n • %. UO
h'Ç
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XLVIII
FASCICULE 3
et dernier
S. LÉCURU
MYOLOGIE ET INNERVATION
DU MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue GeofFroy-Saint-Hilaire (V*)
1968
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MOIIIES IH III SKI fl MTIftYU. inilSTOlBE MTIIIEI I K
Série A. Zoologie. Tome XLVIII. Fascicule 3. — 1968.
-00
MYOLOGIE ET INNERVATION
DU MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
s. i.ficimr
SOMMAI
lit IC
slissss HsïsssS SSgs 8 8 S S S B S S S S
128
S. LF.CURU
ivntonucTiox
La myologic et l’innervation du membre antérieur des Lacertiliens ont fait jusqu à
présent l’objet de peu de travaux. Bien souvent d’ailleurs, ils demeurent très partiels,
ne s’intéressant qu’à une portion réduite du membre ou à un nombre très limité d'es¬
pèces. L’une des études les plus récentes, publiée en 1961 par Sukhanov, apporte
des remarques intéressantes sur la systématique et la phylogénie. En fait, aucun
regroupement de notes portant sur l’innervation n’ayant été réalisé,nous nous sommes
efforcé de l’entreprendre. Nous apportons en outre quelques observations originales
effectuées sur des spécimens peu communs conservés au laboratoire d’AnatonU e
Comparée du Muséum.
Avant de commencer la description, une classification des muscles s’avère néces¬
saire ; pour la rechercher nous devons considérer divers critères.
L’embryologie utilise celui d'une communauté d’origine. Mais à défaut de cette
science nécessitant des techniques particulières et des préparations spéciales d’un
matériel rare, il reste les insertions sur le squelette et l’innervation.
Les insertions osseuses varient souvent à l’intérieur d’un ensemble d’animaux, nous
en verrons d’ailleurs quelques exemples chez les Lacertiliens.
L’innervation, présumant une communauté d’origine et une similitude de fonc¬
tionnement, se révèle plus fixe. Cependant, l’étude d’un nerf et de son territoire tend
à séparer fréquemment, dans un exposé, des muscles topographiquement voisins-
Le critère de la fonction, non négligeable, impose un classement des muscles selon
deux grandes parties, l’une réunissant les extenseurs, l’autre les fléchisseurs. Chacune
de ces parties peut être divisée en groupes théoriques ou matrices correspondant au*
différents niveaux articulaires ou zones d’insertions majeures.
Ce dernier classement, plus judicieux, superpose essentiellement les critères de
la fonction, de l’embryologie, «les insertions et de l’innervation. Nous utilisons ce
plan de description déjà employé par Howell (1936).
NOMENCLATURE
Pour désigner les muscles nous reprenons les termes donnés couramment par I e
auteurs (') tandis que les synonymes rencontrés sont indiqués en notes. Pour les nerf s ’
les rameaux portent le nom du muscle qu’ils atteignent ; au niveau de l'avant-bf**
nous employons la nomenclature de Haines (1939-1950).
MATERIEL
Notre étude porte sur toutes les familles renfermant des formes à membres hic*
développés. Nous n’avons pas examiné le problème de la réduction des tnembrc s ;
Ajoutons que chacune de ces familles n’est représentée que par quelques genres e
le plus souvent une seule espèce de ceux-ci.
(1) La nomenclature N.A. (1055), fondée sur la myologic humaine, déjà difficilement applic®*’®
À l'ensemble des Mammifères, n’a pas été employée ici.
Source : MNHN, Paris
MEMBRE XNTl’.RlF.I'I! r>KS LACERTILIENS 120
LISTE DUS LACERTILIENS ETUDIES
Au.unnfcs
:i Iguana iguane Laurenti. 11)53-15
’ (0
1 Uracenlron azureinn Linné
(f)
1 Charnue} ironopx icetmori
(«)
2 Opiums achat Duméril et Bibron. 1050-43
(a)
I Chalariulon mailagaxearienxix Peters. 1031-475
(a)
1 Chamaeloii parxoni Cuvier
(D
2 Chamaelcoii rerrucoxux Cuvier. 1052-55
(f)
1 Brookexia xprrlnini (l)um. ot Bibron). 1001-300
(f)
1 Agamo aléa Daiidin
(f)
2 Cromaxtix acanlliinuriix Bell. 1003-201 (')
(0
I Calolex marmoralux (Duméril). 1030-200
(0
1 f.eiolepix gullalnx Cuvier
= l.inlepix helli (Gray). 1012-115
(f)
1 Aniphilmliirux Imrhalux (Cuvier). 1030-240
(f)
OECKOTIBNS
XANTlIRIIDïiS
SClN COMOEPH ES
Scjncidés
2 Gekko gelko Linné
= Gekko rCrticillalux Lauienti. 1031-321
(0
1 üroplalus finilirinliix (Sclineid.). 1042-35
(a)
1 Tarrnlota anmilarix (Geoffr.). 1042-20
(f)
I 1 Xanluxia henxhawi Stcjnogcr
(a)
! 1 T.epiilnphgnia flarnmaeulnlum Duméril
(«)
I 2 Amciva chryxolaema Copo. 1043-50
(a)
| 1 Tupiiwmbix nigropimelatux Spix. 1030-080
(f)
I 1 Prœloporux Imgolenxix Bonlenger
(a)
I 1 Hachia inlernieilia (Merrom)
I (a)
1 Scincus Milieux (Linné)
= Seilieux officinaux Laurcnli
(f)
1 Mabuya maculilabrix Muller
(f)
1 Tiliqua xcincaîilex (YVhite). 1043-41
(0
1 Traehgxaiirnx rugnxux Grav. 1043-42
(f)
1 f'haleiilex neellalux (Forsk.). 1030-27
(0
I Chalciiles tridaelylux (Laurcnli)
(Il conservé dans le formol ; (a) : matériel conservé dans l'alcool,
uméros reportant au catalogue ilu Laboratoire d’Anatomie Comparée.
Source : MNHN, Paris
130
S. LÉCURU
L/AOElîTIDfo*
CORDYLIDÉS
Akoüidés
Anguioïdés
Xenosauridés
1 Laccrta viridis (Laurcnli)
(fr)
1 Lacerla muralis Laurenti
(fr)
1 Lacerla lepida Daudin. 1039-28
(0
1 Cordylus giganteus Smith
(a)
1 (lerrhonolus mullicarinatus Dum. et Bi.
= Gerrhonotus coeruleus Wiegm. 1954-12
(f)
1 Xenosaurua grandis (Gray)
(a)
Varanoïdés
Helodermatidés I 1 Heloderma suspeclum Cope
[ (a)
LANTHANOTIDÉS I 1 Lanthanolus borneensis Steindachncr
I (a)
VaranidéS I 2 Varanus griseus Daudin
(f et fr)
(fr) : matériel frais.
REPARTITION GEOGRAPHIQUE
(d’après Boui.f.nokh)
lguana iguana - Amérique du sud jusqu’au
Nicaragua et Antilles
Vracentron azurcum - Brésil et Guyanes
Chamarlironirps welmori - Haïti
Opiums sebac - Madagascar
('halarodon madagascariensis Sud-ouest de
Madagascar
Chamaeleon verrucosus - Madagascar, La Réu¬
nion, Ile Maurice
Brookesia sprclruni - Madagascar
Agama alra - Afrique du sud
Uromastix acanlhinurus - Afrique du nord
Calotes marmoratus — Iles Philippines
Leiolepis gultatus - Sud de la t'hine et île
l'Inde, Siain, Birmanie, Malaisie
Amphibolurux barbalus - Australie
Gekko gekko - Sud de la Chine, nord-est de
l’Inde, Birmanie, Siam, Annam. Malaisie
Tarenlola annularis - Egypte, Arabie, Abys-
Vroplalua fimbriatm - Madagascar
Xnnlusia henshawi - Nouveau Mexique
/.epnlopliyma flavomaculatum - Panama, Gua¬
temala, régions au sud-ouest de Mexico
Ameiva chrysolaema - Saint-Domingue
Tupinambis nigropuiictatus - Guyanes, Brésil,
est du Pérou
Prodoporus hogotenxix - Colombie ( Bogota)
Bachia intermedia - Amérique du sud
Scincus scinctis - Sahara, bords de la m® r
Rouge, Syrie
Mabuya maculilabris - Ouest de l’Afri<l ue ’
Iles Comores.
Tiligua scincoldes - Australie, Tasmanie
Tracltysaurus rugoxus - Australie
Chalcides ocellatus - Sardaigne, Sicile, Grèce,
Chypre, Syrie, Perse, Arabie, Afri9 u ®
du nord, Abyssinie, Somalie
Cluilcides Iridactylus - Italie, Sardaigne, Sicil e *
Tunisie, Algérie, Maroc
lacerla viridis - Sud et centre de l’Europe'
sud-ouest de l’Asie
Lacerla muralis - Sud et centre de l'Europe’
nord-ouest de l’Afrique, Asie mineure
lacerla lepida Sud de la France, nord'
ouest des côtes italiennes, Espagne e
Portugal
Cordylus giganteus - Afrique du sud
(ierrhonotus mullicarinatus - Nord-ouest o
l’Amérique jusqu’au Texas, Amériq uC
centrale
Xenosaums grandis - Sud do Mexico
Heloderma suspeclum - Arizona et Nouve»"
Mexique
Varanus griseus - Afrique du nord, sud-oues
de. l’Asie, de l’Arabie et de la mer
pienne, nord-ouest de l’Inde.
Lanlhanntus borneensis - Sarawak
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
131
PROGRAMME D'ETUDE
Nous rappellerons en premier lieu et fort brièvement la constitution osseuse
e la ceinture pectorale et du membre antérieur d’Igiiana. Cet animal servira le plus
souvent possible de l ype de description.
Nous examinerons en détail la morphologie des divers plexus brachiaux et la
s Position de leurs grandes branches terminales.
Les muscles extenseurs et fléchisseurs, avec leur innervation, seront considérés
n à un. Pour chacun d’eux, le plan descriptif suivi ne variera que dans quelques
as particuliers: une étude détaillée chez Iguana, puis une comparaison avec les
utres Lacertiliens, enfin l’examen du nerf se rendant au muscle. Nous tenterons de
si ce nerf a une origine plexuelle préférentielle ou commune aux différentes
Peces disséquées. Nous donnerons si possible une définition d’une innervation
oortilienne tvpc et nous vérifierons dans quelles mesures nos résultats s’accordent
avec la classification.
TABLEAUX ET DIAGRAMMES
D’après les dissections nous avons réalisé des tableaux récapitulatifs où les varia-
ns des origines rachidiennes de chacun des nerfs du plexus se trouvent résumées.
n tableau correspond à l’étude d’un nerf périphérique et montre, disposés vcrtica-
Hu z 1 ^ Sauche, les noms des différentes espèces, horizontalement et en haut, les
es I a < ^ I<,s l * es nerfs spinaux. C’est ainsi que dans une colonne horizontale, pour une
dérz ’ * es ner f s rachidiens entrant dans la composition du nerf périphérique consi-
cett présentent 11 ne croix (+). Le signe multiplié ( x) marque la difficulté d’affirmer
p. . Participation. Notons que ces origines n’ont pas fait l’objet de vérifications
^«logiques ou histologiques et n'ont, du fait des anastomoses plexuelles, qu’une
enr purement topographique.
g es diagrammes reprennent les résultats des tableaux en vue de les comparer. Us
antif ra ' SSCI 't coinme la représentation schématique de l'innervation du membre
trieur de chaque espèce. Les différents nerfs périphériques sont placés en abscisse
e urs origines théoriques au niveau du plexus brachial en ordonnée.
Source : MNHN, Paris
132
«ifiXfiH AI.ITfiS
HAl'l'liL OSTEOLCK*IQl'K (Fig. 1)
MEMBRE ANTÉRIEUR
LACERTILIENS
133
Ceinture
La ceinture forme un ensemble complexe qui enveloppe la région antérieure du
borax (zonothorax) dans sa presque totalité. Elle comprend de la face dorsale a
* face ventrale : la supra-scapula, la scapula et le coracoïde, tandis que le sternum,
allure rhomboïdale, se situe plus en arrière.
La scapula est une pièce trapézoïdale qui porte une fenêtre sur son bord antérieur
I un Prolongement cartilagineux dorsal aux bords antérieur et postérieur concaves :
a supra-scapula.
Le coracoïde entre en contact avec le sternum par son bord ventral convexe. Il
c soude à la scapula par son bord supérieur horizontal, et son bord postérieur libre
® épais constitue la partie inférieure de la cavité glénoïde. Trois fénestrations se
souvent séparées par des rayons osseux : une scapulo-coracoïdienne, une dorsale
antérieure, une ventrale et postérieure.
La cavité glénoïde se loge sur le bord caudal de la ceinture et reçoit la tète articu-
aire de l’humérus. « Elle a la forme d’une selle, avec un grand axe concave dirigé
P^que verticalement et un petit axe dirigé de dehors en dedans » (Vialleton
192 4, p. 82).
Deux formations dermiques, la clavicule et l'interclavicule, occupent une position
Sterne par rapport aux pièces précédentes. La clavicule, en forme d’arc, s’étend
e l’acromion situé à l’angle antéro-inférieur de la supra-scapula, à la face ventrale
e la ceinture ; elle y atteint l’interclavicule. Nous orientons deux faces, l’une antéro-
xterne s’opposant à l’autre postéro-interne. L’interclavicule se reconnaît à son allure
baguette et à sa situation médio-ventrale. Elle porte deux prolongements latéraux
Unterclavicule cruciforme) et rejoint la jonction interclaviculaire en avant, le ster-
Um en arrière.
Membre
p Le membre comprend l’humérus (stylopode), le radius cl l’ulna (cubitus) (zeugo-
ç <le )> les os du poignet et de la main (autopode). Lors de la marche, le stylopode.
Position horizontale ou très peu oblique en haut, se dirige vers l’arrière et se rap-
°che d u corps. L’angle zono-slylopodien ainsi formé, inférieur à quatre-vingt-dix
***. s’ouvre en arrière. L’angle stylo-zeugopodien s’ouvre en avant et le plan
par cet angle s’incline de bas en haut et d’avant en arrière. L’autopode, situé
Peu plus en dehors, prolonge le zeugopode.
L’humérus est une tige osseuse aplatie à scs deux extrémités proximale et distale.
a ex trémité proximale montre deux tubérosités et une saillie ovoïde à grand axe
d e». Postérieur et à grosse extrémité postérieure : le condyle. La structure de ce
sén l6r ne P arajt P as simple, en effet nous y distinguons deux surfaces articulaires
ext rées par une rainure profonde. La plus petite correspond au versant latéral
ros'tz 06 * a sePe glônoïdienne, la plus grande à son versant médian. Des deux tubé-
Pré S ’ *' une volumineuse se situe latéralement et s’aplatit dorso-ventralement. Elle
p ® ei \te une face ventrale concave et une face dorsale correspondant à deux surfaces,
pj térieure et antérieure, séparées par une crête saillante. L’autre, en position médiale,
sente un sommet postérieur très arrondi.
av L extrémité distale se trouve dans un plan oblique de bas en haut et d’arrière en
corn et Possède deux crêtes saillantes bien visibles ainsi qu’une surface articulaire
mple Xe . u eux condyles, un condyle radial (condyle sensu stricto) ou antérieur et
U n c °ndyle ulnairc (troehlée), composent celte surface articulaire. Le premier forme
Cou ra ban saillant qui s’enroule autour de l’axe intercondylicn. Notons que cette
■arc Ure esl d’ailleurs maximale à la face ventrale de l’os. Le second, beaucoup plus
s e p- se caractérise par une courbure constante. Enfin ajoutons que ces deux condyles
pi r ° u vent écartés par une gorge profonde. Les deux crêtes saillantes forment l’ecté-
n^dyle (épicondyle sensu stricto) et l’entépicondvle (épitrochlée). La première est
se s'f* Se Perce d’un canal emprunté par le nerf radial. La seconde, plus volumineuse,
S J, e distalement.
Se L extrémité supérieure de l’ulna porte une large surface articulaire ovoïde qui
l’ a pro, °nge proximalement sur l’olécràne et distalement sur la face supérieure de
Pophyse coronoïde. L'extrémité inférieure et la diaphysc de ce même os montrent
Source : MNHN, Paris
trois bords : externe, ii
externe, supéro-interni
Sur le radius, poui
encore trois bords : su
inférieure. I.'extrémité
alors que l'extrémité i
bas pour s'articuler a\
crue (saillants) et supérieur (mousse), et trois faces : supérO-
;t ventrale.
mt grêle et cylindrique, il nous sera possible de distinguer
•rieur, inférieur, ventral, et trois faces: supérieure, interne,
upérieurc forme une surface articulaire concave et sphérique,
l'éricurc se recourbe légèrement en dehors, en arrière et en
e le carpe.
liemarqur : Dans le
étant donné sa compli
adre de celle étude, nous ne décrirons pas la région du carpe ;
ilé, elle pourrait faire l’objet d’une description particulière-
l)VN.< IQ K DE I.’ARTICUI.ATION IIRACIIIO-AXTIBRACIUAI.E
Cette dynamiq
de pseudo-pronati
xahle-dix degrés ;
correspondait exa.
de l'avant-bras dé
diminue de dehors
vertical en ilexio
l’extension. Aussi
extension à une p.
Ce mécanisme
lent, ou fausse pri
ment.
• i plique la valeur fonctionnelle des muscles et le phénonièn®
i. 'extrémité distale de l'humérus fait un angle voisin de so>*
ec 'horizontale. Si l'axe articulaire fonctionnel intercondylie' 1
•il ni avec l’axe de la palette (inter-épicondylien), les deux «s
•ir eut une rotation dans un plan perpendiculaire à ce dernier
ici car le rayon de courbure du eondyle ulnaire (ou cubital)
•n edans. L'axe de rotation fonctionnel tend alors à devenir
c. nplète, se rapprochant au contraire de l’horizontale dans
r; ius passe, par rapport à l’ulna. d'une position ventrale en
iti i franchement médiale en flexion.
a ' angement d’axes produit le phénomène de pronation apP a "
at ii, puisque le radius reste solidaire de i’ulna dans ce inouvC'
TKCiiNign- Di-: disskction
I ’lïEMI Eli TEM1
Nous enlevons
et le trapèze. La s
profonds du denti
brachial ; la sectio
clics terminales.
: sphincter du cou et nous réclinons vers le bas le grand dorsal
pra-scapula peut-être écartée du corps pour couper les faisceau*
; . Ensuite, nous commençons le dégagement du plexus cervico*
du grand dorsal et du chef superficiel du dentelé libère ses bran'
Deuxième te.
Il faut tout d
pour suivre le Ira
et deltoïde de la s
et scapulaire du ti
coraco-liuméral, c
Troisième te:
Nous arrivons
tenseur commun
métacarpien, puis
primordial conuni
leur.
Remarque :
La région du «
rameau nerveux s
coupé en raison d.
bord couper l'attache scapulaire du ligament slcrno-scapuhu 1 '^
I du nerf diazonal. puis décoller les muscles scapulaires dors®
ira-scapula et enfin sectionner les tendons des chefs coracoïdiej 1
eps. Nous étudions successivement les muscles : triceps, pectoral»
aeo-brachial, biceps et brachial.
lainlcnanl aux muscles de l’avant-bras : le brachio-radial. 1'®**
:s doigts, l'extenseur ulnaire «lu carpe, l’abducteur du prend®
rond pronateur. les lléchisseurs radial du carpe, ulnaire du carp®*
. le pronateur accessoire, répilrochléo-anconé et !<• carré pro" 11-
iule esl un point particulièrement délicat de la dissection, car 1®
rendant à l'un des chefs du muscle brachio-radial peut se trouv®
ion trajet superficiel.
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉHIEI
l II UES I.AC.ERT1UENS
Chapitre II
IHIGAMSATIOM IM l'LEXI S llltACHIAI.
I. GENERALITES
A - - lléjjioiis cervicale et dorsale,
nerfs spinaux cl définition du plexus hrncliinl
la plupart des Lacertiliens, les luiil premières vertèbres ('), allas el axis
'"Pris, forment la région cervicale. Les côtes portées par ces vertèbres s'allongent
°8 r essiveinent, mais n’atteignent jamais le sternum. C'est ainsi que nous trou-
Fig. 2. — Nombre et position des côtes cervicales et
«les racines «lti plexus brachial.
A. «juatre côtes cervicales (deux courtes, «leux
longues) et cin«j nerfs spinaux formant le plexus
(Iguaiia); U. quatre côtes cervicales (deux courtes,
«leux longues) et «piatre nerfs spinaux formant
le plexus (Ophtnix, Chalarodon, Chamaelironops,
Agama, Uromaalix, Amphibolurux, Calote», I.cio-
lepin) ; <'. cinq côtes cervicales (trois courtes, deux
longues) et cinq nerfs spinaux formant le plexus
( Uraeenlron, Oekko, TarenioUi, Chalcidex ocellalu*.
Lacerta lepiila, Cordylux, Xenoxaurux - un petit
nodule supplémentaire sur la troisième vertèbre
- Trachysaurux - un petit nodule supplémentaire
sur la troisième vertèbre - Uroplaius - une côte
supplémentaire sur la troisième vertèbre) ; I). cin«|
ci'ites cervicales (trois courtes, deux longues) el
quatre nerfs spinaux formant le plexus ( Xantusia ,
I.rpidophyma, Ameiva, Tupinambix, Bachia, Proc-
loporux, Ixwerla, viridix, Lacerta muralix, Scincux ,
Maboya, Tiliqua, (Jerrhonotus, Heloderma) ; E.
«piatre ciôtes cervicales (deux courtes, deux lon¬
gues) et quatre nerfs spinaux formant le plexus,
mais en position plus postérieure (Varanvx) ;
F. six ciMes cervicales (quatre courtes, deux
longues) et trois nerfs spinnux formant le plexus
(Lanlhanotus) ; G. «leux côtes cervicales longues
seulement et trois racines ptexuelles ( Chamaeleon ,
Brookcsia).
<1) 0
chez Varaiws et. Lanthanotax, 5 chez Chamaeleon,
Source : MNHN, Paris
verons le plus fréquemment deux côtes courtes et deux longues chez des Iguanidés
et des Agamidés. trois côtes courtes et deux longues chez des Scincomorphes, des
Geckotiens, certains Anguimorphes et un Iguanidé (Uracentron). Les vertèbres
suivantes, portant des côtes qui peuvent s’articuler avec le sternum (*), constituent
la région dorsale.
Les différents nerfs spinaux sortent entre la base des arcs neuraux successifs des
vertèbres et le processus articulaire qui reçoit la tète de la côte. Cette dernière pourra
donc, dans certain cas. servir de référence. Le premier nerf spinal passe entre l’atlas
et le crâne ; le deuxième entre l'axis et l'atlas, etc... autrement dit, un nerf considère
(x) porte le numéro de la vertèbre (x) qui le suit, et une unité de plus que la vertèbre
(x 1) qui le précède (Fig. 2).
Ces nerfs se divisent chacun en une branche dorsale et une branche ventrale. Le®
rameaux dorsaux se distribuent séparément aux muscles dorsaux et au tégument-
Les rameaux ventraux peuvent rester libres ou s’unir d’une façon plus ou moi» s
complexe. Dans ce dernier cas. elles prennent alors le nom de racines du plexus-
L’ensemble des anastomoses de ces diverses racines, qui distribuent les fibres ner¬
veuses dans les nerfs du membre antérieur et de la région du cou, forme le plexus
cervico-brachial.
Nous nous intéresserons surtout à la partie brachiale de ce plexus. Les anastomose*
cervicales, si elles existent, seront notées lors de l’étude des muscles : trapèze, élé¬
vateur scapulaire et dentelé (Fig. 18-49).
H Liste île l'étendue du plexus liraeliial chez les Lacertiliens disséqués
Le tableau représente les différents nerfs spinaux à l’origine du plexus. Le prem* er
naît toujours en avant de la dernière côte cervicale courte (sauf Chamaeleon et Br°°'
kesia) (Fig. 2). Lorsque la région cervicale s’allonge, le plexus migre alors vers l’arrièr*
(Varanus et Lanlhanotus).
< Ui f.'KOTI ES H
COMPOSITION OC PLKXCS BRACHIAL
.VI, VII, VIII, IX. *
.VI, VII, VIIT, IX. *
Oplurus «ehae .VI, VII, VIII, IX
Chalarodo» madagaacariensi» .VI, VII, VIII, IX
Lepidirpht/ma flavo
Malini/n maculilabri
r, vu, vin, xx
I, VII, VIII, IX
i, vu, vin, ix
I, VII, VIII, IX
il, VIII, XX
.1, VIII. IX. *
i, vin, ix. >
i, viii, ix. *
ii, viii, ix
II, viii, ix
vi, vu, viii, iX
vi, vu, viii, ix
VI, VII, VIII, IX ^
,•1 VÎT VIII. IX. î
.VI, VII, VIII, IX.
.VI, VII, VIII, lX>
.VI, VII, VIII
Source : MNHN, Paris
.NTÉHIEI'lî
iMcerht eirUi* .
J.accrlu mural h .
Lacerta tepida .
Cunlglu» giyaiitnw . . .
Heloderma nmpeetum ■ ■
VI, VII, VIII, IX
.VI, VII, VIII, IX
, VI, VII, VIII, IX, X
.vi, vii, vnr, ix, x
.VI, VU, VIII, IX
,vi, vu, VIII, ix, x
.VI. VII, VIII, IX
. . .VII, VIII, IX
C Définition de» termes employés diins I élude du plexus hrnelilal
Les dissections portant sur quatorze familles et sur un à cinq représentants de
u'acune d’elles, permettent de découvrir certaines analogies. Avant d’entreprendre
* description, nous définirons les termes employés dans les planches, les figures
"exposé à venir. C’est ainsi que deux racines s’unissent pour former un tronc
Primaire. l ue ou plusieurs branches issues d’un tronc primaire et une racine (ou une
. u Plusieurs branches issues d’un tronc primaire) s’unissent en un tronc secondaire.
eux trônes secondaires (ou un tronc secondaire et un tronc primaire, ou une ou
* '«sieurs branches issues d’un tronc secondaire, ou encore une ou plusieurs branches
"“tachées d’un tronc primaire et un tronc secondaire, et l’inverse) se soudent en
y tronc tertiaire, etc... I. estimation de ces troncs est fréquemment difficile (ex. :
el des var j al j ons peuvent exister du côté droit au côté gauche d’un même
an >mal.
II. PLliXUS BRACHIAL
1,1 ’Lu's un premier temps, nous décrirons ce plexus en nous basant sur desressem-
r ‘ llCe s évidentes, à titre d’hypothèse de travail. Dans un second temps, nous tentc-
s d’établir un résumé des variations internes existantes.
A Division des Lacertiliens étudiés
d’après l oryaiiisHliou de leur plexus brachial
Résumé des critères de séparation (Fig. 38)
la I IV ' 0 . U ? distinguons six ensembles selon le nombre de nerfs spinaux mis en jeu el
Lan ' tion d“ s troncs les uns par rapport aux autres ; ils révèlent deux tendances.
il «t/ leS groupes impairs, les plexus se trouvent généralement scindés en régions
“üx r J eure et postérieure, aucun tronc intermédiaire n’unit les troncs primaires entre
p P j ’ Laos les groupes pairs, les différents troncs se suivent en cascade. Un tronc
maire (ou une branche terminale de ce tronc) devient secondairc.cn recevant une
lle > puis dans certains cas tertiaire grâce â un nouvel apport de fibres nerveuses.
Présentation de quelques exemples
d®uy 6 * < * e,lx premières racines du plexus forment un tronc primaire antérieur, les
et f | dernières un tronc primaire postérieur. Ce dernier se soude à la racine moyenne
‘“vient secondaire.
' 1)6 de description : plexus d ’lguana (Fig. 3).
Iia, ines du plexus :
ci, ^cine VI née en avant de la dernière côte cervicale courte se divise très tôt
e “ x rameaux, un antérieur, un postérieur (pii atteint la racine Vil â l’extrémité
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MEMBRr
DES LACERTILIENS
139
prieure de la côte citée.
col! 81 *’ «Oise, oblique en i
«'latérale et se résout en un
cette première côte. La ru
m racine VII, en avant de la première côte cervicale
•rière, le deuxième espace intercostal. Elle donne une
bouquet de branches au niveau de l’extrémité inférieure
âne VIII, parallèle à la précédente, traverse le troisième
Par(j eu *htercostal. Elle sous-croise la deuxième côte cervicale longue et se termine
quai* A aineaux anastomotiques. La racine IX courte, parcourt la partie supérieure
f|;. lètTle es P ace intercostal et reçoit une anastomose de la racine X. La racine X
■es son origine un bouquet de branches en arrière de la première côte dorsale.
Source : MNHN, Paris
140
S. LÉCURU
Source : MNHN, Paris
141
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
Source : MNHN, Paris
Toutes ces racines se situent dans un plan oblique en bas cl en dehors, entre:
le feuillet viscéral en dedans, le gril costal et la supra-scapula en dehors, la pi' e "
mière côte dorsale et la partie supérieure du chef superficiel du muscle dentelé c' 1
arrière. Le grand dorsal vient recouvrir l'ensemble.
de la racine VI et de la racine VII. Le tronc primaire postérieur, long, réunion de 1*
racine IX et du filet anastomotique de la racine X, croise les troisième et quatrième
espaces intercostaux. Le tronc secondaire externe (somme des branches terminales
antérieures de la racine VIII et du tronc primaire postérieur) et te tronc, secondait
interne (formé des branches terminales postérieures des mêmes éléments) se super -
posent presque.
Ce plexus se constitue à l’extrémité inférieure de la troisième côte. Les troncs
primaires antérieur, secondaire externe et secondaire interne se succèdent d’avant
en arrière. Deux arcades semi-lunaires, externe inférieure et interne supérieure, l fS
relient entre eux. La volumineuse artère axillaire passe entre ces deux arcades.
Les plexus de Gekko (I ,- ig. 4), de Cordylus (Fig. 5), d’ Uroplatus (Fig. (i), de TrachÜ'
saurus (Fig. 7), présentent une structure proche de la précédente. Nous rangerons
encore dans ce premier groupe : Tarenlola et Xenosaurus (Fig. 8-!)).
F
U
R
5
cp
Fig. III. — l'Ifitia luai'liial de Lacer!•
cet lata.
Source : MNHN, Paris
MKMltlilî ANTÉIUKUI
Source : MNHN, Paris
S. LliCURU
144
2 - Deuxième groupe.
Les deux premières racines du plexus forment un tronc primaire antérieur, | eS
deux dernières un tronc primaire postérieur. Il existe de plus un tronc secondai®®
médian qui devient tertiaire après un nouvel apport de fibres.
Type de description : plexus de Lacerta lepida (Fig. 10).
Racines du plexus :
La branche terminale postérieure de la racine VI rejoint la racine VII au niveau
de l’extrémité inférieure de la deuxième côte cervicale courte. La racine VIII, P re *'
que verticale, croise les quatrième et troisième espaces intercostaux. La racine
un peu plus courte, naît en avant de la première côte dorsale. La racine X se raniifi®
tout de suite en avant de la côte suivante.
Plexus :
La terminale postérieure de la racine VI et la racine VII s’unissent en un lr° nC
primaire antérieur court et un tronc primaire externe. Les terminales postérieures
du premier tronc cité et de la racine VIII constituent un tronc secondaire interne e
médian. La racine IX et une branche de la X forment un tronc primaire postérité-
Il existe encore un tronc tertiaire interne et un secondaire externe.
Nous rangerons également dans ce groupe : Chalcides ocellalus et Uracentro' 1
uzureum (Fig. 11-12).
3 - Troisième groupe.
Les deux premières racines du plexus forment un tronc primaire antérieur, I e *
deux dernières un tronc primaire postérieur. Deux troncs secondaires, externe et
interne, les relient.
Type de description : plexus d ’Ameioa (Fig. 13).
Racines du plexus :
La racine VI, très courte, se divise en deux branches : une antérieure, une posté'
rieure qui atteint l’extrémité inférieure de la dernière côte cervicale’courte, p° u
rejoindre la racine VIL La rucinc VII, en avant de la première côte cervicale longu®>
traverse le troisième espace intercostal et donne une importante anastomose. I-
racine VIII, volumineuse et verticale, croise le quatrième espace et la côte pré® '
demment citée. Elle se termine au niveau de l’extrémité inférieure de celle-ci, P a
deux branches anastomotiques. La racine IX parcourt les quatrième et cinquièh 1
espaces, puis devient sensiblement parallèle à la racine VIII.
