum des spécimens récoltés au large du
Vietnam (17°42,4' N-110°17,2' E) et au large de Hong-Kong (ces derniers identifiés à P. fissurus par
A. J. Bruce). Elle a été trouvée entre 183 et 379-407 m de profondeur.
Parapenaeus fissuroides sp. nov.
Fig. 5 e-f, 6 d-f, 7 c, 8 a.
Parapenaeus fissurus, DE Man, 1911, p. 79 (en partie, spécimens des stations 306 et 312) ; 1922, p. 9 — Balss,
1914 a, p. 10 (en partie), fig. 4 — Kubo, 1949, p. 400 (en partie), fig. 21 E, 28 A-C, 61 B et B' (non fig.
47 P = P. lanceolaius Kubo, 1949) — Dall, 1957, p. 179 (clé) — Hall, 1961, p. 104, pl. 19, fig. 14 ;
1962, p. 30, fig. 114, 114 a-b — Racek et Dall, 1965, p. 53, pi. 10, fig. 7 — Kim et Park, 1972, p. 193 —
Burukovsky, 1974, p. 26 (clé) (1983, p. 32) — Kim, 1976, p. 136 ; 1977 a, p. 200 ; 1977 b, p. 131, fig, 30,
pl. 42, fig. 9 — Lee et Yu, 1977, p. 50, fig. 31, fig. 32 A-D, F (non fig. 32 E = P. fissurus (Bâte, 1881) ou
P. lanceolaius Kubo, 1949) — Johnson, 1979, p. 10 — Holthuis, 1980, p. 35 (en partie) — Motoh et
Buri, 1984, p. 95, fig. 65-66. Non (Bâte, 1881).
Parapenaeus sextuberculatus Kubo, 1949, p. 404 (en partie, thélycum), fig. 47 R — Starobogatov, 1972,
pp. 374, 401, fig. 102 b, 104 a. Non Kubo, 1949.
Matériel
Albatross. Philippines : St. 5193, 130 m : 6 ct 12,3 à 18,2 mm ; 5 9 10,4 à 21,0 mm. — St.
5241, 393 m : 8 o- 22,8 à 24,8 mm. — St. 5242, 349 m : 14 cr 16,5 à 23,1 mm ; 21 9 12,6 à 27,8 mm.
— St. 5243, 399 m : 10 cr 10,0 à 24,2 mm ; 6 9 19,3 à 27,6 mm. — St. 5244, 313 m : 11 CT 16,3 à
21,6 mm ; 7 9 16,6 à 26,1 mm. — St. 5369, 194 m : 2 ct 23,6 et 25,2 mm ; 4 9 28,8 à 30,7 mm. —
St. 5371, 152 m : 6 CT 20,9 à 23,8 mm ; 10 9 23,4 à 28,5 mm. — St. 5375, 196 m : 1 9 29,7 mm. —
St. 5376, 165 m : 14 CT 14,5 à 26,5 mm ; 9 9 10,3 à 30,2 mm. — St. 5382, 234 m : 2 ct 23,0 et
24,0 mm ; 5 9 27,3 à 29,5 mm (USNM, à l’exception de la femelle de la st. 5375 conservée au Muséum
de Paris sous le numéro MP-Na 6362).
Albatross. Hong-Kong : St. 5308, 113 m : 1 ct 18,2 mm ; 2 9 15,6 et 16,7 mm (MP-Na 6361).
British Muséum. Hong-Kong : 7.11.1964, 19°22,5' N-114°07,5' E, 700-795 m : 1 ct 20,4 mm
(B.M. 1983.599).
Siboga. Indonésie : St. 306, 8.02.1900, 8°27' S-122°54,5' E, détroit de Lobetobi, 247 m : 4 ct
18,0 à 24,2 mm ; 10 9 13,8 à 26,8 mm. — St. 312, 14.02.1900, 8°19' S-117°41' E, baie de Saleh,
274 m : 4 ct 14,0 à 22,6 mm ; 5 9 13,2 à 26,5 mm (déterminés P. fissurus par de Man, 1911) (ZMA).
CORINDON II. Indonésie : St. 208, 31.10.1980, 0°14,6' S-117°52,0' E, 150 m : 2 9 30,8 et
31,5 mm (MP-Na 6234).
Corée : 9.09.1972, 60 miles au Sud de Jeju Island, K. B. Park coll. : 1 ct 20,4 mm (photogra¬
phié dans Kim, 1977) (SNU).
Japon : Kii Strait : 1 ct 15,8 mm ; 4 9 13,5 à 18,3 mm (MSUF n° 530-2-913). — Tosa Bay :
3 9 11,7 à 17,4 mm (MSUF n° 530-2-919).
Types
Le mâle dont la carapace mesure 20,4 mm, récolté au large de Hong-Kong et déposé au British
Muséum (n° 1983-599), est l’holotype.
Source : MNHN, Paris
322
A. CROSNIER
La femelle dont la carapace mesure 31,5 mm, récoltée lors de la campagne Corindon II, en
Indonésie, à la station 208, est l’allotype. L’autre femelle récoltée à la même station est un paratype.
Diagnose
Par rapport à P. fissurus, cette espèce se caractérise essentiellement par :
— le rostre légèrement sinueux, qui porte cinq ou six dents dorsales (exceptionnellement sept) en plus
de l’épigastrique et qui est modérément allongé : chez les femelles, son extrémité se situe entre le
sixième proximal du troisième segment du pédoncule antennulaire et l’extrémité de ce pédon¬
cule qu’elle peut même, exceptionnellement, très légèrement dépasser ; chez les mâles, le rostre
est plus court et son extrémité se situe entre les deux cinquièmes et les quatre cinquièmes du
second segment du pédoncule antennulaire ;
— le pétasma, qui est représenté sur les figures 5 e-f. Le processus a, étiré en languette étroite, est
divisé à son extrémité, par une encoche en forme de V ouvert, en deux lobes plus ou moins
développés dont l’antérieur est, habituellement, légèrement plus grand que le postérieur (fig. 6 d-
f). Le processus b a la forme d’une forte dent pointue et allongée, très légèrement recourbée et
dirigée perpendiculairement à l’axe longitudinal du pétasma. Le processus c est arrondi ou légè¬
rement anguleux et atteint, en vue de profil, presque le niveau de l’extrémité du processus b.
Le processus d est bien développé ; arrondi postérieurement, il est étiré en pointe antérieu¬
rement. Il faut noter que la division en deux lobes de l’extrémité du processus a, qui ne se
marque que peu à peu au cours de la croissance, est un caractère d’adulte ;
— le thélycum, qui est représenté sur la figure 7 c. La zone médiane de la partie antérieure du ster-
nite thoracique VIII porte deux renflements allongés et accolés, élargis antérieurement et qui
forment un ensemble à l’aspect cordiforme. Sur la partie postérieure de ce même sternite, les
protubérances latérales postérieures se terminent antérieurement par un bord transversal portant
vers son milieu une large excroissance demi forme plus ou moins marquée ; entre ces protubé¬
rances, le sternite est lisse, sans tubercule.
Le développement des flagelles antennulaires varie avec le sexe. Chez les femelles, les plus longs
ont une longueur comprise entre 0,9 et 1,0 fois celle du pédoncule antennulaire (mesurée du creux de
l’orbite à l’extrémité du troisième segment) ; chez les mâles, cette longueur est comprise entre 1,2 et 1,4
fois celle du pédoncule antennulaire.
Les péréiopodes sont normalement développés, mais de longueur assez variable. Les cinquièmes
peuvent dépasser l’extrémité du scaphocérite de la moitié de leur dactyle ou demeurer en deçà de cette
extrémité d’une longueur égale à 1,5 fois celle de leur dactyle.
Remarques
La description et le dessin (fig. 7 c) du thélycum que nous publions s’appliquent à la presque
totalité des femelles que nous avons examinées. Quelques-unes en diffèrent toutefois :
— soit par les renflements de la zone médiane de la partie antérieure du sternite thoracique VIII, qui
peuvent avoir sensiblement la même largeur sur toute leur longueur et donc devenir parallèles,
l’aspect cordiforme de l’ensemble disparaissant. Ceci n’a toutefois été observé que chez quelques
grandes femelles (le voisine de 30 mm) ;
— soit par la partie médiane comprise entre les deux renflements latéraux postérieurs du sternite VIII
qui peut être plus large qu’elle n’est représentée sur la figure 7 c et, surtout, qui peut porter un
léger tubercule. Ce dernier point a été observé chez deux femelles d’assez petite taille, l’une
(le = 15,6 mm) récoltée au large de Hong-Kong, l’autre (le = 17,4 mm) au Japon. Un tel
tubercule semble apparaître aussi sur la figure 4 de Balss (1914 b) et 32 D de Lee et Yu
(1977).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
323
Fig. 6 a-k. — Vue oblique de la partie distale du lobe ventrolatéral du pétasma : a, Parapenaeus ftssurus (Bâte, 1881),
ct 21,7 mm, Musorstom I, Philippines, st. 32, 193-184 m (MP-Na 6268); b-c, Parapenaeus lanceolatus Kubo, 1949 :
b, CT 23,1 mm, Musorstom I, st. 5, 215-200 m (MP-Na 6263) ; c, CT 18,1 mm, Albaiross, Philippines, st. 5391, 216 m
(USNM) ; d-f, Parapenaeus fissuroides sp. nov. : d, ct 20,4 mm, holotype, 19°22,5' N-l 14°07,5' E (BM n° 1983-599);
e, ct 21,3 mm, Albalross, Philippines, st. 5376, 165 m (USNM) ; f, CT 23,0 mm, Albaiross, Philippines, st. 5243, 399 m
(USNM) ; g-j, Parapenaeus fissuroides indicus subsp. nov. : g, ct 19,3 mm, Anton Bruun, golfe d’Oman, st. 263 A,
206 m (USNM) ; h, ct 13,7 mm, Vauban, Madagascar, CH 44, 200-210 m (MP-Na 6266) ; i, cr 16,3 mm, Vauban, Mada¬
gascar, CH 80, 65-70 m (MP-Na 6266); j, ct 21,1 mm, holotype, Vauban, Madagascar, CH 80, 65-70 m (MP-
Na 6267); k, Parapenaeus fissuroides erythraeus subsp. nov., ct 24,0 mm, holotype, Pola, mer Rouge, st. 117, 638 m
(ZSM).
Fig. 6 1-m. — Telson, vue de dessus : 1, Parapenaeus fissuroides indicus subsp. nov., ct 21,1 mm, holotype, Vauban, CH 80,
65-70 m (MP-Na 6267) ; m, Parapenaeus fissuroides erythraeus subsp. nov., ct 24,0 mm, holotype, Pola, mer Rouge,
st. 117, 638 m (ZSM).
Source : MNHN, Paris
Fig. 7 a-d. — Vue ventrale des sternites thoraciques VI, VII, VIII et bases des péréiopodes : a, Parapenaeus fîssurus
(Bâte, 1881), Ç 24,3 mm, Musorstom I, Philippines, st. 26, 189 m (MP-Na 6269); b, Parapenaeus lanceolatus Kubo,
1949, Ç 33,9 mm, Musorstom I, Philippines, st. 5, 215-200 m (MP-Na 6263) ; c, Parapenaeus fissuroides sp. nov.,
9 30,8 mm, paratype, Corindon II, Indonésie, st. 208, 150 m (MP-Na 6234) ; d, Parapenaeus fissuroides indicus subsp.
nov., 9 25,9 mm, allotype, Vauban, Madagascar, CH 80, 65-70 m (MP-Na 6267).
Fig. 7 e. — Sillon médian du sternite thoracique VIII : Parapenaeus lanceolatus Kubo, 1949, 9 18,2 mm, Musorstom II, Phi¬
lippines, st. 64, 195-191 m (MP-Na 6261).
Fig. 7 f-g. — Vue ventrale des sternites thoraciques VII, VIII et bases des péréiopodes : f, Parapenaeus fissuroides indicus
subsp. nov., 9 17,6 mm, Anton Bruun, golfe d’Oman, st. 263 A, 206 m (USNM) ; g, idem, 9 22,3 mm, Vauban, Mada¬
gascar, CH 87, 250 m (MP-Na 6188).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
325
Le parallélisme des renflements médians antérieurs et la présence d’un tubercule médian posté¬
rieur caractérisent le thélycum de fissuroides indicus (cf. p. 327 et fig. 7 d). 11 faut toutefois noter que,
tandis que chez cette sous-espèce ces caractères sont toujours associés, cela n’a jamais été le cas chez les
femelles mentionnées ci-dessus. Par ailleurs, les mâles capturés en même temps qu’elles, ont toujours
présenté des pétasmas de fissuroides typiques. Pour ces raisons, nous pensons que les quelques femelles
aberrantes mentionnées ci-dessus doivent être considérées comme appartenant malgré tout à la forme
typique.
Chez fissuroides, le processus a du pétasma présente des variations de taille et de forme assez
importantes.
Chez le mâle holotype dont le pétasma a été représenté (fig. 5 e-f) et qui a été récolté au large de
Hong-Kong, le processus a est modérément allongé, assez large, et terminé par deux lobes bien mar¬
qués. Cette disposition se retrouve très exactement chez un autre spécimen de la même région (Alba-
tross, st. 5308). Elle semble être celle observée également à Taïwan (Lee et Yu, 1977, fig. 32 B), au
Japon (Kubo, 1949, fig. 28 A-C) et en Malaisie (Hall, 1962, fig. 114 a). Un spécimen récolté par le
Siboga (st. 312), en Indonésie, et le mâle capturé en Corée que nous mentionnons dans le « matériel »
la présentent également. Le jeune mâle récolté dans le détroit de Kii (voir « matériel ») a un processus
a large, assez court mais peu bilobé à son extrémité, ce dernier caractère s’expliquant par la taille
encore petite du spécimen.
Chez les spécimens récoltés par VAlbatross aux Philippines, le processus a est moins large, plus
allongé et moins fortement bilobé à son extrémité, ceci avec des variations notables (fig. 6 e et 6 fl.On
notera qu’un spécimen capturé par le Siboga, en Indonésie, également à la station 312 où le spécimen
mentionné au paragraphe précédent a été récolté, a un processus a fin et allongé.
On peut évidemment se demander si ces différences permettent la création de formes distinctes
de fissuroides dans l’Ouest-Pacifique. L’existence de formes de passage et le fait que l’examen des
femelles accompagnant les mâles ne confirme pas une telle hypothèse conduisent toutefois à l’abandon¬
ner.
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 31,5 et 26,5 mm et une longueur totale de 129 et 117 mm.
Répartition
Cette espèce est connue avec certitude du Japon, de la Corée, de Taïwan, des Philippines, de
Hong-Kong et d’Indonésie.
Elle a été trouvée entre 113 et 399 m de profondeur. Le mâle holotype aurait été capturé,
d’après l’étiquette qui l’accompagne, entre 700 et 795 m, mais il est vraisemblable qu’il s’agit là d’une
erreur.
Parapenaeus fissuroides indicus subsp. nov.
Fig. 5 g-h, 6 g-j et I, 7 d et f-g, 8b.
Parapenaeus fissurus, Stebbing, 1914, p. 19, pl. 5 — Balss, 1924, p. 44 (en partie) — Ramadan, 1938, p. 73 —
Barnard, 1950, p. 601, fig. 110 c-e. — Hall, 1966, p. 99 (en partie) — Kensley, 1969, p. 154; 1972,
p. 22, fig. 9 J, K, L ; 1981, p. 17 — Bruce, 1973, p. 14 ; 1974, pp. 22, 23 — Crosnier et Jouannic, 1973,
p. 10, pl. 1, fig. 3 — Sankarankutty, 1976, table 1 — Holthuis, 1980, p. 35 (en partie). Non (Bâte,
1881).
Parapenaeus sextuberculatus, Ivanov et Hassan, 1976, p. 7 — Ivanov et Krylov, 1980, p. 284. Non Kubo,
1949.
Source : MNHN, Paris
326
A. CROSN1ER
Matériel
Vauban. Madagascar : CH 43, 7.11.1972, 15°24,5' S-46°02,0' E, 250-265 m : 1 or 23,1 mm;
1 ç 25,5 mm (MP-Na 6183). — CH 44, 7.11.1972, 15°25,7' S-46°01,0' E, 200-210 m : 9 O- 13,6 à
16,4 mm ; 11 9 11,1 à 21,0 mm (MP-Na 6184) ; 2 o- 13,7 et 16,3 mm (MP-Na 6266, dessinés). — CH
47, 7.11.1972, 15°20,0' S-46°ll,8' E, 245-250 m : 1 o- 23,2 mm ; 1 9 25,4 mm (MP-Na 6185). — CH
57, 27.2.1973, 23°35,9' S-43°32,7' E, 285-305 m : 1 CT 23,9 mm ; 2 9 27,5 et 31,0 mm (MP-Na 6186).
— CH 80, 4.03.1973, 25°02,7' S-47°05,8' E, 65-70 m : 3 o- 14,3 à 19,7 mm ; 4 9 23,0 à 26,9 mm
(MP-Na 6187); 1 o- 21,1mm et 1 9 25,9 mm (MP-Na 6267, dessinés). — CH 87, 24.11.1973,
18°55' S-43°56' E, 250 m : 8 cr 16,8 à 20,9 mm ; 6 9 17,2 à 23,7 mm (MP-Na 6188). — CH 130,
19.01.1975, 15°20' S-46°l 1,5' E, 170-175 m : 9 c r 16,9 à 20,4 mm; 12 9 17,0 à 30,0 mm (MP-Na
6189).
Anton Bruun. Golfe d’Oman : Cr 4 B, st. 263 A, 2.12.1963, 25°12' N-56°51', 206 m : 2 o- 17,2
et 19,4 mm ; 3 9 14,8 à 17,7 mm (USNM).
Anton Bruun. Mozambique : Cr 8, st. 397 A, 29.9.1964, 25°12' S-34°04' E, 230-295 m : 1 9
abimée (USNM).
Afrique du Sud : Tugela River, 40 fms, Stebbing coll. : 1 9 (déterminée P. fissurus ; BM
1928.12.1.385.86). — Off Natal, Stebbing coll. : 3 9(déterminées P. fissurus ; BM 1928.12.1.364.66).
John Murray exp., Zanzibar : St. 105, Zanzibar, 238-293 m : 2 cr, 6 9 (déterminés P. fissurus ;
BM). — St. 106, Zanzibar, 183-194 m : 2 cr (déterminés P. fissurus ; BM).
Types
Un mâle récolté à Madagascar (MP-Na 6267) et dont la carapace mesure 21,1 mm a été choisi
comme holotype. Une femelle récoltée lors du même chalutage et dont la carapace mesure 25,9 mm est
l’allotype. Trois mâles et quatre femelles de même provenance sont les paratypes.
Diagnose
Cette sous-espèce se distingue de la forme typique fissuroides fissuroides par :
— le rostre, qui a la même forme et dont la longueur varie dans les mêmes proportions, mais dont le
nombre de dents dorsales, qui est de six ou sept (l’épigastrique exclue), a tendance à être en
moyenne plus élevé, comme le montre le tableau 2 ;
Tableau 2. — Répartition en pourcentage du nombre de dents rostrales (épigastrique exclue) chez
P. fissuroides fissuroides et P. fissuroides indicus.
NB : Lors de l’établissement de ce tableau, la dent distale a été comptée même lorsqu’elle était réduite à l’état de
granule.
Source : A\NHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAE1DAE
327
— le pétasma (fig. 5 g-h) dont le processus a, toujours assez large, n’est que faiblement bilobé à son
extrémité, tandis que la dent qui se trouve à l’angle antéro-interne du lobe ventrolatéral est
toujours bien marquée et que le processus d a une base plus allongée que chez fissuroides fissu-
roides et est, de ce fait, plus développé. Le processus b a la même forme générale que chez
fissuroides fissuroides, mais a tendance à être un peu plus massif ;
— le thélycum (fig. 7 d), dont les renflements antérieurs médians du sternite thoracique VIII forment
deux cordons parallèles entre lesquels vient s’insérer, postérieurement, le tubercule bien mar¬
qué et allongé qui est toujours présent entre les protubérances latérales postérieures de ce
même sternite. Par ailleurs, l’excroissance dentiforme qui est presque toujours présente chez
fissuroides fissuroides, au bord antérieur des protubérances latérales postérieures, est ici souvent
absente ou, sinon, moins marquée.
Remarques
Deux mâles et trois femelles provenant du golfe d’Oman ( Anton Bruun, Cr 4 B, st. 253 A) sont
embarrassants. Si les mâles ont un pétasma qui s’apparente bien à celui de la sous-espèce fissuroides
indicus (fig. 6 g), les femelles ont un sternite thoracique VIII qui présente, entre les protubérances laté¬
rales postérieures, un tubercule bien en relief, caractère appartenant à la sous-espèce fissuroides indicus
mais dont les renflements antérieurs forment un relief cordiforme, caractère des fissuroides typiques.
Nous avons déjà, comme nous l’indiquons dans les lignes qui précèdent, observé deux femelles de ce
type dans l’Ouest-Pacifique, mais il s’agissait de cas isolés et d’individus de petite taille. Dans le golfe
d’Oman et le nord de la mer d’Arabie, il semblerait que la présence d’un tubercule médian, associé à
des renflements antérieurs formant un relief cordiforme, soit constante et cela quelle que soit la taille
des spécimens. En effet si la récolte de V Anton Bruun porte sur des femelles de petite taille (le com¬
prise entre 14,8 et 17,7 mm), Tirmizi (1972, fig. 20 B) et Tirmizi et Bashir (1973, fig. C) donnent des
dessins relatifs à une femelle récoltée au Pakistan (identifiée à tort à P. fissurus) dont la carapace
mesure 24 mm et dont le thélycum présente un tubercule médian postérieur associé à des renflements
antérieurs médians cordiformes.
Il est bien certain que ces spécimens amènent à se poser des questions quant à la validité de la
sous-espèce fissuroides indicus qui devrait peut-être, dans ces conditions, n’être considérée que comme
une simple forme de fissuroides. Pour répondre à cette question, il faudrait pouvoir disposer de récol¬
tes plus abondantes provenant du golfe d’Oman et du Pakistan, et aussi de récoltes provenant de
l’Inde.
En l’absence de telles récoltes, nous préférons conserver la sous-espèce indicus et lui rattacher,
avec réticence il est vrai, les spécimens du golfe d’Oman et du Pakistan.
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 31,0 et 23,9 mm et une longueur totale de 129 et 104 mm.
Répartition
Cette sous-espèce se rencontre dans l’océan Indien occidental ; elle a été récoltée du Kenya à
l’Afrique du Sud et à Madagascar, ainsi que dans le golfe d’Oman et en mer d’Arabie (voir remarques
ci-dessus).
Elle semble se rencontrer surtout entre 170 et 300 m de profondeur. Dans le sud de son aire de
répartition, elle a été capturée à 65-70 m (sud de Madagascar) et à 66-84 m (Afrique du Sud).
Source : MNHN, Paris
328
A. CROSNIER
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
329
Parapenaeus fissuroides erythraeus subsp. nov.
Fig. 5 i, 6 k et m, 8 c-d.
Parapenaeus fissurus, Balss, 1914 a, p. 10 (en partie, spécimens de la mer Rouge) ; 1914 b, p. 133 ; 1915, p. 12 ;
1924, p. 44 (en partie, spécimens de la mer Rouge) — Pesta, 1915, p. 106 — Hall, 1966, p. 99 (en partie,
spécimens de la mer Rouge). Non (Bâte, 1881).
Matériel
Pola. Mer Rouge : St. 117, 5.10.1896, 20°16' N-37°33' E, 638 m, chalutage : 1 cr 24,0 mm;
1 $ 22,8 mm (ZSM 32.2). — St. 120, 6.10.1896, 19°21' N-38°29' E, 560 m, chalutage : 1 9 21,6 mm
(ZSM 32.3) (tous ces spécimens identifiés à P. fissurus par Balss, 1915).
Types
Le mâle de la station 117 a été choisi comme holotype. La femelle récoltée à la même station est
l’allotype. La femelle de la station 120 est un paratype.
Diagnose
Cette sous-espèce se distingue, au premier coup d’œil, par le très grand développement de son
rostre qui, chez les femelles paratype et allotype, dépasse l’extrémité du pédoncule antennulaire d’une
longueur comprise entre trois et quatre fois celle du troisième article de ce pédoncule et, chez le mâle
holotype, s’étend au-delà du pédoncule antennulaire — cas unique dans le genre Parapenaeus — d’une
longueur égale aux deux cinquièmes de celle du troisième article de ce pédoncule.
Remarques
P. fissuroides erythraeus, plus particulièrement proche de fissuroides indicus, se distingue de
cette sous-espèce par, outre la taille du rostre, un allongement plus grand des appendices. C’est ainsi
que les cinquièmes péréiopodes s’étendent jusqu’à l’extrémité du scaphocérite ou même la dépassent de
toute la longueur de leur dactyle chez les femelles (alors qu’ils ne dépassent pas habituellement les qua¬
tre cinquièmes, parfois même les trois cinquièmes, du scaphocérite chez les femelles de fissuroides indi¬
cus).
Les scaphocérites sont proportionnellement plus étroits : le rapport de leur plus grande largeur à
leur longueur est voisin de 3, 7-3, 8 (au lieu de 3, 2-3, 4 chez fissuroides fissuroides).
L’épine antennaire, les dents terminant les carènes dorsales des segments abdominaux 4-6, la
pointe du telson (fig. 6 m) sont un peu plus développées chez fissuroides erythraeus. De même la carène
postrostrale a tendance à être plus marquée.
Le thélycum est identique à celui des fissuroides indicus. Le pétasma est très proche de celui de
fissuroides indicus, mais le processus a demeure très étroit sur toute sa longueur et n’est pas bilobé à
son extrémité (fig. 5 i, 6 k) ; la constance de ces caractères devra toutefois être vérifiée par l’examen de
plusieurs mâles.
Les deux sous-espèces vivent à des profondeurs différentes : fissuroides indicus a été récolté
entre 65 et 300 m ; fissuroides erythraeus, si l’on admet que les récoltes des 24 stations du Pola identi¬
fiées à P. fissurus par Balss n’étaient composées que d’une seule espèce, a été récolté entre 430 et
908 m. Pour interpréter correctement ces chiffres, il ne faut toutefois pas oublier qu’en mer Rouge, la
température des eaux est plus élevée qu’ailleurs, même à de grandes profondeurs.
P. fissuroides erythraeus paraît être endémique de la mer Rouge.
Source : MNHN, Paris
330
A. CROSN1ER
Parapenaeus sextuberculatus Kubo, 1949.
Fig. 9 a et d, 10 a-c, 11 a.
Parapenaeus sextuberculatus Kubo, 1949, p. 403 (en partie), fig. 7 F', 21 B, 28 D-F, 61 A et A', 75 B et H, 78 H,
143 B et F (non fig. 47 R = P. fissuroides sp. nov.) ; 1960, p. 113, pl. 56, fig. 2 — Dall, 1957, p. 179 (en
partie, clé) — Crosnier et Jouannic, 1973, p. 11, tabl. 1, pl. 2, fig. 1 — Burukovsky, 1974, p. 26 (clé)
(1983, p. 25) — Holthuis, 1980, p. 37.
Penaeus fissurus, Bâte, 1888, p. 263 (en partie, 1 spécimen de la station 204 B ; non fig. 1, 1", 1 p, 1 z = P. fis-
surus (Bâte, 1881)) — Estampador, 1937, p. 493 (en partie) ; 1959, p. 35 (en partie). Non Bâte, 1881.
Parapenaeus fissurus, Alcock, 1905, p. 520 (en partie); 1906, p. 31 (en partie), fig. 16, 16 b (non fig. 16 a
= P. australiensis Dall, 1957) — Balss, 1933, p. 231 (en partie). Non (Bâte, 1881).
Parapenaeus fissurus, Starobogatov, 1972, pp. 373, 401, (en partie), fig. 104 b, 104 c (non fig. 102 a = P.
lanceolatus Kubo, 1949; non fig. 102 c = P. australiensis Dall, 1957). Non (Bâte, 1881).
Non Parapenaeus sextuberculatus, Starobogatov, 1972, pp. 374, 401, fig. 102 b, 104 a = P. fissuroides sp. nov.
Non Parapenaeus sextuberculatus, Ivanov et Hassan, 1976, p. 7 — Ivanov et Krylov, 1980, p. 284 = P. fissu¬
roides indicus subsp. nov.
Matériel
MUSORSTOM I. Philippines : St. 10, 187-205 m : 1 cr 20,2 mm (MP-Na 6246). — St. 16, 164-
150 m : 8 cr 17,5 à 25,7 mm ; 7 9 14,1 à 31,6 mm (MP-Na 6247). — St. 18, 150-159 m : 9 cr 15,2 à
23,2 mm ; 13 9 13,8 à 30,1mm (MP-Na 6248). — St. 19, 167-187 m : 8 cr 11,1 à 28,1 mm ; 19 9 11,5
à 36,0 mm (MP-Na 6249). — St. 26, 189 m : 2 cr 18,7 et 24,8 mm (MP-Na 6250). — St. 51, 200-
170m : 1 9 26,4 mm (MP-Na 6251). — St. 55, 200-194 m : 23 cr 16,7 à 26,8 mm; 21 9 16,0 à
35.8 mm (MP-Na 6252). — St. 58, 143-178 m : 5 o- 12,3 à 16,5 mm ; 4 9 11,0 à 14,4 mm (MP-Na
6253). — St. 62, 179-194 m : 12 o- 14,2 à 26,4 mm; 12 9 15,3 à 31,9 mm (MP-Na 6254). —
St. 68, 199-183 m : 5 cr 21,2 à 26,8 mm ; 2 9 28,8 et 29,9 mm (MP-Na 6255). — St. 71, 174-204 m :
1 9 24,2 mm (MP-Na 6256).
MUSORSTOM II. Philippines : St. 1, 188-198 m : 1 cr 23,4 mm ; 1 9 28,4 mm (MP-Na 6241).
— St. 2, 184-186 m : 5 cr 17,7 à 27,2 mm ; 3 9 25,2 à 32,0 mm (MP-Na 6240) ; 1 cr 26,1 mm ; 1 9
31.9 mm (MP-Na 6264). — St. 3, 180-182 m : 6 cr 19,5 à 29,1mm; 6 9 19,8 à 31,6 mm (MP-Na
6239). — St. 4, 183-190 m : 2 cr 24,5 et 25,2 mm ; 2 9 19,0 et 29,4 mm (MP-Na 6236). — St. 6,
136-152 m : 4 9 29,5 à 32,4 mm (MP-Na 6235). - St.10, 188-195 m : 1 cr 24,5 mm ; 1 9 30,8 mm
(MP-Na 6237). — St. 54, 170-174 m : 1 cr 16,9 mm ; 5 9 12,0 à 32,5 mm (MP-Na 6238).
Albatross. Philippines : St. 5545, 209 m : 1 o- 28,6 mm (USNM).
Challenger. Philippines : St. 204 B, 2.11.1874, 12°46' N-122°10' E, off Tablas Id., 115 fms :
1 9 22,4 mm (BM).
Indonésie : Java, près de Djakarta : 1 cr 17,5 mm ; 1 9 29,4 mm (ZSM n° 1937, déterminés
P. fissurus par Balss, 1933).
Japon : Tosa Bay, st. 13, 28.07.1980, 200 m, M. TORIYAMA coll. : 1 9 25,4 mm (MSUF).
Vauban. Madagascar : CH 13, 15.04.1971, 12°41,3' S-48°16' E, 308-314 m ; 6 cr 21,0 à
29,5 mm ; 1 9 31,2 mm (MP-Na 6242). — CH 18, 18.01.1972, 12°43,0' S-49°15,5' E, 295-290 m : 4 cr
20,0 à 24,2 mm ; 7 9 19,7 à 33,3 mm (MP-Na 6245). — CH 42, 15.09.1972, 12°42,4' S-48° 14,3' E,
285-295 m ; 2 o- 25,9 et 27,1 mm ; 7 9 25,1 à 35,3 mm (MP-Na 6243). — CH 123, 11.10.1974,
12°41,7' S-48°14,5' E, 310-315 m : 7 cr 23,6 à 27,9 mm ; 8 9 25,7 à 37,3 mm (MP-Na 6244).
Diagnose
Cette espèce se caractérise par :
— le rostre, horizontal, légèrement sinueux, armé de six ou sept dents dorsales en plus de l’épigas¬
trique, et assez court : chez les mâles, son extrémité se situe entre la base et le quart du
deuxième article du pédoncule antennulaire, chez les femelles entre le cinquième et les trois cin¬
quièmes de ce même article. La carène adrostrale se termine un peu en arrière de la première
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
331
dent rostrale. La carène postrostrale, très fortement marquée et aiguë, s’étend presque jusqu’au
bord postérieur de la carapace ;
— le pétasma, qui est représenté sur les figures 10 a-c. Le bord antérieur du lobe ventrolatéral se ter¬
mine, du côté externe, par une forte dent surplombant le processus a qui est en forme de large
lobe, arrondi et peu allongé. Le processus d a une base très étendue ; bien développé, il est très
régulièrement arrondi ; sa partie antérieure, habituellement légèrement étirée, est plus ou moins
dentiforme mais jamais en épine. Le processus b est en forme de pointe massive à extrémité légè¬
rement recourbée vers l’extérieur ;
— le thélycum, qui est représenté sur la figure 1 1 a. Le sternite thoracique VIII n’est pas creusé par un
sillon médian mais porte, entre les protubérances latérales postérieures, un gros tubercule.
Le développement des flagelles antennulaires varie avec le sexe. Chez les femelles, les plus longs
ont une longueur comprise entre 0,75 et 0,85 fois celle du pédoncule antennulaire (mesurée du creux de
l’orbite à l’extrémité du troisième segment) ; chez les mâles, cette longueur est comprise entre 1,30 et
1,40 fois celle du pédoncule antennulaire.
Les péréiopodes sont relativement courts ; les cinquièmes n’atteignent pas l’extrémité du scapho-
cérite et demeurent en deçà d’une longueur comprise entre 1,5 et 4 fois celle de leur dactyle.
REMARQUES
Les lignes qui précèdent se rapportent aux spécimens ouest-pacifiques. Ceux de Madagascar dif¬
fèrent par des flagelles antennulaires légèrement plus courts (chez les femelles, les plus longs ont une
longueur comprise entre 0,70 et 0,80 fois celle du pédoncule antennulaire ; chez les mâles, cette lon¬
gueur est comprise entre 1,15 et 1,25 fois celle du pédoncule antennulaire). Les péréiopodes sont égale¬
ment plus courts d’une manière générale ; les cinquièmes demeurent en deçà de l’extrémité du scaphocé-
rite d’une longueur comprise entre 2,5 et 4 fois celle de leur dactyle.
Ces différences correspondent, à notre avis, à celles d’une population géographiquement distincte
mais non à celle d’une espèce ni même d’une sous-espèce différente, tous les autres caractères des spéci¬
mens malgaches étant, par ailleurs, identiques à ceux des spécimens de POuest-Pacifique.
Kubo (1949), lorsqu’il a décrit sextuberculatus, a désigné l’un de ses mâles comme holotype mais
a manifestement fait une confusion en ce qui concerne les femelles. Celles qu’il a rattachées à son
espèce appartiennent à fissuroides sp. nov., comme le montre sa figure 47 R sur laquelle, dans la zone
médiane de la partie antérieure du sternite thoracique VIII, les renflements accolés, dont l’ensemble a
un aspect cordiforme caractéristique de fissuroides fissuroides, sont schématiquement figurés. Toujours
sur cette même figure, les protubérances latérales postérieures du sternite VIII sont représentées avec un
bord antérieur plus ou moins droit, caractéristique lui aussi de fissuroides fissuroides.
Si la femelle de sextuberculatus n’a pas été décrite par Kubo, son thélycum avait été très claire¬
ment figuré par ALCOCK (1906, fig. 16 b) sous le nom de fissurus. A ce sujet, on peut remarquer que
les références d’ALCOCK (1905 et 1906), qui se rapportent toutes deux aux mêmes spécimens identifiés à
tort à fissurus (Bâte, 1881), concernent au moins deux espèces : sextuberculatus Kubo, 1949, comme le
montrent les figures 16 et 16 b d’ALCOCK (1906) et australiensis Dali, 1957, comme l’indiquent, d’une
part, la figure du pétasma publiée par Alcock (1906, fig. 16 a) qui, bien que d’une interprétation peu
aisée, montre un processus a allongé, et, d’autre part, la description des thélycums donnée par Alcock
(1906) où il est précisé que le tubercule médian, représenté sur la figure 16 b, peut être absent. La pré¬
sence à' australiensis parmi les spécimens examinés par ALCOCK semble d’ailleurs confirmée par le tra¬
vail de MacGilchrist (1905) ; cet auteur mentionne pour ses spécimens, qui ont été réexaminés par
Alcock lors de ses travaux de 1905 et 1906, des longueurs de rostre qui correspondent très exacte¬
ment à celles à.' australiensis ; il est vrai que MacGilchrist indique également que ses spécimens ont
six (parfois cinq) dents rostrales, ce qui correspondrait plus à lanceolatus, mais cette espèce a un rostre
nettement plus long que ce qui est indiqué par MacGilchrist.
Les confusions faites par Kubo entre les mâles et les femelles de diverses espèces de Parapenaeus
(outre la confusion mentionnée plus haut, cet auteur a rattaché à fissurus (Bâte, 1881) un mâle qui
Source : MNHN, Paris
332
A. CROSNIER
appartient à l’espèce que nous décrivons sous le nom de fissuroides fissuroides et une femelle qui est
celle de l’espèce qu’il a décrite dans le même travail sous le nom de lanceolatus ) ont bien entendu pro¬
voqué des perplexités. C’est ainsi que Starobogatov (1972), se rendant compte d’un certain manque
de cohérence, a pensé que Kubo avait interverti les légendes de ses figures 28 A-C et 28 D-F et que,
donc, le pétasma représenté par Kubo comme étant celui de sextuberculatus (et qui est bien celui de
sextuberculatus) serait celui de fissurus, tandis que celui représenté sous le nom de fissurus (et qui est
celui de fissuroides fissuroides) serait celui de sextuberculatus ! Cette position erronée a ensuite été
adoptée par Ivanov et Hassan (1976) qui, de plus, trompés par l’aspect proche de celui de l’adulte de
lanceolatus Kubo, 1949, qu’a le pétasma du jeune de fissuroides indicus (qui pour Ivanov et Hassan
était sextuberculatus) ont mis lanceolatus en synonymie avec sextuberculatus.
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 37,3 et 29,5 mm et une longueur totale de 143 et 124 mm.
Répartition
Cette espèce a une répartition géographique très large puisqu’elle est connue du Japon, des Phi¬
lippines, de l’Indonésie, de l’Inde et de Madagascar.
Dans l’Ouest-Pacifique, elle a été récoltée entre 140 et 320 m environ, à Madagascar entre 250 et
350 m seulement.
Parapenaeus ruberoculatus Hall, 1962
Fig. 9 e-f, 10 d-e
Parapenaeus ruberoculatus Hall, 1962, p. 31, fig. 115-115 b — Starobogatov, 1972, p. 400 (clé), fig. 98.
Parapenaeus fissurus, de Man, 1911, p. 79 (en partie, 2 spécimens de la station 302). Non (Bâte, 1881).
Matériel
British Muséum. Malaisie : 8.12.1955, 5°04' N-113°48' E, 198 m : 1 ce holotype 23,5 mm (BM
1959.10.27.9).
MUSORSTOM I. Philippines : St. 7, 200-185 m : 1 cr 23,0 mm (MP-Na 6305). — St. 19, 167-
187 m : 1 cr 21,1 mm (MP-Na 6306). — St. 55, 200-194 m : 1 cr 24,5 mm (MP-Na 6307).
Siboga. Indonésie : St. 302, 2.2.1900, 10°27,9' S-123°28,7' E, 216 m : 2 cr 27,0 et 29,0 mm
(ZMA).
Diagnose
Hall (1962) a décrit cette espèce d’après un seul mâle dont le rostre est cassé et dont la cara¬
pace, assez molle, est en mauvais état. La femelle de cette espèce est inconnue.
Parmi les récoltes que nous avons examinées, cinq mâles peuvent être rattachés à l’espèce de
Hall. C’est de leur examen que découlent les lignes qui suivent.
D’après Hall, l’un des principaux caractères distinctifs de ruberoculatus est l’absence d’épine
branchiostège. Cette conclusion n’est pas très exacte en ce sens qu’à défaut d’une véritable épine, la
carène qui, chez cette espèce comme chez la plupart des Parapenaeus, s’étend sur la région ptérygosto-
mienne, se termine par un denticule dont le développement est variable bien qu’il ne soit jamais très
grand (chez l’holotype, il est effectivement très réduit) (fig. 9 e-f). Il n’y a donc pas là, contrairement à
l’affirmation de Hall, un caractère distinctif formel.
Le rostre de ruberoculatus est plus grêle que celui de sextuberculatus Kubo, 1949. Chez les
Source : MNHN, Paris
Fig. 9 a-c. — Région antérieure du corps, vue latérale : a, Parapenaeus sexiuberculalus Kubo, 1949, 9 31,9 mm, Musorstom II,
Philippines, st. 2, 186-184 m (MP-Na 6264); b, Parapenaeus ausiraliensis Dali, 1957, ç 32,0 mm, Australie, 91-146 m
(AM-P 14343) ; c, Parapenaeus ausiraliensis Dali, 1957, forme nodosa, 9 35,2 mm, Musorstom 1, Philippines, st. 7 , 200-
185 m (MP-Na 6262).
Fig. 9d-f. — Région ptérygostomienne : d, Parapenaeus sexiuberculalus Kubo, 1949, cr 22,9 mm, Musorstom 1, Philippines,
st. 16, 164-150 m (MP-Na 6247) ; e-f, Parapenaeus ruberoculalus Hall, 1962 : e, cr 27,0 mm, Siboga, Indonésie, st. 202,
216 m’ (ZMA) ; f, cr 23,5 mm, holotype. Malaisie, 198 m (BM 1959.27.9).
Sourte : MNHN, Paris
334
A. CROSNIER
mâles, il peut s’étendre jusqu’aux deux cinquièmes du deuxième article du pédoncule antennulaire et
porte six ou sept dents dorsales en plus de l’épigastrique ; sa longueur est comprise de 2,0 à 2,3 fois
dans celle de la carapace.
Chez le type, les flagelles antennulaires les plus longs ont une longueur égale à 1 ,40 fois celle du
pédoncule antennulaire (mesurée du creux de l’orbite à l’extrémité du troisième segment) et 1,20 fois
celle de la carapace. Chez l’un des autres mâles, ces chiffres sont de 1,22 et 1,04, les flagelles étant plus
courts. Les autres spécimens ont leurs flagelles incomplets. Les pédoncules antennulaires du type sont
particulièrement grêles : le rapport longueur/largeur du deuxième article est égal à 4 ; chez les autres
spécimens, ce même rapport est compris entre 3,45 et 3,55.
Les cinquièmes péréiopodes ont une longueur qui varie sensiblement ; ils atteignent l’extrémité
du scaphocérite chez le type, mais non chez les autres spécimens ; chez ceux d’Indonésie et chez ceux
des Philippines, ils demeurent en deçà de cette extrémité d’une longueur respectivement égale à 1,75 et
1,25 fois environ celle de leur dactyle.
Le pétasma est très proche de celui de sextuberculatus (fig. 10 d-e). Il en diffère essentiellement
par :
— l’absence d’une dent bien nette au bord antérieur du lobe ventrolatéral (seul un lobe peu marqué
existe) ;
— le processus d très régulièrement arrondi (sans étirement antérieur dentiforme) et qui se termine
antérieurement beaucoup plus en retrait du bord antérieur du lobe ventrolatéral que chez sextu¬
berculatus.
Remarques
Le type se différencie des autres spécimens que nous avons rattachés à cette espèce par la plus
grande longueur de ses antennules et de ses péréiopodes et, d’une manière générale, par la plus grande
gracilité de ses appendices. Il s’agit là de variations identiques à celles que nous signalons par ailleurs
chez sextuberculatus Kubo, 1949, et qui, à notre avis, correspondent à des populations géographique¬
ment distinctes d’une même espèce.
N’ayant pu examiner que quelques spécimens mâles de cette espèce, toujours récoltée en mélange
avec soit sextuberculatus, soit australiensis, soit les deux, nous ne sommes pas convaincu de sa vali¬
dité, compte tenu de la variabilité observée chez sextuberculatus. Par ailleurs, pour statuer valablement
sur cette forme, il faudrait connaître les femelles. Nous nous sommes demandé si certaines de celles
récoltées aux Philippines et que nous avons identifiées à australiensis ou à la forme nodosa de cette
espèce ne devaient pas, en fait, être rattachées à ruberoculatus . Pour des raisons de longueur du rostre
et aussi de différence d’abondance dans les récoltes, cette idée ne nous paraît pas pouvoir être retenue.
Hall a nommé son espèce en se basant sur la couleur rouge orangé de ses yeux, différente
d’après lui de celle foncée des yeux de l’espèce qu’il a identifiée à fissurus et qui est en fait fissuroides
fissuroides (cf. p. 325). Nos spécimens, conservés dans l’alcool et décolorés, ne permettent pas d’étudier
la validité de ce caractère.
Taille
Le plus grand mâle connu a une carapace qui mesure 29,0 mm et une longueur totale de
116 mm.
Répartition
L’espèce est connue de Malaisie, des Philippines et de l’Indonésie, entre 167-187 et 216 m de
profondeur.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAE1DAE
335
Parapenaeus australiensis Dali, 1957.
Fig. 9 b-c, 10 f-k, 1 1 b-c.
Parapenaeus australiensis Dali, 1957, p. 179, fig. 15 A-F — Racek et Dall, 1965, p. 51, pl. 5, fig. 4, pl. 10,
fig. 5 — Racek, 1973, pp. 155, 157 (liste), 161 (clé) — Starobogatov, 1972, p. 401 (clé), fig. 103 a-b —
Burukovsky, 1974, p. 26 (clé), fig. 26 a-d (1983, p. 33) — Motoh, 1977, p. 6 (liste) — Holthuis, 1980,
p. 34 — Grey, Dall et Baker, 1983, pp. 23, 84, fig. 14 A-B, pl. 25.
Penaeus fissurus, Borradaile, 1900, p. 395. Non Bâte, 1881.
Parapenaeus fissurus, Balss, 1933, p. 231 (en partie). Non (Bâte, 1881).
Les références suivantes se rapportent à la forme nodosa :
Penaeus fissurus, Bâte, 1888, p. 263 (en partie, spécimens de la st. 209) ; non pl. 36, fig. 1, 1", lp, lz = P. fis¬
surus (Bâte, 1881) — Estampador, 1937, p. 493 (en partie) ; 1959, p. 35 (en partie). Non Bâte, 1881.
Peneus fissurus, MacGilchrist, 1905, p. 234. Non Bâte, 1881.
Parapeneus fissurus, Alcock, 1905, p. 520 (en partie) ; 1906, p. 31 (en partie), fig. 16 a (non fig. 16, 16b =
P. sextuberculatus Kubo, 1949). Non (Bâte, 1881).
Parapenaeus fissurus, Starobogatov, 1972, fig. 102c. Non (Bâte, 1881).
Matériel
Australie : New South Wales, off Newcastle, chalutage, A. d’Ombrain coll., déc. 1953 : 1 cr
holotype 25,8 mm (AM-P 12329) ; 1 9 allotype 28,4 mm (AM-P 12328). — SE off Nowra, 74 fms,
7.02.1960 : 2 cr 19,5 et 19,6 mm ; 1 9 21,4 mm (AM-P 14341). — Vicinity of Twofold Bay, 70 fms,
5.05.1960 : 2 9 26,5 et 27,1 mm (AM-P 14342). — Off Port Stephens, 50-80 fms, A. A. RACEK coll.,
1958 : 2 cr 17,2 et 25,3 mm ; 5 9 22,5 à 32,0 mm (AM-P 14343).
MUSORSTOM I. Philippines : St. 3, 183-185 m : 1 Cf 21,3 mm (MP-Na 6272). — St. 4,
182-194 m : 1 cr 23,3 mm (MP-Na 6273). — St. 5, 215-200 m : 1 9 22,6 mm (MP-Na 6274). — St. 6,
200-182 m : 2 o- 22,1 et 22,1 mm ; 4 9 26,3 à 32,8 mm (MP-Na 6275) ; 1 cr 22,9 mm (MP-Na 6265,
dessiné). — St. 7, 200-185 m : 3 cr 21,8 à 24,5 mm; 6 9 25,9 à 32,0 mm (MP-Na 6276); 1 9
35,2 mm (MP-Na 6262, dessinée). — St. 9, 194-180 m : 1 9 25,7 mm (MP-Na 6277). - St. 10, 187-
205 m : 5 9 22,3 à 27,5 mm (MP-Na 6278 et 6287). — St. 12, 210-187 m : 2 o- 23,3 et 23,6 mm ; 3 9
24,9 à 35,7 mm (MP-Na 6279). — St. 18, 150-159 m : 2 9 25,8 et 27,2 mm (MP-Na 6280). — St. 19,
167-187 m : 4 o- 19,7 à 23,3 mm ; 5 9 23,1 à 35,2 mm (MP-Na 6281 et 6286). — St. 41, 236-208 m :
1 cr 25,4 mm ; 2 9 31,7 et 33,4 mm (MP-Na 6282). — St. 55, 200-194 m : 1 o- 21,3 mm ; 2 9 31,1 et
33.4 mm (MP-Na 6283). — St. 68, 199-183 m : 2 cr 22,5 et 23,2 mm ; 2 9 26,6 et 27,3 mm (MP-Na
6284). — St. 71, 174-204 m : 7 o- 18,6 à 23,3 mm ; 5 9 14,8 à 33,4 mm (MP-Na 6285).
MUSORSTOM II. Philippines : St. 1, 198-188 m : 2 9 17,0 et 34,7 mm (MP-Na 6290). —
St. 6, 136-152 m : 5 9 23,5 à 30,8 mm (MP-Na 6291 et 6292). — St. 11, 196-194 m : 1 9 22,0 mm
(MP-Na 6293). — St. 13, 200-193 m : 1 9 27,0 mm (MP-Na 6294). — St. 18, 195-188 m : 3 9 27,2 à
36,0 mm (MP-Na 6295 et 6296). — St. 21, 191-192 m : 1 cr 18,9 mm (MP-Na 6297). — St. 62, 186-
189 m : 1 9 25,4 mm (MP-Na 6298). — St. 64, 195-191 m : 1 9 31,3 mm (MP-Na 6299). — St. 66,
209-192 m : 1 cr 21,8 mm ; 2 9 24,2 et 34,7 mm (MP-Na 6300).
Albatross. Philippines : St. 5245, 247 m : 1 cr 18,9 mm ; 1 9 22,8 mm. — St. 5369, 194 m :
2 cr 19,5 et 22,6 mm ; 3 9 22,6 à 26,8 mm. — St. 5371, 152 m : 1 cr 17,6 mm ; 1 9 28,8 mm
(USNM).
Challenger. Philippines : St. 209, 22.01.1875, 10°14' N-123°54' E, off Zebu, 95-100 fms : 3 cr
24,7, 25,0 et 26,5 mm; 1 9 28,2 mm (BM).
Indonésie : Java, près de Djakarta : 3 cr 16,0 à 19,8 mm ; 1 9 21,0 mm (ZSM n° 1937, déter¬
minés P. fissurus par Balss, 1933).
Papouasie : New Britain, Talili Bay, coll. Willey, dét. Borradaile P. fissurus, 1898 : 1 9
14.4 mm (UMZ).
Fidji : Suva : 1 9 26,3 mm (RMNH n° 35226).
Source : MNHN, Paris
336
A. CROSNIER
Fig. 10. — Pétasma, vues ventrale et de profil de la moitié antérieure ; vue oblique de la partie distale du lobe ventrolatéral :
a-c, Parapenaeus sexiuberculalus Kubo, 1949, cr 26,1 mm, Musorstom 11, Philippines, st. 2, 186-184 m (MP-Na 6264) ;
d-e, Parapenaeus ruberoculatus Hall, 1962, a 23,5 mm, holotype. Malaisie, 1 98 m (BM n° 1959.10.27.9); f-h, Parape¬
naeus australiensis Dali, 1957, a 25,3 mm, Australie, 91-146 m (AM-P 14343) ; i-k, Parapenaeus ausiraliensis Dali, 1957,
forme nodosa, a 22,9 mm, Musorstom I, Philippines, st. 7, 200-185 m (MP-Na 6265).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
337
Diagnose
D’après le matériel en provenance d’Australie que nous avons pu examiner et les descriptions
existantes, cette espèce se caractérise par :
— le rostre, horizontal, légèrement sinueux, armé de six ou sept dents dorsales en plus de l’épigastrique,
et qui est long : chez les mâles, son extrémité se situe entre les quatre et les sept dixièmes du
deuxième article du pédoncule antennulaire, chez les femelles entre les six dixièmes du deuxième
article du pédoncule antennulaire et l’extrémité, ou même un peu au-delà, du troisième article de
ce même pédoncule. La longueur du rostre est comprise de 1,75 à 2 fois dans celle de la cara¬
pace chez les mâles, de 1,45 à 1,85 fois chez les femelles. La carène adrostrale se termine un peu
en arrière de la première dent rostrale. Dall (1957) mentionne que cette carène se termine par
une petite dépression ovale ; cette dépression, peu visible, n’est pas particulière à australiensis et
ne doit pas être considérée comme un caractère distinctif de cette espèce. La carène postrostrale,
très fortement marquée et aiguë, s’étend presque jusqu’au bord postérieur de la carapace ;
— le pétasma, qui est représenté sur les figures 10 f-h. Le bord antérieur du lobe ventrolatéral présente
une configuration variable : tantôt il est dépourvu de dents, tantôt il présente deux fortes dents
comme c’est le cas pour le spécimen qui est figuré, tantôt il ne présente qu’une seule dent. Ce
dernier cas est celui de l’holotype qui ne montre qu’une dent interne assez faible. Le processus a,
très développé, mais dont l’allongement présente certaines variations (le pétasma que nous figu¬
rons a un processus a particulièrement bien développé), a son extrémité régulièrement arrondie.
Le processus d, dont la base est très longue, est fortement étiré en dent dans sa partie anté¬
rieure. Le processus b est en forme de pointe massive, recourbée vers l’intérieur à son extrémité ;
— le thélycum, qui est représenté sur la figure 11b. Le sternite thoracique VIII est creusé dans sa
partie antérieure par un sillon longitudinal médian qui est assez court et non élargi postérieure¬
ment ; chez l’une de nos femelles, un renflement en forme de tubercule bas, traversé par le sil¬
lon, existe ; chez les autres, aucune trace de renflement n’est discernable. Chez toutes, il n’y a
aucune trace d’un tubercule médian postérieur. Dans ces conditions, la photo publiée par Racek
et Dall (1965, pl. 10, fig. 5), qui montre distinctement un thélycum portant un fort tubercule
médian postérieur, comme on l’observe chez sextuberculatus, est un peu inattendue et il serait
souhaitable de pouvoir réexaminer le spécimen photographié.
