Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMG™^
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XXXIV
FASCICULE UNIQUE
M. DESCAMPS
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE
DES EUMASTACIDES MALGAGHES
( Orthoptera-Eumastacidae)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire
1965
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
t),h\ 4)J
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie
TOME XXXIV
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1965
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule unique
Pages
M. Descamps, Révision des Miraculinae . 3-58
M. Descamps et D. Wintrebert, Pseudoschmidliinae :
Notes biologiques et espèces nouvelles.. 59-187
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie. Tome XXXIV. — 1965
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES EUMASTACIDES
MALGACHES
( Orthoptera-Eumastacidae)
I. — RÉVISION DES MIRACULINAE
par
M. DESCAMPS
II. — PSEUDOSCHMIDTIINAE
NOTES BIOLOGIQUES ET ESPÈCES NOUVELLES
par
M. DESCAMPS et D. WINTREBERT
SOMMAIRE
I. - RÉVISION DES MIRACULINAE.
A. — Définition de la sous-famille
B. — Caractères généraux .
1. Morphologie générale.
3. Extrémité abdominale des mâles .
3. Extrémité abdominale des femelles
4. Coloration .
5. Complexe phallique.
6. Répartition géographique.
C. — Etude systématique .
1. Miraculini .
2. Heteromastacini .
3. Malagassini .
3
5
5
7
9
10
11
14
II. — Pseudoschmidtiinae : Notes biologiques et espèces nouvelles 59
A. — Introduction . 60
B. — Notes biologiques . 61
1. Conditions de capture. 61
2. Plantes hôtes . 64
Muséum. — Zoologie, t. XXXIV.
M. DESCAMPS
3. Comportement. 70
4. Prédateurs. 71
5. Parasites. 71
6. Répartition géographique. 72
C. — Revue systématique . 75
1. Carcinomastacini . 75
2. Penichroli . 86
3. Pseudoschmidtiae . 88
4. Positions incertaines . 96
5. Apteropeoedi . 97
Bibliographie . 185
Index alphabétique général . 186
Source : MNHN, Paris
I
RÉVISION DES MIRACULINAE
par
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
A. — DÉFINITION DE LA SOUS-FAMILLE
Hormis les Pseudoschmidliinae (cf. descamps 1964), la faune malgache
comprend un certain nombre d’autres Eumastacidae dont deux genres
seulement étaient connus jusqu'à une date récente : Miraculum I. Bolivar
1903 et Malagassa Saussure 1903. Une sous-famille spéciale (Miraculinae)
a été créée par Bolivar pour le genre monospécifique Miraculum connu
seulement par le type. Quant au genre Malagassa, classé d’abord, sur
la base de la spinescence du 1 er article des tarses postérieurs, avec les
Episadinae du nouveau monde, il en a été séparé par Rehn et Rehn
(1945) qui créaient pour lui la sous-famille des Malagassinae.
Les principaux caractères du genre Malagassa ayant servi de base
à cette création peuvent se résumer comme suit (cf. Rehn et Rehn op.
cil.) : fastigium conique et fortement saillant, articles antennaires nom¬
breux (18), carènes supérieures des fémurs postérieurs armées d’épines
espacées et relativement fortes, bord supéro-interne du 1 er article des
tarses postérieurs pourvu d’épines fines et fragiles. Tous, sauf la forme
du fastigium, s’appliquent également aux Miraculinae et ne peuvent,
en conséquence, servir à séparer les deux sous-familles malgaches.
La différenciation de ces deux sous-familles a été établie (Rehn 1948)
sur les bases suivantes :
— Forme du fastigium : de largeur subégale sur toute la longueur
avec extrémité, fourchue chez les Miraculinae ; conique et effilé chez
les Malagassinae.
— Forme des articles antennaires : de section subtriangulaire chez
les Miraculinae.
— Présence ou absence d’appendices abdominaux : présents chez les
Miraculinae, absents chez les Malagassinae.
Depuis l’étude de Rehn, deux nouveaux insectes ont été décrits
(Chorahd 1951) : Seyrigella notabilis et Malagassa appendiculata. Le
premier a été classé dans la sous-famille des Miraculinae. 11 se rapproche
incontestablement du genre Miraculum par la présence d’appendices
abdominaux et la position de l’épine antennaire. Cependant, le fastigium
n’est pas fourchu et les articles des antennes ne sont pas de section
subtriangulaire. Le second, par contre, ne peut être maintenu dans le
genre Malagassa dont il s’écarte par de nombreux caractères (position
de l’épine antennaire, spinescence des tibias des deux premières paires,
structure de l’extrémité abdominale, forme du pénis) en dépit d’une
allure générale très voisine. Un genre nouveau : Hcleromaslax est créé
pour lui. Ce genre comprend actuellement trois espèces dont une seule
nous est connue par le J.
Heleromaslax possède des caractères de Miraculinae : épine antennaire
sur le 4 e article à partir de l’apex, plaque sus-anale large, ccrques forte¬
ment courbés ; des caractères de Malagassinae : forme du fastigium,
absence de véritables appendices abdominaux mais carène médiane du
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
1 er tergite abdominal comprimée et saillante vers l’arrière, ce dernier
caractère se retrouvant, quoique moins accentué, chez certains Malagassa ;
des caractères propres : épines des tibias des deux premières paires
disposées en deux rangées inégales, épines du 1 er article des tarses posté¬
rieurs peu nombreuses et extrémité abdominale fortement dilatée. Il
apparaît donc comme un lien incitant à réunir les deux sous-familles
ainsi que le suggérait Chopard (1951).
Après étude des 14 espèces d’Eumastacides, autres que Pseudo-
schmidtiinac, réparties en 6 genres, actuellement connues de Madagascar,
nous sommes parvenus à la conclusion qu'aucun caraclère valable ne
peut justifier actuellement une fragmentation à l’échelle de la sous-
famille. Nous considérons ces insectes, tout au moins à titre provisoire,
comme appartenant à une seule sous-famille ( Miraculinae ) et se répar-
tissant en 3 tribus pouvant se différencier comme suit :
1 (4) Epine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex ; dernier
tergite abdominal dépourvu d’expansion médiane ou de lobes
faisant saillie vers l’arrière ; plaque sus-anale à peu près aussi
large que longue ; branches péniennes jamais coudées ven-
tralement.2
2 (3) Fastigium non conique ; épines de la face inférieure des tibias
des 2 premières paires disposées selon 2 rangées subégales ; bran¬
ches péniennes droites, non courbées dorsalement.
. Miraculini p. 16
3 (2) Fastigium conique ; épines de la face inférieure des tibias des
2 premières paires disposées selon 2 rangées très inégales ; branches
péniennes courbées dorsalement à l’extrémité.
. Heteromaslacini p. 23
4 (1) Epine antennaire sur le 3 e article à partir de l’apex ; dernier
tergite abdominal pourvu d'une expansion médiane ou de 2 lobes
faisant saillie vers l’arrière ; plaque sus-anale nettement plus
longue que large ; branches péniennes toujours coudées ventra-
lement à mi-longueur. Malagassini p. 31
B. — CARACTÈRES GÉNÉRAUX DE LA SOUS-FAMILLE
1. MORPHOLOGIE GÉNÉRALE
Taille petite à moyenne. Tégument plus ou moins fortement rugueux,
granuleux ou côtelé, parfois lisse, en particulier chez les 3 ( Acronornastax ,
Odonlomastax). Forme générale élancée, parfois longiligne (Odonlornastax
3)- Capsule céphalique conique ou subconique, un peu jilus large au
niveau des yeux qu'au niveau des articulations mandibulaires chez les 3
et quelques $ ( Heteromastax , Miraculum). Profil de la face plus ou moins
fortement sinué. Côte frontale bordée de 2 fines carènes, contiguës ou
subcontiguës entre les antennes, fortement divergentes au niveau des
Source : MNHN, Paris
DESCAMPS
ocelles latéraux, n’atteignant pas les bords latéraux du fastigium (sauf
chez les Malagassini S), sinueuses et faiblement distantes au-dessous de
l’ocelle médian. Ce dernier situé non loin de la base des antennes. Un
triangle supra-clypéal avec extrémité tronquée. Fastigium généralement
très saillant et ascendant ( Miraculum , Seyrigella, Malagassa), parfois
nettement plus court que large à la base ( Odonlomaslax ) avec angle
fastigio-facial marqué ; 1 carène ventrale allant de l’extrémité vers la
fourche terminale des 2 carènes latérales de la côte frontale ; 1 carène
Fio. 1. - Malagassa irmcronala n. sp. 9.
dorsale et 2 carènes latérales rarement absentes (certains Odonlomaslax ) ;
extrémité parfois légèrement excisée ( Malagassa ) mais plus souvent
pourvue d’une petite incision longitudinale (absente chez Seyrigella)
se prolongeant, sur les.carènes dorsale et ventrale, sous forme d’un
fin sillon ; face dorsale subtriangulaire ou subrectangulairc avec extré¬
mité arrondie ou découpée en triangle ( Miraculum ). Vertex et occiput
parcourus par une dépression longitudinale longée par une carinule ;
suture occipitale échancrée au milieu. Yeux souvent subhémisphériques
(Miraculum, <J d'Acronomaslax et d’ Odonlomaslax) ou allongés dorso-
ventralement ( Seyrigella , Malagassa). Antennes composées de 1G-19
articles, les unités terminales souvent aplaties dorso-vcnlralement et
sillonnées à la face dorsale; épine anlennaire sur le 4* (Miraculini,
Heleromaslacini) ou le 3 e article à partir de l’apex ( Malagassini ).
Pronotum plus long que haut (relativement court chez Miraculum),
rebordé antérieurement et latéralement ; disque limité par des côtes ou
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
des bombements irréguliers et interrompus ne constituant pas de véri¬
tables carènes latérales (sauf chez Seyrigelta ) ; carène médiane peu élevée,
généralement droite de profil, exceptionnellement ensellée ( Miraeulum ),
souvent redressée à la partie postérieure, souvent aussi partiellement ou
complètement sillonnée chez les $ (sillon plus nettement marqué chez
les larves) ; bord postérieur incisé. Lobes latéraux traversés par un
sillon situé vers le milieu (ne débordant pas sur le disque) ; un 2° sillon
ou une faible côte vers le bord postérieur ; angle postérieur jamais
saillant. Plaque sternale finement mais nettement rebordée ; angle
postcro-externe des lobes métasternaux parfois prolongé par une dent
(Odorilomastax ). Toutes les espèces connues aptères.
Fémurs antérieurs des 3 plus épais que ceux des $ mais non fortement
renflés. Fémurs antérieurs et médians des $ pourvus de 6 carènes plus
ou moins nettes ; chez les 3, seules les 2 carènes supérieures bien marquées
et terminées, comme chez les $, par une petite épine. Face inférieure des
tibias des 2 premières paires armée d’épines disposées selon 2 rangées
subégales sauf chez les Hctcromaslacini. Fémurs postérieurs grêles, forte¬
ment amincis vers l’extrémité, le lobe basal inférieur plus long que
l’unité opposée ; carènes supérieures toujours épineuses, terminées,
ainsi que les lobes géniculaircs, par une épine aiguë, la carène médiane
parfois prolongée par un lobe comprimé transversalement ( Miraeulum ,
certains Malagassa). Epines des tibias postérieurs simples, exceptionnel¬
lement lamelliformes ( Miraeulum et certains Malagassa) ; unités du
bord interne beaucoup plus longues que celles du bord opposé, bisériées,
alternes et souvent de taille décroissante du milieu vers les extrémités,
quelques unités de taille subégale à l’apex. Eperons internes normalement
développés, finement serrulés sur les bords, l’unité inférieure environ
2 fois plus petite que l’unité opposée. 1 er article des tarses postérieurs
largement sillonné dorsalemcnt, le bord externe armé de 3-5 fortes
épines, l’unité apicale infléchie vers le bas, exceptionnellement 1-3 épines
seulement {Helcromastax) ; bord interne armé de 3-5 épines beaucoup
plus fines, très aiguës et très fragiles, fortement inclinées dans le sens
de l'axe du tarse. Griffes des tarses inégales ( Miraculini) ou subégales
( Malagassini ).
Abdomen caréné dorsalemcnt, parfois pourvu, chez les 3, d’appen¬
dices sur un ou plusieurs des 7 premiers tergites ( Miraculini) ; carène
médiane du 1 er ou des 2 premiers tergites parfois prolongée par un
lobe faisant saillie au-dessus du tergite suivant ( Helcromastax , Malagassa),
ces lobes parfois présents mais toujours moins développés chez les $.
Extrémité abdominale des 3 non renflée sauf chez Heleromaslax.
2. EXTRÉMITÉ ABDOMINALE DES MALES
(fig. 2-3)
La structure de l’extrémité abdominale des 3 est simple. Le bord
postérieur des tergites 7 et 8, ou du 8 e seulement, est concave. Les 2
tergites suivants (9-10) sont fusionnés et désignés, dans les diagnoses
qui vont suivre, par l'expression : dernier tergite abdominal. La suture
Source : MI'IHN, Paris
M. DESCAMPS
Fig. 2-7. — 2. Derniers tergites abdominaux de Seyrigelta nolabilis Chopard 1951.
— 3. Derniers tergites abdominaux de Malaqassa Iridens Rehn & Rchn 1945.' <j.’
— 4. Derniers tergites abdominaux d’ Acronomaslax butlicerca 9 n. sp. — 5. Plaqué
sous-génitale de la Ç d’ Acronomaslax curotcerca n. sp., face dorsale. — (i. Plaque sous-
génitale de la 9 de Seijrigella nolabilis Chopard 1951, face dorsale. — 7. Plaque sous-
génitale de la 9 d'Acronomaslax butlicerca n. sp., latéralement.
Cq, cerque. Prp, paraprocte. Psa, plaque sus-anale. Tg, tergite.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
entre les 2 éléments constitutifs est généralement bien visible extérieu¬
rement, atteignant souvent le bord externe. Ce dernier tergite se pré¬
sente sous 2 aspects principaux :
— Le bord postérieur profondément découpé à la partie médiane et
dépourvu d'expansions ou d'appendices ( Miraculum, Seyrigella) (fig. 2).
— Le bord postérieur pourvu d’une expansion médiane bifide ou de
2 lobes faisant saillie vers l’arrière, recouvrant partiellement ou enca¬
drant la base de la plaque sus-anale ( Malagassini ) (fig. 3).
Enfin, chez Heteromastax, le dernier tergite considérablement dilaté
et partiellement soudé à la plaque sus-anale porte 3 paires de petites
saillies tégumentaires dont une située sur le bord postérieur (fig. 32).
La plaque sus-anale, très large et généralement pourvue de côtes et
de callosités chez les Miraculini (fig. 2) est, par contre, nettement plus
longue que large, très épaisse et de forme spécifiquement caractéristique
chez les Malagassini (fig. 3). Les paraproctes sont simples, subtriangu¬
laires, fortement sclérifiés, souvent carénés. Les cerques, généralement
longs, sont épais à la base, jamais coudés, parfois renflés à l’extrémité
chez les Malagassini. Chez les Miraculini, ils sont toujours coudés ou
courbés.
La plaque sous-génitale est entièrement sclérifiée, divisée transver¬
salement par une côte (Seyrigella, Heteromastax) ou un sillon ( Acrono-
mastax, certains Malagassa). La partie apicale est généralement composée
d’un seul lobe avec extrémité, simple ou bifide, diversement orientée.
Chez Acronomastax, elle est flanquée de 2 petits lobes latéraux ; il
s’agit en fait de simples saillies ou replis tégumentaires et non de lobes
hautement spécialisés comme ceux des Pseudoschmidtiinae. Les bords
latéraux, plus ou moins redressés dorsalement peuvent devenir subcon¬
tigus sur la ligne médiane à la partie postérieure ( Acronomastax, Odonlo-
mastax).
3. EXTRÉMITÉ ABDOMINALE DES FEMELLES
(fig. 4-7)
Le 8 e tergite, de même largeur que le précédent, ne déborde jamais
sur la plaque sous-génitale. Le tergite suivant (dernier tergite) résulte
de la fusion du 9 e et du 10 e toujours indiquée par un sillon transversal
arqué, atteignant le bord externe. La partie représentant le 9 e tergite
est peu visible ou complètement cachée dorsalement, parfois aussi latéra¬
lement ; la partie représentant le 10 e tergite est échancrée au milieu et sa
réunion avec la plaque sus-anale est marquée par des lignes peu nettes,
jamais saillantes ; l’angle latéro-postérieur toujours recourbé, fait saillie
vers l’arrière sous forme d'un triangle court et étroit.
La plaque sus-anale est d'un type normal : subtriangulaire, divisée
par un sillon ou une côte transversale ; la partie basale est parcourue
par 2 côtes longitudinales limitant une aire médiane déprimée ; la
partie apicale est parcourue par une côte simple ou double. Les cerques
sont courts, épais et très nettement coniques.
Source : MNHN, Paris
10
M. DESCAMPS
La plaque sous-génitale dont le bord postérieur n’est jamais épineux,
tout au plus légèrement rugueux (certains Ileleromastax), peut présenter
les aspects suivants :
— Plaque courte, rétrécie vers l'arrière, laissant à découvert une
bonne partie des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte,
le bord postérieur soit incisé, soit bi ou tridenté ( Miraculum , Seyrigclla ,
Malagassa) (fig. 6, IG, 93, 109).
— Plaque longue, recouvrant parfois la base des valves inférieures
de l’oviscapte, la partie postérieure divisée soit en 2 lobes par une décou¬
pure médiane, soit en 3 lobes par 2 incisions ou encoches laLérales
(Heteromaslax) (fig. 40-42).
— Plaque prolongée par un appendice long et étroit, recourbé dorsa-
lement entre les valves de l’oviscapte ( Acronomastax ) (fig. 5, 7).
Un guide-œuf est présent chez certains genres : Malagassa (Randeu.
1962), Seyrigclla (fig. 6) où il est encadré par 2 plages sclérifiées post-
vaginales. 11 est présent également chez Heteromaslax appendiculata
mais absent chez les Acronomastax où font également défaut les sclérifi-
cations post-vaginales (fig. 5). Le manque de matériel n’a pas permis
les dissections nécessaires chez le genre Miraculum.
Les valves de l’oviscapte ont un aspect constant. Elles sont grêles
et relativement longues, sans atteindre la taille qu’elles présentent chez
beaucoup de Pseudoschmidliinae. Les unités supérieures sont toujours
sinuées selon un plan horizontal et l’arête dorsale des unités inférieures
toujours inerme. Les bords latéraux de l’une et l’autre paire sont plus
ou moins nettement dentés mais toujours, au minimum, sinués. La face
ventrale des valves inférieures et la face dorsale des supérieures, géné¬
ralement rugueuses, ne sont jamais pourvues d’échinulations bien nettes.
Spermathèques des genres Seyrigclla et Acronomastax comme repré¬
sentées aux figures 27, 57 et 64.
4. COLORATION
Beaucoup d’espèces doivent être d’une teinte générale verte ou
jaune verdâtre chez les exemplaires à l’état frais, mais ces couleurs
s’altèrent au séchage. La face est de même teinte que l’ensemble, sauf
chez Miraculum.
Chez les Heleromaslacini et les Malagassini, les fémurs postérieurs
présentent un type de coloration constant : moitié basale de même
teinte que l’ensemble du corps et moitié apicale brune avec anneau
médian clair ; ce dernier moins net chez les $, qui sont d’une teinte
générale plus sombre. Par ailleurs, la plupart des Malagassini <J ont
l’extrémité abdominale marquée de noir et les 2 premières paires de
pattes rouges.
Chez les Miraculini, la coloration d’ensemble est uniformément grise
ou brune.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
5. COMPLEXE PHALLIQUE
(fig. 8-13)
Epiphalle
L’épiphalle, en général peu sclérifié, a la forme d’un disque à peu
près aussi large que long et rétréci d'arrière en avant chez la majorité
des espèces étudiées ; il est parfois très allongé tout en s’élargissant
légèrement d’arrière en avant ( Acronomastax).
Comme chez les Pseudoschmidtiinae, il n’y a pas d’ancorae mais les
lophi sont bien différenciés. Ils se présentent sous forme de crochets
terminaux (C'.r, fig. 13) d’allure variable : grands, minces et fortement
recourbés ( Seyrigella , Malagassa, Odontomastax) ; courts, trapus et
relativement peu sclériffés ( Acronomastax ). Ils peuvent être pourvus
d’une extrémité épaisse et bifide ( Heteromastax).
Le point d’insertion de la membrane réunissant l’épiphalle à la
capsule ectophallique est toujours situé à la base des crochets terminaux
(fig. 13).
Ectophalle.
L’ectophalle constitue uiie capsule plus ou moins close, de forme
variable, généralement peu sclérifiée, notamment sur les faces latérales.
L’ouverture postérieure est située le plus souvent en position apicale,
mais parfois aussi en position nettement dorso-apicale ( Heteromastax).
Les divers aspects de la capsule ectophallique peuvent se ramener
aux 3 types suivants :
— Capsule courte, incomplète, toute la partie antérieure tronquée
(Heteromastax) (fig. 38).
— Capsule en forme de navetLe courte, aplatie dorso-ventralement
(Seyrigella, Malagassa) (fig. 26, 99).
— Capsule en forme de navette allongée avec ouverture basale
relativement étroite (Acronomastax) (fig. 13, 56).
La partie ventro-apicalc constitue un lobe (Lva, fig. 8, 13) plus ou
moins saillant, toujours encoché à la partie médiane et très nettement
plus chitinisé que l’ensemble. Le lobe ventro-apical est parfois fortement
recourbé dorsalement dans le cas d’une ouverture dorso-apicale (fig. 38,
39). Les parties latéro-apicales (Lia, fig. 13), peu saillantes vers l’arrière,
ne constituent pas de véritables lobes, elles sont souvent bordées ventra-
lement et réunies au lobe ventro-apical par 2 petites baguettes courbes
et bien sclérifiées (Vect, fig. 13) faisant défaut chez Seyrigella.
A l'extrémité basale, on note parfois la présence d'une petite crête
ventrale (Crv, fig. 13).
Source : MNHN, Paris
12
M. DESCAMPS
Fio. 8-13. — 8. Coupe sagittale du complexe phallique de Seyrigella notabilis Chopard
1951. — 9. Coupe sagittale du complexe phallique d 'Acronomastax curvicerca n. sp
— 10. Le même en vision apicale. — 11. Pénis d"Acronomastax curvicerca n. sp. dorsale-
ment. — 12. Face ventrale du sac spermatophore d 'Acronomastax curvicerca n. sp.
dorsalement. — 13. Complexe phallique de la même espèce latéralement. ' 1
App, apex du pénis. Cej, canal éjaculateur. Cr, crochets terminaux de l’épiphalle. Crv
crête ventro-basale de la capsule ectophallique. Lia, lobe latéro-apical de la capsule
ectophallique. Lsej, lobes sclériilés du sac éjaculateur. Lva, lobe ventro-apical de la
capsule ectophallique. Oscj, ouverture du sac éjaculateur. Ossp, ouverture du sac sper¬
matophore. P, pénis. Prg, prolongement basal du pénis. Scll, Sclm et Sclv, sclérites
latéraux, médian et ventral de la face ventrale du sac spermatophore. Sej, sac éjacu¬
lateur. Ssp, sac spermatophore. Vect, valves ectophalliques.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
MIRACULINAE
13
Endophalle
L’endophalle, de taille variable, est généralement assez petit par
rapport au volume de la capsule ectophallique (Acronomastax). Il atteint
parfois une taille exceptionnelle (Heteromastax). Sa structure générale
est du même type chez toutes les espèces étudiées à quelques différences
près toujours d’ordre mineur.
Comme chez un certain nombre d’autres Eumastacides ( Gomphomas-
tacinae, Biroellinae, Morabinae, Eruciinae, cf. Dirsh 1956), le pénis se
présente sous forme d’une tige courbée ou coudée avec 2 branches
terminales orientées vers l’arrière (fig. 11). Il est toujours fortement
sclérifié et porte parfois au niveau des angles ou des courbures basales
2 petits prolongements triangulaires peu épais (Prg, fig. 9, 11). On
rencontre 3 types de branches péniennes :
— Branches droites, ni recourbées ni coudées vers le bas ou vers le
haut ( Miraculini) (fig. 8).
— Branches recourbées dorsalement à l'extrémité: (Heteromastacini)
(fig. 39).
— Branches coudées, à angle droit, vers le bas, à mi-longueur ( Mata -
gassini) (fig. 9).
L’extrémité (dans le cas de branches droites ou recourbées dorsale¬
ment) ou la coudure (dans le cas contraire) atteignent toujours l’ouver¬
ture génitale. A ce niveau, le pénis est étroitement relié au lobe ventro-
apical de la capsule ectophallique (Lva, fig. 8-9). Dans le cas d’un pénis
coudé vers le bas, l’extrémité véritable (App, fig. 9) est libre.
Le sac endophallique est constitué de 2 poches exactement super¬
posées sauf chez Heteromastax où la poche supérieure est nettement
décalée vers l’avant par rapport à l’unité opposée (fig. 39). Il est prolongé
vers l’arrière par un phallotrème extrêmement court dans lequel les
2 poches débouchent séparément (Ossp, Osej, fig. 10). La poche infé¬
rieure ou sac éjaculateur (Sej, fig. 8-9), située entre les branches pé¬
niennes qu’elle ne déborde pratiquement pas vers le bas, est petite,
le canal éjaculateur (Cej. fig. 8-9) y débouche à la partie dorso-basalc.
Les parois laléro-apicales du sac éjaculateur semi-sclérifiées, fermes
mais cependant souples, constituent 2 petits lobes (Lsej, fig. 8-11)
limitant latéralement l’ouverture apicale (Osej).
La poche supérieure ou sac spermatophore (Ssp) est beaucoup plus
grande. Sa forme et sa position rappellent celles qui s’observent chez les
Psendoschmidtiinac (Descamps 1964) et chez Gomphomastax (Dirsh
1956). Ici cependant, la bordure apicale n’est jamais sclérifiée. Par
ailleurs, plusieurs sclérites sont toujours inclus dans ses parois, notamment
à la face ventrale. On peut observer les cas suivants :
— 1 sclérite unique occupant la plus grande partie de la face ventrale
( Seyrigella ) (Sclv, fig. 8).
— 3 sclérites à la face ventrale ( Malagassini ) (Sclm, Scll, fig. 9, 10,
Source : MNHN, Paris
14
M. DESCAMPS
12). Dans ce cas, comme dans le précédent, la face dorsale est constituée
par une membrane épaisse finement striée ou échinulée.
— Sclérites disposés de façon complexe sur les faces ventrale et dor¬
sale ( Heteromaslax ) (fig. 34, 36).
En vision apicale (fig. 10), le ou les sclérites de la face ventrale du
sac spermatopliore se superposent exactement aux lobes sclérifiés du
sac éjaculateur (Lsej). Us le limitent dorsalement.
En raison de son étroite connexion avec le lobe ventro-apical de la
capsule ectophallique, le pénis ne peut effectuer aucun mouvement selon
son axe longitudinal. Prenant appui sur son point d’insertion, il peut,
par contre, basculer vers le haut et vers l’arrière. Effectivement, pour
une espèce donnée, l’inclinaison du pénis par rapport à l’axe longitudinal
de l’insecte est variable. Au cours de ce mouvement supposé, la partie
antérieure du pénis rencontrerait les sclérites de la face ventrale du sac
spermatophore qui seraient entraînés dans le même sens. Ce déplacement
aurait un double effet :
— Provoquer l'occlusion du sac éjaculateur. On remarque en effet
(fig. 10) que le sclérite médian (Sclm) est fortement convexe et d’un
diamètre égal à l’écartement des branches péniennes entre lesquelles il
viendrait se loger en écartant les lobes semi-sclérifiés (Lsej) de l’extrémité
du sac éjaculateur.
— Provoquer l’évagination du sac spermatophore qui pénétrerait
dans les voies génitales de la $ au cours de l’accouplement.
La coaptation des différentes parties sclérifiées de l’endophalle en
vue de ce fonctionnement apparaît particulièrement nette chez Hetero-
mastax (fig. 39).
6. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
(fig. 14)
Les Miraculini ne sont connus que du Centre malgache alors que
les Heteromastacini et Malagassini sont des insectes de la région fores¬
tière de l’Est. Cependant, un Malagassa (M. tridens) se rencontre à la
fois dans le Centre et dans l’Est. Une autre espèce est connue seulement
par 2 larves en provenance de Nosy-Bé.
Cette répartition est comparable à celle des Carcinomaslacini et des
Pseudoschmidtiae de la sous-famille des Pseudoschmidtiinae.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
15
Source : MNHN, Paris
16
M. DESCAMPS
C. — ÉTUDE SYSTÉMATIQUE (1)
Tribu MIRACULINI
Clé des genres ($)
1 (2) Extrémité du fastigium découpée en triangle, les angles latéraux
divergents (fig. 18) (en particulier chez le 3) ; épines des tibias
postérieurs lamelliformes (sauf les unités apicales) (fig. 17 ) ;
bord supérieur du pronotum fortement concave de profil
(fig. 19). Miraculum I. Bolivar 1903. p. 16
2 (1) Extrémité du fastigium arrondie (fig. 25) ; épines des tibias
postérieurs normales ; bord supérieur du pronotum droit de
profil (fig. 20). Seyrigella Chopard 1951. p. 19
Genre Miraculum I. Bolivar 1903
I. Bolivar 1903, p. 306.
cf. Tégument parsemé de rugosités épaisses. Profil de la face très
fortement bombé entre les antennes. Carènes latérales de la face épaisses
et très fortement saillantes notamment au niveau des articulations
mandibulaires, anguleuses au-dessous des yeux. Fastigium ascendant, la
carène ventrale forte, de profil convexe ; extrémité découpée en triangle,
les angles latéraux ainsi formés divergents, l’angle rentrant légèrement
incisé longitudinalement comme chez la majorité des autres genres.
Dépression vertico-occipitale bien nette. Yeux subhémisphériques. Arti¬
cles antennaires de taille irrégulière, ceux de la partie médiane de section
subtriangulaire, renflés à l’extrémité, ceux de la partie terminale aplatis,
sillonnés dorsalement. Epine antennaire sur le 4 e article à partir de l'apex!
Pronotum court, de profil fortement ensellé, la carène médiane bien
nette, le disque limité latéralement par une côte sinueuse, fractionnée
peu épaisse ; lobes latéraux pourvus d’une forte callosité vers l’angle
postérieur. Mésonotum et métanotum carénés. Plaque sternale élargie
entre les hanches médianes et postérieures, avec rebordement bien net
notamment sur le bord antérieur du mésosternum et les bords latéraux
(1) Note relative aux mensurations. — Pour chaque espèce sont données les
mesures suivantes, exprimées en mm :
F : Longueur du fémur postérieur (du lobe basal supérieur à l'articulation génl-
culaire) ;
P : Longueur du pronotum sur la ligne médiane ;
T : Longueur de la capsule céphalique de l’extrémité du fastigium à l'échancrure
occipitale ;
Cy : Largeur de la capsule céphalique au niveau des yeux (de la face externe d'un
œil ii la face correspondante de l'œil opposé) ;
Cm : Largeur de la capsule céphalique au niveau des articulations mandibulaires.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
17
du métasternum. Epines de la face inférieure des tibias 1 et 2 disposées
selon deux rangées subégales. Carènes supérieures des fémurs postérieurs
armées d’épines peu nombreuses, la carène médiane fortement comprimée
transversalement à l'extrémité, faisant saillie vers l'arrière sous forme
d’un lobe subtriangulaire aigu à l’apex ; carènes latérales terminées par
un lobe triangulaire, aigu, plus court. Tibias postérieurs armés d’épines
lamelliformes, celles du bord externe relativement grandes, celles du
bord interne non nettement bisériées sauf à la partie médiane, 5 unités
apicales de taille subégale non ou peu comprimées. Bord supéro-interne
du 1 er article des tarses postérieurs muni d’épines fines et couchées.
Griffe externe des tarses un peu plus petite que l'unité opposée.
Abdomen caréné dorsalement ; tergites 3 et 7 pourvus de 1 ou 2 appen¬
dices. Extrémité abdominale non renflée ; dernier segment fortement
ëchancré dorsalement, dépourvu d'appendices. Plaque sus-anale large,
sillonnée sur les 2/3 basaux, le 1/3 apical pourvu d'un épais mamelon.
Cerques épais, orientés dorsalement, courbés vers le haut et vers l'intérieur
au niveau du 1 /3 postérieur, l’extrémité dilatée et le bord terminal
concave. Partie apicale de la plaque sous-génitale simple, redressée dor¬
salement, fortement rétrécie d'avant en arrière.
Ç. Angles latéraux de l’extrémité fastigiale moins fortement saillants.
Yeux légèrement allongés dorso-ventralement. Capsule céphalique plus
large au niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires.
Antennes plus courtes que chez le <?. Fémurs des 2 premières paires
grêles, parcourus par 6 carènes bien saillantes. Abdomen parcouru par
une carène dorsale comprimée transversalement et relevée à la partie
postérieure de la majorité des tergites. Dernier tergite peu visible dorsa-
lement, le bord postérieur fortement échancré. Cerques courts, coniques,
la base épaisse, l’extrémité étroite et légèrement comprimée transver¬
salement. Plaque sous-génitale carénée, rétrécie vers l’arrière, le bord
postérieur convexe. Bords externes des valves de l’oviscapte imparfai¬
tement dentés.
Génotype : Miraculum mirificum I. Bolivar 1903.
Miraculum mirificum I. Bolivar 1903
(fig. 15-19)
I. Bolivar 1903, p. 307.
<J. Holotype. Bord supéro-externe du 1 er article des tarses postérieurs
armé de 5 épines, y compris l’unité apicale. Carène abdominale fortement
comprimée et élevée à la partie postérieure des segments 1 et 2, faisant
saillie au-dessus du tergite suivant. 3 e tergite muni de 2 appendices
subfoliacés coudés à angle droit, vers l’arrière, un peu au-dessus de leur
point d’implantation. Tergites 4, 5, 6 carénés. Tergite 7 pourvu d’un
fort appendice, l’extrémité dilatée, faisant saillie vers l’avant au-dessus
du tergite précédent ; une saillie postérieure moins forte ne débordant
pas sur le tergite suivant. Tergite 8 parcouru par une carène comprimée
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 2
Source : MNHN, Paris
18
M. DESCAMPS
transversalement, se terminant par un petit lobe ascendant, saillant
vers l'arrière. Partie basale de la plaque sus-anale parcourue par 2
épais bourrelets partant de la base des cerques, convergeant vers l’avant
et se rejoignant sur la ligne médiane. Extrémité de la plaque sous-génitale
concave à la face ventrale, le bord postérieur convexe, non infléchi
ventralement.
Fio. 15-19. — Miraculum mirificum I. Bolivar 1903. Q .— 15. Bord supérieur du thorax
et de l’abdomen. — 16. Extrémité abdominale ventralement. — 17. Extrémité du
fémur et base du tibia postérieur latéralement. — 18. Capsule céphalique dorsalement
— 19. Tête et pronotum latéralement.
Th, segment thoracique. Tg, segment abdominal.
$. Néallotype. Antennes nettement moins longues que la distance
comprise entre le clypéus et l’extrémité du fastigium, composées de
16 articles de section triangulaire à partir du 3 e , largement sillonnés
dorsalement à partir du 9 e ; 8 e article nettement plus épais que les autres •
face ventrale du 12 e fortement convexe.
Carène médiane du pronotum sillonnée et 2 fois interrompue dans la
moitié antérieure, chevauchée, au niveau des interruptions, par 2
petites côtes en U à branches orientées vers l’arrière. Disque limité
latéralement par de petites rides irrégulières, sinueuses, ne constituant
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
19
pas une véritable carène ; à la partie postérieure, une petite côte bien
saillante coudée, à angle droit vers l’intérieur, à son extrémité antérieure.
Près du bord inférieur des lobes latéraux, une callosité jaune, en arc de
cercle ouvert vers le bas, coupée par le sillon médian. Carène médiane
du mésonotum sillonnée sur les 2/3 antérieurs. Spinescence du fémur
postérieur (unique) répondant à la formule suivante de l’extérieur vers
l’intérieur : 5 ; 4 ; 5.
Tergites abdominaux ridés transversalement. Carène médiane du
mésonotum, du métanotum et des tergites abdominaux fortement
comprimée à la partie postérieure de chaque segment, sauf les 7 e et 8 e
abdominaux, constituant une surélévation arrondie ne faisant pas saillie
au-delà du bord postérieur, sauf celle du 1 er tergite abdominal. Carène
médiane du 8 e tergite se terminant par un petit lobe triangulaire faisant
saillie au-dessus de la plaque sus-anale. Dernier tergite fortement échan-
cré, la partie médiane invisible dorsalement. Partie apicale de la plaque
sus-anale parcourue par une carène en Y à branches orientées vers
l’avant, apparaissant fortement convexe en vision latérale. Extrémité
de la plaque sous-génitale très légèrement incisée au milieu. Face ventrale
des valves inférieures de l’oviscapte lisse, triangulaire, concave, avec
bords ondulés; 5-6 ondulations du côté externe; dent apicale très peu
recourbée. Bord externe des valves supérieures pourvu de 5-6 larges
ondulations semi-circulaires, le bord opposé pourvu d'ondulations plus
petites.
Insecte en grande partie décoloré. Teinte générale brunâtre. Face
jaune, virant au verdâtre par endroits ; une plage sous-antennaire subtra¬
pézoïdale et une petite tache aux articulations mandibulaires, de colo¬
ration noire. Une callosité sous-oculaire et 2 autres sur le vertex en
bordure des yeux, de coloration jaune. Yeux marron marbrés de brun
sombre.
Madagascar Centre : Tauanarive, 1 s holotype, 15-2-1892 (Grandidier). — Arnpolo-
mita, Est Belanitra, district d'Ambatolampy, 1 Ç néallotype, 5-1956 (P. Griveaud).
Muséum de Paris.
F P T Cy Cm
1 9 9,1 2,1 3,1 2,68 2,30
Genre Seyrigella Chopard 1951
Chopard 1951, p. 150.
(J. Taille petite. Tégument chagriné, en particulier sur la capsule
céphalique. Profil de la face moins fortement convexe entre les antennes
que chez le genre précédent. Carènes de la côte frontale peu écartées,
Source : MNHN, Paris
20
M. DESCAMPS
n'atteignant pas les bords latéraux du fastigium. Carènes latérales de
la face peu saillantes au niveau des articulations mandibulaires, angu¬
leuses au-dessous des yeux. Fastigium très fortement saillant, ascendant,
la carène ventrale bien marquée mais peu comprimée ; face dorsale de
largeur subégole de la base à l’extrémité ; cette dernière largement
arrondie, sans incision médiane décelable. Dépression vertico-occipitale
marquée, parcourue par une carinule complète et bien nette. Yeux nette¬
ment allongés dorso-ventrâlement, bien saillants. Capsule céphalique
nettement plus large au niveau des yeux qu'au niveau des articulations
mandibulaires. Antennes un peu plus courtes que la distance comprise
entre le clypéus et l'extrémité du fastigium, composées de 18-19 articles
de forme plus régulière que chez le genre précédent, nettement aplatis
dorso-ventralement à partir du 6 e , de section elliptique. Epine antennaire
sur le 4 e article à partir de l’apex.
Pronotum allongé, la carène médiane droite de profil, non nettement
sillonnée. Disque étroit, limité par une côte épaisse et sinueuse. Fémurs
de la l re paire épaissis, pourvus seulement des 2 carènes supérieures;
fémurs de la 2 e paire plus minces, légèrement carénés à la face externe.
Rangées d’épines de la face inférieure des tibias 1 et 2 de longueur
subégale. Carènes supérieures des fémurs postérieurs terminées par un
petit lobe aigu, non comprimées, armées d'épines petites et peu nom¬
breuses. Epines des tibias postérieurs non lamelliformes, celles du bord
interne nettement plus longues que celles du bord opposé, nettement
bisériées et alternes. 4-5 épines sur chacun des bords de la face dorsale
du 1 er article des tarses postérieurs ; griffe externe du dernier article
un peu plus courte que l’unité opposée.
Mésothorax, métathorax et 2 premiers tergites abdominaux côtelés
longitudinalement. Abdomen caréné dorsalement sur les tergites dépour¬
vus d’appendices. Tergites 3, 4, 7 pourvus de 1 ou 2 appendices. Extrémité
abdominale non renflée ; dernier tergite profondément découpé au milieu
dépourvu d'appendices et de saillies ; plaque sus-anale très large ; cerques
fortement recourbés vers le haut et vers l’intérieur au niveau du 1/3
apical, l’extrémité élargie et concave à la face externe. Partie apicale
de la plaque sous-génitale fortement rétrécie vers l’arrière, les bords
latéraux relevés dorsalement, mais ne se rejoignant pas ; extrémité
large, légèrement comprimée dorso-ventralement.
Epiphalle en forme de disque court et large, les crochets terminaux
longs. Capsule ectophallique courte, avec lobe ventro-apical bien sclérifié,
non redressé ; lobes latéro-apicaux peu différenciés, non sous-tendus par
une valve sclérifiée ; pas de crête ventro-basale. Branches péniennes ni
recourbées vers le haut, ni coudées vers le bas à l’extrémité. Face ventrale
du sac spermatophore ne comprenant qu’un seul sclérite recourbé ventra-
lement à l’extrémité postérieure (fig. 31).
$. Yeux plus allongés, capsule céphalique de largeur subégale au
niveau des yeux et au niveau des articulations mandibulaires. Carènes
latérales du pronotum droites, non interrompues, prolongées jusqu’au
bord postérieur du 2 e tergite abdominal ; carène médiane sillonnée sur
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
21
Fio. 20-31. — Seyrigelta nolabilis Chopard 1951. S, 9. — 20. Tête et pronotum du s
latéralement. — 21. Extrémité abdominale du s latéralement. — 22. Extrémité
abdominale de la 9 ventralement. — 23. Extrémité de la capsule ectophallique ventra-
lement. — 24. Extrémité abdominale du S dorsalement. — 25. Capsule céphalique du
S dorsalement. — 26. Capsule ectophallique dorsalement. — 27. Spermathèque. — 28.
Pénis dorsalement. — 29. Complexe phallique latéralement. — 30. Epiphalle dorsa¬
lement. — 31. Face ventrale du sac spermatophore dorsalement.
Source : MNHN, Paris
22
M. DESCAMPS
toute la longueur. 6 carènes aux fémurs antérieurs, 5 aux fémurs médians,
nettement moins saillantes que chez le genre précédent. Dernier tergite
profondément échancré au milieu. Cerques très courts, épais, coniques.
Plaque sous-génitale rétrécie vers l’arrière, n’atteignant pas la suture
basale des valves inférieures de l’oviscapte, le bord postérieur assez
profondément incisé au milieu ; un guide-œuf bien développé, trian¬
gulaire, invisible extérieurement. Bord externe des valves de l’ovis¬
capte imparfaitement denté.
Génotype : Seyrigella notabilis Chopard 1951.
Seyrigella notabilis Chopard 1951
(fig. 20-31)
Chopard 1951, p. 150, fig. 2, 5, 6.
(J. Compléments à la diagnose originale. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de
l’extérieur vers l’intérieur : 4 ; 2-4 ; 3-5 (1-5 ; 2-6 ; 3-5 dans la série étudiée).
Plaque sous-génitale divisée par une côte transversale, saillante, en arc
de cercle ouvert vers l’avant ; partie basale nettement plus courte que la
partie opposée ; cette dernière avec moitié apicale déprimée ventrale-
ment, la dépression limitée par 2 carènes concaves vers l’extérieur ;
extrémité avec bord convexe, très légèrement infléchie ventralement.
Complexe phallique comme représenté aux figures 8, 28-31.
$. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répon¬
dant à la formule générale suivante : 4-7 ; 4-6 ; 3-6. Spermathèque et
plaque sous-génitale comme représentées aux figures : 27, 6 et 22.
Madagascar Centre : Fianarantsoa, 1 s holotype, 1 9, allotype, 1 9 paratype
3-1938 (.4. Seijrig). — District d’Ambohimahasoa, forêt de Tsarafldy, altitude 1 450 m’
1 o, 12-1959 et 1-1960 (P. Griveaud). — Forêt d’Imaitso, massif de l’Anjavidilava, altitude
2 030 m, Andringitra, Ambalavao, 1 9. 17-1-1958 (P. Griveaud). — Mandalahy, 4 * e t
9 9, 15 et 25-6-1963 (D. Winlreberl). Muséum de Paris.
F P T Cy Cm
6 (J 7,3- 9,1 ( 8,1) 1,6-1,8 (1,7) 2,3-2,9 (2,6) 1,96-2,20 (2,06) 1,50-1,67 (1,59)
10 9 9,2-11,1 (10,0) 2,2-2,8 (2,4) 3,1-3,7 (3,4) 2,20-2,63 (2,32) 2,14-2,53 (2,29)
Les insectes capturés par D. Wintrebert ont été observés dans la
strate herbacée sur Graminées diverses et Fougères.
Source : MNHN, Paris
•ISION DES MIRACULINAE
23
Tribu HETEROMASTACINI
Genre Heteromastax nov.
(J. Tégument lisse. Profil de la face modérément bombé entre les
antennes. Capsule céphalique très nettement plus large au niveau des
yeux qu'au niveau des articulations mandibulaires. Carènes limitant la
côte frontale et carènes latérales de la face comme chez le genre précédent,
les premières contiguës entre les antennes. Fasligium ascendant, subco¬
nique, beaucoup moins long que chez les Miraculini, les carènes ventrale,
latérales et dorsale fines et bien nettes ; angle fastigio-facial très peu
prononcé ; carène dorsale se prolongeant sur le vertex en suivant le
fond de la dépression vertico-occipitale ; face dorsale triangulaire, de
longueur subégale à la largeur de base, l’extrémité étroitement arrondie,
très légèrement incisée longitudinalement ; incision ne se prolongeant pas
sur les carènes dorsale et ventrale. Yeux fortement saillants, très nette¬
ment allongés dorso-ventralement, les extrémités largement arrondies.
Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’oeil. Antennes plus
longues que la distance comprise entre le clypéus et l’extrémité du fasti-
gium, composées de 19 articles, les articles médians peu élargis, com¬
primés dorso-ventralement et sillonnés à la face dorsale à partir du (5 e .
Epine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex.
Carène médiane du pronotum droite de profil ; carènes latérales épais¬
ses, sinueuses, peu saillantes, entamées par les sillons des lobes latéraux.
Bord postérieur du disque légèrement incisé au milieu. Plaque sternale
fortement élargie entre les hanches postérieures et médianes, faiblement
rebordée latéralement. Fémurs antérieurs et médians épais, de section
subcirculaire, pourvus seulement des 2 carènes supérieures. Rangées
d’épines de la face inférieure des tibias de la î re paire très inégales, la
rangée externe environ moitié plus longue que la rangée opposée. Face
inférieure des tibias de la 2 e paire avec une rangée d’épines sur le bord
interne et seulement 1 à 4 épines à l’extrémité du bord opposé. Epines
des tibias postérieurs simples, celles du bord interne longues, bisériées
et alternes. Bord supéro-externe du 1 er article des tarses postérieurs
armé d’un petit nombre d’épines (très variable au sein de l'espèce),
parfois seule l’unité apicale présente ; spinescence du bord opposé
normale (4-5 unités). Griffes légèrement inégales.
Abdomen faiblement caréné, l’extrémité très fortement renflée.
Carène médiane du 1 er tergite comprimée transversalement et prolongée
au-dessus du tergite suivant. Tergites 9 et 10 fortement dilatés, fusionnés,
la ligne de suture visible seulement à la face dorsale ; partie représentant
le 10 e tergite pourvue de plusieurs petiLs appendices (cf. fig. 32). Cerques
longs, épais à la base, fortement courbés vers le haut et l'intérieur. Plaque
sus-anale très large, masquant les paraproctes ; plaque sous-génitale
peu dilatée par rapport aux tergites 9 et 10, divisée par une côte trans¬
versale épaisse, en rectangle ouvert vers le haut. Partie apicale courte.
Source : MNHN, Paris
24
M. DESCAMPS
perpendiculaire à la partie basale, peu comprimée transversalement, les
portions latérales du bord postérieur peu redressées, l’extrémité simple,
très large.
Epiphalle en forme de disque, à peu près aussi long que large, crochets
terminaux courts, épais, très fortement sclérifiés, l’extrémité bifide.
Capsule ectophallique courte, la partie antérieure tronquée ; lobe ventro-
apical très développé, lobes latéro-apicaux non différenciés ; ouverture
génitale en position dorso-apicale. Pénis en forme de fer à cheval, les
branches terminales courbées dorsalement. Sac endophallique grand par
rapport au volume total de la capsule; ouverture du sac spermatophore
en forme de fer à cheval ouvert vers le bas, décalée vers l’avant par
rapport à l’ouverture du sac éjaculateur. Faces ventrale et dorsale du sac
spermatophore pourvues de très fortes sclérifications disposées de façon
complexe.
2. Tégument nettement plus rugueux que chez le <J, notamment sur
le disque du pronotum et la capsule céphalique. Cette dernière un peu
plus large au niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibu-
laires. Antennes plus courtes que la distance comprise entre le clypéus
et l’extrémité du fastigium, composées de 18-19 articles. Carènes de la
côte frontale non contiguès entre les antennes, devenant moins saillantes
au-dessus des ocelles latéraux mais atteignant presque les carènes laté¬
rales du fastigium. Disque du pronotum irrégulièrement sculpté, les
carènes latérales sinueuses, moins épaisses mais plus saillantes que chez
le (J. Fémurs antérieurs et médians parcourus par 6 carènes, les unités
des faces externe et interne peu marquées sur la l re paire, plus fortes
sur la 2 e . Bord supéro-externe du 1 er article des tarses postérieurs armé
de 1-2 épines (unité terminale comprise) ; bord opposé armé de 4-5 épines
du type normal. Abdomen caréné ; 1 er tergite parfois pourvu d’un pro¬
longement médian moins développé que chez le g. Angle latéro-postérieur
du dernier tergite fortement saillant vers l’arrière. Cerques courts, coni¬
ques. Plaque sous-génitale longue, peu rétrécie à la partie postérieure
soit plate et terminée par 2 lobes séparés par une découpure médiane
soit bombée à la base et terminée par 3 lobes séparés par 2 incisions ou
encoches latérales. Bords latéraux des valves de l’oviscapte nettement
dentés.
Génotype : Malagassa appendiculata Chopard 1951.
Clé des espèces (?)
1 (2) Carène médiane du 1 er tergite abdominal prolongée, au-dessus
du tergite suivant, par une saillie courte mais bien nette (fig. 43).
Plaque sous-génitale recouvrant partiellement les valves infé¬
rieures de l’oviscapte, le 1 /3 terminal divisé en 2 lobes par une
découpure médiane (fig. 40).
. H. appendiculata (Chopard 1951). p. 25
2 (1) Carène médiane du 1 er tergite abdominal ne faisant pas saillie
au-dessus du tergite suivant ; plaque sous-génitale ne recouvrant
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
25
pas la base des valves inférieures de l’oviscapte, la partie posté¬
rieure divisée en 3 lobes par 2 incisions ou 2 encoches latérales
(cî inconnu ) . 3
3 (4) Incisions latérales de la plaque sous-génitale longues, dépassant
le milieu ; lobe médian subrectangulaire, prolongé par une pointe
très aigué (fig. 41). H. slyli/era n. sp. p. 27
4 (3) Encoches latérales de la plaque sous-génitale courtes, n’attei¬
gnant pas le 1 /3 de la longueur totale ; lobe médian en forme de
triangle très effilé (fig. 42) .... H. cuneata n. sp. p. 30
Heteromastax appendiculata (Chopard 1951) n. comb.
(fig. 32-39, 40, 46, 47)
Malagassa appendiculata Chopard 1951, p. 153, fig. 7.