Toutes ces racines se situent dans un plan fortement oblique en bas et en deho® •
Plexus :
Le tronc primaire antérieur résulte des branches courte antérieure de 1*
racine VI11 et postérieure de la racine VII. Le tronc primaire postérieur, vol un V
neux et long, dérive de la branche anastomotique postérieure de la racine VIII,
la racine IX dans sa presque totalité. Le tronc primaire externe grcle est formé d’ 111 !.
collatérale de la racine VIII et d’un rameau venu de la terminale postérieure de
racine VII. Le tronc secondaire externe et médian, issu des terminales antérieure
postérieure du tronc primaire antérieur, correspond au nerf radial.
Les troncs forment deux plans et sont unis par deux anses entre lesquelles p^j*
l’artère axillaire. La supra-scapula recouvre les trois premières racines et la P artl
antérieure du plexus.
Les plexus d 'Oplurus (Fig. 14), Uromastix (Fig. 15), Agama (Fig. 16), Lep^°
phtjma (Fig. 17), Varanus (Fig. 18), Amphibolurus (Fig. 19), Calolcs (Fig. 20), Chatno
lironops (Fig. 21), Chalarodon (Fig. 22), Gerrhonotus (Fig. 23) et Heloderma (Fig-/ {
ressemblent beaucoup à celui d ’Ameioa. Chez Leiolepis le tronc primaire antéri e
se dédouble (Fig. 25).
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
145
Source : MNHN, Paris
*
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
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8. LÉCURU
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR
LACERTILIENS
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S. LlîCTIRU
ir>o
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTERIEUR DES LACERTILIENS
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Source : MNHN, Paris
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S. LÉCURU
4 - Quatrième groupe.
Les Lacertiliens y montrent des plexus plus complexes, avec un tronc interne
transverse ou médian.
Type de description : plexus de Scincus (Fig. 26).
Fig. 26. — Plexus brachial de Scincus scincus.
Racines du plexus.
La racine VJ, courte, donne deux terminales grêles : une aiuerieure et une posté¬
rieure qui parcourt le troisième espace intercostal pour atteindre la racine VIL L a
racine VII, plus grosse, se coude vers le bas et se résout en deux branches anastomo¬
tiques. La racine VIII, volumineuse, traverse le quatrième espace et sous-croise J a
première côte cervicale longue. La racine IX, également volumineuse, passe sous l a
côte précédemment citée. Elle possède le trajet le plus long et se termine en avant du
quart inférieur de cette même côte.
Plexus :
Nous distinguerons : un tronc primaire antérieur (formé par les branches posté¬
rieure de la racine VI et antérieure de la racine VII), un tronc primaire interne tranS'
verse (issu des branches anastomotiques postérieures des racines VI et VII), un troP c
secondaire interne et transverse (réunion du tronc primaire transverse et de la term 1 '
nale postérieure de la racine VIII), un tronc primaire externe (à partir des racines VI
et VII), un tronc secondaire externe (constitué par la terminale postérieure de l a
racine VIII et d’une branche détachée du tronc primaire antérieur), enfin un trot 10
tertiaire postérieur.
Ce plexus se situe en avant de la première côte cervicale longue. Deux anasto¬
moses, séparées par l’artère axillaire, joignent les différents troncs. Cette même org a '
nisation se retrouve chez Mabuya (Fig. 27). Mais la structure se simplifie chez Lacerl0
muralis (Fig. 28), Lacerta viridis (Fig. 29), et Tupinambis (Fig. 30), où une parti e
du tronc primaire antérieur, les anses anastomotiques et le tronc secondaire extern^
déterminent un quadrilatère, net chez Lacerta, moins chez Tupinambis. Les plexi> s
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
153
de y...
to'dcéd Ua 31), Procloporus (Fig. 32), Xanlusia (Fig. 33), semblent proches des
v°„ s ents, mais le tronc secondaire interne devient primaire et médian. Nous retrou-
Uri n et quadrilatère chez Tiliqua, mais il s’individualise mal chez les autres.
Source : MNHN, Paris
s. Li'x.tmr
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR
ES LA
ERT1LIEN
155
Source : MNHN, Paris
156
5 - Cinquième et sixième groupes.
Le plexus brachial ne présente plus que trois racines. Dans le groupe cinq.
troncs primaire et secondaire se trouvent séparés, alors qu’ils se succèdent dans 1
groupe six.
Type de description : plexus de Lanthanotus (Fig. 34).
Racines du plexus :
La racine VII, fine, en avant de la tête de la dernière côte cervicale courte, s ®
résout en deux terminales. La racine VIII, en avant de la côte suivante, est plus volu¬
mineuse. La racine IX, de même diamètre, court moins obliquement vers l’arrièr®'
Plexus :
Nous relèverons : un tronc primaire antérieur (réunion des terminales antérieur®*
des racines VII et VIII), un tronc primaire moyen (somme de leurs terminales P oS \' e
rieures), un tronc secondaire interne (union du tronc précédent et d’une branche ®
la racine IX), un tronc secondaire externe de même origine.
Brookesia (Fig. 35) et Chalcides tridactylus (Fig. 36) possèdent une organisati 0 "
assez voisine.
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR UES LACERTILIENS
157
Source : MNHN, Paris
158
s. LÉcuiiu
(5 - Hors-groupe : Chainaeleun ( Kig. 37).
Racines du plexus :
l.a racine IV se coude rapidement vers l’arrière et s’accole à la suivante- ^
racine V est moins oblique en arrière et la racine VI presque verticale. Le cor P s laI1
l’animal étant très comprimé latéralement, les racines se situent dans un P |a
presque parasagittal.
Source : MNHN, Paris
LAC1ÎHT1
15'J
Plexus :
. *1 comprend : un tronc postérieur primaire (réunion des racines V et VI), un tronc
l ,r imaire externe (issu de branches détachées des racines IV et V), un tronc secondaire
'Somme d’un rameau de la racine IV et de la terminale antérieure du tronc primaire
Postérieur). Ces troncs peuvent se réduire et devenir ganglionnaires.
Remarque
Replaçons maintenant dans la classification les Lacertiliens appartenant à chacun
e ces six ensembles (Fig. 118). Les groupes pairs réunissent essentiellement des Scin-
ooinorphes, les groupes impairs, des Iguaniens, des Gcckotiens et des Anguimorphes.
Nous conclurons donc que la succession des troncs en cascade, dans le plexus
ra chial, serait plutôt une tendance scincomorphc.
Source : MNHN, Paris
S. LÉCUIIU
lliU
B - 4â 1*31 iid <* variabilité do la iii«M'|>liolo]|i< > dos plexus
Nous avons établi précédemment des rapprochements entre Lacertiliens, d’après
l’allure générale de leur plexus brachial, sans tenir compte des ordres, des fauiill eS
et des genres. Celte recherche de caractères communs nous a d’ailleurs montré la
difficulté de réaliser une classification systématique d’après le plexus. Des différences
importantes (à l’intérieur des Iguanidés et des Téjidés) ou des ressemblances (“
l’intérieur des Scincidés et des Geckonidés) peuvent exister dans une famille. U eS
variations seront encore relevées d’un individu à l’autre d’une même espèce, ou d’un
côté i< l’autre d’un même Lacertilien.
Les tableaux suivants figurent les modifications observées à l’intérieur du plexus
brachial d 'Uromaslix et d 'Iguana (Fig. 3-3 bis : Fig. 15-15 bis). Dans les deux cas
nous passons progressivement d’une structure que nous appellerons minimale (avec
des troncs bien individualisés), à une structure condensée dite maximale (où certains
de ces troncs se réduisent à des ensembles ganglionnaires complexes). Pour l’éta¬
blissement des groupes précédents, nous n’avons parfois disséqué qu’un seul indi¬
vidu d’une espèce. Cependant nous avons eu la chance de trouver des troncs bien
nets et séparés. Nous supposons donc que, malgré un petit nombre de Lacertiliens*
les conditions rencontrées (plexus minimum) pouvaient nous permettre d’établi»
des comparaisons.
VARIATIONS A L’INTERIEUR DU PLEXUS D'UROMASTIX
Premier Uromaslix Deuxième Uromaslix Deuxième Uromaslix
(côté droit) (côté droit) (côté gauche)
1 troue primaire antérieur-»• présent - > présent
1 tronc primaire postérieur - y présent->• présent
(très réduit)
I tronc secondaire externe-> présent l un seul tronc sec" divisé «
1 tronc secondaire interne - y ulmenl ( deux importantes termina 1
1 arcade interne anastomotique j peu nettes. Une anastomose entre la région antérieur®
1 arcade externe anastomotique / et la région postérieure du plexus
VARIATIONS A L’INTERIEUR DU PLEXUS IV1 OU AN A IGUANA
Premier Iguatia iguana Deuxième Iguaiia iguana Deuxième Iguana
(côté gauche) (côté droit) (côté gauche)
I tronc primaire antérieur -
I tronc primaire postérieur -
(très long)
1 tronc secondaire interne -
1 tronc tertiaire externe = n.r' —
1 tronc tertiaire interne - T. flex
I arcade interne bien individualisée
1 arcade externe, nette -
n.r 1 : nerf radial.
T. Ilex : tronc fléchisseur brachial.
G Étude comparée «les variations internes du plexus Imichial
Le tableau suivant n’indique que la position des troncs primaires importants.. k®
tronc primaire antérieur reste fixe dans la grande majorité des cas. Les racines
et V11 se soudent en partie ou en totalité pour le constituer, indépendamment
l’étendue du plexus : cinq racines (premier et deuxième groupes) ou quatre raci"
(troisième et quatrième groupes).
I ensemble ganglion"*''?
l complexe, se divise » -
I brandie = T. fl ex
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
161
La position du tronc primaire postérieur varie beaucoup plus. Les troncs trans-
verse ou médian du quatrième groupe donnent naissance aux mêmes nerfs périphé¬
ries que les troncs primaires postérieurs des premier, deuxième et troisième groupes,
ils correspondraient donc chacun à un tronc primaire postérieur situé plus ayant.
Le dernier tronc subirait alors une remarquable migration de la région postérieure
'j ers la région antérieure du plexus. Il résulte de l’union des nerfs IX et X (dans les
«eux premiers groupes), VIII et IX (dans le troisième groupe), VII et VIII (chez
^ roctoporus , Xuntusia et Tiliqua), VI et VII (chez Scincus et Mabuya). Il disparaît
complètement chez Lacerta viridis, Lacerta muralis et Tupinambis. Cette migration
Se mble indépendante du tronc primaire antérieur. Notons que ce tronc entre dans la
'institution du nerf fléchisseur brachial innervant le bras, l’avant-bras et la main
Peut être touché par les adaptations du membre).
TRONCS PRIMAIRES DU PLEXUS BRACHIAL
Racines du plexus Lacertiliens
VI VII VIII IX X
A.P Jguana
A. P Oraceniron
A .P Oroplatus
A.P Tarentola
A.P Gekko
A.P Trachysaurus
A.P Chalcides ocellatus
A.P Lacerta lepida
A.P Cordylus
A.P Xenosaurus
A.P Oplurus
A.P Chalarodon
A.P Chamaelironops
A.P Agama
A.P Uromastix
A.P Caloles
A.P Leiolepis
A.P Amphibolurus
A.P Lepidophyma
A.P Ameiva
A.P Gerrhonotus
A.P Hcloderma
A . .P
Proctoporus
Xantusia
Tiliqua
Scincus
Mabuya
Lacerta viridis
Lacerta muralis
Tupinambis
Varanus
Lanthanolus
Chalcides tridactyltis
Chamaeleon
Brookesia
P ! tronc primaire postérieur ; A : tronc primaire antérieur.
VI, VII, VIII i
IV, V, VI j
tronc secondaire interne migre également vers l’avant,
lair Ux anastomoses principales, entre lesquelles passe la volumineuse artère axil-
d ü unissent les différents troncs. L’anastomose interne se détache fréquemment
l e , r °nc primaire antérieur. Elle s’unit à d’autres branches nerveuses pour former
e s . r “ nc secondaire interne. L’anastomose externe, issue du tronc primaire antérieur,
" l’origine du tronc secondaire externe (dans de nombreux cas).
Source : MNHN, Paris
VI VII VIII IX X
VI, VII, VIII, IX, X. racines du plexus ; D. nerf diazonal ; C. nerf circonflexe ; R. nerf radi*^
U. nerf ulnaire ; M. nerf médian ; EC. nerf extenseur (n. extenxoriu « communicant) ; IV. n
interosseux (n. inleronscun votarin) ; 5. nerf grand dorsal ; 10. nerf subscapulaire ; 11. nerf
coracoïdien ; 20. nerf pectoral ; 21. nerf coraco-brachial ; 22. nerf bicipital ; 23. nerf bracl»*
Fig. 40. — Innervation de l’épaule et du membre (Iguana, Oplurtu, Uracentron).
VI, VII, VIII, IX, X. racines du plexus ; nerfs se rendant aux muscles : 3. chef superfl 0 ^
du dentelé, 5. grand dorsal, 0. scapulaire dorsal, 7. deltoïde, 8. scapulo-huméral, 9. grand roDj
10. subscapulaire, 11. subcoracoïdien, 12. triceps (12a. chef huméral médian, 12b. chef huin®
latéral, 12c. chef scapulaire, 12d. chez coracoïdien), 13. brachio-radial, 14. abducteur du m® ^
carpien I, 15. extenseur ulnaire du carpe, 10. extenseur commun des doigts, 10. coraco-hum er '
20. pectoral, 21. coraco-brachial, 22. biceps, 23. brachial, 24. fléchisseur brachial du carp |
25. fléchisseur ulnaire du carpe, 20. fléchisseur primordial commun (20U. chef condylo-uln» 1 '
201t. chef condylo-radial, 20C. chef central, 201. chef interne), 27. rond pronateur, 28. pronat®^
accessoire, 29. épitrochléo-anconé, 30. carré pronateur ; F. tronc fléchisseur brachial ; U-
ulnaire ; M. nerf médian ; Z. nerf extenseur radial du carpe ; EC. nerf extenseur j IV. D .
interosseux ; UN. nerf radial marginal ; en noir, nerfs se rendant aux muscles extenseur^’
en hachuré, nerfs se rendant aux muscles fléchisseurs ; en blanc plexus et racines du pl® ,UB-
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
163
164
S. LÉCURU
S. LKCURU
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
167
s, Mabuya , Tiliqua).
168
S. LKCURU
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
170
s. i.iicuRü
D — Construction d’un plexus moyen type (Fig. 39)
Nous l’obtenons en reportant sur un schéma les origines plexuelles supposées d*
chacun des nerfs de la région du membre antérieur (exception faite de Charnu* 1 ®
et Brookesia). Ces origines étant souvent communes, nous pouvons délimiter “
troncs et des anastomoses. D'après le schéma réalisé, l’anastomose externe cond
rait au minimum les fibres du nerf radial, l’anastomose interne celles du nerf cora c
brachial et du tronc fléchisseur brachial.
Ce plexus théorique, absolument sans rapport avec une organisation primm*!
nous aide simplement à comprendre (à défaut d’étude physiologique) la constitué
d’un plexus brachial de Lacertilien.
III. — BRANCHES TERMINALES DU PLEXUS
Nous pouvons représenter en plan l’innervation générale de l’épaule et du nj e
bre antérieur (Fig. 40 à 46). En comparant les quelques exemples pris parmi
Lacertiliens étudiés, nous noterons que l’arrangement des nerfs issus du pl eX ’
leur position au niveau de celui-ci et même les trajets sont à peu près sembla* 5
Les branches terminales du plexus constituent donc de véritables unités ai*a
iniques. Les unes se rendent exclusivement à des muscles fléchisseurs (nerfs diaz°
et pectoral), les autres à des muscles extenseurs (nerfs dentelé superficiel, subscaP
laire-subcoracoïdien, circonflexe, grand dorsal et radial) et le tronc postérieur mj*j
se distribue à ces deux types de muscles. Il prend le nom de nerf fléchisseur brac
et sa division au niveau du coude se révèle intéressante à étudier.
Le nerf fléchisseur brachial (*) :
Il constitue la plus volumineuse terminaison du plexus, car elle innerve : ^
muscles fléchisseurs du bras, les muscles extenseurs et fléchisseurs de l’avant-bra s
de la main. Il circule obliquement (en arrière et en bas, un peu en dehors)
le chef huméral médian du triceps et le chef coraco-brachial superficiel puis e "^
celui-ci et le biceps. Au cours de ce trajet se détachent différents nerfs : P. ° c8 s
(inconstant), coraco-brachial, bicipital, brachial-brachio-radial et dans certains ^
un nerf ulnaire. Son arborisation terminale, située juste au-dessus de l’attache
muscles brachial et biceps sur les os de l’avant-bras, se compose de trois ou <J ua
branches importantes. el]
Un nerf radial marginal ( nervus radialis marginalis ) : oblique en bas, un Y, t
en arrière et en dedans, court entre le muscle fléchisseur radial du carpe et le i® u e#l)
rond pronateur. Il devient superficiel au niveau du carpe et constitue un ran*
cutané pour le doigt I. v
Un nerf médian ( nervus medianus superficialis) passe entre les muscles p r ° flll
teur accessoire et rond pronateur, puis entre le chef profond et le chef m °y eI g|eS
superficiel du muscle fléchisseur primordial commun. Il donne des rameaux & Te
aux fléchisseurs courts des doigts et des branches cutanées. „d
Un nerf extenseur ( nervus exlensorius communicans) circule entre le * ^
pronateur et le pronateur accessoire, puis croise le radius pour venir à la face eXt el) r
de l’avant-bras, sous les muscles extenseurs. Il s’en détache des nerfs : exte* 1
ulnaire du carpe, extenseur commun des doigts, abducteur du métacarpien I» ^
osseux ( nervus inlerosseus volaris ) (qui passe sur la face fléchisseuse) et des ran*
pour les muscles extenseurs des doigts. 9 H
Un nerf ulnaire ( nervus ulnaris) s’isole avec les autres branches, soit au ni ^
du coude, soit avant ce dernier. Lorsqu’il naît près du plexus, il longe le tend* 5 et
terminaison du triceps sur l’olécrane, après un trajet superficiel entre ce mU Qjiét
le chef coraco-brachial superficiel. Il plonge obliquement sous l’épitrochléo-a nC je
puis sous la partie antérieure du fléchisseur du carpe. Il suit le bord postérieUJ
la plaque tendineuse du fléchisseur primordial commun et complète par une &
l’innervation du nerf interosseux au niveau des doigts. üC
Pour la majorité des Lacertiliens étudiés, ce nerf ulnaire se détache soit du
fléchisseur brachial avant le coude, soit directement du plexus. C’est une
sation de type iguanide ou lacertide (Haines), nous pouvons la schématiser (Fté-
(1) Nervus flexorius (le IîinniNcs (1007) : nervus brachial )* longue <li- OsAWA (1898).
Source : MNHN, Paris
NI KM Dit K ANTERIEUR DOS LACERTILIENS 1/1
n PüUr une minorité de Lacertiliens, cc nerf ulnaire se détache du tronc flexorius au
IVea u du coude, devenant ainsi une de ses terminales. C’est une organisation de type
lj* ra . n *de (Haines), nous pouvons également la schématiser (Fig. 47). Les Camé¬
lidés représentent une variante de ce dernier type.
Un nerf cutané (nervus dorsalis ulnaris ), issu du nerf ulnaire (avant ou après
c °ude), passe entre les muscles extenseur et lléchisseur ulnaire du carpe, en direc-
10n du doigt V.
P
— VUE VENTAME POSTERIEURE DO
tltnSRE ANTERIEUR GAUCHE _ -
' .J' — Types d’organisation lacertide et varanidc.
Humérus ; R. radius ; U. ulna ; O. olécrâne ; P. plexus ; F. tronc fléchisseur brachial ; M. nerf
médian ; EC. nerf extenseur ; IV. nerf interosseux ; RM. nerf radial marginal ; DMU. nerf
Ulnaire dorsal ; U. nerf ulnaire.
1yuana
Vroplatux
Trachyeaurus
Cordylux
Xenosaurun
Chamaelirtmopa
Oplurun
Vromaslix
A mphiboluru»
Xanlusia
Lepidophyma
Ameiva
Tupinambis
NERF ULNAIRE
•+ + + +
Source : MNHN, Paris
172
S. LÉCUKU
Proctoporus
Bac.hia
Tiliqua
Lacerla viridis
Lacerta murait*
Gerrhonotus
Heloderma
Chalcides tridactylus
Leiolepis
Lanlhanolus
Gehko
Varanus
falotes
Agama^
Tarentola
Chalcides ocellatus
Lacerta lepida
Scincus
Mabuya
Brookesia
Chamaelcon
IV V VI VII VIII
X
Le nerf spinal IX donne toujours des fibres au nerf ulnaire, il constitue probablement ;
principale (exception : Chalcides tridaclylus et les Caméléonidés).
oriP" e
TRONC FLECHISSEUR BRACHIAL (FLEXORIUS)
Uraccntron
Gekko
Uroplaius
Tarentola
Trachysaurus
Chalcides ocellatus
Lacerta lepida
Chamaelironops
Oplurus
Chalarodon
Uromastix
Calotes
Amphibolurus
Xantusia
Lepidophyma
Ameiva
Tupinamltis
Proctoporus
Bachia
Scincus
Mabuya
Tiliqua
Lacerta muralis
Lacerta viridis
Gerrhonolus
Heloderma
Chalcides tridaclylus
Leiolepis
Lanlhanolus
Varanus
Chamaelon
Brookesia
x est complexe. Toutes les racines semblent lui à0&
Source : MNHN, Paris
lî ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
173
REPARTITION DES TYPES VARANIDE ET LACERTIDE
1GUANIEN8
geckotiens
SCI N CO MO IIP II ES
Al *QOIMORPHES
Caméi.éonidés
Lacertidé»
('or dyi.it> ÉS
Igiiaiia .Lacertide
Uraccnlron .Lacertide
Ckamaclironops. . . . Lacertide
Opiums .Varanide
Chalarodon .Varanide
Cliamaelcon .Varanide
Brookesia .Varanide
zi gatna .Lacertide
Uromastix .Lacertide
Calotes .Lacertide
Leiolepis .Lacertide
Amphibolurus .... Lacertide
Gekko .Lacertide
Tarenlola .Lacertide
Uraplalus .Lacertide
Xanlusia .Lacertide
Lepidophyma .Lacertide
Ameiva .Varanide
Tupinambis .Varanide
Procloporus .Varanide
Bachia .
Scincus .Lacertide
Mabuya .Lacertide
Tilirjva .Lacertide
Trachysaurus .Lacertide
Chalcides ocellatus. . . Lacertide
Chalcides tridactylus. . Lacertide
Lacerta .Lacertide
Cordylus .Lacertide
Angüidés
Xenosauridés
IIlCI.ODBRMATIDÉS
Lanthanotidés
Varanidés
Gerrhonotus .
Xenosaurus .
Hcloderma .
Lanthanotus .
Lacertide
Lacertide
Lacertide
Varanide
Varanide
liste C | S ^uanidés montrent les deux types d’innervation ; en nous reportant à la
typ | ^partition géographique nous remarquons que dans cette famille, ceux de
local' accrli de habitent le nouveau monde, tandis que ceux de type varanide se
ls ent à Madagascar. Il y a là un fait intéressant dont nous discuterons plus loin,
sont Cs Caméléonidés possèdent une innervation de type varanide et les Agamidés
e Xclusivement lacertides.
VaJr a . n * les Iguaniens se trouvent réunis : une famille nettement lacertide, une
P'dc et une mixte.
les A arin ‘. ^ cs Scincomorphes, seuls les Tejidés présentent le type varanide et parmi
et u *H?uimorphcs Varanus et Lanthanotus s’opposent à Gerrhonotus, Xenosaurus
*1oderrna, tous trois de type lacertide.
d’t„ n résumé: Deux familles d’Anguimorphes, une de Scincomorphes, une entière
sitiL aniens et quelques genres d’iguanidés seulement se caractérisent par une dispo-
n varanide.
Source : MNHN, Paris
S. LÉCURU
Chapitre III
.YIOHI’IIOLOlilE HT INNERVATION UES MUSCLES EXTENSEURS
Nous utiliserons la classification de Howell qui comprend un groupe branch>°'
mérique et un groupe myoïnérique dorsal, subdivisé en plusieurs matrices.
1 MUSCULATURE BRANCHIOMERIQUE
Le trapèze ( Irapezius ) (Fig. 48) :
Muscle mince et triangulaire chez Iguana, il naît de la partie dorsale antérieur®
du thorax par une lame aponévrotique continue et se termine sur la portion dors» 1
externe de la clavicule. Il cache en avant la zone d’insertion du muscle élévateu
scapulaire sur la supra-scapula et en arrière une partie du muscle grand dorsal.
Yl’3 LA-'w:AJ.3 0AÜCH3 D3 IOUAÜA
Fig. 48. — Muscles trapèze et sterno-cléido-mastoïdien. c(r
1. trapèze ; 2. sterno-cléido-mastoïdien ; 0. scapulaire dorsal ; 7. deltoïde ! 12. triceps ; 19. cori
huméral ; 20. pectoral ; 23. brachial.
Le trapèze présente souvent chez les autres Lacertiliens deux faisceaux (antér* e
et postérieur) de volume variable. Le premier s’attache sur l’acromion (acroffl ^
Irapezius ), le dernier sur la clavicule ( clavolrapezius) mais se sépare dillicileinen
ce niveau de l’épisterno-cléido-mastoïdien dans certains cas. e
La complexité augmente chez Tiliqua et surtout chez Heluderma, où le non 1
de faisceaux devient plus grand par subdivision des deux initiaux. -,
La structure peut encore varier à l’intérieur d’une même famille. Parmi les UJ
nidés, Iguana possède un chef unique (les faisceaux antérieur et postérieur se a ‘
tinguant difficilement) et Uracentron deux très nets. Mais chez Chalarodon le faisc e
antérieur devient mince et il disparaît complètement chez Chamaelironops.
Chacun des deux faisceaux peut recevoir un rameau nerveux propre (ex : l9 ü °
Oplurus, Uromaslix, Agama, Cordylus). . e
Une branche détachée de la terminale antérieure du nerf spinal VI ali' lie ^
fréquemment le faisceau postérieur. Elle sous-croise l’extrémité inférieure o e e
deuxième côte cervicale, atteint (oblique en haut, en avant et en dehors) 1 eS * 5 ra -
séparant les deux chefs du muscle élévateur scapulaire et le traverse près de la sU P
scapula. Elle se divise en plusieurs rameaux : l’un d’eux, oblique en arrière et en h 9
Source : MNHN, Paris
EUR DES LACERTILIENS
MEMBRE ANTKRIf
distribue à la race interne et au tiers inférieur du faisceau postérieur du trapèze.
'Cette division peut encore se faire avant la traversée de l'espace : Mabuya, Gekko.
Xontusia, l.epidnphymu. Opiums...).
I.e nerf spinal V atteint et traverse l’espace séparant les deux chefs du muscle
«'évateur scapulaire et se divisent à la face interne et au tiers interne du faisceau
antérieur.
Lorsqu’un chef triangulaire massif constitue le trapèze (ex.: Iguana, A garnit)
es deux groupes d'innervation persistent.
L Æpistkrno- oi.rèi do-mastoïdien ( epislerno-cleido-mnsloideus ) (l”ig. IX) :
H se présente sous la forme d’un ruban musculaire épais en avant du trapèze et
adhère à son bord antérieur. Il nait de la partie supérieure du crâne par une aponé-
' rose superficielle et de son bord postérieur par des libres musculaires. Il se termine
7 r la face externe et ventrale de la clavicule et sur le processus latéral de l’inter-
c| avicui e .
L’innervation de ce muscle (Fig. -lit) semble assez variable (du nerf spinal III
u ^ I compris). Les rameaux nerveux passent entre les deux chels du muscle élé-
y atp ur scapulaire, puis entre ce muscle et le trapèze, enfin entre les muscles hypo-
fanchiauxet le trapèze. Ils atteignent l’épisterno-cléido-mastoïdien à sa face interne.
'„ ei- Sson tiers antérieur (ex.: Opiums. Uracenlron, A gu nui. Xenosuums. Mabuya,
l'teo...), sa région moyenne (ex. : Cnrdylus, Ameiva, Lacerta , H éluder mu...), son
. lers postérieur (ex. : Xantusia, l.epidophyma...) ou très près de la clavicule (ex. :
r °rnastix, Scincus...).
Le trapèze et l'épisterno-cléido-masloïdien ne reçoivent pas de nerfs issus de la
Partie brachiale du plexus. Ils dépendent de nerfs cervicaux et essentiellement de
erfs spinaux antérieurs.
nr thape/.i
*** spinaux :
Sna
;5r'“
î>«
,>lllu H
<>
IV V VL Vit
NERFS DE L’EPISTElîNO
CLEIOO-MASTOIDIEN
III IV V VI Vit
4o - — Variation» ,1e l'innervation îles immole* élévateur aeapulaire, trapèze et slerno-oléido-
"’sstoulien.
H, III, IV, V. VI. nerfs spinaux :1a. chef antérieur du t rapèze ; 1b. chef postérieur du trapèze :
'• sterno-cléidn-niastoïdien : ta. chef élévateur scapulaire dorsal : 4b. chef élévateur scapulaire
'"entrai ; p. plexus : S SC. supra-scapula : SC. scapula ; CL. clavicule : I. interclavicule.
Source : MNHN, Paris
dus i.Aci:rtTii.n:\.s
178
S. LÉCURU
II — MUSCULATURE MYOMERIQUE : DIVISION DORSALE
A Mal ri ce siiprazonale
Le muscle élévateur scapulaire ( levalor scapulae ) (') (l'ig. 50) :
Ce muscle se compose chez Iguana de deux faisceaux allongés joignant l’atlas
à la face externe de la supra-scapula. Le chef dorsal (ou supérieur) nait en avant
du processus transverse de l’allas et se termine sur la moitié supérieure et le tiers
antérieur de la supra-scapula. Le chef ventral (ou inférieur), dont la partie haute
est recouverte par le précédent, naît également du processus transverse de l’atlas
et vient s’attacher sur le bord antérieur ventral de la supra-scapula.
Fig. 50. — Muscles élévateur scapulaire, deltoïde, grand dorsal et scapulaire dorsal.
4a. chef élévateur scapulaire dorsal ; 4b. élévateur scapulaire ventral ; 3a. chef superficiel a
dentelé ; 5. grand dorsal ; 6. scapulaire dorsal ; 7. deltoïde ; 12. triceps ; 20. pectoral ; 8 SC. sup>’ a ”
scapula ; 8C. scapula ; CL. clavicule.
Seuls varient chez les autres Lacertiliens : la surface d’insertion des deux faisceau-
sur la supra-scapula et leur volume respectif. Ainsi, le chef dorsal, étroit chez X an '
tusia, devient très large chez Ayama ou Cekko ; la surface d’insertion, étroite che
Ayama, s’étend largement chez Mabuya, Scincus, Iguana...
Le muscle élévateur scapulaire élève la supra-scapula et applique sa partie sup é "
rieure contre le corps.
Le nerf spinal IV donne des rameaux au faisceau ventral à son bord supérieu •
sa face interne et sa région moyenne. Des branches venues du nerf spinal V at'
gnent de même le faisceau dorsal 5 son bord inférieur, sa face interne et son tief
postérieur.
(1) Muscle élévateur de la icapula ou de l’omoplate.
Source : MNHN, Paris
LACERTILIENS
MEMBRE ANTÉRIEUR DES
I ' E muscle dentelé ( serralas ) (Fig. 51) :
Plusieurs groupes de faisceaux, joignant la face interne de la scapula aux côtes
constituent, chez Iguana , le muscle dentelé. Le faisceau postérieur superficiel,
jame oblique en bas, en arrière et un peu en dehors, naît par des fibres charnues du
nord postéro-interne de la supra-scapula. Le faisceau moyen et profond s’attache
sur le bord supéro-interne de la supra-scapula. Le faisceau antérieur et profond,
dirigé vers l’avant, recouvre de plus le bord antérieur de ce même os. Les trois chefs
viennent se terminer sur les côtes cervicales longues et courtes.
*‘8- 51. — Muscles dentelé et subscapulaire.
-a. chef superficiel du dentelé ; 3b. chef interne antérieur du dentelé ; 3c. chef interne moyen
•lu dentelé ; 5. grand dorsal ; <S. scapulaire dorsal ; 7. deltoïde ; 8. scapulo-huméral ; 10. sub-
8c apulaire ; 12. triceps ; 1!). coraco-huméral ; 34. ligament scapulo-huméral ; S SC. supra-
8 ®apula ; SC. scapula ; CL. clavicule.
^ Cette structure sc retrouve chez les autres Lacertiliens , aussi par la topographie
laj SCS inscrl '°ns, le muscle dentelé semble un antogoniste du muscle élévateur scapu-
s . Ce chef superficiel reçoit dans la plupart des cas un rameau issu des nerfs
l'Oüuix VI et VII (tableau) qui, oblique en arrière, en haut et en dehors, l'atteint
l r s a face interne et à sa partie supérieure. Les chefs profonds dépendent esscntiel-
eme »t du nerf VI.
Source : MNHN, Paris
N K H K,S ULliVA
SCA 1» U LAI B ES
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
181
B — Matrice thoraeo-dorsalc
muscle grand dorsal (lalissimus dorsi) (Fig. 50):
Large et triangulaire chez Iguana, recouvre la portion supérieure du tronc, la
Partie postérieure du muscle scapulaire dorsal et s’étend de la région antérieure de
la ceinture scapulaire à la région lombaire. 11 s’attache au rachis par une lame tendi-
neu se ; les fibres charnues, obliques en dehors et en bas, convergent en éventail
Sur un fort tendon de terminaison. Il s’insère sur la face externe de la tête de l’humé-
rus > entre les deux insertions des chefs huméraux du triceps.
Le grand dorsal s’étend plus ou moins vers l’arrière chez les autres Lacertiliens,
*Uais conserve sa fonction de rétracteur et élévateur de l’épaule (peut-être même
r tracteur du bras et abducteur).
Un nerf grand dorsal (ou deux), détaché du plexus, passe (oblique en bas et en
Qe hors) sous le chef superficiel du muscle dentelé. H se coude pour atteindre le muscle
considéré, à sa face interne, son quart inférieur, sa région ou ses bords antérieur et
Postérieur.
Nous avons noté l’origine fréquemment complexe de ce nerf sur un tableau. Le
spinal VIII lui donne toujours des fibres : chez Lepidophijma, Tiliqua, Chalcides
r, dactijiu St Cordylus et Varanus, il représente la seule source.
Des filets issus de nerfs rachidiens postérieurs au plexus, percent les muscles
"tercostaux et pénètrent la face interne et le bord inférieur du grand dorsal.
Les branches dorsales postérieures des nerfs spinaux traversent les muscles
a Xiau x et intercostaux. Elles atteignent la face interne et le bord supérieur du muscle
» ra nd dorsal sur une ligne parallèle au rachis.
NERF GRAND DORSAL
Uracentron
Oekko
Uroplalus
Xenosaurus
Chamaelironops
Opium*
Agama
Uromaalix
Amphibolurus
Heloderma
Chalarodon
Tupinam bi*
Gcrrhonotus
Lciolepis
Tarenlola
IX
Proclopoms
Scincus
Mabuya
Chalcides ocellatus
! acerla murait*
Lacerta viridis
Laccrla lepida
Xanlusia
Lanlhanotus
Trachysaurus
Calolea
Bachia
Lcpidophyma
Tiliqua
Chalcides Iridaclylus
Cordylus
Varanus
Chamaeleon
Brookesia
Source : MNHN, Paris
Matrice axillaire
Lk sc.m*ui.aihk Doits ai. (dursulis scapulae) (I-'ig. 50) :
(le muscle volumineux et de forme grossièrement triangulaire se trouve en part> e
recouvert par le grand dorsal chez Iguuna. Il se détache de la face externe de la supra -
scapula et ses fibres, obliques en bas, en arrière et en dehors, cachent l'origine du
chef postérieur superficiel du muscle dentelé. Files convergent vers un court tendon
de terminaison qui s'insère avec le deltoïde sur la crête saillante de la grosse tubéro-
sité de la tête humérale.
Le scapulaire dorsal, abducteur et rotateur externe de l’épaule (faiblement ré trac¬
teur de celle-ci), varie peu chez les attires Lucerliliens.
Des branches collatérales du nerf circonflexe innervent le muscle considéré
20. pectoral ; 8 SC. supra-scapuln ; SC. son pu lu ; Cl., clavicule ; I. interclavicule : A. I9 ua " 11
H. Gerrhonolus ; C. Trachysaurm.
Lu musci.k Diii/roiDK ( tlelluideus ) (Fig. 50-52) :
Complexe chez Iguana, il se compose de faisceaux claviculaires. L’un, inférieur
superficiel, liait du bord antérieur et des deux tiers ventraux de la clavicule. al ct
que du bord antérieur du processus latéral de l’interclavicule. I.’autre, supérieur
profond, débute par des fibres charnues de la face externe de la clavicule et recou ^
en partie l’origine du faisceau précédent. Tous deux se coudent, passent s° u ® .
baguette osseuse et s’unissent près de leur terminaison sur la tête humérale, par*
termédiaire d’un court tendon. . s
Le muscle conserve cette même structure chez un cerltiin nombre de Lucerlu ,e
(ex. : Gerrhonolus, Trachysuurus , Chalurodon, Chamaelironops, Varanus ). " a o|1
d’autres cas il ne se recourbe pas en boucle sur la clavicule, mais s'insère sur ^
bord antérieur et sa face interne. Le deltoïde passe alors sous cet os ou recou
complètement ses deux tiers inférieurs. . {C
Nous notons parfois la présence d’un faisceau musculaire entre le scapu* 3
dorsal et le deltoïde claviculaire, qui pourrait faire songer 5 un chef scapulaire
ce dernier muscle ( Scincus , Chamaelironops). En fait il peut s'agir tout aussi b 1
d’un scapulo-huméral ou d’un chef du muscle coraco-huméral, l’innervation ne »°
permettant pas de trancher.
Source : MNHN, Paris
KM BRIC ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
1&3
Le nerf circonflexe (‘) (Fig. 53) (analogue à celui des Mammifères) :
. Croise (oblique en arrière et en dehors) le bord postérieur du muscle subscapulaire.
Cll 'cule (oblique en avant, en dehors et en bas) entre le grand dorsal et le subscapulaire.
Puis sous le scapulaire dorsal auquel il donne des rameaux. Devenant plus oblique
cn *>as, il plonge sous le deltoïde et se distribue à la face profonde du chef clavi-
c ulaire de ce dernier muscle.
Sur le tableau nous noterons que les nerfs spinaux VI et VII donnent des fibres
u nerf circonflexe dans la grande majorité des cas.
NK UK «TIU'ONKLJBXK
U racenlron
Chamaclirom
Opiums
A gaina
Uromastix
Uiolrpis
Amphibulun
Gekko
Uroplales
Hachia
Tupinambis
J'rocloporus
Uabuya
Tiliqua
l.acerla viridis
Laccrta mura lis
iMcerta lepida
(lerrhonolus
6 0|( ANn rond (lercs major) (Fig. 53) :
U "lusclc long et mince, situé sous le grand dorsal, n’existe que chez Uromaslix.
u * ütend de la supra-scapula (en arrière du scapulaire dorsal) à la tête humérale
u dedans du grand dorsal) et recouvre le faisceau superficiel du muscle dentelé.
L 1- . 1 'extrémité proximale de l’humérus se succèdent donc de dehors en dedans:
insertions du deltoïde, du scapulaire dorsal, du grand dorsal et du grand rond.
c Nous supposerons qu'il s’agit d’un muscle particulier homologue du grand rond
r s on insertion sur l’humérus et son innervation sont isolés.
Wri nerf 8 rantl rond d’origine complexe (racine VI. Vil, VIII. et IX) atteint le
d supérieur et le tiers postérieur du muscle.
Source : MNHN, Paris
184 S. LÉCURU
Le SCAPULO-HUMÉRAL POSTÉRIEUR (Fig. 53) :
Allongé, n’existe que chez Agama et recouvre le bord postérieur du scapula> re
dorsal. Il naît de la supra-scapula et se termine avec le deltoïde sur l’humérus.
Un rameau principal, détaché du nerf circonflexe se divise à la face interne du
muscle.
Un muscle coraco-huméral scapulaire et un muscle scapulo-huinéral se reconnais -
sent chez les Caméléonidés. Le nerf circonflexe en assure encore l’innervation.
A
■ fswrnc B
Kig. 53. — Muscles grand rond et scapulo-huméral postérieur, trajet du nerf circonflexe. ^
3a. chef superficiel du dentelé ; 5. grand dorsal ; 6. scapulaire dorsal ; 7. deltoïde ; 8a. c ^
antérieur du scapulo-huméral ; 8b. chef postérieur du scapulo-huméral ; 9. grand rond S
subscapulairc ; 12. triceps; 19. coraco-huméral; 20. pectoral; S 80. supra-scapula; CI*
viculo ; H. humérus.
Le scapulo-huméral antérieur ( l ) (Fig. 54) :
Muscle profond caché par le deltoïde et le scapulaire dorsal, il naît, chez Ig u<,rl< fg
du bord antérieur de la fenêtre scapulo-coracoïdienne. Il passe ensuite s° u ® , e
ligament scapulo-huméral et se termine sur la tète humérale dans l’axe du co'OAJ
entre, en avant le chef huméral latéral du triceps et le grand dorsal, et en arri® ’
le chef huméral médian du triceps.
(1) Scapulo-huméral
huméral court..
do Fi'lRBRlNGER ;
scapulo-huméial do Howell ; proco
raco"
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS IS5
La forme de ce muscle varie énormément chez les autres Lacertiliens (Fig. 54).
.. L’innervation du scapulo-huméral antérieur s’observe aisément chez Agama.
( " e branche de même origine que le nerf radial contourne le muscle subscapulaire
„ ^sous du nerf circonflexe) et se divise en trois filets, qui obliques en bas, en
ant et en dehors, pénètrent le muscle. Cette branche se soude parfois à un nerf
l uta n é.
' *• ‘— Muscle scapulo-huméral antérieur.
chef superficiel du dentelé ; 4. élévateur scapulaire ; 5. grand dorsal ; (>. scapulaire dorsal :
/• deltoïde ; 8. scapulo-huméral antérieur ; 10. subscapulaire ; 12. triceps ; 10. coraco-huméral ;
V L VII, VIII, IX, X. nerfs spinaux ; S SC. supra-scapula ; SC. scapula.
'• VUSCLF. SUBSCAPULAIRE (Fig. 55) :
et Lpais chez Iguano, s’attache sur le tiers inférieur de la face interne de la scapula
et , Ur «on bord postéro-externe. Il résulte de l’accolement de deux faisceaux, externe
de | ernp , qui réunissent et se terminent sur la face interne de la petite tubérosité
p tète humérale, par un important tendon.
| c ,.V, e tte même structure se conserve chez les autres Lacertiliens et le muscle joue
( le de rotateur interne du bras.
Par ,° U| nineux et de structure complexe, il se trouve séparé du muscle precedent
c e n le ligament sternoscapulaire. la pénétration du nerf diazonal, et très souvent
i„t c Plus postérieure d’un rameau nerveux subcoracoïdien. Il naît de toute la face
Cl* du coracoïde et se termine sur l’humérus par un tendon large et court. Son
ai Ru ° n continue d'ailleurs celle du subscapulaire et l'ensemble s’étend de l’angle
Postérieur de la petite tubérosité jusqu’au condvle.
clw® muscle se trouve constitué d’un plus ou moins grand nombre de faisceaux
1 les autres Lacertiliens. Il est puissamment rétracteur du bras.
büenl 1 011 Plusieurs nerfs formés par les racines VI cl Vil du plexus (tableau) se distri-
nt aux deux muscles subcoracoïdien et subscapulaire par deux rameaux. L’un
Source : MNHN, Paris
18fi s. I.ECU RU
passe sous le ligament sternoscapulaire et se rend au premier muscle, l'autre, oblitpj®
en haut et en avant, atteint le second. Les deux rameaux peuvent se souder
nerf diazonal ou l’un d’eux seulement ( Scincus).
nsBSUS DO LISAIENT SÎLTOO-SCAPOLAEÎS LIRAIENT "0 TILO unuaoiL
Fig. 55. - 1 Jgumcnts stcrnoscapulaire et scapulo-huméral.
3a. chef superficiel «lu dentelé: 5. grand dorsal: II. scapulaire dorsal; Sa. chef antérieur
scapulo-huméral : 10. subscapulaire ; 11. subcoracoïdien ; 12a. chef huméral médian du tn 0 $
I2h. chef huméral latéral du triceps; J2c. chef scapulaire du triceps; 12d. chef coraco.
du triceps; 21. coraco-bracliial ; 22. biceps; 23. brachial; 33. ligament stemo-scap 0 ).
34. ligament scapulo-huméral ; S SC. supra-scapnla ; 8t'. scapula ; CB. coracoïde ; Cl* c
ode ; I. interclavicule ; ST. sternum ; H. humérus.
NEUFS Sl'BSCAPlILAIltE ET SUBCORACOÏDIEN
/guano
Uraeenlron
Chamaelironop.i
Oplurus
Chalarodon
A ganta
Uromastix
(,’alotes
Lciolepis
A mphi bolurus
Oekko
IJroplalus
Tarentola
Xantusia
Lepidophymu
Am ci va
Bachia
Tupinambix
Proctoporus
Scincus
Mabuya
Nerfs spinaux :
IV V VI VII VIII IX X
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
187
Tilûpta
Trachynauru»
Chalcides ocellalus
Chalcides tridaclyl u»
Lacerta viridis
Lacerta mur ali»
Lacerta lepida
Cordylus
Gerrhonolus
Xenosaurus
Heloderma
Lanlhanolu»
Varanus
Chamaeleon
Brookesia
D — Matrices brachio-nnllbrachialc et aiittbrnelilo-autopodleiinc
^" E Tr iceps (triceps brachii) (Fig. 55-56) :
r ®' e |> développé chez Iguana, avec trois chefs (un scapulo-coi
Ux ). il constitue toute la partie dorsale du bras. A l’intérieur
racoïdien, deux humé-
du chef scapulo-cora-
«fana dorent ; H. scapulaire dorsal ; 7. deltoïd
huméral latéral du triceps ; 12c. chef scnpula
• roraco-huméral ; 21. coraco-brachial ; 23.
Minent «capulo-huméral ; U. humérus.
; 12d. chef coracoïdien du ti
Source : MNHN, Paris
coïdien, le faisceau coracoïdien liait du ligament slernoscapulairc par un long tend
et du tendon d’insertion du muscle grand dorsal par des éléments tendineux,
faisceau scapulaire s’attache sur le bord postéro-externe de la scapula par un tend»
rond. I.es deux faisceaux s'unissent au bord postérieur du muscle grand dorsal,
existe deux directions de libres dans le faisceau scapulaire : les plus antérieur
obliques, se terminent sur une lame tendineuse commune à ce faisceau et au eu
huméral latéral. Les libres inférieures du faisceau coracoïdien adhèrent à une la 11
tendineuse commune à ce faisceau et aux chefs huméraux profonds. .
Le chef huméral latéral, situé entre le muscle brachial et le faisceau scapula* ’
liait de la face postéro-externe de la grosse tubérosité de la tête humérale. Ses fin
gagnent obliquement l'axe de l’os et se fixent sur la lame tendineuse connnun
ce chef, au faisceau coracoïdien et à la partie postérieure du faisceau scapula*
Le tendon de terminaison du triceps présente une structure complexe, en n £
plans. Un plan profond principal reçoit les fibres profondes du chef scapulo-cora
dien et la totalité des libres du chef huméral latéral et du chef huméral médian,
plan superficiel court reçoit les fibres superficielles du chef scapulo-coracoW* '
Les deux plans se réunissent en un solide tendon, étroit et court qui s’insère
l’olécrâne. j (S
Le triceps conserve celte même composition et ne varie qu’en volume che*
attires l.arerliliens.
Fi(j. 57. — Muscle brachio-radial. . •
13a. chef antéro-interne ; 13b. chef aniéro-extorne ; 13c. chef antérieur ; H. humérus ; U- u
lt. radius ; O. oléerflne.
Le muscle iiraciiio-hadial ( bracltio-radialis ) (Fig. 57) :
Formé de trois faisceaux accolés, il occupe le bord anléro-cxlcrne de l’avant-^*
chez Jguana. Ces trois faisceaux naissent des trois-quarts du bord libre tic h* ' fll ,
ventrale de l’cctépicondylc huméral. Le faisceau externe a une forme aplatie-
bord antérieur est libre et son bord postérieur adhère au radius sur toute sa !*aUt®, 5 .
Une lame tendineuse sépare sa face interne du faisceau antérieur en haut et du ***
ceau Interne en bas. Une seconde lame, faisant suite au tendon d'origine. * s0 l e jff
face externe du muscle extenseur commun des doigts, f.e faisceau interne triang*** ü
présente un bord antérieur libre et une face externe qui recouvre en haut le fai sC
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
180
situ nCUr et cn bas s unit ^ la ,ame commune. Le faisceau anterieur, plus petit, se
j n , e en tre les deux précédents. Les trois chefs s’insèrent distaleinent sur la face
rne du radius et sur presque toute sa hauteur,
lais 3 com P° s *t' on du muscle brachio-radial varie chez les autres Lacertiliens, car le
se an ^ r ' eur se développe plus ou moins. Les chefs antérieur et externe peuvent
cp ai ° Uaer > tout en conservant leur innervation, et la structure de chacun des fais-
U3C se complique.
subs* 6 nerf . radial se rend au triceps et au brachio-radial (Fig. 58). 11 croise le muscle
dor s C , a P ulaire > le bord inférieur du chef superficiel du dentelé et s’accole au grand
a >> avant d’atteindre le tendon du faisceau coracoïdien du triceps. 11 se divise
dors *} Sieurs branches qui divergent au niveau du bord postérieur du tendon du grand
tng.. 1 Une première sous-croise le faisceau coracoïdien et pénètre le chef huméral
face^”’ à sa face su P érieure et son bord antérieur. Une deuxième se distribue à la
iu$o - me c * u c bef scapulo-coracoïdien. Une troisième perce le chef huméral latéral
inner 3U foramen ectépicondylien de l’humérus, le traverse, devient vertical et
Ce Ve * e ou les chefs les plus externes du muscle brachio-radial (la région interne de
a„ _ Usc * e reçoit une branche issue du tronc fléchisseur brachial). Ce rameau donne
ours de son trajet des filets nerveux au chef huméral latéral.
ci„ e a *8ré une origine parfois complexe du nerf radial (notée sur le tableau), la ra-
Broofc- <bl P' exus abandonne toujours des fibres è ce nerf (sauf Chamaeteon et
NliKP RADIAI,
Oekko
Tarenlota
Vroplalus
^ordyltis
Vracentron
^' r Ofhynauri(n
Opium#
Clt omaeliro)inps
■d Varna
Uromastix
Xanturia
Pidophyma
■Vcincus
Mabuya
f-acerta viridis
r-acerta murai,*
wloderma
Cf, alarodon
Leiolepis
■Anieiva
Proctoporus
-onthanolus
OA alcidea ocellolus
le,nda
•’aranus
üaehia
»**>«*,.
“Aaiculeg tridaclylys
'-'‘«maeleon
Br ooke»ia
Nerfs spinaux :
lit IV V VI VII VIII IX
XI
+
+
+
+
j2^“^Innervation du triceps.
5 à C ” e ^ huméral médian ; 12b. chef huméral latéral ; 12c. chef scapulaire 12d. chef i
’ gr *nd dorsal ; VI, VII, VIII, IX, X. racines du plexus.
racoïdien ;
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
193
** E muscle extenseur du CARPE ( exlensor carpi radialis) (Fig. 59) :
U se rencontre chez 1lelodcrma et un certain nombre d’autres Lacertiliens (comme
Ur °platus et Chalarodon). Il naît de l’ectépicondyle huméral et se place entre le
jnuscle extenseur commun des doigts et le muscle brachio-radial. Il se fixe par un
en don long et mince sur le bord supérieur et antérieur.
Le nerf radial donne une branche qui atteint le tiers supérieur, la région médiane
et la face profonde du muscle extenseur du carpe.
Ce nerf radial innerve donc la totalité du triceps, une partie du brachio-radial
1 le muscle extenseur du carpe s'il existe.
*" E Muscle extenseur commun des doigts ( exlensor digitorum communis ) (Fig. 59) :
. Long et aplati chez Iguana, il se trouve sur la face externe de l’avant-bras. Il se
jpache de l’ectépicondyle par un tendon mince et une lame tendineuse le sépare du
r achio-radial. Il s’insère sur les métacarpiens II, III, et IV, ainsi que sur la base
es os du carpe contigus.
Le muscle extenseur commun des doigts varie peu chez les autres Lacertiliens.
Un rameau, issu du nerf extenseur, reste parallèle à ce nerf puis s’en écarte
P°ur atteindre la face interne, le tiers inférieur et la région du muscle considéré.
muscle extenseur ulnaire du carpe ( exlensor carpi ulnaris) (Fig. 59) :
o lumineux chez Iguana, recouvre l’ulna (cubitus). Deux tendons d’origine,
_*és sur l’épicondyle huméral d’une part et l’ulna d’autre part, se réunissent en
c de cerclet dégageant ainsi l’insertion du triceps sur l’olécrane. Les fibres muscu-
1 ' res Profondes adhèrent au cubitus sur toute sa hauteur et les fibres libres se pro¬
meut par un tendon plat qui s’étend jusqu’au cinquième métacarpien.
c , Le muscle ne varie guère qu’en volume chez les autres Lacertiliens (ex. : étroit
ez Iguana et très important chez Xenosaurus).
Une branche détachée du nerf extenseur, courte et volumineuse, atteint oblique-
ent et très haut la face interne du muscle (entre quart et tiers supérieur).
Ab °ucteur du métacarpien 1 (Fig. 59) :
ti ^yscle mince et triangulaire chez Iguana, s’étend du bord postérieur et du
^ s inférieur de l’ulna, à l’extrémité interne du premier métacarpien. L’extenseur
oaeh' re du car P e recouvre son origine sur l’ulna et l’extenseur commun des doigts
a Pp' C tou i° urs sa région médiane. Seule la plus grande partie du tendon de terminaison
l e Ua hauteur de l’insertion sur l’ulna peut varier, ainsi chez Xenosaurus elle occupe
lhart supérieur de cet os, et chez Agama sa moitié inférieure.
av U° rameau collatéral du nerf extenseur, sillonne le muscle à sa face interne
de le pénétrer dans sa région moyenne.
fj Ues extenseurs courts superficiels des doigts naissent de la moitié supé-
r e j“F e et antérieure du pyramidal et se terminent chacun par un fin tendon qui
ln t celui des extenseurs profonds (Fig. 60).
i nt URs Extenseurs courts profonds des doigts sc détachent de l’extrémité
r é ; n r, 'e des différents métacarpiens. Ils sont formés chacun de deux faisceaux se
Pha] ant pour former un tendon large et long. Ce dernier s’accole aux différentes
an 8es jusqu’à la griffe.
*’arh Es Muscles extenseurs courts des doigts reçoivent des filets issus de
D °risation terminale du nerf extenseur communicans (Fig. 60).
Source : MNHN, Paris
194
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Fig. 61. — Diagrammes (nerfs’extenseure). .y,
1. Iguana, 2. Uraceniron, 3. Oplurux, 4. Clialarodon, 6. Chnmaelironops, 6. Affama, 7. .
8. Calolex, 9. Lciotepix, 10. Amphibolurux, 11. Cliamacteon, 12. Brookexia, 13. Uroplalux, 14- , r ja
loin, 16. Qekko, 16. Xanluxia, 17. Lepidophyma, 18. Lacerta lepida, 19. Lacerta viridix et ^ lSl
muralix, 20. Ameiva, 21. Tupinanibix, 22. l'roctoporus, 23. Bachia, 24. Cordylux, 26. S c "'
26. Mabuya, 27. Tiliqua, 28. Trachyxaurux, 29. Chalcidex ocellalux, 30. Chalcides lri ^ aC X^ ;
31. Uerrhonotux, 32. Xenoxaurus, 33. Helodcrma, 34. iMnlhanolux, 35. Varanus; I. Iguai>‘ ^;
Ca. Caméldonidés ; Xa. Xantusiidés ; Lac. Lacertidés ; T. Téjidéa ; Co. Cordylidés ; S. Scioc' .
An. Anguilles ; Xe. Xenosaurîdés ; H. Holodermal idés ; Lan. Lanthanotidés ; V. Varans
(i. Oookotiens.
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
195
DIAGRAMMES RECAPITULATIFS (Fig. 61)
», Nous plaçons en abscisse les différents nerfs extenseurs et en ordonnée les origines
boriques de ces nerfs au niveau du plexus.
Sous forme de tableau, voici quelques remarques sur ces diagrammes.
Iraniens :
Un même diagramme chez :
Un même type de diagramme j
malgré un nombre de racines f
différent composant le plexus y
brachial chez : )
cincomorphes :
Un même diagramme chez :
Oplurus et Chamaelironops (Iguanidés)
Amphiboliirus et Caloles (Agamidés)
Brookesia (trois racines)
Opiums (quatre racines)
Iguana (cinq racines)
Xanlusia et Lepidophyma (Xantusiidés)
Tupinambis (Tejidés)
Scincus (Scincidés)
Lacerla oiridis et Lacerla muralis (I.acer-
tidés)
(presque un caractère scincomorphe)
^Nguimorphes :
Un même type de diagramme j Lanthanolus (trois racines)
malgré un nombre différent de [ Heloderma (quatre racines)
racines composant le plexus ) Xenosaurus (cinq racines)
^dépendamment de la classification, nous retrouvons un même diagramme chez
Gefc/co, Uroplalus (Geckotiens), Iguana (Iguaniens) et Xenosaurus (Xenosauridés) ;
•nême diagramme encore chez : Opiums , Chamaelironops, Calotes, Amphibolurus
Er 61 ^ e ^ erma -
*r e qui concerne l’innervation des muscles extenseurs, les Scincomorphes semblent
donc se séparer de l’ensemble Iguaniens-Geckotiens-Anguimorphes.
Source : MNHN, Paris
190
Chapitre IV
MORPHOLOGIE ET IXXEHVATION DES MUSCLES FLÉCHISSEURS
Comme pour l’étude des muscles extenseurs, nous utiliserons la classiflcatio"
de Howell et des tableaux récapitulatifs.
MUSCULATURE MYOMERIQUE : DIVISION VENTRALE
A — Matrice coracoldiennc antérieure
Le muscle coraco-huméral (*) :
Volumineux chez Iguana, situé sous le deltoïde et le pectoral, il naît par des
charnues de la région antérieure de la fenêtre postérieure du coracoïde. Une P artl
de ces fibres converge sur une lame tendineuse centrale. Il se termine sur la > aC
externe de la grosse tubérosité de l'humérus, en avant du pectoral (Fig. 62).
Fig. 62. — Muscles coraco-huméral, coraco-brachial et pectoral. iAifP
6. grand dorsal i 6. scapulaire dorsal ; 7. deltoïde ; 10. subscapulaire ; 12a. chef huméral a ' i ° be (
du triceps; 12b. chef huméral latéral du triceps; 12c. chef scapulaire du triceps; l2d. .
coracoïdicn du triceps ; 19. coraco-huméral ; 20. pectoral ; 21. coraco-brachial ; 22. bi
23. brachial; 33. ligament sternoscapulaire ; SC. scapula ; CK. coracoïde; CL. clavicw®’
interclavicule ; H. humérus.
(1) Ou 8upracoraeoïdien.
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
197
Chez d’autres Lacertiliens la structure peut se compliquer par augmentation du
n °mbre de faisceaux, parfois difficilement séparables du deltoïde.
i-e nerf diazonat réalise l’innervation du muscle coraco-liuméral. Après un trajet
°Mique en bas, en avant et en dehors, il pénètre (ex. : Gekko, Scincus, Mabuya) ou
” 011 le muscle subscapulaire et passe sous l’attache scapulaire du ligament sterno-
“f a Pulaire. Il circule ensuite sous la masse du muscle subcoracoïdien, en direction
au foramen coracoïdien qu’il emprunte. Deux de ses rameaux atteignent la face
ufonde du muscle coraco-huméral.
Ce tableau résume les origines rachidiennes du nerf diazonal. Nous pouvons
‘‘jument constater que les nerfs spinaux VI et VII lui fournissent des fibres dans la
P’upart des cas (très net chez Ma bu y a et Tiliqua).
Iguana
Oracentron
Chamaelironops
Oplurua
Chalarodon
Agama
Oromastix
Caloles
Leiolepis
Amphibolurus
Gekko
Urop lotus
Tarentola
Xantusia
Lepidophyma
Tupinambis
Proctoporus
Ameiva
Bachia
Scincus
Mabuya
Tiliqua
Trachysaurus
Chalcides ocellatus
Chaicides tridaclylus
Lacerta viridis
Lacerta muralis
Lacerta lepida
Cordylus
Uerrhonotus
Xenosaurus
Meloderma
Lanlhanotus
Varanus
Chamaeleon
Brookesia
NERF DIAZONAL
VI VII VIII IX
Il — Matrice pectorale
Muscle pectoral (Fig. 62) :
fl' a Très puissant chez Iguana, il se trouve sur la partie ventrale du thorax et recouvre
côt nt en arrière : le muscle coraco-huméral, le sternum et toute la longueur des
•’im stern ales. Son chef antérieur naît du bord postérieur du processus latéral de
. bterclavicule ; les fibres convergent sur une lame tendineuse médiane. Son chef
Ion 6n se détache de la crête médiane de l’interclavicule, du sternum et de son pro-
bgement. La branche interne de ce dernier supporte son chef postérieur. Un tendon
et Y er niinaison robuste et court unit ces trois faisceaux ; il s’insère sur la face externe
e bord inférieur de la grosse tubérosité de l’humérus.
Source : MNHN, Paris
I.ÉCURU
108
La structure du pectoral se simplifie chez d’autres Lacertiliens, mais sa fonction
reste la même : c’est un puissant adducteur du bras et un rotateur interne.
La face interne du chef antérieur (lorsqu’il existe) reçoit un rameau détaché an
nerf diazonal, après la traversée du muscle coraco-huméral. Les chefs moyen et poste -
rieur dépendent du nerf pectoral qui, oblique en airière, en bas et en dehors, contourne
le chef superficiel unique du muscle coraco-brachial, ou passe entre ses deux faisceau*
(ex. : Mabuya, Scincus, Cordylus, etc...).
Notons sur le tableau que la racine VIII du plexus donne des fibres nerveuse
au nerf pectoral dans tous les cas (exceptions : Chaleides tridaclylus et les CaméléO'
nidés) (seule présente chez Mabuya).
Iguana
üekko
Uroplatus
Tarcntola
Trachysawvs
Chaleides ocellalus
Cordylus
Xenosaurus
Chamaelironops
Oplurus
Chalarodon
Uromaslix
Amphibolums
Lepidàphyma
Tupinambis
Scincus
T.acerla viridis
Heloderma
Varanus
Uraceniron
Xantusia
Lacerta lepida
Proctoporus
Bachia
I.eiolepis
Tiliqua
îanlhanolus
Calotes
Chaleides Iridaelylus
Mabuya
Chnmaeleon
C. — .Matrice eorneolilienue postérieure
Le muscle cobaco-brachial (coraco-brachialis) (Fig. 62) :
11 se divise chez Iguana en deux chefs (superficiel et profond) qui comprenne” 1
chacun deux faisceaux. Le faisceau superficiel long naît de l’extrême pointe po*.
rieure du coracoïde et se termine sur le versant ventral de l’entépicondyle. Le ‘ a
ceau superficiel court, situé entre le chef huméral médian du triceps et le faisc^
précédent, naît aussi de l'extrémité postérieure du coracoïde. Les faisceaux p r °f on . u
long et court sont issus d’une vaste surface comprise entre la pointe postérieure
coracoïde, le bord postérieur de la fenêtre ventrale de cet os et le bord inférieur
la cavité glénoïde. Le faisceau court vient s’attacher sur la face interne de la 1
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS
199
humérale, dans une vaste gouttière. Le faisceau long prolonge cette insertion sur la
a, aphyse de l’os.
La composition du muscle coraco-brachial varie chez les autres Lacertiliens. Le
superficiel se compose d’un seul faisceau ( Oplurus, Brookesia, Uroplatus, Gekko,
Xuntusia, Lepidophyma, Ameiva, Xenosaurus, Heloderma, Varanus.. .) mince et
plongé ou volumineux ( Uromaslix ), ou encore de deux faisceaux ( Gerrhonotus ,
ra Çhysaurus, Chalarodon, Agama, Scincus, Mabuya , Cordylus...) dont un long
oujours charnu et un court (à origine ou terminaison tendineuse) qui naissent
ae !a pointe postérieure ou de toute la région postérieure du coracoïde. Les fais-
Ceaux du chef profond se séparent difficilement.
L’innervation du muscle coraco-brachial se révèle également complexe. Le nerf
^oco-brachiat se divise en trois branches qui suivent un trajet différent. L’une pénètre
® tiers antérieur et la face interne du chef superficiel (unique). Une autre dessert la
a ce supérieure du faisceau profond long. Une dernière passe entre le faisceau précé-
et le chef superficiel ; puis se coude pour se distribuer aux deux faisceaux du
profond. Elle peut aussi le traverser pour atteindre l’origine charnue du biceps.
• e nerf bicipital donne fréquemment un rameau à l’un des faisceaux du chef super-
flcie ' (Scincus).
NERF CORACO-BRACHIAL
lguana
Gekko
Uroplatus
Tarentola
Trachysaurus
Cordylus
Xenosaurus
Chalcides ocellaius
Uracentron
Chamaelironops
Chalarodon
Uromaslix
Calotes
Amphibolurus
Lepidophyma
Tupinambis
Ameiva
Bachia
Scincus
Tiliqua
Lacerta viridis
Lacerta muralis
Heloderma
Xanlusia
Agama
Gerrhonotus
Procloporus
Lacerta lepida
Lanthanotus
Leiolepis
Varan us
Chalcides tridactylus
Racines <lu plexus :
V VI VII VIII IX X
+
c Le nerf coraco-brachial se détache très souvent du tronc fléchisseur brachial.
n .^i n °us oblige à supposer une même origine plexuelle pour les deux nerfs, dans de
"ibreux cas. Le tableau devient difficilement interprétable. Retenons simplement
H e le nerf coraco-brachial reçoit essentiellement des fibres des racines VII et VIII.
Source : MNHN, Paris
200 S. LÉCURU
D — Matrice braeliio-antibraebiale
Le biceps brachial ( biceps brachii) (Fig. 63) :
11 prend une allure fusiforme, entre le chef superficiel du muscle coraco-brach> a '
et le muscle brachial ; il se compose de deux chefs chez Iguana. L’un débute par u
long tendon du bord postérieur de la fenêtre ventrale du coracoïde et de la régi°
osseuse voisine, puis se continue par une masse charnue. L’autre, digastrique, na
par des fibres charnues de la fenêtre précédemment citée. Les deux se soudent a
tiers interne du bras et se terminent sur l’extrémité supérieure du radius et de l'uln >
grâce à un volumineux tendon.
Fig. 63. — Muscles brachial et biceps. ..
12. triceps ; 19. coraco-huméral ; 20. pectoral ; 21. coraco-brachial ; 22. biceps ; 23. brach> al
CR. coracoïde ; CL. clavicule ; I. interclavicule ; ST. sternum ; H. humérus.
Si la situation et la forme du biceps restent inchangées chez les autres LacerUl 1 ^'
la structure varie par contre beaucoup. Nous distinguerons deux chefs ( Cordyl a
Varanus, Oplurus, Xenosaurus, Gerrhonolus) à origine tendineuse (Chamaelironop s h
ou digastrique ( Chalarodon ), dont l’un débute par un tendon (large chez Uromasu ^
très mince chez Heloderma) et dont l’autre présente deux ventres charnus. Il «y
parfois qu’un chef, digastrique ( Xanlusia, Lepidophyma, Gelcko, Agama), tcndin e
au départ ( Uroplatus ) ou plus complexe ( Mabuya ).
Le biceps fléchit l’avant-bras sur le bras.
Le biceps brachial (Fig. 64) reçoit dès sa naissance un rameau détaché du
coraco-brachial, puis dans sa région moyenne ou son tiers externe une branche i$ s
du tronc fléchisseur brachial. (Chez Gekko, Agama, Xanlusia, Lepidophyma, e
s’unit au nerf brachial).
Le volumineux muscle brachial ( brachialis anticus) (Fig. 63) : ^
Ce muscle se situe entre le biceps et le chef huméral latéral du triceps. Il s’ét ea
chez Iguana de la face antérieure et externe de la grosse tubérosité de l’humèr ^
à l’extrémité supérieure du radius et de l’ulna. Son tendon de terminaison s’unit
celui du biceps, et seul son volume peut varier chez les autres Lacertiliens. .
Reliant l’humérus aux deux os de l’avant-bras, il présente la même fonction fl*
le biceps.
Le tronc fléchisseur brachial donne une collatérale qui passe obliquement (
arrière, en dedans et en haut) entre les libres superficielles et profondes du inU ?5 ue
Elle se divise en deux branches : l’une atteint le plan superficiel, l’autre se distrin ,
au plan profond, puis se rend au muscle brachio-radial, par deux rameaux (ex. :
(Fig. 64).
Source : MNHN, Paris
membre; a
ÉIUKUR DES LACERTILIENS
201
rectoral ; 22. biceps ; 23. brachial ; H. humérus : K. radius.
— Muscles rond pronateur, fléchisseur radial du carpe et fléchisseur primordial commun,
tricepg ; 13. brachio-radial; 21. coraco-brachial ; 22. biceps; 23. brachial; 24 . fléchisseur
r& dial du carpe ; 25. fléchisseur ulnaire du carpe ; 26. fléchisseur primordial commun (CU. chef
®°ndylo-ulnaire, ( R. chef condylo-radial, C. chef central, I. chef interne) ; 27. rond pronateur ;
^ 8 - Pronateur accessoire ; H. humérus ; B. radius ; U. ulna ; M. nerf médian ; MR. nerf radial
* nar ginal.
Source : MNHN, Paris
s. LKCURll
204
ÉCURU
l'I .Matrice aiitiliraeliio-aiitiipoilieiine
Le muscle rond phonateur (pronalor teres) (Fig. 65) (■) :
Il occupe le bord antéro-interne de l’avant-bras. Chez /gwma sa forme représent®
grossièrement un triangle en coupe. La face antérieure est libre ; la face postérO"
externe recouvre le muscle pronateur accessoire ; le muscle fléchisseur radial a
carpe cache la face antéro-interne. Il s’attache par un tendon sur une petite surfa®
arrondie de la pointe de l’cntépicondyle huméral. Les fibres musculaires, séparé®
en deux faisceaux par une lame tendineuse qui coupe le face antéro-interne, conv® r '
gent sur une ligne d’insertion parallèle à celle du brachio-radial. Elle occupe p lu
des deux tiers inférieurs du radius.
La forme générale du muscle se retrouve chez les autres Lacertiliens, niais
terminaison sur le radius s’étend plus ou moins : plus des deux tiers inférieurs (W a
centron, Agama, Tupinambis, Proctoporus, Lacerla...), moins de ces deux tiers
thanolus, Uromaslix, Scincus, Mabuya, Opiums, Gekko, Vuranus...), la moitié in*®'
rieure ( Xenosaurus , Cordylus, Ameiva...) ou la base de l’os ( Chamaeleon).
Macalister et Haines ont d’ailleurs admis sa présence chez tous les Keptü eS '
Le muscle fléchisseur radial du carpe (ftexor carpi radialis) (Fig. 65) forme ch®
Iguana une mince lame musculaire dont le bord postérieur recouvre le m uS ®
fléchisseur primordial commun, le bord antérieur le muscle rond pronateur. Il na
juste à côté de ce dernier muscle (origine double chez Chamaeleon) et se termine P 8 *
un solide tendon sur le bord antérieur et supérieur du scaphoïde et le bord inférieu
du radius. ,
Le nerf radial marginal (nervus marginalis radialis ) (Fig. 66) circule entre ron
pronateur et pronateur accessoire, puis entre fléchisseur radial du carpe et ron
pronateur, et ne devient superficiel qu’à l’extrémité inférieure du radius. Il donn
une branche oblique en bas, en dedans et en avant, à la face profonde du muscle ron
pronateur et un ou plusieurs rameaux au muscle fléchisseur radial du carpe.
Les nerfs rond pronateur et fléchisseur radial peuvent se détacher directement d
tronc fléchisseur brachial (nerf rond pronateur : Ameiva, Gekko, Oplurus, Heloderffl >
Tupinambis, Lanthanolus) (nerf fléchisseur radial : Uracenlron) (les deux : P r ° cl .
parus et Chamaeleon). Ils peuvent s’isoler du nerf médian (nerf rond pronateur’
Xenosaurus, Tupinambis) (nerf fléchisseur radial : Lacerla et Oplurus...). Entu*
les nerfs marginal et médian peuvent s’unir en un tronc commun (ex. :
Varanus, Uracenlron...). Notons que le nerf fléchisseur radial est une collatérale u
nerf extenseur, chez Xenosaurus.
Le muscle fléchisseur ulnaire du carpe ( flexor carpi ulnaris) (Fig. 67-69) :
Complexe, il se compose de deux parties. Le chef antérieur, toujours présent ®I
formé d’un ou deux faisceaux accolés par une lame tendineuse (Mabuya), nait de
région distale de l’cntépicondyle et se termine sur le carpe (ventralement) et souve
sur le cinquième métacarpien. I.e chef postérieur se soude au muscle extenseur ulna> r
du carpe (ex. : Xenosaurus, Mabuya, Uromaslix,...) ou n’existe pas. .
Des rameaux issus du nerf ulnaire se rendent au chef antérieur (Fig. 67) et au d 1
postérieur chez Chamaeleon. L’innervation de ce dernier chef n’a pas été relevé da
les autres cas.
Le muscle fléchisseur primordial commun (flexor primordialis commué
(Fig. 65) :
Situé entre les muscles fléchisseurs radial et ulnaire du carpe, il présente q ua j,
chefs chez Iguana : trois superficiels (condylo-radial, condylo-ulnaire et centrât
et un profond. Une laine tendineuse sépare le chef condylo-radial du muscle fléch 1 ®
seur radial. D’autres lames isolent le chef condylo-ulnaire du chef profond d’une P a ‘
et du fléchisseur ulnaire du carpe d’autre part. Le chef central est charnu en ava° ’
tendineux en arrière, et le chef profond recouvre en partie le carré pronateur. E
faisceaux superficiels s’accrochent sur une crête de l’entépicondyle huméral, tand
que le faisceau profond naît de la face ventrale de l’ulna, dans une gouttière. E
muscle fléchisseur primordial commun se termine par une plaque épaisse, divi*
en cinq tendons digitaux qui coulissent dans une gaine formée par les fléchisse 11
courts des doigts.
(X) Flexor anti-brachii radialis de Bibbi.no, pronalor radii teres île Siiufbld.
Source : MNHN, Paris
. LÉCURU
mi»hp. \NTi':niF.i'n dus î.acrrtiukns
.Le nombre de faisceaux varie chez, les autres : quatre (ex. : Igitana, Uromaslix,
"pneus, Mabtn/a...) groupés en deux ou trois plans musculaires (superficiel, moyen
profond) ou trois seulement (ex. : Opiums, Uraccntron. I.acerhi...), en deux ou trois
P'ans également.
ch'^ es branches collatérales du nerf médian assurent l’innervation du muscle flé-
c <lr? eUr P r ‘ m ordial commun (Fig. (58). Chacune d'elles peut se rendre à un faisceau
q Particulier ou à plusieurs. Le nerf condylo-radial s’unit au nerf central dans qucl-
,y Cs cas (ex. : Scincus, Mabuya, Uromaslix) ou au nerf fléchisseur commun profond
J ,r «nus) cl aux autres rameaux nerveux (ex. : Xanlusia, l.epidophuma, Xcno-
Le
atf.uk court ou profond :
H,i,? itu é entre le radius et l'ulna, il correspond au carré pronateur chez les niam-
p r e, ' es - Chez les Reptiles, il se scinde en deux parties, une inférieure appelée «carré
j.^ateur » et une supérieure appelée « pronateur accessoire Comme Macai.istf.ii
'Montré, il s’avance au-dessus de l’ulna et unit l’entépicondyle au radius,
l’iq * muscle pronateur accessoire : (Fig. <>!•) situé sous le rond pronateur. recouvre
p n 0 ion terminale du biceps et du brachial, chez Iguana. Il naît de l’entépicondyle.
I« b S0l 's des chefs superficiels du fléchisseur primordial commun et se termine sur
pre sque totalité du bord supérieur du radius.
Source : MNHN, Paris
208
Il peut naître aussi de la partie supérieure de l’ulna, chez d'autres Lacerlilie" 5
(ex. : Uromastix, Mabuya, S ci ne lis, Lcpidophyma...). Son insertion occupe toute
la longueur du radius chez Uromastix, Uracentron, Agama et une petite portion chez
Scincus, Mabuya cl Tiipinumbis.
Un rameau oblique en bas, détaché du nerf médian atteint le muscle pronateur
accessoire par sa face posléro-cxternc.
Le muscle carré pronateur (Fig. (>!'), profond, forme une cloison musculaire inter¬
osseuse entre le radius et ruina. Notons deux directions de fibres, très obliques en
bas à la partie supérieure du muscle, beaucoup moins îi sa partie inférieure.
Deux faisceaux très nets existent même chez d’autres Lacertiliens (ex. : U ra '
cenlron. Gel;ko, Xantusia, Varanus...).
L’innervation de ce muscle semble dépendre du nerf extenseur.
L’épitrociiléo-anconû (Fig. 00):
C'est un petit muscle chez Igiiana qui recouvre (oblique en bas et en arrière)
partie supérieure du chef profond du fléchisseur primordial commun et le tendon <*.
muscles biceps et brachial. Il naît de l’entépieondylc sous le fléchisseur commun
s'attache sur le bord externe saillant de la moitié supérieure de l’ulna. ,,
D’une part il n’a pas toujours été retrouvé, d’autre part sa terminaison sur l’ ll J
varie fréquemment : étendue (ex. : Cordylus, Gekko, Scincus...) ou étroite (ex. : t
maslix. Agama. Opiums, Varanus...). Le muscle devient presque longitudinal P
rapport à l'os chez Xenosaurus et Lucerla. ,
Le nerf utnaire envoie un rameau oblique en haut (Lacertiliens de type Varan'*'
ou en bas (Lacertiliens de type Lacertide) qui atteint la face profonde de i'épitroclm
anconé.
Les muscles fléchisseurs de la main forment deux plans séparés par une
tendineuse : le plan superficiel correspond aux fléchisseurs courts des doigts, le P |a
profond comprend les fléchisseurs profonds des doigts, les intermétacarpiens et *j .
muscles joignant la plaque tendineuse (partie distale du muscle fléchisseur priniord
commun) aux phalanges proximales ou distales. e
Le nerf interosseux et le nerf utnaire s’unissent en une arcade palmaire qui i"" e | r , s
ces muscles et envoie généralement quatre rameaux (se divisant chacun en deux fl* e
digitaux).
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS 209
DIAGRAMMES RECAPITULATIFS (Fig. 70)
. Nous plaçons en abscisse les différents nerfs lléchisscurs et en ordonnée leurs
0r| gines théoriques au niveau du plexus.
Sous forme de tableau, voici quelques remarques sur ces diagrammes.
'"“«IEN3 :
Un même diagramme chez : Opiums, Chamaelironops, Chalarodon (Iguanidés)
Amphibolurus, Uromastix (Agamidés)
Un même type de diagramme i Brookesia (trois racines)
Malgré un nombre diftérent de Oplurus (quatre racines)
„ racines à l’origine du plexus 1 Iguana (cinq racines)
CiNc °morphes :
Un même diagramme chez : Lepidophyma (Xantusiidés)
I.ucerlu viridis et Lacerta murahs (Laccrtidcs)
Jiachia et Tupinambis (Tcjidés)
Tiliqua (Scincidés)
Un même diagramme chez : Cordylidés avec Curdylus
A.. Scincidés avec Trachysaurus
‘ Amorphes :
Un même type de diagramme l Lanllianolus (trois racines)
malgré un nombre différent de \ Heloderma (quatre racines)
racines composant le plexus 1 Xenosaurus (cinq racines)
Source : MNHN, Paris
S. LÉCb'RI
Indépendamment de la classification, nous retrouvons un môme diagramme cl' c ’
I y uiina, Cordylus Truchysuurus, Uroplalus et Xenosauriis : «le môme chez Opldi J?’
C.hainaclironups , Chularodvn, Amphibolurus, Uromaslix, l.epidophyma, Lacerta vin «* ’
l.acerla mural in, Tiipinambis, liachia, Tiliqna et Helodcrma.
DISC! SSIOX
Au cours de celte étude, nous avons rencontré des dillicultés d'ordre anatoiuW"*
(hétérogénéité des Lacertiliens, modification du membre avec les adaptations) y
des dillicultés techniques (méthodes de dissection et d'utilisation «les résultat*/-
Hétérogénéité di;s Lacertiliens
Les Lacertiliens réunissent «les animaux variés adaptés plus ou moins au sa» 1 -
à la course, à l'arboricolisme ou au fouissage. D'un autre côté, leur origine à p» r
de lignées différentes se discute encore (Hokfstettkr liltif). L’interférence dc c
deux grandes sources d’hétérogénéité, variabilité des adaptations et différences d’° r
gine, rend difficile de préjuger d’éventuelles unités d'innervation, dans les group
considérés.
Yialleton décrivait (1924) un membre horizontal caractéristique de la nu»* ,|
rampante. Mais, si son étude pose les bases d'une juste orientation du membre,
faut lui ajouter quelques nuances. Les Caméléoni«h ; s mis à part, les Lacertiliens <*'
séqués présentent un stylopode dirigé vers l'arrière (se rapprochant plus ou a» 01
du corps), un angle zono-stylopodique ouvert en arrière et un angle stylo-zeugoP
«lique ouvert en avant. Mais si le plan zono-stylopodique se trouve à peu près h»
zontal chez Yiirimns (décrit par Viai.lkton), il ne le reste plus chez nombre <l’au tr \
Lacertiliens. Il devient oblique en haut et en arrière ; le stylopode n’est pas touj°"
horizontal.
Adaptations du m km unie
lin dehors «le certaines adaptations très marquées à l'arboricolisme (Caniélè»
nidés), au saut (Lézards «les sables meubles désertiques), ou au fouissage, la plUP*” t
des Lacertiliens utilisent plusieurs modes de locomotion (ex. : cto-tains fguanidés s° .
terrestres et aquatiques, coureui-s et arboricoles). Il va là une étude intéressante, j
rechercherait les caractéristiques nerveuses (et musculaires) d’un animal bien ch® .
adapté à un seul mode de déplacement. Elle examinerait ensuite les modifie*» 110
réalisées chez des Lacertiliens de type mixte.
MÊTfiODK DE DISSECTION
La forme de la ceinture, avec si*s pièces dermiques : clavicule et inlerclavie»^
l 'attache du sternum au coracoïde, excluent la possibilité d'atteindre le plexus s .
dommage par la lace ventrale de l'animal. Certains auteurs (I-'i'hhiunueh) exan»» 0 t .
les plans superficiels en premier lieu, les plans profonds en second lieu. Ils notent » ^
les terminales et suivent les différents nerfs jusqu’au plexus. Mais si les tronçoi>^ (S
révèlent plus nettement représentables sur des schémas, la description «les tr»J •
devient plus difficile. Nous avons choisi «le disséquer le plexus avant tout, car la P°
lion de ses terminales nous donne déjà une idée de leur trajet.
Utilisation des résultats
La position des principaux nerfs se conserve d'un genre à un autre. Nous ne P 0 ^
vous établir «le comparaisons et tirer de conclusions que de leur origine plexue»®
de la distribution de leurs rameaux. Nous avons figuré cette origine sur des t! »^f il || e -
puis des diagrammes. Cependant l'Anatomie ne nous permet pas «te l’établir re c
Source : MNHN, Paris
MEMBRE ANTÉRIEUR DES LACERTILIENS 21 I
nii'iu et les plus grandes causes d’erreur se situent à ce niveau. Seules, la Physiologie,
éventuellement l’Histologie, nous donneraient les origines exactes. Nous avons décrit
les variations morphologiques internes du plexus brachial à l’aide des schémas unique¬
ment. Cette dernière méthode s’oppose fondamentalement à celle des tableaux et
'^grammes qui est toute interprétative.
*) Tableaux el diagrammes :
En comparant les résultats obtenus par l'élude des nerfs extenseurs el fléchisseurs.
"°«s voyons ([ue certains Lacertiliens, classés dans différentes familles, présentent
l| ne organisation voisine. Ils appartiennent à chacun îles quatre infra-ordres :
Iguana (Iguaniens),
Uroplatus et Gekko (Geckotiens).
Trachysaurus et Cordylus (Scineomorphes),
Xenosaurus (Anguimorphes).
Elude morphologique du plexus :
Elle a montré la possibilité d’établir des groupes dont nous avons vu les earac-
tér 'stiques.
l’üKMIlat OBOVPK
'ÆS7.
0 „ kollc ,„
^entola .S
r °<%*nu n( „ .
Cor <ftffu* J Scineomorphes
ïe ^a«r«»: : : : : : Anguimorp1.cs
ffokpû..
Z'throdon.
Vplunu . , . I
ü '°nia«li. e.
4 »a»ia ..) Iguaniens
i*»hibâluru* . \
°«o tu \
j? an >«eiirô,„; pH \ ; ; ; ; ;
l'Wonotua. .)
'ana» . ( \, 1K „j
J*
^ l ‘Pidop/,, /ni(( ’ |.| Scincomorp!
U raccnlron. . .
iMccrta Icpûtii .
Chalcitlc » occllalu
. . Iguaniens
QUATRIÈME OltOCI'K
Tiliqua.
OlNQUI
lan >hanoîun. ' '
Iguaniens
Anguimorpiies
Sixième chiol-pe
Chalcidcs Mdadylus . . Scineomorphes
(Forme à membre régressé)
8e ^’ous voyons (pie Iguana , Uroplalus, Gekko, Trachysaurus. Cordylus et Xenosaurus
^trouvèrent là encore dans un groupe.
i Efo/ncn des planches d’ innervation générale des muscles du membre :
Chez les Lacertiliens disséqués, le tronc fléchisseur brachial postérieur et le
( |, ir .radial innervent essentiellement l’avant-bras. L’épaule dépend du nerf diazonal.
conn 8 ' nc ( ' 1 de Position antérieures, des nerfs subscapulaire et subcoracoïdien. cir-
” e xe et grand dorsal, de position médiane.
t . t V' i’oxamen de ces planches, nous remarquerons que. indépendamment du nombre
pri nui "éro des racines plexuelles, l’arrangement et le trajet des nerfs sont à peu
PI | semblables. Les grandes différences apparaissent dans l’innervation du bras
( e l'avant-bras.
Soi, . naiss ance du nerf ulnaire pose un problème (pi. 47). Dans le type varan h le.
ci * r ajet rappelle celui du nerf cubital de l’homme et des Mammifères. Tous deux
fuient en arrière de l’entépicondyle. Naturellement, nous pourrions supposer
e ''«n des deux Ivpes dérive de l’autre ; c’est ainsi que Riuimng (193») considère
Source : MNHN, Paris
l'arrangement varanide (le plus proche des Amphibiens) comme primitif ; le tyP e
lacertide en dériverait par une migration de la naissance du nerf ulnaire en arri® r
de l’entépicondyle.
Pour justifier cette hypothèse, il faudrait montrer que pour un certain nombre
de caractères, les Lacertiliens de t ype varanide sont primitifs par rapport aux autres-
Nous relevons l'originalité du nerf ulnaire, entraînant une innervation différent
du muscle épitrochléo-anconé et un plexus brachial de quatre ou moins de qun' |C
racines d'origine. Ces caractères ne nous suffisent pas pour affirmer la supposit' 01 '
précédente. Quatre familles (Varanidés, Lanthanotidés, Téjidés, Caméléonidés) ®
deux représentants des fguanidés (Opiums, Chalarodon) possèdent un type v aranid®-
COM I.I SlO\S
Parmi les animaux groupés sous le terme de Lacertiliens, l'étude réalisée in°» 1
l’existence d’une certaine unité sur le plan neuro-anatomique. Si les adaptatif
subies par le membre sont diverses, les rameaux nerveux ne varient ni dans leur traj cl ’
ni dans leur position au niveau du plexus brachial. ,
Nous pouvons définir un type d’innervation lacertilien caractérisé par qucl<l ue
invariants anatomiques (pl. 39) tels que les nerfs diazonal, circonflexe, radial, f? ran
dorsal, subcoraco-scapulaire et fléchisseur brachial. .
Les tableaux permettent, de s'approcher le plus possible des origines réelles "
différents nerfs (en faisant des comparaisons entre les espèces) et de construire un
organisation plexuellc type. ,
l.es diagrammes schématisant au maximum l’innervation du membre, orient®
la recherche vers une mise en évidence de ressemblances à l’intérieur de l’cnscm^
des Lacertiliens, soit dans un infra-ordre, soit indépendamment de la classificati® '
L’étude des plexus, purement descriptive, détermine plusieurs groupes
structure, réilétanl deux grandes tendances. Il existe de plus une correspondais
entre ces groupes et les résultats de l’examen des diagrammes. Des animaux ép a ^
dans la classification se trouvent réunis, des phénomènes de convergences adapta
rendent peut-être compte de la réalité de ces groupes. - s
lin considérant la position du nerf ulnaire, nous séparerons les animaux disséq"®
en deux catégories (lacertide et varanide) qui ne correspondent ni à la classificat*
ni aux résultats précédents.
Conclusions systiImaïiquhs
La famille des Caméléonidés se place un peu à part à l’intérieur des Iguanie"*
Les Varanidés se distinguent des autres Anguimorphcs par différentes caractéristiq ^
nerveuses. Les Helodermatidés, les Xenosauridés et les Lanthanotidés présenterai®
eux, certaines ressemblances. Une partie des Varanoïdes se rapprocherait donc
Anguioïdés, isolant la famille des Varanidés.
Conclusions anatomiquks
Les trajets des nerfs se distribuant aux muscles extenseurs et Iléchisscurs d®
l’avant-bras varient peu, si bien que dans un grand nombre de cas, nous pou v0
nous en tenir à une description commune pour tous les lézards étudiés. . , c
Toutes les espèces se rattachent à l’un ou l’autre des types varanide et laccri*
sans intermédiaire. Ceci nous semble une conclusion anatomique importante. e
Le plexus brachial présente deux troncs primaires principaux. Le tronc pii" 11 ^
antérieur reste fixe, au moins quant à sa position par rapport à la ceinture. Le tr®
primaire postérieur migre vers la région antérieure du plexus. Il innerve les rég ,u
distales du membre et semble plus influencé par les phénomènes adaptifs. r0 .
L’ensemble de la structure «lu plexus varie, mais nous pouvons distinguer aPP ' a .
ximativement six arrangements types représentés par exemple par les plexus d ‘9
nu, d ’Ameiva, de Lacerla ocellata, de Scincus et de Lanlhanolus. Sl
Enfin chez Iguana , Gekko, Uroplalus, Truchysaurus, Cordylus et Xenosiit ,r ‘
animaux épars dans la classification admise et aux adaptations variées, nous * v .
observé une organisation voisine quant il l’innervation générale du membre. >* •
vraisemblablement là une structure anatomique primitive.
Source : MNHN, Paris
MKMIIUK ANTÉRIEUR DES I.ACERTII.IENS '•''3
CONCLUSIONS l'IIYI.OOÉNKTlQUKS
Nous avons rassemblé : Iguana (Iguanicns), Gekko, Vroplalus (Geckotiens)
'•ordijlus (Scincomorplies) et Xenosauriis (Anguiniorphes), six formes «pii présentent
u . n Plexus issu «le cinq racines d'origines et «Uvisé en deux régions antérieure et posté-
r,e ure bien nettes. Ces Lacertiliens, appartenant donc à chacun des quatre infra-
0r dres «le la classification, garderaient probablement la structure d’un plexus originel.
„ En se basant sur une étude des muscles des ceintures pectorale et pelvienne,
P'Khanov distinguait deux lignées principales : une scinco-geckonomorphe et une
SOanomorphe. Il ajoutait que les similitudes possibles entre Geckotiens et Iguaniens
iraient plutôt des convergences adaptatives que de véritables relations. L’étude
^nparative de la structure du plexus brachial nous a montré six organisations, l-.n
passant les Lacertiliens étudiés selon ces organisations, nous ayons déduit deux gran¬
ds tendances : une scincomorphe, l’autre iguanienne, geckoticnne et anguitnorphe.
éventualité d’une lignée scincomorphe se détachant des autres Lacertiliens nous
donc vraisemblable.
, Nous soulevons là un problème complexe car les conclusions obtenues (division
es Lacertiliens selon les types varanide et lacertide ; ressemblance entre animaux
appartenant à des infra-ordres différents ; tendances évolutives) s’ajoutent sans
•ens directs entre clics et il est difficile de connaître l’importance des adaptations.
Selon Mac Dowf.i.i. et Bogert (1954), les Lanthanotidés s'incluraient dans
ensemble varanoïde. Nous avons vu que la structure du nerf ulnaire fait de Lan-
danolu s un Lacertilien de type varanide, au même titre que Varanus. Les Hélo-
er matidés ne se rattachent pas directement aux Varanoïdes, mais se situent plutôt
htre ceux-ci et les Anguioïdes. Ajoutons que, du point de vue innervation. Lanlha-
°«is présentait beaucoup de ressemblances avec Ilelodermu. Cette dernière remarque
v ° Us ferait songer à un éventuel rapprochement entre les Hélodermatidés elles
Var anoïdes.
Laboratoire ri'A natomie Comparée,
Muséum National ri’Histoire Naturelle,
Paris.
BEST IMF.
Membre.
La myologie et l’innervation du membre antérieur des Lacertiliens présentent une
faille unité, malgré la diversité des adaptations. C’est ainsi que les trajets des
tin Se distribuant aux muscles extenseurs et fléchisseurs varient peu. Seule la posi-
0,1 du nerf ulnaire montre deux types : varanide (le nerf se détache du tronc fléchis-
, l,r brachial après le coude) et lacertide (le nerf se détache du tronc fléchisseur
Ra^ Chh *l avanl lp coude), sans intermédiaire. Par ce caractère les Iguanidés de Mada-
car (type varanide) s’isolent du groupe américain (type lacertide).
s genres parmi les Lacertiliens étudiés ( Iguana, Gekko, Uroplatus, Irachy-
r ürus > C.ordglus et Xennsaurus) possèdent une organisation nerveuse très voisine.
‘ 'uine j| s appartiennent à chacun des quatre infra-ordres de la classification, la
SS| bilité d’une structure anatomique primitive peut être envisagée.
r ‘'Exu s .
situation des deux troncs primaires principaux à l'intérieur du plexus se
vei e intéressante. Le tronc primaire antérieur reste fixe par rapport à la ceinture,
fesn lo lronc primaire postérieur migre vers la région antérieure du plexus. Ce tronc,
, Poiisable de l'innervation des parties distales du membre pourrait être plus direc-
® n t concerné par les phénomènes adaptatifs.
ReeK plcxus se détachent et traduisent deux tendances : une à la fois iguanienne,
ain ."tienne et anguimorphe, et une essentiellement scincomorphe. Nous notons
si l’éventualité d'une lignée scincomorphe se séparant des autres Lacertiliens.
f amni° Utons que les Varanidés se distinguent des autres Anguiniorphes et que la
ml 'e des Caméléonidés se place à part à l'intérieur des Iguaniens.
Source : MNHN, Paris
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Dépôt légal : 1" trimestre 1968.
7 504 018 0 (p. A).
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris