fr HO ^
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
U J! b 0 ^
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
, D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XLI
FASCICULE UNIQUE
Roland LEGENDRE
MISSION SCIENTIFIQUE
A L'ILE EUROPA
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1966
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
JU << s U
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XLI
FASCICULE UNIQUE
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V«)
1966
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
Préface. 3
Avant-Propos. 5
La Morphologie de l’Ile Europa par R. Battistini. 7
Rapport succint sur la Végétation et la Flore de l’Ile Europa par
R. Capuron. 19
Oiseaux et Mammifères de l’Ile Europa par P. Malzy. 23
Note sur les Reptiles terrestres récoltés à Europa en avril 1964 par
E.-R. Brygoo. 29
Poissons Sélaciens et Téléostéens récoltés à l’Ile Europa du 6 au
24 avril 1964 par L.-A. Maugé. 33
Ectoparasites des Oiseaux d’Europa par E.-R. Brygoo.101
Six Cestodes d’Oiseaux de mer ou de rivage de l’Hémisphère austral
(lie Europa). Description de Tetrabolhrius mozambiquus n. sp. et
de Baerbonaia baeribonae n. gen., n.sp. par S. Deblock.103
Acanthoparyphium charadrii Yamaguti 1939 chez Squalarola squatarola
par J. Richard.125
Sur deux espèces d’Echinostomes Himasthlinae (Trématodes) de
Charadriiformes. Description d’Aporchis mozambiquus n. sp. par
S. Deblock.127
Le genre Cercarioides Witenberg, 1929 (Trématode, Hétérophyidé)
serait-il valable ? (A propos de la description d’un Galactosominé
nouveau d ’Egrelta dimorpha de l’Ile Europa) par S. Deblock. . 135
Parasites des animaux d’Europa par E.-R. Brygoo.143
Note préliminaire sur les Crustacés Stomatopodes et Décapodes récoltés
à l’Ile Europa du 6 au 24 avril 1964 par R. Derijard. . . . 159
Arachnides récoltés à l’Ile Europa en avril 1964 par R. Legendre . . 181
Un nouveau Lamiaire de l’Ile Europa (Col. Cerambycidae) par
S. Breuning.185
Contribution à la connaissance des Ténébrionides de l’Ile Europa (Col.)
par P. Ardoin.187
L’Entomofaune de l’Ile Europa par P. Viette. 191
Liste des Invertébrés terrestres libres actuellement connus de l’Ile
Europa (Hexapodes et Arachnides exceptés) par R. Legendre . . 211
Le peuplement de l’Ile Europa par R. Legendre.213
Source : MNHN, Paris
Monument commémoratif du passage de la Mission Scientifique 1964 sur Hic Europe.
Contrairement aux plaques commémoratives précédentes placées face au mouillage, ce
cairn se situe à proximité du terrain d’aviation.
I.a plaque porte l'inscription suivante :
. Une expédition scientifique dirigée par le Professeur Legendre a séjourné dans l’ile
du 6 au 23 avril 1964. Cette expédition a fait des travaux de recherches dans le cadre
de l’Année Internationale de l’Océan Indien. 1211e a été organisée grâce à la collaboration
des Universitaires français et des Marins français de Madagascar. »
Source : MNHN, Paris
PRÉFACE
Le Muséum national d’Histoire naturelle s’apprêtant à publier les
résultats scientifiques de la mission effectuée à l’ile Europa en 1964, sous
le patronage de l’Université de Madagascar, le Professeur Legendre,
instigateur et directeur de cette expédition, a bien voulu demander quelques
lignes de préface à l’ancien responsable de l’Institut de Recherche Scien¬
tifique de Madagascar (I.R.S.M.).
En effet, dès 1948, cet Institut avait entrepris la première exploration
scientifique un peu complète de la petite île du canal de Mozambique,
connue seulement jusqu’alors par les brèves visites que lui avaient rendues
isolément quelques naturalistes de mérite : Voeltzkow, Petit, Perrier
de la Bathie, Poisson — pour ne pas parler d’escales occasionnelles de
bateaux de pêche ou d’avisos hydrographiques et de diverses tentatives
infructueuses de colonisation.
L’expédition de 1948 avait été conduite par R. Paulian, alors sous-
Directeur de l’Institut, depuis Recteur de l’Université de Côte d’ivoire,
avec la participation du Colonel P. Milon, actuel Président de la Ligue
pour la protection des Oiseaux, du Conservateur des Eaux et Forêts
Saboureau, du Docteur H. Poisson, déjà venu en 1923, et de l’océano¬
graphe de l’I.R.S.M., M. Angot. Les études auxquelles les nombreuses
observations et récoltes animales et végétales faites alors donnèrent lieu
ont été publiées dans diverses revues spécialisées. Le lecteur trouvera dans
le Naturaliste malgache (vol. II, 1950) et dans la Zoogéographie de Mada¬
gascar (1961) de R. Paulian de plus amples détails à ce sujet. Dès cette
époque, le classement d’une partie de l’île comme réserve naturelle avait
été demandé et obtenu.
La nouvelle expédition de 1964 doit ses mérites à la fois aux précieux
résultats complémentaires qu’elle apporte, au témoignage d'intérêt français
qu’elle représente pour cette région du monde, à la nécessité qu’elle souligne
de maintenir dans l’île une Réserve naturelle intégrale, strictement protégée,
au fait enfin qu’elle constituera, il faut l’espérer, un maillon d’une chaîne
d’observations longuement échelonnée vers l’avenir. Le travail de base peut
être désormais considéré comme accompli : la faune et la flore d’Europa ont
été répertoriées de façon satisfaisante. C’est l’évolution de cette faune et
de cette flore qui doit maintenant constituer le sujet essentiel de nos inves¬
tigations. Toute île, si pauvre et si peu hospitalière soit-elle, est un labo¬
ratoire naturel pour l’étude des problèmes de biogéographie, d’évolution,
d’adaptation, de peuplement des êtres vivants, que seuls des inventaires
biologiques périodiques comparatifs peuvent permettre de résoudre.
Aussi, faut-il souhaiter que, dans quelque 20 ans, le Muséum consacre
à l’île Europa un nouveau fascicule de ses Mémoires, à la suite d’une nouvelle
mission du Recteur Paulian ou du Professeur Legendre.
Jacques MILLOT.
Membre de l’Institut,
Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle.
Directeur du Musée de l’Homme.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
AVANT-PROPOS
Dans le cadre de l’Année Internationale de l’Océan Indien, une mission
composée d’Universitaires et de Scientifiques français en poste à Mada¬
gascar a, grâce à l’aide du Ministère de l’Éducation Nationale, séjourné
sur nie Europa en avril 1964.
Cette mission n’a pu se concrétiser que par l’énergique impulsion de
Monsieur le Recteur de l’Université de Madagascar M. H. Fabre. Sa réali¬
sation matérielle ne fut possible que grâce au talent administratif et à l’effi¬
cacité de Monsieur le Secrétaire Général A. Vuillemin.
L’appui logistique a été fourni par un remorqueur de haute mer de la
Marine Nationale : le « Malabar » (Commandant Chabaud, ayant à son
bord le Commandant Taton); des avions de transports DC 3 de la compa¬
gnie nationale malgache « Madair » ont assuré le transport d’une partie
de la mission. M. le Préfet de la Réunion (l’île Europa relève administra¬
tivement du département de la Réunion) a donné son accord au séjour
des membres de l’expédition sur l’île Europa. Les représentants du Service
Météorologique tant d’Europa que de la Réunion nous ont apporté une
aide particulièrement précieuse aussi bien pour notre hébergement que pour
nos liaisons radiotélégraphiques.
L’entente et la coopération réalisées au niveau des différents grands
services de l’État pour la réalisation de la mission s’est étendue aux parti¬
cipants (1) où nous relevons des scientifiques provenant d’horizons divers
(C.N.R.S., C.O.M.E.X.O., Eaux et Forêts, Institut Pasteur, O.R.S.T.O.M.
et Université) auxquels se trouvaient joints des reporters. Une des grandes
leçons humaines de cette mission est que des hommes de formations et de
fonctions diverses peuvent coopérer et former une équipe homogène; certes,
les petits heurts et les tracas aiguisent parfois l’acrimonie (surtout sur les
îlots déserts et inhospitaliers), mais à aucun moment l’esprit d’équipe n’a
été en défaut.
Le présent volume réunit les résultats scientifiques de la mission,
actuellement exploités; fidèle à l’esprit de synthèse et de coopération qui
anima dès sa conception la « Mission Europa », c’est un des grands organismes
nationaux de Recherche, le Muséum national d’Histoire naturelle qui
s’est chargé de la publication alors que le Centre National de la Recherche
Scientifique accordait une subvention pour l’impression.
Sauf mention contraire, le matériel récolté fait partie des collections du
Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Que les éminents spécialistes
(1) R. Legendre, Professeur à la Faculté des Sciences et des Techniques de Tana-
narive, Chef de mission; Médecin Lt-Colonel Dr E. R. Bryqoo, Directeur de l'Institut
Pasteur de Madagascar, Chef de mission adjoint; M. le Doyen R. Mallet, de la Faculté
des Lettres et Sciences Humaines de Tananarive; R. Battistini, Maitre de Conférences
de Géographie à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Tananarive ; R. Capuhon,
Conservateur des Eaux et Forêts, Chef de la Section Botanique au C.T.F.T. Tananarive;
P. Malzy, Chef de la Section Zoologie à l’I. R. S. M. (O.R.S.T.O.M.); R. Derijard,
Assistant à la Faculté des Sciences (Station Marine de Tuléar); R. Gaudy, Attaché de
Recherche au C.N.R.S. ; P. Vasseur, Chercheur C.O. M.E.X.O. ; L. A. Mauoé, Chercheur
au Laboratoire de Zoologie (Fac. Sciences, Tananarive); J. A. Stevens, Cinéaste; M. Croce,
Secrétaire de Radio-Université, Reporter.
Source : MNHN, Paris
ROLAND LEGENDRE
qui ont accepté d’examiner et de déterminer ce matériel trouvent ici l’expres¬
sion des remerciements de 1’ « Équipe Europa ». C’est en pensant à eux que
le Géographe récoltait des Coléoptères, que le Botaniste chassait le Papillon,
que l’ichtyologiste préparait des exemplaires d’Herbiers, que le Parasito-
logiste prélevait des échantillons de sols, pendant qu’un Doyen de Faculté
de Lettres en exercice (actuellement Recteur d’Académie), tout en capturant
les Araignées vagabondes construisait de ses propres mains et avec l’aide
d’un Océanographe le cairn commémoratif de la Mission.
Puissent les résultats acquis au cours de la mission organisée par
l’Université de Madagascar (Ministère de l’Éducation Nationale) encourager
des tentatives similaires. La coopération et l’entraide des organismes et
des hommes, la compréhension et l’estime des participants, permettent, par
la mise en commun de moyens matériels modestes, d’atteindre des objectifs
qui autrement resteraient pour chacun d’eux du domaine du rêve.
Roland LEGENDRE
Professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier,
Chef de la Mission Française 1964 à Vile Europa.
Source : MNHN, Paris
LA MORPHOLOGIE DE L’ILE EUROPA
par René BATTISTINI
(Planches photographiques I à VII)
Située au milieu du Canal de Mozambique, par 40° 20' de longitude Est
et 22° 20' de latitude Sud, soit sensiblement à la même latitude que
Morombe, l’île Europa est une petite Ile basse d’origine corallienne à peu
près parfaitement circulaire, d’un diamètre d’environ 6 kilomètres, dont la
partie centrale est occupée par une « mangrove » et par un « lagon » peu
profond ouvert au Nord-Est.
Europa a été visitée et décrite par un certain nombre de voyageurs ou
de scientifiques qui n’y ont fait que de très courts séjours, en particulier
par A. V oeltzkow (1904), H. Poisson (1923), G. Petit (1930), Perrier
de la Bathie (1921), R. Paulian (1950) et P. Fourmanoir (1952). La
seule carte un peu détaillée de file est un croquis de reconnaissance établi
d’après un survol et un levé rapide exécutés en 1936 par les officiers du
croiseur « Jeanne-d’Arc », commandé par le capitaine de vaisseau M. Lathan.
L’étude géomorphologique de l’île n’a jamais été faite, les différents
visiteurs ayant été jusqu’à présent surtout des zoologues ou des botanistes.
On trouve cependant dans leurs relations d’utiles observations sur le relief
de l’île.
Même actuellement, une étude géomorphologique détaillée reste difficile
à réaliser, en l’absence de carte précise et surtout de couverture aérienne.
I. — LA STRUCTURE GÉNÉRALE DE L’ILE
ET LA ZONATION VÉGÉTALE
L’analyse géomorphologique permet de dégager une zonation dans
la structure de l’île comprenant, de l’intérieur vers l’extérieur (voir la fig. 1) :
1) Le « lagon », ou qualifié de tel, qui n’est que l’exutoire de la mangrove,
ou ce qui reste d’un lagon central autrefois plus étendu. Il est très peu
profond : quelques dizaines de centimètres à marée basse.
2) La forêt de palétuviers.
3) Une plaine centrale de boue calcaire très plate, portant le terrain
d’aviation. Cette plaine centrale est en partie ou entièrement submersible :
ainsi une couche de 1 m à 1,50 m d’eau aurait recouvert le terrain d’aviation
lors du cyclone de mai 1963 (1).
4) Une ceinture karstifiée dans des calcaires coralliens anciens, dominant
de quelques dizaines de centimètres le niveau des plus hautes mers possibles.
(1) Renseignement dû au chef de la Station Météorologique.
Source : MNHN, Paris
RENÉ
TISTINt
Fin. 1. — Croquis géomorphologique général d’Europa.
1 : surface karstiflée ( Pemphis acidula dominant); 2 : calcaire corallien recouvert
par un sol gris sableux ( Kuphorbia stenoctada dominante); 3 : dunes (Casuarina et
Psiadia allissima); 4 : plaine intérieure (Oyat et Arthrocnemum); 5 : plages de sable et
cordons sableux; G : levée de tempête à éléments souvent grossiers, débordant par
endroits sur le karst; 7 : affleurement du calcaire corallien en bordure de mer (zone
à lapiés); 8 : marc à rebords en encorbellement; 9 : zone lapiazée en bordure des
mangroves; 10 : forêt de palétuviers; 11 : roches champignons et Ilots résiduels calcaires
du lagon; 12 : beach-rock; 13 : plateforme de basse mer façonnée dans le corail
ancien; 14 : vie corallienne notable sur la bordure externe de la plateforme; 15 : crête
détritique de blocs de corail; 16 : taches de corail vivant (surtout Parités et, à l’entrée
du lagon, jardin d ’Acropora) sur la plateforme de basse mer; 17 : herbier à Phané¬
rogames.
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE OE L’iLE
Large de 2 kilomètres dans la partie septentrionale de l’île, cette zone
s’étrangle dans le Sud-Ouest, le Sud et le Sud-Est, où elle n’a plus que quelques
centaines de mètres à une centaine de mètres de largeur, et disparaît à l’Est
de l’ile.
5) Une frange dunaire littorale bien développée surtout à l’Ouest,
et qui porte les cotes des plus élevées de l’île.
6) La partie supérieure de l’estran, où les calcaires coralliens anciens
affleurent à nouveau en lapiés littoraux.
7) Une plateforme de basse mer, émergeant seulement à marée basse,
façonnée entièrement ou en partie dans ces mêmes calcaires coralliens
anciens.
8) Une pente externe sous-marine généralement très marquée.
Le calcaire corallien ancien, à grosses têtes de corail en place, monte
jusqu’à 3 mètres environ au-dessus du niveau de croissance actuel du corail.
Vers le bas on le suit jusqu’au-dessous du niveau des plus basses mers, et
il constitue probablement aussi la pente sous-marine externe, en général
rocheuse et très inclinée sinon sub-verticale. C’est donc l’élément fonda¬
mental du bâti de l’île. La surface de l’île, dans sa partie insubmersible,
soit à l’exception de la plaine centrale, correspond à la surface supérieure
de cette dalle corallienne ancienne, qui constitue aussi le socle sur lequel
repose la frange de dunes récentes ou actuelles.
On ignore sur quoi repose ce calcaire corallien, car aucun élément
pré-corallien ne vient en affleurement. Sans doute l’ile possède-t-elle un
socle pré-corallien volcanique, mais cela reste à prouver.
Dans la laisse de haute mer, nous avons trouvé une grande quantité
de ponces volcaniques, qui sont actuellement à l’étude. Il est pour l’instant
impossible de dire si ces ponces sont le produit d’une éruption volcanique
proche, en liaison avec un hypothétique socle volcanique de l’île, ou si elles
ont une origine lointaine.
La zonation végétale se calque étroitement sur cette zonation morpho¬
logique.
En bordure de mer, la frange dunaire est peuplée de filaos avec Ipomaea
pes-caprae et Psiadia allissima. Partout où les calcaires coralliens sont
sub-affleurants, ainsi que sur la levée de tempête de gros blocs coralliens,
règne une brousse inextricable à Pemphis acidula.
Sur la dalle de calcaires coralliens micro-karstifiée et encroûtée qui
affleure à l’intérieur, on retrouve des peuplements purs de Pemphis acidula,
ainsi qu’une Euphorbe arborescente, Euphorbia slenoclada. L’Euphorbe
domine dans la partie nord de l’île où un sol sableux gris recouvre la dalle
corallienne. C’est dans cette partie qu’a été tentée la culture du sisal. Ailleurs,
l’Euphorbe s’installe dans les fissures de la dalle calcaire qu’elle disjoint
et soulève en grosses plaques.
La plaine intérieure comprend une partie externe légèrement plus
élevée, portant une végétation de Graminées (Oyat), et une partie centrale
plus basse avec une végétation rase salée typique ( Arthrocnemum ; Salicornes).
La mangrove est surtout riche en Rhizophora, principalement le long
des chenaux, avec aussi quelques Avicennia, et dans les parties hautes
Ceriops et Bruguiera.
Source : MNHN, Paris
10
RENÉ BATTISTINI
Fia. 2. — Coupe schématique selon A-B du croquis général.
1 : sable grossier et gravier corallien ; 2 : gros blocs de corail et de beach-rock ;
3 : calcaire corallien ancien massif à grosses têtes de corail en place; 4 : boue ancienne
plus ou moins durcie; 5 : boue calcaire molle de la mangrove actuelle; 6 : calcaire
corallien ancien à grain lin.
Fio. 3. — Coupe transversale schématique à travers l’cstran à 1,5 km environ à l’Est
de la Station Météorologique, selon C-D du croquis général.
1 : calcaire corallien ancien massif; 2 : construction corallienne flandrienne et
corail vivant; 3 : sable corallien.
Source : MNHN, Paris
II.
LA MORPHOLOGIE DU LITTORAL
1) La morphologie de l’estran
Le trait le plus caractéristique est l’existence, entre le niveau des hautes
mers de vive eau et le niveau de mi-marée, d’une zone à lapiés dans le calcaire
corallien ancien, prenant souvent l'aspect d’un ressaut à visor. C’est ce
ressaut rocheux, qui ceinture toute l’île, que P. Fourmanoir (1952) qualifie
de « falaise de corail mort ». Il s’agit en réalité d’un b ressaut de mi-marée »,
interrompu seulement de place en place par des plages de sables qui, lors¬
qu’elles sont en continuité avec la dune, permettent aux tortues de mer
de monter assez haut pour pondre.
Vers le haut, la surface supérieure de la dalle corallienne ancienne
a été, par endroits, dégagée en une fausse « plate-forme de haute mer »,
avec micro-mares à encorbellements. Cette plate-forme supérieure porte
localement des lambeaux d’une brèche ou d’un poudingue corallien de
consolidation récente en beach-rock. Elle disparaît vers l’intérieur, soit
directement sous la dune, soit plus généralement sous une haute levée de
tempête constituée par une accumulation de gros blocs de corail et de
beach-rock.
Étant donné que la surface supérieure de la dalle de corail mort ne
dépasse qu’à peine le niveau des hautes mers, les vagues des tempêtes excep¬
tionnelles, comme celle liée au cyclone de mars 1964, (1), ont pu déferler
dans certains cas par-dessus la levée de tempête en profitant des points faibles,
et donner une laisse jusque assez loin à l’intérieur des terres. Dans le Sud
de l’île, le sable de la plage a ainsi déferlé plus ou moins loin sur le karst,
recouvrant les Pemphis, les eaux s’écoulant ensuite par les fentes du karst,
ou jusque dans la grande mare à encorbellement de la coupe de la figure 2.
La zone des lapiés ou le ressaut à visor dominent une plate-forme
émergeant à basse mer, large de 200 à 600 mètres, qualifiée de récif frangeant
par R. Paulian (1950). L’étude de cette plate-forme dans le Sud et l’Ouest
de I’île montre qu’elle y est entièrement façonnée dans le corail mort.
L’absence de levée détritique confirme le caractère très peu vivant de ce
« récif », de ce côté de l’île tout au moins. Plus que d’un récif frangeant
véritable, il s’agit donc en ces endroits d’une b plate-forme de basse mer »
entaillant un matériel corallien ancien, identique aux b plate-formes de
basse mer » décrites dans les grès-calcaires anciens aepyorniens du littoral sud
et sud-ouest de Madagascar (R. Battistini, 1964).
Dans la partie nord de l’île, entre la Station Météorologique et jusqu'en
face de l’exutoire du a lagon », il existe, par contre, une vie corallienne actuelle
notable. Dans ce secteur, seule la partie interne de la plate-forme s’est agrandie
vers l’extérieur par adjonction d’un véritable récif frangeant flandrien, sur
une largeur de quelques dizaines de mètres au moins. La pente externe
montre, dans les déferlements, une prolifération du corail vivant (voir fig. 3).
Le caractère différent de ce secteur, par rapport aux autres, se manifeste
par l’existence sur la partie externe de la plate-forme de beaux éléments de
(1) Le cyclone Harriet, entre le 9 et le 12 mars 1964, a produit à Europa des vents
de 60 à 65 nœuds, soit 111 à 121 km/h.
Source : MNHN, Paris
12
RENÉ BATTISTINI
Fio. 4. — La flèche à crochets de la pointe nord-est à l'entrée du « lagon •.
1 : bordure de corail vivant; 2 : blocs arrachés de corail (ébauche de levée détri¬
tique); 3 : jardin d ’Acropora; 4 : jardin de microatolls de Poriles; 5 : herbier;
6 : plateforme de haute mer et ressaut à grands lapiés dans le calcaire corallien ancien;
7 : beach-rock; 8 : partie du cordon et de la flèche à crochets antérieure au cyclone
de mars 1964; 9 : crochet de mars 1964; 10 : mangrove.
levée détritique de blocs coralliens. Ces éléments de levée sont constitués
pour une bonne part par des blocs de corail d’un blanc éclatant, arrachés
lors du dernier cyclone, distincts des blocs de teinte foncée plus anciens.
Nulle part il n’a été constaté, sur la bordure externe de la plate-forme
de basse mer ou du récif frangeant, d’activité notable des algues calcaires
capable de créer dans la zone des déferlements une « crête à algues calcaires »
semblable à celle de la plupart des récifs du Pacifique. Cette absence de
« crête à algues calcaires » à Europa apparente ce récif océanique aux récifs
littoraux de Madagascar, qui en sont aussi dépourvus.
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE DE L’iLE
13
Il faut relever un autre trait caractéristique du récif : l'absence presque
complète d’herbier à Phanérogames. Il n’existe un maigre herbier que dans
la partie orientale de l’exutoire du lagon. Quelques taches peuvent être
aussi relevées sur la plature nord, entre la Station Météorologique et cet
exutoire. Ailleurs, dans l’Ouest et le Sud, la nature rocheuse de la plate¬
forme de basse mer n’offre nulle part de possibilités d’installation pour un
herbier. Cette absence d’herbier à Phanérogames est habituelle sur les
récifs océaniques. Même lorsqu’existe un substratum sableux convenable,
la pauvreté en humus constitue un élément défavorable à leur installation.
Il apparaît nettement à Madagascar que les plus beaux herbiers sont localisés
non loin de l’embouchure des grands fleuves (herbiers du grand récif de
Tuléar et de la région de Morombe; herbiers du littoral nord-ouest, etc.),
qui apportent à la mer une abondance de sédiments fins et d’humus. De
telles conditions ne peuvent exister, naturellement, sur les récifs océaniques.
2) Les dunes
Les plus belles dunes s’observent dans la partie ouest et nord-ouest
de l’ile, mais même ici la largeur de la bordure dunaire ne dépasse pas 1 km
de largeur. Il s’agit de formes paraboliques, d’orientation sud-ouest-nord-
est, assez bien développées.
Dans le Sud de l’ile, il existe aussi quelques belles dunes qui doivent
dépasser une dizaine de mètres de hauteur.
Dans le Nord, en face de la Station Météorologique, le cordon dunaire
n’a qu’une cinquantaine de mètres de largeur. Dans d’autres secteurs, en
particulier de l’Est de l’ile, il cesse complètement d’exister.
Il semble que l’existence d’un ressaut de corail mort dans la partie
supérieure de l’estran soit l’obstacle principal à l’alimentation en sable
des dunes. C’est effectivement là où ce ressaut s’interrompt, laissant la place
à des plages, que l’on voit se développer le mieux les phénomènes dunaires.
3) La flèche à crochets de la pointe nord-est (figure 4)
Du côté nord-est, le « lagon » n’est isolé de la mer que par une étroite
bande de terrain constituée par une levée de tempête et par quelques dunes.
C’est en cet endroit isolé que se trouvent les plus belles rockeries de Sternes.
La levée de tempête, qui repose sur la dalle de calcaire corallien ancien,
se recourbe sur la rive orientale de l’exutoire du « lagon » en une magnifique
flèche à crochets multiples de galets et de gros gravier corallien. Le dernier
de ces crochets date du cyclone de mars 1964, et s’avance de 40 mètres environ
par rapport au précédent. Il est d’un blanc éblouissant, alors que le matériel
des crochets plus anciens est déjà devenu grisâtre.
III. — LE KARST
L'ancienneté des calcaires coralliens qui affleurent à l’intérieur de l’ile
est attestée, d’une part, par l’existence d’une croûte zonée, qui se disloque
actuellement en dalles sous l’action de la végétation, d’autre part, par une
Source : MNHN, Paris
14
RENÉ BATTISTINI
karstification générale donnant une topographie très lapiazée largement
développée tout autour de la plaine centrale. Des sols gris sableux recouvrent
le calcaire en particulier dans le Nord de l’île.
Le degré d’évolution des sols et de la karstification nous portent à
considérer cet ancien récif comme plus ancien que le Flandrien, et à l’assi¬
miler au Karimbolien (1), que l’on trouve d’ailleurs à la même altitude
relative dans l’extrême Sud de Madagascar.
Le plateau karstifié de calcaire corallien est défoncé en plusieurs endroits
par de grandes mares à parois en encorbellement, dont la profondeur dépend
du niveau moyen en chaque endroit de la nappe phréatique. Une telle mare,
longue d’environ 400 m, et encaissée de 50 centimètres à un mètre, existe
à 200 m à l’Ouest de la station météorologique. Son fond est rempli par
une boue noirâtre couverte par endroits par des touffes dArthrocnemum.
D’autres mares plus encaissées existent dans le Sud de l’île. Celle que nous
avons reproduite sur la coupe de la figure 2 mesure une centaine de mètres
de longueur avec des parois de 2 m de hauteur. En son milieu demeurent
de spectaculaires roches champignons. Une autre, plus à l’Ouest, est décrite
par R. Pauuan. Le niveau de ces mares, dont l’eau est jaunâtre, est variable
avec la marée, ce qui prouve une communication karstique avec la mer.
L’existence de poissons de mer comme le mulet dans certaines d’entre elles
est une autre preuve de cette communication.
Un petit aven, non loin de la bordure sud de la mangrove (voir le croquis
général), souligné par un bouquet dense de Rhizophora, montre que ce réseau
karstique descend jusqu’à au moins 5 m au-dessous du niveau moyen de
la nappe. Il semble que l’on ait là la preuve que la karstification s’est produite
à un moment où le niveau marin était inférieur au niveau marin actuel.
Il est logique de penser que le karst a commencé à se former dès le retrait
de la mer karimbolienne, et durant tout le temps de la régression préflan¬
drienne.
IV. — LA PARTIE CENTRALE DE L’ILE
Deux observations fondamentales permettent de se faire une opinion
sur la genèse de l’île et d’interpréter l’actuel « lagon ».
La première à trait à l’extrême minceur du recouvrement de boues
actuelles (lagon et mangrove), ou récentes (plaine intérieure).
Partout le substratum calcaire est à faible profondeur, ou même affleure.
Nous n’avons pu, en beaucoup d’endroits du lagon, recueillir de sédiment,
pour la bonne raison que le fond était constitué par la roche en place, géné¬
ralement parfaitement lisse, affleurant sur de grandes étendues. Les bords
des chenaux de la mangrove sont constitués par une boue blanche calcaire
molle, mais leur fond par ce même calcaire, ce qui donne aux boues actuelles
une épaisseur jamais supérieure, semble-t-il, à 1,5 m. Dans le lagon, et au
milieu de la mangrove, demeurent des îlots calcaires ou des roches cham¬
pignons qui dominent de 1,5 m à 2 m ce substratum rocheux général.
Les sédiments récents de la plaine centrale recouvrent de même en une
mince pellicule les calcaires, qui affleurent sur la bordure de la mangrove,
(1) Équivalent probable de l'Ouljien du Maghreb.
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE
l’ile
15
Fio. 5. — Croquis schématique montrant la position relative de la surface kars-
ti fiée, des boues récentes, des boues molles actuelles, et du fond rocheux lisse des chenaux
de la mangrove et du « lagon ». Le petit aven représenté est celui de la bordure méri¬
dionale de la mangrove, localisé sur le croquis général, et dont il est question dans le
texte.
1 : boues récentes de la plaine intérieure, légèrement surélevées; 2 : boues molles
actuelles de la mangrove; 3 : calcaire ancien.
donnant un petit ressaut à encorbellement de quelques dizaines de centi¬
mètres de hauteur, ainsi qu’en différents endroits au milieu même de la
plaine.
La seconde observation a trait à la nature même de ces calcaires qui
affleurent dans la partie centrale de l’ile. On n’y trouve qu’exceptionnel-
lement des têtes de corail en place ou même des débris coralliens de taille
notable. Il s’agit le plus souvent d’un calcaire à grain très fin, qui pourrait
bien correspondre à la consolidation d’anciennes boues calcaires, très différent
donc du calcaire corallien du pourtour de l’ile.
On est donc amené à penser que ces calcaires à grain fin de la partie
centrale de l’île correspondent à la pétrification de boues calcaires d’un
ancien lagon karimbolien plus étendu, ceinturé par un récif annulaire plus
large au Nord-Ouest, relativement étroit au contraire au Sud et à l’Est.
La morphologie de l’île actuelle s’est probablement calquée sur cette
ancienne morphologie karimbolienne. Il est vraisemblable que la trans¬
gression flandrienne a utilisé l’ancien exutoire karimbolien pour envahir
la partie centrale, originellement légèrement en creux, de l’ancien atoll
karimbolien.
1) Le grand lagon et sa mangrove
Il couvre une superficie d’environ 8 km*, soit à peu près le tiers de
la superficie totale de l’île. Sur ces 8 km*, 4 sont couverts par la mangrove
développée surtout au fond du lagon (sur une largeur de 1 à 1,5 km) et
dans sa partie orientale. Un très beau réseau de chenaux hiérarchisés, dont
on ne peut malheureusement donner aucune représentation valable sans
photographies aériennes verticales, dessert cette mangrove.
L’exutoire, large de 700 m, s’ouvre au Nord, mais au lieu de s’appro¬
fondir dans le goulet de sortie, les fonds remontent, de telle sorte que cette
partie s’assèche à basse mer, alors qu’il demeure encore un peu d’eau au
centre du lagon. Le courant le plus fort au jusant s’observe tout contre
Source : MNHN, Paris
16
RENÉ BATTISTINI
Fio. 6. — Les différentes phases de l’évolution morphologique de l’ilc Europa.
I : construction d'un atoll à lagon tris peu profond au Karimbolien; II : abais¬
sement du niveau marin et karstification durant la régression préflandrienne; III : enva¬
hissement de l’ancien lagon au Flandrien jusqu’à un niveau légèrement supérieur au
niveau marin actuel. Dépôt des boues récentes de la plaine centrale. Début d’individuali¬
sation de la plate-forme externe de basse mer, par érosion du calcaire corallien ancien ; IV :
état actuel. Recreusement du lagon à un niveau légèrement inférieur à celui du stade III.
la (lèche à crochet et c’est en cet endroit que la plate-forme corallienne s’in¬
terrompt, ménageant une étroite passe.
Contrairement à l’opinion générale, le grand lagon, pas plus d’ailleurs
que le petit, ne sont actuellement en voie de réduction. Bien au contraire,
il s’agrandissent progressivement du fait du recul par corrosion du micro¬
ressaut à encorbellement dans les calcaires qui constitue leur rivage. Le
fait que le calcaire en place affleure au fond de certaines parties du lagon
non couvertes par la mangrove laisse supposer que l’évolution se fait dans
la partie centrale non dans le sens d’un colmatage, mais dans celui d’un
approfondissement.
La surface du plan d’eau tend aussi à augmenter par réduction progres¬
sive des ilôts résiduels et des roches champignons.
2) Le petit lagon
C’est un simple diverticule du grand lagon, séparé de ce dernier par
une flèche de sable qui s’appuie à quelques résidus rocheux. Il ne présente
pas de surface d’eau libre, et est entièrement couvert par une mangrove
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE DE L’iLE
17
surtout riche en Rhizophora. Comme celui du grand lagon, son rivage est
un petit ressaut de corrosion dans le calcaire corallien ancien.
3) Le problème de l’origine de la plaine intérieure
Puisque les lagons sont en voie d’extension, et non de réduction, on
peut se demander quelle est l’origine de la plaine intérieure. Son sol jonché
de tests de Gastéropodes pourrait porter à croire à une exondation récente.
En réalité ces coquilles ont été amenées là par les Pagures, qui circulent
de manière étonnante sur toute son étendue, jusqu’à plus d’un kilomètre
de la mer.
Quelle est alors l’origine des boues récentes qui constituent la plaine ?
Il peut s’agir d’une mince pellicule déposée sur le calcaire lors des inondations
exceptionnelles. Mais plus vraisemblablement il s’agit de boues mises en
place lors d’un ancien niveau flandrien supérieur de quelques dizaines de
centimètres au niveau marin actuel et reconnu maintenant sur presque tous
les rivages du monde.
CONCLUSION
La morphologie actuelle de l’île Europa est héritée en grande partie
de la morphologie d’un ancien atoll karimbolien, exondé d’environ 3 mètres,
qui comprenait une ceinture de corail vivant, et un lagon central dont les
boues coralliennes ont été transformées en un calcaire à grain fin.
La karstification des calcaires karimboliens a dû se faire durant la
régression préfiandrienne, ce qui explique la prolongation du réseau karstique
au-dessous du niveau marin actuel.
La transgression flandrienne a envahi à nouveau la partie centrale,
légèrement en creux, correspondant à l’ancien lagon karimbolien, proba¬
blement une première fois à un niveau légèrement supérieur au niveau
marin actuel (boues récentes exondées de la plaine centrale); puis, après
une légère régression, s’est constitué l’actuel lagon avec sa mangrove. Ce
dernier n'est pas en voie de réduction mais, au contraire, s’agrandit par
recul de la micro-falaise dans les calcaires karimboliens qui constituent
son rivage.
L’érosion marine flandrienne se matérialise, d’une part, du côté externe
de l’île, dans le façonnement d’une plate-forme de basse mer par recul d’un
ressaut à grands lapiés dans le calcaire corallien ancien; d’autre part, au
centre de l’île, par l’attaque du fond consolidé de l’ancien lagon, découpé
en îlots résiduels et en roches champignons.
La part de la construction corallienne flandrienne est minime. Le « récif »
qui ceinture l’île n’est pas un véritable récif frangeant flandrien, mais une
« plate-forme de basse mer » érodée dans les calcaires coralliens anciens.
Seule, la plate-forme du Nord de l’île, où il existe une vie corallienne notable,
est en partie due à la construction corallienne récente.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Battistini (R.), 1964. — L’Extrême Sud de Madagascar, étude géomorpho¬
logique. Thèse, Ed. Cujas. 636 p. Paris.
Bosser (J.), 1952. — Note sur la végétation des îles Europa et Juan de Nova,
Le Nalur. Malgache, tome IV fasc. 1.
Decary (R.), 1937. — Les satellites de Madagascar et l'ancienne navigation
dans le canal de Mozambique. Bull. Acad. Malgache. Tome XX.
Fourmanoir (P.), 1952. — Observations sur la faune marine et la pêche à
l’île Europa. Mém. Inst, s ci. Madag., A, 7, p. 167-188.
Guilcher (A.), 1958. — Mise au point sur la géomorphologie des récifs coral¬
liens de Madagascar et dépendances. Mém. Inst. sci. Madag., F, 2, p. 88-
115.
Paulian (R.), 1950. L’île Europa, une dépendance de Madagascar. —
Le Nalur. Malgache, fasc. 2, p. 77-85.
Perrier de la Bathie (H.), 1921. — Note sur la constitution géologique
et la llore des îles Chesterfield, Juan de Nova, Europa et Nosy Trozona.
Bull. écon. Madagascar, Tananarive 3 e trim., p. 170-176.
Petit (G.), 1930. — L’industrie des pêches à Madagascar. Soc. d’Ed. Géogr.
Marit. et Col. Paris, p. 66-70.
Poisson (H.), 1923. — Voyage à l’île Europa en 1923 sur l’aviso « Bellatrix ».
Bull. écon. Madagascar, p. 132-134.
Voeltzkow (A.), 1904. — Berichte liber eine Reise nach Ost-Afrika zur
Untersuchung der Bildung und des Aufbaues der Riffe und Inseln
des westlichen Indischen Ozeans. Zeits d. Ges. /. Erdk. zu Berlin.
V : Europa Insel, p. 426-451.
! Laboratoire de Géographie, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines,
Tananarive)
Source : MNHN, Paris
Planche I
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche II
Côte ouest : plate-forme dans les calcaires coralliens, plage de sable et de gravier,
et levée de tempête à gros blocs de corail.
Source : MNHN, Paris
Planche III
5. — Le micro-karst près du petit lagon; marcs à encorbellement avec palétuviers
(Aoicennia).
6. — Le micro-karst près du petit lagon. Touffes d’Oyats et d ' Arthrocnemum.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche IV
- Le micro-karst et la bordure de la mangrove du petit lagon.
- La formation à Euphorbia slenoclada à l’intérieur de l’tle à 800 mètres à i>ir„i
de la Station Météorologique
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche V
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche VI
11. — La grande mare du Sud de l’Ile à rebords en encorbellement d’environ 2 mètres;
au fond, la levée de tempête.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
13 — L’entrée du petit lagon.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
RAPPORT SUCCINCT SUR LA VÉGÉTATION
ET LA FLORE DE L’ILE EUROPA (1)
par René CAPURON
Située à environ 300 km des côtes de Madagascar, à hauteur de Morombe,
l’ile Europa, de forme approximativement circulaire, est un ancien atoll,
dont le centre est en majeure partie exondé et colmaté. Tout le pourtour
de l’île est occupé par une étroite couronne de dunes de sables coralliens,
dunes constituant les seuls reliefs de l’île. Un lagon séparé par une étroite
bande de terre du rivage Est et Sud-Est, s’enfonce profondément dans la
direction Sud-Ouest à l’intérieur de l’île; ce lagon en voie de colmatage,
est occupé par la mangrove. Le reste de l’île, entre la ceinture de dunes et
le lagon, est occupé par des sols d’origine corallienne : boues résultant d’un
colmatage récent autour du lagon actuel, sols squelettiques plus anciennement
exondés vers la périphérie; ce dernier type des sols a sa plus grande extension
dans le Nord de l’île.
A. — VÉGÉTATION
La répartition des divers types de végétation rencontrés à Europa se
calque sensiblement sur celle des sols.
a) — Les dunes. Côté mer elles ne portent aucune végétation dans la zone
battue par les plus hautes eaux; en particulier il n’y a pas de ceinture
à Ipomaea pes-caprae. La végétation ne commence qu’au-dessus de
cette zone et elle occupe la crête des dunes et le versant intérieur
de celles-ci. Cette végétation est essentiellement arborescente ou
arbustive. On y rencontre, en assez faible densité, des Filaos (Casua-
rina equiselifolia), des Pisonia grandis et des Ficus marmorata; le
peuplement est constitué en majeure partie par des Pemphis acidula,
des Suriana maritima et, en moindre abondance, des Psiadia altissima.
b) La mangrove. Elle occupe la totalité du lagon et est constituée de
quatre espèces : Avicennia marina (constituant une frange plus ou
moins importante sur la bordure externe du lagon, ainsi qu’au bord
des chenaux), Rhizophora mucronata, Bruguiera gymnorhiza et Ceriops
lagal. Le Sonneralia alba et le Lumnilzera racemosa manquent.
c) - - Les zones récemment exondées constituent au centre de l’île une
grande plaine occupée presque exclusivement par une prairie à Sclero-
dactylon macroslachyum (dominante) et Fimbristylis sp. Des pieds
épars d’ Ipomaea pes-caprae et Psiadia altissima rompent à peine
l’uniformité de cette prairie.
(1) La dernière mise au point sur la végétation de l’Ile Europa (avec bibliographie)
est due à J. Bosser (in « Le Naturaliste Malgache », 4, p. 41-42, 1952).
Source : MNHN, Paris
20
CAPURON
RENÉ C
Quelques zones un peu plus déprimées, inondées aux plus hautes eaux,
sont occupées par des « sansouires » à Sesuoium porlulacaslrum, Arthroc-
nemum indicum et Salsola lilloralis.
d)—Les sols squelettiques plus anciennement exondés, souvent
rocailleux par suite de l’affleurement de calcaires coralliens plus ou
moins lapiazés en surface, sont surtout développés dans le Nord de l’ile.
Ils portent des peuplements constitués essentiellement par des
Euphorbia stenoclada ou des Pemphis acidula.
Les peuplements d’Euphorbia stenoclada sont entrecoupés de nombreuses
clairières. Les bouquets d’Euphorbes (souvent très belles) sont souvent
denses et alors aucune végétation ne croît sous leur ombre. Les clairières
sont occupées par des peuplements plus ou moins denses d’herbes ou de
sous-arbrisseaux où dominent suivant les endroits Sclerodactylon macro-
stachyum, Boerhavia diffusa, Plumbago aphylla, Cynanchum decaisnianum
(cette Asclepiadacée, plus ou moins grimpante recouvre parfois entièrement
les pieds isolés de Y Euphorbia stenoclada ou, au contraire, forme de nombreuses
touffes hémisphériques lorsqu'elle manque de support), Psiadia allissima, etc.
Des peuplements souvent purs, et alors difficilement franchissables, de
Pemphis acidula se rencontrent ça et là. Quelques autres espèces arbores¬
centes, disséminées, se rencontrent dans l’Euphorbiaie Ficus marmorala
(commun), Thespesia populnea (assez fréquent), Pisonia grandis (rare),
Cordia subcordata (très rare).
B. —
FLORE
Le total des espèces connues de l’île Europa s’élève à ce jour à 44 espèces
(à ce nombre il faut ajouter 4 espèces cultivées autour du Poste météoro¬
logique). Ce très petit nombre s’explique par l’origine récente du peuplement
végétal. Encore, dans ces quarante-quatre espèces, incluons-nous quelques
espèces d’introduction manifestement très récente et qui sont encore loca¬
lisées autour des lieux occupés par l’homme (Euphorbia pilosa, Triantherna
pentandra, Dadylodenium sp.).
Nous reviendrons plus tard sur l’aire de répartition des espèces qui
ont colonisé Europa. Disons simplement ici que la majorité d’entre elles sont
soit des espèces pantropicales, soit des espèces qui se rencontrent dans les
pays baignés par l’Océan Indien. Une douzaine d’autres sont propres à
Madagascar et aux petites îles qui l’avoisinent. Une autre espèce enfin
(Phyllanthus longifolius, peut être simple forme du P. maderaspalensis à
large répartition) n’est connue que des Mascareignes, d’Europa et de Juan
de Nova.
Source : MNHN, Paris
CONCLUSION
D’origine récente et à sols tous d’origine corallienne l’île Europa porte
une végétation constituée d’un faible nombre d’espèces. Néanmoins les
types de végétation y sont assez variés, en relation avec la plus ou [moins
grande ancienneté d’exondation des sols. L’homme, par suite des grandes
difficultés d’installation dans cette île peu accueillante (manque d’eau douce,
moustiques innombrables), n’a pratiquement pas modifié l’aspect naturel
du tapis végétal (en dehors de plantations de sisal qui, manifestement, n’ont
aucune tendance à s’étendre). Aussi serait-il intéressant de protéger inté¬
gralement la flore et la faune de cet îlot de façon à pouvoir suivre son évolution
naturelle.
(Centre Technique Forestier Tropical, Tananarive)
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
OISEAUX ET MAMMIFÈRES DE L'ILE EUROPA
par Pierre MALZY
Au cours d’une mission scientifique à l'île Europa, effectuée sous l’égide
de l’Université de Madagascar, du 6 au 13 avril 1964, il nous a été donné
d’observer et de collecter un certain nombre d’Oiseaux et de Mammifères.
L’île Europa, possession française située dans le canal de Mozambique,
dépend administrativement de l’île de la Réunion. Elle est située à la
même latitude que Morombe sur la côte malgache, à une distance de
190 milles marins de Tuléar. C’est un atoll, d’une superficie approxima¬
tive de 20 à 25 km 2 dont un tiers environ est occupé par un lagon. Elle
aurait été découverte au cours du xvi e siècle, mais ne fut reconnue avec
certitude que le 24 décembre 1774 par le bâtiment anglais « Europa »
dont elle porte le nom. Malgré des conditions d’existence assez pénibles, l’île
a été fréquentée par des pêcheurs, par des colons comme en témoignent les
vestiges encore en place : ruines, tombes, plantations de sisal.
Les premières observations scientifiques ont été faites par le naturaliste
allemand Voeltzkow, en 1903. Depuis cette date les courtes escales de Petit,
Perrier de la Bathie, Poisson, R. Paulian, Milon, ont permis une
connaissance assez complète de la faune et de la flore de l’île.
OISEAUX
En ce qui concerne les Oiseaux, nous avons pu faire les observations
suivantes :
1) Fregata minor (Fregatidae). Grande Frégate.
Lors de notre séjour, les oiseaux sont nombreux, mais répartis sur toute
l’île. Ils ne se groupent, de jour, que pour capturer les jeunes tortues marines
(Chelonia mydas) lors de leur éclosion. Les mâles étaient en parade nuptiale :
gorge rouge gonflée. Nous n’avons pas observé de nids, de jeunes.
2) Phaeton rubricauda (Phaëtontidae). Phaëton à brins rouges :
" Pailles-en-queue rouges ».
Nous avons observé, en avril, des adultes (mâles et femelles) en couvaison,
des jeunes. Les mâles sont porteurs de deux rectrices médianes, étroites et
effilées, de coloration rouge. Les rectrices médianes des femelles, rouges
également, paraissent beaucoup plus courtes. Le bec est rouge. Les jeunes,
proportionnellement d’assez forte taille, ont un plumage strié noir et blanc.
Les nids sont établis au sol, sous un couvert arbustif dense. Les pontes
sont d’un seul œuf. La couvaison et la nourriture du jeune semblent être
assurés alternativement par le mâle et par la femelle.
Les mensurations, prises sur un mâle, sont les suivantes :
Longueur (rectrices comprises). 834 mm
Aile. 343 mm
Bec. 63 mm
Tarse. 40 mm
Source : MNHN, Paris
24
PIERRE MAL/.Y
3) Phaeton lepturus (Phaëtontidae). Phaëton à bec jaune : « Pailles-
en-queue blanches ».
Ces oiseaux sont, en avril, moins nombreux à Europa que les Phaëtons
à brins rouges. Les vols paraissent avoir lieu par couples, mais nous n’avons
observé ni œufs, ni poussins. Les mâles sont porteurs de deux rectrices
médianes longues, plus larges que celles de Phaeton rubricauda et de couleur
jaune.
4) Sula sula (Sulidae). Fou à pieds rouges.
Les Fous, peu nombreux en avril paraissent vivre par couples. Nous
n'avons observé ni œufs, ni poussins.
Nous donnons la description d’une femelle capturée : tête et cou gris
clair, dos et ailes gris foncé, grandes rémiges noires, partie postérieure du
dos, queue, ventre, blancs. Poitrine blanche barrée d’une transversale gris
clair. Bec bleu pâle à base rose. Iris brun foncé. Pattes rouges.
Mensurations :
Longueur.710 mm
Aile. 380 mm
Bec. 85 mm
Tarse. 35 mm
5) Sterna fuscata nubilosa (Laridae). Sterne fuligineuse.
En avril 1964, à l’époque de notre passage à l'ÎIe Europa, nous avons
été frappé par la présence d’un vol considérable de plusieurs milliers d’oiseaux,
se déplaçant à assez grande hauteur en une immense ronde et en poussanl
des cris aigus. Ce vol se tenait dans la partie Sud de l’ÎIe, à proximité de la
piste d'aviation. Nous avons pu l’observer pendant plusieurs jours (du 6
au 13-4-1964). Il s’agissait, pensons-nous, d’un vol de regroupement et
d’entraînement pour les jeunes de l’année, avant le départ pour une desti¬
nation qui nous est inconnue.
Lors d’une précédente mission à l'ile Juan de Nova, en février 1964,
il nous avait été précisé que les Sternes fuligineuses dont les poussins étaient
en très grand nombre à cette époque (15 au 17-2-1964), arrivaient dans
l’île vers le 15 novembre et que tous les oiseaux, jeunes et adultes, étaient
repartis au 15 avril. Il semble bien que le processus soit le même à l’île Europa.
Des reproductions de Sterna fuscata nubilosa ont été précédemment
signalées de : Maldives, Seychelles, Agalegas, Aldabra, Laccadives (Watson).
M. Stevens, cinéaste, spécialiste de la plongée sous-marine, a séjourné
à Europa au mois d’août. A cette époque de l’année, il a observé dans la
partie Sud-Ouest de l’île de très nombreux oiseaux du genre Sterna en période
de reproduction; présence d’adultes, de poussins, d’œufs. Il s’agit sans
doute de la Sterne antarctique (Sterna anæthetus an tard ica) dont les repro¬
ductions ont déjà été signalées sur plusieurs îles de l’Océan Indien.
6) Egretta alba (Ardeidae). Grande Aigrette.
Un seul oiseau de cette espèce a été observé, en plumage d’éclipse
(bec jaune, pattes noires), à proximité de la Station Météorologique, dans
un petit lagon en communication souterraine avec la mer.
Source : MNHN, Paris
OISEAUX ET MAMMIFÈRES
25
7) Egretta dimorpha (Ardeidae). Aigrette dimorphe.
Les deux formes de l’Aigrette dimorphe (forme blanche — forme
sombre) existent, en proportions égales, à l'ile Europa. Les oiseaux sont
observés par bandes de 4 ou 5 au maximum, sur les plages et, particuliè¬
rement, sur le platier, à basse mer, ou ils paraissent trouver un ravitaillement
alimentaire abondant. Les deux formes vivent ensemble, mais n’existent
pas en grand nombre.
8) Phoenicopterus ruber antiquorum (Phoenicopteridae). Flamant
rose.
Une troupe de 7 grands Flamants a été observée, posée et en vol,
dans la partie Sud du grand Lagon. Nous n’avons pas relevé de traces de
nidifications et les dépôts d’éléments coralliaires fins ne semblent pas
convenir à l’édification des nids.
9) Squatarola squatarola (Charadriidae). Pluvier gris.
Un seul oiseau (jeune mâle) a été observé et tué à proximité de la
Station Météorologique, dans le petit lagon, à basse mer. Le Pluvier gris
est un limicole migrateur rencontré assez fréquemment, en plumage d’hiver
sur les côtes Nord et. Sud-Ouest de Madagascar, durant l’hiver boréal
(J. Delacour). D’après A. Milne Edwards et A. Grandidier, on le ren¬
contre sur toutes les côtes de l’île, toujours en plumage d’éclipse, d’octobre
à mars. En dehors de Madagascar, ce migrateur a été signalé des Chagos,
Cargados Carajos, Maurice, Seychelles, Amirantes, Providence et Comores
(Watson).
10) Charadrius hiaticula (Charadriidae). Pluvier à collier.
Le Pluvier à collier est un limicole migrateur se reproduisant en régions
paléarctiques. Il a été rencontré pendant l’hiver boréal, en plumage d’hiver
et pour la première fois par la mission anglo-franco-américaine (1929-1931)
dans l’Ouest de Madagascar (J. Delacour). Il a été signalé des Iles Maldives
et des Comores (Watson). Nous l’avons observé, en bandes de 7 à 8 Oiseaux,
dans le lagon à proximité de la Station Météorologique. Ce sont des Oiseaux
farouches, difficiles à approcher.
11) Arenaria interpres (Charadriidae). Tournepierre.
Ces limicoles, migrateurs paléarctiques, ont été observés assez fréquem¬
ment sur les plages de l’île Europa, au niveau des laisses de haute mer
où ils recherchent leur nourriture. Ils vivent en! bandes d’une dizaine
d’oiseaux. Dérangés, ils se déplacent en criant et en volant au ras du sol.
Le tournepierre est commun sur les côtes de Madagascar pendant l’été
austral. Il a également été signalé de Maurice, La Réunion, Seychelles,
Comores (Watson).
12) Numenius phaeopus (Scolopacidae). Courlis corlieu.
Ce migrateur qui se reproduit dans l’hémisphère boréal est présent
dans l’hémisphère Sud durant l'été austral. Nous l’avons rencontré sur tous
les rivages de l’ile Europa où il est relativement fréquent mais, le plus
souvent, isolé. C’est un oiseau craintif, difficile à approcher, et dont le cri
d'alerte fait fuir les autres oiseaux.
Source : MNHN, Paris
26
PIERRE MALZY
Des courlis corlieu ont été observés à Maurice, La Réunion, Seychelles.
Comores (Watson).
13) Corvus albus (Corvidae). Corbeau pie ou Corbeau à plastron blanc.
Une bande comprenant 10 à 15 corbeaux vit en permanence à proximité
de la Station Météorologique. Elle semble participer au service de la voirie...
On rencontre ce corbeau à Madagascar, dans toute l’île. Il existe éga¬
lement sur le continent africain. Sa présence a été signalée des Comores,
d’Aldabra.
14) Zosterops voeltzkowi. (Zosteropidae). Zosterops de Voeltzkow.
C’est le seul petit Passereau observé à l’île Europa. Il y a été signalé
pour la première fois par Voeltzkow, naturaliste allemand, en 1903. Ce
serait, d’après R. Paulian, un vicarianl de l’espèce malgache : Z.oslerops
maderaspatana.
Ce sont des oiseaux assez familiers, se déplaçant par petits groupes de 1
à 5 individus ou par couples. Ils fréquentent, de préférence, la zone boisée
qui entoure la Station Météorologique, au Nord-Ouest de l’île. Nous n’avons
pas observé de nids.
La présence d’un rapace nocturne de petite taille (20 à 25 cm de haut)
nous a été signalée par les Météorologistes Réunionnais en service à l’île
Europa. Nous n'avons pu, personnellement, l’observer.
En 1860, Roziers, colon à Tuléar, avait introduit des poules domes¬
tiques, en même temps que des chèvres et des lapins. Elles se sont maintenues
très longtemps. Enl 1948, R. Paulian signalait leur aspect uniforme brun,
chiné et leur faculté de voler. Elles existaient encore, paraît-il, en 1959.
Ces Gallinacés, comme les lapins, semblent avoir complètement disparu,
victimes sans doute de la prolifération des rats, particulièrement abondants
à l’île Europa.
Ces observations sur la faune avienne de l’île Europa sont fragmentaires
et très incomplètes. Il serait nécessaire de pouvoir faire des observations
plus nombreuses au cours de l’année, surtout aux périodes de changement
de saison pour y relever les passages de migrateurs.
MAMMIFÈRES
Des chèvres, de robe uniformément noire, vivent dans l'ile à l'état
sauvage. La capture d’un chevreau entièrement blanc, vraisemblablement
albinos, nous a été signalée par les agents Réunionnais du Service Météoro¬
logique.
Ces chèvres auraient été introduites à Europa vers 1860, par Roziers.
On peut estimer le troupeau actuel entre 150 et 200 têtes.
Il est à noter qu’en dehors des mares temporaires dues aux pluies,
l’île n’offre aucune ressource connue en eau douce. Peut-être les Salsolacées,
abondantes, suffisent-elles au besoin d’abreuvement des chèvres.
Source : MNHN, Paris
OISEAUX ET MAMMIFÈRES
27
L’introduction de lapins à Europa daterait de 1860 également.
Ils n’ont pas été signalés par G. Petit en 1921, mais ont été observés
par Ph. Milon en 1948. Ils existaient encore, d’après un employé Malgache
de la Station Météorologique en 1959. Au cours des 7 jours passés dans
l’île, il ne nous a pas été donné d’en voir, ni d’en observer les traces.
Cette absence est confirmée par les Météorologistes Réunionnais résidant
dans l’île. Leur disparition, relativement récente, peut être imputable à
l’abondance des rats.
Les rats sont excessivement nombreux sur l’île. Ce sont des bêtes de
forte taille, à queue longue, à pelage roussâtre ou gris. Nous avons pu
capturer au piège, de nuit, 5 de ces animaux, mâles uniquement, tous
uniformément gris, alors que des femelles provenant de captures
antérieures étaient de teinte rousse. Ces Rongeurs ont été déterminés par
M. Francis Petter, du Laboratoire de Mammalogie du Muséum de Paris,
comme étant Rallus rattus.