<J. Compléments à la diagnose originale. Spinescence de la face infé¬
rieure des tibias antérieurs : 11-13 unités du côté externe (11-12) (1),
8 unités du côté interne (5-7).
Spinescence de la face inférieure des tibias médians : 3 unités du
côté externe (1-4), 12-13 unités du côté interne (10-12).
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs, de l’exté¬
rieur vers l’intérieur : 5-6 ; 7 ; 7 (6-9 ; 8 ; 8-9).
Complexe phallique comme représenté aux figures 34-39, très petit
par rapport à la dilatation de l’extrémité abdominale. Epiphalle forte¬
ment rétréci vers l’arrière ; crochets terminaux épais, peu distants à
l’extrémité, la pointe interne très aiguë ; bords du disque fortement
redressés dorsalement. Parties latérales de la bordure dorso-basale de la
capsule ectophallique redressées presque à la verticale ; pas de crête
ventro-basale. Endophalle grand, débordant par l’ouverture basale de
la capsule ectophallique. Face ventrale du sac spermatophore pourvue
de 3 épais sclérites: 1 sclérite médian (Sclm, fig. 36) ayant la forme d’une
étroite baguette recourbée dorsalement à l’extrémité basale, fortement
élargie à l'extrémité opposée et apparaissant, à ce niveau, de profil
fortement convexe vers le haut (fig. 39) ; 2 sclérites latéraux (Scll, fig. 36)
fortement divergents de l’avant vers l’arrière. Face dorsale, beaucoup
plus courte que la face opposée, pourvue de 4 sclérites contigus 2 à 2
par l’extrémité antérieure (Scld, fig. 34). l’extrémité opposée libre, spini-
forme, avec un épaulement subterminal étroitement raccordé à la face
dorsale de la capsule ectophallique (fig. 39). Parties latéro-apicales du
sac éjaculateur (Lsej, fig. 34) peu sclérifiées, formant une dilatation
submembraneuse, échinulée, recouvrant l’extrémité du pénis.
(1) I.es chidres entre parenthèses sont relatifs à 2 exemplaires provenant d’Ivondro
et de Ranomafana.
Source : MNHN, Paris
26 M. DESCAMPS
Fig. 32-39. — Heteromastax appendiculala (Chopard 1951) n. cornt). — 32. Extrémité
abdominale dorsalement. — 33. La même latéralement. — 34. Endophallc dorsale-
ment. — 35. Epiphalle dorsalement. — 36. Endophallc ventralement. — 37. Capsule
ectopliallique dorsalement. — 38. Complexe phallique latéralement. — 39. Endophalle
latéralement.
Ccj, canal éjaculatcur. I.sej, lobes scériflés du sac éjaculatcur. Lva, lobe ventro-
apical de la capsule ectopliallique. P, pénis. Scld, sclérites de la face dorsale du sac
spermatophore. Scll et Sclm, sclérites latéraux et sclérite médian de la face ventrale
du sac spermatophore. Sej, sac éjaculateur. Ssp, sac spermatophore.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES M1RACULINAE
27
Ç. Néallotype. Fastigium triangulaire, à peu près aussi long que
large à la base, l’extrémité non incisée. Carène médiane du pronolum
sillonnée en sa partie moyenne, interrompue vers le milieu, la portion
antérieure émettant 2 branches rejoignant 2 petites côtes parallèles à la
ligne médiane ; partie postérieure redressée mais moins fortement que
chez le <J. Carène médiane du 1 er tergite abdominal se prolongeant vers
l'arrière sous forme d’une saillie courte et très épaisse, le bord supérieur
vu de profil, ascendant, puis subhorizontal. Spinescence du tibia antérieur
(unique) : 11 unités externes, 8 internes; spinescence des tibias de la
2 e paire : 4-5 unités externes, 12 internes. Spinescence des carènes supé¬
rieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’exté¬
rieur vers l’intérieur : 9 ; 8 ; 9-10.
Partie terminale de la plaque sus-anale triangulaire, déprimée au
milieu, la dépréssion limitée par un bourrelet épais. Plaque sous-génitale
plane, non carénée, recouvrant partiellement les valves inférieures de
l’oviscapte ; partie postérieure progressivement et faiblement rétrécie à
partir d’un point situé en arrière de l’angle postéro-externe du 8 e tergite,
la portion ainsi rétrécie, subtrapézoïdale, découpée au milieu sur toute
sa longueur ; bords latéraux droits, rugueux, bord postérieur irrégulière¬
ment découpé, présentant plusieurs petites saillies mucronées ; un guide-
œuf bien développé, terminé en pointe aiguë, visible par l’incision médiane
du bord postérieur. Bords latéraux des valves de l'oviscapte nettement
dentés ; dent apicale des valves inférieures bien recourbée avec arête
externe légèrement sinuée ; bord interne denticulé sur la moitié apicale ;
un bombement de la face ventrale au niveau de la dent basale du bord
interne ; bord externe des valves supérieures armé de 11 dents.
InsecLe en grande partie décoloré, de teinte générale brune. Face
ventrale du fastigium brune ; 2 e article des antennes fortement marqué
de noir sur les faces ventrale et latérales ; flagelle noir à partir du 6 e
article ; articulations mandibulaires sombres. Une plage claire à l’angle
postérieur des lobes latéraux du pronotum. Fémurs des 2 premières
paires vert jaune avec extrémité brune ; 3 e article des tarses vert, noir
à l’apex. Fémurs postérieurs verdâtres sur la moitié basale, marqués de
noir aux points d’implantation des épines, moitié apicale brune avec
2 anneaux clairs. Tibias postérieurs rougeâtres, l’extrémité des épines
noire.
Madagascar Est : Ivondro (Tamatave), t 3 holotype, 2-1040 (.4. Seyrig) ; 1 o para-
type. 12-1938 (A. Seyrig). — Ranomafana, 1 Ç néallotype, 1 S, 2-1940 (A. Seyrig). Muséum
de Paris.
F P T Cy Cm
3<J 11,7-12,0 2,4-2,6 2,4-2,6 2,66-2,84 1,94-2,10
1 Ç 16,5 3,4 3,3 3,42 3,06
Heteromastax stylifera n. sp.
(fig. 41, 45, 48)
J. Holotype. Taille un peu plus petite que l’espèce précédente.
Fastigium triangulaire, les bords latéraux non concaves, légèrement
Source : MNHN, Paris
28
M. DESCAMPS
Fio. 40-48. — Heteromastox n. Ren. — 40. II. nppeniiiculala (Chopard 1951). ç, extrémité
abdominale ventralement. — 41. H. slyli/era n. sp. Ç, extrémité abdominale vcntra-
lement. — 42. H. euneala n. sp. Ç, extrémité abdominale ventralement. — 43. H. appen-
diculata (Chopard 1951). 9, bord supérieur du 1« tergite abdominal. —44. U. cuneatâ
n. sp. 9, extrémité abdominale latéralement. — 45. H. stt/li/ern n. sp. 9, tête et pro-
notum latéralement. — 46. H. appcndiculata (Chopard 1951). 9, capsule céphalique
dorsalement. — 47. Même espèce S. — 48. H. slyli/era n. sp. 9, capsule céphalique
dorsalement. 1
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACUMNAE
29
sinués ; longueur à peu près égale à la largeur de la base ; extrémité
très légèrement, presque imperceptiblement incisée ; carène ventrale
un peu comprimée transversalement à l’extrémité ; carène dorsale bien
saillante, se continuant par une carinule vertico-occipitale bien nette.
2 petites côtes le long du bord interne des yeux. Antennes comme
chez l'espèce précédente.
Carène médiane du pronotum non relevée à l’extrémité postérieure,
irrégulièrement fissurée, sur une courte longueur, à la partie médiane,
chevauchée, dans la moitié antérieure, par 2 petites côtes irrégulières
en forme de U à branches dirigées vers l’arrière. Disque densément sculpté.
Carènes latérales relativement saillantes, sinueuses ; 2 bombements
latéro-postérieurs assez prononcés. Spinescence des tibias antérieurs : 12
unités du côté externe, 8 unités du côté interne. ; aux tibias médians :
6 unités externes, 11 internes. Spinescence des carènes supérieures du
fémur postérieur (unique) : 8 ; 9 ; 8. Mésonotuin, métanoturn et 2 premiers
tergites abdominaux parcourus longitudinalement, de part et d’autre
de la carène médiane, par une côte irrégulière et peu saillante. Carène
médiane du mésonotum, du métanoturn et du 1 er tergite abdominal sillon¬
née sur les 2/3 antérieurs ; celle du 1 er tergite non prolongée en arrière
du bord postérieur.
Partie apicale de la plaque sus-anale parcourue par une dépression
longitudinale bordée par 2 côtes sinueuses subcontiguôs aux 2 extré¬
mités. Plaque sous-génitale présentant un très fort bombement circu¬
laire au niveau du 1/3 basal, non rétrécie à la partie postérieure, ne
recouvrant pas la hase des valves inférieures de l’oviscapte, divisée, sur
les 2/3 terminaux, par 2 profondes incisions délimitant 3 lobes. Lobes
latéraux larges, redressés dorsalement jusqu'à la perpendiculaire du
lobe médian, le bord interne légèrement enroulé vers l’intérieur, contigu
avec le bord externe du lobe médian ; bord postérieur présentant une
petite concavité au niveau de l’angle postéro-interne, l’angle opposé
largement arrondi. Lobe médian subrectangulaire, la portion basale
bombée longitudinalement, la portion postérieure déprimée, terminée
par une longue pointe aiguë, légèrement incurvée dorsalement. Suture
basale des valves inférieures de l’oviscapte et extrémité des supports
basaux découvertes ; bord externe de ces derniers fortement redressé.
Bord externe des valves inférieures irrégulièrement denté, les dents
imparfaitement différenciées ; bord interne sinué. Valves supérieures
armées de 11-12 dents arrondies à l’extrémité (en vision latérale).
Insecte décoloré, de teinte générale très sombre. Coloration des
pattes apparemment comme chez l’espèce précédente, le fémur postérieur
avec un seul anneau subterminal clair. Angle postérieur des lobes latéraux
du pronotum marqué d’une tache jaune en équerre.
<î inconnu.
Madagascar F.st : district de Mindongv du Sud, mont Papango, altitude 1 200 m.
(sud-ouest Befotaka), 1 ç holotypc, 3-1959 (À. Robinson). Muséum de Paris.
F P T Cy Cm
1 9 12,7 2,7 2,6 2,77 2,30
Source : MNHN, Paris
30
M. DESCAMPS
Heteromastax cuneata n. sp.
(fig. 42, 44)
$. Holotype. Un peu plus grande que l’espèce précédente. Fastigium
plus fortement ascendant, un peu plus long que large à la base, l'extré¬
mité arrondie, non incisée, les carènes latérales un peu épaissies à l'extré¬
mité ; face ventrale rugueuse de part et d’autre de la carène, cette dernière
bien saillante ; carène dorsale faible ainsi que la carinule vertico-occipitale.
4 rangées bien nettes de rugosités obliques sur le vertex et l’occiput :
2 en bordure des yeux et 2 de part et d’autre de la dépression médiane.
Carène médiane du pronotum légèrement relevée à l’extrémité posté¬
rieure ; fissure médiane et côtes en U comme chez l’espèce précédente
mais moins nettes. Disque densément sculpté, mais rugosités relativement
peu saillantes. Bord inférieur des lobes latéraux incurvé vers l’extérieur
au niveau de l’angle postérieur, ce dernier apparaissant, de ce fait, en
vision dorsale, légèrement tronqué en biais. Mésonotum, métanotum et
1 er tergite abdominal irrégulièrement et grossièrement striés, la carène
médiane sillonnée sur les 2/3 antérieurs de chacun de ces segments.
Spinescence des tibias antérieurs : 10-11 unités du côté externe, 7-9
unités du côté interne; aux tibias médians : 5-6 unités externes, 10-11
internes. Fémurs postérieurs manquants.
Partie apicale de la plaque sus-anale parcourue par une dépression lon¬
gitudinale, subelliptique, bordée de côtes peu nettes. Cerques mucronés
à l’extrémité. Plaque sous-génitale large, fortement bombée sur toute la
largeur mais dépourvue de renflement circulaire ; une carène peu saillante
sur le 1 /3 médian ; 1 /3 postérieur divisé en 3 lobes par 2 courtes encoches
subtriangulaires. Lobe médian épais, en forme de triangle allongé
l’extrémité effilée faisant fortement saillie entre les valves inférieures dé
l'oviscapte. les bords latéraux légèrement rugueux, la face ventrale
déprimée à la base. Lobes latéraux n’atteignant pas le milieu du lobe
médian, subtriangulaires et largement arrondis à l’extrémité, le bord
externe fortement oblique (fig. 44). Bords latéraux des valves inférieures
de l'oviscapte armés de dents moins nettes encore que chez l’espèce
précédente, l’unité apicale peu recourbée. Bord externe des valves supé¬
rieures armé, sur toute sa longueur, de dents émoussées, le bord interne
échinulé sur la concavité apicale, saillant et lisse sur la convexité basale.
Insecte décoloré devant présenter sur le vif le même type de colo¬
ration que les espèces précédentes. Moitié inférieure du bord postérieur
des lobes latéraux du pronotum longée par une bande jaune.
<? inconnu.
Madagascar Est : vallée de l’Iantara, 1 9 holotype, 11-11-1950 (A. Robinson). Muséum
de Paris.
P T Cy Cm
1 9 3,1 3,1 3,05 2,65
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
MIRACULINAE
31
Tribu MALA GASSIN 1
Clé des genres ($)
1 (4) Fastigium nettement plus court que large à la base, particulière¬
ment chez le 3, subhorizontal ou faiblement ascendant (fig. 65-68).
Forme générale très allongée.2
2 (3) Angle postérieur des lobes métasternaux du 3 non prolongé vers
l’arrière par une dent ; partie apicale de la plaque sous-génitale
trilobée ; épiphalle en forme de disque plus long que large avec
crochets terminaux courts (fig. 63). Plaque sous-génitale de la $
sans guide-œuf, prolongée par un appendice long et étroit recourbé
entre les valves de l’oviscapte (fig. 69).
. Acronomastax n. gen. p. 31
3 (2) Angle postérieur des lobes métasternaux du 3 prolongé vers
l'arrière par une dent plus ou moins longue (fig. 76) ; partie apicale
de la plaque sous-génitale non trilobée ; épiphalle en forme de
disque subcirculaire avec crochets terminaux longs (fig. 88).
($ inconnue) . Odonlomastax n. gen. p. 40
4 (1) Fastigium conique, plus long que large à la base ou de longueur
subégale à la largeur de la base, toujours fortement ascendant
(fig. 94). Plaque sous-génitale de la $ rétrécie vers l’arrière,
se terminant par un lobe médian généralement bi ou trifide
(fig. 109). Malagassa Saussure 1903. p. 46
Genre Acronomastax nov.
3- Forme générale très allongée ; tégument peu rugueux. Capsule
céphalique un tout petit peu plus large au niveau des articulations
mandibulaires qu’au niveau des yeux. Profil de la face relativement peu
bombé au niveau des antennes. Carènes latérales de la face relativement
peu saillantes, sinuées mais non coudées au-dessous des yeux. Fastigium
subconique nettement plus court que large à la base, subhorizontal,
formant avec la face un angle obtus bien net ; bords latéraux de la face
dorsale plus ou moins fortement concaves vers l’extrémité, légèrement
convexes juste en avant des yeux ; extrémité toujours incisée, l’incision
se prolongeant par un fin sillon sur les carènes ventrale et dorsale. Vertex
moyennement bombé, lisse ou parsemé de quelques rugosités très peu
marquées ; carinule vertico-occipitale fine, complète. Yeux subhémis¬
phériques. Distance infra-oculaire plus grande que le diamètre vertical
de l’œil. Antennes de longueur subégale à la distance comprise entre le
clypéus et l’extrémité du fastigium, composées de 17-19 articles, l’épine
antennaire sur la 3 e unité à partir de l’apex.
Carène médiane du pronotum bien nette ; carènes latérales irrégulières,
interrompues. Plaque sternale nettement élargie d’avant en arrière.
Source : MNHN, Paris
32
[. DESCAMPS
avec rebordement fin mais bien net ; lobes métasternaux plus ou moins
saillants vers l’arrière, non prolongés par une dent. Fémurs antérieurs
et médians peu épais, la face supérieure limitée par 2 carènes ; une
faible carène à la face externe de ceux de la 2 e paire. Rangées d’épines
des tibias antérieurs et médians de longueur subégale. Epines du bord
interne des tibias postérieurs simples, très nettement bisériées et alternes •
4 épines sur chacun des bords de la face dorsale du 1 er article des tarses!
Griffes du dernier article égales.
Extrémité abdominale non renflée. Bord postérieur des tergites 7 et S
concave. Dernier tergite pourvu d’une expansion médiane bilobée recou¬
vrant la base de la plaque sus-anale ; les lobes subtriangulaires à pointe
étroite. Cerques longs, subcylindriques, droits ou peu incurvés, fortement
rétrécis de la base à l'extrémité, l’apex arrondi. Plaque sus-anale longue
étroite, subrectangulaire, l’extrémité recourbée ventralement. Plaqué
sous-génitale divisée en 2 parties par une fine dépression ou une fine
côte transversale. Partie apicale comprimée transversalement, trilobée •
1 lobe médian avec extrémité simple, étroite, et 2 petits lobes latéraux
constitués soit par un repli latéral du bord postérieur, soit par une
excroissance tégumentaire en position latéro-subapicale. Parties laté¬
rales du lobe médian redressées dorsalement jusqu’à devenir subcontiguës
postérieurement.
Coloration vert varié de jaunâtre ; extrémité des fémurs postérieurs
annelée.
Epiphalle en forme de disque nettement plus long que large ; crochets
terminaux courts et épais avec extrémités peu écartées. Capsule ectophal-
lique allongée, l’ouverture génitale en position apicale ; lobe ventro-
apical bien sclérific, peu redressé, encadré de 2 petites valves limitant
ventralement 2 lobes latéraux peu différenciés ; présence d’une crête
ventro-basale. Pénis courbé ou coudé à la base, les branches péniennes
elles-mêmes coudées à mi-longueur et à angle droit vers le bas. Sac sper-
matophore avec 3 sclérifications ventrales.
Ç. Tégument un peu plus rugueux ; forme générale nettement moins
allongée. Carène médiane du pronotum partiellement sillonnée. Plaque
sous-génitale relativement courte, ne recouvrant pas les valves inférieures
de l'oviscapte, prolongée par un appendice médian long et étroit, redressé
dorsalement, parfois jusqu’à la verticale, entre les valves de l’oviscapte
ou formant même un angle aigu avec la plaque sous-génitale proprement
dite. Pas de guide-œuf ni de sclérifications post-vaginales. Bords des.
valves de l’oviscapte dentés. Cerques subconiques, l’extrémité aiguë
Spermalhèque, terminée par une capsule oblongue (fig. 57, 64).
Génotype : Acronomaslax butlicerca n. sp.
Clé des espèces (3)
l (2) Cerques droits, brusquement rétrécis vers le milieu ; lobes de
l’expansion médiane du dernier tergite courts, l’extrémité incurvée
vers l'extérieur et vers le bas ; face supérieure de la plaque sus-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
33
anale légèrement concave ; lobes latéraux de la plaque sous-
génitale constitués par un repli du bord postérieur (fig. 49, 50)
. A. butlicerca n. sp. p. 33
2 (1) Cerques légèrement incurves vers l’extérieur, progressivement
rétrécis vers l’arrière ; lobes de l’expansion médiane du dernier
tergite longs, épais, horizontaux ; face supérieure de la plaque sus-
anale pourvue d'une forte gibbosité ; lobes latéraux de la plaque
sous-génitale constitués par une saillie tégumenlaire subconique
(fig. 59, 60). A. curoicerca n. sp. p. 36
Clé des espèces (?)
1 (2) Appendice terminal de la plaque sous-génitale nettement plus
court que la plaque sous-génitale proprement dite, coudé à angle
droit ou à angle aigu entre les valves de l’oviscapte (fig. 7). Taille
plus grande. A. butlicerca n. sp. p. 35
2 (1) Appendice terminal de la plaque sous-génitale à peu près aussi
long que la plaque sous-génitale proprement dite, non coudé à
angle droit (fig. 69). Taille plus petite.3
3 (4) Appendice terminal de la plaque sous-génitale fortement recourbé
entre les valves de l’oviscapte, l’extrémité nettement courbée en
sens inverse ; carène des 1 ers tergites abdominaux non prolongée
vers l'arrière au-dessus du tergite suivant.
. A. curvicerca n. sp. p. 39
4 (3) Appendice terminal de la plaque sous-génitale peu recourbé
entre les valves de l'oviscapte (fig. 69) ; carène des 3 premiers
tergites abdominaux faisant saillie vers l’arrière, au-dessus du
tergite suivant (<5 inconnu) .... A. dentala n. sp. p. 40
Acronomastax butticerca n. sp.
(fig. 49-58, 67-68)
Malagassa coniceps var. Saussure 1903 b, p. 90
(J. Holotype. Carènes de la côte frontale contiguës entre les antennes,
sinueuses et faiblement distantes au-dessous de l’ocelle médian, atteignant
les carènes latérales du fastigium. Ce dernier à peu près une fois et demie
aussi large à la base que long, les bords de la face dorsale très légèrement
concaves ; extrémité finement mais nettement incisée, l’incision se prolon¬
geant par un court sillon sur la portion antérieure des carènes ventrale
et dorsale. Cette dernière devenant subobsolète entre les yeux mais se
prolongeant avec plus de netteté sur le vertex et l’occiput, bordée, à ce
niveau, de 2 rangées de très faibles rugosités.
Carènes latérales du pronotum fines, bien nettes, sinueuses, interrom¬
pues au niveau du sillon médian des lobes latéraux, ne constituant pas
de fortes convexités latérales ; partie postérieure des portions situées en
avant du sillon médian des lobes latéraux se prolongeant sur le disque
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 3
Source : MNHN, Paris
34
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
35
en convergeant vers la carène médiane. Cette dernière, droite de profil,
légèrement redressée à la partie postérieure ; angle postérieur des lobes
latéraux droit. Carène médiane du mésonotum et du métanotum sillonnée
à la paftie antérieure ; quelques rugosités irrégulières de part et d’autre.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5 ; 8 ; 8 (8-9 ; 9-10 ;
7-8 chez le S d’Antongil).
Carène médiane du 1 er tergite abdominal légèrement redressée vers
le bord postérieur. Angle latéro-postérieur du dernier tergite abdominal
peu saillant ; ligne de suture marquant la fusion du 9 e et du 10 e tergite
n’atteignant pas le bord externe ; expansion médiane courte, convexe et
sillonnée longitudinalement à la face dorsale, les lobes terminaux peu
écartés, avec l’extrémité recourbée vers le bas et l’extérieur ; parties du
bord postérieur situées de part et d'autre de l’expansion médiane droites,
se prolongeant par une côte atteignant presque le bord externe (fig. 49).
Plaque sus-anale subrectangulaire, légèrement rétrécie vers l’arrière, les
bords latéraux épais ; face dorsale plane, parcourue par quelques rides
irrégulières, sillonnée sur la moitié apicale ; extrémité légèrement infléchie,
portant une pointe courte prolongée sur la face ventrale par un renflement
court et épais. Cerques fortement ascendants, longs, la moitié basale
épaisse et cylindrique en vision latérale, la moitié apicale beaucoup
plus mince, l’extrémité arrondie et très légèrement incurvée vers l’exté¬
rieur. Plaque sous-génitale divisée par une fine côte transversale, la
partie basale convexe. Partie apicale comprimée transversalement,
parcourue par un épais bourrelet marqué en son milieu d’un sillon
s’élargissant fortement vers l’avant mais n'atteignant pas la partie
basale. Parties latérales du bord postérieur repliées vers l’extérieur et
vers le bas, constituant une petite plaque semi-circulaire légèrement
concave (lobe latéral). Extrémité du lobe médian, vue de profil, formant
un angle droit largement arrondi ; la même extrémité, en vision dorsale,
apparaissant constituée de 2 convexités latérales prolongées vers l'ar¬
rière par une petite tige profondément fissurée (fig. 50).
Coloration d’ensemble vert jaunâtre. Fastigium brun. Fémurs et
tibias des 2 premières paires rougeâtres. Fémurs postérieurs de la même
couleur que l’ensemble du corps sur la moitié basale, la moitié apicale
brune avec un large anneau médian de coloration verdâtre. Tibias posté¬
rieurs rougeâtres sur la moitié apicale. Cerques, expansion médiane du
dernier tergite, base et extrémité de la plaque sus-anale noirs ; parties
latérales du dernier tergite et partie basale de la plaque sous-génitale
brunes.
Crochets terminaux de l’épiphalle trapus. Capsule ectophallique très
nettement plus longue que large, pourvue d'une forte crête ventrale
située vers le 1 /3 antérieur. Pénis non anguleux, régulièrement courbé
à la partie antérieure, prolongé vers l’avant par 2 longs appendices
triangulaires peu chitinisés.
$. Allotype. Carènes de la côte frontale non contiguës entre les anten¬
nes, n’atteignant pas les carènes latérales du fastigium. Ce dernier de
longueur subégale à la largeur de la base, les bords de la face dorsale
Source : MNHN, Paris
36
M. DESCAMPS
nettement plus concaves que chez le 3- Antennes égalant environ les 4 /5
de la distance comprise entre le clypéus et l’extrémité du fastigium.
Carène médiane du pronotum sillonnée sur la portion médiane ;
disque pourvu de rugosités sinueuses et irrégulières (disposition variable
selon les exemplaires). Fémurs des 2 premières paires pourvus de 6
carènes, les unités externe et inféro-externe très faibles sur la 1 re paire.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à
la formule suivante : 6-8 ; 8-9 ; 7-8 (5-11 ; 8-10 ; 7-10 sur l'ensemble de
la série examinée).
Carène médiane du mésonotum, du métanotum et du 1 er tergite
abdominal sillonnée à la partie antérieure ; les 6 premiers tergites abdo¬
minaux striés transversalement. Cerques coniques, relativement longs
mais n'atteignant pas l’extrémité de la plaque sus-anale, l'extrémité
fortement amincie. Plaque sous-génitale laissant à découvert la portion
terminale des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte,
carénée sur la moitié basale; appendice terminal recourbé à angle droit
(parfois à angle aigu), l’extrémité légèrement incisée. Valves supérieures
de l’oviscapte fortement sinuées, le bord externe armé de 7-8 dents bien
dilïérenciées plus quelques petites unités basales moins fortes, le bord
interne denté sur la partie postérieure concave. Valves inférieures armées
de 9-10 dents sur le bord externe, le bord opposé pourvu de dents plus
petites, bien nettes sur la moitié basale ; face ventrale triangulaire avec
une petite crête transversale, concave vers l’arrière, située à mi-longueur
Spcrmathèque comme représentée à la figure 57.
Teinte générale brune avec bande latérale nettement plus foncée.
Face ventrale du fastigium noire. Extrémité des fémurs et base des
tibias des 2 premières paires plus foncées que l'ensemble. Fémurs posté¬
rieurs bruns avec un anneau clair préapical moins net que chez le 3 •
tibias postérieurs teintés de brun rouge vers l'extrémité.
Madagascar Est : Maroantsetra, 1 g holotype, 1 Ç allotype, 3 Ç paratypes, 1 larve O
12-1897 (collection A. Finot). Muséum «le Paris.— Antongil (Antanambc), 1 o - 0 t 5o
( Mocquenjs ) (collection Br. V.W.). Muséum de Vienne. v
F
13,2-13,3
16,6-19,5 (17,5)
Cy
P T
2.6 2,3-2,1
3,5-4,1 (3,8) 3,0-3,3 (3,1)
Cm
3,15-3,35 (3,27)
3,27-3,65 (3,44)
I.a plaque sous-génitale de la larve ? (apparemment du dernier stade)
est terminée par un petit lobe médian arrondi, non recourbé, entre les
valves de l’oviscapte. La carène médiane du pronotum de cet insecte
est nettement sillonnée sur toute la longueur.
Acronomastax curvicerca n. sp.
(fig- 9-13, 59-66)
3 . Holotype. Carènes de la côte frontale subcontiguës entre les anten¬
nes, n'atteignant pas tout à fait les carènes latérales du fastigium. Ce
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
37
dernier presque horizontal, formant une sorte de bec, la face ventrale
concave de profil et l’extrémité légèrement incurvée vers le bas ; bords
de la face dorsale très nettement concaves ; extrémité faiblement incisée,
l’incision se prolongeant par un fin sillon sur la carène dorsale seulement ;
longueur égalant environ les 2/3 de la largeur de la base. Dépression
vertico-occipitale bien marquée, parcourue par une carinule bien nette.
Antennes de 19 articles, les unités médianes aplaties dorso-ventralement
mais peu dilatées.
Disque du pronotum lisse, la carène médiane faible, obsolescente à la
partie antérieure, presque insensiblement redressée près du bord posté¬
rieur. Carènes latérales moins fines que chez l’espèce précédente, inter¬
rompues au niveau du sillon médian des lobes latéraux ; portions anté¬
rieures convergeant vers l’arrière jusqu’au niveau du sillon médian puis
se prolongeant sur le disque ; portions postérieures légèrement conver¬
gentes dans le même sens. Mésonotum et métanotum lisses, la carène
médiane sillonnée à la partie antérieure. Sur le mésonotum, 2 courtes
rides, perpendiculaires au bord postérieur, situées aux 2/3 de la distance
comprise entre la carène médiane et le bord externe. Spinescence des
carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule sui¬
vante de l’extérieur vers l’intérieur : 6 ; 8 ; 6-7 (6 ; 8 ; 6 chez le paratype).
1 er article des tarses postérieurs armé de 5 épines sur le bord externe de
la face dorsale (4-5 chez le paratype) et de 4-6 sur le bord opposé (4-4
chez le paratype).
Carène du 1 er tergite abdominal non redressée vers l’arrière. Angle
latéro-postérieur du dernier tergite bien saillant, arrondi, redressé ; ligne
de suture marquant la fusion des tergites 9 et 10 atteignant le bord externe;
expansion médiane relativement longue, fortement bombée et profondé¬
ment sillonnée à la face dorsale, les lobes terminaux horizontaux, trian¬
gulaires avec l’extrémité non recourbée et atteignant le milieu de la
plaque sus-anale. Cerques ascendants, épais à la base, progressivement
rétrécis vers l’extrémité, légèrement mais nettement courbés vers l’exté¬
rieur au niveau du 1 /3 apical. Plaque sus-anale très épaisse, rétrécie
d'avant en arrière, la partie postérieure fortement recourbée vers le bas
et portant 2 côtes longitudinales très épaisses ; bords latéraux redres¬
sés sur la partie apicale recourbée. Plaque sous-génitale divisée par un
fin sillon transversal ; lobe médian de la partie apicale coudé dorsalement
vers le 1 /3 postérieur et ayant, en vision ventrale, la forme d’un fer de
lance ; lobes latéraux ayant la forme de 2 petites saillies coniques
situées un peu en arrière de l’angle latéro-postérieur du dernier tergite.
Parties latérales du lobe médian fortement comprimées transversalement ;
face ventrale parcourue, sur la portion située au-dessous de l’élargissement
triangulaire terminal, par une dépression longitudinale n’atteignant pas
la partie basale ; triangle terminal pourvu d’un épais mamelon situé au
niveau de la coudure ; extrémité simple, arrondie.
Même type de coloration que chez l’espèce précédente ; teinte générale
jaune verdâtre avec traces de rouge notamment sur le vertex, l’occiput
et les parties latérales des tergites abdominaux. Fastigium brun. 2 pre¬
mières paires de pattes rouges. Fémurs postérieurs avec moitié apicale
noire, pourvue d’un anneau médian verdâtre ; condyle tibio-fémoral
Source : MNHN, Paris
38 M. DESCAMPS
Fio. 59-66. — Acronomastax curvicerca n. sp. 3, Q. — 59. Extrémité abdominale du ,*
latéralement. — 60. La même dorsalemcnt. — 61. Tête et pronotum du latérale*
ment. — 62. Capsule ectophailique dorsalement. —- 63. Epiphalie dorsalement —I
64. Spermathèque. — 65. Capsule céphalique de la 9 dorsalement. — 66. Capsule
céphalique du 3 dorsalement.
Fig. 67-68. — Acronomastax butticerca n. sp. 3, 9- — 67. Capsule céphalique du 3 dorsale
ment. — 68. Capsule céphalique de la 9 dorsalement.
Fio. 69. — Acronomastax dentata n. sp. 9' — Plaque sous-génitale latéralement.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
39
noir ; tibias postérieurs bruns à la base, rouges sur les 2 /3 apicaux.
Dernier tergite, cerques et plaque sus-anale noirs. Parties latérales de
l’avant-dernier tergite noires ainsi que la plaque sous-génitale jusqu'au
niveau de la coudure.
Crochets terminaux de l’épiphalle moins épais que chez A. butticerca,
l’extrémité aiguë, recourbée dorsalement. Capsule ectophallique relati¬
vement courte pour le genre, pourvue d’une crête ventrale située à
l’extrémité antérieure. Pénis coudé à la base, prolongé par 2 courts
appendices triangulaires ; portion basale des branches péniennes très
large.
Ç. Allotype. Carènes de la côte frontale obsolètes un peu au-dessus
des ocelles latéraux, moins nettes que chez le <3 au-dessous de l’ocelle
médian. Fastigium nettement ascendant, l'incision terminale prolongée
sur la carène ventrale. Carinule vertico-occipitale bordée de quelques
rugosités subovoïdes. Carène médiane du pronotum bien nette, n’attei¬
gnant pas cependant le bord antérieur, sillonnée sur une courte longueur
à la partie médiane. Disque un peu plus rugueux que chez le 3- Mésonotum
et métanotuin rugueux, la carène médiane sillonnée seulement à la partie
antérieure. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs :
4 ; 6-8 ; 6. Spinescence du 1 er article des tarses postérieurs : 5-6 unités
du côté externe, 6 du côté opposé. Tergites abdominaux striés transver¬
salement. Cerques épais, courts et coniques. Angle latéro-postérieur du
dernier tergite fortement saillant vers l'arrière. Appendice terminal de
la plaque sous-génitale non coudé mais fortement recourbé entre les
valves de l'oviscapte, l'extrémité recourbée en sens inverse et apparais¬
sant, en vision latérale, à peu près parallèle à l’axe du corps ; longueur
égalant à peu près celle de la partie visible de la plaque sous-génitale
proprement dite. Valves de l’oviscapte déformées — sur un exemplaire
d’une autre provenance on dénombre 8 dents sur le bord externe des
valves supérieures et 7 sur le bord correspondant des valves inférieures.—
Spermathèque comme représentée à la figure 64.
Même type de coloration que chez le 3. Face ventrale du fastigium
marquée de brun. Extrémité des fémurs et base des tibias des 2 premières
paires brunes.
L’exemplaire en provenance d’Anjanaharibe est de teinte brun très
foncé, l’extrémité des fémurs et la base des tibias des 2 premières paires
sont noires, l’anneau préapical des fémurs postérieurs est perceptible.
Madagascar Est : district de Sambava, massif du Marojejy, Ambinanitelo, altitude
500 m, 1 s holotype, 1 9 allotype, X 3 paratype, 12-1958 (Rnharizonina). — District de
Sambava, réserve naturelle XII, massif du Marojejy, Bcondroka, altitude 1 200 m.
1 9, 6-1960 (/'. Soga). — District d'Andapa, Anjanaharibe, massif du Marojejy, altitude
1 600 m, 1 9i 4-1960 (P. Soga). Muséum de Paris.
F
P
T
Cy
Cm
2 3
29
11,1-11,5
12,7-15,0
2,3-2,4
3,0-3,4
2,3
2,7-2,9
2,76
2.70-3,11
2,85-3,25
2,45
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
•10
Acronomastax dentata n. sp.
(fig. 69)
$. Holotype. Très proche de l’espèce précédente par l’allure générale
et la structure de la plaque sous-génitale mais en différant par plusieurs
caractères bien nets. Fastigium, vu de profil, subhorizontal. Carènes
latérales de la côte frontale marquées jusqu’à mi-distance entre les
ocelles latéraux et les carènes latérales du fastigium. Disque du pronotum
plus rugueux que chez l'espèce précédente ; carène médiane très légère¬
ment fissurée vers le 1 /3 antérieur ; juste en avant de cette fissure,
1 chevron ouvert vers l’arrière ; 2 petites côtes parallèles encadrant
la carène médiane juste au niveau de la fissure. Lobes latéraux du prono¬
tum parcourus par de petites côtes irrégulières et sinueuses. Carène
médiane du mésonotum et du métanotum largement sillonnée sur toute
la longueur. Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur
(unique) répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur :
3 ; 7 ; 7. 1 er article du tarse postérieur avec 4 épines sur le bord dorso-
externe et 3 sur le bord opposé.
Carène médiane du 1 er et du 2® tergite abdominal prolongée vers
l’arrière par un petit lobe légèrement comprimé transversalement, arrondi
à l’extrémité, faisant saillie au-dessus du tergite suivant. Carène du 3® ter¬
gite nettement mucronée à l’extrémité mais ne dépassant pas le bord
postérieur. 1 /3 antérieur de la carène du 1 er tergite largement sillonné.
Cerques nettement plus longs que chez l’espèce précédente, moins épais
à la base, fortement amincis vers l’extrémité. Appendice terminal de la
plaque sous-génitale de longueur subégale à celle de la partie visible de
la plaque proprement dite, nettement mais faiblement recourbé entre
les valves de l’oviscapte, l’extrémité amincie, légèrement incisée, non
nettement recourbée en sens inverse. Valves de l’oviscapte dentées comme
chez A. cnrvicerca, la face ventrale des unités inférieures étroite.
Insecte brun, la capsule céphalique plus foncée ; type de coloration
des pattes comme chez l’espèce précédente.
(J inconnu.
Madagascar Est : district de Sambava, réserve naturelle XII, massif du Marojeiv
ouest, altitude 1 600 m, 1 Q holotype, 11-1959 (P. Soga ). Muséum de Paris.
F P T
19 14,5 3,0 2,6
Genre Odontomastax nov.
tj. Très proche du genre précédent. Forme générale plus allongée et
tégument plus lisse encore. Fastigium subhorizontal, de longueur variable
mais plus court encore que chez Acronomastax, parfois représenté par
une simple petite papille ; un angle fastigio-facial bien net ; carènes laté-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
41
raies présentes ou non (dans le cas d’un fastigium à peine saillant) ;
incision terminale comme chez le genre précédent. Vertex très fortement
bombé. Epine antennaire sur le 3 e article à partir de l’apex.
Pronotum comme chez le genre précédent, les carènes un peu moins
saillantes. Plaque sternale longue, relativement peu élargie entre les
hanches postérieures et médianes ; angle postérieur des lobes métaster-
naux fortement saillant vers l’arrière, prolongé par une dent plus ou
Fig. 70. — Odontnmastax spinulosa n. sp. J.
moins longue ; rebordements latéraux peu marqués. Fémurs antérieurs
très légèrement carénés à la face externe ; fémurs médians avec carènes
externe et inféro-externe marquées. Carènes de la face supérieure des
fémurs des 2 premières paires finement serrulées. Structure des tibias
postérieurs comme chez le genre précédent.
Bord postérieur des tergites abdominaux 7 et 8 plus ou moins concave.
Extrémité abdominale non renflée. Dernier tergite pourvu d’une expan¬
sion médiane bilobée plus longue que chez le genre précédent ; lobes
triangulaires ou spiniformes, horizontaux ou ascendants. Cerques de
forme et de longueur variables : longilignes avec extrémité renflée ou
subfoliacés et pourvus d’un petit appendice subapical sur le bord inférieur.
Plaque sus-anale un peu plus large que chez Acronomastax, l’extrémité
recourbée vers le bas ou le haut. Partie apicale de la plaque sous-génitale
constituée d’un seul lobe plus ou moins comprimé transversalement,
l’extrémité simple et étroite, les parties latérales redressées dorsalement
jusqu'à devenir contiguës vers l’arrière.
Même type de coloration que chez le genre précédent.
Epiphalle en forme de disque, subcirculaire, le bord antérieur légè¬
rement découpé en triangle ; crochets terminaux de forme variable mais
toujours très longs par rapport au genre précédent. Capsule ectophallique
relativement courte, l’ouverture génitale en position apicale ou dorso-
Source : MNHN, Paris
42
M. DESCAMPS
apicale ; lobe ventro-apical bien sclérifié, plus ou moins fortement redressé
encadré de 2 valves parfois relativement larges. Crête ventro-basale
présente ou non. Endophalle comme chez le genre précédent.
$ inconnue.
Génotype : Odonlomaslax spinulosa n. sp.
Deux espèces connues uniquement par un seul exemplaire et différant
assez profondément par plusieurs caractères sont classées provisoirement
dans le même genre. Un materiel plus abondant comprenant des $
serait nécessaire pour juger de la valeur des différences mises en évidence
par la diagnose générique ci-dessus. A la structure de l’épiphalle s’écar¬
tant sensiblement de celle du genre Acronomaslax, doit correspondre une
plaque sous-génitale $ de structure différente.
Clé des espèces (<J)
1 (2) Cerques courts, fortement comprimés, pourvus d’un appendice
préapical sur le bord inférieur ; lobes de l’expansion médiane du
dernier tergite larges, fortement ascendants ; extrémité de la
plaque sous-génitale infléchie vers l’arrière ; fastigium extrême¬
ment court (fig. 71-74) .... O. spinulosa n. sp. p. 42
2 (1) Cerques longs, droits, renflés à l’extrémité ; lobes de l’expansion
médiane du dernier tergite longs, sinueux ; extrémité de la plaque
sous-génitale non infléchie vers l’arrière ; fastigium plus Ions
(fig. 81-84). O. cornuta n. sp. p. 45
Odontomastax spinulosa n. sp.
(fig. 70-80)
Holotype. Carènes de la côte frontale subcontiguës entre les anten¬
nes, atteignant les faces latérales du fastigium et se prolongeant, sur la
face dorsale, jusqu’au bord interne des yeux. Fastigium extrêmement
court, légèrement déclive de profil ; bords latéraux nettement concaves
non carénés ; incision terminale très fine mais bien nette, se prolongeant
sur les carènes dorsale et ventrale. Vertex lisse ; dépression vertico-
occipitale à peine marquée ; carinule médiane bien nette, s’épaississant
vers l’arrière, atteignant l’incision de la suture occipitale. Antennes
égales à la distance comprise entre le clypéus et l’extrémité du fasti<û urn
composées de 17 articles relativement étroits, très légèrement comprimés
dorso-ventralement à partir du 6 e .
Carène médiane du pronotum fine, peu saillante, obsolète sur le 1 l\
antérieur, non redressée à la partie postérieure. Lobes mésosternaux
bombés. Angle postero-externe du métasternum prolongé par une dent
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
43
Fig. 71-80. — Odonlomaslax spinulosa n. sp. <î. — 71. Extrémité abdominale latéralement.
— 72. Tête et pronotum latéralement. — 73 Capsule céphalique dorsalement. — 74.
Extrémité abdominale dorsalement. — 75. Complexe phallique latéralement. — 76.
Prolongement de l’angle postéro-externe des lobes métasternaux. — 77. Face ventrale
du sac spermatophore dorsalement. — 78. Capsule ectophallique dorsalement. — 79.
Epiphalle dorsalement. —- 80. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
44
[. DESCAMPS
subspiniforme, à pointe mousse, de longueur à peu près égale à la largeur
de la base du fémur médian, droite, fortement inclinée vers le bas et
vers l’arrière. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 9-11 ;
12-15 ; 8-11. 3 épines sur chacun des bords de la face dorsale du 1 er article
des tarses postérieurs.
Bord postérieur du 7 e et du 8 e tergite abdominal fortement concave.
Angle latéro-postérieur du dernier tergite saillant vers l'arrière, légère¬
ment rabattu vers l’intérieur ; ligne de suture entre les tergites 9 et 10
forte à la face dorsale, atteignant le bord externe ; expansion médiane
dépassant les cerques, constituée de 2 lobes ascendants, subtriangu¬
laires de profd, contigus par leur bord interne, fortement déclives vers
l’extérieur, la face dorsale irrégulièrement bosselée ; une dépression
ellipsoïdale sur le dernier tergite entre la ligne de suture et l’expansion
médiane. Cerques courts, larges, comprimés transversalement, le bord
postérieur convexe, le bord supérieur concave, le bord inférieur pourvu
d’un petit appendice digitiforme orienté vers le bas et courbé vers l’in¬
térieur. Plaque sus-anale dépassant l'extrémité des cerques, présentant
une légère constriction médiane et divisée à ce niveau par un sillon trans¬
versal ; partie basale traversée par une large dépression longitudinale •
partie apicale inclinée vers le bas, parcourue par une dépression lon¬
gitudinale limitée par 2 côtes divergentes vers l’arrière, les bords laté¬
raux convexes. Plaque sous-génilale convexe, divisée en 2 parties, de
longueur subégale, par un fin sillon transversal ; partie apicale simple,
non comprimée transversalement, progressivement et fortement effilée
vers l’arrière, légèrement déprimée à la base ; extrémité simple, comprimée
longitudinalement, incurvée vers l’arrière, apparaissant, en vision
dorsale et ventrale, sous forme d'un étroit rectangle à bords sinués la
face ventrale parcourue par une carène longitudinale.
Coloration d’ensemble vert jaunâtre, les 2 premières paires de pattes
et le 2 e tergite abdominal rouges. Antennes brun noir à partir du 3« article
Fastigium, vertex, avant-dernier et dernier tergites abdominaux brun
noir. Moitié apicale des fémurs postérieurs noire avec anneau médian
vert ; tibias postérieurs bruns sur la moitié basale, rouges sur la moitié
apicale. Base et appendice des cerques roux, le reste noir. Plaque sous-
génitale brune, l’extrémité plus claire.
Crochets terminaux de l’cpiphalle aigus à l’extrémité, fortement
recourbés vers l’extérieur en vision dorsale. Capsule ectophallique sub¬
ovoïde, fortement renfiée latéralement à l’avant ; ouverture génitale en
position dorso-apicale ; lobe ventro-apical redressé, encadré de 2 valves
relativement larges ; une petite crête ventro-basale. Partie apicale du
pénis recourbée vers le bas, très large en vision latérale.
Madagascar Est : Maroanlsetra, 1 5 holotype, 12-J897 (collection A. Finot). Muséum
de Paris.
F p T Cy Cm
1 S 17.7 2.4 2,0 2,51 2 ,00
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
45
Odontomastax coruuta n. sp.
(fig. 81-89)
(J. Holotype. Légèrement plus trapu que l’espèce précédente. Carènes
de la côte frontale parallèles et non contiguës entre l’ocelle médian et les
ocelles latéraux, atteignant les carènes latérales du fastigium. Ce dernier
nettement saillant, à peu près 2 fois aussi large à la base que long,
subhorizontal de profil, les bords latéraux nettement concaves ; incision
terminale plus large que chez O. spinulosa, se prolongeant nettement sur
Source : MNHN, Paris
46
M. DESCAMPS
la carène dorsale. Vertex moins fortement bombé que chez l'espèce précé¬
dente, la carinule médiane bien nette, entière, d’épaisseur constante.
Antennes ?
Carène médiane du pronotum n’atteignant pas le bord antérieur
légèrement redressée vers le bord postérieur. Plaque sternale plus large
que chez l’espèce précédente entre les hanches postérieures et médianes ;
angle postéro-externe des lobes du métasternum prolongé par une courte
dent conique orientée vers l’arrière et faiblement inclinée vers le bas.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 7 ; 9-10 ; 7-8. 3 épines
sur chacun des bords de la face dorsale du 1 er article des tarses postérieurs.
Bord postérieur des tergites 7 et 8 moins profondément concave que
chez l’espèce précédente. Ligne de suture entre les tergites 9 et 10 peu
marquée latéralement. Expansion médiane du dernier tergite terminée
par 2 cornes aiguës à l’extrémité, recourbées vers le bas, et fortement
incurvées vers l’extérieur. Cerques longs, ascendants, droits, épais à la
base, amincis au milieu, l’extrémité renflée et arrondie. Plaque sus-anale
fortement étranglée vers le 1 /3 apical mais non divisée par un sillon
transversal ; partie basale sillonnée longitudinalement ; partie apicale
horizontale, les bords latéraux très fortement convexes et redressés •
une petite papille en position médiane sur le bord postérieur. Plaque sous-
génitale divisée par un large sillon transversal ; partie basale convexe •
partie apicale subconique en vision ventrale, l’extrémité simple, arrondie,
non recourbée vers l’arrière. Bords latéraux de la partie apicale redressés
fortement comprimés transversalement sur les 2/3 terminaux.
Coloration d’ensemble comme chez l'espèce précédente. Face ventrale
du fastigium, partie médiane du dernier tergite, plaque sus-anale noires.
Cerques noirs sauf l'apex de coloration rousse. Plaque sous-génitale
claire. 1 /4 apical des tibias postérieurs rouge.
Crochets de l’épiphalle longs et épais, incurvés vers l’intérieur, l’extré¬
mité arrondie. Capsule ectophallique subcylindrique, la face dorsale
subrectangulaire ; ouverture génitale invisible dorsalement ; lobe ventro-
apical relativement peu redressé, flanqué de 2 valves étroites sous-
tendant des lobes latéraux peu différenciés.
Madagascar Est : Ambohitsitondrona, 1 S holotype, 11-1949 (J. Vadon). Muséum
p T Cy Cm
1 * 12,1 2,4 2.2 2,47 2 ,1 5
Genre Malagassa Saussure 1903
Saussure 1903a, p. 414 ; 1903b, p. 88.
<J. Forme moins élancée et tégument en général plus rugueux que
chez les genres précédents. Carènes latérales de la face fortement sail¬
lantes à la partie inférieure, fortement sinuées, parfois presque coudées
au-dessous des yeux. Fastigium subconique, nettement plus long q Ue
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIKACULINAE
47
large à la base ou de longueur subégale à la largeur de la base, fortement
ascendant ; bords latéraux droits ou très légèrement concaves. Extrémité
incisée ou excisée ; dans le cas d’une extrémité excisée, carènes latérales
continues avec chacune des 2 moitiés de la carène ventrale de part
et d'autre du sillon médian — l’aspect de l’extrémité fastigiale peut
varier au sein de l’espèce — Vertex peu bombé ; dépression vertico-
occipitale toujours bien marquée, le fond longé par une carinule plus
ou moins nette. Yeux plus ou moins allongés dorso-ventralement. Anten¬
nes composées de 16-19 articles, aplaties dorso-ventralement à partir du
1 /3 basal ; face dorsale souvent sillonnée sur la moitié apicale ; épine
antennaire sur le 3 e article à partir de l’apex.
Disque du pronotum plan, parfois fortement sculpté, longé latérale¬
ment par une côte sinueuse, interrompue ; carène médiane nette, en géné¬
ral non sillonnée. Plaque sternale fortement élargie entre les hanches
postérieures et médianes, finement rebordée. Fémurs antérieurs et
médians pourvus de 2 carènes supérieures relativement fortes ; parfois
2 carènes inférieures peu marquées ; une petite côte sur la face externe
des fémurs de la 2 ° paire, parfois décelable également sur ceux de la
l re paire. 4 à 6 épines sur les bords de la face dorsale du 1 er article des
tarses postérieurs ; griffes du dernier article subégales. Epines du bord
interne des tibias postérieurs simples ou sublamelliformes.
Abdomen caréné dorsalement, la carène faisant parfois saillie vers
l’arrière au-delà du bord postérieur d'un ou de plusieurs des 1 ers tergites.
Extrémité abdominale non renflée. Angle latéro-postérieur du dernier
tergite saillant vers l'arrière, parfois très développé ; bord postérieur
pourvu de 2 petits lobes triangulaires ou subspiniformes faisant saillie
vers l’arrière et recouvrant ou encadrant la base de la plaque sus-anale.
Cerques caractéristiques, relativement courts, épais à la base, puis
rétrécis sur la moitié ou le 1/3 apical. Plaque sus-anale plus longue
que large, pourvue d'un étranglement submédian, le 1/3 terminal trian¬
gulaire, parfois dilaté latéralement. Plaque sous-génitale de profil
convexe, la moitié apicale en général subconique en vision ventrale,
les faces latérales peu comprimées transversalement (sauf chez M. coni-
cepa) ; extrémiLé simple, parfois bifide.
Epiphalle du même type que chez le genre précédent, en forme de
disque à peu près aussi long que large, armé de crochets terminaux forts,
de longueur variable. Capsule ectophallique courte, l'ouverture basale
grande ; ouverture génitale en position apicale, invisible ou peu décou¬
verte dorsalement. Lobe ventro-apical encadré de 2 sclérifications
étroites sous-tendant les lobes latéraux peu sclérifiés. Endophalle comme
chez le genre précédent.
$. Tégument plus rugueux. Fastigium moins nettement conique,
l'extrémité plus largement arrondie, les bords latéraux généralement
concaves à la partie médiane. Yeux allongés dorso-ventralement. Anten¬
nes plus courtes que la distance comprise entre le clypéus et l’extrémité
du fastigium. Carène médiane du pronotum parfois très nettement
sillonnée. Fémurs antérieurs et médians pourvus de 6 carènes, l'unité de
la face interne généralement faible. Carène inférieure des aires médianes
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
externe et interne des fémurs postérieurs plus ou moins granuleuse.
Plaque sus-anale large, fortement sillonnée et côtelée. Cerques coniques,
courts, l’extrémité plus ou moins fortement amincie, généralement
incurvée vers l'extérieur. Plaque sous-génitale courte, laissant à décou¬
vert une bonne partie des supports basaux des valves inférieures de
l'oviscapte, fortement et plus ou moins brusquement rétrécie au niveau
de l’angle latéro-postérieur du 8° tergite ; lobe terminal subtriangulaire
ou subrectangulaire avec l’extrémité bi ou tridentée, parfois simple et
légèrement incisée à la partie médiane. Guide-œuf présent (Randell
1962). Bord externe des valves de l’oviscapte armé de dents plus ou
moins nettement différenciées.
Génotype : Malagassa coniceps Saussure 1903.
Clé des espèces (3)
1 ( 6 ) Extrémité de la plaque sous-génitale simple, arrondie .... 2
2 (3) Lobes du bord postérieur du dernier tergite très largement
distants, encadrant la base de la plaque sus-anale ; partie apicale
de la plaque sous-génitale très étroite, fortement comprimée
transversalement; cerques très épais à la base (fig. 90-91)
. M. coniceps Saussure 1903. p. 49
3 (2) Lobes du bord postérieur du dernier tergite contigus ou sub¬
contigus . 4
4 (5) Lobes du bord postérieur du dernier tergite contigus, l'extrémité
très aiguë incurvée vers l’extérieur et vers le bas ; carène du
1 er tergite abdominal non prolongée au-dessus du tergite suivant •
cerques fortement amincis à partir du milieu.
. M. tridens Rehn et Rehn 1945. p. 50
5 (4) Lobes du bord postérieur du dernier tergite subcontigus sur
presque toute la longueur, contigus à l’apex ; carène du 1 er tergite
abdominal faisant saillie au-delà du bord postérieur ; cerques
amincis à partir du 1 /3 apical avec un épaulement sur le bord
externe au niveau de l’étranglement (fig. 103, 106, 110) .
. M. mucronala n. sp. p. 5 ^
6 (1) Extrémité de la plaque sous-génitale bifide; lobes du bord
postérieur du dernier tergite largement distants, l’apex incurvé
vers l’extérieur et vers le bas ; carène des 2 premiers tergites
abdominaux faisant saillie au-delà du bord postérieur ; cerques
courts, subconiques, très faiblement rétrécis à partir du 1 /3 apical
(fig. 114-115). M. basidentata Chopard 1952. p. 55
Clé des espèces (?)
1 ( 6 ) Plaque sous-génitale terminée par un lobe divisé en 2 ou 3 dents 2
2 (3) Extrémité de la plaque sous-génitale bifide (fig. 93) l’extrémité
du guide-œuf constituant une 3 e dent médiane non située sur l e
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE 49
même plan que les unités latérales.
. M. coniceps Saussure 1903. p. 51
3 (2) Extrémité de la plaque sous-génitale armée de 3 dents situées
sur le même plan.4
4 (5) Carène dorsale du fastigium relativement faible ; carènes laté¬
rales du pronotum peu arquées ; dents latérales de l'extrémité de
la plaque sous-génitale petites ; épines du bord interne des tibias
postérieurs simples . . . M. Iridcns Rehn et Rehn 1945. p. 52
5 (4) Carène dorsale du fastigium très fortement saillante ; carènes
latérales du pronotuin fortement convexes à la partie postérieure ;
dents latérales de l'extrémité de la plaque sous-génitale fortes,
de longueur subégale à celle de la dent médiane ; épines du bord
interne des tibias postérieurs sublamelliformes (fig. 109).
. M. mucronata n. sp. p. 55
6 (1) Extrémité de la plaque sous-génitale non dentée, légèrement
incisée au milieu ; carène des tergites abdominaux 1 et 2 redressée
à la partie postérieure (fig. 116).
. M. basidenlata Chopard 1952. p. 57
Malagassa coniceps Saussure 1903
(fig. 90-96)
Saussure 1903 a, p. 415 ; 1903 b, p. 89.
<?. Leclotype. Tégument peu rugueux. Triangle supra-clypéal court,
en forme de segment circulaire. Carènes de la côte frontale contiguës
entre les antennes, atténuées au-dessus des ocelles latéraux mais attei¬
gnant presque les carènes latérales du fastigium. Ce dernier triangulaire,
à peu près aussi long que large à la base, les bords latéraux presque
droits ; extrémité incisée, l’incision se prolongeant légèrement sur les
carènes dorsale et ventrale. Dépression vertico-occipitale bien marquée,
bordée de 2 rangées de fortes rugosités et parcourue par une carinule
peu nette. Yeux peu saillants, nettement allongés dorso-ventralement.
Carène médiane du pronotum non sillonnée, légèrement redressée à
la partie postérieure, chevauchée vers le milieu par une petite côte en V
à pointe dirigée vers l’avant. Disque limité latéralement par une série
de petites côtes sinueuses ne constituant pas de convexités marquées ;
à la partie postérieure, 2 petites côtes droites, parallèles et bien saillantes ;
vers le 1/3 postérieur 2 côtes obliques convergeant de l’avant vers l'ar¬
rière et atteignant la carène médiane. Mésonotum et métanotum pourvus
de quelques rugosités latérales, la carène médiane non nettement sil¬
lonnée. Fémurs antérieurs pourvus seulement des 2 carènes supérieures.
Carènes inférieures des fémurs postérieurs nettement serrulées : spines¬
cence des carènes supérieures répondant à la formule suivante de l'exté¬
rieur vers l’intérieur : 10-11 ; 10-12; 6-7. Epines des tibias postérieurs
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. A
Source : MNHN, Paris
50
M. DESCAMPS
simples ; 5-6 épines sur chacun des bords de la face dorsale du 1 er article
des tarses postérieurs.
Carène médiane des tergites abdominaux 1 et 2 terminée par une
toute petite pointe aiguë, légèrement redressée, ne faisant pas saillie
Fia. 90-96. — Malagassa coniceps Saussure 1903. i, Ç. — 90. Extrémité abdominale du a
latéralement. — 91. l.a même dorsalement. —- 92. Extrémité abdominale de la o
latéralement. — 93. La même ventralement. — 94. Tête et pronotum du <$ latéralement
— 95. Capsule céphalique du s dorsalement. — 96. Capsule céphalique de la O dop
salement. r '
au-delà du bord postérieur. Lobes du bord postérieur du dernier tergite
très largement distants, triangulaires, subspiniformes, très légèrement
inclinés vers le bas. Cerques très épais à la base, la moitié postérieure
fortement amincie, l’extrémité arrondie et légèrement incurvée vers le
bas. Plaque sus-anale fortement rétrécie vers le milieu, la partie basale
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIHACULINAE
51
parcourue par une dépression linéaire bordée de 2 côtes très épaisses ;
partie apicale triangulaire, épaisse, fortement inclinée vers le bas, les
bords latéraux convexes. Plaque sous-génitale divisée par un profond
sillon, la partie basale peu convexe de profil, pourvue d’une petite
dépression, en forme de segment circulaire, près du bord postérieur ;
partie apicale très fortement rétrécie d’avant en arrière, fortement
comprimée transversalement, la face ventrale triangulaire et déprimée
sur les 2/3 basaux, puis filiforme et se terminant par un renflement
arrondi. Extrémité subelliptique et plane en vision dorsale.
Insecte décoloré ; face claire au-dessous des yeux puis brune jusqu’à
l'extrémité du fastigium ; vertex et joues de coloration brune. Un anneau
clair bien net en position médiane sur la moitié apicale des fémurs posté¬
rieurs. Moitié postérieure du dernier tergite, partie apicale de la plaque
sous-génitale brunes. Plaque sus-anale noire avec les 2 côtes de la partie
basale et l’extrémité claires.
?. Carènes de la côte frontale prolongées au-dessus des ocelles laté¬
raux. Fastigium comme chez le 3, les bords latéraux non concaves,
l’incision terminale plus forte (se prolongeant plus ou moins sur les
carènes dorsale et ventrale). Dépression vertico-occipitale bordée de
rugosités allongées (plus ou moins marquées). Antennes un peu plus
longues que la moitié de la distance comprise entre le clypéus et l’extré¬
mité du fastigium. composées de 17 articles légèrement aplatis à partir
du 7 e et non sillonnés à la face dorsale.
Disque du pronotum fortement sculpté. Carène médiane finement
sillonnée sur presque toute la longueur, 2 fois interrompue dans la
moitié antérieure, chevauchée au niveau de la l re interruption par une
petite côte transversale et au niveau de la 2 e par une côte en forme de H.
Disque limité latéralement par un réseau de côtes contournées, bien
saillantes. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs :
11 ; 10-10; 7-8.
Carène médiane du 1 er tergite abdominal sillonnée, terminée par une
petite pointe redressée. Extrémité des cerques effilée. Côtes de la plaque
sus-anale bien saillantes. Plaque sous-génitale courte, fortement rétrécie
au niveau de l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite ; extrémité divisée
par une découpure triangulaire peu profonde en 2 lobes peu distants ;
extrémité du guide-œuf visible par la découpure médiane. Bord externe
des valves de l’oviscaple imparfaitement denté ; valves inférieures
pourvues d’une dent terminale fortement recourbée et d’une forte crête
transversale, incomplète, située vers le milieu de la face ventrale.
Coloration générale brune, avec la face plus claire que l’ensemble.
Extrémité des fémurs et base des tibias des 2 premières paires noires.
Fémurs postérieurs brun noir avec 2 anneaux clairs, le premier, situé
à peu près au milieu, peu net à la face externe.
La série type comprend 1 3 et 3 $ ; les étiquettes ne mentionnent
pas de localité. Muséum de Genève.
F p
1 t 12,0 2,6
3 9 17,0 (1 ex) 3,7-3,9
T Cy Cm
2,7 2,60 2,62
3,4-3,8 3,22-3,41 3,54-3,85
Source : MNHN, Paris
52
M. DESCAMPS
Malagassa tridens Rehn et Rehn 1945
(fig. 97-102)
Rehn et Rehn 1915, p. 201, pl. 19, fig. 45-48.
cJ. Complexe phallique comme représente aux figures 97-102. Epi-
phalle subtriangulaire, les crochets terminaux longs, coudes à angle
droit à peu près à mi-longueur, réunis entre eux par une forte sclérifica-
tion transversale. Capsule ectophallique subcylindrique de profil, la
face dorsale plane, s’élargissant d’arrière en avant et pourvue de 2 expan¬
sions latéro-basales ; une petite crête ventro-basale ; lobe ventro-apical
98 99
§ Û
fortement recourbé dorsalcment mais ouverture génitale invisible du
dessus. Base du pénis coudée, les angles latéraux arrondis et saillants
vers l’avant. Sclérite médian de la face ventrale du sac spermatophore
allongé ; sclérites latéraux très épais.
Madagascar Est : Analamnzaotra, 1 ô, 1-1932 (A. Seijrig). — Forêt nord d’Anosibé
1 Ç, 9-1953 (.4. Robinson). — Réserve naturelle de Zahamena, 1 ç. Muséum de Paris. —I
Sianga Forest, 12 t et 2 Q, 5-1947 (Dr. Ross, California Academy).
Madagascar Centre : Tananarive, 6 4 et 9 9, 2 et 3-1950 ; 2 <î et 1 9, 3-1951 (Dr. Ross
California Academy). — Mandraka, 1 9, 2-1944 (.4. Seyriy).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACUI.INAE
53
L’exemplaire $ en provenance de Mandraka présente une incision
médiane très nette sur le bord antérieur du pronotum. Tous les autres
caractères correspondant bien avec la description originale, il s’agit là,
vraisemblablement d’une anomalie.
Malagassa mucronata n. sp.
(flg. 1, 103-113)
S- Holotype. Tégument fortement rugueux. Carènes de la côte fron¬
tale obsolescentes au-dessous de l’ocelle médian, écartées au-dessus de
ce dernier, contiguës entre les antennes, faiblement indiquées entre les
ocelles latéraux et le fastigium. Deux rangées de petits mamelons irré¬
guliers sur les joues. Fastigium très fortement ascendant, les bords
latéraux sinués, non concaves ; extrémité nettement excisée, l’excision
se prolongeant par un très court sillon entamant la partie antérieure de
la carène ventrale ; carènes latérales continues avec les 2 portions de
la carène ventrale ainsi délimitées ; carène dorsale sillonnée sur le 1 /3
apical. Dépression vertico-occipitale parcourue par une carimtle et bordée
de rugosités. Yeux très fortement saillants. Antennes ?
Carène médiane du pronotum bien saillante, non sillonnée, redressée
à la partie postérieure ; 2 chevrons, ouverts vers l’arrière, sur la moitié
antérieure. Bords latéraux du disque présentant, à la partie postérieure,
2 fortes convexités semi-circulaires raccordées à la partie antérieure
très fortement sinuce des carènes latérales et réunies au bord postérieur
par 2 petites côtes très saillantes. Bord inférieur des lobes latéraux non
rebordé à la partie médiane. Mésonotum et métanotum rugueux ;
carène du mésonotum sillonnée sur les 2/3 antérieurs, celle du méla-
notum très épaissie et sillonnée sur le 1/4 antérieur. Bord antérieur du
mésosternum fortement recourbé vers le bas. Carènes des fémurs 1 et 2
relativement saillantes sauf les unités interne et inféro-interne. Pattes
postérieures manquantes.
Une côte oblique et sinuée sur les parties latérales des 6 premiers
tergites abdominaux, plus forte sur le premier. Carène médiane du
1 er lergite fortement épaissie et sillonnée sur le 1/4 antérieur, faisant
saillie au-delà du bord postérieur sous forme d'une pointe courte et aiguë.
Bord postérieur du dernier tergite fortement rabattu vers l'intérieur
au-dessous des cerques ; angle latéro-postérieur saillant, comprimé dorso-
ventralement, l’extrémité arrondie et incurvée vers l'intérieur ; lobes du
bord postérieur étroits, subcontigus sur presque toute la longueur,
contigus à l’extrémité, peu recourbés vers le bas. Cerques divergents et
ascendants, les 2/3 basaux épais et subcylindriques, le 1 /3 apical beau¬
coup plus étroit, comprimé, transversalement ; un épaulement bien net
du bord externe à la base du rétrécissement. Plaque sus-anale à birds
subparallèles sur les 2/3 basaux, la face dorsale parcourue par 2 petites
côtes délimitant une étroite dépression médiane ; 1/3 apical épais, dilaté
latéralement en forme de 2 lobes subtriangulaires, arrondis à l’extrémité,
la face dorsale largement sillonnée. Plaque sous-génitale divisée par une
côte épaisse, saillante et convexe vers l’arrière ; partie apicale déprimée
latéralement, la face ventrale irrégulièrement rugueuse à la base, le
bord postérieur largement convexe.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Fig 103-113. — Mnlaqassa mucronata n. sp. 3, 9 — 103. Extrémité abdominale du <j
latéralement. — 104. Face ventrale du sac spermatophore dorsalement. - 105. Tête
et nronotum du „• latéralement. — 106. Extrémité abdominale du à dorsalement. —
107. capsule ectophalliquc dorsalement. — 108. Epiphalle dorsalement. — 109. Ex¬
trémité abdominale de la 9 vcntralcment. — 110. 1"“ tergites abdominaux du d
latéralement. — 111. Capsule céphalique de la ? dorsalement. — 112. Capsule cépha¬
lique du 3 dorsalement. — 113. Complexe phallique latéralement.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DF.S MIRACULINAE
55
Insecte décoloré ; teinte générale brun clair, la face ventrale plus
foncée. Pattes marquées de quelques taches brunes plus foncées que
l’ensemble. A l’extrémité de l’abdomen, seul le 1 /3 apical de la plaque
sus-anale noir.
Complexe phallique comme représenté aux figures : 107, 108, 113.
$. Allotype. Carènes de la côte frontale subcontiguës entre les antennes,
disparaissant brusquement au niveau des ocelles latéraux. Carènes de
la face très fortement saillantes au niveau des articulations mandibu-
laires. Yeux moins saillants que chez le Fastigium avec extrémité
largement arrondie, les bords latéraux faiblement concaves à la partie
médiane; carènes dorsale et ventrale fortement saillantes, l’unité supé¬
rieure convexe de profil ; extrémité non excisée, faiblement incisée,
l'incision prolongée sur la carène dorsale par un fin sillon irrégulier, à
peine perceptible. Vertex et occiput comme chez le <J ; quelques rugosités
en arrière et le long du bord interne des yeux. Antennes égalant à peu
près les 2/3 de la distance comprise entre le clypéus et l’extrémité du
fastigium, composées de 17 articles; articles 7 à 15 renflés ventralement,
plats dorsalement, de section subtriangulaire.
Disque du pronotum fortement sculpté. Spinescence des carènes
supérieures du fémur postérieur (unique) : 7; 8; 7; carène médiane
prolongée par un lobe triangulaire ascendant, comprimé transversale¬
ment. Epines du bord interne du tibia postérieur longues, nettement
sublamelliformes, notamment les unités basales, l’extrémité aiguë.
4 épines sur chacun des bords de la face dorsale du 1 er article des tarses
postérieurs.
Carène médiane du 1 er tergite abdominal non saillante vers l’arrière.
Cerques atteignant les 2/3 de la plaque sus-anale, l’extrémité épaisse,
arrondie. Bord postérieur du dernier tergite légèrement rabattu vers
l’intérieur au-dessous des cerques. Plaque sous-génitale brusquement
rétrécie au niveau de l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite, le lobe termi¬
nal subrectangulaire, armé de 3 dents sur le bord postérieur ; dents
latérales triangulaires ; dent médiane subspiniforme, dépassant légère¬
ment les unités latérales. Bord externe des valves de l'oviscapte armé
de dents bien différenciées : 7-8 unités aux valves supérieures, 8-9 aux
inférieures. Face ventrale des valves inférieures très rugueuse.
Madagascar Est : district de Sambava, Ambatosoratra, altitude 1 700 ni, 1 s holo-
type, 11-1960 (P. Soga). — District de Sambava. réserve naturelle XII, massif du
Marojejy, ouest, altitude 1 600 m, 1 9 allotype, 11-1959 (P. Soga). Muséum de Paris.
F P T Cy Cm
1 i 2,3 2.8 2,75 2,30
1Ç 14,1 3,3 3,8
Malagassa basidentata Chopard 1952
(fig. 114-125)
Chopard 1952, p. 510, fig. 27-28 p. 496.
cj. Compléments à la diagnose originale. Extrémité du fastigium
excisée, de structure identique à celle de l’espèce précédente. Epines du
Source : MNHN, Paris
56
M. DESCAMPS
Fie. 114-125. — Malagassa basidentala Chopard 1952. o, 9. — 114. Extrémité abdominal*
du j latéralement. — 115. La même dorsalement. — 116. Extrémité abdominale d*
la 9 ventralcment. —-117.1 cr “ tcrgitcs abdominaux du <j latéralement.— 118. Complexé
phallique latéralement. — 119. Capsule ectophallique dorsalement. — 120. La mêm*
ventralement. —• 121. Capsule céphalique du S dorsalement. — 122. Capsule céphà*
lique de la 9 dorsalement. — 123. Pénis dorsalement. — 124. Endophalle latérale
ment. — 125. Ephiphalle dorsalement.
Lsej, lobes sclérifiés du sac éjaculateur. Lva, lobe ventro-apical de la capsul»
ectophallique. Scll et Sclm. sclérites latéraux et sclérite médian de la face ventrale dn
sac éjaculateur. Tg, tergites abdominaux. Vect, valves ectophalliques. u
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MIRACULINAE
57
bord interne des tibias postérieurs sublamelliformes, notamment les
unités basales. Lobes du bord postérieur du dernier tergite odontiformes,
largement distants, encadrant la base de la plaque sus-anale, courbes
vers le bas, l’extrémité incurvée veis l’extérieur. Cerques légèrement
amincis et comprimés transversalement à l’extrémité. Plaque sous-
génitale divisée par une fine côte transversale dessinant un rectangle
ouvert vers le haut ; extrémité de la partie apicale bifide, portant 2
prolongements étroits, divergents, comprimés transversalement, légère¬
ment recourbés dorsalement, formant un V en vision ventrale. Pointe
de ce V prolongée sur la face ventrale de la plaque sous-génitale propre¬
ment dite par une petite carène médiane n’atteignant pas la partie basale
et encadrée de 2 carènes plus faibles. 1 er article des tarses postérieurs
armé de 4 épines sur chacun des bords de la face dorsale (3 seulement du
côté externe chez le para type).
Complexe phallique comme représenté aux figures 118-120 et 123-125.
Crochets de l’épiphalle relativement courts, arrondis à l’extrémité.
Capsule ectophallique courte, dépourvue de crête ventro-basale ; ouver¬
ture génitale partiellement visible du dessus. Pénis courbé à la base, les
angles latéraux arrondis et prolongés par une petite sclérification
triangulaire.
$. Allotype. Carène médiane du pronotum non sillonnée. Extrémité
de la plaque sous-génitale légèrement incisée au milieu. 1 er article des
tarses postérieurs armé de 5 épines sur le bord externe de la face dorsale,
de 4-5 sur le bord opposé.
Madagascar Est : mont Tsaratanana, altitude 1 800 m, 1 3 holotype, 1 Ç allotype;
altitude 1 500 m, 1 0 ‘ paratype (/(. Paulian). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
II
PSEUDOSCHMIDTIINAE :
NOTES BIOLOGIQUES ET ESPECES NOUVELLES
par
M. DESCAMPS et D. WINTREBERT
Source : MNHN, Paris
60
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
A. — INTRODUCTION
Depuis la parution récente (Descamps 1964) d’une révision des
Euschmidtiinae dans laquelle ont été décrites de nombreuses espèces de
Madagascar ( Pseudoschmidtiinae ), un matériel très abondant nous est
parvenu de ce pays. Ce matériel comprenant 23 espèces et 3 sous-espèces
nouvelles, ayant permis également la constitution de 5 couples, nécessi¬
tait une étude complémentaire que nous avons assortie des observations
biologiques effectuées sur le terrain et au laboratoire de la Station de
Recherches acridiennes de Betioky-Sud.
Les insectes étudiés peuvent se diviser en 2 catégories :
o) Un très grand nombre d’ Apteropeocdi, tribu endémique dont la
grande majorité des représentants peuplent le Sud de Madagascar. A
la capture de ces insectes sont attachés les noms de plusieurs de nos
collègues de la Station de Recherches acridiennes de Betioky-Sud •
J. Têtefort, M. Balmat, P. Dechappe, L. Szumski à qui nous adres¬
sons nos remerciements et nos félicitations pour leur grande contribu¬
tion à la connaissance de la faune de cette partie de la Grande Ile.
b) Un nombre beaucoup moins important d’insectes en provenance
d'autres régions de nie et capturés au cours de brèves tournées ou obtenus
grâce à la collaboration temporaire de quelques amateurs non spécialisés
dans l’étude des Acridoïdes.
La faune des Pseudoschmidtiinae du Sud de Madagascar (appartenant
tous à la tribu des Apteropeoedi) a fait l’objet de recherches minutieuses
durant 3 années consécutives (1962-1964). Elle peut être à présent
considérée comme étant assez bien connue. De très belles séries ont été
constituées qui nous fournissent une idée précise de son exceptionnelle
richesse. Elles nous permettent également de supposer que le nombre
d’espèces à découvrir dans les régions n’ayant pas fait l’objet de pros¬
pections aussi intenses doit être très élevé.
Pour cette raison nous adoptons, sans y apporter de modifications
la classification établie précédemment (Descamps 1964). Toutes les
améliorations que nous pourrions être tentés de faire, notamment au
sujet de la différenciation tribale, seraient prématurées et sans portée
pratique. Seule, la tribu des Apteropeoedi a subi, en raison de l’abondant
matériel à noLre disposition, d’importants bouleversements qui ont
nécessité l’établissement de nouvelles clés d’identification.
Source : MI-IHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
61
B. — NOTES BIOLOGIQUES (1)
1. CONDITIONS DE CAPTURE
La chasse aux Eumastacides est pleine d’aléas. Grâce à leur homo¬
chromie, à leur immobilité, à leur petitesse, ils passent souvent inaperçus.
Dérangés, ils réagissent la plupart du temps par un bond véritablement
prodigieux pour leur taille, surtout chez les mâles, et échappent ainsi
facilement à la vue.
Les principaux modes de capture sont les suivants :
Captures sur le pare-brise des véhicules automobiles.
Les Eumastacides se rencontrent fréquemment en bordure des
routes et des pistes forestières où il leur est peut-être plus facile de
s’exposer à la lumière que dans le sous-bois. Les pistes charretières très
étroites, où la carrosserie des véhicules est constamment balayée par les
branchages, sont assez favorables au ramassage des insectes. Chose
curieuse, ce sont souvent des espèces nouvelles ou rares qui tombent
ainsi à peu d’effort entre les mains des prospecteurs. Exemples :
J. Têle/ort, Ankalirano (clairières), 17-5-1962, 1 S Micromastax tele-
forli Descamps 1964, premier <J capturé de cette espèce.
M. Balmat, Bemoka (Befandriana-Sud), 18-12-1963, 1 <?, 1 $ Winlre-
bertia denticulata bemokacn. subsp.
J. Têtefort, S. Ampanihy, 3-1964, 1 $ Exopbialmomaslax lucicola
Descamps 1964.
M. Balmat, Marovato (Faux-Cap), 2-6-1964, 1 <? Winlrebertia
tete/orti andranovatae n. subsp.
ü. Wintrebert, Senandreviro (Ankiliarivo), 5-11-1962 sur Hyphaene
shalan 1 S Winlrebertia arcuata Descamps 1964. Lieu et date de capture
très aberrants.
Ce mode de capture ne facilite guère la localisation exacte des récoltes
ni l’identification des plantes hôtes. Il amène, par ailleurs, les réflexions
suivantes :
Les véhicules automobiles et les charrettes à bœufs transportent
peut-être au loin des Eumastacides, contribuant ainsi à étendre considé¬
rablement leur domaine.
Certains Eumastacides sont peut-être capables d’entreprendre eux-
mêmes des migrations à longue distance, d’où leur capture dans des
lieux inattendus (Senandreviro).
(1) Les données de ce chapitre sont presque exclusivement relatives aux Apleropeoetli
de la région sud.
Source : MNHN, Paris
62
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Captures de nuit aux lumières.
Les insectes aptères sont rarement captures aux lumières. Cependant,
2 Eumastacides ont été récoltés dans ces conditions :
D. Winlrebert, Betioky-Sud, 14-3-1962, 1 o Exophtalmomaslax lucicola
Descamps 1964, sur la face extérieure d’une vitre du laboratoire.
D. Wintrebert, Mahatsola (Betsioky-Mandatsa), 17-1-1964, 1 g
Telefortina sylvatica n. sp. en campement de brousse (lampe pétromax).
Fig. 126 . Winlreberlia tetc/orli andranovatae n. subsp.
On peut se poser la question : insectes en déplacement ou insectes
de voisinage ?
Captures de jour à la main.
Il est certain que c’est là la méthode de choix pour obtenir des bêtes
intactes. Elle permet, de plus, d’observer leur comportement ; mais ellè
est longue, fatigante, peu rentable. Dans certains cas, il est impossible
d’en pratiquer une autre : cas de lianes et de broussailles enchevêtrées
couvrant le sol et sous lesquelles il est très difficile de glisser un fdet ou
un drap de battage. C'est ainsi qu’ont pu être obtenus, après de très
longues recherches, le premier couple et l’identification certaine de
Elutronuxia isolata Descamps 1964 = Wintrebertia magnifie a o
Descamps 1964, n. syn.
P. Debord, 12-7-1963, Anjahanifona (N. Betsioky-Mandatsa), 1 $.
D. Wintrebert, 17-1-1964, Mahatsola (N. E. Betsioky-Mandatsa \
Source : MNHN, Paris
EUDOSCHMIDTIINAE
63
Battages de jour sur filet.
La plupart des Eumastacides hantent les arbustes à port plus ou
moins décombant ou étalé. Il est alors facile d’en effectuer le battage au-
dessus d’un filet large et profond glissé sous leurs branches. On peut
battre l’arbuste avec une verge (c’est même recommandé dans le cas
d’un arbuste épineux !) ou le secouer tout entier en l’inclinant vers le
filet. Le battage de jour sur drap est peu rentable, car les insectes s’échap¬
pent presque tous. Le battage sur filet nous a permis bien souvent d’éta¬
blir, dès le 1 er jour, des séries importantes d'insectes nouveaux. Exemples :
Wintrebertia pusilla Descamps 1964, Saodono, 24-5-1963, 10 < 3 , 8 $.
Tete/orlina hirsuta n. sp., Mandabe, 10-5-1964, 41 38 $.
Il donne une bonne idée de la faune du pays et permet de récolter
de nombreux insectes de tous ordres.
Inconvénients : expose parfois à de nombreuses piqûres de guêpes ;
abîme un certain pourcentage d’insectes.
Battages de nuit aux lumières sur drap.
Une source lumineuse assez intense — lampe pélromax — est disposée
sur un drap au pied des arbustes. Par battage ou secouage, les Eumas¬
tacides tombent sur le drap : éblouis ils peuvent être capturés beaucoup
plus facilement que de jour. Cette méthode de chasse nous a permis de
constituer ou de compléter d’intéressantes séries d’espèces non décrites.
Exemples :
Lavanonia thalassina Descamps 1964, Lavanono, 10-5-1962, 2 <J,
nombreuses Ç.
Micromastax truncala Descamps 1964, Befandefa, 9-5-1963, 30 cj, 20 $.
D’autre part, les battages de nuit peuvent parfois aider à démêler
l’écheveau des espèces quand celles-ci se trouvent mélangées sur les
mêmes plantes hôtes. Le dimorphisme sexuel étant en effet beaucoup
plus accentué que le polymorphisme spécifique, il est souvent difficile
d’identifier les couples d'une espèce donnée tant qu’on n’a pas observé
un accouplement. Après 2 mois de vaines recherches, 2 accouplements
nocturnes (23 h 30) observés à Alomaka le 24-5-1962 nous ont permis
de rapporter avec certitude les femelles de Wintrebertia arcuata Descamps
1964 à leurs mâles.
Analyse des contenus stomacaux aviens et reptiliens.
Quelques Eumastacides ont été trouvés dans le jabot ou le gésier
de certains oiseaux :
Andranomay (N. Betioky-Sud), 10-4-1963. — In C.S. Coua crislata
pyropyga (Cuculidés) : 2 $ Wintrebertia arcuata Dcscamps 1964.
Betioky-Sud, 22-7-1964. — In C.S. Ixocincla madagascariensis <$
(Merle malgache « Tsikonina », « Sokonina ») : valves de l'oviscapte
d’une femelle d’ Apleropeoedi.
Source : MNHN, Paris
G4
M. DESCAMPS ET D.
VINTREBERT
Les Coua et les merles s’affairent tout le jour à fouiller arbustes et
buissons à la recherche d’insectes. Le merle, dont la chair est appréciée
dans le pays, est parfois chassé activement et pourrait donc constituer
une source de récoltes. Les forets de l’W-SW sont souvent ravagées par
le feu en saison fraîche. Les Eumastacides grillés tombent sur le sol et
sont ingérés par des Gallinacés (pintades) ou des rapaces.
Forêt de Marofihitsa, 6-5-1964. — In C.S. Numida mitrata (pintade) :
1 $ Teteforlina media Descamps 1964.
Les Caméléons sont chasseurs d’Eumastacides. A Ankiliarivo, le
13-4-1962, l’estomac d’un jeune caméléon $ ( Chameleon lamberloni ?)
capturé sur Cedrelopsis grewei (Méliacées) contenait une tête à'Eumas-
lacidae.
Aspiration.
I.c 8 décembre 1964, au Trou-au-Cerf (Ile Maurice), nous avons pu
assister à la démonstration d’un aspirateur puissant de marque améri¬
caine, démonstration peu concluante par suite de mauvaises conditions
climatiques (rosée), biologiques (absence d’insectes) et mécaniques
(panne de moteur). Toutefois des appareils bâtis selon le modèle expéri¬
menté pourraient peut-être rendre service à Madagascar...
2. PLANTES HÔTES
Les plantes hôtes sont essentiellement constituées par les arbustes
ou arbrisseaux du fourré à épineux, des forêts à Didiéréacées et Euphor-
biacées du Sud, des clairières et chemins forestiers de l’Est et de l’Ouest
des pourtours de certains lacs et plaines littorales. Les sous-bois serrés*
la végétation dense, haute et peu aérée semblent défavorables aux
Eumastacides... Du moins, les captures y sont-elles toujours très pauvres
peut-être par suite de l’héliophilie de nombreuses espèces, de leur disper¬
sion sur une masse importante de végétation, d’un prédatisme intense
(oiseaux) ou de conditions favorables à certaines maladies (mycoses ?).
Caractères communs des plantes hôtes. — Beaucoup de plantes hôtes
sont fortement odoriférantes et glandulifères. D’autres dégagent une
odeur discrètement balsamique, rarement désagréable. Quelques unes
semblent inodores mais ne le sont vraisemblablement pas pour les insectes
Généralement, les plantes hôtes sont plus verdoyantes et plus feuillues
que la végétation environnante.
Odeur et secondairement couleur seraient donc puissamment attrac¬
tives pour les Eumastacides. La spécificité est plus ou moins étroite'
selon les espèces.
Principales plantes hôtes. — La liste des plantes hôtes est malheureu¬
sement très incomplète, beaucoup d'entre elles étant indéterminables
au moment des captures ou non décrites.
Source : MNHN , Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
65
Méliacées
1) Cedrelopsis grewei « Katrafay » et Cedrelopsis sp. « Katrafay
lahy » à feuilles plus étroites. Le « Katrafay » forme des îlots de verdure
dans la grisaille du fourré à épineux ; il se retrouve dans les forêts dégra¬
dées de l’W-SW soit en petits groupements, soit isolé et plus ou moins
étouffé par les broussailles.
C’est en effet un petit arbre mais très recherché comme bois de chauf¬
fage, il est souvent abattu et n’a guère le temps de prendre son plein
développement que dans les régions peu habitées : clairières du plateau
calcaire Mahafaly par exemple. Les feuilles, d’un beau vert luisant,
sont souvent rongées par Acridoïdes et insectes divers ; à part quelques
rejets, elles tombent dès la fin de la saison chaude ; froissées, elles déga¬
gent une odeur caractéristique.
Principaux usages.
Usages rituels : employé pour la confection des poteaux de circon¬
cision <J et $ : Ampasindava, 21-8-1962 (Wintrebert 1964), de l’« hazo-
manga » et de l’autel des sacrifices (Speyer) chez les Mahafaly.
Pharmacopée : bains défatigants à base de décoction d’écorce chez
les Mahafaly. Boissons ayant « des propriétés médicales pour l’estomac » :
infusion de feuilles (Speyer).
Usages alimentaires et tinctoriaux : d’après Decary (1951) la décoction
d’écorce entrerait dans la fabrication de la « betsabetsa » (jus de canne
fermenté) et servirait de fixateur pour la teinture noire des lambas et
tissus.
Ces divers usages traduisent avant tout une grande richesse en tannin.
Eumastacides capturés sur Cedrelopsis grewei :
Il s’agit en général d’insectes de taille moyenne à grande, de couleur
générale vert foncé. Ils appartiennent à 10 espèces et 5 genres.
Chloromastax wintreberti Descamps 1961 (fréquent et abondant),
Tetefortina curia Descamps 1964,
» wintreberti Descamps 1964,
» maxima Descamps 1964 (rare),
» lohenae n. sp. (rare),
Winlrebertia arcuata Descamps 1964 (fréquent),
» denliculata Descamps 1964,
Elutronuxia isolata Descamps 1964 (très rare),
Micromaslax tctcforti Descamps 1964 (rare),
Apteropeoedes nigroplagiatus I. Bol. 1903 (rare) ;
Autres Acridoïdes rencontrés sur Cedrelopsis grewei :
Pyrgomorphidae : Gymnohippus marrnoratus Bruner 1910,
Pyrgohippus sp. ;
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 5
Source : MNHN, Paris
66
M. DESCAMPS ET D. WINTBEBERT
Hemiacridinae : Paulianacris hirsuta Dirsh 1962 (rare) ;
Cyrtacanthacridinae : Rhadinacris schistocercoides (Brancsik 1893),
Finolina radama (Brancsik 1893).
2) Cipadessa boiviniana. Arbuste à feuillage léger, vert sombre,
finement odorant, en sous-bois de hautes futaies de Treculia perrieri
(Moracées) et de Tamarindus indlca (Tamarindacées) de certaines forêts-
galeries de l’Ouest à sol sableux. A cette association végétale correspond
une association animale hautement colorée comprenant :
Lémuriens : Propithecus verreauxi coquereli,
Lemur /ulvus rufus ;
Lépidoptères : Papilio antenor,
et, sur l'arbuste, Parasymbellia decorala n. sp., Eumastacide dont la
richesse de coloris est extraordinaire.
Euphorbiacées
1) Croton s]>. mongy ? « Kelcantse » (Mahafaly). Arbuste à petites
feuilles argentées, glandulifères, d'odeur fortement aromatique, prenant
un grand développement sur les dunes littorales, beaucoup plus rabougris
sur le plateau calcaire Mahafaly et dans les forêts à Didiéréacées de
l’Androy. Employé en pharmacopée Mahafaly.
Eumaslacides récollés sur Croton sp. : 7 espèces, 4 genres.
Tclr/ortina curia Descamps 1964 (Ankiliarivo) (fréquent),
Winlrebcrlia arcuata Dcscamps 1964 (Ankiliarivo) (rare),
Chlorornaslax winlrcberti Descamps 1964 (Ankiliarivo) (rare),
XVintrebertia donsko/fi n. sp. (Soalara) (1 ex.),
Lavanonia lhalassina Descamps 1964 (Androy littoral) (abondant),
» balmali n. sp. (Amboasary),
» balachowskyi n. sp. (Amboasary).
Les Lavanonia semblent nettement inféodés au Croton.
2) Uapaca thouarsii « Ta pi a ». Arbre relique de certaines pentes des
hautes-terres centrales et de l’Isalo, en constante régression. Les feuilles
sont épaisses, luisantes et coriaces, attaquées par quelques rares insectes
spéciaux telles les grosses chenilles d ’Argema (Comètes) et de Borocera
productrices de soie. Une seule femelle d’ Exophtalmomaslax rnalzyi a
été récoltée sur « Tapia » ; par contre, les arbustes associés aux « Tapias »
portent une faune riche : Eumaslacides, Phasmes.
CoMBRÉTACÉES
1) Terminalia ulexioides « Fata ». Cet arbuste aux rameaux
divariqués et à petites feuilles vert foncé est intéressant car il est « fadv
pour les Mahafaly (fait l’objet d’un interdit). Le couper et s'en servir
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
67
pour faire cuire les aliments porte malheur aux troupeaux... Arbuste
assez typique du fourré à épineux, il fleurit en octobre et fructifie en
janvier.
Eumastacides rencontrés sur Terminalia ulexioides :
Exophlalmomastax lucicola Descamps 1964,
Namonlia crassipes Descamps 1964.
Autres Acridcïdes :
Essentiellement Paulianacris hirsuta Dirsh 1962.
2) Terminalia sp. (Ampanihy N.).
Wintrebertia ampanihi Descamps 1964.
Mimosèes
1) Dicrostachys sp. « Avoha ». Mimosée fréquente en bordure des
pistes de l’Androy, du littoral Mahafaly, de plaines littorales de l’W-SW
et même de petites dépressions du socle cristallin de la pédiplaine Maha¬
faly. Port étalé et décombant.
Semble très recherchée par certaines espèces d’Eumastacides :
Micromastax et Wintrebertia de petite taille.
Micromastax teteforti Descamps 1964,
» szumskii n. sp.,
Wintrebertia angulala Descamps 1964,
» ampanihi Descamps 1964,
» lele/orli Descamps 1964,
» pusilla Descamps 1964,
Parawintreberlia pauliani (Descamps 1964).
2) Mimosèes indéterminées : « Tsingilifotsy », « Fatipatika », et
autres.
Tetefortina curia Descamps 1964 (Tongay),
Wintrebertia arcuata Descamps 1964 (Ambatolatsaka),
Micromastax truncala Descamps 1964,
Tetefortina media Descamps 1964.
Par contre, nous n’avons pas rencontré d’Eumastacides sur le très
commun Acacia farnesiana « Roi », des plaines, pourtant porteur de
nombreux autres Acridoïdes, entre autres :
— des Pyrgomorphidae : Caprorhinus zolotarevskyi Uvarov 1929,
Phymateus madagassus Karsch 1888 ;
Source : MNHN, Paris
68 M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
— des Cijrtacanthacridinae : Nomadacris seplem/asciata (Serville 1838),
Rhadinacris schislocercoides (Brancsik 1893),
Cyrtacanthacris tatarica latarica (Linné
1758).
Signalons que cet Acacia a été cultivé sur la Côte d’Azur comme
plante à parfum (Harant et Jarry).
Papilionacées
Indigofera spp. L’attraction exercée par les Indigofera spp. a permis
à de nombreux genres d’ Apteropeoedi de coloniser des plaines, plateaux
champs, jachères, clairières, rives de lacs parfois assez éloignés des zones
forestières :
Micromastax iruncala Descamps 1964,
Namoniia humilicrus Descamps 1964,
Chloromaslax indigoferae Descamps 1964,
» marmorata n. sp.,
Tete/orlina hirsuta n. sp.,
Parawinlrcbertia pauliani (Descamps 1964),
Exophtalmomaslax lucicola Descamps 1964.
Lythracées
Pemphis madagascariensis « Piso-piso ».
Tcle/ortina wintrebcrti Descamps 1964,
» gibbosa Descamps 1964.
Winlrebertia ampanihi Descamps 1964.
Le « Piso-piso » est un des rares arbustes qui résistent aux feux de
brousse et à la déforestation de certains plateaux et plaines du SW
(Horombe).
Tiliacées
1) Grewia sp. « Malimatse ».
Winlrebertia arcuata Descamps 1964,
Chloromaslax winireberti Descamps 1964.
2) Grewia lavanalensis «« Sel y ».
Tete/orlina curia Descamps 1964 (1 ex.).
Composées
1) Helichrysum gymnocephalum. 3 Apteropeoedi très proches les
uns des autres par leur allure générale et la décoration vert et blanc de
leur tégument.
Source : MNHN , Paris
PSEUDOSCHMIDT1INAE
69
Xenomastax miserabilis Descamps 1964 (Merina),
» winlreberli Descamps 1964 (Betsileo),
Ambalomastax carinata n. sp. (Isalo).
2) Helichrysum sp.
Parawintreberlia armata n. sp. (SE),
Winlrebertella centralis Descamps 1964 (Centre).
3) Psiadia altissima. Plante érémique à feuilles luisantes, odorantes,
poisseuses ; porteuse de quelques Chloromastax elegans Descamps 1964
et de nombreux Pyrgomorphidac.
Acanthacées
Hypoestes sp. des sites à « Tapias ».
Exophtalmomastax rnalzyi Descamps 1964.
Autres familles
Moins importantes. Parfois un seul échantillon récolté sur les plantes
suivantes :
a) Arbustes-Arbrisseaux :
Hippocratéacées:
Hippocratea sp. : Tetefortina curia Descamps 1964.
Palmacées:
Hyphaene shatan : Wintreberlia arcuata Descamps 1964.
Zygophyllées:
Zygophyllum depauperatum : Chloromastax elegans Descamps 1964
(et nombreux Pyrgomorphidae).
b) Liane indéterminée (forêts de l’W-SW) :
Elutronuxia isolata Descamps 1964.
En résumé, la plupart de nos récoltes ont eu lieu sur quelques plantes
seulement, appartenant à des familles différentes. Les principales sont :
Cedrelopsis grewei (Méliacées),
Crolon sp. (Euphorbiacées),
Dicrostachys sp. (Mimosées),
Indigofera sp. (Papilionacées),
Terminalia ulexioides (Combrétacées),
Pemphis madagascariensis (Lythracées),
Helichrysum gymnocephalum (Composées).
Source : MNHN , Paris
70
H. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
3. COMPORTEMENT
Dans la nature, les Eumastaciiles se tiennent la plupart du temps
immobiles sur une feuille ou une tige de la plante hôte.
En captivité, ils se nourrissent assez fréquemment, découpant des
tranches de feuilles comme les autres Acridoïdes mais dans des attitudes
beaucoup moins rigides : la protrusion de la tête, la réduction du prono-
tum, le développement de la membrane collaire leur permettent, en
effet, d’amples mouvements de rotation de la tête sur le thorax.
Les mâles, et plus rarement les femelles, sont parfois agités d’une
trépidation sagittale de tout le corps sur les pattes, trépidation de faible
amplitude semblant déclenchée parle contact ou la vue d'un congénère.
Comportement sexuel
Dans la nature, les femelles sont le plus souvent accompagnées d’un
ou plusieurs mâles. L’accouplement, rarement observé, est chevauché
En captivité, nous avons vu le 20-5-1962 un mâle de Wintrebertia
arcuala Descamps 1964 se jeter brusquement sur le dos d’une femelle, en
contourner rapidement l’abdomen, tenter de s’accoupler, puis sauter de
côté et reprendre son attitude antérieure d’expectative. Ce comportement
ne diffère de celui de nombreux autres mâles d’Acridoïdes que par sa
brusquerie et sa rapidité assez surprenantes chez un animal qui, p ar
ailleurs, reste de longs moments parfaitement immobile.
Pourcentage des sexes
Dans la nature, les mâles sont vraisemblablement plus nombreux
que les femelles.
Les captures de nuit rendent bien compte de cette supériorité numé¬
rique des mâles.
ex : Wintrebertia arcuala Descamps 1964, Alomaka, 14 £ et 3 o
24-5-1962, V ’
Micromastax truncala Descamps 1964, Befandefa, 30 j P .
20 $, 9-5-1963. 1
De jour, on peut trouver :
— soit une prédominance des mâles :
ex. : Parawintrebertia pauliani (Descamps 1964), Ranopiso, 27 *
17 $, 13-12-1963; 1
- soit subégalité des sexes :
ex. : Tetefortinahirsuta n. sp., Mandabe, 42 <J et 39 $, 10-5-1964 ;
Source : MNHN , Paris
iTIINAF.
71
— soit, bien souvent, une prédominance des femelles :
ex. : Isalomastax canaliculata n. sp., Ambatolahy, 1 et 13 $,
6-9-1963.
Beaucoup d’espèces grandes ou moyennes ne sont connues que pai
les femelles, plus repérables et plus faciles à capturer. En fait, de nom¬
breux facteurs souvent incontrôlables affectent la sex ratio des captures :
mode de capture, état physiologique du chassé et du chasseur, conditions
éco-climatiques, facteurs personnels... (Cette remarque s’applique d’ail¬
leurs également aux Acridoïdes ailés).
4. PRÉDATEURS
Les Eumastacides paient certainement un lourd tribut aux oiseaux
des arbustes et buissons tels que :
Dicrurus forficatus, Veuve,
Centropus madagascariensis, Coucal,
Les Coua : Coua crislala pyropyga,
Coua vcrreanxi,
Coua gigas,
Ixocincla madagascariensis. Merle malgache,
et même les Cardinaux réputés granivores :
Foudia sakalava,
Foudia madagascariensis.
Autres ennemis reconnus : les Caméléons.
Sur certains peuplements de Cedrelopsis grewei du plateau calcaire
Mahafaly, les faibles populations d’Eumastacides adultes de début 1963
étaient loin de répondre aux promesses larvaires de fin 1962 ; raréfaction
des insectes vraisemblablement attribuable au prédatisine.
Les Malgaches du SW, pourtant acridophages, à part les Anlandroy
(Bergier 1941), ne semblent pas connaître les Eumastacides : aucune
dénomination spéciale ne leur est réservée et les autochtones hésitent à
les classer parmi les « Valala » (Sauterelles), préférant parfois les appeler
« biby Katrafay », « biby Keleantse », etc. : « bêtes du Katrafav », « bêtes
du Keleantse »... Il est certain qu’en dehors de toutes considérations
culinaires ou gustatives, la petitesse et la rareté de ces insectes, les diffi¬
cultés de repérage et de capture n’incitent guère à en faire un aliment.
5. PARASITES
Le 23 avril 1962, G. Cadet a vu 3 larves de Diptère Tachinide
s'extraire d’une femelle vivante de Tetefortina wintreberli Descamps
1964, sur Cedrelopsis grewei. La sortie des larves avait lieu au niveau de
l’extrémité abdominale.
Source : MNHN , Paris
72
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
A Ankiliarivo, les dissections de Chloromaslax winlreberti Descamps
1961 ont également permis de découvrir des larves de Diptères Tachinides
sur quelques échantillons :
29-5-1963 : 2 ? parasitées,
6-6-1963 : 1 3 et 1 Ç parasités.
Les larves parasites n’ont pu être élevées.
Une pupe de Diptère Tachinide a été obtenue d’un échantillon de
Parasyrnbellia decorata n. sp. (forêt Ankarafantsika, 9-10-1961). Confiée
au Laboratoire d’Entomologie de l’IRAM à Tananarive, elle n’avait pas
évolué un mois plus tard. ”
6. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
Les associations d’Eumastacides.
Certains sites peuvent fournir plusieurs espèces d ’Eumastacidae
réunies sur les mêmes plantes hôtes ou occupant des plantes hôtes voisine
les unes des autres. Exemples :
Le Mandalahy. — Collines du Betsileo reboisées en pins mais subis
sant déjà l’influence de la côte Est proche :
Seyrigella noiabilis Chopard 1951,
Wintreberlella centralis Descamps 1964,
Xcnomastax winlreberti Descamps 1964.
Le col des Tapias (septentrional). — Site à « Tapias » :
Tapiamastax bicoloripes n. sp.,
Wintreberlella centralis Descamps 1964,
Apteropeoedes pygmaeus Descamps 1964.
Le plateau calcaire Mahafaly. — Fourré à épineux sur Karst •
Chloromastax wintreberli Descamps 1964,
Tetcfortina curta (au N),
» wintreberli (au S),
Wintrebertia arcuata Descamps 1964,
Exophtalmomastax lucicola Descamps 1964,
Micromaslax teteforti Descamps 1964.
