Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D'HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie
TOME XLVII
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1968
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule 1
E. Fischer-Piette et D. Delmas. — Révision des Mollusques Lamelli¬
branches du genre Dosinia Scopoli. 1-91
Fascicule 2
G. Ranson. — Les protoconques ou coquilles larvaires des Cyprées... 93-126
Fascicule 3
' Tsacas. — Révision des espèces du genre Neomochtherus Osten-
Sacken. 127-328
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
18 SEPT. 1968
Source : MNHN, Paris
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MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SERIE
Série A, Zoologie
TOME XLVII
FASCICULE 1
E. FISCHER-PIETTE et D. DELMAS
RÉVISION
DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
DU GENRE Dosinia Scopoli
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoflroy-Saint-Hilaire (V*)
1967
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XLVII
FASCICULE 1
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geofîroy-Saint-Hilaire (V e )
AVEC LE CONCOURS DU
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
1967
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE
Introduction ..
Les noms du genre et de ses subdivisions .
Revue des diverses espèces ..
Sous-genre Sinodia J.-Br.
Sous-genre Dosinia ..
Section Asa Basterot .
Section Austrodosinia Dali ..
Section Orbiculus Meg. v. Mühlf.
Section Dosinia ..
Section Dosinella Dali.
Espèces mal connues de nous, par ordre alphabétique
Index ..
2
4
4
16
16
47
57
70
87
90
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Séria A, Zoologie Tomo XL VU, (•■O.
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
DU GENRE Dosinia Scopoli
E. FISCHER-PIETTE et D. DELMAS
INTRODUCTION
Depuis plus d’un siècle, depuis que E. Roemer a publié en 1862 sa « Mono¬
graphie der Molluskengattung Dosinia », aucun ouvrage n’a traité de l’ensemble
des très nombreuses espèces de ce groupe. Il est évident qu’il est désirable de
faire le point des connaissances actuelles. C’est ce que nous avons tenté. Mais le
présent travail ne peut représenter qu’une étape, les données sont encore trop
fragmentaires pour qu’il puisse en être autrement. D’ailleurs les conditions de
travail des auteurs ne sont pas encore très bonnes. Nous devons espérer que dans
l’avenir les fonds attribués pour les recherches scientifiques permettront aux
spécialistes d’enquêter mieux que nous n’avons pu le faire, d’effectuer plus aisé¬
ment des voyages dans les pays contenant les collections dont la consultation est
utile et dans les pays où les récoltes ont été insuffisantes jusqu’ici, de publier
davantage de planches et en, particulier des planches en couleurs.
Nos recherches bibliographiques concernant les travaux récents ayant été
faites essentiellement grâce au très précieux « Zoological Record », les toutes
dernières publications sont ignorées de nous puisqu’il y a inévitablement un
décalage (3 années) entre les publications d’une année donnée et l'apparition du
volume du « Zoological Record » concernant cette année. En outre, non moins
inévitablement, il s’y ajoute un autre délai entre la remise d'un manuscrit comme
celui-ci, et la parution du travail. Aussi croyons-nous devoir préciser que le
dernier volume du « Zoological Record » dépouillé pour notre travail est celui
de 1966 relatif aux publications parues en 1963.
Grâce à l’amabilité de MM. Tebble, Coomans, Altena et Adam, nous avons pu
étudier les Dosinia des collections de Londres, Amsterdam, Leiden et Bruxelles,
et recevoir de Londres de nombreuses photographies de types. Que nos collègues
reçoivent ici l’expression de notre reconnaissance.
Source : MNHN, Paris
LES NOMS DU GENRE ET DE SES SUBDIVISIONS
Scopou (1777, Introd. Hist. Nat., p. 339) a créé le nom générique Dosinia
en citant une seule espèce, le « Chama Dosin » d’ADANsoN, qui est donc le type
du genre.
Il faut donc rappeler quelle est l’espèce qu’ADANSON avait appelée « Chama
Dosin ». En 1757, dans son « Histoire naturelle du Sénégal », Adanson a décrit à
la p. 225, et figuré sur la pl. XVI, flg. 5, un exemplaire qui fut longtemps supposé
avoir été récolté au Sénégal. Pour cette raison beaucoup d’auteurs admirent qu’il
correspondait à l’espèce Dosinia africana Gray et c’est celte espèce qui fut prise
par eux pour type des Dosinia sensu stricto.
Mais en 1942, E. Fischer-Piettb (les Mollusques d’Adanson, Journ. de
Conchyl., p. 308, pl. XIV, flg. 4), qui avait montré qu’un bon nombre des espèces
d’ Adanson étaient étrangères à la faune du Sénégal, et qui avait examiné l’échan¬
tillon même du Dosin, établit définitivement qu’il s’agissait de Dosinia concen-
trica Born, espèce américaine. C’est « Le Gordet » d’ Adanson qui correspondait à
Dosinia africana et non « Le Dosin ».
Par conséquent le type du genre Dosinia était, en fait, Dosinia concentrica.
Or pour Dosinia concentrica et les espèces voisines, Dall (1902, Synopsis
Veneridae, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad., p. 347) avait créé la section Dosinidia, élevée
au rang de sous-genre par Frizzell (1936, Bull. Mus. Roy. H. N. Belg., XII, n° 34,
p. 62). Fischer-Piette a donc placé Dosinidia en synonymie de Dosinia s.s.; et,
pour le groupe de Dosinia africana (espèce mise par lui dans la synonymie de
D. lupinus L.) il a repris le nom Asa Basterol (1825, Mém. Soc. H. N. Paris, 8. 2,
vol. 2, p. 90).
Dans ces conditions, voici comment se subdivise actuellement le genre Dosinia.
Genre DOSINIA Scopoli 1777
Coquille aux contours généralement subcirculaires, à stries concentriques
plus ou moins marquées. La charnière comporte trois dents principales et, sur la
valve gauche, une dent latérale bien développée, le plus souvent courte, très
courte, parfois très réduite. La dent postérieure de la valve droite est bifurquée,
celle de la valve gauche est obliquement allongée.
Sous-genre Slnodla Jukes-Brown 1908
Selon Jukes-Brown (Proc. Malac. Soc. Lond., LVII, p. 151-153) les Sinodia
représentent l'état ancestral des Dosinia proprement dites.
Type : Dosinia trigona Reeve.
La lunule n’est pas enfoncée, elle est tout à fait superficielle et couvre une
grande surface; la coquille n’est pas orbiculaire mais obtusément trigone; les
sommets sont sub-médians du fait que le côté antérieur des valves est bien déve¬
loppé; la coquille est souvent très bombée; la dent latérale antérieure est forte,
bien saillante, largement séparée de la cardinale antérieure et il lui correspond
sur la valve droite un logement profond.
Nous croyons devoir faire deux sections dans ce sous-genre.
1* Section Sinodia s.s. La dent latérale n'est pas dans le prolongement de la
cardinale antérieure, qui se dirige vers le bord inférieur du plateau cardinal
qu’elle atteint en arrière de la latérale.
2° Section Slnodiella nov. La dent latérale est dans le prolongement de la
cardinale antérieure qui, très oblique, reste écartée du bord inférieur du plateau
cardinal. Type : Dosinia isocardia Dkr.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
Sous-genre Dosinla s. s.
Section Asa Basterot
Type : Dosinia lupinus L.
Ligament entouré d’une faible area, légèrement déprimée. Dent latérale assez
bien individualisée. Sinus palléal très long, assez étroit, ascendant.
Phacosoma Jukes-Brown 1912 est synonyme.
Section Austrodosinia Dali 1902
Type : Dosinia anus Phil.
Area ligamentaire étroite et mal définie; dent latérale forte et rugueuse;
dent cardinale médiane gauche épaisse, sinus palléal court, horizontal.
Bonartemis Iredale 1929 et Meridosinia Iredale 1930 sont synonymes.
Section Dosinorbis Dali 1902
Type : Dosinia bilunulata Gray.
La lunule, qui est fortement enfoncée, est entourée d’une sorte de seconde
lunule, territoire fort allongé et délimité sur chaque valve par une ligne saillante
fortement denticulée; l’area ligamentaire, qui est large et d’une très grande
longueur, est limitée de la même façon, sur chaque valve, par une crête forte¬
ment denticulée. Dent latérale très réduite. Sinus palléal horizontal et pointu.
Section Orbiculus Megerle von Mühlfeld 1811
Type : Dosinia exoleta L.
Pas d'area ligamentaire. Sinus palléal très allongé et étroit.
Pardosinia Iredale 1929 et Fullartemis Iredale 1930 sont synonymes.
Section Dosinia s. s.
Elle correspond à Dosinisca Dali 1909, Fischer-Piettb (1942, les Mollusques
d’Adanson, p. 308) ayant montré que « le Dosin » d’Adanson était D. concentrica.
Type : Dosinia concentrica Born.
Lunule luisante, déprimée mais dont la surface se raccorde avec celle des
valves sans être circonscrite par une ligne nettement gravée. Dent latérale très
réduite. Sinus palléal nettement ascendant. .
Dosinidia Dali 1902 est synonyme. Autre synonyme : Dosinisca Dali 1902,
section qui a pour type Dosinia alata Reeve, espèce fondée sur un échantillon
anormal de Dosinia ( Dosinia ) discus.
Section Dosinella Dali 1902
Type : D. angulosa Phil.
Lunule sans profondeur et étroite. Les valves, qui sont assez plates, sont de
contour plus ou moins anguleux, comportant comme des pans coupés. Le sinus
palléal est assez long et assez ascendant. La dent latérale est très réduite.
Semelartemis Iredale 1930 est synonyme.
Source : MNHN, Paris
REVUE DES DIVERSES ESPÈCES
Sous-genre Sinodia J.-Br.
Section Sinodia s. s.
DOSINIA (SINODIA) TRIGONA Reeve
(PI. I. flg. 1 et 2)
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. VII, llg. 42.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 633, pl. 133, llg. 120.
Sowerby, Thcs. Conch., II, p. 659, pl. 141, llg. 20
(et non 29).
Deshayes, Cat. blv. sh. Br. Mus., p. 14.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 20, pl. IV, flg. 5.
Issel, Mal. Mar Rosso, p. 73.
Paetel, Conch. Samml., IV, 3, p. 91.
Jukes-Brown, Proc. Malac. Soc., VIII, p. 151,
flg. 1-
Lynge, Dan. Exp. Siain, Mem. Ac. Rov. Danemark,
7- S., V, p. 248.
Nous ne mettons pas dans cette liste synonymique les citations faites par
Dautzenberg (1923, 1929, 1932) de ü. trigona Rve de Madagascar, car l’examen
des échantillons auxquels elles correspondent nous a montré qu’il s’agit là d’une
toute autre espèce, que nous décrirons plus loin comme nouvelle (voir D. madc-
cassina).
D. trigona a été trouvée au Siam (Lynge), et aussi en Inde dans le golfe de
Manaar d’après Thursto.n (fide Lynge). Reeve lui avait donné pour provenance
la mer Rouge, et ce n'est que d'après lui que Sowerby, Deshayes, Rômer, Issel,
Paetel, donnent cette môme provenance. Lamy, qui avait à sa disposition les
immenses matériaux ramenés de la mer Rouge par Jousseaume, a fait remarquer
qu'ils ne la contenaient pas. Depuis lors, la provenance de la mer Rouge n’a
toujours pas été confirmée. Un lot de deux échantillons du Musée d’Amsterdam
est marqué « China ».
Ce doit être une espèce rare. Le Muséum ne la possède pas; il n’y en a pas
non plus dans la collection du Musée de Leiden. A Londres, nous avons vu les
trois exemplaires de la collection Cuming, d’après lesquels Reeve a défini cette
espèce; à Amsterdam, les deux exemplaires dont nous venons de parler; et à
Bruxelles, dans la collection Dautzenberg, un échantillon.
Le sinus palléal est assez variable. Sur la figure de Rômer il est beaucoup plus
court que sur celle de Jukes-Brown tout en étant aussi large, et son bord
supérieur est plus horizontal. Mais sur ces deux figures il est peu ascendant.
Sur les échantillons d’Amsterdam et de Bruxelles, il l’est nettement plus, surtout
chez celui de Bruxelles, où il est en même temps plus étroit. Voir nos figures
1 et 2 de la planche I.
On pourrait se demander si c’est bien une seule et même espèce que Reeve
et Romer ont eu en vue, car Reeve ne la qualifie que « crassiuscula », « ralher
thick », alors que Rômer la dit « crassissima » et que sa figure montre, en effet,
le gonflement extrême des valves (précisé par le texte : 27 mm, pour 36 de lon¬
gueur et 35 de hauteur).
Mais, en fait, les échantillons de Reeve montrent bien le même degré de
gonflement.
Il en est de même pour les échantillons d'Amsterdam (1. 34, h. 34, ép. 28 mm;
1. 32, h. 31, ép. 22 mm) et de Bruxelles (1. 29, h. 29, ép. 20 mm).
Les côtes concentriques sont assez grosses de sorte que leur nombre n’est pas
très grand. Elles ne sont pas franchement arrondies en section, mais constitue¬
raient plutôt des lamelles légèrement retroussées vers le sommet et ayant ten¬
dance chacune à recouvrir la base de la précédente. Si on fait le décompte de
1850. Artémis trigona.
1851. Cytherea trigona Rve.
1852. Artémis trigona Rve.
1853. Dosinia tiigona Rve.
1862. Dosinia trigona Rve.
1869. Dosinia trigona Rve.
1890. Dosinia trigona Rve.
1908. Dosinia {Sinodia) trigona Rve.
1909. Dosinia trigona Rve.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
ces côtes sur la ligne médiane, entre celle qui est située à 1 cm du sommet et
celle qui est située à 2 cm du sommet, on en trouve, par exemple, 18 (un des indi¬
vidus d’Amsterdam).
DOSINIA (SINODIA) SPHAERICULA Rômer
1862. Dosinia sphaericula. Rômer, Malakozool. Blâtt., X, p. 87.
1862. Dosinia sphaericula ROm. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 22, pl. IV, flg. 6.
1908. Dosinia ( Sinodia ) spharicula Rom. Jukes-Brown, Proc. Mal. Soc. Lond., VIII, p. 150.
Espèce d'habitat inconnu, qui n'a pas été retrouvée depuis Rômer, qui en
avait plusieurs exemplaires.
Elle montre le môme très remarquable gonflement, que la D. trigona Reeve :
19 mm pour 25 de long et 24 de haut. Mais elle s’en écarte très nettement par :
sa forme non trigone, mais arrondie à la base; son sinus palléal franchement
semi-circulaire; son plateau cardinal beaucoup plus élevé et dont la base a un
tracé plus sinueux; et par sa dent latérale beaucoup plus volumineuse.
Le fait même de celte taille de la dent latérale, nous porte à émettre un
doute sur l’appartenance de cette espèce au genre Dosinia.
DOSINIA (SINODIA) GOULDII Reeve
(Pl. I, flg. 3 à 7)
1864. Cytherea Gouldii. Reeve, Conclu Icon., XIV, pl. X, flg. 43.
1914. Dosinia {Sinodia) gouldi Rve. Jukes-Brown, Proc. Mala. Soc. Lond., XI, p. 64.
C’est Jukes-Brown qui s’est aperçu que cette espèce était une Dosinia et
non une Cytherea. Nous donnons des figures du type (British Muséum). Sa forme
est très particulière. La provenance donnée par Reeve est Malacca. Le Muséum
ne possède pas cette espèce.
DOSINIA (SINODIA) CORCULUM Rômer
1870. Dosinia corculum. Rômer, Malakoz. Bl., XVII, p. 1.
Cette espèce, décrite de la mer de Chine, n’a pas été retrouvée. Elle n a
malheureusement pas été figurée, mais, par rapport aux autres Sinodia elle est
très nettement caractérisée par le fait qu’elle est « antice producta acuta »,
« Das Vorderende ist auffallend spitz vorgestreckt » ; et aussi par le fait que
l’immense et superficielle lunule est circonscrite « von eine stark vertieften
Linie ».
DOSINIA (SINODIA) EXCISA Chemnitz
1734. Venus excisa.
1791. Venus sinuata.
1818. Cytherea immaculata.
1835. Cytherea immaculata Lk
1843. Cytherea excisa.
1845. Cytherea excisa Cliemn.
1850. Artémis excisa.
1853. Dosinia excisa Chemn.
1862. Dosinia excisa Chemn.
1889. Artémis excisa Chemn.
1890. Dosinia excisa Chemn.
1948. Dosinia excisa Phil.
Chemnitz, Conch. Cab., VII, p- 17, pl. 38, flg. 400,
401.
Gmelin, Svst. Nat., VI, p. 3285.
Lamarck, An. s. Vert., V, p. 581 (571 sur les
exemplaires non-corrigés).
Deshayes, An. s. Vert., 2* éd., VI, p. 313.
Hanley, Cat. Rec. sh., p. 103.
Philippi, Abbild., I, p. 170. pl. II, flg. 4.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. VIII, flg. 43.
Deshayes, Cat. biv. sh. Br. Mus., p. 21.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 19, pl. IV, flg. 2 (non
flg. 3 nec flg. 4).
Von Martens, J. Linn. Soc. Lond., XXI, p. 155.
Paetel, Cat. Conch. Samml., IV, 3, p. 90.
Ray, Rec. Indlan Mus.. XLVI. d. 117.
Source : MNHN, Paris
E. FI8CHER-P1ETTE ET D. DELMAS
Chez cette espèce comme chez D. trigona, les côtes concentriques sont assez
grossières et relativement peu nombreuses comme le montrent les figures de
Chemnitz, mais en section, elles sont franchement arrondies (bourrelets) au lieu
d’être plus ou moins lamelleuses. Leur nombre, entre celle qui est à 1 cm du
sommet et celle qui est à 2 cm du sommet, est, par exemple, de 24. Et surtout,
l’area ligamentaire est profondément excavée. C’est ce caractère que Chemnitz a
donné comme étant capital. Il écrit (p. 17) : « Ihre lângliche Spalte ist sehr weit
und olfen, ja wie ausgeschnitten. Eben daher wird sie mit Recht Venus excisa
genannt. »
Puisque, dans cette phrase Chemnitz a employé l'appellation Venus excisa
sans y ajouter les « testa suborbiculata... [etc. ] » de sa diagnose de tête, il nous
semble qu'on peut considérer que, dans ce cas particulier, il a donné une appella¬
tion binominale, et qu’on peut donc lui conserver le nom Venus excisa Chemn.
La Cytherea immaculata de Lamarck est synonyme de D. excisa. Dès 1853,
Deshayes avait envisagé cette assimilation, mais avec doute. En 1862, Rômer
était très réservé à ce sujet. Or, nous avons un échantillon, nommé par Lamarck
Cytherea immaculata et conservé dans sa collection, qui est un D. excisa. Bien
qu’il n’ait que 35 mm alors que la description de Lamarck dit 36, et bien qu'il
soit marqué d’Asie (d’une main qui n’est pas celle de Lamarck) alors que l’espèce
est donnée comme étant d’habitat inconnu, il faut admettre que c’est bien un
exemplaire de C. immaculata.
Rômer a donné comme représentant D. excisa, en plus de la figure 2 qui
concerne effectivement un adulte de cette espèce, les figures 3 et 4 qui, selon lui,
en représenteraient des jeunes. Or, leur forme est complètement différente.
D’après l'allongement de ces figures, le caractère saillant de la lunule, que montre
la figure 3, et la forme du sinus palléal que montre la figure 4, nous pensons
qu’il s’agit de D. exilium Sowerby 1909.
Dosinia excisa a été décrite de Tranquebar, son synonyme Venus sinuata de
Nicobar; Von Martens donne les provenances suivantes : « Sullivan Islands
(Mergui Archipelago). Nicobars ». Et Ray nous apprend que l’espèce est très
commune à Madras et à Bombay.
Le Muséum possède (ex coll. Jousseaume), en plus d’un échantillon sans pro¬
venance (38x38x22 mm;, 4 exemplaires marqués de Malabar et ayant respec¬
tivement (longueur, largeur, épaisseur) 36x38x22; 37x36x20; 33x33x21;
33x32x20.
Nous avons vu, au Musée d’Amsterdam deux échantillons de Sourabaya, ayant
le sinus palléal plus large (sans être plus long) que sur la figure de Rômer.
L’habitat de cette espèce irait donc de l’Inde à l’Insulinde.
DOSINIA (SINODIA) SUBTRIGONA Sowerby
1852. Artémis subtrigona.
1853. Dosinia subtrigona Sow.
1862. Dosinia subtrigona Sow.
1890. Dosinia subtrigona Sow.
1896. Dosinia subtrigona Sow.
1908. Dosinia (Sinodla) subtrigona Sow.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 660, pl. 141, Og. 21.
Deshayes, Cat. blv. sh. Br. Mus., p. 14.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 22.
Paetel, Conch. Samml., IV, 3, p. 91.
Elera, Catal. Plllplnas, III, Mol., p. 762.
JuKics-BnowN, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 151.
Espèce très mal connue, et pour laquelle nous ne pouvons apporter aucune
contribution, car le type n’est pas au British Muséum. Les caractères donnés par
Sowerby sont les suivants : « Rather white, thin, of a subtrigonal form, with
very fine, close, concentric riblets. The lunule is large, circumscribed by a
faintly impressed line. The ligamental area not very distinctly depressed. »
A en juger par la figure, les crochets sont particulièrement peu inclinés,
fins, et en situation suffisamment médiane pour que les deux pentes qui en
partent vers l’avant et vers l’arrière soient analogues.
Rômer se demandait s’il ne s’agissait pas d’un jeune de tripla Rômer. Mais
il n’y a pas de raison de penser qu’il s’agisse d’un jeune. Sowerby ne donnait
jamais les dimensions de ses échantillons, ni la réduction de ses figures, mais ses
figures, en règle générale, sont réduites. Celle de D. trigona, sur la figure 20
située contre la figure de subtrigona, est très évidemment réduite et celle de
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
sub trigona n'étant pas plus petite (au contraire) peut représenter un individu
de taille analogue.
Cette espèce avait été décrite comme d’habitat inconnu. Pastel la citée
comme étant des Philippines, et Elera l’a incluse dans son catalogue des Phi¬
lippines. Hidalgo (1903, Malacol. Filipinas, p. 317-318), a exprimé l’avis que
cette attribution de provenance demande confirmation. Lamy (1909, Bull. Mus.,
p. 468) l’avait citée de Java, mais il s’agissait d’une autre espèce (voir plus loin,
D. insularum n. sp.).
DOSINIA (SINODIA) TRIPLA Rômer
(PL I, flg- 8 à 10)
1860. Dosinia tripla. Rômer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 122.
1862. Dosinia tripla ROm. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 21.
Cette espèce, décrite de Malacca, n’avait pas été figurée, et personne, à notre
connaissance, ne l’avait citée depuis Rômer.
Nous en avons vu le type, conservé au British Muséum, et en donnons des
figures. Il mesure 37x34,5x20 mm. Rômer le comparait à D. trigona et à
D. excisa. Il est moins renflé que D. trigona, son plateau cardinal est moins
élevé, sa lunule est beaucoup plus saillante vue de profil, et la coquille est bien
plus légère. Il est plus proche de D. excisa mais sa lunule est bien plus vaste
et la base des valves est plus rectiligne.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
DOSINIA (SINODIA) DERUPTA Rômer
(PL I, flg. 11 à 23)
1860. Dosinia derupta. Rômer, Proc. Zool. Soc., p. 123.
1862. Dosinia derupta ROm. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 22.
Décrite de Malacca, non figurée, cette espèce n'avait pas été mentionnée
depuis Rômer. Nous en avons vu le type, conservé au British Muséum, et en
donnons des figures (pl. I, fig. 11 à 13). Il mesure 25x24x15,5 mm.
Cette espèce a la même apparence que D. tripla, dont Rômer la rapprochait
d’ailleurs en énonçant les différences suivantes : « Der Umriss ist fast derselbe,
doch sind die Extremitàten etwas mehr abgerundet. Das Verhaltniss der Dimen-
sionen ist dagegen L: H: D = 100: 92: 58, also wesentlich verschieden [pour
tripla il donnait 100: 95: 54], wie auch die Sculptur eine ganz andere ist; die
Querstreifen sind nàmlich, ungeachtet der geringer Grosse der Muschel, weit
dicker, ebenso breit als die Zwischenràume, welche gleich den Streifen feme
Querlinien erkennen lassen. »
Nous avons vu dans la collection générale du British Muséum, sous le nom
erroné D. gibba, 6 exemplaires de Bombay (Coll. Deakin), que nous rapportons à
D. derupta.
Nous y avons vu aussi, sur un carton étiqueté à la fois D. nana Rve et
D. gibba Ad., 2 exemplaires et une valve, du Musée Cuming, marqués de « Kur-
rachi flde Townsend ». Nous figurons l’un d’eux (pl. I, fig- 14 à 18 ) qui a 20,5 xl9
X12.5 mm.
Dans la collection Dautzenberg, à Bruxelles, se trouvait, déterminé comme
D. trigona, un échantillon de 26,3x25,3x16 mm, le plus grand qui soit
actuellement connu. Il avait été acheté, sous le nom D. gibba, à Sowerby en 1893
et était marqué de Chine. Nous le figurons (pl. I, fig- 19 à 23).
Enfin, nous rapportons à cette espèce un lot de la collection du Muséum
formé de 6 valves séparées (une droite et cinq gauches), venant de M. Lavezzari
qui les tenait de M. Eudel avec pour provenance : Amoy (Chine), campagne de
1’ « Anne-Marie », 1871. Il s’agit donc d’une provenance certaine. Les deux plus
grandes valves ont 19,5 mm.
Ainsi la répartition de cette espèce s’établit comme suit : Karachi, Bombay,
Malacoa, Chine (Amoy).
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-P1ETTE ET D. DELMAS
DOSINXA (SINODIA) INSULARUM n.sp.
(PI. II, flg. J à 5)
Description du type (coll. du Muséum), récolté à Batavia par M. Serre, 1906.
Nous supposons que c'est cet exemplaire qui avait été publié sous le nom D. sub-
trigona par Lamy en 1909, Bull. Mus., p. 468.
Longueur : 35 mm; hauteur : 34 mm; épaisseur pour les deux valves : 21 mm.
Couleur blanche. Forme quelque peu trigone avec crochets nettement inclinés
vers l’avant. Lunule s'étendant sur la majeure partie du bord antérieur, et
mesurant 14 mm. de long et 8,3 de largeur maxima; elles est tout à fait super¬
ficielle, circonscrite par une ligne nette mais sans profondeur, et elle est légè¬
rement saillante en une carène très obtuse. Ligament de 14 mm de long, bien
visible dans une area mal délimitée, longue de 25 mm et large de 2,5 mm environ.
Cette area est une fosse de faible profondeur (1 mm environ) dont les rebords
sont arrondis en section. Les stries concentriques sont fines et serrées. Leur
décompte, sur la ligne médiane entre deux points situés respectivement à 1 et
2 cm du sommet, donc sur une longueur de 1 cm, donne 34 côtes juxtaposées.
Chacune d’elles est un bourrelet arrondi, sans tendance de lamelles. Le sinus
palléal est assez large à sa base, assez largement arrondi à son extrémité, assez
ascendant et dépassant un peu le milieu de la valve. Le plateau cardinal, peu
sinueux, est d’une hauteur très modérée : 2 mm au milieu. La valve gauche
présente 3 dents cardinales régulièrement divergentes, la médiane large, à peine
bifide, les deux autres en lamelles. La dent latérale est une petite verrue. La valve
droite présente une cardinale postérieure bien bifide, éloignée du groupe des
deux cardinales antérieures en lamelles. Le logement de la latérale est une
fossette assez allongée avec un puits central.
Variations. — Une certaine variation se produit avec l'âge, et se voit sur
une très large série d’échantillons de la baie de Batavia, appartenant au Musée
de Leiden. Elle consiste en ce que les individus jeunes sont proportionnellement
plus longs et moins hauts que les individus âgés. Voici quelques mesures, en
millimètres. Beaucoup d'individus jeunes sont plus longs que hauts, tandis que
beaucoup d'individus âgés sont plus hauts que longs.
longueur
hauteur
longueur
hauteur
22
21
34
35,5
25
25
35
33,5
26,5
26
35
35
28
28
36
36
29
28
36
36
29,5
29
36,5
38
30
29,5
37
35
31
30
37
37
32
31,5
38
38,5
32
32
39
39
32,5
32
39,5
38,5
33
31,5
40
39
33
33,5
41,5
43,5
33
34
44
43,5
34
32,5
44,5
45
46
47
L'âge n'influe pas sur le sinus palléal, ni sur la forme de l'area ligamentaire.
Mais la lunule est un peu plus saillante chez les individus jeunes que chez les
individus âgés.
Le bord ventral, bien arrondi en général entre ses deux extrémités, anté¬
rieure et postérieure, qui sont vaguement angulaires, peut, chez quelques indi¬
vidus, tendre un peu plus que chez d’autres à un tracé moins arrondi, rappelant
quelque peu celui qui se voit chez D. trigona.
Rapports et différences. — Par rapport à D. trigona, la forme est moins
triangulaire, les valves sont moins renflées, l’area ligamentaire est plus déprimée,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 9
les côtes sont plus nombreuses et plus fines et sont des bourrelets et non des
lamelles, le sinus palléal est plus long.
Par rapport à D. excisa, l’area ligamentaire est beaucoup moins déprimée et
plus étroite, le ligament est plus court, les côtes sont plus nombreuses et plus
fines, la forme générale est moins éloignée d’évoquer un triangle, le sinus palléal
est beaucoup plus ascendant.
Proche de D. tripla Rômer par son sinus palléal, en diffère par la forme
plus renflée et plus courte, et par sa lunule moins saillante et moins vaste.
Diffère de D. nanus Rve par ses côtes bien plus nombreuses, sa forme moins
renflée, son plateau cardinal moins élevé.
Diffère de D. subtrigona Sow. par sa forme bien moins trigone et ses crochets
bien plus antérieurs et bien plus gros.
Habitat. — En plus du type, de Batavia, la collection du Muséum contient
un individu jeune (17 mm) récolté par M. Berlioz, en 1966, à Ceylan (entre
Colombo et Hambantota). Dans la collection d’Amsterdam se trouve un échan¬
tillon de Priok, baie de Batavia, et 8 valves de Soengeiliat, localité de l’Est de
l’ile Bangka située contre Sumatra. La collection de Leiden, en plus de très
nombreux échantillons de Batavia, provenant de diverses personnes, possède
d'autres exemplaires de Java (Sourabaya, Cheribon, Rembang), deux exemplaires
de Sumatra (Atjeh) et un exemplaire de Celebes (Boesak).
En plus de ces provenances offrant toute certitude, et qui montrent que
l’espèce est répandue de Ceylan à Celebes, il se trouve au Musée de Bruxelles (coll.
Dautzenberg) un individu étiqueté de la mer Rouge. Mais comme il était déter¬
miné D. trigona, espèce qui passait aux yeux de nombreux collectionneurs pour
habiter la mer Rouge, il peut s’agir d’une provenance imposée par un marchand.
DOSINIA (SINODIA) EXILIUM Sowerby
(PI. II, flg. 6 à 13)
1862. Dosinia excisa Chemn. Rômer, Monogr. Dosinia, pl. IV, flg. 3 et 4
(non 2, 2a, 2b).
1909. Dosinia exilium. Sowerby, Proc. Mal. Soc., 8, p. 200, avec figure.
Cette espèce, décrite de Sarawak, Bornéo, n'a pas été citée depuis sa descrip¬
tion. Nous en avons vu le type au British Muséum, et le figurons (pi. II, fig. 6 à 8).
Il mesure 22 mm de long, 20 de haut et 10 d’épaisseur. C’est donc une coquille
très plate, en même temps que plus longue que haute, ce qui est rare chez les
Dosinia. La figure de Sowerby est insuffisante; en particulier elle ne fait pas
voir que la lunule est saillante de profil (bien carénée), mais ce trait est bien
visible sur l’une des deux figures que Rômer avait données en croyant qu’il
représentait des jeunes de D. excisa, et qui nous paraissent sans aucun doute
correspondre à des D. exilium. La figure 3 de Rômer montre en même temps que
l’espèce peut atteindre 26 mm de long et 23 mm de haut.
Nous avons vu, à Bruxelles, deux échantillons de cette espèce, vendus par
Sowerby à Dautzenberg en 1909, l’année même de la description, et qui sont donc
incontestablement des échantillons d’auteur, de même provenance d’ailleurs que
•e type : Sarawak. L’un d’eux a 18,5 sur 17 et 8,7, l’autre a 15 sur 14 et 7. Nous
figurons le plus grand (pl. II, fig. 9 à 13).
Le sinus palléal est toujours peu ascendant. Sur le type, il est très long,
* a rge, très peu ascendant; sur la figure 4 de Rômer, il est long, assez étroit,
presque horizontal; sur les deux exemplaires de la collection Dautoenberg, il est
moins long, et, à la fois, beaucoup plus large à la base, et plus ascendant, que
dans les deux premiers cas.
Le ligament est bien visible, dans une dépression beaucoup plus étroite et
beaucoup moins profonde que celle de D. excisa.
Bien que Sowerby ait écrit : « Testa... concentrice creberrime lirata », sa
figure peut faire croire que les côtes ne sont pas très nombreuses. En fait, elles
sont très fines. Nous les avons comptées sur le plus grand des deux échantillons
de Bruxelles : sur la ligne médiane, dans 1 cm allant depuis 7,5 mm du sommet
jusqu’au bord ventral, il y en a 39.
Source : MNHN, Paris
ï. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Cette espèce est très remarquable par le peu d'importance de ses crochets,
à peine dégagés du reste des valves.
Sa forme allongée est un peu comparable à celle de D. gibba Adams, mais
les valves sont beaucoup moins renflées, et le plateau cardinal est beaucoup
moins haut.
DOSINIA (SINODIA) NANUS Reeve
(PI. II, flg. 14 à 16)
1850. Artémis nanus. Reeve, Conch. Icon., VI, pl. X, flg. 57.
Cette espèce, décrite d’habitat inconnu, n’a pas été citée depuis lors, si ce
n’est par Rômer (1862, Monog. Dosinia, p. 18) qui la considérait comme la
forme jeune de Dosinia Annae Carp.
Nous avons vu le type au British Muséum. Il n’a rien de commun avec
D. Annae qui est une Dosinia s. s., tandis que cette espèce-ci a la lunule des
Sinodia. Ce type a 13,8x13x8,3 mm. Nous en donnons des figures. Il rappelle
un peu D. exilium Sow. par la carène de sa lunule et sa forme plutôt allongée,
mais en diffère par son sommet plus gros, son plateau cardinal plus élevé, et
surtout par ses côtes concentriques beaucoup plus écartées les unes des autres.
En les comptant à partir du sommet, on n’en trouve que 43 sur une distance
de 13 mm. Comparée à D. excisa, elle en diffère par la lunule proportionnellement
bien plus grande, les valves plus rapprochées dans la région de l’area qui n’est
pas « excisa », les côtes bien plus écartées et plus redressées, le plateau cardinal
dont la base est bien moins flexueuse, le sinus palléal bien plus large.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
DOSINIA (SINODIA) JOUSSEAUMIANA n. sp.
(Pl. III, flg. 1 à 5)
Espèce fondée sur un unique spécimen du Muséum, venant de la collection
Jousseaume, et marqué de Malabar.
Longueur 34 mm, hauteur 31 mm, épaisseur 18 mm. Coquille blanche, ornée
de côtes concentriques dont certaines s’anastomosent dans la région médiane.
Ces côtes sont grosses, assez peu nombreuses. Leur décompte sur la ligne médiane,
entre celle qui est à 1 cm du sommet et celle qui est à 2 cm du sommet, donne 21,
et, dans le centimètre suivant, 13. Ces côtes, dans la région médiane, sont des
bourrelets, mais dans la région antérieure elles ont tendance à devenir des
lamelles légèrement inclinées vers le haut, et dans la région postérieure elles
s’affaiblissent. Le territoire postérieur de la valve est légèrement pincé sur 4 mm,
et cette région postérieure est séparée du reste par une ligne radiaire assez
nettement visible. La lunule n’est pas très longue pour le groupe Sinodia, elle
n’a que 10 mm, sur 6,5 mm de large. Elle est nettement proéminente, la ligne
d’affrontement des valves y formant carène. Le ligament, bien visible, long
de 13 mm, est dans une area constituant une excavation de 1,5 mm de profondeur,
et large de 1,5 mm entre deux rebords arrondis. Le sinus palléal est presque
horizontal, il a 5,5 mm de large à sa base et 10 mm de longueur, et son extré¬
mité est plutôt arrondie que pointue. Le plateau cardinal est assez élevé et son
bord inférieur est assez sinueux. Sur la valve gauche, la charnière comporte
une dent cardinale antérieure, franchement perpendiculaire au bord inférieur du
plateau cardinal, une dent postérieure mince et très oblique, et une médiane
d’épaisseur très modérée, beaucoup plus proche de la postérieure que de l’anté¬
rieure; la dent latérale, assez forte, n’est pas une simple verrue, elle est un peu
allongée en oblique. Sur la valve droite, les deux cardinales antérieures sont
presque accolées et la fente qui les sépare est perpendiculaire au bord inférieur
du plateau; la cardinale postérieure, très oblique, est d’épaisseur très modérée
tout en étant légèrement bifide; le logement de la latérale a la forme d’un œil
fendu presque horizontalement.
Rapports et différences. — Cette espèce rappelle D. exilium Sowerby par son
allongement et par son sinus palléal long et peu ascendant. Elle s’en distingue
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
11
par son épaisseur proportionnellement plus grande, par ses côtes beaucoup moins
serrées, par le pincement de la région postérieure, par la lunule plus proéminente,
et par sa grande taille.
Par rapport à D. nantis Reeve, dont elle se rapproche par le faible nombre
de ses côtes, la disposition de l’arrière est inverse puisque cet arrière est pincé
chez jousseaumiana, tandis que chez nana les valves sont, au contraire, très
affrontées.
DOSINIA (SINODIA) CEYLONICA Dunker
(PI. IH. flg. 6 à 11)
1858. Dosinia ceylonica. Dunker, Novitates Conclu, p. 81, pl. XXVIII,
flg. 17 à 19.
1891. Dosinia aloba (Adams). Melvill, Mem. Proc. Manchester Soc., XLI (3),
p. 22. pl. 7, flg- 35.
1906. Dosinia globa (Ad.) Melv. Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc., p. 835.
Nous n’hésitons pas à mettre D. globa, dont nous avons examiné le type à
Londres, dans la synonymie de D. ceylonica, dont les figures sont excellentes.
Décrite de Ceylan, cette espèce, sous son nom globa, a aussi été citée des
Indes : Mekran coast (1897) et Karachi (1906).
Le Muséum ne possède pas d’échantillon.
A Londres, à côté du type de globa, nous n'avons pas trouvé le cotype men¬
tionné dans le texte comme plus petit. Les dimensions du type sont : largeur 27,
hauteur 26, épaisseur 15,5 mm (et non 12 mm). Nous le figurons plus complè¬
tement qu’il n’avait été fait (pl. III, fig. 6 à 8). Notons que ses côtes sont usées.
Il y a, dans la collection Dautzenberg, à Bruxelles, deux échantillons éti¬
quetés sous ce nom, provenance Karachi, et vendus par Fulton à Dautzenberg
le 25 avril 1897, donc l’année même de, la description, de sorte qu’il s’agit certai¬
nement de spécimens d'auteur. L’un a 29 sur 29 sur 18,5 mm, l’autre a 22,5
sur 22,5 et 14,5. La provenance de Karachi est confirmée aussi par deux spé¬
cimens venant de M. Winckworth et conservés dans la collection du British
Muséum, ayant respectivement 21 et 18 mm pour des épaisseurs de 11,5 et
U mm, et par un spécimen de M. Mulder, conservé au Musée de Leiden et
mesurant 21,6; 21,3; 21,9 mm. Nous figurons le plus grand des échantillons de
M. Winckworth (pl. III, fig. 9 à il).
Une autre provenance, North Australia, est donnée pour un échantillon de
Bruxelles (coll. Dautzenberg, achat Sowerby, 1914), mais nous pensons qu’il
oe faut pas la retenir. En effet, cet échantillon était nommé (sans doute parce
que ses sommets sont violacés) Dosinia contusa Rve. Comme Reeve a décrit son
espèce de North Australia, nous pensons qu’il s’agit d’une provenance imposée
dans un but de conformité.
Cet échantillon a 30 mm de long, 29 de haut, 19 d'épaisseur. C’est donc le
plus grand que nous connaissions.
Cette espèce a un plan cardinal très haut, un sinus palléal très ascendant,
étroit et terminé en pointe mousse, une area ligamentaire qui peut être nulle
vchez l’échantillon de Winckworth, de 21 mm, dont les deux valves s’affrontent
et dont le ligament n’est pas visible) ou étroite mais excavée etl laissant percevoir
le ligament à travers une mince fente. La costulation, bien visible sur un des
échantillons de M. Winckworth, que nous figurons (pl. III, fig- 9 à est asse *
particulière : dans la région du sommet, elle est faite de lames dressées et
séparées par de grands intervalles, puis les côtes deviennent progressivement
moins saillantes et moins séparées et, dans la région du bord ventral de la valve,
ce sont des bourrelets juxtaposés. La lunule est très mal délimitée. Sur 1 échan¬
tillon de Leiden elle est presque indiscernable, les côtes lamelleuses arrivant
jusqu’au bord d’affrontement des valves sans que leur croisement avec la ligne
frontière de la lunule les ait modifiées en rien.
DOSINIA (SINODIA) GIBBA Adams
1869. Dosinia gibba. Adams, Ann. Mag. Nat. Hist., 4°s., III, p. 234.
1882. Dosinia gibba Ad Dunker, Ind. Moll. mar. Jap., p. 204, pl. 8, flg. 4
à 6.
Source : MNHN, Paris
12
E. FI8CHER-PIETTE ET D. DELMAS
1886- Dosinia gibba Ad. Paetel, Cat. Conch. Samml., IV, 3, p. 90.
1895. Dosinia gibba Ad. Pilsbry, Cat. mar. Moll. Jap., p. 126.
1952. Dosinia gibba Dkr. Kuroda et Habe, Clieck List rec. mar. Moll.
Japan, p. 19.
Le Muséum ne possède pas cette espèce, décrite de Tatiyama (Japon).
DOSINIA (SINODIA) EUDELI n. sp.
(PI. III, Og. 12 à 16)
Description du type. — L'exemplaire-type est au Muséum, il vient de
M. Lavezzari qui le tenait de M. Eudel avec la provenance : Amoy (Chine),
campagne de 1’ « Anne-Marie », octobre 1871.
Longueur 18 mm; hauteur 18 mm; épaisseur 11 mm. Coquille blanchâtre,
assez arrondie mais vaguement subanguleuse avec les bords antérieur et posté¬
rieur vaguement parallèles du fait que, la lunule étant très saillante, le point
situé à mi-longueur de cette lunule forme 1’ « angle » supérieur du bord anté¬
rieur. Les côtes sont très nombreuses. En commençant à les compter à 2 mm du
sommet, on en trouve 57 dans le premier centimètre. En commençant au bord
ventral, on en trouve 44 dans 1 centimètre (jusqu'à 8 mm du sommet). La
lunule, longue de 8 mm et large de 5 mm, est nettement circonscrite; son axe
forme une carène très saillante à la moitié de sa longueur. Il n’y a pratiquement
pas d’area ligamentaire, toutefois, les valves s’écartent l’une de l'autre d’un quart
de millimètre au-dessus du ligament qu’on peut ainsi apercevoir. Le sinus palléal,
large de 3 mm à sa base, est relativement long (5 mm), relativement ascendant,
arrondi à son extrémité. Le plateau cardinal est très peu élevé.
Paratypes. — Avec le type se trouvait, de la même provenance, un échan¬
tillon de 17 sur 17 sur 11 mm. Le Muséum possède aussi, toujours de la collection
Lavezzari et venant de Eudel, mais d'une autre provenance, Penang, un échan¬
tillon de 18 sur 19 sur 12 mm. Dans la collection Dautzenberg (Bruxelles), se
trouve, de même origine et de même provenance, un échantillon de 18 sur 17,5
sur 11,5 mm. Ces divers échantillons sont très semblables au type, notamment
pour le nombre et la finesse des côtes; toutefois, pour le dernier cité, l’écar¬
tement des valves au-dessus du ligament est pratiquement nul.
Rapports et différences. — Cette espèce ressemble beaucoup à D. derupta
Rômer. Elle s’en distingue surtout par ses côtes beaucoup plus fines et beau¬
coup plus nombreuses (deux fois plus), mais aussi par ses contours différemment
subanguleux, par son plateau cardinal encore moins élevé et par le moindre écar¬
tement des valves au-dessus du ligament.
Elle diffère de D. tripla Rômer par sa forme plus courte et plus renflée, par
sa lunule plus courte et plus saillante, par son sinus palléal bien plus étroit;
et de D. nanus par ses côtes bien plus nombreuses.
Habitat. — Les seules provenances connues sont Penang, au côté ouest de
la presqu’île de Malacca, et Amoy, en Chine, au niveau de Formose.
DOSINIA ? (SINODIA ?) MADEGASSINA n. sp.
(PI. III, flg. 17 à 19)
C’est avec beaucoup d’hésitation que nous plaçons cette espèce dans le sous-
genre Sinodia, et nous ne sommes même pas certains qu’il s’agisse d'une Dosinia.
1923. Dosinia trlgona Rve. Dautzf.nbero (non Reeve), Liste prélim. Moll.
mar. Madagascar, J. de Conchyl., LXVIII,
p. 66.
1929. Dosinia higona Rve. Dautzenberg, Moll. test. mar. Madagascar, Faune
colon, fr., III, p. 601.
1932. Dosinia tHgona Rve. Dautzenberg, Moll. mar. Madagascar, supplém.,
J. de Conchyl., LXXVI, p. 105.
Examinant les exemplaires de Dosinia récoltés à Madagascar par G. Petit et
publiés par Dautzenberg, exemplaires qui sont conservés en partie au Muséum
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 13
f n , partie 1Institul de Bruxelles, nous nous sommes aperçus que ceux qui
nin ro Dosinia trigona n’appartenaient pas à cette espèce. Ces exem¬
plaires sont très nombreux et viennent de diverses localités de la côte malgache
aïs aucun échantillon n’est vraiment frais (ce ne sont toutefois pas des fossiles)!
on™ sag 7 ',. que de valves séparées et plus ou moins usées. De sorte que nous
ommes obligés de décrire un type composite, fait d’ailleurs de valves assez
aiflérentes de taille, choisies dans les moins roulées.
Description du type (collection du Muséum, Tamatave). — La forme générale
oque un triangle avec, toutefois, un bord inférieur nettement arrondi et ayant
ou t re tendance à être rostré à l’arrière et un bord antérieur très nettement
faîhi en , haut ’ de sorte que les crochets sont fort inclinés vers l’avant. Lunule
n ement marquée, mais beaucoup moins grande que chez les autres espèces
naH no V, s ve " ons de parler. Le ligament n’est pas conservé, mais il semble qu’il
„Q l . aev , S uère être visible de l'extérieur. Et il était certainement très mince
car son logement n’est qu’une fente étroite.
mm La ^ art ' l ' e P ostérieure de chaque valve est séparée du reste par une carène
, sse d0I j l x l’aboutissement au bord inférieur constitue la pointe absolète du
un 0 , ète - plus en arrière, au voisinage du ligament, une nouvelle carène
™ouis obtuse, délimite une area ligamentaire consistant en une excavation
r ° i *’ étroite, à pentes plates. Le plateau cardinal est assez haut, mais
j . court; son l )0rd inférieur est nettement sinueux; sur la valve gauche, la
trîan ^ ar<lina 6 i an ^ r ' eure es ^ une lame coupante, verticale, la médiane est un
saillant* aSS t Z arge ’ la poslérieure est un e longue lame oblique; la latérale, très
mtfriia 6 ’ 6Sl Un nodu le allongé-oblique; sur la valve droite, l’antérieure et la
du j’ pre ® q ue accolées, sont minces, décalées en ce sens que l’antérieure part
nart a SU P . eur du plateau sans atteindre le bord inférieur, et la médiane
pnnr»o U i« ™ inférieur sans atteindre le bord supérieur. La postérieure est une
allnnoz*. i? e ,y )que - Le logement de la latérale est une fosse profonde, assez
inféri i’ nordée de deux larges talus dont l’inférieur pousse vers le bas le bord
PB «ni f •» p et do nt le supérieur pousse vers le haut le bord supérieur
valve? r que a ? nu * e es t légèrement carénée sur la ligne de séparation des
<3 a S1 ? us . P a Héal. assez long, dépasse sensiblement le milieu des valves.
Brandi 0 „ 0rda . nt * e ® u P 6rieure est pratiquement horizontale, sa largeur est très
comnnôi« SOn , ^nnté est largement arrondie sur la valve gauche de notre type
net, soin P luaétro,te et un peu contournée sur sa valve droite. Costulation
annrn7hi a . ! f 1 assez serré e, bien marquée près du sommet, s’atténuant en
centimi» * abase ; Sur la ''gne médiane de notre valve gauche, le deuxième
uniforme & Parl ‘ r dU sommet com P te 20 côtes. La coloration est d’un blanc
q valve gauche de notre type composite a 28 mm de long, 25 de haut,
lunniQ aiS e 0 c r Ce . qu ,‘ ferait 18 d’épaisseur pour un échantillon complet), sa
valvooN % 6,5 de on ® et 2 mm de Iar £ e (ce q ui ferait 4 mm pour les deux
ves). La valve droite a 24 mm sur 22 et 7,5 d’épaisseur.
Dautvp US su PP osons , que c ’est en raison de la costulation de cette forme, que
conctif. N r ERG j , consid érée comme une Dosinia. Mais l’étroitesse du ligament et la
où nniic, °” de a charnière, n °us semblent évoquer davantage les Lamelliconcha,
do „„ serons peut-être amenés à la transférer lorsque nous ferons la révision
ue ce groupe.
vaJrf 0 ”?; TT La taille la P Ius 8 rande que nous connaissions est celle d’une
bilité oc. f f° ' P au tzenberg, de Tamatave, qui a 31 mm sur 28 et 9.5. La varia-
haufs no trèS faible P° ur un même âge. Mais les jeunes sont moins rostrés, plus
par rapport à leur longueur, que les adultes. Exemples :
longueur (mm) hauteur (mm)
11,0
12,0
13,9
17,0
10,1
10,9
12,8
14,8
longueur (mm)
19,9
20,8
24,0
26,0
29,0
30,0
31,0
hauteur (mm)
18,5
19,0
22,0
23,0
26,7
27,0
28,0
Source : MNHN, Paris
14
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Provenances. — La collection du Muséum contient des lots de Fenerife,
Tamatave, Tulear; la collection Dautzenberg (Bruxelles) en a, en outre, de
Ambila, Antara, Baie des Galions (Ouest de Fort-Dauphin), Fort-Dauphin, Manan-
jary, Cap Sainte-Marie, Ranofotsy.
Rapports et différences. — Présentant quelque analogie dans sa forme géné¬
rale avec D. trigona, cette espèce s’en distingue par le fait que le bord ventral
de la coquille est beaucoup plus arrondi (beaucoup moins rectiligne) et surtout
par le fait que la lunule est brève, très nettement délimitée, peu saillante, alors
qu’il est visible sur la figure de Reeve que la lunule est d’une longueur excep¬
tionnellement grande, et qu'elle est très saillante. Le texte de Reeve dit :
« Lunula perampla, superficiaria, fere obsoleta... lunule very large, superflcial,
almost obsolète. »
Section Sinodiella Fischer-Piette et Delmas
DOSINIA (SINODIA) ISOCARDIA Dkr
1845. Artémis isocardia.
1849. Cytherea isocardia Dkr.
1850. Artémis isocardia Dkr.
1852. Artémis isocardia Dkr.
1853. Doslnia Isocardia Dkr.
1853. Doslnia Isocardia Dkr.
18G2. Doslnia Isocardia Dkr.
1893. Doslnia isocardia Dkr.
1909. Doslnia isocardia Dkr.
1910. Doslnia Isocardia Dkr.
1911. Doslnia isocardia Dkr.
1913. Doslnia isocardia Dkr.
1923. Doslnia Isocardia Dkr.
1927. Dosinia Isocardia Dkr.
1950. Doslnia Isocardia Dkr.
1952. Dostnia isocardia Dkr.
1955. Doslnia isocardia Dkr.
1957. Dosinia Isocardia Dkr.
1958. Dosinia Isocardia Dkr.
Dunker, Zeitschw. t. Malakozool., p. 167.
Philippi, Abbild., III, p. 24, pi. VIII, flg. 5.
Reeve, Conch. Icon. VI, flg. 1.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 660, N. 18. pi. 141
Hg. 29-30.
Dunker, Ind. Moll. Guin., p. 59, pl. X, (lg. 7 à 10.
Deshayes, Cat. biv. sh. Br. Mus., p. 14.
Rümer, Monogr. Dosinia, p. 23, pl. IV, flg. 7.
Stearns, Proc. U.S. Nat. Mus., XVI, p. 323.
Nobre, Bull. Soc. Port. Sc. Nat., III, suppl. 2,
p. 62 de l’extrait.
Dautzenberg, Afr. occ. Actes Soc. Linn. Bor¬
deaux, LXIV, p. 179.
Dollfus, Mem. Soc. Géol. Fr., XVIII, fac. 3-4,
p. 53, pl. IV, flg. 3 à 10.
Dautzenberg, Ann. Inst. Océanogr., V, 3, p. 92.
Tomlin, J. of Conchol., 17, p. 94.
Lamy, Bull. Mus., p. 386.
Nickles, Moll, côte occ. Afr., Man. Ouest-Afr.,
II, p. 201, flg.
Nickles, Moll. A.E.F., J. de Conchyl., XCII, p. 151.
Paes da Franca, F. malac. Angola, Trab. Miss.
Biol, marit., n” 13-14, p. 93.
Collionon, Moll. mar. Coll. Inst. Pointe-Noire,
p. 42.
Marche-Marciiad, Catal. Inst. fr. Afr. Noire, XIV,
p. 51.
Nous n’avons pas placé dans notre liste synonymique la citation faite en 1869
par A. Adams (Ann. Mag. Nat. Hist., 4" s., III, p. 234) de cette espèce au Japon
(Tatiyama), qui doit résulter d’une confusion étant donné l’éloignement entre
le Japon et la côte occidentale d’Afrique où l’espèce vit réellement, et étant
donné qu'aucun auteur japonais n’a signalé depuis lors avoir retrouvé cette
espèce.
Nous n’avons pas non plus placé dans notre liste synonymique la citation
faite en 1937 par Viader (Mauritius Inst. Bull., I, 2, p. 67) de l’ille Maurice, pour
cette même raison de provenance. Il pourrait s’agir d’une confusion avec
D. contracta, par exemple.
Selon Collionon (1957) cette espèce peut atteindre 25 mm. D’après les collec¬
tions que nous avons consultées sa taille la plus fréquente est de 15 à 20 mm;
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 15
le plus grand échantillon des collections du Muséum (de Bata, Congo, M. Pobeguin)
a 23,5 mm.
Habitat. En laissant de côté les citations de Maurice et du Japon que nous
venons de commenter, les auteurs ont donné les provenances suivantes : côte Ouest
d’Afrique (Dunker), côte de la Guinée inférieure (Philippi), Guinée (Sowerby),
région de Loanda et Benguela (Dunker 1853), Guinée, côte du Sénégal (Deshayes),
côte d'Afrique occidentale (Rômer), Porto Grande (Stearns), S. Thomé, Angola
(Nobre). Dautzenberg (1910) cite les localités suivantes : Baie de Cansado; île
d’Arguin; El Frey; au sud de El Maounek; Manata; Cap Timiris; El Mamghar;
Aleïbataf; Toueïl; Nouachkott; entre Tin Amaten et Biach; Mondjeran; Agamoun;
N’Diamer; Tomlin cite S. Thomé; Lamy cite la Côte-d’Ivoire, entre Tabou et
S. Pedro; Nickles (1952), Namino en Afrique équatoriale française; Paes da Franca,
l’Angola; Collignon, Pointe-Noire; Marche-Marchad, Dakar, Guinée française,
Côte-dTvoire.
Dans les collections du Muséum, ceux des lots qui ont une provenance (et une
provenance qui ne soit pas fantaisiste : l’un d’eux est marqué « Asie ») nous
donnent : St-Louis (Musée de St-Louis); Gorée (Coll. Jousseaume); Sénégal (Coll.
Jousseaume; Coll. Letellier; Coll. Lavezzari); Ile de Kodja (A. Gruvel); Bata,
Congo (M. Pobeguin). . .
On voit donc que cette espèce est connue depuis la Mauritanie (la baie de
Cansado est à l’abri du Cap Blanc) jusqu’à l’Angola.
DOSINIA (SINODIA) OCCULTA n.sp.
(PI. IV, flg. 1 à 5)
Espèce fondée sur un specimen unique, sans provenance, de la collection du
Muséum ex coll. Lavezzari.
Largeur 20 mm, hauteur 20 mm, épaisseur des 2 valves 10,8 mm. Extérieur
blanc-jaunâtre avec les sommets plus foncés; intérieur violet dans toute la
région inférieure et sur deux traînées postérieures rayonnantes, et rosâtre au
centre, dans la région où se termine le sinus palléal. Sommets peu dégagés. Bord
postéro-dorsal évoquant un pan coupé se raccordant au bord ventral par un angle
mousse. Lunule tout à fait superficielle, à limite peu perceptible, longue de 4,5 mm
et large de 2,2 mm. Côtes concentriques très fines, si serrées que la surface est
assez luisante. Elles sont croisées par des sillons rayonnants d'une extrême
finesse, très distants les uns des autres. Le ligament, long de 6 mm, est peu
visible entre les deux valves presque affrontées, l’area ligamentaire est étroite,
sa largeur maxima est de 1,5 mm; elle n’est que faiblement excavée, sa profon¬
deur ne dépasse pas 0,5 mm. Le plateau cardinal est peu élevé, son bord inférieur
est peu sinueux. La dent latérale est presque dans le prolongement de la cardi¬
nale antérieure. Le sinus palléal est très ascendant et très long, il ne se termine
qu’à mi-chemin entre le centre de la valve et l’extrémité antérieure du plateau
cardinal.
Rapports et différences. Cette espèce est proche de Dosinia isocardia par sa
lunule à la fois superficielle et relativement petite pour une Sinodia, par les
rapports de la dent latérale avec la dent cardinale antérieure, par la coloration
de l’intérieur des valves. Elle s’en distingue par sa forme plus isodiamétrique,
ses sommets bien moins dégagés, son épaisseur bien moindre, sa lunule bien plus
étroite (caractère lié au précédent), ses valves beaucoup plus affrontées sur le
ligament, son area ligamentaire beaucoup plus étroite et beaucoup moins excavée,
son plateau cardinal moins haut et plus long, son sinus palléal un peu plus long;
ses côtes sont encore bien plus serrées que celles de D. isocardia. .
Par rapport à Dosinia ccylonica dont elle est moins éloignée par ses contours
généraux, elle se distingue par son angle postérieur, par sa lunule bien plus
courte et bien moins visible de profil, par son épaisseur bien moindre, par sa
dent latérale bien moins saillante, par la cardinale antérieure dont le bord supé¬
rieur est presque parallèle au bord de la valve au lieu d’ôtre très oblique, par le
Plateau cardinal bien moins élevé, par le sinus palléal bien plus important, par
les côtes concentriques plus fines, etc.
Source : MNHN, Paris
16
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Sous-genre Doslnla s. s.
Section Asa Basterot
DOSINIA (ASA) LUPINUS Linné
Gomme pour toutes les espèces banales des côtes européennes, celle-ci a été
maintes fois figurée et encore plus souvent citée. Il ne nous semble pas utile de
donner une très longue liste synonymique. Cela a été fait en 1893 par Bucquoy,
Dautzenberg et Dollfus dans « Les Mollusques marins du Roussillon », t. II, où
cette liste synonymique occupe 5 pages (347 à 352). Nous ne ferons que citer les
références fondamentales, faire ressortir de nouvelles mises en synonymie et
faire des citations instructives concernant l’époque écoulée depuis l’ouvrage de
Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus.
Rappelons d’abord que D. lincta Pultney est synonyme de D. lupinus. A la
p. 352 de l’ouvrage sur le Roussillon se trouve le commentaire suivant :
« La plupart des naturalistes qui se sont occupés de la faune européenne ont
considéré le Dosinia lupinus comme une espèce différente du lincta. L’examen
d’un grand nombre d’échantillons de diverses localités océaniques et méditerra¬
néennes ne nous permet pas d’accepter cette opinion, car nous avons trouvé
dans des séries d’exemplaires provenant d’Alger, de Viareggio, de Cette, etc., des
individus qu’il est impossible de différencier d’avec certains spécimens du golfe
de Gascogne. M. Hidalgo nous apprend aussi que ces deux formes extrêmes se
rencontrent simultanément, et accompagnées d’intermédiaires, sur le littoral de
la Galice.
« On peut dire, toutefois, que la forme typique ( lupinus ) qui est aplatie,
luisante et finement striée, domine dans la Méditerranée, tandis que c’est la
forme plus renflée, plus arrondie et pourvue de stries concentriques plus fortes
(lincta), qui domine dans l’océan Atlantique. Les caractères que nous venons
d’indiquer sont d’ailleurs fort inconstants et ne peuvent, selon nous, motiver la
séparation des D. lupinus et lincta ».
Mais l’opinion ainsi exprimée ne fut pas définitivement adoptée. Peu d’années,
après, en 1897, Locard (Exp. Travailleur Talisman, II, p. 242), après avoir
cité de Cadix des Dosinia qu’il rapportait à lupinus L. tout en les appelant
lupinina L., ajoutait :
« Avec notre savant ami, M. de Monterosato, nous estimons qu’il y a lieu
de séparer le Dosinia lupinina de Linné ou mieux de Poli, qui représente la forme
particulièrement méditerranéenne, du Dosinia lincta de Pultney, qui paraît plus
spécialement propre à l'Atlantique. En effet, étant donnée la forme figurée par
Poli, nous voyons que le type de Pultney s’en sépare facilement : par son galbe
toujours moins arrondi; par sa région postérieure plus inéquilatérale, plus
tronquée; par ses stries concentriques plus fines, souvent obsolètes vers les
sommets, etc. » Et il ajoutait ne connaître cette espèce ( lupinus) que dans la Médi¬
terranée et ses dépendances.
Après que Dautzenberg (1898) ait maintenu son opinion de 1893 en appelant
lupinus var. lincta les Dosinia de la Loire-Inférieure, il changea sans doute d’avis
car en 1925 lui et P.-H. Fischer appelèrent lincta celles du Finistère.
Mais en 1932, pour une région pourtant plus nordique, Winckworth, dans
sa « List of the Marine Mollusca of the British Isles », est formel : après avoir
dit que lupinus proprement dit est une forme méditerranéenne, il n’en appelle
par moins lupinus [var.] lincta les exemplaires de son pays.
Fischer-Piette, en 1942, affirmait aussi la synonymie.
Cornet et Marche-Marchad, en 1951, pour la région de Roscoff qui est celle
qu’avaient étudié Dautzenberg et P.-H. Fischer, y appliquaient cette fois le nom
lupinus que, à en juger par leurs citations, ils considèrent comme purement syno¬
nyme de lincta.
Enfin c’est encore le nom lupinus que Tebble, en 1966, applique aux exem¬
plaires de Grande-Bretagne.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
17
Nous pensons qu’avec ces quatre dernières opinions concordantes, la question
peut être considérée comme tranchée.
Dans « Les Mollusques marins du Roussillon » voici comment est exprimée
(p. 354) l'extension géographique de Dosinia lupinus :
« Toute la Méditerranée et l’Adriatique, océan Atlantique, depuis les côtes
de Norvège et d’Islande jusqu’au Maroc. Distribution bathymétrique 0 à 165 m ».
Mais l’année précédente, en 1892, Sowerby, dans son ouvrage « Marine shells
of South Africa, p. 60 », avait cité Dosinia lincta Pultn. d’Afrique du Sud :
« Several specimens I hâve seen from Port Elisabeth are unquestionably the same
as the British species. D. africana (Gray) is a variety of the same ». En 1932
H. Turton (The marine shells of Port Alfred, p. 243), cite aussi D. lincta de cette
localité, puis il en cite D. lincta africana Gray. Et, dans son travail de 1942 sur
les Mollusques d'ADANSON, Fischer-Piette a fait savoir (p. 314 sqq) que « Le
Gordet » du Sénégal n’est pas distinct de D. lupinus, de sorte que les noms
Dosinia afra Gmel., D. Adansoni Phil., D. africana Gray, qui tous désignent la
même forme, tombent en synonymie de D. lupinus. Ainsi D. lupinus s’étend donc
beaucoup plus au Sud qu’on ne le pensait autrefois; il n’y a d’ailleurs pas d’inter¬
ruption géographique, D. africana ayant été signalé du Maroc où était cité lupinus;
et, vers le Sud, les auteurs récents, Nickles, Paes da Franca, Marche-Marchad,
Collignon, appellent lupinus la forme qui se trouve jusqu’en Angola. Cela est
donc valable jusqu’à Port-Alfred avec les citations de Sowerby et de Turton, et
la citation récente de africana en Afrique du Sud par Barnard. Dans les collec¬
tions du Muséum il y a des exemplaires dont les provenances vont de la Norvège
à Algoa Bay (Afrique du Sud) : cette dernière relative à un échantillon remis
par M. Van Bruggen en 1966.
Nous mettons en synonymie avec D. lupinus Y Artémis livida de Reeve et la
Dosinia polita de Deshayes.
Nous y plaçons aussi Dosinia feruginea Reeve. Les trois auteurs qui s’en sont
occupés, Reeve, Sowerby et Rômer, ont figuré des échantillons différents les
uns des autres mais tous trois d’habitat inconnu. Nous avons dans nos collec¬
tions de D. lupinus des échantillons correspondant à chacun des trois exemplaires
en question; en particulier, des échantillons au sommet couleur rouille qui carac¬
térisait la description de l’espèce de Reeve. Et nous avons vu au British Muséum
le type de Reeve, qui correspond tout à fait à D. lupinus.
Nous y plaçons aussi Y Artémis modesta de Reeve et de Sowerby, basée sur
un échantillon sans provenance du British Muséum. Deshayes, examinant cet
échantillon, avait déjà mis modesta dans la synonymie de lupinus, mais, 6 pages
plus loin, il le traitait en bonne espèce; Rômer, figurant sous ce nom un échan¬
tillon nettement distinct, traitait modesta en bonne espèce dont il disait avoir
plusieurs échantillons pour lesquels il ne mentionnait d’ailleurs pas d’habitat.
Mais la figure de Rômer s’accorde très bien avec plusieurs des D. lupinus des
collections du Muséum, en particulier avec des échantillons de la collection
Locard nommés par cet auteur D. rissoiana. Nous avons examiné à Londres le
type de modesta de Reeve, qui est bien un D. lupinus.
1757. Chama 6. Le Gordet.
1758. Venus lupinus.
1790. Venus afra.
1795. Venus exoleta var. lupinus L.
1799. Venus lincta.
1818. Cytherea lunaris.
1818. Cytherea lincta Pult.
1826. Arctoe nitldissima.
1838. Dosinia africana.
1846. Artémis lincta Pult.
1846. Artémis comta.
1846. Dosinia Adansoni.
1847. Cytherea livida.
1848. Artémis lincta Pult.
Adanson, Hist. nat. Sénégal, Coquillages, p. 225,
pî. 16, flg. 6.
Linné, Syst. Nat., éd. X, p. 689.
Gmelin, Syst. Nat., éd. XIII, p. 3295.
Poli, Test. utr. Sic., t. II, p. 99; expi. des pl.
p. 50, (sub. nom. V. lupinus) ; pl. XXI, flg. 8.
Pulteney, Catal. Portland, pl. I, flg- 14.
Lamarck, Anim. s. vert., t. V, p. 572.
Lamarck, Ibid., p. 573.
Risso, Europe mérid., IV, p. 361, pl. X, flg. 161.
Gray, Analyst, VIII, p. 309.
Loven, Ind. Moll. Scandinav., p. 37.
Loven, Ibid., p. 37.
Philippi, Abbild., p. 169, pl. Il, flg. 2.
Philippi, Abbild., II, p. 230 pl. V, flg. 4.
Porbes et Hanley, Brit. Moll., t. I, p. 431,
pl. XXVIII, flg. 5, 6.
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
1849. Dosinla Adansoni Phil.
1850. Artémis llncta Pult.
1850. Artémis lunarls Lk.
1850. Artémis modesta.
1850. Artémis ferruglnea.
1852. Artémis llncta Pult.
1852. Artémis lunarls Lk.
1852. Artemts modesta Rve.
1852. Artémis ferruglnea Rve.
1852. Artémis llvlda Rve.
1853. Dosinla Adansoni Phll.
1853. Dosinla polita.
1853. Dosinla llvlda PMI.
1856. Artémis africana Gray.
1862. Dosinla luplnus Poli.
1862. Dosinla modesta Rve.
1862. Dosinla llncta Pult.
1862. Dosinla comta Loven.
1862. Dosinla llvlda Phil.
1862. Dosinla ferruglnea Rve.
1869. Venus llncta Pult.
1869. Dosinla llncta Pult.
1869. Dosinla luplnus Poli.
1877. Dosinla afrlcana Gray.
1881. Dosinla afiicana Gray.
1886. Dosinla luplnus Poli.
1886. Dosinla Rlssoana.
1886. Dosinla Rlssoana.
1886. Dosinla Inflata.
1892. Dosinla luplnlna.
1892. Dosinla Rlssolana.
1892. Dosinla llncta Pult.
1892. Dosinla Inflata Loc.
1892. Dosinla llncta Pult.
1893. Dosinla luplnus L.
1898. Dosinla luplnlna L.
1898. Dosinla luplnus L.
1910. Doslnia Adansoni Phil.
1911. Dosinla afrlcana Gray.
1913. Dosinla afrlcana Gray.
1915. Dosinla afrlcana Gray.
1917. Dosinla llncta Pult.
1923. Doslnia afrlcana Gray.
1925. Dosinla llncta Pult.
1932. Dosinla luplnus L.
1932. Dosinla llncta Pult.
1940. Dosinla luplnus L.
1942. Dosinla ( Asa ) lupinus L.
1950. Dosinla lupinus L.
1951. Dosinla luplnus L.
Menue, Meeresconch. Bathurst, Zeit. f. Malak.,
VI, p. 41.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. I, flg, 2.
Reeve, Ibid., pl. IX, flg. 50.
Reeve, Ibid., pl. IX, flg. 54.
Reeve, Ibid., pl. X, flg. 56.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 653, pl. CXLI,
flg. 16.
Sowerby, Ibid., p. 663, pl. CXLII, flg. 33.
Sowerby, Ibid., p. 663, pl. CXLII, flg. 37.
Sowerby, Ibid., p. 665, pl. CXLII, flg. 34.
Sowerby, Ibid-, p. 668, pl. CXLII, flg. 55.
Dunker, Ind. Moll. Guineam, p. 60.
Deshayes, Cat. biv. sh. Brit. Mus., p. 19.
Deshayes, Ibid., p. 28.
IIanley, Catal. rec. biv. sh., p. 106.
Rômer, Monogr. Dosinla, p. 25, pl. V, flg. 1.
Rômer, Ibid., p. 26, pl. V, flg. 2.
Rômer, Ibid., p. 39, pl. VII, flg. 3.
Rômer, Ibid., p .40, pl. VII, flg. 4.
Rômer, Ibid., p. 44.
Rômer, Ibid., p. 69, pl. XIII, flg. 1.
Jeffreys, Brit. Conch., V. p. 184, pl. XXXVIII,
flg. 2.
Pfeiffer, in Conch. Cab., 2* éd., p. 99, pl. XXVI,
flg. 1, 2-
Pfeiffer, Ibid., p. 101, pl. XXVI, flg. 6, 7.
Marrat, W.-Afr. sh., Quart. J. of Conchol., I,
p. 328.
Rociiebrune, Malér. Archip. Cap Vert, p. 255.
Locard, Prodr. Malac. fr., p. 426.
Locard, Ibid., p. 427.
Locard, Ibid., p. 427.
Locard, Ibid., p. 427.
Locard, Coq. mar. côtes Fr., p. 286, flg. 267.
Locard, Ibid., p. 286.
Locard, Ibid., p. 286.
Locard, Ibid., p. 287.
Sowerby, Mar. sh. South Africa, p. 60.
IIucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Moll. mar.
Roussillon, II, p. 347, pl. LX, flg. 1 à 11.
Locard, Exp. Travailleur-Talisman, Moll, test.,
II, p. 241.
Dautzenberg, Moll. Loire Infér., p. 5.
Dautzenberg, Faune malac. Afr. occid., p. 132.
Dollfus, Coq. quater. Sénégal, p. 52, pl. III,
flg. 19, 20 (syn. exclue).
Dautzenberg, Miss. Gruvel, Moll, mar., p. 91.
Dautzenberg, Réc. Lecointre Maroc, J. Conch.,
vol. 63, p. 70.
Hidalgo, Fauna mal. Esp., Moll. test, mar., p. 296.
Lamy ,Camp. Sylvana, Moll, test., C. R. Congr.
Soc. sav.. Sciences, p. 31.
Dautzenbero et P.-H. Fischer, Moll, mar, Finis¬
tère, p. 137.
Winckworth, J. of Conchol., 19, p. 244.
Turton, Mar. sh. Port Alfred, p. 243.
Xobre, Faun. malac. Portugal, p. 659, pl. 71,
flg. 2-
Fischer-Piette, Moll. Adanson, J. Conch., p. 314,
pl. XIV, flg. 5.
.Nickles, Moll. test. mar. côte occl. Afr., Manuels
Ouest-Africains, vol. II, p. 201 (éd. Leche-
valier).
Cornet et Marche-Marchad, Faune mar. Ros-
coff, Moll., p. 66.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
19
1955. Dosinia lupinus L.
1955. Dosinia lupinus L.
1958. Dosinia lupinus L.
1960. Dosinia lupinus L.
1964. Dosinia africana Gray.
1966. Dosinia lupinus L.
Nickles, Atlantide Report n° 3, Sc. Res. Dan.
Exp. trop. West-Afr., 1945-1946, p. 180.
Paes da Franca, Trab. miss. Biol, mar., 13-14,
p. 93.
Marche-Makchad, Catal. I.F.A.N., XIV, p. 51.
Collignon, Moll. Pointe-Noire, Bull. I.F.A.N.,
XXII, A, 2, p. 449.
Barnard, Ann. South Air. Mus., XLVII, part III,
p. 510.
Tedble, British biv. seashells, p. 113, pl. 11,
flg. a.
DOSINIA (ASA) GLAUCA Reeve
1850. Artémis glauca.
1853. Dosinia glauca Rve.
1862. Dosinia glauca Rve.
1896. Dosinia glauca Rve.
1903. Dosinia glauca Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. X, flg. 58.
Deshayes, Cat. biv. sh. Brit. Mus., p. 13.
rômer, Monogr. Dosinia, p. 49.
Elera, Cat. Filipinas, III, Mol., p. 760.
Hidalgo, Filipinas, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid,
t. 21, p. 310.
Nous n’avons pas trouvé d’autres citations de cette espèce, qui semble bien
n’ôtre connue que par l’échantillon de la collection Cuming. Nous avons vu cet
échantillon au British Muséum. Il a 19,5 x 18,6 x 9,5 mm. Nous n’avons pas pu
le différencier de Dosinia lupinus L., aussi aurions-nous été portés à mettre les
deux espèces en synonymie. Toutefois, Reeve a donné pour cet échantillon une
provenance, non seulement très éloignée du domaine de D. lupinus, inais
très précise : Philippines, île de Zebu, localité de San Nicolas. Aussi convient-il,
en dépit de la fréquence des erreurs d’origine dans la collection Cuming,
d’attendre de savoir si une forme très proche de D. lupinus ne sera pas retrouvée
aux Philippines.
DOSINIA (ASA) ORBIGNYI Dkr
1845. Artémis ( Cytherea ) Orbignyi.
1847. Cytherea Orbignyi Dkr.
1850. Artémis Orbignyi Dkr.
1850. Artémis torrida.
1852. Artémis solidula.
1852. Artémis Orbigmji Dkr.
1852. Artémis torrida Rve.
1853. Dosinia Orbignyi Dkr.
1853. Dosinia Orbignyi Dkr.
1853. Dosinia solidula Sow.
1853. Dosinia torrida Rve.
1862. Dosinia obliquata.
1862. Dosinia Orbignyi Dkr.
1862. Dosinia obliquata Rôm.
1862. Dosinia solidula Sow.
1877. Dosinia torrida Rve.
1910. Dosinia Orbignyi Dkr.
1913. Dosinia Orbignyi Dkr.
1923. .1 ri émis torrida Rve.
1929. Dosinia Orbignyi Dkr.
1931. Dosinia conso&rina Desh.
1950. Dosinia Orbignyi Dkr.
1952. Dosinia Orbignyi Dkr.
Dunker, Zeitschr. f. Malakoz., p. 167.
Philippi, Abbild., II, p. 230, pl. V, flg. 3.
Reeve, Conch. Icon., pl. VIII, flg. 44.
Reeve, Ibid., pl. X, flg. 60.
Sowerdy, Thés. Conch., II, p. 664, pl. 142, flg. 38.
Sowerby, Ibid., p. 665, pl. 142, flg. 54.
Sowerby, Ibid., p. 666, pl. 142, flg. 46.
Dunker, Ind. Moll. Guln. inf., p. 59, pl. X, flg. 11
à 14.
Deshayes, Cat. biv. sh. Brit. Mus., p. 26.
Deshayes, Ibid., p. 18.
Deshayes, Ibid., p. 27.
Rômer, Malakoz. Blütt., VIII, p. 212.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 43, pl- VIII, flg. 3-4.
Rômer, Ibid., p. 46, pl. VIII flg- 6.
Rômer, Ibid., p. 72.
Marrat, Quart. Journ. of Conch., vol. I, p. 238.
Dautzenberg, Contr. faune malac. Afr. occ.,
Actes Soc. Linn. Bordeaux, p. 179.
Dautzenberg, Miss. Gruvel, côte occ. Afr Moll.
Inet fleZannoT.. t. V. fasc. 3. D. 91
(pro parte).
Odhner, Medd. Gôteb. Mus. Zool. Avdel., 23, p. 9.
Dautzenberg, Cameroun. Faune col. fr., I, p. 515.
Lamy (non Deshayes), Bull. Mus., p. 306.
Nickles, Manuels Ouest-afr., II, Moll, mar.,
p. 201, flg. 382.
Nickles, Moll. A.E.F., Journ. de Conch., XCII,
p. 151.
Source : MNHN, Paris
20
E. FI8CHER-PIETTB ET D. DELMAS
1955. Doslnia Orbignyl Dkr.
1955. Dosinia Orbignyl Dkr.
1957. Doslnia Orbignyl Dkr.
1958. Dosinia Orbignyl Dkr
I960. Dosinia Orbignyl Dkr.
Nickles, Scaphop. Lamell. Atlantide Rcp. n* 3,
Danish Exped., p. 180.
Paes da Franca, Faun. mal. Angola, Trab. Miss.
Biol, marit., 13-14. p. 93.
Collignon, Moll. Coll. Inst. Pointe-Noire. Paris,
Larose, p. 42.
Marche-Marchad, Nouv. Catal. Coll. Moll. I.F.A.N.
(catal. XIV), p. 51.
Collignon, Moll. Pointe-Noire, Bull. I.F.A.N.,
t. XXII, A, 2, p. 448.
Cette espèce, trè9 voisine de D. lupinus, s’en distingue essentiellement par la
surface bien plus grande de son plateau cardinal.
Nous avons vu au British Muséum le type de A. solidula Sow. C’est ua
échantillon de D. Orbignyi très lourd, probablement fossile.
Stearns (1893, Proc. U.S. Nat. Mus., XVI, p. 322) a cité de Porto Grande
une récolte de plusieurs valves de Dosinia qu’il nomme « Dosinia fibula Rve
4- Dosinia torrida Rve », et en raison du second nom nous aurions peut-être dû
en faire mention dans notre liste synonymique. Mais comme, dans ses commen¬
taires, il exprime l’avis que fibula et torrida « are the same without doubt », et
que « Orbignyi, africana and hepatica are also one and the same », il est bien
évident qu’il vaut mieux laisser cette citation de côté.
Nous plaçons dans la synonymie de D. Orbignyi la D. obliquata Rômer, que
cet auteur pensait d’ailleurs provenir d’Afrique occidentale.
Les citations faites de Mauritanie et du Sénégal nous paraissent douteuses.
Nous croyons que Dautzenberg a dans d’autres cas encore confondu cette espèce
avec D. lupinus. C’est à partir de la Guinée anciennement française qu’elle existe
sans incertitude. A Pointe-Noire (Congo), Collignon (1957) dit à son sujet : « Cette
espèce que l’on trouve souvent vendue pour la consommation locale, est extrême¬
ment répandue tout le long de la côte. Les plus grands exemplaires atteignent
38 mm ». Plus au Sud elle atteint de plus grandes tailles. En particulier, à
Walflsh Bay (Afrique du Sud-Ouest), où elle semble être très abondante, elle
atteint couramment 45 mm, et jusqu’à 49 mm, d’après les collections des Musées
néerlandais. Les échantillons de Walfish Bay avaient reçu des appellations
diverses selon les Musées où ils se trouvaient : Dosinia consobrina au Muséum
de Paris (alors que D. consobrina Desh. est synonyme de la petite D. hepatica);
Dosinia fibula Rve à Leiden (alors que D. fibula a un sinus palléal bien plus
réduit), D. pubescens à Amsterdam (alors que D. pubcsccns a une area ligamen¬
taire bien plus individualisée, et un sinus moins développé); et, d'après ce que
nous a écrit M. A. C. Van Bruggen, au Muséum du Natal elles étaient étiquetées
D. africana.
Cette espèce existe jusqu’au-delà du Cap de Bonne-Espérance; en particulier
le Musée d’Amsterdam en possède des échantillons, très développés, de Jeffreys
Bay et d’Algoa Bay.
Dans la collection du Muséum se trouvent deux exemplaires du Gabon (Coll.
Lavezzari), un exemplaire de la baie de Lobito (Angola, Miss. Gruvel), deux
valves de Mossamedès (Miss. Gruvel), deux valves de Walfish Bay (M. Lesne)
et divers exemplaires sans provenance, de la coll. Jousseaume.
DOSINIA (ASA) ADAMI Nicklès
1955. Dosinia adaml. Nickles, Atlantide Rep., n* 3, p. 181, flg. 28.
1955. Doslnia adaml Nick. Marche-Marchad, Catal. I.F.A.N., XIV, p. 51.
1960. Doslnia adaml Nlck. Collignon, Moll. Pointe-Noire, Bull. I.F.A.N.,
XXII, A, n- 2, p. 448.
Espèce très proche de Dosinia lupinus, mais s’en distinguant par sa costulation
plus fine, par le plateau cardinal qui est plus étroit dans la région antérieure,
par la dent latérale proportionnellement plus petite; le sinus palléal est de forme
bien plus variable que chez D. lupinus. Il peut être aussi longuement ascendant,
et aussi étroit; mais il peut être plus large, surtout à la base, où sur un de nos
échantillons la largeur est double de ce qu’elle serait chez D. lupinus, et il peut
être notablement plus court.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 21
Le Muséum en a cinq valves, deux aimablement remises par le Musée de
Copenhague, lors de la publication de l’espèce, et trois draguées depuis par
M. Marche-Marchad au large de Gorée et déterminées par M. Nickles. Elles ont
de 15 à 19 mm.
La distribution des échantillons dragués par l’expédition « Atlantide » allait
de la Gambie à l’Angola. Les récoltes de M. Marche-Marchad autour de Dakar
ont étendu vers le Nord cette distribution.
DOSINIA (ASA) LABIOSA Rômer
(PI. IV, flg. 6)
1862. Dosinla labiosa. Rômer, Malakoz. Blâtt., VIII, p. 218.
1802. Dosinla Labiosa Rôm. Rômer, Monogr. Doslnia, p. 82, pl. XV, flg. 3.
1912. Dosinia ( Phacosoma ) Labiosa Rom. Jukes-Brown, Proc. Mal. Soc. Lond., X, p. 100.
Rômer a décrit cette espèce comme étant de Nouvelle-Hollande; cette pro¬
venance d’Australie n’a pas été confirmée depuis, et nous la tenons pour fausse.
D’ailleurs nous pouvons faire connaître une provenance exacte : la mer Rouge.
En effet, dans les abondantes récoltes faites par Jousseaume dans la région de la
mer Rouge, et remises au Muséum, se trouve un grand nombre d’échantillons de
Dosinia labiosa Rômer. Jousseaume les avait déterminés comme Dosinia cretacea
llve. Ed. Lamy les avait eus en mains pour son travail « Les Dosinies de la mer
Rouge d’après les matériaux recueillis par le Dr Jousseaume » (Bull. Muséum,
1929, p. 260-262), mais il les avait étiquetés Dosinia pubescens Phil. Dans ce
travail, il avait confondu sous ce nom la véritable D. pubescens et la D. labiosa
Rômer.
Les D. labiosa de la coll. Jousseaume sont étiquetés, les uns « mer Rouge »,
les autres « Aden ». Nous avons aussi une valve récoltée par M. Füller en 1966,
à 10 km à l’est d'Aden. Mesurant 53 mm de long et 53 mm de hauteur, elle dépasse
en taille tous les échantillons de Jousseaume, dont le plus grand a 49 mm de
long sur 51 de haut. Le type de Rômer avait 49 mm de long et 48 de haut.
Nous avons déterminé au British Muséum comme labiosa un échantillon de
Muscat, Arabie.
Nous rapportons à cette espèce un exemplaire, très usé, du Musée de Leiden,
qui vient de Madras (M. C. Bayer, 1935-1936). L’espèce s’étendrait donc de la
mer Rouge à l’Inde.
Certains de nos échantillons correspondent parfaitement bien à la figure de
Rômer, toutefois, pour la plupart, ils ont le sinus palléal un peu plus court et
l’avant de la lunule encore plus enfoncé, de sorte que le bord antérieur du plateau
cardinal est franchement vertical et que le relèvement de la valve en avant de
la lunule est encore plus marqué. Voir notre figure, représentant un de nos
échantillons où le plongeon de l’extrémité antérieure de la lunule est particu¬
lièrement accentué.
DOSINIA (ASA) FIBULA Reeve
(Pl. IV, flg. 7 à 12)
1850. Artémis fibula.
1852. Artémis fibula Rve.
1853. Dosinia fibula Rve.
1855. Dosinia llneolata.
1862. Dosinia fibula Rve.
1862. Dosinia lineolata Ad.
1905. « Dosinia fibula Rve [var.Rôm.] ».
1937. Dosinia fibula Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. V, flg. 2t>.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 667, pl. 142, flg. 49.
Deshayes, Cat. biv. sh. Brlt. Mus., p. 27.
Adams, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 223.
Rômer, Monogr. Dosinla, p. 45, pl. VIII, flg. 5,
pl. XII, flg. 2.
Rômer, Monogr. Dosinla, p. 81.
Dautzenberq et H. Fischer, J. de Conchyl., 53,
p. 460.
Serene, Inventaire Indochine, Inst. Océanogr. In-
doch., 30" Note, p. 61.
Nous avons examiné au British Muséum les types de D. fibula et D. lineolata
et en donnons des vues. D. lineolata est plus lourd, plus ventru, sa lunule est
Source : MNHN, Paris
22
E. KISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
proportionnellement plus grande, mais la série d'individus que nous avons au
Muséum unit ces deux formes, nous mettons donc D. lineolata en synonymie de
D. fibula.
Reeve a décrit cette espèce de l’embouchure de la Gambie (Afrique occiden¬
tale). Cette provenance apparaît fausse car cette région, dont la faune est main¬
tenant bien connue, n’a jamais fourni cette espèce. Certes, Stearns (Proc. U.S.
Nat. Mus., XVI, 1893, p. 322) l’a citée de Porto Grande dans son étude des
Mollusques de l’expédition américaine en Afrique occidentale. Mais comme, dans
ses commentaires, il unit en une seule espèce fibula, torrida, Orbignyi, africana
et hepatica, il y a tout lieu de croire que ce sont des échantillons de D. Orbignyi
qu’il a appelés fibula.
Rômer avait admis la provenance « ora Senegambiae », sans doute par confor¬
mité pour Reeve, mais il avait donné deux figures de cette espèce : la première
représentait un individu attribué par lui à cette provenance; mais, pour la
seconde, « pro varietate », il écrivait : « Die Varietiit gehôrt dem Kopenhagener
Muséum und soll von Tranquebar stammen. »
Adams a décrit D. lineolata de Bornéo.
Dautzenberg et Fischer ont déterminé de Poulo Condor, Indochine, des
exemplaires conformes à la variété de Rômer, et ils disent avoir reçu la même
forme des mers de Chine.
On voit que, parmi les provenances qui ont été publiées, celles qui peuvent
être retenues sont, d’ouest en est, Tranquebar, Poulo-Condor, la Chine et Bornéo.
Ces provenances constituent un « canevas » très vaste que nous sommes en
mesure d’étoffer un peu.
L'espèce existe dès Ceylan : M. J. L. Staadt nous a remis de cette prove¬
nance un lot important de jeunes exemplaires roulés; nous en avons vu d’autres,
au Musée de Leiden, de Mont Lavinia (côte ouest) et, au British Muséum, de
Trincomali (côte est). Au Musée de Leiden se trouvent 2 petites valves de Madras.
Au Musée Zoologique d’Amsterdam, 2 individus sont étiquetés de Chine. Au
Musée Géologique d’Amsterdam, nous avons aussi vu 2 individus qui sont éti¬
quetés des Philippines. Mais comme ils étaient déterminés Dosinia canalir.ulata,
espèce qui a été décrite des Philippines, il n’est pas impossible qu’il ne s'agisse
que d’une provenance imposée par conformisme.
La collection du Muséum contient, en outre, neuf beaux échantillons (sans
provenance ou avec la provenance erronée Gambie), dont le plus grand a 39 mm,
dépassant le type (34 mm) et la figure de Reeve (33 mm). Un des échantillons
du Musée Zoologique d’Amsterdam a 35,5 de long et 36 de haut.
Dosinia fibula est très comparable à Dosinia labiosa Rômer au point de vue
de la forme générale, de la charnière, et tout particulièrement au point de vue
du caractère très plongeant de l’extrémité de la lunule, qui fait que la bordure
antérieure du plateau cardinal est verticale. Elle en diffère par un sinus plus
réduit en longueur et beaucoup plus réduit en largeur et qui est moins ascendant,
presque horizontal; elle en diffère aussi par l’area ligamentaire bien plus profonde
et à bords bien plus abrupts. Ce sont presque deux crêtes, qui bordent l'area et
elles sont finement dentelées par les extrémités postérieures, assez Iamelleuses,
des côtes concentriques, caractère qui n’est pas perceptible chez Dosinia labiosa.
DOSINIA (ASA) ALTENAI n. sp.
(PI. IV, flg. 13 à 17)
Cette espèce est fondée sur des échantillons du Musée de Leiden que
M. Altena a bien voulu nous soumettre. Il n’y a que des valves séparées, aussi
notre type est-il composite.
Description du type, venant de Celebes, Boesak, localité située sur la côte
Nord de la presqu’île du Nord. Bien que les valves viennent de deux individus
différents, elles se correspondent si bien que nous pouvons faire la description
comme s’il s’agissait d’un seul individu.
Longueur 30,8 mm; hauteur 31,3 mm; épaisseur 15,2 mm. Contour subcir¬
culaire, légèrement anguleux à l’arrière, interrompu en avant des crochets (peu
saillants) par le golfe de la lunule qui est peu important. Côtes fines et nom¬
breuses, qui à leurs extrémités s’élèvent un peu en lamelles tout en se rédui-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
23
sant en nombre du fait de confluences. Les extrémités déterminent une légère
denticulation à l’arrière sur les crêtes bordant l’area ligamentaire. Cette area
est longue (23 mm), allant jusqu’à l’angle de l’arrière. Elle a 3 mm de largeur
maxima. Elle est très peu excavée, chaque demi-area constituant un fossé peu
profond situé entre la crête dentelée et le bord de la fente ligamentaire qui est
relevé presque jusqu’au niveau de la crête dentelée. La fente séparant les valves
au-dessus du ligament a 1 mm de largeur maxima. La lunule, triangulaire-cordi-
forme, est très petite : 2,4 mm de long sur 2,2 de large. Elle est peu enfoncée,
même à son extrémité antérieure qui, toutefois, est légèrement plongeante. Sa sur¬
face est un peu bombée sans former une carène et sans être visible de profil. Le
plateau cardinal est assez haut (3 mm au milieu). Le sinus palléal est très bref
et assez large : 8 mm (valve droite) ou 6,5 mm (valve gauche) de long sur 6 mm
(valve droite) ou 5 mm (valve gauche) de base. Il se termine en arrondi (valve
droite) ou est presque pointu (valve gauche). La ligne du haut est à peine
ascendante (valve droite) ou franchement horizontale (valve gauche).
Paratypes. — Avec le type se trouvait, de même provenance, une valve de
29x30x7 (donc 44).
D’une autre provenance, Sumatra, Padang (M. Jacobson, 1914) le Musée de
Leiden a 8 valves dont voici les dimensions :
35x36,5x9,5 (donc 19)
34x34x8 (donc 16)
32x32,5x7,8 (donc 15,6)
31x31,7x7,8 (donc 15,6)
29,5x29,3x7 (donc 14)
29x30x7 (donc 14)
26,5x26x6 (donc 12)
23,9x23,8x5,8 (donc 11,6)
Les échantillons concordent bien avec le type, toutefois l’un d’eux (celui
de 31 mm) présente au long de l’area, des denticulations moins nombreuses et
beaucoup plus fortes, et les extrémités antérieures de ses côtes sont, elles aussi,
beaucoup mieux individualisées en lamelles redressées.
Rapport et différences. — Cette espèce est voisine de Dosinia fibula Reeve du
fait de son sinus palléal très bref. Mais ce sinus est plus large à la base et moins
étroit à son extrémité. La coquille est beaucoup moins gonflée. La lunule est
moins large et surtout elle est incomparablement moins plongeante. Et l’area
ligamentaire est beaucoup moins déprimée, son bord interne étant presque de
niveau avec la crête externe, alors que chez D. fibula il y a une différence de
niveau de 1 mm (pour la taille de 27 mm) à 1,3 mm (pour 32 mm) et 1,8 mm
(pour 39 mm).
On peut la rapprocher aussi de Dosinia circularis Rômer, mais sa forme est
moins circulaire, en particulier par le fait que le sommet est plus dégagé, le sinus
palléal est moins horizontal et beaucoup moins étroit que ne le montre la figure
de Rômer, et les extrémités des côtes sont des lamelles tandis que chez D. circu¬
laris elles sont seulement « erhabener, aber nicht eigentlich lamellôs ».
DOSINIA (ASA) CIRCULARIS Rômer
1862. Dosinia circularis. Rômer, Malakoz. Blatt., VIII, p. 210.
1862. Dosinia circularis Rôm. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 29, pl. VI, flg. 4.
U semble que cette espèce, bien caractérisée, n’ait pas été retrouvée depuis
sa description. Son habitat n’est d’ailleurs pas connu. .
Ressemble à D. fibula Reeve par son petit sinus horizontal, mais est bien
moins gonflée, sa lunule est plus allongée et moins plongeante, et sa costulation
est moins fine.
Nous n’avons trouvé aucun spécimen qui lui soit assimilable, dans les
diverses collections que nous avons examinées.
DOSINIA (ASA) STAADTI n. sp.
(Pl. V, flg. 1 à 5)
Espèce fondée sur deux échantillons bivalves de l'Institut de Bruxelles,
collection Dautzenbrrg, accompagnés de la seule indication : « Chine ».
Source : MNHN, Paris
24
î. FI8CHER-PIETTE ET D. DELMAS
Description du type. — Longueur 19,2 mm; hauteur 18,9 mm; épais¬
seur 10,9 mm. Contour subcirculaire, très vaguement anguleux à l’arrière, som¬
met très peu saillant, golfe lunulaire très peu marqué. Côtes bien régulières, en
nombre modéré : leur nombre, compté sur la ligne médiane dans le centimètre
qui se termine au bord inférieur, est de 26. Ces côtes, assez saillantes sans être
lamelleuses, n’accentuent pas leurs saillies à leurs extrémités postérieures, et,
de ce fait, le talus de bordure de l’area n’est pas dentelé. L’area a 2,2 mm de
largeur maxima; elle est assez mal individualisée, très peu déprimée à l’arrière,
assez déprimée à l’avant où une fente d’un quart de millimètre, qui permet
d’apercevoir le ligament, est bordée d’un très léger relèvement du bord de chaque
valve. Lunule cordiforme, longue de 2,8 mm et large de 2,1 mm, nettement cir¬
conscrite mais très peu enfoncée, sauf à son extrémité qui est un peu plongeante.
La surface de cette lunule est un peu bombée, de sorte que de profil sa région
centrale dépasse très légèrement le contour. Le plateau cardinal a son bord infé¬
rieur assez flexueux, distant du bord supérieur de 2 mm au maximum. La ligne
palléale, assez écartée (4 mm) du bord ventral de la coquille, forme un sinus très
profond (8 mm), très large sur tout son parcours (4,7 mm à la base, 3,3 mm près
du sommet), à sommet très largement arrondi. Ce sommet est tout proche (2 mm)
de l’impression musculaire antérieure. L’espace compris entre la ligne inférieure
du sinus palléal et la ligne palléale proprement dite, est exceptionnellement
étroit (2,8 mm de largeur maxima), ce qui constitue la caractéristique la plus
remarquable de cette espèce.
Paratype. — Presque tous les traits concordent bien, mais le sommet est
plus dégagé, la coquille est plus haute proportionnellement : longueur 18 mm,
hauteur 18,3 mm, épaisseur 10,9 mm.
Rapports et différences. — Cette espèce présente quelque analogie avec Dosi-
nia alta Dunker du fait du voisinage entre le bord inférieur du sinus palléal
et la partie de la ligne palléale qui lui fait suite en direction de l’impression
musculaire antérieure. Elle en diffère par sa forme moins élevée et plus bombée,
ses côtes bien moins nombreuses et bien plus fortes, et qui en dépit de ce
caractère plus saillant ne déterminent aucune denticulation à leurs extrémités
postérieures, son area ligamentaire moins déprimée, sa lunule plus large et
moins plongeante à l’avant.
DONISIA (ASA) DENISI n.sp.
(PI. V, flg. 6 à 10)
Description du type, Muséum, ex collection Petit 1873, dépourvu de
provenance.
Longueur 17,3 mm; hauteur 17,2 mm; épaisseur 8,2 mm, donc cette coquille
est plate. Forme vaguement arrondie, très légèrement anguleuse à l’arrière, mais
dont l’avant est nettement tronqué verticalement. Côtes assez nombreuses et assez
bien marquées, présentant des confluences à leurs deux extrémités oii elles se
relèvent en petites lamelles; leurs extrémités postérieures déterminent une den¬
ticulation très nette des talus de bordure de l’area ligamentaire. Cette area, qui
s’allonge jusqu’à l’angle postérieur situé assez bas, est étroite (1,3 mm de largeur
maxima), et l’entrebâillement par lequel on pourrait apercevoir le ligament est
presque virtuel. Cette area est assez creuse, ses talus de bordures, fort étroits,
étant suivis de pentes qui plongent à la rencontre l’une de l’autre, mais se relèvent
toutefois très légèrement et très localement en arrivant à la ligne d’affrontement.
La lunule est petite et étroite, elle à 2,8 mm de long sur 1,3 mm de large. Elle
s’élève en carène dans sa partie centrale, et est circonscrite par de légers fossés.
Son extrémité antérieure n’est pas plongeante. Le plateau cardinal a peu de
hauteur, 1,5 mm. Le sinus palléal est très long (7 mm, sur 4 mm de largeur à la
base), son extrémité, arrondie, s’approche beaucoup (1,2 mm) de l'impression
musculaire antérieure. La ligne palléale proprement dite est assez éloignée
(4 mm) du bord ventral de la coquille, et entre elle et la ligne inférieure du sinus
palléal il n’y a pas beaucoup de distance (au maximum 3 mm sur la valve droite
et 2mm seulement sur la valve gauche). La valve droite est blanche. La valve
gauche a une vaste tache brun rouge que nous n’avons pas pu effacer (brûlure ?).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
25
Paratype. — Nous pensons pouvoir rapporter à la môme espèce une valve
du Musée de Leiden, de 19 mm, mais sans certitude car celte valve est roulée.
Elle vient de Timor (M. G. F. Wienecke), qui est donc vraisemblablement la patrie
de cette espèce.
Rapports et différences. — Cette espèce se rapproche de Dosinia Staadti par
l'étroitesse de la surface comprise entre la ligne palléale et le sinus palléal, par
la longueur du sinus, par le peu d’enfoncement de la lunule. Mais elle est beaucoup
plus comprimée, et en diffère par la truncature de l’avant et par la denticulation
de l’arrière.
DOSINIA (ASA) ALTA Dunker
1848. Artémis alta.
1862. Dosinia MOrchii.
1862. Dosinia alta Dunk.
1869. Artémis alta Dunk.
1891. Dosinia alta Dunk.
1896. Dosinia alta Dunk.
1902. Dosinia alta Dunk.
1905. Dosinia alta Dunk.
1906. Dosinia alta Dunk.
1929. Dosinia alta Dunk.
1939. Dosinia alta Dunk.
Dunker, Zeitschr. f. Malakoz., p. 148.
Rômer, Malakoz. Blatt., p. 88.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 48, pl. VIII, Ilg. 2.
Issel, Malac. Mar Rosso, p. 72.
Smith, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 422.
Shopland, Journ. Bombay Nat. Hist. Soc., X,
p. 232.
Shopland, Proc. Mal. Soc. Lond., V, p. 178.
Sturany, Nachrichtsbl. deutsch. Malak. Ges., 37,
p. 138.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., II,
p. 835.
Lamy, Bull. Mus., p. 260.
Moazzo, Mem. Inst. Egypt. 38, p. 85, Ilg. 3.
A ces citations s’ajoute celle, faite en 1960, par Biggs et Grantier, Journ.
of Conchol., 24, p. 391, qui ont trouvé à Ras Tamura, Golfe Persique, des
coquilles vides de Dosinia qu’ils ont rapporté avec doute à D. alta.
En 1912 Jukes-Brown (Proc. Mal. Soc. Lond., X, p. 96) a placé cette espèce
dans la section Dosinia s. s. (devenue depuis, la section Asa ).
Cette espèce, décrite de la men Rouge, n’avait pas été figurée par son auteur,
mais Rômer avait le type en mains lorsqu’il a donné des figures, sur lesquelles
se voit bien ce qui à nos yeux caractérise le mieux cette espèce : « der Mante-
leindruck ist selir weit vom Bauchrande entfernt ». Par contre, sur ses figures
n’est pas perceptible le fait, pourtant présent chez la plupart des individus, que
la saillie des extrémités postérieures des côtes confère un caractère denticulé au
bord postéro-dorsal.
Très peu variable quant à la grande distance entre la ligne palléale et le
bord inférieur de la coquille, et quant à la largeur de l’area ligamentaire, cette
espèce présente par contre de fortes variations dans les proportions de la longueur
et de la hauteur, dans le renflement des valves, dans la largeur correspondante
de la lunule et dans la coloration.
Exemples de mensurations : un de nos individus, large de 22 mm, a 23 mm
de haut et 14 mm d’épaisseur et une lunule de 3,9 mm de large et 3 mm de haut.
Un autre, de môme contours à peu près (22 mm de large, 22,8 mm de haut), n’a
ffue 10,9 mm d’épaisseur, et sa lunule a 2 mm de large et 2,5 mm de long. La
longueur peut être supérieure à la hauteur, exemple 21 mm sur 20.
Dimensions les plus courantes : 20 sur 20 et 10 mm, avec lunule de 2,5 sur
3 mm.
La coquille peut être entièrement blanche, extérieurement et intérieurement.
Extérieurement, elle peut avoir les sommets rougeâtres, violets, bleuâtres ou
présentant des juxtapositions de ces teintes; intérieurement, sous les sommets
elle peut être gris bleuâtre, ou violet, ou brun-violet, et les impressions muscu¬
laires et l’espace compris entre la ligne palléale (sinus palléal compris) et le
bord inférieur, peuvent être rose, couleur chair, orangé, brun, brun-violet.
Les localités connues sont le canal de Suez (Moazzo) : rares, Grand Lac
Amer et Lac Timsah; Massaua et l’tle Dahlak qui en est voisine (Sturany);
Rerim (rare, Jousseaume in Lamy); Aden (Smith; Shopland, very plentiful;
Source : MNHN, Paris
26
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Jousseaume in Lamy, très abondante); peut-ôtre Ras Tamura, Golfe Persique
(B igg s et Grantier); enfin Karachi (Melvill et Standen).
Les collections du Muséum donnent en outre la provenance Djibouti (Coll.
Jousseaume). Au British Muséum nous avons vu plusieurs spécimens de Muscat;
et dans la collection Dautzenberg à Bruxelles il y en a d’übock.
DOSINIA (ASA) DAUTZENBERGI n. sp.
(PI. V, fig. 11 à 15)
Description du type, appartenant au Musée de Bruxelles, Collection Dautzen-
bero, récolté par M. Boutan en 1905 sur la plage de Benson, Annam.
Longueur 28 mm; hauteur 27 mm; épaisseur 13,2 mm. Coquille blanche,
mince (fragile). Contour présentant un demi-cercle ventral parfait, s’arrêtant à
l’arrière à un angle très net, au-dessus duquel le bord postérieur est rectiligne
et dentelé jusquà mi-distance du sommet, puis courbe et dentelé. Sommet assez
incliné vers l’avant, suivi du golfe lunulaire qui ne laisse pas voir la lunule de
profil, puis le contour se redresse pour une saillie antérieure très marquée. La
lunule, cordiforme, est assez petite : 3,5 mm de long sur 2,9 mm de large. Elle
est moyennement enfoncée et assez plongeante à l’avant. Les deux demi-lunules
s’affrontent par une légère carène. L’entourage de l’extrémité antérieure de la lunule
est très particulier. En général, lorsqu’une lunule est plongeante à l’avant, les
remparts qui de ce fait la bordent à droite et à gauche, ont leur crête, leur dessus,
dépourvu de largeur, tandis qu’ici les dessus des deux remparts sont des plateaux
triangulaires étroits, dont la base va en ligne droite du dessous du crochet à
l’extrémité de la saillie antérieure de la coquille et dont le sommet se trouve juste
au niveau de la pointe de la lunule. Sur la valve gauche ce triangle est isocèle,
long de 7 mm et haut de i mm; sur la valve droite, il est moins individualisé.
La présence du plateau formé par les deux moitiés antérieures des deux triangles,
est la caractéristique essentielle de cette espèce. L’area ligamentaire a 3,2 mm de
largeur maxima d’une crête dentée à l’autre. Elle est peu déprimée, les bords
des valves s’écartent d’un tiers de millimètre en laissant apercevoir le ligament
et ils se relèvent très légèrement le long de cette fente. Les côtes, très nombreuses
et très fines, sont si peu saillantes que la surface de la valve, d’un blanc de lait,
est presque polie et un peu luisante. Le plateau cardinal est peu élevé, 2 mm.
La dent cardinale antérieure, très mince, est fort courte (1 mm), de sorte que,
comparativement à elle, la dent latérale, qui a 1 mm de long et deux tiers de mm
de large, semble importante. La ligne palléale est très distante du bord ventral
de la coquille : 6 mm. Le sinus palléal n’est que légèrement ascendant, et il est
relativement long (9 mm), il a 4 mm de largeur à la base mais sur la valve gauche
il se rétrécit très vite de sorte que son sommet est très étroit, tandis que sur la
valve droite il est nettement moins étroit.
Paratypes. — Un exemplaire bivalve du Musée de Leiden (Java, Cheribon),
qui a 19,5 x 19 X 10, a la lunule aussi large que longue : 2 x 2.
Dans un lot de 3 valves et 2 bivalves du Musée de Leiden (Celebes), les
coquilles sont plus renflées : 27,5 x 27 x 14; 24 x 23,5 x 12,3, etc.
Une valve du Musée de Bruxelles (Coll, de Priester, Balik Papan, Bornéo),
de 18 X 17,5, est beige très clair (et très luisant) au lieu d’être blanche. Il en est
de même chez un échantillon bivalve (22 x 22 x 11,4) du Musée d’Amsterdam
venant également de Balik Papan.
Nous connaissons également, du Musée de Leiden, venant des Moluques,
Amboine, une série d’exemplaires (4 bivalves et 10 valves isolées en deux lots)
ayant de 24 à 13 mm, qui nous permet de dire que les jeunes ne diffèrent pas
des adultes quant à leurs proportions, leur sinus palléal, etc.
Enfin au Muséum de Paris se trouve (.ex Coll. Denis 1915, sans provenance)
un exemplaire bivalve, de 19,4 x 19,8 x 8,5 qui a le sinus palléal particulièrement
large même à son sommet (long. 7 mm, larg. à la base 5 mm), la lunule particuliè¬
rement allongée (3 mm sur 1,8 mm), et chez lequel le plateau triangulaire du bord
de la lunule n’existe que sur la valve gauche.
Rapports et différences. — Cette espèce se rapproche de Dosinia alla par la
distance existant entre la ligne palléale et le bord inférieur de la coquille, mais
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
27
ce caractère y est nettement moins marqué. La forme générale de la coquille est
différente, son extrémité antérieure est beaucoup plus relevée et saillante, et
surtout cette extrémité antérieure porte le plateau que nous avons décrit et qui
n’existe pas chez D. alta.
Habitat. — Groupons les provenances que nous avons données ci-dessus : ce
sont l’Annam, Java, Bornéo, Celebes et les Moluques.
DOSINIA (ASA) BREVILUNATA n. sp.
(PI. V, fig. 16 à 20)
Espèce fondée sur un seul exemplaire, bivalve, conservé au Musée Zoologique
d’Amsterdam, et marqué de Manille.
Longueur 30,7 mm; hauteur 30,5 mm; épaisseur 16,2 mm. Forme subcirculaire,
légèrement anguleuse â l’arrière. Coloration blanchâtre avec les sommets jaunâtres
et avec de fines lignes radiaires rougeâtres, très irrégulièrement parallèles, loca¬
lisées sur la valve gauche dans la partie centrale, et peu discernables sur la valve
droite où elles sont localisées dans la partie inférieure. La coquille est un peu
luisante, les côtes concentriques étant d’une grande finesse et fort peu saillantes,
se renforçant toutefois quelque peu à leurs extrémités. La lunule, cordiforme,
est très courte, elle a 3,2 mm de long pour 3 mm de large. Elle n’occupe que
la moitié de la longueur du golfe lunulaire, qui plus en avant est constitué un peu
comme celui de D. Dautzenbergi : les deux remparts de droite et de gauche s’y
aplatissent sensiblement, sans toutefois que leur réunion devant la lunule puisse
être considérée comme un véritable plateau. Le territoire péri-lunulaire de la
valve gauche est grossièrement assimilable à un triangle isocèle de 6 à 7 mm
de long et 2 mm de hauteur dont le plan (et le sommet) est un peu plongeant
vers la pointe de la lunule; sur la valve droite, l’aplatissement est moins net et
le territoire péri-lunulaire n’est que beaucoup plus vaguement comparable à un
triangle. L’area ligamentaire, comprise entre deux talus distants au maximum de
4 mm, a ses deux pentes, droite et gauche, faisant un angle ouvert de 120 degrés
environ, mais qui se relèvent très légèrement en arrivant au bord de la fente par
laquelle on aperçoit le ligament. Cette fente a 0,7 mm de largeur maxima. Le
plateau cardinal, très flexueux, est assez élevé, 2,5 sous le sommet. Le sinus
palléal, étroit, assez long, peu ascendant, a 5 mm de largeur à la base; sur la
valve droite, ses deux lignes sont droites et le sommet est à très petit rayon de
courbure; sur la valve gauche, elles deviennent parallèles aux approches du
sommet qui a ainsi un rayon de courbure moins réduit.
Rapports et différences. — Proche de D. Dautzenbergi par la disposition du
territoire entourant l'avant de la lunule, cette espèce s’en distingue par le fait
que ce territoire forme moins plateau à l’avant; les côtes sont bien plus nom¬
breuses; la coquille est plus renflée, plus circulaire du fait que l’avant est moins
relevé, que le bord postéro-dorsal est moins rectiligne, que l’angle postérieur est
beaucoup plus atténué et que la coquille est plus isodiamétrique; le bord posté¬
rieur n’est pas dentelé; le sinus palléal est plus long.
Répartition. — Nous ne sommes pas certains que cet exemplaire vienne véri¬
tablement de Manille, car il était étiqueté D. canaliculata Sowerby, forme qui
avait été décrite de Manille, et il se pourrait qu’il ne s’agisse que d’une prove¬
nance imposée par conformisme.
DOSINIA (ASA) KUIPERI n. sp.
(PI. VI, flg. 1 à 3)
Espèce fondée sur une seule valve gauche, conservée au Musée Zoologique
d’Amsterdam sous le n” 683 avec l’indication : « Sumatra East Coast ».
Longueur 36,3 mm; hauteur 34,6 mm; épaisseur 9 mm (donc 18 pour un
bivalve). Coquille d’un blanc mat, très mince, semblant très fragile. Contour de
‘ a région ventrale régulièrement arrondi, se raccordant à l’arrière de façon
subanguleuse avec le bord postéro-dorsal à courbure presque rectiligne au début
Source : MNHN, Paris
28
E. FISCIIEH-PIETTE ET D. DELMAS
et s'accentuant progressivement en direction du sommet. Ce bord postéro-dorsal
n’est pas dentelé. Sommet assez incliné vers l’avant, suivi du golfe lunulaire qui
ne laisse pas voir la lunule de profil, puis le contour marque une saillie anté¬
rieure s’étendant loin en avant du sommet et dont l’extrémité se raccorde de
manière subanguleuse avec le contour du bord ventral. La demi-lunule est
petite : 3 mm de long sur 1,1 mm. Sa surface n’est nullement bombée, elle est
tout à fait plate. Elle est très enfoncée à l’avant. Son entourage ressemble à
celui de D. Dautzenbergi, mais au lieu de former un triangle isocèle à surface
horizontale, il est incliné vers l’avant (parce que l’avant de la coquille n’est pas
vraiment relevé) et on ne peut pas l’assimiler à un triangle parce qu’il est formé
de deux parties : une étroite et longue surface plate située à la place où, chez la
plupart des espèces, se trouve la crête de la saillie péri-lunulaire; et, entre cette
surface plate et le contour de la lunule même, une autre surface plate, très incli¬
née vers la demi-lunule et qui constitue un triangle isocèle dont la hauteur est
faible. La demi-area ligamentaire est une surface presque plate (à peine creusée)
à faible pente. Les côtes, très nombreuses et très fines, sont assez saillantes
(quoique nullement lamelleuses) sur toute leur longueur, sans que leur saillie
s’accentue à leurs extrémités, ce 5. quoi est dû le fait que la crête bordant l’area
ligamentaire n’est pas dentée. Le plateau cardinal est peu élevé, 2,5 mm. La dent
cardinale antérieure, très mince, à trajet franchement vertical, est fort courte
(1,5 mm), de sorte que, comparativement à elle, la dent latérale semble impor¬
tante. La dent latérale est frôlée par la surface de la lunule, du fait que cette
surface, nullement bombée, se traduit en profil par une ligne droite, et cette
disposition donne un aspect très particulier. La ligne palléale, relativement dis¬
tante du bord ventral, est remarquable par le fait que les deux surfaces qu’elle
sépare ne sont pas au même niveau : elle constitue une petite marche entre la
surface périphérique, plus en saillie, et la surface intérieure, plus en creux. De
ce fait, tout le sinus palléal en particulier, est en saillie par rapport au reste
de la surface interne de la valve. Cela retentit sur les impressions musculaires :
pour chacune d’elles le contour extérieur seul est de niveau avec la surface péri¬
phérique de la valve tandis que le contour intérieur est en saillie par rapport à
la surface centrale. Ces impressions musculaires sont d’ailleurs de formes par
Meulières, la postérieure est très large (4,7 mm sur 7 mm de long) et surtout
l’antérieure a la forme d’un fuseau presque régulier (largeur 3,8 mm, lon¬
gueur 9 mm) au lieu de présenter une sinuosité dans son bord intérieur. Le sinus
palléal est très long (17 mm), d’une largeur presque constante (5 mm à la base,
4 mm près du sommet), son sommet est donc assez ample. Il est peu ascendant.
Rapports et différences. — Très proche de D. Dautzenbergi avec laquelle nous
l’avions d'abord confondue, cette forme est plus longue par rapport à sa hauteur,
moins anguleuse à l'arrière, elle est mate au lieu d’être luisante, ses côtes sont
plus saillantes mais leurs extrémités ne se relèvent pas en lamelles et ne créent
pas de denticulation du bord supéro-dorsal, l’entourage de la lunule est un peu
différemment constitué, la lunule est plat» au lieu d’être bombée et elle vient, de
ce fait, frôler la dent latérale, la dent cardinale antérieure n’est pas en biais,
le sinus palléal est plus long, les impressions musculaires sont très différentes, le
territoire extra-palléal est en saillie par rapport au territoire intra-palléal au
lieu d’être de niveau.
Elle est proche aussi de Dosinia brevilunata, plus proche même par l’entou¬
rage de la lunule, par le fait que le bord postéro-dorsal n’est pas dentelé, et par
la longueur du sinus palléal, mais elle est bien plus mince, bien moins bombée,
ses côtes sont plus saillantes et moins nombreuses, elle est mate au lieu d’être
luisante, elle n’a pas de linéoles colorées, elle est bien plus allongée par rapport
à la hauteur, son avant est bien plus saillant, sa lunule est plus étroite, son
plateau cardinal est moins élevé, son sinus palléal est bien plus large et il est
en relief.
DOSINIA (ASA) TEBBLEI n. sp.
(PI. VI, fig. 4 à 8)
Description du type, trouvé au Musée de Leiden sous l’étiquette : Edw.
Jacobson, I. Nias, Gunung Sitoli, Jan. 1913.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
29
Longueur 17,7 mm; hauteur 18,1 mm; épaisseur 11,1 mm, donc forme nette¬
ment plus haute que longue et fort renflée. Le golfe lunulaire est très peu
marqué de profil, les sommets étant peu inclinés vers l’avant et même relati¬
vement peu individualisés, et surtout le contour ne faisant pratiquement pas
saillie en avant de la lunule. Coloration uniformément blanche. La coquille est
un peu luisante, les côtes concentriques étant d’une grande finesse et fort peu
saillantes et ne se renforçant même pas à leurs extrémités. La lunule, cordiforme,
est très courte, elle a 1,8 mm de long pour 1 , 7 mm de large. Elle n’occupe que
*h mo '^ de * a longueur du golfe lunulaire, qui, en avant, est constitué comme
chez D. Dautzenbergi, les deux talus péri-lunulaires de droite et de gauche s'apla¬
tissant tous deux, mais la surface grossièrement plane (légèrement canaliculée)
qu ils forment par leur réunion (et dans laquelle la valve gauche tient une plus
grande place que la valve droite), au lieu d’être horizontale comme chez D. Daut¬
zenbergi, est en assez forte pente descendante du fait que l'avant de la coquille
n est pas relevé. L’area ligamentaire, comprise entre deux talus distants au maxi¬
mum de 2,5 mm, a ses deux pentes, droite et gauche, faisant un angle ouvert
de 120 degrés environ, mais qui se relèvent, presque imperceptiblement, en arri¬
vant au bord de la fente par laquelle on aperçoit le ligament. Cette fente a 0,5 mm
de largeur maxima. Le plateau cardinal, un peu flexueux, est assez élevé (1,5 mm
sous le sommet) et surtout très court (6 mm environ), ce qui est lié au fait que
la coquille est plus haute que longue. Le sinus palléal, modérément long, modé¬
rément ascendant, est modérément large (3,5 mm à la base, pour une longueur
de 6 mm) et il se rétrécit assez peu, de sorte que son extrémité est assez large¬
ment arrondie sur la valve gauche, un peu plus pointue sur la valve droite.
Paratypes. — Le type faisait partie d’un lot comportant, en outre, trois
: Une valve S auche de 17,4x17,9x5,5 (donc 11) mm; une valve gauche
ue 15,2x16,5x5 (donc 10) mm; une valve droite de 14,8x15x4,8 (donc 9,6) mm.
Je plus, le Musée de Leiden possède une valve droite venant de M. Schrô-
der, 1907, I. Nias, qui a 17x17,8x5,5 (donc 11) mm. Les divers échantillons ne
présentent, vis-à-vis du type, que des différences insignifiantes.
, R&PPorts et différences. — Cette espèce est très proche de D. Dautzenbergi
et de D. brevilunata par la disposition du territoire entourant l’avant de la lunule.
our les autres caractères c’est de D. brevilunata qu’elle est la plus proche, mais
e le s en distingue par sa forme plus haute, non anguleuse à l’arrière, par l’effa¬
cement du golfe lunulaire et du relèvement de l’avant, par la costulation qui ne
° e renforce pas à ses extrémités, par l’absence de linéoles radiaires, par le plateau
cardinal proportionnellement plus bref et par le sinus palléal plus ascendant,
moins long, plus large.
Distribution. — L’ile Nias est située devant la Côte Ouest de Sumatra.
DOSINIA (ASA) LAMBATA Gould
1846. Artémis lambata.
1850. Artémis lambata.
1852. Artémis lambata Gould.
1878. Artémis laudata Gould.
1880. Artémis lambata Gould.
1884. Dosinia limbata Gould.
1885. Dosinia lambata Gould.
1913. Dosinia lambata Gould.
1915. Dosinia (.Dosinia s.s.) lambata Gld.
Gould, Exp. Shells, U.S., Expi. Exp., Boston, p.84.
Gould, Proc. Boston Soc. Nat. Hist., III, p. 277.
Gould, U.S. Exploring Exped., XII, p. 422, pl. 37,
Og. 536, 536 a.
Hutton, J. Conchyl., 26, p. 49.
Hutton, Manual N.-Z. Moll., p. 150.
Hutton, Proc. Linn. Soc. N.S.W., IX, p. 523.
Smith, Challenger, Zool., XIII, p. 151.
Suter, Manual N.-Z. Moll., p. 976, pl. 62, flg. 1.
Iredale, Trans. Proc. N.-Z. Inst., XLVII, 1914,
p. 493.
fj /^ ar Suite de . rr eurs assez bizarres, la Venus Kroyeri Philippi, qui est une
ycima, a été mise dans la synonymie de Dosinia lambata, par Hutton (1878,
f ' , Gon chyl., p. 49 ) et par Suter (1913, Man. N.-Z, p. 976). Il faut cesser de
traîner ce nom là où il n’a que faire.
W °h S De co . m P renons pas comment Suter (Manual N.-Z. Moll, 1913, p. 967) a
P mettre Dosinia Carpenteri Rômer dans la synonymie de D. lambata. D. Car-
Source : MNHN, Paris
E. FI3CHER-PIETTE ET D. DELMAS
pcnleri a une coslulalion bien plus marquée, une area ligamentaire bien plus
large et plus enfoncée, un plateau cardinal plus élevé.
C’est Iredale (1915) qui a reconnu l’appartenance de cette espèce à la section
qui était alors appelée section Dosinia s. s., type D. Itipinus, et qui est maintenant
appelée section Asa.
D. lambata est très proche de D. lupinus L. Mais sa dent latérale est plus
étroite, son plateau cardinal est moins élevé, sa ligne palléale est plus proche
du bord inférieur de la valve, et son sinus palléal est généralement plus court
et plus large.
Ce sinus palléal est d'ailleurs fort variable. Nous donnons des croquis (lig. l;
relatifs aux 6 exemplaires que nous avons eus en mains : trois appartenant au
Musée de Leiden, un à celui de Bruxelles, et deux au Muséum de Paris.
Fig. 1. — Dosinia lambata GId. Variations du sinus palléal et de la lunule. X 1.
La largeur de la lunule est très variable aussi, et n’est pas vraiment en
rapport avec le bombement des valves. Nous donnons des croquis (tig. 1) de
la lunule. L’épaisseur des valves est la suivante. Echantillons de Leiden : exem¬
plaire d’Auckland, 16 mm pour 29 mm de long et 29 mm de haut; exemplaires
d’Orewa beach, 27,5 mm pour 33,5 mm et 33,5 mm; et 14 mm pour 29 mm
et 28 mm. Echantillon de Bruxelles : 13 mm pour 25 mm et 25 mm. Echantillon
de Quoy et Gaymard : 14,3 mm pour 25,6 mm et 27 mm.
Habitat. — Cette espèce n’a jamais été citée en dehors de la Nouvelle-Zélande,
île du Nord, où elle est rare, selon Hutton, 1884, et, pour l’île du Sud, détroit
de Cook, Queen Charlotte Sound (10 fathms, vase), selon Smith, Challenger.
Les 3 échantillons de Leiden sont de l’île du Nord : un d’Auckland (remis par
M. Sl'ter, 1904) et deux d’Orewa beach, N. Auckland (M. Maaden).
La Collection Dautzenberg (Bruxelles) contient un échantillon envoyé par
Suter en 1903 et venant de Maunkan Harbour.
La Collection du Muséum contient une valve « named from the type spéci¬
men », remise par la Smithsonian Institution (1866) et marquée Nouvelle-Zélande;
deux échantillons rapportés de Nouvelle-Zélande par Quoy et Gaimard, 1829, et
qui n’avaient jamais été déterminés; et un échantillon et une valve récoltés par
M. Serre, Nouvelle-Zélande.
DOSINIA (ASA) BERTINI n. sp.
(PI. VI, flg. 9 à 13)
Description du type, marqué de Nouvelle-Zélande, M. de la Seioliere, 1905,
Collection du Muséum.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 31
* s Longueur 20,3 mm; hauteur 19,7 mm; épaisseur 9 mm. Coquille très blanche,
ires luisante, très plate, à sommet très dégagé. Les côtes, d’une extrême finesse,
sont innombrables, toutefois, leur nombre se réduit beaucoup aux approches de
area ligamentaire et elles se redressent en même temps, de sorte que ce terri-
oire postérieur n’est pas luisant. Lunule étroite (longueur 3 mm, largeur 2 mm),
presque superficielle malgré la netteté de la ligne qui la circonscrit, et carénée
sur sa ligne médiane. Area ligamentaire assez large pour une coquille si étroite :
largeur maxima 2,5 mm. Cette lunule est pratiquement plate dans sa moitié
postérieure, et n'est que légèrement déprimée à l’avant où le rebord de chaque
valve se relève imperceptiblement le long de la fente (d'un tiers de mm de large)
qui permet d’apercevoir le ligament. Le platau cardinal, très flexueux, n’a que
.« mm de haut. Le sinus palléal, moyennement ascendant, est très long (8 mm),
e largeur médiocre à la base (3,8 mm) mais ne se rétrécit que très lentement
en allant vers le sommet qui est arrondi.
Parn types. — De la même récolte, vient un paratype de 18x17x7 mm, bien
o, orme dans ses caractères. A l’Institut de Bruxelles, dans la Collection Daut-
enberg, nous avons trouvé un échantillon marqué de Hong-Kong, proportion-
e ement plus haut (16,2x16,2x7,3), mais bien conforme dans tous les autres
caractères.
Pn f\ apports et différences. — Cette espèce se rapproche de Dosinia lambata
du î t* ai Sa ^ or . me générale, la saillie du centre de la lunule, le peu de hauteur
p a , u car( ünal. Elle s'en éloigne par son peu d'épaisseur, par ses côtes
laroJt i vf fines ' et surtout ' P ar son sinus palléal bien plus long, bien moins
wfi a base ’ et dont Ies cô ^ s sonl sub-parallèles au lieu d’aller en convergeant,
dn i S i Se ra PP r . oc ^ e au ssi de D. tenella Rômer, mais elle a le bord postéro-
nii.f a P T rect,il ‘g ne > Ia surface plus luisante du fait que les côtes sont bien
é»rm-*o 0mbreu - es et bien . moins saillantes, elle est plus plate, avec lunule plus
nlns la’ Ce ^ U1 va de P a ‘ r . m ais avec, au contraire, l’area ligamentaire un peu
ij n r g e - Lontre la pointe, et en avant de la pointe de la lunule, la valve gauche
, .' tenelld présente un aplatissement de la crête péri-lunulaire, et rien de tel
extrém^lé CZ ° Perlin t- Le sinus palléal est plus large, et plus arrondi à son
indi ?, abi f at ~ Les deux provenances connues, Nouvelle-Zélande et
indiquent une assez vaste répartition.
Chine.
DOSINIA (ASA) LAMYI n. sp.
(PI. VI, flg. 14 à 18)
*r»^ S D iption du t,Jpe ’ appartenant au Muséum où il était étiqueté « Dosinia
sculpta Reeve Australie ».
maîc^iT^. 116111 ^ mm ’ hauteur 26,7 mm; épaisseur 14 mm. Contour subovale
v^ ent an g uleux à l’arrière, avec un golfe lunulaire très modéré. La
délîmiÎA SUbtria ?^ ulaire ’ es1, P^'te : mm de long et 1,9 mm de large. Elle est
un n«. pa f !f es '‘S 1168 très franchement gravées, mais elle est peu enfoncée, et
de nrnri C T née sur . ,a ^gne médiane, de sorte qu’elle est légèrement visible
Bupre i i Les côles ’ bien régulières, sont fines et peu élevées, et ne se modifient
les »oi eu rs extrémités postérieures. L’area ligamentaire est peu individualisée,
vall US i^ U1 a délimitent étant très peu prononcés et bien arrondis, et les inter-
Dercnîf 6 i r6 i- CeS talus et ,a fente (large d’un quart de millimètre) par laquelle on
de ?î> * e ‘gament étant très peu excavés. Cette area a une largeur maxima
latéral Le - p,a * eau cardinal est peu élevé (2 mm) et peu flexueux. La dent
i e mince. Le sinus palléal, ascendant, est long et assez étroit, arrondi
" . exlr é m it' é qui se trouve très en avant du milieu de la coquille. Lon-
nâfiP n- ïï 11 ?’ lar 8 eur à la base 5 mm. L’extérieur de la coquille est blanc jau-
Dalld i Va neur . es ^ blanc avec une teinte rose diffuse dans la région du sinus
a et de la ligne palléale entre ce sinus et l'impression musculaire antérieure.
Pft’itTq 1 ^ 65 ' .T V ne valve gauche, marquée de Manille, M. Dupont (Collection
lèrpç .î 7 *' Muséu m) a 26x25x6 (donc 12 ) mm, et présente, les mêmes carac-
. saur 1 absence de teinte rose.
Source : MNHN, Paris
32 E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Une valve droite, appartenant au Musée de Bruxelles, Collection J. Knock,
et venant de Ceylan, Mont Lavinia, a 25 x 23,5 x 6 (donc 12) mm et présente,
elle aussi, les mêmes caractères, y compris la coloration rose.
Rapports et différences. — Cette espèce se distingue de Dosinia lambata
Gould par son sinus palléal plus long; de Dosinia caerulea Rve par son sinus
palléal plus long et plus étroit, sa lunule plus courte, ses côtes mieux marquées
et son plateau cardinal plus haut; et de Dosinia lupinus L. par sa dent latérale
beaucoup moins volumineuse.
Distribution. — Les provenances, Australie, Philippines, Ceylan, indiquent
une assez large distribution.
DOSINIA (ASA) SUBIIOSEA Gray
(PI. VII. fig. 1 à 6)
Gray, Oatal. shdls Collect. Easl coast New Zeal.
by W. Yate, Appendix, p. 15.
Gray, Analyst, VIII, p. 309.
Gray, Cat. Moll. N. Zeal. in Dieffenuach, Trav.
N. Zeal., II, p. 249.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. IV, flg. 19.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 6G9, pl. 143, flg. 61.
Deshayes, Catal. biv. Sh. Brit. Mus., p. 26.
Rômer, Malak. Biatt., VIII, p. 213.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 54, pl. IX, flg. 5.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 68 pl. XIII, flg. 3.
Hutton, Gat. mar. Moll. New Zeal., Wellington,
Colonial Muséum, p. 72.
Smith, Voy. Erebus and Terror, Mollusca
(Vol. II), p. 10, pl. 3, flg. 2.
Hutton, J. de Conchyl., 26, p. 48.
Hutton, Man. New Zeal. Moll., p. 150.
von Martens, in Hutton, Ibid., Appendix, p. 203.
Hutton, Proc. Lin. Soc. N.S.W., IX, p. 523.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906,
II, p. 836.
Hedley, Proc. Lin. Soc. N.S.W., XXXVIII, 2,
p. 270.
Suter, Man. New Zeal. Moll., p. 979, pl. 60,
flg. 10 a.
Iredale, Trans. Proc. New Zeal. Inst., XLVII,
1914, p. 495.
1835. Artémis subrosea.
1838. Artémis subrosea.
1843. Artémis subrosea Gray.
1850. Artémis subrosea Gray.
1852. Artémis subrosea Gray.
1853. Dosinia subrosea Gray.
1862. Dosinia Kraussii.
1862. Dosinia Kraussii Rôm.
1862. Dosinia subrosea Gray.
1873. Dosinia subrosea Gray.
1874. Dosinia subrosea Gray.
1878. Artémis subrosea Gray.
1880. Artémis subrosea Gray.
1880. Artémis subrosea Gray.
1884. Dosinia subrosea Gray.
1906. Dosinia subrosea Gray.
1913. Dosinia subrosea Gray.
1913. Dosinia subrosea Gray.
1915. Dosinia subrosea Gray.
Nous plaçons dans la synonymie de D. subrosea la D. Kraussi que Rômer avait
décrite avec doute des Indes Occidentales. On aurait pu aussi penser à une syno¬
nymie de D. Kraussi avec D. caerulea Rve, mais Rômer nous faisant savoir que
l'area ligamentaire est comme chez D. scalaris Menke, cela nous semble inter¬
dire ce choix car l'area de D. caerulea montre deux lames relevées de part et
d’autre du ligament, que ne montrent ni D. scalaris ni D. subrosea.
D. subrosea est connue avec certitude de Nouvelle-Zélande (Gray, Reeve,
Sowerby, Deshayes, Rômer, Hutton, Smith, Suter) et des îles Chatham (Hutton,
1880). Elle a aussi été citée de Tasmanie : von Martens (1880, p. 203) écrit :
« Specimens hâve been sent from Tasmania by M, Legrand. After careful
examination I see no différence », de sorte qu’en 1884 Hutton la dit <> Found
also in Tasmania », et que la référence aux spécimens de M. Legrand a été encore
donnée en 1913 par Hedley. Toutefois, sa présence en Tasmanie ne peut être
acceptée sans confirmation.
Melvill et Standen (1906) l’ont citée de Karachi d’après le major Baker,
mais avec quelque doute, n’ayant pas été à même d’examiner les échantillons
concernés.
Cette espèce, très proche de D. caerulea, s’en distingue par son area ligamen¬
taire franchement excavée sans relève contre le ligament, et ses côtes souvent
mieux marquées alors que chez caerulea les sommets sont presque lisses.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
33
Collections du Muséum. Divers échantillons venus de diverses collections,
tous marqués de Nouvelle-Zélande. Avec localités plus précises, nous avons : un
jeune exemplaire, de Stewart (M. Filhol, 1875); un jeune et 2 adultes de Tahu-
nanui, Nelson (M. R. E. Petit, 1966); deux adultes de Buffalo Bay, Mercury Bav
(M. R. E. Petit, 1966).
DOSINIA (ASA) CALCULES Reeve
1850. Artémis calculus.
1852. Artémis calculus Rve.
1853. Dosinia calculus Rve.
1862. Dosinia calculus Rve.
1896. Dosinia calculus Rve.
1903. Dosinia calculus Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. VIII, flg. 47.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 667, pl. 142, 11g. 53.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 27.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 49, pl. IX, 11g. 1.
Elera, Catal. Filipinas, III, Mol., p. 759.
Hidalgo, Filipinas, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid,
t. 21, p. 310.
Selon tous les auteurs qui s’en sont occupés, cette espèce habite les Phi¬
lippines. Nous avons vu au British Muséum l’exemplaire figuré par Reeve et
par Sowerby. Nous lui avons comparé la figure de Rômer, qui nous a bien semblé
représenter la même espèce. A vrai dire, cette espèce nous a paru si semblable
à D. subrosea, que nous ne voyons pas d’arguments morphologiques pour 1 en
maintenir séparée. Toutefois, nous sommes empêchés de faire la réunion par
une raison géographique : il est peu vraisemblable qu’une espèce puisse habiter
les Philippines et la Nouvelle-Zélande sans être notoirement connue de Bornéo,
des Celebes, de la Nouvelle-Guinée et de l’Australie. Mais il n’est pas exclu que
la provenance donnée par Cuming soit erronée, et que les auteurs ultérieurs
n’aient fait que s’y référer. En particulier, Hidalgo, qui avait l’habitude de faire
connaître les échantillons qu’il avait en mains, n'en mentionne pas.
DOSINIA (ASA) CROCEA Desh.
(Pl. VII, ng. 7 à 9)
1853. Dosinia crocea.
1862. Dosinia crocea Desh.
1887. Dosinia crocea Desh.
1903. Dosinia crocea Desh.
1918. Dosinia crocea Desh.
1924. Dosinia crocea Desh.
1938. Dosinia crocea Desh.
1961. Dosinia crocea Desh.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p- 8.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 16.
Tate, Revis. Lamell. S.-Austr. Trans. Proc. Roy.
Soc. S.-Austr., IX, p. 94.
Pritchard et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria,
N.S., XVI, 1, p. 133.
Hedley, List N.S.W., Suppl. J. Roy. Soc. N.S.W..
LI, 1917, p.M 22.
Iredale, Proc. L. Soc. N.S.W., 49, p. 208.
Cotton' et Godfrey, Moll. Soutli Austr., I, Pele-
cyp., p. 232, ûg. 256.
Cotton, South Austr. Moll., Pelecyp., p. 246,
flg. 263.
Le Muséum ne possède pas cette espèce. Nous ne la connaissons que par le
type, examiné à Londres et que nous figurons (pl. VII, flg. 7 à 9), par deux autres
échantillons du British Muséum, et par un échantillon du Musée de Leiden.
Cette espèce se distingue très nettement de Dosinia subrosea et de Dosinia
caerulea par le fait qu’il n’y a pratiquement pas d’area ligamentaire : « area
nulla », avait écrit Deshayes. Toutefois, on ne peut pas la mettre dans la section
orbiculus où, dans la région du ligament, les bords des deux valves se dressent
dans leur affrontement; ici ces deux bords s’arrondissent un peu l’un vers l’autre,
comme dans ceux des exemplaires de Dosinia lupinus L. où l’area (variable chez
cette espèce) est la moins marquée. C’est pourquoi nous considérons Dosinia
crocea comme appartenant à la section Asa dont D. lupinus est l’espèce-type.
Habitat. — Ile Flinders selon Deshayes; Tate a ajouté diverses localités :
Port Adélaïde Creek; Aldinga Bay and Surveyor’s Point, in St. Vincent Gulf; Port
Lincoln; Hedley a cité les Nouvelles-Galles du Sud.
Source : MNHN, Paris
34
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Un échantillon du British Muséum est de Port Jackson (récoltes Challenger),
et un autre est de Melbourne (Coll. Cox).
L’échantillon du Musée de Leiden porte : « Australie du Sud, Presqu’île
d'York (Coll. J. Mulder) ». Il s’agit, évidemment, de la presqu’île d’Yorke, située
devant Adélaïde, tandis que la presqu’île d’York est l’extrémité Nord de
l’Australie.
Variété CIRCINARIA Desh.
1853. Doslnla clrclnaria.
1802. Doslnla clrclnaria Desh.
1835. Dosinia clrclnaria Desh.
1889. Dosinia clrclnaria Desh.
1898. Lucina ( Codakla) amblgua.
1901. Dosinia clrclnaria Desh.
1903. Dosinia clrclnaria Desh.
1918. Doslnla clrclnaria Desh.
1902. Phascosoma clrclnaria Desh.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 9.
RGmer, Monogr. Dosinia, p. 19.
Smith, Challenger, Zool., XIII, p. 150, pi. 1, flg. 2
à 2 e.
Whitelecce, J. Roy. Soc. N.S.W., XXIII, p. 240.
Brazier, Proc. Lin. Soc. N.SAV., 2° ser., XXIII,
p. 212.
Tate et May, Proc. Lin. Soc. N.S.W., XXVI,
p. 429.
Pritchard et Gatliff, Proc. Rov. Soc. Victoria,
N.S., XVI, I, p. 133.
IlEDLEY, List N.SAV., Suppl. J. Rov. Soc. N.S.W.,
LI, 1917, p. 22.
Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria,
p. 340, flg. 390.
Tomlin (1923, Proc. Mal. Soc., XV, p. 310) a mis D. circinaria Deshayes en
synonymie avec D. crocea Deshayes; en 1924, Iredale (Proc. Lin. Soc. N.S.W.,
p. 208) s’est rangé au môme avis. Mais Macpherson et Gabriel, en 1962 (Mar.
Moll. Victoria, p. 340 et 341), traitent en espèces distinctes ces deux formes. Ils
disent de D. crocea : « This species has been considered as a synonym of circi¬
naria, but because of its consistently liner sculptur and pink of orange interior,
\ve hâve kept them separate. »
Ayant examiné au British Muséum les types de crocea et de circinaria, nous
n’avons pas trouvé de différence, sauf dans la coloration. Non seulement il y
a similitude de forme extérieure, de forme de la lunule, de forme du sinus palléal,
de forme de la région ligamentaire (Deshayes disait d'ailleurs area nulla aussi
bien pour circinaria que pour crocea), mais la sculpture est la même bien qu'elle
ait été invoquée par Macpherson et Gabriel. Aussi considérons-nous circinaria
comme une variété à lunule blanche et à intérieur blanc, de crocea.
Provenances. — La première provenance a été donnée par Smith : Port
Jackson. Brazier nous fournit une autre localité : San Remo, Victoria; et Tate
et May : Frederik Henry Bay. Les autres auteurs incluent cette forme dans des
listes des Nouvelles-Galles du Sud, de Victoria et (Macpherson et Gabriel) de
Tasmania et South Australia. On voit donc que crocea et circinaria ont la même
distribution.
Le Muséum ne possède pas cette forme.
DOSINIA (ASA) CAERULEA Rve
1818. Cytherea conccnlrica var. (2).
1850 Artémis caerulea.
1850. Artémis sericea.
1852. Artémis caerulea Rve.
1852. Artémis sericea Rve.
1853. Dosinia caerulea Rve.
1853. Doslnla sericea Rve.
1855. Dosinia coryne.
1855. Doslnla cycUppe.
1856. Artémis sericea Rve.
1862. Doslnla sericea Rve.
Lamarck, An. s. Vert., V, p. 583 (573 sur les
exemplaires non corrigés).
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. IV, flg. 25.
Reeve, Ibid., pl. VIII, flg. 36.
Sowerdy, Thés. Conch., II, p. 664, pl. 142,
flg. 43, 44.
Sowerdy, Ibid., p. 665, pl. 142, flg. 42.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 19.
Dehayes, Ibid., p. 19.
Adams, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 223.
Adams, Ibid., p. 224.
Jay, Rep. Sh. collect. Japan Exped., p. 296.
ROmer, Monogr. Dosinia, p. 69, pl. XIII, flg. 2.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
35
1802. Dosinla coryne Ad.
1862. Dosinia cydippe Ad.
1862. Dosinia caerulea Rve.
1863. Dosinia cliana.
1869. Dosinia sericea Rve.
1882. Dosinia sericea Rve.
1887. Dosinia grata Desh.
1895. Dosinia sericea Rve.
1897. Dosinia diana Ad. et Ang.
1899. Dosinia caerulea Rve.
1900. Dosinia caerulea Rve.
1903. Dosinia caerulea Rve.
1903. Dosinia sericea Rve.
1924. Dosinia caerulea Rve.
1938. Dosinia cliana Ad. et Ang.
1953. Dosinia (P/iacosoma) sericea Rve.
1961. Dosinia diana Ad. et Ang.
1902. Phacosoma caerulea Rve.
Rümeb, Ibid., p. 70.
ROmer, Ibid., p. 71.
Rümer, Ibid., p. 71, pl. XIII, flg. 4, 4 a, 4 b.
Adams et Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 424.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4° ser., III, p. 234.
Bunker, Ind. Moll. mar. jap., p. 204.
Tate, Revis. Lamellibr. S. Autr., Trans. Roy. Soc.
S. Austr., IX, p. 93, pl. V, flg. 15.
Pilsbry, Catal. mar. Moll. Jap., p. 126.
Tate, Trans. Roy. Soc. South Austr., XXI, p. 47
Melvill, Linn. Soc. Journ., Zool., XXVIII. p. 194.
IIedley, Austr. Assoc. Adv. Sc., Brisbane, 1900,
p. 348.
Pritchard et Gatliff, Proc. Roy. Soc. Victoria,
N.S., XVI, 1, p. 133.
Hidalgo, Mem. Real Acad. Cienc. Madrid, t. 21,
p. 313.
Iredale, Proc. L. Soc. N.S.W., 49, p. 208.
Cotton et Godfrey, Moll. S. Austr., Pelecyp.,
p. 231, flg. 255.
Mare, Généra Japanese shells, p. 169.
Cotton, South Austr. Moll., Pelecyp., p. 246,
flg. 262.
Macpiierson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria,
p. 340, flg. 389.
Lamarck avait adjoint à Dosinia concenlrica une variété [2] qu’il disait
venir de la Nouvelle-Hollande et exister à la fois au Muséum et dans son cabinet
(maintenant à Genève). Nous avons en mains l’exemplaire du Muséum, qui
mesure 52 mm de long, 44 mm de haut et 27 mm d’épaisseur. C’est une Dosinia
caerulea (une étiquette l’attribuait à D. subroscd). Lamarck rapportait avec doute
cette variété à la figure 4 de la planche 279 de l’Encyclopédie méthodique, mais
cette figure n’y correspond pas. Deshayes (An. s. Vert., 2* éd., VI, p. 316, avait
déjà reconnu que cette variété n’appartenait pas à l’espèce D. concentrica.
Nous n’avons pas mentionné dans notre synonymie les citations faites par
Suter, en 1906 (Trans. N.Z. Inst., XXXVIII, p. 318), 'ni en 1916 (Man. N. Z. Moll.,
p. 977) de cette espèce en Nouvelle-Zélande, Oliver (1963) ayant fait savoir que
les exemplaires de Nouvelle-Zélande sont spécifiquement distincts ( Dosinia
maoriana, voir Dosinia incisa). .
La synonymie de D. coryne, D. cydippe et D. diana avec D. caerulea avait été
admise par Tomlin, l’roc. Mal. Soc. Lond., 1923, p. 310. Nous avons examiné au
British Muséum les types de ces espèces. Ceux de coryne et cydippe sont de jeunes
caerulea, celui de diana est un caerulea de taille normale, entièrement blanchi ou
blanc.
Nous avons placé l’espèce japonaise Dosinia sericea Rve dans la synonymie
de l’espèce australienne Dosinia caerulea. Nous n’avons pas pu trouver de diffé¬
rence, ni en examinant au British Muséum le type de Dosinia sericea, ni en
examinant dans la collection Dautzenberg deux exemplaires envoyés par Hirase,
donc de provenance incontestablement japonaise (les provenances données par
Reeve sont souvent fausses).
Nous avons mis en synonymie de D. caerulea ce que Tate (1887) i a appelé
D. grata Desh., car cet auteur a identifié D. diana à cette forme qu il dit « very
smooth in the umbonal région » et dont il a donné une figure dont les contours
(sinon la costulation) correspondent à D. caerulea et nullement à D. grata.
Provenances. — Dosinia sericea a été décrite du Japon et y a été reconnue
par divers auteurs; et Sowerby l’a citée des Philippines. Dosinia caerulea a
été décrite du détroit de Torres, puis citée du Queensland (Hedley), des Nou¬
velles-Galles du Sud (Iredale), du Victoria (Pritchard et Gatliff), de Tasmanie
(Macpherson et Gabriel), d’Australie du Sud (Tate). D. coryne, D. cydippe ont
été décrites de Tasmanie; D. diana a été décrite de Hardwick Bay, Australie du
Sud, puis citée (Cotton et Godfrey) d’autres localités de cet Etat.