Les rats capturés présentaient un excellent état d’entretien. Les contenus
stomacaux étaient constitués d'insectes et de pousses d’Euphorbia sleno-
clada. Aucun ectoparasite n’a été observé.
La présence des rats dans l’île est signalée par G. Petit (1921) et
R. Paulian (1948).
Il faut aussi mentionner la présence de 3 ânes (1 $ âgée — 2 jeunes J)
vivant en semi-liberté et venant boire à la Station Météorologique (eaux
de pluie récoltées dans une citerne). Ils permettent les transports par char¬
rette entre la Station et la piste d’aviation distantes d’environ 5 km.
Ainsi, tous les Mammifères existant actuellement dans l’île ont été
introduits, sciemment ou incidemment.
Quoi qu’il en soit, ne serait-ce que pour les Oiseaux, l’île Europa
présente un grand intérêt biologique et devrait être strictement protégée,
son isolement naturel, son peu d’importance au point de vue économique
devraient pouvoir le permettre.
(O.R.S.T.O.M., Tananarivr).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOTE SUR LES REPTILES TERRESTRES
RÉCOLTÉS A EUROPA EN AVRIL 1964
par Edouard R. BRYGOO
A. RÉCOLTES (1)
a) Scincidae
1. Mabuya comorensis (Peters, 1854) infralineata Boettger, 1913.
Le plus grand des lézards observés, court surtout au sol, mais peut
se rencontrer sur les troncs d’arbres. Quatre spécimens récoltés, le plus
grand mesure 220 mm dont 70 pour la tête et le tronc (2).
2. Ablepharus boulonii (Desjardin, 1831).
Le plus abondant des lézards, rencontré partout, depuis le bord de
mer jusqu’au centre de l’île, au sol ou sur les arbres. Très actif, de petite
taille, se reconnaît par une livrée bleue, noire et blanche en lignes longitu¬
dinales. Deux formes ont été observées. La plus abondante dont nous avons
11 spécimens, correspond à la sous-espèce propre à Europa, A. boulonii
bitaenialus Boettger, 1893. L’exemplaire le plus long, avec une queue
régénérée, mesure 80 mm dont 40 pour la tête et le corps (3).
L’autre forme, plus rare, puisque nous n’en avons que trois spécimens,
fut récoltée au Sud-Est de l’île. Le plus grand des exemplaires mesure 90 mm
dont 35 pour la tête et le corps.
Dans la forme typique on observe quatre bandes longitudinales noires
bien nettes. Les deux externes partent de la nasale et se prolongent sur
les côtés de la queue; les deux lignes internes commencent aux sus-orbitaires
et se terminent en une bande noire unique au-dessus de la queue. Ces
quatre lignes noires délimitent deux bandes claires latérales, d’un blanc
franc, ou d’un blanc bleuté, et une ligne médiane plus terne.
Dans la seconde forme les deux lignes noires internes sont beaucoup
moins marquées et la ligne médiane, terne, est beaucoup plus importante.
Monsieur J. Guibé (in litteris) estime que la différence de coloration entre
dans la variabilité de la sous-espèce.
(t) En juin 1962 nous avons examiné quatre Lézards capturés à notre demande sur
l'ile Europa par notre confrère et ami M. André, de l’tle de la Réunion. Il s’agissait de
trois M. comorensis infralineata et de un A. boulonii bitaenialus.
(2) Spécimens déposés au Muséum national d’histoire naturelle à Paris, sous les
»”• 1964-68 à 1964-70.
(3) Spécimens déposés au Muséum national d’histoire naturelle à Paris, sous les
n-' 1964-56 à 1964-67.
Source : MNHN, Paris
30
ÉDOUARD
BRYGOO
b) Geckonidae
3. Lygodaclylus verticillatus Mocquard, 1895 (4).
Forme petite, grise, observée sur le tronc des Euphorbes. Se caractérise
par sa pupille ronde, et sa tête petite. Quatre spécimens recueillis, le plus
grand dont la queue est régénérée, mesure 47 mm dont 23 pour la tête et
le corps.
4. Hemidaclylus gardineri Boulenger.
Forme abondante sous les écorces, présente dans la maison d’habitation.
Se caractérise par une pupille verticale et une tête triangulaire assez impor¬
tante. Grandes variations de coloration sur le vivant. Neuf spécimens furent
recueillis. Le plus grand mesure 83 mm dont 40 pour la tête et le corps (5).
B. - REMARQUES
1. Description
Les trois espèces ou sous-espèces Mabuya comorensis infralineala,
Ablepharus boutonil bitaeniatus et Lygodaclylus uerticillalus ont toutes trois
été récoltées pour la première fois par A. Voei.tzkow au cours de son voyage
dans l’Océan Indien occidental (1903-1905).
M. comorensis infralineala a été ensuite ramassé par G. Petit (1923 ?).
R. Paulian (1950) nota la présence des deux autres espèces.
Il est par contre remarquable qu 'Hemidaclylus gardineri actuellement
très abondant, n’ait pas encore été signalé.
2. Répartition géographique
— Ablepharus boulonii est une espèce de vaste répartition connue de
l’Est de l’Afrique et de Madagascar à la Polynésie, mais pour laquelle
R. Mertens (1931) a décrit trente et une races géographiques.
- A. b. bilaenialus est endémique de l’île Europa.
- Mabuya comorensis est connue de l’Est de l’Afrique et des Comores
la sous-espèce infralineala est endémique pour Europa. L’espèce type est
inconnue de Madagascar.
— Lygodaclylus verlicillatus n’est connu que de Madagascar (Sud-Est,
Sud et Sud-Ouest) et de l’île Europa.
— Hemidaclylus gardineri est connu de la région orientale africaine :
côtes du Kenya et du Mozambique, îles Pemba, Seychelles, Aldabra, Maurice.
D’après Loveridge (1947) on la connaît également de Madagascar (Majunga,
Tamatave) (6).
(4) G. Pasteur vient de donner une étude détaillée de 12 Lygodaclylus verlicillatus
rapportés par A. Voeltzkow d'Europa (in Recherches sur l’évolution des Lygodac-
tyles, lézards afro-malgaches actuels, Trav. Inst, scient, chérif., Zoo!. 29, 1964). Ces
animaux sont à peine distincts des L. verlicillatus de Madagascar.
(5) Spécimens déposés au Muséum national d’histoire naturelle à Paris et enre¬
gistrés sous les n°’ 1964-71 à 1964-78. Nous avions d'abord rapporté, cette espèce à II. fre-
nalus Scui.eoel. Monsieur J. Gumft fin lilleris) a bien voulu rectifier notre Identification.
(0) J. GuiBé, in lilleris.
Source : MNHN, Paris
REPTILES TERRESTRES
31
Les quatre espèces identifiées nous donnent :
— une espèce (H. gardineri) de large répartition, sans variation
subspécifique;
Répartition géographique
“ P *C“
Mada¬
gascar
Océan
Indien
Afrique
Europa
Comores
Autres
localisa¬
tions
H. gardineri .
+
+
+
+
+
A. boutunii .
+
+
s. sp.
bitaeniatus
+
+
+
M. comorensis .
+
s. sp.
in/ralineuta
0
0
L. verlicillatus .
0
+
+
0
— une espèce (A. boulonii) d'aussi large répartition que la précédente
mais avec une importante différentiation subspécifique qui donne
pour Europa un type spécial;
— une espèce (M. comorensis) africaine et comorienne représentée
par une sous-espèce endémique;
— une espèce (L. verlicillatus) connue seulement de Madagascar.
3. Faunistique
Les Lézards sont, semble-t-il, les seuls Reptiles terrestres d’Europa
(nous n’avons pas observé d’Ophidien). Mais ils sont très abondants et la
présence, sur une superficie restreinte, de quatre types distincts, dont
deux ont la valeur de sous-espèces, est remarquable. Cette pullulation est
en relation d’une part avec une très abondante faune d’insectes et d’autre
part avec l’absence probable de prédateurs se nourrissant de Lézards. Les
variations subspécifiques matérialisent pour les Scincidae une occupation
déjà ancienne. On sait que l’on admet la possibilité du transport par l’homme
de certains Geckonidae.
RÉSUMÉ
Nous avons retrouvé les trois espèces de Lézards déjà connues d’Europa :
les deux sous-espèces endémiques propres à l’île : Mabuya comorensis infra-
lineata Boettger et Ablepharus boulonii bitaenialus Boettger et l’espèce
malgache Lygodaclglus verlicillatus Mocquard. Nous y avons également
observé pour la première fois Hemidactylus gardineri Boulenger, espèce
de vaste répartition dans la région occidentale de l’Océan Indien et actuel¬
lement bien représentée sur File.
(Institut Pasteur de Madagascar, Tananarive).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
RÉCOLTÉS A L'ILE EUROPA
du 6 au 24 avril 1964
par Louis A. MAUGÉ
SOMMAIRE
I. — Introduction. 35
II. — Remarques biogéographiques. 36
III. — Étude systématique. 48
Liste des espèces. 48
SELACHII
Pleurotremata.
Carcharhinidae . 51
TELEOSTEI
Synodontidae . 51
Tylosuridae . 52
Holocenlridae . 52
Bothidae . 54
Syngnathidae . 54
Cirrhilidae . 55
Theraponidae . 56
Priacanlhidae . 56
Duleidae . 56
Serranidae . 57
Anthiidae . 60
Apogonidae . 61
Carangidae . 62
Mullidae . 63
Pomacanthidae . 64
Chaelodonlidae . 64
Acanlhuridae . 66
Leiognathidae . 72
Gerridae . 72
Pempheridae . 72
Pentapodidae . 73
Lutianidae . 73
Caesiodidae . 76
Source : MNHN, Paris
34 LOUIS A. MAUGÉ
Plectorhynchidae . 76
Lethrinidae . 76
Pomacentridae . 76
Labridae . 82
Callyodontidae . 86
Sphyraenidae . 88
Gobiidae . 88
Eleolridae . 88
Echeneidae . 88
Salariidae . 89
Carapidae . 89
Scorpaenidae . 90
Moringuidae . 90
Congridae . 91
Muraenidae . 91
Monacanthidae . 94
Balistidae . 94
Oslraciontidae . 95
IV. — Résumé . 96
V. — Bibliographie. 97
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
La liste des Poissons que nous présentons ici est le résultat préliminaire
des collectes effectuées, du 6 au 24 avril 1964, à l’île Europa, au cours de
la Mission Scientifique de l’Université de Madagascar.
Les moyens utilisés pour les récoltes ont été des plus divers :
Senne de rivage. — Son emploi a été limité aux herbiers et plages du
grand lagon du fait des multiples irrégularités du platier récifal.
Tramails. — Emploi très limité, les nappes étant très rapidement
lacérées par les requins.
Nasses. — Emploi également très limité du fait de leur destruction
rapide par de grands Serranidae.
Empoisonnements. — Ils ont été effectués, à marée basse, sur le platier
récifal. Nous avons utilisé un produit industriel ayant une teneur en roté-
none de 5 %.
Explosifs. — Les explosifs ont été utilisés sur les fonds de 10 à 15 mètres.
L’emploi de charges faibles, mises à feu électriquement, a permis de réduire
considérablement les dommages causés au substrat par ce mode de collecte.
Pour cela les charges ont été maintenues entre deux eaux aux environs
du tiers inférieur de la colonne d’eau et à une distance minimum de 3 mètres
des formations madréporiques. Les récoltes ont été effectuées à la main
en scaphandre autonome. Nous avons parfois, lors de ces récoltes, été concur¬
rencés par un grand Epinephelus tukula.
Nous avons récolté 152 espèces se répartissant comme suit :
SELACHII Carcharhinidae . 2 espèces
TELEOSTEI Synodonlidae . 2 —
Tylosuridae . 1 —
Holocentridae . 6 —
Bothidae . 1 —
Syngnalhidae . 1 —
Cirrhitidae . 3 —
Theraponidae . 1 —
Priacanthidae . 1 —
Duleidae . 1 —
Serranidae . 13 —
Anlhiidae . 1 —
Apogonidae . 3 —
Carangidae . 3 —
Mullidae . 4 —
Pomacanthidae . 1 —
Chaetodontidae . 8 —
Acanthuridae . 8 —
Leiognathidae . 1 —
Gerridae . 1 _
Source : MNHN, Paris
36
LOUIS A. MAUGÉ
Pempheridae . 1 —
Pentapodidae . 1 —
Lulianidae . 9 —
Caesiodidae . 1 —
Pleclorhynchidae . 1 —
Lethrinidae . 1 —
Pomacentridae . 19 —
Labridae . 15 —
Callyodontidae . 10 —
Sphyraenidae . 1 —
Gobiidae . 1 —
Eleotridae . 1 —
Echeneidae . 1 —
Salariidae . 4 —
Carapidae . 1 —
Scorpaenidae . 3 —
Moringuidae . 2 —
Congridae . 1 —
Muraenidae . 11 —
Monacanlhidae . 1 —
Balislidae . 4 —
Oslracionlidae . 1 —
L’étude du matériel récolté ne peut être considérée comme terminée.
Certaines formes jeunes n’ont pu être rapprochées d’espèces connues faute
de stades intermédiaires. Il en est ainsi pour des Poissons appartenant
aux famille des Acanthuridae, Blenniidae, Eleotridae, Gobiidae, Labridae,
Moringuidae, Pomacanthidae. Par ailleurs certaines de nos déterminations
n’ont été effectuées qu’avec beaucoup d’hésitations. Ceci est lié d’une part
à l’insulbsance de notre documentation, d’autre part au fait qu’il ne nous
a pas été possible de comparer nos spécimens avec ceux conservés dans les
Muséums. Ceci est le cas pour certains Acanthuridae.
Il nous a fallu faire un choix d’un ordre systématique. Il nous a fallu
également choisir entre certaines appellations spécifiques. En règle générale
nous avons adopté les positions prises par J. L. B. Smith. Les ouvrages
de cet auteur constituent certainement la contribution la plus récente et
la plus complète à la connaissance de la faune ichtyologique de cette partie
de l’Océan Indien. Nous étions de ce fait conduits à le citer souvent. La
discussion de certaines positions prises par cet auteur nous a paru devoir
dépasser le cadre de la présente note.
II. REMARQUES BIOGÉOGRAPHIQUES
Il n'existe pas, à notre connaissance, de liste récapitulative des Poissons
de l’ile Europa. Il importait, ne serait-ce que pour connaître nos propres
résultats, de tenter d’en établir une.
Outre la note de 1952, spécialement consacrée à la faune marine de
l’île et qui contient une série de listes de Sélaciens et de Téléostéens, l’ensemble
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
37
des publications que Fourmanoir a consacré à cette partie de l’Océan Indien
depuis 1957 (1957, 1961, 1963) est présenté comme un inventaire de la
faune des Poissons de la côte Ouest de Madagascar et des îles du canal de
Mozambique. Dans ce très important ensemble apparaissent de multiples
observations ou notes qui constituent ou peuvent constituer des compléments
ou des rectificatifs aux listes initiales de 1952.
La tentative d’établissement d’une liste récapitulative, du fait du
travail de synthèse qu’elle implique, comporte nécessairement une part
d’arbitraire. Nous croyons utile de résumer sommairement les problèmes
qui se sont présentés et d’indiquer les solutions que nous avons cru pouvoir
leur donner.
La note de Fourmanoir de 1952 comporte une « liste des poissons
observés dans les eaux d’Europa ». Cette liste comprend 85 espèces (Séla¬
ciens : 3, Téléostéens : 82). Elle comprend également 16 espèces déterminées
au genre seulement. Cette liste ne reprend pas 5 espèces mentionnées dans
le texte. Ce sont par ordre alphabétique :
Epinephelus guaza (Forskâl). p. 184
Epinephelus maculalus . p. 172
Lutianus argenlimaculaius .p. 171, 178, 182, 184
Lutianus vaigiensis . p. 174
Pomacenlrus Iripunclatus . p. 172
Le total numérique des espèces citées dans la note de 1952 s’établit à 90.
La liste de 1957 indique Europa comme lieu de capture de 26 espèces nou¬
velles pour l’ile. Le complément de 1961 sur les Téléostéens comporte
l’adjonction d’une espèce, alors que l’inventaire des requins (1961) signale
deux espèces non mentionnées en 1952.
Au total, 114 Téléostéens et 5 Sélaciens. A ce total il convient d’ajouter
les 16 espèces déterminées au genre seulement.
Nous avons tenté de mettre un nom sur ces 16 poissons énigmatiques.
Pour certains, nous avons cru pouvoir opérer la substitution avec des espèces
citées dans les publications ultérieures. Ce procédé, arbitraire dans certains
cas, n’a été utilisé que lorsque ces publications mentionnaient Europa
comme lieu de capture. Treize années se sont écoulées depuis l’étude de
Fourmanoir sur l’ile, la dernière mention d’Europa dans les publications
que cet auteur a consacrées à cette partie de l’Océan Indien semble dater
de 1961. Il nous a paru peu probable que l’une de ces espèces énigmatiques
puisse dissimuler une forme nouvelle pour la science. En outre, la faune
de cet îlot corallien est encore trop peu connue pour que, lorsqu’il s’agit
de genres plus ou moins abondamment représentés dans l’Océan Indien,
nous estimions actuellement nécessaire de maintenir dans une liste des
mentions qui n’ont probablement plus guère comme signification que celle
de l’indication de la présence à Europa d’espèces non signalées de ces genres.
Nous en sommes parfaitement certain.
Les substitutions faites sont les suivantes :
Abudefduf laerymatus (Quoy et Gaimard) (1957, p. 197),
substitué à Abudefduf sp. (1952, p. 172, 187);
Source : MNHN, Paris
38
LOUIS A. MAUGÉ
Apogon warreni Regan (1957, p. 82),
substitué à Apogon sp. (1952, p. 185);
Caranx lugubris Poey (1957, p. 209),
substitué à Caranx sp. (1952, p. 181, 186);
Chorinemus loi Cuvier et Valenciennes (1957, p. 217),
substitué à Chorinemus sp. (1952, p. 170, 186);
Dascyllus marginatus (Rüppell) (1957, p. 202),
substitué à Dascyllus sp. (1952, p. 172, 186);
Kyphosus vaigiensis (Quoy et Gaimard) (1957, p. 23),
substitué à Kyphosus sp. (1952, p. 170);
Ophiocara limosus Smith (1957, p. 248).
substitué à Ophiocara sp. (1952, p. 174, 187).
Pour les neuf autres espèces énigmatiques, les raisons de notre choix
doivent être indiquées.
Pour Lulianus sp. (1952, p. 186), Slelhojulis sp. (1952, p. 172, 187),
Therapon sp. (1952, p. 170, 185) aucune des descriptions ultérieures d’espèces
appartenant à ces genres ne fait mention d’Europa comme lieu de capture.
Aucun rapprochement ne s’est avéré possible. Toutefois, Luljanus bohar
Forskâl (1957, p. 108) signalé des « îles du canal de Mozambique » pourrait
être le Lulianus sp. de 1952. Nous n’avons pas maintenu ces espèces,
les trois genres étant représentés dans l’ile.
Triplerygion fasciatum M. Weber a été substitué à Enneapterygius sp.
(1952, p. 188). Fourmanoir cite cette espèce d’Europa (1957, p. 267).
Le genre Enneapterygius Rüppell, 1835, est admis dans la synonymie de
Triplerygion Risso, 1826, par de Beaufort et Chapman auxquels Four¬
manoir fait référence.
Paracirrhites sp. n’a pas été maintenu. Le genre Paracirrhiles
Bleeker, 1874, selon l’extension que semble lui donner Fourmanoir (1957,
p. 140-1) ne comporte que deux espèces à répartition indo-pacifique, l’une
et l'autre présentes à Madagascar. Rien dans les descriptions de ces
deux espèces ne permet de savoir laquelle a été, éventuellement, récoltée
à Europa (1952, p. 183, 185). Le genre Paracirrhiles étant effectivement
représenté dans les eaux de l’ile, le maintien d’une espèce énigmatique ne
se justifiait pas.
Scorpaena sp. (1952, p. 187) n’a pas été maintenu. Le genre Scorpaena
Linné, 1758, tel que le conçoit Fourmanoir (1957, p. 270-1), est un « catch ail »
dans lequel sont regroupés les Scorpaenidae des eaux malgaches qui
présentent à la fois une dentition palatine, douze épines à la dorsale et des
rayons divisés à la pectorale. Pour l’Océan Indien occidental cette position
groupe sous une même appellation générique les espèces des genres Para-
scorpaena Bleeker, 1876, Scorpaena Linné, 1758 et Sebaslapisles Gill in
Streets, 1878.
Sphyraena sp. (1952, p. 170, 179, 185) n’a pas été maintenu. Four¬
manoir (1957, p. 73-5) ne reconnaît que le seul genre Sphyraena Rose, pour
lequel il signale quatre espèces de Madagascar et des Comores sans men¬
tionner Europa. Sphyraena barracuda (Walbaum) (1957, p. 74) signalé des
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
39
« îles du canal de Mozambique » pourrait être cette espèce. Nous ne pensons
pas que le maintien de Sphyraena sp. présente une réelle signification.
S. barracuda est présent dans les eaux de l’ile. Par ailleurs cette famille
comprend un certain nombre d’espèces qui sont probablement circumtro-
picales. Ces espèces sont le plus souvent insuffisamment décrites et elles
sont fort mal connues.
Alherina sp. (1952, p. 187) a été maintenu, aucune Athérine n’ayant
été retrouvée à Europa.
Gomphosus sp. (1952, p. 184, 187) a été maintenu. Le genre Gomphosus
Lacépède, 1802, ne semble représenté dans l’Océan Indien occidental que
par trois des quatre espèces reconnues par Schultz (1960, p. 199). Four-
manoir cite d’Europa G. caeruleus Lacépède et G. Darius Lacépède qui
s’étendent sur l’ensemble de la région indo-pacifique tropicale. La présence
éventuelle d’une troisième espèce doit être signalée. Cela présente d’autant
plus d’intérêt que la troisième espèce de l’Océan Indien occidental G. tricolor
ne semble pas avoir été trouvée à l’Ouest de l’île Maurice.
Cinq des espèces mentionnées dans la note sur Europa de 1952 n’ont
pas été reprises dans les publications ultérieures de Fourmanoir :
Alticops oryx (Cuvier). p. 169, 187
Cephalopholis sonnerati (Valenciennes). p. 183, 185
Epinephelus maculatus . p. 172
Lycodonlis lemayi . p. 184, 187
Prislipomoïdes filamenlosus (Valenciennes). p. 184, 186
Nous avons examiné chacun de ces cas.
J. L. B. Smith (1948) avait créé le genre Allicops pour celles des formes
de Salariidae présentant plus de 100 dents labiales sétiformes à chaque
mâchoire, des rayons divisés à la caudale, sans dents vomériennes et à
cirre orbitaire non fimbrié. Ce genre était synonyme d ’Isliblennius Whitley,
1943. Smith (1959, p. 241) ne reconnaît plus que le genre Istiblennius.
Fourmanoir (1957, p. 263) abandonne Allicops et regroupe les espèces
dans le genre Salarias Cuvier, 1817. Salarias oryx Ehrenberg (in Cuvier et
Valenciennes, 1836), est considéré par Klunzinger (Day, 1958, p. 332)
comme une simple variété de Salarias quadricornis Cuvier et Valen¬
ciennes, 1836. Cette dernière espèce est placée dans la synonymie de Salarias
edenlulus (Bloch et Schneider, 1801) par de Beaufort et Chapman (1951,
p. 329) auxquels se réfère Fourmanoir. Smith (1959, p. 243) place A. oryx
et S. quadricornis également dans la synonymie d 'Istiblennius edenlulus.
Nous avons donc supprimé des listes d’Europa A. oryx ne laissant figurer
que Salarias edenlulus.
Nous avons supposé que Epinephelus maculatus était E. maculatus
(Bloch, 1790), espèce dont l’aire de répartition semble s’étendre des côtes Est
de l’Afrique au Pacifique occidental. Smith (1953, p. 197) place cette espèce
dans la synonymie de E. fario Thunberg, 1792. Fourmanoir (1957, p. 156)
cite E. fario et réfère sa description à l'ouvrage de Smith. Nous avons donc
substitué E. fario Thunberg à E. maculatus.
Fourmanoir (1954, p. 214) signale Cephalopholis sonnerati (Valen¬
ciennes) également de Domoni, Anjouan et de la Grande Comore. A
Source : MNHN, Paris
40
IIS A. MAUGÉ
l’exception de C. sonnerati toutes les espèces de Cephaloplwlis citées dans
cette publication ont été reprises en 1957; le n° 109 Cephaloplwlis sp. est
en effet aisément rapprochable de C. leopardus (1957, p. 147-8) tant par
l’identité du nom vernaculaire « chiboara » que par le fait que, dans les
deux publications, un seul exemplaire est signalé provenant d’Anjouan.
Dans la liste de 1957 apparaissent deux espèces non signalées des Comores :
C. pachgcenlron (Cuvier) et C. auranlius (Lacépède). Celte dernière espèce
signalée du Nord-Ouest de Madagascar et d’Europa. Nous avons supposé
que Fourmanoir avait modifié sa détermination et que C. sonnerali d’Europa
et des Comores était en réalité C. auranlius. Nous avons donc supprimé
Cephaloplwlis sonnerali.
Lycodonlis lenxayi est très certainement L. lemayi Smith, 1949.
Smith (1962, p. 435) place cette espèce dans la synonymie de Lycodonlis
flavimarginalus (Rüppcll, 1828). Nous avons substitué Gymnolhorax flavi-
marginatus à Lycodonlis lemayi. Celte espèce est effectivement présente
dans nie et nous n’avons pas cru devoir tenir compte du fait que L. flavi¬
marginalus ne ligure pas dans les publications de Fourmanoir.
Prislipomoides fdamenlosus (Valenciennes) apparaît également dans
la publication de 1954 (p. 244), il lui est substitué en 1957 Prislipomoides
lypus Bleeker qui est signalé d’Anjouan avec le même nom vernaculaire
« fimagno » et d’Europa. Nous n’avons laissé figurer que cette dernière
appellation.
Parmi les rectifications que Fourmanoir a apporté, en 1961 et 1963,
à son ouvrage de 1957, certaines nous semblent devoir affecter les listes
de 1952.
Fourmanoir (1963, p. 19) substitue Epinephelus tukula Morgans, 1959,
à Epinephelus fuscoguttalus (Forskâl, 1775) (1957, p. 153).
Nous avons supprimé Epinephelus guaza Linné pour lequel il est
précisé (1963, p. 19) « nous l’avons rencontré seulement dans le Sud-Est
de Madagascar » .
En 1961 (p. 92) Fourmanoir signale que Plectropomus maculatus
(Bloch, 1790) représente en réalité deux espèces : P. maculatus et P. marmo-
ratus Talbot. Nous ne savons laquelle de ces deux formes a été trouvée à
Europa. Pour marquer cette incertitude, nous mentionnons dans la liste
« P. maculatus ? (Bloch) ».
Enfin, nous croyons devoir ajouter quelques remarques.
Nous n’avons pas trouvé dans Weber et de Beaufort la référence
citée pour Apogon warreni Regan (1957, p. 82). Smith (1961, p. 388) estime
que cette espèce est synonyme de A. semi-ornalus Peters, 1876.
Selon Smith (1959, p. 278), Callyodon gullalus (Bloch et Schneider, 1801)
est peut-être une phase de coloration d’origine sexuelle de Callyodon ghobban
(Forskâl, 1775). La similitude de la maculature bleue de la région cépha¬
lique telle qu’elle apparaît sur les dessins de Smith entre C. gullalus (1953,
pl. 62, fig. 824, taille : 8 inches) et C. ghobban (1959, pl. 43, fig. H,
taille 22 : inches) jointe à la coloration générale de C. gullalus suggère en
effet que cette espèce pourrait n’être que la forme immature et femelle de
C. ghobban. Cette hypothèse fort séduisante reste à prouver. Fourmanoir
figure (1957, p. 186, fig. 130) la maculature céphalique d’un spécimen de
C. gultatus dont la taille n’est pas précisée. Le dessin des lignes bleues diffère
Source : MNHN, Paris
41
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
sensiblement de celui proposé tant par Smith que par Schultz (1958, p. 42,
fig. 14). Par contre, pour autant que la photographie permette d’en juger,
elle nous semble rappeler étrangement celle de Scarus ghobban (Schultz, 1958
pl. 16, fig. C).
Ophiocara limosus (Smith, 1936) cité d’Europa (1957, p. 248) a été,
placé par son auteur dans la synonymie d 'Ophiocara porocephala (Valen¬
ciennes, 1837).
Scorpaena kowiensis Smith, (cité en 1952 et 1957). L’auteur sud-africain
signale (1960, p. 54-5) que sa description de 1949 (1953) à laquelle Four-
manoir fait référence, recouvre en réalité deux espèces. Ces deux formes
sont présentes à Europa. Ne sachant laquelle des deux a été trouvée en 1952
nous avons maintenu l’appellation de S. kowiensis.
A la suite de ces modifications le nombre initial des espèces de Téléos-
téens se trouve modifié comme suit :
— espèces déterminées au genre seulement. 2
— espèces citées. 110
Nous proposons pour les Téléostéens connus de l'île Europa avant
la mission de 1964 la liste suivante :
Acanthuridae
Albulidae
Apogonidae
Altherinidae
Balistidae
Bothidae
Caesiodidae
Callyodontidae
Canthigasteridae
Carangidae
Acanlhurus bariene Lesson, 1830,
Acanlhurus fuliginosus Lesson, 1830,
Acanlhurus lineolalus Valenciennes, 1835,
Acanlhurus Iriostegus (Linné, 1758).
Albula vulpes Linné, 1758.
Apogon nouemfascialus Cuvier et Valenciennes, 1828,
Apogon warreni Regan, 1908.
Atherina sp.
Balislapus undulatus (Mungo-Park, 1797),
Balisloides conspicillum (Bloch et Schneider, 1801),
Balistoides viridescens (Bloch et Schneider, 1801),
Pseudobalistes flavimarginatus (Rüppell, 1828),
Rhinecanthus aculealus (Linné, 1758).
Bothus mancus (Broussonet, 1782).
Caesio xanthonotus Bleeker, 1853.
Callgodon (1) capitaneus (Valenciennes, 1839),
Callgodon guUalus (Bloch et Schneider, 1801).
Canlhigasler margaritalus (Bleeker, 1865),
Canthigaster valentini (Rüppell, 1836).
Caranx hippos (Linné, 1758),
Caranx ignobilis (Forskâl, 1775),
Caranx lugubris Poey, 1861,
Caranx slellalus Eydoux et Souleyet, 1833,
■ d) Le type d’un genre n’est pas un spécimen, mais une espèce. Dans cette optique,
•c genre Callyodon Gronow n’est pas admissible l’espèce type n’étant pas binominale.
Source : MNHN, Paris
42
CH AETODONTID AE
Chanidae
ClKRHITIDAE
CONGRIDAE
Clinidae
Duleidae
Echeneidae
Eleotridae
Etelidae
Gerridae
Gobiidae
Hemiramphidae
Holocentridae
Kyphosidae
Labridae
Lutianidae
Monodactylidae
LOUIS A. MAUGÉ
Chorinemus loi Cuvier et Valenciennes, 1831,
Elagalis bipinnulalus (Quoy et Gaimard, 1824),
Trachinolus blochi (Lacépède, 1802).
Chaetodon auriga Forskâl, 1775,
Chaelodon lunula (Lacépède, 1803).
Chanos chanos (Forskâl, 1775).
Cirrhilus pinnulatus (Bloch et Schneider, 1801).
Conger cinereus Rüppell, 1828.
Tripterygion fascialum M. Weber, 1913.
Dules laeniurus Cuvier et Valenciennes, 1829.
Echeneis naucrales Linné, 1758,
Rémora rémora (Linné, 1758).
Ophiocara porocephala (Cuvier et Valenciennes, 1837).
Prislipomoides lypus Bleekcr, 1852.
Gerres oyena (Forskâl, 1775).
Bathygobius fuscus (Rüppell, 1828),
Gobiodon citrinus (Rüppell, 1835),
Paragobiodon echinocephalus (Rüppell, 1828).
Hyporhamphus dussumieri (Cuvier et Valenciennes,
1846).
Holocenlrus diadema Lacépède, 1799,
Holocenlrus lacleogullalus Cuvier et Valenciennes, 1829,
Holocenlrus sammara (Forskâl, 1775),
Holocenlrus spinifer (Forskâl, 1775),
Myriprislis murdjan (Forskâl, 1775).
Kyphosus vaigiensis (Quoy et Gaimard, 1824).
Bodianus diana (Lacépède, 1802),
Cheilinus diagrammus (Lacépède, 1802),
Duymaeria flagellifera (Cuvier et Valenciennes, 1839),
Fissilabrus dimidialus (Cuvier et Valenciennes, 1839),
Gomphosus caeruleus Lacépède, 1802,
Gomphosus sp.,
Gomphosus varius Lacépède, 1802,
Halichoeres centriquadrus (Lacépède, 1802),
Hologymnosus semidiscus (Lacépède, 1802),
Thalassoma hardivickei (Bennett, 1830),
Thalassoma hebraicum (Lacépède, 1802),
Thalassoma lunare (Linné, 1758).
Lulianus argenlimaculalus (Forskâl, 1775),
Lutianus fulviflamma (Forskâl, 1775),
Lulianus gibbus (Forskâl, 1775),
Lulianus johni (Bloch, 1792),
Lulianus kasmira (Forskâl, 1775),
Lutianus lineolalus (Rüppell, 1828),
Lutianus sebac (Cuvier et Valenciennes, 1828),
Lulianus vaigiensis (Quoy et Gaimard, 1824).
Monodaclylus arg3nleus (Linné, 1758).
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
43
Mugilxdae
Mullidae
Muraenidae
Ophichthidae
Pentapodidae
Plectropomidae
Pomacentridae
Salariidae
Scombridae
Scorpaenidae
Serranidae
Sparidae
Liza macrolepis (Smith, 1849).
Parupeneus barberinus (Lacépède, 1802),
Parupeneus macronema (Lacépède, 1802).
Gymnothorax flavimarginatus (Rüppell, 1828),
Siderea picla (Ahl, 1789).
Myrichthys colubrinus (Boddaert, 1781).
Monoiaxis grandoculis (Forskâl, 1775).
Pledropomus maculatus (Bloch, 1790)?
Abudefduf biocellalus (Quoy et Gaimard, 1825),
Abudefduf lacrymalus (Quoy et Gaimard, 1825),
Abudefduf saxatilis (Linné, 1758),
Abudefduf sordidus (Forskâl, 1775),
Amphiprion polymnus (1) (Linné, 1758),
Dascyllus aruanus (Linné, 1758),
Dascyllus marginatus (Rüppell, 1828),
Pomacenlrus tripunclalus (Cuvier et Valenciennes, 1830).
Halmablennius dussumieri (Cuvier et Valenciennes,
1836),
Isliblennius edenlulus (Bloch et Schneider, 1801),
Istiblennius periophlhalmus (Cuvier et Valenciennes,
1836).
Germo albacora (Lowe, 1839).
Caracanthus unipinnus (Gray, 1831),
Sebastapistes kowiensis Smith, 1936,
Sebaslapistes oglinus (Smith, 1947),
Scorpaenodes guamensis (Quoy et Gaimard, 1824),
Plerois volitans (Linné, 1758).
Cephalopholis argus (Bloch et Schneider, 1801),
Cephalopholis aurantius (Cuvier et Valenciennes, 1828),
Cephalopholis minialus (Forskâl, 1775),
Epinephelus areolalus (Forskâl, 1775),
Epinephelus fario (Thunberg, 1792),
Epinephelus fascialus (Forskâl, 1775),
Epinephelus hexagonalus (Bloch et Schneider, 1801),
Epinephelus macrospilos (Bleeker, 1855),
Epinephelus mena Bloch, 1793,
Epinephelus tukula Morgans, 1959,
Grammistes sexlineatus (Thunberg, 1792),
Variola louti (Forskâl, 1775).
Acanthopagrus bifasciatus (Forskâl, 1775),
Rhabdosargus sarba (Forskâl, 1775).
(1) L'extension à l’Océan Indien occidental de cette espèce est fortement mise
en doute par .J. L. B. Smitji qui estime, de façon générale, que toutes les identifications
de A. polymnus dans nos eaux sont erronées. La description de A. polymnus que donne
Foukmanoir (1957, p. 201) précise que la caudale est noire et que la plus grande taille
observée est de 11 centimètres. A cette taille et même à des tailles bien inférieures A. ephip-
pium a une maculature sur la caudale qui ne permet aucune confusion. Toutefois nous
n avons jamais trouvé A. polymnus sur le grand récif de Tuléar d’où Fourm anoik le signale
La seule espèce à barres transverses que nous y avons récolté est A. ephippium.
Source : MNHN, Paris
44
LOUIS A. MAUGÉ
Tetraodontidae Arolhron nigropunclalus (Bloch et Schneider, 1801),
Arothron stellatus (Bloch et Schneider, 1801).
Tetrarogidae Taenionolus Iriacanlhus Lacépède, 1802.
Tylosuridae Tylosurus choram (Rüppell, 1835).
En outre, et dès 1952, avait été signalée dans les eaux d’Kuropa la
présence d’espèces appartenant aux genres :
Lulianus (Bloch, 1790),
Paracirrhiles (Bleeker, 1875),
Scorpaena (Linné, 1758),
Sphyraena (Walbaum, 1792),
Slelhojulis (Günther, 1862),
Therapon (Cuvier, 1817).
Pour les Sélaciens, la publication de 1952 signale :
Carcharhinus melanoplerus (Quoy et Gaimard),
Carcharhimis obscurus Lesueur,
Galeocerdo cuvier (Lesueur),
celle de 1957 mentionne :
Galeocerdo arclicus (Faber),
la note de 1961 cite :
Carcharhinus albimaryinatus (Rüppell),
Carcharhinus johnsoni (Smith).
Carcharhinus obscurus Lesueur a été signalé également des Comores
en 1954. Or, en 1963 (p. 57), Fourmanoir précise que « C. obscurus n’avait
jusqu’alors été identifié avec certitude que parmi les requins pris à la ligne
dérivante de type japonais opérant au large ». Ces captures n’ont été effec¬
tuées (1961, p. 174) qu'au cours des années 1960 et 1961. Nous avons donc
supprimé C. obscurus.
Fourmanoir (1961, p. 21) considère que le genre Galeocerdo est mono¬
spécifique. G. arclicus n’a donc pas lieu d’ôtre maintenu.
La liste des Sélaciens d’Europa s’établit comme suit :
Carcharhinus albimaryinatus (Rüppell, 1935),
Carcharhinus johnsoni (Smith, 1951),
Carcharhinus melanoplerus (Quoy et Gaimard, 1824),
Galeocerdo cuvier (Lesueur, 1822).
Sur les 152 espèces récoltées dans l’île au cours de la mission de 1964,
103 n’avaient pas encore été signalées, ce sont :
Acanthuridae Acanlhurus dussumieri (Cuvier et Valenciennes, 1835),
Acanthurus elongatus (Lacépède, 1802),
Acanlhurus linealus (Linné, 1758),
Ctenochaetus slrialus (Quoy et Gaimard, 1824),
Naso breviroslris (Valenciennes, 1835),
Source : MNHN, Paris
45
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
Anthiidae
Apogonidae
Balistidae
Caesiodidae
Callyodontidae
Carangidae
Carapidae
Chaetodontidae
ClRRHITIDAE
Eleotridae
Gobiidae
Holocentridae
Labridae
Leiognathidae
Zebrasoma flavescens (Bennett, 1828).
Zebrasoma veliferum (Bloch, 1795),
Anlhias squammipinnis (Peters, 1855).
Apogonichthys ocellatus (Weber, 1913).
Ostorhynchus angustatus (Smith et Radcliffe, 1911),
Prisliapogon snyderi (Jordan et Evermann, 1902).
Rhinecanlhus redangulus (Bloch et Schneider, 1801).
Caesio coerulaureus Lacépède, 1802.
Callyodon apridentalus (Smith, 1956),
Callyodon lepidus (Jenyns, 1842),
Callyodon madagascariensis (Steindachner, 1888),
Chlorurus slrongylocephalus (Bleeker, 1854),
Xanothon balaviensis (Bleeker, 1857),
Xanothon bipallidus Smith, 1956,
Xanolhon carifanus Smith, 1956,
Xanothon engthrodon (Cuvier et Valenciennes, 1839),
Xanothon oklodon (Bleeker, 1861).
Caranx melampygus Cuvier et Valenciennes, 1833.
Chorinemus sanctipelri Cuvier et Valenciennes, 1831.
Jordaniens gracilis (Bleeker, 1856).
Chaetodon guttalissimus Bennett, 1832,
Chaelodon kleinii Bloch, 1790.
Chaetodon meyeri Bloch et Schneider, 1801.
Chaetodon trifasciatus Mungo-Park, 1797,
Chaelodon vagabundus Linné, 1758,
Chaelodon xanthocephalus Bennett, 1832,
Heniochus acuminatus Linné, 1758.
Cirrhilichthys aprinus (Cuvier et Valenciennes, 1829),
Cirrhithoidea bimacula Jenkins, 1902,
Paracirrhites forsteri (Bloch et Schneider, 1801).
Eleolriodes slrigalus (Broussonet, 1782).
Acenlrogobius cauerensis (Bleeker, 1853).
Holocentrus opercularis Cuvier et Valenciennes, 1831,
Myripristis pralinius Cuvier et Valenciennes, 1829.
Cheilinus trilobalus Lacépède, 1802,
Coris aygula Lacépède, 1802,
Epibulus insidiator (Pallas, 1770),
Halichoeres kawarin (Bleeker, 1852),
Halichoeres marginatus Rüppell, 1835,
Halichoeres scapularis (Bennett, 1831),
Stethojulis albovittata (Bonnaterre, 1788),
Slethojulis axillaris (Quoy et Gaimard, 1824),
Thalassoma amblycephalus (Bleeker, 1856),
Thalassoma umbrostigma (Rüppell, 1835).
Leiognathus equula (Forskàl, 1775).
Source : MNHN, Paris
46
Lethrinidae
Lutianidae
Monacanthidae
Moringuidae
Mullidae
Muraenidae
OSTRACIONTIDAE
Pempheridae
Plectorhynchidae
POMAGANTHIDAE
POMACENTRIDAE
Priacanthidae
Salariidae
Scorpaenidae
Serranidae
LOUIS A. MAUGÉ
Lethrinella xanlhocheilus (Klunzinger, 1870).
Aprion virescens Cuvier et Valenciennes, 1830,
Lutianus bohar (Forskâl, 1775),
Lulianus sanguineus (Cuvier et Valenciennes, 1828).
Amanses sandtvichiensis (Quoy et Gaimard, 1824).
Moringua javanica (Kaup, 1865),
Moringua macrocephala (Bleeker, 1863).
Mulloidichthys auri/lamma (Forskâl, 1775),
Parupeneus bifasciatus (Lacépède, 1802).
Echidna nebulosa (Ahl, 1789),
Echidna polyzona (Richardson, 1844),
Gymnothorax fauagineus Rloch et Schneider, 1801,
Gymnothorax rnargaritophorus Bleeker, 1865,
Gymnolliorax pelelli (Bleeker, 1856),
Gymnothorax ruppelli (McClelland, 1845),
Gymnothorax undulalus (Lacépède, 1803),
Siderea grisea (Lacépède, 1803),
Siderea picla (Ahl, 1789),
Uropterygius ligrinus (Rüppell, 1828).
Ostracion lentiginosum Bloch, 1801.
Pempheris oualensis Cuvier et Valenciennes, 1831.
Gaterin harrawayi Smith, 1952.
Pygopliles diacanthus (Boddaert, 1772).
Abudefduf cingulum (Klunzinger, 1871),
Abudefduf dicki (Liénard, 1839),
Abudefduf glaucus (Cuvier et Valenciennes, 1830),
Abudefduf imparipennis (Vaillant et Sauvage, 1875),
Abudefduf leucogasler (Bleeker, 1847),
Abudefduf mêlas (Cuvier et Valenciennes, 1830).
Abudefduf notalus (l)ay, 1870),
Abudefduf sparoides (Cuvier et Valenciennes, 1830),
Abudefduf xanthozonus (Bleeker, 1853),
Abudefduf zonalus (Cuvier et Valenciennes, 1830),
Chromis dimidiatus (Klunzinger, 1871),
Chromis nigrurus Smith, 1960,
Chromis opercularis (Günther, 1866),
Lepidochromis brunneus Smith, 1960,
Lepidozygus anlhioides Smith, 1955.
Priacanlhus cruentatus (Lacépède, 1802).
Cirripectus cruenlus Smith, 1959,
Cirripectus variolosus (Cuvier et Valenciennes, 1836),
Isliblennius bellus impudens Smith, 1959.
Sebastapistes nuchalis (Günther, 1871).
Cephalopholis leopardus (Lacépède, 1802),
Cephalopholis rogaa (Forskâl, 1775),
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
47
Sphyraenidae
Syngnathidae
Synodontidae
Theraponidae
Cephatopholis sonnerali (Cuvier et Valenciennes, 1828),
Epinephelus fuscogultalus (Forskâl, 1775),
Epinephelus spiloloceps Schultz, 1953.
Agrioposphyraena barracuda (Walbaum, 1792).
Ichlhyocampus belcheri Kaup, 1856.
Saurida gracilis (Quoy et Gaimard, 1824),
Synodus indicus (Day, 1873).
Therapon jarbua (Forskâl, 1775).
Nos collectes ajoutées à celles de Fourmanoir portent à 217 le nombre
des Poissons cités de l’île Europa. Ce nombre comprend 4 Sélaciens et
213 Téléostéens.
Les poissons collectés par nous ont été mis en collection à la Station
Marine de Tuléar.
Au cours des plongées effectuées à Europa, nous avons noté la présence
de certaines espèces dont il ne nous a pas été possible d’obtenir de spécimens.
Nous avons également eu la possibilité d’examiner les photographies sous-
marines de J. A. Stevens. De l’ensemble de ces observations ou photo¬
graphies nous n’avons retenu que les espèces dont la livrée caractéristique
ne laissait absolument aucun doute quant à l’identification. Nous citons
ici ces espèces, mais uniquement pour mémoire :
Chaetodon unimaculatus Bloch,
Callicanlhus liluralus (Forster),
Dascyllus Irimaculatus (Rüppell),
Labroides bicolor Fowler et Bean,
Eleolriodes helsdingenii (Bleeker),
Runula lapeinosoma (Bleeker),
Xanothon margarilus (Cartier).
Pour cette dernière espèce il s’agissait d’un spécimen de très grande
taille ayant très exactement la livrée figurée par Smith (1956, pl. 45, fig. G).
La seule extension notable de la faune pacifique qui ait été notée est
la présence à Europa d’ Epinephelus spiloloceps (Schultz), connu des îles
Mariannes. Ceci n’a pas en fait grande signification. E. spiloloceps n’est
que l’une des formes qui ont été longtemps confondues avec E. merra, or
cette espèce a une très large répartition indo-pacifique.
Il ne nous semble pas possible de tirer de conclusions. La faune d’Europa
est trop mal connue. Nous n’avons d’ailleurs exploré qu’une partie du
lagon et du platier récifal du Nord de l’île. Nous croyons toutefois intéressant
de souligner l’importance numérique du nombre d’espèces d'Abudefduf
et la pauvreté apparente du nombre des autres Pomacentridae. Le mode
ainsi que les affinités apparentes de certaines de ces espèces pourraient
servir de base à une interprétation. Toutefois il ne nous paraît pas possible
de négliger des facteurs comme l’importance de la couche homotherme
(de l’ordre d’une cinquantaine de mètres pendant notre séjour) ou encore
le fait que le platier du Nord de file, qui émerge à chaque marée, est très
érodé et n’offre aux Poissons qu'un nombre restreint de niches.
Source : MNHN, Paris
III. — ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Pour chaque espèce nous avons donné, une liste de références et éven¬
tuellement de synonymes, une indication du nombre de spécimens récoltés,
le lieu de récolte et une biogéographie sommaire. Nous n’avons pas tenté
de préciser les limites vers l'Est de l’aire de répartition des espèces et avons
le plus souvent mentionné comme limite orientale le Pacifique occidental.
Ceci a pour signification que l’espèce, à notre connaissance, n’a pas été
signalée au delà d’une ligne allant de l’Archipel de la Société à Hawaii,
mais cela n’implique nullement qu’elle atteigne cette ligne.
LISTE DES ESPÈCES
TELEOSTEI
Acanthuhidae
Acanthurus dussumieri Cuvier et Valen¬
ciennes, 1835.
Acanthurus elongatus (Lacépède, 1802).
Acanthurus linealus (Linné, 1758).
Acanllmrus trioslegus (Linné, 1758).
Clenochaetus slriatus (Quoy et Gai-
murd, 1824).
Naso breoiroslris (Valenciennes. 1835).
Zebrasomu /Uwesccns (Bennett. 1828).
Zebrasoma veliferum (Bloch, 1795).
Anthiidab
Anlhias sqitaniipinnis (Peters, 1855).
Apogonichlhys ocdlatus (Weber. 1913).
Oslorhyrtchus angusiatus (Smith et
RadclilTe. 1911).
Pristiapogon snyderi (Jordan et Hver-
mann, 1902).
Baustiijae
Balislapus undulalus (Mungo - Park,
1797).
Ballstoides uiridescens (Bloch et Schnei¬
der, 1801).
Khinecanlhus aculenliis (Linné. 1758).
IViinecanlhus reclangulus (Bloch et |
Schneider, 1801).
Botiiidaë
Hnlhus mancim (Broussonet, 1782).
Cacsio coeruluureus Lacépède, 1802.
Callyodontidae
Callyodon apridenlalus (Smith, 1956). ]
Callgodon lepidus Jenyns, 1842.
Callyodon madagascariensis (Steindach-
ncr, 1888).
Clilorurus slrongylocephalus (Bleekcr,
1854).
Xanollion balaolensis (Bleekcr, 1857).
Xanothon bipullidus Smith, 1956.
Xanollion capilanetis (Valenciennes,
1839).
Xanothon cari fatum Smith, 1956.
Xanollion erythrodon (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1839).
Xanothon oktodon (Bleeker, 1861).
Chaetodontidab
Chaelodon gtillalissinms Bennett, 1832.
Chaelodon kleinii Bloch, 1790.
Cliaclodon lunula (Lacépède, 1803).
Chaelodon met/eri Bloch et Schneider,
1801.
Chaelodon Irifuscialtts Mungo-Park,
1797.
Chaelodon uagubundus (Linné, 1758).
Chaelodon xanthocephatus Bennett,
1832.
lleniochus acuminahm Linné, 1758.
Carangidae
Caranx liigubris Poey, 1861.
Carunx melampygim Cuvier et Valen¬
ciennes, 1833.
Chorinemus sanclipelri Cuvier et Va¬
lenciennes, 1831.
Jordanicus gracilis (Bleekcr, 1856).
Cirrhilichlliys aprinus (Cuvier et Valen¬
ciennes. 1829).
Cirrillioidea liimaculu Jenkins, 1902.
Parucirrliiles forsleri (Bloch et Schnei¬
der, 1801).
Conger cinerewt Rilppell, 1828.
Duleidae
Dûtes laeniurtis (Cuvier et Valenciennes,
1829).
Echeneis naucrnles Linné. 1758.
Ei-eotridae
Eleolriodes slrigalas (Broussonet, 1782).
Source : MNHN, Paris
49
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
Gerridae
Gerres oyenu (Forskâl, 1775).
Gobiidae
Acenlrogobius cauerensis (Bleeker, 1853).
Holocentridae
Holocenlrus diadema I.acépèdc, 1799.
Holocenlrus opercularis Cuvier et Va¬
lenciennes, 1831.
Holocenlrus sammara (Forskâl, 1775).
Holocenlrus spinifer (Forskâl, 1775).
Xlyripristis murdjan (Forskâl, 1775).
Myriprislis pralinius Cuvier et Valen¬
ciennes, 1829.
Labridae
Cheilinus Irilobalus Lacépède, 1802.
Coris uygula Lacépède, 1802.
Epibulus insidialor (Pallas, 1770).
Gomphosus varius Lacépède, 1802.
Halichoeres cenlriquadrus (Lacépède,
1802).
Halichoeres kawarin (Bleeker, 1852).
Halichoeres marginalus Rüppell, 1835.
Halichoeres scapularis (Bennett, 1831).
Hologymnosus semidiscus (Lacépède,
1802).
Stethojulis albovitlata (Bonnaterre,
1788).
Stethojulis axillaris (Quoy et Gai-
mard. 1824).
Thalassoma amblycephalus (Bleeker,
1856).
Tliulassoma hardwickei (Bennett, 1830).
Thalassoma hebraicum (Lacépède,1802).
Thalassoma umbrosligma (Rüppell,
1835).
Leiognatiiidae
Leiognalhus equula (Forskâl, 1775).
Lethrinidae
Lethrinelta xanlhocheilus (Kunzingcr,
1870).
Lutianidae
Aprion viresccns Cuvier et Valen¬
ciennes, 1830.
Lutlamis argent imaculalus (Forskâl,
Lulianus bohar (Forskâl, 1775).
Lulianus fuloiflamma (Forskâl, 1775).
Lulianus gibbus (I'orskâl. 1775).
Lulianus johni (Bloch, 1792).
Lulianus kasmira (Forskâl. 1775).
Lulianus sanguineus (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1828).
Lulianus oaigiensis (Quoy et Gai-
mard, 1824).
Monacanthidae
Amanses sandwichiensis (Quoy et Gai-
mard, 1824).
Moringuidae
Moringua jauanica (Kaup, 1865).
Moringua macrocephala (Bleeker, 1863). 1
Mcllidae
Mulloidichlhys auriflamma (Forskâl.
1775).
Parupeneus barherinus (Lacépède,
1802).
Parupeneus bifascialus (Lacépède 1802).
Parupeneus macronema (Lacépède,
1802),
Mijraenidae
Echidna nebulosa (Ahl, 1789).
Echidna polyzona (Richardson, 1841).
Gymnothorax fanagineus Bloch et
Schneider, 1801.
Gymnothorax flavimarginatus (Rüp¬
pell, 1828).
Gymnothorax margarilophorus Blee-
ker, 1865.
Gymnothorax petelli (Bleeker, 1856).
Gymnothorax ruppeüi (McClelland,
1845).
Gymnothorax undulaïus (Lacépède,
1803).
Siderea grisea (Lacépède, 1803).
Siderea picta (Ahl, 1789).
Uropterygius ligrinus (Rüppell, 1828).
OsTRACIONTIDAE
Oslracion lenliginosum Bloch, 1801.
Pempheridae
Pempheris nualensis Cuvier et Valen¬
ciennes, 1831.
I Pentapodidae
Monoiaxis grandoculis (Forskâl, 1775).
Plectorhynchidae
Gaterin harrawayi Smith, 1952.
POMACANTHIDAE
Pygopliles diacanlhus (Boddaert, 1772).
Pomacentridae
Abudefduf biocellatus (Quoy et Gai-
mard, 1825).
Abudefduf cingulum (Klunzinger, 1871).
Abudefduf dicki (Liénard, 1839).
Abudefduf glaucus (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1830).
Abudefduf imparipennis (Vaillant et
Sauvage, 1875).
Abudefduf lacrymatus (Quoy et Gai-
niard. 1824).
Abudefduf leucngasler (Bleeker, 1847).
Abudefduf mêlas (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1830).
Abudefduf nolalus (Day, 1870).
Abudefduf saxalilis (Linné, 1758),
Abudefduf sordidus (Forskâl, 1775).
Abudefduf sparoides (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1830).
Abudefduf xanlhozonus (Bleeker, 1853).
Abudefduf zonalus (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1830).
Chromis dimidialus (Klunzinger, 1871).
Chromis nigrurus Smith, 1960.
Chromis opercularis (Günther, 1866).
Source : MNHN, Paris
50
L. MA
LOUIS
Lepidochromis brunneus Smith, 1960.
Lepidozygus anthioides Smith, 1955.
Priacanthidae
Priacanlhus cruenlalus (Lacépède,1802).
Salariidae
Cirripeçtus cruenlus Smith, 1959.
Cirripectus variolosus (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1836).
Istiblennius bellus impudens Smith,
1959).
Istiblennius edenlulus (Bloch et Schnei¬
der, 1801).
Sebastapistes kowiensis (Smith, 1936).
Sebaslapislcs nuchalis (Gilnther, 1874).
Scorpaenodes guumensis (Quoy et Gai-
mard, 1824).
Serranidae
Cephalopholis argus (Bloch et Schnei¬
der, 1801).
Cephalopholis aurantius (Cuvier et Va¬
lenciennes, 1828).
Cephalopholis leopardus (Lacépède,
1802).
Cephalopholis miniatus (Forskâl, 1775).
Cephalopholis rogaa (Forskâl, 1775).
Cephalopholis sonnerali (Cuvier et Va¬
lenciennes, 1828).
Epinephelus fuscogullatus (Forskâl,
1775).
Epinephelus hexagonalus Bloch et
Schneider, 1801.
Epinephelus merra Bloch, 1793.
Epinephelus spiloloceps Schultz, 1953.
Epinephelus tukula Morgans, 1959.
Grammisles sexlinealus (Thunberg,1792)
Variola louti (Forskâl, 1775).
Agrioposphgraena barracuda (Walbaum,
1792).
Syncnatiiidae
Ichlhijocampus belcheri Kaup, 1856.
Synodontidae
Sauridu gracilis (Quoy et Gaimard,
1824).
Sgnodus indicus (Day, 1873).
Theraponidae
Therapon jarbua (Forskâl, 1775).
Tylosuridae
Tylosurus crocodilus (Lesucur, 1821).
SELACH1I
Carchariiinidae
Carcharhinus johnsoni Smith, 1951.
Carcharhinus melanoplerus (Quoy et
Gaimard, 1824).
Source : MNHN, Paris
PISGES CHONDRICHTHYES
EUSELAGHII
PLEUROTREMATA
CARCHARHINIDAE
Genre CARCH ARH INUS Blainville, 1816
Carcharhinus johnsoni Smith, 1951
Carcharinus johnsoni Smith, 1953, p. 41; pl. 104, fig. 5 a.
Carcharinus johnsoni Fourmanoir, 1961, p. 37-8; fig. 28 (dents).
Spécimen récolté. — 1, capturé au tramail sur le platier récifal.
Biogéographie. — Afrique du Sud, côte Ouest de Madagascar.
Carcharhinus melanopterus (Quoy et Gaimard, 1824)
Carcharinus melanopterus, Fourmanoir, 1952, p. 183 (in texte), p. 185.
Smith, 1953, p. 41; fig. 7.
Fourmanoir, 1961, p. 32-3, fig. 24 (dents).
Spécimen récolté. — 1, sur herbier du lagon.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
Pacifique occidental.
PISGES OSTEICHTHYES
TELEOSTEI
SYNODONTIDAE
Genre SAURIDA Cuvier et Valenciennes, 1849
Saurida gracilis (Quoy et Gaimard, 1824)
Saurida gracilis, Weber et de Beaufort, 1913, p. 143-7; fig. 53.
Schultz, 1953, p. 32-5; pl. 6, fig. A.
Smith, 1953, p. 13; fig. 175.
Munro, 1955, p. 36; pl. 10, fig. 100.
Fowler, 1956, p. 92.
Fourmanoir, 1957, p. 14; fig. 7.
Saurida nebulosa, Günther, 1864, p. 399-400.
Day, 1958, p. 505.
Spécimens récoltés. — 6, sur le platier récifal.
Biogéographie. — De l’ensemble de la côte Est de l’Afrique, entre
Knysna et la Mer Rouge, au Pacifique Occidental.
Source : MNHN, Paris
52
LOUIS A. MAUGÉ
Genre SYNODUS Gronow, 1777
Synodus indicus (Day, 1873)
Synodus indicus, Smith, 1953, p. 112; pl. 6, fig. 172.
Munro, 1955, p. 36; pl. 10, fig. 99.
Fowler, 1956, p. 91 (d’aprcs Smith); fig. 36 (d’après
Day).
Day, 1958, p. 503; pl. CXVII, fig. 4.
Smith, 1963, p. 8 (liste); pl, 4, fig. C.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique de Knysna au golfe d’Aden
et (?) ensemble de l’Océan Indien.
TYLOSURIDAE
Genre TYLOSURUS Cocco, 1833
Tylosurus crocodilus (Le Sueur, 1821)
Belone choram, Günther, 1866, p. 239.
Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 185. (liste).
Day, 1958, p. 510-1; pl. XCVIII, fig. 4.
Slrongylura crocodila, Fowler, 1956, p. 138 (clef), p. 139 (texte).
Tylosurus choram, Fourmanoir, 1957, p. 54-5; fig. 41.
Tylosurus crocodilus, Weber et de Beaufort, 1922, p. 120 (clef), p. 128-9
(texte).
Smith, 1953, p. 130.
Munro, 1956, p. 71 (clef), p. 72 (texte); pl. 13,
fig. 200.
Spécimens récoltés. — 3, eau de surface dans le lagon.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique de la Mer Rouge à East London,
Océan Indien, Pacifique occidental.
HOLOCENTRIDAE
Genre HOLOCENTRUS Bloch, 1764
Holocentrus diadema Lacépède, 1799
Holocentrum diadema, Günther, 1859, p. 42.
Weber et de Beaufort, 1929, p. 231 (clef) et
238-40 (texte).
Holocentrus diadema, Fourmanoir, 1952, p. 174 (in texte), p. 185
(liste).
Schultz, 1953, p. 210 (clef), p. 224-5 (texte);
pl. 21, fig. C.
Smith, 1953, p. 153; pl. 9, fig. 296.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
53
Fowler, 1956, p. 214 (clef), p. 216-8 (texte).
Munro, 1956, p. 87; pl. 15, fig. 238.
Spécimens récoltés. — 18, sur le platier récital.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique d’East London à la Mer Rouge,
Océan Indien, Océan Pacifique occidental.
Holocentrus opercularis Cuvier et Valenciennes, 1831
Holocenlrum operculare, Günther, 1859, p. 47.
Weber et de Beaufort, 1929, p. 230 (clef),
p. 232-3 (texte).
Holocentrus opercularis, Schultz, 1953, p. 209 (clef), p. 213-4 (texte);
pl. 19, fig. B.
Fourmanoir, 1957, p. 59.
Spécimens récoltés. — 17, sur le platier récifal principalement, les autres
vers 10 mètres.
Biogéographie. — De la côte Est de l’Afrique au Pacifique occidental.
Holocentrus sammara (Forskâl, 1775)
Flammeo sammara, Fowler, 1956, p. 219-9; fig. 116.
Holocenlrum sammara, Weber et de Beaufort, 1929; p. 231 (clef),
p. 233-5 (texte).
Day, 1958, p. 173-5; pl. XLI, fig. 4.
Holocentrus sammara, Fourmanoir, 1952, p. 185 (liste).
Schultz, 1953, p. 209 (clef), p. 210-3 (texte);
pl. 19, fig. A.
Smith, 1953, p. 153; pl. 9, fig. 294.
Fourmanoir, 1957, p. 57-8.
Spécimens récoltés. — 8, sur le platier récifal.
Biogéographie. — De la côte Est de l’Afrique, de la Mer Rouge à East
London, au Pacifique occidental.
Holocentrus spinifer (Forskâl, 1775)
Holocentrus spinifer, Schultz, 1953, p. 210 (clef), p. 218-20 (texte);
pl. 20, fig. A.
Fowler, 1956, p. 214 (clef), p. 215 (texte); fig. 113.
Holocenlrum spiniferum, Weber et de Beaufort, 1929, p. 231 (clef),
p. 235-7 (texte).
Fourmanoir, 1952, p. 185.
Holocentrus spiniferus, Fourmanoir, 1952, p. 183 (in texte), p. 184
(liste).
Smith, 1953, p. 515; fig. 297 a.
Fourmanoir, 1957, p. 58-9; fig. 42 bis.
Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique, de la Mer Rouge à l’Afrique
du Sud, Océan Indien, Pacifique occidental.
Source : MNHN, Paris
54
LOUIS A. MAUGÉ
Genre MYRIPRISTIS Cuvier, 1829
Myripristis murdjan (Forskâl, 1775)
Mgriprislis murdjan, Sauvage, 1891, p. 20-1; pl. II, fig. 4.
Weber et de Beaufort, 1929, p. 252 (clef), p. 259-62
(texte).
Fourmanoir, 1952, p. 183 (in texte), p. 184 (liste).
Schultz, 1953, p. 194 (clef), p. 198-9 (texte);
pl. 17, fig. D.
Smith, 1953, p. 154; pl. 9, fig. 298.
Fowler, 1956, p. 212-4; fig. 112.
Munro, 1956, p. 87 (clef), p. 88 (texte); pl. 15,
fig. 244.
Fourmanoir, 1957, p. 62; fig. 45.
Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique,
de la Mer Rouge à East London, aux îles Hawaii.
Myripristis pralinius Cuvier et Valenciennes, 1829
Myripristis pralinius, Weber et de Beaufort, 1929, p. 251 (clef),
p. 253-6 (texte); fig. 69.
Schultz, 1953, p. 195 (clef), p. 207-8 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 63.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — Indo-pacifique tropical. Mer Rouge, îles de l’Océan
Indien et du Canal de Mozambique et jusqu’aux Tuamotus.
BOTHIDAE
Genre BOTHUS Rafinesque, 1810
Bothus mancus (Broussonet, 1782)
Bothus mancus, Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste).
Smith, 1953, p. 160; pl. 104, fig. 318.
Fourmanoir, 1957, p. 44; fig. 36.
Bothus (Platophrys) mancus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 122-3.
Spécimens récoltés. — 15, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique, Océan Indien et Pacifique.
S’étend jusqu’à l’ile Easter et au large du Mexique.
SYNGNATHIDAE
Genre ICHTHYOCAMPUS Kaup, 1856
Source : MNHN, Paris
55
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
Ichthyocampus belcheri Kaup, 1856
Ichthgocampus belcheri, Günther, 1870, p. 177.
Weber et de Beaufort, 1922, p. 91 (note infra-
paginale), p. 94 (clef).
Herald, 1953, p. 237 (note infrapaginale),
p. 241 (clef).
Smith, 1963, p. 527; pl. 79, fig. D-E.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Remarque. — Nous n’avons guère rencontré cette espèce sur les côtes
de la région de Tuléar qu’en mode fortement battu : levée détritique récifale,
platiers frangeants érodés soumis à l’action de la houle.
Biogéographie. — Indo-pacifique tropical de l’Afrique aux Fidjis.
CIRRHITIDAE
Genre CIRRHITICHTHYS Bleeker, 1857
Cirrhitichthys aprinus (Cuvier et Valenciennes, 1829)
Cirrhilichthys aprinus, de Beaufort, 1940, p. 9-12; fig. 3.
Smith, 1951, p. 634-6.
Smith, 1953, p. 181; pl. 14, fig. 393.
Fourmanoir, 1957, p. 138.
Schultz, 1960, p. 254 (in texte).
Spécimens récoltés. — 5, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — De la côte Est de l’Afrique, entre Algoa Bay et la
Mer Rouge, au Pacifique occidental.
Genre CIRRHITOIDEA Jenkins, 1902
Cirrhitoidea bimacula Jenkins, 1902
Cirrhiloidea bimacula, Smith, 1951, p. 643-6, fig. 2.
Schultz, 1960, p. 255-7; fig. 105.
Smith, 1963, p. 13 (liste); pl. 96, fig. G.
Oxycirrhiles (Cirrhiloidea) bimacula, de Beaufort, 1940, p. 13 (clef),
p. 14 (texte).
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — Espèce peu fréquente, signalée de Rose Island,
des Marshall, d’Indonésie, de Pinda et de quelques îles de l’Océan Indien
occidental. Trouvée à Madagascar.
Genre PARACIRRHITES Blf.eker, 1875
Paracirrhites forsteri (Bloch et Schneider, 1801)
Paracirrhiles forsleri, de Beaufort, 1940, p. 5-7, fig. 2.
Smith, 1951, p. 641-3.
Source : MNHN, Paris
56
LOUIS A. MAUGÉ
Smith, 1953, p. 181 ; pl. 14, fig. 395.
Munro, 1956, p. 197 (clef), p. 198 (texte); pi. 39,
fig. 588.
Fourmanoir, 1957, p. 140; fig. 103.
Schultz, 1960, p. 263-5; pl. III, B.
Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique de la côte Est de l’Afrique aux |Mar-
quises.
THERAPONIDAE
Genre THERAPON Cuvier, 1817
Therapon jarbua (Forskâl, 1775)
Terapon jarbua, Fowler et Bean, 1931, p. 326 (clef), p. 330-7 (texte);
fig. 25 et 26.
Therapon jarbua, Weber et de Beaufort, 1931, p. 142 (clef), p. 147-50
(texte); fig. 26.
Munro, 1956, p. 115 (clef), p. 116 (texte); pl. 20,
fig. 317.
Smith, 1953, p. 183-4; fig. 401.
Fourmanoir, 1957, p. 89-90; fig. 65.
Spécimens récoltés. — 5, tous sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
jusqu’au Pacifique occidental.
PRIACANTHIDAE
Genre PRIACANTHUS Oken, 1817
Priacanthus cruentatus (Lacépède, 1802)
Priacanthus cruentalus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 384 (clef),
p. 386-7 (texte).
Fowler, 1931, p. 66-9; fig. 8.
Schultz, 1953, p. 499 (clef), p. 501-2 (texte);
pl. 44, fig. A.
Fourmanoir, 1961, p. 97; fig. 11.
Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10-15 mètres.
Remarque. — Nous avons trouvé cette espèce, vers 10 mètres de
profondeur, dans les cavités peu éclairées. Cet habitat est similaire à ce que
nous avons constaté sur la côte malgache.
Biogéographie. — Circumtropical.
DULEIDAE
Genre DU LES Cuvier, 1829 (1)
(1) Type Cenlropomus rupcstris Lacépède, désigné par Fowler, 1956.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
57
Dules taeniurus (Cuvier et Valenciennes, 1829)
Dûtes taeniurus, Fowler et Bean, 1930, p. 166 (clef), p. 172-3 (texte).
Fourmanoir, 1952, p. 170, 179 (in texte), 185 (liste).
Smith, 1953, p. 187; fig. 412.
Fourmanoir, 1957, p. 81; fig. 58.
Kuhlia laeniura, Weber et de Beaufort, 1929, p. 273.
Schultz, 1953, p. 324 (clef), p. 326-7 (texte).
Spécimens récoltés. — 4, dans une flaque sur substrat dur du médio-
littoral.
Remarques. — Cette espèce fréquente aussi bien les récifs que les eaux
saumâtres et même douces. Toutefois il semble à Tuléar qu’elle ait une
préférence nette pour les eaux saumâtres. Schultz (1953, p. 327) attire
l’attention sur la vaste distribution de cette espèce, fait qu’il met en parallèle
avec le caractère plus ou moins pélagique des formes immatures. Nous
n’avons récolté que des spécimens d’une taille inférieure à 25 mm.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
aux Galapagos.
SERRANIDAE
Genre CEPHALOPHOLIS Bloch et Schneider, 1801
Cephalopholis argus Bloch et Schneider, 1801
Epinephelus argus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 15 (clef), p. 28-30
(texte).
Cephalopholis argus, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 226-9 (texte).
Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 367-8 (texte);
pl. 30, fig. B et pl. 31, fig. A.
Smith, 1953, p. 192; fig. 425 et pl. 16, fig. 425.
Fourmanoir, 1957, p. 148.
Spécimens récoltés. — Un lot de formes immatures : 43 exemplaires
et 2 adultes, les uns et les autres sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
depuis Durban jusqu’au Pacifique occidental.
Cephalopholis aurantius (Cuvier et Valenciennes, 1828)
Epinephelus aurantius, Weber et de Beaufort, 1931, p. 16 (clef), p. 32-33.
Cephalopholis aurantius, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 208-9
(texte).
Fourmanoir, 1957, p. 147.
Cephalopholis sonnerati, (nec Cuv. Val.), Fourmanoir, 1952, p. 183
(liste), 185 (liste).
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental.
Cephalopholis leopardus (Lacépède, 1802)
Epinephelus leopardus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 16 (clef), p. 33-34.
Source : MNHN, Paris
58
LOUIS A. MAUGÉ
Cephalopholis leopardus, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 217-20
(texte).
Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 365-6 (texte);
pl. 30, fig. A.
Fourmanoir, 1957, p. 147-8.
Spécimens récoltés. — 8, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Des côtes Est de l’Afrique au Pacifique occidental.
Cephalopholis miniatus (Forskàl, 1775)
Epinephelus miniatus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 16 (clef), p. 30-2
(texte).
Cephalopholis miniatus, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 210-3
(texte); fig. 8.
Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 369-70 (texte);
pl. 31, fig. C.
Smith, 1953, p. 192; pl. 16, fig. 423.
Fourmanoir, 1957, p. 146-7.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — De l’Afrique au Pacifique occidental.
Cephalopholis rogaa (Forskàl, 1775)
Epinephelus rogaa, Weber et de Beaufort, 1931, p. 15 (clef), p. 24-25
(texte).
Cephalopholis rogaa, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 233-5 (texte).
Smith, 1953, p. 191; fig. 420.
Fourmanoir, 1957, p. 149.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Cephalopholis sonnerati (Cuvier et Valenciennes, 1828)
Epinephelus sonnerati, Weber et de Beaufort, 1931, p.*15 (clef), p. 25-26
(texte).
Cephalopholis sonnerati, Fowler et Bean, 1930, p. 207 (clef), p. 213-6
(texte).
Smith, 1953, p. 191; pl. 16, fig. 421.
Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique torpical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre EPINEPHELUS Bloch, 1793
Epinephelus fuscoguttatus (Forskâi, 1775)
Epinephelus fuscoguttatus, Schultz, 1953, p. 331-2 (clef), p. 351-2 (texte);
pl. 26 A.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TELÉOSTÉENS 59
Fourmanoir, 1963, p. 19; pl. XIII, fig. A.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de l’Afrique au Pacifique
occidental.
Epinephelus merra Bloch, 1793
Serranus merra, Fowler et Bean, 1930, p. 240 (clef), p. 268-73 (texte);
fig. 16-17 (pro parte).
Epinephelus merra, Fourmanoir, 1952, p. 172 (in texte), p. 185 (liste).
Schultz, 1953, p. 330 (clef), p. 343-4 (texte); pl. 25,
fig. A.
Smith, 1953, p. 196; pl. 18, fig. 439, (pro parte).
Fourmanoir, 1957, p. 153.
Spécimens récoltés. — 47, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
jusqu’aux Marquises.
Epinephelus hexagonatus Bloch et Schneider, 1801
Epinephelus hexagonatus, Schultz, 1953, p. 332 (clef), p. 355-6 (texte);
pl. 26, fig. B.
Fourmanoir, 1957, p. 155.
Spécimens récoltés. — 38, sur le platier récifal.
Remarques. — Cette espèce a été constamment confondue avec E. merra.
Il en est vraisemblablement de même d’E. spilotoceps Schultz.
Biogéographie. — Difficile à préciser avec certitude sans doute compa¬
rable à celle d’E. mena.
Fig. 1. — Epinephelus spilotoceps Schultz.
Epinephelus spilotoceps Schultz, 1953
Epinephelus spilotoceps, Schultz, 1953, p. 357-60; fig. 56 et 57.
Spécimens récoltés. — 19, sur le platier récifal, tous d’une taille infé¬
rieure à 120 mm.
Remarques. — Nous avons également rapproché de cette espèce un
certain nombre de spécimens présentant deux taches noires dorsales, et
Source : MNHN, Paris
60
LOUIS A. MAUGÉ
une selle sur le pédoncule caudal (fig. 1). Ces spécimens par ailleurs corres¬
pondent parfaitement à la description de Schultz.
Biogéographie. — Signalée des Iles Marshall, cette espèce à vraisembla¬
blement une aire de répartition comparable à celle d'E. mena avec laquelle
elle a été souvent confondue.
Epinephelus tukula Morgans, 1959
Epinephelus fuscogultatus, (nec Forskâl) Fourmanoir, 1952, p. 183
(in texte), 184 (liste), 185 (liste).
(nec Forskâl) Fourmanoir, 1957, p. 153.
Epinephelus lukula, Fourmanoir, 1963, p. 19; pi. XIII, fig. C.
Smith, 1963, p. 15 (liste); pl. 14, fig. C.
Spécimen récolté. — 1, capturé dans une nasse immergée par 15 mètres
de fonds.
Biogéographie. — Non connue. Cette espèce a été confondue avec
E. fuscogultatus, son aire de répartition devrait recouvrir, au moins partiel¬
lement, celle de cette espèce. Toutefois Fourmanoir signale qu’F. lukula
« peut être considéré comme le plus grand Serranidé des régions coralliennes
du large ».
Genre GRAMMISTES Bloch et Schneider, 1801
Grammistes sexlineatus (Thunberg, 1792)
Grammistes sexlinealus, Fowler et Bean, 1930, p. 311-2.
Weber et de Beaufort, 1931, p. 4-6, fig. 1.
Fourmanoir, 1952, p. 172, 181 (in texte),
185 (liste).
Schultz, 1953, p. 385-6; pl. 32 A.
Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
aux Marquises.
Genre VARIOLA Swainson, 1839
Variola louti (Forskâl, 1775)
Variola louti, Fowler et Bean, 1930, p. 203-6.
Weber et de Beaufort, 1931, p. 12-4; fig. 4.
Fourmanoir, 1952, p. 184, 185 (listes); pl. XI, fig. B.
Schultz, 1953, p. 333 (clef), p. 361-2 (texte); pl. 28.
Smith, 1953, p. 192; pl. 17, fig. 426.
Fourmanoir, 1957, p. 145-6.
Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
ANTHIIDAE
Genre ANTHIAS Bloch, 1792
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TELÉOSTÉENS 61
Anthias squamipinnis (Peters, 1855)
Anthias squamipinnis. Fowler et Bean, 1930, p. 302 (clef), p. 304-8
(texte); fig. 26-27.
Weber et de Beaufort, 1931, p. 100 (clef),
p. 104-5 (texte).
Smith, 1953, p. 201; pl. 20, fig. 459.
Fourmanoir, 1957, p. 137.
Smith, 1961, p. 362; pl. 34, fig. B C juv., E Ç.
Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. —- Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
APOGONIDAE
Genre APOGONICHTHYS Bleeker, 1854
Apogonichthys ocellatus (Weber, 1913)
Apogon ocellatus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 282 (clef), p. 327-8
(texte).
Lachner, 1953, p. 441 (clef), p. 471-2 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 84.
Apogonichthys ocellatus, Smith, 1961, p. 391; pl. 47, fig. J et pl. 48,
fig. B.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Les seules références en notre possession sont :
Marshall (Schultz), Indonésie (Herre, Weber et de Beaufort), Philip¬
pines (Herre), côte Est de l’Afrique entre 31° 20' S et 3° S, ainsi que toutes
les îles jusqu’aux Seychelles. Espèce présente à Tuléar.
Genre PRISTIAPOGON Klunzinger, 1870
Pristiapogon snyderi (Jordan et Evermann, 1902)
Apogon frenalus, Weber et de Beaufort, 1929, p. 295-7 (pro parle).
Fourmanoir (nec Valenciennes), 1957, p. 83; fig. 60.
Apogon snyderi, Lachner, 1953, p. 437 (clef), p. 453-5 (texte); pl. 33,
fig. B.
Pristiapogon snyderi Smith, 1961, p. 390; pl. 49, fig. B.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Remarques. — Weber et de Beaufort confondent A. frenalus et
A. snyderi en une seule spèce. Ils précisent en effet : « Base of caudal with
a dark spot either médian or above the latéral line ». Fourmanoir se réfère
à ces auteurs, toutefois le dessin qu’il nous donne à’A. frenatus ne montre
aucun rétrécissement sensible de la bande longitudinale noire au niveau
du pédoncule caudal. Ceci nous a incité à suivre l’opinion formulée par Smith,
suivant laquelle l’espèce décrite par Fourmanoir est en réalité A. snyderi.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Source : MNHN, Paris
62
LOUIS A. MAUGÉ
Genre OSTORHYNCHUS Lacépède, 1802
Ostorhynchus angustatus (Smith et RadclilTe, 1911)
Apogon angustatus, Lachner, 1953, p. 439 (clef); fig. 77.
Ostorhynchus angustatus, Fowler et Bean, 1930, p. 51.
Smith, 1961, p. 401; pl. 46, fig. J.
Spécimens récoltés. — 20, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Mer Bouge, côte Est de l’Afrique, îles de l’Océan
Indien occidental, Madagascar, Philippines.
CARANGIDAE
Genre CARANX Lacépède, 1802
Garanx lugubris Poey, 1861
Caranx lugubris, Woods, 1953, p. 505 (clef), p. 514-5 (texte); pl. 46,
fig. A.
Fourmanoir, 1957, p. 209-10.
Spécimens récoltés. — 3, à la traîne en bordure du platier.
Biogéographie. — Probablement circumtropical.
Garanx melampygus Cuvier et Valenciennes, 1833
Caranx (Caranx) melampygus, Weber et |de Beaufort, 1931, p. 243 (clef),
p. 248-51 (texte).
Caranx melampygus, Smith, 1953, p. 216.
Woods, 1953, p. 505 (clef), p. 512-4 (texte);
pl. 45, fig. B.
Munro, 1956, p. 124 (clef), p. 129 (texte); pl. 23,
fig. 358.
Spécimens récoltés. — 6, à la traîne en bordure du platier.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
aux Marquises.
Genre CHORINEMUS Cuvier et Valenciennes, 1831
Ghorinemus sanctipetri Cuvier et Valenciennes, 1831
Chorinemus sanctipetri, Weber et de Beaufort, 1931, p. 276 (clef),
p. 280-1 (texte).
Smith, 1953, p. 224.
Munro, 1956, p. 124 (clef), p. 130 (texte);
pl. 24, fig. 367.
Fourmanoir, 1963, p. 17.
Scombereoides sanctipetri. Woods, 1953, p. 504 ;(clef), p. 511-2 (texte).
Spécimen récolté. — 1, à la traîne en bordure du platier.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
63
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
MULLIDAE
Genre MULLOIDICHTHYS Whitley, 1929
Mulloidichthys auriflamma (Forskâl, 1775)
Mulloidichlhys auriflamma, Weber et de Beaufort, 1931, p. 374 (clef),
p. 376-8 (texte).
Fowler, 1933, p. 261 (clef), p. 263-6 (texte).
Smith, 1953, p. 231; pi. 28, fig. 572.
Lachner, 1960, p. 39 (clef), p. 42-3 (texte);
pl. 78, fig. B.
Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
aux Marquises.
Genre PARUPENEUS (1) Bleeker, 1863
Parupeneus barberinus (Lacépède, 1802)
Parupeneus barberinus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 381 (clef),
p. 392-4 (texte); fig. 77.
Munro, 1956, p. 162 (clef), p. ;165 (texte);
pl. 32, fig. 486.
Lachner, 1960, p. 10 (clef), p. 16-18 (texte);
pl. 78, fig. D.
Pseudupeneus barberinus, Smith, 1953, p. 229; pl. 27, fig. 566.
Fourmanoir, 1957, p. 67-8; fig. 50.
Spécimens récoltés. — 14, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Parupeneus bifasciatus (Lacépède, 1802)
Parupeneus bifasciatus, Weber et de Beaufort, 1931, p. 380 (clef),
p. 366-8 (texte); fig. 79.
Munro, 1956, p. 162 (clef), p. 164 (texte);
pl. 32, fig. 482.
Lachner, 1960, p. 11 (clef), p. 19-21 (texte);
pl. 77, fig. A.
Pseudupeneus bifasciatus, Fowler, 1933, p. 272 (clef), p. 291-4 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 68-9.
Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal.
(1) Nous suivons ici la position prise par Lachner (1960. p. 3) qui distingue Paru-
peneus de Pseudupeneus Bleeker. 1862. d’une part par des caractères de dentition, d’au¬
tre part, par une localisation géographique. Pseudupeneus correspondant aux espèces de
l’Atlantique et du Pacifique oriental.
Source : MNHN, Paris
64
LOUIS A. MAUGÉ
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Parupeneus macronema (Lacépède, 1802)
Parupeneus macronema, Weber et de Beaufort, 1931, p. 380 (clef),
p. 388-90 (texte).
Parupeneus macronemus, Munro, 1956, p. 162 (clef), p. 164 (texte);
pl. 32, fig. 485.
Lachner, 1960, p. 11 (clef).
Pseudupeneus macronema, Fourmanoir, 1952, p. 181 (liste), p.J186 (liste).
Smith, 1953, p. 229; fig. 565.
Fourmanoir, 1957, p. 68.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
POMAGANT1IIDAE
Genre PYGOPLITES Fraser-Brunner, 1933
Pygoplites diacanthus (Boddaert, 1772)
Pygoplites diacanlhus, Weber et de Beaufort, 1936,'p. 157-9; fig. 41.
Woods et Schultz, 1953, p. 597 (clef), p. 600-1
(texte); pl. 55, fig. B.
Fourmanoir, 1957, p. 37.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes ]Est‘de l’Afrique
au Pacifique occidental.
CHAETODONTIDAE
Genre CHAETODON Linné, 1758
Chaetodon guttatissimus Bennett, 1832
Chaetodon guttatissimus, Fowler et Bean, 1929, p. 57 (clef), p. 88-9
(texte).
Smith, 1953, p. 238; pl. 32, fig. 602.
Fourmanoir, 1957, p. 31 ; fig. 26.
Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indes, Mer Rouge, côte Est de l’Afrique.
Chaetodon kleinii Bloch, 1790
Chaetodon kleini, Fowler et Bean, 1929, p. 58 (clef), p. 113-6 (texte).
Chaetodon kleinii, Smith, 1953, p. 238; pl. 32, fig. 600.
Woods, 1953, p. 568 (clef), p. 580 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 31.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLEOSTÉENS
65
Anisochaetodon (Lepidochaelodon) kleini, Weber et de Beaufort, 1936,
p. 95 (clef), p. 99-101 (texte).
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
aux Marshall.
Chaetodon lunula (Lacépède, 1803)
Chaetodon (Chaetodonlops) lunula, Weber et de Beaufort, 1936, p. 83-86.
Chaetodon lunula, Fourmanoir, 1952, p. 172 et 174 (in texte), p. 186
(liste).
Smith, 1953, p. 238; pl. 31, fig. 598.
Woods, 1953, p. 571-2 (clef), p. 586-7 (texte); pl. 54,
fig. A.
Fourmanoir, 1957, p. 29; fig. 508 A, B.
Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Chaetodon meyeri Bloch et Schneider, 1801
Chaetodon (Citharoedus) meyeri, Weber et de Beaufort, 1936, p. 69-71;
fig. 20.
Chaetodon meyeri, Smith, 1953, p. 518; pl. 106, fig. 605 c.
Woods, 1953, p. 569 (clef), p. 581 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 27; fig. 20.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Chaetodon trifasciatus Mungo-Park, 1797
Chaetodon (Rhabdophorus) trifasciatus, Weber et de Beaufort, 1936,
p. 54 (clef), p. 66-9 (texte).
Chaetodon trifasciatus, Smith, 1953, p. 237; pl. 31, fig. 593.
Woods, 1953, p. 570 (clef), p. 584-5 (texte);
pl. 51, fig. A.
Fourmanoir, 1957, p. 31 ; fig. 25.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Chaetodon vagabundus Linné, 1758
Chaetodon vagabundus, Smith, 1953, p. 238; pl. 31, fig. 599.
Woods, 1953, p. 572 (clef), p. 587-8 (texte);
pl. 55, fig. A.
Day, 1958, p. 107; pl. 27, fig. 1.
Anisochaetodon (Linophora) vagabundus, Weber et de Beaufort, 1936,
p. 106-9.
Source : MNHN, Paris
66
LOUIS A. MAUGÉ
Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal.
Remarques. — La livrée de nos spécimens correspond à celles figurées
par Woods et Day et non au dessin de Smith.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Chaetodon xanthocephalus Bennett, 1832
Chaelodon xanthocephalus, Fowler et Bean, 1929, p. 56 (clef), p. 82-3
(texte).
Smith, 1953, p. 239; pi. 32, fig. 605.
Day, 1958, p. 104; pl. 26, fig. 4.
Rhabdophorus xanthocephalus, Munro, 1956, p. 172 (clef), p. 174 (texte);
pl. 34, fig. 510.
Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Océan Indien tropical des côtes africaines à l’Inde.
Genre HENIOCHUS Cuvier, 1817
Heniochus acuminatus (Linné, 1758)
Heniochus acuminatus, Fowler et Bean, 1929, p. 147 (clef), p. 154-6
(texte).
Weber et de Beaufort, 1936, p. 36 (clef), p. 37-9
(texte).
Smith, 1953, p. 236; pl. 29, fig. 590.
Woods, 1953, p. 567 (clef), p. 576 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 26; fig. 19.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
ACANTHURIDAE
Genre ACANTHURUS Forskal, 1775
Acanthurus dussumieri Cuvier et Valenciennes, 1835
Acanthurus dussumieri, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 135 (clef),
p. 155-6 (texte).
Spécimens récoltés. —■ 2, sur les fonds de 10 'à 15 mètres (longueur
standard : 255, 270 mm.).
Remarques. — Nous n'avons disposé pour cette espèce comme seule
description valable que de celle de de Beaufort et Chapman qui de plus
n’est pas originale. Notre détermination reste douteuse.
Parmi les formes d ’Acanthurus à lèvres non cerclées de clair, possédant
9 dents ou plus à chaque mâchoire et des lignes ondulées longitudinales
sombres sur la tête, nous n’avons trouvé dans la littérature en notre
possession qu’A. mata Cuvier et Valenciennes et cette espèce. La forme
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 67
du profil du museau (1), les proportions du corps, telles qu’elles apparaissent
dans Schultz et Woods, ne nous ont pas permis de retenir A. mata.
Les spécimens en notre possession répondent aux caractères sui¬
vants (figure 2).
Mensurations et description.
D : IX, 25; A : III, 24; P : I, i, 15; V : 1,5.
Dents : mâchoire inférieure 9 + 9, supérieure 10 + 10.
Hauteur 1,85, longueur de la tête 3,35, dans la longueur standard.
Diamètre horizontal de l’œil 3,9, hauteur du pédoncule caudal 2,55, longueur
de la pectorale depuis l’articulation du premier rayon 1,1, portion post-
orbitaire de la tête 5,2, longueur du lobe inférieur de la caudale environ 0,9,
celle du lobe supérieur un peu inférieure à 0,9, longueur du museau 1,95,
dans la longueur de la tête. Espace interorbitaire charnu 1,25, interorbitaire
osseux 1,7, épine du pédoncule caudal 2,7, dans la longueur du museau.
Espace interorbitaire charnu 0,65 dans le diamètre horizontal de l’œil.
Fig. 2. — Acanlhiirus dussumieri Cuvier et Valenciennes.
Angle du profil du museau avec l’axe du corps environ 70°. Distance hori¬
zontale du coin de la bouche au bord du préopercule 1,7 à 2 dans la distance
du coin de la bouche au bord de l'orbite. La ligne horizontale joignant le
milieu de l’épine pedonculaire au coin de la bouche passe au niveau du bord
supérieur de la base de la pectorale.
Bord distal de la nageoire caudale crescentique. Pelviennes atteignant
le niveau de la troisième épine de l’anale. Narine antérieure circulaire avec
un bord membraneux redressé, transformé postérieurement en clapet. Narine
(1) Schultz et Woods (1953, p. 639-40) sur des spécimens de 280 et 310 mm.
comparent ce profil à celui figuré par Day (1958, pi. XLVIII, fig. 1).
Source : MNHN, Paris
68
LOUIS A. MAUGÉ
postérieure en forme de fente oblique, également avec un bord redressé,
la longueur de la fente au moins égale au diamètre de la narine antérieure.
Un profond sillon oblique passe sous les narines depuis le bord antérieur
de l’œil, sa longueur est inférieure au diamètre oculaire. Opercule avec une
quinzaine de stries. Profil du museau régulièrement et fortement convexe (1).
Coloration en formol.
Les spécimens en notre possession présentent des maculatures irré¬
gulières brun foncé. Ces maculatures n'ont ni la même extension, ni la
même disposition sur les deux spécimens et nous les avons attribuées à
un accident de fixation. Corps brun foncé, nageoires sensiblement de la
même couleur. Museau, préopercule, opercule avec de 13 à 18 lignes longitu¬
dinales brun foncé, plus ou moins ondulées. Sous la bande interoculaire
4 à 5 lignes partent de la région nasale vers le profil du museau. Une série
de lignes semblables, très indistinctes s’étend depuis le profil du front et
de la nuque jusqu’à la partie antérieure du dos. Ces lignes disparaissent
au niveau de la 2 e ou 3 e épine de la dorsale. La bande interoculaire brun clair
est postérieurement bordée d’une ligne brune; elle est soulignée par les lignes
brunes de la tête. Elle ne s’étend pas au-delà du bord postérieur de l’ouver¬
ture operculaire. Plus large en arrière de l’œil, où elle excède quelque peu
son diamètre vertical, elle se rétrécit en avant de l’œil à un demi-diamètre
oculaire et continue en s’amenuisant vers le profil de la tête où elle rejoint
sa symétrique. Cette partie antérieure de la bande interoculaire souligne une
protubérance osseuse. Lèvres à peine plus foncées que le reste de la tête.
Membrane branchiostège noirâtre, cette teinte s’étendant jusqu’à l’angle
supérieur de l’opercule. Épine du pédoncule caudal claire, sillon et zone
avoisinante largement noirâtre. La base de la caudale, dans les deux spéci¬
mens, présente une zone plus claire s’étendant sur un partie du pédoncule.
Pectorale à rayon supérieur brun foncé; les rayons sont plus foncés
que la membrane interradiaire; la partie distale de la nageoire présente
une bande plus ou moins transparente dont la largeur est sensiblement
égale à un demi-diamètre oculaire. Épine et premier rayon de la pelvienne
plus foncés que le reste de la nageoire; rayons de la même teinte que la
membrane interradiaire. Dorsale et anale étroitement bordées de noir; sur
les portions molles, existe une ligne claire submarginale soulignée par une
mince ligne brune indistincte. La caudale de la même teinte que le corps
ou à peine plus foncée.
Biogéographie. —Madagascar, Maurice, Indonésie, Pacifique occidental.
Acanthurus elongatus (Lacépède, 1802)
Acanthurus elongatus (?), Schultz et Woods, 1953, p. 616-7 (clef), p. 634-6
(texte); pi. 62, fig. C-D, pl. 63, fig. D, pi. 64,
iig. D-E.
Spécimens récoltés. — 16 adultes sur le platier récifal, et 6 stades
Acronurus et post-Acronurus.
(1) ue Beaufort et Chapman (1951, p. 156) précisent « Profile of head convcx,
mucli sa in large spécimen ».
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
Remarques. — Schultz et Woods, comme l’avait précédemment fait
Schultz (1943, p. 165-6), placent A. lineolalus Valenciennes dans la syno¬
nymie de cette espèce. Cette position de Schultz a, semble-t-il, été mise
en doute par Chapman et de Beaufort (1951, p. 160).
Les stades Acronurus et post-Acronurus récoltés ne présentent pas
de différences avec la figure 62 G et 63 D de l’ouvrage de ces auteurs, mais
les bases de détermination restent les mêmes : nombre de dents et de rayons.
En ce qui concerne les spécimens adultes, ce n’est pas sans hésitations
que nous les rapprochons de l’espèce décrite par Schultz et Woods. Ils
en diffèrent essentiellement par la longueur de la tête infiniment plus petite
sur nos spécimens (fig. 3).
Nous pouvons donner de cette espèce la description suivante :
Mensurations.
D : IX-25; A : 111-24; P : I, i, 14; V : 1,5.
Dents à la mâchoire supérieure 6 + 6, à la mâchoire inférieure 7 -f- 7.
Hauteur 1,9, tête 4,1, dans la longueur standard. Diamètre horizontal de
l’œil 3,8, longueur du museau 2,1, portion post-orbitaire de la tête 3,8,
moindre hauteur du pédoncule caudal 2,2, longueur de la pectorale 0,75,
longueur du lobe inférieur de la caudale mesurée depuis la base de celle-ci 0,7,
longueur du lobe supérieur de la caudale 0,6, dans la longueur de la tête.
Fig. 3. — Acanlhurus etongalus (Lacépède).
Espace interorbitaire 1,1, épine de la caudale 1,25 dans la longueur du museau.
Angle du profil du museau avec l’axe du corps environ 68°. Angle formé
par les lignes radiantes du centre de l’œil, d’une part vers le coin de la bouche,
d’autre part vers l’articulation du premier rayon de la pectorale environ 70°.
La ligne joignant le centre de l’épine caudale à l’angle de la bouche, passe
sensiblement au niveau de l’articulation du premier rayon de la pectorale.
Source : MNHN, Paris
70
LOUIS A. MAUGÉ
Coloration en alcool.
Corps uniformément brun clair à brun foncé. Lèvres brun foncé. Dorsale
de la même couleur que le corps (forme claire) ou plus foncée que lui (forme
sombre). Anale toujours plus foncée que le corps. L’une et l’autre avec une
étroite ligne marginale brun foncé. Rayon supérieur de la caudale brun foncé,
bord distal liséré de blanc, bordure blanche soulignée par une étroite ligne
brune submarginalc, reste de la nageoire uniforme et plus foncé que le corps.
Pectorale translucide, le rayon supérieur brun sombre. Pelvienne avec
l’épine et la moitié distale du premier rayon brun foncé. Gaine de l’épine
du pédoncule caudal bordée de noirâtre. Une petite tache noire au niveau
de la base des deux derniers rayons de la dorsale et de l’anale, s’étendant à
la fois sur les rayons et la membrane. Ces taches débordent tant sur le corps
en dessous de la nageoire dorsale que sur les portions dorsale et ventrale
du pédoncule caudal où elles forment une selle.
Coloration sur le vivant : similaire.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique Occidental.
Acanthurus lineatus (Linné, 1758)
Acanthurus lineatus, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 135 (clef),
p. 147-9 (texte).
Schultz et Woods, 1953, p. 616 (clef), p. 630-1
(texte).
Smith, 1953, p. 240; pl. 33, fig. 610.
Fourmanoir, 1957, p. 251.
Spécimens récoltés. — 7, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Remarques. — Nous n’avons jamais trouvé cette espèce ailleurs qu’en
bordure de la pente externe des récifs et sommes tentés de la considérer
comme ayant une préférence pour un mode battu.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Acanthurus triostegus (Linné, 1758)
Acanthurus Irioslegus, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 135 (clef),
p. 144-7 (texte).
Fourmanoir, 1952, p. 172 et 174 (in texte),
p. 186 (liste).
Schultz et Woods, 1953, p. 615 (clef), p. 624-6
(texte); fig. 90 b, d et e, pl. 64. A, B, C.
Smith, 1953, p. 240; pl. 33, fig. 608.
Fourmanoir, 1957, p. 252; fig. 163.
Spécimens récoltés. — 50, dont 10 à un stade post-Acronurus.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes africaines à celles
du Mexique.
Genre CTENOCHAETUS Gill, 1884
Ctenochaetus striatus (Quoy et Gaimard, 1824)
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
71
Ctenochaelus slrialus, Schultz et Woods, 1953, p. 614 (clef), p. 620-4
(texte); pl. 61, fig. A.
Smith, 1953, p. 518; fig. 614 a.
Spécimens récoltés. — 4, sur le platier récifal.
Remarques. — Nous avons identifié nos spécimens principalement en
nous basant sur la forme des dents (fig. 4) qui diffère très sensiblement de
celle de C. strigosus figurée par de BEAUFORTet Chapman (1951, fig. 24).
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Fig. 4. — Dent de la mâchoire inférieure (à gauche) et dent de la mâchoire supérieure
(à droite) de Ctenochaelus striatus (Quoy et Gaimard).
Genre ZEBRASOMA Swainson, 1839
Zebrasoma flavescens (Bennet, 1828)
Zebrasoma flavescens, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 167 (clef),
p. 170-1 (texte).
Schultz et Woods, 1953, p. 618 (clef), p. 641-2
(texte); pl. 66, fig. B.
Fourmanoir, 1957, p. 254-5; fig. 166.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Zebrasoma veliferum (Bloch, 1828)
Zebrasoma veliferum, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 167-70; fig. 28.
Schultz et Woods, 1953, p. 618 (clef), p. 640-1
(texte).
Fourmanoir, 1957, p. 255-6.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre NASO, Lacépède, 1802
Remarque. — J. L. B. Smith (in East African Unicom Fishes from
Mozambique, S. Afric. J. Sci, 1955, 6, p. 169-174) a séparé les Nasiques
de la famille des Acanthuridae « en raison de l’armature caudale bien diffé¬
rente, constituée par deux ou trois pièces distinctes » (d’après Fourmanoir).
Nous n’avons pas cru devoir adopter cette position.
Source : MNHN, Paris
72
LOUIS A. MAUGÉ
Naso brevirostris (Valenciennes, 1835)
Naso brevirostris, Fowler et Bean, 1929, p. 263 (clef), p. 268-71 (texte);
fig. 17.
de Beaufort et Chapman, 1931, p. 172 (clef), p. 175-
177 (texte).
Schultz et Woods, 1953, p. 619 (clef), p. 645-6 (texte);
pl. 70.
Fourmanoir, 1957, p. 257.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
LEIOGNATHIDAE
Genre LEIOGNATHUS Lacépède, 1803
Leiognathus equula (Forskàl, 1775)
Leiognalhus equula, Weber et de Beaufort, '1931, p. 314 (clef),
p. 322-4 (texte).
Schultz, 1953, p. 557 (in texte).
Smith, 1953, p. 243; fig. 626.
Fourmanoir, 1957, p. 235.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. —- Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
GERRIDAE
Genre GERRES Cuvier, 1824
Gerres oyena (Forskàl, 1775)
Gerres oyena, Weber et de Beaufort, 1931, p. 343 (clef), p. 345-7 (texte).
Fowler, 1933, p. 228 (clef), p. 236-41 (texte); fig. 16.
Fourmanoir, 1952, p. 170, 174 (in texte), p. 188 (liste).
Smith, 1953, p. 244; pl. 35, fig. 629.
Spécimens récoltés. — 40, sur le platier récifal.
Remarques. — Sur les côtes de la région de Tuléar, Gerres punctatus
est constamment mélangé à Gerres oyena. Nous avons effectué à Europa
des tris portant sur plusieurs dizaines d’individus adultes sans trouver
G. punctatus.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
PEMPHERID AE
Genre PEMPHERIS Cuvier, 1829
Pempheris oualensis Cuvier et Valenciennes, 1831
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
73
Pempheris oualensis, Fowler, 1931, p. 50 (clef), p. 59-61 (texte).
Weber et de Beaufort, 1936, p. 212 (clef), p. 216-7
(texte); fig. 255.
Smith, 1953, p. 248; pl. 34, fig. 642.
Fourmanoir, 1957, p. 24-5, fig. 18.
Spécimen résolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
PENTAPODIDAE
Genre MONOTAXIS Bennett, 1830
Monotaxis grandoculis (Forskâl, 1775)
Monotaxis grandoculis, Fowler, 1933, p. 134.
Schultz, 1953, p. 523 (clef), p. 537-8 (texte);
pl. 48, fig. A.
Smith, 1953, p. 250; pl. 36, fig. 650 (jeune),
pl. 107, fig. 650 (adulte).
Fourmanoir, 1957, p. 129.
Spécimens récoltés. — 4, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
LUTIANIDAE
Genre APRION Cuvier et Valenciennes, 1830
Aprion virescens, Cuvier et Valenciennes, 1830
Aprion virescens, Fowler, 1931, p. 185-6.
Weber et de Beaufort, 1936, p. 311-2.
Schultz, 1953 (clef), p. 538-9 (texte); pl. 48, fig. C.
Smith, 1953, p. 251; fig. 652.
Fourmanoir, 1957, p. 103-4.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
aux Hawaii.
Genre LUTIANUS Bloch, 1790
Lutianus argent imaculatus (Forskâl, 1775)
Lutianus argenlimaculatus, Fourmanoir, 1952, p. 171, 178 (in texte),
p. 184 (liste).
Smith, 1953, p. 255; fig. 664 et pl. 37,
fig. 664.
Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 135 (texte);
pl. 25, fig. 381.
Source : MNHN, Paris
74
LOUIS A. MAUGÉ
LuIjanus argenlimaculatus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 236 (clef),
p. 246-8.
Fourmanoir, 1961, p. 89.
Spécimen récolté. — 10, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Lutianus bohar (Forskàl, 1775)
Lutianus bohar, Smith, 1953, p. 255; fig. 667.
Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 136 (texte); pl. 25, fig. 384.
Lutjanus bohar, Weber et de Beaufort, 1936, p. 239 (clef), p. 276-8.
Schultz, 1953, p. 523 (clef), p. 532 (texte); pl. 44,
fig. B.
Fourmanoir, 1957, p. 108; pl. IV, fig. C.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Lutianus gibbus (Forskàl, 1775)
Lutianus gibbus, Fourmanoir, 1952, p. 182 (in texte), p. 184 (liste),
p. 186 (liste).
Smith, 1953, p. 254; pl. 37, fig. 662.
Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 138 (texte); pl. 26,
fig. 396.
Lutjanus gibbus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 238 (clef), p. 263-5
(texte).
Schultz, 1953, p. 522 (clef), p. 529-30 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 104-5; fig. 79.
Spécimens récoltés. — 5, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Lutianus johni (Bloch, 1792)
Lutianus johni, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 186 (liste).
Smith, 1953, p. 254; pl. 38, fig. 661.
Munro, 1956. p. 133 (clef), p. 135 (texte); pl. 25,
fig. 380.
Lutjanus johni, Weber et de Beaufort, 1936, p. 236 (clef), p. 244-6
(texte).
Fourmanoir, 1957, p. 111.
Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Lutianus kasmira (Forskàl, 1775)
Lutianus kasmira, Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste), p. 186 (liste).
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
75
Smith, 1953, p. 254; pl. 39, fig. 657.
Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 137 (texte); pl. 25,
fig. 390.
Lutjanus kasmira, Weber et de Beaufort, 1936, p. 237 (clef), p. 256-9
(texte).
Schultz, 1953, p. 522 (clef), p. 530-1 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 106.
Spécimens récoltés. — 3, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Lutianus fulviflamma (Forskâl, 1775)
Lutianus fulviflamma, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 186 (liste).
Smith, 1953, p. 254; pl. 38, fig. 659.
Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 136 (texte); pl. 25,
fig. 386.
Luljanus fulviflamma, Weber et de Beaufort, 1936, p. 239 (clef),
p. 270-2 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 110; fig. 83.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Lutianus sanguineus (Cuvier et Valenciennes, 1828)
Lutianus sanguineus, Smith, 1953, p. 254; pl. 37, fig. 663.
Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 138 (texte); pl. 25,
fig. 395.
Lutjanus sanguineus, Weber et de Beaufort, 1936, p. 238 (clef), p. 265-7
(texte).
Fourmanoir, 1957, p. 105-6; fig. 80 et pl. IV,
fig. A.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Lutianus vaigiensis (Quoy et Gaimard, 1824)
Lutianus vaigiensis, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 186 (liste).
Smith, 1953, p. 256; fig. 669 et pl. 38, fig. 669.
Munro, 1956, p. 134 (clef), p. 137 (texte); pl. 25,
fig. 389.
Lutjanus vaigiensis, Weber et de Beaufort, 1936, p. 238 (clef), p. 279-81
(texte).
Schultz, 1953, p. 523 (clef), p. 532-3 (etxte).
Fourmanoir, 1957, p. 110; fig. 82.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Source : MNHN, Paris
76
I.OUIS A. MAUGÉ
CAESIODIDAE
Genre CAESIO Lacépède, 1802
Gaesio caerulaureus Lacépède, 1802
Caesio caerulaureus, Schultz, 1953, p. 524 (clef).
Smith, 1953, p. 261; pl. 41, fig. 687.
Caesio caerulaureus, Fourmanoir, 1957, p. 114-5 fig. 85.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
PLECTORH YNCHIDAE
Genre GATERIN ForskAl, 1775
Gaterin harrawayi Smith, 1952
Galerin (Leiteclus) harrawayi, Smith, 1962, p. 488-9; pl. 70, fig. E.
Leilectus harrawayi, Fourmanoir, 1961, p. 89.
Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Mer Rouge, Wamizi, Shimoni, Aldabra, Seychelles,
Madagascar.
LETHRINIDAE
Genre LETHRINELLA Fowler, 1904
Lethrinella xanthocheilus (Klunzinger, 1870)
Lethrinella xanthocheilus, Smith, 1959, p. 292; pl. 22, fig. B.
Lethrinus xanthocheilus, Wheeler, 1961, p. 38-40; pl. III, fig. 16.
Spécimen récolté. — 1 de 420 mm, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique au Nord du 14 e parallèle Sud,
signalé de quelques îles de l’Océan Indien dont : Maurice, Aldabra, Seychelles.
POMACENTRIDAE
Genre ABUDEFDUF Forskàl, 1775
Âbudefduf biocellatus (Quoy et Gaimard, 1825)
Abudefduf biocellatus, Fowler et Bean, 1928, p. 124 (clef), p. 166-8 (texte)
de Beaufort, 1940, p. 398 (clef), p. 436-9 (texte),
(pro parte).
Fourmanoir, 1952, p. 172 (in texte), p. 186 (liste).
Woods et Schultz, 1960, p. 81 (clef), p. 93-5
(texte), pl. 84, fig. C, (pro parte).
Fourmanoir, 1957, p. 197-8.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
77
Spécimens récoltés. — 29 sur le platier récital (29 à 47 mm).
Remarques. — de Beaufort, place A. glaucus (Cuvier et Valen¬
ciennes, 1830) et A. zonatus (Cuvier et Valenciennes, 1830) dans la syno¬
nymie de cette espèce. Woods et Schultz, ne placent que A. zonatus dans
la synonymie de biocellatus. Smith, par contre sépare les trois espèces.
Nous n’avons trouvé aucune forme intermédiaire entre .4. zonatus et
A. biocellatus. En comparant les deux formes, nous avons dans nos spécimens,
pour A. zonatus.
1° Une forme qui, entre 20 mm et 60 mm de longueur standard, présente
ou non des ocelles sur la dorsale et est sans maculature bleue, sauf sur les
exemplaires de 20 mm. Cette forme est toujours dépourvue de barre trans¬
verse blanche sur le corps au niveau des épines 4 à 6 de la dorsale.
La coloration finale, très sombre, est similaire à la figure de Smith (1960,
pl. 28, fig. 9). En alcool nous constatons : La tache noire nette sur la portion
épineuse de la dorsale entre les épines IX et XIII à une taille de 30 mm
est très atténuée entre les épines X et XIII sur un spécimen de 42 mm.
Elle a totalement disparu sur des exemplaires de 55 mm et 62 mm. La tache
sur les rayons 10-13 de la dorsale molle semble au contraire s’accroître :
bases des rayons 10-13 à 30 mm, base des rayons 6-13 à 33 mm, presque la
totalité des rayons 3-13 à 42 mm et totalité de la portion molle de la nageoire
à 55 et 62 mm. La ligne bleue suivant le profil dorsal devient à peine discer¬
nable à 33 mm, nous n’en trouvons aucune trace sur les exemplaires plus
grands. La pelvienne claire à 30 mm est brun noir sur les spécimens de 33,
42, 55 et 62 mm. Le point jaune orangé de l’opercule est visible à partir
de 42 mm.
2° Une forme à barre claire ou franchement blanche sous les épines IV-VI
de la dorsale.
L’ocelle sous la dorsale épineuse entre les épines IX et XIII affecte
à 34 mm la gaine écailleuse de la nageoire et les écailles interradiaires, mais
non la membrane ; seule la gaine est affectée sur des spécimens de 37 à 60 mm.
Le diamètre de cet ocelle demeure sensiblement celui de l’œil. Le diamètre
de l’ocelle situé à la base des derniers rayons de la dorsale molle demeure
comparable à celui de la pupille; il n’affecte sur tous les spécimens que
la portion basale de la membrane et des rayons 10-13, il s’étend sur le corps
et le pédoncule. La maculature bleue n’est discernable que sur les spécimens
de 34 à 37 mm et seulement autour des ocelles. A tous les stades la pelvienne
est foncée. La barre blanc franc n’excède pas ou très peu le niveau de la
base inférieure de la pectorale.
Ces deux formes sont rapportées par Smith à zonatus. Pour la forme
typiquement biocellatus, nous avons une persistance en alcool de la ligne
bleue sous la dorsale entre 29 et 47 mm. La pelvienne claire à 29 et 37 mm
devient foncée à 47 mm. L’ocelle de la dorsale épineuse occupe à 29 mm
l’espace compris entre les épines IX à XIII, affecte la membrane interra-
diaire et a un diamètre quelque peu supérieur à celui de l'œil; à 37 mm, il
n’affecte que l’espace compris entre les épines XI à XIII; il disparaît à
47 mm, taille à laquelle sur nos spécimens deviennent distincts les points
clairs sur chaque écaille du corps (vraisemblablement bleutés sur le vivant).
L’ocelle de la dorsale épineuse plus petit que la pupille et affectant la base
Source : MNHN, Paris
78
LOUIS A. MAUGÉ
des rayons 11 à 13 à 29 mm, occupe à 37 mm la base des rayons 5 à 13;
il devient subégal à l’œil, noir intense à 47 mm et affecte les rayons 5 à 13.
Parmi les caractères mis en valeur par Smith pour séparer les 2 espèces,
nous n’avons, sur aucun des spécimens examinés et ayant typiquement la
livrée zonatus, trouvé d’écailles cycloïdes rudimentaires sur le suborbitaire
alors que celles-ci sont généralement présentes sur biocellatus. Par contre
la formule des branchiospines s’élève chez certains spécimens de biocellatus
à 9 + 15 y compris les rudiments.
Nous avons estimé notre matériel insuffisant pour pouvoir formuler
une opinion et avons préféré maintenir, pour le moment, distinctes ces
deux formes.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Abudefduf cingulum (Klunzinger, 1871)
Abudefduf cingulum, Smith, 1960, p. 334; pl. 30, fig. H et H’.
Fourmanoir, 1963, p. 3.
Spécimens récoltés. — 9, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Océan Indien (d’après Smith).
Abudefduf dicki (Liénard, 1839)
Abudefduf dicki, de Beaufort, 1940, p. 399 (clef), p. 442-3 (texte).
Smith, 1960, p. 335; pl. 26, fig. B et C.
Woods et Schultz, 1960, p. 81 (clef), p. 97-8 (texte);
pl. 86, fig. E.
Fourmanoir, 1963, p. 3.
Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal.
Remarques. — Nous ne partageons pas l’opinion de Smith, qui situe
l’habitat de cette espèce principalement en eau profonde aux environs des
récifs. Sur la côte de Tuléar nous l’avons trouvée aussi souvent sur les fonds
de 15-20 mètres sur les 2 pentes du récif qu’en eau peu profonde, tant sur
le platier friable que dans le faciès à Acropora.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Abudefduf glaucus (Cuvier et Valenciennes, 1830)
Abudefduf glaucus. Woods et Schultz, 1960, p. 81 (clef), p. 92 (texte);
pl. 87, fig. A.
Smith, 1960, p. 336-7; pl. 29, fig. F.
Fourmanoir, 1963, p. 3.
Spécimens récoltés. — 84, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique entre Inhaca et les Seychelles,
Indes, Indonésie jusqu’à Guam.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
79
Abudefduf imparipennis (Vaillant et Sauvage, 1875)
Abudefduf imparipennis, Smith, 1960, p. 338; pl. 31, fig. D.
Woods et Schultz, 1960, pl. 81 (clef), p. 98-
100; pl. 87, fig. E.
Spécimens récoltés. — 29, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Hawaii, Bikini, Eniwetok, Rongelap, côte Est de
l’Afrique de Baixo Pinda vers le Nord, Aldabra, Seychelles.
Abudefduf lacrymatus (Quoy et Gaimard, 1824)
Abudefduf lacrymatus, de Beaufort, 1940, p. 399 (clef), p. 439-40 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 197.
Smith, 1960, p. 334; pl. 26, fig. H.
Woods et Schultz, 1960, p. 81-2 (clef), p. 100-1
(texte); pl. 87, fig. B.
Spécimens récoltés. — 4, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Abudefduf leucogaster (Bleeker, 1847)
Abudefduf leucogaster, de Beaufort, 1940, p. 396 (clef), p. 416-8 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 198.
Smith, 1960, p. 335; pl. 29, fig. D.
Spécimens récoltés. — 7, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Côte Est de l’Afrique de Baixo Pinda à la Mer Rouge,
Inde, Indonésie, Pacifique occidental.
Abudefduf mêlas (Cuvier et Valenciennes, 1830)
Abudefduf mêlas, de Beaufort, 1940, p. 397 (clef), p. 424-5 (texte).
Smith, 1960, p. 336; pl. 30, fig. C.
Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Abudefduf notatus (Day, 1870)
Abudefduf notatus, de Beaufort, 1940, p. 395 (clef), p. 408-9 (texte).
Smith, 1960, p. 332; pl. 30, fig. E.
Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récital.
Biogéographie. — Inhaca, Pinda, Seychelles, Inde, Indonésie, Pacifique
occidental.
Abudefduf saxatilis (Linné, 1758)
Abudefduf saxatilis, Fourmanoir, 1957, p. 195-6.
Woods et Schultz, 1960, p. 79 (clef), p. 84-5 (texte);
pl. 85, fig. B.
Smith, 1960, p. 332; pl. 29, fig. B.
Source : MNHN, Paris
80
LOUIS A. MAUGÉ
Abudefduf saxalilis, Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 187 (liste).
Spécimens récoltés. — 38, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes africaines aux
Galapagos.
Abudefduf sordidus (Forskàl, 1775)
Abudefduf sordidus, de Beaufort, 1910, p. 395 (clef), p. 399-401 (texte).
Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte), p. 187 (liste).
Smith, 1960, p. 333; pl. 29, fig. E.
Woods et Schultz, 1960, p. 79 (clef), p. 83-4 (texte);
pl. 86, fig. D.
Fourmanoir, 1957, p. 196.
Spécimens récoltés. — 7, dans des flaques du médio-littoral supérieur.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Abudefduf sparoides (Cuvier et Valenciennes, 1830)
Abudefduf sparoides, Fourmanoir, 1957, p. 196; fig. 137.
Smith, 1960, p. 335; pl. 29, fig. H.
Spécimens récoltés. — 24, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Espèce apparemment limitée à l’Océan Indien occi¬
dental (d’après Smith).
Abudefduf xanthozonus (Bleeker, 1853)
Abudefduf leucozona, Fourmanoir, 1957, p. 197, (nec Bleeker).
Abudefduf xanlhozona, de Beaufort, 1940, p. 398 (clef), pp. 434-6 (texte).
Abudefduf xanlozonus, Smith, 1960, p. 337-8; pl. 31, fig. B.
Fourmanoir, 1963, p. 3.
Spécimens récoltés. —- 28, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Abudefduf zonatus (Cuvier et Valenciennes, 1830)
Abudefduf zonatus, Smith, 1960, p. 337; pl. 28, fig. G et pl. 30, fig. A.
Fourmanoir, 1963, p. 3.
Spécimens récoltés. — 55, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre CHROMIS Cuvier, 1814
Chromis dimidiatus (Klunzinger, 1871)
Chromis dimidiatus, de Beaufort, 1940, p. 450 (clef), p. 460-1 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 200.
Source : MNHN, Paris
81
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
Smith, 1960, p. 324; pl. 31, fig. 1.
Woods et Schultz, 1960, p. 66 (clef), p. 72-76
(texte); pl. 83, fig. B.
Spécimens récoltés. — 6, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Chromis nigrurus Smith, 1960
Chromis nigrurus Smith, 1960, p. 325; pl. 29, fig. 1.
Spécimens récoltés. — 23, sur le platier récifal..
Biogéographie. — Côte Africaine d'Inhaca vers le Nord et sur la plus
grande partie de l’Océan Indien (d’après Smith).
Chromis opercularis (Günther, 1866)
Chromis opercularis, FowleretBean, 1928, p. 31 (clef), p. 47-50(texte)(?),
Smith, 1960, p. 325; pl. 26, fig. K.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Remarques. — Il nous semble fort peu probable que l’espèce décrite
par Fowler et Bean soit celle signalée par Smith comme Chromis oper¬
cularis.
Biogéographie. — Océan Indien occidental. Décrite de Zanzibar (type)
par Günther, d’Aldabra et de la côte africaine au Nord de Bazaruto par
Smith. La description de Sauvage (1891, p. 435-6) est faite dans le cadre
de l’ouvrage de cet auteur : la zone malgache et ne correspond qu’au poisson
de Zanzibar.
Genre LEPIDOCHROMIS Fowler et Bean, 1928
Lepidochromis brunneus Smith, 1960
Lepidochromis brunneus Smith, 1960, p. 328-9; pl. 32, fig. B.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal. Longueur standard 44 mm.
Remarques. — L’érection de ce nouveau genre nous semble justifiée
par les caractères qui séparent les deux formes connues de Lepidochromis
des espèces connues de Dascyllus et de Chromis : présence d’écailles auxi¬
liaires sur la tête et sur la portion antéro-supérieure du corps, préopercule
denticulé sur son bord postérieur seulement. Dents en bande à chaque
mâchoire. Notre spécimen montre en outre la présence dans la série externe
de deux dents agrandies faiblement caniniformes. Le seul caractère qui
nous semble séparer véritablement les deux espèces connues est celui de la
dentition. Nous avons eu beaucoup de 'difficultés sur notre spécimen à
constater l’existence d’au moins trois rangées internes de dents en plus de
la série externe, d’autant que l’une de ces séries quelque peu agrandie est
la seule qui soit visible au premier examen sous binoculaire. Smith met en
cause la forme et la coloration de la nageoire anale des spécimens de Woods
et Schultz. La figure de Woods et Schultz, est une photographie, elle nous
Source : MNHN, Paris
82
LOUIS A. MAUGÉ
semble visiblement retouchée, elle ne permet pas à notre sens de tirer de
conclusions, d’autant plus que la nageoire anale est repliée vers l’arrière,
fait susceptible d’en modifier l’apparence.
Biogéographie. — Iles du Canal de Mozambique, Paixa, Malindi, Sey¬
chelles {d’après Smith).
Genre LEPIDOZYGUS Günther, 1862
Lepidozygus anthioides Smith, 1955
Lepidozygus anthioides, Smith, 1960, p. 321 ; pl. 31, lig. K.
Spécimens récoltés. — 10, sur fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Océan Indien, de Bazaruto vers le Nord (d’après
Smith).
LABRIDAE
Genre CHEILINUS Lacépède, 1802
Cheilinus trilobatus, Lacépède, 1802
Cheilinus trilobatus de Beaufort, 1940, p. 75 (clef), p. 79-81 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 179; fig. 125.
Schultz, 1960, p. 154 (clef), p. 162-3 (texte); pl. 85,
fig. A et B.
Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre CORIS Lacépède, 1802
Coris aygula (1) Lacépède, 1802
Coris aygula, de Beaufort, 1940, p. 242 (clef), p. 247-9 (texte).
Schultz, 1960, p. 177 (clef), p. 181-3 (texte); fig. 99,
pl. 98, fig. D, E, F.
Coris angulata, Fourmanoir, 1957, p. 173-4; fig. 123.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres (adulte).
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre EPIBULUS Cuvier, 1815
Epibulus insidiator (Pallas, 1770)
Epibulus insidiator, de Beaufort, 1940, p. 73-74 ; fig. 15.
Schultz, 1960, p. 137-8, fig. 95.
(1) Nous suivons ici de Beaufort et Schultz dans l'appellation de cette espèce
pour laquelle Fowler et Bran, Smith et Fourmanoih utilisent le nom spécifique d ’angu-
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 83
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre GOMPHOSUS Lacépède, 1802
Gomphosus varius Lacépède, 1802
Gomphosus varius, de Beaufort, 1940, p. 112 (clef), p. 114-7 (texte);
fig. 21.
Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste), p. 187 (liste)
Schultz, 1960, p. 199 (clef), p. 200-1 (texte); pl. 100
fig. B.
Fourmanoir, 1957, p. 165.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre HALICHOERES Rüppell, 1835
Halichoeres centriquadrus (Lacépède, 1802)
Halichoeres centiquadrus, de Beaufort, 1940, p. 177 (clef), p. 189-92
(texte).
Halichoeres centriquadrus, Fourmanoir, 1952, p. 184 (liste), p. 187 (liste).
Fourmanoir, 1957, p. 168-9.
Schultz, 1960, p. 225 (clef).
Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Halichoeres kawarin (Bleeker, 1852)
Halichoeres kawarin, de Beaufort, 1940, p. 181 (clef), p. 227-8 (texte).
Smith, 1953, p. 507; pl. 55, fig. 792 a.
Fourmanoir, 1957, p. 169; fig. 120.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Seychelles, Inhaca, Anjouan, Tuléar, Indonésie,
Pacifique occidental.
Halichoeres marginatus Rüppell, 1835
Halichoeres marginatus, de Beaufort, 1940, p. 178 (clef), p. 197-99
(texte).
Schultz, 1960, p. 226 (clef), p. 237-8 (texte);
pl. 105, fig. A-C.
Source : MNHN, Paris
84
LOUIS A. MAUGK
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récitai.
Biogéographie. —Mozambique, Aldabra, Maurice, Seychelles, Mer Rouge
vraisemblablement Indo-Pacifique des côtes Est de l’Afrique au Pacifique
occidental.
Halichoeres scapularis (Bennett, 1831)
Halichoeres scapularis, de Beaufort, 1940, p. 177 (clef), p. 186-8 (texte).
Smith, 1953, p. 290; pl. 55, fig. 795.
Fourmanoir, 1957, p. 169.
Schultz, 1960, p. 225 (clef).
Spécimens récoltés. — 44, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre HOLOGYMNOSUS Lacépède, 1802
Hologymnosus semidiscus (Lacépède, 1802)
Hologymnosus semidiscus, de Beaufort, 1940, p. 253-5; fig. 37.
Smith, 1953, p. 292; pl. 59, fig. 810.
Fourmanoir, 1957, p. 175.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10-15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre STETHOJULIS Günther, 1861
Stethojulis albovittata (Bonnaterre, 1788)
Slethojulis albovillala, de Beaufort, 1940, p. 156 (clef), p. 159-61 (texte).
Smith, 1953, p. 291 ; pl. 57, fig. 802.
Fourmanoir, 1957, p. 172.
Schultz, 1960, p. 208-9 (clef).
Spécimens récoltés. — 40, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Stethojulis axillaris (Quoy et Gaimard, 1824)
Slelhojulis axillaris, de Beaufort, 1940, p. 156 (clef), p. 167-9 (texte);
fig. 28.
Smith, 1953, p. 291 ; pl. 57, fig. 800.
Fourmanoir, 1957, p. 171-2.
Schultz, 1960, p. 208 (clef),p. 212-3 (texte); pl. 100,
fig. E.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
85
Spécimens récoltés. — 88, sur le platier récitai.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre THALASSOMA Swainson, 1839
Thalassoma amblycephalus (Bleeker, 1856)
Thalassoma amblycephalus, de Beaufort, 1940, p. 119 (clef), p. 136-7
(texte).
Schultz, 1960, p. 185 (clef), p. 192-4;
fig. 100 e, 101, pl. 91, fig. C.
Spécimens récoltés. — 4, avec la livrée “ amblycephalus ”, sur le platier
récifal.
Remarque. — Selon Schultz, est la forme jeune de A. melanochir,
Bleeker, 1857. Smith (1963) maintient les deux espèces.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Thalassoma hardwickei (Bennett, 1830)
Thalassoma hardwicke, Fourmanoir, 1952, p. 187 (liste).
Smith, 1953, p. 287; pl. 53, fig. 780.
Fourmanoir, 1957, p. 164.
Thalassoma hardwickei, Schultz, 1960, p. 184 (clef), p. 186-8 (texte);
pl. 107, fig. D.
Thalassoma hardwicki, de Beaufort, 1940, p. 118 (clef), p. 122-4 (texte);
fig. 22.
Fourmanoir, 1952, p. 170 (in texte).
Spécimens récoltés. — 25, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Thalassoma hebraicum (Lacépède, 1802)
Thalassoma hebraicum, Smith, 1953, p. 287; pl. 53, fig. 778.
Fourmanoir, 1957, p. 163-4; fig. 117.
Spécimens récoltés. — 47, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Côtes Est de l’Afrique à l’Inde.
Thalassoma umbrostigma (Rüppell, 1835)
Thalassoma umbrostigma, de Beaufort, 1940, p. 118 (clef), p. 125-6
(texte).
Thalassoma umbroslygma, Schultz, 1960, p. 185 (clef), p. 189-90;
pl. 99, fig. E.
Spécimens récoltés. — 29, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Source : MNHN, Paris
LOUIS A. MAUGÉ
CALLYODONTIDAE
Genre CALLYODON Gronow, 1754
Gallyodon apridentatus Smith, 1956
Callyodon apridenlatus Smith, 1959, p. 279; pl. 44, fig. F.
Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Remarques. — Pour Schultz, cette espèce doit être mise en synonymie
de Scarus harid Forskâl.
Biogéographie. — Partie centrale de l’Indo-Pacifique tropical (d’après
Smith).
Callyodon lepidus (Jenyns, 1842)
Callyodon lepidus, Smith, 1959, p. 279; pl. 41, fig. J.
Scarus lepidus, Schultz, 1958, p. 81-2; pl. 3, fig. c, pl. 15, fig. b, c.
Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Callyodon madagascariensis (Steindachner, 1888)
Callyodon madagascariensis, Smith, 1958, p. 279; pl. 44, fig. J.
Scarus madagascariensis, Schultz, 1958, p. 94-5; pl. 18, fig. D.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Océan Indien occidental.
Genre CHLORURUS (1) Swainson, 1839
Chlorurus strongylocephalus (Bleeker, 1854)
Chlorurus strongylocephalus, Smith, 1959, p. 280; pl. 42, fig. C et F,
pl. 44, fig. G.
Spécimens récoltés. — 2 ? et 1 sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Océan Indien, Indonésie.
Genre XANOTHON (1) Smith, 1956
Xanothon bataviensis (Bleeker, 1857)
Xanothon bataviensis, Smith, 1959, p. 278.
Spécimens récoltés. — 23, sur le platier récifal. Formes toutes de colo¬
ration brune (Smith, 1956, pl. 45, fig. E).
(1) Schultz, 1958, ne reconnaît pas ce genre.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 87
Biogéographie. — de l’Océan Indien au Pacifique central (d’après
Smith).
Xanothon bipallidus Smith, 1956
Scarus bipallidus, Schultz, 1958, p. 131-2; fig. 31.
Xanothon bipallidus, Smith, 1959, p. 278; pl. 41, fig. D.
Spécimens récoltés. — 2, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Totalité de l’Océan Indien occidental, Mer Rouge
(d’après Smith).
Xanothon capitaneus (Valenciennes, 1839)
Callyodon capilaneus, Fourmanoir, 1957, p. 185.
Xanothon capilaneus, Smith, 1959, p. 278; pl. 41, fig. F.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Remarque. — Schultz place cette espèce dans la synonymie de Scarus
cyanescens Cuvier et Valenciennes.
Biogéographie. — Océan Indien occidental (d’après Smith).
Xanothon carifanus Smith, 1956
Xanothon carifanus, Smith, 1959, p. 278; pl. 42, fig. D.
Spécimens récoltés. — 4. sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Remarque. — Schultz place cette espèce dans la synonymie de Scarus
laeniurus Cuvier et Valenciennes.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical (d’après Smith).
Xanothon erythrodon (Cuvier et Valenciennes, 1839)
Xanothon erythrodon, Smith, 1959, p. 278.
Spécimens récoltés. — 3, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Remarque. — Schultz place cette espèce dans la synonymie de Scarus
sordidus Forskâl.
Biogéographie. — Océan Indien occidental (d’après Smith).
Xanothon oktodon (Bleeker, 1861)
Xanothon oktodon, Smith, 1959, p. 278; pl. 41, fig. K.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Remarques. — Schultz rapporte cette espèce à Scarus forsteri Cuvier
et Valenciennes, forme pour laquelle Smith retient l’appellation spécifique
de Xanothon balaviensis (Bleeker). Smith admet l’hypothèse qu’il puisse
s’agir d’un dichromisme sexuel, mais maintient oktodon distinct “as we hâve
this brown fish at greater lengths than coloured bataviensis" . A notre sens
s’il existe un rapport entre oktodon et bataviensis ce rapport ne peut être
que oktodon forme femelle de bataviensis, donc susceptible de croître en
taille sous une forme brune.
Biogéographie. — Océan Indien au Pacifique (d’après Smith).
Source : MNHN, Paris
88
LOUIS A. MAUGÉ
SPHYRAENIDAE
Genre AGR10P0SPHYRAENA Fowlf.r, 1903
Agrioposphyraena barracuda (Walbaum, 1792)
Agrioposphyraena barracuda, Smith, 1956, p. 41 ; pl. I, fig. a, b, c.
Sphyraena barracuda, Schultz, 1953, p. 279 (clef), p. 283-4; pl. 23 A.
Fourmanoir, 1957, p. 74; fig. 55.
Spécimen récolté. — 1, à la traîne sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Circumtropical.
GOBIIDAE
Genre ACENTROGOBIUS Bleeker, 1874
Acentrogobius cauerensis (Bleeker, 1853)
Acentrogobius cauerensis, Koumans, 1953, p. 54 (clef), p. 68-70 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 243-4.
Smith, 1959, p. 202; pl. 11, fig. C et D.
Spécimens récoltés. — 10, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
ELEOTRIDAE
Genre ELEOTRIODES Bi.eeker, 1858
Eleotriodes strigatus (Broussonnet, 1782)
Eleotriodes strigatus, Koumans, 1953, p. 333 (clef), p. 334-5 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 248.
Smith, 1958, p. 151; pl. I, fig. D.
Spécimens récoltés. — 9, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Côte Est africaine au Nord du 12 e parallèle Sud,
Anjouan, Aldabra, Seychelles, Tuléar, Indonésie Pacifique occidental.
ECHENEIDAE
Genre ECHENEIS Linné, 1758
Echeneis naucrates Linné, 1758
Echeneis naucrates, Fourmanoir, 1952, p. 187 (liste).
Smith, 1953, p. 342; fig. 949.
Fourmanoir, 1957, p. 230; pl. XIV, fig. D.
Spécimens récoltés. — 2, pris au tramail en même temps que C.nrcha-
rhinus johnsoni et Carcharhinus melanopterus.
Biogéographie. — Circumtropical.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 89
SALARIIDAE
Genre CIKRIPECTUS Swainson, 1839
Cirripectus cruentus Smith, 1959
Cirripeclus cruentus, Smith, 1959, p. 238; pl. 18, fig. F.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récital.
Biogéographie. — Connu à la date de la publication de Smith uni¬
quement par le type provenant de Pinda. Présent à Tuléar.
Cirripectus variolosus (Cuvier et Valenciennes, 1836)
Cirripectus, variolosus, de Beaufort et Chapman 1951, p. 247 (clef),
p. 249-51 (texte).
Smith, 1959, p. 238; pl. 19, fig. L.
Schultz et Chapman, 1960, p. 308-9 (clef),
p. 311-12 (texte); pl. 116, fig. D et E.
Spécimens récoltés. — 122, sur le platier récitai.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical de la côte Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre ISTIBLENNIUS Whitley, 1943
Istiblennius bellus impudens Smith, 1959
Isliblennius bellus impudens Smith, 1959, p. 242; pl. 14, fig. M.
Spécimens récoltés. — 102, sur le platier récital.
Biogéographie. — Pinda, Delgado, Shimoni, Tanzanie, Juan de Nova,
St-Pierre, Tuléar.
Istiblennius edentulus (Bloch et Schneider, 1801)
Alticops oryx, Fourmanoir, 1952, p. 169 (in texte), p. 187 (liste).
Istiblennius edentulus, Smith, 1959, p. 243; fig. 6, pl. 14, fig. G.
Salarias edentulus, de Beaufort et Chapman, 1951, p. 294 (clef),
p. 328-32 (texte).
Fourmanoir, 1957, p. 263-4; fig. 171.
Schultz et Chapman, 1960, p. 345-6 (clef),
p. 353-5 (texte); pl. 118, fig. A et B.
Spécimens récoltés. — 215, sur le platier récital.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
CARAPIDAE
Genre JORDANICUS Gilbert, 1905
Jordanicus gracilis (Bleeker, 1856)
Source : MNHN, Paris
90
LOUIS A. MAUGÉ
Jordanicus gracilis, Smith, 1955, p. 404-5, fig. 1.
Schultz, 1960, p. 391-2; pl. 120, fig. F.
Spécimen récolté. — 1, trouvé libre au cours d’un empoisonnement
sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique de la côte Est de l’Afrique jusqu’au
Japon, Hawaii et Fidji (d’après Smith).
SCORPAENIDAE
Genre SEBASTAPISTES Gill, in Streets, 1878
Sebastapistes kowiensis (Smith, 1936)
Scorpaena kowiensis, Fourmanoir, 1952, p. 187 (liste).
Fourmanoir, 1957, p. 271.
Sebastapistes kowiensis, Smith, 1957, p. 54-55; fig. 2 et pl. II, fig. D.
Spécimens récoltés. — 8, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Océan Indien occidental.
Sebastapistes nuchalis (Günther, 1874)
Sebastapistes nuchalis, Smith, 1957, p. 54; fig. 2 et pl. II, fig. B.
Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Océan Indien occidental. Pacifique occidental.
Genre SCORPAENODES Bleeker, 1857
Scorpaenodes guamensis (Quoy et Gaimard, 1824)
Scorpaenodes guamensis, Fourmanoir, 1957, p. 272.
Smith, 1957, p. 65-6; fig. 5 et pl. I, fig. G, D.
Spécimens récoltés. — 5, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
MORINGUIDAE
Genre MORINGUA Gray, 1831
Remarques. — 20 exemplaires de Moringua ont été ramenés d’Europa,
provenant tous de flaques à fonds de sable du platier récifal. Il ne nous a pas
été possible de déterminer avec quelques certitude les formes inférieures
à 25 cms de longueur totale.
Moringua javanica (Kaup, 1865)
Moringua javanica, Schultz, 1953, p. 86 (clef), p. 91-92 (texte); fig. 19 c.
Spécimens récoltés. — 7, sur le platier récifal.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
91
Remarque. — Nous n’avons pas cru devoir séparer l’un des spécimens
dont la tête est comprise plus de 20 fois dans la longueur totale.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical.
Moringua macrocephala (Bleeker, 1863)
Moringua macrocephala, Schultz, 1953, p. 86-7 (clef), p. 92-3 (texte).
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, la limite la plus occidentale
selon notre documentation serait les Indes.
CONGRIDAE
Genhe CONGER Cuvier, 1817
Conger cinereus Rüppell, 1828
Conger cinereus, Weber et de Beaufort, 1916, p. 258-9; fig. 107-8.
Smith, 1953, p. 393; pl. 99, fig. 1.111.
Fourmanoir, 1957, p. 296-7.
Spécimens récoltés. —- 6, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
MURAENIDAE
Genre ECHIDNA Forster, 1788
Echidna nebulosa (Ahl, 1789)
Echidna nebulosa, Weber et de Beaufort, 1916, p. 345 (clef), p. 348-
50 (texte); fig. 170.
Schultz, 1953, p. 100 (clef), p. 104-5 (texte); fig. 21 c,
pl. 6, fig. B.
Smith, 1962, p. 423; pl. 60, fig. F.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Echidna polyzona (Richardson, 1844)
Echidna polyzona, Weber et de Beaufort, 1916, p. 345 (clef), p. 346-8
(texte); fig. 169.
Schultz, 1953, p. 100 (clef), p. 102-4 (texte); fig. 21 a.
Fourmanoir, 1957, p. 298; fig. 162.
Smith, 1962, p. 423; pl. 60, fig. D.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Source : MNHN, Paris
A. MAUGÉ
Genre GYMNOTHORAX Bloch, 1795
Gymnothorax favagineus Bloch et Schneider, 1801
Lycodonlis favagineus, Smith, 1962, p. 433; pl. 55, E, F, G.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récital.
Remarque. — La murène figurée par Fourmanoir (1957, p. 299, fig. 193)
sous le nom de L. favagineus est, sur les bases proposées par Smith, L. per¬
mises, Smith 1962.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Gymnothorax flavimarginatus (Rüppell, 1828)
Gymnothorax flavimarginatus, Schultz, 1953, p. 112 (clef), p. 130-1
(texte); fig. 27 e.
Lycodonlis flavimarginatus, Smith, 1962, p. 435; pl. 59, fig. A.
Lycodonlis lemayi, Fourmanoir, 1952, p. 188 (clef).
Muraena ( Gymnothorax) flavimarginata, Weber et de Beaufort, 1916,
p. 361 (clef), p. 374-5
(texte).
Spécimens récoltés. —- 2, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Régions tropicales des Océans Indien et Pacifique.
Gymnothorax margaritophorus Bleeker, 1865
Gymnothorax margaritophorus, Schultz, 1953, p. 113 (clef), p. 136-7
(texte); fig. 27 f.
Lycodonlis margaritophorus, Smith, 1962, p. 434; pl. 62, fig. C.
Muraena ( Gymnothorax) margaritophora, Weber et Beaufort, 1916,
p. 362 (clef), p. 382 (texte).
Specimens récoltés. — 2, sur la platier récifal.
Biogéographie. — Indonésie, Queensland, Mafia, Bazaruto, Tuléar.
Gymnothorax petelli (Bleeker, 1856)
Gymnothorax petelli, Schultz, 1953, p. 112 (clef), p. 133-4; fig. 10 d.
Lycodonlis petelli, Smith, 1962, p. 435; pl. 58, fig. B.
Fourmanoir, 1963, p. 24; fig. 15.
Muraena (Gymnothorax) petelli, Weber et de Beaufort, 1916, p. 372.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Gymnothorax ruppelli (McClelland, 1845)
Gymnothorax ruppelli, Schultz, 1953, p. 112 (clef), p. 132-3 (texte);
fig. 10 f.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
93
Lycodontis ruppelli, Smith, 1962, p. 434; pl. 58, fig. C.
Muraena ( Gymnolhorax) ruppelli, Weber et de Beaufort, 1916, p. 361
(clef), p. 372-3 (texte).
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Gymnothorax undulatus (Lacépède, 1803)
Gymnolhorax undulatus, Schultz, 1953, p. 113 (clef), p. 137-8 (texte);
fig. 27 g, pl. 14, fig. B.
Lycodontis undulatus, Smith, 1953, p. 439; pl. 57, fig. A-E.
Fourmanoir, 1963, p. 24.
Muraena ( Gymnothorax) undulata, Weber et de Beaufort, 1916, p. 363
(clef), p. 376-8 (texte); fig. 186.
Spécimens récoltés. — 1, sur le platier récifal, 2 à la ligne vers 100 mètres
de fonds. Ces deux derniers spécimens dépassent 1 mètre.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre UROPTERYGIUS Rüppell, 1835
Uropterygius tigrinus (Lesson, 1828)
Uruplerygius tigrinus, Schultz, 1953, p. 140 (clef).
Smith, 1962, p. 426-7; fig. 3.
Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre SIDERE A Kaup, 1856
Siderea grisea (Lacépède), 1803
Siderea grisea, Smith, 1962, p. 441; pl. 61, fig. C.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Océan Indien occidental.
Siderea picta (Ahl, 1789)
Gymnothorax pictus, Schultz, 1953, p. 110 (clef), p. 123-4 (texte);
fig. 23 g, pl. 13, fig. C.
Muraena (Gymnothorax) picta, Weber et de Beaufort, 1916, p. 361
(clef), p. 363-5 (texte); fig. 175, 180,
182-3.
Siderea picta, Fourmanoir, 1952, p. 170, 172 (in texte), p. 188 (liste).
Fourmanoir, 1957, p. 300.
Smith, 1962, p. 440-1 ; pl. 61, fig. A et B.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS 95
Rhinecanthus aculeatus, Fourmanoir, 1952, p. 172, 181 (in texte),
p. 188 (liste).
Smith, 1953, p. 410; pl. 91, fig. 1169.
Munro, 1956, p. 270 (clef), p. 272; pl. 63,
fig. 791.
Fourmanoir, 1957, p. 287-8.
Spécimens récoltés. — 15, sur le platier récif al.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
Pacifique occidental.
Rhinecanthus rectangulus (Bloch et Schneider, 1801)
Rhinecanthus redangulus, Smith, 1953, p. 410; pl. 91, fig. 1170.
Fourmanoir, 1957, p. 288; fig. 184.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
Pacifique occidental.
OSTRACIONTIDAE (1)
Genre O STR AC ION Linné, 1758
Ostracion lentiginosum Bloch, 1801
Oslracion lentiginosa, Munro, 1956, p. 277; pl. 54, fig. 809.
Ostracion lentiginosum, Smith, 1953, p. 412; pl. 92, fig. 1176.
Fourmanoir, 1957, p. 295.
Spécimens récoltés. — 2, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique (d’après Smith).
(1) Pour
famille Berg propose le
d’Ostraciidae, Bertin celui d’Ostra-
94
LOUIS A. MAUGÉ
Spécimens récoltés. — 3, sur le platier récitai.
Remarques. — Nous n’avions jamais noté de manifestation d’agressi¬
vité de la part des Murènes en général. S. picla, comme toutes les autres,
fuit généralement. Nous avons constaté à Europa, dans une flaque fermée,
d’où elle n’avait aucune possibilité de fuite, que cette espèce était capable
de faire front, sortant même la tête hors de l’eau.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
à celles du Mexique.
MONACANTHIDAE
Genre AMANSES Gray, 1833
Amanses sandwichiensis (Quoy et Gaimard, 1824)
Amanses sandwichiensis, Smith, 1953, p. 403; fig. 1144 etpl. 88, fig. 1144.
Spécimen récolté. — 1, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
BALISTIDAE
Genre BALISTAPUS Tilesius, 1820
Balistapus undulatus (Mungo-Park, 1797)
Balislapus undulalus, Smith, 1953, p. 410; pl. 91, fig. 1171.
Munro, 1956, p. 270 (clef), p. 272; pl. 53, fig. 792.
Spécimens récoltés. — 13, sur le platier récifal.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre BALISTOIDES Fraser Brunner (1)
Balistoides viridescens (Bloch et Schneider, 1801)
Balisloides viridescens, Fourmanoir, 1952, p. 188 (liste).
Smith, 1953, p. 408; pl. 89, fig. 1160.
Fourmanoir, 1957, p. 284-5.
Spécimen récolté. — 1, sur les fonds de 10 à 15 mètres.
Biogéographie. — Indo-Pacifique tropical, des côtes Est de l’Afrique
au Pacifique occidental.
Genre RHINECANTHIJS Swainson, 1839
Rhinecanthus aculeatus (Linné, 1758)
(1) Date de création du genre non connue.
Source : MNHN, Paris
IV. — RÉSUMÉ
L’auteur propose, après discussion, une liste des poissons connus
de l'ile Europa avant la mission scientifique de l’Université de Madagascar.
Les récoltes faites du 6 au 24 avril 1964 sur la côte Nord de File lui permettent
de signaler 103 espèces nouvelles pour la faune d’Europa.
Parmi ces espèces se trouve Epinephelus spiloloceps Schultz, décrit
de l’Océan Pacifique. La présence de ce Serranidae dans l’Océan Indien
occidental ne semble pas avoir été signalée auparavant.
Certaines déterminations de formes nouvelles pour l’ile demeurent
incertaines. Ces incertitudes sont liées en partie à l’insuffisance de notre
documentation. Les espèces dont la détermination est douteuse — princi¬
palement des Acanthuridae — sont décrites et figurées.
Un des traits d’Europa, est l’importance numérique du nombre d’espèces
appartenant au genre Abudefduf par rapport à celles des autres genres de
Pomacentridae. Un autre caractère remaquable est la présence dans les
eaux de l’ile d’un certain nombre de poissons euryhalins.
SUMMARY
After examination the author lists the fish known to inhabit the waters
of Europa Island before the scientific mission of the University of Mada¬
gascar, which took place April 6-24, 1964. The collections made during
the mission on the north coast of the island, enable him to list 103 new
species for Europa.
Among tliem was found Epinephelus spiloloceps Schultz, already known
in the Pacific Océan. The presence of this Serranidae in the Western Indian
Océan does not seem to hâve been reported before.
Certain identifications of new forms for the island remain uncertain.
These uncertainties arc due in part to insufficient documentation. The
species for which the identification is doubtful — principally the Acanthu¬
ridae — are described and sketched.
One of the characteristics of Europa is the numerical importance
of the number of species belonging to the genus Abudefduf in relation
to the number of those belonging to the other généra of Pomacentridae.
The other is the presence of a certain number of euryhalin fish in the island’s
waters.
Source : MNHN, Paris
V.
BIBLIOGRAPHIE
Beaufort (L. F. de), 1940. — In Weber et de Beaufort.
Beaufort (L. F. de) et Chapman (W. M.), 1951. — In Weber et de Beaufort.
Day (F.), 1958. — The Fishes of India. London.
Fourmanoir (P.), 1952. — La faune marine et la pêche à l’ile Europa. Mém.
Inst. sci. Madag., A, 7, p. 167-188.
— 1954. — Ichtyologie et pèche aux Comores. Mém. Inst. sci. Madag.,
A, 10, p. 187-239.
— 1957. — Poissons téléostéens des eaux malgaches du canal de Mozam¬
bique. Mém. Inst. sci. Madag., F, 1, p. 1-316.
— 1961. — Requins de la côte Ouest de Madagascar. Mém. Inst. sci.
Madag., F, 4, p. 1-81.
— 1961. — Liste complémentaire des Poissons du canal de Mozambique.
Mém. Inst. sci. Madag., F, 4, p. 83-107.
— 1963. — Raies et Requins-scie de la côte Ouest de Madagascar. Cah.
ORSTOM, Océanographie, 6, p. 33-58.
Fourmanoir (P.) et Crosnier (A.), 1963. —- Deuxième liste complémentaire
des Poissons du canal de Mozambique. Cah. ORSTOM, Océanographie,
6, p. 1-32.
Fowi.er (H. W.) et Bean (B. A.), 1928-1941. — Contributions to the biology
of the Philippines Archipelago and adjacent régions. 7-1928 : Poma-
centridae, Labridae, Callyodontidae. 8-1929 : Capriformes, Ephippi-
formes, Squamipennes. 10-1930 : Amiidae, Chandidae, Duleidae,
Serranidae. 11-1931 : Pseudochromidae, Labotidae, Pempheridae,
Priacanthidae, Lutjanidae, Pomadasyidae, Teraponidae. 12-1933 :
Banjosidae, Lethrinidae, Sparidae, Girellidae, Kvphosidae, Oplegna-
thidae, Gerridae, Mullidae, Emmelichtysidae, Sciaenidae, Sillaginidae,
Arripidae, Enoplosidae. 13-1941 : Elasmobranchii, Holocephali, Iso-
spondyli, Ostarophysi. Bull. 100 Unit. States nat. Mus.
— 1956. — Fishes of the Red Sea and Southern Arabia, Jérusalem.
Gunther (A.), 1859-1870. — Catalogue of the Acanthopterygian Fishes in
the collection of the British Muséum. London.
Herald (E. S.), 1953. — Voir Schultz et collaborateurs.
Koumans (F. P.), 1953. — In Weber et de Beaufort.
Lachner (E. A.), 1953. — In Schultz et collaborateurs.
Munro (I. S. R.), 1956. — The marine and Freshwater Fishes of Ceylon.
Camberra.
Sauvage (H.), 1891. — Poissons in Grandidier : Hisl. phys. nat. polit. Madag.,
16, Paris.
Source : MNHN, Paris
LOUIS A. MAUGÉ
Smith (J. L. B.), 1951. - The Fishes of the famiiy Cirrhitklae of the Western
Indian Océan. Ann. Mag. nat. Hist., 12, 4, p. 625-652.
— 1953. — The Sea Fishes of Southern Africa. Grahamstown.
— 1955. -— The Fishes of the Family Carapidae in the Western Indian
Océan. Ann. Mag. nat. Hist., 12, 8, p. 401-416.
1956 a. — The Parrot Fishes of the Family Callyodontidae of the
Western Indian Océan, Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 1, p. 1-23.
— 1956 b. — The Fishes of the Family Sphyraenidae in the Western
Indian Océan. Rhodes Univ. ichlyol. Bull., 3, p. 37-46.
— 1957 a. — The Fishes of the F'amily Scorpaenidae in the Western
Océan. Part 1 : The Subfamily Scorpaeninae, Rhodes Uniu. ichlyol.
Bull., 4, p. 49-72.
1957 b. — Idem. Part 2 : The Subfamilies Pteroinae, Apstinae, Setar-
chinae and Sebastinae. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 5, p. 75-88.
— 1957 c. — List of the Fishes of the Family Labridae in the Western
Indian Océan. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 7, p. 99-114.
— 1957 d. — The Labrid Fishes of the Subgenus Julis Cuvier, 1814 (in
Coris Lacépède, 1802), from South and Hast Africa. Rhodes Uniu.
ichtyol. Bull., 8, p. 117-120.
1958 a. — The Fishes of the Family Eleotridae in the Western Indian
Océan. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 11, p. 137-163.
— 1958 b. — Fishes of the Families Tetrarogidae, Caracanthidae and
Synanciidae from the Western Indian Océan with further notes on
Scorpaenid Fishes. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 12, p. 167-181.
1959 a. — Gobioid Fishes of the Families Gobiidae, Periophthalmidae,
Trypanchenidae, Taeniodidae and Kremeridae of the Western Indian
Océan. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 13, p. 185-225.
1959 b. — Fishes of the Families Blenniidae and Salariidae of the
Western Indian Océan. Rhodes Uniu. ichtyol. Bull., 14, p. 229-252.
— - 1959 c. — The identity of Scarus gibbus Rüppel, 1828 and other Parrot
Fishes of the Family Callyodontidae from the Red Sea and the Western
Indian Océan. Rhodes Uniu. ichtyol. Bull., 16, p. 265-282.
— 1959 d. — F'ishes of the Family Lcthrinidae from the Western Indian
Océan. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 17, p. 285-295.
1960. — Coral Fishes of the Family Pomacentridae from the Western
Indian Océan and the Red Sea. Rhodes Uniu. ichtyol. Bull.. 19, p. 317-349.
1961 a. — Fishes of the Family Anthiidae from the Western Indian
Océan and the Red Sea. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 21, p. 359-369.
— 1961 b. — Fishes of the Family Apogonidae of the Western Indian
Océan and the Red Sea. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull., 22, p. 373-417.
1962 a. — The Moray ecls of the Western Indian Océan and the Red
Sea. Rhodes Uniu. ichtyol. Bull., 23, p. 422-444.
1962 b. - Sand-dwelling eels of the Western Indian Océan and the
Red Sea. Rhodes Uniu. ichlyol. Bull.. 24, p. 447-466.
— 1962 c. — The Fishes of the Family Gaterinidae in the Red Sea and
the Indian Océan, with a résumé of ail Indo-Pacific species. Rhodes
Uniu. ichlyol. Bull., 25, p. 469-502.
1963. -— The Fishes of Seychelles. Grahamstown.
Schultz (L. P.), 1943. — Fishes of the Phoenix and Samoan Islands collected
in 1939 during the expédition of the IJ.S.S. « Bushncll ». Bull. 180
Unit. States nat. Mus.
Source : MNHN, Paris
POISSONS SÉLACIENS ET TÉLÉOSTÉENS
99
— 1958. — Review of the Parrot Fishes Family Scaridae. Bull. 214 Unit.
States nat. Mus.
Schultz (L. P.) et coll. (1953-1960). — Fishes of the Marshall and Marianas
Islands. 1-1953 : Families from Asymmctrontidae through Siganidae.
2-1960 : Families from Mullidae through Stromateidae. Bull. 202 Unit.
States nat. Mus.
Weber (M.) et Beaufort (L. F. de), 1913-1951. — The Fishes of Indo Austra-
lian Archipelago. Leiden.
Wiieeler (J. F. G.), 1961. — The genus Lethrinus in the Western Indian
Océan. Col. O/f. Fish. Publ., 15, p. 1-51.
Woods (L. P.), 1953. — In Schultz et collaborateurs.
(Station Marine de Tuléar, Madagascar)
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ECTOPARASITES DES OISEAUX D’EUROPA
par Édouard R. BRYGOO
A l’occasion de deux séjours sur l’ile Europa, en mai 1959 et avril 1964,
nous avons récolté des ectoparasites d’Oiseaux capturés sur l’île. L’identi-
lication en a été faite par deux spécialistes des groupes intéressés : Miss Tlie-
resa Clay et M. J. Gaud.
La fréquence donnée par les examens positifs n’a qu’une très faible
valeur. Les conditions de recherche sur le terrain ne permettent pas de
retenir comme valables les examens négatifs.
Nombre i
de sujets
parasités J
A. — Mallophages déterminés par Miss Theresa Clay.
Pcctinopygus sulae (Rudow, 1869)
Auslromenopon becki (Kellogg,
I 1906)
I Saemundssonia hexagon (Giebel,
I 1874)
Cicuniphilus sp. 1 femelle seulement
Saemundssonia scolopacisphaes - ;
podis (Shrank, 1803)
Actornithophilus ochraceus (Nitzsch,
1818) sens. lat.
Quadraceps charadrii (Linn., 1758)
1 Myrsidea obovala (Piaget, 1880)
Egrelta dimorphu. .
A'umcnius pharopus
Corvus albus ...
Charadrius hiaticula
Arenaria interpres . |
Zoslerops ooeltzkowi |
B. — Sarcoptiforines déterminés par M.-J. Ga
Pliaeton rubricauda.
: 6
I.eptosphyra aequinoctialis (Trt
1889)
Onychalloptcs microphaeton (Trt
1885)
Onychatloples minulus (Trt 1889)
I.aminalloptes minor (Trt 1885)
Laminalloptes simplex (Trt 1885)
Laminalloptes phaethontis (L 1874)
i Sula sula ..
2 1
Sulanyssus capulmedusae (Trt 1886)
(2 femelles seulement)
nymphes de I.aminalloptes sp.?
(accidentel)
Source : MNHN, Paris
102
ÉDOUARD R. I3RYGOO
Hôtes
Nombre
d’exa-
Espèces parasites
Nombre
de sujets
parasités
Corvus al bus . .
Numenius phaeopus
Analges corvinus Robin et Megnin
1877
Mesalges abbrevialus (Buehliolz
1869)
Adoptes crassipes (Canestrini 1878)
1
1
Squatarolu squala-
rola .
Avenzoaria numenii (Canestrini
1878)
Bychooskiata charadrii (Canestrini
1878)
1
1
Clmradrius hiaticula
2
Xiphiurus xiphiurus (Trt et Me¬
gnin 1889)
Bychovskiala charadrii (Canestrini
>
Zoslerops vocltzkowi
2
1878)
Xiphiurus xiphiurus (Trt et Me¬
gnin 1889)
Anhemialges grucillimus (Bonnet
1
1
1
Arenaria interpres .
1924)
Proctophyllodes ceralophyllus Atyeo
et col. 1965
Trouessarlia megadisca Garni 1961
Calcealges yunkeri Gaud 1961
Mouchelia dolichosikya Gaud 1961
Slrelkoviacarus quadratus (Ilaller
1882)
Rivoltasia sp.?
1
1
1
î
0
Il est intéressant de noter que la seule espèce d’Oiseau endémique de
l’Ile Europa, bien que richement parasitée, ne présente cependant que les
mêmes Acariens plumicoles observés ailleurs dans le genre Zoslerops, des
îles Salomon à l’Afrique du Sud.
(Institut Pasteur de Madagascar, Tananariue).
Source : MNHN, Paris
Six Cestodes d'Oiseaux de mer ou de rivage
de l’hémisphère austral (Ile Europa).
Description de Tetrabothrius mozambiquus n. sp.
et de Baerbonaia baeribonae n. gen., n. sp.
par Stéphane DEBLOCK
L’autopsie de huit oiseaux de mer ou de rivage capturés à Europa,
île du Canal de Mozambique, située à mi-distance de Madagascar et du
continent africain, a fourni six espèces différentes de cestodes. L’étude de
ce matériel, récolté par E. R. Brygoo en 1959 et 1964, nous fut confiée,
pour les premières récoltes par notre ami, le Professeur Agrégé A. Capron
et pour les secondes par le directeur de l’Institut Pasteur de Madagascar.
Nous les en remercions vivement tous les deux. Il s’agit de Cyclophyllidés.
Deux Tétrabothriidés de Pélécaniformes : Tetrabothrius pelecani (Rud., 1819)
et T. mozambiquus n. sp.; quatre Dilépididés : deux de Charadriifornes,
Anomotaenia nymphaea (Schrank, 1790) sensu Baer, 1962 et un Dilépididé
génériquement inclassable faute de scolex; deux d’Ardéiformes Valipora
parvitaeniunea Baer et Bona, 1960 et Baerbonaia baeribonae n. gen., n. sp.
proche du genre Parvilaenia Burt.
Tetrabothrius pelecani (Rud., 1819)
Hôte: F regala magnificens rolschildi Mathews (= F. minor) (Pélécani-
forme).
Localisation géographique : Ile Europa (Canal de Mozambique).
Date de récolte: 19-5-1959. E. R. Brygoo leg.
Nombre de parasites: 2 immatures.
Le faible nombre de testicules de nos spécimens (10 à 15), joint à une
anatomie des terminaisons génitales et de l’atrium génital conforme à la
description résumée de Baer 1954, p. 45, conduit à la diagnose de cette
espèce déjà récoltée en Afrique aussi bien que dans le Nouveau Monde.
Tetrabothrius mozambiquus n. sp.
Hôte : Pliaeton rubricauda Pélécaniforme (Phaëtontidé). 2 exemplaires.
Localisation géographique: Ile Europa.
Date de récolte: 22-5-1959 et 18-5-1964. E. R. Brygoo leg.
Matériel examiné: trois exemplaires incomplets.
Strobile :
Taille: Un exemplaire parfaitement décontracté mesure, en absence
de partie antérieure et d’anneau gravides, une quinzaine de centimètres;
Source : MNHN, Paris
104
STÉPHANE DEBLOCK
Fig. 1. — Telriib'ilhrius mozumbiqiius n. .sp. - Atrium génital.
A) vue dorsale, eirre invaginé; 15) vue ventrale, cirre évaginé.
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 105
complet, il mesurerait approximativement 20 à 25 cm et 5 cm contracté.
Les anneaux sont rectangulaires dans le sens tranversal. On compte approxi¬
mativement 600 à 800 anneaux, dont 300-400 anneaux jeunes et immatures,
100 anneaux mûrs et 100-150 anneaux gravides; étendus, les anneaux mûrs
mesurent 2.500 x 490 ja; contractés 3.500 x 180 n; les gravides 2.700 à
3.700 n x 700 — 400 n suivant contraction.
Seule. r: non observé.
Canaux osmo-régulaleurs (C. O. H.) :
Les C. O. R. cheminent parallèlement aux bords latéraux du strobilc
à une distance d’environ 450-500 Ils se situent de part et d'autre des
conduits génitaux et de l'utérus jeune encore tubulaire.
Le vaisseau ventral mesure 50-80 y de 0 ; le vaisseau dorsal mesure
26 |x de 0 .
Il n’y a pas d’anastomose transversale à la base de chaque anneau.
Système musculaire :
Musculature interne formée de 35 à 40 grosses libres longitudinales
de 40 à 55 [i de diamètre, constituées d’un grand nombre de fibrilles de
tailles diverses.
Musculature externe formée approximativement d'une soixantaine de
libres longitudinales de 5 à 15 n de d.
Atrium génital:
Unilatéral dextre, situé à la limite du 1 er et du 2 e tiers de la longueur
du bord de l’anneau. Il mesure environ 250-300 n de diamètre antéro¬
postérieur et 200-250 n de longueur.
Sa structure détaillée est illustrée par les figures 1 et 2. Il y a deux pores
sexuels distincts. Le pore mâle débouche en regard du porc génital et dans
l’axe de celui-ci, au fond de l’atrium; il est sensiblement équidistant des faces
dorsale et ventrale de l’anneau en coupe transversale. Il n’y a pas de
papille musculeuse saillante, ni de canal atrial. Le pore femelle se situe au
sommet de la masse musculeuse emplissant l’atrium ou sur son côté interne
(faisant face au pore génital mâle) lorsque fréquemment, elle se replie en
crosse; elle mesure environ 150 y de 0.
Anneaux:
A) Appareil génital mâle (Figure 3 A).
Il y a deux champs testiculaires droit et gauche, très nettement séparés
situés de part et d'autre des glandes femelles et limités du côté externe
par les C. O. R. Le nombre des testicules varie de 55 à 65; le champ poral
en présente 25-32, le champ antiporal 30-35.
Ils mesurent 75 à 100 y. de diamètre; les testicules situés en arrière
de l'ovaire sont toujours rares; ils se cantonnent généralement en arrière
de ses ailes : rares sont les anneaux où 3 à 4 testicules au total s’étendent
vers l’axe du strobile. Les spermiductes confluent pour former un canal
déférent à direction générale latéro-latérale, mais très contourné, de 15 à
25 |i de 0 et empli de spermatozoïdes; il est situé en position dorsale et ses
parois sont minces.
Source : MNHN, Paris
106
STÉPHANE DEBLOCK
La poche du cirre est ovoïde, petite : 130-180 p X 80-90 p, très mus¬
culeuse (25 p d'épaisseur maximale); elle contient une vésicule séminale
de 80/105 x 60 [x à réplétion, simple dilatation du canal déférent; elle se
termine par un tube contourné de calibre restreint pelotonné sur lui-même,
constituant le cirre invaginé.
Le cirre glabre mesure, à l’état d'évagination maximale 150 à 190 p
de long x 30 p de 0 à la base, et 11-13 p à l’extrémité. La présence d’un
canal atrial mâle est exceptionnelle; ce conduit apparaît dans certains
anneaux lorsque la poche du cirre s'éloigne de la cavité atriale : il mesure
alors de 20 à 40 p de long.
Fio. 3. — T. mozambii/uus n. sp.
A) anneau mûr, vue ventrale. H) anneau gravide, vue dorsale et un œuf.
B) Appareil génital femelle.
L’ovaire, postérieur et ventral, est massif bien que ses bords soient
festonnés; allongé transversalement, il mesure à maturité 1.100 p de long
X 290-350 p de haut dans les anneaux de 2.600 p de large.
La glande vitellogène aux bords très festonnés est allongée transver¬
salement en avant de l’ovaire et mesure 800 à 900 p de long x 100 p de
hauteur maximale; elle donne naissance à plusieurs vitelloductes secondaires
courts qui confluent rapidement en deux branches droite et gauche, puis en
un vitelloducte principal antéro-postérieur situé dans l’axe du strobile du
côté ventral.
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 107
La glande de Mehlis circulaire est postérieure à l’ovaire et mesure 80 n
de ©; elle est plutôt dorsale.
L’oviducte court parallèlement au vitelloducte en direction postéro-
antérieure, se dichotomise en deux branches utérines tubulaires droite et
gauche, dorsales par rapport à l’ovaire, décrivant un zig zag régulier pour
franchir largement de part et d’autre les G. O. R.
Le canal vaginal naît au voisinage de la glande de Mehlis sous forme
d’un long tube; il est disposé en arc de cercle jusqu’à l’atrium génital. Il
présente successivement les structures suivantes :
1° un tube étroit de 10-15 n de 0, long de 300 n; 2° le canal vaginal
joue ensuite le rôle d’un réceptacle séminal sur une longueur de 800 à 900 n
par suite d’une nette dilatation de son calibre (40-50 y) souvent accentuée en
une ampoule de 300 |* de long, juste avant d’aborder le vagin copulateur. Sa
paroi musculeuse est ciliée intérieurement (soies de 10 y)\ 3° le vagin copu¬
lateur long de 100 n x 15 n de 0 est formé d’une paroi externe musculeuse
épaisse de 6 à 12 y. Sa paroi interne est tapissée d’un revêtement dense
de soies fines de 10 y de long; il décrit une courbe harmonieuse en direction
ventro-dorsale autour de la poche du cirre pour venir s’ouvrir au sommet
de la masse charnue occupant la majeure partie de la cavité atriale (atrium
proximal) ou, plus fréquemment, vis-à-vis du pore mâle; le pore génital
femelle est ainsi légèrement décalé du côté dorsal.
L’utérus :
Le tube transversal de l'utérus jeune est disposé en chevron. Au fur
et à mesure de son remplissage par les œufs, il subit des dilatations antéro¬
postérieures nombreuses qui le festonnent et qui s’hypertrophient pour
envahir finalement tout l’anneau (fig. 3 B).
A maturité, l’utérus gravide est sacculaire et ramifié. Les oeufs
mûrs (lig. 3 B) mesurent 70 X 25 n; l’enveloppe interne mesure 38 X 25 y,
l'embryon hexacanthe 35 x 25 et ses crochets 13 n.
DISCUSSION
En dépit de l’absence de scolex, l’anatomie du cestode décrit, carac¬
térisé par des porcs génitaux unilatéraux, un atrium génital d anatomie
complexe (à cavité emplie d’une structure musculaire globuleuse centrée
par le vagin distal), la petite poche du cirre très musculeuse, la glande vitello-
gène antérieure à l'ovaire, l’absence de vésicule et de réceptacle séminaux,
est très évocatrice du genre Telrabothrius Rud., 1819, auquel il semble
permis de le rapporter avec un risque minime d’erreur.
Baer, 1954 (p. 80) dénombre trente-six espèces distinctes de Tetra-
bolhrius parmi toutes les espèces décrites, et les scinde en quatre groupes
selon le type d’organisation atriale :
1° Le groupe A présente un canal hermaphrodite, seul canal sexuel
à s’ouvrir dans le fond de l’atrium. Les trois autres groupes ont des orifices
sexuels distincts juxtaposés, l’un ventral (le vagin), l’autre dorsal corres¬
pondant à un « canal atrial » mâle, plus ou moins développé en longueur,
en fonction de l’éloignement de la poche du cirre par rapport à l’atrium;
Source : MNHN, Paris
108
STÉPHANE DEBLOCK
2° Dans le groupe B, les deux orifices sexuels superposés s’ouvrent
au fond de l’atrium à peu près en son centre;
3° Dans le groupe C, les deux orifices sexuels s’ouvrent dans l’atrium
au sommet d’une papille musculeuse en saillie, parfois recourbée ventra-
lement;
1° Dans le groupe D, le vagin a quitté la papille occupée par le seul
canal mâle, pour s’ouvrir isolément en position plus ventrale. T. pelecani,
mentionné ci-dessus, est de. ce type.
L'examen de notre figure 2 montre que le premier cestode Tetra-
Iwthrius décrit chez un Phaétontidé n’apparLient à aucun de ces groupes.
Son originalité réside dans :
1° L'absence de canal atrial mâle;
2° La position du pore mâle au centre de l’atrium, dans l’axe du pore
génital, et l'absence de papille musculeuse en saillie;
3° La vaste courbe décrite par le vagin qui, d’une situation primiti¬
vement ventrale, le ramène en position dorsale et latéralement par rapport
au pore mâle dont il se trouve en fait très éloigné.
Les travaux de Baer ont montré que la structure de l’appareil repro¬
ducteur doit servir de base à la distinction des espèces et primer tout autre
considération anatomique. Étant le premier et seul représentant d'un
cinquième groupe K, nous considérons le cestode décrit comme nouveau
sous le nom de Telrabolhrius mozumbiquus n. sp., qui rappellera l’origine
géographique de sa première découverte, dans le canal de Mozambique.
L’espèce est particulièrement intéressante du fait de la répartition géogra¬
phique uniquement tropicale de son hôte.
Anomotoenia nymphoea (Schrank, 1790)
sensu Baer, 1902
Hôle: Numenius phaeopus (Lin.).
Matériel observé : Une quinzaine de strobiles. K. K. Brygoo le</., mai 1959.
Ces cestodes d’Ruropa sont pourvus des caractères suivants : 1° un
strobile long de 20 à 25 mm; 2° un scolex à rostre puissant, armé d’un
nombre indéterminé de crochets de 62-68 |x de long (fig. 4); 3° des pores
génitaux irrégulièrement alternés; 4° des C. O. R. disposés de part et d'autre
des conduits génitaux; 5° des anneaux trapézoïdaux plus larges que hauts;
6° un nombre de testicules égal à 34-38, répartis dans les 2/3 postérieurs
de l’anneau (fig. 5); 7° un canal déférent très long et contourné en avant
des glandes femelles; 8° un ovaire bilobé situé obliquement dans le 1/3 anté¬
rieur de l'anneau, en avant du champ testiculaire; 9° un utérus primiti¬
vement réticulé, puis sacculaire; ce cestode Dilépididé ne pourrait être
attribué, en absence du caractère essentiel que constitue le nombre des
couronnes de crochets rostraux, qu’aux genres Paricterotoenia Fuhrm., 1932
ou Anomoloenia Cohn, 1900, à l’exclusion des genres Choanoloenid
Railliet, 1896 et Monopylidium Fuhrm., 1899 où l’utérus gravide n’est pas
sacculaire.
La liste de Sandeman (1959) concernant les Dilépididés de Charadrii-
formes nous a servi de référence, indépendamment de la position systé¬
matique exacte des espèces énumérées, encore pleine d'imprévu (voir Maté-
vossian, 1963).
Source : MNHN, Paris
Fig. 4. — Anomolaenia nymphaea Siirank, sensu Bahr, 1962.
Scolex et crochets du rostre.
Fig. 5. — A. nymphaea, sensu Baer, 1962. — Anneau mûr, vue ventrale.
Fin. 6. — a. nymphaea, sensu Baer, 1962. — Poche du cirre; la structure en llèche
incurvée parait être constituée de longues soies agglomérées. Le cirre proprement dit est
invisible.
Source : MNHN, Paris
110
STÉPHANE DEBI.OCK
Aucune espèce de Paricterotoenia (à double couronne de crochets) ne
combine des crochets de 64 |x à 36 testicules et à une longueur de strobile
de 25 mm; parmi les Anomotoenia (à simple couronne de crochets), nous
ne pouvons utilement retenir qu 'Anomotoenia nymphoea (Schrank, 1790)
dont les caractéristiques essentielles récemment précisées par Baer, 1962
p. 18 se retrouvent dans notre espèce, y compris la très curieuse structure
incluse dans la poche du cirre et la nature de l'hôte.
Dimensions de l'espèce:
Strobile (sans anneaux gravides mûrs) de 9 mm x 0,45 à 0,70 de largeur
maximale. Scolex : 230 à 260 jx de diamètre. Sac du rostre 220*250 [x x 90
à 110p de 0, dépassant le bord postérieur des ventouses. Rostre évaginé
puissant long de 80 à 100 |x x 60-80 [x de0, pourvu d’une table apicale
large de 100 jx. Crochets de 62-68 |x x 13-14 |x, identiques à ceux de
Kiiabbe, 1869. Ventouses de 120-140 x 80-110 |x de 0. Anatomie de Dilépi-
didé. Anneau mûr de 610 x 430 [x; 31 à 38 testicules de 45 (x de0. Poche
du cirre de 95 X 70 jx. Ovaire oblique, bilobé, de 300 X 110 [x. Vitellogène
médian en haricot à convexité postérieure, de 110 x 40 [x. Utérus jeune
réticulé.
I.a poche du cirre est petite, ne dépassant guère les C. O. R. poraux,
de parois fines et d’aspect sacculaire; elle contient le prolongement du
canal déférent pelotonné sur lui-même sur une assez grande longueur;
le cirre invaginé est inapparent. L’aspect le plus typique de l'espèce est
fourni par une grosse touffe de soies longues et fortes, très serrées les unes
contre les autres affectant sur tous nos exemplaires la forme d’une flèche
épaisse et incurvée (cf. fig. 6), longue de 70-90 n et de 30 jx de largeur maxi¬
male. Aucun anneau ne nous a montré l'aspect du cirre évaginé et le devenir
de la toulïe. Il est donc impossible de confirmer l’observation de Baer, 1962
(p. 19 et fig. 20).
Il est fort vraisemblable que la dénomination « Anomotoenia nymphoea,
Schrank » se rapporte dans la littérature à une série composite de cestodes
(cf. Matévossian 1963, p. 408-413); aussi rapportons-nous plus précisément
notre espèce à celle décrite par Baer.
Dilépidiné sp.
Hôte : Arenaria inlerpres (L.).
Matériel observé: 4 strobiles sans scolex. E. R. Brygoo leg., mai 1964
(fig- ?)■
Les Cestodes présentent une anatomie de Dilépididé et de Dilépidiné,
car l’utérus mûr est sacciforme et dépourvu de capsules ovifères. Comme
caractéristiques pouvant mener à une détermination, il faut citer : un strobile
de 20 à 30 mm, des pores génitaux « presque régulièrement » alternes (du
type G DGDGDGDDGGDGDG D...), un nombre de testicules
égal à 10-12, assez volumineux, situés en arrière des glandes femelles, dans
la moitié postérieure de l’anneau, un canal déférent très long et contourné
en avant des glandes femelles situées obliquement, une poche du cirre de
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER
DE RIVAGE
111
110 x 45 n contenant un cure long de 35 |i, armé de fortes épines aplaties
de 4,5 X 3,5 [x, un vagin copulateur chitinoïdisé et ornementé de ponctuations,
des œufs mûrs ovalaires sans prolongement polaire, mesurant 40/56 x 28/38 [x.
L’armature du cirre constituant un facteur particulièrement favorable
d’exclusion discriminative dans la revue des espèces, nous n’aurions à retenir
dans les genres Anomolaenia et Pariclerolaenia sensu Sandeman, 1959 que
les quelques cestodes de Charadriiformes pourvus de ce caractère (in Maté-
vossian, 1963) :
Source : MNHN, Paris
112
1° dans le genre Anomotaenia:
a) le cirre de A. perisorei Spasskaia, 1957 pourvu de soies lines de 10
à 12 ji et non d'épines; l’utérus gravide semble devoir se. dissocier en capsules
parenchymateuses ;
li) le cirre de A. claviyera sensu Guinetsinskaia et Naoumov; mais
l'espèce, selon Krabbe, 1869, présente des œufs à longs prolongements
polaires; chez .1. voluulus (Linstow, 1906), le cirre est glabre et c’est l’atrium
qui est pourvu de soies.
2° dans le genre Paricterotaenia :
a) le cirre de P. slesvicensis (Krabbe) est pourvu d’une très line arma¬
ture selon la ligure de Joyeux et Baer, 1939 illustrant C. Iriganciensis;
b) le cirre. de P. paradoxa (Rud.), espèce pauciannelée à habitus tout à
fait particulier (in Baer, 1962);
c) le cirre de P. rirrispinosn Patwardhan, 1935 pourvu de 26 testi¬
cules;
Chez P. coronala (Creplin. 1829), selon la description de Burt, 1940,
il semble que le cirre soit glabre et l'atrium génital armé de soies fines et
très longues, de 68 à 75 p, puisqu’elles sont capables de faire issue par le
pore génital lorsque le cirre est invaginé. L’espèce est par ailleurs pourvue
de plus de 20 testicules (1).
En conclusion, il semblerait que le Dilépididé figuré constitue une
espèce encore non décrite; l’absence de scolex ne permet pas l’attribution
générique.
Valipora parvitaeniunca Baer et Bona, 1960
Hàles: Egretta dimorpha (Ardéiforme) (Aigrette des récifs).
Localis/dion géographique : Europa. Mai 1959. E. R. Brygoo leg.
Matériel observé: Plusieurs strobiles, mais la plupart très fragmentés.
Description de l'espèce.
Slrobile: Le strobile complet en extension normale, mesure 10 à 20 min
suivant les exemplaires, sur 700-950 p de largeur maximale. Il ne comporte
qu’un nombre d’anneaux assez restreint : 100 à 150 (y compris les anneaux
immatures et les anneaux de cou). On compte approximativement
100 anneaux immatures, 10 à 20 anneaux mâles bien différenciés et mûrs,
10 à 15 anneaux hermaphrodites et 10 à 20 anneaux gravides. Le paren¬
chyme est parsemé de corpuscules calcaires nombreux.
(1) Il semble dillicile, en absence de justification, d’accepter la synonymie proposée
par Sxnokman. 1959. entre magnihamata Burt et coronala; la première espèce ne
possède-t-elle pas 20 crochets de 500 a et un atrium glabre, landis que la seconde 10 crochets
seulement de 110-120 a et un atrium pourvu de soies longues ?
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER OU
VAGE
113
Fig.
Valipora paroilaeniunca Baer et Bona. 1960. — Scolex. a) rostre invaginé;
6) crochets du rostre.
Fig. 9. — r. parvitacniuncn. — Anneau mûr. Vue ventrale. Anneau gravide
et <cuf mûr.
Source : MNHN, Paris
lit
STÉPHANE DEBLOCK
Pores génitaux: Unilatéraux dextres.
Atrium génital: Inerme. Profond de 30 à 10 |x; ses parois forment
souvent un bourrelet charnu annulaire saillant au niveau du bord antérieur
des anneaux, mesurant 70/90 |i de diamètre sur une épaisseur de 30 jx environ.
Musculature longitudinale: formée de puissantes bandes musculaires
internes au nombre de 16 à 20 environ.
C.O.R.: Le canal osmo-régulateur de plus grand diamètre sinue à
la limite externe des glandes génitales. Le canal le plus fin empiète plus
ou moins largement sur le champ des glandes génitales. Les canaux poraux
se situent de part et d’autre des conduits génitaux; les canaux antiporauX
occupent une position inversée par rapport aux précédents : le petit canal
est ventral et le gros canal est dorsal.
Il ne semble pas y avoir d’anastomoses transverses à la base de chaque
anneau.
Scolex: 250 à 266 |x de diamètre à 4 ventouses musculeuses inermes
de 90 |z de diamètre, circulaires. Il n’y a pas de sac du rostre. La double
couronne de crochets est portée par un coussin musculaire épais bien diffé¬
rencié qui s’invagine sur lui-même en cupule pour rétracter les crochets
en une sorte de gerbe; le coussin mesure 65-100 [x de diamètre x 80 |x de
haut; il se situe en avant des ventouses lorsqu’il est évaginé, et entre celles-ci
lorsqu’il est invaginé.
Les 20 crochets sont disposés en une double couronne de 2 x 10 crochets
inégaux; les plus grands mesurent 102-112 x 21-24 [t de hauteur au niveau
de la garde; l’extrémité du manche présente une sorte de sabot relevé, plus
ou moins nettement dessiné suivant les scolex. Les petits crochets mesurent
68-74 x 16-21 n et leur garde est légèrement bifide (figure 8).
Anneaux: (fig. 9). De forme générale trapézoïdale. L’anneau mâle
mesure par exemple 235 x 330n de largeur 'maximale; l’anneau mûr
160 X 520 n, et l’anneau gravide jeune 260 X 675 n. La protérandrie est
nette et les testicules persistent dans les anneaux mûrs, bien que dans
certains strobiles, ils deviennent peu visibles juste avant la ponte ovulaire,
par suite du grand développement pris à ce moment par les glandes génitales
femelles. Le cestode subit parfois un allongement démesuré de ses anneaux,
principalement immatures ou mâles jeunes, qui deviennent presque fili¬
formes.
Sgslème mâle: Testicules sphériques généralement en nombre constant
pour un strobile donné. Ce nombre est assez souvent voisin de 15 à 18;
mais certains exemplaires en comptent jusqu’à 24. Ils sont disposés en une
ou deux assises superposées à la périphérie des glandes femelles ou en
un anneau incomplet interrompu, du côté antérieur, en regard des conduits
génitaux. Néanmoins, les testicules les plus centraux se situent parfois
tout à fait dorsalement par rapport au champ ovarien. Taille à maturité :
45 X 30 ix.
Le canal déférent très contourné est disposé en avant de l’anneau des
testicules principalement dans le prolongement de la poche du cirre; il tient
lieu de vésicule séminale; il est souvent assez peu visible. La poche du cirre
mesure 140-160 •' 10 ;x de diamètre (dans les anneaux mûrs de 310 x 160 |x).
Elle atteint l’axe longitudinal du strobile dans les anneaux mûrs sans le
Source : MNHN, Paris
CESTODES d’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE
115
dépasser; au niveau de son fond s’insèrent de volumineuses fibres muscu-
iares rétractrices transversales. Elle parait proportionnellement beaucoup
plus longue dans les anneaux mâles, et plus courte dans les anneaux gravides.
Le cirre évaginé est puissant; long de 35 p, il porte un renflement basal
de 40 p de 0 et se poursuit en un cylindre de diamètre sensiblement uniforme
de 25 p de diamètre; sa longueur maximale est de 180 p; sa paroi est tapissée
entièrement d’un revêtement dense et homogène de fines soies de 3 à 4p de
long un peu plus courtes à l’extrémité distale du cirre complètement évaginé.
Système femelle: Ovaire ventral multilobé; il compte environ 2x5 lobes
latéraux étendus plus 2 x 3 ou 4 lobes plus dorsaux moins étendus; très
développé à maturité, il occupe la presque totalité du parenchyme médullaire
de l’anneau, mesurant 200 p de largeur X 145 p de hauteur environ. Vitello-
gène situé dorsalement par rapport à l’ovaire et au niveau de ses lobes
postérieurs qu’il dépasse à peine; massif, parfois faiblement lobé. Taille :
65 p x 95 p. de large.
Réceptacle séminal situé dorsalement par rapport à l’ovaire sensi¬
blement au niveau du centre géométrique de l’anneau; il est ovoïde ou
sphérique et mesure 50 à 80 p de 0.
Vagin assez court, ventral par rapport à la poche du cirre (150 p de
long); il est droit ou sinueux sans être pelotonné sur lui-même. Ses parois
sont très épaissies : son diamètre externe est de 45-55 p, son diamètre interne
de 15 à 20 p; à la périphérie, la paroi vaginale est formée d'un manchon
de cellules de 10/12 p d’épaisseur. Sa lumière est tapissée de papilles fines
de 5 p de long. Elles reposent sur une membrane hyaline épaisse de 2 p.
La portion terminale du vagin est entourée d’un sphincter volumineux
bien figuré de 30 p de long X 50 p de diamètre environ, formé de nombreuses
et fines fibrilles musculaires circulaires.
L’anneau gravide mesure 930 X 370 p de hauteur; il y persiste poche
du cirre, vagin, et réceptacle séminal. L’utérus mûr envahit la totalité du
parenchyme cortical en franchissant largement les C. O. R. Il est profon¬
dément lobé et contient un très grand nombre d’œufs (figure 9 b). .
Ces œufs sont régulièrement ovoïdes; la membrane interne chitinoïdisée
représente leur membrane résistante; elle est mince, incolore, réfringente
et mesure 22/25 x 16 p. Les crochets de l’embryon sont du type ab — cc —ba ;
les crochets ab mesurent 7,5 p environ; et les crochets cc 9 p. La membrane
externe est très fine, et mesure 32 x 20 p. Il est possible qu’elle présente
des prolongements polaires dont l’aspect n’a pas pu être précisé; 1 utérus
gravide mûr en effet montre de nombreux filaments enchevêtrés, très colo-
rables, longs de 80 — 90 p X 2,5 de 0 à la base et très effilés; leur ratta¬
chement à la coque externe, bien que fort vraisemblable, n’a pu être opti¬
quement prouvé. La dilacération des anneaux n’a conduit qu à des ruptures
non interprétables.
DISCUSSION
Le cestode décrit parasite d’Oiseaux Ardéiformes, et pourvu des carac¬
tères suivants : scolex à rostre muni d’une double couronne de crochets
inégaux; à pores génitaux unilatéraux dextres; à nombre de testicules
entourant incomplètement les glandes génitales 2, supérieur à sept; à
atrium musculeux; à C. O. R. inversés d’un côté par rapport à l’autre, et
Source : MNHN, Paris
116
STÉPHANE DEBLOCK
situés de part el d’autre des conduits génitaux; à vagin ventral; à utérus
en fer à cheval, puis sacciforme multilobé, répond parfaitement, dans la
famille des Dilepididae Fuhrm., 1907 à la définition du genre Valipora
Linton, 1927 emend. Baer et Bona, 1960.
D’après la révision de ces auteurs, ce genre spécifique des Ardéiformes
comprend actuellement huit espèces différentes. Elles pourraient se diffé¬
rencier les unes des autres selon la clé dichotomique suivante :
Clé dichotomique pour la détermination des espèces du genre
Valipora Linton parasite d'Ardéiformes.
1. — Deux couronnes de crochets sub-égaux, à garde massive, de 50 |x
de long. Grand strobile de 40 mm. 6 testicules (?). Cirre armé
volumineux. Vagin armé fortement développé. Brésil.
. V. spinosa (Fuhrm.).
Deux couronnes de crochets très inégaux à garde mince, de longueur
variable suivant les espèces :
Crochets inférieurs à 20 |x. 2
Crochets compris entre 20 et 50 |x. 3
Crochets supérieurs à 50 p. 4
Espèce à crochets inconnus. 5
2. — Crochets de 17-19 |x et 6,5-7,5 |x de long.
Strobile court de 3-4 mm. P. du C. volumineuse (200 x 55); long
cirre volumineux, armé de soies de 4-5 jx. 6-7 test. Vagin très long
et très contourné. (Europe occidentale).
.V. glomovaginala Baer et coll., 1960.
3. — a) Cr. de 25 et 14 |x. P. du C. courte (80 fx x 30 jx).
7 testicules. Vagin court. (Europe). . V. campylancrislota (Wedl).
b) Cr. de 27-33 n et 12-18 |x de long.
Strobile de 10 à 20 mm. P. du C. relativement courte. Cirre évaginé
long et fin, finement épineux à sa base. 12 testicules. Vagin à parois
musculeuses épaisses, pourvu d’un sphincter volumineux. (Cosmo¬
polite). V. mutabilis Linton.
c) Cr. de 34 |x et 18 n de long.
Strobile court de 4 à 6 mm (30-40 anneaux). P. du C. longue et
fine (250 x 34 [x 0). Cirre évaginé fin et long de 155 X 22 jx à
la base, armé d’épines de rosier de 6 |x. 6 à 7 test. Vagin court,
musculeux à parois épaissies. (Région indienne). V. ardeolae (Singh).
d) Cr. de 35-40 |x et 17-20 [x de long.
Strobile de 3 mm au maximum. P. du C. fine, assez longue
80-144 x 28-35 |x. Cirre armé à sa base d’épines de 2 |x. 8-9 test.
Vagin à parois fines pourvu d’un sphincter volumineux. (Amérique
du Nord).V. minuta, Coil-
4.
— Cr. de }
79-84 et 55-56 ix
81-92 55-59 |x.
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 117
Strobile de 16 min ou plus. P. du C. longue (236-300 n X 60 (a).
Cirre volumineux, cilié. 20-26 test. Vagin volumineux, à parois
soyeuses, court et muni d’un sphincter en manchon. (Australie).
. V. parviloeniunca Baer et Bona.
5. — Strobile de 15 mm environ. P. du C. de 110-150 (a x 63 n. Cirre volu¬
mineux garni de très longues soies (20 y. environ). 19-20 test. Atrium
génital hyper-développé très saillant. Vagin ampullaire soyeux
à parois épaissies, relativement court. (Insulinde).
.V. pachipora Baer et Bona.
Les crochets et l’anatomie du certode décrit se superposent assez
exactement à V. parvilaeniunca parasite de Egrella sacra (Gmel.) d’Australie,
pour que nous ne soyons pas tenté d’individualiser une espèce nouvelle,
en dépit d’une taille plus grande des crochets, du nombre de testicules
inférieur à vingt et de la taille moindre de la poche du cirre. Nous sommes,
loin de connaître les variations intraspécifiques de ce cestode, connu depuis
peu de temps, et en nombre d’exemplaires restreint. Bien qu’elles ne soient
pas très éloignées, les aires de répartition géographique des deux aigrettes
ne se recouvrent pas; il est permis de penser que l’hôte intermédiaire —
sans doute un poisson marin — est commun aux deux aires et assure la
dissémination du parasite à moins que ce rôle ne soit dévolu à un troisième
hôte définitif encore inconnu.
Baerbonaia baeribonae n. gen., n. sp.
Hôte: Egrella dimorpha. Ardéiforme. 2 exemplaires.
Localisation géographique: Europa. Mai 1959. E. R. Brygoo leg.
Matériel observé : Plusieurs strobiles complets dont plusieurs mûrs.
Observation rendue difficile par l’épaisseur des anneaux. L’espèce coexiste
avec Valipora parvilaeniunca chez deux hôtes sur trois autopsiés.
Description de l'espèce:
Strobile. Le strobile complet, très contracté mesure 25 mm; norma¬
lement allongés, les exemplaires mûrs devraient atteindre 30 à 40 mm.
Largeur maximale : 1.100-1.300 1 *. Ils comptent 400 à 450 anneaux au
total : 150 immatures, 100 en voie de maturation, 50 mûrs hermaphrodites,
et 50 gravides environ.
Le parenchyme est parsemé de nombreux corpuscules calcaires ovales.
La cuticule est très épaissie (12 n).
Pore génitaux: Unilatéraux dextres (le champ testiculaire dorsal
servant de repère).
Atrium génital: Inerme. Profond de 50 à 80 n- Ses parois n ont pas
tendance à former de bourrelet annulaire saillant; elles ne sont pas muscu¬
leuses.
Source : MNHN, Paris
STÉPHANE !)EBI.(
IIX
Musculature longitudinale: Approximativement formée de 15 à 20 puis¬
santes bandes internes s’anastomosant le long de leur parcours, et de
40 bandes externes plus fines.
Canaux osmo-règulateurs (G. O. R.) :
Un C. O. R. de grand diamètre en position plutôt ventrale sinue a
la limite externe du massif des glandes génitales, en franchissant ventra-
lement les conduits génitaux.
Il ne nous a pas été possible de mettre en évidence le C. O. R. dorsal
dans aucun des strobiles examinés de bout en bout, ni d’un côté, ni de l'autrCi
pas plus que sur les coupes transversales et longitudinales pratiquées. Ils
sont vraisemblablement absents.
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 119
Il n’y a pas non plus d’anastomoses transverses visibles à la partie
postérieure des anneaux.
Scolex :
Bien développé, de 400-1300 p de diamètre x 450 p de haut. Pourvu
de quatre ventouses circulaires non saillantes, bien enchâssées dans sa
masse, relativement petites, de 120 à 150/170 p de diamètre; elles sont
assez largement espacées les unes des autres, et leur cavité est recouverte
d’une mince vélum cuticulaire.
Il n’y a pas de sac du rostre. Les crochets sont portés par un coussin
Fig. 11. — II. baeribonne, n. gen.. n. s/>. - Anneau mûr, vue dorsale; en a) détail
des conduits génitaux terminaux, vue ventrale.
musculaire épais et massif de 160-250 p de diamètre x 125 p de hauteur.
Les 20 crochets sont disposés en une double couronne de 2 x 10 crochets
inégaux. Les plus grands mesurent 178-185 X 56/60 p, les plus petits
120/140 x 48 p de hauteur. L’extrémité de la garde, très épaissie, mesure 30 p
dans les deux cas. Cet épaississement ainsi que celui, plus discret, de l’extré¬
mité du manche, observé de profil, donne l’illusion de sortes de sabots
emmanchés au crochet (figure 10).
Anneaux:
De forme générale trapézoïdale, très allongée transversalement par
un excès de contracture.
Les anneaux mûrs mesurent de 870 à 1.150 x 150-200 p; les anneaux
gravides 1.100 x 400 p.
La protérandrie est nette et les testicules persistent dans les anneaux
mûrs.
Système génital male (figure 11).
Testicules au nombre de 25 à 35, initialement disposés dorsalement à
la périphérie de l’ovaire en formant un anneau incomplet, interrompu du
Source : MNHN, Paris
120
STÉPHANE UEBLOCK
côté poral antérieur, puis envahissant à maturité la totalité du champ
dorsal du parenchyme médullaire. Ils mesurent alors 55 X 45 n.
Le canal déférent très contourné est disposé en avant du champ testi¬
culaire antiporal dans le prolongement de la poche du cirre; il tient lieu de
vésicule séminale externe.
La poche du cirre mesure 450 ja de long x 45/55 (a de diamètre à l’état
décontracté (dans un anneau mûr de 100 ia de large) et 200 x 65 ja seulement
à l’état contracté (dans un anneau de 800 ia). Sa paroi musculeuse est rela¬
tivement épaisse (8 ia). Elle est disposée transversalement dans la partie
antérieure dextre de l'anneau et atteint l’axe longitudinal du strobile sauf
à l’état de contraction; au niveau de son fond s’insèrent de fortes libres
musculaires rétractrices transversales.
Le cirre invaginé est assez bien visible sur toute sa longueur dans l’axe
de la poche par suite d’une coloration plus intense de sa cuticule ciliée
invaginée.
Le cirre évaginé est puissant et uniformément cylindrique; son diamètre
est de 22 n, sa longueur une centaine de microns, bien qu’à l’état maximal
d’évagination il puisse sans doute atteindre 150 à 200 n environ. Sa paroi
est tapissée entièrement d’un revêtement dense et homogène de fines soies
de 3,5 |a de long. Des coupes transversales ont montré qu’à 200 ou 300 ja
de l'extrémité distale ce revêtement ciliaire fait place, sur la longueur de
100/150 i* d’un tube de calibre plus restreint, à une armature de soies plus
épaisses et plus longues, correspondant sans doute aux « touffes apicales »
décrites par Bakr et Bona chez diverses espèces (figure 11 a).
Système génital femelle.
Ovaire ventral multilobé. Très développé à maturité, il occupe la presque
totalité du parenchyme médullaire de l'anneau, mesurant 700 |a de lar¬
geur x 100 il de hauteur.
Vilellogène situé ventralemcnt au niveau des lobes les plus postérieurs
de l’ovaire qu’il dépasse à peine. Massif, très faiblement lobé, il mesure
130-160 n x 55/65 [x de haut.
Réceptacle séminal situé entre l'extrémité du vagin et le vitellogène.
Ovoïde, dorsal par rapport à l’ovaire, il mesure 100 x 50-65 ja de diamètre.
Vagin toujours ventral par rapport à la poche du cirre, il présente
une forme conique allongée (270 ia) et ne décrit pas de sinuosités, mais une
simple courbe, pour atteindre le réceptacle séminal. Ses parois sont très
épaissies (8-10 n), et son diamètre maximal externe est de 40 p environ.
Il comporte une portion distale tubulaire de 65 n environ, entourée d’un
sphincter musculaire de fines fibres annulaires, de 45 ia de long x 35 ja de 0.
épais de 10 ia environ.
Sa lumière est très festonnée et tapissée d’un revêtement dense et
continu de soies fines de 6 ;a de long.
L’anneau gravide mesure jusqu'à 1.270 x 225 [a. Il y persiste poche
du cirre, canal déférent, vagin et réceptacle séminal.
L’utérus primitivement transversal envahit à maturité la totalité du
parenchyme cortical, en repoussant latéralement le C. O. R. Il s’insinue
entre les bandes musculaires internes longitudinales en formant des hernies.
Il est profondément lobé sur toute sa périphérie et contient un grand nombre
d’œufs (figure 12).
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 121
Les œufs sont régulièrement ovoïdes et présentent une membrane
interne chitinoïdisée résistante, très mince et incolore, mesurant 21-22 X 16 ^
assez étroitement appliquée contre l’embryon. Les crochets mesurent 9-11
de long. Les dimensions de la membrane externe très mince ne sont pas
mesurables; il est vraisemblable que dans l'eau, à frais, elle doit doubler
ou tripler la taille de l’œuf. Il est possible qu’elle présente des prolongements
polaires filamenteux de 90 n de long x 25 n de 0. Ils ont le même aspect
que ceux de l’espèce précédente.
DISCUSSION
Le cestode décrit, parasite d’oiseaux Ardéiforme, est pourvu des carac¬
tères essentiels suivants :
Scolex à rostre armé d’une double couronne de crochets inégaux;
à pores génitaux unilatéraux dextres et à vagin ventral; à champ testicu¬
laire ayant tendance à occuper la totalité du champ dorsal du parenchyme
médullaire et à déborder le champ ovarien en arrière, sur les côtés et en
avant; à atrium inerme ne formant pas de bourrelet musculeux saillant; à
canal déférent tubulaire très long et contourné, intérieur et extérieur à la
poche du cirre; à utérus transversal, secondairement multilobé en direc¬
tion antéro-postérieure; à C. O. R. ventral situé ventralement par rap¬
port aux conduits génitaux et extérieurement à l'utérus gravide qu’il
contourne; dépourvu de C. O. R. dorsaux.
Il ne répond dans la famille des Dilepididae Fuhrm. 1907, à aucun des
genres de Dilepidinae Fuhrm. 1 907 actuellement existants comme le montre
l’usage de la clé dichotomique suivante des genres de Dilepidinae parasite
d'Ardéiformes, établie grâce à la récente révision de Baer et Bona, 1960.
Clé dichotomique pour la détermination des genres
de Dilepidinae Fuhrm. 1907, parasites d'Ardéiformes
1. Rostre armé d’une seule couronne de crochets. P. G' unilatéraux
dextres. Atrium génital très musculeux. Testicules disposés autour des
glandes femelles.3
2. Rostre armé d’une double couronne de crochets :
P. G' alternes.4
P. G* unilatéraux, droits ou gauches.6
3. Crochets à lame plus longue que. le manche. Testicules peu nom¬
breux ( < 10). Utérus sacciforme. Disposition des C. O. R. inconnue.
. Clelandia Johnston, 1909.
— Crochets à lame plus courte que le manche. Testicules nombreux (50-55).
Utérus transverse avec nombreuses ramifications antéro-postérieures.
C. O. R. dorsaux absents; conduits génitaux dorsaux par rapport
au C. O. R. Mashonalepis Beverley-Burton, 1960.
L Pores génitaux régulièrement alternes; conduits génitaux intercalaires.
Testicules nombreux, dorsaux, uniformément répartis. Utérus en
anneau autour des glandes femelles. Cyclustera Fuhrm., 1901.
Source : MNHN, Paris
122
STÉPHANE DEBLOCK
— Pores génitaux irrégulièrement alternes. Conduits génitaux interca¬
laires .5
5. Testicules nombreux en un groupe postérieur à l’ovaire. Vagin postérieur j
au conduit sexuel utérus initialement réticulé, puis sacculaire.. . . I
. Anomotoenia Colin, 1900. I
— Testicules peu nombreux, (< 15; en général 6 à 10) en deux groupes
antérieur et postérieur à l’ovaire, parfois autour des glandes femelles. 1
Vagin dorsal ou ventral en fonction du côté. Utérus sacciforme et
lobé. Parviloenia Burt, 1940.
6. Nombre de testicules égal à 4, postérieurs à l’ovaire.7
Nombre de testicules égal à 7, autour de l’ovaire.8
Nombre de testicules plus élevé.9
7. Conduits sexuels intercalaires. Utérus jeune en fer à cheval, puis sacci¬
forme. P. G.' unilatéraux droits ou gauches. Atrium génital compliqué
de poches portant des épines.
. . Neoyryporhynchus Baer et Bona, 1960 (= Gryporhynchus Ransom).
Conduits sexuels dorsaux. Utérus sacciforme. P. G.' unilatéraux
gauches. Atrium dépourvu de poches à épines. . Paradilepis Ifsü, 1935.
8. Conduits sexuels intercalaires, utérus en fer à cheval, puis sacciforme
lobé. Vésicule séminale interne et externe présentes.
. Proorchida Fuhrm., 1908.
9. C. O. R. homologues des deux côtés.10
C. O. R. inversés d’un côté par rapport à l’autre. Atrium souvent
très musculeux et éversible.11
10. Une couronne complète d’une quarantaine de testicules. Conduits
sexuels intercalaires. P. G. 1 unilatéraux droits ou gauches. Vagin
ventral à droite, dorsal à gauche. Utérus sacciforme, très ramifié. Crochet
caractéristique (garde noyée dans le prolongement du manche; lame
courte en bec). Cyclorchida Fuhrm., 1907.
— Testicules postérieurs ou latéraux à l’ovaire. Conduits sexuels dorsaux.
P. G.‘ unilatéraux Dr. Vagin dorsal. Utérus en double réseau (1 ventral
et 1 dorsal réunis par des connexions, puis sacciforme).
. Dilepis Weinland, 1858.
11. P. G.’ unilatéraux dextres.12
P. G.' unilatéraux gauches. Utérus réticulé. Testicules nombreux (> 30)
postérieurs et latéraux à l’ovaire. Crochets mal connus.
. Nasuloenia Baer et Bona, 1960.
12. Nombre de testicules < 20, postérieurs et antiporaux, parfois antérieurs
à l’ovaire. Conduits sexuels intercalaires. Utérus en fer à cheval, puis
sacciforme. Valipora Linton, 1927.
— Nombre des testicules > 30 en un champ postéro-latéral à l’ovaire,
parfois en deux champs bien séparés. Conduits sexuels dorsaux. Utérus,
soit transverse avec nombreuses ramifications à direction antéro¬
postérieure, soit en fer à cheval, puis sacciforme.
.D endrouterina Fuhrm., 1912.
Source : MNHN, Paris
CESTODES D’OISEAUX DE MER OU DE RIVAGE 123
La silhouette des crochets et l’anatomie de l’anneau rapprochent
néanmoins le cestode d’Europa du genre Parvitoenia Burt, 1940 dont il
paraît constituer une variante à pores unilatéraux. Faire abstraction de
l’aberrance des C. O. R. nous conduirait à envisager un rapprochement
avec Cyclorchida Fuhrm., 1907 ou avec Dendrouterina Fuhrm., 1902. Mais
ces genres s’excluent de par la forme caractéristique de leurs crochets, et
également, pour le second genre cité tout au moins, par la structure très
ramifiée de l’utérus. Mashonalepis B.-Burton, 1960 est le seul des genres
de Dilepidinae de création récente parvenus à notre connaissance, à pouvoir
être rapproché du ccstode décrit; comme lui, il est dépourvu de C. O. R.
dorsaux; c’est un parasite d’Ardéiforme d’Afrique du Sud. Mais l’unique
couronne de crochets rostraux, d’une silhouette très différente, ne permet
pas de pousser plus loin le rapprochement dans l’esprit de la classification
actuelle, parfaitement mise au point par Baer et Bona; l’érection d’un
nouveau genre s’avère donc nécessaire pour le recevoir; nous le dédierons
à MM. Baer et Bona en témoignage d’estime.
Baerbonaia n. yen.
Diagnose. Dilepididae, Dilepidinae. Scolex à coussin musculeux formant
rostre, armé d’une double couronne de forts crochets du type Parvitoenia
Burt ou Valipora Linton. Pores génitaux unilatéraux dextres. Atrium,
génital inerme dépourvu de bourrelet musculaire. Vagin ventral par rapport
à la poche du cirre. Conduits sexuels dorsaux par rapport aux canaux osmo-
régulateurs (C. O. R.). Absence de C. O. R. dorsaux. Testicules nombreux (30)
disposés à maturité en un champ unique, dorsal par rapport au champ
ovarien. Utérus transverse, puis sacculaire multilobé, contenant un grand
nombre d’œufs, et ne dépassant pas latéralement les C. O. R. ventraux.
Parasite d’Ardéiformes.
Espèce type : Baerbonaia baeribonae n. sp., parasite de Egretta dimorpha.
Ile Europa (Afrique, Canal de Mozambique).
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Baer (J. G.), 1954. — Révision taxinomique et étude biologique des cestodes
de la famille des Tetrabothriidae parasites d’oiseaux de haute mer et
de Mammifères marins. Mém. Univ. Neuchâtel (Suisse), 123 p., 82 fig-
1962. — The zoology o / Icetand. Cestoda. T. 2, part. 12, 63 p., 50 fig-
E. Munksgaard édit., Copenhagen.
Baer (J. G.) et Bona (F.), 1960. — Révision des cestodes Dilepididae Fuhrm.,
1907 des Ardéiformes. Note préliminaire. Bull. Inst. Museo. Zool.
Univ. Torino, 6 (4), 53 p., 16 fig.
Beveri.ey-Burton (M.), 1960. — A ncw dilepidid cestode, Mashonalepis
dajijddi n. gen., n. sp. from the gray héron, Ardea cinerea L. J. Parasitol
46, p. 487-490, 7 fig.
Blht (D.), 1940. — New species of cestodes from Charadriiformes, Ardei-
formes and Pelecaniforines in Ceylon. Ceylon J. Science, Sect. B.»
22 (1), 63 p., 34 fig.
Joyeux (C.) et Baer (J. G.), 1939. — Sur quelques cestodes de Charadriiformes.
Bull. Soc. zool. France, 64, p. 171-186, 4 fig.
Matévossian (E.), 1963. — Dilepidoidea. Cestodes des animaux domestiques
et sauvages in Éléments de cestodologie, tome 3, Edit. Acad. Sci.
U. R. S. S., 687 p.
Sandkman (I.), 1959. - A contribution to the révision of the dilepid tape-
worms from Charadriiformes. Prcliminary Note. Zool. An:., 163 (9-10),
p. 278-288.
(Travail du Laboratoire de Parasitologie
de la Faculté mixte de Médecine-Pharmacie de Lille (France).
Directeur : Professeur Jean Biguet).
Source : MNHN, Paris
Acanthoparyphium charadrii YAMAGUTI 1939
chez Squatarola squatarola
par Josette RICHARD
Matériel étudié
Trente Échinostomes de l’intestin antérieur d’un « Pluvier gris » Squata¬
rola squatarola (Charadriiforme) capturé sur Tîle Europa (avril 1964).
Dimensions
Longueur. 1.37 — 3,80 inm
Largeur.130-—216 g
Ventouse buccale.39 — 73/59 63 g
Pharynx. 59/34 — 59 g
Ventouse ventrale.172 — 220/118 162 g
Ovaire.73 — 78/ 49 59 g
Testicule antérieur.127 200/ 73— 127 g
Testicule postérieur.147 — 260/ 88 113 g
Poche du cirre.313 — 450 g
Plateau céphalique. 113 — 120/153 179 g
Œuf ..82/61 g
Grandes épines ventrales.47/11 g
Épines dorsales et latérales.40/ 8 g
Remarques et discussion
Bien que les œufs ne soient pas de même taille et que le corps soit
deux fois plus large pour une même longueur, nous ne pensons pas que
cette espèce soit différente d’ Acanthoparyphium charadrii décrit par Yama¬
guti (1939) chez Charadrius alexandrinus dealbatus (Swinhoe), du Japon.
La forme du corps, l’étendue des vitellogènes, la formes et la position des
glandes génitales, les dimensions des épines sont identiques chez les
deux espèces. Nous nous bornerons à compléter la description donnée par
Yamaguti.
La partie antérieure du corps est couverte de petites épines serrées
les unes contre les autres et disposées en rangées transversales. Leur densité
diminue au niveau de la ventouse ventrale et elles disparaissent tout à fait
en arrière de celle-ci.
Le plateau céphalique porte 23 épines disposées sur un seul rang non
interrompu dorsalement. De chaque côté du sillon ventral, on compte
4 grandes épines (cf. fig. 1 A). Les 15 autres épines de la couronne sont
Plus petites.
Les glandes génitales sont disposées en tandem (cf. fig. 1 B). Chez la
Plupart des individus observés, la moitié du corps correspond au niveau
d u tiers antérieur du 1 er testicule. Toutefois, suivant le degré d’extension
Source : MNHN, Paris
126
JOSETTE RICHARD
du corps, les glandes génitales peuvent être situées à des niveaux diffé¬
rents (cf. lig. 1 C) et il ne semble pas que ce caractère puisse être utilisé
pour différencier deux espèces. Le testicule antérieur est sphérique à ovale
et le testicule postérieur, plus grand, ellipsoïdal, est 1 fois 1/2 à 2 fois plus
long que large.
Les œufs très grands proportionnellement aux dimensions du corps
sont peu nombreux (6 à 10). Dans nos préparations aucun d’eux n’était en
parfait état et les mesures que nous donnons sont par suite approximatives.
BIBLIOGRAPHIE
Yamaguti (S.), 1939. — Studies on the helminth fauna of Japan. Part 25.
Trematodes of birds, IV. Japan ./. Zool., 8 (2), p. 129-210.
(Zoologie (Vers) - Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
Sur deux espèces d’Échinostomes Himasthlinae
(Trématodes) de Charadriiformes.
Description d ’Aporchis mozambiquus n. sp.
Par Stéphane DEBLOCK
Himasthla rhigedana Dietz, 1909
Hôte : Arenaria interpres (Lin.).
Localisation : Intestin grêle.
Matériel observé: Quatre exemplaires, mélangés à ceux d porc is
mozambiquus n. sp. ; E. R. Brygoo leg., mai 1964.
Caractéristiques de l'espèce:
Les vers adultes mesurent de 10 à 15 mm X 0,45 i 0,6 mm de largeur
maximale au niveau des glandes génitales, la zone comprise en re B
génitales et la ventouse orale s’allongeant démesurément. La cuticule est
année de fortes épines imbriquées jusqu’en dessous du niveau
ventrale; puis elle s’organise en segments annulaires de -> . ’
épineux sur le pourtour de leur bord postérieur. Le plateau cepdalique
est réniforme et mesure transversalement 260 p, et 130 p de “‘ er “j
postérieur à l’échancrure. Le collier d’épines est interrompu .
et se dispose sur un seul rang latéralement et dorsalement et sur plusieurs
rangs ventralement; on compte :
1° une couronne de 24 épines de 44-50 X 10-13 n;
2° deux amas terminaux de six épines inégales superposées en trois p ans
Principaux et mesurant 50, 50, 34, 37, 17 p; elles sont agencées selon le
schéma 1; les premières épines de la couronne ne mesurent que 34-3/p.
Le nombre total des épines du collier céphalique est par consequen
24 + (2 x 6) = 36. , .
L’extension antérieure des glandes vilellogènes s arrête très loinien
arrière du fond de la poche du cirre; elles s’interrompent nettement P
et d’autre de la sone équatoriale des testicules, mars s étend
1 extrémité postérieure du corps. La poche du cirre, bien que dépassant
largement le bord postérieur de l’acétabulum, ne mesure “U total qu
«00-650 x 85-100 P, soit environ deux fois le diamètre de la ventouse
ventrale.
Les autres dimensions sont les suivantes : ventouse ™
à C 260 USe VentralE 290 X 115 pharynX 90 X * °
Testicules'ovalaires très allongés longitudinalement de_700-800 x,300 p,
»u même 950 x 300 p. Follicules vitellins arrondis de 50-60 O «e diamètre.
Y^icule excrétrice tubulaire courte n’atteignant pas le testicule postérieur,
-ufs sans filament polaire de 65 X 65 à 80 x 60 |x.
Source : MNHN, Paris
128
STÉPHANE DEBLOCK
DISCUSSION
Les espèces du genre Himasthla auquel nous rapportons nos exemplaires
ont fait l’objet d’une compilation en 1956 par Skkiabine et Baschkirova
(XII, p. 746-770) et d’une récente révision par Stunkard, 1960. Deux espèces
présentent un collier de plus de 32 épines; I’espèce-type du genre H. rhige¬
dana Dietz, et M. macinloshi Stunkard, 1960. L’espèce de Stunkard ne se
confond pas avec l’espèce décrite pour les raisons suivantes : 35 épines au
collier, d’un tiers plus grandes (78-84 x 20 p, au lieu de 50 p); ventouses
un peu plus développées; œufs plus grands (100 X 76 p); vitellogènes
continus au niveau des testicules.
Fia. I. — Himaslhla rhigedana Dietz, 1909. — Collier céphalique; les épines des bouquets
terminaux sont disposées sur trois plans; le plan moyen est indiqué en grisé.
Aussi rapportons-nous les trématodes d’Europa à l’espèce Eurasienne
de Dietz dont ils présentent toutes les caractéristiques spécifiques; l’ordon¬
nance de la spinulation du plateau céphalique de la figure 1 d 'Himasthla
rhigedana sensu Adams et Martin, 1960 nec Dietz ne s'accorde ni avec nos
observations, ni avec celles de Dietz. Aussi proposons-nous pour cette
espèce néarctique, que nous pensons différente, le nom de H. californiensis
n. sp. (1).
Aporchis mozambiquus n. sp.
Hôte: Numenius phaeopus (Lin.), Arenaria interpres (Lin.).
Localisation: intestin grêle.
Matériel observé: une vingtaine d’exemplaires. E. R. Brygoo leg.,
mai 1964.
(I) PnuDHOE (1944) a signalé la présence d'il, rhigedana Dietz à Ceylan, ne différant
de l’espicc-type que par des œufs de plus grande taille (95-110 p). En absence d’illus¬
tration du plateau céphalique, il est difficile de rapprocher ces exemplaires, soit de l'espèce
de Dietz comme l'a proposé l’auteur, soit de H. californiensis n. sp.
Source : MNHN, Paris
DEUX ESPÈCES d’ÉCHINOSTOMES
129
Description de l'espèce.
Corps (ci. fig. 2 A et B). A l’état semi-contracté, le corps a une forme
lancéolée allongée, la largeur maximale se situant un peu en-deçà des glandes
génitales, à la limite du 3 e et 4 e quart postérieur du corps. Il mesure 4 a
5.5 mm sur 0,9 à 1,1 mm. Les bords sont nettement festonnés sur toute la
longueur. Ces vers sont susceptibles, comme, ceux du genre Himasthla Dietz,
de subir un étirement démesuré qui allonge leur corps en l’amincissant dans
des proportions considérables; la zone d’élongation se situe surtout entre
la ventouse ventrale et les gonades; les festons des bords s’atténuent en
partie. Ils mesurent alors de 6,5 mm à 12 mm sur 0,8-0,85 nun de diamètre
maximal situé dans ce cas un peu en-deçà des glandes génitales. Enfin,
toute la région du corps comprise entre les deux ventouses se replie souven
en gouttière du côté ventral. Le nombre des pseudo-métamères avoisine 25 .
Cuticule: La cuticule des deux tiers antérieurs du corps non etire est
fortement épineuse. Les épines de la région préacétabulaire et immédia¬
tement post-acétabulaire sont imbriquées et mesurent 18 X 10,5 n de large
et 5 n d’épaisseur. Plus en arrière de la ventouse ventrale, elles s organisent
annulairement sur des crêtes transversales de la cuticule, cretes distantes
de 15 à 25 n. La densité du revêtement d’épines s’atténue progressivement
Pour disparaître complètement dans la région de largeur maximale du corps.
La partie postérieure du corps est glabre. La cuticule, épaisse e P
javeau du sommet des crêtes, repose sur une assise de fibres muscu
longitudinales étroites (5 à 13 n) et nombreuses (approximativement 3b pour
Une face ventrale).
i„ Le plateau céphalique (fig. 3) mesure, lorsqu’il se présente
190-200 I» de haut et 225-270 a de large. De forme orbrculaire, une échai
Mure ventrale, profonde de 80 a, l'encoche en rein. Sa P ér 'P he " e P 0 *'
Me unique rangée régulière et continue de 46 petites epmes de 11-12 gx on
* Mondant jusqu’aux bouquets terminaux des épines ven ra es
Plus fortes et serrées apparemment sans ordre défini. Au no
chaque côté, elles mesiîrent 20 X 11 P pour les plus courtes et 33 a pour
les plus longues sur 11-12 a de diamètre. La spinulation a donc pour formule .
46 + (2 X 9) = 64.
Ventouses. — La ventouse orale mesure 80 a de diamètre. La ventouse
ventrale apparaît souvent comme une sorte de poche en gouss ’
are dirigée vers l’extrémité antérieure du distome ; puissante, e . . ,
1c diamètre ou 300 X 360 a lorsque la déformation en gousset est plus
accusée. Ses bords sont glabre. La distance séparant le centre géométrique
es deux ventouses est de 400 à 500 |x.
v Tube digestif. - Prépharynx court (10-15 a); pha/ym «-smileux
sphérique ou ovilde de 80 X 65 ou 80 x 80 a, L’œsophage est court .
X 55-60 a. La bifurcation ccecale se situe juste en avant de acéu
um - Les cæca cheminent latéralement au contact des nostérieurè
contournent les glandes génitales et se terminent a la partie posten u
au voisinage de la vésicule excrétrice.
Appareil reproducteur mâle. - Les testicules se situent postérieuremMt
* tandem; ils sont bien visibles, dégagés des anses utérines Le: cente
du testicule postérieur est distant de 500 à 1.100 a de 1 cxtré "“ t '.'’," S “ r î“™
du corps. Ils sont soit écrasés transversalement 1 un contre 1 autre da
Source : MNHN, Paris
130
STÉPHANE DEBLOCK
les exemplaires courts, soit ovoïdes ou spériques dans les exemplaires
distendus, et bien écartés. De taille moyenne, ils sont souvent inégaux, sans
exclusivité de grandeur. Le testicule antérieur ne descend pas en-dessous
d’une taille de 220 p de diamètre; ovoïde, il peut mesurer 350 X 230 p ou,
Fio. 2. — Aporchis mozambiquus n. sp. - - A) exemplaire contracté ; quelques épines
cuticulaires ont été figurées sur le côté, à droite. La densité des œufs dans l’utérus n'a
pas été respectée. ■— B) exemplaire allongé. A droite, les traits verticaux correspondent
aux variations individuelles concernant l'extension : de la poche du cirre (a) ; des glandes
vitellogèncs (b), extensions maximales antérieures et postérieures des glandes droite et
gauche; de l’utérus rempli d'œufs (c). — C) Œuf mûr.
Source : MNHN, Paris
DEUX ESPÈCES d’ÉCHINOSTOMES
131
écrase transversalement, 450-550 x 125-200 1 *; le testicule postérieur ne
descend pas en-dessous de 200 1 * de diamètre; ovoïde, il peut mesurer
jusqu’à 400 x 300 n; écrasé transversalement, 400-460 x 210-230 1 *.. Un
spermiducte unique aborde le fond de la poche du cirre. Celle-ci, située
dans l’axe du distome est tubuleuse, très sinueuse dans les exemplaires
contractés, mesurant deux à trois diamètres d’acétabulum environ, soit
800 à 1.100 n au total, compte non tenu des sinuosités; elle est droite dans
les exemplaires étendus et atteint de 1.100 à 1.600 p sur un diamètre de
120 à 150 p. Elle est entièrement remplie par une vésicule séminale éga¬
lement tubuleuse; la glande prostatique n’est pas visible. Sa portion anté¬
rieure contourne l’acétabulum et se termine directement au pore génital.
Le cirre non observé évaginé paraît glabre.
Appareil reproducteur femelle. — L’ovaire est situé en avant du testicule
antérieur. De petite taille, il est parfois entièrement caché par les anses
utérines qui le recouvrent. Ovoïde, non lobé, il mesure de 200 x 150 p a
'00 x 230 p. La glande de Mehlis, de 100 ■ 50-175 p de large est placée
entre le testicule antérieur et l’ovaire. Il n’y a pas de réceptable semina
nettement différencié. Les glandes vitellogènes sont formées de très nombreux
follicules arrondis de 50-75 p, disposés linéairement par groupe de 2 ou 3 en
dehors des cæca, le long des bords latéraux du distome, sur deux cinquièmes
de la longueur totale du corps, au niveau des 3 e et 4 e cinquièmes; il demeure
environ la valeur d’un cinquième de longueur corporelle libre entre le fond
de la poche du cirre et leur limite antérieure. La limite postérieure correspond
au niveau de l’ovaire, ou plus exceptionnellement, du milieu du premier tes¬
ticule. Les vitelloductes issus de l’extrémité des glandes dessinent ensemble
one demi-boucle contournant le bord postérieur de l’ovaire ; ils confluent pour
donner un petit réservoir vitellin au contact de la glande de Mehlis. A partir
de l’ootype, les parties postérieures et moyennes de l’utérus décrivent une
s érie d’anses nombreuses, aplaties dans le sens transversal, dont 1 extension
antérieure varie en fonction du coefficient de remplissage par les œufs. Les
anses, trop serrées pour s’individualiser, se situent sur 1/5 à 2/5 de la longueur
corporelle, correspondant à la portion intervitelline de l'utérus. Fuis elles
s’écartent progressivement les unes des autres pour finalement constituer
un tube rectiligne où les œufs se raréfient, qui se dirige vide vers le pore
génital en ne décrivant que de très courtes ondulations mappareiites au
faible grossissement. Il n’y a pas de métraterme nettement différencié.
Les ceufs sont tous jaune clair, ovalaires, operculés et mesurai
9 <M05p X 30-45 p de diamètre; ils contiennent un embryon et sont munis
d un filament polaire de 301) p à 450 p de long. L’œuf chemine dans 1 utérus
c °rps en avant, filament en arrière (fig. 2 C).
Le pore génital se situe juste en avant de la ventouse ventrale.
DISCUSSION
. Le corps long, fin, épineux, superficiellement métamérisé; le plateau
céphalique réniforme garni d'une seule couronne d’épines, sauf ari extrémité
0U elles se disposent en bouquets terminaux; la poche du cirre s etendant loin
en arrière de la ventouse ventrale; les glandes vitellogènes ne dépassant pas
ei > arrière le niveau du testicule antérieur; les œufs munis d un long filament
10
Source : MNHN, Paris
132
STÉPHANE DEBLOCK
polaire, constituent un faisceau de caractères rattachant le trématode décrit
au genre Aporchis Stossich, 1905.
Il contient actuellement six espèces; les caractéristiques principales
de cinq d’entre elles ont été récemment résumées par Timon-David,' 1955
(voir aussi Skriabine, tome XII, p. 796 et suivantes). En fait, le catalogue
du genre est incertain; on ne connaît la formule de spinulation céphalique
que de la moitié des espèces, celle du générotype lui-même étant douteuse.
Fig. 3. — A. mozambiquus n. sp. — Plateau céphalique. Vue ventrale. Bouquets
terminaux d’épines à plus grande échelle. Les épines ne sont vues à plat qu’à gauche
(côté droit). Épines ventrales lignées, dorsales blanches, moyennes pointillécs.
En D. - Divers aspects d’extrémités postéiieurcs.
La grande homogénéité morphologique du genre, jointe à l’extrême varia¬
bilité des morphologies individuelles en fonction de l’état relâché ou contracté
du ver ou de son activité génitale, variabilité illustrée par l’exemple du
trématode décrit, tendent à mettre en relief l’importance discriminative
primordiale de la spinulation du plateau. En conséquence, nous ne consi¬
dérerons que ce seul caractère dans notre discussion.
Source : MNHN, Paris
DEUX ESPÈCES d’ÉCHINOSTOMES
133
1° Chez A. croaticus (Stossich, 1889), il y aurait 33 épines;
2° Chez Aporchis massiliensis Timon-David, 1955, il y en aurait
28 + (2 x 8 ) = 44. Ce petit nombre d’épines étant dû à une interruption
bilatérale du collier;
3° Chez A. segmenlatus Fuhrm., 1915 : 55 à 57;
4° Chez A. conlinuus Mc Cauley et Pratt, 1960 : 18 + (2 X 6 à 9),
soit 60 - 66 .
Les deux dernières espèces sont parasites de Lari, la première de Pélé-
caniformes.
L’espèce parasite de Charadriiforme de l’hémisphère austral présente
■a formule 46 + (2 x 9) = 61. Elle difTère néanmoins de A. conlinuus.
Parasite de Larus canus L. de l’Orégon (États-Unis).
1 ° par des caractères essentiels :
a) une différence dans l’implantation des épines; les épines du collier
viennent jusqu’au contact des deux bouquets d’épines terminaux, alors
9 ue chez conlinuus il existe, selon le schéma 2 des auteurs, un large espace
nu entre les deux formations;
b) une différence de taille d’épines; les épines du collier mesurent
1J -12 x 6 (x chez notre espèce et 8 X 10 p chez conlinuus, étant donc plus
larges que hautes; les plus grosses épines terminales mesurent respecti¬
vement chez l’une et l’autre espèce : 33-34 x 11-12 et 41 X 15
par des caractères discriminants plus secondaires, parce que sujets à
fortes variations individuelles :
a ) la taille du corps moitié moindre (5-11 mm contre 14-32 mm) pour
Une taille des ventouses analogues ;
b) les testicules arrondis ou allongés transversalement au lieu de longi-
tudinalemcnt; la poche du cirre dépassant la ventouse ventrale de trois dia¬
mètres acétabulaires au lieu de cinq.
Nous nous croyons en conséquence autorisés à considérer 1 espece
décrite comme nouvelle. Sa dénomination de mozambiquus rappellera son
migine géographique.
RÉSUMÉ
L’auteur décrit et figure Aporchis mozambiquus (Trematoda, Echino-
« omalidae, Himasthlinae) parasite nouveau du tube digestif de deux especes
de Charadrii d’Europa, île du canal de Mozambique. Il redécrit avec précision
le plateau céphalique d'Himaslhla rhigedana Dietz, l’espèce-type du genre,
et estime que H. rhigedana sensu Adams et colL, I960 constitue une espèce
nouvelle propre au Nouveau continent, qu’il dénomme H. californiensis n. sp.
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Adams (J.) et Martin (VV.), 1963. Life cycle of Uimaslhla rhigedana
Dietz, 1909 (Tremutoda : Echinostomatidae). Traits. Amer. Microsc.
Soc., 82 (1), ]>. 1-6.
Mc Cauley (J.) et Pratt (I.), I960. Aporchis continuas n. sp. (Tremutoda:
Echinostomatidae). ./. Parasitai. 46, p. 642-644.
Dietz (E.), 1909. -- Die Echinostomiden «1er Vogel. Zool. An:., 34 (6), p. 180-
192.
Prudhoe (J.), 1944. — On some trematodes from Ceylon. Ann. Mag. Nat.
Hist., Ser. II, XI, p. 1-13.
Skiiiabine (K. I.) et Baschkirova (E.), 1956. — in K. I. Skriabine, Tréma-
todes des animaux et de l'homme. Éléments de trématologie. Echi-
nostomutidue, Dietz, 1909. Éditions de l’Académie des Sciences de
l’U. 1{. S. S., tome XII, p. 51-917 (746-770).
Stunkard (II. \V.), 1960. — Further studies on the tremalode genus llis-
masthla with descriptions of II. Mac inloshi n. sp., H. piscicola n. sp..
and stages in the life-historv of II. compacta n. sp. Biol. Bull., 119 (3),
p. 529-549.
Timon-David (J.), 1955. — Trematodes des Goélands de l'île de Riou. Ann
Par. hum. comp., 30, p. 446-476.
( Travail du Laboratoire de Parasitologie
de la Faculté Mixte de Médecine-Pharmacie
de Lille (France). Directeur : Professeur .1. Biguet).
Source : MNHN, Paris
Le genre Cercarioides Witenberg, 1929
(Trématode, Hétérophyidé)
serait-il valable ?
(A propos de la description d'un Galactosominé nouveau
d 'Egretta dimorpha de l'île Europa)
par Stéphane DEBLOGK
L'autopsie de deux Aigrettes des Récifs, Egrella dimorpha capturées
sur nie Europa a fourni quatre exemplaires d’un Trématode qui n a pu
«tre rapporté à une espèce décrite. Nous remercions M. E. R. Brygoo,
directeur de l’Institut Pasteur de Madagascar, de nous avoir confie 1 etude
d u matériel qu’il avait récolté, d’autant plus précieux qu’il s’agit d un
groupe de Trématodes rares et mal connus.
Cercarioides gonacanthodes n. sp.
Hôte et localisation géographique : 2 Egretta dimorpha (Ardéiforme). Ile
Europa (canal de Mozambique).
Date de récolte: 20-5-1959.
Localisation des parasites: Intestin grêle.
Matériel de description : 2 trématodes complets fixés en état de compres-
Sl0n et un fragment antérieur et un postérieur provenant de deux autres
exemplaires.
Description du parasite:
Corps: La forme du corps évoque quelque slrigéide; il est nettement
subdivisé en deux parties inégales. La partie antérieure est large et aplatie
Gn une spatule ovalaire ou cordiforme; il est vraisemblable qu a frais, eue
doit se creuser en cuiller. Elle est plus petite ou presque égale en longueur
a 'a partie postérieure, suivant le degré de contraction ou de maturation
dos distomes. La partie postérieure est cylindrique, plus ou moins fusifornu.
et contient la majorité des organes internes. La soudure des deux parties
Se f ait au niveau d’une constriction très nette du corps, marquée pa
Profond sillon de la cuticule.
Ta Me: 1,8 à 2,3 mm X 0,7 à 0,8 mm de largeur mucjiude; parUe
anterieure : 870-930 x 750-835 g ; partie postérieure : l.OOU-l.bUUX obu t*.
Cuticule: La cuticule est uniformément mince (8 n). La partie antérieure
spatulée du corps est fortement épineuse. Le revêtement d epmes est plus
? ense dans l’aire ventrale qu’au niveau des aires latérales ou dorsales
■ es epines ventrales sont larges, plates, à bout arrondi et mesurent 8 X 3,5 g
' e a rge et 1,5 n d’épaisseur (considérées au niveau du pharynx). La partie
Postérieure du corps est pourvue dans sa moitié anterieure d epines de
Source : MNHN, Paris
136
E DE13LOCK
conformation identique; la cuticule de la moitié postérieure est glabre,
seulement ornementée de petits plis annulaires transversaux.
Ventouses: Ventouse orale volumineuse subcirculaire, subtermino-
ventrale. Taille : 250 x 300 ja de large. La spinulation cuticulaire s’arrête
à mi-chemin de son bord musculeux. 11 n’y a pas de papille. La ventouse
ventrale, profondément enfoncée dans le parenchyme corporel, est légè¬
rement excentrée du côté gauche, au-dessous du sac génital; profondément
modifiée, musculeuse, elle contribue à former l’organe unique complexe
dénommé « sac vcntro-génital » par Witenbehg, 1920. Elle mesure 70 x 90 ja.
Tube digestif: Prépharynx quasi nul sur les trois distonies observables.
Le pharynx se situe au contact intime de la ventouse orale; il est ovalaire
ou sphérique, très développé, mesurant 150 n de haut sur 175 à 225 [a de
diamètre. Le rapport V. O./Pharynx = 1,5 environ. II semble que deux fines
fibres de 8-10 |a de 0 chacune, soient émises à partir du pharynx et se dirigent
à droite et à gauche, en un vaste arc de cercle vers la région située immédia¬
tement en avant du sac ventro-génital où elles deviennent beaucoup plus
visibles et où elles s’épanouissent en un pinceau étroit de fines fibrilles;
primitivement extra-coecales, elles franchissent les coeca ventralemcnt.
Œsophage extrêmement court, quasi nul. Les coeca en porte-manteau, très
longs, atteignant l’extrémité postérieure du corps en cheminant parallè¬
lement à quelque distance des bords du distome, en demeurant visibles
tout le long de leur parcours. Ils subissent une nette striction en passant de
la parLie du corps spatulée à la partie cylindrique.
Leur diamètre est assez élevé (60-70 |a) et leur paroi formée de cellules
épaisses (14 |a).
Appareil reproducteur.
A) Système mâle.
Testicules de taille moyenne, sub-égaux (test, antérieur : 200 x 275
ou 165 x 230 [a; testicule postérieur un peu plus grand : 200 x 300 ou
175 X 250 |a), disposés obliquement en tandem. Le testicule antérieur est
situé le plus à gauche; le centre géométrique du testicule postérieur est
disposé à égale distance des deux extrémités de la partie cylindre-posté¬
rieure du corps. Les deux glandes mâles ne sont pas contiguës; des anses
utérines et des follicules vitellins les séparent. Des échancrures assez pro¬
fondes de leur contour forment des lobes. Les spermiductes naissent sur
leur bord antérieur; de diamètre relativement élevé (10-13 |a), ils convergent
simultanément à l’extrémité postérieure de la vésicule séminale où ils
pénètrent par l’intermédiaire d’une valvule. Il n’y a pas de poche, du cirre;
la vésicule séminale, tubuleuse, située le long du bord gauche de l’ovaire,
mesure 100 (a x 40 ;a à l’état vide et 190 X 70 |a à réplétion, en dessinant
une succession de poches sub-sphériques que séparent des strictions. Ses
parois sont uniformément minces (1,5 n). La pars prostaticu longue de 30 n,
est entourée d’une glande prostatique peu développée, et se jette dans le
canal hermaphrodite.
B) Système femelle.
Ovaire petit (90 x 160 n ou 90 X 110 jx) non lobé, situé en avant
des testicules, du côté droit de l’espace inter-coecal. Le point de départ
de l’oviducte est postérieur. Le carrefour ootypique n’a pas pu être étudié.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE CERCARIOIDES
137
Le réceptacle séminal sphérique postérieur à l’ovaire, dextre, mesure
50 x 75 yL ; la glande de Mehlis assez volumineuse se situe entre l’ovaire,
le réceptacle séminal, le testicule antérieur et l’extrémité des vitellogènes.
La glande vitellogène, bien développée, occupe dorsalemcnt la totalité
de l’espace intercoecal depuis l’extrémité des coeca jusqu’au niveau moyen
du testicule antérieur, en respectant toutefois à peu près intégralement
•es champs testiculaires. Elle est formée de nombreux petits follicules
arrondis juxtaposés qui n’atteignent pas le niveau de l’ovaire. Contigus
p,„ , ,, . _ _ _ _ Tréraatode adulte, vue ventrale;
Source : MNHN, Paris
138
STIÏPIIANI:
DKBl.Or.K
Fiu. 2. gonacanllioiles n. s p. - Sac ventro-génital, vue ventrale, lin surface,
l’ouverture ventro-genitale allongée cl festonnée de petites papilles charnues, lin-dessous
les ornementations éehinulées du gonolylc, et les diverlieules à paroi charnue, en forme
île poches, formant le sac génital. Plus en profondeur, la ventouse ventrale modifiée,
sans structure précise, mais nucléée. Dans le rond du sac s’ouvre le pore génital commu¬
nicant avec le vaste atrium génital tubulaire, ii direction antéro-postérieure; il reçoit
métraterme à gauche et pars proslalica à droite (sur la ligure).
sur toute leur longueur, ils ne permettent pas de séparer la glande vitelline
en glande droite et gauche. Le spermiduete impair commun remonte anté¬
rieurement jusqu’en arrière de l’ovaire où est situé l’ootype.
Le très long utérus, descendant, puis ascendant, sinue ventralement
dans tout l’espace inlercoecal, en laissant libre les champs testiculaires. Il
ne pénètre jamais dans les champs extra-coecaux et ne recouvre pas les
coeca.
En avant du testicule antérieur, l'utérus ne subit pas de transformation
métratermique nette et rejoint le conduit mâle au niveau du canal herma¬
phrodite. Ce dernier est constitué d’un tube long de 35 p qui se jette dans
la cavité du sac ventro-génital. Les œufs nombreux, sont jaune clair et
mesurent 36-39 x 18-20 p; ils ne sont pas embryonnés à la ponte. Sac
uenlro-génital (1) : l'orifice ventro-génital est médian et se situe à la limite
(1) Cable et Coll., (1942 et 1960) considèrent que le pore génilal véritable se situe
à l’intérieur du sac génital et qu'il est constitué par l’orllice du canal hermaphrodite.
Couverture cuticulaire est l'orifice ventro-génital. I.e gonotyle est la masse charnue
protrusiblc parfois diversement échinulée, enclose à l'état rétracté dans le sac génital.
L’organe ventro-génital désigne le sac génital réuni il la ventouse ventrale modifiée
(Witenbebg, 1929). Nous avons adopté cette terminologie dans notre description.
Source : MNHN, Paris
I.I-: GENRE CERCARIOIDES
des 1er 2e tiers corporels, juste au niveau de la striction. Long d une
quarantaine de microns, il est ovalaire dans le sens transversal et plus ou
moins aplati. Son pourtour est ornementé de petites dents charnues et de
Papilles. Il communique avec le sac génital de contour général ovalaire,
dont les dimensions atteignent 70 X 50 n; les parois de ce sac se digitent
Çn plusieurs poches secondaires larges et profondes, périphériques ou sous-
jacentes. Le gonotyle, dont la masse n’a pas pu être clairement isolée des
expansions charnues de la paroi du sac, porte au moins trois masses chiti-
noïdisées pédonculées, en forme de châtaignes échinulées, mesurant 5x 10 |x
environ, dont chaque épine très fine mesure 2 |i de long. Le pore génital
Parait se situer au fond de l’une des digitations postérieures du sac génital.
Ce dernier repose sur un massif de structure parenchymateuse, appa¬
remment non musculeux, presque circulaire, légèrement excentré du côte
droit, mesurant 70 x 90 n de diamètre, que nous avons interprète comme
un rudiment de ventouse ventrale. L’ensemble des formations décrites
ci-dessus constituent l’organe ventro-génital de Witengerg, 1929.
Système excréteur :
Le pore excréteur est terminal. La vessie excrétrice est petite, sacculaire
et ne paraît pas devoir empiéter dans l’aire utéro-vitelline; suivant son
degré d’écrasement, elle est triangulaire mesurant 60 [A de haut X 110 (x
de large, ou en forme d’urne de 80 x 65 ix. Elle émet deux canaux collecteurs
principaux qui cheminent du côté interne des cæca, puis les franchissent
'entralement à un niveau correspondant à l’ovaire; ils montrent alors
extra-cæcalemcnl jusqu’au niveau du pharynx, en émettant sur leur parcours
de nombreux canaux secondaires. La formule excrétrice n’a pas été précisée.
■-a présence d'un sac ventro-génital, l’absence de poche du cirre, 1 ovaire
antérieur aux testicules, l’utérus post-ovarien sont des traits caractéris¬
tiques d’IIétérophyidés Odhner, 1914. L’absence de ventouse ventrale
musculeuse, les vitellogènes couvrant tout l’espace intercæcal post-ovarien,
•es testicules non terminaux, la partie antérieure du corps amincie et élargie
en spatule constituent des caractères additionnels que l’on ne rencontre
‘l»e chez les Galadosominae Ciurea, 1933, et plus particulièrement dans
•c genre Galactosomum Looss, 1899 récemment redéfini par Lable ei cou..
I960.
Néanmoins, la subdivision du corps en deux parties très différenciées
m’oque plus particulièrement le genre controversé Cercanoides \\iten-
ber M- 1929 accepté par Mohosov, 1952 et par Witenberg, 1953, mais syno¬
nyme de Galactosomum pour Price, 1932; Pridhoe, 1949; yMAGim,1958^
Dlb o,s et Mahon, 1959 et Cable et coll., I960. Une espèce de (m/oc/osomum
constitue en effet un terme de transition entre les formes omformement
allongées et celles antérieurement spatulées ou divisées en deux partie.
Pnr un sillon annulaire. .
. fans I,. genre île Witenuehu, n'existent actuellement que deux en»»
originaires d'Égypte: C. aharomi Witenberg, 1929 parasite d un Pullin
(Proeellariltorme) et C. baylisi Nazmi, 1930 parasite d une Oie domestique
11 n'agit de parasites très rares, n'existant qu'en unique exemptait e, et
Source : MhJHN, Paris
140 STÉPHANE DEBLOC tC
jamais retrouvés depuis leur création; leurs auteurs n’ont pas su préciser
la structure des sacs ventro-génitaux. Nous sommes donc privés d’un élément
essentiel de discrimination et nous n’avons pas de notion concernant les
variations métriques des deux espèces. Elles ont été placées en synonymie
par Dubois et Mahon, 1959.
En dépit de ces difficultés, il ne semble pas que la ou les espèces égyp¬
tiennes puissent se rapporler à celle d'Europa : C. baylisi est trois fois et demie
plus grande dans toutes ses dimensions. C. aharonii en est plus voisine,
bien que plus grande quand même d'un tiers; le pharynx est porportion-
nellement plus petit (Rapport V. O./Pharynx = respectivement 2,7 et 1,5),
de même que le sac ventro-génital (50 p de diamètre, et 70 x 90 p). Les
vitellogènes recouvrent nettement les cæca chez aharonii (d’après la ligure).
11 n’est fait mention de gonotyle à châtaignes épineuses dans aucune des
deux espèces. Nous considérerons donc le trématode de l’Aigrette comme
une espèce nouvelle, sous le nom de yonacanihodes qui évoque l’aspect
caractéristique de son gonotyle; la description plus détaillée des deux espèces
égyptiennes confirmera peut être à l’avenir, lors des nouvelles récoltes, le
bien-fondé de cette décision ou, au contraire, la synonymie générale des
trois représentants du genre Cercarioides.
La récolte et la description de C. yonacanihodes n. sp. soulève une
nouvelle fois le problème de la validité du genre Cercarioides qui semblait
définitivement résolu par la négative. Cable et coll., 1960, et plusieurs
auteurs avant eux (aide supra), l’ont invalidé pour une raison évidente
d’homologie des deux genres et parce qu’il existe un maillon de transition :
G. cochleariforme (Rud., 1819), qui présente un aplatissement modéré de
la partie antérieure du corps, joint à une tendance à l’extension latérale (1).
Mais ce distome est bien le seul de son aspect dans le genre : G. lacteum
(Jaegersk., 1896), cochlear (Diesing, 1850), semifuscum (Olsson, 1876),
erinaceus (Poirier, 1886), anguillarum Tubangui, 1933; darbyi Price, 1934 (2);
humbaryari Park, 1936; phalacrocoracis Yamag., 1939; pufjini Yamag., 1941;
sanaensis Kobayasi, 1942; canis Yamag., 1954; ayrachanensis Saidov, 1954,
ont tous des bords latéraux rectilignes (3).
(1) Voir encore la ligure 2 B, p. 48, de Hutton et coll., 1960.
(2) Yamaouti, 1958 place U. darbyi à ovaire prétcsticulairc dans le genre Soho-
lephya Morosov, 1950 sans tenir compte du fait que .S', oshmurini Morosov, 1952 possède
un ovaire inter-testiculaire.
(3) Cette liste n'est fournie qu’à tilre indicatif. Les caractères définissant les espèces
comme la longueur du prépharynx, la répartition des vitellogènes, leur aspect (dilTus
ou en rosette) et leur extension antérieure, la taille de la vésicule excrétrice et sa dispo¬
sition, paraissent varier dans de notables proportions en fonction des hâtes ou même des
conditions de récolte. Ces variations sont génératrices de chevauchements multiples entre
les caractéristiques essentielles des espèces. I.es synonymies suivantes ont été proposées
en tant qu'hypothèses assez plausibles : G. cochlear - freyalae = pafftni (voir Hutton et
coll., 1960; et Lumdsen et coll., 1962) = canis (voir Dubois et coll.. 1959). G.semifuscum=
phalacrocoracis = laclenm (voir Prudhoe, 1919 et Duriois et coll-, 1959). 11 est hors de doute
que la plupart des espèces du genre mériteraient une description comparée approfondie,
portant notamment — dans l’attente de la découverte de icurs formes larvaires et de
leur biologie — sur l’aspect exact «les vitellogènes, l’extension antérieure de la vésicule
excrétrice, ia structure de la vésicule séminale, et sur un caractère à peu près complè¬
tement ignoré jusqu’à présent, la structure du gonotyle. Travaillant dans cet esprit,
Caiii.e et coll., 1960 ont déjà déplacé G. johnsnni dans un genre voisin, Galaclosomoides,
et G. spinelus dans le genre Releuilellus, créés à leur intention.
Source : MNHN, Paris
LE GENRE CERCARIOIDES 141
Il manque dans ce catalogue au moins encore une espèce de transition,
aux caractéristiques encore plus accentuées, pour entraîner la conviction.
Le point de vue de Witenbehg 1953, déplaçant G. cochleariforme dans le
genre Cercarioides trouverait peut-être dans ces considérations une justi¬
fication nouvelle.
BIBLIOGRAPHIE
Cable (R.), Connor (R.) et Ballino (J.), I960. — Digenetic trematodes
of Puerto Rican Shore birds. Scienlific Survey o/ Porlo-Rico and the
Virgin Islands, N.-Y. Acad, of Sciences, 17 (2), p. 187-255, 9 pl.
Caiile (R. M.) et IIunninen (A.), 1942. - Studics on the life history of Sipho-
dera vinaledwardsii (Linton) (Tremaloda : Crgptogonimidae). J. of Para¬
sitai., 28, 407-422.
Dollcus (R. Ph.), 1951. — Quelques Trématodes, Cestodes et Acanthocé-
phales. Miscell. Helminthol. Maroccana, 4, p. 153-157.
IH-bois (G.) et Maiion (.1.), 1959. Étude de quelques trématodes Nord-
américains (avec note sur la position systématique de Parorchis
Nicoll, 1907). suivie d’une révision des genres Galaclosomum Looss. 1899
et Ochetosoma Braun, 1901. Huit. Suc. Neuch. Sc. Nat., 82, p. 191-229.
Hutton (R.) et Sogandahks-Bernai. (F.), 1960. — Studies on helminth
parasites from the coast of Florida. II. Digenetic trematodes from
shore birds of the west coast of Florida 1. Bull. Marine Sc. o/ lhe Gui /
and Caribbean, 10 ( 1 ), p. 40-54.
Lumsden (R.) et Zisciike (J.), 1963. — Studies on the trematodes of Loui-
siana birds. Zeit. /. Parasil., 22, p. 316-366.
Monosov (F), 1952. — Les trématodes de la superfamille des Heterophyoidea,
Faust, 1929. in K. I. Skriabinc, Trématodes des animaux et de l'homme,
Edit. Acad. Sciences de VU. R. S. S., p. 153-615 (413-441).
Nazmi (M.), 1930. — A new trematode parasite from the domestic goose.
Ann. and Mag. Nat. Ilist., Ser. 10, 6, p. 377-380.
Price (E. W.), 1932. — The trematode parasites of marine mammals. Proc.
U. S. Nat. Muséum, 79, p. 1-13.
Prudhoe (S.), 1949. — A review of lhe trematode genus Galaclosomum
Jl. Helminthol., 23, p. 135-156.
Saidov (Y. S.), 1954. — Espèces nouvelles de vers parasites d’oiseaux pisci¬
vores du Daghestan. Trudi Gelm. Lab., Acad. Nauk S.S.S.R., 7, p. zno-
"Witenberq (G.), 1929._Studies on the trematode fainilv Hetcrophyidae.
Ann. Trop. Med. Par., 23, p. 131-239. •
— 1953. — Notes on Galaclosomum and related généra (Tremaloda.
Helerophyidae). Thapar Comm. Vol., p. 293-300.
Yamaouti (S.), 1954. - Parasitic worins mainly from Celebes. Part a. Trema¬
todes of mammals. Acta Medicinae Okayama, 8, p. 311-d:>2.
— 1958.- Syslema Helminthum. I. The digenetic trematodes ol verU-
brates. Parts 1 et 2. Interscience Pubtishers, N. \. ou Londres, 1.575 p.,
106 pl.
(Travail du Laboratoire de Parasitologie
de la Faculté Mixte de Médecine-Pharmacie de Lille (France).
Directeur : Professeur J. Biguet).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PARASITES DES ANIMAUX D’EUROPA
par Édouard R. BRYGOO
L’expédition d’avril 1964 sur l’Ile Europa, conduite par R. Legendre.
fut l’occasion d’une prospection de la faune parasitaire de l’Ile. Les résultats
( l ue nous présentons concernent également certains parasites recueulisa
1 occasion d’un premier séjour de 48 heures effectué sur 1 lie en mai 19.)..
ainsi que des récoltes faites sur des Reptiles capturés à notre intention par
notre confrère et ami le Docteur M. André de la Réunion, à l’occasion
d’une brève escale aérienne qu’il fit sur l’Ile en 1962. .
Pour une exploitation valable des résultats il fut nécessaire de faire
appel à de nombreux spécialistes. Certains purent avec ce matériel décrire
des espèces nouvelles ou améliorer les descriptions existantes, pour d autres
le travail d’identification fut moins fructueux, ainsi tenons-nous à remercier
tout spécialement Mlle G. Caballero, A. G. Chabaud, S. Gretillat,
J- L. Quentin, C. E. Yunker dont les déterminations ne donnent pas
lieu à des articles spéciaux. Les déterminations des ectoparasites d oiseaux,
dues à Miss Th. Ci.ay pour les Mallophages et à J. Gaud pour les Sarcopti-
formes, sont publiées sous forme de listes séparées. Nous les remercions
de leur précieuse collaboration.
I. — PARASITES D’ARTHROPODES
Les parasites d’Arthropodes de la faune d’Europa n’ont pas fait l’objet
d’une recherche systématique. Nous avons récolté dans les troncs en décom¬
position et sous les ccorces deux espèces de Blattes :
" l’ycnoscebus surinamensis L. petite espèce cosmotropicale, certainement
introduite et
— Gromphadorhina sp„ affine de Gr. inlermedia Chopard, hautement
caractéristique de la faune malgache.
Nous devons ces identifications à l’obligeance de M. Chopard. L’une
l’autre espèce étaient parasitées par des Oxyures sensu lalo, dont la déter¬
mination n’a pas encore été effectuée. . . . ,
Ne disposant que d’un temps limité, nous avons dû restrem t _
Çl'amp d’action. Parmi les parasites d’Arthropodes, il serait sans doute
intéressant d’étudier ceux que peuvent présenter les nombreux Crabes
terrestres isolés depuis fort longtemps sur l’Ile.
IL — PARASITES DE POISSONS
Do Nématodes trouvés dans l’intestin d'une Caranquc claire de 20 kg,
Péchée devant Europa en mai Itt» turent identitiés par A. O. lhab.uuj
'M arne des larves d’Anisakides. La diagnose ne pouvait pas être poussée
Plus loin.
Source : MNHN, Paris
144
L ARD R, BRYGOO
En 1964, profitant des récoltes importantes faites sur le platier récifal,
nous avons prélevé des tubes digestifs de poissons variés. Les recherches
furent dans l’ensemble décevantes et ne donnèrent à examiner que quelques
Nématodes, encore, en cours d'études.
1° Examens entièrement négatifs.
10 tubes digestifs de Acanlhurus Irioslegus;
10 — - Cephalopholis argus:
10 — — Gerres oyena;
5 — — Lutianus argenlimaculalus.
2° Examens partiellement positifs.
10 tubes digestifs de A budefduf sparoides donnèrent 1 Nématode chez
1 sujet;
10 — — Balislapus iindulatus donnèrent 3 Nématodes chez
1 sujet;
10 — — Epinephelus merra donnèrent 2 porteurs de
Nématodes ;
10 — — Epinephelus hexagonalus donnèrent 1 porteur de
1 Nématode.
3° Examens positifs.
La seule espèce dont tous les spécimens étaient parasités par des Néma¬
todes, mâles et femelles, était Chaelodon lunula (10 tubes digestifs examinés).
Dans le tube digestif d’une f.aranque sp. nous avons également trouvé
un Nématode.
III. — PARASITES DES LÉZARDS
Nous ne nous sommes intéressés qu’aux parasites des Reptiles ter¬
restres. L’étude des parasites des deux espèces de Tortues marines
fréquentant l’Ile serait cependant indiquée.
A) — Ectoparasites.
Nous avons récolté sur 2 Ablepharus boulonii bitaeniatus des ectopara¬
sites que G. E. Yunker a déterminés comme des Schoengaslia sp. proches
de S. rubi Vercammen-Grandjean.
Onze autres spécimens de la même espèce étaient négatifs, ainsi que
les 20 autres lézards examinés.
B) — Pentastomes.
Dans les poumons de 5 des 7 Mabuya comorensis infralineala que nous
avons examinés nous avons recueilli des Pentastomes. S. Gretillat a déter¬
miné comme RaillietieUa (Heymonsia) hemidactyli les formes adultes,
mâles et femelles, trouvées chez 3 spécimens et les jeunes femelles récoltées
chez un quatrième, tandis que le dernier ne donnait que des formes imma¬
tures identifiables seulement comme des Raillieliella sp.
Source : MNHN, Paris
PARASITES DES ANIMATX
Haillieliella (Hegmonsia) hemidaclgli M. L. Hett, 1931 a pour hôtes
connus :
Gekkonidak
Hemidaclylus gleadovi Murray, 1881, en Birmanie.
Hemidaclylus frenalus Schlegel, au Vietnam et à Madagascar.
Hemidaclylus mabiiia (Mor. de Jonn.), au Vietnam (1).
Gehyra mutilala (Wiegm.), au Vietman.
Chamaei.eon id ae
Chamaeleo uerrucosus Cuvier, 1829, à Madagascar.
Chamaeleo ouslaleli Mocquard, 1894, à Madagascar.
Agamidae
Caloles versicolor (Daudin, 1802) en Birmanie.
L'identification de ce Pentastome chez Mabuia comorensis (Peters, 1854)
infralineala Bœttger, 1913 est intéressante à considérer à plusieurs points
de vue.
C’est d’abord la station la plus occidentale actuellement connue de
son aire de répartition.
C’est ensuite le premier Scincidae à héberger cette espèce (2).
A Europa même il est remarquable que 5 des 7 Mabuia examinés,
aussi bien en 1962 qu’en 1964, aient été trouvés parasités alors que les
outres spécimens 115 Ablepharus (Scincidae), 4 Lygodaclylus (Geckonidae) et
;[Hemidaclylus (Geckonidae)\ bien que vivant exactement dans les mêmes
biotopes ne l’étaient pas. R. hemidaclgli qui parasite en Birmanie, au
v »etman et, à Madagascar des Gekkonidae, et particulièrement les représen¬
tants du genre Hemidaclylus, semble à Europa, inféodée à un Scincidae
du genre Mabuia.
C) — Nématodes.
Les récoltes de Nématodes ont donné chez les Reptiles :
«) une infestation assez fréquente des 3 especes Mabuya comorensis
ln fralineata, Ablepharus boutonii bilaeniatus et Lygodaclylus verhcillatus
Par des Physaloptères;
b) une infestation par Oxyures, répandue, mais restreinte à Hemi-
wclylus gardineri;
c ) un spécimen de M. c. infralineala parasité par Spinicauda.
Pbysaloptère est une nouvelle sous-espèce Physalopleroides impar
(Malan, 1939) minor subsp. (3). Il fut récolté chez 3 Mabuya sur 7, chez
Ablepharus sur 13 et chez 1 Lygodaclylus sur 4. Les 9 Hemidaclylus n en
ebergeaient pas.
4...,
bébei
(1) Hôte signalé par R. M. Nicoli, 1963.
par d <2) On connaît cependant d’autres représentants du genre Mabuia pour êtrc.parasité
ca Urf „?-, s “2”Sers par R. mabuiae, I leymons 1922 en Afrique du S,0 ; it longi-
auda, <* Hallowell par /{. hebilihamala .1. T. Self et R. K Kuntz, 1960 à 1 ormose.
r ation 3> Sous - es P èce nouvelle dont la description par Mlle G. Caballkro est en pr pa-
Source : MNHN, Paris
146 ÉDOUARD R. BflYGOO
Le Pharyngodon pour lequel nous n’avons malheureusement pas de
mâle, ce qui interdit une diagnose spécifique, fut observé chez 4 des 9 Heini-
dactylus, mais les 23 autres Lézards n’en hébergeaient pas.
L’identification de Spinicauda (Moaciria) freitasi Chabaud et
Brygoo, 1960 est intéressante. Il s’agit d’un parasite commun des Camé¬
léons malgaches observé également à Madagascar chez des Uroplalus.
])) Trématodes.
Fio. 1. — llepalozoon sp. chez Ablepharus boulonii bilaenialus R. 422; flxsilion
met hanoï, colorai ion Giemsa.
Source : MNHN, Paris
PARASITES DES ANIMAUX
147
0_10_20 n R 416 — M.G.
Pio. 2. _ Hepatozoon sp. chez Mabuua comorensis infralineala R. 416; fixation
méthanol, coloration Giemsa.
. r . La dissection de 2 Lézards (sur 33) nous a permis de recueillir des
‘remalodes que Josette Richard décrivit (4) comme une espece nouvelle
S0US * e nom de Mesocoelium dolichenteron. ,
L’un des hôtes était un Mabuya comorensis infralineata avec 1 Irema-
l'ile p?* ‘ Mesocœlium dolichenteron » nouveau Trématode parasite
,le Europa. Huit. Mue. nat. Hist. nat., 37, p. 186-189 (1965).
Scincidae de
U
Source : MNHN, Paris
148
ÉDOUARD R. BRYGOO
tode dans la vésicule biliaire et 1 autre dans le tube digestif, l’autre un
Ablepharus boulonii bitaenialus avec plusieurs Trématodes dans le tube
digestif.
Fig. 3. — Eimeria sp. Coupe histologique d’une vésicule biliaire infectée de Mabuya
cnmorensis infralineata.
Source : MNHN, Paris
PARASITES DES ANIMAUX
149
E) — Gestodes.
Les 4 espèces de Lézards examinées nous ont toutes donné des Ccstodes.
Malheureusement celui récolté chez un Hcmidaclylus gardineri fut détruit
en cours de manipulation. Les autres spécimens sont en cours d’étude par
S. Deblock.
P) *— Sporozoaires.
L’examen systématique du sang et de la bile des 33 Reptiles capturés
nous donna à observer un Hepatozoon dans le sang et une Eimeria vésiculaire.
L ’Hepalozoon était particulièrement fréquent chez les Ablepharus
(5 sujets parasités sur 13). Par contre nous ne l’avons observé que sur 1 seu
nés 5 Mabuya et il n’était représenté ni chez Lygodadylus, ni chez Henudac-
tylus. Les figures 1 et 2 représentent les formes endoglobulaires observées
chez les deux hôtes. Rien ne permet, sur ces aspects, d’envisager 1 existence
d e deux espèces distinctes. Étant donnée la grande incertitude, qui régné
actuellement sur la systématique des Heniogregarinidae en général et es
Hepatozoon en particulier, il nous a semblé préférable de ne pas donner de
nom d’espèce à la forme observée. Il y a cependant lieu de noter d une par
l’intégrité du noyau de l’hématie, et d’autre part l’importante hyperplasie
que subit le globule parasité. Le problème de la transmission des Hepa¬
tozoon est loin d'être résolu. Les moustiques sont particulièrement abondants
sur l’Ile et l’on retiendra aussi dans cet ordre d'idée le parasitisme des
Reptiles par un Sdioengastia. Les Hepatozoon furent les seuls hémoparasites
observés.
Trois des 7 Mabuya comorensis, et eux seuls, hébergeaient au niveau
ue leur vésicule une Eimeria. Celle-ci est très comparable à celle que nous
observons chez les Reptiles malgaches, notamment chez les Caméléons.
Rien ne permet ici encore de justifier la création d’une espèce nouve e.
La figure 3, coupe histologique d’une vésicule parasitée, montre 1 intensité
extraordinaire que peut atteindre l’infection. On retiendra cependan qu
les canaux endohépatiques ne sont habituellement pas touchés. Ainsi que
nous l’avons démontré à Madagascar, la possibilité de la transmission par
le milieu extérieur rend compte de la conservation d’une endémie dans
population des Reptiles.
IV. — PARASITES DES OISEAUX
^ Ectoparasites.
Une note spéciale présente les résultats des identifications faites sur
es Mallophages et Sarcoptiformes récoltés.
Nématodes.
. En ce qui concerne les Nématodes'd’Oiseaux, les récoltes furent peu
abondantes. Deux Phaelon donnèrent quelques Nematodes dont des bpiru-
«des du gésier. Un Fou et le Tournepierre permirent chacun de récolter
1 Nématode. Seul le Numenius présentait un parasitisme assez important
Par Spirurides.
Source : MNHN, Paris
EDOUARD R. BRYGOO
150
C) — Trématodes.
Si le nombre des sujets parasités par Trématodes (5 sur 29) n’était
pas particulièrement élevé, les récoltes n’en furent pas moins très intéres¬
santes.
Trois espèces d’Echinostomes, dont 1 nouvelle, furent identifiées. Les
deux premières par S. Deblock chez Arenaria interpres la troisième chez
Squatorola squatorola par J. Richard. L’espèce nouvelle, Aporchis mozam-
biquus S. Deblock, 1966 fut récoltée chez Arenaria interpres et chez Numenius
phaeopus.
Deux Aigrettes dimorphes permirent de récolter une espèce nouvelle
d’Hétérophyidé, particulièrement intéressante parce qu’elle repose la
question de la validité du genre Cercarioides Witenberg, 1929, très discutée.
On notera qu’aucun des 15 Oiseaux pêchant au large, Phaëton, Fou
ou Frégate qui les exploite, n’avait de Trématode alors que 5 sur 9 des
Limicoles en hébergeaient.
Fio. 4. — Trypanosoma leivisi chez Itullus ntltiis E. 30; fixation inéthanol, colo¬
ration Oienisa.
Source : MNHN, Paris
PARASITES DES ANIMAUX
151
D) — Geatodes.
C’est pour les Cestodes que les récoltes furent les plus abondantes et
•es plus fructueuses. Huit Oiseaux sur 29 hébergeaient des Cestodes appar¬
tenant à 6 espèces différentes. Et si l’on ne tient compte que des Oiseaux
de rivage, en excluant le Corbeau et le Zostérops, c’est une fréquence de 8
pour 24 que l’on obtient. A noter cependant que l’une des espèces la mieux
prospectée, puisque nous avons pour elle effectué 5 dissections, le Fou a
pieds rouge, ne nous a donné aucun Cestode (ni Trématode d ailleurs).
Prégates et Phaëtons ont permis à S. Deblock d’identifier deux espèces
de Tétrabothriidés du genre Tetrabothrius dont une nouvelle chez le Phaëton,
mozambiquus.
Les 9 limicoles ont donné 4 espèces différentes de Dilépididés dont une.
chez Egretla dimorpha , est nouvelle et entraîne la création par S. Debi.ock
d’un genre nouveau : Baerbonaia.
— Hémoparasites.
L’examen systématique des prélèvements effectués chez les 29 oiseaux
capturés ne nous a donné à observer aucun hémoparasite, Microfilaire ou
Protozoaire.
V. — PARASITES DE MAMMIFÈRES (RATS)
Les conditions locales ne nous ont pas permis une étude de la faune
Parasitaire des chèvres qui errent en troupeau sur l’Ile. Il s’agit cependant
d un point intéressant que des études ultérieures devront préciser.
Nous avons eu à examiner 5 Rongeurs de l’espèce Rallus rallus.
s’agissait de 5 mâles capturés à la nasse (5). Aucun ne présentait d ecto¬
parasite.
— Cestodes.
Quatre des cinq Rats examinés étaient porteurs de Cestodes que
' • L. Quentin détermina comme des Hymenolepis diminula.
®) '— Nématodes.
Deux des cinq Rats hébergeaient des Nématodes que J. C. Quentin
a déterminé comme :
Protospirura muricola,
~~ Subulura orlleppi Inglis, 1960.
Ces deux espèces sont intéressantes à des titres divers. P. muricola,
noue Connaissant l'abondance des Rats sur nie, lors de il®JirasDanytz.
Su? n. V10ns P r °icté de tenter un essai de lutte biologique par 1 ?‘ a ™ n tQu'une
étaient^" ^rand^ombre dînasses'es ° apturM fm-ent/pM abondante^. ^L^^des^ébrls
ces rongeurs serait sans doute fort intéressante.
Source : MNHN, Paris
152
ÉDOUARD R. BRYGOO
très répandu en Afrique, n’a pas été identilié à Madagascar où l’on trouve
Maslophorus mûris. S. orlleppi de morphologie très caractéristique n’a été
découvert que récemment dans la province du Cap, mais chez des Ron¬
geurs sauvages Rhabdomys pumilio (Sparrman) et Praomys namaquensis
(A. Smith) et non chez le Rat domestique (6).
C) — Hémoparasites.
Trois des cinq Raltus raltus présentaient une infestation forte
par un Trypanosome morphologiquement identique à Trypanosoma
lewisi (fig. 4). Le fait en lui-même ne présente rien d’extraordinaire. Il
suppose cependant l’existence d’un Arthropode piqueur pour assurer la
transmission de l’hématozoaire. Cet Arthropode reste à découvrir.
VI. — CONCLUSIONS
Cette prospection limitée de la faune parasitaire des animaux d’Europa
nous a, d’une part, donné des résultats déjà fort intéressants :
22 espèces d’endoparasites dont 5 nouvelles pour la science avec 1 genre
nouveau, mais elle nous a surtout montré l’étendue des recherches qui
restent à faire en ce domaine privilégié.
L’île Europa, à mi-chemin entre l’Afrique et Madagascar constitue
une station de choix pour l’étude des limites de répartition des faunes para¬
sitaires.
(6) A. G. Chabaud in lill.
Source : MNHN, Paris
LISTE SYSTÉMATIQUE DES PARASITES
Récoltés sur des vertébrés de ltle europa
PROTOZOA
Tr ypanosoma lewisi
(Kent, 1880)
Hepalozoon sp.
Eimeria sp.
cestoda
Hôte Déterminé par
Ratlus raltus E. R. Brygoo
Mabuya comorensis infra-
lineala E. R. Brygoo
Ablepharus boutonii bitae-
nialus E. R. Brygoo
Mabuya comorensis infra-
lineta E. R. Brygoo
Tétrabothriidés
Tetrabothrius pelecani
(«ud., 1819)
7 • mozambiquus
Deblock, 1966
RRépididés
Anomotaenia nymphaea
(ahrank, 1790)
Dilepidiné sp.
Valipora parvitaeniunca
Raer et Bona, 1960
u «erbonaia baeribonae
Reblock, 1966
Rymenolepidités
Hymenolepis diminuta
(Rud., 1819)
t-esloda sp.
trematoda
Echin ostomatidés
AP n C u, lS mozarT >biqu
Deblock, 1966
"'srnasthla rhigedan
. D *etz, 1909
c anthoparyphium t
^amaguti, 1939
Fregala minor S. Deblock
Phaelon rubricauda S. Deblock
Numenius phaeopus
Arenaria interpres
Egretta dimorpha
Egretla dimorpha
S. Deblock
S. Deblock
S. Deblock
Mabuya comorensis infra-
lineata
Ablepharus boutonii bitae-
niatus
Lygodadylus verticillatus
Hemidaclylus gardineri
Arenaria interpres
Numenius phaeopus
Arenaria interpres
Squalarola squatarola
S. Deblock
S. Deblock
S. Deblock
Mme J. Richard
Source : MNHN , Paris
156 ÉDOUARD R. BRYGOO
Dicrocoelidés
Mesocoelium dolichenteron
J. Richard, 1965
Mabuya comorensis infra- Mme J. Richard
lineala
Ablepharus boulonii bitae- Mme J. Richard
niatus
Hétérophidés
Cercarioides gonacanthodes
S. Deblock, 1966
Egretla dimorpha S. Deblock
NEMATODA
Oxyuridés
Pharyngodon sp.
« Oxyures » sp.
Hemidaclylus gardineri G. Caballero
Pycnoscebus surinamensis
Gramphadorhina sp.
Hétérakidés
Spinicauda freilasi
Chabaud et Brygoo, 1960
Mabuya comorensis infra- E. R. Brygoo
lineala
Anisakidés
Larves
Subuluridés
Subulura ortleppi
Caranque sp. A. G. Chabaud
Rattus raltus J. C. Quentin
Spiruridés
Protospirura muricola
Inglis, 1960
Raltus raltus J. C. Quentin
Physaloptéridés
Pliysalopteroides impar subsp. Mabuya comorensis infra- G. Caballero
minor
lineala
Ablepharus boulonii bitae- G. Caballero
niatus
Nématodes sp.
Lygodactylus verticillatus G. Caballero
Oiseaux :
Phaeton rubricauda
Sula sula
Arenaria interpres
Poissons :
Abudefduf sparoides
Balistapus undulalus
Epinephelus mena
E. hexagonatus
Chaetodon lunula
ACANTHOCEPHALA
Acanthocéphales sp. ?
Squatarolu squalarola
Zosterops voeltzkowi
Source : MNHN , Paris
«ARASITES DES ANIMAUX
157
PENTASTOMIDA
Raillieliella hemidaclyli Mabuya comorensis
M. L. Hett, 1934 infralmeala
S. Gretillat
acarina
Schoengastia sp. (proche de Ablepharus boutonii bitae- C. E. Yunker
S. rubi Vercammen- niatus
Grandjean) j. G ȟd
Sarcoptiformes. — Pour mé- Oiseaux
moire cf. Liste spéciale.
insecta
Mallophages. — Pour mé- Oiseaux
moire cf. Liste spéciale.
Miss Th. Clay
flnslilut Pasteur de Madagascar, Tananarive).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOTE PRÉLIMINAIRE
SUR LES CRUSTACÉS STOMATOPODES
ET DÉCAPODES
récoltés à l'île Europa
du 6 au 24 Avril 1964
par Raoul DERIJARD
I. — INTRODUCTION
Au cours de la Mission scientifique de l’Université de Madagascar à
•'île Europa, du 6 au 24 avril 1964, il m’a été possible de rassembler une
collection de Crustacés Stomatopodes et Décapodes.
Presque tous les échantillons ont été recueillis à la main, dans la zone
mtertidale, principalement sur le platier récital mort situé en avant de la
Plage nord de l’île. Certains ont été capturés lors des coups de senne effectues
Sl *r les herbiers et les plages du grand lagon.
Les collections de Crustacés de l’île Europa ne sont pas bien nombreuses.
Fourmanoir y a séjourné, à plusieurs reprises semble-t-il, et en a rapporte
»ue collection de 65 espèces dont il donne une liste provisoire (1952).
Crosnikr (1962, 1965) mentionne assez souvent Europa comme lieu de
récolte de certains spécimens de Portunidae (1962), de Grapsidae et
(l Ocypodidae (1965).
La collection que j’étudie ici comporte 55 espèces dont la répartition
par groupe est la suivante :
Stomatopoda. 3 espèces Coenobitidae . .
Oxystomata. 2 — Galatheidae. . .
portunidae. 5 — Stenopodidae . .
Xanlhidae. 16 — Peneidae. . . •
Ocypodidae. 2 — Alpheidae . . •
Orapsidae. 4 — Hippolytidae . .
Oecarcinidae. 1 — Palaemonidac. .
Wippidae. i — i Gnathophyllidac.
Ologenidae ........ 7 —
L’importance numérique des Xanthidae est en relation avec la locali
sation des stations de récolte presque toutes situées sur le platier reciiai.
, La présente note a un caractère préliminaire, car je ne disposais pa
^ es documents bibliographiques, ni du matériel de comparaison necess
P°ur mener à bien l’identification d’un certain nombre de apeamens.
■J 1 efforcerai, lors d’un prochain séjour au Muséum d Histoire naturelle
de Paris, de résoudre les problèmes restant en suspens et relatils en parti-
™ I » à des exemplaires figurant ici sons le nom de TWomita ali. nd/nefe,
f*™ sp„ Trizopagurus sp„ et à un petit Xantlndae d °"‘ 1® " “ P"
»«r la position générique. D’autre part, en raison du petit 1° I1 ' br ® d ®
travaux carcinologiques 1 que j'ai pu consulter, les déterminations, dont
beaucoup reposent essentiellement sur la monographie de K. H. Bxn-
Nard (1950), seront vérifiées.
Source : MNHN, Paris
160
RAOUL DERIJARD
II. — REMARQUES BIOGEOGRAPHIQUES
Fourmanoir (1952) a donné une liste provisoire des crabes et crevettes
de l’île Europa; Crosnier (1962, 1965) signale la présence de quelques
espèces sur l’île.
Sur les 55 espèces de la collection étudiée ici, 36 n’avaient pas encore
été signalées de l’île Europa; ce sont :
Gonodaclylus chiragra var. platysoma
Wood-Mason.
Gonodaclylus glabrous Brooks.
Matula lunaris (Forskâl).
Portunus convexus de Haan.
Thalamila prymna (Herbst).
Carpilodes rugalus (H. Milne Edwards).
Xanlhias lamarcki (H. Milne Edwards).
Aclaea lomenlosa (H. Milne Edwards).
Phymodius monliculosus (Dana).
Phymodius ungulalus (H. Milne Edwards).
Daira perlala (Herbst).
Lydia annulipes (H. Milne Edwards).
Eriphia sebana (Shaw et Nodder).
Eriphia scabricula (Dana).
Pilumnus Irichophoroides de Man.
Trapezia rufopunclata (Herbst).
Grapsus lenuicrustatus (Herbst).
Grapsus fourmanoiri Crosnier.
Percnon abbreolalum (Dana).
flippa adaclyla Fabricius.
Dardanus arrosor (Herbst).
Dardanus varipes (Hcller).
Dardanus asper (de Haan).
Calcinus gaimardi (H. Milne Edwards).
Coenobila rugosus (H. Milne Edwards).
Coenobila cavipes (H. Milne Edwards).
Petrolisthes lamarcki (Leach).
Penaeus japonicus (Bâte).
Alpheus rapax Fabricius.
Alpheus crasslmanus Heller.
Alpheus biincisus de Man.
Alpheus bullalus Barnard.
Hippolysmala kiikenlhali (de Man).
Periclimenes (Ancylocaris) brevicarpalis
(Schenkel).
Gnalhophyllum fasciolalum Stimpson.
Hymenocera elegans Heller.
En ajoutant à la présente liste les espèces déjà signalées par Four¬
manoir (1952) et par Crosnier (1962, 1965), le nombre des espèces de
Stomatopodes et Décapodes connues de l’île Europa s’élève à 75, ce qui
est bien faible comparé à la liste des espèces sud-africaines par exemple
(Barnard, 1950). Cela tient vraisemblablement à la brièveté des recherches
entreprises sur l’île. La quasi-totalité des espèces de la collection est connue
d’Afrique du Sud (Barnard, 1950). Europa est néanmoins, dans l’hémi¬
sphère austral, la localité la plus occidentale pour les espèces suivantes :
Portunus convexus de Haan. I Uca chlurophlhalmus (H. Milne Edwards).
Carpilodes regains (H. Milne Edwards). Percnon abbrevialum (Dana).
Daira perlala (Herbst).
Seule une étude plus complète permettra de préciser les caractères
biogéographiques originaux de la faune de Crustacés Stomatopodes et Déca¬
podes de ï’île Europa.
III. — ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
L’étude systématique comprend pour chaque espèce, les références
des ouvrages consultés et une synonymie abrégée, la liste des spécimens
récoltés avec indication du nombre et des dimensions des exemplaires de
chaque sexe, exprimées en mm; ces dimensions sont :
— pour les Décapodes Brachyoures : longueur par largeur de la carapace ;
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES
161
— pour les Paguridés : longueur du céphalothorax; d
-pour les Décapodes Macroures et les Stomatopodes : longueur de
la base du rostre à l’extrémite du telson.
Les échantillons de la collection étudiée sont conservés à la Statron
Marine de Tuléar (République Malgache).
Liste des
Oonodactylus chiragra (Fabrlcius, 1781). 1
Gonodactylus chiragra var. platysoma
Wood-Mason, 1895.
Gonodactylus glabrous Brooks, 1886.
Galappa hepatica (Linné, 1758).
Maluta lunaris (Forsk&l, 1775).
Lissocarcinus orbicularis Dana, 1852.
Scylla serrala (Forsk&l, 1775).
Porlunus convexus de Haan, 1835.
Thalamita ail. admele (Herbst, 1803).
Thalamita prymna (Herbst, 1803).
Carpilius convexus (Forskàl, 1775).
CarpHodes rugalus (H. Milne Edwards, j
Platypodia granulosa (Rilppell, 1830).
Zosi mus aeneus (Linné, 1758).
Medaeus sp.
Xanlho impressus (Lamarck, 1818).
Xanthias lamarcki (H. Milne Edwards,
1834).
Actaea lomenlosa (H. Milne Edwards,
1834).
Pbymodius monliculosus (Dana, 1852).
Phymodius ungulatus (H. Milne Ed¬
wards, 1834).
Dalra perlala (Herbst, 1790).
T'Jdia annulipes (H. Milne Edwards, 1834).
Eriphia sebana (Shaw et Nodder, 1803).
Eriphia scabricula Dana, 1852.
Pilumnus trichophoroides de Man, 1895.
Trapezia rufopunclata (Herbst, 1799).
Gcypode ceratophthalmus (Pallas, 1792).
jea chlorophthalmus (H. Milne Ed¬
wards, 1852). ......
Grapsus tenuicrustatus (Herbst, 1783).
G rapsus fourmanoin Crosnier, 1965
Percnon planissimum (Herbst, 1804).
Percnon abbrevialum (Dana, «“>•
Cardisoma carnifex (Herbst, 1794).
Hippa adaclyla (Fabriaus, 1787).
Dardanus arrosor (Herbst, 1804).
Dardanus megistos (Herbst, 180 ).
Dardanus guttatus (Olivier, 1824).
Dardanus oaripes (Hcller, 1861).
Dardanus asper de Haan, l»^-
SrSi. (H. Ml,™ E1WS.
o’Sio fugosus (H. Milne Edmris.
1837). , H - Q
Coenobila cavipes Stimpson, 1859.
Petrolisthes lamarcki (Leach, 1820).
Slenopus hispidus (Obvier, 1811).
Penaeus japonicus (Bâte, 1888).
Alpheus rapax Fabncius, 1798.
Alpheus crassimanus Heücr, 1865.
Alpheus bisincisus de Haan, 18 . ' '
Alpheus bullalas Barnard, WO.
Saron marmoralus (Olivier, 18 )•
SUmP - >n '
1860. TI „ , 1Rfi .
Hnmenncera elegans Heller,
STOMATOPODA (HOPLOCARIDEA)
SQUILLIDAE
Genre G ONODACTYLUS Latreii.ee, 1825
Gonodactylus chiragra (Fabricius, 1781)
p i Goncfaelpto chi™,™ Kemp, 1913. p. 155, pL IX, «*• 107. **■ 2.
” ^Spécimens récoltés. - 2 i (40 nun, 32 mm) et 1 î (85 mm).
Gonodactylus chiragra var. platysoma Wood-Mason, 1895
Source : MNHN, Paris
162
RAOUL DERIJARD
Gonodaclylus chiragra var. platysoma, Kemp, 1913, p. 162, texte fig. 1,
p. 161.
Spécimen récolté. — 1 cî (75 mm).
Gonodactylus glabrous Brooks, 1886
Gonodadylus glabrous Kemp, 1913, p. 167, pl. IX, fig. 113.
Spécimen récolté. — 1 (J (35 mm).
DECAPODA BRACHYURA
OXYSTOMATA
CALAPPIDAE
Genre CALAPPA Weber, 1795
Calappa hepatica (Linné, 1758)
Calappa hepatica, Boone, 1934, p. 32, pl. 8, 9, 10.
Bar nard, 1950, p. 348, fig. 66 a-d.
Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Forest et Guinot, 1961, p. 11, fig. 1 a-b, 2.
Spécimens récoltés. - - 1 g (35 x 56 mm) et 1 $ (53 X 80 mm).
Genre MATUTA Weber, 1795
Matuta lunaris (Forskâl, 1775)
Matuta lunaris, Barnard, 1950, p. 358, fig. 67 /.
Spécimens récoltés. — 3 (J (44 x 68 mm, 43 X 67 mm, 42 x 67 mm)
et 2 2 (36 x 55 mm, 34 x 53 mm).
BRACHYRHYN GHA
PORTUNIDAE
Genre LISSOCARCINUS Adams et Write, 1848
Lissocarcinus orbicularis Dana, 1852
(fig. 1-4)
Lissocarcinus orbicularis, Barnard, 1950, p. 145, fig. 28 g.
Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste).
Forest et Guinot, 1961, p. 27, fig. 15 a, b, 16.
Crosnier, 1962, p. 25-7, fig. 26-27, 31.
Spécimens récoltés. — 1 $ (10,5 X 11,5 mm) et 3 Ç (10 x 11 mm,
7x8 mm, 5x6 mm).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 163
Remarques. — Ces spécimens ont été récoltés sur des Holothuries du
genre Bohadschia. Comme le signale Crosnier (1962), les contours des
taches, brunes sur fond jaune ou jaunes sur fond brun, varient considéra¬
blement d’un exemplaire à l’autre.
Genre SCYLLA de Haan, 1833
Scylla serrata (Forskàl, 1775)
Scylla serrata, Boone, 1934, p. 68, pl. 25-30.
Barnard, 1950, p. 160, fig. 31 b, c.
Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Forest et Guinot, 1961, p. 27.
Crosnier, 1962, p. 72-3, fig. 128-9.
„ Spécimens récoltés. — 1 J (109 X 160 mm) et 2 $ (82 X 120 mm,
63 X 95 mm).
Genre PORTUNUS Weber, 1795
Portunus convexus de Haan, 1835
12
Source : MNHN, Paris
164
RAOUL DERIJARD
Porlunus convexus, Crosnier, 1962, p. 47-9, lig. 60, 64-6, 69-70, pl. II,
fig. 2.
Spécimens récoltés. — 2 (27 x 49 mm, 21 x 32 mm).
Genre THALAMITA Latreille, 1829
Thalamita aff. admete (Herbst, 1803)
Thalamila admete, Barnard, 1950, p. 176, fig. 33 c.
Crosnier, 1962, p. 96-7, fig. 154, 157, 162-4, 168.
Spécimen récolté. — 1 $ (18 X 26 mm).
Remarques. — Ce spécimen en mauvais état, que je rapproche de
T. admete (Herbst), présente de notables différences avec la description
précise qu’en donne Crosnier (1962, p. 96). Il sera étudié ultérieurement.
Thalamita prymna (Herbst, 1803)
Thalamita prymna, Crosnier, 1962, p. 136, fig. 234-6.
Spécimens récoltés. — 1 $ (29 x 35 mm) et 1 $ (39 x 58 mm).
XANTHIDAE
Genre CARPILIUS Leach, 1825
Carpilius convexus (Forskâl, 1775)
Carpilius convexus, Boone, 1934, p. 89, pl. 43, 44, 45.
Barnard, 1950, p. 205.
Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste).
Forest et Guinot, 1961, p. 37.
Spécimens récoltés. — 1 (J (42 x 66 mm) et 1 Ç (19 x 26 mm).
Genre CARPILODES Dana, 1851
Carpilodes rugatus (H. Milne Edwards, 1834)
(fig. 4-5)
Carpilodes rugatus, Boone, 1934, p. 91-94, pl. 46.
Liomera rugatus, Barnard, 1950, p. 237 (clef).
Spécimen récolté. — 1 $ (5,5 X 10 mm).
Remarques. —■ Ce spécimen est en tous points conforme à la description
de Boone (1934). Les auteurs ont parfois confondu Carpilodes rugatus
(H. Milne Edwards, 1834) et Liomera bella (Dana, 1852) : Forest et Guinot
(1961, p. 38) mentionnent comme synonymes de L. bella (Dana) les C. rugatus
d’Alcock, 1898, Nobili, 1907, Rathbun, 1907. Je figure la carapace (lig. 4)
et le pléopode gauche (fig. 5). Celui-ci est très nettement différent de
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES
165
celui de Liomera bella figuré par Fou est et Guinot (1961, 26 a, b); il porte,
sur 1 exemplaire étudié, 9 à 11 soies très longues, six fois plus longues que
a largeur du pléopode à son extrémité distale.
Fig. 4,5. — Carpilodes rugatus (H. Milne Edwards).
Rapace $ 5,5 x 10 mm, Europa, x 6,6.
5 - Pléopode (J gauche, 6 x 11 mm, Tuléar, Grand Récif, X 65.
®>7. — Plalgpodia granulosa (Rüppell), Europa, carapace 3, 18 x 26 mm.
®- Carapace, x 2,8.
'• Détail de la marge postérieure, x 4,5.
Genre PLATYPODIA Bell, 1835
Platypodia granulosa (Rüppell, 1830)
(fig. 6, 7)
Source : MNHN, Paris
166 RAOUL DERIJARD
Platypodia granulosa, Barnard, 1950, p. 208.
Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste).
Forest et Guinot, 1961, p. 51.
Spécimen récolté. — 1 Ç (18 x 26 mm).
Remarques. — Barnard (1950) qui n’a pas eu l’occasion d’examiner
cette espèce estime que la position qu’il lui attribue dans la clef des genres
de Xanthidae Hyperolissa (p. 201) est peut-être incorrecte. Cette position
correspond à l’absence de crête transversale le long de la marge postérieure
de la carapace.
Sur l’exemplaire que j’ai examiné, cette crête est représentée par un
simple alignement transverse de granules perliformes de dimensions plus
faibles que ceux qui couvrent le reste de la carapace. Il convient de remarquer
à ce propos que la taille des granules est régulièrement décroissante de
l’avant vers l’arrière de la carapace, (fig. 6,7).
Genre ZOSIMUS Leach, 1818
Zosimus aeneus (Linné, 1758)
Zosimus aeneus, Boone, 1934, p. 99, pl. 50-53.
Barnard, 1950, p. 210.
Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste).
Forest et Guinot, 1961, p. 51.
Spécimens récoltés. — 1 ^ (35 X 52 mm) et 4 Ç (57 X 83 mm,
52 x 78 mm, 40 x 60 mm, 35 x 51 mm).
Genre XANTHO Leach, 1815
Xantho impressus (Lamarck, 1818)
(fig- 8)
Xantho impressus, Barnard, 1950, p. 220-2, fig. 41 e-h, 42 i-k.
Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste).
Fio. 8. — Xantho impressus (Lamarck), 9 23 X 42 mm, Europa, carapace, X 2,3.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES 16'
Spécimen récolté. — 1 ? (23 x 42 mm).
Remarques. — Cet exemplaire de dimensions moyennes correspond
bien à la description et aux dessins que donne Barnard (1950) pour un
spécimen de grande taille (37 X 65 mm). Le spécimen examiné présente
u ne malformation asymétrique gauche de la carapace, due vraisembla¬
blement à la présence d’un parasite non extrait.
Genre XANTHIAS Rathbun, 1897
Xanthias lamarcki (H. Milne Edwards, 1834)
Xanthias lamarcki, Boone, 1934, p. 131, pl. 70.
Forest et Guinot, 1961, p. 70, fig. 63, 66 a, b.
Xanthias lamarckii, Barnard, 1950, p. 242, fig. 44 g, h.
Spécimen récolté. — 1 $ (9,5 x 15 mm).
Source : MNHN, Paris
168
RAOUL DERIJARD
Genre ACTAEA de Haan, 1833
Actaea tomentosa (H. Milne Edwards, 1834)
Aclaea tomentosa, Barnard, 1950, p. 242, lig. 43 e, f.
Spécimens récoltés. — 5 (24 x 34 mm à 8 X 12,5 mm), 4 Ç
(18 x 26 mm à 10 x 16,5 mm) et 2 Ç ovigères (18 X 26 mm, 13 x 19 mm).
Genre PHYMODIUS A. Milne Edwards, 1863
Phymodius monticulosus (Dana, 1852)
(fig. 9-11)
Phymodius monticulosus, Barnard, 1950, p. 217; fig. 40 a-h.
Forest et Guinot, 1961, p. 104-14, pl. X,
fig. 166.
Spécimens récoltés. — 5 $ (21 x 23 mm à 11,5 x 15,5 mm) et 3 ?
(11 X 15 mm en moyenne).
Phymodius ungulatus (H. Milne Edwards, 1834)
(fig. 12-14)
Phymodius ungulatus, Barnard, 1950, p. 216-7, fig. 40 i,j.
Forest et Guinot, 1961, p. 110-4, fig. 86 a, b,
pl. XI, fig. 164, pl. XII, fig. 1-4, pi. XIII,
fig. 1-3, pl. XIV, fig. 1-3.
Spécimens récoltés. — 1 $ (16 x 27,5 mm) et 2 $ (11 x 14,5 mm,
10,5 x 15 mm).
Genre DA IRA de Haan, 1833
Daira perlata (Herbst, 1790)
Daira perlata, Boone, 1934, p. 129, pl. 69.
Barnard, 1950, p. 248 (clef).
Forest et Guinot, 1961, p. 119.
Spécimens récoltés. — 1 cj (22,5 x 33 mm) et 1 Ç (30 x 44 mm).
Remarques. — L’Ile Europa représenterait actuellement la localité
la plus occidentale de cette espèce.
Genre LYDIA Gistel, 1848
Lydia annulipes (H. Milne Edwards, 1834)
Lydia annulipes, Forest et Guinot, 1961, p. 122, fig. 109 a, b, 110.
Spécimens récoltés. — 3 Ç (25 x 37,5 mm, 34 x 22 mm, 27,5 x 19 mm).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES
Fig. 12-14. — Phymodius ungulatus (H. Milne Edwards).
!2. c? 16 x 27,5 mm, carapace, x 2,5.
*3. 5 10,5 x 15 mm, carapace, x 6.
14- Pléopode <? gauche, (ace supérieure, du 3 figuré en 12, X 72.
Genre ER1PHIA Latreille, 1817
Eriphia sebana (Shaw et Nodder, 1803)
Eriphia laevimanus, Barnard, 1950, p. 273.
Fourmanoir, 1952, p. 175 (liste).
Eriphia sebana, Forest et Guinot, 1961, p. 122-3, fig. 111 a >
Spécimens récoltés. — 2 3 (66 X 77 mm, 38,5 X 50,5 mm) i !
® X 60 mm, 44 x 57 mm, 43 x 54 mm) et 2 ? omgères (52 X 65 mm,
44 X 57 mm).
Eriphia scabricula Dana, 1852
Eriphia scabricula, Forest et Guinot, 1961, p. 123, fig- 113 a, b, 114.
Spécimens récoltés. — 2 (12,5 x 18 mm, 5x2 mm).
Source : MNHN, Paris
170
RAOUL DERIJARD
Genre PILUMNUS Leach, 1815
Pilumnus trichophoroides de Man, 1895
Pilumnus cf. trichophoroides, Barnard, 1950, p. 268-9; fig. 49 h.
Spécimens récoltés. — 2 $ (6,5 x 9,2 mm, 6, 2 x 9 mm).
Remarques. — En l’absence de spécimen £, c’est sans certitude que je
rapporte ces échantillons à l’espèce P. trichophoroides de Man.
Genre TRAPEZIA Latreille, 1825
Trapezia rufopunctata (Herbst, 1799)
(fig. 15)
Trapezia rufopunctata, Boone, 1934, p. 166, pl. 86.
Barnard, 1950, p. 278 (clef).
Spécimen récolté. — 1 $ (8,5 x 10 mm).
, 7 v m -a
* É # 9 J
% &
$
#
«
' , ^ &>
Fio. 15. — Trapezia ru(opunctala (Herbst), Europa, $8,5 x 10 mm, carapace, x 7.
OCYPODIDAE
Genre OCYPODE Weber, 1795
Ocypode ceratophthalmus (Pallas, 1772)
Ocypode ceratophthalmus, Barnard, 1950, p. 86-87, fig. 17 c, d.
Crosnier, 1965, p. 93-95, fig. 152, 160, 167-
168, pl. VIII, fig. 1, pl. X, fig. 3.
Ocypode ceralophthalma, Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Spécimens récoltés. — 3 £(31 X 39 mm, 24,5 X 27 mm, 22 X 24,5 mm),
5 $ (de 22 x 27 mm à 14 x 16,5 mm).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DECAPODES
171
Genre UCA Leach, 1814
Uca chlorophthalmus (H. Milne Edwards, 1837)
(fig. 16-19 et 20-23)
Uca chlorophthalmus, Barnard, 1950, p. 95-96, fig. 18 j, k, 19 c.
Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Uca chlorophthalmus, Forest et Guinot, 1961, p. 140-145, fig. 146-149,
Crosnier, 1965, p. 117-119, fig. 205, 208-209,
214-215.
Spécimens récoltés. — 25 c? (de 13 X 22 mm à 7 X 11,5 mm).
Remarques. — U. gaimardi (H. Milne Edwards) et U. chlorophthalmus
(H. Milne Edwards) ont souvent été confondus (cf. Forest et Guinot, 19bl,
P- 140-151; Crosnier, 1965, p. 117-119). En se basant sur la comparaison
fie nombreux spécimens de provenances diverses et en se référant aux types,
Forest et Guinot (1961) considèrent comme valables les deux espèces
V- gaimardi et U. chlorophthalmus et exposent les caractères distinctifs
16. cî 13 x 22 mm.
17. cj 12,8 X 20,5 mm.
18. (J 12 x 20,5 mm.
19. S 11,8 x 18,6 mm.
Source : MNHN, Paris
172
RAOUL DERIJARD
des deux espèces, ainsi que l’opinion des autres auteurs sur leur validité.
Je reprends ces caractères distinctifs en les résumant :
U. chlorophlhalmus
U. gaimardi
Proportions
relatives de
la paume et
des doigts :
Chez les petits spécimens,
doigts nettement plus courts
que la région palmaire et
bord inférieur de la main
convexe.
Chez les petits spécimens,
doigts sensiblement de même
longueur que la région pal¬
maire et bord inférieur de la
main concave.
Chez les grands spécimens,
(15 mm environ), doigts
égaux ou plus longs que la
région palmaire et bord infé¬
rieur de la main, droit ou légè¬
rement concave.
4 e paire de Pattes trapues, rapport
pattes am- longueur sur largeur d u mérus
bulatoires : < 2,5.
Chez les grands spécimens,
doigts relativement bien plus
longs que la région palmaire.
Bord inférieur de la main
toujours concave.
Pattes grêles, rapport lon¬
gueur sur largeur du mérus
>2,5.
En définitive, les caractères distinctifs de ces deux espèces sont, d’une
part les proportions relatives des portions palmaires et digitales des grands
chélipèdes et, d’autre part et surtout le rapport longueur sur largeur du
mérus des 4 e paires de pattes ambulatoires.
Les huit spécimens étudiés présentent les mensurations suivantes,
exprimées en millimètres :
Spécimens
étudiés
longueur
et largeur de
la carapace
Grand chélipède
Mérus des 4« pattes
ambulatoires
longueur
de la portion
palmaire
longueur
de la portion
digitale
longueur
largeur
L/l
n° 1
13,00 x 22,00
15,00
21,00
9,20
4,40
2,09
n° 2
12,80 x 20,50
15,00
17,50
9,50
4,50
2,10
n» 3
12,00 x 20,50
14,30
17,00
9,70
4,70
2,06
n° 4
11,80 x 18,60
13,50
17,50
8,90
3,90
2,20
n° 5
9,80 x 15,80
10,00
10,00
7,50
3,40
2,20
n° 6
9,60 X 16,70
11,00
10,50
7,20
3,50
2,02
n» 7
9,00 x 15,00
9,70
8,70
7,50
3,70
2,02
n° 8
7,30 X 11,70
6,60
4,00
5,50
2,50
2,20
Tous les spécimens récoltés, quelle que soit leur taille, présentent
un mérus de la 4 e patte ambulatoire droite trapu, de rapport longueur sur
largeur inférieur ou au plus égal à 2,20.
En ce qui concerne les proportions relatives de la paume et des doigts
du grand chélipède, les grands spécimens étudiés de taille (largeur) supé¬
rieure à 17 mm ont tous la portion digitale plus longue que la portion
palmaire. Par contre, les petits spécimens étudiés de taille (largeur) inférieure
à 17 mm ont la portion digitale aussi longue que la portion palmaire et même
parfois plus courte.
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES
173
Parmi les petits spécimens, aucun ne présente de convexité sur le
milieu du bord inférieur de la grande main.
Les grands chélipèdes et les 4 e pattes ambulatoires des spécimens
étudiés sont représentés (fig. 10 et 11).
Compte tenu des proportions du mérus des 4 e pattes ambulatoires,
nous pensons pouvoir rapporter tous ces spécimens à U. chlorophlhalmus
(H. Milne Edwards, 1837). . ,
D’un point de vue biogéographique, U. chlorophlhalmus qui n est
connu avec certitude que de l’île Maurice et de la Nouvelle-Calédonie (Forest
et Guinot, 1961), se trouverait à l’île Europa dans sa localité la plus
occidentale, ceci sous réserve que, les spécimens examinés par Bar-
nard (1950, p. 96) et présentant « both “long” and “short” hands », ne
soient, partiellement au moins, des U. chlorophlhalmus.
Fourmanoir (1952, p. 176) signale U. chlorophlhalmus de l’île Europa
et Crosnier (1965, p. 115-7) n’en signale que U. inversa (Hoffmann) que
je n’ai pas retrouvé.
20. <J 9.8 X 15 > 8 mm -
21. s 9.6 X 16,7 mm.
22. ,J 9 X 15 mm.
23. S 7.3 X 11,7 mm.
GRAPSIDAE
Genre GRAPSUS Lamarck, 1801
Source : MNHN, Paris
174
RAOUL DERIJARD
Grapsus tenuicrustatus (Herbst, 1783)
Grapsus lenuicruslatus, Forest et Guinot, 1961, p. 154.
Crosnier, 1965, p. 10-2, fig. 1-3; pl. I, fig. 1.
Grapsus maculalus, Barnard, 1950, p. 113-4, fig. 22 d, 23 b.
Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Spécimens récoltés. — 3 S (67 X 70 mm, 64 x 67 mm, 19 x 21,5 mm),
2 $ (66 x 69 mm, 59 x 62 mm) et 2 $ ovigères (50 X 53 mm,
38,5 X 40,5 mm).
Grapsus fourmanoiri Crosnier, 1965
Grapsus strigosus, Barnard, 1950, p. 115, fig. 22 e, 24 a.
Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Grapsus fourmanoiri, Crosnier, 1965, p. 12-7, fig. 4-6, pl. III, fig. 1.
Spécimens récoltés. — 1 ^ (25 x 29 mm), 1 ? (19,5 X 24 mm) et
1 $ ovigère (21 x 24,5 mm).
Genre PERCNON Gistel, 1848
Percnon planissimum (Herbst, 1804)
Percnon planissimum, Barnard, 1950, p. 138-9, fig. 26 i, j.
Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Forest et Guinot, 1961, p. 163-4.
Crosnier, 1965, p. 90-1, fig. 135, 138, 144, 150-1.
Spécimens récoltés. — 2 $ (16,5 x 15,5 mm, 15 x 14 mm) et 1 $
(17 x 16 mm).
Percnon abbreviatum (Dana, 1851)
Percnon abbreviatum, Crosnier, 1965, p. 88-90, fig. 134, 139, 143, 149.
Spécimens récoltés. — 2 (12 x 14 mm, 6 x 6,5 mm).
Remarques. — Europa constitue pour cette espèce la localité de récolte
la plus occidentale.
GECARCINIDAE
Genre CARDISOMA Latreille, 1825
Cardisoma carnifex (Herbst, 1794)
Cardisoma carnifex, Boone, 1934, p. 187, pl. 97-8.
Barnard, 1950, p. 110, fig. 23 a.
Fourmanoir, 1952, (in texte).
Spécimen récolté. — 1 2 (62 x 78 mm).
DECAPODA ANOMURA
HIPPIDEA
HIPPIDAE
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES
175
Genre H1PPA Fabricius, 1787
Hippa adactyla Fabricius, 1787
Hippa adactyla, Barnard, 1950, p. 404, fig. 76 c, d.
Remipes testudinarum, Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Spécimen récolté. — 1 $ ovigère (19 X 19 mm).
PAGURIDEA
DIOGENIDAE
Genre DARDANUS
Dardanus arrosor (Herbst, 1796)
Pagurus arrosor, Barnard, 1950, p. 423-5, fig. 79 a.
Spécimens récoltés. — 3 (J (33 mm, 31 mm, 21 mm), 1 ? (25 mm) et
2 ? ovigères (30 mm, 29 mm).
Dardanus megistos (Herbst, 1804)
Pagurus punclulalus, Alcock, 1905, p. 81-2, pl. VIII, fig. 1.
Pagurus megistos, Barnard, 1950, p. 425-6, fig. 79 c.
Fourmanoir, 1952, p. 177 (liste).
Spécimens récoltés. — 3 <? (36 mm, 33 mm, 30 mm) et 2 ? (54 mm,
49 mm).
Dardanus guttatus (Olivier, 1824)
Pagurus guttatus, Alcock, 1905, p. 87-8, pl. IX, fig. 1.
Barnard, 1950, p. 428.
Fourmanoir, 1952, p. 177 (liste).
Spécimen récolté. — 1 $ (24 mm).
Dardanus varipes (Heller, 1861)
Pagurus varipes, Alcock, 1905, p. 90, pl. IX, fig. 7.
Pagurus pedunculatus, Barnard, 1950, p. 429-30, fig. 79 e.
Spécimens récoltés. — 3 £ (23 mm, 17 mm, 16 mm), 3 $ (20 mm, 19 mm,
min ) et 1 $ ovigère (23 mm).
Dardanus asper (de Haan, 1849)
Pagurus asper, Alcock, 1905, p. 90-1, pl. IX, fig- 5-
Barnard, 1950, p. 430.
Spécimen récolté. — 1 S (31,5 mm).
Source : MNHN, Paris
176
RAOUL DERIJARD
Genre TRIZOPAGURUS Forest, 1952
Trizopagurus sp.
Spécimens récoltés. — 2 $ (20,5 mm, 14 mm).
Genre CALCINUS Dana, 1851
Calcinus gaimardi (H. Milne Edwards, 1848)
Calcinus gaimardi, Alcock, 1905, p. 56-7, pl. V, fig. 3.
Barnard, 1950, p. 439.
Spécimens récoltés. — 8 et 6 Ç (longueur moyenne de la carapace.
10 mm).
COENOBITIDAE
Genre COENOBITA Latreille, 1829
Coenobita rugosus H. Milne Edwards, 1837
Coenobita rugosus, Alcock, 1905, p. 143-5, pi. XIV, fig. 3, 3 a.
Barnard, 1950, p. 469-70, fig. 86.
Fourmanoir, 1952 (in texte).
Spécimens récoltés. — 1 (J (16 mm) et 1 $ ovigère (22 mm).
Coenobita cavipes Stimpson, 1859
Coenobita cavipes, Alcock, 1905, p. 146-8, pl. XIV, fig. 1.
Barnard, 1950, p. 470.
Spécimen récolté. — 1 (46 mm).
GALATHEIDEA
PORCELLANIDAE
Genre PETROLISTHES Stimpson, 1858
Petrolisthes lamarcki (Leach, ?)
Pelrolisthes lamarckii, Barnard, 1950, p. 477-9, fig. 89 a-d.
Petrolisthes lamarckei, Fourmanoir, 1952, p. 177 (liste).
Spécimens récoltés. — 5 $ ovigères (longueur moyenne 8 mm).
DECAPODA MACRURA
STENOPODIDEA
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES
177
STENOPODIDAE
Genre STENOPUS Latreille, 1819
Stenopus hispidus (Olivier, 1811)
Slenopus hispidus, Barnard, 1950, p. 578, fig. 106.
Fourmanoir, 1952, p. 176 (liste).
Spécimen récolté. — 1 ^ (8,1 mm).
PENAEIDEA
PENAE1DAE
Genre PENAEUS Fabricius, 1798
Penaeus japonicus Bâte, 1888
Penaeus japonicus, Barnard, 1950, p. 590-2, fig. 107 m, n.
Spécimens récoltés. — 3 $ (19,2 mm, 18,5 mm, 17,6 mm),
cell ^ <mar( I ues - — La formule rostrale des spécimens récoltés diffère de
e indiquée par Barnard (1950, p. 584); pour les 3 échantillons examinés,
a formule rostrale est 11/1.
CARIDEA
ALPHEIDAE
Genre ALPHEUS Fabricius, 1798
Alpheus rapax Fabricius, 1798
Alpheus rapax, Barnard, 1950, p. 752-3, fig. 142 g-k.
Spécimen récolté. — 1 ? ovigère (22 mm).
Alpheus crassimanus Heller, 1865
Alpheus crassimanus, Barnard, 1950, p. 756-9, fig. 144.
Spécimens récoltés. — 1 $ (28 mm) et 2 Ç ovigères (24 mm et 22 mm).
Alpheus bisincisus de Haan, 1849
Alpheus bisincisus, Barnard, 1950, p. 760-1, fig. 143 a-d.
Spécimens récoltés. — 2 (30 mm, 27 mm).
Alpheus bullatus Barnard, 1955
Alpheus bullalus, Barnard, 1955, p. 45-6, fig. 22.
Spécimens récoltés. — 1 (24 mm) et 1 Ç ovigère (21 mm).
Source : MNHN, Paris
RAOUL DERIJARD
HIPPOLYTIDAE
Genre SARON Thallwitz, 1891
Saron marmoratus (Olivier, 1811)
Saron marmoratus, Barnard, 1950, p. 688-90, fig. 128 a, b.
Fourmanoir, 1952, p. 177 (liste).
Spécimens récoltés. — 2 ? ovigères (33 mm, 29 mm).
Genre HIPPOLYSMATA Stimpson, 1860
Hippolysmata kukenthali (de Man, 1902)
Hippolysmata kukenthali, Barnard, 1950, p. 712, fig. 132 d, e.
Spécimens récoltés. — 1 $ (27 mm) et 1 $ (24 mm).
PALAEMONIDAE
Genre PERICLIMENES Costa, 1844
Sous-Genre Ancylocaris Schenkel, 1902
Periclimenes (Ancylocaris) brevicarpalis (Schenkel, 1902)
Periclimenes (Ancylocaris) brevicarpalis, Barnard, 1950, p. 794-6,
fig. 150 e-h.
Spécimens récoltés. — 1 <£ (21 mm) et 1 $ (41 mm) commensaux d’une
Actinie du genre Sloichaclis.
GNATHOPHYLLIDAE
Genre GNATHOPHYLLUM Latreille, 1819
Gnathophyllum fasciolatum Stimpson, 1860
Gnathophyllum fasciolatum, Barnard, 1950, p. 765-7, fig. 146.
Spécimens récoltés. — 1 <$ (19 mm) et 1 $ ovigère (17 mm).
Genre HYMENOCERA Latreille, 1819
Hymenocera elegans Heller, 1861
Hymenocera elegans, Barnard, 1950, p. 767-9, fig. 147.
Spécimens récoltés. — 2 $ ovigères (41 mm et 38 mm).
Source : MNHN, Paris
CRUSTACÉS STOMATOPODES ET DÉCAPODES
179
IV. — RÉSUMÉ
La collection étudiée ici se compose de spécimens récoltés à l’ile Europa
Par l’auteur. Elle comprend 55 espèces sur les 75 espèces maintenant connues
de l’ile. Trente-six des espèces étudiées n’en avaient pas encore été signalées.
Faute d’une documentation bibliographique complète et de matériel
de comparaison, plusieurs spécimens n’ont pas été identifiés ou l’ont été
avec doute; ils feront ultérieurement l’objet d’une étude complémentaire.
Les remarques biogéographiques signalent, outre 36 espèces nouvelles
Pour l’île Europa, l’extension la plus occidentale connue, dans l’hémisphère
austral, pour les espèces suivantes :
Porlunus convexus de Haan
Carpilodes rugalus (H. Milne Edwards)
Daira perlala (Herbst)
Uca chlorophihalmus (H. Milne Edwards)
Percnon abbrevialum (Dana).
Des récoltes plus complètes permettraient de préciser les caractères
oiogéographiques de la faune de Crustacés Stomatopodes et Décapodes
de l’île Europa.
SUMMARY
The collection studied here consists of specimens gathered on Europa
Jsland by the author. It consists of 55 species out of the 75 known on
the island so far. 36 of the studied species had not yet been mentioned.
Complété bibliographical information lacking, some specimens remams
“nidentified and will be studied in a complemcntary note.
The biogeographical remarks show, besides 36 new species for Europa
ls land, the farthest south western extension known for the following species :
Podiums convexus de Ilaan
Carpilodes rugalus (H. Milne Edwards)
Daira perlala (Herbst)
Uca chlorophihalmus (H. Milne Edwards)
Percnon abbrevialum (Dana).
Fuller gatherings would make it possible to précisé biogeographical
characters of the fauna of the Stomatopoda and Decapoda Crustacea of
Europa Island.
Source : MNHN, Paris
OUVRAGES CONSULTÉS
Alcock (A.), 1905. Catalogue of the Indian Decapod Crustacea in thc
Collection oj the Indian Muséum, l’art 2, Anomura, fasc. I. Pagu-
rides, p. I-X, 1-197, 16 pl. Calcutta.
Barnard (K. II.), 1950. Descriptive Catalogue of South African Decapod
Crustacea. Ann. Soulh Afric. Mus., 38, p. 1-837, flg. 1-154. Edinburgh.
Boone (L.), 1934. Stomatopoda and Brachyura. Scientiflc Besults of the
World Cruise of the Yacht “Alva” 1931. Bull. Vanderb. Mar. Mus.,
Hutlinglon \. V., 5, p. 1-210, 109 pl. Lancaster.
Ckosnier (A.), 1962. Crustacés Décapodes Portunidae. In Faune de Mada¬
gascar, fasc. XVI, p. 1-154, fig. texte 1-256, 13 pl. Paris.
196.‘>. Crustacés Décapodes Crapsidae et Ocypodidac. In Faune
de Madagascar, fasc. XVIII, p. 1-143, fig. texte 1-260, 11 pl. Paris.
Forest (J.) et Guinot (D.), 1961. — Crustacés Décapodes Brachyoures de
Tahiti et des Tuamotu. Exp. française sur les récifs coralliens de Nou¬
velle-Calédonie, in vol. préliminaire, p. 1-195, fig. texte 1-178, 18 pl.
Paris.
I'ouhmanoir (P.), 1952. — Observations sur la faune marine et la pêche à
l’île Europa. Ménx. Inst. Scient. Madag., Série A, t. VII, fasc. 2,
p. 167-188. Paris.
Kemp (S,), 1913. — Crustacea Stomatopoda of the Indo-Pacific région. Mcm.
Indian Mus., IV, 1 . p. 1-217, 10 pl. Calcuta.
fStation Murine de Tuléar, Madagascar).
Source : MNHN, Paris
ARACHNIDES RÉCOLTÉS A L’ILE EUROPA
EN AVRIL 1964
par Roland LEGENDRE
Les Araignées de l’Ile Europa sont peu connues car il semble qu elles
n’aient jamais été l’objet d’une chasse systématique. A. Voeltzkow (19U4)
ne semble pas avoir récolté d’Arachnides sur l’Ile Europa, ou, s il la tait,
ces animaux n’ont pas été étudiés; par contre le voyageur allemand a récolté
des échantillons lors d’un premier passage en juillet 1894 sur 1 *Je voisine
(, e Juan de Nova, ces récoltes ont été examinées par E. Strand (1908) qui
donne les déterminations suivantes :
llersilia insulana Strand, 1907 : 1 9 ad.
yephiln nmdagascariensis (Vinson, 1863) : 2 9 ad.
Thomisus lamperli Strand, 1907 : 1 Y juv.
Rhilymna nigrichelis Strand, 1907 : 1 9 ad.
Lycosa juanensis Strand, 1907 : 1 9 j uv -
Hyllus juanensis Strand, 1907 : 1 9 ad-» 1 $ î uv - C0-
8ur ces six espèces, nous remarquons que cinq sont nouvelles pour la
science; ces espèces, d’après E. Strand (1908) seraient également repré¬
sentées dans la région nord-ouest de Madagascar.
Au cours de sa visite à l’Ilc Europa en 1948, R. Pai lian (1950) men-
i°nne les Araignées suivantes :
Argiope coquereli (Vinson, 1863).
-Vep/u/o madagascariensis (Vinson, 1863).
Gasteracanllui uersicolor (Walckenaer, 1841).
Familles des Salticidae, Argiopidae ( Araneus sp.).
Toutes les formes rencontrées par ce naturaliste appartiennent éga¬
lent à la faune malgache.
Ces deux brèves listes faunistiques (dont une seule se rapporte à Europa)
demandent à être commentées; les Araignées récoltées à Juan de Nova ont,
d Priori, de fortes chances d'être également présentes à Europa (meme type
”, substrat, même ancienneté géologique, même situation géographique,
‘Peine peuplement biologique). Cependant les espèces médités de b. STnANii
".“nt plus été revues depuis 1908, aucun Arachnologue na plus jamais
SI gnalé ces espèces qui, toujours d'après E. Stuand, feraient également
partie de la faune malgache; entre temps les types ont disparuet: siil o
? "Parte à la description originale datant de 1908 (mais datee par E S™™
de 1907) 0,1 est obligé de constater que par sa brièveté, son absence de dessin
et son laconisme, elle est nettement insuffisante (surtout pour les exemplaire,
immatures); il semble donc logique et prudent de ne tenir aucun compte
des cinq espèces énigmatiques décrite par E. Stbam. comme nouvelles pou,
e Juan de Nova et Madagascar.
Source : MNHN, Paris
182
ROLAND LEGENDRE
Une prise de contact avec le biotope de l’Ue Europa laisse immédia¬
tement présager une riche population d’Aranéides; la diversité des milieux
(allant de la sansouire à la forêt à palétuviers ou à Euphorbes, en passant
par la broussaille dense à Pemphis acidula) favorise l’éclosion d’une faune
entomologique riche et variée. L’Araignée, essentiellement carnassière, est
tributaire pour sa nourriture de l'Insecte, si ceux-ci sont nombreux, l'Arach¬
nide va pulluler; or, favorisé peut-être par la saison, nous avons été, à
l’inverse de nos prédécesseurs, impressionné par la richesse entomologique
de l’Ile Europa, dont le recensement statistique commence à peine. Les rats
eux-mêmes sont devenus insectivores sur File, les Araignées sont donc
assurées de trouver une nourriture abondante et très diversifiée; nous ne
nous sommes pas étonnés alors de l’abondance statistique dans nos récoltes
de Salticidae et Thomisidae, chasseresses à vue, et des Argiopidae orbitèles;
des chasses de nuit systématiques auraient mieux fait connaître les domi¬
nantes nocturnes de cette faune arachnologique (Pholcidae et peut-être
Lycosidae).
Fig. 1 . Peucelia hicasi (Yinson, 1863) «le l'Ile Europa.
Pour nos récoltes nous avons utilisé les méthodes classiques; récolte
directe pour les Araignées sédentaires; fauchage des herbes et battage des
buissons pour les formes errantes. Nous avons recherché le genre Denis
(Agelenidae) certainement présent sur Europa, mais, malgré une prospection
systématique du platier découvert, nous n'avons pas rencontré un seul
exemplaire de cette intéressante Araignée dont nous avons signalé la présence
à Madagascar (R. Legendre, 1962).
Les échantillons récoltés au cours de cette mission sont actuellement
en cours d’études; ils sont entreposés au Laboratoire de Zoologie de la
Faculté des Sciences de Montpellier. Nous en donnons ici une liste provisoire.
ARAIGNÉES LABIDOGNATHES
Famille des Drassidae :
Quelques individus 9 . sous des pierres, Nord de l’Ile.
Famille des Pholcidae :
1 $ adulte, capturé de nuit à la lumière. Nord de l'Ile.
Source : MNHN, Paris
ARACHNIDES
183
Famille des Theridiidae :
Genre Argyrodes sp. : nombreux individus adultes ^ et $ sur les
toiles de Néphiles et de Cyrtophora.
Ce genre est pantropical.
Genre Rhomphaea sp. : 3 2 adultes, capturées par battage et fau¬
chage de buissons. Sud de nie.
Ce genre est pantropical.
Sept autres représentants de cette famille (2 adultes) ont été récoltés
dans les anfractuosités des troncs d'Euphorbia slenoclada (Nord
de P Ile) et dans les creux des murs de la Station Météorologique,
famille des Salticidae :
Quatorze individus adultes, appartenant à plusieurs espèces ont été
capturés par fauchage du tapis herbacé. Nord, Centre et Sud
de Pile.
f amille des Lycosidae :
Une 2 adulte, sous une pierre. Nord de l’Ile.
f amille des Thomisidae :
Genre Monæses sp. : une douzaine de 2 adultes, capturées par fau¬
chage des herbes. Nord et Centre de Pile.
Ce genre est pantropical.
Camille des Argiopidae :
Nephita madagascariensis (Vinson, 1863) : plusieurs 2 adultes et juvé¬
niles. Nord, Centre et Sud de Pile.
Cette espèce est connue de Madagascar et d’Afrique.
Cyrtophora citricola (Forskâl, 1775) : 5 2 adultes, cocons et nymphes;
animaux fréquents dans les buissons et les touffes de Sisal.
L’espèce est pantropical e.
Araneus lheisi (Walckenaer, 1841) : 2 2 adultes, 5 nymphes, captu¬
rées dans les anfractuosités de rochers. Nord de l’Ile.
L’espèce est pantropicale.
Genre Gasleracantha sp. (1) : plusieurs 2 adultes, tendant leurs toiles
entre les branches et les pneumatophores d ’Avicennia de la
mangrove Sud.
à ni autres représentants de cette famille (16 individus) se rapportant
P usieurs espèces différentes ont également été récoltés.
Famille de Tetragnathidae :
■ ^ ne $ adulte, sur sa toile, récoltée entre les pneumatophores d’Avi-
enma ^ la mangrove Sud.
(Wairi-A No »s avions primitivement rapporté c.., .. .........—.
les consiriT^’ 184 U- Ccs spécimens viennent d’être examinés p;
Peut-être J? as comme appartenant à l’espèce G. versicvlor, i
ont dtx en effet, des exemplaires similaires, sinon idt
5 échantillons à l’espèce G. versicolor
' 's par Michel Emerit qui ne
__ jr, mais à une autre espèce,
°nt été"»/ n ??î te * en effet, "des exemplaires similaires, sinon Identiques à ceux d’Europa
compar/ a tes P ar lui 11308 les mangroves du littoral Ouest de Madagascar. Une étude
Par Mi-,.®, S? Gastéracanthes de la région malgache, actuellement en cours d’exécution
d’Europa 1 fc ’ MKRIT ’ permettra de statuer sur la position systématique des exemplaires
Source : MNHN, Paris
184
ROLAND LEGENDRE
Famille des Oxyopidae :
Peucelia lucasi (Vinson, 1863) : 2 $ adultes récoltées l’une par
battage de buissons, l’autre par fauchage du tapis herbacé.
Nord de l'IIe. Cette espèce est connue de Madagascar (Forêt
de l’Est), des Mascareignes et de l’Afrique australe.
Cette liste, bien entendu, est encore lacunaire, car de nombreux biotopes
n’ont pu être prospectés (rivages Est, Sud-Est, Ouest, bord du lagon).
L’absence d’Araignées Orthognathes est remarquable et mérite d’être
soulignée. Notons également l’absence (toute provisoire, nous l’espérons) de
différents ordres d’Arachnides (Scorpions, Opilions, Acariens). Par contre des
Pseudoscorpions, appartenant vraisemblablement à deux espèces différentes,
ont été récoltés sous des écorces pourrissantes d ’Euphorbia stenoclada (2).
Références citées :
Legendre (R.), 1962. — Sur deux familles d’Araignées (Agelenidae, l’alpi-
manidae) nouvelles pour la faune malgache. Tiull. Acad. Malgache, S. S.,
40, (1964), p. 76-77.
Paulian (R.), 1950. — L’IIe Europa, une dépendance de Madagascar. I.e
Naturaliste Malgache, 2, p. 77-85.
Strakd (E.), 1908. — Beitrâge zur Spinnenfauna Madagaskars. Nyt. May.
Nalurui., 46, 1-227, (Mitt. Nat.-Kab., Stuttgart).
(Laboratoire de Zoologie, I-'aculté des Sciences de Montpellier)
(2) Ces exemplaires appartiennent au genre pantropical Ditha actuellement en
cours d’étude pour la détermination spécifique. (Communication personnelle du Professeur
M. Vachon).
Source : MNHN, Paris
UN NOUVEAU LAMIAIRE DE L'ILE EUROPA
(Col. Cerambycidae)
par Stephan BREUNING
Goptops (Trichocoptops n. subgen.) europae n. sp.
Antennes un peu plus longues que le corps ((J), le troisième article un
Peu plus long que le quatrième, aussi long que le scape. Lobes inferieurs
des yeux sensiblement moins longs que les joues. Tête éparséinent et 1res
finement ponctuée. Pronotum peu densément et très finement ponctue,
pourvu de chaque côté d’un tubercule latéro-inférieur antérieur conique
et d’un tubercule latéro-supérieur prémédian conique, les deux a peu près
de même longueur. Èlytres très densément et finement ponctues sur la
moitié antérieure, moins densément et très finement sur la moitié posté¬
rieure, chacun avec une bosse discale postbasilaire à peine accusée. Elytres
garnis de poils dressés noirs assez courts. Fémurs et tibias garnis de poi s
dressés blancs assez longs.
Brun foncé, couvert de pubescence blanchâtre. Tout le corps, les fémurs
et le scape parsemés de nombreuses très petites taches brun fonce. Articles
antennaires à partir du troisième à pubescence brune, sauf au tiers basilaire
°t à l’apex.
I-ong. : 12 mm; larg. : 5 mm.
Type un J de l’Ile Europa, IV-1964, leg. P. Malzy (Muséum, Paris).
Par la présence de poils dressés sur les élytres cette espèce diffère de
toutes les autres espèces du genre et pourra former l’espèce type d un
nouveau sous-genre, pour lequel je propose le nom de Trichocoptops no\.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE
DES TÉNÉBRIONIDES DE L’ILE EUROPA [Col.]
par Pierre ARDOIN
(Planches pholograpliques I et II)
Située dans le détroit du Mozambique, un peu plus rapprochée de la
côte de Madagascar que de celle d’Afrique et légèrement au Nord du tropique
du Capricorne, l’île Europa ne semble pas encore avoir fait 1 objet d une
étude faunistique concernant la famille des Tenebrionidae.
Professeur R. Legendre, le Docteur Brygoo et P. Malzy en avril 1964. la
faune ténébrionidienne paraît assez pauvre. Elle comporte cependant deux
espèces nouvelles. En voici l’inventaire :
Gonocephalum malzyi n. sp.
Holotype : un ex. mâle, île Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (Muséum,
Paris).
Allotype : un ex. femelle, même origine.
Taille : 10,5 à 11 mm. — PI. I.
Entièrement noir, très mat, couvert d’une pubescence rousse, fine,
assez longue, raide et hérissée, mais légèrement oblique. Ressemble a mada-
mseariense Chat, dont elle possède la taille, la forme générale, la coloration
et l’aspect mat. La tète est identique, les yeux petits et entoures d un fo
sl, lon lisse et luisant, mais l’impression transverse limitant le c JT
arrière est plus marquée. Pronotum de même forme, les granules setig ■
assez gros, luisants et serrés, entremêlés de granules bien plus petits peu
«ombreux et glabres, le fond très mat et fortement microreticule.Les
s °nt bien fines, plus cylindriques, plus longues et henssees de* telles sorte
pelles sont peu visibles de haut, mais se voient bien de pro •
n triangle curviligne, granuleux en avant, ses côtes lisse . y 8
|cment de même forme que chez madagascanense , les rangée» stria‘
identiques, les granules sétigères luisants et disposes très .
^nr quatre rangs par intervalle, entremêlés de granules ghü>res bien. plus
Petits et moins nombreux. Les soies sont identiques à celles du pronotmn
^■des et hérissées, dirigées un peu obliquement vers ^^.Le^T
du corps, les patte et les antennes ne présentent pas de différences notables
avec wadagascariense.
Cette nouvelle espèce, que je dédie à son récolteuf. me pamt bien
«cactérisée par sa pubescence fine, longue et henssée, ce qui la distingue,
Source : MNHN, Paris
188
PIIiRKK AHDOIN
au premier coup d’œil, des espèces voisines par la forme du corps et la
sculpture. Une telle pubescence se retrouve, quoique plus éparse, chez
G.longulum Geb., mais cette dernière est bien différente et propre à l’Afrique
occidentale.
Caractères sexuels secondaires :
Chez le mâle les premiers stérilités sont légèrement déprimés, mais
les tihias antérieurs ne se distinguent pas de ceux de la femelle.
Fig. 1. - Organe copu-
lateur de Gonocephultim
nmlziji n. sp.
Organe copulateur :
Du type de G. simplex Fab., les paramères sont largement arrondis
ensemble au sommet (fig. 1).
Répartition :
Probablement endémique à l’île Kuropa. M. P. Malzy en a rapporté
huit exemplaires.
Source : MNHN, Paris
TÉNÉBRIOMDES
189
Opatropis insulana n. sp.
Holotype : un ex. mâle, île Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (Muséum,
Paris).
Allotype : un ex. femelle, même origine.
Taille : 8 à 9 mm. — PI. II.
Noir ou brun-noir, les pattes et les antennes plus claires, le dessus peu
luisant, tout le corps couvert d’une pubescence blanche, couchée Cette
espèce ressemble à liispida Brullé, mais s’en distingue, outre la taille plus
avantageuse, par les caractères suivants : le pronotum est plus transverse,
un peu plus de deux fois plus large que long, les côtés arques, mais plus
fortement convergents vers l'avant, la base étant bien plus large que le
bord antérieur, la ponctuation plus espacée et ménageant deux peti es
Plaques lisses situées de part et d’autre et un peu en avant du milieu, les
soies élytrales un peu plus fines, non squamuleuses, les antennes plus
allongées, le cinquième article identique au quatrième, enfin 1 organe copu-
lateur est différent.
L’absence de dilatation sur le premier article des protarses des mâles
lle permet pas de la confondre avec blairi Geb. Les soies élytrales blanches
et couchées et sa taille suffisent à la distinguer d 'aelliiopia et somalica,
espèces récemment décrites par moi. Enfin bien que ne connaissant pas
en nature VOpatropis mariei Chat., il ne peut s’agir de cette espèce qui est
P'ns petite, couverte de soies roussàtres, le pronotum moins de deux fois
P>us large que long et à peine plus large en arrière qu'en avant, les inter¬
valles élytraux impairs beaucoup plus larges que les pairs en armie. es
protibias minces, etc.
Caractères sexuels secondaires :
Chez le mâle, le premier article des tarses antérieurs et intermédiaires
présente, sur sa face inférieure, une sorte de peigne forme de petites epines
lignées.
Organe copulateur :
Long. : l,(j mm, les paramères plus courts que la pièce basale présenteiu
“ne nette dilatation au sommet et sont droits vus de prohl (tig. 4 .
Comme la précédente, est probablement endémique à 1 île Europa.
•f- P. Malzy en a rapporté neuf exemplaires.
Heterocheira fryeri Gebien
fryeri Gebien, Trans. Linn. Soc. Lond., 18, I, 1922, p. 271.
. Ue Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (2 ex.). Ces exemplaires sont identiques
“ ceux des Comores et ne correspondent pas, à mon a\is, a . P ' llis : eiirs
hcola Koch dont je possède, grâce à l’obligeance de son auteur, plusieurs
Paratypes.
Source : MNHN, Paris
190
PIERRE ARDOIN
Tribolium castaneum Herbst
caslaneum Herbst, Kâf. 7, 1797, p. 282.
Ile Europa, IV. 1964 ( P. Malzy) (1 ex.).
Alphitobius laevigatus Fabricius
laevigatus Fabricius, Spec. Insect. I, 1781, p. 90.
Ile Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (1 ex.).
Eutocbia cistelina Klug
cislelina Klug, Insect. Madag. 1833, p. 180.
Ile Europa, IV. 1964 (P. Malzy) (2 ex.).
Source : MNHN, Paris
Planche I
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche II
Opalropis insulana n.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
L'ENTOMOFAUNE DE L'ILE EUROPA
par Pierre VIETTE
Ayant organisé, en avril 1964, une mission à l’île Europa, M. le Pro¬
fesseur Legendre m’a fait le grand honneur de me demander de dresser
liste des Insectes actuellement connus de l’île. Je l’en remercie vivement.
La faune entomologique de ce petit territoire français situé dans le
canal de Mozambique au large de Madagascar a été recoltee pour la première
fois par le Professeur Docteur A. Voeltzkow lors de son mémorable voyage
a Madagascar, dans l’archipel des Comores et dans les îles de 1 bst atncain.
Partie de Tuléar le 1” décembre 1903, l’expédition arrive en vue
d’Europa le 4 décembre au matin. A. Voeltzkow et ses compagnons resteront
14 jours dans l’ile. Ils la quitteront le 20 décembre et seront de retour a
Tuléar le 22, après trois semaines d’absence (Voeltzkow, 1904 : 42b).
Les matériaux récoltés ont été étudiés conjointement avec ceux obtenus
dans les différentes régions visitées et les résultats publies dans la sene
“ Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905 mit Mitteln der H er « iat )"
and Elise geb. Heckmann Wentzel-Stiftung ausgcfuhrt von I rofessor
R r - Alfred Voeltzkow ». La publication des « Systematische Arbeiten »,
commencée en 1907, devait malheureusement cesser en 1917, avec les
difficultés allemandes à la lin de la première guerre mondiale. C est ainsi.
Par exemple, que le travail de Bergroth sur les Hemiplera-Heleroplera
récoltés et cité par Voeltzkow (1917 : 475) ne fut jamais publie.
Bien que visitée en 1923, lors de la croisière de l’Aviso « Bellatnx »,
Par le Docteur H. Poisson, Chef des services vétérinaires de la Grande lie,
‘! faut attendre le voyage de R. Paui.ian (alors Directeur-adjoint de 1 Institut
de Recherches scientifiques de Madagascar — I. R. S. M.), en avri »
a bord de l’aviso hydrographe « Lapérouse », pour que de nouveaux insectes
soient récoltés à l’ile Europa.
A peine deux ans plus tard, en janvier/février 1950 P. Cachan (alors
Entomologiste agricole à l’I. R. S. M.) séjourna un mois dans 1 île.
, R- Paulian a donné en 1950, avec un supplément en 1951, une Jff*
^ espèces d’insectes récoltés par lui et P. Cachan, liste précédéed un
historique des recherches et des tentatives de colonisation faites a
uropa. Voir aussi R. Decary (1938).
E » juin 1951, R. Paulian eut l’occasion d'y faire un "
«jour (48 heures) en compagnie de P. Fourmanoir (alors‘
biologiste à H. R. s. M., station de Nosy Be). Bosser (1952) a donne u
‘«te des plantes récoltées non citées par Perrieu de la Bathie (1J21).
En avril 1964,1e Professeur R. Leoendre (alors Professeur de Zoologie à
1 Université de Madagascar), ainsi que MM. le Docteur Docteur E R. Bnvooo,
directeur de l’Institut Pasteur de Tananarive, P. Malzy (“'“m.PjïïïL
t" g ‘ ate agricole à l’I. R. S. M.) et le Conservateur J. Capdhon, du Centre
^clinique forestier tropical, séjournèrent trois semaines dans 1 lie et y firent
^portantes récoltes.
Source : MhJHN, Paris
192
PIERRE VIETTE
En ce qui concerne l’Entomofaune, celles-ci, comme d’ailleurs celles
faites antérieurement par R. Paulian et P. Cachan, ne purent être qu’en
partie étudiées faute de spécialistes. Il s’ensuit que la liste des espèces donnée
ci-dessous ne donne qu’une idée fort imparfaite de l’Entomofaune de l’Ile
Europa, mais c’est là une première synthèse facilitant, sans doute, les
recherches ultérieures.
Ce travail n’aurait pu être mené à bien si je n’avais pas reçu l’aide
aimable des différents spécialistes. Qu’il me soit permis de remercier
M. le Recteur R. Paulian, MM. les Professeurs L. Chopard et R.-A. Poisson,
Mlle S. Kelner-Pillault, MM. P. Ardoin, S. Breuning, J. Carayon,
M. Descamps, A. Descarpentries, D. .S. Fletcher, A. Grjebine, le Docteur
H. J. Hannemann, C. Herbulot, R. Richard, H. Stempffer, L. Tsacas,
R. Wahis et P. E. S. Whalley.
Les matériaux récoltés par R. Legendre et ses collaborateurs et une
partie de ceux récoltés par R. Paulian (sur les étiquettes : R. P.) et
P. Cachan (id. : P. C.) se trouvent dans les collections nationales du Muséum
de Paris.
Dans la liste des espèces citées ci-dessous, l’auteur de la citation est
en petites capitales (si l’espèce a été signalée de l’île Europa) et le nom
du récolteur en italique.
Thysanura
Lepismatidae
— Isolepisma trisetosa Escherich, 1905.
Escherich, 1910 : 535.
A. Voeltzkow, XI1-1903.
Décrite de l’ile Lombok (Indes néerlandaises), l’espèce est répandue
dans toutes les zones tropicales.
Odonata
Libellulidae
— Panlala flavescens (Fabricius, 1798).
Voeltzkow, 1904: 444 (sous le nom de Libellula sp.). — Grünberg,1917 :
484. — Paulian, 1950 : 85. — Fraser, 1956, 121.
A. Voeltzkow, XII-1903. — P. Cachan, 11-1950. — R. Legendre et coll ..
IV-1964.
Espèce pantropicale.
Dictyoptera
Panchloridae
— Pycnoscelus surinamensis (Linné, 1758).
Paulian, 1950 : 83.
R. Paulian, 9/14-IV-1948. — R. Legendre et coll., IV-1961.
Espèce largement répandue dans toutes les régions tropicales.
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
193
Ectobiidae
— Blatella germanica (Linné, 1767).
Paulian, 1950 : 83.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Cosmopolite.
— Mareta treilliana (Werner, 1905).
Paulian, 1951 : 185.
R. Paulian, 10/12-IV-1948. ,
, Espèce décrite, sous le nom générique de PhylUmmta, des mes
Nil, près du barrage de Kalioub.
Mantidae
— Polyspilota aeruginosa (Goeze, 1765).
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948. .
Espèce très commune à Madagascar, largement répandue dans
l’Afrique intertropicale.
Isoptera
Calotermitidae
Neotermes europae (Wasmann, 1910). ^
Wasmann, 1910 : 118 (comme Calotermes e.). — Cachan,
1951 : 3. — Paulian, 1950 : 85; 1961 ; 385. branches
A. Voellzkow, XII-1903. - P- Cachan, 1/II-1950, dans aes
mortes ou pourrissantes d’Euphorbes arborescentes.
Endémique.
Neotermes uoeltzkowi (Wasmann, 1897).
Paulian, 1950 : 85. — Cachan, 1951 : 5. et d . Eu _
P. Cachan, I/II-1950, dans des brandies mortes de
Phorbe.
Madagascar et île Europa.
- Cryplotermes haaüandi parasita (Wasmann, ,9 ' 0) _^ M KOWSKI , 1956 :
Wasmann, 1910 : 120 (comme Calotermes h. p-)-
et 25.
A. Voellzkow, XII-1903. . p nrona ?
, Doit-on considérer cette sous^spèce comme endennque à 1 lie Europa
Le fait ne ressort pas clairement du travail d
Termitidae
~~ Alicrocerolermes subtilis Wasmann, 1897.
Cachan, 1949 : 238; 1950 : 6; 1951 : 10. - 1950 ' 83 '
fl. Paulian, 9/14-IV-1948. - P■ Cachan, I/II-1950.
Source : MNHN, Paris
194
PIERRE VIETTE
Archipels des Seychelles, d’Aldabra, des Comores, des Glorieuses,
île Europa et Madagascar.
— Microcerotermes propinquus Wasman, 1910.
Wasman, 1910 : 125. — Cachan, 1949 : 239; 1951 : 10.
A. Voellzkoui, XII-1903, dans un tronc d’Euphorbe. — P. Cachan,
I/11-1950.
Endémique ou synonyme de M. sublilis Wasinann ?
Dans son travail de 1949, Cachan écrit (p. 239) : « Il y aurait ainsi
à Europa deux Microcerotermes : Microcerotermes sublilis dont Paulian a
ramené des soldats et Microcerotermes propinquus, dont les soldats ne sont
pas connus... » et (p. 240) : « Nous faisons des réserves quant à la présence
sur un îlot de la nature et de la taille d’Europa, de deux espèces d’un même
genre, mais en l’absence des soldats de M. propinquus et de matériel de
détermination, nous ne savons que conclure quant à leur présence simul¬
tanée ».
Ayant été lui-même dans l’Ile Europa, Cachan écrit en 1951 (p. 10) :
« Nous avons... trouvé sur des Euphorbes de Pile Europa, les ailés et les
soldats d’un Microcerotermes dont les soldats possèdent les principaux
caractères de ceux de M. sublilis-, quant aux ailés, leurs ocelles ne sont pas
appréciablement plus éloignées des yeux que chez les ailés de M. sublilis
et nous écartons ce caractère qui a servi à Wasmann et à Sjôstedt pour
décrire comme espèce nouvelle (M. propinquus) le Microcerotermes
d’Europa ».
Il semble bien que M. sublilis et M. propinquus ne représentent qu’une
seule et même espèce, mais Cachan ne l’ayant pas indiqué d’une façon
certaine dans son texte et typographiquement (par syn. ou n. syn.) le doute
subsiste. C’est pourquoi j’ai conservé ici les noms des deux Microcerotermes
de l’Ile Europa.
Orthoptera
Phaneroptidae
— Phaneroptera nana sparsa (Stal, 1857).
Paulian, 1950 : 84 (sous le nom de Ph. nana).
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Ragge (1956 : 235) indique que cette sous-espèce est connue de toute
l’Afrique au Sud du Sahara, de Madagascar, d’Aldabra et des Seychelles.
C’est donc à elle que l’on doit rapporter les exemplaires de l’ile Europa
signalés comme Ph. nana.
Gryllidae
— Gryllus bimaculalus De Geer, 1773.
Paulian, 1951 : 185.
P. Cachan, I/II-1950.
Région méditerranéenne, toute l’Afrique et Madagascar, Asie tropicale.
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
195
Mogoplistidae
— Arachnocephalus subsulcatus Saussure, 1899.
Paulian, 1950 : 84; 1951 : 185.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce décrite de l’île Aldabra.
— Ailopus rodericensis (Butler, 1876). ~
P»™, 1950 : 84; 1951 : 186 (sou, le nom
R. Paulian, 9/14-IV-1948. — R. Legendre el coH., IV-iyb4.
Dirsh (1963 : 264), en étudiant les Acridoidea de Ma ^^ & r ’ odericensis _
que de nombreux noms devaient être mis en synonymi •
Ile Rodriguez, archipels des Chagos, des Seychelles, d Aldabra, des
Comores, Madagascar.
— Cgrtacanthacris latarica latarica (Linné, 1758).
Paulian, 1950 : 84. - Dinsu, 1982 : 348. _ U mdn
fi. Paulion, 9/14-IV-1948. — P. Cachan, I/I1-19W-
et coll., IV-1964. . l
Nord de l’Afrique, îles du Cap Vert, Afrique e t des
australe et orientale (excepté l’Abyssinie), archipels des S y
Comores, Madagascar.
' Rhadinacris schistocercoides (Brancsik, 1893).
Paulian, 1951 : 186. T . r 1Qfi ,
P. Cachan, I/II-1950. — R- Legendre et coll., IV-19M.
Espèce malgache se retrouvant à l’île Europa.
Embioptera
Oligotomidae
~~ Oligotoma saundersi (Wetswood, 1836).
Paulian, 1951 : 185.
R• Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce anthropophile (Paulian, l. c.)
(Ross, 1944 : 495).
, « Artificially tropicopolitan »
Coleoptera
Tenebrionidae
Gonocephalum malzyi Ardoin, 1966.
Ardoin, 1966 : 187.
R- Legendre el coll., IV-1964.
Endémique.
~~ Opatropis insulana Ardoin, 1966.
Ardoin, 1966 : 189.
R• Legendre el coll., IV-1964.
Endémique.
Source : MNHN, Paris
196
PIERRE VIETTE
— Heterocheira fryeri (Gebien, 1922).
Ardoin, 1966 : 189.
R. Legendre et coll., IV-1964.
Côte du Mozambique, Aldabra, archipel des Comores, Madagascar.
— Tribolium castaneum (Herbst, 1797).
Ardoin, 1966 : 190.
R. Legendre et coll., IV-1964.
Espèce anthropophile.
— Alphitobius laevigatus (Fabricius, 1781).
Ardoin, 1966 : 190.
R. Legendre et coll., IV-1964.
Espèce anthropophile.
— Eulochia cislelina (Klug, 1833).
Ardoin, 1966 : 190.
R. Legendre et coll., IV-1964.
Espèce malgache.
Melyridae
— Pseudocolotes inlateralis Pic, 1950.
Pic, 1950 : 344. — Paulian, 1950 : 84; 1961 : 385.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Endémique.
Elateridae
— Cardiophorits temperatus Candèze, 1895.
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce malgache.
Dermestidae
— Dermestes cadaverinus Fabricius, 1775.
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Cosmopolite.
CoCCINELLIDAE
— Exochomus flavipes (Thunberg, 1781).
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Région paléarctique, Afrique, Madagascar.
Cerambycidae
— Coptops (Trichocoptos) europae Breuning, 1966.
Breuning, 1966 : 185.
R. Legendre et coll., IV-1964.
Endémique.
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
197
QURCULIONIDAE
— Dinosius serieluberculatus Hustache, 1955.
Richard, 1959 : 43.
fi. Paulian, VI-1951.
Espèce malgache.
— Cratopus cavifrons Richard, 1959. . ..
Paul. AN, 1950 : 84 (sous le nom de C, auras,ne “
Richard, 1959 : 14 (révision du complexe Cr. aurostriatus).
R 38 pmi!i<m, 10/12-IV-1948, VI-1951. — P- Cachait, I/II-1950. —
R- Legendre et coll., IV-1964.