La pédiplaine de P’otadrevo. — Ilots préservés de la déforestati
Tanosy sur le vieux socle cristallin : ° n
Wintrebertia arcuata Descamps 1964,
» angulata Descamps 1964,
Teteforlina winlreberti Descamps 1964,
» fotadrevoana n. sp.
Source : MNHN , Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE 73
nouvelles.
La forêt de Lambomakandro. — Belle forêt protégée, au NE de
Sakaraha ; grands arbres décidufoliés, mêlés d’Euphorbes géantes.
Eumastacidae de taille moyenne ou grande :
Tete/ortina maxima Descamps 1964,
Wintrebertia denticulata Descamps 1964,
Apteropeoedes nigroplagiatus I. Bolivar 1903.
Source : MNHN , Paris
74
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Les dunes de l’Androy. — Pays ouvert, venteux, ensoleillé.
Micromastax szumkii n. sp.,
Parawintreberlia pauliani (Descamps 1964),
Wintrebertia teteforli andranovatae n. subsp.
La forêt du Mikoboka. — Forêt très envahie par lianes et ronces •
Elutronuxia isolala Descamps 1964,
Telefortina sylvatica n. sp.
L’Ambatolahy. — Hauteur de l’Isalo (1212 m). Avant-garde des
hautes terres centrales dans le SW et site à « Tapias ». Faune d’Eumasta-
cides très particulière :
Exophtalmomastax malzyi Descamps 1961,
Isalomastax canaliculala n. sp.,
Ambatomaslax carinata n. sp.
Compartimentage et vicariance.
Une espèce peut être abondante sur un petit territoire bien délimité
où elle n'a guère de concurrents. Le phénomène est fréquent sur l e
littoral. C’est ainsi qu’on trouve :
au NE de Fort-Dauphin : Parawintreberlia armala n. sp. ;
au X de Fort-Dauphin : Parawintreberlia discreta (Descamps 1964) •
à l’W de Fort-Dauphin : Parawintreberlia pauliani (Descamps 1964) -
à Lavanono : Lavanonia thalassina Descamps 1964 ; ' ’
à Androka : Wintrebertia pusilla Descamps 1964 ;
Tete/orlina curta (septentrional) et Tete/ortina wintreberli (méridional)
se partagent le pays Mahafaly ;
Xenomastax miserabilis est Merina, tandis que Xenomaslax wintr
berti est Betsileo.
Densification littorale.
Bien des espèces sont beaucoup plus abondantes au bord de la m
(canal de Mozambique) qu’à l'intérieur des terres. Par exemple : r
Lavanonia thalassina Descamps 1964,
Chloromaslax elegans Descamps 1964,
Micromastax truncala Descamps 1964.
Le phénomène n’est pas spécial aux Eumastacidae mais affecte bie
d’autres Acridoïdes aptères ou brachyptères :
Truxalinae : 5 espèces non décrites (jusqu’à présent on considéra'*
que les Truxalinae étaient absents de la Grande Ile : Dirsh 1962).
Source : MNHN , Paris
PSEUD0SCHM1DTIINAE
75
Pyrgomorphidac : Rubellia nigrosignata Stâl 1875,
Gymnohippus marmoratus Bruner 1910,
Pgrgohippus pallidus Dirsh 1963,
Pyrgohippus sp.
Quant aux espèces ailées, les zones côtières semblent constituer pour
elles d'importants lieux de passage ( Nomadacris scplemfasciata Serv. en
début de saison chaude) ou des sites temporaires d’intense reproduction
(Locusla migratoria capilo Sauss.) (Têtefort et Wintrebert 1963).
Clinisme et cladisme.
Les espèces littorales, lacustres et de l’extrême Sud se distinguent
des espèces de l'intérieur par leur pâleur et leur taille réduite, parfois
naine. On peut trouver des formes intermédiaires dans les zones elles-
mêmes intermédiaires.
Certains genres éclatent d'une façon, semble-t-il, désordonnée en
nombreuses espèces et. sous-espèces de formes voisines et d’habitats
imbriqués. L'exemple le plus frappant est celui des Wirdrebertia avec
ses fusées d'espèces et de sous-espèces en puzzle parfois indéchiffrable
dans le S-SW malgache.
La répartition géographique des genres Chloromastax, Tetefortina,
Micromastax, Lavanonia, Winlreberlia, Parawinlrebertia , Elutronuxia,
Exophtalmomastax est traduite, dans les chapitres correspondants, par
les figures : 221, 243, 244, 279, 304, 335, 373.
Quant aux espèces et signalisations nouvelles relatives aux autres
genres elles sont portées sur la figure 127.
C. REVUE SYSTÉMATIQUE
Tribu CARCINOMASTACIN1
Genre Sauromastax Descamps 1964
Descamps 1964, p. 76.
Une nouvelle espèce, S. luteola, porte à 4 le nombre des représentants
de ce genre remarquable de la forêt de l’Est. Connu seulement par le 5,
S. luteola se situe auprès du génotype S. tecti/era en raison de la spines¬
cence des tibias médians et de la présence d’une forte apophyse sur les
hanches postérieures ; il s’en différencie de la façon suivante :
— Avant-dernier tergite abdominal très élevé, portant dorsalement
3 petits appendices, les 2 unités postérieures contiguës ; expansion
médiane du même tergite courte, rectangulaire, prolongée par 2 petits
lobes triangulaires en position médiane ; dernier tergite sans angle postéro-
interne différencié. S. teclifera Descamps 1964.
Source : MNHN, Paris
76
M. DESCAMPS ET
VINTREBEl
— Avant-dernier tergite abdominal beaucoup moins élevé, portant
dorsalement une côte en U à branches ouvertes vers l’arrière ; un petit
appendice au centre de la courbe basale de cette côte ; expansion médiane
du même tergite subrectangulaire, avec une découpure médiane s'élar¬
gissant d’avant en arrière ; dernier tergite avec angle postéro-interne
différencié, en forme de petite corne visible extérieurement (fig. 128-130)
. S. Iulcola n. sp.
Sauromastax luteola n. sp.
(fig. 128-135)
é- Holotype. Capsule céphalique de largeur subégale au niveau des
yeux et à celui des articulations mandibulaires. Fastigium, vu de profil
fortement déclive, très nettement tronqué et légèrement concave. Carènes
médianes de la face contiguës sur les 3/4 supérieurs, légèrement distantes
sur le 1 /4 inférieur, dessinant 2 convexités subbasales ; ocelle médian
non décelable. Incision du bord postérieur du pronotum petite, très
évasée. Elytres étroits, atteignant le bord postérieur du l p r tergite
abdominal. Fémurs antérieurs peu épais, pourvus seulement des 2 carènes
supérieures, l'unité externe nettement plus élevée que l’unité opposée •
3 épines terminales de chaque côté aux tibias. Fémurs médians droits'
pourvus seulement des 2 carènes supérieures, le lobe géniculaire interné
arrondi, de forme normale ; spinescence des tibias médians moins fournie
que chez le génotype : 3 épines sur le bord interne de la face inférieure et
5-7 sur le bord opposé en avant de l’espace inerme précédant les 3 épines
terminales. Hanches postérieures munies d’une apophyse courte, moins
épaisse que chez S. tecUfera, redressée dorsalement à la verticale, l’extré¬
mité très largement arrondie ; trochanter fortement saillant. Spinescence
des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule
suivante de l'extérieur vers l’intérieur : 7-8 ; 14 ; 22 ; en outre, 4 petites
épines à la carène inférieure de l'aire médiane externe et 2-3 à la carène
correspondante de la face interne. Un très léger épaississement dorso-
latéral sur les tergites 5 et 6 ; bord postérieur du 6 e très légèrement
concave ; bord postérieur du 7 e très profondément découpé selon un
segment circulaire. Avant-dernier tergile peu élevé avec 2 bombements
latéraux semi-circulaires, près du bord antérieur; à la partie médiane
une petite côte en U à branches orientées vers l'arrière, légèrement
épaissies et saillantes à l’extrémité ; un petit appendice médian, conique
légèrement incliné vers l’arrière, implanté sur la courbure basale de cette
côte ; un petit bombement entre les branches terminales d’où part une
caiène traversant l’expansion médiane. Cette dernière déprimée à la
base, rectangulaire, à peu près 2 fois plus large que longue, les bords
latéraux droits, le bord postérieur avec une petite découpure médiane
s'élargissant d'avant en arrière ; de part et d’autre de cette découpure
une convexité puis une petite expansion triangulaire, les angles latéro-
postérieurs arrondis. Dernier tergite bien visible latéralement sous
forme d'une pièce largement arrondie avec un angle postéro-interne
constituant un petit appendice orienté obliquement vers l'arrière et vers
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
77
le haut. Cerques atteignant l’extrémité de la plaque sus-anale, peu épais,
régulièrement courbés dorsalement et légèrement incurvés vers la ligne
médiane, l’extrémité étroitement arrondie. Complexe sous-génital divisé
par un sillon transversal fin et bien net. Une petite dépression à l’angle
postéro-externe des aires latérales ; aire membraneuse non rebordée. Lobe
médian de la partie apicale encapuchonnant, réuni à la base des lobes
latéraux par un connectif coriacé ; face ventrale triangulaire, légèrement
déprimée au milieu, pourvue d’un étranglement subapical, l’extrémité
arrondie, beaucoup plus étroite que chez S. lectifera ; face dorsale pourvue
Source : MNHN , Paris
78
M. DESCAMPS ET D. WINTUEBERT
d'une forte crête subapicale carénee, avec bord postérieur sinue et bords
î,Sux concaves sous-tendant le connectif. Lobes latéraux elliptiques,
orientes vis-à-vis du lobe médian, à peu près 1 fois 1 / 2 aussi longs que
mines la face externe convexe selon l'axe longitudinal, le bord postérieur
largement arrondi, le bord inférieur dessinant une forte convexité basale.
Coloration d'après l'insecte sec : teinte générale jaune. Yeux marron
ainsi que les antennes à partir du 3« article ; une tache noire en position
médiane sur le bord antérieur des mandibules; extrémité du fastigium
sellée de brun, vertex et occiput parcourus par 2 bandes longitudinales
l.'run noir encadrant une plage triangulaire jaune. Une bande brune
s'étendant du bord antérieur du pronotum jusqu au bord postérieur du
■)« tergite abdominal, d'abord large, puis fortement amincie sur la majeure
aart'e du pronotum et s'élargissant à nouveau tout en devenant moins
foncée sur le thorax et l'abdomen ; pleures metathnraciques et moitié
supérieure de l'épiinère mésotlloracique brun noir. Pattes anterieures
marquées de noii à l'extrémité des tibias et des articles tarsaux ; articu¬
lation tibio-fémoralc postérieure brune, le tibia et le tarse violacés, mar¬
qués de noir aux extrémités. Elytres bruns avec une tache basale noire.
Face ventrale brune sur le metasternum, les 7» et 8" slermles abdomi¬
naux Bord postérieur du 6' tergite et parties latérales du 7« noirs, face
dorsale de l'avant-dcrnicr tergite brune marquée de noir notamment
vers le bord postérieur ; dernier tergite brun noir avec plage jaune à la
base Complexe sous-génital brun jaune tache de noir notamment à la
partie médiane et sur la moitié postérieure des lobes latéraux.
Crochets de l’épiphalle réunis à la base par une large sclérification
transversale très étruitement fissurée au milieu ; base des baguettes
latérales fortement recourbée vers le bas. Capsule ectophallique endom¬
magée au cours de la dissection, la bordure dorso-ajucale comme repré¬
sentée à la figure 134. Endopliallc très petit; peins très allongé, l'apex
atteignant la sclérification dorso-latérale du phallotreme ; ce dernier
avec sclérification ventrale allongée.
Madagascar Est : 10
Muscum de Paris.
m nord-est de Foulpointe, 1 S holotype, 9-2-1964 (ilf. Bouoet ).
Genre Carcinomastax Relin et Rehn 1945
Garcinomastax sp.
Madagascar Est : Périnet, l 9 . 23-12-1963 ( Raharizonina ).
Insecte jeune et en mauvais état appartenant vraisemblablement à
une espèce nouvelle. Plaque sous-génitale rappelant celle de C. quadris-
pinosa mais taitle très nettement plus petite. Coloration d'ensemble
Source : MNHN , Paris
PSEUDOSCHMIDTIJNAE
79
jaune avec une bande noire sur les tergites abdominaux, bande s'élargis¬
sant d'avant en arrière sur chacun des tergites, dessinant un T sur le 8“
et se prolongeant sur la plaque sus-anale.
C’est, avec C. minima et C. acutissima, la 3 e espèce observée à Périnct.
Genre Dendromastax nov.
Ce genre sc différencie de la plupart des Carc.inomastacini connus par
la face inférieure inerme des tibias antérieurs et médians (hormis les
épines apicales). Il partage toutefois ce caractère avec les Carcinornastax
dont il s’écarte par la spinescence de la carène supéro-interne des fémurs
postérieurs. La garniture épineuse de cette carène est du type normal
dans les 2 sexes chez Dendromaslax alors que chez tous les autres
Carcinomastacini on observe des épines jusqu’à faible distance de la
base, les unités antérieures étant plus rapprochées, implantées latérale¬
ment et inclinées vers le bas. Par ailleurs, l'arête dorsale des valves infé¬
rieures de l’oviscapte toujours inerme et régulièrement convexe chez les
Carcinomaslacini est pourvue ici d’une sinuosité préapicale. La position
attribuée à Dendromaslax nous semble justifiée par la structure de l’épi—
phalle.
<J. Taille moyenne. Capsule céphalique plus large au niveau des yeux
qu’au niveau des articulations mandibulaires. Face pourvue de 3 fortes
callosités de part et d’autre des carènes médianes, droite de profil.
Fastigium peu saillant, déclive, arrondi à l’extrémité ; espace interocu¬
laire étroit, occupé par 2 fortes carènes subcontiguës. Yeux légèrement
allongés dorso-ventralement ; distance infra-oculaire subégale à la largeur
de l’œil. Antennes subégales à la distance comprise entre le clypéus et
l’extrémité du fastigium ; épine antennaire sur le 4° article à parlir de
l’apex, un petit mamelon sur le 7 e .
Pronotum entièrement rebordé, le bord postérieur incisé en triangle ;
angle postérieur des lobes latéraux saillant vers l’arrière. Plaque sternale
régulièrement rebordée, le mésosternum peu déclive vers l’avant. Bra-
chyptcre ; élytres non contigus sur la ligne médiane, les bords droits,
l'extrémité largement arrondie. Fémurs antérieurs et médians peu épais,
pourvus de 2 carènes supérieures et d’une carène inférieure parfois
incomplète. Tibias des 2 premières paires inermes, hormis les épines
apicales : 3 externes, 4 internes aux tibias antérieurs, 3 de chaque côté
aux tibias médians. Carènes supérieures des fémurs postérieurs armées
d'épines fortes, courtes, coniques, celles de la carène interne en nombre
sensiblement égal à celles des 2 autres et implantées de façon identique.
Eperon inféro-interne des tibias postérieurs spiniforme ; griffes des
tarses inégales.
Extrémité de l’abdomen renflée ; bord postérieur du 7 e tergite faible¬
ment concave ; avant-dernier tergite allongé, le 1 /3 postérieur découpé
par 2 fortes encoches délimitant une pièce médiane subrectangulaire
masquant la base de la plaque sus-anale ; dernier tergite rabattu vers
l'intérieur, presque entièrement caché latéralement. Cerques courts,
Source : MNHN , Paris
80
M. DESCAMPS ET D. WINTUEBERT
épais, régulièrement incurvés vers l'intérieur. Bord postérieur du 8 e ster-
nite largement découpé. Complexe sous-génital divisé en 2 parties par
un étranglement médian. Aire membraneuse de la partie basale bordée
d'une côte peu saillante, fortement rétrécie vers l’arrière et rentrant
légèrement dans la base du lobe médian. Partie apicale composée de
3 lobes de longueur subégale, le lobe médian large à la base, les lobes
latéraux spatuliformes, situés dans le prolongement exact des angles
postéro-externes des aires latérales, libres jusqu'à la base.
Crochets de l’épiphalle forts, réunis à la base ; baguettes latérales
étroites, subcontiguës, l’extrémité antérieure recourbée ventralement
Capsule ectopliallique subcylindrique, fortement sclérifiée ; ouverture
génitale large, en position franchement dorsale (disposition unique parmi
tous les Psmdoschmidtiinae connus). Endophalle caractérisé par l’absence
de sclérite du gonopore, par le phallotrème dépourvu de sclérifications
décelables et par la présence d’un très large repli dorsal constituant une
poche superposée au sac spermatophore et de plus grande taille (fig. 142)
Ç. Face calleuse comme chez le <?. Fastigium, vu de profil, légèrement
déclive. Capsule céphalique de largeur subégale au niveau des yeux et
à celui des articulations mandibulaires. Fémurs antérieurs pourvus de 3
à 5 carènes ; fémurs médians avec 2 carènes supérieures, 1 carène externe
et 1 forte côte à la face inférieure. S e tergite abdominal complètement
enveloppant, les bords latéraux se chevauchant plus ou moins largement
à la face ventrale sur presque toute la longueur. Dernier tergite bien
découvert latéralement, pouvant se présenter sous 2 aspects : a) la partie
latérale (représentant le 10 e tergite) triangulaire avec angle postéro-
externe étroit, saillant et arrondi (fig. 144); b) la partie latérale (repré¬
sentant le 10 e tergite) large, subcirculaire ou subcarrée avec un anelè
postéro-interne droit et peu saillant (fig. 147) — les insectes appartenant
à cette 2 e catégorie sont classés provisoirement dans ce genre, les *
étant inconnus — Partie de la plaque sous-génitale visible au-delà du
8 e tergite, entière, fortement saillante vers l’arrière, triangulaire, l’extré¬
mité aiguë, les bords parfois très fortement épineux. Valves inférieures
de l’oviscapte étroites, parfois régressées mais de façon moins accentué
que chez les $ de Sauromastax, les bords latéraux dentés, la dent apicale
faible et peu recourbée, l'arête dorsale pourvue d’une sinuosité préapicale
toujours bien marquée. Valves supérieures avec dent apicale peu recour¬
bée, la face dorsale pourvue d’une rangée d’échinulations.
Génotype : Dcndromaslax spatulata n. sp.
A ce genre sont rattachées provisoirement 2 espèces : D. rcgrcssi
valva et D. rehni connues seulement par les Ç. Ces insectes se rapprochenl-
incontestablement du génotype par les callosités faciales, la sinuosit '
préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte et i a
spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs. La structu^
du dernier tergite abdominal justifierait peut-être la création d’un g enr e
nouveau, que nous préférons différer jusqu’à ce que les S nous soient
connus.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
81
Clé des espèces (?)
1 (2) Partie latérale du dernier tergite étroite, triangulaire, avec angle
aigu saillant vers l’arrière; plaque sous-génitale très épineuse, se
terminant par une pointe très aiguë, légèrement recourbée dor-
salement ; valves inférieures de l’oviscapte longues, avec sinuosité
préapicale de l’arête dorsale étroite ; élytres atteignant le bord
postérieur du 1 er tergite abdominal (fig. 144-145).
. D. spalulala n. sp. p. 83
2 (1) Partie latérale du dernier tergite large, subcarrée, dépourvue
d’angle saillant ; plaque sous-génitale inerme (fig. 146-147). . 3
3 (4) Valves inférieures de l’oviscapte courtes, la pariie apicale régres-
sée ; 8 e tergite avec une convexité du bord postérieur située juste
au niveau du bord inférieur du dernier tergite ; celui-ci avec un
angle postéro-interne droit, le bord externe largement convexe
(fig. 147). D. regressivalva n. sp. p. 84
4 (3) Valves inférieures de l’oviscapte normales ; 8 e tergite avec un
angle latéro-postérieur arrondi, saillant; dernier tergite subrec¬
tangulaire avec 2 angles postérieurs droits.
. D. rehni n. sp. p. 86
Dendromastax spatulata n. sp.
(fig. 136-145)
d- Holotype. Face pourvue de 2 callosités sous-antennaires, obliques
vers les carènes médianes, de 2 callosités médianes subovoïdes et de 2 callo¬
sités supra-clypéales plus petites et bien différenciées. Carènes médianes
de la face contiguës sur toute leur longueur, épaissies sur le 1 /4 inférieur ;
ocelle médian non décelable. Découpure postérieure du pronotum non
rebordée, la carène médiane légèrement incisée à la pointe de l'angle
rentrant. Elytres atteignant le milieu du 2 e tergite abdominal. Spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante de l’extérieur vers l'intérieur : 7-9; 5-7 ; 6-9 (11 ; 9;
8 chez le paratype). Angle latéro-postérieur de l’avant-dernier tergite
d’environ 45°, l’extrémité arrondie ; pièce médiane (recouvrant la base
de la plaque sus-anale) déprimée sur toute sa longueur, le bord postérieur
droit, très légèrement onduleux de part et d’autre d’une petite découpure
médiane triangulaire ; une petite granulation juste en avant de l'angle
rentrant de cette découpure ; angles latéro-postérieurs droits, largement
arrondis ; bords latéraux divergents d’avant en arrière sur les 2 /3 anté¬
rieurs ; base limitée par 2 fortes concavités. Dernier tergite visible latéra¬
lement sous forme d’une petite pièce irrégulière située juste dans le
prolongement de l’angle latéro-postérieur du tergite précédent, visible
aussi dorsalement sous forme d’une pièce subrectangulaire, étroite et
irrégulière, fortement rabattue vers le bas. Cerques dépassant la plaque
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 6
Source : MNHN, Paris
82 M. DESCAMPS ET I>. WINTREBERT
10 . 136-143. Deiulrornastax spatulata «. sp. ;. — 136. extrémité abdominale latérale
ment. 137. Kpiphalle dorsalemcnt. 138. extrémité abdominale dorsalemcnt C
13:). Complexe phallique latéralement. MO. Capsule ectophalliquc dorsalement' _
111 . extrémité abdominale en vision ventro-apicalc. — 112. Cndophalle latéraleml».
113. Tôle, pronotum et élvtre latéralement. ‘"'-ment.
Source : MNHN, Paris
PSKUDOSCHM1DTIINAE
83
sus-anale d’environ 1 /3 de leur longueur, la moitié postérieure très
nettement comprimée transversalement, l’extrémité largement arrondie.
Complexe sous-génital fortement convexe de profil ; aire membraneuse
de la partie basale prolongée vers l'arrière par une dépression semi-
circulaire, bordée d’une côte bien nette, faisant légèrement saillie dans la
base du lobe médian et encadrée de 2 petits enfoncements marquant la
limite postérieure des aires latérales ; ces dernières, petites, peu bombées.
Lobe médian de la partie apicale large et très fortement bombé à la
base, présentant un étranglement subterininal bien net mais peu profond :
extrémité subcirculaire, plane ; bords latéraux recourbés ventralement
en avant de l'étranglement et dorsalement au-delà. Lobes latéraux
ayant latéralement l’aspect d’une pièce subrectangulaire avec 1 /3 posté¬
rieur élargi et fortement recourbé dorsalement, apparaissant constitués,
en vision ventrale, d’une base large, prolongée par une tige étroite se
terminant par un renflement elliptique légèrement incliné vers le lobe
médian et fortement concave.
Coloration d’après l'insecte sec : teinte générale vert varié de jaunâtre.
Face jaune d'œuf, les callosités plus claires ; les 4 premiers articles des
antennes jaunâtres, le reste noir ; vertex et occiput teintés de brun clair.
Elytres bruns ; tibias et articles tarsaux des 2 premières paires marqués
de noir aux extrémités ; apex des fémurs postérieurs et articulation
tibio-fémorale vert taché de brun ; tibias postérieurs verdâtres à la base,
la moitié apicale et les tarses rouges, les épines noires. Bord postérieur
des tergites 6 et 7, angles latéro-postérieurs de l'avant-dernier tergite
et de sa pièce médiane, extrémité des plaques infra-cercales, bord posté¬
rieur du 8 e sternite, dépressions de la partie basale du complexe sous-
génital brun noir.
Complexe phallique comme décrit pour le genre et représenté aux
ligures: 137, 139-140 et 142.
$. Allotype. Antennes un peu plus courtes que la distance comprise
entre le clypéus et l’extrémité du fastigium. Carènes médianes de la face
peu distantes, contiguës seulement sur une courte longueur près de la
suture clypéale, l'ocelle médian non décelable. Découpure du bord
postérieur du pronotum semi-circulaire. Elytres dépassant très légèrement
le bord postérieur du l or tergite abdominal. Fémurs antérieurs pourvus
de 5 carènes, les unités de la face inférieure faibles. Spinescence du fémur
postérieur (unique) : 10; 9; 13, les unités basales de la carène interne
montrant une très légère tendance vers la disposition caractéristique des
autres Carcinomastacini. 8 e tergite avec bords latéraux fortement
convexes, se chevauchant légèrement sur environ les 2 /3 de leur longueur ;
un angle latéro-postérieur bien différencié, saillant vers l’arrière, très
largement arrondi. Dernier tergite apparaissant latéralement sous forme
d’une pièce triangulaire, la portion externe étroite, avec angle aigu
saillant vers l'arrière. Plaque sus-anale divisée transversalement par
une côte en ligne brisée ouverte vers l’arrière ; aire médiane de la partie
basale déprimée. Partie visible de la plaque sous-génitale parcourue par
une côte très épaisse prolongée vers l'arrière par une très forte épine
comprimée transversalement et légèrement courbée dorsalement ; bords
Source : MNHN, Paris
84
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
latéraux garnis de 4-5 épines aiguës. Valves inférieures de l’oviscapte
longues, étroites, les supports basaux partiellement découverts, l'arête
dorsale pourvue d’une sinuosité préapicale bien nette mais étroite ; dent
apicale bien différenciée mais courte; 10-11 dents sur le bord externe •
sur le bord opposé, un petit espace lisse en arrière des 3-4 petites dents
basales.
Teinte générale vert foncé, la face ventrale fauve. Tibias postérieurs
verdâtres sur les 2 /3 basaux, le 1 /3 apical rouge. Extrémité du fémur
postérieur et condyle tibio-fémoral verts ; un croissant brun clair au-
dessus du lobe géniculaire externe. Elytres bruns, les nervures vertes.
Madagascar Est : forêt ouest de Vondrozo, 1 S holotype,
14-8-1964 (/J. Winlrebert). Muséum de Paris.
9 allotype, 1 i paratype.
Cy
3,10
Les insectes ont été capturés sur arbuste indéterminé ; on notait la
présence de larves et de jeunes adultes en pleine saison fraîche.
Dendromastax regressivalva n. sp.
(fig. 146-147)
$. Holotype. Antennes un peu plus longues que la distance comprise
entre le clypéus et l’extrémité du fastigium ; articles beaucoup pl us
allongés que chez l’espèce précédente à partir du 8 e . Face avec 2 callo¬
sités sous-antennaircs circulaires, les 2 callosités médianes confluentes
avec les inférieures et constituant un épais bourrelet ; carènes médianes
non contiguës, épaisses et convexes sur la moitié inférieure ; ocelle
médian non décelable. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum
plus largement arrondi que chez l’espèce précédente. Elytres atteignant
le 1 /3 postérieur du 2 e tergite abdominal. Fémurs antérieurs et médi ans
pourvus de 2 carènes supérieures, d’une carène externe et d’une forte
côte ventrale. Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur
(unique) répondant à la formule suivante de l'extérieur vers l'intérieur •
10 ; 9 ; 10, unités basales de la carène interne largement espacées. 8 e ter¬
gite avec bords latéraux peu convexes, se chevauchant largement à la
face ventrale sur les 4/5 de leur longueur ; pas d'angle latéro-postérieur
bien différencié, mais line convexité du bord postérieur située ventrale-
ment juste sous le bord inférieur du dernier tergite. Celui-ci moyennement
saillant, la portion externe large, subcirculaire, avec un angle postéro-
interne droit, arrondi à l’extrémité, peu saillant ; les bords postérieur et
inférieur confondus dans une large convexité (üg. 147). Cerques relative¬
ment courts, coniques, atteignant presque l’extrémité de la plaque sus-
anale ; cette dernière lisse, l’extrémité largement arrondie. Partie visible
de la plaque sous-génitale triangulaire, masquant la base des valves
inférieures de l’oviscapte, la face ventrale légèrement bombée, les bords
inermes, finement et irrégulièrement rugueux, l’extrémité aiguë. Valves
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
85
inférieures de l’oviscapte courtes, l’extrémité arrondie, dépourvue de
dent apicale différenciée ; bord externe avec 4-5 ondulations ; arête
supérieure irrégulièrement sinuée en arrière de la convexité préapicale,
cette dernière large et bien nette. Bord externe des valves supérieures
armé de 11 dents.
Insecte décoloré devant être vert à l’état frais ; nombreuses traces
de cette couleur sur l'ensemble du corps. Antennes noires à partir du
6 e article. Condyle tibio-fémoral postérieur apparemment clair, le tibia
sans trace décelable de coloration rouge.
<J inconnu.
Madagascar Est : 10 km nord-est de Foulpointe, 1 Ç holotype, 9-2-1964 (Af. Bouvet).
Muséum de Paris.
F E P Cy Cm
19 14,0 4,6 3,0 3,03 3,12
Source : MNHN, Paris
86
M. DESCAMPS ET D. W1NTREBERT
Dendromastax rehni n. sp.
Cnrcinomaslax porlentosa Rehn & Rehn 1945, p. 223, fig. 21-26, Ç.
Carcinnmastax porlentosa Rehn & Rehn 1945 (?), Descamps 1964, p. 93.
La valeur du couple constitué par Rehn et Rehn a été mise en doute
précédemment (Descamps 196-1) pour des raisons correspondant en tout
point aux caractères de différenciation du genre Dendromastax par oppo¬
sition aux autres Carcinomastacini (cf. supra p. 79). Les de D. rehni
et de l’espèce précédente étant inconnus, un doute subsiste quant à la
véritable appartenance générique de ces 2 insectes. Il nous apparaît
cependant indispensable de séparer le 1 er du genre Carcinomaslax auquel
il 11 ’appartient pas pour le rapprocher de D. rcgressivatva qui lui est, à
coup sur, congénérique.
Tribu P EN ICHRO TI
Genre Tapiamastax nov.
$. Capsule céphalique de largeur subégale au niveau des yeux et des
articulations mandibulaires. Face plate, monochrome, non calleuse
Fastigium modérément saillant, redressé à l’extrémité. Yeux allongés •
distance infra-oculaire plus grande que la largeur de l’œil. Antennes
courtes, égalant environ les 2 /3 de la face ; épine antennaire sur le
•I e article à partir de l’apex. Pronotum entièrement et finement rebordé
l'angle postérieur des lobes latéraux large, arrondi, saillant vers l’arrière
Subaptère ; vestiges élytraux représentes par un petit lobe tégumentairê
soudé sur le bord externe du mésonotum, redressé contre le tergum et
replié extérieurement sur lui-même ; vestiges des ailes représentés par
un petit lobe redressé contre le tergum. Fémurs antérieurs et médians
pourvus de 6 carènes. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs du type normal. Eperon inféro-interne des tibias postérieurs
conique, bien net mais peu développé.
Bords latéraux du 8 e tergite abdominal dépassant légèrement les
bords correspondants du précédent. 1 /3 postérieur de la plaque sous-
génitale présentant 2 étroites découpures délimitant 3 lobes, l'unité
médiane beaucoup plus courte que les 2 autres ; une carène faible mais
bien nette réunissant les angles rentrants des 2 découpures et soulignant
la base du lobe médian. Valves de l’oviscapte fortes, les unités inférieures
bien caractéristiques avec les bords latéraux de la face ventrale non
dentés jusqu’à la suture basale, le bord interne saillant et sublamelli¬
forme sur le 1 /3 basal ; une forte dent préapicale sur l’arête dorsale.
<$ inconnu.
Génotype : Tapiamastax bicoloripes n. sp.
Cet insecte s'écarte des autres Penichroti par la plaque sous-génitale
trilobée. La taille du lobe médian ne se retrouve chez aucun autre Pseudo-
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIIN AF.
87
schmidliinae. Cette pièce se présente ici sous une forme, faisant penser à
un guide-œuf incomplètement différencié. Les vestiges des organes du
vol sont voisins de ceux qui s’observent chez Amatonqa. Nous classons
Tapiamastax parmi les Penichroti en raison de la forme du fastigium
rappelant Penichrolcs et Harpcmastax. Les insectes de ce groupe sont
particulièrement mal connus ; l’étude d'un matériel plus important
ferait peut-être ressortir la nécessité de les répartir dans d’autres tribus (?).
Tapiamastax bicoloripes n. sp.
(fig. 118-151)
$. Holotype. Carènes médianes de la face peu saillantes, subcontiguës
et parallèles au-dessous de l’ocelle médian, écartées et épaissies entre les
antennes, contiguës sous l’angle fastigio-facial. Espace interoculaire
limité par 2 côtes parallèles se prolongeant légèrement sur le vertex en
149
Fio. 148-151. — Tapiamastax bicoloripes n. sp. ç. — 148. Extrémité abdominale latéra¬
lement. — 149. La même ventralement. — 150. Tête et pronotum latéralement. — 151.
Vestiges des organes du vol.
bordure des yeux. Disque du pronotum irrégulièrement strié transver¬
salement. Carènes inférieures et interne des fémurs médians faibles.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à
la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 7-8 ; 5-6 ; 4-6. Angle
latéro-postérieur du 8 e tergite légèrement saillant vers l’arrière. Plaque
sous-génitale large, finement carénée ; lobe médian rectangulaire, le
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
bord postérieur légèrement convexe ; lobes latéraux à peu près 2 fois
aussi longs que l’unité médiane, l'angle postéro-cxterne droit, l'angle
opposé très largement arrondi, le bord interne droit à la base, chevau¬
chant légèrement le lobe médian, ce dernier apparaissant, de ce fait
situé à un niveau différent et faisant penser à un guide-œuf. Dent apicale
des valves inférieures de l’oviscapte forte, moyennement recourbée •
bord externe de la face ventrale différencié en forme de crête sur les
3 /5 postérieurs seulement, armé de 5 dents, les 2 unités subapicales fortes •
bord interne armé de petites dents sur les 4/5 postérieurs; quelques
échinulations à la face ventrale. Face dorsale des valves supérieures
convexe, parcourue par un alignement de fortes échinulations coniques ■
bord externe armé de 9-10 dents.
Insecte partiellement décoloré, devant être presque entièrement
vert à l’état frais. Face jaune ; antennes verdâtres ; tibias postérieurs
verts à la base, orangés sur les 2/3 apicaux, les épines noires avec un
anneau basal jaune ; dents des valves de l’oviscapte noires.
Madagascar Centre : col des Tapias, Sous-Préfecture d’Ambositra, 1 Q holotvn*.
1 Ç paratype, 25-3-1964 ( Raharizonina ). Muséum de Paris. ' • 1 e ‘
p p Cy Cm
2 9 11,6-12,0 2,3-2,5 2,86-2,89 2,80-2,88
Tribu PSEUDOSCHMIDTIAE
Genre Amalomastax Rehn et Rehn 1945
Rehn et Rehn 1945, p. 242 ; Descamps 1964, p. 172.
A ce genre, jusqu’à présent monospécifique, vient s’ajouter 1 espèce
connue seulement par la $ qui diffère du génotype par la plaque sous-
génitale très nettement moins large, dépourvue de mamelon basal et
armée de 2 fortes épines en position médiane sur le bord postérieur.
Amalomastax nigromarginata n. sp.
(fig. 152-155)
$. Holotype. Capsule céphalique un peu plus large au niveau des
yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Carènes médianes de
la face très fines, très peu saillantes et subcontiguës au-dessous de l'ocelle
médian, légèrement distantes entre les antennes et à nouveau subcon-
tiguës au niveau de l’angle fastigio-facial. Ocelle médian bien visible'
ocelles latéraux fortement saillants, ayant l’aspect de 2 petits pédoncules
divergents et légèrement ascendants. Fastigium très largement arrondi
de profil ; espace interoculaire légèrement concave, limité vers l’avant
par 2 petites côtes latérales. Distance infra-oculaire un petit peu plus
grande que la largeur de l’œil. Antennes subégales à la distance comprise
entre le clypéus et l’extrémité du fastigium. Pronotum très finement
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
89
rebordé antérieurement et latéralement, la carène médiane épaisse, le
disque bordé par 2 fines côtes sinueuses ; 1 côte irrégulière à quelque
distance du bord postérieur. Vestiges élytraux triangulaires, tombant
sur les pleures, l’angle postérieur arrondi, faisant légèrement saillie
au-delà du bord postérieur du mésonotum ; vestiges des ailes représentés
par un petit lobe allongé, moins large, orienté dans le môme sens, n’attei¬
gnant pas le bord postérieur du métanotum. Mésonotum et métanotum
parcourus par une carène largement sillonnée. Pattes antérieures et
médianes grêles ; fémurs antérieurs avec une carène externe bien marquée.
les carènes inférieures faibles ; face externe des fémurs médians bombée,
la carène inféro-interne obsolète. Spinescence des carènes supérieures du
fémur postérieur (unique) répondant à la formule suivante de l’extérieur
vers l’intérieur : 5 ; 8 ; 4. Bords latéraux du 8 e tergite droits, dépassant
légèrement ceux du tergite précédent ; angle latéro-postérieur droit,
arrondi. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce
subrectangulaire, le bord inférieur droit, l’angle postéro-externe arrondi,
très peu saillant, légèrement rabattu vers l’intérieur. Plaque sus-anale
divisée transversalement vers le 1 /3 postérieur. Plaque sous-génitale
courte, lisse, non carénée, atteignant la suture basale des valves inférieures
de l’oviscapte ; bord postérieur découpé par 2 petites encoches latérales
délimitant 1 lobe médian très grand et 2 petits lobes latéraux cachés sous
l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite ; bord postérieur du lobe médian
régulièrement convexe, armé de 2 épines médianes encadrées de plusieurs
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
autres plus petites et irrégulières. Valves de l’oviscapte longues. Valves
inferieures considérées vcntralement, convergentes vers l’arrière sur
le 1/3 basal; dent apicale peu recourbée; une forte dent préapicale
sur l’arête dorsale ; face ventrale rugueuse, subplane, les bords latéraux
dentés (15-17 unités) sur toute la longueur, le bord interne plus élevé
que le bord opposé sur le 1 /3 basal. 14-15 dents sur le bord externe des
valves supérieures ; 1 rangée d’échinulations à la face dorsale.
Insecte en grande partie décoloré. Face monochrome ; extrémité du
fastigium marquée de noir ; une bande de même couleur traversant la
joue, s’élargissant de haut en bas, bordée à l’arrière d’une bande claire
elle-même suivie d'une petite tache sous-oculaire noire. Pleures thora¬
ciques en grande partie de couleur noire avec une tache jaune à la partie
supérieure de l’épimère mésothoracique. Une bande noire sur le bord
inférieur des tergites abdominaux depuis le 2 e jusqu’au dernier. Également
de coloration noire : les valves de l’oviscapte, les paraproctes, le 1 /a
postérieur de la plaque sus-anale, l'extrémité des fémurs postérieurs
un anneau basal aux tibias postérieurs. Traces de coloration verte sur les
pattes.
<? inconnu.
Madagascar Est : Périnet
F
1 9 12,0
1 9 holotype, 23-12-1963 ( Raharizonina ). Muséum de Paris
Genre Wintrebertella Descamps 1964
Descamps 1964, p. 173.
Ce genre monospécifique n’est connu que par 2 <?. Nous rapportons
au génotype, avec quelques réserves, une $ capturée dans la même
région (col des Tapias) mais différant de tous les membres de la tribu de
Pseudoschmidliae par la plaque sous-génitale profondément fissurée au
milieu et par la piésence d’un guide-œuf difficilement visible extérieure
ment mais cependant bien net. Ces caractères semblent indiquer un~
appartenance à la tribu des Aptcropeocdi dans laquelle le genre devrait
être transféré si la capture simultanée des 2 sexes venait confirmer 1
rapprochement que nous faisons ici sur les bases suivantes :
— Antennes courtes, submonoliformes.
— Fastigium saillant et légèrement redressé à l’extrémité.
— Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum aigu et bien
saillant vers l’arrière.
— 3 e article des tarses postérieurs court, subcgal au 1 er .
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
91
Wintrebertella centralis Descamps 1964
(fig. 156-158)
Description de la $ présumée. Capsule céphalique de largeur subégale
au niveau des articulations mandibulaires et au niveau des yeux. Fasti-
gium saillant, l’extrémité arrondie et nettement redressée. Espace inter¬
oculaire limité par 2 carènes bien nettes, légèrement sinueuses, prolongées
vers l'arrière, en bordure des yeux, par un alignement de 4-5 petits mame¬
lons ; vertex et occiput légèrement rugueux. Face monochrome avec
2 larges callosités médianes ; carènes médianes parallèles et étroitement
Fig. 156-158. — Wintrebertella centralis Descamps 1964. Ç présumée. — 156. Extrémité
abdominale latéralement. — 157. La même ventralement. — 158. Tête et pronotum
latéralement.
distantes sur toute la longueur, présentant une légère convexité au niveau
de l’ocelle médian, ce dernier bien visible. Yeux allongés, distance infra-
oculaire un peu plus grande que. la largeur de l’œil. Antennes courtes,
épaisses, un peu plus longues que le plus grand diamètre de l’œil, tous
les articles transverses à partir du 4 e et comprimés dorso-ventralement
à partir du 9 e . Pronotum finement et entièrement rebordé ; incision du
bord postérieur forte, ses côtés convexes ; disque chagriné, limité par
une côte sinueuse incomplète ; angle postérieur des lobes latéraux comme
chez le <î. Vestiges des organes du vol comme chez le (J — les vestiges
élytraux, contrairement aux indications de la diagnose générique, diffè¬
rent de ceux des autres Pseudoschmidtiae subaptères : ils sont constitués,
comme chez beaucoup d ’ Apteropeoedi, par un double repli tégumentaire,
la portion externe tombant légèrement sur les pleures — Fémurs anté¬
rieurs et médians pourvus de 6 carènes, celle de la face interne plus
Source : MNHN, Paris
92
M. DESCAMPS ET
V INTHEBERT
faible. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répon¬
dant à la formule suivante de l'extérieur vers l’intérieur : 3-5 ; 5 ;
Epines du bord interne des tibias postérieurs de taille décroissant très
légèrement depuis le milieu jusqu’à l'apex; 3 P article des tarses plus
court que le 1 er . Les 6 premiers tergites abdominaux striés transversale¬
ment ; 8 e tergite long, très faiblement caréné, ses bords latéraux droits
ne dépassant pas ventralement ceux du tergite précédent, l’angle latéro-
postérieur saillant vers l’arrière. Dernier tergite avec angle postéro-
externe bien saillant, aigu, la pointe étroitement arrondie ; bord inférieur
convexe. Cerques n’atteignant pas l’extrémité de la plaque sus-anale
Plaque sous-génitale atteignant la suture basale des valves inférieures
de l’oviscaple, le 1 /3 postérieur légèrement rétréci, découpé par une
encoche à angle rentrant aigu. Lobes ainsi délimités subrectangulaires
les bords inermes, l'angle postéro-externe droit, l’angle opposé largement
convexe. Un guide-œuf en forme de petite pièce rectangulaire, très
étroit, perpendiculaire à l’axe du corps, terminé par une petite pointe
décelable en vision apicale mais invisible ventralement. Valves de l’ovis-
capte relativement courtes. Valves inférieures pourvues d'un très léger
épaulement préapical sur l’arête dorsale ; dent apicale forte, bien recour¬
bée ; face ventrale avec une rangée d'échinulations (3-4 unités), le bord
externe armé de 3-4 dents, le bord opposé armé de 5-6 dents plus petites
7-8 dents sur le bord externe des valves supérieures.
Insecte de teinte sombre comme le <J. partiellement décoloré. Callo¬
sités faciales, une bande infra-oculaire sur les joues et bordure inférieure
du pronotum claires. Une bande claire surmontée de quelques taches
noires sur le bord inférieur des tergites abdominaux 2 à 7. Lobes génicu-
laires postérieurs plus clairs que l'ensemble du fémur, surmontés d’un
croissant noir. Reste du corps et des appendices brun foncé.
Madagascar Centre : col des Taplas, sous-préteclure d’Ambositra, 1 9 25-3-1 oc.
( Raharizonina ). Muséum de Paris. ' “ JO ' 1
F P Cy r
Genre Parasymbellia Descamps 1964
Descamps 1964, p. 191.
Le genre Parasymbellia comprenait jusqu'à présent 6 espèces ; aucun
couple n’avait pu être constitué : le génotype P. rubro-ornala n’est connu
que par le d et les 5 autres espèces seulement par les $ qui avaient ét'
rapportées au même genre avec quelques réserves. La découverte d'un
nouvelle espèce P. decorala représentée par les 2 sexes confirme le bien
fondé de ce rapprochement. Tous les représentants connus de ce genr
se rencontrent dans les régions Nord et Nord-Ouest de Madagascar.
Le d de la nouvelle espèce se différencie du génotype de la faco
suivante :
— Expansion de l’avant-dernier tergite abdominal horizontale
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTUNAE
93
progressivement rétrécie d’avant en arrière, terminée par 2 petits lobes
arrondis ; lobe médian du complexe sous-génital fortement convexe de
profd, terminé par une lige longue, étroite et bifide ; aire, membraneuse
bordée postérieurement par une côte mince.
. P. rubro-ornata Descamps 1964.
— Expansion de l’avant-dernier tergile abdominal recourbée ventra-
lement à l’extrémité, de largeur subégale sur toute la longueur, le bord
postérieur légèrement incisé au milieu ; lobe médian du complexe sous-
génital fortement saillant vers l’arrière, sous forme d'une lame triangu¬
laire, l’extrémité large, pourvue d’une petite épine médiane ; aire mem¬
braneuse bordée postérieurement d’une côte très épaisse.
. P. dccorata n. sp.
Parasymbellia decorata n. sp.
(fig. 159-169)
3 . Holotype. Fastigium, vu de profil, très largement arrondi, l’extré¬
mité légèrement concave. Carènes médianes de la face fines, contiguës
sur toute leur longueur, fortement: épaissies au niveau de l’angle fastigio-
facial. Antennes subégales à la distance comprise entre le clypéus et
l’extrémité du fastigium, composées de 16 articles. Vestiges élytraux
n'atteignant pas tout à fait le bord postérieur du mésonotum, très nette¬
ment tombants sur les pleures, subtriangulaires, l’angle postéro-externe
droit, le bord externe convexe. Fémurs antérieurs épais, munis de
2 carènes supérieures et d’une carène externe bien nettes ; fémurs médians
comprimés transversalement, les 2 carènes supérieures bien marquées,
la face externe peu bombée. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs répondant à la formule suivante, de l’extérieur vers
l’intérieur : 6-7 ; 6-9 ; 5-6 ; (4-6 ; 4-6 ; 3-5 chez les paru types). Expansion
médiane de l’avant-dernier tergite abdominal étroite depuis la base,
légèrement ascendante, de largeur constante, l'extrémité faiblement
mais nettement recourbée vers le bas; face dorsale tectiforme, parcourue
par une côte longitudinale sur les 2 /3 basaux, le 1 /3 postérieur plan,
sillonné au milieu ; bord postérieur légèrement incise ; base limitée par
2 fortes concavités. Dernier tergite visible latéralement sous forme
d’une pièce triangulaire avec angle postéro-interne droit, arrondi à
l'extrémité. Cerques régulièrement amincis depuis la base jusqu’à
l’extrémité, légèrement incurvés vers l'intérieur, l’extrémité non renflée,
la face interne concave sur le 1 /3 apical — Le complexe sous-génital du
type (l'insecte ayant effectué sa mue imaginale en cage) est déformé, la
description suivante a été effectuée par comparaison avec 1 paratype
normalement constitué — Complexe sous-génital divisé par une dépression
transversale sinueuse, très large et très profonde. Aire membraneuse de
la partie basale limitée postérieurement par un bourrelel épais et forte¬
ment saillant ; aires latérales très grandes, peu étendues vers l’arrière
mais remontant latéralement jusqu’à la base des cerques, fortement
bombées, lisses, pourvues d'une petite dépression en bordure de l’aire
membraneuse. Lobe médian de la partie apicale fortement comprimé
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS ET
VINTREBEBT
94
io. 159-169. — l’arasy/nbellia decoraln n. sp. S, Ç. — 159. Extrémité abdominale du
en vision ventro-apicale. — 160. La même latéralement. — 161. La même dorsalemen**
— 162. Extrémité abdominale de la 9 vcntralement. — 163. Spermathèque. -_
Endophalle latéralement. — 165. Extrémité abdominale de la 9 latéralement_ icr
Epiphalle dorsalement. — 167. Capsule ectophallique dorsalement. - 168. c'omn ..
phallique latéralement. — 169. Pronotum de la 9 latéralement. 1 xe
J. jaune ; R. rouge.
Source : MNHN, Paris
'SEUDOSCHMIDTIINAE
95
transversalement, faisant saillie vers l’arrière sous forme d’une fine
lame triangulaire se terminant par un angle aigu à pointe arrondie ;
extrémité large, encapuchonnante, cachée parles lobes latéraux, la face
ventrale (supérieure) pourvue d’une petite épine implantée sur le bord
postérieur, inclinée vers le bas. Lobes latéraux très complexes, largement
implantés à la partie externe du bord postérieur des aires latérales,
inclinés vers le lobe médian, grossièrement rectangulaires en vision
latérale, la face externe pourvue de côtes et de dépressions irrégulières :
2 angles supérieurs, l’unité antérieure incurvée vers l’intérieur, l’unité
posli rieure bifide, constituant une concavité ouverte vers l’intérieur et
limitée par 2 cornes aiguës ; 2 angles inférieurs droits et très largement
arrondis ; portion de la bordure comprise entre les 2 angles inférieurs
nettement enroulée vers l’intérieur.
Crochets de l’épiphalle aplatis dorso-ventralement, dépourvus d’apo¬
physe basale orientée vers la ligne médiane ; baguettes latérales peu
écartées à la base, subcontiguës sur la plus grande partie de leur longueur,
fortement divergentes vers l’extrémité. Capsule ectophallique étroite à
la base, fortement renflée ventralcment, l’extrémité apicale très étroite
dorsalement, l’apex renflé et déporté vers la gauche ; bordure de l’ouver¬
ture dorso-basale très mince. Endoplialle comme chez le génotype, le
pénis plus allongé avec partie basale moins dilatée : fig. 16-1.
Coloration d’après l’insecte vivant : très vivement, richement et
diversement coloré. Capsule céphalique noire ; yeux noir d’ivoire ;
antennes à segments distaux vert 315 ; moitié inférieure de la face
jaune soufre ; joues barrées de jaune 288 ; vertex jaune 288 ; palpes légè¬
rement verdâtres. Pronotum avec aires antérieure et postérieure blanc
crémeux, aire médiane noire virant au violet 689 vers les bords inférieurs.
Pattes vert transparent ; genoux postérieurs noirs ; tibias postérieurs
bleu 472. Plaque sternale noir d’ivoire ; pleures, mésonotum et métanotum
noirs à reflets verdâtres. 1 er tergitc abdominal noir avec une partie
postérieure blanc crème ; parties latérales des autres tergites violet 689
vers l’avant et blanc crème vers l’arrière ; face dorsale de l’abdomen
occupée par une bande vert transparent allant en s’élargissant vers les
tergites distaux : face ventrale vert jaunâtre. Bord postérieur de l’avant-
dernier tergitc y compris l’expansion médiane, bord postérieur du
8 e sternite, bordure de faire membraneuse du complexe sous-génital et
bord postérieur des aires latérales, la plus grande partie du dernier tergite
et des lobes latéraux du complexe sous-génital, l’angle postéro-externe
des plaques infra-cercales de coloration noire.
$. Allotype. Carènes médianes de la face subcontiguës, plus largement
écartées entre les antennes. Vestiges alaires représentés par un épaississe¬
ment du bord externe du métanotum. Spinescence des fémurs posté¬
rieurs : 6-7 ; 6 ; 5-7. Angle latcro-postérieur du 8° tergite droit, arrondi.
Dernier tergite avec angle postéro-externe peu saillant et bord latéral
légèrement convexe. Plaque sus-anale étroite, divisée transversalement
au milieu, la partie postérieure semi-elliptique. Cerques subcylindriques
n’atteignant pas l’extrémité de la plaque sus-anale. Plaque sous-génitale
trilobée ; lobe médian bien saillant vers l’arrière, légèrement déprimé.
Source : MNHN, Paris
9G
I. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
masquant la suture basale des valves inferieures de l’oviscapte, penta¬
gonal, terminé par une pointe très aiguë et horizontale, les angles Iatéro-
postéricurs très largement arrondis, les bords inermes ; lobes latéraux
bien différenciés, séparés du lobe médian par une étroite découpure se
terminant par un angle rentrant arrondi, presque perpendiculaires au
lobe médian, triangulaires, terminés par une pointe très aiguë et subpa¬
rallèle à l’axe du corps, le bord interne fortement convexe à la base, le
bord externe concave. Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte
pourvue d’une sensible ondulation préapicale ; face ventrale concave
rugueuse, le bord externe fortement saillant, armé de 10 dents triangu¬
laires à pointe aiguë ; dent apicale forte et très recourbée. Bord externe
des valves supérieures avec 14-15 dents ; face dorsale fortement oblique
de l’extérieur vers l’intérieur, pourvue d’une rangée d’échinulations.
Insecte décoloré. Lobes latéraux du pronotum avec plages rouges et
jaunes disposées comme chez P. bifida et P. inermis et comme représen¬
tées à la figure 169. Pleures thoraciques rouges ; traces de même couleur
sur les parties latérales des tergites abdominaux. Moitié apicale des
tibias postérieurs rose pâle ; tarses postérieurs verts.
L’insecte se distingue très aisément de P. bifida et P. inermis par
les lobes latéraux de l'extrémité de la plaque sous-génitale terminés par
une forte épine. Ce caractère tend, par contre, à le rapprocher de P. mnero-
nala et P. undulata dont il se différencie par les bords du lobe médian
lisses et par la disposition des plages colorées du pronotum.
Madagascar Ouest : forêt d’Ankara tan tsika, 1 s holotype, 1 Ç allotype, 1 et 1 a
paralypes, 4 larves, 9-10-1964 (J. Tilcforl et D. Wintrebert ). - Forêt de Maiiualie disirî .
de Mitsinjo, 1 S paralype, 10 larves, 7-10-1964 (V. Têlefort et D. Wintrebert). Muséum*de
3 S 9,5-10,0
2 Ç 13,6-13,8
Chez les larves jeunes, les ptérothèques sont représentées par un
expansion du bord externe du mésonolum et du métanotum. Che
les larves âgées (stade ?) elles sont représentées par de petits lobe
redressés contre le tergite correspondant.
Les insectes ont été capturés sur Cipadessa boiviniana d’un sous-boi
de forêt galerie à Treculia perrieri (Moracées).
Cy
2,71-2,90
3,12-3,18
2,00 (1 ex.)
2,90 (1 ex.)
Positions incertaines
Genre Perinetella nom. nov.
Perinelia Descamps 1964, p. 206, nom. praec.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
97
Genre Xenomastax Descamps 1964
Xenomastax wintreberti Descamps 1964
Descamps 1964, p. 215.
Nouvelles signalisations : Mandalahy. 6 t, 2 9, 3 larves, 15-10-1961 (J. Têtc/orl el
D. Wintreberl). — 57 km nord Ambohimahasoa, 7 s, 2 9, 7 larves, 14-10-1964 (J. Têtelort
et D. Wintreberl).
Tout comme l’espèce voisine X. miserabilis Descamps 1964, de
répartition plus septentrionale (région de Tananarive), X. wintreberti
n’a été observé que sur Helichrysnm gymnocephatum (Composées).
Dans l’Isalo (Ambatolahy) un autre Pseudoschmidliinae également
capturé sur Helichrysnm gymnoccphalum se rapproche curieusement
par sa couleur, son aspect extérieur et certains détails morphologiques
des Xenomastax. Il appartient pourtant à un genre différent : Ambalo-
mastax chez lequel la $ présente le guide-œuf caractéristique des Aple-
ropeoedi.
Tribu APTEROPEOEDI
Le matériel étudié appartenait, pour la grande majorité (600 exem¬
plaires), à la tribu des Aptcropeoedi. 16 espèces et 3 sous-espèces nouvelles
ont été dénombrées parmi ces insectes dont l'étude a permis également
de répondre à quelques questions délicates. C’est ainsi que 2 couples
précédemment connus par le ^ et la $ (considérés comme appartenant
à des espèces différentes) ont pu être constitués ; 2 autres espèces connues
seulement par le se sont vues attribuer les $ correspondantes.
Bien des problèmes subsistent cependant qui ne pourront êlre résolus
qu’à l’examen d’insectes en provenance de stations plus nombreuses.
Dans plusieurs cas, toujours mentionnés dans le texte, les $ de 2 espèces
voisines ne peuvent être différenciées alors que l’identification des S
correspondants est des plus aisée.
Appareil génital des $
Au cours de l’étude précédente (Descamps 1964), le complexe génital
des $ n’avait pu être étudié. L’important matériel à notre disposition a
permis de disséquer un exemplaire au moins de chaque espèce. La
spermathèque a été dessinée à une échelle constante (fig. 170-207). Pour
chaque genre, la face dorsale de la plaque sous-génitale a été également
représentée de la même façon (fig. 209-220) en raison des caractères
fournis par le guide-œuf et la découpure de la partie postérieure.
Spermathèque ( fig. 170-207).
Elle est toujours terminée par une ampoule simple, sans diverticule.
L’extrémité est orientée vers l'avant, sauf chez les genres Lavanonia
(fig. 187-188) et Namonlia (fig. 189-190) où l’ampoule, repliée à l’extré-
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 7
Source : MNHN, Paris
98
M. DESCAMPS ET D. WINTREBEl
Fio. 170-207. — Spermathèques d ’Apteropeoedi. — 170. Apleropeoedes niaroDlanim ... .
Bolivar 1903. — 171. A. pygmaeus Descamps 19G4. — 172. Chloromastaxwintreh.}.'
Descamps 1964. — 173. C. marmorala n. sp. — 174. C. elegans Descamps 1964 _i,;'
C. indigo/erae Descamps 1964. — 176. Tete/ortina curia Descamps 1964. —177’ y : .•
treberli Descamps 1964. — 178. T. sylvatica n. sp. —179. T. maxima Descamn* \aol~
— 180. T. media Descamps 1964. — 181. T. gibbosa Descamps 1964. — 182. 7 hiri
n. sp. — 183. Micromastax longioalva n. sp. — 184. M. szumskii n. sp. — 185 M . su ‘ a
cala Descamps 1964. — 186. M. bosimavoana n. sp. — 187. I.avanonia
Descamps 1964. — 188. L. balmati n. sp. — 189. Namonlia humilicrus Dp*u.<.ti na
1964. — 190. N. crassipes Descamps 1964. — 191. Ambalomaslax carinata n „ ^
192. Wintrebertia arcuala Descamps 1964. — 193. IV. denliculata Désennuie 1 tnTT
— 194. IV. ampanihi Descamps 1964. — 195. IV. I. teteforti Descamps lQfia
196. W. 1. andranooatae n. subsp. — 197. IV. pusilla Descamps 1964. — 198 i>„ r n7 —
Ireberlia discreta (Descamps 1964). — 199. P. armata n. sp. — 200. P. n
(Descamps 1964). — 201. P. paulianl betrokae n. subsp. — 202. P. giganlca (\Je‘ioi£ ni
1964). — 203. lilutronuxia isolata Descamps 1964. — 204. Pxophtàlmomnstax , ‘ s
Descamps 1964. — 205. E. malzyi Descamps 1964. — 206. Isalomaslax cono/iV..ΰî a
n. sp. — 207. J. (?) viridis n. sp. ancul °ta
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
99
mité du canal, est orientée vers l’arrière. L'allure générale est à peu
près constante, sur l’ensemble du matériel étudié, seuls les genres Elu-
Ironuxia et Exophtalmomastax présentent un type de spermalhèque
bien spécial : ampoule réniforme et bosselée chez le premier (fig. 203),
tubuliforme cl contournée chez le second (fig. 20-1). Dans l’ensemble
des autres genres on peut différencier 2 types principaux :
a) Ampoule subsphérique à subovoïde avec extrémité largement
arrondie chez les genres à vestiges ëlytraux simples : Apteropcoed.es,
Chloromastax, Tele/ortina et Micromaslax (fig. 170-18G) ;
b) Ampoule allongée avec extrémité plus ou moins nettement effilée
chez les genres à vestiges élytraux constitués d’un double plissement
tégumentaire et spécialement chez les Winlrcbcrlia et Parawintrebcrlia
(fig. 192-201).
On constate parfois au sein d’un même genre des différences de
volume considérables pour des insectes de taille voisine : Chloromastax
ivintreberti (fig. 172) et C. elegans (fig. 174) — Tetefortina curia (fig. 176)
et T. media (fig. 180) ou T. hirsuta (fig. 182).
Certaines espèces, dont la position systématique n’est pas tout à fait
certaine, présentent un type de spermathèque s’écartant nettement de
celui des autres espèces du même genre : Winlrebertia pusilla (fig. 197)
et Parawinlrebertia gigantea (fig. 202).
Plaque sous-génitale et guide-œuf (fig. 208-220).
La plaque sous-génitale est construite sur le même type dans l’en¬
semble de la tribu. Chez certains genres : Apteropeoedes et Chloromastax
on note la présence de 2 dépressions latëro-basales dont l’aspect permet
la différenciation générique (fig. 209-210). Ces dépressions sont constituées
par une plage plus faiblement chilinisée que l’ensemble et incluant un
épaississement tégumentaire. Ce caractère se retrouve, moins accentué,
chez Isalomastax (fig. 220). Au cours de l'accouplement, les angles latéro-
postérieurs de l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite du S
(Apteropeoedes , et Chloromastax) viennent se loger dans ces concavités
(Descamps 1964).
La forme du guide-œuf (semi-circulaire, subrectangulaire, triangu¬
laire) ainsi que sa taille procurent d’excellents caractères de classification
pour certains groupes de genres (cf. clé p. 103).
Il n’y a pas de sclérificalions post-vaginales proprement dites, mais,
de part et d’autre du guide-œuf et sur une surface occupant la totalité
des lobes terminaux, la membrane de la chambre génitale s’épaissit très
nettement ; elle est fixée directement sur la bordure de la plaque sous-
génitale.
Chez toutes les espèces on observe une bourse copulatrice (poche
médiane de la chambre génitale) très développée. Chez les genres Aptero¬
peoedes et Chloromastax le plafond de cette bourse est très fortement
sclérifié et la bordure postérieure particulièrement renforcée. Cette
dernière présente dorsalement des bourrelets contournés et des conca¬
vités (fig. 208, 239) devant servir, lors de l'accouplement, de points
Source : MNHN, Paris
100
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
. s-génitales de 9 d’ Apleropeor.il i. — 208, 209. Aptcropeoerl,*
Descamps 1901 (208, sclériOcatlon du bord postérieur de la bourse rnnni?
>, plaque sous-génitale). — 210. C.hloromastax wintreberti Descamps 1964
211. Tele/ortina curia Descamps 1961. — 212. Laoanonia lhalassina Descamps 1961
21.'!. Micromaslax truncata Descamps 1964. — 211. A lamontia humilieras Descamr.
1961. — 215. Ambalomastax carinata n. sp. — 216. Winlrcberlia arcuala DescamS S
1961. — 217. Paraïuinlrebertia pauliani (Descamps 1964). — 218. Ëlulronuxia isolai S
Descamps 1964. — 219. Exoplitalrnomastax lucicola Descamps 1961. — 220. Isalomnsia
canaliculata n. sd. lax
Source : MNHN, Paris
PSEUD0SCHM1DTIINAE
101
d’accrochage aux sclérites dont est pourvu le phallotrème des <? de ces
2 genres (fig. 236, 241). Le rôle de ces sclérites a été illustre précédem¬
ment (Descamps 1964, p. 19). Chez le genre voisin Tetejortina, les sclé¬
rites du phallotrème du S sont atrophiés et on n’observe pas de scléri-
fication coaptative chez la $.
Clé des genbes ( 3 )
1 (8) Vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire
soudé sur le bord externe du mésonotum et redressé contre le
tergum (comme chez les larves des derniers stades) ; lobes latéraux
de la partie apicale du complexe sous-génital toujours largement
réunis au connectif par la face interne.2
2 (7) Fastigium relativement saillant; yeux allongés; distance infra-
oculaire subégale à la largeur de l’œil ; bord postérieur de l’avant-
dernier tergite toujours pourvu d’une expansion médiane plus ou
moins largement et profondément découpée.3
3 (6) Lobe médian du complexe sous-génital en forme de capuchon
coiffant l’extrémité abdominale; bord postérieur de l’expansion
de l’avant-dernier tergite droit, sinué, parfois plurilobé mais en
général peu profondément découpé ; partie ventro-apicale du
phallotrème pourvue de 3 grands sclérites (fig. 236).4
4 (5) Aire membraneuse du complexe sous-génital subcarrée, le bord
postérieur droit, les angles latéro-postérieurs épais et saillants ;
sclérites latéraux du phallotrème libres aux 2 extrémités ....
. Apteropeoedes I. Bolivar 1903. p. 106
5 (4) Aire membraneuse du complexe sous-génital semi-elliptique,
dépourvue d’angles latéro-postérieurs saillants (fig. 235) ; seule
l'extrémité postérieure des sclérites latéraux du phallotrème libre
(fig. 236, 241) .... Chloromastax Descamps 1964. p. 106
6 (3) Lobe médian du complexe sous-génital non encapuchonnant ;
expansion de l’avant-dernier tergite toujours profondément décou¬
pée en triangle (fig. 248, 251) ou recouverte d’une abondante
pilosité (fig. 270, 272) ; bordure de la partie ventro-apicale du
phallotrème pourvue de 2 à 4 très petits sclérites (fig. 260) (parfois
difficilement décelables) ou de 2 sclérifications allongées sans
extrémité libre (fig. 276) .
. Tele/ortina Descamps 1964. p. 116
7 (2) Fastigium très peu saillant ; distance infra-oculaire nettement
plus petite que la largeur de l’œil ; bord postérieur de l’avant-
dernier tergite dépourvu d’expansion, la partie médiane marquée
d’une concavité relativement peu profonde, limitée par 2 forts
appendices, en forme de corne, orientés vers l’arrière (fig. 282,
293). Micromastax Descamps 1964. p. 133
8 (1) Vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire
soudé sur le bord externe du mésonotum, redressé contre le tergum
et replié extérieurement sur lui-même ; lobes latéraux de la partie
Source : MNHN, Paris
102
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
apicale du complexe sous-génital non soudés au connectif, toujours
libres jusqu'à la base. 9
9 (14) Capsule céphalique toujours dépourvue de taches noires aux
' articulations mandibulaires et au-dessous des antennes -, aire
membraneuse de la partie basale du complexe sous-gcmtal toujours
nettement, mais plus ou moins fortement relrecie a la partie
postérieure, faisant saillie, plus ou moins profondément dans la
base du lobe médian de la partie apicale, ce dernier toujours
dépourvu d'élargissement terminal transverse.10
in (14) Face toujours lisse, dépourvue de bombements longitudinaux,
1 calleux, de coloration blanche longeant les carénés latérales U
11(10) Avant-dernier tergitc abdominal sans véritable expansion
médiane le bord postérieur pourvu d une concavité moins pro¬
fonde que large, limitée par 2 lobes subtnangulaires peu saillants
(fie 308 317) ou par un enroulement des parties latérales ; lobe
médian du complexe sous-génital symétrique, bifide ou trifide
en vision latérale («g. 300, 315) ; lobes latéraux implantés au
milieu du bord postérieur des aires latérales (fig. 306 309) . . ,
. Lavanonia Dcscamps 1964. p. 143
12 H11 Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane; lobe
médian du complexe sous-génital asymétrique ; une forte crête
ventre-basale à la capsule ectophalhque . . . ... . . .
. Namonha Descamps 1964. p. 15j
13(101 Face traversée par 2 bombements longitudinaux, calleux, de
coloration blanche ; aire membraneuse de la partie basale du
complexe sous-génital très fortement rétrécie vers l’arrière
(fig. 327) ; lobes latéraux de la partie apicale implantés près de
l'angle poslcro-exlerne des aires latérales en un point situé vers
le milieu de leur bord externe (fig. 326) .
. Ambatomaslax n. gen. p. 152
14 (9) Face bicolore, toujours pourvue de 2 ou 4 taches noires : générale¬
ment 2 plages noires sous les antennes et 2 taches noires au x
articulations mandibulaires, parfois 2 plages noires sous-anten-
naires seulement, rarement 2 taches mandibulaires seulement ;
dans les cas douteux (Wintrebertin pusitla), lobe médian du
complexe sous-génital pourvu d’un élargissement terminal trans-
verse..
15 (241 Bord postérieur de l’aire membraneuse convexe, ; extrémité de la
capsule cctophallique en forme de chaperon, l’ouverture génitale
encadrée de 2 évaginations ou de 2 bourrelets echinules (fig. 347.
360, 365). 16
16 (03) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite toujours pourvu d’une
expansion médiane exceptionnellement divisée en 2 lobes parfai¬
tement différenciés..
17(22) Lobe médian du complexe sous-génital toujours constitué d’un
pédoncule plus ou moins long et d’un élargissement terminal
(fig. 336, 338, 353)..18
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
103
18(19) Lobe médian du complexe sous-génital constitué d’un pédoncule
bien différencié, long, étroit à la base, se rétrécissant progressi¬
vement d’avant en arrière jusqu’à un étranglement subterminal
toujours bien marqué ; ce dernier suivi d'un élargissement terminal
subquadrangulaire à subcordiforme, toujours beaucoup plus
court que le pédoncule, le bord postérieur plus ou moins nettement
trilobé ; lobes latéraux toujours subrectangulaires (fig. 340, 348)
(environ 2 fois plus longs que larges), la face externe convexe
selon l'axe longitudinal, l’angle postéro-interne toujours très aigu
(fig. 317) (sauf W. ampanihi) .
. Wintrcbertia Descamps 1964. p. 156
19 (18) Lobe médian du complexe sous-génital constitué a) d’un pédoncule
très court non sensiblement rétréci d’avant en arrière b) d’un
élargissement terminal subtriangulaire toujours plus long que le
pédoncule et s’élargissant progressivement d’avant en arrière, le
bord postérieur sinué ou peu nettement trilobé ; pas d’étrangle¬
ment subterminal marqué ; lobes latéraux jamais plus longs que
larges, l’angle postéro-interne jamais aigu (lig. 358, 363) . . 20
20 (21) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital parcourue
par 2 carènes dessinant un triangle à pointe orientée vers l’arrière ;
lobes latéraux subearrés ; expansion de l’avant-dernier tergite
divisée en 2 lobes par une large découpure atteignant ou entamant
le tergite proprement dit (lig. 355).
. Parawintrebertia n. gen. p. 168
21 (20) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital parcourue
par une côte médiane ; lobes latéraux transverses, la moitié
interne épineuse ; expansion de l’avant-dernier tergite incomplè¬
tement divisée. ElutronilXia Descamps 1964. p. 175
22(17) Lobe médian du complexe sous-génital de largeur constante de
la base à l’extrémité, le bord postérieur divisé en 3 lobes odonti-
formes. Exophlalmomastax Descamps 1964. p. 177
23(16) Avant-dernier tergite dépourvu d’expansion, le bord postérieur
présentant une découpure médiane, large et profonde, limitée
par 2 petits appendices ; lobes latéraux du complexe sous-génital
longs et étroits, l’angle basal interne pourvu d’un appendice
(fig. 374-376). Isalomastax n. gen. p. 178
24 (15) Aire membraneuse du complexe sous-génital se terminant en
pointe ; partie dorso-apicale de la capsule ectophallique fourchue.
($ inconnue) . Kralopodia Descamps 1964.
Clé des genres (?)
1 (8) Vestiges ëlytraux représentés par un petit lobe tégumentaire
soudé sur le bord externe du mésonotum et redressé contre le
tergum (comme chez les larves des derniers stades).2
2 (7) Fastigium relativement saillant ; face monochrome ; toujours une
ligne transversale d’échinulations ou une crête denticulée à la
Source : MNHN, Paris
104
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
3 ( 6 )
4 (5)
5 (4)
6 (3)
7 (2)
base des valves inférieures de l’oviscapte; bord postérieur de la
plaque sous-génitale jamais épineux.3
Plaque sous-génitale pourvue de 2 dépressions laléro-basales
généralement visibles sans avoir recours à la dissection (fig. 209.
210 ) ; plafond et bordure postérieure de la bourse copulatrice
fortement sclérifiés (fig. 208) ; joues dépourvues de tache noire
sous-oculaire. 4
Dépressions latéro-basales de la plaque sous-génitale longues,
étroitement séparées sur la ligne médiane (fig. 209) ; une tache
noire sur le disque du pronotum.
. Apteropeoedes I. Bolivar 1903. p. 106
Dépressions latéro-basales de la plaque sous-génitale nettement
plus courtes, largement séparées sur la ligne médiane (fig. 210 ) ;
disque du pronotum monochrome.
. Chloromastax Descamps 1964. p. 106
Plaque sous-génitale dépourvue de dépressions latéro-basales ; à
leur place, 2 petites aires striées transversalement difficilement
décelables sans avoir recours à la dissection (fig. 211 ) ; plafond et
bordure postérieure de la bourse copulatrice peu sclérifiés ; joues
souvent pourvues d’une tache noire sous-oculaire.
. Tetefortina Descamps 1964. p. 116
Fastigium très peu saillant ; face pourvue de 2 plages noires sous
les antennes ; pas de ligne transversale d’échinulations à la base
des valves inférieures de l’oviscaple; plaque sous-génitale étroi¬
tement et profondément fissurée, le bord postérieur irrégulière¬
ment épineux (fig. 213).• • • • • • • • • • -
. Micromastax Descamps 1964. p. 133
8 (1) Vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire
soudé sur le bord externe du mésonotum, redressé contre le
tergum et replié extérieurement sur lui-même. 9
9 (14) Capsule céphalique toujours dépourvue de taches noires aux arti¬
culations mandibulaires et au-dessous des antennes ; valves
inférieures de l’oviscapte toujours dépourvues de ligne transver¬
sale d'échinulations ; guide-œuf jamais triangulaire, généralement
plus long que large avec bord postérieur convexe (fig. 212 ) quelque¬
fois nettement plus large que long avec bord postérieur droit
(fig-215). 10
10 (13) Face normale, dépourvue de bombements longitudinaux, calleux,
de coloration blanche, longeant les carènes latérales ; bord posté¬
rieur du guide-œuf toujours convexe ; partie postérieure de la
plaque sous-génitale divisée par une incision éLroite (fig. 212,
214) . U
1 (12) Incision de la plaque sous-génitale se terminant par un angle
rentrant aigu (fig. 212) . . .Lavanonia Descamps 1964. p. 143
12(11) Incision de la plaque sous-génitale nettement élargie à l’extré¬
mité de l’angle rentrant ; bords internes des lobes ainsi délimités
fortement convexes à la base (fig. 214).
. Namontia Descamps 1964. p. I5j
Source : MNHN, Paris
1*S E i: DOSCHMIDTIIN A K
105
13(10) Face traversée par 2 bombements longitudinaux, calleux, de
coloration blanche ; guide-œuf large, le bord postérieur droit ;
partie postérieure de la plaque sous-génitale divisée par une
large découpure (fig. 215) . . . Ambalomaslax n. gen. p. 153
14 (9) Capsule céphalique généralement pourvue de taches noires ou
brunes aux articulations mandibulaires ; dans le cas contraire,
soit une ligne transversale d'échinulations à la base des valves
inférieures de l’oviscapte, soit guide-œuf triangulaire ou très
large avec bord postérieur convexe, soit lobes terminaux de la
plaque sous-génitale fortement saillants vers l’arrière et dent
pré-apicale de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte
sp inif orme et redressée dorsalement.15
15 (22) Guide-œuf toujours nettement triangulaire, l’extrémité plus ou
moins nettement recourbée dorsalement (fig. 216-219) ... 16
16(21) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale
courte, délimitant des lobes latéraux en général peu saillants vers
l’arrière ; dent préapicale de l'arête dorsale des valves inférieures
de l’oviscapte non spiniforme ; pas de plages noires sous les
antennes . 17
17 (18) Découpure de la plaque sous-génitale ayant l'un des 3 aspects
suivants : a) très large et réduite, en fait, à une forte concavité
du bord postérieur (fig. 216) ; b) très étroite et s’élargissant
d’arrière en avant (dans ce cas comme dans le précédent, valves
inférieures de l’oviscapte avec ligne transversale d’échinulations) ;
c) très étroite et se terminant en pointe très aiguë délimitant des
lobes terminaux contigus à la base (dans ce cas, 2 plages noires
sous-antennaires et 2 taches noires mandibulaires).
. Winlrebertia Descamps 1964. p. 156
18 (17) Découpure de la plaque sous-génitale toujours étroite mais ne se
terminant jamais en angle rentrant aigu délimitant des lobes
terminaux contigus à la base et ne s’élargissant jamais d'arrière
en avant.19
19 (20) Capsule céphalique avec 2 taches noires mandibulaires.
. Parutuinlrcberlia n. gen. p. 168
20(19) Capsule céphalique dépourvue de taches noires ; coloration d’en¬
semble très caractéristique avec plages d'un jaune éclatant sur
les tergites ; spermathèque également très caractéristique (fig. 203)
. Elulronuxia Descamps 1964. p. 175
21 (16) Découpure de la plaque sous-génitale profonde délimitant des
lobes terminaux fortement saillants vers l’arrière (fig. 219) ou
pourvus d’épines sur le bord postérieur ; dent préapicale de l’arête
dorsale des valves inférieures de l'oviscapte spiniforme ; capsule
céphalique monochrome ou avec 2 plages noires sous les antennes
. Exophlalmomastax Descamps 1964. p. 177
22 (15) Guide-œuf non triangulaire, le bord postérieur largement convexe
(fig. 220) ; dent préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures
de l’oviscapte très nettement spiniforme, dans le cas contraire,
une rangée transversale d’échinulations à la base de la face ventrale
. Isalomastax n. gen. p. 179
Source : MNHN, Paris
106
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Genre Apteropeoedes I. Bolivar 1903
Apteropeoedes nigroplagiatus I. Bolivar 1903
1. Bolivar 1903, p. 306 ; Descamps 1964, p. 232.
Cette espèce pourtant connue d’assez nombreuses stations du Centre
et du Sud (Isalo et forêt de Sakaraha) n’a été observée qu’une seule fois
en 3 ans par les acridologues de la Station de Recherches acridiennes
Elle est vraisemblablement forestière, répandue, mais peu abondante.
Nouvelle signalisation — Madagascar Ouest : Lohena-Mahasoa (nord de Rein
Tsiribihina), 2 Ç, 11-6-1964 (D. Wintreberl). ° sur
Apteropeoedes pygmaeus Descamps 1964
Descamps 1964, p. 236.
Récoltée au col des Tapias septentrional et au Mandahaly, cette
espèce est également très répandue (depuis Périnet jusqu’à Arnbatofi-
nandrana). Elle est assez caractéristique des sites à « Tapias ».
1 accouplement observé le 18-6-1963 vers 15 h (col des Tapias septen¬
trional).
Nouvelles signalisations : col des Tapias, sous-préfecture d'Ambositra, 1
25-3-19G4 (Raharizonina). — Ankazoïnivady, sous-préfecture d’Ambositra 2
28-3-1961 (Raharizonina). —■ Ambositra. 1 Q, 3-1964 (P. Malzy).
5 et 2 ç,
a\ et 1
Genre Ghloromastax Descamps 1964
Descamps 1964, p. 238.
Ce genre semble très caractéristique du Sud-Ouest de Madagascar
avec ses 4 espèces aux territoires assez bien définis (fig. 221) : ° ’
Chloromaslax wintreberti Descamps 1964 : fourré à épineux du platea
calcaire Mahafaly. u
C. elegans Descamps 1964 : littoral Vezo.
C. indigo/erae Descamps 1964 : lacustre et Masikoro (lac Ihotry).
C. marrnorala n. sp. : clairières des forêts du Sud Sakalava.
Clé des espèces (S)
1 (4) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite abdominal hor'
zontale. ^
2 (3) Vertex et occiput monochromes, non tachés de noir ; fastigin «
fortement saillant, l’extrémité aiguë; lobe médian du comul» 1 * 1
sous-génital parcouru par une forte carène, les bords latéraux
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
107
non saillants ventralement ; expansion de l’avant-dernier tergite
à peine incisée au milieu.
. C. wintreberli Descamps 1964. p. 108
1 C.MARMORATA 3 C.ELEGANS
2 C.INDtGOFERAE 4 C.WINTREBERTI
Fig. 221. — Répartition géographique des espèces du genre Chloromastax.
3 (2) Vertex et occiput ornés de taches noires disposées selon 4 aligne¬
ments plus ou moins nets ; fastigium moins saillant, tronqué ;
lobe médian du complexe sous-génital parcouru, en partie, par
une faible carène, les bords latéraux de la partie terminale forte¬
ment saillants ventralement (fig. 232, 234) ; expansion de l’avant-
dernier tergite très largement découpée en triangle (fig. 234)
. C. marmorata n. sp. p. 112
Source : MNHN, Paris
108 M - DESCAMPS ET D. WINTREBERT
4 (1) Expansion médiane de l’avant-dernier tcrgite abdominal
déclive. 5
5 ( 6 ) Vertex et occiput monochromes ; pas de tache noire sous-oculaire
sur les joues ; expansion médiane de l’avant-dernier tergite
quadrilobée ; l’incision médiane profonde, arrondie à l’extrémité
. C. elegans Descamps 1961. p. 115
6 (5) Vertex et occiput marqués de noir ; 1 tache noire sous-oculaire
sur les joues ; expansion médiane de l’avant-dernier tergite non
quadrilobée, les angles latéro-postérieurs saillants, l’incision
médiane triangulaire, aiguë à l’extrémité.
. C. indigo/erae Descamps 1964.
Clé des espèces (?)
1 (4) Découpure médiane de la plaque sous-génitale n’atteignant p as
le milieu. 2
2 (3) Fastigium fortement saillant, l’extrémité aiguë ; découpure de la
plaque sous-génitale ne dépassant pas le 1 /4 de la longueur
totale ; tergites abdominaux monochromes.
. C. wintreberti Descamps 1964. p. ios
3 (2) Fastigium beaucoup moins saillant ; découpure de la plaque
sous-génitale ne dépassant pas le 1 /4 de la longueur totale -
2 taches noires à la partie antérieure des 7 premiers tergites
abdominaux. C. marmorata n. sp. p. 114
4 (1) Découpure médiane de la plaque sous-génitale dépassant l e
milieu. ^
5 ( 6 ) Crète transversale des valves inférieures de l’oviscapte toujour-
interrompue vers l’angle basal externe ; pas de taches brunes sur
les tergites abdominaux.
. C. elegans Descamps 1964. p. 115
6 (5) Crète transversale des valves inférieures de l’oviscapte variable
non interrompue vers l’angle basal externe ; tergites abdominaux
2 à 5 marqués de brun vers le bord antérieur (sur l’insecte sec - »
lobes terminaux de la plaque sous-génitale plus saillants vers
l’arrière. C. indigojerae Descamps 1964
Ghloromastax wintreberti Descamps 1964
(fig. 222-227)
Descamps 1964, p. 240.
Nouvelles signalisations : Anka/.oabo, 1 Ç, 27-2-1964 (D. Wintreberl) _
1 9, 4-3-1961 (O. Wintreberl). “evoaiava.
L’espèce est abondamment répandue de la Menarandra au Fiherenan
sur une bande de 75 km de large environ, ne cédant la place à l'espèr» 3
voisine Chloromaslax elegans que sur une très étroite frange côlièr 6
(fig. 221) ; cet insecte semble strictement Mahafaly.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
109
Plantes hôtes. — Essentiellement Cedrelopsis grewei (Meliacées).
Parfois : Cedrelopsis sp. « Katrafay lahy », Grewia sp. (Tiliacées) « Mali-
matse ». Rarement Crolon sp. (Euphorbiacées) « Keleantse ».
Accouplement. — Un accouplement a été observé en captivité le
31-12-1962 à 21 h 30.
Maturité et fécondité. — Comme chez d'autres Acridoïdes tels que
Leplacris hova (Karsch 1896) ( Hemiacridinae), le dépôt de matière
albuminoïde sur les valves de l’oviscapte au moment de la ponte est
inexistant ou peu apparent. Il est donc difficile de repérer les femelles
ayant pondu (stade IV de Phipps). Mais dès le mois de janvier on peut
capturer des femelles prêtes à pondre. Les femelles peuvent pondre
plusieurs fois à quelques jours d’intervalle... Les oothèques contiennent
30 à 50 œufs.
Ouiposition. — A lieu dans le sol.
Observations en captivité.
8-4-1962 — 9 b 15 — Essai d'oui position. La position de l’abdomen
est très oblique : 45° par rapport à l'horizontale. L'oviscapte est retiré
très lentement et progressivement avec mouvements de va-et-vient
d’avant en arrière de tout le corps et mouvements d’ouverture et de
fermeture rythmiques des valves de l’oviscapte. Pas de damage-balayage
du substrat après l’extraction de l’abdomen (fig. 222).
18-4-1962 — 16 h 45 — Ouiposition. Une femelle se tenant sur la
paroi verticale du bocal d’élevage enfonce l’extrémité de son abdomen
perpendiculairement au sol et s’abaisse progressivement le long de son
support. 5 minutes plus tard (16 h 50), l’abdomen est complètement
enfoui dans le sol. Les 2 paires de pattes antérieures sont toujours
sur le support. Les fémurs postérieurs qui étaient d’abord dans un plan
perpendiculaire au corps de l’insecte se placent, au fur et à mesure que
la femelle s’enfonce, dans un plan de plus en plus oblique jusqu’à former
un angle de 45° avec le corps vertical de l’insecte. Le tibia postérieur
gauche est vertical ; le Libia droit appliqué tout contre le fémur corres¬
pondant. La ponte est terminée à 17 h 05 (fig. 223).
Oolhèque. — L’oothèque a la forme d’une nacelle circulaire ou d’un
capitule; les œufs sont disposés verticalement en une seule couche;
ceux du pourtour légèrement moins enfonces et légèrement inclinés de
haut en bas et de dedans en dehors viennent s’appuyer sur les œufs
médians. Vue de dessus ou de dessous, l’oothèque ressemble à une petite
mure. Il n’existe pas de bouchon spumeux mais les œufs jaune clair sont
fortement agrégés entre eux par un enduit jaunâtre, épais, non spumeux,
durcissant rapidement à l’air. La hauteur de l’oothèque varie de 4,0
à 6,0 mm, son diamètre est de 5,0 à 6,0 mm ; le pôle antérieur des œufs
est à environ 1 cm au-dessous de la surface du sol (fig. 224-225). Les
œufs longs de 4,0 à 4,7 mm, épais de 1,0 à 1,1 mm présentent une extré¬
mité inférieure effilée. Leur couleur est jaunâtre ou jaune clair. Les
sculptures chorioniques sont en nid d’abeille à parois épaisses mais peu
colorées (fig. 227).
Source : MNHN, Paris
110
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
..._ _. camps
223. 9 en posture d'oviposition. — 224 et 225. Oothèqu<
227. Sculptures chorioniques.
Fio. 228-231. — Tete/orlina curia Descamps 1964. — 228. Œufs.
222. Essai de ponte
place. — 226. Oeufs. I
£28-231. — letelorlina curia Descamps 1>J64. — 228. Œufs. — 229. Oothêm.. * ,
ie de trois quarts. — 230. La même latéralement. — 231. La même ventralement Cl ° s ®
Source : MNHN, Paris
rSIilDOSCIIMIl
111
Incubation. — Paraît très variable d’une oolhèque à l’autre, d’un
oeuf à l'autre dans une même oothèque, d’une saison à l’autre (influence
de la température).
Voici les principales observations colligées au laboratoire de 1962
à 1961 :
18-9-1962 : éclosion totale d’une oolhèque pondue en mai (incuba¬
tion = I mois).
11-10-1962 : éclosion d’une larve à partir d’une oothèque déposée
au-dessus du sol le 17-5-1962 et mise en incubation dans le sable le jour
même. 3 autres larves éclosent le 15-10-1962. Le 22-10-1962, à l’examen
du reste de 1*oothèque, nous observons des embryons restés au stade II
(cf. Têtefort et Wintrebert 1963).
15 au 17-9-1963 : éclosion de quelques larves à partir d’oothèques
pondues de janvier à mai 1963.
Donc, en 1962 et en 1963, nous n’obtenons pas d'éclosions estivales.
Par contre, en 1961, plusieurs oothèques pondues fin décembre 1963-
debut janvier 1964 éclosent en mars et avril au bout d’incubations de
2 mois à 3 mois y 2 .
Ponte du 1-1-1964 —Eclosion début mars (1 seule larve).
» du 18-12-1963 — Eclosion début mars (toute l’oothèque).
» du 1-1-1961 — Eclosion le 22 mars (2 larves).
» du 1-1-1964 — Eclosion le l ur avril (nombreuses larves).
■ du 29-12-1963 — Eclosion début avril (2 larves),
i du 29-12-1963 — Eclosion vers le 10 avril (3 larves).
Développement larvaire. — Au laboratoire, en 1963, 2 larves ? écloses
vers le 15 septembre sont passées à l’état imaginai le 23 novembre.
Maturation sexuelle. — Au laboratoire, pour ces 2 spécimens, le temps
séparant la mue imaginale de la l re ponte a été d'environ 1 mois (fin
novembre 1963-fin décembre 1963).
Nombre de générations annuelles. — Dans la nature, en saison fraîche,
les Chloromasiax wintreberti disparaissent presque complètement. En
mai, la densité est très faible. Toutefois, une femelle est encore capturée
le 13 août 1962 à Ankiliarivo sur Cedrelopsis grewei. En octobre-novembre,
on observe des larves d’ Eumastacidae : Chloromasiax wintreberti (?)
Telcjortina curta (’?). Les premiers imagos sont capturés en décembre
(1 <j le 4-12-1962 ; 1 ? le 21-12-1962). Durant toute la saison chaude, on
trouve un mélange de larves et d’imagos. Il est vraisemblable que les
Chloromasiax wintreberti passent par 1 ou 2 générations annuelles selon
les conditions de milieu et les potentialités variables des œufs. Des œufs
en diapause ont été observés au laboratoire en saison fraîche et en fin
de saison chaude. Dans la nature, grâce à leur chorion épais, à leur enduit
albuminoïde très dense, les œufs sont certainement capables de résister
à de fortes dessiccations. Des œufs pondus en janvier peuvent éclore en
mars, mais des œufs pondus en mars-avril entrent en diapause. Quelle
est la destinée des bêtes écloses en mars ou de 2 e génération (?) Piètres
conditions de vie leur sont réservées ; l’extrême raréfaction de la nourri¬
ture entraîne la raréfaction des insectes : nous n'avons pas observé de
phénomènes de rassemblement des bêtes sur les rares plantes hôtes utili¬
sables. S’il en était ainsi, on devrait trouver les plus fortes densités en
Source : MNHN, Paris
112
. DESCAMPS ET I
WINTREBERT
cnUnn fraîche ! Par ailleurs, les conditions écologiques du bush semblent
f i et V e époque peu favorables à la maturation et à 1 oviposition... loute-
fois i tombe certaines années des ondées (petite saison des pluies, pluie
dès mangues) qui peuvent être déterminantes pour 1 évolution des
quelques « égarés » de 2 e génération.
Chloromastax marmorata n. sp.
(fig. 232-242)
, llolotype Taille moyenne pour le genre. Fastigium, vu de profil,
neu saillant' l'extrémité tronquée, non redressée, (.arenes médianes de
f, connu,,es seulement au-dessous de l'angle fastigio-facial Frono-
tum de longueur à peu près égale à celle de la capsule cepha ,que de
l'extrémité do tastigium à la suture occipitale ; angle postérieur des lobes
latéraux aigu, saillant vers l'arriére mais non incline vers le bas. Spines¬
cence des'carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant i l,
formule suivante de l’extérieur vers 1 intérieur : i 8 ; 0-7 ; 7-11. Expansion
médiane de l'avant-dernier tergite subhorizontale (très légèrement
redressée) très largement et profondément decoupee en triangle, l'angle
rentrant lie celle découpure lui-même prolonge par une elroite incision
triangulaire ■ lobes ainsi délimités avec angle postérieur aigu, étroitement
arrondi le bord interne droit. Sur le corps de l'avant-dernier tergite
proprement dit, une cèle en arc de cercle enserrant une zone déprimée.
L branches de cet arc orientées vers les angles latero-postmeurs de
l'expansion. Dernier tergite pou découvert latéralement, apparaissant,
au niveau de l'angle latéro-postérieur du lergile précédent, sous forme
d'une petite pièce triangulaire, déprimée, prolongée au-dessous de
l’expansion médiane, par un long appendice terminé par 2 pointes aigués
visibles seulement en vision apicale. Aire membraneuse de la partie
liasale du complexe sous-génital large à la base, fortement rétrécie à
l'arrière Lobe médian de la partie apicale, courbe dorsalement, le 1 3
terminal coudé i angle obtus dan, le même sens; extrémité bifide e„
vision latérale les 2 branches atteignant la meme hauteur ; face ventrale
subtriancnlaire, allongée, pouvant se décomposer en plusieurs parties :
une hase convexe, constituée par les 2 /3 antérieurs, se rétrécissant d'avant
eu arriére et parcourue, vers l'extrémité, par une caréné peu saillante ;
b) une aire apicale triangulaire, concave, avec bord, latéraux fortement
saillants constituant au niveau de la coudure subterminale 2 angles
droits fortement saillants avec pointe aiguë recourbée vers le bas (vision
latérale) 1 obes latéraux inclinés vers le lobe médian, subrectangulaires
de profil avec un angle postéro-interne aigu, de longueur a peu près égale
aux 7 ri du lobe médian ; lace externe parcourue par une cote presque
complète! angle postéro-interne atteignant le niveau de la conclure
subterminale du lobe médian.
Moins vert que les antres especes. Face jaune verdâtre avec 2 plages
noires sous-antennaires i antennes non marquées de noir ; une tache
infra-oculaire noire, rectangulaire, atteignant le milieu de la joue, suivie
d'une bande claire ; dessus de la capsule céphalique occupe par ua ensem¬
ble de taches noires séparées par d'étroites lignes pâles. Faites vertes ;
extrémité des fémurs postérieurs brune avec une tache pâle sur les lobes
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE 113
Fig. 232-242. — Chloromaslax marmorata n. sp. S, Ç. — 232. Extrémité abdominale du à
latéralement. — 233. Epiphalle dorsalemcnt. — 234. Extrémité abdominale du i
dorsalement. — 235. La même en vision ventro-apicalc. — 236. Complexe phallique
latéralement. 237. Selérite médian du phaUotreme. — 238. Capsule crtophallique
dorsalement. — 239. Bordure postérieure de la bourse copulatriee. — 240. Plaque sous-
génitale de la $, face dorsale. — 241. Endophallc latéralement. — 242. Spermatnèque.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV.
Source : MNHN, Paris
114
M. DESC.AMPS ET I>.
«iiinicMilaircs plus grande à la face externe ; tibias postérieurs bleu violacé
fS Sé Abdomen brun virant an jaune verrlàlre vvrs l'exlrémité.
Platines intra-cercales, partie visible tin tlcrnier tergite et bnrtl Je I expan-
sion de l'avant-dernier noirs. .... . . . ,
Crochets .le l'epiphalle épais, l’extrémite nettement comprimée dorso-
ventralemcnt, l'apex arrondi. Bordure dorso-apicale de la capsule
phallique avec û lobes bien différencié
• -1. ; .1 ..—nI nnann I mr Ips — lollCI. .... --- . ,
lerne fortement
i fortement convexe.
féricures de
8 dents sur le bord externe ; quelques
ligne convexe vers l'avant et réunis-
lobes moyens grands, snbtriangulatres, 1 angle poste
redresse rejoignant presque son homologue sur la ligne médiane, angle
onm.se plus large, recourbé ventralement ; lobes exlernea en (orme
de languette légèrement dilatée à rextrémité, très fortement incliné,
vers le bas et légèrement obliques vers ramure. Sclonlcs du pballotreme
plus fortement cbilinisés que cher, les outre» espèces ; unités latérales
ennrhes larges l'extrémité postérieure recourbée, 1 apex très aigu ;
unité médiane comme représentée à la ligure 237, pourvue d'une
saillie spiniforme.
o Allotype. Fastigium, vu de profil, peu saillant, largement arrondi,
le bord supérieur sinué. Spinescence des carènes supérieures du fémur
postérieur unique) : 12 : S ; 8. Angle laléro-postérieur du 8* tergite droit,
arrondi non saillant. Plaque sous-génitale relativement courte : décou¬
pure de la partie postérieure peu profonde, atteignant a peine le 1 /4
de la longueur totale, délimitant 2 lobes terminaux peu saillants. Ces
derniers avec bord postérieur concave, lisse ; angle postero-externe aigu ;
angle opposé très largement arrondi. Dépressions latero-basales de la
plaque sous-génitale comme chez les autres espèces. Valv
l’oviscapte relativement longues
petites dents basales Tormant u .
sanl les bords latéraux ; face ventrale parsemee de quelques echinulations.
Insecte en grande partie décoloré. Traces de coloration verte sur tout
le corps Face jaunâtre ; partie postérieure des joues barree par une
bande rouge complète ; vertex et occiput marbrés de brun (?). Extrémité
des fémurs postérieurs comine chez le S ; tibias postérieurs rougeâtres,
coloration s’intensifiant vers l’extrémité. Tergites abdominaux, à partir
du 2 e marqués, vers le bord antérieur, de 2 taches noires (?) (visibles
sur Tes tergites 2-6 chez le type et 2-8 chez le paratype).
Spermathèque, avec ampoule terminale relativement petite, sub-
ovoïde comme représentée figure 212. Plafond de la bourse copulatrice
fortement sclérifié, sa bordure postérieure constituant un fort bourrelet
chilinisé avec concavités paraissant constituer des points d’accrochage
pour les sclérites du phallotrème du t? (fig- 239).
Madagascar Ouest : nord Ambararata (sud Morondava), 1 d holotype, 1 s paratype,
insectes capturés sur Mimosa sp.et Indigo/,ra sp. 7-5-1961 (O. Wmtreberl). - Bchanotse
IBelo sur Tsiribihina). 1 9 allotype. 1 9 paratype, insectes capturés sur Indigo/era sp..
10-6-1961 (D. Wintrcbcrt). Muséum de Paris.
p P Cy Cm
., 8,8-9,1 2.0-2.2 2,45-2,60
2ç 13,7 2,7-2,9 3,00-3,13 3,18-3,33
En raison des lieux de capture différents (stations distantes de près de
200 km) les Ç sont rapportées à cette espèce avec les réserves qui s’imposent.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTI1NAE
115
Chloromastax elegans Descamps 1964
Descamps 1961, p. 213.
Capturé assez abondamment sur dunes vives très près de la mer à
Beheloka (3-1963) ; 1 autre exemplaire dans un site analogue au Sud de
Salary (8-5-1963).
3TETEF0RTINA
uni’
WINTREBERTIA
PARAWINTREBERTIA
Fio. 213. — Répartition géographique des genres Tete/orlina, Wintrebertia et Parauiin-
, treberlia.
Ces captures nous font penser d’abord que cette espèce est strictement
maritime. Toutefois un exemplaire est capturé à Ankiliarivo (3-1962)
près deBetioky-Sud parmi des C. wintreberli (erreur d’étiquetage possible).
Un autre spécimen est capturé par J. Têtefort à Itrobeke (20 km sud-
Source : MNHN, Paris
116
ESCAMPS ET D. WINTREBERT
M.
ouest d’Ampanihy) au retour d’une tournée sur la côte. On ne peut pas
rejeter de façon absolue ces 2 localités et il y a peut-être ici un phénomène
de densification littorale.
Fig. 244. — Répartition géographique des espèces du genre Telefortina.
Genre Tetefortina Descamps 1964
Descamps 1964, p. 247.
5 espèces nouvelles, dont 3 représentées seulement par le <J, ont ét '
dénombrées dans le matériel étudié.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
117
Les Tele/ortina semblent typiques du SW malgache (fig. 243, 244).
Importante spéciation généralement bien compartimentée. On trouve
ainsi du Sud au Nord :
Tele/ortina wintreberti Descamps 1964 : Ampanihy.
» foladrevoana n. sp. : 17 km N. Fotadrevo.
» curta Descamps 1964 : région de Betioky-Sud.
» benetrixi n. sp. : Moyen Fiherenana.
» gibbosa Descamps 1964 : Vineta (Sakaraha).
» maxima Descamps 1964 : forêt de Lambomakandro.
» sylvalica n. sp. : région de Befandriana-Sud.
» hirsuta n. sp. : Mandabe.
* lohenae n. sp. : N. Belo s/Tsiribihina.
Seul Tele/ortina media Descamps 1964 a été capturé en des endroits
très éloignés les uns des autres :
S. Morondava : D. Wintrebert ($Ç déterminations douteuses).
Bas-Mangoky : A. Robinson.
Vohitany : J. Brenière (1 Ç détermination douteuse).
Les clés suivantes sont relatives aux 10 espèces à présent connues.
Clé des espèces (<?)
1 (18) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite profondément
découpée en triangle et dépourvue de pilosité touffue (fig. 248,
254,) ; 2 ou 4 petites sclérifications (parfois difficilement déce¬
lables) sur la bordure ventro-apicale du phallotrème (fig. 249,
255).2
2 (15) Bord supérieur de l’avant-dernier tergite, en vision latérale,
fortement convexe ou plus ou moins anguleux vers le 1 /4 ou le
1 /3 postérieur (fig. 245, 251) ; découpure de l’expansion médiane
n'entamant pas la surface du tergite proprement dit (fig. 248,
258).3
3 (12) Lobe médian du complexe sous-génital plus ou moins nettement
courbé dorsalement, jamais coudé (fig. 245, 251, 257).4
4 (11) Extrémité du lobe médian du complexe sous-génital avec bord
postérieur convexe, non bilobé (fig. 247, 253).5
5 (10) Une surélévation plus ou moins forte à la pointe de l’angle rentrant
de la découpure de l’avant-dernier tergite (fig. 245).6
6 (9) Surélévation à la pointe de l’angle rentrant de l’avant-dernier
tergite faible mais bien nette.7
7 (8) Lobe médian du complexe sous-génital large, l’étranglement
subterminal peu accentué, la face ventrale de la dilatation termi¬
nale très fortement concave, le bord postérieur largement arrondi ;
une tache noire sous-oculaire; taille moyenne : F = 10,0-11,5 ;
extrémité de la capsule ectophallique marquée de noir, les lobes
externes en forme de petite tige perpendiculaire à l'axe de la
capsule. T. curta Descamps 1964. p. 120
Source : MNHN, Paris
118
M. DESCAMPS ET D. WINTREBEI
8 (7) Lobe médian du complexe sous-génital très nettement moins
large, l’étranglement subterminal très accentué, la face ventrale
de la dilatation terminale faiblement concave, le bord postérieur
étroitement arrondi; joues traversées par une bande noire compléte-
taille petite : F = 8,4 ; extrémité de la capsule ectophalliquê
claire, les lobes externes élargis à l’extrémité, fortement inclinés
vers le bas (fig. 249). (? inconnue ).
. T. lohenae n. sp. p. 121
9 ( 6 ) Une très forte surélévation à la pointe de l'angle rentrant de la
découpure de l’avant-dernier tergite, en forme de lame saillante
vers l’arrière et vers le haut ; extrémité de la capsule ectophallique
claire, les lobes externes en forme de petite tige.
. T. wintreberti Descamps 1964. p. 123
10 (5) Angle rentrant de la découpure de l'avant-dernier tergite attei¬
gnant juste le tergite proprement dit, dépourvu de surélévation •
expansion médiane divisée en 2 lobes triangulaires fortement
incurvés vers le bas ; dilatation terminale du lobe médian du
complexe sous-génital inclinée dorsalement, la face ventrale
concave (fig. 251, 253, 254) ; lobes externes de l'extrémité de la
capsule ectophallique en forme de tige perpendiculaire à l’axe
longitudinal, relativement longue, concave vers l’arrière (fig. 256 )
(Ç inconnue ). T. fotadrevoana n. sp. p. 123
11 (4) Extrémité du lobe médian du complexe sous-génital avec bord
postérieur sinué, divisée en 2 petits lobes par une concavité
médiane (fig. 259) ; lobes externes de l’extrémité de la capsule
ectophallique en forme de petite tige courte, les lobes moyens
larges (fig. 261) . T. syloatica n. sp. p. 125
12 (3) Lobe médian du complexe sous-génital coudé dorsalement
l’extrémité bilobée (fig. 264). jg
13(14) Lobe médian coudé à angle droit, la base large; lobes latéraux
étroits ; angle rentrant de la découpure de l’avant-dernier tergite
prolongé par une petite encoche ; lobes externes de l'extrémité
de la capsule ectophallique très développés, larges ; taille grande
. T. maxima Descamps 1964
14 (13) Lobe médian coudé à angle légèrement obtus (fig. 264) ; lobes
latéraux larges ; pas d'encoche à l’angle rentrant de la découpure
de l’avant-dernier tergite ; lobes externes de l'extrémité de l a
capsule ectophallique. ayant la forme de 2 petites saillies arrondies
très courtes (fig. 269) ; taille plus petite. ($ inconnue ) ...
. T. benetrixi n. sp. p. 12 g
15 (2) Bord supérieur de l’avant-dernier tergite, en vision latérale
anguleux vers le milieu ; découpure de l'expansion médiane enta¬
mant la surface du tergite proprement dit. jg
16 (17) Pas de surélévation à la pointe de l’angle rentrant de la découpure
de l’avant-dernier tergite ; angle postérieur des lobes de l'expan¬
sion médiane légèrement recourbé vers le bas; lobes externes d~
l’extrémité de la capsule ectophallique en forme de tige légèrement
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAK
119
courbée vers l’arrière ; une tache sous-oculaire noire.
. T. media Descamps 1964. p. 130
17 (16) Une forte surélévation au milieu de l'avant-dernier tergite ;
angle postérieur des lobes de l’expansion médiane fortement
recourbé vers le bas ; lobes externes de l’extrémité de la capsule
ectophallique en forme de tige plus fortement courbée vers
l’arrière ; une bande sous-oculaire noire presque complète . . .
. T. gibbosa Descamps 1964. p. 130
18 (1) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite semi-circulaire,
non incisée au milieu, revêtue d’une abondante pilosité ; bordure
ventro-apicale du phallotrème sclérifiée latéralement (fig. 276) ;
lobe médian du complexe sous-génital court, courbé dorsalement,
l’étranglement subterminal bien marqué, la dilatation terminale
semi-circulaire, non concave à la face ventrale ; lobes externes de
l’extrémité de la capsule ectophallique en forme de corne épaisse,
sinuée, inclinée vers le bas (fig. 270-276).
. T. hirsuta n. sp. p. 130
Clé provisoire des espèces (Ç)
1 (10) Joues pourvues d’une tache noire sous-oculaire (parfois faiblement
marquée) ; fasligium, vu de profil, horizontal, l’extrémité non
ou insensiblement redressée.2
2 (7) Pronotum dépourvu de tache noire sur le disque ; face ventrale
des valves inférieures de l’oviscapte allongée, plus longue que la
largeur des 2 valves réunies.3
3 (4) Face supérieure des tibias postérieurs noir brillant sur l’insecte
sec (?) ; taille moyenne ... .T. curia Descamps 1961. p. 120
4 (3) Face supérieure des tibias postérieurs claire sur l’insecte sec (?) . 5
5 (6) Taille moyenne, voisine de celle de T. curia; F = 11,5-14,0
. T. wintreberli Descamps 1964. p. 123
6 (5) Taille nettement plus grande ; F = 16,0-18,0 (?).
. T. maxima Descamps 1964.
7 (2) Une tache noire sur le disque du pronotum (parfois réduite à
2 petits points) ; une bande noire sur le bord antérieur du méta-
notum et du 1 er tergite abdominal ; autres tergites frangés de
noir ; face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte nettement
plus courte que la largeur des 2 valves réunies.8
8 (9) Taille moyenne ; F = 13,0-15,0.
. T. media Descamps 1964. p. 130
9 (8) Taille plus petite ; F = 12,2-12,9.
. T. gibbosa Descamps 1964. p. 130
10 (1) Joues dépourvues de tache noire ; fastigium, vu de profil, plus
saillant et nettement redressé à l’extrémité.11
11 (12) Capsule céphalique monochrome ; taille grande ; F = 14,7-17,9 ;
angle postéro-externe du dernier tergite très aigu.
T. syluatica n. sp. p. 127
Source : MNHN, Paris
120
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
12(11) Joues barrées d'une bande rouge ; taille plus petite ; F — 13 0-
1 1,3 ; angle postéro-externe du dernier tergite très étroitement
arrondi à l'extrémité. T. hirsuta n. sp. p. 133
Les Ç de T. curta et T. winlreberti d'une part, T. media et T. gibbosa
d’autre part sont extrêmement proches et il est pratiquement impossible
de les différencier. Les mâles sont également très proches 2 à 2, mais les
pièces génitales fournissent des caractères de différenciation bien nets
(cf. clé des 3 ci-dessus). En raison de la morphologie extrêmement voisine
des $ peut-être ne faudrait-il accorder qu’une valeur sous-spécifique aux
différences relevées chez les 3 (?). Un matériel plus abondant provenant
de nombreuses stations (notamment pour T. media et T. gibbosa) serait
nécessaire pour en décider.
Tetefortina curta Descamps 1964
(fig. 228-231)
Descamps 1964, p. 250.
Des insectes ont été capturés dans un rayon de 25 km autour de
Betioky-Sud. L’espèce est proche de T. winlreberti mais s’en différencie
anatomiquement (comme indiqué dans la clé ci-dessus) et géographique¬
ment (cr. fig. 244). Elle est souvent associée à Wintreberlia arcuala
Chloromaslax winlreberti dans les peuplements de Cedrelopsis grewei des
terrains calcaires de diverses origines de la région de Betioky. S
Plantes hôtes. — Arbustes assez variés du fourré à épineux :
— Crolon sp. mongy ? ; « Keleantse » (Euphorbiacées), Ankiliarivo
(assez fréquent).
— Cedrelopsis grewei ; « Katrafay » (Méliacées), Ankiliarivo.
— Greivia lavanalensis ; « Sely » (Tiliacées), Besely.
— Mimosée indéterminée ; « Tsingilifotsy », Tongay.
Accouplement. — 1 accouplement a été observé dans la nature
Crolon sp. le 23-1-1963 à 8 h 45.
Fécondité. — Comme chez Chloromaslax, la fécondité semble imno
tante c’est ainsi qu'une femelle mise en captivité le 25 mars 1962 n*"
vécu que quelques jours et a déposé 3 oothèques. a
Oolhèque. — Ressemble à celle de Chloromaslax winlreberti Descam
1961. (fig. 230). ‘ mps
Incubation. — De durée très variable. 2 oothèques pondues au labor
toire fin mars 1962 ont éclos le 23 avril : incubation = 25 à JOiour 3 '
D’oothèques déposées en mai des éclosions se sont échelonnées du s
au 22 septembre, d’autres ont eu lieu le 23 novembre. L’incubai inn 8
duré ici de 4 à 6 mois. a
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
121
Il est vraisemblable qu’il existe une diapause des œufs en saison
sèche.
Larves du 1 er stade. — Semblent proches des larves de Chloromastax
winlreberti Descamps 1964 mais bien différentes des larves de Wintrebcrlia
arcuata Descamps 1964. Les larves n’ont pas pu être élevées au-delà du
1 er stade.
Nombre de générations annuelles. — Etant donné la courte durée de
l’incubation en saison chaude, il y a vraisemblablement place pour
2 générations annuelles. Les observations dans la nature sont difficiles
par suite de la relative rareté des insectes et de l’impossibilité actuelle
de diagnose des larves. Les captures ont toujours eu lieu en saison
chaude...
Tetefortina lohenae n. sp.
(fig. 245-250)
(J. Holotype. Taille très nettement plus petite que celle de toutes les
autres espèces connues. Incision du bord postérieur du pronotum bien
nette, relativement grande ; angle postérieur des lobes latéraux relative¬
ment peu saillant vers l’arrière. Vestiges élytraux étroits, de largeur
subégale sur toute la longueur. Fémurs antérieurs et médians courts,
épais, bombés, pourvus seulement de 2 faibles carènes à la face supérieure.
Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur (unique) répon¬
dant à la formule suivante : 6 ; 7 ; 7. Expansion médiane de l'avant-
dernier tergite subrectangulaire, légèrement rétrécie d'avant en arrière,
très fortement recourbée vers le bas, divisée en 2 lobes subtriangulaires
par une découpure large et profonde ; angle rentrant de cette découpure
n'atteignant pas tout à fait le corps du tergite proprement dit, marqué
d’une très légère surélévation ; face dorsale des 2 lobes irrégulièrement
bosselée, le bord interne bisinué. Dernier tergite presque invisible latérale¬
ment, prolongé sous l'expansion du tergite précédent par une apophyse
triangulaire à apex simple. Cerques relativement courts et épais, l’extré¬
mité arrondie, légèrement renflée. Lobe médian de la partie apicale du
complexe sous-génital régulièrement courbé dorsale ment, se rétrécissant
progressivement d’avant en arrière jusqu’au niveau d'un très net étran¬
glement subterminal, l’extrémité en forme de lancette arrondie à l'apex ;
face ventrale subplane et légèrement bosselée sur la moitié basale, faible¬
ment concave sur la moitié apicale, parcourue par une très courte carène
située juste au-dessous de l’étranglement subterminal ; face dorsale pour¬
vue d’une crête transversale triangulaire, l’extrémité aiguë n'atteignant
pas le niveau de l’apex du lobe médian. Lobes latéraux subelliptiques
en vision latérale, de longueur subégale à celle du lobe médian, la face
externe parcourue par une côte, la partie supérieure fortement repliée
vers l’intérieur, le bord inférieur convexe avec sinuosité préapicale.
Source : MNHN, Paris
122
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Insecte en grande partie décoloré. Face jaune avec 2 taches sous-
antennaires triangulaires, de coloration noire; 1 ” article des antennes
légèrement touché de noir à la face ventrale ; joues présentant d’avant
en arrière : 1 étroite bande pâle, 1 bande noire complète s’élargissant du
haut vers le bas, une 2 e bande claire suivie d’une 2 e bande noire ; vertex
et occiput avec 4 lignes de taches noires, les unités externes plus foncée
Pattes vertes ; extrémité des fémurs postérieurs marquée de noir, le | 0 k *
géniculaire externe clair ; tibias postérieurs bleu violacé. Extrémité
abdominale vert jaunâtre, les 2 lobes de l’expansion de l'avant-dernip 6
tergite noirs ; reste du corps brunâtre.
Bordure dorso-apicale de la capsule ectophallique relativement ne
sclérifiée, hyaline, constituant un arc de cercle ouvert vers le bas • iof U
médian petit et semi-circulaire ; lobes moyens larges, épais et irrégulier 6
avec bord postérieur sinué ; lobes externes renflés à l’extrémité, fortement
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCH.MIDTIINAE
123
inclinés vers le bas et légèrement vers l’arrière. Bordure ventro-apicale
du phallotrème pourvue de 4 petites sclérifications non colorées, les
unités inférieures (en vision latérale) digitiformes.
$ inconnue.
Madagascar Ouest : Lohena-Mahasoa (Bclo sur Tsiribihina), 1 S holotype, insecte
capturé sur Cedrelopsis grewei, 9-6-1964 ( D. Wintreberl). Muséum de Paris.
F P Cy Cm
1 t 8.4 2,0 2,26 1,83
Tetefortina wintreberti Descamps 1964
Descamps 1964, p. 252.
Espèce méridionale parfois associée à Wintrebertia arcuala, W. angu-
lata, W. ampanihi, Tetefortina fotadrevoana.
Lieux de capture : Ankalirano ( C. Cadet). — Saodono — Ampanihy — Itampolo — 17 km
nord de Fotadrevo, 5 S et 1 Ç, 25-2-1964 (D. Wintreberl). — 20 km nord de Bclolia, 2 s,
5-3-1964 (D. Wintreberl) — Ebelinta, 1 s et 2 Ç, 13-3-1964 (J. Tête fort).
Plantes hôtes :
Cedrelopsis grewei (Méliacées),
Pemphis madagascariensis (Lythracées),
Hippocratea sp. (Hyppocratéacées),
Arbustes divers du fourré à épineux.
Les déterminations des Tetefortina ne sont souvent formellement
établies qu’en cas de capture des 2 sexes. 1 $ capturée à Behavona sur
l’Onilahy, donc bien au Nord des localités habituelles de l’espèce, ne
peut être rattachée avec certitude à T. wintreberti.
L’étude du nouveau matériel permet de préciser les indices morpho¬
métriques des (J qui n'étaient connus jusqu’à présent que par 2 exem¬
plaires :
F P Cy Cm
7 i 9,5-12,4 2,0-2,5 2,87-3,13 2,46-2,80 (3 ex).
Ces mesures sont nettement supérieures à celles des 2 <J de la série
du type.
Tetefortina fotadrevoana n. sp.
(fig. 251-256)
<?. Holotype. Taille moyenne. Angle postérieur des lobes latéraux
du pronotum étroitement arrondi, bien saillant vers l’arrière et légèrement
oblique vers le bas ; incision du bord postérieur faible. Vestiges élytraux
peu élargis vers l’arrière. Fémurs antérieurs épais, la face externe parcou-
Source : MNHN, Paris
124
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
rue par uue carène faible mais décelable sur toute la longueur Spinescence
carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant a la formule
suivante de l'extérieur vers l'intérieur : 6-9 -, 7-8 ; 7-9. Bord supérieur de
■avant-dernier lergite régulièrement convexe en vision latérale. Expan¬
sion médiane très fortement recourbee vers le bas, divisée en 2 lobes
n-.m 911 258 — Tetefortina fotadreroana n. sp. *., — 251. Extrémité abdominale latéra-
Fk.. 2o l-A>b. Fninhallc dorsalenient. — 253. Extrémité abdominale en vision ventro-
lement. -^gtigSfiggSi*. - 255. eu**» phulUuu. lc«ralem«nt. _
loliTcapsule ectophalUque dursalement.
nar une profonde découpure triangulaire ; angle rentrant de la découpure
atteignant tout juste le corps du lergite proprement dit ; lobes ainsi
délimités triangulaires avec bords sûmes, la face dorsale bombee, légè-
rement déprimée vers l'extrémité, cette dernière etroltement arrondie,
neruicr tergite relativement découvert latéralement 1 angle postéro-
interne faisant saillie sous le tergite precedent sous forme d'un court
auoeudice atteignant le niveau du bord externe de 1 expansion médiane.
Lobe médian de la partie apicale du complexe sous-gémtal non nettement
courbé dorsalement, pourvu d'un rétrécissement subterminal bien net,
les 2/3 basaux obliquement ascendants par i apport a 1 aire membra¬
neuse, le 1/3 apical incliné dorsalement et formant un angle obtus avec
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
125
la partie antérieure ; face ventrale des 2 /3 basaux parcourue par une
forte convexité longitudinale se rétrécissant d’avant en arrière et bordée
de 2 dépressions, les bords latéraux, considérés de profil, sinués ; 1 /3
apical de largeur subégale à celle du rétrécissement subterminal, sub-
ovoïde, le bord postérieur régulièrement convexe, la face ventrale très
fortement concave. Crête transversale de la face dorsale subrectangulaire,
le bord postérieur convexe, n’atteignant pas le niveau de l’extrémité
du lobe médian. Lobes latéraux subrectangulaires de profil, avec bord
postérieur régulièrement convexe et bord inférieur droit, plus courts
que le lobe médian.
Face de même couleur que chez les autres espèces ; 3 premiers articles
antennaires verts, le 1 er légèrement touche de brun à la face ventrale ;
joues marquées d’une tache noire infra-oculaire suivie d’une bande jaune ;
vertex et occiput avec 4 rangées de taches noires. Bord inférieur des
lobes latéraux du pronotum longé par une fine bande verdâtre. Extrémité
des fémurs postérieurs marquée de brun ; tibias verdâtres à la face infé¬
rieure, violacés sur les autres faces. Extrémité de l’abdomen jaune ver¬
dâtre ; lobes de l'expansion de l’avant-dernier tergite noirs à l’extrémité
et le long du bord interne ; plaques infra-cercales noires. Reste du corps
brunâtre, plus clair à la face ventrale.
Bordure dorso-apicale de la capsule ectophallique de coloration fauve ;
lobe médian grand, fortement saillant dorsalement ; lobes moyens
coniques en vision dorsale, ayant l’aspect d’une plaque rectangulaire,
verticale, avec bord inférieur arrondi en vision latérale ; lobes externes
en forme de tigelle horizontale, concave vers l’arrière, non inclinée vers
le bas, exactement perpendiculaire à l'axe de la capsule. Bordure ventro-
apicale du phallotrème pourvue de 2 petites sclérifications, en forme de
papille, situées comme représenté à la figure 255.
$ inconnue.
Madagascaü Sud : 17 km nord de Foladrevo, 1 a holotype (dans un lot de T. mintre-
berli), 25-2-1964 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
F P Cy Cm
1 S 10,3 2.1 2,84 2,20
Tetefortina sylvatica n. sp.
(fig. 257-263)
cî. Holotype. Taille assez grande. Fastigium, vu de profil, légèrement
mais nettement redressé, l’extrémité arrondie. Fémurs antérieurs avec
1 carène relativement forte à la face externe et 2 autres, à peine indi¬
quées, à la face inférieure ; fémurs médians pourvus seulement de 2 carè¬
nes supérieures. Spinescence des carènes supérieures des fémurs posté¬
rieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur :
6-9 ; 6-7 ; 8-9 (7-10 ; 6-11 ; 7-10 chez les paratypes). Bord supérieur de
l’avant-dernier tergite, vu de profil, anguleux vers le 1 /5 postérieur ;
expansion médiane subhorizontale et légèrement tectiforme, subrectan-
gulaire, légèrement rétrécie d’avant en arrière, la découpure médiane
Source : MNHN, Paris
126
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
postérieur large, arrondi, et bord externe très légèrement convexe.
Dernier termite apparaissant latéralement sous forme d une pièce étroite,
subrectangulaire avec bord postérieur sinue 1 angle postéro-interne
visible, atteignant presque le bord externe de 1 expansion du tergi te
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTI1NAE
127
précédent ; angle opposé arrondi. Lobe médian de la partie apicale du
complexe sous-génital relativement étroit, courbé dorsalement, presque
coudé à angle obtus vers le 1/3 basal, régulièrement rétréci vers l'arrière,
le 1/3 apical légèrement élargi ; 1/3 basal occupé par une aire triangulaire
plane, prolongée par une forte carène longitudinale atteignant l’étrangle¬
ment subtcrminal ; bords latéraux bien saillants au-dessous de l'élargis¬
sement terminal, ce dernier fortement concave, avec bords latéraux
convexes et bord postérieur concave. Crète transversale de la face dorsale
très courte, rectangulaire, le bord postérieur droit. Lobes latéraux plus
courts que le lobe médian, étroits, le bord inférieur régulièrement convexe,
l’extrémité arrondie.
Taches noires sous-antennaires relativement petites ; face ventrale
du 1 er article des antennes non touchée de noir ; joues marquées d’une
toute petite tache noire sous-oculaire (parfois réduite à un point) ; vertex
et occiput plus clairs que chez les autres espèces, ne présentant qu’une
ligne de taches noires en bordure des yeux (chez certains paratypes, les
lignes internes sont parfois marquées mais n’atteignent pas lu suture
occipitale). Extrémité des fémurs postérieurs et articulation tibio-
fémorale claires, seule la lunule surmontant les lobes géniculaires de colo¬
ration brune ; tibias postérieurs bleu violacé. Bord postérieur de l’expan¬
sion de l’avant-dernier tergite, angle postéro-interne du dernier et un
petit mamelon sur les plaques infra-cercales noirs. Reste du corps devant
être vert à l’état frais.
Bordure dorso-apicale de la capsule ectophallique non marquée de
noir ; lobe médian peu différencié ; lobes moyens subquadrangulaires en
vision dorsale, en forme de croissant en vision latérale ; lobes externes
courts, digitiformes, légèrement inclinés vers l’arrière. Bordure du phallo-
trème pourvue de 1 petites sclérifications, les unités inférieures (en vision
latérale) longues, digitiformes, les unités supérieures en forme de petite
écaille subtriangulaire.
$. Allotype. Fastigium, vu de profil, très nettement redressé et
étroitement arrondi à l’extrémité. Quelques rides longitudinales sur les
lobes latéraux du pronotum. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs : 12-13; 10-12; 10-11. Angle latéro-postérieur du
8 e tergite saillant vers l'arrière ; angle postéro-externc. du dernier tergite
étroit, triangulaire, très aigu. Découpure du bord postérieur de la plaque
sous-génitale atteignant à peu près le 1 /3 de la longueur totale, l’angle
rentrant relativement étroit, arrondi à l'extrémité ; angle postérieur des
lobes ainsi délimités subaigu, arrondi, le bord interne légèrement convexe,
inerme. Guide-œuf semi-circulaire, le bord postérieur irrégulièrement
serrulé (lisse chez certains paratypes). Face ventrale des valves inférieures
de l’oviscapte triangulaire et allongée, parsemée d'échinulations coniques ;
ligne basale d’échinulations, réunissant les bords latéraux, faible mais
nette (irrégulière et parfois subobsolète chez les paratypes) ; 7-8 dents
sur le bord externe. Spermathèque, avec ampoule terminale grande,
ovoïde, comme représentée à la figure 178.
Insecte devant être presque entièrement vert à l’état frais. Capsule
céphalique sans taches sous-oculaires noires, la face jaune. Extrémité
Source : MNHN, Paris
128
M. DESCAMPS ET D.
'INTREBERT
des fémurs postérieurs comme chez le ; tibias postérieurs rouges, la
base verdâtre, les épines du bord interne jaunes avec l’apex noir. Aucune
tache noire à la face dorsale du thorax et de l’abdomen.
Madagascar Sud : Antanimiheva-forêts, 1 i holotype, 1 9 allotype, 5 S et 4 o
paratypes, 5-1964 (D. Winlreberl ); 13 a et 1 9 paratypes, 6-2-1964 (D. Winlreberl). _
Maliatsola (Mikoboka) (nord de Betsioky-Mandatsa), 2 j et I Ç paratypes, 17-1-1964
\D. Winlreberl ). — Muséum de Paris.
Les 2 ij de Maliatsola différent de ceux d’Antanimiheva par le bord
postérieur du lobe médian de la partie apicale du complexe sous-génital
très nettement moins concave.
F P Cy r.m
10 S 11,2-12,7 (11,9) 2.5-3.0 (2,6) 2,87-3,09 (2,95) 2,40-2,71 (4 ex )
7 9 14,7-17,9 (16,4) 3,1-3,7 (3,4) 3,25-3,72 (3,49) 3,90-4,50 (4 ex.)
Tetefortina benetrixi n. sp.
(fig. 264-269)
cj. Holotype. Taille moyenne. Fastigiuin, vu de profil, légèrement
redressé à l’extrémité. Vestiges élytraux élargis d'avant en arrière
traversés par un fin sillon. Angle postérieur des lobes latéraux du prono-
tum très aigu. Face externe des fémurs antérieurs parcourue par une
faible carène. Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur
(unique) répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur •
11 ; 10 ; 9. Hord supérieur de l’avant-dernier tergite, vu de profil, droit
légèrement anguleux vers le 1 /4 postérieur. Expansion médiane subhori¬
zontale, nettement plus courte que chez les autres espèces, large, très
légèrement tectiforme, les bords externes très légèrement concaves •
découpure du bord postérieur très large et peu profonde, l’angle rentrant
très oblus, marqué d’une petite surélévation ; angles latéro-postérieurs
arrondis ; bords de la découpure sinués, légèrement rabattus vers le bas
à la partie médiane. Dernier tergite très peu découvert latéralement
l’angle postéro-interne faisant saillie sous le tergite précédent sous formé
d'un prolongement court, très neLLemenl bifide, n'atteignant pas le niveau
du bord externe de l'expansion. Aires latérales de la partie basale du
complexe sous-génital traversées par un fort bombement longitudinal
Lobe médian de la partie apicale coudé vers le haut à angle légèrement
obtus, étroit, de largeur subégale depuis la base jusqu’à l’étranglement
subterminal ; base occupée par une aire triangulaire, allongée, légèrement
convexe, prolongée au-delà de la coudure par une forte carène s’abaissant
vers l'arrière et atteignant l'étranglement subterminal ; partie terminal
transverso, inclinée dorsalement, fortement concave, les bords externe
convexes, le bord postérieur concave. Lobes latéraux larges, peu contour
nés, de longueur subégale au lobe médian, non inclinés vers ce dernier"
élargis de la base vers l’extrémité, le bord supérieur (en vision latérale)
légèrement incurvé vers l’intérieur, le bord postérieur convexe. Crèt»
transversale de la face dorsale du lobe médian très étroite, le bord post ^
rieur droit.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
129
Même type de coloration que chez les espèces précédentes. Joues
claires avec une tache sous-oculaire noire, allongée, n’atteignant pas le
milieu. Vertex et occiput avec une rangée de taches noires en bordure
des yeux, aire médiane brune. Une étroite bande claire longeant le bord
Fio. 264-269. -— Tcle/orlina benetrixi n. sp. — 264. Extrémité abdominale latéralement.
— 265. Epiphalle dorsalemenl. — 266. Extrémité abdominale en vision ventro-apicale.
— 267. La même dorsalcment. — 268. Complexe phallique latéralement. — 269.
Capsule cctophalliquc dorsalcment.
inférieur des lobes latéraux du pronotum. Extrémité abdominale jaune
verdâtre, seuls le bord postérieur de l’expansion de l’avant-dernier
tergite et l’angle postéro-interne du dernier de coloration noire.
Bordure dorso-apicale de la capsule ectophallique fauve clair ; lobe
médian large, peu saillant ; lobes moyens triangulaires en vision dorsale,
légèrement divergents vers l’arrière, l’extrémité étroitement arrondie,
pourvus d’une saillie ventrale arrondie, visible de profil seulement ;
lobes externes très courts, en forme de petite saillie légèrement ascendante,
orientée vers l’arrière et vers l’extérieur. Parties latéro-apicales de la
capsule pourvues d’un fort épaulement au-dessous du chaperon terminal.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 9
Source : MNHN, Paris
130
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Bordure ventro-apicale du phallotrème avec 4 petites scarifications,
les unités inférieures (en vision latérale) petites, digitiformes, les unités
supérieures très faibles.
Ç inconnue.
Madagascar Sud : moyen Fiherenana (km 56 Tuléar), 1 $ holotype, 23-2-1964
(Mme Ilénètrix). Muséum de Paris.
F P Cy Cm
, , 11,4 2,3 2,86 2,30
Cet exemplaire est tombé par hasard dans le filet d’une lépidoptéro-
logiste. Plusieurs prospections entreprises au même endroit (J. Têtefort
et D. Winlrebert) n’ont pas permis de retrouver cette espèce.
Tetefortina media Descamps 1964
Descamps 1964, p. 255.
Nouvelles signalisations : Vohitany, 1 9, 8-4-1957 (J. Brenltre). — Nord d’Ambararata
Mnrondaval 1 9. 7-5-1064 (D. Winlrebert). — Roslmavo (sud de Morondava),
3 9 inseîtcs capturés sut Mimosa sp„ 7-5-1961 (D. Winlrebert). - l orct de Maroflhitsa,
1 9, dans le contenu stomacal d'une pintade après passage d un leu de brousse, 6-5-1964
(D. Winlrebert).
49
P Cy Cm
2 ,5-2,9 3,20-3,49 3,20-3,72 (2ex.)
Tous ces spécimens sont rapportés avec quelques réserves à T. media
en raison du manque de <J.
Tetefortina gibbosa Descamps 1964
Descamps 1964, p. 257.
Les insectes de la série du type avaient été capturés à Vineta sur
Pemphis madagascariensis (Lythracées). Toutes les prospections ulté¬
rieures sont demeurées vaines.
Tetefortina hirsuta n. sp.
(fig. 270-278)
d Holotype. Très proche d’allure des autres espèces mais en différant
profondément par la structure de l’extrémité abdominale. Fastigium, vu
de profil légèrement redressé à l’extrémité, non nettement tronqué.
Incision du bord postérieur du pronotum relativement profonde pour
le genre étroite, les bords convexes. Face externe des fémurs antérieurs
parcourue par une faible carène. Spinescence des carènes supérieures des
Source : MNHN, Paris
’SEUDOSCHMIDTIINAE
131
fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l'extérieur vers
l'intérieur : 0-8 ; 8-10 ; 8-0 (5-9 ; 5-10 ; 5-10 chez les paratypes). Bord
supérieur de l’avant-dernier tergite légèrement sinué de profil ; face
dorsale déprimée en triangle sur la moitié postérieure, la dépression se
prolongeant sur l’expansion médiane et en occupant toute la surface.
Expansion médiane en forme de segment circulaire, recouverte d'une
pilosité blonde, touffue, particulièrement fournie, sur les 2 faces, vers le
bord postérieur et atteignant dorsalement le milieu du tergite proprement
dit ; bord postérieur épais, régulièrement convexe, non incisé. Bord
postérieur de l’avant-dernier tergite, de part et d'autre de l’expansion
médiane, sinué. Dernier tergite très peu découvert latéralement ; l’angle
postéro-interne faisant saillie sous le tergite précédent sous forme d’une
projection subtriangulaire, largement arrondie à l’extrémité, atteignant
le niveau du bord externe de l’expansion médiane. Extrémité des cerques
légèrement renflée et comprimée transversalement. Lobe médian de la
partie apicale du complexe sous-génital court, régulièrement courbé
dorsalement, relativement large à la base, se rétrécissant progressivement
jusqu’à un étranglement subterminal très accentué ; bords latéraux
sinués et peu saillants ; face ventrale convexe, parcourue, vers l’arrière,
par une faible côte longitudinale se prolongeant un peu sur l'élargissement
terminal ; ce dernier semi-circulaire, la face ventrale subplane. Crête
transversale de la face dorsale triangulaire, l’extrémité étroite, atteignant
presque l’apex du lobe médian proprement dit. Lobes latéraux un peu
plus longs que le lobe médian, étroits, l’extrémité fortement incurvée,
presque coudée à angle droit vers le lobe médian ; face externe parcourue
par une côte fortement marquée sur les 2/3 basaux; bord inférieur, en
vision latérale, légèrement sinué.
Insecte partiellement décoloré mais du meme type de coloration que
les autres espèces. Face verte, les taches noires sous-antennaires subtrian¬
gulaires, rétrécies vers le haut (d’étendue presque constante sur l’ensemble
de la série). Une tache noire sous-oculaire sur les joues, atteignant le
1 /4 de la hauteur, suivie d’une bande rouge orangé elle-même bordée de
noir à l’arrière (chez certains paratypes, cette bande postoculaire est
réduite à une tache). Vertex et occiput avec 1 rangée de taches noires en
bordure des yeux (sur certains paratypes 4 bandes de taches, chez
d’autres, dessus de la tête vert avec quelques points noirs). Extrémité
des fémurs postérieurs brune, le lobe géniculaire externe crème ; tibias
violacés. Dessus du corps brunâtre ; une très fine bande plus claire le
long du bord inférieur du pronotum. Avant-dernier tergite vert, l'expan¬
sion médiane brun noir.
Complexe phallique différant sensiblement de celui des autres espèces.
Capsule ectophallique large, relativement courte, l’expansion dorso-
apicale en arc de cercle, ouvert vers le bas, très accentué ; lobe médian
large et peu saillant ; lobes moyens fortement recourbés vers le bas,
l’extrémité arrondie, infléchie vers l’avant et invisible du dessus ; lobes
externes courts, relativement épais, légèrement sinués, nettement inclinés
vers le bas. Bordure ventro-apicale du phallotrème sclérifiée latéralement ;
sclérite linéaire, peu épais, sans extrémité libre (fig. 27(5). Endophalle
grand, occupant la plus grande partie de la capsule ectophallique ; sac
éjaculateur avec une petite crête ventrale épaisse.
Source : MNHN, Paris
132
M. DF.SCAMPS ET D. WINTREBERT
Fio. 270-278. — Teteforlina hirsula n. sp. S, Ç. — 270. Extrémité abdominale du <? la»*,,
lemcnt. — 271. Capsule ectophallique dorsalement. — 272. Extrémité abdominl?'
du s dorsalement. — 273. La même en vision ventro-apicalc. — 274. Complexe phallin.
latéralement. — 275. Epiphalle dorsalement. — 276. Endophalle latéralement qUe
277. Extrémité abdominale de la 9 vcntralcment. — 278. Plaque sous-génitale de la cT
face dorsale. * •
Source : MNHN, Paris
•SEUDOSCHMIDTIINAË
133
$. Allotype. Proche de T. sylvatica. Fastigium, vu de profil, étroite¬
ment arrondi et très nettement redressé à l’extrémité (grande variation
intraspécifique mais redressement toujours marqué). Rides irrégulières
sur les lobes latéraux du pronotum. Spinescence des carènes supérieures
des fémurs postérieurs : 10 ; 10 ; 10-12(5-10 ; 5-9 ; 5-11 chez les para types).
Angle latéro-postérieur du 8 B tergite arrondi, non saillant vers l’arrière.
Angle postéro-cxternc du dernier tergite formant un étroit triangle
arrondi à la pointe. Cerques courts, subcylindriques, l'extrémité largement
arrondie. Découpure du bord postérieur de la plaque sous-génitale attei¬
gnant environ le 1 /3 de la longueur, l’angle rentrant aigu à l’extrémité;
lobes terminaux avec angle postérieur subaigu, arrondi, le bord interne
sinué, rugueux. Bord postérieur du guide-œuf armé de petites épines
irrégulières. Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte allongée
et parsemée de quelques échinulations ; crête basale faible, irrégulièrement
et peu nettement échinulée; 4-5 dents sur le bord externe. Spermathèque,
avec ampoule terminale de petite taille, comme représentée figure 182.
Insecte devant être presque entièrement vert à l’état frais. Joues
barrées, vers l’arrière, d’une bande rouge complète (bien nette sur l’en¬
semble de la série) ; pas de tache noire sous-oculaire. Aucune tache noire
sur le thorax et l’abdomen. Extrémité des fémurs verte, marquée d’un
croissant brunâtre au-dessus des lobes géniculaires ; tibias postérieurs
rouge orangé, verdâtres à la base, les épines avec un large anneau basal
jaune.
Madagascar Ouest : Mandabe, 1 s holotype, 1 9 allotvpc, '10 o et 37 9 paratypes,
12 larves, insectes capturés sur Indigofera sp., 10-5-1964 ( D. Wintrebert). Muséum de
Paris.
F P Cy Cm
10 { 8,8-10,5 ( 9,9) 2,0-2,2 (2,1) 2,30-2.61 (2,49) 1,92-2.15 (2,05)
10 9 13,0-14,3 (13,5) 2,7-3,0 (2,8) 2,80-2,97 (2,90) 3,13-3,25 (3,20)
Cette importante série a été capturée sur quelques pieds d’ Indigofera
sp. dans une jachère (terrain collectif) qui constitue une station de repro¬
duction de Locusta migratoria capilo Sauss. Notons chez ces Tele/orlina
une curieuse homomorphie avec le support ; on sait en effet que les feuilles
à'Indigofera sp. sont densément poilues.
Genre Micromastax Descamps 1964
Descamps 1964, p. 262.
3 espèces nouvelles dont 1 connue seulement par la $ viennent s’ajou¬
ter aux 3 espèces précédemment décrites dont 1 n’est connue que par
le J. Comme pour le genre précédent il est très difficile d’identifier les $
sans les J correspondants. Il n’a pas été possible de trouver un caractère
valable permettant de différencier les $ de M. truncata Descamps 1964
et M. bosimavoana n. sp. alors que les S de ces 2 espèces sont très éloignés
par la morphologie de l’extrémité abdominale.
Source : MNHN, Paris
134
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Le genre est probablement caractéristique du Sud-Ouest de Mada¬
gascar.
Ont été observés du Sud au Nord (fig. 279) :
M. szumskii n. sp. : région d’Ambovombe.
[ | M.SZUMSKII SA : M.SAIARIENSIS
M.TETEFORTI | ~] M.TRUNCATA
Lg : M.LONGIVALVA BO : M. BOSIMAVOANA
Fio. 279. — Répartition géographique des espèces du genre Micromastax.
M. leleforti Descamps 1964 : région de Betioky-Sud.
M. longivalva n. sp., £ inconnu : région du Moyen Fiherenana. Est
peut-être la $ de l’espèce suivante.
M. salariensis Descamps 1964, $ inconnue : Nord du Manombo.
M. truncala Descamps 1964 : du Manombo à Morondava.
M. bosimavoana n. sp. : connu d’une seule station au Sud de Morondava
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
135
Clé des espèces (3)
1 (4) Aire membraneuse du complexe sous-génital rentrant profondé¬
ment dans la base du lobe médian, ce dernier toujours coudé à
angle droit.2
2 (3) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital pourvue
de 2 carènes latérales délimitant, en arrière de la coudure, une
concavité complètement close ; lobes latéraux fortement enroulés
selon leur axe longitudinal, les bords sc rejoignant presque inté¬
rieurement ; crête dorsale du lobe médian spiniforme, atteignant
le niveau de l’apex du lobe proprement dit.
. M. teteforli Descamps 1964. p. 136
3 (2) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital pourvue
de 2 carènes délimitant, en arrière de la coudure, une concavité
triangulaire ouverte vers l’avant, ces carènes étroitement distantes
à la base ; lobes latéraux plus larges que longs, peu enroulés, un
petit appendice implanté à l’angle basal interne, recourbé inté¬
rieurement et invisible de profil ; crête dorsale du lobe médian
transverse. ($ inconnue ).
. M. salariensis Descamps 1964.
4 (1) Aire membraneuse du complexe sous-génital ne rentrant pas,
ou très peu, dans la base du lobe médian ; ce dernier coudé à
angle obtus ou courbé dorsalement.5
5 (6) Cornes du bord postérieur de l’avant-dernier tergite avec extré¬
mité nettement bifide; bord de la concavité médiane rugueux
(fig. 282) ; lobe médian du complexe sous-génital très large à la
base, se rétrécissant progressivement d’avant en arrière, la face
ventrale dépourvue de carènes (fig. 283) ; bord inférieur (en vision
latérale) des lobes latéraux avec une petite expansion médiane
recourbée vers l'intérieur (fig. 283); crête dorsale du lobe médian
transverse, surmontée d’une petite tige très fragile .
. M. bosimavoana n. sp. p. 136
6 (5) Cornes du bord postérieur de l’avant-dernier tergite avec extré¬
mité simple ; lobe médian du complexe sous-génital se terminant
en pointe très effilée, pourvu de carènes ventrales délimitant une
concavité ouverte vers l’avant.7
7 (8) Base du lobe médian du complexe sous-génital de largeur subégale
à celle de l’aire membraneuse, les carènes ventrales subparallèles,
largement distantes au niveau de la coudure ; bord postérieur de
l’aire membraneuse convexe ; crête dorsale du lobe médian trans¬
verse, parcourue par une côte se prolongeant, au-delà du bord
postérieur, par une tige épaisse ; extrémité de la capsule ectophal-
lique en forme d’arceau ouvert vers le bas.
. M. truncata Descamps 1961. p 139
8 (7) Base du lobe médian du complexe sous-génital plus étroite que la
largeur de faire membraneuse, les carènes ventrales subconLiguës
au niveau de la coudure et délimitant une petite aire subtriangu¬
laire ; aire membraneuse fortement rétrécie à la partie postérieure,
Source : MNHN, Paris
136
M. DESCAMPS ET
VINTRERERT
ne rentrant pas dans la base du lobe médian (fig 292); crête
dorsale du lobe médian spiniforme, orientée vers l’avant ; extré¬
mité de la capsule ectophallique plane (lig. 291, 297).
. M. szumskii n. sp. p. 139
Clé des espèces (?)
1 (4) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale relativement étroits
' /f,„ 30 I) : joues marquées d’une tache noire sous-oculaire, dans
le cas contraire, dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte
peu recourbée (fig. 303).2
t) /g\ Dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte fortement
“ V ' recourbée; 5-6 dents sur le bord externe; joues marquées d’une
tache noire sous-oculaire, taille très petite, F = 9,5.
. M. tetejorli Descamps 1964. p. 136
3 (*>) Dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte peu recourbée
v ~ (fig. 303), 8-10 dents sur le bord externe ; joues barrées d’une
bande noire complète ; taille plus grande, F = 10,4-10,7. (cj inconnu)
. M. longivalva n. sp. p. 142
4 (i) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale plus larges, le bord
postérieur plus largement convexe (fig. 288, 295) ; joues toujours
barrées d’une bande noire complète ; valves inférieures de l’ovis-
capte armées de 5-6 dents sur le bord externe, l’unité apicale
toujours bien recourbée.5
5 (6) Face externe des fémurs postérieurs barrée (sur l’insecte sec)
d’une bande noire située vers le milieu, taille assez petite ....
. M. szumskii n. sp. p. 140
6 (5) Face externe des fémurs postérieurs (sur l’insecte sec) non marquée
' (j e no i r . M. truncala Descamps 1964. p. 139
. M. bosimavoana n. sp. p. 137
Micromastax teteforti Descamps 1964
Descamps 1964, p. 264.
Espèce rare, connue seulement par 4 exemplaires, mais existant pro¬
bablement dans une région assez étendue : clairières du plateau calcaire
Mahafaly, oueds des plateaux intermédiaires, littoral Tanalana. A été
observée sur Dicrostachys sp. et Cedrclopsis sp.
Nouvelle signalisation : Itampolo, 2 i, 3-3-1964 (D. Winlreberl).
Micromastax bosimavoana n. sp.
(fig. 280-289)
Holotype. Fastigium, vu de profil, largement arrondi, légèrement
anguleux au niveau du point de contact avec les carènes médianes de la
face. Ces dernières relativement saillantes, notamment à la partie infé-
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
137
rieure, légèrement écartées juste au-dessous de l’ocelle médian, puis
convergentes jusqu’à l'angle fastigio-facial. Antennes un peu plus longues
que la distance comprise entre le clypéus et le fastigium, les articles 4, 5
et 6 transverses. Face externe des fémurs antérieurs parcourue par une
faible carène plus marquée vers la base. Epines terminales des tibias
antérieurs et médians aiguës. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers
l’intérieur : (3 ; 4-6 ; 6 (4-5 ; 3-6 ; 1-6 chez les paratypes). Bord de la conca¬
vité médiane de l'avant-dernier tergite fortement rugueux ; cornes limi¬
tant cette concavité légèrement courbées vers le bas, nettement bifides
à l'extrémité, les 2 pointes arrondies, courtes, l’unité interne inclinée vers
le bas. Bord postérieur de la plaque sus-anale régulièrement convexe.
Dernier tergite relativement découvert latéralement, l’angle postéro-
interne visible, constituant une petite saillie orientée vers l’intérieur et
vers le haut, étroitement arrondie à l’extrémité ; angle opposé largement
arrondi. Bord postérieur du 8° sternite incisé en triangle. Aire membra¬
neuse de la partie basale du complexe sous-génital large, bordée d’une
côte fortement amincie à l’arrière ; bord postérieur largement convexe,
rentrant peu profondément dans la base du lobe médian. Ce dernier
courbé dorsalement (plus ou moins fortement, parfois incme coudé chez
les paratypes), très large à la base, la face ventrale triangulaire, subplane
(concave vers l’extrémité chez certains paratypes), avec un bombement
basal encadré de 2 concavités peu profondes ; bords latéraux légèrement
sinués ; extrémité aiguë mais non effilée. Face dorsale pourvue d'une
crête transverse, relativement basse, avec bord postérieur droit et angles
arrondis, prolongée par une petite tige fragile, atteignant le niveau de
l’apex du lobe proprement dit. Lobes latéraux peu enroulés, subellipti¬
ques de profil, l'extrémité arrondie, la face externe lisse ; une expansion
triangulaire, repliée vers l’intérieur, située à peu près au milieu du bord
inférieur.
Coloration de la capsule céphalique comme chez le génotype (cf.
Descamps 1964, p. 264). Bord postérieur de l’avant-dernier et du dernier
tergite abdominal brun noir. Bepli du bord inférieur des lobes latéraux
du complexe sous-génital noir. Pattes vertes ; extrémité du fémur
postérieur noire sauf le lobe gcniculaire externe. Ensemble du corps bru¬
nâtre avec traces de vert.
Crochets de l'épiphalle avec l’apex légèrement renflé et recourbé.
Capsule ectophallique pourvue d’une crête ventro-basale beaucoup plus
forte que chez les autres espèces ; partie dorso-apicale en forme de gout¬
tière ouverte vers le bas, de coloration noire avec plages brunes, les expan¬
sions latérales larges, avec extrémité très nettement bifide de profd.
Endophalle comme représenté à la figure 289.
$. Allotype. Très proche de Al. Iruncata. Fastigium, vu de profil,
légèrement concave juste en avant des yeux et légèrement anguleux au
niveau de l'angle fastigio-facial. Angle postérieur des lobes latéraux du
pronotum largement arrondi, très peu saillant. Carène de la face externe
des fémurs 1 et 2 fortement saillante. Spinescence des carènes supérieures
des fémurs postérieurs : 3-7 ; 4-5 ; 4-6. Angle postéro-externe du dernier
Source : MNHN, Paris
138
ESCAMPS ET D. WINTREBERT
Fio. 280-289. — Micromastax bosiniavoana n. sp. <J, 9 - — 280. Extrémité abdominale du
latéralement. - 281. Epiphalle dorsalemcnt. 282. Extrémité abdominale du -
dorsalement. — 283. La même en vision ventro-npicale. — 281. Extrémité abdominal»
de la 9 latéralement. — 285. La même ventralemcnt. — 28G. Complexe phallim.»
latéralement. — 287. Capsule ectophallique dorsalement. — 288. Plaque sou.s-uénitni»
de la 9, face dorsale. — 289. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHM1DTIINAE
139
tergite très aigu. Plaque sous-génitale courte, très large, non rétrécie
vers l'arrière, fortement rugueuse sur la moitié postérieure, la fissure
n’atteignant pas tout à fait le milieu ; lobes terminaux avec bord posté¬
rieur droit, armé de petites épines (plus ou moins fortes selon les exem¬
plaires), les angles postérieurs largement arrondis. Dent préapicale de
l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte aiguë ; dent apicale
forte et bien recourbée ; 5-6 dents sur le bord externe. Spermatlièque et
guide-œuf comme représentés aux figures 186 et 288.
Coloration comme chez M. truncaia (cf. Descamps 1964, p. 270).
Les 2 taches noires sous-antennaires sur la face font défaut chez les
3 paratypes.
Madagascar" Ouest : Bosimavo, 1 î holotype, 1 9 allotype, 6 s et 3 Ç paratypes,
7-5-1964 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
F P Cy Cm
5 i 7,8- 8,8 ( 8,4) 1,8-1,9 2,25-2,75 (2,55)
4 9 10,0-11,5 (10,8) 1,9-2,2 2,75-2,95 (2,81) 2,43-2,57 (2 ex.
Micromastax truncata Descamps 1964
Descamps 1964, p. 268.
L’espèce est abondamment répandue du Fiherenana à Morondava ;
elle a été observée sur Mimosées indéterminées (3 espèces) et sur lndigo-
fera sp. Elle se reproduit vraisemblablement en plusieurs générations
annuelles.
La $ ne peut pratiquement pas être différenciée de celle de M. bosima-
voana n. sp. connue d’une seule localité au Sud de Morondava vers la
limite Nord de l’aire de répartition connue de M. truncata. Tous les insectes
ont été capturés en séries comportant des t? (sauf 1 $ isolée en provenance
de Marofihitsa) ce qui a permis une identification certaine.
L'espèce est connue des localités suivantes du Sud vers le Nord
(cf. fig. 279) :
Ambiky (Mangoky), 3 i et 4 9, 29-10-1963 (D. Wintrebert). — Befamlefa, localité du
type. — Lac Ihotry. 1 11-5-1903 (/) Wintrebert) —Bclo-sur-Mcr, 1 i, 6-5-1964 (D. IVin-
treberi). — Forêt de Marofihitsa, 1 9. 14-5-196! (D. Wintrebert). — Nord d’Ambararata
(sud de Morondava), 5 3 et 13 9, 7-5-1964 (D. Wintrebert).
Micromastax szumskii n. sp.
(fig. 290-300)
<j. Holotype. Taille petite. Fastigium, vu de profil, relativement
saillant. Carènes médianes de la face subcontiguës sur toute la longueur,
l’ocelle médian dilficilement décelable. Antennes subégales à la face, les
articles du milieu peu allongés. Fémurs antérieurs et médians épais,
pourvus seulement des 2 carènes supérieures. Epines terminales des tibias
des 2 premières paires de pattes odontiformes. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs : 4 ; 4-5 ; 4-5. (2-4 ; 4-5 ; 3-6 dans la
Source : MNHN, Paris
140
l. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
série paratypique). Concavité médiane du bord postérieur de l’avant-
dernier tergite relativement étroite, légèrement rugueuse ; cornes laté¬
rales subhorizontales, l’extrémité simple, légèrement incurvée vers le
bas, non tordue. Dernier tergite étroit, l'angle postéro-inteme visible
extérieurement, constituant une petite saillie arrondie atteignant à peu
près le milieu de la distance comprise entre le bord externe de l’avant-
dernier tergite et la corne limitant la concavité médiane. Bord postérieur
du 8 e sternite pourvu d'une découpure triangulaire large et relativement
profonde. Plaque sus-anale lisse, finement rebordée, le bord postérieur
régulièrement convexe. Aire membraneuse de la partie basale du complexe
sous-génital large à la base, très fortement rétrécie vers l'arrière, se termi¬
nant en une pointe courte, seule partie à faire très légèrement saillie
dans la base du lobe médian ; aires latérales larges, traversées, vers le
milieu, par un bombement longitudinal limitant une concavité triangu¬
laire occupant l’angle postéro-interne. Lobe médian de la partie apicale
coudé à angle obtus, très étroit à la base, la portion située en avant de
la coudure légèrement rétrécie vers l’arrière, légèrement concave au milieu,
les bords latéraux faiblement saillants; portion située au-delà de la
coudure plus étroite que la précédente, pouvant être divisée en 2 parties :
a) une aire basale très fortement concave, grossièrement triangulaire,
limitée par 2 carènes étroitement distantes au niveau de la coudure ;
h) une extrémité comprimée transversalement, ayant, de profil, l’aspect
d’une lame triangulaire aiguë à l’apex. Crète de la face dorsale du lobe
médian spiniforme, courte, perpendiculaire au lobe proprement dit.
Lobes latéraux implantés à peu près aux 3/5 de la distance comprise
entre la base du lobe médian et l’angle postéro-externe des aires latérales,
nettement enroulés selon l'axe longitudinal ; angle postéro-inférieur (en
vision latérale) nettement recourbé mais non replié vers l’intérieur.
Coloration de la capsule céphalique comme chez le génotype (cf.
Descamps 1964, p. 264), les plages noires sous-antennaires plus grandes,
séparées des antennes, des yeux et des carènes médianes par un fin liseré
jaune. De coloration noire : 7 e tergite, une bande en équerre à l’angle
latéro-postérieur de l’avant-dernier tergite ainsi que le bord de la conca¬
vité médiane et l’extrémité des cornes la limitant, dernier tergite, plaques
infra-cercales, moitié externe des aires latérales du complexe sous-
génital, angle postéro-inférieur (recourbé) des lobes latéraux.
Complexe phallique comme représenté aux figures 296-298. Bordure
dorso-apicale de la capsule ectophallique noire, horizontale, plane, divisée
en G petits lobes, les unités externes légèrement ascendantes ; crête ventro-
basale très peu développée ; extrémité basale, en vision dorsale, bifide,
relativement large pour le genre.
$. Allotype. Fastigium, vu de profil, présentant une faible saillie
juste en avant des yeux. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs : G ; 6 ; 4-5 (1-6 ; 3-G ; 2-G chez les paratypes). Plaque sous-
gcnitale large, non rétrécie vers l’arrière, peu rugueuse ; incision du bord
postérieur atteignant à peu près le milieu ; lobes terminaux presque semi-
circulaires. Dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte fortement
recourbée ; bord externe armé de 5 dents. Spermathèque et guide-œuf
comme représentés aux figures 184 et 295.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
141
Fie. 290-299. — Micromas
latéralement. - .
nale du <5 en \
290. Extrémité abdominale du J
Ca P sulc ectophallique dnrsalement. — 292. Extrémité abdomi-
, ventro-apieale. 293. La même dorsalement. — 294. Tête et
«i.I il l! !" en Plaque sous-génitale de la v, face dorsale. — 296.
is-génitale d
„„„ .... ... -, -r -^..allique latéralement
- i.) 9. Extrémité abdominale de la 9 ventralement.
Source : MNHN, Paris
142
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Coloration de la capsule céphalique comme chez le <?, les plages noires
de la face moins grandes, séparées des antennes par une bande claire.
Coloration générale brune ; une tache noire, oblique de haut en bas et
d’avant en arrière, traversant l’aire médiane externe des fémurs posté¬
rieurs à peu près au milieu ; une tache de même forme à la face interne
(plus ou moins nette selon les exemplaires). 1 er tergite abdominal marqué
de noir latéralement et le long du bord antérieur ; autres tergites marqués
de quelques taches sombres irrégulières. Face inférieure des tibias posté¬
rieurs noire (?) ; épines entièrement noires.
Madagascar Sud : Sampona (Androy), 1 3 liolotype, 1 Ç allotype, 3 s et 9 o nnr „
types. 17-12-1963 (L. Szumski). — Bcdaro (Androy), S 3 et 6 9 paratypes, 18-1 'MorÔ
(L. Szumski). — Andranovato (Androy). 9 3 et 16 ç paratypes, 20-12-1963 ; 5 0 - et 6 o
paratypes, 2-1-3-1964 ( L. Szumski). — Beraketa (Behara), 1 Q paratvpe, 28-4-1 uri
(L. Szumski). Muséum de Taris. b4
10 3 6,2-7,0 (6,7)
10 9 8,4-9,5 (8,9)
P
1,4-1,6 (1,5)
1,7-1,9 (1,8)
Cy
2,05-2,25 (2,15)
2,25-2,45 (2,34)
Cm
1.30-1,47 (1,35)
1,71-1,95 (l,7 9)
Micromastax longivalva n. sp.
(fig. 301-303)
$. I-Iolotype. Taille d’un M. Iruncala. Face droite de profil, le fastigium
largement et régulièrement arrondi. Carène de la face externe des fémurs
médians faible. Spinescence des carènes supérieures des fémurs posté
rieurs : 5-7 ; 4-6 ; 6 (6 ; 5-G ; 6 chez le paratype). Angle postéro-externè
du dernier tergite étroitement arrondi à l’extrémité. Plaque sous-génital
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
143
relativement étroite, l’incision du bord postérieur atteignant le milieu ;
lobes terminaux avec bord postérieur régulièrement convexe, armé
d’épines relativement fortes. Valves inférieures de l’oviscapte longues
pour le genre, la face ventrale plane avec bord externe très nettement
moins saillant que chez les autres espèces et armé de 8-10 dents ; dent
apicale très peu recourbée ; dent préapicale de l'arête dorsale forte,
implantée assez loin de l’extrcmité, au niveau de la 3° dent du bord
externe. Spermathèque et guide-œuf représentés aux figures 183 et 301.
Insecte en grande partie décoloré. Capsule céphalique du même type
de coloration que chez les autres espèces ; joues presque complètement
noires avec une bande claire antérieure et une aire subcarrée, teintée de
rouge, touchant au bord postérieur.
Madagascar Sud : moyen Fiherenana, 1 Ç holotype et 1 9 paratype, 8-3-1964 (J. Télé-
fort). Muséum de Paris.
F P Gy Cm
2« 10,4-10,7 2,0-2,1 2,72-2,75 2,32 (1 ex.)
Cette espèce se distinguant très facilement par l'ailure des valves de
l’oviscapte pourrait être la Ç de M. salariensis (?).
Genre Lavanonia Descamps 1964
Descamps 1964, p. 278.
Ce genre était jusqu’à présent monospécifique. 2 espèces nouvelles
capturées le même jour sur la même station et la même plante (bel
exemple de sympatrisme) viennent s'ajouter au génotype. L’une d’elles
L. balachowskyi est remarquable par ses fémurs postérieurs nettement
plus épais que chez les autres insectes du même genre et par un dimor¬
phisme sexuel très accusé. La $, d’aspect trapu, avec un pronotum court,
est tout à fait différente d'allure des 2 autres espèces chez lesquelles les ?
sont nettement longilignes. La morphologie étant par ailleurs très voisine,
nous classons ces insectes dans le même genre. Un cas exactement sem¬
blable se présente chez les Namontia avec N. crassipes dont la Ç, rappelant
étrangement celle de L. balachowskyi, avait été considérée à tort nous
semble-t-il (?) comme appartenant à un genre différent (cf. p. 152).
Les Lavanonia semblent inféodés au « Keleantse » Crolon sp. et loca¬
lisés à l’extrême sud de l’Ile (fig. 304).
Clé des espèces (5)
1 (4) Bord postérieur du 8 e sternite plus ou moins profondément
incisé au milieu.2
2 (3) Incision du bord postérieur du 8 e sternite étroite et profonde,
atteignant le milieu du sternite ; parties latérales du bord posté¬
rieur de l’avant-dernier tergite fortement infléchies vers l’intérieur,
Source : MNHN, Paris
144
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
1 : LAVANONIA THALASSINA
2+3 : LAVANONIA BALMATI + LAVANONIA BALACHOWSKYI
Fio. 304. — Répartition géographique des espèces du genre I.avanonia.
pourvues d'un petit appendice digitiforme, recourbé dorsalement
implanté juste au-dessous de l’angle limitant la concavité médiane •
lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit •
extrémité postérieure de la capsule ectophalliquc symétrique
. L. lhalassina Descamps 1964. p. 145
3 (2) Incision du bord postérieur du 8 e sternite, triangulaire, large
n'atteignant pas le milieu du sternite ; parties latérales du bord
postérieur de l'avant-dernier tergite non infléchies vers l’intérieur •
concavité médiane pourvue, au milieu, d’un petit lobe triangul
laire ; lobe médian du complexe sous-génital courbé dorsalement"
la face ventrale pourvue de 2 très fortes dépressions ; extrémité
postérieure de la capsule ectophallique pourvue d’un lobe médian
très prononcé, courbé vers la gauche (lig. 306-310) . .
. balmati n. sp. p. 14^
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTI1NAE
145
4 (1) Bord postérieur du 8 e sternite non incisé. Concavité médiane du
bord postérieur de l’avant-dernier tergitc dépourvue de petit
lobe triangulaire au milieu ; lobe médian du complexe sous-
génital coudé dorsalement, la face ventrale parcourue par 2 fortes
carènes dessinant un triangle ; exlrémité postérieure de la capsule
ectophallique symétrique (fig. 315-318, 322).
. L. balachowskyi n. sp. p. 148
Clé des espèces (?)
1 (4) Allure générale élancée, les fémurs postérieurs grêles, le pronotum
allongé avec l’angle postérieur des lobes latéraux saillant vers
l’arrière ; lobes terminaux de la plaque sous-génitale avec un
angle postéro-externe différencié (fig. 313).2
2 (3) Incision médiane du bord postérieur de la plaque sous-génitale
courte, n'atteignant pas le milieu ; épines des carènes supérieures
des fémurs postérieurs petites et peu nombreuses : 0 à 3 unités
sur chaque carène ... L. thalassina Descamps 1964. p. 145
3 (2) Incision médiane du bord postérieur de la plaque sous-génitale
plus longue, atteignant le milieu (fig. 311); épines des carènes
supérieures des fémurs postérieurs plus fortes et plus nombreuses,
de l’extérieur vers l’intérieur : 4-5 ; 4 ; 2-5.
. L. balmati n. sp. p. 148
4 (1) Allure générale plus trapue, les fémurs postérieurs épais, le pro¬
notum court avec l’angle postérieur des lobes latéraux non saillant
vers l’arrière ; lobes terminaux de la plaque sous-génitale avec
bord postérieur très arrondi (fig. 320) ; dent préapicale des valves
inférieures de l’oviscapte forte.
. L. balachowskyi n. sp. p. 150
Lavanonia thalassina Descamps 1964
Descamps 1964, p. 279.
Cette espèce semble occuper une frange littorale plus ou moins large
de l’estuaire ensablé de la Linta au cap Sainte-Marie (fig. 304).
Elle était connue jusqu’à présent de Lavanono et de Saodono. Voici
quelques nouvelles signalisations :
Betindria, 7 o et 4 Q, 27-2-1964 (P. Dechappe). — Ananatsakoa, 1 S, 28-9-1963
[P. Dechappe). — Bevoalava, 2 <j et 6 9, 4-3-1964 (D. Wintrebert). — Cap Sainte-Marie,
1 9, 6-3-1961 (D. Wintrebert). — Ankatrafay, 1 9,23-2-1964 (P. Dechappe).
Lavanonia balmati n. sp.
(fig. 306-314)
d. Holotype. Espace interoculaire fortement concave, limité par
2 carènes fines et subparallèles. Quelques petites rides transverses sur les
joues. Antennes subégales à la face, les articles 10 et 11 non transverses.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 10
Source : MNHN, Paris
I4Q M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à
ia formule suivante de l'extérieur vers l’intérieur : 4 ; 4-5 ; 3-5 (2-3 ;
3-1-3 chez les paratypes), les épines plus fortes que chez le génotype.
Face dorsale de l’avant-dernier tergite fortement déprimée transversa¬
lement le bord postérieur ascendant, le bord supérieur, vu de profil,
fortement concave. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite non
recourbé vers l’intérieur, pourvu d'une concavité médiane peu profonde,
limitée latéralement par 2 courtes expansions subtriangulaires, très
largement arrondies à l’extrémité, nettement ascendantes, la face dorsale
parcourue par une carène longitudinale courte et bien saillante; au
centre de la concavité une petite expansion triangulaire inclinée vers le
bas Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce rectan¬
gulaire, l’angle postéro-interne bien découvert, fortement saillant vers
?’arrière ; angle opposé droit. Bord postérieur du 8 e sternite incisé en
triangle, la pointe de l’incision atteignant approximativement le 1/4 de
la longueur. Aire membraneuse de la partie basale du complexe sous-
génital très fortement rétrécie vers l’arrière, formant une saillie digiti-
forme rentrant très profondément dans la base du lobe médian. Ce dernier
bifide en vision latérale, constitué de 2 triangles superposés, le triangle
antérieur pourvu d’une crête transversale à la face dorsale. Triangle
postérieur (lobe médian proprement dit) régulièrement courbé dorsale-
ment, comprenant une aire basale subrectangulaire avec bords épaissis
et un' »rand élargissement terminal, subtriangulaire, à bords non épaissis;
2 très fortes dépressions, séparées par une convexité transversale, situées
l’une au-dessus du rétrécissement terminal de l’aire membraneuse, l’autre
à l’extrémité ; parties latérales de l'élargissement terminal planes. Triangle
antérieur aussi large que le précédent, bien visible dorsalcment (fig. 308),
constitué d’une base rectangulaire, transverse, avec bord postérieur
pourvu d’une expansion médiane en forme de tige forte, triangulaire,
orientée vers l'avant. Lobes latéraux du complexe sous-génital, vus de
profil, larges, plus grands que chez le génotype, la moitié postérieure du
bord inférieur recourbée vers le dedans ; cette même portion présentant,
en vision apicale, une concavité postérieure faisant suite à une expansion
triangulaire courbée vers l’intérieur.
Baguettes latérales de l’épiphalle larges à l'extrémité, se rétrécissant
progressivement vers la base, cette dernière non élargie. Capsule ecto-
pliallique peu sclérifiée à la partie ventro-apicale ; partie dorso-apicale
divisée en 3 grands lobes ; lobe médian triangulaire en vision dorsale,
incurvé vers la gauche (sur l'ensemble de la série), fortement incliné vers
le bas, apparaissant, de profil, sous la forme d'une trompe avec bord
inférieur concave ; lobes latéraux fortement inclinés vers le bas, presque
verticaux, l’extrémité spiniforme ; une crête ventro-basale subspiniforme.
Endophalle comme chez le génotype et comme représenté à la figure 312.
Coloration d’après l’insecte vivant : teinte générale vert 388. Face
et joues jaunes, ces dernières traversées par une étroite bande noire, allant
du bord inférieur de l’œil à l’angle postéro-inférieur, suivie d’une bande
jaune 288 elle-même bordée d’une bande noire en arrière de l’œil ; quel¬
ques petites taches noires sur le vertex en bordure des yeux. Une large
bande blanche le long du bord inférieur du pronotum, se prolongeant
sur les pleures. Extrémité des fémurs postérieurs noire avec une tache
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDT1INAE
147
Fig. 306-314. — Lavanonia balmati n. sp. 3, 9. — 306. Extrémité abdominale du J
latéralement. — 307. Epiphalle dorsalement. — 308. Extrémité abdominale dorsale-
ment. — 309. La même en vision venlro-apicale. — 310. Capsule ectophallique dorsa-
lemcnt. — 311. Extrémité abdominale de la Q ventralemcnt. — 312. Endophalle
latéralement. — 313. Extrémité abdominale de la 9 latéralement. — 314. Complexe
phallique latéralement.
Source : MNHN, Paris
148
M . DESCAMPS ET D. WINTREBERT
plaire Bord de la concavité de l'avant-dernier tergite ainsi que les expan¬
sions'latérales, angle postéro-interne du dernier tergite et la plus grande
nartie des lobes latéraux du complexe sous-génital, de coloration noire.
Bords des 2 triangles du lobe médian du complexe sous-génital très
finement frangés de brun à la partie postérieure.
Q Allotype. Spinescence des carènes supérieures des fémurs posté¬
rieurs • 5 ; 4 ; 3-5. Angle postéro-externe du dernier tergite triangulaire,
étroitement arrondi à l'extrémité, fortement saillant vers l'arrière.
Découpure du bord postérieur de la plaque sous-génitale très profonde,
atteignant le milieu, délimitant 2 lobes avec angle postero-externe diffé¬
rencié droit, arrondi, et bord interne très largement convexe. Dent api¬
cale des valves inférieures de l’oviscapte très fortement recourbée ; dent
préapicale de l'arête dorsale faible ; bord externe armé de 5 dents. 8-9
dents sur le bord correspondant des valves supérieures. Guide-œuf
étroit avec bords latéraux rigoureusement parallèles, le bord postérieur
légèrement convexe. Spermalhèquc, avec ampoule terminale très petite
et allongée comme représentée à la figure 188.
Coloration plus claire que chez le â. Joues traversées par une bande
orange parlant du bord inférieur de l’œil et atteignant le bord postérieur
de la° iouc un peu au-dessus de l'angle postéro-inférieur ; pas de taches
noires sur le vertex. Extrémité des fémurs postérieurs avec un croissant
noir au-dessus des lobes géniculaires ; tibias postérieurs oranges.
Madagascar Sud : 7 km
1 Q paratypos, insectes captu
Paris.
5 s 7,7- 8,9 (7,9)
2 9 10,0-10,4
rd-est d'Amboasary, 1 4 liolotypc, 1 9 allotype, 5 <? et
sur Crnlnn sp., 12-12-1908 (O. Winlrebert). Muséum de
P
1,7-1,8
2,1-2.2
Cy
2,12-2,30 (2,18)
2.32-2,50
Cm
1,55-1,60 (2 ex)
2,47
Lavanonia balachowskyi n. sp.
(fig. 315-323)
« Holotype. Espace interoculaire limite par 2 carènes divergentes
d’avant en arrière. Yeux moins allongés et plus saillants que chez les
autres espèces. Incision du bord postérieur du pronolum relativement
étroite Fémurs postérieurs plus épais que chez le génotype ; spinescence
des carènes supérieures répondant à la formule suivante de l’extérieur
vers l'intérieur : 1 ; 3-4 ; 3. Partie médiane de l’avant-dernier tergite
légèrement déprimée, le bord supérieur droit de profil. Concavité du bord
postérieur en forme de segment circulaire, peu profonde, limitée par
2 petits lobes triangulaires, largement arrondis à l'extremité ; portions
latérales du bord postérieur droites. Dernier tergite apparaissant latéra¬
lement sous forme d’une pièce rectangulaire, l’angle postéro-interne
découvert peu saillant, pourvu d’une concavité délimitant 2 petites
saillies arrondies ; bord postérieur nettement incurve vers l’intérieur.
Bord postérieur du 8 e sternite à peine incisé au milieu. Aire membraneuse
de la partie, basale du complexe sous-génital progressivement rétrécie
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
149
vers l’arrière mais non étranglée, rentrant dans la base du lobe médian
jusqu’au niveau de la coudure basale. Lobe médian constitué de 3 triangles
superposés, apparaissant presque trifide et 2 fois coudé à angle légèrement
ventralement — 321. Complexe phallique latéralement. — 322. Capsule ectophallique
dorsalemcnt. — 323. Endophalle latéralement.
obtus en vision latérale ; les 2 pointes antérieures très aiguës, la pointe
postérieure obtuse, peu saillante, reliée à l’unité médiane par une forte
crête. Triangles constituant le lobe médian apparaissant comme suit en
vision ventrale : unité inférieure (face ventrale du lobe proprement dit)
Source : MNHN, Paris
150
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
éauilatérale concave, les bords latéraux faisant saillie en carène ; unité
supérieure large, l’apex invisible, les bords latéraux fortement convexes
à la base • unité médiane plus petite avec bords également convexes.
Lobes latéraux plus courts que le lobe médian, progressivement élargis
vers l'arrière, les bords régulièrement convexes ; partie inféro-postérieure
(en vision latérale) incurvée vers le lobe médian jusqu’à lui devenir
subcontignë.
Insecte partiellement décolore. Face monochrome ; joues noires avec
une bande pâle à la partie antérieure et une tache triangulaire, également
pâle partant du bord postérieur et n'atteignant pas l'œil ; dessus de la
tête'avec un triangle médian noir et quelques petites taches en bordure
des veux Une large bande crème longeant le bord inférieur du pronotum.
Pattes vertes ; extrémité des fémurs postérieurs noire avec une petite
tache verte sur le lobe géniculairc externe. Extrémité de l’abdomen
marquée de noir comme suit : une large bande le long du bord postérieur
de l’avant-dernier tergite. dernier tergite sauf l’angle postero-externe,
lobes latéraux du complexe sous-génital sauf une plage basale.
Baguettes latérales de l'épiphalle étroites, se rétrécissant d'arrière
en avant la base légèrement élargie. Partie dorso-apicale de la capsule
ectophall'ique trilobée ; lobe médian symétrique, rectangulaire avec bord
postérieur légèrement concave en vision dorsale, fortement incurvé vers
le bas, apparaissant, de profil, sous forme d'un appendice renflé à l’extré¬
mité - lobes latéraux eux aussi recourbés ventralemcnt, triangulaires en
vision latérale, avec l'extrémité incurvée vers l'intérieur ; une toute
petite crête ventro-basale spiniforme. Endophalle comme représenté à
la figure 323.
o Allotype. Allure générale trapue, très différente de celle du <j.
Antennes égalant à peu près les 2/3 de la face. Pronotum court, le bord
supérieur légèrement concave de profil ; angle postérieur des lobes laté¬
raux non saillant vers l’arrière. Fémurs postérieurs trapus, la partie
apicale amincie, courte ; spinescence, des carènes supérieures : 3-5 ; 2-4 ;
4-5 Angle postéro-externe du dernier tergite bien saillant, constituant
un triangle relativement large, arrondi à l’extrémité. Plaque sous-génitale
cou rie ; découpure postérieure triangulaire, se terminant en pointe aiguë
atteignant le milieu, délimitant 2 lobes grossièrement semi-circulaires.
Dent”préapicale de l'arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte
forte l'extrémité aiguë, très nettement orientée vers l’arrière; dent
apicale bien recourbée ; bord externe armé de 4-5 dents.
Insecte partiellement décoloré, devant être vert a 1 état frais. Joues
barrées, à la partie postérieure, d'une bande orangée ; vertex monochrome.
Apparemment une bande pâle le long du bord inférieur du pronotum.
Une lunule noire au-dessus des lobes géniculaires des fémurs postérieurs,
l’unité interne avec une bande brune longeant le bord inférieur ; tibias
postérieurs rouges.
Madagascar Sud
capturés sur Crolon sp.
1 S
1 <3
P Cy
1,4 2,10
1,7 2,37
Cm
1,50
2.42
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
151
Genre Namontia Descamps 1964
Clé des espèces (?)
1 (4) Insectes longilignes (fig. 324) ; distance infra-oculaire subégale
à la largeur de l’œil ; face d’allure normale, les carènes médianes
contiguës au-dessous de l’angle fastigio-facial.2
2 (3) Fémurs postérieurs peu épais, les carènes supérieures armées
d’épines faibles ; allure générale grêle.
. N. humilicrus Descamps 1964.
3 (2) Fémurs postérieurs plus épais, les carènes supérieures armées
d’épines plus fortes ; allure générale moins grcle et taille un peu
plus grande.A : . robusta Descamps 1964.
4 (1) Insecte trapu ; distance infra-oculaire plus grande que la largeur
de l’œil ; face très plate, les carènes médianes non contiguës
depuis l’ocelle médian jusqu’à l’extrémité du fastigium ; fémurs
postérieurs très épais, les carènes supérieures armées d'épines plus
nombreuses et plus fortes . . N. crassipes Descamps 1964.
Namontia crassipes Descamps 1964
Namonlia crassipes Descamps 1961, p. 276, à.
Fatamaslux winlreberli Descamps 1964, p. 271, 9, n. syn.
2 couples seulement ont été capturés en 3 ans (1962 à 1964), un
à Ankiliarivo, l’autre à 10 km au Nord-Est d’Amboasary le 13-12-1963
( D. Winlrebert). En 1953, une Ç avait été capturée à Tuléar ( A. Robinson).
Cette espèce énigmatique occuperait donc un vaste territoire.
Source : MNHN, Paris
152
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Les insectes du 1 er couple ont été dissociés à tort. Le 3 avait été
classé dans le genre Namonlia en raison de l’asymétrie du complexe sous-
oénital et de la capsule ectopliallique bien que les proportions des fémurs
contribuassent à l’écarter du génotype N. humilicrus. La $ ayant une
allure tout à fait différente de celle des Ç de Namonlia et tous les genres
étudiés ne comprenant que des espèces d’allure extrêmement voisine
avait été classée dans un genre à part. Un second couple ayant été
capturé depuis, il ne fait aucun doute que ces insectes appartiennent à
la même espèce. Par ailleurs, un dimorphisme intragénérique et sexuel
de même nature étant à présent connu dans le genre Lavanonia (cf.
p. 143) il nous semble nécessaire de classer ce couple parmi les Namonlia.
N. crassipes a été observé sur Terminalia ulexioides « Fata » (Combré-
tacées) à Ankiliarivo et sur un arbuste épineux du sous-bois de la forêt
à Alluaiidia procera (Didiéréacées) à Amboasary.
Genre Ambatomastax nov.
(J. Taille petite ; allure générale rappelant celle de Xenomastax. Tête
fortement élargie au niveau des articulations mandibulaires, non marquée
de noir. Face droite de profil, traversée par 2 bombements calleux, longi¬
tudinaux. Yeux saillants, modérément allongés ; distance infra-oculaire
subégale à la largeur de l’œil. Fastigium, vu de profil, relativement saillant,
l’extrémitc arrondie ; espace interoculaire limité par 2 carènes non conti¬
guës Antennes plus courtes que la face, très épaisses, tous les articles
transverses à partir du 4 e ; épine antennaire sur la 4 e unité à partir de
l’apex.
2 plissements calleux, longitudinaux, sur le pronotum, les lobes laté¬
raux perpendiculaires au disque ; bord postérieur largement incisé ;
angle postérieur des lobes latéraux droit. Subaptère ; vestiges des élytres
représentés par un petit lobe tégumentaire redressé contre le tergum et
replié extérieurement sur lui-même. Flaque sternale avec un fort mamelon
transverse sur le mésosternum juste en avant de la suture furcale. Fémurs
antérieurs carénés à la face externe. Fémurs postérieurs grêles, les dessins
en arête de poisson de la face externe peu nets, les carènes supérieures
inermes. Epines médianes du bord interne des tibias postérieurs pas
beaucoup plus longues que les unités basales et apicales ; éperon inféro-
interne non décelable ; 3° article du tarse court.
Abdomen fortement caréné, l'extrémité moyennement renflée ; bord
postérieur du 7 e tergite concave mais peu fortement découpé. Iîord
postérieur de l'avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane
recouvrant la plaque sus-anale. Dernier tergite bien visible latéralement,
l’angle postéro-interne prolongé par un long appendice, caché sous le
tergïtc précédent. Corques de longueur moyenne, légèrement incurvés
vers l’intérieur. Aire membraneuse du complexe sous-génital très forte¬
ment rétrécie vers l’arrière, rentrant dans la base du lobe médian ; bord
postérieur des aires latérales fortement concave ; lobe médian étroit,
fortement comprimé transversalement à la partie postérieure, l'extré¬
mité subglobuleuse, la face dorsale pourvue d’une crête allongée sous-
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
153
tendant un connectif épais ; lobes latéraux subrectangulaires, libres
jusqu’à la base, implantés près de l’angle postéro-extcrne des aires laté¬
rales en un point situé vers le milieu de leur bord externe.
Epiphalle étroit, les baguettes latérales convexes. Capsule ectophalli-
que étroite, fortement rétrécie d’arrière en avant ; partie dorso-apicale
constituée d’un lobe médian subreelangulaire flanqué de 2 grandes plages
chitinisées et échinulées limitant latéralement l’ouverture génitale. Endo-
phalle petit ; sclérification dorso-latérale du phallotrème en forme de
gouttière prolongée vers l’avant par une collerette enserrant la base du
sac spermatophore ; sac éjaculatcur avec forte crête ventrale.
$. Distance infra-oculaire plus grande que la largeur de l’œil. Fémurs
des 2 premières paires de pattes pourvus de 6 carènes, l’unité de la face
interne faible. Mésosternum sans mamelon. Bords latéraux du 8 e tergite
débordant nettement ceux du tergite précédent, l’angle latéro-postérieur
largement arrondi, très fortement saillant vers l'arrière. Angle postéro-
externe du dernier tergite lui aussi fortement saillant et largement arrondi.
Plaque sus-anale lisse ; cerques courts et subcylindriques. Plaque sous-
génitale courte, la partie postérieure divisée en 2 lobes par une large
découpure subrectangulaire avec extrémité droite. Guide-œuf très large,
le bord postérieur droit. Dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte
moyennement recourbée ; une très petite dent préapicale sur l’arête
dorsale ; bord interne de la face ventrale plus saillant à la base que le
bord opposé.
Génotype : Ambalornaslax carinata n. sp.
Ambatomastax carinata n. sp.
(fig. 325-334)
<J. Holotype. Carènes médianes de la face parallèles, très légèrement
écartées au niveau de l'ocelle médian, fortement saillantes sur la moitié
supérieure ; carènes latérales peu marquées sur la moitié supérieure de
la distance comprise entre l’œil et l'articulation mandibulaire. Pronotum
très finement ridé transversalement sur le disque, les lobes latéraux
presque lisses. Mamelon du mésosternum surmonté de 2 petites saillies
arrondies un peu plus étroitement distantes que la largeur de l’espace
mésosternal ; angle postéro-externe des lobes inétasternaux faisant
saillie ventralement sous forme d’un très petit mamelon convexe. 1 seule
épine à la carène supéro-inteme de l’un des fémurs postérieurs, l’aire
médiane externe traversée par 2 bandes blanchâtres légèrement calleuses.
Avant-dernier tergite pourvu, sur la moitié postérieure, d’une forte dépres¬
sion transversale, en forme de losange très allongé, traversée par une
petite côte longitudinale. Expansion médiane subcarrée, horizontale,
subplane, légèrement élargie d'avant en arrière, les angles latéro-posté-
ricurs très largement arrondis, le bord postérieur avec une petite décou¬
pure triangulaire très étroitement arrondie à l'extrémité. Dernier tergite
apparaissant latéralement sous forme d’une pièce semi-circulaire, dépri-
Source : MNHN, Paris
154
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
mée, prolongée du côté interne par un fort appendice à extrémité simple,
recourbé au-dessus de la base du cerque et formant un angle droit avec
le corps du tergite proprement dit. Aire membraneuse, y compris la
partie faisant saillie dans le lobe médian, limitée par une côte bien
nette. Aires latérales convexes. Lobe médian presque coudé à anal
droit, très fortement comprimé transversalement sur la moitié apic^
l’extrémité subglobuleuse faisant saillie ventralement et raccordée par
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
155
une ligne sinueuse (eu vision latérale) à une pièce rectangulaire corres¬
pondant à la crête de la face dorsale des autres genres. Cette dernière à
peu près 3 fois aussi longue que. large, prenant naissance un peu au-dessus
de la coudure du lobe médian proprement dit et dépassant l’extrémité ;
bords latéraux sinués. Lobes latéraux, vus de profil, à peu près 2 fois
aussi longs que larges (fig. 326), le bord interne recourbé vers l’intérieur
et recouvrant les bords latéraux de la crête dorsale du lobe médian ;
bord supérieur également enroulé vers l’intérieur ; une découpure étroite
à l'angle posléro-interne, délimitant 2 petits lobes, l'unitc inférieure
digitiforme, nettement plus longue que l’unité opposée.
Coloration d’ensemble verdâtre varié de jaune, de blanc et de brun.
Face verte, les callosités blanchâtres ; joues traversées par une bande
blanche partant du bord inférieur de l'œil et atteignant, en s’élargissant,
l’angle postéro-inférieur. 1 triangle blanc à l’angle postérieur des lobes
latéraux du pronotum ; angle opposé marqué d'une tache blanche surmon¬
tée d'une macule brune. (?). Plaque sternale jaune avec plages blanches
notamment sur le bombement et les lobes mésosternaux. 3 étroites
bandes brunes (?) sur la face dorsale du thorax et de l’abdomen. Pattes
vertes ; un croissant brun au-dessus des lobes géniculaires des fémurs
postérieurs ; tibias postérieurs verdâtres à la base, brunâtres à l’extré¬
mité. Extrémité abdominale jaune verdâtre ; lobes latéraux du complexe
sous-génital marron ; bords de l’expansion de l’avant-dernier tergite et
angle postéro-interne du dernier tergite noirs.
Complexe phallique comme décrit pour le genre et représenté aux
figures 330, 332-334.
$. Allotype. Antennes égalant à peu près la moitié de la distance
comprise entre le clypéus et l’extrémité du fastigium. Carènes médianes
de la face légèrement sinuées. 2 épines sur l’ensemble des 6 carènes supé¬
rieures des fémurs postérieurs. Bord externe du dernier tergite fortement
convexe. Lobes terminaux de la plaque sous-génitale subtriangulaires,
l’angle terminal bien marqué mais largement arrondi ; bord interne
convexe, lisse. Bord externe des valves inférieures de l’oviscapte armé
de 5-6 dents très rapprochées et imparfaitement différenciées. Bord
correspondant des valves supérieures armé de 6-7 dents du même type.
Coloration de la tête, du pronotum et des pattes comme chez le <?.
Face ventrale jaunâtre. Une ligne médiane foncée sur le dessus de l’abdo¬
men, s’élargissant vers le bord postérieur de chaque tergite ; angles laté¬
raux, antérieur et postérieur, de chaque tergite marqués d’une plage
jaune, la plage postérieure surmontée d’une petite tache foncée sur les
tergites 2-6.
Madagascar Sud : Ambatolahy (Isalo), 1 S holotype, 1 9 allotype, 3 9 parat.vpes,
insectes captures sur llelichrysum gymnoceplmlum, 6-9-1963 (D. Winlrebert ). Muséum de
F P Cy Cm
1 i 6,0 1,4 1,90 1,70
4 9 7,1-7,6 1,7-1,8 2,05-2,17 2,21-2,30
Notons encore (cf. p. 69) la ressemblance extérieure assez frappante
avec les Xenomasta. r, insectes vivant sur la même plante hôte dans les
pays Merina et Betsileo.
Source : MNHN, Paris
156
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Genre Wintrebertia Descamps 1964
Descamps 1964, p. 282.
Les Wintrebertia forment un groupe compact prenant un grand
développement dans le Sud-Sud-Ouest. La vicariance et le comparti¬
mentage n’existent que pour certaines espèces. D'autres se chevauchent
de façon désordonnée, témoins d’un affolement de la spéciation.
Quoiqu’il en soit, la répartition du Sud vers le Nord de la région consi
dérée s’établit à peu près comme suit (cf. fig. 335) :
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
157
VV. t. teteforti Dcscamps 1964, Beloha.
W. tete/orli andranovatae n. subsp., Andranovato.
W. p us il la Descamps 1964, Androka.
VV. ampanihi Descamps 1964, Ampanihy.
W. angulata Descamps 1964, Itampolo, Fotadrevo, Ampandrandava.
VV. arcuata Descamps 1964, Isoanala, Betioky-Sud.
VV. donskof/i n. sp., Soalara.
VV. lulearensis Descamps 1964, Tuléar.
VV. d. denticulata Descamps 1964, forêt de Lambomakandro.
VV. denliculala bemokae n. subsp., Mangoky.
Existe-t-il des Wintreberlia au Nord du Mangoky (?). Ces régions de
l’Ouest-Sud-Ouest n’ont pas été assez prospectées pour qu’on puisse
répondre à cette question. On constate une raréfaction des populations
parmi les espèces les plus septentrionales, mais des larves capturées en
saison fraîche dans les forêts de l’Ouest sont peut-être des larves de
Wintrebertia.
1 espèce et 2 sous-espèces nouvelles ainsi que 2 $ appartenant à des
espèces connues par le 5 seulement se trouvant dans le matériel étudié,
l’édification d’une nouvelle clé d’identification s’impose. Elle est par
ailleurs justifiée par le transfert de plusieurs espèces dans d'autres genres.
Clé des espèces (5)
1 (4) Articulations mandibulaires claires (jamais brunes ni noires) ;
face externe des fémurs antérieurs fortement carénée sur toute
la longueur ; bord supérieur des fémurs médians peu arqué ;
taille grande pour le genre : F =9,1-11,8.2
2 (3) Elargissement terminal du lobe médian du complexe sous-génital
avec bord postérieur convexe, non infléchi ventralement ; étran¬
glement subterminal encadré de 2 petites saillies coniques ;
expansions latérales du chaperon terminal de la capsule ecto-
phallique fortement recourbées vers le bas.
. VV. arcuata Descamps 1964. p. 160
3 (2) Lobe médian du complexe sous-génital plus large à la base ;
élargissement terminal avec bord postérieur non convexe ; pas
de saillies coniques au niveau de l’étranglement subterminal ;
expansions latérales du chaperon terminal de la capsule ectophal-
lique non recourbées vers le bas.
. VV. denticulata Descamps 1964.
a (b) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital
parcourue, sur la moitié basale, par une forte dépression ;
élargissement terminal à peu près aussi long que large,
l’extrémité incurvée ventralement, les angles basaux
saillants (fig. 336).
. VV. d. denticulata Descamps 1964.
b (a) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital
légèrement déprimée à la base ; élargissement terminal plus
Source : MNHN, Paris
158
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
4 (1)
i (7)
long que large, l’extrémité non incurvée ventralement, les
angles basaux très largement arrondis (fig. 338) ....
W. denticulata bemokae n. subsp. p. 161
Articulations mandibulaires noires ou brunes saur parfois chez
W. pusilla, alors bord postérieur du 8 e slernite non incisé et
taille très petite ; bord supérieur des fémurs médians arqué, taille
moyenne ou petite : F = 4,7-9,4.5
5 fl2) Bord postérieur du 8 e sternitc toujours incisé et face externe des
' ’ fémurs antérieurs jamais carénée sur toute la longueur ; taille
moyenne : F = 7,0-9,4.6
Lobe médian du complexe sous-gcnital profondément sillonné
sur toute la longueur à la face ventrale (fig. 342).
. VV. lele/orti Descamps 1964.
a (b) Angles latéro-postéricurs de l'expansion de l’avant-dernier
V tergite étroitement arrondis (fig. 315) ; élargissement termi¬
nal du lobe médian du complexe sous-génital subcarré, la
face ventrale marquée d’une petite crête en forme de
chevron à pointe dirigée vers l’arrière.
. W. I. tete/orli Descamps 1964. p. 162
b (a) Angles latéro-postérieurs de l’expansion de l’avant-dernier
tergite largement arrondis (fig. 343) ; élargissement terminal
du lobe médian du complexe sous-génital plus large et
beaucoup plus épais, subrectangulaire, la face ventrale
fortement concave, la concavité surmontée d’une crête, en
arc de cercle, très fortement saillante (fig. 342).
VV. tele/orli andranouatae n. subsp. p. 162
Lobe médian du complexe sous-génital non sillonné ventra¬
lement ..
Expansion de l’avant-dernier tergite courbée vers le bas, la partie
postérieure non profondément découpée ; lobe médian du complexe
sous-génital coudé à angle droit, épais à la base, l’étranglement
subterminal court, l’élargissement terminal rectangulaire. ($
inconnue) . W. tulearensis Descamps 1964. p. 164
Expansion de l’avant-dernier tergite horizontale, la partie posté¬
rieure très nettement découpée en triangle . 10
10 (11) Lobe médian du complexe sous-génital ni courbé, ni coudé
dorsalcmcnt ; bord interne des lobes latéraux sans concavité
préapicale bien marquée, l'angle postéro-interne arrondi ....
. VV. ampanihi Descamps 1964. p. 164
11 (10) Lobe médian du complexe sous-génital coudé ; bord interne des
lobes latéraux avec une concavité préapicale bien marquée, l’angle
postéro-interne saillant, très aigu •••••••••...
.W. angulata Descamps 1964. p. 164
7 (6)
8 (9)
9 (8)
12 (5) Bord postérieur du 8 e sternite non incisé ; face externe des fémurs
antérieurs parfois carénée sur toute la longueur; taille petite
ou très petite : F = 4,7-6,6.13
13 (14) Face pourvue de 2 plages noires sous les antennes ; face externe
des fémurs antérieurs carénée sur toute la longueur ; bord posté-
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDT1INAE
159
rieur de l’élargissement terminal du lobe médian du complexe
sous-génital divisé en 3 lobes bien différenciés (fig. 353), les unités
latérales beaucoup plus grandes que l’unité médiane ; taille petite :
F =6,6. ($ inconnue ). W. donsko/ji n. sp. p. 165
14 (13) Face sans plages noires sous-antennaires bien marquées; face
externe des fémurs antérieurs non carénée ; bord postérieur de
l’élargissement terminal du lobe médian du complexe sous
génital divisé en 3 lobes de longueur subégale ; taille très petite :
F = 4,7-6,0. W. pusilla Descamps 1964. p. 167
Clé des espèces (?)
1 (4) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale en
arc de cercle très large (fig. 216) ; face ventrale des valves infé¬
rieures de l’oviscapte pourvue, à la base, d’une ligne transversale
d’échinulations ou d’une crête denticulée ; capsule céphalique ne
présentant aucune tache noire ; taille grande : F = 12,8-17,0 . 2
2 (3) Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une
ligne transversale d’échinulations ; bord externe armé de 5-6 dents
aiguës ; longueur du fémur postérieur : F = 12,8-14,6.
. W. arcuata Descamps 1964. p. 160
3 (2) Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une
crête transversale denticulée ; bord externe armé de 8-9 dents
relativement petites ; taille plus grande : F = 14,7-17,0.
. W. denliculata Descamps 1964. p. 161
4 (1) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale
beaucoup plus étroite (jamais réduite à une concavité du bord
postérieur), l’angle rentrant de forme variable.5
5 (8) Angle rentrant de la découpure de la plaque sous-génitale très
aigu, délimitant 2 lobes terminaux contigus par leur bord interne
à la base ; pas de ligne transversale d’cchinulations à la face
ventrale des valves inférieures de l’oviscapte ; capsule céphalique
avec 4 taches noires : 2 sous-oculaires et 2 mandibulaires. Taille
moyenne : F = 9,2-13,3.6
6 (7) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale subrectangulaires
avec angle postéro-externe bien différencié.
. W. tele/orli Descamps 1964. p. 162
7 (6) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale semi-circulaires . . .
. W. ampanihi Descamps 1964. p. 164
. et W. angulata Descamps 1964. p. 164
8 (5) Découpure de la plaque sous-génitale s’élargissant d’arrière en
avant ; une ligne transversale d’échinulations à la face ventrale
des valves inférieures de l’oviscapte ; taille très petite : F - 6,0-7,4
. VV. pusilla Descamps 1964. p. 167
Source : MNHN, Paris
160
M. DESCAMPS ET D. WINTREBE1
Wintrebertia arcuata Descamps 1964
Descamps 1964, p. 286.
C’est, après Chloromaslax winlreberli Descamps 1964 et Teteforlina
curta Descamps 1964, le 3 e membre de la trilogie typique des verts îlots
de Cedrelopsis grewei « Katrafay » au milieu du bush gris des terrains
calcaires Mahafaly. L’espèce semble occuper une aire assez vaste d’environ
40 000 km 2 (200 x 200) de la Linta au Fiherenana, des clairières du
plateau calcaire Mahafaly à Isoanala (fig. 335).
Localités : Etrobeke, Isoanala, Fotadrevo, Sakoa, Ankalirano, Ankiliarivo Betiokv
sud, Tongay, Alomaka, Ambiky, Tongobory, Andranomay, Ambatolatsaka. ’ Ky ~
Plantes hôtes :
Cedrelopsis grewei (Méliacées).
Grewia sp. (Tiliacées) « Malimatse ».
Hgphaene shatan (Palmacées) « Satrana » : 1 seul <$.
Mimosa sp. (Mimosées).
Croton sp. (Euphorbiacées) : rare.
Accouplement. — 1 tentative d’accouplement observée en cage d’élo
vage le 20-5-1962 (cf. p. 70).
2 accouplements nocturnes : Alomaka, 24-5-1962, 23 h 30 sur Cedre
lopsis grewei.
Maturité et fécondité. — En avril-mai on peut capturer de nombreuses
femelles sexuellement mûres. Les femelles prêtes à pondre présentent d
nombreux ovocytes dans leurs ovaires :
1 $ Ankalirano (clairières). Fin avril 1962, 61 ovocytes (lonn 4 i
à 4,5 mm). ^
1 ? Alomaka (N. Betioky). 25-5-1962, 46 ovocytes grosseur ponte.
Les femelles sont probablement capables de déposer plusieurs oothèques
Oviposition. — Au cours d’un essai de ponte le 4 mai 1962 en élevao
la femelle se tient en position verticale (cf. fig. 223 chez Chloromaslax
winlreberli).
Oothèque. — Ne sc différencie guère des oothèques de Chloromasl
winlreberli et Tetcfortina curta.
Incubation. — 1 oothèque pondue en mai 1962, maintenue d'ab
dans du sable relativement sec puis réhumidifié mi-août éclôt le 18 sent ° rtl
bre 1962. Incubation = 4 mois environ. 11 em ~
Des oothèques déposées du mois de janvier au mois de mai 1963
élevage éclosent du 16 au 18 septembre 1963. Il est très curieux de c 60
tater que l’éclosion correspond presque jour pour jour à celle de l’an
précédente. ee
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHM1DTIINAE
161
Nombre de générations annuelles. ■— En saison fraîche, les Winlreberlia
arcuala sont pratiquement introuvables dans la nature. En 1962, toute¬
fois, 1 mâle adulte, paraissant âgé, est capturé le 5 novembre sur Hgphaene
shatan loin des sites habituels... La l re femelle adulte (jeune) est capturée
le 6 décembre.
Bien que des élevages plus méthodiques et des observations plus
nombreuses soient encore nécessaires pour pouvoir l’affirmer, il n'y a
peut-être chez Wintreberlia arcuala qu'une seule génération annuelle.
Wintrebertia denticulata bemokae n. subsp.
(fig. 336-339)
La sous-espèce type W. d. denticulata Descamps 1964 n’est connue que
par la série typique en provenance de Lambomakandro. 2 insectes
capturés à Bemoka justifient la création d’une nouvelle sous-espèce en
raison de différences portant notamment sur les pièces génitales du (J.
J. Holotype. Expansion du bord postérieur de l’avant-dernier tergite
horizontale, peu déprimée, les angles latéro-postérieurs un peu moins
saillants que chez la sous-espèce type. Portions du bord postérieur situées
de part et d’autre de l’expansion médiane, droites. Lobe médian de la
partie apicale du complexe sous-génital présentant, par opposition à
W. d. denticulata, les caractères suivants : base plus étroite et très légère¬
ment déprimée à la face ventrale ; élargissement terminal nettement plus
long que large, les angles externes de la base moins saillants et plus
largement arrondis ; lobes du bord postérieur nettement plus différenciés
et plus allongés (fig. 338). Extrémité du lobe médian ne faisant pas saillie
ventralement, plus large en vision latérale (fig. 337 et 339) et au contraire
plus épaisse en vision apicale que chez la sous-espèce type.
Mémoires du Muséum. Zoolooie, t. XXXIV. 11
Source : MNHN, Paris
162
[. DESC.AMPS ET
INTREBERT
Anale postéro-interne du dernier tergite non marqué de noir. Chaperon
dorso-apical de la capsule ectophallique noir, bordé de clair (entièrement
noir chez W. d. denticulata).
O Allotype. Ne peut pratiquement pas être différenciée de l'autre
sous-espèce Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale
lu S i ar o C avec l'extrémité droite ; lobes terminaux plus saillants, très
aigus à l’extrémité. Angle postéro-externe du dernier tergite plus large,
moins saillant et moins aigu. 6-7 dents seulement sur le bord externe des
valves inférieures de l’oviscapte ; 10-11 sur le bord correspondant des
valves supérieures.
Madagascar Sud : Bcmoka (Betandriana-Sud), 1 S holotype, 1 9 allotype, 18-12-1963
XI. Halmat). Muséum de Paris.
F P Cy
11,0 2,3 2,85
15,0 3,0 3,34
Wintrebertia t. teteforti Descamps 1964
(fig. 344-345)
Descamps 1964, p. 298.
Nouvelles signalisations : Bcloha .1 o, 3-10-1963 (P. flec/iappe) - Barabev 10 k m
sud de Beloha, 1 9, 27-1-1964 (P. Dechappe). Betandna-I.avanono, 27-2-1964, 2
2 9 et 1 larve 9 (P- Dechappe).
Les 2 cî en provenance de Lavanono, de taille nettement plus grande,
diffèrent légèrement du type par la crête en V de l'extrémité du lobe
médian du complexe sous-génital plus saillante mais beaucoup moins
large et moins épaisse que chez la sous-espèce suivante. La larve $ (âgée)
ne présente pas de tache noire sous-oculaire sur les joues.
1 ; Bcloha
2 o Betandria
1 o Barabey
2 9 Betandria
7,9
9,0-9,5
10,0
12.3-12,5
Cy
2,37
2,70-2,77
2,70
3,05-3,12
Cm
1,76
1,90-2,07
3)l2
Wintrebertia teteforti andranovatae n. subsp.
(fig. 126, 340-343)
Une très belle série en provenance de plusieurs localités du Sud-Est
de l’Ile (région d'Ambovombe) comprend 46 constituant un ensemble
très homogène. Ces insectes diffèrent du type en provenance de la région
de Heloha par un ensemble de caractères portant sur les pièces de l’extré¬
mité abdominale et justifiant la création d’une sous-espèce.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
163
<j. Holotype. Diffère de W. /. teleforti par les caractères suivants :
découpure de l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite délimitant
2 lobes avec angle postérieur largement arrondi et bord interne convexe.
Lobe médian du complexe sous-génital très nettement plus large, de
largeur presque constante depuis la base jusqu’à l’élargissement terminal,
la face ventrale parcourue par une fine dépression longitudinale bordée
de 2 bourrelets très épais ; élargissement terminal plus large, transverse,
les parties latérales nettement inclinées dorsalement, la partie médiane
Fio. 340-343. —• Winlrebertia lele/orli anilranovatac n. subsp. 5. — 340. Extrémité abdo¬
minale latéralement. — 341. Extrémité du lobe médian du complexe sous-génital en
vision apicale. — 342. Extrémité abdominale en vision ventro-apicale. — 343. Bord
postérieur de l’avant-dernier tergite abdominal.
Fio. 344-345. — Winlrebertia I. lelc/orli Descamps 1964. o'. — 344. Extrémité du lobe
médian du complexe sous-génital en vision apicale.— 345. Bord postérieur de l'avant-
dernier tergite abdominal.
occupée par une forte dépression subcirculaire limitée par une carène
bien saillante divisée postérieurement en 2 petits lobes fortement recour¬
bés vers le bas ; lobes du bord postérieur plus larges et plus épais. Angle
postero-externe des lobes latéraux du complexe sous-génital arrondi,
nettement moins saillant, l’angle opposé très aigu (sauf chez 1 exemplaire).
Angle postéro-interne du dernier tergite non saillant.
La $ ne peut pas être différenciée de IV. I. teleforti. Malgré cela, il
nous paraît rationnel de distinguer 2 sous-espèces pour mettre en valeur
la variation géographique dont nous avons ici un exemple particuliè¬
rement frappant. Il est à noter que chez l’exemplaire en provenance de
il*
Source : MNHN, Paris
164
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Marovato (Faux-Cap) comme chez ceux provenant des environs de
Lavanono et rapportés à W. t. lele/orli les caractères sous-spécifiques
respectifs sont moins nets.
Madagascar Sud : Andranovato (Sampona), 1 3 holotype, 1 Q allotype. 14 3 et 11 O
paratypes, 24-3-1964 (/,. Szumski) ; 9 s et 12 Ç paratypes, 20-12-1963 (L. Szumski). _
Bedaro, 10 3 et 4 9 paratypes, 18-12-1963 ( L. Szumski). — Sampona, 5 <j et 4 9 paratypes
F P Cy
Cm
10 3 7,9- 9.4 ( 8,9)
10 9 10,5-12,6 (11,2)
1,7-2,0 (1,8) 2,55-2,98 (2,72)
2,0-2,4 (2,1) 2,78-3,17 (2,94)
1,80-2,10 (1,95)
2,60-3,14 (2,22)
Wintrebertia tulearensis Descamps 1964
Descamps 1964, p. 293.
Cette espèce décrite d’après 1 seul <J capturé en 1953 par A. Robinson
n’a pu être retrouvée entre 1962 et 1964. Le 16-7-1962, 3 larves d'Eumas-
tacidae indéterminés ont été capturées à 12km au Nord de Tuléar (D. Win-
Ireberl). Elles sont peut-être à rapporter à cette espèce.
Wintrebertia ampanihi Descamps 1964
Descamps 1964, p. 295.
L’espèce n’est connue que de la région d’Ampanihy où elle a été
observée sur Terminalia sp., Dicrostachys sp., Pemphis madagascariensis
et divers arbustes (Acanthacées) gris, rabougris, défeuillés, malingres
dans des sites désolés et desséchés de broussailles éparses.
Wintrebertia angulata Descamps 1964
(fig. 346)
Descamps 1964, p. 300.
L’espèce avait été décrite d’après 1 <? en provenance d’Ampandran-
dava. Le matériel étudié comporte 6 3 dont 2 de la localité côtière
d’Itampolo. La structure de l'extrémité abdominale est du même type
chez tous ces insectes mais la forme de l’expansion de l’avant-dernier
tergite abdominal varie comme indiqué par la figure 346. Les 2 exem¬
plaires provenant de la station la plus éloignée d’Ampandrandava sont
ceux qui se rapprochent le plus du type.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
1G5
Par ailleurs, les 2 $ en provenance de Sakoa ont été capturés avec
7 $ qu’il est impossible de différencier de celles de W. ampanihi autre
espèce connue de la même région. Peut-être les différences bien nettes
ayant servi de base à la description de ces 2 espèces voisines ne traduisent-
elles qu’une variation intraspécifique exceptionnelle ne justifiant qu’une
Fie. 346. — Winlreberlia anyulala Dcscamps, 1964. 3. — Variation du bord postérieur de
l’avant-dernier tergitc abdominal.
différenciation sous-spécifique (?). Peut-être également le lot d’insectes
en provenance de Sakoa est-il composé de 2 espèces représentées chacune
par un seul sexe (?). La l re hypothèse nous paraît la plus vraisemblable
mais la question ne pourra être résolue qu’avec un matériel plus abondant
en provenance de nombreuses stations.
Madagascar Sud : Itampolo, 2 a, insectes capturés sur Dicrostachys sp., 3-3-1964
(D. Winlreberl). — 17 km nord de Fotadrevo, 2 a, 25-2-1964 (D. Winlreberl). — Sakoa,
2 a et 7 9,25-2-1964 (D. Winlreberl). Muséum de Paris.
Wintrebertia donskoffi n. sp.
(fig. 347-354)
(J. Holotype. Taille petite. Antennes subégales à la face. Pronotum
court, l’angle postérieur des lobes latéraux largement arrondi et très
peu saillant vers l’arrière. Fémurs antérieurs relativement peu épais, la
face externe parcourue par une carène faible mais perceptible sur toute
la longueur ; face externe des fémurs médians convexe, le bord supérieur
arqué. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répon¬
dant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-6 ; 6 ; 5-6.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, rectangulaire,
le bord postérieur peu profondément découpé en triangle ; bords de la
découpure droits ; angles latéro-postérieurs étroits ; face dorsale plane
avec une petite côte partant de chacun des angles latéro-postérieurs et
Source : MNHN, Paris
166
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
rejoignant son homologue vers le 1 /3 postérieur du tergite proprement
dit • surface ainsi enclose parcourue par une très fine carène. Bord posté¬
rieur de l’avant-dernier tergite, de part et d’autre de l’expansion médiane,
droit. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce subrec-
tangûlaire avec angle postéro-interne faisant saillie en forme de coin
orienté vers l’arricre et vers le haut. Bord postérieur du 8 e sternite non
incisé au milieu. Aire membraneuse de la partie basale du complexe sous-
génital faisant légèrement mais nettement saillie dans la base du lobe
médian. Ce dernier coudé à angle droit à peu près à mi-longueur. Partie
située en avant de la coudure, épaisse, légèrement convexe, la base parcou¬
rue par 2 petits sillons longitudinaux, les bords latéraux d’abord concaves
puis légèrement convexes et convergents ; partie située en arrière de la
coudure, étroite. Elargissement terminal subcordiforme, la partie, posté¬
rieure divisée en 3 lobes bien différenciés ; unité médiane très petite et
très étroite ; unités latérales larges, dépassant beaucoup vers l’arrière
l’unité médiane. Une carène en V traversant toute la face ventrale de
l’élargissement terminal ; pointe de ce V orientée vers l’arrière, les bran¬
ches faisant légèrement saillie au niveau de l’étranglement subterminal.
Source : MNHN, Paris
FSEUDOSCHM1DTIINAE
167
Crête transversale de la face dorsale plus large que la pièce terminale,
bien visible ventralement sous forme d’un triangle avec pointe située
au niveau de la coudure et bord postérieur atteignant le niveau de l'élar¬
gissement terminal. Lobes latéraux du complexe sous-génital subrectan¬
gulaires, les bords postérieur et externe convexes ; bord interne sinué,
pourvu d’une concavité préapicale ; angle postéro-interne aigu et incurvé
vers l'intérieur ; angle basal interne large, bien différencié, arrondi,
incurvé dans le même sens.
Même type de coloration que chez le génotype (cf. Descamps 1964,
p. 286) mais articulations mandibulaires noires. Taches noires de la
face séparées de la base des antennes par une plage jaune ; 1 er article
antennaire noir avec un liseré basal jaune ; 2 e article marqué de brun.
Joues traversées par une bande noire fortement oblique, s’amincissant
d’avant en arrière et n'atteignant pas tout à fait le bord postérieur ;
tache noire postoculaire se raccordant à la bande transjugale sous le
bord inférieur de l’œil. Extrémité des fémurs postérieurs marquée de
brun noir, le lobe géniculaire externe vert. Expansion médiane de l'avant-
dernier tergite noire ainsi que les lobes latéraux du complexe sous-génital
sauf une tache basale et un fin liseré le long des bords postérieur et externe.
Epiphalle fortement élargi à la base. Partie dorso-apicale de la capsule
ectophallique très fortement redressée (presque à la verticale), constituée
d’un lobe médian de coloration brune et de 2 expansions latérales bilobées,
infléchies vers l’arrière et très légèrement vers le bas, translucides, cou¬
vertes de fines échinulations ; cornes ventrales épaisses, courtes, de
coloration noire, bien visibles latéralement mais complètement cachées
dorsalement, l’extrémité largement arrondie et légèrement incurvée
vers le bas ; 2 forts bourrelets échinulés de part et d'autre de l’ouverture
génitale ; des échinulations noires à la partie ventro-apicale du phal-
lotrème.
$ inconnue.
Madagascar Sud : Soalara, 1 0 " holotype, 29-2-1964 (D. Wintreberl). Muséum de
Paris.
F P Cy Cm
1 S 6,6 1,4 2,14 1,53
A noter que cet insecte appartenant à la plus petite espèce connue,
après W. pusilla, a été capturé dans un des sites vraisemblablement les
moins arrosés de tout Madagascar. La pluviométrie annuelle de Soalara
est de 274,4 mm, c’est la plus faible de toute l’ Ile (Battistini 1964).
Wintrebertia pusilla Dcscamps 1964
Descamps 1964, p. 291.
Cette espèce est vraisemblablement inféodée à Dicrostachys sp. Son
habitat serait limité à une étroite et courte bande côtière entre Androka
et Lavanono. On trouve adultes et larves toute l’année, même en pleine
saison fraîche ; il semble donc y avoir plusieurs générations annuelles.
Source : MNHN, Paris
168
M. DESCAMPS ET D. W1NTREBERT
Genre Parawintrebertia nov.
3 . Très proche de Wintrebertia par l'allure générale et la coloration.
Plages noires sous-antennaires quelquefois absentes. Espace interocu¬
laire limité par 2 carènes contiguës, parfois distantes. Face externe des
fémurs antérieurs carénée ou non ; bord supérieur des fémurs médians
arqué Avant-dernier tergite abdominal pourvu d une expansion médiane
modifiée, complètement divisée en 2 lobes triangulaires plus ou moins
saillants par une découpure atteignant ou entamant le corps du tergite
proprement dit. Bord postérieur du 8 B sternite incisé ou non. Lobe médian
du complexe sous-génital toujours coudé à angle droit, composé d’un
court pédoncule, plus large que chez Wintrebertia, ne se rétrécissant pas
sensiblement d'avant en arrière, et d’un élargissement terminal plus
long que le pédoncule, avec bords latéraux divergeant progressivement
vers l'arrière, le bord postérieur sinué ou plus ou moins nettement trilobé ;
face ventrale de l'élargissement terminal parcourue, sur toute sa longueur,
par une carène en V à pointe dirigée vers l’arrière. Lobes latéraux très
nettement subcarrés, les 2 angles postérieurs jamais aigus, le bord infé¬
rieur dépourvu de concavité préapicale bien marquée.
Epiphalle très nettement élargi à la base. Capsule ectophallique comme
chez Wintrebertia, le chaperon terminal toujours fortement redressé ;
ouverture génitale flanquée de 2 bourrelets échinulés.
o Très proche des $ de Wintrebertia. Capsule céphalique toujours
pourvue de 2 taches noires aux articulations mandibulaires ; jamais de
tache noire sous-oculaire sur la joue. Teinte générale verte. Partie posté¬
rieure de la plaque sous-génitale pourvue d’une découpure courte, non
élaroie d’arrière en avant, subcarrée, subreclangulaire ou semi-circulaire,
l’angle rentrant jamais aigu mais toujours largement arrondi ou tronqué.
Lobes terminaux ainsi délimités peu saillants vers l'arrière, subrectan¬
gulaires à semi-circulaires, jamais contigus à la base par leur bord interne.
Valves inférieures de l’oviscapte toujours dépourvues de ligne trans¬
versale d’échinulations à la face ventrale ; dent préapicale de l’arête
dorsale forte, jamais spiniforme.
Génotype : Wintrebertia pauliani Descamps 1964.
Clé des espèces (5)
1 (2) Bord postérieur du 8 e sternite non incisé au milieu ; angle postéro-
interne du dernier tergite peu saillant, invisible ou peu découvert
latéralement ; 2 plages noires sous les antennes.
. P. pauliani (Descamps 1964) n. comb.
a (b) Angle postéro-interne des lobes latéraux du complexe sous-
génital arrondi ; découpure de l’expansion médiane de
l’avant-dernier tergite triangulaire, relativement étroite
(lig. 355) ; cornes ventrales de l’extrémité de la capsule
ectophallique très étroites de profil.
P. p. pauliani (Descamps 1964) n. comb. p. 169
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
169
b (a) Angle postéro-interne des lobes latéraux du complexe sous-
génital droit, l'apex non arrondi ; découpure de l’expansion
médiane de l’avant-dernier tergite large (fig. 358, 359) ;
cornes ventrales de l’extrémité de la capsule ectophallique
larges, subrectangulaires de profil (fig. 360).
. P. p. betrokae n. subsp. p. 170
2 (1) Bord postérieur du 8 e sternite incisé au milieu ; angle postéro-
interne du dernier tergite fortement saillant et entièrement visible
extérieurement (fig. 363) ; face monochrome, seules, les articula¬
tions mandibulaires noires ; angle postéro-interne des lobes
latéraux du complexe sous-génital fortement recourbé vers
l'intérieur (fig. 365). P. armata n. sp. p. 172
Clé des espèces (?)
1 (6) Taille moyenne : F = 9,0-13,3 ; extrémité des fémurs postérieurs
non marquée de jaune.2
2 (5) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale pas
plus profonde que large.3
3 (4) Découpure semi-circulaire à subtriangulaire ; lobes terminaux
ainsi délimités larges avec angle postéro-externe bien marqué ;
taille relativement grande : F = 10,0-13,3.
. P. pauliani (Descamps 1964) n. comb. p. 169
4 (3) Découpure plus étroite, délimitant des lobes terminaux étroits,
avec bord postérieur très arrondi ; taille plus petite : F = 9.0-9.7
. P. armata n. sp. p. 173
5 (2) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale
rectangulaire, plus longue que large, non arrondie à l’extrémité ;
lobes terminaux ainsi délimités avec un angle postéro-externe
plus ou moins marqué. (<? inconnu) .
. P. discreta (Descamps 1964) n. comb.
6 (1) Taille très grande : F = 18,8-20,9 ; extrémité des fémurs posté¬
rieurs jaune avec un croissant noir au-dessus des lobes génicu-
laires. (<? inconnu ).
. P. (?) gigantea (Descamps 1964) n. comb.
Parawintrebertia p. pauliani (Descamps 1964) n. comb.
(fig. 355-357)
Wintreberlia pauliani Dcscamps 1964, p. 300.
L’espèce avait été décrite d’après 2 S en provenance de Fort-Dauphin.
Une très belle série de 87 exemplaires capturés sur 2 stations de la même
région permet d’en préciser les caractères, d'établir une diagnose de la $
et d’avoir une idée de la variation intraspécifique portant notamment
sur l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite du <J et la plaque sous-
génitale de la $. (cf. fig. 355 et 356).
Source : MNHN, Paris
170
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
$. Néallotype. Voisine de P. discrela espèce connue par la $ seulement
et provenant de la même région. Fastigium, vu de profil, nettement
moins saillant, plus largement arrondi. Yeux plus larges ; distance infra-
oculaire subégale à la largeur de l’œil. Découpure du bord postérieur de
la plaque sous-génitale peu profonde, pas plus longue que sa plus grande
largeur, subtriangulaire, l’extrémité (angle rentrant) très largement
arrondie — Sur l’ensemble de la série étudiée la forme de la découpure
varie entre subtriangulaire et semi-circulaire, elle peut également avoir
l’allure d’un segment circulaire et être réduite, dans les cas extrêmes, à
une simple concavité du bord postérieur ; l'angle rentrant est toujours
arrondi et les bords ne sont jamais parallèles ce qui permet de différencier
aisément cette espèce de P. discrela — Lobes terminaux de la plaque
sous-génitale larges, avec angle postéro-externe bien marqué, droit
arrondi à l’extrémité. Bord externe des valves inférieures de l’oviscaptê
armé de 7 dents. Spermalhèquc, terminée par une ampoule allongée,
comme représentée à la figure 200.
Articulations mandibulaires noires ; pas de tache noire sous-oculaire
sur les joues, mais une bande jaune complète, bordée, à l’arrière, d'une
bande rouge. Insecte devant être presque complètement vert à l’état
frais.
Madagascar Sud : 40 km ouest de Fort-Dauphin, 1 ç néallotype, 26 S et 15 Q
1963 (D. Winlreberi) ; 1 s, 12-9-1963 (M. liai mat). — Beraketa (Beiiara), 21 s et
28-4-1964 (L. Szumski). Muséum de Paris.
F
10 a 8,0- 9,2 ( 8,6)
10 9 10,3-13,0(11,4)
P Cy
1,8-2,2 (1,9; 2,30-2,71 (2,49)
2,3-2,7 (2,4) 2,70-3,13 (2,95)
Cm
1,70-2,00 (1,85)
2,62-3,00 (2,82)
Plantes hôtes : Dicrostachys sp. et Indigo/era sp.
Il semble y avoir plusieurs générations annuelles.
Parawintrebertia pauliani betrokae n. subsp.
(fig. 358-362)
Dans une petite série en provenance de la région d’Amboasary, les
diffèrent très nettement de ceux de Fort-Dauphin et de Beraketa. Ces
différences nécessitent la création d’une nouvelle sous-espèce. Les 9
par contre, ne peuvent pratiquement pas êlre séparées de celles de là
sous-espèce type.
(J. Holotype. Se différencie de P. p. pauliani de la façon suivante •
fastigium, vu de profil, plus fortement déclive, anguleux au niveau du
point de jonction avec les carènes médianes de la face. Angle postérieur
des lobes latéraux du pronotum peu saillant vers l'arrière. Avant-dernier
tergite abdominal dépourvu de véritable expansion, le bord postérieur
présentant une concavité médiane large et peu profonde, limitée latérale¬
ment par 2 petits lobes triangulaires arrondis à l’extrémité et peu saillants
vers l'arrière (conformation rappelant celle qui s'observe dans le genre
Lavanonia). Parties latérales du bord postérieur obliques, très légèrement
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTHNAE
171
concaves ; angle latéro-postérieur légèrement obtus. Angle postéro-
interne du dernier tergile constituant une courte saillie invisible latérale¬
ment, nettement moins aiguë que chez la sous-espèce type. Aire mem-
355
ventraiement.
Fig. 358-362. Parawinlreberlia pauliani belrokac n. subsp. ô. 358. Extrémité abdomi¬
nale latéralement. — 359. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite abdominal.
360. Complexe phallique latéralement. 361. Capsule ectophalliquc dorsalement.
362. Epiphalle dorsalement.
braneuse de la partie basale du complexe sous-génital très finement
rebordée postérieurement. I.obe médian de la partie apicale coudé dorsa¬
lement plus près de la base, la portion située en avant de la coudure non
Source : MNHN, Paris
172
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
déprimée, la portion située en arrière comme chez P. p. pauliani. Lobes
latéraux moins nettement carrés, un peu plus longs que hauts, le bord
externe nettement recourbé vers l'intérieur, l’angle postéro-exlerne
arrondi ; angle postéro-interne droit, la pointe non arrondie, inclinée
vers le lobe médian mais cependant visible latéralement.
Coloration comme chez la sous-espèce type.
Capsule ectophallique avec chaperon terminal redressé à 45° environ
le lobe médian plus large que chez P. p. pauliani, de coloration noire!
avec bord postérieur brun ; cornes ventrales invisibles dorsalement, bien
dégagées et rectangulaires de profil, de coloration noire, orientées diffé¬
remment par rapport à celles de la sous-espèce type (ayant subi une tor¬
sion de 90° de sorte que la face ventrale soit orientée vers l’intérieur).
Spermathèque de la $ comme représentée à la figure 201.
Madagascar Sud : Bctroka (60 km nord d’Amboasary), 1 <j holotvpe, 1 o allotvn»
1 j et 2 9 paratypes, 12-12-1963 (D. Wintrebert). — 10 km nord-est d'Amboasarv ‘o »
et 1 9 paratypes, insectes capturés sur Dicrostachys sp., 12-12-1963 (/J. Wintrebert?
Muséum de Paris. '■
2,40-2,55
2,90-3,20
1.60-1,70
2.55-3.10
Parawintrebertia armata n. sp.
(fig. 363-372)
o. Holotype. Taille un peu plus petite que l'espèce précédente ; veux
plus allongés et moins saillants. Distance infra-oculaire, subégale à la
largeur de l’œil. Fastigium, vu de profil, très peu saillant ; espace inter-
oculaire limité par des carènes épaisses, non contiguës. Face de profil
concave, les carènes médianes contiguës à la partie inférieure, subconti¬
guës à la partie supérieure, l’ocelle médian non décelable. Angle postérieur
des lobes latéraux du pronotum étroit, saillant vers l'arrière. p] aau
sternale à peine élargie entre les hanches postérieures et médianes*-
métasternum avec bords externes très légèrement convexes, bomb '•
longitudinalement ainsi que le 1 er sterniLe abdominal. Face externe des
fémurs antérieurs parcourue par une carène bien nette sur presque toute
la longueur. Fémurs médians très épais, le bord supérieur arqué. Epines
terminales des tibias des 2 premières paires courtes et émoussées. Spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la for'
mule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6 ; 6-7 ; 7 (6-7 ; 6-7*• i; -
chez les paratypes). Expansion médiane de l’avant-dernier tergile courte 1
horizontale, divisée en 2 lobes par une profonde découpure triangnlair *
atteignant le corps du tergite proprement dit ; extrémité de la découpure
arrondie, prolongée par une carène atteignant le milieu du tergite*
lobes légèrement divergents, l’extrémité largement arrondie, la fac •
dorsale légèrement convexe. Angle postéro-interne du dernier terni te
bien découvert, ayant la forme d’une lame triangulaire appliquée contre
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
173
la base du cerque, saillante vers l’arrière et en léger oblique vers le haut,
l’extrémité bien arrondie. Bord postérieur du 8 e sternite largement et
profondément découpé en triangle. Lobe médian de la partie apicale du
complexe sous-génital du meme type que chez l’espèce précédente,
coudé dorsale ment à angle droit très près de la base ; portion située en
avant de la coudure convexe ; portion située en arrière de la coudure
moins large que chez P. pauliani, la moitié inférieure de largeur constante,
la moitié supérieure avec bords latéraux divergents, formant un élargis¬
sement subtrapézoïdal. Bord postérieur de cet élargissement imparfaite¬
ment divisé en 3 lobes, l’unité médiane étroite, triangulaire, saillant
ventralement, les unités latérales semi-circulaires, légèrement inclinées
dorsalement ; face ventrale parcourue par 2 carènes dessinant un triangle
à pointe orientée vers l'arrière, la surface ainsi délimitée fortement
concave, la base de largeur égale à celle du lobe médian au niveau de la
coudure. Crête transversale de la face dorsale de ce lobe en partie visible
ventralement. Lobes latéraux du complexe sous-génital subcarrés avec
angles arrondis ; bord externe et angle postéro-interne enroulés vers
l’intérieur ; angle basal interne incurvé vers l’intérieur.
Face monochrome, jaune, ainsi que les 2 premiers articles des anten¬
nes ; une petite tache noire aux articulations mandibulaires ; joues
vertes ; dessus de la tête brun clair, sans aucune trace de noir. Une étroite
bande claire le long du bord inférieur du pronotum. Pattes devant être
vertes ; extrémité des fémurs postérieurs claire, le lobe géniculaire externe
surmonté d’un croissant brun et marqué d’une petite tache sombre à la
partie antérieure du bord inférieur ; lobe géniculaire interne encadré de
brun ; tibias postérieurs d’un rouge violacé intense, les épines entièrement
noires. Face ventrale du thorax et de l’abdomen jaunâtre, la face dorsale
brunâtre (?) avec l’avant-dernier tergite jaune. Lobes de l’expansion
médiane de l’avant-dernier tergite, une tache quadrangulaire sur les
lobes latéraux du complexe sous-génital et extrémité du lobe médian
de coloration noire.
Capsule ectophallique courte, large, la partie dorso-apicale très
développée, constituant un large chaperon terminal, fortement arqué,
de coloration brune et noire ; lobe médian du chaperon terminal redressé
dorsalement ; lobes latéraux presque verticaux, apparaissant subcircu¬
laires en vision latérale, masquant complètement 2 cornes ventrales de
coloration noire, arrondies à l’extrémité, inclinées vers l’intérieur et
seulement visibles ventralement. 2 bourrelets échinulés situés de part et
d'autre de l’ouverture génitale.
$. Allotype. Distance infra-oculaire un peu plus grande que la largeur
de l’œil. Fastigium, vu de profil, étroitement arrondi, le bord supérieur
horizontal. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum très nette¬
ment saillant vers l’arrière et incliné vers le bas. Découpure de la partie
postérieure de la plaque sous-génitale courte, étroite, subcarrée, délimi¬
tant 2 lobes latéraux en forme de segment circulaire (comme chez Wintre-
berlia ampanihi) non contigus par leur bord interne. Valves inférieures
de l'oviscapte relativement longues, la face ventrale presque lisse,
parsemée de quelques rares échinulations ; bord externe saillant, armé
de 7 dents courtes et arrondies à l’extrémité ; dent préapicale de l'arête
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXXIV. 12
Source : MNHN, Paris
ESCAMPS F.T D. WINTREBERT
latéralement. — 3(>4. Capsule ectophallique dorsalement. — 365. Extrémité -ihH •
nale (lu i en vision ventro-apicale. — 366. La même dorsalement. — 367. Comnl *'
phallique latéralement. — 368. Extrémité abdominale de la 9 ventralement
Endophalle latéralement. — 370. Extrémité abdominale de la 9 latéralement’_ t-,
Epiphalle dorsalement. — 372. Plaque sous-génitale de la 9, face dorsale. ’ " î71 -
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
175
dorsale forte, aiguë. 8-10 dents sur le bord externe des valves supérieures.
Sperniathèque et guide-œuf comme représentés aux figures 199 et 372.
Teinte générale verte. Face blanc verdâtre ; articulations mandibu-
laires noires ; joues traversées par une bande jaune faiblement indiquée.
Une large bande claire le long du bord inférieur du pronotum. Fémurs
postérieurs comme chez le S ; tibias rouges teintés de vert sur le 1 /4 basal.
Madagascar Sud : 10 km nord-est de Fort-Dauphin, 1 s holotype, 1 Ç allotype.
2 S et 4 9 paralypes, larves, insectes capturés sur Helichrysum sp., 6-8-1964 (D. Winterbert),
Muséum de Paris.
La présence de larves en pleine saison fraîche semble indiquer l’exis¬
tence de plusieurs générations annuelles chez celte espèce.
F P Cy Cm
3 S 7,2-7,8 1,6-1,8 2,10-2,30 1,80 (1 ex.)
5 Ç 9,0-9,7 2,1-2,3 2,50-2,65 2,50-2,57
Genre Elutronuxia Descamps 1964
Descamps 1964, p. 259.
Ce genre monospécifique présente des affinités avec les Paraivintre-
berlia et surtout les Exophtalmomaslax. Décrit d’après 1 seul <? ( Elutro¬
nuxia isolala ), il avait été placé parmi un groupe de genres (Apleropeoedes,
Micromaslax) auquel il n'appartient pas. Cette erreur est due au fait
que l’exemplaire étudié précédemment présente exceptionnellement des
vestiges élytraux non repliés extérieurement sur eux-mêmes. La capture
d’un couple (Mikoboka, Betsioky-Mandatsa 17-1-1964, D. Winlreberf)
a permis de connaître la $, qui n'est autre que Wintreberlia magnifica
Descamps 1964, et de mettre en évidence le caractère d'exception de la
structure des rudiments élytraux du <J ayant servi à la description
générique. Tous les exemplaires <J et $ à présent connus, sauf le type,
présentent des vestiges élytraux constitués par un petit lobe tégumen-
taire redressé contre le lergum et replié extérieurement sur lui-même ;
par ailleurs, les lobes latéraux du complexe sous-génital du 3 sont libres
jusqu’à la base ce qui renforce la séparation des 2 groupes d'insectes
mise en évidence dans la clé des genres (cf. p. 101).
L’exception constituée par le type ne saurait mettre en doute la
valeur de l’excellent caractère de différenciation fourni par la structure
des vestiges élytraux. Il importe cependant de faire à ce sujet les remar¬
ques suivantes :
— Chez les genres à vestiges élytraux constitués d’un lobe tégumen-
taire redressé mais non replié extérieurement sur lui-même (conformation
identique à celle observée chez les larves des derniers stades) aucune
exception n’a jamais été observée après étude de plusieurs centaines
d’insectes.
— Chez les genres à vestiges élytraux constitués d’un lobe tégumen-
taire redressé et replié extérieurement sur lui-même, quelques rares
Source : MNHN, Paris
176
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
exceptions peuvent être observées. Nous avons relevé des cas de ce genre
chez Wintreberlia denticulala en particulier. Les 2 vestiges peuvent être
redressés et sans repli ou l’un des 2 peut être constitué normalement
alors que l'autre est demeuré non replié. Dans les 2 cas, le bord supérieur
des vestiges anormaux est généralement épaissi et légèrement enroulé
si bien que l’anomalie est aisément décelée avec un peu d’habitude
Aucune erreur n’est possible lorsque l’on dispose d’une petite série!
Pour les exemplaires uniques (cas d'Elulronuxia isolala) la structure dé
la partie apicale du complexe sous-génital, dont le caractère rigoureux
est à présent bien établi, est de nature à lever toute incertitude.
Elutronuxia isolata Descamps 1964
Elulronuxia isolala Descamps 1964, p. 260, g.
W intrebertia magnifîca Dcscamps 1964, p. 301, 9, n. syn.
L’espèce est rare et les localités de capture très distantes les unes
des autres. Elles se repartissent comme suit du Sud vers le Nord (fig. 373 ) .
Tranomhaza, 1 g holotype, 16-3-1962 (D. Wintreberl). — Ankiliarlvo. 3 o a io c ~
(D. Wintreberl). — Betsioky-Mandatsa, 1 9, 12-12-1963 (D. Wintreberl). — MiL-
(Mahatsola, Betsioky-Mandatsa), 1 g et 1 9, 17-1-1964 (D. Wintreberl). — Ankazôabo ,1 ç
Les insectes ont été capturés sur Grewia sp. et sur une liane indéter¬
minée.
La $ présente un type de coloration tout à fait différent de celui des 2
appartenant aux genres voisins dont la teinte générale est uniformément
verte. Par ailleurs, la spermathèque a, elle aussi, une allure très caraot 5
ristique (cf. fig. 203, p. 98).
Description de la coloration d’après l’insecte vivant :
Ç. Capsule céphalique crème clair uniforme ; yeux crème avec 5 stri
noires et 1 croissant noir postérieur ; antennes vert foncé. Couleur gêné!
raie du thorax et de l’abdomen vert de vessie foncé ; sur le pronotum
le mésonotum, le métanotum et les 4 premiers tergites abdominaux un *
tache jaune crème (J. 289) (pâlissant au séchage) du plus bel effet d G
forme ovalaire, occupant le sommet de chaque segment de part et
d’autre de la ligne médiane. Tibias postérieurs gris feutre foncé. 1
<$. Coloration générale ressemblant à celle de beaucoup d’autres x
de diverses espèces d’ Aplcropeoedi. Capsule céphalique vert de vess'
avec 2 taches noires sous-antennaires, 1 barre noire sous-oculaire 't
transjugale, 4 taches noires rétro-oculaires ; aire vertico-occipitale
quée par un double alignement de grosses taches noires confluent
allant s’élargissant vers l'occiput et formant ainsi 2 triangles rectanel 65
de chaque côté de la ligne médiane (disposition se retrouvant chez u S
grand nombre d’ Apteropeocdi <J). Yeux vert de vessie à 5 stries ni °
1 croissant noir occupant l’aire postérieure de l’œil. p us
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
177
Genre Exophtalmomastax Descamps 1964
Descamps 1964, p. 305.
Ce genre ne comporte que 2 espèces, connues, l’une (E. lucicola) du
plateau calcaire Mahafaly et de sa bordure Est, l’autre (E. malzyi ) de
l’Isalo (région de Fianohira) (cf. fig. 373).
V ELUTRONUXIA ISOLATA
Fio. 373. — Répartition géographique des genres Exophtalmomastax et Elutronuxia.
Exophtalmomastax lucicola Descamps 1964
Descamps 1964, p. 307.
En trois ans, une dizaine d'insectes ont été capturés. Signalée précé¬
demment de la région de Betioky-Sud, l’espèce a été retrouvée aux endroits
suivants :
Source : MNHN, Paris
178
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
Sud d’Ampanihy, 1 S, sur pare-brise de voiture, 3-1964 (J. Têlefort). - Ebelint»
(clairières), 1 S, 13-3-1964 (J. Tilefort).
Les insectes ont été observés sur Terrrinalia ulexioides (Combréta-
cées) ; Indigo/era sp. (Papilionacées) et arbustes indéterminés du fourré
à épineux.
Exophtalmomastax malzyi Descamps 1964
Descamps 1964, p. 309.
Une population assez abondante a été observée sur les sites à Uapaca
Ihouarsii « Tapia » de l'Isalo. Des insectes ont été capturés aussi bien au
pied qu’au sommet des tables de l'Isalo sur Hypoestcs sp. (Acanthacées)
buisson croissant sous les «Tapias». Une seule capture sur Uapaca
Ihouarsii. Il semble y avoir plusieurs générations annuelles.
Nouvelles signalisations : Ranoliira ouest, fi S et 4 Q, 6-9-1963 <ü. Winlrcberh _
Ambatolahy, 1 et et 1 9, 6-9-1963 (D. Winlreberl).
Genre Isalomastax riov.
d. Allure d’un Winlrtberlia mais conformation de l’extrémité abdo¬
minale tout à fait exceptionnelle pour un Aptcropeoedi.
Fastigium, vu de profil, peu déclive, arrondi à l’extrémité, le bord
supérieur droit. Espace interoculaire étroit, limité par 2 côtes non
contiguës. Face droite de profil, marquée de noir au-dessous des antennes
Yeux allongés dorso-ventralement ; distance infra-oculaire subégale à
la largeur de l’œil. Antennes un peu plus courtes que la face ; épine
antennaire sur le 4° article à partir de l'apex.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum légèrement saillant
vers l’arrière. Subaptère ; vestiges élytraux comme chez les genres précé¬
dents (lobe tégumentaire redressé et replié extérieurement sur lui-
même). Fémurs antérieurs et médians épais, pourvus seulement des
2 carènes supérieures ; bord supérieur des fémurs de la 2 e paire arqué ■
tibias courts. Pattes postérieures (?).
Extrémité abdominale plus renflée que chez les genres précédents
Avant-dernier tergite très allongé, le bord postérieur dépourvu d’expan¬
sion mais présentant une profonde découpure médiane, semi-circulaire
limitée par 2 cornes. Plaque sus-anale bien visible par cette découpure*
large, le bord postérieur convexe. Cerques fortement incurvés vers
l’intérieur. Dernier tergite invisible latéralement, l’angle postéro-interne
faisant saillie vers l’intérieur sous forme d’un long appendice atteignant
le bord externe de la plaque sus-anale. Bord postérieur du 8° sternite
non incisé. Aire membraneuse de la partie basale du complexe sous-
génital grande, semi-circulaire, le bord postérieur fortement convexe
butant contre la base du lobe médian de la partie apicale. Aires latérales
triangulaires, avec un angle postéro-externe fortement saillant ; bord
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
179
postérieur concave. Lobe médian de la partie apicale coudé dorsalement,
de structure voisine de celle du genre Elutronuxia, constitué d’un pédon¬
cule large et court et d’un grand élargissement terminal subelliptique
avec extrémité nettement trilobée (fig. 376) ; face dorsale pourvue d'une
très petite crête transversale, cchinulée, difficilement visible, située à
peu près au niveau de la coudure et sous-tendant un connectif étroit.
Lobes latéraux d’allure très spéciale, libres jusqu'à la base, implantés
vers le 1 /3 externe de la distance comprise entre la base du lobe médian
et l’angle postéro-externe des aires latérales, ayant la forme d’une tige
environ 5 fois plus longue que large, comprimée transversalement et
présentant une face ventrale bien différenciée, concave ; un angle basal
interne faisant saillie, entre lobe médian et lobe latéral, sous l’aspect
d’un fort appendice en forme de crochet.
Complexe phallique proche de celui des Wintrebertia et genres voisins.
Baguettes latérales de l'épiplialle larges et épaisses, subcontiguës, élar¬
gies à la base ; crochets terminaux longs, fortement recourbés vers l'inté¬
rieur. Capsule ectophallique subcylindrique, fortement sclérifiée, la
partie dorso-apicale constituant un chaperon trilobé non redressé ; pas
de cornes ventrales sous ce chaperon comme chez Wintrebertia et genres
voisins ; une petite évagination échinulée de part et d’autre de l'ouverture
génitale. Endophalle comme représenté à la figure 379 ; sclérification
dorso-latérale du phallotrème en forme de gouttière prolongée vers
l'avant par 2 ailerons triangulaires couvrant partiellement les faces laté¬
rales du sac spermatophore.
$. Face monochrome ; distance infra-oculaire égale à la largeur de
l'œil ; antennes nettement plus courtes que la distance comprise entre
le clypéus et l'extrémité du fastigium. Angle postérieur des lobes latéraux
du pronotum oblique vers le bas, non saillant vers l’arrière. Fémurs
antérieurs et médians pourvus de 5 carènes. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs normale. Eperon inféro-interne des
tibias postérieurs non décelable (?). Bords latéraux du 8° tergite débordant
un peu ceux du tergite précédent, l’angle latéro-postérieur non saillant.
Bord externe du dernier tergite fortement convexe, l'angle postéro-
externe redressé, très aigu. Plaque sous-génitale longue mais peu saillante
en arriére du bord postérieur du 8 e tergite, la partie postérieure pourvue
d’une découpure triangulaire prolongée par une longue incision. Guide-
œuf très large, le bord postérieur convexe. Une très forte dénivellation
entre la suture basale des valves inférieures de l’oviscapte et la face
ventrale proprement dite ; une dent préapicale sur l’arête dorsale.
Génotype : Isalomaslax canaliculata n. sp.
Nous rapportons provisoirement à ce genre, sur la base de la structure
de la plaque sous-génitale et du guide-œuf, 1 espèce connue seulement
par la $ mais appartenant très vraisemblablement à un genre nouveau,
dont nous préférons différer l'édification jusqu’à ce que le 5 nous soit
connu. Cet insecte peut être différencié du génotype de la façon suivante :
1 (2) Valves inférieures de l’oviscapte dépourvues de ligne transversale
d’échinulations à la face ventrale (fig. 383) ; dent préapicale de
Source : MNHN, Paris
180
M. DESCAMPS ET D. WINTKEBERT
l’arête dorsale spiniforme, l'extrémité très nettement redressée
/fig. 381) ; extrémité du fastigium non redressée (fig. 382) ....
. I. canaliculata n. sp. p. 180
2 H! Valves inférieures de l'oviscapte pourvues d’une ligne transversale
1 ' d'échinulations à la base de la face ventrale (fig. 385) ; extrémité
de la «lent préapicale de l'arête dorsale aiguë, orientée vers l'arrière
/«a 388) • extrémité du fastigium très nettement redressée
(fig. 386). L ( ? ) Diridis n - S P- P- 182
Isalomastax canaliculata n. sp.
(fig. 374-384)
S Holotype. Carènes médianes de la face contiguës seulement sur
le 1 /3 inférieur et au niveau de l'angle fastigio-facial ; carènes latérales
très effacées juste au-dessous de l’œil. Articles antennaires transverses
à partir du 4 e , sauf les 10 e , 11 e et 12 e subcarrés. Pronotum très finement
rebordé, chagriné. Concavité médiane du dernier tergite atteignant le
1 14 postérieur ; cornes latérales de longueur à peu près égale à la profon¬
deur de la concavité, horizontales, aplaties dorso-ventralemcnt, l’extré¬
mité arrondie, incurvée vers l’extérieur, le bord externe concave, le
bord opposé convexe; parties du bord postérieur situées de part et
d’autre de ces expansions, droit ; angle postéro-externe droit. Dernier
ter«ite visible dorsalement sous forme d'une étroite pièce transverse
avec bord postérieur concave, prolongée, du côté interne, par un appendice
étroit, sinueux, passant sous les cornes limitant la concavité du tergite
précédent, l’extrémité bien visible dorsalement, de coloration noire,
pourvue de plusieurs petites pointes. Un appendice court, de coloration
noire, orienté vers l’arrière, situé sur le bord interne des plaques infra-
cercales. Aires latérales du complexe sous-génital parcourues par un
bombement longitudinal partant du point d’implantation des lobes
latéraux. Pédoncule basal du lobe médian à peu près égal au 1 /3 de la
longueur totale, les bords latéraux légèrement concaves, la face ventrale
légèrement convexe. Elargissement terminal avec bords latéraux convexes,
peu épais, l’extrémité très nettement divisée en 3 lobes : unités latérales
digitiformes, recourbées vers la ligne médiane, arrondies et faiblement
distantes à l’apex ; unité médiane transverse, légèrement inclinée ventra-
lement, le bord postérieur convexe ; face ventrale parcourue par une forte
crête longitudinale formant une gibbosité bien nette en vision latérale
(fig. 374). Lobes latéraux avec extrémité coudée dorsalement ; bord
interne de la face ventrale plus saillant que le bord opposé et visible
latéralement ainsi que l’appendice en forme de crochet de l’angle basal
interne. Cet appendice avec bord interne fortement convexe, se logeant
exactement dans la concavité formée par le bord externe du lobe médian
et le bord postérieur des aires latérales.
Teinte générale brune. Face brun clair, les 2 taches noires sous-
antennaires petites, occupant la moitié de la surface comprise entre les
carènes médianes de la face et l’œil ; joues traversées par une fine bande
noire, fragmentée, suivie d’une tache rouge tangente au bord postérieur
et d'une tache noire postoculaire ; vertex avec 4 lignes bien nettes de
Source : MNHN, Paris
PSEUD0SCHM1DTIINAE
181
taches noires. Pattes vertes. Face ventrale un peu plus claire que l’en¬
semble. Lobes latéraux du complexe sous-génital avec le 1 /4 terminal
noir ainsi qu’une petite tache basale à la face externe.
379. Endophalle latéralement. — 380. EpiphaÜe dorsalement. — 381. Tête et pronotum
latéralement.
Complexe phallique comme représenté aux figures 377-380. Lobe
médian du chaperon terminal de la capsule ectophallique peu saillant,
en forme de gouttière ouverte vers le bas, le bord postérieur incisé à la
partie médiane ; lobes latéraux fortement inclinés vers le bas et l’arrière.
Source : MNHN, Paris
182
M. DESCAMPS ET D. W1NTREBERT
subtriangulaires en vision latérale, avec l’extrémité incisée. Corps de la
capsule fortement bombé, la bordure de l’ouverture dorso-basale très
épaisse.
$. Pronotum plus finement chagriné que chez le £. Spinescence des
carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule sui¬
vante de l’extérieur vers l’intérieur : 8 ; 6 ; 5-6. Angle latéro-postérieur
du 8 e tergite droit, peu arrondi ; bords latéraux convergeant d’arrière
en avant, recouvrant, à la base, environ les 2/3 de la plaque sous-génitale.
Cette dernière présentant 2 dépressions latéro-basalcs triangulaires (un
peu à la façon des Chloromastax) invisibles extérieurement (lig. 220).
Lobes terminaux, délimités par la découpure médiane du bord postérieur
subrectangulaires avec 2 angles postérieurs bien différenciés, l'unité
externe droite, l’unité interne obtuse, l'une et l’autre arrondies ; bord
postérieur rugueux ; guide-œuf plus large que la moitié de la plaque sous-
génitale, le bord postérieur fortement convexe sur la pièce en place
Dent préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures de l’oviscaptê
spiniforme. avec l’extrémité très nettement redressée, implantée à peu
près à mi-distance entre la pointe de la dent apicale et la dent basale
du bord externe ; ce dernier armé de 7-8 dents, un peu plus saillant que
le bord opposé sur la moitié postérieure ; disposition inverse pour la
moitié antérieure ; face ventrale garnie de quelques écliinulations. Face
dorsale des valves supérieures bombée, traversée par 1 rangée d’échinu-
lations, le bord interne très nettement en contre-bas ; 9-10 dents sur le
bord externe. Spermathèque comme représentée à la figure 206.
Insecte presque entièrement vert, y compris la face cependant plus
claire que l’ensemble. Joues non barrées de noir mais marquées d’une
tache rouge comme chez le <J. Dessus de la tête monochrome. Extrémité
des fémurs postérieurs claire avec un croissant brun ; tibias rouges à
base orangée, les épines noires, annelées d’orange à la base.
Madagascar Sud : Ambatolahy (Isalo), 1 3 hololypc, 1 9 allotype, 11 g
6-9-1963 (D. Winlrebert). 1 aral yP e s>
F p Cy Cm
1 g 2,0 2,58 2,03
10 Q 9,4-10,7 (5 ex.) 2,3-2,7 (2,4) 2,56-2,82 (2,69) 2,56-2,86 (2,72>
Isalomastax (?) viridis n. sp.
(fig. 385-388)
Ç. Holotype. Antennes plus courtes que la face mais nettement pl Us
longues et moins épaisses que chez l’espèce précédente, les articles médians
plus longs que larges. Capsule céphalique plus large au niveau des arti¬
culations mandibuiaires qu'au niveau des yeux. Distance infra-oculaire
nettement plus grande que la largeur de l’œil. Fastigium, vu de profil
nettement redressé à l’extrémité. Pronotum presque complètement
lisse; angle postérieur des lobes latéraux en léger oblique vers l’arrière et
vers le bas. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
18 *
F,G - 3 82-384. — Isalomastax canaliculala n. sp. Ç. — 382. Tête et pronotum latéralement.
_ «T™ r' , abdominale ventralement. — 384. La même latéralement.
Fig. 385-388. Isalomaslax (?) viridis n. sp. ç. — 385. Extrémité abdominale ventra-
^ Tête ^pronotum latéralement. — 387. Plaque sous-génitale, face
Source : MNHN, Paris
184
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6-7 • 6 •
5-6. Eperon inféro-interne des tibias postérieurs spiniforme, bien net!
Angle postéro-externe du dernier tergite étroit, arrondi à l’extrémité
non redressé. Plaque sous-génitale dépourvue de dépressions latéro¬
basales, la partie postérieure divisée en 2 lobes par une découpure trian¬
gulaire à angle rentrant aigu, mais non prolongé par une incision ; lobes
terminaux ainsi délimités subtriangulaires, l’angle apical droit, l’extré¬
mité étroitement arrondie. Guide-œuf un peu moins large que chez
l’espèce précédente, égalant à peu près la moitié de la largeur de la
plaque sous-génitale, le bord postérieur convexe, légèrement rugueux.
Valves inférieures de l’oviscapte trapues ; dénivellation entre la suturé
basale et la face ventrale proprement dite bien nette, soulignée par une
crête transversale denticulée réunissant la base des bords latéraux •
face ventrale triangulaire, peu rugueuse, parsemée de quelques échinu-
lations, les bords latéraux bien saillants, l’unité externe armée de 5-6 dents
(9 chez l’un des paratypes) ; dent préapicale de l’arête dorsale forte
implantée au niveau de la dent subapicale du bord externe, l’extrémité
aiguë, non redressée dorsalement ; dent apicale forte et bien recourbée
Face dorsale des valves supérieures subplane, parcourue par 1 alignement
d’échinulations, le bord interne au même niveau que le bord opposé
ce dernier armé de 10-12 dents. Spermathèque comme représentée à la
figure 207.
Insecte presque complètement vert. Face monochrome ; joues tra¬
versées par une bande oblique de coloration rougeâtre allant du bord
inférieur de l’œil à l’angle inféro-postéricur. Tibias postérieurs rouges
sur la moitié apicale, la moitié basale verdâtre, les épines complètement
noires.
3 inconnu.
F
P
cy
7 Q 11,5-15,2 (12,5) 2,5-3,5 (2,6) 2,72-3,48 (2,93) 3,00-3,25 (4 ex.)
Les insectes ont été capturés sur un arbrisseau indéterminé ; la pré¬
sence de larves à l’époque des captures semble indiquer l’existence de
plusieurs générations annuelles. C’est la l rc espèce d ’Apleropeoedi obser¬
vée dans la région Ouest à cette latitude (cf. fig. 127).
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTI1NAE
185
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Source : MNHN, Paris
186
M. DESCAMPS ET D. WINTREBERT
INDEX ALPHABÉTIQUE GÉNÉRAL
Acronomastax, 31.
Amalomastax, 88.
Ambalomastax, 152.
ampanihi, Wintrebertia, 164.
amlranovatae, Wintrebertia teteforti, 162.
angulata, Wintrebertia, 164.
annulipes, Perinetella, 96.
annulipes, Perinetia, 96.
appcndiculata, Heteromastax, 25.
appemlicutata, Malagassa, 25.
Apteropcoedes, 106.
Apteropeoedi, 97.
arcuata, Wintrebertia, 160.
armata, Parawintrebertia, 172.
balachowskyi, Lavanonia, 148.
baimati, Lavanonia, 145.
basidentata, Malagassa, 55.
bemokae, Wintrebertia denticulata, 161.
benetrixi, Tetefortina, 128.
betrokae. Parawintrebertia pauliani, 170.
bicoloripes, Tapiamastax, 87.
bosimavoana, Micromastax, 136.
butticerca, Acronomastax, 33.
canaliculata, Isalomastax, 180.
Carcinomastacini, 75.
Carcinomastax, 78.
carinata, Ambatomastax, 153.
centralis. Wintrehertella, 91.
Chioromastax, 106.
coniccps, Malagassa, 49.
cornuta, Odontomastax, 45.
crassipes, Namontia 151.
cuneala, Heteromastax, 30.
curia, Tetefortina, 120.
curvicerca, Acronomastax, 36.
décorât a, Parasymbellia, 92.
Dendromastax, 79.
denlala, Acronomastax, 40.
denticulata. Wi Urebertia, 161.
discrcta. Parawinlrehett.a, 169.
discrelu, Wintrebertia, 169.
donskolfi, Wûitrebertia, 165.
elegans, Chioromastax, 115.
Elutronuxia, 175.
Exophlalmomastax, 177.
fotadrevoana, Tetefortina, 123.
gibbosa, Tetefortina, 130.
gigantea, Parawintrebertia, 169.
gigantea, Wintrebertia, 169.
Heteromastacini, 23.
Heteromastax, 23.
hirsuta, Tetefortina, 130.
humilicrus, Namontia, 151.
indigoferae, Chioromastax, 108.
Isalomastax, 178.
isolata, Elutronuxia, 176.
Kratopodia, 103.
Lavanonia, 143.
lohcnae, Tetefortina, 121.
longivalvn, Micromastax, 142.
lucicola, Exophtalmomastax, 177.
luteoia, Sauromastax, 76.
magni/ica, Wintrebertia, 176.
Malagassa, 46.
Malagassini, 31.
malzyi, Exophtalmomastax, 178.
marmorata, Chioromastax, 112.
maxima, Tetefortina, 118.
media, Tetefortina, 130.
Micromastax, 133.
Miraculinae, 3.
Miraculini, 16.
Miraculum, 16.
mirificum, Miraculum, 17.
mucronata, Malagassa, 53.
Namontia, 151.
nigromarginata, Amalomastax, 88.
nlgroplagiatus, Aplcropeoedes, 106.
notabUis, Seyrigella, 22.
Odontomastax, 40.
Parasymbellia, 92.
Parawintrebertia, 168.
pauliani, Parawintrebertia, 169.
pauliani, Wintrebertia, 169.
Pcnichroti, 86.
Perinetella, 96.
portentosa, Carcinomastax, 86.
Pseudoschmidtiae, 88.
Pseudoschmidtiinae, 58.
pusilla, Wintrebertia, 167.
pygmaeus, Apteropeoedes, 106.
regrcssivalva, Dendromastax, 84.
rehni, Dendromastax, 84.
robusla, Namontia, 151.
rubro-ornata, l’arasymbellia, 93.
salariensis, Micromastax, 135.
Sauromastax, 75.
Seyrigella, 19.
spatulata, Dendromastax, 81.
spinulosa, Odontomastax, 42.
stylifera, Heteromastax, 27.
sytvatica, Tetefortina, 125.
szumskii, Micromastax, 139.
Tapiamastax, 86.
teclifera, Sauromastax, 75.
teteforti, Micromastax, 136.
Source : MNHN, Paris
PSEUDOSCHMIDTIINAE
187
teteforti, Wintrebertia, 162.
Tetefortina, 116.
thalassina, I.avanonia, 145.
tridens, Malagassa. 52.
truncata. Micromastax, 139.
tulearensis, Wintrebertia, 164.
viridis, Isalomastax, 182.
Wintrebcrtella, 90.
wintreberti, Chloromastax, 108.
wintreberti, Fatamastax, 151.
wintreberti. Tetefortina, 123.
wintreberti, Xenomastax, 97.
Wintrebertia, 156.
Xenomastax, 97.
Printed in France
Achevé d'imprimer le 20 Décembre 1965
Pierre André imp., 244, Boulevard Raspail, Paris 14"
Dépôt légal : 4* Trimestre 1965
Source : MNHN, Paris
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