On voit que la répartition de cette espèce va du Japon à l’Australie dont
elle atteint le Sud en passant par l’Est. Sans doute sera-t-elle trouvée en Nou-
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
velle-Guinée. Cette répartition dans un « couloir » Nord-Sud est assez curieuse :
nous ne comprenons pas pourquoi elle semble exclue des îles de la Sonde.
Les divers échantillons que nous avons vu dans les collections de divers
Musées (y compris le Muséum de Paris) proviennent tous de ces régions, mais
particulièrement de Tasmanie et d’Australie du Sud. Rappelons que parmi eux
se trouve l’échantillon de « Nouvelle-Hollande » dont Lamarck avait fait une
variété de Dosinia concentrica.
DOSINIA (ASA) OVALIS Romer
(PI. VIII, flg. 1 i 3)
1860. Dosinia ovalis. RiiMEn, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 119.
1862. Dosinia ovalis Rüm. RiiMEn, Monogr. Dosinia. p. 54.
Espèce non figurée, et d’habitat inconnu. Elle a été mise dans la synonymie
de Dosinia pubescens (qui, dans le présent travail, est appelée D. tumida) par
Smith (1891, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 421), Tomlin (1923, Proc. Mal. Soc. Lond.,
XV, p. 311) et Lamy (Bull. Mus., 2* s., I, 1929, p. 261), mais ce n'est pas notre
avis. Nous avons vu l’exemplaire de Romer au British Muséum et en donnons
des figures. Il est au moins très proche de Dosinia caerulea Reeve. Mais en rai¬
son de la longueur et de la grande étroitesse de son sinus palléal, et aussi en
raison du fait que sa provenance n’est pas connue, nous n’osons pas le mettre
dans la synonymie de D. caerulea.
DOSINIA (ASA) LUDERSII Romer
1862. Dosinia Lüdersli. Rümer, Malak. Bliitt., VIII, p. 216.
1862. Dosinia Lüdersli Rüm. Rümer, Monogr. Dosinia, p. 72, pl. XIV, flg. 4.
Habitat. — Mers de Chine. Cette espèce n’est connue que par sa description.
Elle nous paraît devoir être placée au voisinage de D. caerulea et D. subrosea
tout en en étant bien distincte. Le fait qu’une espèce aussi grande (53 mm) ne
soit connue que par un seul échantillon, montre combien les récoltes de Lamelli¬
branches d’Extrême-Orient sont insuffisantes.
DOSINIA (ASA) TENELLA Romer
(Pl. VIII. flg. 4 et 5)
1860. Dosinia tenella.
1862. Dosinia tenella Rüm
1913. Dosinia tenella Rüm
Romer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 118.
Rümer, Monogr. Dosinia, p. 70.
Hedley, Proc. Lin. Soc. N.SAV., p. 269, pl. XVI.
flg. 23, 24.
Espèce décrite d’Australie.
Nous avons vu le type au British Muséum. Hedley l’avait figuré de l’extérieur
nous donnons pour complément des vues de l’intérieur, pour montrer, en parti¬
culier, la grande longueur du sinus palléal (pl. VIII, fig. 4 et 5). Nous n’en
connaissons aucun autre échantillon.
DOSINIA (ASA) CONTRACTA Philippi
(Fil. VIII, flg. 6 à 11)
1782. Venus concentrica minor.
1845. Cytherea contracta.
1853. Dosinia contracta Phil.
1862. Dosinia contracta Phil.
1945. Dosinia contracta Phil.
Chemnitz, Conch. Cab., VII, p. 21, pl. 38. flg. 403
Philippi, Abblld., I, p. 172.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brlt. Mus., p. 29.
Rümer, Monogr. Dosinia, p. 24.
Altena, Zoolog. Mededeel., XXV, p. 150.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 37
Cette espèce est peu connue. La figure et le texte de Chemnitz, les commen¬
taires de Romer, ne donnent pas toutes les précisions souhaitables. Nous n’avons
jamais vu d'échantillons vraiment frais, toutefois, quelques valves peu usées nous
permettent de donner des figures complémentaires et de décrire quelques détails.
La lunule est très large, et nettement délimitée. L'area est bordée de deux crêtes
finement denticulées par les extrémités postérieures des côtes. Cette area est d'une
bonne largeur; elle est un peu déprimée, chacune de ses moitiés descendant légè¬
rement vers la ligne d’affrontement des valves avant de se relever en une très
courte lamelle dressée rappelant ce qui se voit chez la plupart des échantillons de
Dosinia lupinus. Le sinus palléal est étroit, assez long, très ascendant, pointu.
Décrite des Indes Orientales, D. contracta a ensuite été citée de la mer
Rouge par Romer qui a eu en mains un échantillon du Musée d’Oldenbourg qui
en provenait, et de Java par Altena. Nous avons vu, au Musée Géologique
d Amsterdam, les exemplaires (2 valves usées) de ce dernier auteur, ils pro¬
viennent de la côte Sud de nie, localité Tji Solok. La collection du Muséum
de Paris contient 6 exemplaires de Karikal (3 de la Coll. Lavezzari provenant de
Eudel et 3 de la Coll. Foulon), et 2 valves récoltées par la « Calypso », mis¬
sion 1954, dans la mer d’Oman, côte d’Arabie, Khen, Djaranna. Le Musée de
Bruxelles possède plus de 100 valves de Karikal provenant de Eudel, et une
valve du Golfe Persique (Dubai, Trucian Coast).
L espèce est donc répandue de la mer Rouge à Java.
Il n’est pas impossible qu’elle existe aussi à l’île Maurice : Viader a cité
de cette localité la Dosinia isocardia Dkr, provenance inattendue pour cette espèce
Ouest-africaine. Comme isocardia et contracta ont des contours très similaires, et
Que la faune de I’île Maurice a beaucoup plus de rapports avec celle de l’Inde
quavec celle de l’Atlantique, nous pensons à la possibilité d’une erreur.
Il est curieux que cette espèce qui semble être très abondante à Karikal,
ou si peu connue d’autres régions. En particulier, dans les très riches matériaux
e Dosinia d’Indonésie des Musées de Hollande ne se trouvent que les deux valves
publiées par Altena.
DOSINIA (ASA) TUMIDA Gray
(PI. VIII, flg. 12 à 17)
1838. Cytherea tumida.
1843. Artémis tumida Gray.
1847. Cytherea scabriuscula.
1847. Cytherea pubescens.
1850. Artémis lamellata.
1850. Artémis scabriuscula Phil.
1850. Artémis japonica.
1850. Artémis duplicata.
1852. Artémis scabriuscula Phil.
1852. Artémis japonica Rve.
1852. Artémis lamellata Rve.
1852. Artémis duplicata Rve.
1852. Artémis tenuilamellata.
1852. Artémis pubescens Phil.
1853. Dosinia pubescens Phil.
1853. Dosinia tumida Gray.
1853. Dosinia scabriuscula Phil.
1853. Dosinia japonica Rve.
1856. Artémis japonica Rve.
1858. Dosinia Roemeri.
1860. Dosinia specularls.
1862. Dosinia Carpenteri.
1862. Dosinia spéculaits Rôm.
1862. Dosinia Carpenteri Rôm.
1862. Dosinia scabriuscula Phil.
1862. Dosinia japonica Rve.
1862. Dosinia Roemeri Dkr.
1862. Dosinia lamellata Rve.
1862. Dosinia tumida Gray.
Gray, Analvst, VII, p. 309.
Hanley, Catal. rec. biv. sh., p. 107.
Philippi, Abbild., II, p. 229, pl. V, fie. 2.
Philippi, Ibid., III, p. 24, pl. VIII, flg. 3.
Reeve, Conclu Icon., VI, pl. III, flg. 13.
Reeve, Ibid., VI, pl. III, flg. 14.
Reeve, bid., VI, pl. III, flg. 17.
Reeve, Ibid., VI, pl. VIII, flg. 46.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 668, pl. 143, flg. 59.
Sowerby, Ibid., p. 669, pl. 143, flg. 60.
Sowerby, Ibid., p. 671, pl. 143, flg. 65.
Sowerby, Ibid., p. 671, pl. 143, flg. 67.
Sowerby, Ibid., p. 671, pl. 143, flg. 68.
Sowerby, Ibid., p. 672, pl. 144, flg. 72.
Dehayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 15.
Deshayes, Ibid., p. 15.
Deshayes, Ibid., p. 25.
Deshayes, Ibid., p. 26.
Jay, Rep. Sh. Japan Exped., p. 296.
Dunker, Novit. Conch., p. 43, pl. 13, flg. 7 à 8.
Rômer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 121.
Romer, Malakoz. Biatt., p. 215.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 50.
Romer, Ibid., p. 55, pl. X, flg. 2.
Rômer, Ibid., p. 58, pl. XI, flg. 3.
Romer, Ibid., p. 60, pl. XI, flg. 4.
Rômer, Ibid., p. 60, pl. XII, flg. 5.
Rômer, Ibid., p. 64, pl. XII, flg. 3.
Rômer, Ibid., p. 67, pl. XII, flg. 4.
Source : MNHN, Paris
38
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
1862. Dosinia pubescens Phil.
1867. Dosinia scabriuscula Phil.
1867. Dosinia japonica Rve.
Rômer, Ibid., p. 79, pl. XV, flg. 1.
Anoas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 923.
Schrexck, Reis. Forsch. Amur-Lande, Zool., Il,
1869. Dosinia Japonica Rve.
1874. Dosinia japonica Rve.
1884. Arlemis carpenteri Rüm.
1884. Dosinia japonica Rve.
1889. Dosinia scabriuscula Phil.
1891. Dosinia pubescens Phil.
1894. Dosinia Spaldingi.
1895. Dosinia japonica Rve.
1896. Dosinia pubescens Phil.
1896. Dosinia pubescens Phil.
1900. Dosinia lurnida Gray.
1902. Dosinia pubescens Phil.
1903. Dosinia pubescens Phil.
1903. Dosinia pubescens Phil.
1906. Dosinia pubescens Phil.
1909. Dosinia pubescens Phil.
1913. üosinia tumida Gray.
1918. Dosinia scabriuscula Phil.
1929. Dosinia pubescens Phil.
1929. Dosinia pubescens Phil.
1932. Dosinia pubescens Phil.
1938. Dosinia pubescens Phil.
1940. Dosinia japonica Rve.
1940. Dosinia japonica Rve.
1940. Dosinia pubescens Phil.
1952. Dosinia japonica Rve.
1952. Dosinia lamellata Rve.
1932. Dosinia pubescens Phil.
1952. Dosinia scabriuscula Phil.
1953. Dosinia [Phacosoma) scabriuscula
Phil.
1953. Dosinia ( Pliacosoma) japonica Rve
1953. Dosinia ( Pliacosoma) lamellata
Rve.
1954. Dosinia japonica Rve.
1954. Dosinia pubescens Phil.
1935. Dosinia ( Phacosoma ) japonica Rve
19G0. Dosinia japonica Rve.
1962. Dosinia ; Phacosoma ) japonica Rve
1964. Dosinia pubescens Phil.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4° ser., III. p. 233.
Lischke, Japan Meeres-Conch., III, p. 88.
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Nomura, Ibid., p. 96.
Xomuha, Ibid., p. 96.
Kuhoda et Hade, Check List rec. Moll. Jap., p. 19.
Kuhoda et IIade, Ibid., p. 19.
Kuhoda et Habe, Ibid., p. 20.
Kuroda et Habe, Ibid., p. 21.
Habe, Généra Jap. sh., p. 169.
Habe, Ibid., p. 169, üg. 384.
Habe, Ibid., p. 169.
Taki, Illuslr. handb. sh. Japan, pl. 31, llg. 4.
Taki, Ibid., pl. 31, flg. 7.
Kira, Colour. Illustr. sh. Jap., pl. 56, llg. 7.
Paes de Fhanca, Mem. Junta lnvest. Ultramar,
15, p. 96. pl. 27, Üg. 2.
Kiha, Sh. West.-Parif. in color, pl. 57, llg. 7.
Barnahd, Ann. South Afr. Mus., XLVII, 3, p. 511.
Nous n’avons pas trouvé au British Muséum le type de Cytherca tumida
Gray, bien que le travail dans lequel cette espèce a été décrite soit daté du
British Muséum. Mais en tête de son article, Gray indique que les espèces
nouvelles qu’il y décrit « are in the collection of the British Muséum, or in my
private cabinet », de sorte que le type n’est peut-être jamais entré au British
Muséum. Quoiqu’il en soit, lorsque, 15 ans après la description, Deshayes a fait
le catalogue des Bivalves de ce Musée, Gray, était encore en pleine activité scien¬
tifique et Deshayes a certainement vu cette espèce, puisqu’il a cru pouvoir
considérer sans hésitation, que Dosinia lamellata Reeve et Dosinia duplicata
Reeve n’en différaient pas.
A notre avis Dosinia scabriuscula Philippi ne se distingue pas des formes
que nous venons de citer. Et, en dépit de l’examen prolongé de beaucoup d’échan¬
tillons de diverses collections, nous n’avons pas réussi à trouver de caractères
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 39
constants permettant de maintenir séparées Dosinia scabriuscula Philippi, Dosinia
pubescens Philippi et Dosinia japonica Reeve. Certes, selon les individus, l'area
est plus ou moins plate, plus ou moins ailée contre le ligament, plus ou moins
dentelée sur ses talus de bordure extérieure ou sur ses « ailes » internes; mais
ces divers états se voient, bien souvent, co-exister chez un même individu selon
que l'on considère les régions les plus anciennement formées ou les plus récem¬
ment formées de l’area. A nos yeux il s’agit d’une seule et même espèce présentant,
d’un individu à un autre, de grandes différences dans l'évolution de l’area : diffé¬
rences dans l’état terminal et surtout différences dans la rapidité de l’acquisition
de tel ou tel état.
A cette espèce nous joignons aussi D. Roemeri Dkr; et encore D. specularis
Rômer, après examen du type au British Muséum (pl. VIII, lig. 12 à 14), et D. Car-
penteri Rômer.
Jukes-Brown avait créé une section Phacosoma pour un groupe d’espèces
ayant pour type Dosinia japonica. Puisque nous voici arrivés à D. japonica (qui
devient D. tumida) nous devons dire quelle est à ce sujet notre position.
En partant de Dosinia lupinus, type de la section Asa, pour aller vers
D. tumida, nous rencontrons toute une série graduelle d’espèces intermédiaires,
de sorte que nous sommes dans l’impossibilité de tracer une frontière qui à nos
yeux ne pourrait être que conventionnelle et nullement naturelle. Nous incluons
donc les Phacosoma dans les Asa.
Les diverses citations que nous venons de faire,nous font savoir quel), tumida,
sous ses divers noms, est connue de plusieurs localités du Natal (Smith 1903;
Barnard 1964), du Mozambique (Paes da Franca 1960), de Madagascar (Deshayes
1853, p. 15; Dautzenberg 1929), de la mer Rouge et Aden (nombreux auteurs),
de l’Inde, Mekran Coast et Bombay (Melvill et Standen 1906), de Malacca (Rômer
1860), du Siam (Lynge 1909), du Japon (nombreux auteurs), des Philippines
(Sowerby 1852, p. 672; Elera 1896; Hidalgo 1903), d’Australie (Reeve 1850,
ng. 13, Nord de l’Australie; Deshayes 1853, p. 15; Angas 1867, Port Jackson;
Whitelegge 1889, id.; Hedley 1900, Queensland, et 1918, N.S.W.); Hutto.n 1880,
la cite de Nouvelle-Zélande mais avec doute; enfin Deshayes 1853 (p. 25) l'a
citée de Taïti (Lesson).
Les divers échantillons que nous avons examinés ajoutent peu de choses à
la répartition que nous venons de tracer. Une confirmation de la présence de
1 espèce à Tahiti aurait été désirable, nous ne pouvons pas l’apporter. Par contre
nous pensons pouvoir établir avec certitude sa présence en Nouvelle-Zélande.
Hutton, qui l'avait mentionnée (sous le nom A. carpenteri) comme indiquée de
Nouvelle-Zélande par le Baron v. Müller, ajoutait : « I doubt the correctness
of this locality ». Or nous avons (ex coll. Denis) un exemplaire, de 33 mm, marqué
« Banks Peninsula, New Seeland ». Cette presqu’île est sur la côte Est de l'ile Sud,
c’est une provenance précise à laquelle on peut sans doute ajouter foi. Cependant,
comme cet exemplaire était étiqueté Dosinia subrosea, la provenance Nouvelle-
Zélande aurait pu être imposée par conformisme, si D. subrosea avait été citée
de la presqu'île de Banks par quelque auteur, mais elle ne l’a pas été. Nous
avons ausi rapporté à cette espèce deux petits échantillons du Musée de Leiden,
venant de l’île Waigeoe (H. A. Berstein), située entre les Moluques et la
Nouvelle-Guinée, devant la pointe Nord-Ouest de la Nouvelle-Guinée, et un échan¬
tillon de Celebes (E. J. Koperberg) ; et du Musée d'Amsterdam un petit échantillon
venant des Moluques (Mme Moens). Ces derniers renseignements étendent la répar¬
tition en direction des îles de la Sonde, d’où l’espèce n’a jamais été citée (1), ce
qui est curieux étant donnée la répartition d’ensemble que nous venons de tracer.
Dans les abondants matériaux de ces îles que contiennent les collections hollan¬
daises nous avons cependant pu en trouver au Musée de Leiden, de Timor, une
petite valve, et, de Sumatra, une valve de Pendawa et une valve de Belawan, qui
nous ont paru pouvoir être rapportées à cette espèce. Signalons enfin la localité
d® Karachi d’où viennent trois petits exemplaires du Musée de Bruxelles qui
étaient étiquetés D. rustica Rômer.
(I) Il v a bien pu ^nii4 i«
mals elle ««'fondée s:
a Amsterdam et qui est en fait u
i Jeune Dosinia Trailli (voir c
Source : MNHN, Paris
40
E.. FI8CHER-PIETTE. ET D. DELMAS
Variété TROSCHELI Lischke
1873. Dosinla Troscheli.
1874. Dosinla Troscheli Lischke.
1884. Dosinla Troscheli Lischke.
1891. Doslnia Troscheli Lischke.
1895. Dosinla Troscheli Lischke.
1952. Doslnia Troscheli Lischke.
1953. Dosinla ( Phacosoma ) troscheli
Lischke.
1955. Dosinla ( Phacosoma) troscheli
Lischke.
1962. Doslnia ( Phacosoma) troscheli
Lischke.
Lischke, Malak. Blâtt., 21, p. 24.
Lischke, Japan. Meeres-Conch., III, p. 89, pi. VIII,
Hg. 1, 2, 3.
Dunker Ind. Moll. mar. Jap., p. 203.
Stearns, List Moll. Coll. Jap., p. 15.
Pilsbry, Cat. mar. sh. Jap., p. 125.
Kuroda et Hade, Check List rec. Mol. Jap., p. 20.
Habe, Généra Japan. sh., p. 169.
Kira, Colour. Illiistr. sh. Jap., pi. 56, flg. 6.
Kira, Sh. West-Pacif. in color, pi. 57, flg. 6.
Les pâles traînées radiales brunes que porte la surface extérieure de la
coquille, sont le seul caractère différentiel pouvant être invoqué dans la compa¬
raison avec Dosinia japonica = tumida, les autres traits énoncés par Lischke
s’avérant sans valeur devant un nombre suffisant d’échantillons. Cette légère
différence de coloration nous paraît insuffisante pour maintenir D. Troscheli dans
un rang spécifique : nous admettrons qu’il ne s’agit que d’une variété. Peut-être
n’existe-t-elle qu’au Japon. Il y a bien, parmi les échantillons des collections du
Muséum, un exemplaire (de 63 mm) marqué « Indes », Coll. Roussel 1837. Mais
les provenances données à cette époque-là sont souvent fausses. .
Variété BISCOCTA Reeve
(PI. VIII, flg. 12 à 17)
Nous avons vu le type à Londres. Nous en donnons des figures, car celle qu’a
donnée Reeve a trop accentué l’angle postérieur et l’a, en même temps, placé
trop haut.
1850. Artémis biscocta.
1852. Artémis biscocta Rve.
1853. Dosinla biscocta Rve.
1856. Artémis biscocta Rve.
1869. Doslnia biscocta Rve.
1882. Dosinla biscocta Rve.
1895. Dosinia biscocta Rve.
1952. Dosinia biscocta Rve.
1953. Dosinla ( Phacosoma) biscocta
Rve.
1962. Dosinla ( Phacosoma ) biscocta
Rve.
1964. Dosinia [Phacosoma) biscocta
Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. IX, flg. 55.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 667, pl. 142, flg. 50.
Deshayes, Cat. biv. sh. Brit. Mus., p. 27.
Jay, Rep. sh. Japan Exped., p. 296.
Adams, Veneridae Japan, p. 233.
Dunker, Ind. Moll. Maris japonici, p. 203.
Pilsbry, Cat. mar. Moll. Japan, p. 126.
Kuroda et Habe, Check List mar. Moll. Japan,
p. 19.
Habe, Gen. Jap. sh., p. 196.
Habe, Colour. illustr. sh. Jap., II, pl. 58, flg. 16.
Habe, Shells West-Pacif. In color., II, pl. 58.
flg. 16.
Smith (1891, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 421) avait écrit qu’il fallait « perhaps »
placer D. bisecta [évidemment erreur pour biscocta] Rve dans la synonymie de
D. pubescens. Prashad (1932, Pelecyp. Siboga, p. 246) le fit ensuite sans hésita¬
tion. Mais étant donné que les auteurs japonais récents n’ont pas tenu compte
de cette opinion nous préférons prendre une attitude intermédiaire et traiter
biscocta en variété.
Nous ne citons pas dans les références de biscocta l’exemplaire figuré par
Romer (1862, Monogr. Dosinia, pl. XVI, flg. 3) qui diffère beaucoup de celui de
Reeve (voir ci-dessous, D. male coda).
C’est du Japon que tous les auteurs ont cité biscocta.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 41
DOSINIA (ASA) KASPIEWI n. sp.
(PI. IX, flg. 1 à 5)
1862. Dosinia cretacea Reeve. Romer ( non Reeve), Monogr. Dosinia, p. 34,
pl. VI, flg. 8.
Hidalgo (1903, Mem. Ac. Cienc. Madrid, t. 21, p. 308) avait déjà fait remar¬
quer que la figure de Romer de cretacea différait de celle de Reeve et qu’il devait
s'agir d’une autre espèce.
Nous avons reçu de M. Kaspiew, un exemplaire qui nous paraît appartenir
à la même espèce que celui qu'a figuré Romer, et qui provient d’Australie où
M. Kaspiew est établi. Nous figurons ce spécimen, conservé dans la collection
du Muséum, et le décrivons ci-dessous comme type de D. Kaspiewi.
Longueur 28 mm; hauteur 27 mm; épaisseur 13 mm. Coquille subcirculaire,
d un blanc jaunâtre, assez luisante grâce à la finesse des côtes concentriques peu
saillantes, sauf en avant et en arrière où ces côtes sont plus saillantes et un peu
moins nombreuses; leurs extrémités postérieures déterminent une très légère
denticulation des bords de l’area. Cette area est étroite, sa largeur maxima est
de 2 mm; elle est peu excavée; le long du ligament, qui est assez visible sur
1 cm de long et 0,8 mm de large, les bords des valves sont très légèrement
relevés. La lunule, cordiforme, a 3 mm de large et 3,5 de long; elle présente des
stries qui divergent à partir du sommet; deux de ces stries (une sur chaque
demi-lunule) sont de couleur brun-rouge, contrastant vivement avec le blanc
jaunâtre de la teinte de fond. Le sinus palléal est long, très étroit, presque
horizontal. Le plateau cardinal est peu élevé, 1,9 mm au maximum.
Rapports et différences. — Cette espèce a exactement le même aspect exté¬
rieur que Dosinia tenella Romer, mais le sinus palléal s’en écarte à tel point
(il est très large et assez ascendant chez D. tenella ) qu’il ne serait pas justifié
dunir les deux formes avant d’avoir trouvé des intermédiaires. Vis-à-vis de
D. cretacea à laquelle l'unissait Romer, la différence de hauteur est considérable,
le plateau cardinal est moins haut, le sinus palléal est plus étroit et beaucoup
moins ascendant. Par rapport à D. ovalis Romer, le sinus palléal est de forme
analogue mais est situé beaucoup plus bas, le plateau cardinal a moins de hauteur
(mais il n’est pas exclu que ce ne soit là qu’une différence d’âge), l’area est plus
étroite et le ligament se voit moins (là aussi, il pourrait ne s'agir que d’une
différence d’âge), la lunule est beaucoup moins enfoncée et beaucoup moins
plongeante.
DOSINIA (ASA) CRETACEA Rve
(Pl. IX, flg. 6 à 21)
1850. Artémis cretacea.
1850. Artémis lucinoides.
1852. Artémis lucinoides Rve.
1852. Artémis canaliculata.
1853. Dosinia lucinoides Rve.
1853. Dosinia canalicuta Sow.
1853. Dosinia cretacea Rve.
1862. Dosinia lucinoides Rve.
1862. Dosinia canaliculata Sow.
1889. Dosinia cretacea Rve.
1891. Dosinia cretacea Rve.
1896. Dosinia cretacea Rve.
1896. Dosinia canaliculata Sow.
1903. Dosinia cretacea Rve.
1903. Dosinia canaliculata Sow.
1905. Dosinia cretacea Rve.
1909. Dosinia cretacea Rve.
1937. Dosinia cretacea Rve.
1945. Dosinia cretacea Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. VI, flg. 35.
Reeve, Ibid. VI, pl. VIII, flg. 45.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 664, pl. 142, flg. 39.
Sowerby, Ibid., II, p. 668, pl. 143, flg. 58.
Deshayes, Cat. biv. sh. Brit. Mus., p. 18.
Deshayes, Ibid., p. 25.
Deshayes, Ibid., p. 28.
ROmer, Monogr. Dosinia, p. 48.
Romer, Ibid., p. 50.
Morlet, J. de Conchyl., 37, p. 169.
Fischer (P.), Soc. Hist. Nat. Autun, IV, p. 147 de
l’extrait.
Elera, Catal. Filipinas, III, Mol., p. 759.
Elera, Ibid., p. 760.
Hidalgo, Mem. R. Acad. Cienc. Madrid, t. 21,
p. 308.
Hidalgo, Ibid., p. 309.
Sturany, Nachr. D. Malak. Ges., 37, p. 138.
Lyge, Ac. R. Sc. Dk., 7° S., V, p. 250.
Serene, Inst. Océanogr. Indochine, note n° 30.
Myra Keen, Minutes Conchol. Cluf S. Calif., X
49, p. 36.
Source : MNHN, Paris
42
E. FISCHER-PIETTE
>. DELMAS
Le type de cretacea que nous avons vu au British Muséum et que nous
représentons, a 35x35x21 mm.
Nous plaçons lucinoides dans la synonymie de cretacea, ayant vu à Londres
le type, que nous figurons (pl. IX, fig. 9 à 11). C’est un exemplaire jeune et usé
de D. cretacea.
Nous y plaçons aussi canaliculata Sow., ayant également vu le type au Bri¬
tish Muséum. Ses dimensions sont 28x28,5x15,5 mm.
Nous n’avons pas vu l’exemplaire figuré par Sowerby (Thés. Conch., II,
p. 667, pl. 142, fig. 51) sous le nom A. cretacea Reeve, mais nous supposons qu’il
n'appartient pas à cette espèce, du fait que la figure montre une denticulation du
bord de l’area, et du fait que le texte dit que les côtes sont laminées.
Hidalgo (1903) a écrit à propos de D. cretacea : « La especie que da Rômer
en su Monogr. Dosinia, lâm. 6, fig. 8 como Dosinia cretacea, es diferente de la
publicada por Reeve con el mismo nombre, y por eso no la incluyo en la slno-
nimia. » Nous ne la retenons pas non plus, et en avons fait ci-dessus
D. Kaspiewi n. sp.
Un des caratères permettant de bien distinguer D. cretacea, est le fait que
sa lunule est nettement enfoncée par rapport aux surfaces des valves.
Le Muséum possède 2 échantillons bivalves, et 1 valve droite, du Siam, pro¬
venant de M. Pavie. Nous donnons des figures de l’un des individus, de 32x31
X 18 (pl. IX, fig. 12 à 16). On voit que le sinus palléal est très étroit et assez
allongé, et que la coquille est épaisse.
Nous 1 avons vu au Musée d’Amsterdam un échantillon de Bari en Rio, Flores,
qui a 28,5x30x16; et au Musée de Leiden un jeune des Moluques, île Batjan
située au sud-ouest de l’ile Djilolo. Dimensions 22x22,8x13. Nous le figurons
(pl. IX, fig. 17 à 21).
Voyons, d’après ces provenances ajoutées à celles qu’avaient déjà données les
auteurs, quelle est la répartition de Dosinia cretacea.
La localité de description est Manille; A. lucinoides a été décrite des Moluques
(Sowerby, tout en traitant de la môme forme car sa figure de lucinoides n’est
que la copie de celle de Reeve, donnait la Guinée pour provenance, ce que nous
tenons pour erroné). Morlet et P. Fischer, Serene, ont ajouté le golfe de Siam.
Sturany a cité l’espèce de Massaua, mais sans donner de figure, de sorte que
nous n’avons pas de certitude qu’il n’y ait pas de confusion avec tumida. Myra
Keen la cite de Oro Bay, Nouvelle-Guinée.
L’espèce est donc connue, depuis Massaua peul-ôtre, et, en tout cas, depuis
le golfe du Siam, et s’étend aux Philippines, Celebes, Flores et Nouvelle-Guinée.
DOSINIA (ASA) MALECOCTA n. sp.
Rômer (1862, Monogr. Dosinia, p. 59, pl. 16, fig. 3, 3 a, 3 b) a donné, sous
le nom Dosinia biscocla Reeve, la description et la figuration d’une coquille qui
nous parait trop différente de biscocta, dont nous avons vu le type à Londres
(et dont nous faisons une variété de D. tumida ) pour ne pas en être séparée.
Nous nous étions d’abord demandé s’il ne s’agissait pas de D. labiosa. Mais
sa lunule est bien plus visible de profil, la coquille se relève moins en avant
de la lunule, de sorte que la paroi extérieure de la fosse lunulaire ne se voit
pas sur la figure alors qu’elle se voit sur la figure de labiosa, le sinus palléal
est plus horizontal et la coquille est plus renflée.
Rômer a donné pour provenance le Japon, mais, puisque cette forme ne
semble pas y avoir été remarquée depuis lors, on peut se demander s’il n’a pas
fait que recopier la provenance donnée par Reeve pour l’espèce à laquelle il
attribuait son exemplaire, et si ce dernier n’était pas, en fait, dépourvu d’indi¬
cation de lieu.
DOSINIA (ASA) LEVICOCTA n. sp.
(Pl. X, flg. 1 à 5)
Dans la collection Daltzenberg à Bruxelles, se trouve un échantillon de
Hong-kong venant de M. Lavezzari qui l’avait tenu de M. Eudei, et que nous
croyons devoir placer au voisinage de Dosinia malccocta.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 43
Longueur 23 mm; hauteur 22 mm; épaisseur 13,6 mm. Contour assez arrondi,
interrompu par l'excavation lunulaire entre les crochets fort inclinés vers l'avant,
et un brusque relèvement de l’avant; l’arrière est légèrement anguleux. La lunule
n’est pas visible de profil car elle n'est pratiquement pas carénée, elle est presque
plate tout en étant nettement enfoncée par rapport à la surface des valves. Cet
enfoncement est d'un demi-millimètre à l’avant et d’un quart de millimètre à
1 arrière, par rapport aux talus de bordure qui, en dépit de la faiblesse de leur
élévation sont très francs, subabrupts. Cette lunule, subtriangulaire, est très
large sous les crochets : 4 mm de large pour une longueur de 3,8 mm. L'area,
qui va jusqu’à l’angle postérieur, est assez large (max. 2,5 mm), peu déprimée,
le bord de chacune des valves se relève très légèrement le long de la fente par
laquelle on aperçoit le ligament. Cette fente a Cl,4 mm de largeur maxima. Les
talus de bordure de l’area ne sont que très légèrement denticulés par l’extrémité
postérieure des côtes, car ces côtes sont très fines et très nombreuses. En com¬
mençant à les compter, sur la ligne médiane, à 1 cm du sommet, on en trouve 46
dans le centimètre suivant. Le sinus palléal, peu ascendant, est large de 4 mm
a la base, très long (8,5 mm), et étroit dans toute la seconde moitié de sa course.
L’extrémité est arrondie. Le plateau cardinal est très peu élevé : 2 mm. Colo¬
ration de l’extérieur : crème.
Cette forme est très voisine de malecocta au point de vue de la largeur
de la lunule, mais cette lunule est presque plate au lieu d’être très carénée, et
le plateau cardinal est incomparablement moins élevé.
II n’est pas impossible qu’il s’agisse, en fait d’un jeune de D. malecocta. Nous
nous sommes demandés aussi si ce ne serait pas un jeune de D. cretacea. niais la
lunule est moins enfoncée par rapport à la surface des valves, et surtout l’avant
de la coquille est beaucoup plus relevé devant la lunule.
DOSINIA (ASA) CRUDA n. sp.
(PI. X, ng. 6 à 10)
Dans la collection Dautzenberg, à Bruxelles, se trouve un échantillon de
Penang venant de M. Lavezzari qui l’avait tenu de M. Eudel et qui diffère peu
du précédent.
Longueur 21 mm; hauteur 21 mm; épaisseur 13 mm. Contour assez arrondi,
interrompu par l’excavation lunulaire entre les crochets et un relèvement modéré
de l’avant; l’arrière est légèrement anguleux; les deux moitiés de la lunule
forment une légère carène sur leur ligne d’affrontement, de sorte qu’elle est un
peu visible de profil. Cette lunule est presque superficielle, toutefois, des talus
très bas mais francs la bordent à droite et à gauche. Elle est cordiforme, large
de 3 mm, longue de 3,3 mm. L’area, qui va jusqu'à l'angle postérieur, est de
largeur modérée (1,9 mm), assez excavée (1 mm); le bord ligamentaire de la
valve gauche présente un relèvement à peine perceptible, celui de la valve droite
nen présente pas. La fente par laquelle on aperçoit le ligament a 0,3 mm de large.
Les talus de bordure de l’area ne sont que très légèrement denticulés par l’ex¬
trémité postérieure des côtes, car ces côtes sont très fines et très nombreuses.
Le sinus palléal, assez ascendant, large de 4 mm à la base, est long (7 mm), assez
étroit, terminé en arrondi. Le plateau cardinal est fort peu élevé : 1,5 mm. Colo¬
ration de l’extérieur : blanchâtre.
Celte forme diffère de levicocta par sa lunule plus superficielle, et, en môme
temps, plus carénée, moins triangulaire et beaucoup plus étroite, et par son
sinus palléal moins étroit. Mais il n’y aura peut-être plus lieu de faire de distinc¬
tion lorsque des récoltes plus abondantes auront été faites. Le fait que la lunule
est un peu visible de profil incite, encore mieux que pour levicocta, à penser qu’il
pourrait s’agir d’un jeune de malecocta, mais il faudrait supposer que le plateau
cardinal augmente beaucoup de hauteur relative, au cours de la croissance.
DOSINIA (ASA) ZILCHI n. sp.
(PI. X, ng. il à 15)
M. le Dr Zilcii, du Senckenberg Muséum de Francfort, a bien voulu nous
confier pour examen un échantillon de ce Musée, remis par Eduard Rômer en 1871
Source : MNHN, Paris
K. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
et conservé sous le numéro 5741 avec les indications suivantes : Dosinia (Dosi-
nia) fibula Reeve, Paratyp von Dosinia physema, Japan.
Humer considérait donc cet échantillon comme appartenant à l'espèce
D. physema décrite par lui en 1870 (Malak. Blàtter, p. 6) et non (igurée. De sorte
qu'en recevant cet exemplaire nous pensions pouvoir donner une figure repré¬
sentant l’espèce en question. Mais il correspond très mal à la diagnose de Rômer
pour la lunule, l'area et la dent latérale. Nous supposons donc qu’il y a eu dépla¬
cement d’étiquettes, à moins que Rômer ait conçu son espèce comme très variable.
Dans un cas comme dans l'autre, nous croyons bon de décrire cet échantillon
comme une espèce nouvelle dont il constitue l’holotype.
Il est blanc par places, jaunâtre par places, avec dans sa moitié ventrale de
fins éléments de lignes rayonnantes rouille pâle assez irrégulièrement dirigées.
Longueur 29,5 mm; hauteur 29 mm; épaisseur 17,7 mm. Contour subcirculaire
très peu entamé par le golfe de la lunule; autrement dit, les crochets, inclinés
vers l avant, sont peu saillants, et le relèvement du contour en avant de la lunule
est très peu accentué. A l'arrière, le contour est subanguleux. La coquille est un
peu pincée dans la région postérieure (sur 3 mm en bas), et le rayon limitant
cette zone postérieure est bien visible parce que constituant un léger fossé.
Dans cette zone postérieure, les côtes deviennent progressivement plus saillantes
en approchant du bord postérieur qui est denticulé par ces saillies. Les deux
crêtes ainsi dcnticulées qui délimitent l’area sont distantes de 3 mm au maxi
mum. L’area est très peu excavée, chaque valve y forme un léger fossé puis se
relève, le long de la fente ligamentaire, presque jusqu’au niveau des deux crêtes
denticulées. La fente par laquelle on voit le ligament a 0,7 mm de largeur maxima.
La lunule est remarquable, par rapport aux formes voisines, par le fait qu’elle
n’est ni triangulaire ni cordiforme, ses deux limites de droite et de gauche étant
presque parallèles jusqu’à courte distance de l’extrémité antérieure. Cette lunule
a 3,5 mm de long sur 2,7 mm de large. Elle n’est pas carénée mais à peine bom¬
bée, et elle est presque superficielle, ses limites de droite et de gauche ne consti¬
tuant que de très légers ressauts et son extrémité antérieure n’étant presque pas
plongeante. Le plateau cardinal n’a que 2,2 mm de hauteur maxima. La dent
latérale est une très petite papille. Le sinus palléal, large de 6,5 mm à sa base,
ne se rétrécit que modérément, et se termine en arrondi. Il n’est que modérément
allongé (9 mm) et modérément ascendant.
Rappelons que parmi les caractères que Rômer donnait pour Dosinia phy¬
sema, il y avait la lunule « dreieckig herzfôrmige » et « ausserordentlich tief
eingedrückt », l’area en « tiefen Einschnitt », et le caractère « crassus » de la
dent latérale. On voit combien l’échantillon que nous venons de décrire y
correspond mal.
Il est moins éloigné de D. cretacea Rve, qu’il rappelle beaucoup par sa forme
générale. Mais la lunule diffère complètement par son étroitesse, le parallélisme
de ses bords, sa situation beaucoup plus superficielle; la présence des lignes
colorées rayonnantes l’en distinguent aussi, ainsi que le sinus palléal qui est
plus large et nettement plus ascendant.
Par rapport à D. fibula, nom qui accompagnait l'échantillon, il faut noter la
lunule bien plus superficielle, non-plongeante à l’avant et non-cordiforme, le
plateau cardinal beaucoup moins élevé, l’area ligamentaire beaucoup moins cana-
liculée, et le sinus palléal beaucoup plus long, beaucoup plus large, beaucoup plus
ascendant, et arrondi à son extrémité au lieu d'être pointu.
DOSINIA (ASA) PUELLA Rômer
1862. Dosinia puella. Rômer, Malak. BUtt., X, p. 89.
1862. Dosinia puella Rôm. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 57, pl. XI, flg. 1.
Il ne faut pas confondre avec cette espèce de Rômer, celle qu’ANGAS a posté¬
rieurement publiée, sous le même nom, et que nous rebaptisons (voir plus loin,
Dosinia herbariorum).
L’espèce de Rômer, d’habitat inconnu, n’a à notre connaissance, pas été citée
depuis sa description. C’est une petite forme. Elle paraît très proche de D. tumida
Gray, toutefois aucun de nos jeunes échantillons de tumida n’a le sinus palléal
aussi pointu que celui que décrit et figure Rômer.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
45
DOSIiNIA (ASA) CUMINGII Reeve
1850. Artémis Cumingii.
1852. Artémis Cumingii Rve.
1853. Dosinia Cumingii Rve.
1862. Dosinia Cumingii Rve.
1896. Dosinia cumingl Rve.
1903. Dosinia cumingl Rve.
1952. Dosinia cumingii Rve.
1953. Dosinia (P/iacosoma) cumingii Rve
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. V, 11g. 30.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 670, pl. 143, Hg. 64.
Deshayes, Cat. blv. Sh. Brit. Mus., p. 20.
ROMer, Monogr. Dosinia, p. 61.
Elera, Catal. Filipinas, III, Mol., p. 759.
Hidalgo, Filipinas, Mem. R. Ac. Cienc. Madrid,
t. 21, p. 308.
Kuroda et Habe, Check List Moll. Japan, p. 19.
Habe, Généra Japan. shells, p. 169.
K KG. 2.
— Dosinia Cumingl Rve. Croquis d'un individu de la collection du Muséum,
pour le sinus palléal. X 1.
Nous avons vu au British Muséum le type de l’espèce. La figure de Reeve
est inexacte par ses écailles beaucoup trop marquées et la lunule bien trop
saillante. Ce type a 42,8 x 40 x 16,9 mm.
Cette espèce est proche de Dosinia tumida, dont elle se distingue par son
sommet plus dégagé, par la grande finesse et la grande régularité de sa striation
concentrique, par son area particulièrement large et d’aspect membraneux, par
ses rayons brun-pâle couvrant de grandes surfaces.
Les collections du Muséum n’en renferment qu’un échantillon de
37 x 36 x 17 mm. Ses bandes rayonnantes brunes atteignent le bord ventral,
contrairement à ce qui se voit sur la figure de Reeve. Il est marqué des Philip¬
pines (ex. coll. Jousseaume). Nous donnons un croquis (fig. 2) pour la forme
du sinus palléal.
L’espèce a été décrite des Philippines, et est connue aussi du Japon.
Nous en avons vu un échantillon à Leiden (Philippines) et deux à Bruxelles
(coll. Dautzenberg) dont un de Manille et un sans provenance.
DOSINIA (ASA) EXASPERATA Philippi
1846. Cgtherea prostrata.
1847. Cgtherea exasperata.
1850. Artémis exasperata Phil.
1850. Artémis Sieboldii.
1852. Artémis Sieboldii Rve.
1852. Artémis exasperata Rve.
1853. Dosinia exasperata Phil.
1853. Dosinia Sieboldii Rve.
1856. Artémis Sieboldii Rve.
1862. Dosinia prostrata L.
1869. Dosinia rostrata [sic] Chemn.
1882. Dosinia Sieboldii Rve.
1895. Dosinia Sieboldii Rve.
1900. Dosinia exasperata Phil.
Chenu, Illustr. Conchyl., pl. 10, flg. 9.
Philippi, Abbild., III, p. 24, pl. VIII, fig- 4.
Reeve, Conch. Icon., VI pl. IV, fig. 21.
Reeve, Ibid., pl. VII, flg. 39.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 669, pl. 143, flg. 57.
Sowerby, Ibid., p. 670, pl. 143, flg. 62.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 20.
Deshayes, Ibid., p. 21.
J a y, Rep. Sh. Japan Exped., p. 296.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 27, pl. V, flg. 3
(pl. VI, flg. 1 excl.).
Adams, An. Mag. Na. Hist., 4° s., III, p. 233.
Dunker, Ind. Moll. mar. Jap., p. 204.
Pilsbry, Cat. mar. Moll. Jap., p. 126.
Hedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbane,
Appendix, p. 308.
Source : MNHN, Paris
46
E. FISCHER-I'IETTE ET D. DELMAS
1903. Doslnla exasperata Phll.
1906. Doslnia sieboldi Rve.
1906. Dosinla exasperata Phll.
1906. Doslnia prostrala L.
1906. Doslnia exasperata Phil.
1953. Doslnia (Pfiacosoma) sieboldii Rve
Hidalgo, Filipinas, Mem. Real Ac. Clenc. Madrid,
XXI, p. 311.
Owston, Japan, Loochroan shells, p. 38 (flde
Prashad 1932 Siboga).
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond.,
p. 835.
Melvill et Staxden, Ibid., p. 835.
Lynoe, Mem. Ac. Sc. Danem., 7* s., V, p. 249.
Habe, Généra ot japanese shells, p. 199.
Il n'est pas certain que cette espèce ne doive pas être appelée Dosinia pros¬
trata L. Mais il y a incertitude sur ce qui correspond véritablement à ce que
Linné avait en vue. Voir à ce sujet Hanley, Ipsa Linn. Conch., p. 47, pl. I, fig. 7;
Hidalgo, Filipinas, p. 311; Lynge, Danish Exped. Siam, p. 249. Dans ces conditions,
nous préférons laisser de côté le nom prostrala et utiliser le nom postérieur
exasperata qui ne prête pas à équivoque.
Dosinia Sieboldii Reeve est synonyme, ainsi que l’avait indiqué A. Adams
dès 1869 dans son article des An. Mag. Nat. Hist., p. 233, où il rapporte cette
forme à Dosinia rostrata (sic). Nous nous en sommes assurés en examinant au
British Muséum le type de D. Sieboldii.
Nous n’avons pas inclus dans notre liste synonymique la citation faite par
Menke, 1849, Zeitschr. f. Malak., VII, p. 41, de Cytherea ( Artémis) exasperata
Phil. dans son étude « Meeresconchylien von Bathurst, Nordwestafrika ». Etant
donné la provenance, nous supposons qu’il y a eu une erreur de détermination.
Nous avons aussi exclu de notre liste synonymique la forme dont Rômer
( 1862, Monogr. Dosinia, p. 56, pl. XVI, fig. 4) s’est occupé sous le nom de D. Sie¬
boldii Reeve. C’est une coquille dépourvue d’écailles, anguleuse, à sinus palléal
court, très différente par conséquent de D. Sieboldii = D. exasperata, et dont
nous nous occuperons plus loin sous le nom Dosinia Eduardi.
D'après la liste de références que nous avons présentée, l’espèce serait connue
de l’Inde (Melvill et Standen), du Siam (Lynge), du Japon (divers auteurs), des
Philippines (Id.) et du Queensland (Hedley), mais il faudrait voir les exemplaires
que ces auteurs ont eus en mains pour être certains qu’il n’y a pas eu de
confusions avec D. Bruguieri (voir cette espèce).
Ceux des échantillons du Muséum qui ont une provenance sont marqués
des Indes (coll. Letellier), des Philippines (coll. Denis; coll. Jousseaume) et du
Japon (coll. Jousseaume), mais il ne sagit pas là do provenances constatées, elles
peuvent donc avoir été imposées par conformisme.
Au musée d’Amsterdam se trouve une valve récoltée par le « Siboga » dans
le détroit de Madoera (donc devant Sourabaya, Java). C’est la seule provenance
qui à nos yeux soit incontestable.
DOSINIA (ASA) MIRA Smith
1885. Doslnla mira. Smith, Challenger, XIII, Lamellibr., p. 152, pl. I,
ng. 3 - 3 e.
Localité : S.-W. of N. Guinea, 25 fathoms.
Espèce tout à fait particulière par l’allongement de son plateau cardinal et
sa costulation lamellaire aussi vigoureuse qu’irrégulière. Nous avons examiné le
type au British Muséum. Il est très bien représenté.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
DOSINIA (ASA) REGULARIS Dunker
1858. Dosinia regularis. Dunker, Novilates Conch., p. 82, pl. XXVII,
fig. 20 à 22.
Espèce d’habitat inconnu et qui n’a pas été citée depuis sa description. Nous
ne la connaissons donc pas véritablement. Nous la mettons dans les Asa parce
que Dunker la dit apparentée à Dosinia scabriuscula. Mais sa forme évoquant un
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
47
carré, et son sommet très peu saillant, feraient plutôt penser à une Dosinella,
dont l’écarte cependant le fait que la lunule est « sulco profundo terminata »
ainsi que le volume de sa dent latérale. Ni le texte ni la figure ne permettent de
bien savoir comment est constituée l'area ligamentaire.
DOSINIA (ASA) TENUILIRATA Dunker
1858. Dosinia tenuilirata. Dunker, Novitates Conclu, p. 80, pi. XXVII, flg 14
à 16.
Espèce décrite de Ceylan, qui n’a pas été citée ultérieurement, et dont nous
n’avons rencontré aucun échantillon. Nous la plaçons dans les Asa plutôt que
dans les Austrodosinia à cause de l’écartement des valves au-dessus du ligament,
mais sans certitude. Son caractère le plus frappant est le sinus palléal remar¬
quablement long et presque horizontal.
DOSINIA (ASA) ASPERA Reeve
1850. Artémis aspera.
1852. Artémis aspera Rve.
1853. Dosinia aspera Rve.
1862. Dosinia aspera Rve.
1869. Dosinia aspera Rve.
1896. Dosinia aspera Rve.
1903. Dosinia aspera Rve.
1948. Dosinia aspera Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. IX, flg. 49.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 668, pl. 143, flg. 56.
Desüayes, Cat. biv. Sh. Brlt. Mus., p. 25.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 56, pl. X, flg. 4.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4* s., III, p. 233.
Elera, Catal. Filipinas, III, p. 759.
Hidalgo, Filipinas, Mem. Real Ac. Cien. Madrid,
t. 21, p. 311.
Ray, Rec. Ind. Mus., XLVI, p. 117.
Nous ne pouvons parler de cette espèce en connaissance de cause, n’en ayant
pas trouvé le type au British Muséum. Reeve et Romer en décrivent la costulation
de façon concordante, mais les contours de leurs figures sont si peu semblables
que nous doutons qu’ils aient parlé d’une seule et même espèce.
Reeve a donné le Japon pour provenance, mais les auteurs japonais ne
citent pas cette espèce. Elera et Hidalgo la citent des Philippines, et Ray dit
qu’elle était connue de Penang, Maungmagan, Port Curitis et Manille et il la
cite de la côte de Coromandel.
Section Austrodosinia Dali 1902
Type Dosinia anus Phil.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) ANUS Phil.
1843. Artémis austratis Q. et G.
1848. Artémis anus.
1850. Cytherea ( Artémis) anus Phil.
1850. Artémis anus Phil.
1852. Artémis anus Phil.
1853. Dosinia anus.
1862. Dosinia anus Phil.
1873. Dosinia anus Phil.
1878. Artémis anus Phil.
1880. Artémis austratis Gray.
1884. Dosinia austratis Gray.
1913. Dosinia ( Austrodosinia) anus Phil.
1915. Dosinia ( Austrodosinia) anus Phil.
Gray (non Q. et G.) in Dieffenbach, Travels in
New Zealand, II, p. 249.
Philippi, Zeitschr. î. Malak., p. 132.
Philippi, Abbild., III, p. 23, pl. VIII, flg. 1.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. II, flg. 10.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 674, pl. 144, flg. 82.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus. p. 23.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 29, pl. V, flg. 4.
Hutton, Cat. mar. Moll. New Zealand, Wellington,
Colonial Mus., p. 71.
Hutton, J. de Conchyl., 26, p. 48.
Hutton, Manual N. Zeal. Moll., p. 150.
Hutton, Proc. Lin. Soc. N.S.W., IX, p. 523, Index,
p. 89.
Suter, Man. N. Zeal. Moll., p. 978, pl. 60, flg. 9.
Iredale, Trans. Proc. N. Z. Inst., XLVII (1914)
p. 493.
Source : MNHN, Paris
•58
E.. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
L’échantillon figuré par Philippi était de taille médiocre; la figure de Reevb
mesure 69 mm; celle de Rômer, 70 min. Le plus grand de nos échantillons
(M. Serre) mesure 75 mm de long, 72 mm de haut et 30 mm d’épaisseur.
Espèce connue pour habiter la Nouvelle-Zélande. Suter a défini comme suit
son habitat : « North and South Islands, hut not found soûl h of Omaru; Kermadec
Islands ».
DOSINIA (AUSTRODOSINTA) JUVENILIS Gmel.
1784. Venus juvenls.
1786. Venus juvenis Cheirm.
1791. Venus juvenilis.
1816. Venus juvenis Chemn.
1818. Cylherea juvenilis Uniel.
1818. Cytherea rufa.
1828. Venu* Juvenilis.
1844. Cytherea juvenilis L.
1846. Cytherea rufa Lmk.
1846. Cytherea juvenilis Lmk.
1850. Artémis rufa.
1850. Artémis juvenilis.
1850. Artémis laminala.
1852. Artémis rufa.
1852. Artémis juvenilis finie].
1852. Artémis laminala Rve.
1853. Dosinia laminala Rve.
1853. Dosinia juvenilis Omcl.
1858. Venus juvenilis Gmel.
1860. Dosinia eburnea.
1862. Dosinia juvenis Chemn.
18G2. Dosinia laminala Rve.
1862. Dosinia eburnea ROmer.
1869. Dosinia juvenis Chemn.
1869. Dosinia laminala Rve.
1869. Artémis juvenilis Gmel.
1869. Dosinia laminala Rve.
1881. Dosinia juvenis Chemn.
1882. Dosinia laminala Rve.
1891. Dosinia juvenis Chem.
1895. Dosinia laminala Rve.
1896. Dosinia juvenis Chemn.
1896. Dosinia laminala Rve.
1897. Dosinia juvenis Chemn.
1903. Dosinia juvenis Chemn
1909. Dosinia laminata Rve.
1937. Dosinia juvenus (sic) Chemn.
1945. Dosinia juvenilis Gmel.
1945. Dosinia juvenilis Gmel.
1945. Dosinia laminata Rve.
1952. Dosinia juvenilis Gmel.
1953. Dosinia ( Bonartemis) juvenilis
Gmel.
1962. Dosinia ( Bonartemis ) juvenilis
Gmel.
Chemnitz, Conch. Cab., Vil, p. 21. pl. 38, flg. 405.
SchhOter, Einlelt., III, p. 167.
Gmelin, Syst. Nat., XIII, p. 3287.
Encycl. Méth., Il, pl. 280, flg. 2 a, b.
Lamarck, An. s. Vert., V, p. 579 (569 sur exempl.
non-eorrigés).
Lamarck, Ibid., p. 580 (570 sur exempl. non-cor¬
rigés).
Wood, Index Test., p. 38, pl. 8, flg. 85.
Philippi, Abbild. I. p. 172.
Chenu, Illustr. Conchyl., pl. 8, flg. 15.
Chenu, Ibid., pl. 14, flg. 9.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. I, flg. 3.
Reeve, Ibid., pl. I, flg. 5.
Reeve, Ibid., pi. VII, flg. 41. .
Sowhhhy, Thés. Conch., II, p. 673, pl. 144, flg. 77
SOWERBY, Ibid., p. 673. pl. 144. flg. 74 à 76.
Sovverby, Ibid., p. 674, pl. 144. flg. 86.
Desiiayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 22.
Ueshayes, Ibid., p. 23.
Homer, Krit. l’mters, p. 102.
Humer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 120.
ROmer, Monogr. Dosinia, p. 51, pl. IX, llg. 2, 3, 4.
ROmer, Ibid., p. 62, pl. X. llg. 3, et pl. XVI, flg. 2-
ROmer, Ibid., p. 65.
Pfeiffer in Conch. Cab.. ed. 2, p. 93, pl. 9, flg. 7.
Pieu-fer In Conch. Cab., ed. 2, p. 104, pl. 26,
llg. 10-12.
Issel, Malac. Mar Rosso, p. 72.
Adams, An. Mag. Nat. IILst., 4* s., III, p. 233.
Rochf.brune, Bull. Soc. Philom., p. 48.
Dunker, In Moll. Mar. Jap., p. 203.
Fischer (P.), Bull. Soc. Hist. Nat. Autun, IV,
p. 148.
PiLsnnY, Cat. mar. Sh. Jap., p. 126.
Elera, Catal. Filipinas, III, Mol., p. 760.
Elera, Ibid., p. 761.
Melvill et Sykes, Proc. Mal. Soc. Lond., IL
p. 172.
Hidalgo, Filipinas, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid,
t. 21, p. 304.
Lynge, Mem. Ac. Roy. Sc. Danemark, 7“ s., V,
p. 248.
Serene, Inst. Océanogr. Indochine, 30* Note, p. 61-
Altena, Zool. Medcd., XXV, p. 150.
Keen, Min. Conch. Club South Calif., X, 49, p. 36.
Keen, Ibid., p. 36.
Kuroda et Haoe, Check List rec. mar. Moll. Japan
p. 19.
Hade, Gen. Jap. Sh., p. 169.
Habe, Colour. Illustr. Shells, Japan, (II), pl. 58,
flg. 17.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
49
Cette espèce est en général colorée de taches brun-rouge sur fond blanc,
mais il y a aussi des individus tout blancs, et d’autres entièrement brun-rouge.
Le nom rufa s’appliquant, selon les auteurs, tantôt à des individus entièrement
brun-rouge et tantôt à des individus chez lesquels le brun-rouge prédomine sur
un fond blanc, nous nous sommes résolus à ne pas donner une synonymie distincte
de variété rufa.
C’est un individu blanc de juvenilis qui a reçu de Reeve le nom Artémis
laminata. Nous avons pu l’examiner au British Muséum. Il en est de même de
D. eburnea Rômer, que cet auteur n’avait pas figurée mais dont nous avons éga¬
lement examiné le type au British Muséum.
La surface des côtes n'est pas vraiment lisse. A un degré plus ou moins
marqué selon les individus, en promenant l’ongle le long des côtes on les sent
comme granuleuses, et en lumière rasante on voit que cela est dû à des stries
rayonnantes qui mordent légèrement leur surface.
Les provenances données pa T- la littérature sont surtout les Philippines, mais
aussi le Japon, Java (Altena), la Nouvelle-Guinée (Keen), Poulo Condor, Indochine
(P. Fischer, Rochebrune), les îles Andaman (Melvill et Sykes), Ceylan (Rômer,
sous le nom eburnea), et le golfe d’Akaba, mer Rouge (Issel). Cette dernière pro¬
venance est mise en doute par Lamy en 1929 (Bull. Mus., p. 260).
La collection du Muséum contient un individu nommé Cytherea juvenilis par
Lamarck et marqué de Chine, d’autres des Philippines, venant de divers collec¬
tionneurs, un de Singapour (coll. Jousseaume, 1921), qui tend vers la var. contusa
dont nous parlerons plus loin, un de Sumatra (M. Bourdas, 1836). Un exemplaire
de la coll. Denis (1945) est marqué de l’Australie du Nord-Ouest. Un exemplaire
anonyme est marqué de l’océan Pacifique. Et enfin nous avons 4 exemplaires
marqués de la Nouvelle-Calédonie : l’un d’eux vient de M. Marie, 1872; les trois
autres viennent de la collection Petit 1872, et l’un d’eux est un jeune de 18 mm
qui incite à penser que la provenance est valable, car les lots colportés par les
marins ou offerts par les marchands ne comportent généralement que des individus
de belle taille.
Dans la collection de Bruxelles, en plus des Philippines, il y a « Bougain¬
ville » (sans doute le détroit de Bougainville des Moluques ?), la Nouvelle-Guinée
australienne à Morobe, et un lot d’échantillons rufa marqués d’Australie (achat
SOWERBY).
Les Musées d’Amsterdam et de Leiden donnent beaucoup de provenances
dlnsulinde : de Sumatra (Atjeh, donc pointe Nord de l’île); de Java (Batavia;
Cheribon; Bezoeki); de Bali; de la baie d’Eudeh, Flores; de Bornéo (Labuan dans
le nord-ouest; Balik Papan dans le sud-est); des Celebes; des Moluques (Amboine;
Banda; Batjan; Obi); et de Nouvelle-Guinée (Merauke).
Ainsi la répartition de l’espèce serait très vaste, allant de Ceylan (ou même
de la mer Rouge ?) au Japon, Philippines. Insulinde et à la Nouvelle-Calédonie
en passant par l’Australie du Nord-Ouest et la Nouvelle-Guinée.
Variété CONTUSA Rve
(PI. X, flg. 16 à 18)
1850. Artémis contusa.
Reeve, Conclu Icon., VI, pl. VII, flg. 38.
Sowerby, Thés. Conclu, II, p. 672, pl. 143, flg. 70.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 28.
Brazier, Proc. Lin. Soc. N.S.W., IX, p. 801.
Hebley, J. Roy. Soc. West. Austr., I, p. 14.
1852. Artémis contusa. Rve.
1853. Dosinia contusa Rve.
1884. Dosinia contusa Rve.
1915. Dosinia contusa Rve.
Nous avons laissé de côté la citation et la figuration de D. contusa Reeve par
«omer, 1862, Monogr. Dosinia, p. 57, pl. XI, fig. 2, car il s'agit certainement d'une
autre forme, à laquelle nous donnons plus loin une autre désignation.
Morlet (1889, J. de Conchyl., 37, p. 170) a cité des îles du golfe du Siam
U- contusa, avec référence à la figure de Reeve. Mais Dautzenberg et H. Fischer
U906, J. de Conchyl, 54, Contr. faune malac. Indochine, p. 216) ont écrit à propos
T m Gruneri •' « H est probable que c'est cette espèce qui a été indiquée par
• Morlet sous le nom de D. contusa. » D’ailleurs, Lynge (1909, Mem. Ac. Roy. Sc.,
s '°s., V, p. 250) écrit que l’Expédition danoise au Siam n’a pas récolté cette
Source : MNHN, Paris
50
E. F1SCHER-PIETTE ET D. DELMAS
espèce et il rappelle l’opinion de Dautzenberg et Fischer; néanmoins Serenb
(1937, Inst. Océanogr. Indochine, 30* note, p. 61) a fait état de la donnée de
Morlet dans son inventaire des invertébrés de l'Indochine.
Nous avons tendance à croire que c’est en raison de l’éloignement des pro¬
venances connues pour D. contusa, que Dautzenberg et Fischer ont émis leur
doute. Et, maintenant que nous rattachons contusa, à titre de variété, à juvenilii
qui est connue des îles Andaman, nous pensons que la donnée de Morlet est
peut-être à retenir; d’autant plus que nous connaissons de Java (Musée de Leiden),
donc entre l’Australie et le Siam, un exemplaire de juvenilis qui tend à contusa.
Nous avons examiné le type de Reeve de contusa (nous le figurons, pl. X,
lîg. 16 à 18 ), qui nous a paru être un juvenilis plus haut que d’autres et à area
ligamentaire plus large qu’à l’ordinaire, mais avec une telle similitude de char¬
nière, de sinus palléal, de sculpture, qu’il ne s’agit, à notre avis, que de variation.
D’ailleurs, en Nouvelle-Guinée existent les deux formes. Et à Labuan (Bornéo),
dans un lot de 3 valves (Musée de Leiden), une est juvenis, une autre est contusa,
et la troisième est intermédiaire.
Dans un lot de contusa de Merauke, Nouvelle-Guinée occidentale, qui se
trouve au Musée d’Amsterdam, existe un échantillon très frais, de 39, mm de long,
40,6 mm de haut et 22,8 mm d’épaisseur, qui est de teinte brun clair.
D. contusa a été décrite du Nord de l’Australie; Hedley l’a citée d’Australie
occidentale; Brazier, qui l’a eue de l’Australie du Nord-Ouest, a fait savoir qu’elle
existait en Nouvelle-Guinée : « During the Chevert Expédition to New Guinea
we purchased a large quantity of specimens from the natives of Katow who
obtained them at low water by digging for them in the sand. »
Elle existe aussi à Java, nous en avons vu au Musée de Leyde un exem¬
plaire, « strand te Cheribon ». Et nous avons noté ci-dessus son existence à
Bornéo.
On voit que ces diverses provenances de D. contusa se trouvent dans faire
de dispersion de D. juvenilis.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) SANATA n. sp.
1862. Dosinia contusa ltve. Rome h, Monogr. Dosinia, p. 57, pl. XI, lîg. 2.
Nous pensons que sous le nom contusa Rve, Romer a traité une espèce diffé¬
rente, à côtes plus fines, moins visibles à leurs extrémités postérieures, à lunule
plus courte, à sinus palléal bien plus étroit, et dont la forme générale n’évoque
pas un triangle comme le font la ligure et le texte de Reeve. Romer ayant donné
pour provenance Australia borealis (Point Cunningham) qui est exactement celle
qu’avait donnée Reeve, il est vraisemblable qu’il a formulé cette provenance
d’après Reeve et que par conséquent l’échantillon figuré par lui était d’habitat
inconnu.
Nous considérons cet échantillon comme le type d'une espèce distincte que
nous appelons Dosinia sanata. Nous la plaçons dans la section Austrodosinia, mais
sans certitude.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) SCALARIS Menke
1843. Cytherea scalaris.
1844. Cytherea scalaris Mke.
1850. Artémis scalaris Mke.
1852. Artémis scalaris Mke.
1853. Dosinia scalaris Mke.
1856. Artémis scalaris Mke.
1862. Dosinia scalaris Mke.
1869. Dosinia scalaris Mke.
1884. Dosinia scalaris Mke.
1915. Dosinia scalaris Mke.
Menke, Moll. Nov. Holl., p. 42.
Philippi, Abblld., I, p. 172.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. Il, flg. 11.
Sowekdy, Thés. Conch., Il, p. 674, pl. 144, flg. 78.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 22.
Hanley, Catal. Rec. blv. Sh., p. 357, pl. 15,
flg. 43.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 52, pl. X, flg. 1.
Frauenfeld, Verhandl. Zool. Bot. Ges. Wlen, 19
p. 882.
Brazier, Proc. Lin. Soc. N.S.W., IX, p. 801.
Hedley, J. Roy. Soc. West. Austr., I, p. 14.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 51
Nous nous sommes demandés si D. scalaris ne devait pas être réunie à D. juve-
nilis Gmel., mais nous n’avons pas trouvé d’intermédiaires. D. scalaris, en dehors
du fait qu’il peut atteindre une taille bien plus grande que juvenüis (la figure
de Reeve a 86 mm; le plus grand de nos échantillons a 78 mm), est une coquille
moins renflée et dont l’avant se projette davantage devant les sommets. De
plus, ses côtes sont lisses, n’étant pas croisées par les légères stries rayonnantes
que présente D. juvenilis.
L’espèce a été décrite du Nord-Ouest de l’Australie; elle y a été citée avec
plus de précision, par Brazier, de Copak; plus au Sud, elle est connue de l’em¬
bouchure de Swan River. Frauenfeld l’a également citée de Java. Comme nous
n’avons pas vu d’échantillons de l’Insulinde dans les collections de Leiden et
d’Amsterdam, nous nous demandons s’il ne s’agirait pas d’une confusion avec
D. juvenüis. Tous les spécimens de la collection de Bruxelles sont marqués d’Aus¬
tralie. Ceux de la collection du Muséum également. Il semble donc qu’il s’agisse
dune espèce dont l’aire géographique est très limitée.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) DESHAYESII Adams
1855. Dosinla Deshayesii.
1862. Dosinla Deshayesii Ad.
1869. Doslnia Deshayesi Ad.
1884. Dosinla deshayesii Ad.
1885. Dosinia deshaijesii Ad.
1900. Dosinla deshayesi Ad.
1914. Dosinla deshayesi Ad.
1930. Dosinia deshayesii.
Adams, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 223.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 55.
Pfeiffer in Conch. Cab., ed. 2, XI (1), p. 105,
pl. 26, flg. 13-15.
Smith, Rep. Voy. « Alert », Mollusca, p. 96.
Smith, Rep. Voy. « Challenger », Zoo’.., XIII,
p. 149, pl. I, flg. 1-1 e.
Hedley, Austr. Assoc. Adv. Sc., Brisbane, Appen-
dix, p. 348.
Gatliff et Gabriel, Proc. Roy. Soc. Victoria,
XXVII, I, p. 97 et 98.
Iredale, Mem. Queensland Mus., X, 1, p. 75.
Smith a donné d’excellentes figures du type.
Adams comparait son espèce à D. scalaris; Romer aussi; Smith lui trouvait
encore plus de ressemblance avec D. juvenis (c’est-à-dire D. juvenüis), et ter¬
minait ainsi : « in conclusion, I may observe that ail the tree species are very
closely related, and by some might be regarded as variations of one the same
species, but if Dosinia scalaris to be retained distinct from D. juvenis, we must
admit the validity of the présent form. »
Il suffit de comparer les sinus palléaux pour être persuadé que D. Deshayesi
est distinct à la fois de D. scalaris et de D. juvenilis. C’est une bonne espèce.
Le type, que nous avons examiné au British Muséum, nous a montré à quel point
ses côtes, très lamelleuses et inclinées en direction des sommets, sont particulières.
Cette espèce est connue du Nord de l’Australie et du Détroit de Torrès. Le
Muséum n’en a aucun exemplaire.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) ALTIOR Deshayes
(PI. X, flg. 19 à 21)
1853. Dosinla altlor.
1860. Dosinla salebrosa.
1862. Dosinia salebrosa R8m.
1862. Dosinla altlor Desh.
1898. Dosinla salebrosa R8m.
1906. Dosinia salebrosa R8m.
Deshayes, Cat. blv. Sh. Brit. Mus., p. 25.
R8mer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 122.
R8meh, Monogr. Dosinia, p. 50.
ROmer, Ibid., p. 63.
Mf.lvill et Standen, J. of Conchol., IX, p. 83.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906
II, p. 834.
Bien qu’ayant fait l’objet de deux descriptions distinctes, cette espèce n’avait
pas été figurée. Nous avons vu au British Muséum le type de Deshayes de altior,
/ I î ous le figurons. Nous y avons vu aussi les deux spécimens de Rômf.k de
salebrosa, et il nous est apparu que c’étaient de jeunes altior.
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Cette espèce ressemble beaucoup à Dosinia contusa Rve par sa forme géné¬
rale et par les extrémités antérieures et postérieures des côtes. Mais les côtes
sont baucoup plus fines et plus nombreuses, elles ne sont pas croisées par une
sculpture rayonnante, la dent latérale est triangulaire au lieu d’ôtre allongée, et
le sinus palléal, déjà nettement moins large à la base, est bien plus rétréci à son
extrémité qui forme, soit un arrondi à rayon de courbure bien plus court, soit
même une pointe, et il est plus long.
Les échantillons de Rômer sont le Malacca, Mei.vill et Standen l’ont citée
d’abord de Madras et de Ceylan, puis de Charbar. Au British Muséum nous avons
déterminé comme altior un lot de nombreux individus de Goa (Dona Paula), et
une valve de Bombay (A. Abercombie). Au Muséum de Paris se trouvent deux
échantillons envoyés par la Wu-Han University avec la provenance Cliefoo. Il
s’agit sans doute de Tché-Fou, devant le golfe de Petchili. On voit que cette
espèce a une répartition assez large.
Les dimensions des échantillons du Muséum sont les suivantes : longueur
32 mm, hauteur 32,7 mm, épaisseur 17,8 mm; longueur 30,3 mm, hauteur 31,5 mm.
épaisseur 15,8 mm. La lunule de l’un d’eux est teintée en rose brunâtre.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) HISTRIO Gmcl.
1781. Venus exolela variegata.
1786. Die veraltete bundgekleidcte
Venus.
1791. Venus Ilislrio.
1817. Venus Histrio Gmel.
1824. Venus hlstrlo.
1828. Venus Ilislrio.
1834. Venus australis.
1842. Cytherea ( Arthcmis ) auslralls
Q. et G.
1843. Cytherea Ilislrio Gmel.
1843. Artémis Hislrio Gmel.
1849. Artémis scabra.
1850. Artémis variegata.
1852. Artémis variegata.
1852. Artémis lirata.
1852. Artémis lentienlaiis.
1853. Dosinia variegata.
1853. Dosinia scabra Pliil.
1858. Dosinia variegata Cliemn.
1858. Venus hlstrlo Gmel.
1862. Dosinia hls/rio Gmel.
1869. Dosinia hislrio Gmel.
1869. Dosinia grata Desh.
1869. Dosinia scabra Phil.
18G9. Dosinia lirata Sow.
1870. Dosinia variegata Chemn.
1870. Artémis variegata Chemn.
1880. Artémis histrio Gmel.
1882. Dosinia histrio Gmel.
1884. Dosinia histrio Gmel.
1885. Dosinia histrio Gmel.
1895. Dosinia histrio Gmel.
1896. Dosinia variegata Chemn.
1896. Dosinia lenticularis Sow.
1896. Dosinia hlstrlo Gmel.
1898. Dosinia hislrio Gmel.
1899. Dosinia hlstrlo Gmel.
1899. Dosinia histrio Gmel.
Chemn rrz, Conch. Cab., VII, p. 23, pl. 38, flg. 407.
Schroter, Einleit., III, p. 1G8.
Gmeun, Syst. Nat., VI, p. 3287.
Dii.lwyn, Cat., I, p. 197.
Rose, Hist. Nat. Coq., p. 63.
Woon, Index test., p. 38, pl. 8, (Ig. 86.
Quoy et Gaimard, Voy. Astrolabe, III, p. 528,
pl. 84. flg. 11-12.
Phimppi, Abblld., I, p. 172.
IlANt.EY, Cat. rec. biv. Sh.. p. 103.
Hani.ey, Ibid., p. 107 noie (1).
Philippi, Zeitschr. f. Malak., p. 19.
Rf.eve, Conch. Icon., VI, pl. VI, (lg. 33 a, b, c.
Soweuby, Thés. Conch., II, p. 675, pl. 144, (lg. 83.
Soweiiby, Ibid., p. 675, pl. 144, (lg. 85.
Sowfrby, Ibid., p. 675, pl. 144, (lg. 81.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Rrit. Mus., p. 24.
Desiiayes, Ibid., p. 24.
P. Fischer, J. de Conchyl., VIII, p. 337.
Romer, Krit. l'nters., p. 102.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 33, pl. VI, (lg. 2 et 3-
Pfeiffer in Conch. Cab., ed. 2, p. 95, pl. 9, (lg. 9.
Pfeiffer (non Deshayes), Ibid., p. 102, pl. 26,
(lg. 3 à 5.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4* s., III, p. 233.
Adams, Ibid., p. 234.
McAndrew, An. Mag. Nat. Hist., p. 447.
Cooke, An. Mag. Nat. Hist., 5* s., 18, p. 102.
Von Martens, Moll, in Mobius, Beltr. Mauritius
Seych., p. 325.
Dunker, Ind. Moll. mar. jap., p. 204.
Smith, Rep. Voy. « Alert », Mollusca, p. 96.
Smith, « Challenger », XIII, Lamell., p. 152.
Pii.sbry, Cat. mar. Moll. Japan, p. 126.
Elera, Catal. Fillpinas, III, p. 761.
Elera, Ibid., p. 761.
Siiopi.and, J. Bombay Nat. Hist. Soc., X, p. 232
Melvill et Sykes, Proc. Mal. Soc. Lond., p. 47.
Mei.vill et Standen, Journ. Linn. Soc. Lond..
XXVII, p. 194.
Sturany, Exped. « Pola ». Roth. Meer, XIV.
Lamell.. p. 28.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
53
1000. Dosinia histrio Gme!.
1902. Dosinia histrio Ginel.
1903. Dosinia histrio Gmel.
1903. Dosinia tenticularis Sow.
1903. Dosinia variegata Gray.
1900. Dosinia histrio Gmel.
1900. Dosinia histrio Gmel.
1911. Dosinia histiio Gmel.
1914. Dosinia victoriae
1910. Dosinia histrio Gmel.
1924. Dosinia victoriae Gat et Gai).
1929. Dosinia histrio Gmel.
1929. Dosinia histrio Gmel.
1929. Pardosinia aima.
1929. Bonartemis stabilis.
1932. Dosinia ( Austrodosinla ) histrio
Ginel.
1937. Pardosinia aima subsp. extranea.
1937. Dosinia histrio Gmel.
1937. Dosinia variegata Chemn.
1938. Dosinia histrio Gmel.
1938. Dosinia victoriae Gat. et Gab.
1938. Dosinia euctia.
1939. Dosinia histrio Gmel.
1940. Dosinia ( Austrodosinla ) histrio
Gmel.
1942. Dosinia ( Austrodosinla) histrio
Gmel.
1952. Dosinia histrio Gmel.
1953. Dosinia {Bonartemis ) histrio. Gmel
1954. Dosinia variegata Chemn.
1954. Dosinia histrio Gmel.
1901. Dosinia histrio Gmel.
1901. Dosinia victoriae Gat et Gab.
1901. Dosinia euclia Cott. et Godf.
1902. Dosinia (Bonartemis) histrio Gmel.
1902. Dosinia grata Desh.
1902. Kereia victoriae Gat et Gab.
1903. Pardosinia extranea Ired.
1904. Dosinia ( Bonartemis) histrio Gmel.
Hedley, Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbane.
Appendix, p. 348.
Shopland, Proc. Mal. Soc. Lond., V, p. 178.
Hidalgo, Filipinas, Mem. E. Ac. Cienc. Madrid,
21, p. 314.
Hidalgo, Ibid., p. 310.
Phitchaiid et Gatliff, Proc. Boy. Soc. Victoria,
N. S., XVI, 1. p. 133.
Melvill et Standen, Moll. Persian Gulf [etc.l
Coll. Townsend. Proc. Zool. Soc. Lond., 1900
II, p. 835.
Hedi.ey, Proc. Lin. Soc. N.S.W., 31, p. 405.
Lamy, Bull. Mus., XVII, p. 132.
Gatliff et Gabriel, Proc. Roy. Soc, Victoria,
N. S-, XXVII, part. 1, p. 90, pl. XVI, llg. 17
à 19.
Smith, Proc. Malac. Soc. Lond., p. 13.
Iredale, Proc. N.S.W., 49, p. 208.
Lamy, Bull. Mus., 2° s., I, p. 201.
Dautzenberg, Faune Colon. fr„ III, p. 000.
Iredale, Mem. Queensl. Mus., IX, 3, p. 205,
pl. XXX, llg. 15, 16.
Iredale, Ibid., p. 205, pl. XXX, flg. 3. 4.
Prashad, Lamellibr. Siboga, p. 244.
Iredale, Austr. Zool., 8, p. 241, pl. 10, (lg. 7.
Viader, Mauritius Inst. Bull., I, 2, p. 67.
VlADER, Ibid., p. 67.
Lamy, Mém. Inst. Egypte, XXXVII, p. 25.
Cotton et Godfrey, Moll. South. Austr., I, Pele-
cvp., p. 231, flg. 253.
Cotton et Godfrey, Ibid., p. 231, flg. 254.
Moazzo, Mém. Inst. Egypte, XXXVIII, p. 84.
Nomura, Rec. oceanogr. works Jap., XII, 1, p. 96.
Fischer-Piette et Lamy, Bull. Mus., 2* s., XIV.
p. 130.
Kuroda et Habe, Check List rec. mar. Mol. Jap.,
p. 19.
Habe, Gen. Jap. Sh., p. 169.
Poisson, Bull. Acad, malgache, X. S., XXXI, (1953),
p. 07.
Taki, Illustr. handb. shells Jap., pl. 31, flg. 5.
Salvat, Bull. Mus., 2' 6., XXXIII, p. 528.
Cotton, South Austr. Moll., Pelecyp., p. 245,
flg. 260.
Cotton, Ibid., p. 245, flg. 261.
Habe, Colour. Illustr. shells Japan, (II), pl. 59,
flg. 13.
Macpherson et Gabriel, Mar. Moll. Victoria,
p. 340, flg. 388, p. 338.
Macpherson et Gabriel, Ibid., p. 342, llg. 392.
Garraud, J. Mal. Soc. Austr., n* 7, p. 43, pl. 7,
flg. 2. 3.
Habe, Sh. West-Pacif. in color, (II), pl. 59. flg. 13.
En plus des références ci-dessus données. Biggs et Grantier, en i960 (J. of
Lonchol., 24, n" 11, p. 391), dans une liste de Mollusques de Ras Tanura, golfe
ersique, citant avec quelque doute D. radiata Rve, dirent qu’il pourrait s’agir
D. histrio.
. Nous mettons D. victoriae Gatliff et Gabriel, 1914, en synonymie avec his-
no - La collection du Muséum contient deux échantillons d’auteurs, que nous
avons pu comparer avec divers spécimens des collections étrangères, provenant
u® la même région, et qui sous des noms variés (dont le nom victoriae), sont à
notre avis des D. histrio. Nous ne voyons aucune raison de considérer comme
distincte de victoriae, et donc de histrio, la forme que Cotton, 1961, a nommée
vosinia euclia : la grande variabilité de D. histrio permettrait évidemment de la
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
54
fractionner en nombreuses espèces sur le vu de légères différences comme celles
qui ont été évoquées pour décrire D. victoriae et D. euclia.
Macpherson et Gabriel (1962, Mar. Moll. Victoria, p. 340, fl.tr. 388, p. 338) ont
appelé à tort D. grata Desh. des exemplaires de D. victoriae = /). histrio.
Nous n’incluons pas dans cette synonymie 1* <• Artémis australis Q. et G. »
de Gray (1838, Analyst, VIII, p. 309) qui ne correspond nullement à A. avstralis
Q. et G. = D. histrio, mais à Dosinia anus Phil. (voir cette espèce), ni les cita¬
tions ultérieures s’y rapportant (Gray, 1843, in Dieffenbach, Travels in New
Zealand, II, p. 249; Philippi, 1845, Abbild., I, p. 172).
La forme que Sowerby (1852) a séparée sous le nom lenticularis, a été consi¬
dérée, par Hidalgo aussi (en 1903), comme une bonne espèce : « Siempre se
distinguirâ este especie de la Dosinia Histrio por su escultura muy fina, por sus
dibujos rôjizos sin mezcla ninguna de purpüreo, por su lunula convexa y negruzea,
y por su drea poco marcada, casi sin facela en la valva izquierda. » Nous pensons
que l’opinion de Sowerby et de Hidalgo n’a été permise que s’ils n’avaient pas
en mains d’amples séries de la très variable Dosinia histrio. En fait, tous les
caractères invoqués par Hidalgo comme distinctifs, sont comblés par tous les
intermédiaires possibles : que nous nous adressions à des lots de l’île Maurice,
de la mer Rouge, des Philippines, d’un bout à l'autre de l’aire de répartition de
Dosinia histrio, chaque lot de quelque importance montre la coexistence des
formes extrêmes et de tous les intermédiaires.
Nous plaçons Pardosinia aima Ired. et Bonartemis stabilis Ired. en synonymie
de D. histrio, ainsi qup Pardosinia c.rlranra Garraud.
D. histrio a une très vaste répartition. Elle est connue de Madagascar, de
l’ile Maurice, de la mer Rouge, de l’archipel Chagos (Poisson, 1954), de l’Inde,
des Andaman (Melvili, et Sykes, 1898), de Chine (Philippi. 1849), du Japon, des
Philippines, des Moluques, de l’Australie, et de la Nouvelle-Calédonie
(P. Fischer, 1858).
Les diverses provenances que nous avons vues dans la collection du Muséum
et dans celles des Musées étrangers que nous avons visités, confirment cette
répartition d'ensemble et y comblent certaines lacunes.
Mentionnons d’abord que la pointe extrême de cette répartition, la Nouvelle-
Calédonie, dont on aurait pu douter en raison de son éloignement, se trouve
confirmée par 3 spécimens (en 2 envois successifs) de la collection du Muséum,
ex collection Jousreaume, et. 6 spécimens (en 3 envois) de la collection Dautzen-
berg (Bruxelles). Comme provenances complémentaires, notons les suivantes •’
Nouvelle-Zélande, New Brighton. 3 spécimens (Leiden): Nouvelle-Guinée (1 ex.,
Leiden); Timor (1 ex.. Leiden); Celebes (5 ex., en 3 envois, Leiden): I Paternoster
et baie de Kambaragi Tanah (Amsterdam); Java près Soerahaja (Leiden): Cevlan
(4 ex., Muséum. M. Berlioz, 1966, au Sud de Colombo, et un ex. du Musée de
Bruxelles. Mt. Lavinia); mer d’Oman (Muséum : 2 ex., c.Ate d’Arabie, Kher Dja-
rama, dragage n° 3 de La Calypso, 1954, M. Ciierbonnier) : golfe Persique (Leiden);
Zanzibar (Muséum, 4 ex. de M. Rousseau 1841; 1 ex. M. Tîoivin 1853;: île Mayotte
(Muséum, 1 ex. M. Charret 1874); La Réunion (Muséum, 13 petits ex., ex collec¬
tion Lavezzari, récolte du 27.7.65 à Saint-Paul).
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) GRIJNERI Philippi
1848. A rtemls Orunerl.
1850. Cytherea 'Artémis ) Gruncri.
1850. Artémis Gruneri Phil.
1852. Artémis Gruneri Phil.
1853. Dosinia Gruneri Phil.
1862. Dosinia Gruneri Phil.
1869. Dosinia Gruneri Phil.
1882. Dosinia Gruneri Phil.
1895. Dosinia Gruneri Phil.
1906. Dosinia Gruneri Phil.
1937. Dosinia Gruneri Phil.
1952. Dosinia Gruneri Phil.
Philippi. Zeitsehr. f. Malak., p. 132.
Philippi. Abbild., III, p. 23, pl. VIII, flg. 2.
Ref.ve, Conch. Icon.. VI, pl. V. flg. 31.
Sowerby, Thés. Conch.. II. p. 666, pl. 142, flg. 47.
Df.shayes, Cat. blv. Sh. Brlt Mus., p. 27.
RrtMER, Monogr. Dosinia, p. 61.
Adams, Venerldae found in Japan, p. 233.
Dunker, Ind. Moll. mar. Jap., p. 203.
Pilsdry, Catal. mar. Moll. Japan, p. 126.
Dautzenberg et H. Fischer, J. Conchyl., 54,
p. 216.
Serf.ne. Inst. Océanogr. Indochine, 30* Note,
1937, p. 61.
Kiiroda et Habe, Cheek List rec. mar. Moll. Japan.
p. 19.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DE8 MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
55
Le sinus palléal de D. Gruneri est très variable. Nous donnons des croquis
(fig. 3) de sinus de 3 des 5 exemplaires que nous avons vus à Amsterdam, ainsi
que celui de la figure de Philippi, pour comparaison.
L’épaisseur est assez variable, ainsi que la largeur de l’area ligamentaire qui
dépend de cette épaisseur. Le plus étroit des échantillons du Muséum, qui a
31 mm de long et de haut, n’a que 14 mm d’épaisseur avec une area de 2 mm, alors
qu’un autre échantillon, plus petit (28x28) a 17,5 mm d’épaisseur avec une area
de 3,5 mm.
Dosinia Gruneri, d'après la littérature, se trouve au Japon, en Chine et en
Indochine. Nous avons vu à Bruxelles (coll. Dautzenberg) l’exemplaire de Boutan,
venant de la plage de Ben-Son (Indochine) cité par Dautzenberg et H. Fis¬
cher 1906, il appartient bien à l’espèce de Philippi.
Dans les collections du Muséum, les exemplaires ayant des provenances
viennent des Philippines, de Chine (Eydoux et Souleyet; Liautaud), du Tonkm,
Nat-Son (coll. Denis) et de Ceylan, entre Colombo et Hambatota (récolte Ber¬
lioz, 1966). A Bruxelles, en plus d’échantillons de Chine, il y en a des Philippines,
de Do-Son, et de Poulo-Condor. A Leiden se trouvent des échantillons de Java,
venant de Pameungpenk, (coll. Van Heurn), et de la baie de Batavia (R. Ijzerman).
A Amsterdam se trouve un lot (7 ex.) de Fandjong Tiram, Sumatra côte Est.
On voit donc qu’aux provenances antérieurement connues il faut ajouter les
Philippines, Java, Sumatra et Ceylan.
A Amsierdam, se trouve un échantillon marqué de Nouvelle-Hollande, mars
comme il provient d’une collection privée et qu’il était marqué D. contusa,
espèce décrite d’Australie, nous pensons qu’il peut s’agir d’une provenance
imposée.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) NEDIGNA ïredale
1930. Dosinia (Meridosinia) nedigna. Iredale, Rec. Austr. Mus., XVII, p- 394, pl. *4,
0g. 4, 5.
Iredale donne pour le type les dimensions suivantes : longueur 26 mm,
hauteur 26 mm, épaisseur (pour les deux valves) 15 mm. C’est donc une espèce
peu bombée.
D’après la figure, le plateau cardinal est remarquablement haut, et la dent
latérale est remarquablement forte.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) SUBDICHOTOMA Dunker
1858. Dosinia subdichotoma Dunker, Novitates Conch., p. 81, pl. XXVII, flg. 9
à 13.
Source : MNHN, Paris
56
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Espèce décrite de Ceylan, non-citée depuis lors, et dont nous n'avons ren¬
contré aucun échantillon. Nous la plaçons dans les Auslrodosinia du fait que son
sinus palléal rappelle ceux de Dosinia juvcnilis et liistrio, mais sans certitude.
Elle est caractérisée par l’aspect flexueux des côtes concentriques présenté sur
la figure 12.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) EDUAUDI n.sp.
1862. Dosinia Sieboldi Rve.
1932. Dosinia ( Auslrodosinia) Sieboldi
Rve.
EnuAiiD Romer, Monogr. Dosinia, p. 5G, pl. XVI,
(Ig. 4.
Prashad, Lamcil. Siboga, p. 243.
Nous pensons que Romer a commis une erreur en identifiant à D. Sieboldi
Rve (c’est-à-dire à D. exasperata) l’exemplaire qu’il a figuré, car sa forme angu¬
leuse, l’absence d'écailles fortement individualisées au bord postéro-dorsal,
l’absence de corrugation des côtes de croissance, l’en écartent, ainsi que le sinus
palléal, plus court. Romer lui-méme a noté la différence concernant les écailles;
et à la provenance Japon (qu'il a sans doutq mise parce que c’est celle que donne
Heeve) il a ajouté Chine, d'où provient donc vraisemblablement son exemplaire.
Prashad a cité de Djankar (Java) et Macassar des exemplaires dont il dit :
« Romer' s détailed description of D.(A.) sieboldi agréés with the shells vhich I
refer to this species. » Il s’agit donc bien de la môme forme distincte.
Nous proposons de la nommer D. Eduardi n. sp. Nous y rapportons 3 échan¬
tillons du Muséum et un échantillon de la collection Dautzenberg (Bruxelles)
tous venant de Penang et provenant de la collection Lavezzari; l’exemplaire de
Bruxelles (et aussi les autres probablement) avaient été procurés à Lavezzari
par Eudel.
Ces échantillons sont plus petits que celui de Romer qui avait 37x35
X20 mm. Le moins petit (Muséum) a 25x23,5x14,8 mm; la lunule est remar¬
quablement large : elle a 3,9 sur 2,9 mm, elle est donc plus large que longue
(Romer l’avait qualifiée lata. Sur sa figure, qui la montre en raccourci, elle a
4,8x3 mm); l'area, là où elle est la plus large, a 1,8 mm d’une crête dentelée à
l'autre, et est constituée, comme c’est le cas chez d’autres Austrodosinia {anus,
juvenilis, histrio) par deux surfaces plongeantes dont celle de la valve gauche
est plus large que celle de la valve droite. L’area est donc une tranchée. Sa pro¬
fondeur est de 1 mm. Cette description de l’area pourrait amener à douter de la
justesse de notre détermination, car Romer a décrit l’area de son échantillon
comme « vix excavata ». Mais cet échantillon était plus âgé que les nôtres, et
nous supposons que c’est la raison de cette divergence, car chez l’espèce voisine
D. juvenilis l’area commence par être franchement canaliculée près du sommet,
pour ne devenir qu’à peine excavée à son extrémité postérieure. Le sinus palléal
de notre échantillon a 6 mm de large à sa base pour une longueur axiale de 8 mm,
et il se rétrécit à peine, son extrémité étant très largement arrondie. Sa branche
supérieure est horizontale. Sur la figure de Romer la forme est la même, la base
a 8,5 mm pour une longueur de 10,2 mm.
L’autre échantillon du Muséum a 21,5x20,5x10,5 mm. L’échantillon de
Bruxelles a 22,5x22,5x13 mm.
DOSINIA (AUSTRODOSINIA) CINGULIFERA Romer
1862. Dosinia cingulifera. Romer, Maïak. B1AU., X, p. 90.
1862. Dosinia cingulifera R8m. Romer, Monogr. Dosinia, p. 65, pi. XII, flg. 1.
Cette espèce n’est connue que par sa description. Son habitat est inconnu.
Elle doit être aisément reconnaissable à son sinus palléal à la fois court et étroit,
terminé par un arrondi à très petit rayon de courbure.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
57
Section Dosinorbis Dali 1902
Type : Dosinia bilunulata Gray
DOSINIA (DOSINORBIS) BILUNULATA Gray
1843. Artémis bilunulata Gray.
1838. Cytherea bilunulata.
Cray, Analyst. VIII, p. 309.
Hanley, Cat. rec. biv. SU., p. 107 noie, pl. 15,
1850. Artémis bilunulata Gray.
1853. Artémis bilunulata Gray.
1853. Dosinia bilunulata Gray.
1856. Artémis bilunulata Gray.
1862. Dosinia bilunulata Gray.
1869. Dosinia bilunulata Hanl.
1874. Dosinia bilunulata Gray.
reeve, Conch. Icon., VI, pl. IV, flg. 22.
Powehby, Thés. Conch., II, p. 670, pl. 143, flg. 66.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 20.
Lischke, Japan. Meeres-Conch., 2‘ partie, p. 172 et
1882. Dosinia bilunulata Gray.
1891. Dosinia bilunulata Gray.
1895. Dosinia bilunulata Gray.
1902. Dosinia (Dosinorbis) bilunulata
3' partie, p. 90.
Dunker, Index Moll. Mar. Jap., p. 203.
Stearns, List Moll. coll. Jap-. P- 15 -
Pilsbry, Catal. mar. Moll. Jap., p. 126.
Dall, Proc. Nat. Mus., XXVI, p. 347.
Gray.
Kuroda et Habe, Check List rec. mar. Moll. Jap.,
1952. Dosinia bilunulata Gray.
p. 19.
1953. Dosinia (Dosinorbis ) bilunulata Habe, Généra Japan. Shells, p. 168.
Gray.
1954. Dosinia bilunulata Gray. Taki, Illustr. Handb. Sh. Jap., pl. 32, flg. 1
1955. Dosinia (Dosinorbis) bilunulata Kira, Colour. illustr. Sh. Jap., p. 56, flg. 6.
Gray.
1962. Dosinia ( Dosinorbis ) bilunulata Kira, Sh. West. Pacif., p. 160, flg. 8.
Gray.
Espèce localisée au Japon.
La collection du Muséum contient des exemplaires de toutes taules. Le plus
grand mesure 83 mm de long, 87 mm de haut et 34 mm d’épaisseur.
Section Orbiculus Megerle von Mühlfeld 1811
Type : Dosinia exoleta L.
DOSINIA (ORBICULUS) EXOLETA L.
lumuMjuaui, nous sommes amenés a wu«u«« . , _
(et son synonyme D. eruthraea Rômer) doivent être rattachés également d.v. exo¬
leta. Certes, il y a cette fois une interruption géographique, D. exoleta habitant
1 océan Atlantique et D. amphidesmoides la région indo-pacifique. Pour cette
raison, nous n’opérerons pas la mise en synonymie pure et simple, nous traite¬
rons D. amphidesmoides en sous-espèce géographique de D. exoleta. Mais nous
tenons à dire que c’est une simple convention, une opération artificielle, car, en
présence d’individus non accompagnés de provenance, il est souvent impossible
de décider s’ils appartiennent à exoleta ou à amphidesmoides. Certaines popu-
Source : MNHN, Paris
58 E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
lations d'amphidesmoides, notamment dans la mer Rouge, ont une allure parti¬
culière (sommet peu saillant, souvent rose, bord postéro-dorsal proche de
l’horizontale, sinus palléal souvent pointu), mais chez d’autres, par exemple celles
des Comores et des Moluques, ces caractères ne se présentent pas, ce qui empêche
de leur accorder de l’importance du point de vue de la classification. De plus,
certains échantillons des côtes de France, ont exactement les caractères que nous
venons de dire être fréquents en mer Rouge.
1® Sous-espèce Exoleta s. s.
Il nous paraît superflu de reproduire toute la synonymie de D. exoleta. Pour
la période antérieure à 1893, on trouvera dans « Les Mollusques marins du
Roussillon », par Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, une liste de références qui
s’étend sur près de 4 pages. Nous nous contenterons d'ajouter des citations nous
paraissant utiles, en particulier pour des régions situées hors de l'Europe et du
nord de l’Afrique, qui avaient été peu fouillées antérieurement à l’ouvrage en
question et l’ont été davantage depuis.
1893. Dosinia exoleta L.
1900. Dosinia radlata Rve.
1910. Dosinia radlata Rve.
1913. Dosinia radlata Rve.
1925. Dosinia exoleta L.
1942. Dosinia ( Orblculus ) exoleta L.
1950. Dosinia exoleta L.
1951. Dosinia exoleta L.
1952. Dosinia exoleta L.
1955. Dosinia exoleta L.
1958. Dosinia exoleta L.
Bucquoy, Dautzenberg et Dollfus, Les Mol¬
lusques marins du Roussillon, II, p. 340,
pl. LIV, (lg. 1 à 11.
Dautzenberg, Mém. Soc. Zool. Fr., p. 248 (Cap
Blanc).
Dautzenberg, Afr. occld., Actes Soc. Linn. Bord.,
LXIV, p. 178.
Dautzenbero, Côte occid. Afrique, Ann Inst.
Océanogr., V, 3, p. 91.
Dautzenberg et P.-H. Fischer, Moll. mar. Finis¬
tère, p. 135.
Fisciier-Piette, « Les Mollusques d’Adanson »,
J. de Conchyl., p. 307.
Nickles, Moll. Côte occld. Afr., Manuels ouest-
africains, II, p. 200 (avec ligure).
Cornet et Marche-Marciiad, Inventaire faune
mar. Roscoff, Moll. Suppl. 5 aux Trav. Stat.
Biol. Roscoff, p. 66.
Nickles, J. de Conchyl., XCII. p. 151 (Port-Gentil).
Nickles, Atlantide Rep. n° 3 West-Afr., p. 180.
MARCHE-MARcnAD, I.F.A.N., Catal., XIV, p. 51
(Port-Etienne, Dakar).
Il semble que Port-Gentil (Congo) soit le point de récolle de Dosinia exoleta
situé le plus au Sud.
Un des échantillons des collections du Muséum est de nie du Prince (coll.
Lavezzari).
2° Sous-espèce Amphidesmoides Reeve
1850. Artémis amphidesmoides.
1852. Artémis amphidesmoides Rve.
1853. Dosinia dllatata Phil.
1853. Dosinia amphidesmoides Rve.
1860. Dosinia erythraea.
1862. Dosinia amphidesmoides Rve.
1862. Dosinia erythraea Rôm.
1865. Dosinia radlata Rve.
1869. Artémis erythraea Rôm.
1869. Artémis radlata Rve.
1870. Dosinia erythrostoma Rve.
1870. Artémis erythrostoma Rve.
1891. Dosinia erythraea Rôm.
1891. Dosinia amphidesmoides Rve.
Reeve, Conclu Icon., VI, pl. VIII, 11g. 48.
Sowerby, Tlies. Conch., II, p. 659, pl. 141, 11g. 17
à 19.
Desiiayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 12.
Deshayes, Ibid., p. 12.
Romer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 117.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 36, pl. VI, 11g. 7.
Romer, Ibid., p. 36, pl. VII, flg. 1.
Vaillant, Journ. Conchyl., p. 118.
Issel, Malac. Mar Rosso, p. 72.
Issel, Ibid., p. 72.
Mac Andrew, An. Mag. Nat. Hist., p. 447.
Cooke, An. Mag. Nat. Hist., 5* s., 18, p. 102.
Smith, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 422.
Smith, Ibid., p. 422.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
1896. Dosinia amphidesmoides Rve.
1898. Dosinia radiata Rve.
1899. Dosinia erythruea Rüm.
1900. Dosinia amphidesmoides Rve.
1902. Dosinia radiata Rve.
1903. Dosinia amphidesmoides Rve.
1906. Dosinia amphidesmoides Rve.
1929. Dosinia amphidesmoides Rve.
1929. Pardosinia colorata.
1932. Dosinia amphidesmoides Rve.
1939. Dosinia amphidesmoides Rve.
1952. Dosinia amphidesmoides Rve.
1952. Dosinia radiata Rve.
1953. Dosinia ( Pardosinia) radiata Rve.
1953. Dosinia ( Pardosinia) ampMdes-
moldes Rve.
1954. Dosinia radiata Rve.
1954. Dosinia amphidesmoides Rve.
1962. Dosinia (Pardosinia) amphides¬
moides R va
Elera, Catal. Filipinas, III, Mol., p. 159.
Melvill et Standen, J. of Conchol., IX, p. 83.
Sturany, Exped. Pola Rothen Meer, p. 282.
Hedley, Austr. Assoe. Adv. Sc., Brisbane, p. 348.
Shopland, Proc. Mal. Soc. Lond., p. 178.
Hidalgo, Filipinas, Mern. R. Ao. Cienc. Madrid.
21, p. 317.
Hedley, Proc. Lin. Soc. N.S.W., 31, p. 465.
Lamy, Bull. Mus., p. 261.
Iredale, Mem. Queensl. Mus., IX, 3, p. 264.
pl. XXX, flg. 9, 10.
Prashad, Lamellibr. Siboga, p. 245.
Moazzo, Mém. Inst. Egypte, 38, p. 85, pl. VIII,
11g. 1 (2 ex. figurés).
Kuroda et Habe, Check List Moll. Japan, p. 19.
Kuroda et Habe, Ibid., p. 20.
Habe, Généra Jap. Sli., p. 110.
Habe, Ibid., p. 170.
Taki, Illustr. handb. Shells Jap., pl. 32, Ûg. 3.
Taki, Ibid., pl. 32, flg. 4.
Habe, Colour. Illustr. Sh. Jap., pl. 59, flg. 9.
Le fait que dans la liste ci-dessus apparaisse souvent le nom radiata, !
i>» e <î ^H® * es exemplaires de l’Indo-pacifique ne sont pas séparables de ci
, montre
l’An **•' "' J exemplaires de l’Indo-pacifique ne sont pas séparables de ceux de
npi lai U6 ‘ Et IsSEL > cilant radiata de la mer Rouge, nous dit (1869) que c’est
-j «®, par erreur Que Reeve a indiqué cette espèce comme étant d’Afrique
occidentale.
Co n0m " ^ythrostoma Reeve », qui apparaît dans McAndrew 1870 et
oke 1886 (et que ces deux auteurs disent avoir pour synonyme erythraea
Rervbn CS ^ cry P l °e ène ^ nos yeux, car nous n’en avons pas trouvé mention dans
_ n „ VE ' Nous supposons que McAndrew a eu un lapsus pour amphidesmoides, et
Hue looke l’a suivi aveuglément.
Nous plaçons Pardosinia colorata Iredale dans la synonymie de cette forme.
p S P rov enances données par les différents auteurs sont, de l’ouest à l’est, la
t_ K °uge (nombreux auteurs), Madras (Melvill et Standen), les Philippines, le
Japon, le Queensland (Hedley).
ous avons trouvé dans les collections que nous avons consultées des complé¬
ments à ces provenances :
p ^ Muséum se trouvent, venant de la « Côte natale », 5 échantillons (coll.
8 aIh 'W- de Madagascar, 1 échantillon (Texor de Ravisi 1853); de Mayotte,
dan« 1 Qj 3 Charret 1874). Cela nous fait connaître que l’espèse existe
le bud de l’océan Indien. Il y a aussi, de Cochinchine, 1 échantillon (M. Song' .
sifnA Musée d ’Amsterdam, il y a un exemplaire de Soengeiliat, à Banka (île
Bad‘ 6 yu 11 ^ 6 Sumatra ); d’autres de la baie de Batavia (Java); de la baie de
Wes ^ F1 °res; et des Moluques. Cette dernière provenance est aussi repré-
o au Musée de Bruxelles par un exemplaire,
lion r? COre k* en P* us ^ l’Est, cette forme existe en Nouvelle-Calédonie la collec-
coli b ai;tzenberg à Bruxelles renferme, de cette provenance, deux lois de la
• houzier et deux lots de la collection Rossiter.
esnèr VOit . donc que - d’après l’état actuel de nos connaissances, cette « sous-
Jann 6 ” ex ‘ s ^ e . du Sud de l’océan Indien à la mer Rouge, à la Cochinchine, au
Caléd’ ^ UX Pllili PPines, aux îles de la Sonde, à l’Australie et à la Nouvelle-
DOSINIA (ORBICULUS) INCISA Reeve
(Pl. XI, flg. 1 à 3)
1850. ArtemU
18 52. ArtemU
1853. Dosinia
!853. Dosinia
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. III, flg- 16.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 656, pl. 140, flg. 7.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 7.
Desiiayes, Ibid., p. 9.
Source : MNHN, Paris
60
E. FISCHER-P1ETTE ET D. DELMAS
1802. Dosinia incisa Rve.
1862. üosinia noOitis Desh.
1900. üosinia nobllis Desh.
1906. üosinia caerulea Rve.
1912. üosinia (Orbiculus) nobllis Desh
1913. Üosinia caerulea Rve.
1923. üosinia maoriana.
1923. Üosinia incisa Rve.
Hümer, Monogr. Dosinia, p. 13.
Rosier, Ibid., p. 16, pl. III, 0g. 1.
Hedley, Cat. mar. Moll. Queensland, Austr. Assoc
Adv. Sc., Brisbane, 1900. p. 348.
SL'teii (non Reeve), Trans. N. Zeal. Inst., XXXVII)
p. 318.
Iukes-Bhown, Proc. Malac. Soc. Lond., X, p. 91
Sutek (non Reeve), Man. N. Zeal. Mol., p. 911
pl. 60. (Ig. 8.
Ulivek, Proc. Mal. Soc. Lond., XV, p. 188.
Tomi.in, Ibid., p. 311.
Dosinia incisa a été décrite du Nord de l’Australie, Dosinia nobilis de ''Aus¬
tralie, Rômer a cité Moreton Bay (région de Brisbane, Queensland). D. maorianc
est de Nouvelle-Zélande.
Nous n’avons pas trouvé au British Muséum le type de Reeve à'Artemü
incisa. Nous avons bien trouvé 2 exemplaires portant ce nom d’espèce, accom¬
pagnés d’une étiquette « North Australia. M. Jukes », mais il y correspond l’ins¬
cription suivante : « E. A. Smilh: This seems the same as nobilis Desh. Neither
of these is the type ligured in Reeve, Artémis, iig. 16. » Cependant, les carac¬
tères correspondent bien avec la description de Reeve, de sorte que nous
admettons que le nom de ces spécimens est correct.
Le type de Dosinia nobilis Desh. a été conservé au British Muséum (Pl. XI»
fig. 1 à 3). C’est un bel exemplaire de 67 mm sur 68 mm, avec sinus palléal
presque pointu. Nous souscrivons à l’avis exprimé par Smith, puis par TomliN.
que cette espèce est synonyme d’A. incisa.
Rômer a figuré pour nobilis un échantillon de 64 mm sur 65 inm, épais de
29 mm, qui diffère du type de Deshayes par un sinus palléal beaucoup plu 3
large, beaucoup plus arrondi, beaucoup plus court. Nous pensons qu’il peut
s’agir, cependant, de la mémo espèce, car son sinus est susceptible de varier (voir
plus loin).
La collection du Muséum contient, sans provenance, un exemplaire venant
de la collection Jousseadme, qui mesure 70 sur 70 et 32,5 mm. Nous pensons
que c’est le plus grand qui soit connu. Son sinus palléal est franchement inter¬
médiaire entre celui du type de Deshayes et celui de la figure de Rômer.
Un autre spécimen du Muséum est marqué ■< rivière des Cygnes, Nouvelle-
Hollande, 1845 », sans nom de récolteur. Il est beaucoup plus épais : 33 m" 1
pour 59 mm de long et 58 mm de haut. Sa sculpture est très grossière. Son
sinus palléal est étroit et pointu.
Un autre spécimen du Muséum, marqué de la baie des Requins, M. de
Castelneau 1877 (donc, de la région de Sydney), est au contraire plus mince»
il a 24 mm pour 57 mm de long et 57 mm de haut.
Cinq autres, de Broame, W. Australia, sont plus petits. Ils nous ont été
remis par M. R. E. Petit en 1966.
Nous avons, en même temps, reçu de M. R. E. Petit deux spécimens marqué 3
« Dosinia maoriana Oliver, Ti Point, Leigh, New Zealand ». Ainsi connaissons-
nous l’espèce d’ÛLivER. Nous la mettons en synonymie de D. incisa. Certes, ces
exemplaires sont beaucoup plus petits que nos exemplaires d’Australie. L’un 3
36x35x20 mm et l’autre 31x31x17 mm. Leurs côtes sont beaucoup plus gros¬
sières que celles de la plupart de nos spécimens d’Australie, toutefois, che*
celui de la rivière des Cygnes elles sont encore plus grossières. La largeur de
la lunule est, relativement à la taille, la même que chez cet exemplaire. Le sinus
palléal du plus petit est analogue à celui du type de Deshayes; celui du plu 3
grand est bien plus arrondi. Ces divers caractères correspondent, en somme, *
ceux de D. incisa; il y en a deux autres (que n’avait pas invoqués Oliver) qn>
constituent des différences. D’une part, les sommets sont occupés par une tache
jaune-orange de quelque étendue, alors que chez les exemplaires d’Australie 1®
sommet porte un point rose ou ne porte rien. D’autre part, la distance entr®
la ligne palléale et le bord ventral de la valve est plus grande chez maoriana
que chez incisa. Nous pensons que ces deux caractères ne suffisent pas à séparer
spécifiquement ces deux formes, tout au plus pourrait-on parler de deux sous-
espèces géographiques, et encore faudrait-il avoir un plus grand nombre d’échan¬
tillons pour connaître le degré de variabilité de ces caractères.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
61
DOSINIA (ORBICULUS) SCULPTA Hanley
1850. Artémis sculpta Hanl.
1853. Artémis sculpta Hanl.
1853. Dosinia sculpta Hanl.
1856. Artémis sculpta Hanl.
1845. Artémis sculpta.
Hanley, Proc. Zool. Soc. Lond., XIII, p. 12.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. IX, flg. 52.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 659, pl. 141, flg. 15.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 11.
Hanley, Cat. rec. biv. Sh., Appendix, p. 357,
pl.XV, flg. 42.
Rômeh, Monogr. Doslnla, p. 38.
Angas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 923.
Pfeiffer in Conch. Cab., ed. 2, XI, 1, p. 109,
pl. 27, flg. 7-9.
pl.XV, flg. 42.
1862. Dosinla sculpta Hanl.
1867. Dosinia sculpta Hanl.
1869. Dosinia sculpta Hanl.
pl. 27, flg. 7-9.
Smith, Challenger, Zool., XIII, Lamellibr., p. 153.
WHITELEGGE, J. Roy. Soc. N.S.W., XXIII, p. 240.
Hfdley. Austral. Assoc. Adv. Sc., Brisbane, p. 348.
1885. Dosinia sculpta Hanl.
1889. Dosinia sculpta Hanl.
1900. Dosinia sculpta Hanl.
1901. Doslnla sculpta Hanl.
1918. Dosinia sculpta Hanl.
Cette espèce habite l’Australie et le Détroit de Torres. Le Muséum ne la
possède pas. Nous avons vu, dans la collection Dautzenberg à Bruxelles, un échan¬
tillon, de 49x44x25 mm, marqué d’Australie (achat Sowerby 1893). La sculpture
est très visible dans la région antérieure de la valve gauche, plus discrète dans
la région antérieure de la valve droite, et elle fait défaut à l’arrière. Ligament
Fig. 4. — Dosinia sculpta Hanl. X 1.
bien visible sans area ligamentaire. Nous représentons (fig. 4) la lunule, et un
croquis de l’intérieur. La lunule a 7 mm de long et 5 mm de large. Elle est peu
enfoncée; la figure de Reeve la fait paraître saillante au milieu, ce n est pas le
cas da plupart des figures de Reeve sont très exagérées à ce point de vue).
Nous avons aussi vu, à Amsterdam, un autre échantillon (Nouvelle-Hoiianae),
de 39x38x21 mm. Sa sculpture est bien visible en avant. Sa lunule et son sinus
sont semblables à ceux de l’échantillon de Bruxelles.
DOSINIA (ORBICULUS) AMINA Iredale
1930. Doslnla ( Fallartemis) amina. Iredale, Mem. Queensland Mus., X, part 1, p. 75,
pl. ’lX, flg. 14, 15.
Les dimensions données sont : longueur 32 mm, hauteur 29 mm, épaisseur
dune seule valve 8 mm [donc 16 mm pour les deux].
L’espèce a été décrite de Friday Island, Torres Strait. Nous nen avons vu
aucun échantillon.
Source : MNHN, Paris
62
E. F1SCHER-PIETTE ET D. DELMAS
DOSINIA (ORBIGÜLUS) GREYI Zittel
1864. Artémis Grcyi.
1880. Artémis Grayi.
1884. Dosinla Grayi Zittel.
1887. Dosinia Gray il Zittel.
1913. Dosinia Greyl Zittel.
1915. Dosinia Greyl Zittel.
Zittel, Reise Novara, Palaeont., 1, 2, d. 45, pl. XV,
ng. 11.
Hutton, Man. N. Zeal. Moll., p. 151.
Hutton, Proc. Lin. Soc. N.SAV., p. 524.
Tate, Trans. Roy. Soc. South Austr., IX, p. 161.
SUTER, Man. N. Zeal. Moll., p. 980, pl. 62, flg. 2.
Iredale, Trans. Proc. N. Zeal. Inst., XLVII (1914),
p. 493.
Espèce décrite comme fossile, et retrouvée vivante aux lies Chatham et en
Nouvelle-Zélande.
Nous n’avons pas vu le type, mais nous avons vu au Musée de Leiden un lot
(1 bivalve et 2 valves) venant du Dominion Muséum, Wellington. L'exemplaire
bivalve a 50x50x31 mm; une des autres valves a 50x50x16 (donc 32 mm) et
l’autre 43x42x14 (donc 28 mm). Les côtes sont des lamelles qui accrochent le
doigt. Il n'y a pas d'area ligamentaire, mais l'emplacement du ligament a 2,5 mm
de large chez l’exemplaire bivalve. Sa lunule a 11 mm sur 6 mm. Nous donnons
un croquis de l’intérieur d’un de ces exemplaires (fig. 5).
Section Dosinia s. s
Type : Dosinia concentrica Born.
DOSINIA (DOSINIA) CONCENTRICA Born
1757. Chama 5, Le Dosin.
1780. Venus concentrica.
1784. Venus concentrica.
1790. Venus concentrica.
1818. Cytherea concentrica.
1828. Venus concentrica.
1830. Venus concentrica.
1835. Dosinia concentrica.
1843. Artémis elegans.
1843. <4rfemls elegans.
Adanson, Hist. nat. Sénég., Coquillages, p. 225,
pl. 16, flg. 5.
Born, Test. Mus. Caes. Vlnd., p. 71, pl. V flg. 5.
Chemnitz, Conch. Cab., VII, p. 10, pl. 37 flg. 392-
Gmelin, Syst. nat., éd. XIII, p. 3286.
Lamarck, Anim. s. Vert., V, p. 583 (573 sur
exempt non corrigés). Excl. var. (2).
Wood, Index., p. 38, pl. 8 flg. 84.
Deshayes, Encyclop. méth., Vers II, p. 58 et
p. 104.
Deshayes, Anim. s. Vert., 2* éd., VI, p. 316.
Conrad, Proc. Ac. Nat. Sc. Phil., I, p. 324.
Conrad, Fosslls of the Tertiary formations of the
U.S., p. 67, pl. 37 flg. 7.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
1844. Cytherea patagonlca.
1844. Cytherea (Arthemis) concentrica.
1847. Venus PhUippU.
1847. Cytherea concentrica Lk.
*850. Artémis concentrica Gm.
1850. Artémis nitens.
1850. Artémis patagonlca Phll.
1852. Artémis concentrica Gm.
1852. Artémis distans.
1852. Artémis nitens Rve.
1852. Artémis patagonlca. Phll.
1853. Dosinia concentrica.
1853. Dosinia distans.
1853. Dosinia affinis.
1853. Dosinia nitens.
1853. Dosinia patagonlca.
1853. Dosinia elegans.
1856. Cytherea concentrica.
1862. Dosinia concentrica Born.
1862. Dosinia patagonlca Phil.
1862. Dosinia nitens Rve.
1862. Dosinia distans Sow.
1862. Dosinia affinis Desh.
1866. Dosinia florldana.
1869. Dosinia concentrica Born.
1870.
1878.
1897.
1897.
1900.
Dosinia patagonlca Phil.
Dosinia
Dosinia
Dosinia
Dosinia
Dosinia
Dosinia
Dosinia
concentrica Born.
elegans Conr.
concentrica Lk.
concentrica Born.
elegans.
concentrica Born.
concentrica Born.
19 ° 2 ' Born nia (Dosinidia î concentrica
îano Dos,n,a ( Dosinldia) elegans Conr.
IQ09 Dosinia (Dosinidia) elegans Conr.
Born” 10 (Dosinidia) concentrica
JS Dosinia elegans Conrad.
!q, Dosinla elegans Conrad.
1923. Dosinia concentrica Born.
1925. Dosinia (Dosinldia) elegans Conr.
i»25. Dosinia concentrica Born.
Philippi, Abbild., I, p. 169, pl. II flg. 1.
Philippi, Ibid., p. 171.
Orbigny, Voy. Amér. mérid., p. 553.
Chenu, Illustr. conch., pl. 10 flg. 5.
Reeve, Conch. Icon., pl. II flg. 8.
Reeve, Conch. Icon., pl. III flg. 12.
Reeve, Conch. Icon., pl. VII flg. 40.
Sowerby, Thésaurus, II, p. 655, pl. CXL flg. 1.
Sowerby, Ibid., p. 655, pl. CXL flg. 3.
Sowerby, Ibid., p. 656, pl. CXL flg. il.
Sowerby, Thésaurus, II, p. 657, pl. CXL flg. 8.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Br. Mus., p. 6.
Deshayes, Ibid., p. 7.
Deshayes, Ibid., p. 7.
Deshayes, Ibid., p. 8.
Deshayes, Ibid., p. 9.
Deshayes, Ibid., p. 29.
Hanley, Calai, rec. biv. Sh., p. 102.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 8.
Rosier, Ibid., p. 11.
Rômer, Ibid., p. 13, pl. I flg. 3, pl. II flg. 1,
Rômer, Ibid., p. 14, pl. II flg. 2, 2 a, 2 b.
Rômer, Ibid-, p. 15, pl. II flg. 3.
Conrad, Amer. J. Conch., 2, p. 280, pl. 15 flg. 1.
Pfeiffer in Conch. Cab. ed. 2, Veneracea, p. 98,
pl. 19 flg. 3.
Martinez y Saez, Vlaje al Paclflco, II, Bivalvos,
p. 37.
Poulsen, Cat. West-Ind. Sh., p. 15.
Dall, Bull. U.S. Nat. Mus., n* 37, p. 55.
COCKERELL, NaUtllUS, VII, p. 113.
Dall, Nautilus, X, p. 123.
White, Nautilus, XI, p. 31.
Ihering, Revista Museu Paulista, II, p. 168.
Dautzenderg, Croisière « Chazalie », Mém. Soc.
Zool., p. 248.
Dall, Syn. Vener., Proc. U.S. Nat. Mus., XXVI,
p. 366.
Dall, Ibid., p. 366, pl. XII flg. 6 et pl. XIII flg. 7.
Dall, Trans. Wagner Inst., p. 1231.
Dall, Ibid., p. 1232.
Maury, Bull. Amer. Paleont., vol. 8, n° 34, p. 99.
Clench, Nautilus, XXXVII, p. 55.
Tomlin, Proc. Malac. Soc. Lond., XV, p. 310.
Weisbord, Nautilus, XXXIX, p. 83.
Maury, Bull. Amer. Paleont., X, 42, p. 141, pl. 25
1921 Dosinia (Dosinidia) elegans Conr.
1927. Dosinia (Dosinidia) concentrica
1934. £o*inia (Dosinidia) concentrica
1934. Dosinia (Dosinidia) elegans Conr.
' Born nia (Dosinitiia > concentrica
1937. Dosinia concentrica Born.
ug. z.
Palmer, Vener. East Amer., p. 270 = 62, pl. 18
flg. 3, 4, 8, 9.
Palmer, Vener. East Amer., p. 278 = 70, pl. 18
flg. 2, 5, 10, pl. 20 flg. 4.
Johnson, Proc. Boston Soc. Nat. Hist., p. 46.
Johnson, Ibid., p. 46.
Thiele, Handb. Syst. Weicht., II, p. 888, XL.
Maxwell Smith, East Coast mar. Sh., p. 51, pl. 19
1937 Dosinia elegans Conr.
104° Dosinia concentrica Born.
1QA9 Dosinia concentrica Born.
Born"* 0 (Dosinldia) concentrica
Maxwell Smith, Ibid., p. 51, pi- 18 flg. 3, pl. 19
flg. 1.
Stenzel, Nautilus, LIV, p. 21.
Clench, Johnsonla, 3, p. 2, flg. 2.
Pischer-Piette, Moll. Adanson. Journ. de
Conohyl., 85, p. 308, pl. XIV flg. 4.
Source : MNHN, Paris
64
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
1944. Dislnla elegans Conr.
1947. Dosinia concenlrlca Born.
1951. Dosinia elegans Conr.
1954. Dosinia concenlrlca Born.
1957. Dosinia concentrica Born.
1961. Dosinia concentrica Born.
IIackney, Nautllus, 58, p. 58.
Gines, Mem. Soc. Cienc. Nat. La Salle, VI, n° 17,
p. 282.
Rogers, The Shell Book, p. 351.
Tuckeii Abbott, American Seashells, p. 417.
Buckup, Iheringia, Zool., n» 1, p. 15.
Warmke et Tucker Abbott, Caribbean seashells,
p. 190, pl. 39 11g. i.
E. Fischer-Piette a expliqué, en 1942, les raisons pour lesquelles Dosinia
concentrica devait être considérée comme l’espèce-type du genre Dosinia, de sorte
que le nom Dosinidia Dali tombe en synonymie de Dosinia s. s.
Nous considérons D. elegans Conrad comme synonyme de D. concentrica Born.
On pourrait penser que nous n'avons guère le droit d'émettre une opinion sur
cette question, car nous n’avons presque pas (deux échantillons seulement) de
matériel attribué à D. elegans. Aussi devons-nous clairement exprimer nos rai¬
sons, au risque d’être longs. Faisons d'abord un historique des opinions des
auteurs.
Voici quelles sont les différences qu'a invoquées Conrad lorsqu’il a décrit
D. elegans en 1843, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad., vol. I, p. 325) (sans figure). Il 1»
décrit du Tertiaire : du Miocène de la Caroline du Nord. Sous le nom Artémis
elegans.
« This beautiful shell is allied to A. concentrica, but is readily distinguished
by its stronger remoter stria, by its convexity of disk, and its more robust anterior
cardinal teeth; the posterior teeth are less oblique, forming a wider space bet-
ween them and the anterior teeth. The posterior hinge margin is not so elongated,
in proportion, as in the concentrica.
I found this and the kindred species recent on Mullet Key, at the entrance
of Tampa Bay and, fortunately, spécimens of the young of both, which show »
marked différence in spécifie character. »
Mais, en 1846 (Amer. Journ. of Sc., (2), II, p. 393), le même auteur, donnant
un Catalogue de Mollusques actuels de quelques localités de Floride, s’exprimait
de façon plus restrictive. Citant de Mullet Key « Artémis elegans Conrad; rare » et
« A. concentrica Lam.; common », il écrivait : « This [A. concentrica] and the
preceding species [A. elegans] hâve probably been regardcd as identical, but in
every stage of growth there is a uniform and marked différence; the former
species being more orbicular and convex, and having mucli more remote and
distinct grooves, a character as obvious on the young shells as on the adults.
It is much the rarest of the two species, and occurs fossil in the Miocene of
North Carolina. »
On voit que, si, d’une part, Conrad ajoutait une nouvelle différence, consistant
en ce que D. elegans serait plus circulaire, d’autre part, il ne parlait plus de
différences relatives à la charnière.
Voici ce qu'à son tour a dit Mrs Palmer en 1927, p. 278 :
« D. concentrica differs from D. elegans with wich it may be confused easily»
by being more convex in the umbonal and inid-region of the shell. Usually the
concentric ribs are narrower than in D. elegans. D. elegans is more compressed
than D. concentrica, but the concentric rihbing is coarser.
The young of D. concentrica are plumper. The concentric ribs are more
regular in the young than in the adults. »
Palmer ne parle pas de question de contour; elle ne parle pas d’une différence
dans le nombre des côtes; et ce n’est plus que « usually » que les côtes sont
plus fines chez concentrica. La seule différence mentionnée sans restriction, est
la convexité plus marquée chez D. concentrica.
Maxwell Smith, 1937, invoque la convexité et la sculpture, et ajoute de
nouvelles considérations : D. concentrica serait plus petit que D. elegans et sa
lunule serait bien plus grande.
Mais Clench, en 1942, est très en retrait. Il ne fait même plus mention
du fait que les côtes soient ordinairement plus fines chez concentrica; et, quant
au nombre de ces côtes, il exprime clairement qu’il n’y a pas de différence (p. 2).
Il n’invoque plus que la différence de convexité (nous supposons que c’est dan»
ce sens qu’il faut entendre le mot width).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 65
how " ^ough the two are remarkably similar, they can be differentiated,
ewer, on the greater width of concentrica winch appears from the specimens
. . ave ex amined to be nearly proportionate at ail stages of growth. The ridges
, h ,® om P ose the concentric sculpture number about 8 to 10 per centimeter
ior Doth elegans and concentrica. »
. . d ‘t d’ailleurs : « Conrad’s original description of elegans leaves much to
esired as certain of this statements seem to be conflicting with the facts as
now known. »
afl î! continue > néanmoins, à traiten les deux espèces comme distinctes, et à leur
roaof / r C * es domaines n'ayant pas la môme étendue : pour elegans, « along the
nn •ni ” 1 ^ ape Natteras, North Carolina to Yucatan, Mexico; also Cuba and
frn Sl r , e ' sew * lere in the greater Antilles »; pour concentrica : « West Indies
om cuba south and Panama south to Brasil. »
Cet historique terminé, faisons maintenant connaître nos propres données,
san h , deux seuls échantillons attribués à D. elegans, que nous ayons, peuvent
Mr<fp° Ute ^ re considérés comme assez représentatifs. L’un a été déterminé par
et ass ALMER ** Ui I ' avai *’ récolté elle-même à Sanibel. Ses côtes sont assez larges
coouil? 2 P<ÎU nom .* )reuses > il y en a 8 par centimètre dans la région moyenne. La
de pi e -j S *’ re ' a ü v ement peu convexe. L’autre échantillon, très semblable, venant
floride, est dû à l’amabilité de Miss Myra Keen.
avec r ’ n ° US avons divers échantillons du Brésil qui n’offrent aucune différence
°® ux -ci, quel que soit le caractère considéré, v compris la taille de la lunule
vque Maxwell Smith avait été seul à utiliser).
qu’au R À - a '° rS c ° ns ‘dérer que elegans, aussi bien que concentrica, s’étend jus-
" r ésil et qu’il y aurait donc là-bas, comme dans la région mexicaine et
caraïbe deux espèces distinctes ?
tillon^ a ne nous P ara it P as possible, car, au Brésil, d’après les divers échan-
que c C * U ? nous avons en mains, il y a tous les passages entre les deux formes,
des e7 0It aU point de vue de la convexité, ou à celui de la iinessse et du nombre
dans ° ft ^ ? e d ern 'er point de vue, nous devons, d’ailleurs, mentionner que
côtes C rée ' on ce nesl P a s de 8 à 10 par centimètre que varie le nombre des
corre’s ma ri S de 8 a 12 (d’après des examens faits dans la région de la coquille
Palmer) ^ ^ * a r6 S ion où nous avons fait ce compte sur l’exemplaire de
sur iT° U ri Cr0 '' 0ns ’ s ‘ m plement, que deux formes qui ont pu être séparées autrefois
élar .p S données restreintes, ne peuvent plus l’être maintenant, les données s’étant
de n >AI ‘ MER ( 192? ) avait déjà placé Venus Philippii d’Orbigny dans la synonymie
lippi c , oncenlrica - Cela entraîne à y mettre aussi la Cytherea patagonica de Phi-
Qonir aevenue Artémis patagonica pour IIeeve et pour Sowerby, Dosinia pata-
d’ORm P ° Ur C*esiiayes et pour Rômer. En effet, c’est à la Cytherea patagonica que
ces anf NY avai f cru devoir donner un nom nouveau, Venus Philippii. Ceux de
ont rp GU / S on *’ donné des figures de patagonica, à commencer par Philippi,
Pexisfp Pr en * ait ’ Dosi nia concentrica. L’historique de la croyance en
l e d es( , n - Ce . d’une patagonica distincte de concentrica est assez curieuse. En effet,
à e ii r, Ptcur, Philippi, connaissait l’existence de concentrica, et c’est par rapport
traits décrivit patagonica. Mais, dans les comparaisons qu’il fait, tous les
R attribue à concentrica s’appliquent en fait, nous semble-t-il, à Dosinia
avait 1 6S . e dont il était par conséquent légitime de séparer la forme qu’il
qui » n "l 31118 - discus n’avait pas encore été décrite à cette époque, c’est ce
SowFnn 611 i» U - poss *ùle cette erreur première dont les auteurs suivants, Reeve,
de Pai Y ’ . MER > ne se sont pas aperçu. Philippi disait que son spécimen venait
s’aaissvf 0 ^ 16 ’ sur Ia foi de M. Largilliert qui le lui avait communiqué; il
Provoni < j Un " ^ aux renseignement » aux yeux de d’ORBiGNY, et c’est là ce qui
q a, de la part de cet auteur, un changement de nom, évidemment abusif.
v ont^di 0, p nances ^ l’espèce. — Les provenances fournies par la bibliographie
sur 1 p« i , p Hattera s et des Antilles au Brésil inclus. Les provenances indiquées
collectif» °* S ^ es c °l' ec tions du Muséum sont toutes dans ce même secteur. Ces
diversp 0 nS * f. e son * enr ichies récemment de nombreux spécimens dragués en
du Br4«’i m ° ns d® la croisière de « La Calypso » en 1961-1962 devant les côtes
Elles sont toutes entre les latitudes Sud de 18° et 27°.
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Variations. — Nous avons déjà parlé ci-dessus de la variation du nombre des
côtes. Disons, en outre, quelques mots des variations de la forme générale, de
celles du bombement de la coquille et de celles de la taille de la lunule.
Nous avons vu dans les collections de Musées étrangers un certain nombre
d’échantillons beaucoup plus longs que hauts. Dans les collections du Muséum
où aucun n'approche ce degré d’allongement, l’échantillon le plus allongé a 76 mm
sur 69 mm de haut, et le plus court, 56 mm sur 58 mm, de haut. Le contour peut
être régulièrement arrondi (sauf dans la région du sommet, évidemment) ou
comporter des sortes de pans coupés : un de nos échantillons a son contour posté¬
rieur constitué, du sommet à l’extrémité postérieure, par une partie subrecti¬
ligne, et de l’extrémité postérieure (quelque peu anguleuse) à l’extrémité
inférieure (quelque peu anguleuse aussi) par une autre partie subrectiligne.
Notre valve la moins bombée a 16 mm d’épaisseur pour 76 mm de long et 59 mm
de haut, et la plus bombée, 18 mm d’épaisseur pour 58 mm de long et 58 mm de
haut. La lunule la plus grande, proportionnellement, a 8 mm de long pour une
coquille de 65 mm sur 62 mm, et la plus petite, 4 mm de long pour l'exemplaire
qui a 76 mm sur 69 mm.
On voit que D. concentrica est une espèce fort variable.
DOSINIA (DOSINIA) DISCUS Reeve
1843. Cytherea concentrica.
1846. Artémis élégant.
1850. Artémis disais.
1850. Artémis plana.
1850. Artémis alata.
1852. Artémis conclnna.
1852. Artémis disais Rve.
1852. Artémis plana Rve.
1852. Artémis alata Rve.
1853. Dosinia conclnna Sow.
1853. Dosinia disais Rve.
1853. Dosinia plana Rve.
1853. Dosinia alata Rve.
1854. Dosinia disais Rve.
1857. Dosinia conclnna Sow.
1862. Dosinia disais Rve.
1862. Dosinia plana Rve.
1862. Dosinia conclnna Sow.
1862. Dosinia alata Rve.
1869. Dosinia conclnna Sow.
1886. Dosinia disais Rve.
1889. Dosinia disais Rve.
1902. Dosinia disais Rve.
1903. Dosinia ( Doslnidla) disais Rve.
1907. Dosinia disais Rve.
1920. Dosinia disais Rve.
1921. Dosinia disais Rve.
1922. Dosinia disais Rve.
1929. Dosinia disais Rve.
1929. Dosinia disais Rve.
1935. Dosinia disais Rve.
1940. Dosinia disais Rve.
1942. Dosinia disais Rve.
1944. Dosinia disais Rve.
1951. Dosinia disais Rve.
1954. Dosinia disais Rve.
Dekay, Nat. Hist., p. 216.
Conrad, Cat. of Shells. p 393.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. II, flg. 9.
Reeve, Ibid., pl. III, 0g. 18."
Reeve, Ibid., pl. IV, flg. 20.
Soweruy, Thés. Conch., II, p. 657. pl. 140, 11g. *•
Sowerby, Ibid., p. 657, pl. 140, flg. 9.
Soweruy, Ibid., p. 658, pl. 140, flg. 10.
Sowerby, Ibid., p. 672, pl. 144, flg. 73.
Deshayes, Cat. blv. Sh. Brit. Mus., p. 10.
Desiiayes, Ibid., p. 10.
Desiiayes, Ibid., p. 10.
Deshayes, Ibid., p. 14.
Conrad, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad., p. 30.
Adams H. et A., Généra Rec. Moll., II, p. 431.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 10, pl. I, flg. 1.
Rümer, Ibid., p. 10, pl. I, flg. 2.
Romer Ibid., p. 15, pl. II, flg. 2.
Rômer, Ibid., p. 79.
Pfeiffer ln Conch. Cab., 2° ed., p. 106, pl. 27,
flg. 4.
Simpson, The Conchologist Exchange, I, p. 52.
Dall, Bull. U.S. Nat. Mus., 37, p. 56.
Dall, Synops. Venerldae, p. 366, 379, pl. Xll>
flg. 1, pl. XIII, flg. 1.
Dall, Trans. Wagner Inst., III, 6, p. 1232.
Hinkley, Nautilus, XXI, p. 70.
Maury, Bull. Amer. Paleont., 8, 34, p. 66.
Nylander, Nautilus, XXIV, p. 120.
Johnson, Nautilus, XXVI, p. 11.
Palmer, Vener. East Amer., p. 277, pl. XVIft
11g. 1, 6, 7, pl. XX, flg. 1.
Clench, Nautilus, XLITI, p. 35.
Richards, Nautilus, XLIX, p. 132.
Stenzel, Nautilus, LIV, p. 21.
Clench, Johnsonia, n° 3, p. 3, flg. 3.
Hackney, Nautilus, 58, p. 58.
Rooers, The Shell Book, p. 351.
Tucker Abbott, American Seashells, p. 417, pl. 3®
flg. 0 et flg. 81 c p. 415.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 67
la Virgin i à P~ discus ’ ^ ui habite la côte atlantique américaine de
•es auatrp an »», 3 • la Dosini a plana qui était censée habiter la Chine d’après
niers d'entreÏÏ^ 8 « qul 1 ° nt citée ’ 11 faut d ' abord remarquer que les trois der-
Keeve Pf m,! ’ S ° WERBY > De shayes, Rômer, n’ont fait que se fier au premier,
Plus nous a q v u n e ’ P° stérieure ment à eux, l’espèce n’a plus jamais été citée. De
Ils ne riiffAn V 0 I î S 6U en mains - au British Muséum, les types de plana et de discus.
Muséum . U< î pa r leur allongement, et la collection des discus du British
noms résnitû -' 6 . 8 inter médiaires. Il nous paraît certain que la dualité des
Noua > Slmp ement d'une erreur de provenance,
de façon Jî avons pas trouvé à Londres le type de D. concinna Sowerby, décrit
de D di* S que sornma ' re - Mais nous mettons D. concinna dans la synonymie
ont parlé Pa f C6 que c est ’ évidemment, de D. discus que Rômer et Pfeiffer
espèce »nain US f ïi om . concina - D'ailleurs, Sowerby avait écrit que c'était une
simuler «ai ® Ue a D ' sim P lex > ce qui la situe dans la section Dosinia s. s. puisque
Ou . i Syno ?y. me de Dunkeri.
fort différent Do f ini f. alala > décrite d’habitat inconnu, elle est au premier abord
sions rioe n 8 de discus. Mais Jukes-Brown, dans son article sur les subdivi-
forme n’éfaif 1 ” 10 Proc - Mal. Soc. Lond., p. 98-99) a fait remarquer que cette
d'Angleterre C 0 I J nue ^ ue P ar Beeve; qu’il lui paraissait qu’aucun collectionneur
British Miisen 6 i ? ossdda it;_ que M. Smith ayant examiné pour lui le type du
mal de D ni m ’ n* ava ^ fai * - savoir qu'il pensait que c’était un individu anor-
section /wL -” 0 Reeve ’ et d u en conséquence il fallait abandonner le nom de
SL ? ue Dali - pot telle espèce,
de long et 40 ® vu , e 5- vpe au BrRisb Muséum. Son épaisseur, 14 mm pour 41 mm
chez Dosinin de .Y 1 : répond tout à fait aux proportions qui sont courantes
synonyme T e ° e „' à 'dire chez D. discus dont, à notre avis, D. plana est
la même et pa éa ' , est le même (voir notre croquis), la charnière est
b >en moins saillent ’ 3 lum î e e . st ' a môme. Cette lunule est bien plus petite et
de large et oo 16 que , ne I e laisserait croire la figure de Reeve : elle a 2,5 mm
luisante et se 8 haut ’. et da profil e " e ne se voit P as du tout; elle est
ce qui est trée ? a . as li ^ ne 'imitante marquée, avec les surfaces des valves,
quent, chez D discusrmique de la section Dosinia s. s. et s’observe, par consé-
son « aile'l^nsf PEEVE Pourrait faire croire que alata diffère de discus, outre
montre qu’en Pa /ru e | POsili(l . n assez antérieure du sommet; mais notre croquis
bien plus mia r llé ,a partie antérieure de la coquille s’avance normalement,
P*us que la figure de Reeve ne le montre (voir lig. 6).
individu anormo? S ^ n °n S ’ comme Jukes-Brown et Smith, qu’il ne s’agit que d’un
Les colle r Pe discus -
c ions du Muséum renferment divers échantillons de D. discus.
DOSINIA (DOSINIA) PONDEROSA Gray
18i ' uj/ifterea p
' * rten *ls po
846 - Venu* cycl
Grya, Analyst, VIII, p. 309.
Hanley, Cat. Rec. biv. Sh., p. 106, pl. 15, flg. 38.
Orbigny, Vov. Amér. mérid., p. 562.
Source : MNHN, Paris
S. F1SCHER-PIETTE ET D. DELMAS
1847. Cytherea ( Artémis) gigantea Sow.
1850. Artémis ponderosa Gray.
1852. Artémis ponderosa Gray.
1853. Dosinia ponderosa Gray.
1857. Dosinia ponderosa Gray.
1857. Dosinia ponderosa Gray.
1860. Dosinia ponderosa Gray.
1862. Dosinia ponderosa Gray.
1874. Dosinia genel.
1895. Dosinia ponderosa Gray.
1895. Dosinia ponderosa Gray.
1902. Dosinia (Dosinidla ) ponderosa
Gray.
1903. Dosinia (Dosinidla) ponderosa
Gray.
1909. Dosinia ponderosa Gray.
1910. Dosinia ponderosa Gray.
1913. Dosinia ponderosa Gray.
1921. Dosinia ponderosa Gray.
1930. Dosinia ponderosa Gray.
1931. Dosinia ponderosa Gray.
1933. Dosinia ponderosa Gray.
1934. Dosinia ponderosa Gray.
1943. Dosinia ponderosa Gray.
1944. Dosinia ponderosa Gray.
1945. Dosinia ponderosa Gray.
1948. Dosinia (Dosinidla) ponderosa
Gray.
1951. Dosinia ponderosa Gray.
1955. Dosinia (Dosinia) ponderosa Gray.
Gray.
1958. Dosinia ponderosa Gray.
1961. Dosinia (Dosinidla) ponderosa
Gray.
Piiilippi, Abbild., II, p. 231, pl. VII, 11g. la, lb.
Reeve, Conch. Icon. VI, pl. I, flg. 4.
Sowehby, Thés. Conch., II, p. 656, pl. 140, flg. 2.
Deshayes, Cat. blv. Sh. Brlt. Mus., p. 7.
Cahpenteh, Cat. Mazatlan shells, p. 60, n° 88.
Carpenteh, Rep. Brit. Ass. Adv. Sc., 1856, p. 305.
Carpenter, Clieck List shells North Amer., p. 3.
Romer, Monogr. Dosinia, p. 12.
Tapparone-Canefri, Zool. Viagg. Magenta, Ma-
lacologia, p. 127, pl. III, flg. 4.
Stearns, Proc. U.S. Nat. Mus., XVII, p. 154.
Mabille, Bull. Soc. philom., VII, p. 75.
Dall, Proc. U.S. Nat. Mus., XXVI, p. 384.
Dall, Trans. Wagner Inst., III, 6, p. 1253.
Lamy, J. de Conchyl., 57, p. 239.
Dall, Proc. U.S. Nat. Mus., 37, p. 265.
Lowe, Nautilus, XXVII, p. 29.
Dall, U.S. Nat. Mus., Bull. 112, p. 41.
Üldroyd et Grant, Nautilus, XLIV, p. 94.
Grant et Gale, Mem. San Diego Soc. Hist. Nat.,
1, p. 351, pl. 15, flg. 1 à 4.
Lowe, Nautilus, XLVI, p. 111 à 114.
Lowe, Nautilus, XLVIII, p. 4.
Souensen, Nautilus, LVII, p. 5.
Maxwell Smith, Panamic marine shells, p. 59,
flg. 749.
Woodrino, Nautilus, 59, p. 34.
IIertlein et Strono, Zoologica, 33, 4, p. 165.
Rogers, The Shell Book, p. 351.
IIertlein et Stiiong, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist..
107, p. 188.
Myra Keen, Sea sh. Trop. W. Am., p. 136, flg. 306.
Olsson, Moll. Trop. east. Pacif., p. 260, pl. 40,
flg. 5, pl. 42, flg. 1-1 c, pl. 43, llg. 1.
Habitat. — De la Basse Californie au Pérou.
Le plus grand de nos échantillons, de la Basse Californie (Diguet) a 13,8 mm
de diamètre, mais l’espèce peut atteindre 14,5 mm d’après Myra Keen. La plu¬
part des échantillons du Muséum sont sans provenance, ou avec des provenances
peu précises (Basse Californie; Mexique). Toutefois, un exemplaire remis par le
Musée de Mexico (1926) est de Puerto Lobos (Sonora), un exemplaire de la collec¬
tion Denis est de Mazatlan, et 5 valves ont été récoltées par M. Hoffstetter près
de Santa Elena (Ecuador).
DOSINIA (DOSINIA) DUNKERI Phil.
1844. Cytherea Dunkerl.
1845. Artémis simplex.
1850. Artémis Dunkerl Phil.
1850. Artémis simplex Hanl.
1850. Dosinia Dunkerl Phil.
1852. Artémis Dunlceri Phil.
1852. Artémis Dunkeri Phil.
1852. Artémis simplex Hanl.
1853. Dosinia Dunkeri Phil.
1853. Dosinia simplex Hanl.
1856. Artémis simplex Hanl.
1856. Dosinia Dunkerl Phil.
1857. Dosinia Dunkeri.
1857. Dosinia simplex.
Piiilippi, Abbild., I, p. 170, pl. II, flg. 5.
IlANLEY, Proc. Zool. SoC., XIII, p. 11.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. VI, flg. 34.
Reeve, Ibid., pl. X, flg. 59.
Adams cl Reeve, Voy. Samarang, p. 78, pl. 21.
flg. 17.
Adams C. B., Cat. Sh. Panama, p. 274.
Sowerdy, Thés. Conch., II, p. 657, pl. 140, flg. 5-
Sowerby, Ibid., p. 657, pl. 140, flg. 6.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 8.
Deshayes, Ibid., p. 9.
Hanley, Cat. Rec. biv. Sh., p. 357, pl. 15, flg. 4L
Caiipenter, Cat. Mazatlan, p. 61.
Carpenter, Rep. Brit. Ass. Adv. Sc., 1856, p. 305-
Carpenter, Ibid., p. 305.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
1862. Dosinia Dunkeri Phil.
1870. Dosinia Dunkeri Phil.
1902. Dosinia (Dosinidia) Dunkeri Phil.
1909. Dosinia Dunkeri Phil.
1909. Dosinia Dunkeri Phil.
1923. Dosinia Dunkeri Phil.
1931. Dosinia Dunkeri Phil.
1935. Dosinia Dunkeri.
1938. Dosinia Dunkeri Phil.
1948. Dosinia (Dosinidia) dunkeri Phil.
1958. Dosinia dunkeri Phil.
1961. Dosinia ( Dosinidia) dunkeri Phil.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 17.
Martinez y Saez, Viaie al Paciflco, II, Biv, mar.,
p. 37.
Dall, Proc. U.S. Nat. Mus., XXVI, p. 384.
Lamy, J. de Conchyl., 57, p. 240.
Dall, Proc. U.S. Nat. Mus., 37, p. 265.
Olssox, Nautllus, XXXVII, p. 129.
G Kant et Gale, Mem. San Diego Soc. Nat. Hist.,
1, p. 554.
Pilsbky et Olsson, Nautilus, XLVIII, p. 120.
Bales, Nautilus, LII, p. 45.
Heiitlein et Strong, Zoologia, 33, 4, p. 165.
Myra Keen, Shells of Trop. W. Am., p. 136,
11g. 305.
Olsson, Moll. Trop. east. Pac., Panamic-Pacillc
Peiecypoda, p. 261, pl. 42, flg. 3, 3 a, 3 b.
Parmi les références précédentes, celle qui concerne le voyage du Sama-
rang (1850, Adams et Reeve) est curieuse, en ce que la provenance citée, « Eastern
seas », s’écarte tout à fait du domaine habituel de D. Dunkeri. Aussi aurait-on
pu supposer qu'il s'agissait d’une erreur de détermination. Mais il résulte de
l’examen de l’échantillon, que nous avons pu voir au British Muséum, que ce
n’est pas le cas. Toutefois, nous pensons que la provenance indiquée n’a pas à
être prise en considération car son imprécision même, inhabituelle dans les
comptes rendus des expéditions, nous fait supposer qu’aux récoltes du « Sama-
rang » est venu se mêler par accident un ancien échantillon de Musée, datant de
l’époque où les attributions de provenances étaient souvent fantaisistes.
Nous admettons donc que l’espèce n'habite que la côte occidentale d’Amérique,
dans les régions de la Basse Californie et de Panama.
Cette espèce est représentée au Muséum par divers échantillons, dont un a été
récolté par Diguet en Basse Californie.
DOSINIA (DOSINIA) SEMIOBLITERATA Deshayes
(Pl. XI. flg. 4 à 6)
1853. Dosinia semioblilera.
1856. Dosinia Annae.
1857. Dosinia Annae.
1862. Dosinia semioblilera Desh.
1862. Dosinia Annae Carp.
1902. Dosinia (Dosinidia) Annae Carp.
1938. Dosinia Annae Carp.
1958. Dosinia Annae Carp.
1961. Dosinia Annae Carp.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 6.
CAnPENTEn, Cat. Mazatlan, p. 61.
Carpenter, Rep. Brit. Ass. Adv. Sc., 1856, p. 305.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 11.
Rümer, Ibid., p. 18, pl. IV, flg. 1.
Dall, Proc. U.S. Nat. Mus., XXVI, p. 384.
Bales, Nautilus, LII, p. 45.
Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 136, flg. 304.
Olsson, Moll. Trop. east. Pac., Panamic-Pacillc
Peiecypoda, p. 262, pl. 42, flg. 2.
Deshayes avait décrit sa Dosinia semioblilerata d'Australie. Depuis lors, la
connaissance de cette espèce n’avait pas fait de progrès. Rômer, qui l’a citée, n’a
fait que se fier à Deshayes. En 1896, Ei.era (Catal. Filipinas, III, Mol., p. 762)
l’a citée des Philippines. Hidalgo (1903, Filipinas, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid,
21, p. 317) était d’avis que cela demandait confirmation. En 1930, Iredale
(Queensland Molluscan Notes, 2, p. 76), qui faisait remarquer que l’espèce de
Deshayes, décrite d’Australie, n’avait pas été figurée ni située (located), était
d’avis que la description qui en avait été faite évoquait celle de Dosinia amina
Iredale (que cet auteur rapprochait de D. sculpta Hanley), et pensait que ce
pouvait être une D. sculpta.
Or, ayant pu examiner au British Muséum le type de Deshayes (c’est un
échantillon de 47x49x21 mm, marqué « type » [voir nos figures], et accom¬
pagné d’un autre spécimen de 49x50x24 mm), et le comparer au type de Dosi¬
nia Annae Carpenter qui se trouve également au British Muséum, nous avons
constaté que rien ne les séparait. Et comme D. Annae, au contraire de D. semio-
bliterata, est abondamment connue d’une région bien déterminée, la côte
Source : MNHN, Paris
70
E. FI8CHER-PIETTE ET D. DELMAS
Pacifique américaine du golfe de Californie à l’Equateur, il est évident que la
provenance d’Australie était erronée.
Quant au catalogue d'ELERA, il ne faisait que donner la liste des espèces
contenues dans une collection qui n’avait pas été constituée par cet auteur et
qui pouvait contenir soit des erreurs de détermination, soit des erreurs de
provenance.
Aussi n’hésitons-nous pas à mettre D. Annae en synonymie de D. semio-
bliterata.
Rômer (p. 18) rapportait à D. Annae l 'Artémis nanus Reeve (Conch. Icon., VI,
pl. X, fig. 57) qu’il pensait en être un jeune. Mais nous avons établi que A. nanus
est une Sinodia.
La collection du Muséum renferme un lot récolté par M. Hoffstetter à Ata-
cames, Pérou, et formé de 6 valvea séparées, 3 droites et 3 gauches. Elles corres¬
pondent très bien aux figures données par Romer; certaines sont très grandes,
peut-être les plus grandes qui aient jamais été publiées. Voici, en millimètres,
les hauteurs et largeurs de chacune : 63x61; 62x60; 57x55; 52x50; 50x49;
49 x 47.
Cette récolte étend vers le Sud l’aire d’habitat de cette espèce, qui, à notre
connaissance, n’avait pas été signalée plus au Sud que l’Ecuador. Et le fait que
les spécimens soient particulièrement développés laissent penser que la frontière
Sud doit être encore plus loin.
Section Dosinella Dali 1902
Type : Dosinia angulosa Phil.
DOSINIA (DOSINELLA) ANGULOSA Philippi
1847. Cytlurea ( Artémis) angulosa.
1852. Artémis angulosa Phil.
1853. Dosinia angulosa Phil.
1855. Dosinia simplex.
1856. Dosinia Ilanleyana.
1862. Dosinia angulosa Phil.
1862. Dosinia simplex Ad. (non Hanl.).
1882. Dosinia angulosa Phil.
1888. Dosinia angulosa Phil.
1895. Dosinia angulosa Phil.
1896. Dosinia angulosa Phil.
1903. Dosinia angulosa Phil.
Philippi, Abbild., II, p. 229, pl. V, fl g. 1.
Sowerdy, Thés. Conch., II, p. 662, pl. 141, fig. 26.
Desiiayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 16.
Adams (non Hanley), Proc. Zool. Soc. Lond.,
p. 224.
Adams H. et A., Gen. Rec. Moll., II, p. 431.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 73, pl. XIV, fig. 1.
Rômer, Ibid., p. 75.
Dunker, Ind. Moll. mar. Jap., p. 204.
Jousseaume, Mém. Soc. Zool. Fr., p. 209.
PiLsnnY, Cat. mar. Moll. Japan, p. 126.
Elera, Catal. Filipinas, III, Mol., p. 760.
Hidalgo, Filipinas, Mem. Real. Ac. Cienc. Madrid.
1906. Dosinia angulosa Phil.
1909. Dosinia Ilanleyana Ad.
1945. Dosinia angulosa Phil.
1952. Dosinia angulosa Phil.
1953. Dosinia ( Dosinella) angulosa Phil.
1954. Dosinia angulosa Phil.
1962. Dosinia (Dosinella) angulosa Phil.
Melvill et Standen, Proc. Zool. Soc. Lond., 1906
II, p. 835.
Lynoe, Danish Exped. Slam, IV, Lameliibr., p. 154.
Altena, Zoolog. Medeel., XXV, p. 150.
Kuroda et Habe, Check List rec. mar. Moll. Japan,
p. 19.
Habe, Généra jap. Sh., p. 168.
Taki, Illustr. handb. Sh. jap. Isl., pl. 32, fig. 2.
Habe, Colour. illustr. Shells Japan, II, p. 132,
text-flg.
Nous avons retiré de la liste synonymique la figuration de cette espèce par
Pfeiffer 1869 (Conch. Cab., p. 107), car elle concerne en réalité D. penicillata.
Les deux espèces se ressemblent d’ailleurs beaucoup, et certains auteurs les
ont considérées comme synonymes. Nous mentionnerons leurs différences à propos
de D. penicillata.
La Dosinia simplex de Adams (non Hanley), devenue Hanleyana après avoir
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 71
été (en ms.) singaporensis (voir Lynge, 1909), est un jeune de angulosa, comme
nous l’a montré l'examen du type conservé au British Muséum.
Dosinia longinulata Reeve (Conch. Icon., VI, pi. X, fig. 61), décrite de la collec¬
tion Hanley et sans lieu de provenance, a été mise par Deshayes (Cat. biv. Sh.
Brit. Mus., p. 16) dans la synonymie de D. angulosa, avec doute. Rômer (Monogr.
Dosinia, p. 73) et Hidalgo (Filipinas, p. 313) ont admis cette synonymie sans point
de doute. Nous ne pouvons trancher la question, n’ayant pas trouvé le type au
British Muséum, mais on ne peut hésiter qu’entre angulosa et penicillata, et comme
Reeve (qui n’inclut pas angulosa dans sa monographie), insiste sur la lunule
« peculiarly elongately cordate », il est bien probable qu’il s’agit d'angulosa.
Les provenances données par la littérature vont de la mer Rouge (île Cameran,
Jousseaume 1888) à Karachi (Melvill et Standen 1906), Malacca (Philippi),
Singapour (Adams 1855), Java (Altena 1945), Siam (Lynge 1909), Philippines
(Philippi, Elera, Hidalgo) et Japon (Dunker, Pilsbry, Kuroda, Habe, Taki).
C'est donc une répartition très vaste; toutefois comme divers auteurs, et même
Habe jusqu’en 1953, confondaient angulosa et penicillata, il n’est pas certain que
toutes ces citations se rapportent bien à cette espèce.
Voici les provenances que nous donnent les collections examinées par nous,
et avec plus de certitude puisque nous étions attentifs aux différences entre les
deux espèces.
Dans la collection du Muséum, en dehors de provenances imprécises telles
que « Philippines », quatre exemplaires de la collection Jousseaume sont étiquetés
de Manille. L’exemplaire de Jousseaume de la Mer Rouge ne se trouve malheureu¬
sement pas dans notre collection.
A Bruxelles, dans la collection Dautzenberg, se trouve un échantillon de
Malacca (achat Sowerby).
A Leiden se trouvent ; un échantillon de Singapore (J. A. Buddingh); divers
lots de Java : de la baie de Batavia (Ijzerman); de Sorebaja (coll. Buitendjik; coll.
Van Heurn, très nombreux exemplaires), de Tjilatjap (C. Overdijk) et de Bangil
vers Sitoebondo; un échantillon des Moluques, lie Batjan (M. Bernstein).
Au musée d’Amsterdam se trouvent six exemplaires de Soerabaya (Java).
Au British Muséum, se trouvent de nombreux exemplaires marqués « India,
Lady H. Douglas »; un exemplaire marqué de Singapore; plusieurs exemplaires
récoltés par A. Jacobs en Chine dans le Kiangsu à Hsilien Tas; et un exemplaire
(coll. Winckwortii) récolté par le Dr Red à Bornéo, Sarawack.
On voit donc qu’il s’agit en tous cas d’une distribution très vaste.
DOSINIA (DOSINELLA) PENICILLATA Rve
1850. Artémis penicillata.
1853. Artémis penicillata Rve.
1869. Dosinia angulosa Rve.
1869. Dosinia penicillata Rve.
1952. Dosinia penicillata Rve.
1953. Dosinia (Dosinella) penicillata
Rve.
1962. Dosinia ( Dosinella) penicilla [sic]
Rve.
1964. Dosinia (Dosinella) penicillata
Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. VI, flg. 32 et 36.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 16.
Pfeiffer in Conch. Cab., ed. 2, p. 107, pl. 27,
ûg- 9.
Adams, An. Mag. Nat. Hlst., 4* s., III, p. 234.
Kuroda et Habe, Check List rec. mar. Moll. Jap.,
p. 20.
Habe, Généra jap. Sh., p. 168.
Habe, Colour. illustr. Sh. Jap., p. 132, pl. 59,
flg. 18.
Habe, Shells w.-Paclf. in color, II, p. 193, pl. 59,
flg. 18.
Deshayes partiellement, puis Rômer plus complètement, avaient placé
D. penicillata dans la synonymie de D. angulosa. Mais les deux formes sont bien
distinctes, Habe (1964) l’a bien vu. D. penicillata est plus carrée, elle n'a pas
l’area ligamentaire qui, bien qu’étroite, est nettement visible sur la figure de
Philippi; et sa lunule, tout en ayant la même forme générale que celle de D. angu¬
losa, est nettement circonscrite par une ligne enfoncée, tandis que chez D. angu¬
losa la surface de la lunule se raccorde avec le reste de la surface; d’ailleurs la
lunule de D. penicillata plonge légèrement à son extrémité antérieure de sorte
que le profil de la valve montre un cran à ce niveau, ce qui n’est nullement le
cas chez D. angulosa.
Source : MNHN, Paris
72
E. FISCHER-PIETTE
D. DELMAS
C'est D. penicillata que Pfeiffer a représentée sous le nom angulosa.
Nous avons vu au British Muséum 7 échantillons de la collection Cumino,
marqués penicillata, dont celui qui est représenté sur la fig. 36 de Reeve (celui
de la fig. 32 n’y est pas). Tous ont la lunule circonscrite et légèrement plongeante.
Parmi les 9 lots de penicillata de la collection du Muséum, deux seulement
ont des provenances : un lot de 2 échantillons est marqué de Singapour
(M. Leglanché, 1844); et un exemplaire a été acheté en 1966 à M. Dan, résidant
aux Philippines.
Au Musée d’Amsterdam, se trouve un exemplaire de Soerabaja (Java); et au
Musée de Leiden 2 exemplaires de l’ile Madoera, qui est devant Soerabaja.
La littérature avait donné les provenances suivantes : Japon (Adams;
Kuroda et Haue); Corée et Chine (Habe, 1964). Avec celles que nous venons
d’ajouter, on voit que l’espèce est répandue de Singapour à la Chine, Corée, Japon,
Philippines, Java.
DOSINIA (DOSINELLA) GRATA Deshayes
(Pi. xii, ng. î à 8)
1853. Doslnia grata. Desiiayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 8.
1862. Dosinia grata Desh. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 19.
Après que Deshayes ait eu décrit cette espèce de Tasmanie (Terra Vandie-
menensis) et que Rômer l’ait citée tout en disant ne pas l’avoir vue, aucune
mention n’en a plus été faite si ce n’est de façon erronée. Pfeiffer (1869, Conch.
Cab., 2* éd., p. 102, pl. 26, lig. 3, 4, 5) a cité sous ce nom la Dosinia liistrio.
D’autres confusions ont été faites, en 1901 par Tate et May (Proc. Lin. Soc. N.S.W.,
XXVI, p. 89), qui mettaient D. grata en synonymie avec D. circinaria (qui est une
variété de D. crocea) et avec D. cydippe (qui est synonyme de D. caerulea ), et en
1962 par Macpherson et Gabriel (Mar. Moll. Victoria, p. 340, lig. 388 p. 338) qui
ont fait une confusion évidente avec D. victoriae = D. hislrio.
Ces erreurs ont été facilitées par le fait que l’exemplaire de Deshayes n’avait
pas été figuré. Nous l’avons examiné au British Muséum oii il est conservé, et
en donnons des vues (pl. XII, lig. 1 à 3). Il a 40x37x19 mm, environ 100 côtes
assez fortes mais qui ne sont pas lamelleuses et ne se renforcent pas à leurs
extrémités, une forme assez équilatérale avec un sommet très peu saillant et
peu incliné vers l’avant, une lunule très semblable à celle de D. penicillata,
comme elle nettement carénée et visible de profil, étroite, allongée, circonscrite
par un fossé net mais sans profondeur, non plongeante à l'avant. Il n’y a pas
d’area ligamentaire, les valves s’affrontent presque comme chez Dosinia eroleta
en laissant toutefois voir le ligament par une fente; le plateau cardinal est très
peu élevé, encore moins que chez D. penicillata; le sinus palléal est large, de
longueur modérée, peu ascendant. La coquille est bien moins plate que celles
de D. angulosa et D. penicillata, et elle est beaucoup plus arrondie, moins angu¬
leuse. Il est assez curieux que la lunule ne soit pas plus large que chez D. peni¬
cillata en dépit du fait que la coquille est beaucoup plus renflée.
En plus du type, nous avons pu examiner, dans plusieurs collections, un
certain nombre d’échantillons, qui nous font connaître le degré de variabilité, et
souvent des provenances.
Au Musée de Bruxelles se trouvent (coll. Dautzenberg ex coll. Henon) 2 échan¬
tillons venant de Griffiths Point, nettement plus allongés que le type : 41,6x38
X19 mm et 37,9x34x17 mm; un autre (coll. Dautzenberg), de Tasmanie, est
allongé aussi : 34,5x31,21x16 mm; un autre de West Port, Victoria, de
40,6x38,2x20,8 est plus oblique, l'extrémité antérieure étant bien moins haute
que la région postérieure (pl. XII, fig. 4 à 8).
Au Musée d’Amsterdam, deux échantillons plus courts, de Tasmanie,
M. Schepman : l’un de 37,6x30,3x20 mm, et l’autre de 33x33x16,7, qui a l’avant
en pan coupé et le sinus palléal plus long que chez le type, et un peu pointu.
Au Musée de Leiden se trouve (ex coll. Koumans), venant de ■< Victoria, Sud-
Melbourne », un échantillon (valve gauche) court et presque circulaire, ayant
41x41x10 (donc 20 mm), accompagné de deux autres valves ne différant guère
du type; avec la même provenance, mais venant de M. Knock, 8 valves séparées
dont une a les plus grandes dimensions que nous connaissions pour cette espèce :
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 73
*3.7x41,5x10,8 (donc 21,6 mm) et qui ont toutes des contours analogues à celui
„ u h 8 . ma ‘ s un sinus palléal de largeur normale à la base mais pointu chez
éch f- nl *' l0nS ^ don *' le lr ^ s grand) et plus court que chez le type chez 3 autres
cnantillons chez lesquels il est encore plus largement arrondi à son extrémité
«lue chez le type.
... Quelles que soient les variations que nous venons de signaler, tous ces échan¬
gions ont la même costulation : le degré de saillie des côtes, et leur degré d’écar-
*«ment est le même. Prenons l’exemple de l’échantillon de 34,5 x 31,2 x 16 mm
icoil. Dautzenberg). Sur la ligne médiane de la valve, entre un point situé à
du sommet et un point situé à 1 cm plus loin, il y a 23 côtes; dans le centi-
nr,a i suivant 16 côtes, au total 39 côtes sur 2 cm. Ces côtes sont très finement
noduleuses. Leur nodulation ne se voit pas à l’œil nu, elle se sent à l’ongle mais
non à la peau.
I distribution. — La Tasmanie est la provenance du type; dans les collections
*es provenances sont la Tasmanie, Victoria Sud-Melbourne, Victoria West Port,
dig r u^t^s Point, localité que nous n’avons pas trouvée dans les atlas dont nous
DOSINIA (DOSINELLA) GRATOIDES n. sp.
(PI. XII, flg. 9 à 13)
ma ^ s P^ ce fondée sur un spécimen unique, du Musée de Leiden (ex coll. Mulder),
arqué « Australie, Terr. du Nord ». Il est entièrement blanc. Il est très proche
s , os i n io. grata, la lunule, l’area, le plateau cardinal, le sinus palléal ne pré¬
est i pas de différence avec celte espèce. La coquille, de 33,1 x 30,7x16,6 mm
E P U8 tombée au milieu et comme un peu pincée à l’avant et surtout à l’arrière,
som » équilatérale du fait qu’elle est presque aussi relevée à l’arrière du
Peu me • C|u ^ l avan t de la lunule. Les sommets sont un peu plus médians, un
es P 1 . 01118 inclinés vers l’avant, et nettement plus volumineux. Mais la différence
t »™e, ce P e nous a déterminés, après bien des hésitations, à traiter cette
pi e ea espèce distincte, réside dans la costulation. Les côtes sont nettement
t- Allantes que chez D. grata. Elles sont moins nombreuses : entre les dis¬
ent»!^ 1 et 2 cm du sommet il y en a 13; entre 2 et 3 cm, 15, ce qui fait 28
non* 1 • e * - ^ cm ' ® ur l’échantillon d’âge équivalent (34,5x31,2x16) de D. grata
au h a r ns trouv é respectivement 23, 16 et 39. Dans le centimètre se terminant
c j. n inférieur (et chevauchant sur le centimètre précédent), il y en a 17
exemplaire grata et 12 chez gratoides. Les côtes de gratoides sont bien plus
nu 8 Î èr oment noduleuses que celles de grata ; la nodulation est visible à l’œil
le se sen l. non seulement à l’ongle, mais aussi à la peau en promenant
ut du doigt le long des côtes.
just e dlfférence d’habitat, Territoire du Nord au lieu de Tasmanie et Victoria,
récofi 6 auss * notre position qui n’est d’ailleurs qu’une position d’attente de
es Plus complètes qui puissent dicter la décision définitive.
DOSINIA (DOSINELLA) BRUGIERI Gray
1838
1842
1850
1852
1853
1855
1862
1915
1940
Arthemis Bruguieri,
Artémis Bruguieri.
Artémis prostrata.
Artémis prostrata Rve.
nosiïiia prostrata Rve.
Oosinia prostrata L.
Bosinia Bruguieri Gray.
Bosinla Bruguieri Gray.
Gray** 1 * i peclu nculus ) bruguieri
Gray, Analyst, VIII, p. 309.
Hanley, Cat. Rec. biv. Sh., p. 107.
Reeve, Conch. Icon., VI, pi. IV, flg. 23.
Sowerby, Thés. Conch., II, p- 074, pl. 144, flg. 80.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brlt. Mus., p. 21.
Hanley, Ipsa Linnei Conch., p. 74, pl. 1, flg. 7.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 75, pl- XIV, flg. 3.
Hedley, J. Roy. Soc. W.-Austr„ I, p. 14.
Nomura, Rec. oceanogr. Works Jap., XII, 1, p. 96.
n° m t ^°, Us Préférons désigner cette espèce sous le nom Bruguieri Gray que sous le
Prostrata L. car ce dernier prêterait à confusion.
Source : MNHN, Paris
74
B. FISCHER-PIBTTE ET D. DELMAS
En effet, dans son ouvrage « Ipsa Linnei conchylia », Hanley (1855, p. 74)
écrit à propos de prostrata : « Plate 1 fig. 7 of this work exhibits the example
marked for this species in the Linnean Cabinet. It is the Artémis prostrata of
Reeve (Conch. Icon., vol. VI, pl. 4, f. 23), whose excellent figure was not published
when the three first plates of this work were engraved. It is not the V. pros-
trata of Chemnitz, but agréés well with the figure in Born’s « Testacea » (pl. 5,
fig. 6). The peculiarities of sculpture are not mentioned in the details of the
« Muséum Ulricae »; possibly, then, the Shell there described was not identical
with that of the earlier publication. »
L'habitat, selon la littérature, est l’Australie (Swan River, Reeve, Hedley)
et aussi le Japon (Pacific coast of Tiba Préfecture, Nomura).
Dans la collection du Muséum, où nous avons des individus de tous les
âges, en plus de ceux qui n’ont pas de provenance ou sont marqués d’Australie,
il en est un marqué de Chine, rapporté par M. Eydoux, 1838, Voyage de La Bonite,
et qui n’avait jamais été déterminé; et un lot vient de Penang, Campagne de
1’ « Anne-Marie », 1872, M. Eudel. Penang est devant la côte Ouest de la
presqu’île de Malacca.
Dans les collections de Bruxelles se trouve un lot de Balik Papan (Est
Bornéo), collection Priester; un exemplaire de la collection Dautzenberg est de
Oho Shima (M. Ferrié, 1895); trois beaux spécimens sont de Karikal (M. Eudel);
un autre de Coromandel; un autre de Malacca (achat Sowerby).
Du Musée de Leiden nous connaissons des exemplaires de Bombay, Java (Baie
de Batavia; Paseroean; Soerabaja; Cheribon; Pameungpeuk), Sumatra (Rantan
Pandjang, Deli; Port of Belawan, Deli; Batang Kwis, Deli).
Au Musée d’Amsterdam se trouve un exemplaire venant de Fandjong Tiram,
Sumatra (côte Est).
L'espèce va donc de l’Inde à Malacca, Chine, Japon, Insulinde, Australie.
DOSINIA (DOSINELLA) CORRUGATA Reeve
(Pl. XIII, fig. 1 à 3)
1850. Artémis corrugata.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. IV, fig. 24.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 669, pl. 143, fig. 63.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 22.
Rômer, Monogr. Uoslnfa, p. 77.
1853. Artémis corrugata Rve.
1853. Dosinia corrugata Rve.
1862. Dosinia corrugata Rve.
Fio. 7. — Dosinia corrugata Rve. Sinus palléaux de deux exemplaires du Muséum. X 1.
Nous avons examiné au British Muséum le type de cette espèce. Il a 54x53
X25 mm. La figure de Reeve a 54x51 mm. Malgré la différence de hauteur, nous
pensons qu’il s’agit bien du type, à en juger par les contours et en particulier
par les parties subanguleuses de l’avant. Le texte dit « area of the ligament
simple », et en effet il n’y a pas d’area.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
75
Mais la figure a considérablement exagéré les saillies de l’extrémité des
cotes de la valve droite. En fait, ces saillies sont tout à fait modestes. Et la
j'gure fait beaucoup trop apparaître les lignes radiaires, que le texte dit d’ail-
%1 à* 3 ® obsolètes - Nous reproduisons des photographies du type (pl. XIII,
Le sinus palléal, nettement ascendant, est fort long, assez large, assez
m P'ement arrondi à son extrémité.
Nous donnons les formes des sinus palléaux de deux autres exemplaires, du
Muséum (fig. 7).
Dosinia corrugata est une espèce très proche de D. Bruguieri. Mais ses
contours ne sont pas les mêmes. D. corrugata évoque un carré dont l’un des angles
serait le sommet, I’ « angle •• opposé étant au milieu du bord inférieur, un
‘‘angle » à l’avant et un à l’arrière. Tandis que D. Bruguieri évoque plutôt un
pentagone à cotés très inégaux, avec un angle au sommet, un « angle » antéro-
supérieur, un « angle » postéro-supérieur, un inféro-antérieur et un mféro-
Postérieur. En outre, le sinus palléal de D. Bruguieri est un peu plus court et
, peu ««oins large; l’écart entre les deux valves au-dessus du ligament est
généralement moindre. Entre le bord de la fente ligamentaire et la crête dentelée
ormée par les extrémités postérieures des côtes, il n’y a, chez les deux espèces,
q une faible distance, parfois pratiquement nulle, mais lorsqu’on voit une area
e le, on constate que sa pente est beaucoup plus marquée chez Bruguieri que
cnez corrugata.
Provenances. — L’habitat de cette espèce n’était pas connu. Le Muséum en
Possède deux échantillons. L’un, venant de M. Baer, 1900, mesurant 57x56,5
mm, est marqué des Philippines. L’autre, collection Jousseaume 1921,
surant 54,5x52,2x25 mm, est marqué du Japon.
DOSINIA (DOSINELLA) TRAILLI Adams
(Pl. XIII, 11g. 4 à 12)
lRKo' ü osinia TralUi.
Irro ° osinla Trailli Ad.
l£‘ ^° ÿinia Trailli Ad -
Î55- 1° Sinla Tram Ad.
194R ° ÜSinia iraiül Ad.
• Dosinia sp. cf. roemerl I
Adams, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 223.
RüMEn, Monogr. Dosinia, p. 62.
Adams, An. Mag. Nat. Hist., 4° s., III, p. 234.
Dunkeb, Index Moll. mar. Jap., p. 204.
Pilsbry, Cat. mar. Moll. Jap., p. 126.
Altena, Zool. Medcdeel., XXV, p. 150.
tv GeUa es Pôce n’a jamais été figurée. Nous donnons des figures des échantillons-
vemo’ t^ Ue nous avons examinés à Londres. Il y en a trois, mesurant respecti-
T nt 48 X 48x20 mm, 46,5x45x18,3 mm et 45 x 46 x 18,2 mm.
réiin’ S i cooiours sont les mêmes que chez corrugata, et il faudra peut-être
s, ‘ p es deux espèces. La seule différence que nous percevions concerne le
Pins pall dal, et elle est peu marquée. Le sinus palléal de D. Trailli est un des
n a “»ples qui soient. Presque aussi long que celui de D. exoleta ou de D. lupi-
donî i» est ' d une largeur extrême à la base et encore très grande à 1 extrémité
a „ . arr ondi a un grand rayon de courbure. Chez D. corrugata le sinus est
dan/ ou P lua long, mais il est moins large, et peut-être un peu plus ascen-
n 0U o ”° us donnons des croquis (fig. 8) des sinus palléaux d'échantillons que
avons examinés (collections de Bruxelles et de Leiden). .
(17 "°*? avons vu à l’Institut Géologique d’Amsterdam le petit exemplaire
d’aroîî"!. de Java publié par Altena sous le nom D. sp. cf. roemeri. II n a pas
c ai a '‘Samentaire, les deux crêtes formées par les extrémités postérieures des
mon» SOnt toutes proches l’une de l’autre. Or, la figure de Rômer de D. Roemeri
(j’ u r . e °es crêtes séparées par une très large area. Nous pensons qu il s agit
jeune de D. Trailli, tous les caractères concordant.
Diinu le es P èc e a été décrite de Malacca, et citée du Japon par Adams
d> Pm , ER ’ *882, Pilsbry, 1895; et le petit individu publié par Altena est de Java
Des échantillons du Musée de Leiden sont de Java, Soerabaja (van
Java^ît 1934) ' de Java - baie de Batavia (Buitendijk, 1925; Rejiæerman, 1947) , de
marm ? emban 8 (coll. Berg). Un échantillon de Bruxelles (achat de Cort) est
qué du Japon.
e Muséum ne possède pas cette espèce.
Source : MNHN, Paris
76
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Fio. 8. — Dosinia Trailli Ad. Sinus palléaux d'échantillons du Japon.
(en haut & g., Bruxelles), de Soerahaya (en haut 8 dr., Leiden) et de Batavia (en bas, Leiden). X 1-
DOSINIA (DOSINELLA) FUNICULATA Romer
1862. Dosinia funlculata. Romer, Malak. Biatt., VIII, p. 217.
1862. Dosinia funlculata Rôm. Romer, Monogr. Dosinia, p. 77, pl. XIV, flg. 2.
Nous n’avons trouvé aucune citation de cette espèce depuis sa description,
si ce n’est que Jukes-Brown (1912, Proc. Mal. Soc. Lond., X, p. 99) l’a placée
dans la section Dosinella comme étant « probably only a variety of angulosa »•
En fait elle est bien distincte de Dosinia angulosa. Dans les matériaux indéter¬
minés du Musée de Leiden nous avons trouvé un lot de spécimens que nous rap¬
portons sans nulle hésitation à cette espèce. Remis par J. A. Buddino, en 1865, ils
proviennent de l’île Banka (située contre le S.-E. de Sumatra). Ceci établit l’ha¬
bitat qui était inconnu. Il s’agit d’un échantillon bivalve de 29x27x13 mm, et
de 3 valves gauches ayant respectivement 30,5x29 mm; 30x28 mm; 27x26 mm-
L'échantillon de Romer avait 35x27x13 mm.
L'area de l’échantillon bivalve de Leiden a 2 mm de large. Elle est, confor¬
mément à la description de Romer, subplana, constituant en fait une faible
dépression car ses deux demi-surfaces sont légèrement descendantes. Le ligament
est beaucoup moins apparent que chez angulosa, penicillata, corrugata et Trailli-
Il est plus apparent que chez Bruguieri. La lunule a 3 mm de large et 5 de long-
Elle n’est ni saillante-carénée, ni enfoncée sur ses bords, car elle est presque
aussi superficielle que chez les Sinodia, ce qui explique que sur la figure de
Romer elle soit peu perceptible.
Les contours de cette espèce ne sont pas très différents de ce qu’ils sont
chez D. corrugata, ils sont cependant plus arrondis. L’épaisseur est pratiquement
la même. Mais les deux espèces diffèrent nettement pour la visibilité du ligament,
nous l’avons dit, et aussi par le fait que D. corrugata a ses deux demi-surfaces
d’area très ascendantes au lieu d’être légèrement descendantes.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
77
DOSINIA (DOSINELLA) DILECTA Adams
(PI. XIV, flg. 1 à 3)
Îsr 5 ' Dosinia Mecta. Adams, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 224.
ion D ° sinia dilecta Ad. romer, Monogr. Dosinia, p. 66.
1909 - Dosinia dilecta Ad. Lïnge, Mem. Ac. L. Sc. Danemark, s. VII, V.
. p. 249, pl. V, flg. Il à 13.
6 ' Dosinia ( Dosinella) dilecta Ad. Jukes-Brown, Proc. Mal. Soc. Lond., p. 99.
Nous avons vu au British Muséum les trois types d’ Adams, qui ont respec-
ement 30x30x14,5 mm (nous le figurons); 30x28,5x15 mm; 28x28x14,5 mm.
exemplaire figuré par Lynge est plus grand, 40x41x21 mm.
11 y a dans la collection générale du British Muséum quatre échantillons
ait 11 - de ^ u * an Bidang, North of Penang, collection W. Skeat, et l’un d’eux
e >nt 39x42 mm. Ils ont été mentionnés par Lynge.
dp T , us avons déterminé sous ce nom quatre valves des collections du Musée
un ^ lden : de Java > baie de Batavia (R. Ijzerman, 1946) une valve de 39x40 et
une de 36x37; de Java, Rembang (F. Willemsen, 1949), une valve de 26x27;
Sumatra, Padang (Willigen), une valve de 35x35.
Le Muséum ne possède pas cette espèce.
, Lette espèce est remarquable par sa légèreté et par ses côtes lamelleuses très
nef-t 6S ' Le P 13 *' 6311 cardinal a très peu de hauteur. La lunule est à la fois très
d’aii et * ,r ^ s saillante. Les terminaisons postérieures des côtes, de part et
Ppo J 6 du ligament, s’alignent sur deux crêtes légèrement denticulées par elles,
deux crêtes sont séparées par 1 mm (sur l’échantillon-type de 30x30 mm)
> comme le ligament n’est pratiquement pas visible, chaque moitié de l’area
l’p n , demi-millimètre, lequel est en pente à 50° vers l’intérieur. Cela donne a
üofitteii Un carac ^ re canaliculé, très différent de ce qui existe chez les autres
Mai k 08 Provenances que nous venons de faire connaître, s'ajoutant à celle de
acca donnée par Adams et à celle de « Sound of Koh Chang, 5 fathoms, soft
/ ” donnée par Lynge pour le golfe du Siam, nous montrent que l’espèce
ste du golfe du Siam à Java.
DOSINIA (DOSINELLA) LEVISSIMA n.sp.
(Pl. XIV, flg. 4 à 8)
p^^Pèce fondée sur deux échantillons du Muséum, venant de la collection
f r . l873 > et marqués de Nouvelle-Hollande, c'est-à-dire de l’Australie. Très
tvn n 6S ’ * un deux est cassé, recollé, et il lui manque un fragment, 1 autre (le
^e) est fendu.
,^Description du type. — Longueur 33,5 mm; hauteur 30 mm; épaisseur
arL,’? rn ' Donc forme très allongée et très plate. Subanguleuse à l’arrière, bien
nrm ^ d - e ve ntralement. Sommets jaunâtres. Le reste de la coquille est blanchâtre,
b “ ! UlSant Côtes à peine saillantes, d’une extrême finesse, extrêmement nom-
I ,.^ s . es ’ dont les extrémités postérieures ne déterminent pas de denticulation.
t£ Ul \ lrès pelite - a y an t 3 mm de long et 1,5 de large, délimitée par des sillons
mérii nets ’ lé 8 èr ement enfoncée à leur niveau, mais très élevée sur la ligne
Da, i e qui constitue ainsi une carène très saillante. L’avant de la lunule n est
fent? ° n8eant - Anea ligamentaire assez importante, ayant, de chaque côté dune
. te médiane de 0,5 mm laissant apercevoir le ligament, une largeur de 1 mm,
17 ®° rU \ que l'area a en tout 2,5 mm de large (au milieu de sa course), sur
tan. 1 ? de 'ong. Près des sommets, l’area est déprimée entre deux talus la - 1 ™ "
surf» à arrière, au contraire, où ces deux talus sont obsolètes, ses deux demi-
fajuf 0 ® 8 ,constituent une carène, très obtuse d’ailleurs. A mi-course, à partir du
de liV aUs de Ordure, chaque demi-area constitue un léger fossé car ’ enb ° ld ^ e
san! f6nte ligamentaire, elle se relève en une lame, courte mais cependant depas-
,. en , altitude celle du talus de bordure, de sorte qu’on peut dire que 1 area
nr3 èremen t ailée. L’impression musculaire postérieure est fort petite, lim-
sa° n an ^rieure est assez petite. Le sinus palléal est très ample, il a 8,5 mm à
bas e, et ne se rétrécit que lentement jusqu’à une extrémité largement arrondie,
Source : MNHN, Paris
78
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
éloignée de 13 mm, et située ainsi à 19 mm du bord postérieur de la coquille et
13 mm du bord antérieur, de sorte que le sinus s’avance au-delà du milieu de la
coquille. Le plateau cardinal est très peu élevé, n'ayant que 1,8 mm de haut. Toutes
les dents cardinales sont des lames sans épaisseur. La dent latérale est un nodule
petit mais bien saillant, situé nettement en avant du point où la cardinale anté¬
rieure atteint le bord inférieur du plateau.
Description du paratypc. — Longueur 35,5 mm; hauteur 34 mm; épais¬
seur 15,5 mm. Donc plus isodiamétrique que le type. Bord ventral moins régu¬
lièrement arrondi, formant un vague angle à l’opposé du sommet, de sorte que le
contour général évoque légèrement celui de D. corrugala ou de D. Trailli. Les
autres caractères sont ceux du type, si ce n’est que la surface des valves présente
des traînées et mouchetures grises dont nous ne pouvons dire s’il s’agit de
pigmentation ou d’altération.
Rapports et différences. ■— La largeur de l’area ligamentaire différencie aisé¬
ment cette espèce des diverses Dosinella que nous venons de passer en revue.
DOSINIA (DOSINELLA) AETIIA Iredale
1930. Dosinla ( Semelartemls) aetha. Iiiedale, Mem. Queensl. Mus., X, part, i, p. 76,
pl. IX, flg. 18.
Provenance : Beach of Friday Islands, Torres Strail.
Les dimensions données sont : longueur 52,5 mm; hauteur 46 mm; épaisseur
d’une seule valve 12 mm [donc 24 mm pour les deux].
Cette espèce ne nous est connue que par sa description. Nous la plaçons dans
la section Dosinella car elle a divers points de ressemblance avec l’espèce précé¬
dente. D’abord sa forme allongée, qui semble avoir été la raison principale de
la création par Iredale d’un groupe générique particulier, puisqu'il écrit : « The
extraordinary prolongation of the posterior side differentiates this form from
ail other Australian Dosinid groups. » Il convient d'ailleurs de faire remarquer
que beaucoup d’exemplaires de Dosinia angulosa, espèce-type de la section Dosi¬
nella, sont aussi allongés que ne l’est la ligure de Iredale. Autres ressemblances
avec l’espèce précédente : le caractère « thin, rather fragile »; la « lunule small »î
et l'écusson « a little winged » comme le montre bien la ligure. Certes, la costu-
lation est très particulière par son caractère à la fois serré et lamelleux et
montrant aussi (à en juger par la ligure) un aspect irrégulier et onduleux aux
extrémités; mais lorsqu’on sait combien les côtes de angulosa, Druguieri et
dilecta diffèrent entre elles, ce caractère ne fait pas obstacle à l’admission de
aetha dans la section Dosinella.
DOSINIA (DOSINELLA) MALZINII n. sp.
(Pl. XIV, flg. 9 à 13)
Espèce fondée sur quelques échantillons de l’ancienne collection du Musée
de Bruxelles : 1" un échantillon bivalve, don de Mme F. de Malzine, et qui pro¬
venait d’un achat à Landauer (Frankfurt a. M.) qui l’avait vendu sous le nom
Dosinia ferruginea Reeve et étiqueté de la Nouvelle-Calédonie. Comme D. ferru-
ginea (que nous avons mis en synonymie de D. lupinus) avait été décrit d’origine
inconnue, la provenance Nouvelle-Calédonie peut être supposée exacte et non
pas imposée par conformisme. Cet échantillon sera le type; 2° un lot comportant
un échantillon bivalve et deux valves dépareillées marqué « coll. ex M. Br »>
sans indication d’habitat.
Description du type. — Contours très analogues à ceux de Dosinia lupinus.
Longueur 28,5 mm; hauteur 27,5 mm; épaisseur 12,5 mm. Couleur jaunâtre, tirant
vers le jaune au sommet, vers le blanchâtre en s’en éloignant. Côtes concentriques
très fines, très serrées, un peu plus saillantes à leur extrémité postéro-dorsale
mais sans y former des denticulations. Lunule presque aussi superficielle que celle
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 79
vis'H° iima < ï n 9 ulosa ’ ayant 3 mm de long et 1,5 mm de large. Ligament très
mie extérieurement par écartement des bords postéro-dorsaux des valves. Area
gament a i re bordée de talus très peu marqués, distants de 2,5 mm, et presque
P âte, 1 affleurement du ligament participant à ce plan. Il s’agit en somme d’une
ea peu individualisée. Sinus palléal ascendant très large, plus large sur la valve
oite qu e sur ) a valve gauchej el tr ès long, aussi long que chez Dosinia lupinus
"Osinia cxoleta. Plateau cardinal ayant 2 mm de haut. Les dents cardinales
ut normales. La dent latérale est très mal individualisée, ce n’est qu’un granule,
émoussé qu’il est à peine perceptible, accolé contre l’extrémité inférieure de
cardinale antérieure, et son logement sur la valve droite est encore moins
Pereentihio °
Dln ^ araen d es par a type s. — Un exemplaire bivalve de 27 x 25 x 11,5 mm, est
de 1- C a ' r ^ ue ^Pe, bien que marqué extérieurement, dans son quart inférieur,
e , lgn Ç s rayonnantes rougeâtres, irrégulières, assez espacées. La dent latérale
t„ Pratiquement indiscernable. Les autres caractères sont les mêmes que chez le
ch* î 6 Valve 6 auche de 30,5 x 28 > côtes un peu plus saillantes à l’arrière que
OupI l6S exem P> a "'CS précédents, mais toujours sans déterminer de denticulations.
nahi qUeS lignes rayonnantes dans la région ventrale, très écartées, peu discer-
Qui eS ’i gr ' s ^tres. Dent latérale pratiquement inexistante. L’autre valve, droite,
n_, a les mêmes dimensions de 30,5 x 28 mais un contour un peu plus déjeté,
la h* 6 * es m ômes caractères de costulation, les mômes lignes, le logement de
l’a r r* latérale y est inexistant; si l’on accole ces deux valves pour examiner
q u de cet échantillon composite, on constate qu’elle est plus individualisée
pi,, chez le type et chez le premier paratype; les talus de bordure sont un peu
dén,- Sa i Uanls ’ au lr®ment dit les deux demi-surfaces de l’area sont un peu plus
ext méeS ’ chacu ne d’elles est un léger fossé, fort étroit, compris entre le talus
rio f rne , et Un léger relèvement interne le long du ligament. Ces deux valves sont
e leint e jaunâtre.
nell ^ a PP° rts et différences. — Cette espèce se sépare de toutes les autres Dosi-
û , a par l'extrême longueur de son sinus palléal. La costulation rappelle celle de
• jevissima tout en étant moins fine. Le test est plus solide que celui de
wssima, et l’area est plus étroite.
DOSINIA (DOSINELLA) CAELATA Reeve
(PI. XIV, flg. 14 à 16)
1850
1852
1853
1896
1903
Ar tcmis caelata.
Artémis pubescens.
Dosinia caelata Rve.
Dosinia caelata Rve.
Dosinia caelata Rve.
Reeve, Conch. Icon., VI, pl. V, flg. 28.
Sowerby (non Philippi), Thés. Conch., II, p. 172,
pl. 144, flg. 172.
Desbayes, Cat. biv. Sh. Brlt. Mus., p. 28.
Elera, Cat. Syst. fauna Fillpinas, III, Moluscos,
p. 761.
Hidalgo, Fillpinas, Mem. Real Ac. Cienc. Madrid,
21, p. 306.
Hid ve Rby, puis Romer, avaient confondu caelata Rve et pubescens Phil.
mai® nb a rétabli * eur séparation. Les deux espèces sont plus ou moins ailées,
tandis 6Z cae ^ ata l’aile fait suite à la surface de la valve après un simple ressaut
Que chez pubescens il y a une area très bien individualisée.
°us avons examiné le type au British Muséum (pl. XIV, fig. 14 à 16).
Plus 6 esp ^ce n’était connue que des Philippines, mais sa répartition est bien
û. 0 „i. rge_ Eu effet nous avons trouvé au Musée d’Amsterdam, sous le nom
$oernbïï SCens ’ deux échantillons de la station n" 47 du « Siboga », Bay of Bima,
gejj,. , Wa . (S°mba wa es ^ ]’ une d es petites îles de la Sonde situées dans le prolon-
valves 0rienba l de Java). Et nous avons également déterminé comme caelata trois
’Padim COn *' enue s dans les collections du Muséum, une récoltée dans le golfe de
Par JoussÊ Par Ch ’ Grav1er dans sa mission de 1901 > et les autres d ’ Aden récoltées
E espèce s’étend donc des Philippines au golfe d’Aden.
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
DOSINIA (DOSINELLA) SUBALATA Smith
1916. Doslnia subalata. Smith, Proc. Mal. Soc. Lond„ p. 17, pl. I, flg. 11-
1961. Dosinia subalata Smith. Oyama, Venus, 21, p. 288, flg. 5-6.
Espèce décrite des Philippines, et citée du Japon. Kuroda et Habe (1952,
Check List rec. mar. Moll. Jap., p. 20) l’en mentionnaient à titre de synonyme de
D. orbiculata Dkr; mais Oyama s’est élevé contre cette assimilation : « Dosinia
orbiculata Dunker and D. subalata Smith hâve been believed synonymous, but
they are different specics. The former cornes from 80-100 rn deptli and lias a
lamellate sculpture on the posterior area and near the anterodorsal margin,
while the latter lives near sea shore and its surface is almost equally sculptured ».
Le Muséum ne possède pas cette espèce, dont nous avons examiné le type
au British Muséum.
DOSINIA (DOSINELLA) ORBICULATA Dunker
1877. Dosinia orbiculata.
1882. Dosinia orbiculata Dkr.
1895. Dosinia orbiculata Dkr.
1961. Dosinia orbiculata Dkr.
Dunker, Malak. Blâtt., 24, p. 69.
Dunker,^ Ind. Moll. mar. Jap., p. 204, pl. 8, flg. 12
Pilsbry, Cat. mar. Moll. Jap., p. 126.
Oyama, Venus, 21, p. 288, flg. 7, 8.
Nous n avons pas inséré dans la liste ci-dessus les mentions ne permettant
pas de savoir si leurs auteurs avaient bien en vue D. orbiculata Dkr plutôt que
ü. subalata Smith : Taki, 1954, Ulustr. liandb. Shells, pl. 31, iig. 6 donne une
ligure si petite qu il est difficile de juger, et montrant des sommets roses comme
le sont ceux quà décrits Smith pour D. subalata ; Kuroda et Habe, 1952, Check
list, p. 20 et Habe, 1953, Généra Jap. Sh., p. 196, considèrent les deux espèces
comme synonymes, ce contre quoi s'est élevé Oyama.
Habe plaçait cette espèce dans le sous-genre Dosinisca Dali. Nous ne sommes
pas du même avis.
Le Muséum ne possède pas cette espèce japonaise.
DOSINIA (DOSINELLA) AUBERTI n. sp.
(Pl. XIV, flg. 17 à 21)
En 1938, P. Fischer et E. Fischer-Piette, étudiant les Lamellibranches
récoltés aux Nouvelles-Hébrides par M. Aubert de la Rüe (Bull. Muséum, p. 409)
citèrent Dosinia sp. (cf. D. angulosa Phi!.), pour un échantillon bivalve dont un
nouvel examen nous montre qu’il ne peut s’agir de Dosinia angulosa, ne serait-ce
que parce qu'il est beaucoup plus épais que n’est cette espèce. Nous pensions
l'assimiler plutôt à D. subalata Smith, décrit des Philippines, mais nous avons
Uni par considérer qu’il faut ajourner cette assimilation, en raison de quelques
légères différences et en raison de l’éloignement des provenances, jusqu’à ce qu’un
nombre suffisant d’échantillons soit connu de l’une et l’autre région et de régions
intermédiaires et que puisse alors être prise une décision en meilleure connais¬
sance de cause.
Description du type. — Coquille suborbiculaire, légèrement anguleuse à
l’arrière, ayant 21,8 mm de long, 21 mm de haut et 12 mm d’épaisseur, entièrement
blanche. Côtes concentriques extrêmement fines et nombreuses, presque sans
relief dans la région médiane, un peu plus élevées aux deux extrémités et deve¬
nant légèrement lamelleuses, ce qui à l’arrière détermine une légère denticulation
du talus de bordure de l’area. La lunule a 3 mm de long sur 1,5 mm de large, elle
est très nettement circonscrite, sa pointe est un peu plongeante. Cette lunule est
légèrement saillante en carène. Area ligamentaire s’allongeant sur toute la bordure
postéro-dorsale, large au maximum (d’une crête de bordure à l’autre) de 2,5 mm,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
81
incluant dans cette largeur le bâillement de 0,8 mm qui est sur le ligament.
Chaque demi-area est un petit fossé bordé d'un côté par le talus dont nous avons
parlé et de l’autre par une « aile » fort peu élevée, à peine plus haute que le
taUis. Le plateau cardinal a 1 mm de haut. Dents cardinales normales, dent laté-
. ® triangulaire légèrement déjetée par rapport à l’extrémité de la cardinale anté-
r>eure, et à laquelle ne correspond sur l’autre valve qu’un logement peu percep-
'ble. Impressions musculaires fort petites. Sinus palléal très ascendant, large
base mais étroit au sommet, et très long, dépassant de beaucoup la région
Médiane. Le reste de la ligne palléale est normalement écarté du bord inférieur.
Rapports et différences. — Forme très proche de D. subalata, dont il n’est
Pas certain qu’elle soit distincte. Mais le contour est subangulaire à l’arrière au
jeu d’être arrondi, ce qui entraîne que le bord postéro-dorsal est plus rectiligne,
} a . vant est moins relevé, la « sub-aile » est moins visible, les impressions muscu-
aires sont nettement plus petites, le sinus palléal est nettement plus étroit, un
Peu plus ascendant, un peu plus allongé, le reste de la ligne palléale est un peu
P us éloigné du bord ventral.
DOSINIA (DOSINELLA) CONGLOBATA Rômer
«*■ Dosinia conglobata. Rômer. Maïak. Blâtt., VIII. p. 211.
Dosinia conglobata ROm. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 39, pl. VII, flg. 2.
2- Dosinia (Austrodosinia) conglo- Prashad, Lamell. Siboga, p. 245, pl. VI, flg. 17
aata Rômer. à 20.
s Pra shad a pu donner une provenance à cette espèce décrite comme d’habitat
- 0nnu : Macassar. Nous supposons que son identification est valable, toutefois
„ . e * em plaire est plus élevé que celui que Rômer avait (Iguré et son sinus paHcal
Plus arrondi à son extrémité. Nous avons vu cet échantillon au Musée
u Amsterdam.
en ,P, ans ce même Musée se trouve aussi une valve droite, léguée par M. Schrage
e«f , 7, et venant de Soengeiliat, O. Kust v. Bangka. Celui-ci, comme le précédent,
. P“js élevé que celui que Rômer avait figuré et son sinus palléal est p us
r °ndi à son extrémité. L’île Bangka est devant la côte sud-est de Sumatra.
1 Enfl n, au Musée de Bruxelles, la collection Dautzenberg renferme deux exem-
lr es (Caziot dedicavit 1916) marqués d’Australie.
J^ e Muséum ne possède pas cette espèce. . . . ,
-pi. 1 aashad avait affecté D. conglobata à la section Austrodosinia, mais dans
JS? secti on, en général, le plateau cardinal est élevé et le sinus pa éal est assez
Montai et assez court. Nous préférons la mettre dans les Dosmella.
1835.
1841
1843
1844
1844
1844
1846
1852
1853
1853
1860
1862
1862
1862
DOSINIA (DOSINELLA) LUCINALIS Lamarck
Cytherea lucinalis.
Cytherea lucinalis Lmk.
Cytherea lucinalis Lmk.
arthemis reticulata Lmk.
Arthemis reticulata Lmk.
Cytherea lucinalis Lmk.
Cytherea lucinalis Lmk.
Artémis striatlssima.
Dosinia striatlssima Sow.
Dosinia lucinalis Lmk.
Dosinia amethystina.
Dosinia lucinalis Lmk.
dosinia amethystina Rôm.
uoslnla striatlssima Sow.
Lamarck, Hist. Nat. An. s. Vert., VI, p. 314.
Delessert, Recueil Coq. Lamarck, pl. 9,
flg. 2,
Ianley, Cat. Rec. biv. Sh., p. 101, pl- 13, flg- 30
Iecluz (non Lamarck), Rev. Zool. Soc. cuvle-
rlenne, VII, p. 299.
Iecluz (non Lamarck), Mag. Zool., 2* s., 6* année
pl. 110.
’hilippi, Abblld., I, p. 172.
Ihenu, Illustr. conchyl-, pl. 10, flg- 3.
îowerby. Thés. Conch., II, P- 673, pl. 144,
et 84.
Deshayes, Cat. Biv. Sh. Brlt. Mus., p- 1.
Deshayes, Ibid., p. 15.
üômer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 119-
3ÔMER, Monogr. Dosinia, p. 78
3ômer, Ibid., p. 80.
Rômer, Ibid., p. 81.
c. 71
Source : MNHN, Paris
82
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
1862. Dosinia reticulata Recluz.
1912. Dosinia luclnalis Lmk.
1915. Dosinia luclnalis Lmk.
1918. Dosinia luclnalis Lmk.
1923. Dosinia luclnalis Lmk.
Romer, Ibid., p. 81.
JuKES-BnowN, Proc. Mal. Soc. Lond., p. 211.
Hedley, J. Roy. Soc. West. Auslr., I, p. 14.
Hedley, Trans. Roy. Geogr. Soc. Austr., sess.
1916-1917, p. 5.
Tomi.in, Proc. Mal. Soc. Lond., XV, p. 311 (ligne 1
pour amethystina, ligne 5 pour stralissima).
Nous avons vu au Brltish Muséum les types de striatissima, tous blancs, et
le type de amethystina, violacé comme l’exemplaire qu’a représenté Chenu. L’exem¬
plaire représenté par Delessert est partiellement teinté. Il s’agit très certai¬
nement d'une seule et môme espèce, comme l’a établi Jukes-Brown, confirmé par
Tomlin.
La description de lucinalis a été faite de l’île de St-Thomas, provenance
évidemment erronée; Romer a décrit amethystina d’Australie. Jukes-Brown a
précisé la présence de lucinalis aux Iles Monte Bello, Australie du nord-ouest,
puis Hedley l’a eue de Buccaneer Archipelago, également en Australie du nord-
ouest mais plus au nord.
Au Musée de Leyde se trouve, sous le nom striatissima, un échantillon de
Peron, marqué de Nouvelle-Hollande.
Il n’y en a pas au Musée d’Amsterdam, au Musée de Bruxelles, ni au Muséum
de Paris, ce qui nous fait supposer que cette espèce n'est pas fréquente.
DOSINIA (DOSINELLA) AREOLATA Romer
1870. Dosinia areolala. Rosier, Malak. Biatt., XVII, p. 8.
Cette espèce n’a pas été figurée, mais elle est très longuement décrite. Romer
dit qu’elle appartient au groupe de D. lucinalis et se place à côté de sa D. ame¬
thystina (qui en fait est une lucinalis). La provenance est l’Australie comme pour
lucinalis et amethystina. Les caractères décrits montrent pour la plupart la plus
grande analogie de sorte qu’il est fort possible que areolata ne soit pas une espèce
distincte. Toutefois le sinus palléal est décrit comme pointu alors que chez lucinalis
et amethystina il est arrondi à son extrémité. Nous traitons donc cette espèce h
part, en attendant que des récoltes suffisamment abondantes de D. lucinalis aient
permis de faire connaître l’étendue de la variation du sinus palléal.
DOSINIA (DOSINELLA) EUNICE Adams
(PI. XV, flg. 1 et 2)
1855. Dosinia eunice. Adams, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 224.
1862. Dosinia eunice Ad. Romer, Monogr. Dosinia, p. 82.
Cette espèce n’est connue que par l’exemplaire — type, que nous avons vu au
British Muséum. Proche de D. lucinalis par sa forme et par l’aile de l’aera liga¬
mentaire, il en diffère par l’absence de sculpture radiale, par la costulation concen¬
trique qui est beaucoup plus fine et n’est nullement lamelleuse, et par le sinus
palléal plus étroit. Habitat inconnu.
DOSINIA (DOSINELLA) HEPATICA Lamarck
1818. Cylherea hepatica.
1835. Cylherea hepatica Lmk.
1841. Cylherea hepatica Lmk.
1842. Cylherea hepatica Lmk.
1844. Cytherea hepatica Lmk.
1846. Cytherea hepatica Lmk.
1847. Cytherea ( Artémis) rubicunda.
Lamarck, Hist. Nat. An. s. Vert., V, p. 582,
(572 sur exemplaires non-corrigés).
Deshayes, An. s. Vert., 2* éd., VI, p. 314.
Delessert, Rec. coq. Lamk., pl. 9, flg. 8 a à c.
Hanley, Cat. rec. biv. Sh., p. 101, pl. 13, flg. 33.
Philippi, Abblid., I, p. 170, pl. II, flg. 3.
Chenu, Illustr. Conchyi., pl. 10, flg. 2.
Philippi, Abbild., II, p. 230, pl. V, flg. 5.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES 83
lüis C ' jlherea hepalica Lmk.
®' Cytherea hepalica Lmk.
, R . n var - subquadrata nov.
A . rtemis hepatica Lmk.
8&2 ' Memis hepalica Lmk.
1R«' '* rtemis TU bicunda Phil.
}ÏÏT ® osiRia consobrina.
18 „ ® osl71ia rubicunda Phil.
U»,' ^ 0sinia hepalica Lmk.
18 , ' ?° Sinia ru bicmda Phil.
• Dosinla hepatica Lmk.
lRin n° Sfn,a hepatica Phil.
«saq ®° sinia hepalica Phil.
jooq ~° slnia consobrina Desh.
joqq* ® oslnia hepatica Lmk.
18Rfi n° Sinia he P alica Lmk.
I9n?’ ® osinia hepatica Lmk.
jonq ® osinia hepalica Lmk.
19ût n° Sinfa cons °brina Dcsli.
• Dosinla hepatica Lmk.
1929 n° sinia hepatica Lmk.
• Dosinla hepatica Lmk.
X ^ 0slnia hepatica Lmk.
°sinia hepatica Lmk var
1932 , c °nsobrina Desh.
Igoo becki.
1939 n° S ! raia hepatica Lml
1956 n ° Sinia bepalica Lml
1958 n 0sinia hepalica Phil
' S^^aLml
• Dosinl « hepatica Lml
1964 S”!" b'PMca Lml
Dosini * hepatica Lml
Krauss, Sildafrikanisch. Moll., p. 10.
Krauss, Ibid., p. 10.
Reeve, Conch. Icon., VI, pi. I, flg. 7.
Sowerby, Thés. Conch., II, p. 663, pl. 142,
flg. 35-36.
Sowerby, Ibid., p. 664, pl. 142, flg. 40-41.
Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 10.
Deshayes, Ibid., p. 18.
Deshayes, Ibid., p. 18.
Romer, Monogr. Dosinla, p. 46.
Romer, Ibid., p. 47, pl. VIII, flg. 7 et var.
subquadrata Krauss flg. 8.
McAndrew, An. Mag. Nat. Hist., p. 447.
Cooke, An. Mag. Nat. Hist., 5* s., 18, p. 101.
Sowerby, J. of Conchol., VI, p. 14.
Sowerby, Ibid., p. 14.
Sowerby, Mar. Sh. South Air., p. 60.
Shopland, J. Bombay Nat. Hist. Soc., X, p. 232.
Shopland, Proc. Mal. Soc. Lond., V, p. 178.
Smith, Proc. Mal. Soc. Lond., V, p. 396.
Sturany, Nachrichtsbl. deuts. Malak. Ges., 37,
p. 138.
Lamy, Bull. Muséum, p. 260.
Dautzenberg, Moll. Madagascar, Faune Colonies
lr., III, p. 599.
Turton, Mar. Sh. Port Alfred, p. 243.
Tiirton, Ibid., p. 243.
Turton, Ibid., p. 243, pl. LXV, flg. 1715.
Lamy, Mém. Inst. Egypte, XXXVII, p. 25.
Moazzo, Mém. Inst. Egypte, XXXVIII, p. 83.
Day et Morgans, An. Natal Mus., XIII, 3, p. 307.
Fischer-Piette, J. de Conchyl., XCVIII, p. 123.
Broekhuysen et Taylor, An. South Afr. Mus.,
44, p. 292.
Salvat, Bull. Mus., p. 528.
Barnard, An. South Afr. Mus., XLVII, 3, p. 511.
ce soit iu r t a !l tachons cette espèce à la section DosineUa, sans être certains que
lunule Da St 'i ’ ”° US y avons été incités par le caractère très superficiel de la
<ir a ta des * t * aiI) ' esse de la saillie des sommets, par la forme souvent subqua-
naiiS' i e c ? ntour S- La couleur est apparentée à celle de D. amethystina = D. luci-
üosinelin s , 1 , nus Palléal est allongé et ascendant comme celui de beaucoup de
des anal ' * area ’ dont l’étendue varie beaucoup d'un individu à un autre, a aussi
que che °®j Ues c ^ ez des Dosinella. Mais le plateau cardinal est souvent plus élevé
dent lafé i généralité des Dosinella, et la coquille est souvent plus bombée, la
est d’aili 6 es *' fort - e > parfois plus importante que la cardinale antérieure. Elle
«tte “\ va , riable . d’un individu à un autre; beaucoup des caractères de
sur sont frès variables, et cela ne facilite pas de se faire une opinion
y 5 ” affinités.
Rei? 6 varial3i, ité est illustrée par ce qui suit :
des ava ^ n °té que la lunule est peu marquée. Or, Cooke, 1870, parlant
‘dentifipJf* 0 ^epotica récoltées par McAndrew dans le golfe de Suez, écrit : The
« therp a , n is undoubtedly correct. Reeve must be in error when he says,
Welle mark d^ € in d ication of a lunule ». In the specimens before me it is very
,e Plus f R f EVE navait pas fait d’erreur, ce qu’il a exprimé correspond au cas
Manche Iréc,Uen ^ Mais la variabilité va jusqu’à donner, d’un côté, des individus
marqnA 1116 ^ dépourvus de lunule, et, de l’autre, des individus à lunule bien
^°D8 seai" DanS Un d e nos l°ts, de plusieurs dizaines d’échantillons, récoltés par
sont,“n ME à Aden - il y en a deux qui ont une lunule très bien marquée (ils
diaireij m6me temps, particulièrement convexes), et d’autres qui sont intermé-
avec le cas général.
Source : MNHN, Paris
84
E. FI9CHER-PIETTE ET D. DELMAS
Rômer (1862, p. 48) a réuni D. consobrina à D. hepatica. Sowerby les a
traitées distinctement en 1889, mais, en 1892, lui aussi les a réunies. En 1903,
cependant, Smith appelait D. consobrina des échantillons du Cap. Mais Tomlin,
en 1923, Turton, en 1932, admettaient à nouveau l’identité. Nous avons vu au
British Muséum le type de D. consobrina, c’est bien une D. hepatica.
L’opinion de Stearns, 1893, Proc. U.S. Nat. Mus., XVI, p. 323, selon laquelle
Dosinia hepatica Philippi est un des synonymes de D. Orbignyi Dkr, n’est pas
soutenable.
Dans notre liste synonymique nous n’avons pas mis la citation de D. conso¬
brina par Lamy, 1931, Bull. Mus., p. 306, car l’exemplaire correspondant est en
réalité D. Orbigny.
Nous mettons sans hésiter D. rubicunda dans la synonymie de D. hepatica.
Sa couleur rouge pourrait inciter à en faire une variété; mais il se pourrait
que l’échantillon décrit par Philippi (le seul qui ait été étudié, les auteurs qui
parlent ensuite de rubicunda ne le font que sur la foi de Philippi) n'ait été qu’une
coquille restée sur une plage jusqu’à avoir eu sa teinte altérée par le soleil
de la mer Rouge.
Lamarck avait fondé D. hepatica en partie sur des exemplaires de la collec¬
tion du Muséum. Ce sont, avec étiquette de sa main, 3 coquilles bivalves, de
22 mm; 21,8 mm; 18,3 mm. Celle de 21,8 mm est nettement subquadrata, les deux
autres le sont moins. Provenance « Asie », mentionnée non sur l’étiquette de
Lamarck mais sur la tablette de carton datant de la seconde moitié du siècle
dernier.
Au Muséum se trouvent divers autres lots, principalement de la collection
Jousseaume avec les provenances Aden, Perim, Djibouti, Suez; et aussi, collection
Denis, Natal; don de M. Van Bruggen, 1966, Durban (Natal); collection Letellier,
Le Cap. De Madagascar sont les provenances de Ranofotsy et Lac Anony publiées
par Fischer-Piette pour les plages soulevées et diverses provenances des récoltes
de G. Petit publiées par Dautzenberg, y compris l’atoll Juan de Nova dans 1®
canal de Mozambique.
Au Musée d’Amsterdam, échantillons du Cap, Durban, mer Rouge.
Au Musée de Leiden, Le Cap, Knysna; Durban et environs; Mozambique,
Lourenço Marques; Kenya, Mombasa, Port Reitz; mer Rouge, Hurghada.
Au Musée de Bruxelles, toute une série de provenances des rives de Mada¬
gascar, de l’extrémité Sud à l’extrémité Nord, en plus des provenances du Cap
et de Djibouti.
Au British Muséum, Le Cap (Ponsonby).
La plupart de ces provenances résultaient déjà de la littérature : le Cap
de Bonne-Espérance par Philippi, 1844, par Deshayeb, 1853, sous le nom conso¬
brina, par Smith, 1903, de même; Krauss, 1848, estuaire du fleuve Knysna, qui
est entre Le Cap et Port Elisabeth; Sowerby, 1889, Port Elisabeth; Turton, 1932,
Port Alfred; Dautzenberg, 1929, Madagascar; Fischer-Piette, 1958, id.; Salvat,
1961, id.; Shopland, 1896 et 1902, Aden; Philippi, 1847, mer Rouge; Sturany, 1905 ,
mer Rouge; Lamy, 1929 et, 1938, mer Rouge; Cooke, 1870, golfe de Suez; Moazzo,
1939, canal de Suez.
L’espèce est donc répandue du Cap de Bonne-Espérance à la mer Rouge.
DOSINIA (DOSINELLA) HERBARIORUM nom.nov.
(PI. XV, flg. 3 à 5)
1867. Dosinia puella.
1889. Dosinia puella Ang.
1918. Dosinia puella Ang.
G. F. Anoas, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 909 et
923, pl. XLIV, flg. 4.
Whitfxegge, J. Roy. Soc. N.S.W., XXIII, p. 240-
Hedley, Suppl. J. Roy. Soc. N.S.W., LI, 1917,
p. M 22.
Ang a 8 , Whitelegge, Hedley, ne se sont pas aperçus que le nom puella était
préoccupé par Rômer, 1862.
Il ne fait aucun doute que la Dosinia puella d’ANGA9 est une espèce diffé¬
rente de la Dosinia puella Rômer. Certes, la figure ô’Angas est sommaire et ne
montre que la face externe, et son texte lui aussi est fort sommaire et insuffisant-
Toutefois, les contours ne sont pas les mêmes, l’espèce d’ Anoas est assez arrondie
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
85
l’avanf 8 J? a .?i te C } Ue longue tandis que celle de Rômer est saillante à l’arrière et à
ficial nnt ■ 8 lone ’ ue que haute. Et surtout, pour la lunule, Angas écrit « ... super-
c >rcumscript™» reSSed al ° rs QUe RÔMER avait P récisé “ impressa, argute
Que cpfio avon . s vu le type au British Muséum et en donnons des flgures. On voit
uiais au’ ., esp , e . st . proche de D. hepatica par le bombement de ses valves,
pl Us ample S Cn dist,ingue P ar son sommet plus dégagé et par son sinus palléal
Provenance : Botany Bay (Australie, N.S.W.).
DOSINIA (DOSINELLA) GAILLARDI n. sp.
(PI. XV, ng. 6 à 10 ; pl. XVI, fig. 1 à 10)
(pj du type. Muséum, ex collection Lavezzari, venant de Pondichéry
Couleur hf 6 ^ — Longueur 21,2 mm, hauteur 21,4 mm, épaisseur 10,4 mm.
très incr a C jauna f re ^ l’extérieur, blanche à l'intérieur. Sommets assez dégagés,
Puis vient S Vers Pavant - L’avant est nettement relevé en avant de la lunule,
e t se rae U h Pan c0 ^ p ô ver tical, puis vient le bord ventral régulièrement arrondi
est très i COrdan ^ ^ l’arrière, par un angle assez net, au bord postéro-dorsal qui
chant de ° D ® ^ marque une courbure, faible d’abord, et s’accentuant en appro-
r ègion a S , , somm Çts. Côtes concentriques fines et serrées, peu saillantes dans la
Propremp ^ r °T[ r "^ ia . ne qui est luisante, plus saillantes dans la région antérieure
rieur où 1 < * ui ’ pou . r ce * ,te ré f>i° n . est mate, et aussi dans le tiers posté-
dorsal e* 6 caracl ^ re saillant s’accentue encore en arrivant au bord postéro-
triqug . en y déterminant une très fine denticulation. Cette sculpture concen-
fort nomh Cro,sée P? r d’autres lignes, encore plus fines, moins serrées quoique
qui, en f ^f us f. s> qui. au premier examen, ont l’apparence d’être continues, mais
*‘gnes ai • S 'interrompent aux intersections avec les lignes concentriques. Ces
courbe • i° n voudrai t appeler rayonnantes, ne le sont pas, leur tracé étant très
qu’elles 6 somme t qui constitue leur point de départ est si incliné vers l’avant,
de la coq 11 n artent en direc t‘ on fort oblique. Parvenues dans la région centrale
continuant C ’ elles * v croisent ,es côtes concentriques à angle droit, mais en
qu’elles i V6rS ^ord ventral elles continuent à marquer si bien leur courbure,
ae 15 dp T de Y iennen t obliques, et atteignent le bord ventral sous un angle
heaucoun ^ 8 environ. La lunule, qui a 3,8 mm de long et 3 mm de large, rappelle
extrémité 06 6 D ' an 9 ulosa P ar l’imprécision de ses contours latéraux et son
tornie antérieure diffuse, mais sur la ligne d’affrontement des valves elle
L’area li* 6 Car ^ n ? très nette, bien visible de profil, que ne forme pas D. angulosa.
denticulî? amen *' aire ’ assez creusée, a ses deux talus de bordure, qui sont finement
la p en j s ’ comme nous l’avons dit, presque tranchants, tant est forte à son début
sinon da ^ faR suite ’ mais cette pente s’atténue ensuite, et s’annule même,
voir le y S * a mo *^ antérieure de l’area où règne une fente de 0,3 mm laissant
Un plan '?, amen t> du moins dans sa moitié postérieure où le fond de l’area est
chamièr d . aspect membraneux. La largeur maxima de l’area est de 3 mm. La
très dé i tr ^ S tlexueuse, assez haute (2 mm sous le sommet) a une dent latérale
arr ondi V ?i P *^ e pour le 8T° u P e des Dosinella. Le sinus palléal est peu ascendant,
à i a b a 4 SOn ex t r émité, modérément long : 8 mm pour une largeur de 4,6 mm
Pondiché^ 65 ' — Le type était accompagné (même donateur; même provenance
éry) de 7 paratypes bivalves dont voici les dimensions.
21.5x22x10,9
21.8x20,4x10,8
18.9X18,1x8,8
16 - 3 X 16.1x7,8
16x15,1x7,6
15,6x15,1x7,6
14,6x14,7x6,8
entre i voR ^ ue * es proportions de ces dimensions sont variables, par exemple
pl Us , es deux premiers paratypes, le premier plus haut que long, le deuxième
verti ca . n ^ Cpie hau *" Seuls le type et le premier des paratypes ont l’avant tronqué
chez tr e - rnen ^’ chez les autres l’avant est assez régulièrement arrondi. Enfin,
type 0ls des plus petits individus, le sinus palléal est plus étroit que chez le
Source : MNHN, Paris
E. FI8CHER-PIETTE ET D. DELMAS
Nous avons trouvé dans la collection Dautzenberg, à Bruxelles, deux autres
échantillons de cette même espèce, venant également de Pondichéry et remis de
même par M. Lavezzari, qui les avait eus par M. Eudei,. L’un d’eux à 24x24
Xll,5 mm. Il a la même forme générale que le type, et la même sculpture, mais
la lunule est moins carénée et le sinus palléal est plus étroit. Nous en donnons
des ligures (pl. XVI, flg. 1 à 5). L’autre, que nous figurons aussi (pl. XVI,
flg. 6 à 10) a le même sinus palléal que le type, mais il est beaucoup plus renflé :
long. 21,5 mm; haut. 21 mm; épais. 12,7 mm. Sa lunule est beaucoup plus large
que chez les autres échantillons, et, en même temps, beaucoup plus plate. Cet
exemplaire se distingue aussi par l'existence, sur chaque valve, d’une petite
tache orange vif. Ces deux points orange sont contre les sommets dans la fente
qui les sépare.
Rapports et différences. — La forme générale rappelle celle de Dosinia her-
bariorum, mais la sculpture croisée est une différence radicale. Cette sculpture
croisée rappelle un peu celle de Dosinia lucinalis, mais les sommets très dégagés
sont une différence radicale. La lunule rappelle quelque peu (en plus large) celle
de D. angulosa, mais le développement de l’area, la sculpture, la forme générale,
sont radicalement différents.
D. Gaillardi est donc une espèce très à part. On pourrait dire cela de beau¬
coup des espèces placées par nous dans le groupe Dosinella. Ce groupe ne présente
aucune homogénéité; en fait, il a été un peu, pour nous, un groupe débarras,
dans lequel il est fort possible que nos successeurs jugent bon de faire des
coupures.
Source : MNHN, Paris
ESPÈCES MAL CONNUES DE NOUS,
PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
DOSÏNIA (ASA) ABYSSICOLA Habe
961 ' Dosinia ( Phacosoma) abyssicola. Habe, Col. Illustr. sh. Jap., pl. 59, 11g. 15.
du a!^ US ne connai ssons cette espèce japonaise que par la figure de Habe prise
“ coté externe d’une valve gauche. Son auteur la mettant dans la section Phaco-
° ma ’ nous aurions tendance à la placer dans les Asa dont nous ne séparons
pas les Phacosoma.
DOSINIA CAESICIA Rômer
,87 °- Dos inia caesicia. Rômer, Maïak. Blâtt., XVII, p. 4.
Espèce longuement décrite mais non figurée. Rômer la place entre contracta
dpmus. On peut donc supposer qu’il s’agit d’une Asa. Nous n’avons pas réussi
len . nous la représenter malgré les détails donnés. Habitat inconnu. Il faudrait
Pouvoir retrouver le type.
DOSINIA CYCLAS Rômer
l87 °- D °sinia cyclas. Rômer, Malak. B15tt., XVII, p. 5.
tj n Espèce décrite du Brésil, non figurée, et que nul n’a citée depuis sa descrip-
Pen RÔMER Ia P^ce à côté de D. exolela. Elle est blanche, ce qui pourrait faire
auss' 6r ^ Mais la provenance indiquée est bien différente. On aurait
co’ P u penser à une confusion avec D. concenlrica, connue du Brésil, et qui
l’ex ^ la description pour les proportions, l’absence d’area, le sinus. Mais
Pression « Lunula argutissime circurnscripta » s’v oppose absolument.
DOSINIA DILATATA Philippi
iR /1 *" enus éxoleta acq
IRrq* Cytherea dilatata.
lRfio ° 0slnfa dilatata Pl
■ Dosinia dilatata Pl
Chemnitz, Conch. Cab., VII, p. 22, pl. 38, flg. 406.
Philippi, Abbild., I, p. 6.
Rômer, Monogr. Dosinia, p. 37.
Pfeiffer, Conch. Cab., éd. 2, X 1, (1), p. 95,
pl. 9, 11g. 8.
ünd o° mme *’ a écrit Rômer, « Philippi hat die Benennung allein auf die Figur
q. .~. eschr eibung bei Chemnitz gegründet; die Muschel selbst kennt Niemand ».
un a u une forme énigmatique. Seul Deshayes avait cru pouvoir lui rapporter
M échantillon qu’il avait en main au British Muséum (1853, Cat. biv. Sh. Brit.
a r ” p ' échantillon que depuis lors Smith (1891, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 422)
tran ° nnu être une Dosinia amphidesmoides. Nous devrions donc peut-être
dp r er dilatata Phil. comme synonyme de D. amphidesmoides, mais la figure
i V’iemnitz est tellement équilatérale que, si cet auteur n’avait pas écrit que
si c’ V ni . ère est con forme à celle de Dosinia eroleta, on pourrait se demander
bien une Dosinia qu’il a figurée,
rovenance : Indes occidentales.
DOSINIA IMMACULATA Tenison Woods non Lamarck
1876 - °oslnla immaculata Tenison Woods, Proc. Roy. Soc. Tasmanla, 1875,
p. 158.
Source : MNHN, Paris
E. FISCHER-PIETTE ET D. DELMAS
Faisons d'abord remarquer que le nom immaculata étant préoccupé, cette
espèce devra en recevoir un autre, mais il est inutile que nous en inventions
un tant que nous ne savons pas de quoi il s’agit. Et il nous est fort difficile
de le savoir car cette coquille de la côte orientale de Tasmanie n’a pas été
figurée, et n’a été décrite qu’en termes bien vagues. Souhaitons que nos collègues
d’Australie fassent le nécessaire.
DOSINIA INCERTA Verkruzen
Dans Paetel, Cat. Conchyl.-SammI., IV, 3, 1890 (Aeephalen), p. 90, on trouve
dans la liste des Dosinia : D. incerta Verkrz. Jam.
En 1894, Cockrell, donnant une liste de Mollusques de la Jamaïque dans
Nautilus, 7, p. 113, cite Dosinia concentrica et ajoute (à titre de synonyme,
croyons-nous comprendre) incerta, Verkruzen (MS V) : Paetel, Conch. Samml-,
1890, teste E. A. Smith.
Ces renseignements sont trop incertains (c’est le cas de le dire) pour que
nous les ayons mentionnés dans la synonymie de D. concentrica.
DOSINIA IWAKAWAI Oyama et Habe
Nous n’avons pu prendre connaissance de cette espèce que par la figure (valve
gauche, extérieur) qu’en a donné Habe en 1962 dans : Colour. Illustr. Shells Jap.,
II, pl. 59, fig. 11, sous le nom Dosinia {lionarternis) iwakawai. Cette attribution
au sous-genre Donartemis, dans lequel Habe place aussi D. histrio, nous fait
supposer que cette espèce serait à placer dans la section Austrodosinia.
ARTEMIS MACILENTA Reeve
1850. Artémis macilenta. Reeve, Conch. Icon., VI, pl. IX, flg. 51.
1852. Artémis macilenta Rve. Soweudy, Thés. Conch., II, p. 662, pl. 141, flg. 32.
Cette « Artémis » pourrait bien être une Cyclina. Nous n’avons pu trouver
au British Muséum aucun type d’une espèce macilenta quel que soit le genre de
Lamellibranches auquel elle ait pu être attribuée.
DOSINIA MITICULA Viader
1951. Dosinia miticula. Viader, Mauritius Inst. Bull., III, 2, p. 142, pl. III,
flg. 1.
Espèce décrite de Port-Louis, Ile Maurice, de façon tout à fait insuffisante,
et figurée seulement par l’extérieur de la valve gauche. Les contours n’évoquent
même pas certainement une Dosinia, sauf peut-être une Sinodia, mais les mots
« Lunule impressed » s’opposent à l’attribution à ce sous-genre.
DOSINIA (SINODIA) NUCULOIDES Romer
1870. Dosinia nuculoides. Romer, Malak. Bl&tt., XVII, p. 2.
Cette petite forme (14x14x9,3 mm), décrite de l’océan Indien, non figurée,
est évidemment une Sinodia. Elle est très renflée, et remarquable par un sinus
palléal dont les deux côtés sont pratiquement perpendiculaires. Mais ces deux
précisions no suffisent pas à bien nous la représenter, et les autres caractères
exprimés ne nous tirent pas de nos incertitudes.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
DOSINIA PARVA Sowerby
1894. Dosinia parva Sowerby, Proc. Mal. Soc. Lond., I, p. 41, p. 44,
pl. IV, flg. 21.
Provenance : Ile Maurice. La description et la figuration données par
Sowerby junior sont tout à fait insuffisantes. Aucune comparaison n est faite
avec les espèces voisines. Le contour évoque Dosinia hepatica, et c est peut-être
de cette espèce qu’il s’agit car elle habite cette région. Sowerby a fait savoir
?«’>■ y a plusieurs exemplaires de son espèce au Musée d Histoire Naturelle de
■•le Maurice. Il faut donc espérer qu’ils seront étudiés quelque jour de faço
valable.
DOSINIA PHYSEMA Rômer
1870. Dosinia physema. Rômer, Malak. Blâtt., XVII, p. 6.
Espèce décrite du Japon, mais non figurée. En dépit de tous les '“JJ*?.
‘■ans le texte, nous ne sommes pas arrivés à établir avec
Nous pensions pouvoir la faire mieux connaître, du. fait q ne
** Musée de Francfort était étiqueté comme paratype. Mais Çët échan
correspondant pas du tout à la description de l’espèce, nous 1 avons décrit plus
haut sous le nom Dosinia (Asa) Zilchi n. sp.
DOSINIA RUSTICA Rômer
1860. Dosinia rustica. Rômer, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 121.
1862. Dosinia rustica Rôm. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 66.
«sptato'n dÛTaepui. sa description qui malhe " r ™ s ® me "î m n VT r P é°tmB
Pas de figures. Nous n’avons pas trouvé le type au Bntish Musie • ,^, eclion
■es détails donnés par les textes de Rômer, nous sommes incertains de
°u inclure cette espèce.
Source : MNHN, Paris
INDEX
abyssicola Habe. 87
Adaini Nicklùs . 20
Adansonl Phll., syn. de lupinus .. 17, 18
aetlia Iredale . 78
afllnis Desh., syn. de concenlrica . 63
arra Gmel., syn. de lupinus . 17
africana Gra\. syn de lupinus -17. 18
10
aima Iredale, syn de hislrio ....53. 34
alata Hve .66. 67
alta Dkr . 25
Aliénai n. sp. 2'f
altior Desh.>*
ambigua Brozier (Lucina., syn. de
circinarla) . 34
amelhysllna ROmer, syn. de luclnalls 81, 82
amina Iredale. 61
amphidesmoides Rve, sous-espèce de
exoleta . 58
angulosa Phil. 3, 70
Annae Carp., syn. de semiobliterata. 60
anus Phll. 3, 47
areolata ROmer . 82
Asa (Sect.) . 3, 16
aspera Rve . 47
Auberti n. sp. 80
australis Gray non Q. et G. = anus. 47
australis Q. et G. 47
Austrodosinia (Sect.) . 3, 47
becki Turton, syn. de hepatica .... 83
Bertini n. sp. 30
bilunulata Gray . 3, 5i
blscocta Rve, var. de tumida Gray . 40
Bonarlemis Iredale . 3
brevilunata n. sp. 27
bruguieri Gray . 73
caelata Rve. 70
caerulea Rve . 34
calculus Rve. 33
callosa Conrad, n’est pas une Do-
sinla .
canaliculata Sow., syn. de cretacea
Rve . 41
Carpenteri RO mer, syn. de tumida . 37, 38
ceylonica Dkr. 11
cingullfera Rômer. 56
circinarla Desh., var. de crocca- 34
circularis ROmer . 23
colorata Iredale, syn. de exoleta
amphidesmoides . 50
complanata Locard, syn. de exoleta. 58
comta Loven, syn. de lupinus .... 17
concentrica Born . 3, 02
concinna Sow., syn. de discus-66, 67
conglobata ROmer. 81
consobrina Desh., syn. de hepatica. 83, 84
consobrina Lamy non Desh., syn. de
Orblgnyi Dkr .19, 20
contracta Phil . 36
contusa Rve, var. de juvenilis - 40
contusa Rômer non Rve syn. de
sanulu . 50
corculum Ruiner . 5
corrogala Rve . 74
coryne Ad. syn. de caerulea .34. 35
cretacea Rve. 41
crocea Desh . 33
cruda n. sp. 43
Cumlngl! Rve . 45
cyclas Romer . 87
cycloides (Venus) Orblgny, syn de
ponderosa . 67
cydippe Ad., syn. de caerulea-3
Dautzenbcrgi n. sp.
Denisi n. sp.
derupla Rümer .
Deshayesii Adams .
diana Ad et Ang.. syn. de caerulea
dilaiata l*ln:.
dll.iiata Üesii.. syn. de exoleta am-
phldesmoides .
dilecla Adams .
!i«cus Rve .
dislans Sow.
Dosin d'Adanson .
Uosmella (Sect) .
Dnslnla (G.).
Dnsinla (S.-G.) s. s...
Dusinia s. s. (Sect.) .
Doslnldla Dali.
Roslnlsca Dali (Sect).
Dosinurbis (Sect.) .
dunkeri Phil.
duplicata Rve. syn. de tumida ....
eburna Rümer. syn. de juvenilis ..
Lduardi n sp ..
elegans Conrad, syn. de concentrica.
erytraca Romer, syn. de exoleta
amphidesmoides.
« crythrostoma Rve » McAndrew,
syn. de exoleta amphidesmoides .
eucïia Cotton, syn. de histrio.
Eudeli n. sp.
eunice Ad.
exasperata Phil.
excisa Chcmn.
exilium Sow .
exoleta L.
exlranca Garraud, syn. de histrio ..
ferruginea Rve, syn. de lupinus ..
ilbula Rve .
floridana Con .
Kullarteinis Iredale .
funiculata Rümer .
Gaillardi n. sp.
Genei Tappar. - Canefr., syn. de
ponderosa .
giliiia Adams .
gigantea Sow., syn. de ponderosa ..
glauca Rve .
globa Melvill, syn. de ceylonica-
Gouidii Rve .
grata Desh.
gratoldes n. sp.
Greyi Zitlel .
Gruneri Phil.
hanleyana Adams, syn. de angulosa. 70
hepatica Lmk. 82
herbariorum nom. nov. 84
histrio Gmel. 52
immaculata (Cytherea) Lmk, syn. de
excisa Chemn. 5
Immaculata Tenison Woods non Lmk 87
incerta Verkruzen. 88
incisa Rve . 59
inflata Locard, syn. de lupinus .... 18
insularum n. sp. 8
isocardia Dkr . 1*
iwakawal Oyama et Habe . 88
japonica Rve, syn. de tumida .37, 38
jousseaumiana n. sp. lj
juvenis Chemn., syn. de Juvenilis .. 4»
juvenus Serône, erreur pour Juvenis. 48
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DES MOLLUSQUES LAMELLIBRANCHES
Kaspiewi n. sp. 41
Kraussii Rômer, syn. de subrosea .. 32
Kroyeri Phi). C'est une Cyclina qui
a été mise par erreur dans la
synonymie de D. lambata . 29
Kuiperi n. sp. 27
iabiosa Rômer . 21
lambata Gld . 29
Iamellata Rve, syn. de tumida.37, 38
laminata Rve, syn. de juveniis_ 48
Lamyi n. sp. 31
laudata Gld, erreur pour lambata
Gld . 29
lenticularis Sow., syn. de histrio .. 52, 53
levicocta n. sp. 42
levissima n. sp. 77
lincta Pultney, syn. de lupinus_17, 18
lineolata Adams, syn. de flbuîa_ 21
Iirata Sow., syn. de histrio. 52
livida Phil., syn. de lupinus .17, 18
longilunata, syn. (?) de angulosa .. 71
lucinalis Lmk. 81
lucinoides Rve, syn. de cretacea Rve. 41, 42
Lüdersli Rümer . 3G
lunaris Lmk, syn. de lupinus.17, 18
lupinina Locard, syn. de lupinus .. 18
lupinus L. 3, 16
17
18, 19
macilenta Rve (Artémis), n’est pas
une Dosinia. 88
malecocta n. sp. T*. . 42
Malzinii n. sp. 78
maoriana Oliv., syn. de incisa Rve. 00
Meridosinia Iredaie . 3
mira Smith . 46
miticula Viader . 88
modesta Rve, syn. de lupinus .... 18
Morchii Rômer, syn. de alta Dkr .. 25
nanus Rve. 10
nedigna Iredaie . 55
nitens Rve, syn. de concentrica .. 63
nitidissima Risso (G. Arctoe), syn.
de lupinus . 17
nobilis Desh., syn. de incisa Rve .. 59, 60
nuculoides Rômer. 88
obliquata Rômer, syn. de Orbignyi . 19
occulta n. sp. 15
orblculata Dkr . 80
Orbiculus (Sect.) . 3, 57
Orbignyi Dkr . 19
ovalis Rômer . 36
patagonica Phil., syn. de concen¬
trica . 63
Pardosinia Iredaie. 3
parva Sow. 89
penlcillata Rve. 71
Philippii Orb, syn. de concentrica. 63
physema Rômer . 89
plana Rve, syn. de discus .66, 67
polita Desh., syn. de lupinus. 18
ponderosa Gray . 67
prostrata L., syn. de exasperata .. 45
prostrata Rve non Linné . 16
pubescens Phil., syn. de tumida
Gray.37, 3
puella Angas, voir herbariorum_ 8
puella Rômer. 4
radiata Rve, syn. de exoleta. 5
regularis Dkr. 4
« reticulata Lmk » Récluz, syn. de
lucinalis. 8
rissoana Locard, syn. de lupinus ... 1
rissoiana Locard, syn. de lupinus .. 1
roemeri Dkr, syn. de tumida. 3
roemeri ? Altena, syn. de Traiili .. 7
rubicunda Phil., syn. de hepatica .. 82, 8.
rufa Lmk, syn. de juvenilis . 4
rustica Rômer. 8 1
salebrosa Rômer, syn. de altior ... 5
sanata n. sp. 5i
scabra Phil., syn. de histrio _ 5:
scabriuscula Phil., syn. de tumida. 37, 3!
scalaris Mke . 5i
sculpta Hanley . 6:
Semeleartemis Dali .
semiobliterata Desh . 6!
sericea Rve, syn. de caerulea.34, 3;
Sieboldii Rve, syn. de exasperata .. 45, 4<
simplex Han!., syn. de Dunkeri .... 61
simplex Adams (non Hanley), syn.
de angulosa . 71
singaporensis (ms.), syn. de angu¬
losa . 7:
Sinodia (S.G.) .. 2, ■
Sinodia s. s. (Sect.) . 2, •
Sinodiella (Sect.) . 2, 1-
sinuata (Venus) Gmel., syn. de D.
excisa. !
solidula Sow., syn. de Orbignyi ... 11
Spaldingi Jousseaume, syn. de
tumida . 3!
specularis Rômer, syn. de tumida .. 3'
sphaericula Rômer . !
Staadti n. sp. 2.‘
stabilis Iredaie, syn. de histrio .... 5:
striatissima Sow., syn. de lucinalis. 81, 8:
subalata Smith. 8(
subdichotoma Dkr. 51
subquadrata Hanley (Artémis), n’est
pas une Dosinia.
subrosea Gray . 35
subtrigona Sow . (
Tebblei n. sp. 2f
tenella Rômer . 3(
tenuilamellata Sow., syn. de tumida. 3'
tenuillrata Dkr . 4'
torrida Rve, syn. de Orbignyi _ 1!
traiili Ad. 71
trigona Rve. i
trigona Dautz. non Rve = made-
cassina . 2, 15
tripla Rômer . :
Troscheli Lischke, var. de tumida
Gray. 4(
tumida Gray. 3:
variegata Chemn., syn. de histrio. 55
victoriae GatlifT et Gabriel, syn. de
histrio . 5;
Zilchi n. sp. 41
Source : MNHN, Paris
I.N. 7 - 564 012 -
Source : MNHN, Paris
PLANCHES
I à XVI
Source : MNHN, Paris
Planche I
Fio. 1, 2. — Dosinia Irigona Reeve. Type, British Muséum. X 1.
Fio. 3 à 7. — Dosinia Gouldii Reeve. Type, British Muséum. X 2.
Fig. 8 à 10. — Dosinia tripla Rômer. Type, British Muséum. X 1.
Fio. 11 à 13. — Dosinia derupta Rômer. Type, British Muséum. X 1.
Fig. 14 à 18. — Dosinia derupta : un exemplaire du British Muséum, de Karachi.
X 1,5.
Fig. 19 à 23. — Dosinia derupta : un exemplaire du Musée de Bruxelles, de
Chine. X 1.
Source : MNHN, Paris
do Muséi
um, Série A, Zoologie, Tome XLVII.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche II
Q - 1 à 5. — Dosinia insularum n.-sp. Type, Muséum. X 1.
tIQ, fi 1 o _ .
— Dosinia exilium Sowerby. Type, British Muséum. X 2.
H» — Dosinia exilium : un exemplaire d’auteur du Musée de Bruxelles,
ue *arawak. X. 2.
*10. 14 à 4 A r\
“ I0 - — Dosinia nanus Reeve. Type, British Muséum, X 3.
Source : MNHN, Paris
Planche III
Fig. 1 ii 5. — Dosinia jousscaumiana n. sp. Type, Muséum. X 1.
Fig. 6 à 8. — Dosinia ceylonica Dunker : Type de D. globa Melvill, British
Muséum. X 1.
Fig. 9 à 11. — Dosinia ceylonica : un exemplaire du British Muséum, de
Karachi. X 1.
Fig. 12 à 16. — Dosinia Eudeli n. sp. Type, Muséum. X 2.
Fig. 17 à 19. — Dosinia (?) madecassina n. sp. Valve droite du type composite,
Muséum. XI.
Fig. 20 à 22. — Dosinia (?) madecassina n. sp. Valve gauche du type composite,
Muséum. X 1.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Mémoires
Muséum, Série A, Zoologie, Tome XLVII.
13
15
Source : MNHN, Paris
Planche IV
P, °- 1 à 5. — Dosinia occulta n. sp. Type, Muséum. X 2.
Fig. 6 . — Dosinia labiosa Rômer. Un échantillon du Muséum. X 1.
PlQ - 7 à 9. _ Dosinia fibula Reeve. Type, British Muséum. X 1.
p *«- 10 à 12. - Dosinia fibula : type de D. lineolata Adams, British Muséum.
X l.
PlQ - 13 à 17. — Dosinia Aliénai n. sp Type, Musée de Leiden. X 1.
Source : MNHN, Paris
Planche V
Fig. 1 à 5. — Dosinia Staadti n. sp. Type, Musée de Bruxelles. X 2.
Fig. 6 à 10. — Dosinia Denisi n. sp. Type, Muséum. Fig. 6 à 9 : X 2; fig. 10 : X 3.
Fig. 11 à 15. — Dosinia Dautzenbergi n. sp. Type, Musée de Bruxelles. X 1.
Fig. 16 à 20. — Dosinia bremlunata n. sp. Type, Musée d’Amsterdam. X 1.
Source : MNHN, Paris
oires du Muséum, Séhie A, Zoologie, Tome XLVII.
Pl. V
Mémoires du Muséum, Série A, Zoologie, Tome XLVII. Pl. Vl
Source : MNHN, Paris
Fig.
Fig.
Fig.
Fig.
1 à 3. — Dosinia Kuipcri n.
^ à 8. — Dosinia Tcbblei n.
9 à 13 . — Dosinia Bertini n
•4 à 18. — Dosinia Lamyi n. s
Planche VI
sp. Type, Musée d’Amsterdam. X 1.
sp. Type, Musée de Leiden. X 2.
i. sp. Type, Muséum. X 2.
>p. Type, Muséum. X 1.
Planche VII
Fig. 1 à 3 et Fig. 4 à 6. — Les deux exemplaires de Dosinia subrosea Gray
du British Muséum sur lesquels l’espèce est fondée. X 1.
Fig. 7 à 9. — Dosinia crocea Deshayes. Type, British Muséum. X I.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Planche VIII
PlG - 1 à 3. — Dosinia ovalis Itômer. Type, British Muséum. X 1.
P,G - 4 et 5. — Dosinia tenella Romer. Type, British Muséum. X I.
PlQ - 6. — Dosinia contracta Philippi. Un échantillon du British Muséum. X 2.
Pl °- 7 à 9. _ Dosinia contracta : un autre échantillon, X 2.
Fig - 10 et 11. _ Dosinia contracta : un autre échantillon. X 2.
P,Q - 12 à 14. — Dosinia tumida Gray : type de D. specularis Romer, British
Muséum. X 1 .
PlG - 15 à 17. — Dosinia tumida : type de D. biscocta Reeve, British Muséum. X 1.
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Planche IX
Fio. 1 à 5. — Dosinia Kaspiewi n. sp. Type, Muséum. X 1.
Fio. 6 à 8. — Dosinia cretacea Reeve. Type, British Muséum. X 1.
Fig. 9 à 11.. — Dosinia cretacea : type de D. lucinoides Reeve, British Muséum.
X 1.
Fio. 12 à 16. — Dosinia cretacea : un échantillon du Muséum, Siam, X 1.
Fig. 17 à 21. — Dosinia cretacea : un échantillon du Musée de Leiden, H®
Batjan. X 1.
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oires du Muséum, Série A, Zoologie, Tome XLVII.
Pl. IX
Source : MNHN, Paris
Mémoires du Muséum, Série A, Zoologie, Tome XLVII.
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Planche X
Fl °- 1 à 5. — Dosinia levicocta n. sp. Type, Musée de Bruxelles. X 1.
Fl °- 6 à iO. — Dosinia cruda n. sp. Type, Musée de Bruxelles. X. 1.
F| °' 11 à 15. — Dosinia Zilchi n. sp. Type, Musée de Francfort. X 1.
Fl °- 16 à 18. — Dosinia juvenilis Gmel. var. contusa Reeve. Type, British
Muséum. X 1 .
p io. 19 à 21. — Dosinia altior Deshayes. Type, British Muséum. X 1.
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Planche XI
FlG ’Muséum ^ l Dosinia incisa Reeve : ^P® de D. nobilis Deshayes, Britisb
Fio. 4 à 6. — Dosinia semiobliterata Deshayes. Type, British Muséum. X <•
l/J. nnrujp Aar wnnovrriûl
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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Planche XII
p 10 ' * ^ 3. — Dosinia grata Deshayes. Type, British Muséum. X 1.
°- 4 à 8. — Dosinia grata : un échantillon du Musée de Bruxelles, de West
p ort. XI.
’ ^ à 13. — Dosinia gratoides n. sp. Type, Musée de Leiden. X 1.
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Planche XIII
Fio. 1 à 3. — Dosinia corrugata Reeve. Type, British Muséum. X 1.
Fig. 4 à 12. — Dosinia Trailli Adams. Les trois exemplaires du British Muséum
sur lesquels l’espèce est fondée. Grandeur naturelle.
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Mémoires du Muséum, Série A, Zoologie, Tome XLVII.
Pl. XIV
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Planche XIV
Fig. 1 à 3. — Dosinia dilecta Adams. L’un des 3 types du British Muséum. X 1.
Fig. 4 à 8. — Dosinia levissima n. sp. Type, Muséum. X 1.
Fig. 9 à 13. — Dosinia Malzinii n. sp. Type, Musée de Bruxelles. X. 1.
Fig. 14 à 16. — Dosinia caelata Reeve. Type, British Muséum. X 1.
Fig. 17 h 21. — Dosinia Auberti n. sp. Type, Muséum. X 2.
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Planche XV
Fio. 1 et 2. — Dosinia eunice Adams. Type, British Muséum. X 1.
Fig. 3 à 5. — Dosinia herbariorum, nom. nov. : type de Dosinia puella Angas.
Bristish Muséum. X 3.
Fig. 6 à 10. — Dosinia Gaillardi n. sp. Type, Muséum. X 2.
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Mémoires du Muséum, Série A, Zoologie, Tome XLVII.
PL. XVI
Source : MNHN, Paris
Planche XVI
Pl °- 1 à 5. — Dosinia Gaiüardi n. sp. Un échantillon du Musée de Bruxelles. X 2.
P,G - 6 à 10. — Dosinia Gaillardi n. sp. Un autre échantillon du Musée de
Bruxelles. X 2.
Source : MNHN, Paris
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