Endémique.
Histeridae
'— Hypocaccns disjunctus Marseul, 1855.
Paulian, 1951 : 186.
fi. Paulian, 10/12-IV-1948. , r
Espèce connue de Madagascar et de l'archipel des Comores.
— Apobleles mitis Lewis, 1906.
Paulian, 1951 : 186 (sous le nom de Diaphorus m.).
fi. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce malgache.
Scarabaeidae
Phaeochrous tenuepunclalus (Fairmaire,
Paulian, 1950 : 85.
P- Cachan, I/II-1950.
Espèce malgache.
' Mausoleopsis raveti Ruter, 1953.
Ruter, 1953 : 182. — Paulian, 1961
seulement).
P. Cachan, I/II-1950.
Endémique.
1895).
: 156 et 262 (citation du genre
Neur optera
Palparidae
Palpares voeltzkowi Kolbe, 1906.
Paulian, 1950 : 85. — Fraser, 1951 : 349.
P. Cachan, I/II-1950.
Espèce malgache.
Myrmeleontidae
Acanthaclisis alluaudi Weele, 1909.
Paulian, 1950 : 85.
P • Cachan, I/II-1950.
Source : MNHN, Paris
198
PIERRE VIETTE
Espèce malgache connue seulement par le type provenant d’Ambo¬
vombe.
— Syngenes longicornis (Rambur, 1842).
Paulian, 1950 : 85. — Fraser, 1951 : 352.
P. Cachan, I/II-1950.
Espèce africaine et malgache.
— Creagis africanus (Rambur, 1842).
Paulian, 1950 : 84 (sous le nom de Cr. nubifer Kolbe). — Fraser,
1951 : 354.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce largement répandue en Afrique et à Madagascar.
— Creagis preliosa Banks, 1911.
Paulian, 1950 : 84. — Fraser, 1951 : 354.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce décrite de l’Afrique orientale.
— Myrmeleon obscurus Rambur, 1842.
Paulian, 1950 : 84. — Fraser, 1951 : 356.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce africaine et malgache.
Lepidoptera
Pyralidae
— Hymenoplychis sordida Zeller, 1852.
R. Legendre et eoll., IV-1964.
Espèce paléotropicale.
— Diastictis capuronalis n. sp. — Holotype : 1 $, canal de Mozam¬
bique, île Europa, IV-1964 (R. Legendre et coll.) (génital ia, prép. P. Viette,
n° 4 568) (Muséum, Paris).
Taille et habitus de I). pulrisalis Viette décrit de la Grande Comore
(1958, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 9, p. 124) et récemment signalé des
îles Cosmoledo et Aldabra par H. Legrand (1966, Mém. Mus. nal. Hist.
nal., n.s., A, Zoo!., 37, (1965), p. 101).
D. capuronalis se distingue de D. pulrisalis par, aux ailes antérieures,
les caractères suivants : (a) la couleur générale est plus foncée chez la première
espèce que chez la seconde, par suite de l’élargissement des bandes transver¬
sales d’un brun légèrement ochracé; (b) la marge externe de la tache réni-
forme est à peine encochée chez la nouvelle espèce alors qu’elle l’est profon¬
dément chez celle de la Grande Comore; (c) les bandes externes à la tache
réniforme sont nettement marquées chez D. pulrisalis et floues chez D. capu¬
ronalis ; (d) l’aire marginale d’un brun ochracé est plus large chez l’espèce
d’Europa que chez la comorienne où elle est gris noirâtre; enfin, (e)la frange
est partout de même couleur, d’un brun ochracé, chez la nouvelle espèce,
alors qu’elle est nettement contrastée, blanche en dessous de l’apex et au
niveau du tornus, chez D. pulrisalis.
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
199
Armure génitale $. — Voir la ligure
Espèce connue, pour le moment, que
— Lamoria clathrella (Ragonot, 1888).
R. Legendre et coli, IV-1964.
Espèce malgache.
de l’ile Europa (2 ex.).
f». i « 2. _ i, u. m <d.w, ;r”, c sL at S e a fwi”»
*°Puronalis n. sp. — 2, armure génitale S (a) et pénis ( )
L'échelle représente 1 mm (W 2
de Diaslictis
brygooi n. sp.
Geometridae
Chlorissa stibolepida (Butler, 1879).
R • Legendre et colt., IV-1964.
Espèce malgache.
Bisclisioprocla nalalata (Walker, 1862),
Herbulot, 1956 : 194; 1958 : 105.
R■ Paulian, 9/14-IV-1948. ç , Sahara
„ 1 , . l’Afrique au Sud du sanara
Espèce largement distribuée dans tout * Elle est en outre
e t signalée des Comores, de Madagascar et ««nidations qui paraissent
présentée à Sokotra et à Maurice par.des ^“ualisées (Her-
c °nstituer des sous-espèces plus ou moin
uulot, 1958).
Source : MNHN, Paris
200
PIERRE VIETTE
Noctuidae
Ophiusa legendrei n. sp. (fig. 3) [Catocalinae]. — Holotype :
1 $, canal de Mozambique, île Europa, IV-1964 (R. Legendre et coll.) (geni-
talia, prép. P. Viette n° 4 589) (Muséum, Paris).
Envergure : 45-65 mm; longueur des ailes antérieures : 23-33 mm;
l’holotype est un exemplaire de petite taille. — Espèce du groupe d’O. tirhaca
(Cramer) (1780, Uitl. Kap., 2, p. 116, pl. 172, fig. E), décrit du Cap de
Bonne Espérance, répandu partout en Afrique et à Madagascar et attei¬
gnant le Sud de l’Europe. La nouvelle espèce s’en distingue par les caractères
suivants des ailes antérieures : (a) celles-ci sont grises, plus ou moins foncées
Pio. 3, Ophiusa legendrei n. sp. (holotype).
suivant les individus, chez O. legendrei et jamais teintées de vert jaunâtre
comme chez O. tirhaca ; (b) dans la nouvelle espèce, les lignes anté- et post¬
médiane se rejoignent sur la nervure anale, à peu près au milieu de cette
dernière, et n’atteignent pas le bord inférieur de l'aile comme dans l’espèce
de Cramer; enfin, (c) l’espace marginal, extérieurement à la bande submar¬
ginale, est de la même couleur que le reste de l’aile chez la nouvelle espèce,
alors qu’il tranche nettement sur le fond chez O. tirhaca.
Dans l'armure génitale l’uncus est nettement asymétrique (fig. 4)
chez O. legendrei et de forme ovale et régulière chez O. tirhaca (Berio, 1965,
Ann. Mus. Civ. Slor. Nat. Genova, 75, p. 273, fig. 199); la dent médiane
de la formation ventrale de l’uncus est à peine marquée chez la nouvelle
espèce et le lobe latéral droit du tegumen est anguleux chez O. tirhaca et
légèrement sinueux chez O. legendrei.
Dans l’armure génitale $, le clapet fermant l 'ostium bursae est en plaque
arrondie chez O. tirhaca et en plaque étroite et allongée chez O. legendrei
(fig. 5 et 6). On notera que le clapet s’ouvre latéralement, comme une porte,
de la droite vers la gauche, chez O. legendrei et non d’arrière en avant comme
chez O. tirhaca.
Espèce malgache se retrouvant à l’île Europa.
Exemplaires malgaches examinés. Madagascar Est : Environs de
Maroantsetra, Ambodivoangy, IX (J. Vadon). — Environs de Permet,
forêt d’Analamazaotra, 910 m, II (P. Griveaud et R. Vieu), IV (P. Viette ).
— Route de Lakato, km 15, Ankasoka, 1 100 m, I (P. Viette).
Madagascar Centre : Tananarive ( Waterlot ), parc de Tsimbazaza,
1 200 m. XI, XIII, II (P. Viette).
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
201
Madagascar Ouest : Région de Sakaraha, route de Tuléar, km 808,
forêt de Lambomakandro, 500 m, IV (P. Griveaud). Tous au Muséum, Paris.
— Porphyrinia brygooi n. sp. [Jaspidiinae]. Holotype . 1
canal de Mozambique, île Europa, 1V-1964 (R. Legendre et coll.) (genitalia,
Prép. P. Viette n» 4 567) (Muséum, Paris).
Espèce voisine de P. vieltei Berio, décrit de Madagascar, domaine du
Centre (1954, Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 5, p. 136, pl. Vil, fig. 1) mais
de taille plus petite; l’envergure est de 10-11 mm chez P. brygooi et de
13-15 mm chez P. vieltei. On notera les autres différences entre les deux
espèces : (a) les ailes antérieures grises sont plus abondamment mouche¬
tées de brun-noir chez P. vieltei que chez P. brygooi ; (b) les ailes postérieures,
différence essentielle, sont d’un jaune fortement ochracé chez espece
malgache et d’un gris testacé chez l’espèce de l’île Europa; enfin, (c) le
dessous des ailes est teinté de rouge brique chez l’espèce madégasse et entiè¬
rement gris chez la nouvelle espèce.
Armure génitale S- — Voir le figure 2.
Mon excellent collègue et ami D. S. Fletcher (Brit. Mus., N. H.) me
fait savoir, ce dont je le remercie vivement, que cette nouvelle espèce e
egalement assez proche d’une petite série d’exemplaires provenant d Amam
Oanganyika) et non nommés.
Espèce actuellement connue que de l’île Europa.
Aganaidae
Üigama septempuncla Hampson, 1910.
R- Legendre et coll., IV-1964.
Espèce décrite de l’île Rodriguez se retrouvant à Madagascar.
Source : MNHN, Paris
202
PIERRE VIETTE
Lycaenidae
— Syntarucus pirithous insulana (Aurivil)ius, 1909).
Voeltzkow, 1904 : 444 (cité comme Lycaena sp.). — Aurivillius,
1909 : 324 (comme Cupido lelicanus f. ins. insulana). — Paulian, 1950 : 85
(comme Cupido telicanus subsp. insulanus).
A. Voeltzkow, XII-1903. — R. Paulian, 9/14-IV-1948. — R. Legendre
et coli, IV-1964.
Endémique.
Danaidae
— Danaus chrysippus (Linné, 1764).
Paulian, 1950 : 85; 1956 : 5.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce paléotropicale, archipel des Comores, îles Glorieuses, Madagascar,
archipel des Mascareignes.
Diptera
Culicidae
— Eretmapodites plioleucus Edwards, 1941.
Paulian, 1950 : 85.
R. Paulian, 9/14-IV-1948. — R. Legendre et coli, IV-1964.
Côte de l’Or, ? Madagascar (Stone et al., 1959 : 134).
Asilidae (L. Tsacas det.)
— Cophinopoda pulchripes (Bigot, 1859).
P. Cachan, I/11-1950. — R. Paulian, V1-1951. — R. Legendre et coli.,
IV-1964.
Espèce se trouvant dans l’archipel des Seychelles, celui des Comores
et à Madagascar.
Hymenoptera
Formicidae
— Camponolus ursus Forel, 1886.
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce malgache.
— Camponolus grandidieri Forel, 1879.
Forel, 1907 : 89 (sous le nom de C. foraminosus grandidieri). — Pau¬
lian, 1950 : 84.
A. Voeltzkow, XII-1903. — R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce malgache également d’Afrique orientale et australe.
— Camponolus hova var. obscurata Forel, 1907 (notation de Emery, 1925:85).
Forel, 1907 : 89 (sous le nom de C. maculalus radamae var. obscurata). —■
Paulian, 1950 : 84 (sous le nom de C. maculalus).
A. Voeltzkow, XII-1903. — R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Madagascar, Aldabra.
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
203
POMPILIDAE
■ Cyphononyx bretonii (Guérin-Mèneville, 1843) var.
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
L’espèce C. bretonii occupe l’extrême Sud de l’Europe, l’Afrique et
Madagascar.
— Anoplius (Africanoplius) plejebus (Saussure, 1891) (R. Wahis del.).
R. Legendre et coll., IV-1964.
Espèce malgache.
Sphecidae
Ammophila beniniensis Palisot de Beauvois, 1837.
Kohl, 1909 : 37 (sous le nom de Am. lugubris var. imerinae Saussure). —
Voeltzkow, 1917 : 473 (id.). — Paulian, 1950 : 84.
A. Voeltzkow, XII-1903. — R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce éthiopienne. Am. imerinae Saussure, 1892, est synonyme de
Am. beniniensis Palisot de Beauvois (Arnold, 1945 : 87).
• Ammophila (Podalonia) lydei madecassa Kohl, 1909.
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/11-IV-1948.
Sous-espèce malgache.
Sphex (Proterosphex) lorrida Smith, 1873.
Kohl, 1909 : 370. — Voeltzkow, 1917 : 473. — Paulian, 1950 : 84.
A. Voeltzkow, XII-1903. - R. Paulian, 9/14-IV-1948. - R. Legendre et
C0 K IV-1964.
Espèce africaine et malgache.
~~ Sphex (Proterosphex) umbrosum voeltzkowii Kohl, 1909.
Paulian, 1950 : 84 (comme Sp. u. var. il).
R■ Paulian, 9/14-1 V-l 948.
Sous-espèce malgache.
Apidae
Haliclus europensis Benoist, 1950.
Frisse, 1907 : 60 (? Haliclus du groupe d ’albidulus). — Voeltzkow,
p 917 : 473 ( Haliclus sp. ?, groupe d ’albidulus). — Benoist, 1950 . 100.
Julian, 1950 : 84; 1961 : 385.
A. Voeltzkow, XII-1903. - R. Paulian, 10/12-IV-1948.
Endémique.
Megachile pauliani Benoist, 1950.
Benoist, 1950 ; 100. — Paulian, 1950 : 84; 1961 : 385.
R■ Paulian, 10/12-1 V-l 948.
Endémique.
Source : MNHN, Paris
204
PIERRE VIETTE
Heteroptera
Pentatomidae
— Sciocoris pauliani Cachan, 1952.
Paulian, 1950 : 84 (n. ms.); 1961 : 385. — Cachan, 1952 : 324.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Endémique.
— Stenozygum mirabile (Signoret, 1861).
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Cette espèce malgache, citée par Paulian (1950), n’est pas indiquée
de l’île Europa dans le travail de Cachan (1952 : 394) (1).
— Acrosternum frolowi Cachan, 1952.
Cachan, 1952 : 449. — Paulian, 1961 : 385.
P. Cachan, I/II-1950.
Endémique.
Haloveliidae
— Halovelia amphibia Bergroth, 1906.
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Cette espèce fut décrite par Bergroth d’après des insectes originaires
de Zanzibar et tous du sexe femelle. Dans la suite, elle fut recueillie sur les
côtes de la Nouvelle-Guinée (Dregerhafen) par Biro (dét. T. Esaki, 1926)
(R. A. Poisson, in lilt.).
— Halovelia pauliani Poisson, 1956.
Poisson, 1956 : 252; 1965 : 141. — Paulian, 1961 : 385.
R. Paulian, 10/12-IV-1948. — R. Legendre et coll., IV-1964.
Endémique. Il est pratiquement certain que les individus cités ci-dessus
comme H. amphibia appartiennent à cette espèce.
Homoptera
Jassidae
— Neodartus bella (Stâl, 1855).
Paulian, 1950 : 84 (sous le nom de Penthimia b.).
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce africaine et malgache.
(1) Il semble qu’il serait intéressant de reprendre l’étude du Stenozygum de l'Il®
Europa, ce genre montrant deux espèces distinctes à Cosmoledo (St. insularum Distant)
et en Aldabra (St. aldabranum Distant), Iles pourtant rapprochées l’une de l’autre (cf-
Paulian, 1961 : 384 et suiv.).
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
205
Flatidae
— Chaetormenis madagascariensis (Signoret, 1860).
Paulian, 1950 : 84 (sous le nom de Chyartormenis m.).
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce décrite de Madagascar.
Diaspididae
— Lepidosaphes europae Mamet, 1956.
Mamet, 1956 : 133. — Paulian, 1961 : 385.
R. Paulian, VI-1951.
Endémique, trouvé sur un arbre halophile.
A la liste des Insectes de l’île Europa publiée C1 ^ ess “*’ .JJ noms
quelques noms donnés à des individus egalement récolte
cités par R. Paulian, mais qui sont restés, jusqu à ce jour,
- Gromphadorhina n. sp. [Dict. Perisphaeriidae] (L. Chopard de/.).
Paulian, 1950 : 83. . . „ ÎV iq<u
R. Paulian, 9/14-IV-1948. — R. Legendre el coll., IV-19b .
Espèce existant aussi à Madagascar.
' Elaler n. sp. [Col. Elateridae].
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce se retrouvant à Madagascar.
- Aeies europae Doucet (in litt.) (n. nui.) [Dur. Coucidae].
Paulian, 1950 : 85; 1961 : 385.
P • Cachan, 11-1950.
Signalé comme endémique.
- Cremaetue reine,ne Seyrig (in W.) (n. nui.) IHym. Ichneemc.dae]
(E. Berland de/.).
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Scolia (Auslroscolia) sp. [Hym. Scoliidae].
Paulian, 1950 : 84.
R. Paulian, 9/14-IV-1948.
Espèce se retrouvant aux îles Glorieuses.
, M. le Professeur R. A. Poisson (in WL) a fait
fesseur R. Legendre la note suivante a propos a un
r u>ae] capturé par ce dernier et ses collabora eu
— « Halobates, a priori, vraisemblablement
scholtz, 1822. »
parvenir à M. le Pro-
Halobates [Het. Ger-
avril 1964.
H. flaviventris Esch-
Source : MNHN, Paris
206
PIERRE VIETTE
Comme il a été indiqué au début de ce travail, la liste des Insectes de
l'île Europa donnée ci-dessus ne donne qu’une image fort imparfaite de
l’Entomofaune de cette île, non pas faute de récoltes, mais faute de spécia¬
listes pour les étudier. Les grands noms de l’Entomologie disparaissent et
il n’y a guère de jeunes pour les remplacer. C’est grave pour l'avenir, mais
ceci, comme aurait dit Kipling, est une autre histoire.
Il ressort, néanmoins, que les espèces nommées de l’île Europa nous
montre que la faune entomologique, à l’exception de certaines anthropo-
philes ou cosmopolites comme Oligoloma saundersi et Dermesles cadaverinus,
par exemple, est, avant tout, une faune d’origine malgache. Les espèces
considérées comme endémiques doivent l’être avec un certain doute, car
il n’est pas certain que l’on ne les découvre pas un jour dans la région malgache
occidentale, dans l’archipel des Comores, ou même sur la côte africaine du
Canal de Mozambique.
On notera que Mausoleopsis raveti appartient à un genre africain de
Cétoines ayant atteint l’archipel des Comores et l’île Europa, mais non
la Grande Ile. S’il y a possibilité de passage Est-Ouest, il existe également
des possibilités de passage, peut-être accidentel, dans le sens inverse (Pau-
lian, 1961 : 262).
Pour terminer cet article, on ne peut pas mieux faire que de reproduire
ici, en partie, ce que R. Paulian écrivait en 1950 (p. 83).
Située hors des voies habituelles de la navigation, inhabitée et fort
peu habitable, très pauvre, l’île Europa mériterait d’être érigée en réserve
naturelle intégrale. Elle nous offre, en effet, une fort intéressante expérience
naturelle sur la formation d’un sol à partir d’une végétation simple et sur
l’évolution de la faune d’origine étrangère qui s’y est établie. L’étude de
l’évolution de cette faune serait du plus haut intérêt. Seule, la création
d’une réserve permettrait à l’expérience naturelle de se dérouler norma¬
lement. Aussi souhaitons vivement que l’île Europa, réserve naturelle inté¬
grale, ne soit plus visitée que par les naturalistes venus voir, à intervalles
éloignées, la marche de l’Évolution.
M. le Professeur R. Legendre partage ce même point de vue. Formons
le vœu qu’il aboutisse dans ses démarches !
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
Ardoi.ni (P.), 1966. Contribution à la connaissance des Ténébrionidcs de
1 de Europa [Col.]. (Mém. Mus. nat. Uist. nul. n. s.. A, Zool., 41, p. 187-
!90, 2 fig., p|. I et II).
Arnold (g.), 1945. — The Sphecidae uf Madagascar, 193 p., 139 fig. National
Muséum S. Rhodesia, 1944.
Auhiviluus (Chr.), 1909. — Lepidoptera, Rhopalocera und Heterocera
(Pars 1) von Madagaskar, den Comoren und den Inseln Ostaîrikas
tnA. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905, Wissensch.
Ergeb., Bd 2, System. Arb., Heft 4, p. 309-348, pl. col. h.-t. 19, 15 fig.
Schweizerbart’schc Verlagsb., Nâgele & Sproesser, Stuttgart.
E.Norsr (R.), 1950. — Contribution à la connaissance des Hyménoptères
Apides de Madagascar. (Mém. Inst. Scient. Madag., (A)4, p. 97-104,2 fig.).
Eosskr (J. ); 1952. Note sur la végétation des îles Europa et Juan de Nova,
(f-c Natural. Malt)., 4, p. 41-42, 1 pl. phot. h.-t.).
“euninc, (s.), 1900. l'n nouveau Lamiaire de l'île Europa [Col. Ceram-
«ycidaeJ. (Mém. Mus. nat. Hisl. nat. n. s. A, Zool., 41, p. 185).
Ealhan (P.), 1949. Les Termites de Madagascar. (Mém. Inst. Scient.
Madag., (A) 3, p. 177-275, 45 fig.).
~ 1950. —- Les Termites de Madagascar et leurs dégâts, 29 p., 38 fig.
Publ. Inst. Rech. scient., Tananarive-Tsimbazaza.
1951. — Les Termites de Madagascar. Premier supplément. (Mém.
hisl. Scient. Madag., (A) 5, p. 1-18, 30 fig.).
~~ 1952. — Les Pentatomidae de Madagascar (Hémiptères Hétéroptèrcs).
(.Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 1, p. 231-462, 553 fig.).
Iip -CARY (R.), 1938. — Les Satellites de Madagascar et l’ancienne navigation
dans le Canal de Mozambique. (Bull. Acad, malg., (n. s.) 20. année 1937,
P- 53-72).
j *ksh (V. M.), 1962. - The Acridoidea (Orthoptera) of Madagascar I. Ar.ri-
di <lae. (Bull. Brit. Mus. (Nat. Uist.), Ent., 12, p. 275-350, 40 fig.).
1963. — The Acridoidea (Orthoptera) of Madagascar II. Acrididae, Acri-
d <nae. (Bull. Brit. Mus. (Nat. Uist.), Ent., 13, p. 245-286, 21 fig.).
Mery (C.), 1925. Hymenoptera. Fam. Formicidæ subfam. Formicinæ
'1 P. Wytsman, Généra Inseclorum, 183 e fasc., 302 p., 4 pl. noires
h--t. L. Desmet-Verteneuil, Bruxelles.
- sc herich (K.). 1910. Lepismatiden von Madagaskar, den Comoren und
Ustafrika in A. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905,
Wissensch. Ergeb.. Bd 2, System. Arb., Heft 5,p. 535-538,2 fig. Schweizer-
bart’sche Verlagsb., Nâgele & Sproesser, Stuttgart.
VANs (J- W.), 1954. — Les Cicadellidae de Madagascar [Homoptères]. (Mém.
insl. Scient. Madag.. (E) 4, (1953), p. 87-137, 105 fig., 1 tabl.).
0, u:l (A), l907 — Ameisen von Madagaskar, den Comoren und Ostafrika
>n A. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-1905, Wissensch.
Frgeb., Bd 2, System. Arb., Heft 2, p. 75-92. Schweizerbartsche Verlagsb.,
Stuggart.
Source : MNHN, Paris
208
PIERRE VIETTE
Fraser (F. C.), 1951. — Notes on the Neuroptera of Madagascar. l’art 2.
The Myrmeleontidae and Ascalaphidae. (Mém. Inst. Scient. Madag., (A) 5,
p. 347-357, 13 flg.).
1951». Insectes Odonates Anisoptères in Faune de Madagascar, 1,
125 p., 43 flg., 1 pl. pliot. h.-t. Publ. Inst. Rech. scient., Tananarive.
Friese (H. F.), 1907. — Apidae von Madagaskar, den Comoren und Ostafrika
in A. Voeltzkow, Reisein Ostafrika in den Jahren 1903-1905, Wissensch.
Ergeb., Bd 2, System. Arb., Hoft 2, p. 59-62. Schweizcrbartsche
Veriagsb., Stuttgart.
Grünbkrg (K.), 1917. — Odonaten von Madagascar, den Comoren und
Ostafrika in A. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den .Jahren 1903-1905,
Wissensch. Ergeb., Bd 3, System. Arb., Ileft 5, p. 481-486. Sehweizer-
bart’sche Veriagsb., Stuttgart.
Herhulot (C.), 1956. Geometridae in R. Paui.ian et P. Viette. Essai
d’un catalogue biologique des Lépidoptères Hétérocères de Tananarive.
(Mém. Inst. Scient. Mndag., (E) 6, (1955), p. 190-204, flg. 44-50, pl.
phot. h.-t. VIII).
— 1958. — Mission du Muséum dans les îles du golfe de Guinée. — Ento¬
mologie : VIII. Lcpidoplera Geometridae. (Bull. Soc. cnt. France, 63,
p. 100-109, 3 flg.).
Kohl (F. F.), 1909. - Sphegiden und Pompilidcn von Madagaskar, den
Comoren und Ostafrika in A. Voeltzkow, Reise in Ostafrika in den
Jahren 1903-1905, Wissensch. Ergeb., Bd 2, System. Arb., Ileft 4, p. 369-
378,17 lig. Schweizerbart'sche Veriagsb., Nagele & Sprocsscr, Stuttgart.
Mamet (J. R.), 1956. Miscellaneous Coceid Studies (llomoptera). (Le
Nalurat. Malg., 8, p. 133-141, 3 flg.).
Moszkowski (L. I.), 1956. — Cryptolermes kirbyi, new spccies from Mada¬
gascar and C. havilandi (Sjostedl) from Africa and introduced into
Madagascar, India and South America (Isoptera, Kalotermitidae).
(Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 6, (1955), p. 15-41, 5 flg., 4 tabl.).
I’aulian (R.), 1950. — L’ÎIe Europa. Une dépendance de Madagascar (avec
les appendices I et II). (Le Natural. Malg., 2, p. 77-85, 1 carte).
[ - R. P., 1951. — Insectes de l’ÎIe Europa. (Le Nalunit. Malg., 3, p. 185-186).
— 1956. Insectes Lépidoptères Danaidae, Nymphalidae, Acraeidae
in Faune de Madagascar, vol. 2, 102 p., 110 flg., 2 pl. col. h.-t. Publ.
Inst. Rech. scient., Tananarive.
— 1961. — La Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines in Faune
de Madagascar, vol. 13, 485 p., 122 lig., 21 pl. phot. h.-t., 2 pl. col. h.-t.
3 cartes, dépl. et tabl. Publ. Inst. Rech. scient., Tananarive.
Perrier de la Bàthie (H.), 1921. — Note sur la constitution géologique
et la flore des îles Chcsterfleld, Juan-de-Nova, Europa et Nosy-Trozona.
(Colonie de Madagascar et dépend., Bull, économ., 18 e année, n° 31,
3 p trim., p. 170-176).
Pic. (M.), 1950. - Nouveaux Coléoptères de Madagascar. (Mém. Inst. Scient.
Madag., (A) 3, (1949), p. 341-345).
Poisson (H.), 1923. — Rapport de tournée à Elle Europa, Morombe, et retour
par terre, via Manombo (du 16 au 26 février 1923). (Colonie de Mada¬
gascar et dépend., Bull, économ., 20 e année, n° 2, 2 e trim., p. 131-141,
5 croquis et cartes col. h.-t.).
Source : MNHN, Paris
ENTOMOFAUNE
209
Poisson (R.-A.), 1956. — Contribution à l'étude des Hydrocorises de Mada¬
gascar (Heteroptera) 4 e Mémoire. ( Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 7,
P- 242-265, 23 fig.).
— 1965. — A propos d ’Halovelia pauliani Poisson 1956 (Hétéroptères
naloueliidae Poisson, 1956) de l’île Europa. (Bull. Soc. Scient. Bretagne,
38, (1963), p. 141-143, 1 fig.).
Ragge (D. R.), 1956. — A révision of the généra Phaneroptera Serville and
Nephoptera Uvarov (Orthoptera : Tettigoniidae), with conclusions
of zoogeographical and evolutionarv interest. (Proc. zool. Soc. London,
*27, p. 205-283, 131 fig.).
ICHa ” d (R ), 1959. — Curculionides nouveaux ou mal connus des Comores,
■le Glorieuse, île Europa. (Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 10, (1958),
P- 41-63, 2 fig.).
Koss (E- S.), 1944. — A révision of the Embioptera, or web-spinners, of the
New World. (Proc. U. S. Nat. Mus., 94, p. 401-504, 156 fig., pl. phot.
h --t. 18 et 19).
Ruter (G.), 1953 — Description d’un Cétonide nouveau de l’île Europa
[Col. Scarab.]. (Le Natural. Malg., 5, p. 181-183, Figs).
Stone (a.), Rnight (K. L.) & Starcke (H.), 1959. — A synoptic Catalog
of the Mosquitoes of the World. (7'lie Thomas Satj Found., 6, 358 p. -
Ent. Soc. America, Washington).
• vnave (H.), 1956. — Les Flatidae de Madagascar (Hcmiptera-Homoptera).
(Mém. Inst. Scient. Madag., (E) 7, p. 197-217, 15 fig.).
°eltzkow (A.), 1904. — Berichtc über eine Rcisc nach Ost-Afrika zur Unter-
suchung der Bildung und des Aufbaues der Riffe und Inseln des west-
hchen Indischen Ozeans. V. Europa-Insel. (Zeitschr. d. Gesellsch.
/• Erdkunde zu Berlin, 1904, p. 426-451, Abb. 33).
r\ 917 ' — Elora und Fauna der Comoren in A. Voeltzkow, Reise in
Ostafrika in den Jahren 1903-1905, Wissensch. Ergeb., Bd 3, System.
Aeb., Heft 5, p. 429-480, nbr. tabl. Schweizerbart’sche Verlagsb.,
Stuttgart.
"'asmann (E.), 1910. — Termiten von Madagaskar, den Comoren und Inseln
Ostafrikas in A. Voei.tzkow, Reise in Ostafrika in den Jahren 1903-
1905, Wissensch. Ergeb., Bd 3, System. Arb., Heft 2, p. 115-127, pl.
b.-t. 10 à 12. Schweizerbart’sche Verlagsb., Nâgele & Sproesser,
Stuttgart.
(Entomologie générale et appliquée,
Muséum national d'Histoire naturelle, Paris).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
liste des invertébrés terrestres libres
ACTUELLEMENT CONNUS DE L’ILE EUROPA
(Hexapodes et Arachnides exceptés)
par Roland LEGENDRE
Mollusques Gastéropodes
10 Ena gaillardi E. Fischer-Piette et J.Bedoucha, 1964 (réeolteur : G. Petit,
1921).
Le Mollusque n’est connu ni de Madagascar, ni des Mascareignes.
2° Harmogenanina cgcliscus petili E. Fischer-Piette et J. Bedoucha, 1961
(réeolteur : G. Petit, 1921).
Le Mollusque manque à Madagascar, mais est connu des Mascareignes.
3° Achalina fulica Bowd. (réeolteur : G. Petit, 1921).
,0 Pupoides calaharicus Bttg. (réeolteur : R. Paulian, 1948).
La Mission Scientifique 1964 n'a récolté aucun Mollusque terrestre.
Fischer-Piette (E.) et Bedoucha (!’.), 1964. — Mollusques terrestres de
nie Europa. liull. Mus. Hist. nul., 36, p. 502-50!>.
Crustacés Isopodes (Détermination : A. Vandel)
1° Tura angusla Budde Lund, 1913.
2° Setapliora sp. . .
Une collection restreinte d’isopoiles terrestres a été recoltee en av
*961, sous des cailloux en forêt d'Eupliorbia slenoclada de la pointe -Noru
de file; cette collection a été examinée par A. Vandel à qui nous devons
ees déterminations. Le genre Selaphora a des représentants dans a zone
tropicale africaine; quant à l’espece Tura angusla, elle n’était connue jus-
9 u ’ici que par le Lvpe provenant de l’ile Aldabra, sa redécouverte sur Europa
est importante car elle a permis à l’éminent spécialiste de clarifier la phy
génèse et la répartition géographique des Isopodes Oniscoidea.
v an n el (A.), 19(14. De l’emploi des appareils respiratoires pour l'étaldis-
sement d’une classification rationnelle des Isopodes teirest
coidea ». liull. Soc. zool. France, 89, 730-736.
Myriapodes Chilopodes (Détermination : .1. M. Démangé)
U Mission Scientifique 1964 a rapporté les premie» Myriapodes connus
4 Europa. ceux-ci ont été récoltés à la pointe Nord d e 1 i'c sons des trono
arbres déraciués pourrissants au sol et sous des pierres proc ■ ■
^Météorologique; J. M. Démangé, qui a examine les exemplaires, donne
es déterminations suivantes :
*° Lomyc/es Irislani (Poe.) l’Anka-
Lette espèce a déjà été trouvée à Madagascar [Centre ; massif de Aiik
r atra (2.550 m); forêt de Manjakatompo].
(Uborolotn de Zoologie. Facalli de* Sciences de Montpellier)
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
LE PEUPLEMENT DE L'ILE EUROPA
par Roland LEGENDRE
Le problème du peuplement des îles a depuis toujours exercé un attrait
considérable sur les facultés spéculatives des Biologistes. L île Europa,
géographiquement isolée en plein canal de Mozambique, ne devrait pas
échapper à cette règle et pourtant nous ne pensons pas que le temps soit
d éjà venu de tenter d’expliquer la texture de la faune de l’ile; trop
d'inconnues seraient à mettre dans l’équation. Cependant rien ne nous
empêche de poser les problèmes, même si nos connaissances actuelles ne
nous permettent pas de les résoudre. Sans contestation possible, l'originalité
du peuplement d’Europa réside dans sa flore et sa faune terrestres; les formes
marines certes sont d’un grand intérêt, mais, à première vue, semblent
appartenir en presque totalité à la faune connue de part et d’autre du canal
de Mozambique et il serait naïf de vouloir y trouver des endémiques; cepen¬
dant 1’étagement de ces formes n’est pas identique à ce qui a ete récemment
décrit des formations coralliennes similaires de l’Ouest de Madagascar
( J - M. Pérès et J. Picard, 19<>2). De très nombreuses lacunes pourront
être comblées grâce à une prospection océanographique systématique des
eaux d’Europa; on ne sait pratiquement rien du relief sous-mann de 1 île,
de son substrat, des courants marins qui la baignent, données indispen¬
sables à tout raisonnement biogéographique. Par contre les renseignements
météorologiques ne manquent pas grâce à l’implantation d un poste nxe
l’ile, les vents dominants sont des vents de l’Est, du Sud-Est et du Sud,
leur force peut être considérable; les mois pluvieux sont les mois a ete
(décembre, janvier); les températures oscillent entre un minimum de
(juillet) et 32° C (février, mars).
Le substrat d’Europa vient d’être daté par R. Battistini eomme
appartenant au Karimbolien, donc antérieur au Flandrien (voir R. «ahi i -
T1 N 0‘. ce substrat est strictement corallien, donc d’origine marine e au
trace de résidu cristallin n’a encore été observée.
La couverture végétale actuelle montre une dominance de formes
Pan tropicales sur lesquelles se surajoutent une dizaine d esp PP
a Madagascar et aux petites îles voisines (voir R. Capu ”° J’ ’
Peuplement floristique d’Europa n’apporte que bien peu ^ “dwe ^ ^
“ngine géographique. H. Perrier de la Bathie (1921) •
P°'nt : toutes les espèces connues de l’He ont été appor ees p
a mer, les oiseaux ou l’homme.
La faune d’Europa présente d’incontestables points d “’terêts, contra
rement aux voyageurs qui nous y ont précédés nous pensons qu elle e t
n«he quoique peS spectaculaire, le nombre d Arthropodes est grand Oa
»®i0h scientifique en a récolté environ une centaine de genres, eu corn
? et «de actuellement), mais il faut remarquer que époque de notre
(nvril) correspond à a fin de l'été austral, il semble taen que pendant les
d'automue et d'hiver (A. V oëltzkoiv a visite 1.1e enJto* les
“très voyageurs ont séjourné au maximum quatre ou cinq jours sur huropa,
Source : MNHN, Paris
214
KOLANI
LEGENDRE
avec une moyenne de 24 heures) la faune arthropodologique se raréfie, ce qui
est parfaitement compréhensible. A notre avis la meilleure époque sérail en
février ou mars (fin de l’été) époque des cyclones ce qui rend l'approche
de nie dangereuse; le mois d’octobre, correspondant sur Europa à l'amorce
du printemps, pourrait également être intéressant.
Nous distinguerons dans les animaux d’Europa trois grandes catégories .
1 " les animaux introduits par l’homme,
2 " les animaux de passage,
3° les animaux inféodés (vrais habitants de l'ile).
a) Les animaux introduits par l'Iiomme.
Cette catégorie est difficile à déterminer, mais nous pouvons placer
dans cette catégorie, sans trop de risque de nous tromper les grands Vertébrés
terrestres de l’ile.
La Mission Scientifique 1964 de ri'niversilé de Madagascar a réussi
à capturer au piège plusieurs rats que la détermination systématique
rapporte à Hatliis ratlus; ces rats constituent à l’heure actuelle une
des calamités de l’ile, leur densité de population est grande surtout
à la pointe nord de l’ile. Si l'on se reporte en arrière et plus préci¬
sément à A. Voeltzkow (1904) qui a visité l’ile en décembre 1903, les rats
étaient alors peu abondants, mais auraient été auparavant (d’après le
témoignage de navigateurs recueillis par A. Voei.tzkow) d’une extrême
abondance (« Hatten sollen ehemals eine grosse Plage gewesen sein »).
Entre 1920 et 1923, l’ile est visitée successivement par H. Perrieh de i.a
BAthie et G. Petit, puis par II. Poisson qui mentionnent la présence
de rats (appelés par eux Mus auralus) sans en apprécier la densité. Les rats
sont également mentionnés par B. Paulian, qui visite l’ile en 1918, mais
ne précise pas leur abondance.
Le problème des Poules est lui aussi bien particulier, A. Voei.tzkow
en aperçoit trois et il ajoute à ce pauvre cheptel un coq blanc « pour leur
tenir compagnie ». il relate également la tentative ancienne et non datée
d’implanter sur l'ile des pintades, pintades qui se seraient parfaitement
reproduites, mais auraient déjà disparues en 1903. Entre 1920 et 1923,
II. Perrier de la BAthie et G. Petit, ainsi que H. Poisson signalent
des poules marrons (IL Poisson), à forte capacité de vol et à chair déli¬
cieuse (G. Petit) el très abondantes (I L Perrier me la BAthie). Ces poules
sont les descendantes du coq de A. Voeltzkow et des trois poules de 1903,
descendantes elles-mêmes d'un stock de Gallinacés installé sur l'ile en 1860
par un colon de Tuléar nommé Boziers. En 1948, R. Paui.ian rencontre
des exemplaires dans les bois d 'Euphorbia stenoclada, leur plumage est
brun chiné uniforme. En 1961, les poules semblent avoir entièrement disparu
de l’île.
Les chèvres auraient été introduites dans l’ile en 1860 par le même
Roziers, mais il ne faut pas exclure un peuplement plus ancien, car les
navigateurs du temps de la marine à voile avaient coutume de lâcher sur
chaque îlot rencontré quelques couples de chèvres afin de faciliter le ravitail¬
lement des navires en viande fraîche. Cependant en 1903, A. Voeltzkow ne
rencontre en quatorze jours de prospection que trois squelettes de chèvres,
mais signale leur abondance passée. En 1920-1923 la souche est reconstituée,
Source : MNHN, Paris
car les observateurs sont unanimes à signaler leur abondance. En 1948 un
troupeau estimé à 30 têtes est signalé, en 1964 il semble que le cheptel soit
en nette progression.
Les rats d’Europa proviennent sans aucun doute des navires ayant
touché l’île ou ayant fait naufrage sur Europa. Amenées par 1 homme ei
inféodées à celui-ci. les populations de rats ont fluctué en fonction de
■a présence humaine sur File. Lors de la tentative d’implantation sur 1 île
Par Rozikrs (relatée par G. Petit, 1930) les rats ont dû proliférer comme
if relate A. Voeltzkow, lors du passage de celui-ci, les rats sont moins
abondants car File n’est plus peuplée sinon par des navigateurs et pécheurs
'le passage; il est certain que les plantations de sisal du Nord de 1 de sont
postérieures au lias sage de Voeltzkow (qui n’en parle pas) et déjà anan-
données en 1920-1923 (II. Poisson), il est certain qu'en ce court laps ae
temps les rats ont été abondants sur File, hâtant certainement e epar
des planteurs tout autant que le manque d'eau douce et les^ Moustiques
a Près le départ des colons (dont on ne connaît que bien peu de chose * O ';
J 1 y a eu certainement un reflux de population, qui s’est stabilise; sans
a densité de population de rats est restée stationnaire de L2(> a lun*.
équilibre a été rompu à celte date par l'installation il un porte ™ ete ”“'
logique lixe qui a favorisé la multiplication des Rongeurs; en 1964, les rats
*w omniprésents, de la pointe sud do l'ile à la torét d'Eupltorbes en passant
Par la plaine centrale, avec un maximum de concentration autour de
station Météorologique, Cependant l'étude de leurs contenus stomacaux,
réalisée par K. H. Brygoo, nous a stupéfié: en avril 1964 les rats d Europa
. entomophages, ceci esl peut être dù à l'abondance momen-
b »ée du peuplement en Insectes de l'ile, car dés que
‘ 1D ‘ certain que les rats se rabattent s
sont ,le
tanéc
il est
*■ «si certain que les rats se rabattent sur une autre nourriture. Nous P ens °n s
'I"c ce sont les rats qui ont fortement contribué à la disparition des pou s,
en attaquant les jeunes poussins; l'homme de passage, ne « attaquai!
'la’aux adultes. Il esl à prévoir que les rats d’Europa vont continuer
Proliférer et que dans un avenir plus ou moins lointain (sauf intervent
‘ un mécanisme régulateur hypothétique) ils entreront en concurrence
nutritionnel avec les Reptiles de l’ile et l’Oiseau « endémique », le poster
nm.; 7. , ... ‘ . . 1( , anC(1 pourra a iier jusqu a troubler la
au sol (Pliaëtons et Sternes), bien que
■""-nuoimcl avec les Reptiles de File
P'dé Zoslerops uoellzkowi, leur abonda
re product.ion des Oiseaux niche
<e ux-ci se défendent vigoureu:
v aison
.■nt ,1e toute intrusion pendant la i
■-es chèvres à la robe uniformément noire se maintiennent a FI’ 1,l ' lll î' 1( ’ 11 '
* n équilibre, elles compensent parfaitement les chasses qui leur sont tt**
5 ar l’homme. Elles trouvent dans la maigre végétation tatopb■^ de Ule
ressources suffisantes à leur maintien. Cependant les chè 9
J® problème de l’eau douce, ces animaux se conte.,tent-üs de la rnéetorfo»
fondante) absorbée avec leur fourrage ? L’eau accumulée, a «wsclle de-
de sisal leur suOlt-elle? ou alors étanchent-elles leur so,f eu bu«n
',«« Saumâtre de certaines laguues'? Car il n'existe pas de ,mnt dm
douce sur p il( , Ea los météorologistes en poste à la stat ‘°" u” 1 S c
'■«émeut ravitaillés en eau par des navires de la Mar,ne, le pmts-oterne
""sulter également R. Paulian (1950).
Source : MNHN, Paris
216
ROLAND LEGENDRE
qu’ils ont construit n'étant rentable qu’à la saison des fortes pluies; les plan¬
teurs de sisal ont certainement fui Pile par manque d’eau. Certains signes
laisseraient cependant présager la présence d’eau douce dans l’Ile; en dehors
des chèvres, les vols abondants d’Odonates (entre autre Pantala flavescens,
dont le développement demande la présence d'eau non salée ou à peine sau¬
mâtre) seraient symptomatiques; cependant la biologie de cette espèce
tropicale étant inconnue, nous ne pouvons pas la citer comme preuve. Il ne
serait pourtant pas étonnant que dans le relief karstique et tourmenté de
l’île se trouvent quelques vasques, protégées par les bouquets de Pemphis
acidula qui accumuleraient un peu d’eau moins saumâtre que celle des lagunes.
Certains forages dans le madréporaire mort laissent présager l’existence
de nappes d’eau un peu moins saumâtres que celles des lagunes, cependant
les eaux recueillies ne sont pas potables, les analyses réalisées sur des échan¬
tillons prélevés au cours de la mission scientilique de l’Université de Mada¬
gascar donnent les résultats suivants :
Puits n° 2
(l.agune)
pH (électrométrique).
7,9
7,2
7,45
Degré hydrotimétrique total . . . .
537-2
1.390-40
1.485-20
Degré hydrotimétrique permanent . .
410-80
1.264-
1.422-
Extrait sec à 100° C.
15.340
39.300
10.440
Résidu au rouge.
34.055
33.690
Perte au rouge.
2.300
5.345
6.750
Chlorure (en Na Cl).
12.636
31.590
33.345
Phosphates.
Matières organiques en 0 :
1,5
0,5
0,5
en milieu acide.
26,7
29,6
50
en milieu alcalin.
4,9
5,2
3,2
| nitreux.
traces
0,5
traces
Azote ! nitrique.
0
0
0
( ammoniacal.
traces
traces
traces
F e.
traces
traces
traces
Si O a .
AL 0,.
1
0
0
1
0
Ca.
254,54
454,54
545,54
Mg.
523,63
1.322,72
1.336,46
Na.
10.124
9.980
K.
220
402
403
SO,.
1.064,23
2.317,27
2.368,77
T. A.
0-7
0-6
1-7
T.A.C.
32-9
8 ‘
17-7
Échantillons prélevés sur Pile Europa par le Dr. E. R. Brygoo, analyse
effectuée par M. Laurent Ramiramanana, Chef du Laboratoire de chimie
et de recherche des fraudes de l’Institut d’Hygiène Sociale de Tananarive.
b) Les animaux de passage.
Ce sont au premier chef des Vertébrés capables de longs déplacements,
soit par mer (Tortues), soit par air (Oiseaux migrateurs). Ces animaux
Source : MNHN, Paris
PEUPLEMENT DE l’iLE
217
trouvent sur l’île Europa un refuge leur permettant de se reproduire en
toute quiétude. Pour eux, l’atoll est une véritable patrie; loin des grands
courants de circulations aériennes et maritimes, loin surtout de la presence
constante et envahissante de l’Homme, ces animaux de passage trouvent
'à, en plein milieu du canal de Mozambique, un endroit privilégié pour assurer
leur descendance, surtout les espèces les plus menacées (cas des Tortues
notamment). Des mesures de protection de l’île ne pourraient qu etre utiles
à ces animaux si elles étaient strictement appliquées.
Nous avons rencontré trois espèces de Tortues marines : Eretmochelys
imbricala, Thalassochelys cardia et Chelonia mydas; les deux premières
ont été aperçues en nombre très restreint dans les chenaux du lagon,
Par contre la Tortue verte (Ch. mydas) était abondante; pour toutes ces
espèces, l’île Europa doit donc être considérée comme un lieu de ponte
régulièrement visité à des intervalles qu’il reste encore à déterminer.
N °us ne nous étendrons point sur le comportement de ponte de Chelonia
nydas déjà décrit d’Europa (A. Voeltzkow, 1904; P. Fourmanoir, 1952).
La Mission 1964 a cependant pu observer de visu l'accouplement en mer
de ces animaux, ainsi que les manœuvres prénuptiales et nuptiales de ces
Chéloniens, dont le comportement ne semblait nullement perturbe par la
présence des plongeurs sous-marins. La ponte se fait de nuit et il est rare e
rencontrer des tortues au sol pendant la journée, par contre nous avons pu
assister à des éclosions de jour, les jeunes étant dès leur sortie impitoya¬
blement pourchassés par les Oiseaux prédateurs (Frégates, Corbeaux, etc.)
de sorte que l’on peut estimer à la moitié, les jeunes atteignant la mer oi
les attendent les poissons prédateurs. De tous temps les Tortues vertes
°nt été recherchées pour leur chair, et l’on peut admettre, avec quelque
vraisemblance que se sont elles qui à l’origine ont attire les Hommes sur
l’He Europa; les premiers navigateurs réguliers provenaient essentiellement
de la côte Ouest de Madagascar où ils écoulaient leur plein de tortues, ueue
Pratique a été réglementée par un arrêté du Gouvernement (ld mai h
■nterdisant la pêche des Tortues à Europa, il est à souhaiter que_ cet m*
Soit connu et surtout appliqué, car l’île Europa est certainement à 1 heure
actuelle un des rares refuges de l’Océan Indien où la Tortue verte peut ■
reproduire en se rassemblant en nombre suffisant. Ce groupement en masse
de Chelonia mydas sur un espace relativement restreint ne peu
Biologistes indifférents, les problèmes d’orientation en mer et de rech
du lieu de ponte, les problèmes de la navigation des Tortues
des domaines de recherches à peine abordés (A. Carr, ’
Europa pourrait, si Ton avait la sagesse de la préserver, e
uque champ d'expérience pour ce type d’enquêtes.
, Les Oiseaux de passage suscitent les mêmes commentaires que les
Tortues, leur rassemblement, dont la périodicité reste encore a presser.
Permettrait des baguages en série dont l’utiUte n échappera à penonn
les migrations aviennes des continents austraux étant à peine soupçonnées.
e) les animaux sédentaires.
,,, Les animaux sédentaires naissent, se reproduisent. et meurent; dans
de Parmi les Vertébrés endémiques, en dehors de 9 uel ?“ . ' J
de Lacertiliens, nous ne connaissons qu’un Oiseau : le Zosteropide . Zoslerops
Source : MNHN, Paris
218
ROLAND LEGENDRE
vocllzkowi; les problèmes biologiques soulevés par la présence de cet endé¬
mique à l'île Kuropa sont considérables. Le genre Zoslerops présente une
aptitude remarquable à donner des variations géographiques spécifiques;
c'est ainsi que dans la région de l’Occan Indien Occidental, R. Paclian (1961)
relève les espèces suivantes :
Madagascar : Zoslerops maderaspalann maderaspalana (Linné).
Glorieuses : Z. gloriosae Hidgway.
Cosmoledo, Astove : Z. maderaspalana maderaspalana (Linné).
Aldabra : Z. aldabrensis Ridgway.
Europa : Z. voellzkowi Matschie.
Grande Comore : Z. comorensis Skelley.
Z. mouroniensis Milne-Edwards el Oustalet.
Z. kirki Skelley.
Anjouan : Z. anjouanensis E. Newton.
Mayotte : Z. magotlensis Schlegel.
Séchelles : Marianne ; Z. semi/lava Newton.
Malié : Z. malesta Newton.
Réunion : Z. borbonica (Gmelin).
Z. haesilala Hartlaub.
Maurice : Z. mauriliana (Gmelin) (en voie d’extinction).
Z. curviroslris Rlylh.
Chaque île présente donc à l’heure actuelle son espèce; ce que l’on
ignore c’est le mode de peuplement. Cependant le groupe des Zoslerops est
relativement bien connu quant à ses facultés migratrices; c’est ainsi que
d’après E. Mayr (1912, 1963) le Zoslerops laleralîs de Tasmanie a franchi
en 1836 les 2.000 kilomètres séparant son habitat de la Nouvelle-Zélande
où il s’est établi depuis pour y devenir un des oiseaux les plus courants de
sa nouvelle patrie. Par contre le Zoslerops rendovae, des îles Salomon (pré¬
sentant le même équipement alaire que Z. lateralis, donc supposé capable
d’être un aussi bon voilier) se refuse obstinément à franchir des barrières
de 2 kilomètres, séparant différents territoires, éclatant ainsi en plusieurs
variétés géographiques insulaires. Nous avons là le cas d’une espèce philo-
patrique dont la dispersion est bloquée par des facteurs psychiques, cette
philopatrie, ou besoin de rester dans un biotope connu et bien délimité,
semble être beaucoup plus fréquent qu’on ne pourrait le croire chez les
Vertébrés. Les Zosteropidés de l’Océan Indien occidental ne différent entre
eux que par de faibles caractères et se rapportent tous (à part une exception :
Z. kirki des Comores) à l'espèce Z. maderaspalana, il semblerait presque
que chaque espèce forme une réponse physiologique dictée par l’écologie
particulière à chaque île sur une potentialité génétique commune. Il ne faut
cependant pas attacher une grande importance aux désignations taxono¬
miques actuelles semblant trahir une véritable explosion d'espèces, leur
valeur systématique est des plus restreinte et ne saurait en aucun cas servir
de prétexte à des arguments biogéographiques sérieux, tant que le groupe
n’aura pas été révisé. Ainsi l'espèce Z. voellzkowi de l'île Europa ne diffère
de Z. maderaspalana de Madagascar que par sa queue un peu plus longue..-
et les exemples pourraient être multipliés (voir R. Paulian, 1961). Un
parallélisme frappant existe chez les Zosteropidés entre la tendance à
Source : MNHN, Paris
219
exploser en variétés locales (que de nombreux auteurs ont cru devoir
eonsacrer en bonnes espèces) et l’extrême brièveté de la période d’incubation
de ces Oiseaux, qui, pour les cas connus, n’excède pas dix jours, étant ainsi
•a plus courte du monde aviaire. . .
De très belles possibilités expérimentales s’ouvrent sur cet intéressant
groupe d’Oiseaux et l’île Europa, avec sa population de Zosteropides très
dense, pourrait être certainement utile sous cet angle.
L’endémisme des Reptiles terrestres (Ablepharus boutonii bilaeniatus)
pourrait également trouver son origine dans l’excessive brièveté du déve¬
loppement embryonnaire, mais les renseignements manquent encore dans
domaine, tout au plus sait-on que l’isolement insulaire favorise chez les
Lacertiliens la formation de races géographiques (G. Kramer et H. Mer¬
tens, 1938; G. Kramf.r, 1951). De nouvelles recherches sur des senes
d’échantillons provenant de l’ile Europa seraient souhaitables et ne
manqueraient pas d’apporter d’intéressantes précisions sur d evenluel es
modifications.
Quant aux Invertébrés sédentaires sur l’île Europa, ils sont nombreux
et encore fort mal connus. Nous sommes actuellement au stade de la recoiu
et de la détermination des échantillons récoltés, aussi pensons-nous qu en
ce domaine seul l’avis des spécialistes, et dans le cadre limite e eu
spécialité, peut avoir une valeur biologique. Les peuplements des continents
voisins (Afrique et Madagascar), tout comme le peuplement des des ac
"Océan Indien occidental sont encore beaucoup trop mal connus pour
autoriser des conclusions de portée générale dans ce domaine.
Source : MNHN, Paris
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
Carr (A.), 1963, — Panspecific Reproduction Convergence in Lcpidochelys
kempi. Erg. der Biologie, 26, p. 298-303.
1965. — The navigation of the green Turtle. Scient. Amer., 212, 5,
p. 78-86.
Decary (R.), 1937. — Les satellites de Madagacar et l'ancienne navigation
dans le canal de Mozambique. Bull. Acad. Malgache, 20, p. 53-72.
Fourmanoir (P.), 1952. Observations sur la faune marine et la pèche à
l’île Europa. Mém. Inst, scient. Madag., (A), 7, p. 167-188.
Kramer (G.), 1951. — Body proportions of mainland and island lizards.
Evolution, 5, p. 193-206.
Kramer (G.) et Mertens (R.), 1938. — Rassenbildung bei west-istrianischen
Inseleidcchsen in Abhângigkeit von Isolierungsalter und Arealgrôsse.
Arch. Nalurg., N. F., 7, p. 189-234.
Mayr (E.), 1942. — Systematics and the origin of Species. Columbia Univer-
sity Press, New-York.
1963. — Animal Species and Evolution. Harvard Lbiiversity Press,
Cambridge Mass.
Pérès (J. M.) et Picard (J.), 1962. — Note préliminaire générale sur le
benthos littoral de la région de Tuléar (Madagascar). Ann. Univ. Mada¬
gascar, (Sciences), I (1963), p. 145-151.
Paulian (R.), 1950. — L’île Europa, une dépendance de Madagascar. Le
Natural. Malg., 2, p. 77-85.
1961. — La zoogéographie de Madagascar et des îles voisines. Faune de
Madagascar, 13, 1. R. S. M., Tananarive.
Perrier de i.a Bâthie (H.), 1921. — Notes sur la constitution géologique
et la dore des îles Chcsterfield, Juan de Nova, Europa et Nosy Trozona.
Bull. écon. Madagascar, 1921, p. 170-176.
Petit (G.), 1930. — L’industrie des pèches à Madagascar. Soc. d’édition Géogr.
maritime et coloniale, Paris.
Poisson (H.), 1923. - Rapport de tournée à l’île Europa. Bull. écon. Mada¬
gascar, 1923, p. 132-134.
Voeltzkovv (A.), 1904. — Berichte iiber eine Reise nach Ostafrika zur
Untersuchung der Bildung und des Aufbaues der Riffe und Inseln
des westlichen Indischen Ozeans. 5.- Europa-Insel. Zeits. Ges. Erdkunde,
Berlin, 1904, p. 426-451.
(Laboratoire de Zoologie, Faculté des Sciences de Montpellier)
Source : MNHN, Paris
Achevé d’imprimer le 20 décembre 1966.
Le Directeur-Gérant : Prof. Chabaud
58961. — lmp. Lahure, 9, rue de Fleuras, Paris (6*).
Dépôt légal : 4* trimestre 1966.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris