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MEMOIRES
DU MUSÉUM
NATIONAL
D’HISTOIRE
NATURELLE
ZOOLOGIE
TOME 145
1990
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Directeur de la publication : Philippe Bouchet
Rédacteurs (Editors) : P. Bouchet, A. Dubois, C. Erard
Secrétariat : Bernadette Charles
Conception graphique : Alain Defilippi
Rédaction : 57, rue Cuvier
75005 Paris
Les Mémoires du Muséum national d’Histoire natu¬
relle publient des travaux originaux majeurs (100
pages et plus) dans les domaines suivants : Zoologie
(série A), Botanique (série B), Sciences de la Terre
(série C). Les auteurs sont invités, pour toutes les
questions éditoriales, à prendre contact avec le direc¬
teur de la publication.
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couverture.
Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle
publishes major original contributions (100 pages and
over) in three different sériés : Zoology (série A),
Botany (série B), Earth Sciences (série C). Prospective
authors should contact the Editor. Manuscripts in
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The Muséum national d’Histoire naturelle also
publishes a Bulletin.
Source : MNHN, Paris
Bibliothèque Centrale Muséum
Illlllllililll
3 3001 OOlg&lrt i :%ANHN. Pa ris
Ce volume des Résultats des
Campagnes Musorstom est
dédié au Professeur Jacques
For est qui a été l'un des princi¬
paux animateurs des premières
Campagnes Musorstom.
Résultats des Campagnes Musorstom
Volumes déjà parus :
Volume 1 : Mém. Orstom, 91, 1-558, 225 fig., 39 pl. (1981). ISBN 2-7099-0578-7.
Volume 2 : Mém. Mus. natn. Hist. nat. Paris, (A), 133 : 1-525, 126 fig., 37 pl. (1986). ISBN : 2-85653-136-9.
Volume 3 : Mém. Mus. natn. Hist. nat. Paris, (A), 137 : 1-254, 82 fig., 9 pl. (1987). ISBN : 2-85653-141-5.
Volume 4 : Mém. Mus. natn. Hist. nat. Paris, (A), 143 : 1-260, 103 fig., 23 pl. (1989). ISBN : 2-85653-150-4.
Volume 5 : Mém. Mus. natn. Hist. nat. Paris, (A), 144 : 1-385, 128 fig., 35 pl. (1989). ISBN : 2-85653-164-4.
Volume 6 : Mém. Mus. natn. Hist. nat. Paris, (A), 145 : 1-388, 137 fig., 29 pl. (1990). ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
iaco c
résultats des campagnes
Volume 6
Source : MNHN, Paris
ISBN : 2 - 85653 - 171-7
ISSN : 0078-9747
© Éditions du Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, 1990 .
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
SÉRIE A
ZOOLOGIE
TOME 145
Résultats des Campagnes MlJSORSTOM
Volume 6
Coordonné par
Alain CROSNIER
Muséum national d’Histoire naturelle
Laboratoire de Zoologie, Arthropodes
61, rue Buffon
75005 Paris
Publié avec le concours de I’orstom
ÉDITIONS
DU MUSÉUM
PARIS
1990
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Sommaire
Contents
1. Les campagnes d’exploration de la faune bathyale dans la zone économique de la Nouvelle- Pages
Calédonie. 9
Bertrand Richer de Forges
2. Crustacea Isopoda : New records of Bopyridae from New Caledonian waters. 55
John C. Markham
3. Crustacea Decapoda : Les genres et les espèces indo-ouest-pacifiques de Stylodactylidae 71
Régis Cleva
4. stacea Decapoda : Gelastreutes crosnieri gen. nov., sp. nov. (Hippolytidae) from
New Caledonia . 137
A. J. Bruce
5. Crustacea Decapoda : Deep-sea Palaemonoid shrimps from New Caledonian waters . . 149
A. J. Bruce
6. Crustacea Decapoda : On some species of Lithodidae from the Western Pacific. 217
Enrique Macpherson
7. Crustacea Decapoda : Le genre Eumunida Smith, 1883 (Chirostylidae) dans les eaux
néo-calédoniennes. 227
Michèle de Saint Laurent et Enrique Macpherson
8. Crustacea Decapoda : On a collection of Nephropidae from the Indian Océan and Western
Pacific. 289
Enrique Macpherson
9. Crustacea Decapoda : Le genre Psopheticus Wood-Mason, 1892 (Goneplacidae). 331
Danièle Guinot
10. Crustacea Decapoda : Notes on some species of Trapeziidae from New Caledonia including
the descriptions of two new ones. 369
Bella S. Galil et Paul F. Clark
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 -
1
Les campagnes d’exploration de la faune bathyale
dans la zone économique de la Nouvelle-Calédonie
Explorations for bathyal fauna
in the New Caledonian économie zone
Bertrand RICHER DE FORGES
ORSTOM
BP A5 Nouméa cedex
Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie est une île située dans
le Pacifique sud-ouest en bordure de la plaque
indo-australienne (fig. 1). La morphologie des
fonds sous-marins de cette région du globe est
extrêmement complexe et les structures que l’on
y trouve, très variées.
Ainsi, l’île principale (Grande-Terre), et les îles
voisines (île des Pins et îles Belep) sont une
portion émergée de la ride de Norfolk, géosyncli¬
nal datant de Père Secondaire, qui se prolonge
jusqu’en Nouvelle-Zélande.
New Caledonia is an island situated in the
South West Pacific on the edge of the Indo-
Australian plate (fig. 1). The morphology of the
sea-bed in this région is extremely complex and
very varied structures occur. Thus the principal
island of New Caledonia (The Mainland, or
‘ Grande-Terre ’), and adjacent islands (the Isle
of Pines and the Belep Islands) are an emerged
portion of the Norfolk Ridge, a geosyncline
dating from the Mesozoic, which extends to New
Zealand.
Richer de Forges, B., 1990. — Les campagnes d'exploration de la faune bathyale dans la zone économique de la Nouvelle-Calédonie.
Explorations for bathyal fauna in the New Caledonian économie zone. In : A. Crosnier (ed.), Résultats des Campagnes Musorstom, Volume 6.
Mém. Mus. natn. Hist. nat.. (A), 145 : 9-54. Paris ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
10
B. RICHER DE FORGES
Les hauts fonds de la ride de Lord Howe
(Chesterfield, Bellona, bancs Nova, Argo, Kelso,
Capel) sont d’origine volcanique. 11 en est de
même pour les bancs de Lansdowne et^ de
Fairway qui sont d’anciens atolls, aujourd’hui
submergés.
La ride des îles Loyauté (Ouvéa, Lifou, Mare,
The underwater and emergent relief of the
Lord Howe Ridge (Chesterfield, Bellona, Nova,
Argo, Kelso and Capel banks) is of volcanic
origin. The same applies to the Lansdowne and
Fairway banks, which are former atolls, now
submerged.
The Loyalty Islands ridge (Ouvéa, Lifou,
Fig. I. — La Zone Économique Exclusive des 200 milles autour de la Nouvelle-Calédonie et Dépendances s'étend sur
1 740 000 km 2 , et occupe des structures géophysiques et topographiques très contrastées.
The 200 miles Exclusive Economie zone of New Caledonia and Dependancies extends over 1,740,000 km 2 . Very
contrasted geophysical and topographical features are included.
Pour une vision d'ensemble de la géomorphologie sous-marine de cette région et de son évolution, on consultera
Griffiths, 1971 ; Stevens, 1980; Paris, 1981 ; Anonyme, 1982; Hopley, 1982; Kroenke et al., 1983; Kroenke, 1984;
Brocher. 1985 ; Nakazawa & Dickins, 1985.
For an overall view of the submarine geomorphology of this région and its évolution, the following authors should be
consulted : Griffiths, 1971 ; Stevens, 1980 ; Paris, 1981 ; Anonyme, 1982 ; Hopley, 1982 ; Kroenke et al., 1983 ; Kroenke,
1984; Brocher, 1985; Nakazawa & Dickins, 1985.
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
11
Walpole) borde la zone de subduction où la
plaque indo-australienne s’enfonce sous la plaque
pacifique. Une fosse pouvant atteindre 7 000 m
de profondeur sépare cette ride de l’archipel
volcanique des Nouvelles-Hébrides (Vanuatu).
Sur l’autre versant de cette fosse sont situés les
volcans actifs de Matthew et Hunter.
Cette région, étudiée depuis longtemps pour
ces particularités tectoniques, n’avait fait l’objet
d’aucune investigation en ce qui concerne la
faune bathyale jusqu’en 1977, année où quelques
dragages furent réalisés dans la zone sous-réci-
fale. L’intérêt zoologique exceptionnel des quelques
récoltes alors faites fut à l’origine d’un effort de
recherche important, qui se poursuit encore
actuellement.
HISTORIQUE
L’exploration de la faune bathyale néo-calédo¬
nienne peut se diviser en deux périodes, très
inégales en durée comme en effort de recherche.
Alors que, dans le passé, les récoltes ont souvent
été le fait d’initiatives personnelles, elles sont
actuellement réalisées dans le cadre d’un pro¬
gramme déterminé, surtout depuis 1984.
La Nouvelle-Calédonie a été découverte par
James Cook en 1774 ; jusqu’à une époque très
récente, les différents naturalistes qui se sont
intéressés à sa faune marine n’ont toutefois traité
que d’organismes de la zone littorale et lago-
naire, aucune récolte n’ayant été faite à plus
grande profondeur.
De 1960 à 1963, une expédition française était
organisée sous l’égide de la Fondation Singer
Polignac et exécutait un important programme
de géomorphologie et de prélèvements ben-
thiques uniquement dans la zone accessible à la
plongée sous-marine en scaphandre autonome.
Au cours de cette expédition, quelques relevés
bathymétriques furent toutefois effectués sur les
tombants externes des récifs-barrières (Taisne,
1965).
L’Orstom, implanté en Nouvelle-Calédonie
depuis 1950, s’est d’abord peu intéressé à la
faune benthique. Quelques chercheurs ont toute¬
fois effectué des récoltes profondes de poissons
(Fourmanoir & Rivaton, 1979, 1980 ; Fourma-
noir, 1982) et d’invertébrés benthiques (Intes,
Maré, Walpole) borders the subduction zone
where the Indo-Australian plate sinks beneath
the Pacific plate. A trench as deep as 7 000 m lies
between this ridge and the volcanic archipelago
of Vanuatu (formerly New Hébrides). On the
other slope of the trench are the active volcanoes
of Matthew and Hunter.
Although the geology of this région has long
received considérable attention, the bathyal fauna
was unknown before 1977, when some dredgings
were carried out on the upper bathyal slopes.
The exceptional zoological interest of the few
collections made at that time prompted a major
continuing research effort.
Fig. 2. — Le N. O. « Vauban », à bord duquel ont été
réalisées les Campagnes Musorstom 4, Smib î, 2 et 3. Ici
au mouillage devant l’île des Pins. Le « Vauban » a été
remplacé en 1988 par le N. O. « Aus ». (Photo B. Seret).
Expéditions Musorstom 4, Smib 1, 2 and 3 hâve been
carried out aboard R. V. «Vauban », here moored in a
cove of the Isle of Pines. P. V. « Vauban » was replaced
after 1988 by R. V. «Aus». (Photo by B. Seret).
THE BACKGROUND
OF BATHYAL FAUNA
RESEARCH IN NEW CALEDONIA
The exploration of New Caledonia’s bathyal
fauna can be divided into two periods that are
very unequal as regards both duration and
research effort. While in the past, collection of
specimens was often the fruit of personal initia¬
tive, now such work is currently part of a definite
research program, especially since 1984.
From the time that New Caledonia was dis-
covered by James Cook in 1774 until recently,
the various naturalists who hâve been interested
Source : MNHN, Paris
12
B. RICHER DE FORGES
1978). Quelques récoltes isolées de Crustacés
furent étudiées par Monod (1973) et Baba
(1979).
La faune benthique profonde, récoltée au
casier par Intes (1978) se révéla particulièrement
riche et originale. Aussi à l’instigation du Profes¬
seur C. Lévi et de P. Bouchet, du Muséum
national d’Histoire naturelle, alors présents en
Nouvelle-Calédonie, une série de dragages et de
chalutages furent pratiqués au sud de la Grande-
Terre, au large du canal de la Havannah et
devant la passe de Boulari. Les récoltes, très
intéressantes, ont donné lieu à la description de
nombreux taxa nouveaux (Lévi & Lévi, 1979,
1982, 1983, 1984 ; Bouchet, 1979 ; Jangoux,
1981 ; Zibrowius, 1981 ; Guinot & Richer de
Forges, 1981a, b et c, 1982a et b, 1986;
Bouchet & Métivier, 1982, 1983 ; Poutiers,
1982 ; Houart, 1983 ; Ponder, 1983 ; Richard,
1983).
Le benthos profond de l’Indo-Pacifique est
surtout connu par les résultats des grandes
expéditions comme celles du «Challenger», de
la « Valdivia », de 1’ « Albatross » et de la
« Siboga » ; le nombre de prélèvements effectués
au cours de ces expéditions est toutefois relative¬
ment faible, en regard de l’immensité du domaine
à explorer.
Depuis quelques années, de nouvelles récoltes
bathyales ont eu lieu au Japon, dans le sud-ouest
de l’océan Indien et en Australie. En outre, à
partir de 1976, les campagnes Musorstom 1, 2 et
3, dirigées par le Professeur J. Forest et organi¬
sées conjointement par I’Orstom et le Muséum
national d’Histoire naturelle, ont amélioré la
connaissance de la faune profonde des îles
Philippines. Une partie seulement des résultats
de ces missions a fait l’objet de publications.
Dans les eaux néo-calédoniennes, quelques
incursions étrangères avec des récoltes de faune
bathyale ont eu lieu :
— En 1928, la « Dana Expédition » réalisa
quelques récoltes dans la région et fît escale à
Nouméa. La liste des stations figure dans Jesperen
& Vedeltaning (1934). Les collections sont
actuellement au Zoologisk Muséum à Copen¬
hague et une partie des Crustacés Décapodes a
été étudiée par Griffin et Tranter (1986) ainsi
qu’HOLTHUis (1985) ; une Ascidie (Culeolus herd-
mani Sluiter, 1904) est signalée par Millar
(1975).
in its marine fauna hâve in fact studied only the
Coastal and lagoonal organisms, and no collec¬
tions were made at greater depths.
Between 1960 and 1963 a French expédition
working under the aegis of the Singer-Polignac
Foundation carried out an important programme
of geomorphology, sedimentology and benthic
sampling in areas accessible by scuba diving.
During this expédition, some bathymétrie readings
were nevertheless effected on the outer barrier-
reef slopes (Taisne, 1965).
Orstom, established in New Caledonia since
1950, at first showed little interest in the benthic
fauna. A few scientists did however collect some
deep water samples : Fourmanoir & Rivaton
(1979, 1980), Fourmanoir (1982) for fishes, and
Intes (1978) for benthic invertebrates. A few
isolated collections were made of Crustacea and
were studied by Monod (1973) and Baba (1979).
The deep benthic fauna collected by Intes
(1978) using traps proved to be particularly rich
and unusual. So on the advice of Professor C.
Lévi and of P. Bouchet, from Muséum national
d’Histoire naturelle, who were at that time
in New Caledonia, a sériés of dredging and
trawling operations was carried out to the south
of the Mainland, off the Havannah channel and
opposite the Boulari pass. The very interesting
collections thus obtained led to the description of
several new taxa (Lévi & Lévi, 1979, 1982, 1983,
1984; Bouchet, 1979; Jangoux, 1981 ; Zibro¬
wius, 1981 ; Guinot & Richer de Forges,
1981a, b and c, 1982a and b, 1986 ; Bouchet &
Métivier, 1982, 1983 ; Poutiers, 1982 ; Houart,
1983; Ponder, 1983; Richard, 1983).
The Indo-Pacific deep benthos is known mainly
as the resuit of work done by major expédi¬
tions such as those of ‘ Challenger ’, ‘ Valdivia ’,
‘ Albatross ’ and ‘ Siboga ’. The number of sam¬
ples taken during these expéditions is however
relatively small, having regard to the immense
extent of the area to be explored.
During the past few years, some new bathyal
collections hâve been made in Japan, in the
South-West Indian Océan and in Australia.
Furthermore, since 1976, Musorstom expédi¬
tions, 1, 2 and 3, under the direction of Professor
J. Forest and jointly conducted by Orstom and
Muséum national d’Histoire naturelle hâve added
to the knowledge of the deep fauna of the
Philippines islands. A large proportion of the
results of these trips has not yet been published.
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
13
— En 1971, un navire de la Royal Navy
australienne, le HMAS « Kimbala », effectua
une campagne océanographique du 27/4 au
19/5/71. Des dragages réalisés sur la pente
externe de Nouvelle-Calédonie ramenèrent des
Mollusques (voir par exemple Houart, 1986). J.
R. Paxton, arrivé à Nouméa à bord de ce
bateau, embarqua quelques jours sur le N. O.
« Coriolis » pour les campagnes Pelagia 1 et 2.
Au cours de Pelagia 2, un chalut pélagique racla
malencontreusement la pente récifale externe, au
large de la passe de Saint-Vincent par 880 m de
profondeur, et ramena des organismes benthi-
ques. Parmi ceux-ci figure une espèce nouvelle de
crabe, Homolochunia kullar Griffin & Brown,
1976.
— En mai 1979, le navire néo-zélandais R. V.
« Tangaroa » fut autorisé à travailler dans
la zone économique exclusive de la Nouvelle-
Calédonie où il réalisa une campagne intitulée
«Tasman seamounts 1979» (Anonyme, 1979).
Des dragages et des chalutages furent effectués
sur les guyots situés au sud du plateau des
Chesterfield (bancs Capel, Kelso, Argo et Nova).
Par ailleurs, des plongées en scaphandre auto¬
nome furent réalisées aux récifs Bellona du sud.
À notre connaissance, aucune publication n’a
fait état de matériel zoologique récolté dans la
zone bathyale au cours de cette campagne ; en
revanche, certaines récoltes côtières furent étu¬
diées comme l’atteste la description du mol¬
lusque Lyria grangei Cernohorsky, 1980, des îles
Bellona (le Dr K. R. Grange, du New-Zealand
Océanographie Institute, était un membre de
cette expédition).
LES CAMPAGNES RÉCENTES
Depuis 1984, I’Orstom réalise un programme
d’étude du benthos du lagon de la Nouvelle-
Calédonie. Dans le cadre de ce programme, les
prospections par dragages effectuées par le N. O.
« Vauban » en 1984 et 1985 ont permis d’effec¬
tuer quelques prélèvements dans les zones où le
lagon n’est pas délimité par une barrière récifale,
sur des fonds de 200 à 500 m, (Richer de
Forges & Bargibant, 1985). Par ailleurs, des
campagnes océanographiques que nous passons
en revue ci-après, ont exploré la zone écono¬
mique (fig. 3, annexes).
New Caledonian waters hâve been visited by
some foreign expéditions with collections of
deep-sea fauna as follows :
— In 1928, the 4 Dana ’ expédition collected
some samples in the région and called in at Nou¬
méa. The list of stations was published by
Jesperen & Vedeltaning (1934). The collections
are at the présent time in the Zoologisk Muséum,
Kobenhavn, and some of the decapod crusta-
ceans hâve been studied by Griffin & Tranter
(1986) and by Holthuis (1985); an ascidian
Culeolus herdmani Sluiter, 1904 was reported by
Millar (1975).
— In 1971, an Australian Royal naval vessel,
HMAS ‘ Kimbla ’, carried out an océanographie
expédition (from 27/4 to 19/5/1971). Dredgings
done on the outer reef slope of New Caledonia
brought in molluscs that were studied by Houart
(1986). J. R. Paxton, who came to Nouméa on
this vessel, then embarked on R. V. ‘ Coriolis ’
for a few days for the Pelagia 1 and 2 expé¬
ditions. In the course of Pelagia 2, one pelagic
trawl inadvertently scraped the outer-reef slope
off the St. Vincent pass at a depth of 880 m and
brought up some benthic organisms. Amongst
these was a new species of crab : Homolochunia
kullar Griffin & Brown, 1976.
— In May 1979, the New Zealand vessel
R. V. ‘ Tangaroa ’ was authorized to work in
New Caledonia’s Exclusive Economie Zone, where
it carried out an expédition known as “ Tasman
seamounts 1979 ” (Anonymous, 1979). Dredging
and trawling operations were carried out on the
seamounts situated south of the Chesterfield
plateau (Capel, Kelso, Argo and Nova banks).
Scuba diving was also done on the Bellona reefs
in the south. As far as we know, there has been
no publication on the zoological material col¬
lected in the bathyal zone during this cruise ; on
the other hand, certain coastal collections were
studied, as is shown by the description of the
mollusc Lyria grangei Cernohorsky, 1980, from
the Bellona islands, (Dr K. R. Grange, of the
New Zealand Océanographie Institute, was
a member of this expédition).
RECENT CRUISES
Since 1984, Orstom has been carrying out a
program of studies on the benthos of the New
Source : MNHN, Paris
14
B. RICHER DE FORGES
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X- H
MUSORSTOM 4
N.O. VAUBAN
Sept.-Oct. 85
b
*
CHALCAL 2
N.O. CORIOLIS Nov.86
BIOCAL
N.O. JEAN CHARCOT_ Août 85
h
1
1
,
MUSORSTOM 5
N.O. CORIOLIS Oct. 86
BIOGEOCAL
N.O. CORIOLIS Mars 87
«;
0
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MUSORSTOM 6
N.O. ALIS Février 89
Fig. 3. — Cartes de situation des grandes campagnes océanographiques de 1984 à 1989.
General areas explored by the océanographie expédition in the New Caledonian région, 1984-1989.
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
15
La campagne Chalcal 1 aux îles Chesterfield
En juillet 1984, une campagne de 20 jours se
déroula sur le plateau des îles Chesterfield
(Richer de Forges & Pianet, 1984). Le matériel
utilisé pour les récoltes benthiques se composait
de dragues Charcot de 80 et 120 cm de largeur et
de chaluts à perche de 4 m de largeur. Par ailleurs,
des plongées en scaphandre autonome et des
pêches à la palangre furent effectuées (68 dra¬
gages, 17 traits de chalut à perche, 14 plongées et
10 poses de palangre).
Cette première campagne permit de préciser la
bathymétrie et la structure de certains hauts-
fonds (bancs Nova, Lansdowne et Fairway) et
de confirmer l’originalité de la faune bathyale
de cette région du Pacifique. Plusieurs espèces
rares ou nouvelles furent récoltées parmi les
Gorgones (Bayer & Stéfani, 1987), les Bryo¬
zoaires (d’Hondt, 1987), les Mollusques (Hou art,
1986a et b; Moolenbeek, 1986; Bouchet, 1988a
et b) et les Poissons (Rivaton, 1969). Des poses
de palangres mirent en évidence la présence de
vivaneaux (Etelinae) sur les monts sous-marins.
Les sédiments récoltés au cours de cette cam¬
pagne ont été étudiés par Ehny (1987).
La campagne BlOCAL
En août et septembre 1985, une campagne de
32 jours eût lieu à bord du N. O. «Jean
Charcot » sous la direction du Pr C. Lévi. Les
zones explorées furent le sud de l’île des Pins et
les pentes du bassin des Loyauté entre 400 et
3 850 m de profondeur ; 109 opérations de carot¬
tages, dragages et chalutages furent effectuées
(Lévi, 1986). Le sondeur multifaisceaux Seabeam
du «Jean Charcot» permit de réaliser les
relevés bathymétriques précis nécessaires aux
sédimentologues pour les carottages. Les récoltes
biologiques furent effectuées au chalut à perche
de 4 m et à l’aide de dragues Waren adaptées
aux prélèvements sur fonds durs ; quelques traits
de drague épibenthique eurent lieu dans les
grandes profondeurs.
Cette campagne récolta une faune bathyale
variée sur les pentes sous-récifales, dans les
bassins sédimentaires et sur les monts sous-
marins. La présence de nombreuses espèces
relictes conduit à considérer la faune bathyale de
cette région comme vestige des peuplements
Caledonian lagoon. Dredging explorations done
by R. V. ‘ Vauban ’ in 1984 and 1985 enabled
some samples to be taken in areas where the
lagoon is not enclosed by a barrier-reef, at
depths ranging between 200 and 500 m (Richer
de Forges & Bargibant, 1985). Océanographie
cruises hâve also explored the économie zone
(fig. 2, appendices).
The Chalcal 1 cruise to the Chesterfield Islands
In July 1984, a 20-day cruise was carried out
on the Chesterfield plateau (Richer de Forges &
Pianet, 1984). The equipment used for collecting
the benthos consisted of Charcot dredges, 80 to
120 cm wide, and beam trawls 4 m wide ; scuba
diving and long-line fishing were also done
(68 dredgings, 17 beam trawlings, 14 dives and
10 long-lines sets).
As a resuit of this first trip it was possible to
make a précisé record of the bathymetry and the
structure of certain submerged élévations (such
as the Nova, Lansdowne and Fairway banks),
and to confirm the unusual character of the
bathyal fauna of this région of the Pacific.
Collections were made of several rare or new
species of gorgonians (Bayer & Stéfani, 1987),
bryozoans (d’Hondt, 1987), molluscs (Houart,
1986a and b ; Moolenbeek, 1986 ; Bouchet,
1988a, 1988b) and fishes (Rivaton, 1989). Set-
ting long-lines revealed the presence of red
snapper (Etelinae) on the seamounts. The sédi¬
ments collected during this cruise were studied
by Ehny (1987).
The Biocal cruise
In August and September 1985, a cruise of 32
days was carried out by R. V. * Jean Charcot ’,
under the direction of Professor C. Lévi. The
areas explored were south of the Isle of Pines
and the slopes of the Loyalty Islands basin
between 400 and 3 850 m, and 109 core sam-
pling, dredging and trawling operations were
achieved (Lévi, 1986). The ‘ Jean Charcot’s ’
multi-narrow-beam echosounder Seabeam made
possible the précisé survey needed by the sedi-
mentologists to do their coresampling. Biological
specimens were collected with a 4-meter beam
trawl, and on the hard bottoms by specially
adapted Waren dredges : the epibenthic dredge
was used a few times in the deepest waters.
This cruise gathered varied fauna from the
Source : MNHN, Paris
16
B. RICHER DE FORGES
marins de Pancienne Tethys (fig. 5). Les paléon¬
tologistes eurent la surprise de récolter des
articles d’un groupe de Crinoïde présumé éteint
au Jurassique (Ameziane-Cominardi et al., 1986).
La persistance de cette faune ancienne pose, de
nouveau, le problème du rôle de refuge joué par
la zone bathyale et d’une certaine stabilité de
l’environnement depuis la dislocation du conti¬
nent de Gondwana (150 M. A.).
Fig. 4. — Le Professeur Lévi, chef de la mission Biocal, à
bord du N. O. « Jean-Charcot », ici devant Lifou, aux îles
Loyauté. (Photo B. Métivier).
Professor Lévi, chief scientist of the Biocal expédition,
on board R. V. « Jean-Charcot », here off Lifou, Loyalty
Islands. (Photo by B. Métivier).
La campagne MUSORSTOM 4
Alors que les trois premières campagnes Mus-
orstom avaient eu lieu dans les eaux des Philip¬
pines, la quatrième se déroula au large de la
Nouvelle-Calédonie, à bord du N. O. « Vau-
ban », en septembre-octobre 1985 (Richer de
Forges, 1986). Elle avait pour but de compléter
les récoltes de la faune benthique faites dans le
cadre du programme « Lagon » et de mieux
explorer la zone bathyale supérieure jusqu’à
750 m environ. La campagne fût divisée en deux
parties. La première, du 12 au 25 septembre 1985,
explora la zone dite du Grand-Passage située
entre le lagon nord de la Grande-Terre et l’atoll
de Surprise ; la seconde, du 27 septembre au
5 octobre, réalisa des opérations au sud de la
Grande-Terre et au large du canal de la Havan-
nah.
104 stations furent effectuées dont 53 de
chalutages et 51 de dragages. Les dragues
upper bathyal slopes, in the sedimentary basins
and from the seamounts. On account of the
presence of many relict species, the bathyal fauna
of this région may be regarded as a vestige of the
marine populations of the ancient Tethys sea
(fig. 5). The paleontologists were surprised to
find examples of a group of crinoids that had
supposedly disappeared in the Jurassic (Ame¬
ziane-Cominardi et al., 1986). Their persistence
of this ancient fauna re-opens questions about
the rôle played by this bathyal zone as a place of
refuge and about the stability of the environment
since the dislocation of the continent of Gond-
wanaland (150 million years ago).
Fig. 5. — Positions respectives de la Tethys et du Gondwana
au Jurassique (160 millions d’années).
Tethys and Gondwana in Jurassic times (160 MY).
The MUSORSTOM 4 expédition
The first three Musorstom expéditions took
place in Philippine waters, but the fourth was
conducted off New Caledonia, in September-
October 1985, by R. V. ‘ Vauban ’ (Richer de
Forges, 1986). The purpose of this cruise was to
complété the collection of benthic fauna and to
explore further the upper bathyal zone as far as
to about 750 m depth. The cruise was divided
into two parts. The first, from 12 to 25 September
1985, explored the zone known as the ‘ Grand
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
17
Fig. 6. — Le N. O. « Jean-Charcot », le plus grand des
navires océanographiques de I’Ifremer, est mouillé au quai
des paquebots à Nouméa pour la Campagne Biocal.
(Photo C. Lévi).
R. V. « Jean-Charcot », the largest unit of the research
fleet operated by Ifremer, was used for the Biocal
expédition (1985). It is here moored at the liner terminal in
Nouméa. (Photo by C. Lévi).
Waren furent les mêmes que pour la campagne
Biocal et des chaluts à perche de 4 m furent
gréés avec de la maille de 20 mm doublée de
5 mm pour la poche. Chaque fois que les fonds le
permettaient, un chalut à panneaux de 15 m de
corde de dos, dit « à crevettes », a été utilisé. La
zone du Grand-Passage avait fait l’objet d’une
reconnaissance en février-mars 1985 (Richer de
Forges & Bargibant, 1985). Il s’agit d’un seuil
étroit situé vers 600 m de profondeur. Les fonds
rencontrés furent dans l’ensemble rocheux avec
cependant des zones meubles tapissées de pierres
ponces. À l’extrémité du lagon nord, on trouva
des sables à articles d 'Halimeda jusqu’à plus de
550 m de profondeur. Au sud de la Grande-
Terre, la Nouvelle-Calédonie se prolonge par un
thalweg en pente douce de 200 à 500 m. Les
fonds de dalles gréseuses, relativement plats,
permettent le chalutage.
Malgré les possibilités du N. O. « Vauban »
beaucoup plus limitées que celles du «Jean
Charcot », les récoltes zoologiques furent abon¬
dantes, en particulier pour les Éponges, Mol¬
lusques, Échinodermes et les Stylasterides, ces
derniers étant une des caractéristiques de la zone
bathyale de la Nouvelle-Calédonie. Signalons la
présence, au nord comme au sud de la Grande-
Terre, de fonds à dents de requins fossiles et en
particulier de l’espèce géante Procarcharodon
Passage ’ situated between the northern lagoon
of the Mainland and Surprise atoll ; the second,
from 27 September to 5 October, carried out
operations to the south of the Mainland and off
the Havannah channel.
104 stations were effected, 53 by trawling and
51 by dredging. The Waren dredges were the
same as those used for the Biocal cruise and the
4-meter beam trawls were fitted with 20 mm
mesh, lined with 5 mm mesh for the bag. Where
the bottom permitted, an otter trawl with a 15 m
headrope known as a ‘ shrimp-trawl ’ was used.
The 1 Grand Passage ’ zone had been reconnoitred
in February-March 1985 (Richer de Forges &
Bargibant, 1985). It is a narrow sill situated at
about 600 m depth. The bottoms encountered
were mostly rocky, but with some soft areas
carpeted with pumice stones. At the far extremity
of the northern lagoon, sand with Halimeda was
found as deep as 550 m and more. To the south
of the Mainland, New Caledonia extends in a
gently sloping valley from 200 to 500 m. Here the
bottoms are of sandstone slabs, relatively fiat,
and trawling is possible.
A*
Fig. 7. — L’équipe scientifique et l’équipage du N. O.
« Vauban » sur le quai de Nouville à la fin de la Campagne
Musorstom 4 (1985). De gauche à droite, au premier rang :
P. Waitreu, J. Iwede, B. Seret, O. Danigo, B. Richer
de Forges ; au deuxième rang : S. Tereua, nom inconnu,
P. Bonua, E. Ipeze, M. Clarque, D. Utramadra, C. Vadon,
J. Hnawia, P. Furie, J. Luro, A. Crosnier, P. Bouchet.
(Photo B. Seret).
The scientific party and crew of R. V. « Vauban » on the
wharf at Nouville on the last day of the Musorstom 4
(1985) expédition. From left to right first row : P. Waitreu,
J. Iwede, B. Seret, O. Danigo, B. Richer de Forges ; second
row : S. Tereua, unknown. P. Bonua, E. Ipeze, M. Clar¬
que, D. Utramadra, C. Vadon, J. Hnawia, P. Furie,
J. Luro, A. Crosnier, P. Bouchet. (Photo B. Seret).
Source : MNHN, Paris
18
B. R1CHER DE FORGES
megalodon (famille des Lamnidae). Seret (1987)
a décrit les gisements de dents de cette espèce
supposée éteinte au Miocène (environ 15 M. A.).
Les dents sont minéralisées et composées de
fluoropatite cimentée par de l’opale.
La campagne MUSORSTOM 5
Compte tenu de l’importance zoologique, palé-
ontologique et biogéographique des récoltes réa¬
lisées par les différentes campagnes (Chalcal 1 ,
Biocal, Musorstom 4), il fut décidé de com¬
pléter l’inventaire de la zone économique en
commençant par les guyots de la ride de Lord-
Howe situés au sud du plateau des Chesterfield.
La campagne Musorstom 5 eut lieu du 5 au
24 octobre 1986, à bord du N. O. « Coriolis ».
Les cartes de détails des 141 opérations ont été
publiées par Richer de Forges et al. (1986). La
tranche bathymétrique de 200 à 950 m fut explorée
sur l'alignement des guyots de Capel, Argo,
Kelso, Nova, et sur les atolls de Bellona et de
Chesterfield. Les fonds très rocheux et accidentés
provoquèrent de nombreuses avaries des engins
(dragues et chaluts identiques à ceux utilisés lors
de Musorstom 4).
Les monts sous-marins de la ride de Lord-
Howe se sont formés sur la plaque indo-austra¬
lienne à partir d'un point chaud qui est situé
Fig. 8. Fixation et étiquetage des récoltes dans le
laboratoire du N. O. « Coriolis », pendant la Campagne
Musorstom 5 aux Chesterfield (1986). De gauche à droite :
B. Richer de Forges, J. L. Menou, A. Crosnier. (Photo
P. Laboute).
Préservation and labelling of the catches in the labora-
tory on board R. V. « Coriolis » during the Musorstom 5
expédition to the Chesterfields (1986). From left to right :
B. Richer de Forges, J. L. Menou, A. Crosnier. (Photo
P. Laboute).
Despite the fact that the R. V. ‘ Vauban ’ has
much more limited facilities than those of the
‘Jean Charcot’, abundant zoological collec¬
tions were made, especially of sponges, molluscs,
echinoderms and stylasters, the latter being one
of the features of the bathyal zone of New
Caledonia. To the north and to the south of
the Mainland the bottoms are characterised by
the presence of many fossilised sharks teeth,
especially of the giant species Procarcharodon
megalodon (family Lamnidae). Seret (1987) des-
cribes the sites with teeth of this species, which
had supposedly disappeared in the Miocene
about 15 million years ago. These teeth hâve
become mineralised and are composed of opal
cemented fluoropatite.
The Musorstom 5 expédition
In view of the zoological, paleontological and
biogeographical interest of the collections taken
in the course of the different cruises (Chalcal 1 ,
Biocal, Musorstom 4), it was decided that a
complété inventory of the économie zone would
be made, beginning with the guyots of the Lord
Howe ridge situated south of the Chesterfield
plateau. The Musorstom 5 expédition took place
from 5 to 24 October 1986 on R. V. ‘ Coriolis ’.
Maps giving details about the 141 samples taken
hâve been published by Richer de Forges et al.,
(1986). The bathymétrie segment of 200 to 950 m
was explored along the line of the Capel, Argo,
Kelso and Nova seamounts and the atolls of
Bellona and Chesterfield. The very rough and
rocky bottoms caused frequent damage to the
equipment (dredges and trawls similar to those
used by the Musorstom 4 expédition).
The seamounts along the Lord Flowe ridge
were generated on the Indo-Australian plate
from a hot spot presently situated to the south of
Ball’s Pyramid (3P35' S). The oldest of the
volcanic structures along this line would be the
Chesterfield atoll, dating from 28 million years
ago (Missêgue & Collot, 1987). The summits
of these seamounts are generally sufficiently fiat
to allow trawling equipment to be used there.
The Capel and Nova banks are in the form of
steps, with an upper platform at a depth of 60 m
and the other at 300 m. The upper submarine
platform is evidence of an old sea level dating
from about 12 000 years ago, while the présent
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
19
actuellement au sud de Ball’s Pyramid (31°35' S).
Le plus ancien des édifices volcaniques de cet
alignement serait l’atoll de Chesterfield daté de
28 M. A. (Missègue & Collot, 1987). La partie
sommitale de ces hauts-fonds est généralement
suffisamment plane pour y utiliser des engins
trainants. Le banc Capel et le banc Nova
présentent une structure en gradins avec une
plateforme supérieure à — 60 m et l’autre à
— 300 m. La plateforme sous-marine supérieure
témoigne d’un ancien niveau marin datant d’envi¬
ron 12 000 ans, alors que le niveau actuel de la
plateforme inférieure serait consécutif à la subsi¬
dence de ces anciens volcans.
Les Chesterfield et les Bellona sont les seules
formations coralliennes de cet ensemble qui
émergent encore actuellement, constituant deux
immenses atolls. La partie Est de l’atoll de
Chesterfield où s’est déroulée la plus grande
partie de Musorstom 5, est ouverte et présente
une pente douce entre 200 et 900 m de profon¬
deur. Quelques chalutages eurent lieu sur la
pente de l’atoll submergé de Lansdowne, entre
400 et 800 m.
Bien que relativement pauvres en faune ben-
thique, les monts sous-marins de la ride de Lord-
Howe présentent une faune variée de Crustacés,
Mollusques, et Echinodermes. Dans le groupe
des Mollusques, quelques très belles espèces
furent récoltées dans les genres Amalda, Pteryno-
Fig. 9. — Bernard Métivier photographie « ses » pleuroto-
maires sur le pont du N. O. « Jean-Charcot » pendant la
Campagne Biocal (1985). (Photo B. Seret).
Bernard Métivier takes photographs of « his » pleuroto-
marias on the deck of R. V. « Jean-Charcot » during the
Biocal expédition (1985). (Photo by B. Seret).
level of the lower platform would hâve resulted
from the subsidence of these former volcanoes.
The Chesterfield and Bellona Islands are the
only coral structures of this entity ridge that are
still emergent, forming two immense atolls. The
eastern part of the Chesterfield atoll, where the
greater part of the Musorstom 5 cruise took
place, is open and slopes gently from 200 to
900 m. A few trawling operations were conduc-
ted on the slope of the submerged atoll of
Lansdowne, between 400 and 800 m.
Although relatively poor in benthic fauna, the
seamounts of the Lord Howe ridge hâve a varied
fauna of crustaceans, molluscs and echinoderms.
Among the molluscs, some interesting species
belonging to the Ancilla, Pterynotus and Lyria
généra were collected, and also two species of
Pleurotomariidae, one of which is new. The most
abundant collections of crustaceans were made
on the mud dôme known as the ‘Coriolis bank ’
(Richer de Forges et al., 1986) at a depth of
about 950 m.
The CHALCAL 2 cruise
The Chalcal 2 cruise was carried out a few
days after Musorstom 5, on the Norfolk ridge,
by R. V. ‘Coriolis’ from 26 October to lst
November 1986. The object of this very short
trip was to locate some seamounts that had been
noticed during the Biocal cruise and on which a
Japanese trawler, the ‘ Kaimon Maru ’ had
taken very important catches of red snapper in
1980 (Barro, 1981 ; Richer de Forges et al.,
1987).
These few days of dredging and trawling
produced extraordinary results, as regards both
abundance and diversity of the benthic material
collected. In fact, on the 4 Kaimon Maru ’ bank
(23°45'S-168°09'E) and the 4 Sponges ’ bank
(24°55' S-168°21' E), after some trawls, a prelimi-
nary évaluation showed that a stock of deep-
bottom fish, comprising species of great com¬
mercial value is présent : Etelis coruscans, Beryx
splendens, Pseudopentaceros richardsoni and Ho-
plostetus atlanticus. Moreover, the very abundant
collections of invertebrates on the ‘ Sponges ’ and
4 Stylaster ’ banks (23°38' S-167°34' E) revealed,
in respect of several groups (Sponges, hydroids,
molluscs, echinoderms), a clear relationship with
the mesozoic fauna of the ancient Tethys. The
most remarkable discoveries were the calcified
sponges of the Sphinctozoa group (Vacelet,
Source : MNHN, Paris
20
B. RICHER DE FORGES
tus, Lyria ainsi que deux espèces de Pleuroto-
maires dont l’une est nouvelle. Les plus abon¬
dantes récoltes de Crustacés eurent lieu sur le
dôme de vase dit « banc du Coriolis » (Richer
de Forges et al., 1986) vers 950 m de profon¬
deur.
La campagne Chalcal 2
La campagne Chalcal 2 fut réalisée quelques
jours après la campagne Musorstom 5. Elle se
déroula à bord du N. O. « Coriolis », sur la ride
de Norfolk, du 26 octobre au 1 er novembre 1986.
Cette très courte campagne avait pour objectif
de retrouver certains monts sous-marins repérés
au cours de la campagne Biocal et sur lesquels
un chalutier japonais, le « Kaimon-Maru », avait
réalisé, en 1980, de très importantes captures de
vivaneaux (Barro, 1981 ; Richer de Forges et
al., 1987).
Ces quelques jours de dragages et de chalu¬
tages allaient se révéler extraordinaires aussi bien
par l’abondance que par la diversité du matériel
benthique récolté. En effet, sur le banc du
« Kaimon-Maru» (23°45' S-168°09' E) et sur le
banc « Éponges », (24°55' S-168°21' E), quelques
traits de chalut permirent une première évalua¬
tion du stock de poissons de profondeur com¬
posé d’espèces d’un grand intérêt commercial :
Etelis coruscans, Beryx splendens, Pseudopentace-
ros richardsoni et Hoplostetus atlanticus. Par
ailleurs, les récoltes très abondantes d’inverté¬
brés sur les bancs « Éponges » et « Stylaster »
(23°38'S-167°43'E) révélèrent, pour plusieurs
groupes (Spongiaires, Hydraires, Mollusques et
Echinodermes), de nettes affinités avec la faune
mésozoïque de l’ancienne Tethys. Les décou¬
vertes les plus remarquables furent des éponges
calcifiées appartenant au groupe des Sphincto-
zoaires (Vacelet, 1977, 1978), des Mollusques
de la famille des Pleurotomariidae et des Cri-
noïdes pédonculés rattachés à la famille des
Hemicrinidae présumée disparue au Jurassique
supérieur. Ces derniers ont été décrits dans la
sous-famille de Cyrtocrininae, sous le nom de
Gymnocrinus richeri Bourseau et al., 1987.
Cette campagne Chalcal 2 permit de con¬
firmer l’existence, sur la ride de Norfolk, d’une
faune benthique très archaïque se rattachant à
celle des marges de l’ancien continent de Gon-
dwana (Bouchet, 1987a). Les particularités des
monts sous-marins en tant que zones de refuge
1977, 1978), the molluscs of the family Pleuroto¬
mariidae and the pedonculate crinoids related to
the family Hemicrinidae, which was assumed to
hâve disappeared in the upper Jurassic period.
The latter hâve been described in the sub-family
Cyrtocrininae with the name of Gymnocrinus
richeri Bourseau et al., 1987.
The Chalcal 2 cruise confirmed the existence,
on the Norfolk ridge, of a very archaic benthic
fauna related to the fauna of the margins of the
ancient continent of Gondwanaland. It also
revealed the spécial features of seamounts that
make them a place of refuge for invertebrates
and a habitat for benthic fish. At présent, several
théories explaining the variations observed in the
faunistic wealth on these seamounts hâve been
advanced. According to some, a ‘ geo-thermal
endo-upwelling ’ may hâve enriched the environ¬
ment with minerai salts (Rougerie & Wauthy,
1985) , while others suggest that a hydrological
anomaly, known as ‘ Taylor column ’, induces
the sedentariness of the species found there
(Roden, 1986; Boehlert, 1986; Yamanaka,
1986) .
The hypothesis regarding the larval strategy of
some groups, élaborated by Bouchet (1987a),
applies particularly to seamounts. This author
shows that there is a strong likelihood that the
plankton-feeding bathyal species will be lost
when metamorphosis occurs, while the non-
plankton-feeding bathyal species are likely to be
more favoured by natural sélection.
The BlOGEOCAL cruise
The Biogeocal cruise was carried out on
board R. V. ‘ Coriolis ’ from 7 April to 7 May
1987. It was conducted south of Nouméa on the
outer reef slope and more particularly in the
Loyalty Islands basin and in the immédiate
vicinity of the Loyalty Islands. It was mainly
concerned with sedimentology, but research was
carried also out on the bathyal fauna ; of the
142 stations worked,. 25 were by trawling and
11 by dredging (Cotillon & Monniot, 1987).
Among the rare or particularly interesting
animais thus found, mention should be made of
some new specimens of the pedunculate crinoid
Guillecrinus and also some macrophagic tuni-
cates : Octacnemidae, and some Sorberacea
belonging to species that hâve not yet been
described. Mention should also be made of an
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
21
pour les invertébrés et qu’habitat pour les pois¬
sons benthiques furent mises en évidence. À
l’heure actuelle, plusieurs hypothèses ont été
avancées pour expliquer les variations observées
dans la richesse faunistique de ces monts sous-
marins. Certaines font appel à un « endo upwel-
ling géothermique » enrichissant le milieu en sels
minéraux (Rougerie & Wauthy, 1986), d’autres
à l’existence d’une anomalie hydrologique baptisée
« colonne de Taylor » et favorisant la sédenta¬
rité des espèces (Roden, 1986 ; Boehlert, 1986 ;
Yamanaka, 1986).
L’hypothèse sur la stratégie larvaire de cer¬
tains groupes, émise par Bouchet (1987b) s’ap¬
plique particulièrement aux monts sous-marins.
Cet auteur montre que les espèces de Mollusques
de la zone bathyale, qui présentent des larves
non planctotrophes, sont avantagées par la sélec¬
tion naturelle par rapport aux espèces dont les
larves séjournent longtemps dans le plancton et
qui ont peu de chance de trouver un substrat
favorable, les zones bathyales représentant seule¬
ment 3 % de la surface des océans.
La campagne BlOGEOCAL
La campagne Biogeocal a eu lieu sur le N. O.
« Coriolis », du 7 avril au 7 mai 1987. Elle s’est
déroulée au sud de Nouméa sur la pente récifale
et, surtout, dans le bassin des Loyauté ainsi
qu’au voisinage immédiat de ces îles. Son but
principal concernait la sédimentologie mais des
recherches sur la faune bathyale ont également
été menées ; sur les 142 stations faites, 25 étaient
des chalutages et 11 des dragages (Cotillon &
Monniot, 1987).
Parmi les animaux rares ou particulièrement
intéressants alors récoltés, il faut citer de nou¬
veaux spécimens du Crinoïde pédonculé Guille-
crinus ainsi que des Tuniciers macrophages Octac-
nemidae et des Sorberacea appartenant à des
espèces non encore décrites. On peut également
citer une Ophiure vivant à une dizaine de cen¬
timètres sous la surface du sédiment, à laquelle
elle est reliée par des bras très longs.
Il a par ailleurs été constaté que le bassin des
Loyauté, qui est parfaitement plat à une profon¬
deur de 2 300 m, présente une faune très pauvre
en espèces mais riche en individus, dominée
probablement à plus de 90 % par une Ophiure et
une Astérie de la famille des Porcellanasteridae.
Au contraire, sur le bas de la pente, vers 2 000 m,
ophiuran found living some ten cm. below the
surface of the sédiment, to which it is connected
by very long arms.
It was also noted that the fauna of the Loyalty
Islands basin, which is perfectly fiat at a depth of
2 300 m., comprises a very small range of species,
but many individuals ; probably more than 90 %
Fig. 10. — La Campagne Biogeocal (1987) dans le bassin
des Loyauté regroupait des biologistes et des sédimentolo¬
gues. Ici, mise à l’eau du carrotier Kullenberg à bord du
N. O. « Coriolis ». (Photo P. Lozouet).
During the Biogeocal expédition (1987) in the Loyalty
basin, biologists and sedimentologists worked together.
Here a Kullenberg corer is set out from R. V. « Coriolis ».
(Photo by P. Lozouet).
of the fauna is made up of an ophiuran and an
asterias of the family Porcellanasteridae. On the
other hand, on the lower part of the slope, at
about 2 000 m., there were fewer individuals but
a greater variety of species : at least ten species of
holothurians, asterias and ophiurans and numer-
ous molluscs and crustaceans. The presence of an
“ abyssal ” type of fauna on the lower slopes, in
contrast with the “ disturbed ” fauna in the
Source : MNHN, Paris
22
B. RICHER DE FORGES
les fonds se sont montrés pauvres en individus et
riches en espèces : au moins une dizaine d’espèces
d’Holothuries, d’Astéries et d’Ophiures avec de
nombreux Mollusques et Crustacés. La présence
d’une faune à caractère « abyssal » en bas de la
pente, contrastant avec une faune « perturbée »
dans le bassin, doit s’expliquer par l’influence
primordiale qu’exerce la Nouvelle-Calédonie sur
la sédimentation du bassin des Loyauté.
Fig. 11. — Mise à l’eau du chalut à perche sur la plage
arrière du N. O « Coriolis » pendant la campagne Biogeo-
Cal dans le bassin des Loyauté (1987). (Photo P. Lozouet).
The beam trawl being operated from the deck of R. V.
«Coriolis» during the Biogeocal expédition to the
Loyalty basin (1987). (Photo by P. Lozouet).
La campagne MUSORSTOM 6
Du 12 au 26 février 1989, la campagne
Musorstom 6 a eu lieu sur la ride des îles
Loyauté. Cette ride se situe en bordure de la
fosse des Nouvelles-Hébrides, dans le prolonge¬
ment de la ride de Norfolk ; elle est séparée de la
Nouvelle-Calédonie par la fosse des îles Loyauté
qui dépasse 2 000 m de profondeur. La ride elle-
même est jalonnée de formations coralliennes
construites sur des substrats volcaniques. Du
nord-ouest au sud-est on rencontre : le récif de
l’Astrolabe, l’atoll de Beautemps-Beaupré, l’atoll
d’Ouvéa, l’île de Lifou, l’île de Maré, le récif
Durand, l’île de Walpole et le banc de l’Orne.
Le bombement de la ride, due à la rencontre
de deux plaques, a provoqué la surrection des
îles et une inclinaison d’est en ouest. Ainsi les
récifs de l’île Walpole culminent à plus de 75 m
d’altitude, ceux de Maré à 138 m, ceux de Lifou
à 104 m et l’atoll d'Ouvéa n’est surélevé que sur
son versant est (46 m).
basin, is doubtless explained by the primordial
influence that New Caledonia has on the sedi-
mentology of the Loyalty Islands basin.
The Musorstom 6 cruise
The Musorstom 6 cruise took place from 12
to 26 February 1989, on the Loyalty Islands
Ridge. Situated on the edge of the New Hébrides
trench, this ridge is an extension of the Norfolk
ridge, and is separated from New Caledonia by
the Loyalty Islands trench, which is more than
2 000 m deep. On the ridge itself lie scattered
coral formations, built on volcanic substrata.
Running from north-west to southeast are Astro¬
labe reef, Beautemps-Beaupré atoll, Ouvéa atoll,
Lifou island, Maré island, Durand reef, Walpole
island and Orne bank.
The east-west camber of the ridge resulting
from the meeting of the Pacific and Australian
plates has caused the uplift of the islands. Thus
the reefs of Walpole island rise to more than
75 m height above sea level, those of Maré to
138 m, Lifou to 60 m, and the atoll of Ouvéa is
raised only on the east side (46 m).
In the course of Musorstom 6 , R. V. ‘ Alis ’
carried out 102 stations between Beautemps-
Beaupré and Maré : 78 with a Waren dredge,
18 with a beam trawl, 2 with a Charcot dredge,
3 fines of traps were laid, and one shrimp trawl
was shot.
Fig. 12. — La plage arrière du N. O. «Alis» pendant la
Campagne Musorstom 6 sur la ride des Loyauté (1989).
Un dragage est trié pendant que se prépare la mise à l’eau
du chalut. (Photo B. Richer de Forges).
The deck of R. V. « Alis» during the Musorstom 6
expédition to the Loyalty Ridge (1989). A dredge haul is
being sorted while the beam trawl is set out for the next
station. (Photo by B. Richer de Forges).
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
23
Au cours de Musorstom 6 , le N. O. « Alis »
réalisa 102 opérations entre Beautemps-Beaupré
et Maré : 78 traits de drague Waren, 18 traits de
chalut à perche, 2 traits de drague Charcot,
3 poses d’une filière de cinq casiers, un trait de
chalut à crevettes.
Les fonds de la zone bathyale supérieure (200
à 1 000 m) sont extrêmement accidentés et rocheux
et les zones dragables peu nombreuses.
Les récoltes les plus remarquables de la cam¬
pagne Musorstom 6 concernent des Gymnocri-
nus présentant un très long pédoncule, récoltés
sur un mont sous-marin situé dans l’est de l’île
Tiga, et un petit crinoïde noir appartenant à la
famille des Holopidae qui n’avait jamais été
signalée dans l’Océan Pacifique mais qui était
connue des Caraïbes et des Açores.
Fig. 13. — Le N. O. «Alis», ici devant l’îlot Porc-Epic
(lagon sud-ouest de la Nouvelle-Calédonie), a remplacé le
« Vauban » depuis 1988. A son bord ont été effectuées les
Campagnes Musorstom 6 et Smib 4. (Photo B. Richer de
Forges).
R. V. « Alis », here off Porc-Epic islet (Southwestem
part of the coral reef lagoon of New Caledonia), is the new
research vessel operated by Orstom from Nouméa since
1988. Expéditions Musorstom 6 and Smib 4 were carried
out its board. (Photo by B. Richer de Forges).
Les campagnes SMIB 1, 2, 3 et 4
Au cours des différentes campagnes précédem¬
ment citées, les organismes les plus abondants
ont été conservés à des fins d’analyses biochi¬
miques et de tests pharmacologiques. Au centre
Orstom de Nouméa, les pharmacologues déve¬
loppent en effet un programme baptisé Smib
(Substances Marines d’intérêt Biologique), qui
jusqu’alors n’avait pas étudié de faune de pro¬
fondeur.
Suite aux résultats encourageants, voire spec¬
taculaires, des premiers tests pratiqués avec des
extraits de spongiaires de profondeur, le pro¬
gramme Smib décida d’organiser ses propres
récoltes, en utilisant les indications fournies par
les campagnes à but zoologique.
Ces quatre campagnes mirent en œuvre des
dragues Waren qui permettent des récoltes
suffisamment abondantes pour l’extraction de
substances chimiques. Elles se déroulèrent comme
suit :
— Smib 1, du 4 au 14 février 1986, réalisa
15 dragages entre 300 et 640 m de profondeur.
The sea-bed of the upper bathyal zone (200-
1 000 m) is very irregular and rocky and there
are few areas that can be dredged.
The most interesting collections made during
the Musorstom 6 cruise were some Gymnocrinus
with a very long peduncle, found on a seamount
east of Tiga island, and a small black crinoid
belonging to the family Holopidae, which had
never before been reported in the Pacific Océan
although it was known in the Caribbean and the
Azores.
The SMIB 1, 2, 3 and 4 cruises
Specimens of the most abundant organisms
found during the various above mentioned expé¬
ditions were kept for biochemical analysis and
for pharmacological tests. At the Nouméa Ors¬
tom Centre, pharmacologists are working on a
program known as ‘ Smib ’ (Marine Substances
of Biological Interest), but until recently the
program had not studied any deep fauna.
Following the encouraging — one might even
say spectacular — results of the first tests carried
out on extracts from deep sea sponges, the Smib
programme decided to make its own collections,
using the information supplied by the expédi¬
tions conducted for zoological purposes.
These three cruises employed Waren dredges,
with which it is possible to collect quantities of
material sufficiently large for extraction of Che¬
mical compounds. The expéditions proceeded as
follows :
— Smib 1, from 4 to 14 February 1986,
carried out 15 dredgings at depths between 300
and 640 m to the south of the Isle of Pines ;
Source : MNHN, Paris
24
B. RICHER DE FORGES
au sud de Pîle des Pins ;
— Smib 2, du 16 au 23 septembre 1986,
effectua 29 dragages entre 360 et 670 m dans la
même zone que Smib 1 ;
— Smib 3, du 19 au 26 mai 1986, réalisa
32 dragages entre 230 et 650 m au sud de l’île des
Pins et sur les guyots de la ride de Norfolk ;
— Smib 4, du 6 au 16 mars 1989, réalisa
36 dragages entre 250 et 600 m dans les mêmes
zones que Smib 3.
Bien que l’objectif principal de ces campagnes
ait été d’ordre biochimique, les récoltes zoolo¬
giques ne furent pas négligeables et permirent, en
particulier, d’abondantes récoltes de Gymnocri-
nus dont certains spécimens furent conservés
vivants durant quelques jours.
Au cours de ces différentes campagnes océa¬
nographiques, et plus particulièrement depuis
Musorstom 5, une photothèque des organismes
marins de la zone bathyale a été constituée à
partir de matériel frais.
Divers articles de vulgarisation ont permis de
publier certaines photographies en couleur de
Crustacés, de Mollusques, d’Echinodermes et de
Poissons (Richer de Forges & Estival, 1985 ;
Bouchet 1986; Dolin & Bouchet, 1986; Richer
de Forges, 1986, 1987a et b, 1988 ; Castello,
1988; Roux, 1988).
Le matériel zoologique de l’ensemble des cam¬
pagnes que nous venons de passer en revue est en
cours d’étude et à déjà donné lieu à de nombreux
travaux de systématique autres que ceux déjà
cités : Bieler, 1984 ; Kaas, 1985 ; Houart 1985a
et b ; Zibrowius & Grygier, 1985 ; Bouchet &
Waren, 1986 ; Guinot & Richer de Forges,
1986b, 1988; Forest, 1987; Crosnier, 1988,
1989; Kilburn & Bouchet, 1988.
CONCLUSIONS
L’ensemble des campagnes d’exploration du
domaine bathyal, réalisées depuis 1977 dans
la zone économique de la Nouvelle-Calédonie,
contribue de façon notable à la description de la
faune de l’Indo-Pacifique. Le grand nombre de
travaux portant sur ces collections témoigne de
l’extraordinaire diversité et de l’intérêt faunis¬
tique de cette région.
— Smib 2, from 16 to 23 September 1986,
performed 29 dredgings at depths between 360
and 670 m in the same zone than Smib 1 ;
— Smib 3, from 19 to 26 May 1987, carried
out 32 dredgings at depths between 230 and
650 m to the South of the Isle of Pines and on
the Norfolk Ridge guyots ;
— Smib 4, from 6 to 16 March 1989, carried
out 36 dredgings at depths between 250 and
600 m in the same areas as Smib 3.
Although the main objective of these trips was
biochemical, the zoological collections made
were also significant, particular in that they
produced abundant Gymnocrinus, some spéci¬
mens of which were kept alive for several days.
In the course of these different océanographie
cruises, and more especially since Musorstom 5,
a photographie library has been assembled, with
pictures taken of fresh material, showing marine
organisms found in the bathyal zone. A few
articles for the information of the public hâve
appeared in magazines, thanks to which it has
been possible to publish some colour photog-
raphs of crustaceans, molluscs, echinoderms and
fishes (Richer de Forges & Estival, 1985 ;
Bouchet, 1986; Dolin & Bouchet, 1986;
Richer de Forges, 1986, 1987a and b, 1988 ;
Castello, 1988 ; Roux, 1988).
The zoological material obtained in the course
of ail these expéditions is currently being studied
and has already been the subject of many
taxonomie studies other than those already
quoted (Bieler, 1984; Kaas, 1985; Houart,
1985a and b; Zibrowius & Grygier, 1985;
Bouchet & Waren, 1986 ; Guinot et Richer de
Forges, 1986b, 1988 ; Forest, 1987 ; Crosnier,
1988, 1989; Kilburn & Bouchet, 1988).
CONCLUSIONS
Ail the exploratory cruises investigating the
bathyal area that hâve been conducted since
1977 in the économie zone of New Caledonia
hâve made important contributions to the de¬
scription of the Indo-Pacific fauna. The large
number of studies done on these collections is
evidence of the extraordinary diversity and of the
faunistic interest of this région. The very varied
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
25
Par la grande variété géomorphologique de ses
fonds marins, la zone économique de Nouvelle-
Calédonie est particulièrement intéressante. On
trouve en effet, dans un espace relativement
restreint, des pentes récifales, des monts sous-
marins et des guyots, un bassin sédimentaire
carbonaté (Loyauté), une fosse de subduction et
des volcans actifs.
Les études zoologiques et paléontologiques
semblent confirmer que de nombreux taxons
sont directement issus de la faune mésogéenne
du Jurassique et du Crétacé. L’étude de cette
faune relictuelle revêt un aspect fondamental qui
justifie pleinement les efforts océanographiques
déployés.
Il est probable que ces « gisements de fossiles
vivants », localisés sur la bordure orientale de
l’ancien Gondwana, n’ont pas encore livré tous
leurs secrets.
geomorphology of the sea-bottoms of New Cale-
donia’s économie zone makes it particularly
interesting : a relatively small area contains reef
slopes, seamounts and guyots, a carbonated
sedimentary basin (Loyalty Islands), a subduc¬
tion trench and active volcanoes.
Zoological and paleontological studies appear
to confirm that many taxa descend directly from
the Jurassic and Cretaceous mesogean fauna.
Study of this relict fauna is of fundamental
interest, which fully warrants the océanographie
effort made.
It may well be that these ‘ beds of living
fossils ’ that hâve been located on the eastern rim
of the ancient continent of Gondwanaland
hâve not yet yielded ail their secrets.
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Richer de Forges, B„ R. Grandperrin, & P. Laboute,
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de Norfolk (N. O. «Coriolis» 26 octobre-1" novembre
1986). Rapp. scient, et techn., (42), ORSTOM/Nouméa : 1-41,
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Calédonie et des îles Chesterfield (Crustacea, Decapoda,
Brachyura). Bull. Mus. nam. Hist. nat., Paris, (4), 10,
sect. A (1) : 39-55, fig. 1-4, pl. 1-2.
Source : MNHN, Paris
B. RICHER DE FORGES
Richer de Forges. B.. P. Laboute, & J. L. Menou, 1986. —
La campagne Musorstom 5 aux îles Chesterfield ; N. O.
■ Coriolis 5-24 octobre 1986. Rapp. scient, et techn., (41),
ORSTOM/Nouméa : 1-31, fig. 1-5.
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ORSTOM/Nouméa : 1-34, fig. 1-2, pl. 1-2.
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6.
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Cenozoic paleocontinental maps, Cambridge Earth Sci. Ser.,
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ANNEXES
Annexe 1 — Liste des engins utilisés
au cours des campagnes bathyales
DC : Drague Charcot
DW : Drague Waren
DE : Drague épibenthique
DS : Drague épibenthique Sanders
CP : Chalut à perche
CC : Chalut à panneaux (crevettes)
CH : Chalut à panneaux (poissons)
CA : Casiers
V : Palangre à vivaneaux
P : Plongée sous-marine
H Y : Station hydrologique
K K : Carottier Küllenberg
KG : Carottier Usnel grande surface
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stylasterina with Gall-inhabiting Copepoda Siphonostoma-
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rine hosts, including two new species. Stylaster papuensis
and Crypthelia cryptolrema. Bijdr Dierk, 51 (2) : 268-286,
pl. 1-5.
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range of Scleratinian coral hosts of Ascothoracida (Crusta-
cea : Maxillopoda). Annls Inst, océanogr., Monaco, 61 (2) :
115-138, fig. 1-51.
APPENDICES
APPENDIX 1 — List of gears used
in the course of the deep-sea cruises
DC : Charcot Dredge
DW : Waren Dredge
DE : Epibenthic Sledge
DS : Sanders epibenthic Sledge
CP : Beam Trawl
CC : Otter Trawl (shrimps)
CH : Otter Trawl (fishes)
CA : Traps
V : Red Snapper Longline
P : Scuba-Diving
HY : Hydrological Station
KK : Küllenberg Corer
KG : Usnel Box-Corer
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
29
Annexe 2 — Liste des stations
des campagnes bathyales en Nouvelle-Calédonie
Remarques :
— La numérotation des opérations des cam¬
pagnes Chalcal 1 et 2 est faite par type d’engin,
alors que celle des autres campagnes est chrono¬
logique.
— La numérotation des campagnes Musors-
tom 4, 5 et 6 est le prolongement de Musors-
tom 3 qui a eu lieu aux îles Philippines du 24/4
au 2/6/85.
— Pour toutes les campagnes à l’exception de
Biocal, les heures et les positions sont celles de
début d’opération. Pour Biocal, les heures et les
positions de début et de fin d’opération sont
données. Toutes les heures sont en heure locale.
— Pour citer les références aux stations, il
faut indiquer :
• le nom de la campagne et son numéro ;
• le numéro de la station avec le code de
l’engin de prélèvement ;
• coordonnées, profondeur, date.
Exemple : Musorstom 5, stn CP 269, 24°
47.00'S, 159°37.30'E, 270-250 m, 9/10/86.
APPENDIX 2 — List of stations
of the deep-sea cruises in New Caledonia
Remarks :
a) Numbers are allocated to the operations in
the Chalcal 1 and 2 cruises according to the
types of gear used, albeit chronologically as far
as the other cruises go.
b) The numbering of Musorstom 4 to 6 is the
continuation of Musorstom 3 that took place in
the Philippines Islands from May 24th, to June
2nd, 1985.
c) For ail the cruises except Biocal, the times
and positions given are those corresponding to
the beginning of the operation. As far as Biocal
is concerned, the times and positions given are
those of the beginning and of the end of the
operations.All the times are in local time.
d) To quote the references to the stations, it is
necessary to mention :
• the name of the cruise and its number ;
• the number of the station together
with the code of the gear used ;
• the coordinates, depth and date.
Example : Musorstom 5, stn CP 269, 24°
47.00' S, 159°37.30' E, 270-250 m, 9/10/86.
Dragages du N. O «Vauban»
1978-1979
La numérotation des stations à bord a mal¬
heureusement été faite sans esprit de continuité,
en repartant à 1 pour chacune des quatre séries
d’opérations ; une renumérotation en continu de
toutes les opérations a été effectuée a posteriori.
Des étiquettes avec l’un ou l’autre des systèmes
de numérotation pouvant exister, nous donnons
ci-dessous la double numérotation : bord et
numérotation consécutive.
Unfortunately station numbers starting each
time with 1 were allocated for every of the four
different sets of hauls ; subsequently ail stations
were renumbered in a single sériés. Because there
may exist labels with one or the other System of
station numbers, we give below both numbers :
station number given on board, consecutive
station number allocated a posteriori.
Source : MNHN, Paris
30
B. RICHER DE FORGES
N° Station Profondeur Latitude S Longitude E
Numérotation Numérotation (m)
consécutive bord
Du 23 au
28 mai 1978
1
drague 1
480-500
22° 15'
167° 18'
2
drague 2
425-430
22° 17'
167° 14'
3
drague 3
390
22° 17'
167° 12'
4
drague 4
400
22° 17'
167°13'
5
drague 5
290-310
22° 19'
167*11 '
6
drague 6
nul
7
drague 7
300-315
22° 19'
167*11'
8
drague 8
220-230
22° 19'
167°10'
9
drague 9
175-200
22°20'
167°10'
10
drague 10
80
22° 17'
167°05'
11
drague 11
585-640
22° 17'
167°19'
12
drague 12
585-600
22° 15'
167°19'
13
drague 13
510-525
22° 16'
167°18'
14
drague 14
465-495
22° 16'
167*17'
Du 10 au
15 avril 1978
15
drague 1
390-395
22°49'
167° 12'
16
drague 2
390-400
22°46'
167° 12'
17
chalut 1
410-415
22°47'
167°13'
18
chalut 2
400-405
22°45'
167*14'
19
chalut 2 bis
395-405
22°45'
167°14'
20
chalut 3
400-410
22°46'
167°14'
21
chalut 4
565-570
22°54'
167*18'
22
drague 5
540-545
22°59'
167° 17'
23
drague 6
480-505
22°50'
167°16'
24
drague 7
355-360
22°48'
167°09'
25
drague 8
320-325
22°45'
167°06'
26
drague 9
nul
27
drague 10
380-395
22°45'
167°09'
28
chalut 11
390-395
22°48'
167° 12'
29
chalut 12
360-365
22°47'
167°10'
30
drague 13
170-190
22°39'
167°07'
Du 5 au 7
juin 1979
31
drague 1
450-550
22°33'
166°25'
32
drague 2
430-500
22°32'
166°25'
33
drague 3
290-350
22°33'
166°25'
34
drague 4
350-420
22°32'
166°26'
35
drague 5
250-375
22°32'
166°26'
36
drague 6
150-250
22°32'
166°26'
37
drague 7
175-250
22°32'
166°26'
38
drague 8
?
22°29'
166°22'
39
drague 9
375-550
22°29'
166°23'
40
drague 10
250-350
22°30'
166°24'
Les 26 et 28 septembre
1979
41
drague 1
260-280
22° 10'
167°05'
42
drague 2
230-260
22°08'
167°04'
43
drague 3
350-355
22° 10'
167°08'
44
drague 4
375-380
22°09'
i67°ir
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
31
Campagne Chalcal 1
N.O. « Coriolis », 12/7/1984-30/7/1984
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude 1
DC
1
13/7/84
14.55
48
21°15'04
162°15'41
DC
2
15.35
80-120
21°14'41
162°16'27
V
1
13.40
185-305
21°14'01
162°15'50
DC
3
18.05
120-150
21°14'00
162° 16'40
V
2
14/7/84
8.25
385-410
21°03'00
161°49'00
DC
4
9.30
230
21W50
161°49'00
P
1
10.35
35
2 i°orio
168°48'50
DC
5
14.50
400
20°57'98
161°45'36
DC
6
15.50
45
20°57'00
161°43'00
DC
7
17.30
62
20°50'86
161°36'99
DC
8
15/7/84
8.50
40
20°47'30
161°01 '40
DC
9
9.35
75
20°44'50
161°02'00
CP
1
11.05
70
20°45'80
161°02'50
DC
10
13.45
87
20°36'09
161°05'82
CP
2
14.15
88
20°31'50
161°06'45
DC
11
15.05
83
20°31'52
161W60
CP
3
16.08
80
20°30'83
161°05'21
DC
12
17.02
80
20°31'33
161°06'51
V
3
16/7/84
9.30
330-360
19°33'00
158°38'30
DC
13
10.10
390
19°33'60
158°38'70
CP
4
11.10
350-370
19°33'90
158°37'90
DC
14
15.21
246
19°26'90
158°35'41
CP
5
. —
16.15
290
19°29'10
158°37'63
DC
15
17.10
65
19°23'30
158°38'60
DC
16
17/7/84
7.00
67
19°11'90
158°57'00
P
2
8.26
31
19*11'80
158°56'50
DC
17
10.00
44
19°11'90
158°55'80
DC
18
11.20
60
19°07'80
158°48'10
DC
19
12.46
60
19°06'73
158°41 '75
DC
20
13.46
67
19°11 '60
158°42'10
CP
6
14.10
68
19°12'23
158°42'02
DC
21
15.40
73
19°18'20
158°43'33
DC
22
16.38
68
19°12'00
158°37'00
DC
22 bis
16.55
68
19°12'90
158°37'20
DC
23
18.00
63
19°12'90
158°36'00
P
3
19.00
15
19°10'60
158°37'00
DC
24
18/7/84
7.14
38
19°10'78
158°37'10
DC
25
8.22
56
19°08'60
158°31'80
V
4
9.54
200-325
19°06'50
158°36'50
P
4
10.55
50
19°07'37
158°33'37
DC
26
15.35
48
19°10'72
158°34'95
DC
27
16.40
67
19° 17'15
158°34'05
CP
7
17.00
68
19°17'90
158°35'50
P
5
20.00
15
19°22'90
158*31'20
Source : MNHN, Paris
32
B. RICHER DE FORGES
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
hum. (m)
DC
28
19/7/84
DC
29
DC
30
DC
31
—-
V
5
DC
32
CP
8
DC
33
P
6
P
7
20/7/84
DC
34
21/7/84
V
6
P
8
DC
35
CP
9
—.
DC
36
P
9
DC
37
22/7/84
DC
38
CP
10
V
7
CP
11
_
DC
39
23/7/84
DC
40
DC
41
_
CP
12
_
DC
42
_
DC
43
_
DC
44
_
DC
45
_
DC
46
_
DC
47
_
CP
13
_
DC
48
_
P
10
_
DC
49
24/7/84
DC
50
V
8
_
P
11
_
DC
51
_
DC
52
_
CP
14
_
DC
53
_
P
12
_
DC
54
25/7/84
DC
55
_
DC
56
_
7.15 '
51
8.25
100
8.50
150-180
9.30
230
11.15
345
13.15
350
15.05
348
17.14
205
20.00
42
20.15
42
7.00
37
8.45
270-350
9.30
45
14.14
210
14.55
280
16.25
50
19.30
47
7.14
50
8.15
250
8.55
225
10.52
300
14.30
300
7.14
40
7.50
65
8.45
67
9.07
67
10.30
67
11.25
78
12.37
79
13.42
50
14.28
65
15.04
70
15.24
70
17.36
70
21.15
44
7.10
48
8.22
70
10.05
358
10.55
50
14.56
55
16.00
69
16.15
66
17.45
60
20.24
36
7.10
36-42
7.40
55
9.00
60
19°24'18
158°31 '40
19°30'60
158°31'10
19°31'10
158°30'60
19°33'30
158°30'30
19°42'00
158°33'70
19°43'22
158°33'19
19°43'80
158°35'25
19°44'80
158°25'80
19°52'10
158°20'10
19°52'10
158°20'10
19°52'10
158°20'10
19°48'10
158°15'20
19°46'60
158°15'50
19°44'84
158°25'83
19°44'12
158°28'52
19°45'37
158°32'03
19°53'62
158°46'29
19°54'00
158°46'30
19°59'80
158°45'80
20°00'20
158°46'60
20°04'28
158°44'30
20°04'40
158°47'41
20°28'90
158°48'70
20°31'70
158°50'90
20°34'80
158°47'30
20°34'30
158°47'40
20°38'00
158°43'10
20°41'50
158°38'40
20°46'03
158°33'73
20°48'93
158°30'21
20°52'26
158°33'74
20°50'85
158°36'03
20°50'96
158°36'62
20°46'25
158°41'64
20°58'10
158°34'60
20°58'20
158°35'00
21°04'40
158°40'70
21°12'31
158°37'98
21°10'20
158°40'00
21°13'21
158°42'50
21°13'40
158°49'20
2P13'50
158°50'20
21°19'50
158°55'30
21°26'30
158°59'48
21°25'90
158°59'50
21°23'90
158°59'60
21°24'40
159°08'80
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
33
station
Date
Heure
Profondeur
Latitude S
Longitude E
h.mn.
(m)
CP
15
9.13
60
21°24'90
159°09'30
DC
57
10.52
62
21°29'50
159°16'40
DC
58
11.38
56
21°34'60
159°18'90
DC
59
12.35
56
21°40'36
159*21'29
CP
16
13.03
53
21°41'67
159°21'92
DC
60
14.28
45
21°48'65
159°27'95
P
13
20.20
26
21°52'35
159°27'37
DC
61
26/7/84
7.42
50
21 °42'40
159°29'00
DC
62
8.20
40
21 °46'60
159°30'70
CH
1
12.50
54
21°21'49
159°16'61
P
14
20.07
27
21°24'60
158°50'30
V
9
27/7/84
8.10
360-380
21°25'60
158*5170
P
15
9.00
50
21°24'80
158*51*20
V
10
15.34
398
21°47'37
159°19'37
DC
63
21.35
305
22° 11 '00
159°14'70
DC
64
22.25
305
22°11'50
159° 15'40
DC
65
—•
23.15
305
22°11'50
159°15'40
DC
66
28/7/84
1.00
320
22°26'40
159°19'80
DC
67
3.34
277
22°34'80
159°09'40
DC
68
7.15
296
22°34'20
159°15'50
CP
17
8.40
295
22°34'70
159°15'30
CH
2
11.55
330
22°34'41
159°17'39
Campagne Biocal
N.O.
«Jean Charcot», 9/8/1985-10/9/1985
station
Date
Heure
Profondeur 1
Latitude S
Longitude E
h.mn.
(m)
KK
01
11/8/85
11.34
2316
21°15'64
166°39'31
HY
02
13.12
2 300
21°15'48
166°39'36
KG
03
15.47
2 300
21° 15' 12
166°39'48
DS
04
18.19
2 340
21°15'88
166°39'38
18.59
21°16'29
166°40'71
CP
05
_
21.41
2 340
21°16'49
166°43'56
22.31
21 ° 17' 10
166°44'39
KG
06
12/8/85
13.45
700
20°34'99
166°52'67
KK
07
15.09
800
20°34'91
166°52'09
DW
08
_
16.40
435
20°34'35
166°53'90
16.56
20°35'09
166°54'05
KK
09
18.51
550
20°34'83
166°52'96
HY
10
20.22
665
20°35'42
166°52'74
HY
11
20.59
650
20°35'38
166°52'63
1. Les profondeurs en italiques sont approximatives.
Depths in italics are approximate.
Source : MNHN, Paris
34
B. RTCHER DE FORGES
N° station Date Heure Profondeur 1 Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
KG
12
13/8/85
13.42
3 716
20°17'41
167°17'07
CP
13
17.12
3 690
20°18'53
167°17'65
18.27
3 740
20°19'67
167°18'58
DS
14
22.03
3 680
20°18'09
167°17'70
3 700
20°18'62
167°18'31
KK
15
14/8/85
2.43
3 720
20° 1787
167°17'28
KG
16
7.46
3 680
20°33'73
167°21'86
CP
17
11.10
3 680
20°34'54
167°24'68
12.20
20°35'62
167°25'46
KK
18
18.06
3 650
20°33'34
167°22'41
KG
19
15/8/85
10.26
2 827
20°34'83
167°12'96
10.41
2 900
20°34'81
167°12'92
KK
20
19.41
1 974
21°04'79
166°54'65
KK
21
27/8/85
12.15
2 080
22°45'97
166° 1971
KG
22
28/8/85
1.42
2050
22°46'44
166°19'93
3.06
22°46'60
166°19'53
CP
23
6.23
2 040
22°45'84
166°20'33
7.31
22°46'47
166°19'44
KG
24
11.36
1550
22°39'60
166°27'33
KK
25
15.15
1 607
22°39'45
166°27'39
CP
26
18.04
1 618
22°39'66
166°27'41
1 740
22°39'88
166°26'37
CP
27
23.14
1 850
22°05'52
166°26'41
29/8/85
00.18
1 900
23°06'69
166°25'90
KG
28
2.32
1 750
23°05'47
166°27'27
CP
29
5.34
1 100
23°07'51
166°40'15
6.43
23°08'70
166°39'70
CP
30
8.20
23°08'44
166°40'83
CP
9.27
1 140
23°09'65
166°40'85
31
11.53
850
23°07'26
166°50'45
CP
12.55
23°08'70
166°51'55
32
14.56
825
23°06'98
166°51'20
DW
16.05
23°08'40
166°51'73
33
19.18
675
23°09'71
167°10'27
CP
34
19.43
680
23°10'80
167°10'45
21.06
710
23*11'88
167°11'30
Pas <
21.25
700
23°12'44
167°11'87
de station 35
DW
36
23.26
650
23'08'64
167°10'99
DW
37
23.50
680
23°08'90
167° 11'29
30/8/85
1.43
350
22°59'99
167°15'65
DW
38
2.10
23W07
167°16'34
3.02
360
22°59'74
167°15'31
DW
39
3.30
22°59'94
167°15'42
6.29
650
22°55'06
167°22'84
6.57
22°55'25
167°23'12
1. Les profondeurs
Depths in italics
en italiques sont
are approximate.
approximatives.
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
35
station
Date
CP
40
-
DW
41
-
CP
42
-
DW
43
-
DW
44
-
CP
45
-
DW
46
-
CP
47
-
DW
48
31/8/85
DW
49
-
DW
50
-
DW
51
-
CP
52
-
DW
53
1/9/85
CP
54
-
CP
55
-
DW
56
-
CP
57
-
CP
58
2/9/85
DS
59
CP
60
-
CP
61
_
Heure Profondeur 1
h.mn.
(m)
7.19
650
8.02
10.49
380
11.01
410
12.21
380
13.20
14.19
400
14.30
15.33
440
15.43
450
16.53
430
18.04
465
19.52
570
20.05
610
21.18
550
21.45
14.00
775
14.17
16.02
830
16.33
825
19.35
240
19.51
260
21.50
700
22.06
680
23.16
600
23.44
540
2.47
1 005
2.55
975
4.48
1 000
5.20
950
8.51
1 175
9.49
1 160
13.29
705
13.57
695
18.06
1 490
19.20
1 620
23.04
2 660
00.00
2 750
3.12
2 650
4.10
2 650
9.00
1 530
9.57
1 480
14.12
1 070
15.00
Latitude S
Longitude E
22°55'32
167°23'30
22°55'95
167°24'76
22°45'13
167° 11'74
22°45'12
167° 11'98
22°45'14
167°12'12
22°46'09
167°13'80
22°46'21
167°14'50
22°46'22
167°14'50
22°47'30
167°14'30
22°47'35
167°14'50
22°47'34
167°14'80
22°47'87
167°15'94
22°53'05
167°17'08
22°53'27
167°17'41
22°53'04
167°16'77
22°53'10
167°16'82
23W43
167°28'76
23W43
167°29'11
23°02'64
167°31'02
23°02'94
167°32'54
23°06'50
167°53'74
23°06'62
167°54'28
23°05'27
167°44'95
23°05'43
167°45'35
23°05'79
167°46'54
23°06' 18
167°47'07
23°09'80
167°42'55
23°09'47
167°42'90
23°10'30
167°42'98
23°10'08
167°43'54
23°19'76
167°30'46
23°20'63
167°29'63
23°34'95
167° 11'88
23°35'53
167° 11'72
23°43'26
166°58'06
23°44'51
166°54'94
23°56’52
166°40'55
23°55'86
166°41'71
23°56'21
166°41'10
23°55'84
166°41'14
24°01'45
167°08'43
23°58'87
167°07'72
24° 11'67
167°31'37
24° 10'67
167°33'65
1. Les profondeurs en italiques sont approximatives.
Depths in italics are approximate.
Source : MNHN, Paris
36
B. R1CHER DE FORGES
N° station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur 1
(m)
Latitude S
Longitude 1
CP 62
18.14
1 395
24°19'06
167°48'65
19.25
1 410
24°19'35
167°49'43
CP 63
_
23.50
2 160
24°28'69
168°07'72
3/9/85
1.17
24°26'97
168W17
DW 64
5.06
250
24°47'93
168°09'12
5.20
24°47'78
168°09'25
DW 65
6.15
275
24°47'90
168°09'09
6.30
245
24°47'53
168°08'90
DW 66
9.05
515
24°55'43
168°21'67
9.30
505
24°54'84
168°21'99
CP 67
10.28
500
24°55'44
168°21'55
11.25
510
24°54'17
168°21'97
CP 68
18.11
1430
24°00'37
168°07'03
19.24
1 470
24°01'38
168°06'57
CP 69
22.10
1 225
23°51'38
167°58'68
23.07
1 220
23°52'21
167°57'82
DW 70
4/9/85
3.03
965
23°24'70
167°53'65
3.15
23°25'65
167°52'70
KG 71
12.01
2 099
22°04'85
167°32'70
CP 72
14.16
2 100
22°09'02
167°33'18
15.24
2 110
22°10'65
167°33'78
KG 73
17.38
1 285
22°12'95
167°29'14
18.47
1 306
22°13'40
167°29'30
CP 74
20.41
1 300
22°14'06
167°29'01
21.14
1 475
22°14'95
167°29'17
CP 75
23.15
825
22°18'65
167°23'30
5/9/85
00.11
860
22°20'42
167°23'41
KG 76
1.25
880
22°21 '09
167°23'00
2.12
22°21'49
167°22'81
DW 77
3.58
440
22°15'32
167°15'40
4.14
440
22°15'65
167°15'49
CP 78
5.00
445
22°16'25
167°15'53
6.04
450
22°16'28
167°14'86
DW 79
16.25
1 380
20°39'98
166°51'59
16.40
1 320
20°40'13
166°51'72
DW 80
19.22
900
20°31 '69
166°48'35
16.46
980
20°31'86
166°48'59
DW 81
21.42
430
20°29'31
166°46'56
21.53
470
20°29'49
166°46'68
DW 82
6/9/85
00.05
440
20°30'65
166°50'30
00.20
460
20°30'88
166°50'36
1.52
460
20°35'07
166°53'99
2.03
460
20°35'25
166°54'03
CP 84
4.03
210
20°43'49
167°00'27
4.30
150
20°42'94
167W50
Les profondeurs er
i italiques sont approximatives.
Depths in italics ai
re approximate.
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
37
N° station Date Heure Profondeur 1 Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
KG
85
7.48
KG
86
9.32
KK
87
11.32
KK
88
13.52
KG
89
15.47
KG
90
18.18
KK
91
21.12
KG
92
7/9/85
1.38
KK
93
3.52
KK
94
7.42
KG
95
12.20
KG
96
14.44
KK
97
17.10
DS
98
19.39
20.16
KG
99
23.16
KK
100
8/9/85
1.35
3.50
KG
101
5.54
KG
102
8.09
KG
103
10.10
DW
104
11.20
11.39
CP
105
—:
13.08
13.30
DW
106
. —
15.42
15.54
KK
107
18.49
CP
108
9/9/85
2.38
3.13
CP
109
6.05
6.47
CP
110
9.41
10.35
1 639
20°59'24
167W18
1 860
20°00'99
166°67'75
1 860
21W88
166°57'91
2 055
21°02'83
166°56'31
2 070
21°02'92
166°56'29
2 236
21°07'86
166°48'40
2 244
21°09'58
166°47'79
2 320
21°14'20
166°40'76
2 309
21°14'60
166°41'83
2 330
21°22'04
166°32'90
2 365
21°22'23
166°33'01
2 377
21°23'10
166°29'65
2 357
21°23'31
166°29'52
2 365
21°24'10
166°29'76
2 470
21°24'60
166°30'16
2 300
21°24'90
166°25'98
2 325
21°25'25
166°25'95
2 330
21°25'00
166°25'83
1 790
21°26'51
166°24'43
1 810
21°27'58
166°25'90
630
21°29'15
166°19'97
450
21°30'62
166°21'26
375
21°30'95
166°21'55
335
21°30'71
166°21'72
330
21°31'19
166°22'20
650
21°35'82
166°29'26
625
21°36'01
166°29'38
2 330
21°24'79
166°29'09
335
22°02'55
167°05'68
335
22°02'73
167°06'05
495
22°10'03
167°15'22
515
22°11'55
167°15'90
275
22°12'38
167°06'43
320
22°13'31
167°09'93
Les profondeurs en italiques sont approximatives.
Depths in italics are approximate.
38
B. RICHER DE FORGES
Campagne Musorstom 4
N.O. «Vauban», 12/9/1985-5/10/1985
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
cc
146
13/9/85
cc
147
CP
148
14/9/85
DW
149
’ —
DW
150
DW
151
CP
152
CP
153
CP
154
CP
155
15/9/85
DW
156
CP
157
CP
158
DW
159
DW
160
DW
161
DW
162
16/9/85
DW
163
DW
164
DW
165
DC
166
CP
167
DC
168
CP
169
17/9/85
CP
170
CP
171
_
CP
172
_
CC
173
CC
174
_
CC
175
_
CC
176
CC
177
18/9/85
CP
178
CP
179
_
CP
180
_
DW
181
_
DW
182
_
DW
183
_
DW
184
_
DW
185
_
DW
186
19/9/85
DW
187
_
DW
188
13.12
34
16.45
46
7.46
59
11.20
165
11.55
110
13.30
200
14.14
228
15.34
235
16.58
275
7.32
500-570
9.44
530
11.02
575
12.35
620
14.04
600
15.18
675
17.00
565
6.47
535
7.47
350
8.57
250
10.00
460
13.58
395
15.18
575
18.20
720
6.55
600
8.23
485
9.23
435
10.38
275-330
13.05
250-290
14.20
385
15.47
370
17.25
420-490
7.10
540-600
9.18
520
10.17
480
11.32
450
13.38
355
14.30
310
15.20
280
16.10
260
17.00
235
6.15
205
6.55
65-120
7.45
190
19°53'40
163°47' 10
19°35'00
163°39'60
19°23'40
163°31'90
19°07'60
163°22'70
19°07'50
163°22'10
19°07'00
163°22'00
19°04'70
163°21'60
19°04'20
163°21'20
19°02'60
163°17'80
18°52'80
163°19'50
18°54'00
163“18'80
18°52'50
163°16'90
18°49'30
163°15'00
18°45'90
163°15'60
18°42'40
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18°38'80
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18°35'00
163°10'30
18°33'80
163“11'50
18°33'20
163°13'00
18°30'00
163°14'50
18°32'80
163°08'20
18°35'80
163°06'40
18°48'20
163°10'80
18°54'03
163°11'20
18°57'00
163°12'60
18°57'80
163°14'00
19°01 '20
163°16'00
19°02'50
163°18'80
19°00'30
163°18'50
18°59'30
163°17'50
18°57'60
163°14'80
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163°10'00
18°56'30
163°12'90
18°56'60
163°13'70
18°56'80
163°17'70
18°57'20
163°22'40
18°59'30
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19°06'20
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19°07'20
163°29'70
19°08'30
163°29'30
19°08'20
163°29'20
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
39
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
CP 189
8.22
CP 190
9.37
CP 191
-—
10.38
CP 192
12.33
CP 193
13.37
CP 194
15.38
CP 195
17.08
DW 196
20/9/85
6.56
DW 197
8.00
CP 198
9.25
CP 199
11.15
CP 200
13.30
CC 201
15.02
CC 202
17.02
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27/9/85
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16.10
DW 205
16.40
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17.25
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28/9/85
6.40
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7.15
DW 209
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DW 210
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DW 211
9.53
DW 212
10.37
CP 213
13.10
CP 214
. —
14.45
CP 215
17.00
CP 216
29/9/85
7.20
CP 217
10.15
DW 218
13.20
DW 219
14.45
DW 220
16.05
DW 221
17.24
DW 222
30/9/85
6.35
DW 223
7.40
DW 224
8.50
DW 225
9.55
DW 226
12.45
DW 227
13.43
DW 228
14.35
DW 229
16.10
DW 230
17.17
DW 231
1/10/85
15.05
DW 232
16.07
CA 233
18.00
DW 234
2/10/85
7.50
DW 235
9.04
215
19°07'50
163°29'00
215
19°06'30
163°29'50
255
19°02'40
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320
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163°25'00
430
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18°54'80
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163°23'70
560
18°51'30
163°21'00
590
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18°50'00
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163°14' 10
500
18°55'80
163°13'80
580
18°58'00
163° 10'50
105-110
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167°04'80
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167°05'70
160
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167°06'80
225
22°39'00
167°07'40
220-235
22°39'00
167°07'40
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167°08'10
310-315
22°41'80
167°09'10
340-345
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167°09'30
370
22°46'00
167°09'80
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167°10'50
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167°12'00
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167°13'90
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167°22'00
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22°03'60
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880
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167°29'50
760
23°02'50
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535-560
22°58'60
167°36'80
410-440
22°57'60
167°33'00
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22°57'00
167°30'00
575-595
22°55'20
167°27'00
590-600
22°52'50
167°23'50
395
22°47'20
167°21'60
320
22°46'00
167°20'00
420
22°47'00
167°18'20
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22°51'60
167°13'50
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22°52'50
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75
22°33'70
167° 10'50
77
22°28'80
167°04'70
30
22°19'00
167°01'80
350-365
22°15'50
167°08'30
405-415
22°13'00
167°12'00
Source : MNHN, Paris
40
B. RICHER DE FORGES
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur 1
(m)
Latitude S
Longitude E
CP
236
10.15
495-550
22° 11'30
167°15'00
CP
237
_
11.40
630
22°12'00
167°16'50
CP
238
13.52
500-510
22°13'00
167°14'00
CP
239
_
15.13
470-475
22°14'80
167°15'70
CP
240
17.22
475-500
22°16'50
167°16'50
CP
241
3/10/85
7.00
470-480
22°09'00
167°12'20
CP
242
8.30
500-550
22°05'80
167°10'30
CP
243
9.47
435-450
22°02'80
167°07'70
DW
244
10.48
435-445
22°02'70
167°08'00
cc
245
14.18
415-435
22°07'00
167°11'00
cc
246
15.47
410-420
22°08'50
167°1l'50
cc
247
4/10/85
6.50
435-460
22°09'00
167°13'30
cc
248
9.05
380-385
22°09'50
167°10'00
DE
249
•—*
13.20
420-435
22°08'00
167° 11 '50
Campagne Musorstom
5
N.O.
« Coriolis
», 5/10/1986-24/10/1986
station
Date
Heure
Profondeur
Latitude S
Longitude E
h.mn.
(m)
DW 250 7/10/86 6.18
DW 251 — 9.15
DW 252 — 11.48
CP 253 — 12.45
CP 254 — 14.34
DW 255 — 16.33
DW 256 — 17.48
DW 257 — 19.07
DW 258 8/10/86 6.42
CP 259 — 8.04
DW 260 — 9.44
DW 261 — 10 31
DW 262 — H.28
DW 263 — 13.37
DW 264 — 14.21
DW 265 — 16.07
DW 266 — 16.47
CP 267 — 18.07
CP 268 9/10/86 6.37
CP 269 — 7 5i
DW 270 — 9.20
CH 271 — io.40
DW 272 — 13.39
DW 273 — 14.47
DW 274 — 15.31
850
25°02'20
159°59'90
1 330
25°06'36
160°01'51
300-310
25°08'53
159°55'11
295
25°08'70
159°55'26
280-290
25°10'07
159°53'07
280-295
25°15'40
159°54'80
290-300
25°18'00
159°52'70
300
25°20'10
159°50'60
300
25°32'80
159°46'10
285
25°31'64
159°44'47
285
25°28'60
159°44'07
300
25°26'58
159°45'88
300
25°24'89
159°47'42
225-150
25°21'30
159°46'44
56
25°19'69
159°44'33
190-260
25°21'10
159°45'20
240
25°20'20
159°45'70
285
25°23'60
159°47'20
280
24°44'70
159°39'20
270-250
24°47'00
159°37'30
223
24°48'85
159°34'13
250-276
24°48'24
159°34'60
500-540
24°40'91
159°43'00
290
24°43'02
159°43'26
285
24°44'83
159°41'00
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
41
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
CP
275
16.33
CP
276
17.44
DW
277
10 /10/86
6.27
CP
278
7.21
CP
279
9.25
DW
280
10.28
DW
281
11.02
DW
282
11.52
DW
283
12.30
DW
284
—*
13.12
DW
285
13.57
DW
286
14.44
CP
287
—-
16.01
CP
288
17.21
CP
289
18.58
DW
290
11 /10/86
6.39
DC
291
7.39
CP
293
9.30
DW
294
10.40
DW
295
11.32
DW
296
12.26
CC
297
13.30
DW
298
18.20
DW
299
19.10
DW
300
20.01
DW
301
12 /10/86
6.30
DW
302
7.45
DW
303
8.54
DW
304
10.04
DW
305
11.12
DW
306
12.10
CP
307
13.17
DW
308
15.53
CP
309
16.58
CP
311
18.10
CP
312
19.18
DW
313
13/10/86
8.28
CP
315
11.08
CP
316
12.30
CP
317
13.48
CP
318
15.10
CP
319
17.49
CP
320
19.08
DC
321
14/10/86
7.02
DW
322
8.10
CP
323
9.35
CP
324
12.20
285
24°46'60
159°40'30
269-258
24°48'90
159°40'90
270
24°10'60
159°34'90
265
24°10'80
159°38'10
160-270
24°08'72
159°37'76
270
24W99
159°35'75
272
24°10'54
159°34'32
226-230
24°11'55
159°32'22
280-300
24° 11'23
159°31'80
225-230
24°09'96
159°33'49
245-255
24°09'35
159°34'04
150-160
24°09'71
159°33'01
270
24°05'40
159°36'30
270
24°04'80
159°36'80
273
24°01'50
159°38'40
300
23°06'20
159°26'30
300
23°07'70
159°28'40
280
23°09'35
159°30'80
272
23°10'98
159°30'13
279
23°12'57
159°32'31
178
23°12'61
159°36'27
285
23°13'00
159°36'10
320
22°44'00
159°22'00
360-390
22°47'70
159°23'70
450
22°48'27
159°23'94
487-610
22°06'90
159°24'60
345-360
22 ° 10'00
159°23'30
332
22°11'93
159°23'17
385-420
22°10'34
159°25'51
430-440
22°09'27
159°24'42
375-415
22°07'66
159°21'40
350-345
22° 11'07
159°24'07
450-635
22°09'00
159°23'00
340
22 ° 10'20
159°22'80
320
22°13'60
159°23'90
315-320
22° 1720
159°24'80
780-930
22°24'31
159°32'53
330-335
22°25'32
159°27'40
330
22°25'13
159°24'00
330
22°25'48
159°23'35
330
22°26'51
159°21'36
320-325
22°24'40
159°16'50
315
22°25'40
159°12'60
1 000
21°20'40
158°02'20
975
21°19'00
158°00'40
970
21°18'52
157°57'62
970
21°15'01
157°51'33
Source : MNHN, Paris
42
B. RICHER DE FORGES
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
DC 325
_
14.46
DC 326
16.12
CC 327
17.38
DW 328
15/10/86
6.31
DW 329
7.17
DW 330
8.37
CP 331
9.26
CP 332
10.28
DW 333
11.59
DW 334
—„
13.47
DW 335
14.54
DW 336
16.26
DW 337
17.33
DW 338
18.36
DW 339
16/10/86
6.24
DW 340
7.47
DW 341
9.19
DW 342
10.59
DW 343
12.37
DW 344
15.18
DC 345
16.15
DW 346
17/10/86
13.35
DW 347
14.09
DW 348
—•
15.05
DW 349
15.58
DW 350
16.45
CP 351
17.30
CP 352
18.40
DW 353
18/10/86
6.39
DW 354
8.14
DW 355
9.46
DC 357
13.35
DC 358
15.11
CP 359
16.58
CP 360
18.40
DC 361
19/10/86
6.18
DC 362
7.21
CP 363
8.53
CP 364
10.54
CC 365
12.34
CC 366
16.00
CC 367
18.44
DC 368
20/10/86
6.28
DC 369
7.53
DC 370
8.37
DC 371
10.08
DC 372
11.05
970
21°12'30
157°48'75
980
21°07'40
157°47'00
1 010
21°05'20
157°50'00
355-340
20°22'80
158°43'60
320
20°22'90
158°46'60
360-365
20°19'80
158°48'42
380
20°18'37
158°49'45
400
20°17'44
158°48'86
410-425
20°16'61
158°49'02
315-320
20°06'27
158°47'62
315
20°03'24
158°45'35
350
19°55'80
158°38'90
412-430
19°53'80
158°38'00
540-580
19°51'60
158°40'40
380-395
19°53'40
158°37'90
675-680
19°48'50
158°40'90
630-620
19°45'90
158°43'37
660
19°43'50
158°47'72
760
19°41'39
158°50'20
310
19°38'85
158°34'00
305-310
19°39'70
158°32'40
345-252
I 903077
158°27'07
260
19°38'61
158°28'03
260
19°36'00
158*3170
275
19°34'45
158°34'48
280
19°34'00
158°35'30
290-310
19°33'10
158°36'90
310-337
19*31'40
158°37'70
290
19°26'50
158°40'40
420-450
19°31 '06
158°42'56
580
19°36'43
158°43'41
630
19°37'39
158°45'69
680-700
19°38'39
158°47'17
700-720
19°39'00
158°49'00
770-810
19°36'40
158°49'60
400
19°52'50
158°38'10
410
19°52'90
158°40'00
700-685
19°47'90
158°44'30
675
19°45'30
158°46'50
710
19°42'82
158°48'00
650
19°45'40
158°45'62
855-830
19°36'80
158°53'20
305
19°52'30
158°32'80
360
19°53'80
158°37'10
340
19°54'17
158°37'47
350
19°54'85
158°38'17
400
19°52'96
158°38'63
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
43
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur 1
(m)
Latitude S
Longitude E
CP
373
12.00
390-380
19°52'92
158°38'66
CP
374
13.04
350
19°53'67
158°34'57
DC
375
15.19
300
19°52'20
158°29'70
DC
376
16.12
280
19°5 r10
158°29'80
DC
377
17.09
260-270
19°48'60
158°29'10
DC
378
18.52
355
19°53'74
158°38'30
DC
379
19.39
370-400
19°53'20
158°39'50
DC
380
21/10/86
6.39
555-570
19°37'70
158°43'90
DC
381
9.05
620
19°37'52
158°46'57
DC
382
10.42
580
19°37'39
158°43'49
CC
383
12.55
615-600
19°40'85
158°46'10
CC
384
16.10
772-756
19°42'40
158°50'80
DC
385
22/10/86
7.49
745-750
20°53'60
160°49'40
CP
386
9.15
770-755
20°56'21
160°51'12
CP
387
11.53
650-660
20°53'41
160°52'14
DC
388
13.40
500-510
20°45'35
160°53'69
CP
389
14.45
500
20°44'95
160°53'67
CC
390
18.45
745-825
21°00'90
160°50'30
N.O.
Campagne Chalcal 2
« Coriolis », 26/10/1986-1/11/1986
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude E
DW
69
27/10/86
5.30
260
24°43'70
168°07'90
DW
70
6.29
232
24°46'00
168°09'00
CH
3
8.12
257
24°47'88
168°09'32
CH
4
10.45
253
24°44'31
168°09'94
CP
18
13.15
274
24°47'00
168°09'43
CP
19
14.27
271
24°42'85
168°09'73
DW
71
15.32
230
24°42'26
168°09'52
CP
20
_
16.24
230-300
24°44'60
168°09'30
CH
5
18.00
223
24°44'00
168°08'50
DW
72
28/10/86
7.34
527
24°54'50
168°22'30
CP
21
8.56
500
24°54'00
168°21'61
CH
6
_
10.42
500
24°52'39
168°21'45
CC
1
_
13.06
500-580
24°54'96
168°21'91
CC
2
_
15.12
500-610
24°55'48
168°21'29
CH
7
_
17.15
494-590
29°55'50
168°21'10
DW
73
29/10/86
7.37
573
29°39'90
168°38'10
CP
22
9.00
650-750
24°40'32
168°38'67
CP
23
12.05
580
24°38'80
168°38'13
DW
74
13.25
650
24°40'36
168°38'38
Source : MNHN, Paris
44
B. RICHER DE FORGES
N° station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur 1
(m)
Latitude S
Longitude E
DW 75
14.44
600
24°39'31
168°39'67
CP 24
17.16
570
24°39'20
168°39'30
DW 76
30/10/86
7.18
470
23°40'50
167°45'20
CP 25
8.30
418
23°38'60
167°43'12
CC 3
10.30
424
23°39'03
167*43'11
CC 4
11.50
424
23°38'38
167*43'57
CC 5
13.48
434
23°39'19
167*4375
DW 77
15.19
435
23°38'35
167°42'68
DW 78
—*
17.10
233-360
23*41 '30
167°59'60
DW 79
19.03
243
23°40'50
168*00' 10
DW 80
31/10/86
6.53
80-160
23°26'70
168*01'80
DW 81
8.02
311
23°19'60
168*03'40
CP 26
8.47
296
23°18'15
168°03'58
CP 27
9.52
289
23°15'29
168°04'55
DW 82
10.50
304
23°13'68
168°04'27
CH 8
11.56
300
23°13'36
168*0273
CH 9
13.25
300
23°15'64
168°03'06
DW 83
17.08
200
23°20'30
168°05'50
DW 84
18.35
170
23°23'80
168*07'10
Campagne Biogeocal
N.O. « Coriolis », 7/4/1987-7/5/1987
N° station
Date Heure Profondeur Latitude S
h.mn. (m)
Longitude E
KG
200
7/4/87
KG
201
_
KK
202
_
CB
203
_
KK
204
8/4/87
CP
205
_
KK
206
_
KG
207
_
DW
208
_
DW
209
_
KG
210
9/4/87
KG
211
_
KK
212
_
KK
213
_
CP
214
_
CB
215
_
CP
216
10/4/87
13.07
650
15.26
595
18.16
599
21.53
1 830
9.42
603
11.25
1 350-1 380
14.53
1 100
17.15
1 350
20.36
850-770
23.12
1 299-1 320
7.55
1 190
9.22
975
11.16
1 150
13.54
1 245
16.40
1 665-1 590
23.07
1 550
6.10
2 175-2 250
22°40'94
166°33'33
22°40'42
166*3272
22°39'83
166°32'30
22°42'44
166°24'80
22°40'82
166*31'85
22°40'61
166°28'01
22°38'58
166°29'06
22°38'31
166°29'36
22*4075
166*31'48
22°44'00
166°30'06
22°44'00
166*30'97
22*41 '80
166*32'53
22*4174
166*31'92
22°44'20
166*31'34
22*43'09
166*27'19
22*3875
166*27'10
22°50'67
166*2275
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
45
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
CP
217
10.00
KG
218
18.10
KG
219
19.05
CB
220
20.44
KG
221
11/4/87
7.35
KG
222
10.09
KK
223
11.52
KK
224
14.15
CP
225
16.47
KG
226
12/4/87
9.14
KG
227
9.54
KG
228
11.10
KK
229
13.35
KK
230
15.01
KK
231
16.25
CP
232
17.52
KG
233
13/4/87
6.24
KG
234
7.46
KK
235
10.00
KK
236
12.07
KK
237
13.27
CP
238
15.24
CB
239
22.21
KG
240
14/4/87
6.21
KG
241
7.43
KG
241 bis
10.30
KK
242
13.18
KK
242 bis
15.04
CP
243
17.12
KK
244
15/4/87
6.41
KK
245
8.59
KK
246
10.19
KK
247
12.19
KG
248
14.11
KG
249
15.45
CP
250
17.31
KK
251
16/4/87
6.32
KG
252
9.31
KG
252 bis
10.08
KG
252 ter
10.31
DW
253
11.07
KG
254
17/4/87
6.37
KG
255
7.58
KG
256
—-•
9.19
KK
257
11.18
KK
258
13.05
KK
259
14.38
2 200-2 310
22°46'85
166°18'80
410
22°39'32
166°32'90
570
22°38'81
166°33'63
1 175
22°30'21
166°27'76
1 915
22°42'36
166°24'06
1 675
22°44'62
166°24'93
1 670
22°43'92
166°24'80
1 800
22°42'13
166°24'46
2 200-2 280
22°44'94
166°19'84
600
21°33'38
166°24'49
500
21°32'84
166°23'85
960
21°31'04
166°24'15
960
21°31'15
166°24'51
875
21°31'00
166°23'81
530
21°32'53
166°23'01
760-790
21°33'81
166°27'07
1 040
21°30'87
166°25'08
1 410
21°29'33
166°25'44
1 440
21°29'65
166°25'31
980
21°31'43
166°25'55
1 410
21°29'59
166°25'64
1 300-1 260
21°27'64
166°23'41
1 540
21°29'46
166°25'63
1 520
21°29'15
166°26'59
1 950
21°28'02
166°26'26
1 990
21°27'48
166°26'29
1 980
21°27'40
166°26'26
2 010
21°27'12
166°26'50
1 820
21°27'35
166°25'76
1 470
21°29'32
166°26'63
2 210
21°27'30
166°27'77
2 340
21°25'19
166°28'54
2 360
21°24'02
166°28'87
2 340
21°15'33
166°28'69
2 150
21°27'94
166° 1766
2 350
21°24'63
166°28'21
2 320
21°06'08
166°29'23
320
21°31'35
166°21 '61
330
21°31'17
166°21'46
330
21°31'11
166°21'32
310-315
21°31'75
166°28'73
960
20°57'14
166°51'85
1 770
21W95
166°58'46
1 680
21W96
167°01'20
1 680
21°01'32
167W65
1 750
21W85
166°59'03
1 670
21W21
167W25
Source : MNHN, Paris
46
B. RICHER DE FORGES
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
CP
260
KG
261
18/4/87
KG
262
KG
263
KK
264
CP
265
CP
266
KG
267
KG
268
19/4/87
KG
269
KK
270
KK
271
CP
272
20/4/87
CP
273
KK
274
KG
275
KG
276
KG
277
KG
278
21/4/87
KK
279
KK
280
DW
281
25/4/87
KK
282
26/4/87
CP
283
KK
284
_
KK
285
_
CB
286
KG
287
27/4/87
KG
288
DW
289
CP
290
DW
291
DW
292
KG
293
28/4/87
KG
294
KG
295
_
KG
295 bis
_
DW
296
_
CP
297
_
KK
298
_
CB
299
_
KK
300
29/4/87
KK
300 bis
_
KK
300 ter
_
KK
300 IV
_
KK
301
30/4/87
KK
302
16.10
1 820-1 980
6.05
1 508
7.23
1 380
9.06
1 330
10.24
1 440
11.44
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15.17
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18.21
1 935
4.50
1990
6.20
1 810
8.04
1990
9.57
1 800
6.18
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8.48
1 920-2 040
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1 890
15.18
1 959
17.32
2 200
19.08
2 240
7.49
2 250
9.45
2 265
12.39
2 020
10.31
1 140-1 230
6.49
2 340
10.15
2 375-2 370
14.49
2 234
18.13
2 370
21.30
2 330
6.27
1 560
8.35
840
11.24
830-840
13.36
920-760
17.05
510-520
19.38
470-465
6.48
1 110
8.26
1 420
9.40
1080
10.21
1 180
12.56
1 230-1 270
14.49
1 230-1 240
17.22
2 760
21.15
1 285-770
7.36
Annulé
10.18
2 755
10.52
2 840
13.42
2 700
6.29
2 780
8.58
3 060
21°00'00
167°58'34
21°02'04
167°02'32
21°02'26
167°02'03
21°02'37
167°02'08
21°01'42
167°01 '71
21°04'09
167°00'40
2P04'85
166°57'14
21°02'20
166°58'76
21°03'48
166°57'34
21°02'34
166°58'11
21°03'30
166 o 57'10
21°00'40
166°57'64
21°00'04
166°56'94
21°01'53
166°57'41
2P01'62
166°59'21
21°05'80
166°53'14
21°13'20
167W35
21°17'21
166°56'30
22°48'38
166°20'22
22°48'70
166°19'59
22°42'35
166°23'91
22°40'98
166°30'91
21°26'32
166°29'44
21°22'25
166°31'07
21°27'48
166°31'66
21°26'82
166°44'58
21°14'81
166°39'56
20°43'01
166°52'53
20°36'33
167°00'53
20°36'35
167W31
20°36'91
167°03'34
20°34'47
166°54'33
20°28'23
166°48'45
20°38'40
167°09'15
20°38'88
167°12'23
20°38'41
167°12'20
20°38'94
167*12'26
20°38'35
167°10'32
20°38'64
167°10'77
20°34'57
167°14'90
20°38'33
167°12'01
20°34'42
167°14'16
20°34'54
167°14'43
20°34'35
167°13'86
20°34'55
167°16'03
20°37'79
167°16'92
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
47
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude E
KK
303
13.46
2 600
20°38'00
167°15'92
CP
304
16.47
3 120-3 250
20°35'28
167°15'28
CB
305
22.57
Annulé
CP
306
1/5/87
4.55
2 960-3 036
20°35'18
167°13'99
DW
307
11.22
470-480
20°35'38
166°55'25
DW
308
14.35
510-590
20°40'07
166°58'05
KK
309
16.18
1 550
20°43'09
166°52'46
KK
310
17.47
1 650
20°47'83
166°53'53
KK
311
18.52
1 620
20°49'07
166°54'07
CB
312
21.29
1 010
20°57'44
167W89
DW
313
2/5/87
5.25
1 640-1 600
20°58'95
166°59'04
KK
314
8.11
1 750
20°53'72
166°51 '91
KG
315
9.12
1 730
20°54'32
166°53'71
KG
316
10.51
1 660
20°48'33
166°53'29
CP
317
12.16
1 630-1 620
20°48'12
166°53'16
KK
318
16.24
1 560
20°58'35
166°47'05
KK
319
18.27
1 985
2P06'02
166°52'99
CB
320
20.45
2 030
21°03'81
166°57'83
CP
321
3/5/87
4.35
2 190-2 205
21°12'0
166°59'85
KK
322
7.43
2 180
21°12'33
166°59'85
KK
323
9.49
2 235
21°16'60
166°55'98
KK
324
12.28
2 300
21 °11 '62
166°45'17
KG
325
14.01
2 300
2P11'66
166°44'99
KG
326
15.17
2 290
21°13'08
166°45'72
CP
327
16.45
2 290
21°11'57
166°44'21
CB
328
20.48
2 300
21°12'21
166°46'33
CP
329
4/5/87
4.30
2 315-2 310
21°09'05
166°40'08
KK
330
7.55
2 320
21°07'47
166°38'85
KG
331
9.25
2 300
21°07'94
166°39'82
KK
332
12.52
2 370
21°13'23
166°25'87
KK
333
5/5/87
9.31
2 370
21 °13'13
166°23'55
KG
334
11.02
2 370
21°12'37
166°23'53
KG
334 bis
12.19
2 370
21°12'30
166°22'97
KK
335
13.41
2 370
21°12'41
166°22'12
CP
336
15.15
2 370-2 380
21°12'22
166°22'51
CB
337
20.11
1 830
21°24'91
166°26'53
KK
338
6/5/87
4.44
2 340
21°26'79
166°31'35
CB
339
7.15
2 170
21°27'02
166°23'28
KK
340
13.15
2 335
21°27'86
166°45'55
CP
341
14.41
2 334
21°29'73
166°47'37
KK
342
18.52
2 295
21°43'65
166°58'55
Source : MNHN, Paris
48
B. R1CHER DE FORGES
Campagne Musorstom 6
N.O. «Alis», 12/2/1989-26/2/1989.
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
DW 391
13/2/89
6.13
DW 392
7.02
DW 393
8.20
DW 394
9.40
DW 395
13.02
DW 396
15.10
DW 397
17.05
DW 398
17.55
DW 399
14/2/89
7.32
CP 400
8.30
CP 401
9.43
DC 402
14.00
DC 403
16.06
DW 404
17.05
DW 405
18.04
DW 406
15/2/89
6.26
DW 407
7.05
CP 408
8.10
CP 409
9.20
DW 410
10.57
DW 411
12.48
DW 412
13.47
DW 413
15.11
CP 414
16.20
CP 415
18.10
DW 416
16/2/89
7.06
DW 417
8.42
DW 418
9.18
CP 419
10.17
DW 420
14.06
DW 421
16.27
DW 422
17.12
DW 423
18.14
DW 424
17/2/89
6.55
DW 425
8.19
DW 426
9.34
CP 427
_
11.35
DW 428
14.11
DW 429
15.39
DW 430
17.17
DW 431
18/2/89
11.17
DW 432
11.36
390
20°47'35
167°05'70
340
20°47'32
167°04'60
420
20°48'29
167W54
570
20°49'46
167°09'11
400
20°47'57
167°05'32
1400
20°48'05
167W59
380
20°47'35
167°05'17
370
20°47'19
167°05'65
282
20°41'80
167°00'20
270
20°42'18
167°00'40
270
20°42'15
167°00'35
520
20°30'27
166°49'28
560
20°29'53
166°50'23
530
20°29'40
166°41'20
520
20°29'75
166°41'00
373
20°40'65
167°06'80
360
20°40'70
167°06'60
380
20°41'10
167°07'45
385
20°41'05
167°07'25
490
20°38'05
167°06'65
424
20°40'65
167°03'35
437
20°40'60
167°03'75
463
20°40'10
167°03'50
464
20°40'20
167°03'50
461
20°40'20
167°03'95
343
20°42'15
166°59'60
283
20°41'80
167°03'65
283
20°41'75
167°03'35
283
20°41'65
167°03'70
600
20°29'27
166°43'35
245
20°26'27
166°40' 17
257
20°26'20
166°40'31
280
20°25'85
166°40'50
599
20°24'30
166°24'70
594
20°24'30
166°24'80
610
20°24'60
166°22'90
800
20°23'35
166°20'00
420
20°23'54
166°12'57
352
20°23'29
166°11'15
30
20°21'17
166°07'25
21
20°22'25
166°10'00
21
20°20'95
166°10'75
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D'EXPLORATION
49
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude 1
DW
433
_
13.04
24
20°20'24
166°09'04
DW
434
13.20
23
20°21'21
166°08'64
DW
435
13.54
32
20°20'56
166°07'83
DW
436
14.10
33
20°20'27
166°07'49
DW
437
14.24
31
20°20'14
166°08'12
CP
438
17.55
780
20°23'00
166°20'10
DW
439
19/2/89
7.58
288
20°46'40
167°17'40
DW
440
8.49
288
20°48'80
167°17'25
DW
441
10.14
80
20°53'76
167°16'86
DW
442
10.47
200
20°53'70
167°17'10
DW
443
11.22
250
20°53'27
167° 1746
DW
444
13.02
300
20°54'32
167°17'82
CP
445
13.42
261
20°54'29
167*1716
DW
446
14.19
360
20°54'33
167°18'59
DW
447
15.00
460
20°54'90
167°19'87
DW
448
16.00
410
20°55'66
167°22'34
DW
449
20/2/89
6.18
300
20°54'40
167°17'75
CA
450
7.00
350
20°52'08
167*18*10
DW
451
8.27
330
20°59'00
167°24'50
DW
452
8.55
300
21°00'30
167°25'50
DW
453
9.33
250
21W50
167°26'90
CP
454
10.11
260
21°00'60
167°26'50
CP
455
10.50
260
21°00'65
167°26'08
DW
456
11.45
240
21°00'71
167°26'35
DW
457
13.15
353
21W42
167°28'71
DW
458
14.07
400
21W93
167°29'96
DW
459
15.37
425
21°01'39
167*31*47
DW
460
16.28
420
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167*31*45
DW
461
21/2/89
6.10
240
21°06'00
167°26'20
DW
462
6.30
200
21°05'10
167°26'85
CA
463
7.00
428
21°02'20
167*31*45
CP
464
7.40
430
21°02'30
167*31*60
CP
465
10.11
480
2P03'55
167°32'25
CP
466
11.47
540
21°05'25
167°32'20
CP
467
13.18
575
21°05'13
167*32*11
DW
468
14.45
600
21°05'86
167°32'98
DW
469
15.57
630
21°03'64
167°34'67
CC
470
17.40
560
21°04'40
167°33'20
DW
471
22/2/89
8.19
460
21°08'00
167°54'10
DW
472
8.58
300
21°08'60
167°54'70
DW
473
9.45
236
21°08'80
167°55'30
DW
474
10.37
260
21°08'80
167°55'50
DW
475
11.10
236
21°08'95
167°55'40
DW
476
12.18
300
21°09'36
167°56'40
DW
477
—-
13.20
550
21°07'98
167°54'69
DW
478
14.21
400
21°08'96
167°54'28
DW
479
15.23
310
21°09'13
167°54'95
Source : MNHN, Paris
50
B. RICHER DE FORGES
N° station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude E
DW 480
CB 481
DW 482
DW 483
DW 484
DW 485
DW 486
DW 487
DW 488
DW 489
CP 490
CA 491
DW 492
DW 493
23/2/89
24/2/89
25/2/89
15.49
6.30
7.31
8.58
10.02
12.14
17.08
17.54
13.55
15.14
16.45
7.00
8.20
9.30
380
300
375
600
520
350
370
500
800
700
750
250
247
700
21°08'50
2P21'85
21°21'50
21°19'80
21°20'80
21°23'48
20°21'40
21°23'30
20°49'20
20°48'37
20°48'88
20°47'90
20°48'25
20°48'35
167°55'98
167°50'30
167°46'80
167°47'80
167°50'05
167°59'33
167°47'65
167°46'40
167°06'44
167°05'86
167°06'13
167°09'67
167°06'55
167°05'80
N.O.
Campagne Smib 1
« Vauban », 4/2/1986-14/2/1986
N° station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude E
CP 1
5/2/86
437
22°53'0
167° 12'
DW 2
415
22*51'9
167°13'
DW 3
420
22*51'5
167°12'5
DW 4
457
22°49'
167°14'5
DW 5
425
22°46'
167° 16'
DW 6
300
22°42'5
167°15'5
DW 7
6/2/86
500
22°55'5
167°15'9
DW 8
558
22°56'
168° 18'
DW 9
450
22°55'
167°14'7
DW 10
410
22°54'
167° 12'
DW 11
405
22°55'7
167° 14'
DW 12
410
22°55'5
167°13'5
DW 13
7/2/86
542
22°59'5
167°22'
DW 14
640
22°58'5
167°22'5
DW 15
500
22°59'9
167°23'
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
51
Campagne Smib 2
N.O.
« Vauban :
», 16/9/1986-23/9/1986
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude E
DW
1
17/9/86
444
22°52'7
167°12'6
DW
2
448
22°54'9
167°14'2
DW
3
428
22°56'0
167°14'8
DW
4
_
417
22°53'4
167*13'1
DW
5
410
22°56'3
167°14'4
DW
6
460
22°56'2
167°15'9
DW
7
428
22°56'0
167°13'5
DW
8
18/9/86
447
22°53'6
167°12'5
DW
9
500
22°53'9
167°15'4
DW
10
495
22°55'2
167°16'3
DW
11
500
22°52'1
167*15'4
DW
12
460
22°52'6
167°14'0
DW
13
454
22°52'4
167°13'4
DW
14
444
22°52'6
167°13'3
DW
15
402
22°53'0
167*1 l'O
DW
16
19/9/86
390
22*51'2
167*11'7
DW
17
448
22°55'1
167°14'5
DW
18
22°57'1
167°18'3
DW
18 b
535
22°58'0
167°20'4
DW
19
20/9/86
435
22°52'4
167*11'9
DW
20
470
22°43'8
167*41'6
DW
21
500
22°40'3
167*41'3
DW
22
360
22°39'2
167°40'0
DW
23
420
22*3 l'I
167°36'5
DW
24
21/9/86
620
22°52'6
167°24'3
DC
24 b
615
22°53'5
167°23'2
DC
25
670
22°58'2
167°23'3
DC
26
_
535
22°59'3
167°23'0
DC
27
535
23°00'7
167°20'5
DC
28
540
22°59'6
167°18'8
DC
29
22/9/86
440
22°53'2
167°12'7
Source : MNHN, Paris
52
B. RICHER DE FORGES
Campagne Smib 3
N.O. «Vauban», 19/5/1987-26/5/1987
N° station Date Heure Profondeur Latitude S Longitude E
h.mn. (m)
DW
1
20/5/87
10.32
DW
2
13.00
DW
3
14.37
CP
4
16.20
DW
5
21/5/87
6.58
DW
6
8.27
DW
7
10.20
DW
8
13.25
DW
9
14.25
DW
10
15.40
DW
11
22/5/87
10.45
DW
12
12.55
DW
13
14.07
DW
14
17.30
CP
15
23/5/87
8.02
DW
16
9.00
DW
17
10.50
DW
18
11.35
DW
19
13.14
DW
20
14.00
DW
21
24/5/87
7.02
DW
22
8.13
DW
23
10.15
DW
24
12.35
DW
25
13.52
DW
26
15.05
DW
27
16.25
DW
28
25/5/87
8.15
DW
29
9.50
DW
30
12.55
DW
31
15.05
DW
32
16.10
520
24°55'70
168*21'80
530
24°53'40
168*2170
513
24°55'00
168*2170
530
24°54'00
168*21'50
502
24°54'90
168*21'60
505
24°56'40
168*21'20
505
24°54'60
168*21'30
233
24°45'20
168°08'00
265
24°42'00
168°08'00
235
24°42'00
168°07'20
444
23°37'30
167*42'10
470
23°37'70
167°41'50
448
23°37'50
167*41'60
246
23°40'10
167*5970
280
23°40'50
167°59'90
426
23*41'30
168°00'30
238
23°40'60
167°59'40
338
23*41'50
167°59'40
248
23*40'60
167°59'60
280
23°39'70
167*5970
525
22*59'20
167°19'00
503
23°03'00
167*19' 10
530
22°58'00
167*20'00
535
22*5870
167*21'10
437
22*56'10
167*16'20
450
22*55’10
167°15'50
457
22*55'20
167°16'20
394
22°47'00
167*11'80
405
22*4670
167*1170
648
22°58'20
167°22'30
383
22°55'60
167°13'30
400
22°55'60
167*13'20
Source : MNHN, Paris
LES CAMPAGNES D’EXPLORATION
53
Campagne Smib 4
N.O. «Alis», 6/3/1989-16/3/1989
station
Date
Heure
h.mn.
Profondeur
(m)
Latitude S
Longitude E
DW
34
7/3/89
_
515
24°55'0
168°22'0
DW
35
525
24°54'4
168*21'6
DW
36
530
24°55'6
168*21'7
DW
37
540
24°54'5
168°22'3
DW
38
510
24°54'5
168°22'0
DW
39
560
24°56'2
168*21'5
DW
40
260
24°46'2
168°08'7
DW
41
8/3/89
235
24°44'0
168°08'6
DW
42
320
24°45'7
168°08'4
DW
43
245
24°46'6
168°08'8
DW
44
300
24°46'0
168°08'2
DW
45
260
24°46'0
168°08'7
DW
46
— .
260
24°46'7
168°08'5
DW
47
280
24°45'6
168*08'1
DW
48
245
24°46'2
168°08'7
DW
49
300
24°45'5
168°08'5
DW
50
9/3/89
295
23°42'2
168°00'8
DW
51
260
23°41'3
168W6
DW
52
250
23°40'6
168*00'5
DW
53
270
23°40'1
167°59'9
DW
54
235
23°40' 1
168°00'2
DW
55
260
23°21'4
168°04'5
DW
56
260
23°20'6
168°05'2
DW
57
260
23*21'5
168°04'6
DW
58
560
22°59'8
167°24'2
DW
59
10/3/89
650
22°58'0
167°22'5
DW
60
535
23°00'1
167*21'6
DW
61
550
22°59'9
167°22'8
DW
62
540
23°00'4
167*21'8
DW
63
520
22°58'7
167*2 l'I
DW
64
. —
460
22°55'3
167*16'4
DW
65
420
22°55'3
167°14'5
DW
66
430
22°56'3
167°14'6
DW
67
460
22°55'1
167°15'6
DW
68
!-
440
22°55'0
167°16'0
DW
69
405
22°55'8
167°14'3
Source : MNHN, Paris
54
B. RICHER DE FORGES
ANNEXE 3 — Liste des participants aux campagnes
APPENDIX 3 — List of the scientific staff
Chalcal 1
Chef de mission : B. Richer de Forges
Autres participants : G. Bargibant, C. Garrigue, A. Gerbault, M. Kulbicki, C. Luro,
J. L. Menou, R. Pianet
Biocal
Chef de mission : C. Lévi
Autres participants : P. Bouchet, A. Crosnier, F. Coustillas, P. Cotillon, D. Doumenc,
J. Forest, C. Gaillard, A. Guille, B. Laurin, J. L. Menou, B. Metivier, C. Monniot, A. Pascal,
C. Retiere, B. Richer de Forges, P. Rigolot, M. Rio, B. Seret
Musorstom 4
Chef de mission : B. Richer de Forges
Autres participants : P. Bouchet, A. Crosnier, B. Seret, C. Vadon
Musorstom 5
Chef de mission : B. Richer de Forges
Autres participants : P. Bouchet, A. Crosnier, P. Laboute, J. L. Menou, B. Metivier
Chalcal 2
Chef de mission : B. Richer de Forges
Autres participants : P. Bouchet, A. Crosnier, L. Della-Patrona, A. Desurmont, R.
Grandperrin, P. Laboute, D. Lecornet, B. Metivier
Biogeocal
Chefs de mission : P. Cotillon, C. Monniot
Autres participants : N. Ameziane-Cominardi, J. P. Bourseau, C. Gaillard, M. N. Helleouet,
P. Lozouet, D. Marchand, N. Tribovillard
Musorstom 6
Chef de mission : B. Richer de Forges
Autres participants : P. Bouchet, A. Crosnier, P. Laboute, C. Vadon, H. Zibrowius
Smib 1
Chef de mission : C. Debitus
Autres participants : G. Bargibant, P. Tirard
Smib 2
Chef de mission : C. Debitus
Autres participants : G. Bargibant, J. L. Menou, P. Tirard
Smib 3
Chef de mission : B. Richer de Forges
Autres participants : G. Bargibant, J. L. Menou, O. Ribes, P. Tirard
Smib 4
Chef de mission : C. Debitus
Autres participants : G. Bargibant, P. Laboute, J. L. Menou, C. Monniot, J. Vacelet
Source : MNHN, Paris
rs DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 -
2
Crustacea Isopoda :
New records of Bopyridae from New Caledonian waters
John C. MARKHAM
Arch Cape Marine Laboratory
Arch Cape, Oregon 97102-0105
USA
ABSTRACT
In the first account of bopyrid isopods from New Caledonia,
7 species, ail from new host species in the caridean shrimp
families Palaemonidae and Alpheidae, are recorded. Pre-
viously described species are Schizobopyrina andamanica
(Chopra, 1932) and Filophryxus dorsalis Bruce, 1972. Herein
described are Bopyrinina paucimaculata sp. nov., Eriphrixus
obesus gen. nov., sp. nov. Metaphrixus rastriferis sp. nov. and
Mediophrixus pinuum gen. nov., sp. nov. A final species was
unsuitable for identification or description.
RÉSUMÉ
Signalisations nouvelles de Bopyridae (Crustacea Isopoda)
dans les eaux néo-calédoniennes.
Dans cette première publication sur des Isopodes bopyriens
récoltés en Nouvelle-Calédonie, sept espèces, toutes fixées sur
des nouveaux hôtes, des crevettes appartenant aux familles
des Palaemonidae et des Alpheidae, ont été trouvées. Parmi
ces sept espèces, deux, Schizobopyrina andamanica (Chopra,
1932) et Filophryxus dorsalis Bruce, 1972, étaient déjà
connues ; quatre autres, incluant deux nouveaux genres, sont
décrites ici : Bopyrinina paucimaculata sp. nov., Eriphrixus
obesus gen. nov., sp. nov., Metaphrixus rastriferis sp. nov. et
Mediophrixus pinuum gen. nov., sp. nov. Une dernière espèce
n’a pu être ni identifiée, ni décrite.
Markham, J. C., 1990. — Crustacea Isopoda : New records of Bopyridae from New Caledonian waters. In : A. Crosnier (ed.). Résultats
des Campagnes Musorstom, Volume 6. Mém. Mus. natn. Hist. nat., (A), 145 : 55-69. Paris ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
56
J.C MARKHAM
While examining material in the collection of the Muséum national d’Histoire naturelle in
Paris, which had corne from near New Caledonia, Dr A. J. Bruce discovered several pontoniine
shrimps infested by bopyrid isopods, which he submitted for identification. From another collection
he sent a parasite infesting an alpheid shrimp. Ail the parasites proved to be new records for their
localities and hosts, while at least four were undescribed species as well.
FAMILY BOPYRIDAE Rafinesque
SUBFAMILY BOPYR1NAE Rafinesque
Bopyrinina paucimaculata sp. nov.
Figs 1-3
Material examined. — New Caledonia. Smib
2 : stn DW 6, 22°56' S, 167° 16' E, 442-462 m,
17 September 1986. Infesting Periclimenes hertwigi
Balss, Menou and Tirard colis, host det. A. J.
Bruce : 1 $, holotype, 1 S, allotype (mnhn-ep
450).
Description. — Holotype female (Figs 1, 2).
Length 4.00 mm, maximal width 2.81 mm, head
Source : MNHN, Paris
BOPYRIDAE FROM NEW
length 0.51mm, head width 1.11mm, pleon
length 0.72 mm. Distortion 62° sinistrally. Ail
body régions distinct. Scattered irregular pink
pigment spots on dorsal surface of pereon
(figs IA, 2).
Head subovate, bordered anteriorly by promi¬
nent frontal lamina sharply reflexed over dorsal
surface. No eyes. Barbula (fig. IB) with pair of
stubby falcate projections on each side, no
médial ornamentation. Maxilliped (fig. IC) sub-
triangular, truncate anteriorly, with anterior seg¬
ment about twice size of posterior ; nonarticu-
lating palp (fig. 1D) arising from anterior margin
laterally to corner, sharply curved toward midline,
sparsely setose terminally ; long slender plectron
(fig. 1E) extending anteriorly but not outward.
Ail pereomeres distinct, third one broadest.
Coxal plates prominent along short sides of ail
pereomeres, indistinct or absent opposite. Broad
oostegites completely surrounding and enclosing
ail but central région of brood pouch (fig. 2).
First oostegite (fig. 1F, G) subcircular, anterior
segment longer than posterior one ; internai
ridge completely unomamented, posterior border
nearly truncate and not at ail produced into
point. Pereopods (fig. 1H, I) extending slightly
from body margins, ail of approximately same
proportions but more than doubling in size
posteriorly; ail bases produced into slight to
large carinae ; ail meri and carpi fused, each
merocarpus setose along anterior margin.
Pleon of 6 pleomeres, their dorsal séparation
faint on longer side and obscure opposite.
(Type with probably abnormal dorsal crease
across pleomeres 4 and 5.) Ail pleomeres deeply
separated laterally and produced into extended
foliate latéral plates, many overlapping those
behind them. Pleopods (fig. 2) 4 pairs of raised
uniramous flaps, those on long side much more
regularly arranged. Uropods like latéral plates.
Allotype male (Fig. 3). Length 1.61mm;
maximal width 0.55 mm ; head length 0.25 mm ;
head width 0.35 mm ; pleonal length 0.44 mm.
Ail body régions distinct. Sides of pereon nearly
parallel with slight taper each way ; head and
pleon abruptly narrower than pereon. Scattered
dorsal pigment spots on some pereomeres and
pleon (fig. 3A, B).
Head prominently extended, suboval, nearly
straight across front. Eyes as irregularly shaped
large dark spots near postérolatéral corners.
CALEDONIAN WATERS 57
Fig. 2. — Bopyrinina paucimaculata sp. nov., holotype
female. ventral view. Scale : 1.0 mm.
Antennae (fig. 3C) of 3 and 4 articles, respect-
ively, each terminally setose.
Pereomeres distinctly separated by latéral inci¬
sion, their sides nearly straight, first one concave
anteriorly. Pereopods (figs 3D, E) posteriorly
slightly larger and their dactyli smaller ; ail
articles distinguishable ; minute scales covering
région of each propodus opposing tip of dactylus.
Pleon subtriangular, broadly pointed posteriorly.
No indication of segmentation or appendages.
Posterior margin with pair of ventrally visible
cuticular extensions, possibly only artifacts of
préservation.
Etymology. — The name paucimaculata
(=“ sparsely spotted ”) refers to the dorsal
pigmentation of both sexes, which is less abun-
dant than that of the type-species, Bopyrinina
dorsimaculata.
Discussion. — This is only the second known
species of Bopyrinina Shiino. The type-species, B.
Source : MNHN, Paris
58
J.C MARKHAM
Fig. 3. — Bopyrinina paucimaculata, sp. nov., allotype male. A. Dorsal view. B. Ventral
pereopod I. E. Left pereopod 7. Scale : 1.0 mm for A, B; 0.32 mm for C-E.
view. C. Right antennae. D. Left
dorsimaculata Shiino, 1933, is a parasite of
Periclimenes sp. at Seto, Japan (Shiino, 1933).
Characters of the new species confirm its pla¬
cement in Bopyrinina, but the species differ
enough to necessitate a redéfinition of that
genus. (Because neither species is known from
more than its type pair, it is not possible to
assess intraspecific variation.) Contrary to the
original generic diagnosis, B. paucimaculata shows
some dorsal séparation of pleomeres and 4 pairs
of pleopods ; what Shiino (1933) interpreted as
plates on the last pleomere, I consider to be
uropods, which are thus présent in both species.
Characters shared by both species which I
consider important at the generic level, but
which Shiino did not mention in his diagnosis,
are the shape of the maxilliped and the place¬
ment of its palp, the complété lack of a postéro¬
latéral point on the first oostegite, the structure
of the pleopods and the prominence of the latéral
plates.
Amended diagnosis of Bopyrinina Shiino, 1933 :
Female : Body moderately distorted, either
dextrally or sinistrally ; variously pigmented, at
least dorsally. Head separate, extending beyond
pereonal margin. bearing long broad frontal
lamina ; no eyes ; barbula of 2 blunt falcate
projections on each side ; maxilliped with nonar-
ticulating falcate palp placed on anterior margin
away from corner and slender plectron pressed
against anterior segment. Oostegites completely
surrounding margins of brood pouch but not
enclosing it ventrally ; first oostegite not at ail
produced into postérolatéral point ; basis of each
pereopod slightly to greatly carinate. Pleon of
6 pleomeres, first 5 produced into prominent
separated flaplike latéral plates on both sides
and sixth pleomere with uniramous uropods of
same structure as latéral plates ; 3 or 4 pairs of
extended uniramous flaplike pleopods.
Male : Body almost 3 times as long as broad ;
sides of pereon nearly parallel, both head and
pleon abruptly narrower and distinct from pereon.
Head suboval, nearly straight anteriorly, with
Source : MNHN, Paris
BOPYRIDAE FROM NEW CALEDONIAN WATERS
59
eyes near postérolatéral corners. Pereomeres
well-separated laterally. Pleon subtriangular, com-
pletely fused and lacking appendages. Hosts in
palaemonid genus Periclimenes.
Bopyrinina paucimaculata differs from B. dorsi-
maculata in that the female of the latter has
pigment both dorsally and ventrally, its frontal
lamina is not reflexed, there are coxal plates on
both sides of the pereomeres, its oostegites
enclose its brood pouch much less, the meri and
carpi of its pereopods are distinct, its pleomeres
are fused clear across dorsally, most of its latéral
plates do not touch each other, and it has only
3 pairs of pleopods. The male of B. dorsimacu-
lata differs from that of B paucimaculata in
having much smaller eyes and the first pereomere
anteriorly convex rather than concave.
Schizobopyrina andamanica (Chopra, 1923)
Figs 4, 5
Bopyrina andamanica Chopra, 1923 : 525-527,
528, 529, 530, 531, 542, 543 ; text-figs 27, 28 ;
pl. XX, figs 1-6 [Type-locality Port Blair,
Andaman Islands, Indian Océan; infesting
Periclimenes elegans Paulson]. — Monod,
1933 : 230. — Shiino, 1939 : 597-601 [Palao ;
infesting Anchistus miersi (de Man)] ; 1942 :
437, 440. — Danforth, 1970 : 462. — Bour¬
don & Stock, 1979 : 211. — Bourdon, 1983 :
868, 869.
Schizobopyrina andamanica - Markham, 1985 : 46
[Transferred to Schizobopyrina, new genus].
Material examined. — New Caledonia. La-
goon Survey : stn 352, Grand Récif Sud, 22
Source : MNHN, Paris
60
J.C MARKHAM
35.1'S, 166°59.5'E, 82 m, 29 November 1984.
Infesting Periclimenes sp. host det. A. J. Bruce.
B. Richer de Forges coll. : 1 $, 1 (mnhn-ep
451).
Musorstom 4 : stn 146, 19°53.4' S, 163° 47.1' E,
33 m, 13 September 1985. Infesting Periclime-
naeus bidentatus Bruce : 1 Ç, 1 (mnhn-ep 452).
Discussion. — The specimens illustrated those
infesting Periclimenes sp., agréé very well with
the types, in that the body shapes and proportions
are the same in both sexes ; the female’s oostegites,
maxilliped, barbula and distinctive posterior
pleonal notch are diagnostic for the species ; and
1. New species being described by A. J. Bruce.
the male has the same patterns of eye pigmentation
and segmentation as the type. Minor différences
from the types are that this female is sinistral, its
maxilliped palp is slightly more extended, its
frontal lamina is better defined, its head is partly
separated from the pereon, its first oostegites
hâve more sharply curved postérolatéral points,
the latéral plates on its long side are distinctly
reflexed, and some pleopods are biramous. The
accompanying male differs from the type in
having its head almost completely fused with the
pereon, the distal article of each antenna re-
duced, and pleopods as indistinct sessile discoid
scars (possibly also présent but overlooked in the
Source : MNHN, Paris
BOPYRIDAE FROM NEW CALEDON1AN WATERS
61
type). The other female examined, also sinistral,
has the head sharply separated from the pereon
with large dark eyes near the antérolatéral
corners ; a less strongly recurved oostegite 1 ;
latéral plates 1-4 on the long side of the pleon
with reflexed anterior margins, fifth latéral plate
flat; and 4 pairs of regularly aligned, sharply
pointed, uniramous pleopods. The male with it
has scattered pigmentation dorsally and its head
demarcated from pereon by a convex suture ; its
pleopods are evidently completely absent, and
the final pleomere is broader and shorter.
This dicovery of Schizobopyrina andamanica
considerably extends its range, from the eastern
Indian Océan and Japan, to New Caledonia. Its
previous and présent hosts, however, are ail in
the palaemonid subfamily Pontoniinae, and ail
but the Periclimenaeus in the genus Periclimenes.
SUBFAMILY HEMIARTHRINAE Markham
Eriphrixus gen. nov.
Diagnosis. — Body axis only moderately dis-
torted, but brood pouch greatly extended late-
rally. Antennae as unsegmented flaps. On long
side, pereopods 1-2 in front of head, pereopod
3 complété and far out on brood pouch, pereo¬
pod 4 as basal scar, others absent. Short side of
pereon and both sides of pleon fringed by
prominent, overlapping foliate coxal plates and
latéral plates. Four pairs of uniramous foliate
pleopods. Terminal (fifth) pleomere as globose
knob. Male : Pereopods slender. Pleon extended,
with undulate margins. Host : In genus Pericli¬
menes.
Etymology. — Prefix Eri meaning « dawn »
to stress similarity to genus Eophrixus + generic
stem -phrixus. Gender masculine.
Type Species. — By présent désignation,
Eriphrixus obesus sp. nov.
Eriphrixus obesus sp. nov.
Figs 6, 7
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn CP 78, 22° 16'S, 167°15'E, 445-
450 m, 5 September 1985. Infesting Periclimenes
vaubani Bruce, host det. A. J. Bruce : 1 ?,
holotype, 1 allotype (mnhn-ep 453).
Description . — Holotype female (Fig. 6).
Length 2.39 mm, maximal width 4.35 mm, head
length 0.92 mm, head width 0.67 mm, pleonal
length 0.94 mm. Distortion dextral, 38°. Body
outline broadly oval. Head and pleon distinct
from pereon. No pigmentation (fig. 6A).
Head deeply set into pereon, with pereopods
beyond anterior margin. Outline subrectangular
with deep anterior concavity. Barbula (fig. 6B)
with 1 very short projection on each side. First
antennae indiscernible ; unisegmented flaplike
second antennae arching across front of head.
Maxilliped (fig. 6C) long and slender, its anterior
segment much larger than posterior one ; no
trace of palp.
Pereon greatly expanded on long side. Pereo-
meres distinct on short side, their séparations
obscured medially and completely absent oppo¬
site. Short side covered by foliate coxal plates
(readily dislodged in handling). First oostegite
on long side (fig. 6D, E) reniform, medially
convex, its anterior segment somewhat longer
than posterior one, both smoothly rounded, with
entire internai ridge. On short side, pereopod 1
(fig. 6A, F) before head, smaller pereopods 2-7
(fig. 6G) spaced along side of pereon, ail with
enlarged flaplike bases. On long side, pereopods
1 and 2 before head, reduced but complété
pereopod 3 on far edge of brood pouch, ail three
with shield-like coxal plates ; pereopod 4 repre-
sented only by basal scar; other pereopods
absent.
Pleon of 5 pleomeres, both sides completely
covered by large, overlapping foliate uniramous
latéral plates. Dorsal surface of pleon covered by
4 pairs of overlapping ovate foliate uniramous
pleopods (fig. 6G). Final pleomere produced into
globose pleotelson lacking appendages.
Allotype male (Fig. 7). Length 3.67 mm,
maximal width 1.51 mm, head length 0.44 mm,
head width 1.37 mm, pleonal length 0.98 mm,
pleonal width 0.74 mm. Ail body régions dis¬
tinct. Body outline wedgeshape. No eyes or other
pigmentation (fig. 7A).
Source : MNHN, Paris
62
J.C MARKHAM
Fig. 6. — Eriphrixus obesus, gen. nov., sp. nov., holotype female. A. Dorsal view. B. Barbula. C. Left maxilliped. D. Right
oostegite I, external view. E. Same, internai view. F. Left pereopod 1. G. Left side of pereon and pleon, ventral view.
Scale : 1.0 mm for A-E, G; 0.36 mm for F.
Head truncate anteriorly, obscurely reflexed
ventrally. Antenna 1 (fig. 7B) of 3 articles, each
setose distally ; antenna 2 (fig. 7C) of 6 articles,
distal one and 2 others sparsely setose. Oral cône
(fig. 7D) conspicuous.
Pereon with somewhat irregular margins. Ail
pereomeres deeply separated by latéral indenta¬
tions. Proportionately small pereopods (fig. 7E,
F) with ail articles présent, their dactyli smaller
and ischia longer posteriorly.
Pleon elongate, fused but with latéral indica¬
tions of 5 or 6 pleomeres. Terminal pleomere
slightly separated ventrally (fig. 7G). No appen-
dages, but small posterior cuticular extension
ventrally visible.
Etymology . The Latin word obesus , mea-
ning “ fat ” or “ obese ”, has been selected to
reflect the extreme latéral enlargement of the
female of this species.
Discussion. — It is quite possible that the
designated allotype male is actually an incom-
pletely metamorphosed late larva. This State is
indicated by the unusual length of the second
antenna, the slendemess of the pereopods and the
traces of pleomeral séparation. Thus, subséquent
collection may render the above description and
generic diagnosis invalid.
The female of Eriphirixus obesus is very similar
in overall appearance to one of the variants of
the western Atlantic species Eophrixus subcauda
lis (Hay) illustrated and described by Markham
(1985 : fig. 49), and the extended pleon of the
male is also reminescent of that species. For this
reason, I at first considered it to be a new species
Source : MNHN, Paris
BOPYRIDAE FROM NEW CALEDONIAN WATERS
63
Fig. 7. — Eriphrixus obesus , gen. nov., sp. nov., allotype
male. A. Dorsal view. B. Right antenna 1. C. Right
antenna 2. D. Oral cône. E. Right pereopod. F. Right
pereopod 7. G. End of pleon, ventral view. Scale : 0.2 mm
for A; 0.1 mm for B-G.
of Eophrixus. Because the female has only 4 fully
developed pereopods on the long side and unira-
mous pleopods, however, it is excluded from
Eophrixus by 2 of the characters most important
to the diagnosis of that genus.
Metaphrixus rastriferis sp. nov.
Figs 8, 9
Material examined. — New Caledonia. Mus-
orstom 4 : stn 146, 19°53.4' S, 163*47.1' E, 33 m,
13 September 1985. Infesting Periclimenes rastri-
fer Bruce, clinging to right pleopod 2, host det.
A. J. Bruce : 1 $, holotype, 1 allotype (mnhn-
ep 454) ; 1 $, 1 paratypes (mnhn-ep 455).
Description. — Holotype female (Figs 8, 9A-
G). Length 2.41 mm, maximal width 1.55 m,
head length 0.37 mm, head width 0.40 mm,
pleonal length 0.56 mm. Distortion dextral, 89°.
Scattered small pigment splotches on dorsal
surface (fig. 8A, B).
Head quadrangular, deeply set into pereon.
Small dark eyes near antérolatéral corners. An¬
tenna 1 (fig. 9A) of 3 articles, distal two sparsely
setose ; antenna 2 (Fig. 9A) unsegmented flap
lacking setation. Maxilliped (fig. 9C) suboval,
with latéral notch separating articles ; no palp or
plectron. Barbula (fig. 9C) with slender falcate
outer projection, short, blunt médial one.
Pereomeres separated only on short side,
forming very irregular margin there. Oostegite 1
(fig. 9D) long and slender, tending to bend back
on itself ; other oostegites forming brood pouch
incompletely fused and leaving gape. Pereopods
1 and 2 of both sides (fig. 9E) clustered in front
of head, with ail articles distinct ; pereopods 3-7
of short side (fig. 8C) smaller than first two and
tightly bunched on side of pereon ; pereopod 3
on long side of only 3 articles ; pereopods 4-7 of
that side absent.
Pleon of 5 pleomeres. Large lobate latéral
plates on both sides of pleomeres 1-4, that on
short side of pleomere 1 extending nearly to end
of pleon. Four pairs of uniramous foliate lanceo-
late pleopods covering ventral surface of pleon.
Terminal pleomere (fig. 9G) subrectangular,
straight across posterior margin, lacking uro-
pods.
Allotype male (Fig. 9H-K). Length 0.60 mm,
maximal width 0.28 mm, head length uncertain,
head width 0.21 mm, pleonal length 0.16 mm,
pleonal width 0.19 mm. Head fused with pereon,
pleon separate. Traces of pigmention scattered
across dorsal surface (Fig. 9H, I).
Head extended from body, separated only at
edges. Irregularly shaped relatively large dark
eyes near postérolatéral margins. Antennae (fig. 9J,
K) of 2 or 3 articles, distally setose.
Pereon slightly broadest across pereomere 4,
tapering gradually both ways from there. Pereo¬
pods ail of nearly same size and with equally
developed articles.
Source : MNHN, Paris
64
J.C MARKHAM
Fig. 8. — Metaphrixus rastriferis sp. nov., holotype femalc. A. Dorsal view. B. Ventral view. C. Left side. Scale : 1.0 mm for
A, B ; 0.56 mm for C.
Pleon quadrangular, tapering rapidly to blunt
point posteriorly, completely lacking indications
of appendages.
Variations. — The para type female, also
dextral, is 2.22 mm long, 1.39 mm broad, its
head 0.36 mm long and as broad. It differs but
little, lacking dorsal pigment spots, and having
more regularly arranged pleopods. The paratype
male’s dimensions are length 0.68 mm, width
0.32 mm, head length 0.13 mm, head width
0.22 mm, pleonal length 0.18 mm. It, too, lacks
ail but eye pigmentation, and its head is dis-
tinctly separated from the pereon.
Etymology. — The spécifie name rastriferis is
the genitive of the spécifie name of the host,
Periclimenes rastrifer.
Discussion. — At the présent, 2 other species
are assigned to the genus Metaphrixus Nierstrasz
& Brender à Brandis, 1931. These are the type-
species, M. carolii Nierstrasz & Brender à Bran¬
dis, 1931, a parasite of Hippolyte spp. from
Florida through the Caribbean Sea (Markham,
1985, 1988); and M. intutus Bruce, 1965, a
peculiarly dorsoabdominally attached parasite of
species of Palaemonella and Periclimenes, in
Zanzibar (Bruce, 1965), Singapore (Bruce, 1979)
and Australia (Bruce, 1986). A third species
originally described in Metaphrixus, M. bifidus
Bourdon, 1967, has since been reassigned to
Dicropleon (Markham, 1980). M. rastriferis con-
forms to the generic diagnosis given by Markham
(1985) except that the female’s body is ovoid
rather than nearly circular. The latéral plates of
the female of the M. rastriferis are uniquely
Source : MNHN, Paris
BOPYRIDAE FROM NEW CALEDON1AN WATERS
65
shaped, though their prominence is typical for
the genus. The strange unsegmented antennae
occur also in M. carolii. The males of ail 3
species are very similar. The fused head of the
allotype of M. rastriferis resembles that of M.
intutus, while the head of the paratype is separa-
ted like that of M. carolii. Like M. intutus, L.
rastriferis infests a species of Periclimenes.
Mediophrixus, gen. nov.
Diagnosis. — Female : Body axis consid-
erably distorted, but body outline nearly circular.
Antennae minute, not as unsegmented flaps.
Second oostegite on long side arching over to
dorsal surface. On long side, pereopods 1-2 in
front of head, pereopod 3 as basal scar far out
on brood pouch, others absent ; opposite pereo¬
pods in 2 clusters, three near head and four near
pleon. Four pleomeres, each with 1 pair of
uniramous foliate pleopods.
Male : Very slender. Head and pleon both
fused to pereon. Pereopods relatively large.
Host : In alpheid genus Athanas.
Etymology. — Medio- meaning “ middle ” to
indicate position of genus between advanced and
primitive généra of subfamily Hemiarthrinae +
generic stem -phrixus. Gender masculine.
Type-Species. — By présent désignation, Medio¬
phrixus pinuum sp. nov.
Fig. 9. - Metaphrixus rastriferis sp. nov., A-G, holotype female; H-K allotype male A Left antenna B. Left maxilliped.
C. Left side of barbula. D. Left oostegite 1, internai view. E. Left pereopod 1. F R.gh pereopod 3 G. Tm of pleon.
ventral view. H. Dorsal view. I. Ventral view. J. End of left antenna 1. K. End of left antenna 2. Scale . 0.40 mm for B
D ; 0.20 mm for E-I ; 0.10 mm for A, J, K.
Source : MNHN, Paris
66
J.C MARKHAM
Mediophrixus pinuum sp. nov.
Figs 10, 11
Material examined. — New Caledonia. Ile
des Pins, T. M. Iliffe coll., stn 88-051, 4 June
1988. Infesting Athanas sp. 1 ovigerous, on left
pleopod I, host det. A. J. Bruce : 1 Ç, holotype,
1 S allotype (mnhn-ep 321).
Description. — Holotype female (Fig. 10).
Length 2.75 mm, maximal width 2.44 m, head
length 0.60 mm, head width 0.54, pleonal length
0.40 mm. Distortion sinistral, angle in head, 78°.
Body outline subcircular (fig. 10A, B).
Head nearly trapezoidal in outline, deeply
embedded in pereon ; anterior margin slightly
indented. Only single small eye visible. Antennae
indiscernible. Barbula (fig. 10C) with only 1
small projection on each side. Maxilliped (fig. 10D)
long, slender, incompletely segmented, lacking
palp.
Pereomeres separated only on short side, first
one largely overlapping second. First oostegites
dimorphic, larger one (fig. 10E, F), with ovoid,
outwardly swollen anterior segment, internai
ridge entire except for single latéral notch, broad
triangular posterior segment with truncate poste-
rior edge. Oostegite 2 on long side extending far
forward and overarching anterior of pereon to
dorsal surface, its extemal surface strongly rugose.
First 2 pereopods of long side and first 3 of short
side tightly clustered in front of head ; first one
on each side (fig. 10G, H) of about same size and
structure, with ail articles distinct ; pereopod 3 of
long side (fig. 101) represented only by basal scar
on brood pouch.
1861).
K* Suzuki (1979, Soi. Rep. Yokohama m,. IM,„ II, 17 : 1S), the hosl would I» Alkmao cf. do„aU, (Slimpson.
Source : MNHN, Paris
BOPYRIDAE FROM NEW CALEDONIAN WATERS
67
Fig. 11. — Mediophrixus pinuum sp. nov., allotype male. A. Dorsal view. B. Ventral view. C. Right antenna. D. Left pereopod
1. E. Right pereopod 7. F. Tip of pleon, ventral view. Scale : 0.2 mm for A, B ; 0.1 mm for C-F.
Pleon of 4 incompletely separated pleomeres,
probably pleomeres 2-5. Well separated lanceo-
late latéral plates along both sides of each visible
pleomere and on one side of otherwise unindicated
first pleomere. Three pairs of uniramous pleopods
clustered together on ventral surface of pleon.
No uropods.
Allotype male (Fig. 11). Length 0.76 mm,
maximal width 0.11 mm, head length 0.10 mm,
head width 0.13 mm, pleonal length about
0.18 mm, pleonal width 0.11 mm. Head medially
fused with pereon, pleon completely fused. Irre-
gular pigment spots on dorsal surface of pereon
and pleon (fig. 11 A, B).
Head extended from body, separated only at
edges. Irregularly shaped relatively large dark eyes
near postérolatéral margins. Antennae (fig. 11C)
each of 3 articles, distally setose.
Sides of pereon nearly parallel, pereomeres
irregularly aligned. Ail pereomeres slightly set
apart laterally. Pereopods (fig. 11D, E) relatively
large, ail of about same size, with ail articles
discrète.
Pleon (fig. 11 F) triangular, tapering to slender
Source : MNHN, Paris
68
J.C MARKHAM
point, completely lacking appendages, its posterior
margin minutely setose.
Etymology. — The spécifie name pinuum is
the genitive plural of the Latin word pinus,
indicating the type-locality île des Pins, New
Caledonia.
Discussion. — Mediophrixus pinuum shares
characters with species in a number of hemiar-
thrine généra, but it is not congeneric with any of
them. In the female, the overarching second
oostegite and the location of the body distortion
angle in the head rather than the pereon are
unusual characters also seen in Hemiarthrus
synalphei (Pearse) of the western Atlantic and
some species of Diplophryxus (Markham, 1985) ;
the body proportions and pereopod sizes and
shapes in the male of Mediophrixus pinorum are
also very reminiscent of those of. H. synalphei.
The peculiar near loss of pereomeres in the
female, and complété fusion ot the pleon with
the pereon in the male in Mediophrixus pinuum,
however, are unlike those of the species of
Hemiarthrus, while other characters, especially
the peculiar dumping of the stubby pleonal
appendages, exclude it from other closely related
généra.
Filophryxus dorsalis Bruce, 1972
Filophryxus dorsalis Bruce, 1972 : 351-358, figs 1-8
[Type-locality off Queensland, eastem Austra-
lia ; infesting Periclimenes hertwigi Balss] ;
1973 : 522; 1975 : 124.
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn CP 52, 23°06' S, 167°43'E, 540-
600 m, 31 August 1985. Infesting Periclimenes
uniunguiculatus Bruce, holotype, attached to dor¬
sal surface of abdomen, host det. A. J. Bruce :
1 Ç, 1 cj (mnhn-ep 456).
Discussion. These specimens correspond in
most respect with the types and show the
peculiar mode of dorsoabdominal attachment
previously seen for F. dorsalis. The female,
distally distorted like the holotype, is 2.68 mm
long and 3.52 mm wide. The présent female has
6 pereopods on the shorter side, probably the
normal situation for this species, pereopods
2 and 3 evidentally having been accidentally lost
from the holotype. Like the allotype, the présent
male was attached along the side of the pereon of
its mate, but by its ventral not latéral surface. It
is 1.18 mm long and 0.32 mm wide. This is a new
record for New Caledonia and a new host record
in the same genus as the host of the types.
Hemiarthrinae, species indeterminate
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn CP 52, 23°06' S, 167°43' E, 540-600 m,
31 August 1985. Infesting Periclimenes uniungui¬
culatus Bruce, holotype, host det. A. J. Bruce :
1 Ç (mnhn-ep 458).
Discussion. — The female examined is clearly
a hemiarthrine bopyrid, but its characters were
too indiscemible to permit even generic place¬
ment. Also attached to the same host specimen
were the pair of Filophryxus dorsalis Bruce discus-
sed above and two other smaller unidentifiable
isopods. It is possible that the latter were incipient
males of the same species as the larger female.
ACKNOWLEDGMENTS
Dr A. J. Bruce (Muséums and Art Galleries of
the Northern Territory, Australia) sorted out and
identified the host shrimps and arranged to hâve
them sent to me. Dr A. Crosnier (Muséum
national d’Histoire naturelle, Paris) provided essen¬
tial curatorial services. Mrs W. A. Markham made
facilities available at the Arch Cape Marine
Laboratory, of which this is contribution num¬
ber 16.
Source : MNHN, Paris
BOPYRIDAE FROM NEW CALEDONIAN WATERS
69
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trop. biol. Stn Stud., 2 : 437-458.
Source : MNHN, Paris
vrs DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6
RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. VOLUME 6
3
Crustacea Decapoda : Les genres
et les espèces indo-ouest pacifiques de Stylodactylidae
Régis CLEVA
Muséum national d'Histoire naturelle
Laboratoire de Zoologie. Arthropodes
61, rue Buffon
75005 Paris
SOMMAIRE
Résumé. 72
Abstract. 72
Introduction. 73
Mensurations et terminologie . 75
Liste des stations. 77
Étude systématique . 81
Famille des Stylodactylidae Bâte, 1888 . 81
Genre Stylodactylus A. Milne Edwards, 1881. 82
Stylodactylus profundus sp. nov. 85
Stylodactylus licinus Chace, 1983 . 87
Stylodactylus tokarensis Zarenkov, 1968 . 91
Stylodactylus macropus Chace, 1983 . 95
Stylodactylus laurentae sp. nov. 96
Stylodactylus multidentatus multidentatus Kubo, 1942 . 100
Stylodactylus multidentatus robustus ssp. nov. 105
Stylodactylus hrevidactylus sp. nov. 106
Stylodactylus libratus Chace, 1983 . 108
Stylodactylus aff. libratus Chace, 1983 . 110
Genre Neostylodactylus Hayashi & Miyaké, 1968 . 110
Neostylodactylus amarynthis (de Man, 1902). 112
Neostylodactylus affinis Hayashi & Miyaké, 1968 . 113
Genre Parastylodactylus Figueira, 1971. 114
Parastylodactylus bimaxillaris (Bâte, 1888). 115
Parastylodactylus tranterae sp. nov. 119
Parastylodactylus semblâtae sp. nov. 122
Cleva, R., 1990. — Crustacea Decapoda : Les genres et les espèces indo-ouest pacifiques de Stylodactylidae. In : A. Crosnier (ed.).
Résultats des Campagnes Musorstom, Volume 6. Mèm. Mus. nain. Hist. nal.. (A), 145 : 71-136. Paris ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
72
R. CLEVA
Parastylodactylus longidactylus sp. nov.
Paraslylodaclylus richeri sp. nov.
Genre Stylodaclyloides gen. nov.
Slylodaclyloides crosnieri sp. nov.
Remerciements.
Références bibliographiques.
125
127
129
129
132
135
RÉSUMÉ
Cette étude porte sur les nombreuses récoltes de
Stylodactylidae effectuées, de 1976 à 1989, au large des
Philippines, de la Nouvelle-Calédonie et des îles
Chesterfield (Campagnes Musorstom, Biocal, Chal-
cal, Corail 2 et Smib), auxquelles ont été jointes
diverses autres faites en Indonésie, à Madagascar, et à
la Réunion. Le matériel ainsi rassemblé a permis
d’identifier dix-huit espèces et sous-espèces dont neuf
nouvelles : trois espèces et une sous-espèce dans le
genre Siylodactylus (S. profundus de la Nouvelle-Calé¬
donie, 5. laureniae de la Nouvelle-Calédonie et des îles
Chesterfield, S. brevidactylus des Philippines et S.
multidentatus robuslus de Madagascar), quatre dans le
genre Parastylodactylus (P. tranterae et P. semblatae
de la Nouvelle-Calédonie et des îles Chesterfield, P.
richeri de la Nouvelle-Calédonie, et P. longidactylus
des Philippines) et une pour laquelle nous établissons
le genre nouveau Stylodactyloides (S. crosnieri de la
Nouvelle-Calédonie et des îles Chesterfield). Une
espèce supplémentaire, représentée par un seul spéci¬
men de Madagascar, n’a pas été nommée et est citée,
en attendant d’autres récoltes, sous l’appellation Stylo-
dactylus aff. libratus Chace, 1983.
Tous les taxons nouveaux ont été figurés et les
variations intraspécifiques soigneusement étudiées pour
les espèces représentées par de nombreux échantillons.
Des photographies en couleur de plusieurs espèces,
prises sur du matériel frais, complètent l’iconographie.
Une clé d’identification est proposée pour les quatre
genres et vingt-six espèces et sous-espèces actuellement
reconnues.
ABSTRACT
Crustacea Decapoda : Indo-west-pacific généra and
species of the familv Stylodactylidae.
Numerous samples of Stylodactylidae collected be-
tween 1976 and 1989 off the Philippines, New Caledo-
nia and Chesterfield Islands (Musorstom, Biocal,
Chalcal, Corail 2 and Smib cruises) are studied here.
Other collections from Indonesia (Corindon 2 cruise),
Madagascar (coll. A. Crosnier and R. Cleva), and la
Réunion (« Marion Dufresne », cruise MD 32) are
included. This material is of particular interest since
many specimens of various taxa hâve been collected :
eighteen species and subspecies hâve been identified in
it, of which nine are new : three species and one
subspecies in the genus Stylodactylus, four species in
the genus Parastylodactylus , and one in the new genus
Stylodactyloides.
Nine species and one subspecies of the genus
Stylodactylus A. Milne Edwards, 1881, are represented
in the collections studied here. S. laurentae sp. nov.,
with îts typically short rostrum, seems to be one of the
most common shrimps of the genus in New Caledonia
and Chesterfield Islands. S. profundus sp. nov., unfor-
tunately represented by specimens in incomplète or
poor condition, extends the bathymétrie range of the
family : it has been collected, off New Caledonia
between 1395-1410 and 1618-1740 m. S. brevidactylus
sp. nov. is represented by a single specimen from the
Philippines : we at first considered that this specimen
was an aberrant example of S. multidentatus Kubo,
1942, but decided then to re-examine our opinion
because of its peculiar characters. Twenty seven
specimens (eleven from the Philippines and sixteen
from Chesterfield Islands and New Caledonia) hâve
been identified as S. licinus Chace, 1983, a little known
species described from the Philippines, and eleven
others (one from Indonesia and ten from New Caledo¬
nia and Chesterfield Islands) as S. tokarensis Zaren-
kov, 1968, only known by the holotype collected in the
east China sea (the paratype of S. tokarensis is
suspected of being a specimen of S. licinus Chace).
5. multidentatus Kubo, 1942, is probably one of the
most commonly caught species of the family. Many
specimens hâve been collected by the french cam-
paigns from the Philippines, New Caledonia, and
Madagascar : Neocaledonian specimens differ from
the former by a longer rostrum and longer spines on
the margin of the antennal scale. These différences are
still more accentuated in Madagascarian specimens,
and we finally decided to create for them a new
subspecies, S. multidentatus robuslus.
Two other species of Stylodactylus are represented
in our material : S. macropus Chace, 1983, of which
the only previouly known specimen was collected by
the « Albatross » in the Philippines, is reported here,
again from the Philippines and from New Caledonia
and Chesterfield Islands. 5. libratus Chace, 1983,
described from a single specimen from Indonesia
(Celebes, « Albatross » collection) and reported then
from Australia (New South Wales) by Kensley,
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
73
Tranter and Griffin (1987) has been collected in
New Caledonia and Chesterfield Islands. One speci-
men from Madagascar appears to be very close to
5 libratus but shows however some différences from
it so that we identify it as S. afî. libratus.
The genus Neostylodactylus Hayashi & Miyaké,
1968 is represented in our material by two species : N.
amarynthis (de Man, 1902), and N. affinis Hayashi
6 Miyaké, 1968 : in these two species we hâve noted
the very particular sexual dimorphism mentioned by
CHACE (1983 : 6) for N. amarynthis : females differ
from males in lacking arthrobranchs on pereiopods 1
to 4. The geographical distribution of N. amarynthis
extends now, in the Indo-Pacific, to the southwestern
Indian Océan (La Réunion), and that of N. affinis ,
previously known only from the Korea Strait at 120 m
depth, is shown to belong to the New Caledonia and
Chesterfield Islands fauna ; it has been caught between
235 and 440 m.
Four new species hâve been included in the genus
Parastylodactylus created by Figueira in 1971 for
Stylodactylus bimaxillaris Bâte, 1888, and until now
monospecific. P. bimaxillaris (Bâte), known from a
large part of the Indo-Pacific, is mentioned for the first
time from New Caledonia and Madagascar. P. tran-
terae sp. nov., collected off New Caledonia and
Chesterfield Islands, was first reported from Australia
(New South Wales) by Kensley, Tranter and Grif¬
fin (1987) who suspected that it was a new species, but
did not name it, on account of the poor condition of
the single specimen in their possession. P. semblatae
sp. nov. seems to be very common in New Caledonia
and Chesterfield Islands. P. richeri sp. nov., from New
Caledonia, and P. longidactylus sp. nov., from the
Philippines, each represented by a few specimens only,
are fairly closely related species, but however are
clearly distinct taxa.
A new genus, Stylodactyloides, is proposed for a
new species collected from New Caledonia and Ches¬
terfield Islands, S. crosnieri, which has a very unusual
stylocerite, broadly rounded distally, which distinguishes
it from ail other members of the family.
It may be noted that several points in the systematics
of the Stylodactylidae remain obscure. These will
necessitate the examination of new collections.
This work, however, shows the particular interest of
these collection, concerning a little known and poorly
represented family (nine new taxa described, repre-
senting more than one third of the species known until
now), and indicates the richness of New Caledonia
and Chesterfield Islands waters, where thirteen species
hâve been collected, including six of the nine new
ones.
Ail the new taxa hâve been illustrated, and individual
variations carefully studied in the species represented
by numerous specimens. Color photographs of several
species, taken on board during some of these cruises,
complété the iconography.
Identification keys are proposed for the four généra
and twenty six species and subspecies now recognized
in the family.
INTRODUCTION
De nombreux échantillons de Stylodactylidae
ont été récoltés, de 1976 à 1989, au large des
Philippines (Campagnes Musorstom 1, 2, 3), de
la Nouvelle-Calédonie (Campagnes Musorstom 4
et 6, Biocal, Chalcal 2, Smib 1, 2 et 4), et des
îles Chesterfield (Campagnes Musorstom 5 et
Corail 2). À ces collections s’ajoutent celles
faites à Madagascar par A. Crosnier à bord du
N. O. «Vauban» et R. Cleva sur le chalutier
malgache « Mascareignes III » (Campagne de
prospection crevettière en eaux profondes effec¬
tuée en 1985-1986 dans le cadre de la coopéra¬
tion franco-malgache), ainsi que celles effectuées
à la Réunion lors de la campagne MD 32 du
« Marion Dufresne » et en Indonésie lors de la
campagne Corindon 2 du N. O. «Coriolis».
Cet abondant matériel, très diversifié, s’est révélé
d’emblée particulièrement intéressant, et nous a
incité à compléter nos connaissances sur les
crevettes de cette famille. L’excellent travail
de F. A. Chace (1983) sur les Stylodactylidae
récoltés aux Philippines par 1’ « Albatross »
(1907-1910), dans lequel trois nouvelles espèces
du genre Stylodactylus sont décrites et des clés
d’identification proposées pour les trois genres et
seize espèces reconnus alors, nous a beaucoup
aidé. Dix-huit espèces et sous-espèces ont été
identifiées dans notre matériel, parmi lesquelles
neuf sont nouvelles : trois espèces et une sous-
espèce du genre Stylodactylus (une de la Nou¬
velle-Calédonie, une de la Nouvelle-Calédonie et
des îles Chesterfield, une des Philippines, et une
de Madagascar), quatre espèces du genre Para¬
stylodactylus (deux de la Nouvelle-Calédonie et
des îles Chesterfield, une de la Nouvelle-Calé¬
donie, et une des Philippines), et une espèce, de
la Nouvelle-Calédonie et des îles Chesterfield,
pour laquelle nous établissons un genre nouveau,
Stylodactyloides.
Neuf espèces et une sous-espèce du genre
Source : MNHN, Paris
74
R. CLEVA
Stylodactylus A. Milne Edwards, 1881, figurent
dans les collections étudiées ici : S. laurentae sp.
nov., caractérisé par son rostre court, semble très
commun en Nouvelle-Calédonie et aux îles Ches-
terfield. S. profundus sp. nov., malheureusement
représenté par des spécimens incomplets ou
en mauvais état, établit un nouveau record
bathymétrique pour la famille puisqu’il a été
récolté, en Nouvelle-Calédonie, entre 1395-1410
et 1618-1740 m. S. brevidactylus sp. nov. n’est
représenté que par un spécimen, capturé aux
Philippines, qui montre de grandes affinités avec
S. multidentatus Kubo, 1942.
Vingt sept spécimens (onze des Philippines et
seize des îles Chesterfield et de la Nouvelle-
Calédonie) ont été identifiés à 5. licinus Chace,
1983, espèce rarement récoltée, décrite des Phi¬
lippines, et onze autres (un d’Indonésie et dix de
la Nouvelle-Calédonie et des îles Chesterfield) à
S. tokarensis Zarenkov, 1968, espèce connue par
le seul holotype (voir remarques p. 90), récolté
dans la mer de Chine orientale.
S. multidentatus Kubo, 1942, est certainement
l’espèce la plus communément pêchée de la
famille. Nos collections en renferment de nom¬
breux spécimens, provenant des Philippines, de
la Nouvelle-Calédonie et de Madagascar : les
spécimens néo-calédoniens diffèrent des premiers
cités par un certain nombre de caractères (lon¬
gueur du rostre et taille des spinules qui ornent le
bord externe de l’écaille antennaire notamment) ;
ces différences apparaissent encore plus accusées
chez les spécimens malgaches, qui se distinguent
également par d’autres caractères : aussi nous
sommes nous finalement décidé à créer, pour ces
derniers, une sous-espèce nouvelle, S. multidenta¬
tus robustus, tout en réservant notre opinion sur
le statut des spécimens néo-calédoniens, qui
devra être reconsidéré à la lueur de l’observation
de matériel complémentaire.
Deux autres espèces de Stylodactylus ont
ete identifiées. D’une part S. macropus Chace,
1983, connu par le seul holotype pêché par
1 « Albatross » aux Philippines, a été retrouvé
dans la même région ainsi qu’en Nouvelle-Calé¬
donie et aux îles Chesterfield. D’autre part
plusieurs spécimens, récoltés en Nouvelle-Calé¬
donie et aux îles Chesterfield, ont été identifiés à
S. hbratus Chace, 1983, décrit d’après un spéci¬
men unique provenant d’Indonésie (Célèbes) et
retrouve depuis en Australie (Nouvelle-Galles’du
bud, Kensley, Tranter & Griffin, 1987). Un
spécimen malgache, malheureusement unique,
paraît très proche de cette dernière espèce, avec
laquelle il présente toutefois des différences sensi¬
bles : nous le décrivons comme S. aff. libratus.
Le genre Neostylodactylus Hayashi & Miyaké ,
1968, est représenté dans notre matériel par deux
espèces : N. amarynthis (de Man, 1902), et
N. affinis Hayashi & Miyaké, 1968 : nous
confirmons, pour ces deux espèces, l’existence du
dimorphisme sexuel très particulier concernant la
formule branchiale, observé par Chace (1983 : 6)
chez N. amarynthis. Cette espèce voit sa distri-
tion géographique s’étendre au sud-ouest de
l’océan Indien (la Réunion), tandis que N. affinis,
précédemment connu seulement du détroit de
Corée à une profondeur de 120 m, est désormais
signalé de la Nouvelle-Calédonie et des îles
Chesterfield, où il a été capturé entre 235 et
440 m.
Le genre Parastylodactylus Figueira, 1971,
jusqu’à présent monospécifique, compte mainte¬
nant cinq espèces : l’espèce-type, P. bimaxillaris
(Bâte, 1888), présente dans une grande partie de
l’Indo-Ouest-Pacifique, est signalée pour la pre¬
mière fois en Nouvelle-Calédonie et à Madagas¬
car. P. tranterae sp. nov., récolté en Nouvelle-
Calédonie et aux îles Chesterfield, avait été
mentionné pour la première fois d’Australie
(Nouvelle-Galles du Sud) par Kensley, Tranter
et Griffin (1987) qui ont suspecté la présence
d’une espèce nouvelle, sans toutefois la nommer
en raison du mauvais état de l’unique spécimen
en leur possession. P. semblatae sp. nov. semble
être très commun en Nouvelle-Calédonie et aux
îles Chesterfield. P. richeri sp. nov., de la
Nouvelle-Calédonie, et P. longidactylus sp. nov.,
des Philippines, représentés chacun par un petit
nombre d’individus, paraissent très proches
quoique nettement distincts.
Un genre nouveau, Stylodactyloides, est établi
pour une espèce nouvelle, de la Nouvelle-Calé¬
donie et des îles Chesterfield, 5. crosnieri, qui
présente notamment un stylocérite très court, à
extrémité largement arrondie, caractère qui la
distingue d’emblée de toutes les autres espèces de
la famille.
On remarquera que si quelques espèces ont été
assez souvent signalées dans la littérature, faisant
quelquefois l’objet de récoltes assez importantes
(Stylodactylus multidentatus, Parastylodactylus
bimaxillaris), la plupart des autres ne sont
connues que par le ou les spécimens types
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
75
[Stylodactylus major Hayashi & Miyaké, 1968, S.
stebbingi Hayashi & Miyaké, 1968, S. kauaiensis
Figueira, 1971, S. discissipes Bâte, 1888, Neosty-
lodactylus sibogae (de Man, 1918)] ou n’ont été
que très rarement mentionnées. Le matériel
rapporté par les campagnes françaises constitue
de ce point de vue un apport considérable,
puisque non seulement la famille s’enrichit de
neuf nouveaux taxons (dont deux, Stylodactylus
laurentae et Parastylodactylus semblatae, sont
représentés par un nombre important de spéci¬
mens), soit plus du tiers des espèces connues
jusqu’à présent, mais étend par ailleurs notable¬
ment la distribution géographique de plusieurs
autres.
Cette étude met également l’accent sur la
richesse particulière des eaux néo-calédoniennes
et des îles Chesterfield, puisque 13 espèces y ont
été récoltées, parmi lesquelles six des neuf décrites
comme nouvelles.
Comme le lecteur le verra, certains points de
ce travail demanderont à être confirmés : ils ne
pourront l’être qu’après examen de nouvelles
récoltes ; ainsi en est-il, en particulier, de l’iden¬
tité exacte de Stylodactylus aff. libratus Chace,
1983, et d’une façon plus générale de l’existence
ou non de formes géographiques, voire de sous-
espèces, chez certaines espèces à large distribu¬
tion géographique ( Stylodactylus multidentatus
Kubo, Stylodactylus libratus Chace, S. licinus
Chace, 5. tokarensis Zarenkov).
MENSURATIONS ET TERMINOLOGIE
Dimensions indiquées pour les spécimens : elles
correspondent à la longueur de la carapace sans
le rostre (lc) mesurée du fond des orbites au
milieu du bord postérieur dorsal de la carapace.
La longueur du rostre (lr) correspond à la
distance séparant la pointe du rostre du fond des
orbites (fig. 1).
Formule rostrale : le premier chiffre indique le
nombre total d’épines situées sur le bord dorsal
du rostre proprement dit, plus celles situées sur
la partie dorsale de la carapace en arrière du
niveau du fond des orbites (épines post-rostrales,
fig. 1); le chiffre entre parenthèses indique le
nombre d’épines post-rostrales, et le dernier
chiffre le nombre d’épines rostrales ventrales.
Mesure de la longueur des segments abdomi¬
naux et du telson : la longueur retenue pour le
sixième segment abdominal (l Ab. 6) est celle
mesurée entre le condyle articulaire avec le
cinquième segment d’une part, et le bord postéro¬
latéral d’autre part, compte non tenu du lobe
postérieur terminé en pointe, cette dernière pou¬
vant être émoussée (fig. 1); la longueur retenue
pour le telson (lt) est celle de sa face dorsale,
mesurée suivant son axe médian, compte non
tenu des épines mobiles terminales (fig. 1).
Nombre des paires d'épines dorsales du telson :
nous n’avons pas inclus, dans les chiffres indi¬
qués, celle située juste au dessus de la base des
épines terminales les plus longues.
Mesure de la longueur des articles des trois
derniers péréiopodes : nous avons considéré le
bord dorsal de ces articles, et inclus, dans la
longueur du carpe, le lobe distal de cet article qui
recouvre la base du propode (fig. 1).
Longueur des péréiopodes : elle a été estimée
par rapport à l’extrémité de l’écaille antennaire,
les appendices étant maintenus sensiblement paral¬
lèles à l’écaille : il va sans dire que cette mesure
ne peut être qu’approximative et ne figure qu’à
titre indicatif, ceci d’autant plus que nous avons
observé, chez toutes les espèces, des variations
sensibles de la longueur de ces appendices.
Nous avons préféré employer, dans cette étude,
le terme de « cornée secondaire » plutôt que celui
habituellement utilisé d’« ocelle », qui ne corres¬
pond pas à la définition de l’ocelle en tant
qu’unité anatomique et fonctionnelle du système
visuel des arthropodes.
Dans les clés d’identification des espèces, les
taxons présents dans notre matériel et étudiés en
détail dans ce travail sont indiqués en caractères
gras.
Cette étude n’a pu être menee a son terme que
par comparaison de notre matériel avec de nom¬
breux spécimens empruntés à différents musées ;
dans les listes de matériel examiné, les abrévia¬
tions suivantes ont été utilisées pour indiquer les
provenances :
Source : MNHN, Paris
76
R. CLEVA
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
77
am : Australian Muséum, Sydney.
bmnh : British Muséum (Natural History), Lon¬
dres.
fsf : Forschungsinstitut Senckenberg, Francfort-
sur-le-Main.
mnhn : Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris.
rmnh : Rijksmuseum van Natuurlijke Historié,
Leyde.
sam : South African Muséum, Le Cap.
suf : Shimonoseki University of Fisheries, Japon.
usnm : National Muséum of Natural History,
Washington.
zlku : Zoological Laboratory, Kyushu Univer¬
sity, Japon.
zma : Zoôlogisch Muséum, Amsterdam.
zsm : Zoôlogische Staatssammlung, Munich.
Dans les descriptions des espèces et dans
les clés, les abréviations suivantes ont été par
ailleurs employées :
Pmx2, Pmx3 : deuxièmes et troisièmes maxilli-
pèdes.
PI, P2, P3, P4, P5 : péréiopodes (ou pattes) 1 à 5.
Dans les tableaux et le texte, les abréviations
im/c, p/c, p/d indiquent les rapports des lon¬
gueurs ischion-mérus/carpe, propode/carpe, pro-
pode/dactyle.
LISTE DES STATIONS
Nous donnons ci-après la liste des stations des
campagnes effectuées aux Philippines, en Nou¬
velle-Calédonie, et aux îles Chesterfield, où ont
été récoltés des Stylodactylidae. Les références
relatives aux autres récoltes utilisées dans cette
étude sont indiquées dans la rubrique « Matériel
examiné » propre à chaque espèce.
Musorstom 1. Philippines.
Station 5. — 19.03.1976, 14°01,5' N-120°23,5' E,
215-200 m : Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 7. — 19.03.1976, 14°01,0' N-120°20,0' E,
200-185 m : Stylodactylus multidentatus multi-
dentatus.
Station 9. — 19.03.1976, 14°01,8'N-120°17,6' E,
194-180 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 10. — 19.03.1976, 13°59,8' N-120°18,2' E,
187-205 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 11. — 20.03.1976, 13°59,8' N-120°23,7' E,
230-217 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 12. — 20.03.1976, 14°00,8' N-120°20,5' E,
210-187 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 19. — 21.03.1976, 13°57,8' N-120°18,2' E,
167-187 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 21. — 21.03.1976, 14°01,0'N-120°22,8' E,
223-174 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 24. — 22.03.1976, 14°00,0' N-120°18,0' E,
189-209 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 26. — 22.03.1976, 14°00,9' N-120°16,8' E,
189 m : Stylodactylus multidentatus multidenta¬
tus.
Station 27. — 22.03.1976, 13°59,8' N-120° 18,6' E,
192-188 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 31. — 22.03.1976, 14°00,0' N-120° 16,0' E,
187-195 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 35. — 23.03.1976, 13°59,0' N-120°18,5' E,
186-187 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 40. — 24.03.1976, 13°57,4' N-120°27,8' E,
287-265 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 42. — 24.03.1976, 13°55,1' N-120°28,6' E,
379-407 m : Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 44. — 24.03.1976, 13°46,9' N-120°29,5' E,
610-592 m : Stylodactylus licinus.
Station 49. — 25.03.1976, 13°49,1' N-U9°59,8' E,
925-750 m : Stylodactylus licinus. Stylodactylus
macropus.
Station 51. — 25.03.1976, 13°49,4' N-120°04,2' E,
200-170 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Source : MNHN, Paris
78
R. CLEVA
Station 55. — 26.03.1976, 13°55,0' N-120° 12,5' E,
200-194 m : Stylodactylus multidentatus multi-
denlatus.
Station 61. — 27.03.1976, 14*02,2'N-120*18,1'E,
202-184 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 63. — 27.03.1976, 14°00,8' N-120°15,8' E,
191-195 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 64. — 27.03.1976, 14°00,5' N-120°16,3' E,
194-195 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 69. — 27.03.1976, 13°58,8' N-120*17,3' E,
187- 199 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 71. — 28.03.1976, 14°09,3' N-120°26,2' E,
174-204 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Musorstom 2. Philippines.
Station 2. — 20.11.1980, 14*01,0'N-120* 17,1'E,
186-184 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 10. — 21.11.1980, 14*00,1' N-120° 18,5' E,
188- 195 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 18. — 22.11.1980, 14°00,0' N-120°18,6' E,
195-188 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 31. — 24.11.1980, 13°40,5'N-120°53,7'E,
230-204 m : Stylodactylus brevidactylus.
Station 35. — 24.11.1980, 13*27,9' N-12P11,6' E,
160-198 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus, Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 49. — 26.11.1980, 13°38,4' N-121*44,1'E,
425-416 m : Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 55. — 27.11.1980, 13°53,7' N-l 19°58,5' E,
865-866 m : Stylodactylus licinus, Stylodactylus
macropus.
Station 56. — 28.11.1980, 13°53,7' N-l 19°56,3' E,
970 m : Stylodactylus licinus.
Station 59. — 28.11.1980, 14°00,5' N-120°16,5' E,
190-186 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 71. — 30.11.1980, 14*00,1' N-120° 17,8' E,
189-197 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 79. -01.12.1980, 13°44,6' N-120°31,6' E,
682-770 m : Slvlodactylus licinus.
Station 82. — 02.12.1980, 13-46,1' N-120'28,4' E,
550 m : Stylodactylus licinus
Station 83. - 02.12.1980, 13'55,2'N-120'30,5'E,
320-318 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus, Parastylodactylus bimaxillaris, Paras¬
tylodactylus longidactylus.
Musorstom 3. Philippines.
Station 86. — 31.05.1985, 14°00,4' N-120°17,8' E,
187-192 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 88. — 31.05.1985, 14°00,5' N-120° 17,4' E,
183-187 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 91. — 31.05.1985, 14*00,1' N-120°17,8' E,
190-203 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 98. — 01.06.1985, 14°00,2' N-120° 17,9' E,
194- 205 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 106. — 02.06.1985, 13°47,0' N-120°30,3' E,
668-640 m : Stylodactylus licinus.
Station 108. — 02.06.1985, 14*01,1' N-120*17,9' E,
195- 188 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 111. —02.06.1985, 14*00,1' N-120° 17,5' E,
193-205 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 112. —02.06.1985, 14°00,2' N-120° 19,2' E,
199-187 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 117. — 03.06.1985, 12*31,2' N-120°39,3' E,
92-97 m : Neostylodactylus amarynthis.
Station 119. — 03.06.1985, 11°59,7' N-12PI2,7' E,
337-320 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 120. — 03.06.1985, 12°05,6' N-121°15,6' E,
220-219 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 121. — 03.06.1985, 12°08,3' N-121 *17,3' E,
84-73 m : Neostylodactylus amarynthis.
Biocal. Nouvelle-Calédonie.
Station 8. — 12.08.1985, 20°34' S-166°53' E,
435 m : Stylodactylus laurentae.
Station 26. — 28.08.1985, 22°39' S-166°27' E,
1618-1740 m : Stylodactylus profundus.
Station 32. — 29.08.1985, 23°06' S-166*51' E,
825 m : Stylodactylus macropus.
Station 42. — 30.08.1985, 23°45' S-167° 12' E,
380 m : Parastylodactylus bimaxillaris, Para¬
stylodactylus richeri.
Station 44. — 30.08.1985, 22°47' S-167° 14' E,
440-450 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 45. — 30.08.1985, 22°47' S-167° 14' E,
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
79
430-465 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo-
dactylus bimaxillaris, Parastylodactylus sem-
blatae.
Station 46. — 30.08.1985, 22°53' S-167° 17' E,
570-610 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo¬
dactylus semblatae.
Station 47. — 30.08.1985, 22°53' S-167° 16' E,
550 m : Stylodactylus laurentae.
Station 51. — 31.08.1985, 23°05' S-167°44' E,
680-700 m : Stylodactylus libratus.
Station 52. — 31.08.1985, 23°05' S-167°46' E,
600-540 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo¬
dactylus semblatae.
Station 60. — 02.09.1985, 24°01' S-167°08' E,
1530-1480 m : Stylodactylus profundus.
Station 62. — 02.09.1985, 24° 19' S-167°48' E,
1395-1410 m : Stylodactylus profundus.
Station 64. — 03.09.1985, 24°47' S-168°09' E,
250 m : Neostylodactylus affinis.
Station 66. — 03.09.1985, 24°55' S-168°21' E,
515-505 m : Stylodactylus tokarensis.
Station 78. — 05.09.1985, 22° 16' S-167° 15' E,
445-450 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 83. - 06.09.1985, 20°35'S-166°53'E,
460 m : Stylodactylus laurentae.
Station 105. — 08.09.1985, 21°30'S-166°21'E,
335-330 m : Stylodactylus libratus, Stylodacty¬
lus multidentatus multidentatus.
Station 108. — 09.09.1985, 22°02' S-167°05' E,
335 m : Stylodactylus multidentatus multidenta¬
tus.
Station 109. — 09.09.1985, 22° 10' S-167° 15' E,
495-515 m : Parastylodactylus tranterae.
Musorstom 4. Nouvelle-Calédonie.
Station 153. — 14.09.1985, 19°04,2'S-163°21,2' E,
235 m : Neostylodactylus affinis.
Station 156. — 15.09.1985, 18°54,0' S-163°18,8' E,
525 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 162.— 16.09.1985, 18°35,0'S-163°10,3' E,
525 m : Stylodactylus laurentae.
Station 167. — 16.09.1985, 18°35,8' S-163°06,4' E,
575 m : Parastylodactylus tranterae.
Station 169. — 17.09.1985, 18°54,3' S-163° 11,2' E,
590 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 171. — 17.09.1985, 18°57,8' S-163°14,0' E,
425 m : Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 172. — 17.09.1985, 19°01,2' S-163° 16,0' E,
275-330 m : Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 173. — 17.09.1985, 19°02,5' S-163°18,8' E,
250-290 m : Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 178. — 18.09.1985, 18°56,3' S-163°12,9' E,
520 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 180. — 18.09.1985, 18°56,8' S-163° 17,7' E,
440 m : Parastylodactylus bimaxillaris, Para¬
stylodactylus semblatae.
Station 181. — 18.09.1985, 18°57,2' S-163°22,4' E,
350 m : Stylodactylus laurentae.
Station 184. — 18.09.1985, 19°04,0' S-163°27,5' E,
260 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 193. — 19.09.1985, 18°56,3' S-163°23,2' E,
415 m : Stylodactylus laurentae.
Station 194. — 19.09.1985, 18°52,8' S-163°21,7' E,
545 m : Stylodactylus laurentae, Parastylodac¬
tylus semblatae.
Station 195. — 19.09.1985, 18°54,8' S-163°22,2' E,
465 m : Stylodactylus laurentae, Parastylodac¬
tylus semblatae.
Station 196. — 20.09.1985, 18°55,0' S-163°23,7' E,
450 m : Stylodactylus laurentae.
Station 197. — 20.09.1985, 18°51,3' S-163°21,0' E,
550 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 198. — 20.09.1985, 18°49,4' S-163°18,8' E,
585 m : Parastylodactylus semblatae, Parasty¬
lodactylus tranterae.
Station 199. — 20.09.1985, 18°50,0' S-163° 14,5' E,
595 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 201. — 20.09.1985, 18°55,8' S-163° 13,8' E,
490 m : Parastylodactylus bimaxillaris.
Station 202. — 20.09.1985, 18°58,0' S-163°59,3' E,
560 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 210. — 28.09.1985, 22°43,7' S-167°09,3' E,
340-345 m : Neostylodactylus affinis.
Station 214. — 28.09.1985, 22°53,8' S-167° 13,9' E,
425-440 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 215. — 28.09.1985, 22°55,7' S-167°17,0' E,
485-520 m : Stylodactylus laurentae, Stylodac¬
tylus tokarensis.
Station 216. — 29.09.1985, 22°59,5' S-167°22,0' E,
490-515 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 217. — 29.09.1985, 23°03,6' S-167°27,0' E,
850 m : Stylodactylus tokarensis.
Station 221. — 29.09.1985, 22°58,6' S-167°36,8' E,
535-560 m : Stylodactylus laurentae, Stylodac¬
tylus tokarensis, Parastylodactylus semblatae,
Parastylodactylus tranterae.
Station 223. — 30.09.1985, 22°57,0' S-167°30,0' E,
545-560 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 230. — 30.09.1985, 22°52,5' S-167° 11,8' E,
390-420 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo¬
dactylus semblatae.
Station 235. — 02.10.1985, 22° 13,0' S-167° 12,0' E,
Source : MNHN, Paris
80
R. CLEVA
405-415 m : Stylodactylus multidentatus multi-
dentatus.
Station 236. — 02.10.1985, 22*11,3' S-167°15,0' E,
495-550 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus, Parastylodactylus semblatae, Paras-
tylodactylus tranterae.
Station 240. — 02.10.1985, 22° 16,5' S-167° 16,5' E,
475-500 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo¬
dactylus semblatae, Parastylodactylus tranterae.
Station 245. — 03.10.1985, 22°07,0' S-167° 11,0' E,
415-435 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Station 246. — 03.10.1985, 22°08,5' S-167*1 1,5' E,
410-420 m : Stylodactylus multidentatus multi¬
dentatus.
Smib 1. Nouvelle-Calédonie.
Station 2. — 05.02.1986, 22*51,9' S-167° 13' E,
415 m : Stylodactyloides crosnieri.
Station 13. — 07.02.1986, 22*59,5'S-167*22'E,
542 m : Stylodactylus laurentae.
Smib 2. Nouvelle-Calédonie.
Station 3. — 17.09.1986, 22*56,0'S-167° 14,8'E,
412-428 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 5. — 17.09.1986, 22*56,3'S-167° 14,4'E,
398-410 m : Stylodactylus laurentae.
Station 6. — 17.09.1986, 22*56,2' S-167M5,9' E,
442-460 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo¬
dactylus semblatae.
Station 9. — 18.09.1986, 22*53,9' S-167° 15,4' E,
475-500 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo¬
dactylus semblatae.
Station 10. — 18.09.1986, 22*55,2'S-167° 16,3'E,
490-495 m : Stylodactylus laurentae, Parastylo¬
dactylus tranterae.
Station 14. — 18.09.1986, 22*52,6'S-167° 13,3'E,
405-444 m : Stylodactylus laurentae.
Station 26. — 21.09.1986, 22*59,3'S-167*23,0'E,
500-535 m : Stylodactylus laurentae.
Musorstom 5. Iles Chesterfield.
Station 299. — 11.10.1986, 22*47,70'S-159°
23,70' E, 360-390 m : Stylodactylus libratus.
Station 300. — 11.10.1986, 22*48,27'S-159°
23,94 E, 450 m : Stylodactylus laurentae.
Station 301. — 12.10.1986,’ 22*06,90'S-159°
24,60' E, 487-610 m : Stylodactylus libratus.
Station 305. — 12.10.1986, 22*09,27'S-159°
24,42' E, 430-440 m : Neostylodactylus affinis.
Station 323. — 14.10.1986, 21*18,52'S-157*
57,62' E, 970 m : Stylodactylus licinus.
Station 324. — 14.10.1986, 21*15,01'S-157*
51,33'E, 970 m : Stylodactylus licinus.
Station 338. — 15.10.1986, 19*51,60'S-158°
40,40' E, 540-580 m : Stylodactylus laurentae.
Station 341. — 16.10.1986, 19*45,90'S-158°
43,37' E, 630-620 m : Parastylodactylus sem¬
blatae.
Station 355. — 18.10.1986, 19*36,43'S-158°
43,41' E, 580 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 360. — 18.10.1986, 19*36,40'S-158°
49,60' E, 770-810 m: Stylodactylus licinus.
Station 363. — 19.10.1986, 19*47,90'S-158°
44,30' E, 700-685 m : Parastylodactylus tran¬
terae.
Station 367. — 19.10.1986, 19*36,80'S-l58°
53,20' E, 855-830 m : Stylodactylus licinus.
Station 377. — 20.10.1986, 19*48,60'S-158°
29.10'E, 260-270 m : Stylodactyloides cros¬
nieri.
Station 378. — 20.10.1986, 19*53,74'S-158*
38,30' E, 355 m : Stylodactylus laurentae.
Station 379. — 20.10.1986, 19*53,20' S-158°
39,50' E, 370-400 m : Stylodactyloides cros¬
nieri.
Station 380. — 21.10.1986, 19*37,70'S-158°
43,90' E, 555-570 m : Stylodactylus tokarensis.
Station 384. — 21.10.1986, 19*42,40' S-158°
50,80' E, 772-756 m : Stylodactylus licinus.
Station 387. — 22.10.1986, 20*53,41'S-160°
52,14'E, 650-660 m : Stylodactylus licinus,
Parastylodactylus tranterae.
Station 388. — 22.10.1986, 20*45,35'S-160*
53,69' E, 500-510 m : Stylodactylus tokarensis.
Station 390. — 22.10.1986, 21*00,90'S-160°
50,30' E, 745-825 m : Stylodactylus licinus,
Stylodactylus macropus.
Chalcal 2. Nouvelle-Calédonie.
Station DW 72. — 28.10.1986, 24*54,50'S-168°
22,30 E, 527 m : Stylodactylus libratus, Para¬
stylodactylus tranterae.
Station, CC 1. — 28.10.1986, 24*54,96' S-168°
21,91 E, 500 m : Parastylodactylus tranterae.
Station CC 2. — 28.10.1986, 24*55,48'S-168°
21,29 E, 500 m : Stylodactylus laurentae.
Station DW 74. — 29.10.1986, 24*40,36'S-168°
38,38' E, 650 m : Parastylodactylus tranterae.
Corail 2. Iles Chesterfield.
Station 13. — 21.07.1988, 21*82,77' S-160°55,00' E,
700-785 m : Stylodactylus licinus.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
81
Musorstom 6. Nouvelle-Calédonie, îles Loyauté.
Station 391. — 13.02.1989, 20°47,35'S-167°
05,70' E, 390 m : Stylodactylus libratus.
Station 401. — 14.02.1989, 20°42,15'S-167°
00,35' E, 270 m : Stylodactylus libratus.
Station 438. — 18.02.1989, 20°23,00' S-166°
20,10' E, 780 m : Stylodactylus licinus.
Station 465. — 21.02.1989, 21°03,55'S-167°
32,25' E, 480 m : Parastylodactylus tranterae.
Smib 4. Nouvelle-Calédonie, 1989.
Station 35. — 07.03.1989, 24°54,4' S-168°21,6' E,
525 m : Stylodactylus laurentae.
Station 38. — 07.03.1989, 24°54,5' S-168°22,0' E,
510 m : Parastylodactylus tranterae.
Station 39. — 07.03.1989, 24°56,2' S-168°21,5' E,
560 m : Stylodactylus laurentae, Stylodactylus
tokarensis, Parastylodactylus tranterae.
Station 44. — 08.03.1989, 24°46,0' S-168°08,2' E,
300 m : Stylodactylus laurentae.
Station 58. — 09.03.1989, 22°59,8' S-167°24,2' E,
560 m : Stylodactylus laurentae.
Station 62. — 10.03.1989, 23°00,4' S-167°21,8' E,
540 m : Stylodactylus laurentae, Parastylodac¬
tylus semblatae.
Station 63. — 10.03.1989, 22°58,7' S-167°21,l' E,
520 m : Parastylodactylus semblatae.
Station 65. — 10.03.1989, 22°55,3' S-167°14,5' E,
420 m : Stylodactylus laurentae.
Station 68. — 10.03.1989, 22°55,0' S-167° 16,0' E,
440 m : Stylodactylus laurentae.
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Famille des STYLODACTYLIDAE Bâte, 1888
Stylodactylidae Bâte, 1888 : 481, 850. — Steb-
bing, 1914 : 49. — Barnard, 1950 : 651. —
Balss, 1957 : 1535. — Hayashi & Miyaké,
1968 : 583, 585. — Chace, 1983 : 3.
Diagnose. — Les représentants de cette famille
se reconnaissent immédiatement grâce aux carac¬
tères suivants : les seconds maxillipèdes ont leurs
deux derniers articles plaçés côte à côte à
l’extrémité du précédent ; les troisièmes maxilli¬
pèdes et les deux premières paires de péréiopodes
sont ornés de très longues soies, placées principa¬
lement sur le bord ventral de leurs articles ; les
deux premières paires de péréiopodes sont pour¬
vues de pinces aux doigts très longs et grêles, et à
la paume considérablement réduite ; de tels
appendices suggèrent un mode de nutrition de
type filtreur : il semble en effet très improbable
que les pinces puissent assurer un quelconque
rôle de préhension.
Composition. — Vingt-six espèces, se répartis-
sant en quatre genres, sont actuellement recon¬
nues.
Distribution. — Essentiellement indo-ouest
pacifique. Deux espèces seulement ( Stylodactylus
serratus A. Milne Edwards, 1881, et Stylodacty¬
lus rectirostris A. Milne Edwards, 1883) sont
actuellement connues de l’Atlantique.
La distribution bathymétrique s’étend entre
9 et 1618-1740 m. Elle est le reflet d’habitats
diversifiés allant des milieux coralliens aux fonds
sablo-vaseux ou vaseux.
La découverte d’une espèce nouvelle pour laquelle nous établissons le nouveau genre Stylodacty-
loides, de quatre espèces nouvelles que nous rattachons au genre Parastylodactylus, et l’observation
de trois des quatre espèces du genre Neostylodactylus, nous conduit à modifier la clé des genres
proposée par Chace en 1983.
Source : MNHN, Paris
82
R. CLEVA
Clé des genres de la famille des Stylodactylidae.
1. Stylocérite à extrémité largement arrondie. Lobe distal du carpe des P3, P4,
et P5 avec une épine. Palpe mandibulaire d’un seul article, présent au moins
chez les grands spécimens. Stylodactyloides gen. nov., p. 129
— Stylocérite à extrémité pointue. Pas d’épine sur le lobe distal du carpe des P3,
P4, et P5. Palpe mandibulaire de deux articles, ou absent. 2
2. Stylocérite long et étroit, plus de 4 fois plus long que large. Un palpe mandi¬
bulaire de deux articles . Stylodactylus A. Milne Edwards, 1881, p. 82
— Stylocérite court et large, pas plus de 3,5 fois plus long que large. Palpe
mandibulaire absent. 3
3. Des arthrobranchies sur les péréiopodes 1 à 4 dans les deux sexes. Longueur
de la carapace des adultes supérieure ou égale à 4 mm.
. Parastylodactylus Figueira, 1971, p. 114
— Des arthrobranchies sur les péréiopodes 1 à 4 chez le mâle seulement.
Longueur de la carapace des adultes inférieure ou égale à 3,5 mm ....
. A 'eostylodactylus Hayashi & Miyaké, 1968, p. 110
Remarques. — À la lecture de cette clé, il va sans dire que la séparation des genres
Neostylodactylus et Parastylodactylus s’avère peu aisée, en particulier pour les mâles, puisque ceux-ci
possèdent des arthrobranchies sur les PI à P4 dans les deux genres (au moins chez deux des quatre
espèces du genre Neostylodactylus, voir p. 111). L’identification des mâles ne peut donc se faire qu’en
se reportant directement à la description des espèces, ce qui constitue un inconvénient certain.
L’on peut par conséquent se poser la question de la validité du genre Parastylodactylus, puisque le
seul caractère permettant de distinguer les deux genres précités, si l’on excepte la taille des spécimens,
concerne la formule branchiale de l’un des deux sexes, caractère qui peut s’avérer assez variable au
sein d’une même espèce : la mise en synonymie de ces deux genres sera peut-être à envisager, à la
lueur de l’observation de matériel complémentaire.
Il ressort de ce qui précède que la famille des Stylodactylidae apparaît, dans l’état actuel de nos
connaissances, relativement peu diversifiée, comme en témoigne la difficulté d’établir une séparation
générique basée sur un ensemble de caractères nettement distincts.
Genre STYLODACTYLUS A. Milne Edwards, 1881
Stylodactylus A. Milne Edwards, 1881 : 11.
Stylodactylus - Bâte, 1888 : 850. — Hayashi &
Miyaké, 1968 : 585. — Figueira, 1971 : 2,
3 (clé). — Chace, 1983 : 3 (clé), 8.
Espèce type. — Stylodactylus serratus A. Milne
Edwards, 1881 : 11. Par monotypie.
Diagnose. — L’un des caractères diagnos¬
tiques de ce genre est la présence d’un palpe sur
la mandibule. Ce palpe est constitué par deux
articles chez toutes les espèces, sauf peut-être
chez S. discissipes, dont le nombre d’articles
du palpe est actuellement inconnu (cf. remarque
p. 83). Le pédoncule oculaire est toujours
dépourvu des longues soies plumeuses que l’on
observe chez les Parastylodactylus et chez au
moins deux espèces de Neostylodactylus, N. ama-
rynthis (de Man) et N. affinis Hayashi & Miyaké
[1 holotype de N. sibogae (de Man), que nous
avons examiné, en est dépourvu ; nous n’avons
pas eu en main d’exemplaire de N. investigatoris ].
Les Stylodactylus sont caractérisés d’autre part
par leur stylocérite, au moins quatre fois plus
long que large, se terminant en une longue pointe
aiguë.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
83
Dans ce genre se trouvent les plus grandes
espèces de la famille. Les œufs sont nombreux et
de petite taille par rapport à celle de l’animal.
La formule branchiale est la suivante :
Maxillipèdes
Péréiopodes
1 2 3
1 2 3 4 5
Pleurobranchies — — —
Arthrobranchies — — 2
1 1 1 1 1
1 1 1 1 —
Podobranchies — 1 —
Epipodites 1 1 —
Exopodites 1 1 —
Composition. — Onze espèces de Stylodacty¬
lus étaient connues jusqu’à présent. Trois espèces
et une sous-espèce nouvelles sont décrites ici. Ce
genre compte donc maintenant quinze taxons, et
peut-être seize si le spécimen que nous décrivons
comme 5. aff. libratus Chace se révèle, par la
suite, taxonomiquement distinct de ce dernier.
Distribution. — Stylodactylus est le seul
genre de la famille représenté dans l’Atlantique :
deux espèces, S. serratus A. Milne Edwards,
1881, et S. rectirostris A. Milne Edwards, 1883, y
ont été récoltées.
Tous les autres représentants sont indo-pacifi¬
ques : Afrique du Sud, Madagascar, la Réunion,
Indonésie, Philippines, mer de Chine orientale,
Japon, Nouvelle-Calédonié et îles Chesterfield,
sud-est de l’Australie, îles Fidji, îles Kermadec,
Hawaii.
Bathymétrie. — Entre 122 et 1618-1740 m.
Remarques. — La structure du palpe mandi-
bulaire a été décrite ou figurée chez la plupart
des espèces, sauf trois : S. discissipes Bâte, 1888,
S. tokarensis Zarenkov, 1968, et S. kauaiensis
Figueira, 1971. En ce qui concerne S. kauaiensis,
le Dr F. A. Chace nous a fait parvenir un dessin
de la mandibule droite de l’holotype, (en nous
précisant par ailleurs qu’il s’agit d’un mâle et
non d’une femelle) : ce palpe est composé de
deux articles.
S. discissipes, décrit des îles Kermadec, n’a été
que très rarement mentionné dans la littérature ;
l’espèce semble n’être connue que par deux
spécimens : l’holotype, et un autre exemplaire
qui n’est autre que l’holotype de S. orientalis
Bâte, 1888, provenant de la même localité : la
synonymie, envisagée d’abord par de Man (1920 :
31), puis par Kemp (1925 : 258), a été confirmée
par Crosnier et Forest (1973 : 131). Le spéci¬
men hawaien identifié à S. discissipes par Rath-
bun (1906 : 927), est devenu l’holotype de
S. kauaiensis Figueira ; un autre, provenant
d’Indonésie (mer de Java) et déterminé par Balss
(1933 : 84), s’avère être un exemplaire de S. mul-
tidentatus Kubo, 1942 (voir p. 104).
L’observation des deux seuls représentants
connus de S. discissipes, conservés au British
Muséum, révèle que chaque individu ne possède
plus qu’une seule mandibule et que les palpes
mandibulaires des deux exemplaires ont été
perdus : l’existence d’un tel palpe ne laisse
toutefois aucun doute car la zone d’insertion
reste visible, mais le nombre de ses articles
demeure inconnu.
Grâce au Dr Zarenkov, de l’Université de
Moscou, nous avons pu examiner l’holotype de
S. tokarensis et observer que ses mandibules
possèdent un palpe bien développé de deux
articles.
Clé d’identification des espèces du genre Stylodactylus
1. Bord postéro-ventral des pleurons du 4 e somite abdominal arrondi, celui des
pleurons du 5 e somite terminé en pointe aiguë. Région postéro-dorsale du
3 e somite abdominal recouvrant la région antéro-dorsale du 4 e .
. S. profundus sp. nov., p. 85
— Bord postéro-ventral des pleurons des 4' et 5 e somites abdominaux terminé
en pointe aiguë. Région postéro-dorsale du 3 e somite abdominal recouvrant
la région antérieure du 4 e . Telson plus de 3 fois plus long que sa plus grande
largeur . 2
— Bord postéro-ventral des pleurons des 4 e et 5' somites abdominaux arrondi.
Région postéro-dorsale du 3 e somite abdominal ne recouvrant pas la région
Source : MNHN, Paris
84
R. CLEVA
antéro-dorsale du 4 e . Telson moins de 3 fois plus long que sa plus grande
largeur . ^
2. Pas d'épine supra-orbitaire. Telson avec de 8 à 10 paires d'épines dorsales.
Écaille antennaire 3,5 fois plus longue que large, à épine distale ne dépassant
pas le bord antérieur de la lame.. S. major Hayashi & Miyaké, 1968
Une épine supra-orbitaire. Telson avec 5 ou 6 paires d épines dorsales.
Écaille antennaire au moins 6 fois plus longue que large, à épine distale
dépassant nettement le bord antérieur de la lame. 3
3. Une ligne de suture entre l’ischion et le mérus des P4..
. S. stebbingi Hayashi & Miyaké, 1968
Pas de ligne de suture entre l’ischion et le mérus des P4 (articles
complètement fusionnés). 4
4. Rostre portant de 16 à 27 épines ventrales. Propode des P3 de 3,0 à 4,6 fois
plus long que le dactyle, celui-ci au moins 3 fois plus long que large et orné
ventralement de 6 à 9 spinules . S. licinus Chace, 1983, p. 87
Rostre portant de 4 à 16 épines ventrales. Propode des P3 de 4,8 à 6,5 fois
plus long que le dactyle, celui-ci moins de 3 fois plus long que large et orné
ventralement de 3 à 5 spinules .. S. tokarensis Zarenkov, 1968, p. 91
5. Bord externe de l’écaille antennaire inerme. 6
Bord externe de l’écaille antennaire avec des spinules plus ou moins
développées. 8
6. Épine supra-orbitaire absente. Article disto-ventral des Pmx2 plus court que
l’article dorsal. Extrémité du pédoncule antennulaire dépassant celle de
l’écaille antennaire. S. macropus Chace, 1983, p. 95
Épine supra-orbitaire présente, au moins rudimentaire. Article disto-ventral
de Pmx2 plus long que l'article dorsal. Extrémité du pédoncule antennulaire
n'atteignant pas celle de l’écaille antennaire. 7
7. Rostre avec 14 ou 15 épines ventrales (chez les 2 seuls spécimens connus)
. S. discissipes Bâte, 1888
— Rostre avec plus de 20 épines ventrales S. serratus A. Milne Edwards, 1881
8. Épine supra-orbitaire petite ou absente. 9
- Épine supra-orbitaire bien développée. 10
9. Rostre plus long que la carapace (lr/lc = 1,4), armé de 31 épines dorsales
(chez l’unique spécimen connu). Pas d’épine supra-orbitaire.
. S. kauaiensis Figueira, 1971
— Rostre plus court que la carapace, avec de 17 à 25 épines dorsales. Épine
supra-orbitaire petite, pouvant manquer.. S. laurentae sp. nov., p. 96
10. Dactyle des P5 avec une série de spinules ventrales disposées suivant une
ligne oblique par rapport à l'axe longitudinal de l’article, et dont la plus
distale est particulièrement développée (fig. 80. 11
Dactyle des P5 avec une série de spinules ventrales disposées suivant l’axe
longitudinal de l’article, sans particularité de taille (fig. 9 a, 9 b) . 13
11. Rostre avec 35 épines dorsales (chez le seul spécimen connu). Propode des P3
3 fois plus long que le dactyle. S. brevidactylus sp. nov., p. 106
Rostre avec au moins 37 épines dorsales (même chez les petits spécimens).
Propode des P3 moins de 2,5 fois plus long que le dactyle. 12
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
85
12. Rostre de 0.90 à 1,2 fois plus long que le reste de la carapace. Bord externe
de l’écaille antennaire avec de très petites spinules (fig. 8 m).
. S. multidentatus multidentatus Kubo, 1942, p. 100
— Rostre en moyenne 1,35 fois plus long que le reste de la carapace. Bord
externe de l’écaille antennaire avec des spinules bien développées (fig. 8 s)
. S. multidentatus robustus ssp. nov., p. 105
13. Propode des P3 au moins 5 fois plus long que le dactyle. Spinules du bord
ventral des dactyles des P3 à P5 robustes (fig. 9 b).
. S. libratus Chace, 1983 et S. aff. libratus, p. 108 et p. 110
— Propode des P3 de 3,2 à 4,5 fois plus long que le dactyle. Spinules du bord
ventral des dactyles des P3 à P5 très grêles (fig. 9 a).
. S. rectirostris A. Milne Edwards, 1883
Stylodactylus profundus sp. nov.
Fig. 2
Etymologie. — Le terme profundus se réfère
aux grandes profondeurs ou l’espèce a été récoltée,
qui apparaissent comme maximales pour la
famille.
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie. Bio¬
cal : St. 26, 1618-1740 m : 1 juv. 5,5 mm ; 1 $ (?)
7,5 mm (MNHN-Na 10930). — St. 60, 1530-
1480 m : 1$ ov. 13 mm (MNHN-Na 10990), 3 $ 9,5
à 15,5 mm (MNHN-Na 10931). — St. 62, 1395-
1410 m : 1 (J 11 mm (MNHN-Na 10932).
Matériel type. — Une femelle ovigère (lc =
13 mm), récoltée lors de la station 60, a été
choisie comme holotype (MNHN-Na 10990). Les
six autres spécimens récoltés sont les paratypes.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 24°
01'S, 167°08' E, 1530-1480 m.
Remarque. — Ces sept spécimens, tous mal¬
heureusement en mauvais état, appartiennent à
n’en point douter à une espèce non encore
décrite. La description qui suit est une synthèse
des observations effectuées sur l’ensemble du
matériel.
Description. — Rostre presque horizontal
(très légèrement incurvé vers le haut chez les
femelles, rectiligne chez le mâle), environ 1,1-
1,2 fois plus long que le reste de la carapace (sa
pointe est cassée chez les trois seuls spécimens,
un mâle et deux femelles, dont le rostre est en
assez bon état). Il porte chez l’holotype, sur la
partie restante, 46 épines dorsales (maximum
observé), dont 9 post-rostrales, et 22 épines
ventrales (maximum observé) (fig. 2 a). On
compte chez les autres spécimens de 6 à 11 épines
post-rostrales.
Carapace glabre. Épine supra-orbitaire très
petite mais bien individualisée chez les petits
spécimens, minuscule ou à peine ébauchée chez
les individus plus grands. Épines antennaire et
branchiostège présentes. Sillon hépatique bien
marqué. Un léger sillon, partant du sillon hépa¬
tique, souligne la partie supérieure de la région
branchiale.
Bord postéro-ventral des pleurons des quatre
premiers segments abdominaux arrondi, celui du
5 e terminé en pointe aiguë (fig. 2 b).
Telson (fig. 2 c) terminé en pointe aiguë,
quatre à 4,5 fois plus long que sa plus grande
largeur, pourvu de cinq paires d’épines dorsales
et environ 1,30 (juvénile MNHN-Na 10930), 1,55 et
1,70 fois (mâle MNHN-Na 10932 et femelle 13,5 mm
MNHN-Na 10931) plus long que le 6 e segment
abdominal.
Œil à cornée bien pigmentée, à peine plus large
(voire même moins large chez les petits indi¬
vidus) que le pédoncule ; pédoncule oculaire
glabre. Cornée secondaire absente.
Pédoncule antennulaire atteignant les 4/5“ de
l’écaille antennaire (un peu plus court chez le
mâle). Second article sensiblement de même
longueur que le premier et trois fois plus long
que le troisième ; extrémité distale des 2 e et
3 e articles avec chacun une spinule mobile dor¬
sale (fig. 2 d). Stylocérite aigu, atteignant l’extré¬
mité du premier article du pédoncule antennu-
Source : MNHN, Paris
86
R. CLEVA
FlG ' 2 -,a 00 % yto dac,ylu ? Profundus sp nov : a. b. d, $ ov. 13 mm, holotype. Biocal, Nouvelle-Calédonie, st. 60 (mnhn-n
/ • j* P artie anterieure du céphalothorax, vue latérale; b, quatrième et cinquième segments abdominaux, vu
latera e ; d. antennule droite, vue de dessus. ■ c, 9 13,5 mm. même localité (MNHN-Na 10931) : telson. vue de dessus,
e. V 15,5 mm, meme localité (mnhn-nb 10931) : quatrième péréiopode droit. Échelles : 2 mm.
laire (il atteint seulement le milieu de cet article
chez le juvénile et en dépasse légèrement l’extré¬
mité chez le mâle).
Écaille antennaire 0,7 fois plus courte que la
carapace, à bord externe inerme.
Palpe mandibulaire de deux articles.
Deuxième maxillipède avec l’article disto-ven-
tral environ 1,6 fois plus long que l’article dorsal.
Troisième maxillipède et deux premières paires
de péréiopodes absents chez tous nos spécimens ;
seuls subsistent, pour l’ensemble de ce matériel,
deux P3 (incomplètes), deux P4 (une intacte) et
une P5 (intacte).
Troisième péréiopode dépassant l’extrémité de
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
87
l’écaille antennaire de l’ensemble carpe-propode-
dactyle ; mérus avec une série externe de huit
épines mobiles latéro-ventrales, et quatre ou six
épines mobiles ventrales.
Une ligne de suture bien visible entre l’ischion
et le mérus des quatrième et cinquième péréio-
podes (articles non fusionnés) ; mérus du P4 avec
quatre ou cinq épines sur la face externe, une ou
deux épines sur le bord ventral, et une petite
épine distale sur le bord dorsal (fig. 2 e) ; rap¬
ports des longueurs des articles du P4 complet
comme suit : im/c : 2,6; p/c : 1,6; p/d : 7,3.
Cinquième péréiopode conformé comme le 4 e ,
dépassant l’extrémité de l’écaille antennaire du
dactyle et des 5/6“ environ du propode ; extré¬
mité distale du mérus avec une épine externe et
une épine dorsale, bord ventral inerme ; rapports
des longueurs des articles de cet appendice
comme suit : im/c : 2,1 ; p/c : 1,5; p/d : 9,7.
Dimorphisme sexuel : Il est du même type que
celui que l’on observe chez S. licinus (voir p. 88).
Le rostre semble être pratiquement horizontal
dans les deux sexes.
Taille des œufs : Environ 0,95 x 0,70 mm (en
début de développement).
Coloration : Inconnue.
Distribution. — Nouvelle-Calédonie, entre
1395-1410 et 1618-1740 m. Cette espèce est celle
de la famille qui a été capturée aux profondeurs
les plus grandes : le record était détenu jus¬
qu'alors par S. serratus A. Milne Edwards, 1881,
récolté jusqu’à 1435 mètres (Crosnier & Forest,
1973 : 132).
Remarques. — Stylodactylus profundus se dis¬
tingue de toutes les autres espèces du genre par
la forme du bord postéro-ventral des pleurons
des 4 e et 5 e segments abdominaux. La grande
taille relative du second article du pédoncule
antennulaire (aussi long que le premier) est un
autre caractère remarquable de ce taxon, qu’il
partage avec S. major Hayashi & Miyaké, 1968,
et S. macropus Chace, 1983, espèces chez qui ce
caractère est encore plus accusé.
Stylodactylus licinus Chace, 1983
Fig. 3 a-j, 18 f, g
Stylodactylus licinus Chace, 1983 : 14, fig. 6.
Stylodactylus tokarensis Zarenkov, 1968 : 58 (pro
parte), fig. 2 (péréiopode 3) et fig. 3 (non autres
dessins de la fig. 2 = Stylodactylus tokarensis
Zarenkov, 1968).
Stylodactylus stebbingi - Toriyama & Hayashi,
1982 : 90, 92, 95, 105 (non Hayashi & Miyaké,
1968, fide Hayashi in Baba, Hayashi &
Toriyama, 1986 : 93). — King, 1984 : 178, 179
(fig.), 181 ; 1986 : 12, fig. 9 (non Hayashi &
Miyaké, 1968).
? Stylodactylus licinus - Hayashi in Baba,
Hayashi & Toriyama 1986 : 93, fig. 52 (photo
couleurs).
Matériel type. — Holotype, $ ov. lc =
10.7 mm (usnm 196076) ; para type, $ ov. lc =
10.8 mm (usnm 196082).
Localité type. — Philippines, Palawan Pas¬
sage, 10°57'45" N-118°38T5'' E, 686 m.
Matériel examiné. — Philippines. « Alba-
tross» Expédition 1907-1910, St. 5348, 27.12.
1908, Palawan Passage, 10°57'45" N-l 18°38T5" E,
686 m, corail et sable : 1 $ ov. 11,3 mm, paratype
(usnm 196082).
Musorstom 1 : St. 44, 610-592 m : 1 c? 6,3 mm
(MNHN-Na 4241). — St. 49, 925-750 m : 2 $ 7,8 et
12 (ov.) mm (MNHN-Na 4242).
Musorstom 2 : St. 55, 865-866 m : 2 ? ov. 12,5
et 14,5 mm (MNHN-Na 4237). — St. 56, 970 m : 1 ^
9,5 mm (MNHN-Na 4238). — St. 79, 682-770 m :
3 Ç 8,9 à 14,5 mm (ov.) (MNHN-Na 4239). —
St. 82, 550 m : 1 $ 10,0 mm (MNHN-Na 4240).
Musorstom 3 : St. 106, 668-640 m : 1 S
6.2 mm (MNHN-Na 10881).
Japon. Tosa Bay, 12.12.1974, 432 m, M.
Toriyama coll. : 1 Ç 13,2 mm (suf 530-2-1140).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 323,
970 m : 2 S 12,5 et 13,5 mm, 1 $ 11 mm (MNHN-
Na 10879). — St. 324, 970 m : 1 <J 12,5 mm
(MNHN-Na 10878). — St. 360, 770-810 m:l^
9.2 mm (MNHN-Na 10880). — St. 367, 855-830 m :
1 $ 12,5 mm (MNHN-Na 10883); 1 $ 11,2 mm
(MNHN-Na 10882). — St. 384, 772-756 m : 1 <J
13 mm (MNHN-Na 10884) ; 1 Ç ov. 14 mm (mnhn-
Na 10913). — St. 387, 650-660 m : 1 <? 12,5 mm,
2 $ 5,5 et 11,3 mm (MNHN-Na 10877); 1 $
11,6 mm (MNHN-Na 10885). — St. 390, 745-825 m ;
1 13 mm (MNHN-Na 10886).
Corail 2 : St. 13, 700-785 m : 1 $ ov. 13,5 mm
(MNHN-Na 11365).
Nouvelle-Calédonie, îles Loyauté. Musorstom 6 :
Source : MNHN, Paris
R. CLEVA
St. 438, 780 m : 1 ? ov. 11 mm (mnhn-nr 11366,
photographié).
Iles Fidji. Voor Suva, 24.03.1982, M. G. King
coll., 494 m : 1 g 11,5 mm (rmnh 35319),
identifié Stylodactylus tokarensis Zarenkov par
L. B. Holthuis.
Diagnose. — Rostre 1,5 à 2,0 fois plus long
que le reste de la carapace (spécimens philippins :
1,50-1,85 ; spécimens des îles Chesterfield : 1,55-
2,0), armé de 34 à 45 épines mobiles dorsales
(spécimens philippins : 36-41 ; spécimens des
Chesterfield : 34-45), dont 5 à 8 post-rostrales, et
de 18 à 27 épines ventrales (spécimens philippins :
18-23 ; spécimens des Chesterfield : 18-27).
Épines supra-orbitaire, antennaire et bran-
chiostège présentes.
Bord postéro-ventral des pleurons des 4 e et
5 e somites abdominaux terminé en pointe aiguë.
Sixième segment abdominal 1,6 à 2,0 fois plus
long que le 5 e .
Telson 1,4 à 1,7 fois plus long que le 6 e seg¬
ment abdominal, et 3,6 à 4 fois plus long que sa
plus grande largeur, pourvu de cinq paires
d’épines mobiles dorsales ; extrémité postérieure
terminée en pointe aiguë.
Les rapports des longueurs propode/carpe et
propode/dactyle des trois dernières paires de
péréiopodes varient comme indiqué dans le
tableau 1. (Les données qui concernent l’holo-
type ont été vérifiées par le Dr Chace).
P3
P4
P5
P/C
P/D
P/C
P/D
P/C
P/D
Holotype
2,0
4,5
1,8
7,3
1,6
Paratype
1,9
4,1 et 4,6
1,8
6,2 et 6,4
spécimens
philippins
1,8-2,1
3,1-3,7
1,7-2,0
4,0-5,1
1,7-1,9
5,2-6,5
spécimens
des Chesterfield
1,9-2,1
3,1-3,6
1,8-2,0
4,2-5,5
1,6-1,9
5,7-7,1
1 (J îles Fidji
2,1
3,9
1,9
5,3
1,7
? S. licinus
1 ? ov. Japon
-
1,75
4,6 et 4,8
Mérus des troisièmes péréiopodes avec de cinq
à sept fortes épines mobiles latéro-ventrales et de
deux à quatre épines mobiles proximo-ventrales ;
mérus des quatrièmes péréiopodes avec de quatre
à dix épines latéro-ventrales et une ou deux
épines proximo-ventrales ; mérus des cinquièmes
péréiopodes avec de quatre à neuf épines latéro-
ventrales et aucune épine proximo-ventrale. Dac¬
tyle de ces mêmes appendices orné ventralement
de spinules dont le nombre est respectivement de
P3 : 6 à 9; P4 : 6 à 10; P5 : 6 à 11.
Dimorphisme sexuel : En dehors de la forme
particulière de 1 endopodite de la première paire
de pléopodes, dont l’extrémité est élargie, avec
un bord distal sinueux, et de la présence, sur
la seconde paire, d’un appendix masculina, on
observe chez le mâle une expansion bifide spini-
forme sur le dernier sternite thoracique, entre les
coxae des P5, et une paire d’épines submédianes
sur les trois premiers stemites abdominaux.
Ces ornementations épineuses, absentes chez les
femelles ovigères, se retrouvent toutefois chez les
femelles non ovigères. Le mâle montre par
ailleurs un fouet antennulaire externe nettement
plus large que chez la femelle, caractère assez
général chez les Caridea. La courbure du rostre
semble être plus prononçée chez cette dernière.
Coloration : Seuls les spécimens des îles Ches¬
terfield et de la Nouvelle-Calédonie ont été pho¬
tographiés : mis à part la région antérieure de la
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
89
Fig. 3 a-j. — Stylodactylus licinus Chace, 1983 : a-d, 2 ov. 10,8 mm, paratype, « Albatross >> Exp. 1907-1910, Philippines, st
5348 Palawan Passage : a, c, troisième et quatrième péréiopodes gauches ; b, d, dactyle des P3 et P4 gauches. — e-j, 2
10,0 mm, Musorstom 2, Philippines, st. 82 (MNHN ; Na 4240) : e, g, i, troisième, quatrième et cinquième pereiopodes
droits ; f, h, j, dactyle des P3, P4 et P5 droits. Échelles : 2 mm.
Fig. 3 k-p. — Stylodactylus tokarensis Zarenkov, 1968, 2 ov. 10,2 mm. Corindon 2, Indonésie, st. 214 (mnhn-N3 4243) : k, m,
o, troisième, quatrième et cinquième péréiopodes gauches ; 1, n, p, dactyle des P3. P4 et P5 gauches. Echelles : 2 mm.
Source : MNHN, Paris
R. CLEVA
90
carapace qui est rouge clair, le reste du corps est
rose très clair uniforme ; le rostre est translucide,
avec ses régions basale et distale rougeâtres ; les
péréiopodes montrent des zones colorées rouges
(fig. 18 f, g).
Taille des œufs : Petits et nombreux, mesurant
environ 0,65 x 0,60 mm (non embryonnés) ;
0,88 x 0,65 mm (embryonnés).
Remarques. Affinités avec les autres espèces.
La lecture du tableau 1 fait apparaître que les
spécimens types ont les dactyles des P3 et P4
(l’unique P5 de l’holotype semble avoir été
perdu) plus courts, par rapport au propode, que
ceux des autres spécimens observés ; leur lon¬
gueur réelle (en valeur absolue) est également
légèrement inférieure, comme le montrent les
figures 3 a-d et 3 e-h, qui concernent la femelle
paratype (lc = 11,3 mm) et une autre femelle
provenant de la même région et de taille plus
petite (MNHN-Na 4240, lc = 10,0 mm) (les autres
articles des P3 et P4 du paratype étant logique¬
ment plus longs). La comparaison du paratype
de 5. licinus avec un spécimen des îles Chester-
lield de même sexe et de même taille (femelle
MNHN-Na 10882, lc = 11,2 mm) conduit aux
mêmes remarques.
Ces différences font probablement partie du
cortège des variations individuelles habituelle¬
ment observées chez toutes les espèces ; elles ne
nous paraissent pas suffisantes, en tout cas, pour
envisager de remettre en question l’identification
de notre matériel ; dans le même ordre d’idées,
nous avons séparé, dans le tableau 1, les spéci¬
mens philippins et ceux des îles Chesterfield : on
observera que les différences existant entre ces
deux populations ne sont, là non plus, pas très
significatives.
Au chapitre des variations individuelles, nous
avons noté que sur 18 individus au telson intact,
14 montrent cinq paires d’épines dorsales, un
autre six paires, deux autres cinq et six épines, et
un autre cinq et sept épines (spécimens philippins
et des îles Chesterfield et de la Nouvelle-Calé¬
donie confondus).
5'. licinus apparaît étroitement apparenté d’une
part à 5. tokarensis Zarenkov, 1968, décrit de la
mer de Chine orientale et retrouvé en Indonésie
ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie et aux îles Ches-
terfield (campagnes Corindon 2, Biocal. Mus-
ORsruvi 4 et 5. Smib 4), d'autre part à S. stebbingi
Hayashi & Miyaké, 1968. connu seulement de
l’Afrique du Sud, avec lesquels il a parfois été
confondu. Une comparaison de ces trois espèces
et un tableau de leurs caractères distinctifs sont
donnés après l’étude de S. tokarensis (p. 94).
Nous adhérons à l’opinion de Chace (1983 :
16) selon laquelle le paratype de S. tokarensis est
vraisemblablement un exemplaire de S. licinus :
l’armature du rostre de ce spécimen plaide en ce
sens ; sur la figure donnée par Zarenkov (1968 :
60, fig. 3), il apparaît plus court par rapport à la
carapace (lr/lc ^ 1,15) que chez 5. licinus, mais
son extrémité est visiblement cassée ; toutefois,
sa courbure, assez prononcée, correspond plutôt
à ce que nous avons observé chez les femelles et
non à un mâle comme cela est mentionné dans la
publication de l’auteur russe ; l’examen de l’holo-
type de S. tokarensis nous a permis de constater,
d’autre part, que le P3 illustré par Zarenkov
(1968 : 59, fig. 2) n’est pas celui de l’holotype
mais celui du « paratype », et qu’il correspond à
un P3 de S. licinus (voir à ce sujet les remarques
mentionnées p. 91) : l’observation du paratype
s’avère toutefois indispensable pour en établir
définitivement l’identification.
Le Dr Hayashi nous a fait parvenir l’un des
deux spécimens japonais de la baie de Tosa qu’il
a identifiés à S. licinus, après les avoir nommés
dans un premier temps 5. stebbingi (Toriyama &
Hayashi, 1982, et Hayashi, 1986, in Baba,
Hayashi & Toriyama) : ce spécimen montre un
rostre nettement plus court (lr/lc inférieur à
1,3) que celui de nos spécimens ou des types de
S. licinus ; malheureusement, seuls les P4 sont
présents (les rapports des longueurs propode/
carpe et propode/dactyle de ces appendices figurent
dans le tableau 1). Le second des spécimens
japonais semble avoir été perdu : une incertitude
persiste par conséquent sur l’identité exacte de ce
matériel, ceci d’autant plus que la coloration
donnée par Hayashi (1986, fig. 52) est assez
différente de celle que nous avons indiquée ci-
dessus ; la coloration d’une espèce peut cepen¬
dant varier dans une assez large mesure suivant
le milieu dans lequel elle vit et ce phénomène
(homochromie) doit nous inciter à ne pas tirer de
conclusion trop hâtive.
M. G. King, qui a effectué une série de
récoltes au casier dans les îles du Pacifique, a
signalé la présence de 5. stebbingi aux îles Fidji, à
une profondeur de 490 m (1984 : 178, 179, 181 et
1986 : 12, fig. 9). C. Fransen, du Rijks-
museum van Natuurlijke Historié de Leyde, nous
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
91
a transmis un spécimen identifié « Stylodactylus
tokarensis» par L. B. Holthuis (rmnh 35319) :
cet échantillon, récolté par M. G. King aux îles
Fidji, à une profondeur de 494 m, s’avère être en
fait un exemplaire de S. licinus. L. B. Holthuis
ayant effectué l’identification du matériel de
King, nous pensons que l’espèce présente aux
Fidji est en réalité S. licinus, ce qui semble plus
logique puisque S. stebbingi n’est actuellement
connu que de l’Afrique du Sud, région beaucoup
plus éloignée des Fidji que ne le sont les îles
Chesterfield, où S. licinus a été récolté.
Distribution. — Philippines (550-970 m),
Nouvelle-Calédonie (780 m), îles Chesterfield
(650-970 m), îles Fidji (494 m).
Stylodactylus tokarensis Zarenkov, 1968
Fig. 3 k-p, 4, 5
Stylodactylus tokarensis Zarenkov, 1968 : 58 (pro
parte), fig. 2 (non fig. 2, dessin du troisième
péréiopode, et fig. 3 = Stylodactylus licinus
Chace, 1983).
Matériel type. — Holotype, S lc = 8,1 mm
(Université de Moscou).
Localité type. — Détroit de Tokara, mer de
Chine orientale.
Matériel examiné. — Mer de Chine Orientale.
Détroit de Tokara, St. 3768, 08.10.1957, 820 m :
1 c? 8,1 mm, holotype (N. O. « Vitjaz » ; Univer¬
sité de Moscou).
Indonésie. Corindon 2 : détroit de Macassar,
St. 214, 01.11. 1980, 0*31,4' N-117°50,l' E, 595 m :
1 $ ov. 10,2 mm (mnhn-N3 4243).
Nouvelle-Calédonie. N. O. « Vauban », 12.04.
1978, 570 m : 1 S 6.9 mm (mnhn-nb 10921).
Biocal : St. 66, 505-515 m : 1 $ juv. 3,1 mm,
2 $ ov. 5,3 et 7,5 mm (MNHN-Na 10924).
Musorstom 4 : St. 215. 485-520 m : 1 S
3,8 mm (MNHN-Na 10925). — St. 217, 850 m : 1 $
8,2 mm (MNHN-Na 10926). — St. 221, 535-560 m :
1 $ 6,3 mm (MNHN-Na 10927).
Smib 4 : St. 39, 560 m : 1 $ 6 mm (MNHN-Na
11881).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 380, 555-
570 m : 1 $ ov. 6,5 mm (MNHN-Na 10928). —
St. 388, 500-510 m : 1 $ ov. 4,8 mm (MNHN-Na
10929).
Grâce au Dr Zarenkov, que nous tenons à
remercier tout particulièrement, nous avons pu
examiner l’holotype de S. tokarensis et résoudre
ainsi en grande partie les problèmes d’identifica¬
tion du matériel dont la liste précède. Avant de
pouvoir observer ce spécimen, nous avions consi¬
déré, dans un premier temps, que nos exemplaires
devaient appartenir à une espèce non encore
décrite : bien que possédant des caractères
communs avec S. tokarensis, leurs troisièmes
péréiopodes différaient notablement de celui qui
est dessiné dans la publication originale qui
concerne ce taxon (Zarenkov, 1968 : 59, fig. 2).
Par la suite, nos observations ont montré que le
dessin du P3 donné par Zarenkov ne corres¬
pond pas à celui de l’holotype : chez celui-ci,
le mérus des troisièmes péréiopodes (droit et
gauche) porte quatre fortes épines latéro-ventrales,
placées sur sa moitié distale, alors que l’on en
compte cinq sur le dessin de Zarenkov ; le
dactyle est orné ventralement de trois spinules,
sur les appendices droit et gauche, contre neuf, et
est par ailleurs beaucoup plus court par rapport
au propode ; le P3 figuré par l’auteur russe ne
peut donc être que celui du « paratype », spéci¬
men considéré par Chace (1983 : 16) comme
devant être probablement un exemplaire de
S. licinus, opinion que semblent confirmer les
remarques faites ci-dessus, (voir aussi à ce pro¬
pos celles mentionnées p. 90).
Au regard de ce qui précède, il nous paraît
utile de donner dans ce travail une redescription
de l’holotype de S. tokarensis.
Description de l’holotype (fig. 4, 5 a-c). —
Rostre légèrement incurvé vers le haut, à peine
plus long que le reste de la carapace (lr/lc =
1,05), armé de 30 épines dorsales, dont 6 post-
rostrales, et de 7 épines ventrales, sensiblement
regroupées vers le milieu.
Épine supra-orbitaire petite mais bien indi¬
vidualisée, épines antennaire et branchiostège
présentes.
Bord postéro-ventral des pleurons des 4 e et
5 e segments abdominaux terminé en pointe.
Sixième segment abdominal 1,6 fois plus long
que le 5 e .
Telson 1,6 fois plus long que le 6 e segment
abdominal, et environ 3,8 fois plus long que
Source : MNHN, Paris
92
R. CLEVA
Fig. 4. — Siylodactylus tokarensis Zarenkov, 1968, 8,1 mm, holotype, «Vitjaz» coll., st. 3768, détroit de Tokara •
céphalothorax, vue latérale. Echelle : 2 mm.
large ; face dorsale avec cinq paires d’épines
mobiles, bord postérieur terminé en pointe aiguë.
Œil à cornée plus large que le pédoncule.
Stylocérite terminé en pointe aiguë, dépassant
légèrement l’extrémité du premier article du
pédoncule antennulaire. Écaille antennaire à
bord externe inerme. Mandibule pourvue d’un
palpe de deux articles.
Deuxième maxillipède avec l’article disto-ven-
tral 1,5 fois plus long que l’article dorsal.
Longueur approximative des troisièmes maxilli-
pèdes et des péréiopodes par rapport à l’écaille
antennaire : des deux Pmx3 ne subsiste que le
premier article : son extrémité n’atteint pas tout
à fait le milieu de l’écaille ; PI dépasse l’écaille de
la pince et du tiers environ du carpe ; P2 absent ;
P3 dépasse l’écaille du dactyle et des deux tiers
du propode, P4 du dactyle et de la moitié du
propode, P5 du dactyle et de près du quart du
propode.
Rapports des longueurs des articles des trois
dernières paires de péréiopodes comme suit : P3 :
m/c = 3,8 ; p/c = 2,0 ; p/d = 6,5 ; P4 ■ 2 5 •
1,9; 8,3; P5 : 2,1; 1,7; 9,4.
Mérus du troisième péréiopode avec quatre
fortes épines mobiles latéro-ventrales placées
dans sa moitié distale et deux épines ventrales
situées dans le premier tiers proximal ; dactyle de
ces appendices orné ventralement de trois spinules ;
ces chiffres valent pour les appendices droit et
gauche.
Pas de ligne de suture visible entre l’ischion
et le mérus du quatrième péréiopode (articles
complètement fusionnés) ; mérus avec quatre
épines latéro-ventrales, une épine ventrale placée
approximativement au niveau du premier quart
de l’article, et une épine disto-dorsale ; dactyle
orné ventralement de quatre spinules. La spinu-
lation est identique pour les deux P4.
Une ligne de suture entre l’ischion et le mérus
du cinquième péréiopode (articles distincts, non
fusionnés) ; mérus avec cinq épines latéro-ven¬
trales, aucune épine ventrale, et une épine disto-
dorsale ; dactyle avec sept spinules ventrales. La
spinulation est identique pour les deux P5.
Dimorphisme sexuel : Comme chez S. licinus
(P- 88).
Coloration : Inconnue.
Taille des œufs : 0,68 x 0.55 mm (non
embryonnés) ; 0,80 x 0,55 mm (embryonnés).
Remarques. Variations individuelles. Affinités
avec les autres espèces. —
*■ — Dix spécimens de la Nouvelle-Calédonie
et des îles Chesterfield (dont beaucoup sont en
mauvais état ou incomplets) et un spécimen
indonésien ont été identifiés à S. tokarensis.
Cette espèce n était connue jusqu’à présent que
par le seul holotype. Il va sans dire que nous
avons noté des différences entre l’holotype et
notre matériel, correspondant à des variations
intraspécifiques très probablement doublées de
variations géographiques. Les plus significatives
s’observent au niveau des trois dernières paires
de péréiopodes, dont tous les articles sont plus
longs et plus robustes, pour des individus de
même taille, chez nos spécimens, comme le
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
93
Fig. 5. — Stylodactylus tokarensis Zarenkov, 1968 : a, b, c, cj 8,1 ram, holotype, « Vitjaz » coll., st. 3768, détroit de Tokara :
troisième, quatrième, et cinquième péréiopodes gauches (partie). — d, e, $ 8,2 mm, Musorstom 4, Nouvelle-Caledonie,
st. 217 (MNHN-Na 10926) : d, troisième péréiopode gauche ; e, quatrième péréiopode droit (partie), -/-h, 3 6,9 mm.
Nouvelle-Calédonie (mnhn-na 10921) : f, h, troisième et cinquième péréiopodes gauches; g, quatrième pereiopode
droit (partie). Échelle : 2 mm.
montrent les dessins de la figure 5 : la comparai¬
son des P3 et P4 (les P5 manquent) de la femelle
MNHN-Na 10926 (fig. 5 d, e), dont la longueur de
carapace est pratiquement identique à celle de
l’holotype, avec ceux de ce dernier (fig. 5 a, b)
montre clairement ces différences ; celles-ci se
trouvent confirmées par l’observation des spéci¬
mens plus petits (<? MNHN-Na 10921, lc =
6,9 mm, fig. 5 f-h ; $ MNHN-Na 10927, LC =
6,3 mm ; 2 MNHN-Na 10928, lc = 6,5 mm) : les
ischions-mérus, carpes et propodes des P3 à P5
de ces spécimens, logiquement plus courts que
Source : MNHN, Paris
94
R. CLEVA
ceux de l’holotype, sont, toutes proportions
gardées, plus robustes ; leurs dactyles sont de
taille comparable à ceux de ce dernier, donc
proportionnellement plus longs.
Les autres différences observées concernent :
— Le rostre : presque rectiligne dans les deux
sexes, il est entre 0,9 et 1,5 fois plus long que le
reste de la carapace ; il porte de 23 à 36 épines
dorsales, dont 5 à 7 post-rostrales, et de 4 à
16 épines ventrales.
— Le telson : environ 3,5 à 3,9 fois plus long
que large, il porte cinq paires (six spécimens) ou
six paires (deux spécimens) d’épines dorsales.
— Les rapports des longueurs propode/carpe
et propode/dactyle des trois dernières paires de
péréiopodes varient comme indiqué dans le
tableau 2.
Tableau 2. — Valeurs des rapports des longueurs propode/
carpe et propode/dactyle des trois dernières paires de
péréiopodes chez S. tokarensis.
P/C
P/D
P3
1,8-2,0
4,8-5,5
P4
1,7-1,8
6,3-8,1
P5
1,6-1,7
8,4-8,7
— Le mérus des P3 est armé de trois à cinq
fortes épines mobiles latéro-ventrales et de deux
ou trois épines proximo-ventrales, celui des qua¬
trièmes péréiopodes porte de trois à cinq épines
latéro-ventrales et une ou deux épines proximo-
ventrales, et celui des cinquièmes péréiopodes de
une à cinq épines latéro-ventrales et aucune épine
ventrale.
— Le bord ventral du dactyle des P3 est orné
de trois à cinq spinules, celui des P4 de quatre à
six spinules, celui des P5 de quatre à dix spinules.
2. — Ainsi que nous l’avons indiqué p. 90,
S. tokarensis, S. licinus, et S. stebbingi appa¬
raissent étroitement apparentés. Un caractère
essentiel permet toutefois de séparer 5. tokarensis
et S. licinus de S. stebbingi : chez cette dernière
espece, l’ischion et le mérus des P4 sont soudés
mais restent distincts (une ligne de suture est bien
visible entre les deux articles), tandis qu’ils sont
complètement fusionnés chez les deux autres
(plus aucune ligne séparative).
Afin d’établir un relevé des différences permet¬
tant de séparer ces trois taxons, nous avons
examiné les types de S. stebbingi, conservés au
South African Muséum, dont voici la liste :
Holotype : 1 c? 11,5 mm (A 13240) ; Paratype :
1 ? ov. 13,5 mm (A 13240); Paratypes : 1 $
7,5 mm, 1 Ç 7,5 mm, 10 $ ov. 7,5 à 13,5 mm (A
1284, 1285, 1286).
Ces spécimens ont été récoltés en Afrique du
Sud, au large de Buffalo River (549 m) et de
South Head (348 m).
À l’exception de l’holotype, beaucoup de ces
spécimens sont en assez mauvais état et seuls
quelques-uns possèdent encore des appendices
restés attachés au corps, les autres appendices,
détachés, se trouvant dans le fond du flacon.
Les chiffres relevés sur les péréiopodes 3 à 5,
regroupés dans le tableau 3, portent toutefois sur
l’ensemble des P3 à P5, qu’ils soient encore en
place ou détachés.
On retiendra que :
1.-5. tokarensis se distingue de 5. licinus par :
— La forme du rostre : il est pratiquement
horizontal chez le premier, et recourbé vers le
haut chez le second, en particulier chez les
femelles.
— La longueur relative du rostre (rapport
lr/lc) (tableau 3).
— La formule rostrale, et en particulier le
nombre de dents ventrales (tableau 3).
— Les P3, nettement plus longs et plus
robustes : la comparaison des figures 3 k et 3 e,
qui concernent deux spécimens femelles de taille
pratiquement égale, illustre cette différence.
— Les dactyles des P3 à P5, nettement plus
courts (en valeur absolue) et plus robustes (fig.
3 1, n, p et 3 f, h, j), pourvus ventralement d’un
nombre inférieur de spinules, et dont la longueur
relative par rapport au propode est plus faible
(tableau 3).
Le nombre d’épines latéro-ventrales du
mérus de ces mêmes appendices, en moyenne
plus faible (épines latérales, tableau 3).
2. - S. tokarensis se distingue de 5. stebbingi
par :
La fusion complète de l’ischion et du
mérus des P4, caractère qui ne s’observe pas chez
le second, chez qui une ligne de suture sépare ces
deux articles.
Le nombre inférieur d’épines latéro-ventrales
du mérus des P3 à P5 (épines latérales, tableau 3).
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
95
Tableau 3. — Comparaison de divers caractères chez Stylodactylus licinus, S. stebbingi et
S. tokarensis.
S. licinus
S. stebbingi
S. tokarensis
LR/LC
1,50-2,0
1,4-1,9
0,90-1,50
Formule rostrale
34-45 (5-8)/18-27
37-40 (6-9)/19-25
23-36 (5-7)/4-16
L Ab.6/L Ab.5
1,6-2,0
1,6-2,0
LT/L Ab.6
1,4-1,7
1,6-1,8
3' péréiopode
3,1-4,6
5,8-6,8
4,8-6,5
Épines mérus
5-7 latérales
5-7 latérales
3-5 latérales
2-4 ventrales
2 ventrales
2-3 ventrales
Spinules dactyles
6-9
4-5
3-5
4' pcréiopode
4.0-7,3
7,0-8,5
6,3-8,3
Épines mérus
4-10 latérales
6-10 latérales
3-5 latérales
1-2 ventrales
1 ventrale
1-2 ventrales
Spinules dactyles
5' péréiopode
6-10
4-5
P/D
5,2-7,3
8,5-10,8
8,4-9,4
Épines mérus
4-9 latérales
5-11 latérales
1-5 latérales
0 ventrale
0 ventrale
0 ventrale
Spinules dactyles
6-11
5-6
4-10
— La longueur relative du rostre (rapport
lr/lc) et la formule rostrale (tableau 3).
3. - S. licinus se distingue de S. stebbingi par :
— La forme du rostre : il est recourbé vers le
haut chez S. licinus, en particulier chez les
femelles, tandis qu’il est pratiquement horizontal
chez S. stebbingi.
— La valeur des rapports des longueurs pro-
pode/dactyle des P3 à P5 (tableau 3).
— Le nombre des spinules ventrales sur les
dactyles de ces appendices (tableau 3).
— La longueur plus faible des P3, P4, P5,
estimée par rapport à l’extrémité de l’écaille
antennaire.
— La fusion complète de l’ischion et du
mérus des P4 (ces articles sont distincts chez
S. stebbingi ).
11 est à noter que le mérus des P4 et des P5 des
paratypes de S. stebbingi porte, comme chez
S. licinus et S. tokarensis, une épine disto-dor-
sale. Cette épine n’est toutefois visible sur aucun
des appendices de l’holotype de S. stebbingi
(deux P4 et une P5), où elles sont probablement
brisées, ce qui explique qu’elles n'apparaissent
pas sur la figure donnée par Hayashi et Miyaké
( 1968 : 596, fig. 4).
Ajoutons que S. tokarensis semble être d’une
taille inférieure à S. licinus et S. stebbingi. Les
plus petites femelles ovigères mesurent environ
5 mm, contre environ 7,5 mm pour S. stebbingi
et 11 mm pour S. licinus.
Distribution. — Mer de Chine orientale,
820 m ; Indonésie (détroit de Macassar), 595-
592 m ; Nouvelle-Calédonie, 485-850 m ; îles
Chesterfield, 500-570 m.
Stylodactylus macropus Chace, 1983
Stylodactylus macropus Chace, 1983 : 16, fig. 7.
Stylodactylus major - Monod, 1973 : 118, fig. 12-
18 (non Hayashi & Miyaké, 1968).
Matériel type. — Holotype, S 15,8 mm
(usnm 196079).
Localité type. — Philippines, nord de Samar,
12°44'42" N-124°59'50" E, 700 m.
Source : MNHN, Paris
96
R. CLEVA
Matériel examiné. — Philippines. Musors-
tom 1 : St. 49, 925-750 m : 1 $ 11 mm (MNHN-Na
4334).
Musorstom 2 : St. 55, 865-866 m : 1 S 12,5 mm
(MNHN-Na 4335).
Nouvelle-Calédonie. 22°02' S-165°57' E, 800 m,
printemps 1971 : 1 <$ 14,5 mm, 1 $ ov. 15,5 mm
(MNHN-Na 8204) (Identifié S. major Hayashi &
Miyaké, 1968, par Th. Monod).
Biocal : St. 32, 825 m : 1 $ 15,5 mm (MNHN-
Na 10818).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 390, 745-
825 m : 1 S 12,5 mm (MNHN-Na 10891).
Notre matériel (quatre mâles et deux femelles)
correspond bien à la description de Chace,
effectuée d’après un unique spécimen mâle de
15,8 mm. Nous nous bornerons à mentionner ci-
après les variations observées chez nos spécimens :
— Deux d’entre eux ont un rostre intact dont
la formule s’écrit 26(7)/13 et 28(8)/15 (holotype :
32(5)/18). Le rapport lr/lc est respectivement de
1,24 et 1,30 (holotype : 1,30); chez les autres
spécimens, on compte de cinq à sept dents post-
rostrales.
— Le telson est en moyenne 2,5 fois plus long
que large (holotype : 2,1), et le nombre d’épines
dorsales est de : cinq et cinq épines (un spéci¬
men) ; cinq et six (deux spécimens) ; quatre et
cinq (deux spécimens) (holotype : cinq et six
épines).
— Le mérus des trois dernières paires de péréio-
podes est armé de deux rangées de fortes épines
(une externe et une interne) comportant respecti¬
vement : P3 : 9 ou 10 et 7 à 10 épines ; P4 : 8 à 11
et 8 à 10 épines ; P5 : 7 à 9 et 7 ou 8 épines
(holotype, rangée externe : P3 : 15 épines; P4 :
10 ; P5 : 7, d’après les dessins publiés par
Chace).
— L’écaille antennaire, inerme, mesure de 0,7
à 0,8 fois la longueur de la carapace.
Dimorphisme sexuel : Contrairement à ce que
l’on observe chez toutes les autres espèces de la
famille, les stemites abdominaux sont inermes
chez le mâle. Le dimorphisme sexuel du fouet
externe de l’antennule ainsi que celui de Fendopo-
dite de la première paire de pléopodes, ajoutés à
la présence, chez le mâle, de Yappendix mascu-
lina, permettent cependant de distinguer aisé¬
ment les deux sexes.
Coloration : Inconnue.
Taille : Le plus grand spécimen connu est
l’holotype dont la carapace mesure 15,8 mm.
Taille des œufs : Environ 1,15 x 0,90 mm
(embryonnés).
Remarques. — Comme l’a indiqué Chace
(1983 : 20), cette espèce montre des seconds
maxillipèdes très particuliers puisque l’article
disto-ventral est plus court que l’article dorsal,
alors que c’est toujours l’inverse qui est observé
chez les autres espèces de la famille. S. macropus
se caractérise également par : le pédoncule
antennulaire particulièrement long (l’extrémité
du second article dépasse l’extrémité de l’écaille
antennaire) ; la très grande longueur du dactyle
des P3 (à peine plus court que le propode) ; les
péréiopodes, très grêles par rapport au corps, et
dont les trois dernières paires sont particulière¬
ment longues ; enfin l’absence, chez le mâle,
d’ornementations épineuses sur les stemites abdo¬
minaux.
Distribution. — Philippines, entre 700 et
925 m ; Nouvelle-Calédonie, 800-825 m ; îles
Chesterfield, 745-825 m.
Stylodactylus laurentae sp. nov.
Fig. 6, 19
Etymologie. — Il nous est agréable de dédier
cette espèce à Madame Michèle de Saint Lau¬
rent, qui a été à l’origine de cette étude et a bien
voulu en faire la critique finale.
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie.
«Vauban» 1978 : St. 4, 22° 17,5'S-167° 13'E,
400 m, 23.05.1978 : 1 $ mm (MNHN-Na 10661). —
St. 15, 22°49' S-167° 12' E, 390-395 m, 10.04.1978 :
1 c? 7 mm (MNHN-Na 10660) ; 1 <J 7,5 mm (MNHN-
Na 10659). — St. 16, 22°46' S-167° 12' E, 390-
400 m, 10.04.1978 : 1 $ 7 mm (MNHN-Na 6233).
— St. 27, 22°45'S-167°09'E, 380-395 m, 13.04.
1978 : 1 $ 7,5 mm (MNHN-Na 10662).
Biocal : St. 8, 435 m : 1 7 mm (MNHN-Na
10666). — St. 45, 430-465 m : 1 ^ 7,5 mm
(MNHN-Na 10912); 3 $ 6,5 à 9 mm, 5 $ (2 ov.)
6 à 9,5 mm (MNHN-Na 10668). — St. 46, 570-
610 m : 1 $ 7,5 mm (MNHN-Na 10911); 1
5,5 mm, 3 $ 3,5 à 8 mm (MNHN-Na 10664). —
St. 47, 550 m : 1 7 mm (MNHN-Na 10667). —
St. 52, 540-600 m : 1 g 7 mm, 3 $ 6 à 8 mm
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
97
(MNHN-Na 10663). — St. 83, 460 m : 1 $ 8 mm
(MNHN-Na 10665).
Musorstom 4 : St. 162, 525 m : 1 spéc. très
incomplet (MNHN-Na 10762). — St. 181, 350 m :
1 g 6,5 mm (MNHN-Na 10761). — St. 193, 415 m :
1 J 7,5 mm, 2 $ 6 et 7,5 mm (MNHN-Na 10758).
— St. 194, 545 m : 1 S abîmé, non mesuré
(MNHN-Na 10763). — St. 195, 465 m : 3 S 6,5 à
7 mm, 4 9(1 ov.) 5,5 à 7,5 mm (MNHN-Na 10764).
— St. 196, 450 m : 1 {J 6 mm (MNHN-Na 10760).
— St. 215, 485-520 m : 1 S 7 mm, 1 $ en mauvais
état, non mesurée (MNHN-Na 10755). — St. 221,
535-560 m : 7 S 6,5 à 8 mm, 14 $ (1 ov.) 3,5 à
8,5 mm (MNHN-Na 10765). — St. 230, 390-420 m :
1 c? 8 mm (MNHN-Na 10756). — St. 240, 475-
500 m : 1 ? ov. 6,5 mm (MNHN-Na 10757).
Smib 1 : St. 13, 500-542 m : 1 $ 6,5 mm (MNHN-
Na 10905).
Smib 2 : St. 5, 398-410 m : 1 Ç 4,5 mm (MNHN-
Na 10899). — St. 6, 442-460 m : 2 $ 5,5 et 7 mm
(MNHN-Na 10900). — St. 9, 475-500 m : 1 S
8.5 mm (MNHN-Na 10901). — St. 10, 490-495 m :
1 S 7 mm (MNHN-Na 10902). — St. 14, 405-444 m :
1 (S 7 mm (MNHN-Na 10903). — St. 26, 500-535 m :
1 $ 7,5 mm (MNHN-Na 10904).
Chalcal 2 : St. CC 2, 500 m : 1 $ 7,5 mm
(MNHN-Na 10907).
Smib 4 : St. 35, 525 m : 1 $ ov. 8,5 mm (MNHN-
Na 11894, photographiée). — St. 39, 560 m : 2 $
ov. 7,5 et 8,5 mm (MNHN-Na 11877). — St. 44,
300 m : 1 $ 6 mm (MNHN-Na 11898, photogra¬
phiée). — St. 58, 560 m : 2 7 et 8 mm ; 7 Ç (5
ov.) 5 à 7 mm (MNHN-Na 11876). — St. 62, 540 m :
1 cJ 7,5 mm (MNHN-Na 11879). — St. 65, 420 m :
1 $ 7 mm (MNHN-Na 11897, photographiée). —
St. 68, 440 m : 1 7,5 mm (MNHN-Na 11878).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 300, 450 m :
1 S 5 mm (MNHN-Na 10909) ; 3 S 4,5 à 6 mm, 2 $
5 et 5,5 mm (MNHN-Na 10910). — St. 338, 540-
580 m : 1 S 5,5 mm (MNHN-Na 10897) ; 2 S 5 et
5.5 mm, 3 Ç 4,5 à 6,5 mm (MNHN-Na 10898) ; 1 $
ov. 6 mm (MNHN-Na 10895); 1 $ ov. 6,5 mm
(MNHN-Na 10896) ; 1 Ç ov. 9,5 mm (MNHN-Na
10906). — St. 378, 355 m : 1 S 7,5 mm (MNHN-Na
10908).
Matériel type. — Une femelle (lc = 7,5 mm),
récoltée lors de la station CC 2 de la campagne
Chalcal 2, a été choisie comme holotype (MNHN-
Na 10907). Sept mâles (lc = 5,5 à 7,5 mm) et
quatre femelles (lc = 6 à 9,5 mm), provenant
des stations 45, 46, 47 de la campagne Biocal
(MNHN-Na 10912, 10911, 10667), des stations 10,
14, et 26 de la campagne Smib 2 (MNHN-Na 10902,
10903, 10904), et des stations 338 et 378 de la
campagne Musorstom 5 (MNHN-Na 10897, 10895,
10896, 10906, 10908) sont les para types.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 24°
55,48' S-168°21,29' E, 500 m.
Description (holotype). — Rostre plus court
que le reste de la carapace (rapport lr/lc =
0,85), armé de 21 épines dorsales, dont 6 post-
rostrales, et de 4 épines ventrales (fig. 6 a).
Épine supra-orbitaire présente, petite ; épines
antennaire et branchiostège bien développées ;
une seule épine sous l’épine branchiostège, envi¬
ron trois fois plus courte que cette dernière
(fig. 6 a).
Sillon hépatique bien marqué.
Pleurons de tous les segments abdominaux
arrondis (fig. 6 b).
Telson 1,7 fois plus long que le dernier
segment abdominal et un peu plus de deux fois
plus long que large ; face dorsale avec quatre
paires d’épines mobiles ; bord postérieur terminé
en pointe aiguë (fig. 6 c).
Œil à cornée très développée, beaucoup plus
large que le pédoncule. Pas de cornée secondaire.
Quelques petites soies spiniformes s’observent
sur la région dorsale du pédoncule.
Pédoncule antennulaire atteignant les 4/5“
environ de l’écaille antennaire ; stylocérite aigu
atteignant à peine le milieu du deuxième article.
Écaille antennaire courte, de longueur infé¬
rieure à la moitié de celle de la carapace, et
environ quatre fois plus longue que large ; bord
externe avec quatre spinules mobiles (à droite et
à gauche).
Mandibule à palpe bien développé, constitué
par deux articles.
Deuxième maxillipède avec l’article disto-ven-
tral un peu plus de 1,2 fois plus long que l’article
dorsal.
Les troisièmes maxillipèdes et les péréiopodes
dépassent l’écaille antennaire approximativement :
— Pmx3, d’un peu plus des deux derniers
articles ; PI, de la pince, du carpe, et d’environ le
l/7 e du mérus ; P2, d’un peu plus de la pince et
du carpe ; P3, d’un peu plus du dactyle et du
propode ; P4, du dactyle et d’environ les 4/5“ du
propode ; P5, du dactyle et de plus de la moitié
du propode.
Source : MNHN, Paris
R. CLEVA
F ' G ‘ 6 ' ^ J , i{ l0daC ^'u [ au l en,ae S P- n , ov -. : »• M-f, 2 7,5 mm, holotype, Chalcal 2, Nouvelle-Calédonie, st. CC 2 (mnhn-nh
10907) : a, céphalothorax, vue latérale ; b, abdomen et telson, vue latérale ; d, e, f, troisième, quatrième et cinquième
, Smib 2, Nouvelle-Calédonie, st. 14 (mnhn-N3 10903) : telson, vue de dessus.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
99
Conformation et pilosité des troisièmes maxil-
lipèdes et des deux premières paires de pattes
habituelles au genre Stylodactylus.
Ischion-mérus du troisième péréiopode envi¬
ron 3,2 fois plus long que le carpe ; bord dorsal
de l’article armé d’une vingtaine d’épines longues
et fines, dont une, distale, sensiblement plus
forte ; bord ventral avec huit fortes épines, à
droite et à gauche ; propode un peu plus de deux
fois plus long que le carpe et 5,2 fois plus long
que le dactyle (fig. 6d).
Une ligne de suture entre l’ischion et le mérus
des quatrième et cinquième péréiopodes ; bord
dorsal du mérus du P4 avec quelques épines
mobiles et une épine distale, plus forte ; bord
ventral du même article armé de neuf (appendice
droit) ou dix (appendice gauche) fortes épines ;
propode un peu plus de deux fois plus long que
le carpe et 5,7 fois plus long que le dactyle
(fig. 6 e).
Bord dorsal du mérus du P5 avec une épine
distale, bord ventral avec huit fortes épines (neuf
pour l’appendice gauche) ; propode environ deux
fois plus long que le carpe et six fois plus long
que le dactyle (fig. 6f).
Dimorphisme sexuel : Outre les différences
sexuelles observables au niveau du fouet externe
de l’antennule et de l’endopodite de la première
paire de pléopodes, qui valent pour toutes
les espèces de la famille, le mâle possède,
comme chez S. multidentatus et S. libratus, une
paire d’épines sternales submédianes entre les
pléopodes 1 et une autre entre les pléopodes 2.
Ces épines peuvent être très courtes chez les
mâles de petite taille, et ne s’observent jamais
chez les femelles, qu’elles soient ovigères ou non,
ceci à la différence des autres espèces de la
famille, exception faite de S. libratus , chez les¬
quelles nous avons toujours observé des épines,
moins développées que chez les mâles, entre les
pléopodes des deux ou trois premières paires des
femelles non ovigères.
Coloration : Teinte générale blanchâtre, lavée
de rose plus ou moins intense et de jaune-orangé.
Sur la carapace, en arrière de l’œil, on observe
une bande rouge transversale, suivie d’une bande
blanche et d’une autre bande rouge, moins
étendue que la première. Au niveau de la
dernière épine post-rostrale se trouvent deux
autres bandes rouges transversales, la plus anté¬
rieure étant très courte. Des anneaux de couleur
rose-orangé ou rouge s’observent sur les péréio¬
podes (fig. 19).
Taille : Il s’agit d’une espèce de petite taille ; le
plus grand de nos spécimens, une femelle ovi-
gère, a une carapace de 9,5 mm de longueur.
Taille des œufs : Environ 0,88 x 0,70 mm
(embryonnés).
Variations individuelles : Elles concernent :
— La longueur du rostre : le rapport lr/lc
varie de 0,70 à 0,95 ; le rostre est donc toujours
de longueur inférieure à celle de la carapace.
— Le nombre d’épines du rostre : on observe
de 17 à 25 épines dorsales, dont 5 à 7 post-
rostrales (6 le plus souvent), et de 2 à 7 épines
ventrales.
— La spinulation de l’écaille antennaire : le
bord externe, dont le tiers distal est toujours
inerme, porte de trois à huit spinules (cinq ou six
le plus souvent).
— La longueur du stylocérite : elle semble liée
à la taille des spécimens, comme nous l’avons
observé chez d’autres espèces de la famille : chez
les petits individus (lc inférieure ou égale à
4 mm), le stylocérite atteint à peine le milieu du
premier article du pédoncule antennulaire ; chez
les grands spécimens, il dépasse le milieu du
second article de ce pédoncule.
— La taille de l’épine située sous l’épine
branchiostège : elle est en moyenne sensiblement
deux fois moins longue que cette dernière, mais
peut être quelquefois beaucoup plus courte, voire
obsolète ; elle peut manquer totalement d’un
côté (chez huit spécimens), ou des deux côtés
(deux spécimens). Chez un spécimen, on peut par
ailleurs observer deux épines sous la bran¬
chiostège, de chaque côté de la carapace (femelle
ovigère MNHN-Na 10668).
— L’épine supra-orbitaire : toujours de petite
taille (quelquefois obsolète), elle est présente
chez la quasi totalité de nos spécimens ; seuls
quelques individus en sont dépourvus.
— L’ornementation du telson est remarqua¬
blement constante : chez les spécimens au telson
intact on trouve quatre paires d’épines dorsales,
à l’exception d’un individu au telson visiblement
aberrant, où manquent deux épines d’une rangée,
et de deux autres spécimens où l’on observe
quatre épines d’un côté et cinq de l’autre.
Source : MNHN, Paris
100
R. CLEVA
— La longueur des appendices thoraciques,
estimée par rapport à l’extrémité de l’écaille
antennaire : elle varie assez notablement d’un
individu à l’autre.
— La valeur des rapports des longueurs des
articles des trois dernières paires de péréiopodes :
elle varie comme indiqué dans le tableau 4 :
Tableau 4. Valeurs extrêmes des rapports des longueurs
des articles des trois dernières paires de péréiopodes chez
5. laurentae.
IM/C
P/C
P/D
P3
2,7-3,4
1,7-2,1
3,9-5,7
P4
3,1-3,5
1,7-2,1
4,1-5,8
P5
2,7-3,2
1,9-2,1
4,3-6,5
— L’armature du bord ventral de l’ischion-
mérus des P3, P4, P5. On compte : P3 : 6 à 11
fortes épines (8 ou 9 le plus souvent) ; P4 : 7 à 12
(10 le plus souvent) ; P5 : 7 à 12 (8 ou 9 le plus
souvent).
— Comme chez beaucoup de Caridea, les
jeunes individus, dont la longueur de la carapace
n’excède pas 5 mm, ont un aspect caractéristique :
ils sont plus élancés, avec notamment une cara¬
pace moins haute et des appendices plus grêles.
Le rostre, en moyenne plus long (lr/lc compris
entre 0,8 et 0,9), est plus horizontal. Les yeux
sont proportionnellement beaucoup plus gros
que chez les adultes. Le stylocérite est court (cf.
supra).
Remarques. — Chez la plupart des Stylodac-
tylus, les articles des trois dernières paires de
péréiopodes sont ornés de nombreuses soies,
spiniformes, plumeuses, barbulées, etc., particu¬
lièrement abondantes sur l’ischion-mérus et le
carpe des troisièmes péréiopodes. À ces divers
types de soies s’ajoutent, chez S. laurentae, de
longues soies surmontées d’une fine sétule, dis¬
posées par rangées obliques, particulièrement sur
les faces externe et interne de l’ischion-mérus et
du carpe des troisièmes péréiopodes ; ces soies
sont moins abondantes sur le mérus et le carpe
des quatrièmes péréiopodes; sur le mérus des
cinquièmes péréiopodes, elles ne s’observent que
sur la face interne de l’article.
Distribution. — L'espèce n’a été récoltée
jusqu’à maintenant qu’en Nouvelle-Calédonie et
aux îles Chesterfield, entre 300 et 610 m.
Stylodactylus multidentatus multidentatus
Kubo, 1942
Fig. 7, 8 h-m
Stylodactylus multidentatus Kubo, 1942 : 34,
fig. 4-5.
Stylodactylus discissipes - Balss, 1933 : 84 (non
Bâte, 1888).
Stylodactylus bimaxillaris - Miyaké, 1982, pl. 9,
fig.4 (non Bâte, 1888).
Stylodactylus multidentatus - Hayashi & Miyaké,
1968 : 586, fig. 1. — Miyaké, 1982 : 26, pl. 9,
fig. 5 (photo couleur). — Chace, 1983 : 11
(clé), 20, fig. 8 a-o. — Chan & Yu, 1985 : 290,
pl. I E, F (photos couleurs). — Hayashi in
Baba, Hayashi & Toriyama, 1986 : 93, fig. 53
(photo couleur). — Kensley, Tranter &
Griffin, 1987 : 293.
Matériel type. — Holotype, $ ov. ; para-
types, 3 (J, 2 $ ov. (zlku) (d’après Kubo, 1942,
et Hayashi & Miyaké, 1968).
Localité type. — Japon, Honshu, Mie Pré¬
fecture, Kumanonada, profondeur 300 m envi¬
ron.
Matériel examiné. — Indonésie. Mer de Java :
1 d 1 11 mm (zsm n° 149/1) (identifié par H. Balss,
1933, à S. discissipes).
Philippines. Musorstom 1 : St. 7, 200-185 m :
1 S H mm (MNHN-Na 3609). — St. 9, 194-180 m :
1 9 16,5 mm (MNHN-Na 3610). — St. 10, 187-
205 m : 2 9 ov. 16,5 et 17,5 mm (MNHN-Na 3611).
— St. 11, 230-217 m : 1 9 ov. 19 mm (MNHN-Na
3612). — St. 12, 210-187 m : 1 9 ov. 17,5 mm
(MNHN-Na 3613). — St. 19, 167-187 m : 2 9 8,5 et
9,5 mm (MNHN-Na 3614). — St. 21, 223-174 m : 1
<3 17,5 mm (mnhn-N3 3615). — St. 24, 189-209 m :
1 3 15 mm (MNHN-Na 3616). — St. 26, 189 m : 2
3 14 et 16 mm, 1 9 ov. 16 mm (MNHN-Na 3617).
— St. 27, 192-188 m : 1 9 7mm, 1 9 ov. 14 mm
(MNHN-Na 3618). — St. 31, 187-195 m : 2 9 5,5
(juv.) et 11 mm (MNHN-Na 3623). — St. 35, 186-
187 m : 1 9 15 mm (MNHN-Na 3619). — St. 40,
287-265 m : 1 9 12,5 mm (MNHN-Na 3620). —
St. 51, 200-170 m : 2 9 16 et 18 mm (ov.) (mnhn-
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
101
N a 3621). — St. 55, 200-194 m : 1 $ 11,5 mm
(MNHN-Na 3622). — St. 61, 202-184 m : 1 d
16.5 mm (MNHN-Na 3624). — St. 63, 191-195 m :
1 Ç 9,5 mm (MNHN-Na 3625). — St. 64, 194-
195 m : 1 d 15 mm (MNHN-Na 3626). — St. 69,
187-199 m : 1 $ ov. 15,5 mm (MNHN-Na 3627). —
St. 71, 174-204 m : 1 à juv. 5,5 mm, 2 $ 8,5 et
14 mm (ov.) (MNHN-Na 3628).
Musorstom 2 : St. 2, 184-186 m : 1 $ 12,5 mm
(MNHN-Na 4230). — St. 10, 188-195 m : 1 $
21.5 mm (MNHN-Na 4226). — St. 18, 195-188 m :
I Ç ov. 19,5 mm (MNHN-Na 4227). — St. 35, 160-
198 m : 2 d 12 et 14,5 mm (MNHN-Na 4231). —
St. 59, 190-186 m : 1 Ç ov. 17,5 mm (MNHN-Na
4228) . — St. 71, 189-197 m : 1 d 17,5 mm
(MNHN-Na 4232). — St. 83, 320-318 m : 5 d 7,5 à
15 mm, 3 $ 13,5 à 14,5 mm (1 ov.) (MNHN-Na
4229) .
Musorstom 3 : St. 86, 187-192 m : 1 d H mm
(MNHN-Na 10784). — St. 88, 183-187 m : 1 d
II mm, 2 $ 7 et 8,5 mm (MNHN-Na 10781). —
St. 91, 190-203 m : 3 $ 11 à 12,5 mm (MNHN-Na
10780). — St. 98, 194-205 m : 1 $ 9 mm (MNHN-Na
10782). — St. 108, 195-188 m : 1 $ 7 mm (mnhn-
Na 10783). — St. 111, 193-205 m : 2 Ç 7,5 et
9.5 mm (MNHN-Na 10787). — St. 112, 199-187 m :
1 d H ,5 mm, 1 $ ov. 20 mm (MNHN-Na 10779).
— St. 119, 337-320 m : 1 d 15 mm, 2 $ ov. 19 et
19.5 mm (MNHN-Na 10778). — St. 120, 220-219 m :
1 Ç 9 mm (MNHN-Na 10786). — St. indéterminée,
profondeur vraisemblable 200 m : 1 <? 11 mm,
1 5 11 mm (MNHN-Na 10785).
Indonésie. Corindon 2 : St. 273, 07.11.1980,
1°56,0' S-119° 16,0' E, 220-180 m : 1 $ 15 mm
(MNHN-Na 4233).
Nouvelle-Calédonie. Biocal : St. 105, 330-
335 m : 1 $ 7 mm (MNHN-Na 10657). — St. 108,
335 m : 4 d 9,5 à 11 mm, 1 Ç ov. 9,5 mm (MNHN-
Na 10656).
Musorstom 4 : St. 235, 405-415 m : 1 Ç (très
abîmée, non mesurée) (MNHN-Na 10791). —
St. 236, 495-550 m : 1 d 15 mm, 1 $ ov. 18 mm
(MNHN-Na 10788). — St. 245, 415-435 m : 1 d
10 mm (MNHN-Na 10789). — St. 246, 410-420 m :
1 $ ov. 12,5 mm (MNHN-Na 10790).
Australie : Nouvelle-Galles du Sud, N.O.
«Kapala» : St. k 75-05-01, 08.08.1975, N.E.
de Wollongong, 34° 16' S-151°26' E, 356 m : 1 d
17.5 mm (am-p 21029). — St. K 76-07-06,
27.05.1976, Est de Sydney, 33°39' S-151°54' E,
356 m : 1 ? 14,5 mm (am-p 24475). — St. K 76-
09-02, 24.06.1976, Est de Sydney, 33°35'S-
151°59'E, 356 m : 1 d 16 mm (am-p 24484).
Les nombreux spécimens récoltés aux Philip¬
pines, à Madagascar, et en Nouvelle-Calédonie,
ont tous été, dans un premier temps, identifiés à
l’espèce de Kubo. En fait, si les spécimens
philippins (21 d et 42 $) répondent bien aux
descriptions et illustrations de Stylodactylus
multidentatus, les spécimens malgaches (12 d et
14 $) apparaissent notablement différents des
précédents, ce qui nous a conduit à les consi¬
dérer comme une sous-espèce nouvelle, S. multi¬
dentatus robustus, qui est traitée page 105. Les
spécimens néo-calédoniens (6 d et 5 $), pré¬
sentent des caractères intermédiaires entre les
spécimens philippins et malgaches ; étant toute¬
fois plus proches des premiers, et faute de
pouvoir observer un nombre plus important
d’individus, nous les avons considérés comme
une forme particulière de la sous-espèce nomi¬
nale ; ils seront traités dans les remarques du
présent chapitre.
Variations individuelles (spécimens philip¬
pins). — Le grand nombre de spécimens de la
forme nominale recueillis aux Philippines permet
d’apprécier la variabilité de l’espèce :
— Le rapport des longueurs rostre/carapace
varie entre 0,91 et 1,17 (moyenne pour 47 indi¬
vidus : 1,05) ; il semble indépendant de la taille
et du sexe : on peut noter simplement que les
cinq spécimens à rostre plus court que la
carapace que nous avons observés ont une
carapace de taille supérieure ou égale à 16 mm.
Les variations de la formule rostrale sont
importantes mais apparaissent également indé¬
pendantes de la taille et du sexe : le rostre est
armé de 39 à 65 épines dorsales (moyenne pour
47 individus : 47,5), dont 9 à 14 post-rostrales,
et de 11 à 28 épines ventrales (moyenne : 19,5).
— Le nombre d’épines situées sur le bord
antérieur de la carapace est sujet à de notables
variations. On observe typiquement, de chaque
côté, deux épines sous la branchiostège : la plus
antérieure, située non loin de celle-ci, est envi¬
ron deux fois plus courte qu’elle ; à une certaine
distance des précédentes s’observe une faible
épine (qui peut être assimilée à une épine
ptérygostomienne). Cette disposition ne con¬
cerne cependant que 21 spécimens sur 63, soit
Source : MNHN, Paris
102
R. CLEVA
un tiers des individus ; la plus longue des
deux épines situées sous l’épine branchiostège
manque des deux côtés chez un individu, et d’un
côté chez deux autres ; elle est très courte des
deux côtés chez dix spécimens, très courte d’un
côté chez trois autres ; la petite épine ptérygos-
tomienne manque des deux côtés chez 28 spéci¬
mens (soit 44 % du total), et d’un côté chez dix
autres. La formule la plus incomplète s’observe
chez une jeune femelle de 7 mm de longueur
de carapace (MNHN-Na 10783), chez qui la
« deuxième épine branchiostège » et l’épine pté-
rygostomienne manquent des deux côtés. Nous
avons noté, par ailleurs, que les formules
incomplètes concernent pour l'essentiel les indi¬
vidus de petite taille.
Le stylocérite atteint en général le milieu
du second article du pédoncule antennulaire, ou
même le dépasse légèrement chez tous les indivi¬
dus ayant une carapace de longueur supérieure
ou égale à 15 mm (parfois même, mais moins
généralement, chez quelques spécimens de 13 ou
14 mm de longueur de carapace). Chez les petits
spécimens, le stylocérite est nettement plus court,
atteignant seulement les trois quarts de la lon¬
gueur du premier article chez les individus ayant
une longueur de carapace inférieure à 6 mm ; ces
variations semblent être assez générales : nous les
avons observées chez d’autres espèces de la
famille.
— Le bord latéral de l’écaille antennaire est
pourvu d'une série de spinules très courtes. Assez
souvent beaucoup manquent, en partie ou même
totalement ; chez quelques petits spécimens, ces
épines sont toutefois sensiblement plus longues
que chez les autres individus.
— Le rapport des longueurs du telson et du 6 e
segment abdominal varie entre 1,4 et 1,8 ; il est le
plus souvent de 1,6-1,7.
— Les proportions longueur-largeur du telson
sont à peu près constantes ( le telson est environ
deux fois plus long que large) ; la pointe distale
du bord postérieur est par contre très inégale¬
ment développée suivant les individus, et la
longueur relative des longues épines mobiles
terminales est susceptible de variations impor¬
tantes.
~ La longueur des troisièmes maxillipèdes et
des péréiopodes. exprimée par rapport à l’extré¬
mité de l'écaille antennaire, est sujette à des
variations non négligeables :
Pmx3 dépasse l’écaille antennaire du dernier
article et des 5/6“ à la totalité de l’avant-dernier
article; PI, de toute la pince et de la presque
totalité du carpe, et, au maximum, de la pince,
du carpe et de l’extrémité du mérus ; P2, de toute
la pince et des 3/4 à la totalité du carpe ; P3, du
dactyle, du propode et du tiers environ du carpe
et, au maximum, de toute la longueur de ces trois
articles ; P4, du dactyle et des 5/6“ du propode
et, au maximum, du dactyle, du propode, et de la
moitié du carpe ; P5, du dactyle et des 3/4 à la
totalité du propode.
— La valeur des rapports des longueurs des
articles des trois dernières paires de péréiopodes
varie dans les proportions indiquées dans le
tableau 5.
Tableau 5. — Valeurs extrêmes des rapports des longueurs
des articles des trois dernières paires de péréiopodes
mesurées chez S. multidentatus multidentatus (spécimens
philippins).
IM/C
P/C
P/D
P3
3,8-4,5
2,2-2,7
1,8-2,2
P4
3,6-4,3
2,3-2,7
2,2-3,1
P5
2,6-3,2
2,0-2,4
3,4-5,3
— Le nombre de fortes épines mobiles de la
face externe du mérus de ces mêmes appendices
varie comme suit : P3 : 8à 16(11 à 13 le plus
souvent) ; P4 : 7à 14(10à 12 1e plus souvent) ;
P5 : 6 à 9 (7 ou 8 le plus souvent).
Dimorphisme sexuel : 11 a été décrit en partie
par Chan et Yu (1985 : 291) : le mâle présente
une paire de fortes épines submédianes sur les
deux premiers stemites abdominaux, entre les
pléopodes ; les coxae des trois premières paires
de pléopodes sont plus courtes que chez les
femelles. Comme nous l’avons observé chez les
autres espèces de la famille, à l’exception de S.
laurentae et de S. libratus, des épines sternales
s’observent aussi entre les pléopodes 1 et 2 des
femelles non ovigères : elles sont cependant
beaucoup plus courtes que chez les mâles, même
chez les grands spécimens. Les femelles ovigères,
par contre, en sont toujours dépourvues.
Le dimorphisme sexuel apparaît très précoce¬
ment chez les petits spécimens, au niveau des
pléopodes 1 : ceux-ci présentent, chez le mâle, un
lobe qui n’existe pas chez les femelles (fig. 7 a, b
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
103
Fig. 7. — Développement du dimorphisme sexuel au cours de la croissance chez Stylodactylus multidentatus multidentatus
Kubo, 1942 : a-c, S 5,5 mm, Musorstom 1, Philippines, st. 71 (mnhn-N3 3628) : a, b, endopodite des premier et
deuxième pléopodes ; c, fouets de l'antennule droite. — d-f, $ 5,5 mm, Musorstom 1, Philippines, st. 31 (mnhn-nu 3623) :
d, e, premier et deuxième pléopodes droits ; f, fouets de l’antennule droite. g-i, S 11 mm - Musorstom 1, Philippines,
st. 7 (MNHN-Na 3609) : g, h, premier et deuxième pléopodes droits ; i, antennule droite. —j-1, 9 II mm, Musorstom 1.
Philippines, st. 31 (MNHN-Na 3623) : j, k, premier et deuxième pléopodes droits ; 1. antennule droite. — m-o, cj 17,5 mm,
Musorstom 2, Philippines, st. 71 (MNHN-Na 4232) : m, n, endopodite des premier et deuxième pléopodes droits :
o, fouets, de l’antennule droite. — p, $ 19 mm, Musorstom 1, Philippines, st. 11 (MNHN-Na 3612) : fouets de l’antennule
droite. Échelles : 1 mm.
Source : MNHN, Paris
104
R. CLEVA
et 7 d, e), et ceci alors que Yappendix masculina
n’est pas encore présent. À la taille lc = 7,5 mm
(d MNHN-Na 4229), Yappendix masculina manque
encore ; il apparaît chez nos spécimens à la taille
lc = 11 mm (d MNHN-Na 3609, fig. 7 g, h).
Au maximum de son développement, Yappendix
masculina atteint la taille de Yappendix interna.
Le dimorphisme intéresse également l’anten-
nule, comme chez les autres espèces : chez le
mâle le pédoncule antennulaire est un peu plus
court et plus robuste que chez la femelle, et le
fouet antennulaire externe est beaucoup plus
large, ce caractère s’affirmant progressivement
au cours de la croissance : chez nos plus petits
spécimens (d et Ç), les fouets externes ont la
même épaisseur dans les deux sexes (fig. 7 c et
7 f) ; chez des individus de lc = 11 mm, la
différence est déjà très nette entre le mâle et la
femelle (fig. 7 i et 71).
Contrairement à ce que l’on observe chez les
espèces des genres Neostylodactylus, Parastylo-
dactylus, et chez quelques espèces du genre
Stylodactylus (5. licinus, S. tokarensis et S.
profundus), le dernier stemite thoracique est
inerme, chez les mâles comme chez les femelles, à
l’instar de ce que l’on observe chez S. macropus,
S. laurentae et S. libratus.
Coloration : Elle a été décrite et (ou) illustrée
de photos en couleurs par Miyaké (1982),
Hayashi (1986), et Chan et Yu (1985) : rap¬
pelons simplement qu’elle se caractérise très
souvent par la présence de larges bandes rouges
longitudinales qui s’étendent de part et d’autre
de l’axe médio-dorsal de la carapace et sur les
faces latérales de l’abdomen, la teinte générale
étant rose plus ou moins intense. Chan et Yu,
qui ont observé de nombreux spécimens fraîche¬
ment récoltés, font état d’une variabilité de la
coloration, indiquant que quelques spécimens
sont d'une couleur plus pâle, avec les bandes
rouges longitudinales non apparentes, et que
chez un autre individu, il n’y a plus aucune trace
de ces bandes colorées. Cette dernière coloration,
rare semble-t-il chez S. multidentatus multidenta-
tus, semble être de règle chez la sous-espèce
malgache (voir p. 106).
Remarques. — Les spécimens néo-calédoniens
§ f* ^ $) se distinguent des spécimens
philippins par les caractères suivants :
— Le rostre est nettement plus long : le
rapport lr/lc varie entre 1,19 et 1,46 (moyenne
pour huit individus : 1,32 contre 1,05); il porte
de 36 à 55 épines dorsales (moyenne pour les huit
spécimens : 46,5, contre 47,5), et de 16 à
25 épines ventrales (moyenne : 22,5, contre 19,5).
— L’écaille antennaire est ornée, sur son bord
externe, d’une série de spinules plus longues et
plus robustes, mais dont la taille reste toutefois
en deçà de celle observée chez S. multidentatus
robustus.
— La comparaison de spécimens néo-calédo¬
niens et philippins de même taille et de même
sexe montre également que les deux dernières
paires de péréiopodes des premiers sont en
moyenne un peu plus courtes que celles des
seconds, et que les articles de ces appendices
apparaissent quelquefois sensiblement plus robus¬
tes ; les dactyles des P3, P4, et P5, quelquefois un
peu plus recourbés que chez les spécimens philip¬
pins (et également un peu plus courts) sont
pourvus ventralement de spinules de taille com¬
parable à celle de ces derniers, et qui n’atteignent
jamais, en tout cas, la longueur de celles des
spécimens malgaches.
Ces différences se retrouvent, nettement plus
marquées, chez les spécimens malgaches, chez
qui la courbure des dactyles des trois derniers
péréiopodes et la taille nettement supérieure des
spinules qui les ornent constituent une autre
particularité bien établie, qui nous a conduit à les
considérer comme une sous-espèce de la forme
nominale.
Parmi les trois spécimens australiens que nous
avons examinés, les deux mâles ont un rostre
intact dont la formule s’écrit 49(10)/24 et 37
( 10)/14 ; le rapport lr/lc est respectivement de
1,16 et 0,88 ; ces chiffres permettent de rattacher
ces exemplaires à la forme nominale.
Le statut des spécimens néo-calédoniens qui,
on l’a vu, apparaissent intermédiaires entre la
sous-espèce nominale et la sous-espèce malgache
(qui est traitée page 105), devra être reconsidéré
à la suite d’observations effectuées sur un
nombre plus important de spécimens de cette
région. Nous avons pour notre part décidé, dans
un premier temps, de les considérer comme une
forme à rostre long de la forme nominale, les
notes de couleur prises par A. Crosnier pour ces
individus les rapprochant, par ailleurs, de cette
dernière.
Grâce au Dr Tiefenbacher, du Musée de
Munich, nous avons pu examiner le spécimen
identifié à S. discissipes par Balss (1933 : 84), et
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
105
l’identifier avec une bonne approximation (il est
très incomplet) à S. multidentatus Kubo : le
rostre, un peu plus long que le reste de la cara¬
pace (lr/lc = 1,05), porte 45 épines dorsales,
dont 9 post-rostrales, et 19 épines ventrales ;
l’épine supra-orbitaire est bien développée ;
l’écaille antennaire est ornée de quatre à six
courtes spinules ; le nombre d’épines latéro-
ventrales du mérus des trois dernières paires de
péréiopodes est respectivement de : P3 : 13 et 8 ;
P4 : 10 et 11 ; P5 : 7 et 8 ; enfin, l’unique dactyle
encore présent, celui du P3 gauche, bien qu’ayant
son extrémité cassée au niveau de l’ongle termi¬
nal, mesure dans cet état plus du tiers du
propode, et est orné de quatre petites spinules
ventrales.
Distribution. — Cette belle espèce semble
assez commune dans une grande partie du
Pacifique : sud du Japon, Philippines, Taïwan,
Indonésie, Australie (Nouvelle-Galles du Sud),
Nouvelle-Calédonie. Elle a été signalée jusqu’à
présent entre 152 et 366 m. Les spécimens néo-
calédoniens ont été récoltés entre 330 et 495-
550 m.
Stylodactylus multidentatus robustus subsp. nov.
Fig. 8 n-s
Etymologie. — Sous-espèce malgache de Sty¬
lodactylus multidentatus. Le terme robustus fait
allusion à la plus grande robustesse des trois
dernières paires de péréiopodes de ce taxon par
rapport à la forme nominale.
Matériel examiné. — Madagascar. N. O.
«Vauban» : St. 3, 04.03.1971, 12°52,3'S-48°
10,4' E, 415-403 m : 1 $ ov. 17,5 mm (mnhn-N3
5270) . — St. 46, 07.11.1972, 15 0 19,l'S-46 o
11,8'E, 400 m : 1 c? 15,5 mm, 1 9 ov. 16 mm
(MNHN-Na 5268). — St. 50, 08.11.1972, 15°19,0' S-
46° 11,8' E, 405 m : 3 <3 17 à 18,5 mm, 4 Ç (3 ov.)
15 à 18,5 mm (MNHN-Na 5267); 1 9 14,5 mm
(MNHN-Na 10987). — St. 56, 26.02.1973, 23°
36,0' S-43°31,6' E, 395-410 m : 1 9 12,5 mm
(MNHN-Na 5273). — St. 105, 29.11.1973, 22°
17,9' S-43°04' E, 450 m : 1 9 ov. 17,5 mm (MNHN-
Na 5269). — Côte N. W., 01.08.1973, 12°39,5' S-
48°15,6'E, 450 m : 1 9 ov. 16 mm (MNHN-Na
5271) . — (Aucune indication) : 1 9 ov. 18,5 mm
(MNHN-Na 5272).
Chalutier « Mascareignes III » : St. 2, 20.
12.1985, 22°20,5' S-43°06,l' E, 400 m : 5 S 16,5 à
19,5 mm, 2 9 ov. 17,5 et 19 mm (MNHN-Na 9726) ;
1 17 mm (MNHN-Na 10988) ; 1 9 ov. 20 mm
(MNHN-Na 10989). — St. 6, 21.12.1985, 22°
17,3' S-43°04,3' E, 425-450 m : 1 $ 19,5 mm
(MNHN-Na 9724). — St. 7, 21.12.1985, 22°26,1' S-
43°06,3' E, 400-425 m : 1 <J 18,5 mm (MNHN-Na
9725).
Matériel type. — Un mâle (lc = 17 mm),
récolté par le « Mascareignes III » lors de la
station 2 a été choisi comme holotype (MNHN-Na
10988). Trois femelles (lc = 14,5 à 20 mm),
récoltées lors des stations 3 et 50 du « Vauban »
et 2 du « Mascareignes III », sont les paratypes
(MNHN-Na 5270, 10987, 10989).
Localité type. — Madagascar, 22°20,5' S-
43°06,1' E, 400 m.
Description. — Afin d’éviter une description
fastidieuse, nous nous bornerons à mentionner
les différences essentielles avec la sous-espèce
nominale.
— Le rostre est nettement plus long : hormis
chez un spécimen où le rapport lr/lc est de 1,08,
il est de 1,26 à 1,55 fois plus long que la carapace
(soit une moyenne de 1,36 pour l’ensemble des
17 spécimens au rostre intact, contre 1,05 chez
5. multidentatus multidentatus). Il porte de 43 à
64 épines dorsales (moyenne pour les 17 spéci¬
mens = 55, contre 47,5 pour S. multidentatus
multidentatus ), dont 8 à 11 post-rostrales, et de
20 à 37 épines ventrales (moyenne = 29,5, contre
19,5 pour S. multidentatus multidentatus).
Comme pour S. multidentatus multidentatus, le
rapport lr/lc et la formule rostrale ne semblent
pas liés à la taille ou au sexe des individus ;
— L’écaille antennaire est bordée de spinules
bien plus développées que dans la sous-espèce
nominale (fig. 8 s et 8 m).
— Les trois dernières paires de péréiopodes
apparaissent, pour des individus de même taille,
sensiblement plus courtes (P4 et P5 notamment)
et plus robustes, comme l’attestent les figures 8 n,
p, r, et 8 h, j, 1 ; les dactyles de ces appendices
ont une courbure plus prononcée et sont ornés,
sur leur bord ventral, de spinules plus longues
(fig. 8 o, q, et 8 i, k). Ces différences s’observent
pour l’ensemble de notre matériel.
Source : MNHN, Paris
106
R. CLEVA
Coloration : A. Crosnier nous a aimablement
fourni des photos en couleur d’exemplaires frais
capturés par le « Vauban » : par rapport à la
coloration la plus souvent observée chez S.
multidentatus multidentatus, il ne subsiste plus,
sur la carapace, que deux zones colorées, rouges,
situées de part et d'autre de la base du rostre,
ainsi que deux autres petites taches rouges,
placées contre son bord postérieur, et qui cor¬
respondent à l'extrémité postérieure des deux
bandes rouges longitudinales plaçées de part et
d’autre du rostre de la sous-espèce nominale.
L'abdomen est totalement dépourvu des bandes
longitudinales rouges de la sous-espèce nomi¬
nale, dont il ne subsiste que les marges, de
couleur blanche.
Distribution. — Madagascar, entre 395 et
450 m.
Stylodactylus brevidactylus sp. nov.
Fig. 8 a-g
Etymologie. — Le nom d’espèce donné à ce
taxon fait allusion aux dactyles des trois der¬
nières paires de péréiopodes. nettement plus
courts que ceux des deux sous-espèces de 5. mul¬
tidentatus , avec lesquelles il présente le plus
d'affinités.
Matériel examiné. Philippines. Musors-
tom 2 : St. 31, 230-204 m : 1 Ç ov. 14.5 mm
(MNHN-Na 5279).
Matériel type. — L'unique spécimen observé
est l'holotype.
Localité type. — Philippines, 13*40,5'N-
120*53,7' E, 230-204 m.
Description. — Rostre à peine plus long que
le reste de la carapace (rapport lr/lc = 1,05),
armé de 35 épines dorsales, dont 9 post-rostrales, et
de 13 épines ventrales. Épines supra-orbitaire et
antennaire très développées. Deux épines s’obser¬
vent sous l’épine branchiostège.
Pleurons abdominaux arrondis. Telson envi¬
ron 1,7 fois plus long que le sixième segment
abdominal et près de deux fois plus long que
large ; face dorsale avec quatre paires d’épines
mobiles.
Écaille antennaire à peine 4,5 fois plus longue
que sa plus grande largeur, à bord externe armé
d’une série de neuf spinules dont six assez
longues à droite (fig. 8 g), et de six spinules,
toutes longues, à gauche.
Les troisièmes maxillipèdes et les péréiopodes
dépassent l'écaille antennaire approximativement :
— Pmx3, du dernier article et des 4/5“ aux
5/6“ de l’avant-dernier ; PI manque ; P2, de la
pince et des 3/4 du carpe ; P3, du dactyle et de
presque tout le propode ; P4, du dactyle et des
deux tiers du propode ; P5, du dactyle et de la
moitié du propode.
Mérus des trois derniers péréiopodes armé
respectivement de : P3 : 8 et 8 fortes épines ; P4 :
11 et 11 ; P5 : 7 et 9 (fig. 8 a, c, e). Ischion et
mérus des P4 et P5 non fusionnés (une ligne de
suture sépare les deux articles).
Rapports des longueurs des articles de ces
mêmes appendices comme suit : P3 : im/c = 3,1
— p/c = 1.9 — p/d = 3,0 ; P4 : 3,3 — 2,2 —
3,5 ; P5 : 2,6 — 2,0 — 4,4.
Coloration : Inconnue.
Taille des œufs : Environ 0,70 x 0,60 mm (non
embryonnés).
Discussion. — Ce spécimen philippin, mal¬
heureusement unique, montre de grandes affi-
holotype, Musorstom 2, Philippines, st. 31 (MNHN-Na 5279) :
opode droit ; c, d : ischion, mérus et dactyle (vue interne)
dactyle (vue interne) du cinquième péréiopode droit ;
^ 'tVkÆlîK'"?'TSW"*-* "O'o'ype. MUS®™, 2. ram.
l da . c,yl 5 <vue ln,e r ne) du troisième péréiopode droit ; c. d : ischion,
du quatneme pereiopode droit; e. f,. ischion, mérus. et dketyle (vue interne) du .
g. scaphoceme droit, vue de dessus. Echelles : 2 mm.
RG ' * KU ^’ ,94 - 2: - h - ! ’'. 4 - 5mm - Musorstom 2. Philippines, st. 83 (mnhn-
e de dessus. Echelles :
mm. paratype. Madagascar. A. Crosnier col!., st. 50
( I-- . J. - - IJV1UUU, UH.1U3 Cl uaciyic (
m™, tou \7ssüwt« ssn Br,™ j <** ■
Ro ' 8 mm “p-.»»*
n o. «ÉlMl,. d.ct,le ,v„e interne) d» ,“SK „
R d (SSÎS» . P 5 , 2 P ÆS > “ : ÏËT" • du cinquième pérèiopide Jiuche. - s. J 16.5
CLEVA cou., st. „ (MNHN-Na 9726) : scaphocente droit, vue de dessus. Echelles : 2 mm.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
107
Source : MNHN, Paris
R. CLEVA
nités avec les deux sous-espèces de Stylodactylus
multidentatus ; il s’en distingue cependant immé¬
diatement par les dactyles des P3, P4, et P5,
beaucoup plus courts et plus robustes (fig. 8 b, d,
f), et d’une manière générale, par ses trois
dernières paires de péréiopodes, plus robustes et
plus courts (par racourcissement non seulement
des dactyles mais également des mérus et des pro-
podes) que ceux d’individus de même taille et de
même sexe de S. multidentatus multidentatus et
S. multidentatus robustus : les figures 8 a-f, 8 h-1,
et 8 n-r illustrent (partiellement) ces différences,
qui apparaissent plus nettes avec la sous-espèce
nominale, dont les trois dernières paires de
péréiopodes sont sensiblement plus longues et
plus grêles que chez la sous-espèce malgache.
S. brevidactylus montre, par ailleurs, une écaille
antennaire pourvue de longues spinules mobiles
(fig 8 g), comparables à celles que l’on observe
chez S. multidentatus robustus (fig. 8 s) et donc
nettement plus longues que chez S. m. multiden¬
tatus, chez qui elles sont toujours très petites
(fig. 8 m).
Nous avions tout d’abord considéré ce spé¬
cimen philippin comme un individu aberrant de
S. multidentatus multidentatus, mais les diffé¬
rences observées avec ce dernier taxon, qui ne
peuvent être liées à un traumatisme ou à une
régénération puisque ce spécimen est visiblement
en bon état, nous ont conduit à réviser notre
opinion et à créer pour lui une espèce nouvelle,
tout en souhaitant que d’autres récoltes confir¬
ment ce point de vue.
Distribution. — Philippines, 230-204 m.
Stylodactylus libratus Chace, 1983
Fig. 9 b, 18 a, b
Stylodactylus libratus Chace, 1983 : 12, fig. 5. —
Kensley, Tranter & Griffin, 1987 : 292.
Matériel type. — Holotype, 3 13,5 mm
(usnm 196081).
Localité type. — Indonésie, Célèbes, Selat
Butung, 5°29'06" S-122°36'06" E, 377 m.
Matériel examiné. — Indonésie. « Albatross »
Expédition 1907-1910 : St. 5645, 16.12.1909
Celèbes, Selat Butung, 5°29'06" S-122°36'06" E,’
377 m : 1 $ 13,5 mm, holotype (usnm 196081).
Nouvelle-Calédonie. Biocal : St. 51, 680-700 m :
1 Ç 8,5 mm (mnhn-N3 10917). — St. 105, 330-
335 m : 1 cJ 8,5 mm, 1 9 ov. 9 mm (mnhn-N3
10658).
Chalcal 2 : St. DW 72, 525 m : 1 9 10,5 mm
(MNHN-Na 10920).
Musorstom 6, îles Loyauté : St. 391, 390 m :
1 9 7,5 mm (MNHN-Na 11368, photographiée). —
St. 401, 270 m : 1 $ 7,5 mm (MNHN-Na 11899).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 299, 360-
390 m : 1 ^ 5,5 mm (MNHN-Na 10919, photogra¬
phié). — St. 301, 487-610 m : 1 <? 4,5 mm, 2 9 5,5
et 7 mm (MNHN-Na 10918).
Australie. Nouvelle-Galles du Sud, nord-est de
Danger Point : St. K 78-23-09, 10.11.1979,
27°55'S-154°03'E, 540 m : 1 9 12,8 mm (am-p
35909).
Diagnose. — Épines supra-orbitaire et anten¬
naire très développées. Une ou deux épines sous
la branchiostège. Rostre presque horizontal dans
les deux sexes. Pleurons abdominaux 1 à 5 arron¬
dis. Telson deux fois, ou un peu plus de deux
fois, plus long que large, armé de quatre paires
d’épines dorsales. Bord externe de l’écaille anten¬
naire avec de longues spinules mobiles. Propode
des troisièmes péréiopodes au moins cinq fois
plus long que le dactyle. Ischion et mérus des
quatrièmes péréiopodes séparés par une ligne de
suture (non fusionnés).
Variations individuelles. — Stylodactylus
libratus a été décrit d’Indonésie (Célèbes) par
Chace d’après un unique spécimen mâle ; il
a été signalé, depuis, de l’est de l’Australie
(Kensley, Tranter & Griffin, 1987). Nos spé¬
cimens, quatre mâles et six femelles (une ovi-
gère), récoltés en Nouvelle-Calédonie et aux îles
Chesterfield, sont dans l’ensemble conformes à
l’holotype, que nous avons pu examiner, mais
montrent, avec celui-ci d’une part, et entre eux
d’autre part, des différences sensibles que nous
pensons cependant devoir être attribuées à la
variabilité de l’espèce, ainsi qu’à une probable
variabilité géographique. Les plus significatives
concernent la longueur, et le nombre des épines,
du rostre : le rapport lr/lc, qui paraît ne pas
être lié à la taille des spécimens, varie entre 0,75
et 1,20 environ (holotype : 1,07, spécimen austra¬
lien 0,90) ; on trouve de 18 à 36 épines dorsales,
dont 5 à 7 post-rostrales, et de 4 à 11 épines
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
109
ventrales (holotype : 30 (7)/8 ; spécimen austra¬
lien : 22/5). La longueur des épines du rostre,
ainsi que celle des épines de la carapace, varie
quelque peu également.
On compte, sous l’épine branchiostège, une ou
deux épines : ainsi, quatre de nos spécimens
montrent deux épines de chaque côté, quatre
autres une seule de chaque côté, et deux enfin,
une épine d’un côté et deux de l’autre (une
de chaque côté chez la femelle observée par
Kensley, Tranter et Griffin).
L’écaille antennaire porte de trois à sept
spinules, plus ou moins longues, sur sa marge
externe.
Le telson est de 2 à 2,2 fois plus long que large
et mesure entre 1,5 et 1,7 fois la longueur du
sixième segment abdominal. 11 porte quatre
paires d’épines dorsales chez tous nos spécimens
(quatre d’un côté et trois de l’autre chez le
spécimen australien).
Le mérus des trois dernières paires de péréio-
podes porte : P3 : 10 à 12 fortes épines mobiles ;
P4 : 10 à 13 ; P5 : 9 à 11. Le rapport propode/
dactyle de ces mêmes appendices varie dans les
proportions suivantes : P3 : 5,0-6,4 ; P4 : 5,5-7,6 ;
P5 : 5,6-8,3 (les mesures effectuées sur l’holo-
type ont donné, pour les appendices droits et
gauches : P3 : 5,5 et 5,9 ; P4 : 6,5 et 6,7 ; P5 : 7,5
et 7,4).
Dimorphisme sexuel : Comme chez S. laurentae
et S. multidentatus, le mâle présente une paire
d’épines submédianes sur les deux premiers ster-
nites abdominaux, entre les pléopodes : ces
épines, à l’instar de ce que l’on observe chez les
autres espèces, sont plus courtes chez les mâles
de petite taille ; elles sont même encore totale¬
ment absentes chez le plus petit de ceux que nous
possédons (lc = 4,5 mm) : le sexe de cet
individu ne laisse toutefois aucun doute car
Yappendix masculina est déjà ébauché et l’extré¬
mité de l’endopodite de la première paire de
pléopodes montre déjà l’aspect élargi et sinueux
caractéristique du mâle. Les épines abdominales
manquent chez les femelles, ovigères ou non,
comme nous l’avons noté pour S. laurentae.
Coloration : Deux spécimens (mâle MNHN-Na
10919 et femelle 11368) ont été photographiés, et
la coloration d’un autre spécimen (femelle ovigère
MNHN-Na 10658) notée par A. Crosnier : elle se
caractérise, pour l’essentiel, par la présence de
fines bandes blanches longitudinales sur la cara-
Fig. 9. — Dactyle du quatrième péréiopodc gauche
a, Stylodactylus rectirostris A. Milne Edwards, 1883, $ ov
9,2 mm, holotype (MNHN-Na 1848) ; b, Stylodactylus libra
tus Chace, 1983, <? 13,5 mm, holotype (usnm 196081)
Échelle : 1 mm.
pace et l’abdomen, auxquelles s’ajoutent, dans
la région antérieure de l’abdomen, des bandes
blanches similaires transverses ; une bande longi¬
tudinale rouge fonçé s’étend, par ailleurs, de part
et d’autre de l’axe médio-dorsal de la carapace,
sur près de la moitié de sa longueur ; la teinte
générale de la carapace et de l’abdomen est rose
orangé ou rose très clair (fig. 18 a, b).
Taille des œufs : Environ 1,10 x 0,75 mm
(embryonnés).
Affinités. — Ainsi que l’a signalé Chace
(1983 : 14), cette espèce montre des affinités
évidentes avec S. rectirostris A. Milne Edwards,
1883.
Dans les collections du Muséum de Paris,
figurent, outre l’holotype de S. rectirostris (une
femelle ovigère de 9,2 mm, MNHN-Na 1848,
illustrée sans aucune description par A. Milne
Edwards dans son « Recueil de Crustacés nou¬
veaux ou peu connus »), trois autres spécimens
de cette espèce récoltés par le « Blake » aux
Antilles : deux spécimens (un mâle et une
femelle) proviennent de la même station que
l’holotype (Ste Lucie, 212 m), et le troisième (une
femelle ovigère) a été récolté au large de La
Havane, par 320 m de fond. Ces trois individus,
en assez mauvais état et tous très incomplets,
nous ont cependant permis de recueillir quelques
données supplémentaires sur cette espèce au
demeurant très peu connue, qui a été signalée
Source : MNHN, Paris
110
R. CLEVA
pour la seconde fois tout récemment : Lemaître
(1984) a décrit et figuré un spécimen mâle récolté
aux Bahamas (Cay Sal Bank) à une profondeur
de 364 m. De nombreux caractères rapprochent
S. libratus de S. rectirostris, mais cette dernière
montre des péréiopodes 3, 4 et 5 proportionnelle¬
ment beaucoup plus robustes, aux dactyles nette¬
ment plus longs et plus grêles : les figures 9 a et
9 b, qui concernent les dactyles des P4 des deux
espèces, sont significatives à cet égard (le seul
dactyle intact de I’holotype de S. rectirostris est
celui du quatrième péréiopode gauche).
Un autre caractère distinctif entre S. rectiros¬
tris et S. libratus concerne la plus grande lon¬
gueur, chez cette dernière espèce, des spinules
qui ornent le bord latéral de l’écaille antennaire.
Il va sans dire que 5. rectirostris montre, à
l’instar des autres espèces, des variations indivi¬
duelles, mais celles-ci ne remettent toutefois pas
en cause les différences signalées entre ce taxon et
S. libratus. Nous les mentionnons ci-après à titre
indicatif, en incluant les données fournies par
Lemaître (1984) :
— Le rostre mesure entre 0,95 et 1,10 fois la
longueur de la carapace. Il porte de 27 à
30 épines dorsales, dont 6 ou 7 post-rostrales, et
de 7 à 10 épines ventrales.
— On trouve une ou deux épines sous la bran-
chiostège.
— Le rapport propode/dactyle des trois der¬
niers péréiopodes varie comme suit : P3 : 3,2-4,5 :
P4 : 3,4-5,3; P5 : 5,0-7,0.
Distribution. — Indonésie (holotype), 377 m ;
est de l’Australie, 540 m ; Nouvelle-Calédonie,
270-700 m; îles Chesterfield, 360-610 m.
Stylodactylus aff. libratus Chace, 1983.
Fig. 10
Matériel examiné. — Madagascar, coll. A.
Crosnier, N. O. « Vauban » : Chalutage 46,
07.11.1972, 15*19,T S-46°l 1,8' E, 400 m : 1
12 mm (MNHN-Na 5278).
Remarques. — Très proche de S. libratus, cet
unique spécimen malgache présente toutefois des
caractères qui nous font hésiter à l’identifier
définitivement sous ce nom :
— Le rostre mesure 1,3 fois la longueur de la
carapace; il porte 41 épines dorsales (dont 7
post-rostrales) contre 18 à 36 pour S. libratus, et
13 épines ventrales, contre 4 à 11 pour S. libratus
(fig. 10 a).
— On trouve, sous l’épine branchiostège, une
série de quatre épines à droite et trois à gauche
(fig- 10 a).
— L’écaille antennaire (fig. 10 b) porte, sur sa
marge externe, 12 à 15 spinules dont les plus
longues sont nettement plus courtes que chez
S. libratus.
— Les trois dernières paires de péréiopodes
(fig. lOc-e), comparées à celles de l’holotype
de S. libratus, sont proportionnellement plus
robustes.
Le rapport des longueurs propode/dactyle de
ces appendices est toutefois comparable à celui
observé chez S. libratus (holotype et spécimens
néo-calédoniens) ; il est respectivement de • P3 •
6,1 ; P4 : 7,0; P5 : 7,0.
Seule l’observation d’autres individus prove¬
nant de cette région, complétée si possible par
des données sur leur coloration, permettrait,
dans la mesure où les différences observées
présentent une certaine constance, d’envisager
pour ce spécimen malgache la création d’une
sous-espèce, voire d’une espèce nouvelle, à l’ins¬
tar de ce que nous avons décidé pour les
populations malgaches de S. multidentatus.
Coloration : Inconnue.
Distribution. — Madagascar, 400 m.
Genre NEOSTYLODACTYLUS Hayashi & Miyaké, 1968
Neostylodactylus Hayashi & Miyaké, 1968 : 602
— Figueira, 1971 : 2, 3 (clé). — Chace,
1983 : 4.
Espèce type. — Stylodactylus amarynthis de
Man, 1902, par désignation originale.
Diagnose. — Très petite taille (lc des adultes
inférieure ou égale à 3,5 mm). Carapace avec
épines supra-orbitaire, antennaire, branchios¬
tège. Mandibule sans palpe. Troisième segment
abdominal recouvrant vers l’arrière la partie
antérieure du quatrième. Femelles, contraire-
source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
111
Fig 10. — Stylodactylus aff. libratus Chace. 1983, 3 12 mm, Madagascar, A. Crosnier coll., st. 46 (mnhn-nr 5278) :
a, céphalothorax, vue latérale ; b, scaphocérite gauche, vue de dessus ; c, troisième péréiopode droit ; d, e, quatrième et
cinquième péréiopodes gauches. Echelles : 2 mm.
ment aux mâles, dépourvues d’arthrobranchies
au niveau des PI à P4.
Composition — Distribution. — Le genre
comprend actuellement quatre espèces, connues
seulement de l’Indo-Ouest-Pacifique : la Réu¬
nion, îles Andaman, Indonésie, détroit de Corée
et sud du Japon, Philippines, Nouvelle-Calédonie
et îles Chesterfield.
Sa distribution bathymétrique s’étend entre 9
et 522 m.
Remarques. — Le genre Neostylodactylus a
été créé en 1968 par Hayashi et Miyaké pour les
espèces dépourvues d’arthrobranchies au niveau
des péréiopodes 1 à 4 et de palpe mandibulaire.
En ce qui concerne le premier point, Chace
(1983 : 6) a observé chez N. amarynthis (de Man,
1902) qu’il s’agit là d’un dimorphisme sexuel, ces
arthrobranchies faisant défaut uniquement chez
les femelles. Nos propres observations, effectuées
sur des femelles identifiées à N. amarynthis, ainsi
que sur des individus des deux sexes identifiés à
N. affinis Hayashi & Miyaké, 1968, confirment,
pour ces deux espèces, l’existence de ce dimor¬
phisme très particulier, non noté par les auteurs
japonais, qui n’avaient examiné alors que des
femelles. Il serait cependant indispensable de
confirmer qu’un tel dimorphisme existe aussi
chez N. investigatoris (Kemp, 1925) et N. sibogae
(de Man, 1918) pour intégrer avec certitude ce
caractère dans la définition du genre : ces espèces
ne sont en effet connues que par des individus
femelles, la première par deux exemplaires (la
Source : MNHN, Paris
112
R. CLEVA
femelle ovigère holotype, et une autre femelle
ovigère capturée au Japon et étudiée par Hayashi
et Miyaké, 1968 : 609), et la seconde par un seul
spécimen, une jeune femelle de 2,2 mm, que nous
avons pu examiner (Zoôlogisch Muséum Ams¬
terdam N° 102.507).
Contrairement à ce qu’indique Chace pour le
genre Neostylodactylus, une ligne de suture, pas
toujours facile à voir il est vrai, s’observe entre
l’ischion et le mérus des cinquièmes péréiopodes
chez les trois espèces de ce genre que nous avons
examinées, ainsi qu’entre l’ischion et le mérus de
l’unique quatrième péréiopode de Pholotype de
N. sibogae.
Clé d’identification des espèces du genre Neostylodactylus
d’après Chace, 1983, modifiée
1. Rostre armé ventralement de 4 épines ou plus ; pleurons abdominaux avec un
ou plusieurs denticules marginaux, au moins sur les 4 e et 5 e somites. 2
— Rostre inerme ventralement ; pleurons des 5 premiers somites abdominaux
sans denticules marginaux . 3
2. Pleurons de tous les somites abdominaux ornés de denticules marginaux ;
telson avec 5 paires d’épines dorsales ; spinules latérales de l’écaille antennaire
bien développées ; extrémité disto-latérale de l’exopodite des uropodes avec
deux épines fixes et une épine mobile ; endopodite avec un lobe proximo-
latéral prononcé. N. amarynthis (de Man, 1902), p. 112
— Pleurons des 2 premiers somites abdominaux sans denticules marginaux ;
telson avec 3 paires d’épines dorsales ; spinules latérales de l’écaille antennaire
minuscules ; extrémité disto-latérale de l’exopodite des uropodes avec une
épine fixe et une épine mobile ; endopodite sans lobe proximo-latéral
prononcé. N. affinis Hayashi & Miyaké, 1968, p. 113
3. Telson avec 3 paires d’épines dorsales ; quart distal du mérus des 3“ péréio¬
podes avec 3 épines externes et 3 autres internes ; propode de ces appendices
un peu plus de 2 fois plus long que le dactyle.
. N. investigatoris (Kemp, 1925)
— Telson avec 5 paires d’épines dorsales ; mérus des 3“ péréiopodes avec une
seule épine, subdistale, placée près du bord ventral ; propode de ces
appendices environ 4,5 fois plus long que le dactyle.
. N. sibogae (de Man, 1918)
Neostylodactylus amarynthis (de Man, 1902)
Stylodactylus sp. ( amarynthis ) de Man, 1902 :
897, pl. 27, fig. 64, 64 a, 64 b.
Stylodactylus Amarynthis - de Man, 1920 : 32,
pl. 5, fig. 9, 9a-h.
Stylodactylus amarynthis - Kemp, 1925 : 258. —
Holthuis, 1955, fig. 12.
Neostylodactylus amarynthis - Hayashi & Miyaké,
1968 : 603, fig. 6. — Chace, 1983 : 4, fig. 1-3.
Matériel type. — Holotype, 2,2 mm. (fsf
5883).
Localité type. — Indonésie, Ternate, sans
indication de profondeur.
Matériel examiné. — Indonésie. Ternate : 1 ^
2,2 mm, holotype (fsf 5883). — Mer de Flores :
approximativement 7°0' S-120°34,5' E, 120-400 m :
1 juv. 1,5 mm (Expédition de la « Siboga », st.
65 a, zma).
Philippines. Musorstom 3 : St. 117, 92-97 m :
2 $ 2,0 mm (mnhn-N3 10934). — St. 121, 84-
73 m : 1 (J 2,1 mm, 1 Ç ov. (abimée, non
mesurée) (mnhn-N3 10935).
La Réunion. MD 32 : St. 39, 18.08.1982,
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
113
21°20,7' S-55°28,0' E, 70 m : 1 9 ov. 2,2 mm
(MNHN-Na 10933).
Cinq spécimens, un mâle et quatre femelles
dont deux ovigères, ont pu être identifiés, malgré
leur état peu satisfaisant, à l’espèce de de Man,
dont nous avons pu examiner Fholotype : la
présence de denticules marginaux sur les pleu¬
rons des cinq premiers somites abdominaux,
d’une épine placée vers le milieu des faces
latérales du sixième, et d’un lobe proximo-latéral
prononcé sur l’endopodite des uropodes consti¬
tuent des bons critères de détermination, qui
restent utilisables sur des spécimens incomplets
ou en mauvais état.
Comme l’ont observé Kemp (1925 : 259), puis
Chace (1983 : 7), le nombre et la taille des
denticules bordant les pleurons abdominaux 1 à
5 montrent de notables variations.
Taille : Le plus grand spécimen signalé est une
femelle ovigère de 20,2 mm de longueur totale
(lc = 2,8 mm ; de Man, 1920 : 32).
Dimorphisme sexuel : Le mâle montre des
antennules dont le pédoncule est sensiblement
plus court et plus robuste et le fouet externe
beaucoup plus large et pileux que ceux de la
femelle. En dehors de ce dimorphisme, très
général chez les Caridea, et de la formule
branchiale, très différente dans les deux sexes
comme nous l’avons vu, on observe également,
chez le mâle, une expansion spiniforme bifide sur
le sternite du dernier somite thoracique, et une
paire d’épines sternales submédianes sur chacun
des trois premiers somites abdominaux. Ces
épines font défaut chez les femelles ovigères,
mais s’observent cependant, quoique atténuées,
chez les femelles non ovigères.
Coloration : Kemp, qui a observé des spéci¬
mens vivants, a donné une description détaillée
de leur coloration (1925 : 259) : les spécimens
sont recouverts de mouchetures vert-gris pâle,
brun pâle, noires, et blanc rosé. De chaque côté
de la carapace s’observe une large tache blanc
rosé, se terminant antérieurement en un point
rouge brunâtre ; d’autres taches de la même
couleur sont placées sur la partie dorsale de la
carapace, à mi-hauteur du premier somite abdo¬
minal, et sur les pleurons des deuxième et
quatrième somites abdominaux. L’éventail cau¬
dal et l’extrémité des antennules sont rouge
terne. Les péréiopodes sont vert-gris pâle ; des
bandes rougeâtres s’observent à l’extrémité des
troisièmes maxillipèdes et sur la pince des deux
premières paires de pattes.
Taille des œufs : 0,5 x 0,4 mm (embryonnés).
Distribution . — L’espèce est connue des îles
Andaman, entre 9 et 15 m (Kemp, 1925), des
Philippines, entre 38 et 53 m (Chace, 1983), du
Japon (Kyushu), entre 30 et 60 m (Hayashi &
Miyaké, 1968) ; elle a aussi été trouvée en
Indonésie, ou elle a été capturée lors de pêches
effectuées par la « Siboga » entre 9-22 m, 75-
94 m, et 120-400 m (et non 300-400 m comme l’a
écrit de Man en 1920) : en ce qui concerne cette
dernière station, le rapport de la campagne de la
« Siboga » (1902) indique que la profondeur a
varié rapidement durant le trait, et de Man
indique lui-même (1920 : 32) que le fond est
passé de la vase grise au corail. Aussi peut-on
estimer, compte tenu des profondeurs de capture
mentionnées par les différents auteurs, et du fait
que l’espèce habite les milieux coralliens (com¬
munication personnelle de M. de Saint Lau¬
rent), que le spécimen juvénile de la « Siboga »
que nous avons examiné et dont nous confir¬
mons l’identification, a dû être récolté en fait
entre 150 et 120 m. Cette hypothèse est corro¬
borée par nos propres récoltes : les spécimens
philippins ont été pêchés entre 73-84 et 92-97 m,
et celui de La Réunion à 70 m. Cette dernière
capture étend la distribution géographique de
l’espèce au sud-ouest de l’océan Indien.
Neostylodactylus affinis Hayashi & Miyaké, 1968
Neostylodactylus affinis Hayashi & Miyaké, 1968 :
605, fig. 7. — Chace, 1983 : 4 (clé).
Matériel type. — Holotype, 9, longueur
totale 15 mm (zlku 11124); paratypes, 3 9 ov.
(zlku 11125).
Localité type. — Détroit de Corée, 33°
34,9'N-128°25,2'E, 120 m.
Matériel examiné. — Détroit de Corée. 18.06.
1964, 33°34,9' N-128°25,2' E, 120 m, H. Yamas¬
hita coll. : 3 9 ov., paratypes (zlku 11125).
Nouvelle-Calédonie. Biocal : St. 64, 250 m :
1 S 2,6 mm (MNHN-Na 10936).
Musortom 4 : St. 153, 235 m : 1 9 2,8 mm
Source : MNHN, Paris
114
R. CLEVA
(MNHN-Na 10937). — St. 210, 340-345 m : 2 S
2,8 mm (1 spéc. abîmé non mesuré) (MNHN-Na
10938).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 305, 430-
440 m : 1 3 3,5 mm, 1 $ 3,0 mm (MNHN-Na
10939).
Comme pour l’espèce précédente, nos spéci¬
mens sont en assez mauvais état mais ont
cependant pu être identifiés à N. affinis. Le
dimorphisme sexuel qui affecte la formule bran¬
chiale a pu être vérifié sur cette espèce, ainsi que
la présence d’une ligne de suture bien visible
entre l'ischion et le mérus des cinquièmes péréio-
podes. Tous montrent une épine mobile pro-
ximo-ventrale sur l’ischion-mérus des troisièmes
péréiopodes, particularité non signalée ou figurée
dans la description d’HAYASHi et Miyaké ; cette
épine a été observée sur l’unique P3 conservé
pour l’ensemble des trois paratypes que nous
avons examinés.
Dimorphisme sexuel : Comme chez N. amaryn-
this (cf. p. 113).
Coloration : Inconnue.
Distribution. — L’espèce n’était encore connue
que par les spécimens types, quatre femelles
ovigères récoltées dans le détroit de Corée à une
profondeur de 120 mètres. Nos spécimens pro¬
viennent tous de Nouvelle-Calédonie et des îles
Chesterfield, où ils ont été capturés entre 235 et
440 m.
Genre PARASTYLODACTYLUS Figueira, 1971
Parastylodactylus Figueira, 1971 : 3. — Chace,
1983 : 8.
Espèce type. — Stylodactylus bimaxillaris
Bâte, 1888, par monotypie.
Diagnose. — Longueur de la carapace supé¬
rieure ou égale, chez les adultes, à 4 mm. Épine
supra-orbitaire présente ou non, épines anten-
naire et branchiostège présentes. Mandibule sans
palpe. Pédoncule oculaire avec une cornée secon¬
daire, orné d’une ou plusieurs rangées de longues
soies plumeuses. Cornée principale s’étendant
ventralement sur le pédoncule. Troisième seg¬
ment abdominal recouvrant, vers l’arrière, la
partie antérieure du quatrième. Formule bran¬
chiale comme chez Stylodactylus, identique dans
les deux sexes.
Composition. — Quatre espèces nouvelles,
deux de la Nouvelle-Calédonie et des îles Ches¬
terfield ( Parastylodactylus tranterae et P. sem¬
blât ae), une autre de la Nouvelle-Calédonie ( P.
richeri) et une des Philippines (P. longidactylus ),
ont été placées dans ce genre jusqu’à présent
considéré comme monospécifique.
Distribution. — Indo-Ouest-Pacifique : Afrique
du Sud, Mozambique, Madagascar, golfe d’Aden,
Taiwan, mer de Chine orientale, détroit de Corée
et sud du Japon, Philippines, Nouvelle Guinée
(archipel Bismarck), Nouvelle-Calédonie et îles
Chesterfield, sud-est de l’Australie (Nouvelle-
Galles du Sud) ; entre 106 et 685-700 m.
Clé d’identification des espèces du genre Parastylodactylus
1. Pleurons du 5 e somite abdominal avec une dent aiguë, en position postéro-
ventrale (fig. lia) ou postérieure (fig. 11b). 2
— Pleurons du 5 e somite abdominal arrondi. 3
2. Carapace avec de 6 à 8 épines post-rostrales. Sixième somite abdominal de 1,7
à 2,0 fois plus long que le 5 e . Telson avec 5 paires d’épines dorsales. Pédoncule
oculaire avec une seule rangée de soie plumeuses. Pas d’épine proximo-
ventrale sur 1 ischion-mérus des 3” péréiopodes. Face externe du mérus des
4“ péréiopodes avec plusieurs (2 à 5) épines .
. P. bimaxillaris (Bâte, 1888), p. 115
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
115
— Carapace avec de 11 à 16 épines post-rostrales. Sixième somite abdominal de
2,2 à 3,0 fois plus long que le 5 e . Telson avec 3 paires d’épines dorsales.
Pédoncule oculaire avec 3 rangées de soies plumeuses. Une forte épine mobile
proximo-ventrale sur l’ischion-mérus des 3“ péréiopodes. Une seule épine,
subdistale, sur la face externe du mérus des 4“ péréiopodes.
. P. tranterae sp. nov., p. 119
3. Épine supra-orbitaire présente. Telson avec 4 ou 5 paires d’épines dorsales.
Ischion et mérus des 4 CS péréiopodes fusionnés (pas de ligne de suture visible) ;
face externe de ce dernier article avec une seule épine, subdistale .
. P. semblatae sp. nov., p. 122
— Épine supra-orbitaire absente. Telson avec 3 paires d’épines dorsales. Ischion
et mérus des 4“ péréiopodes séparés par une ligne de suture ; mérus avec 2 ou
3 épines sur la moitié distale de sa face externe. 4
4. Propode des 3“ péréiopodes moins de 2 fois plus long que le dactyle. Bord
ventral du dactyle des 3“ et 4“ péréiopodes inerme.
. P. longidactylus sp. nov., p. 125
— Propode des 3“ péréiopodes plus de 2,5 fois plus long que le dactyle. Une série
de spinules sur le bord ventral du dactyle des 3“ et 4“ péréiopodes ....
. P. richeri sp. nov., p. 127
Parastylodactylus bimaxillaris (Bâte, 1888)
Fig. lia, 12a
Stylodactylus bimaxillaris Bâte, 1888 : 855, pl. 138,
fig. 3. — Calman, 1939 : 188. — Hayashi &
Miyaké, 1968 : 599, fig. 5. — Miyaké, 1982 :
25 (non pl. 9, fig. 4 = Stylodactylus multiden-
tatus Kubo, 1942).
Parastylodactylus bimaxillaris - Chace, 1983 : 8,
fig. 4. — Chan & Yu, 1985 : 289, pl. 1 A-D
(photos couleurs).
Non Stylodactylus bimaxillaris - Calman, 1925 :
16. — Barnard, 1950 : 652, fig. 122 f-h ( =
Stylodactylus stebbingi Hayashi & Miyaké,
1968).
Non Stylodactylus bimaxillaris - Miyaké, 1982,
pl. 9, fig. 4 (= Stylodactylus multidentatus
Kubo, 1942).
Matériel type. — Holotype, Ç, longueur
totale 26 mm, longueur carapace 8 mm (bmnh).
Localité type. — Nouvelle-Guinée, archipel
Bismarck, îles Amirauté, 1°54,00' S-146°39,40' E,
274 m.
Matériel examiné. — Golfe d’Aden. John
Murray Expédition : St. 194, 220 m : 1 9 ov.
(bmnh).
Zanzibar. John Murray Expédition : St.
105 b, 238-293 m : 1 9 ov. (bmnh).
Madagascar. Collection Crosnier, N. O. « Vau-
ban » : St. 4, 04.03.1971, 12°52,4' S-48°10,4' E,
400-410 m : 1 $ 6,5 mm (mnhn-nr 5266). —
St. 7, 05.03.1971, 12°42,4' S-48°14,l' E, 380-375 m :
1 $ ov. 7,5 mm (MNHN-Na 5275). — St. 31,
13.09.1972, 12°34'S-48°15'E, 395 m : 2 9 5,5
et 7,5 mm (ov.) (MNHN-Na 5274). — St. 44,
07.11.1972, 15°25,7'S-46°01,0'E, 200-210 m :
1 $ ov. 5,5 mm (MNHN-Na 5276). — St. 122,
11.10.1974, 12°43'S-48°12'E, 500 m : 1 ? ov.
7 mm (MNHN-Na 5277).
Mer de Chine orientale. 09.07.1962, 31°31,7' N-
127°27,4' E, 128 m, H. Yamashita coll. : 1 Ç ov.
4,5 mm (zlku 11121).
Philippines. Musorstom 1 : St. 5, 215-200 m :
1 9 ov. 5,5 mm (MNHN-Na 3630). — St. 42, 379-
407 m : 1 $ 5,5 mm (MNHN-Na 3629).
Musorstom 2 : St. 35, 160-198 m : 1 9 ov.
4 mm (MNHN-Na 4234). — St. 49, 425-416 m :
1 $ ov. 5,5 mm (MNHN-Na 4235). — St. 83, 320-
318 m : 3 9 ov. 6,5 à 7 mm (MNHN-Na 4236).
Nouvelle-Calédonie. Biocal : St. 42, 380 m :
1 S 4 mm (MNHN-Na 10776). — St. 45, 430-
465 m : 1 $ 5,5 mm, 1 9 5 mm (MNHN-Na 10777).
Musorstom 4 : St. 171, 425 m : 2 9 ov. 5,5 et
6 mm (MNHN-Na 10772). — St. 172, 275-330 m :
1 9 ov. 6 mm (MNHN-Na 10865). — St. 173, 250-
Source : MNHN, Paris
116
R. CLEVA
290 m : 2 Ç ov. 5 et 5,5 mm (mnhn-ne 10774). —
St. 180, 440 m : 1 (J 4,5 mm (mnhn-nu 10775). —
St. 201, 490 m : 1 ? ov. 6,5 mm (mnhn-nr
10773).
Diagnose. — Rostre 1,5 à 2 fois plus long que
le reste de la carapace, avec de 3 à 9 épines
ventrales et de 6 à 8 épines post-rostrales, entre
lesquelles s’observe une série de soie plumeuses
particulièrement longues dont l’implantation
s’étend jusque sur la partie proximale du rostre.
Épine supra-orbitaire très petite ou obsolète.
Bord postéro-ventral des pleurons du cinquième
somite abdominal terminé en pointe aiguë
(fig. 11 a). Sixième somite abdominal de 1,7 à
2,0 fois plus long que le cinquième. Telson avec
cinq paires d’épines dorsales. Pédoncule oculaire
pourvu d'une rangée de 7 à 12 longues soies
plumeuses situées près du bord postérieur de
la cornée, au voisinage de la cornée secondaire
(fi* 12 a).
Écaille antennaire 1,2 à 1,4 fois plus longue
que la carapace, à bord externe inerme. Troi¬
sièmes péréiopodes avec le propode en moyenne
deux fois plus long que le carpe et entre 2,8 et
4,5 fois plus long que le dactyle ; mérus de ces
appendices dépourvu d’épine proximo-ventrale,
avec de une à cinq fortes épines mobiles sur sa
face externe.
Variations individuelles et suivant les zones de
récolte :
— Le rostre est complet chez trois spécimens
philippins, un spécimen néo-calédonien et quatre
spécimens malgaches : nous indiquons, dans le
tableau 6, la valeur du rapport lr/lc et la
formule rostrale de ces huit individus.
Tableau 6. — Valeurs du rapport lr/lc et formules rostrales
observées chez P. bimaxillaris.
Sexe
Formule
rostrale
Philippines
$ ovig.
9 ovig.
9 ovig.
Nouvelle-Calédonie
3
Madagascar
9
9 ovig.
9 ovig.
1,65
1,60
1,80
1,55
1,70
32 (7)/8
25(6-7)/6
30(6-7)/9
25 (7)/6
34(6-7)/7
33 (7)/5
— Aspect des trois derniers segments abdominaux, en vue latérale •
; a «on.. «. 31 «mm*» 5274). - b, hntMi m à,. nov.. f,
5 mm, holotype, Musorstom 4, Nouvelle-Caledonie, st. 236 (mnhn-N3 10769). Echelles : 2 mm.
i, Parasiylodaciy lus bimaxillaris (Bâte, 1888), ?
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
117
Fig. 12. Pédoncule oculaire gauche, en vues dorsale et latérale : a, Parastylodactylus bimaxillaris (Bâte, 1888), $ ov. 5,5 mm.
Musorstom 2. Philippines, st. 49 (MNHN-Na 4235) ; b, Parastylodactylus tranterae sp. nov., Ç ov. 8,5 mm, holotype,
Musorstom 4, Nouvelle-Calédonie, st. 236 (MNHN-Na 10769) ; c, Parastylodactylus semblatae sp. nov., $ 6 mm, Biocal.
Nouvelle-Calédonie, st. 52 (MNHN-Na 10799) ; d, Parastylodactylus longidactylus sp. nov., $ 5 mm, Musorstom 2,
Philippines, st. 83 (MNHN-Na 11253). (Semi-schématique; seules les implantations des soies ont été représentées.)
Echelles : I mm.
La lecture de ce tableau ne fait pas ressortir de
corrélation bien définie entre le sexe et la taille
des individus d’une part, et la longueur relative
du rostre et son armature d’autre part.
L’extrémité du rostre de cinq spécimens néo-
calédoniens est brisée : on peut noter cependant
que chez trois d’entre eux, dont les carapaces
mesurent 5,5 — 5,5 et 6,5 mm, on observe plus
de 30 épines dorsales.
— Le rapport des longueurs propode/dactyle
des troisièmes péréiopodes varie, pour l’ensemble
de notre matériel, de 3,0 à 4,2 (spécimens
philippins : 3,2 à 4,2 ; néo-calédoniens : 3,0 à
3,7 ; malgaches : 3,4 à 3,8).
— Le mérus de ces mêmes appendices est
armé, sur sa face externe, d’une à cinq fortes
épines mobiles (deux à quatre le plus souvent) ;
celui des quatrièmes péréiopodes de deux à cinq
épines (deux à quatre le plus souvent) ; celui des
cinquièmes péréiopodes d’une à cinq épines
(deux ou trois le plus souvent).
— Le telson est intact chez 20 spécimens :
chez 16 d’entre eux on observe cinq paires
d’épines dorsales, et chez les quatre autres, cinq
épines d’un côté et six de l’autre.
— Les longueurs relatives du telson par rap¬
port au sixième segment abdominal et de l’écaille
antennaire par rapport à la carapace varient
sensiblement dans les mêmes proportions pour
les trois populations : le telson est de 1,4 à
1,7 fois plus long que le sixième segment abdo¬
minal (1,5 ou 1,6 fois le plus souvent) et l’écaille
antennaire de 1,2 à 1,4 fois plus longue que la
carapace.
Source : MNHN, Paris
118
R. CLEVA
En résumé, si certaines tendances semblent se
dessiner à la lecture des résultats de nos observa¬
tions, comme par exemple l’armature dorsale
plus importante du rostre des spécimens néo-
calédoniens et malgaches, il serait indispensable
de disposer d’un plus grand nombre d’exemplaires
de ces différentes régions pour faire apparaître
éventuellement l’existence de formes géographi¬
ques distinctes.
Ajoutons enfin que, chez la femelle ovigère
récoltée en mer de Chine (zlku), les dactyles
sont sensiblement plus longs que ceux de l’en¬
semble de nos spécimens : le rapport des lon¬
gueurs propode/dactyle du troisième péréiopode
n’est en effet que de 2,8.
Dimorphisme sexuel : Chan et Yu (1985 : 290)
mentionnent en partie ce dimorphisme, faisant
état des projections paires, submédianes, situées
sur les trois premiers stemites abdominaux du
mâle, ornementations qui, d’après eux, sont
absentes chez les femelles. Ce dernier point n’est
pas tout à fait exact car, ainsi que nous l’avons
déjà signalé pour d’autres espèces, ces forma¬
tions épineuses, auxquelles il faut ajouter la
présence d’une expansion bifide spiniforme sur le
dernier stemite thoracique, existent aussi chez les
femelles non ovigères, les femelles ovigères en
étant toujours dépourvues. Il semble, par ail¬
leurs, qu’en moyenne le rostre des mâles soit
sensiblement moins incurvé vers le haut que celui
des femelles (l’examen de matériel complémen¬
taire serait là encore nécessaire pour confirmer
cette observation). Un tel dimorphisme affectant
la forme du rostre apparaît de façon très nette
chez Parastylodactylus semblatae sp. nov. (Voir
p. 125).
Coloration : Les photographies en couleur
publiées par Chan et Yu (1985, pl. I, A-D)
montrent que cette espèce présente trois types de
coloration tout à fait différents : dans le type le
plus fréquent, la coloration générale est rouge
rosé, pointillé de jaune sale, deux taches rouges
s’observant par ailleurs sur la partie antérieure
du premier tergite abdominal. Deux autres types
de coloration, moins fréquents, existent : certains
individus sont également rouge rosé, mais avec
de grandes taches jaune sale dispersées sur le
corps et les pattes ; d’autres, enfin, ont le cépha¬
lothorax, le telson et les uropodes rouges tandis
que l’abdomen est blanc.
Taille des œufs : Œufs petits et nombreux
mesurant environ 0,80 x 0,55 mm (embryonnés).
Remarques. — Nous avons pu examiner les
deux exemplaires récoltés par la John Murray
Expédition dans le golfe d’Aden et la région de
Zanzibar, étudiés par Calman (1939). Comme le
mentionne cet auteur, chez l’un des spécimens les
longues soies présentes normalement sur les
pédoncules oculaires et le bord dorsal de la
carapace manquent : leurs points d’insertion sont
cependant visibles et l’un comme l’autre de ces
deux spécimens appartiennent bien à l’espèce de
Bâte.
Par contre, le petit spécimen (un juvénile de
3,5 mm), récolté au large du Cap par 1 380 m de
profondeur et identifié à l’espèce de Bâte par
Calman (1925 : 16), ne peut en aucun cas être
identifié à cette espèce : le rostre est pourvu de
31 épines dorsales (dont 4 post-rostrales) et de
14 épines ventrales ; il existe un palpe mandibu-
laire ; le bord postéro-ventral des pleurons des
quatrième et cinquième somites abdominaux est
terminé en pointe ; une épine ventrale s’observe
dans la région proximale du mérus du troisième
péréiopode.
Il s’agit donc d’un spécimen juvénile du genre
Stylodactylus, probablement S. stebbingi Hayashi
& Miyaké, 1968 ; la faible spinulation des mérus
des trois dernières paires de péréiopodes, proba¬
blement liée au caractère juvénile de ce spécimen,
et la profondeur de récolte, nous incitent cepen¬
dant à une certaine réserve.
Parastylodactylus bimaxillaris se distingue de
toutes les autres espèces du genre par la présence
d’une série de soies plumeuses particulièrement
longues, situées entre les dents post-rostrales et
dont l’implantation s’étend jusque sur la base du
rostre, par l’unique rangée de soies plumeuses
ornant les pédoncules oculaires, par l’absence
d’épine proximo-ventrale sur le mérus des troi¬
sièmes péréiopodes, et par les épines ventrales
particulièrement fortes des dactyles des P3, P4 et
P5, qui confèrent à l’extrémité de ces appendices
un aspect biunguiculé ; ce dernier caractère
s’observe également chez certaines espèces de
Neostylodactylus (N. amarynthis et N. affinis en
particulier).
Distribution. — Parastylodactylus bimaxilla¬
ris a été signalé dans une grande partie de l’Indo-
Ouest-Pacifique : sud du Japon (Balss, 1914),
détroit de Corée et mer de Chine orientale
(Hayashi & Miyaké, 1968), Taïwan (Chan &
Yu, 1985), Philippines (Chace, 1983), nord de
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
119
la Nouvelle-Guinée, archipel Bismarck, (Bâte,
1888), golfe d’Aden (Calman, 1939), Mozam¬
bique et Afrique du Sud (Hayashi & Miyaké,
1968), à des profondeurs comprises entre 106 et
481 m. Nos récoltes permettent d’y ajouter la
Nouvelle-Calédonie et Madagascar, et étendent
la distribution bathymétrique de cette espèce à
500 m.
Parastylodactylus tranterae sp. nov.
Fig. 11b, 12 b, 13
Parastylodactylus sp. - Kensley, Tranter &
Griffin, 1987 : 291, fig. 6.
Etymologie. — Cette espèce est dédiée au
Dr Tranter qui, avec les Dr Kensley et Grif¬
fin, l’a mentionnée pour la première fois. Leur
unique spécimen, une femelle ovigère en mau¬
vais état, montrait certaines différences avec
P. bimaxillaris (Bâte), ce qui les a conduit à la
rattacher au genre Parastylodactylus sans la
nommer, tout en indiquant qu’il pouvait s’agir
d’une espèce nouvelle.
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie.
Biocal : St. 109, 495-515 m : 1 <$ 6 mm, 1 ?
7,5 mm (mnhn-nu 10766).
Musorstom 4 : St. 167, 575 m : 1 $ 6,5 mm
(MNHN-Na 10767). — St. 198, 585 m : 1 S 7 mm,
1 $ 9,5 mm (MNHN-Na 10768). — St. 221, 535-
560 m : 1 S 6 mm, 2 $ 5 et 9,5 mm (MNHN-Na
10770). — St. 236, 495-550 m : 1 $ ov. 8,5 mm
(MNHN-Na 10769). — St. 240, 475-500 m : 1 Ç
5 mm (MNHN-Na 10771).
Smib 2 : St. 10, 490-495 m : 1 $ ov. 8 mm
(MNHN-Na 10887).
Chalcal 2 : St. CC 1, 500 m : 1 Ç ov. 8 mm
(MNHN-Na 10889). — St. DW 72, 527 m : 1 S
7.5 mm, 1 $ (non mesurée, carapace abîmée)
(MNHN-Na 10888). — St. DW 74, 650 m : 1 <?
4,2 mm (MNHN-Na 10890).
Musorstom 6, Iles Loyauté : St. 465, 500 m :
1 sp. 7 mm (MNHN-Na 11367, parasité par un
isopode bopyre).
Smib 4 : St. 38, 510 m : 1 $ 8,5 mm (MNHN-Na
11895, photographiée). — St. 39, 560 m : 1 $
8.5 mm (MNHN-Na 11875).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 363, 700-
685 m : 1 cî 7 mm (MNHN-Na 10826). — St. 387,
650-660 m : 1 $ 6,5 mm (MNHN-Na 10827).
Australie. Nouvelle-Galles du Sud, nord-est de
Danger Point : St. K 78-23-09, 06.11.1978,
27°55' S-154°03' E, 540 m, « Kapala » : 1 $ ov.
9 mm. (am-p 35911). Identifiée Parastylodactylus
sp. par Kensley, Tranter et Griffin (1987).
Matériel type. — Une femelle ovigère (lc
= 8,5 mm), récoltée lors de la station 236 de la
campagne Musorstom 4, a été choisie comme
holotype (MNHN-Na 10769). Deux autres femelles,
provenant respectivement de la station 10 de la
campagne Smib 2 (MNHN-Na 10887 ; lc = 8 mm),
et de la station 39 de la campagne Smib 4 (MNHN-
Na 11875; lc = 8,5 mm), sont les paratypes.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 22°
11,3' S-167°15,0' E, 495-550 m.
Description (holotype). — Rostre deux fois
plus long que le reste de la carapace, fortement
recourbé vers le haut, armé de 43 épines dorsales,
dont 13 post-rostrales, et de 9 épines ventrales,
plus longues, plus espacées, et nettement plus
robustes que les épines dorsales. Epine supra-
orbitaire absente. Épines antennaire et bran-
chiostège bien développées. Sillon hépatique
marqué. Un léger sillon souligne le plafond de la
cavité branchiale (fig. 13 a).
Pleurons du cinquième somite abdominal avec
une dent aiguë sur le bord postérieur (fig. 11 b,
13 b).
Telson environ 1,4 fois plus long que le
sixième segment abdominal et environ 3,7 fois
plus long que large ; face dorsale avec trois
paires d’épines mobiles ; bord postérieur terminé
par une pointe médiane aiguë, flanquée des trois
paires d’épines mobiles habituellement rencontrées
dans la famille (fig. 13 c).
Œil à cornée bien développée. Cornée secon¬
daire bien individualisée. Pédoncule oculaire
pourvu de trois rangées de six ou sept longues
soies plumeuses, situées un peu en arrière du
bord postérieur de la cornée : deux sont placées
sur la partie dorsale du pédoncule, au voisinage
de la cornée secondaire, et la troisième sur sa
face externe, dans la région antérieure (seules les
implantations de ces soies sont représentées sur
la fig. 12 b).
Pédoncule antennulaire dépassant le milieu de
l’écaille antennaire ; premier article plus de quatre
fois plus long que le second, celui-ci à peine plus
court que le troisième, qui présente une petite
Source : MNHN, Paris
120
R. CLEVA
FlG ' ',TnhXh SP ‘ n0V - : a i l ov - L 5 mm - holot yP e . Musorstom 4, Nouvelle-Calédonie, st. 236
? ‘ w C laterale - b ,: abdomen et telson, vue latérale ; d. e, troisième et quatrième
- f q nv ? 6 - 5 c mm - Musorstom 5, îles Chesterfield, st. 387 (MNHN-Na 10827) : telson, vue de dessus.
, V mm, paratype, Smib 2, st. 10 (MNHN-Na 10887) : cinquième péréiopode gauche. Échelles : 2 mm.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
121
épine disto-dorsale. Bord distal des trois articles
orné de longues soies spiniformes. Stylocérite
aigu, atteignant les deux tiers du premier article.
Écaille antennaire 1,2 fois plus longue que la
carapace, plus de 8,5 fois plus longue que large, à
bord externe inerme.
Deuxième maxillipède avec l’article disto-ven-
tral environ 1,5 fois plus long que l’article dorsal.
Les troisièmes maxillipèdes et les péréiopodes
dépassent l’écaille antennaire approximativement :
— Pmx3, de la longueur du dernier article ;
PI, de toute la longueur de la pince ; P2, de plus
de la moitié de la pince ; P3 et P4, de la longueur
du dactyle ; P5 manque d’un côté et est cassé au
milieu du propode de l’autre côté. (Chez le
paratype Na 10887, les P5 dépassent à peine
l’extrémité de l’écaille antennaire).
Conformation et pilosité des premier et
deuxième péréiopodes habituelles à la famille.
Propode du troisième péréiopode environ 4,8
fois plus long que le dactyle et 1,7 fois plus long
que le carpe ; ischion-mérus armé d’une forte
épine mobile ventrale près de sa base et d’une
épine subdistale latéro-ventrale (fig. 13 d) ; il est
pourvu de nombreuses et longues soies plumeuses
que l’on retrouve en nombre plus faible sur le
carpe et le propode ; ces soies sont également
présentes, en quantités moindres, sur les articles
des quatrième et cinquième péréiopodes.
Ischion et mérus du quatrième péréiopode
distincts, séparés par une ligne de suture ; pro¬
pode environ 6,2 fois plus long que le dactyle et
1,6 fois plus long que le carpe ; mérus avec une
épine subterminale sur sa face externe et une
petite épine disto-dorsale (fig. 13 e).
Sur le seul péréiopode 5, incomplet, présent
chez l’holotype, l’ischion et le mérus sont dis¬
tincts ; le mérus porte deux épines latéro-ventrales
(une subterminale et l’autre située vers le milieu)
et une petite épine disto-dorsale. Le P5 dessiné
fig. 13 f est celui du paratype Na 10887.
Taille : Les femelles atteignent de plus grandes
tailles que les mâles. Nous en avons observées
dont la carapace atteint 9,5 mm.
Variations individuelles : Les autres spécimens,
six mâles, douze femelles (dont deux ovigères), et
un spécimen bopyrisé, ont malheureusement,
pour la plupart, le rostre cassé à des niveaux
différents, et sont dépourvus d’une partie de leurs
appendices.
Cinq individus ont un rostre complet dont les
formules s’écrivent respectivement : 42(14)/10 (<3
7.5 mm, rapport lr/lc = 1,92) ; 44(14)/8 (Ç ov.
8,0 mm, lr/lc = 2,10, paratype) ; 48(16)/10 ($
8.5 mm, lr/lc = 2,3, paratype); 50(13)/9 ($ à
carapace très abimée, non mesurée); 47(13)/9
(spécimen bopyrisé 7 mm, lr/lc = 2,0) (Rappel :
holotype : 43(13)/9, lr/lc = 2,0).
On compte de 11 à 16 dents post-rostrales : 13
chez onze spécimens, 14 chez trois, 11, 12, 15 et
16 chez quatre autres.
— Le telson, intact chez douze spécimens, est
de 3,7 à près de 4 fois plus long que large et de
1,15 à 1,40 fois plus long que le sixième segment
abdominal ; il montre trois paires d’épines dorsa¬
les, à l’exception du mâle MNHN-Na 10766 qui
présente trois épines d’un côté et quatre de
l’autre.
— La longueur des appendices thoraciques,
estimée par rapport à l’extrémité de l’écaille
antennaire, varie quelque peu suivant les indi¬
vidus.
— L’armature du mérus des trois dernières
paires de péréiopodes est remarquablement cons¬
tante et conforme à celle décrite pour l’holotype :
chez un seul spécimen nous avons observé deux
épines, au lieu d’une seule, vers le milieu du
mérus du cinquième péréiopode, et ceci d’un seul
côté ; la seconde exception concerne le spéci¬
men australien, où l’épine proximo-ventrale de
l’ischion-mérus du troisième péréiopode droit
manque (le P3 gauche ainsi que les deux P4 et P5
manquent malheureusement chez cet individu).
— Le rapport des longueurs propode/dactyle
des trois dernières paires de péréiopodes varie de
façon importante : P3, de 4,7 à 6,2 ; P4, de 5,5 à
6,8 ; P5, de 6,3 à 9.
Le rapport des longueurs propode/carpe des
mêmes appendices varie comme suit : P3, de 1,7
à 2,1 ; P4, de 1,6 à 1,9; P5, de 1,6 à 1,8.
Dimorphisme sexuel. — Du même type que
celui de P. bimaxillaris : en dehors de la
morphologie particulière du pédoncule antennu-
laire, sensiblement plus court que chez la femelle,
du fouet antennulaire externe, nettement plus
large que chez cette dernière, de l’endopodite de
la première paire de pléopodes, dont le bord
distal est élargi et sinueux, et de la présence, sur
la seconde paire, d’un appendix masculina, le
mâle se distingue de la femelle par la présence
d’une expansion spiniforme bifide sur le dernier
stemite thoracique et d’une paire d’épines submé¬
dianes sur les trois premiers stemites abdomi-
Source : MNHN, Paris
122
R. CLEVA
naux, entre les pléopodes. Ces ornementations
n’existent pas chez les plus grandes femelles
(ovigères ou non) mais s’observent, par contre,
chez celles dont la longueur de carapace est
inférieure ou égale à 7,5 mm ; elles sont toutefois
moins prononcées que chez les mâles.
Coloration : La femelle Na 11895 a été photo¬
graphiée, et A. Crosnier a relevé la coloration
du spécimen que nous avons choisi comme
holotype. On n’observe pas de coloration bien
définie. La teinte générale est blanc rosâtre, avec
un peu de rouge orangé sur le bord antérieur de
la carapace, les antennes, les antennules, et les
deuxièmes et troisièmes maxillipèdes.
Taille des œufs : Œufs petits et nombreux
mesurant 0,70 x 0,55 mm (non embryonnés) ;
0,85-0,90 x 0,65-0,70 mm (embryonnés).
Distribution. — Nouvelle-Galles du Sud
(Australie), 540 m ; Nouvelle-Calédonie, entre
475 et 650 m ; îles Chesterfield, entre 650 et
700 m.
Parastylodactylus semblatae sp. nov.
Fig. 12 c, 14, 18 c
Etymologie. — Il nous est agréable de dédier
cette espèce à M mc Josette Semblât, bibliothé¬
caire-documentaliste de notre laboratoire, qui
nous a apporté son aide dans la recherche
bibliographique et a assuré avec compétence et
dévouement la dactylographie du manuscrit.
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie.
Biocal : St. 44, 440-450 m : 1 Ç 5,5 mm (mnhn-
Na 10796). — St. 45, 430-465 m : 2 4,5 et
6 mm, 2 $ 5 (ov.) et 5,5 mm (mnhn-nb 10798). —
St. 46, 570-610 m : 1 $ 4,5 mm, 1 ? 4 mm (mnhn-
Na 10797). — St. 52, 540-600 m : 1 5,5 mm, 3 ?
3,5 à 6 mm (mnhn-nb 10799). — St. 78, 445-
450 m : 1 Ç ov. 7 mm (mnhn-nb 10800) ; 1 $
4 mm (MNHN-Na 10868).
Musorstom 4 : St. 156, 525 m : 1 <? 6 mm
(MNHN-Na 10801). - St. 169, 590 m : 3 $ 5 à
7 mm, 3 Ç 5 à 6 mm (MNHN-Na 10802). —
St. 178, 520 m : 3 Ç 5 à 6 mm (MNHN-Na 10815).
— St. 180, 440 m : 1 6 mm (MNHN-Na 10803).
77 I84 ’ 260 m : 1 $ 5,5 mm (MNHN-Na
10870) ; 1 c? 6,5 mm (MNHN-Na 10869) ; 1 $
6 mm, 1 $ 5,5 mm (MNHN-Na 10816). — St. 194,
545 m : 4 $ 6,5 mm, 3 Ç 5 à 6 mm (2 ov.) (MNHN-
Na 10804). - St. 195, 465 m : 1 Ç ov. 6,5 mm
(MNHN-Na 10805). — St. 197, 550 m : 2 $ 6 et
7 mm, 2 $ 5,5 mm (1 ov.) (MNHN-Na 10806). —
St. 198, 585 m : 1 $ ov. 5,5 mm (MNHN-Na
10807). — St. 199, 595 m : 2 6 et 7 mm, 3 Ç 5,5
à 7 mm (MNHN-Na 10808). — St. 202, 560 m : 3
6 à 6,5 mm, 1 ? 6 mm (MNHN-Na 10817). —
St. 214, 425-440 m : 1 $ ov. 5 mm (MNHN-Na
10809). — St. 216, 490-515 m : 1 $ 6 mm (mnhn-
nb 10810). — St. 221, 535-560 m : 4 <? 5,5 à
6,5 mm, 2 $ 5,5 et 7 mm (MNHN-Na 10811). —
St. 223, 545-560 m : 1 $ 6,5 mm (MNHN-Na
10812). — St. 230, 390-420 m : 1 çj 5 mm (mnhn-
nb 10813). — St. 236, 495-550 m : 1 $ 4 mm
(MNHN-Na 10867). — St. 240, 475-500 m : 1
6,5 mm, (MNHN-Na 10814) ; 1 ^4,5 mm (MNHN-
Na 10866).
Smib 2 : St. 3, 412-428 m : 1 <$ 5,5 mm (MNHN-
Na 10893). — St. 6, 442-460 m : 1 $ 5,2 mm, 1 Ç
ov. 5,5 mm (MNHN-Na 10892). — St. 9, 475-
500 m : 1 Ç ov. 5,5 mm (MNHN-Na 10894).
Smib 4 : St. 62, 540 m : 1 $ 5,5 mm (MNHN-Na
11896, photographiée). — St. 63, 520 m : 2 $ 6 et
6,5 mm (MNHN-Na 11880).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 341, 630-
620 m : 1 5 mm, photographié (MNHN-Na
10863). — St. 355, 580 m : 1 <J 6 mm (MNHN-Na
10864).
Matériel type. — Un mâle (lc = 6,5 mm),
provenant de la station 240 de Musorstom 4, a
été choisi comme holotype (MNHN-Na 10814).
Trois mâles (lc = 5 à 6,5 mm), récoltés lors des
stations 184 de Musorstom 4 (MNHN-Na 10869-
10870) et 341 de Musorstom 5 (MNHN-Na 10863),
et une femelle ovigère (lc = 7 mm), capturée
lors de la station 78 de Biocal (MNHN-Na 10800),
sont les paratypes.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 22°
16,5'S-167° 16,5'E, 475-500 m.
Description (holotype). — Rostre presque
horizontal, 1,50 fois plus long que le reste de
la carapace, armé de 36 épines dorsales, dont
12 post-rostrales, et de 4 épines ventrales. Épine
supra-orbitaire très petite, épines antennaire et
branchiostège bien développées. Sillon hépatique
bien marqué (fig. 14 a).
Pleurons abdominaux 1 à 5 arrondis (fig. 14 b).
Telson un peu plus de 1,6 fois plus long que le
sixième segment abdominal et quatre fois plus
long que large ; face dorsale avec quatre paires
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
123
Fig. 14. - Parastylodactylus semblatae sp. nov. : a. b, e, f, g, <J 6,5 mm, holotype, Musorstom 4 Nouvelle-Calédonie, st. 240
(MNHN-Na 10814) : a, céphalothorax, vue latérale ; b, abdomen et telson, vue latérale ; e, f, g : troisième, quatrième et
cinquième péréiopodes gauches. — c, ? 5,5 mm, Musorstom 4, Nouvelle-Caledonie, st. '^(MNHN-Na 10816) : telson,
vue de dessus. — d, $ 6,5 n~
Échelles : 2 mm.
, Musorstom 4, Nouvelle-Calédonie, st. 199 (MNHN-Na 1
i latérale.
Source : MNHN, Paris
124
R. CLEVA
d'épines mobiles, extrémité postérieure terminée
en pointe aiguë (fig. 14 c).
Œil à cornée très développée, nettement plus
large que le pédoncule. Cornée secondaire bien
individualisée.
Pédoncule oculaire pourvu de longues soies
plumeuses plaçées près du bord postérieur de la
cornée : elles sont disposées en deux rangées
principales (l’une, comprenant de six à neuf
soies, est plaçée sur la face externe du pédoncule,
à l’avant de celui-ci ; l’autre, composée de trois à
cinq soies, est plaçée dorsalement, près de la
cornée secondaire), auxquelles s’ajoutent deux
ou trois soies situées juste à l’avant de cette
dernière (fig. 12 c).
Pédoncule antennulaire dépassant le premier
tiers de l’écaille antennaire. Stylocérite aigu
atteignant pratiquement l’extrémité du premier
article du pédoncule antennulaire.
Écaille antennaire un peu plus longue que la
carapace (rapport longueur scaphocérite-longueur
carapace voisin de 1,1), environ 7 fois plus
longue que large, à bord externe inerme.
Deuxième maxillipède avec l’article disto-ven-
tral plus long que l’article dorsal.
Longueur approximative des troisièmes maxil-
lipèdes et des péréiopodes par rapport à l’écaille
antennaire :
Pmx3 dépasse l’écaille antennaire de toute la
longueur du dernier article; PI, des 4/5 es de la
pince ; P2, de la moitié de la pince ; P3 en atteint
les 4/5“; P4 et P5 en dépassent légèrement le
milieu.
Les rapports des longueurs ischion-mérus/carpe,
propode/carpe et propode/dactyle des trois der¬
nières paires de péréiopodes sont respectivement
de : P3 : im/c : 2,1—p/c : 1,6— p/d : 5,0 ; P4 : 2,5-
1,7-5,2; P5 ; 2,5-1,7-6,5.
Ischion-mérus du troisième péréiopode armé
d une très forte épine mobile proximo-ventrale
et de deux épines subdistales latéro-ventrales
(fig. 14 e).
Ischion et mérus du quatrième péréiopode
complètement fusionnés (plus aucune trace de
ligne de suture) ; mérus avec une seule épine,
subdistale, latéro-ventrale, et une petite spinule
disto-dorsale (fig. 14 f).
Ischion et mérus du cinquième péréiopode
distincts (une ligne de suture les sépare) ; mérus
armé, dans sa moitié distale, de trois (à gauche)
et quatre (à droite) épines mobiles latéro-ventrales,
et d’une petite spinule disto-dorsale identique à
celle du quatrième péréiopode (fig. 14 g).
De longues soies plumeuses, particulièrement
abondantes sur les P3, garnissent les différents
articles (ischion et mérus notamment) des trois
dernières paires de péréiopodes.
Comme on l’observe habituellement dans la
famille, l’extrémité distale de l’endopodite du
premier pléopode du mâle est élargie et présente
un bord distal sinueux.
Taille : Les plus grands individus ont une
carapace de 7 mm.
Variations individuelles : Le rapport lr/lc
s’échelonne de 1,35 à 1,55 chez les 16 femelles au
rostre intact (lc comprises entre 3,5 et 7 mm),
soit une moyenne de 1,45, et de 1,25 à 1,60 chez
les 15 mâles au rostre intact (lc comprises entre
4,5 et 6,5 mm), soit une moyenne de 1,40.
— Le rostre est armé de 30 à 39 épines dor¬
sales (mâles, 30 à 39 ; femelles, 31 à 36), dont 8 à
12 post-rostrales, et de 3 à 7 épines ventrales
(moyenne sur 35 individus : 4,9).
— L’épine supra-orbitaire, toujours très petite,
est présente chez la plupart des individus : elle est
à peine indiquée ou absente chez une dizaine de
spécimens, soit environ 14 % du total.
— Le telson porte, la plupart du temps, quatre
ou cinq paires d’épines dorsales : sur 49 spéci¬
mens au telson intact, les variations suivantes
ont été relevées :
Nombre d’individus Nombre d’épines dorsales du telson
— Le rapport longueur du telson/longueur du
sixième segment abdominal varie entre 1,4 et
plus de 1,6 (1,5 le plus souvent).
La longueur du stylocérite varie quelque
peu : il atteint entre les 3/4 et l’extrémité du
premier article du pédoncule antennulaire.
L’écaille antennaire mesure entre une et
1,10 fois la longueur de la carapace.
— La valeur des rapports des longueurs pro¬
pode/carpe et propode/dactyle des trois dernières
paires de péréiopodes varie comme suit : P3 • p/c •
1,6-1,8 ; p/d : 4,2-5,5 ; P4 : 1,6-1,8 et 5,1-6 3 ■ P5 ■
1,6-1,8 et 6,0-8,4.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
125
Les variations observées dans l’armature du
mérus de ces mêmes appendices sont très faibles :
l’ischion-mérus des P3 porte, chez tous les spéci¬
mens, un fort éperon proximo-ventral, et une ou
deux épines latéro-ventrales, subdistales ; celui
des P4 montre, chez tous les spécimens, une
armature identique à celle de l’holotype ; le
mérus des P5, enfin, est armé de deux à quatre
épines latéro-ventrales, sur sa moitié distale.
Dimorphisme sexuel : Comme chez les autres
espèces du genre, avec la même remarque con¬
cernant la présence, chez les femelles non ovi-
gères, des ornementations spiniformes que l’on
observe typiquement chez les mâles, entre les
coxae des cinquièmes péréiopodes et entre celles
des trois premières paires de pléopodes.
Nous avons remarqué par ailleurs que, chez P.
semblatae, le rostre est nettement recourbé vers le
haut chez les femelles (fig. 14 d), tandis que chez
les mâles il est souvent presque horizontal ou
seulement légèrement incurvé vers le haut dans
sa moitié distale.
Coloration : Elle n’est pas très caractéristique.
La teinte générale est blanchâtre plus ou moins
lavée de rose et de jaune orangé (fig. 18 c).
Taille des œufs : 0,70-0,75 x 0,65 mm (non
embryonnés) ; 0,90 x 0,70 mm (embryonnés).
Distribution. — Nouvelle-Calédonie et îles
Chesterfield. P. semblatae a une répartition
bathymétrique assez large puisqu’il a été récolté
entre 260 et 630 m.
Parastylodactylus longidactylus sp. nov.
Fig. 12 d, 15 a, b, 16a-d
Etymologie. — Le nom spécifique de cette
nouvelle espèce évoque les dactyles particulière¬
ment longs des trois dernières paires de péréio¬
podes.
Matériel examiné. — Philippines. Musors-
tom 2 : St. 83, 320-318 m : 1 $ ov. 5,5 mm
(MNHN-Na 10871) ; 4 9 ov. 5 à 6,5 mm (mnhn-nr
4333); 2 $ (1 ov.) 5 mm (MNHN-Na 11253).
Matériel type. — L’holotype est une femelle
ovigère de 5,5 mm (MNHN-Na 10871). Quatre
autres femelles ovigères (lc = 5 à 6,5 mm) sont
les paratypes (MNHN-Na 4333).
Fig 15 a, b. Parastylodactylus longidactylus sp. nov. : a. ï ov. 5,5 mm. holotype, Musorstom 2. Philippines, st. 8| (MNHN-
Na 10871) : céphalothorax, vue latérale. - b. 9 5 mm, même localité (MNHN-Na 11253) : telson. vue de dessus. Echelles :
2 mm.
Fig. 15 c. — Parastylodactylus richeri, sp. nov., 9 ov. 4.5 mm. holotype. Biocal. Nouvelle-Calédonie, st. 42 (MNHN-Na 10872) :
céphalothorax, vue latérale. Échelle : 2 mm.
Source : MNHN, Paris
126
R. CLEVA
Localité type. — Philippines, 13°55,2' N-
120°30,5' E, 320-318 m.
Description (holotype). — Rostre assez forte¬
ment recourbé vers le haut, 1,30 fois plus long
que le reste de la carapace, armé de 23 épines
dorsales, dont 5 post-rostrales, et de 3 épines
ventrales, de taille et de forme comparables à
celles du bord dorsal (fig. 15 a).
Épine supra-orbitaire absente. Epines anten-
naire et branchiostège bien développées.
Segment abdominaux 1 à 5 à pleurons arrondis.
Telson près de 1,3 fois plus long que le sixième
somite abdominal, et près de quatre fois plus
long que large ; face dorsale avec trois paires
d’épines, extrémité postérieure terminée en pointe
aiguë (fig. 15 b).
Œil à cornée très développée. Cornée secon¬
daire bien développée. Pédoncule oculaire orné
latéralement, du côté externe, d’une rangée de 18
ou 19 longues soies plumeuses, dont la continuité
est interrompue par un court espace glabre situé
vers son milieu ; une autre rangée de six ou
sept soies du même type s’observe du côté
interne du pédoncule, près de la cornée secon¬
daire, disposée sensiblement perpendiculairement
à la précédente (fig. 12 d).
Extrémité du pédoncule antennulaire attei¬
gnant près des deux tiers de l’écaille antennaire.
Premier article environ quatre fois plus long que
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
127
le second (mesuré dorsalement), ce dernier un
peu plus long que le troisième. Stylocérite aigu,
atteignant environ les deux tiers du premier
article.
Écaille antennaire à peu près aussi longue que
la carapace et près de sept fois plus longue que
large, à bord externe inerme.
Deuxième maxillipède avec l’article disto-ven-
tral moins de 1,2 fois plus long que l’article
dorsal.
Les troisièmes maxillipèdes et les péréiopodes
dépassent l’écaille antennaire approximativement :
— Pmx3, de toute la longueur du dernier
article ; PI, de toute la longueur de la pince ; P2,
des 4/5“ environ de la pince ; P3, du dactyle et de
la moitié environ du propode ; P4, du dactyle et
de l’extrémité du propode ; P5, du dactyle et de
l’extrémité du propode.
Propode du troisième péréiopode environ
2,0 fois plus long que le carpe et un peu plus
de 1,5 fois plus long que le dactyle; ischion-
mérus pourvu d’une forte épine mobile proximo-
ventrale et d’une rangée de six (cinq pour
l’appendice gauche) épines latéro-ventrales sur sa
moitié distale. Bord ventral du dactyle inerme
(fig. 16 a).
Propode de l’unique quatrième péréiopode
conservé environ 1,9 fois plus long que le carpe
et 1,8 fois plus long que le dactyle ; ischion et
mérus distincts (une ligne de suture sépare les
deux articles) ; mérus avec trois épines latéro-
ventrales sur sa moitié distale ; bord ventral du
dactyle inerme (fig. 16 b).
Propode de l’unique cinquième péréiopode
conservé environ 1,45 fois plus long que le carpe
et 4,5 fois plus long que le dactyle ; ischion et
mérus distincts, ce dernier article avec cinq
épines latérales sur sa moitié distale, et une
spinule disto-dorsale (absente sur le quatrième
péréiopode) ; bord ventral du dactyle armé de six
longues spinules (fig. 16 c, d).
Coloration : Inconnue.
Taille des œufs : Œufs petits et nombreux
mesurant environ 0,70 x 0,50 mm (non embryon-
nés) ; 0,75 x 0,55 mm (embryonnés).
Variations individuelles : Les six spécimens,
dont nous disposons en dehors de l’holotype,
sont en assez mauvais état. Deux ont un rostre
intact dont les formules s’écrivent : 26(5-6)/2 et
26(5-6)/3 ; le rapport lr/lc est d’environ 1,20
pour ces deux individus (holotype : 23(5)/3 ;
lr/lc = 1,30). Chez les autres spécimens, on
trouve de cinq à huit épines post-rostrales. Le
telson, complet chez quatre individus, est iden¬
tique à celui de l’holotype. Il mesure entre 1,20 et
1,30 fois la longueur du sixième segment abdo¬
minal, et est de 3,6 à 4 fois plus long que large.
Le pédoncule oculaire porte, comme chez l’holo-
type, deux rangées de soies : la rangée externe
comporte de 13 à 20 soies, toujours séparées en
deux groupes par un intervalle glabre, et celle
située près de la cornée secondaire, six ou sept
soies. L’ischion-mérus des P3 porte de quatre à
six épines dans sa moitié distale, le mérus des
P4, deux ou trois, et celui des P5 de trois à
cinq.
Remarques. — Parastylodactylus longidactylus
possède des dactyles d’une longueur tout à fait
étonnante, qui le séparent d’emblée de toutes les
autres espèces de la famille : la longueur du
dactyle du troisième péréiopode représente plus
de la moitié de celle de la carapace (environ
0,60 fois) ; ce rapport est de 0,45 pour le
quatrième péréiopode. Le bord ventral de ces
articles est par ailleurs inerme, caractère qui n’a
d’équivalent que chez une seule autre espèce,
Stylodactylus macropus Chace ; chez cette der¬
nière, les dactyles sont là aussi relativement
longs, mais proportionnellement, par rapport à
la carapace, beaucoup moins que chez notre
nouvelle espèce.
Distribution. — Philippines, 320-318 m.
Parastylodactylus richeri sp. nov.
Fig. 15 c, 16e-h
Etymologie. — Nous dédions cette espèce à
Bertrand Richer de Forges, océanographe bio¬
logiste de I’Orstom, qui mène à bien, avec une
grande opiniâtreté, un vaste et méthodique pro¬
gramme de récoltes de la faune marine de la
Nouvelle-Calédonie.
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie. Bio¬
cal : St. 42, 380 m : 1 ? ov. 4,5 mm (MNHN-Na
10872) ; 1 $ 4,5 mm, 1? ov. 5 mm (MNHN-Na
10873).
Matériel type. — Une femelle ovigère de
4,5 mm a été choisie comme holotype (MNHN-Na
Source : MNHN, Paris
128
R. CLEVA
10872). Les deux autres spécimens sont les
paratypes (mnhn-N3 10873).
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 23°
45' S-167° 12' E, 380 m.
Description (holotype). — Rostre recourbé
vers le haut, environ 1,35 fois plus long que le
reste de la carapace ; bord dorsal avec 22 épines,
dont 6 post-rostrales ; bord ventral avec 3 épines
(fig. 15 c).
Épines de la carapace, pleurons abdominaux 1
à 5, rapport longueur telson/longueur sixième
segment abdominal, rapport longueur/largeur du
telson, et conformation du telson comme chez
P. longidactylus.
Œil à cornée très large et cornée secondaire
bien développée ; pédoncule oculaire pourvu de
deux rangées de longues soies plumeuses, distri¬
buées comme chez l’espèce précédente : celle
située sur la face externe du pédoncule compte
13 soies, disposées en deux groupes séparés par
un petit espace glabre ; l’autre, placée du côté
interne, au voisinage de la cornée secondaire,
compte six soies ; ces chiffres valent pour les
pédoncules droit et gauche.
Pédoncule antennulaire, stylocérite et écaille
antennaire comme chez P. longidactylus.
Deuxième maxillipède comme chez P. longi¬
dactylus.
Les troisièmes maxillipèdes et les péréiopodes
dépassent l’écaille antennaire approximative¬
ment :
— Pmx3, d’un peu plus de la longueur du
dernier article ; PI, de la pince et du tiers environ
du carpe ; P2, de toute la longueur de la pince ;
P3, du dactyle et du tiers environ du propode ;
P4, de moins de la longueur du dactyle ; P5, d’un
peu plus de la longueur du dactyle.
Les rapports des longueurs propode/carpe et
propode/dactyle des trois dernières paires de
péreiopodes, s’écrivent respectivement :
P3 : p/c : 1,65- p/d : 2,6 ; P4 : 1,75-3,0 ; P5 : 1,50-
6 , 1 .
Ischion-mérus du troisième péréiopode avec
une forte épine mobile proximo-ventrale et une
série de quatre fortes épines mobiles latéro-ven-
trales sur sa moitié distale; bord ventral du
dactyle avec une série de six spinules ; ces chiffres
valent pour les appendices droit et gauche
(fig. 16 e).
Ischion et mérus du quatrième péréiopode
distincts (ligne de suture bien visible); mérus
avec deux et trois fortes épines latéro-ventrales
placées sur sa moitié distale ; bord ventral du
dactyle avec six spinules, pour chacun des deux
appendices (fig. 16 f).
Ischion et mérus du cinquième péréiopode
droit (l’appendice gauche manque) distincts ;
mérus avec quatre fortes épines mobiles latéro-
ventrales ; bord ventral du dactyle avec six
spinules (fig. 16 f, g).
Variations individuelles : Chez les deux autres
spécimens, la formule rostrale s’écrit 24(6-7)/3 et
25(6)/3 (holotype : 22(6)/3). Le rapport lr/lc est
identique chez les trois spécimens.
L’armature du mérus des P3 est identique à
celle de l’holotype, ainsi que les rapports propode/
carpe et propode/dactyle ; le dactyle de ces
mêmes appendices porte quatre ou cinq spi¬
nules.
Le mérus des P4 porte deux épines latéro-
ventrales et le dactyle quatre ou six spinules ; les
rapports propode/carpe et propode/dactyle pour
ces deux spécimens sont très proches de ceux
mesurés chez l’holotype (respectivement 1,75-
1,85 et 3,2-3,1).
Le mérus des P5 porte de deux à quatre épines
latéro-ventrales et le dactyle six spinules (ces
derniers articles sont cassés chez l’un des spéci¬
mens) ; rapport propode/carpe comme chez I’holo-
type; rapport propode/dactyle : 6,8.
Dimorphisme sexuel : Comme chez les autres
espèces du genre.
Coloration : Inconnue.
Taille des œufs : Environ 0,80 x 0,65 mm (non
embryonnés) ; 0,95 x 0,70 mm (embryonnés).
Remarques. — Cette espèce se rapproche de
Parastylodactylus longidactylus sp. nov. par un
grand nombre de caractères, mais en diffère
assez nettement par la conformation des P3 à
P5 : comparés appendice par appendice, ceux de
P. richeri sont proportionnellement plus courts,
mais aussi plus robustes, que ceux de P. longi¬
dactylus ; les rapports des longueurs propode/
carpe et propode/dactyle sont par ailleurs diffé¬
rents ; les dactyles sont nettement plus courts, si
on les compare à la longueur de la carapace, chez
P. richeri : ceux des P3, par exemple, mesurent
moins du tiers de la longueur de la carapace,
tandis qu’ils mesurent 0,60 fois cette même
longueur chez P. longidactylus ; enfin, les dac-
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
129
tyles des P3 et P4 sont ornés ventralement, chez
P. richeri, d’une série de spinules qui manquent
chez P. longidactylus.
Si les P3 à P5 sont plus robustes chez P. richeri.
le rostre apparaît au contraire sensiblement plus
grêle chez cette espèce que chez P. longidactylus.
Distribution. — Nouvelle-Calédonie, 380 m.
Genre STYLODACTYLOIDES gen. nov.
Diagnose. — Stylocérite à extrémité large¬
ment arrondie, n’atteignant pas le milieu du pre¬
mier article du pédoncule antennulaire. Écaille
antennaire étroite, à bords subparallèles. Palpe
mandibulaire présent, au moins chez les grands
spécimens, constitué par un seul article. Bord .
ventral des pleurons des quatrième et cinquième
somites abdominaux arrondis, avec une dent
aiguë vers leur milieu. Carpe des P3, P4, P5, avec
une petite épine sur leur lobe distal.
Formule branchiale comme chez Stylodactylus.
Stylodactyloides crosnieri sp. nov.
Fig. 17, 18 d, e
Etymologie. — Nous dédions cette espèce à
notre collègue Alain Crosnier qui, tout au long
de cette étude, nous a apporté ses encourage¬
ments et ses conseils, et a par ailleurs revu et
critiqué notre manuscrit.
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie. N. O.
«Vauban» : 13.04.1978, 22°48'S-167°12'E,cha-
lutage, 395 m : 1 $ 14 mm (mnhn-N3 10922).
Smib 1 : St. 2, 415 m : 1 $ 17,5 mm (mnhn-N3
10876).
Dragage du « Kandjar », 167° 10,0' E-22°40' S,
07-10.10.1986, 200-350 m : 1 ? 10 mm (mnhn-N3
10914).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : St. 377, 260-
270 m : 1 $ 6,5 mm, photographiée (mnhn-N3
10875). — St. 379, 370-400 m : 1 $ 13 mm,
photographiée (mnhn-N3 10874).
Matériel type. — Une femelle (lc = 13 mm),
récoltée lors de la station 379 de Musorstom 5, a
été choisie comme holotype (MNHN-Na 10874).
Une autre femelle (lc = 14 mm), récoltée par le
« Vauban », est le paratype (MNHN-Na 10922).
Localité type. — lies Chesterfield, 19°53,20' S-
158°39,50'E, 370-400 m.
Description (holotype). — Rostre 2,25 fois
plus long que le reste de la carapace, légèrement
incurvé vers le haut, armé de 38 épines dorsales
(dont 6 post-rostrales) et de 21 épines ventrales
(fig. 17 a).
Carapace pubescente.
Épine supra-orbitaire très développée, plus
longue que l’épine antennaire. Épine branchios-
tège présente.
Sillon hépatique bien marqué. Plafond de la
cavité branchiale souligné par une légère carène.
Région postéro-dorsale du troisième segment
abdominal ne recouvrant pas la partie antéro-
dorsale du quatrième.
Bord ventral des pleurons des quatrième et
cinquième segments abdominaux arrondis avec,
vers le milieu du bord, une dent aiguë ; celui du
sixième segment avec une forte épine dirigée vers
l’extérieur et vers l’arrière (fig. 17 b, c).
Telson un peu plus de deux fois plus long que
le sixième segment abdominal, et 2,6 fois plus
long que sa plus grande largeur; face dorsale
avec quatre paires d’épines mobiles, extrémité
postérieure terminée en pointe aiguë (fig. 17 c).
Œil à cornée un peu plus large que le pédoncule
oculaire, celui-ci subcylindrique et orné dorsale-
ment d’une série de petites spinules. Cornée
secondaire absente.
Pédoncule antennulaire atteignant presque
l’extrémité de l’écaille antennaire ; premier article
1,6 fois plus long que le second, celui-ci environ
2,5 fois plus long que le troisième ; le premier
article montre une épine mobile, subdistale, du
côté externe et une épine ventrale, mésiale, placée
vers les deux tiers de sa longueur ; deuxième et
troisième articles avec respectivement une et
deux épines mobiles subdistales (fig. 17 d).
Stylocérite très court (il atteint environ le tiers
de la longueur du premier article du pédoncule
antennulaire), à extrémité largement arrondie
(fig. 17 d).
Écaille antennaire à bords subparallèles, envi-
Source : MNHN, Paris
130
R. CLE VA
F, °' ftr SP ’ T- : T b i e ^’2 13 mm, holotype, Musorstom 5, îles Chesterfield,
de r'r H r N - N \' 08 , 4 », ’ pha ° h ° rax - vue laterale ; b ; abdomen et telson, vue latérale ; e, scaphocerite droit, vue
Calédonie’ « ? rL™ vi TM Tl cinquième pereiopodes droits. - c, d, 2 17,5 mm, Smib 1, Nouvelle-
Caledonie, st. 2 (MNHN-Na 10876) . c, telson, vue de dessus; d, antennule droite, vue de dessus. Echelles : 3 mm.
Source : MNHN, Paris
Uiau-CCCCuX
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
131
ron neuf fois plus longue que large, 0,6 fois plus
courte que la carapace ; bord externe avec quatre
spinules mobiles sur l’écaille droite et cinq sur
l’écaille gauche (fig. 17 e).
Palpe mandibulaire constitué par un seul
article.
Deuxième maxillipède avec l’article disto-ven-
tral environ 1,2 fois plus long que l’article dorsal.
Les troisièmes maxillipèdes et les péréiopodes
dépassent l’écaille antennaire approximativement :
— Pmx3, du dernier article et des 5/6“ de
l’avant-dernier; PI, de la pince et des 5/6“ du
carpe ; P2, de la pince et de plus des deux tiers du
carpe ; P3, des dactyle, propode, carpe et de
l’extrémité du mérus ; P4, des dactyle, propode et
du quart environ du carpe ; P5, des dactyle et
propode;
Les dimensions relatives des articles des P3, P4
et P5, sont indiquées dans le tableau 7.
Bord dorsal de l’ischion-mérus du troisième
péréiopode avec une série d’épines mobiles, la
distale étant un peu plus forte ; bord ventral du
même article armé de 13 fortes épines mobiles
(de chaque côté) entre lesquelles s’intercalent de
10 à 12 épines beaucoup plus fines et plus courtes
(fig. 17 f).
Ischion et mérus des quatrième et cinquième
péréiopodes distincts, séparés par une ligne de
suture ; bord ventral du mérus armé respective¬
ment de 13 fortes épines plus 8 épines plus
petites, pour chacun des deux P4, et 9 et
10 fortes épines plus 6 épines plus petites, pour
les P5.
Coloration : Les deux femelles capturées lors
de la campagne Musorstom 5, dont l’une est
l’holotype, ont été photographiées. L’espèce se
caractérise par de fines rayures longitudinales
rouge vif sur le céphalothorax et l’abdomen, qui
se détachent sur un fond translucide rose clair
(fig. 18 d, e).
Remarques. — Le telson de l’holotype montre,
entre la paire d’épines terminales médianes, une
troisième épine, placée dans le prolongement de
la pointe terminale du telson : il s’agit là
visiblement d’une aberration, cette épine sur¬
numéraire faisant défaut chez les autres spéci¬
mens. Nous avons toutefois décidé de le choisir
comme holotype, compte tenu du moins bon état
des autres exemplaires.
Dimensions — Variations. — Quatre autres
femelles, dont les tailles s’échelonnent entre 6,5
et 17,5 mm, ont été identifiées à cette espèce.
Nous indiquons, dans le tableau 7, les variations
notées dans la longueur relative et l’armature du
rostre, et dans les rapports des longueurs propo-
de/carpe et propode/dactyle des P3, P4, P5, chez
les cinq spécimens récoltés.
Tableau 7. — Variations de la longueur relative du rostre, de la formule rostrale et des rapports des longueurs propode/
carpe et propode/dactyle des P3, P4 et P5, chez Stylodactyloides crosnieri.
LC
LR
LC
Formule
rostrale
P3
P/C
P/D
P/C
P4
P/D
P/C
P5
P/D
? Na 10875
6,5
2,30
36(5)/18
_
5,2
_
-
10
2,40 +
41 + (5)/21 +
2,4
6,5
$ Na 10874
13
2,25
38(6)/21
2,4
5,3
Ç Na 10922
14
2,05
39(7)/16
2,4
6,8
$ Na 10876
17,5
1,75
46(7)/19
Le rapport longueur du telson/longueur du
sixième segment abdominal est respectivement,
par taille croissante des spécimens : 1,8-2,1-2,3-
2 , 2 .
La longueur du scaphocérite est de 0,65 fois la
longueur de la carapace pour Na 10875, de 0,60
pour Na 10922, et de 0,50 pour Na 10876 ; son
bord externe porte de trois à sept spinules. Le
bord ventral de l’ischion-mérus des troisièmes
péréiopodes porte de 10 à 13 fortes épines (plus
de 7 à 18 épines «secondaires»), celui des
quatrièmes 11 ou 12 fortes épines (plus de 5 à
11 épines secondaires), celui des cinquièmes de 8
à 10 fortes épines (plus 7 ou 8 secondaires) ; les
Source : MNHN, Paris
132
R. CLEVA
chiffres les plus bas correspondent, pour les P3 et
P4, au spécimen le plus petit (les P5 manquent
chez cet individu).
Discussion. — L’espèce pour laquelle nous
établissons le genre nouveau Stylodactyloides,
présente un ensemble de caractères uniques dans
la famille des Stylodactylidae (se reporter à la
diagnose du genre, p. 129).
L’aspect général du corps, la taille, la disposi¬
tion et le nombre des épines rostrales, l’absence
de longues soies sur les pédoncules oculaires, la
présence (au moins chez les grands spécimens)
d’un palpe mandibulaire, la formule branchiale,
la rapprochent beaucoup des Stylodactylus, et
notamment des espèces de ce genre chez qui le
troisième segment abdominal ne recouvre pas.
vers l’arrière, la partie antérieure du quatrième,
le bord postéro-ventral des pleurons des qua¬
trième et cinquième segments abdominaux est
arrondi, et le telson moins de trois fois plus long
que sa plus grande largeur.
Le palpe mandibulaire, d’un seul article, fait
totalement défaut chez le plus petit de nos
spécimens : cet appendice, visiblement en régres¬
sion par rapport aux Stylodactylus, place ce
taxon entre ce dernier genre et les genres Neosty-
lodactylus et Parastylodactylus. Le stylocérite,
court et large, la rapproche par ailleurs des deux
genres précités.
Distribution. — Nouvelle-Calédonie et îles
Chesterfield, entre 200 et 415 m.
REMERCIEMENTS
Le Pr Jacques Forest a été l’instigateur et le
chef de mission des trois premières campagnes
Musorstom.
Alain Crosnier, océanographe à I’Orstom,
qui a participé à toutes les campagnes Musors¬
tom, nous a apporté tout au long de ce travail ses
encouragements et ses conseils ; il a en outre relu
et critiqué notre manuscrit.
M mc Michèle de Saint Laurent, qui a été à
l’origine de cette étude, commencée avec son
aide, a bien voulu par la suite se livrer à une
critique approfondie de notre manuscrit.
Bertrand Richer de Forges a récolté la
majeure partie du matériel néo-calédonien qu’il a
mis à notre disposition.
Les chercheurs dont les noms suivent ont
répondu à nos demandes de prêt de matériel :
F A. Chace (National Muséum of Natural
History, Washington), qui nous a par ailleurs
fourni des renseignements complémentaires sur
certaines espèces, P. Clark (British Muséum,
Londres), C. Fransen (Rijksmuseum van Natuur-
lijke Historié, Leyde), K. I. Hayashi (Shimonoseki
University of Fisheries, Japon), D. Platvoet
(Zôologisch Muséum, Amsterdam), R. Spring-
thorpe (Australian Muséum, Sydney), L. Tœfen-
bacher (Zoôlogische Staatssammlung, Munich),
M. Türkay (Natur-Museum Senckenberg, Franc¬
fort-sur-le-Main), M me M. Van der Merwe (South
African Muséum, Le Cap), N. A. Zarenkov
(Université de Moscou).
Le Dr F. A. Chace a accepté de relire et
critiquer notre travail.
M me Josette Semblât en a effectué la dactylo¬
graphie.
MM. Maurice Gaillard et Jacques Rebière
ont mis au propre à l’encre l’ensemble des dessins
de cette étude, que nous avons effectués nous-
même au crayon.
M. Pierre Laboute a mis à notre disposition
des photographies en couleur prises sur des
spécimens frais capturés lors des campagnes
effectuées en Nouvelle-Calédonie.
À tous nous adressons nos très sincères remer¬
ciements.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
133
Fig. 18. — a, b : Stylodactylus libratus Chace. 1983, J 5,5
10919) : a : vue latérale; b : vue dorsale.
m, Musorstom 5, îles Chesterfield, st. 299, 360-390 m (mnhn-n
Parastylodaciylus semblaiae sp. nov., $ 5mm, paratype, Musorstom 5, îles Chesterfield, st. 341, 630-620 m (mnhn-
“e':*? ïytofocyloïdnfwsnieri gen. nov., sp. nov., $ 13 mm, holotype. Musorstom 5, îles Chesterfield, st. 379, 370-400
™ g^Stylodactylusîicinus Chace, i 1?2 mm, Musorstom 5, îles Chesterfield, st. 367, 855-830 m (MNHN-Na 10882) :
f : vue latérale ; g : vue dorsale. Source ; MNHN, Paris
134
R. CLEVA
î, paratype. Musorstom 5, îles Chesterfield, st. 378, 355 m (mnhn-
Fig. 19. — a, b : Stylodaclylus laurentae sp. nov., 7,5 m
Na 10908) : a : vue latérale ; b : vue dorsale.
c, d : Stylodaclylus laurentae sp. nov., $ ov. 9,5 mm. paratype, Musorstom 5, îles Chesterfield, st, 338, 540-580 n
(MNHN-Na 10906) : c : vue latérale; d : vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
STYLODACTYLIDAE INDO-OUEST PACIFIQUES
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pylonotidae, Psalidopodidae). Byull. Moskov. Obsch. Ispyt.
Prirod. otdel Biol., 73 (3) : 57-62, fig. 1-4. (En russe avec un
résumé anglais).
Source : MNHN, Paris
des campagnes MUSORSTOM. VOLUME 6 -
RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. VOLUME 6 -
4
Crustacea Decapoda :
Gelastreutes crosnieri gen. nov., sp. nov.
(Hippolytidae) from New Caledonia
A. J. BRUCE
Division of Natural Sciences
Northern Territory Muséum
P.O. Box 4646
Darwin, Australia 0801
ABSTRACT
A single specimen of a small new hippolytid shrimp,
captured bctween 65-120 m off New Caledonia, îs described
and illustrated. A new genus, Gelastreutes, îs designated for
its accommodation, indicating its relationship with the
généra Gelastocaris Kemp, Latreutes Stimpson and Parala-
treutes Kemp. The new species, G. crosnieri , is remarkable for
its robust, highly calcified body and its similarity in general
body form to Gelastocaris paronae suggests that ît is also
probably a commensal species, possibly an associate ol
sponges.
RÉSUMÉ
Crustacea Decapoda : Gelastreutes crosnieri gen. nov., sp.
nov. (Hippolytidae) de Nouvelle-Calédonie.
Un spécimen unique d'une petite crevette appartenant a la
famille des Hippolytidae, capturé entre 65 et 120 m de
profondeur dans les eaux de la Nouvelle-Calédonie, est décrit
et illustré. Un nouveau genre, Gelastreutes, est créé pour
l'accueillir ; son nom rappelle les parentés existant entre lui et
les genres Gelastocaris Kemp, 1914, Latreutes Stimpson,
1860, et Paralatreustes Kemp, 1925.
La nouvelle espèce, G. crosnieri, est remarquable par son
corps très robuste et très calcifié, possédant une région
céphalothoracique aplatie ventralement et une dent latérale
antérieure fortement saillante sur la carapace, comme chez
Gelastocaris dont elle diffère par la présence de dents dorsales
sur la carapace, par les dactyles ambulatoires sans fortes
épines mésiales et latérales articulées, le bord latéral du
scaphocérite non spiculé et les bords ventraux des pleurons
abdominaux sans denticule. L’absence d'expodite sur les
troisièmes maxillipèdes distingue, par ailleurs, cette espece de
celles du genre Latreutes, tandis que la présence d une lorte
dent latérale antérieure sur la carapace et d une cpine
antennaire fixe, jointe à un céphalothorax aplati ventrale¬
ment, la distingue du genre Paralatreutes.
Bruce, A. J., 1990. — Crustacea Decapoda : Gelastreutes crosnieri gen.
A. Crosnier (ed.), Résultats des Campagnes Musorstom, Volume 6. Mém. Mus. na.
nov., sp. nov. (Hippolytidae) from New Caledonia. In :
t. Hisl. nat.. (A), 145 : 137-147. Paris ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
138
A. J. BRUCE
The hippolytid shrimp subfamily Latreutinae
Ortmann includes at présent, only four Indo-
West Pacific généra, Latreutes Stimpson, 1 860 ;
Tozeuma Stimpson, 1860; Gelastocaris Kemp,
1914 and Paralatreutes Kemp, 1925. The capture
of a single example an adult latreutinid shrimp,
from moderately deep water off New Caledonia,
that could not be referred to any of these généra,
is therefore of interest and a new genus Gelas-
treutes is now erected for its for accommodation.
SYSTEMATIC ACCOUNT
Gelastreutes gen. nov.
Diagnosis. — Carapace smooth ; rostrum well
developed, stout, posterior dorsal carina distinct,
dentate, anterior carina obsolète, ventral carina
deep, latéral carina proximally expanded ; supra-
orbital and hepatic spines absent ; epigastric
tooth, antennal spine présent, non-articulate,
anterior latéral carapace acutely produced, anté¬
rolatéral carapace spinulate. Abdomen smooth,
anterior pleura ventrally produced, rounded ;
sixth segment with postérolatéral angle fixed ;
telson with 2 pairs of small dorsal spines, 2 pairs
small posterior spines. Eye with cornea hemi-
spherical, feebly pigmented, stalk with anterodis-
tal cylindrical process. Antennule without stato-
cyst, stylocerite large, peduncle without mobile
distal plate ; upper flagellum uniramous. Basice-
rite with elongate dorsal process, scaphocerite
laterally non-denticulate. Mandible without palp
and incisor process. First maxilliped with reduced
flagellum, caridean lobe large. Second maxilliped
with non-setose flagellum, epipod without podo-
branch. Third maxilliped without exopod, with
latéral plate, without epipod. Ail pereiopods
without arthrobranchs. First and second pereio¬
pods chelate, first pair with robust similar sub-
equal chelae, merus and ischium fused, coxa with
epipod; second with subequal chelae, small,
carpus 3-segmented. Ambulatory pereiopods
robust, dactyls compressed, biunguiculate, with
additional accessory spines, propods strongly
spinulate ; merus with articulated distolateral
spine. Uropods normal.
Type species. — Gelastreutes crosnieri sp. nov.
Etymology. — From the generic names Gela¬
stocaris and Latreutes, first used by Kemp (1914)
and Stimpson (1860) respectively. Gender : mas¬
culine.
Systematic position of the Genus Gelas¬
treutes. — The new genus Gelastreutes is most
closely related to the généra Gelastocaris Kemp,
1914, Latreutes Stimpson, 1860 and Paralatreu¬
tes Kemp, 1925, and shares with these généra the
following characters : (i) mandible lacking palp
and incisor process, (ii) pereiopods without
arthrobranchs, (iii) carpus of second pereiopod
with three segments and (iv) posteroventral angle
of sixth abdominal segment non-articulate.
Gelastreutes resembles Gelastocaris in its gene¬
ral body form, i.e, the dorsally hunched cara¬
pace, with ventrally flattened cephalothoracic
région, with very strongly produced antérolatéral
angles to the carapace, but differs from that
genus in the lack of huge articulated médial and
latéral spines on the corpus of the ambulatory
dactyls, non-spinulate latéral margin of scapho¬
cerite and the rounded ventral margins of the
pleura.
Gelatreutes further resembles both Latreutes
and Paralatreutes in the features listed above.
Both these généra include shrimps of subcylindri-
cal body form, not distinctly ventrally flattened
and both are generally only moderately calcified.
Both these généra lack the large acutely produ¬
ced antérolatéral angle of the carapace found in
Gelastreutes. In addition, Latreutes possesses an
exopod on the third maxilliped, which is absent
in Gelastreutes, and Paralatreutes has a small
post-marginal articulated antennal spine, whe-
reas in Gelastreutes the antennal spine is fixed
and marginal.
Adapting the key provided by Holthuis (1955),
these généra may be separated as follows :
Source : MNHN, Paris
GELASTREUTES CROSNIERI GEN. NOV., SP. NOV.
139
22. Dactyls of the last three pairs of pereiopods with corpus bearing large
articulated unguis, distoventral, médial and latéral spines ; outer margin of
scaphocerite spinulate ; ventral margin of abdominal pleura denticulate
. Gelastocaris
— Dactyls of last three pairs of pereiopods without large articulated médial
and latéral spines; outer margin of scaphocerite non-spinulate ; ventral
margins of abdominal pleura non-denticulate. 22a
22a. Third maxilliped with exopod. Latreutes
— Third maxilliped without exopod. 23
23. Pereiopods without epipods ; antérolatéral angle of carapace entire-
. Tozeuma
— First four pereiopods with epipods; antérolatéral angle of carapace
denticulate. ^
24. Cephalothoracic région strongly ventrally flattened, anterior latéral angle of
carapace strongly produced as large flattened toothlike projection ; antennal
spine fixed. Gelastreutes
— Cephalothoracic région not strongly flattened ventrally, without antéro¬
latéral toothlike projection ; antennal spine mobile. Paralatreutes
Gelastreutes crosnieri sp. nov.
Figs 1-4
Material examined. — New Caledonia. Mus-
orstom 4 : stn 187, 10°08.3' S, 163°29.3'E, 65-
120 m, 19 September 1985 : 1 $ holotype, cl =
6,1 mm (mnhn-na 11144).
Description. — A small sized, stoutly built,
very strongly calcified shrimp, of generally sub-
cylindrical form.
Carapace smooth, glabrous, dorsally convex,
ventrally flattened, particularly anteriorly ; ros-
trum well developed, about 1.07 of postorbital
carapace length ; dorsal carina well developed,
posteriorly, broad with five small acute teeth,
posterior two rather subacute, situated posterior
to level of posterior orbital margin, three teeth
situated over posterior third of rostrum, distal
two thirds of dorsal carina obsolète, dorsal
margin with stout, blunt preterminal tooth ;
latéral carinae broadly expanded posteriorly over
orbital région, latéral margins convex, unarmed,
distal margins narrow, tapering to a stout blunt
tip ; ventral carina well developed, deep, laminar,
about 3.0 times longer than proximal depth,
tapering distally to broadly rounded tip, ventral
margin mainly straight, non-setose, unarmed,
posterior angle produced posteriorly to articulate
with ventral process of opthalmic somite ; cara¬
pace without supraorbital and hepatic spines,
epigastric tooth small, stout, at about 0.5 of
postorbital carapace length ; orbit well developed,
dorsally and posteriorly, forming deep fossa,
inferior orbital angle well developed, acutely
produced. medially curved, forming ventral border
of orbit, antennal spine small, acute, fixed,
marginal, not exceeding inferior orbital angle,
antennal notch deeply concave, latéral angle of
carapace strongly produced as large acute flattened
tooth extending far anterior to level of inferior
orbital angle, overlapping level of posteroventral
margin of rostrum ; antérolatéral margin oblique,
with 3-4 small acute marginal teeth ; ventral
margin of branchiostegite sinuous.
Abdomen smooth, glabrous, segments not
produced, without carinae ; fifth segment about
0.95 of length of sixth, sixth segment about as
long as deep, feebly depressed, postérolatéral
angle feebly produced, subacute, latéral angle
expanded, feebly produced, blunt, ventral mar¬
gin setose ; pleura of first three segments strongly
calcified, ventrally produced in blunt rounded
lobes, third segment posteriorly bluntly angular,
fourth segment posteriorly produced, ventral
margin sinuous, fifth segment posteriorly broadly
produced, bluntly angular, ventral margin convex ;
ventral borders of pleura with short plumose
setae. Telson about 1.8 times sixth segment
length, about 2.7 times longer than anterior
Source : MNHN, Paris
140
A. J. BRUCE
Fig. I. - Gelas,reu,es crosnieri gen. nov., sp. nov., holotype female, New Caledonia.
width, strongly concave ventrally, latéral mar-
gins straight, posteriorly convergent, distally
setose, posterior margin about 0.25 of anterior
margin width, strongly produced medially on
blunt subtriangular process ; two pairs of dorsal
spines, latéral spines small, similar to dorsal
médial spines larger, short, stout, blunt, about
0.045 of telson length.
Eye with large globular, feebly pigmented
cornea, without accessory pigment spot, slightly
oblique; stalk short, stout, about 1.2 times
longer than distal width, distal anterior margin
with subcylindrical process with expanded tip
extendmg well beyond corneal margin in laterai
\new with globular process with central cavity
(?) adjacent ventrally.
Antennule with peduncle extendmg to about
0.33 of rosirai length, nagella slightly exceeding
tip of rostrum ; proximal segment about 1.1 times
longer than proximal width, distodorsal margin
laminar, ventrally concave, with acute dorsola-
teral marginal tooth, without ventromedial tooth,
statocyst obsolète ; stylocerite large, triangular,
distinctly exceeding anterior margin of cornea’
reaching almost to distolateral margin of segment ;
intermediate segment short, about 1.2 times
broader than long, 0.6 of médial length of
proximal segment distodorsally concave ; distal
segment short, subequal to intermediate segment
length, triangular in dorsal outline ; upper fla-
gellum obliquely articulated with latéral aspect
of terminal segment, uniramous, short, feebly
separated segments with continuous dense brush
of aesthetascs laterally along whole of latéral
margin, including four terminal segments ; lower
flagellum ventrally articulated, slender, simple,
subequal to upper flagellum length, about 27 seg¬
ments.
Antenna with stout basicerite, with elongated
ventrolateral process, with rounded ventrolateral
Source : MNHN, Paris
GELASTREUTES CROSNIERI GEN. NOV., SP. NOV.
141
Fig. 2. - MM crosnieri gen. nov. sp. nov, holotype fenrale : a. anlerior carapace and rostrum laicral a.psçt :
b anterior carapace, rostrum, right antenna and eye, dorsal aspect ; c, infenor orbital région, dorsal, left, d, anterior
latéral angle of carapace, left, ventral ; e, antennule ; f, stylocerite ; g, antenna, ventral ; h, basicerite, latéral,
i, scaphocerjte° dorsal; j, same, distolateral tooth ; k, eye; 1, first pleopod ; m, telson ; n. same, postenor spines.
o, uropod ; p, same, exopod, postérolatéral angle.
Source : MNHN, Paris
142
A. J. BRUCE
Source : MNHN, Paris
GELASTREUTES CROSNIERI GEN. NOV., SP. NOV.
143
process, with rounded distodorsal lobe and small
distoventral tooth ; carpocerite reaching to about
0.33 of scaphocerite length, slightly exceeding
distal margin of antennular peduncle, compressed,
about 1.7 times longer than central width, flagel-
lum short, slender, about 2.5 times postorbital
carapace length ; scaphocerite robust, slightly
shorter than rostrum, about 0.88 of postorbital
carapace length, 3.2 times longer than maximal
width, at about 0.25 of length, strongly tapered
distally, latéral margin strongly convex, non-spi-
nulate, with short blunt distal tooth, lamina with
médial margin straight, densely setose, with
ventrally deflected plumose setae, not reduced
distally, not exceeding distolateral tooth.
Epistome with small acute médian process.
Second thoracic sternite with large triangular
médian tooth, third sternite with broad truncate
médian plate, fourth broad, unarmed, fifth ster¬
nite narrow, coxae of pereiopods contiguous,
posterior sternites broad, unarmed.
Mandible with corpus stout, without palp ;
molar process robust, distally truncate with
blunt central teeth, dense bands of peripheral
setae ; incisor process absent. Maxillula with
simple palp, angulate, tapering distally, with
short plumose distolateral setae ; upper lacinia
broad, distoventral margin rounded, with nume-
rous short simple spines distally, intergrading
to setae proximally, several coarsely plumose
setae distodorsally ; lower lacinia subcylindrical,
short, blunt, with numerous long spiniform setae
and slender setae distally. Maxilla with broad
tapering, distally narrow, non-setose palp ; basal
endite large, bilobed, proximal lobe larger than
distal, overlapping, densely setose medially, upper
lobe with coarsely plumose setae dorsally ; coxal
endite small, simple, with 7-8 long stout, coarsely
plumose setae dorsally ; scaphognathite damaged
in dissection, anterior lobe short, broad, length
about 0.8 of width, médial margin angulate,
posterior lobe missing. First maxilliped with
large single segmented, distally expanded palp,
proximally swollen, with médial aspect concave
and posterior border setose, latéral border non-
setose, basal endite broad, bluntly angulate
distomedially, densely setose medially especially
proximally, overlapping coxal ending dorsally ;
coxal endite large, swollen, medially flattened,
concave, glabrous, margins densely setose ; exo-
pod with distal flagellum feebly developed with
12-14 plumose setae, proximal flagellum robust,
with large narrow caridean lobe ; epipod large,
triangular, feebly bilobed. Second maxilliped
with feebly developed endopod, dactylar segment
subcircular, with numerous spines and setae ;
propodal segments with few slender spiniform
distomedial setae; carpal segment with small
subacute médial process, merus short, ischium
and basis fused, medially excavate ; exopod with
slender tapering non-setose flagellum ; coxa with
small proximal médial process, epipod large,
simple, elongate, without podobranch. Third
maxilliped with endopod robust, reaching to
level of distal margin of antennular peduncle ;
ischiomerus and basis completely fused, distal
portion swollen, proximal portion compressed,
markedly narrowed in latéral view, about
3.4 times longer than maximal width, disto¬
medial margin with row of about 10 small spines,
proximolateral margin with coarsely plumose
setae, penultimate segment short and stout,
about 0.33 of proximal segment length, 1.5 times
longer than wide, with numerous transverse rows
of spiniform setae dorsolaterally, laterally with
short paired médial, latéral distoventral spines ;
terminal segment about 0.8 of proximal segment
length, strongly dorsoventrally compressed, about
3.3 times longer than proximal width, slightly
narrowed distally, with 7 stout, deeply pigmented
distal marginal spines, separated by smaller
acute processes, with 7 transverse rows of serru-
late spines dorsolaterally and laterally, without
exopod ; coxal segment stout with small round
distomedial plate, large oval plate laterally,
without arthrobranch.
First pereiopods short, stout, unequal, reaching
to about middle of carpocerite length ; chela
robust, about 0.25 of postorbital carapace length,
palms subcylindrical, smooth, slightly compres¬
sed, tapering distally, almost 1.5 times longer
than proximal depth, with few cleaning setae
proximally ; Angers about 0.7 of palm length,
strongly subspatulate, with sharp latéral cutting
edges ; dactylus about 2.2 times longer than
proximal depth, with four stout deeply pigmented
distal spines, groups of serrulate setae distome¬
dially and laterally, fixed finger similar, about
3.0 times longer than deep, with three stout
deeply pigmented spines distally ; carpus about
subequal to palm length, about 1.6 times longer
than distal width, distolaterally excavate with
strong acute distodorsal tooth, with feeble clea¬
ning setae distoventrally ; merus about 0.8 of
Source : MNHM, Paris
144
A. J. BRUCE
Source : MNHN, Paris
GELASTREUTES CROSNIER1 GEN. NOV., SP. NOV.
145
chela length, robust, about 2.4 times longer than
central width, obliquely articulated with ischium,
about 3.2 times longer than ventral width, dorsal
border very short, basis dorsally articulated with
coxa, possibly fused, without exopod ; coxa
stout, without médian process, with small dis-
tally hooked epipod.
Second pereiopods similar, short, slender, ex-
tending anteriorly to about level of middle
of carpocerite ; chela with palm subcylindrical,
slightly compressed, about 2.25 times longer
than proximal depth, Angers compressed, with
groups of serrulate setae distomedially and lat-
erally, without sharp cutting edges, dactylus
about 2.5 times longer than deep, with two long
slender distal spines, fixed finger similar, with
single distal spine, spines distinctly pigmented ;
carpus about 2.1 times length of chela, about 9.0
times longer than distal width, three segmented,
segments in ratio approximately 1:2:1 ; merus
about 1.4 times chela length, 5.5 times longer
than central width ; ischium subequal to chela
length, 3.0 times longer than distal width, tape-
red proximally ; obliquely articulated with basis ;
basis and coxa short, without spécial features.
Ambulatory pereiopods robust. Third pereiopod
extends distally to about end of carpocerite ;
dactylus robust, compressed, unguis distinctly
articulated, about 0.65 of corpus length, 2.3 times
longer than wide, corpus about 1.5 times longer
than deep, with large articulated distoventral
spine, larger than unguis, with single small
articulated ventral spine, with two distodorsal
and one distolateral broad serrulate setae ; pro-
pod about 0.37 of postorbital carapace length,
modérately compressed, about 6.5 times longer
than central depth, with subterminal pair of
stout distoventral spines, one distal ventral pair
and 6 single spines along ventral margin, each
with short broad serrulate seta laterally ; dorsal
margin with short sparsely plumose setae ; carpus
about 0.5 times propod length, with strong disto¬
dorsal lobe, unarmed, about 2.25 times longer
than distal width ; merus stout, about 1.4 times
propod length, about 5.8 times longer than
central depth, with large articulated preterminal
distolateral spine, dorsal margin with numerous
long coarsely plumose setae ; obliquely articu¬
lated with ischium ; ischium about 0.5 of merus
length, 3.5 times longer than distal width, unar¬
med ; basis about 0.3 of propod length ; coxa
stout, with monosetal setobranch and epipod.
Fourth and fifth pereiopods similar, more slender,
fourth propod about 0.94 of third, fifth about
0.85, with more feeble ventral spinulation, fifth
pereiopod dactyl with large distoventral spine,
two smaller spines proximally ; fifth pereiopod
without epipod : dactylar and propodal spines ail
slightly pigmented.
Branchial formula : Maxillipeds Pereiopods
1 2 3 1 2 3 4 5
Pleurobranchs -+ + + + +
Arthrobranchs
Podobranchs
Setobranchs --+ + +
Epipods ++ — — + + + —
Exopods + + —-
Pleopods with protopodites robust. First pleo-
pod with protopodite 2.0 times longer than
central width ; exopod 4.0 times longer than
wide, subequal to protopod length ; endopod
about 0.4 of exopod length, 3.2 times longer than
central width, distal 0.5 of médial margin, 0.7 of
latéral margin with long finely plumose setae,
distal two thirds of proximal half of médial
margin with about 10-12 serrulate setae ; appen-
dix interna well developed, at about 0.5 of
médial margin length, extending to level of tip of
endopod, with distomedial concinnuli only. Pos-
terior pleopods with endopod well developed
with appendix interna.
Uropod with latéral lobe of protopodite feebly
acute ; exopod exceeding tip of telson, about
2.6 times longer than broad, latéral margin
feebly convex, with small acute distolateral tooth
at about 0.85 length with mobile spine medially,
diaeresis feebly distinct ; endopod about 0.95 of
exopod length, 3.0 times longer than wide.
Measurements (mm). — Postorbital carapace
length, 6.1 ; carapace and rostrum, 12.3 ; total
body length (approx.) 30.0.
Remarks. — In its general morphology, Gelas-
treutes crosnieri agréés closely with the related
Indo-West Pacific généra, Gelastocaris, Latreutes,
and Paralatreutes, and to the less closely related
genus Tozeuma. The reduced exopod on the
second maxilliped is similar on both left and
right sides, suggesting that this is a normal
feature and not due to injury or abnormal
variation. In Gelastocaris this exopod is well
developed, divided into a stout, rigid proximal
portion and a slender flexible setose flagellar
Source : MNHN, Paris
146
A. J. BRUCE
portion distally. The flagellum on the exopod of
the first maxilliped in Gelastreutes is also short,
but well provided with numerous short plumose
setae, but definitely shorter than in Gelastocaris.
Another feature of unusual interest is the elonga-
ted process, of unknown function, extending
from the distomedial surface of the eyestalk. The
presence of a similar procès, described as “ a
slender process which runs up alongside the comea
and projects slightly beyond it ”, has been noted
in Paralatreutes bicornis by Kjemp (1925) and
Chace (1972) has noted a prominent rounded
lobe in a similar position in Latreutes inermis but
no similar process can be discerned in Gelastoca¬
ris paronae. In Gelastreutes, the ophthalmic
somite is provided with a ventromedial process
that articulâtes with the posterior margin of the
rostrum. In Gelastrocaris paronae a transverse
bar is présent in this position, with a small
médian notch into which the posterior margin of
the rostrum fits.
DISCUSSION
The subfamily Latreutinae Ortmann, 1896,
has recently been resurrected by Christoffersen
(1987) and includes four généra with species
occurring in the Indo-West Pacific région, two of
which, Gelastocaris Kemp and Paralatreutes
Kemp, are monospecific and confined to that
région. The other généra, Tozeuma Stimpson and
Latreutes Stimpson, both with numerous species,
also occur outside the Indo-West Pacific area.
The fifth genus, Trachycaris Caïman, also mono¬
specific, occurs only in the Atlantic région.
The Latreutinae is characterised by the pre¬
sence of a well developed rostrum, with a very
strongly developed ventral lamina, the dorsal
lamina often being poorly developed ; mandible
lacking palp and incisor process ; third maxilli¬
ped with distal segment of endopod short,
flattened, truncate ; second pereiopod with two
or three carpal segments ; ail pereiopods without
arthrobranchs ; sixth abdominal segment without
an articulated posteroventral plate ; telson with
two pairs of dorsal spines and posterior margin
with a médian process. The genus Gelastreutes
readily fits into the définition, without the neces-
sity of any further modification.
Typically, the Indo-West Pacific species of the
various généra of the Latreutinae are intertidal
or of shallow-water distribution, and of either
free-living or commensal habits. Latreutes and
Tozeuma species may be commensal with other
marine invertebrates, particularly coelenterates,
or free-living among algae or sea grasses. Gelas¬
tocaris paronae is a commensal of sponges and
the niche occupied by Paralatreutes bicornis is
uncertain, as the specimens were obtained by
trawl from a depth of 6-8 m. The Q-shaped
cross section of the cephalothoracic région of
Gelastreutes closely resembles that of Gelastoca¬
ris, and implies that it occupies a somewhat
similar niche in which it clings closely to some
host animal, possibly also a sponge. Its exact
depth of capture can not be precisely determined,
being anywhere between 60 m and 120 m.
ACKNOWLEDGEMENTS
I am most grateful to Dr Alain Crosnier for
the opportunity to report on this shrimp, collec-
ted through the Musorstom research prog¬
ramme in New Caledonia, and to Dr J. Forest
for the facilities provided in the Laboratoire de
Zoologie (Arthropodes) of the Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris.
Source : MNHN, Paris
GELASTREUTES CR0SNIER1 GEN. NOV., SP. NOV.
147
REFERENCES
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Source : MNHN, Paris
TS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. VOLUME 6
5
Crustacea Decapoda :
from New
Deep-sea Palaemonoid shrimps
Caledonian waters
A. J. BRUCE
Division of Natural Sciences
Northern Territory Muséum
P.O. Box 4646
Darwin, Australia 0801
ABSTRACT
A small collection of 31 specimens of deep-sea palaemonoid
shrimps has been examined and found to contain eight
undescribed species : five species of the genus Periclimenes, P.
parvispinatus, P. fujinoi, P. uniunguiculatus. P. vaubani, P.
richeri ; one species of Pontonia, P. monnioti ; a second
species of the genus Mesopontonia, M. gracilicarpus and one
species of a new genus, Altopontonia, A. disparostris. One
specimen of P. vaubani was collected from 650 m, representing
the greatest depth from which material was obtained. Most
of the species collected are probably associâtes of other
marine invertebrates, but only one association was established
with certainty, that of P. monnioti with an ascidian host.
Only three of the species collected hâve been previously
described, and two, Urocaridella gracilis and Anchistioides
willeyi , are now recorded for the first time from over 100 m.
RÉSUMÉ
Crustacea Decapoda : Crevettes Palaemonides des eaux
profondes de la Nouvelle-Calédonie.
Trente et une crevettes appartenant au sous-ordre des
Palaemonoidea ont été récoltées dans les eaux profondes de
la Nouvelle-Calédonie. Elles appartiennent à douze espèces
dont trois seulement étaient connues. Parmi les neuf autres,
l'une, Periclimenes sp., était trop abîmée pour être identifiée
au-delà du genre ; les huit restantes, nouvelles, comprennent
cinq Periclimenes, P. parvispinatus, P. fujinoi, P. uniunguicula¬
tus, P. vaubani et P. richeri , une Pontonia, P. monnioti, une
Mesopontonia, M. gracilicarpus, qui est la deuxième espèce
connue du genre, et une espèce d’un nouveau genre Altopon¬
tonia, A. disparostris. Le spécimen capturé à la plus grande
profondeur est un P. vaubani trouvé à 650 m.
Cette étude porte de 21 à 33 le nombre des Palaemonoidea
indo-ouest-pacifiques trouvées à plus de 100 m de profon-
deur.
Les espèces étudiées ici, de même que les espèces d’eau peu
profonde qui leur sont voisines, sont très vraisemblablement
commensales d’autres invertébrés marins, mais ceci n’a pu
être établi avec certitude que pour une seule espèce, Pontonia
monnioti, qui vit par couple dans une ascidie. Mesopontonia
gracilicarpus doit être associée à une gorgone et les divers
Periclimenes probablement à des coelentérés ou des échino-
dermes.
Bruce, A. J., 1990. — Crustacea Decapoda : Deep-sea Palaemonoid shrimps from New Caledonian waters. In : A. Crosnier (ed.),
Résultats des Campagnes Musorstom, Volume 6. Mém. Mus. natn. Hist. nat., (A), 145 : 149-215. Paris ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
150
A. J. BRUCE
INTRODUCTION
Shrimps of the suborder Palaemonoidea are at
their greatest diversity in shallow tropical waters,
with relatively few recorded from deeper water.
The indo-west pacifie deep-sea pontoniine fauna,
reviewed by Bruce (1981, 1985) reported only
21 species. With the addition of palaemonoid
species described in the présent report, the
number is now increased to 33, with the following
généra represented : Periclimenes (19 spp), Peri-
climenaeus (3 spp.), Mesopontonia (2 spp.) and
Urocaridella, Palaemonella, Dasycaris, Plesiopon-
tonia, Altopontonia, Thaumastocaris and Anchis-
tioides (1 sp. each), ail known from over 100 m
depths.
The material here studied is derived from a
sériés of campaigns ail made in the deeper waters
off New Caledonia, in 1985, 1986 and 1987, with
the exceptions of those designated under the
name of Musorstom 5, which took place in the
Chesterfield Islands (see Richer de Forges, this
volume p. 00).
Most of the species so far recorded are
probably, like so many of their shallow water
relatives, associated with marine invertebrate
hosts but the collecting methods generally em-
ployed, trawls or dredges, obscure any superficial
associations that may be represented. Shrimps
living on the outer surfaces of coelenterate or
echinoid hosts are likely to hâve these relation-
ships obscured, whereas those living inside sponges
or ascidians seem more likely to hâve them
preserved. It seems that further information,
possibly to be provided through the increased
use of submersibles, will be necessary before the
relative importance of commensalism in deeper
water can be properly assessed.
In the following account, carapace length
refers to the postorbital carapace length. The
specimens are deposited principally in the collec¬
tions of the Muséum national d’Histoire natu¬
relle, Paris.
SPECIES LIST
1- Urocaridella gracilis Borradaile, 1915
2. Periclimenes hertwigi Balss, 1913
3. Periclimenes parvispinatus sp. nov.
4. Periclimenes fujinoi sp. nov.
5. Periclimenes uniunguiculatus sp. nov.
6. Periclimenes vaubani sp. nov.
7. Periclimenes richeri sp. nov.
8. Periclimenes sp.
9. Pontonia monnioti sp. nov.
10. Altopontonia disparostris gen. nov., sp. nov.
11. Mesopontonia gracilicarpus sp. nov.
12. Anchistioides willeyi Borradaile, 1899
SYSTEMATIC ACCOUNT
Palaemoninae
UROCARIDELLA Borradaile, 1915
Urocaridella gracilis Borradaile, 1915
Restricted synonymy
Urocaridella gracilis Borradaile, 1915:210; 1917:
352, pl. 53, fig. 2. — Kemp 1922 : 122.
Leander urocaridella Holthuis, 1950 : 28. —
Johnson, 1960 : 55; 1976 : 29.
Material examined. — New Caledonia. Lagoon
survey : stn 397, 22°39.5' S, 167°10.6' E, 125 m,
23 January 1985 : 1 $ (mnhn-na 11245).
Remarks. — The single example was collected
from the Grand Récif Sud and has a carapace
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
151
length of 3.7 mm, with a rostral dentition of
7/10, with three postrostral teeth situated on the
carapace, three of the distodorsal teeth being
small and preterminal. The mandibular palps
were readily visible.
This species has not been previously recorded
from depths of over 100 m. The Siboga Expédi¬
tion specimens (Holthuis, 1950) were collected
in depths of not more than 55 m. Not previously
recorded from New Caledonia.
Distribution. — Type locality : Maldive
Islands. Also known from Chilka Lake, India,
Andaman Islands, Mergui Islands, Singapore,
and Indonesia.
PONTONIIN AE
PERICLIMENES Costa, 1844
Periclimenes hertwigi Balss, 1913
Figs 1-2, 39c
Restricted synonymy
Periclimenes hertwigi Balss, 1913 : 235 ; 1914 :
49, figs 28-30.
Periclimenes (Ancylocaris) gracilipes Kubo, 1940,
41, figs 8-10.
Periclimenes (Periclimenes) hertwigi. - Holthuis,
1952 : 43, figs 11-12.
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn CP 45, 22° AT S, 167° 15' E, 430-405 m,
30 August 1985 : 1 <?, 1 ovig. 9 (mnhn-na 12570).
— Stn CP 52, 23°06'S, 167°47'E, 540-600 m,
31 August 1985 : 1 9 bopyridized (mnhn-na
12571).
Smib 2 : stn DW 6, 22°56' S, 167°16'E, 442-
460 m, 17 September 1986 : 1 9 bopyridized
(mnhn-na 11143).
Chalcal 2 : stn DW 75, 24°39.31'S, 168°
39.67' E, 600 m, 29 October 1986 : 1 (mnhn-na
11156).
Remarks. — Specimens from CP 52, DW6,
lack the second pereiopods but can be safely
identified through the morphology of the rostrum,
antérolatéral carapace, ambulatory pereiopods
and telson, which agréé well with the data
provided by Balss (1914) and Holthuis (1952).
The larger bopyridized specimen has seven dorsal
and two small distoventral rostral teeth. The
Siboga Expédition specimen had a rostral denti¬
tion of six dorsal and one ventral tooth. The
smaller male specimen has the rostrum reaching
to the level of the middle of the distal segment of
the antennular peduncle, with only five dorsal
and a single small ventral tooth. In both speci¬
mens the antennal spine is stout, marginal, and
far exceeds the inferior orbital angle. The hepatic
spine is very robust, anteriorly situated and
extends well beyond the anterior margin of the
carapace. In the male specimen only the fourth
left pereiopod is preserved. The propod has a
pair of long distoventral spines, about as long as
the distal width of the propod, both finely
denticulate along the dorsal margin, with five
further single simple spines spaced along the
ventral border. The dactyl is similar to the figure
provided by Holthuis (1952), with the characte-
ristic zone of fine spinules at the base of the
unguis. The third pereiopod of the larger speci¬
men is generally similar but has two pairs of
distoventral spines and six ventral spines. The
telson of the larger specimen is rather narrower
than in the Siboga specimen, about 3.0 times
longer than the anterior width, compared with
2.5 times, with the dorsal and posterior spines
more robust. The intermediate dorsal spines are
about 0.14 of the telson length, stout, and about
3.0 times the length of the short latéral spines. In
the Siboga specimen, they are 0.2 of the telson
length, slender, and about 1.8 times the length of
the latéral spines. The antennule has the proxi¬
mal segment strongly produced antero-laterally
where the latéral lobe bears a very robust
distolateral tooth that reaches to a level of one
third of the distal segment. The ventromedial
margin bears a very strong tooth at about half its
length. The upper flagellum is biramous with the
six proximal segments fused, with only two
segments on the shorter free ramus ; about 9-10
groups of aesthetascs are présent. The lamella of
the scaphognathite is broad, about 2.3 times
longer than the central width and the strong
distolateral tooth distinctly exceeds the lamella.
The exopod of the uropod is laterally convex and
bears a small acute tooth distally with a larger
mobile spine medially, not two spines, as in the
Siboga specimen.
Previously reported from depths of 120 m
Source : MNHN, Paris
152
A. J. BRUCE
FlG ' 1 '^un^T"pn,^n.T’ BalSS ; b0 Py‘ di “d female, stn DW6. a, anterior carapace and rostrum, eye and antennal
rts- of“dis'Æ“oo'h , ïï,^r^ s ' dac,yi an<i propod - '• tti ” n - r ' "«• ppsK ™
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS 153
(Balss, 1914) to 275 m (Bruce, 1972), the
présent record of a specimen at 600 m represents
a considérable extension in the known bathymé¬
trie range of this species.
Measurement (mm). — Carapace lengths ; S
4.2 ; $ 2.5.
Parasite. — Bopyrinina paucimaculata Mark-
ham (Isopoda : Bopyridae).
Distribution. — Type locality, Sagami Bay,
Japan. Also known from Kumano-nada, Honshu,
Japan ; East China Sea ; Kei Islands, Indonesia ;
Queensland, Australia.
Source : MNHM, Paris
154
A. J. BRUCE
Periclimenes parvispinatus sp. nov.
Figs 3-6, 39d
Material examined. — New Caledonia. S.W.
Récif Jouan, 200 m, trap, 4 Mardi 1977 : 1 ovig.
Ç, holotype (mnhn-na 11150).
Description. — A small-sized, moderately
robust shrimp of subcylindrical body form.
Carapace smooth, glabrous, with rostrum well
developed, equal to about 0.58 of carapace length,
depressed, reaching to slightly beyond antennular
peduncle, distally acute ; teeth ail anterior to
posterior orbital margin, except one smaller
acute tooth over anterior carapace posterior to
orbital margin ; latéral carina conspicuous, mar-
kedly thickened, particularly proximally, ventral
carina obsolète proximally, distinct distally, with
single small acute tooth at level of interspace
between 7-8th dorsal teeth, distal margin strongly
convex, dorsal interdental spaces setose, ventral
margin of carina setose proximally to tooth ;
supraorbital spines absent, orbit feebly develo¬
ped ; inferior orbital angle distinctly produced,
blunt, with feeble reflected inner flange ; anten-
nal spine small, slender, marginal, not exceeding
inferior orbital angle ; hepatic spine small, slen-
Fig. 3. — Periclimenes parvispinatus sp. nov., ovigerous female, holotype, stn CB 2.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
155
Source : MNHN, Paris
156
A. J. BRUCE
der, similar to antennal, at much lower lever,
slightly posterior to level of first dorsal rostral
tooth ; antérolatéral angle of carapace not pro-
duced, blunty angular.
Abdominal segments smooth, glabrous ; third
segment not posterodorsally produced ; fifth
segment about 0.6 of sixth segment length, sixth
segment about 1.5 times longer than deep, with
postérolatéral angle acute, posteroventral angle
stout, less acute ; pleura of first three seg¬
ments enlarged, broadly rounded, fourth and
fifth slightly produced posteriorly, rounded. Tel-
son about 1.6 times sixth segment length, about
2.9 times longer than anterior width, tapering
posteriorly, latéral margin sub-straight, posterior
margin about 0.3 of anterior width, with small
central projection with small médian point ; two
pairs of well developed dorsal spines présent at
0.5 and 0.8 of telson length ; posterior margin
with three pairs of spines, latéral spines small,
distinctly shorter than dorsal spines, interme-
diate spines well developed, robust, about 0.22 of
telson length, submedian spines about 0.6 of
intermediate spine length, slender, setulose.
Eye with large globular, well pigmented cor-
nea, without distinct accessory pigment spot,
oblique, diameter about equal to stalk length ;
stalk slightly compressed, about as long as
maximum width.
Antennular peduncle slightly exceeding level
of eighth dorsal rostral tooth ; proximal segment,
about 1.6 times longer than central width, with
slender acute stylocerite laterally, reaching to
about 0.6 of médial length ; antérolatéral margin
broadly produced with large lobe, anteriorly
setose, with short acute distolateral tooth, both
reaching to level of proximal margin of distal
peduncular segment ; ventral médial border with
small acute tooth proximally at 0.3 of length ;
statocyst normally developed, with granular sta-
tolith ; intermediate and distal segments very
obliquely articulated, intermediate segment short,
dorsal length about 0.2 of proximal segment
length, with broad, setose latéral lobe; distal
segment about 0.37 of proximal segment length ;
upper flagellum biramous, short, about 0.3 of
postorbital carapace length, 7 proximal segments
fused, shorter free ramus with four segments
°nly, longer ramus with about 23, with about
20 groups of aesthetascs présent ; lower flagellum
very slender, about 0.85 of postorbital carapace
length.
Antennal basicerite with short, stout, subacute
latéral tooth ; carpocerite short, about 0.28 of
scaphocerite length, flagellum about four times
carapace length ; scaphocerite extending far
beyond rostrum and antennular peduncle, ex¬
ceeding these by almost half its length, broad,
about 2.3 times longer than central width, latéral
margin feebly convex with stout distolateral
tooth reaching level of broadly rounded distal
margin of lamella.
Epistome unarmed. Thoracic sternites nar-
row, fourth sternite without slender médian
process.
Mouthparts generally, typical of genus. Man-
dible moderately robust, without palp ; molar
process normal, with strong blunt teeth and
small groups of setae ; incisor process distally
truncated, with four acute teeth, central pair
small, outer teeth unequal. Maxillula with feebly
bilobed palp, larger lower lobe with small ventral
tubercle with short simple seta ; upper lobe
slightly expanded, distal margin with 7-8 simple
spines and numerous short setae; lower lobe
short, tapering, blunt, with numerous setae and
slender distal spines. Maxilla with short, slender,
nonsetiferous palp, basal endite deeply bilobed,
upper lobe distally rounded with about 20 slender
simple setae, lower lobe distally oblique, with
about 15 setae, with small rounded lobe proxi¬
mally ; coxal endite obsolète, médial margin
convex ; scaphognathite well developed, about
3.0 times longer than central width, posterior
lobe large, anterior lobe narrower. First maxil-
liped with slender, elongate, nonsetiferous palp,
basal endite large, broadly rounded, médial
margin moderately setose, setae feebly setulose,
coxal endite obsolète ; exopod well developed
with large caridean lobe, flagellum slender with
five plumose distal setae ; epipod large, triangular,
deeply bilobed. Second maxilliped with endopod
of normal form, dactylar segment moderately
broad, with numerous serrulate setae medially,
propodal segment with anteromedial margin
strongly spinose, carpus with small distomedial
lobe; exopod slender, with six plumose distal
setae ; epipod subrectangular, without podobranch.
Third maxilliped with endopod moderately robust,
extending to about middle of carpocerite, ischio-
merus and basis fused, combined segment about
5.3 times longer than central width, uniform,
bowed, médial margin with numerous slender
setae, latéral margin with about 10 plumose setae
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
Fig. 5. — Periclimenes parvispinatus sp. nov„ ovigerous female, holotype a, mandible. b, same, molar process5;
process. d, maxillula. e, maxilla. f, first maxilliped. g, second maxilliped. h, third maxilliped. 1, same. ischiomerus-basis
and coxal région, dorsal.
Source : MNHI-I, Paris
158
A. J. BRUCE
along proximal two thirds, numerous short plu-
mose setae submarginally along ventral aspect of
proximal half of médial margin ; penultimate
segment about 0.6 of proximal segment length,
about 3.8 times longer than proximal width,
tapering slightly distally, with feebly grouped
long slender setae medially ; terminal segment
about 0.9 of penultimate segment length, with
long slender simple terminal spine, tapering
distally, with about 7 transverse groups of
serrulate spines ventromedially ; exopod with
slender flagellum with 7 plumose distal setae;
coxa with small setose médial process, latéral
plate rounded ; arthrobranch small, with three
small lamellae only.
First pereiopod moderately slender, extending
anteriorly to exceed carpocerite by carpus and
chela. Chela with palm subcylindrical, slightly
compressed, about 2.7 times longer than central
depth, with six transverse rows of short serrulate
cleaning setae proximally ; Angers simple, about
0.85 of palm length, tapering, without strongly
hooked tips distally, cutting edges situated late-
rally, mainly entire, but becoming denticulate
distally, forming fine laminar palisade of pro¬
gressive^ increasing strength, extending round
thickened ends of Angers to form small subspatu-
late tips; carpus about 1.3 times chela length,
slender, about 7.0 times longer than distal width,
tapered proximally, with several serrulate setae
distally ; merus slightly longer than carpus, about
6.0 times longer than proximal width, slightly
tapering distally ; ischium about 0.6 of propod
length, ventral margin with setose carina ; basis
about 0.75 of ischium length, with ventral setose
carina ; coxa with large linguiform process ven-
trally.
Major (left) second pereiopod robust, exceeding
carpocerite by distal third of carpus and chela
Chela with palm subcylindrical, slightly compres¬
sed distally, smooth, about 2.9 times longer than
deep ; fingers simple, with strongly hooked tips
and latéral cutting edge, dactylus about 0.55 of
palm length, about 6.7 times longer than deep
distal two thirds of cutting edge entire, proximal
third with single large subacute tooth, fixed
hnger with distal cutting edge entire, proximal
tour fifths with two irregular teeth separated by
diastema for dactylar tooth ; carpus short and
stout, distally expanded, unarmed, about 0.29 of
palm length ; merus about 0.62 of palm length
4.4 times longer than central width, unifomi’
with distoventral latéral margin angulate ; ischium
about 0.88 of merus length, 3.8 times longer than
distal width, proximally tapered, unarmed.
Ambulatory pereiopods moderately robust.
Third pereiopod exceeds antennular peduncle by
about propod and dactyl length ; dactyl equal to
about 0.15 of propod length, unguis distinct,
about 0.5 of corpus length, 3.7 times longer
than proximal width ; corpus compressed, about
1.8 times longer than proximal depth with acute
distoventral tooth, two distolateral and one
distomedial setae ; propod about 0.75 of carapace
length, about 11.5 times longer than proximal
width, three pairs of spines distoventrally and
four single ventral spines, with numerous simple
setae, especially distally; carpus about 0.5 of
propod length, unarmed, about 4.0 times longer
than central width, moderately tapered proxi¬
mally, with well marked distodorsal lobe ; merus
about 0.75 of propod length, about 8.0 times
longer than central width, uniform, unarmed ■
ischium about 0.53 of propod length, sparsely
setose ventrally ; basis and coxa without spécial
features. Fourth and fifth pereiopods similar to
third, fourth propod about 1.2 times as long as
third, fifth about 1.3 times, each less strongly
spinose ventrally than anterior appendage, fifth
with serrulate cleaning setae distally.
Uropod clearly exceeding telson, protopodite
with postérolatéral angle blunt ; exopod broad,
about 2.5 times longer than wide, latéral margin
feebly convex, with small distolateral tooth with
mobile spine medially, diaeresis distinct ; endo-
pod about 3.0 times longer than wide, slightly
shorter than exopod.
Ova numerous and small.
Measurements (mm). — Carapace length,
4.9 ; carapace and rostrum, 7.8 ; total body
length (approx.) 19.5 ; right second pereiopod,
chela, 6.3 ; length of ovum, 0.4.
Systematic Position. — Periclimenes parvispi-
natus is most closely related to P. lanipes Kemp,
1922, and shares the following major morpholo-
gical characteristics : rostrum with deep lamina
with eight dorsal and one small ventral tooth,
supraorbital spines absent, antennal spine pré¬
sent, eye with globular cornea, first pereiopods
without well developed pectinate cutting edges
on the fingers, fourth thoracic sternite without
médian process, second pereiopods with major
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
159
6. - Pericllmpar,i,pinatu, sp. »ov„ ovigcrous female. holotyjK. a first pcreiopod^ ■gjf
ssdïissss. £ surprît^ h, i ïïs^îoè<S’dac. y i.
Source : MNHN, Paris
160
A. J. BRUCE
chela robust, merus with distinct distoventral
tooth, ambulatory pereiopods with simply biun-
guiculate dactyls. Periclimenes parvispinatus may
be readily distinguished from P. lanipes by the
lack of dense setation on the chela of the second
pereiopods and propods of the ambulatory pereio¬
pods, and by the lack of a distoventral tooth on
the merus of the ambulatory pereiopods. Other
différences are that, in P. lanipes, the orbit is
more strongly developed, the antennal and hepa-
tic spines are robust and situated on the same
horizontal level and the postérolatéral angle of
the uropod is acutely pointed.
Etymology. — Parvus, small (Latin) ; spina
(Latin); in référencé to the small hepatic and
antennal spines on the carapace.
Remarks. — Periclimenes lanipes has been
reported to live in association with gorgono-
cephalid echinoderms, including Astroboa, Astro-
glymna and Euryale species, so that it is probable
that P. parvispinatus will also prove to be an
echinoderm associate in due course. The mouth-
parts of P. lanipes hâve been described by Bruce
(1971) and show a close similarity to those of P.
parvispinatus. The maxilla of P. parvispinatus has
a less robust palp and a narrower scaphognathite
than P. lanipes, in which the two lobes of the
basal endite are unequal instead of subequal, as
in P. parvispinatus. The first maxilliped has a
feeble séparation between basal and coxal endites,
which is not apparent in P. parvispinatus and the
palp is comparatively smaller. The exopods of
the maxillipeds also appear more strongly provi¬
ded with plumose setae in P. parvispinatus than
in P. lanipes. In P. lanipes the Angers of the first
pereiopods appear much more distinctly subspa-
tulate than in P. parvispinatus but the coxa is
provided with a large ventral process as in that
species.
In his original description of P. lanipes, Kemp
(1922) designated a specimen from the Mergui
archipelago, in the collection of the Indian
Muséum, as the type, and reported on two other
specimens from Moçambique, in the collections
of the Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris. Recent search (September, 1988) has failed
to locate the latter specimens. For comparison
with P. parvispinatus an illustration (Fig. 7) of
another specimen in the collection of the Muséum
national d’Histoire naturelle (Na 8160, post-
b
orbital carapace length 3.5 mm) is provided,
from an ovigerous collected on 26 September
1971 by R. Catala at Canal Woodin, south of
Nouméa, New Caledonia, found in association
with a gorgonocephalid, at 25 m depth. The
rostrum is much more strongly depressed, with
the latéral carina markedly broader and laminar,
but less stout than in P. parvispinatus. These
features are less marked in immature specimens.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
161
Periclimenes fujinoi sp. nov.
Figs 8-11, 39 a-b
Material examined. — Chesterfield Islands.
Musorstom 5 : stn DW 301, 22°06.9' S, 159°
24.6'E, 487-610 m, 12 October 1986 : 1 <?,
holotype (mnhn-na 11149).
Description. — A small sized, slenderly built
shrimp of subcylindrical body form.
Carapace smooth, glabrous ; with rostrum well
developed, slender, distal portion lacking, com-
pressed, dorsal carina well developed, proximal
portion with five acute teeth, first three semi-
articulated, first two situated on carapace poste-
rior to orbital margin ; latéral carinae distinct,
narrow, ventral carina distinct, proximal portion
unarmed, non-setose; supraorbital spines absent,
epigastric spine well developed, fixed, at about
0.4 of carapace length ; orbit feebly developed,
inferior orbital angle strongly produced, dorsally
convex in latéral view, with feeble inner flange ;
antennal spine marginal, long and slender, rea-
ching to level of anterior margin of inferior
orbital angle, (antennal spine lacking on left side
and inferior orbital angle abnormal), hepatic
spine well developed, at slightly lower level than
antennal spine, slightly posterior to level of first
dorsal rostral tooth ; antérolatéral margin of
carapace not produced, broadly rounded.
Abdomen smooth, glabrous, slender, relatively
elongate ; third segment feebly produced postero-
dorsally, non-carinate ; pleura of first three seg¬
ments small, broadly rounded, pleuron of fourth
segment slightly posteroventrally produced,
Fig. 8. — Periclimenes fujinoi sp. nov., male, holotype, stn 301.
Source : MNHN, Paris
162
A. J. BRUCE
f ' g 9 - — Penclmenes fujinoi sp. nov., male, holotype. a, carapace, eye and antennae, latéral, b, anterior carapace, right eye
and antennal peduncles, dorsal, c, antérolatéral carapace, latéral, d, antennule. e, antenna, ventral, f, scaphocerite,
dorsal, g, eye. h, telson. i, same, posterior spines. j, uropod. k, same, exopod, distolateral tooth and spine.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
163
Fig. 10. — Periclimenes fujinoi sp. nov., male, holotype. a, mandible. b, maxillula. c, maxilla. d, first maxilliped.
e, second maxilliped. f, third maxilliped.
Source : MNHN, Paris
164
A. J. BRUCE
broadly rounded, fifth feebly produced ; fifth
segment about 0.5 of sixth segment length, sixth
segment compressed, about 2.45 times longer
than anterior depth, about 0.75 of carapace
length, postérolatéral angle slightly produced
acute ; posteroventral angle feebly produced,
blunt. Telson about 1.05 times sixth segment
length, 3.5 times longer than anterior width,
latéral margins straight, convergent, posterior
margin about 0.32 of anterior margin width,
centrally produced, without acute médian point ;
two pairs of small submarginal dorsal spines at
about 0.45 and 0.75 of telson length ; three pairs
of posterior spines, latéral spines small, similar
to dorsal spines, subdorsal, intermediate spines
long and slender, about 0.16 of telson length,
submedian spines robust, 0.4 of intermediate
spine length, sparsely setulose.
Eye with well pigmented globular cornea,
slightly oblique, without distinct accessory pig¬
ment spot ; moderately robust about 1.5 times
longer than proximal width, proximal width
subequal to corneal diameter, not conspicuously
swollen proximally or tapered distally.
Antennular peduncle about 0.75 of carapace
length ; proximal segment about 2.5 times longer
than proximal width ; slightly tapered distally,
stylocerite slender, acute, reaching to about 0.9
of latéral margin length, statocyst normal, with
oval statolith, distolateral angle feebly produced,
anterior margin setose, with strong latéral tooth,
médial margin straight, with ventral tooth at
about 0.33 of length ; intermediate segment
about 0.27 of proximal segment, about 1.1 times
longer than wide, with feeble latéral lobe, larger
médial lobe, obliquely articulated with distal
segment ; distal segment about 0.33 of proximal
segment length, 1.5 times intermediate segment
length, 1.5 times longer than distal width ; upper
flagellum biramous, proximal six segments fused,
shorter free ramus about 0.9 of fused portion
length, four segmented, longer rami incomplète,
slender, with about 18 groups of aesthetascs ;
lower flagella slender, incomplète.
Antenna with basicerite robust, with strong
distolateral tooth ; carpocerite robust, about
2.4 times longer than central width, reaching to
about 0.4 of scaphocerite length, to distal margin
of proximal segment of antennular peduncle ;
flagella lacking ; scaphocerite far exceeding anten¬
nular peduncle, about 0.9 of postorbital carapace
length, 3.7 times longer than broad, maximum
width at about 0.33 of length, latéral margin
feebly concave with strong distolateral tooth,
anterior margin of lamella strongly produced,
bluntly angular medially, far exceeding disto¬
lateral tooth.
Ophthalmic segment not enlarged, without
“ bec ocellaire Epistome unarmed. Labrum
conspicuous. Thoracic sternites anteriorly wide,
fourth without slender médian process, sixth to
eighth narrow.
Mandible (left) normal, corpus slender, without
palp ; molar process robust with strong blunt
upper and lower, inner and outer teeth, with
smaller teeth between inner and outer upper
teeth, dense band of long setae around outer
aspect of lower outer tooth and group of setae
between inner and outer lower teeth ; incisor
process normal, distally oblique with four teeth,
outer teeth larger than central pair. Maxillula
with bilobed palp, larger lower lobe with small
ventral process with short simple seta ; upper
lacinia slender, tapering, with numerous slender,
spinulate spiniform setae. Maxilla with slender,
distally blunt, non-setose palp, basal endite
bilobed, upper lobe slightly larger, overlapping
lower lobe, with sparse simple setae distally,
about 12, 10 respectively ; coxal endite obsolète,
médial margin feebly convex ; scaphognathite
normal, 3.0 times longer than wide, posterior
lobe small, about 0.45 of total length, anterior
lobe about 0.45 of length, 1.3 times longer than
wide, médial margin feebly concave. First maxil-
liped with slender elongate, non-setose palp ;
basal endite broad, sparsely setose distomedially,
coxal endite obsolète, exopod with slender flagel¬
lum with four plumose distal setae, caridean
lobe well developed, elongate ; epipod large,
triangular, bilobed. Second maxilliped with nor¬
mal endopod, dactylar segment about 2.8 times
longer than wide, densely fringed with strongly
serrulate spines medially, propodal segment
broad, with about 10 long spiniform, feebly
serrulate spines distomedially, carpal segment
with small distomedial angle ; exopod with slen¬
der flagellum, with four plumose distal setae;
epipod small, subrectangular, without podo-
branch. Third maxilliped with endopod slender,
reaching to about middle of carpocerite ; ischio-
merus feebly separated from basis, proximal
segment about 5.6 times longer than proximal
width, feebly tapering, sparsely setose medially
with long simple spiniform seta, penultimate
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
165
Fig. 11. — Periclimenes fujinoi sp. nov., male holotype. a, first pereiopod. b, same, chela. c, second pereiopod. d, same, chela.
e, same, Angers, f, third pereiopod. g, same, propod and dactyl.
Source : MNHN, Paris
166
A. J. BRUCE
segment about 6.4 times longer than central
width, about 0.66 of proximal segment length,
subuniform, with slender serrulate spines ven-
trally, terminal segment slender, tapering, about
0.57 of proximal segment length, 6.0 times longer
than proximal width, with several groups of
spiniform setae and spines ; basal segment medially
feebly convex, sparsely setose, about 0.28 of
proximal endopod segment length, flagellum
with five plumose distal setae ; coxa feebly
produced medially, sparsely setose, with small
oval latéral plate, without arthrobranch.
First pereiopod slender, exceeding carpocerite
by chela and distal third of carpus ; chela with
palm subcylindrical, slightly compressed, about
2.3 times longer than maximal width, slightly
swollen proximally, with three transverse rows of
short serrulate cleaning setae proximoventrally ;
Angers slender, simple, with strongly hooked
tips, cutting edge with distal third sharp laterally,
blunt proximally, medially slightly expanded
with sparse groups of long setae ; dactylus about
4.0 times longer than proximal depth, fixed
finger similar ; carpus about 1.27 times chela
length, about 6,0 times longer than distal width,
tapered proximally, with row of serrulate cleaning
setae distoventrally ; merus about 8.0 times longer
than central width, subequal to carpus ; ischium
about 0.55 of merus length, about 3.7 times
longer than width, feebly carinate ventrally,
sparsely setose ; basis about 0.4 of merus length ;
coxa simple, without ventromedial process.
Second pereiopod (right only preserved) slen¬
der, exceeding carpocerite by chela and carpus,
scaphocerite by length of chela ; chela with
carpus subcylindrical, about 0.21 of propod
length, smooth, uniform, about 0.75 of carapace
length, 4.9 times longer than distal width ; dactyl
about 0.55 of palm length, about 5.3 times
longer than proximal depth, slender, tapering,
compressed, with strong acute hooked tip, cutting
edge slightly latéral, distal 0.6 of length entire,
sharp, proximal 0.4 blunt, with two small suba-
cute slightly recurved teeth proximally; fixed
finger similar, with three low blunt teeth proxi¬
mally, central tooth smaller than proximal and
distal teeth ; carpus about 0.28 of palm length,
4.5 times longer than distal width, tapered
proximally, feebly expanded distally, unarmed ;
merus subequal to palm length, 7.0 times longer
than distal width, subuniform, without distoven-
tral tooth ; ischium about 1.1 times merus length.
about 9.5 times longer than distal width, tapered
proximally, unarmed ; basis and coxa normal,
without spécial features.
Ambulatory pereiopods slender, fourth pereio-
pods missing. Third pereiopod exceeds scaphoce¬
rite by dactyl ; dactyl simple, slightly compressed,
unguis distinct, curved, about 0.5 of corpus
length, about 6.5 times longer than proximal
width, corpus compressed, about 3.3 times longer
than proximal depth, without distoventral acces-
sory tooth, ventral margin entire, concave, with
two distolateral and one ventromedial sensory
setae ; propod about 0.6 of carapace length,
11.5 times proximal depth, gréa test width proxi¬
mally, feebly tapered distally, with single slender
preterminal distoventral spine only, sparsely setose
distally ; carpus about 0.5 of propod length,
5.3 times longer than distal width, unarmed ;
merus subequal to propod, about 11.0 times
longer than wide, uniform, unarmed ; ischium
about 0.55 of merus length, 5.0 times longer than
distal width, unarmed ; basis and coxa without
spécial features.
Male first pleopod with endopod about 0.28 of
protopodite length, ovoid, about 4.0 times longer
than distal width, with small distomedial lobule,
exopod missing. Second pleopod also lacking.
Uropod distinctly exceeding tip of telson,
protopodite with distolateral lobe small, rounded ;
exopod about 3.4 times longer than wide, grea-
test width at about 0.6 of length, latéral border
feebly convex, with small distolateral tooth, with
larger mobile spine medially, diaeresis feebly
distinct, distal lobe extending well beyond disto¬
lateral tooth.
Measurements (mm). — Holotype male :
carapace length, 3.0 ; total body length, exclu-
ding rostrum (approx.), 14.5 ; second pereiopod
chela, 2.33.
Systematic Position. — Full assessment of
the systematic relationships of P. fujinoi is
prevented by the absence of the major part of the
rostrum in the only specimen. It appears most
closely related to P. macrophthalmus Fujino &
Miyaké, 1970 also known only from the incom¬
plète holotype specimen, which has a complété
rostrum but lacks both of its second pereiopods.
Major points of resemblance are the absence of a
fourth thoracic médian sternal process in both
species, with the presence of simple dactyls on
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
167
the ambulatory pereiopods. P. macrophthalmus is
distinguished from other species of the genus by
the slender tapering rostrum and the elongated
eyestalk, proximally swollen and strongly tapered
distally, with a globular cornea. P. fujinoi lacks
this characteristic feature, and has a globular
cornea on a stalk of feebly tapered proportions.
Other features distinguishing P. fujinoi from
P. macrophthalmus are the more strongly produ-
ced, dorsally convex inferior orbital angle, with a
long slender, coextensive antennal spine, the
antennal spine being much smaller in P. macroph¬
thalmus and the inferior orbital angle a simple
lobe. In P. macrophthalmus, the fifth and only
ambulatory pereiopod has the propod provided
with three distoventral pairs of long spines. In P.
fujinoi only two single simple spines are présent
distoventrally in this position. In addition, the
dactyl is about 0.2 of the propod length in P.
fujinoi, 0.16 in P. macrophthalmus. Other minor
différences are that the epigastric spine is at 0.42
of the postorbital carapace length in P. fujinoi,
O. 36 in P. macrophthalmus ; the carpocerite rea-
ching to the level of the distal margin of the
proximal segment of the antennular peducle in P.
fujinoi and only some 0.6 of this length in P.
macrophthalmus. The smaller antennal spine in
P. macrophthalmus is submarginal, and not mar¬
ginal as in P. fujinoi, and the latéral carinae are
reported to be lacking but are distinct, at least
proximally, in P. fujinoi. In P. fujinoi, the latéral
pair of posterior telson spines are distinctly
subdorsal in position, and of similar size to the
dorsal spines. They appear to occupy a normal
position in P. macrophthalmus, in which they are
also described as minute.
Etymology. — The species is named in
honour of Dr Takahiro Fujino, in récognition of
his contribution to présent knowledge of Indo-
West Pacific caridean shrimps
Remarks. — The systematic position of both
P. fujinoi and P. macrophthalmus in relation to
the rest of the species of the genus Periclimenes is
not particularly clear. P. fujinoi in particular,
shows some resemblance to members of the P.
aesopius species group, particularly P. tosaenis
Kubo, the only species of that group in which
the dactyls of the ambulatory pereiopods are
simple. Members of this group characteristically
hâve an arched rostrum with a strongly pro-
duced inferior orbital angle with which a ridge
on the eye stalk may articulate and a well
developed ophthalmic segment with a distinct
“ bec ocellaire ”. These species also often hâve a
relatively small cephalothoracic région associated
with a relatively large abdomen. This feature is
shown by P. fujinoi, in which the abdominal
length is about 2.9 times the postorbital carapace
length, cf. 3.5 times in P. holthuisi (as P.
aesopius, in Holthuis, 1952, fig. 5), or 1.8 as in
P. microspinus.
The related P. macrophthalmus is known only
from shallower water than P. fujinoi, from 145 m,
from the East China Sea.
Periclimenes uniunguiculatus sp. nov.
Figs 12-15, 39e
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn CP 52, 23°06' S, 167°47' E, 540-600 m,
31 August 1987 : 1 <$, holotype, bopyridized,
(mnhn-na 11155).
Description. — A small, modérately slender
shrimp of subcylindrical body form.
Carapace smooth, glabrous, with well developed
slender acute compressed rostrum extending well
beyond antennal peduncle, about 0.9 times cara¬
pace length, slightly exceeding distal scaphoce-
rite, slightly upcurved distally ; dorsal carina
low, with 9 acute teeth, posterior teeth long and
slender, two situated behind posterior orbital
margin, becoming shorter and smaller, with
increasing interspaces distally, distal tooth small,
subterminal ; latéral carinae feebly developed ;
ventral carina distinct, with 3 acute teeth on
central third ; interdental spaces and proximal
ventral carina feebly setose. Supraorbital and
epigastric spines absent ; orbit feebly developed,
inferior orbital angle strongly produced, bluntly
round in dorsal view, antennal spine small
slender marginal, not exceeding inferior orbital
angle, hepatic spine large, slender, below level of
antennal spine, below first and second dorsal
rostral teeth in latéral view ; antérolatéral angle
of carapace not produced, bluntly rounded.
Abdominal segments smooth, glabrous ; third
segment grossly produced posterodorsally, ven-
trally concave, to cover attached parasitic isopod ;
sixth segment about 2.15 times length of fifth,
compressed, about 2.1 times longer than deep,
Source : MNHN, Paris
168
A. J. BRUCE
Fig. 12. — Periclimenes uniunguiculatus sp. nov., bopyrized female, holotype, stn CP 52.
subuniform, postérolatéral angle acute, postero-
ventral angle smaller, less acute; pleura of
first three segments small, broadly rounded,
fourth posteriorly produced, blunty rounded ;
fifth feebly posteriorly produced, blunt. Telson
about 1.3 times sixth segment length, about
3.6 times longer than anterior width, latéral
margins with anterior third subparallel, posterior
two thirds straight, convergent, posterior margin
about 0.45 of anterior margin width, angular,
with minute posterior médian point ; two pairs
of well developed dorsal spines at 0.44 and 0.75
of telson length ; three pairs of posterior spines,
latéral spines short, similar to dorsal spines,
about 0.05 of telson length, intermediate spines
long, slender, about 0.21 of telson length, subme-
dian spines slender, setulose, about 0.5 of inter¬
mediate spine length.
Eye with large globular, feebly pigmented
comea, without accessory pigment spot, slightly
oblique on stalk ; stalk dorsoventrally compres-
sed, width about 1.1 times length, subequal to
comeal diameter.
Antennular peduncle reaching to about level
of eighth dorsal rostral tooth ; proximal segment
about 2.0 times longer than central width, with
slender acute stylocerite laterally, reaching to
about 0.75 of segment length, antérolatéral mar¬
gin feebly produced, setose, with long slender
acute latéral tooth reaching to about 0.8 of
dorsal length of intermediate segment ; statocyst
small, with small granular statolith ; médial
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DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
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Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
171
margin setose, with ventromedial width at about
0.3 of length ; intermediate segment obliquely
articulated with distal segment, dorsal length
about 0.25 of proximal segment length, subequal
to width, médial and latéral margins expanded,
setose; distal segment about 1.75 times inter¬
mediate segment length, 0.4 of proximal segment
length, slender, about 2.3 times longer than distal
width ; upper flagellum biramous, with five prox¬
imal segments of rami fused, shorter free ramus
with five segments, length about 1.6 times fused
portion, total length about 0.5 of carapace
length, with about 17 groups of aesthetascs ;
longer ramus, slender, filiform, about 0.9 times
carapace length ; lower flagellum slender, fili¬
form, about 1.2 times carapace length.
Antennal basicerite robust, with acute latéral
tooth ; carpocerite about 0.5 of length of latéral
margin of scaphocerite, about 3.3 times longer
than width, subcylindrical, exceeding 0.5 of total
length of scaphocerite ; flagellum well developed,
slender, about 3.5 times postorbital carapace
length ; scaphocerite well developed, distinctly
exceeding antennular peduncle, slightly exceeded
by tip of rostrum, broad, about 3.0 times longer
than wide, greatest width at about 0.3 of length,
latéral margin feebly concave, with strong acute
distolateral tooth, far outreached by broadly
produced distal lamella.
Epistome unarmed. Second and third thoracic
stemites broad, unarmed ; fourth without slender
médian process, with low transverse ridge with
médian notch ; posterior sternites narrow.
Mouthparts generally, typical of genus. Man-
dible with corpus moderately robust, without
palp ; molar process normal, with four strong
blunt teeth, lower inner tooth bilobed ; with
bands of short setae between upper and lower
inner teeth and upper and lower outer teeth ;
incisor process robust, obliquely truncate distally
with three stout acute teeth, central tooth smaller
than outer teeth. Maxillula with well developed
bilobed palp, upper lobe larger than lower, non-
setose, lower lobe with small ventral tubercle
with short simple seta ; upper lacinia feebly
broadened with about 10 short, stout simple
spines and scattered setae distally ; lower lacinia
short, stout, tapered distally, with numerous
spiniform setae. Maxilla with short simple non-
setose palp ; basal endite deeply bilobed, upper
lobe stouter than lower, with about 10, 12, short
simple setae respectively ; coxal endite obsolète,
médial margin convex ; scaphognathite well de¬
veloped, about 3.2 times longer than central
width, posterior lobe large, broad, about 0.33
of scaphocerite length, 1.6 times longer than
wide, anterior lobe with médial margin concave,
about 1.5 times longer than wide. First maxil-
liped with elongate slender palp with long sub¬
terminal setulose seta ; basal endite broad, with
numerous simple spiniform setae medially, fused
with coxal endite, coxal margin with sparse long,
feebly setulose setae ; exopod well developed,
caridean lobe large, broad, flagellum slender
with five plumose distal setae ; epipod large,
triangular, feebly bilobed. Second maxilliped
with normal endopod, dactylar segment about
3.0 times longer than broad, with numerous
serrulate spines medially ; propodal segment
broad, with distal margin with numerous long
finely serrulate spiniform setae ; carpus, ischio-
merus and basis without spécial features ; coxa
angularly produced medially, with five simple
setae ; exopod with slender flagellum with five
plumose setae distally ; epipod small, simple,
without podobranch. Third maxilliped with slender
endopod, extending distally to the middle of the
carpocerite, ischiomerus and basis fused, basal
portion medially expanded, convex, combined
segment length about 6.0 times central width,
feebly tapering distally, compressed, sparsely
setose medially, with submarginal row of 8-
9 short curved spines on proximal médial ischial
portion ; intermediate segment about 0.6 of
combined proximal segment length, 5.0 times
longer than central width, with several groups
of long finely serrulate spiniform setae medially ;
terminal segment about 0.4 of combined prox¬
imal segment length, distally tapering, about
5.0 times longer than proximal width, with
numerous dense transverse rows of coarsely
serrulate spines medially, with long distal spines ;
endopod with slender flagellum with five plumose
setae distally ; coxa feebly produced medially,
with oval latéral plate ; arthrobranch rudimen-
tary.
First pereiopods moderately slender, exceeding
tip of rostrum by length of Angers ; chela with
palm subcylindrical, slightly compressed, feebly
tapered distally, about 3.4 times longer than
maximal depth, at about 0.3 of length, with
several tranverse rows of short cleaning setae
proximoventrally ; Angers about 0.65 of palm
length, slender, tapering, subcylindrical, with
Source : MNHN, Paris
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A. J. BRUCE
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
173
feebly developed cutting edges over distal fourth,
tip strongly hooked, base slightly expanded,
surrounded by palisade of short curved setae,
with numerous groups of long serrulate setae
medially and laterally, carpus about 0.85 of chela
length, 4.6 times longer than distal width, taper-
ing proximally, with 7-8 serrulate cleaning setae
distoventrally ; merus about 1.05 times chela
length, 7.0 times longer than central width,
uniform ; ischium subequal to palm length, 0.55
of merus length, 3.5 times longer than distal
width, not strongly carinate distoventrally, obli-
quely articulated with basis ; basis about 0.5 of
carpus length ; coxa without ventromedial process.
Second pereiopods well developed, generally
similar, unequal. Major (left) second pereiopod
exceeding carpocerite by chela, carpus and distal
0.2 of merus ; chela about 1.35 times carapace
length, palm smooth, subcylindrical, slightly
compressed, swollen proximally, about 5.2 times
longer than maximal depth, Angers about 0.5 of
palm length, with stout hooked tips, distal 0.75
of cutting edges entire, sharp ; dactylus about
5.5 times longer than proximal depth, with feebly
developed latéral flange, two small acute, slightly
recurved teeth on proximal fourth of cutting
edge, proximal tooth slightly larger than distal ;
fixed finger similar, without latéral flange, teeth
blunt, simple, distal tooth larger ; carpus about
0.33 of palm length, 2.0 times longer than distal
width, feebly excavate distally, proximally tape-
red, unarmed ; merus about 0.75 of palm length,
subuniform, about 6.5 times longer than distal
depth, unarmed, without distoventral tooth ;
ischium about 0.57 of palm length, 0.77 of merus
length, 5.0 times longer than distal width, proxi¬
mally tapered, unarmed ; basis and coxa normal.
Minor (right) pereiopod exceeding carpocerite by
carpus and chela ; about 1.05 times postorbital
carapace length, 0.8 times length of major chela ;
palm about 5.4 times longer than maximal
depth ; Angers about 0.55 of palm length, with
strongly hooked tips, cutting edges entire, sharp,
with feeble dentition proximally ; dactylus about
6.3 times longer than proximal depth, with feebly
developed latéral flange, carpus about 2.4 of
palm length, merus unarmed, about 0.88 of palm
length, 1.25 of ischial length ; basis and coxa
normal.
Ambulatory pereiopods slender. Third pereio¬
pod exceeds carpocerite by propod and dactyl ;
dactyl short, compressed, strongly curved, about
0.12 of propod length, unguis distinct, articula¬
ted, about 0.5 of dorsal length of corpus, corpus
about 2.3 times longer than proximal depth,
ventral margin straight, unarmed, without distal
accessory tooth, with two distolateral sensory
setae ; propod about 0.74 of carapace length,
13.75 times longer than wide, uniform, with pair
of long simple distoventral spines, 3 single spines
on distal 0.2 of ventral margin, closely adpressed
to ventral border, largely obscured by transverse
rows of long setae distolaterally ; carpus about
0.5 of propod length, 5.0 times longer than distal
width, unarmed ; merus subequal to propod
length, 11.0 times longer than wide, uniform,
unarmed ; ischium subequal to carpus length, 0.5
of merus length, 5.3 times longer than distal
width, proximally tapered ; basis and coxa with¬
out spécial features. Fourth and Afth pereiopods
similar to third, fourth propod subequal, Afth
propod 1.1 times third propod length, less
strongly spinose distoventrally ; Afth with trans¬
verse rows of cleaning setae distolaterally.
Uropod distinctly exceeding telson ; protopo¬
dite with postérolatéral angle short, blunt ; exo-
pod 3.0 times longer than central width, latéral
border feebly convex, with small acute distal
tooth, with large mobile spine medially, diaeresis
distinct ; endopod about 0.9 of exopod length,
3.6 times longer than wide.
Measurements (mm). — Carapace length,
4.4 ; carapace and rostrum, 8.5 ; total body
length (approx.), 21.5; chela of major second
pereiopod, 5.8 ; chela of minor second pereio¬
pod, 4.75.
Colouration. — The alcohol bleached spéci¬
men still showed distinct traces of orange red
colouration on the Anger tips of the chelae of the
second pereiopods and on the dactyls and distal
propods of the ambulatory pereiopods.
Parasites. — Isopoda : Bopyridae. (i) Dorsal
abdominal, Filophryxus dorsalis Bruce, 1972.
(ii) Ventrolateral abdominal, Hemiarthrinae. (iii)
Unattached, Hemiarthrinae, unidentiAable.
Systematic Position. — In its general mor-
phology, Periclimenes uniunguiculatus shows a
close resemblance to P. laccadivensis (Alcock &
Anderson, 1894) and P. latipollex (Kemp, 1922).
It can immediately be distinguished from both
Source : MNHN, Paris
174
A. J. BRUCE
these species, and most other deep-water species
of the genus Periclimenes, by the presence of
a non-biunguiculate dactyl on the ambulatory
pereiopods. Apart from the ambulatory dactyls,
P. uniunguiculatus is intermediate between these
two species. It has a feebly developed latéral
flange on the second pereiopod dactyl, whereas
this is absent in P. laccadivensis but well devel¬
oped in P. latipollex. Similarly, the rostrum is
longer and shallower than in P. laccadivensis
where it fails to exceed the antennular peduncle,
but is not as long and slender as in P. latipollex.
Etymology. — U nus, one, single (Latin) ;
unguiculus, little nail (Latin) ; with référencé to
the morphology of the dactyls of the ambulatory
pereiopods.
Remarks. — Captured at a depth of 600 m, P.
uniunguiculatus occurs in shallower depths than
P. laccadivensis, which has been reported from
the Laccadive Sea and off Hawaii, at 700-1 265 m,
but from deeper water than P. latipollex, from
the Mergui Archipelago and Kei Islands, at 112-
304 m (Holthuis, 1952).
The single example is also noteworthy for its
associated bopyrid isopod parasites. The dorsal
abdominal male-female pair and the right ven-
trolateral female, were found in situ but the two
juvénile specimens were found detached during
the course of examination. The larger juvénile
was found loose against the ventral thoracic
région, enclosed by the folded pereiopods and
the smaller juvénile was found loose when the
maxillipeds were removed from the left side of
the host.
Periclimenes vaubani sp. nov.
Figs 16-19, 38 a-d, 39 g
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn CP 78, 26° 16' S, 167° 15' E, 445-450 m,
5 September 1985 : 1 $, bopyridized (mnhn-na
11151).
Chalcal 2 : stn DW 72, 24°54.5' S, 168°
23.3'E, 527 m, 28 October 1986 : 1 <?, 3 $,
paratypes (mnhn-na 11153 and na 11154). —
Stn DW 74, 24°40.3'S, 168°38.38' E, 650 m,
29 October 1986 : 1 $, paratype (mnhn-na
11145).
Smib 3 : stn DW 12, 23°.38' S, 167°42' E, 470 m,
22 May 1987 : 1 ovig. Ç, holotype (mnhn-na
11141).
Description. — A small sized, slenderly built
shrimp of subcylindrical body form.
Carapace smooth, glabrous, with rostrum well
developed, slender, acute, straight, horizontal,
reaching to about distal end of intermediate
antennular peduncular segment ; dorsal carina
well developed, proximally elevated over orbital
région, with 8-9 acute teeth, largest over orbit,
decreasing in size distally, first tooth small^
situated on carapace posterior to orbital margin,
separated from second tooth by larger gap than
between rest of teeth, first and second teeth
semiarticulated, interdental spaces setose ; latéral
carina distinct, narrow ; ventral carina distinct,
straight, non-setose, with two small acute teeth
distally, distal tooth sometimes minute ; supra-
orbital spines absent, epigastric tubercle small,
without epigastric tooth ; orbit obsolète, inferior
orbital angle broadly produced, with small flange,
antennal spine small, slender, marginal, not ex-
ceeding inferior orbital angle, hepatic spine large,
acute, situated at much lower level than antennal
spine, anterior to level of first dorsal rostral
tooth ; antérolatéral angle of carapace not pro¬
duced, obtuse, blunt.
Abdomen smooth, glabrous ; third segment not
posterodorsally produced, pleura of first three
segments broadly rounded, enlarged in ovigerous
female, fourth strongly posteriorly produced,
rounded, fifth feebly produced, rounded; fifth
segment about 0.45 of sixth segment length,
about 2.8 times longer than deep, postérolatéral
angle acute, posteroventral angle feebly produced,
small, acute. Telson subequal to sixth abdominal
segment length, about 4.4 times longer than
anterior width, latéral margins subparallel for
proximal third, convergent distally, posterior
margin about 0.4 of anterior width, angular,
with médian process, lacking acute postero-
median point ; two pairs of small submarginal
dorsal spines at about 0.5 and 0.8 of telson
length; three pairs of posterior spines, latéral
spines small, similar to dorsal spines, interme¬
diate spines large, about 0.18 of telson length,
submedian spines small, short, about 0.33 of
intermediate spine length, setulose on inner
margin only.
Eye with large well pigmented globular cor-
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
175
Fig. 16. — Periclimenes vaubani sp. nov., ovigerous female, holotype, stn DW 12.
nea, without distinct accessory pigment spot,
diameter subequal to distal width of stalk ; stalk
about 1.2 times wider than dorsal length, uni-
form.
Antennule with peduncle exceeding rostrum
by length of distal segment, exceeded by scapho-
cerite ; proximal segment about 2.2 times longer
than wide, with slender acute stylocerite reaching
to about 0.6 of length, statocyst normally devel-
oped with circular statolith ; médial margin
straight, sparsely setose, with acute ventral tooth
at about 0.5 of length, latéral margin straight,
subparallel to médial, distolaterally produced,
with setose inner lobe with acute tooth laterally,
extending beyond distal margin of lobe, interme-
diate segment with dorsal length about 0.25 of
proximal segment length, with well developed
latéral lobe, plumose setae medially and laterally,
obliquely articulated with distal segment ; distal
segment about 0.33 of proximal segment length,
1.75 times longer than wide; upper flagellum
biramous, proximal four segments stout, fused,
shorter free ramus with three segments, 10-
13 groups of aesthetascs, longer ramus slender,
14 + segments ; lower flagellum slender, fili-
form, about subequal to carapace length.
Antenna with basicerite robust, with small
acute latéral tooth ; carpocerite short, robust,
about 2.5 times longer than central width, rea¬
ching to about 0.4 of scaphocerite length ;
flagella broken, apparently long ; scaphocerite
extending well beyond antennular peduncle, about
3.1 times longer than central width, broad
throughout length, feebly tapering distally, distal
margin rounded, latéral margin straight, with
stout acute distal tooth, slightly exceeded by
distal margin of lamella.
Epistome normal, unarmed. Thoracic sternites
Source : MNHN, Paris
176
A. J. BRUCE
FlG ' 1S £' n °, V ’’ fema,e an d paratype male, a, anterior carapace and rostrum, eye and
‘ L . antérolatéral carapace and rostrum, latéral, c, rostrum and right orbital région, dorsal,
snines k ™h ?" na ’ VentïaL $ SCa ? hoCente 1 > d ? rsal ; * W dorsal, h, first pleopod. i, telson. j, same, posterior
spines. k, uropod. 1, carapace and rostrum. a-k, female ; 1, male. v
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
177
Fig. 18. — Periclimenes vaubani sp. nov., paratype female. a, mandible. b, same, molar process. c, maxillula. d, maxilla. e, first
maxilliped. f, second maxilliped. g, third maxilliped. h, paratype male, maxilla.
Source : MNHN, Paris
178
A. J. BRUCE
narrow, fourth sternite without slender médian
process.
Mandible normally robust, without palp ; molar
process (right) slender, upper and lower outer
teeth well developed, with setose fringes, upper
and lower inner teeth covered with small scale-
like tubercles ; incisor process normal, with three
acute teeth distally, central tooth smaller than
outer teeth. Maxillula with palp bilobed, larger
lower lobe with short simple seta, upper lacinia
not broadened, tapered distally with about 8
simple spines distally and scattered setae, lower
lacina slender, tapered with numerous spiniform
setae distally. Maxilla with tapering palp, distally
acute, with short plumose setae proximolaterally,
basal endite deeply bilobed, upper lobe slightly
larger than lower, sparsely setose, about 8, 10
setae respectively, coxal endite obsolète, médial
margin convex ; scaphognathite well developed,
broad, about 1.7 times longer than wide, poste-
rior lobe about 0.35 of scaphognathite length,
anterior lobe about 1.25 times longer than
broad. First maxilliped with elongate slender
distally acute palp, with long setulose pretermi-
nal seta ; basal endite large, broad, sparsely
setose distomedially ; coxal endite distinct, con¬
vex, sparsely setose ; exopod with normal flagel-
lum with five plumose distal setae, caridean lobe
well developed broad ; epipod large, triangular,
bilobed. Second maxilliped with normal endo-
pod, dactylar segment broad, about 2.5 times
longer than wide, with numerous long spines
medially, propodal segment broad, with long
spiniform setae distomedially, carpus with small
médial lobe ; exopod with normal flagellum with
five plumose distal setae ; coxa strongly produced
medially, sparsely setose ; epipod small, trapezoi-
dal, without podobranch. Third maxilliped with
endopod slender, reaching to about proximal
third of carpocerite, ischiomerus distinct from
basis, about 4.5 times longer than wide, bowed,
feebly tapered distally, médial margin with sparse
long setae, with submarginal row of short plu¬
mose setae proximally, latéral margin sparsely
setose, with two small peg-like spines distally ;
penultimate segment about 0.65 of ischiomeral
length, about 4.0 times longer than wide, uni-
form, with few small groups of long spiniform
setae medially ; terminal segment about 0.55 of
ischiomeral length, tapering distally with short
stout simple distal spine, médial margin with
about six groups of serrulate spines ; basis with
médial margin convex, sparsely setose, exopod
with robust flagellum with six plumose distal
setae ; coxa feebly produced medially, sparsely
setose, with small oval plate laterally, without
arthrobranch.
First pereiopod slender, exceeding carpocerite
by distal third of chela ; chela with palm subcy-
lindrical, slightly compressed, about 3.25 times
longer than deep, with three transverse rows of
short serrulate cleaning setae proximally ; Angers
slender, with strongly hooked acute tips, cutting
edges with distal two thirds entire, about 0.6 of
palm length, dactylus about 4.2 times longer
than proximal width, with numerous groups of
long setae, fixed finger similar ; carpus about
1.05 times chela length, 5.2 times longer than distal
width, slightly tapered proximally with transverse
row of long serrulate cleaning setae distoventrally,
unarmed ; merus about 1.15 times chela length,
6.5 times longer than maximum width, slightly
swollen centrally, unarmed ; ischium 0.7 of chela
length, 3.75 times longer than distal width,
tapered proximally, obliquely articulated with
basis ; basis about 0.4 of chela length ; coxa
about 0.32 of chela length, with small disto-
ventral process.
Second pereiopods, well developed, slender,
unequal, dissimilar. Major second pereiopod
(female) extends beyond carpocerite by chela and
distal third of carpus ; chela smooth, glabrous,
about 1.33 times carapace length, subcylindrical,
slightly compressed, proximally swollen, feebly
curved, about 4.4 times longer than maximal
width, at 0.33 of length ; Angers equal to 0.37 of
palm length, with stout strongly hooked tips,
sparsely setose, distal cutting edges sharp, entire ;
dactylus about 3.75 times longer than proximal
depth, compressed, with single stout acute süghtly
recurved tooth at about 0.25 of length ; fixed
finger similar, with two subacute teeth on proxi¬
mal half of cutting edge, separated by narrow
U-shaped notch, closing laterally to dactylar
tooth ; carpus short, stout, distally expanded,
unarmed, about 1.4 times longer than distal
width, 0.25 of palm length ; merus about 2.2 of
palm length, 5.2 times longer than distal width,
slightly tapered proximally, unarmed ; ischium
about 0.5 of palm length, 0.83 of merus length,
5.0 times longer than distal width, unarmed,
obliquely articulated with basis ; basis about 0.37
of ischial length, coxa without spécial features.
Minor second pereiopod (female) exceeds carpo-
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
179
Fig. 19. — Periclimenes vaubani sp. nov., paratype female and paratype male, a, first pereiopod. b, same, chela. c, major
second pereiopod. d, same, chela. e, same, Angers, latéral, f, same, médial, g, minor second pereiopod. h, same, chela.
i, same, Angers, j, third pereiopod. k, same, propod and dactyl. 1, second pereiopod. m, same, chela. n, same, Angers,
a-k, female; 1-n, male.
Source : MNHN, Paris
180
A. J. BRUCE
cerite by distal half of carpus, about 0.82 of
carapace length, 0.12 of major chela length ;
chela subcylindrical, smooth, feebly bowed, about
5.7 times longer than central width ; Angers
about 0.45 of palm length, slender, with acute
hooked tips, cutting edges sharp, entire ; dactylus
about 4.2 times longer than proximal depth,
fixed finger similar ; carpus about 0.45 of palm
length, 2.0 times longer than distal width, unar-
med, proximally tapered ; merus about 0.68 of
palm length, 5.0 times longer than distal width,
uniform, unarmed ; ischium about 0.88 of palm
length, 1.33 times meral length, 7.5 times longer
than distal width ; basis and coxa normal.
Minor(?) male second pereiopod with chela
subequal to carapace length, palm subcylindri¬
cal, about 5.5 times longer than central width ;
Angers about 0.4 of palm length, slender, simple,
with small acute hooked tips, cutting edges sharp
over distal two thirds, entire, dactylus about
4.8 times longer than proximal depth, Axed
Anger similar ; carpus 0.33 of palm length,
unarmed ; merus 0.7 of palm length, 5.2 times
longer than distal width, unarmed ; ischium
about 0.6 of palm length, 0.85 of merus length ;
basis and coxa without spécial features.
Ambulatory pereiopods slender. Third pereio¬
pod exceeds carpocerite by dactyl and 0.9 of
propod ; dactyl slender, about 0.21 of propod
length, unguis distinct, slender, simple, feebly
curved, about 7.0 times longer than proximal
width, corpus compressed, slender, about 3.0
times longer than proximal, depth, with strong
acute distoventral accessory tooth, ventral mar-
gin entire, feebly concave, with two sensory setae
distolaterally, one medially ; propod about 0.65
of carapace length, 9.0 times longer than wide,
strong distoventral spine, three similar spines,
size decreasing proximally, along distal third of
ventral margin, with 5-6 oblique transverse rows
of long setae distolaterally ; carpus about 0.4 of
propod length, 3.75 times longer than distal
width, unarmed ; merus about 0.9 of propod
length, 7.5 times longer than wide, uniform,
unarmed ; ischium about 0.55 of propod length,
0.6 of meral length, 4.3 times longer than distal
width ; basis and coxa without spécial features.
Fourth and Afth pereiopods similar ; fourth
pereiopod 1.06 times third, Afth 1.23 times.
Male Arst pleopod with basipodite about
2.5 times longer than broad ; exopod 1.2 times
longer than basipodite, 5.0 times longer than
proximal width ; endopod about 0.5 of basipo¬
dite length, 3.75 times longer than proximal
width, feebly tapering, bluntly angular distally
with small distomedial lobe, latéral margin with
four feebly plumose setae on distal half, médial
margin with three densely plumose setae proxi¬
mally, two small spinules distally on proximal
half. Second pleopod with basipodite about 0.8
of length of Arst, 2.6 times longer than wide ;
exopod 1.2 times longer than basipodite, 4.8 times
longer than wide ; endopod subequal to basipo¬
dite length, 4.0 times longer than wide, with
appendices at about 0.3 of length ; appendix
masculina with corpus slightly swollen, reaching
to about 0.5 of endopod length, 3.3 times longer
than wide, with three long densely spinulose
distal spines, longest about 1.6 times corpus
length, three short simple distoventral spines ;
appendix interna slender, reaching to 0.75 of
endopod length, 2.0 times appendix masculina
length, with about 8-10 distal concinnuli ; female
endopods with elongated appendix interna, about
0.5 times length of endopod, slender, with few
distal concinnuli only.
Uropod exceeds tip of telson ; protopodite
with postérolatéral lobe rounded ; exopod slender,
about 3.75 times longer than central width,
latéral margin straight with small distolateral
tooth, with larger mobile spine medially, diaeresis
distinct, distal lobe rounded, extending well
beyond distolateral spine ; endopod slender, 4.5
times longer than central width, about 1.05 times
endopod length.
Measurements (mm). — Holotype, ovigerous
female : carapace length, 2.7 ; carapace and
rostrum, 4.6 ; total body length (approx.), 16.0 ;
chela of major second pereiopod, 3.6 ; chela of
minor second pereiopod, 2.5 ; length of ovum,
0.6. Paratype females, carapace lengths, 3.3 (bo-
pyridized), 3.1, 2.75. Male allotype, carapace
length, 2.3 ; male paratype, 2.4.
Colouration. — Male allotype specimen
bleached, but with strong orange red tint on
dactyls and propods of ambulatory pereiopods.
Parasites. — Eophryxus obesus Markham
(Isopoda : Bopyridae), ventral abdominal, speci¬
men from stn CP 78.
Systematic Position. — Periclimenes vaubani
is most closely related to P. coriolis Bruce,
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
another deep water species, known only from the
female holotype specimen from 186-184 m off
Luzon, Philippines (Bruce, 1985). The two spe¬
cies may be readily distinguished by the lack of a
raised proximal dorsal rostral carina, with a
generally deeper rostrum, the larger antennal
spine with a smaller hepatic spine placed on an
only slightly lower level in P. coriolis. P. vaubani
also lacks the characteristic dense setation that
covers the pereiopods in P. coriolis. The poste-
rior telson spines in P. vaubani are also distinctly
larger than in P. coriolis. The Angers of the first
pereiopod are much shorter than the palm length
in P. vaubani, but subequal in P. coriolis. The
mouthparts are essentially similar in the two
species and in both, the occlusal surface of the
molar process is characteristically tuberculate. In
P. vaubani, the epipod of the first maxilliped is
triangular and feebly bilobed, in P. coriolis,
deeply bilobed, with rounded lobes. The second
maxilliped has a short, trapezoidal epipod in P.
vaubani, but is slender and elongate in P. coriolis.
The third maxillipeds are similar but a small
arthrobranch is présent in P. coriolis but was not
observed in P. vaubani. The dactyls and propods
of the ambulatory pereiopods are essentially
similar, but in P. coriolis spines are présent along
the whole length of the ventral border of the
propod, but only on the distal third in P.
vaubani.
Etymology. — The species is named after the
N.O. « Vauban », the Orstom research vessel
that collected many of the New Caledonian
samples upon which the présent report is based.
Remarks. — In the dissected female paratype
(stn DW 72) the maxilla showed an abnormal
basal endite with the two lobes almost fully fused
and only sparsely setose. The maxilla of a male
paratype (stn DW 74) was also examined and is
considered normal, with a deeply bilobed basal
endite. In the bopyridized female specimen (stn
DW 72), the parasites were not présent in situ.
Periclimenes richeri sp. nov.
Figs 20, 39 f
Material examined. — New Caledonia. Chal-
cal 2 : stn DW 72, 24°54.5' S, 168°23.3' E, 527 m,
28 October 1986 : 1 ovig. Ç, holotype (mnhn-na
11142).
181
Description. — In general morphology, clo-
sely similar to P. vaubani (vide supra).
Carapace smooth, glabrous ; rostrum well
developed, about 0.7 of carapace length, dis¬
tinctly exceeding antennular peduncle, dorsal
carina well developed, with 9 acute teeth, size
diminishing distally, first tooth situated posterior
to orbital margin, semiarticulated, distal tooth
very small ; latéral carinae distinct, narrow ;
ventral carina well developed, lower margin
convex, non-setose, with one very small distal
tooth, between level of eighth-ninth dorsal teeth ;
supraorbital spines absent, epigastric tubercle
présent ; orbit obsolète, inferior orbital angle
well developed, produced, antennal spine robust,
acute, marginal, directed dorsally, hepatic spine
well developed. Abdomen, as in P. vaubani.
Antennule, as in P. vaubani. Antenna with
basicerite with acute latéral tooth ; carpocerite
exceeds half length of latéral border of scaphoce-
rite ; scaphocerite well developed, 3.0 times longer
than broad, latéral margin straight, with strong
distolateral tooth, anterior margin of lamina
strongly produced, far exceeding distolateral
tooth. Eye with comea globular, well pigmented,
without accessory pigment spot ; stalk about
1.3 times wider than long, 1.1 times wider than
comeal diameter.
Mouthparts not examined.
First pereiopod slender, chela subcylindrical,
moderately compressed, about 2.7 times longer
than deep, with two rows of short cleaning setae
proximally ; Angers slender, subequal to palm
length, as in P. vaubani ; carpus about 1.6 times
chela length, 7.5 times longer than distal width,
slightly narrowed proximally ; merus about 0.95
of carpus length, 8.0 times longer than wide
proximally ; ischium about 0.95 of chela length ;
basis and coxa normal, coxa with small setose
ventromedian process.
Major second pereiopod well developed, ex¬
ceeding antennular peduncle by carpus and
chela ; chela with palm subcylindrical, smooth,
glabrous, slightly compressed, about 3.5 times
longer than proximal width ; fingers slender with
strongly hooked tips, distal halves of cutting
edges sharp, entire ; dactylus about 4.5 times
longer than proximal depth, proximal half of
cutting edge with two stout low subacute teeth
separated by broad notch ; fixed finger similar,
proximal third of cutting edge with distal acute,
slightly recurved tooth separated by small notch
Source : MNHN, Paris
182
A. J. BRUCE
Fig. 20. — Periclimenes richeri sp. nov., ovigerous female, holotype, stn DW 72. a, carapace and rostrum. b, antenna, ventral,
c, first pereiopod. d, same, chela. e, second pereiopod. f, same, chela. g, same, finger. h, third pereiopod. i, same,
propod and dactyl.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
183
from low irregular proximal tooth ; carpus about
0.9 of palm length, 4.0 times longer than distal
width, distally expanded, unarmed, proximally
tapered ; merus subequal to palm length, sub-
uniform, 7.5 times longer than central width,
unarmed ; ischium subequal to carpus, about
O. 85 of palm length, 7.8 times longer than distal
width ; basis and coxa normal. Minor second
pereiopod missing.
Ambulatory pereiopods slender, similar to P.
vaubani ; third pereiopod with propod about 0.65
of carapace length ; dactyl about 0.18 of propod
length; propod about 15.0 times longer than
wide, with distoventral spine and four small
single spines on distal third of ventral margin,
with few long simple setae ; merus about 0.85 of
propod length.
Measurements (mm). — Carapace length,
3.1; carapace and rostrum, 5.2; total body
length (approx.), 15.0 ; chela of major second
pereiopod, 2.65 ; length of ovum, 0.45.
Systematic Position. — Closely related to
P. vaubani (vide supra), P. richeri may be
distinguished by the following features : — (i)
rostrum with deeper lamina, lacking raised basal
carina dorsally, distinctly exceeding antennular
peduncle. (ii) stronger antennal spine, upwardly
directed. (iii) scaphocerite with distal lamella
strongly produced, far exceeding distolateral
tooth. (iv) first pereiopod with Angers subequal
to chela, carpus markedly longer than chela. (v)
major second pereiopod with Angers about half
palm length, dactylus with two proximal teeth on
cutting edge, carpus much greater than half palm
length, merus of similar length to carpus. (vi)
third ambulatory pereiopod with more slender
propod, less strongly spinulate, lacking trans¬
verse rows of long setae distolaterally.
Etymology. — The species is named in
honour of Dr Bertrand Richer de Forges, who
collected much of the material upon which this
présent report is based.
Remarks. — The single example of P. richeri ,
which was collected with P. vaubani is fairly
complété but unfortunately has only the left
second pereiopod and one third ambulatory
pereiopod preserved. The cornea may also be
signiAcantly smaller in P. richeri than in P.
coriolis, being about 0.14 of the postorbital
carapace length in the former but 0.2 in the
latter.
Periclimenes sp.
Fig. 39h
Material examined. — New Caledonia. Lagoon
survey : stn 420, 22°33' S, 167°9' E, 345 m, Grand
Récif Sud, 24 January 1985, coll. Richer de
Forges, 1 ovig. $ (mnhn-na 11206).
Remarks. — The single specimen lacks the left
second pereiopod, has a small regenerating right
second pereiopod and the rostrum is missing
from the base, so that it cannot be satisfactorily
identiAed. However, it belongs to the “ P. gran¬
dis species group ” as it has a well developed
médian process on the fourth thoracic stemite,
but it lacks the supraorbital spines found in the
original restricted deAnition of the group pro-
vided by Kemp (1922). The species of this group
are essentially shallow water forms, generally of
free-living, scavenger or micropredator habits.
The attached Arst and ambulatory pereiopods
are very slender, the latter with simple dactyls,
about 0.17 of the propod length, the third
propod subequal to the carapace length, 3.3 mm.
The fused part of the of the upper antennular
flagellum is particularly long and slender, with
about 23 segments, about 1.25 times the carapace
length ; the short free ramus has 2-3 segments
and the longer is long and Aliform. The lower
flagellum is also unusually long and slender. No
species of the “ P. grandis group ” hâve yet been
recorded from depths over 100 m.
PONTONIA Latreille, 1829
Pontonia monnioti sp. nov.
Figs 21-24, 38 e-h, 39 i-j
Material examined. — ChesterAeld Islands.
Musorstom 5 : stn CP 275, 24°46.6'S, 159°
40.3' E, 285 m, 9 October 1985 : 1 <$, holotype ; 1
?, allotype (mnhn-na 11157).
Description. — Small sized shrimps of slen¬
der, subcylindrical body form.
Carapace smooth, glabrous ; rostrum slender.
Source : MNHN, Paris
184
A. J. BRUCE
Fig. 21. — Pontonia monnioti sp. nov., male, holotype, stn CP 275.
acute in dorsal and latéral views, extending
to near distal margin of proximal antennular
peduncular segment, narrow in dorsal view, with
well marked dorsal carina extending onto ante-
rior carapace, unarmed, without teeth or setae ;
latéral carina feebly developed distally, broad
proximally, non-setose ; ventral carina distinct,
feebly concave, with small preterminal denticle ;
supraorbital, epigastric and hepatic spines absent ;
orbit feebly developed, inferior orbital angle
slightly produced, broad, blunt ; antennal spine
large, acute, marginal, extending far beyond
inferior orbital angle ; antérolatéral angle of
carapace slightly produced, broadly rounded,
setose.
Abdomen smooth, glabrous ; third abdominal
segment not posterodorsally produced ; pleura of
first three segments broadly rounded, pleura of
fourth segment posteriorly produced, broadly
rounded, fifth more angularly produced, rounded ;
fifth segment about 0.7 of length of sixth segment ;
sixth segment about 1.85 times longer than
anterior depth, posteroventral angle expanded,
acute, postérolatéral angle small, acute. Telson
about 2.15 times longer than sixth segment,
2.4 times longer than anterior width, latéral mar-
gins convex, posteriorly convergent, posterior
margin transverse, without médian point, about
0.3 of anterior margin width ; with two pairs of
large subequal submarginal dorsal spines, about
0.26 of telson length, at 0.28 and 0.5 of telson
length, with tips of anterior pair extending to
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHR1MPS
185
Fig. 22. — Pontonia monnioti sp. nov., female, allotype, a, anterior carapace, rostrum, eyes and antennae, dorsal,
b, anterior carapace and rostrum, latéral, c, rostrum and right orbital région, dorsal, d, antennule. e, same, proximal
segment of peduncle. f, antenna, ventral, g, scaphocerite, dorsal, h, eye, dorsal, i, telson. j, same, posterior spines.
k, uropod.
Source : MNHN, Paris
186
A. J. BRUCE
Fig. 23. — Pontonia monnioti sp. nov., female, allotype, a, mandible. b, same, incisor process. c, maxillula. d, maxilla.
e, first maxilliped. f, second maxilliped. g, third maxilliped.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
187
about level of bases of distal pair ; three pairs of
posterior spines, latéral spines minute, interme-
diate spines slender, about 0.80 of dorsal spine
length, 0.2 of telson length, submedian spines
well developed, about 1.2 times length of inter-
mediate spines, slender, setulose.
Eye with cornea well pigmented, hemispheri-
cal, with distinct dorsal accessory pigment spot,
diameter subequal to stalk width, slightly oblique ;
stalk moderately compressed, width subequal to
mid-dorsal length.
Antennule with peduncle exceeding rostrum
by intermediate and distal segments but not
reaching distal margin of scaphocerite ; proximal
segment about 1.8 times longer than wide ;
stylocerite short, stout, blunt, distally rounded
with plumose setae, statocyst normal, with gra-
nular statolith ; médial margin straight, sparsely
setose, with small acute ventromedial tooth at
0.5 of length ; latéral border distally straight,
convergent, slightly expanded proximally, disto-
lateral angle strongly produced, with short stout
acute distolateral tooth reaching to about 0.75 of
intermediate segment length ; intermediate seg¬
ment short, stout, about 0.16 of proximal seg¬
ment length ; 1.8 times broader than long, with
feeble médial and latéral lobes, obliquely articu-
lated with distal segment, 1.5 times longer than
proximal segment ; upper flagellum short, about
0.8 of peduncle length, carried flexed backwards
over peduncle, biramous, with proximal three
segments stout, fused, shorter free ramus with
two segments, about 9 groups of aesthetascs,
longer ramus short, slender, six segments ; lower
flagellum short, slender, subequal to upper fla¬
gellum, 9 segments, carried extended anteriorly.
Antenna with basicerite stout, unarmed ; carpo-
cerite long, slender, compressed, about 6.0 times
longer than broad, reaching almost to anterior
margin of scaphocerite, flagellum short, slender,
about 3.0 times carapace length ; scaphocerite
well developed, extending well beyond antennu-
lar peduncle, broad, médial margin strongly
convex, about 2.3 times longer than wide, maxi¬
mum width at 0.5 of length, feebly produced
distally, latéral margin straight, with large acute
distolateral tooth extending far beyond lamella.
Epistome normal, unarmed. Thoracic stemites
generally narrow, unarmed, third thoracic ster-
nite broad, fourth without medium process.
Mandible normally robust, without palp ; molar
process (right), slender, obliquely truncate dis¬
tally, with three blunt teeth, lower outer tooth
with posterior margin densely fringed with short
setae ; incisor process well developed, transver-
sely truncate distally, with five acute teeth, inner
three smaller than outer teeth, distoventral mar¬
gin with three small accessory denticles. Maxil-
lula with short stout curved feebly bilobed palp,
larger lower lobe with small ventral process with
short simple seta ; upper lacinia distally broade-
ned, with eight short stout simple spines and
numerous, setae, médial surface with low longi¬
tudinal setose carina ; lower lobe short, stout,
tapering distally, with numerous spiniform distal
setae and setulose ventral setae. Maxilla with
broad simple elongate non-setose palp ; basal
endite bilobed, lobes tapering distally, upper lobe
larger than lower, with single long simple seta,
lower lobe with two shorter setae, coxal endite
obsolète, médial margin broadly convex ; sca-
phognathite normal, about 3.5 times longer than
wide, posterior lobe small, 2.0 times longer than
broad, about 0.3 of scaphognathite length, ante¬
rior lobe, large, broad, medially curved distally,
2.0 times longer than wide, about 0.4 of scapho¬
gnathite length. First maxilliped with long slen¬
der simple palp with four distomedial preterminal
setae ; basal endite elongate, narrow, almost fully
fused with coxal endite, combined médial margin
with dorsal submarginal row of long densely
packed finely setulose dorsally curved setae
forming distinct basket, with outer marginal row
of longer, stouter less curved and less dense
setae ; exopod with slender flagellum with four
plumose terminal setae, caridean lobe well deve¬
loped, elongate, narrow ; epipod small, simple (?
damaged). Second maxilliped with normal endo-
pod, dactylar segment narrow, about 4.4 times
longer than broad, médial margin densely spinose,
propodal segment with numerous long spiniform
setae distomedially, carpus small, with small
dorsomedial lobe, basis elongate ; exopod with
slender flagellum with four plumose distal setae ;
coxa with small non-setose médian projection,
without swollen process, epipod small, subqua-
drilateral, without podobranch. Third maxilliped
with endopod exceeding carpocerite by half
length of terminal segment, ischiomerus feebly
separated from basis, broadened, strongly com¬
pressed, laminar, about 2.6 times longer than
wide, greatest width at about 0.25 of length,
tapering slightly distally, distal width about 0.6
of proximal width, médial margin densely frin-
Source : MNHN, Paris
188
A. J. BRUCE
Fig. 24. — Pontonia monnioti sp. nov., holotype male and allotype female. a, first pereiopod. b, same, chela. c, major second
pereiopod. d, same, chela. e, same, Angers, f, minor second pereiopod. g, same, chela. h, major second pereiopod, chela.
i, minor second pereiopod, chela. j, third pereiopod. k, same, propod and dactyl. a, b, h-k, female ; c-g male.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
189
ged with short setae, latéral margin sparsely
fringed with numerous long plumose setae ;
penultimate segment about 0.29 of ischiomeral
length, 2.0 times longer than proximal width,
slightly tapering distally with transverse rows of
serrulate spines medially; terminal segment sub-
equal to penultimate segment length, about 3.2
times longer than proximal width, tapering dis¬
tally with about five transverse rows of serrulate
spines medially ; basis broad, médial margin
convex, setose, latéral margin short, about 0.3 of
médial margin length, exopod with slender fla-
gellum with numerous plumose setae distally ;
coxa obliquely orientated, médial margin con¬
vex, nonsetose, with rounded plate laterally,
without arthrobranch.
First pereiopods slender, exceeding carpocerite
by chela and most of carpus ; chela with palm
compressed, about 1.5 times longer than deep,
Angers slender, tapering to small acute feebly
hooked tips, cutting edges entire, proximally
blunt, feebly gaping, dactylus about 1.25 times
palm length, about 5.5 times longer than proxi¬
mal depth, fixed finger similar, about 3.2 times
longer than proximal depth, with longitudinal
row of long setae ventrally ; carpus subequal to
chela length, 4.0 times longer than distal width,
tapering proximally, unarmed ; merus about
1.25 times carpus length, 5.5 times longer than
central width, tapered proximally and distally ;
ischium subequal to chela length, about 3.8 times
longer than central width ; basis short, 0.5 of
ischial length ; coxa without ventromedial pro-
cess.
Second pereiopods well developed, chelae large,
unequal, dissimilar, similar in male and female
but smaller in latter. Male major chela about
2.12 times carapace length, palm compressed,
about 1.9 times longer than deep, greatest depth
at about 0.75 of palm length, smooth, ventral
margin feebly serrate, sparsely setose ; Angers
equal about 0.38 of palm length ; dactylus,
slender, compressed, curved, with acute feebly
hooked tip, about 4.0 times longer than proximal
depth, distal half of cutting edge entire, sharp,
feebly concave, proximal half occupied by single
large compressed, acute, feebly recurved triangu-
lar tooth ; Axed Anger deep, about 1.2 times
longer than proximal depth, compressed, cutting
edge raised laterally with two low subacute teeth
proximally, opposing with shearing action against
dactylar tooth ; carpus about 0.33 of palm
length, narrow proximally, distally expanded,
about 1.7 times longer than distal width, unarmed ;
merus about 0.5 times palm length, moderately
compressed, about 2.3 times longer than wide,
slightly swollen, greatest width centrally, unar¬
med ; ischium about 0.37 of palm length, 2.2
times longer than distal width, proximally tapered,
unarmed ; basis and coxa robust, without spécial
features. Male minor chela about 1.7 times
carapace length, palm compressed, smooth, ven¬
trally carinate, serrate, sparsely setose, about
1.85 times longer than deep, greatest width
distally ; Angers about 1.1 times palm length,
with large acute feebly hooked tips, cutting edge
entire, sharp, concave, over distal three fourths,
proximally blunt, without distinct teeth, dactylus
feebly curved, slender, compressed, about 5.5 times
longer than maximal depth at 0.25 of length,
Axed Anger deeper proximally, about 2.3 times
longer than proximal depth ; carpus similar to
major pereiopod ; merus about 0.8 of palm
length, 0.9 of second pereiopod merus length,
2.2 times longer than central width, unarmed ;
ischium, basis and coxa as in second pereiopod.
Female major chela about 1.4 times carapace
length, about 0.93 of male major chela length,
palm as in male, about 2.70 times maximum
depth at about half length, Angers about 0.38 of
palm length, essentially as in male ; minor chela
about 1.0 times carapace length, 0.68 of major
chela length, 0.8 of male minor chela length,
palm about 2.15 times longer than deep, uni-
form ; Angers about 0.6 of palm length, essen¬
tially as in male ; carpus, merus, ischium, basis
and coxa also as in male but slightly shorter and
less robust.
Ambulatory pereiopods slender. Third pereio¬
pod exceeds carpocerite by dactyl, propod and
half carpus ; dactyl compressed, about 0.25
of propod length, unguis distinct, large, acute,
strongly hooked, obliquely attached, about 0.28
of corpus length, corpus about 3.6 times longer
than wide, distally broadened, maximum depth
at about 0.75 of length with large distoventral
acute hooked accessory tooth, ventral margin
convex with about 13 less acute hooked acces¬
sory teeth, of diminishing size proximally, along
distal two thirds of ventral margin, ventral and
latéral aspects of corpus with numerous setae ;
propod about 0.82 of carapace length, about
2.0 times longer than wide, uniform, slightly
compressed, with small distoventral and three
Source : MNHN, Paris
190
A. J. BRUCE
short simple distal ventral spines and setae ;
carpus about 0.5 of propod length, 4.5 times
longer than distal width, feebly tapered proximally,
unarmed ; merus subequal to propod length, about
6.0 times longer than central width, unarmed;
ischium about 0.7 of merus length, 5.0 times
longer than distal width, unarmed ; basis and
coxa without spécial features. Fourth and fifth
pereiopods similar ; fourth propod about 0.8 times
length of third, fifth propod subequal to fourth.
Male first pleopod with basipodite about
2.5 times longer than broad ; exopod about
1.15 times longer than basipodite, 4.5 times
longer than proximal width ; endopod about
0.6 of basipodite length, 4.0 times longer than
proximal width, proximal half tapering strongly,
with slender distal half, proximal 0.65 of médial
margin with eight short spiniform setae, of
decreasing length distally, proximal setae feebly
setulose, distal setae non-setulose, latéral margin
without setae. Second pleopod with basipodite
length subequal to first, about 1.0 times longer
than width ; exopod about 1.6 times basipodite
length, 4.5 times longer than wide ; endopod
about 1.35 times basipodite length; appendix
masculina with corpus about 7.0 times longer
than wide, reaching to 0.5 of endopod length,
with two long, one shorter simple distal spines,
longest spine about 0.8 of corpus length, with
two long distal ventromedial spines ; appendix
interna slender, reaching to about 0.66 of endo¬
pod length, 1.6 times appendix masculina length,
with about 8-10 distal concinnuli.
Uropods distinctly exceeding telson ; protopo¬
dite with postérolatéral angle rounded ; endopod
broad, about 2.2 times longer than maximum
width, situated at about half length, latéral
margin convex, without distolateral tooth, with
small mobile spine only, distal lamella reduced,
scarely exceeding distolateral spine, no visible
diaeresis ; endopod subequal to exopod length,
about 2.6 times longer than wide.
Measurements (mm). — Holotype male :
carapace length, 2.45 ; carapace and rostrum,
3.2 ; total body length (approx.), 8.75 ; chela of
major second pereiopod, 5.2; chela of minor
second pereiopod, 4.2. Allotype female : carapace
and rostrum, 3.1 ; total body length (approx.),
8.0 ; chela of major second pereiopod, 4.3 ; chela
of ininor second pereiopod, 3.1.
Host. — Ascidia sp. nov. [Tunicata : Asci-
diidaej. To be described by C. Monniot and
F. Monniot.
Systematic Position. — Closely related to
several species of Pontonia characterised by the
presence of a sériés of hook-like accessory teeth
along the ventral margin of the ambulatory
dactyls, i.e., P. ascidicola Borradaile, P. okai
Kemp, P. anachoreta Kemp and, to a lesser
extern, P. stylirostris Holthuis, although the
latter is immediately distinguished from ail other
species by the presence of acute dorsal rostral
teeth. Of these, P. monnioti most closely re-
sembles P. ascidicola, a species which also occurs
in relatively deep water. P. monnioti may be
distinguished from P. ascidicola by the fol-
lowing features : (i) long slender rostrum, dis¬
tally compressed, with small preterminal ventral
tooth, far exceeding anterior margin of cornea,
reaching almost to proximal end of intermediate
antennular peduncular segment, with distinct
dorsal carina, extending onto the anterior cara¬
pace, (ii) anterior pair of dorsal telson spines
arising at 0.28 of telson length and overlapping
posterior pair, (iii) stylocerite short and distally
rounded, with short plumose setae, (iv) scapho-
cerite tapering distally, with distolateral tooth
straight and projecting well beyond anterior
margin of lamina, (v) maxillula with upper
lacinia with setose dorsal carina, lower lacinia
not markedly expanded, (vi) antepenultimate seg¬
ment of third maxilliped endopod about 3.3 times
longer than maximal width, 2.0 times longer
than combined penultimate and terminal seg¬
ment lengths, (vii) Angers of first pereiopod
distinctly longer than palm of chela, and (viii)
the presence of several spines along the ventral
margin of the ambulatory propods.
Etymology. — The species is named in
honour of Dr Claude Monniot, who was res-
ponsible for the discovery of this species.
Remarks. — P. monnioti is a typical représen¬
tative of the genus Pontonia Latreille, but the
carina along the inner surface of the upper
lacinia of the maxillula of P. monnioti is unusual
and similar features hâve not been reported in
other Pontonia species or other palaemonid
shrimps, but could easily hâve been overlooked.
No distinct carina can be detected in P. pinno-
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
191
Fig. 25. — Altopontonia disparostris gen. nov., sp. nov., ovigerous female, holotype, stn DW 22. Lower figure : major second
pereiopod, latéral aspect.
phylax (Otto), the type species of the genus
Pontonia, but a short longitudinal row of simple
setae is présent in this situation (Ç, mnhn-na
1965).
ALTOPONTONIA gen. nov.
Définition. — Small sized shrimps of subcy-
lindrical body form. Rostrum well developed,
slender, distinctly dentate in males, feebly den-
tate in females, latéral carinae feebly expanded
posteriorly. Carapace smooth, epigastric, supra-
orbital and hepatic spines absent, orbit feebly
developed, inferior orbital angle distinct, with
stout antennal spine, antérolatéral branchioste-
gite bluntly angular. Fourth thoracic stemite
without médian process. Abdomen smooth, pleura
ail broadly rounded. Telson with two pairs of
dorsal spines, three pairs of posterior spines.
Antennae normal, scaphocerite well developed.
Mandible, without palp. Maxilla with bilobed
endite, scaphognathite narrow. First maxilliped
with basal and coxal endites distinct, exopod
with slender flagellum, epipod triangular, bilo¬
bed. Second maxilliped with normal endopod,
slender exopod, coxa with conspicuous médian
boss, epipod trapezoidal, without podobranch.
Third maxilliped with slender endopod, exopod
slender, coxa with oval latéral plate, arthro-
branch rudimentary. First pereiopods slender,
chela with fingers feebly subspatulate. Second
pereiopods well developed, chelae robust, une-
qual, dissimilar, major chela with palm distally
swollen, fingers stout, short, dentate, without
molar process and fossa ; minor chela with
fingers longer, feebly armed ; carpus distoven-
trally excavate with strong latéral flange, unar-
med. Ambulatory pereiopods robust, dactyls
Source : MNHN, Paris
192
A. J. BRUCE
biunguiculate, without basal protubérance ; merus,
distoventrally excavate, with strong distolateral
flange, distomedial on fifth. Uropods normal,
exopod with small distolateral tooth, with mobile
spine medially.
Type species. — Altopontonia disparostris sp.
nov.
Systematic Position. — The most closely
related genus to Altopontonia is Diapontonia
Bruce, 1986, an associate of Atlantic deep-sea
echinoids. Altopontonia differs from Diapontonia
principally in the form of the major chela, with
its characteristic fingers and distally distended
palm, with the stout ventrally excavate merus
with the conpicuously developed latéral flange.
The dactyls of the ambulatory pereiopods are
simply biunguiculate and lack the detailed orna¬
mentation found in Diapontonia , and also show
the strong development of distal meral flanges,
not found in Diapontonia. The coxa of the
second maxilliped shows a characteristic médial
protubérance that is absent from Diapontonia
and unique to Altopontonia. Of the Indo-West
Pacific généra, Altopontonia shows some resem-
blance to Plesiopontonia Bruce, 1985, a deep-sea
genus of unknown associations, but for which
bivalve molluscs hâve been suggested as hosts.
Plesiopontonia has slender pereiopods, with com-
paratively feebly developed chelae, and the meri
are without latéral flanges.
Etymology. — Altus, deep sea (Latin) ; Pon-
tonia, generic name first used by Latreille,
1829.
Remarks. — The resemblance to Diapontonia
suggests that Altopontonia may also be an asso¬
ciate of echinoid hosts. The stout form of the
second pereiopods is also reminiscent of that of
several species of Athanas, A. indiens (Coutière),
A. dorsalis (Stimpson), A. acanthocarpus Miya &
Miyaké, and others, that are associated with
shallow-water echinoid hosts. These generally
carry the chelae extended when moving on the
host or feeding from the substrate below the
host. When disturbed they are capable of swim-
ming rapidly to make their escape, during which
the chelae are flexed, with the carpus fitting
precisely into the distoventral meral excavation.
Altopontonia disparostris sp. nov.
Figs 25-33, 39 k
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn DW 44, 22°AT S, 167° 14' E, 440-450 m,
30 August 1985 : 1 S (mnhn-na 12572). — Stn
CP 45, 22°47' S, 167° 15' E, 430-465 m, 30 August
1985 : 5 $ (4 ovig.), (1 ovig. g, 1 Ç, mnhn-na
12573; 1 ovig. $, ntm Cr.006784 ; 1 ovig. $,
usnm 243225).
Musorstom 4 : stn 222, 22°57.6' S, 167°33.0' E,
410-440 m, 30 September 1985 : 2 ovig. $,
paratypes (mnhn-na 11147).
Smib 3 : stn DW 22, 23°03' S, 167°19' E, 503 m,
24 May 1987 : 1 ovig. $, holotype (mnhn-na
11148).
Description. — Small sized, stoutly built
shrimps of robust subcylindrical body form.
Carapace smooth, glabrous ; rostrum well
developed, reaching to end of intermediate seg¬
ment of antennular peduncle, distally acute,
slightly depressed, stout, shallow in latéral view.
In adult females, dorsally broad, convex, without
dorsal carina or teeth, with small pre-terminal
notch, with pair of simple setae, juvénile females
with four or five minute dorsal teeth ; male
rostrum acute, with eight small teeth distributed
over whole length of feeble dorsal carina, acute,
first tooth posterior to orbital margin, blunt,
with preterminal dorsal notch with paired simple
setae ; latéral carina feebly developed, sparsely
setose ; ventral carina proximally obsolète, dis¬
tally distinct with small acute preterminal tooth
proximal to level of dorsal subterminal setae,
non-setose. Supraorbital, epigastric and hepatic
spines absent, orbit feebly developed, inferior
orbital angle feebly produced, broad, blunt ;
antennal spine robust, acute, marginal, extending
well beyond inferior orbital angle ; antérolatéral
angle of carapace bluntly rectangular.
Abdomen stout, smooth, glabrous ; third seg¬
ment not posterodorsally produced, fifth seg¬
ment about 0.7 of sixth segment length, sixth
segment about 1.9 times longer than anterior
depth, depressed, postérolatéral angles acute,
posteroventral angles expanded, broad, acute ;
pleura of first three segments broadly rounded,
fourth and fifth posteriorly produced, rounded.
Telson about 1.6 times length of sixth sixth
abdominal segment, 2.0 times longer than ante-
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
193
Fig. 26. — Altopontonia disparostris gen. nov., sp. nov., paratype female, stn 222. a, anterior carapace, rostrum, eyes and
antennae, dorsal, b, anterior carapace and rostrum, latéral, c, rostrum and left orbital région, dorsal, d, antennule.
e, same, proximal peduncular segment, f, antenna, ventral, g, scaphocerite, dorsal, h, eye. i, telson. j, same, posterior
spines. k, uropod. 1, same, exopod, distolateral tooth and spine.
Source : MNHN, Paris
194
A. J. BRUCE
rior width, latéral margins straight, convergent,
posterior margin about 0.4 of anterior width,
angular, with broad médian point ; two pairs of
small marginal dorsal spines at 0.57 and 0.78 of
telson length ; three pairs of posterior spines,
latéral spines robust, similar to dorsal spines,
intermediate spines long, stout, about 0.33 of
telson length, submedian spines robust, about
0.5 of length of intermediate spine, non-setulose.
Eye with large well pigmented hemispherical
comea, without distinct accessory pigment spot,
diameter subequal to stalk length, transverse ;
stalk moderately compressed, about 1.25 times
broader than long dorsally.
Antennule with peduncle distinctly exceeding
rostrum, extending to about distal margin of
lamella of scaphocerite, proximal segment about
1.76 times longer than proximal width, styloce-
rite short, broad, acute, reaching to about 0.5 of
médial margin length, statocyst normal with oval
statolith, médial margin with stout acute tooth at
0.5 of length, latéral margin feebly concave,
distally convergent, distolateral angle strongly
produced with large stout acute distolateral
tooth reaching to level of distal margin of
intermediate peduncular segment ; intermediate
segment short, stout, about 0.22 of médial length
of proximal segment about 1.5 times broader
than dorsal length, latéral lobe feeble ; distal
segment 2.0 times length of intermediate seg¬
ment, 2.0 times longer than wide ; upper flagel-
lum biramous with four proximal segments
stout, fused ; shorter free ramus with four seg¬
ments, longer free ramus with eleven segments,
slender ; about five groups of aesthetascs présent ;
lower flagellum short, slender, about 14 seg¬
ments.
Antenna with basicerite stout, laterally unar-
med ; carpocerite robust, about 2.6 times longer
than distal width, extending to about 0.5 of
latéral length of scaphocerite, flagellum short,
subequal to carapace length ; scaphocerite well
developed, reaching to level of end of antennular
peduncle, broad, about 2.4 times longer than
maximal width, situated at about 0.4 of length,
distally broad, feebly produced, broadly rounded,
latéral margin straight with stout distolateral
tooth, subequal to distal margin of lamella.
Epistome normal, unarmed. Thoracic stemites
narrow, unarmed ; fourth broad without slender
médian process, with low central transverse
ridge, transverse latéral ridges posteriorly.
Mandible normally robust, without palp ; molar
process (left) stout, with five large blunt teeth, no
obvious setae ; incisor process well developed
with three acute teeth on oblique distal margin,
largest tooth laterally, smallest centrally. Maxil-
lula with deeply bilobed palp, lower lobe stouter
with small ventral process bearing single short
curved simple spine ; upper lacinia slightly broa-
dened, distal margin transverse with double row
of about 14 stout simple spines, with serrulate
spiniform setae along dorsal and ventral mar¬
gins ; lower lacinia short, tapering, with nume-
rous finely serrulate setae, becoming spiniform
distally. Maxilla with simple palp, proximal half
expanded, with short plumose setae laterally,
distal half slender, tapering, blunt, non-setose ;
basal endite well developed, deeply bilobed,
upper lobe slightly more robust than lower, with
about 30 and 20 finely serrulate distal setae
respectively ; coxal endite obsolète, médial margin
convex ; scaphognathite narrow, about 4.5 times
longer than central width, posterior lobe normal,
short, about 0.25 of scaphocerite, 1.45 times
longer than wide, anterior lobe about 0.45 of
scaphognathite length, 2.0 times longer than
proximal width, tapering distally, with distal half
particularly narrow. First maxilliped with long,
slender, tapering palp with preterminal setulose
setae ; basal endite well developed, broad, round,
distal and médial margins densely setose, coxal
endite, distinct, feebly bilobed, distal lobe spar-
sely setose ; exopod with slender flagellum with
four plumose distal setae, caridean lobe well
developed, narrow ; epipod large, triangular,
bilobed. Second maxilliped with endopod nor¬
mal, dactylar segment about 3.2 times longer
than broad, densely spinose medially, propodal
segment with numerous long spiniform setae
distomedially, carpus with large médial angle ;
exopod with slender flagellum with four plumose
distal setae ; coxa medially produced with swollen
setose globular process; epipod well developed,
trapezoidal, without podobranch. Third maxilliped
with endopod distinctly exceeding distal end of
carpocerite ; ischiomerus distinct from basis,
about 4.75 times longer than wide, uniform,
compressed, médial border with sparse simple
spiniform setae, latéral margin sparsely setose ;
penultimate segment about 0.75 of ischiomeral
length, 6.2 times longer than central width,
uniform, médial margin moderately setose, ter¬
minal segment about 0.45 of ischiomeral length,
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
195
Fig. 27. — Altopontonia disparostris gen. nov., sp. nov., paratype female, stn 222. a, mandible. b, same, molar process.
c, maxillula. d, maxilla. e, first maxilliped. f, second maxilliped. g, third maxilliped.
Source : MNHN, Paris
196
A. J. BRUCE
0,2 mm
Fig. 28. — Altopontonia disparostris gen. nov„ sp. nov., females, stn CP 45. a, anterior carapace and rostrum,
CL 2.6 mm. b, Angers of major chela, CL 2.9 mm. c, same, tips of Angers, CL 3.2 mm.
tapering distally, about 4.0 times longer than
proximal width, with short simple distal spine,
médial margin with several transverse groups of
short serrulate spines ; ischiomeral articulation
with basis oblique, basis with médial margin
straight, setose, about 0.25 of ischiomeral
length ; exopod with well developed flagellum
with five long plumose distal and several shorter
preterminal setae ; coxa with médial border
feebly bilobed, proximal lobe setose, distal lobe
glabrous, with large oval plate laterally ; arthro-
branch rudimentary, without lamellae.
First pereiopods normal, exceeding scaphoce-
rite by chela and distal third of carpus ; chela
with palm about 1.5 times longer than deep,
compressed, smooth, with few cleaning setae
proximally ; Angers slender, simple, dactylus about
1.1 times palm length, 3.8 times longer than
proximal depth, with acute curved tip, entire
latéral cutting edge ; fixed finger similar, both
with numerous groups of the setae ; carpus
subequal to chela length, about 3.7 times longer
than distal width, tapering proximally ; merus
about 1.1 times carpus length, slightly bowed,
uniform, about 5.4 times longer than central
width ; ischium about 0.57 of merus length,
robust, 2.5 times longer than central width ; basis
short, about 0.5 of ischial length ; coxa with
small ventromedial process, with small group of
setae only.
Second pereiopods well developed, chelae large,
unequal, dissimilar. In female, major second
pereiopod extends beyond antennular peduncle
and scaphocerite by chela, carpus and distal
fourth of merus ; chela smooth, glabrous, equal
to about 1.45 of carapace length, modérately
compressed, without carinate ventral margin,
distally expanded, 2.0 times longer than distal
width, proximal width about 0.5 of distal width ;
dactylus about 0.38 of palm length, robust,
compressed, 2.0 times longer than proximal
depth, with small acute hooked tip, with 1-2
small accessory teeth on distal outer margin,
cutting edge blunt, strongly concave, with single
large irregular tooth occupying central third,
large circular fossa présent on proximo-medial
aspect ; fixed finger short, stout, about as long as
proximal depth, with feeble, subacute hooked
tip, with single slightly smaller accessory tooth
on distal outer margin, cutting edge blunt,
central half occupied by single large, irregular
subacute tooth, proximal latéral aspect of fixed
finger with blunt process ; fingers oppose with
shearing action, dactylar teeth closing medially
to fixed finger tooth ; carpus short, stout, distally
expanded, unarmed, about 1.4 times longer than
distal width, about 0.35 of palm length ; merus
stout, about 0.95 of palm length, swollen, 2.5
times longer than maximal width, at about 0.6 of
length, distoventral angle produced, laminar.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
197
Source : MNHN, Paris
198
A. J. BRUCE
rounded ; ischium about 0.45 of palm length,
about 2.0 times longer than distal width, tapered
proximally, unarmed ; basis and coxa robust,
without spécial features. Minor second pereio-
pod exceeds carpocerite by chela and carpus ;
chela about 0.95 of carapace length, smooth,
glabrous, subcylindrical, moderately compressed,
about 1.8 times longer than deep, slightly tapered
proximally ; Angers simple with acute, feebly
hooked tips, dactyl about 0.75 of palm length,
3.5 times longer than proximal width, cutting
edge slightly laterally situated, sharp, entire, with
single small acute tooth at 0.3 of length, fixed
finger similar, with two small teeth on proximal
third ; carpus about 0.66 of palm length, robust,
distally expanded, unarmed, about 1.4 times
longer than wide ; merus about 0.9 of chela length,
2.8 times longer than distal width, distoventrally
excavate with well marked distolateral flange,
distoventral angle rounded ; ischium about 0.45
of meral length, 1.8 times longer than distal
width, proximally tapered, unarmed ; basis and
coxa without spécial features. In male, generally
similar to female ; major chela about 1.27 of
carapace length, palm 2.5 times longer than
wide, greatest width at 0.6 of length ; minor
chela about 0.7 of major chela length, 0.91 of
carapace length, palm 2.0 times longer than
wide, greatest width at 0.5 of palm length ;
proximal segments similar to female.
Ambulatory pereiopods robust. Third pereio-
pod exceeds antennular peduncle by dactyl and
three fourths of propod ; dactyl compressed,
about 0.25 of propod length, unguis distinct,
simple, curved, about 0.45 of corpus length,
corpus about 2.5 times longer than proximal
depth, with two distolateral and one distomedial
sensory setae, ventral cutting edge sharp, entire,
with strong acute distoventral accessory tooth ;
propod about 0.55 of carapace length, 6.0 times
longer than deep, uniform, slightly compressed,
with pair of distoventral spines, border strongly
spinose throughout length, spines large, gene¬
rally paired, slightly irregular, dorsal margin
sparsely setose ; carpus about 0.42 of propod
length, centrally swollen, proximally slender,
unarmed, about 2.6 times longer than central
width ; merus equal to propod length, about
4.5 times longer than distal width, distally swol¬
len, distoventrally excavate, distolateral border
with flange, distoventral angle rounded ; smaller
flange medially ; ischium about 0.6 of propod
length, 2.9 times longer than distal width, proxi¬
mally tapered, unarmed ; basis and coxa without
spécial features. Fourth and fifth pereiopods
similar to third. Fourth, with propod slightly
shorter than third, less heavily spinose, fifth
equal to fourth, without transverse rows of
cleaning setae distally.
Male first pleopod with basipodite about
Fig. 30. — Altopontonia disparostris gen. nov., sp. nov., male, stn DW 44.
Source : MNHN, Paris
rrrc=ff
P3333B
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
199
g cm OI peauncie. e, antenna. t, eye. g, telson. h, same, postenor sp.nes. i, uropod. j, same, distolateral exopod.
Source : MNHN, Paris
200
A. J. BRUCE
Fig. 32. — Ahopontonia disparostris gen. nov., sp. nov., male, stn DW 44. a, first pereiopod. b, same, chela. c, major second
pereiopod. d, same, chela. e, minor second pereiopod. f, same, chela. g, same, Angers, h, third pereiopod. i, same,
propod and dactyl. j, fourth pereiopod. k, fifth pereiopod.
Source : MNHN, Paris
201
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
Source : MNHN, Paris
202
A. J. BRUCE
2.5 times longer than broad ; endopod about 0.6
of basipodite length, 3.7 times longer than wide,
distal third tapered, blunt, distolateral margin
with four short plumose setae, médial margin
with single long simple spiniform seta proxi-
mally, three short spiniform setae centrally ;
exopod about 2.2 times longer than endopod,
4.5 times longer than wide. Male second pleopod
with basipodite about 2.7 times longer than
wide, 1.1 times longer than first basipodite;
endopod about 1.15 times longer than basipo¬
dite, 4.7 times longer than wide, with appendices
at 0.33 of médial border; appendix masculina
reaching to about 0.6 of endopod length, corpus
subcylindrical, slightly swollen centrally, about
4.0 times longer than central width, with five
distal spines, two finely setulose proximolate-
rally, ventrolateral surface with five spiniform
setae, short proximally, long distally ; appendix
interna slightly exceeding appendix masculina,
with few distal concinnuli.
Uropod distinctly exceeding telson, protopo¬
dite with distolateral lobe bluntly rounded ;
exopod about 2.3 times longer than broad,
greatest width at 0.5 of length, latéral margin
feebly convex, with acute distolateral tooth, with
small mobile spine medially (two in dissected
specimen) ; endopod subequal to exopod length,
about 2.75 times longer than wide.
Ova relatively few, small.
Measurements (mm). — Holotype female :
carapace length, 3.3 ; rostrum and carapace, 5.0 ;
total body length (approx.), 13.0 ; second pereio-
pod, major chela, 4.8 ; same, minor chela, 3.3 ;
length of ovum, 0.5. Paratype females : carapace
lengths, 3.0-3.6. Male : carapace length, 2.4 ;
rostrum and carapace, 3.8 ; total body length
(approx.), 10.0 ; second pereiopod, major chela,
3.05 ; same, minor chela, 2.2.
Etymology. — Dispar, unlike (Latin) ; ros¬
trum, beak (Latin) ; with reference to the dissimi-
lar rostra of the male and female specimens.
Remarks. — The présent specimens of Alto-
pontonia disparostris are remarkable, amongst
pontoniine shrimps, for the degree of sexual
dimorphism in the rostra and second pereiopods.
The male rostrum is distinctly dentate in the
single specimen available and without teeth
along the dorsal margin in the larger females, but
a sériés of minute teeth are présent in the smaller
female specimens. Similarly, the characteristic
form of the major chela, with the distally swollen
palm and reduced fingers is shown most conspi-
cuously in the larger females rather than, as is
usually the case, in the males.
Unfortunately, the single male specimen was
not captured in association with any of the
female specimens so that it remains a possibility
that it could represent a related species of the
same genus. It is therefore not allocated the
status of allotype or paratype.
Specimens of Altopontonia disparostris hâve
been deposited in the collections of the Rijks-
museum van Natuurlijke Historié, Leiden ; the
U.S. National Muséum, Washington and the
Northern Territory Muséum, Darwin.
MESOPONTON1A Bruce, 1967
Mesopontonia gracilicarpus sp. nov.
Figs 34-37, 391-m
Material examined. — New Caledonia. Smib
2 : stn DW 5, 22°56' S, 167°14'E, 398-410 m,
17 September 1986 : 1 ovig. Ç, holotype (mnhn-na
11140).
Description. — A small sized slenderly built
shrimp of subcylindrical body form.
Carapace smooth, glabrous ; rostrum equal to
about 1.35 of carapace length, extending almost
to end of antennular peduncle, straight, distally
acute ; dorsal carina well developed, highest at
level of fourth tooth with eight large acute teeth,
evenly spaced along length, posterior two situ-
ated on carapace posterior to orbital margin ;
latéral carina distinct, narrow ; ventral carina
distinct, feebly convex with two large acute teeth
distal to sixth dorsal tooth ; dorsal interdental
spaces setose, ventral carina setose proximal to
teeth ; supraorbital spines absent, epigastric spine
présent, orbit feebly developed, inferior orbital
angle produced, narrow, blunt, with small reflected
inner flange ; antennal spine absent ; hepatic
spine large, slender, well below level of inferior
orbital angle, below first dorsal rostral tooth ;
antérolatéral angle of carapace obtuse, blunt.
Abdominal segments smooth, glabrous ; third
segment not posterodorsally produced, fifth seg-
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRTMPS
203
Fig. 34. — Mesopontonia gracilicarpus sp. nov., ovigerous female, holotype, stn DW 5.
ment about 1.7 of sixth segment length, sixth
segment about 2.4 times longer than anterior
depth, postérolatéral angle acute, posteroventral
angle subacute ; pleura of first three segments
enlarged, broadly rounded, fourth angularly pro-
duced, posteroventrally rounded, fifth feebly
produced. Telson broken, about subequal to
sixth abdominal segment length, about 4.0 times
longer than anterior width, latéral margins straight,
posterior margin about 0.5 of anterior margin
width, slightly produced centrally, without médian
point; two pairs of small submarginal dorsal
spines at about 0.4 and 0.7 of telson length ;
posterior margin with three pairs of spines.
latéral spines small, subequal to dorsal spines,
intermediate spines long and slender, about 0.25
of telson length, submedian spines about 0.5 of
intermediate spine length, setulose.
Eye with large well pigmented globular cor-
nea, with small distinct accessory pigment spot,
oblique, diameter exceeding stalk length ; stalk
slightly compressed, about 1.2 times longer than
maximum width.
Antennular peduncle distinctly exceeding ros-
trum ; proximal segment about 2.0 times longer
than central width, with slender acute stylocerite
reaching to about 0.4 of médial length, antérola¬
téral margin distinctly produced, with small
Source : MNHN, Paris
204
A. J. BRUCE
Fig. 35. — Mesopontonia gracilicarpus sp. nov., ovigerous female, holotype. a, anterior carapace, rostrum, eyes and antennae,
dorsal, b, anterior carapace and rostrum, latéral, c, left orbital région, dorsal, d, antennule. e, same, proximal
peduncular segment, distolateral angle, f, antenna, dorsal, g, eye, dorsal, h, telson. i, same, posterior spines. j, uropod.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
205
médial lobe and strong latéral tooth reaching to
about 0.3 of intermediate peduncular segment
length, ventromedial margin with strong acute
tooth at about 0.5 of length ; statocyst normally
developed with granular statolith ; intermediate
and distal segments narrow, obliquely articula-
ted, together equal to about 0.65 of proximal
segment length, intermediate segment with laté¬
ral lobe, feebly developed, about 0.9 times wider
than dorsal length, distal segment about 1.9
times longer than wide ; upper flagellum bira-
mous with four proximal segments fused, robust,
shorter free ramus robust, with six segments,
longer free ramus slender, about 2.5 times
postorbital carapace length ; about 17 groups of
aesthetascs présent ; lower flagellum slender,
about 1.25 times carapace length.
Antennal basicerite with small subacute latéral
tooth ; carpocerite about 2.5 times longer than
wide, reaching almost to middle of latéral margin
of scaphocerite, flagellum well developed, fili-
form, about 5.0 times carapace length ; scapho¬
cerite extending well beyond antennular peduncle,
about 3.5 times longer than central width, ante-
rior margin broad, bluntly angular, extending
well beyond stout distolateral tooth on feebly
concave latéral margin.
Epistome unarmed. Thoracic sternites narrow,
fourth sternite without slender médian process.
Mandible (left) fairly slender, without palp ;
molar process normal with four strong blunt
teeth ; incisor process slender, with transverse
row of four acute teeth distally, two small central
teeth, larger acute tooth medially, large broad
truncated tooth laterally. Maxillula with feebly
bilobed palp, larger lobe with short simple seta ;
upper lacinia slightly broadened proximally, dis-
toventral margin rounded, with about 8 simple
spines ; lower lacinia short, tapering, blunt, with
numerous distal spiniform setae ventrally. Maxilla
with blunt palp, broadened proximally with
short plumose setae laterally, basal endite deeply
bilobed, lobes subequal, with few simple setae
distally ; coxal endite obsolète, médial margin
broadly convex ; scaphognathite normal, about
3.3 times longer than central width, posterior
lobe well developed, broad ; anterior lobe with
médial border emarginate. First maxilliped with
slender elongate palp with preterminal setulose
seta, basal endite large, broad, rounded, densely
setose medially, coxal endite small, convex, spar-
sely provided with long setae ; exopod with
flagellum slender with four long plumose distal
setae, caridean lobe, large, broad ; epipod large,
triangular, feebly bilobed. Second maxilliped
with normal endopod, dactylar segment about
3.0 times longer than central width, médial
margin feebly concave, densely spinose, with
serrated spines, propodal segment densely spinose
along distal margin, carpus with small distome-
dial lobe ; exopod with slender flagellum with
narrow latéral lobe proximally and four long
plumose distal setae, coxa medially convex with
simple subrectangular epipod laterally, without
podobranch. Third maxilliped with endopod
slender, reaching to about proximal end of
carpocerite ; ischiomerus and basis feebly separa-
ted, médial junction indicated by small notch,
ischiomerus slender, feebly bowed, uniform, about
6.0 times longer than central width, sparsely
setose laterally, numerous slender simple setae
medially ; penultimate segment about 0.66 of
ischiomeral length, tapering slightly distally, about
4.75 times longer than proximal width, sparsely
setose laterally, numerous long robust setae
medially ; terminal segment about 0.6 of penulti¬
mate segment length, tapering, with short simple
spine distally, about 5.5 times longer than proxi¬
mal width, with numerous tranverse groups of
serrulate spines medially, sparsely setose late¬
rally ; basis with médial border feebly convex,
sparsely setose, latéral margin short, convex,
without exopod ; coxa with small rounded médial
process, latéral plate oval ; arthrobranch rudi-
mentary, with feeble indications of lamellae only.
First pereiopods slender, extending to slightly
exceed distal margin of scaphocerite by fingers of
chela. Chela with palm subcylindrical, slightly
tapering distally, about 2.8 times longer than
proximal width, with 2-3 feeble transverse rows
of serrulate setae proximally ; fingers simple,
slender, tapering distally, small hooked tips,
dactylus about 0.75 of palm length, 5.2 times
longer than proximal width, with cutting edges
entire, latéral ; carpus about 1.4 times chela
length, slender, tapering proximally, about 8.0 time
longer than distal width, with transverse row of
serrulate setae distoventrally ; merus slender,
uniform, about 0.9 of carpus length, 7.5 times
longer than central width ; ischium about 0.6 of
carpus length, 4.2 times longer than distal width ;
basis about 0.45 of ischial length ; coxa with
small feebly setose ventromedial process.
Second pereiopods markedly unequal. Major
Source : MNHN, Paris
206
A. J. BRUCE
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
207
Fig. 37. — Mesopontonia gracilicarpus sp. nov., ovigerous female, holotype. a, first pereiopod. b, same, chela. c, major second
pereiopod. d, same, chela. e, same, fingers. f, same, proximal région of Angers, g, second pereiopod. h, same, chela.
i, third pereiopod. j, same, propod and dactyl, with ventral propodal spine (not to scale). k, fifth pereiopod, propod and
Source : MNHN, Paris
208
A. J. BRUCE
pereiopod (right) robust, exceeding carpocerite
by carpus and chela ; chela subequal to carapace
length, with palm subcylindrical, slightly swollen
proximally, about 4.0 times longer than proximal
depth, smooth, glabrous, Angers equal to about
0.46 of palm length, dactylus slender, tapering,
curved, with strongly hooked tip, about 4.6 times
longer than proximal depth, cutting edge distally
concave, sharp, entire, proximally with small
blunt distal and larger more acute, slightly
recurved proximal teeth, fixed finger similar,
deeper, about 3.8 times longer than central
depth, with larger proximal teeth, separated by
narrow U-shaped notch, distal tooth larger,
blunt, proximal tooth smaller, more acute ; car-
pus short, stout, distally enlarged, about 0.5 of
palm length, smooth, distally unarmed ; merus
about 0.72 of palm length, uniform, about 6.0
times longer than wide, unarmed ; ischium about
0.95 of meral length, about 6.2 times longer than
distal width, slightly tapered proximally, unarmed ;
basis and coxa without spécial features. Minor
second pereiopod (left) very slender, exceeding
carpocerite by distal Afth of merus ; chela about
0.65 of carapace length, 0.65 of major chela
length ; palm subcylindrical, smooth, about 4.6
times longer than deep, uniform, Angers equal to
0.68 of palm length, slender simple, with acute
hooked tips, dactyl about 1.6 times longer than
proximal depth, cutting edge straight sharp,
entire, without teeth ; Axed Anger similar ; carpus
elongate, slender, about 1.5 times chela length,
0.9 of carapace length, about 11.0 times longer
than distal width, tapering slightly proximally,
unarmed, merus subequal to chela length, about
0.66 of carpus length, about 8.4 times longer
than distal width, tapering slightly proximally,
unarmed ; ischium subequal to meral length,
about 9.5 times longer than distal width, tapering
proximally, unarmed ; basis and coxa without
spécial features.
Ambulatory pereiopods slender. Third pereio¬
pod exceeding latéral tooth of scaphocerite by
dactyl and about 0.16 of propod length, unguis
distinct from corpus, simple, curved, about, 0.6
of corpus length, corpus compressed, about 2.0
times longer than proximal depth, with strong
acute distoventral tooth, proximal ventral mar-
gin feebly concave, sharp, entire ; propod about
0.6 carapace length, about 11.3 times longer than
deep, uniform, with distoventral and preterminal
pairs of spines, four single ventral spines, spines
obliquely truncated distally, dorsal surface of
truncation with small acute denticles, opposite
ventral surface with minute tubercles, with nume-
rous long simple setae, several transverse rows
distally ; carpus about 0.6 of propod length,
about 5.2 times longer than distal width, slightly
tapering proximally, with strong distodorsal lobe,
unarmed ; merus subequal to propod length,
subuniform, about 7.75 times longer than central
width, unarmed ; ischium about 0.5 of merus
length, 7.5 times longer than central width,
unarmed ; basis and coxa without spécial features.
Fourth and Afth pereiopods similar ; Afth pro¬
pod about 1.1 times fourth propod length, about
14.5 times longer than wide, with well developed
transverse rows of setae distolaterally.
Uropods clearly exceeding telson, protopodite
with postérolatéral angle rounded ; exopod nar¬
row, about 3.9 times longer than wide, latéral
border straight, with small distolateral tooth,
with larger mobile spine medially, diaeresis dis¬
tinct ; endopod slender, about 0.9 of exopod
length, about 3.8 times longer than maximal
width, at 0.3 of length.
Ova modérately numerous and small.
Measurements (mm). — Carapace length,
3.35 ; carapace and rostrum, 5.8 ; total body
length (approx.), 16.5 ; chela of major second
pereiopod, 3.5 ; chela of minor second pereio¬
pod, 2.2 ; length of ovum, 0.6.
Systematic Position. — Closely related to
Mesoponîonia gorgoniophila Bruce, which it clo¬
sely resembles in most details of its morphology.
M. gracilicarpus may be readily distinguished
from that species by the strongly marked dif¬
férences between the second pereiopods. In M.
gorgoniophila, the second pereiopods are also
distinctly unequal, but not nearly to the extent
found in M. gracilicarpus. The différence lies
particularly in the minor second pereiopod. In
M. gorgoniophila, the carpus is only about 0.75
of the palm length, 0.45 of the chela length, and
also much shorter than the merus. In M. gracili¬
carpus it is about 1.5 times the length of the chela
and subequal merus. In the major second pereio¬
pod, the dactylus, in M. gorgoniophila, bears an
oblique distodorsal carina that is not présent in
M. gracilicarpus, and the cutting edge bears only
a single large acute tooth proximally, whereas M.
gracilicarpus has two smaller teeth.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS 209
œdôS""™“" sp ' nov - m,ie ’ «" 275. e, fini pleopod. f, an. endopod. g, spcond pleopod. h.
Source : MNHN, Paris
210
A. J. BRUCE
F,g 39 — Ambulatory pereiopods, third unless otherwise noted. a, Periclimenes fujinoi sp. nov., holotype, maleb,
of dactylof finit ^reiojod. c. Periclimenes herwigi Balss, stn DW6 dPericUmenesparnspmaius sp. nov holotype.
female. e, Periclimenes uniunguiculaius sp. nov., holotype female. f, Penchmenes richen sp^ nov ^'^'cn nov
g, Periclimenes vaubani sp. nov., holotype, female. h, Periclimenes sp., grandis ffovp U Ponjonia , ™ '
holotype, male, j, same, distal dactyl. k, Altopontonia disparostris sp.
gracilicarpus sp. nov., holotype, female. m, same, distoventral spine.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
Etymology. — Gracilis, slender, thin (Latin) ;
carpus, latinized form of karpos, wrist (Greek) ;
with reference to the morphology of the first
pereiopod.
Remarks. — Mesopontonia gracilicarpus is
only the second species to be referred to this
genus. M. gorgoniophila is known to be an
associate of gorgonian octocorals including
Melithea and Acabaria spp. and it is probable
that M. gracilicarpus will prove to hâve similar
associations. M. gorgoniophila has been reported
only from the northem South China Sea (Bruce,
1967), the Philippines (Bruce, 1985) and eastern
Australia (Bruce, 1983), from depths to 270 m.
The présent record of 400 m is therefore at
considerably greater depth.
Anchistioididae
ANCHISTIOIDES Paulson, 1875
Anchistioides willeyi (Borradaile, 1899)
Restricted synonymy
Palaemonopsis willeyi Borradaile, 1899 • 410
pis 36, 37 fig. 7.
Anchistioides willeyi - Gordon, 1935 ; 345
figs 23 a, 24 a. — Holthuis, 1952 : 214'
figs 106, 107. — Bruce, 1978 : 286, fig. 44.’
Material examined. — New Caledonia. Lagoon
survey : stn 370, 22°37.8' S, 167°05.7' E, 127 m,
30 October 1984 : 1 ovig. Ç (mnhn-na 111671).’
Remarks. — The single example was collected
from the Grand Récif Sud and has a carapace
length of 19.3 mm, with a rostral dentition of
8/3. The chelae of the second pereiopods hâve
the Angers equal to about half the length of the
whole chela, or subequal to the palm length, and
therefore correspond to the short rostrum-robust
1978) f0mi n ° ted fr ° m Madagascar (Bruce,
This species has not been previously recorded
from depths of over 100 m. Generally common
m depths of 30 m or less, the greatest depth at
which this species has been previously recorded
is 73-84 m in the South China Sea (Bruce, 1979).
The species has also not been previously recorded
from New Caledonia.
Distribution. — Type locality : Ralun, New
Britain. Also known from Zanzibar, Tanga-
nyika, Kenya, Madagascar, Maldive Islands,
Smgapore, Indonesia, Philippines, South China
Sea, and Australia.
DISCUSSION
About 90 généra of shrimps are now represented
in the superfamily Palaemonoidea, of which the
overwhelming majority occur in shallow tropical
waters, with their greatest diversity occurring in
the coral reef habitat, but with many species also
occuring in estuarine and fresh waters. Compa-
ratively few hâve, so far, been found to occur in
deeper marine waters, although this paucity may
be partly due to the practical difficultés of
adequately sampling these generally small ani¬
mais.
In the Indo-West Pacific région, data are now
available on eleven généra, represented by 33
identified species, found in depths in excess of
100 m. Of these, only six species also occur in
lesser depths. The greatest depth record for a
palaemonoid shrimp is established by Pericli -
menes laccadivensis (Alcock & Anderson, 1894)
from 1285 m, the only species so far known to
occur at more than 1 000 m. As specimens of this
species hâve also been reported from about
275 m, (Bruce, 1979) this species has a bathymé¬
trie range of some 1 000 m, a very considérable
range for benthic species. Nine species only hâve
been recorded from depths of over 500 m.
It is difficult to obtain data to establish
whether the deep-water palaemonid shrimps are
free-hving or commensally associated with other
marine vertebrates. In most cases, commensalism
is a generic phenomenon, and where the associa¬
tions of shallow-water species are known, it is
most probable that the deep-water species are
mvolved with similar associations. Thus, the
shallow-water species of Dasycaris are now
Source : MNHN, Paris
212
A. J. BRUCE
TABLE 1
BATHYMETRIC DISTRIBUTIONS OFINDO-WEST PACIFIC DEEP-SEA PALAEMONID SHRIMPS.
known to be associated with coelenterates, such
as pennatulaceans, so that it is likely that
Dasycaris doederleini Balss will hâve similar
associations. Species of Periclimenaeus are gene-
rally found only in sponges, although some may
occur in colonial tunicate colonies. Indo-West
Pacific species of Pontonia hâve so far been
found in ascidians and Mesopontonia gorgonio-
phila Bruce with gorgonaceans. Thaumastocaris
streptopus and Anchistioides species are also
sponge associâtes. The shallow-water species of
Periclimenes are associated with a wide variety of
host phyla and assessing the trophic status of the
deep-water species is presently rather conjectural.
Most species of the P. grandis group are free-
living micropredators or scavengers and hâve
relatively long simple dactyls on the ambulatory
pereiopods. The other species of the genus,
predominantly commensals, hâve dactyls on the
ambulatory pereiopods that are relatively short
and are usually at least provided with an acces-
sory tooth but may often be highly omate.
However, the accessory tooth may be lost in
some species, so that the dactyl becomes simple,
as may occur in the cases of P. tosaensis Kubo
and P. uniunguiculatus. Of the deep-water spe¬
cies, P. nilandensis Borradaile is a known asso-
ciate of hydroids, antipatharians and gorgonians.
P. gorgonicola Bruce and P. latipollex Kemp are
also associated with gorgonians. P. hertwigi is
known to associate wich echinoid hosts, and it
seems probable that P. rectirostris and other
species (P. curvirostris Kubo, P. parvispinatus )
may hâve similar habits. The occurrence of P.
parvispinatus in a deep water trap is of particular
interest as, from its morphology, it would appear
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHR1MPS
213
to be a commensal species, but its occurence in a
baited trap suggest that it may be a free-living
micropredator or scavenger or, at least, one that
is able to leave its host to forage independently.
As in shallow water, the genus Periclimenes is
the most strongly represented taxon in depths in
excess of 100 m. At présent this genus contains
about 121 species in the Indo-West Pacific
région, of which only 19 species (15.7 %) 1 hâve
been found in 100 m or greater depths. A key to
some of these species was provided by Bruce
(1985) which unfortunately included an error
and an omission. To rectify these defects and to
include the new species described in this report, a
new key is now provided.
Deep Water Indo-West Pacific Periclimenes 1
1 Antennal spine présent. 2
— Antennal spine absent; R. 10/4. P. gorgomcola Bruce, 1969
2. Dactyls of ambulatory pereiopods simple. 3
— Dactyls of ambulatory pereiopods not simple. 10
3. Fourth thoracic sternite with slender médian process. 4
Fourth thoracic sternite without slender médian process. 5
4. Supraorbital spines présent ; R. 8-10/3-5... P. nilandensis Borradaile, 1915
— Supraorbital spines absent ; R. ? . Periclimenes sp. {grandis group)
5. Rostrum elongate, straight, subequal to postorbital carapace length ;
R. 11-12/4-5. P. rectirostris Bruce, 1981
Rostrum shorter, distinctly less than postorbital carapace length .... 6
6 . Rostral lamina shallow. <7
— Rostral lamina deep. ç
7. Rostrum arched ; third abdominal segment with posteromedian
dorsal carina ; R. 1 + 6-7/1-2. P. tosaensis Kubo, 1951
Rostrum not arched, straight ; third abdominal segment without
dorsal carina. «
8 . Ambulatory propods strongly spinose distally, fifth with three pairs
of spines, eyestalk strongly tapered distally ; R. 1 +8/1
. P• macrophthalmus Fujino, 1970
— Ambulatory propods feebly spinose distally, third with single distoven-
tral spine only; eyestalk not strongly tapered distally; R.?
. P • fujinoi sp. nov.
9. Eye markedly reduced ; epigastric tubercle blunt ; rostral lamina
moderately deep; R. 8/1. P. foresti Bruce, 1981
— Eye well developed ; epigastric tooth acute ; rostral lamina distinctly
slender ; R. 7/2. p. uniunguiculatus sp. nov.
10. Dactyl of ambulatory pereiopods with distoventral angle of
corpus with carinate lamella. U
— Dactyl of ambulatory pereiopods with distoventral angle of corpus
bearing simple accessory tooth only. 12
11. Palm of second pereiopod chela slender, tuberculate, four times
longer than deep ; R. 7/3 . P. dentidactylus Bruce, 1985
1. See Addendum, p. 215.
Source : MNHN, Paris
214
A. J. BRUCE
— Palm of second pereiopod chela robust, smooth, about three times
longer than deep ; R. 4-6/1-2. P. hertwigi Balss, 1913
12. Telson with two pairs of dorsal spines only . 13
— Telson with four pairs of dorsal spines ; R 1 + 8/3... P. alcocki Kemp, 1922
13. Rostrum very slender, with three postorbital teeth situated on carapace... 14
— Rostrum not particularly slender ; with fewer than three postorbital teeth.. 15
14. Hepatic and antennal spines on same horizontal level ; dactyl of
major second pereiopod with distinct latéral flange ; R. 8/3.
. P. latipollex Kemp, 1922
— Hepatic spine situated at distinctly lower level than antennal spine ;
dactyl of major second pereiopod without latéral flange ; R. 10/3.
. P. laccadivensis (Alcock & Anderson, 1894)
15. Ambulatory dactyls short and stout, strongly curved, propods with
dense tufts of long setae ; R. 8/2. P. curvirostris Kubo, 1940
— Ambulatory dactyls and propods not as above. 16
16. Rostrum with well developed dorsal and ventral carinae, midribs
particularly stout, antennal and hepatic spines slender and small ;
R. 8/1. P. parvispinatus sp. nov.
— Rostral midribs, antennal and hepatic spines normally developed.... 17
17. Branchiostegite and pleura foveolate ; dorsal telson spines minute;
R. 8-10/ 3-6. P. foveolatus Bruce, 1981
— Branchiostegite and pleura non-foveolate ; dorsal telson spines normal.. 18
18. Second to fifth pereiopods generally setose, with short erect setae;
R. 8/2. P. coriolis Bruce, 1985
— Pereiopods not markedly setose. 19
19. Rostrum acutely tapered, proximal dorsal carina elevated ; second
pereiopod with carpus less than 0.5 of palm length ; lamella of
scaphocerite feebly exceeding tip of latéral tooth ; R. 1. + 7-8/2...
. P. vaubani sp. nov.
— Posterior dorsal carina not distinctly elevated ; carpus of second
pereiopod nearly equal to palm length ; lamella of scaphocerite far
exceeding latéral tooth ; R. 9/1. P. richeri sp. nov.
(?, rostral dentition unknown)
ACKNOWLEDGEM ENTS
It is a pleasure to thank Dr Alain Crosnier
for the opportunity to study the New Caledonian
caridean fauna and for numerous improvements
to the draft manuscript, and Professor Forest
and his colleagues for the help and facilities
provided. The information provided by Dr J. C.
Markham on the bopyrid parasites is also
greatly appreciated.
Source : MNHN, Paris
DEEP-SEA PALAEMONOID SHRIMPS
215
ADDENDUM
Periclimenes granuloides Hayashi, from Tosa
Bay, Japan, is also known from 130 m. P.
granuloides is very closely related to P. foresti,
but may be distinguished from that species by
the absence of spinules from the ventral border
of the ambulatory pereiopods. The hepatic spine
also appears much larger and more robust, and
the rostral dentition is 2 + 7/2. For P. foresti,
the ventral margin of the ambulatory propod has
a small distoventral spine and three small ventral
spines. The inclusion of P. granuloides increases
the number of deep-water Periclimenes species to
20. (Hayashi, K.-I. 1986. In : Decapod Crusta-
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Japan. J.F.R.C.A., Tokyo : 1-336, pis 1-76).
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Source : MNHN, Paris
FATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6
6
Crustacea
Decapoda : On some species
from the Western Pacific
of Lithodidae
Enrique MACPHERSON
Instituto de Ciencias del Mar
Paseo Nacional s/n
08003 Barcelona
Spain
ABSTRACT
Several species of lithodid crabs from the Western Pacific
were studied. One new species (Lithodes richerî) from New
Caledonia is described. The five other species (Neolithodes
vinogradovi, Lithodes turritus, Paralomis seagranti, Paralomis
haigae and Paralomis sp.) are reported for the first time in the
area and their taxonomie position is discussed.
RÉSUMÉ
Crustacea Decapoda : Sur quelques espèces de Lithodidae du
Pacifique occidental.
Cette note concerne plusieurs espèces de Lithodidae cap¬
turées au large des Philippines et de la Nouvelle-Calédonie.
L'une d’entre elles, Lithodes richeri, pêchée en Nouvelle-
Calédonie, est nouvelle ; elle est proche de l’espèce japonaise
L. longispina Sakai, mais s’en différencie facilement par la
longueur du rostre, la spinulation de la carapace et des pattes
ambulatoires. Les autres espèces : Neolithodes vinogradovi
Macpherson, Lithodes turritus Ortmann, Paralomis seagranti
Eldredge et P. haigae Eldredge sont citées pour la première
fois de cette région. Les caractères permettant de distinguer
P. haigae de P. dofleini Balss, espèce la plus proche, sont
discutés.
- Crustacea Decapoda : On some species of Lithodidae from the Western Pacific. In : A. Crosnier (ed )
"t™ . . nat.. (A), 145 : 217-226. Paris ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
218
E. MACPHERSON
The family Lithodidae is very well represented
in the Pacific Océan, where there are about 60
species belonging to 14 généra. Several new
species hâve been described during the last
decade, pointing up the gaps in our knowledge of
this group (e.g. Dawson & Yaldwyn, 1985;
Macpherson, 1988a).
The présent paper is based on samples collec-
ted by the Institut français de Recherche scien¬
tifique pour le Développement en Coopération
(Orstom) and the Muséum national d’Histoire
naturelle, Paris (see Richer de Forges, this
volume, p. 9-54), and provides additional infor¬
mation about this family, including the descrip¬
tion of a new Lithodes species.
The types of the new species and the other
material reported upon are in the collections of
the Muséum national d’Histoire naturelle (mnhn).
Measurements given (cl x mw) refer to the
carapace length (cl) excluding rostrum and the
maximum carapace width (mw) excluding marginal
spines.
Neolithodes vinogradovi Macpherson, 1988
Fig. 2a
Neolithodes vinogradovi Macpherson, 1988a : 46,
fig. 19, pl. 8.
Material examined. — New Caledonia. Bio¬
cal : stn CP 72, 22° 10' S, 167°33' E, 2100-2110 m,
04.09.1985 : 1 $ 105 x 91 mm (MNHN-pg 4264).
Biogeocal : stn CP 265, 21°04.09' S, 167°00.4' E,
1760-1870 m, 18.04.1987 : 1 S 6.6 x 5.3 mm
(MNHN-pg 4444). — Stn CP 273, 21*01.53'S,
166°57.41' E, 1920-2040 m, 20.04.1987 : 1 10 x
8 mm (MNHN-pg 4443).
Remarks. — The original description of this
species was made from a single large male
specimen (109 x 113 mm) from the Eastem
Indian Océan (31°50.4'S, 87*22.2'E, 1600 m).
Spécifie characters (e.g., spinulation of the cara¬
pace and pereiopods) are similar in ail the
specimens examined and agréé with those of the
holotype. Even so, several small différences hâve
been found. The large female (105 x 91 mm)
from New Caledonia has more secondary spines
than the holotype. The walking legs of this
female, as in most lithodids, are shorter and
stouter than those of the male ; the third walking
leg is 2.5 times carapace length, compared with
3.5 times in the male holotype. Furthermore, the
merus is 5.7 times longer than broad (7 in the
male holotype) and nearly twice carpus length.
The propodus is 7 times as long as broad (9 in
the male holotype).
Neolithodes vinogradovi belongs to the group
of species in which the carapace, cheliped, and
walking leg surfaces hâve no spinules or spini-
form granules in addition to the main spines
(Macpherson, 1988a).
The closest species geographically is N. brodiei
Dawson & Yaldwyn, 1970. However, this species
belongs to the group bearing numerous spinules
in between the main spines.
The closest species of the genus taxonomically
is N. grimaldii (A. Milne Edwards & Bouvier,
1894) from the North Atlantic. Both species are
readily differentiated by the size of the spines on
the carapace, chelipeds, and walking legs. N.
vinogradovi has very long, slender spines, whe-
reas N. grimaldii has distinctly shorter, more
robust spines. Furthermore, the secondary spines
on the carapace are longer in N. vinogradovi than
in N. grimaldii. Such spines continue to be
présent on the two large N. vinogradovi speci¬
mens examined, whereas they hâve completely
disappeared in similar sizes of N. grimaldii.
This species was previously reported from the
eastem Indian Océan. Its known range is now
extended to the Coral Sea.
Lithodes turritus Ortmann, 1892
Lithodes turritus Ortmann, 1892 : 321, pl. 12,
fig. 26. — Balss, 1913 : 73, figs 42-45, pl. 11.
— Sakai, 1971 : 10, 32, fig. 2a, b ; pl. 4, fig. 1 ;
pl. 11, fig. 1 ; 1976 : 693, fig. 376 a, b, pl. 240,
pl. 243, fig. 1. — Baba, 1986 : 211, 306, fig. 156.
— Macpherson, 1988a : 49; 1988b : 124.
Material examined. — Philippines. Mus-
ORSTOM 3 : stn CP 116, 12*32' N, 120*47' E, 804-
812 m, 03.05.1985 : 1 <3 110 x 107 mm (MNHN-pg
4263).
Remarks. — The specimen agréés closely with
the descriptions and figures provided by the
various authors. L. turritus is close both geo¬
graphically and taxonomically to L. longispina
Sakai, 1971, from Japan and the Midway Islands
Source : MNHN, Paris
ON SOME SPECIES OF LITHODIDAE
219
(see below for the material of this species
examined), but they are readily differentiated by
a number of characters :
(a) Anterior projection of rostrum practically
horizontal in L. turritus ; proximal half direc-
ted sharply upwards in L. longispina.
(b) Cardiac région with one pair of spines and
an anterior pair of granules in L. longispina ;
two pairs of well-developed spines in L.
turritus.
(c) Dorsal surfaces of walking legs bearing many
small spines in L. longispina ; articles rather
smooth, with a few scattered spines, in L.
turritus.
(d) Differing counts of long spines on the mar-
gins of the carapace ; each branchial margin
with two long spines and 4-5 very small
spines in L. longispina, 4-5 well-developed
spines and 3-4 small spines in L. turritus.
(e) Spines on carapace longer in L. longispina
than in L. turritus ; this différence is very
clear in adults but more difficult to discern in
juvéniles.
Lithodes turritus has been recorded from Japan
and the East China Sea at depths of 300-800 m.
This new record extend its distribution range to
the Philippine Islands.
Lithodes richeri sp. nov.
Figs 1 a, 2 b
Material examined. — New Caledonia : trap,
outside the coral reef : 4 $ 64 x 58 mm to
102 x 102 mm (MNHN-pg 4269 to 4272).
Types. — One male (81 x 89 mm) has been
selected as holotype (MNHN-pg 4269). The other
specimens (MNHN-pg 4270 to 4272) are paratypes.
Description (Holotype). — Carapace pyri-
form, slightly longer than broad. Régions well-
defined. Gastric région convex, more prominent
than the cardiac and branchial régions. Two
pairs of gastric spines, ail the same size. Cardiac
région weakly convex, as prominent as the
branchial régions and separated from the gastric
région by a deep furrow. One pair of cardiac
spines as long as the gastric spines and two
rounded granules between the spines and the
gastro-cardiac furrow. Each branchial région
with two spines and two acute granules : ante-
riormost spine strong, directed slightly antero-
laterally ; a second, slightly smaller spine at a
level slightly posterior to the cardiac spines ; two
acute granules posterior to this spine. Intestinal
région not distinctly separated from other
régions, with two spines as long as the gastric
and cardiac spines. Numerous small, rounded
granules scattered on the dorsal surface of the
carapace.
Rostrum with a very long, bifid anterior
projection (sensu Dawson & Yaldwyn, 1985),
0.9 times carapace length, directed sharply
upwards though terminal portion slightly more
horizontal. Two dorsal spines of moderate size.
One strong, curved basal spine.
Outer orbital spine short, not reaching the end
of the eyes. Antérolatéral spine longer than the
outer orbital spine. Hepatic spine long, the
longest spine on the carapace. Each branchial
margin with one strong spine, slightly longer
than the antérolatéral spine, situated at the level
of the cardiac spines. Two small spines between
this spine and the hepatic spine. Remainder of
branchial border bearing 9-10 small spines or
acute granules.
Second abdominal segment with two spines on
médian plate and several granules on outer
borders.
Eyestalks smooth, without granules.
Basal segment of antennal peduncle with one
small spine on outer border. Second segment
with one short spine reaching to the midpoint of
the penultimate antennal segment.
Right cheliped stouter than the left, the two
similar in length. Merus armed with several
spines, stronger on terminal border. Carpus with
four strong dorsal spines, two longer than the
others. Several spines scattered on outer and
ventral surfaces. Hand with two rows of small
spines. Several tufts of hairs on Angers.
Walking legs slender and depressed. Second
pair (P3) slightly longer than first (P2) and third
(P4) pairs.
Third leg more than three times carapace
length. Basis-ischium bearing several spines on
terminal border ; merus longer than carapace,
some eight times longer than broad and twice
carpus length. A row of 8-9 spines on anterior
border, terminal spine the longest. Several small
spines scattered on dorsal surface and posterior
Source : MNHN, Paris
220
E. MACPHERSON
Fig. 1. — Dorsal view : a, Lilhodes richeri sp. n
longispina Sakai, 1971, <$, CL = 106 n
holotype, CL = 81 mm, New Caledonia, (MNHN-pg 4269) ; b, Lilhodes
, Tokushima, Japan, (MNHN-pg 4441).
Source : MNHN, Paris
ON SOME SPECIES OF LITHODIDAE
221
margin. Carpus with 4-5 spines on anterior edge.
Dorsal surface with a small, proximal spine and
a much longer spine on terminal portion. Posterior
border smooth. Propodus almost 10 times as
long as broad and 0.7 times merus length. A row
of small spines on both the anterior and posterior
margins. Several small spines scattered on dorsal
surface. Ventral surfaces of merus, carpus, and
propodus smooth. Dactylus 0.6 times propodus
length, weakly curved and circular in cross-section,
with spines on proximal portion. Anterior edge
with 1-2 spinules.
Variations. — Carapace length in the spéci¬
mens examined ranged between 64 and 102 mm.
The only différences were observed in the size of
the spines, which are longer in smaller spéci¬
mens. Moreover, in the smallest specimen (64 x
58 mm) the anterior projection of the rostrum is
slightly longer than the rest of the carapace,
whereas in the other specimens it is slightly
shorter.
Remarks. — Six species of the genus Lithodes
are found in the Western Pacific : L. murrayi
Henderson, 1888, L. turritus Ortmann, 1892, L.
aequispina Benedict, 1894, L. couesi Benedict,
1894, L. longispina Sakai, 1971, and L. nintokuae
Sakai, 1978 (Dawson & Yaldwyn, 1985 ; Mac-
pherson, 1988a).
However, neither these species nor the other
species of the genus possess the characteristic
long anterior projection of the rostrum and
carapace or the armature of the pereiopods.
The présent species appears to be most closely
related to L. longispina Sakai, 1971 (Fig. lb)
from Japan and the Midway Island. The exami¬
nation of several specimens of L. longispina (1 $
50 x 47 mm, 2 $ 106 x 98 mm, 147 x 139 mm)
from Tokushima, 850-1110 m, Japan, (K. Sakai
leg., MNHN-pg 4441, 4446, see Sakai, 1987) shows
that these two species présent a number of
important différences that enable then to be
readily distinguished. Because the size of the L.
longispina specimens examined is similar to that
of the L. richeri specimens, it has been possible
to analyse the différences between the two over a
broad range of sizes. Such différences comprise :
(a) Anterior projection of rostrum distinctly
longer in L. richeri than in L. longispina. In
the smallest specimen of L. richeri examined
(64 x 58 mm), the ratio anterior projection/
carapace is 1.1, whereas in a specimen of L.
longispina of similar size (50 x 47 mm) it is
0.7. Furthermore, in the specimen of this new
species measuring 102 x 102 mm, the ratio is
0.9, while in an L. longispina specimen
measuring 106 x 98 mm it is 0.5.
(b) Considerably different spinulation of wal-
king legs. In L. longispina dorsal surfaces of
articles covered with many small spines.
These spines small but distinct, turning into
granules in the largest specimen examined.
Dorsal surfaces of articles smooth, with some
scattered spines, in L. richeri. In addition,
two long, subequal spines on dorsal border
of carpus in L. longispina ; these spines
shorter and differing in size in L. richeri.
(c) Quite different spinulation of the carapace.
In L. richeri hepatic spine and largest spines
on branchial margin and dorsal surface well-
developed but short, not only in the larger
specimens but also in the smallest specimens
as well. In contrast, hepatic spine as long as
anterior projection of rostrum in the smallest
specimen of L. longispina. Furthermore, each
branchial margin with two long spines slightly
shorter than the hepatic spines, two intestinal
spines similar to these in size, and two long
spines dorsally. The size of these spines, as in
most lithodids, decreases with growth. Howe¬
ver, ail these spines clearly longer in the
largest specimen of L. longispina examined
(see Sakai, 1987, for illustration) than in the
largest specimen of L. richeri.
Etymology. — This species is dedicated to Dr
Bertrand Richer de Forges of Orstom, who
collected most of this interesting material.
Paralomis seagranti Eldredge, 1976
Paralomis seagranti Eldredge, 1976 : 309, figs 1,
2 c. — Takeda et al., 1984 : 29 (in list). —
Dawson & Yaldwyn, 1985 : 103 (in list). —
Macpherson, 1988a : 76 (in list).
Material examined. — Kiribati : trap, 750 m,
April 1987 : 1 <£ 75 x 81 mm (MNHN-pg 4265).
Remarks. — The specimen agréés quite well
with the description and figures provided by
Source : MNHN, Paris
222
E. MACPHERSON
Fig. 2. — a, Neolilhodes vinogradovi Macpherson, 1988, Ç, CL = 105 mm, New Caledonia, (MNHN-pg 4264), dorsal view ; b,
Lithodes richeri sp. nov., holotype, (J, CL = 81 mm, New Caledonia, (MNHN-pg 4269), latéral view ; c, Paralomis sp., Ç
ov., cl = 71 mm, New Caledonia, (MNHN-pg 4278), dorsal view ; d, Paralomis haigae Eldredge, 1976, <J, cl, = 70 mm,
Samoa Is., (MNHN-pg 4274), carapace, dorsal view ; e, Paralomis dofleini Balss, 1911, type, $ ov., cl = 64 mm, Sagami
Bay, Japan, (mm 357/1), carapace, dorsal view.
Source : MNHN, Paris
ON SOME SPECIES OF LITHODIDAE
223
Eldredge (1976). The most readily distinguishable
character of this species is the presence of
numerous long setae on the chelipeds, walking
legs, and latéral margins of the carapace. No
other known member of the genus possesses this
peculiar feature.
Until now the only record of this species was
from the type locality (Guam Island, 250-620 m).
This new occurrence extends its distribution
range eastwards.
Paralomis haigae Eldredge, 1976
Figs 2 d, 3 a, b
Paralomis haigae Eldredge, 1976 : 312, figs 2 a, b,
d. — Takeda et ai, 1984 : 29 (in list). —
Dawson & Yaldwyn, 1985 : 103 (in list). —
Macpherson, 1988a : 76 (in list).
Material examined. — New Caledonia : trap,
external side of the reef : 2 49 x 53 and 74 x
80 mm (MNHN-pg 4275, 4276) ; 1 $ 80 x 85 mm
(MNHN-Pg 4273).
Samoa Islands : trap, Alepata Point, 500 m,
19.11.1977 : 1 S 70 x 73 mml; 1 $ ov. 48 x
49 mm (MNHN-pg 4274).
Remarks. — The specimens studied agréé
quite well with the description and illustrations
provided by Eldredge (1976). As that author
indicated, the closest species of the genus is
P. dofleini Balss, 1911, from Japan (Figs 2 e, 3 c,
d). Examination of the type material for this
species (Sagami Bay, 1 ? ov. 64 x 66 mm,
Munich Muséum, mm 357/1) and additional
specimens from nearby areas (Yasuda, 1 d 1 97 x
101 mm, Munich Muséum, mm 347/1 ; Sagami
Bay, 1 cj 97 x 99 mm, Senckenberg Muséum,
Frankfurt, smf 9147) shows both species to be
clearly distinct. However, because there may be a
certain amount of variability in the différences
pointed out by Eldredge (1976) (protubérances
on the rostrum and spinulation of the scaphoce-
rite), other différences are suggested.
There may be either one or two protubérances
on the upper portion of the rostrum in either P.
haigae or P. dofleini, and for this reason this
différence is difficult to apply. Furthermore, the
number of spines on the scaphocerite is similar in
both species. In P. dofleini the scaphocerite has
5-7 spines on the outer border and 5-6 smaller
spines on the inner margin, whereas in P. haigae
the scaphocerite bears 5-6 and 5-8 spines, respec-
tively, at these locations. Both species hâve
several small spines on the dorsal surface. The
Fig. 3. — Right scaphocerite, dorsal view : a-b, Paralomis haigae Eldredge, 1976 : a, <J, cl = 49 mm, New Caledonia (MNHN-
pg 4275) ; b, 2, CL = 80 mm, New Caledonia (MNHN-pg 4273) ; c-d, Paralomis dofleini Balss, 1911 : c, type, 2 ov., CL =
64 mm, Sagami Bay, Japan (mm, 357/1) ; d, c?, cl = 97 mm, Sagami Bay, Japan, (smf 9147).
Source : MNHN, Paris
224
E. MACPHERSON
Source : MNHN, Paris
ON SOME SPECIES OF LITHODIDAE
number of spines on the scaphocerite of P.
dofleini (7) indicated by Sakai (1971, 1976) and
used by Eldredge (1976) to distinguish both
species is probably a mistake. This low number
of spines did not coincide with the counts
obtained for any of the specimens examined (see
also Baba, 1986).
On the basis of the materiel examined, the
main différences between the two species résidé
in the granulation of the carapace, abdomen,
and pereiopods and the dorsal protubérances on
the carapace. In P. dofleini the granules are
clearly prominent and acute, whereas in P.
haigae they are low and blunt. Furthermore, the
protubérances on the dorsal surface and margins
of the carapace, especially those on the branchial
régions, noticeably more prominent in P. dofleini
than in P. haigae.
This new occurrence extends the distribution
range of this species from the type locality
(Guam Island) southwards to New Caledonia
225
and the Samoa Islands. Depths between 400 and
500 m.
Paralomis sp.
Figs 2 c, 4
Material examined. — New Caledonia : trap,
seaward side of the reef : 3 $ 62 x 60 to 72 x
72 mm (MP-pg 4275 and 4279); 1 $ ov. 71 x
72 mm (MP-pg 4278).
Remarks. — This species, which appears to be
indistinguishable from one occurring ofif New
Zealand, is presently being studied by W. R.
Webber and E. W. Dawson at the National
Muséum of New Zealand.
It would appear to be a new species closely
related to Paralomis granulosa (Jacquinot, 1847)
from off Chile and Argentina.
ACKNOWLEDGEMENTS
A. Crosnier and B. Richer de Forges, of
Orstom, provided the material for this study.
K. Sakai, of the Shikoku Women’s University,
M. Türkay, of the Senckenberg Muséum, Frank¬
furt (SM F), and L. Tiefenbacher, of the Zoolo-
gische Staatssammlung, München, sent me type
material and other interesting material used
in this study. Thanks are also extended to
J. Rebière and M. Gaillard (Muséum national
d’Histoire naturelle, Paris) and J. Biosca (Insti-
tuto de Ciencias del Mar, Barcelona) for the
illustrations. This study was supported by a
grant from Orstom. I thank E. W. Dawson,
from the New Zealand Océanographie Institute,
for reading a draft of the manuscript.
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226
E. MACPHERSON
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Source : MNHN, Paris
TS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 — RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 — F
7
Crustacea Decapoda : Le genre Eumunida Smith, 1883
(Chirostylidae) dans les eaux néo-calédoniennes
Michèle de SAINT LAURENT
Muséum national d’Histoire naturelle
Laboratoire de Zoologie, Arthropodes
61, rue Bufïon
75005 Paris
Emique MACPHERSON
Instituto de Ciencias del Mar
Paseo National s/n
08003 Barcelona
Spain
SOMMAIRE
Résumé.
Abstract.
Introduction.
Méthodes de mensuration et terminologie.
Historique.
Principaux caractères diagnostiques des Eumunida .
Liste des stations.
Étude systématique. ••••••
Clef de détermination des Eumunida des parages de la Nouvelle-Calédonie
Eumunida keijii sp. nov.
Eumunida sternomaculata sp. nov.
Eumunida annulosa sp. nov.
228
228
229
232
233
234
238
240
240
240
244
249
Saint Laurent, M. de, & Macpherson, E., 1990. — Crustacea Decapoda : Le genre Eumunida Smith, 1883 (Chirostylidae) dans les eaux
néo-calédoniennes. In : A. Crosnier (ed.). Résultats des Campagnes MUSORSTOM, Volume 6. Mém. Mus. nain. Hist. nat., (A), 145 : 227-288.
Paris ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
228
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Eumunida capillata sp. nov.
Eumunida parva sp. nov.
Eumunida minor sp. nov.
Eumunida marginata sp. nov.
Remarques sur le développement larvaire et post-larvaire des Eumunida
Distribution, Habitat, Écologie.
Remerciements.
Références bibliographiques. ’
Annexe.!.
254
257
263
267
270
275
277
278
279
RÉSUMÉ
Le genre Eumunida, Galatheidea Chirostylidae, est
représenté au large de la Nouvelle-Calédonie et dans
l’archipel des Chesterfield par sept espèces au moins,
toutes décrites comme nouvelles. Eumunida slernoma-
culata, E. annulosa, E. capillata et E. parva apparais¬
sent comme très communes entre 400 et 600 mètres, et
ont souvent été récoltées aux mêmes stations. Les trois
autres ne sont représentées que par un petit nombre
d’individus : quatre pour E. keijii, recueillie sur les
mêmes fonds que les précédentes, sept pour E. minor
sp. nov., récoltée de 230 à 274 mètres, et un seul pour
E. marginata , proche d'E. gordonae Baba, 1976
provenant de 330 mètres.
La description des espèces est complétée par leur
comparaison entre elles et avec les autres espèces indo¬
ouest-pacifiques du genre.
Quelques indications sont données sur le développe¬
ment des Eumunida, qui, à l’inverse de celui des autres
Chirostylidae où il est connu, comprend une phase
pélagique, analogue à celle de nombreux autres Déca¬
podes.
L’abondance exceptionnelle des Eumunida dans la
région étudiée pourrait être liée à celle, également
remarquable, des Hydrozoaires de la famille des
Stylasteridae.
ABSTRACT
Crustacea Decapoda : The genus Eumunida in the
New Caledonian waters.
The genus Eumunida, belonging to the family Chi-
rostyhdae, is represented in New Caledonia and
Chesterfield Islands by seven species, ail of them new
to Science : Eumunida keijii, E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata, E. parva, E. minor and E
marginata.
Four species (E. sternomaculata, E. annulosa, E.
capillata, and E. parva) are very common at depths
between 400 and 600 meters, being currently caught
at the same stations. The other species are scarce
and hâve been collected either at the same depths
(£. keijii), or in shallower waters (E. minor and
E. marginata).
The high abundance of these species could be
related to the presence on the bottom of hydrocoral-
lians of the family Stylasteridae.
Three species (E. keijii, E. annulosa and E. sterno¬
maculata) belong to the group A after Gordon (1930),
characterized by a spine on either side of the sternal
segment bearing the chelipeds. The latter two of these
species hâve a pad on the ventral surface of the palm.
E. keijii is closely related to E. pacifica Gordon, 1930,
from the south of Timor, but, among other différences,
the two are readily distinguished by the size of the first
hepatic spine, the médian sinus of the third thoracic
stemite and the scales on the sternal segments.
E. sternomaculata resembles E. sp., from southeast
Australia ( E. picta. Gordon, 1930, in part) ; both are
nevertheless easily distinguished by the shape of the
frontal part of the carapace, the direction of the
supraorbital spines and the relative lengths of the
antérolatéral spines and antennal peduncles.
E. annulosa is close to E. sternomaculata. These two
species are differentiated by the shape of the rostral
spines, the ornamentation of the carapace, the length
and shape of the chelipeds and the presence or absence
of a disto-mesial spine on the carpus of the chelipeds.
E. marginata, E. capillata, E. parva and E. minor
belong to the group B, after Gordon, that has no
spine on either side of the sternal segment bearing the
chelipeds. With the exception of E. parva, ail the other
species are provided with a pad on the ventral surface
of the palm.
E. parva is closely related to E. smithii Henderson,
1883, from the south of Timor, and to E. propior
Baba, 1988, from the Philippines. A discussion about
the identity of the material of E. smithii from different
expéditions and the relationships between the three
species is provided. The males of these three species
are characterized by the presence of pleopods on the
second to fifth abdominal segments.
E. capillata is very close to E. parva, but can be
easily distinguished from it by a number of characters.
The main différence is the presence of a pad on the
ventral surface of the cheliped palm in capillata, and
its absence in parva.
E. minor is the smallest représentative of the genus.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU NID A
229
The species is clearly distinguishable from ail the
others of the group B by the presence of two
prominent spines on the merus of the third maxil-
lipeds, and of four longitudinal rows of spines on the
merus of the cheliped. Its closest relative is E. balssi
Gordon, 1930.
E. marginata is related to E. gordonae Baba, 1973,
from Japan. However, the length and the spinulation
of the pereopods are very different.
INTRODUCTION
Près d’un millier de spécimens de Galathéides
Chirostylidae du genre Eumunida Smith ont été
rassemblés lors des récentes expéditions françaises
dans les parages de la Nouvelle-Calédonie :
Biocal et Musorstom 4 en 1985, Musorstom 5,
Smib 1, Smib 2 et Chalcal 2, en 1986, et Smib 3
en 1987. Ils se répartissent en sept espèces, toutes
nouvelles pour la science.
Ce matériel présente un intérêt considérable,
tant par la diversité et l’originalité des formes
recueillies que par le nombre de spécimens
rassemblés. Le genre Eumunida ne comptait
encore récemment que 12 espèces décrites et la
découverte dans la faune néo-calédonienne de
sept espèces nouvelles, soit plus de la moitié de la
totalité des formes connues, témoigne donc de la
richesse de cette faune. Mais l’intérêt de ce
matériel tient aussi à l’importance numérique des
échantillons récoltés : quatre des sept espèces
(E. sternomaculata, E. annulosa, E. capillata et
E. parva spp. nov.) sont représentées chacune
dans nos collections par plus de cent individus de
tailles très variées, depuis les juvéniles ou mêmes
les mégalopes jusqu’aux grands adultes. Ces
échantillons ne représentent cependant qu’une
fraction du matériel pêché ; leur abondance était
telle, en effet, qu’une sélection des meilleurs
individus a été faite lors du tri à bord, représen¬
tant le quart environ de leur totalité. Nous
verrons ci-dessous, dans le bref rappel historique
des connaissances sur le genre Eumunida, que
les taxons précédemment décrits l’ont souvent été
d’après un petit nombre d’individus, ou d’après
des exemplaires uniques, parfois juvéniles, incom¬
plets ou mutilés. Les séries rassemblées ici, ont
permis d’évaluer chez quatre espèces au moins
l’amplitude des variations intraspécifiques, qu’elles
soient liées à la taille ou au sexe des spécimens,
ou simplement individuelles, et de mieux appré¬
cier les caractères taxonomiquement significatifs.
Comparées aux espèces des autres genres de la
famille des Chirostylidae, les Eumunida pré¬
sentent en effet un faciès très homogène, sans
doute lié à l’uniformité de leur habitat. Nous
ne reviendrons pas ici sur la morphologie du
genre, qui a fait l’objet d’une étude détaillée lors
de son établissement par Smith en 1883, com¬
plétée par A. Milne Edwards et Bouvier en
1894 dans leur « Considérations sur la famille
des Galathéidés », mais nous avons cru utile de
présenter une brève analyse des principaux carac¬
tères retenus pour la distinction des espèces.
Une révision systématique du genre dans
l’Indo-Ouest-Pacifique avait été envisagée à l’occa¬
sion de la présente étude ; les problèmes posés
par l’identification des espèces néo-calédoniennes
et leur comparaison avec celles d’autres régions
ont mis en évidence l’existence de plusieurs
confusions dans la systématique du genre ; l’exa¬
men préliminaire, par exemple, du matériel type
d’ Eumunida funambulus Gordon, 1930, conservé
au British Muséum, nous a montré qu’il compre¬
nait au moins trois taxons différents, dont deux
devront être décrits et nommés ; un autre exemple
concerne l’identité véritable d ’Eumunida smithii
Henderson, confondue depuis sa description ori¬
ginale avec divers autres taxons. Les mises au
point nécessaires à une révision demandent la
prise en compte de plusieurs caractères encore
non utilisés, donc non décrits, par les auteurs
antérieurs et, par conséquent, un nouvel examen
de la presque totalité du matériel publié. Le
travail présenté ici a ainsi été limité aux espèces
du secteur exploré par les récentes expéditions
françaises autour de la Nouvelle-Calédonie et la
révision envisagée à l’origine remise à une publi¬
cation ultérieure.
Le tableau de détermination des espèces, qui
figure au début de notre étude systématique,
concerne donc uniquement les espèces de la
région considérée et le seul taxon connu au sud
de la Nouvelle-Calédonie, Eumunida sp. (= E.
picta. Gordon, 1930, pro parte ; cf. de Saint
Laurent et Macpherson, sous presse).
Source : MNHN, Paris
230
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Fig. 1. — a, Eumunida sternomaculata sp. nov. (cliché P. Tirard, Smib 2, septembre 1986); b, Eumunida annulosa sp. nov.
(cliché P. Laboute, Smib 4, 10.03.1989); c, Eumunida capillata sp. nov. (cliché P. Laboute, Smib 4, 7.03.1989).
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
231
Fig. 2. — a, Eumunida parva sp. nov. ; b, c, Eumunida minor sp. nov., seule et
P. Laboute, a : Smib 4, 10.03.1989; b, c, Musorstom 6, 14.03.1989).
un buisson de Stylasteridae, (clichés
Source : MNHN, Paris
232
SAINT LAURENT & MACPHERSON
L’étude taxonomique des espèces comprend,
outre les listes de matériel, des données sur leurs
dimensions, leurs variations et éventuellement
leur période de reproduction, et leur comparai¬
son, soit avec les formes affines de la région
étudiée, soit avec celles d’autres régions.
Quelques données sur le développement du
genre Eumunida, qui demeurait encore totale¬
ment inconnu, font suite aux descriptions systé¬
matiques. L’observation et la dissection d’œufs à
un stade très avancé de leur incubation montrent
que contrairement aux Chirostylidae du genre
Uroptychus, dont le développement est abrégé,
les Eumunida possèdent la zoé I typique de
nombreux autres Décapodes ; les premières obser¬
vations sur la morphologie de ces larves laissent
supposer un développement dilaté analogue à
celui de la plupart des autres Galatheidea.
D autres données sur le développement du genre
sont fournies par la présence, parmi les très
nombreux spécimens récoltés, de quelques indivi¬
dus au stade mégalope, dont nous donnons une
breve description.
Nous achèverons enfin cette étude par quel¬
ques hypothèses sur la distribution et l’écologie
tes Eumunida, dont l’abondance dans les parages
de la Nouvelle-Calédonie pourrait être en rela¬
tion avec celle d’un autre groupe zoologique
celui des Hydrozoaires de la famille des Stylaste-
ndae.
MÉTHODES DE MENSURATION ET TERMINOLOGIE
La dimension de référence pour l’ensemble du
matériel est celle de la carapace sans le rostre
(Le), mesurée depuis le fond des sinus orbitaires
jusqu au milieu du bord postérieur (fig. 3A) ;
les épines rostrales, et notamment le rostre
proprement dit, étant assez souvent brisées ou
anormales en raison d’un traumatisme suivi de
régénération, la mesure retenue est la plus cons¬
tante ; elle est exprimée avec une précision de
0,1 mm pour les individus d’une dimension
inferieure à 5 mm, et de 0,5 mm pour tous ceux
d une taille supérieure. La longueur du rostre
(LR) est celle de l’épine rostrale médiane ; elle
correspond approximativement, légèrement en
plus ou en moins suivant les espèces, à celle de la
moitié de la mesure précédente. La longueur
totale de la carapace (LC) est la somme LR +
Le. La largeur de la carapace (le) correspond
a sa plus grande dimension, située en général
dans sa moitié postérieure, au niveau de l’avant-
dernière paire d’épines marginales. La longueur
totale des spécimens n’a pas été mesurée :
l’abdomen étant constamment replié sous le
céphalothorax, comme chez tous les Galatheidea,
et le telson sous le dernier segment abdominal,'
comme chez tous les Chirostylidae, cette mesure
ne pourrait être que tout à fait approximative.
La longueur totale des chélipèdes (Lt PI) a été
mesurée, l’appendice étant en extension, depuis
le condyle articulaire coxostemal jusqu’à l’extré¬
mité des doigts, et celles des différents articles des
péréiopodes le long de leur bord dorsal.
La terminologie utilisée pour désigner les
différentes régions et les épines de la carapace est
illustrée sur la figure 3A. En ce qui concerne
1 armature des chélipèdes, nous avons conven¬
tionnellement adopté la terminologie suivante,
qui suppose l’appendice étendu sur toute sa
ongueur suivant l’axe du corps et l’axe d’articu¬
lation du dactyle sur le propode vertical : les
trois lignes longitudinales d’épines constamment
présentes sur le mérus sont désignées comme
dorsales, dorso-mésiales et ventro-mésiales ; la
quatrième, présente chez certaines espèces seule¬
ment, est la rangée ventrale (fig. 3 B, C). Un
indice permet de reconnaître immédiatement la
séné ventro-mésiale : les épines, fortes et larges à
la base, sont toujours garnies sur leur bord anté¬
rieur d’une frange de fines soies. Les trois épines
distales ou subdistales du carpe sont dorso-
mésiale, mésiale et ventro-mésiale (seule l’épine
mesiale fait parfois défaut) ; les lignes longitudi¬
nales d épines sur la paume, présentes ou non
suivant les espèces, sont qualifiées de dorso-
mesiale et de ventro-mésiale. En ce qui concerne
les péréiopodes 2 à 4, toujours plus ou moins
fortement comprimés latéralement, l’on a con¬
sidéré les deux faces planes comme mésiale et
latérale, et les bords les séparant comme dorsal et
ventral.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMU N IDA
233
HISTORIQUE
La première espèce décrite du genre, Eumu¬
nida picta, a été récoltée par VAlbatross au large
de la côte nord-orientale des États-Unis en 1881
et décrite par S. I. Smith en 1883.
De nouveaux spécimens de la même espèce
sont signalés par Smith de la baie de Chesapeake
en 1886. L’année précédente, Henderson avait
identifié à ce genre et très sommairement décrit,
sous le nom d 'Eumunida smithii, un spécimen
récolté par le Challenger dans les parages des îles
Kei (archipel des Moluques) ; l’espèce, repré¬
sentée par son seul holotype, dépourvu de chéli-
pèdes, est décrite plus complètement par son
auteur en 1888.
Plusieurs exemplaires du genre figurent parmi
les récoltes du Talisman dans l’Atlantique orien¬
tal, et sont identifiés par A. Milne Edwards et
Bouvier, en 1 894 et 1 900, comme E. picta Smith.
Eumunida picta et E. smithii figurent dans la
liste des espèces de Galatheidea publiée par
Benedict, en 1902.
Eumunida smithii est signalée du Japon par
Balss en 1913, puis par Parisi en 1917.
Le genre paraissait donc réduit à deux espèces,
Source : MNHN, Paris
234
SAINT LAURENT
MACPHERSON
l’une atlantique, l’autre indo-ouest-pacifique,
lorsque Gordon publie, en 1930, la description
de nouveaux taxons, basée sur de nouvelles
récoltes indo-ouest-pacifiques, et sur la révision
de spécimens existants : d’une part, trois espèces,
Eumunida funambulus, E. pacifica et E. laevi-
mana, sont établies pour du matériel nouveau ;
d’autre part, les quatre spécimens japonais iden¬
tifiés par Balss, en 1913, à E. smithii, sont
rapportés à trois espèces distinctes : E. balssi et
E. dofleini spp. nov. et Eumunida sp. Aucun des
spécimens japonais de Balss n’est identique à E.
smithii Henderson, mais Gordon rapporte à
cette espèce deux petits exemplaires en prove¬
nance de Timor. En dernier lieu, la carcinologiste
anglaise identifie à VE. picta, atlantique, un
exemplaire capturé dans le sud du Pacifique,
entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Gordon propose une clef de détermination des
sept espèces qu’elle reconnaît, divisées en deux
groupes suivant qu’elles possèdent (groupe A) ou
non (groupe B) une paire d’épines sur le qua¬
trième stemite thoracique (stemite des chéli-
pèdes).
Peu de temps après la publication de Gordon,
en 1933, Van Dam signale quelques spécimens de
l’expédition de la Siboga, qu’elle rapporte soit à
E. balssi, soit à E. smithii. Cet auteur signale
également E. funambulus dans la région indoné¬
sienne dans ce même travail de 1933, puis en
1937.
Si l’on excepte une nouvelle mention d 'Eumunida
picta dans l’Atlantique occidental par Chace en
1942, il faut attendre les années 1970 pour que de
nouvelles captures à'Eumunida soient citées dans
la littérature : en 1973, Baba signale E. funam¬
bulus des eaux japonaises, à l’est de Kyushu ;
un peu plus tard, deux nouvelles espèces sont
décrites par le même auteur, E. gordonae du sud-
ouest du Japon, en 1976, et E. debilistriata des
Hawaï, en 1977 ; les deux espèces ne sont repré¬
sentées, chacune, que par un spécimen unique.
Eumunida funambulus est à nouveau men¬
tionnée du Japon par Miyaké en 1982, mais son
identification est rectifiée en 1986 par Baba,
qui indique qu’il s’agit d 'E. pacifica Gordon;
dans ce même travail de 1986, Baba signale
quatre exemplaires nouveaux d 'E. dofleini Gor¬
don. Dans son ouvrage tout récent (1988) sur les
Galathéides de l’expédition de YAlbatross aux
Philippines et en Indonésie, le même auteur
décrit de cette région une nouvelle espèce, E.
propior, et mentionne de nouvelles captures d 'E.
funambulus, d 'E. pacifica et d 'E. smithii. À
propos de cette dernière espèce, Baba indique,
de plus, avoir comparé son matériel à des exem¬
plaires nouveaux d 'Eumunida balssi Gordon.
Des captures d 'E. picta sont mentionnées par
Maurin en 1968 du large de la Mauritanie, par
Kensley en 1980 du large de la Namibie et par
Wenner en 1982 de la côte orientale des États
Unis.
Dans un travail en cours de publication, de
Saint Laurent et Macpherson {Journal of
natural History, sous presse) rapportent le maté¬
riel est-atlantique signalé comme E. picta Smith à
deux espèces nouvelles, l’une localisée des côtes
de la Mauritanie à celles du Congo, l’autre à
celles de la Namibie. Toutes deux constituent,
avec l’espèce de Smith, un groupe atlantique
taxonomiquement homogène. Le spécimen indo-
ouest-pacific rapporté par Gordon, en 1930, à
E, picta appartient à un nouveau taxon plus
proche des formes néo-calédoniennes du genre. Il
est cité ici comme Eumunida sp.
Un dernier travail, sous presse, par K. Baba
concerne six spécimens récoltés au large des côtes
malgaches par A. Crosnier en 1972 et 1973. Ce
matériel comprend au moins deux espèces nou¬
velles supplémentaires.
Ajoutons enfin que deux exemplaires d’une
Eumunida ont été récemment obtenus par J. Pou¬
pin, du Service Mixte de Contrôle Biologique des
Armées (SMCB), dans des pêches au casier aux
Tuamotu : il s’agit de deux grands spécimens
mâles d’une espèce inédite, assez proche des
formes atlantiques du genre, et dont la descrip¬
tion fera l’objet d’une prochaine publication.
PRINCIPAUX CARACTÈRES DIAGNOSTIQUES DES EUMUNIDA
Plusieurs des caractères diagnostiques des
Eumunida figurent dans la clef de détermination
établie par Gordon en 1930 : il convient de
noter, en premier lieu, la distinction entre les
groupes A et B, probablement significative d’un
point de vue phylogénétique, et qui correspond à
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
235
la présence (groupe A) ou à l’absence (groupe B)
d’une paire d’épines bien développées sur le
quatrième sternite thoracique, séparant les inser¬
tions des chélipèdes. Comme nous le verrons
plus loin (p. 274), ce caractère permet d’identifier
les mégalopes des deux groupes.
Le second caractère de la clef de Gordon tient
compte d’une particularité d’assez nombreuses
Eumunida : c’est la présence d’une villosité
ventrale sur la paume des chélipèdes, immédiate¬
ment en arrière de l’insertion du dactyle ; il s’agit
bien d’un caractère diagnostique important, mais
dont l’observation n’est pas toujours possible,
car cette formation ne se développe que plus ou
moins tardivement ati cours du développement
post-larvaire ; il semble même qu’en cas d’auto¬
tomie du chélipède, la villosité puisse manquer
lors des premières mues de régénération (c/.
Baba, 1988 : 7, et infra : 253). La villosité des
chélipèdes peut être présente dans le groupe A
comme dans le groupe B et différencie des taxons
qui par ailleurs apparaissent assez proches. La
signification fonctionnelle de cette structure mor¬
phologique est inconnue (organe sensoriel ?) et sa
valeur phylétique très incertaine.
Les autres caractères employés par Gordon,
qui concernent des détails de l’armature épineuse
de la carapace et des appendices, ou les propor¬
tions relatives de la paume et des doigts des
chélipèdes, ont une valeur inégale et sont souvent
insuffisants. Ils sont incorporés dans l’analyse
qui suit.
Comparativement à ce qu’on remarque dans
les autres genres de Galatheidea, et notamment
chez les Uroptychus (Chirostylidae), le faciès de
la carapace et son ornementation sont, chez les
Eumunida, remarquablement homogènes : rostre
en forme de longue épine, flanqué des deux
paires d’épines surpraorbitaires, en arrière des¬
quelles s’insèrent les trois paires d’épines hépati¬
ques ; face dorsale ornée de stries pilifères trans¬
verses, découpées en arcs de cercle plus ou moins
courts sur la région gastrique, et suivant six
lignes principales sur la région postérieure. Son
contour varie peu. Les bords latéraux, en général
faiblement et régulièrement convexes, offrent
assez peu de variations, sauf chez un petit
nombre d’espèces où l’on note un élargissement
marqué de la région postérieure. Le rostre et
les épines supraorbitaires peuvent être plus ou
moins grêles ou moins écartés, mais n’offrent en
général que peu de différences d’une espèce à
l’autre ; il faut noter cependant les changements
importants dans la morphologie de cette région
au cours des premiers stades de la croissance
post-larvaire {cf. par exemple E. sternomaculata,
fig. 7a-c), ce qui permet de distinguer, en général,
les formes juvéniles des adultes. La dimension
relative des épines hépatiques, entre elles ou par
rapport aux épines supraorbitaires, peut donner
des indications, mais ne peut constituer un
élément de diagnose fiable. L’ornementation épi¬
neuse du reste de la carapace, à savoir le nombre
des épines marginales, ou la présence d’épines
supplémentaires sur la face dorsale, ont par
contre une valeur certaine : on compte en effet
six ou sept épines marginales, dont deux ou trois
dans la région antérolatérale, en avant de la
branche antérieure du sillon cervical ; ce nombre
est, presque toujours, spécifique. Chez la plupart
des espèces du groupe A, la première épine
antérolatérale est égale, ou légèrement inférieure,
à l’épine supraorbitaire externe, tandis que chez
celles du groupe B, elle est presque toujours de
deux à trois fois, ou même plus, plus petite. De
même, la présence de spinules surnuméraires sur
la région gastrique, ou à proximité, est caracté¬
ristique de certains taxons : une épine médiane
n’est connue que chez deux espèces, E. gordonae
Baba, et E. marginata sp. nov., et les formes
dotées de spinules gastriques ou hépatiques
paires sont actuellement rattachées à E.funambu-
lus Gordon.
La striation de la carapace peut varier assez
notablement, mais n’offre pas en général de
caractères diagnostiques précis ou faciles à décrire.
Chez l’espèce sud-atlantique en cours de descrip¬
tion {cf. de Saint Laurent et Macpherson, sous
presse) cette striation est cependant remarquable
par le découpage en arcs de cercle de la presque
totalité de la surface de la carapace. L’existence,
chez les adultes, de fines stries intercalaires est
propre à certains taxons.
L’ornementation de l’abdomen est très uni¬
forme : le prolongement spiniforme antéro-dor-
sal du deuxième tergite, seule formation épineuse
de cette région du corps, offre constamment le
même aspect et une dimension relative voisine, le
nombre et la disposition des stries sur les tergites
pouvant seuls varier quelque peu ; mais, si
l’aspect du deuxième tergite abdominal permet
de bien différencier les trois espèces atlantiques
du genre (de Saint Laurent & Macpherson,
sous presse), nous n’avons observé aucune diffé-
Source : MNHN, Paris
236
SAINT LAURENT & MACPHERSON
rence marquante entre les espèces néo-calédo¬
niennes.
L’examen de la région sternale du céphalothorax
offre, par contre, plusieurs caractères distinctifs.
Celui, habituellement bien tranché, qui sépare les
groupes A et B concerne le sternite 5, dont la
crête antérieure est pourvue ou non d’une paire
d’épines. Le sternite 4 présente, entre les coxae
des troisièmes maxillipèdes, une crête divisée
en deux saillies par une profonde échancrure ;
chaque saillie est marquée, soit par une forte
épine relativement longue et à sommet aigu, soit
par une formation obtuse et plus ou moins
nettement denticulée. Alors que les formes du
groupe B offrent presque toutes la première
disposition, celles du groupe A présentent tantôt
la première, tantôt la seconde; Eumunida sp.
nord-australienne par exemple, dont un spéci¬
men était identifié à E. picta Smith par Gordon
en 1930, se différencie très nettement par ce
caractère (saillies spiniformes) des trois espèces
atlantiques (saillies obtuses).
S’il existe chez la grande majorité des espèces
une grande homogénéité dans la forme et l’orne¬
mentation de la carapace, il en est de même en ce
qui concerne les appendices, dont la forme, les
proportions relatives et l’armature épineuse sont
en général très similaires.
Les pédoncules oculaires diffèrent quelque
peu, d’une espèce à l’autre, par le développement
des cornées, plus ou moins dilatées, mais dont le
diamètre relatif-varie beaucoup chez une même
espèce en fonction de la taille des individus, de
sorte que ce caractère n’est guère utilisable dans
une diagnose.
Les antennules et les antennes sont très sem¬
blables chez toutes les espèces, notamment dans
les proportions relatives des différents articles des
pédoncules. L’armature épineuse des pédoncules
antennaires est cependant susceptible de varia¬
tions interspécifiques notables, fournissant par¬
fois de bons critères diagnostiques. La plupart
des espèces présentent par exemple une épine, plus
ou moins longue, à l’angle distal externe de l’avant-
dernier article, d’autres en sont dépourvues. La
longueur de l’épine mésio-ventrale, toujours pré¬
sente sur ce même article, varie notablement au
cours de la croissance : presque deux fois plus
courte que le dernier article chez les jeunes, elle
s’allonge et peut dépasser notablement l’extré¬
mité de cet article chez les individus âgés ; ceci a
été observé chez plusieurs espèces néo-calédo¬
niennes ; chez d’autres (E. marginata, E. minor),
l’épine ventro-mésiale demeure courte chez les
adultes.
Les appendices buccaux offrent une très grande
similitude, et n’ont pas, en général, été disséqués.
L’observation de l’ischion et du mérus du troi¬
sième maxillipède est cependant utile pour l’iden¬
tification de plusieurs espèces ; sur l’ischion, le
nombre des dents qui composent la crista dentata
apparaît comme une constante spécifique ; l’arma¬
ture du mérus est dans la plupart des cas réduite
à un unique denticule épineux sur son bord mésial,
mais quelques espèces présentent la particularité
d’une épine supplémentaire, parfois réduite à une
faible spinule, sur le bord distal.
La longueur relative des chélipèdes par rap¬
port à celle de la carapace apparaît, pour la
moyenne des individus d’une même espèce,
comme une constante spécifique. Les mesures
effectuées chez de très nombreux spécimens de
plusieurs Eumunida néo-calédoniennes montrent
que la croissance linéaire de ces appendices est
sensiblement isométrique de celle de la carapace,
sauf chez la plupart des grands mâles, où l’on
constate une faible allométrie majorante ; la
taille maximale des espèces étudiées étant très
diverse, la dimension de la carapace à partir
de laquelle cette allométrie peut être constatée
diffère sensiblement de l’une à l’autre. Si l’on
tient compte, en outre, du fait que la longueur
relative moyenne des PI est voisine chez d’assez
nombreuses espèces, la valeur diagnostique de ce
caractère est très limitée. D’autre part, et cette
remarque est importante lorsqu’on ne dispose que
d’un matériel restreint, la fréquence d’appendices
régénérés après autotomie, dont la longueur
n’atteint pas celle des appendices normaux, est
loin d’être négligeable ; si ce phénomène n’affecte
le plus souvent que l’un des deux appendices, il
n’est pas rare que les deux soient anormalement
courts pour leur espèce ; bien souvent également,
l’un des deux manque sur les individus étudiés.
L’indication de la méthode de mesure est enfin
importante pour l’appréciation de la longueur
des chélipèdes, la plupart des auteurs n’ayant
jamais indiqué le niveau proximal à partir duquel
l’appendice avait été mesuré.
La forme de la main, par les proportions
relatives de la paume et des doigts, ou par celles
de sa longueur et de sa largeur, a souvent été
utilisée dans les descriptions, en particulier par
Gordon dans sa clef de détermination. Ici
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU NID A
237
encore, les mesures pratiquées ont démontré une
bonne stabilité intraspécifique du rapport lon¬
gueur de la paume/longueur des doigts, sauf chez
les individus les plus grands, où il tend à
augmenter. Les variations interspécifiques dans
la valeur de ce rapport sont cependant, en géné¬
ral, peu importantes : de 0,8 à 1,2. Il faut encore
faire remarquer que les doigts sont considérable¬
ment plus courts que la paume chez la mégalope
(fig. 16), et que la main n’acquiert sa forme
adulte qu’après le stade post-mégalope. Quant à
la valeur spécifique du rapport longueur/largeur
de la paume, il est médiocre, car susceptible
de variations individuelles importantes ; assez
homogène chez les jeunes et chez les femelles, il
diminue de manière souvent appréciable, mais
très irrégulière et souvent asymétriquement, chez
les mâles âgés.
L’ornementation épineuse des chélipèdes offre
une disposition générique remarquablement homo¬
gène, mais diffère spécifiquement par certains
détails très utiles pour la détermination. Le
nombre des lignes longitudinales de fortes épines
qui garnissent le mérus permet de séparer les
espèces en deux catégories, en fonction de la
présence ou de l’absence d’une ligne ventrale
(cf p. 232 et fig. 3B, C) ; parmi les espèces
néo-calédoniennes par exemple, seule Eumunida
minor possède une série d’épines ventrales ; les
autres n’en possèdent aucune, sauf E. sternoma-
culata et E. annulosa, où l’on note l’existence
d’une épine unique vers le milieu du bord
ventral. Le nombre des épines sur chaque ligne
est par ailleurs relativement stable à l’intérieur
d’une même espèce, mais souvent presque iden¬
tique d’une espèce à l’autre. Il existe habituelle¬
ment trois épines distales sur le carpe et l’absence
de l’épine mésiale caractérise un petit nombre
d’espèces ; en Nouvelle-Calédonie, ce caractère a
permis de distinguer avec certitude les mégalopes
de deux espèces du groupe A. La paume est
typiquement dotée de deux séries longitudinales
de petites épines ou spinules, mésio-ventrales et
mésio-dorsales ; si les premières sont presque
toujours présentes, l’absence des secondes peut
constituer un élément de la diagnose. Mais chez
certaines espèces, plus particulièrement chez
celles susceptibles d’atteindre de grandes dimen¬
sions, les épines de la paume peuvent se réduire
considérablement, voire même disparaître totale¬
ment chez les spécimens les plus grands.
Les trois paires de péréiopodes suivantes, P2,
P3 et P4, dont la longueur décroît régulièrement,
ont des dimensions relatives assez constantes,
mais les proportions de leurs articles se modifient
parfois notablement au cours de la croissance : le
tableau publié en annexe p. 281-283 montre par
exemple, chez Eumunida sternomaculata sp. nov.,
l’augmentation progressive du rapport longueur
du propode/longueur du dactyle des P4 ; dans les
descriptions, nous nous sommes bornés arbitrai¬
rement, et par souci de simplification, à certaines
indications concernant la quatrième paire : lon¬
gueur du mérus par rapport à celle de la
carapace, longueur sur largeur de cet article,
longueur du mérus par rapport à celle du
propode, et de celui-ci par rapport à celle du
dactyle.
L’ornementation des pattes fournit quelques
caractères susceptibles de compléter les dia¬
gnoses : le nombre des épines dorsales des mérus
et carpe est assez constant à l’échelle spécifique,
mais ne diffère guère chez une partie des Eumu¬
nida ; la présence de spinules dorsales dans la
région proximale du propode est propre à un
petit nombre d’espèces, mais aucune de celles de
Nouvelle-Calédonie n’en est pourvue ; des diffé¬
rences spécifiques s’observent enfin au niveau du
bord ventral du mérus des P2, spinuleux ou non,
et de la face latérale de celui des P4, en général
armée de quelques spinules proximales dont le
nombre paraît constant, mais qui peuvent man¬
quer ; le nombre de fortes soies spiniformes (ou
spinules articulées) du bord ventral des propodes
et dactyles semble également assez stable dans un
même taxon. La face latérale des propodes offre
enfin des caractéristiques intéressantes ; elle peut
être sans relief marqué et presque glabre, creusée
d’une fine gouttière longitudinale médiane garnie
de fines soies, ou ornée de stries squamiformes à
relief plus ou moins accentué.
Un dernier caractère d’une importance systé¬
matique certaine a trait à la présence de pléo-
podes chez les mâles. La grande majorité des
Eumunida mâles est dépourvue de ces appen¬
dices, et ce trait figure dans la description
générique. Nous avons cependant constaté que
chez les mâles de trois espèces au moins, E.
smithii, E. propior et E. parva, ces appendices
existaient, plus ou moins fortement réduits.
Aux caractères de morphologie externe, que
nous venons d’analyser en détail, se superposent
ceux de la coloration des taxons, qui permettent
de séparer les espèces sans hésitation tant que les
Source : MNHN, Paris
238
SAINT LAURENT & MACPHERSON
pigments sont conservés. Il y a lieu de distinguer
entre la coloration in vivo, souvent très vive, mais
fugace, et les marques colorées qui subsistent
durant une période plus ou moins longue après
la fixation. Dans un cas comme dans l’autre, la
coloration constitue un excellent critère taxono¬
mique.
Les Eumunida diffèrent encore entre elles,
notablement, par leur taille. Le matériel ras¬
semblé en Nouvelle-Calédonie a été suffisam¬
ment abondant pour que puissent être évalués les
principaux paramètres relatifs aux dimensions
respectives des différentes espèces : dimensions
des mégalopes et du premier stade post-larvaire
(pour trois espèces) ; taille minimale des femelles
ovigères ; la présence d’œufs est naturellement le
meilleur critère de la puberté, mais l’état de
développement des pléopodes, et surtout leur
pilosité, fournit aussi des indications à ce sujet ;
taille maximale enfin atteinte dans chaque sexe.
Les principaux caractères de morphologie
externe sur lesquels reposent les diagnoses des
espèces sont en résumé :
1. — La présence (groupe A) ou non (groupe B)
d’une paire d’épines bien développées sur le
quatrième stemite thoracique (stemite des PI).
LISTE DES
Nouvelle-Calédonie. — Biocal
Station DW 08, 12.08.1985, 16 h. 40, 20°34,35' S-
166 53,90' E, 435-560 m : E. annulosa.
Station CP 47, 30.08.1985, 21 h. 18, 22°53,42' S-
167 16,78 E, 550 m : E. sternomaculata.
Station CP 52, 31.08.1985, 23 h. 16, 23°05,79' S-
167 46,54 E, 540-600 m : E. annulosa.
Station DW 66, 03.09.1985, 09 h. 05, 24°55,44' S-
168 21,68 E, 505-515 m : E. sternomaculata,
E. annulosa.
Station CP 67, 03.09.1985, 10 h. 28, 24°55,44' S-
168 21,55 E, 600-610 m : E. sternomaculata,
E. annulosa, E. capillata.
Station DW 77, 05.09.1985, 03 h. 58, 22° 15,33' S-
167 15,41'E, 440 m : E. annulosa.
Station CP 78, 05.09.1985, 05 h. 00, 22° 16,26' S-
167 15,53 E, 445-500 m : E. annulosa.
Station DW 83, 06.09.1985, 01 h. 52, 20°35 08' S-
166°53,99'E, 460-490 m : E. capillata .’
2. — Le nombre d’épines antérolatérales sur
la carapace (deux ou trois paires).
3. — L’ornementation épineuse de la cara¬
pace : présence, en dehors des trois paires
d’épines habituelles, d’une épine médiane sur la
région gastrique, ou de spinules surnuméraires
sur les régions hépatiques.
4. — La forme obtuse ou aiguë des saillies
antérieures du troisième stemite thoracique (ster-
nite des troisièmes maxillipèdes).
5. — La présence ou non d’une villosité ven¬
trale sur le propode des chélipèdes.
6. Le nombre de lignes longitudinales de
fortes épines sur le mérus de ces appendices.
2- — La présence ou non de pléopodes rudi¬
mentaires chez le mâle.
Les caractères portant sur les dimensions des
appendices thoraciques par rapport à celle de la
carapace et sur les proportions relatives de leurs
différents articles sont susceptibles de varier en
fonction de l’âge ou du sexe et ne doivent être
utilisés qu’avec précaution.
STATIONS
Station CP 105, 08.09.1985, 13 h. 08, 21°30,72' S-
166 21,72' E, 335-330 m : E. marginata.
Musorstom 4
Station DW 156, 15.09.1985, 18°54' S-163° 18,8' E,
525 m : E. parva.
Station DW 162, 16.09.1985, 18°35' S-163°10,3' E,
525 m : E. parva.
Station CP 194, 19.09.1985, 18°52'S-163°21,7' E,
545 m : E. keijii, E. annulosa, E. capillata, E.
parva.
Station DW 197, 20.09.1985, 18°51,3' S-163°21' E,
550 m : E. keijii, E. parva.
Station CP 216, 29.09.1985, 22°59,5' S-167°22' E,
490-515 m : E. keijii, E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata, E. parva.
Station DW 221, 29.09.1985, 22°58,6' S-167°
36,8' E, 535-560 m : E. annulosa.
Station CP 238, 02.10.1985, 22°53,3' S-167°14' E,
500-510 m : E. annulosa.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
239
Smib 1
Station DW 13, 05.02.1986, 22°53' S, 167° 13' E,
500-542 m : E. sternomaculata, E. annulosa.
Smib 2
Station DW 03, 17.09.1986, 22°56' S-167° 14,18' E,
412-428 m : E. annulosa.
Station DW 09, 18.09.1986, 22°53,9' S-167° 15,4' E,
475-500 m : E. annulosa.
Station DW 10, 18.09.1986, 22°55,2' S-167° 13,3' E,
490-495 m : E. annulosa.
Station DW 17, 19.09.1986, 22°55,1' S-167°14' E,
428-448 m : E. annulosa, E. parva.
Station DW 18b, 19.09.1986, 22°58' S-167°20,4' E,
530-535 m : E. sternomaculata.
Station DC 26, 21.09.1986, 22*59,3' S-167°23' E,
500-535 m : E. sternomaculata, E. annulosa.
Chalcal 2
Station CP 18, 27.10.1986, 13 h. 15, 24*47'S-
168°09,43' E, 274 m : E. capillata.
Station DW 72, 28.10.1986, 7 h. 34, 24°24,50' S-
168°22,30' E, 527 m : E. sternomaculata, E.
annulosa.
Station CP 21, 28.10.1986, 8 h. 56, 24*54'S-
168°21,61' E, 500 m : E. annulosa, E. capillata.
Station CC 01, 28.10.1986, 13 h. 12, 24°54,96' S-
168*21,91'E, 500 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station CC 02, 28.10.1986, 15 h. 12, 24*55,48' S-
168*21,29' E, 500 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 73, 29.10.1986, 7 h. 37, 24*39,90' S-
168*38,10' E, 573 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 74, 29.10.1986, 13 h. 25, 24*40,36' S-
168*38,38' E, 650 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 75, 29.10.1986, 14 h. 44, 24*39,31' S-
168*39,67' E, 600 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 76, 30.10.1986, 7 h. 18, 23*40,50'S-
167*45,20' E, 470 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station CP 25, 30.10.1986, 8 h. 39, 23*38,60'S-
167*43,12' E, 418 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 77, 30.10.1986, 15 h. 19, 23*38,35' S-
167*42,68' E, 435 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata, E. parva.
Smib 3
Station DW 01, 20.05.1987, 10 h. 32, 24*55,7'S-
168*21,8' E, 520 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 02, 20.05.1987, 13 h. 00, 24*53,4' S-
168*21,7' E, 530-537 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 03, 20.05.1987, 14 h. 37, 24*55,0' S-
168*21,7'E, 513 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station CP 04, 20.05.1987, 16 h. 20, 24*54,0'S-
168*21,5' E, 530 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Station DW 12, 22.05.1987, 12 h. 55, 23*37,7'S-
168*41,85'E, 470 m : E. sternomaculata, E.
annulosa, E. capillata.
Musorstom 6 1
Station CP 400, 14.02.1989, 8 h. 30, 20*42,10' S-
167*00,40' E, 270 m : E. minor.
Station DW 473, 22.02.1989, 9 h. 45, 21*08,80' S-
167*55,30' E, 236 m : E. minor.
Iles Chesterfield. — Musorstom 5
Station DW 272, 09.10.1986, 13 h. 39, 24*40,91' S-
159*43'E, 500-540 m : E. capillata.
Station DW 306, 12.10.1986, 12 h. 10, 22*07,66'S-
159*21,40'E, 375-415 m : E. annulosa.
1. En dehors des quelques spécimens d 'Eumunida minor sp. nov., nécessaires à la description de ce taxon, le matériel de
cette campagne n’a pas été étudié.
Source : MNHN, Paris
240
SAINT LAURENT & MACPHERSON
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Clef de détermination des Eumunida des parages
de la Nouvelle-Calédonie
1. Des épines sternales sur le quatrième stemite thoracique. ]
Pas d épines sternales sur le quatrième stemite thoracique. «
2. Trois épines antérolatérales sur la carapace. Épines hépatiques faibles
subegales. Pas de villosité ventrale sur le propode des chélipèdes
p.' ., . keijii sp. nov.
- Deux epines anterolaterales sur la carapace. Épines hépatiques 2 et 3
plus petites que la première. Une villosité ventrale sur le propode
des chélipèdes
3. Extrémité distale du carpe des chélipèdes avec deux épines seule¬
ment. Des stries intercalaires entre les stries principales de la carapace. .
. annulosa sp. nov.
Extrémité distale du carpe des chélipèdes avec trois épines. Pas de
stries intercalaires sur la carapace. .
4. Région basale du rostre courte : sommet de la première épine antéro- ' '
(fi'lT 6 b)” attC1SI ' an, paS le mveau du sinus entre les é P ines supraorbitaires
' ' ’ .. sternomaculata sp. nov.
1 qK” b iï!'!^“. r ? Stre allongée : . sommet de la première épine antéro¬
latérale dépassant le sinus entre les
epines supraorbitaires (fig. 6 d).
. S P- ( (< pictR » — Gordon, 1930, pro parte)
5. Une épine gastrique médiane, en arrière du rostre.
A ... .. marginata sp. nov.
Aucune epine médiane sur la carapace. ^
6 . Merus des troisièmes maxillipèdes avec, en plus de l'épine mésiale une
spinule distale. Mérus des chélipèdes armé de quatre ranges d'TpTes
Merus des troisièmes maxillipèdes avec la seule épine mésiale Trois
rangées complétés d epines sur le mérus des chélipèdes . 7
7. Une villosité ventrale sur le propode des chélipèdes. Épine antéro-
laterale plus courte ou, au plus, de même longueur que l'épine bran-
__ C p h,a ‘ e P °f neure - P 1 “P° d « abs =«s Chez le mâle. 4 . cïpiUaia sp. nov
Pas de villosité ventrale sur le propode des chélipèdes. Épine antéro-
Séonid T'"' plus lon ^e que l'épine branchiale postérieure. Des
pleopodes rudimentaires chez le mâle. ... parm “ nov
Eumunida keijii sp. nov.
Fig. 4a-b, 5a-i
Matériel examiné. Nouvelle-Calédonie. Mus-
4 : 5 I94 ’ 545ra: lc?16mm (mnhn oa
1806) — St. 197, 550 m : I 9 ovig. 25 mm,
(holotype, mnhn Ga 1778), 1 î 12 mm (mnhn oa
St - 216 ' 490 ‘ 515 m : 1 3 20 mm (MNHN
Ga 1808).
Types. — Holotype : femelle ovigère 25 mm
(mnhn Ga 1778, Musorstom 4, st. 197). Les
autres spécimens mentionnés dans la liste ci-
dessus sont les paratypes.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EVMUNIDA
241
Fig. 4. — Eumunida keijii sp. nov. : a, b, femelle holotype (mnhn Ga 1778) ; c, d, Eumunida pacifica Gordon, femelle holotype
(bmnh 1916. 3.29.4).
Source : MNHN, Paris
242
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 18°
51,3' S-163°21' E, 550 m.
Etymologie. — Cette espèce est dédiée au
Dr Keiji Baba, éminent spécialiste des Décapo¬
des Galatheidea.
Description. — Carapace (fig. 5a), sans le
rostre, sensiblement aussi longue que large.
Rostre un peu plus de deux fois plus court que le
reste de la carapace (rapport LC/Lc environ
1,35); épine extraorbitaire externe atteignant à
peu près le milieu de l’épine médiane, qui
dépasse elle-même légèrement le tiers distal de
l’éçine rostrale.
Épines hépatiques petites, subégales, la première
plus de dix fois plus courte que l’épine supra-
orbitaire externe. Trois paires d’épines antéro¬
latérales, en avant du sillon cervical, la première
un peu moins longue que l’épine supraorbitaire
externe, la seconde plus courte que la précédente
et la troisième près de deux fois plus courte que
e dorsale ; b, région antérieure du
F,G ‘ ' : mâle . paraty P e . 16 mm (mnhn Ga 1806) : a, carapace, \
du meme appendice, vue ventrale; î, quatrième péréiopode droit, vue latérale.’
g, chélipéde droit, dorsal ;
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU N IDA
243
la deuxième. Quatre paires d’épines latérales sur
la région postérieure, de taille décroissante de
l’avant vers l’arrière.
Ornementation de la carapace constituée par
des stries pilifères irrégulières, disposées en arcs
de cercle sur la région gastrique, et suivant six
lignes principales sur la région postérieure, sauf
au voisinage des bords latéraux où elles sont
sectionnées en arcs de cercle ; on n’observe
aucune strie intercalaire.
Saillies antérieures du troisième sternite thora¬
cique (fig. 5c) à sommet obtus, denticulé. Une
paire d’épines sur le sternite 4, qui est par ailleurs
orné, comme le suivant, de quelques courtes
stries pilifères arquées.
Deuxième tergite abdominal (fig. 5d) orné des
trois crêtes pilifères habituelles, la première se
continuant suivant un angle faiblement obtus
vers le bord postérieur du tergite.
Pédoncules oculaires à cornées dilatées, leur
diamètre compris à peu près cinq fois dans la
longueur de la carapace.
Epine disto-latérale du premier article des
pédoncules antennaires (fig. 5e) bien développée.
Épine disto-latérale du deuxième article attei¬
gnant environ le tiers proximal du scaphocérite.
Prolongement spiniforme ventro-mésial du troi¬
sième article à peu près de la longueur de ce
dernier, dépassant largement la base du dernier
article. Quatrième article avec une courte épine
disto-latérale, l’épine disto-ventrale longue, attei¬
gnant les premiers articles du flagelle. Dernier
article avec une spinule vers le milieu du bord
latéral et les trois épines distales habituelles dans
le genre.
Ischion des troisièmes maxillipèdes avec crista
dentata de 13 denticules. Sur le mérus (fig. 5f),
épine mésiale assez courte, implantée au niveau
du tiers distal, et une très courte spinule distale.
Chélipèdes (fig. 5g) trois fois plus longs que
la carapace, chez les deux spécimens où ces
appendices sont présents ; région palmaire un
peu plus courte que les doigts (rapport longueur
de la paume/longueur des doigts, chez l’holo-
type : 0,85). Mérus armé de trois rangées longi¬
tudinales d’épines : 9 dorsales, 7 dorso-mésiales
et 11 ventro-mésiales ; aucune épine ventrale.
Trois épines distales sur le carpe. Sur la paume,
1 à 4 faibles spinules dorso-mésiales, et 4 épines
ventro-mésiales, fines et aiguës. Villosité ventrale
absente.
Rapport de la longueur du mérus des P4 (fig. 5i)
à celle de la carapace voisin de 0,7 ; de la
longueur sur la largeur de ce même article : 4,3 ;
de la longueur du propode sur celle du dactyle,
chez l’holotype : 2,6. Bord dorsal du mérus des
P2 et P3 armé de 11 à 13 épines, celui du carpe
de 5 ; on note en outre 5 à 6 courtes épines sur
le bord ventral du mérus des P2. Mérus des P4
avec 6 épines sur la moitié distale du bord dorsal
et 3 spinules sur la moitié proximale de la face
latérale. Une gouttière longitudinale médiane,
garnie de fines soies, sur la face externe des
propodes de ces trois paires d’appendices.
Diamètre des œufs, 0,7 mm environ.
Coloration : Après quelques semaines dans
le liquide conservateur, la carapace présentait
encore une teinte rouge-orange uniforme assez
intense, à l’exception des épines rostrales et des
épines latérales qui étaient blanches ; la colora¬
tion rouge-orange semblait toutefois remonter
quelque peu vers le centre de la région proximale
des épines rostrales et le sommet des épines
antérolatérales était rouge. Une bande longi¬
tudinale rouge vif occupe la région médiane
des troisième et quatrième stemites thoraciques
(stemites des Pmx3 et des PI.
La crête dorsale du premier tergite abdominal
apparaît rouge orange. Les régions antérieure et
postérieure des deuxième et troisième tergites
sont rouge orange, séparées par une large bande
de teinte claire.
Les pédoncules antennaires présentent des
marques dorsales rouges. Les fouets de ces
appendices apparaissent, sur le vivant, d’un
violet-mauve assez intense, tournant au rouge-
pourpre foncé après fixation en alcool.
Les chélipèdes ont le mérus uniformément
rouge orange, sauf les épines dont la base est
rouge intense, et le sommet blanc ; le carpe paraît
plus clair avec cependant une zone dorso-mésiale
rouge ; la paume est assez uniformément orange,
plus foncé vers son extrémité distale à la base des
doigts ; le tiers distal de ceux-ci est blanc, la
démarcation entre les deux teintes n’étant pas
nettement délimitée.
Les péréiopodes 2 à 4 ont un mérus rouge
clair ; sur le carpe, cette coloration rouge semble
limitée à une étroite bande dorsale ; le propode
est blanc dans sa partie proximale, puis rouge, et
à nouveau blanc du tiers au quart distal ; le
dactyle paraît clair.
Source : MNHN, Paris
244
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Dimensions. Variations. — Cette nouvelle
espèce n’est encore connue que par quatre
exemplaires, deux mâles de 16 et 20 mm, et deux
femelles de 12 et 25 mm : ces dimensions
apparaissent comme moyennes pour le genre
dans la région considérée; à 17 mm cependant,
la plus petite des femelles doit être immature, car
ses pléopodes sont peu développés et pratique¬
ment glabres. Les plus petites femelles ovigères
de l’espèce étudiée ci-après, E. sternomaculata
sp. nov. (cf. infra : 248), mesurent 19 mm, et l’on
peut donc supposer que les plus grands individus
d 'Eumunida keijii peuvent atteindre une dimen¬
sion comparable, soit environ 35 mm.
Nous avons indiqué comme caractère spéci¬
fique la brièveté des chélipèdes, dont la longueur
totale n’excède pas trois fois celle de la carapace.
Toutefois, deux seulement des quatre spécimens
récoltés sont pourvus de ces appendices ; il paraît
assez peu probable que ces individus possèdent,
tous deux, leurs deux appendices régénérés, à la
suite d’autotomies, mais cette hypothèse ne doit
pas être entièrement exclue ; ce caractère devra
être confirmé lorsque de nouveaux exemplaires
de l’espèce seront disponibles.
Distribution. — Cette espèce n’est repré¬
sentée dans les collections étudiées ici que par
quatre individus, tous récoltés pendant la cam¬
pagne Musorstom 4, au nord et au sud de la
Nouvelle-Calédonie, entre 490-515 et 550 m.
Remarques. — L’espèce que nous avons le
plaisir de dédier à notre collègue Keiji Baba
appartient au groupe A de Gordon, comme les
deux suivantes, E. sternomaculata et E. annulosa
spp. nov. Elle peut être immédiatement séparée
de ces deux taxons par la présence sur les bords
de la carapace d’une troisième épine antéro¬
latérale, et par la longueur de la première de ces
épines, presque égale à celle de l’épine supra-
obitaire externe. E. keijii se distingue en outre
d E. sternomaculata et d 'E. annulosa par les
saillies antérieures du troisième stemite thora¬
cique, plus ou moins obtuses et non terminées en
pointes aiguës, et par ses chélipèdes beaucoup
plus courts et dépourvus de villosité ventrale.
Par certains des caractères qui la séparent
des autres Eumunida néo-calédoniennes, E. keijii
pourrait être rapprochée des formes atlantiques
du genre, E. picta et espèces apparentées (cf.
supra : 234) : chez ces quatre espèces, les épines
antérolatérales de la carapace sont au nombre de
trois paires, la première étant presque aussi
longue que l’épine supraorbitaire externe et les
saillies antérieures du troisième sternite thora¬
cique sont obtuses. Mais les trois espèces atlan¬
tiques ont des chélipèdes beaucoup plus longs,
avec des mérus armés de quatre rangées d’épines
et un propode doté d’une villosité ventrale.
E. keijii semble par ailleurs très proche d 'E.
pacifica Gordon, avec l’holotype ($ Le 30 mm,
bmnh 1916.3.29.4) de laquelle elle a été com¬
parée ; chez cette dernière (fig. 4d), la première
épine hépatique est plus développée que les deux
suivantes (les trois sont subégales chez keijii ), le
sillon médian du troisième sternite thoracique est
beaucoup plus profond, et le sternum thoracique
est orné de crêtes pilifères plus nombreuses et
plus saillantes. Les chélipèdes sont plus longs
(rapport Lt Pl/Lc : 3,7), et offrent, ainsi que les
pattes ambulatoires, un aspect plus écailleux.
Enfin, les épines dorso-mésiales de la paume,
réduites chez E. keijii, sont bien développées chez
pacifica.
Les différentes mensurations effectuées sur le
matériel disponible d’Eumunida keijii, et sur
l’holotype d 'E. pacifica sont données en annexe,
tableau 4.
Eumunida sternomaculata sp. nov.
Fig. la, 6a-b, 7a-k, 16, 17a, c
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie.
Biocal : st. CP 47, 550 m : 1 Ç 18 mm (mnhn Ga
1773) . — St. DW 66, 505-515 m : 1 $ 17 mm
(mnhn oa 1772). — St. CP 67, 500-510 m : 5
22 à 28 mm ; 6 $ ovig. 20 à 30 mm (mnhn Ga
1774) .
Musorstom 4 : st. CP 216, 490-515 m : 49 ^ 8
à 24 mm ; 40 $ 8 à 26 mm ; 2 ? ovig. 19 et
21 mm (mnhn Ga 1771).
Smib 1 : st. DW 13, 500-542 m : 8 $ 11 à
22 mm ; 5 Ç 8,5 à 24 mm (mnhn Ga 1775).
Smib 2 : st. DW 18b, 530-535 m : 4 <? 11,5
à 13,5 mm ; 1 ? 22 mm (mnhn Ga 1836). — St.
DC 26, 500-535 m : 3 S 19 à 21 mm ; 2 Ç 14 et
16 mm (mnhn Ga 1837).
Chalcal 2 : st. DW 72, 527 m : 5 S 6 à
11 mm ; 3 Ç 7,5 à 16 mm (mnhn Ga 1839). — St.
CC 1, 500 m : 7 S 12 à 32 mm; 9 Ç 21 à
29 mm (mnhn Ga 1770). — St. CC 2, 500 m :
5 ^ 15 à 31,5 mm ; 2 Ç 28 et 29 mm (mnhn Ga
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
245
Fig.
6. — a, b, Eumunida sternomaculata sp.
1907.7.16.10).
, mâle holotype (mnhn Ga 1780); c, d, Eumunida sp., mâle (bmnh
Source : MNHN, Paris
246
SAINT LAURENT & MACPHERSON
1834). — St. DW 73, 573 m : 1 ^ 15 mm ; 2 $
14.5 et 16 mm (mnhn Ga 1840). — St. DW 74,
650 m : 1 ç? 7,5 mm ; 1 $ 5,5 mm (mnhn Ga
1862). — St. DW 75, 600 m : 2 $ 14 mm (mnhn
G a 1838). — St. DW 76, 470 m : 7 mégalopes 4,3
à 4,5 mm ; 1 juvén. 4,5 mm ; 18 $ 5 à 36 mm, 25
? 5 à 30 mm, (mnhn Ga 1769); 1 $ 30 mm
(holotype Ga 1780). — St. CP 25, 418 m : 1 Ç
5 mm (mnhn Ga 1841). — St. DW 77, 435 m :
1 Ç 14 mm (mnhn Ga 1835).
Smib 3 : st. DW 01, 520 m : 8 <? 11 à
26.5 mm ; 7 Ç 5,5 à 14,5 mm (mnhn Ga 1848). —
St. DW 02, 530-537 m : 11 $ 6 à 20,5 mm ; 3 $ 14
à 27 mm (mnhn Ga 1846). — St. DW 03,
513 m : 6,5 à 15 mm ; 4 $ 6 à 7 mm (mnhn Ga
1845). — St. CP 04, 530 m : 1 26 mm ; 1 $
24.5 mm (mnhn Ga 1847). — St. DW 12, 470 m :
4 cJ 6,5 à 19 mm ; 1 Ç 9 mm (mnhn Ga 1844).
Types. — Holotype : mâle 30 mm (mnhn Ga
1780, Chalcal 2, station DW 76). Les autres
spécimens de la liste ci-dessus sont les paratypes.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 23°
40,50' S-167°45,20' E, 470 m.
Etymologie. — Le nom sternomaculata se
rapporte à la large tache colorée de la région
antérieure du sternum thoracique.
Description. — Carapace, chez l’adulte
(fig. 7a), sans le rostre, très légèrement plus
longue que large. Epine rostrale un peu plus de
deux fois plus courte que le reste de la carapace
(rapport LC/Lc voisin de 1,5). Épine supraorbi-
taire externe dépassant légèrement le milieu de
1 épine médiane, qui atteint à peu près le quart
distal de l’épine rostrale. Première épine hépa¬
tique un peu plus de trois fois plus courte que
1 épine supraorbitaire externe, les deux suivantes
subégales et presque deux fois plus courtes. Deux
paires d’épines antérolatérales, la longueur de la
première légèrement inférieure à celle de l’épine
supraorbitaire externe, la seconde presque deux
fois plus courte que la première. Quatre paires
d’épines latérales postérieures, de taille régulière¬
ment décroissante.
Ornementation de la carapace constituée par
des stries pilifères disposées en courts arcs de
cercle sur l’ensemble de la région gastrique, et
suivant six lignes transverses principales, parfois
interrompues, sur la région postérieure. Pas de
stries secondaires.
Saillies antérieures du troisième stemite thora¬
cique (fig. 7e) surmontées d’épines aiguës, con¬
vergentes. Une paire d’épines bien développées sur
le'Stemite 4, qui présente en outre, comme le
suivant, quelques courtes stries pilifères arquées.
Deuxième tergite abdominal (fig. 70 avec les
trois crêtes pilifères habituelles, la première
s étendant sur les aires latérales suivant une
courbe sinueuse, continue jusqu’au voisinage du
bord postérieur. On note chez les adultes de fines
stries secondaires.
Pédoncules oculaires à cornées dilatées, leur
diamètre compris de trois fois et demie (indi¬
vidus inférieurs à 10 mm) à près de six fois dans
la longueur de la carapace.
Épine disto-latérale du premier article des
pédoncules antennaires (fig. 7g) réduite. Épine
disto-latérale du deuxième article atteignant entre
le tiers et le quart proximal du scaphocérite.
Prolongement spiniforme ventro-mésial du troi¬
sième article de la même longueur que ce dernier
et dépassant la base de l’avant-dernier article.
Celui-ci avec une fine spinule distale externe et
l’épine ventro-mésiale dépassant de peu l’extré¬
mité du dernier article. Cinquième et dernier
article avec les trois épines distales habituelles,
l’épine disto-latérale étant la plus longue.
Cristci dentata, sur l’ischion des troisièmes
maxillipèdes, composée de 12 à 14 denticules.
Épine du mérus (fig. 7h), située entre le tiers et le
quart distal du bord mésial, courte. Pas de
spinule distale.
Chélipèdes (fig. 5i) de trois fois et demie à
quatre fois plus longs que la carapace sans le
rostre. Région palmaire un peu plus longue que
la région digitale (rapport longueur de la paume/
longueur des doigts 1,1 à 1,2 chez Phototype), et
de cinq à six fois plus longue que large. Mérus
armé de trois lignes longitudinales d’épines : 9 à
11 dorsales, 6 à 7 dorso-mésiales et 14 ventro-
mésiales, avec souvent de petites épines interca¬
laires ; une épine ventrale unique, située vers le
milieu de l’article. Trois épines distales sur le
carpe. Sur la région mésiale de la paume, 4 à
7 spinules dorsales et 4 à 7 épines ventrales
(respectivement 6-7 et 6-6 chez Phototype);
l’ornementation épineuse de la main, relative¬
ment bien développée chez les jeunes, tend à
s’atténuer, jusqu’à devenir obsolète chez les
individus les plus grands. Villosité ventrale pré¬
sente (fig. 7j), petite, ovalaire, oblique par rap¬
port à l’axe de la main.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU N IDA
247
Source : MNHN, Paris
248
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Rapport de la longueur du mérus des P4
(fig. 7k) à celle de la carapace : 0,7 à 0,8 ; de la
longueur sur la largeur de cet article : 5,0 ; de la
longueur du propode à celle du dactyle, chez
l’holotype : 3,4. Bord dorsal du mérus des P2 et
P3 armé de 13 à 15 épines, celui du carpe de 5 à
6 . Neuf épines dorsales sont réparties sur les
deux tiers distaux du bord dorsal du mérus des
P4 et 6 à 8 spinules sur les deux tiers proximaux
de sa face latérale. Une gouttière longitudinale,
pileuse, orne le milieu de la face latérale des
propodes des P2 à P4.
Diamètre des œufs, 0,6 mm environ.
Coloration : Carapace rouge orangé uniforme,
sauf les épines rostrales et les premières épines
hépatiques qui sont blanches. Région médiane
des stemites thoraciques 3, 4 et 5 maculée d’une
large tache d’un rouge vif.
Deuxième tergite abdominal rouge orangé sur
sa moitié antérieure, blanc ensuite ; troisième
tergite avec une large bande transversale blanche,
encadrée par deux bandes, antérieure et posté¬
rieure, rouges ; les tergites suivants dépourvus de
coloration distincte.
Les pédoncules antennulaires comme les pédon¬
cules antennaires présentent dorso-latéralement
une ligne longitudinale rouge vif. Les fouets
antennaires sont pourpre foncé.
Chélipèdes : mérus rouge vif dans la région
proximale, devenant orange clair dans la région
médiane, puis plus foncé vers l’extrémité distale ;
carpe blanc ; paume orange pâle, zone distale et
base des doigts rouge intense ; doigts blancs avec
portion subdistale rouge. Les épines ont une base
rouge foncé et un sommet clair.
Pattes ambulatoires : les deux tiers proximaux
du propode orange clair, régions distale du
propode et proximale du dactyle rouge assez vif ;
le reste de cet article semble rouge du côté dorsal
et blanc du côté ventral, mais sans démarcation
nette entre les deux colorations.
Dimensions. Variations. — Le matériel d 'Eu-
munida sternomaculata étudié comprend plus de
100 individus de chaque sexe, dont la taille
s’échelonne de 5 à 36 mm pour les mâles et de 8 à
34 mm pour les femelles. La plus grande partie
d’entre eux (77 mâles de 7,5 à 36 mm et
63 femelles de 7,5 à 30 mm) ont fait l’objet
de mesures détaillées, qui figurent en annexe,
tableau 3.
Les figures que nous donnons par ailleurs de
quatre spécimens de 4,5 mm (fig. 7c), 5,0 mm
(fig. 7b), 16 mm (fig. 7a) et 30 mm (fig. 6b)
illustrent les variations dans la forme de la
carapace et dans la dimension relative et la forme
des épines rostrales au cours de la croissance :
chez le spécimen de 4,5 mm, dont le sexe ne peut
être reconnu, la carapace a des bords latéraux
subparallèles, au moins dans leur partie anté¬
rieure, et un rostre (ou épine rostrale médiane)
long et grêle, près de deux fois plus long que
les épines supraorbitaires médianes ; les épines
supraorbitaires externes recouvrent la base des
précédentes, et sont très courtes, leur extrémité
atteignant tout juste le sinus qui sépare ces
dernières du rostre ; les épines hépatiques sont
relativement bien développées, mais apparaissent
comme subégales ; les stries pilifères sont encore
incomplètes, la plupart d’entre elles étant discon¬
tinues. La morphologie de la région antérieure de
la carapace est intermédiaire entre celle de la
mégalope {cf p. 274) et celle de l’adulte et il
s’agit très probablement d’un individu au premier
stade post-mégalope ; des pléopodes, vestiges des
appendices fonctionnels de la mégalope, sont
encore présents sous forme de rudiments glabres
et irrégulièrement développés.
Le jeune mâle de 5 mm se rapproche bien
davantage des adultes, dont il se distingue par les
épines supraorbitaires externes, encore relative¬
ment courtes, et par la discontinuité et la faible
densité des stries pilifères. Les pléopodes sont
totalement absents.
La femelle de 16 mm ne se distingue en rien,
par la morphologie de la carapace, des individus
plus âgés.
La villosité ventrale de la paume des chéli¬
pèdes apparaît, chez les mâles comme chez les
femelles, chez les individus mesurant de 6,5 à
7 mm.
Reproduction. — Des femelles ovigères, dont
la plus petite a une longueur de carapace de
19 mm, ont été récoltées pendant les campagnes
Biocal (fin août et début septembre 1985 : toutes
les femelles d’une taille égale ou supérieure à
19 mm étaient ovigères) et Musorstom 4 (fin
septembre 1985 : deux femelles sur sept d’une
taille égale ou supérieure à 19 mm étaient
ovigères) ; aucune ovigère ne figurait dans les
autres campagnes ayant fourni cette espèce, à
savoir : Chalcal 2 (fin octobre 1986), Smib 1
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
249
(février 1986), Smib 2 (septembre 1986) et Smib 3
(fin mai 1987). Les œufs observés paraissent à un
stade de développement avancé et l’on peut en
déduire que le mois de septembre et le début
d’octobre correspondent à la fin de la période
d’incubation et d’éclosion des zoés.
Distribution. — Eumunida sternomaculata a
été récoltée au nord et au sud de la Nouvelle-
Calédonie et dans le bassin des îles Loyauté, de
420 à 560 m ; elle apparaît particulièrement
abondante aux alentours de 500 m.
Remarques. — Cette nouvelle espèce apparaît
comme la plus grande des Eumunida néo-calé¬
doniennes ; elle se distingue de la plupart des
autres formes du groupe A, auquel elle appar¬
tient, par ses épines antérolatérales réduites
à deux paires, dont la première est près de
deux fois plus courte que l’épine supraorbitaire
externe. Elle est assez proche, par ces caractères,
d 'E. annulosa sp. nov., avec laquelle nous la com¬
parons ci-après (p. 253), mais surtout A'Eumu¬
nida sp. du nord de l’Australie, confondue avec
Eumunida picla Smith par Gordon en 1930,
alors qu’elle en est bien différente (c/. de Saint
Laurent & Macpherson, sous presse). En dépit
de caractères diagnostiques assez voisins, E.
sternomaculata et E. sp. se distinguent l’une de
l’autre par une série de caractères très nets : 1) la
région frontale médiane, située en arrière des
épines rostrales, est plus allongée et plus sail¬
lante chez sternomaculata (fig. 6b) que chez E. sp.
(fig. 6d) ; 2) les épines supraorbitaires externes
sont droites et subparallèles, chez la première,
dirigées obliquement et divergentes chez la
seconde ; 3) l’extrémité de la première épine
antérolatérale atteint presque le milieu du bord
latéral de l’épine supraobitaire externe chez E.
sp., elle n’atteint guère que le niveau du sinus
séparant les épines supraorbitaires externe et
médiane chez sternomaculata ; 4) l’extrémité des
pédoncules antennaires atteint celle de l’épine
médio-rostrale chez l’espèce néo-calédonienne, et
tout juste celle de l’épine supraorbitaire médiane
chez le spécimen méridional. Ajoutons que chez
l’espèce australienne le relief des stries de la
carapace paraît plus accentué, et leur disposition
en arcs de cercle sur les aires latérales plus
marquée.
Les principales mensurations de deux Eumu¬
nida sp., l’exemplaire du British Muséum (bmnh
1907.7.16.10) et un spécimen mâle récemment
reçu du musée de Brisbane, figurent en annexe,
tableau 4.
Eumunida annulosa sp. nov.
Fig. lb, 8a-b, 9a-j
Matériel examiné : Nouvelle Calédonie. Bio¬
cal : st. DW 08, 435-560 m : 1 $ 6 mm (mnhn
Ga 1861). — St. CP 52, 540-600 m : 3 $ 10,5 à
18 mm; 2 Ç 9,5 et 17 mm; 1 $ ovig. 13 mm
(mnhn Ga 1819). — St. DW 66, 505-515 m : 2 $
5.5 et 22 mm ; 1 $ 11 mm (mnhn Ga 1823). — St.
CP 67, 600-610 m : 29 $ 8 à 24 mm ; 15 $ 10 à
19 mm ; 11 $ ovig. 13 à 22 mm (mnhn Ga 1820).
— St. DW 77, 440 m : 1 $ ovig. 15 mm (mnhn Ga
1821). — St. CP 78, 445-500 m : 1 $ 16,5 mm
(mnhn Ga 1822).
Musorstom 4 : st. 194, 545 m : 3 $ 10,5 à
11.5 mm; 2 $ ovig. 10,5 et 15 mm (mnhn Ga
1824). — St. 216, 490-515 m : 12 $ 7,5 à 17 mm ;
8 $ 8 à 19 mm (mnhn Ga 1825). — St. 221, 535-
560 m : 2 $ 7,5 et 8 mm (mnhn Ga 1842). —
St. 238, 500-510 m : 1 ^ 16 mm (mnhn Ga 1843).
Smib 1 : st. DW 13, 500-542 m : 5 $ 13 à
19.5 mm ; 1 ? 14 mm (mnhn Ga 1831).
Smib 2 : st. DW 03, 412-428 m : 1 $ 16 mm
(mnhn Ga 1828). — St. DW 09, 475-500 m : 1 $
13 mm ; 1 $ ovig. 13 mm (mnhn Ga 1829). — St.
DW 10, 490-495 m : 1 $ 17 mm (mnhn Ga 1830).
— St. DW 17, 428-448 m : 1 $ ovig. 17 mm
(mnhn Ga 1832). — St. DC 26, 500-535 m : 4 $ 8
à 18,5 mm ; 1 $ ovig. 13 mm (Ga 1833).
Chalcal 2 : st. DW 72, 527 m : 15 $ 4 à
14 mm ; 18 $ 3,5 à 12 mm (mnhn Ga 1812). — St.
CC 01, 500 m : 22 c? 8 à 24 mm ; 32 $ 7 à
22 mm (mnhn Ga 1810) ; 1 c? 22 mm (holotype,
mnhn Ga 1781). — St. CC 02, 600 m : 10 $ 11 à
23 mm ; 21 Ç 5,5 à 24 mm (mnhn Ga 1811). — St.
CP 21, 500 m : 13 $ 5,5 à 20 mm ; 8 $ 8 à
15 mm (mnhn Ga 1809). — St. DW 73, 573 m : 4
$ 6 à 10 mm ; 4 ? 5,5 à 7,5 mm (mnhn Ga 1813).
— St. DW 74, 650 m : 3 $ 4,5 à 6 mm ;
3 $ 4 à 11 mm (mnhn Ga 1814). — St. DW 75,
600 m : 3 mégalopes 4,2 à 4,4 mm ; 3 $ 6 à
11.5 mm ; 8 $ 4,2 à 7,5 mm (mnhn Ga 1815). —
St. DW 76, 470 m : 18 $ 5,5 à 17 mm ; 19 ? 5 à
16 mm ; 1 $ ovig. 18 mm (mnhn Ga 1816). — St.
CP 25, 418 m : 15 $ 1 à 22,5 mm; 13 $ 6 à
20.5 mm; 9 Ç ovig. 13,5 à 21 mm (mnhn Ga
1817). — St. DW 77, 435 m : 9 $ 4,5 à 15 mm ; 4
Source : MNHN, Paris
&
^ 9 )
SAINT LAURENT & MACPHERSON
‘^cf!^nfsa.-SiSr S-Ær >*» * —~ «— * mâfe hololyp
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
251
Ç 7 à 21,5 mm ; 3 $ ovig. 14,5 à 16,5 mm (mnhn
oa 1818).
Smib 3 : st. DW 01, 520 m : 18 <? 6 à 12 mm ;
21 ? 5 à 9 mm ; 6 Ç ovig. 10 à 17 mm (mnhn Ga
1853). — St. DW 02, 530-537 m : 5 8,5 à
15.5 mm ; 2 $ 11,5 et 13 mm ; 3 $ ovig. 12 à
16.5 mm (mnhn Ga 1851). — St. DW 03, 513 m :
9 ^ 5,5 à 13 mm ; 8 Ç 5 à 9 mm ; 5 Ç ovig. 9,5
à 20 mm (mnhn Ga 1850). — St. CP 04, 530 m : 4
(J 10 à 15,5 mm ; 4 Ç 7,5 à 16 mm (mnhn Ga
1852). — St. DW 12, 470 m : 12 S 5,5 à
17 mm ; 5 Ç 10 à 13 mm ; 7 $ ovig. 9 à 17,5 mm
(mnhn Ga 1849).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : st. DW 272,
500-540 m : 1 cJ 7,5 mm ; 1 $ environ 7 mm (Ga
1826). — St. DW 306, 375-415 m : 2 S 7 et
15 mm; 1 $ 15 mm (mnhn Ga 1827).
Types. — Holotype : mâle 22 mm (mnhn Ga
1781, Chalcal 2, station CC 01). Les autres
spécimens mentionnés ci-dessus sont les para-
types.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 24°
54,96' S-168°21,91' E, 500 m.
Etymologie. — Le nom spécifique annulosa a
été choisi pour évoquer l’aspect des chélipèdes
dont la coloration est alternativement rouge et
blanche {cf. fig. lb).
Description. — Carapace, chez l’adulte (fig. 9a),
sans le rostre, très légèrement plus longue que
large. Épine rostrale un peu moins de deux fois
moins longue que le reste de la carapace (LC/Lc
variant de 1,7 chez les individus les plus jeunes à
1,6 chez les plus âgés). Épines supraorbitaires
grêles, faiblement incurvées vers le rostre, l’extré¬
mité de l’épine externe atteignant à peu près le
milieu de l’épine médiane, qui atteint elle-même
le tiers distal environ de l’épine rostrale. Pre¬
mière épine hépatique quatre fois plus courte que
l’épine supraorbitaire externe, légèrement plus
grande que les deux suivantes, qui sont subégales.
Deux paires d’épines antérolatérales, la première
sensiblement plus longue que la seconde et
presque deux fois plus courte que l’épine supra-
orbitaire externe ; sur son bord antérieur, habi¬
tuellement un très faible denticule ; en arrière de
la seconde épine, une petite spinule représente
peut être l’amorce d’une troisième épine. Quatre
paires d’épines latérales, de taille régulièrement
décroissante, sur les bords latéraux, en arrière de
la branche postérieure du sillon cervical.
Ornementation de la carapace constituée par
des stries pilifères régulières, parfois interrompues
sur la région postérieure ; de faibles stries secon¬
daires s’observent chez les adultes, entre les six
principales de la région postérieure.
Saillies antérieures du troisième stemite thora¬
cique (fig. 9e) plus ou moins obtuses, surmontées
d’une fine épine aiguë. Une paire d’épines, assez
courtes, sur le quatrième sternite. De courtes
stries pilifères sur les sternites 4 et 5 et sur les
aires latérales du sixième.
Deuxième tergite abdominal (fig. 9f) avec les
trois crêtes pilifères habituelles, la première se
continuant suivant un angle obtus vers le bord
postérieur ; entre les stries principales s’inter¬
calent de fines lignes secondaires.
Pédoncules oculaires relativement longs, à
cornées dilatées, leur diamètre compris de quatre
(jeunes) à six (grands adultes) fois dans la
longueur de la carapace.
Épine disto-latérale du premier article des
pédoncules antennaires (fig. 9g) courte. Epine
disto-latérale du deuxième atteignant à peu près
le quart proximal du scaphocérite. Prolongement
spiniforme ventro-mésial du troisième un peu
plus court que ce dernier et atteignant sensible¬
ment le tiers proximal du dernier article. Qua¬
trième article dépourvu de spinule distale externe,
l’épine ventro-mésiale dépassant de peu, chez les
adultes, l’extrémité du dernier. Celui-ci avec les
trois épines distales habituelles.
Ischion des troisièmes maxillipèdes avec la
crista dentata composée de 15 denticules. Épine
mésiale du mérus courte, pas de spinule distale.
Chélipèdes (fig. 9h) de quatre fois et demie à
cinq fois plus longs que la carapace, la paume
légèrement plus longue que les doigts (rapport
longueur de la paume/longueur des doigts de 1,1
à 1,3), et de 6,5 à 8 fois plus longue que large ;
chez les grands mâles, la main s’élargit sensible¬
ment, le rapport de la longueur sur la largeur de
la paume pouvant descendre aux environs de
quatre. Trois lignes longitudinales d’épines sur le
mérus : 10 dorsales, 5 à 6 dorso-mésiales et 10 à
11 ventro-mésiales ; une seule épine ventrale, un
peu en avant du milieu de l’article. Carpe avec
deux épines distales, l’épine latérale manquant.
Quatre épines ventrales sont alignées le long du
bord mésial de la paume, dont la région dorso-
Source : MNHN, Paris
252
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
253
mésiale est inerme. Villosité ventrale présente
(fig. 9i), petite, ovalaire à semi-ovalaire.
Rapport de la longueur du mérus des P4 (fig.
9j) à celle de la carapace : 0,65 à 0,70, cet article
plus de quatre fois plus long que large ; propode
un peu plus de deux fois plus long que le dactyle
chez Fholotype. Bord dorsal des mérus des P2 et
P3 armé de 10 épines, celui des carpes de 5.
Mérus des P4 avec 7 à 8 épines sur les deux tiers
distaux du bord dorsal et 5 à 7 spinules sur les
deux tiers proximaux de la face latérale. Face
latérale des propodes ornée, chez les grands
spécimens, de quelques courtes stries pilifères en
arcs de cercle.
Coloration : Carapace, région antérieure du
sternum thoracique et abdomen d’une teinte
orangée assez uniforme, le bord antérieur des
stries pilifères marquées d’un fin liséré rouge vif.
Pédoncules antennaires et péréiopodes 2 à 4
uniformément orange terne. Fouets antennaires
pourpres. La seule coloration marquante d'E.
annulosa s’observe au niveau des chélipèdes,
dont les différents articles sont alternativement
orange clair et rouge vif, ce qui confère à ces
appendices un aspect annelé, à l’origine du nom
spécifique qui lui a été attribué.
Dimensions. Variations. — Eumunida annu¬
losa est l’espèce la plus abondamment récoltée au
cours des campagnes d’exploration dans les
parages de la Nouvelle-Calédonie : le matériel
examiné, qui, rappelons-le, correspond à un
échantillonnage des récoltes et non à la tota¬
lité des spécimens capturés, comprend près de
450 individus, soit trois mégalopes, deux juvé¬
niles, 188 mâles et 257 femelles de 4,0 à 24 mm.
Il s’agit d’une espèce de taille moyenne, dont
les dimensions maximales observées sont loin
d’atteindre celles de l’espèce précédente. La plus
petite femelle ovigère mesure 9 mm, le diamètre
des œufs est d’environ 0,5 mm. La villosité
ventrale de la paume des chélipèdes n’apparaît
que chez les individus d’une longueur de cara¬
pace supérieure à 7,5 ou même 8,0 mm.
Les variations observées sont du même ordre
que celles déjà notées à propos de l’espèce
précédente, E. sternomaculata : les épines supra-
orbitaires des individus juvéniles (fig. 9b, 9c) sont
également très courtes, mais beaucoup plus
développées que chez la mégalope, où elles sont à
peine visibles.
Les mensurations effectuées sur une trentaine
de spécimens des deux sexes, de 5 à 22 mm (voir
Annexe, tableau 5) montrent que le dimorphisme
sexuel dans la dimension relative des chélipèdes
n’apparaît que chez les mâles d’une longueur de
carapace supérieure à 20 mm.
Il peut être intéressant de remarquer, par
ailleurs, qu’une proportion relativement impor¬
tante des individus étudiés avaient des chélipèdes
de longueur inégale, le plus petit correspondant à
un appendice régénéré, après autotomie ; dans
un nombre non négligeable de cas, les deux
chélipèdes paraissent anormalement courts et
l’on peut en conclure que les deux ont subi une
autotomie ; de tels individus n’ont pas été pris en
compte dans le calcul de la moyenne du rapport
Lt Pl/Lc. Il faut également noter que, sur
ces appendices régénérés, la villosité ventrale
de la paume est parfois réduite, sinon absente ;
une identification spécifique basée sur l’absence
de cette formation morphologique doit donc
s’accompagner d’une certaine prudence.
Reproduction. — La plupart des femelles
adultes récoltées en mai (Smib 3), septembre et
octobre (Biocal, Musorstom 4, Smib 2 et Chal-
cal 2) étaient ovigères ; l’on note une différence
avec l’espèce précédente, E. sternomaculata, dont
aucune femelle ne portait d’œufs au mois de mai.
Distribution. — Si Eumunida annulosa sp.
nov. apparaît comme l’espèce la plus abondante
dans les parages de la Nouvelle-Calédonie, c’est
aussi celle dont la distribution est la plus étendue :
elle est présente au nord (Grand Passage) comme
au sud (ride de Norfolk) et dans le bassin des îles
Loyauté ; quatre individus en ont été récoltés
également sur les pentes de deux guyots du sud
des îles Chesterfield.
Sa distribution bathymétrique connue s’étend
de 375-415 à 650 m.
Remarques. — C’est avec E. sternomaculata
sp. nov., décrite ci-dessus, que cette nouvelle
forme, qui appartient aussi au groupe A de
Gordon, semble avoir le plus d’affinités : ces
deux espèces sont, dans la région étudiée, les
seules de ce groupe ne possédant que deux paires
d’épines antérolatérales sur la carapace et dotées
d’une villosité ventrale sur le propode des chéli¬
pèdes. Il s’agit cependant de taxons bien dis¬
tincts, qu’oppose une série de caractères ; mise à
part sa taille plus faible, annulosa diffère prin-
Source : MNHN, Paris
254
SAINT LAURENT & MACPHERSON
cipalement de sternomaculata par les épines
rostrales, plus grêles et incurvées vers l’intérieur ;
par l’ornementation de la carapace, constituée
par des stries pilifères plus fines et plus denses ;
par les chélipèdes plus longs et plus grêles, dont
la paume est plus longue par rapport aux doigts
et dont le carpe est dépourvu d’épine disto-
mésiale. Si les deux espèces fréquentent les
mêmes fonds et ont été souvent récoltées au
cours des mêmes opérations de dragage ou de
chalutage, leur coloration, tout à fait distincte,
permet en outre de les séparer facilement, même
après un séjour de plusieurs mois en alcool.
La plupart des Eumunida possèdent trois
épines distales sur la carpe des chélipèdes :
mésio-dorsale, mésio-ventrale et mésiale ; si les
deux premières sont constamment présentes,
l’épine mésiale manque chez trois espèces : E.
laevimana Gordon, 1930, E. annulosa sp. nov. et
une petite espèce malgache en cours de descrip¬
tion (K. Baba, sous presse) ; utile pour la
détermination spécifique, ce caractère semble
dépourvu de valeur phylétique car les trois
taxons concernés paraissent, par ailleurs, assez
éloignés.
L’absence d’épine mésiale sur le carpe des
chélipèdes a permis d’identifier à E. annulosa
trois mégalopes du groupe A, capturées à la
station DW 76 de l’expédition Chalcal 2 (cf
p. 274).
Un assez grand nombre des Eumunida annu¬
losa récoltées sont parasitées par un Rhizocé-
phale, particulièrement fréquent chez les jeunes
individus de la station DW 76 de Chalcal 2 et
sur l’ensemble de ceux de la station DW 01 de
Smib 3. Il est remarquable qu’une telle infestation
concerne uniquement cette espèce.
Eumunida capillata sp. nov.
Fig. le, 8c-d, lOa-k, 15, 17b
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie. Bio¬
cal. : st. CP 67, 600-610 m : 2 juv. 3,5 mm, 7 $ 4
à 16 mm ; 6 $ 4,5 à 9 mm ; 6 9 ovig. 6 à 14 mm
(mnhn oa 1799). — St. DW 83, 460-490 m : 1 Ç
7,5 mm (mnhn Ga 1800).
Musorstom 4 : st. 194, 545 m : 1 $ ovig. 6 mm
(mnhn oa 1801). — St. 216, 490-515 m : 1 Ç ovig.
7 mm (mnhn Ga 1804).
Chalcal 2 : st. CP 21, 500 m : 3 Ç 4 à 7 mm ;
2 3 7 et 8 mm (mnhn Ga 1803). — St. CC 0l|
500 m : 7 <$ 6 à 14,5 mm ; 5 Ç 8 à 11 mm ; 4 $
ovig. 7,5 à 11 mm (mnhn Ga 1792). — St. CC 02,
500 m : 3 c? 9 à 14 mm ; 1 Ç ovig. 13 mm (mnhn
Ga 1793). — St. DW 73, 573 m : 17 S 4 à
10.5 mm ; 8 $ 3,8 à 7 mm ; 7 $ ovig 6,5 à 9 mm
(mnhn oa 1794). — St. DW 74, 650 m : 21 5,5
à 10,5 mm ; 3 $ 9 mm ; 4 Ç ovig. 8 mm (mnhn Ga
1795). — St. DW 75, 600 m : 15 4,5 à 12 mm ;
1 9 6 mm ; 4 9 ovig. 8 à 9,5 mm (mnhn Ga 1796).
— St. DW 76, 470 m : 6 $ à 12,5 mm ; 4 $ 4,5 à
14 mm (mnhn Ga 1797). — St. CP 25, 418 m : 1
S 16 mm (holotype, mnhn Ga 1783) ; 26 çj 3,3 à
15.5 mm; 16 $ 3,5 à 15 mm; 8 $ ovig. 9,5 à
14 mm (mnhn oa 1798). — St. DW 77, 435 m : 5
S 4,5 à 14 mm (mnhn Ga 1779).
Smib 3 : st. DW 01, 520 m : 4 7 à 11,5 mm ; 2
9 5 et 6 mm ; 3 9 ovig. 8 à 11 mm (mnhn Ga
1848). — St. DW 02, 530-537 m : 1 13,5 m ;
2 9 9 et 11 mm (mnhn Ga 1856). — St. DW 03,
513 m : 3 c? 4,5 à 10 mm ; 5 9 4 à 7 mm ; 2 9
ovig. 6,5 et 8 mm (mnhn Ga 1855). — St. CP 04,
530 m : 2 9 7 et 15,5 mm (mnhn Ga 1857).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : st. DW 272,
500-540 m : 1 8 mm ; 1 9 6,5 mm ; 1 9 ovig.
7.5 mm (mnhn Ga 1802).
Types. — Holotype : mâle 16 mm (mnhn Ga
1783, Chalcal 2, station CP 25). Les autres
spécimens de la liste ci-dessus sont les paratypes.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 23°
38,60' S-167°43,12' E, 418 m.
Etymologie. — Le nom spécifique capillata se
rapporte à la forte pilosité de la main des
chélipèdes.
Description. — Carapace, chez l’adulte
(fig. 10a), s’élargissant notablement de l’avant
vers l’arrière, sa plus grande largeur très légère¬
ment supérieure à sa longueur. Épine rostrale
environ deux fois plus courte que le reste de la
carapace (rapport LC/Lc, environ 1,5). Épines
supraorbitaires externes à peu près deux fois plus
courtes que les épines supraorbitaires médianes,
qui dépassent le quart distal de l’épine rostrale.
Epines hépatiques petites, subégales, la première
près de cinq fois plus courte que l’épine supra-
orbitaire externe, la deuxième parfois un peu
plus courte. Deux paires d’épines antérolatérales,
la première souvent plus petite que la seconde, et
à peu près trois fois plus courte que l’épine
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMVNIDA
255
supraorbitaire externe. Quatre paires d'epines
latérales sur la région postérieure, la première
généralement plus grande que la première antero-
latérale.
Ornementation de la carapace entièrement
constituée par des stries pilifères, plus ou moins
discontinues et arquées sur la partie antérieure de
la région gastrique et disposées suivant six lignes
principales assez régulières sur la région post¬
érieure, en arrière du sillon cervical.
Saillies antérieures du troisième sternite thora¬
cique (fig- 10e) spiniformes, droites. Bord anté¬
rieur du quatrième sternite découpé en deux
lobes faiblement convexes vers l’avant, finement
denticulés, mais dépourvus d’épines marquées.
Quelques stries pilifères arquées sur les stermtes
4 et 5 et sur les régions latérales du sternite 6.
Deuxième tergite abdominal (fig. 100 avec les
trois crêtes transversales pilifères habituelles, la
première se continuant obliquement vers le bord
postérieur.
Pédoncules oculaires relativement longs, a
cornées faiblement dilatées, leur diamètre com¬
pris d’environ quatre (juvéniles) à près de sept
fois (adultes) dans la longueur de la carapace.
Épine latérale du premier article des pédon¬
cules antennaires (fig. 1 Oh) bien développée.
Épine disto-latérale du deuxième dépassant le
tiers proximal du scaphocérite. Prolongement
spiniforme ventro-mésial du troisième nettement
plus long que ce dernier, son extrémité dépassant
le milieu du dernier article. Quatrième article
sans spinule distale externe, l’épine disto-ventrale
longue, dépassant largement, chez les adultes,
l’extrémité du dernier. Celui-ci porte les trois
épines distales habituelles dans le genre, 1 épine
disto-latérale étant environ deux fois plus longue
que les deux autres.
Ischion des troisièmes maxillipèdes (fig. 10g)
avec crista dentata de 12 à 13 denticules ; épine
du bord mésial du mérus assez forte, implantée
vers le tiers distal.
Chélipèdes (fig. lOi) de trois fois et demie à
quatre fois et demie plus longs que la carapace ;
portion palmaire du propode à peine plus longue
que la région digitale chez les jeunes, nettement
plus longue chez les adultes (rapport longueur de
la paume/longueur des doigts : de 1,05 pour les
plus petits spécimens, à 1,3 pour les plus grands).
Paume environ trois fois plus longue que large.
Trois lignes longitudinales d’épines sur le mérus :
9 dorsales, 5 dorso-mésiales, et 11 ventro-mésia-
les ; aucune épine ventrale ; entre les rangées
d’épines, de nombreuses courtes stries ciliées,
arquées. Carpe avec trois épines distales. Main
inerme, recouverte, surtout sur la face dorsale, de
soies longues et denses qui, chez les individus les
plus grands, cachent entièrement le tégument.
Une villosité très développée (fig. lOj) sur la face
ventrale.
Péréiopodes 2 à 4 robustes. Rapport de la
longueur du mérus des P4 (fig. 10k) à celle de la
carapace, 0,6 environ ; cet article environ trois
fois plus long que large ; propode un peu moins
de deux fois plus long que le dactyle. Bord dorsal
des mérus des P2 et P3 armé de 9 épines, celui
des carpes de 5. Mérus des P4 avec 5 ou 6 épines
dorsales, insérées sur la moitié distale, face
latérale de cet article inerme, ou avec une à trois
très petites spinules. Sur la face latérale des
propodes des P2 à P4, une gouttière longitudi¬
nale très peu profonde, garnie de très courtes
soies.
Pléopodes absents chez le mâle.
Diamètre des œufs, 0,4 à 0,5 mm.
Coloration : Carapace et abdomen orange
terne, les épines rostrales, le bord latéral des
pédoncules antennaires et la région antérieure du
sternum thoracique rouges. Une tache d un
rouge pourpre vif à l’extrémité du mérus des
quatre premières paires de péréiopodes ; région
distale de la paume des chélipèdes avec un
anneau rouge s’étendant quelque peu vers la base
des doigts.
Dimensions. Variations. — Le matériel étudié
comprend plus de 200 spécimens, dont la lon¬
gueur de la carapace s’échelonne de 3,5 à
16 mm ; il s’agit donc d’une espèce relativement
petite, d’une taille bien inférieure à celles que
nous avons étudiées jusqu’à présent.
La villosité peut apparaître sur la région
ventrale de la main des chélipèdes dès que la
carapace atteint une longueur de 5 mm, mais
peut encore manquer chez des individus de 7 à
7,5 mm. La plus petite femelle ovigère a une
longueur de carapace de 6,5 mm.
Les mensurations effectuées sur une vingtaine
d’individus des deux sexes, de 5 à 16 mm,
figurent en annexe sur le tableau 6. Du même
ordre que celles observées chez les espèces pré¬
cédentes, les variations individuelles sont princi¬
palement liées à la taille ou au sexe des indi-
Source : MNHN, Paris
256
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUN1DA
257
vidus • le dimorphisme sexuel dans la dimension
relative des chélipèdes chez E. capillata est très
apparent chez les spécimens dépassant 14 mm.
Reproduction. — De très nombreuses femelles
ovigères figurent dans les prises de cette espèce,
aussi bien dans celles de la campagne Smib 3, en
mai, que dans celles effectuées en septembre et
octobre (Biocal, Musorstom 4, Chalcal 2,
Musorstom 5). Des larves prêtes à éclore ont été
prélevées sur une femelle de la station DW 75 de
Chalcal 2 et ont permis d’apprécier, avec une
certaine précision, les caractères de la zoé I.
Distribution. — Nord et sud de la Nouvelle-
Calédonie, sud des Chesterfield, de 418 à 650 m.
Remarques. — Cette nouvelle Eumunida,
dépourvue d’épines sur le quatrième sternite
thoracique, se range dans le groupe B de Gor¬
don. C’est avec l’espèce que nous étudions ci-
après, E. parva sp. nov., qu’elle semble avoir le
plus d’affinités : les principaux caractères qui
permettent de les différencier seront indiqués
dans les remarques relatives à ce dernier taxon.
Eumunida parva sp. nov.
Fig. 2a, lla-k, 12b-c
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie. Mus¬
orstom 4 : st. 156, 525 m : 8 3 4,5 à 8,5 mm ; 2 ?
3,8 et 7,5 mm ; 1 $ ovig. 6,5 mm (mnhn Ga 1786).
— St. 162, 525 m : 1 J 6 mm ; 3 5 ovig. 7,5 à
8 mm (mnhn Ga 1787). — St. 194, 545 m : 1 <?
9 mm (holotype, mnhn Ga 1782) ; 28 4,5 à
9.5 mm ; 3 ? 5 à 7,5 mm ; 29 $ ovig. 6 à 9 mm
(MNHN Ga 1788, l’une des femelles recueillie sur
une branche de Stylasteridae). — St. 197, 550 m :
6 4 à 8 mm ; 1 $ 5,5 mm ; 1 ? ovig. 8 mm
(mnhn Ga 1784). — St. 216, 490-515 m:5<J7à
9 mm; 1 $ 7,5 mm (mnhn Ga 1789).
Smib 2 : st. DW 17, 428-448 m : 1 ? 8 mm
(mnhn Ga 1785).
Chalcal 2 : st. DW 77, 435 m : 7 4,5 à
8.5 mm ; 5 $ 6 à 7,5 mm ; 6 ? ovig. 6 à 7,5 mm
(mnhn Ga 1791).
Smib 3 : st. DW 12, 470 m : 1 S 10 mm ; 1 Ç
7 mm (mnhn Ga 1854).
Programme Lagon : st. 444, 28.02.1985, 18°
15'S, 162°59' E, (atoll de Surprise), 300-350 m
(Richer de Forges coll.) : 1 5 5,5 mm (mnhn Ga
1790).
Types. — Holotype : mâle 9 mm (mnhn Ga
1782, Musorstom 4, station 194) ; les autres
spécimens de la liste ci-dessus sont les paratypes.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 18°
52' S-163°21,7' E, 545 m.
Etymologie. — L’adjectif spécifique parva se
rapporte à la petite taille des spécimens de ce
taxon.
Description. — Carapace, chez l’adulte
(fig. lia), sans le rostre, à peu près aussi longue
que large. Épine rostrale près de deux fois plus
courte que le reste de la carapace (rapport
LC/Lc, en moyenne, 1,6) Épine supraorbitaire
externe atteignant le milieu de l’épine supra¬
orbitaire médiane, dont le sommet atteint le
tiers distal de l’épine rostrale. Épines hépatiques
petites, la première le plus souvent un peu plus
courte que les deux suivantes, et près de dix fois
plus courte que l’épine supraorbitaire externe.
Deux paires d’épines antérolatérales, chacune un
peu plus de trois fois plus courte que l’épine
supraorbitaire externe, et de même taille ou
légèrement plus grande que la première épine
branchiale postérieure.
Ornementation de la carapace constituée par
des stries pilifères, plus ou moins squamiformes
sur la région gastrique et disposées suivant six
lignes principales, régulières, sur la région posté¬
rieure, en arrière du sillon cervical.
Sillon médian du troisième sternite thoracique
(fig. lld) encadré par une paire d’épines longues
et aiguës. Bord antérieur du quatrième divisé en
deux lobes faiblement concaves, convergents,
très finement denticulés. Quelques courtes stries
pilifères arquées sur les stemites 4 et 5.
Deuxième tergite abdominal (fig. Ile) avec les
trois crêtes pilifères habituelles, la première se
continuant sur les aires latérales suivant un angle
obtus.
Pédoncules oculaires légèrement dilates au
milieu de la cornée, dont le diamètre est compris
de 4,6 à 5,5 fois dans la longueur de la carapace.
Épine disto-latérale du premier article des
pédoncules antennaires (fig. llf) relativement
longue et aiguë ; extrémité de l’épine disto-
latérale du deuxième atteignant le tiers proximal
du scaphocérite. Prolongement spiniforme ventro-
mésial du troisième plus long que ce dernier, son
extrémité atteignant presque celle du dernier
Source : MNHN, Paris
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUN1DA
259
article. Quatrième article avec une spinule distale
externe, l’épine disto-ventrale à peu près aussi
longue que le dernier article. Celui-ci avec les
trois épines distales habituelles, l’épine latérale la
plus longue.
Crista dentata, sur l’ischion des troisièmes
maxillipèdes, composée de 11 à 12 denticules.
Épine mésiale du mérus faible, située vers le tiers
distal ; bord distal inerme.
Chélipèdes (fig. 11g) de quatre fois et demie à
cinq fois plus longs que la carapace, sans le
rostre ; région palmaire sensiblement plus courte
que la région digitale (rapport longueur de la
paume/longueur des doigts : 0,8 à 0,9), sauf chez
les grands mâles à main élargie, lesquels ont une
paume de même longueur que les doigts, ou
légèrement plus longue. Mérus armé de trois
lignes longitudinales d’épines : 6 ou 7 dorsales, 9
ou 10 dorso-mésiales, et 10 ventro-mésiales ;
aucune épine ou spinule ventrale. Trois épines
distales sur le carpe. Sur la paume, une série
longitudinale de 4 à 5 épines ventro-mésiales,
assez faibles, mais aiguës, tendant à s’atténuer,
voire à disparaître totalement chez les individus
les plus grands (spécimen illustré) ; région dorso-
mésiale inerme ; villosité ventrale absente.
Péréiopodes 2 à 4 assez grêles. Rapport de la
longueur du mérus des P4 (fig. 1 li) à celle de la
carapace : 0,6 à 0,7 ; de la longueur sur la largeur
de cet article : 4,3 ; propode un peu moins de
deux fois plus long que le dactyle. Bord dorsal
des mérus des P2 et P3 armé de 9 à 10 épines,
celui des carpes de 5. Des spinules ventro-mésia¬
les sont présentes sur le mérus des P2 chez les
individus les plus grands. Bord dorsal du mérus
des P4 armé de 6 à 7 épines, implantées sur les
deux tiers distaux ; face latérale de cet article
avec 7 spinules. De très courtes soies sont
implantées le long d’un sillon longitudinal, sur la
face latérale des propodes des P2 à P4.
Quatre paires de pléopodes chez les mâles, sur
les segments abdominaux 2 à 5, ces appendices
(fig. llj) réduits, uniramés, armés de quelques
courtes soies. Leur taille décroît de PI 2 à PI 5.
Diamètre des œufs environ 0,5 mm.
Coloration : Carapace rose ou orangé clair
uniforme, les épines rostrales rouges, leur bord
ourlé d’un fin liséré de teinte plus foncée.
Abdomen blanchâtre. Tonalité d’ensemble des
chélipèdes rouge orange, les épines dorsales du
mérus d’un rouge beaucoup plus vif et les épines
mésiales blanches ; extrémité distale de la paume,
en arrière de la base du dactyle, rouge vif ;
dactyles clairs. P2 à P4 rouge orange clair,
1 extrémité des propodes et les dactyles presque
transparents.
Dimensions. Variations. — Eumunida parva
sp. nov. est une espèce de petite taille, dont la
longueur de la carapace n’excède pas, chez les
individus examinés, 11 mm. Le plus petit de
ceux-ci est une femelle de 3,8 mm dont les
orifices génitaux sont déjà apparents ; la plus
petite femelle ovigère observée mesure 5,5 mm.
Les mensurations effectuées sur une vingtaine
de spécimens des deux sexes, de 4,5 à 11 mm,
sont reportées sur le tableau 7 (Annexe). Leur
analyse montre que les chélipèdes sont, en
moyenne, environ 4,3 fois plus longs que la
carapace chez les individus d’une taille inférieure
à 8 mm ; ce rapport se modifie chez les individus
plus grands, avec une moyenne de 4,5 pour les
mâles et 4,1 pour les femelles. Le dimorphisme
sexuel dans la forme de la main est par ailleurs
peu marqué : le rapport longueur/largeur de la
paume avoisine 4,3 dans les deux sexes (moyenne
4,32 chez les mâles, 4,26 chez les femelles), tandis
que la longueur relative de la paume, un peu plus
courte que les doigts chez les jeunes et chez les
femelles, augmente chez les plus grands mâles
(fig. 11g), où elle est égale ou légèrement supé¬
rieure à celle des doigts.
Reproduction. — Les femelles adultes récoltées
en septembre et octobre (campagnes Musors-
tom 4, Chalcal 2) portaient presque toutes des
œufs.
Distribution. — Nord (Grand Passage) et
sud (ride de Norfolk) de la Nouvelle-Calédonie,
de 428-448 à 545 m.
Remarques. — Ce nouveau taxon appartient
au groupe B de Gordon, qui comprend les
Eumunida à plastron sternal dépourvu d’épines
bien développées sur le stemite 4, et semble donc
apparenté, par ce caractère, à E. capillata sp.
nov., décrite ci-dessus. Les deux espèces diffèrent
toutefois par un ensemble de caractères qui
permettent de les distinguer sans difficulté :
Chez capillata, la carapace s’élargit nota¬
blement en arrière du sillon cervical, sa plus
grande largeur représentant plus d’une fois et
Source : MNHN, Paris
260
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
261
demie celle du bord frontal ; les épines supra-
orbitaires médianes atteignent, chez les adultes,
les 7/8 c distaux, environ, de l’épine rostrale ; la
première épine antérolatérale est plus courte que
la seconde et que la première épine branchiale
postérieure; le 4 e article des pédoncules anten-
naires est dépourvu de spinule distale externe;
les chélipèdes sont plus robustes et leur main
porte une villosité ventrale très développée;
les pléopodes disparaissent totalement chez les
mâles.
Chez parva, la carapace s’élargit faiblement
dans la région postérieure, sa plus grande largeur
ne dépassant pas 1,3 fois celle du bord frontal ;
les épines supraorbitaires médianes atteignent au
plus les deux tiers distaux de l’épine rostrale ; les
deux épines antérolatérales sont sensiblement de
même taille et plus longues que la première épine
branchiale postérieure ; les chélipèdes sont relati¬
vement grêles et leur main est dépourvue de
villosité ventrale. Des pléopodes réduits sont
présents sur les segments abdominaux 2 à 5 chez
tous les mâles, quelle que soit leur dimension.
Les colorations des deux taxons, enfin, sont
distinctes ; la tache rouge pourpre qui marque
l’extrémité du mérus des péréiopodes 2 à 4, et qui
persiste plusieurs mois dans le liquide conserva¬
teur, chez capillata, est, notamment, totalement
absente chez parva.
Cette nouvelle espèce néo-calédonienne est,
surtout, beaucoup plus proche d 'Eumunida indo¬
ouest-pacifiques plus nordiques, à savoir E.
smithii Henderson, 1885, et E. propior Baba,
1988, elles-même très voisines (cf. infra) : ces
trois espèces constituent en fait une petite unité
systématique appartenant au groupe B, et qui,
outre l’aspect général très voisin de leur céphalo¬
thorax (carapace et sternum thoracique), se
caractérisent par l’absence de villosité ventrale
sur la paume des chélipèdes et par la possession
de pléopodes plus ou moins rudimentaires chez
les mâles.
Une comparaison de spécimens de même taille
d 'Eumunida parva sp. nov. et d 'E. smithii Hen¬
derson (voir page suivante les remarques relatives
à l’identification de cette espèce) montre que les
épines hépatiques sont un peu plus petites et la
striation de la carapace et des tergites abdomi¬
naux beaucoup moins accentuée chez l’espèce
nouvelle. Chez cette dernière, les appendices
thoraciques semblent aussi légèrement plus longs,
cette différence étant surtout marquée au niveau
des chélipèdes (c/. tableau 7, Lt Pl/Lc : 3,9 chez
smithii, de 4,4 à 5,6 chez parva). L’armature
épineuse de ces appendices est assez voisine, sauf
au niveau de la paume : alors que les épines
mésio-ventrales sont en général faibles, ou man¬
quent, chez parva, ces même épines sont bien
développées chez le seul spécimen complet de
smithii examiné, un mâle de 9,0 mm.
Les affinités d'Eumunida parva sp. nov. avec
l’espèce récemment décrite par Baba (1988) des
parages des Philippines et des eaux indonésiennes,
E. propior, sont également marquées, comme en
témoigne, en particulier, la présence de pléopodes
rudimentaires chez le mâle (observés sur un
paratype mâle de 13 mm des collections du
musée de Washington). Cette espèce se distingue
surtout, apparemment, et d 'E. smithii, et d'E.
parva, par des pédoncules oculaires plus courts et
à cornées non dilatées (c/. infra). Par le dévelop¬
pement des épines ventro-mésiales de la paume
des chélipèdes, E. propior est plus proche de la
première que de la seconde.
Les principaux caractères distinctifs opposant
E. parva et E. smithii sont résumés dans le
tableau suivant :
Tableau 1. — Principaux caractères opposant
E. parva sp. nov. et E. smithii Henderson.
Dimensions (en mm)
parva smithii smithii
(holotype) (holotype) (topotypique)
Carapace :
longueur totale
15
9
14
longueur sans rostre
rapport LC/Le
1.7
1.6
Chélipède :
longueur totale
43
rapport LtPl/Lc
longueur paume
longueur doigts
rapport LpPl/L dPl
Quatrième péréiopode :
longueur mérus
6,0
5,5
rapport LmP4/Lc
Source : MNHN, Paris
262
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Nombre d’épines sur les péréiopodes
parva smithii smithii
(holotype) (holotype) (topotypique)
Chélipède :
dorsales 8
mésio-dorsales 7
mésio-ventrales 9
ventrales 0
Carpe :
distales 3
Paume :
mésio-dorsales 0
mésio-ventrales 0
Deuxième pèréiopode :
Mérus :
dorsales 8
mésio-ventrales 4
Carpe :
dorsales 5
Troisième pèréiopode :
Mérus, dorsales 9
Carpe, dorsales 4
Quatrième pèréiopode :
Mérus, dorsales 6
Mérus, latérales 4
Remarques sur l’identité d'Eumunida smithii
Henderson, 1885.
Eumunida smithii a été décrite par Henderson,
en 1885, puis en 1888, d’après un unique spéci¬
men récolté aux îles Kei au cours de l’expédition
du Challenger, un mâle d’environ 5,5 mm de
longueur de carapace, dépourvu de ses chélipèdes
et de la plupart de ses péréiopodes. La descrip¬
tion originale très succincte de Henderson, la
petite taille et le caractère incomplet de l’holo-
type, ont été à l’origine de nombreuses confu¬
sions.
Une première erreur d’identification d’£. smi-
thn a été commise par Balss (1913) et rectifiée
par Gordon (1930), qui a rapporté les spécimens
japonais de Balss à des taxons bien distincts.
Gordon elle-même, dans le même travail, a
considéré comme appartenant à smithii, et en
dépit de certaines différences avec l’holotype
deux femelles récoltées dans le sud de Timor ;
son identification se fondait principalement sur
la morphologie du sternum thoracique (saillies
antérieures du stemite 3 à sommet aigu, stemite 4
dépourvu d’épines) et sur la proximité des loca¬
lités de récolte. Cette identification de Gordon
n’a pas été mise en doute par les auteurs ulté¬
rieurs (van Dam, 1935 : 10 ; Baba, 1988 : 11) qui,
en conséquence, ont rapporté à smithii Hender¬
son des spécimens du groupe B {cf supra : 234)
dotés d’une villosité ventrale sur la paume des
chélipèdes.
Baba a par ailleurs décrit en 1988 une nouvelle
espèce de la mer de Chine méridionale et du sud
des Philippines, Eumunida propior, proche de
notre Eumunida parva sp. nov., à laquelle il a
rapporté le matériel indonésien cité, en 1935,
par van Dam sous le nom d 'Eumunida balssi
Gordon.
Désireux de préciser les caractères d ’Eumunida
smithii Henderson et d’apprécier les rapports
entre cette espèce, notre E. parva sp. nov. et E.
propior Baba, nous avons emprunté, au British
Muséum, le spécimen holotype de smithii et, au
musée zoologique d’Amsterdam, tout le matériel
de la Siboga cité par van Dam, soit comme
smithii, soit comme balssi. L’examen de ce
matériel nous a fourni des informations capitales
sur l’identité de l’espèce du Challenger :
Une première constatation concerne les deux
spécimens identifiés à balssi par van Dam : le
plus grand a été récolté à proximité immédiate de
la localité type de l’espèce de Henderson, à une
profondeur voisine ( Siboga, station 251), et en
est très probablement conspécifique. Sa confron¬
tation avec l’holotype de smithii laisse peu de
doute à cet égard, malgré la différence des tailles.
Il s agit d’un mâle de 9 mm de longueur de
carapace, complet ; considéré ici comme typique de
l’espèce de Henderson, il nous a servi de base
pour les comparaisons avec les Eumunida parva
de Nouvelle-Calédonie, qui en sont effectivement
très proches.
Le second spécimen cité comme E. balssi par
van Dam, récolté au sud de l’île Sulu ( Siboga,
station 105), est un mâle de petite taille (Le :
4,5 mm), très comparable à cet égard au type de
smithii, dont il diffère quelque peu, notamment
par ses pédoncules oculaires à cornées sensible¬
ment plus petites ; sa capture dans une zone très
voisine de la localité type à.'Eumunida propior
Baba, laisse supposer qu’il appartient plutôt à
cette dernière espèce.
La seconde constatation sur le matériel de
la Siboga concerne les spécimens identifiés à
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
263
Eumunida smithii par van Dam, en partie
récoltés à la même station que le spécimen de
« balssi » considéré ci-dessus comme typique de
smithii ; ils apparaissent très proches de ceux qui
ont été attribués par Gordon à cette dernière
espèce (cf Baba : 1988 : 13, fig. 3e) ; caractérisés
par une carapace élargie dans sa région posté¬
rieure, pourvue de trois paires d’épines antéro¬
latérales, et par des chélipèdes dotés d’une vil¬
losité ventrale, ils sont bien différents du véri¬
table smithii et appartiennent à un taxon encore
non décrit. Leur étude paraîtra dans un prochain
travail sur la révision des espèces indo-ouest-
pacifiques du genre Eumunida, dans laquelle
sera également proposée une redescription d 'E.
smithii.
II nous paraît cependant utile de résumer dès
à présent, sous forme de références bibliogra¬
phiques, le résultat de nos recherches sur cette
question.
Les références suivantes doivent, au moins en
partie, être attribuées à l’espèce de Henderson :
— Eumunida smithii Henderson, 1885 : 413;
1888 : 169, pl. 5, fig. 5 (holotype mâle, 5,5 mm,
Challenger, station 192, îles Kei, 260 m).
— Eumunida smithii - Gordon, 1930 : 749 (pro
parte : holotype, fig. 9, 10a ; nec : 2 femelles
12,5 et 15 mm, sud de Timor, profondeur
inconnue, fig. b-d = Eumunida sp.).
— Eumunida balssi - van Dam, 1935 : 10 (pro
parte : mâle, 9 mm, Siboga, station 251, îles
Kei, 204 m ; nec mâle 4,5 mm, Siboga, station
105, nord-est de Sulu, 275 m = ? Eumunida
propior Baba, 1988).
Les autres références, citées ci-dessous, doivent
par contre être attribuées à d'autres taxons :
— Eumunida smithii - Balss, 1913 : 21 (= Eumu¬
nida dofleini Gordon, 1930 + E. balssi
Gordon, 1930 + Eumunida sp., Gordon,
1930).
— Eumunida smithii - van Dam, 1935 : 11 (9 spé¬
cimens, Siboga, stations 251 et 253, îles Kei,
204 m et 304 m = Eumunida sp.).
— Eumunida smithii - Baba, 1988 : 12 [fig. 3a-d,
femelle 12 mm, Albatross, station 5317, sud-
ouest de Formose, 421 m = Eumunida sp. ;
fig. 3e, femelle 15 mm, sud de Timor (spéci¬
men de Gordon, 1930) = Eumunida sp. (sans
doute distincte de la précédente)]
Le matériel cité ci-dessus comme Eumunida sp.
comprend plusieurs espèces, dont le statut ne
pourra être précisé qu’après examen et compa¬
raison des spécimens concernés.
Eumunida minor sp. nov.
Fig. 2b, c, 13a, c-e, g, i-1
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie.
Chalcal 2 : st. CP 18, 274 m : 1 $ 4,5 mm ; 1 $
7,0 mm (sans chélipèdes, mnhn Ga 1805).
Musorstom 6 : st. CP 400, 270 m : 1 $
7,5 mm (holotype, mnhn Ga 1863) ; 1 ^ 6,5 mm ;
1 9 7 mm (parasitée par un Rhizocéphale) (mnhn
Ga 1864). — St. DW 473, 230 m : 2 9 ovig. 6 et
7 mm (mnhn Ga 1865).
Types. — Holotype : mâle 7,5 mm (mnhn Ga
1863, Musorstom 6, station CP 400). Les autres
spécimens de la liste ci-dessus sont les para-
types.
Localité type. — Ride des Loyauté, 20°
42,10' S-167°00,40' E, 270 m.
Etymologie. — L’adjectif minor, par lequel
nous désignons cette espèce, se rapporte à sa très
petite taille. C’est en effet la plus petite des
Eumunida connue à ce jour.
Description. — Carapace (fig. 13a), sans le
rostre, sensiblement aussi longue que large. Lon¬
gueur de l’épine rostrale supérieure à celle de la
moitié du reste de la carapace (rapport LC/Lc
environ 1,6) ; épines supraorbitaires externes
dépassant le milieu des épines médianes, celles-ci
atteignant à peu près le quart distal de l’épine
rostrale. Épines hépatiques subégales, la deuxième
souvent un peu plus petite que les deux autres.
Deux paires d’épines antérolatérales, sensible¬
ment de même taille, et un peu plus de deux fois
plus courtes que les épines supraorbitaires externes.
Quatre paires d’épines postérolatérales, de taille
décroissante, la première de la dimension des
épines antérolatérales.
Ornementation de la carapace entièrement
constituée par des stries pilifères, disposées en
arcs de cercle sur la moitié antérieure de la région
gastrique et suivant six lignes régulières sur la
région postérieure, en arrière du sillon cervical ;
pas de stries secondaires.
Bord antérieur du troisième stemite thoracique
(fig. 13d) surmonté par une paire de longues
Source : MNHN, Paris
264
SAINT LAURENT & MACPHERSON
1 ,««*: h’ f h U T n l da min fF ; n °> r ? âle P 3 ?'^*; 6 - 5 mm (mnhn ca 1864) ; d, g, j-1, id., mâle holotype (mnhn ca
r rl'i’„ f ’■ ' Eu ™ un, faJ>fss‘ Gordon, male holotype, musée de Munich, n° 103/1 : a, b, carapace, vue dorsale •
V . Ue at 7 ale ; d ’ région a , ntérieure du plastron sternal ; e, £ deuxième tergite
fSïït vue latero-dorsale, g, h, antenne droite, vue ventrale ; i, merus du troisième maxillipède, face latérale ;
iâSaè S; ™ Sü: k ' m "“ dU ““ > V, dé,ai, de la «JS ; i m, quatrième
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
265
épines aiguës. Celui du quatrième stemite for¬
mant deux lobes convergents, à bords finement
denticulés, mais dépourvus d’épines marquées
(groupe B de Gordon).
Crête antérieure du deuxième tergite abdomi¬
nal (fig. 13e) se continuant sur les aires latérales
par un sillon longitudinal peu marqué.
Pédoncules oculaires assez longs, à cornées
faiblement dilatées, leur diamètre compris de 4,5
à 5,8 fois dans la longueur de la carapace.
Épine latérale du premier article des pédon¬
cules antennaires (fig. 13g) longue et aiguë.
Épine disto-latérale du deuxième article attei¬
gnant entre le tiers et le quart distal du scapho-
cérite. Prolongement spiniforme ventro-mésial
du troisième article un peu plus long que ce
dernier et dépassant légèrement le milieu du
dernier article. Quatrième article avec une épine
distale externe longue et aiguë, l’épine disto-
ventrale relativement courte, n’atteignant pas
l’extrémité du dernier article. Celui-ci avec les
trois épines distales habituelles, l’épine externe
nettement plus longue que les deux autres.
Ischion des troisièmes maxillipèdes avec crista
dentata de 10 à 11 denticules. Sur le mérus de ces
appendices (fig. 13i), une épine mésiale située
vers le tiers distal de l’article, et une autre distale,
bien développée.
Chélipèdes (fig. 13j) de 4,2 (femelles) à près de
cinq fois (mâles) plus longs que la carapace sans
le rostre ; portion palmaire du propode de même
longueur ou très légèrement plus longue que
la région digitale. Quatre lignes longitudinales
d’épines sur le mérus (fig. lb) : 12 dorsales,
9 dorso-mésiales, 11 ventro-mésiales et 11 ven¬
trales. Trois épines distales sur le carpe. Paume
inerme dorsalement, pourvue d’une série longitu¬
dinale ventro-mésiale de 5 à 6 spinules. Villosité
ventrale présente, mais réduite (fig. 13k, k').
Toute la main est recouverte de soies courtes,
surtout abondantes sur la face dorsale.
Rapport de la longueur du mérus des qua¬
trièmes péréiopodes (fig. 131) à celle de la
carapace : 0,7 chez Fholotype, cet article un peu
moins de quatre fois plus long que large ;
propode de ces appendices à peu près deux fois
plus long que le dactyle. Mérus des P2 armé de
11 à 12 épines dorsales et de 5 à 6 épines ventro-
mésiales ; 4, ou le plus souvent 5, épines sur le
carpe. Armature épineuse de P3 comme celle des
P2, mais sans épines ventrales sur le mérus. P4
avec 6 épines dorsales, implantées sur les deux
tiers distaux, et 8 spinules latérales. Face latérale
des propodes des P2 à P4 creusée d’une très
faible gouttière longitudinale, garnie de quelques
soies très courtes.
Diamètre des œufs 0,5 à 0,6 mm.
Coloration : Carapace avec la moitié anté¬
rieure, les épines rostrales, la région cardiaque et
les régions postérolatérales rouges. Abdomen éga¬
lement rouge, mais plus clair. Epistome et man¬
dibules rouge vif. Troisième sternite et région
médiane du quatrième rouge intense. Chélipèdes
entièrement rouge foncé. Péréiopodes suivants
clairs.
Dimensions. Variations. — Si l’on excepte
une petite femelle juvénile de 4,5 mm de longueur
de carapace, les individus connus de cette nou¬
velle espèce, deux mâles de 6,7 et 7,5 mm et trois
femelles, dont deux ovigères, de 6,0 à 7,5 mm,
sont des adultes, dont la dimension doit corres¬
pondre à la taille moyenne du taxon ; on observe
un dimorphisme sexuel marqué dans la dimen¬
sion relative des chélipèdes et dans les propor¬
tions de leur paume (rapport L/l : 2,9 chez le
mâle holotype de 7,5 mm, 3,9 chez la femelle
ovigère de 7 mm). La carapace de la plus petite
femelle possède les caractéristiques des adultes,
notamment dans l’aspect de la région rostrale.
Distribution. — Est et sud de la Nouvelle-
Calédonie, de 230 à 275 m.
Remarques. — Cette petite Eumunida pré¬
sente, à première vue, une grande ressemblance
avec E. parva, avec laquelle nous l’avions
d’abord confondue. Notre manuscrit était en
effet pratiquement achevé lorsqu’un dernier con¬
trôle du matériel examiné, joint à la constatation
que deux spécimens attribués à ce dernier taxon
provenaient d’une profondeur très nettement
inférieure à celles de ses autres récoltes, nous ont
incités à un nouvel examen.
Deux caractères morphologiques précis, dont
l’observation avait été négligée chez les deux
exemplaires alors disponibles, l’un très incom¬
plet, l’autre de petite taille, permettaient cepen¬
dant de distinguer cette espèce de toutes les
autres Eumunida néo-calédoniennes : 1) la pré¬
sence sur le mérus des troisièmes maxillipèdes
d’une épine distale, en sus de l’épine mésiale
habituelle ; 2) celle d’une ligne longitudinale
d’épines ventrales sur le mérus des chélipèdes.
Source : MNHN, Paris
266
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Par les caractères que nous venons de citer, ces
spécimens répondaient à la diagnose de l’espèce
japonaise E. balssi Gordon, 1930; leur petite
taille, très inférieure à celle de l’holotype de cette
dernière, et le caractère incomplet du plus grand
des deux spécimens, ne permettaient ni une
comparaison précise, ni une description valable ;
nous avions donc, dans une deuxième phase de
notre manuscrit, prévu de signaler et de décrire
ce matériel comme Eumunida aff. balssi Gordon.
Cependant, une nouvelle campagne Musors-
tom devait avoir lieu en février 1989 dans les
parages des îles Loyauté et, ces Eumunida se
distinguant de toutes les autres espèces néo-
calédoniennes par leur faible profondeur de
récolte, nous avons demandé à notre collègue
Alain Crosnier de prêter une attention particu¬
lière aux spécimens de ce genre en provenance de
fonds inférieurs à 300 m. Grâce à sa diligence,
nous recevions au début du mois de mars cinq
Eumunida capturées entre 230 et 270 m ; ce
précieux matériel, qui comprend trois mâles et
deux femelles adultes, est identique aux spéci¬
mens récoltés antérieurement : il autorise la
description du nouveau taxon Eumunida minor
sp. nov. et sa comparaison avec Eumunida balssi
Gordon, avec lequel il offre une parenté certaine.
L’holotype de l’espèce de Gordon, que nous
avons emprunté aux collections du musée de
Munich, est un mâle de 16 mm de longueur de
carapace, d’une dimension donc très supérieure à
celle de l’ensemble des spécimens rapportés ici à
E. minor sp. nov. Les deux espèces appartiennent
au groupe B de Gordon ; leur caractère com¬
mun essentiel est la présence d’une épine distale
bien développée sur le mérus des troisièmes
maxillipèdes, qui manquent chez toutes les autres
Eumunida décrites à ce jour (une très courte
spinule, apparemment homologue, est cependant
présente chez E. keijii ; cf p. 243); elles se
rapprochent encore par l’aspect général de la
région antérieure de la carapace et par l’armature
épineuse et la pilosité des chélipèdes ; mais la
série d’épines ventrales présente sur le mérus de
ces appendices, propre à E. minor au sein
des formes néo-calédoniennes, se rencontre chez
d’autres espèces du genre, soit du groupe A
( E . picta, E. funambulus), soit du groupe B
{E. dofleinî).
Parmi les caractères qui séparent E. minor et
E. balssi, il faut d’abord mentionner la différence
de taille : il ne semble pas qu’£. minor, repré¬
sentée dans notre collection par des spécimens
adultes dont la carapace, sans le rostre, mesure
au plus 7,5 mm, puisse atteindre la taille de
l’holotype d'E. balssi (16 mm). Les populations
d’une même espèce sont naturellement susceptibles
de variations importantes dans leur dimension sui¬
vant leur localisation géographique, et ce critère
n’aurait pas été retenu si d’autres caractères
morphologiques n’avaient permis de séparer les
deux formes. La principale différence concerne la
présence, chez E. minor, d’une villosité ventrale
sur la main des chélipèdes, peu développée,
certes, mais très nette (fig. 13k, k') ; à l’emplace¬
ment de cette villosité, on observe chez le type de
balssi une petite dépression de la cuticule, dans
laquelle s’insère, sur l’appendice droit seulement,
une soie particulièrement forte ; cette formation
pourrait représenter l’ébauche d’une villosité,
mais ceci n’est qu’une hypothèse. Les deux
chélipèdes, sensiblement égaux, sont par ailleurs
apparemment normaux et ne semblent pas avoir
été régénérés après amputation.
Les autres différences entre les deux taxons
concernent surtout l’ornementation de la cara¬
pace, de l’abdomen et des appendices, beaucoup
plus accentuée chez E. balssi : sur la carapace
(fig. 13b), on note des rangées transversales de
stries intercalaires, fragmentées en très courtes
écailles pilifères, entre les stries principales ;
les stries des tergites abdominaux sont beau¬
coup plus marquées, avec de nombreuses courtes
stries supplémentaires (cf. fig. 130- La densité
des courtes stries pilifères réparties sur les diffé¬
rents articles des péréiopodes est également beau¬
coup plus forte. Les spinules proximales du bord
dorsal des propodes des P2 à P4, présentes chez E.
balssi (fig. 13m), manquent chez E. minor. Enfin,
l’épine ventro-mésiale de l’avant-demier article
des pédoncules antennaires est particulièrement
développée, dépassant largement l’extrémité du
dernier article chez la première (fig. 13h), alors
qu’elle est courte, dépassant à peine le milieu de
cet article, chez la seconde (fig. 13g).
Toutes ces différences correspondent, en fait, à
celles qui, dans une même espèce, séparent en
général les adultes des juvéniles, l’ornementation
caractéristique n’étant acquise que progressive¬
ment au cours de la croissance. Une comparai¬
son de matériel japonais de dimension identique
à celle du matériel néo-calédonien serait indis¬
pensable pour préciser les rapports respectifs des
deux taxons.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU N/DA
267
L’on doit ajouter, enfin, que les deux espèces
proviennent de localités éloignées, et ont été
capturées à des profondeurs bien différentes :
230-270 m pour E. minor, 600 m pour l’holotype
d'E. balssi (profondeur qui n’a pas été indiquée
par Gordon dans la description originale de
l’espèce, mais qui figure sur l’étiquette du musée
de Munich).
Les principales dimensions du matériel type
d'E. minor et de Pholotype d'E. balssi figurent
sur le tableau 8 (Annexe).
Eumunida marginata sp. nov.
Fig. 12d, 14a-g
Matériel examiné. — Biocal : st. CP 105,
335-330 m : 1 $ 8,2 mm (holotype, mnhn Ga
1777).
Holotype. — Voir ci-dessus.
Localité type. — Nouvelle-Calédonie, 21°
30,72' S-166°21,72' E, 335-330 m.
Etymologie. — L’adjectif spécifique margi¬
nata se rapporte à la coloration très particulière
de ce nouveau taxon, dont les marges latérales de
la carapace offrent une pigmentation rouge vif.
Description. — Carapace (fig. 14a), sans le
rostre, sensiblement aussi longue que sa plus
grande largeur, située au niveau des dernières
épines marginales. Rostre un peu moins de deux
fois plus court que le reste de la carapace
(rapport LC/Lc 1,7) ; extrémité des épines supra-
orbitaires médianes atteignant presque le tiers
distal du rostre, dont elles sont très largement
écartées. Épines supraorbitaires externes près de
trois fois plus courtes et très rapprochées des
précédentes. Épines hépatiques bien développées,
les trois paires sensiblement de même taille. Une
petite épine médiane sur la région gastrique,
insérée un peu en avant de la première hépa¬
tique. Deux paires d’épines antérolatérales, la
première un peu plus forte que la seconde et
presque deux fois plus courte que l’épine supra-
orbitaire externe ; entre les deux premières épines
branchiales, une très faible spinule. Quatre paires
d’épines branchiales postérieures, les deux pre¬
mières sensiblement plus grandes que les deux
antérolatérales.
Ornementation de la carapace constituée par
des stries faibles, discontinues et disposées en
arcs de cercle dans la région antérieure, suivant
des lignes pratiquement continues dans la région
postérieure, en arrière du sillon cervical.
Saillies antérieures du troisième stemite thora¬
cique (fig. 14b) faiblement denticulées, à sommet
obtus ; bord antérieur du stemite 4 finement
serrulé, sans épine marquée (groupe B).
Crête antérieure du deuxième tergite abdomi¬
nal (fig. 14c) se prolongeant latéralement, suivant
un angle obtus, sur la moitié antérieure seule¬
ment du pleuron.
Diamètre des cornées compris un peu moins
de cinq fois dans la longueur de la carapace.
Épine disto-latérale du premier article des
pédoncules antennaires (fig. 14d) faible ; celle du
deuxième article courte, ne dépassant pas le
sixième proximal du scaphocérite, dont l’extré¬
mité atteint le tiers proximal environ du dernier
article ; prolongement spiniforme ventro-mésial
du troisième article un peu plus court que le
scaphocérite. Une spinule distale externe sur le
quatrième article, dont l’épine ventro-mésiale est
très courte, son extrémité ne dépassant pas le
milieu du dernier article. Ce dernier avec les trois
épines distales habituelles.
Une faible épine mésiale sur le tiers distal du
mérus des troisièmes maxillipèdes (fig. 14e) ; une
faible spinule est située en avant, à mi-distance
de cette épine et du bord distal de l’article.
Chélipèdes (fig. 14f) longs et grêles, le droit
très légèrement plus long que le gauche chez
l’holotype, et environ six fois plus long que la
carapace sans le rostre ; mérus et propode sensi¬
blement de même longueur, sept fois plus longs
que le carpe ; région palmaire plus longue que les
doigts (rapport LpPl/L dPl : 1, 3) et plus de
neuf fois plus longue que large. Mérus avec trois
lignes longitudinales d’épines : 14 (à droite) et 13
(à gauche) dorso-latérales, 7 (à droite) et 8 (à
gauche) dorsales, et 10 (à droite) et 11 (à gauche)
ventro-mésiales ; bord ventro-latéral inerme, à
l’exception d’une épine distale. Trois épines
distales sur le carpe. Deux séries d’épines sont
alignées le long du bord mésial de la paume : 8,
bien développées, du côté ventral ; 4 ou 5,
réduites et peu visibles, du côté dorsal. Une
villosité ventrale, petite, à la base du doigt fixe.
Péréiopodes 2 (fig. 14g) à 4 relativement longs
et grêles. Rapport de la longueur du mérus des
P2 à celle de la carapace : 1,0 ; de la longueur sur
Source : MNHN, Paris
268
SAINT LAURENT & MACPHERSON
F ,g - 14- Eumunida marginaux sp. nov., femelle holotype 8,2 mm (mnhn Ga 1777) ; a, région antérieure du céphalothorax,
vue dorsale ; b, région antérieure du plastron sternal ; c, deuxième tergite abdominal, vue latéro-dorsale ; d, antenne
droite, vue ventrale ; e, mérus du troisième maxillipède, vue latérale ; f, main du chélipède gauche vue ventrale •
g, deuxieme péréiopode gauche, vue latérale.
la largeur de cet article : 8,0 ; propode un peu
plus de deux fois plus long que le dactyle. Bord
dorsal du mérus des P2 et P3 armé de huit, celui
du carpe de quatre, épines; une série de trois
petites épines occupent le tiers médian du bord
ventro-mésial du mérus des P2. Bord dorsal du
mérus des P4 avec trois spinules proximales,
suivies, sur les deux tiers distaux, de cinq épines
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
269
plus fortes ; quatre (à droite) ou cinq (à gauche)
spinules disposées sur un peu plus de la moitié
proximale de la face latérale.
Coloration : Après quelques semaines dans le
liquide conservateur, le spécimen présentait une
tonalité d’ensemble orange très claire, sauf les
régions marginales de la carapace, colorées en
rouge vif.
La zone médiane des sternites thoraciques por¬
tait une large tache rouge vif.
Les coxae des chélipèdes et des péréiopodes 2
à 4 offraient une tache proximo-ventrale rouge
intense, suivie d’une crête également rouge. Les
épines des mérus des PI étaient rouges à leur
base, blanches à leur sommet.
On peut se demander si la coloration très vive
des bords de la carapace ne disparaît pas chez les
spécimens de grande taille, comme nous l’avons
observé sur l’espèce de l’Atlantique sud-oriental,
Eumunida sp. (cf. note p. 234).
Distribution. — Côte sud-est de la Nouvelle-
Calédonie, 330 m. L’unique spécimen de l’espèce
voisine, E. gordonae, a été récoltée à 180 m.
Remarques. — Ce n’est pas sans une grande
hésitation que nous avons pris la décision de
rapporter le petit spécimen décrit ici comme
E. marginata sp. nov. à un taxon nouveau. Nous
l’avions tout d’abord, en effet, identifié à E.
gordonae Baba, avec laquelle il présente une
grande ressemblance. Récoltée dans le sud-ouest
du Japon, par 180 mètres de profondeur, E.
gordonae a été décrite, en 1976, d’après un
spécimen unique dont le rostre et les épines
supraorbitaires externes sont brisés.
Ces deux Eumunida ont en effet une carapace
dorsale d’aspect très voisin, avec le même élargis¬
sement de la région postérieure, le même nombre
d’épines marginales et, surtout, la même présence
d’une épine médiane sur la région gastrique.
Leur région thoraco-sternale apparaît comme
très similaire, et leurs péréiopodes n’offrent à
première vue, que des différences minimes. Une
comparaison très détaillée de la description et
des illustrations de Baba (1976 : 15, fig. 1) avec
notre spécimen a cependant permis de mettre en
évidence une série de différences portant sur la
dimension relative des épines rostrales, sur celles
des différents articles des péréiopodes et sur
l’armature épineuse de ces appendices.
Ainsi, d’après la figure de Baba (1976, fig. la),
les épines supraorbitaires médianes dépassent le
sommet des pédoncules oculaires d’environ la
moitié de leur longueur chez gordonae ; les épines
externes sont brisées et donc incomplètes, mais
ce qui subsiste de celle de gauche permet de voir
que son extrémité a dû atteindre au minimum le
milieu des cornées. Chez marginata, les épines
supraorbitaires médianes ne dépassent le sommet
des cornées que du tiers distal au plus de leur
longueur et les épines externes atteignent juste
leur base.
Les chélipèdes sont beaucoup moins longs et
moins grêles chez l’espèce japonaise : Baba
indique que leur longueur totale est de 30,1 mm,
avec la paume de 7,2 mm ; calculée d’après
l’échelle de l’illustration, la carapace, sans rostre,
doit avoir environ 6,8 mm ; les rapports de la
longueur totale des chélipèdes et de leur paume à
celle de la carapace sont donc, respectivement, de
4,2 et d’un peu moins de 1,1. Chez marginata, ces
rapports sont de 6,0 et 1,5. De même, les P2 à P4
sont plus longs, cet allongement relatif portant
principalement sur les mérus et propodes, qui
sont nettement plus de deux fois plus longs que
les dactyles ; Baba indique que, chez gordonae, le
dactyle est plus long que la moitié du propode.
À ces différences dans la longueur relative des
appendices thoraciques s’en ajoutent plusieurs
relatives à leur ornementation épineuse, qui,
pour les deux espèces, est indiquée dans le
tableau 2. On notera particulièrement la pré¬
sence, sur le mérus des chélipèdes de l’holotype
de gordonae, d’une série de six épines ventrales
(« mid-ventrals, of small size », Baba, loc. cit. :
17), qui sont totalement absentes chez marginata.
Par contre, nous avons noté chez cette dernière
trois spinules alignées sur le tiers médian du bord
ventro-mésial du mérus des P2, que Baba ne
mentionne pas chez gordonae.
Les différences morphologiques opposant le
seul spécimen néo-calédonien à l’holotype et
unique spécimen connu de l’espèce japonaise
peuvent paraître minimes et pourraient être
interprétées comme relevant d’une variation
intraspécifique. L’étude des quatre espèces néo-
calédoniennes représentées dans nos collections
par chacune plus de 100 individus ( sternomacu -
lata, annulosa, capillata, parva ) a montré que
l’ensemble des caractères retenus pour séparer
marginata de gordonae étaient, dans un même
taxon, relativement stables : la création du
Source : MNHN, Paris
270
SAINT LAURENT & MACPHERSON
nouveau taxon Eumunida marginata paraît donc
justifiée. Les différences les plus significatives
opposant E. marginata et E. gordonae sont
rassemblées dans le tableau suivant :
Tableau 2. — Principales différences entre
E. gordonae Baba et E. marginata sp. nov.
Dimensions (en mm)
gordonae
marginata
Carapace :
longueur totale
13,5
longueur sans rostre
6.8
8
rapport LC/Lc
1.7
largeur
6,6
8
Diamètre des cornées :
1,7
rapport LC/Dco
±5.0
4,7
Chélipède :
longueur totale
30,1
48.0
rapport LtPl/Lc
4.2
6.0
longueur mérus
14.4
21,0
longueur carpe
2,1
3,0
longueur paume
7,2
12,0
largeur paume
1,2
1,3
rapport LpPl/Lc
1.1
IJ
rapport LpPl/lpPl
6.0
9.4
longueur doigts
5,8
9,0
rapport LpPl/LdPl
U
1.3
Deuxième péréiopode :
longueur mérus
6,0
8,0
rapport LmP2/Lc
0.9
largeur mérus
1,2
1,0
rapport L/lmP4
5.0
8.0
longueur propode
5,3
7,2
longueur dactyle
3,0
3,2
rapport LpP2/LdP2
1.8
2,3
largeur paume
1,2
1,3
Nombre d'épines sur les péréiopodes
gordonae
Chélipède :
Mérus
dorsales 13
mésio-dorsales 8
mésio-ventrales 10
ventrales 6
Carpe
distales 3
Paume
mésio-dorsales 5 (d)-4(g)
mésio-ventrales 7
Deuxième péréiopode :
Mérus
dorsales 10
mésio-ventrales 0
Carpe
dorsales 4
Troisième péréiopode :
Mérus, dorsales 8
Carpe, dorsales 4
Quatrième péréiopode :
dorsales 5
latérales 5
marginata
14(d)-13(g)
7(d)-8(g)
I 0(d)- 11 (g)
0
5(d)-4(g)
8
8
3
Les deux espèces ont été récoltées dans des
localités éloignées, l’une à 180 m, l’autre entre
330 et 335 m de profondeur. Sans aucun doute
étroitement apparentées, elles ne présentent d’affi¬
nités particulières avec aucune autre Eumunida
connue. Les épines supraorbitaires externes par¬
ticulièrement courtes d 'E. marginata, séparées
des épines médianes par un sinus très étroit, ne
sont pas sans rappeler la morphologie des formes
juvéniles d’autres espèces; l’état des pléopodes
de l’unique spécimen montre cependant qu’il
s’agit d’une femelle adulte ou subadulte.
La coloration à.'Eumunida gordonae est incon¬
nue.
REMARQUES SUR LE DÉVELOPPEMENT LARVAIRE
ET POST-LARVAIRE DES EUMUNIDA
Le développement larvaire est relativement bien
connu chez les Galatheidae et les Porcellanidae
et leurs zoés sont facilement reconnaissables dans
le plancton. En revanche, nos connaissances sur
celui des Chirostylidae étaient limitées jusqu’à
présent à la description du stade d’éclosion de
deux espèces des genres Uroptychus Henderson
(Bouvier, 1892 : U. concolor, sous le nom de
Diptychus nitidus var. concolor -. Pire & Wear,
1969 : U. cf. po/itus Henderson, 1885) et d’une
espèce du genre Gastroptychus Caullery (Pire &
Wear, 1969 : Gastroptychus sp.) : les descriptions
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
271
font état d'un développement condensé, avec
éclosion à un stade zoé avancé. Ces larves pos¬
sèdent par ailleurs les caractéristiques communes
aux larves de Décapodes présentant ce type de
développement (par exemple une sensible aug¬
mentation du nombre des soies, notamment sur
le bord postérieur du telson, cf. Williamson,
1982 : 80), qui masquent en grande partie celles
susceptibles d’être propres au groupe considéré.
Le stade zoè I
Le matériel d'Eumunida récolté en Nouvelle-
Calédonie comprend un grand nombre de femelles
ovigères, dont les œufs ont un diamètre de 0,5 à
0,7 mm, très voisin d’une espèce à l’autre en
dépit de l’écart relativement important de leur
taille adulte ; certaines captures comportaient des
femelles prêtes à libérer leurs œufs et la dissection
de zoés sur le point d’éclore nous permet de
décrire, avec une bonne approximation, le pre¬
mier stade du développement. Un stade prézoé
n’a pu être isolé. Contrairement à ce qui a été
décrit pour les genres Uroptychus et Gastropty-
chus, la première zoé des Eumunida est une larve
planctonique typique, dont la morphologie et
l’état du développement sont en tous points
comparables à ceux de la plupart des Reptantia
Anomala, et dont l’aspect évoque davantage les
zoés de certains Pagurides de la famille des
Diogenidae que celles des Galatheidae ou des
Porcellanidae.
Description. — Nous illustrons ici (fig. 15) la
zoé I d'Eumunida capillata sp. nov., reconstituée
à partir de plusieurs spécimens, prélevés sur une
femelle de 12 mm, en provenance de la station
DW 75 de Chalcal 2. Cette zoé a une longueur
totale comprise entre 2,5 et 3,0 mm. Les propor¬
tions des différentes régions du corps, en particu¬
lier la longueur et la largeur de la carapace par
rapport à celle de l’abdomen, la dimension
relative des deux premiers segments abdomi¬
naux, ainsi que la longueur du rostre, peuvent
n’être pas tout à fait exactes.
Le rostre, inerme, est dans le prolongement de
la carapace ; celle-ci est dépourvue de toute
ornementation, ses bords postérolatéraux sont
largement arrondis. Les segments abdominaux 2
à 5 sont inermes, à l’exception d’une paire
d’épines postérolatérales, dont la dimension aug¬
mente de l’avant vers l’arrière, celles du segment
Fig. 15. — Eumunida capillata sp. nov., zoé I.
5 étant environ deux fois plus longues que celles
du segment précédent.
Le sixième segment n’est pas individualisé. Le
bord postérieur du telson, légèrement convexe,
avec une indentation médiane, est garni de sept
paires d’épines : la paire externe est fixe, la
seconde réduite à une fine soie, et les cinq autres,
de longueur décroissante de l’extérieur vers l’inté¬
rieur, sont articulées.
Les yeux ne sont pas pédonculés. Les appen¬
dices n’ont pu être étudiés avec précision, en
particulier en ce qui concerne le détail de leur
sétation. L’antennule porte un petit groupe de
soies terminales et une soie subdistale. L’antenne
se compose d’une écaille bordée de six soies et
flanquée d’une longue épine terminale (exopo-
Source : MNHN, Paris
272
SAINT LAURENT & MACPHERSON
dite), d’un court endopodite, et d’une épine
basale bien développée. Les mandibules sont très
grandes ; la moitié antérieure de leur bord sécant
forme un lobe saillant, pourvu d’une forte dent
antérieure. Les appendices suivants ne semblent
pas présenter de caractères particuliers ; les exo-
podites des premiers et deuxièmes maxillipèdes
sont garnis des quatre longues soies natatoires
habituelles chez les zoés de ce stade. La troisième
paire de maxillipèdes est réduite à une ébauche
biarticulée.
Remarques. — La description ci-dessus, en
dépit de son caractère très sommaire, permet
deux séries de remarques sur le développement
des Eumunida.
1) La morphologie du premier stade larvaire
indique que les espèces de ce genre ont un
développement pélagique, planctonotrophe, ana¬
logue à celui de la grande majorité des Déca¬
podes ; l’écart entre les dimensions de cette zoé et
celles de la mégalope que nous attribuons à la
même espèce (voir ci-après), laisse supposer
l’existence d’une phase zoé comportant au moins
trois stades, mais sans doute davantage.
Si l’on tient compte de la taille habituelle et du
nombre des œufs, chez les Uroptychus et Gastrop-
tychus d’une part, les Eumunida d’autre part,
1 existence d’un type de développement condensé
chez les premiers, dilaté chez les secondes, semble
pouvoir être généralisée; cette constatation est
assez surprenante : en effet, si l’on connaît mal
les facteurs qui induisent l’apparition d'un déve¬
loppement abrégé ou direct chez les Décapodes,
on estime en général que ce phénomène est lié à
un habitat particulier (eaux douces, eaux froides
des régions polaires, environnement abyssal,
commensalisme, sédentarité, etc.). Suivant les
groupes, l’éclosion à un stade avancé s’observe,
soit chez certaines espèces d’un genre, dont les
autres membres ont un développement dilaté
normal (exemples nombreux), soit chez toutes les
espèces d’un genre ( Munidopsis par exemple chez
les Galatheidae) à l’exclusion des autres taxons
de la famille, soit enfin dans une famille entière
(chez les Reptantia, celles des Nephropidae et
des Eryonidae par exemple). Nous verrons plus
loin, à propos de leur écologie, que les différents
membres de la famille des Chirostylidae, dont
l’unité taxonomique ne semble pas devoir être
mise en cause, vivent tous, apparemment, en
association avec des organismes de la faune
dressée, Anthozoaires (Gorgonaires, Anthipa-
thaires, Alcyonaires) ou Hydrozoaires (Stylaste-
ridae). Pourquoi les Eumunida (et peut être les
Chirostylus, dont le développement est totale¬
ment inconnu), elles-mêmes sans doute commen¬
sales de ces mêmes organismes (voir ci-après,
p. 276), ont-elles seules conservé le développe¬
ment dilaté typique des autres Anomales ? Sans
doute s’agit-il d’un groupe moins spécialisé,
moins étroitement inféodé à l’organisme com¬
mensal, et sans doute aussi plus mobile.
2) La zoé d 'Eumunida capillata, qui possède
peut être les caractères généraux des zoés des
Chirostylidae, ne ressemble guère à celles des
autres Galatheidea, qu’il s’agisse des Galatheidae
ou des Porcellanidae (pour les principales carac¬
téristiques des larves de ces deux familles, voir
Pire & Williamson, 1972). Comme nous l’avons
écrit plus haut, une telle larve se rapproche
davantage de celles de certains Paguridea et il
n est pas impossible que des zoés planctoniques
d 'Eumunida aient été identifiées à ce dernier
groupe. Nous n’avons cependant pas trouvé,
dans la littérature, de descriptions ou de figura¬
tions de zoés susceptibles d’être attribuées à
Eumunida.
Il ne faudrait cependant pas conclure que les
différences qui opposent Chirostylidae et Gala¬
theidae dans leur morphologie larvaire mettent
en cause l’appartenance des premiers au grand
groupe des Galatheidea, et que la ressemblance
au moins superficielle des Chirostylidae avec
certains Diogenidae implique une étroite parenté
entre ces deux dernières familles. Les différentes
familles des principales sections des Anomala
(Galatheidea, Hippidea, Paguridea), montrent
chacune des caractéristiques zoéales propres, et
les différences entre Chirostylidae et Galatheidae
ne sont pas plus importantes que celles qui
séparent chacune de ces deux familles des Porcel¬
lanidae. Parmi les Pagurides, il n’existe guère
d’intermédiaires entre les zoés des Diogenidae,
celles des Paguridae ou celles des Parapaguridae,
dont les caractères respectifs sont bien tranchés.
5 L’étude d’échantillons planctoniques de larves
d'Eumunida permettra une description beaucoup
plus précise que celle que nous avons pu fournir
d’après des embryons avancés, et permettra de
mettre en évidence les différences qui ne peuvent
manquer d’exister entre ce genre et les Dio¬
genidae.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
273
Fig. 16. — Eumunida slernomaculala sp. nov., mégalope.
Source : MNHN, Paris
274
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Le stade mégalope
Treize mégalopes d 'Eumunida ont été récoltées
au cours d’une opération de dragage au sud de
la Nouvelle-Calédonie (Chalcal 2, DW 76,
470 m) ; à cette même station ont été recueillis
d’assez nombreux individus, juvéniles ou adultes,
attribués à Eumunida sternomaculata, E. annulosa
et E. capillata. Quelques caractères morpholo¬
giques précis des formes adultes ont permis de
rapporter 12 des 13 spécimens à l’une ou l’autre
des trois espèces présentes à cette même station.
Une dernière larve n’a pu être rapportée à
aucune des espèces décrites plus haut, et pour¬
rait représenter une espèce supplémentaire, encore
non récoltée dans la région.
Caractères généraux des mégalopes d’Eumu¬
nida. — Les illustrations que nous donnons
figures 16 et 17 mettent en évidence les princi¬
paux traits de la morphologie externe de ce stade
du développement du genre Eumunida.
Identification. Dix spécimens présentent une
paire d’épines sur le quatrième sternite abdomi¬
nal : ce caractère permet de les attribuer à des
espèces du groupe A. Six d’entre elles, d’une
longueur de carapace de 3,8-5,0 mm environ, ont
des chélipèdes à carpe doté de trois épines
distales ; elles ne possèdent que deux paires
d’épines antérolatérales, et doivent, selon toute
vraisemblance, appartenir à E. sternomaculata,
espèce abondamment représentée dans la même
prise (cf. supra : 246). L’un des spécimens est
illustré sur les figures 16, 17a et 17c.
Trois mégalopes du même groupe, nettement
plus petites (3,0-4,0 mm) ont été identifiées à
E. annulosa : le carpe de leurs chélipèdes ne
possède en effet que deux épines distales, carac¬
tère qui distingue cette espèce parmi celles qui
figurent dans cette étude (cf. supra : 254) ; elles
diffèrent encore des autres mégalopes récoltées
par le relief accentué de leur carapace, dont la
région gastrique et la région cardiaque forment
des lobes protubérants.
La dernière mégalope du groupe A possède une
carapace d’une taille très voisine, mais diffère des
précédentes par le relief et l’ornementation de la
carapace : la région cardiaque est beaucoup moins
saillante, une troisième paire d’épines antérolaté¬
rales est présente sous forme de courtes spinules,
et on observe en outre une spinule additionnelle
sur la région gastrique, en arrière des épines
hépatiques. Ses chélipèdes sont dépourvus, comme
ceux de l’espèce précédente, d’une épine disto-
mésiale sur le carpe, mais ils sont nettement plus
longs et plus grêles. Parmi les espèces étudiées
dans ce travail, E. keijii reste, en dehors d 'E.
sternomaculata et d 'E. annulosa, la seule espèce
du groupe A ; si elle possède bien comme cette
mégalope non identifiée trois paires d’épines
antérolatérales, ses chélipèdes sont notablement
plus courts que chez les deux autres espèces
précitées et leur carpe est pourvu de trois épines
distales; l’appartenance à E. keijii de cette
troisième forme de mégalope ne semble donc
guère possible; la spinule additionnelle de la
région gastrique de la carapace, correspond de
plus, sans doute, à un caractère de l’adulte :
certaines Eumunida, telles E. funambulus et les
formes apparentées encore confondues avec elles
sous ce nom (cf. Introduction, p. 229), ont des
spinules surnuméraires à cet emplacement : cette
mégalope est donc peut-être celle d’une espèce
rare, ou inféodée à un biotope particulier, ayant
échappé aux explorations.
Les deux dernières mégalopes (fig. 17b), iden¬
tiques entre elles, ne possèdent pas d’épines sur
le quatrième sternite thoracique et appartiennent
donc à une espèce du groupe B. D’une dimen¬
sion à peine inférieure à celles d 'E. annulosa, 3,2-
4,4 mm, elles appartiennent probablement à E.
capillata, espèce bien représentée à la même
station. En faveur de cette identification, il faut
noter la brièveté et la robustesse des chélipèdes.
dont l’ornementation est par ailleurs plus déve¬
loppée que chez les autres individus de ce stade.
Nous nous sommes limités ci-dessus à l’indica¬
tion des principaux caractères distinctifs entre
ces quatre espèces de mégalopes : des dissections
des appendices et une étude plus détaillée de leur
morphologie permettraient sans aucun doute de
mettre en évidence d’autres différences.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU NID A
275
Fig. 17. - Mégalopes : a, Eumunida sternomaculata sp. nov„ région antérieure de la carapace ; b, Eumunida capillata sp. nov.,
id. ; c, Eumunida sternomaculata sp. nov., telson et uropodes.
DISTRIBUTION, HABITAT, ÉCOLOGIE
Distribution géographique. — Comme nous
l’avons déjà noté (Introduction, p. 229), les diffé¬
rents secteurs explorés dans les parages de la
Nouvelle-Calédonie, sur la ride de Norfolk, sont
tous riches en Eumunida : quatre des sept espèces
présentes, E. sternomaculata, E. annulosa, E.
capillata et E. parva, sont très abondantes au
nord (Grand Passage), à l’est (îles Loyauté) et au
sud (sud-ouest de l’île des Pins, banc Stylaster,
banc du Kaimon Maru), sur des fonds de 400 à
600 mètres. Beaucoup plus rare, puisque quatre
spécimens seulement en sont connus, E. keijii,
provient de trois stations où ont été récoltées une
ou plusieurs des espèces précédentes : deux au
nord (Grand Passage), à 545 et 550 m, et une au
sud (sud-ouest de l’île des Pins), à 490-515 m. La
seule récolte d 'E. marginata se situe sur la côte
est la Nouvelle-Calédonie, zone relativement peu
explorée, et à une profondeur un peu plus faible,
330 m. La distribution connue d 'E. minor com¬
prend deux stations aux îles Loyauté (l’une au
nord, l’autre au sud de Lifou) et une dans le sud
(banc du Kaimon Maru), mais effectuées à des
profondeurs nettement plus faibles que pour les
autres espèces : 230 à 275 mètres.
Assez curieusement, aucune Eumunida n’a été
Source : MNHN, Paris
276
SAINT LAURENT & MACPHERSON
récoltée dans le nord du secteur des Chesterfield
(atoll des Chesterfield, atoll de Bellona), et ceci
malgré de nombreuses opérations de dragage et
de chalutage, aux mêmes profondeurs, pendant
la campagne Musorstom 5 ; l’absence des Eumu¬
nida dans ce secteur est confirmée par la toute
récente expédition Corail 2 (Richer de Forges
& al., 1988), dont le tri des Crustacés vient d’être
achevé par A. Crosnier. Un petit nombre de
spécimens d'E. annulosa et d'E. capillata ont
cependant été récoltés au cours de Musortom 5
sur deux guyots situés au sud des Chesterfield
(banc Nova, banc Capel). Nous reviendrons un
peu plus loin (p. 277) sur cette question.
Comparée à la distribution des Eumunida dans
dans les autres régions océaniques, la richesse de
la faune néocalédonienne est manifeste ; à l’heure
actuelle, sont connues, en effet : deux espèces,
très voisines, de part et d’autre de l’Atlantique
nord, une dans l’Atlantique sud (de Saint Lau¬
rent & Macpherson, sous presse) ; quatre dans
1 océan Indien, l’une au nord (funambulus ) et
trois dans la région malgache (Baba, sous presse) ;
dans le Pacifique, cinq espèces sont présentes au
Japon et aux Philippines («funambulus » fide
Baba, dofleini, balssi, gordonae et propior), cinq
dans l’archipel indonésien [« funambulus », smi-
thii, pacifica, laevimana et « Eumunida sp. » (cf.
p. 263)], une au nord de l’Australie (sp.), une aux
Hawai ( debilistriata ) et une aux Tuamotu {Eumu¬
nida sp. ; cf p. 234). Dans une zone géographi¬
quement aussi peu étendue que celle qui a été
explorée autour de la Nouvelle-Calédonie, l’exis¬
tence de sept espèces au moins apparaît donc
comme remarquable.
Mais ce qui caractérise surtout la faune eumu-
nidienne des parages de la Nouvelle-Calédonie,
c’est la richesse de ses peuplements. Le très petit
nombre de captures réalisées au cours des grandes
expéditions océanographiques depuis le siècle
dernier laissait supposer que ces crustacés étaient
rares ; ainsi le Challenger n’a fourni qu’un indi¬
vidu, de très petite taille; la Siboga, dans les
eaux indonésiennes, 11, qui appartiennent à deux
ou trois espèces (cf. supra : 234) ; aucune Eumu¬
nida ne figure dans le matériel carcinologique
très abondant amassé par Y Investigator dans le
nord de 1 océan Indien ; si E. picta, espèce-type
du genre, a été décrite d’après du matériel récolté
par YAlbatross sur la côte orientale des États
Unis, peu de spécimens ont été récoltés au cours
des autres explorations de ce navire : aucun dans
la région caraïbe ou sur la côte ouest-américaine,
ni au Japon ou aux Hawai ; 21 spécimens seule¬
ment, appartenant à quatre espèces, sont cités par
Baba (1988) dans son étude sur les Galathéides
des récoltes de YAlbatross aux Philippines et en
Indonésie. Plus récemment, les campagnes fran¬
çaises Corindon 2, en Indonésie, et Musorstom
1, 2 et 3, aux Philippines, n’ont fourni que deux
individus d’une espèce apparentée à E. funambu¬
lus. En revanche, c’est par milliers que peuvent se
compter les individus récoltés dans les eaux néo-
calédoniennes ; le matériel cité dans ce travail ne
représente en effet qu’une faible fraction de la
totalité des prises.
Distribution verticale. — Comparée à celle
de l’ensemble des espèces mondiales, la distribu¬
tion verticale des Eumunida néo-calédoniennes
est un peu moins étendue, de 230-250 m environ
à un peu plus de 600 m, alors qu’elle s’étage dans
les autres régions océaniques de 130-150 m (E.
« funambulus », Baba, 1988 : 7) à près de 1 400 m
(E. pacifica, Baba, 1988 : 90).
Écologie. Habitat. — Les données con¬
cernant l’écologie ou le mode de vie des Eumu¬
nida étaient jusqu’à présent pratiquement inexis¬
tantes. Dans leurs « Considérations générales sur
la famille des Galathéidés » (1894), comme dans
leur étude sur les Galathéides de l’expédition du
Blake, (1897), A. Milne Edwards et Bouvier
divisaient les Chirostylidae Ortmann (considérés
alors par ces auteurs comme la sous-famille
des Diptycinae) en deux tribus : celle « Dipty-
cinés grimpeurs, incluant les genres Diptychus
A. Milne Edwards (= Uroptychus Henderson)
et Ptychogaster A. Milne Edwards (= Chirosty-
lus Henderson), dont l’association des quelques
espèces décrites avec des Octocoralliaires colo¬
niaux était connue, et celle des « Diptycinae
marcheurs », comprenant les Eumunida. Les deux
auteurs français attribuaient donc à ces crustacés
un mode de vie analogue à celui des nombreuses
espèces du genre Munida, sans doute en raison
de la similitude de leur faciès.
Le comportement marcheur des Eumunida
pouvait toutefois être mis en doute après la
publication de 1930 de Gordon ; une grande
partie du matériel étudié par cet auteur avait en
effet été découvert sur des cables sous-marins
lors de leur relevage par une compagnie britan¬
nique. Le nom spécifique « funambulus » attribué
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EVMUNIDA
277
par Gordon à l’un de ses nouveaux taxon est
évocateur, mais ne reflète sans doute pas exacte¬
ment l’éthologie de l’animal, qui est proba¬
blement associé avec un organisme colonial fixé
sur le cable sous-marin plutôt que directement
mobile sur le cable lui-même. Ceci permettait de
supposer qu’à l’instar des autres membres de la
famille des Chirostylidae (de belles images de
Church, publiées en 1971 dans le National
Géographie Magazine , montrent par exemple de
véritables prairies d’Antipathaires colonisés par
des Chirostylus ), les Eumunida vivent accrochées
aux branches de certains organismes de la faune
benthique dressée.
Les données fournies par les campagnes récentes
autour de la Nouvelle-Calédonie n’apportent mal¬
heureusement encore aucune certitude sur l’éco¬
logie et l’éthologie des Eumunida. Les récoltes
exceptionnelles sur tous les points explorés de la
ride de Norfolk ne sont pas fortuites : l’abon¬
dance du matériel est certes due à l’exploration
intensive du secteur considéré, mais les Eumu¬
nida , rares partout ailleurs, sont présentes dans
la plupart des dragages et des chalutages effec¬
tués sur les pentes entre 350 et 600 mètres. Il
existe donc des conditions biotiques particulières
qui favorisent l’installation de ces populations :
quels sont ces facteurs, et pourquoi, dans une
région voisine, celle des Chesterfield, les Eumu¬
nida paraissent-elles totalement absentes? Les
comptes rendus des différentes campagnes réa¬
lisées autour de la Nouvelle-Calédonie (Richer
de Forges, 1986 : Musorstom 4 ; LÉvi, 1986 :
Biocal ; Richer de Forges & al., 1987 : Chal-
cal 2) et dans les parages des Chesterfield
(Richer de Forges & al., 1986 : Musorstom 5 ;
1988 : Corail 2), dans lesquels figurent des listes
préliminaires concernant différents groupes zoo¬
logiques, ne font pas état de différences faunis¬
tiques fondamentales entre les deux secteurs.
Cependant, et bien qu’aucune indication à ce
sujet ne soit relevée dans les publications citées
ci-dessus, il semble que la particularité majeure
des pentes des guyots de la ride de Norfolk, de
200 à 600 m, soit leur richesse spectaculaire en
Stylasteridae, tant par la diversité des espèces
présentes (nombreuses formes nouvelles) que par
leur abondance (H. Zibrowius, comm. pers. et in
LÉvi, 1986). Les Stylasteridae sont aussi présents
sur les pentes des atolls des Chesterfield et de
Bellona, mais apparemment en beaucoup moins
grande quantité.
Il semblait donc logique d’établir un lien direct
entre Eumunida et Stylasteridae, d’où notre sup¬
position initiale que les premières vivaient en
commensales sur les seconds. Cependant rien ne
permet de confirmer cette hypothèse. Si les cap¬
tures d’ Eumunida sont toujours accompagnées de
celles de nombreux Stylasteridae, et si, effecti¬
vement, des crustacés ont parfois été trouvés
accrochés dans des branches de ces derniers (par
exemple fig. 2c) il n’est pas possible de conclure à
l’existence d’une association permanente.
L’examen des nombreuses prises de vue réalisées
au cours de la récente campagne Calsub 2 , en
février 1989, aimablement mises à notre disposi¬
tion par Michel Segonzac, n’apporte aucun élé¬
ment supplémentaire ; des Eumunida ne sont
présentes sur les clichés qu’en de rares occasions ;
il s’agit d’individus isolés, sur des fonds durs,
sans aucun organisme colonial identifiable à
proximité. Les plongées, malheureusement, ne
semblent pas avoir été pratiquées sur les riches
fonds à Stylaster et à Eumunida des campagnes
précédentes.
Un dernier élément concernant l’éthologie des
Eumunida nous est fourni par la prise de deux
spécimens dans des nasses appâtées immergées
sur les pentes d’îles polynésiennes (récoltes J.
Poupin, Eumunida sp. cf p. 234) : si les Eumu¬
nida fréquentent, de préférence, des fonds à
Stylasteridae, leur association avec ces organi¬
smes ne pourrait être que très lâche, puisque les
Crustacés sont susceptibles de quitter leur hôte à
la quête de nourriture.
REMERCIEMENTS
Ce travail n’aurait pu être mené à bien sans la
participation des nombreux scientifiques qui ont
assuré la récolte et le tri du matériel rassemblé. A
tous nous adressons nos remerciements.
L’étude de certains taxons a été facilitée par
leur comparaison avec du matériel de référence
prêté par les responsables de plusieurs musées,
auxquels nous exprimons notre reconnaissance :
2. Campagne de plongées profondes par le submersible Cyana dans les eaux néo-calédoniennes.
Source : MNHN, Paris
278
SAINT LAURENT & MACPHERSON
P. Clark et A. Fincham, du British Muséum,
Londres, D. Platvoet, du Zoôlogisch Muséum,
Amsterdam, M. Tiefenbacher, du Zoôlogische
Staatssammlung des Bayerischen Staates, Munich,
et R. B. Manning, du National Muséum of
Natural History, Washington.
K. Baba s’est intéressé à l’élaboration de ce
manuscrit et nous a communiqué, avant sa
parution, des copies et illustrations de sa publica¬
tion sur les Galathéides de YAlbatross : nous
avons été sensibles à son esprit de collaboration.
La documentation nécessaire a été rassemblée,
avec sa compétence habituelle, par Josette Sem¬
blât. Les photographies en noir et blanc sont
l’œuvre de J. Biosca, de l’Instituto de Ciencias
del Mar, Barcelone, les photographies en couleur
celle de P. Laboute.
A A. Crosnier et à J. Forest enfin, qui ont
assumé la tâche ingrate de relire et critiquer
notre manuscrit, nous exprimons notre chaleu¬
reuse reconnaissance.
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279
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43-110, fig. 1-8. New York, Academie Press.
ANNEXE
Nous rassemblons ici, sous forme de tableaux,
les principales mensurations effectuées sur le
matériel étudié. Le tableau 3, le plus complet,
concerne Eumunida sternomaculata, dont la plus
grande partie des spécimens disponibles ont été
mesurés. Les tableaux suivants ont été simplifiés :
d’une part les mensurations ont été limitées aux
paramètres les plus significatifs ; d’autre part, en
ce qui concerne les espèces les plus abondantes
(E. annulosa, E. capillata et E. parva), n’y figure
qu’un échantillonnage de spécimens des deux
sexes, de taille croissante.
Chaque tableau, consacré à une espèce néo-
calédonniene, est complété par les données con¬
cernant les espèces les plus proches ; Eumunida
sp. (« picta », Gordon) toutefois, que nous regar¬
dons comme proche d 'E. sternomaculata (cf
supra : 229), figure sur le tableau 4, après E. keijii
et E. pacifica.
Les mesures sont indiquées sur la partie gauche
du tableau, en caractères romains ordinaires, à
l’exception de la longueur de la carapace (Le),
dimension de référence pour chaque spécimen,
qui est imprimée en caractères gras. Les mesures
sont exprimées en mm avec, selon les cas, une
précision de 0,5 ou 0,1 mm. Les rapports de
certaines de ces dimensions figurent sur la partie
droite des tableaux, et sont imprimés en italiques.
Les abréviations utilisées sont les suivantes :
Le : longueur de la carapace sans le rostre.
Le : longueur totale de la carapace, rostre
compris.
Dco : diamètre maximal des cornées.
LtPl : longueur totale du chélipède, mesurée
depuis le condyle articulaire de la coxa sur le
sternum jusqu’à l’extrémité des doigts.
Source : MNHN, Paris
280
SAINT LAURENT & MACPHERSON
LpPl : longueur de la paume, le long du
bord dorso-mésial.
lpPl : largeur maximale de la paume.
LpPl : longueur du dactyle des PI, mesuré
suivant le bord mésial.
LmP4 : longueur du mérus des P4, le long
du bord dorsal.
LpP4 : longueur du propode des P4, id.
LdP4 : longueur du dactyle des P4, id.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
281
Tableau 3. — Paramètres biométriques d 'Eumunida sternomaculata (abréviations : voir p. 279).
MALES
r^-r
flT
——
,
31
8,5
6,5
6
6
2,5
1.56
3. 20
3,88
1.31
8, 50
0, 75
2.40
9
2,5
35
9,5
2
7,5
6,5
6,5
2,5
-
3. 60
3, 89
1,27
4, 75
0, 72
2.60
-
-
-
6,5
6,5
:•
1.56
3.60
-
-
0. 72
2,17
8
33
8
2
7
6,5
6,5
3
1,56
3.20
3. 67
1.14
4. 00
0. 72
2,17
Q =
3
3 3
9
:
8
-
3
1,58
3,17
3,4 7
1.13
4.50
0.74
2.33
û s
:
37
>3
2
6
7,5
7,5
3
1,58
3,33
3. 89
1.33
4, 00
0. 79
2,50
moyennes mâles < 10 mm
1.57 3,35 3,73 1,21 5,41 0.75 2.37
40
11
2
»
8
9
3,5
1.50
4, 00
4. 00
1,38
5.50
0,80
2,57
3
43
B
2
9
9
3,5
1,55
3,67
3. 91
0.80
4. 00
0,82
2,57
;, =
43
2
8
S
;, -
1.55
4.40
3.91
1.10
5.50
0, 73
2.29
13
:
11
8
?
3,5
1.55
-
3.91
1.09
6.00
0. 73
2.57
-
.
12
:
: 1
;
3
3, 5
1,55
3,67
4. 00
1,09
6,00
0. 73
2,29
42
10
2
9
3
8
3,5
1.45
3, 67
3,82
1.11
5,00
0, 73
2.29
3
47
2
8
9
4
1,50
4. 00
3.92
1.09
6,00
0,67
2.25
1?
3
50
: ;
2
9
9
4
1,58
4, 00
4,17
1, 44
6.50
0, 75
2,25
3
2
9
9
: :
4
-
4.33
3, 62
1,33
6.00
0, 69
2,50
3
52
1 ;
2,5
12
9
: 0
3,5
1,54
4,33
4. 00
1,08
5,20
0, 69
2, 86
12
?
10
: :
3,5
1,46
4,33
3. 77
1,20
6,00
0, 77
2, 86
2
9
10
10
4,5
1,50
4. 00
3. 69
1.33
6.00
0.77
2.22
55
14
2
■ 3
12
12
4,5
1,47
3, 75
3,93
1, 08
7.00
0, 86
2, 67
14
2
13
: :
4
1,43
4. 00
3,57
1.18
6,50
0, 71
2. 75
4
12
2
10
: 2
12
5
1.5 7
3.50
3. 50
1.20
6,00
0. 86
2,40
5 3
15
2
; 3
31
12
5
1,40
4. 29
3. 79
1.15
7.50
0, 79
2,40
moyennes mâles 10-14 mm 1,51 4,00 3,84 1,17 5,92 0,76
2,48
3
: 3
12
14
4,3
1.38
4. 00
4.27
1.23
5,33
0, 80
3,11
3
; 3
3 2
12
4,5
1,50
3.50
3. 93
1,23
5,33
0.80
2.67
3
12
10
12
4,5
1,5 7
3,50
3, 60
1.25
5, 00
0, 67
2. 67
1 4
2,5
11
: :
13
4,5
1,50
4, 00
3,40
1.27
5, 60
0, 73
2,89
1 3
2, 3
: :
il
12
4,5
1,40
3, 75
3.33
1.18
5,20
0, 73
2, 67
1
-.2
1,4 7
4,29
3,93
1. 08
4,33
0, 73
2,67
14
12
i 1
: :
,
1.47
4, 29
3, 73
1.17
4, 67
0. 73
2,44
■ 2
10
12
4,3
1,57
3.50
3. 67
1.17
5, 60
0.67
2. 67
10
12
4,5
1,50
4, 00
3.53
1,18
5.20
0. 67
2, 67
13
11
4,5
1, 69
3. 71
3,33
1,18
5,20
0, 73
2.44
12
-.3
5
1.53
4, 29
3, 75
1.15
6,00
0. 75
2.60
17
12
: 3
1,35
4.25
4.13
1.13
5. 67
0, 75
2, 89
2, 5
13
12
12
5
1.44
4, 00
3,56
1,15
6,00
0, 75
2,40
2, ..
14
12
13
5
1,50
4,57
3,94
1,14
6,40
0. 75
2.60
13
12
‘ ;
3,5
-
4, 00
3.81
1.15
5.00
0.75
3. 71
:
13
12
14
;
1, 44
4. 00
3,69
1.15
5.00
0.75
2.80
15
5
1. 41
4.25
4, 00
1, 13
5, 67
0, 76
3.00
14
: , 5
1. 41
4.25
3, 76
1,07
5.00
0, 76
2,55
15
6
1.33
4. 50
4,11
1.13
6,00
0. 78
2,50
-
14
16
3
1.59
4, 25
-
-
0. 78
2, 67
7
15
;, 5
1,39
4.50
4, 00
1, 13
5. 67
0, 78
2. 73
16
16
::
1, 44
4, 50
3. 68
1,00
5,33
0. 79
3.20
-
19
14
15
1.53
4, 75
4. 00
1.19
4, 75
0, 74
2,50
15
-
4, 75
3,63
1.07
5.33
0, 79
.
15
16
1.47
4, 75
3,89
1.06
5, 67
0, 79
3, 20
16
14
16
-
1. 40
5. 00
3, 89
1.19
4. 75
0, 74
'
:
16
6
-
4. 75
3, 58
0. 94
5. 00
0. 74
16
6
1.53
4. 75
4,05
1.25
6, 67
0. 79
2, 67
moyennes mâles 15-19 mm
1,47 4,35 3,80 1.13 5,50 0,75 2.78
Source : MNHN, Paris
282
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Tableau 3. — Paramètres biométriques d 'Eumunida sternomaculata (abréviations : voir p. 279) suite.
MALES
Dco LtPl LpPl
moyennes mâles 20-24 n
moyennes mâles 25-29 m
moyennes mâles > 29 rt
:/Lc Lc/Dco LtPl/Lc Lp/LdPl L
. LmP4/Lc Lp/LdP4
lpPl LdPl LmP4 LpP4 LdP4
moyennes femelles 10-1
LC/Lc Lc/Dco LtPl/Lc Lp/LdPl
LmP4/Le Lp/LdPl
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EUMUNIDA
283
Tableau 3. — Paramètres biométriques d 'Eumunida sternomaculata (abréviations : voir p. 279) suite.
Source : MNHN, Paris
284
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Tableau 4. - Paramètres biométriques d 'Eumunida keijii, d'Eumunida pacifica, d'Eumunida sp.
(abréviations : voir p. 279).
MALES
E U
M U N
IDA
K E I
J I I
Le
LC Dco
LtPl
lpPl
LdPl
LmP4
LC/Le
Lc/Dco
LtPl/Lc
Lp/LdPl
Lp/lpPl
LmP4/Lc
1 16
1 22,5 1 3,3
1 48
H
2,5
12
10
1 1,42
4, 85
3, 00
0,92
4,40
0, 63
| 20
1 28,5 I 3,7
UL
-
-
-
13
1 2,43
5, 41
0, 65
FEMELLES
12
1 16 1 2,8
-
-
7,5
1 1.33
4.29
0, 63
1 25
1 34 | 4,4
76
17
3,5
20
15
\ 1.36
5, 68
3. 04
0,85
4,86
0,60
FEMELLE
E U M
UNI
D A
P A C I
F I C A
Le
LC Dco
LtPl
LpPl
lpPl
LdPl
LmP4
LC/Lc
Lc/Dco
LtPl/Le Lp/LdPl
Lp/lpPl
| 30
- 1 6
110
22
4 . 1
25
18
1 -
5, 00
3,67
0, 88
5,50
0, 60
MALES
E U
M U N
IDA
sp.
Le
LC Dco
LtPl
L P p l
lpPl
LdPl
LmP4
LC/Lc
Lc/Dco
LtPl/Le
Lp/LdPl
LmP4/Lc
Lu.
26 1 3,5
74
19
5 1
16 1
12
4, 86
4,35
1.19
3,80
0, 71
|24,5
36 | 4,5
113
28
5 1
22 |
20
UiL
5, 44
4, 61
1,27
5, 60
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU N IDA
285
Tableau 5. — Paramètres biométriques d'Eumunida annulosa. (abréviations : voir p. 279).
:o LtPl LpPl lpPl LdPl LmP4
moyennes mâle
LC/Lc Lc/Dco LtPl/Lc Lp/LdPlLp/lpPl LmP'l/Lc
10,51 16,5 2,3
moyennes mâles 10 à 14 r
moyennes mâles 20 i
10 1,20
4, 64 1,20 3, 69
1,17 6,72
4,50 1,28 4,26
FEMELLES
LtPl LpPl lpPl LdPl LmP4 LC/Lc Lc/Dco LtPl/Lc
moyennes femelles
moyennes femelles 10 à 14 r
moyennes femelles > 14 t
Lp/LdPlLp/lpPlLmP4/Lc
1, 06 6,54
4, 77 1,19 7,66
4,37 1,06 7,12
4,32 1,06 6,30
Source : MNHN, Paris
286
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Tableau 6. — Paramètres biométriques d 'Eumunida capillata. (abréviations : voir p. 279).
MALES
LC Dco LtPl LpPl
lpPl LdPl LmP4
moyennes mâles <
moyennes mâles 7-10 n
moyennes mâles 10-13 n
moyennes mâles 13-15 n
moyennes mâles > 15 n
LC/Lc Lc/Dco LtPl/Lc Lp/LdPl
Lp/lpPl LmP4/Lc
Dco LtPl LpPl lpPl LdPl LmP4
moyennes femelles <
moyennes femelles 7-10 n
moyennes femelles 10-
moyennes femelles ;
Lc/Dco LtPl/Lc Lp/LdPl Lp/lpPl LmP4/Lc
I 3,85 | 3,70 | 1.00 | 2.92 I - ~l
Source : MNHN, Paris
LE GENRE EU MU NID A
287
Tableau 7. — Paramètres biométriques d 'Eumunida parva, E. Smithii et E. propior.
(abréviations : voir p. 279).
EUMUNIDA PARVA
MALES
Dco
LtPl
LoPl
îppi
LdPl
LmP4
LC/Le
Lc/Dco
LtPl/Le
Lp/LdPl
Lp/lpPl
LmP4/Lc
13
1,6
36
7,5
2
8
-
1, 63
5. 00
4,50
0, 94
3, 75
-
1,8
41
7,5
2,5
8,5
-
1,50
5. 00
4,56
0.88
3.00
-
1.7
40
8
2,8
8,5
-
1,56
5,29
4,44
0,94
2,86
-
1.9
43
10
3
10
-
1.61
4, 74
4, 78
1,00
3,33
'
moyennes mâle
s 8-9mm
1.59
5.01
4,57
0,94
3,24
1.7
45
9,5
2,3
10
-
1,58
5,59
4, 74
0,95
4,13
-
1.9
46
10
2
10
6,3
1,58
5, 00
4, 84
1,00
5, 00
0, 66
1,8
48
10,5
3 ■
11
7
1,50
5,56
4,80
0,95
3,50
0, 70
moyennes
mâles
9,5-10
mm
1,55
5,38
4, 79
0,97
4,21
0, 68
FEMELLES
nrn
LpPl
ÎPPI
LdPl
LmP4
LC/Lc
Lc/Dco
LtPl/Le
Lp/LdPl
Lp/lpPl
LmP4/Lc
1
4,5
-
1,63
4,18
4,57
0, 89
4, 00
=Ë=|
1,3
6,5
-
1,67
4, 62
4,50
0,85
4,23
- 1
moyennes
es < 7
mm
1,65
4, 40
4, 54
0, 87
4,12
29
6
1,3
7
5
1, 62
5, 00
4,46
0,86
4, 62
0,77
30
6
1, 6
7,5
5
1, 60
5, 00
4,00
0,80
3, 75
0, 67
33
6,5
1,5
7,5
6
-
4, 71
4,13
0,87
4,33
0,75
36
7
_
8
-
1, 63
5, 00
4,50
0, 88
-
-
femelles 7-10 mm
1. 62
4,93
4,27
0, 85
4,23
0, 73
8
2
9
6
1,56
5, 00
4,33
0. 89
4,00
-
36
7,5
1. 9
8,5
6
1, 61
4,50
4, 00
0. 88
3,95
0,67
39
7,8
1,8
9,2
-
1,50
4.50
4,33
0,85
-
-
moyenne-
femelles 9
mm
1,56
4. 67
4,22
0, 87
3,98
0, 67
E
M U N
IDA
SMI
T H I I
MALES
LdPl
LmP4
LC/Lc
Lc/Dco
LtPl/Lc
Lp/LdPl
Lp/lpPl
LmP4/Lc
1 1
1 -
-
1, 64
5,50
-
-
-
1— i —1
h"
1 2
8,4
5,5
1.56
\ 7,50
3.89
0,95
4.00
1 0,61 1
E
J M U
VIDA
P R 0
P I O F
MALE
LC
lpPl
LdPl
LmP4
LC/Lc
Lc/Dco
LtPl/Le
Lp/LdPl Lp/lpPl
LmP4/Lc
1 »
1^.
| 56
nt:
rr
1 12
1 - |
L^
1 -
1 4.31
1 1.00
1 -
1 -
Source : MNHN, Paris
288
SAINT LAURENT & MACPHERSON
Tableau 8. — Paramètres biométriques d 'Eumunida minor, d' Eumunida balssi.
MALES
Le LC Dco LtPl LpPl
(abréviations :
EUMUNIDA
lpPl LdPI LmP4
voir p. 279).
MINOR
LC/Lc Lc/Dco
LtPl/Lc
Lp/LdPl
Lp/lpPl
1 6,5 1 10,5 1 1,2 1 32,5 1 7 1
1 2,4 1 7 1 5 1
1 1,62
1 5,42 1
1 5,00 1
1 1,00 1
1 2,92 1
1 7,5 | 12 | 1,3 1 36 | 8 |
2,8 | 8 | 5 I
\ 1, 60
1 5, 77 |
1 4,80 \
1 1,00 I
1 2,86 \
moyennes mâles
1, 61
5, 60
4, 90
1, 00
2,89
0, 7 2
FEMELLES
Le
LC
Dco
LtPl
LpPl
lpPl
LdPI
LmP4
LC/Lc
Lc/Dco
LtPl/Lc
Lp/LdPl
4,5
7
1
20
4
1,2
3,8
2,9
1,56
4 . 50
4 , 44
1,05
3,33
6
10
:, :
26,5
5
1,4
5,5
4,5
1 , 67
5,45
4 , 42
0,91
6,5
10,5
1,2
-
-
-
-
-
1 , 62
5 , 42
_
_
7
11,5
1,3
32
7,5
1,9
7
-
1 , 64
5,38
4,57
7
12
1,3
33
7,5
2
6,5
4,8
1 , 71
5,38
4 , 71
1,15
moyennes femelles
1, 64
5,23
4, 54
1,05
3, 65
0, 69
MALE
Le LC Dco LtPl LpPl
EUMUNIDA BALSSI
lpPl LdPI LmP4 LC/Lc Lc/Dco
1 16 1 22 | 2,4 I 75 1 19 1
5 1 16 | 12 | | 1,38 | 6,67 \
\ 4,69 | 1,19 | 3,80 | 0,75 |
Source : MNHN, Paris
^OTS^CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 - RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. VOLUME 6 S
8
Crustacea Decapoda :
On a collection of Nephropidae from the Indian Océan
and Western Pacific
Emique MACPHERSON
Instituto de Ciencias del Mar
Paseo Nacional s/n
08003 Barcelona
Spain
ABSTRACT
Nephropidae collected by expéditions to several localities
in the Indian and West Pacific océans hâve been examined.
One species of Acanthacaris, five species of Metanephrops
and eight species of Nephropsis hâve been identified. In
addition, a new species of Metanephrops <M. mozambicus)
and two new species of Nephropsis (N. acanthura and N.
sulcata) are described. A révision of the genus Nephropsis in
the Indian and Pacific océans is also provided.
RÉSUMÉ
Crustacea Decapoda : Sur une collection de Nephropidae de
l’Océan Indien et du Pacifique occidental.
Plusieurs campagnes françaises dans les océans Indien et
Ouest-Pacifique ont permis la récolte d’une espèce d'Acantha¬
caris, de cinq espèces de Metanephrops et de huit espèces de
Nephropsis. Une espèce nouvelle de Metanephrops (M.
mozambicus) et deux espèces nouvelles.de Nephropsis (N.
acanthura et N. sulcata) sont décrites. A l'occasion de cette
étude, une révision de l’ensemble des espèces de Nephropsis
des océans Indien et Pacifique est faite.
Metanephrops mozambicus sp. nov. se trouve dans le sud
de l’océan Indien occidental : il est proche de M. andamanicus
(Wood Mason) de la mer d’Andaman et des Philippines avec
lequel on l’a fréquemment confondu. Les deux especes se
différencient, entre autres, par la forme et l’ornementation de
l’abdomen. ,
Nephropsis acanthura et N. sulcata spp. nov. se trouvent
aussi bien dans l’océan Indien que dans 1 Ouest-Pacifique. N.
acanthura est proche de N. occidentalis Faxon de la cote
occidentale d’Amérique, ces deux espèces étant les seules du
genre à présenter une épine dorsale s"' “ •“ cr,n •<*<*««■
distinguent l’une de l’autre par, e
pleurons. N. sulcata i
_r le telson ; elles se
n particulier, la forme des
_ _ semblable à N. atlantica
Norman, de rAtïantique, dont elle se différencie principale¬
ment par le rostre et la longueur des articles des pereiopodes.
MACPHERSON, E„ 1990. - Crustacea Decapoda : On a collection of Nephropidae from Kfn/V
A. Crosnier (ed.), Résultats des Campagnes Musorstom, Volume 6. Mém. Mus. nain. Hist. nat., (A), 145.289-328. Pans ISBN . 2-85653
Source : MNHN, Paris
290
E. MACPHERSON
INTRODUCTION
In recent years the Institut français de Recherche
scientifique pour le Développement en Coopéra¬
tion (Orstom) and the Muséum national d’His-
toire naturelle, Paris, hâve carried out numerous
cruises and taken samples in various areas of the
Indian and West Pacific océans : Madagascar
(Crosnier & Jouannic, 1973 ; von Cosel, 1987),
Central Indian Océan (Cruise Safari II, Mon-
niot, 1984), Philippines (Cruises Musorstom 1,
2 and 3, Forest, 1981, 1985, 1989), Indonesia
(Cruise Corindon 1 and 2, Moosa, 1984),
Chesterfield Islands (Cruise Musorstom 5, Richer
de Forges et al., 1986) and New Caledonia
(Cruises Biocal, Lévi, 1986, and Biogeocal,
Cotillon & Monniot, 1987 ; see also Richer de
Forges, this volume p. 9-54). These expéditions
hâve furnished a varied and interesting collection
of nephropid lobsters.
The family Nephropidae has been extensively
studied in the Atlantic Océan (Holthuis, 1974).
However, in the Pacific and Indian océans,
despite numerous papers (see below for référ¬
encés), a number of difficultés still remain
unresolved. One species of Acanthacaris and five
species of Metanephrops are studied herein.
Futhermore, a révision of the genus Nephropsis
in the Pacific and Indian océans is presented.
The measurements given in this paper refer to
carapace length including the rostrum. The
terminology for the morphological characters
used in the présent study and the measurements
applied, illustrated in Figure 1, were given by
Holthuis (1974).
The abbreviations for the institutions whose
collections were used in this study are as follows :
bmnh : British Muséum (Naturel History).
London.
mnhn : Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris.
rmnh : Rijksmuseum van Natuurlijke Historié.
Leiden.
usnm : National Muséum of Naturel History
(Smithsonian Institution). Washington.
icm : Instituto de Ciencias del Mar. Barce-
lona.
cm : Cambridge Muséum.
JCU : James Cook University. Queensland.
List of stations. — The list of the stations of
Musorstom 1, 2, 3, 5 Cruises where Nephro¬
pidae hâve been collected is given here.
Detailed data conceming other collections
taken into account in this paper are given with
the list of material from each species.
In the list, CP = beam trawl ; CC and CH =
otter trawl.
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
291
MUSORSTOM 1. Philippines.
Station 10. — 19.03.1976, 20 h 55, 13°59.8'N-
120°18.2' E, 187-205 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 11. — 20.03.1976, 8 h 55, 13°59.8'N-
120°23.7'E, 217-230 m (CC) : Metanephrops
thomsoni.
Station 12. — 20.03.1976, 10 h 40, 14°00.8' N-
120°20.5'E, 187-210 m (CC) : Metanephrops
thomsoni.
Station 20. — 21.03.1976, 10 h 10, 13°59.2'N-
120°20.3'E, 208-222 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 21. — 21.03.1976, 11 h 15, 14°01'N-
120°22.8'E, 174-223 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 24. — 22.03.1976, 8 h 00, 14°00'N-
120° 18' E, 189-209 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 25. — 22.03.1976, 9 h 37, 14°02.7' N-
120°20.3'E, 191-200 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 26. — 22.03.1976, 11 h 10, 14°00.9' N-
120°16.8' E, 189 m (CP) : Metanephrops thom¬
soni.
Station 30. — 22.03.1976, 20 h 25, 14°01.3'N-
120°18.7'E, 177-186 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 31. — 22.03.1976, 21 h 55, 14°00'N-
120° 16' E, 187-195 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 32. — 23.03.1976, 7 h 58, 14°02.2' N-
120°17.7'E, 184-193 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 34. — 23.03.1976, 11 h 42, 14°01'N-
120°15.8' E, 188-191 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 35. — 23.03.1976, 13 h 37, 13°59'N-
120°18.5'E, 186-187 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 40. — 24.03.1976, 8 h 12, 13°57.4'N-
120°27.8'E, 265-287 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 42. — 24.03.1976, 11 h 10, 13°55'N-
120°28.6'E, 379-407 m (CP) : Metanephrops
sinensis.
Station 43. — 24.03.1976, 14 h 52, 13°50.5'N-
120°28' E, 448-484 m (CP) : Metanephrops
andamanicus.
Station 44. — 24.03.1976, 17 h 17, 13°46.9'N-
120°29.5'E, 592-610 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, Nephropsis ensirostris.
Station 47. — 25.03.1976, 8 h 02, 13°40.7'N-
120°30'E, 685-757 m (CP) : Nephropsis ste¬
ward.
Station 49. — 25.03.1976, 15 h 45, 13°49'N-
119°59.8' E, 750-925 m (CP) : Nephropsis acan-
thura, N. sulcata.
Station 50. — 25.03.1976, 17 h 50, 13°49.2'N-
120°01.8'E, 415-510 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, Nephropsis steward.
Station 51. — 25.03.1976, 20 h 08, 13°49.4'N-
120°01.8'E, 170-200 m (CP) : Metanephrops
thomsoni, Nephropsis steward.
Station 54. — 26.03.1976, 9 h 07, 13°54.2'N-
119°57.9'E, 975-1 075 m (CP) : Nephropsis
acanthura.
Station 65. — 27.03.1976, 15 h 05, 14°00'N-
120° 19.2' E, 194-202 m (CC) : Metanephrops
thomsoni.
Station 69. — 27.03.1976, 20 h 08, 13°58.8'N-
120°17.3'E, 187-199 m (CC) : Metanephrops
thomsoni.
Musorstom 2. Philippines.
Station 1. — 20.11.1980, 11 h 00, 14°00.3' N-
120°19.3'E, 188-198 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 2. — 20.11.1980, 13 h 28, 14°01'N-
120°17.1'E, 184-186 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 10. — 21.11.1980, 10 h 01, 14°00.1'N-
120°18.5'E, 188-195 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 11. — 21.11.1980, 13 h 39, 14°00.4'N-
120° 19.7' E, 194-196 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 13. — 21.11.1980, 16 h 48, 14°00.5' N-
120°20.7'E, 193-200 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 18. — 21.11.1980, 10 h 35, 14°00' N-
120°18.6'E, 188-195 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 19. — 22.11.1980, 12 h 21, 14°00.5'N-
120° 16.5' E, 189-192 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 24. - 23.11.1980, 7 h 33, 13°37.2'N-
120°42.3' E, 640-647 m (CP) : Nephropsis ensi¬
rostris.
Station 25. — 23.11.1980, 9 h 00, 13°39'N-
120°42.6' E, 520-550 m (CP) : Nephropsis ensi¬
rostris.
Station 26. — 23.11.1980, 12 h 00, 13°49.6' N-
Source : MNHN, Paris
292
E. MACPHERSON
120°50' E, 299-320 m (CP) : Metanephrops
sinensis.
Station 36. — 24.11.1980, 17 h 20, 13°31.4'N-
121°23.9'E, 569-595 m (CP) : Metanephrops
andamanicus.
Station 44. — 26.11.1980, 9 h 18, 13°23.2'N-
122°20.7' E, 760-820 m (CP) : Nephropsis ensi-
rostris, N. stewarti.
Station 50. — 27.11.1980, 7 h 25, 13°36.7'N-
120°33.7'E, 810-820 m (CP) : Acanthacaris
tenuimana, Nephropsis sulcata.
Station 55. — 27.11.1980, 20 h 32, 13°53.7'N-
119°58.5'E, 865 m (CP) : Nephropsis sulcata.
Station 56. — 28.11.1980, 7 h 40, 13°53.7'N-
119°56.3'E, 970 m (CP) : Nephropsis sulcata,
N. acanthura.
Station 63. — 29.11.1980, 9 h 00, 14°07.3' N-
120°15'E, 215-230 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 64. — 29.11.1980, 10 h 50, 14°01.5'N-
120°18.9'E, 191-195 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 66. — 29.11.1980, 13 h 34, 14°00.6' N-
120°20.3'E, 192-209 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 67. — 29.11.1980, 14 h 38, 14°00.I'N-
120°18.5'E, 193-199 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 72. — 30.11.1980, 14 h 21, 14°00.7' N-
120°19.4'E, 182-197 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 74. — 30.11.1980, 17 h 20, 13°53.2'N-
120°26.2'E, 300-370 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, M. sinensis.
Station 75. — 01.12.1980, 6 h 30, 13°50.5'N-
120°30.3'E, 300-330 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, M. sinensis, Nephropsis stewarti.
Station 78. — 01.12.1980, 12 h 10, 13°49.1'N-
120°28'E, 441-550 m (CP) : Metanephrops
andamanicus.
Station 82. — 02.12.1980, 6 h 16, 13°46.1'N-
120°28.4'E, 550 m (CP) : Nephropsis ensiros-
tris.
Station 83. — 02.12.1980, 8 h 00, 13°55.2' N-
120°30.5'E, 318-320 m (CP) : Metanephrops
sinensis.
Musorstom 3. Philippines.
Station 86. — 31.05.1985, 9 h 00, 14°00'N-
120° 18' E, 187-192 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 87. — 31.05.1985, 10 h 24, 14°00' N-
120° 19' E, 191-197 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 91. — 31.05.1985, 16 h 00, 14°00'N-
120°18'E, 190-203 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 92. — 31.05.1985, 20 h 25, 14°03'N-
120° 12' E, 224 m (CP) : Metanephrops thom¬
soni.
Station 98. — 01.06.1985, 12 h 30, 14°00' N-
120°18'E, 194-205 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 99. — 01.06.1985, 13 h 50, 14°01'N-
120° 19' E, 196-204 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 101. — 01.06.1985, 16 h 35, 14°00'N-
120° 19' E, 194-196 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 103. — 01.06.1985, 20 h 30, 14°00'N-
120°18' E, 193-200 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 105. — 01.06.1985, 23 h 25, 13°52'N-
120°30'E, 398-417 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, Nephropsis stewarti.
Station 116. — 03.06.1985, 9 h 03, 12°32' N-
120°46' E, 804-812 m (CP) : Nephropsis sul¬
cata.
Station 118. — 03.06.1985, 17 h 15, 11°58'N-
121°06'E, 448-466 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, Nephropsis stewarti.
Station 119. — 03.06.1985, 19 h 40, 11°59'N-
121°13'E, 320-337 m (CP) : Metanephrops
sinensis.
Station 120. — 03.06.1985, 22 h 00, 12°06'N-
121°15'E, 219-220 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
Station 122. — 04.06.1985, 6 h 42, 12°20'N-
121°42'E, 673-675 m (CP) : Nephropsis ste¬
warti, N. ensirostris.
Station 123. — 04.06.1985, 9 h 09, 12°10' N-
121°45'E, 700-702 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, Nephropsis stewarti, N. ensiros¬
tris.
Station 125. — 04.06.1985, 14 h 12, 11°58'N-
121°29'E, 388-404 m (CP) : Metanephrops
sinensis.
Station 128. — 05.06.1985, 6 h 51, 11°50'N-
121 °41 ' E, 815-821 m (CP) : Nephropsis ste¬
warti, N. ensirostris.
Station 135. — 05.06.1985, 22 h 30, 11°59'N-
122°02' E, 486-551 m (CP) : Metanephrops
andamanicus, Nephropsis stewarti.
Station 143. — 07.06.1985, 4hl5, 11°28'N-
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
293
124° 12' E, 205-214 m (CP) : Metanephrops
thomsoni.
MUSORSTOM 5. Chesterfield Islands.
Station 323. — 14.10.1986, 9 h 35, 21°18.52'S-
157°57.62'E, 970 m (CP) : Nephropsis acan-
thura.
Station 324. — 14.10.1986, 12 h 20, 21°15.01'S-
157°51.33'E, 970 m (CP) : Nephropsis acan-
thura.
Station 386. — 22.10.1986, 9 h 15, 20°56.21'S-
160°52.14' E, 755-770 m (CP) : Nephropsis sul-
cata.
Station 387. — 22.10.1986, 11 h 33, 20°53.41' S-
160°51.14' E, 650-660 m (CP) : Nephropsis sul-
cata.
SYSTEMATIC ACCOUNT
Genus ACANTHACARIS Bâte, 1888
Acanthacaris tenuimana Bâte, 1888
Acanthacaris tenuimana Bâte, 1888, pl. 21. —
Holthuis, 1974 : 752 ; 1984 (unnumered pages
and figure). — Phillips et al., 1980 : 67. —
Hayashi & Ogawa, 1985 : 220, fig. 1. —
Burukovsky & Ckrehko, 1986 : 93, text-fig.
Acanthocaris tenuimana - Bâte, 1888, pl. 22
(incorrect original spelling).
Acanthacaris tenuimanus - Bruce, 1974 : 303,
figs. 1, 2.
Acanthacaris opipara Burukovsky & Musij, 1976 :
1811, figs 1, 2. — Burukovsky & Ckrehko,
1986 : 94, text-fig.
Acanthacaris opipera - Phillips et al., 1980 : 67
(erroneous spelling).
Acanthacaris sp. - von Cosel, 1987 : 20, pl. 3, fig. F
(photo in colour).
Phoberus tenuimanus - Bâte, 1888 : 171.
Phoberus caecus - Alcock, 1899 : 33 ; 1901a :
156; 1902 : 127, 168, 264 (not A. Milne-
Edwards, 1881).
Phoberus caecus var. tenuimanus - Alcock &
McArdle, 1903, pl. 60. — Bouvier, 1925 :
416.
Phoberus caecus var. sublevis Wood-Mason, 1891 :
197. — Alcock & Anderson, 1894 : 161. —
Anderson, 1896 : 96.
Neophoberus caecus tenuimanus - Firth & Peque-
gnat, 1971 : 81.
Material examined. — Madagascar. Vauban :
CH 108, 22°18.9' S-43°01.1' E, 735-760 m, 30.11.
1973 : 1 S 128 mm (mnhn-as 436). — CH 116,
22°13.6' S-43°02.1' E, 670-710 m, 02.12.1973 : 1 $
ov. 110 mm (mnhn-as 543). — CH 133, 13°02' S-
48°02' E, 1 000-1 525 m, 21.01.1975 : 1 ^ 101 mm
(without rostrum) (mnhn-as 442).
Mascareignes III : CH 102, 22° 17' S-43°02' E,
790 m, 24.11.1986: 1 (J 153 mm ; 1 $ ov. 185 mm
(mnhn-as 439, 441). — CH 105, 22°18.3'S-
43°01.4'E, 700 m, 25.11.1986 : 1 ? ov. 137 mm
(mnhn-as 438). — CH 110, 22°24.2' S-43°03' E,
620-640 m, 26.11.1986 : 1 <? 212 mm (mnhn-
as 440). — CH 122, 22°16.8' S-43°02.7' E, 600 m,
30.11.1986 : 1 ? 68 mm (mnhn-as 437).
Philippines. Musorstom 2 : stn CP 50, 810-
820 m : 1 juv. 18 mm (mnhn-as 444).
New Caledonia. Biocal : stn CP 57, 23°44' S-
166°58'E, 1 490-1 620 m, 01.09.1985 : 1 juv.
18 mm (mnhn-as 443).
Indonesia. Challenger : stn 191, 05°41'S-
134°04'30" E, 1 480 m, 23.09.1874 : 1 Ç, holo-
type, 97 mm (bmnh).
Acanthacaris tenuimana was described by Bâte
from one female caught off Indonesia. Subse-
quently the species has been cited from the
Arabian and Laccadive seas (Wood-Mason,
1891; Alcock & Anderson, 1894; Alcock,
1899, 1901 ; Anderson, 1896) either under the
name of the other species in the genus, A. caeca
(A. Milne-Edwards, 1881), or as a variety (suble¬
vis) of the species described by Bâte. Recently,
Bruce (1974), Holthuis (1974), and Hayashi
and Ogawa (1985) reported the species from the
Source : MNHN, Paris
294
E. MACPHERSON
China Sea, Indonesia, and Sea of Japan, respec-
tively.
Comparison of the material of A. tenuimana
with several specimens of A. caeca (Atlantic
Océan : 1 $ 93 mm, rmnh 22555 — 1 S 124 mm,
rmnh 22523 — 1 S 111 mm, rmnh 15463 — 1 S
126 mm, rmnh 23436 — 1 S 159 mm bmnh
1939.4.24.1) showed the two species to be readily
distinguishable because of the shape of the first
pereiopods. In A. caeca the hand is slightly
shorter than the fingers, as Holthuis (1974)
pointed out. This ratio stays quite constant (0.8-
0.9) over the entire size range of A. caeca. In
contrast, the ratio is quite variable in A. tenui¬
mana ; it was 0.8 in the smallest specimens
examined (CL = 18 mm), 0.66 in the holotype
(97 mm), and 0.5 or less in specimens larger than
140 mm.
The différences suggested by several authors
(Holthuis, 1974; Hayashi & Ogawa, 1985),
e.g., the shape of the pleura of the abdominal
segments, the shape and spinulation of the
telson, and the number of spines on the rostrum,
présent a certain variability in the specimens
examined. They should therefore be used with
caution.
The number of spines on the rostrum in A.
tenuimana is variable and unrelated to individual
size or sex. The dorsal border bears 0-4 spines,
the ventral margin 4-6 spines.
Burukovsky and Musu (1976) described a
new species (A. opipara) from a female caught off
Madagascar. The character used to differentiate
A. opipara from the other species of the genus
(finger length = twice palm length) is not valid
in view of the variability observed in this charac¬
ter. Therefore, as Holthuis (1984) pointed out,
this name should be considered a junior syn-
onym of A. tenuimana Bâte.
Size. — The females examined ranged from 97
to 185mm in length; the males from 128 to
212 mm. The two juvéniles measured 18 mm.
Distribution. — Japan, China Sea, Philippines,
Indonesia, New Caledonia, Arabian and Lacca-
dive Seas, Madagascar. Muddy bottoms between
600 and 1 620 m in depth.
Genus METANEPHROPS Jenkins, 1972
Metanephrops andamanicus (Wood-Mason, 1892)
Figs 2c-d, 3c-d
Nephrops andamanicus Wood-Mason, 1892 :
pl. 4. — Alcock, 1894a : pl. 8, fig. 5 ; 1894b :
226. — Ortmann, 1897 : 273. — de Man,
1916 : 99, pl. 3, fig. 15. — Balss, 1925 : 207. -
Dragovich, 1969 : 19. — Jenkins, 1972 :
162. — Burukovsky, 1974 : 111 (key) (ed.
1983 : 157). — Sakai, 1978 : 9, fig. 4.
Nephrops Andamanicus - Chun, 1900 : 364, 500
fig. 368; 1903 : 535.
Nephrops andamanica - Alcock, 1901b : 66. —
Longhurst, 1970 : 286.
Nephrops thomsoni var. andamanica - Alcock,
1901a : 153 ; 1902 : 147, 148, 260.
Metanephrops andamanicus - Jenkins, 1972 :
171. — George, 1983 : figs 19, 20. — Chan &
Yu, 1987 : 184 (key).
not Nephrops andamanicus - Gilchrist, 1921 : 4 ;
1922 : 7 ; 1925 : 24. — Calman, 1925 : 22. —
Barnard, 1927 : 127. — Berry, 1969 : 5,
fig. 1. — Crosnier & Jouannic, 1973 : 13 (=
Metanephrops mozambicus sp. nov.).
not Nephrops andamanica - Barnard, 1950 : 528,
fig. 99 a. — Sankarankutty & Subrama-
nian, 1976 : 20, pl. 2. — Kensley, 1981 : 29
(= Metanephrops mozambicus sp. nov.).
not Metanephrops andamanicus - Wear, 1976 :
119, fig. 3f, g. — Ivanov & Kuylov, 1980 :
288. — Anonymous, 1981 : 3. — Holthuis,
1984 : (unnumbered pages and figures). — von
Cosel, 1987 : 13 (= Metanephrops mozambi¬
cus sp. nov.).
Material examined. — Philippines. Musors-
tom 1 : stn 43, 448-484 m : 1 Ç 28 mm (mnhn-as
4 ^4)- Stn 44, 529-610 m : 1 Ç 20 mm (mnhn-as
451). Stn 50, 415-510 m : 1 Ç 29 mm (mnhn-as
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
295
Fig. 2a-b. — Metanephrops mozambicus sp. nov., holotype S 88 mm, Vauban, Madagascar, CH 56, 395-410 m (mnhn-as 457) :
General appearance, a, dorsal view; b, latéral view.
Fig. 2c-d. — Metanephrops andamanicus (Wood-Mason), $ 69 mm, Musorstom 3, Philippines, Stn 123, 700-702 m (mnhn-as
452) : General appearance, c, dorsal view; d, latéral view.
Musorstom 2 : stn CP 36, 569-595 m : 1 $
36 mm (mnhn-as 456). — Stn CP 74, 300-370 m :
1 ? 45 mm (mnhn-as 450). — Stn CP 75, 300-
330 m : 4 c? 59 to 77 mm ; 5 $ 38 to 74 mm ; 1$
ov. 73 mm (mnhn-as 447). — Stn CP 78, 441-
550 m : 1 Ç 31mm (mnhn-as 453).
Musorstom 3 : stn CP 105, 398-417 m : 1 ? ov.
67 mm (mnhn-as 445). — Stn CP 118, 448-466 m :
5 (J 31-86 mm; 3 $ 31-68 mm (mnhn-as 448,
449). — Stn CP 123, 700-702 m : 1 $ 69mm
(mnhn-as 452). — Stn CP 135, 486-551 m : 1 $
46 mm ; 1 $ ov. 82 mm (mnhn-as 446).
Source : MNHN, Paris
296
E. MACPHERSON
Andaman Sea : 342-749 m : 1 $ 74 mm (bmnh).
— 11°31'40" N-92°46'50" E, 348-370 m : 1
64 mm (bmnh) (Indian Muséum exchange).
Remarks. — The specimens collected in the
Philippine Islands are similar to those from the
Andaman Sea and agréé with the description and
figures provided by Wood-Mason and Alcock.
However, the cervical spine (sensu Holthuis,
1974) is more developed in the specimens from
the Indian Océan. In the specimens from the
Philippines this spine is clearly smaller and in
several specimens is reduced to a granule.
The species has been recorded from the Anda¬
man Sea, Indonesia and the Philippines, at
depths of from 289 to 749 m.
Metanephrops mozambicus sp. nov.
Figs 2 a-b, 3 a-b
Nephrops andamanicus - Gilchrist, 1921 : 4;
1922 : 7 ; 1925, 24. — Calman, 1925 : 22. —
Barnard, 1927 : 127. — Berry, 1969 : 5,
fig. 1. — Crosnier & Jouannic, 1973 : 13 (not
Wood-Mason, 1892).
Nephrops andamanica - Barnard, 1950 : 528,
fig. 99a. — Sankarankutty & Subramanian
1976 : 20, pl. 2. — Kensley, 1981 : 29 (not
Wood-Mason, 1892).
Metanephrops andamanicus - Wear, 1976 : 119,
fig. 3f, g. — Ivanov & Kuylov, 1980 : 288. —
Anonymous, 1981 : 3. — Holthuis, 1984
(unnumbered pages and figures). — von Cosel,
1987 : 13 (not Wood-Mason, 1892).
Material examined. — Madagascar. Vau-
ban : CH 19, 12°38.0'S-48°15.5'E, 393-403 m,
18.01.1972 : 1 Ç ov. 77 mm (mnhn-as 463). —
CH 25, 12°26.2'S-48°13.0'E, 600-605 m, 19.01.
1972 : 3 cj 55 to 68 mm; 2 $ 43 and 49 mm
(mnhn-as 462). — CH 33, 12°28.1' S-48°12.2' E,
600-605 m, 13.09.1972 : 1 45 mm (mnhn-as
467). — CH 45, 15°20.5' S-46°9.0' E, 310-350 m,
07.11.1972 : 1 65 mm (mnhn-as 461). —
CH 48, 15°18.0'S-46°12.1'E, 480-510 m, 08.11.
1972 : 2 53 and 63 mm ; 3 $ 42 to 58 mm
(mnhn-as 469). — CH 56, 23°36.0' S-43°31.6' E,
395-410 m, 26.02.1973 : 2 S 73 and 88 mm ; 1 $
ov. 83 mm (mnhn-as 457, 458, 459).
Macareignes III : CH 4, 22°25.8' S-43°05.8' E,
400-410 m, 20.12.1985 : 1 $ 37 mm (mnhn-as
349). — CH 6, 22°27.5' S-43°06.2' E, 425-450 m,
21.12.1985 : 1 $ 35 mm (mnhn-as 355). —
CH 33, 22°23.4' S-43°04' E, 450-500 m, 20.01.
1986 : 2 c? 73 and 82 mm ; 1 2 ov. 77 mm (mnhn-
as 354). — CH 61, 22°25.8' S-43°05' E, 550 m,
19.10.1986 : 1 $ 61 mm (mnhn-as 464). —
CH 65, 22°26.1'S-43°4.6'E, 520 m, 20.10.1986 :
2 d 1 59 and 59 mm (mnhn-as 460, 464). —
CH 78, 22 o 20.5'S-43°3.1'E, 530 m, 24.10.1986 :
1 $ 57 mm (mnhn-as 466).
North of Tulear : 1 78 mm ; 1 $ ov. 81 mm
(mnhn-as 353).
Mozambique. Summer 1965 : 1 3 85 mm ; 2 $
ov. 72 and 75 mm (mnhn-as 56).
South Africa. Africana : stn T02, 29°46.6' S-
31°23'E, 290 m, 24.08.1986 : 1 $ 78 mm (icm
1035).
Types. — One male from Madagascar (Vau-
ban, CH 56) with a carapace length of 88 mm
(mnhn-as 457) has been selected as the holotype.
The ovigerous female from the same station with
a carapace length of 83 mm (mnhn-as 458) is the
allotype. The remaining specimens are the para-
types.
Description — Carapace smooth, pubescent.
Except for the furrows, abdomen almost entirely
without pubescence.
Rostrum reaching distinctly beyond the end of
the antennular peduncle, being slightly longer
than the distance between the orbit and the
postcervical groove. Proximally curved down-
wards and upwards after it passes the end of
the scaphocerite. Latéral carina well-developed,
extending from the apex of the rostrum and
continuing along the ventro-posterior orbital
margin. Lower margin with one tooth near the
level of the apex of the scaphocerite. Two dorsal
rostral carinae diverging behind the end of the
rostrum, bearing a pair of teeth over the orbit,
pointing anterodorsally and slightly outwards.
Three pairs of postrostral teeth behind the orbit
directed anterodorsally, but not outwards. Sur¬
face between the two dorsal rostral carinae
concave, with a furrow between the pre- and
postorbital pairs of teeth.
A well-developped dorsal cardiac ridge behind
the postcervical groove, with a pair of forwardly
directed spines anteriorly. Two rows of spinules
along the cardiac ridge between the postcervical
Source : MNHN, Paris
Fig. 3a-b. — Metanephrops mozambicus sp. nov., holotype <J 88 mm, Vauban, Madagascar, CH 56, 395-410 m (mnhn-as 457) :
a, carapace, dorsal view ; b, abdomen, dorsal view.
Fig. 3c-d. — Metanephrops andamanicus (Wood-Mason), Ç 68 mm, Musorstom 3, Philippines, Stn 123, 700-702 m (mnhn-as
452) : c, carapace, dorsal view ; d, abdomen, dorsal view.
Source : MNHN, Paris
298
E. MACPHERSON
groove and the posterior margin, without a
furrow between the rows.
Antennal spine large with outer margin convex,
directed anteriorly and dorsally, nearly reaching
the end of the eyes. Three small postorbital
spines between the postrostral tooth and the
antennal spines, the largest at the level of the
second postrostral spine.
Cervical groove distinct, starting below the
antennal spine and curving upwards just before
the hepatic spine. Postcervical groove pubescent,
very distinct. Upper part doser to the posterior
border of the carapace than to the postorbital
margin. Lower portion curving anteriorly below
the hepatic spine and then upwards, merging
with the cervical groove. Latéral surface of the
carapace bearing three conspicuous latéral ridges
behind the postcervical groove. Upper ridge
granulate, situated slightly upper end of the
cervical groove, the anterior portion terminating
in a small spine. Middle ridge thicker than the
other two ridges, located at a level between the
postorbital and antennal spines, also terminating
in a small spine ; no conspicuous granules along
the ridge. Lowest ridge smooth, convex ven-
trally, reaching the postcervical groove behind
the hepatic spine, and ending in a small spine
similar in size to those of the other two ridges.
Latéral and posterior margins broadened.
Antennal peduncle slightly overreaching the
antennular peduncle.
Scaphocerite Iaminar, outer margin slightly
convex. Anterior and inner margins rounded,
with long setae. A minute tooth on the anterior
end of the outer margin.
Eyes large and subspherical, diameter approxi-
mately equal to scaphocerite length.
Third maxilliped overreaching the end of the
scaphocerite by the length of the dactylus.
First pereiopods subequal, the left chela being
slightly longer than the right. Ischium smooth.
Merus rather triangular, dorsal border bearing
minute granules. Inner and dorsal margins termi¬
nating anteriorly in a strong spine, outer margin
ending in a rounded point. Carpus subcylindri-
cal, about one-half merus length, covered with
small granules, and bearing a small spine medially
on the outer surface, one large spine on the
anterior end of the outer margin, and another on
the anterior edge of the dorsal border. Palms of
chelae bearing five longitudinal granulate or
denticulate ridges, without spines. Fingers dorso-
ventrally flattened, ending at the same level, with
minute granules, each tip terminating in a sharp,
inwardly curving tooth. Cutting edges with a
single row of denticles, those on the movable
finger smaller. One well-developed tooth on the
proximal half of the fixed finger. Basal portion of
the cutting edge of the movable finger fringed
with setae. Fixed finger with setae on the
proximal two-thirds of the cutting edge. Some-
times a médial brush of setae along the proximal
half of the free finger ventrally.
Other pereiopods smooth and subcylindrical.
Second pereiopod overreaching the apex of the
rostrum by about the length of the fingers. Third
pereiopod slightly overreaching the second. Fourth
pereiopod overreaching the second by the length
of the dactylus. Fifth pereiopod barely surpas-
sing the end of the scaphocerite. Chelae of
second and third pereiopods, dactylus of fourth,
and subchela of fifth with rows of setae.
Terga of abdominal segments with smooth
articular surfaces and lacking a carina on the
médian line. Non-articular surfaces smooth, with
transverse, pubescent grooves. Non-articular sur¬
face of first somite with a small, short, transverse
groove laterally. Second and third somites with a
well-developed groove extending medially from
near the hinge with the posterior segment almost
to the midline ; the grooves on the fourth and
fifth segments extending a shorter distance lat¬
erally. Sixth segment without grooves. Distinc¬
tion between tergum and pleura well-marked on
the 2nd to 5th segments. Lower borders of terga
forming a ridge extending from hinge to hinge.
Pleura of second segment broad and acutely
pointed posteriorly. Third to fifth pleurae acute
but less broad, decreasing in size posteriorly.
Sixth tergite bearing a triangular élévation armed
with a spine on each antérolatéral portion.
Central région of sixth segment with a médial
spine on the posterior margin. A spine on the
postérolatéral angle of the tergite.
Telson subrectangular. Latéral and posterior
margins slightly concave. Postérolatéral angles
with well-developed single spines. Dorsal surface
with two acute spines on the proximal quarter.
Centre of dorsum occupied by a triangular
dépréssion with the apex directed anteriorly.
Basal segment of uropod bearing a spine.
Latéral border of exopodite and endopodite
ending in an acute spine. Posterior margin of
caudal fan fringed with long setae.
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
299
First pleopod strong, subcylindrical, curved
anteriorly and ventrally, and produced into an
acute process. Other pleopods well-developed
and biramose.
Remarks. — Metanephrops mozambicus belongs
to the “ japonicus ” group of the genus (Jenkins,
1972; Chan & Yu, 1987), characterized in that
the carapace is smooth between the ridges,
except for several large spines. The chela of the
first pereiopod is heavily ridged and spinulose,
and the surface of the abdominal tergites is
conspicuously sculptured.
Among the species of the group (M. formosa-
nus, M. japonicus, M. sagamiensis, and M.
andamanicus), the closest is M. andamanicus
(Wood-Mason, 1892), with which it has often
been confused. However, examination of numer-
ous specimens of M. andamanicus (see above)
has shown these two species to be clearly
differentiated by :
(a) Abdominal segments densely covered with
short hairs in M. andamanicus, this pubescence
practically absent in the new species. Carapace
also more pubescent in M. andamanicus.
(b) 2nd to 5th abdominal segments clearly
carinate along the médian line and sculptured in
M. andamanicus ; midline clearly smooth and
segments less sculptured in M. mozambicus.
(c) Dorsal surface of rostrum between latéral
rostral carinae at the level between the two pairs
of rostral spines bearing a distinct groove in the
new species ; rostrum in M. andamanicus more
compressed without a groove between rostral
carinae.
(d) Rostrum more downwardly directed in M.
andamanicus than in the new species.
(e) Rostral and postrostral teeth more out-
wardly directed in M. andamanicus than in M.
mozambicus.
(0 Spines on the carapace more acute and
developed in the new species than in M. andama¬
nicus.
(g) Carinae behind postcervical groove spinier
in the new species.
Size. — The males examined ranged between
45 and 88 mm (carapace length). The females
ranged from 37 to 83 mm. Berry (1969) reported
the onset of sexual maturity to take place at
around 47 mm (carapace length excluding the
rostrum) in females. The length of the longest
specimens (total length, rostrum-telson) caught
in the Mozambique Channel was 205 mm (male)
and 200 mm (female).
Colour. — Carapace and abdomen pinkish.
Chelae banded with pink.
Distribution. — This species is distributed
along the continental shelf and slope from Natal
to Kenya on muddy bottoms at depths between
200 and 750 m. Nevertheless, maximum concen¬
trations are located between 400 and 500 m
(Berry, 1969 ; Crosnier & Jouannic, 1973 ;
Holthuis, 1984; von Cosel, 1987). Females
carry from 600 to 1 400 eggs. Hatching of eggs
has been recorded from Mardi until July, with a
peak in May (Berry, 1969). Von Cosel (1987)
found the major share of ovigerous females
between 350-450 m during December-January,
with the proportion of males and non-ovigerous
females increasing in deeper waters.
Metanephrops neptunus (Bruce, 1965)
Nephrops neptunus Bruce, 1965 : 274, pis 13-15 ;
1966b : 256. — Jenkins, 1972 : 163. —
Burukovsky, 1974 : 110 (key) (ed. 1983 : 155).
Metanephrops neptunus - Jenkins, 1972 : 171. —
Phillips et al., 1980 : 65. — George, 1983 :
19. — Chan & Yu, 1987 : 184 (key).
Material examined. Indonesia (Makassar).
Corindon II : stn. 214, 0°31.4' N-117°50.1' E,
595m, 01.11.1980 : 1 Ç ov. 119mm (mnhn-as
257).
Remarks. — The specimen from the Makassar
Strait agréés with the original description and
figures. This species is readily distinguished from
the other species of the genus due to the
armature of the carapace, the région between the
postrostral carinae being heavily spinulose.
The specimens described by Bruce were caught
in the South China Sea at 740-805 m. This new
occurrence off Indonesia extends its distribution
range southwards.
Metanephrops sinensis (Bruce, 1966)
Nephrops sinensis Bruce, 1966a : 155, pis 10-12;
1966b : 284. — Kabata, 1966 : 10. — Jenkins,
Source : MNHN, Paris
300
E. MACPHERSON
1972 : 163. — Burukovsky, 1974 : 111 (key)
(ed. 1983 : 158).
Metanephrops sinensis - Jenkins, 1972 : 171. —
Phillips et al., 1980 : 65. — Chan & Yu, 1987 :
184 (key).
Material examined. — Philippines. Musors-
tom 1 : stn 42, 379-407 m : 1 c? 32 mm ; 1 $
26 mm (mnhn-as 375).
Musorstom 2 : stn CP 26, 299-320 m : 6 S 47
to 66 mm ; 2 $ 39 to 55 mm (mnhn-as 374). —
Stn CP 74, 300-370 m : 1 S 52 mm (mnhn-as
371). — Stn CP 75, 300-330 m : 1 $ 63 mm ; 1 $
53 mm (mnhn-as 373). — Stn CP 83, 318-320 m :
1$ 48 mm ; 1 $ ov. 67 mm (mnhn-as 369).
Musorstom 3 : stn CP 119, 320-337 m : 12 <J
43 to 68 mm ; 6 $ 43 to 66 mm ; 5 9 ov. 47 to
50 mm (mnhn-as 372). — Stn CP 125, 388-404 m :
9 S 32 to 63 mm ; 6 $ 26 to 61 mm (mnhn-as
370).
Remarks. — Bruce (1966a) gave a clear and
complété description of the species. M. sinensis
is closely related to M. thomsoni (Bâte) from
the Western Pacific (see below) in view of
the transverse furrows présent on the 2nd to
5th abdominal tergites and the weakly ridged
and finely granulate chelae of the first pereio-
pods. The transverse furrow on the first abdomi¬
nal tergite, absent in M. thomsoni, is difficult to
discem in juvéniles. The other spécifie characters
are constant in ail the specimens examined.
This species has so far been found only on the
edge of the continental shelf south of the Gulf of
Tonkin (203-396 m). The specimens from the
Philippines were collected at depths between 299
and 407 m.
Metanephrops thomsoni (Bâte, 1888)
Nephrops thomsoni Bâte, 1888 : 185 (in part, only
male), pl. 25, fig. 1, pl. 26. — Stebbing, 1893 :
202. — Hutton, 1904 : 253. — Estampador,
1937 : 497 ; 1959 : 43. — Yoshida, 1941 : 34,
pl. 10, fig. 2. — Liu & Hsu, 1963 : 309. —
Kubo, 1965 : 629, fig. 1030. — Chang, 1965 :
48, unnumbered figure. — Bruce, 1966a :
164; 1966b, 284; 1966c : 535. — Jenkins,
1972 : 162. — Kim & Park, 1972 : 210. —
Burukovsky, 1974 -.111 (key) (ed. 1983 : 156).
— Miyaké, 1975 : 106, unnumbered figure. —
Kim, 1977 : 346, figs 155, 156, pis 38, 77. —
Motoh et al., 1978 : 22. — Sakai, 1978 : 8,
fig. 3.
Nephrops thomsoni - de Man, 1916 : 96, 99.
Nephrops tomsoni - Alcock, 1902 : 147.
Nephropsis thomsoni - Anonymous, 1954 : 756,
fig. 2178. — Tung et al., 1958 : 166.
Metanephrops thomsoni - Jenkins, 1972 : 171. —
Uchida & Dotsu, 1973 : 23, figs 1-7. —
Phillips et al., 1980 : 65. — Miyaké, 1982 :
77, pl. 26, fig. 2. — Baba, 1986 : 151, 280, fig.
102. — Chan & Yu, 1987 : 184 (key).
not Nephrops thomsoni - Bâte, 1888 : 185 (in
part, only female), pl. 25, fig. 2 [= M.
challengeri (Balss, 1914)].
Material examined. — Philippines. Musors¬
tom 1 : stn 10, 187-205 m : 1 <? 24 mm ; 2 $ 55
and 63 mm (mnhn-as 399, 420). — Stn 11, 217-
230 m : 9 S 36 to 64 mm ; 11 $ 34 to 63 mm
(mnhn-as 384, 391, 393). — Stn 12, 187-210 m : 3
c? 57 to 68 mm ; 1 $ 40 mm (mnhn-as 383). —
Stn 20, 208-222 m : 1 58 mm ; 3 $ 44 to
68 mm ; 1 Ç ov. 56 mm (mnhn-as 397). — Stn 21,
174-223 m : 2 $ 68 and 70 mm (mnhn-as 395). —
Stn 24, 189-209 m : 1 Ç 33 mm (mnhn-as 417). —
Stn 25, 191-200 m : 1 $ 66 mm (mnhn-as 388). —
Stn 26, 189 m : 1 juv. 13 mm (mnhn-as 421). —
Stn 30, 177-186 m : 2 Ç 26 and 33 mm (mnhn-as
413). — Stn 31, 187-195 m : 1 juv. 14 mm ; 1 $
32 mm (mnhn-as 415). — Stn 32, 184-193 m :
2 (J 39 and 69 mm (mnhn-as 402). — Stn 34,
188-191 m : 1 33 mm (mnhn-as 416). —
Stn 35, 186-187 m : 1 $ 35 mm (mnhn-as 418). —
Stn 40, 265-287 m : 1 $ 30 mm (mnhn-as 419). —
Stn 69, 187-199 m : 1 Ç 34 mm (mnhn-as 414). —
Stn 51, 170-200 m : 1 $ 66 mm ; 2 Ç 56 and
62 mm (mnhn-as 403). — Stn 65, 194-202 m : 1 S
56 mm (mnhn-as 392).
Musorstom 2 : stn CP 1, 188-198 m : 1 S
44 mm (mnhn-as 406). — Stn CP 2, 184-186 m :
1 $ ov. 67 mm (mnhn-as 422). — Stn CP 10, 188-
195 m : 1 <? 58 mm ; 1 $ 46 mm ; 3 $ ov. 57 to
62 mm (mnhn-as 404). — Stn CP 11, 194-196 m ;
4 $ 47 to 62 mm ; 1 2 ov. 53 mm (mnhn-as 401).
— Stn CP 13, 193-200 m : 1 Ç ov. 67 mm (mnhn-
as 389). — Stn CP 18, 188-195 m : 5 S 45 to
68 mm ; 1 $ ov. 63 mm (mnhn-as 396). — Stn CP
19, 189-192 m : 1 $ 72 mm (mnhn-as 424). — Stn
CP 63, 215-230 m : 1 g 62 mm (mnhn-as 423). —
Stn CP 64, 191-195 m : 2 $ 50 and 62 mm
(mnhn-as 382). — Stn CP 66, 192-209 m : 3 S 37
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
301
to 56 mm ; 2 $ ov. 55 and 65 mm (mnhn-as 380,
381 ) _ Stn CP 67, 193-199 m : 1 9 13 mm (mnhn-
as 408). — Stn CP 72, 182-197 m : 1 $ 43 mm
(mnhn-as 405).
Musorstom 3 : stn CP 86, 187-192 m : 1 $ ov.
70 mm (mnhn-as 385). — Stn CP 87, 191-197 m :
3 36 to 63 mm ; 3 Ç 55-72 mm ; 1 9 ov. 57 mm
(mnhn-as 400). — Stn CP 91, 190-203 m : 1 juv.
13 mm ; 1 S 36 mm ; 1 $ ov. 57 mm (mnhn-as
378, 409). — Stn CP 92, 224 m : 1 <3 62 mm ; 2 $
ov. 67 and 73 mm (mnhn-as 386). — Stn CP 98,
194-205 m : 2 S 56 and 59 mm (mnhn-as 387). —
Stn CP 99, 196-204 m : 1 juv. 13mm; 1 S
54 mm; 4 Ç ov. 56 to 61 mm (mnhn-as 390,
412). — Stn CP 101, 194-196 m : 1 S (broken) ; 1
54 mm (mnhn-as 407, 379). — Stn CP 103,
193-200 m : 2 juv. 14 and 15 mm; 3 c? 64 to
69 mm ; 2 Ç 40 and 66 mm ; 3 Ç ov. 59 to 70 mm
(mnhn-as 377, 411). — Stn CP 120, 219-220 m :
1 juv. 18 mm ; 4 S 49 to 59 mm ; 3 $ ov. 57 to
65 mm (mnhn-as 376, 410). — Stn CP 143, 205-
214 m : 1 60 mm (mnhn-as 394).
Taiwan : 1 37 mm ; 1 $ 55 mm (mnhn-as
344) (D.-A. Lee leg.).
Remarks. — The characters are constant in
the specimens examined and agréé quite well
with the description and illustrations given by
the different authors.
This species has been recorded from the
Philippines and Taiwan, the China Sea to Japan,
and the Tasman Sea. Depths between 50 and
509 m.
Genus NEPHROPSIS Wood-Mason, 1873
The genus comprises thirteen species, five of
which are found in the Atlantic Océan : N.
agassizii A. Milne Edwards, 1880; N. aculeata
Smith, 1881; N. atlantica Norman, 1882; N.
rosea Bâte, 1888 ; and N. neglecta Holthuis,
1974. Eight more species are indigenous to the
Pacific and Indian océans : N. stewarti Wood-
Mason, 1872; N. carpenteri Wood-Mason, 1885;
N. suhmi Bâte, 1888; N. occidentalis Faxon,
1893 ; N. ensirostris Alcock, 1901 ; N. malhaensis
Borradaile, 1901 ; N. acanthura sp. nov. ; and N.
sulcata sp. nov.
500 1000 1500 2000 2500 3000
N. ensirostris ,-«
N. agassizii ►- -
N. suhmi -----
N. occidentalis ■--
N. acanthura *--
N. stewarti
N. rosea
N. carpenteri
N. aculeata
N. neglecta
N. malhaensis
N. sulcata --•
N. atlantica -- -
Fig. 4. - Depth distribution of the species of the genus Nephropsis depth in meters).
Source : MNHN, Paris
302
E. MACPHERSON
The species of the genus Nephropsis normally
dwell on muddy bottoms, generally at depths
greater than 400 m, although the depth range is
quite broad (Figure 4). The species inhabiting
the shallowest depths is N. aculeata, reported to
occur in waters shallower than 100 m (Holthuis,
1974), and N. agassizii is the species dwelling at
the greatest depths (2 867 m). In the Indian and
Pacific océans N. carpenteri dwells in the shal¬
lowest waters (250-503 m), N. suhmi in the
deepest (786-1 900 m).
Holthuis (1974) published a complété descrip¬
tion of the genus and a comprehensive révision
of Atlantic species, calling attention to a large
number of new spécifie characters. This paper
présents a review of the rest of the species of the
genus reported in the Indian and Pacific océans,
in order to complété the révision of the genus.
Key to the species of the genus Nephropsis
1. Rostrum without latéral spines. N. ensirostris
— Rostrum with latéral spines. 2
2. Exopod of uropod with a diaeresis. 3
— Exopod of uropod without a diaeresis . 4
3. Dactylus of fifth pereiopod less than one-half propodus length ; in adult
specimens the distance between the orbital border and the postcervical
groove around twice the distance between the postcervical groove and
the posterior border of the carapace. N. agassizii
— Dactylus of fifth pereiopod more than one-half propodus length ; in
adult specimens the distance between the orbital border and the
postcervical groove is 1.5 times the distance between the postcervical
groove and the posterior border of the carapace. N. suhmi
4. Dorsal surface of telson with a well-developed spine. 5
— Dorsal surface of telson without spines. 6
5. Anterior border of second abdominal pleura clearly convex, ending in a
short, acute point; no postsupraorbital spine. N. occidentalis
— Anterior border of second abdominal pleura slightly convex, ending in
a long, acute point ; postsupraorbital spine sometimes présent.
. N. acanthura
6. Rostrum with one pair of latéral spines. 7
— Rostrum with two pairs of latéral spines. 10
7. Abdomen without a médian carina . N. stewarti
— Abdomen with a médian carina. 8
8 . Distance between the supraorbital spine and the gastric tubercle around
two-thirds the distance between the gastric tubercle and the postcervical
groove ; a postsupraorbital spine behind the supraorbital spine....
. N. rosea
— Distance between the supraorbital spine and the gastric tubercle equal
to or less than one-half the distance between the gastric tubercle and the
postcervical groove ; no spine behind the supraorbital spine. 9
9. Carpus of second pereiopod shorter than the palm ; length of rostrum
one-third the rest of carapace (not including rostrum itself) .
. N. carpenteri
— Carpus of second pereiopod longer than the palm ; length of rostrum
slightly less than one-half the rest of carapace. N. aculeata
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
303
10. Anterior margin of abdominal pleura without spines. A. neglecta
— Anterior margin of at least the second abdominal pleuron with a strong
spine. 11
11. Abdomen without a médian carina . A. malhaensis
— Abdomen with a médian carina. 12
12. Rostrum with a médian groove clearly overreaching the anterior pair of
latéral spines ; distance between the supraorbital spine and the gastric
tubercle one-half the distance between the gastric tubercle and the
postcervical groove. A. sulcata
— Rostrum with a médian groove that does not overreach the anterior
pair of latéral spines ; distance between the supraorbital spine and the
gastric tubercle around two-thirds the distance between the gastric
tubercle and the postcervical groove. A. atlantica
Nephropsis ensirostris Alcock, 1901
Figs 5 a, 6, 8 a-b, 16 a
Nephropsis ensirostris Alcock, 1901a : 158 (key),
162, pl. 1, fig. 2. — Alcock & McArdle,
1902 : pl. 58, figs 1, 1 a. — Lloyd, 1907 : 4. —
de Man, 1916 : 97, 112 (key). — Bouvier,
1917 : 20. — Balss, 1925 : 208. — Buru-
kovsky, 1974 : 109 (key) (ed. 1983 : 153). —
Phillips et al., 1980 : 66.
Nephropsis suhmi - Ramadan, 1938 : 125 (in
part, only Stn 33) (not Bâte, 1888).
Material examined. — Philippines. Musors-
tom 1 : stn 44, 592-610 m : 2 $ ov. 26 and 27 mm
(mnhn-as 496, 499).
Musorstom 2 : stn CP 24, 640-647 m : 1 $
15 mm (mnhn-as 498). — Stn CP 25, 520-550 m :
2 $ 22 and 28 mm (mnhn-as 502). — Stn CP 82,
550 m : 1 Ç 31 mm (mnhn-as 501).
Musorstom 3 : stn CP 122, 673-675 m : 1 S
21 mm (mnhn-as 500. — Stn CP 123, 700-702 m :
2 $ 17 and 26 mm (mnhn-as 495). — Stn CP
128, 815-821 m : 2 <3 25 and 26 mm ; 1 Ç 34 mm
(mnhn-as 494).
Albatross : stn 5487, 10°02'45" N-125°05'33" E,
1318 m, 31.07.1909 : 1 S 19 mm ; 1 $ 23 mm
(usnm).
Indonesia. Corindon 2 : stn CH 201, 01 o ll' S-
117°06' E, 21 m, 30.10.1980 : 1 $ 12 mm (mnhn-
as 505). — Stn CH 214, 00°31' N-117°50' E,
595 m, 01.11.1980 : 1 20 mm (mnhn-as 504).
Corindon 4 : stn 2-1, 03°18' S-128°16' E, 315-
483 m, 14.04.1981 : 1 $ 25 mm (mnhn-as 497).
Sri Lanka. Safari 2 : stn CP 06, 08°11'N-
79°03' E, 1 035 m, 28.07.1981 : 2 35 and 40 mm
(mnhn-as 503).
Gulf of Aden. John Murray exp. : stn 33,
13°41'00" N-48°17'00" E, 1 295 m, 15.10.1933 :
1 $ 10 mm (bmnh 1937.12.7.210-215).
Description. — Carapace finely granulate.
Rostrum without latéral spines. Rostral length
between one-half and two-thirds the length of
the rest of the carapace (not including the
rostrum itself), in some small specimens as long
as the rest of the carapace. Each subdorsal
carina bearing two spines, one near the base of
the rostrum and the other just anterior to the
gastric tubercle. Some more or less acute granules
between these two spines. Médian groove over¬
reaching the midpoint of the rostrum. Gastric
tubercle located slightly doser to the orbital
border than to the postcervical groove. Supra¬
orbital and antennal spines well-developed and
similar in size. Postsupraorbital spine smaller
than these and located at the level of the
proximal subdorsal spine. Grooves on carapace
distinct. Postcervical groove deep, passing the
dorsal midline of the carapace. Faint carinae
présent behind the postcervical groove. A pair of
dorsal spines just behind the postcervical groove.
Distance between the orbital border and the
postcervical groove a little less than twice the
distance between the postcervical groove and the
posterior border of the carapace.
Abdomen pubescent, particularly in the grooves.
Abdominal tergites on lst to 5th segments with a
conspicuous transverse groove. A dorsal carina
on the abdominal tergites, barely distinct on the
Source : MNHN, Paris
304
E. MACPHERSON
FlG ' 5 's»n n« e s^ 0f / he carap ?“; d P rsal view ; a - Nephropsis ensirostris Alcock, 5 34 mm Musorstom 3 Philinnines
506) ; S,’ A ocî'ZLTFâxon ? îj'nfm'Pem Sm (usnm’ lS)”’ 'ï 1a 5 agascar .' CH ‘ 3I ’ 1 49 °-' 600 m (mnhn-as
cm 000 605 m (mnhn-as 435), f, N. carpenter, Wood-Mason, 30 mm, Bay of Bengal, 357 m (bmnh 1894 5.4.4)!
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
305
2nd and 3rd segments. Anterior and posterior
borders of pleura granulate, spineless, termi-
nating in a long, acute point. Anterior border of
pleura of second segment more convex than
those of the pleura on the remaining segments.
Chelipeds with little pubescence. Carpus with
a strong anterodorsal and anteroventral spine,
an inner dorsal spine at mid-length, an outer
spine on terminal half, and a strong spine on
inner border near palmar articulation. Carpus of
second pair of pereiopods sligthly longer than
the palm. Hand of third pereiopod 1.5 times
carpus length. Dactylus of fourth and fifth
pereiopods about two-thirds propodus length.
Coxa of second pereiopod of males and
females with a rounded process. Coxa of third
pereiopod of males with a process bearing a
long, curved spine.
Incision on anterior border of thelycum of
females rather shallow, hence thelycum not
bilobate. Posterior incision broad and deep.
Exopodite of uropod with a distinct but
incomplète diaeresis. External border of exopod
and endopod terminating in a spine.
Remarks. — N. ensirostris is readily distin-
guishable from the other species of the genus on
account of the absence of latéral spines on the
rostrum.
Ramadan (1938), in his study of the Astacura
from the John Murray Expédition, mentionned a
specimen (Stn 33) without spines on the rostrum
or on the anterior borders of the abdominal
pleurae. Comparison of this specimen (classified
as N. suhmi ) with the specimens of N. ensirostris
examined showed them to be conspecific, the
specimen from that station in fact being a
juvénile of N. ensirostris.
Size. — The males examined ranged from 17
to 40 mm long, the females from 10 to 34 mm.
Ovigerous females from 26 mm.
Fig. 6. — Nephropsis ensirostris Alcock, $ 34 mm, Musorstom 3, Philippines, Stn 128, 815-821 m (mnhn-as 494) : a, second
pereiopod ; b, third pereiopod ; c, fourth pereiopod.
Source : MNHN, Paris
306
E. MACPHERSON
Distribution. — Known from the Gulf of
Aden, Arabian Sea, northem Laccadive Sea,
south of Sri Lanka, Bay of Bengal, Andaman
Sea, Indonesia and the Philippine Islands. Depths
between 315 and 1 300 m.
Nephropsis suhrni Bâte, 1888
Figs 5 b, 7 d-f, 8 c-d, 16 b
Nephropsis suhmi Bâte, 1888 : 181, pl. 13, fig. 3,
pl. 24, fig. 2. — Anderson, 1897 : 96. —
Ramadan, 1938 : 125 (in part, only Stn. 62
and 158). — Burukovsky, 1974 : 109 (key)
(ed. 1983 : 154). — Phillips et al., 1980 : 66.
Nephropsis Suhmi - Alcock, 1899 : 33 ; 1901a :
158 (key), 163. — de Man, 1916 : 97, 112
(key), 114. — Bouvier, 1917 : 21. — Balss,
1925 : 208.
Nephrosis orientalis Bâte, 1888 : 171, 175 (nomen
nudum).
Material examined. — Madagascar. Vau-
ban : CH 126, 17°50'S-43°07'E, 1475-1 530 m,
16.01.1975 : 4 24 to 59 mm ; 6 Ç 26 to 47 mm
(mnhn-as 507). — CH 131, 13°46'S-47°33'E
1 490-1 600 m, 20.01.1975 : 2 36 and 43 mm ;
4 $ 25 to 33 mm (mnhn-as 506). — CH 141,
13°40.3' S-47°32.5' E, 1 600-1 725 m, 28.02.1975 :
1 Ç 28 mm (mnhn-as 508).
New Caledonia. Biocal : stn CP 69, 23°52' S-
167°58' E, 1 220-1 225 m, 03.09.1985 : 1 $ 31 mm
(mnhn-as 509).
Biogeocal : stn CP 238, 21°27.64' S-166 0
23.41'E, 1 260-1 300 m, 13.04.1987 : 1 ^ 39 mm
(MNHN-AS 529).
Indonesia. Challenger : stn 191, 05°41'S-134°
4'30" E, 1 464 m, 23.09.1874 : 1 juv., holotype,
10.1 mm (bmnh 88.22).
Arabian Sea. John Murray exp. : stn 62
22°53'30" N-64°56'10" E, 1 893 m, 18.11.1933 :
4 S 9 to 26 mm ; 6 Ç 9 to 24 mm (bmnh 1937.12
7.210-215).
Maldive Sea. John Murray exp. : stn 158
4°42'30" N-72°42'30" E, 786-1 170 m, 7.04.1934 :
1 $ 8mm (bmnh 1937.12.7.210-215).
Australia. Cidaris 1 : stn 18-1, 17°45 44'S-
148°01.03'E, 1 132-1 147m, 10.05.1986 : 1
38 mm. — Stn 30-2, 17°18.96'S-147°l 1 16'E
1 402-1 406 m, 12.05.1986 : 1 $ 33 mm. - Stn 30-
4, 17°19.12'S-147°11.20'E, 1 285-1 403m, 12.
05.1986 : 1 45 mm. — Stn 32-2, 17°05.89' S-
147° 11.85' E, 1 517-1 539 m, 13.05.1986 : 4 31
to 46 mm ; 1 $ 22 mm. — Stn 35-3, 16°50.83' S-
147°10.61'E, 1 607-1 609m, 13.05.1986 : 1 0
22 mm. — Stn 35-4, 16°54.54' S-147°14 35' E
1 473-1 590 m, 14.05.1986 : 2 $ 33 and 37 mm
(jcu).
Description. — Carapace covered with nu-
merous granules of varying size, more numerous
on the anterior half and more developed in
adults than in juvéniles. Rostrum bearing two
pairs of strong latéral spines, sometimes one or
two additional spines as well. Terminal pair
located somewhat behind the midpoint of the
rostrum. Médian groove failing to reach the
distal pair of latéral spines. Rostral length more
than one-half the length of the rest of the
carapace. Distance between the orbital border
and the postcervical groove about 1.5 times the
distance between the postcervical groove and the
posterior border of the carapace (sometimes a
little longer in the smallest specimens examined).
Each subdorsal carina with two-three spines and
several granules. Gastric tubercle doser to the
supraorbital spine than to the postcervical groove.
Supraorbital spine well-developed. Postsupraor-
bital spine présent (in the holotype on the left
side only), placed somewhat in front of the
gastric tubercle. Usually a small spine présent
behind the postsupraorbital spine.
Conspicuous grooves on carapace. Postcervi¬
cal groove deep, Crossing the dorsal midline.
Carinae posterior to the postcervical groove
indistinct.
Abdominal segments bearing some granules
smaller than those on the carapace. Some tufts of
short setae scattered on the dorsa of the tergites.
Abdominal tergites on lst to 5th segments with a
distinct transverse groove dorsally that is discon-
tinuous medially. Abdominal pleura of 2nd to
5th segments slightly convex, with a well-devel-
oped spine terminating in a long, acute point on
the anterior border, occasionally absent on the
fifth segment.
Chelipeds bearing numerous granules on ail
articles together with long setae, more densely
packed on the Angers. Carpus with a well-devel-
oped anterodorsal spine. Outer surface of carpus
bearing several spines (the anteriormost the
strongest) medially and another spine on the
anteroventral angle. Inner surface with a spine
on the anteroventral angle and another medially
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
307
Fig. 7a-c. - Nephropsis agassizii A. Milne Edwards, $ 42 mm, Gulf of Mexico (usnm 173390) : a, second pereiopod ; b, third
pereiopod ; c, fïfth pereiopod.
F,o. 7d-f. - Nephropsis suhmi Bat,. 5 33 mm, Vaut an, Madagascar, CH 131, 1490-1 600 m <mnhn-«s 506) : d, second
pereiopod ; e, third pereiopod ; f, fifth pereiopod.
Source : MNHN, Paris
308
E. MACPHERSON
below the upper border. Distal half of upper
border with a row of spines differing in size.
Inner anterior angle bearing a spine. Hand
somewhat less than twice as long as high. Carpus
of second pereiopod more than two-thirds hand
length. Carpus of third pereiopod somewhat
more than one-half hand length. Dactyli of
fourth and fifth pereiopods somewhat more than
one-half propodus length.
Coxal process on second pair of pereiopods of
males and females terminating in a more or less
acute angle. Coxal process on third pair of
pereiopods terminating in three to five well-devel-
oped teeth in males, in a single tooth in females.
Thelycum of females located between the
fourth pair of pereiopods and bearing a deep
médian furrow over the entire length. The two
lobes on the anterior border rather indistinct. A
broad, triangular incision on the posterior por¬
tion.
Granules on outer surface of exopod and
endopod of uropod. Exopod lacking a diaeresis.
Remarks. — N. agassizii Smith, from the
Northwest Atlantic, is the closest species to N.
suhmi (Fig. 7). These two species differ from the
other species of the genus in lacking a diaeresis
on the exopod of the uropod. N. agassizii (1 g,
rmnh 26371 ; 1 Ç, 1 d 1 , rmnh 30406 ; 1 Ç, rmnh
29412 ; 1 $, rmnh 29408 ; 1 ? ov„ rmnh 29508 ;
2 $, 1 <y, rmnh 29406 ; 1 1 $, usnm 173390) is
readily différentiable from N. suhmi by such
features as :
(a) Dactylus of fifth pereiopod more than one-
half propodus length in N. suhmi, less than one-
half in N. agassizii.
(b) In adult specimens (> 30 mm carapace
length) the distance between the orbital margin
and the postcervical groove about 1.5 times the
distance between the postcervical groove and the
posterior margin of the carapace in N. suhmi,
about 2 times in N. agassizii.
Size. — The holotype measures 10.1 mm in
length (rostrum 4.3 mm). The males examined
ranged from 9 to 59 mm, the females from 8 to
47 mm.
Distribution. — The species has been reported
from Indonesia, New Caledonia, Arabian Sea,
Maldive Is., and Madagascar. Depths between
786 and 1 893 m.
Nephropsis occidentalis Faxon, 1893
Figs 5 c, 8e-f, 9a-c, 16 c
Nephropsis occidentalis Faxon, 1893 : 195 ; 1895 :
127, pl. D, figs 1, 1 a, 1 b. — de Man, 1916 :
97 (key). — Bouvier, 1917 : 20 (key). —
Balss, 1925 : 208. — Bahamonde, 1959 : 224,
figs 1-4; 1963 : unnumbered page. — Man¬
ning, 1970 : 867, figs 1-3; 1982 : 359,
unnumbered figure. — del Solar, 1972 : îo!
— Burukovsky, 1974 : 109 (key) (ed. 1983 :
154). — Retamal, 1977 : 359, unnumbered
fig. ; 1981 : 17, fig. 45. — Luke, 1977 : 22. —
Phillips et al., 1980 : 66. — Wicksten &
Mendez, 1982 : 110.
Material examined. — Mexico. Albatross ■
stn 3418, 16°33'N-99°52'30"W, 1221m, 11 . 04 !
1891 : 1 (J 43 mm ; 1 $ 47 mm (syntypes, rmnh
25623).
Peru. 10°45.8' S-78°36.4' W, 824 m, 15.05.1971 :
1 $ 43 mm ; 1 $ 46 mm (rmnh 27212). —
03°51' S-81°18' W, 800 m, 01.1971 : 2 $ 38 and
43 mm (usnm 170556).
Description. — Carapace subsmooth, pubes-
cent. Rostrum less than one-half the length of
the rest of the carapace. A single pair of latéral
spines placed midway along the rostrum. Rostral
médian groove overreaching the level of the
latéral spines without overreaching the terminal
third of the rostrum. Subdorsal carinae granu-
late. Supraorbital spine présent, somewhat smaller
than the latéral rostral spines in size. No postsu-
praorbital spine. Distance between the level of
the supraorbital spines and the gastric tubercle a
little more than one-half the distance between the
gastric tubercle and the postcervical groove.
Distinct grooves and carinae on carapace. Post¬
cervical groove shallow, Crossing the dorsal
midline. Carinae behind the postcervical groove
low and faint. Distance between the orbital
border and the postcervical groove about twice
the distance between the postcervical groove and
the posterior border of the carapace.
Tergites on abdominal segments pubescent. A
médian carina on the 2nd to 6th segments.
Pleura slightly pubescent. Anterior border of
pleuron on second segment much more convex
than those on the pleura on the other segments.
Ail pleura ending in a short, acute point. Ante¬
rior borders granulate, without spines, less convex
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
309
Fig. 8a-b. — Nephropsis ensiroslris Alcock, 9 34 mm, Musorstom 3, Philippines, Stn 128, 815-821 m (mnhn-as 494) : Antenor
part of the abdomen : a, dorsal view ; b, latéral view.
Fig. 8c-d. — Nephropsis suhmi Bâte, 9 33 mm, Vauban , Madagascar, CH 131, 1 490-1 600 m (mnhn-as 506) : Antenor part of
the abdomen : a, dorsal view ; b, latéral view.
Fig. 8e-f. - Nephropsis occideniolis Fason, « 38 mm. Paru, 800 m (uSNM 170556) : Antenor part of the abdomen : e, dorsal
view ; f, latéral view.
Source : MNHN, Paris
310
E. MACPHERSON
Fig.
9d-f. — Nephropsis acanthura sp. nov., paratype (J 30 mm,
: d, second pereiopod ; e, third pereiopod ; f, fourth’
Musorstom 5, New Caledonia, Stn 323, 970 m (mnhn-as 517)
pereiopod.
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
311
than the anterior border on the second segment.
Telson bearing a strong, well-developed spine on
the centre of the basal portion.
First pair of chelipeds with long setae but not
densely pubescent. Merus with a subdistal spine
dorsally and another on the inner anterior angle.
Carpus with a long anterodorsal spine and
another, smaller, anteroventral spine. A long
spine on the inner anterior border near the
articulation. Some thick granules scattered on
the dorsal and outer margins. A strong spine
medially on the dorsal border. Carpus of second
pair of pereiopods somewhat smaller than hand
length ; carpus of third pair of pereiopods two-
thirds hand length. Dactyli of fourth and fifth
pereiopods more than one-half propodus length.
Coxal process on second pair of pereiopods of
males and females terminating in a sharp pro¬
cess. Coxae on third pair of pereiopods in males
with a triangular projection the posterior portion
of which is recurved, bearing some denticles or
spines in some specimens. Thelycum of females
raised, anterior border ending in a rounded lobe.
Posterior incision broad.
Exopod of uropod with a conspicuous, well-
developed diaeresis. Outer border of exopods
and endopods terminating in a spine.
Remarks. — N. occidentalis is similar to N.
acanthura sp. nov., the only two species of the
genus to hâve a dorsal spine near the anterior
margin of the telson. However, the two species
are differentiated by several characters (see below,
p. 312).
Size. — The males examined measured 43 mm.
The females were between 38 and 47 mm. Faxon
(1893) reported a female that measured 119 mm
total length and 51 mm carapace length.
Distribution. — West coast of America from
Mexico to Chile. Depths between 800 and
1 250 m.
Nephropsis acanthura sp. nov.
Figs 5 d, 9 d-f, lla-b, 16 d
Material examined. — Madagascar. Vau-
ban : CH 109, 22° 16.9' S-42°56' E, 1 200 m, 30.
11.1973 : 9 S 18 to 24 mm; 5 $ 15 to 26 mm
(MNHN-AS 510). — CH 142, 13°45.6' S-47°34.2' E,
1 250-1 300 m, 28.02.1975 : 1 ^ 18 mm ; 3 $ 17 to
20 mm (mnhn-as 511).
Philippines. Musorstom 1: stn CP 49, 750-
925 m : 1 (J 16 mm (mnhn-as 516). — Stn CP 54,
975-1 075 m : 1 Ç 19 mm (mnhn-as 515).
Musorstom 2 : stn CP 56, 970 m : 1 S 36 mm
(mnhn-as 546).
New Caledonia. Biocal : stn CP 31, 23°08' S-
166°51'E, 850 m : 1 Ç 26 mm (mnhn-as 514).
Chesterfield Islands. Musorstom 5 : stn CP 323,
970 m : 2 (J 26 and 30 mm ; 2 $ 19 and 30 mm
(mnhn-as 513, 517). — Stn CP 324, 970m : 2 ?
17 and 29 mm (mnhn-as 512).
Australia. Cidaris 1 : stn 3-1, 18°08.22'S-
147°48.05' E, 1 044-1 067 m, 06.05.1986 : 1 <$
32 mm. — Stn 8-1, 18°07.82' S-148°15.39' E, 1 115-
1 119m : 1 $ 28mm. — Stn 14-1, 17°49.45' S-
148°39.51'E, 990-1 006 m, 08.05.1986 : 2 S 21
and 32 mm. — Stn 15-4, 17°45.99' S-148°39.09' E,
958-964 m, 09.05.1986 : 3 S 21 to 36 mm ; 1 ? ov.
34 mm (jcu).
Types. — The male from Musorstom 2,
Stn CP 56, 36 mm (mnhn-as 546) has been
selected as holotype. The female from Biocal,
Stn CP 31, 26 mm (mnhn-as 514) is the allotype.
The other specimens are paratypes.
Description. — Carapace finely granulate and
sparsely pubescent. Rostrum with a pair of
strong latéral spines placed midway along its
length. Rostrum more than one-half the length
of the rest of the carapace. Médian groove on
rostrum terminating at the level of the latéral
rostral spines. Subdorsal carinae granulate with
some small spines on the posterior portion
placed somewhat behind the level of the supraor-
bital spine and reduced to small granules in some
specimens. Sometimes one or two small postsu-
praorbital spines or acute granules. Distance
between the level of the supraorbital spines and
the gastric tubercle around one-half the distance
between the gastric tubercle and the postcervical
groove. Postcervical, cervical, and hepatic grooves
distinct, the postcervical groove passing the
dorsal midline. Carinae on the posterior portion
of the carapace poorly developed. Distance
between the orbital border and the postcervical
groove somewhat more than twice the distance
between the postcervical groove and the poste¬
rior border of the carapace.
Source : MNHN, Paris
312
E. MACPHERSON
Second to sixth abdominal sometimes with a
conspicuous médian canna covered with short but
dense pubescence. Anterior border of abdominal
pleura spineless. Anterior border of pleuron of
second abdominal segment weakly convex, ter-
minating in a long, acute point. Anterior borders
of 3rd to 5th segments less convex than anterior
border of second segment, also ending in a long,
acute point. A strong dorsal spine near the base
of the telson.
Merus of first pair of chelipeds with a subdis¬
tal dorsal spine. Carpus with a strong anterodor-
sal spine and another strong spine on the inner
dorsal border midway along its length. Outer
border without spines. A strong spine on the
inner margin near the articulation with the palm.
Carpus of second pair of pereiopods somewhat
shorter than the palm ; carpus of third pair of
pereiopods about two-thirds the size of the palm.
Dactyli of fourth and fifth pereiopods less than
one-half propodus length.
Coxal process on second pereiopod of males
and females rounded. Coxal process on third
pereiopod of males wide, with four-five sharp
teeth, that of females toothless. Thelycum of
females raised, anterior margin rounded. Poste-
rior incision broad.
Exopod of uropod with a conspicuous, fully
formed diaeresis. Outer border of exopods and
endopods terminating in a spine.
Remarks. — N. acanthura is closely related to
N. occidentalis Faxon from the west coast of
America. Both differ from ail the other known
species in the genus Nephropsis in having an erect
dorsal spine near the anterior margin of the
telson. The two species are differentiated by the
following characters :
(a) Carapace smooth in N. occidentalis, with
numerous small granules in N. acanthura.
(b) Rostrum more than one-half the length of
the rest of the carapace in N. acanthura, clearly
less than one-half in N. occidentalis.
(c) Anterior margin of second abdominal pleu¬
ron strongly convex in N. occidentalis, slightly
convex in the new species. Furthermore, pleura
of the second to fifth segments ending in a long,
acute point in N. acanthura ; the points on these
pleura shorter and less acute in N. occidentalis.
(d) Dactyli of fourth and fifth pereiopods less
than one-half propodus length in N. acanthura,
more than one-half in N. occidentalis.
Etymology. — The name acanthura cornes
from the Greek, “ akantha ”, thorn, prickle, in
reference to the erect dorsal spine on the telson.
Size. — The males examined ranged between
16 and 30 mm, the females between 15 and
30 mm.
Distribution. — Off Madagascar, the Philip¬
pines, and New Caledonia, from 750 to 1 300 m.
Nephropsis stewarti Wood-Mason, 1873
Figs 5 e, 10, llc-d, 16 e
Nephropsis Stewarti Wood-Mason, 1873 a : 60 ■
1873 b : 40, pl. 4 ; 1876 : 231 ; 1885 : 71. — A.
Milne Edwards, 1874 : pl. 20, figs 1-3. —
Alcock & Anderson, 1896 : pl. 27, fig. 1 a ;
1899 : 286. — Anderson 1897 : 96. —
Alcock, 1899 : 33 ; 1901a : 158 (key), 159. —
Lloyd, 1907 : 3. — de Man, 1916 : 97, 111
(key). — Bouvier, 1917 : 21. — Balss, 1925 :
208.
Nephropsis stewarti - Stebbing, 1893 : 206. —
Thompson, 1901 : 17. — Alcock, 1902 : 148.
— Calman, 1925 : 21. — Bouvier, 1925 : 412.
— Barnard, 1950 : 531. — Anonymous, 1954 :
756, fig. 2179. — Sewell, 1955 : 203. —
Holthuis, 1956 : 113; 1984 : unnumbered
pages and figures. — Hemming, 1959 : 285. —
Kubo, 1965 : 629, fig. 1031. — Sakai &
Yamashita, 1968 : 43, fig. h. — Berry, 1969 :
45. — Nishimura & Suzuki, 1971 : 87. —
Crosnier & Jouannic, 1973 : 13. — Buru-
kovsky, 1974 : 109 (key) (ed. 1983 : 154). —
Miyaké, 1975 : 106, unnumbered figure; 1982 :
77, pl. 26, fig. 1. — Phillips et al., 1980 : 66 .
— Kensley, 1981 : 29. — Abele & Felgen-
hauer, 1982 : 309, unnumbered figure. —
George, 1983 : 19. — Thomas, 1984 : 43. —
Baba, 1986 : 153, 281, fig. 103.
Nephropsis stewartii - Alcock & Anderson, 1894 :
161. — Ramadan 1938 : 124, fig. 1.
Nephropsis sp. - Chun, 1900 : 366, unnumbered
figure; 1903 : 566, unnumbered figure.
Material examined. — Madagascar. Vau-
ban : CH 21, 12°27.7' S-48°12.5' E, 600-605 m,
19.01.1972 : 1 $ 42 mm; 2 $ 32 and 46 mm
(mnhn-as 471). — CH 23, 12°26.2'S-48°13'E,
600-605 m, 19.01.1975 : 9 26 to 59 mm ; 7 $ 31
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
313
Fig. 10. — Nephropsis stewarti Wood Mason, Ç 46 mm, Vauban, Madagascar, CH 21, 600-605 m (mnhn-as 471) : a, second
pereiopod ; b, third pereiopod ; c, fourth pereiopod.
and 56 mm ; 2 $ ov. 50 and 54 mm (mnhn-as
470). — CH 33, 12°28.1' S-48°12.2' E, 600-605 m,
13.09.1972 : 2 S 31 and 39 mm; 2 $ 39 and
40 mm (mnhn-as 435). — CH 48, 15°18'S-
46°12.1'E, 480-510 m, 08.11.1972 : 1 ^ 35 mm ;
1 Ç 22 mm (mnhn-as 433, 472). — CH 56,
23°36'S-43°31.6'E, 395-410 m, 26.02.1973 : 4
36 to 42 mm (mnhn-as 473). — CH 65, 23°35' S-
43°28.6'E, 740-760 m, 29.02.1973 : 1 S 59 mm
(mnhn-as 434).
Macareignes III : CH 3, 22°18.3' S-43°05.6' E,
350 m, 20.12.1985 : 4 <$ 38 to 45 mm ; 2 $ ov. 42
and 43 mm ; 5 ? 40 to 43 mm (mnhn-as 364). —
CH 6, 22°27.5' S-43°06.2' E, 425-450 m, 21.12.
1985 : 3 cJ 29 to 35 mm ; 3 $ 28 to 39 mm (mnhn-
as 365). — CH 7, 22°17.4' S-43°04.8' E, 400-
425 m, 22.12.1985 : 3 S 27 to 37 mm (mnhn-as
366). — CH 28, 22°30' S-43°07' E, 450 m, 15.01.
1986 : 4 cJ 27 to 37 mm ; 6 9 28 to 40 mm (mnhn-
as 352). — CH 37, 22°26.5' S-43°05.6' E, 450-
475 m, 21.01.1986 : 1 S 47 mm (mnhn-as 363). —
CH 42, 22°22.9' S-43°04.7' E, 395-425 m, 22.01.
1986 : 2 $ 38 and 39 mm (mnhn-as 362). —
CH 63, 22°26.8' S-43°05.4' E, 530 m, 20.12.1986 :
2 57 and 66 mm (mnhn-as 426). — CH 69,
22°21.9' S-43°04.8' E, 350-420 m, 21.10.1986 : 2 ?
40 and 42 mm (mnhn-as 474). — CH 78,
22°20.5' S-43°03.1' E, 530 m, 24.01.1986 : 3 S 36
to 57 mm (mnhn-as 427). — CH 81, 22°22.8' S-
43°03.3' E, 525 m, 25.10.1986 : 1 $ 51 mm (mnhn-
as 429). — CH 108, 22°15.4' S-43°00.8' E, 800 m,
26.11.1986 : 1 $ 45 mm (mnhn-as 430). —
CH 113, 22°11.3' S-43°02.3' E, 650 m, 27.11.1986 :
1 $ 23 mm (mnhn-as 432). — CH 117, 22° 15' S-
43°06.5' E, 370 m, 28.11.1986 : 1 $ 41 mm (mnhn-
as 431). — CH 122, 22° 16.8' S-43°02.7' E, 600 m,
30.11.1986 : 1 S 47 mm; 1 $ 51 mm (mnhn-as
428). — CH 123, 22°16.7'S-43°00.6'E, 800 m,
30.11.1986 : 1 (J 71 mm; 1 Ç 50mm (mnhn-as
425).
Philippines. Musorstom 1 : stn 47, 685-757 m :
1 S 39 mm ; 1 $ 49 mm (mnhn-as 475). —
Stn 50, 415-510 m : 4 ^ 22 to 36 mm ; 5 $ 14 to
30 mm (mnhn-as 478, 480). — Stn 51, 170-200 m :
1 Ç 27 mm (mnhn-as 479).
Musorstom 2 : stn CP 44, 760-820 m : 1 Ç
70 mm (mnhn-as 476). — Stn CP 75, 300-330 m :
1 $ 35 mm (mnhn-as 482).
Source : MNHN, Paris
314
E. MACPHERSON
' Nephropsis acanthura sp. nov holotype <? 36 mm, Musorstom 2, Philippines, Stn 56, 970 m (mnhn-as 546) :
Anterior part of the abdomen : a, dorsal view ; b, latéral view.
FlG ' ' n^I ^r N >l Phr °J > A S s,ewarli ^ood Mason - <? 39 mm, Vauban, Madagascar, CH 33, 600-605 m (mnhn-as 435) : Anterior
part oi the abdomen : c, dorsal view ; d, latéral view.
Fra ' «MomCT^’Td SiTSw"f W ^aœr.'^ 1 T n, 3 30 B,>1 of BenEa1 ' 357 ” <»“™ 1894 - 5 - 4 - 4 ) ' AnteSüF'p.rCHMtf™
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
315
Musorstom 3 : stn CP 105, 398-417 m : 1 3
38 mm (mnhn-as 487). — Stn CP 118, 448-466 m :
1 Ç 36 mm (mnhn-as 486). — Stn CP 122, 673-
675m : 1 $ 15mm (mnhn-as 484). — Stn CP
123, 700-702 m : 1 c? 23 mm (mnhn-as 488). —
Stn CP 128, 815-821 m : 1 S 42 mm ; 1 ? 56 mm
(mnhn-as 477). — Stn CP 135, 486-551 m : 1 $
35 mm (mnhn-as 485).
Albatross : stn 5260, 12°25'35" N-121°31'35" E,
428 m, 03.06.1908 : 1 S 45 mm ; 1 $ 34 mm. —
Stn 5537, 09°11' N-123°23' E, 470 m, 19.08.1909 :
1 $ 33 mm ; 1 ? 35 mm (usnm).
Gulf of Aden. John Murray exp. : stn 34,
13°05'36" N-46°24'42" E, 1 022 m, 16.10.1933 :
1 57 mm (bmnh). — Stn 193, 13°06'12"N,
46°24'30" E, 1 061-1 080 m, 07.05.1934 : 1 $
58 mm (bmnh 1937.12.7.210-215).
Andaman Sea : 11°31 '46" N-92°46'40" E, 348-
407 m : 1 3 45 mm (bmnh 1894.5.11.3). —
11°31'40" N-92°46'40" E, 210-344 m : 1 52 mm
(usnm).
South Africa. Africana : stn T05, 30°06.6' S-
3H0.1'E, 474 m, 26.08.1986 : 1 ? 23 mm (icm
1036).
Description. — Carapace slightly granulate.
Rostrum with one pair of latéral spines located
midway along the length of the rostrum. Rostral
length sligthly longer than one-half the rest of
the carapace. Médian groove overreaching the
latéral spines. Subdorsal carinae granulate, without
spines. Supraorbital spine and antennal spine
approximately the same size as the rostral spines.
No postsupraorbital spine présent. Distance be-
tween the gastric tubercle and the supraorbital
spine, measured along the médian line of the
carapace, slightly less than one-half the distance
between the gastric tubercle and the postcervical
groove. Postcervical, cervical, and hepatic grooves
distinct. Postcervical groove deep, Crossing the
médian line of the carapace. Intermediate and
latéral carinae also distinct. Distance between the
orbital margin and postcervical groove more
than 1.5 times the distance between the postcer¬
vical groove and the posterior border of the
carapace.
Second to sixth abdominal somites without
longitudinal carinae dorsally. Tergum densely
pubescent, unlike the greater part of the surface
of the pleura, which is smooth and bright.
Anterior margin of pleuron of second segment
convex, ending in a long, sharp point. Anterior
margins of pleura of 3rd to 5th somites less
convex than the anterior margin of the pleuron
on the 2nd somite, ending in a long, acute point.
None of the anterior margins bearing a spine or
tooth.
First chelipeds densely pubescent, mainly on
the outer and upper surfaces of the merus,
carpus, and chela. Chela about 1.7 times longer
than high. Carpus with an anterodorsal and an
anteroventral spine. Two spines on the dorsal
margin, midway along the length of the carpus.
Outer margin spineless. A spine on the inner
anterior margin near the articulation of the
palm. Carpus of second pereiopod slightly shorter
then the palm. Carpus on third leg 0.6 times
palm length. Dactyli of fourth and fifth legs
about one-half as long as the propodus.
Coxa of second pereiopod in males and females
bearing a small, rounded process. Process on
coxa of third leg of males rounded and not very
broad, ending in a single, high, sharp tooth on
the outer surface near the articulation with the
basis. A small, rounded process medially on the
posterior border. Coxa in females rounded,
without a process.
Thelycum of females raised, anterior border
bilobate, the lobes separated by a wide incision.
Posterior border with a deep incision, broader
than that on the anterior border.
Outer lobe of uropodal protopodite ending in
a spine. Inner lobe with a distinct spine. Uro¬
podal exopod bearing a distinct and complété
diaeresis.
Remarks. — N. stewarti belongs to the group
of species with one pair of latéral spines on the
rostrum, no spines on the anterior borders of the
abdominal pleurae, and a diaeresis on the exo¬
pod of the uropod.
The closest species are N. rosea Bâte and N.
aculeata Smith from the Western Atlantic and N.
carpenteri Wood-Mason from the Bay of Bengal.
These species are easily distinguished by the
presence of a distinct médian carina on the
second to sixth abdominal tergites ; this médian
carina is absent in N. stewarti.
Size. — The males examined ranged between
22 and 71 mm, females between 14 and 70 mm.
Ovigerous females from 42 mm.
Distribution. — The species has been caught
in the waters of Madagascar, Natal, Mozam-
Source : MNHN, Paris
316
E. MACPHERSON
bique, Kenya, the Gulf of Aden, the Andaman
Sea, the Bay of Bengal, Indonesia, the Philip¬
pines, and Japan. Depths between 170 and
1 000 m. More abundant between 500 and 750 m
(Crosnier & Jouannic, 1973).
Nephropsis carpenteri Wood-Mason, 1885
Figs 5 f, lle-f, 12, 16 f
Nephropsis carpenteri Wood-Mason, 1885 : 70.
— Alcock & Anderson, 1894 : 161 ; 1896 :
pl. 27, figs 2, 2 a. — Bouvier, 1925 : 412. —
George & Rao, 1966 : 333. — Burukovsky,
1973 : 109 (key) (ed. 1983 : 154). — Phillips et
al., 1980 : 66.
Nephropsis Carpenteri - Alcock, 1899 : 33;
1901a : 158 (key), 160. — Thompson, 1901 : 17.
— Balss, 1914 : 83 ; 1925 : 208. — de Man,
1916 : 97, 112 (key). — Bouvier, 1917 : 20.
Material examined. — India. Bay of Bengal,
357m : 1 ^ 30mm; 1 $ 42mm (bmnh 1894.
5.4.4). — Ibidem, 353 m : 1 $ 38 mm (usnm). —
Cochin, 24.03.1979 : 1 Ç 40 mm (rmnh).
Burma. SW Rangoon, 250-320 m : 1 $ ov.
41 mm (rmnh 35849).
Description. — Carapace globose, with some
small, scattered granules, more densely packed
on the anterior half. Rostrum bearing only one
latéral spine per side. Rostral length 0.3 times the
length of the rest of the carapace. Spines mode-
rately strong and placed slightly before or at the
midpoint of the rostrum. Médian groove slightly
overreaching the latéral spines. Subdorsal carinae
finely granulate, without spines. A supraorbital
and an antennal spine similar to the rostral
spines in size. No trace of a second postsupraor-
bital spine behind the supraorbital spine. Dis¬
tance between the level of the supraorbital spines
and the gastric tubercle, measured along the
médian line of the carapace, about one-third the
distance between the gastric tubercle and the
postcervical groove. Postcervical, cervical, and
hepatic grooves distinct. Postcervical groove fai-
ling to pass the midline of the carapace. Latéral
and intermediate carinae not very conspicuous.
Abdomen finely granulate and pubescent, with
short setae, no spines on tergites and pleura. A
low, médian carina slightly visible on the second
to sixth somites. Anterior margins of pleura
granulate and spineless. Pleuron of first abdomi¬
nal somite low and rounded. Anterior margin of
pleuron of second abdominal somite rounded,
terminating in a brief, rounded point. Anterior
margins of the third to fifth somites convex,
ending in an acute point.
Chelipeds granulate, heavily setose on the
outer surface, especially on the chela and the
carpus. Anterior border of merus bearing two
spines, one on the outer border and another on
the ventral border. One strong spine on the inner
anterior margin. Carpus with one-three spines
medially on the upper border. Anterior border
with two spines, one dorsally and one ventrally.
Sometimes a spine on the outer surface some-
what behind the midpoint of the anterior mar¬
gin. A strong spine on the inner anterior margin
near the articulation with the palm.
Carpus of second pereiopod more than two-
thirds palm length. Carpus of third pereiopod
around 1.5 times longer than the palm. Propodus
of fourth pereiopod twice as long as the dactylus.
Coxal process of second pereiopod of males
and females gently rounded. Coxal process of
third pereiopod of males slightly flattened, with
one spine near the articulation with the basis and
another spine medially on the posterior border.
In females a single spine near the articulation
with the basis.
Thelycum of females raised, with the anterior
border split into two lobes separated by a wide
incision. Incision on posterior border wider than
that on the anterior border.
Exopod of uropod with a distinct diaeresis.
Outer border of exopods and endopods ending
in a spine.
Remarks. — Nephropsis carpenteri is closely
related to N. aculeata Smith and N. rosea Bâte
from the Western Atlantic. Ail three species hâve
a single pair of latéral spines on the rostrum, a
médian carina on the second to fifth abdominal
tergites, a diaeresis on the exopod of the uropod,
and a smooth, spineless anterior border of the
pleuron on the second abdominal segment.
However, N. carpenteri can be differentiated
from N. aculeata by the following characters :
(a) Rostrum about one-half the rest of the
carapace in N. aculeata, one-third in N. carpen¬
teri.
(b) Dorsorostral carina and médian groove of
rostrum more conspicuous in N. aculeata.
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
317
Fig. 12. Nephropsis carpenteri Wood Mason, (J 30 mm, Bay of Bengal, 357 m (bmnh 1894.5.4.4) : a, second pereiopod ; b,
third pereiopod ; c, fourth pereiopod.
(c) Anterior borders of pleura of second to
fifth abdominal segments ending in a long, sharp
point in N. aculeata, clearly more rounded,
ending in a brief point, in N. carpenteri.
(d) Merus and carpus of first chelipéd bearing
more spines in N. aculeata.
(e) Carpus of second pereiopod shorter than
the palm in N. carpenteri, longer in N. aculeata.
N. carpenteri can be differentiated from N.
rosea by the following characters :
(a) Distance between the supraorbital spines
and the gastric tubercle about one-third the
distance between the gastric tubercle and post¬
cervical groove in N. carpenteri, more than one-
half in N. rosea.
(b) A postsupraorbital spine behind the supra¬
orbital spine présent in N. rosea, absent in N.
carpenteri.
Size. — The male examined measures 30 mm,
the females between 40 and 42 mm.
Distribution. — Known only from the Bay of
Bengal at depths of 250-503 m.
Nephropsis malhaensis Borradaile, 1910
Figs 13a-b, 14c-d
Nephropsis malhaensis Borradaile, 1910 : 262. —
de Man, 1916 : 97, 111 (key). — Bouvier, 1917 :
21. — Balss, 1925 : 208. — Burukovsky,
1973 : 110 (key) (ed. 1983 : 154). — Phillips et
al., 1980 : 66.
Nephropsis malhaersis - Bouvier, 1925 : 409
(erroneous spelling).
Material examined. — Indian Océan : Saya
de Malha, 555-925 m : 1 $ holotype, 25 mm (cm-
cr 117).
Description. — Carapace finely granulate.
Rostrum somewhat less than one-half the length
of the rest of the carapace, with two latéral
spines on the left side and only one on the right,
on the proximal half of the rostrum. Médian
groove overreaching the anterior pair of latéral
spines. Two subdorsal carinae more or less
granulate, each with a spine smaller than the
latéral rostral spines placed above the supraorbi¬
tal spines. Latter strong and the same size as the
Source : MNHN, Paris
318
E. MACPHERSON
Fl °' ,3 ^‘io^'ï™S™“SÏÏ. BO ™“ S ' holo,ïpe S 25 ™”’ Saï “ * Malh “' 555 - 925 » >1’) : >, second
Fl °' ‘tod^peSS" N °”“ - 3 25 T ' i ‘°° E,pedi,ion - Faer ” ch ““' <•»*»> : e. second peteiopod : d,
F '°- '’Snl Kpfi'Æ 2 - *“"***■ S “ 56 - ’™” *“»-*■ ®> >
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
319
antennal spine. One small postsupraorbital spine
behind the supraorbital spine. Distance between
the level of the supraorbital spines and the
gastric tubercle, measured along the médian line,
0.6 times the distance between the gastric tubercle
and the postcervical groove. Intestinal tubercle
high. Intermediate and intestinal carinae faint,
latéral carina rather indistinct. Postcervical, cer¬
vical, and hepatic grooves distinct. Dorsomedian
groove with two bumps (gastric and intestinal
granules).
Abdomen finely granulate, without spines. No
distinct médian carina visible on 2nd to 6th
somites. A more highly raised carina extending
along the base of each pleuron. Terga and pleura
without pubescence. Pleuron of first abdominal
segment with a small, rounded anterior lobe.
Anterior margin of second pleuron convex, with
one small spine on the basal half. Ail pleura
terminating in long, sharp points and bearing
small granules on the margins. Sixth segment
with an acute spine on the posterior surface of
the pleuron.
First pair of pereiopods not setose. Merus
with one anterodorsal and one anteroventral
spine, similar in size. Carpus also bearing an
anterodorsal and an anteroventral spine. On the
outer surface two more spines a short distance
behind the anterior margin, one doser to the
anterodorsal spine and one doser to the antero¬
ventral spine ; an additional spine behind the
upper of these two spines. A single spine présent
on the upper half of the inner surface some
distance behind the anterior margin. Carpus of
second pereiopod 0.8 times palm length. Carpus
of third pereiopod slightly longer than one-half
palm length. Dactylus of fifth pereiopod 0.6 times
propodus length.
Thelycum of females raised. Posterior incision
narrow. Two widely separated, longitudinal ridges
in front the thelycum between the bases of the
2nd and 3rd legs.
Exopod of uropod with a distinct diaeresis.
Outer lobe of uropodal protopod blunt, inner
lobe bearing a slender spine.
Remarks. — Nephropsis malhaensis is known
exclusively from the type specimen, caught on
the Saya de Malha Bank. No other specimen has
yet been captured, and hence possible variations
in its spécifie characters are still unknown.
N. malhaensis is close to N. atlantica Norman
from the Eastem Atlantic and to N. sulcata sp.
nov. from the Indian Océan and Western Pacific.
Ail three species hâve two pairs of latéral spines
on the rostrum (the only known specimen of N.
malhaensis has one of the four spines missing,
fig. 14 c) and a diaeresis on the exopod of the
uropod. Nevertheless, N. malhaensis can be
readily differentiated from both these species by
the absence of médian carinae on the tergites of
the 2nd to 5th abdominal segments, which are
conspicuously présent in the other species.
The most constant of the four différences with
respect to N. atlantica pointed on by Borra-
daile (1910) is the absence of the médian
abdominal carinae, since the pubescence of the
body and the spinulation of the carapace are
subject to a certain amount of variation in N.
atlantica (as is also the case in N. sulcata). The
spinulation of the carapace in N. malhaensis is
more similar to that observed in the specimens of
N. sulcata taken off Madagascar. Moreover, the
carpus of the second pereiopod is shorter than
the length of the palm in N. malhaensis, equal to
or slightly longer than the palm in N. atlantica.
Additionally, the carpus of the third pereiopod is
slightly longer than one-half of the palm length
in N. malhaensis, but nearly 0.8 times palm
length in N. atlantica.
The absence of médian abdominal carinae
relates this species to N. stewarti Wood-Mason,
but this latter has only a single pair of latéral
spines on the rostrum, and the anterior border of
the pleuron of the second abdominal segment is
smooth and distinctly more convex.
Size. — The only specimen caught to date is a
female with a carapace length of 25 mm.
Distribution. — Known only from the Saya
de Malha Bank in the Southwestern Indian
Océan at depths of 555-925 m.
Nephropsis sulcata sp. nov.
Figs 13 e-g, 14 a-b, 15a-b, 16 g
Nephropsis atlantica - Wood-Mason, 1891 : 197,
fig. 4. — Alcock 1894 a : 230; 1899 : 33;
1901 a : 158 (key). — Alcock & Anderson,
1894 : 162. — Anderson, 1897 : 96. —
Stebbing, 1902 a : 34; 1902 b : 130; 1910 :
379 — Gilchrist, 1918 : 48. — von Bonde,
Source : MNHN, Paris
320
E. MACPHERSON
F '°- 2. Philippines, S,„ 56, 9 ,0„ (« 523,
Fl °' “St "«P*™/»» malhatmù Borradaile, holotype S 25 mm Saya de Malha 555 Q25 ,
«f the camp», dorsal riew ; d, anterior parî^f lhe abdoS, dorsal rie”
(cM-cr 117) : c, anterior p
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
321
1932 : 59. — von Bonde & Marchand, 1935 :
6. — Barnard, 1950 : 530, fig. 99 b-e ; 1964 :
12. - Bruce, 1966 d : 223. — Kensley, 1981 :
29 (not Norman, 1882).
Material examined. — Madagascar. Vauban :
CH 102, 22°20.3' S-42°59' E, 995-1 020 m, 29.11.
1973 : 3 ? 19 to 30 mm ; 1 Ç ov. 26 mm (mnhn-as
493). — CH 124, 17°40' S-43°12' E, 1 075-1 115 m,
15.01.1975 : 9 df 19 to 26 mm; 7 $ ov. 26 to
28 mm ; 10 ? 22 to 29 mm (mnhn-as 490).
Philippines. Musorstom 1 : stn 49, 750-925 m :
1 15 mm ; 1 $ 23 mm (mnhn-as 524).
Musorstom 2 : stn CP 50, 810-820 m : 1 $
31 mm (mnhn-as 518). — Stn CP 55, 825 m : 1 $
19 mm (mnhn-as 519). — Stn CP 56, 970 m :
2 27 and 30 mm (mnhn-as 523, 545).
Musorstom 3 : stn CP 116, 804-812 m : 1 <3
broken (mnhn-as 521).
Albatross : stn 5445, 12°44'42" N-124°59'50" E,
708 m, 03.06.1909 : 1 ^ 32 mm; 1 $ 37 mm
(usnm).
Chesterfield Islands. Musorstom 5 : stn CP 386,
755-770 m : 1 juv. 14 mm (mnhn-as 520). —
Stn CP 387, 650-660 m : 1 <J 18 mm (mnhn-as
522).
New Caledonia. Biocal : stn CP 75, 22°19' S-
167°23'E, 825-860 m, 04.09.1985 : 1 24 mm
(mnhn-as 525).
Biogeocal : stn CP 232, 21°33.81' S-167°27.07' E,
760-790 m, 12.04.1987 : 3 S 26 to 34 mm ; 4 $ 20-
36 mm (mnhn-as 530).
Australia. Cidaris 1 : stn 49-3, 17°51.71'S-
148°39.09' E, 881-920 m, 09.05.1986 : 1 ? ov.
36 mm ; 2 $ 29 and 39 mm (jcu).
Laccadive Sea. Investigator : stn 105, 15°02' N-
73°34.6' E, 1 369 m : 1 <? 35 mm (usnm).
Types. — One male from Stn CP 56 (Musors¬
tom 2) with a carapace length of 30 mm (mnhn-
as 523) has been selected as the holotype. The
female from Stn CP 50 (Musorstom 2) with a
carapace length of 31 mm (mnhn-as 518) is the
allotype. The remaining specimens are paratypes.
Fig. 15. - Anlcrior part of lhe carapace, dorsal »iew : a, Nephropsis mlcata ÿ OTmloSTTS m
rsnæ
the carapace, dorsal view.
Source : MNHN, Paris
322
E. MACPHERSON
Description. — Carapace smooth with small
granules, sparsely pubescent. Rostrum bearing
two pairs of strong latéral spines ; the anterior-
most pair situated in the middle of the rostrum ;
the second pair located between the first pair and
the supraorbital spines. Médian groove over-
reaching the terminal pair of latéral rostral
spines. Rostrum length slightly more than one-
half the rest of the carapace. Terminal portion of
subdorsal carina on each side finely granulate.
Each carina with 6-7 spines of different sizes, the
strongest placed at the level of the supraorbital
spine and the posteriormost placed at the level of
the gastric tubercle. Distance between the level of
the supraorbital spines and the gastric tubercle,
measured along the médian line of the carapace,
slightly less than one-half that between gastric
tubercle and the postcervical groove. Postorbital
spine well-developed, stronger than the post-
supraorbital spine. Antennal spine outwardly
directed. Postcervical and hepatic grooves deep.
Postcervical groove Crossing the médian line of
the carapace. Intermediate and médian carinae
somewhat raised, latéral carina well-defined.
Second to sixth abdominal somites with a
quite distinct médian carina. Anterior margins of
the pleura of the 2nd to 5th somites convex, each
ending in a long, sharp point. One-two spines on
the anterior margin of the second somite ; ante¬
rior margins of subséquent somites serrate. A
spine on the posterior border of the fifth somite.
Postérolatéral angle of sixth somite bearing a
spine.
Carpus of first pereiopod with a large antero-
dorsal spine and a smaller anteroventral spine. A
strong dorsal spine on the terminal border of the
carpus. Two anteroventral spines, one on the
outer margin, one on the inner margin. Outer
surface bearing a spine on the terminal half ; two
spines on the inner surface. Carpus somewhat
shorter than the palm. Chela more or less
elongate. Ail articles bearing numerous small
granules. Abundant pubescence, longer on the
fingers, but articulations, spines, and granules
6 i28, Musorstom 3, Philippines, Stn CP
as 5° 9 ) c N. accidenta,is FaiôJ 225 T™
Bengal, 357 m (bmnh 1894 14 4) g N sukata so car ff nleri Wood Mason - <î 30 mm, Bay of
(MNHN-AS 523). ' 8 ’ p - ov -’ hoIot ype t? 30 mm, Musorstom 2, Philippines, Stn 56, 970 m
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
323
clearly visible. Carpus of second pereiopod shorter
than the palm. Carpus of third pereiopod 0.7 times
palm length. Dactyli of fourth and fifth legs 0.5-
0.6 times propodus length.
Process on coxa of second pereiopod rounded.
Process on coxa of third pereiopod of males
ending in a strong, curved spine.
Thelycum of females raised, bisected ante-
riorly by a médian groove. Posterior incision
wide.
Uropodal exopod bearing a distinct and com¬
plété diaeresis, with a spine on the outer border.
Outer lobe of the uropodal protopodite ending
in a spine.
Variations. — In the specimens collected off
Madagascar, the surface of the carapace tends to
be very smooth, and the spines on the carapace
are less well-developed than those on the speci¬
mens caught in the Pacific Océan. A certain
degree of variability has, even so, been observed
between specimens from the same locality.
Remarks. — N. sulcata belongs to the group
of species with two pairs of latéral spines on the
rostrum, a diaeresis on the uropodal exopod,
and a médian carina on the 2nd to 6th abdomi¬
nal somites. The closest species is N. atlantica
Norman, from the Eastern Atlantic Océan.
Comparison of the material of this new species
examined with specimens of N. atlantica (6 S,
1 $, rmnh 28740 ; 3 S, rmhn 29389 ; 2 5, rmnh
11381 ; 5 c?» 7 $, rmnh 29391 ; 2 $, mnhn-as 69 ;
1 S, mnhn-as 174 ; 1 S, mnhn-as 183 ; 2 Ç,
mnhn-as 156; 2 cî, mnhn-as 70 ; 1 $, mnhn-as
68 ; 1 $, mnhn-as 157 ; 1 $, mnhn-as 176 ; 1 S,
mnhn-as 180; 1 S, bmnh 98.5.7; 1 5, bmnh
1910.2.4.85 ; 2 ?, 1 S, «cm 1033 ; 1 $, 2 <J, icm
1034) shows both species to be readily différen¬
tiable (Figs 13 c-d, 15 c). The différences are as
follows :
(a) Médian groove on rostrum clearly over-
reaching the distal pair of latéral rostral spines in
N. sulcata, reaching only to the proximal pair of
latéral spines in N. atlantica.
(b) Carpus of second pereiopod shorter than
the palm in N. sulcata, as long as the palm in N.
atlantica.
(c) Distance between the postsupraorbital spine
and the gastric tubercle about 0.6 times the
distance between the gastric tubercle and the
postcervical groove in N. atlantica, less than
O. 5 times in this new species.
(d) Médian carinae on abdominal somites more
distinct in the new species.
Etymology. — The name sulcata cornes from
the Latin “ sulcus ”, furrow or groove, in réf¬
érencé to the médian groove on the rostrum.
Size. — The males examined ranged from 15
to 30 mm, the females from 18 to 34 mm.
Ovigerous females from 26 mm.
Distribution. — Southwestem Indian Océan,
Laccadive Sea, South China Sea, Philippines,
New Caledonia. Muddy bottoms at depths be¬
tween 750 and 1 115 m.
General remarks on the Indian and Pacific species of the genus Nephropsis
The systematic history of the genus Nephropsis
can be traced through the works of Alcock
(1901), de Man (1916) and Bouvier (1917). Our
current understanding of the genus is largely due
to the révision of Holthuis (1974).
The genus contains 13 species. The great
majority are restricted to depths greater than
400 m (Fig. 4). Studies on this genus hâve
consistently found that the use of a few clearly
defined characters provided a basis for a classifi¬
cation that has been both reliable and stable.
Thus most Nephropsis species are clearly defined
and easily distinguished from one to another.
The principal characters used to distinguish the
species are : spines on the rostrum, position of
the gastric tubercle, diaeresis of the exopod of
the uropod, médian abdominal carina and spines
on the anterior margin of the abdominal pleura.
The 8 species présent in the Indian and Pacific
Océans are quite differentiated and several groups
are observed :
(a) N. occidentalis Faxon - N. acanthura sp.
nov.
Source : MNHN, Paris
324
E. MACPHERSON
Fig. 17. Distribution of the species of the genus Nephropsis in the Indian and Pacific Océans.
(b) N. stewarti Wood Mason - N. carpenteri
Wood Mason
(c) N. malhaensis Borradaille - N. sulcata sp.
nov.
(d) Two isolated species : N. ensirostris Alcock
and N. suhmi Bâte.
Most species are easily distinguishable from
the Atlantic species. The only exception is N.
suhmi, morphologically very close to N. agassizii
Smith from the Western Atlantic. The other
problematic species is N. malhaensis, known
exclusively from the type specimen. Although
these species are differentiated, a future research
with additional material would be désirable.
A zoogeographic évaluation of the Nephropsis
species from the Indian and Pacific waters at the
présent time can only be tentative because of the
paucity of distributional information on several
areas (e.g. Australia, central Pacific). However,
based on the géographie distribution of the
8 species some general observations can be made
(Fig. 17). Two zoogeographic zones are clearly
found : Eastem Pacific (N. occidentalis) and
Indo-West Pacific (other species). With the excep¬
tion of two species with restricted géographie
distribution (N. malhaensis and N. carpenteri ) the
other species hâve a wide occurrence in the
Indian and Western Pacific Océans.
Source : MNHN, Paris
ON A COLLECTION OF NEPHROPIDAE
325
ACKNOWLEDGEMENTS
The author is deeply indebted to A. Crosnier
and B. Richer de Forges (Orstom) for the
opportunity to examine this material. Thanks are
also due to L. B. Holthuis (Rijksmuseum van
Natuurlijke Historié, Leiden) for his valuable
comments. R. B. Manning (National Muséum
of Natural History, Washington), A. Fincham
(British Muséum, Natural History), A. I. L.
Payne (Sea Fisheries Research Institute, Cape
Town) and F. Hoedt (James Cook University,
Queensland) sent me interesting material of great
value in the préparation of this work. J. Biosca
(Instituto de Ciencias del Mar, Barcelona) and
M. Gaillard (Muséum national d’Histoire natu¬
relle, Paris) provided many of the illustrations
appearing in this work. R. Sacks improved the
English version. This study was carried out at
the Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) of
the Muséum national d’Histoire naturelle, Paris,
with the support of a grant from Orstom. I
thank my colleagues R. B. Manning and A. J.
Bruce for reading a draft of the manuscript.
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the generic Name published as “ Cherax ” and “ Cheraps ”
by Ericson in 1846, (b), to suppress the spécifie Name
“goudotii” Guérin-Méneville, 1839, as published in the
combination “ Astacoides goudotii ”, and (c), to validate
the Emendation to “ Palinurus ” of the generic Name
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s DES CAMPAGNES MUSORSTOM, VOLUME 6 - RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSO RSTOM, VOLUME 6 - R
9
Crustacea Decapoda : Le genre Psopheticus
Wood-Mason, 1892 (Goneplacidae)
Danièle GUINOT
Muséum national d’Histoire naturelle
Laboratoire de Zoologie, Arthropodes
61, rue Buffon
75005 Paris
RÉSUMÉ
Le genre Psopheticus Wood-Mason, 1892, assez rarement
signalé, est ici révisé grâce à la définition de son espèce-type.
P. stridulans Wood-Mason, 1892, et à l'examen de trois
autres espèces qui y ont été incluses : P. insignis Alcock,
1900; P. hughi Rathbun, 1914 ; et P. vocans Guinot, 1985.
Trois espèces nouvelles sont établies ; P. crosnieri, P.
musicus, P. insolitus. Des représentants du genre Psopheticus
de l’île de la Réunion sont laissés à part sous le nom de P. aff.
stridulans. Une clef des diverses espèces du genre est
proposée, principalement fondée sur l'armature antero-late-
rale de la carapace et l’ornementation des pattes ambula¬
toires. L'appareil de stridulation qui caractérise le genre est
Le matériel provient de diverses zones bathyales de l’Indo-
Pacifique ; Madagascar, île Mayotte, la Réunion, Philippines,
détroit de Makassar, Nouvelle-Calédonie.
ABSTRACT
Crustacea Decapoda : The genus Psopheticus Wood-Mason,
1892 (Goneplacidae).
This paper contains a study of the genus Psopheticus based
on collections from the area around Madagascar (leg. Cros-
nier & Cleva, Benthedi Exp.) ; from Réunion ( Marion-
Dufresne 1982, MD32) ; from the Philippines (Musorstom 1-
3), from the Makassar Strait (Corindon 2, 1980) ; and from
New Caledonia (Biocal and Musorstom 4, 1985).
The type species, P. stridulans Wood-Mason. 1892, îs
redescribed, based on a topotype, from the Andaman Sea.
In addition the genus contains P. insignis Alcock, 1900 and
P. hughi Rathbun, 1914, both of which are redescnbed, and
P. vocans Guinot, 1985.
Three new species are erected ; P. crosnieri from Madagas¬
car ; P. musicus from the Philippines ; and P. insolitus from
the Makassar Strait.
Specimens previously reported as P. stridulans by Guinot,
from Réunion, hâve been reexamined and are considered of
uncertain status but close to P. stridulans.
A key is provided for identification of the species.
The armature of the ambulatory legs was found to be a
reliable and complex spécifie character, indépendant of sex
and âge. and is described for each species.
A large sériés of P. insignis evidenced pronounced allo-
metry in the growth pattern of the antérolatéral edge of the
carapace and a sexual dimorphism with longer chelipeds in
the male.
Guinot, D„ 1990. - Crustacea Decapoda : Le genre Psopheticus Wood-Mason 1892 (Goneplacidae). /n : A Crosnœr (ed.). Résultats
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Source : MNHN, Paris
332
D. GUINOT
INTRODUCTION
Dans la famille des Goneplacidae MacLeay,
1838, sensu Balss, 1957, le genre Psopheticus
Wood-Mason, 1892, est proche des genres Gone-
plax Leach, 1814, et Carcinoplax H. Milne
Edwards, 1852 (cf. Guinot, 1969; 1989). Il
appartient à la lignée strictement gonéplacienne
(= carcinoplacienne), où le premier pléopode
mâle est assez fort, peu incurvé, et où le
deuxième pléopode mâle est long (cf. fig. 13-15,
44-54).
Quatre espèces seulement sont attribuées au
genre Psopheticus : P. stridulans Wood-Mason,
1892, l’espèce-type ; P. insignis Alcock, 1900 ; P.
hughi Rathbun, 1914 ; et P. vocans Guinot, 1985.
D’assez nombreux représentants du genre
Psopheticus ont été récoltés au cours de ces
dernières années grâce à l’exploration de la zone
bathyale indo-pacifique, entreprise par diverses
expéditions françaises : c’est ce matériel qui nous
a permis de réviser le genre Psopheticus, révision
que nous avions laissée en attente (Guinot,
1969; Guinot & Richer de Forges, 1981).
Il était nécessaire, en premier lieu, de repréci¬
ser les caractères de l’espèce-type P. stridulans.
L’examen d’un spécimen topotypique de P.
stridulans, faisant partie de la même série de
récoltes dans la mer des Andaman que les types,
nous a permis de caractériser strictement la
morphologie de cette espèce mal connue. Nous
en avons restreint la synonymie, plusieurs signa¬
lisations de P. stridulans dans la littérature
s ’ av ® rant douteuses ou même sans rapports avec
1 espèce de Wood-Mason. Le Psopheticus mal¬
gache rapporté avec doute à P. stridulans par
Guinot (1969) est ici attribué à une espèce
nouvelle, P. crosnieri, représentée par un abon¬
dant matériel. Par ailleurs, des Psopheticus de la
Réunion, préalablement rapportés à P. stridulans
(cf. Guinot, 1985 : 17), nous semblent aussi
quelque peu suspects et devoir être mis à part.
L’étude de l’ensemble des collections bathyales
permet aussi de retrouver les trois autres espèces,
assez mal connues : P. insignis, représentée par
de très nombreux échantillons ; P. hughi et P.
vocans, cette dernière ayant été recueillie en
abondance en Nouvelle-Calédonie. En outre,
nous enrichissons le genre Psopheticus Wood-
Mason de trois espèces nouvelles : P. crosnieri,
de Madagascar; P. musicus, des Philippines;
P. insolitus, du détroit de Makassar. Une clef des
sept à huit espèces est proposée.
Provenance du matériel examiné. — Le
matériel rassemblé pour réviser le genre Psopheti¬
cus provient de 111e Mayotte, de Madagascar, de
l’île de la Réunion, des Philippines, du détroit de
Makassar et de Nouvelle-Calédonie.
La campagne MD 32 du Marion-Dufresne, en
1982, a exploré les pentes sous-marines de l’île de
la Réunion entre 20 et 4 000 m, dans le cadre des
activités de la Mission de Recherche de l’adminis¬
tration des Terres Australes et Antarctiques
Françaises (Guille, 1982).
Les campagnes Musorstom 1-3 (1976, 1980,
1985), dans les eaux profondes des îles Philip¬
pines (Forest, 1981 ; 1986; 1989), ont rapporté
un très riche matériel, notamment de P. insignis
Alcock.
La campagne Corindon 2, dans le détroit de
Makassar au cours de 1980, a prospecté les fonds
compris entre 20 et 1 700 m (Moosa, 1985).
La campagne Biocal, réalisée en 1985, a
exploré la partie sud et est de la Nouvelle-
Calédonie (ride de Norfolk et fosse des îles
Loyauté) entre 150 et 2 700 m (Lévi, 1986;
Richer de Forges, 1990).
La campagne Musorstom 4, entreprise en
1985 à la suite de la précédente en Nouvelle-
Calédonie, consistait à compléter les récoltes de
Biocal dans la zone sous-récifale entre 100 et
600 m (Richer de Forges, 1986; 1990).
Nous avons adjoint du matériel récolté à
Mayotte au cours de la campagne Benthedi en
1977 (Thomassin, 1977).
Enfin, cette étude du genre Psopheticus a
profité des récoltes faites lors de missions à
Madagascar, d’une part par A. Crosnier en
1972 et 1973 grâce à des chalutages entre 300 et
500 m en divers points des côtes malgaches
(Crosnier & Jouannic, 1973), et d’autre part
par R. Cleva, dans le cadre de la coopération
franco-malgache, sur des fonds allant de 300 à
415 m dans la région de Tuléar (Cleva, 1986).
Pour simplifier la lecture du matériel examiné
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
333
nous avons indiqué pour chaque espèce le nom
de la région prospectée suivi de celui de l’expédi¬
tion, avec la liste complète des stations où ont
été prélevés des échantillons.
Liste des abréviations
bmnh, British Muséum (Natural History),
Londres
mnhn. Muséum national d’Histoire naturelle,
Paris
usnm. National Muséum of Natural History,
Smithsonian Institution, Washington
zma, Zoôlogisch Muséum, Amsterdam
zmhu, Zoologisches Muséum der Humboldt-
Universitàt, Berlin
zsi, Zoological Survey of India, Calcutta
Genre PSOPHETICUS Wood-Mason, 1892
Psopheticus Wood-Mason, 1890-1891 : 20 (nomen
nudum).
Psopheticus (stridulans) Wood-Mason, 1892, pl. 5,
fig. 1.
Psopheticus - Alcock, 1899 : 72 ; 1900 : 308. —
Tesch, 1918 : 160. — Sakai, 1939 : 558 ; 1976 :
529, 530 (clef)- — Balss, 1957 : 1656. —
Guinot, 1969 : 528.
Genre. — Masculin.
Espèce-type. — Psopheticus stridulans Wood-
Mason, 1892 (type par indication).
Autres espèces incluses. — P. insignis Alcock,
1900; P. hughi Rathbun, 1914; P. vocans Gui¬
not, 1985 ; P. crosnieri sp. nov. ; P. musicus sp.
nov. ; P. insolitus sp. nov.
Remarques. — Lorsqu’en 1892, Wood-Mason
figure Psopheticus stridulans dans les planches de
YInvestigator (pl. 5, fig. 1), il écrit en note de la
légende « About to be described in the Annals
and Magazine of Natural History ». Le nom
générique Psopheticus, seulement mentionné en
1890-1891 et donc nomen nudum, acquiert une
indication et devient, selon l’article 12b du
Code International de Nomenclature Zoologique
(Anon., 1985), un nom valide. C’est pourquoi il
faut attribuer le patronyme de Wood-Mason,
1892, au genre Psopheticus, bien qu’ Alcock en
1894 (p. 402) ait écrit « Psopheticus stridulans,
gen. et sp. nov. » ; du reste, en 1899 (p. 72) puis
en 1900 (p. 308), Alcock rapporte bien le genre
à Wood-Mason. L’espèce nominale stridulans
est l’espèce-type par indication (article 68d du
Code de Nomenclature, 1985).
Le genre Psopheticus est surtout connu par des
références où du matériel indo-ouest-pacifique
est identifié à P. stridulans : un certain nombre
d’entre elles ne nous paraissent pas concerner
avec suffisamment de sûreté cette espèce. De fait,
P. stridulans serait présent avec certitude aux îles
Andaman, la région topotypique, aux îles Nico-
bar et dans la mer de Bali.
La deuxième espèce décrite dans le genre, P.
insignis Alcock, 1900, ne pose pas de problèmes
particuliers. Elle est immédiatement reconnais¬
sable à ses chélipèdes qui deviennent «déme¬
surés » chez les grands mâles. La troisième
espèce, P. hughi Rathbun, 1914, rarement signa¬
lée, n’est connue que des Philippines et du Japon.
P. insignis et P. hughi diffèrent des autres espèces
du genre par le mérus de P2-P5 seulement garni
d’une épine subdistale alors que, chez les autres
espèces, ce bord est spinuleux (tabl. 1).
P. vocans Guinot, 1985, est caractérisé par ses
pattes ambulatoires P3-P5 spinuleuses à la fois
sur le mérus, sur le carpe et, à un degré un peu
variable, sur le propode. En revanche, P. cros¬
nieri sp. nov. et P. musicus sp. nov. ont des pattes
ambulatoires P3-P5 inermes sur le carpe et le
propode. P. insolitus sp. nov. diffère de toutes les
autres espèces par le mérus de P2 garni de trois
épines situées dans la partie distale ; le carpe et le
propode de P2 à P5 sont serrulés sur le bord
supérieur.
Le tableau 1 permet la discrimination des
espèces grâce à l’ornementation des pattes ambu¬
latoires. La clef que nous proposons utilise ces
mêmes caractères de l’armature des pattes ambu¬
latoires et la forme générale de la carapace
(surtout la disposition du bord antéro-latéral).
Il pouvait paraître peu sûr d’avoir principale¬
ment recours à l’ornementation des pattes ambu¬
latoires, susceptible de varier, notamment en
fonction de l’âge et du sexe. Mais l’examen d'un
matériel souvent riche en échantillons de toutes
Source : MNHN, Paris
334
D. GUINOT
tailles nous a montré une grande unité intraspé-
cifique, que les individus soient juvéniles, mâles
ou femelles, aux (faibles) différences individuelles
près. C’est pourquoi, aussi, nous avons jugé
nécessaire de fournir une abondante illustration
pour chaque espèce.
Clef de détermination des espèces du genre Psopheticus
Wood-Mason, 1892
Al. — Mérus de P2 inerme et sans épine subdistale. Allongement considérable
des chélipèdes au cours de la croissance. P. insignis Alcock
A2. — Mérus de P2 avec plusieurs épines dans la moitié distale (sexe femelle seul
connu). />. insolitus sp. nov.
A3. — Mérus de P2 avec une seule épine, subdistale.
Bl. — Carapace avec la deuxième dent antéro-latérale rapprochée de la
première dent (exorbitaire). Mérus de P2-P5 avec une seule épine, subdis-
ta * e . P. hughi Rathbun
B2. — Carapace avec les deux dents antéro-latérales éloignées l’une de l’autre.
Mérus de P3-P5 armé de plusieurs épines.
Cl. — Carpe de P3-P5 avec 1-2 épines; propode de P3-P5 inerme.
. p • stridulans Wood-Mason, typique (mer des Andaman)
. ou P- aff. stridulans (la Réunion)
C2. — Carpe et propode de P3-P5 spinuleux (dans les deux sexes).
. P. vocans Guinot
C3. — Carpe et propode de P2-P5 inermes.
Dl. — Première dent antéro-latérale (exorbitaire) étroite et dirigée vers l’exté¬
rieur, deuxième dent antéro-latérale spiniforme. Angle antéro-externe du mérus
de Mxp3 saillant.... P. crosnieri sp. nov.
D2. Première dent antéro-latérale (exorbitaire) largement foliacée et dirigée
vers l'intérieur ; deuxième dent antéro-latérale petite, peu aiguë (au moins chez
les individus adultes de taille élevée). Angle antéro-externe du mérus de Mxp3
subrectangulaire. p. musicus sp. nov.
Psopheticus stridulans Wood-Mason, 1892
Fig. 1, 4-6, 55
Psopheticus stridulans Wood-Mason, 1892, pl. 5,
fig. 1 (mer des Andaman).
Psopheticus stridulans - Alcock, 1894 : 402;
1899 : 73 ; 1900 : 309 (mer des Andaman). —
Doflein, 1904 : 118, pl. 30, fig. 4 (Grande
Nicobar). — Tesch, 1918 : 161 (mer de Bali).
non ? Psopheticus stridulans - Guinot, 1969 :
528, fig. 81, 82 (Tuléar) = P. crosnieri sp. nov.
non Psopheticus stridulans - Sakai, 1955 • 108
fig. 2; 1976 : 530, pl. 193, fig. 3 (Japon). ’
non Psopheticus stridulans - Zarenkov, 1972 :
231, fig. 2, 6 [5] (mer de Chine méridionale),
non Psopheticus stridulans - Guinot, 1985 : 17,
pl. 3, fig. D-E (île de la Réunion) = Psopheti¬
cus aff. stridulans, cf. infra.
Matériel-type. — 2 <?, 1 $ (bmnh).
Localité-type. — Mer des Andaman (cf. ci-
dessous).
Matériel examiné. — « Andaman Sea, 370-
419 fath. » : 1$ 13,8 x 19,2 mm (bmnh 1899.
1.20.13).
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
335
Tableau 1. Ornementation du bord supérieur des pattes ambulatoires chez les espèces de Psopheticus
P2
P3-P5
mérus
carpe
propode
mérus
carpe
propode
Psopheticus stridulans
Wood-Mason 9 to¬
potypique Andaman
subdistale
serrulé et avec
1 épine
subdistale
nerme (un peu
serrulé au bino¬
culaire)
spinuleux
serrulé-spinu-
leux (surtout
sur P4-P5)
nerme (un peu
serrulé sur P4)
serrulé avec
Psopheticus aff. stridu¬
lans la Réunion
idem
inerme
inerme
idem
1 épine subdis¬
tale sur P3, avec
2 épines subdis-
inerme
taies sur P4-P5
Psopheticus vocans Gui-
1 épine
subdistale
inerme
inerme
spinuleux
spinuleux
serrulé-
spinuleux
3 et $
Psopheticus musicus sp.
1 épine
inerme
inerme
spinuleux
inerme (un peu
serrulé au
inerme
3 et 9
subdistale
binoculaire)
Psopheticus crosnieri sp.
nov.
3 et ?
Psopheticus insolitus sp.
nov.
(S seule connue)
1 épine
subdistale
inerme
inerme
spinuleux
inerme
inerme
3 épines dans la
moitié distale
serrulé et avec
1-2 épines
subdistales
avec une crête
serrulée
spinuleux
serrulé, avec 1-
2 épines
subdistales
avec une crête
serrulée
Psopheticus hughi
Rathbun
1 épine
subdistale
inerme
inerme
1 épine
subdistale
inerme
inerme
Psopheticus insignis
Alcock
pas d’épine
inerme
inerme
1 épine
subdistale
inerme
inerme
«J et 9
1
Description (spécimen femelle topotypique).
Face dorsale (fig. 1) lisse et polie, traversée par
un sillon transversal irrégulier, sinueux. Dent
exorbitaire formant une proéminence pointue
obliquement, un peu moins spiniforme que sur la
figure de Wood-Mason ( 1892 ) ; deuxième dent
antéro-latérale longue, aiguë, spiniforme et s éten¬
dant dans un plan horizontal.
Région sous-hépatique renflée, couverte de
granules assez gros, visibles dorsalement.
Spinulation des pattes ambulatoires du mâle
figuré par Wood-Mason (ibid.) et de celles du
spécimen topotypique examiné similaire et se
présentant ainsi :
P2 (fig. 4) : mérus portant une spinule subdis¬
tale sur le bord supérieur ; carpe caractérisé par
un bord supérieur faiblement serrulé et par une
épine subdistale ; propode inerme.
P3-P4-P5 : bord supérieur du mérus portant
quatre ou cinq épines ; bord supérieur du carpe
finement serrulé dans la région proximale et
armé : sur P3 (fig. 5) d’une seule spinule
subdistale (sur P3 gauche, 1-2 petites spinules
supplémentaires) ; sur P4 (fig. 6) et P5, de
spinules de taille croissant d’arrière en avant;
propode très finement serrulé sur P4, inerme ou
avec des spinules rares et fines sur les autres
pattes.
Remarques. — Psopheticus stridulans Wood-
Mason a été établi pour un matériel capturé par
YInvestigator dans la mer des Andaman (Anon.,
1914), d’abord figuré d’après un mâle par Wood-
Mason dans les planches de Y Investigator (1892,
pl. 5 fig. 1), ensuite décrit à plusieurs reprises par
Alcock (1894 : 402; 1899 : 73; 1900 : 309)
Source : MNHN, Paris
336
D. GUINOT
F, °- ,opo, >''*- s > 3 - 8
F, °' 2 i^rs? i^ïfta.- » s* - Ré "™”' *■>»•
:r des Andaman, Invesligator coll., 690-770 i
• 181, Guinot (1985 : 17) det. P. stridular.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
337
chaque fois avec le même matériel. Dans la liste
des échantillons examinés, Alcock ( loc. cil.)
indique expressément « 2 males and a female
(Types of the species and genus) from 188-220
fms. » ; d’après la liste des stations (Anon.,
1914), ce pourrait être la station 115 du 19-12-
1890. L’individu femelle de 13,8 x 19,2 mm,
que nous avons sous les yeux (fig. 1) et éti¬
queté «Andaman Sea, 370-419 fath. (bm 1899.
1.20.13)», serait «certainly a part of the syn-
typic sériés of Psopheticus stridulans » d’après
R. W. Ingle (in litt., 19-2-1986). Il ne peut s’agir
de l’un des spécimens-types puisque l’indication
de la profondeur ne correspond pas ; il fait partie
d’une autre échantillon de même origine, composé
d’un mâle et de quatre femelles, effectivement
signalé par Alcock et récolté à plus grande
profondeur que le matériel-type. Cet individu
femelle n’est donc pas un syntype mais constitue
un topotype : il correspond en tous points à la
figure et aux descriptions ci-dessus mentionnées
(à noter que la dent exorbitaire droite est cassée
à son extrémité).
La deuxième signalisation de P. stridulans est
celle de Doflein (1904 : 118, pl. 30, fig. 4), qui
mentionne deux mâles récoltés à la Grande
Nicobar vers 3000 m de profondeur. Le plus
grand spécimen, de 22 x 29 mm (zmhu 13655 ;
le deuxième serait déposé au Zoologische Staat-
sammlung, München, H.-E. Gruner, in litt.,
4.1.1989), est conforme à l’exemplaire topoty¬
pique : les P3-P5 ont un carpe sillonné et garni
d'assez nombreuses spinules sur le bord supé¬
rieur, un propode allongé, sillonné médialement
et un peu rugueux sur le bord supérieur.
Tesch (1918 : 161) a signalé un mâle de
21 x 27 mm récolté par le Siboga à 521 m dans
la mer de Bali, au nord de l’Ile Patemoster, sans
le figurer. Il décrit (p. 162) pour le mérus de P2
une épine subdistale et pour le mérus de P3-P5
plusieurs épines ; pour le carpe, il indique « the
anterior margin of the carpopodites is also
spinous, though there is only a single spine in the
case of the first and fourth pair ». Ce spécimen,
que nous avons sous les yeux (zma), semble bien
appartenir à P. stridulans : en effet, le carpe de
P2 porte une épine subdistale ; celui de P3 et de
P4 est fortement serrulé, avec des épines de taille
croissant vers l’avant ; le carpe de P5 est faible¬
ment serrulé, avec une épine subdistale.
L’échantillon de Psopheticus stridulans signalé
par Zarenkov (1972 : 231, fig. 2, fig. 6 [5]), pour
du matériel de la mer de Chine méridionale à
la hauteur du Viêt-Nam du Sud, est figuré avec
des pattes ambulatoires aux carpe et propode
inermes. Ce n’est donc pas P. stridulans, au carpe
spinuleux. Ce pourrait être P. musicus. Il ne peut
s’agir ni de P. vocans aux carpe et propode
spinuleux sur P3-P4, ni de P. insolitus, au mérus
de P2 spinuleux.
Psopheticus stridulans a été signalé du Japon
par Sakai (1955 : 108, fig. 2 ; 1976 : 530, pl. 193,
fig. 3). Le mérus de P3-P5 est armé d’épines en
nombre variable ; les autres articles (carpe et
propode) sont inermes sur P2-P5, peut-être seule¬
ment un peu serrulés au binoculaire. Il ne s’agit
donc pas, là non plus, de P. stridulans, ni de P.
vocans, ni de P. insolitus. L’espèce la plus proche
semble être P. musicus (fig. 35-39, 52-54, 56), des
îles Philippines ; une comparaison de cette der¬
nière espèce avec du matériel japonais s’avère
indispensable.
Psopheticus stridulans offre un appareil de
stridulation, décrit par Alcock (loc. cit.) : sur le
renflement sous-hépatique granuleux vient frotter
la face interne de la grosse dent crochue et
rugueuse située sur le bord supérieur du mérus
du chélipède correspondant (fig. 55).
Examen comparatif. — Dans le genre Pso¬
pheticus, les espèces se départagent principale¬
ment d’après l’ornementation des pattes ambula¬
toires (cf. clef et tabl. 1). P. stridulans fait partie
des espèces du genre où, en plus du mérus, le
carpe (mais le carpe seul, pas le propode) offre
des épines sur le bord supérieur (fig. 1, 4-6).
Chez P. vocans, sur P2-P5, le carpe mais aussi
le propode sont spinuleux, chez le mâle adulte
âgé (fig. 19, 26) ou jeune (fig. 21, 27), chez la
femelle (fig. 22, 28) et chez le juvénile (fig. 23).
Chez P. insolitus (fig. 40), le mérus de P2 (fig.
41) est armé de trois épines, alors qu’il est muni
d’une seule épine subdistale chez toutes les
espèces de Psopheticus (sauf chez P. insiginis où
le mérus est inerme sur P2) ; sur P2-P5 (fig. 41-
43 ), le carpe est serrulé avec, parfois, une forte
épine subdistale et le propode offre une crête
serrulée. , .
Les deux autres espèces de Psopheticus décrites
ici, P. crosnieri (fig. 29, 31, 33, 34) et P. musicus
(fig. 35, 37-39), ont le carpe et le propode
complètement inermes sur P2-P5.
Quant à P. insignis (fig. 10-12), à la tache
rouge ornant le milieu de la carapace et aux
Source : MNHN, Paris
338
D. GUINOT
chélipèdes caractérisés par un allongement con¬
sidérable à partir d’une certaine taille chez le
mâle, son faciès est bien différent ; les pattes
ambulatoires sont inermes sur le bord supérieur
de tous les articles, sauf sur le mérus de P3-P5
qui porte une seule épine (subdistale), le mérus
de P2 en étant au contraire dénué (tabl. 1).
P. hughi (fig. 17, 18) offre une carapace
subquadratique, avec les deux dents antéro¬
latérales beaucoup plus rapprochées que chez P.
stridulans. Chez P. hughi, sur P2 comme sur les
péréiopodes suivants, le mérus porte une seule
épine subdistale et offre donc une ornementation
similaire sur tous les articles ; de même, le carpe
et le propode sont toujours inermes sur P2
comme sur P3-P5.
Distribution. — Iles Andaman et Grande
Nicobar. Mer de Bali.
Remarques sur des Psopheticus aff. stridulans de la Réunion
Fig. 2, 3, 7-9, 44-46
Nous séparons sous le nom de Psopheticus aff.
stridulans tout notre matériel de l’île de la
Réunion.
La Réunion. MD 32 : CP 60, 21°03,3'S-55°
09,5' E, 460-490 m : 1 $ 16,3 x 22,7 mm (mnhn-
b 10527). — CP 130, 20°51,2'S-55°36,8'E, 380-
300 m : 1$ 10 x 14 mm (mnhn-b 10528). —
DS 178, 21°03,6' S-55°09,8' E, 412-460 m, sable
vaseux : 1 juv. (mnhn-b 10529). — CP 181, 20°
57,5'S-55°14,2'E, 300-410 m : 2 S 20 x 26 mm,
16,5 x 23 mm, 1 $ 12,2 x 17 mm (mnhn-b 10530).
Le matériel réunionnais (fig. 2, 3) provenant
de l’expédition MD 32 et précédemment identifié
à P. stridulans (Guinot, 1985 : 17, pl. 3, fig. 3 D-
E), offre une dent exorbitaire mince, très aiguë,
dirigée plus ou moins obliquement, et une
deuxième dent spiniforme, légèrement dirigée
vers le haut. En ce qui concerne l’ornementation
du bord supérieur des pattes ambulatoires (fig. 2 ;
tabl. 1) : le propode de P2-P5 est toujours inerme
(quoique finement serrulé au binoculaire); le
mérus de P2 (fig. 7) porte une seule épine
subdistale ; le mérus de P3-P5 (fig. 8, 9) porte un
nombre variable d’épines (parfois différent à
gauche et à droite), s’échelonnant de trois (excep¬
tionnellement) à huit (exceptionnellement), le
nombre le plus commun étant de 4 ou 5 ; le carpe
de P2 (fig. 7) est pratiquement inerme (finement
serrulé au binoculaire), celui de P3 (fig. 8) serrulé
sur toute sa longueur et muni d’une épine
subdistale, celui de P4 (fig. 9) et de P5 serrulé et
armé d’une ou de deux épines subdistales, un peu
variables (pour plus de détails, cf. Guinot,
1985). En fait, la spinulation des pattes ambula¬
toires apparaît moins abondante chez les Psophe¬
ticus de l’île de la Réunion que chez le P.
stridulans topotypique examiné : l’ornementation
est distribuée de la même façon, c’est-à-dire
seulement sur le carpe ; mais, en plus des serrula-
tions, ce dernier porte des spinules, qui sont en
petit nombre chez le matériel réunionnais (fig. 2),
en nombre développé, surtout sur P4-P5, chez le
P. stridulans topotypique (fig. 1 ). N’ayant pu
observer qu’un seul spécimen topotypique, il est
difficile d’apprécier la variabilité de la spinula¬
tion des pattes ambulatoires chez P. stridulans.
Ces variations sont minimes dans notre matériel
réunionnais.
Une autre différence concerne la forme de la
dent exorbitaire, plus épaisse chez la femelle
topotypique (fig. 1) que chez le mâle de l’île de la
Réunion figuré ici (fig. 2). Enfin, le propode des
pattes ambulatoires P2-P5 de P. stridulans topo¬
typique (fig. 1, 4-6) est plus étroit et un peu plus
allongé que chez les P. aff. stridulans réunionnais
(fig. 2, 7-9) où il est aussi plus lisse. Chez P. aff.
stridulans, le carpe de P2-P5 n’est pas sillonné
comme chez P. stridulans. Nous figurons le PI 1 et
le P12 mâles de P. aff. stridulans (fig. 44-46).
Psopheticus insignis Alcock, 1900
Fig. 10-16, 58
Psopheticus insignis Alcock, 1900 : 310 (golfe de
Martaban).
Psopheticus insignis - Alcock & McArdle,
1901, pl. 54, fig. 2. — Tesch, 1918 : 167 (clef).
— Sakai, 1976 : 531, pl. 193, fig. 2 (Formose).
— Serène & Vadon, 1981 : 123, 127 (même
matériel Musorstom 1).
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
339
Source : MNHN, Paris
340
D. GUINOT
Matériel-type. — Deux syntypes, dont le
plus grand mesure 13 x 19 mm (bmnh).
Localité-type. — Golfe de Martaban, 110 et
130 m environ.
Matériel examiné. — Philippines. Musors-
tom 1 : St. 5, 14°01,5'N-120°23,5'E, 215-200 m,
19-03-1976 : 1 S 24,3 x 33,9 mm (mnhn-b 16452).
— St. 6, 14°01,2'N-120°20,0'E, 200-182 m, 19-
03-1976 : 1 $ 12,8 x 16,9 mm (mnhn-b 16453).
— St. 7, 14°01,0'N-120°20,0'E, 200-185 m, 19-
03-1976 : 1 13,6 x 18 mm, 1 Ç 22,3 x 31,5 mm
(MNHN-B 16459). — St. 9, 14°01,8' N-120° 17,6' E,
194-180 m, 19-03-1976 : 1 carapace (mnhn-b
16458). — St. 11, 13°59,8'N-120°23,7'E, 230-
216 m, 20-03-1976 : 1 S 24,8 x 34 mm (mnhn-b
16463). — St. 24, 14°00,0' N-120°18,0' E, 189-
209 m, 22-03-1976 : 1 <? 25,4 x 35,8 mm, 3 $
juv., 1? 16,8 x 23,4 mm, 1$ juv. (mnhn-b
16460). — St. 25, 14°02,7'N-120°20,3'E, 200-
191 m, 22-03-1976 : 2 J 14,9 x 19,7 mm, 24,8 x
34,1 mm, 6 J de plus petite taille, 4Ç, 5 juv.
(MNHN-B 16462). — St. 26, 14°00,9'N-120°16,8'E,
189 m, 22-03-1976 : 2 juv. (mnhn-b 16457). —
St. 30, 14°01,3' N-120° 18,7' E, 186-177 m, 22-03-
1976 : fragments en mauvais état (mnhn-b
16454). — St. 56, 13°53,1'N-120°08,9'E, 134-
129 m, 26-03-1976 : 1 J 16,8 x 24,3 mm, 3
juv., 2$, 1 S juv. avec Bopyre n° 178 (mnhn-b
16456). — St. 64, 14°00,8' N-120°15,8' E, 194 m,
27-03-1976 : 1 juv. (mnhn-b 16455).
Musorstom 2 : St. 4, 14°01,2' N-120°18,4' E,
178-171 m, 20-11-1980 : 1 Ç 11,4 x 15 mm (mnhn-
b 16464). — St. 10, 14°00,1' N-120° 18,5' E, 176-
183 m, 21-11-1980 : 6^ (le plus grand 25,7 x
35,3 mm), 7 ? (la plus grande 23 x 32,6 mm)
(mnhn-b 16473). — St. 11, 14°00,4'N-120°19,7'E
184-182 m, 21-11-1980 : 5 S (dont 3 de 23,8 x
33,5 mm, 22 x 29,5 mm, 17,9 x 24,4 mm), 1
juv., 13? dont deux ovigères, 1 juv. (mnhn-b
10317). — St. 13, 14°00,5' N-120°20,7' E, 188-
181m, 21-11-1980 : 4 ? (dont 1 ovig. de
20,7 x 23,1 mm), 1 $ juv. 8,7 x 12,5 mm (mnhn-b
10320). — St. 17, 14°00,0' N-120° 17,1' E, 174-
193 m, 22-11-1980 : 1 ? 20,9 x 28,8 mm (mnhn-b
11468). — St. 18, 14°00,0' N-120°18,6'E, 195-
188 m, 22-11-1980 : 1 S, 1 ? (mnhn-b 16467). —
St. 20, 14°00,9'N-120°18,1'E, 192-185 m, 22-11-
1980 : au total, 419 spécimens se départageant en
71 c? (le plus grand mâle mesure près de 40 mm
de large), 348 ? (dont 15 juv. et 18 ovig. : la plus
petite femelle ovig. mesure 18 x 24 mm ; la plus
grande 25 x 34 mm, C e qui correspond approxi¬
mativement à la taille de la plus grande femelle
examinée), 1 spéc. sacculiné (mnhn-b 10517). —
St. 21, 14°00,2' N-120° 17,8' E, 191-192 m, 22-11-
1980 : 1 (5 1 juv. (mnhn-b 10308). — St. 34
13°27,9'N-121°12,0'E, 167-155 m, 24-11-1980 :
1? 13,8 x 18,6 mm (mnhn-b 16466). — St. 41
13° 15,3' N-122°45,9' E, 166-172 m, 25-11-1980 !
5 c? (dont les plus grands de 20,5 x 29,4 mm,
10,9 x 14,9 mm, 8,2 x 11,3 mm), 1 ? 20,5 x’
29,1 mm, 1 exuvie (mnhn-b 16471). — St. 62
14°00,4'N-120°17,0'E, 186-189 m, 29-11-1980 !
1 juv. (MNHN-B 16465). — St. 64, 14°01,5'N-
120°18,9' E, 181-177 m, 29-11-1980 : 6 S (dont le
plus grand mesure 25,4 x 34,9 mm), 8 ? (dont
deux ovigères, la plus petite mesurant 17,8 x
23,8 mm), 1 juv. (mnhn-b 16474). — St. 66
14°00,6'N-120°20,3'E, 195-178 m, 29-11-1980 :
1 S 22,9 x 31,6 mm (mnhn-b 16469). — St. 67
14°00,1'N-120°18,5'E, 193-199 m, 29-11-1980 !
1 ? juv. (mnhn-b 10302). — St. 71, 14°00,1'N-
120° 17,8' E, 189-197 m, 30-11-1980 : 2 S (mnhn-
b 10326). — St. 72, 14°00,7' N-120° 19,4' E, 183-
168 m, 30-11-1980 : 5 cJ (le plus grand de
25,5 x 35 mm, 4? (dont une ovigère de 21,3 x
29,3 mm) (mnhn-b 16472).
Musorstom 3 : St. 87, 14°00,6' N-120° 19,6' E
191-197 m, 31-05-1985 : 1 24 x 34 mm, 3?,
39 ovig., 1 juv. (MNHN-B 16587). — St. 88,
14°00,5' N-120° 17,4' E, 183-187 m, 31-05-1985 :
1 juv. (mnhn-b 16596). — St. 92, 14°03,0' N-
120°11,5' E, 224m, 31-05-1985 : 1 (mnhn-b
16598). — St. 96, 14°00,3' N-120° 17,3' E, 190-
194 m, 1-06-1985 : 1 S (mnhn-b 16591). — St. 97,
14°00,7'N-120° 18,8' E, 189-194m, 1-06-1985 : 2$,
2? (mnhn-b 16589). — St. 98, 14°00,2' N-
120° 17,9' E, 194-205 m, 1-06-1985 : 1 g, 4?, 4?
ovig. (mnhn-b 16590). — St. 99, 14°01,0'N-
120°19,5' E, 196-204 m, 1-06-1985 : 1 juv. (mnhn-
b 16594). — St. 100, 14°00,0' N-120°17,6' E, 189-
199 m, 1-06-1985 : 1 S (mnhn-b 16586). —
St. 101, 14°00,15' N-120° 19,25' E, 194-196 m, 1-
06-1985 : 1 <$ (mnhn-b 16597). — St. 108,
14°01,1'N-120°17,9'E, 195-188 m, 2-06-1985 :
1 juv. (mnhn-b 16595). — St. 145, 11°01,6'N-
124°04,2' E, 214-246 m, 7-06-1985 : 1 (mnhn-b
16593).
Indonésie (détroit de Makassar). Corindon 2 :
St. 208, 0°14,6' S-l 17°52,0' E, 150 m, 31-10-1980 :
4 juv. (mnhn-b 16475).
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
341
Remarques. — Le plus grand (13 x 19 mm)
des syntypes de Psopheîicus insignis Alcock est
sans doute le spécimen figuré dans les Illustra¬
tions de VInvestigator (pl. 54, fig. 2) : il s’agit
d’une femelle ou d’un mâle encore jeune à
chélipèdes relativement peu allongés. L’espèce
n'a été que rarement signalée, alors qu'elle est
représentée dans les campagnes Musorstom par
un matériel considérable. Seulement cité par
Tesch (1918 : 181) qui l’inclut dans sa clef, P.
insignis n’a été retrouvé qu’à Formose par Sakai
(1976), qui signale une unique femelle (p. 351)
mais mentionne un mâle dans la légende de sa
figure en couleur (pl. 193, fig. 2).
P. insignis a été bien caractérisé sur le plan
spécifique par Alcock ( loc . c/7.) puis par Sakai
(loc. c/7.) : une tache rouge, entourée d’un liseré
blanc et avec un cœur blanchâtre, est située au
milieu de la face dorsale (fig. 10); après un
séjour dans l’alcool ne subsiste qu’une sorte de
croissant orangé, plus ou moins foncé, corres¬
pondant à la partie supérieure de la tache
initiale. Une espèce d’un genre considéré comme
proche, Psopheticoides sanguineus Sakai, 1969,
possède aussi sur la face dorsale une tache rouge
soulignée de blanc, ce qui est, à notre avis, une
simple convergence.
Psopheticus insignis se caractérise également
par le noir des doigts des chélipèdes confiné à
l’extrémité distale du doigt mobile (fig. 10-12).
En fait, P. insignis demeure incomplètement
décrit et figuré. La littérature n’a pas fait
connaître la morphologie dans le sexe mâle au-
delà d’une certaine taille (les figurations concer¬
nent toujours un mâle encore jeune ou une
femelle) : on constate un effacement de la
deuxième dent antéro-latérale de la face dorsale
et un allongement considérable des chélipèdes.
L’examen de très nombreux individus de P.
insignis (Musorstom 2, station 20 : 419 spéci¬
mens) nous permet d’observer le processus d’ac¬
croissement des chélipèdes dans le sexe mâle et
l'émoussement de l'armature antéro-latérale de la
carapace. Nous donnons (fig. 11, 12) une série de
photographies montrant les modifications liées
au dimorphisme sexuel et à la croissance.
Le mâle et la femelle juvéniles ont une cara¬
pace aux bords antéro-latéraux granuleux, tout
comme les chélipèdes. Le bord antéro-latéral est
armé d’une dent exorbitaire et d’une deuxième
dent (épibranchiale) spiniforme. Les chélipèdes
sont courts, avec l’épine du mérus spiniforme et
les deux épines du carpe également spiniformes ;
la face inférieure de la main offre une saillie
distale pointue.
Chez le mâle adulte jeune (fig. 11), les chéli¬
pèdes sont déjà allongés, l’épine du mérus
diminue mais demeure spiniforme (parfois elle
Fig. 10. — Psopheticus insignis Alcock, «J 24,3 x 33,9 mm, Philippines, Musorstom 1, st. 5 (mnhn-b 16452) : vue d’ensemble.
Source : MNHN, Paris
342
D. GUINOT
FlG ' l 'la taiKf : échantillonnage de se P‘mâles depuis la taille de 9 x 14mm (juvénile) jusqu’à
l'armature aniém latéral- J£ a e agC ’ p0U î’j m0 “ trer au cours de la croissance l’émoussement puis l’avortement de
aü^ua^on^^acrête^nnofh.Hitia^^f 0 ?' ^ deu *', e m e dent surtout) et l’allongement considérable des chélipèdes, avec
2, st 20 °^inhn 1-^0517)^ d 3 la face ,nfeneure de la main et conservation du seul tubercule distal (Musorstom
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
343
Fig. 12. — Psopheticus insignis Wood-Mason : échantillonnage de sept femelles depuis la taille de 9 * 13.8 mm (juvénile)
jusqu'à la taille de 25 x 34 mm (femelle ovigère), pour montrer l'émoussement de l’armature antéro-latérale de la
carapace (deuxième dent surtout), analogue à celui du mâle, et la croissance relativement faible des chélipèdes. avec
atténuation de la crête longitudinale à la face inférieure de la main et, au contraire, forcissement du tubercule distal. La
plus petite femelle ovigère (la quatrième à partir du bas) mesure 18 x 26 mm (Musorstom 2, st. 20, mnhn-b 10517).
Source : MNHN, Paris
344
D. GUINOT
avorte, au moins d’un côté), l’épine interne du
carpe a disparu, la carapace a un contour plus
arrondi, la dent épibranchiale commençant à
s'émousser. Le mâle âgé porte des chélipèdes
considérablement allongés, jusqu’à quatre fois
plus longs que la longueur de la carapace ;
l’épine du mérus est relativement réduite ; il n’y a
plus aucune épine sur le carpe, lequel offre donc
un contour arrondi ; la face inférieure du pro-
pode se renfle distalement en une grosse saillie.
Par ailleurs, la carapace a un bord antéro-latéral
inerme, la dent exorbitaire s’étant beaucoup
réduite et la dent épibranchiale ayant complète¬
ment avorté.
Il n’y a pas de croissance «démesurée» des
chélipèdes chez la femelle (fig. 12) de P. insignis ;
en revanche, la carapace de la femelle de très
grande taille porte une dent exorbitaire émoussée
et une dent épibranchiale avortée. La carapace
est donc analogue chez le grand mâle et chez la
grande femelle : ce sont les chélipèdes qui font la
différence.
Nous avons précédemment traité de ce
phénomène dans le genre Carcinoplax H. Milne
Edwards, 1852. La forte croissance allométrique
des chélipèdes, avec atténuation de l’ornementa¬
tion chez le mâle, et l’émoussement, voire l’avor¬
tement, des dents antéro-Iatérales ont déjà été
F, °' ,3 -,4 6 - t° rstom '■ si - 5 164521 : pn 1 >
15);
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
345
mis en évidence chez C. longimanus (de Haan,
1833) (cf. Guinot, 1989, pl. 1, A-D, pl. 2, A-D).
À propos de P. insignis, Alcock (1900 : 311)
concluait ainsi sa description : « This species
closely connects Psopheticus with Carcinoplax ».
Par comparaison, chez Carcinoplax longimanus,
qui atteint une taille beaucoup plus élevée que P.
insignis (ce dernier a une épine subdistale sur
le mérus des pattes ambulatoires P3-P5, alors
qu’elles sont inermes chez C. longimanus), il y a
chez le jeune trois dents sur le bord antéro-latéral
de la carapace, qui s’émoussent puis avortent en
fonction de l’âge ; chez les individus âgés, la dent
exorbitaire est présente mais s’est beaucoup
émoussée. Chez C. longimanus, au cours de la
croissance, les chélipèdes s’accroissent considéra¬
blement (comme chez P. insignis) mais les épines
du carpe n’avortent pas complètement au maxi¬
mum de la taille ; au-delà d’une certaine taille,
elles se réduisent.
Une autre caractéristique morphologique rap¬
proche P. insignis (fig. 10, 11) de Carcinoplax
longimanus (cf. Guinot, 1989, pl. 1, A-D, pl. 2,
A-D). Chez ces deux espèces, la saillie qui pointe
distalement à la face interne du propode des
chélipèdes est la terminaison de la crête longitu¬
dinale parcourant la main. Chez C. purpurea
Rathbun (cf. Guinot, ibid., pl. 4), une crête
analogue existe au même endroit. Chez C. sinica
Chen (cf. Guinot, ibid., pl. 5), la crête inférieure
de la main fait aussi saillie en un tubercule distal.
Autre caractéristique de P. insignis, seulement
mentionnée par Serène & Vadon (1981 : 127) :
la présence d’un appareil de stridulation, formé
par la crête ptérygostomienne striée et par une
zone recouverte de tubercules en baguettes près
de la zone articulaire du mérus sur l’ischion du
chélipède (fig. 58).
Nous figurons ici le plastron sternal de P.
insignis (fig. 16) ainsi que les pléopodes sexuels
mâles : le Pli (fig. 13, 14) et le P12 (fig. 15) sont
tout à fait caractéristiques du groupe des Carci-
noplacinae sensu Balss, 1957, Guinot (1969 :
519-528) emend.
Distribution. — Golfe de Martaban (Birma¬
nie). Formose. Philippines. Détroit de Makassar.
Psopheticus hughi Rathbun, 1914
Fig. 17, 18, 59, 60
Psopheticus hughi Rathbun, 1914 : 144 (Philip¬
pines).
Psopheticus hughi - Tesch, 1918 : 160 (clef)- —
Sakai, 1939 : 558, pl. 66, fig. 1 ; 1976 : 530,
pl. 193, fig. 1 (Japon). — Serène & Vadon,
1981 : 122 (même matériel Musorstom 1).
Matériel-type. — Holotype, 45,4 x 60 mm
(avec les épines) (usnm 46180).
Localité-type. — Philippines : « Northern
Mindanao : Macabalan Point Light, 6 to 7.7 miles,
lat. 8°35'30" to 37' 15" N; long. 124°36' E, 200-
220 fath. August 5, 1909, station 5504-5505,
Albatross ».
Matériel examiné. — Philippines. Musors¬
tom 1: St. 11, 13°59,8' N-120°23,7' E, 230-217 m,
20-03-1976 : 1 $ 28 x 34 mm (mnhn-b 16406).
Remarques. — Une unique femelle de cette
espèce (fig. 17, 18), originellement décrite des
Philippines et retrouvée depuis au Japon, a été
récoltée au cours des campagnes Musorstom 1
à 3.
C’est une assez grosse espèce, à carapace
relativement étroite, aux bords antéro-latéraux
régulièrement arqués, avec une forte dent acu-
minée après la dent exorbitaire, aux chélipèdes
massifs, aux pattes ambulatoires inermes à l’ex¬
ception d’une épine subdistale sur le bord supé¬
rieur du mérus (tabl. 1). P. hughi a donc la même
ornementation du mérus sur P2-P5 ; en revanche,
les autres espèces de Psopheticus ont une épine
subdistale sur le mérus de P2 (sauf P. insolitus
qui en possède trois, et P. insignis qui a le mérus
de P2 complètement inerme) et offrent plusieurs
épines sur le mérus de P3-P5 (sauf chez P.
insignis où il y a seulement une épine subdistale).
Serène & Vadon (1981) ont été les premiers à
signaler chez Psopheticus hughi un appareil de
stridulation. La région sous-hépatique (fig. 59)
ne se renfle guère latéralement (elle est donc peu
visible quand on regarde dorsalement l’animal)
(fig. 17) et n’est que faiblement granuleuse : elle
ne pourrait donc pas servir de zone de friction
privilégiée pour l’épine du mérus du chélipède
correspondant. Le dispositif (fig. 60) consisterait
principalement, d’une part, en une crête courte et
assez large qui longe le rebord ptérygostomien et
qui est recouverte de tubercules aplatis, confluents,
disposés en deux-trois rangées, et, d’autre part,
en une zone tuberculée située dans la région
Source : MNHN, Paris
346
D. GUINOT
Fig. 17-18. — Psopheticus hughi Rathbun, $ 2
18, chélipèdes.
x 34mm, Musorstom 1, st. 11 (mnhn-b 16406) : 17, vue d’ensemble;
proximale du mérus du chélipède près de son
articulation avec l’ischion.
Distribution. — Philippines. Japon.
Psopheticus vocans Guinot, 1985
Fig. 19-28, 47-49
Psopheticus aff. stridulans - Guinot & Richer de
Forges (non P. stridulans Wood-Mason), 1981 :
256-260, fig. 12A-G, pl. 5, fig. 6, 7, 7a
(Nouvelle-Calédonie).
Psopheticus vocans Guinot, 1985 : 19-21, fig. 3B1
(non B2), 4 D-G, pl. 3, fig. F, G (Nouvelle-
Calédonie : même matériel qu’en 1981).
Matériel-type. — Holotype, S 25 x 32 mm
(mnhn-b 6805).
Localité-type. — Nouvelle-Calédonie, passe
de Boulari, 400 m.
Matériel examiné. — Nouvelle-Calédonie Bio¬
cal : St. CP 105, 21°3rS-166°22'E, 330-335 m,
8-09-1985 : 1 juv. 5 x 6 mm (mnhn-b 16570).
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
347
Fig.
19-21. - Psopheticus vocans Guinot. 19-20, holotype, «J 25 x 32 mm Nouvelle-Caledonie, pa^e de Boulan
6805) • 19 vue d'ensemble ; 20, pinces ; 21, <? 14 x 17 mm, Nouvelle-Caledonie, Le Leizour, Guinot (1985
(mnhn-b 6806) : vue d’ensemble (sur P3-P5, carpe spinuleux et propode serrule).
(mnhn-b
: 19) det.
Source : MNHN, Paris
348
D. GUINOT
F,G ' 22 vîî' H V °i anS G c in °^ 22 > V , 5 x Nouvelle-Calédonie, Musorstom 4 , st. 236 (mnhn-b 17256) :
vue d ensemble, 23, <J juv. 5 x 6mm, Nouvelle-Caledonie, Biocal, st. CP 105 (mnhn-b 16570) : vue d’ensemble.
Musorstom 4 : St. 236, 22°11,3' S-167°15,0' E,
495-550 m, 2-10-1985 : 1 $ 15 x 18,8 mm (mnhn-b
17256). — St. 239, 22°14,8' S-167°15,7' E, 470-
475 m, 2-10-1985 : 1 $ (mnhn-b 17257). —
St. 247, 22°09,0' S-167° 13,3' E, 435-460 m, 4-10-
1985 : 1 cî 21 x 27 mm, 2? 15 x 18,7 mm et
14 x 17,6 mm (mnhn-b 17258).
Remarques. — Établi pour des Psopheticus
néo-calédoniens, P. vocans diffère de P. stridu-
lans par :
1) la taille plus élevée;
2) la dent exorbitaire, large, foliacée et sub¬
droite (fig. 19, 21-23), au lieu de spiniforme et
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
349
dirigée obliquement chez P. stridulans typique
(fig. 1) et surtout chez P. aff. stridulans de la
Réunion (fig. 2) ;
3) le renflement granuleux sous-hépatique,
visible entre les dents antéro-latérales, un peu
moins marqué chez P. vocans que chez P.
stridulans (fig. 1);
4) le front large et légèrement sinueux ou
subdroit chez P. vocans, au lieu d’étroit et
concave chez P. stridulans (fig. 1);
5) l'article basal antennaire surmonté distale-
ment par une proéminence mince et arrondie,
faible, au lieu de très accentuée chez P. stridu¬
lans ;
6) l’angle antéro-externe du mérus de Mxp3
moins saillant ;
7) les faibles hétérochélie et hétérodontie chez
le mâle (fig. 20) ;
8) la spinulation des pattes ambulatoires
(tabl. 1) : P. vocans montre quant au bord
supérieur un propode spinuleux, surtout sur P4-
P5, et un carpe également très spinuleux. L’orne¬
mentation est constante chez P. vocans, à savoir :
chez l’holotype mâle de 25 x 32 mm (fig. 19, 26),
chez un spécimen mâle plus petit de 14 x 17 mm
(fig. 21, 27), chez une femelle de 15 x 18,8 mm
(fig. 22, 28) et chez un juvénile de 5 x 6 mm
(fig. 23), tous de Nouvelle-Calédonie. Dans les
deux sexes, le carpe et le propode de P3-P4 (à un
moindre degré, de P5) sont armés sur le bord
supérieur de nombreuses spinules, aux diffé¬
rences individuelles près.
À noter que, chez la femelle indiquée comme
paratype de P. vocans (cf. Guinot, 1985, fig. 3B2),
mesurant 12 x 16 mm (mnhn-b 10531), nous
avions observé un carpe et un propode des pattes
ambulatoires inermes : à l’examen du matériel
supplémentaire étudié aujourd’hui, il s agirait
soit d’une erreur d’étiquette, soit d’un spécimen
anormal. Nous ne considérons plus ce spécimen,
ni la patte ambulatoire de la figure 3B2. comme
appartenant à P. vocans. Il s’ensuit que, contrai¬
rement à notre première hypothèse, il n’y a pas
de dimorphisme sexuel quant à l’ornementation
des P3-P5 chez P. vocans. En règle générale,
aucun Psopheticus ne montre de dimorphisme
sexuel en ce qui concerne ce caractère. Chez P.
stridulans (fig. 1, 4-6), le propode des pattes
ambulatoires est toujours inerme et le carpe
serrulé, avec seulement 1-2 épines subdistales
(sauf sur P2). Chez P. crosnieri, décrit ci-après
(fig. 29, 31, 34), il n’y a pas, non plus, de
dimorphisme sexuel quant à la spinulation des
pattes ambulatoires, mais il est vrai que seul le
mérus est armé d’épines, les autres articles étant
inermes.
Pour le Pli et le P12 de P. vocans : cf. fig. 47-
49.
Nous rectifions et complétons ici les deux
Source : MNHN, Paris
350
D. GUINOT
points de la description originale de P. vocans
Guinot (1985 : 21).
1) Il existe chez P. vocans mâle (fig. 24, 25)
une portion visible du sternite 8 au niveau de P5
(très apparente sur le dessin du plastron sternal
figuré par Guinot & Richer de Forges, 1981,
fig. 12 D : sous le nom de Psopheticus aff.
stridulans) ;
2) 1 appareil de stridulation de P. vocans est
peut-être double. D’une part, il consiste en un
semis de granules situé sur la zone sous-hépa¬
tique renflée, à la surface de laquelle vient frotter
la face interne de la dent du bord supérieur du
mérus du chélipède correspondant : c’est le
dispositif reconnu dès l’origine par Alcock
(1894 : 403) chez P. stridulans. D’autre part, la
crête ptérygostomienne striée ne constitue-t-elle
pas une autre pars stridens ? (cf. le chapitre
consacré à ce sujet).
Distribution. — Nouvelle-Calédonie.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
351
Psopheticus crosnieri sp. nov.
Fig. 29-34, 50, 51
9 Psopheticus stridulans — Guinot (non Wood-
Mason, 1892), 1969 : 528, fig. 81A, B, 82
(Tuléar).
Psopheticus aff. stridulans Guinot & Richer de
Forges, 1981 : 259, note : seulement les
échantillons malgaches de la collection Crosnier
cités en bas de page [les P. aff. stridulans de
Nouvelle-Calédonie = P. vocans Guinot, 1985 :
19, fig. 3 B1 (non B2), 4 D-G, pl. 3, fig. F-G].
Étymologie. — Espèce dédiée à son collecteur
M. Alain Crosnier.
Matériel-type. — Holotype, 3 24,7 x 34 mm
(mnhn-b 10344) ; 5 paratypes 3, 2 para types $
(MNHN-B 6836 et MNHN-B 10345) (cf. ci-dessous).
Localité-type. — Madagascar. Cf. infra.
Matériel examiné. — Madagascar : Collec¬
tions A. Crosnier & R. von Cosel : chalutage
46, 15°19,1' S-46°ll,8' E, 400 m, 7-11-1972 :
holotype, 3 24,7 x 34 mm (mnhn-b 10344), 3 3
paratypes 22,6 x 29 mm, 21 x 28 mm, 20 x
26,3 mm, 1 ? paratype 10,8 x 14,3 mm (mnhn-b
10345). — Chalutage 28, 12°42,9' S-48°12,l' E,
445-455 m, 12-9-1972 : paratypes, 2 <J, 1 $• M x
19 mm (mnhn-b 6836). — Chalutage 31, 12*34,0' S-
48° 15,0' E, 395 m, 13-9-1972 : 2 9 (mnhn-b 6837).
— Chalutage 61, 23°36,5' S-43°28,8' E, 445-455 m,
27-2-1973 : 5 3 (mnhn-b 6838). — Chalutage 62,
23 w 36,l' S-43°32,0' E, 340-360 m, 27-2-1973 : 1 3
(MNHN-B 6839). — Chalutage 69, 22°21,9'S-
43°04,8' E, 350-420 m, 21-10-1986, fond de vase :
1 9 (mnhn-b 19847). — Chalutage 117, 22°15' S-
43°06,5' E, 370 m, 28-11-1986, fond de vase : 1 3
(mnhn-b 19846).
Collection Cleva : 22°17,3' S-43°04,3 E, 425-
450 m, 21-12-1985 : 1 3 15,7 x 21,5 mm (mnhn-
b 17109).
N. E. du canal de Mozambique : Campagne
Benthedi : Mayotte, W. de la Grande Passe de
l’Ouest, St. 61-F, 12°46,0' S-44°58' E, 475-510 m,
29-03-1977 : 1 3 (mnhn-b 19859).
Description. — Espèce d’assez grande taille,
l’holotype mesurant 34 mm de large.
Carapace (fig. 29, 31) quadrangulaire, sensi¬
blement plus large que longue, à la surface lisse
et glabre, comme polie, sans aucune indication
de régions, traversée seulement par un sillon
transversal, un peu au-dessous des fossettes
gastriques.
Bord antéro-latéral armé de deux dents assez
rapprochées : à l’angle exorbitaire, dent foliacée,
dirigée obliquement, assez large, s’amincissant
vers l’extrémité qui est pointue ; un peu plus bas,
deuxième dent spiniforme, assez longue ; entre
les deux, renflement sous-hépatique finement
granuleux, relativement peu bombé.
Front lamelleux, assez large, légèrement con¬
cave, sans fissure médiane, et avec les encoches
latéro-externes obsolètes. Bord supra-orbitaire
fortement sinueux, formant une large concavité
au niveau de la région cornéenne de l’œil. Bord
infra-orbitaire concave, au rebord finement gra¬
nuleux, avec une légère fissure latéro-externe ;
une dent saillante et arrondie à l’angle latéro-
interne. . ,
Pédoncule oculaire assez court, large, termine
par une cornée extrêmement renflée, dirigée vers
le bas. Article basal antennaire surmonté d’une
petite proéminence; flagelle long. Mérus de
Mxp3 avec l’angle antéro-exteme saillant. Région
sous-hépatique seulement granuleuse au niveau
du renflement visible en vue dorsale et servant de
pars stridens dans l’appareil de stridulation.
Chélipèdes (fig. 30, 32) avec une très forte
hétérochélie et une très forte hétérodontie chez le
mâle, devenant massifs chez les individus âgés.
Surface lisse et glabre sur les deux pinces. Carpe
trapézoïdal, avec deux épines aiguës : l’une à
l’angle antéro-externe et l’autre à l’angle postéro-
interne, toutes deux s’émoussant chez les plus
grands individus. Propode inerme. Chez le mâle
âgé, sur le grand chélipède, doigt mobile très
incurvé, avec une dent molaire proximale et une
dent subdistale, séparées par des dents larges,
peu saillantes et peu détachées ; un large hiatus
avec le doigt fixe, lequel est denticulé. Sur le petit
chélipède, une crête le long du bord inférieur ;
doigts longs et jointifs, très amincis.
Pattes ambulatoires glabres, similaires chez le
mâle (fig. 29) et chez la femelle (fig. 31), à savoir
inermes sur le carpe comme sur le propode,
spinuleuses sur le mérus : mérus de P2, avec
seulement une épine subdistale, et celui de P3-P5
(fig. 34 : P3) armé de 5-6 épines.
Plastron sternal élargi, avec une assez large
portion du sternite 8 visible au niveau de P5,
Source : MNHN, Paris
352
D. GUINOT
celle-ci n’étant pas sillonnée. Orifice génital mâle
coxal, débouchant tout près du bord interne de
la coxa, juste au-dessus du condyle articulaire de
la coxa sur le sternum. Abdomen de sept seg¬
ments.
, .f! 1 ^ : fi ë- 50 ; P12 c? long, avec un flagelle
bifide a l’extrémité : fig. 51 .
Appareil de stridulation composé d’un semis
de granules situés sur la région sous-hépatique
( plectrum ); zone sur laquelle vient frotter la
partie épaisse et granuleuse de la grosse dent
subdistale du mérus du chélipède correspondant
(pars stridens). Chez le mâle holotype de 34 mm
de large, l'appareil de stridulation n’est plus
fonctionnel en raison de l’accroissement des
chélipèdes qui empêche la coaptation des deux
parties et, en conséquence, le frottement.
Coloration. — Après six mois dans l’alcool,
coloration rouge orangé dans toute la moitié
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
353
antérieure de la carapace, une nette démarcation
séparant cette partie du reste de la face dorsale,
laquelle est blanchâtre.
Remarques. — Psopheticus crosnieri se dis¬
tingue à la fois de P. stridulans et de P. vocans
par ses pattes ambulatoires inermes sur le bord
supérieur, sauf sur le mérus : mérus de P2 avec
une épine subdistale ; mérus de P3-P5 (fig. 34)
armé de 5-6 épines (cf. tabl. 1). Chez P. stridu¬
lans, dans les deux sexes, le carpe de P3-P5 est
serrulé et porte 1-2 épines subdistales. Chez P.
vocans, non seulement le carpe mais aussi le
propode de P3-P5 sont abondamment spinuleux.
Par son armature antéro-latérale, P. crosnieri
se place entre P. vocans, où la dent exorbi¬
taire est largement triangulaire chez l’adulte âgé
(fig. 19), seulement foliacée chez l’individu plus
jeune (fig. 21-23), et P. stridulans (fig. 1), où cette
dent est plus étroite et aiguë. Par contre, le
renflement sous-hépatique, finement granuleux,
est marqué; le front est légèrement concave,
comme chez P. stridulans. L’angle antéro-externe
du mérus de Mxp3 est relativement peu saillant,
Source : MNHN, Paris
354
D. GUINOT
33
/
’V.
l &
33 9 p Kopketicuscrosnieri sp. nov., <J 20 x 27 mm, Madagascar, Tuléar, Dérijard. coll., Guinot (1969 • 5281 dpi
? Psopheticus stndulans (mnhn-b 6284). ’ u ' lyoy ■ det -
en quelque sorte intermédiaire entre celui de P.
vocans, qui est subrectangulaire, et celui de P
stridulans, qui est très accusé. Chez P. crosnieri,
1 article basal antennaire est surmonté d’une
crête arrondie, moyennement développée.
L hétérochélie et l’hétérodontie sont beaucoup
plus accusées chez le mâle de P. crosnieri (fig. 29,
30) que chez celui de P. vocans (fig. 19, 20, 21).’
Le spécimen mâle de Tuléar (20 x 27 mm)
récolté par Dérijard (mnhn-b 6284) et que nous
avions dénommé ? Psopheticus stridulans (Gui¬
not, 1969 : 528, fig. 81, 82), a été égaré. D’après
une photographie en notre possession (fig. 33 ),
l’ornementation des pattes ambulatoires, inermes
sur le carpe et le propode de P2-P5, est en faveur
de l’hypothèse de l’identité à P. crosnieri, ce que
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
355
laisse aussi supposer l’origine malgache de ce
matériel.
Distribution. — Madagascar. Ile Mayotte.
Psopheticus musicus sp. nov.
Fig. 35-39, 52-54, 56
Étymologie. — Du latin «musicus, musi¬
cien », par allusion à l’appareil de stridulation
présent chez cette espèce nouvelle (cf. le chapitre
consacré à l’appareil de stridulation).
Matériel-type. — Holotype, <$ 28,2 x 35,5 mm
(mnhn-b 16582). Paratypes, 2 <J (mnhn-b 16584
et mnhn-b 16585) ; 2 Ç (mnhn-b 16583).
Localité-type. — Philippines (cf. infra).
Matériel examiné. — Philippines. Musors-
tom 2 : St. 40, 13°07,7'N-122°39,1'E, 440-340 m,
25-11-1980 : 1 $ ovig. 23 x 30 mm (mnhn-b
10343).
Musorstom 3 : St. 105, 13°52,6' N-120°29,6' E,
398-417 m, 1-06-1985 : paratype, S 13,2 x
16,3 mm (mnhn-b 16585). — St. 119, 11°59,7' N-
120° 12,7' E, 320-337 m, 3-06-1985 : paratype, <J
16 x 20 mm (mnhn-b 16584). — St. 125, 11°
57,7' N-121°28,5' E, 388-404 m, 4-06-1985 : holo¬
type, S 28,2 x 35,5 mm (mnhn-b 16582), para-
types, 2 $ 17 x 20,3 mm, 23 x 30 mm (mnhn-b
16583).
Description. — Espèce de grande taille, pou¬
vant atteindre 35,5 mm de large (holotype mâle),
une femelle ovigère (st. 40, Musorstom 2)
mesurant 23 x 30 mm.
Carapace quadrangulaire, sensiblement plus
large que longue, à la surface lisse et glabre,
comme polie, sans indication de régions et avec
un sillon qui la traverse dans le tiers postérieur.
Chez les jeunes, face dorsale granuleuse sur les
bords antéro et postéro-latéraux.
Bord antéro-latéral armé chez le grand mâle
holotype (fig. 35) d’une première dent (exorbi¬
taire) foliacée assez large, peu aiguë, dirigée vers
l’intérieur, et d’une deuxième dent petite, peu
pointue. À une taille moins élevée (fig. 37, 38),
dent exorbitaire plus étroite, pointue à 1 extré¬
mité, dirigée un peu obliquement ; deuxième
dent plus spiniforme.
Front très avancé, lamelleux, légèrement con¬
cave, sans fissure médiane mais avec les encoches
latéro-extemes marquées. Bord supra-orbitaire
fortement sinueux, avec une profonde concavité
pour loger la région cornéenne de l’œil. Bord
infra-orbitaire concave, granuleux, avec une dent
interne arrondie.
Pédoncule oculaire très court, avec une cornée
considérablement renflée, surtout vers le bas.
Article basal antennaire surmonté d’une saillie
peu développée. Mérus de Mxp3 quadrangulaire
à l’angle antéro-externe. Région sous-hépatique
renflée, avec une granulation assez forte, puis
s’atténuant chez les plus grands individus (par
exemple chez le mâle holotype) où il n’existe plus
de frottement de l’épine du mérus des chélipèdes
sur cette région (appareil stridulatoire devenu
non fonctionnel en raison de l’accroissement des
chélipèdes).
Chélipèdes avec une très forte hétérochélie et
une très forte hétérodontie chez le mâle âgé
(fig. 35, 36), où ils sont devenus massifs et où les
doigts du grand chélipède sont séparés par une
large ouverture. Pinces à surface lisse et glabre
chez le mâle âgé, finement granuleuse chez la
femelle et chez le mâle jeune. Carpe trapézoïdal,
finement granuleux, avec deux épines : l’une,
spiniforme à l’angle externe ; l’autre, plus épaisse
à l’angle interne chez le mâle âgé mais également
spiniforme à une taille inférieure (fig. 38) et chez
la femelle (fig. 37). Chez le mâle âgé (holotype :
fig. 36), doigts béants, avec le doigt mobile très
incurvé, denté seulement dans la partie distale du
bord préhensile ; doigt fixe irrégulièrement denté.
Petit chélipède de l’holotype avec les doigts
minces, très allongés, jointifs, munis de dents
complémentaires sur les deux bords. Femelle
(fig. 37) avec hétérochélie et hétérodontie faibles ;
doigts jointifs.
Pattes ambulatoires (fig. 35, 37, 38) inermes,
sauf sur le mérus de P3-P5 (fig. 39 : P3) dont le
bord supérieur est armé de 5-6 épines et serrulé-
granuleux entre les épines. Pas de dimorphisme
sexuel.
Plastron sternal élargi, lisse, un peu ponctue ;
portion du stemite 8 visible au niveau de P5
assez faible, ce stemite paraissant formé de deux
pièces par suite de la présence d’un sillon. Orifice
génital mâle coxal. Abdomen mâle de sept
segments.
Pli <? : fig- 52, 53 ; P12 : fig. 54.
Appareil de stridulation (fig. 56) composé du
Source : MNHN, Paris
356
D. GUINOT
Fig. 35-36. - Psophelicus musicus sp. nov., holotype, J 28,2 x 35,5 n
35, vue d’ensemble (un tube de ver est fixé sur la région s
î. Philippines, Musorstom 3. st. 125 (mnhn-b 16582)
•‘•-hépatique gauche); 36, pinces.
renflement sous-hépatique granuleux, sur lequel
vient frotter la face inférieure de la dent du bord
supérieur du mérus du chélipède correspondant.
Présence, peut-être, d’un deuxième dispositif de
stridulation, où fonctionnent la crête ptérygosto-
mienne et la zone articulaire mérus-ischion du
chélipède correspondant.
Coloration. — Chez le matériel encore frais
de Musorstom 3, couleur rougeâtre plus foncée
dans les deux tiers antérieurs de la carapace,
jusqu’au sillon transversal. Pinces rouge orangé,
pattes ambulatoires un peu violacées.
Remarques. — Psophelicus musicus possède à
la fois des traits de P. vocans et de P. crosnieri.
L armature antéro-latérale de la carapace de
P. musicus , avec sa première dent largement
foliacée, dirigée vers l’intérieur, et avec sa
deuxième dent petite, peu aiguë (tout au moins
chez le mâle de grande taille, tel l’holotype), est
proche de celle de P. vocans à la même taille (fig.
Source : MNHM, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
357
Source : MNHN, Paris
358
D. GUINOT
Fig. 39. — Ornementation des pattes ambulatoires chez Psopheticus musicus sp. nov., holotype, <J 28,2 x 35,5 mm,
Philippines, Musorstom 3, st. 125 (mnhn-b 16582) : P3 (x 2,4).
19) ; elle s’éloigne de celle de P. crosnieri (fig. 29)
où la première dent est étroite, aiguë, dirigée
obliquement, et où la deuxième dent est spini-
forme. En revanche, l’ornementation du bord
supérieur des pattes ambulatoires, seulement
spinuleux sur le mérus de P3-P5, inerme sur les
autres articles chez P. musicus (fig. 39), rap¬
proche ce dernier de P. crosnieri (fig. 29, 31, 33)
qui ne possède de spinulation ni sur le carpe ni
sur le propode des pattes ambulatoires P3-P5.
Chez P. vocans, le carpe et le propode de P3-P5
sont très fortement spinuleux, chez le mâle (fig.
22, 28) et chez le juvénile (fig. 23).
L’examen de P. musicus de plus petite taille
(par exemple la femelle paratype de 17 x
20,3 mm : fig. 37, ou le mâle de la station 119
mesurant 16 x 20 mm : fig. 38) nous montre une
armature antéro-latérale de la carapace avec la
première dent plus aiguë et plus oblique, avec la
deuxième dent spiniforme, un peu comme chez
P. crosnieri. Les pattes ambulatoires étant inermes
sur le carpe et le propode chez ces deux expèces,
il faut, pour les jeunes, utiliser d’autres caractères
pour différencier P. musicus de P. crosnieri : par
exemple, la proéminence sur l’article basal anten-
naire, petite chez P. musicus, développée chez P.
crosnieri -, l’angle antéro-exteme du mérus des
Mxp3, subrectangulaire chez P. musicus, saillant
chez P. crosnieri. En outre, P. musicus possède
des pattes ambulatoires un peu plus trapues que
P. crosnieri, notamment un mérus plus large,
surtout sur P3-P5.
En revanche, quelle que soit la taille et dans les
deux sexes, P. musicus diffère toujours de P.
vocans par l’armature non spinuleuse du carpe et
du propode des pattes ambulatoires P3-P5 (tabl. 1).
De la même façon, P. musicus diffère de P.
stridulans (fig. 1) en tout premier lieu par
l’ornementation des pattes ambulatoires ; chez P.
stridulans, le carpe de P3-P5 (fig. 4-6) est serrulé
et spinuleux, avec des épines subdistales, ce qui
n’est pas le cas chez P. musicus (fig. 39) ; en
outre, l’armature antéro-latérale, fine et spinu¬
leuse chez P. stridulans (fig. 1), éloigne cette
espèce de P. musicus, surtout à une grande taille.
Distribution. — Philippines.
Psopheticus insolitus sp. nov.
Fig. 40-43, 57
Etymologie. — Du latin insolitus : étrange,
par allusion à l’ornementation particulière du
mérus de la première paire de pattes ambula¬
toires, laquelle diffère de celle de toutes les autres
espèces connues du genre.
Matériel-type. — Holotype, $ 20 x 26 mm
(mnhn-b 12630).
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
359
Localité-type. — Détroit de Makassar.
Matériel examiné. — Indonésie (détroit de
Makassar). Corindon 2 : St. 211, 0°12,8'S-
117°53,7'E, 313 m, 31-10-1980 : holotype, ?
20 x 26 mm (mnhn-b 12630).
Description. — Carapace (fig. 40) quadra¬
tique, à la surface glabre, sans trace d’aréolation
ni d’ornementation et comme polie ; sillon trans¬
versal relativement peu marqué.
Bord antéro-latéral armé de dents rapprochées :
l’exorbitaire, large, à peine pointue, comme
émoussée ; la deuxième, marquée mais absolu¬
ment pas spiniforme. Entre les deux, région sous-
hépatique visible peu renflée et peu granuleuse.
Front lamelleux, légèrement concave, sans
fissure médiane ni encoches latéro-externes. Bord
supra-orbitaire sinueux ; la concavité qui abrite
la cornée, peu profonde. Bord infra-orbitaire
granuleux, avec une dent arrondie à l’angle
interne.
Pédoncule oculaire très court et large, avec
la région cornéenne développée. Article basal
antennaire surmonté d’une saillie assez peu proé¬
minente, de forme irrégulière. Région sous-hépa-
tique granuleuse. Mérus de Mxp3 avec l’angle
antéro-externe légèrement saillant. Chélipèdes
(femelle) (fig. 40) avec le mérus et le carpe
granuleux ; propode pratiquement lisse et inerme.
Carpe couvert d’assez gros granules et armé de
deux épines, l’une petite à l’angle antéro-externe,
l’autre plus aiguë à l’angle postéro-interne. Main
un peu granuleuse vers le bord supérieur, ponc¬
tuée ailleurs. Doigts lisses, jointifs, denticulés sur
le bord préhensile.
Pattes ambulatoires (fig. 40) relativement courtes
et avec le mérus élargi ; bord supérieur des
articles serrulé ou granuleux (sauf le dactyle).
P2 (fig. 41) : mérus armé de trois épines dans
la moitié distale ; carpe serrulé et avec une épine
(plus une spinule à droite) subdistale ; propode
avec une crête serrulée. P3 (fig. 42) : mérus avec
une seule spinule subdistale du côté droit, avec
Source : MNHN, Paris
360
D. GUINOT
F,G ' 41 wV" ° rn e™ntationdes P at,es ambulatoires chez Psopheticus insolitus sp. nov., holotype, ÿ 20 x 26 mm détroit de
Makassar, Corindon 2 (mnhn-b 12630) : 41. P2 (x 4,5); 42, P3 (x 4,5); 43, P4 3 , 6) ’ 0,1 de
cinq spinules du côté gauche ; carpe serrulé et
avec une forte épine subdistale ; propode avec
une crête serrulée. P4 (fig. 43) : mérus armé de
cinq épines ; carpe serrulé et muni de deux épines
subdistales ; propode avec une crête serrulée. P5 :
mérus armé de cinq épines ; carpe serrulé et armé
d’une épine subdistale; propode finement ser¬
rulé.
Appareil de stridulation double (fig. 57) con¬
sistant d’une part en un semis de granules sur la
région sous-hépatique, sur laquelle vient frotter
la face interne de la dent du bord supérieur du
mérus du chélipède correspondant ; d’autre part,
en la pars stridens formée par la crête ptérygosto-
mienne sur laquelle est actionné le plectrum
composé de tubercules aplatis ornant la partie
proximale du mérus, à l’articulation avec l’ischion,
du chélipède correspondant.
Remarques. — Nous avons établi une nou¬
velle espèce pour ce spécimen femelle du détroit
de Makassar en raison du caractère particulier
que présente le bord supérieur du mérus de la
première paire de pattes ambulatoires (P2). En
effet, chez toutes les espèces du genre Psopheticus
(sauf chez P. insignis, où il est inerme : fig. 10), le
bord supérieur du mérus de P2 ne porte qu’une
épine subdistale.
En revanche, chez P. insolitus, le bord supé¬
rieur du mérus de P2 est armé de trois épines
dans la moitié subdistale (et ceci à gauche et à
droite). De plus, le carpe de P2 (fig. 41) est
serrulé sur le bord supérieur avec, en plus, une
épine subdistale ; le propode est granuleux vers le
bord supérieur. Chez P. stridulans, le carpe de P2
(fig. 1, 4) est inerme, alors que celui de P3-P5 (fig.
5, 6) est serrulé et spinuleux. Chez P. aff.
stridulans de la Réunion, le carpe de P2 (fig. 2, 7)
est également inerme mais le carpe de P3-P5
(fig. 2, 8, 9) est armé de 1-2 spinules subdistales.
Chez P. vocans, le carpe de P2 (fig. 19, 21, 22,
23, 26-28) porte une épine subdistale, le carpe de
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
361
Fig 44-49 — Pléopodes sexuels mâles 1 et 2. 44-46, Psopheücus aff. stridulans Wood-Mason, £
32/Réunion, st. 181 (mnhn-b 10530) : 44, Pli (x 20) ; 45, id „ apex (x 40) ; 46, P12 (x 20). 47-45
holotype, J 25 x 32 mm, Nouvelle-Calédonie, passe de Boulari (mnhn-b 6805) : 47, PU ( x 15) ; 4
49, P12 (x 15).
20 x 26 mm, MD
I, P. vocans Guinot,
■8, id ., apex ( x 30) ;
Source : MNHN, Paris
362 D. GUINOT
Fig. 50-51 - Pléopodes sexuels mâles I et 2 chez P. crosnieri sp. nov„ holotvpe. ^ 24 7
chalutage 46 (mnhn-b 10344) : 50. Pli (x 15,5); 51, p|2 (x 15,5).
34 mm, Vauban, Madagascar,
P3-P5 est spinuleux, comme l’est également le
propode, avec de petites variations.
Chez P. insolitus, les pattes ambulatoires P3-
P5 ressemblent à celles de P. stridulans (fig. 1, 4-
6), avec un carpe serrulé et armé d’une épine
subdistale ; par contre, le propode de P3-P5 est
plus granuleux chez P. insolitus que chez P.
stridulans.
En ce qui concerne la carapace, P. insolitus
offre une dent exorbitaire triangulaire et courte,
une deuxième épine émoussée, ce qui le distingue
de P. stridulans (fig. 1) où la première dent est
aiguë, étroite, et où la deuxième est spiniforme.
L’aspect rappelle davantage P. vocans (holotype
mâle : fig. 19); mais, chez celui-ci, la première
dent est plus foliacée et plus étendue, la deuxième
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
363
Fig 52-54. — Pléopodes sexuels mâles I et 2 chez Psopheticus musicus sp. nov., holotype, S 28,2 x 35,5 mm. Philippines,
Musorstom 3. st. 125 (mnhn-b 16582) : 52, Pli ( x 12,5); 53, id., apex (x 25); 54. P12 (x 12,5).
spiniforme ; aussi bien chez la petite femelle de P.
vocans (fig. 22), chez le mâle plus jeune (fig. 21)
que chez le juvénile (fig. 23), les dents antéro¬
latérales sont nettement plus détachées. Les
pédoncules oculaires courts rappellent davantage
ceux de P. vocans que ceux de P. stridulans.
P. insolitus diffère de P. musicus (fig. 35-
39) par l’armature du mérus de P2 et par celle du
carpe de P2-P5. Ces deux espèces ont un faciès
similaire quant à la forme des deux dents antéro¬
latérales de la carapace.
Le type de P. insolitus pourrait être un
individu aberrant du genre Psopheticus ; mais,
étant donné le nombre élevé d’espèces que
contient le genre Psopheticus (certainement davan¬
tage encore que celles décrites ici), nous pré¬
férons nommer cette espèce afin d’attirer l’atten¬
tion des spécialistes (voir notamment la discus¬
sion sur les espèces attribuées à P. stridulans).
Distribution. — Indonésie (détroit de Makas-
sar).
Source : MNHN, Paris
364
D. GUINOT
L’appareil de stridulation
Psopheticus
Fig.
Lors de la description détaillée de Psopheticus
stridulans, Alcock (1894 : 402-403) décrit : «a
remarkable inflation of the whole infraorbital
and infrahepatic région ; this inflation culminâtes
at the base of the spine [dent exorbitaire] in a
finely granular eminence, against which a strong
unciform tooth situated on the upper border of
the meropodite of the cheliped can be played,
producing in the dead animal a shrill Sound».
En 1900 (p. 309), Alcock précise : «The
subocular and subhepatic régions are inflated,
and together form a granular eminence against
which a strong spine on the upper border of the
arm can be brought to play, producing a sound.
Hence the names Psopheticus and stridulans».
Depuis ces mentions, il ne semble pas que
l’appareil de stridulation des Psopheticus ait
donné lieu à des descriptions ; nous-même (Gui-
not-Dumortier & Dumortœr, 1960) avons omis
ce genre parmi les Crabes dotés d’un dispositif
servant à une émission sonore.
En examinant les espèces de Psopheticus, nous
constatons en effet que le renflement sous-hépa¬
tique, plus ou moins saillant et recouvert de
granules plus ou moins gros, peut être frotté par
la face inférieure rugueuse de la dent du bord
supérieur du mérus du chélipède correspondant,
ce qui produit un son. Cette disposition existe
chez P. stridulans : nous l’avons observée sur le
spécimen femelle topotypique (fig. 55) et chez le
matériel aff. stridulans réunionnais.
Un dispositif analogue à la description citée
plus haut se retrouve dans les deux sexes chez
P. vocans, P. musicus (fig. 56), P. crosnieri,
P. insolitus (fig. 57). Mais le dispositif ne semble
pas fonctionner au-delà d’une certaine taille chez
le mâle, tout au moins chez certaines espèces :
quand, par exemple, chez le mâle âgé de P.
crosnieri, les chélipèdes sont devenus grands et
massifs, les deux parties de l’appareil ne viennent
plus en contact. À noter aussi, que chez Photo¬
type de P. musicus, grand mâle de 28,2 x
35,5 mm, les granules du renflement sous-hépa¬
tique sont plus faibles que chez un individu plus
jeune. Peut-être la crête ptérygostomienne, fine-
chez les espèces du genre
Wood-Mason
55-60
ment striée, et la zone tuberculée à l’articulation
mérus-ischion du chélipède correspondant fonc¬
tionnent-elles comme un second appareil de
stridulation ?
En décrivant P. vocans (Guinot, 1985 : 19-21),
nous avions cru que l’appareil de stridulation
consistait en une crête striée située le long du
bord ptérygostomien (pars stridens) « sur laquelle
vient frotter une zone granuleuse (plectrum ) près
de l’articulation proximale du mérus du chéli¬
pède». En reconsidérant ces régions chez les
Psopheticus ci-dessus mentionnés, nous envisa¬
geons la possibilité d’un tel appareil de stridula¬
tion. Psopheticus vocans possède en plus, comme
P. stridulans, un renflement sous-hépatique gra¬
nuleux. L’éventualité de la présence de deux
appareils de stridulation chez la même espèce,
fonctionnant ensemble puisqu’il s’agit dans les
deux cas de la friction du chélipède sur la face
latéro-ventrale de la carapace, n’est pas à rejeter.
Chez P. hughi, le renflement sous-hépatique,
très peu marqué et faiblement granuleux, ne peut
donc guère servir à la stridulation (fig. 59);
c’est peut-être l’autre dispositif (fig. 60) qui joue
le rôle d’appareil de stridulation principal : le
long du rebord ptérygostomien se trouve une
crête saillante et courte, surmontée de tubercules
aplatis, confluents, disposés en pavé sur deux-
trois rangées; vient frotter sur cette zone la
région proximale du mérus du chélipède, dans sa
partie articulaire au-dessus du condyle de l’is¬
chion, zone qui n’est pas seulement granuleuse
mais offre aussi une organisation de petites stries.
Chez P. musicus (fig. 56), la crête ptérygosto¬
mienne porte de véritables stries ; la région
proximale correspondante du mérus du chéli¬
pède porte des tubercules en baguettes, organisa¬
tion faisant penser à un plectrum. De même, chez
P. insolitus (fig. 57), sur la crête striée ptérygosto¬
mienne vient se coapter une zone munie de gros
tubercules aplatis et confluents, situés près de
l’articulation mérus-ischion du chélipède.
Chez les autres espèces de Psopheticus, la
crête ptérygostomienne, plus longue et plus
mince, consiste en une rangée de granules ou de
Source : MNHN, Paris
LE GENRE PSOPHETICUS
365
58
delà dénid.ibird supérieur du mé™ du chéüçde venant
• ™ ^ s " ï ." s rË^is f
■ tuhercules aplatis de la région proximale du merus a I articulation avec 1 ischion ( 13). p». r.
, tubercules aplatjs^a^ 3 $l 87 < M nhn-b '6587) L apparejl de^tndulaUon
holotype. 2 20 x 26 m
comme chez P. musicus ; 1
rnrnmm^mmm
du chélipéde correspondant.
Source : MNHN, Paris
366
D. GUINOT
baguettes ; la zone du mérus du chélipède qui
vient frotter sur cette crête n’est que peu ou pas
modifiée.
Quant à P. insignis, qui diffère par cer¬
tains points des autres Psopheticus, il possède
également un appareil de stridulation (fig. 58).
Du moins observons-nous une crête ptérygosto-
mienne très saillante, formée de stries conflu¬
entes, sur laquelle peut frotter la zone articulaire
mérus-ischion du chélipède correspondant, sur¬
montée d’un petit nombre de tubercules en
baguettes. Chez cette espèce, où les chélipèdes
s’accroissent très rapidement, avec une forte
allométrie positive chez le mâle (fig. 10, 11) et où,
du reste, il n y a pas de véritable renflement sous-
hépatique, l’appareil de stridulation du premier
type décrit par Alcock ne pourrait pas fonction¬
ner : seul existe donc le dispositif constitué par la
crête ptérygostomienne.
REMERCIEMENTS
Nos remerciements s’adressent en premier lieu
aux membres des campagnes Musorstom 1, 2, 3
aux Philippines, Corindon 2 dans le détroit de
Makassar, Biocal et Musorstom 4 en Nouvelle-
Calédonie, et tout particulièrement aux chefs de
mission J. Forest, C. Lévi et B. Richer de
Forges, ainsi qu à P. Le Loeuff. Nos remercie¬
ments s’adressent également aux membres de la
campagne MD 32 du Marion-Dufresne en 1982 à
l’île de la Réunion et à son chef de mission, A.
Guille ; à ceux de la campagne Benthedi en
1977 dans le canal de Mozambique et à son chef
de mission, B. Thomassin ; à R. Cleva qui a
prospecté la région de Tuléar en 1986.
Nous exprimons notre gratitude à A. Cros-
nier qui nous a confié du matériel récolté sur les
côtes malgaches et qui nous a prêté son concours
en effectuant une lecture critique du manuscrit.
Nous remercions R. W. Ingle et P. Clark
(bmnh) qui nous ont envoyé de la documentation
concernant la publication originale de Wood-
Mason, 1890-1891, et fait parvenir le spécimen
topotypique de P. stridulans.
L’iconographie de ce travail a été réalisée par
M. Jacques Rebière pour les photographies et
par M. Maurice Gaillard pour les dessins.
Nous devons une reconnaissance toute particu¬
lière à Mme Josette Semblât qui a recherché
toute la documentation bibliographique et a mis
au point l’ensemble du manuscrit.
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DES CAMPAGNES MUSORSTOM. VOLUME 6 - RÉSULTATS DES CAMPAGNES MUSORSTOM. VOLUME 6 - R
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Crustacea Decapoda : Notes on trapeziid
crabs from New Caledonia
including descriptions of two new species
Bella S. GALIL
Department of Zoology
George S. Wise Faculty of Life Sciences
Tel Aviv University
Israël
Paul F. CLARK
Department of Zoology
British Muséum (Natural History)
London SW7 5BD
England
ABSTRACT
Four généra and seven species of trapeziid crabs are
identified from recent collections taken in New Caledonia.
Descriptions and illustrations are given for new species;
Calocarcinus crosnieri and Tetralia sanguineomaculata. New
records are reported for Calocarcinus africanus, Quadrella
maculosa and Trapezia gutiaia. Trapezia cymodoce and
T. septaia, identified by A. Milne Edwards from New
Caledonia under the wrong names, are commented upon.
RÉSUMÉ
Crustacea Decapoda : Note sur des crabes de la famille des
Trapeziidae récoltés en Nouvelle-Calédonie. Description de
deux espèces nouvelles.
Sept espèces appartenant à quatre genres de la famille des
Trapeziidae ont été identifiées dans des récoltes faites récem¬
ment en Nouvelle-Calédonie. Deux espèces nouvelles, Calo-
carcinus crosnieri et Tetralia sanguineomaculata. sont décrites
et figurées. Trois espèces, Calocarcinus africanus. Quadrella
maculosa et Trapezia guttata sont signalées dans cette région
pour la première fois. Enfin il est traité de Trapezia cymodoce
et T. septata, déjà mentionnées en Nouvelle-Caledonie par
A. Milne Edwards mais sous des noms erronés.
G-UL B. S. S Clark, P. F.. 1990. - Crus.ra, DAcapod. : MW « «*•** «k R™ Na» OMoM
new species. In : A. Crosnier (ed.). Résultats des Campagnes Musorstom, Volume 6. Mem. Mus. nain, is . na ., ),
ISBN : 2-85653-171-7.
Source : MNHN, Paris
370
GALIL & CLARK
INTRODUCTION
Dr A. Crosnier provided the impetus for this
work by sending us a large collection of trapeziid
crabs he assembled with Dr B. Richer de
Forges from live corals during the 1984-1986
Musorstom and Chalcal expéditions to New
Caledonia. Further material was made available
by the Orstom centre at Nouméa from their
faunal study of the New Caledonia lagoon.
The trapeziid crabs of New Caledonia were
first described by A. Milne Edwards (1873).
Since then only members of the genus Tetralia
hâve been reported from New Caledonia (Serène,
1973b and Takeda & Nunomura, 1976).
Musorstom material, having been collected
from a wider variety of corals than those
obtained by A. Milne Edwards, includes two
new species, Calocarcinus crosnieri and Tetralia
sanguineomaculata and several new records ; Calo¬
carcinus africanus a rare deep-water trapeziid,
Quadrella maculosa an octocorallian associate
and Trapezia guttata associated with pocillopo-
rid corals. The latter species, though seemingly
ubiquitous throughout the Indo-Pacific, has not
been mentioned from New Caledonia. The study
of this extensive collection raises doubts concem-
ing the identifications of Trapezia cymodoce and
T. areolata inermis by A. Milne Edwards.
Access to the material of A. Milne Edwards,
housed in the Muséum national d’Histoire natu¬
relle, Paris, was graciously permitted to Galil by
Dr J. Forest on her visit in 1980 and by Dr A.
Crosnier to Clark in 1986. Much of the
groundwork for the generic and spécifie assign-
ments presented here was laid in earlier papers
dealing with the taxonomy of the Trapeziidae
(Takeda & Galil, 1980 ; Galil & Lewinsohn
1983, 1984, 1985a & b; Galil 1986a & b).
The Musorstom material is deposited in the
Muséum national d’Histoire naturelle, Paris,
(mnhn) ; British Muséum (Natural History),
(bmnh) ; and the Zoological Muséum of Tel Aviv
University, (tau). Abbreviations used cw. =
carapace width, cl. = carapace length and stn =
station. Drawings were made with the aid of a
caméra lucida and an Olympus BH-2 microscope
with Nomarski interférence contrast was used
for the high magnification figures of the first
male pleopods.
SYSTEMATIC ACCOUNT
Calocarcinus africanus Caïman, 1909
Fig. 1 a-e
Calocarcinus africanus Caïman, 1909a : 31. —
De Man, 1928 : 23, figs 4, 4 a. — Serène,
1968 : 89; 1984 : 291, figs 198, 200, pl. 42F.
Material examined. — New Caledonia. Mus¬
orstom 4 : stn CP 180, 18°56.80' S, 163°17.70' E
440 m, 18.09.1985 : 1 S, 12 (mnhn-b 18185). —
Stn CP 236, 22° 11.30' S, 167°15.00' E, 498-550 m,
2.10.1985 : 3 $ (mnhn-b 18183). — Stn CP 238,
23°13.00'S, 167° 14.00' E, 500-510 m, 2.10.1985 •
1 $ (mnhn-b 18182).
Chalcal 2 : stn CP 25, 23°38.6' S, 167°
43.12'E, 418 m, 30.10.1986 : 1 (mnhn-b
18934), 1 (mnhn-b 18938), 1 Ç (mnhn-b 18936).
— Stn CC 4, 23°38.38'S, 167°43.57' E, 424 m,
30.10.1986 : 1 Ç (mnhn-b 18935). — Stn DW 77,
23°38.35'S, 167°42.68'E, 435 m, 30.10.1986 :
3 S , 5 Ç (MNHN-B 18933).
Iles Chesterfield. Musorstom 5 : stn DW 272
24*40.91' S, 159°43.00' E, 500-540 m, 9.10.1986 !
1 c? (mnhn-b 18937).
Between Aden and Zanzibar, 1 098 m : 1 2 ?
syntypes (bmnh 1908.10.23.1-3).
Indonesia. C/S Recorder : 10°30'S, 126°35'E,
South of Timor, Sahul Bank, 183 m : 4 $ (bmnh
1919.9.1.1-4).
Source : MNHN, Paris
TRAPEZI1DAE FROM NEW CALEDONIA
371
Source : MNHN, Paris
372
GALIL & CLARK
Remarks. — Calocarcinus africanus was pre-
viously known from the bmnh collections and
seven specimens collected by Dr Mortensen’s
Pacific Expédition off Kei Islands, Indonesia,
now in the Universitetets Zoologiske Muséum,
Copenhagen. The présent material enriches our
holdings of the rare crab and significantly ex-
tends the known range. The first and second
male pleopods are illustrated (fig. 1 a-e) to
facilitate comparison with the new species de-
scribed below.
Calocarcinus crosnieri sp. nov.
Figs 2a-h, 3 a-f, 6 a
Material examined and types. — New Cale-
donia. Musorstom 4 : stn DW 164, 18° 33.20' S,
163 13.00'E, 255 m, 16.09.1985 : 1 £ holotype
cw. 10.5 mm, cl. 8.2 mm (mnhn-b 21354) ; 1 1
9 paratypes (bmnh 1988:23); 1 S paraty’pe
(mnhn-b 18186) ; 3 9 paratypes (mnhn-b 18187) ;
1 <$, 1 9 paratypes (tau 26819).
Description of Holotype. — Carapace (fig.
2 a) width greater than length, octagonal, shiny,
dorsal surface moderately convex and microsco-
pically granular behind front. Frontal margin
(fig. 2b) Iightly protruding beyond orbits, bevel-
led, sinuous, médian lobes feebly traced. Front
separated by shallow emargination from superior
orbital angle. Eyes with stout, smooth calcareous
stalk and hemispherical cornea. Antérolatéral
border of carapace oblique from extemal orbital
angle to base of anterior tooth. Anterior tooth
curved obliquely forward and slightly more
prominent than second tooth. Postérolatéral
margins straight, longer than antérolatéral mar-
gins.
Inferior orbital angle blunt. Basal articles of
antennae extending between superior and inferior
orbital angles. Anterior margin of buccal frame
with médian notch and latéral indentations at
arched terminations of efFerent canals. Third
maxilliped (fig. 2 c) close fitting. Exopod of third
maxilliped columnar, tapering distally, shorter
than endopod ; with rounded tooth distally at its
inner margin. Ischium of endopod subrectangu-
lar, latéral margins almost parallel. Shallow
longitudinal sulcus near internai margin. Inner
distal angle of merus excavate, outer distal angle
produced and rounded. Internai margins of both
ischium and merus fringed with setae. Endopod
of first maxilliped (fig. 2 d) spatulate, anterior
margin medially excavate.
Chelipeds (fig. 2 e-h) long, smooth, markedly
unequal. Frontal margin of ischium with conical
tooth. Merus elongate, wholly projecting beyond
carapace, and with an oblique anterior distal
angle. Carpus with a shallow furrow on upper
surface, inner angle forming a blunt tooth.
Manus of large chela (fig. 2 f & h) bulky and
somewhat laterally compressed. Dorsal margin
of manus rounded, lower margin bluntly carinate.
Manus of smaller chela (fig. 2 e & g) subcylindri-
cal, lower margin forming a ridge delimited by
two furrows. Merus, carpus and propodus of
pereiopods (fig. 3 a) laterally compressed. Curved
tapered dactylus and distal portion of propodus
sparsely fumished with setae. Posterior surface
of dactylus with longitudinal rows of horny
spines ; anterior surface with plumose setae and
horny spines.
First male pleopod (fig. 3 b-e) short, stocky,
sinuous, distally spinulose. Second male pleopod
(fig. 3 0 long, slender and distally arrow straight.
Etymology. — We are pleased to name this
species in honour of Dr Alain Crosnier.
Remarks. — Calocarcinus crosnieri sp. nov. is
closely related to its coral-associated congenerics
C. africanus Caïman, C. habei Takeda and
C. lewinsohni Takeda & Galil, but can be
distinguished by the proportionally longer merus
of the cheliped which projects far beyond latéral
border of carapace, and the morphology of the
first and second male pleopods. The first male
pleopod of C. crosnieri is short and stocky being
similar to that of C. habei, however, the second
male pleopod of the latter is distally curved,
while in the former it is arrow-straight.
Quadrella maculosa Alcock, 1898
Quadrella coronata maculosa Alcock, 1898 : 226 ■
1899, pi. 38, fig. 2.
Quadrella maculosa. - Rathbun, 1911 : 235
(part). — Guinot, 1967 : 285. — Serène, 1968 :
89 ; 1973a : 204, figs 4 & 9, 20-22, pl. 3 ; 1975 :
513 ; 1984 : 288, fig. 194, pl. 41 E. — Garth
1971 : 188. — Galil & Takeda, 1985 : 203. —
Source : MNHN, Paris
TRAPEZIIDAE FROM NEW CALEDONIA
373
Fir 2 - Calocarcinus crosnieri sp. nov., paratype, bmnh 1988 : 23 ; dorsal aspect of, a carapace, b. frontal margin ; ventral
aspect of, c. third maxilliped, d. first maxilliped ; e, anterior aspect of sinall chehped ; dorsal aspect of, f. small cheliped,
g. large cheliped ; h. anterior aspect of large cheliped.
Source : MNHN, Paris
374
GALIL & CLARK
Fig. 3. — Calocarcinus crosnieri sp. nov., paratype, bmnh 1988 :
aspect of first left pleopod ; d-e. dorsal aspect of first left
23 ; a. posterior aspect of fifth pereiopod ; b-c. ventral
pleopod ; f. latéral aspect of second left pleopod.
Source : MNHN, Paris
TRAPEZ1IDAE FROM NEW CALEDONIA
375
Serène et al., 1974 : 24. — Galil, 1986a : 285,
fig. 5 c-f.
Quadrella cyrenae Ward, 1942 : 45, pl. 3, figs 5,
6. — Michel, 1964 : 30. — Guinot, 1967 :
275.
Material examined. — New Caledonia. Mus-
orstom 4 : stn DW 187, 19*08.30' S, 163°29.30' E,
65-120 m, 19.09.1985 : 1 ? (mnhn-b 18184).
Remarks. — Quadrella maculosa has been
previously reported from several localities bet-
ween the Red Sea and New Guinea (Galil,
1986a). The présent specimen further extends the
known range.
Tetralia sanguineomaculata sp. nov.
Figs 4 a-h, 5 a-f, 6 b
Tetralia glaberrima - A. Milne Edwards, 1873 :
262. Non Cancer glaberrimus Herbst, 1790 :
262, pl. 20, fig. 115.
Material examined. — New Caledonia.
Lagoon survey : stn 6, 22°25.50' S, 166°21.20' E,
12 m, 21.05.1984 : 2 S, 2 ?. — Stn 77,
22°25.90' S, 166°31.80' E, 22 m, 21.08.1984 : 1 S,
2 — Stn 82, 22°33.10' S, 166°28.50' E, 10 m,
28.08.1984 : 1 (J, 1 $. — Stn 159, 22°37.60' S,
166°35.90' E, 17 m, 24.08.1984 :1c?. — Stn 341,
22°48.70'S, 166°45.60'E, 16-19 m, 28.11.1984 :
1 1 $. — Stn 412, 22°39.50' S, 167°18.60' E,
40 m, 24.01.1985 :1 c?- — Stn 436, 18*06.40' S,
162°50.30' E, 45 m, 27.02.1985 : 1 3, 1 ?• —
Stn 459, 18°25.70'S, 163°01.00' E, 40 m, 1.03.
1985 : 1 S- ~ Stn 460, 18°23.90' S, 163°00.30' E,
37-41 m, 1.03.1985 : 1 <?. — Stn 461, 18°22.10' S,
162°59.50' E, 35 m, 1.03.1985 : 2 $. — Stn 463,
18°19.80'S, 163°01.30'E, 43 m, 1.03.1985 : 3 3,
3 — Stn 480, 18°56.00' S, 163°29.20' E, 31 m,
2.03.1985 : 3 <J, 1 ?. — Stn 483, 19*01.00'S,
163°32.20' E, 33 m, 2.03.1985 : 1 S- — Stn 489,
18*51.30'S, 163°28.80'E, 43 m, 3.03.1985 : 1 <?.
— Stn 521, 19°05.30'S, 163°38.00' E, 39 m,
5.03.1985 : 1 <î, 1 — Stn 551, 23*00.00' S,
166°58.50'E, 10 m, 15.07.1985 : 1 <J, 1 —
Stn 588, 22*31.60' S, 167*26.20'E, 31 m, 18.
07.1985 : 1 <J, 2 $.
New Caledonia. Material identified as Tetralia
glaberrima by A. Milne Edwards : 3 <$, 3 Ç
(mnhn-b 2907).
Type material. — 1 S cw. 6.6 mm (mnhn-b
21355) collected at station 436 is the holotype.
1 $ (mnhn-b 21356) from the same station is
a paratype. 1 S , 1 ? (bmnh 1988 : 24), 1 <$, 1, Ç
(mnhn-b 21357) and 1 d, 1 $ (tau 26820) col¬
lected at station 463 are ail paratypes.
Description of holotype. — Carapace (fig. 4 a)
shiny, slightly dorsally convex and microscopically
granular behind front. Frontal margin (fig. 4 b)
wide, arched, evenly and minutely dentate. Médian
lobes feebly defined. Front separated by shallow
emargination from crenate, denticulate superior
orbital angle. Postorbital angle prominent. Anté¬
rolatéral margins weakly concave. Epibranchial
spine absent. Posterior latéral margins converge
posteriorly.
Inferior orbital angle triangular and granular.
Lower margin of antennular fossa microscopically
granulate. Basal article of antennae extending
between superior and inferior orbital angles,
reaching orbital margin. Inner distal angle of
basal article obliquely truncate.
Anterior margin of buccal frame sinuous,
medially notched with ridges at termination of
efferent canals. Third maxillipeds (fig. 4 c) with
exopod columnar, tapered distally, with triangular
tooth distally at its inner margin. Ischium of
endopod subrectangular, its latéral margins paral-
lel, distal margin concave. A shallow sulcus
parallel to inner margin. Inner distal angle of
merus excavate, outer distal angle rounded.
Inner latéral margins of both ischium and merus
fringed with setae. Distal half of endopod of first
maxilliped (fig. 4d) nearly rectangular, anterior
margin bearing a few short setae.
Chelipeds (fig. 4 e-h) markedly unequal. Fron¬
tal margin of ischium with prominent arcuate
tooth. Merus short with its anterior margin
carinate and dentate. Denticles successively larger
laterally and no foliaceous expansion. Carpus
globose with an obtuse tubercle on anterior
internai margin. Manus of large chela (fig. 4 e & f)
bulky, laterally compressed with a setae-filled
cavity at its upper proximal surface and lower
margin densely granulate. Finger short and
curved. Manus of smaller chela (fig. 4 g-h)
narrow, lower margin granular ; cutting edges of
Angers fumished with few teeth, meeting through-
out. Merus of pereiopods (fig. 5 a) laterally
flattened, dorsal margins cristate. Posterior mar¬
gin of fifth pereiopod propodus fringed with long
setae. Dactylus (fig. 5 b) short, with comute tip.
Source : MNHN, Paris
376
GALIL & CLARK
Fig. 4. — Tetralia sanguineomaculata sp. nov., paratype, bmnh 1988 : 24 ; dorsal aspect of, a. carapace, b, frontal margin ;
ventral aspect of, c. third maxilliped, d. first maxilliped ; large cheliped, e. dorsal aspect, f. anterior aspect ; small
cheliped, g. dorsal aspect ; h. anterior aspect.
Source : MNHN, Paris
TRAPEZIIDAE FROM NEW CALEDONIA
377
Fig. 5. — Tetralia sanguineomaculaia sp. nov., paratype, bmnh 1988 : 24 ; posterior aspect of, a. fifth pereiopod, b. dactylus
of fifth pereiopod ; c-d. dorsal aspect of first left pleopod ; e-f. ventral aspect of first left pleopod.
Source : MNHN, Paris
378
GALIL & CLARK
Posterior distal surface of dactylus furnished
with chitinous setae arranged in three disconti¬
nuons transverse rows. Superior distal surface
setose, with three curved spines behind tip of
dactylus.
First male pleopod (fig. 5 c-f) short, slightly
tapered, distaUy fringed with short setae.
In juvéniles a pointed epibranchial spine is
présent at the junction of the anterior and
posterior latéral margins. Further, some males
examined had cheliped Angers with an elongated
oval gape, meeting only at the tips.
Colour in alcohol . — Carapace and legs
yellowish except for light grey band along mar-
gin and a thin, thread-like orange-red line edging
the carapace and chelipeds and distinctive red-
dish spots on pereiopods.
Etymology. — From the latin, “ sanguis ”
meaning blood and “ macula ” meaning spot
after the distinctive red spots on the pereiopods.
Remarks. — The description of Tetralia gla-
berrima by A. Milne Edwards is rather general
and insufficient for reliable identification. How-
ever, the specimens mnhn-b 4346 & 2907, although
brittle and colourless, resemble T. sanguineoma-
culata. The new species is similar to T. fulva, but
differs in the presence of the red spots on the
pereiopods.
Trapezia cymodoce (Herbst, 1801)
Cancer cymodoce Herbst, 1801 : 22, pl. 51, fig. 5.
Trapezia dentifrons Latreille, 1828 : 695. —
H. Milne Edwards, 1834 : 428. — Lucas,
1840 : 74.
Trapezia cymodoce - Audouin, 1826 : 285,
pl. 5, fig. 2. — De Haan, 1833 : 22. —
Gerstaecker, 1857 : 125. — Heller, 1861a :
13 ; 1865 : 25 (part). — Coulon, 1864 : 569. —
Hilgendorf, 1869 : 76 (part), pl. 2, fig. 4;
1879 : 24. — Miers, 1878 : 409 ; 1880 : 238 ;
1884 : 535 ; 1886 : 166. — de Man, 1880 : 177 ;
1881 : 94 ; 1887a : 69 ; 1887b : 316 ; 1895 : 555 ;
1902 : 640 (part). — Haswell, 1882 : 76. —
Walker, 1887 : 110. — Cano, 1888 : 172. —
Pocock, 1890 : 73. — Thallwitz, 1892 : 53. —
Henderson, 1893 : 366. — Zehntner, 1894 :
156. — Del Prato, 1896 : 183. — Ortmann,
1897 : 203. - Whitelegge, 1897 : 137 (part). —
Alcock, 1898 : 219. — Calman, 1900 : 20;
1909b : 705. — Borradaile, 1900 : 591 ; 1902 :
265. — Nobili, 1901 : 15; 1905 : 10; 1906a :
292 ; 1906b : 143. — Doflein, 1904 : 104. —
Lenz, 1905 : 351 ; 1910 : 552; 1912 : 4. —
Laurie, 1906 : 410 ; 1915 : 460 (part), fig. 2. —
Grant & McCulloch, 1906 : 118. — Rath-
bun, 1910 : 359; 1911 : 234; 1923 : 129. —
Stebbing, 1910 : 304. — Bouvier, 1915 : 272. —
Gravier 1920 : 469. — Balss, 1922 : 134 ; 1924 :
13; 1935a : 139; 1935b : 41; 1938 : 72. —
Edmonson, 1923 : 20 ; 1946 : 310 ; 1963 : 297. —
Urita, 1926 : 17. — Gravely, 1927 : 144. —
Pesta, 1928 : 72. — Ward, 1932 : 254. —
Sakai, 1934 : 311 ; 1936 : 169 ; 1939 : 551, fig.
63. — Boone, 1954 : 168, pl. 87. — Gordon,
1934 : 59. — Miyaké, 1936 : 509. — Chopra
& Das, 1937 : 410. — Estampador, 1937 :
530. — Gurney, 1938 : 76, pl. 2, figs 23-28. —
Monnod, 1938 : 141. — Vatova, 1943 : 21. —
Stephensen, 1945 : 161, fig. 42 c, d. —
Tweedie, 1947 : 27. — Barnard, 1950 : 275,
fig. 52. — Fourmanoir, 1954 : 13. — Guinot,
1962a : 240 ; 1962b : 2. — Garth, 1964 : 140 ;
1971 : 188 ; 1974 : 198. — Michel, 1964 : 30. —
Patton, 1966 : 285 ; 1974 : 223, fig. 1 & 2. —
Serène, 1971 : 146, figs 26, 28, 30, 32. —
Odinetz, 1984 : 432 (part), figs 1, 2.
Trapezia coerulea Rüppell, 1830 : 27 (part), pl. 5,
fig. 7. — Heller, 1861b : 348; 1865 : 25
(part). — Kossman, 1877 : 43 (part). — Rich-
ters, 1880 : 152. — Odinetz, 1984 : 438,
figs 3 a, 4 a.
Grapsillus dentatus Macleay, 1838 : 67. — Krauss,
1843 : 35 (part).
Trapezia dentata — Dana, 1852 : 258 ; 1855 : 6,
pl. 15, fig. 6. — A. Milne Edwards, 1873 :
261. — Klunzinger, 1913 : 214, pl. 4, fig. 10.
Trapezia hirtipes Jacquinot, 1842-1853, pl. 4,
fig. 14. — Jacquinot & Lucas, 1853 : 44. —
Ward, 1939 : 13.
Trapezia ferruginea var. coerulea - Paulson,
1875 : 53, pl. 7, figs 4, 4 a.
Trapezia cymodoce var. typica - Ortmann, 1893 :
482. — Wedenissow, 1894 : 412.
Trapezia cymodoce var. dentata - Ortmann, 1893 :
483 (part).
Grapsillus cymodoce - Nobili, 1899 : 260. —
Rathbun, 1906 : 865, pl. 11, fig. 6.
Trapezia cymodoce dentata - Rathbun, 1907 : 58
(part).
Source : MNHN, Paris
TRAPEZIIDAE FROM NEW CALEDONIA
379
Fig. 6. — a, Calocarcinus crosnieri sp. nov., holotype, cw. 10.5 mm (mnhn-b 21354). — Tetralia sanguineomaculata sp. nov.,
holotype, cw. 6.6 mm (mnhn-b 21355).
Source : MNHN, Paris
380
GALIL & CLARK
Trapezia cymodoce ferruginea - Rathbun, 1907 :
58 (part).
non Trapezia cymodoce - Guérin-Méneville,
1831 : 11, pl. 1, fig. 4a-n. — Rüppell, 1830 :
27. — Randall, 1840 : 117. — Dana, 1852 :
257; 1855 : 6, pl. 15, fig. 5a-i . — Heller,
1861b : 352. — Smith, 1869 : 287. — A. Milne
Edwards, 1873 : 260; 1881 : 342. — Loc-
kington, 1877 : 105. - Cano, 1889 : 211. —
Faxon, 1895 : 22. — Sendler, 1923 : 39 ; ail =
Trapezia ferruginea Latreille, 1825.
Material examined. — New Caledonia. Lag-
goon survey : 6-45 m, May 1984 - July 1985 :
93 S, 96 Ç (mnhn).
New Caledonia. Material identified by A. Milne
Edwards as Trapezia dentata : 5 2 $ (mnhn-b
2919); 3 c?, 3 $ (mnhn-b 2990).
Egypt, Gulf of Suez, Et Tur (Tor) : January-
July 1826, det. Rüppell (1830) as Trapezia
coerulea : 11 <?, 16 $ (smf 4101).
Remarks. — Cancer cymodoce was established
by Herbst (1801 : 22), but his description was
too superficial for taxonomie use and the accom-
panying illustration stylistic. This is, perhaps, the
cause of the many subséquent misidentifications.
In the years between the original description and
the photograph published by Rathbun (1906 :
865), defining the extant type of Herbst, nume-
rous description of T. cymodoce were added to
the literature under different names. Trapezia
dentifrons was depicted by Latreille (1828 :
695) as a variety of T. cymodoce, but our re¬
examination of the male type specimen showed
this to belong to T. cymodoce. Henri Milne
Edwards (1834 : 428) and Lucas (1840 : 74)
erroneously followed Latreille. The material
described by Rüppell from the Red Sea as
Trapezia coerulea consists of 11c? and 16 $ (smf
4101), ail hâve syntype status. This species was
subsequently synonymised by de Man (1880 :
177) with T. cymodoce. Galil (1988 : 161)
borrowed the syntypes of Rüppell from the
Senkenberg Muséum and redetermined two of
the specimens, 1 <?, 1 (J, as T. ferruginea (now
smf 11759), the remainder were confirmed as T.
cymodoce. From this examination a male speci¬
men of T. cymodoce, (cw. 15.8 mm, cl. 14.1 mm)
was selected as a lectotype of T. coerulea, so as
to make T. coerulea a junior synonym of T.
cymodoce. The lectotype retained the original
registration number, smf 4101 and a new regis¬
tration number (smf 177116) was issued to the
rest of the 9 S and 15 $ specimens. These
specimens and those determined as T. ferruginea
(smf 11759) are consequently paralectotypes of
T. coerulea. Heller (1861b : 348 and 1865 : 25),
Kossmann (1877 : 43), Richters (1880 : 152) and
Odinetz (1984 : 438) compared their material
with that of Rüppell and similarly identified
T. cymodoce from the Red Sea as T. coerulea.
Paulson (1875) compounded the problem by
labelling T. cymodoce from the Red Sea as T.
ferruginea var. coerulea. A new species, Grapsil-
lus dentatus was described by MacLeay (1838 :
67) from South African material. Reviewing this
collection, Krauss (1843 : 35) synonymised T.
ferruginea (Latreille) and T. cymodoce sensu
Audouin (1826) under the name G. dentatus
MacLeay. Dana (1852 : 258) did not accept the
validity of Grapsillus and reassigned the species
of MacLeay to Trapezia. If the description and
illustration (1885, pl. 15, fig. 6 a-d) by Dana of
T. dentata are closely studied, it appears that this
species is also identical to T. cymodoce (Herbst).
Alphonse Milne Edwards (1873 : 261), citing
Dana and MacLeay, records T. dentata from
New Caledonia, but emphasises that his material
is characterised by a pubescence on the extemal
face of the cheliped. Apparently, A. Milne
Edwards presented two of these specimens to
the Leiden Muséum where they were examined
by de Man (1880 : 177), who concluded that the
T. dentata of A. Milne Edwards was identical
to T. cymodoce (Herbst). The présent study
confions that the remaining New Caledonian
material of A. Milne Edwards held in the Paris
Muséum, is T. cymodoce. Rathbun (1907 : 58)
identified material from the South Pacific as T.
cymodoce dentata (MacLeay). However, after
checking with the specimens at the Muséum of
Comparative Zoology, Harvard, part of Rath-
bun’s material collected from Funafuti Reef on
24th December 1899, was redetermined as T.
cymodoce. Although the type of G. dentata is no
longer extant, Garth (pers. comm.) has seen it
and has confirmed that the material is referable
to T. cymodoce. Trapezia hirtipes, from the
Marquesas, was figured by Jacquinot (1843-
1853) and characterised by Jacquinot & Lucas
(1853 : 44) as possessing a tomentum covering
the surface of the chelae. The type material of T.
hirtipes is still extant in the Paris Muséum and
Source : MNHN, Paris
TRAPEZIIDAE FROM NEW CALEDONIA
381
after examination, is here synonymised with T.
cymodoce. Ortmann (1893 : 481) divided T.
cymodoce into three varieties because, in his
opinion, ail trapeziid species are of a uniform
colour being differentiated only by unstable
morphological characters. Of Ortmann’s mate-
rial, only his specimens from Upolu, Samoa,
were obtained for examination and although
these were designated by him as T. cymodoce var.
dentata Dana, they proved to be T. cymodoce
(Herbst). Trapezia cymodoce (Herbst) and T.
ferruginea (Latreille) hâve similar distributions,
ranging from the Red Sea through to the Pacific
Océan, but only the latter species is found on the
western coast of Central America. The poor
original descriptions and overlapping ranges
hâve contributed to the confusion between these
two species. Guérin-Méneville (1831) illustrated
what he considered T. cymodoce (pl. 1, fig. 4a-n),
however the shallow lobes of the frontal margin,
the form of the carapace and the absence of a
frontal spine at the angle of the cheliped carpus
in his illustration are characters diagnostic of T.
ferruginea. After 1830 a number of authors cited
material of T. ferruginea under the incorrect
name T. cymodoce Guérin-Méneville, viz. Dana
(1852 : 257; 1855, pl. 15, fig. 5 a-i ; Tahiti and
Hawaii), Heller (1861b : 352; 1865 : 25 ; Red
Sea), Smith (1869 : 287 ; west coast of tropical
America), A. Milne Edwards (1873 : 260 ; 1881 :
342 ; New Caledonia and Mexico respectively)
and Lockington (1877 : 105; Panama). Trape¬
zia miniata Jacquinot & Lucas, (1853 : 43) was
synonymised by Dana (1852 : 258) and A.
Milne Edwards (1873 : 260; 1881 : 342), with
T. cymodoce, and by Ortmann (1893 : 483) with
T. cymodoce var. dentata. In ail probability T.
miniata is a junior synonym of T. ferruginea.
Only Hilgendorf (1869 : 76) and de Man (1880 :
177) correctly distinguished between T. cymodoce
and T. ferruginea. Both list diagnostic characters
that helped identify these two species, but the
observations of these authors appear to hâve
been overlooked. Cano (1888 : 172) identified
specimens as T. cymodoce, he compared them
with the account of that species by Miers (1878 :
409), and recorded the characters that identified
the material from Tahiti as the true T. cymodoce.
In his 1889 paper, Cano remarked that speci¬
mens from Honolulu differed from the T. cymo¬
doce of Miers. It is probable that this material
was T. ferruginea as to date there hâve been no
confirmed records of T. cymodoce from the
Hawaiian Islands.
Trapezia guttata Rüppell, 1830
Trapezia guttata Rüppell, 1830 : 27. — White,
1847 : 23. — Heller, 1861a : 14 ; 1861b : 351 ;
1865 : 25. — Richters, 1880 : 52. — de Man,
1880 : 176 ; 1881 : 94 ; 1890 : 64 ; 1902 : 640,
pl. 21, fig. 25. — Pocock, 1890 : 73. —
Ortmann, 1893 : 484. — Lenz, 1905 : 351. —
Nobili, 1906a : 293. — Miyaké, 1936 : 509. —
Gurney, 1938 : 74, pl. 2, figs 19-22. — Forest
& Guinot, 1961 : 136, figs 138 a - b. — Guinot,
1962a : 240. — Michel, 1964 : 30. — Serène,
1968 : 88 ; 1971 : 147 ; 1984 : 271, fig. 178, pl.
38a. — Kensley, 1970 : 104. — Garth, 1971 :
188. — Serène et al., 1974 : 24 ; 1976 : 19. —
Sakai, 1976 : 508, fig. 270, pl. 183, fig. 3. —
Takeda & Nunomura, 1976 : 77. — Chen &
Lan, 1978 : 280, fig. 11, pl. 2, fig. 8. —
Edwards & Emberton, 1980 : 232. — Odi-
netz, 1984 : 442.
Trapezia ferruginea - Dana, 1852 : 260 (part) ;
1855 : 6, pl. 16, fig. 1 b.
Trapezia ferruginea var. guttata - Paulson, 1875 :
54. — Alcock, 1898 : 220. — Borradaile,
1900 : 590 ; 1902 : 265. — Balss, 1922 : 134.
— Ramadan, 1936 ; 35.
Trapezia guttata var. - Miers, 1886 : 166, pl. 12,
fig. 1.
Trapezia ferruginea guttata - Ortmann, 1897 :
205. — Doflein, 1904 : 104.
Trapezia cymodoce ferruginea - Rathbun, 1907 :
58 (part); 1911 : 234 (part).
Trapezia bidentata - Klunzinger 1913 : 307
(part).
Trapezia cymodoce guttata - Gordon, 1934 : 59.
— Sakai, 1936 : 170; 1939 : 552.
Trapezia davaoensis Ward, 1941 : 14, fig. 27. —
Serène, 1971 : 146. — Serène et al., 1976 : 19.
— Kropp & Birkeland, 1981 : 629.
Trapezia miersi Ward, 1941 : 15.
Trapezia ferruginea forma guttata - Patton,
1966 : 285 ; 1974 : 223.
non Trapezia guttata - Barnard, 1950 : 277 =
Trapezia tigrina Eydoux & Souleyet, 1842.
Material examined. — New Caledonia. La-
goon survey : 2-50 m, May 1984 - July 1985 : 52
S, 70 $ (mnhn).
Source : MNHN, Paris
382
GALIL & CLARK
Remarks. — Trapezia guttata was originally
described by Rüppell from Red Sea material. Its
morphological features and characteristic colour
pattern make it easily identifiable ; i.e. the che-
îiped merus is longer than broad, carapace is
cream coloured with a dark band anteriorly,
ambulatory merus with red spots and propodus
and dactylus with red longitudinal fines. Howe-
ver, some authors considered it a subspecies,
variety or form of Trapezia ferruginea, while
others considered it a variety of T. cymodoce (see
Galil, 1988 : 166). Miers (1886 : 166) misinter-
preting the original description of Rüppell,
regarded his material from Fiji as a variety, T.
guttata var., because the dark spots on his
specimen were restricted to the walking legs only
and were not présent on the chelipeds. Transla-
ting the original German description, Rüppell
described T. guttata as possessing a yellowish-
brown carapace and feet, the latter with many
small, dark brown dots. Subsequently, Ward
(1941 : 15) gave species status to T. guttata var.
of Miers and named it T. miersi. But our
examination of Miers’ specimen has shown it to
be the true T. guttata Rüppell. Rathbun (1907 :
58) identified 1 <$, 1 $, from Mohican reef,
Rangiroa ld., Tuamotu Archipelago as T. cymo¬
doce ferruginea, and she remarked that the
variety had a dark band across the front,
reticulated palms and spotted legs. Rathbun
concluded that this was the guttata form of
Alcock. Another $ and 9 dredged from Salo¬
mon Is., Chagos Archipelago, were identified by
Rathbun (1911 : 234) as varying towards T.
guttata Rüppell. Further, Klunzinger (1913 :
308) described part of his T. bidentata (var.
guttata) specimens as having “ rotbraunen Punk-
ten oder Flecken an den Schreitfussen The
specimens of Rathbun and Klunzinger are
assigned to guttata. Ward (1941 : 14) established
a new species, T. davaoensis for his Philippine
specimens and his paratypes are extant in the
American Muséum of Natural History. This
species of Ward was examined by Galil and is
here referred to T. guttata. The description of
material ascribed to T. guttata by Barnard
(1950 : 277) fits T. tigrina Eydoux & Souleyet,
and should be assigned to this species.
Although T. guttata has a wide distribution,
ranging from the the Red Sea to the Central
Pacific, and is evidently quitte common in New
Caledonia, this is the first time this species has
been recorded from these islands.
Trapezia septata Dana, 1852
Trapezia septata Dana, 1852 : 260.
Trapezia areolata var. inermis A. Milne Edwards,
1873 : 259, pl. 10, fig. 6.
Trapezia septata - Galil & Lewinsohn, 1985b :
288 (full synonymie list), figs 2, 5 & 6.
Material examined. — New Caledonia. La-
goon survey : stn 4, 22°22.50'S, 166°20.70'E,
9 m, 21.05.1984 : 1 S- — Stn 69, 22°22.80' S, 166°
31.70'E, 13 m, 20.08.1984 : 1 9. — Stn 160,
22°36.20' S, 166°37.10' E, 10 m, 24.08.1984 : 1 <?,
2 9- — Stn 412, 22°39.50' S, 167°18.60' E, 40 m,
24.01.1985 :1 c?- — Stn 480, 18°56.00' S, 163°
29.20'E, 31 m, 21.03.1985 : 1 9 (ail mnhn).
New Caledonia. Material identified by A. Milne
Edwards as Trapezia areolata var. inermis, 3 c?,
4 9 (mnhn-b 2915); 1 c?, 2 9 (mnhn-b 2914).
Remarks. — From the material collected in
New Caledonia, A. Milne Edwards identified
Trapezia areolata (mnhn-b 2914) and T. areolata
var. inermis (mnhn-b 2915), both redetermined
here as T. septata Dana.
ACKNOWLEDGEMENTS
The authors wish to thank Dr Michael Türkay for curating the type sériés of Rüppell.
Source : MNHN, Paris
TRAPEZIIDAE FROM NEW CALEDONIA
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Source : MNHN, Paris
ACHEVÉ D’IMPRIMER
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SUR LES PRESSES
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Source : MNHN, Paris
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Prix hors taxe, valides jusqu’à juin 1990. Frais de port en sus. Vente en France : TVA 2,10%.
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Source : MNHN, Paris
La zone économique maritime de la Nouvelle-Calédonie occupe 1,5 millions de kilomètres carrés
dans le sud-ouest de l’Océan Pacifique. Depuis 1984, les navires de recherches français ont effectué une
série de campagnes océanographiques pour l’exploration de la faune profonde de ce secteur. Plusieurs
centaines de dragages et chalutages, jusqu’à 3700 m de profondeur, ont permis la découverte d’une faune
d’une diversité remarquable, dont l’étude a été entreprise par les chercheurs de nombreux pays.
Le présent volume est le sixième de la série des « Résultats des Campagnes Musorstom ». Il
contient une présentation générale des expéditions océanographiques en Nouvelle-Calédonie et neuf
contributions à l’étude des Crustacés. Cinq genres nouveaux et 39 espèces nouvelles sont décrits, de
nombreuses autres espèces sont citées pour la première fois du sud-ouest Pacifique.
Alain Crosnier, qui est Directeur de Recherche à l’ORSTOM, coordonne l’étude de cette faune et
la publication des résultats scientifiques.
ÉDITIONS
DU MUSÉUM
38,
RUE GEOFFROY
SAINT-HILAIRE
75005 - PARIS
1990
ISBN 2-85653-171-7
ISSN 0078-9747
PRIX : 457 FF TTC (France)
440 FF (Étranger)
Source : MNHN, Paris