D’après Dall (1957), l’un des caractères distinctifs d 'australiensis est la présence d’une assez
longue pointe médiane au bord antérieur de la plaque renflée, vaguement cordiforme, qui se trouve sur
le sternite thoracique VII, entre les bases des quatrièmes péréiopodes. Cette pointe est nettement repré¬
sentée par Dall sur sa figure 15 F. Il s’agit là d’une erreur d’observation comme le montre l’examen
du matériel dont nous disposons et en particulier celui de l’allotype femelle : Dall a pris pour une
pointe le fin pinceau que forment les soies qui garnissent le bord antérieur de la plaque médiane du
sternite VII lorsque l’animal est examiné en dehors du liquide conservateur ; la photo publiée par
Racek et Dall (1965, pl. 10, fig. 5) fournit une excellente illustration de ce qui précède.
Le développement des flagelles antennulaires varie avec le sexe. Chez les femelles, d’après quatre
des spécimens que nous avons examinés (le comprise entre 22,5 et 32 mm), les plus longs ont une lon¬
gueur comprise entre 0,82 et 0,88 fois celle du pédoncule antennulaire (mesurée du creux de l’orbite à
l’extrémité du troisième article) ; chez le seul mâle (le = 19,6 mm) ayant des flagelles antennulaires
intacts dont nous avons pu disposer, la valeur trouvée pour le rapport ci-dessus est de 1,05.
Les quatrièmes péréiopodes ont leur extrémité qui se situe un peu en deçà ou un peu au-delà de
celle du premier article du pédoncule antennulaire ; les cinquièmes demeurent en deçà de l’extrémité du
scaphocérite d’une longueur comprise entre 1,5 et 2 fois celle de leur dactyle.
Remarques
La rédaction des pages qui précèdent est essentiellement basée, nous l’avons dit, sur l’examen de
quelques spécimens australiens. Nous avons rattaché à australiensis de nombreux spécimens récoltés aux
Source : MNHN, Paris
338
A. CROSNIER
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1957, ç 32,0 mm, Australie 91-146 m (AM^P I4A4A\2- 86'p4 m <MP"Na 6264> i b- Parapenaeus australiensis Dali,
9 35,2L,'Mu!„;Ær.1 ■hm?Ji:*.”,<,'!'ÏÏ-li“3Up-N,'ÏS”“ 19!7’
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
339
Philippines et quelques autres provenant d’Indonésie. Si les mâles philippins et indonésiens et quelques-
unes des femelles récoltées avec eux ne peuvent être distingués des spécimens australiens, la plupart des
femelles se distinguent de celles provenant d’Australie par la présence, sur le sternite thoracique VIII,
d’un fort tubercule antérieur médian au lieu d’un sillon longitudinal (fig. 11 c). Par ailleurs, les rostres
de ces femelles ne dépassent que très exceptionnellement la moitié du troisième article du pédoncule
antennulaire, tandis que chez les femelles australiennes, l’extrémité de ce même article semble fréquem¬
ment atteinte et même dépassée. Chez les mâles philippins, le bord antérieur du lobe ventrolatéral du
pétasma est, le plus souvent, armé seulement d’une dent externe (fig. 10 i-k) ; mais plusieurs spécimens
présentent également une dent interne, d’autres enfin n’ont pas de dents bien marquées.
A l’origine, nous avions envisagé de créer pour les spécimens philippins une sous-espèce. Nous y
avons renoncé, d’une part parce que nous n’avons pu examiner suffisamment de spécimens en prove¬
nance d’Australie et déterminer leurs limites de variation, d’autre part parce que les mâles australiens et
philippins ne nous semblent pas pouvoir être séparés et que, par ailleurs, quelques femelles des Philip¬
pines présentent diverses formes de passage entre celles sans tubercule antérieur médian sur le ster¬
nite VIII et celles en possédant un bien marqué. Ces dernières, en l’état actuel de nos observations,
nous paraissent devoir être considérées, au moins provisoirement, comme une simple forme que, par
commodité, l’on peut nommer nodosa.
Nous rappellerons, par ailleurs, que le réexamen d’une partie des spécimens identifiés à fissurus,
en 1888, par Bâte (cf. p. 317) a permis de constater la présence, parmi eux, d’australiensis forme
nodosa et que des spécimens de cette même espèce devraient se trouver parmi les spécimens examinés
par MacGilchrist (1905) et Alcock (1905, 1906) (cf. p. 331).
Enfin, l’examen du spécimen mentionné par Borradaile (1900), de Nouvelle Bretagne, sous le
nom de P. fissurus, a montré qu’il s’agit d’une jeune femelle (le = 14,4 mm) dont l’identification est
malaisée. Elle n’appartient certainement pas à P. fissurus mais très vraisemblablement à P. australien-
sis.
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 36,0 et 25,8 mm et une longueur totale de 141 et 112 mm.
Répartition
L’espèce est connue de la côte est de l’Australie, depuis le sud du New South Wales jusqu’au
cap Moreton et l’île Héron (Queensland) au Nord. Nous la signalons aux Philippines, en Indonésie
(mer de Java), en Papouasie et aux îles Fidji. Les spécimens de MacGilchrist provenaient de Birma¬
nie.
L’espèce, d’après Grey, Dall et Baker (1983), se trouve entre 100 et 180 m de profondeur en
Australie et est plus particulièrement abondante vers 120 m. Aux Philippines, elle a été capturée entre
140 et 250 m environ.
Parapenaeus perezfarfantae sp. nov.
Fig. 12 a-b, 13 a-b, 14 a.
Matériel
Albatross. Philippines : St. 5183, 176 m : 3 cr 22,5, 23,4 et 25,1 mm ; 2 Ç 9,8 et 26,6 mm.
— St. 5421, 251 m : 2 9 30,2 et 33,2 mm (USNM, à l’exception d’un mâle, le = 23,4 mm, de la
st. 5183 et d’une femelle, le = 30,2 mm, de la st. 5421 déposés au Muséum de Paris sous les
n° Na 6270 et Na 6271).
Source : MNHN, Paris
340
A. CROSNIER
Types
Le mâle de la station 5183, dont la carapace mesure 25,1 mm, a été désigné comme holotype. La
femelle de la même station, dont la carapace mesure 26,6 mm, est l’allotype. Les autres spécimens, à
l’exception de la très petite femelle (le = 9,8 mm), sont les paratypes.
Description
Le corps est glabre. Le rostre, horizontal, légèrement sinueux, porte sept dents dorsales (huit
chez un spécimen) en plus de l’épigastrique ; il est long, sa longueur variant toutefois, notablement,
avec le sexe : chez les mâles, l’extrémité du rostre dépasse légèrement la base du troisième article du
pédoncule antennulaire et, chez les femelles, l’extrémité de ce même article. La première dent rostrale
est au niveau du fond de l’orbite, l’épigastrique est implantée un peu en avant du tiers antérieur de la
carapace. La carène adrostrale, très nette, se termine un peu en arrière de la première dent rostrale. La
carène postrostrale, très fortement marquée et aiguë, s’étend presque jusqu’au bord postérieur de la
carapace. Cette dernière porte trois épines, antennaire, hépatique et branchiostège ; les deux premières
sont fortes ; la dernière est très petite et se prolonge en arrière par une carène assez longue et légère¬
ment recourbée vers le haut ; une autre carène, de section arrondie, dirigée obliquement vers le bas,
prolonge l’épine antennaire. Il existe également une dent supra-orbitaire. Comme chez tous les Parape-
naeus, une ligne longitudinale très fine, légèrement sinueuse, part du bord antérieur de la carapace, un
peu au-dessus de l’épine antennaire, et s’étend presque jusqu’au bord postérieur de la carapace. Une
autre ligne, assez courte et verticale, s’élève au tiers postérieur environ du bord inférieur de la carapace.
Outre ces lignes, seul un sillon hépatique, peu marqué, existe.
Les yeux, très colorés, sont bien développés. Leur article basal porte une grande écaille aiguë.
Les antennules ont un pédoncule qui dépasse légèrement le scaphocérite chez les mâles et qui
s’arrête à la base de l’épine de ce même scaphocérite chez les femelles. Le développement des flagelles
antennulaires varie avec le sexe (ils sont proportionnellement plus courts chez les femelles), mais leur
mauvais état chez les spécimens dont nous disposons ne nous permet pas d’être plus précis. Le prosar-
téma atteint presque, ou même dépasse, le niveau de la base de la cornée sur la face supérieure de
l’œil ; le stylocérite s’arrête un peu en deçà.
Les troisièmes maxillipèdes, dont le dernier article est égal aux deux tiers environ de l’avant-
dernier, atteignent les trois quarts du second article des pédoncules antennulaires chez les femelles et la
moitié seulement de ce même article chez les mâles.
Les péréiopodes sont bien développés mais de longueur un peu variable. C’est ainsi que les cin¬
quièmes ont leur extrémité qui se situe en deçà de celle du scaphocérite d’une longueur comprise entre
0,6 et 2 fois celle de leur dactyle. La basis et l’ischion des premiers péréiopodes portent seuls une épine
qui est d’assez grande taille (surtout celle de l’ischion). Tous les péréiopodes portent un exopodite peu
développé (sur les quatrièmes et surtout les cinquièmes, il ne se distingue qu’à un fort grossissement).
Seuls les premiers et les deuxièmes péréiopodes sont munis d’un épipodite, qui est de grande taille et
bifurqué.
L’abdomen n’est caréné dorsalement que sur ses trois derniers segments. Les carènes s’étendent
sur toute la longueur des segments et se terminent postérieurement par une épine de taille légèrement
croissante du quatrième au sixième segment. Ce dernier a une longueur qui, mesurée au niveau des
condyles d’articulation, est presque le double de celle du cinquième ; ses faces latérales portent une
petite épine à leur angle inféro-postérieur. Le telson, dont la longueur est très voisine de celle du
sixième segment, porte une paire de grandes épines latérales fixes, implantées un peu au-delà des deux
tiers de sa longueur ; il n’y a pas d’épines mobiles.
Le pétasma est représenté sur les figures 13 a-b. Son lobe ventrolatéral se termine antérieurement
par une forte dent recourbée vers l’extérieur ; les processus a et d ont, tous deux, la forme d’un lobe
saillant et arrondi ; il en est de même du processus c. Le processus b est en forme de longue et forte
pointe inclinée à 45°.
Source : MNHN, Paris
Fig. 12 a-e. — Région antérieure du corps, vue latérale : a-b, Parapenaeus perezfarfantae sp. nov., Albaiross, Philippines,
st. 5183, 176 m : a, cr 25,1mm, holotype ; b, 9 26,6 mm, allotype (USNM) ; c, Parapenaeus investigatoris Alcock et
Anderson, 1899, 9 17,9 mm, Musorstom II, Philippines, st. 26, 299-320 m (MP-Na 6259); d, Parapenaeus murrayi
Ramadan, 1938, Musorstom II, Philippines, st. 75, 300-330 m (MP-Na 6260) ; e, Parapenaeus longipes Alcock, 1905,
9 16,4 mm, Musorstom I, Philippines, st. 1, 31 m (MP-Na 6258).
Fig. 12 f. — Bord antéro-inférieur de la carapace : Parapenaeus longipes Alcock, 1905, forme denticulata, cr 11,0 mm. Corin¬
don II, Indonésie, st. 205, 49 m (MP-Na 6302).
Source : MNHN, Paris
Fig. 13 a-g. — Pétasma, vues ventrale et de profil de la moitié antérieure : a-b, Parapenaeus perezfarfantae sp. nov.,
Cf 25,1 mm, holotype, Albatross, Philippines, st. 5183, 176 m (USNM) ; c-d, Parapenaeus investigatoris Alcock et
Anderson, 1899, c r 17,3 mm, Musorstom II, Philippines, st. 26, 299-320 m (MP-Na 6259) ; e-f, Parapenaeus murrayi
Ramadan, 1938, a 14,0 mm, Musorstom II, Philippines, st. 75, 300-330 m (MP-Na 6260) ; g. Parapenaeus longipes
Alcock, 1905, a 13,5 mm, Musorstom I, Philippines, st. 1, 31 m (MP-Na 6258).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
343
L’appendix masculina est de même type que celui de fissurus représenté sur la figure 4 e.
Le thélycum est représenté sur la figure 14 a. Le sternite thoracique VIII est bordé par deux
bourrelets qui s’écartent largement l’un de l’autre vers l’arrière ; à l’extérieur de ces bourrelets, sur la
partie antérieure du sternite, se trouvent deux protubérances en forme de chapiteau sur lesquelles
s’appuie la plaque médiane du sternite VIL Au centre du sternite VIII, se trouve un gros tubercule.
Remarques
Cette espèce s’identifie au premier coup d’œil grâce à ses pièces génitales. Elle est dédiée au
Dr. Isabel Pérez Farfante dont les remarquables travaux sur les crevettes pénéides, qui prennent la
suite de ceux de M.D. Burkenroad, apportent tant à notre connaissance de ce groupe. On observera
que les deux seules récoltes connues de cette espèce ont été faites à un an d’intervalle, jour pour jour,
et à un mile de distance.
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle connus ont une carapace mesurant respectivement
33,2 et 25,0 mm et une longueur totale de 130 mm environ et 107 mm.
Répartition
Cette espèce n’est encore connue que des Philippines par 10°33' N-122°26' E à 176 et 251 m de
profondeur.
Parapenaeus investigatoris Alcock et Anderson, 1899.
Fig. 12 c, 13 c-d, 14 b.
Parapeneus investigatoris Alcock et Anderson, 1899 a, p. 279; 1899 b, pl. 41, fig. 1, 1 a-b — Alcock, 1906,
p. 32, pl. 6, fig. 17, 17 a-c.
Parapenaeus investigatoris, de Man, 1911, p. 80 — Ramadan, 1938, p. 73 — Anderson et Lindner, 1943,
p. 309 (clé) — Dall, 1957, p. 179 (clé) — George, 1966, p. 341 ; 1969, p. 27 — Hall, 1966, p. 99 (en
partie) — Starobogatov, 1972, p. 401 (clé), fig. 99 — Burukovsky, 1974, p. 26 (clé) (1983, p. 33) —
Kurian, et Sébastian, 1976, p. 99 — Holthuis, 1980, p. 35.
Peneus (Parapeneus) investigatoris, Alcock, 1901, p. 18.
Parapeneus fissurus, Alcock et Anderson, 1894, p. 144. Non (Bâte, 1881) fide Alcock, 1901.
Non Parapenaeus investigatoris, Barnard, 1947, p. 382; 1950, p. 602, fig. 110 a-b — Kubo, 1949, p. 406,
fig. 7 E', 21 D, 28 J-L, 47 Q, 61 D-D', 75 D et J, 78 J, 143 D et H, 145 — KENSLEY, 1972, p. 22, fig. 9 G,
H, I ; 1981, p. 18 — Ivanov et Hassan, 1976, p. 8 — Sankarankutty, 1976, tabl. 1 . = P. murrayi
Ramadan, 1938.
Matériel
MUSORSTOM I. Philippines : St. 11, 230-217 m : 3 cr 14,6 à 16,8 mm ; 3 9 16,7 à 18,5 mm
(MP-Na 6308). — St. 40, 287-265 m : 1 cr 15,5 mm ; 4 9 13,0 à 19,3 mm (MP-Na 6309).
MUSORSTOM IL Philippines : St. 15, 330-326 m : 1 9 15,2 mm (MP-Na 6310). — St. 26, 299-
320 m : 4 9 15,5 à 20,8 mm (MP-Na 6311) ; 1 o- 17,3 mm ; 1 9 17,9 mm (MP-Na 6259, dessinés).—
St. 40, 440-330 m : 1 cr 14,0 mm ; 3 9 13,8 à 14,3 mm (MP-Na 6312). — St. 63, 230-215 m : 1 cr
10,9 mm ; 1 9 13,5 mm (MP-Na 6313). — St. 75, 300-330 m : 1 o- 17,6 mm ; 3 9 12,0 à 21,9 mm
(MP-Na 6314). — St. 83, 320-318 m : 1 cr 16,8 mm ; 2 9 15,6 et 21,8 mm (MP-Na 6315).
Albatross. Philippines : St. 5118, 291 m : 1 cr 11,9 mm. — St. 5183, 176 m : 1 9 16,8 mm. —
St. 5194, 271 m : 3 cr 13,3 à 15,6 mm ; 2 9 13,3 et 14,7 mm. — St. 5197, 318 m : 3 o- 13,7 à
16,4 mm; 2 9 17,2 et 23,4 mm. — St. 5221, 353 m : 1 9 24,9 mm. — St. 5222, 357 m :
1 cr 17,4 mm. — St. 5247, 247 m : 1 9 20,1 mm. — St. 5256, 247 m : 1 9 19,0 mm. — St. 5272,
216 m : 2 cr 12,0 et 12,3 mm ; 2 9 13,0 et 13,7 mm. — St. 5353, 271 m : 1 cr 13,5 mm ; 2 9 11,8 et
Source : MNHN, Paris
344
A. CROSNIER
13,3 mm. — St. 5372, 274 m : 1 cr 17,3 mm. — St. 5374, 348 m : 1 9 15,6 mm. — St. 5402, 344 m :
1 o- 15,8 mm. — St. 5403, 333 m : 4 cr 12,0 à 14,9 mm ; 9 9 13,5 à 26,0 mm. — St. 5408, 291 m :
8 cr 14,0 à 18,5 mm ; 2 9 13,2 et 22,6 mm. — St. 5409, 346 m : 1 Ç 11,8 mm. — St. 5411, 265 m :
2 o- 14,3 et 14,9 mm ; 2 9 21,0 et 22,4 mm. — St. 5412, 291 m : 2 o- 16,0 et 17,3 mm ; 5 9 15,0 à
21,8 mm. — St. 5419, 320 m : 2 9 21,3 et 21,6 mm. — St. 5421, 251 m : 1 cr 12,1mm;
1 9 17,4 mm. — St. 5516, 320 m : 3 o- 1 1,0 à 13,0 mm ; 7 9 9,5 à 15,7 mm. — St. 5517, 309 m :
13 cr 10,2 à 16,8 mm ; 9 9 10,5 à 21,2 mm. — St. 5518, 366 m : 5 cr 10,4 à 16,8 mm ; 5 9 10,3 à
18,7 mm. — St. 5519, 333 m : 17 o- 10,2 à 17,3 mm ; 19 9 8,1 à 16,6 mm. — St. 5541, 401 m :
3 9 11,0 à 17,8 mm. — St. 5542, 366 m : 1 9 25,7 mm (USNM).
Albatross. Hong-Kong : St. 5301, 380 m : 2 cr 13,1 et 15,1 mm ; 2 9 11,8 et 13,3 mm (USNM).
Siboga. Indonésie : St. 254, 10.12.1899, 5°40' S-132°26' E, 310 m : 1 cr 8,8 mm (ZMA).
Remarques
Cette espèce se distingue par son épine branchiostège implantée nettement en arrière du bord
antérieur de la carapace, caractère qui ne se retrouve que chez murrayi Ramadan, 1938.
Contrairement à ce qu’ont écrit Ivanov et Hassan (1976), investigaloris et murrayi, qui sont
parfois récoltés ensemble, sont deux espèces, certes très proches, mais bien distinctes.
Comme l’a fait ressortir Ramadan (1938), elles se séparent par :
— le rostre dont les bords supérieur et inférieur sont légèrement sinueux chez investigatoris, tandis
qu’ils sont droits (le supérieur peut même être légèrement concave et l’inférieur légèrement con¬
vexe) chez murrayi. Il s’ensuit que chez cette dernière espèce, le rostre est plus dressé vers le
haut. Ces caractères apparaissent bien sur les figures 12 c et d que nous publions ; toutefois,
étant donné les variations observées à l’intérieur de chaque espèce, ils ne peuvent être considérés
comme parfaitement constants et ne fournissent pas un critère de distinction très satisfaisant ;
— la carène postrostrale qui est bien marquée sur les neuf dixièmes de la longueur de la carapace chez
investigatoris et qui ne s’étend qu’à peine sur les trois cinquièmes de cette même longueur chez
murrayi. Ce caractère est très constant et permet de distinguer les deux espèces au premier coup
d’œil ;
— le thélycum (fig. 14 b et c), dont la dépression centrale, chez investigatoris, est allongée vers l’arrière
et a la forme non pas tellement d’un 8 comme le mentionne Ramadan mais plutôt d’un trou de
serrure, tandis que, chez murrayi, cette dépression est courte, élargie et plutôt régulièrement
ovale ;
— le pétasma (fig. 13 c-d et e-f) dont, chez investigatoris, le processus a est beaucoup plus développé
et recourbé, et le processus b beaucoup plus allongé et pointu que chez murrayi. On notera aussi
les formes différentes de la membrane distale.
Par contre, les longueurs relatives des cinquième et sixième segments abdominaux ne nous sem¬
blent pas présenter des différences significatives, contrairement à l’opinion de Ramadan. On notera
aussi que sur sa figure 15 a relative à murrayi, cet auteur a figuré une épine supra-orbitaire longue et
fine ; il s’agit là d’une erreur, seule une dent existant comme chez investigatoris ; Starobogatov
(1972, p. 401) a utilisé ce caractère dans sa clé qui doit, sur ce point, être modifiée. C’est également
par erreur que Ramadan, sur ses figures 15 a et 15 e relatives, la première à murrayi, la seconde à
investigatoris, a représenté la suture longitudinale de la carapace aboutissant à l’épine postantennaire au
lieu d’un peu au-dessus.
On notera enfin que, contrairement à ce qu’écrivent Ivanov et Hassan (1976), Alcock (1906,
fig. 17 c) a bien figuré la dépression allongée, en trou de serrure, du thélycum, caractéristique d’ investi¬
gatoris. D’un autre côté, les dessins publiés par Kubo (1949), Barnard (1950) et Kensley (1972) mon¬
trent que ces auteurs ont identifié à investigatoris des murrayi ; il en est de même des récoltes d’IVA-
nov et Hassan (1976), comme l’indiquent les remarques de ces auteurs relatives au rostre, au thélycum
et au pétasma de leurs spécimens.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
345
14 Vue ventrale des stemites thoraciques VI, VII, VIII et bases des péréiopodes : a, Parapenaeus perezjarfantae
tn“nov O 33 2 LTotSTA/totro®, Philippines, st. 5421, 251 m (USNM) ; b, Parapenaeus m^est, gâtons Alcock et
in 1S« Ti79™T'Mu“ II, Philippines, st. 26, 299-320 m (MP-Na 6259); c, Parapenaeus murray,
Ramadan,’ 15 1 13,4 mm,’ Musorstom II, Philippines, st. 75, 300-330 m (MP-Na 6260); d, Parapenaeus longtpes
Alcock, 1905, Musorstom I, Philippines, st. 1, 31 m (MP-Na 6258).
Source : MNHN, Paris
346
A. CROSNIER
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 26,0 et 18,5 mm et une longueur totale de 104 et 84 mm.
Répartition
Actuellement, cette espèce n’est connue avec certitude que du golfe d’Aden, de l’Inde, de l’Indo¬
nésie et des Philippines. Elle semble absente de l’océan Indien occidental. Elle se récolte surtout entre
215 et 400 m ; VAlbatross l’a toutefois récoltée à 176 m (St. 5183) et Alcock (1906, p. 38) mentionne
des spécimens capturés entre 677 et 766 m, ce qui paraît un peu étonnant.
Parapenaeus murrayi Ramadan, 1938.
Fig. 12 d, 13 e-f, 14 c.
Parapenaeus murrayi Ramadan, 1938, p. 74, fig. 15 a-c — Starobogatov, 1972, p. 401 (clé), fig. 100.
Parapenaeus investigatoris, Barnard, 1947, p. 382; 1950, p. 602, fig. 110 a-b — Kubo, 1949, p. 406, fig. 7 E',
21 D, 28 J-L, 47 Q, 61 D-D', 75 D et J, 78 J, 143 D et H, 145 — Kensley, 1972, p. 22, fig. 9 G, H, I ;
1981, p. 18 — Ivanov et Hassan, 1976, p. 8 — Sankarankutty, 1976, table 1. Non Alcock et Anderson,
1899.
Matériel
MUSORSTOM I. Philippines : St. 42, 379-407 m : 1 9 12,5 mm (MP-Na 6316). — St. 50, 415-
510m : 1 cr 12,9mm (MP-Na 6317).
MUSORSTOM II. Philippines : St. 15, 330-326 m : 1 cr 12,3 mm ; 2 9 11,9 et 15,4 mm (MP-
Na 6318). — St. 26, 299-320 m : 1 cr 11,5 mm (MP-Na 6319). — St.63, 230-215 m : 2 o- 8,2 et
9,5 mm ; 1 9 10,0 mm (MP-Na 6320). — St. 75, 300-330 m : 1 cr 12,9 mm ; 8 9 12,1 à 15,0 mm
(MP-Na 6321) ; 1 cr 14,0 mm ; 1 9 13,4 mm (MP-Na 6260, dessinés). — St. 83, 320-318 m :
1 cr 12,0 mm ; 7 9 10,5 à 13,5 mm (MP-Na 6322).
Albatross. Philippines : St. 5116, 366 m : 1 9 17,8 mm. — St. 5265, 247 m : 2 cr 14,9 et
15,7 mm. — St. 5440, 315 m : 1 cr 15,1 mm (USNM).
Vauban. Madagascar : CH 114, 2.12.73, 22° 14,7' S-43°04,5' E, 470-475 m : 4 cr 13,8 à
17,2 mm ; 11 9 15,3 à 21,9 mm (MP-Na 6257).
Remarques
Consulter celles faites à propos d 'investigatoris (p. 344).
Taille
Elle est très voisine de celle d’ investigatoris. La plus grande femelle et le plus grand mâle que
nous ayons examinés ont une carapace mesurant respectivement 21,9 et 17,2 mm et une longueur totale
de 94 et 81 mm.
Répartition
Cette espèce est connue de l’océan Indien occidental (Afrique du Sud, Mozambique, Zanzibar,
Madagascar), des Philippines et du Japon. La répartition bathymétrique se superpose largement à celle
d' investigatoris, puisqu’elle a été trouvée entre 215 et 415-510 m de profondeur aux Philippines et entre
360 et 550 m à Madagascar (récoltes du Vauban).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
347
Parapenaeus longipes Alcock, 1905.
Fig. 12 e-f, 13 g, 14 d.
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Racek et Dall, 1965, p. 52, pl. 5, fig. 5, pl. 10, fig. 6 — De Bruin, 1965, p. 99 — George, 1966, p. 341 ;
1969, p. 26 — Starobogatov, 1972, p. 400 (clé), fig. 97 a-b — Tirmizi, 1973, p. 189 (clé), fig. 21 A-C —
Tirmizi et Bashir, 1973, p. 63, fig. 43 A-E', 44 A-I — Bruce, 1973, p. 23 (clé) — Burukovsky, 1974,
p. 25 (clé) (1983, p. 31) — Sankarankutty, 1976, table 1 — Kurian et Sébastian, 1976, p. 99 — Lee et
Yu, 1977, p. 53, fig. 33, 34 — Holthuis, 1980, p. 36 — Motoh et Buri, 1984, p. 97, fig. 67-68 —
Miquel, 19846, fiche Pen Parap 6.
Penaeus fissurus, Bâte, 1888, p. 263 (en partie, 2 spécimens de la station 190 et 1 spécimen de la station 204 B)
— Estampador, 1937, p. 493 (en partie) ; 1959, p. 35 (en partie). Non Bâte, 1881.
Matériel
MUSORSTOM I. Philippines : St. 1, 36-37 m : 30 or 9,5 à 14,5 mm ; 38 9 11,0 à 16,5 mm
(MP-Na 6288) ; 1 cr 13,5 mm et 1 9 16,4 mm (MP-Na 6258, dessinés). — St. 73, 76-70 m : 2 O" 12,3
et 12,9 mm ; 3 9 11,7 à 16,2 mm (MP-Na 6289).
Albatross. Philippines : St. 5104, 60 m : 1 cr 10,5 mm ; 1 9 10,8 mm. — St. 5107, 51 m :
2 cr 9,8 et 13,8 mm ; 1 9 13,0 mm. — St. 5131, 49 m : 1 cr 8,5 mm. — St. 5376, 165 m : 3 9 17,7 à
22.9 mm. — St. 5442, 82 m : 4 cr 10,4 à 12,4 mm ; 12 9 10,7 à 16,0 mm. — St. 5448, 86 m : 7 cr
10.9 à 13,5 mm ; 1 9 12,8 mm. — St. 5479, 113 m : 1 9 21,6 mm. — St. 5642, 68 m : 2 cr 12,3 et
15.6 mm ; 2 9 16,8 et 17,0 mm (USNM).
Albatross. Hong-Kong : St. 5302, 70 m : 1 cr 13,9 mm. — St. 5303, 34 m : 1 9 15,4 mm. —
St. 5304, 62 m : 1 cr 13,4 mm.
Anton Bruun. Birmanie : Cr. I, St. 37, 30.3.1963, 13°28' N-97°19' E, 73-81 m : 5 cr 14,3 à
17.7 mm; 3 9 16,5 à 18,7 mm. — Cr. I, St. 39 a, 31.3.1963, 14°52' N-96°39' E, 48-64 m : 1 cr
12,0 mm ; 3 9 12,2 à 15,3 mm. — Cr. I, St. 41, 31.3.1963, 15°04' N-95°51' E, 44-46 m : 3 cr 9,0 à
10,5 mm ; 8 9 9,5 à 18,9 mm. — Cr. I, St. 48, 5.4.1963, 19°41 ' N-93°08' E, 37 m : 1 cr 11,5 mm ;
10 9 12,6 à 19,3 mm (USNM).
CORINDON II. Indonésie : St. 205, 30.10.1980, 1°07,8' S-117°18,7' E, 49 m : 22 o- 9,5 à
13.8 mm ; 30 9 9,2 à 16,7 mm (MP).
Remarques
Cette espèce se distingue de tous les autres Parapenaeus par l’angle antéro-inférieur de la cara¬
pace sans épine (fig. 12 e), ainsi que par la forme du pétasma (fig. 13 g) et du thélycum (fig. 14 d).
Chez les spécimens typiques, le rostre est plutôt court ; chez les mâles, il ne dépasse qu’à peine la
base du deuxième article du pédoncule antennulaire et bien souvent ne l’atteint pas ; chez les femelles,
il s’étend au plus jusqu’au quart de ce même article. A côté de tels spécimens et en mélange avec eux,
nous avons observé, aux Philippines et en Indonésie, des spécimens à rostre plus long (atteignant les
trois dixièmes du second article du pédoncule antennulaire chez les mâles et la moitié de ce même arti¬
cle chez les femelles) et qui, en outre, portent, chez les individus de petite taille, un denticule branchios-
tège implanté sur le bord de la carapace (fig. 12 f), jamais prolongé en arrière par une carène et qui
semble disparaître lorsque l’animal croît (le plus grand spécimen que nous ayons observé avec un tel
denticule est une femelle dont la carapace mesure 15 mm). Aucune autre différence significative,
notamment au niveau des pièces génitales, n’a pu être relevée entre ces spécimens et ceux à rostre
court. Il semble donc qu’il y ait là seulement une forme sans valeur taxonomique réelle que l’on peut
appeler, par commodité et pour attirer l’attention sur elle, denticulata.
Source : MNHN, Paris
348
A. CROSNIER
Taille
La plus grande femelle et le plus grand mâle que nous ayons examinés ont une carapace mesu¬
rant respectivement 28,0 et 20,7 mm et une longueur totale de 115 et 85 mm.
Répartition
Cette espèce a été récoltée depuis la côte est de l’Afrique et Madagascar jusqu’à l’Indonésie, la
Papouasie et le Japon, en passant par le Pakistan, l’Inde, le Sri Lanka, les Philippines, Hong-Kong et
Taïwan. Bien qu’elle ait été capturée à 165 m de profondeur par VAlbatross (St. 5376) et à 210 m par
le Challenger (St. 204 B, mais on peut se demander si, au moins dans ce dernier cas, il n’y a pas eu un
mélange de récoltes), elle semble se rencontrer surtout entre 30 et 90 m. Miquel (19846) la signale dès
10 m.
REMARQUES GÉNÉRALES
Les espèces indo-ouest-pacifiques du genre Parapenaeus présentent une bonne homogénéité.
D’après la forme des pièces génitales, on peut toutefois les classer dans trois ensembles :
L’un renferme fissurus (Bâte, 1881), lanceolalus Kubo, 1949, fissuroides sp. nov., sextubercula-
tus Kubo, 1949, australiensis Dali, 1957, ruberoculatus Hall, 1962.
L’autre comprend perezfarfantae sp. nov., investigatoris Alcock et Anderson, 1899, murrayi
Ramadan, 1938.
Le troisième n’est pas en fait un ensemble, puisqu’il n’est composé que de longipes Alcock,
1905.
La plupart de ces espèces sont bien définies. Des problèmes taxonomiques mal résolus subsistent
toutefois dans deux groupes du premier ensemble.
Le premier de ces groupes est celui qui, sous le nom de fissuroides, renferme la sous-espèce
nominative et deux sous-espèces, indicus et erythraeus. Nous avons vu, dans les « remarques » consa¬
crées à ces diverses sous-espèces, que des variations du pétasma ont été observées chez la sous-espèce
nominale et que, par ailleurs, l’existence dans le golfe d’Oman de spécimens ayant à la fois des carac¬
tères de la sous-espèce nominative et d 'indicus mettait en cause la validité de cette dernière.
Le second de ces groupes est celui composé de sextuberculatus, australiensis et ruberoculatus.
Ces trois espèces sont très proches et ne diffèrent, en fait, que par un allongement plus ou moins grand
du rostre et du processus a du pétasma, ainsi que par l’absence ou la présence d’une dent plus ou
moins aiguë à la partie antérieure du processus d du pétasma et par des différences minimes au niveau
des tubercules et du sillon médians du sternite thoracique VIII de la femelle. Si l’on ne considère que
les pétasmas de ces trois espèces, on observe une variation continue de la forme des processus a et d
chez ruberoculatus, sextuberculatus et australiensis (fig. 10).
Si la validité de sextuberculatus et australiensis nous paraît assurée par le fait, entre autres, que
les deux espèces cohabitent aux Philippines et que seule la première se trouve à Madagascar, nous
sommes beaucoup moins assuré de celle de ruberoculatus, dont la femelle est inconnue et qui devra
vraisemblablement être mis en synonymie avec sextuberculatus. Certes le rostre du type de ruberocula¬
tus est plus effilé que celui des sextuberculatus typiques mais il semble qu’il est fréquent chez les Para¬
penaeus d’observer chez une même espèce, à côté de la forme typique, une forme à rostre plus allongé.
Toujours dans ce même groupe, la forme d' australiensis que nous avons appelée nodosa, qui est
très abondante aux Philippines mais semble absente en Australie, et dont seule la femelle a été distin¬
guée, pose un problème qu’il serait souhaitable de revoir avec du matériel d’autres provenances.
Compte tenu de ces incertitudes et compte tenu également du fait que, dans de nombreuses
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS DÉCAPODES : PENAEIDAE
349
régions, peu ou pas de récoltes de Parapenaeus ont été faites, les profondeurs relativement importantes
auxquelles ils vivent (à l’exception de longipes) les excluant des pêcheries artisanales, il est encore un
peu tôt pour faire des remarques bien valables sur la biogéographie des espèces que nous venons d’étu¬
dier. Le tableau 3 permet toutefois de constater :
1) la plus grande richesse en espèces de l’Ouest-Pacifique (10 espèces et sous-espèces) par rapport à
l’océan Indien (5 espèces et sous-espèces) ;
2) l’intérêt tout particulier que présentent, du point de vue de la diversité des espèces, l’Indonésie et les
Philippines ;
3) l’isolement de l’Australie où seules deux espèces (l’une sur la côte est, l’autre sur la côte ouest) ont
été trouvées ;
4) le caractère particulier de la faune de la mer Rouge (une seule sous-espèce qui vit à de grandes pro¬
fondeurs et semble endémique).
Nos connaissances sur les Parapenaeus de l’ Indo-Ouest-Pacifique ont progressé assez récemment
(jusqu’en 1949, seules quatre espèces étaient connues). Il ne fait aucun doute qu’avec le développement
actuel des pêches, ou tout au moins des prospections, sur la pente du talus continental, nos données sur
ce genre vont s’accroître dans les années à venir de manière significative et que le travail présenté ici ne
doit être considéré que comme une mise au point très provisoire.
Tableau 3. — Répartitions géographique et bathymétrique des Parapenaeus indo-ouest-pacifiques.
Source : MNHN, Paris
350
A. CROSNIER
Remerciements
Nous sommes très reconnaissant au Pr L.B. Holthuis du Rijkmuseum van Natuurlijke Historié
à Leyde, au Dr R.W. Ingle et à Miss Ann Gurney du British Muséum (Natural History) qui nous ont
reçu avec leur cordialité et leur efficacité coutumières lorsque nous avons été dans leurs établissements
et qui nous ont autorisé à emprunter tout le matériel dont nous avions besoin.
Le Dr I. PÉREZ Farfante de l’U.S. National Muséum nous a adressé les très nombreuses récol¬
tes de Parapenaeus faites par le navire « Albatross » durant la campagne de 1908-1909. Les chercheurs
dont les noms suivent nous ont, à notre demande, envoyé du matériel : C.B. Goodhart (University
Muséum of Zoology, Cambridge), Ken-Ichi Hayashi (Shimonoseki University of Fisheries), Hoon Soo
Kim (College of National Sciences, Séoul National University), J. K. Lowry (Australian Muséum,
Sydney), K. Moosa (Lembaga Oseanologi Nasional, Djakarta), D. Platvoet (Zoôlogisch Muséum,
Amsterdam), G. Pretzmann (Naturhistorisches Muséum, Wien), L. Tiefenbacher (Zoologische
Staatssammlung, Munich), M. Türkay (Natur-Museum Senckenberg, Francfort-sur-le-Main). A tous
nous adressons nos vifs remerciements.
Nous avons beaucoup de gratitude envers le Pr J. Forest qui nous a accueilli dans son labora¬
toire et a accepté de relire et critiquer notre manuscrit.
Il nous est enfin particulièrement agréable d’attirer l’attention sur la contribution essentielle
apportée à notre travail par M. M. Gaillard, dessinateur au Muséum. C’est à son talent qu’est due la
totalité des figures qui illustrent notre texte. C’est pour nous un grand plaisir que de pouvoir le remer¬
cier ici.
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'
DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
10
Crustacés Mysidacés
(MUSORSTOM II)
Mihai BÂCESCU *
Le matériel récolté au cours d’une deuxième Campagne MUSORSTOM dans les eaux des Philip¬
pines, du 20.11 au 2.12.1980, provient de 17 stations dont les données sont présentées plus bas.
Comme en 1976 (v. BÂCESCU, 1981, p. 262), les Mysidacés de la nouvelle collection ne sont
représentés que par l’ordre des Lophogastrida, avec une dominance massive, numérique et distribution-
nelle, de Gnathophausia longispina et de Lophogaster pacificus.
Une espèce nouvelle est décrite, Lophogaster manilae. La description de L. intermedius est com¬
plétée, ainsi que celle de L. pacificus. Quelques données comparatives par rapport à d’autres espèces
ont également été présentées.
Liste des stations
Station 2.-20.11.1980, 14°01,0'N, 120°17,1'E, 186-184 m : Lophogaster pacificus
Station 3.-20.1 1.1980, 13°59,8' N, 120°17,6'E, 182-180 m : Paralophogaster philippinensis
Station 10.-21.11.1980, 14o00,l' N, 120°18,5' E, 188-195 m : Lophogaster pacificus
Station 11,-21.11.1980, 14°00,4' N, 120°19,7'E, 196-194 m : Lophogaster pacificus
Station 24.-23.11.1980, 13°37,2' N, 120°42,3' E, 647-640 m : Gnathophausia longispina
Station 25.-23.11.1980, 13°39,0' N. 120°42,6' E, 550-520 m : Gnathophausia longispina
Station 38.-25.11.1980, 12°53,5' N, 122°26,6' E, 1660 m : Gnathophausia longispina
Station 39.-25.11.1980, 13°02,8' N, 122°37,1'E, 1030-1190 m : Gnathophausia longispina
Station 41.-25.11.1980, 13°15,3' N, 122°45,9' E, 166-172 m : Lophogaster pacificus
Station 44.-26.11.1980, 13°23,2' N, 122°20,7' E, 820-760 m : Gnathophausia longispina
Station 47.-26.11.1980, 13°33,0' N, 122°10,1' E, 84-81 m : Lophogaster intermedius
Station 55.-27.11.1980, 13°53,7' N, 119°58,5'E, 865-866 m : Gnathophausia elegans
Station 63.-29.11.1980, 14°07,3' N, 120°15,0' E, 230-215 m : Paralophogaster philippinensis,
Lophogaster manilae sp. nov.
Station 72.-30.11.1980, 14°00,7' N, 120°19,4'E, 197-182 m : Lophogaster pacificus
Station 78.-1.12.1980, 13°49,1' N, 120°28,0' E, 441-550 m : Gnathophausia longispina
Station 79.-1.12.1980, 13°44,6'N, 120°31,6'E, 682-770 m : Gnathophausia longispina
Station 82.-2.12.1980, 13°46,1'N, 120°28,4' E, 550 m : Gnathophausia longispina
* Musée d’Histoire naturelle « Grigore Antipa », 1, chaussée Kisselef, Bucarest 79744
Mém. Mus. natn. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
356
M. BÀCESCU
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Fam. LOPHOGASTRIDAE
Genre Gnathophausia G.O.Sars.
1. Gnathophausia longispina G.O.Sars.
Matériel
Station 24 : 1 9 avec le marsupium à peine vidé et 3 crcr ad. et juv. — St. 25 : 1 9 = 70 mm
avec 10 embryons prêts à être évacués, avec de nombreuses taches brunes d’huile sous la carapace, à
plus de 20 lamelles sur l’apex du telson et 1 cr juv. — St. 25 (un second tube) : 4 99 ovigères, 3 99
marsupiphores et 3 juv. — St. 38 : 3 99 avec de petits feuillets marsupiaux. — St. 39 : 2 99 marsupi-
phores et 1 cr P. — St. 42 : 2 99 P- — St. 44 9 P à épine de l’écaille non denticulée. — St. 71 : 1
juv. — St. 78 : 1 cr P. — St. 79 : 1 cr = 70 mm et juv. — St. 82 : 3 99 marsupiphores, 2 crcr P, 1
juv.
La plupart des individus conservés dans l’alcool ont gardé leur couleur rouge brillant plus de 2
ans après la capture. Quant à la morphologie externe et à la répartition de cette espèce, il n’y a rien de
particulier à ajouter aux détails mentionnés dans la précédente note. Les nouvelles captures ont été fai¬
tes à des profondeurs de 410-1650 m, mais les stations les plus riches ont été celles de 550 m environ.
2. Gnathophausia elegans G.O.Sars.
Matériel
Station 55 : 1 9, par 865 m.
Genre Paralophogaster Hansen 1908.
3. Paralophogaster philippinensis Bàcescu.
Matériel
Station 63 : 1 cr, abîmé. — St. 3 : 1 9 ad. = 20 mm ; 1 autre = 24 mm, les deux abîmés.
L’état des exemplaires ne permet pas de compléter la description originelle. Les deux stations à
de faibles profondeurs : 170-230 m.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS MYSIDACÉS
357
4. Lophogaster intermedius Hansen 1919.
(Fig. 1, A- J)
Diagnose (emend. Bàcescu)
Rostre long, dépassant légèrement l’écaille Al. L’écaille A2 2,3 fois plus longue que large, avec
3 (rarement 4) denticules latéraux petits, situés dans la partie moyenne de la lame, le distal étant à une
grande distance du sommet pointu et droit de l’écaille.
La partie apicale externe, ronde, de l’écaille Al tombe assez brusquement pour finir en un angle
plus ou moins droit, interne ; dans la dépression est fixé un poil sensitif et les bords ont des crénelures
et des proéminences.
Le telson armé d’une paire d’épines latérales, rarement 2 (dans 20% des cas), avec 2 fortes carè¬
nes latérales aux sommets écailleux dans la moitié distale. Epines subapicales minces, dépassant à peine
l’insertion des terminales, fines ; entre ces dernières, le peigne de la plaque apicale avec en général 4
lamelles ; rarement 5 (3 entre les 2 soies plumeuses).
Suppléments à la description.
Matériel
Station 47 : 4 crcr adultes et 1 9 avec embryons.
Tégument assez élastique, faiblement calcifié. Carapace soit complètement lisse, soit avec de
fines granulations, plus évidentes sur les deux crêtes chitineuses post-oculaires (Fig. 1 A) ; aucune trace
de tubercule ou d’épine post-oculaire. Le lobe rostral de la carapace est étroit, laissant complètement
visible la partie cornéenne des yeux ; le trident frontal a les branches latérales courtes, dépassant à
peine l’œil et la médiane, rostrale, très longue, courbée vers le haut ; elle dépasse visiblement l’écaille
Al, ou arrive même près de l’extrémité des écailles de l’A2, lorsque celles-ci sont en position normale
(fig. 1, A et B). Le relief de la carapacee est assez typique : une dépression évidente part du tiers anté¬
rieur de l’épine médiane du front s’élargissant en losange au niveau du pli cervical, pour renfermer une
dépression cordiforme encore plus profonde ; de celle-ci part une carène épaisse, mais lisse, dont
l’extrémité fait saillie dans le contour régulier de la marge postérieure de la carapace. Celle-ci laisse
libres deux thoracomères courts et l’épine alaire dépasse presque un troisième thoracomère bien plus
long. Les lobes latéraux de la carapace tombent brusquement et finissent par une longue épine alaire
(fig. 1 J).
Les pléonites ont des épimères élastiques, transparents, à coin postéro-inférieur lisse ou légère¬
ment pointu ; le dernier est pourvu des deux denticulations habituelles, d’une légère proéminence laté¬
rale et d’une épine latéro-dorsale, courte, dépassant à peine l’insertion du telson (fig. 1 H).
Des épines hyposphéniales thoraciques puissantes, chacune précédée par un tubercule ou épine
beaucoup plus petite (voir A et B, (fig. 2 G et G,) ; aucune trace de poils ou de soies autour d’eux,
même chez les crcr adultes ; l’épine du sternite du thoracopode II (maxillipède II) est la plus longue.
Les hyposphaenia abdominaux sont plus courts et plutôt pyramidaux que spiniformes.
Le telson (fig. 2 H) relativement court (rapport L/l = 2,8) a deux carènes latéro-longitudinales
puissantes et caractéristiques ; elles sont finement dentées (d’aspect écailleux) depuis la base des épines
terminales jusque vers son milieu ; au-delà du milieu, ces carènes sont lisses et convergent vers la base
de la lame du telson, pour finir près du tubercule dorsal, comme une bosse, au milieu de sa base. Seu¬
lement 2 épines latérales (parfois fixées asymétriquement), rarement deux paires (20%) et 2 subapicales,
fines, petites, dépassant à peine l’insertion des apicales, fines elles aussi ; entre ces dernières, la plaque
pectinée terminale du telson, avec 4 lamelles (fig. 1 H), disposées symétriquement par rapport aux deux
soies caractéristiques du genre ; il y a rarement 5 lamelles (20%) et dans ce cas trois d’entre elles sont
situées entre les deux soies. L’image habituelle de ce détail morphologique est pareille à celle de notre
figure 1 G ou de la fig. 1 d de Hansen et de la fig. 2f d’O. Tattersall (1960).
Source : MNHN, Paris
358
M. BÀCESCU
L’antennule (fîg. 1 C) présente une écaille caractéristique, qui n’a été dessinée clairement par
aucun auteur : l’apex lamellaire de sa partie externe est parfaitement courbe et crénelé, étant suivi par
une brusque dépression (un seuil) (fig. 1 D), rarement par une courbe douce (Fig. 1 D,) ; à l’extrémité
lisse est fixé un seul poil sensitif, qui dépasse à peine la proéminence externe de l’écaille ; il y a ensuite
une marge lisse qui finit en pointe avant de descendre presque à angle droit avec de faibles denticula-
tions vers la partie élargie de l’écaille, pourvue de 7-9 soies plumeuses avec des barbes très espacées.
L’écaille A2 a la marge externe légèrement courbée seulement au-delà des 3 (rarement 4) denticu-
lations faibles, finissant, à peu près comme chez L. pacificus, en un long bord lisse et une courte partie
spiniforme distale (fig. 1 E). Il n’y a que la première et la deuxième denticulation latérale distale qui
soient évidentes, la troisième (et la quatrième lorsqu’elle existe) sont à peine esquissées (fig. 1 F). Sur le
seuil subterminal qui limite l’épine terminale vers l’intérieur, 2 soies courtes ; d’ailleurs, même le reste
des soies sont, semble-t-il, plus courtes que chez d’autres espèces. L’écaille est 2, 2-2,4 fois plus longue
que la largeur maximale et avec le bord externe droit sur 2/3 de sa longueur.
La population étudiée par nous a l’écaille pareille à celle figurée par W. Tattersall (fig. 1 C,
p. 18) en ce qui concerne le nombre et la dimension des denticules ; nous n’avons trouvé les 5 denti-
cules (comme dans la fig. 1 de Hansen ou C de W. Tattersall) mentionnés dans leurs descriptions,
chez aucun des 5 exemplaires.
Labrum cordiforme avec un prolongement spiniforme.
La maxille I et II, les maxillipèdes I-III et les péréiopodes en général ont la structure commune
au genre. Le péréiopode I est le plus long (pareil à celui de la fig. de L. pacificus du présent travail) ;
le péréiopode II est le plus court et le plus puissant, avec des segments largement aplatis.
Les exopodites des péréiopodes ont en général 15-16 articles courts ; sur la dernière paire seule¬
ment, I’exopodite n’a que 7-10 articulations et le deuxième segment de la base présente à l’extérieur un
groupe de 3 épines fines, longues, courbes, extrêmement caractéristiques du genre (fig. 1 1).
Les pléopodes avec l’exopodite plus long, à 24 articulations ; l’endopodite en a 15.
Le propodite des pléopodes n’a pas de soies antérieures comme chez L. pacificus. Les uropodes
ont la forme habituelle et sont seulement un peu plus longs que chez L. pacificus.
La taille de la population des Philippines est 19-21 mm pour les crcr parfaitement adultes et de
16 mm pour les ÇÇ ; elle correspond donc à celle constatée par Hansen.
Dans la morphologie des appendices, les 99 ne diffèrent pas trop des crcr.
Répartition Géographique
Mer des Moluques, SE Celèbes et S et N de la Nouvelle Guinée (Beran) — Hansen, 100-141 m.
Observations
Depuis sa description sommaire par Hansen en 1910, l’espèce L. intermedius n’a plus été
retrouvée et aucun auteur n’a pu ajouter d’autres détails à sa description. Dans sa riche monographie
sur le genre, Fage la mentionne toujours d’après la description originelle, utilisant la figure et les
observations de Hansen.
Il n’y a donc rien d’étonnant dans le fait que deux traits morphologiques de première impor¬
tance pour la reconnaissance de cette espèce et son placement dans le groupe des autres espèces ouest-
pacifiques soient restés inobservés. Il s’agit des fortes carènes écailleuses le long des bords du telson et
de la structure particulière de l’écaille de l’antennule. Si nous ajoutons à ces détails la forme de l’écaille
A2 dont les dents latérales sont à peine esquissées, surtout la proximale, la 3e, (sans parler de la 4e,
lorqu’elle existe) s’observant à peine ; la longue apophyse médiane du trident rostral et le nombre petit
et presque constant de lamelles sur l’apex du telson, nous avons une diagnose différentielle sans faute
de cette espèce, dans l’ensemble des représentants du genre Lophogaster.
L. intermedius est d’une certaine façon apparenté à L. pacificus par la forme du trident rostral
et par la structure du telson, bien que ce dernier soit plus court et plus large (fig. 1 H), avec des carè-
Source : MNHN, Paris
C, D.E.H.I ,G 1
A
C
Fig. 1. A-I, Lophogaster intermedius cr.
, . n -j ... iaIérale • C extrémité de l’antennule (= Al) ; D, écaille de 1 Al
A, partie antérieure de la carapace vue ^erg . . - £ j dentelé ; G, hyposphaenia ; 1-5, sternites des pereio-
( 9 = 16 mm) ; Dl, id. d un cr , Ë l écaille de I Az r ^n hiposphéniale du 3' pérétomte, grossie ;
nites 1 à 5 ; a, le grand piquant postérieur; 6, le tueber^^érieu=r P d.éPpinPs caractéristiques).
H, telson ; I, segments basaux de Pexopodite du 5' péreiomte (s son groupe p
Source : MNHN, Paris
360
M. BÂCESCU
nés moins écailleuses que chez L. pacificus (fig. 3 B). Il diffère de celui-ci par la carapace non chagri¬
née et par la grande dépression entre les yeux et la partie moyenne du lobe frontal.
L’espèce semble être assez strictement localisée et plus rare, si l’on prend en considération que,
même dans le matériel MUSORSTOM, elle n’a été trouvée que dans une (47) des 10 stations contenant
des représentants du genre Lophogaster, bien que le nombre de 5 exemplaires l’indique comme abon¬
dante.
La population étudiée par Hansen (1910) montre une plus grande amplitude de variations indi¬
viduelles concernant l’écaille A2 (3-5 dents) et les lamelles du telson (4-7) par rapport à celle étudiée par
nous. Cela tient peut-être au fait que Hansen a eu à sa disposition plus de onze exemplaires, pouvant
donc étudier une série plus grande de variations individuelles, mais il peut s’agir également d’une forme
locale ou de quelques hybrides. L’écaille A2 de L. intermedius des Philippines a le bord externe plus ou
moins droit et les 3 dents (exceptionnellement 4) sont placées en son milieu. Je ne sais pas sur quoi
s’est basé Fage lorsqu’il a affirmé « l’écaille antennaire a son bord externe denticulé presque jusqu’à
sa base » (l.c. p. 32).
En ce qui concerne l’écaille antennulaire, Hansen ne la figure pas telle quelle (donc Fage non
plus), ce que fait pourtant O. Tattersall (l.c).
La figure B d’ensemble de Hansen et surtout la figure B d’O. Tattersall montrent une forme
pareille à celle dessinée par nous, mais probablement avec un grossissement plus réduit ; de toute
façon, cette écaille est plus courte que chez L. affinis et même que chez L. pacificus.
Plus curieux encore est pourtant le fait que les carènes du telson, si évidentes et caractéristiques,
ne sont pas figurées ; elles semblent être d’ailleurs, tout comme le nombre de quatre lamelles à l’extré¬
mité du telson, des traits communs à plusieurs espèces indo-ouest-pacifiques (L. affinis, L. pacificus).
Ces lamelles et leur situation par rapport aux deux soies sont plus constantes chez L. interme¬
dius (la population des Philippines) par comparaison avec n’importe quelle autre espèce de Lophogas¬
ter.
5. Lophogaster manilae sp. nov.
(Fig. 2, A-O)
Syn. L. pacificus, O. Tattersall, 1960 (nec Fage, 1942) ; L. japonicus Ortmann (partim) et L. sp. A, O. Tatter¬
sall, 1960.
Matériel
Station 63 : 1 cr 22,6 mm (Holotype, MNHN My 403).
Diagnose
Lophogaster à carapace lisse, avec l’écaille (lame) de l’antennule à apex rond, finement denti¬
culé, à bord interne finissant par un prolongement spiniforme ; une seule soie sensitive fixée près de
cette épine apicale. L’écaille de l’antenne 1,5 fois plus longue que large, le bord externe ayant seule¬
ment trois dents, peu espacées, dans le tiers distal.
Le rostre semble avoir l’épine médiane aussi courte que les autres.
Le telson présente : 2 carènes latérales, écailleuses jusqu’au delà de la moitié de sa longueur ; 3
paires d’épines latérales minuscules et une plaque apicale avec 7 lamelles.
Description ( cr)
Tégument luisant, mais finement chagriné sur la carapace. Le lobe frontal de celle-ci se rétrécit
brusquement, laissant visible toute la partie cornéenne des yeux ; il aboutit à l’habituel trident à extré¬
mités égales (?) ; la pointe médiane est rompue, mais l’étroitesse de la partie restée en place ne semble
pas indiquer qu’elle soit très longue (Fig. 2 A) ; derrière la dépression post-oculaire, une carène courbe
Source : MNHN, Paris
Fig. 2, A-N, Lophogasier manilae sp. nov. cr ; M, O, L. typicus.
A, région céphalique ; B, extrémité de l’Al ; C, écaille de FA2 ; D, sa partie dentelée, grossie ; E, l’épine alaire ; F, le dernier
pléonite de profil ; G, telson ; H, l’apex, grossi d’un autre c t ; 1, maxillule ; J, le « tarse » du premier péréiopode ; K, id,
de la V' paire ; L, id., de la IIe paire ; M, la base de l’exopodite du péréiopode V de L. lypicus de la mer Rouge ; N, id.,
de L. manilae ; S, épines externes caractéristiques ; O, id. d’un juv. de 7 mm de L. typicus.
Source : MNHN, Paris
362
M. BÀCESCU
écailleuse (fig. 2 A). Le bord postérieur de la carapace descend brusquement et finit par une épine
alaire pointue, de taille moyenne, dirigée ventralement (fig. 2 E) ; le dernier pléonite présente les pro¬
cessus épineux latéro-dorsaux, qui surplombent la base du telson, longs et pointus (fig. 2 F). De fortes
épines hyposphéniales sur les sternites et sous les pléonites.
Le telson frappe par les deux carènes longitudinales, écailleuses (fig. 2 F et G) jusqu’au niveau
de la troisième paire d’épines latérales, lisses au-delà, jusqu’au tubercule médio-dorsal (bosse) du telson
(flèche, fig. 2 F) vers lequel elles convergent (fig. 2 G). Trois paires d’épines latérales (deux
minuscules) ; les subterminales sont rompues et les terminales relativement fines ; entre elles, la plaque
apicale présente 7 lamelles, dont 2 en dehors des soies plumeuses habituelles et 5 entre elles (fig. 2 H).
L’antennule finit par 2 apophyses dorsales plus ou moins aplaties, au-dessous desquelles apparaît
l’écaille (lamelle) Al (fig. 2 B) ; celle-ci a l’aspect de la partie apicale d’une écaille A2 de certains Mysi-
dacés (Siriella, Paramysis par ex.) ; c’est-à-dire qu’elle présente une dent angulaire interne spiniforme,
suivie par la courbe finement serrulée du reste ; sur la pente du côté de l’épine presque sans excavation
est fixé un poil sensitif.
L’écaille A2 est elle aussi caractéristique. Elle a une grande courbure interne et le bord externe a
trois dents le long des deux tiers proximaux, fortes et rapprochées (fig. 2 C) ; l’apex, court, ressemble à
une dent plus puissante que les trois autres ; vers l’intérieur, le bout de la dent terminale a un seuil
pourvu d’une soie, bien séparée de la partie courbe de l’écaille (fig. 2 D) ; le rapport L/l de
l’écaille = 1,5, comme chez L. affinis (contre 2 ou plus de 2 chez L. intermedius).
Labrum cordiforme, à extrémité pointue. Les pièces buccales communes au genre (Fig. 2 I). Les
maxillipèdes (thoracopodes I-III) ne présentent pas de différences, par comparaison avec ceux de L.
typicus par exemple.
Les péréiopodes ont la même spécialisation ; le premier, long et fin, aboutissant à un propode
uniarticulé, avec des cercles de soies plumeuses (fig. 2 J) ; le deuxième, massif, court, à segments apla¬
tis et à tarse comme dans la fig. 2 L ; les paires III et IV plus fines, à dactylo-propode aplati, pourvu
d’épines doublement serrulées. Le tarse de la dernière patte thoracique, comme la lame d’un couteau
(fig. 2 K).
L’exopodite de ce dernier péréiopode est très court, moins long que la moitié des exopodites des
autres thoracopodes ; il présente 8 articles au total, dont 3 sont longs et 5 seulement ont l’aspect des
exopodites communs. Chez L. affinis, il a 10 articles. De plus, il a dans la partie externe trois épines
puissantes sur le segment distal de sa base et une plus petite, distale, vers l’apex (fig. 2 N).
Le péréiopode I a la base formée d’un seul grand segment et 8 articulations normales au flagelle
(13 au total).
Par comparaison avec L. typicus (fig. 2 M) ou L. affinis, les épines de L. manilae sont groupées
de façon plus compacte. Partout la taille de cet exopodite est minuscule par rapport à celui des autres
péréiopodes (pas même la moitié) et il a seulement 2 articulations. Parmi les autres péréiopodes, seul
celui du thoracopode II a l’article proximal de l’exopodite divisé, mais il n’a pas de pareilles épines.
Les juvéniles ont seulement des ébauches de ces épines sur un segment non divisé en deux (fig. 2 O).
Les pléopodes communs au genre, avec seulement un peu moins d’articulations chez la 9. Leur
propodite n’a pas de soies plumeuses sur la partie antérieure ; ils ont généralement 27 articulations à
l’exopodite et 15 à l’endopodite.
La taille du seul exemplaire que nous avons eu à notre disposition : 22,6 mm.
Observation
Par manque de matériel, nous n’avons pas pu donner les limites de variation individuelle des
diverses structures de cette espèce.
Lophogaster manilae dont un seul exemplaire a été capturé, en une seule station, à 215-230 m de
profondeur, fait partie du nombre réduit d’espèces avec une lamelle Al à apex courbe aboutissant vers
l’intérieur à une dent spiniforme bien individualisée : L. iongirostris (syn. L. americanus ) et Lophogas¬
ter sp. A., d’Olive Tattersall (moins clairement exprimée chez L. hawaiensis).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS MYSIDACÉS 363
L. manilae rappelle aussi l’espèce L. pacifiais , mais s’en distingue facilement par le type d’épine
antennulaire.
Les dents serrées et grandes distinguent facilement l’écaille de notre espèce, tant de celles de L.
affinis, que de celles de L. intermedius, qui ont des dents très petites et espacées.
Les crêtes submarginales du telson de L. manilae sont écailleuses, telles celles de L. affinis. Il est
étrange que pas même Colosi ne mentionne ces crêtes écailleuses pour son espèce ( L . affinis) ; elles ne
sont pas mentionnées chez L. rotundatus Illig non plus, bien que figurées. Ce n’est que Pillai qui leur
porte l’attention qui leur est due, dans sa description complète de l’espèce de Colosi . Les crêtes sont
présentes chez toutes les espèces de Lophogaster, pareilles à des renforcements de la lame du telson,
mais elles ont des bords luisants, lisses ou à peine serrulés (même chez L. typicus) et non pas écailleux
comme dans le groupe d’espèces indo-ouest-pacifiques.
D’après la morphologie de l’écaille Al, notre espèce ressemble seulement à Lophogaster Sp. A et
B, O. Tattersall, des eaux du Japon et, ce qui est plus curieux, à L. longirostris, taxon de l’Atlanti¬
que tropical occidental (Golfe du Mexique, en plein courant du Gulf Stream).
Si Lophogaster sp. A (et B ?) d’O. Tattersall se rapporte à coup sûr justement à notre
espèce, il diffère de L. longirostris par l’épine rostrale médiane courte et par la forme et l’armure de
l’écaille A2 ( courbe et avec seulement trois dents dans la moitié distale, courbe, non pas droite et avec
6 dents tout le long du bord externe comme chez celui-là).
Les carènes écailleuses du telson rappellent L. affinis, mais la structure des écailles Al et A2, la
largeur du lobe antérieur de la carapace qui couvre les deux tiers de l’œil, etc., l’en distinguent immé¬
diatement.
6. Lophogaster pacificus Fage, 1942, avec quelques observations générales
sur le genre Lophogaster
(Fig. 3, A-F)
Matériel
La nouvelle population de Lophogaster pacificus a été capturée toujours à une petite profondeur
(168-184 m). D’ailleurs, le lot japonais étudié par Ortmann sous le nom de L. typicus, puis repris par
Fage (1942), W. Tattersall (1951) et O. Tattersall (1960), avec les spécifications respectives, a été
capturé par l’Albatross toujours à de petites profondeurs. Quoi qu’il en soit, L. pacificus O. Tattersall
(l.c., p. 536, Fig. 3) ne peut pas être L. pacificus Fage, parce qu’il a l’écaille Al du type L. manilae.
En ce qui concerne la description et les figures données pour cette espèce dans notre précédente
contribution sur les Mysidacés des Philippines (1981), nous avons à faire les corrections et additions
suivantes :
Dans la figure 2 F, et pages 265, a été représenté et décrit incorrectement un propodite à 6 arti¬
cles au péréiopode I ; ce propodite est toujours unisegmenté (tout comme chez les autres espèces de
Lophogaster).
Les exemplaires juvéniles ont de faibles granulations sur la carapace, les adultes étant plus
rugueux (fig. 3 A), sans atteindre pourtant le degré indiqué pour L. typicus.
Sept des exemplaires étudiés ici ont 4 lamelles sur la plaque apicale du telson, seul un exemplaire
en a 3 ; sous le rapport de cette structure, L. pacificus manifeste donc une grande constance (Fig. 3 B,
E), tout comme L. typicus d’ailleurs. Au contraire, l’extrême variation est représentée par L. affinis,
des eaux du Soudan (5-9 lamelles et bon nombre d’anomalies). L’écaille de l’Al a le bord hérissé d’une
double rangée de petites excroissances et 2 soies sensitives (fig. 3 B, la flèche), seul Pillai (1. c. fig. 2 H,
p. 28) figure une deuxième petite soie sur la lame de l’Al de L. affinis de l’Inde, lame qui a une autre
forme.
L’écaille A2 a toujours 5 dents chez tous les nouveaux exemplaires étudiés ; elles occupent 2/3
de la longueur du bord ; l’extrémité externe est pointue et droite, quels que soient le sexe et même
l’âge. Les épines latéro-dorsales du dernier pléonite sont d’habitude plus longues que celles figurées
Source : MNHN, Paris
364
M. BÂCESCU
Fig. 3, A-E Lophogaster pacificus o \
A, céphalothorax (demiprofii) B, telson ; la flèche, sa carène écailleuse, grossie ; C, écaille de P Al (9=16 mm) • c ses soies
sensitives, grossies ; d, dactylo-propode du péréiopode III ; E, l’apex du telson ( cr : anomalie avec 5 lamelles) ; F,
«“dîiïiLlfit. ita! " ” 1 ° • de °m“ 9 - 21 <M" *»“«' ““ soudanaise) ;
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS MYSIDACÉS
365
précédemment. Le premier lobe épiméral de l’abdomen a le bord postérieur courbe ; le 2e en angle
droit, tandis que les autres finissent par de petits prolongements aigus. Le dernier pléonite présente
deux dépressions dorsolatérales limitées par les fortes épines qui surplombent le telson.
Tailles des c rcr ad. = 23,5-25 mm ; 99, plus petites.
Dans la note précédente, nous n’avons pas mentionné les carènes du telson (l.c. fig. 1 C,
p. 263) ; celles-ci sont fortes et écailleuses, pareilles à celles figurées par Pillai pour son L. affinis
(nous rappelons pourtant que l’espèce de la Mer Rouge, Soudan, a des carènes plus ou moins lisses).
La partie fortement écailleuse des carènes s’étend jusqu’à la moitié des muscles adducteurs (fig. 3 B, et
la flèche), étant toujours plus réduite vers le tubercule dorsal du telson, c’est donc une carène écailleuse
plus longue que chez L. manilae sp. nov.
La rugosité de la carapace est toujours accentuée, notamment dans la partie antérieure, où se
dessinent clairement deux tubercules plus grands, post-oculaires (flèche, fig. 3 A), l’équivalent des épi¬
nes de L. typicus. Parce que nous avons mentionné cette espèce, il y a lieu de rappeler qu’on a beau¬
coup écrit sur la ressemblance de L. pacificus avec L. typicus (Ortmann, Fage, O. Tattersall, Nou¬
vel) ; or, cette ressemblance est seulement superficielle, se référant justement aux rugosités accentuées
de la carapace et à la plaque apicale du telson avec 4 lamelles dans les deux cas. Chez L. pacificus font
défaut les épines post-oculaires (sur le sulcus cervical) qui sont présentes à tout âge et chez toutes les
populations de L. typicus étudiées par nous, qu’il s’agisse de matériel érythréen, adriatique ou même
argentin, que nous les considérions comme des L. typicus typicus ou des sous-espèces locales. L. typi¬
cus présente un trident rostral dont les branches sont toujours presque égales et il présente un autre
type d’écaille antennulaire. Celle-ci a l’apex en demi-cercle, formé de deux secteurs presque égaux, à
bords finement serrulés, séparés par une faible excavation ; elle manque d’épine interne (fig. 3 1).
Nous avons déjà rappelé que ce qu’O. Tattersall a nommé L. pacificus ou Lophogaster sp. A
(1960, fig. 3 et 6), dont l’écaille a une épine interne, n’appartient pas à l’espèce de Fage, mais doit être
rapporté à L. manilae.
Si l’auteur a fait les dessins d’après des exemplaires déterminés par Ortmann comme L. typicus
(1907) et par W. Tattersall comme L. japonicus, il résulte que dans la population en question il n’y
avait pas seulement ce que W. Tattersall a nommé L. japonicus (et, dans ce cas, ceci devrait être
gardé comme sous-espèce), mais aussi L. manilae. La question pourra être éclaircie facilement par le
réexamen des exemplaires capturés par le navire Albatross en 1906 et conservés à l’U.S National
Muséum.
Au sein d’un genre tel que Lophogaster , avec une large variation de la structure de l’écaille A2
ou de la phanérotaxie du telson, et avec une grande uniformité de la structure des pièces buccales, des
maxillipèdes, des pléopodes et des uropodes, on doit, pour en délimiter correctement les espèces, recou¬
rir nécessairement à l’étude de quelques microstructures et de la phanérotaxie des péréiopodes.
Parmi les microstructures, nous mentionnerons notamment l’écaille Al ; elle présente une grande
constance chez toutes les espèces examinées par nous (quels que soient le sexe et même l’âge, au-delà
d’une taille de 12 mm environ, à comparer la fig. 3 C avec G, H, I) et elle a l’avantage de permettre
l’examen direct, sans dissection, du crustacé ; on doit seulement déplacer légèrement le petit flagelle de
l’Al qui la couvre partiellement par sa courbure basale.
Pour les péréiopodes, nous nous référerons surtout à la structure des exopodites et de leur tarse.
Partant de ces observations, nous proposerons même qu’on introduise dans la diagnose du genre
Lophogaster « la présence et la structure particulière de l’antennule et spécialement de son écaille », de
même que « la séparation en deux du segment basal de l’exopodite du dernier péréiopode et la garni¬
ture particulière d’épines de la partie supérieure externe de ce segment ».
Dans les prochaines clés dichotomiques, la morphologie de l’écaille Al devra occuper elle aussi
une place importante.
Etant donné que les lamelles de la plaque apicale du telson chez la plupart des espèces ont la
formule 1 + S + 2 + S + 1 , donc 4 lamelles placées symétriquement par rapport aux deux soies plu¬
meuses (S), on peut déduire que ceci est la disposition originelle de la plaque pectinée ; ultérieurement,
le nombre des lamelles s’est accru ; elles se sont disposées irrégulièrement en fonction des deux soies
(soit 2 lamelles après elles, soit plus de 2 entre elles) et même des anomalies de structure sont appa-
Source : MNHN, Paris
366
M. BÀCESCU
rues : des lamelles jumelles, bifides (fig. 3 B) ou quelques-unes courtes entre d’autres plus longues
(«g. 3 E).
Observations générales concernant les captures de
Mysides des eaux des Philippines : le lot MUSORSTOM II.
A l’exception de la station 63 qui inclut deux espèces, tous les autres chalutages ont apporté cha¬
cun une espèce. Par contre, quelques stations ont fourni plusieurs exemplaires de la même espèce : 12
Gnathophausia longispina (st. 25), 6 à la St. 82 ou 5 Lophogaster intermedius à la St. 47.
Le manque presque total du genre Paralophogaster : seulement une espèce (P. philippinensis) et
celle-ci seulement dans deux des 18 stations, un exemplaire dans chacune (St. 3 et 63). Manquent com¬
plètement P. glaber et P. foresti, et probablement L. sanzoi, trouvés dans la première expédition.
En revanche, la zone nouvellement étudiée nous a offert une grande variété de Lophogaster —
L. intermedius, L. manilae sp. nov. et L. pacificus — la dernière espèce étant la plus répandue (pré¬
sente dans 6 des 18 stations). Tous les exemplaires de Lophogaster ont été capturés à moins de 500 m
de profondeur, pratiquement de 80 à 180 m.
Gnathophausia longispina a la plus large distribution (et densité) ; elle a été présente dans 1 1 sta¬
tions, toutes exécutées de 500 à 1650 m, les plus nombreuses, donc les plus adéquates du point de vue
écologique, étant de 500 à 550 m. On remarque une répartition restreinte pour Gnathophausia elegans,
Lophogaster intermedius et L. manilae.
De toute façon, la deuxième expédition MUSORSTOM a confirmé le caractère d’important sec¬
teur zoogéographique de faune ancienne, relique en bonne partie, des eaux des Philippines, faune dont
l’étude mérite d’être poursuivie.
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Source : MNHN, Paris
lES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
11
Stomatopod Crustacea
Mohammad Kasim MOOSA *
ABSTRACT
Thirty seven species representing four superfamilies of Stomatopoda hâve been collected in the Philippines
by the missions MUSORSTOM I and MUSORSTOM II carried oui in 1976 and 1980 respectively. A new genus,
Anchisquillopsis , and six new species are herewith described. Sixteen described species are for the first time
recorded in the Philippines.
RÉSUMÉ
Au cours des campagnes MUSORSTOM I et II aux Philippines (1976 et 1980) ont été recueillies trente-sept
espèces de Stomatopodes appartenant aux quatre super-familles. Un nouveau genre, Anchisquillopsis, et six nouvel¬
les espèces sont décrites. Seize espèces sont signalées pour la première fois des Philippines.
INTRODUCTION
The stomatopoda collected by the missions MUSORSTOM I (1976) and MUSORSTOM II (1980)
in the Philippines comprising of 37 species of which six species are undescribed. Ail the four subfami-
lies of the recent stomatopoda are represented in the collection. The two known species of the deep
water genus Bathysquilla, B. crassispinosa and B. microps, for the first time were recorded from
nearby localities and the record of the latter species in the Philippines shows its wide distribution in the
deep water of the Indo-West Pacific. Eurysquilla foresli sp. nov. is the third known species of the
genus Eurysquilla, an Atlanto-East Pacific genus, occurring in the Indo-West Pacific. Eurysquilloides
sibogae, which so far was only known from two specimens — one type specimen from Timor Sea,
Indonesia and one specimen from Tonkin Bay, Vietnam — is represented by 170 specimens and this
very rare species proved to be one of the commonest species in the Philippines, off Mindoro Island.
A sériés of specimens of Chorisquilla excavata (Miers) collected from one station reveals that
two closely related species, C. pococki Manning, 1975 and C. andamanica Manning, 1975, are conspe-
cific with C. excavata. The figures (fig. 4) show that C. excavata exhibits polymorphie telson in its
development. Two species of Heterosquilloides of which H. philippinensis is new and H. insignis
(Kemp) is for the first time recorded outside the Indian Océan. Anchisquillopsis gen. nov. is erected
* National Institute of Oceanology, P. O. Box 580 DAK, Jakarta, Indonesia.
Mém. Mus. nain. Hisl. nat., 1985, sér. A, Zool-, 133.
Source : MNHN, Paris
368
M. K. MOOSA
with A. clevai as type species, this genus is close to Alimopsis Manning and Anchisquilloides Manning
of which the latter is represented by A. michelae sp. nov. in the Philippines. Clorida gaillardi sp. nov.,
a species closely related to C. latreillei, is described and two other species of Clorida, C. malaccensis
and C. merguiensis, are for the first time recorded in the Philippines. Two species of Kempina,
K. mikado and K. stridulans, are for the first time recorded at the same locality. K. mikado is repre¬
sented by a good sériés of specimens exhibiting intermediate forms which leads to the conclusion that
K. zanzibarica (Chopra) is an immature form of K. mikado and herewith the two are synonymized.
A good sériés of specimens also reveals that Lenisquilla espinosa (Blumstein) is a juvénile form of
Lenisquilla spinosa (Blumstein). The genus Oratosquilla is represented by six species of which O. fos-
sulata is new and three other, O. gonypetes, O, gravieri and O. imperialis, are for the first time recor¬
ded in the Philippines.
Ail measurements are made in millimeters, indices mentioned following the System used by Man¬
ning (1969b). Abbreviations MNHN-P means Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris ; LON
means Lembaga Oseanologi Nasional (National Institute of Oceanology), Jakarta, Indonesia.
I would like to acknowledge my gratefulness to Prof. J. Forest in allowing me to study this
interesting collection, to Drs. A. Crosnier, D. Guinot and M. De Saint Laurent for giving me free
access to use their private library. My sincere thank is forwarded to Dr. R. B. Manning of the U. S.
National Muséum, Smithsonian Institution, for his comments and correction of the manuscript. I also
would like to express my thank to Mme. J. Semblât, librarian, of helping me in finding the literatu-
res ; to Mr. R. Cleva and Mlle. D. Dondon for their technical help ; and to Mr. M. Gaillard for
his excellent drawings and to Mr. J. Rebiere for preparing the photos.
This study was made possible by the fellowship awarded by the French Government within the
frame of the Coopération Franco-lndonesian in Oceanology.
List of Stations.
MUSORSTOM I
Station 1. - 18.03.1976, 14°28.0' N, 120°42.0' E — 14°27.0' N, 120°40.8' E, 36-37 m : Harpiosquilla harpax,
Anchisquilla fasciata, Clorida gaillardi sp. nov., C. malaccensis, C. merguiensis, Lophosquilla tiwarii, Ora¬
tosquilla gravieri, O. nepa.
Station 2. — 19.03.1976, 14°02.8' N, 120°18.8' E — 14°02.0' N, 120°17.8'E, 187-182 m : Harpiosquilla harpax,
Lophosquilla tiwarii, Oratosquilla gravieri
Station 7. — 19.03.1976, 14°01.0'N, 120°20.0' E — 14°00.2' N, 120°18.2' E, 200-185 m : Eurysquilloides sibogae,
Squilloides leptosquilla
Station 9. — 19.03.1976, 14°01.8'N, 120°17.6' E — 13°59.5' N, 120° 17.6' E, 194-180 m : Eurysquilloides sibogae,
Faughnia serenei, Heterosquilloides philippinensis sp. nov., Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 10. — 19.03.1976, 13°59.8' N, 120°18.2'E — 14°00.2' N, 120°20.3'E, 187-205 m : Eurysquilloides sibogae,
Faughnia serenei, Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 11. - 20.03.1976, 13°59.8'N, 120°23.7' E — 14°00.9' N, 120°21.5'E, 230-217 m : Squilloides leptosquilla
Station 13. — 20.03.1976, 14°00.5' N, 120°17.0' E, 190 m : Eurysquilloides sibogae
Station 15. — 20.03.1976, 14°00.3' N, 120°18.0' E, 192-188 m : Eurysquilloides sibogae
Station 16. - 20.03.1976, 13°59.0' N, 120°10.5'E — 13°59.0' N, 120°12.3'E, 164-150 m : Anchisquilloides miche¬
lae sp. nov., Oratosquilla fossulat a sp. nov.
Station 17. — 21.03.1976, 13°53.7’ N, 120°17.7' E, 17 m : Gonodactylus affinis
Station 19. — 21.03.1976, 13°57.8' N, 120°18.2' E — 13°59.0' N, 120°19.4' E, 167-187 m : Kempina mikado
Station 20. — 21.03.1976, 13°59.2' N, 120°20.3' E — 14°00.0' N, 120°22.3' E, 208-222 m : Heterosquilloides
philippinensis sp. nov., Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 21. — 21.03.1976, 14°01.0'N, 120°22.8' E — 14°02.8' N, 120°24,3' E, 223-174 m : Heterosquilloides phi¬
lippinensis sp. nov., Squilloides leptosquilla
Station 24. — 22.03.1976, 14°00.0' N, 120°18.0' E — 14°01.7' N, 120°20.2' E, 189-209 m : Eurysquilloides sibogae,
Heterosquilloides philippinensis sp. nov., Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 25. — 22.03.1976, 14°02.7' N, 120°20.3' E — 14°02.0' N, 120°18.0'E, 200-191 m : Eurysquilla foresti
sp. nov., Eurysquilloides sibogae, Lenisquilla spinosa, Squilloides leptosquilla
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
369
Station 26. — 22.03.1976, 14°00.9' N, 120°16.8' E — 13°59.5' N, 120°18.2' E, 189 m : Eurysquilloides sibogae,
Kempina mikado, Oratosquilla fossulala sp. nov.
Station 27. — 22.03.1976, 13°59.8' N, 120°18.6' E — 14°00.5' N, 120°15.7'E, 192-188 m : Eurysquilloides sibogae
Station 30. — 22.03.1976, 14°01.3'N, 120°18.7'E — 13°59.7' N, 120°16.7' E, 186-177 m : Eurysquilla foresti
sp. nov., Eurysquilloides sibogae, Faughnia serenei, Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 31. — 22.03.1976, 14°00.0' N, 120° 16.0' E — 14°00.3' N, 120°19.0'E, 187-195 m : Eurysquilloides sibogae,
Faughnia serenei, Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 32. — 23.03.1976, 14°02.2' N, 120°17.7'E — 13°59.4' N, 120°18.0'E, 193-184 m : Eurysquilloides sibogae,
Oratosquilla imperialis
Station 34. — 23.03.1976, 14°01.0'N, 120°15.8' E — 13°59.2' N, 120°18.8'E, 191-188 m : Eurysquilla foresti
sp. nov., Eurysquilloides sibogae, Sinosquilla sinica
Station 35. — 23.03.1976, 13°59.0' N, 120°18.5' E — 14°08.0' N, 120°16.5'E, 186-187 m : Eurysquilloides sibogae,
Kempina mikado
Station 36. - 23.03.1976, 14°01.2' N, 120°20.2' E — 14°00.3' N, 120° 17.0' E, 210-187 m : Harpiosquilla harpax
Station 40. — 24.03.1976, 13°57.4' N, 120°27.8' E — 13°58.3' N, 120°29.4' E, 287-265 m : Anchisquillopsis clevai
gen. nov. sp. nov., Squilloides leptosquilla
Station 42. — 24.03.1976, 13°55.1'N, 120°28.6' E — 13°54.1' N, 120°29.1'E, 379-407 m : Squilloides leptos¬
quilla
Station 43. — 24.03.1976, 13°50.5' N, 120°28.0' E — 13°52.3' N, 120°28.6' E, 484-448 m : Squilloides leptosquilla
Station 45. — 24.03.1976, 13°46.0' N, 120°23.8' E — 13°45.5' N, 120°23.5'E, 100-180 m : Oratosquilla gonypetes
Station 46. — 25.03.1976, 13°45.6' N, 120°23.0' E, 22-40 m : Eurysquilloides sibogae
Station 49. — 25.03.1976, 13°49.1'N, 119°59.8'E — 13°48.6' N, 120°00.9' E, 925-750 m : Bathysquilla microps
Station 50. — 25.03.1976, 13°49.2' N, 120°01.8'E — 13°48.2' N, 120°02.5' E, 415-510 m : Heterosquilloides
insignis
Station 51. — 25.03.1976, 13°49.4' N, 120°04.2' E — 13°50.8' N, 120°03.2' E, 200-170 m : Bathysquilla crassispi-
nosa, Eurysquilla foresti sp. nov., Eurysquilloides sibogae, Faughnia serenei, Heterosquilloides philippinensis
sp. nov., Kempina mikado, K. stridulans, Squilloides leptosquilla
Station 55. - 26.03.1976, 13°55.0' N, 120°12.5' E — 13°54.8' N, 120°10.5'E, 200-194 m : Eurysquilloides sibo¬
gae, Kempina mikado
Station 56. — 26.03.1976, 13°53.1'N, 120°08.9' E — 13°53.3' N, 120°10.7'E, 134-129 m : Acanthosquilla wilsoni,
Kempina mikado, Oratosquilla gonypetes, O. imperialis
Station 57. — 26.03.1976, 13°53.1'N, 120° 13.2' E — 13°52.7' N, 120°13.5' E, 107-96 m : Gonodactyloideus cra-
cens, Odontodactylus brevirostris
Station 58. — 26.03.1976, 13°58.0' N, 120°13.7' E — 13°59.5' N, 120°15.2' E, 143-178 m : Anchisquilloides miche-
lae sp. nov., Oratosquilla fossulala sp. nov.
Station 61. — 27.03,1976, 14°02.2' N, 120°18.1'E — 13°59.7' N, 120°16.8'E, 202-184 m : Eurysquilloides sibogae
Station 62. — 27.03.1976, 13°59.5' N, 120°15.6' E — 14°00.6' N, 120°13.7' E, 179-194 m : Eurysquilloides sibogae,
Kempina mikado
Station 63. — 27.03.1976, 14°00.8' N, 120°15.8'E — 14°00.5' N, 120°16.3' E, 191-195 m : Eurysquilloides sibogae
Station 64. — 27.03.1976, 14°00.5' N, 120°16.3'E — 13°59.5' N, 120°18.6'E, 194-195 m : Kempina mikado
Station 65. — 27.03.1976, 14°00.0' N, 120°19.2'E — 14°00.8' N, 120°16.2'E, 202-194 m : Bathysquilla crassi-
spinosa
Station 68. — 27.03.1976, 14°00.8' N, 120°17.4' E — 13°58.8' N, 120°19.0' E, 199-183 m : Faughnia serenei, Kem¬
pina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 69. — 27.03.1976, 13°58.8' N, 120°17.3' E — 14°00.9' N, 120°19.0' E, 187-199 m : Faughnia serenei, Kem¬
pina mikado, Anchisquilloides michelae sp. nov.
Station 71. — 28.03.1976, 14°09.3' N, 120°26.2' E — 14°10.0' N, 120°26.8' E, 174-204 m : Eurysquilloides sibogae,
Kempina mikado
Station 72. — 28.03.1976, 14°11.8'N, 120°28.7' E — 14°13.1'N, 120°28.8' E, 127-122 m : Harpiosquilla harpax,
Anchisquilla fasciata, Kempina mikado, Lenisquilla spinosa, Oratosquilla gonypetes, O. imperialis
Station 73. — 28.03.1976, 14°15.0'N, 120°31.2'E — 14°16.6'N, 120°31.8'E, 76-70 m : Coronidopsis serenei,
Odontodactylus cultrifer, Lenisquilla spinosa
SHORE STATIONS
Fishmarket, Manila, 17.03.1976 : Oratosquilla nepa
Singapore, light fishing, 1.03.1976 : Oratosquilla woodmasoni
MUSORSTOM II
Station 1. — 20.11.1980, 14°00.3' N,
Station 2. — 20.11.1980, 14°01.0'N,
Station 4. — 20.11.1980, 14°01.2' N,
120°19.3'E — 14°00.4'N, 120°17.6'E,
120°17.1'E — 13°59.9'N, 120°17.5'E,
120° 18.4' E — 13°59.4'N, 120°18.4' E,
198-188 m : Eurysquilloides sibogae
186-184 m : Eurysquilloides sibogae
190-183 m : Eurysquilloides sibogae
Source : MNHN, Paris
370
M. K. MOOSA
Station 6. - 20.11.1980, 13°56.5' N, 120°20.7' E — 13*56.4' N, 120°22.3' E, 136-152 m : Oratosquilla fossulata
sp. nov.
Station 10. — 21.11.1980 14°00.1'N, 120°18.5'E — 14°01.2'N, 120°17.9' E, 188-195 m : Eurysquilloides sibogae
Station 11. — 21.11.1980, 14°00.4' N, 120°19.7'E — 14°00.1' N, 120°18.9' E, 196-194 m : Eurysquilloides sibogae
Station 12. — 21.11.1980, 14°01.0'N, 120°19.7'E — 14°02.0' N, 120°21.0'E, 197-210 m : Eurysquilloides sibogae,
Heterosquilloides philippinensis sp. nov., Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 13. - 22.11.1980, 14°00.5' N, 120°20.7' E — 13*59.7' N, 120°19.2'E, 200-193 m : Eurysquilloides sibogae,
Kempina mikado, Squilloides leptosquilla
Station 18. — 22.11.1980, 14*00.0' N, 120°18.6'E — 14*00.2' N, 120°17.2'E, 195-188 m : Eurysquilloides sibogae,
Heterosquilloides philippinensis sp. nov.
Station 20. - 22.11.1980, 14°00.9' N, 120°18.rE — 13°59.5' N, 120°18.2'E, 192-185 m : Eurysquilla foresti sp.
nov., Squilloides leptosquilla
Station 21. — 22.11.1980, 14°00.2' N, 120°17.8' E — 14°02.2' N, 120°17.4'E, 191-192 m : Eurysquilloides sibogae
Heterosquilloides philippinensis sp. nov., Squilloides leptosquilla
Station 31. — 24.11.1980, 13°40.5' N, 120*53.7' E — 13°40.0' N, 120°55.0' E, 230-204 m : Faughnia serenei
Station 35. - 24.11.1980, 13°27.9' N, 121°11.6'E — 13028.1'N, 121°12.5'E, 160-198 m : Eurysquilloides sibogae
Heterosquilloides philippinensis sp. nov.
Station 41. — 25.11.1980, 13*15.3' N, 122*45.9' E — 13*16.9' N, 122*46.6' E, 166-172 m : Kempina stridulans,
Lenisquilla spinosa
Station 51. - 27.11.1980, 13*59.3' N, 120*16.4' E — 14*00.4' N, 120*17.6' E, 170-187 m : Sinosquilla sinica, Leni¬
squilla spinosa
Station 52. — 27.11.1980, 14*00.7' N, 120*18.7' E — 13*59.1' N, 120*18.8' E, 190-181 m : Eurysquilloides sibogae
Station 55. - 27.11.1980, 13*53.7' N, 119*58.5' E — 13*53.1' N, 119*57.0' E, 865-866 m : Bathysquilla microps
Station 61. — 29.11.1980, 14*00.0' N, 120*16.4' E — 14*00.1' N, 120*16.7' E, 178-180 m : Kempina mikado
Station 62. — 29.11.1980, 14*00.4' N, 120*17.0' E — 14*00.3' N, 120*18.4' E, 186-189 m : Eurysquilloides sibogae,
Sinosquilla sinica, Kempina mikado, K. stridulans, Lenisquilla spinosa
Station 63. — 29.11.1980, 14*07.3' N, 120*15.0' E — 14*07.2' N, 120*16.0' E, 230-215 m : Anchisquillopsis clevai
gen. nov. sp. nov.
Station 64. — 29.11.1980, 14*01.5' N, 120*18.9' E — 14*00.1' N, 120*18.2' E, 195-191 m : Kempina mikado,
Squilloides leptosquilla
Station 66. — 29.11.1980, 14*00.6' N, 120*20.3' E — 14*00.1' N, 120*18.7' E, 209-192 m : Eurysquilloides sibogae,
Squilloides leptosquilla Heterosquilloides philippinensis sp. nov.
Station 67. - 29.11.1980, 14*00.1' N, 120*18.5' E — 14*01.8' N, 120*19.3' E, 193-199 m : Eurysquilla foresti
sp. nov., Eurysquilloides sibogae, Heterosquilloides philippinensis sp. nov., Squilloides leptosquilla
Station 68. - 29.11.1980, 14*01.9' N, 120*18.8' E — 14*00.5' N, 120*17.5' E, 199-195 m : Eurysquilloides sibogae,
Squilloides leptosquilla
Station 71. - 30.11.1980, 14*00.1' N, 120*17.8' E — 14*01.2' N, 120*19.1' E, 189-197 m : Eurysquilloides sibogae,
Heterosquilloides philippinensis sp. nov.
Station 72. — 30.11.1980, 14*00.7' N, 120*19.4' E — 14*00.1' N, 120*17.8' E, 197-182 m : Heterosquilloides phi¬
lippinensis sp. nov.
Station 73. — 30.11.1980, 13*55.5' N, 120*22.3' E, 20-21 m : Chorisquilla excavata, Gonodactylus affinis
Station 75. — 1.12.1980, 13*50.5' N, 120*30.3' E — 13*52.8' N, 120*29.8' E, 300-330 m : Squilloides leptosquilla
Station 80. — 1.12.1980, 13*45.1' N, 120*37.7' E — 13*45.2' N, 120*37.3' E, 178-205 m : Eurysquilloides sibogae,
Kempina mikado
Station 83. — 2.12.1980, 13*55.2' N, 120*30.5' E — 13*56.6' N, 120*30.5' E, 320-318 m : Squilloides leptosquilla
SHORE STATIONS
In front of Mactan Marine Station, reef fiat, low tide, 9.12.1980 : Gonodactylus viridis
Reefs of Ayutala Cagayan de Oro, reef fiat, low tide, 12.12.1980 : Gonodactylus chiragra, Pseudosquilla ciliata
Reefs of Olange, in front of Mactan Marine Station, open reef fiat, 14.12.1980 : Gonodactylus chiragra
Mangrove at Silot Bay (Marine Station) close to Cebu City, 15.12.1980 : Gonodactylus viridis
Silot Bay, reef fiat, 15.12.1980 : Gonodactylus chiragra
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
371
Superfamily BATHYSQUILLOIDEA Manning, 1967
Family BATHYSQUILLIDAE Manning, 1967
Bathysquilla crassispinosa (Fukuda, 1910)
(PI. I, fig. A, B)
Lysiosquilla crassispinosa Fukuda, 1910 : 146-149, pl. IV, figs. 4, 4a.
Bathysquilla crassispinosa, Manning, 1969 b : 95 , 98. — Ingle and Merrett, 1971 : 197. — Manning and
STRUHSAKER, 1976 : 440-443, figs. 1 a-c, 2.
Material
MUSORSTOM I
Station 51, 200-170 m : 1 cr 127 mm (LON. Cat. no. S 2502)
Station 65, 202-194 m : 1 9 260 mm (MNHN-P St 1006).
Remarks
The Philippines specimens agréé with the published descriptions and figures. Antennal proto-
pod with two papillae. Dactylus of raptorial claw armed with 10 teeth ; propodus with 3-4 movable
spines (one of the two proximal spines can become fixed) and 8-11 fixed spines ; carpus with 2 dorsal
spines. Latéral process of sixth thoracic somite armed with a posterior spine. Latéral process of
seventh thoracic somite armed with a Sharp spine, which is less sharp in the small specimen, situated at
the middle edge. Seventh and eighth thoracic somites with intermediate carinae. Abdomen with sub-
median carinae on the sixth somite only ; intermediate carinae seen on the First three somites (in the
small specimen trace of this carina is seen on the fourth somite). Abdominal carinae spined as fol-
lows : submedian 6, latéral 5, marginal 1-5. Outer margin of proximal segment of uropod with 11-12
movable spines, ventral surface with 2-3 fixed spines on distal margin.
Distribution
Bathysquilla crassispinosa has not been reported before from the Philippines, the présent record
is new for the région. The species has been reported from Japan (Fukuda, 1910 ; Komai, 1938 ;
Ingle and Merrett, 1971 ; Manning and Struhsaker, 1976), Madagascar, 280-310 m (Manning
and Struhsaker, 1976), South Africa, 230-295 m (Barnard, 1950 ; Ingle and Merrett, 1971).
Bathysquilla microps (Manning, 1961)
(Fig. 1)
Lysiosquilla microps Manning, 1961 : 693-696, fig. 5, pis. 10-11.
Bathysquilla microps, Manning, 1969 b : 95-99, figs. 26-28. — Manning and Struhsaker, 1976 : 443-448, figs.
ld-f, 2.
Material
MUSORSTOM I
Station 49, 925-750 m : 1 cr 53 mm (LON. Cat. no. S 2517).
Source : MNHN, Paris
372
M. K. MOOSA
Fig. 1. — Bathysquilla microps (Manning, 1961), male, TL 141 n
fîrst two abdominal somites, latéral
a. anterior part of body ; b. exposed thoracic somites and
. raptorial claw ; d. fourth to sixth abdominal somites, telson, and uropod.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
373
MUSORSTOM II
Station 55, 865-866 m : 1 cr 141 mm (MNHN-P St 1008)
REMARKS
The Philippines specimens agréé with the descriptions of Manning (1961, 1969 b). The small
specimen has more globular eyes than the larger one. Antennal protopod with two papillae. Dactylus
of raptorial claw armed with 13 teeth in the large specimen and 14 in the small specimen. Dorsal mar-
gin of propodus with 4 movable spines and 11 fixed spines. Carpus with one spine on dorsal
surface. Intermediate carinae on seventh and eighth thoracic somites each with posterior spinule. Laté¬
ral process of sixth and seventh thoracic somites with sharp spine ; that of the eighth pointed but not
spined, blunt in the small specimen. First five abdominal somites without submedian carinae, interme¬
diate carinae présent on ail somites. The abdominal carinae spined as follows : submedian 6, interme¬
diate 2-6, latéral 6, marginal 1-5. Spines présent on posterior margin of second to fifth abdominal
somites between submedian and intermediate carinae, and between intermediate and marginal carinae in
varying number from 1-4 in the first site an 1-3 in the latter. Telson with médian and submedian dor¬
sal carinae, post-anal keel présent. Proximal segment of uropod with 7 movable spines.
The Philippines specimens share characters with both Atlantic and Hawaiian specimens : the
number of dactylar teeth of the raptorial claw 13-15 in Atlantic specimens and 14 in Hawaiian speci¬
mens (Manning and Struhsaker 1976) which is 13 in the large Philippines specimens and 14 in the
smaller one. It appears that the présent specimens are doser to the Atlantic specimens in having
unarmed intermediate carinae on the first abdominal somite and in having 7 movable spines on the
proximal segment of uropod ; and differ from both Atlantic and Hawaiian specimens in having 4
movable proximal spines, instead of 3, on the propodus of the dactylus.
Distribution
Bathysquilla microps has not been reported before from the Philippines. In the Indo-West Paci¬
fic this species was only known from near Maui, Hawaii, 731-786 m (Manning and Struhsa¬
ker, 1976). The presence of B. microps, once known only as a Caribbean species, in the Hawaiian
and Philippines waters indicates that probably this species has a very wide distribution in the deeper
water of both Atlantic and Pacific océans.
Superfamily GONODACTYLOIDEA Giesbrecht, 1910
Family EURYSQUILLIDAE Manning, 1977
Coronidopsis serenei Moosa, 1973
Coronidopsis serenei Moosa, 1973 : 5-7, fig 1. — Manning and Garcia, 1982 : figs. 1 e,f ; 2-3 (synonymy).
Material
MUSORSTOM I
Station 73, 76-70 m : 1 cr 26 mm (MNHN-P St 991).
Remarks
The présent specimen has fewer spines on the ventral surface of telson than the type. As men-
Source : MNHN, Paris
374
M. K. MOOSA
tioned and figured by Manning and Garcia (1982), in C. serenei the pattern of spination as well as
number of spines on the ventral surface of telson is variable.
Distribution
Coronidopsis serenei has been previously recorded from off Elat Bay, Moluccas, Indonesia
(Moosa, 1973), Tonkin Bay, Vietnam (Blumstein, 1974 ; Makarov, 1978 ; Manning and Garcia,
1982), South China Sea (Makarov, 1978), and various localities in the Philippines (Manning and
Garcia, 1982). The depth range of this species is 16-89 m.
Eurysquilla foresti sp. nov.
(Fig. 2)
Material
MUSORSTOM I
Station 25, 200-191 m : 1 948 mm (Paratype) (LON. Cat. no. S 2506).
Station 30, 186-177 m : 1 cr 49 mm (Paratype) (MNHN-P St 967).
Station 34. 191-188 m : 1 cr 54 mm (Paratype) (MNHN-P St 968).
Station 51, 200-170 m : 1 cr 58 mm (Holotype) (MNHN-P St 966).
MUSORSTOM II
Station 20, 192-185 m : 1 9 42 mm (Paratype) (MNHN-P St 978).
Station 67, 193-199 m : 1 cr 37 mm (Paratype) (MNHN-P St 931).
Description
Body smooth and polished.
Eye large, cornea bilobed, set obliquely on stalk. Corneal indices 264-303. Eyes extending
beyond end of first segment of antennular peduncle. Ocular scales broad, separate. Anterior margin
of ophthalmic somite triangular.
Antennular peduncle shorter than carapace. Dorsal processes of antennular somite, each for-
ming a broad triangular spine, directed anterolaterally.
Antennal scale short, less than half as long as carapace length. Antennal protopod with one
ventral papilla.
Rostral plate as long as broad, triangular, margin curved, apex with a sharp spine.
Carapace smooth, narrowed anteriorly, without dorsal carinae except the reflected marginal cari-
nae on posterior plates ; antérolatéral part not exceeding base of rostral plate.
Carpus of raptorial claw with a dorsal ridge ending as an anterior lobe ; propodus fully pecti-
nate, inner proximal margin with three movable spines ; dactylus armed with seven teeth, outer margin
with triangular basal notch.
Mandibular palp and five epipods présent.
Last three thoracic somites with intermediate carinae. Latéral process of fifth somite rounded,
that of sixth and seventh somites inflated posterolaterally.
Abdomen without submedian carinae on first five somites ; traces of intermediate carinae seen
on first to second somites, more pronounced as low carinae on the third and fourth somites, markedly
seen on fifth somite where interrupted medially and posteriorly ending in spine ; latéral carina absent
on first four somites, on the fifth and sixth terminated in spine posteriorly ; marginal carina armed on
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
375
Fig. 2. — Eurysquilla foresli sp. nov male holotype, TL 58
inal somite, telson, and uropod.
: a. anterior part of body ; b. raptorial claw ; c. sixth abdom-
Source : MNHN, Paris
376
M. K. MOOSA
third and fourth somites only ; sixth abdominal somite with normal complément of dorsal carinae each
terminating in posterior spine ; Sharp spine présent in front of each articulation of uropod.
Telson much broader than long, width about twice médian length ; dorsal médian carina well
defined, terminating posteriorly in spine ; accessory médian and dorsal submedian carinae comprised of
tubercles, not as an entire line ; tubercles are also seen anterior to intermediate marginal teeth, anterior
to latéral fissure and posterior to normal anterior tubercles. Three pairs of marginal teeth présent,
prelateral lobe absent ; submedian teeth with movable apices ; intermediate teeth long, marginals lon-
gest ; submedian denticles absent ; two intermediate and one latéral denticles présent. Ventral surface
of telson smooth, post-anal keel absent.
Proximal segment of uropodal exopod shorter than distal segment, with seven movable spines on
outer margin, last not extending to middle of distal segment. Basal prolongation of uropodal endopod
with inner spine longer which spacely tuberculate at its inner margin.
COLOR
The general coloration of the preserved specimens is creamy without any marked pigmentation
observable.
Size Ranges
Males 37-58 mm, females 42-48 mm.
Remarks
Eurysquilla foresti sp. nov. is the third known species of the genus existing in the Indo-West
Pacific. The présent species has close resemblances with E. sewelli (known from the Gulf of Aden), £.
galatheae (an eastern Atlantic species) and E. delsolari (an eastern Pacific species) in having a sharp
spine on rostral plate, seven dactylar teeth on the raptorial claw, and almost similar form of telson. E.
foresti differs from E. galatheae in the absence of a médian carina on the rostral plate and in the spi-
nulation of the fifth abdominal somite ; from E. delsolari and E. sewelli it differs in the spinulation of
the abdominal carinae and the morphological arrangements as well as numbers of dorsal tubercles on
the telson.
Etymology
The epithet “ foresti ” is dedicated to Prof. Jacques Forest of the Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris who has given me access to study the présent material he collected during the
MUSORSTOM expéditions in the Philippines.
Types Depository
The male holotype (MNHN-P St 966), three male paratypes (MNHN-P St 967, MNHN-P St 968,
MNHN-P St 931) and one female paratype (MNHN-P St 978) are deposited in the Muséum National
d’Histoire Naturelle Paris ; one female paratype is deposited in the National Institute of Oceanology,
Jakarta (LON. Cat. no. S 2506).
Distribution
Known only from the type locality, the Philippines, taken from 170-200 m depths.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
377
Eurysquilloides sibogae (Hansen, 1926)
Squilla sibogae Hansen, 1926 : 15-17, pl. 1, fig. 6 a-e.
Eurysquilloides sibogae, Makarov, 1978 : 185.
MUSORSTOM I
Station 7, 200-185 m : 2 crcr 31-49 mm, 4 99 33-43 mm (MNHN-P St 1109).
Station 9, 194-180 m : 4 crcr 41-55mm, 7 99 40-51 mm (MNHN-P St 1101).
Station 10, 187-205 m : 7 crcr 37-51 mm, 4 99 40-52 mm (MNHN-P St 1077).
Station 13, 190 m : 1 cr 47 mm (MNHN-P St 1115).
Station 15, 192-188 m : 1 9 33 mm (MNHN-P St 1116).
Station 24, 189-209 m : 6 crcr 32-53 mm, 7 99 31-55 mm (MNHN-P St 1107).
Station 25, 200-191 m : 10 cro- 34-49 mm, 15 99 34-55 mm (MNHN-P St 1098).
Station 26, 189 m : 3 crcr 35-48 mm, 2 99 48-53 mm (MNHN-P St 1100).
Station 27, 192-188 m : 3 crcr 39-41 mm, 1 cr (juv.) 18 mm, 1 9 46 mm (MNHN-P St 1110).
Station 30, 186-177 m : 3 crcr 34-51 mm, 4 99 41-46 mm (MNHN-P St 1106).
Station 31, 187-195 m : 1 cr 50 mm (MNHN-P St 1105).
Station 32, 193-184 m : 4 crcr 49-51 mm, 1 9 35 mm (MNHN-P St 1103).
Station 34, 191-188 m : 5 crcr 49-54 mm, 6 99 39-56 mm (LON. Cat. no. S 2515).
Station 35, 186-187 m : 2 crcr 49-50 mm (MNHN-P St 1112).
Station 46, 22-40 m : 1 9 49 mm (MNHN-P St 1102).
Station 51, 200-170 m : 1 cr 42 mm, 3 99 41-54 mm (MNHN-P St 1104).
Station 55, 200-194 m : 1 cr 47 mm, 1 9 43 mm (MNHN-P St 1114).
Station 61, 202-184 m : 2 cro- 41-45 mm (MNHN-P St 1108).
Station 62, 179-194 m : 1 9 49 mm (MNHN-P St 1117).
Station 63, 191-195 m : 2 99 40-41 mm (MNHN-P St 1111).
Station 71, 174-204 m : 3 crcr 30-53 mm (MNHN-P St 1113).
MUSORSTOM II
Station 1, 198-188 m
Station 2, 186-184 m
Station 4, 190-183 m
Station 10, 188-195 m
Station 11, 196-194 m
Station 12, 197-210 m
Station 13, 200-193 m
Station 18, 195-188 m
Station 21, 191-192 m
Station 35, 160-198 m
Station 52, 190-181 m
Station 62, 186-189 m
Station 66, 209-192 m
Station 67, 193-199 m
Station 68, 199-195 m
Station 71, 189-197 m
Station 80, 178-205 m
1 O- 48 mm (MNHN-P St 1118).
1 cr 49 mm (MNHN-P St 1127).
1 o- 53 mm (MNHN-P St 1120).
2 crcr 47-51 mm, 1 9 42 mm (MNHN-P St 1129).
2 crcr 44-47 mm (MNHN-P St 1121).
3 99 41-54 mm (MNHN-P St 1094).
1 cr 49 mm (MNHN-P St 1096).
3 crcr 40-56 mm, 1 9 44 mm (MNHN-P St 1123).
7 crcr 37-51 mm, 6 99 39-50 mm (MNHN-P St 1083).
1 cr 50 mm, 2 9 9 43-45 mm (MNHN-P St 1125).
1 cr 49 mm (MNHN-P St 1130).
1 cr 48 mm, 2 99 50-54 mm (MNHN-P St 1126).
1 cr 44 mm, 2 9 9 44-45 mm (MNHN-P St 1122).
4 crcr 32-49 mm, 5 99 41-50 mm (MNHN-P St 1097).
1 cr 51 mm, 2 99 43-44 mm (MNHN-P St 1119).
1 9 40 mm (MNHN-P St 1124).
1 o- 54 mm (MNHN-P St 1099).
Source : MNHN, Paris
378
M. K. MOOSA
DlAGNOSIS
Size moderate, body smooth and polished. Cornea expanded, compressed, not bilobed. Ocular scales
separate, triangular, directed anterolaterally. Antennular somite extremely elongate, about half as long
as carapace length. Antennal scale short, slender, length less than carapace length. Rostral plate as
long as broad, apex rounded. Carapace smooth, carinae completely absent, antérolatéral angle almost
straight ; anterior one-third narrowed, anterior width about one-third of posterior width ; cervical
groove seen latéral to gastric groove. Raptorial claw slender ; propodus almost fully pectinate, pecti-
nations denser on the proximal portion becoming spaced distally, most distal portion without pectina-
tion ; dactylus armed with 9-10 teeth (8-9 in Hansen’s type). Mandibular palp absent, three epipods
présent. Exposed thoracic somites without submedian carinae, intermediate carinae well developed.
Latéral process of fifth thoracic somite forming a blunt, laterally directed lobe. Latéral process of
sixth and seventh thoracic somites with postérolatéral spine. First five abdominal somites without sub¬
median carinae ; abdominal carinae spined as : submedian 6, intermediate (4), 5-6, latéral (3), 4-6, mar¬
ginal 1-5. Telson with three pairs of marginal teeth, submedian teeth with movable apices ; denticles
slender, sharp, formulation : 11-14, 2, 1. Dorsal surface of telson with well developed médian carina
terminating in a sharp posterior spine ; intermediate carina présent, comprising a row of
tubercles. Proximal segment of uropod with 6-7 movable spines. Basal prolongation of uropod bifur-
cate, inner spine longer than outer.
Size Ranges
Males and females 31-56 mm.
Remarks
Eurysquilloides sibogae was described by Hansen (1926) from a single male specimen collected
in the Timor Sea, Indonesia. The other available record is a specimen collected from the Tonkin Bay,
Vietnam reported by Makarov (1978). The male of E. sibogae reaches maturity at a size slightly
exceeding 30 mm. Hansen (1926) mentioned that his specimen had 8 and 9 teeth on the raptorial
dactylus ; the Philippines specimens hâve 9-10 teeth. The propodus of raptorial dactylus is almost
entirely pectinated, denser on the proximal portion and becoming more spaced distally and absent at
the most distal portion. The intermediate carinae of telson never forming an entire line ; they are
composed of 4-6 tubercles or broken carinae.
Distribution
Eurysquilloides sibogae was only known from two localities : Timor Sea, Indonesia, 112 m on
mud, sand shell bottom (Hansen, 1926) and Tonkin Bay, Vietnam, 180 m (Makarov, 1978). The
présent record, new for the Philippines, is the third available. This species was taken from depths of
22 to 209 m.
Sinosquilla sinica Liu and Wang, 1978
Sinosquilla sinica Liu and Wang, 1978 : 90-91, 93-94, figs. 1-6 ; pl. I, figs. 1-3.
Eurysquillopsis angustirostris Makarov, 1978 : 185-188, figs. 5-6.
Material
MUSORSTOM I
Station 34, 191-188 m : 1 9 (very badly damaged)
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
379
MUSORSTOM II
Station 51, 170-187 m : 1 9 77 mm (MNHN-P St 973)
Station 62, 186-189 m : 1 9 70 mm (LON.Cat. no. S 2519).
REMARKS
Sinosquilla sinica was described by Liu and Wang (1978) from specimens collected in the South China
Sea and one month later Makarov (1978) described Eurysquillopsis angustirostris from one female
specimen collected in Tonkin Bay, Vietnam. Both species are identical. The specimens from the Phi¬
lippines show no différences with the descriptions and figures of Liu and Wang (1978) and Makarov
(1978).
Distribution
Previously, Sinosquilla sinica was only known from South China Sea, 21°00' N, 113°30'E —
21°00'N, 114°' E, 58-89 m, sandy mud bottom (Liu and Wang, 1978) and Tonkin Bay, Vietnam,
18°00' N, 110°08' E, 95 m (Makarov, 1978). The présent record, new for the Philippines, extends its
distribution eastwardly and to deeper water (170-191 m).
Family GONODACTYLIDAE Giesbrecht, 1910
Gonodactyloideus cracens Manning, 1984
(Fig. 3)
Gonodactyloideus cracens Manning, 1984 : 84-86, fig. 1.
Material
MUSORSTOM I
Station 57, 107-96 m : 1 9 42 mm (MNHN-P St 937), I 9 36 mm (MNHN-P St 1010), 1 9
29 mm (LON. Cat. no. S 2503).
Remarks
The présent specimens agréé with the description and figure of Manning (1984, fig. 1) for
Gonodactyloideus cracens. This species has compressed and broadened cornea which distinguish it
from ail other members of Gonodactylus although it has close resemblances with the falcatus- group of
Gonodactylus in having five dorsal carinae on telson.
Distribution
This species was only known from its type locality, north of Dampier Archipelago, Western
Australia. The présent record, new for the Philippines, shows that this species has wide geographical
and deeper bathymetrical distribution.
Source : MNHN, Paris
380
M. K. MOOSA
Fig. 3. — Gonodactyloideus cracens Manning, 1984, TL 42 mm : a. anterior part of body ; b. raptorial claw ; c sixth abdom¬
inal somite, telson, and uropod.
Gonodactylus affinis de Man, 1902
Gonodactylus chiragra var. affinis de Man, 1902 : 912.
Gonodactylus chiragra form H (= affinis), Kemp, 1915 : 179-180 (discussion).
Gonodactylus affinis, Dingle et al., 1977 : 15-16, fig. 9 d. — Manning, 1978 a : 2-4, fig. 1 (synonymy).
Material
MUSORSTOM I
Station 17, 17 m : 1 ç 19 mm (MNHN-P St 938).
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
381
MUSORSTOM 11
Station 73, 20-21 m : 8 crcr 10-23 mm, 2 crcr juv., 3 9915-23 mm, 2 99 juv. (MNHN-P St 964).
REMARKS
Ail the female and small male specimens possess morphologically the same médian carina of tel-
son which is straight or slightly enlarged anteriorly (affinis- type) (see Manning, 1978 a, fig. la). The
larger males possess more anteriorly inflated médian carina with marked posterior accessory médian
carinae ; the médian and accessory médian carinae end posteriorly in spinule. In the small specimens
(males and females) the posterior accessory médian carinae are separated from the médian carina ; the
carinae are fused in the large male specimens.
Distribution
Gonodactylus affinis has been previously reported from Port Galera, Mindoro, Philippines, 9-
63 m (Kemp, 1915 as Gonodactylus chiragra form H (= affinis). This species has wide distribution in
the western part of Indo-West Pacific.
Gonodactylus chiragra (Fabricius, 1781)
Gonodactylus chiragra , Kemp, 1915 : 179-180. — Garcia, 1981 : 4-5.
Material
MUSORSTOM II
Silot Bay, reef fiat, 15.12.1980 : 1 9 39 mm (MNHN-P St 929).
Reefs of Ayutala, Cagayan de Oro, reef fiat, low tide, 12.12.1980 : 1 o* 65 mm (MNHN-P
St 943).
Reefs of Olange, in front of Mactan Marine Station, open reef fiat, 14.12.1980 : 2 99 79-
91 mm (MNHN-P St 934).
Distribution
This species has a wide distribution in the Indo-West Pacific. In the Philippines it was recorded
from various localities (Kemp, 1915 ; Roxas and Estampador, 1930).
Gonodactylus viridis Sèrène, 1954
Gonodactylus chiragra var. viridis Serène, 1954 : 6, 7, 10, 74-76, figs. 13-3.
Gonodactylus viridis, Dingle et al., 1977 : 16-17, fig. 9a-c. — Manning, 1978 a : 4-6, fig. 2a-c.
Material
MUSORSTOM II
Mangrove at Silot Bay (Marine Station), close to Cebu City, 15.12.1980 : 1 o- 36 mm with
Caledoniella montrouzieri (Souverbie, 1869) (MNHN-P St 930).
In front of Mactan Marine Station, reef fiat, low tide, 9.12.1980 : 1 cr 28 mm, 3 99 24-39 mm
(MNHN-P St 956).
Source : MNHN, Paris
382
M. K. MOOSA
Remarks
One of the male specimens (TL 30 mm) has a remarkable médian carina of the telson which is
eroded on its anterior half leaving a fiat space. The posterior end has the typical anchor-like carina ;
no other différences are observable compared to the rest of the specimens. One of the specimens has
a gastropod, Caledoniella montrouzieri (Souverbie, 1869), which was attached to the ventral surface of
the thoracic somite and detached during the observations. Sacs of gastropod eggs are seen attached to
the pleopods.
Distribution
Gonodactylus viridis has not been previously reported from the Philippines, the présent record is
new for the région. The species, for certainty, was known from Bay of Nhatrang, Vietnam (Seréne,
1954 ; Manning, 1978 a) and Kho Phuket Island, Thailand (Dingle et al., 1977 ; Manning, 1978 a).
Family ODONTODACTYLIDAE Manning, 1980
Odontodactylus brevirostris (Miers, 1884)
Odontodactylus brevirostris, Manning, 1967 : 22-29, figs. 6-8 (synonymy).
Material
MUSORSTOM I
Station 57, 107-96 m : 1 cr 25 mm, 1 9 53 mm (MNHN-P St 985).
Distribution
Widely distributed in the Indo-West Pacific. In the Philippines it was recorded from several
localities (Manning, 1967).
Odontodactylus cultrifer (White, 1850)
Odontodactylus cultrifer, Manning, 1967 : 18-22 fig. 5 (synonymy).
Material
MUSORSTOM I
Station 73, 76-70 m : 1 ct 40 mm (MNHN-P St 900).
Distribution
Widely distributed in the Western Pacific Océan including several localities in the Philippines
(Manning, 1967).
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
383
Family PROTOSQUILLIDAE Brooks, 1886
Chorisquilla excavata (Miers, 1880)
(Fig. 4)
Gonodactylus excavaïus Miers, 1880 : 45-46 (123-124), pl. III, figs. 11, 12. — Pocock, 1893 : 476. — Kemp, 1913
: 187-189, pl. X, figs. 122-123. — Odhner, 1923 : 15. — Hansen, 1926 : 36-37, pi. II, fig. 4a.
Protosquilla excavata, Brooks, 1886 : 78.
Chorisquilla excavata, Manning, 1975 : 254-255, fig. la, c.
Chorisquilla pococki Manning, 1975 : 256-258, figs. lb, 2.
? Chorisquilla andamanica Manning, 1975 : 258-260, fig. 3.
Material
MUSORSTOM II
Station 73, 20-21 m : 1 o- 23 mm, 8 99 13-31 mm (MNHN-P St 965), 3 cra 21-27 mm (LON.
Cat. no. S 2511).
Remarks
Manning (1975) studied specimens identified by various authors as Gonodactylus excavatus or
Protosquilla excavata and arrived at a conclusion that they comprised of more than one species and
thence described two new species : Chorisquilla andamanica and C. pococki. Chorisquilla excavata
(sensu Manning, 1975) has very uncertain distribution since the type specimen does not bear any
information and was probably collected from southwestern Pacific Océan (Manning, 1975). The Phi¬
lippines material comprising of 12 specimens of various length sizes shows remarkable graduai morpho-
logical différences. Two males specimens (TL 21 and 23 mm) show resemblances with C. excavata
(fig. 4b) in the form of the telson : a relatively narrow intermediate fissure which is armed with two
denticles ; intermediate and submedian teeth are approximately at the same level ; médian boss of tel¬
son relatively long, margins corroded, extending almost to anterior margin of médian fissure ; latéral
bosses with corroded margins on latero-posterior portion only. Two female (TL 28 and 31 mm) and
one male (TL 27 mm) specimens hâve the following characters : médian boss of telson relatively short,
not extending to anterior margin of médian fissure, resembling figure 3 of Manning (1975) for C.
andamanica ; corrugation on the latéral bosses marked ; intermediate fissure bearing two denticles. In
the smallest specimens (TL 12-15 mm), the médian and latéral bosses of telson are markedly corrugated
and the latéral bosses are retracted anteriorly, resembling figures lb and 2b of Manning (1975) for C.
pococki ; dorsal surface of submedian teeth carinate. Graduai changes on the latéral margin of telson
are seen : in large specimens the latéral margins are more curved (fig. 4c), resembling C. andamanica
then becoming less curved in the smaller specimens (fig. 4b) which resemble C. excavata and become
almost straight in the smallest specimens (fig. 4a) which resemble C. pococki. The latéral bosses of
telson not extending to posterior margin, dorsal surface of submedian teeth with carinae ; these bosses
gradually enlarged and advancing posteriorly and in large specimens dorsal carinae on dorsal surface of
submedian médian teeth no longer exist. The number of submedian denticles varied : 6 to 8 in large
specimens, 7 to 10 in the small ones. Intermediate fissures of telson relatively wide and deep in small
specimens (fig. 4a) and become relatively narrow and shallow in the large specimens. The variations
existing in the Philippines specimens, collected from one locality, lead to doubtful validity of C.
pococki Manning, 1975 as a distinct species out of C. excavata (Miers, 1880). Also, it is doubtful to
accept C. andamanica Manning, 1975 as a distinct species since the characters shown by the Philippines
specimens represent ail forms of “ excavata- complex ” including C. andamanica. The only différence
between C. andamanica is the absence of postérolatéral spine on sixth abdominal somite in the latter
Source : MNHN, Paris
384
M. K. MOOSA
while the number of submedian denticles is variable. One of the specimens of the présent sériés bea-
ring a gastropod eggs-sacs which resemble the eggs-sacs of Caledoniella montrouzieri (Souverbie, 1869)
but no gastropod specimen attached.
a b
c
Fig. 4. — ChorisquiUa excavata (Miers, 1880), sixth abdominal somite and telson of : a. female, TL 13 mm ; b. male, TL
23 mm ; c. female, TL 31 mm.
Distribution
Chorisquilla excavata has not been previously reported from the Philippines. This species has
been reported from Indonesia (Hansen, 1926 ; Manning, 1975), South China Sea (POCOCK, 1893 ;
Manning, 1975), Bonin Islands (Odhner, 1923), Andamans (Kemp, 1913 ; Manning, 1975), and now
from the Philippines. The specimens from Vietnam reported by Gravier (1937), Serène (1939,
1954), and Dawydoff (1952) which are preserved in the Paris Muséum comprised of two species ;
Haptosquilla glyptocercus (specimens from Poulo Condor collected during March-April 1931 and speci¬
mens from Nhatrang Bay collected in September 1934) and H. lenzi (specimen collected from Poulo
Condor during March-April 1934) ; none represents C. excavata.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
385
Family PSEUDOSQUILLIDAE Manning, 1977
Faughnia serenei Moosa, 1982
Faughnia serenei Moosa, 1982 : 600-603, figs. 1-5 (synonymy).
Material
MUSORSTOM I
Station 9, 194-180 m : 1 9 122 mm (MNHN-P St 952).
Station 10, 187-205 m : 1 ct 100 mm (MNHN-P St 950).
Station 30, 186-177 m : 1 a97 mm, 2 9 9 89-140 mm (LON. Cat. no. S. 2521).
Station 31, 187-195 m : 1 cr 119 mm, 1 9 137 mm (MNHN-P St 954).
Station 51, 200-170 m : 1 9 106 mm (MNHN-P St 947).
Station 68, 199-183 m : 3 crv 93-122 mm, 2 99 116-126 mm (MNHN-P St 948).
Station 69, 187-199 m : 1 cr 113 mm, 1 9 99 mm (MNHN-P St 953).
MUSORSTOM II
Station 31, 230-204 m : 1 9 100 mm (MNHN-P St 951).
Distribution
Taiwan (?), South China Sea, and the Philippines, 73-316 m ; Shell détritus, sand and dark green
mud (Moosa, 1982).
Pseudosquilla ciliata (Fabricius, 1787)
Pseudosquilla ciliata, KEMP, 1913 : 96-100, 196 (for older synonymy). — 1915 : 172.
Material
MUSORSTOM II
Reef fiat of Ayutala, Cagayan de Oro, low tide, 12.12.1980 : 1 cr 32 mm, 1 9 32 mm, 1 9
66 mm (MNHN-P St 942).
Distribution
Widely distributed in the Indo-West Pacific. In the Philippines it was reported from Port
Galera, Mindoro (Kemp, 1915).
Source : MNHN, Paris
386
M. K. MOOSA
Superfamily LYSIOSQUILLOIDEA Giesbrecht, 1910
Family LYSIOSQUILL1DAE Giesbrecht, 1910
Heterosquilloides insignis (Kemp, 1911)
(PI. I, fig. C)
Lysiosquilla insignis Kemp, 1911 : 94-95. — 1913 : 126-128, pl. IX, figs. 99-102. — BARNARD, 1950 : 858-859,
fig. 3c.
Material
MUSORSTOM I
Station 50, 415-510 m : 1 9 91 mm (MNHN-P St 955)
Remarks
The specimen, a female of 91 mm, is the third known of this species. It agréés in almost ail
details with the description of Kemp (1911, 1913) and Barnard (1950). Since the présent specimen is
the Iargest ever known, some minor morphological différences are seen, those are : 1. Kemp (1913)
mentioned that in his specimen the cervical groove is absent, this groove is seen in the Philippines spe¬
cimen as a shallow dépréssion on both sides of each gastric groove ; 2. Telson with more tubercles than
as figured by Kemp (1913, pl. IX, fig. 101) and Barnard (1950, fig. 3, c) ; 3. Outer margin of proxi¬
mal segment of uropodal exopod with five movable spines of which the distal two are very large ; 4.
Raptorial dactylus with 7 instead of 7-8 as mentioned by Kemp (1911, 1913) and Barnard (1950).
Antennal protopod with two ventral papillae.
Distribution
Heterosquilloides insignis was only known from two localities : off Andamans, 14°27' N,
93°50' E, in 423 m depth (Kemp, 1911, 1913); north of Durban, South Africa, 270 m (Barnard,
1950). The presence of this species in the Philippines is a new record for this area and is an eastward
extension of its geographical distribution in a deeper water (415-510 m).
Heterosquilloides philippinensis sp. nov.
(Fig. 5)
Material
MUSORSTOM I
Station 9, 194-180 m :
Station 20, 208-222 m
Station 21, 223-174 m
Station 24, 189-209 m
Station 51, 200-170 m
9 29 mm (Paratype) (MNHN-P St 961).
1 cr 40 mm (Paratype (MNHN-P St 958).
1 9 42 mm (Paratype) (MNHN-P St 959).
1 o- 36 mm (Paratype) (MNHN-P St 957).
1 cr 37 mm (Paratype) (MNHN-P St 960).
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
387
MUSORSTOM II
977).
Station 12, 197-210 m : 1 9 40 mm (Paratype) (MNHN-P St 975).
Station 18, 195-188 m : 1 cr 38 mm, 1 Ç 31 mm (both claws missing) (Paratypes) (MNHN-P St
Station 21, 191-192 m : 1 o- 36 mm, 1 9 32 mm (Paratypes) (LON. Cat. no. S 2507).
Station 35, 160-198 m : 1 cr 40 mm (Paratype), 1 Ç (damaged) (MNHN-P St 970).
Station 66, 209-192 m : 1 cr 37 mm (Holotype) (MNHN-P St 969).
Station 67, 193-199 m : 1 9 33 mm (Paratype) (MNHN-P St 976).
Station 71, 189-197 m : 1 cr 36 mm (Paratype) (MNHN-P St 971).
Station 72, 197-182 m : 1 cr 35 mm (Paratype) (MNHN-P St 972).
rosqumoiaes pnmppme,*» sV. — male holotype, TL 37 mm : a. anterior part of body ; b raptorial dac-
sixth abdominal somite, telson. and uropod (dorsal view) ; d. sixth abdominal somite, telson, and uropod (ven-
Fig. 5. — Heierosquilloides philippinensis sp.
tylus . . “
tral view).
Source : MNHN, Paris
388
M. K. MOOSA
Description
Size small. Body smooth and polished.
Eye large, cornea bilobed, set transversely on stalk. Eyes extending beyond second segment of
antennular peduncle. Ocular scales small, fused medially.
Antennular peduncle short, slightly more than half as long as carapace length ; each antennular
process visible latéral to rostral plate as a sharp, anteriorly directed spine.
Antennal scale small, less than half as long as carapace ; antennal protopod without papilla.
Rostral plate with broad basal portion, latéral margins rounded, apex with long spine extending
to middle of cornea, ventral margin of apical spine carinate.
Carapace smooth, without carinae,narrowed anteriorly ; antérolatéral angle almost straight, not
reaching base of rostral plate.
Raptorial dactylus armed with seven teeth, outer margin with a basal notch ; propodus fully pec-
tinate, inner proximal portion with four movable spines ; carpus with a long entire dorsal ridge termi-
nating anteriorly into an acute tooth.
Mandibular palp présent, three-segmented. Five epipods présent.
Exposed thoracic somites without carinae. Latéral process of sixth and seventh somites rounded
posterolaterally. Basal segment of walking legs each with ventrally directed spine ; endopod of wal-
king leg two segmented, distal segment subcircular on the first leg, ovate on the second leg, and elon-
gate ovate on the third leg.
Abdomen without submedian, intermediate, and latéral carinae on the first five somites and no
spine présent on these somites ; sixth somite without dorsal carinae, only latéral spine présent.
Telson much broader than long, width about twice the length in médian line ; dorsal carinae
absent ; posterior fan armed with three pairs of spines latéral to médian spine which in turn is the lar-
gest. Three pairs of médian teeth présent, submedian with submedian apices ; denticles sharp, subme¬
dian denticles arranged in almost straight line ; denticle formulation : 8-10, 3-4, 1. Ventral surface of
telson smooth, a long upraised spine situated posterior to anal pore.
Proximal segment of uropodal exopod shorter than distal segment, outer-lateral margin with
seven movable spines of which the last extending beyond middle of distal segment, inner distal margin
with 5-6 stiff setae. Basal prolongation of uropodal endopod with inner spine longer than outer, inner
basal edge with a sharp tooth.
COLOR
The general coloration of the preserved specimens is creamy. No marked pigmentation is obser¬
vable.
Size Ranges
Males 35-40 mm, females 29-42 mm.
Remarks
Heterosquilloides philippinensis sp. nov. resembles H. insueta Manning, 1970 and two closely
related species : H. brazieri (Miers, 1880) and H. latifrons (de Haan, 1844) in the form of rostral plate,
eye shape, and the presence of post-anal spine. Manning (1966) mentioned that both H. brazieri and
H. latifrons posses bifurcated rostral spine which distinguished them from ail the then known species
of Indo-Pacific Heterosquilloides. H. insueta and H. philippinensis do not possess bifurcated rostral
spine, the two can be separated by : the absence of submedian and intermediate spines on dorsal sur¬
face of sixth abdominal somite in H. philippinensis ; the absence of dorsal carination on the dorsal sur¬
face of telson of H. philippinensis which also has less numerous submedian and intermediate denticles
on the telson ; and the absence of carinae latéral to the post-anal keel on H. philippinensis.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
389
Etymology
The epithet “ philippinensis ” is derived from the type locality, the Philippines.
Type Depository
The male holotype and the paratypes are deposited in the Muséum National d’Histoire Naturelle
Paris, two paratypes are deposited in the National Institute of Oceanology, Jakarta (LON. Cat.
no. S 2507).
Distribution
Known only from the type locality, the Philippines.
Family NANNOSQUILLIDAE Manning, 1980
Acanthosquilla wilsoni Moosa, 1973
(Fig. 6)
Acanthosquilla wilsoni Moosa, 1973 : 15-17, Fig. 2.
MATERIAL
MUSORSTOM I
Station 56, 134-129 m : 1 9 23 mm (raptorial claws missing) (MNHN-P St 988), 1 9 21 mm
(only one claw exists) (LON. Cat. no. S. 2512).
Remarks
Acanthosquilla wilsoni Moosa, 1973 was described from a male without raptorial claws. Only
one of the two Philippines specimens has one raptorial claw which is armed with 6 teeth, outer margin
of dactylus with 2 notches (fig. 6). Antennal protopod with only one ventral papilla, mesial papilla
absent.
Distribution
The type was collected from Aru Island, Indonesia, 72-75 m, on muddy bottom. The species
has not been recorded from the Philippines ; the présent record is new for the région where it was col¬
lected in 134-129 m depth.
Fig. 6. — Acanthoquilla wilsoni Moosa, 1973, female, TL
mm : raptorial claw.
Source : MNHN, Paris
390
M. K. MOOSA
Superfamily SQUILLOIDEA Latreille, 1803
Family HARPIOSQUILLIDAE Manning, 1980
Harpiosquilla harpax (de Haan, 1844)
Squilla harpax de Haan, 1844, allas, pl. LI, fig. 1 ; 1849, text : 222-223.
Harpiosquilla harpax, Manning, 1969 c : 25-33, figs. 28-28 (for synonymy). — Garcia, 1981 : 12, 16-
17.
Material
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m : 9 crcr 69-113 mm, 7 99 78-136 mm (MNHN-P St 981).
Station 2, 187-182 m : 1 cr 95 mm, 2 99 92-168 mm (MNHN-P St 984).
Station 56, 134-129 m : 1 9 (juv.) (MNHN-P St 983).
Station 72, 127-122 m : 1 cr (juv.) (MNHN-P St 982).
Distribution
Harpiosquilla harpax is widely distributed in the Indo-West Pacific. This species has been pre-
viously recorded from the Philippines (see Manning, 1969 ; Garcia, 1981).
Family SQUILLIDAE Latreille, 1803
Anchisquilla fasciata (de Haan, 1844)
Squilla fasciaia de Haan, 1844, atlas, pl. LI, fig. 4 ; 1849, text : 224. — Brooks, 1886 : 37-40, pl. II, fig. 8 ; pl.
III, figs. 4, 5. — Kemp, 1913 : 34-36, pl. I, figs. 21-23.
Material
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m : 2 crcr 71-72 mm, 1 9 59 mm (ail specimens without raptorial claws except
one male with only one claw) (MNHN-P St 946).
Station 72, 127-122 m : 1 cr 31 mm, 1 9 29 mm (MNHN-P St 992).
Distribution.
Anchisquilla fasciata has not been previously reported from the Philippines ; the présent record
is a new one. This species has been recorded from Japan (De Haan, 1844 ; Brooks, 1886 ; Fukuda,
1910 ; Komai, 1927 ; Holthuis, 1941), China (Pocock, 1893 ; Schmitt, 1929), Vietnam (Gravier
1930, 1937 ; Dawydoff, 1952 ; Serène, 1954 ; Blumstein, 1974), Singapore (Tweedie, 1934), Indo-
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
391
nesia (Hansen, 1926 ; Holthuis, 1941 ; Moosa, 1973, 1975), Andamans and Mergui Archipelago
(Kemp, 1913), Maldives (Chopra, 1939), and Red Sea (Holthuis, 1967) in depths ranging from below
10 m to 100 m, in various kinds of habitat : mud, muddy sand, hard sand, foraminiferal sand, and
coral and stones.
Anchisquilloides michelae sp. nov.
(Fig- 7)
Material
MUSORSTOM I
Station 16, 164-150 m : 2 crcr 86-111 mm (Paratypes) (LON. Cat. no. S 2505).
Station 58, 143-178 m : 1 or 92 mm, 2 99 88-101 mm (Paratypes) (MNHN-P St 941).
Station 69, 187-199 m .: 1 9 115 mm (Holotype) (MNHN-P St 935).
Description
Dorsal surface of body appearing smooth and polished.
Eye small, cornea bilobed, set obliquely on stalk. Eyes not extending to the end of fîrst seg¬
ment of antennular peduncle. Corneal indices 586-628.
Antennular peduncle shorter than carapace length. Ocular scales subquadrate, separate. Dorsal
process of antennular somite forming a sharp spine, directed anterolaterally. Anterior margin of oph-
thalmic somite trilobated.
Rostral plate triangular, latéral margins converging anteriorly to form sharp pointed apex ;
médian carina présent, running from anterior almost to base of rostral plate.
Carapace slightly narrowed anteriorly, length about 1.8 of anterior width which is in turn about
0.68 as broad as posterior width ; médian carina very low with anterior portion obsolète ; intermediate
carinae absent ; latéral and reflected marginal carinae only seen on posterior plate ; antérolatéral angle
with spine, not extending to base of rostral plate.
Mandibular palp présent, three segmented. Four epipods présent.
Raptorial claw robust, inferodistal angle of outer face of merus unarmed ; carpus with dorsal
ridge terminating in a tubercle and an anteriorly situated tubercle ; propodus fully pectinate, with three
movable spines on inner proximal portion, PI =988-1085 ; dactylus armed with six teeth, outer margin
with a basal notch.
Exposed thoracic somites with submedian and intermediate carinae ; seventh somite with trace of
médian carina, eighth somite with médian carina. Latéral process of fifth somite with sharp spine
directed anterolaterally ; ventral spine absent, replaced by tubercle. Latéral process of sixth and
seventh thoracic somites single, postérolatéral angle spinous. Latéral process of eighth thoracic somite
with low, blunt anterior lobe.
Abdomen with médian carina on the first five somites ; abdominal carinae spined as follows :
submedian 6, intermediate 3-6, latéral 1-6, marginal 1-5.
Telson broader than long, dorsal surface without carinae latéral to médian carina which terminâ¬
tes posteriorly in a spine ; dorsal surface pitted ; three pairs of marginal teeth présent, prelateral lobe
présent ; submedians with movable apices, dorsal surface with carina ; submedian and latéral denticle
sharp, intermediate denticles broad, formulation : submedian 10-14, intermediate 6-7, latéral 1. Ventral
surface of telson smooth, post-anal keel absent.
Uropod of moderate size ; proximal segment of exopod shorter than distal segment, outer mar¬
gin with eight movable spines, the last of which is crescent shaped extending to only about one-third of
distal segment. Basal prolongation of uropodal endopod with inner spine longer than outer ; outer
margin of inner longer spine with one rounded lobe, inner margin crenulate.
Source : MNHN, Paris
392
M. K. MOOSA
Fig. 7. — Anchisquilloides michelae sp. nov., female holotype, TL 115 mm : a. anterior part of body ; b. fifth to seventh tho-
racic somites ; c. raptorial claw ; d. sixth abdominal somite, telson, and uropod.
COLOR
The general coloration of the preserved specimens is greyish-brown. Dark brown outline is seen
on gastric grooves, posterior margin of carapace, outer margin of antennal protopod, posterior margin
of last three thoracic somites and first five abdominal somites ; of the latter the coloration is more pro-
nounced between the submedians of the first and second somites, uropodal endopod and inner margin
of proximal segment of uropodal exopod. Dark brown spot is seen on distal portion of raptorial
merus, latéral portion of fifth and sixth thoracic somites and latéral portion of fifth and sixth abdomi¬
nal somites.
Size Ranges
Males 86-111 mm, females 88-115 mm.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
393
REMARKS
Anchisquilloides michelae sp. nov. is the second known species of the genus. It differs from A.
mcneilli, the type species, in the following morphological characters : 1. A. michelae has fewer abdomi¬
nal spines than A. mcneilli ; 2. A. michelae has a broader carapace than A. mcneilli (anterior width of
A. michelae always more than half of its posterior width while A. mcneilli with anterior width always
less than half of its posterior width) ; 3. A. michelae has lesser number of intermediate denticles. The
coloration of these species are based on prolonged preserved specimens. The coloration in the form of
black patches on latéral portion of the fifth and sixth thoracic and fifth and sixth abdominal somites is
not mentioned by Stephenson (1953) and therefore it is probable that they hâve different color pat¬
terns.
Etymology
The epithet “ michelae ” is dedicated to Mme Michèle De Saint Laurent who participated in
the both missions.
Type Depository
The male holotype (MNHN-P St 935), one male and two females paratypes (MNHN-P St 941)
are deposited in the Muséum National d’Histoire Naturelle Paris ; two males paratypes (LON. Cat. no.
S 2505) are deposited in the National Institute of Oceanology, Jakarta.
Distribution
Known only from the type locality, the Philippines, in 143 to 199 m depth.
Anchisquillopsis gen. nov.
DEFINITION
Eye of moderate size, cornea bilobed, inner margin of eye longer. Ocular scales
separate. Carapace with médian carina.Mandibular palp and two epipods présent. Dactylus of rapto-
rial claw with eight teeth. Latéral process of fifth thoracic somite single. Latéral process of sixth and
seventh thoracic somites single, with posterior spine. First five abdominal somites with médian
carina. Submedian teeth of telson with movable apices. Inner margin of basal prolongation of uro-
podal endopod crenulate.
Type Species
Anchisquillopsis clevai sp. nov. by monotypy.
Etymology
The name is derived from Greak -opsis-, like, in combination with the generic name Anchis-
quilla. The gender is féminine.
Remarks
Anchisquillopsis gen. nov. has close affinity with Anchisquilloides Manning, 1977 and Alimopsis
Manning, 1977 sharing the presence of médian carina on the first five abdominal somites. It differs
Source : MNHN, Paris
394
M. K. MOOSA
from both généra in the number of dactylar teeth : 5 in Alimopsis, 5-6 in Anchisquilloides, and 8 in
Anchisquitlopsis. Anchisquillopsis resembles Alimopsis in the number of epipods and the presence of
médian carina on the carapace but differs in the form of latéral process of thoracic somites and the
form of submedian teeth of telson. Anchisquillopsis resembles Anchisquilloides in the form of latéral
process of thoracic somites and the form of submedian teeth of telson but differs in the carination of
carapace and the number of epipods.
Anchisquillopsis clevai sp. nov.
(fig. 8)
Material
MUSORSTOM I
Station 40, 287-265 m : 1 9 48 mm (Paratype) (MNHN-P St 1011).
MUSORSTOM II
Station 63, 230-215 m : 1 c 137 mm (Holotype) (MNHN-P St 944), 1 ç 125 mm (Paratype)
(LON. Cat. no. S 2504).
Description
Body relatively slim and elongate. Dorsal surface of body smooth and polished.
Eye of moderate size, comea bilobed, set obliquely on stalk. Eyes not extending to the end of
first segment of antennular peduncle. Corneal indices 486-520 in adult and 369 in juvénile specimens.
Antennular peduncle shorter than carapace length. Ocular scales separate, triangular with
rounded apex. Dorsal process of antennular somite forming a sharp spine, directed anterolaterally.
Anterior margin of ophthalmic somite straight.
Rostral plate triangular, longer than broad, margins converging into a pointed apex, médian
carina almost as long as rostral plate.
Carapace narrowed anteriorly, length about 3 times anterior width ; médian carina without ante¬
rior bifurcation, anterior portion obsolète for about one-third of its length ; latéral carinae présent ;
reflected portion of marginal carinae présent on posterior plate ; anterior width 0.57 as broad as poste-
rior width ; antero-lateral angle produced into a sharp spine, not extending to base of rostral plate ;
cervical groove présent, extending between the intermediate carinae.
Mandibular palp présent, three segmented. Two epipods présent.
Raptorial claw strong, inferodistal angle on outer face of merus unarmed ; carpus with two
tubercles on dorsal ridge ; propodus long, fully pectinate, with three movable spines on inner proximal
portion, PI = 936-966 (in adult specimens) ; dactylus armed with eight teeth, outer margin smooth.
Exposed thoracic somites with submedian and intermediate carinae ; seventh somite with trace of
médian carina ; eighth somite with médian carina. Latéral process of fifth somite with a sharp spine,
directed anterolaterally, ventral spine replaced by small tubercle. Latéral process of sixth and seventh
thoracic somites single, postérolatéral margin spinous. Eighth thoracic somite with blunt spine,
directed laterally.
Abdomen with médian carina on first five somites ; abdominal carinae spined as follows : sub¬
median 6 ; intermediate 1-6 ; latéral 1-6, marginal 1-5.
Telson as long as broad, without carinae latéral to dorsal médian carina which terminâtes pos-
teriorly in spine ; dorsal surface pitted ; three pairs of marginal teeth présent ; prelateral lobe
présent. Submedian teeth of telson with movable apices, dorsal surface with short carina. Submedian
and latéral denticles sharp, intermediate denticles broad ; denticle formulation is as follows : submedian
10-13 in adults, 15-16 in juvénile ; intermediate 7-8 ; latéral 1. Submedian fissure forming an anterior
slit which may be wide. Ventral surface of telson without post-anal keel.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
395
Fig. 8. — Anchisquillopsis clevai gen. nov„ sp. nov., male holotype, TL 137 mm : a. anterior part of body ; b. fîfth to eighth
thoracic somites ; c. raptorial claw ; d. fourth to sixth abdominal somites, telson, and uropod.
Source : MNHN, Paris
396
M. K. MOOSA
Uropod of moderate size ; proximal segment of exopod longer than distal segment, outer margin
with eight movable spines, last not extending to middle of distal segment. Basal prolongation of uro-
podal endopod with inner spine longer than outer ; outer margin of inner longer spine with a broad
lobe, inner margin crenulate.
Color
The preserved specimens show the presence of a brownish spot between the intermediate and
latéral carinae of the first abdominal somite. Posterior margin of last three thoracic and first four
abdominal somites with brownish band between the intermediate carinae which is less conspicuous on
the second abdominal somite and more pronounced on the first abdominal somite. A large brownish
spot is seen on the latéral part of the sixth abdominal somite. Brownish coloration is also seen on dis¬
tal part of uropodal endopod. This coloration, except for the brownish spot on the latéral part of
sixth abdominal somite, is not seen in the juvénile specimen.
Size Ranges
Male 137 mm, females 48-125 mm.
Remarks
Anchisquilloides clevai differs from ail the described species of Squillidae. The three other spe-
cies having the médian carina on the first five abdominal somites, one of which is described in the pré¬
sent study, belong to two different généra.
Etymology
The epithet “ clevai ” is dedicated to Mr. Regis Cleva of the Muséum National d’Histoire
Naturelle, who has given a lot of help during the préparation of this work.
Type Depository
The male holotype (MNHN-P St 944) and the juvénile paratype (MNHN-P St 1011) are depo-
sited in the Muséum National d’Histoire Naturelle Paris, the female paratype is deposited in the Natio¬
nal Institute of Oceanology, Jakarta (LON. Cat. no. S 2504).
Distribution
Known only from the type locality, the Philippines, in the depth ranging from 215 to 287 m.
Material
Clorida gaillardi sp. nov.
(Fig. 9)
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m : 1 ff 81 mm (Holotype) (MNHN-P St 1003) ; 1 o- 66 mm (Paratype) (LON.
Cat. no. S. 2501) ; 1 9 56 mm (Paratype) (MNHN-P St 1007).
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
397
DESCRIPTION
Eye small, extending to only one fourth of the first segment of antennular peduncle. Cornea
small, bilobed, set obliquely on stalk, width about one-third of eye length. Eye stalk about 0.6-0.7 of
eye length. Ocular scales fused into inconspicuously bilobed plate.
Antennular peduncle about 0.75 as long as carapace length.
Rostral plate short, triangular with rounded apex, much broader than long, without dorsal
carina.
Carapace strongly narrowed anteriorly, anterior width a little more than half posterior width ;
antero-lateral tooth présent, sharp, not extending to base of rostral plate. Dorsal surface of carapace
smooth, lacking carinae except for the reflected marginal carinae on posterior part of latéral plates.
Mandibular palp présent, three segmented. Four epipods présent.
Raptorial claw of moderate size ; dactylus armed with five teeth, proximal tooth smallest, outer
margin with one small notch ; propodus rather large, propodal index 83-88, fully pectinate, with three
movable spines proximally ; carpus with undivided dorsal ridge.
Exposed thoracic somites with submedian and intermediate carinae on the last three
somites. Latéral process of fifth thoracic somite with a long, anterolaterally directed spine ; ventral
spine présent, small and acute. Latéral process of sixth and seventh thoracic somites truncated poste-
riorly. Eighth thoracic somite with a marked, blunt anterior lobe.
Abdomen broad, strongly depressed, submedian carinae présent on ail somites. Abdominal
carinae spines as follows : submedian 6 ; intermediate 4-6 ; latéral 4-6 ; marginal (3), 4-5. Sixth abdo¬
minal somite corrugated between the submedian and intermediate carinae.
Telson broader than long, margin with three pairs of teeth, submedians with movable apices,
prelateral lobe présent. Latéral margin of the intermediate and latéral teeth smooth or slightly tuber-
culated in large specimens. Dorsal surface of telson with numerous tubercles. Dorsal carinae of the
submedian, intermediate and latéral teeth swollen in males ; dorsal surface of the prelateral lobe not
swollen. Denticles sharp, formulation : submedian 3, intermediate 7, latéral 1. Ventral surface of tel¬
son smooth, post-anal keel présent, short.
Uropod of moderate size ; proximal segment of exopod shorter than distal segment, outer mar¬
gin with 8-9 movable spines, last not extending to middle of distal segment. Inner longer spine of
basal prolongation of uropod with a rounded lobe on outer margin and with 7-10 spines on inner mar¬
gin.
Color
The preserved specimens show traces of a black band outlining the carapace, rostral plate and
antennal protopod. Last three thoracic and first five abdominal somites with black band on posterior
margin which is only existing between the intermediate carinae on the fifth somite. Proximal segment
of uropodal exopod is black on its inner half and with a small, black patch on distal part of the outer
half which is seen only on large specimens.
Size Ranges
Males 66-81 mm, female 56 mm.
Remarks
Clorida gaillardi sp. nov. closely resembles C. latreillei Eydoux et Souleyet. Both species share
common morphological characters but differ in the following respects : 1. C. gaillardi has a slimmer
and longer propodus than C. latreillei (PI = 83-88, PLDI = 315-357 in C. gaillardi ; PI = 102,
PLDI = 286 in C. latreillei based on a specimen cr 60 mm, preserved in the Paris Muséum (MNHN-P
St 724) identified by Manning) ; 2. Latéral process of fifth thoracic somite is a large, antero-laterally
Source : MNHN, Paris
398
M. K. MOOSA
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
399
C. gaillardi which is small and laterally directed spine in C. latreillei ; 3. More spines présent on the
abdominal carinae of C. gaillardi than in C. latreillei (Table 1).
Table 1. Spine formulation on the abdominal carinae of Clorida gaillardi n. sp. and C. latreillei.
Etymology
The epithet “ gaillardi ” is in honour of Mr. Maurice Gaillard, the artist of the Paris
Muséum, who prepared ail the drawings for this study.
Type Depository
The male holotype (MNHN-P St 1003) and a female paratype (MNHN-P St 1007) are deposited
in Muséum National d’Histoire Naturelle Paris, one female paratype is deposited in the National Insti-
tute of Oceanology, Jakarta (LON. Cat. no. S 2501).
Distribution
Known only from the type locality, the Philippines, 36-37 m.
Clorida malaccensis Manning, 1968
Clorida malaccensis Manning, 1968 : 244-247; fig. 2. — 1978 a : 26-27.
tClorida malaccensis var. moluccensis Moosa, 1973 : 19-22, fig. 3.
Material
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m ; 1 cr39 mm (raptorial claws missing) (MNHN-P St 1004) ; 1 cr 38 mm (rap-
torial claws missing) (LON. Cat. no. S 2510).
Remarks
The Philippines specimens agréé in most detail with the description and figure of Manning
(1968, fig. 2). Ocular scales clearly bilobed, fused medially to form a sulcus. Raptorial claws mis¬
sing. Ventral surface of telson smooth and with a long post-anal keel which is interrupted at distal
part. Moosa (1973) described var. moluccensis based on two male specimens which differ from the
typical species in : 1 . having broad, pentagonal ocular scale which is hardly seen as bilobed and is seen
as an entire plate ; 2. ventral surface of telson with a post-anal keel surrounded by a U-shaped carina
comprising of tubercles and a line of tubercles exteriorly at one side and irregular tubercles at the other
side. Manning (1978) synonymized var. moluccensis with the typical malaccensis. Comparison of
the two type materials is important to confirm their taxonomical status.
Source : MNHN, Paris
400
M. K. MOOSA
Distribution
Clorida malaccensis has never been reported from the Philippines, the présent record is a new
one. The species has been recorded from Strait of Malacca (Manning, 1968), Moluccas, Indonesia,
54-90 m (MOOSA, 1973), Madagascar, 42 m (Manning, 1978 a), and now from the Philippines, 36-
37 m (présent record).
Clorida merguiensis (Tiwari and Biswas, 1952)
Squilla merguiensis Tiwari and Biswas, 1952 : 350-351, fig. la.
Clorida merguiensis, Blumstein, 1974 : 116, fig. 4. — Manning, 1976 : 8-10, fig. 4. — Makarov, 1979 :
44-47, fig. 3.
MATERIAL
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m : 1 cr 41 mm (MNHN-P St 1005)
Remarks
The présent specimen shows only traces of submedian carinae on the fifth abdominal
somite. The abdominal carinae has fewer spines with the formulation as follows : submedian 6 ;
intermediate 5-6 ; latéral 5-6 ; marginal 3-5. This is close to the characters of the specimens from
Tonkin Bay, Vietnam, studied by Makarov (1979) who also compared his specimens of C. merguiensis
with C. verrucosa, two species closely related. Makarov stated that large specimens of C. merguien¬
sis may develop a distal carina on the rostral plate, a character which is existing both in C. verrucosa
and the présent specimen studied. The Philippines specimen is doser to merguiensis in the following
characters : 1. having lesser number of intermediate denticles on telson (6-7) ; 2. having lesser number
of movable spines on outer margin of proximal segment of uropodal exopod (6) of which the last
extends almost to middle of distal segment ; 3. basal prolongation with 7 to 8 spines. Mandibular
palp présent. Ventral surface of fifth thoracic somite with small, Sharp spine. Post-anal keel présent,
short.
Distribution
Clorida merguiensis has never been previously reported from the Philippines. It has been recor¬
ded from Indonesia, 13-31 m (Hansen, 1926, as part of Squilla verrucosa Hansen, 1926 ; Manning,
1976), Mergui Archipelago, 59 m (Tiwari and Biswas, 1952), Bay of Tonkin, Vietnam, 18-75 m
(Blumstein, 1974 ; Makarov, 1979), and the Philippines 35-36 m (présent record).
Kempina mikado (Kemp and Chopra, 1921)
(Fig. 10)
Squilla stridulans, Kemp, 1913 : 78-80 (part, Japanese specimen only) (non Squilla stridulans Wood-Mason, 1894).
Squilla mikado Kemp and Chopra, 1921 : 301-303, fig. 2. — Komai, 1927 : 320-321. — Komai and Tung, 1930 :
13-14. — Manning, 1965 : 257-259, pl. XII, fig. a.
Squilla zanzibarica Chopra, 1939 : 143-148, text-figs. 2, 4.
OratosquiUa mikado, Blumstein, 1974 : 119.
Kempina zanzibarica, Manning, 1981 : 298-299, fig. 1.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
401
Material
MUSORSTOM I
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
Station
9, 194-180 m :
10, 187-205 m
19, 167-187 m
20, 208-222 m
24, 189-209 m
26, 189 m : 2
30, 186-177 m
31, 187-195 m
35, 186-187 m
51, 200-170 m
55, 200-194 m
56, 134-129 m
62, 179-194 m
64, 194-195 m
68, 199-183 m
69, 187-199 m
71, 174-204 m
72, 127-122 m
1 c y 63 mm, 1 9 (moulted, poor condition) (MNHN-P St 1073).
: 5 o-o- 51-119 mm, 3 çç 49-142 mm (MNHN-P St 1085).
: 1 cr 50 mm (MNHN-P St 1091).
: 1 9 63 mm (MNHN-P St 1088).
: 1 9 54 mm (MNHN-P St 1071).
cto ■ 50-117 mm, 1 9 114 mm (MNHN-P St 1075).
5 ctct 50-62 mm, 5 99 50-125 mm (MNHN-P St 1080).
2 ctct 52-59 mm, 4 99 52-124 mm (LON. Cat. no. S 2516).
1 o- 91 mm (MNHN-P St 1070).
6 0-0- 49-120 mm, 12 9 9 49-114 mm (MNHN-P St 1067).
1 9 50 mm (MNHN-P St 1069).
3 cro- 49-60 mm, 6 99 50-59 mm (MNHN-P St 1079).
1 CT 50 mm (MNHN-P St 1087).
1 9 48 mm (MNHN-P St 1090).
4 CTCT 62-125 mm, 2 99 80-120 mm (MNHN-P St 1064).
2 ctct 115-123 mm (MNHN-P St 1058).
2 ctct 48-61 mm 2 99 50-59 mm (MNHN-P St 1082).
3 CTCT 52-63 mm, 3 9 9 50-62 mm (MNHN-P St 1078).
MUSORSTOM II
Station 12, 197-210 m : 3 99 67-139 mm (MNHN-P St 1066).
Station 21, 191-192 m : 1 ct 135 mm (MNHN-P St 1065).
Station 61, 178-180 m : 1 ct 90 mm (MNHN-P St 1086).
Station 62, 186-189 m : 1 CT 140 mm (MNHN-P St 1075).
Station 64, 195-191 m : 1 9 46 mm (MNHN-P St 1089).
Station 80, 178-205 m : 2 99 96-118 mm (MNHN-P St 1072).
Remarks
Kempina mikado is a large species, the male reaching maturity at a total length of at least
60 mm. Ail the specimens hâve bicarinated latéral carinae on the first five abdominal somites and the
rostral plate ornamented with a marked dorsal carina. The spine on the latéral process of the fifth
thoracic somite in the juvénile specimens is sometimes recurved posteriorly. Corneal indices vary from
412 to 685. The lobe on inner margin of basal prolongation of uropodal endopod is well developed in
the juvéniles and small specimens and becomes less marked in the large specimens. Manning (1965,
1971) synonymized K. zanzibarica with K. mikado but in his later work (Manning, 1981), he accepted
it as a distinct species and separated the two by the form of rostral apex which is subtruncate in
mikado and rounded in zanzibarica. This is true in the case of large specimens of mikado, the small
specimens and the juvéniles of this species also decorated with rounded rostral apex. The corneal indi¬
ces of K. zanzibarica in Manning’S (1981) material varying from 346 to 357 showing that his speci¬
mens hâve relatively larger cornea than the Philippines specimens (Corneal Indices 412-685) ; this is due
mostly to the size of material treated. Almost ail of Manning’S specimens are juvéniles, therefore
hâve relatively larger corneal indices. The bifurcate portion of the médian dorsal carina on carapace
anterior to médian pitch of the specimens measuring less than 60 mm (for comparison with the size of
Chopra’S type and Manning’S specimens) varies from 0.63 to 0.77. Furthermore, the pattern of
black patches on the fifth abdominal somite of K. zanzibarica as figured by Chopra (1939, fig. 4a)
coincided with some of the small or immature Philippines specimens. These patches become more
pronounced in larger specimen. Ail these characters justify to regard K. zanzibarica as conspecific
with K. mikado and the former as the young form of the latter.
Source : MNHN, Paris
402
M. K. MOOSA
COLOR
The black patches on the second and fifth abdominal somites which are typical of Kempina
mikado do not exist in the juvéniles and begin to appear in the specimens exceeding 56 mm in the form
of chromât ophoric concentration.
Size Ranges
Males 48-148 mm, females 46-142 mm.
Distribution
K. mikado was known from Japan in the depths ranging from 58 to 136 m (Kemp, 1913 ;
Komai, 1927 ; Komai and Tung, 1939 ; Manning, 1965) : off Zanzibar, 212 m (Chopra, 1939) ;
Mozambique (Barnard, 1950 as Portuguese East Africa) ; off Durban, South Africa, 118 m (Man¬
ning, 1969 a) ; Red Sea, 490-804 m (Manning, 1981), and the Tonkin Bay, Vietnam (Blumstein,
1974). This species has never been reported before from the Philippines ; the présent record is new for
the région where it was collected from depths of 122 to 222 m.
Kempina stridulans (Wood-Mason, 1894)
Squilla stridulans Wood-Mason (In : Alcock, 1894) : 409. — 1895 : 5-6, pl. II, fig. 8 ; pl. III, fig. 1. — Kemp,
1913 : 78-80, pl. V, fig. 66 (part, not specimen from Japan = Kempina mikado). — Kemp and Chopra,
1921 : 301-303, fig. 1 (discussion).
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
403
Material
MUSORSTOM I
Station 51, 200-170 m : 1 a 85 mm (LON. Cat. no. S 2518).
MUSORSTOM II
Station 41, 166-172 m : 2 9 9 62-97 mm (MNHN-P St 1081)
Station 62, 186-189 m : 1 cr 55 mm (MNHN-P St 1076)
Remarks
Kempina stridulans, Iike K. mikado, possesses bicarinated latéral carinae on the first five abdo¬
minal somites. K. stridulans differs from K. mikado by :
1. the absence of a carina on the rostral plate ; 2. the shorter undivided portion of the médian
carina of the carapace anterior to the dorsal pit ; 3. the relatively larger eyes (Corneal Indices varying
from 330 to 35 1>. K. stridulans is a smaller species compared to K. mikado and male reaches maturity
at about 55 mm total length. The lobe on inner margin of basal prolongation of uropod is small,
becoming obscure in larger specimeii (TL 85 mm) and almost disappearing in the largest (TL 97 mm).
COLOR
K. stridulans is lacking the black patches on the second and fifth abdominal somites. In the
smallest specimen (TL 55 mm), indication of chromatophoric concentration is seen on the second
somite and on the fifth abdominal somite latéral to intermediate carinae. Posterior margin of sixth to
eighth thoracic somites and first to sixth abdominal somites with dark band which is less marked
between the intermediate carinae of sixth abdominal somite.
Distribution
Kempina stridulans was only known from off India where it was collected from several localities
in the depths ranging from 122 to 432 m (Wood-Mason in alcock, 1894 ; Kemp, 1913). The présent
record, a new record for the Philippines, extends its distribution eastwardly in the depths ranging from
166 to 200 m.
Lenisquilla spinosa (Blumstein, 1970)
Squilla lata, Kemp, 1913 : 37-39, pi. II, fig. 24 (non Squilla lata Brooks, 1886)
Squilloides latus spinosus Blumstein, 1970 : 223-224, figs. 4, 5
Squilloides espinosus Blumstein, 1974 : 121-122, fig. 7
Material
MUSORSTOM I
Station 25 , 200-191 m : 2 9 9 45-87 mm, (MNHN-P St 986)
Station 72, 127-122 m : 1 cr (juv.) 31 mm, 1 9 71 mm (LON. Cat. no. S 2513)
Station 73, 76-70 m : 1 cr (juv.) 33 mm (MNHN-P St 989)
Source : MNHN, Paris
404
M. K. MOOSA
MUSORSTOM II
Station 41, 166-172 m : 8 crcr 40-76 mm, 1 cr Guv.) 34 mm, 7 $ç 40-51 mm, 3 99 (juv.) 27-
32 mm (MNHN-P St 980)
Station 51, 170-187 m : 1 9 75 mm (MNHN-P St 974)
Station 62, 186-189 m : 1 9 89 mm (MNHN-P St 940)
Remarks
The specimens agréé in most detail with the description of Blumstein (1970), except that the
majority of the adult specimens hâve only one submedian lobe instead of two at each side of the
médian fissure of telson. Some of the juvénile specimens bear bilobed submedian denticles and in one
specimen (TL 27 mm), the submedian denticles are armed with 10-11 spinules resembling that of Lenis-
quilla espinosa (Blumstein, 1974, as Squilloides espinosus ). Lenisquilla espinosa is described from a
single specimen which is, I believe, a juvénile (TL 29 mm) sharing almost ail characters of Lenisquilla
spinosa. The spinules on the submedian denticles of telson disappear in the larger specimens but tra¬
ces can still be seen as a corrugated margin which is almost totally absent in large adults. The ventral
surface of the telson has a post-anal keel which is well developed in adult specimens and less developed
in the juvéniles. Spine formulation of the abdominal carinae varies, general formulation is : subme¬
dian 6 ; intermediate (3), 4-6 ; latéral (2), 3-6 ; marginal 1-5. This formula agréés with Kemp’s (1913)
specimens from India. Abnormal spine formulation is seen on two juvénile specimens (TL 31 and
33 mm) : marginal carinae spined as 4-5 (in both specimens) and latéral carinae spines as 5-6 (in one
specimen only). Lobe on inner margin of the longer spine of basal prolongation of uropodal endopod
is broad in the juvéniles and small adults and gradually becomes smaller in the large specimens. The
small specimens and the juvéniles bear a médian élévation on the dorsal part of rostrum resembling a
carina ; this élévation is not seen in the large specimens. Raptorial dactylus always armed with six
teeth.
Size Ranges
Males 40-76 mm, females 40-87 mm.
Distribution
Lenisquilla spinosa has never been reported before from the Philippines. The présent record is
new for the région. This species has been reported from the Gulf of Martaban, Burma, 95 m (Kemp,
1913) and Tonkin Bay, Vietnam, 76-102 m, in mud and muddy sand bottom (Blumstein, 1970,
1974). The Philippines record is the deepest known (70-200 m).
Lophosquilla tiwarii Blumstein, 1974
Squilla costaia, Kemp, 1913 : 84-86, pl. IV, figs. 70-72 (specimen from Burmese coast, non Squilla costata de
Haan, 1844).
Squilla sp. prox. costata , Tiwari and Biswas, 1952 : 354-355, fig. 2b, e, g, j.
Lophosquilla tiwarii Blumstein, 1974 : 123-124, fig. 8.
Lophosquilla costata, Garcia, 1981 : 19-22.
Material
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m : 31 crcr 44-66 mm (MNHN-P St 994).
Station 2, 187-182 m : 1 o- 54 mm (MNHN-P St 933).
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
405
Remarks
Ail the specimens agréé with the description of Blumstein (1974) for Lophosquilla tiwarii, the
remarks of Tiwari and Biswas (1952) for Squilla sp. prox. costata, and the figures of Kemp (1913,
pl. IV, figs. 70-72) for the Burmese specimen of Squilla costata. The material which is identified as
Lophosquilla costata by Garcia (1981) undoubtedly belongs to L. tiwarii. The specimens of Squilla
costata mentioned by Gravier (1933) from Poulo Dama, Gulf of Siam, which are available in this
study (MNHN-P St 932) belong to other species : Carinosquilla lirata (Kemp and Chopra, 1921). The
raptorial dactyli of the Philippines specimens herewith studied are armed with 6-7 teeth seen on two
specimens (six teeth at one side and seven teeth at the other side).
Distribution
Lophosquilla tiwarii has been recorded from Burma (Kemp, 1913 ; Kemp and Chopra, 1921 :
Tiwari and Biswas, 1952), Tonkin Bay, Vietnam (Blumstein, 1974), and the Philippines (Garcia,
1981 and présent record).
Oratosquilla fossulata sp. nov.
(Fig. 11)
Material
MUSORSTOM I
Station 16, 164-150 m : 1 9 94 mm (Holotype) (MNHN-P St 962), 8 cro- 45-88 mm, 9 99 39-
102 mm (Paratypes) (MNHN-P St 999), 2 99 80-94 mm (Paratypes) (LON. Cat. no. S 2508).
Station 26, 189 m : 1 cr (juv.) 28 mm, 1 9 40 mm (Paratypes) (MNHN-P St 1002).
Station 58, 143-178 m : 2 99 38-81 mm (Paratypes) (MNHN-P St 997).
MUSORSTOM II
Station 6, 136-152 m : 2 crcr 57-81 mm (Paratypes) (MNHN-P St 936).
Description
Body appearing rough and pitted under magnification. Eyes small, cornea bilobed, set obli-
quely on stalk. Eyes not extending to end of first segment of antennular peduncle. Anterior margin
of ophthalmic somite truncate. Corneal indices 430-602.
Antennular peduncle as long or slightly longer than carapace length. Dorsal process of anten¬
nular somite produced into triangular lobe with sharp apex, directed anterolaterally.
Rostral plate as long as broad, margins converging into a subtruncate apex, médian carina
absent.
Carapace narrowed anteriorly, anterior width less than half médian length and about 0.6 as wide
as posterior width ; antérolatéral spine not extending to base of rostral plate. Dorsal carinae on cara¬
pace well developed ; médian carina interrupted at base of anterior bifurcation, branches of bifurcation
well marked ; intermediate carinae parallel to gastric grooves, length less than 0.4 as long as carapace
length. Cervical groove extending between the latéral carinae ; posterior portion of carapace behind
the cervical groove and in between the gastric grooves is roughly pitted.
Raptorial claw of moderate size ; inferodistal angle on outer face of merus unarmed ; carpus
with an entire dorsal ridge ; propodus fully pectinate, armed with three movable spines on inner proxi¬
mal margin ; dactylus with six teeth, outer margin with a small, low basal notch.
Exposed thoracic somites with well developed submedian and intermediate carinae ; submedian
Source : MNHN, Paris
406
M. K. MOOSA
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
407
carinae on the fifth somite short. Latéral process of fifth somite bilobed, anterior lobe a long, curved,
anterolaterally directed spine ; posterior lobe a large spine directed laterally. Latéral process of sixth
somite bilobed, anterior lobe large, subrectangular ; posterior lobe about the same size as the anterior
lobe, triangular, apex pointed ; incision between anterior and posterior lobe very wide. Latéral process
of seventh somite bilobed, anterior lobe much smaller than posterior lobe, both are triangular in
form. Eighth somite with triangular, sharp anterior lobe.
Abdominal somites with well developed dorsal carinae, second to fourth somites with two
médian tubercles ; abdominal carinae spined as follows : submedian 5-6, intermediate 3-6, latéral 1-6,
marginal 1-5.
Telson as long as broad, dorsal surface latéral to médian carina ornamented with deep pitches
which are spacely situated at the interior portion then become closely packed to form fossae bordered
by subparallel carinae running outwardly. Three marginal teeth présent, each with well marked dorsal
carina ; prelateral lobe présent ; denticles rounded, some with spinule, formulation : 4, 7-8, 1. Two
pairs of short carinae présent on anterior part of telson of which one pair is situated latéral to anterior
end of médian carina and the other pair below the intermediate teeth of the sixth abdominal
somite. Ventral Surface with a short, post-anal keel.
Proximal segment of uropodal exopod longer than distal segment, outer margin with eight
movable spines of which the last not extending to middle of distal segment. Inner longer spine of
basal prolongation of uropodal endopod with outer margin concave and a rounded lobe, inner margin
tuberculate.
COLOR
The general coloration of the preserved specimens is light brown with dark impression due to the
presence of dark brown outlines. Dark outline is seen on : latéral portion of rostral base, gastric
grooves, latéral margin of antennal protopod, posterior margin of last three thoracic and abdominal
somites, latéral margin of telson, and abdominal spines. A black band is seen on dorsal surface of the
second abdominal somite extending latéral to submedian carinae.This band is less marked in some spe¬
cimens. Dark brown patch is seen on : médian portion of carapace anterior to cervical groove bet¬
ween the médian carina and gastric grooves, anterodistal portion of raptorial merus, base of raptorial
dactylus, dépréssions between submedian and intermediate carinae of the last three thoracic somites,
between the intermediate and latéral lobes of the sixth and seventh thoracic somites, latéral portion of
the sixth abdominal somite, outer portion of uropod, half distal portion of uropodal endopod, and
half dorsal surface of the inner longer spine of basal prolongation of uropodal endopod.
Size Ranges
Males 45-88 mm, females 38-102 mm.
Remarks
Oratosquilla fossulata sp. nov. belongs to the gonypetes- group of the imperialis complex charac-
terized by having unarmed inferodistal angle on outer face of the merus and the presence of six teeth
on raptorial dactylus. O. fossulata is the second known species of the imperialis complex having the
dorsal surface of telson ornamented with numerous carinae, therefore it has very close resemblances
with O. striata , a smaller species, sharing ail the common morphological characters and differing only
in the form of latéral lobulation of the exposed thoracic somites and dorsal carination of
telson. Comparing the specimens of O. fossulata with a female paratype of O. striata preserved in the
Paris Muséum (MNHN-P St 753, erroneously labelled as Oratosquilla strigosa, bearing the hand writing
of R. B. Manning), the two can be distinguished by the different form of latéral thoracic lobes and tel¬
son ornamentation. O. striata bears accessory carinae first and second médian of which the latter
comprising of broken lines of carinae ; these are absent in O. fossulata and the accessory médian is
Source : MNHN, Paris
408
M. K. MOOSA
replaced by row of pits. In one of the juvénile specimens a small médian élévation, resembling a
carina, is seen on the dorsal surface of rostral plate but ail other characters are the same as for the rest
of the specimens.
Etymology
The epithet “ fossulata ” is derived from the Latin — fossula — ditch or moat, indicating the
présent ditch-like impression on the dorsal surface of telson.
Type Depository
The female holotype (MNHN-P St 962) and males and females paratypes are deposited in the
Muséum National d’Histoire Naturelle Paris, two females paratypes are deposited in the National Insti¬
tue of Oceanology, Jakarta (LON. Cat. no. S 2508).
Distribution
Known only from the type locality, the Philippines, taken in 143 to 189 m depths.
Oratosquilla gonypetes (Kemp, 1911)
Squilla gonypetes Kemp, 1911 : 96-97. — 1913 : 54-55, pl. IV, figs. 42-44.
Oratosquilla gonypetes, Manning, 1978 b : 12-14, fig. 5 (synonymy).
Material
MUSORSTOM I
Station 45, 100-180 m : 1 o- 32 mm (MNHN-P St 1036).
Station 56, 134-129 m : 1 Ç 34 mm (MNHN-P St 1092).
Station 72, 127-122 m : 1 cr 72 mm, 1 9 26 mm (MNHN-P St 996).
Remarks
Manning (1978 b) redescribed Oratosquilla gonypetes (Kemp, 1911) based on the type material
which consists of two different species : O. gonypetes and O. subtilis Manning, 1978, and selected a
lectotype for gonypetes. The Philippines specimens agréé with the description of Manning except that
the large male specimen (TL 72 mm) has the fourth abdominal segment with armed submedian
carinae. The corneal indices of the small specimens are 353 to 408 and the large male has smaller cor-
nea (CI 436).
Color
The black band is seen on dorsal surface of the second and fifth abdominal somites. Teeth of
telson with dark dorsal carinae.
Distribution
Oratosquilla gonypetes has not been previously reported from the Philippines. The présent
record is a new record for the area.
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
409
Oratosquilla gravieri Manning, 1978
Oratosquilla gravieri Manning, 1978 b : 14-15, fig. 6.
MATER1AL
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m 17 crcy 43-105 mm, 9 99 90-112 mm (MNHN-P St 998) ; 2 cror 99-104 mm,
2 9 9 91-103 mm (LON. Cat. no. S 2509).
Station 2, 187-182 m :1 cr 99 mm (MNHN-P St 995)
Remarks
The Philippines specimens hâve some minor différences compared to the holotype of O. gravieri
preserved in Paris Muséum (MNHN-P St 716),these are : 1. rostral plate is less tapering in some speci¬
mens and is relatively shorter ; 2. several specimens bear spined submedian carinae on third abdominal
somite ; 3. telson with denticles formulation as : 4, 7, 1 ; 4. outer margin of proximal segment of uro-
podal exopod bears eight movable spines. One of the specimens has raptorial dactyli armed with six
and seven teeth. Corneal indices 369-396.
Distribution
Oratosquilla gravieri was only known from the type specimen collected in the Along Bay, Viet¬
nam. The presence of this species in the Philippines is a new record for the région.
Oratosquilla imperialis (Manning, 1965)
Squilla imperialis Manning, 1965 : 253-255, fig. 1 ; pl. XIII, fig. b.
Material
MUSORSTOM I
Station 32, 193-184 m : 1 9 36 mm (LON. Cat. no. S 2520).
Station 56, 134-129 m : 1 cr 29 mm, 2 9 9 27-32 mm (MNHN-P St 1038).
Station 72, 127-122 m : 2 o-cr 30-31 mm (MNHN-P St 1093).
MUSORSTOM 11
Station 64, 181-177 m : 1 cr 44 mm (MNHN-P St 1035).
Remarks
The specimens agréé in most detail with the description of Manning (1965) for Squilla imperi¬
alis. Telson is flattened and appearing elongate, denticle formulation : 3-4, 8-9, 1 ; ventral surface
with a short, marked post-anal keel. Outer margin of proximal segment of uropod with 8-9 movable
spines of which the last not extending to midlength of distal segment. The outer margin of the inner
longer spine of the basal prolongation of uropod is concave, the lobe large and rounded. Abdominal
carinae spined as follows : submedian 5-6 ; intermediate 3-6 ; latéral (1), 2-6 ; marginal 1-5. Corneal
indices of the Philippines specimens varying from 400 to 489. The coloration eventhough is fading
but traces of chromatophores can be clearly seen. Color pattern is as that described by Manning.
Source : MNHN, Paris
410
M. K. MOOSA
Distribution
Oratosquilla imperialis previously was only known from Sagami Bay, Japan, 18-110 m (Man¬
ning, 1965). Manning (1978 b) suspects that O. simulons (Holthuis, 1967) from Red Sea is conspeci-
fic with O. imperialis. The presence of this species in the Philippines, a new record for this région,
extends its distribution southwardly in the deeper water (177-181 m).
Oratosquilla nepa (Latreille, 1825)
Squilla nepa, Kemp, 1913 : 60-64, pl. IV, fig. 41 (for older synonymy). — 1915 : 172.
Oratosquilla nepa, Garcia, 1981 : 23-24.
Material
MUSORSTOM I
Station 1, 36-37 m : 1 o- 143 mm (MNHN-P St 1001).
Fish market, Manila, 17.03.1980 : 1 cr 122 mm, 2 99 133-141 mm (MNHN-P St 945).
Distribution
This species has wide distribution in the Indo-West Pacific. It has been previously reported
from the Philippines (Kemp, 1915 ; Roxas and Estampador, 1930 ; Garcia, 1981).
Oratosquilla woodmasoni (Kemp, 1911)
Squilla wood-masoni Kemp, 1911 : 99. — 1913 : 74-76, pl. V, figs. 63-65.
Squilla woodmasoni, Manning, 1966 : 100-101, fig. 5.
Oratosquilla tweediei Manning, 1971 : 12-14, fig. 4. — Moosa, 1975 : 18.
Oratosquilla woodmasoni, Moosa, 1975 : 18. — Manning, 1978 b : 36-39, figs. 21-22.
Material
MUSORSTOM 1
Singapore, light fishing, 1.03.1976 : 1 9 95 mm (MNHN-P St 979).
Distribution.
This species is widely distributed in the western part of the Indo-West Pacific.
Squilloides leptosquilla (Brooks, 1886)
(plate I, fig. D, E)
Squilla leptosquilla Brooks, 1886 : 30-34, pl. I, figs. 1-2. — Jurich, 1904 : 370-372, pl. XXV (I), fig. 1-lb. —
Kemp, 1913 : 46-48. — Hansen, 1926 : 10.
Squilla leptosquilla var. dentata Jurich, 1904 : 372, pl. XXV (1), fig. 2.
Material
MUSORSTOM I
Station 7, 200-185 m : 1 cr 55 mm, 1 9 63 mm, 4 (juv.) (MNHN-P St 1056).
Station 9, 194-180 m : 1 cr 68 mm, 1 (juv.) (MNHN-P St 1054).
Source : MNHN, Paris
STOMATOPOD CRUSTACEA
411
Station 10, 187-205 m : 1 Cf 75 mm, 2 99 38-71 mm (MNHN-P St 1042).
Station 11, 230-217 m : 3 crcr 79-90 mm, 3 99 58-92 mm (LON. Cat. no. S 2514).
Station 20, 208-222 m : 2 crcr 60-62 mm, 1 9 73 mm (MNHN-P St 1046).
Station 21, 223-174 m : 1 cr 51 mm, 1 9 84 mm (MNHN-P St 1055).
Station 24, 189-209 m : 3 crcr 34-85 mm, 1 9 65 mm (MNHN-P St 1047).
Station 25, 200-191 m : 4 crcr 47-61 mm , 7 9 9 39-67 mm (MNHN-P St 1039).
Station 30, 186-177 m : 1 cr 74 mm, 1 9 54 mm (MNHN-P St 1044).
Station 31, 187-195 m : 1 cr 73 mm, 1 9 74 mm (MNHN-P St 1051).
Station 40, 287-265 m : 5 crcr 56-118 mm, 4 9 9 56-68 mm (MNHN-P St 1040).
Station 42, 379-407 m : 1 cr 39 mm (MNHN-P St 1059).
Station 43, 484-448 m : 1 9 47 mm (MNHN-P St 1060).
Station 51, 200-170 m : 5 crcr 60-85 mm, 6 99 56-69 mm (MNHN-P St 1053).
Station 68, 199-183 m : 1 cr 72 mm (MNHN-P St 1052).
MUSORSTOM II
Station 12, 197-210 m : 3 crcr 45-75 mm, 2 99 51-61 mm (MNHN-P St 1049).
Station 13, 200-193 m : 1 cr 81 mm, 1 99 77 mm (MNHN-P St 1043).
Station 20, 192-185 m : 1 O- 79 mm, 1 9 81 mm (MNHN-P St 1057).
Station 21, 191-192 m : 3 crcr 39-52 mm, 2 99 53-57 mm (MNHN-P St 1050).
Station 64, 195-191 m : 1 cr 57 mm, 2 99 58-59 mm (MNHN-P St 1062).
Station 66, 209-192 m : 1 cr 40 mm, 1 9 48 mm (MNHN-P St 1128).
Station 67, 193-199 m : 1 9 72 mm (MNHN-P St 1048).
Station 68, 199-195 m : 1 cr 83 mm, 1 9 39 mm (MNHN-P St 1061).
Station 75, 300-330 m : 1 cr 42 mm (MNHN-P St 1063).
Station 83, 320-318 m : 2 cro- 71-86 mm, 3 99 41-78 mm (MNHN-P St 1045).
Size Ranges
Males 34-118 mm, females 38-84 mm.
Remarks
Squilloides leptosquilla was described from a single male specimen showing short, rounded laté¬
ral teeth on the telson (Brooks, 1886 pl. I, fig. 1). Jurich (1904) mentioned that his specimens of
Squilla leptosquilla consisted of three males (TL 131-148 mm) and figured one of them (pl. XXV, fig.
1). At the same time he described var. dentata based on male (TL 107-110 mm) and female (TL 111-
128 mm) specimens and figured one female (pl. XXV, fig. 2). Kemp (1913) synonymized var. dentata
with the typical leptosquilla. The sériés of specimens from the Philippines shows that the two forms
exist together with the intermediates. The typical form of leptosquilla, with deformed latéral teeth of
telson, always exist in the large males. This character is not seen in the small male specimens (up to
TL 57 mm), begins to appear in the larger males (TL 60 mm or more), and is markedly pronounced in
large males (TL 71-90 mm). Among the sériés only oné large male specimen (TL 118 mm) does not
exhibit this character. I believe that the deformed telson form is a secondary sexual character which
begins to manifest in adult males after reaching a total size of 60 mm. The Philippines specimens
agréé with the description of Brooks (1886) and Kemp (1913). Two of the specimens (a male and a
female) hâve anomalous dactyli which are armed with 4 teeth at one side and 5 teeth at the other side.
Distribution
Squilloides leptosquilla has been recorded from Celebes Sea, near Philippines, 207 m in green
mud bottom (Brooks, 1886), off Nicobar, 296 m (Jurich, 1904), Andamans, 323-754 m (Kemp, 1913),
Banda Sea, Indonesia (Hansen, 1926), and Philippines, 170-484 m (présent record). The position
given by Brooks, 12°46' N, 122° 10' E is within the northern part of Sulu Sea, not Celebes Sea.
Source : MNHN, Paris
412
M. K. MOOSA
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Source : MNHN, Paris
PLATE I
PLATE I
Figure A-B : Bathysquilla crassispinosa (Fukuda, 1909), female, TL 260 mm ; A. anterior part of body ; B. second
to sixth abdominal somites, telson, and uropods ; C : Heterosquilloides insignis (Kemp, 1911), female,
TL 91 mm, fifth to sixth abdominal somites, telson, and uropods ; D-E : Squilloides leptosquilla (Brooks,
1886), First to sixth abdominal somites, telson, and uropods of D = female, TL 67 mm, E = male, TI.
73 mm.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
£ CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
12
Crustacea Ascothoracida
Mark J. GRYGIER *
ABSTRACT
Femaies and larvae of an ascothoracid crustacean, Endaster hamatosculum gen. et sp. nov., are
described. They live in large cysts in arms of the sea-star Zoroaster carinatus philippinensis Fisher, 1916. The
new genus belongs to the previously monotypic Ctenosculidae and is distinguished from Ctenosculum Heath, 1910,
primarily by its wider than long, ellipsoidal carapace, and features of the thorax. The peculiar nauplii hâve well
developed but uniramous antennae and mandibles, and the sexes are separable by the end of naupliar
development. The first ascothoracid larva is more generalized than the same stage of other echinoderm-infesting
ascothoracids. Endaster' s possible utility as a model of the evolutionary grade between Ctenosculum and Ulophy-
sema Brattstrôm, 1936, is discussed.
RÉSUMÉ
Endaster hamatosculum gen. et sp. nov., crustacé ascothoracide parasite de l’astéroïde Zoroaster carinatus
philippinensis Fisher, 1916, est décrit. Une étoile de mer infestée d 'Endaster porte dans un bras un kyste interne
qui s’ouvre à l’extérieur par un petit trou. C’est la deuxième espèce connue de Ctenosculidae, la femelle se distin¬
guant du Ctenosculum Heath, 1910, par sa carapace en forme d’éllipsoïde latéralement élargi et par son thorax.
Les larves naupliennes ont des antennes et des mâchoires uniramées et natatoires, et les sexes sont distincts avant la
fin de ce stade. La première larve ascothoracidienne se révèle plus primitive que celles d’autres ascothoracides para¬
sites d’échinodermes. Endaster peut représenter le niveau évolutif entre Ctenosculum et Ulophysema Brattstrôm,
1936.
INTRODUCTION
The Ascothoracida are a small group of maxillopodan crustaceans that parasitize anthozoans
and echinoderms. Wagin (1976) provides the most recent review, and Grygier (1983 c) cites most of
the subséquent literature. The Musorstom Expéditions to the Philippines in 1976 and 1980 hâve pro-
duced a new asteroid-infesting ascothoracid, Endaster hamatosculum gen. et sp. nov., with a life style
not heretofore observed.
Other Philippine ascothoracids recorded to date are : Dendrogaster ludwigi Le Roi, 1905, in the
coelom of the asteroid Echinaster fallax Müller & Troschel, 1840 (Le Roi, 1907) ; an undescribed spe-
cies of Dendrogaster in the asteroid Sidonaster vaneyi Koehler, 1909 (Fisher, 1919) ; Waginella axotre-
mata Grygier, 1983, an ectoparasite of stalked crinoids of the genus Saracrinus A. H. Clark, 1926
(Grygier, 1983 a) ; Thalassomembracis orientalis Grygier, 1984, parasitizing an unidentified species of
the gorgonian Chrysogorgia Duchassaing & Michelotti, 1864 (Grygier, 1984).
The présent specimens were brought to my attention by P. Illg (University of Washington). A.
Guille (Muséum National d’Histoire Naturelle) lent me preserved specimens, and M. Jangoux (Uni¬
versité libre de Bruxelles) sent dried ones. Ail are deposited in the Muséum in Paris.
* Scripps Institution of Oceanography, A-008, La Jolla, California, U.S.A.
Mém. Mus. natn. Hist. nat., 1985, sér. A, ZooL, 133.
Source : MNHN, Paris
418
M. J. GRYGIER
SYSTEMATIC ACCOUNT
Family CTENOSCULIDAE Thiele, 1925
Genus Endaster gen. nov.
Diagnosis
Carapace in females a large, oval, laterally produced sac with spines and hooked setae near pro-
truding aperture, inner lining with pair of setose ridges flanking body. Antennules vestigial. Thorax
arched, 6-segmented with transverse ridge on greatly enlarged fïrst segment, dorsal humps and paired
dorsolateral protrusions on other segments. Six pairs of thoracopods ; first pair biramous (endopod
variable) with large filamentary appendage at base ; rami of other limbs vestigial setose lobes, lost in
sixth pair. Abdomen 4-segmented, pénis rudiment minute or absent. Furcal rami elongate with short
distal and médial setae. Metanauplii with long, setose, uniramous antennae and mandibles. Sexes
separable by end of naupliar development, adult males unknown.
Etymology
From Greek endort (within) and aster (star), referring to the relationship with the sea-star
host. Gender masculine.
Endaster hamatosculum sp. nov.
Diagnosis
As for genus, since this is the type-species.
Etymology
From Latin hamatus (hooked) and osculum (little mouth), referring to the hooked setae near the
carapace aperture.
Material
MUSORSTOM I
Station 43. — 24.03.1976, 13°50.5'-52.3' N, 120°28.0'-28.6' E, 484-448 m, 2 99 (holotype and
paratype), both brooding late metanauplii.
MUSORSTOM II
Station 11. — 21.11.1980, 14°0.1'-0.4' N, 120°19.9'-19.7' E, 194-196 m, 2 99 (paratypes),
brooding nauplii and metanauplii, respectively.
Station 12. — 21.11.1980, 14°01.0'-02.0' N, 120°19.7'-21.0' E, 197-210 m, 1 9 (paratype).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACEA ASCOTHORACIDA
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Fig.. I. — Endasier hamatosculum gen. ei sp. nov. : A, infesied arm of host sea-siar, Zoroasier carinatus philippinensis :
B, cyst opening, raised areas unstippled ; C, diagrammatic cross-section of infesied sea-star arm ; D, parasite in situ ;
E, female holotype, dorsal half of carapace removed, same orientation as D ; F, hooked aperture setae ; G, carapace spi-
nes ; H, female holotype, main body, some thoracomeres numbered. Abbreviations : ap, aperture ; c, carapace of Endas¬
ier ; ci, calcareous inclusion ; co, hosl’s coelom ; f, fibrous material ; fa, filamentary appendage ; fr, furcal rami ; g, gui
diveriiculum ; ht, host tissue ; oc, oral cône ; ov, ovary ; r, setose ridge ; w, hosi body wall. Scale bars 0.05 mm in
f, g, otherwise 0.5 mm.
Relation To Host
The host asteroid in ail cases is Zoroasier carinatus philippinensis Fisher, 1916. Two sea-stars
(one from each station) had two parasites, the other just one. The ascothoracids are located no more
than one per arm at various distances from the dise. They are détectable externally by a large swell-
ing, as much as doubling the normal arm diameter (fig. IA). Each swelling has a vertically oriented,
slit-like hole laterally above or below midheight of the arm, with raised, bumpy edges (fig. IB). The
parasite’s mantle aperture protrudes into this sût from within, so there is a connection between the
external environment and the mantle cavity.
Source : MNHN, Paris
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M. J. GRYGIER
Fig. IC is a schematic représentation of the parasite’s situation in the host. The ascothoracid
has no direct contact with the sea-star’s coelom, although it essentially occludes the affected
arm. Rather, it is in an invaginated pocket or cyst of host integument. This apparently consists of
epidermis, coelomic endothélium, and a dermal layer between, with many lenticular, granular-textured
calcareous inclusions that effervesce in dilute nitric acid. A large, more or less circular portion of the
investing integument around the aperture is strongly attached by means of fibrous connecting tissue to
the sea-star’s coelomic lining, and the calcareous infilling there is continuous. It is impossible to
remove the cyst undamaged because of this tight adhesion. In contrast, there is only weak adhesion
between the parasite’s outer cuticle and the surrounding echinoderm tissue, which can be peeled away
readily. The hooked mantle setae near the aperture (see Description) do seem to be embedded in host
tissue, since many of them are broken off in dissection.
Description
The carapace or mantle is ellipsoidal with its long axis transverse and with a slit-like aperture on
a ventral protrusion (relative to the thorax) (fig. 1D, E). The holotype is 12.3 mm wide and 9.6 mm
long, and the paratype from the same host is 13.3 mm wide. One of the dried specimens was 7.2 mm
wide and 6.4 mm long after reconditioning in trisodium phosphate, but this is still an
underestimate. The aperture is guarded within by outward-pointing setae ; hooked setae border the
irregularly bumpy aperture lips externally (fig. 1F), with a surrounding zone of short, strong spines
(fig. IG). The rest of the carapace is unarmed and displays a transverse imprint of the sea-star’s
ambulacral skeleton (fig. 1D). The mantle averages 1.1 mm thick and contains branching gut diverti-
cula along the inner wall and branches of the ovaries along the outer wall (fig. 1E). The délicate inner
and outer cuticles are connected by muscles and fibers, and there are extensive lacunae. The inner
wall is produced into a longitudinal, setose ridge on each side of the body. The main body is small
compared to the carapace, in the holotype 6.2 mm long, 4.9 mm high, 5.1 mm wide (fig. 1E, H). The
head is directed almost 90° relative to the rest of the body and is attached in front of the aperture pro¬
trusion. It bears antennules and the oral cône.
The antennules (fig. 2A) are very small, about 0.3 mm long, arising in the anterior fold between
the mantle and head latéral to the oral cône. They are vaguely 4-segmented : a short, wide basal seg¬
ment, 2 cylindrical, narrow ones, and a short terminal segment with a seta. There are no muscles.
The oral cône is a little wider than deep with a short anterior face. The posterior labral mar-
gins meet but are not attached to each other. The maxillae are partly fused medially and taper to
bifid tips (fig. 2B). The only other mouthparts seen are a pair of weak but muscular stylets anterior
to the maxillae (fig. 2C). By comparison with the ascothoracid larva (see below), they are tentatively
identified as the maxillules. It is uncertain whether a third pair exists.
The 6-segmented thorax is arched, most of the bend occuring in the enormous first segment (fig.
1H). Each segment has a pair of limbs and some dorsal ornamentation, which are described from the
holotype. The first segment is distinct from the head, with a low, poorly setose ridge marking the
boundary (ridge not évident in ail specimens). Farther posteriorly is a prominent, setose, transverse
ridge that in posterior view (fig. 1E) encompasses more than a semicircle and marks the broadest part
of the body.
Segments 2-5 are progressive^ narrower, with a dorsal hump (more prominent posteriorly, first
three setose) and a pair of short, dorsolateral protrusions. These latter, and the sides of the segments
below them, are setose, the lower setae apparently meshing with those on the inner carapace ridges.
The first thoracopods are relatively narrow, with a long, curved, laterally and distally setose exo-
pod, and an endopod that is small or absent in the holotype (fig. 2D, E), but somewhat longer with 2
distal setae in a paratype. These limbs hâve the female génital apertures and filamentary appendages
at their base. The latter are approximately as long as the limbs and uniramous with a few setae in the
holotype (fig. 1D), but in a paratype one is biramous ; they extend anteriorly on each side of the body.
Thoracopods 2-5 are extremely wide, flattened, and biramous (exopod narrower) with dense fine
hairs down both edges and short, setulate setae on the rami (fig. 2F). The médial edges of each pair
Source : MNHN, Paris
CRUSTACEA ASCOTHORACIDA
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Fig. 2. - Endos, er hamaiosculum gen. ei sp. nov., female holotype excepi J (female paraiype) : A, antennule ; B. distal part of
maxillae ; C, paired mouthpan (maxillule ?) ; D, righl ihoracopod 1. génital pap.lla, and filamentary appcndage ; b lip
of lefi ihoracopod 1 : F, ihoracopod 3 wiih muscles, doued line shows extern of séminal réceptacles ; G, exopod ol thora-
copod 2 with vestigial second segment ; H, thoracopod 6 ; I, abdomen ; J, furcal ramus latéral view. Abbrevtat tons : la.
filamemary appendage ; gp, génital papilla ; s, séminal réceptacles ; x, exopod. Scale bars 0.1 mm m a-c, g. otherwise
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M. J. GRYGIER
meet. Articulations are vague and the rami are very small compared with the rest of the limb, espe-
cially in the fifth pair, but occasionally a vestigial distal segment with 2 setae occurs on the exopod
(fig. 2G). There are a number of elongate séminal réceptacles basolaterally in the protopods ; in the
holotype each is surrounded with a cellular sheath and only some are charged with sperm. The sixth
limbs (fig. 2H) are narrower than the others and are separated from each other medially ; they flank
the abdomen. They are uniramous with terminal setae and lack séminal réceptacles.
The abdomen appears to be 4-segmented (fig. 2 1), although in the holotype the last segment has
a dorsal, transverse groove that may indicate incomplète séparation of two segments. The abdomen is
wider than thick and narrows posteriorly. The first segment may hâve a minute, midventral pénis ves¬
tige, but this is uncertain. The first two segments hâve short, dorsal setae. The furcal rami are over
twice as long as their basal height, and taper distally (fig. 2 J). The ventrolateral edge is pilose. There
are 6-8 short distal setae, a distal row of 6-10 short médial setae, and 1 or 2 dorsal setae distally.
Larvae
At least 4 of the 5 specimens were brooding nauplii of a peculiar sort (fig. 3A). In recondi-
tioned ones, the dorsal shield is 0.9 mm long, 0.8 mm wide, broadest in front. The whole body is
0.8 mm high, with 3 pairs of uniramous appendages, and the very large thoraco-abdominal process
gives a total length of 1.1 mm. Alcohol-preserved ones brooded by the holotype (433 larvae) hâve a
dorsal shield a little under 1.1 mm long and total length of 1.2 mm.
There are no frontal filaments or nauplius eye. The labrum is short and protrudes. The
antennules are 2-segmented, the first sometimes with a small mediodistal spine (fig. 3B). The second
segment ends in a lobe and a large médial spine with a smaller spine next to it ; the lobe has 3 long,
setulate setae and 2 short, simple ones ; there may also be a small basal spine near the latéral edge of
the segment. The antennae are over twice as long as the antennules and divided into about 30 hemi-
annulate segments with 10-12 setae arrayed along the distal 17-19 segments (fig. 3C). The mandibles
are similar but shorter, about 22 segments with 9-11 setae on the distal 16 or so of them (fig. 3D) ; the
third or fourth segment usually has a tiny enditic spine. Behind the mandibles are a pair of
maxillular-maxillary anlagen, and spinous bumps correspondings to the thoracopods. There are 4 or 5
spines on the short furcal lobes (fig. 3E) and no médial terminal spine was observed.
One of the paratypes was brooding earlier nauplii held together in a crescent-shaped mass within
the dorsal part of the mantle. These hâve spherical bodies. The antennules are short and unsegmen-
ted with about 5 short, distal setae (fig. 3F). The antennae and mandibles are the same relative
lengths as in the later stage, but are unsegmented with short setae (fig. 3G).
The metanauplii brooded by the holotype were near enough to molting to allow removal of the
naupliar cuticle and dissection of the next instar, the ascothoracid larva ( sensu Wagin, 1947).
The carapace of the ascothoracid larva is bivalved with a dorsal hinge. The 1.1 mm valves are
oval, a little more rounded anteriorly. Within the valves are the branched gonad diverticula, half the
specimens (10 of 21 examined) with dark testes, half with lighter, less extensively branching
ovaries. Thus the sexes seem to be distinct at this stage. The body, which fits between the valves,
consists of a head, thorax, and abdomen.
Only the distal antennular segment is discernable (fig. 3B). There is a strong, partly invaginated
claw at the tip that corresponds to the mediodistal spine of the naupliar antennule. There are three
setae at the base of the protrusion in which the claw rests, one of them toward the rear. A protrusion
behind the claw (the presumptive claw guard) has two setae, and behind that are two setae arising from
the segment itself. These latter four setae seem to correspond to the distal setae of the naupliar anten¬
nule, but the spécifie homologies are unclear.
The labrum is a thick, curved lobe anterior to the other mouthparts : short, conical mandibles,
tapered maxillules (which resemble the adult’s mouthparts), and tapered, medially unfused maxillae
with minutely bifid tips (fig. 3H).
There is no thoracic ornamentation except a small pair of epaulets at the base of the sixth legs.
There are 6 pairs of biramous, natatory thoracopods. The first are the smallest, the biarticulate rami
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CRUSTACEA ASCOTHORACIDA
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Source : MNHN, Paris
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M. J. GRYGIER
each with 2 terminal setae (fig. 3 I). The next four pairs are almost alike (fig. 3J), the biarticulate exo-
pods with 4 terminal setae and the slightly shorter, triarticulate endopods with 3, as well as a seta on
the penultimate segment in legs 3-5. A short, latéral, coxal seta exists on legs 2-4. The relatively
small sixth limbs hâve biarticulate rami, the exopod with 3 setae, the endopod with 2 (fig. 3K). Ail
thoracopod setae are setulate.
The abdomen is 4-segmented, but the last segment has dorsolateral folds and musculature indica-
ting its fundamentally 2-segmented nature (fig. 3L). The first segment has a curved pénis ; in male
larvae it is biramous and the branches reach to the middle of the third segment, each with one or two
flexible spines ; in female larvae it is only one-third as long and uniramous (fig. 3M). The furcal rami
are rectangular, twice as long as high. The final positions of the invaginated setae cannot be made
out, but there are 9 of them, two of the distal ones much thicker than the rest (fig. 3L).
In squash préparations of testes, the spermatids look superficially like trypanosomes because of
loose cell membranes ; they hâve filiform nuclei 50-60 nm long and a terminal flagellum of undeter-
mined length. Similar préparations of ovaries reveal oocytes in single file in the branches.
Remarks
Endaster hamatosculum is closely related to Ctenosculum hawaiiense Heath, 1910, a parasite in
a cyst on the arm of the asteroid Craterobrisinga evermanni (Fisher, 1906) off Hawaii (cf. Grygier,
1983 b). It also has similarities with echinoid parasites of the genus Ulophysema Brattstrôm, 1936.
Like C. hawaiiense, the présent species is encapsulated by a relatively thick layer of host integu-
ment and has a soft, thick carapace, minute antennules, only 2 pairs of confirmed mouthparts (dissec¬
tions of more specimens of both species needed to confirm this), dorsal thoracic projections, thoraco-
pods 2-6 broad and fiat with relatively short, terminally setose rami, a minute pénis rudiment, and a 4-
segmented abdomen with partial division of the last segment. Also, C. hawaiiense probably has an
anteriorly short labrum like E. hamatosculum, not one fused to the carapace as Grygier (1983 b) des-
cribed it.
However, C. hawaiiense has interlocking teeth at the carapace aperture, a tall carapace rather
than a wide one, with very little space not occupied by the main body within, ail six thoracomeres
equally wide with very high dorsal processes on three of them, the first thoracopods with a médial
coxal protrusion and more or less equal rami but lacking filamentary appendages, and differently
shaped furcal rami. Grygier’s (1983 b) specimen lived in a leathery cyst on the outside of its host, not
penetrating the skeleton, as does that of E. hamatosculum. The original, lost specimen of C.
hawaiiense was said to hâve “ ... occupied the coelomic cavity close to the base of one of the
arms ... ” (Heath, 1910), although his drawing does not differ appreciably from Grygier’s (1983 b).
It is therefore unclear whether that specimen was found inside or outside the host skeleton.
For now it is clear that E. hamatosculum is specifically distinct from C. hawaiiense, and the dif¬
férences in carapace shape, thoracic configuration and ornamentation, and to a lesser degree furcal
shape, justify a new genus. The other différences are of only spécifie value in other ascothoracid
généra such as Ascothorax Djakonov, 1914 (cf. Grygier 1983 c), and the same is likely true here.
The host relationship of E. hamatosculum is similar to that of mature Ulophysema, which hang
within the coelom of their echinoid hosts. These endoparasites attach the aperture of their carapace to
the aboral inner surface of the test and induce a hole there, resulting in an arrangement like Endaster
(Brattstrôm, 1947). Could Endaster represent an evolutionary grade between Ctenosculum and
Ulophysema ? Although Ulophysema is currently classified in the Dendrogastridae (Krüger, 1940 ;
Newman et al, 1969 ; Wagin, 1976), it has some resemblance to the Lauridae, parasites of zoanthids
(Brattstrôm, 1937 ; Okada, 1938). Grygier (1983 b) noted possible laurid affinities of Ctenosculum.
An attractive evolutionary pathway modelled after extant forms is Lauridae — Ctenosculum — Endas¬
ter — Ulophysema. This is an improvement over Grygier’s (1983 b) assigning the Ctenosculidae to
the Lauroidida, since it does not require two distinct lineages of echinoderm parasites.
There are two problems with this scheme. First, the relationships to the host in Endaster and
Ulophysema are not really the same. Young Ulophysema are usually free-floating in the echinoid’s
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CRUSTACEA ASCOTHORACIDA
425
coelom, having entered the host through the gonopores (Brattstrôm, 1947). This cannot be true for
Endaster, which is topologically an ectoparasite. Also, attached Ulophysema are covered only in a sin¬
gle layer of host cells, not a complex integument (Bresciani & Jespersen, 1985). Ulophysema’s
attachment mechanism has not been studied.
The second problem concerns two other relatively primitive généra related to these, Ascothorax
Djakonov, 1914, and Parascothorax Wagin, 1964. Their flattened, leaf-like thoracopods are very simi-
lar to those of Ctenosculum and Endaster, even to having wider endopods than exopods (Wagin,
1954 ; Grygier, 1983 c). They parasitize the bursae of ophiuroids and must be included near the base
of any phylogeny of echinoderm parasites despite having little resemblance with the Lauridae.
The metanauplii help to confirm Endaster' s relationships with other parasites of echinoderms
The antennules resemble those of metanauplii of Ulophysema oeresundense Brattstrôm, 1936, and
some species of Ascothorax in their blunt form and distal position of the claw rudiments, but E. hama-
tosculum has more setae and spines than they. Ail other species with uniramous antennae and mandi-
bles parasitize echinoderms, but without exception those appendages are useless vestiges, not potentially
natatory limbs as here (Brattstrôm, 1948 ; Wagin, 1954 ; Grygier & Fratt, 1984).
The ascothoracid larvae in E. hamatosculum hâve unusually generalized first limbs. Those of
Ascothorax and Parascothorax are short and uniramous (Wagin, 1947, 1964, Grygier & Fratt,
1984), and Ulophysema and Dendrogaster Knipovich, 1890, lack first limbs altogether (Brattstrôm,
1948 ; Wagin, 1954). No long, biramous pénis is found in those four généra either. Considering the
extreme réduction of the antennules in adult females, it is interesting that the distal antennular segment
is so well developed in the ascothoracid larva ; most likely the males hâve well developed
antennules. Two setae on the claw guard and two behind is a common pattern in ascothoracid larvae
and adults of echinoderm parasites, while ascothoracids parasitic on coelenterates commonly hâve more
setae. The incomplète séparation of the fourth and fifth abdominal segments is common to ail first
instar ascothoracid larvae (Grygier & Fratt, 1984), and in this species it is retained to the adult
stage, an example of neotony.
The holotype’s brood of metanauplii ready to molt to the ascothoracid larva are half males and
half females. Ulophysema oeresundense also produces broods of mixed sex determinable in the meta¬
nauplii (Melander, 1950), but in that case half hâve testes and half hâve no gonads. No morpholo-
gical correlates of sex, such as pénis development, are known in that species before the second ascotho¬
racid larva (Grygier, in press).
Addendum. — Additional specimens of Endaster hamatosculum hâve been found at the Zoological Muséum
in Copenhagen : 1) Dr. Th. Mortensen’s Pacific Expédition 1914-1916, 25 miles ExS of Zamboanga, Philippines,
200-160 m, 3.3.1914, host Zoroaster carinatus philippinensis. — 2) The Danish Expédition to the Kei-lsiands 1922,
Station 42, 5°35'S, 132°29'E, 225 m, 26.4.1922, host Pholidaster distinctus Sladen, which also belongs to the
Zoroasteridae.
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Source : MNHN, Paris
5 CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILIPPINES,
13
the
Mollusca Gastropoda : Noteworthy Muricidae from
Pacific Océan, with description of seven new species
Roland HOUART *
ABSTRACT
This paper reports on Muricidae originating mostly from the continental slopes of South-East Asia, New
Caledonia and S. French Polynesia. The genus Daphnellopsis Schepman, 1913 and Latiaxis sibogae Schepman,
1911 are transferred respectively from the Turridae and from the Coralliophilidae to the Muricidae ; Pterynotus
cerinamarumai Kosuge, 1980 is synonymized with Chicoreus orchidiflorus (Shikama, 1973) and Siratus hirasei Shi-
kama, 1973 with Chicoreus (Siratus) pliciferoides Kuroda, 1942.
The following new species are described : Poirieria (Paziella) vaubanensis, Poirieria (Paziella) acerapex and
Poirieria (Paziella) spinacutus (ail from New Caledonia, 250-550 m), Trophon (Trophonopsis) minirotundus (New
Caledonia, 250-350 m), Nipponotrophon regina (Philippines, 680-970 m), Typhis (Typhina) virginiae and Siphono-
chelus (Laevityphis) tillierae (New Caledonia, 250-430 m).
RÉSUMÉ
Cette étude reprend les Muricidae provenant des pentes continentales de l’Asie du Sud-Est, de Nouvelle-
Calédonie et du sud de la Polynésie française. Le genre Daphnellopsis Schepman, 1913 et l’espèce Latiaxis sibogae
Schepman, 1911 sont transférés respectivement des Turridae et des Coralliophilidae dans les Muricidae ; Pterynotus
cerinamarumai Kosuge, 1980 est mis en synonymie avec Chicoreus orchidiflorus (Shikama, 1973) et Siratus hirasei
Shikama, 1973 avec Chicoreus (Siratus) pliciferoides Kuroda, 1942.
Les espèces suivantes sont décrites comme nouvelles : Poirieria (Paziella) vaubanensis, Poirieria (P.) acerapex
et Poirieria (P.) spinacutus (toutes de Nouvelle-Calédonie, 250-550 m), Trophon (Trophonopsis) minirotundus
(Nouvelle Calédonie, 250-350 m), Nipponotrophon regina (Philippines, 680-970 m), Typhis (Typhina) virginiae et
Siphonochelus (Laevityphis) tillierae (Nouvelle-Calédonie, 250-430 m).
This paper is a report on the muricid part of material made available through several French
expéditions organized in recent years in the Pacific océan. Most of this material consists of species
dredged or trawled on the continental slopes ; not surprisingly, several new species hâve been disco-
vered, especially in New Caledonian waters, which hâve been very poorly explored so far.
Complementary information is also presented on previously described species, when the material
provides new distributional data, or when the published information is poor or insufficient.
Unless otherwise stated, this material is now housed in the Muséum national d’Histoire natu¬
relle, Paris.
* St. Jobsstraat, 8, B-3330 Landen (Ezemaal), Belgium. Sciemific collaborator at the Institut royal des Sciences natu¬
relles de Belgique.
Mém. Mus. natn. Hist. nat., 1985, sér. A, ZooL, 133.
Source : MNHN, Paris
428
R. HOUART
Material Studied
The material on which this paper is based originates from the following expéditions :
1. Material collected during the MUSORSTOM 1 expédition of 1976 aboard R. V. Vauban under the
direction of Prof. J. Forest (Philippines).
2. Material collected by P. Bouchet and A. Warén off South New Caledonia in 1978-79 aboard
R. V. Vauban.
3. Material collected by B. Richer de Forges in 1979 in Southern French Polynesia aboard R. V.
Marara.
4. Material collected during the CORINDON II expédition of 1980 aboard R. V. Coriolis (Straits of
Makassar).
5. Material collected by P. Bouchet during the MUSORSTOM II expédition of 1980 aboard R. V.
Coriolis under the direction of Prof. J. Forest (Philippines).
Most of the finer residues from these expéditions was sorted by Centre de tri d’Océanographie
Biologique (CENTOB), Brest.
SYSTEMATIC LIST OF SPECIES
Family Muricidae Rafinesque, 1815
Subfamily Muricinae Rafinesque, 1815
Murex (Murex) concinnus Reeve, 1845
Murex concinnus Reeve, 1845 : pl. 25, fig. 104 ; Sowerby, 1879, fig. 5 ; Kaicher : 1974, card 543 ; Fair, 1976 :
32, pl. 1, fig. 12.
Material. — Corindon, St. 201, 01°10'S, 117°06'E, 21 m, 4 spms ; St.205 , 01°8'S, 117°19'E, 49 m,
5 spms ; St. 206, 01°05'S, 117°45'E, 85-79 m, 2 spms (ail from Makassar Straits).
Murex (Murex) kiiensis Kira, 1962
Murex kiiensis Kira, 1962 : 3, pl. 24, fig. 10 ; Kira, 1969 : 58, pl. 23, fig. 10 ; Kaicher, 1974 : card 573 ; Radwin
& D’Attilio, 1976 : 66, pl. 11, fig. 14 (not pl. 13, fig. 5).
Material. — Musorstom I & II, 11 stations in the vicinity of 14°00'N, 120°20'E, between 143 and
320 m (14 spms). CORINDON, St. 216, 00°40'N, 117°51'E, 96 m, 1 spm.
Murex (Murex) occa Sowerby, 1834
Murex occa Sowerby, 1834 : pl. 64, fig. 45 ; Kaicher, 1974 : card 524 ; Fair, 1976 : 63, pl. 2, fig. 21 ; Radwin
& D’Attilio, 1976 : 71 (as synonym of M. scolopax Dillwyn), pl. 10, fig. 7 (not 6).
Material. — Corindon, St. 203, 01°09'S, 117°07'E, 25 m, 3 spms juv.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
429
Murex (Murex) tenuirostrum Lamarck, 1822
Murex tenuirostrum Lamarck, 1822 : 159 ; Cernohorsky, 1967 : 115, pl. 14, fig. 1 (as M. tribulus Linné) ; Fair,
1976 : 80, pl. 1, fig. 7 (as M. ternispina Lamarck) ; Houart, 1979 : 129, pl. 1, figs. 1-2 (as M. tribulus Lin¬
né and Murex sp.).
Material. — Musorstom I, St. 73, 14°15'N, 120°31'E, 70-76 m, 1 spm. — Musorstom II, St. 8,
13°55'N, 120°20'E, 85-90 m, 1 spm ; St.32, 13°40'N, 120°54'N, 192-220 m, 1 spm.
This is the Murex tribulus Linné and Murex ternispina Lamarck of authors (Dr. Ponder and
Dr. Vokes, pers. comm.)
Murex (Murex) unidentatus Sowerby, 1834
Murex unidentatus Sowerby, 1834 : pl. 66, fig. 52.
Murex martinianus Reeve, 1845 : pl. 28, fig. 72 ; Habe, 1969 : pl. 25, fig. 1 ; Fair, 1976 : pl. 1, fig. 2 ; Radwin
& D’Attilio, 1976 : pl. 10, fig. 14 (ail as Murex trapa Rôding).
Material. — Corindon, St. 201, 01°10'S, 117°06'E, 21 m.
Chicoreus (Chicoreus) axicornis (Lamarck, 1822)
Murex axicornis Lamarck, 1822 :'63 ; Kiener, 1842 : pl. 42, fig. 2 ; Fair, 1976 : pl. 6, fig. 75 (only) ; Radwin
& D’Attilio, 1976 : pl. 4, fig. 2.
Murex kawamurai Shikama, 1964 : 116, pl. 65, fig. 4.
Material. — Corindon, St. 216, 00°40'N, 117°51'E, 96 m, l spm. Musorstom II, St.4l, 13°15'N,
122°46'E, 166-172 m, 1 spm. ; St.47, 13°33'N, 122°10'E, 81-84 m, 1 spm.
Chicoreus (Chicoreus) banksii (Sowerby, 1841)
Murex banksii Sowerby, 1841 : pl. 191, fig. 82 ; Fair, 1976 : pl. 8, fig. 109 ; Radwin & D’Attilio, 1976 : pl. 4,
fig. 12 ; Vokes, 1978 : pl. 3, figs 2-3.
Material. — Vauban, New Caledonia, St. 10, 22°17'S, 167°05'E, 80 m, 1 spm.
Chicoreus (Chicoreus) boucheti Houart, 1983
(PL. III, fig. 10, 10A).
Chicoreus (Chicoreus) boucheti Houart, 1983 : 27, figs. 3 & 4, pl. 1, figs. 1 & 2.
Material. — South of New Caledonia, 230-260 m, 22°08'S, 167°04'E (1 spm).
A species apparented to Chicoreus (Chicoreus) longicornis (Dunker, 1864) but significantly diffe¬
rent in its more numerous and foliaceous open spines, its more appressed suture, the sculpture of the
first whorls and the aperture. Known only from the holotype deposited in the Muséum national d’His-
toire naturelle, Paris, type collection.
Chicoreus (Chicoreus) orchidiflorus (Shikama, 1973)
(Pl. IV, fig. 15).
Pterynotus orchidiflorus Shikama, 1973 : 5, pl. 2, figs. 7-8 ; HOUART, 1981 a : 9.
Chicoreus subtilis Houart, 1977 : 13, figs. 1-5.
Pterynotus cerinamarumai Kosuge, 1980 : 53,, pl. 14, figs. 3, 5-9, pl. 15, figs. 1-2 (new synonymy) ; Houart,
1981 b : 16-17.
Source : MNHN, Paris
430
R. HOUART
Material. — Tubuaï Island, 150 m, 5/1979, outer slope, 1 spm.
Described by Shikama in 1973, in a frequently overlooked publication, this species was descri-
bed again by the présent author (1977 : 13). Kosuge (1980 : 53) differentiated his Pterynotus cerina-
marumai as having no divided varical wings and a finer spiral sculpture. Examination of specimens of
both forms cannot convince me of the séparation of these species.
C. (C.) orchidiflorus is known from the Philippines and from Northern-East Taiwan. The dis-
covery of this species in the Southern French Polynesia represents a great range extension.
Chicoreus (Siratus) mindanaoensis (Sowerby, 1841)
Murex mindinaoensis Sowerby, 1841 : pl. 194, fïg. 42 : Vokes, 1971 : p. 70, as Murex mindanaoensis (emend) ;
Fair, 1976 : pl. 1, fig. 4 ; Radwin & D’Attilio, 1976 : pl. 10, fig. 4.
Material. — Musorstom I, St. 56, 13°53'N, 120°08,9'E, 134 m, 2 spms ; St. 58, 13°58'N,
120°13,7'E, 143-178 m, 1 spm.
Chicoreus (Siratus) pliciferoides Kuroda, 1942
(Pl. III, fig. 9, 9A).
Murex pliciferus Sowerby, 1841 : pl. 195, fig. 101 (homonym with Murex pliciferus Bivona-Bernardi, 1832) ;
Chicoreus pliciferoides Kuroda, 1942 : 81, n. n. pro Murex pliciferus Sowerby, 1841 ; Kira, 1969 : 57, pl.
22, fig. 16 ; Fair, 1976 : 68, pl. 5, fig. 59 ; Radwin & D’Attilio, 1976 : 107, pl. 17, fig. 17.
Murex ( Siratus ) propinquus Kuroda & Azuma in Azuma, 1961 : 300, text fig. 3.
Siratus hirasei Shikama, 1973 : 5, pl. 2, fig. 9-12. (new synonymy).
Material. — Musorstom I & II, obtained at 14 stations in the vicinity of 14°00'N, 120°20'E, at
depths between 167 and 320 m, most of them being from 180-195 m (38 spms).
Vauban, outer reef slope off Balade, Northern New Caledonia, 04.09.1979, 200 m, 1 spm.
This species was formerly known off Japan, Taiwan and the Philippines. The discovery of a
specimen in New Caledonia is a very important range extension.
Aspella sp.
Material. — Vauban, New Caledonia, St.40, 22°30'S, 166°24TE, 250-350 m.
A very poor, dead juvénile specimen (3,5 mm) with some identification problems. Adult spe¬
cimen are needed for further investigations.
Dermomurex (Takia) infrons (Vokes, 1974)
(Pl. III, fig. 12).
Murex inermis Sowerby, 1841 : pl. 12, fig. 87 (homonym of Murex inermis Philippi, 1837) ; Kuroda, Habe
& Oyama, 1971 : 153, pl. 43, fig. 15.
Takia infrons Vokes, 1974 : 2 (n. n. pro Murex inermis Sowerby, 1841) ; Fair, 1976 : 50, fig. 30 ; Radwin &
D’Attilio, 1976 : 109, pl. 1, figs. 30, 31 ; Kaicher, 1979 : card 2013.
Material. — Vauban, St. 33, South of New Caledonia, 290-350 m, 22°33'S, 166°25'E, 1 spm. Known
till now only off Japan, the discovery of this species in New Caledonia is a great range exten¬
sion, as well as providing new bathymetrical data.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
431
Subfamily Muricopsinae Radwin & D’Attilio, 1971
Favartia (Favartia) pelepili D’Attilio & Bertsch, 1980
(PI. V, fig. 20).
Favartia pelepili D’Attilio & Bertsch, 1980 : 174, figs. 3a, b, c. ; Houart, 1981 : 8.
Material. — Musorstom II, St. 33, Philippines, 13°32'N, 121°07'E, 130-137 m, 1 spm.
This locality is not a range extension, as the type locality for this species is : Bohol Straits, Phi¬
lippines Islands (approximatly 10°20'N, 124°E). This recently described species was only illustrated in
the original description and one year later in “ La Conchiglia ”. It is figured here as a complément of
information and also, why not, for the beauty of this exquisite shell.
Favartia (Favartia) sp.
(PI. IV, fig. 13, 13 A-B).
Material. — Tubuai, 150 m, S. French Polynesia.
A single dead specimen of this species has been taken. It differs from other Favartia sp. by its
4 varical whorls and its smooth intervarical area, although it could be a juvénile of Favartia (Favartia)
brevicula (Sowerby, 1834). More material is necessary.
Favartia (Murexiella) cirrosa (Hinds, 1844)
Murex cirrosus Hinds, 1844 : 118, pl. 3, figs. 17, 18 ; Reeve, 1845 ; pl. 29, fig. 138 ; Radwin & D’Attilio,
1976 : 156, pl. 25, fig. 13 ; D’ATTILIO, 1981 : 46, figs. 1-7 ; HOUART, 1982 : 1, fig. A.
Material. — Musorstom II, St. 33, 13°32'N, 121°07'E, 130-137 m, 1 spm.
Murexsui auratus Kuroda & Habe, 1971
(Pl. IV, fig. 16, 16A).
Murexsui auratus Kuroda & Habe, in Kuroda, Habe & Oyama, 1971 : 141, pl. 109, fig. 11 ; Radwin & D’Attilio,
1976 : 161, pl. 14, fig. 5.
Material. — V aubart, New Caledonia, St.40, 22°30'S, 166°24'E, 250-350 m, 3 spms.
Previously known only from the type locality : 2 km SSW of Jogashima (65-67 m), Sagami Bay,
Japan. The discovery of 3 specimens in New Caledonia proves once again that many species (and not
exclusively Muricidae) thought to be endemic to Japan, hâve a much wider distribution.
Source : MNHN, Paris
432
R. HOUART
Subfamily Ergalataxinae Kuroda & Habe, 1971
Cytharomorula pleurotomoides (Reeve, 184S)
(PI. V, fig. 17, 17A).
Murex pleurotomoides Reeve, 1845 : pi. 34, fig. 173 (locality unknown) ; Sowerby, 1879 : 48, pl. 21, fig. 206
(locality unknown) ; Poirier, 1883 : 126 (erroneously localised in Guadeloupe, West Indies) ; Schepman,
1911 : 351 (as Ocinebra ) ; Radwin & D’Attilio, 1976 : 216, pl. 25, fig. 7.
Material. — Musorstom I, St. 57, 13°53'N, 120°13'E, 96-107 m, 1 spm ; St.61, 14°02'N,
^‘’IS.S'E, 184-202 m, 1 spm ; St.73, 14°15'N, 120°31'E, 70-76 m, 4 spms.
This is a relatively common species, but poorly known. A probable synonym is Latirus squa-
mosus Pease, 1863 (E. A. Kay, 1979 : 281, fig. 96C) ; examination of the type is désirable.
The locality is not new but Radwin & D’Attilio (1976 : 216) note a depth range of 40 to
130 m ; the specimen illustrated here was taken alive in 184-202 m.
Cytharomorula sp.
(Pl. V, fig. 18).
Material. — Musorstom I, St.18, 13°56,3'N, 120°16,2'E, 150-159 m, 1 spm.
The genus Cytharomorula Kuroda, 1953 has C. vexillum Kuroda, 1953 as type species. The
genus was included in the Ergalataxinae by Kuroda & Habe (1971 : 149) along with Bedevina Habe,
1946 (Type species by O. D. : Trophon biriliffi Lischke, 1871), and Ergalatax Iredale, 1931 (Type-
species by O. D. : Ergalatax recurrens Iredale, 1931 = Buccinum contractum Reeve, 1846).
This very poorly known group includes species originally described in the Muricidae, the Fascio-
lariidae, the Buccinidae and other families. It would be very unsafe to name here a species which may
be already known in another family.
This subfamily is presently being studied by Dr. E. H. Vokes (pers. comm.). I only want to
illustrate this species in order to bring other informations, as I will do for the next species.
Cytharomorula sp.
(Pl. V, fig. 19).
Material. — Musorstom II, St.28, Philippines, 13°41,3'N, 120°50,5'E, 90-110 m, 1 spm.
Cytharomorula vexillum Kuroda, 1953
Cytharomorula vexillum Kuroda, 1953 : 183, fig. 811 ; Kuroda, Habe & Oyama, 1971 : 151, pl. 109, fig. 13.
Material. — Musorstom II, St.32, 13°40'N, 120°54'E, 192-220 m, 4 spms.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURIC1DAE FROM THE PACIFIC OCEAN
433
Subfamily Thaidinae Suter, 1915
Daphnellopsis lamellosus Schepman, 1913
(PI. V, 21, 21A-C).
Daphnellopsis lamellosus Schepman, 1913 : 449, pl. 30, fig. 10 ; Powell, 1966 : 140, pl. 23, figs. 16, 17.
MATER1AL. — MUSORSTOM II, St. 64, 14°01'N, 120°19'E, 191-195 m, 1 spm.
Schepman (1913 : 449) described Daphnellopsis as “ one of the puzzles of the Siboga-
collections ” and included it with considérable hésitation in the Pleurotomidae. Powell (1966 : 140)
included it in the “ généra considered to be doubtfully turrid “ and summarized the taxonomical wan-
derings of the name.
Daphnellopsis murex Hedley, 1922 is here regarded as belonging to another muricid genus (see
also Vokes, 1974 : 96).
The radula of this specimen of Daphnellopsis lamellosus was extracted and the examination of it
suggests a placement in the subfamily Thaidinae (fig. 21C).
Subfamily Trophoninae Cossmann, 1903
(?) Nipponotrophon makassarensis Houart, 1985
(Pl. IV, fig. 14, 14A-B).
Description
Shell a medium length for the genus ; covered by a very light, fiat white intritacalx, weakly
axially striate and showing growth striae.
Aperture large and ovate with a very broad and shallow anal sulcus and a barely visible callus.
Columellar lip smooth, adhèrent posteriorly on a small surface, then detached and weakly
erected anteriorly.
Outer lip erect and smooth.
Spire high, consisting of one and one half bulbous nuclear whorls and 5 slightly convex angular,
post-nuclear whorls. First and second post -nuclear whorls bearing 9 varices and 2 very weak spiral
costae ; these costae disappearing gradually on second whorl. Third whorl ornamentated with 6 to
7 sharps varices. Fourth, and body whorl bearing 5 to 6 flaring, winglike varices. Intervarical areas
smooth.
Siphonal canal moderate in lenght, about 1/3 of the shell, open and dorsally curved.
Operculum corneous, brown, elongate with an apical nucléus.
Radula typically muricine with a curved latéral tooth and a rachidian bearing 5 independent
cusps.
Type Material
Holotype and 2 paratypes deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, type col¬
lection.
1. The original descripiion of N. makassarensis has been published in Mar. Res. Indonesia, (1984) 1985, 24, p. 83.
Il is reproduced here wilhoul change.
Source : MNHN, Paris
434
R. HOUART
Two paratypes in the Indonesian Institute of Sciences, Jakarta ; 1 paratype in the National
Science Muséum, Tokyo ; 1 paratype n° C 137972 in the Australian Muséum, Sydney ; 1 paratype in
R. Houart collection.
Type Locality
Makassar, St. 209, 00°07'S, 117°54'E, 490 m (Corindon II).
Other Localities
Corindon II, St.214, 00°31'N, 117°50'E, 595 m ; St.217, 00°38'N, 118°00'E, 470-447 m.
Dimensions
Holotype : 37.5 x 25 mm.
Discussion
The most important points or indicators for a subfamilial or generic placement in Muricidae
are : the general outline of the shell, the operculum and radular characteristics.
The shell of ? Nipponotrophon makassarensis shows some affinities with the ocinebrine subgenus
Ocinebrellus Jousseaume, 1880 (type sp. by O.D. : Murex eurypteron Reeve, 1845) : general form,
length, winged varices... Unfortunately, the open canal, the typical muricine operculum and the
radula lead me to consider this genus and subfamily as not valid for the new species.
The shell shows also some affinities with the genus Pterynotus Swainson, 1833 (Type sp. by
S. D. : Murex pinnatus Swainson, 1822). However, the Pterynotus species bear always 3 varices
[except for some species, questionably put in that genus, a.o. P. martinetana (Rôding, 1798) but those
hâve a typical dentate aperture and not winged varices], which leads us once more far away from the
new species.
Another possible genus might be the trophonine Trophon Montfort, 1810 (Type sp. by O.D. :
Trophon magellanicus Gmelin, 1791). This seemed to be the best location for our species but the
operculum and the winged varices are not typical for Trophon species.
The general outline of the shell ; the rounded, somewhat bulbous protoconch and the obsolète
spiral threads on the first whorl ; the 5 to 6 sharp varices ; the radula, very near these of N. scitulus
(Dali, 1891) (Myers and D’Attilio, 1980 : p. 86, fig. 5) or these of N. gorgon (Dali, 1913) (Radwin
and D’Attilio, 1976 : p. 84, fig. 48) lead me to consider the genus Nipponotrophon Kuroda and
Habe, 1971 as the most appropriate for this new species. The only négative aspects are the form of
the aperture, of the varices, and the operculum, not typical of Nipponotrophon but nearly identical to
some Pterynotus sp.
A newly described species : Trophonopsis shingoi Tiba, 1981 may be compared. T. shingoi is
smaller : holotype 27 x 14 mm and paratype 23 x 13 mm (both adult shells). The spire is higher, the
shell présents spiral sculpture on each whorl, and five to six cords on the body whorl, while ? N.
makassarensis has only two shallow spiral on the first whorl and a smooth body whorl, even in juvé¬
niles. Moreover, the flaring wings of T. shingoi are crossed with spiral cords and présent a channelled
shoulder spine, while those of ? N. makassarensis are smooth, without any sculpture. The aperture of
T. shingoi is different, more like a real Nipponotrophon. Moreover, T. shingoi présents a small callus
on the tip of the columella while these of ? N. makassarensis is almost invisible.
Another species, Boreotrophon smithi Dali, 1902 may also be compared. B. smithi has a diffe¬
rent aperture ; channeled and recurverd spiny flaring wings, pointed upwards. The adult specimens
are much larger : up to 50 mm. It also bears a yellowish periostracum, not observed in the new spe¬
cies, and has a strongly curved siphonal canal. Moreover, B. smithi is probably an Austrotrophon
which is a very different group.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
435
Subfamily Typhinae Cossman, 1903
Siphonochelus (Trubatsa) pavlova (Iredale, 1936)
(PI. III, fig. 8, 8A).
Typhina pavlova Iredale, 1936 : 324, pl. 24, fig. 12 ; Radwin & D’Attilio, 1976 : 205, pi. 31, fig. 6.
Material. — Vauban, New Caledonia, St. 40, 22°30'S, 166°24'E, 250-350 m, 10 spms.
Known only from New South Wales and South Queensland (Australia) this represents a range
extension for this pretty little species. Only dead and somewhat immature specimens were dredged by
the Vauban.
Siphonochelus sp.
(Pl. III, fig. 11).
Material. — Vauban, New Caledonia, St.40, 22°30'S, 166°24'E, 250-350 m, 1 spm.
One single dead shell, very poor specimen. I prefer to illustrate it only, and wait till other spe¬
cimens corne to light before attempting to identify it or to describe it as new.
Appendix : New Species
Subfamily Muricinae Rafinesque, 1815
Genus POIRIERIA Jousseaume, 1880
Subgenus Paziella Jousseaume, 1880
Type species by O. D. : Murex pazi Crosse, 1869.
This subgenus, till now confined in the Western Atlantic région, is undoubtedly the only one
possible for these three new species : Poirieria (Paziella) vaubanensis sp. nov., very closely resembling
P. (P.) hystricina (Dali, 1889) from Barbados ; P. (P.) spinacutus sp. nov. near the type species of the
subgenus, a West Atlantic species, and P. (P.) acerapex sp. nov. which I can not compare with any
existing species.
If one takes the subgenus définition of Radwin and D’Attilio (1976 : 87), we find a fusiform
shell, with an impressed suture. Aperture ovate ; orner apertural lip lirate (or dentate) inside ; low spi-
nose varices, originating at the suture ; weak spiral cords developed into sharp, short open spines where
they intersect the varices ; spines of the shoulder-margin twice as long as those on the other cords, etc.
Another Pacific species is included here for the first time in this subgenus : Latiaxis sibogae
Schepman, 1911, which is very near and compared with a New Caledonian species.
Source : MNHN, Paris
436
R. HOUART
Poirieria (Paziella) vaubanensis sp. nov.
(PI. I, fig. 1, IA).
Description
Shell medium for the genus ; very fragile. Light brown, varices cream to white. Aperture
small, triangular, white.
Columellar lip large, thin, erected and expanded ; completely smooth. No apparent anal notch.
Outer lip thin, erected, slightly crenulated.
Inner part of the outer lip bearing 4 shallow and large denticles.
Spire high, consisting of 6 angulate postnuclear whorls and a protoconch of undetermined
nature. Suture well delimitated.
Body whorl bearing 11 lamellate, bladelike axial ridges or varices, of which the apertural and 3
other ones are ornamentated with 4 long, open and very fragile spines ; the carinal one is the longest ;
posterior one short. No other axial sculpture.
Spiral sculpture consisting of 4 major cords, which on each varix correspond to the more or less
long varical spines. No intermediate spiral sculpture. Siphonal canal short, open, slightly recurved
backward, bearing 2 short open spines. Very obvious remnants of 5 preceding canals.
Type Material
Holotype deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, type collection.
Type Locality
South of New Caledonia, St.l, 480-550 m, 22°15'S, 167°18'E ( Vauban 1978-79).
Dimensions
Height : 10.5 mm. — Maximum diameter (spines included) : 9 mm.
Discussion
Relationship between the new species and P. (P.) hystricina (Dali, 1889) is certain. Both pré¬
sent absolutely the same appareance and the same sculpture. The only différences are the varices
which are fewer in P. (P.) vaubanensis, most noticeably on early whorls. P. (P.) hystricina is also
twice as large. Another Pacific species : P. (P.) sibogae (Schepman, 1911) is very near the New Cale-
donian species.
P. (P.) sibogae has a non-erect flaring columellar lip ; it is more fimbriate, but unfortunately, it
has an immature aperture, without an intact outer lip. It has fewer varices and has intermediate spiral
threads.
P. (P.) vaubanensis is twice as small, brown and very fragile, compared with P. (P.) sibogae
which is white and more solid.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
437
Poirieria (Paziella) acerapex sp. nov.
(PI. I, fig. 2, 2A).
Description
Shell moderate in size for the subgenus ; solid ; color cream with brown band below the suture.
Aperture small, ovate, white.
Columellar lip posteriorly adhèrent, detached and strongly erect anteriorly, strongly prominent
and completely smooth. No apparent anal notch. Outer lip slightly erect and smooth. Inner part of
outer lip smooth.
Spire high, consisting of one and one-half pointed, triangular, smooth protoconch and 4 angular
postnuclear whorls. Suture distinct and very slightly appressed.
Body whorl bearing 6 rounded varices ornamentated with 3 Sharp pointed open spines, of which
the carinal is the longest. No other axial sculpture.
Spiral sculpture on body whorl consists of 3 shallow costae corresponding to the varical
spines. Preceding whorls ornamentated with one spiral carinal cord and one sharp, short, open carinal
spine.
Siphonal canal long for the genus, large, straight and open. Remnants of 5 preceding canals
apparent.
Type Material
Holotype deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, type collection.
Type Locality
South of New Caledonia, St. 16, 22°46'S, 167°12'E, 390-400 m ( Vauban 1978-79).
Dimensions
Height : 9.5 mm. — Diameter : 6 mm (spines included).
Discussion
No other related species could be found.
Poirieria (Paziella) spinacutus sp. nov.
(PI. I, fig. 3, 3A-B)
Description
Shell medium for the genus, solid. Color entirely white with sometimes very light pale brown
blotches, covered with a very thin white intritacalx. Aperture small, ovate, white.
Apertural periphery somewhat damaged, but the following points are still visible : inner part of
outer lip bearing six more or less developed denticles. Columellar lip large and thin, completely erect,
bearing one small denticle at the center. No apparent anal notch. Outer lip thin and erect.
Spire high, consisting of one and one-half smooth, rounded protoconch and 5 convex to weakly
angulate postnuclear whorls. Suture very slightly appressed. Body whorl bearing 7 rounded spinose
Source : MNHN, Paris
438
R. HOUART
varices, ornamentated with 5 more or less pointed, slightly upward recurved open spines, of which the
second posterior one is the longest.
Spiral sculpture consists of very shallow, large cords corresponding to the varical spines.
A very finely cancellate sculpture covering the whole shell.
Siphonal canal moderately long, open and straight.
Type Material
Holotype deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, type collection.
One paratype n° C 140734 Australian Muséum, Sydney ; 1 paratype N° MF 34197 National
Muséum of New Zealand, Wellington ; 1 paratype in R. Houart collection.
Type Locality
New Caledonia, St. 40, 22°30'S, 166°24'E, 250-350 m ( Vauban 1978-79).
Other Localities
New Caledonia, St.l, 22°17'S, 167°14'E, 425-430 m ; St. 3, 22°17'S, 167°12'E ; 390 m ( Vauban
1978-79).
Dimensions
Holotype : 9.5 x 5.8 mm (spines inciuded).
Discussion
No related species could be found.
Subfamily Trophoninae Cossmann, 1903
Genus Trophon Montfort, 1810
Subgenus Trophonopsis Bucquoy & Dautzenberg, 1882
Type species by O. D. : Murex muricatus Montagu, 1803.
Trophon (Trophonopsis) minirotundus sp. nov.
(PI. I, fig. 4, 4A-B)
Description
Shell small for the subgenus ; solid. Color entirely white.
Aperture medium sized, ovate, white. Columellar lip entirely adhèrent, white, smooth. No
apparent anal notch. Outer lip smooth.
Spire high, consisting of one and one-half smooth, rounded nuclear whorls and 3 rounded post-
nuclear whorls (? juvénile). Suture moderately deep and well delimitated.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
439
Body whorl bearing 8 rounded, strong and spineless varices. No other axial sculpture.
Spiral sculpture consisting of 5 rounded, shallow cords, also apparent on the varices.
Siphonal canal short, open and straight.
Type Material
Holotype deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, type collection.
Type Locality
New Caledonia, St. 40, 22°30'S, 166°24'E ; 250-350 m ( Vauban 1978-79).
Dimensions
Height : 5 mm. — Diameter : 2.4 mm.
Discussion
No related species could be found.
Genus Nipponotrophon Kuroda & Habe, 1971
Type species by O. D. : Boreotrophon echinus Dali, 1918.
This genus was choosen instead of Trophon or Trophonopsis, as Nipponotrophon is much nea-
rer this species than any other (see définition in Radwin and D’Attilio, 1976 : 82).
Nipponotrophon regina sp. nov.
(PI. II, fig. 5, 5A-B)
Description
Shell medium sized for the genus ; maximum height 31 mm ; fragile. Color white with a very
thin intritacalx.
Aperture ovate, glossy white.
Columellar lip smooth, partially erect on its anterior part ; posteriorly adhèrent to the Shell.
Anal notch shallow, in large reversed “ V ” form.
Outer lip generally bearing a fimbriate wing in non adult specimens, but slightly erect and
smooth in adults. Interior of outer lip smooth.
Spire high, consisting of one and one-half bulbous nuclear whorls and 5 slightly convex postnu-
clear whorls. Suture impressed.
Body whorl bearing 8 to 10 frilly varices with a spinelike, largely open, upward turned expan¬
sion on the carina. No other axial sculpture except the growth Unes.
Spiral sculpture consisting of 5 low cords with an obsolète intermediate thread. One shallow
cord on the shoulder.
Siphonal canal acute, moderately short ; large, open and slightly recurved backward.
Source : MNHN, Paris
440
R. HOUART
Type Material
Holotype and 6 paratypes deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, type col¬
lection.
1 paratype n° C 140735 in the Australian Muséum, Sydney ; 1 paratype n° MF 34198 in the
National Muséum of New Zealand, Wellington ; 1 paratype n° NSMT-MO 61567 in the National
Science Muséum, Tokyo ; 1 paratype n° USNM 749865 in the National Muséum of Natural History,
Smithsonian Institution, Washington D. C. ; 1 paratype in R. Houart collection.
Type Locality
Philippines, St.79, 13°44'N, 120°31,6'E, 682-770 m, (MUSORSTOM II)
Other Localities
MUSORSTOM II, St. 55, 13°54'N, 119°58'E, 865 m ; St. 56, 13°54'N, 119°57'E, 970 m.
Dimensions
Holotype : 31 x 15 mm.
Discussion
This new species may be compared with 4 species : Trophon obtuseliratus Schepman, 1911 ;
Trophon pulchellus Schepman, 1911 ; Trophon segmentatus Verco, 1909; Trophon plicilaminatus
Verco, 1909.
From T. obtuseliratus it differs by its more rounded whorls, by its more elaborate and frilly
varices, its shorter siphonal canal. The columellar lip is completely adhèrent to the Shell in T. obtuse¬
liratus ; erect on 3/4 of its anterior part in the new species. The shoulder smooth in T. obtuseliratus
but the new species always shows a low spiral cord.
T. pulchellus is a much smaller shell : lectotype examined : 16 mm. It bears 13 to 14 varical
ribs on the body whorl ; it has a straighter, longer and smooth siphonal canal and finally, it has a
much different protoconch.
Trophon plicilaminatus is also much smaller and finer, it has a longer siphonal canal, 1 1 varices
on the body whorl. It has 4 shallow spiral cords but no intermediate threads. The shoulder is
smooth. It has a different protoconch.
T. segmentatus is a small shell with a rounded glossy white protoconch and 5 postnuclear
whorls. Holotype examined : 8,9 mm. The body whorl bears 9 frilly varices, it has 5 crowded spiral
cords ; no intermediate threads. Shoulder smooth. It has a different protoconch.
Subfamily Typhinae Cossmann, 1903
Genus Typhis Montfort, 1810
Subgenus Typhina Jousseaume, 1880
Type species by O. D. : Typhis belcheri Broderip, 1833.
Typhis (Typhina) virginiae sp. nov.
(PI. II, fig. 7, 7A-B)
Description
Shell small for the genus, délicate and of very fragile appearance. Body whorl creamy white,
translucent ; siphonal canal and upper whorls pale brown.
Aperture white, small, ovate, forming an entire, erect and smooth peristome. No apparent
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN 441
anal notch. A long brown anal tube présent between each varix, situated near the succeeding one, a
little backward and curved approximatly 45° upward. The one situated just behind last varix is very
délicate and long.
Spire moderately high, consisting of one and one-quarter smooth, rounded nuclear whorls and 4
angulate postnuclear whorls. Suture deep and impressed. Body whorl bearing 4 thin, sharp varices,
ending in an acute spine at the shoulder margin. Last varix bearing a somewhat prominent winglike
flange, extending from the carinal spine to approximatly the 3/4 of the siphonal canal. Siphonal canal
moderately long, closed, slightly bent to the right, with remnants of the 3 previous anterior canals.
Type Material
Holotype deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, type collection.
One paratype in the Australian Muséum, Sydney, n° C 140736.
Type Locality
South of New Caledonia, St.2, 22°17'S, 167°14'E, 425-430 m ( Vauban 1978-79).
Dimensions
Holotype : height : 7.5 mm — diameter : 4.2 mm.
Paratype : height : 5 mm — diameter : 3 mm.
Etymology
Named after Virginie Héros, technician in the department of Malacology (M.N.H.N., Paris)
who sorted many of the micromuricids studied here.
Discussion
This species may be compared with 2 recent species : Typhis (Typhina) pauperis Mestayer, 1916
and Typhis (Typhina) bivaricata Verco, 1909.
From T. (T.) pauperis it differs by its lower spire ; its different protoconch, lower and more glo-
bulous for T. (T.) virginiae ; by the much shorter tubes of the first whorl ; by the position of these
tubes : directly near the preceding varix for T. (T.) pauperis, central or near the succeeding varix for
T. (T.) virginiae ; by the curving crenulations of the outer apertural lip in T. (T.) pauperis and the
smooth and sharp one in the new species.
T. (T.) bivaricata Verco differs by its smaller size, its shorter siphonal tube and by the curving
crenulations of the outer apertural lip.
The new species has sharp varices situated on the midway of each tube, while T. (T.) bivaricata
has 2 crenulated varices : one on the midway and one just near the succeeding varix.
T. (T.) virginiae has a flatter and larger protoconch.
Genus Siphonochelus Jousseaume, 1880
Subgenus Laevityphis Cossmann, 1903
Type species by O. D. : Typhis coronarius Deshayes, 1865 (= Typhis muticus J. Sowerby,
1834).
Source : MNHN, Paris
442
R. HOUART
Siphonochelus (Laevityphis) tillierae sp. nov.
(PI. II, fig. 6, 6A)
Description
Shell small for the subgenus, elongate, fusiform, of a white color on the whole surface.
Aperture ovate ; columellar lip partially erect anteriorly, adhèrent posteriorly. No apparent
anal notch. A short white anal tube présent, situated exactly midway between each varix ; a little
curved backward and approximatly perpendicular to the Shell.
Spire high, consisting of one and one-quarter smooth rounded nuclear whorls, and 3 to 4 roun-
ded, fusiform postnuclear whorls. Suture deep.
Body whorl bearing 4 strong and somewhat rounded varices. No trace of carinal spine.
Siphonal canal short, closed, slightly bent to the right.
Type Material
Holotype deposited in the Muséum national d’Histoire naturelle Paris, type collection.
One paratype n° C 140737 in the Australian Muséum, Sydney.
Type Locality
New Caledonia, St. 40, 22°30'S, 166°24'E, 250-350 m ( Vauban 1978-79).
Dimensions
Holotype : Height : 5.8 mm ; diameter : 2.8 mm.
Paratype : Height : 4.8 mm ; diameter : 2.2 mm.
Etymology
Named after Annie Tillier, technician in the department of Malacology (M.N.H.N., Paris)
who sorted many of the micromuricids studied here.
Discussion
This species may be distinguished from 4 other species : Siphonochelus solus Vella, 1961 ; Sipho¬
nochelus generosus Iredale, 1936 ; Siphonochelus (Laevityphis) tubuliger (Thiele, 1925) and Siphonoche¬
lus transcurrens (von Martens, 1902).
From S. solus it differs by its much smaller size (an adult of S. solus measures 9 mm). S. solus
has more carinated first whorls ; the anal tubes are originated directly from the succeeding varix (as in
Siphonochelus s. s.) and are ovate, while the tubes of the new species are rounded and situated midway
between each varix.
From S. generosus it differs by its rounded tubes while those of S. generosus are flattened. The
new species is much more elongate. The tubes are situated midway between each varix but are con-
nected to the succeeding varices in S. generosus (a Siphonochelus s. s.) ; this last species is also a much
larger shell.
From S. transcurrens it differs by its more smaller size ; its different protoconch ; its more ovate
aperture and shell. Moreover, S. transcurrens is not a Laevityphis as stated by Radwin & D’Attilio
(1976 : 196) but is a real Siphonochelus with its anal tubes directly originated from the varices.
From S. (L.) tubuliger it differs by its more elongate form ; its shorter anal tubes and the direc-
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN 443
tion of these, which are bent more upward in the new species. The aperture of S. (L.) tubuliger is
rounded, while that of S. (L.) tillierae is ovate ; S. (L.) tubuliger differs also by its much finer and
shorter varices ; by its whorls which présent a much lower carinal edge, and by the smaller siphonal
canal.
ACKNOWLEDGMENTS
I wish to thank particularly Dr. Philippe Bouchet (Muséum national d’Histoire naturelle, Paris) who gave
me the opportunity to study this material. My warmest gratitude also to Dr. Emily H. Vokes for her always very
helpful comments and for reading the manuscript. I extend my thanks also to Dr J. Van Goethem (Institut
Royal des Sciences Naturelles de Belgique) and to the staff of the department of invertebrates, for their useful col¬
laboration ; also to Mrs. M. L. Buyle (Brussels) for the printing of some of the photographs. Many Muséums
were contacted in order to obtain comparison and type material. I wish to thank the following people for their
kindness and helpful collaboration, most of them did not hesitate to send type material, sometimes very fragile
shells : Dr. P. Aerfeldt (South Australian Mus., Adelaide) ; Dr. S. Boyd (Natural Mus. of Victoria, Australia) ;
Dr. H. E. Coomans and R. G. Moolenbeek (Instituut voor Taxonomische Zoologie, Amsterdam) ; Dr. J. M.
Dickins (bureau of Minerai Resources, Canberra, Australia) ; W. R. Evitt (Stanford University) ;
Dr. R. S Houbrick (N.M.N.H., Washington D. C.) ; Dr. R. Janssen (Forschunginstitut Senckenberg, Frankfurt) ;
Dr. R. Kilias (Humboldt-Univ., Berlin Mus.) ; B. A. Marshall (National Muséum of New Zealand,
Wellington) ; Dr. W. F. Ponder, I. Loch and P. H. Colman (Australian Muséum, Sydney) ; Dr. R. Van Syoc
(California Academy of Sciences, San Francisco).
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446
R. HOU ART
PLANCHE I
1, IA, Poirieria (Paziella) vaubanensis sp. nov. : holotype MNHN, 10.5 x 9 mm ; 2, 2A, Poirieria (Paziella) acera-
pex sp. nov. : holotype MNHN, 9.5 x 6 mm (2 A : x 56) ; 3, 3A-B, Poirieria (Paziella) spinacutus
sp. nov. : holotype MNHN, 9.5 x 5.8 mm (3B : x 56) ; 4, 4A-B, Trophon (Trophonopsis) minirotundus
sp. nov. : holotype MNHN, 5 x 2.4 mm (4 : x 56).
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
447
Source : MNHN, Paris
448
R. HOUART
PLANCHE II
5, 5A et B, Nipponotrophon regina sp. nov. : holotype MNHN, 31 X 15 mm (5B : x 30) ; 6, 6A, Siphonochelus
(Laevityphis) tillierae sp. nov. : holotype MNHN, 5.8 x 2.8 mm (6A : x 25) ; 7, 7A-B, Typhis (Typhina)
virginiae sp. nov. : holotype MNHN, 7.5 x 4.2 mm (7B : x 25).
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
449
Source : MNHN, Paris
450
R. HOUART
PLANCHE III
8, 8A, Siphonochelus (Trubatsa) pavlova (Iredale) 6.6 x 3.5 mm (8A : x 50) ; 9, 9A, Chicoreus (Siratus) plicife-
roides Kuroda, 68 x 41.5 mm; 10, 10A, Chicoreus ( Chicoreus ) boucheti Houart : holotype MNHN,
31.2 x 22 mm (10A : x 25) ; 11, Siphonochelus sp. : 9.5 x 5.5 mm ; 12, Dermomurex (Takia) infrons
(Vokes) : 21 x 11 mm.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
451
Source : MNHN, Paris
452
R. HOUART
PLANCHE IV
13, 13A-B, Favartia (Favartia) sp. : 9.8 x 6.8 mm ; 14, 14A-B, (?) Nipponotrophon makassarensis Houart, 1985 :
holotype MNHN, 37.5 x 25 mm (14B : x 27) ; 15, Chicoreus (Chicoreus) orchidiflorus (Shikama) :
26 x 14 mm ; 16, 16A, Murexsul auratus Kuroda et Habe : 4 x 2.1 mm (photographie MNHN, Paris),
(16A : x 74, photographie MNHN, Paris).
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
453
Source : MNHN, Paris
454
R. HOUART
PLANCHE V
17, 17A, Cytharomorula pleurotomoides (Reeve) : 14.2 x 7.5 mm (17A : x 40) ; 18, Cytharomorula sp. :
16 x 7.5 mm ; 19, Cytharomorula sp. : 12.5 x 5.2 mm ; 20, Favartia (Favartia) pelepili D’Attilio :
24 x 15.5 mm ; 21, 21A-C, Daphnellopsis lamellosus Schepman : 13.6 x 5.5 mm ; 21B : from Schepman,
1913 ; 21C : radula (drawing by Ph. Bouchet).
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : NOTEWORTHY MURICIDAE FROM THE PACIFIC OCEAN
455
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ï CAMPAGNES MUSORSTOM. I
II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES,
14
Mollusca Gastropoda : Taxonomical notes
on tropical deep water Buccinidae
with descriptions of new taxa
Philippe BOUCHET * and Anders WARÉN **
ABSTRACT
This paper présents the results from examination and détermination of tropical species of Buccinidae from
deep water, collected by several expéditions, mainly in the Indo-Pacific area. The material comprises 14 généra
and the following new taxa are described : Calliloconcha knudseni (Kermadec Trench, 5 480 m), Cosiaria crosnieri
(SW Indian Océan, 1 740-3 760 m), Eosipho coriolis (Philippines, 880 m), Eosipho engonia (SW Indian Océan, 600-
1 125 m), Eosipho thorybopus (Mozambique Channel, 400-500 m), Kapala bathybius (SE Atlantic, 3 550 m),
Manaria clandestina (SE Asia, 440-1 490 m), Manaria makassarensis (SE Asia, 490-875 m), Manaria formosa
(Mozambique Channel, 400-500 m).
For the préparation of this paper we hâve examined material and/or types of almost ail previously described
deep sea species of tropical buccinids and these are figured and commented on.
An appendix lists ail Neogene and Recent supraspecific names of Buccinidae proposed after the publication
of Wenz’ “ Handbuch der Palâozoologie ” (1941-43).
RÉSUMÉ
Ce travail rassemble les résultats de l’étude des Buccinidae de grande profondeur des régions tropicales,
récoltés par de nombreuses expéditions, essentiellement dans le domaine Indo-Pacifique. Le matériel comprend
14 genres et les taxa suivants sont décrits comme nouveaux : Calliloconcha knudseni (Fosse des Kermadec,
5 480 m), Costaria crosnieri (SW Océan Indien, 1 740-3 760 m), Eosipho coriolis (Philippines, 880 m), Eosipho
engonia (SW Océan Indien, 600-1 125 m), Eosipho thorybopus (Canal du Mozambique, 400-500 m), Kapala bathy¬
bius (SE Océan Atlantique, 3 550 m), Manaria clandestina (Asie du Sud-Est, 440-1 490 m), Manaria makassarensis
(Asie du Sud-Est, 490-875 m), Manaria formosa (Canal du Mozambique, 400-500 m).
Pour ce travail, nous avons examiné du matériel et/ou les types de pratiquement tous les Buccinidae pro¬
fonds des régions tropicales déjà nommés ; ces espèces sont figurées et discutées.
Un appendice donne la liste de tous les noms supraspécifiques de Buccinidae néogènes et actuels introduits
après la publication du « Handbuch der Palâozoologie » de Wenz (1941-43).
* Muséum national d'Histoire naturelle. Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins e
Buffon, 75005 Paris.
** Zoologiska Institutionen, Box 25059, 40031 Gôteborg, Suède.
Malacologie, 55,
Mém. Mus. nain. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
458
P. BOUCHET ET A. WARÉN
INTRODUCTION
During the last fifteen years several French expéditions hâve collected marine fauna, especially in
the NE Atlantic and Indo-Pacific areas. The material from the first mentioned area forms the basis
for a sériés of monographs (Bouchet & Warén, 1980, 1985, in prep.), while the Indo-Pacific material
Iargely remains undetermined, only sorted to généra or families, in the department of malacology,
Muséum National d’Histoire Naturelle. In the course of our treatment of the NE Atlantic Buccinidae
(Bouchet & Warén, 1985), it became necessary to compile much information about the tropical deep
sea species of the family and to supplément this with an examination of radulae of groups where the
radular morphology had not been described. We then obtained much information of which only a
small part was published and we realized how confused and incompréhensible available information on
the family is. We therefore decided to bring together our notes supplemented with some descriptions
of new species and the results of examinations of further type material, in order to clarify some of the
problems and to draw attention to several little known taxa.
Our results are presented as a list of the généra and species we hâve examined, with comments
and descriptions. This list includes ail tropical deep sea buccinids from between 35° N and 35° S of
which we hâve been able to obtain material. As an appendix we hâve compiled a list of about
70 generic and subgeneric names published after Wenz’ (1941-43) treatise of the prosobranchs.
Since the monographs of the late 19th century, the Buccinidae hâve not been revised on a world
wide basis, although several monographs on a régional or generic basis hâve appeared : Golikov
(1963, 1980) revised Neptunea and Buccinum ; Tiba & KOSUGE (1979-83) revised several généra from
the cold parts of the N. Pacific ; Bouchet & Warén (1985) revised the NE Atlantic deep sea species ;
Cernohorsky (1971, 1975) and Ponder (1972) contributed important papers on tropical Indo-Pacific
species. The Antarctic région has been dealt with by Powell and Dell in several papers.
Based on anatomical investigations, Ponder (1973) suggested that Buccinidae, Fasciolaridae,
Nassaridae and Melongenidae should be considered subfamilies within the family Buccinidae. We hâve
found (1985) that several généra combine characters considered to be typical for Buccinidae or Fascio¬
laridae ( Kryptos , Troschelia and Belomitra). To that list can now be added Costaria, Thalassoplanes
and Pararetifusus. A possible interprétation of this is that these généra belong to an ancestral stock of
less modified (in radular characters at least) species.
We hâve however used the name Buccinidae in a “ classic ” sense and do not treat typical fas-
ciolarids and nassarids.
The family Buccinidae is one of the dominant gastropod families in Arctic and Antarctic areas,
it is well represented in tropical shallow water, but it is comparatively rare in tropical deep water.
We do not know to what extent this rarity in tropical deep water can be ascribed to the poor know¬
ledge of tropical deep water faunas in general, but judging from the rarity in our matrial of tropical
deep sea gastropods it seems likely that the family is much less dominant here, both in number of spé¬
cimens and species.
The fairly small number of specimens known of each species suggests that still only a small part
of the species are known and the generic concept will necessarily change when more species are known.
We hâve therefore not changed the concept of the généra except in some obvious cases of synonymy.
In addition to the taxa discussed here, the Buccinidae are represented on the deep part of the
continental shelf and the upper slope of tropical régions by the généra Hindsia, Phos and Metula.
Hindsia was monographed by Cernohorsky (1981), the American species of Metula by Olsson &
Bayer (1972) and the Indo-Pacific species were listed by van Regteren Altena (1949). Phos is not
discussed here because most species are quite shallow.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 459
Material STUDIED
The material on wich this paper is based originated mostly from French expéditions conducted in
the Indo-Pacific after 1972 :
1) material collected by Dr A. Crosnier off NW Madagascar in 1972-73 aboard R. V. Vauban ; this
material had been in part identified by Dr R. Kilburn (Natal Muséum) ;
2) material collected during the MUSORSTOM I expédition in 1976 aboard R. V. Vauban under the
direction of Dr J. Forest (Philippines) (cf. Forest, 1981) ;
3) material collected by one of us (PB) during the BENTHEDI expédition, 1977, aboard R. V. Suroit
under the direction of Dr B. Thomassin (N. Mozambique channel) ;
4) material collected by the authors off S. New Caledonia in 1978-79 aboard R. V. Vauban ;
5) material collected during the CORINDON II expédition, 1980, aboard R. V. Coriolis (straits of
Makassar) ;
6) material collected by one of us (PB) during the MUSORSTOM II expédition, 1980, aboard R. V.
Coriolis under the direction of Dr J. Forest (Philippines) (cf. Forest, 1985) ;
7) material collected by the authors during the cruise 32 of R. V. Marion-Dufresne under the direction
of Dr A. Guille (Réunion I.) ;
8) material collected during the WALV1S expédition, 1978-79, aboard R. V. Jean-Charcot under the
direction of Dr M. Sibuet (SE Atlantic) ;
9) material collected during the SAFARI I and SAFARI II expéditions (1979, 1981) aboard R. V.
Marion-Dufresne under the direction of Dr C. Monniot (Indian océan).
Ail the above mentioned material is deposited in MNHN.
In addition some material from other muséums and expéditions was examined :
10) material from the Danish Galathea expédition (1950-52) in ZMC (Indian and Pacific océans) ;
11) material from the Albatross survey in the Philippines (1908-1909) in USNM.
The material from the John Murray deep sea expédition (NW Indian océan) was examined in
BMNH but it did not contain buccinids. There appears to be no buccinids in the material from the
International Indian Océan Expédition (USNM, ANSP).
The origin of other material is mentioned under the species. It has not been possible to exa¬
mine any types of species described by Shikama. The types are said to be deposited in the Geological
Institute of Yokohama National University (T. Okutani in litt.), but several requests did not give any
response.
KEY TO BUCCIN1D DEEP WATER GENERA BASED ON RADULAR CHARACTERS
Two généra are not included in the key, Kanamarua (p. 482) and Cantharus (p. 470). The radula of Kana-
marua is not known and Cantharus is a very heterogenous assemblage of species, mainly more shallow than the
species treated here.
A. Central tooth narrow, with only two small médian cusps . Costaria, page 460
Thalassoplanes, p. 463
A. Central tooth broad, with 1-5 cusps . B
B. Latéral tooth with long basal process . Belomitra, p. 472
B. Latéral tooth without long basal process . C
C. Latéral tooth arched, with 3 or more, equally strong cusps . Calliloconcha, p. 462
Bayerius, p. 484
Kryptos, p. 481
Pararetifusus, p. 483
Euthriostoma, p. 484
Source : MNHN, Paris
460
P. BOUCHET ET A. WARÉN
C. Latéral tooth with fewer than 3 big cusps . D
D. Latéral tooth with 2 strong equal cusps . Eosipho, p. 466
Manaria, p. 475
D. Latéral tooth with a much stronger outer cusp and smaller inner cusps . Kapala, p. 464
Bathyancistroïepis, p. 460
Americominella, p. 481
Genus Bathyancistroïepis Habe & Ito, 1968
Type species : (by original désignation) Chrysodomus trochoideus Dali, 1907
The genus contains a single species, characterized by a shell with a short spire, strongly curved
siphonal canal, a central plate of the radula with three unequal (central stronger) cusps, latéral teeth
with a strong outer, mediumsized inner and a few small intermediate cusps. This radula is not very
informative regarding systematic position. The operculum resembles that of Thalassoplanes and Calli-
loconcha knudseni, of which at least the latter species also resembles B. trochoideus in shell characters.
Bathyancistroïepis trochoideus (Dali, 1907)
(Figs. 7, 34, 35, 38)
Chrysodomus trochoideus Dali, 1907 : 156.
Ancistrolepis trochoideus, Dall 1921 : 214, pl. 9, fig. 5.
Ancistrolepis trochoideus tokyodaensis Ozaki, 1958 (fide Okutani 1966 : 19).
Ancistrolepis trochoideus ovoideus Habe & Ito, 1965 (fide Okutani 1966 : 19).
Ancistrolepis ( Bathyancistroïepis ) trochoideus, Tiba & Kosuge 1981 : 12.
Type material : Holotype USNM 110494 (figured by Kosuge 1975 : pl. 15, fig. 7).
Type locality : Albatross, st. 4972, off Yokohama, Japan, 1 100 m.
Material
The type material and 1 spm, Sagami Bay (leg. Okutani).
Distribution
S Japan, 550-2 050 m (Okutani 1964, 1966), N Japan, 40-90 m.
Remarks
The geographical variation has been described by Okutani (1966 : 19, text figs 9-10) and Tiba
& Kosuge (1981).
Conchologically B. trochoideus resembles Costaria crosnieri (see that name) but that species has
a very distinct radula (cf. figs 6 & 7).
Genus Costaria Golikov, 1977
Costaria Golikov, 1977 : 102.
Type species : (by original désignation) Costaria borealis Golikov, 1977
The genus Costaria was based on a single species from the bathyal zone of the Kuriles characte¬
rized by a large (81 mm) bucciniform shell with short siphonal canal and a fusinid type of radula.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 461
The latéral tooth is pectinate with 7 subequal cusps, the central tooth has only 2 equal médian cusps.
This combination of buccinid and fusinid characters is shared with Troschelia Môrch, 1876 (shell with
long siphonal canal, pectinate latéral teeth and single-cusped central tooth), Thalassoplanes Dali, 1908
(bucciniform shell with very short siphonal canal ; pectinate arched latéral teeth, narrow central tooth
with 2 cusps), and Calliloconcha Lus, 1978 (bucciniform shell with rather short siphonal canal, arched
3-cusped latéral teeth, broad central tooth with 3 cusps). We hâve included Costaria crosnieri in the
genus Costaria because Thalassoplanes has a different, narrow, pointed operculum (fig. 25) and
because Troschelia has a long siphonal canal and different, buccinid central tooth. Calliloconcha
however cornes very close to Costaria and differs mostly by its buccinid central tooth with 3 cusps.
The operculum of Calliloconcha is paucispiral as in Mohnia ; that of C. crosnieri was badly corroded
so the early parts are not known.
Costaria crosnieri n. sp.
(Figs 6, 37-38)
Type material : holotype in MNHN.
Type locality : R. V. Vauban station 138, 13°49 S, 47°29 E, 1 800-2 000 m (northern Mozam¬
bique channel), collected by A. Crosnier.
Material
Mozambique channel : R. V. Vauban station 127, 18°00 S, 43°00 E, 1 715-1 750 m, 1 spm,
1 sh ; BENTHED1, st 87, 11°44 S, 47°35 E, 3 716 m, 2 spms ; Réunion I. : MD 32/REUNION,
st 105, 20°47 S, 55°04 E, 1 740-1 850 m, 1 spm ; st 140, 20°41 S, 55°38 E, 1 610-1 690 m, 1 spm.
Distribution
Only known from the material examined from the bathyal and abyssal zones of SW Indian
océan.
Description
Shell large, solid, fusiform, consisting of about 6 convex whorls. The apex is corroded and the
protoconch and outer shell layers of earlier 4 whorls are missing. Teleoconch with rounded, convex
whorls. The sculpture consists of strong spiral keels and fainter intermediate spiral lirae ; on the
penultimate whorl there are 2 keels on the médian part of the whorl, one subsutural keel, and one
suprasutural keel more or less covered by the abapical suture. There are about 15 spiral keels on the
body whorl. The axial sculpture consists of incrémental Unes. Aperture large, occupying more than
half of total shell height, broad, with rather short, open, curved siphonal canal. Siphonal fasciole
weak but distinct. Inner lip a thin polished callus on pariétal wall. Outer lip thin, simple. Perios-
tracum thin, with incrémental Unes not forming hairy projections. Colour of shell chalky white,
periostracum yellowish brown.
Dimensions : height 33.9 mm, breadth 20.2 mm ; aperture height 19.0 mm, breadth 10.0 mm.
Operculum with nuclear zone severely corroded, only the inner and upper sides were intact, but
it probably resembled that of Bathyancistrolepis.
Radula with a narrow central tooth having two bigger outer cusps and a smaller central cusp ;
latéral tooth with 4 equal cusps ; the 2 inner cusps are free, the 2 outer cusps hâve their bases fused
(fig. 6).
Source : MNHN, Paris
462
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Remarks
The largest specimen, from Vauban st 127, is 40 mm high ; the specimens from BENTHEDI are
24 (fig. 38) and 27 mm high and they differ a Utile in their shorter siphonal canal, more distinct fas-
ciole, more numerous spiral keels (5 on penultimate whorl) and hairy periostracum. The radulae
however are identical.
Costaria crosnieri resembles closely Bathyancistrolepis trochoideus (Dali, 1907) from deep water
of Japan but B. trochoideus has a more curved siphonal canal, with no fasciole, more numerous spiral
keels (6-7 on the spire of a 28 mm high shell) and the periostracum has stronger incrémental Unes.
The radulae of the 2 species are quite distinct (figs 6 and 7).
Genus Calliloconcha Lus, 1978
Type species : (by original désignation) Calliloconcha solida Lus, 1978
The genus Calliloconcha was erected for a single abyssal (6 770-6 850 m) species, characterized
by a small (22 mm) bucciniform shell, paucispiral operculum and a radula with pectinate latéral and
normal tricuspidate central teeth.
These characters approach those of Costaria, Troschelia, Thalassoplanes and Parancistrolepis,
but the number of species (2, 1, 1 and 2) is too small to distinguish any patterns in the distribution of
the characters, which could help to establish a more reliable generic classification, a classification sho-
wing relations and not only expressing différences. Bayerius has a radula similar to that of Callilo¬
concha , but the shell differs rather considerably and the larval shell and operculum are not known.
Calliloconcha knudseni n. sp.
(Figs 1, 32, 36)
Type material : holotype in ZMC.
Type locality : Galathea, st 661, 36°07 S, 178°52 W, 5 480 m (Kermadec trench).
Material
Only known from the holotype.
Description
Shell thin, fragile, fusiform, consisting of 4 convex whorls. Protoconch with a small initial
whorl, the nuclear portion is a little corroded, but otherwise the protoconch appears smooth. Telo-
conch sculpture appears gradually and there is a very indistinct transition between proto- and telo-
conch. Teleoconch with rounded, very convex whorls. The sculpture consists of spiral cords that do
not form keels ; there are 5 such cords on the earlier whorls, 6 (plus 2 fainter ones) on the penultimate
whorl, 14 on the body whorl, plus 7 on the canal. Secondary cords appear on the body whorl bet¬
ween the major spiral cords. Axial sculpture reduced to incrémental Unes. Aperture large ; occupying
more than half of total shell height ; broad ; with rather short, open, curved siphonal canal. Siphonal
fasciole indistinct. Inner lip not visible. Outer lip thin, simple (chipped). Periostracum rather thick,
not hairy. Colour of the shell whitish, periostracum greenish yellow.
Dimensions : height 20.6 mm, breadth 14.9 mm ; aperture height 12.5 mm, breadth 7.4 mm.
Operculum with nuclear zone corroded ; fan-shaped (fig. 32).
Radula with broad central tooth with 3 subequal cusps ; latéral tooth fusinid-like, arched with
5 equally strong cusps (fig. 1).
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 463
Text-Fig. 1. — Egg capsule of Calliloconcha knudseni ?, Gala/hea, si. 661. 15 mm.
Remarks
C. knudseni differs from C. solida by its broader shell, still more convex whorls, absence of
axial sculpture and radular characters. The central tooth appears similar in both species, but C. solida
has only 3 cusps on the laterals. Conchologically, C. knudseni also resembles Bathyancistrolepis tro-
choideus and Costaria crosnieri (which both differ by their spiral sculpture forming keels), and Thalas-
soplanes moerchi (which differs by its very short siphonal canal and distinct axial sculpture).
In the same Galathea station, two egg capsules of buccinid appearance were found (text-fig. 1).
They were attached to a piece of pumice, were 12 mm high and had been drilled by some predator,
probably a gastropod. The capsules were empty so their identity could not be ascertained, but there is
a high probability that they belong to C. knudseni.
Genus Thalassoplanes Dali, 1908
Type species : (by original désignation) Troschelia moerchii Dali, 1908
Synonym : Brevisiphonia Lus, 1973. Type species : (by original désignation) B. circumreta Lus, 1973.
Thalassoplanes is a monotypic genus characterized by its buccinid-like shell with a very short
siphonal canal, narrow pointed operculum and its rather typically fusinid radula. It seems to be most
closely allied to Troschelia Môrch, 1876 which, however, has a radula with a buccinid-like central tooth
and a shell with a long siphonal canal. The apical whorls of the shell and latéral teeth of the radula
are similar in the two généra (see Bouchet & Warén 1985 : figs 484-485, 510). For comparison with
other buccinid/fusinid généra, see under Costaria.
Thalassoplanes moerchi (Dali, 1908)
(Figs 5, 25, 39-40)
Troschelia (Thalassoplanes) moerchii Dali, 1908 : 303.
Brevisiphonia circumreta Lus, 1973 : 204, figs. 1-3.
Source : MNHN, Paris
464
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Type material : T. moerchi, holotype USNM 110750 ; B. circumreta, holotype in the Institute of
Oceanography, Moscow (not seen by us).
Type locality : T. moerchi, Albatross, st 3684, 00°50 N, 137°54 W, 4 532 m (central Pacific) ;
B. circumreta, Vityaz, st 6088, 53°58 N, 157°36 W, 5 740 m (NE Pacific).
Material
The type material of T. moerchi (figured by KOSUGE 1975 : pl. 15 fig. 2) ; 1 spm from 15° N,
125° W, 3 962 m (E. Pacific) cited by Bertsch & Myers (1980) ; Galathea, st 664, 36°34 S,
178°57 W, 4 510 m (Kermadec trench), 6 spms + shs.
Distribution
The abyssal parts of the Pacific. Besides the material cited above, T. moerchi is known from
5 other Vityaz stations in the NW Pacific in 5 500-6 300 m (Lus, 1973) and from 9 stations in 4 160-
6 340 m also in the NW Pacific (OKUTANI 1982 : 12, pl. 17 fig. 3).
Remarks
T. moerchi was not figured before KOSUGE (1975 : pl. 15 fig. 2) and this is probably the reason
it was not considered by Lus when she described Brevisiphonia circumreta. It seems to be a species
characteristic for the oligotrophic zones of the Pacific.
The shell is very distinctive ; the combination of a short siphonal canal and reticulated sculpture
is not shared with any deep sea buccinid known to us.
Genus Kapala Ponder, 1982
(Fig. 41)
Type species : (by original désignation) Kapala kengrahami Ponder, 1982
Kapala was introduced for a bathyal species from S Australia with pagodiform shell, multispiral
larval shell and a radula with a mono- or tricuspidate central tooth and latéral teeth with a large outer
cusp and 3-5 smaller inner cusps. A similar latéral tooth occurs in the type species of Volutopsius
Môrch, 1857 (Bouchet & Warén 1985), in the type species of Neoberingius Habe & Ito, 1965, in spe¬
cies of Japelion Dali, 1918 (Habe & Sato 1973) and in the type species of Ancistrolepis Dali, 1895
(Chrysodomus eucosmius Dali, 1891, described by Dali, but not figured).
The two species here referred to Kapala hâve a radula similar to K. kengrahami but the shells
look very different. This is, however, not so appearent when the two are compared with young spéci¬
mens of K. kengrahami (Ponder, 1982 : pl. 1, fig. 4), and we hâve preferred Kapala to the other
généra with similar radulae, which we find less similar in shell characters.
When describing K. bonaespei Barnard (1963 : 433) wrote “ The assignation of this Cape species
to the old boréal genus Neptunea may seem strange ; it is admittedly somewhat unsatisfactory, but it is
an alternative to instituting a new genus This may to some extern be true also for our allocation of
K. bonaespei and K. bathybius in Kapala, but we find this position much less unsatisfactory than in
Neptunea.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCIN1DAE 465
Kapala bonaespei (Barnard, 1963)
(Fig. 42)
Neptunea bonaespei Barnard, 1963 : 432, fig. 6a, b.
Type material : Syntypes in BMNH and SAM.
Type locality : 32°52 S, 16°51 E, 2 540-2800 m (W of Cape Town, South Africa).
Material
One syntype in BMNH.
Distribution
Only known from the material examined by Barnard (1963), off South Africa in
2 540-3 240 m.
Kapala bathybius n. sp.
(Figs 8, 43)
Type material : Holotype in MNHN.
Type locality : WALVIS, st CP13, 32°18 S, 13°16E, 3 550 m, SE Atlantic, Cape Basin.
Distribution
Only known from the holotype.
Description
Shell large, solid, fusiform, consisting of at least 6 convex whorls. The apex is corroded and
the larval shell and outer layer of the uppermost whorls are missing. Teleoconch with rounded whorls,
no subsutural ramp. On the upper whorls the sculpture consists of axial and spiral ribs of equal
strength, giving the shell a reticulate appearance. The axial sculpture gradually fades on the penulti-
mate whorl and there is only spiral sculpture on the body whorl. The penultimate whorl has about
12 spiral ribs, the body whorl about 40. Between the ribs there are several finer threads. Aperture
large, corresponding to more than half the height of the shell. Siphonal canal long, open, curved.
No siphonal fasciole. Pariétal callus thin, rather broad. Outer lip not thickened. Periostracum
rather thick with hairy or scale-like projections where incrémental Unes cross spiral sculpture. Shell
chalky white, periostracum yellowish brown.
Dimensions : height 60.5 mm, breadth 29.3mm, height of aperture 34.0 mm, breadth 15.5 mm.
Operculum with badly corroded nuclear zone, but it has evidently had a nuclear zone situated
with its longitudinal axis at a right angle to that of the adult operculum, as in Manaria.
Radula. Central tooth square with a single broad cusp ; laterals with a large outer and 1-
4 smaller, inner cusps (fig. 8).
Remarks
Kapala bathybius differs from K. bonaespei, which was found in the same area, by having an
axial sculpture of close-set sharp ribs that give the upper whorl a reticulated appearence. In bonaespei
the axial sculpture consists of distant broad ribs that do not form a reticulate pattern on the apical
whorls.
Source : MNHN, Paris
466
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Genus Eosipho Thiele, 1929
Eosipho Thiele, 1929 : 307.
Type species : (by original désignation) Chrysodomus (Sipho) smithi Schepman, 1911
The genus Eosipho has been used to harbour two species beside the type, Neptunea asphaltodes
Beets, 1942 and Eosipho pygmaeus Shikama & Hayashi, in Shikama, 1977.
Neptunea asphaltodes originates from the Oligocène of Indonesia. We hâve examined the
holotype (fig. 47) and it is indeed very similar to E. smithi, and is probably an ancestral form of smi¬
thi.
Eosipho pygmaeus was described from off Daio-zaki cape (34° 16 N, 136°55 E, Southern
Honshu, Japan) in 400 m. We hâve not been able to borrow any material of this species, but the
figure shows a short, rather rounded buccinid shell, evidently not very similar to E. smithi ; however
the figure is too unclear to allow any conclusions about a better placement.
BEETS (1943 : 4) considered Ootoma Koperberg, 1931 (preoccupied ; renamed Ootomella
Bartsch, 1933) a section of Eosipho, but Powell (1966) transferred the genus to Turridae. We agréé
with this conclusion.
We here describe three new species that we tentatively place in Eosipho because of similarities in
the radula. They ail hâve a squarish central plate with three cusps and laterals with two strong cusps.
The shells differ considerably from E. smithi but we find this more acceptable than introducing new
generic names. The shells of E. thorybopus and E. aldermenensis resemble closely the shells of species
of Manaria but hâve a proportionally higher aperture and less curved columella. Eosipho coriolis and
E. engonia resemble some species here included in Kapala but the radula in Kapala has a single cusp
on the central plate and latéral teeth with one large outer cusp and 4-6 smaller inner cusps.
The radulae of the species here included in Eosipho are similar to those of Manaria and differ
only in having a more narrow central tooth (figs 13-17 and 19-24). The opercula are ovate with a
slight tendency to being spirally coiled (fig. 29-30).
Eosipho smithi (Schepman, 1911)
(Figs 15 , 44-46)
Chrysodomus (Sipho) smithi Schepman, 1911 : 300, pl. 19, fig. 6, pl. 23, fig. 11.
Type material : 3 syntypes in the Zoôlogisch Muséum, Amsterdam.
Type locality : Siboga, st 122, 01°58 N, 125°00 E, 1 165-1 264 m (Celebes sea).
Material
The type material and MUSORSTOM II, st 77, 13°49 N, 120°30 E, 529-552 m (South China
sea), 1 sh ; CORINDON II, st 212, 00°10N, 117°54E, 710-820 m (Makassar Straits), 1 sh ; Vauban,
st 131, 13°46 S, 47°33 E, 1 490-1 600 m (Mozambique Channel), 2 spms.
Distribution
Only known from the material examined in the bathyal zone of SE Asia and the western Indian
océan.
Remarks
Schepman’s largest (figured) syntype was 20.4 mm (fig. 44). Our largest specimen is from the
Makassar Straits and is 53.4 mm high and 23.7 mm broad. The apex is corroded in ail material exa-
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 467
mined and no shell has more than 6 intact whorls. In the 35.8 and 39 mm high specimens from off
Madagascar the suturai ramp is distinctly concave compared to the rest of the whorl (fig. 45) ; there is
also a tendency to this in one of the syntypes.
The operculum closely resembles that of E. engonia (fig. 29).
The radula is identical to that figured by Schepman with 3 equal cusps on the central plate and
two strong cusps on the latéral tooth (fig. 15).
Eosipho coriolis n. sp.
(Figs 16, 50)
Type material : holotype in MNHN.
Type locality : MUSORSTOM II, st 81, 13°34 N, 120°31 E, 856-884 m (South China Sea) ; col-
lected by R. V. Coriolis (1980).
Material
The holotype and Albatross, st 5467, 13°35 N, 123°37 E, 880 m, 1 sh (USNM 238553).
Description.
Shell large, solid, fusiform, consisting of about 7 convex whorls. The apex is corroded and the
protoconch and outer layers of the earliest 4 whorls are partly missing. Teleoconch with slightly shoul-
dered whorls. Sculpture of broad, regularly spaced axial ribs extending only in the upper half of the
whorl (not covered by next whorl). There are 24 such ribs on the penultimate whorl, 29 on body
whorl. Spiral sculpture of 5-6 weak cords above suturai ramp, and about 26 strong cords below sutu¬
rai ramp of the body whorl ; in addition there are many inconspicuous spiral threads between these
major spiral cords. Aperture large, occupying more than half of total shell height, broad, with open,
moderately long, twisted siphonal canal. Inner lip a very thin polished callus on pariétal wall. Outer
lip thin, simple (slightly chipped). Periostracum rather thick, forming hairy projections at the intersec¬
tion of periostracal incrémental Unes with shell spiral sculpture. Colour of the shell chalky white,
periostracum olive brown.
Dimensions : height 39.0 mm, breadth 20.7 mm ; aperture height 23.0 mm, breadth 10.0 mm.
Operculum closely resembling that of E. engonia, but the nucléus is badly corroded.
Radula having a broad central tooth with 3 subequal cusps (the smaller extra cusps présent on
some teeth are regarded as accidentai) ; latéral tooth with big outer cusp and slightly smaller inner cusp
(fig. 16).
Remarks
Eosipho coriolis has a thinner and more inflated shell than E. engonia and a less developed sub-
sutural ramp. We are not aware of any other buccinids that can be confused with this species.
Eosipho engonia n. sp.
(figs 14, 29, 48-49)
Type material : holotype in MNHN.
Type locality : R. V. Vauban, st 139, 13°50 S, 47°37 E, 850-1 125 m (Northern Mozambique
Channel).
Source : MNHN, Paris
468
P. BOUCHET ET A. WARÉN
MATERIAL
The holotype and MD 32/REUNION, st CA 116, 20°52 S, 55°05 E, 760 m, 1 sh ; Baie de la
Possession, Réunion, ca. 600 m (Kopp leg.), 1 sh.
Distribution
Only known from the material examined in the bathyal zone of the SW Indian Océan.
Description
Shell large, rather solid, fusiform, consisting of about 7 shouldered whorls. The apex is corro-
ded and the protoconch is missing. Teleoconch with distinctly shouldered whorls, the suturai ramp
being slightly concave. Sculpture predominantly of broad, regularly spaced axial ribs reaching from
one suture to the next. There are 17-18 such ribs on the penultimate and body whorls. Spiral sculp¬
ture of 5-6 cords on the suturai ramp ; a strong spiral cord marks the periphery of the whorl and
forms slightly spiny projections where it intersects the axial ribs. Below it there are about 25 spiral
cords, often with weaker and stronger ones alternating. Aperture large, occupying more than half of
total shell height, with open, moderately long, slightly curved siphonal canal. Inner lip a very thin
polished callus on pariétal wall. Outer lip thin, simple (slightly chipped). Periostracum thin, forming
only a few very small hair-like projections at the intersection of periostracal incrémental Unes with shell
spiral sculpture. Colour of the shell chalky white, periostracum yellowish brown.
Dimensions : height 32.8 mm, breadth 15.0 mm ; aperture height 18.7 mm, breadth 7.0 mm.
Operculum oval, marginal nucléus zone corroded (fig. 29).
Radula having a broad central tooth with 3 subequal cusps ; latéral tooth with big outer cusp
and smaller inner cusp (fig. 14).
Remarks
The shouldered whorls with a slightly concave subsutural ramp resemble those of Belomitra tor-
quata (Barnard, 1963) and specimens of the same size are easy to confuse. In B. torquata however,
the suturai ramp is smooth with a single suturai cord just below the suture. The spiral sculpture is
also sharper in Eosipho engonia. The two species hâve completely different radulae.
The holotype is subadult but the shell from Baie de la Possession, Réunion (fig. 49) has a hea-
vier shell with a thickened outer lip with internai spiral ribs corresponding to the furrows on the out-
side and a more well developed siphonal fasciole. Its height is 30.5 mm.
Eosipho thorybopus n. sp.
(Figs 56, 57)
Type material : Holotype in MNHN.
Type locality : R. V. Vauban, st 114, 22°15 S, 43°04 E, 470-475 m (Mozambique Channel).
Material
The holotype and R. V. Vauban, st 28, 12°43 S, 48°12 E, 445-455 m, 1 sh ; st 46, 15°19S,
46° 12 E, 400 m, 1 sh (Mozambique Channel).
Description
Shell of moderate size, solid, fusiform, consisting of 7 whorls. The larval shell is smooth and
consists of a single whorl of a diameter of 0.7 mm. Teleoconch with rounded, convex whorls, sculptu-
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCIN1DAE 469
red by axial ribs and spiral cords of about equal strength and producing small nodules at the intersec¬
tions. This gives the shell a reticulated appearance. There are 6 spiral cords on the penultimate and
spire whorls, 18 on the body whorl. The axial ribs reach from suture to suture and disappear at this
level on the body whorl. There are about 20 of them on the penultimate whorl. The strong incré¬
mental Unes are présent only between the spiral cords. Aperture large, occupying more than half of
the total height of the shell. Siphonal canal short, open, curved. Fasciole présent. Pariétal callus
thin and smooth, with two small ridges close to the outer lip. Outer lip thickened with 12 internai
ribs. Periostracum thin with strong incrémental lamellae. Shell white, periostracum yellowish brown.
Dimensions : height of the shell 22.0 mm, breadth 10.2 mm, height of the aperture 12.0 mm,
breadth 4.5 mm.
Operculum and radula not known.
Remarks
Eosipho thorybopus occurs sympatrically with E. aldermenensis in the Mozambique Channel,
although they hâve not been found in the same haul. They are very similar to each other, but thory¬
bopus has more convex whorls with more dominant axial sculpture and more narrow spiral ribs, at
least in adult specimens.
Eosipho aldermenensis (Powell, 1971)
(Figs 13, 30, 51-55)
Cantharus aldermenensis Powell, 1971 : 221, fig. 22.
Type material : Holotype in Auckland Institute and Muséum, New Zealand.
Type locality : E of the Aldermen Islands, New Zealand, 366-475 m.
Material
The holotype and R. V. Vauban, st 52, 15°21 S, 46°12E, 150 m, 3 shs ; st 90, 21°24S,
43°13 E, 640-710 m, 1 spm ; st 91, 21°25 S, 43°14E, 425-550 m, 1 sh ; st 122, 12°43 S, 41°12E,
500 m, 1 spm (ail Mozambique Channel) ; MD 32/REUNlON, st DC 159, 20°59 S, 55°45 E, 755-
770 m, 4 shs; Baie de la Possession, Réunion, 600 m,l sh (leg Kopp) ; MUSORSTOM 11, st 82,
13°47 N, 120°29 E, 550 m, 1 sh ; Albatross, st 5197, 09°52 N, 123°41 E, 320 m, 1 sh (USNM 280800) ;
st 5621, 00° 15 N, 127°25 E, 545 m, 3 spms (USNM 239268) (SE Asia).
Distribution
Only known from the material examined, from N New Zealand, the Philippines and the
SW Indian Océan.
Remarks
For différences from E. thorybopus see under that species. The generic position of these two
species is uncertain ; they could probably just as well hâve been placed in Manaria as in Eosipho.
Presently this is mainly a question of which genus we wanted to keep more uniform and we preferred
to keep Manaria in that way.
The identification of our material with Powell’s species is somewhat uncertain ; the shells agréé
in detail, but the distance between the localities is great. Colus hayashii Shikama, 1971 described from
180 m off S. Japan resembles very much our material from the Philippines ; it is probably a synonym,
but we hâve not been able io examine the type material.
Source : MNHN, Paris
470
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Eosipho dentatus (Schepman, 1911)
(Figs 17, 58-61)
Tritonidea dentata Schepman, 1911 : 303, pl. 19, fig. 8.
Axymene philippinensis Peiuch, 1979 : 8, figs 14-15.
Type material : T. dentata, holotype in ZMA ; A. philippinensis, holotype DMNH 126394.
Type locality : T. dentata, S1BOGA st 116, W of Kuandang Bay entrance, S Celebes Sea, 72 m ;
A. philippinensis, off Panglao, Bohol, Philippines, 250 m.
Material
The type material and MUSORSTOM 1, st 25, 14°02 N, 120°19 E, 190-200 m, 2 spms ;
MUSORSTOM II, st 15, 13°55 N, 120°29 E, 326-330 m, 2 spms ; st 75, 13°51 N, 120°30 E, 300-330 m,
1 sh ; Albatross, st 5256, 07°22 N, 125°07 E, 290 m, 1 sh (USNM 237407) ; st 5268, 13°42 N,
120°57 E, 313 m, 1 sh (USNM 237504) ; st 5297, 13°41 N, 120°58 E, 364 m, 1 sh (USNM 237601) ;
st 5410, 10°29 N, 124°05 E, 708 m, 1 sh (USNM 231031) ; st 5541, 08°50 N, 123°34 E, 403 m, 1 sh
(USNM 238930).
Distribution
Only known from the material examined, from the area around the Celebes and Sulu Seas, 70-
700 m.
Remarks
The holotype of T. dentata has a well developed axial sculpture that is less distinct than in the
specimens taken by the Albatross. The larval shell consists of a little more than one smooth whorl,
and indicates lecithotrophic larval development.
The radula (fig. 17) has an almost square central tooth with three cusps, and latéral teeth with a
larger outer and smaller inner cusp.
Petuch (1979) described this species in Axymene Finlay, 1927, but this genus was shown to
belong to Muricidae by Ponder (1972 b), and to be a synonym of Xymene Iredale, 1915.
The position of E. dentatus in Eosipho is tentative ; the shell and the radula resemble closely
E. aldermenensis and E. thorybopus, but none of these species hâve a labial tooth as E. dentatus.
Such a tooth occurs in some species of Cantharus (Schepman, 1911 : 303), but the radulae known in
Cantharus (Cernohorsky, 1971, Robertson, 1957) differ drastically from that of E. dentatus (cf. figs
17 and 18). A labial tooth on the other hand occurs in several different groups of Gastropods (Muri¬
cidae, Buccinidae, and Fasciolaridae, cf. Ankel, 1976) and must evidently hâve a high adaptive value.
Therefore we pay less attention to this as a systematic character and place the species in Eosipho toge-
ther with E. aldermenensis and E. thorybopus.
Genus Cantharus Rôding, 1798
Type species : Buccinum tranquebaricum Gmelin, 1790 (shallow water, Indian Océan)
The taxonomy of tropical shallow water buccinids is rather confused with species more or less
randomly assigned to Cantharus, Pisania, Pollia, Tritonidea and other généra. The identity of several
generic names has been elucidated by Cernohorsky (1971) and Ponder (1972). It is not our inten¬
tion to discuss the generic concepts among these primarily shallow water groups. Only a single species
is présent in the deep water collections we hâve examined : Cantharus delicatus.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 471
Cantharus delicatus (E. A. Smith, 1899)
(Figs 62-64)
Tritonidea delicata E. A. Smith, 1899 : 242.
Tritonidea delicata, Alcock et al. 1901 : pl. 10, fig. 7.
Tritonidea agalma Smith, 1906 : 164.
Type material : T. delicata, holotype Zool. Surv. India, Calcutta M925 ; T. agalma, holotype
Zool. Surv. India, Calcutta M785.
Type localities : T. delicata, Investigator, 13° 17 N, 93°07 E, 165 m ; T. agalma, Investigator,
08°23 N, 76°28 E, 190 m (N Indian Océan).
Material
The type material and MUSORSTOM II, st 19, 14°00 N, 120°16 E, 189-192 m, 1 sh ; st 51,
14°00 N, 120°17E, 2 shs ; st 53, 14°01 N, 120°17 E, 215 m, 1 sh ; st 54, 14°00 N, 120°10E,
170-174 m, 1 sh ; Albatross, st 5255, 07°03 N, 125°39 E, 180 m, 1 sh (USNM 237389) ; st 5392,
12° 13 N, 124°03 E, 248 m, 3 shs (USNM 232587, 281820) (ail from the Philippines) ; R. V. Vauban,
st 63, 23°36 S, 43°32 E, 250 m, 2 shs (Mozambique Channel).
Distribution
Only known from the material examined, the Philippines and Mozambique Channel.
Albatross, st. 5255.
Source : MNHN, Paris
472
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Remarks
A very similar species, Tritonidea sowerbyana Melvill & Standen, 1903 from NW Indian O., has
a broader shape and more convex whorls (see fig. 65). Also the larval shells differ (text figs 2-4), as
probably also the modes of larval development ; T. delicata probably having lecithotrophic and
T. sowerbyana probably planktotrophic development.
Genus Belomitra P. Fischer, 1882
Type species : (by monotypy) Belomitra paradoxa P. Fischer, 1882 (= B. quadruplex (Watson)).
Synonyms : Pleurobela Monterosato in Locard, 1897 ; Bathyclionella Kobelt, 1905 ; Cryptomitra Dali,
1924 ; Morrisonella Bartsch, 1945 ; Dellina Beu, 1970 (see Bouchet & Warén 1985).
Remarks
The shell of Belomitra resembles several généra in the family Turridae and the species hâve been
described in the families Turridae, Buccinidae, Columbellidae and Cancellariidae. The resemblance of
B. quadruplex to several Indo-Pacific species was already pointed out by Powell (1966 : 139 ; 1969 :
225).
The genus Belomitra is characterized by its shell with small aperture and concave suturai ramp
and its radula with a tricuspidate central tooth and latéral teeth with 2 cusps and very long basal
plate. It resembles shells of the mitrid genus Charitodoron Tomlin, 1932 and of the volutid genus
Tractolira Dali, 1896. Both of these généra, however, lack the concave suturai ramp. Another bucci-
nid with a concave suturai ramp is Eosipho but its radula is typically buccinid. The radula most
resembling that of Belomitra is found in the Antarctic genus Prosipho Thiele, 1912 (see for instance
Powell 1951 : fig. 56). The shell of Prosipho however, has a more typical buccinid appearance.
Belomitra torquata (Barnard, 1963)
(Fig. 75)
Prosipho torquatus Barnard, 1963 : 433, fig. 6c, d, e.
Type material : Holotype and 2 paratypes in SAM.
Type locality : 34°37 S, 17°03 E, 2 910-2 980 m (off Cape Town, South Africa).
Material
The type material.
Distribution
Only known from the type locality.
Remarks
The spécifie status of this short-spired form of Belomitra is uncertain. It may finally turn out to
be a form of B. pacifica or B. climacella, but the material available is too small to show this. The
radula was figured by Barnard (his slide was reexamined by us) and shows clearly it is a Belomitra.
The shell resembles closely Eosipho engonia but that species has 5-6 cords on the subsutural
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 473
ramp, while B. torquata only has a single cord here. The radulae are strikingly different (fig. 14 and
Barnard’s fig. 6e), that of Eosipho being of typical buccinid type with three cusps on the central and
two on the latéral tooth.
Belomitra pacifica (Dali, 1908)
(Figs 11, 67-73)
Leucosyrinx ? pacifica Dali, 1908 : 213, 270, pl. 12, fig. 3 (here fig. 67).
Surcula brachytoma Schepman, 1913 : 424, pi. 27, fig. 11 (here fig. 68).
Mangelia paschalis Thiele, 1925 : 244, pl. 26, fig. 23 (here fig. 69).
Type material : L. pacifica, holotype USNM 122590 ; S. brachytoma, 2 syntypes in ZMA ;
M. paschalis, holotype in Zoologisches Muséum, East Berlin.
Type locality : L. pacifica, Albatross, st 2859, 55°20 N, 136°20 W, 2 860 m (NE Pacific) ;
S. brachytoma, Siboga, st 284 and 300, respectively 08°43 S, 127° 17 E, 828 m and 10°49 S, 123°23 E,
918 m (Timor sea) ; M. paschalis, Valdivia, st 245, 05°28 S, 39°19 E, 463 m (NE of Zanzibar).
Material
The type material ; INDIAN OCEAN : Galathea, st 176, 35° 12 S, 27°35 E, 4 350 m, 1 spm
(fig. 73) ; st 279, 01°00 N, 76° 17 E, 4 300 m, 1 sh ; SAFARI I, st 7, 30°47 S, 48°20 E, 4 245-4 400 m,
1 spm ; SAFARI II, st 5, 06°59 N, 78°50 E, 2 540 m, 4 spms ; st 11, 01°41 N, 87°06 E, 4 360 m,
1 spm ; Vauban, st 135, 13°01 S, 48°01 E, 1 075-1 110 m, 1 spm (fig. 70) ; 17°50S, 43°07 E,1 475-
1 530 m, 1 sh ; SOUTH-EAST ASIA : MUSORSTOM II, st 55, 13°54 N, 119°58E, 865 m, 4 shs
(fig. 72); Galathea, st 489, 07°38 S, 116°08E, 1 135-1 165 m, 1 sh ; Albatross, st 5609, 00° 11 S,
121° 16 E, 2 010 m, 1 sh ; PACIFIC OCEAN : off New Caledonia, 22°30 S, 166°24 E, 250-350 m, 1 sh
(fig. 71).
Distribution
The bathyal and abyssal zones of the Indo-Pacific. Cited by Powell (1969 : 225) from 2 other
Albatross stations in the Philippines in 910-1 040 m and by Rokop (1972 : 17) from off N. California
in 3 615-3 820 m.
Remarks
The material available is not sufficient to show complété transitions between the various forms
named, but the known variation of Belomitra quadruplex (Watson) in the North Atlantic (Bouchet &
Warén 1985) makes this synonymy probable. Shallow water specimens, down to ca. 1 500 m, are
more slender, with yellowish white shells and strong spiral sculpture (almost spiny in SE Asian shells).
In deeper water in the Indian océan, the periostracum becomes greenish brown, the shell is thinner with
less distinct spiral sculpture, and they then resemble the E. Pacific abyssal shells. This variation
parallels the bathymetrical variation of B. quadruplex and it can not be excluded that the N. Atlantic
and the Indo-Pàcific species will prove to be synonyms when material from intermediate areas is
known.
We hâve treated as distinct species B. climacella and B. torquata because they hâve a shorter
spire ; the problem, however, can not be considered settled.
Mangelia ? problematica Thiele, 1925 (pl. 40, fig. 7) from New Amsterdam in the Indian océan
is probably another synonym. We hâve not examined the type material.
Source : MNHN, Paris
474
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Belomitra climacella (Dali, 1895)
(Figs 76-78)
Pleurotomella ? climacella Dali, 1895 : 679, pl. 31, fig.14.
Antizafra aoteana Dell, 1956 : 111, fig. 110.
Waipaoa munida Ponder, 1968 : 46, pl. 4, fig. 57.
Type material : P. climacella, holotype USNM 127123 ; A. aoteana and W. munida, both in
National Muséum of New Zealand, Wellington.
Type locality : P. climacella, USFC st 3475, 21°08 N, 157°43 W, 640 m (off Hawaiian 1s.) ;
A. aoteana, Chatham Rise, New Zealand, 405 m ; W. munida, off Taiaroa Heads, 45°54 S, 171 °03 E,
New Zealand, 635-690 m.
Material
The type material.
Remarks
P. climacella was described as a turrid, A. aoteana was described as a columbellid and
W. munida (type species of Dellina Beu) was described as a cancellarid. Although no radula was avai-
lable for examination, there seems to be no doubt that they belong to Belomitra judging from shell
characters.
The relations of B. climacella and aoteana are difficult to evaluate, but compared with the varia¬
tion of the N. Atlantic B. quadruplex, which is somewhat better known, the two species seem to be
very close. Challenging this closeness are the widely separated localities, separated by vast abyssal
areas, and the fact that both forms hâve direct or lecithotrophic development. The three forms on
which the names are based are however so similar and belong to a group where the only more closely
known species is unusually variable, so we hâve seen no possibility of keeping them as separate species
without any other evidence for such a distinction. It should, however, be kept in mind that the
synonymy by no means is proved. The synonymy of aoteana and munida is much less questionable ;
the specimens originate from not very distant localities and are very similar.
Belomitra pourtalesi (Dali, 1881)
(Fig. 66)
Pleurotoma (Mangilia) pourtalesii Dali, 1881 : 79.
Pleurotoma (Drillia) exsculpta Watson, 1882 : 247.
Pleurotoma (Clionella) exsculpta, Watson 1886 : 371, pl. 24, fig. 2.
Pleurotoma pourtalesi, Dall 1886 : pl. 9, fig. 6.
Mangilia ? areia Dall, 1927 : 41.
Type material : P. pourtalesii, holotype USNM 412227 ; P. exsculpta, holotype BMNH
1887.2.9.1128 ; M. areia, syntypes USNM 107954.
Type locality : P. pourtalesii, “ Bed of the Gulf Stream ”, 822 m ; P. exsculpta, Challenger,
st 24, 18°38 N, 65°05 W, 715 m ; M. areia, Albatross, st 2668, 30°58 N, 79°38 W, 678 m (off Fernan-
dina, Florida).
Material
The type material ; one shell from Yucatan Strait, 1 165 m (USNM 87443) cited by Dall
(1889 : 117).
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 475
Distribution
Only known from one additional shell, from 17°37 N, 64°48 W, 450 m, figured by Dall (1889 :
pl. 15, fig. 9). This shell could not be found in USNM. The species is thus known only from the
tropical W. Atlantic in bathyal depths.
Remarks
We hâve kept this species distinct from B. quadruplex although we hâve very Iittle evidence to
support this. The main reason is that we hâve not seen W. Atlantic material from bathyal depths con¬
necting the abyssal form of B. quadruplex with the shallow bathyal pourtalesi. Such specimens can,
however, be expected, judging from the distribution and variation in the E. Atlantic. There is pro-
bably a single bathyal and abyssal N. Atlantic species, and pourtalesi is the oldest of the 13 available
spécifie names.
Belomitra richardi (Dautzenberg & Fischer, 1906)
(Fig. 74)
Pleurotoma (Clionella ?) richardi Dautzenberg & Fischer, 1906 : 13, pl. 1, fig. 1-4.
Type material : Holotype in MOM.
Type locality : MONACO st 1193, 15°17 N, 23°02 W, 1 311 m (Cape Verde Is.).
Material
The type material.
Remarks
B. richardi has not been found since the original description and we hâve not been able to
décidé whether it is a valid species or only a local form of the variable NE Atlantic B. quadruplex
(Watson, 1882). It does, however, differ considerably in having a much more rounded sculpture than
any specimen of Belomitra that we hâve seen.
Genus Manaria Smith, 1906
Type species : Manaria thurstoni Smith, 1906 (original désignation)
Manaria has for a long time been used for the type species only and was originally described as
a fasciolarid. Kuroda & Habe (1954 : 96, fig. 16) figured the radula of a then unnamed species (pro-
bably M. lirata Kuroda & Habe, 1961) and transferred the genus to Buccinidae.
The species of Manaria resemble closely those belonging to Fusinus in shell characters, but the
radula is of classical buccinid type, and very similar to that of Eosipho.
In addition to the species discussed here, two more species of Manaria hâve been described from
Japan :
Manaria insularis Okutani, 1968 (Central Japan, 460-480 m). We hâve examined the holotype
(in NSMT) and suppose that it is a Fasciolaridae. It resembles closely Fusus chrysodomoides
Schepman, 1911.
Source : MNHN, Paris
476 P. BOUCHET ET A. WARÉN
Manaria inflctta Shikama, 1971, from the Taiwan area (?). We hâve not been able to examine any
type material or other specimens, but judging from the figure it is probably a species of Sipho-
nalia or Siphonofusus.
Key to the species of Manaria
A. Sculpture of elevated spiral ribs . D
A. Sculpture of incised spiral grooves . B
B. Aperture high, occupying half total shell height, periostracum with distant incrémental lamellae .
M. makassarensis
B. Aperture occupying less than half the height ; periostracum with close-set incrémental wrinkles . C
C. Few (4-6 on penultimate whorl) spiral grooves of irregular breadth ; no pariétal tooth . M. brevicaudata
C. Many (9 on penultimate whorl) spiral grooves of even breadth ; a distinct pariétal tooth . M. thurstoni
D. Shell slender, breadth less than a third of height . M. formosa
D. Shell broader than a third of the height . E
E. Ali whorls evenly convex . M. clandestina
E. Upper part of whorls less convex than lower . F
F. Earlier whorls with angular periphery . M. lirata
F. Subsutural area concave . M. kuroharai
Manaria lirata Kuroda & Habe, 1961
(Figs 20, 23, 82-86)
Manaria lirata Kuroda & Habe in Habe, 1961 : 90, pl. 29, fig. 4.
Type material : Holotype NSMT 53362.
Type locality : Ashizuri-misaki, Kochi Pref., Shikoku, Japan, 100 m.
Material
The holotype and a topotype from coll. Azuma ; MUSORSTOM II, st 46, 13°26 N, 122° 17 E,
445-520 m, 1 sh ; st 49, 13°38 N, 121°43 E, 416-425 m, 5 shs ; st 50, 13°37 N, 120°33 E, 810-820 m,
1 spm ; st 75, 13°51 N, 120°30 E, 300-330 m, 1 spm ; st 78, 13°49 N, 120°28 E, 440-550 m, 1 sh ;
Albatross, st 5407, 10°52 N, 124°20 E, 645 m, 1 sh (USNM 288850); st 5513, 08° 17 N, 124°03 E,
930 m, 1 spm (USNM 290210) ; st 5527, 09°22 N, 123°43 E, 720 m, 1 spm, 1 sh (USNM 286822) ;
st 5587, 04° 11 N, 118°40E, 565 m, 1 spm (USNM 278646); st 5592, 04° 13 N, 118°28E, 560 m,
2 spms (USNM 278968) (ail from the Philippines).
Distribution
Only known from S Japan (100-180 m) and the présent material from the Philippines (300-
930 m).
Remarks
The larval shell consists of slightly more than one smooth whorl and its diameter is 0.8 mm.
The outer lip has 4-6 internai ribs. The columella sometimes has a small columellar tooth, but this
varies, also in the same population (MUS. II st 49). The periostracum is yellowish brown, and has
small bristles on the spiral cords. Radula, see figs 20, 23.
Manaria lirata can be recognized by its small adult size (20-26 mm), very convex whorls and
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE Ail
high spire. It has been found in the same hauls as M. clandestina (MUS. 2 st 78) and M. makassaren-
sis ( Albatross st 5587).
The name M. lirata was first published by Azuma (1960 : 40, pl. 3, fig. 7), but not accompanied
by a description and therefore not valid (ICZN § 13).
Three shells from Mozambique Channel (Vauban, st 46, 15°19S, 46°12 E, 400 m and st 50,
1 5° 1 9 S, 46°12 E, 405 m) differ in having a shorter siphonal canal and higher spire. Absence of inter-
mediate localities makes it difficult to evaluate this différence.
Manaria kuroharai Azuma, 1960
(Figs 87-88)
Manaria kuroharai Azuma, 1960 : 101, pl. 2, Fig. 7.
Type material : Holotype and one paratype in Azuma’s collection.
Type locality : Tosa Bay, Shikoku, Japan, 180 m.
Material
One paratype from the collection of Azuma, one young topotype in NSMT.
Distribution
Known only from the Shikoku area, Japan, in 100-480 m (Habe 1961 : 91, Okutani 1964 : 406,
1968 : 32).
Remarks
Habe (1961) synonymized Siphonalia laddi McNeil, 1960, from the Neogene formations of Oki-
nawa, with M. kuroharai. We hâve seen no type material of this species and hâve no opinion about
this.
Manaria kuroharai occurs sympatrically with M. lirata, and may be recognized by its large size
(50 mm) and concave subsutural area. We hâve not been able to examine the radula of M. kuroharai
and consider its position in Manaria uncertain.
Manaria brevicaudata (Schepman, 1911)
(Figs 21, 79-81)
Fusus brevicaudata Schepman, 1911: 292, pl. 19, Fig. 3.
Type material : Syntypes in ZMA.
Type locality : S1BOGA st 45, 07°24 S, 118° 15 E, 794 m (Flores sea).
Material
The type material and CORINDON II, st 231, 00°05 S, 119°48 E, 1 080 m, 1 spm (Makassar
Straits) ; MUSORSTOM 11, st 55, 13°54 N, 119°58 E, 865 m, 1 sh ; st 56, 13°54 N, 119°57 E, 970 m,
1 spm (China Sea off Mindoro) ; Albatross, st 5585, 04°07 N, 118°50 E, 876 m, 1 sh (USNM 258545) ;
st 5619, NW of March ld., Molucca Pass, 800 m, 1 sh (USNM 229342).
Source : MNHN, Paris
478
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Distribution
Only known from the material examined, from S. E. Asia, bathyal.
Remarks
Manaria brevicaudata has a characteristic sculpture of grooves, resembling that of M. makassa-
rensis, but that species has a higher aperture and an almost straight siphonal canal. In M. thurstoni ,
the spiral grooves are finer and more numerous, the whorls are less convex, and there is a distinct fold
at the base of the pariétal callus. Ail other species of Manaria hâve a sculpture of elevated spiral
cords, i.e. the ribs hâve a rounded surface and are more narrow than the grooves.
The radula resembles that of other species of Manaria (fig. 21).
Specimens from deeper water hâve a shorter siphonal canal than those from more shallow water,
judging from our material.
Manaria thurstoni Smith, 1906
(Fig. 86)
Manaria thurstoni Smith, 1906 : 167.
Manaria thurstoni, Annandale et al. 1909 : pl. 26, fig. 6.
Type material : Holotype in Zoological Survey of India, Calcutta, M3727/1.
Type locality : Investigator, st 333, 06°31 N, 19°39 E, 730 m (gulf of Manar).
Material
The type and only known material.
Remarks
The holotype of M. thurstoni is a rather old and corroded shell, but it seems however to differ
from ail other Manaria species we hâve examined. A better understanding of the species should await
collection of more specimens from the N. Indian océan.
M. thurstoni is recognized by its sculpture of numerous, fine spiral grooves, short aperture and
rather strong pariétal fold on the columella.
Manaria clandestina n. sp.
(Figs 19, 91-93)
Type material : Holotype and one paratype in MNHN, paratypes from MUSORSTOM II, st 44
in NSMT, AMS and USNM.
Type locality : MUSORSTOM II, st 36, 13°31 N, 121°24E, 570-595 m (Sibuyan Sea, Philip¬
pines).
Material
MUSORSTOM 11, st 25, 13°39 N, 120°43 E, 520-550 m, 2 spms, 2 shs (South China Sea, off
Mindoro) ; st 39, 13°03 N, 122°36 E, 1 030-1 190 m, 1 sh (Sibuyan Sea) ; st 44, 13°23 N, 122°20 E,
760-820 m, 1 spm, 2 shs (paratypes, Sibuyan Sea) ; st 78, 13°49 N, 120°28 E, 440-550 m, 1 sh (Sibuyan
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 479
Sea) ; CORINDON II, st 214, 00°31 N, 117°50E, 595 m, 2 shs (Makassar Strait) ; Galathea, st 443,
08°48 N, 124°09 E, 1 490 m, 1 spm, 1 sh (Mindanao Sea).
Description
Shell large, solid, fusiform, consisting of about 8 whorls. The apex of the holotype is corroded
so at least the larval Shell is missing. The larval shell of a paratype consists of slightly more than one,
smooth whorl of a diameter of 0.7 mm. Teleoconch with rounded, convex whorls of slowly increasing
diameter. The sculpture consists of axial ribs and spiral cords. There are 17 axial ribs on the body
whorl, 16 on the penultimate whorl. They are crossed by very uniform spiral cords ; 9-10 on the spire
whorls, about 30 on the body whorl. There are no secondary spiral lines between the cords. The
aperture is comparatively small, occupying less than half height of the shell and it has a long, open,
slightly curved siphonal canal, but no fasciole. Pariétal callus very thin and polished with a inconspi-
cuous columellar fold close to the siphonal canal. Outer lip thin, no distinct internai ridges (except in
one of the paratypes, which has 9 ridges deep inside the aperture). Periostracum thin, with incrémen¬
tal lines which produce small hairs where they cross the spiral cords. Shell white, periostracum yello-
wish brown.
Dimensions : height of the shell 42.7 mm, breadth 15.0 mm, height of the aperture 19.5 mm,
breadth 6.0 mm.
Operculum very similar to that of Eosipho engonia.
Radula (fig. 19).
Remarks
From shell characters one would be inclined to place M. clandestina in Fusinidae, but from the
radula it is évident that it belongs to Buccinidae ; hence the spécifie name. It differs from M. brevi-
caudata by having a longer siphonal canal and evenly spaced spiral cords, instead of irregular spiral
grooves. M. clandestina has a broader spire, more curved columella and more numerous axial ribs
compared with M. formosa. Manaria makassarensis has a longer aperture, flatter whorls and spiral
grooves instead of cords, compared with M. clandestina.
The material of M. clandestina shows little variation, but the axial ribs vary in number between
13 and 18 on the body whorl. There is a slight tendency towards a broader shell with more numerous
axial ribs in shallow water, but our material is too small to be certain.
Manaria clandestina occurs sympatrically with M. lirata (MUSORSTOM II, st 78) and
M. makassarensis (CORINDON II, st 214).
Manaria makassarensis n. sp.
(Figs 24, 31, 94)
Type material : Holotype in MNHN, one paratype in National Institute of Oceanology, Dja¬
karta.
Type locality : CORINDON II, st 214, 00°31 N, 117°50E, 595 m (Makassar Strait).
Material
The live taken holotype and CORINDON II, st 209, 00°07 S, 117°53 E, 490 m, 1 sh (paratype) ;
Albatross, st 5585, 04°07 N, 118°50E, 876 m, 1 sh (USNM 239050); st 5587, 04°11 N, 118°37E,
763 m, 1 spm (USNM 218646) (both Sulu Sea).
Source : MNHN, Paris
480
P. BOUCHET ET A. WARÉN
DESCRIPTION
Shell large, solid, fusiform, consisting of 6 whorls. The apex is corroded so that the proto-
conch and outer shell layers of the two upper teleoconch whorls are missing. Teleoconch with rather
fiat whorls of slowly increasing diameter. The sculpture consists of dominant axial ribs and smaller
spiral grooves. On the last two whorls there are 14 axial ribs. The penultimate whorl has 11 spiral
ribs, narrow and broad ones uniformly alternating. On the upper whorls their number is lower.
Aperture high, occupying a little more than half the height of the shell. Siphonal canal long, open,
almost straight. No fasciole or columellar tooth. Pariétal callus very thin and polished. Outer lip
thin with no trace of internai ribs. Periostracum thick, coarse, with strong incrémental folds ; no pro-
jecting hairs or spines. Shell chalky white, periostracum olive brown.
Dimensions : height of the shell 33.0 mm, breadth 12.5 mm, height of the aperture 17.5 mm,
breadth 5.5 mm.
Operculum and radula (figs 31 and 24) similar to other species of Manaria.
Remarks
In the 23 mm high paratype the spiral cords and axial ribs form small nodules at the intersec¬
tions. Both the holo- and paratype carry numerous chitinuous thecae on the periostracum, probably
of cnidarian origin.
Manaria makassarensis is the only species of Manaria with an aperture higher than half the shell
height. It is also characterized by its rather fiat whorls, and peculiar sculpture of regularly alternating
broader and more narrow ribs. The holotype was collected in the same haul as two specimens of
M. clandestina, which supports our opinion that they are distinct species.
Manaria formosa n. sp.
(Figs 89-90)
Type material : Holotype in MNHN, one paratype in Natal Muséum, Pietermaritzburg.
Type locality : R. V. Vauban, st 39, 12°46 S, 48°10E, 495-500 m (Mozambique Channel).
Material
1 spm (the holotype) and 1 sh (paratype) from the type locality ; Vauban, st 28, 12°43 S,
48° 12 E, 445-455 m, 1 spm ; st 46, 15° 19 S, 46° 12 E, 400 m, 2 shs (Mozambique Channel).
Description
Shell large, solid, fusiform, consisting of 9.5 whorls. The larval shell is not preserved in any
specimen. Teleoconch with rounded, convex whorls of slowly increasing diameter. The sculpture
consists of dominant axial ribs and spiral cords. There are 11-12 ribs on the penultimate whorl and
body whorl. The ribs are crossed by spiral cords of somewhat varying size, more crowded in the sub-
sutural area and rather evenly spaced on the rest of the whorl. There are 13 cords on the penultimate
whorl and about 40 on the body whorl. Aperture comparatively small, occupying less than half the
height of the shell, with a long, open, slightly curved siphonal canal. No fasciole. Pariétal callus
very thin and polished with a inconspicuous columellar tooth. Outer lip thickened, equipped with
10-12 internai ridges. Periostracum thin, with incrémental lines producing small bristles where they
cross the spiral sculpture. Shell white, periostracum light yellowish brown.
Dimensions : height of the shell 46.4 mm, breadth 13.7 mm, height of the aperture 19.5 mm,
breadth 5.5 mm.
Operculum and radula similar to other species of Manaria.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 481
Remarks
Manaria formosa resembles Fusinus even more than M. clandestina and may be distinguished
from other species of Manaria by its Fusinus- like appearance. The sculpture resembles that of
M. makassarensis, but the latter species is broader, has fewer whorls, and a higher aperture at the same
size.
Genus Kryptos Jeffreys in Dautzenberg & Fischer, 1896
Type species : Kryptos elegans Jeffreys in Dautzenberg & Fischer, 1896 (= K. koehleri (Locard,
1896) : see Bouchet & Warén 1985), by monotypy.
The taxonomical history of the genus was summarized by Bouchet & Warén (1985), who
transferred it to Buccinidae. The radula of Kryptos koehleri has a squarish central tooth with a
broad, indistinct central cusp and laterals with 3 subequal strong cusps (fig. 12). We hâve only found
one additional species referrable to Kryptos, Pleurotoma tholoides Watson.
Kryptos tholoides (Watson, 1882)
(Fig. 96)
Pleurotoma (Drillia) tholoides Watson, 1882 : 248.
Clionella tholoides, Watson 1886 : 372, pl. 24, fig. 1.
Type material : Holotype BMNH 1887.2.9.1129.
Type locality : Challenger, st 122, 09°05 S, 34°50 W, 630 m (off Recife, Brasil).
Material
The holotype.
Distribution
Only known from the type locality.
Remarks
The description of tholoides was based on an empty Shell and we hâve not succeeded in procu-
ring any additional specimens, so our transfer to Kryptos is based only on shell characters, especially
the apex and the shape of the shell, which are virtually identical to K. koehleri (fig. 95). The différen¬
ces between the two species consist of a higher spire and less distinct angulation of the whorls in
K. tholoides.
Genus Americominella Klappenbach & Ureta, 1972
(Figs 10, 97-99)
Type species : (original désignation) A. duartei Kapplenbach & Ureta, 1972
SYNONYM : Echinosipho Kaiser, 1977. Type species : (original désignation) E. aculeatum Kaiser, 1977.
The type material of A. duartei and E. aculeatum was collected during the same cruise of the
German Fisheries R. V. WALTER HERWIG, off the east coast of South America. Apparently Kaiser
Source : MNHN, Paris
482
P. BOUCHET ET A. WARÉN
was unaware of the description of A. duartei because he did not refer to Klappenbach & Ureta’s
paper. We hâve not examined the types of A. duartei (in Montevideo) ; our figures are based on
paratypes and other specimens of E. aculeatum from the collections in Hamburg.
Americominella has a radula (fig. 10) with an arched, tricuspidate central tooth and laterals with
strong outer and two smaller inner cusps.
Only a single species is so far known of Americominella, but the apex is quite similar to Chryso-
domus perminutus Dali, 1927. The latter species was described from several immature shells, up to
9 mm high and still no adult specimens with a corresponding apex hâve appeared.
Genus Kanamarua Kuroda, 1951
Type SPECIES : (original désignation) Colus adonis Dali, 1919
The radula of K. adonis is not known and the Shell characters (very thin periostracum ; fine,
uniform spiral sculpture ; sinuous outer lip) are shared with several N Pacific and Atlantic species now
in Colus, as Colus verkruezeni (Kobelt, 1876) (type species of Anomalosipho Dautzenberg & Fischer,
1912, N. Atlantic) and Colus georgianus (Dali, 1921) (NE Pacific, figs 104-105). Kanamarua also
resembles the two généra Ratifusus Iredale, 1929 (New Zealand) and Iredalula Finlay, 1926 (New Zea-
land, figs 102-103) ; and Cernohorsky actually (1971 : 153) pointed out the similarity between Ratifu¬
sus and Anomalosipho. Because of lack of information about the soft parts of Kanamarua adonis,
however, we hâve preferred to keep the name Kanamarua, although we expect it to end up as a
synonym of Anomalosipho.
Two further SE Asian species hâve been described in Kanamarua ; K. tazimai Kuroda, 1951,
from off S. Japan in 200-300 m, was described in Japanese. Through the courtesy of Dr T. Okutani
(in litt.), we here give a translation of the original description : “ There are two types if one does not
represent a sexual dimorphism. The smaller type is given a new name K. tazimai. The Shell is small,
thin, slender with weak sculptures. Spires are small in number, 6.5. Siphonal canal strongly curved.
Outer lip without inner denticulation (because of immaturity ?). Varices are also very weak. Height
21.0, diameter 8.3 mm ; height 21.5, diam. 8.0 mm. Collected by A. Teramachi from off Muroto-
saki, Shikoku, at 120-150 fms. ” It has been figured in Habe & Okutani’s “ Kai I ” (Gakken Co.)
(not seen by us), and by Oyama & Sakurai (1958, in Oyama 1957-58 ; plate “ Metula, Kanamarua,
Babylonia ”, fig. 4).
K. hyatinthus Shikama, 1973 has been described from material obtained in Taiwan.
The radula of Colus georgianus (fig. 2) closely resembles that of C. verkruezeni, the operculum
of georgianus is of the same type as Manaria makassarensis (fig. 31). (We hâve not compared our
specimens of C. georgianus with type material, but they resemble closely the illustration of the type and
they originate from close to the type locality).
Kanamarua adonis (Dali, 1919)
(Figs 100-101)
Colus adonis Dali, 1919 : 316.
Colus adonis, Dall 1925 : pl. 1, fig. 8.
Colus adonis, KosUGE 1975 : pl. 12, fig. 3.
Type material : Holotype USNM 205212.
Type locality : Suruga Bay, Japan, 900 m.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 483
Material
The type material and MUSORSTOM II, st 82, 13°47 N, 120°29 E, 550 m, 2 shs (NW of Min-
doro, Philippines) ; CORINDON II, st 214, 00°31 N, 117°50E, 595 m, 1 sh (Makassar Strait) ; Kii-
suido, Shikoku, Japan, 180 m, 1 sh.
Remarks
The larval shell is paucispiral and indicates lecithotrophic or direct larval development.
Kanamarua adonis has been recorded from the American west coast (e.g. Dall 1921). We
hâve not seen such material, but find it unlikely that a species from S Japan and Indonesia should also
occur in NW USA.
Genus Pararetifusus Kosuge, 1967
Pararetifusus Kosuge, 1967 : 62.
Type SPECIES : (by original désignation) Phymorhynchus ? tenuis Okutani, 1966
Pararetifusus was introduced as a subgenus of Retifusus Dall, 1916 the type of which is a cold
shallow water species from the. N. Pacific. We cannot find any reason for considering Pararetifusus
more closely related to Retifusus than to any other buccinid genus with unknown radula.
Pararetifusus has a radula (fig. 4) that to some extern resembles that of Mohnia and Colus ; the
operculum is distinctly paucispiral, but the shell differs considerably from these généra in having a
straight, slender siphonal canal and two strong angulations or keels at the periphery of the whorls, and
a weaker one below these.
Pararetifusus tenuis (Okutani, 1966)
(Figs 4, 26, 106-107)
Phymorhynchus ? tenuis Okutani, 1966 : 26, pl. 2, fig. 21, text-fig. 13.
Type material : Holotype and paratypes in National Science Muséum, Tokyo.
Type locality : SOYO MARU st T21 (2), 34°57 N, 139°21 E, 1 470-1 500 m (Sagami bay,
Japan).
Material
2 paratypes from the type locality and one additional spm from SOYO MARU st 17, 36°20 N,
141°09 E, 870m.
Distribution
Only known from the 2 stations cited above, central Japan, bathyal.
Pararetifusus sp.
(Figs 3, 108)
Material
CORINDON II, st 229, 00°02 S, 119°50E, 411-445 m, 1 spm.
Source : MNHN, Paris
484
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Remarks
A small buccinid with thin outer lip and probably immature is présent in our material ; the shell
resembles a young Manaria, in having equally strong axial and spiral sculpture, and a long siphonal
canal. The operculum is corroded in the nuclear région. The radula is quite remarkable : The central
tooth is narrow with 3 long, projecting cusps ; the latéral tooth has strong inner and outer cusps, and a
smaller médian cusp. This radula resembles somewhat that of P. tenuis and we hâve, therefore, figu-
red the specimen under this genus ; however, this does not express any opinion about where the species
belongs. More than a single young specimen is needed to allow a conclusion on that.
Genus Bayerius Olsson, 1971
Type species : (original désignation) Fusinus fragilissimus Dali, 1908
In the original description of Bayerius, Olsson gave no diagnostic characters to separate it from
other buccinid généra, but noticed the “ fusiform ” shell and the “ buccinoid ” radula. The opercu¬
lum and protoconch are not known, but the radula resembles closely that of Calliloconcha and the two
généra may prove to be synonyms.
Bayerius fragilissimus (Dali, 1908)
(Fig. 109)
Fusinus fragilissimus Dali, 1908 : 302, pl. 12, fig. 6.
Type material : Holotype USNM 123007.
Type locality : Albatross, st 3398, 01°07 N, 80°21 W, 2 890 m (off Ecuador).
Material
The holotype.
Distribution
Only known from the type locality and Pillsbury, st P-526, 06°53 N, 79°27 W, 3 200 m (Gulf of
Panama) (Olsson 1971).
Genus Euthriostoma Marche-Marchad & Brebion, 1977
Type species : (original désignation) E. gliberti Marche-Marchad & Brebion, 1977 (= Euthria saharica
Locard, 1897)
The shell of the type species (and only species known) is remarkably similar to Siphonalia
lubrica Dali, 1918 from Japan (type species of Siphonofusus Kuroda & Habe, 1952) but that species
has a different radula.
Some généra around Penion Fischer, 1884, from New Zealand and Australia also show a resem-
blance both in shell and radular characters (cf. Ponder 1973, Dell 1956, Powell, 1979) but this is
beyond the scope of this paper.
The operculum of E. saharica is ovate with an apical nucléus, forming an angle of 30° whith the
longitudinal axis of the adult operculum.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 485
Euthriostoma saharica (Locard, 1897)
(Figs 9, 112-113)
Euthria saharica Locard, 1897 : 326, pl. 16, fig. 17-20.
Euthriostoma gliberti Marche-Marchad & Bébrion, 1977 : 339, fig. A-D.
Metzgeria apodema Bouchet & Talavera, 1981 : 177, fig. 1-2.
Type material : Type material of ail 3 names in MNHN.
Type locality : E. saharica, Talisman , dr 71, 25°39 N, 15°58 W, 640 m ; E. gliberti, off Sénégal,
14°53 N, 17°30 W, 205-300 m ; M. apodema, Meteor, st 36-98, 25°31 N, 16°02 W, 700-900 m.
Material
The type material ; N’diago, st 5, 17°26 N, 16°39 W, 500 m, 1 sh ; st 33, 20° 11 N, 17°40 W,
400 m, 1 spm, 1 sh ; st 34, 20°34 N, 17°49 W, 400 m, 3 spms ; Meteor, st 60-80, 17°27 N, 16°41 W,
330-370 m, 1 spm (ail collected by B. Richer de Forges).
Distribution
The continental slope of NW Africa ; only known from the material examined.
INSUFFICIENTLY KNOWN SPECIES
Metula fusiformis Clench & Aguayo, 1941
(Figs 116-117)
Metula fusiformis Clench & Aguayo, 1941 : 180, fig.
Buccinofusus surinamensis Okutani, 1982 : 113, pl. 2, figs 1-2.
Type material : M. fusiformis, holotype MCZ 135290 ; B. surinamensis, holotype NSMT Mo
60028.
Type localities : M. fusiformis, Atlantis, st 3344, 21°38 N, 80°12 W, 2 650 m (off Cuba) ;
B. surinamensis, off Surinam.
Remarks
We hâve examined the holotypes and agréé with Olsson & Bayer (1972 : 925) that this species
does not belong to Metula. These authors referred it to Fusinus, while Abbott (1974) placed it in
Bartschia. We agréé with Abbott that it belongs to Buccinidae, but absence of soft parts makes it
difficult to give an opinion about the generic position. The shape of the aperture shows some resem-
blance to that of Euthriostoma in having a distinctly wedgeshaped upper part, caused by the concave
subsutural area.
Buccinum canetae Clench & Aguayo, 1944
(Figs 114-115)
Buccinum canetae Clench & Aguayo, 1944 : 67, fig.
Plicifusus jamarci Okutani, 1982 : 111, pl. 1, figs 4-6; pl. 2, figs 1-2.
Plicifusus jamarci, Takeda & Okutani 1983 : 285, text fig.
Source : MNHN, Paris
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P. BOUCHET ET A. WARÉN
Type material : B. canetae, holotype MCZ 145740 ; P. jamarci, holotype NSMT Mo 60025.
Type localities : B. canetae, Atlantis, st 3003, 23° 12 N, 82°12W, 440-550 m (off Cuba);
P. jamarci, 07°39 N, 54°09 W, 420 m (off Surinam).
Material
The type material.
Remarks
No soft parts hâve been available for examination of the radula. The operculum resembles that
of Bathyancistrolepis, but is more slender. The upper part of the aperture resembles that of
“ Metula ” fusiformis, but this character is obvious in adult specimens only. It is obvious from the
operculum that this species does not belong to Buccinum (always central or subcentral nucléus and con-
centric growth Unes) and the shape of the aperture contradicts a position in Plicifusus (no wedge sha-
ped corner and flaring outer lip in adult specimens) but we can not suggest any alternative position.
Volutopsius (?) amabiiis Dali, 1908
(Fig. 111)
Volutopsius (?) amabiiis Dali, 1908 : 305, pl. 11, fig. 9.
Type material : Holotype USNM 123008.
Type locality : Albatross, st 3392, 07°06 N, 79°40 W, 2 311 m (Gulf of Panama).
Material
The holotype.
Remarks
The holotype is a badly corroded shell, from which the soft parts hâve been removed. Dali
(1908) mentioned that “ the operculum is not Columbelloid or Purpuroid ” and pointed out that the
specimen “ had a peculiar blunt spire ”. The latter is caused by corrosion and evidently there are
several whorls missing. The aperture gives no dues about systematic position, except that it could just
as well be a turrid as a buccinid.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 487
Index to spécifie names
(valid taxa in italics)
aculeatum Kaiser, 1977 (Echinosipho) = duartei .
adonis Dali, 1919 (Colus) : Kanamarua .
agalma Smith, 1906 (Tritonidea) = delicatus .
aldermenensis Powell, 1971 (Cantharus) : Eosipho .
amabilis Dali, 1908 (Volutopsius) .
aoteana Dell, 1956 (Antizafra) = climacella .
apodema Bouchet & Talavera, 1981 (Metzgeria) = saharica .
areia Dali, 1927 (Mangilia ?) = pourtalesi .
asphaltodes Beets, 1943 (Neptunea) : see .
bathybius n. sp. (Kapala) .
bonaespei Barnard, 1963 (Neptunea) : Kapala .
borealis Golikov, 1977 (Costaria) .
brachytoma Schepman, 1913 (Surcula) = climacella .
brevicaudatus Schepman, 1911 (Fusus) : Manaria .
canetae Clench & Aguayo, 1944 (Buccinum) : see .
circumreta Lus, 1973 (Brevisiphonia) = moerchi .
clandestina n. sp. (Manaria) .
climacella Dali, 1895 (Pleurotomella) : Belomitra .
coriolis n. sp. (Eosipho) .
crosnieri n. sp. (Costaria) .
delicatus Smith, 1899 (Tritonidea) : Cantharus .
dentata Schepman, 1911 (Tritonidea) : Eosipho .
duartei Klappenbach & Ureta, 1972 (Americominella) .
engonia n. sp. (Eosipho) .
exsculpta Watson, 1882 (Pleurotoma) = pourtalesi .
fragilissimus Dali, 1908 (Fusinus) : Bayerius .
fusiformis Clench & Aguayo, 1941 (Metula) : see .
formosa n. sp. (Manaria) . .
georgianus Dali, 1921 (Aulacofusus) : see .
gliberti Marche-Marchad & Brébion, 1977 (Euthriostoma) = saharica.
hayashii Shikama, 1971 (Colus)? = aldermenensis .
hyatinthus Shikama, 1973 (Kanamarua) .
inflata Shikama, 1971 (Manaria) : relocated, see .
insularis Okutani, 1968 (Manaria) : relocated, see .
jamarci Okutani, 1982 (Plicifusus) = canetae .
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Source : MNHN, Paris
488 P. BOUCHET ET A. WARÉN
kengrahami Ponder, 1982 (Kapala) . 464
knudseni n. sp. (Calliloconcha) . 462
kuroharai Azuma, 1960 (Manaria) . 477
laddi McNeil, 1960 (Siphonalia) : Manaria, see . 477
lirata Kuroda & Habe, 1961 (Manaria) . 476
makassarensis n. sp. (Manaria) . 479
moerchi Dali, 1908 (Troschelia) : Thalassoplanes . 463
munida Ponder, 1968 (Waipaoa) = climacella . 474
ovoideus Habe & Ito, 1965 (Ancistrolepis trochoideus) = trochoideus . 460
pacifica Dali, 1908 (Leucosyrinx) : Belomitra . 473
paradoxa P. Fischer, 1882 (Belomitra) = quadruplex . 472
paschalis Thiele, 1925 (Mangelia) = pacifica . 473
perminutus Dali, 1927 (Chrysodomus) : see . 482
philippinensis Petuch, 1979 (Axymene) = dentatus . 470
pourtalesi Dali, 1881 (Pleurotoma) : Belomitra . 474
problematica Thiele, 1925 (Mangelia) : Belomitra . 473
pygmaeus Shikama & Hayashi, 1977 (Eosipho) . 466
quadruple x Watson, 1882 (Pleurotoma) : Belomitra . 472
richardi Dautzenberg & Fischer, 1906 (Pleurotoma) : Belomitra . 475
saharica Locard, 1897 (Euthria) : Euthriostoma . 485
smilhi Schepman, 1911 (Chrysodomus) : Eosipho . 466
solida Lus, 1978 (Calliloconcha) . 462
sowerbyana Melvill & Standen, 1903 (Tritonidea) : Cantharus . 472
surinamensis Okutani, 1982 (Buccinofusus) = fusiformis . 485
tazimai Kuroda, 1951 (Kanamarua) . 482
ternis Okutani, 1966 (Phymorhynchus) : Pararetifusus . 483
tholoides Watson, 1881 (Pleurotoma) : Kryptos . 481
thorybopus n. sp. (Manaria) . 468
thurstoni Smith, 1906 (Manaria) . 478
tokoyodaensis Ozaki, 1959 (Ancistrolepis trochoideus) = trochoideus . 460
torquata Barnard, 1963 (Prosipho) : Belomitra . 472
trochoideus Dali, 1907 (Chrysodomus) : Bathyancistrolepis . 460
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 489
Neogene and Recent supraspecific names proposed in the Buccinidae : 1941-1984
Agassitula Olsson & Bayer, 1972
Bull. mar. sci., 22 : 917
Type species (TS) : Metula agassizi Clench & Aguayo, 1941 (OD).
Caribbean to Brasil, 87-59 m. Recent.
Amarophos Woodring, 1964
Geol. surv. Prof. Pap. 306 C : 267
TS : A. bothrus Woodring, 1964 (OD).
Pliocène of Panama.
Americominella Klappenbach & Ureta, 1972 (This paper p. 481)
Com. Zool. Mus. hist. nat. Montevideo, 10 (134) : 2
TS : A. duartei Klappenbach & Ureta, 1972 (OD).
Shelf of Argentina, 100-600 m. Recent.
Echinosipho Kaiser, 1977 is a synonym.
Ancistrolepisinae Habe & Sato, 1973 (“ 1972 ”)
Proc. Jap. Soc. Syst. Zool., 8 : 6.
Antarctodomus Dell, 1972
Rec. Dominion Mus., 8 : 5
TS : Bathydomus thielei Powell, 1958 (OD).
Antarctic. Recent.
Antarctoneptunea Dell, 1972
Rec. Dominion Mus., 8 : 116
TS : Fusitriton aurora Hedley, 1916 (OD).
Antarctic, 188-603 m. Recent.
Antemetula Rehder, 1943
Proc. U. S. natn. Mus., 93 : 199
TS : Buccinum metula Hinds, 1844 (OD).
See comments by Olsson & Bayer, Bull. mar. sci., 22 : 903.
Bailya Smith, 1944
Panamic marine shells (Beal-Maltby Shell Muséum, Winter Park, Florida) : 22
TS : Triton anomalus Hinds, 1884 (OD).
West central America, intertidal. Recent.
Bartschia Rehder, 1943
Proc. U. S. natn. Mus., 93 : 199
TS : B. significans Rehder, 1943 (OD).
Florida, 115-185 m. Recent.
Bathyancistrolepis Habe & Ito, 1968 (This paper p. 460)
Venus, 27 : 7
TS : Chrysodomus trochoideus Dali, 1907 (OD).
Japan, 50-1 500 m. Recent.
Source : MNHN, Paris
490
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Bayerius OIsson, 1971 (This paper p. 484)
Bull. mar. sci., 21 : 57
TS : Fusinus fragilissimus Dali, 1908 (OD).
off western central America, 2 877-3 200 m. Recent.
Beringiidae Golikov & Starobogatov, 1975
Beringioidea Golikov & Starobogatov, 1975
Malacologia, 15 : 213, 221.
Beringion Habe & Ito, 1965
Venus, 24 :35
TS : Beringius marshalli Dali, 1919 (OD).
Behring sea. Recent.
Boreokelletia Anderson, 1964
Fortschr. Geol. Rheinld. Westf., 14 : 249
TS : Fusus hosiusi Beyrich, 1856 (OD).
Miocene of W. Europe.
Brevisiphonia Lus, 1973
Trud. Inst. Oceanol., 91 : 204
TS : B. circumreta Lus, 1973 (= Thalassoplanes moerchi Dali, 1908) (OD).
North Pacific, 5 500-6 300 m. Recent.
Brevisiphoninae Lus, 1973
Trud. Inst. Oceanol., 91 : 203.
Calliloconcha Lus, 1978 (This paper p. 462)
Trud. Inst. Oceanol., 113 : 147
TS : C. solida Lus, 1978 (OD).
Japan Trench, 6 770-6 850 m. Recent.
Calophos Woodring, 1964
Geol. Surv. Prof. Pap., 306 C : 262
TS : C. ectyphus Woodring, 1964 (OD).
Miocene of Panama.
Cavineptunea Powell, 1951
Discovery Repts, 26 : 145
TS : C. monstrosa Powell, 1951 (OD).
South Georgia, 160 m. Recent.
Chauvetiella Nordsieck, 1968
Die europâischen Meeres-Gehâuseschnecken (G. Fischer, Stuttgart) : 137
TS : Lachesis vulpecula Monterosato, 1874 (OD).
Mediterranean, shallow water. Recent.
Chlanificula Powell, 1958
BANZAR Exp. Rept, (B) 6 : 193
TS : C. thielei Powell, 1958 (OD).
Antarctic, 220 m. Recent.
Coiubrarina Kuroda & Habe, in Kuroda, Habe & Oyama, 1971
The Sea Shells of Sagami bay (Maruzen, Tokyo) : 173
TS : Antemetula (C.) metulina Kuroda & Habe, in Kuroda, Habe & Oyama, 1971
Central Japan, 90-200 m. Recent.
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 491
Corneobuccinum Golikov & Gulbin, 1977
Coast waters of the Kurile Islands (O. Kussakin Ed., Moscow, Science Publishers) : 217
TS : Coins lepidus Dali, 1918 (OD).
NW Pacific, continental shelf. Recent.
Costaria Golikov, 1977 (This paper p. 460)
Issl. Faun. Mor., 21 (29) : 102
TS : Costaria borealis Golikov, 1977 (OD).
off Kuriles, 440 m. Recent.
Crassicantharus Ponder, 1972
J. Malac. Soc. Austr., 2 (3) : 262
TS : C. norfolkensis Ponder, 1972 (OD).
Norfolk I., shallow water. Recent.
Cymatophos Pilsbry & Olsson, 1941
Proc. Acad. Nat. Sci. Phil., 93 : 33
TS : C. galerus Pilsbry & Olsson, 1941 (OD).
Pliocène of Ecuador.
Dellina Beu, 1970
Trans. R. Soc. N. Z. (Earth Sci.), 7 :
TS : Waipaoa munida Ponder, 1962 (OD).
New Zealand, deep water. Recent. Described in Cancellariidae, but transferred by Bouchet & Warên
(1985) in synonymy of Belomitra (Buccinidae).
Donovaniella Nordsieck, 1968
Die europâischen Meeres-Gehauseschnecken (G. Fischer, Stuttgart) : 136
TS : Buccinum minimum Montagu, 1803 (here designated). It has the same type species as Donovania
Bucquoy, Dautzenberg & Dollfus, 1883, and is therefore an objective synonym.
Echinosipho Kaiser, 1977
Mitt. Hamburg. Zool. Mus. Inst., 74 : 27-30
TS : E. aculeatum Kaiser, 1977 (OD).
Argentinian continental slope, 150-1 250 m. Recent.
The species is a synonym of Americominella duartei Klappenbach & Ureta, 1972 and Echinosipho becomes a
synonym of Americominella.
Enzinopsis Iredale, 1940
Austr. Zool., 9 (4) : 434
TS : Engina gannita Hedley, 1915 (OD).
Regarded as a synonym of Engina by Ponder (1972 : 252).
Euthriostoma Marche-Marchad & Brebion, 1977 (This paper p. 484)
C. R. Acad. Sci. Paris, 285 : 339
TS : E. gliberti Marche-Marchad & Brebion, 1977 (OD).
Sénégal, 200-300 m. Recent.
Falsimohnia Powell, 1951
Discovery Repts, 26 : 137
TS : Buccinum albozonatum Watson, 1882 (OD).
Subantarctic, continental shelf. Recent.
Floritula Olsson & Bayer, 1972
Bull. mar. sci., 22 : 921
TS : Me tu la roberti Olsson, 1967 (OD).
Pliocène of Florida.
Source : MNHN, Paris
492
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Fusipagoda Habe & Ito, 1965
Shells of the world in colour, vol. 1 (Hoikusha, Osaka) : 48 ; Venus, 24 : 21
TS : Mohnia exquisita Dali, 1913 (by monotypy). Figured 1921, Bull. U. S. natn. Mus., 112 : pl. 10, fig. 10
and Kosuge 1975 : pl. 17, fig.6.
Behring sea, 2 500 m. Recent.
Fusivolutopsius Habe & Sato, 1973 (“ 1972 ”)
Proc. Jap. Soc. Syst. Zool., 8 : 7
TS : Volutopsius hirasei Pilsbry, 1907 (OD).
Gemophos Olsson & Harbison, 1953
Monogr. Acad. Nat. sci. Phil., 8 : 225
TS : Buccinum gemmata Reeve, 1846 (OD).
W. coast of America, shallow water. Recent.
Considered by Cernohorsky (1971) a synonym of Cantharus.
Golikovia Habe & Sato, 1973 (“ 1972 ”)
Proc. Jap. Soc. Syst. Zool., 8 : 6
TS : Neptunea fukuae Kuroda in Kira, 1955 (OD).
Northern Japan, 100 m. Recent.
Habevolutopsius Kantor, 1983
Zool. Zh„ 62 (3) : 339
TS : Volutopsius hirasei Pilsbry, 1907 (OD).
See also Fusivolutopsius.
Harpofusus Habe & Ito, 1965
Venus, 24 : 34
TS : Strombella melonis Dali, 1891 (OD).
Behring sea, 400 m. Recent.
Hypojapelion Okutani, 1968
Bull. Tokai Reg. Fish. Lab., 56 : 33
TS : Clinopegma hachijoensis Okutani, 1964 (OD).
Southern Japan, 430 m. Recent.
Kanamarua Kuroda, 1951 (This paper p. 482)
Venus, 16 : 69
TS : Colus adonis Dali, 1919 (OD).
central Japan, 900 m. Recent.
Kapala Ponder, 1982 (This paper p. 464)
J. Malac. Soc. Austr., 5 (3-4) : 201-207
TS : K. kengrahami Ponder, 1982 (OD).
SW Australia, bathyal. Recent.
Liohindsia Coen, 1947
Acta Pontif. Acad. Sci., 11 : 85
TS : Liohindsia dimidiata Coen, 1947 (monotypy).
Coen did not assign the genus to a family, but the suffix -hindsia suggests a buccinid affinity. We hâve
examined the holotype (this paper fig. 110) in the Hebrew University of Jérusalem : it is a synonym of
Priene scabrum (King, 1832), a cymatid, type species of Priene.
Liomesusinae Habe & Sato, 1973 (“ 1972 ”)
Proc. Jap. Soc. Syst. Zool., 8.
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 493
Loochooia MacNeil, 1960
Geol. Surv. Prof. Pap., 339 : 68
TS : L. hanzawai MacNeil, 1960 (OD).
Neogene of Okinawa. MacNeil also includes in his new genus Chrysodomus oncodes Dali, 1907, N. Paci¬
fic, 100-400 m, Recent.
Lussivolutopsius Kantor, 1983
Zool. Zh„ 62 (4) : 493
TS : L. hydracliniferus Kantor, 1983 (OD).
Okhotsk sea, 355-397 m. Recent.
Metajapelion Tiba & Kosuge, 1980
Northern Pacific Shells (Institute of Malacology, Tokyo), 6 : 2
TS : Chrysodomus adelphicus Dali, 1907 (OD).
Japan. Recent.
Metaphos Olsson, 1964
Neogene Molluscs from northwestern Ecuador (Paleontological Research Inst., Ithaca) : 154
TS : Phos chelonia Dali, 1917 (OD).
Galapagos, 70 m. Recent.
Minitula Olsson & Bayer, 1972
Bull. mar. sci., 22 : 915
TS : Metula minor Olsson & Bayer, 1972 (OD).
Caribbean off Colombia, 118-177 m. Recent.
Morrisonella Bartsch, 1945
Nautilus, 59 : 23
TS : Leucosyrinx pacifica Dali, 1908 (OD).
E. Pacific, abyssal. Recent.
Synonymized with Belomilra by Bouchet & Warén (1985).
Muricantharus Olsson, 1971
Bull. mar. sci., 21 : 61
TS : Pseudoneptunea panamica Hertlein & Strong, 1951 (OD).
E. Pacific, continental shelf. Recent.
Treated by Cernohorsky (1975) as a synonym of Cantharus.
Nawenia Ladd, 1977
Geol. Surv. Prof. Pap., 553 : 51
TS : Nawenia bartholomewi Ladd, 1977 (OD).
Pliocène of Fiji.
Neancistrolepis Habe & Sato, 1973 (“ 1972 ”)
Proc. Jap. Soc. Syst. Zool., 8:6
TS : Ancistrolepis beringianus Dali, 1919 (OD).
Behring sea, 100 m. Recent.
Neoberingius Habe & Ito, 1965
Venus, 24 : 35
TS : Beringius frielei Dali, 1895 (OD).
NW Pacific, continental shelf. Recent.
Nerva Vokes, 1969
Tulane Stud. Geol. Paleont., 7 : 77
Described as a subgenus of the buccinid genus Trajana, it is however a nassarid according to Cernohorsky
(1981 : 43).
Source : MNHN, Paris
494
P. BOUCHET ET A. WARÉN
Nicema Woodring, 1964
Geol. Surv. Prof. Pap., 306 C : 268
TS : N. amara Woodring, 1964 (OD).
Miocene of Panama.
Nihonophos MacNeil, 1960
Geol. Surv. Prof. Pap., 339 : 71
TS : Nassaria magnifica Lischke, 1871 (OD).
Continental shelf of Japan. Recent.
Synonymized by Cernohorsky (1981 : 31) with Nassaria (Microfusus).
Parancistrolepis Azuma, 1965
Venus, 24 : 127
TS : Japelion kinoshitai Kuroda, 1931 (OD).
central Japan, deepish water. Recent.
Parancistrolepisinae Habe, 1972
Nautilus, 86 : 51.
Pararetifusus Kosuge, 1967 (This paper p. 483)
Venus, 25 : 62
TS : Phymorhynchus tenuis Okutani, 1966 (OD).
central Japan, 1 500 m. Recent.
Parviphos Sarasua, 1984
Poeyana, 272 : 2
TS : Phos adelus Schwengel, 1942 (OD).
Caribbean, continental shelf. Recent.
Philindophos Shuto, 1969
Mem. Fac. Sci. Kyushu Univ. (D) 19 (1) : 118
introduced as a subgenus of Phos Montfort, 1810.
TS : Phos dijki Martin (OD).
Neogene of SE Asia.
Plicibuccinum Golikov & Gulbin, 1977
Coast waters of the Kurile Islands (O. Kussakin Ed., Moscow, Science Publishers) : 196
TS : Plicibuccinum plicatum Golikov & Gulbin, 1977 (OD).
NW Pacific, continental shelf. Recent.
Pseudoliomesus Habe & Sato, 1973 (“ 1972 ”)
Proc. Jap. Soc. Syst. Zool., 8 : 6
TS : Tritonium ooides Middendorff, 1848 (OD).
NW Pacific, continental shelf. Recent.
Quasisipho Petrov, 1982
Trans. Geol. Inst. Acad. Sci. USSR, 357 : 43
TS : Quasisipho torquatus Petrov, 1982 (OD).
Pleistocene of Kamchatka.
Retibuccinum Ito & Habe, 1980
Venus, 38 : 221
TS : Buccinum shiretokoensis Habe & Ito, 1976 (OD).
NW Pacific, deep shelf. Recent.
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOM1CAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 495
Rhipophos Woodring, 1964
Geol. Surv. Prof. Pap., 306 C : 266
TS : Phos metuloides Dali in Guppy & Dall, 1896 (OD).
Miocene of Panama.
Siphonofusus Kuroda & Habe, 1952
Check list and bibliography of marine Mollusca of Japan : 86 ; see also 111. Cat. Jap. Shells, 18 : 132 (1952)
and Venus, 18 : 90 (1954)
TS : Siphonalia lubrica Dali, 1918 (OD).
central Japan, shelf. Recent.
Streplodictyon Tembrock, 1961
Bericht. geol. Gesell. Deutsche Dem. Rep., 5 : 373
TS : Streptochelus elongatus (Nyst) (OD).
Oligocène and Miocene of W. Europe.
Strombinophos Pilsbry & Olsson, 1941
Proc. Acad. Nat. sci. Phil., 93 : 35
TS : S. loripanus Pilsbry & Olsson, 1941 (OD).
Pliocène of Ecuador.
Sukunaia Cernohorsky, 1966
Veliger, 9 : 229
TS : S. jenningsi Cernohorsky, 1966 (OD).
Fiji, shallow water. Recent.
Synonymized with Pisania by Cernohorsky (1975 : 192).
Tacita Lus, 1971
Trud. Inst. Oceanol., 92 : 62
TS : T. holosericea Lus, 1971 (OD).
Kurile-Kamchatka trench, 6 100 m. Recent.
Thysanobuccinum Golikov & Gulbin in Golikov, 1980
Fauna USSR, 121 (Mollusks, 5 (2)) : 410
TS : no type species designated ; includes Buccinum pilosum Golikov & Gulbin, 1977 and B. tunicatum
Golikov & Gulbin, 1977.
NW Pacific, shelf. Recent.
This name is attributed to Golikov & Gulbin, 1977 by Golikov (1980) but we could not find it cited in
the volume where Corneobuccinum and Plicibuccinum Golikov & Gulbin, 1977 are introduced, nor in any
other publication.
Trajana Gardner, 1948
Geol. Surv. Prof. Pap., 199 B : 221
TS : T. pyta Gardner, 1948 (OD).
Upper Miocene of North Carolina and Florida.
Also used by Cernohorsky (1981 : 45) for the Recent W. American species Hindsia perideris Dall, 1910.
Tacita Lus, 1971
Trud. Inst. Oceanol., 92 : 62
TS : T. holosericea Lus, 1971 (OD).
Kurile-Kamchatka trench, 6 100 m. Recent.
Thysanobuccinum Golikov & Gulbin in Golikov, 1980
Fauna USSR, 121 (Mollusks, 5 (2)) : 410
TS : no type species designated ; includes Buccinum pilosum Golikov & Gulbin, 1977 and B. tunicatum
Golikov & Gulbin, 1977.
NW Pacific, shelf. Recent.
This name is attributed to Golikov & Gulbin, 1977 by Golikov (1980) but we could not find it cited in
Source : MNHN, Paris
496
P. BOUCHET ET A. WARÉN
the volume where Corneobuccinum and Plicibuccinum Golikov & Gulbin, 1977 are introduced, nor in any
other publication.
Trajana Gardner, 1948
Geol. Surv. Prof. Pap., 199 B : 221
TS : T. pyta Gardner, 1948 (OD).
Upper Miocene of North Carolina and Florida.
Also used by Cernohorsky (1981 : 45) for the Recent W. American species Hindsia perideris Dali, 1910.
Tyrcmnoberingius Marincovich, 1981
J. Paleont., 55 (1) : 176
TS : Tyrannoberingius rex Marincovich, 1981
Miocene of Alaska.
Undacolus Nordsieck, 1968
Die europâischen Meeres-Gehauseschnecken (G. Fischer, Stuttgart) : 129
TS : Sipho undulatus Friele, 1881 (OD).
N. Atlantic, continental slope. Recent.
Synonymized with Turrisipho by Bouchet & Warén (1985).
Volutopsion Habe & Ito, 1965
Venus, 24 :35
TS : Buccinum castaneum Dali, 1877 (OD).
Alaska, continental shelf. Recent.
ABBREVIATIONS USED IN THE TEXT.
AMS The Australian Muséum, Sydney, Australia
ANSP Academy of Natural Sciences, Philadelphia, USA
BMNH British Muséum (Natural History), London, UK
DMNH Delaware Muséum of Natural History, Greenville, USA
HUJ Hebrew University, Jérusalem, Israël
MCZ Muséum of Comparative Zoology, Harvard, USA
MNHN Muséum National d’ Histoire Naturelle, Paris, France
NMNZ National Muséum of New Zealand, Wellington
NSMT National Science Muséum, Tokyo, Japan
OD original désignation
SAM South African Muséum, Cape Town
TS type species
USFC United States Fisheries Commission
USNM United States National Muséum, Washington
ZMA Zoûlogisch Muséum, Amsterdam, Netherlands
ZMC Zoologisk Muséum, Copenhagen, Denmark
ZMHU Zoologisches Muséum der Humboldt Universitât, Berlin, DDR
ACKNOWLEDGEMENTS
The material on which this paper is based was generously placed at our disposai by Drs A. Crosnier
(Paris), J. Forest (Paris), A. Guille (Paris), R. Houbrick (Washington D.C.), J. Knudsen (Copenhagen),
P. Kopp (Reunion), C. Monniot (Paris), B. Thomassin (Marseille), and M. Sibuet (Brest). Most of the material
from the French expéditions was sorted by Centre de Tri d’Océanographie Biologique (Brest) under the supervision
of Dr. M. Segonzac.
For loan of material deposited in their institutions or collections, we thank M. Azuma (Takarazuka, Japan),
W. Cernohorsky (Auckland Institute & Muséum), R. von Cosel (Hamburg), R. Houbrick (USNM), A. Janssen
(Rijksmuseum, Leiden), R. Jensen (DMNH), R. Kilias (ZMHU), W. Liltved (SAM), B. Marshall (NMNZ),
H. Mienis (HUJ), R. Moolenbeek (ZMA), T. Okutani (NSMT), W. Ponder (AMS), Subba Rao (Zoological
Survey of India, Calcutta), J. Rosewater (USNM), A. Thomson (BMNH), A. Trew (National Muséum of Wales,
Cardiff) and R. Turner (MCZ).
Source : MNHN, Paris
MOLLUSCA GASTROPODA : TAXONOMICAL NOTES ON TROPICAL DEEP WATER BUCCINIDAE 497
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Source : MNHN, Paris
PLANCHE l
PLANCHE I
FlGS- 116; “ ^adulae: *- Calliloconcha knudseni, holotype, x 225 ; 2, Colus georgianus, Georgia Straits, x
175 ; 3, Pararetifusus sp., CORINDON, st. 229, x 770 ; 4, Pararetifusus tenuis, Soyo Maru, st. 17, x
565 ; 5, Thalassoplanes moerchi, E. Pacific, x 210 ; 6, Costaria crosnieri, BENTHEDI, st. 87, x 575.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
PLANCHE II
Figs 7-12 _ Radulae. 7, Bathyancistrolepis trochoideus, Sagami bay, x 190 ; 8, Kapala bathybius, holotype,
x 135 • 9, Euthriostoma saharica, Meteor , st. 36-98, x 285 ; 10, Americominella duartei, type material of
Echino'sip 'ho, x 270 ; 11, Belomitra pacifica, Galathea, st. 176, x 465; 12, Kryptos koehleri, off
Portugal, x 960.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
PLANCHE III
FlGS- 13‘'8; -,^dtUlae i. I3> E?sip^° aJdermenensis, Albatross, st. 5621, x 760 ; 14, Eosipho engonia , holotvpe,
/Lf/iL’c MimtîîvSfn’ Kûm16c°'!’ s'- ,31> x 500 ; 16< Eosipho coriolis, holotype, x 235 ; 17, Eosipho
dentaïus, MUSORSTOM II, st. 15, x 530 ; 18, Cantharus sowerbyanus, syntype, x 155.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
PLANCHE IV
Figs 19-24 — Radulae of Manaria. 19, M. clandestina, Galathea, st. 443, x 590 ; 20, M. lirata, Albatross,
st. 5202, x 955 ; 21, M. thurstoni , CORINDON II, st. 231, x 425 ; 22, M. thurstoni , SAFARI II, st. 6, X
530 ; 23, M. lirata, MUSORSTOM II, st. 50, x 540 ; 24, M. makassarensis, CORINDON II, st. 209, x 550.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE V
PLANCHE V
Figs. 25-33. — Opercula. 25, Thalassoplanes moerchi, 15.2 mm ; 26, Pararetifusus tenuis, 3.9 mm ; 27, Ameri-
cominella duartei , 13.5 mm ; 28, Bathyancistrolepis trochoideus, 11.7 mm ; 29, Eosipho engonia , 10.0 mm ;
30, Eosipho aldermenensis (juv.), 3.1 mm ; 31, Manaria makassarensis, 5.3 mm ; 32, Calliloconcha knud-
seni, 5.8 mm ; 33, Cantharus sowerbyanus, 9.4 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VI
PLANCHE VI
Figs. 34-38. — Généra Bathyancistrolepis, Calliloconcha, Costaria. 34, Bathyancistrolepis trochoideus , holotype,
USNM 110494, 19.7 mm ; 35, B. trochoideus , 36°59 N, 141 °51 E, 960 m (Sagami bay), 27.8 mm ; 36, Calli¬
loconcha knudseni, holotype, 19.8 mm ; 37, Costaria crosnieri, holotype, 33.8 mm ; 38, C. crosnieri, BEN-
THEDI, st. 87, 24 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII
PLANCHE VII
Figs. 39-43. — Généra Thalassoplanes, Kapala. 39, Thalassoplanes moerchi, holotype, USNM 110750, 16.3 mm ;
40, T. moerchi, Galathea, st. 664, 39.2 mm ; 41, Kapala kengrahami, holotype, AMS C100857, 73.3 mm ;
42, K. bonaespei, syntype, BMNH 1964.240, 47.4 mm ; 43, K. bathybius, holotype, 60.5 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII
PLANCHE VIII
Figs 44-49. — Genus Eosipho. 44, E. smithi, syntype, ZMA 3.11.027, 20.4 mm; 45, E. smilhi, Vauban,
st. 131, 35.8 mm; 46, E. smithi, MUSORSTOM II, st. 77, 48.8 mm; 47, Neptunea asphaltodes Beets,
holotype, 42.4 mm ; 48, E. engonia , holotype, 32.9 mm ; 49, E. engonia, baie de la Possession, Réunion,
30.7 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IX
PLANCHE IX
Figs. 50-57. — Genus Eosipho. 50, E. coriolis, holotype, 39.0 mm ; 51, E. aldermenensis, holotype, 16.6 mm ;
52, E. aldermenensis, Vauban, st. 122, 12.6 mm ; 53, E. aldermenensis, Albatross, st. 5197, 35.0 mm ;
54, E. aldermenensis, Albatross, st. 5621, 14.5 mm ; 55, E. aldermenensis, Vauban, st. 91, 24.3 mm ;
56, E. thorybopus, holotype, 22.2 mm ; 57, E. thorybopus, Vauban, st. 28, 23.3 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
PLANCHE X
Figs. 58-65. — Généra Eosipho and Canlharus. 58, Eosipho dentatus, holotype, ZMA 3.11.032, 26 mm ; 59, E.
dentatus , holotype of Axymene philippinensis, DMNH 126394, 15.9 mm ; 60, E. dentatus , MUSORSTOM I,
st. 25, 27.7 mm ; 61, E. dentatus, MUSORSTOM II, st. 15, 27.6 mm ; 62, Canlharus delicatus, holotype,
ZSI M925, 33.8 mm ; 63, C. delicatus, MUSORSTOM II, st. 53, 30.0 mm ; 64, C. delicatus, Vauban,
st. 65, 25.6 mm ; 65, C. sowerbyanus, syntype, BMNH 1903.11.20.40-1, 30.3 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XI
PLANCHE XI
Figs. 66-73. — Genus Belomilra. 66, B. exsculpta, holotype, BMNH 1887.2.9.1128, 16.6 mm ; 67, B. pacifica,
holotype, USNM 122590, 23.1 mm ; 68, B. pacifica, syntype, of Surcula brachytoma, Siboga, st. 284,
45.8 mm ; 69, B. pacifica, holotype of Mangelia paschalis, 9.0 mm ; 70, B. pacifica, Vauban, st. 135,
45.3 mm; 71, B. pacifica, off New Caledonia, 15.6 mm; 72, B. pacifica, MUSORSTOM II, st. 55,
38.4 mm ; 73, B. pacifica, Galathea, st. 176, 38.0 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XII
PLANCHE XII
Figs 74-78. — Genus Belomitra. 74, B. richardi, holotype, 27.6 mm ; 75, B. torquata, holotype, SAM A9884,
14.6 mm ; 76, B. climacella, holotype, USNM 127123, 19.4 mm ; 77, B. climacella , holotype of Antizafra
aoleana, NMNZ M9215, 10.2 mm ; 78, B. climacella, holotype of I Vaipaoa munida, NMNZ M21554,
14.4 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIII
PLANCHE XIII
Figs. 79-86. — Genus Manaria. 79, M. brevicaudata, syntype, ZMA 3.11.018, 40.7 mm ; 80, M. brevicaudata,
syntype, 35.4 mm; 81, M. brevicaudata , MUSORSTOM II, st. 56, 30.8 mm; 82, M. lirata, hololype,
NSMT 53362, 22.1 mm ; 83, M. lirata, Albatross, st. 5590, 23.1 mm ; 84, M. lirata, MUSORSTOM IL
st. 75, 20.5 mm ; 85, M. lirata, MUSORSTOM II, st. 78, 22.2 mm ; 86, M. thurstoni, holotype, Zooloeical
Survey of India, 30.1 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIV
PLANCHE XIV
Figs. 87-94. — Genus Manaria. 87, M. kuroharai, paratype, 44.3 mm ; 88, M. kuroharai, Tosa bay, 24.7 mm ;
89, M. formosa, holotype, 51.0 mm; 90, M. formosa, Vauban , st. 28, 39.8 mm; 91, M. clandeslina,
holotype, 42.7 mm ; 92, M. clandeslina, MUSORSTOM II, st. 39, 30.5 mm ; 93, M. clandeslina, MUSORS-
TOM II, st. 78, 30.3 mm ; 94, M. makassarensis, holotype, 33.0 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XV
PLANCHE XV
Figs. 95-99. — Généra Kryptos, Americominella.
tholoides, holotype, BMNH 1887.2.9.1129,
57°05 W, 340-355 m, 44.4 mm.
95, Kryptos koehleri, bay of Biscay, 21.8 mm ; 96, Kryptos
16.1mm; 97, 98, 99, Americominella duartei, 41°09 S,
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVI
PLANCHE XVI
Figs. 100-105. — Généra Kanamarua, Iredalula, Colus. 100, 101, Kanamarua adonis, MUSORSTOM II, st. 82,
32.0 mm ; 102, 103, Iredalula striata, 37°46 S, 177°01 E, 72-84 m, NMNZ M60609, 18.1 mm ; 104, 105,
Colus georgianus, Straits of Georgia, 33.7 mm and 31 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVII
PLANCHE XVII
Figs. 106-111. — Généra Pararelifusus, Bayerius and species of uncertain taxonomie position. 106, 107, Parareti-
fusus tenuis, paratypes, 14.8 mm and 13.9 mm ; 108, Pararetifusus sp., CORINDON II, st. 229, 11.6 mm ;
109, Bayerius fragilissimus, holotype, USNM 123007, 20.0 mm; 110, Liohindsia dimidiata, holotype,
HUJ 32420, 31.3 mm ; 111, Volutopsius amabilis, holotype, USNM 123008, 10.7 mm.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVIII
PLANCHE XVIII
Figs. 112-117. — Genus Euthriostoma and species of uncertain taxonomie position. 112, E. saharica , syntype,
44.7 mm ; 113, E. saharica , 20°08 N, 17° 15 W, 300 m, 71.4 mm ; 114, Buccinum canetae, holotype, MCZ
145740, 68.5 mm ; 115, B. canetae , holotype of Plicifusus jamarci, NSMT 60025, 82.2 mm ; 116, Metula
fusiformis , holotype, MCZ 135290, 49.4 mm ; 117, M fusiformis , holotype of Buccinofusus surinamensis,
NSMT 60028, 86.4 mm.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & II. PHILIPPINES, TOME 2 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. I & IL PHILII
15
Brachiopodes et Bryozoaires
(MUSORSTOM II)
Jean-Loup d’HONDT *
RÉSUMÉ
Etude systématique d’une collection de Brachiopodes et Bryozoaires récoltés aux Philippines lors des campa¬
gnes océanographiques Musorstom I (1976) et II (1980). Considérations sur Mucropetraliella philippinensis (Canu
et Bassler) (Bryozoaire Cheilostome).
ABSTRACT
Systematic study of Brachiopods and Bryozoans collected off Philippines Islands during the océanographie
expéditions Musorstom I (1976) and II (1980). Considérations on Mucropetraliella philippinensis (Canu & Bassler)
(Bryozoa Cheilostomida).
Faisant suite à un précédent travail (d’HONDT, 1981) consacré à l’étude des Bryozoaires et des
Brachiopodes récoltés aux Philippines lors de la campagne Musorstom I (18-28 mars 1976), ce second
article concernera l’examen d’un matériel complémentaire de cette même mission qui nous a été trans¬
mis ultérieurement et celui des spécimens de la campagne Musorstom II (20 novembre-2 décembre
1980) provenant de la même région géographique (essentiellement des Brachiopodes).
Le matériel complémentaire qui nous a obligeamment été transmis pour identification par M. le
Professeur J. Forest, organisateur et responsable des campagnes Musorstom, comporte une espèce de
Brachiopode déjà récoltée lors de la première mission, et huit espèces de Bryozoaires dont deux, Antro-
pora laguncula Canu et Bassler, 1929 et Reteporella longicollis Canu et Bassler, 1929 ne figuraient pas
dans la première collection. Toutes les espèces présentant un nombre suffisant de caractères pour pou¬
voir être identifiables (soit 7 sur les 9) étaient déjà connues de l’archipel des Philippines.
Liste des Stations
MUSORSTOM I
Station 35. — 23.03.1976. 13°59,0' N, 120°18,5' E, 186-187 m : Scrupocellaria spatulata, Mucropetraliella philippi¬
nensis, Reteporella longicollis, Crisia sp.
Station 57. — 26.03.1976. 13°53,1' N, 120°13,2' E, 107-96 m : Antropora laguncula, Canda retiformis, Cellaria sp.,
Crisia sp.
* Muséum national d’Histoire naturelle. Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins et Malacologie, 55, rue de Buffon,
75231 Paris Cedex 05.
Mém. Mus. nain. Hist. nat., 1985, sér. A, Zool., 133.
Source : MNHN, Paris
520
J. L. D’HONDT
MUSORSTOM II
Station I. — 20.11.1980. De 14°00,3' N, 120°19,3' E à 14°00,4' N, 120°17,6' E, 198-188 m : Terebratulina
hataiana.
Station 2. — 20.11.1980. De 14°01,0' N, 120°17,1'E à 13°59,9' N, 120°17,5'E, 186-184 m : Terebratulina hatai¬
ana.
Station 19. — 22.11.1980. De 14°00,5' N, 120°16,5'E à 14°00,7' N, 120°18,2'E, 189-192 m : Terebratulina
hataiana , Lichenopora radiata.
Station 51. — 27.11.1980. De 13°59,3' N, 120°16,4' E à 14°00,4' N, 120°17,6' E, 170-187 m : Terebratulina hatai-
Station 59. — 28.11.1980. De 14°00,5' N, 120°16,5' E à 14°00,3' N, 120°17,5'E, 190-186 m : Terebratulina hatai¬
ana
Station 61
ana
Station 62
— 29.11.1980. De 14°00,0' N, 120° 16,4' E à 14°00,rN, 120°16,7'E, 178-180 m :
— 29.11.1980. De 14°00,4' N, 120°17,0'E à 14°00,3' N, 120°18,4' E, 186-189 m :
Terebratulina hatai-
Terebratulina hatai-
Étude Systématique
Brachiopodes
Famille Cancellothyridae Thomson, 1926
Terebratulina hataiana Cooper, 1973.
Cooper, 1973 : 376 ; d’HoNDT, 1981 : 553.
Materiel
MUSORSTOM II
Station 1, 198-188 m : 1 spécimen.
Station 2, 186-184 m
Station 19, 189-192 m
Station 51, 170-187 m
Station 59, 190-186 m
Station 61, 178-180 m
Station 62, 186-189 m
5 spécimens.
2 spécimens.
5 spécimens.
5 spécimens.
1 spécimen.
2 spécimens.
Dimensions
Les mesures données par Cooper (1973) ne concernent qu’un seul des exemplaires (peut-être le
spécimen-type ?) étudiés par cet auteur. Aussi estimons-nous opportun de donner à titre comparatif les
dimensions de plusieurs individus. Ce tableau montre qu’il existe une bonne corrélation (moins stricte
pour les petites tailles inférieures à 34 mm de longueur) entre l’allongement de la coquille et l’accroisse¬
ment des deux autres paramètres.
Source : MNHN, Paris
BRACHIOPODES ET BRYOZOAIRES
521
Bryozoaires
Ordre CHEILOSTOMIDA Busk, 1852
Sous-Ordre ANASCINA Levinsen, 1909
Famille Scrupocellariidae Levinsen, 1909
Scrupocellaria spatulata (d’Orbigny, 1851)
Harmer, 1926 : 382-383 ; d’HoNDT, 1981 : 547 ; Menon, 1972 : 922-924 ; Prenant et Bobin, 1966 : 422.
Matériel
MUSORSTOM I
Station 35, 186-187 m, quelques fragments de branches.
Ce matériel est caractérisé par l’absence de l’aviculaire frontal proximal à l’opésie et la non-
transformation en palettes d’aviculaires latéraux.
Canda rétif ormis Pourtalès, 1867
Canu et Bassler, 1929 : 212 ; d’HoNDT, 1981 : 547.
Matériel
MUSORSTOM I
Station 57, 107-96 m : une colonie typique.
Famille Cellariidae Hincks, 1880
Cellaria sp.
Matériel
MUSORSTOM I
Station 57, 107-96 m : quatre fragments très allongés Gusqu’à 15 mm de long) et sans joints.
Remarques
L’absence d’aviculaires et d’ovicelles sur les spécimens étudiés n’a pas permis de les déterminer.
L’orifice autozoécial, de contours presque circulaires, a 100 /un de diamètre (avec un rayon de cour-
Source : MNHN, Paris
522
J. L. D’HONDT
bure moins marqué proximalement) et ne présente pas d’incisures proximales. En examen frontal, le
zoarium ne présente qu’une rangée longitudinale de loges complète, les 2 rangées qui l’encadrent latéra¬
lement n’étant que partiellement visibles. La ramification zoariale latérale est adventive, s’insérant sur
un entre-nœud rectiligne par l’intermédiaire d’un faisceau de rhizoïdes qui l’entourent.
Famille Hincksinidae Canu et Bassler, 1927
Antropora laguncula (Canu et Bassler, 1929)
Canu et Bassler, 1929 : 95-96.
Matériel
MUSORSTOM I
Station 57, 107-96 m : une colonie usée encroûtant un fragment de corail.
Description
La longueur autozoéciale varie de 500 à 550 /tm, la largeur de 300 à 350 /tm ; l’opésie est longue
de 350 /tm, sa largeur étant de 250 /tm. Deux minuscules aviculaires antérieurs préoraux, saillants, longs
de 35-40 /tm, sont obliquement dirigés vers l’axe longitudinal. Les ovicelles sont lisses et hyalines ; leur
diamètre est de 200 /tm, et elles sont reliées à l’autozoécie proximale par une portion tubulaire de
100 /tm de long et 130 /tm de large.
Discussion
La présence d’une région intermédiaire entre l’ovicelle et l’autozoécie caractérise deux espèces
d 'Antropora des Philippines, A. laguncula et A. japonica, toutes deux décrites par Canu et Bassler
(1929). Mais, chez A. japonica, contrairement à l’espèce étudiée ici, les aviculaires préoraux sont nette¬
ment dirigés vers l’avant et semblent (car les auteurs ne donnent aucune mesure) de 2 à 3 fois plus
longs que chez la première espèce.
Sous-Ordre ASCOPHORINA Levinsen, 1909
Famille Reteporidae Smitt, 1867
Retepo relia longicollis Canu et Bassler, 1929
Canu et Bassler, 1929 : 365-367.
Matériel
MUSORSTOM I
Station 35, 186-187 m : Trois colonies bien développées et quelques fragments de zoarium, typi¬
ques.
Source : MNHN, Paris
BRACHIOPODES ET BRYOZOAIRES
523
Famille PETRALIELLIDAE Harmer, 1957
Mucropetraliella philippinensis (Canu et Bassler, 1929)
Canu et Bassler, 1929 : 261-263; Harmer, 1957 : 710-711 ; cTHondt, 1981 : 552; Stach, 1936 : 372
(Synonymie : Petraliella philippinensis Canu et Bassler, 1929 ; Petraliella falcifera Canu et Bassler, 1929).
Matériel
MUSORSTOM I
Station 35, 186-187 m : six fragments de colonies, pouvant provenir d’un même zoarium.
Description
Le zoarium unilaminaire est hémeschariforme, la face frontale portant les orifices autozoéciaux,
la face basale, lisse, n’étant ornée que de septules. Les autozoécies mesurent 1000-1200 /tm de long
pour une largeur de 800 /*m ; elles sont habituellement de forme rectangulaire, parfois plus étroites
proximalement, et leur frontale est ornée de perforations grossières de 30 à 40 /tm de diamètre. En
avant de l’orifice autozoécial, de 300-350 /un de large et 220-250 /un de long et de contours arrondis,
existent deux petits aviculaires ovales, dirigés vers l’extérieur, longs de 50 /un ; il existe aussi parfois
latéralement une autre paire de petits aviculaires de mêmes forme et taille vers la mi-longueur de l’auto-
zoécie. L’ovicelle, finement porée, hémiglobuleuse, a 380 /un de long et 450 /un de large. Entouré par
un discret péristome, l’orifice présente à sa partie proximale une large (100 /un) lyrule à bord rectiligne
ou le plus souvent un peu incurvé, à angles latéraux émoussés ; elle est séparée, de chaque côté, par un
sinus presque fermé et de contours pratiquement circulaires, d’un condyle latéral dont les ergots acérés
sont au niveau même du bord de la lyrule. La lyrule est souvent partiellement dissimulée en observation
frontale par un umbo préapertural portant un aviculaire ovale à orientation transverse, de 90 /un de
long (55 pour la mandibule). La face basale présente 2 ou 3 septules multiporés, dont un toujours situé
juste au dessous de l’orifice autozoécial, et d’où sort parfois un fin rhizoïde ; il peut arriver qu’il existe
aussi 1 ou 2 autres septules le long des parois latérales, dans la moitié postérieure de la loge. Cette
espèce ne possède pas d’épines.
L’iconographie donnée par Canu et Bassler (1929), pl. XXV (3-11) et XXVI (1-2) étant satis¬
faisante, il ne nous a pas paru utile de refigurer cette espèce.
Discussion
Certains des fragments étudiés, ne présentant sur toutes les loges que la petite paire d’aviculaires
ovales distaux et le grand aviculaire proximal, trouveraient parfaitement place dans le genre Smittina
qui appartient à une toute autre famille de Cheilostomes. En effet (Hayward et Ryland, 1979), les
Smittina se caractérisent par une surface autozoéciale uniformément porée, la présence d’une lyrule, de
condyles et d’un péristome, l’existence ou l’absence d’épines orales, la possession d’un aviculaire
médian suboral proche de l’orifice ; ce sont là des caractères que présente l’espèce étudiée ici et, quand
on sait (Harmer, 1957) que si la plupart des Smittina ont un aviculaire à orientation axiale, d’autres
l’ont orienté transversalement, et que quelques espèces peuvent avoir un zoarium hémeschariforme, la
confusion entre les Mucronellidae Levinsen, 1902 et les Petraliellidae Harmer, 1957 est aisée (et ceci
d’autant plus que la diagnose d’HARMER pour les Petraliellidae admet une certaine marge de variabilité
pour plusieurs caractères). Ce sont l’aspect de la face basale (avec les septules caractéristiques) et la pré¬
sence sur certaines loges de petits aviculaires ovales surnuméraires qui permettent seuls d’assigner ces
échantillons à leur véritable famille. L’orientation transverse de l’aviculaire préoral n’est même pas elle-
même un caractère discriminatif suffisant, puisque quelques espèces de Smittina — très peu nombreuses
Source : MNHN, Paris
524
J. L. D’HONDT
— la présentent : l’espèce européenne Smittina affinis (Hincks, 1862), l’espèce australienne S. trans¬
versa (Busk, 1884), l’espèce provenant des Iles Sandwich et décrite par Busk (1884) sous le nom de
Mucronella magnifica et qui est vraisemblablement une Smittina ; cette dernière présente par ailleurs
deux aviculaires très antérieurs dirigés vers l’avant, mais beaucoup plus développés que chez l’espèce
étudiée ici.
La clé de détermination donnée par H armer (1957) conduit à identifier cette espèce à M. philip-
pinensis ; elle s’écarte toutefois de la forme illustrée par cet auteur par le nombre très réduit des petits
aviculaires et l’absence du grand aviculaire frontal spatulé et impair (ce qui peut encore accroître la
confusion avec les Smittina !). Harmer (1957), après avoir reconnu son incapacité à donner une dia¬
gnose suffisante du genre Mucropetraliella Stach, 1936 (qu’il admet cependant), vu que certaines espè¬
ces ne présentent pas l’ensemble des caractères distinctifs indiqués par Stach (1936), considère comme
critère important l’existence d’une lyrule à symétrie bilatérale. L’expression est en fait ambiguë, puisque
c’est le cas de toutes les lyrules connues chez les Bryozoaires ; sous-entendait-il que la lyrule des Mucro¬
petraliella est bilobée, car présentant une courbure médiane ? La diagnose de Stach fait quant à elle
état d’une dissymétrie de l’insertion de la lyrule, dont Harmer ne fait lui-même pas mention, mais pas
d’une dissymétrie dans la morphologie de cette structure.
Ordre CYCLOSTOMIDA Busk, 1852
Famille Crisiidae Johnston, 1847
Crisia sp.
d’HONDT, 1981 : 552 (St. 57).
Matériel
MUSORSTOM 1
Station 57, 107-96 m : de nombreux fragments, généralement réduits à quelques (sinon 1) entre¬
nœuds.
Remarques
Chaque entre-nœud comporte un nombre très variable d’autozoécies (5-18 loges) et a un diamè¬
tre maximal de 250 /un. Les autozoécies ont 800 /un de long, 65 /un de diamètre, et les orifices de deux
loges successives sont séparés par 350 /un. Les joints sont noirs dans la moitié basale des colonies,
brun-clair dans la moitié supérieure, ce qui montre que ce caractère systématique auquel les auteurs
attachent une certaine importance (notamment dans les clés dichotomiques de détermination) doit être
considéré avec prudence.
L’absence de gonozoécies ne permet pas de déterminer plus précisément cette espèce. Elle appar¬
tient à un groupe qui réunit plusieurs espèces affines de l’espèce européenne C. denticulata, dont on
connaît deux formes aux Philippines, C. hornesi Reuss, 1847 et C. delicatula Canu et Bassler, 1929 ; la
largeur des branches zoariales et l’absence de carène longitudinale sur les branches de la colonie suggé¬
reraient plutôt un rapprochement avec C. delicatula.
Source : MNHN, Paris
BRACHIOPODES ET BRYOZOAIRES
525
Famille Lichenoporidae Smitt, 1886.
Lichenopora radiata Savigny et Audouin, 1826.
Canu et Bassler, 1929 : 556-558 ; d’HoNDT, 1981 : 553.
Matériel
MUSORSTOM II
Station 19, 189-192 m : deux colonies encroûtant un morceau de coquille.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Canu, F., et R. S. Bassler, 1929. — Bryozoa of the Philippine Région. Bull. U. S. Nat. Mus. (Smithsonian In¬
stitution), 100 (9) : 1-685, 94 pl. 224 fig.
Cooper, G. A., 1973. — Fossil and Recent Cancellothyridacea (Brachiopoda). Sci. Repts. Tohoku Univ., 6 : 371-
390, 5 pl., 2 fig.
Harmer, S. F., 1926. — The Polyzoa of the Siboga-Expedition. Siboga Expeditie, Part II, Cheilostomata Anasca,
E. J. Brill, Leiden : 181-501, 22 pl.
Harmer, S. F., 1957. — The Polyzoa of the Siboga-Expedition. Siboga Expeditie, Part IV, Cheilostomata As-
cophora, E. J. Brill, Leiden, 642-1147, 32 pl.
Hayward, P. J., et J. S. Ryland, 1979. — British Ascophoran Bryozoans. Academie Press, London : 1-314, 129
fig-
Hondt, J.-L. d’, 1981. — Bryozoaires et Brachiopodes. Résultats des Campagnes Musorstom. I — Philippines (18-
28 mars 1976). Tome I. Mém. ORSTOM, 91 (21) : 545-556, 5 fig.
Menon, N. R., 1972. — Species of the Genus Scrupocellaria Van Beneden (Bryozoa, Anasca) from Indian Waters.
Int. Revue ges. Hydrobiol., 57 (6) : 913-931, 36 fig.
Prenant, M., et G. Bobin, 1966. — Bryozoaires, IL Faune de France, 68, Lechevalier, Paris : 1-647, 210 fig.
Stach, L. W., 1936. — Studies on Recent Petraliidae (Bryozoa). Rec. Indian Muséum, 19 : 355-379, 19 fig.
«
Dépôt légal :
Mars 1986
Date de distribution,
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DÉCEMBRE 1985
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Source : MNHN, Paris
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1984.
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T. 132 — Vertébrés et forêts tropicales humides d’Afrique et d’Amérique. Entretiens du Muséum 14-16
décembre 1982.
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Source : MNHN, Paris
22 AVR. 1986
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